--- Page 1 ---
A
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S
M
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CAYA --- Page 2 ---
e
Acquired mith tbe assifance oftbe
Alie Napilk Aan,
Fund
JOHN CARTER BROWN LIBRARY --- Page 3 ---
à --- Page 4 ---
ro
MALatr RL A MA
ARERSINE --- Page 5 ---
-
2Vd 32 --- Page 6 ---
Y A 4 AE
TI
7 ATEASIEN
MAAE As AA --- Page 7 ---
RECHERCHES
SUR
LES FIÈVRES.
8 AR --- Page 8 ---
DE I'IMPRINERIE: DE M.ME V.E PICOT, NÉE FONTENAY,
SEUL IMPRIMEUR DU Ror.
AAS AT
Mtale 3 A MA - A - SREASIS --- Page 9 ---
RECHERCHES
SUR
LES FIEVRES,
SELON QU'ELLES DÉPENDENT DES VARIATIONS DES SAISONS, ET
TELLES Qu'ON LES A OBSERVEES A LONDRES PENDANT VINGT
ANNÉES CONSÉCUTIVES;
Avec des Observations de pratique sur la meilleure manière
de les guérir.
PAR M. GUILLAUME GRANT, D. M.
TRADUIT DE L'ANGLAIS PAR M. LE FEBVRE DE V.B.
SUIVIES DE
LHISTOIRE
DES CONSTITUTIONS EPIDÉMIQUES
- DE SAINT - DOMINGUE,
ET DE
LA DESCRIPTION
DE
LA FIEVRE JAUNE,
PAR M. POUPPÉ DESPORTES, MÉDECIN DU ROI.
TOME SECOND.
pRI
MANTH 2 0U1
D
A MONTPELLIER,
SE VEND
M.me V.e PICOT, Imprimeur , place Louis XVI;
CHEZ AUGUSTE SEGUIN, Libraire, Place-Neuve.
1821. --- Page 10 ---
a
a
> J Mtile aus à WA
- AEASINN --- Page 11 ---
ESSAI
SUR
LA FIÈVRE PESTILENTIELLE
DE SYDENHAM,
CONNUNEXENT APPELEE
FIÈVRE DE CAMP 2 DE VAISSEAU, D'HÔPITAL
ET DE PRISON. --- Page 12 ---
- a
-
s CanEu A MA as 1 SEASIN --- Page 13 ---
INTRODUCTION.
Caux qui s'appliquent sérieusement à l'étude des
maladies 9 savent qu'il faut la plus grande attention et la plus grande intelligence pour en approfondir la nature 9 et qu'il n'est pas possible,
sans beaucoup de sagacité et de circonspection,
d'assigner le traitement qui convient à chaque
maladie 9 dans ses différens temps et ses différentes circonstances.
Pour traiter les maladies, 9 il faut d'abord les
connaitre 2 et pour les connaitre, il faut les voir
souvent, les observer avec attention , etles considérer dans leur invasion, leur progrès, leur plus
haut degré, leur déclin et leur terminaison. Ce
n'est que de cette manière qu'on peut découvrir
leur véritable caractère, et parvenir à distinguer
chaque maladie de toutes les autres par ses symptômes caractéristiques.
Cette science est en effet très-difficile à acquérir.
Les maitres, les livres, ou une connaissânce des
autres sciences 2 ne servent que d'un faible se=
cours ; il est cependant vrai qu'ils ont leur utiI..
ès, leur plus
haut degré, leur déclin et leur terminaison. Ce
n'est que de cette manière qu'on peut découvrir
leur véritable caractère, et parvenir à distinguer
chaque maladie de toutes les autres par ses symptômes caractéristiques.
Cette science est en effet très-difficile à acquérir.
Les maitres, les livres, ou une connaissânce des
autres sciences 2 ne servent que d'un faible se=
cours ; il est cependant vrai qu'ils ont leur utiI.. --- Page 14 ---
s R
IxTRODUCTIOM.
lité, et qu'ils peuvent favoriser l'étude
decine. Mais
de la mépour devenir un praticien consommé
dans l'art de guérir 9 le plus sûr
s'attacher
moyen consiste à
long-temps et sans relâche au lit des
malades, et à observer avec
cité, d'attention
beaucoup de sagaet dep patience. Je pourrais
ajouter qu'il est nécessaire
encore
ture
d'avoir reçu de la
un esprit propre à cette étude,
naporté par un goût
s et d'y étre
naturel,
Hippocrate et Sydenham , qui
qualités, ont été, au
possédèrent ces
jugement de tous les médecins, les praticiens les plus
dans le traitement des
habiles, surtout
fievres,
raisse pas qu'ils aient eu une
quoiqu'il ne pades autres sciences;
connaissance étendue
; et l'on remarquera
qui ont suivi leurs traces
que ceux
ont été les seuls
depuis eux, aient
qui,
perfectionné la
aient réussi dans sa
médecine, et
pratique.
