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Jabut Carter Broln
fibrarg
Brumt Hnttersihr
A --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
REFUTATION
D U
P R O I E T
D ES
AMIS DES NOIRS,
SUR la suppression de la traite des nègres
Pabolition de Pesclavage dans nos
6 sur
colonies.
PAR M. DE SAINT-CYRAN, capitaine en premier
au corps-royal du génie, employé depuis
plusieurs années dans les fles angloises et
françoises de PAmérique.
1790. --- Page 6 ---
L --- Page 7 ---
REFUTATION
D U P R - J E T
D E S.
AMIS DES NOIRS,
SUR ia suppression de la traite des nègress.
Pabolition de lesclavage dans nos
et fier
eolonies,
Dass des tèms calmnes; et quandfefervéscence
inséparable de la révolution actuelle permettra
froides et tranquilles, on ne se
dès réflexions
étonnement, qute des écrirappellera qu'avec
publique et trouver
vains aient pui fixerlPattention à la France,sous ftu
des partisans, en proposant
sans
voile de justice et d'humanité, d'échanger,
nécessité, sans retour et à plaisir, ses richesses
contre un état de foiblesse et
et sa puissance,
trente années de la guerre
de pauvreté, auquel combinée avec tous les
l plits malhéureuse,
A 2 --- Page 8 ---
E41
de calamité, ne pourroient la réautres genres
duire.
que telle ést
On va cependant se convaincre
lesnécessaire des idées avec
la conséquence
de
oisifs,peu instruits
quelles une multitude gens
et notre comde ce qui concerne nos colonies
tout
à acheter la célébritéà
merce , ou disposés
nous devons sans
prix; de philantropes, que
de bonne-"
doute considérer comme des fanatiques
malgré Popinion et les apparences contrai.
foi,
d'échauffer les esprits dans cette
res, ne cessent fomenté dans des têtes exaltées
capitale ; elles ont
examen, à tout
et disposées à se livrer , sans Ces bruits ont
sentiment favorable à la liberté.
de
passé les mers; nos colonics sont menacées
françois, livrés aux
subversion ; les négocians
imsur des sommes
plus cruelles inquiétudes,
les colons, etsutr
menses qui leur sont dues par
leurs arme :
les évènemens futurs, suspendent
et il est difficile d'évaluer la perte qu'ocmens >
déjà à notre. commerce ces rumeurs,
casionnent
leurs
sembloient n'être destinées qu'a.convrir
qui
auteurs de ridicule.
fois que Fétat des
On a déja prouvé plusieurs moins dur, habiesclaves, dans nos colonies, est
celui des journalicrs en France; ;
tuellement, que
pardessus ces derniers,favanqu'ils ont sur-tout,
arme :
les évènemens futurs, suspendent
et il est difficile d'évaluer la perte qu'ocmens >
déjà à notre. commerce ces rumeurs,
casionnent
leurs
sembloient n'être destinées qu'a.convrir
qui
auteurs de ridicule.
fois que Fétat des
On a déja prouvé plusieurs moins dur, habiesclaves, dans nos colonies, est
celui des journalicrs en France; ;
tuellement, que
pardessus ces derniers,favanqu'ils ont sur-tout, --- Page 9 ---
I51
d'être soignés dans leurs infirmités et leur
tage vicillesse, et que la nourriture de leurs femmes
et de leurs enfans y est assuréc; qu'excepté aux
heures de travail 2 ils jouissent d'une liberté parfaite ; qu'il n'en est aucun qui ne possède une
maison et des terres pour lui et les siens,qui n'ait
dcs poules, des cochons et d'autres propriétés,
toujours soigreusement respectées par le maitre;
qu'un grand nombre d'entre eux n'ont jamais
comnu la plus légère punition, et remplissent
leurs devoirs avec attachement et fidélité; qu'ils
chantent presque tout le jour, et s'assemblent
danser, all moins deux fois la semaine,
pour souvent pendant la nuit entière ; que les jours
de fêtes, ceux qui ont la moindre industrie 2 paroissent dans les bourgs, habillés très-élégamment ; qu'ils se donnent fréquemment, entre eux,
des diners en règle ; que leur noces sont somp*
tueuses; ainsi qus leurs convois funèbres,. et
qu'enfin la plupart scroient infiniment surpris,
s'ils apprenoient ce que des philosophes parisiens racontent de leur état. On pourroit ajouter
PAfrique ayant, 3 dans tous les tems 2 été dans
que Pusage de vendre ses habitans, oul ils demeu=
reroient dans un esclavage plus dur dans leur
si les européens ne les venoient
propre acheter, pays, ou ilg seroient vendus sur la côte
point
Ai --- Page 10 ---
d'Afrique et dans une grande partic de
orientale
qui, depuis la culture d'AméPAsie, contrées
s'en procurer une quanrique, ne peuvent plus de leur trop haut prix;
tité suflisante, à cause
de vivre sous la tyoul enfin, ils continueroient
tous
rannie despotique des princes Africains,que
nous dépeignent comme F'oppresles voyageurs
sion la plus cruelle.
d'insister sur ces mo-,
Mais je me dispenserai
ont été allégués,
tifs et sur plusieurs autres qui
dimiquelques forts qu'ils puissent être, pour
de Pesclavage établi dans nos
nuer la défaveur
à concilier cet
colonies ; sans doutd on a peine naturel, et si les
état avec les principes du droit
fortes raisons de nécessité politiquene peuplus
une nation de proscrire toute
vent dispenser contraire à la théorie djune morale
institution si elle doit s'y déterminer, même
rigoureure,
le sort de
quand cette infraction n'aggraveroit
aut--
ce soit, & qu'au contraire ceux qui
qui que le droit de réclamer contre elle, devroient
roient
le. redressement, et trouver alors à
en redouter
imaginaire les maux les
la place d'un malheur
plus réels, nul doute quele roi ne doives'empresde suivre le conseil mentionné dans le journal
ser ducomte de Mirabeau, de faire afficher sans délai,
oureure,
le sort de
quand cette infraction n'aggraveroit
aut--
ce soit, & qu'au contraire ceux qui
qui que le droit de réclamer contre elle, devroient
roient
le. redressement, et trouver alors à
en redouter
imaginaire les maux les
la place d'un malheur
plus réels, nul doute quele roi ne doives'empresde suivre le conseil mentionné dans le journal
ser ducomte de Mirabeau, de faire afficher sans délai, --- Page 11 ---
des droits de Phomme, dans tous
la déclaration
les coins de nos iles.
effet de
Fobjecterois envain ,.que le premier
la liberté accordée aux nègres, seroit le massacre
général des blancs et des gens de couleur libres;
la culture de nos iles seroit abandonnée, et
que
nous un désavantage
qu'il en résulteroit pour
dans la
annuel de plus de deux cens millions,
balance du commerce, soit en raison des dennous cesserions de vendre
rées coloniales 2 que
achèteà Pétranger, soit pour celles que nous sortiroit
rions de lui; qu'ainsi notre numéraire
entièrement du royaume; que toute les provinces
des manufacmaritimes , et une grande partie
tures et de la culture intérieure seroient ruinées;
matelots actuels seroient obligés de dique nos
vers d'autres pays ou d'autres
rigerleurindustrie notre marine militaire, dont
occupations, et que
n'auroit plus d'ailo
la dépense très-considérable
d'u.
leurs, à beaucoup près, d'aussi grands objets
et bientôt avec elle, le reste
tilité, s'annéantiroit,
mer 5 que nos côtes sede notre çommerce par
les nègres euxroient impunément insultées, que les blancs, inmêmes , après avoir exterminé
s'entrecapables d'établir entre eux aucune police,
égorgeroient. 7 et que ceux qui survivroient,seroient bientôt réduits de nouveaux en esclavage, --- Page 12 ---
[81.
des puissances moins scrupuleuses ; qu'enfia
par
mieux faire que de suivre
nous ne pouvons
Pexemple des Anglois et des anglo-Américains,
ont cru devoir restreindre, à cet égard, l'apqui
de leurs principes sur cette liberté,
plication
dont ils se montrent d'ailleurs si jaloux.
On auroit droit de merépondre,quil. est moins
odieux de voir cinquante mille. oppresseurs massacrés, avec leurs femmes et leurs enfans, que
Foppression de cinq cents mille hommes continuée : que la sûreté du royaume : quelques centaines de millions par an, et l'avantage de voir
les manufactures
feurir la marine 2 Fagriculture,
et tous les genres de commerce, sont payés devenus trop
cher par une injustice; que si les nègres
s'entredéiruisent, ce sera leur faute; que
libres,
les remettent sous le
si des puissances étrangères s'en lave les mains, et
joug, la nation françoise
à Pexemple des Anglois et des anglo-Amcquant
nous devons le suivre 2 en posant,
ricains, que
de constitution,
comme eux , de bons principes s'écartent des
et Pabandonner quand ces peuples
justes conséquences qui en dérivent.
d'une
Ce n'est donc pas pour les partisans
morale si intraitable, que j'ai cru devoir entrer
dans ces détails 2 mais pour ceux qui, pénétrés
dudesir de voir réparer, autant qu'il est possible,
des Anglois et des anglo-Amcquant
nous devons le suivre 2 en posant,
ricains, que
de constitution,
comme eux , de bons principes s'écartent des
et Pabandonner quand ces peuples
justes conséquences qui en dérivent.