Convaincn de cette vérité
temps consacré
1 j'ai depuis longtout mon temps à
et à la contemplation
T'observation
des maladies
lièrement des fiévres,
2 et particuqui sont les
et les plus funestes. Je
plus communes
aidé d'ailleurs
me suis par-là mis en état,
du secours de mes
amis, tant dans
: A AT 1 7 A M r34
a I -
SESAR --- Page 15 ---
IxTRODUCTION.
ma patrie que dans les pays étrangers, 9 de faire
dans cette partie si intéressante de la médecine
quelques découvertes,qui, commej'ose l'espérer,
contribueront non-seulement à la perfectionner,
mais encore à multiplier les succès de la pratique
en général.
Je vais à présent exposer la méthode que j'ai
suivie dans ce travail pénible et difficile: Pour
parvenir à la connaissance juste et précise de
chacune des fièvres 9 j'ai jugé nécessaire de les
diviser en classes 9 pour les distinguer, selon
qu'elles diffèrent essentiellement l'une de l'autre,
à raison de l'invasion, du progrès et de la terminaison. J'ai rangé ces classes sous des dénominations particulières 7 et, afin de procéder avec
toute la netteté et la clarté possible 7 j'ai exactement recueilli et distingué toutes les différentes
fièvres qui ont été observées jusqu'à présent,
conformément aux descriptions qui en ont été
faites dans les écrits des meilleurs observateurs,
aussi-bien que dans les journaux de ma pratique
particulière.
Ma première division générale des fièvres fut
en communes et non communes. Par fièvres com-
sous des dénominations particulières 7 et, afin de procéder avec
toute la netteté et la clarté possible 7 j'ai exactement recueilli et distingué toutes les différentes
fièvres qui ont été observées jusqu'à présent,
conformément aux descriptions qui en ont été
faites dans les écrits des meilleurs observateurs,
aussi-bien que dans les journaux de ma pratique
particulière.
Ma première division générale des fièvres fut
en communes et non communes. Par fièvres com- --- Page 16 ---
S -
INTRODCTiox.
munes,'entends celles qui paraissent dans le cours
de chaque année, et qui reviennent à
régulièrement:
peu près
; en sorte qu'elles paraissent dépendre principalement du changement del la saison
et des qualités sensibles de Tair,
jointes à
faute commise dans les autres choses quelque
relles. Ainsi elles
non natupeuventétre considérées comme
épidémiques, mais on ne doit pas les regarder
comme contagieuses.
Les fièvres non communes ne
chaque année, elles
paraissent pas
n'appartiennent pas à telle
ou telle saison ; elles se manifestent
subitement,
inopinément et
irrégulièrement. Ces fièvres sont
contagienses, et peuvent, par ce moyen, devenir
épidémiques.
En considérant toutes les fièvres
découvert
communes 3 j'ai
qu'une moitié de ces fièvres
de ce que nous appelons
participait
l'autre moitié
inflammation 1 et que
était unieavec ce que nous appelons
putridité. Dans les premières, le
sang est
et la fibre est tendue; dans les
visqueux
dissous et la fibre
autres, le sang est
est relàchée. Voilà les deux
genres principaux des fièvres
communes. J'ai
encore observé que les fièvres
inflammatoires
: --- Page 17 ---
INTRODUCTION.
dans l'hiver et dans le prinétaient très-fréquentes
etlesputrides, dans l'été et dans l'automne.
temps;
Mais cette division étant trop générale, 9 j'ai
encore subdivisé chaque genre en quatre espèces:
J'aidistingué les fièvres de l'hiver et du printemps,
fièvres inflammatoires simples, fièvres inflamen
inflammatoires humatoires catarrheuses, fièvres
morales, et fièvres inflammatoires intermittentes.
J'ose avancer qu'il n'y a aucune des fièvres comconnuesjusqu'à ce jour,qui-ne puisse être
munes,
classée sous l'une ou l'autre de ces huit espèces ;
et même toutes les autres maladies aigués ou demiqui arrivent dans la même saison 2 quoiaigués,
qu'elles different,à raison de quelquesymptomes,
de la fièvre réelle qui donne le nom à la constitunéanmoins dépendre de
tion générale, paraissent
d'autant
qu'elles cèdent au
la même cause 2
plus
même traitement. D'oûje conclus qu'elles sont de
la même nature, et qu'elles ne doivent être considérées
comme des variétés de la même espèce.
que
le rhumatisme et les autres
Ainsi, la dysenterie, 7
maladies de constitution catarrheuse 2 cèderont
réussit dans le
toutes au même traitement, qui
différences,
vrai catarrhe, 9 avec quelques légères
ant
qu'elles cèdent au
la même cause 2
plus
même traitement. D'oûje conclus qu'elles sont de
la même nature, et qu'elles ne doivent être considérées
comme des variétés de la même espèce.
que
le rhumatisme et les autres
Ainsi, la dysenterie, 7
maladies de constitution catarrheuse 2 cèderont
réussit dans le
toutes au même traitement, qui
différences,
vrai catarrhe, 9 avec quelques légères --- Page 18 ---
- 6 M A 3 Se
A
INTRODUCTTON.
nécessaires peut-être pour modérer les
symptômes
urgens, dépendans de la nature de
taqué. Il est certain
l'organe atque, dans ces maladies, nulle
autre méthode ne sera suivie d'un aussi heureux
succès. Pareillement, , la colique, la
jaunisse et les
intermittentes du printemps céderont,
diversité des
malgré la
symptômes, au même traitement
réussit dans la fièvre humorale
qui
ou épidémique de
cette constitution.
J'ai suffisamment parlé de ces maladies et de
T'érysipèle, dans la première partie de cet
pour faire connaitre leur
ouvrage,
différence
la méthode
spécifique, et
particulière de traiter chacune
J'ai ensuite recherché
d'elles.
dans la seconde
nature des fièvres non
partie, la
communes ; et j'ai trouvé
qu'elles n'étaient pas produites dans le
comme les fièvres
corps
communes > qu'elles n'étaient
pas l'effet des fautes commises
quelqu'une des choses
relativement à
non naturelles,mais
élaient produites
qu'elles
par un véritable
et retenu dans le
poison, absorbé
corps (r). Ces fièvres sont au
(Ollya une grandequantitéde poisons
parlons ici est cette
;1 mais celui dont nous
matière morbifique, dont les
sont contagieux. Lorsqu'elle pénètre dans le
miasmes
corps humain,et
.
€ -
L Sn o --- Page 19 ---
INTRODUCTION,
nombre de huit. Elles diffèrent essentiellement
entr'elles : chacune exige une méthode de traitement distincte et particulière ; et la connaissance
parfaite qu'on a de lune ne mène pas 2 autant
qu'on pourrait d'abord se l'imaginer, à la connaissance parfaite de l'autre. Elles sont par conséquent
distinguées par leurs noms particuliers, savoir:
la peste, la petite-vérole, Ia petite-vérole volante,
la rougeole, la rougeole des petits enfans, , la coqueluche, l'angine maligne et la fièvre pestilentielle
de Sydenham.
J'ai aussi fait quelques observations sur ces
fièvres non communes 2 et j'ai traité amplement
de l'angine maligne. Quantaux sept autres, il me
parait que les praticiens 2 généralement parlant,
sont aujourd'hui bien instruits de ce qui concerne
la petite-vérole et la rougeole ; que la petite-véqu'elle y est retenue un certain temps 9 elle en assimile les
sucs à sa nature. , et produit une fièvre par laquelle elle est
poussée vers quelqu'endroit de la peau, 9 ou des poumons,
0u des intestins ; ou est déposée sur les glandes lymphatiques,
pour y rester éloignée du cours ordinaire de la circulation,
jusqu'à ce qu'elle soit entièrement chassée par les efforts de
la nature ou Far la force des médicamens,
la petite-véqu'elle y est retenue un certain temps 9 elle en assimile les
sucs à sa nature. , et produit une fièvre par laquelle elle est
poussée vers quelqu'endroit de la peau, 9 ou des poumons,
0u des intestins ; ou est déposée sur les glandes lymphatiques,
pour y rester éloignée du cours ordinaire de la circulation,
jusqu'à ce qu'elle soit entièrement chassée par les efforts de
la nature ou Far la force des médicamens, --- Page 20 ---
3 <
IxTRODUCTION.