d'une
Ce n'est donc pas pour les partisans
morale si intraitable, que j'ai cru devoir entrer
dans ces détails 2 mais pour ceux qui, pénétrés
dudesir de voir réparer, autant qu'il est possible, --- Page 13 ---
t91
et particulières, pensent
les injustices publiques lexemple de tous les peuples,
cependant, d'après
et l'expérience de tous les tems 2 qu'une sage poquelquefois se trouver dans la néceslitique de peut faire entrer en balance des avantages et
sité
savent que les moyens de prosdes abus; qui sireté des différentes nations , repérité et de
toujours sur les rapports qui
posans presque un
ne doit pas comexistent entre elles,
peiple
promettre de si grands intérêts 2 en entreprenant
seul de changer ces anciennes relations > d'après
des idées extravagantes de perfections pour ceux
qui, sur-tout, sont bien loin-d'imaginer qu'une
nation uniquement par délicatesse de cons2 doive s'exposer aux inconvéniens les plus
cience,
à d'immenses avantages,
affreux, et renoncer
sans que
le redressement d'une injusice,
pour en sont les victimes doivent éprouver,
ceux qui
dans leur
par ces sacrifices, aucun adoucissement les états
sort: on a dit, il y a long tems, que
on
ve se gouvermoient pas avec des chapelets riche
peut ajouter qu'une ancienne monarchie,
ne peut étre réformée d'après
et corrompuc,
d'une morale alam.
les principes métaphisiques
biquée.
quelque évèneJe viens de dire que,si par
ce. soit,l les nègres de nos colonies se
ment que --- Page 14 ---
[1 IO ]
de leur liberté,
trouvoient en pleine possession seroit le masle premier effet qui en résulteroit, du ressentisacre des blancs; car, sans parler
de ces
ment dont on doit supposer plusicurs
animés contre eux, leur génie grosesclaves
pas de voir que la ruine
sier ne les empôchera maîtres est la suite d'an évèabsolue de leurs
et sur lequel ils aunement aussi inconcevable,
de leurs proront peine à croire le témoignage
ceux-ci
yeux 5 ils ne pourront douter que
pres fassent tôt ou tard leurs efforts pour amener
ne
et jamais ils ne se
une révolution contraire 2 tems qu'ils verront
croiront libres, aussi long
indépendans,
un blanc dans leur ile. Devenus des habitations,
affranchis de la police sévère ensemble, se troupouvant s'assembler, conférer
ils
vant cent contre un, dans les campagnes, à
échapper
forceront les colons, qui pourront asile dans les
leur fureur,à chercher un premier leurs biens au pilforteresses, abandonnant tous
qui les occulage. Envain les foibles garnisons de remettre l'ordre
pent actuellement, tenteroient
cette multitude effrénée, sans propriétés,
parmi
sans loix, ne consans moyens de subsistance,
celle de Pesnoissant d'autre subordination que
pleine
clavage, et dans cette occasion, toujours ces
de déliance à la vue d'un blanc; et quand
asile dans les
leur fureur,à chercher un premier leurs biens au pilforteresses, abandonnant tous
qui les occulage. Envain les foibles garnisons de remettre l'ordre
pent actuellement, tenteroient
cette multitude effrénée, sans propriétés,
parmi
sans loix, ne consans moyens de subsistance,
celle de Pesnoissant d'autre subordination que
pleine
clavage, et dans cette occasion, toujours ces
de déliance à la vue d'un blanc; et quand --- Page 15 ---
III I
considérables, elles n'y
garnisons seroient plus
afrénssiroient qu'en exterminant ces nouveaux
franchis, ou en les réduisânt de nouveau en servitude.
auroit d'autres suiSans doute cet évènement nOS iles , et les étatstes; O1l sait quel avantage de. leur commerce
nnis de PAmérique 2 retirent
réciproque; il est borné, de la part des colonies,
à leur vendre & à acheter d'eux, Ce quela mère:
commodément fournir ou repatrie, ne peut
sont d'autant
cevoir. Ces sortes de négociations
deplus précieuses aux Anglo-Améticains, 2 que
Yentrée des iles angloises
puis leur révolution 2
douter
leur ést interdite; &Pon ne peut
que,s'ils de
parvenoient à jouir librement du commerce
1os iles, ils ne dussent être comptés, dans peu du
d'années, parmi les premières puissances
mondé. Ce serojt donc à eux que nos fugitifs
leurs diroientpourroient s'adresser; apprenez,
nOs
ils, que nous avons tout perdu en un instant;
frères ont été massacrés; nos femmes et nos filréservées à Pinfamic, sont réduites à envier
les,
comme nos pères se
leur sort; apprenez que,
sont entre tués pour des querelles théologiques, subtilités
nous sommes exterminés d'après des
de morale, et que les poignards, aiguisés autreles
le sont aujourfois en France: 2 par
prétres, --- Page 16 ---
I 0 12 J
d'hui par des philosophes,non moins fanatiques,
qui en ont armé nos esclaves ; venez nous aider à
recouvrer tout ce que les hommes ont de plns
cher, et en échange de ce bienfait, recevez de
nousfavantage du plus riche commerce de Punivers, et que notre patrie a toujours méconnu.
Qui peut douter que la pitié, , Ja reconnnoissance, Pintérêt ne fissent accueillir cette demande
ce
de soldats, et que
avec transport, par peuple
bientôt les nègres, déjà divisés entre eux, mans
mal armés, fatigués de la
quans de subsistance,
de
plus effroyable anarchie, ne fussent obligés
reprendre leurs fers ?
Nous venons de supposer les nègres en pleine
possession de leur libertésmais, 2 véritablement,
nous avons peine à concevoir comment ils pourroient se la procurer , même en la supposant, %
un decontre toute possibilité, prononcée par
rendu all gré des amis des noirs,
cret sanctionné,
flattera
de trouver
car sans doute on ne se
pas
les colons disposés à s'y conformer amiablement,
et c'est encore une idée folle et cruelle, d'imagiles
alors s'affranchir
ner que
nègres pourroient
étoient
eux-mêmes de Pesclavage, comme s'ils n'y
demeurés jusqu'ici que faute d'un decret : sans
doute il en pourroit résulter une effervescence
dangereuse; et dont on a déja vu des étincelles
- L
oute on ne se
pas
les colons disposés à s'y conformer amiablement,
et c'est encore une idée folle et cruelle, d'imagiles
alors s'affranchir
ner que
nègres pourroient
étoient
eux-mêmes de Pesclavage, comme s'ils n'y
demeurés jusqu'ici que faute d'un decret : sans
doute il en pourroit résulter une effervescence
dangereuse; et dont on a déja vu des étincelles
- L --- Page 17 ---
[13 1
effrayantés, mais qui seroit certainement étéinté
sacrifians au soin deleur sûdès que les maitres,
du reste de leur forreté, et à la conservation
leur
de cCes esclaves, et
compastine, ,le prix
se résoudroient, en,
sion pour ces malheureux, nécessité,a extercédant à la plus impérieuse dont le sang criek
miner une partie des révoltés, les auteurs de ces
roit à jamais vengeance contre
à faire acmaux. Il fautdra donc se déterminer
cette nouvelle loi par 20 vaisseaux
compagner
navires de transport et 30 mille
dè guerre , soo
on ne peut douter
hommes de débarquement; foule des officiers de la
qu'il ne se présenté enl
marine, des matelots et des soldats, qui, pleins
les spéculations de nos philan:
de respect pour
éloignés du petropes, toujours soigneusement leur sang dans
d'aller verser
ril, s'empresseront
regarderoient commela
une guerre civile, qu'ils de la part de la métrople,
plus absurde injustice
de toutes, leurs idées.
s'ils n'avoient fitPabandon
des drapeaux de"
Le C. G. fera la bénédiction
onction
cette croisade, et prononcera, 2. avec son
des
ordinaire, un discours dans lequel il assurera
éouronnes civiques ou les paimes du martyre,
travailleront à conquérir à la liberté,
à ceux qui
ces terres depuis si
ces bastilles américaines,
souillées des crimes de ces infames
long-tems --- Page 18 ---
[14J
colons, de ces scélerats, de ces négrophagess,
mais de leur côté, les Anglois verront-ils pour
la première fois sans une inquiétude véritable
ou affectée, de si grands armemens , qui pourroient menacer leurs iles d'une invasion ou de
la contagion non moins dangereuse des opinions
philantropiques, et ne paroitront-ils pas aussitôt
nous dans cet archipel, et avec des
forces que égales? au milieu de ce tumulte, que.
deviendront nos colonies, en stpposant méme
aient attendu jusqu'alors à prendre leur
qu'elles
n'est
difficile de deviner.
parti? c'est ce qu'il
pas
maritimes et manufacQuant à nos provinces
tout le
à
turières, 2 ce qui comprend peu-près
royaume, lisez seulement Ies adresses quiarrivent
de toutes parts à ce sujet, et notamment celle
de la ville de Nantes; informez-vous de ce
qui se passe en Guyenne, et prévoyez les
troubles et les commotions qui vous attendent,
commotions capables de porter atteinte à la
serehtionsiheuresememt avancée : car, comme
les maladies contagieuses se déclarent le phus
dans les lieux
souvent et sont plus dangereuses
de
où beaucoup d'hommes soût rassemblés,
même,c'est à Paris seulement que cet enthousiasme, qui seroit ridicule, s'il n'étoit atroce,
de Londres, ou il n'avoit
a été transplanté
-
- C
commotions qui vous attendent,
commotions capables de porter atteinte à la
serehtionsiheuresememt avancée : car, comme
les maladies contagieuses se déclarent le phus
dans les lieux
souvent et sont plus dangereuses
de
où beaucoup d'hommes soût rassemblés,
même,c'est à Paris seulement que cet enthousiasme, qui seroit ridicule, s'il n'étoit atroce,
de Londres, ou il n'avoit
a été transplanté
-
- C --- Page 19 ---
[151
la suppression de la traite, et
pour objet que
les
a fornié une secte , dans laquelle
provinces
fait initier; réduites aul sens
ne SC sont point
d'atordinaire et naturel, elles sont incapables
teindre à la conception trop relevée, que. la
France doit abandonner ses colonies ; et ce n'est
point non plus chez elles que les disciples illuminés du docteur Quesnay, et le baquet dè
Mesmer ont fait fortune : mais quelqufabsurde
soit le systême des amis des noirs, l'on
que
classé
ces
peut croire qu'il ne sera pas
parmi
sortes de folies éphémères, et ils ne peuvent
d'être regardés seulement comme
se flatter
extravagans, lorsque leurs projets sont précisément les mêmes que s'ils étoient dirigés par
ou par ceux de ia révonos ennemis étrangers,
lution, et qu'on les voit travailler à découvert
et conduite à la ruine et à la
et avec ordre,
désolation de cette monarchie.