IO
des petits enfans 9
role volante et la rougeole
sont
effets d'un véritable poison 2
quoique les
exigent rarement
d'une nature si bénigne, qu'elles
encore des
secours ; mais qu'ils n'ont pas
leurs
Pour moi,
cerlaines sur la coqueluche.
notions
satisfait de mes connaisFavoue que je ne suis pas
et qu'à T'égard
dernière maladie e,
sances sur cette
3 et qui ont
en ont été attaqués
de ceux qui
n'ai fait jusqu'à présent
été confiés à mes soins, 3 je
Cest
les plus graves.
que modérer les symptômes
à la longue
le dire 5 qui a opéré
la nature 1 j'ose
efforts n'ont eu
totale, et tous mes
la guérison
les progrès funestes
d'autre effet que de prévenir
de la maladie.
en faveur
Je désire que Texpérience prononce le véritable
et que cette plante soit
de la ciguë,
Nous avons beauspécifique de la coqueluche.
qui nous
d'obligations au docteur Butter,
coup
idées et ses découvertes sur
ses
a communiqué
cet objet important.
en sorte que je ne
Je n'ai jamais vu la peste,
d'après
rien dire de cette maladie terrible, donc a
puis
observations. Il ne me reste
mes propres
la fèvre pestileutielle
présent à considérer que
:
HCE A
hi
AX --- Page 21 ---
IxTRODUCTION.
II
de Sydenham, que j'ai souvent eu occasion d'observer. Quoiqu'elle soit si fréquente et si funeste,
il ne parait pas qu'elle soit encore bien connue
de la plus grande partie des Médecins. C'est un
double motif pour en faire l'objet de nos recherches.
En traitant de cette maladie, 2 j'ai été obligé,
pour plus grande clarté, de faire quelques répétitions, , et de transcrire quelques passages assez
longs des autres auteurs qui en ont parlé avant
moi. Par ce moyen, l'esprit du Lecteur sera plus
satisfait. 2 et il aura une exposition plus nette et
plus complète du sujet en question 7 que s'il
était obligé d'interrompre la chaine des raisonnemens pour feuilleter d'autres écrits, et recourir aux passages cités.
Il est à propos 7 avant de finir cette Introduction, d'expliquer le sens dans Iequel il faut prendre ces mots malins et malignité, dont je me sers
souvent dans le cours de cet ouvrage.
Lorsqu'une matière morbifique très-virulente
est si long-temps retenue dans le corps, qu'elle
attaque les fonctions vitales 5 et occasionne des
symptômes particuliers, qui menacent d'une des-
emens pour feuilleter d'autres écrits, et recourir aux passages cités.
Il est à propos 7 avant de finir cette Introduction, d'expliquer le sens dans Iequel il faut prendre ces mots malins et malignité, dont je me sers
souvent dans le cours de cet ouvrage.
Lorsqu'une matière morbifique très-virulente
est si long-temps retenue dans le corps, qu'elle
attaque les fonctions vitales 5 et occasionne des
symptômes particuliers, qui menacent d'une des- --- Page 22 ---
N - B 711
( A - 3R S
-
INTRODUCTION.
> et qui ne se calment pas
truction prochaine
auxquels les symptômes de même
par les moyens
cèdent ordidans les fièvres communes 2
nature 2
malins > et
nairement, j'appelle ces symptômes
leur cause malignité.
Loees
"
yh
ALEAAI --- Page 23 ---
RECHERCHES
SUR
LES FIÈVRES.
V M
CHAPITRE PREMIER.
De la Fièvre pestilentielle en général.
Ouorour Sydenham traite de la fièvre pestilentielle et de la véritable peste dans le même
chapitre, 9 probablement parce que ces deux maladies exerçaient leurs ravages à Londres dans le
même temps, il convient qu'elles étaient deux
fièvres fort distinctes. En
effet, 9 la peste ne dura
que les deux années 1665 et 1666, tandis
la
fiévre pestilentielle, déjà très-commune à Londres que
plusieurs années auparavant, le fut encore
sieurs années
et
pluaprès >
y régna mêue dans des
temps très-postérieurs. Mais elle a souvent lieu
sans qu'on la reconnaisse, parce qu'on n'est
assez au fait des signes qui la caractérisent. pas
J'ai souvent rencontré la fièvre
Quant à la véritable peste 2 je ne lai pestilentielle.
je n'ai même observé les charbons jamais vue; ;
qu'une fois; : --- Page 24 ---
Ti
- A N - S M
B R V Se
DE LA FIÈVRE PESTILEXTIELLE
d'avoir jamais remarqué
et je ne me souviens pas
lequel les visiteurs
sur les cadavres , ce signe par
la véride Londres distinguaient précédemment de quoi ils faitable peste, et en conséquence attention, parce
Cela nérite
saient leur rapport.
faciles à s'effrayer, et
qu'ily a des gens qui,
avec les méchans
d'ailleurs familiarisés
n'étant pas
quelquefois les fièsymptômes qui accompagnent aussitôt qu'ils les voient,
vres, sonnent T'alarme
la peste. On a
et concluent précipitamment pour des tumeurs aux
vu dans la fièvre pestilentielle, mais elles ne sont pas criaines et aux parotides;
pas par une
et elles ne se terminent
tiques 2
véritable suppuration. véritable peste ne peut naître
Je crois que la
le germe de cette
n'y apportel
dans ce paya,silon
de notre climat
maladie ; et que la température
à en favoriser la propagation.
n'est pas propre était autrement 9 elle n'aurait
En effet 2 s'il en
si absolue dans l'espace
disparu d'une manière
pas
années; et le bonheur que nous goitons
de deux
de nouveau
l'avoir pas vue se manifester
de ne
confirme ce qu'en a dit
depuis cent huit ans 1
où il établit ainsi son
dans le chapitre
Sydenham,
très-fort que la disposiopinion : ( Je soupçonne contagieuse, n'est pas
> tion de l'air, quoique de produire la peste ;
> capable par elle-mème
toujours dans quelcette maladie, existant
> que
par les particules
est transportée
> qu'endroit,
SEASHEN
se manifester
de ne
confirme ce qu'en a dit
depuis cent huit ans 1
où il établit ainsi son
dans le chapitre
Sydenham,
très-fort que la disposiopinion : ( Je soupçonne contagieuse, n'est pas
> tion de l'air, quoique de produire la peste ;
> capable par elle-mème
toujours dans quelcette maladie, existant
> que
par les particules
est transportée
> qu'endroit,
SEASHEN --- Page 25 ---
EN GÉNÉRAL
5 contagieuses, ou par l'arrivée de quelque perd'un lieu infecté dans un lieu
> sonne pestiférée,
> sain ; et qu'elle n'y devient pas épidémique - si
n'est favorisée
la constitution de l'air.
> elle
par
> Autrement je ne comprendrais pas comment
arrive
dans le même climat, une ville
> il
que,
> voisine de celle où la peste exerce ses plus
en être
en in-
> cruels ravages, peut
exempte,
> terrompant toute espèce de commerce et de
> communication avec le lieu infecté, ainsi que
D Ta fait le Grand-Duc, dont la prudence em-
> pécha , il y a quelques années, 9 la peste qui
y désolait la plus grande partie de l'Italie 2 de
> s'étendre davantage, et de pénétrer dans la
J) Toscane (1). >
(1) Interei , aëris dispositionem quantumvis hotuoon pesti
suscitanda per se imparem esse vehementer suspicor , quin
pestilentiae morbun alicubi semper superstitem 2 aut perfonnitem; 9 aut per pestiferi alicujus appulsum 3 é locis infectis in
alios deferri; ibidemque non nisi accedente simul idoned aéris
diathesi popularem fieri. Aliis enim non assequor 1 quifiat,
ut in eodem coeli tractu dum unum aliquod oppidum peste gravissimé affigitur, aliud non longe dissitum , omnem commercit
necessitudinem cun loco contagioso cauté inhibendo, prorsis
immune se prastiterit ; quemadmnodumn non ante mullos annos
pesti per universamn.feré Italiam immaniter grassanti, Magni
Ducis cura atque prudentia aditum in Hetruriae fines penitis
interclusit.
Thom. Sydenham opera medica. Edit. Genev. in-4.0, ;1757,
zom. I, sect. 2, cap. 2, pag. 65.
Edit. Montpell. in-8.0
1816, lom. I, p. 105.
it ; quemadmnodumn non ante mullos annos
pesti per universamn.feré Italiam immaniter grassanti, Magni
Ducis cura atque prudentia aditum in Hetruriae fines penitis
interclusit.
Thom. Sydenham opera medica. Edit. Genev. in-4.0, ;1757,
zom. I, sect. 2, cap. 2, pag. 65.