Et qui pourroit même assurer qu'au milieut
du trouble et des craintes que ces bruits excitent
colonies,
qu'une secte de
dans nos
pendant
d'enr
fanatiques insensés 2 et peut-être une ligue
de ce moment d'ivresse,
nemis publics,profitans
fait des efforts inconcevables et dont on ose.à
imaginer le motif, pour en dévouer les
peine
en armant contre
habitans à la proscription, --- Page 20 ---
ix1
si pnissante dans les
eux Fopinion publique, si aisée à égarer, et si
circonstances actuelles, matière: pendant que ces
dangereusc sur cette
hautement
interprètent
prétendus philantropes Passemblée nationale, comme un
les décrets de
contre les'
arrêt de ruine et de mort prononcé si
Colons, lorsque ces assertions appropriées avec
actuelles sont adoptées
aux dispositions mnltitude de citoyens passionnés
avidité par une
il est comme
pour toute liberté 2 êt auxquels
; qui
cette question
impossible d'approfondir
les habitans de
pourroit, dis-je, assurer. que extrémités dont
nos iles osassent attendre les dans les bras
les menace., pour se jetter
on
en leur offrant toutes
qui Ieur sont ouverts, fissent céder à la
sortes d'avantages, et ne
réunis leur attacrainte de tous les malheurs
chement connu à la mère patric?
combattez des chimères, me dira-t-on;"
Vous
d'abolir tout - à
jamais il n'a pu être question
la culture
Pesclavage, ét par conséquent des
coup
mais de substituer par moyens
des colonies,
des alfranchisemens
doux et lents , tels que ail travail de Pessuccessifs, le travail salarié,
clave.
côntre
D'abord il existe un : grand préjugé
transformation : janais
la posibilité de cette
on
C
?
combattez des chimères, me dira-t-on;"
Vous
d'abolir tout - à
jamais il n'a pu être question
la culture
Pesclavage, ét par conséquent des
coup
mais de substituer par moyens
des colonies,
des alfranchisemens
doux et lents , tels que ail travail de Pessuccessifs, le travail salarié,
clave.
côntre
D'abord il existe un : grand préjugé
transformation : janais
la posibilité de cette
on
C --- Page 21 ---
117 ]
on ne vit de manceuvres salariés occupés dans
nos iles, aux grandes cultures, , qioique des
propriétaires se trouvant souvent dénués d'esclavés, eh quantité suffisante, eussent volontiers
émployé ces éxpédiens,sil eut été praticable.
La plus grande partie des manceuvres libres
qui se rencontrent aux iles, sont des soldats
actuellement au. service, ou nouvellement congédiés. La journée d'un tel homme employé
par le Roi, est de 40 ou 5o f. tournois; mais
quand il se loue aux particuliers, il exige au
moins 3 Lou,3 1. IO f et il travaille deux oùl
trois heures de moins par jour que le nègre
esclave, dont la journée ne coûte ati meilleur
maître que 8 £. Or, en supposant contre toute
vérité que les colons pussent faire les avances
énormes, qu'exigeroit ce travail salarié, et
trouver, pour cet objet, un numéraire immense
n'existe ni ne peuit exister dans Ces conqui
éndettées envers la métropole;
trées toujours faudroit-il dônd porter les denrées
à quel prix
des colonies produites par ces nouyeaux moyens
sontiendroient-elles dans le grand
et comment de Punivers la concurrence avec celles
marché
continieroient de fabriquer
des autres nations qui
en*
la méthode ordinaire, sur-tout quand
par
B --- Page 22 ---
[81
excessifs de ces produits
couragées par les prix travaux dans une immenleurs
elles étendroient
qui appellent les cultivasité de terres neuves Espagnol, à Portorico,
teurs à Saint-Domingue Trinité et dans le Continent ?
à Cuba, à la
sembleroit suffire pour
cette seule remarque de Padmission dc la culture
prouver que Peffet colonies, en seroit la ruine
salariée dans nos
prompte et infaillible.
puisse jamais
Ne pensez pas aul reste qu'on bencoup au-désramener les prix des salariés
dans ces clisous de ce qu'ils sont aujourdhui physique se réduit à
mats oi le nécessaire la nature fournit abohquelque nourriture que qu'elle y soit sollicitée,
damment, pour peu constante rend inmupportablo
et o la chaleur
le travail de la terre.
lc travail et sur-tout
des blancs?
D'ailleirs vos salariés seront-ils qu'un blanc
Sachez quil est comme les impossible colonies à un travail
résiste longtems dans soldats dont je viens de
les
pénible et contind: très-pen fatigués, soignés
parler, bien nourris,
succombent le plus
dans leurs maladies, y état en reviennent
souvent; yoyez dans quel qui montra beaucoup
régimens. Un ministre
'tenté d'établir
nos
occasion, ,avoit
del légercté en cette
can N 11
qu'un blanc
Sachez quil est comme les impossible colonies à un travail
résiste longtems dans soldats dont je viens de
les
pénible et contind: très-pen fatigués, soignés
parler, bien nourris,
succombent le plus
dans leurs maladies, y état en reviennent
souvent; yoyez dans quel qui montra beaucoup
régimens. Un ministre
'tenté d'établir
nos
occasion, ,avoit
del légercté en cette
can N 11 --- Page 23 ---
(19)
années, la culture blanche dans
i1 y a quelques
été le succès dé
la Guyanne; on sait quel a
'cette folle tentative. D'après le systême d'alors,
le crédit sut rejetter sur Pinténdant Chanvallon
ce défaut de succès, mais qu'il eut des torts
ou non dans les détails, Pentreprise étoit vicieuse
en elle-méme, et ne pouvoit réussir. Un assez
grand nombre de ces infortunés, la plupart
illemands, se retirèrent enstite à. la Martinique
la
Le gonvernement leur y
et à
Guadeloupe.
de lés cultiver
accorda des terres., à la charge
eux-mémés, et leur fournit des vivres pendant
quelque tems : malgré ces secours, ils y sont
jusqu'au dernier, de maladies et de misèré
péris d'années, et sans avoir laissé de traces
en peu existence. D'ailleurs, où trouver limde leur
de blancs nécessairés, pour
mense quantité
tine culture aussi étendue, et pour en réparer
sans cesse Peffroyable consommation?
Si vous dites que les nègres rendus à la liberté
travailleront à nos cultures, comme manceuvres
salariés;je vous demanderai comment il se fait
tant de nègres libres qui se trotivent
que parmi
déjà dans nos iles, il n'y ait pas d'exemple
d'un, seul qui consente non-senlement à se louer
de cette matière, mais à cultiver sa - propré
B 2 --- Page 24 ---
(20)
métiers, dont
s'adorent à des
terre ; tous
beaucoup moins
Pexercice est véritablement nation de six à
Il existe même une
dont
pénible.
libres à Saint-Vincent,
huit mille nègres été bien connite. Ils parTorigine n'a jamais
livrés à une
cette ile avec les Anglois;
et à une
tagent à laquelle ils sont insensibles, n'en vit
misère
fait leur bonheur, on
indolence qui
colons pour le tra
jamais un seul se louer aux exactement nuds,
vail le plus modéré. Ils vivres vont et la pèche surcuilture en
trèset quelque fournissent à leur subsistance toujours leur luxe,
tout
du rum fait tout
médiocre. Lusage
s'en procurer, ce que
ils peuvent
ils le
et quand
rarement,
Ieurs moyens leur permettent tabac.
payent avec un peu de
libres dont
les nègres soit dans
Mais objecterz-ton, ressource,
vous parlez, ont quelque dans leurs proprictés, 5
leurs profesions 1 soit
affranchis, r'ayant
nouvellement
et les nègres
de aubxéistance,seronte obligés
aucun autre moyen travail de la culture, moyende se dévouer ati illusions naturelles dans un
nant salaire : vaines
reconnoissent un propays ou toutes les terres accablé de besoins
prétaire et oû Fhomme travail constant auquel
semble condamné à un
source,
vous parlez, ont quelque dans leurs proprictés, 5
leurs profesions 1 soit
affranchis, r'ayant
nouvellement
et les nègres
de aubxéistance,seronte obligés
aucun autre moyen travail de la culture, moyende se dévouer ati illusions naturelles dans un
nant salaire : vaines
reconnoissent un propays ou toutes les terres accablé de besoins
prétaire et oû Fhomme travail constant auquel
semble condamné à un --- Page 25 ---
(2I )
d'ailleurs la nature ne répugne pas! apprenez
dans ces climats brulans et si différens du
que le
est la première dc toutes les
vôtre,
repos subsistance moindre que la
jouissances, qu'une
le
moitié de celle du paysan Européen
plus
sobre, compose tout le nécessaire physique
d'ur nègre, qu'il ne se résoudra pas à Pacheter
travail
quand la nature la lu
par un
pénible,
offre, pour ainsi dire, gratuitement ; quand
PAfrique , sa patrie, ou d'immenses déserts
dans le Consinent de PAmérique lui assurent
en outre une retraite contre les nouvelles entreprises de ses anciens maitres : Là huit jours
de travail dans'le courant d'une année employés
à la culture d'une terre neuve et d'une végéà Pamusement de la
tation prodigieuse joints
Pentre- e
chasse ou -de la pêche, suffiront pour
tenir lui et sa famille dans, une heureuse oisiveté,
Les nègres devenus, libres, imiteront donc
des. Caraibes., habitans indigens de
Texemple
lors de leur
nos iles qui en étojent peuplées,
découverte : aucun d'eux s'est-il jamais venu
offrir au travail OH au service? aucun a-t-il été
assez, ennemi de lui-méme pour échanger sont
contre nos. jouissances P Non sans doute,
repos
nos cultures se sont étenducs
à mesure que
ont abandonné leur terre
çes hommes paisibles
B3 --- Page 26 ---
(22)
fareurs des
à Favarice, au luxe, aux
dans le
natale
et se sont enfin retirés affranchis, it
Européens Continent : aul reste si parmi continuer ces
de vivre
s'en trouvoit qui voulussent les
leur
Espagnols
sous la police Européenne. gratuites de terres
offrircient des conceffions émablisemens, avantage
de leurs
dans plusieurs nombre a déjà profité,
dont un grand
approCes divers exemples parfaitenent
sujet, et ces considérations
priés à notre la nature même que jamais de
prouvent d'après de quelque couleur et
des hommes libres
ne s'astreindront à
quelque pays que ce soit, d'Amérique, moyennant
nos cultures actuelles
salaire.