Edit. Montpell. in-8.0
1816, lom. I, p. 105. --- Page 26 ---
SYA A -
1 - a S
DE LA FIÈVRE
PESTILENTIELLE
Richard Méad est du même sentiment,
on en peut aisément juger
comme
b
par ces paroles. C Il
parisit,dicil,quela peste est un véritable
a qui, né et entretenu dans les
poison,
> nales du
parties méridiomonde, se répand par le
D dans les différens pays;il existe
commerce
b en
principalement
Tarquie,ot, par une certaine
D il passe des hommes aux
circulation,
> marchandises aux hommes. marchandises, et des
La
5 pide des peuples sde cette
négligence stu5 une des causes du
contrée est sans doute
malheur quiles
5 nuellement ; mais lorsque
afflige conti5 ajoute encore des
Tintempérie de l'air
forcesà la
b parmi eux, c'est alors contagion répandue
' ravages les plus funestes. qu'on la voit faire les
s autresles miasmes
Les uns reçoivent des
> aussi dans le tissu contagieux, et ils s'insinuent
plus lâche des
> Celles-ci, resserrées et
marchandises.
D
portées chez d'autres emballées, sont trans-
> y sont
nations ; et, lorsqu'elles
déployées 1 elles rendent leur
> liberté aux miasmes
première
a naissance à la
pestilentiels, qui donnent
peste s si elle est
> risée par la
d'ailleurs favodisposition de l'air
> cette dernière circonstance
; car, lorsque
D dispersent, et ne
n'a pas lieu, 3 ils se
produisent
D maux, Il faut enfin
pas de plus grands
conclure
> presque jamais
que l'air ne suffit
> une grande
pour répandre ces miasmes à
et
D
s'étend
distance, que la contagion ne
pas au loin,
lorsqu'on ne lui laisse
KT - 19Z A - arg A
n .
EN
favodisposition de l'air
> cette dernière circonstance
; car, lorsque
D dispersent, et ne
n'a pas lieu, 3 ils se
produisent
D maux, Il faut enfin
pas de plus grands
conclure
> presque jamais
que l'air ne suffit
> une grande
pour répandre ces miasmes à
et
D
s'étend
distance, que la contagion ne
pas au loin,
lorsqu'on ne lui laisse
KT - 19Z A - arg A
n .
EN --- Page 27 ---
EN CÉNÉRAL:
5 aucun accès dans les lieux voisins , en inter4
D rompaut toute espèce de commnnication (1).>
S'il est vrai que l'Égypte ait donné naissance à
la petite-vérole, l'Amérique méridionale à la vérole, l'Arabie à la peste > et l'Archipel à l'angine
maligne, il faut avouer que voilà quatre fléaux
bien suffisans pour contrebalancer toutes les
productions utiles ou agréables que nous retirons de
ces contrées.
Quoi qu'il en soit 2 la fièvre pestilentielle est
(*) Apparet , pestem esse reverd venenum 9 quod in meridionalibus mundi partibus enatum atque educatum, commercio
per varias regiones diffunditur 2 Turcice vero praecipuè immoratur, ubi circuitu quodam, ab hominibus in merces 1 à mercilus in homines delabitur. Cui quidem perpetuce calamitati
favet stupida populorum horumce circi pestem
negligentia $
ciem vero aéris inclementia sparso stimulos addit
summd ibifurere vehementid
contagio 9
observatur, tum pracipuë hauriunt
alii ab aliis morbi contagia seminaque mercibus insinuant,
quce laziorem teaturam motlioremque substantian obtinent;
hae pero compactee coèrcitaeque ad alias deferuntur
quee ubi advectee in lucem evolountur
regiones 2
2 incarcerata contagit
semina simul emittunt, morburhque, si aéris conditio consentiat, brevi producunt. Quae si desit in aëre conditio, dispersa
illa effuvia latéque per auras disjecta, nullum ulteriorem inferunt injuriam. Id demian concludere est aérem hujusmodi
viis ad ingentem distantiam disceminandis vix
eflu
unquam suffcere, nec latè grassari calamitatem si omni intercluso commercio , nullus ad viciniora loca aditus contagio relinquatur.
Richard. Meud, > opera omnia. Paris 2 1757. Tom, I , de
Peste 7 part. I, cap. 2, pag. 247.
2.
--- Page 28 ---
- S
unt injuriam. Id demian concludere est aérem hujusmodi
viis ad ingentem distantiam disceminandis vix
eflu
unquam suffcere, nec latè grassari calamitatem si omni intercluso commercio , nullus ad viciniora loca aditus contagio relinquatur.
Richard. Meud, > opera omnia. Paris 2 1757. Tom, I , de
Peste 7 part. I, cap. 2, pag. 247.
2.
--- Page 28 ---
- S DE LA FIÈVRE PESTILENTIFLLE
d'une espèce fort différente. On doit la considérer comme une plante indigène. Elle est fréquente dans cette ville ; il n'est pas de pays où
elle ne puisse se manifester; et par
elle mérite de notre part l'attention la plus conséquent sérieuse.
Quoique la fièvre pestilentielle diffère essentiellement de la peste, il y a quelques circonstances particulières par lesquelles ces deux fièvres
ont une ressemblance
réciproque. Ainsi, I. elles
sont l'une et l'autre contagieuses, ou capables de
se reproduire dans les corps sains ; 2.0 les
tômes ordiuaires dans les fièvres leurs sont sympcommuns ; 3.0 les symptômes particuliers aux fièvres
malignes, la prostration subite des forces, l'abattement des esprits et la timidité, sont surtout
remarquables dans la peste et dans la fièvre
tilentielle, aussi-bien que le caractère de crainte pesou de chagrin imprimé sur le visage, à
tion du degré de santé, de force, et d'autres proporcirconstances dans lesquelles se trouve alors le malade; 4.0 les sueurs promptes procurent du
Jagement dans l'une et dans l'autre, et elles sousont
quelquefoisj jugées critiquement par une sueur qui
vient dès le commencement, et qui dure longtemps; 5,0 le virus qui produit chacune de ces
fièvres, offense considérablement tout le
système
nerveux, comme il parait par l'abattement total
des esprits, et la prostration universelle des forces:
il est aussi très-subtil, car autrement il ne
pourM SA - 1
ral f A
AEAS
agement dans l'une et dans l'autre, et elles sousont
quelquefoisj jugées critiquement par une sueur qui
vient dès le commencement, et qui dure longtemps; 5,0 le virus qui produit chacune de ces
fièvres, offense considérablement tout le
système
nerveux, comme il parait par l'abattement total
des esprits, et la prostration universelle des forces:
il est aussi très-subtil, car autrement il ne
pourM SA - 1
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AEAS --- Page 29 ---
Ig
EN GÉNÉRAL
un état de crudité, par
rait pas être évacué,dans
sueur qui sort dans tout le commencement
une
Voilà les cinq circonstances partide T'invasion.
la véritable peste et
culières, raison desquelles
paraissent se ressembler
la fièvre pestilentielle Maislorsqu'elles ont duré
dans le commencement.
c'est alors
pour se développer,
assez long-temps
aisément leurs symptômes partique l'on aperçoit l'on voit la nature procéder à
culiers, et que
manière particuliere et
Texpulsion du virus d'une
au caractère de chacune.
propre
exactement ces fièvres dans Ieur
En suivant
que le virus qui proprogrès, nous remarquons quoiqu'ayant le pouduit la fièvre pestilentielle,
résistant
d'assimiler nos sucs, et quoique
voir
la
de nos organes destifortement à
puissance
être altéré
nés à faire la coction, peut cependant émonctoirs
de sortir du corps par les
au point
certain temps de la maladie :
naturels, dans un
la véritable peste,
au lieu que le virus qui produit
nature une
intraitable, assimile à sa propre
plus
de nos sucs, s'il n'est pas subit
grande quantité
attaque tout
tement évacué dès le commencement;
et ulcère OU détruit quelle systême lymphatique,
se procurer
glandes de ce système, pour
ques
nouvelle, contre nature,et particulière
une issue
on voit arriver dans la véà lui-même, comme
Ce dernier effet parait
role et la petite-vérole. bubons et aux parotides s
donner naissanice aux
2..
assimile à sa propre
plus
de nos sucs, s'il n'est pas subit
grande quantité
attaque tout
tement évacué dès le commencement;
et ulcère OU détruit quelle systême lymphatique,
se procurer
glandes de ce système, pour
ques
nouvelle, contre nature,et particulière
une issue
on voit arriver dans la véà lui-même, comme
Ce dernier effet parait
role et la petite-vérole. bubons et aux parotides s
donner naissanice aux
2.. --- Page 30 ---
- A -
VIl
DE LA FIÈvnE PISTILENTIEILE
qui sont de véritables ulcérations des
glandes lymphatiques; et les charbons
grosses
sont de la même espèce.