étoit pos
a
écrivains ont avancé qu'il
Quelques
de nos colonies presque
sible que les terres
fusseit
en
divisées
grandes propriciés, aux
toutes
qui
en
appaniendroient
morcelées
petites et que si le genre de
nègres devenus libres 7
le sucre, les
culture Pexigeoit, comme pour pour la fabriêtre portées
contidenrées pourroient éablissement qui
cation au principal à celui qui ci-devant étoit
mueroit d'appartenir disent-ils, nous voyons que
le maitre : ainst,
NE
seit
en
divisées
grandes propriciés, aux
toutes
qui
en
appaniendroient
morcelées
petites et que si le genre de
nègres devenus libres 7
le sucre, les
culture Pexigeoit, comme pour pour la fabriêtre portées
contidenrées pourroient éablissement qui
cation au principal à celui qui ci-devant étoit
mueroit d'appartenir disent-ils, nous voyons que
le maitre : ainst,
NE --- Page 27 ---
(23)
n'appartiennent pas toutes au proles vignes
priétaire du pressoir.
Mais d'abord, par quelle transition se fera
conversion de propriété actuellement dans
cette main d'un seul? Quel est' le propriétaire
la vendroit sa terre à des nègres qui n'ont
qui
avec certitude de n'être pas payé?
rien, et
d'ailleurs construire Otl entreQui voudroit- établissement de 400 mille livres
tenir un
mais une sucrerie
qu'exige, non un pressoir,
boeufs
médiocre en bâtimens 7 ustensiles 2
de ,
louer une multitude d'ouvriers 2
mulets 2
aul hazard de voir
manceuvres, de rafineurs, s'il plaisoit à ces
toute cette, dépense inutile,
d'entre
ou à plusieurs
nouveaux propriétaires du caffé, de Pindigo, du,
eux de cultiver
lieu de cannes ? Se
coton, des vivres, au
de
concerteroient-ils d'ailleurs pour platiter,
leurs cannes ne se trouvâssent mûres.
sorte successivement, que
et dans les tems conveque
de manière cependant à en fournir à
nables;
la quantité suffisante pour
la fois précisément
continuité uniforme
fabriquer, et avec cette
du moulin et de
qu'exige absolument le travail
laisser
la sucrerie? se concerteroient-ils pour nécessaires:
la quantité de terres
en, chommage
B 4 --- Page 28 ---
(24)
de
la pâture des bestiaux dépendans
pour
tant d'opérations qui
Tétablissement, et pour
une seule tête?
être dirigés que par
ne peuvent
des engrais? Mais c'est trop
On prendroiem-Is réfuter de telles absurdités.
s'arrèter à
travaillent
Enfin dans Pétat actuel, les nègres n'ont d'autre
de douze heures par jour; et
près
leur subsistance; si lon suppose
salaire que
seront propriétaires, ils ne
donc que lorequils
la valeur de leur nourgagneront également que! douze heures à la culture,
riture, en travaillant
que deux heures
ils la quiteront bientôt, parce des vivres leur
de travail employées à cultiver subsistances et si vous
fourniront cette même
et ce devroit être
dites qu'ils gagneront plus 2 nous Pavons déjà
six fois plus, alors comme extrême de la
observé, le renchétissement travaux ne nous permain d'ceuvre dans nos
avec
de soutenir la concurtence
mettra plus
Yétranger,
dira-t-on, peut-étre,
Puisqu'il est nécessaire, la propriété de sa terre,
que le maitre conserve faire des divisions et.
all moins il pourroit en
affranchi, ou à
les donner à cultiver a chaque
fussent
plusieurs d'entre eux, de manièrg.qu'ils annuelle d'une
obligés de Jui,payer une ferme
étissement travaux ne nous permain d'ceuvre dans nos
avec
de soutenir la concurtence
mettra plus
Yétranger,
dira-t-on, peut-étre,
Puisqu'il est nécessaire, la propriété de sa terre,
que le maitre conserve faire des divisions et.
all moins il pourroit en
affranchi, ou à
les donner à cultiver a chaque
fussent
plusieurs d'entre eux, de manièrg.qu'ils annuelle d'une
obligés de Jui,payer une ferme --- Page 29 ---
(2)
sertaine quantité de denrées, et aux époques
qui lui conviendroient.
soutenir la concur -
Mais je répète que pour
chanrence. avec Pétranger qui n'aura fait aucun
dans le prix de sa culture, il est nécesgement
rendus libres et propriétires
saire que nos nègtes
lorsqu 'ils étoient
ou Hfermien,starailentaumme que
leur sub
esclaves, sans gagner autre chose que
sistance, comme par le passé, et c'est çe qu'i
d'obtenir d'eux, comme on
seroit impossible
à
vient de le voir. Qu'auroient-ils 2 d'ailleurs,
d'exactitude à acquitter
craindre en manquant,
leur. tribut? Peuit-être des poursuites en justice,
vivent nuds soUS une cabane de
eux qui eouchans sur une natte et ne connoisroseaux,
de meubles : d'ailleurs, j'ai
sans aucun genre
affranchis troudéjà remarqué que les nègres
veroicnt ailleurs autant de terres qu'ils en voudroient, sans s'assujétir à aucune redevance.
Quelques philantropes mitigés ne pouvant SC
de Paboltion de
refuser aux conséquences la vérité le tems
l'esclavage , conviennent qu'à
encore venu de s'occuper de la liberté,
n'est pas
seulement d'adoucir leur sort,
des nègres, mais
de Fabolition de la traite : alors,,
au moyen
disent-ils, e3 maitres qui ont toujours éludé, --- Page 30 ---
(26)
réglemens en faveur de ces
les plus justes
malheureux, ne pouvant plus les remplacer par
des moyens étrangers, seront obligés par leur
intérêt. à les conserver; ainsi leur popupropre lation s'entretiendra et s'accroitra, car nous
T'exemple constant de quelques habivoyons par
moiris
de
tations oùt les nègres sont
fatigués
travail et mieux nourris, et par celui des nègres
libres, que ce climat est favorable à leur espèce
le défaut de nourriture, le. travail forcé
et que les mauvais traitemens qui en sont la suite,
et
seuls à leur conservation et à leur
s'opposent
population.
à ces assertions, que si un
On peut ajouter
Jes
de nos
tel projet pouvoit se réaliser,
nègres
de la liberté qu'ils
Colonies aul métaphisique près
Jes:
connoissent peu 7 et déja plus heureux que
jouizoient d'un sort préférable à celui
journaliers
de
et que les maitres
des cultivateuis France,
dorénavant , entourés pour ainsi dire d'amis 5
auroient autant qu'eux à se féliciter de ce changement.
se
dans.
. La première difficulté qui
présente
c'est qu'il ne peut réussir que par
son exécution,
la coalition de toutes les puissances maritimes *
si la France interdisoit à ses sujets
ensorte, que
d'aller chercher des nègres en Afrique, pendant
N
iers
de
et que les maitres
des cultivateuis France,
dorénavant , entourés pour ainsi dire d'amis 5
auroient autant qu'eux à se féliciter de ce changement.
se
dans.
. La première difficulté qui
présente
c'est qu'il ne peut réussir que par
son exécution,
la coalition de toutes les puissances maritimes *
si la France interdisoit à ses sujets
ensorte, que
d'aller chercher des nègres en Afrique, pendant
N --- Page 31 ---
(27)
d'autres nations continueroient ce comque
les Colonies françoises s'en recruteroient
merce,
comme par le passé.
transportent d'AfriEn elfet, si lès étrangers
ci-devant des nègres à la Dominique comme
à Saint-Eustache, à Sainteque, à Antigues,
PintroducCroix, comment en empéchera-t-on
tion à la Martinique , et aux autres isles fran- à
çoisés du vent ? Si les Anglois en apportent d'autres
la Jamaique 7 si les Espagnols, ou si
dans
nations, sOus leur pavillon, en introduisent
de Saint-Domingue qui leur apparla partie
à ce qu'ils
tient 5 comment s'opposera-t-on ? On sait par
entrent dans la partie françoise
de plus d'un siècle > que pour
une expérience
moindres, la vigilance
des avantages beaucoup
été insuffisante
des administrateurs à toujours
inproscrire dans nos isles le commerce
pour
et d'ailleurs le prix des nègres nouterlope, 7
de la difficulté 2
veaux croissant en proportion
à leur entrée
"et des: dangers qui s'opposeroient autrefois la peine
les feroit toujours braver :
ordonnances
des galères étoit prononcée parles
contre les capitaines faisant le commerce procetteloiattroceil avoit lieu comme
hibé : malgré
aujourdhui. seul effet de Fabolition de la traite bornée
Lc --- Page 32 ---
(23)
seroit donc de priver nes
à la nation françoise,
du
places de commerce 2 et nos etde manufactures le transporter
bénéfice qu'elles en retirent Anglois; de perdre
aux étrangers , notapentaux. de faire renchérir
de matelots,
une pépinière
et autres, dans nos cololes nègres nouveanx le prix de la culture.
nies, et par conséquent commerce 9. nos maAinsi, nos colons, notre perdroient. beaucoup
nufactures, notre marine,
toutes ces pertes
dispositions,
à ces généreuses
de nos rivaux et Phumatourneroient aul prolit
nité n'y gagneroit rien. pbjection si simple et
Croiroit-on que cette
dans diversécrits,
si péremptoire quoiqueréptice entendue par les amis
seinble n'avoir pas été
aient répondu,
des noirs ? Que sans qu'ils y des journaux
ils continuent de nous assirerdans abolition est sans
et des pamphlets que cette multitude d'avan,
inconvéniens et présente une consentent, et
tage : les anglois, disent-ils 1 y'
Nous
est-il consigné?
ou celà,s'il vous plait,
vient
que leur parlement
savons all contraire surla traite > par lequel
de faire des réglemens
transporte d'Afriil accorde aux nègres quefon dans les navires, et
que un peu plus d'espace rien
d'ailleurs
s'est déterminé à ne
changer
qu'il
après avoir entendu une multi--
à ce commerce
X -
et
tage : les anglois, disent-ils 1 y'
Nous
est-il consigné?
ou celà,s'il vous plait,
vient
que leur parlement
savons all contraire surla traite > par lequel
de faire des réglemens
transporte d'Afriil accorde aux nègres quefon dans les navires, et
que un peu plus d'espace rien
d'ailleurs
s'est déterminé à ne
changer
qu'il
après avoir entendu une multi--
à ce commerce
X - --- Page 33 ---
(29)
tude de témoins oculaires, quitous oit déposé
afrachoit les nègres à un étatinfinimenty plus
qu'il
celui qu'ils rencontrent én Amémalheureux que
rique.
cité
gatant de la
M: le curé Grégoiré
pour
$
abolition de la traite èn Angleterre
prochaine
auteur delessai politique
Pestimable M. Clarkson, des
mais que
de la traite
nègres:
sur Pavantage
de M. Clarkson aussi estinous fait Passertion
assertion démentie d'ailmable que Pon voudra,
M. Clarkson pourleurs par ses faits ? Certes,
prochaine
roit citer comme garant delabolition Condorcet estima=
de la traite en Franée M. de
unt
mathématiques,
ble par ses connoissances connues, le M. D.
duc dont les maximes sont
de
L. F. tellement persuadé quie la supression de
Pesclavage aura bientôt lieu, qu'il s'empresse
vendrelfatéierden nègres qu'il a établià Cayenne,
cssaier de la culture libre, enfin un club
pour
dont le nombre aul ntoiris doit
entier de françois
le
être de quelqie poids, sans que parlement fortes crijt
d'Angleterre d'après des autorités aussi
devoir nous prévenir dans cette opération. PAnSupposons d'ailleurs que la France et
conviennent de cette interdiction, les augleterre
deviendra
tres puissances, à qui ce commercé
Ced'autant
plus avantageux, syaccederont-dles? --- Page 34 ---
(30)
pendant,si elles s'y refusent, la traite subsiflera
encore, même dans les colonies
çoises, aul moyen de quelque angloises et franmais ces inconvéniens airêteroient-ils renchérisements
des noirs et de Phunanité? Non
les amis
ces hommes de paix décideront sans doute,et
d'employer la force des
qu'il est permis
les puissances récalcitrantes armes: pour contraindre
coalition si désirable.
à se réunir à une
Enfin, quand mêmé les autres états de
rope, et notamment la Grande
FEumoque de nous, voudroient Bretagne, gui ise
de la traite,
tencourir à Fabolition
nous devrions observer que les cultures, s dans les iles à sucre, 2
pas le tiers des
angloises, ne sont
nôtres, et celles de toutes
autres nations beaucoup moindres
les
notre colonie de St.
encore 3 que
Domingue, la
tive etla plus
à
plus producfit jamais dans avantageuse le monde
Sa métropole, qui
ancien et
vaut seule presque toutes celles
mederne,
semble; on ne peut donc instituer étrangères en=
paraison entre les sacrifices
aucune comFrance, la diminution de que couteroit à la
nécessaire de cette
ces produits, suite
résulteroient à
interdiction, et ceux qui en
PAngletérre, dontles
sont d'ailleurs beaucoup micux fournies possessions de négres que les nétress et à plus forte raison
aux
AY I
le monde
Sa métropole, qui
ancien et
vaut seule presque toutes celles
mederne,
semble; on ne peut donc instituer étrangères en=
paraison entre les sacrifices
aucune comFrance, la diminution de que couteroit à la
nécessaire de cette
ces produits, suite
résulteroient à
interdiction, et ceux qui en
PAngletérre, dontles
sont d'ailleurs beaucoup micux fournies possessions de négres que les nétress et à plus forte raison
aux
AY I --- Page 35 ---
(31)
: n'est-il pas notoire que le
autres puissances iles, est
ainsi'dire le seul
commerce de nos
pour
qui nous sreste;les seul sur-lout au moyen
important
nous acquitter annuelleduquel nous puissions
PAngleterre
ment envers l'étrangér 2 pendant branches que ? Et aussi
en réunit une mmultitude de continuer de s'enlong-tems que nous la verrions des fruits del la
richir dans les Indes orientales,
cimentée, si l'on - en,
plus odieuse oppression écrivains par une suite de
croit ses propres
serions nous
fondés
forfaits incroyables, ne
pas humaà attribuer à sa politique phitôt qu'à son
nité et à sa justice 2 son adhésion, à la suppression de la traite,'sil étoit vrai qu'elle s'y préqui effleureroit à peine Funitât? Suppression
pendant qu'il en réversalité de son commerce,
et sursulteroit la ruine presqu'entière du nôtre 2
Pahéantissement de notre marine, lobjet
tout
les
ardens de cette nation; que
des vocux
plus
donc ou non la COson parlement recommence mais souvenons-nous que
médie de cet examen;
la haine du nom
si M. Pitt est ami des noirs,
françois est héréditaire dans sa fainille.
Véut-on supposer contre toute possibilité que
la traite des nègres continuant de subsister chez
quelques-imns des peuples étrangers, le gouverFintroduction dans.les
nement pit en empéchier --- Page 36 ---
(32)
isles françoises, dabord il est certain
gres ne pouvant plus être
que lesnes
deviendroient
remplacés de dehors,
beaucoup plus précieux à leurs
maitres, qui en exigeroient moins de travail
qui les nourriroient mieux, ;
et
rées
er.qu'ainsi les denproduites en moindre
grands frais dans nos
quantité, 3 et à plus
Rlus soutenir la
possessions ne pourroient
étrangers cultivant concurrente avec celles des
d'après Fancienne
et encouragées par Ce renchérissement méthode 3
de nouveau défrichés et de
même à
mens; bientôt ils nous arracheroient nouveaux établissenon-seilement cet immensé tribut des mains,
lonies imposent à tant de nations que nos Cogrand avantage de leur mère
diverses, au
-nous verrions les denrées patrie, mais encore
coloniales des étran.
gers au moyen de leurs prix très inférieurs
nôtres versées frauduleusement dans
aux
de là s'introduire en
nos iles s-et
aussiune dette de plus France; de
que deviendroit
dont les colonies
300 millions tournois
sont chargées envers la métropole et dont le paiement ne peut avoir lieu
que d'après une culture très-active et des
chemens sur lesquels on avoit cru pouvoir défriter, mais qui ne pourroient plusavoirlieu compces nouvelles dispositions ?
d'après
Au moment où P'on commençoit
Pimpression
de
uleusement dans
aux
de là s'introduire en
nos iles s-et
aussiune dette de plus France; de
que deviendroit
dont les colonies
300 millions tournois
sont chargées envers la métropole et dont le paiement ne peut avoir lieu
que d'après une culture très-active et des
chemens sur lesquels on avoit cru pouvoir défriter, mais qui ne pourroient plusavoirlieu compces nouvelles dispositions ?
d'après
Au moment où P'on commençoit
Pimpression
de --- Page 37 ---
Li
la société des amis des'noirs
de ce mémoire, distribuer une adresse à Passemde Paris, a fait
Pabolition de la traite; efblée nationale, poir quiséèvé contre ces danfrayée du cri général
dans les provinces, et
gereuses extravagances, 7 qui voit combien la
même dans cette capitale,
chez elle Pinacruine des colonies angmenteroit
elle paroit
tion et le défaut de consommation,
des
disposée à composér sur Paffanchissement délai pour
et même à accorder un long
nègres,
contre ce qu'ala suppréssion de ce commerce, dans le journal de
voit annoncé M. le président,
décembre dérnier ; son humeur
Paris, du 14 lenteurs du parlement d'Angleperce contre les
assemblée natioterre, ét mêmé contre notre pour la (bonne
nale, qui est accusée d'indiférence ministérielles
Cause; elle rapporte des confidènces affaire, de là
et des effusions de coèur, , sur cetté M. Clarck
part del M. Necker, envers Pestimable la asociété dè
30n, résident d'Angleterre, incessamment; près
; à ce
Paris; énfin, elle annonce françois, sans doute
sujet, une adresse au peitple
arrivent de
contrebattre à la fois celles qui
de la
pour
sur-tout celles tres-énergiques
toutes parts,
dans lesquelles les amis des
ville de Nantes, et
en attendant
qualifiés;
hoits sont tres-durement
de relever dans
me contenterai
çet ouvrage,je
C --- Page 38 ---
contradic*
celui qui vient de paroitre,. quelques réduisent. à une
tions qai Panéantissent ou le
déclamation de collége. Ony lit (page.11) qu'au
de Pabolition de. la traite, les. maitres
moyen
de mieux seconder leurs esclaves
seront obligés.
mieux et davantage,:
qui, par ce moyen,. feron:
dans le même espace de tems, et par conséquent. les
d'avantage,. ensorte que, suivant
produiront
n'ont jamais vu les colonies
amis des noirs, qui
ou
dans des livres, c'est par un mal-entendu
que.
et. contre leur propre inpar méchanceté pure, les colons, après une si.
térêt pécuniaire, que continuent d'acheter des nèlongue expérience,
nouveaux, et ne traitent et ne nourissent pas
gres leurs esclaves; mais il y a plus, ils conmieux
(pages 16 et 17) et ne pourroient
viennent,
les étrangers, qui font déja.
en disconvenir, que
dans ce genre, en aule tiers de notre commerce
honte et
alors, en entier, le profit et la
ront
colonies seront fournies, comme par
qu'ainsi nos
nous explile passé, de nègres nouveaux; qu'ils
s'opérera cet adouquént donc alors , comment.
des esclaves,
dans le sort
cissement prétendu
cux-mêmes, sur
adoucissement fondé, d'après
le. réTimpossibilité de les remplacer; enfin, je
de la traite, les nègres
pète, après Ja suppression
le
seront fournis par les étrangers ou non;dans
fournies, comme par
qu'ainsi nos
nous explile passé, de nègres nouveaux; qu'ils
s'opérera cet adouquént donc alors , comment.
des esclaves,
dans le sort
cissement prétendu
cux-mêmes, sur
adoucissement fondé, d'après
le. réTimpossibilité de les remplacer; enfin, je
de la traite, les nègres
pète, après Ja suppression
le
seront fournis par les étrangers ou non;dans --- Page 39 ---
- N
I35J
premier cas, qui strement aura lieu, il
perte immense pour la
y aura
Phumanité; dans le
France, sans gain pour
ger davantage les second,Pobligtion de ménarissement considérable esclaves, causant un renchédans la
nos colonies , ne leur
main-d'ocuyre de
la concurrence
permettra plus de soutenir
avec les autres
amis des noirs ne se tireront de nations sjamais les
à ce qu'ils alléguent,
ce dilemme: quant
que Ce commerce est désavantigens.puisquti der
est nécessaire de lui
une prime, Oll trouvera cette
accorfutée par
dans
objection résujet des dépenses analogie,
ce qu'on va lire, au
que les colonics
au. fisc.
occasionnent
Les philantrophes n'ont
grand bruit de
pas manqué de faire
Pexemple des quakers en
vanie, et de quelques autres
PensylNord, qui ont affranchi leurs anglo-américains du
plusieurs années ; mais
esclaves il y a
ment, qu'en France supposons pour un moces
nous en possédions
peuples, un petit
comme
bientôt que notre. intérêt nombre, et nous verrons
affranchir et à nous servir, nous invitera à les
journaliers et de
2 par préférence, de
quel salaire
domestiques payés; en effet, s
donnons-nous: à ces
sans doute que la subsistance derniers ? Moins
cessaires à eux et à leur
et le vétement néfamille; nous en donCa --- Page 40 ---
esclaves, que
donc autant o11 plus à nos
et de
nerions
outre obligés de soigner leur
nous serions en enfance, leurs maladies et
nourrir dans leur
crainte d'être congédiés est
vieillesse, de plus la
ne pourroit
nos salariés 2 qui
un aiguillon pour
et qui mettroit une grande ainsi
atteindre les esclaves, dela min-d'oruvres
différence dans le prix
la France et la Pendans tous les pays comme sont communs, où la
sylvanie oùt les journalistes
de la vigne, du
culture telle que celle du à la bled, fois et sans interrupchanvre, n'exige pas de bras, où le climat
nombre
tion, un grand
et rendle travaildoux
à Pexercice du corps
ne soit beauporte
nul doute qu'il
et supporable, expédient à tous égards d'employer été les
coup plus
des esclaves; tels ont
des salariés 2 que
mais quoique beaucoup
motifs des quakers 5 dans nos colonies, Pesclamoins mécessaire que dans le sud des Etns-Unis, ,oùt
vage a été conservé
disposé à Fabolir, malgré
fon ne paroit milleiment
d'assurer que
le curé Grégoire se permet
des libress
ce que
ne veulent plus que
ce
les anglo-andiein Vashington lui-même, de
En Virginie le général se fait aucun scrupule
patriarche del la liberténes plantarion de tabac cultiposséder une magnifique
éatsdiNord
véep etstre mais ils y sont ety ont touan ont Pussi conservés,
conservé
disposé à Fabolir, malgré
fon ne paroit milleiment
d'assurer que
le curé Grégoire se permet
des libress
ce que
ne veulent plus que
ce
les anglo-andiein Vashington lui-même, de
En Virginie le général se fait aucun scrupule
patriarche del la liberténes plantarion de tabac cultiposséder une magnifique
éatsdiNord
véep etstre mais ils y sont ety ont touan ont Pussi conservés, --- Page 41 ---
N
E
t371
jours ée en petitnombre comme ilsPétoientautre
fois chez les quakers, et regardés comme un
de luxe plutôt que d'utilité; il est donc
objet évidence
la conduite des quakers
de toute
que être admise ni comme
en Pensylvanie, ne peut
ni une induction qu'il soit possible
une preuve
dans nos iles.
d'affranchir les nègres
Sans doute d'après ce qu'on vient de lire,
il est difficile de nier que Fabolition de Pesclan'entraîne nécessairement Pabandon de nos
vage
celle de la traite n'est guères
colonies et que dlinconvéniens 5 mais parmi nos
sujette à moins
même
adversaires, il en est que ces conséquences
ébranler : ces possessions 2 disent-ils,
ne peuvent
à Tétat, elles
sont plus à charge que profitables Pentretien
ne peuvent être maintenues que par dérive
d'une immense marine militaire ; it en
des causes de guerres fréquentes et ruineuses,
les influences funestes de ces climats s
et enfin
de lz
les maladies et les dangers inséparables
moissonnent chaque année une grande
navigation
de la
quantité d'hommes au grand désavantage
population de ce royaume.
il faut
Pour répondre à la première objection,
considérer que dans un état,iln'est pas toujours
d'assujettir directement les différentes
possible
à des impôts
branches de culture et d'industric
C3 --- Page 42 ---
qui soient en proportion de leur
des dépenses qu'elles
importance et
occasionnent au
ment, ensorte que les unes sont, gouverneparlant, plis avantageuses
fiscalement
est même possibie
que les autres 5 il
plus
qu'il s'en trouve qui, ayant
Particadirementbesoin de défense,
tection et
de protrésor-pubiic, d'eucouragement, soient à charge au
doive les
sans que, par cette seule raison, on
tré
prescrire, si, d'ailleurs , il est démonqu'il en résulte de grands
et de subsistance,p
moyens d'aisance
beaucoup
par conséquent le paiement de
d'impôts, Pemploi d'un
bre de brasqui autrement
grand nonoisifs, enfin si ces
courroient risque d'être
recherchés
objets sont de nature à être
par Péranger.
Or, souS ce point de vue, et dans la
sition que les Colonies, dont
supposer Fexportation des
on veut favoritions
denrées aux autres
2, ne versent pas au trésor-royal nasomme égale à la dépense
, une
qu'elles lui OCcasionnent, on ne peut assurer que ce dût être
une raison pour les
reconnu qu'elles
abandonner, , Jorsqu'il est
dance
procurent la vie et
et par conséquent les
Fabond'immenses
moyens de. payer
impôts à plusieurs millions
nous : en vivitiant tout le
d'entre
prévenant la ruine
royaume et en en
totale, suite inévitable de
N
ale à la dépense
, une
qu'elles lui OCcasionnent, on ne peut assurer que ce dût être
une raison pour les
reconnu qu'elles
abandonner, , Jorsqu'il est
dance
procurent la vie et
et par conséquent les
Fabond'immenses
moyens de. payer
impôts à plusieurs millions
nous : en vivitiant tout le
d'entre
prévenant la ruine
royaume et en en
totale, suite inévitable de
N --- Page 43 ---
(39)
fimmense désavantage de la balance du comla France, si elle ne les possédoit
merce pour
plus.
dans
détails sur
Au reste 3 entrons
quelques de youd'abord, il seroit injuste
cette dépense, entier celie de la marine miloir imputer en
n'avez
litaire sur ce seul point , car vous
pas
formellement annoncé quie vous eusencore dessein de renoncer à la pêche de toute
siez
millions par
espèce qui vous produit quarante
du Levant, a celui des-Inan, atl commerce
de cabotage,
des Orientales, à toute espèce
Vous n'avez saus doute pas envie d'abandonà Pinvasion d'un
ner vos côtes, non-seulement
et
ennemi , mais au pillage du premier pirate
par horreurpour
de devemnyosensmepedue seroit donc enTesclavage. Votre marine vous
nécessaire, après avoir abandonné vos
core
dites
vous la diminué-.
Colonies, et ne
pas que
riez, car bientôt vous n'en auriez plus.
Néanmoins consentons à faire supporter à des
établissemens, la moitié de la dépense de la marine,comme elle estau total de30 millions, ce sera
millions à ajouter à 10,360,782 livres, que la
IS
fournit annuellement pour toutes les
France des Colonies , en outre des impôts
dépenses
dans les iles mémes, ainsi
qui se pergoivent
C
--- Page 44 ---
(405
elles coûtent au fisc 25:360,702 livres
est à propos de considérer,
; et il
me est comprise celle de que dans cette sompour les iles de France et de 4528,361 livres 5
que P'entretien de la
Bourbon, quoipresque le tout, n'ait première, qui absorbe
d'assurer le commérce guères des pour objet que
Indes
qui n'a rien de
Orientules,
lonies,
commun avec celui des CoIl sera plus difficile d'évaluer
la possession de nos iles fait au juste ce que
ment dans le
verser annuelleà 240 millions trésor-public le
: on porte au moins
dues dans les
produit de ces denrées rende domaine ports de France $ où les droits
auxquelles elles d'Occident, et quelques autres
moins à huit millions sont assujetties 2 montent au
excéderoit
; ainsi la dépense du fisc
toute sa recette de
vres.
17-360,782 liMais que deviennent Ces 240
venant du prix des denrées coloniales millions, proen France ? vingt millions
arrivées
duits pour les objets
en doivent être dé=
Çois achètent de
que les négocians FranPétranger, et quisont
directement ou indirectement
employés
au commerce
Coloniess et le reste se distribue à des des
teurs pour lgurs frais, l'intérét de leurs armaavan-
- L N
toute sa recette de
vres.
17-360,782 liMais que deviennent Ces 240
venant du prix des denrées coloniales millions, proen France ? vingt millions
arrivées
duits pour les objets
en doivent être dé=
Çois achètent de
que les négocians FranPétranger, et quisont
directement ou indirectement
employés
au commerce
Coloniess et le reste se distribue à des des
teurs pour lgurs frais, l'intérét de leurs armaavan-
- L N --- Page 45 ---
V
(41)
à des assureurs, à des ouces, leurs gains 2
à des
vriers, à des artistes de toute espèce,
à des cultivateurs, à des manunavigateurs, enfin, ( et cet objet esti timmense), à
facturiers >
à des
d'hades capitalistes, ou
propriétaires
à
bitations résidens en France 3 et sur-tout
Ainsi
millions d'hommes étaParis.
plusieurs
du royaume, soit
blis, soit dans les provinces
dans la capitale, trouvent dans ces produits
de subsistance, d'aisance, et dc
des moyens
à la
richesse : ainsi les Colonies procurent denFrance, lemploi de 220 millions de ses
rées et de son industrie, et par conséquent
qui autrement ne
des impôts proportionnés,
qui seroient
pourroient trouver d'assiette ou
infiniment moindres. A combien aul reste montent ces impots ? C'est ce que je ne puis arbi-
, jusqu'à ce que je
trer avec quelqu'exactitude,
les
Pindustrie, la culture 2
sache à combien
taxées en
consommations sont communément
France, sous tant de formes et. de dénominations différentes : sûrement c'est fixer ce taux
bas que de Pétablir au sixième :
moyen trop cette évaluation beaucoup trop
Ainsi d'après
pour cet
foible, nos Colonies nous fourniroient,
de
article, des moyens d'impôt pour le sixicme
c'est-à-dire, pour près de 37
220 millions, 2 --- Page 46 ---
(42)
millions : par conséquent le
veroit dans la
trésor-public troupossession des
20 millions de profit, bien Colonies près de
sentà charge.
loin qu'elles lui fusCes propriétires, ditez-vous
turiers, 2 et tous ceux
les 3 ces manufactent
que
Colonies alimen.
des directement > ou à qui elles fournissent
débouchés et du travail
participent dans le
royaume 9 aux avantages de la sûreté de
justice. > de la police
s
la
gratuitement
2 et Ce ne doit pas être
; ainsi il ne suffiroit
impôts qu'ils supportent,
pas que les
çus
joints aux droits perdirectement, sur les denrées coloniales, dé.
frayassent seulement le fifc de la
culière des Colonies
dépenge partidustrie ne trouvoit ; d'ailleurs si. notre inporteroit
pas. ce débouché elle se
denrées vers d'autres objets 3 et quant aux
que nous échangeons 'actuellement
elle, elles pourroient être vendues
avec
à
directement
Fétranger, et remplacer ainsi ces
dans la balance du
produits
quantité
commerce 5 ainsi la même
dent
d'impôts au droit du domaine d'occiprès 3 seroit payée, et nous aurions de
profit, les dépenses occasionnées
blissemens,
par ces éta.
Mais, comme Pa remarqué M.
eréé-t-on ainsi des
Necker, se
acheteurs à son gré? la CO.12nD MC
roient être vendues
avec
à
directement
Fétranger, et remplacer ainsi ces
dans la balance du
produits
quantité
commerce 5 ainsi la même
dent
d'impôts au droit du domaine d'occiprès 3 seroit payée, et nous aurions de
profit, les dépenses occasionnées
blissemens,
par ces éta.
Mais, comme Pa remarqué M.
eréé-t-on ainsi des
Necker, se
acheteurs à son gré? la CO.12nD MC --- Page 47 ---
(43)
n'a-t-elle pas des bornes ? Si vous
sommation
de denrées à Pétranger, si
ne vendez pas plus
plus', ce n'est
vous même n'en consominés pas
vous ne puissiez en fabriquer d'avantage:
pas que
donc pas à ce que Pexcédent
ne vous opposez
avez à satiété,
de ce dont Pétranger 5 et vous,
être vendu
oul qui du moins ne pourroit plus
dans
qu'à perte, soit échangé avantageusement denrées dont le
d'autres
nos Colonies 2 pour
représentatidébit est sûr, et par conséquent
difficileves de tout: en outre, nous concevons
ment de quel côté se toumeroit-tout-l-coup s
sans emploi ; et
tant de culture et d'industrie
Pon dit
si le nouveau régime que
nous ignorons
seroit plus ou, moins
devoir succéder à Fancien,
dans
dispendieux pour le fisc ; mais nous voyons
même des exemples frappans et trop
ce moment
de la cessation d'emmultipliés des inconvéniens
sur-tout
ploi et du déficit dans la consommation ,
effrayant ces
dans cette capitale : à quel point Pabandon
maux n'y seroient-ils pas portés par
des Colonies ? Et par quelle nouvelle occupa- de
tion y dédommageroit 5 on tant d'ouvriers
luxe et autres, dont les ouvrages sont envoyés
,
des consommadans nos isles 2 ou payés par
des biens O1l des créances
teurs qui y possèdent
deviendroient: aussi
quoique établis à Paris. Que --- Page 48 ---
(44)
dans les provinces tant de bras tombés
l'inaction, tant de
dans
à certains
matelots, tant de gens adonnés
d'autres ? métiers, et qui ne peuvent en exercer
240 millions Considérons de denrées qu'actuellement dans les
reçoit chaque année coloniales que la France
achète au prix de' 3 il en est 220 qu'elle
tiennent à des
son industrie, ou qui apparparticuliers qui y
qu'il en résulte d'immenses
résident, et
tance pour la classe laborieuse moyens de subsisd'autant plus
de PEtat, moyens
la
avantageux à la prospérité
que plus grande partie de ces
publique
vendue aux autres
produits est
sont abandonnées 1 nations; ; mais si nos colonies
d'un autre
ou passent entre les mains
dont la culture peuple, ce seront des
et Pindustrie bientôt étrangers
par cet
augmentées
désormais encouragement et renforcées des bras
chez nous inutiles,
duits, à T'exception
payeront ces procertain tems
peut étre, et pendant un
2 d'un petit nombre
semblent exclusifs à la
d'objets qui
iles-se
France, et desquels nos
dront' donc passeroient le
dificilements ils nous venet ils continueront sucre,le café, Findigo, le coton, &c.
de nous fournir, mais
réciprocité, 3 les autres denrées
sans
qui, ci-devant étoient
accoutumées, 3
colonies: ainsi le
payées en produits des
prix de toutes ces consomma-
-
2 d'un petit nombre
semblent exclusifs à la
d'objets qui
iles-se
France, et desquels nos
dront' donc passeroient le
dificilements ils nous venet ils continueront sucre,le café, Findigo, le coton, &c.
de nous fournir, mais
réciprocité, 3 les autres denrées
sans
qui, ci-devant étoient
accoutumées, 3
colonies: ainsi le
payées en produits des
prix de toutes ces consomma-
- --- Page 49 ---
(45)
plus à la
faites en France, ne servira mais à celle
tions subsistance de nos compatriotes 2 notre folie,
auront mis à profit
Pon
des nations qui balance du commerce 7 que
et de plus la
être à peine au pair, se trouassure à présent
millions à notre désavanvera de plus de 200
tage.
la France n'ayant presque
Dira-t-on que
renoncera à Fuplus rien à donner en colonies retour, et des marchandes denrées des
de
sage
et qu'elle y substittiera
dises étrangères 2
ainsi dire du crû
nouvelles jouissances, 2 pour dans de pareilles idées
du pays? Mais donner les hommes qui, dans
seroit bien mal connoître
aucune considése décident, non par
et leurs
ce genre,
mais par leur goits de comration politique, d'ailleurs, si vous refusez donc à
habirudes:
consentez
mercer avec les étrangers,
puisque vous
leur tributaire,
sommes
être simplement
de très-grosses
leur devez annuellement
vous ont prêté :
les intérêts de ce qu'ils occasion que nous
pour c'est encore en cette
et
qu'une ancienne monarchie
devons reconnoitre d'après les mêmes prinêtre modifiée
la
ne peut
horde de sauvages qui, des pour lois
cipes, qu'une consentiroit à se donner
première fois, société.
et à former une --- Page 50 ---
(46)
Il faut donc convenir
de nos cclonies, le
que sans la possession
numéraire s'écouleroit du
royaume avec une rapidité
résulteroit une diminution, ellrayante, d'oùt
rable dans la
sans doute considé.
masse générale des
qu'en outre ceux qui en tirent en impositions France 5
subsistance de quelque manière
leur
vivroient dans la
que ce soit, y
de
pauvreté, ou seroient obligés :
PoneraiBlersisradutieo etleurs
qu'ainsi ils ne contribueroient
ressources,
de PEtat, Ol seulement
plus aux charges
niment moins forte,
pour une somme infi.
goits du
et cela jusqu'à ce que les
sucre, du café et des objets
recevons de
que nous
Pétranger, en échange de ces den.
rées, se fussent convertis en d'autres
la France même pût fourir;
auxquels
changement très-incertain
goits dont le
siècles et dont nous ignorons, exigeroit plusieurs
seroient
d'ailleurs, s'ils ne
pas plus coiteux aul fisc
actuels. Enfin nous avons fait voir que ceux
37 millions d'impôts,
que dans les
salariées en France quela culture et Pindustrie -
par les colonies,
trésor public; impôts évalués
payent au
certainement beaucoup trop bas; il n'y en a que 17 qui
aux dépenses de ces
passent
il en reste plus de établissemens, et qu'ainsi
si fon
20 que l'on peut regarder,
veur, comme la partie pour
laquelle ces
%
fisc
actuels. Enfin nous avons fait voir que ceux
37 millions d'impôts,
que dans les
salariées en France quela culture et Pindustrie -
par les colonies,
trésor public; impôts évalués
payent au
certainement beaucoup trop bas; il n'y en a que 17 qui
aux dépenses de ces
passent
il en reste plus de établissemens, et qu'ainsi
si fon
20 que l'on peut regarder,
veur, comme la partie pour
laquelle ces
% --- Page 51 ---
(47)
sujets de l'Etat doivent en outre contribuer
charges du gouvernement,
aux
Passons a l'objection tirée des
neuses qu'occasionnent,
guerres rui
dit-on, à la France, la
possession de ces colonies : d'abord il
constant que nous avons été
est
sans nécessité, dans la
aggresseurs, et
plupart des
depuis un siècle : celle avec les
guerres, 3
minée par la paix de
Anglois, ter1763, est la seule où il
pourroit y avoir discussion sur. ce
pour ne parler que de ce qui
point, et
sujet, quand la
concerne notre
France, sans vues hostiles, se
contentera de tenir sa marine sur un
pectable, alors elle
pied ressiblement
peut espérer de vivre paiavec la
les avantages de la Grunde-Bretagne, ou bien
possession de ses
et du reste de son
colonies, $
dédommageront
commerce maritime 5 la
amplement des dépenses d'une
guerre intercallée dans un grand nombre
de paix : mais certes ce seroit
d'années
insuffisant
un moyen aussi
que honteux, pour conserver cette
paix avec les Anglois, que de leur
nos colonies et notre marine. Ces
sacrifier )
cessions en nécessiteroient
liches conbientôt de
jusqu'à ce que le reste de notre
nouvelles,
envahi et que toute
commerce fit
FEurope, ou plutôt le monde
entier; dont notre marine
militaire est actuelle- --- Page 52 ---
(48)
ment le boulevard, eut reconnu la domination
universelle de
dans toutes les PAngleterre, s sur les mers et
colonies et possessions Européennes, en Asie, en Afrique et en
Que d'autres plus habiles
Amérique.
pourroient être aussi
prévoyent quels
dangers de
pour notre continent les
Fétablisement d'une puissance aussi
monstrueuse et aussi formidable; mais
excuse ceux qui ne pouvant expliquer qu'on
ment les motifs des
autrenaturellement
assertions , d'où suivent
ces conséquences
assertions semées et propagées effrayantes $
chaleur et
avec tant de
d'intrigue, croient devoir les
à une conspiration fomentée
attribuerBretagne.
par la GrandeQuant aux raisons, , en faveur de
des colonies, tirées dela
l'abandon
qu'elles causent dans le préenduedépopulation
également contredites
royaume, elles sont
rale et
par une expérience généconstante et par le raisonnement; ; c'est
depuis environ 70 ans que nos grandes
celles des
cultures,
établies Anglois et des Holiandois se sont
en Amérique, et personne
que la population est considérablements n'ignore
depuis cette époque dans ces différens augmentée
D'ailleurs, quelle est la source ordinaire Etats.
population? Des
de la
moyens abondans de subsistance P
-
contredites
royaume, elles sont
rale et
par une expérience généconstante et par le raisonnement; ; c'est
depuis environ 70 ans que nos grandes
celles des
cultures,
établies Anglois et des Holiandois se sont
en Amérique, et personne
que la population est considérablements n'ignore
depuis cette époque dans ces différens augmentée
D'ailleurs, quelle est la source ordinaire Etats.
population? Des
de la
moyens abondans de subsistance P
- --- Page 53 ---
(49) )
tance, or VOS colonies fournissent ces
à plusieurs millions de citoyens
moyens
ressource pour leur industrie, qui, sans cetto
ou n'éxisteroient
pas, ou émigreroient, ou languiroient dans la
misère, cette vériable ennemie de la
ation : cesséz, donc d'entrer dans les détails popu -
quelqués centaines d'hommes
de
Hennent
moissonnés annuelpar l'influence des climats
par les naufrag-s, ou d'autres
étrangers,
causes de cette
espèce, ou opposez leur des milliers
nés en France ou aux iles, et qui n'auroient d'enfans
jamais vu le jour, si ces établissemens n'avoient
donné de Pemploi à Findustrie de leurs
aticun peuple ne montra jamais plus
pères :
la qualité
d'égards à
servation d'hommes, et d'attention pour la condes individus que la nation
aucun peuple cependant n'a plus
angloise,
commerce
encouragé la
maritine et les cultures
:
enfin bien loin que l'abandon des étrangères
devint favorable à notre
colonies
teroit au contraire
population, il en résull'émigration d'une grande
partie de ceux qui se trouvant ainsi sans Occupation, iroient offrir leur travail aux nouveaux
propriétaires de ces établissemens, qui seroient
trop heureux de les accueillir.
Mais avant de proposer, pour adoucir le Sort
des nègres, des moyens extraordinaires, inou
D --- Page 54 ---
(so)
impraticables, atroces,
les
noirs négligent-ils
pourquoi
amis des
naturellement
ceux qui se présentent si
et avec si peu
Pourquoi, au lieu
d'inconvéniens?
pour persuader d'employer tant de
être rendue à au public que la liberté ressorts, doit
traite en doit être ces esclaves, que du moirs la
pas, moins de supprimée, ne travaillent ils
de délivrer les frais, à persuader au ministère
navires
fréquentent nos iles, des Anglo-Améticiins qui
en leur permettant de entraves de F'entrepôt,
lance convenable,
mouiller, sauf la surveily commercer des devant tous les bourgs, pour
propriétaire d'habitation denrées permises? Là chaque
première main la
pourroit acheter de la
tous les animaux morue et les autres salaisons,
de terre, le riz, les vivans, le. mays, les pommes
et
poix et les autres
donner en payement
légumes,
rums ou
directement, ses
taffias; au lieu qu'en tirant syrops,
d'achats des entrepôts
ces objets
beaucoup de
exclusifs, ce n'est
lenteurs et de
qu'avec
Se les procurer à uin prix devenu risques, qu'il peut
quils ont passé par tant de mains double,apres
cations ; la même
et d'embar/
mêmes raisons
perte se trouve par les
sur les denrées
payément de celles-ci;
données en
dispositions, les maitres d'après ces nouvelles
pourroient conformé.
'achats des entrepôts
ces objets
beaucoup de
exclusifs, ce n'est
lenteurs et de
qu'avec
Se les procurer à uin prix devenu risques, qu'il peut
quils ont passé par tant de mains double,apres
cations ; la même
et d'embar/
mêmes raisons
perte se trouve par les
sur les denrées
payément de celles-ci;
données en
dispositions, les maitres d'après ces nouvelles
pourroient conformé. --- Page 55 ---
tsrs
ment à leur intérêt et à leur
une nourriture plus abondante inclination, fournir
et ces changemens
à leurs nègres's
légers en
apporteroient de très grands dans apparence en
n'a véritablement besoin
leur sort, qui
dans cette partie. Pourquoi d'amélioration que
noirs, au lieu de vouloir aussi les amis des
la nécessité de donner la liberté imposer aux maîtres
nle leurs obtiennent-ils
à leurs esclaves,
leur accorder
pas plutôt le droit de la
avoir besoin de par la leur seule volonté 2 sans
et d'un intendant permission d'un gouverneur
à
qui semblent devoir être
gers ces arrangemens ?
étranêtre' refusée, et qui ne s'accorde Permission qui peut
qu'en payant une somme
ordinairement
que le prix de Paffranchi. souvent anssi forte
teroient de
Ces facilités angmenbeaucomp le nombre des affranchisseinens, faveur par
calomniés sont teilement laqnelle ces maîtres si
la fidélité et les services disposés à récompenser
le
de leurs esclaves,
gouvernement a cru devoir
que
mulitude d'entraves leur
assujettir à une
paru excessive et nuisible générosité à la
qui lui a
culture.
GESn Se0 3e
Dellimprimerie de
DEVAUX, rue des Boucheries
SimeHonore,s.7. --- Page 56 ---
:2313
A --- Page 57 --- --- Page 58 ---
- --- Page 59 ---
K990
S136r --- Page 60 ---