eux-mémes
Mais, pour nous borner à la fièvre
tielle, et pour en rechercher la
pestilenvons considérer,
nature, nous deI. les causes qui produisent
originairement le germe; 2.0 ce que
nous enseigne sur l'effet qu'un
l'expérience
duit, a sur ane personne en
germe, ainsi prode ce
parfaite santé;3,0) l'effet
germe sur une personne dont la santé est
dérangée, soit par une constitution
par la saison ou par d'autres
naturelle, soit
méthode la plus raisonnable, circonstances; 4.0 la
la plus efficace
la plus convenable et
pour traiter cette
sa nature
fièvre, suivant
particulière, et les circonstances
pres à chaque individu, autant
pronous en a instruit jusqu'a
que l'expérience
Si
présent.
quelqu'un se tient exposé au soleil, de
que son ombre puisse être peinte
façon
blanc, il conpaitra aisément
sur un mur
vapeur de toutes les
qu'il s'exhale une
blable à celle
parties de son corps, semfumier.
que l'on voit s'élever d'un tas de
Or, cette vapeur est subtile,
d'une mauvaise odeur. Si elle est
âcre, et
corps, elle devient
retenue dans le
réabsorbée, elle
morbifique; mais si elle est
produit les effets les
nestes.
plus fuPar conséquent, si plusieurs
long-temps rassemblées dans
personnes sont
un lieu fermé, où l'air
à Ca
EAX X
celle
parties de son corps, semfumier.
que l'on voit s'élever d'un tas de
Or, cette vapeur est subtile,
d'une mauvaise odeur. Si elle est
âcre, et
corps, elle devient
retenue dans le
réabsorbée, elle
morbifique; mais si elle est
produit les effets les
nestes.
plus fuPar conséquent, si plusieurs
long-temps rassemblées dans
personnes sont
un lieu fermé, où l'air
à Ca
EAX X --- Page 31 ---
EN GÉNÉRAL.
assez
de manière à aspirer
ne puisse pas
pénétrer,
et à avaler avec leur salive les vapeurs qui s'exhalent de leurs corps, elles en ressentiront bientôt
les méchans effets. Elles les éprouveront encore
davantage, s'il en est quelques-unes qui soient
malades, et surtout si les mauvais ulcères, les
caries, les salivations mercurielles, les dysenteries, ou les fièvres putrides sont les espèces de
maux qui les affligent. La chaleur, les alimens de
mauvaise qualité, la malpropreté, et le chagrin
ajouteront à leur misère,et enfanteront bientôt
le germe d'une fièvre pestilentielle, dangereuse,
non-seulement pour elles, mais encore pour toutes
celles qui les visiteront, ou avec qui elles auront
quelque communication. Voilà pourquoi la fièvre
pestilentielle est si fréquente dans les prisons, les
hôpitaux, les vaisseaux, les camps et les villes
assiégées.
Le même effet est encore produit par les alimens gâtés, les mauvaises eaux, et la puanteur
qui s'exhale des cadavres après les batailles, ou
des insectes morts, lorsque les eaux stagnantes
onl été desséchées par la chaleur de l'été. Mais on
a remarqué que les vapeurs produites par les
boeufs. les vaches et les brebis n'étaient pas si
pernicieuses, et que l'on pouvait séjourner et
dormir, sans danger, dans les étables remplies
de ces bestiaux : d'où il parait que la puanteur
qui s'exhale des excrémens humains ou de ceux
illes, ou
des insectes morts, lorsque les eaux stagnantes
onl été desséchées par la chaleur de l'été. Mais on
a remarqué que les vapeurs produites par les
boeufs. les vaches et les brebis n'étaient pas si
pernicieuses, et que l'on pouvait séjourner et
dormir, sans danger, dans les étables remplies
de ces bestiaux : d'où il parait que la puanteur
qui s'exhale des excrémens humains ou de ceux --- Page 32 ---
a 22 DE LA Frèvnr
des animaux
PESTILENTIELLE
Il
carnivores, est la plus
est encore une autre manière de perniciense.
le germe de la fièvre
prodnire
que trop souvent
pestilentielle,et je ne l'ai
mauvais traitement remarquée : je veux parler du
lequel elles
des fièvres ordinaires, par
prennent aussi un caractère de
lignité. Ces fiévres, ainsi
mamême espèce
la
dégénérées, sont de la
que
fièvre
qui en sont attaqués exhalent pestilentielle : ceux
devient aussi
une vapeur qui
contagieuse, et elles
tement à peu près
exigent un traiverrons par la suite, semblable, comme nous le
Le germe de la fièvre
produit, se répand aisément pestilentielle, une fois
et attaque
par la contagion,
promptement les
titution
personnes d'une
molle, ou celles dont le
conspar les mauvais
sang est appauvri
les
alimens, les longues
grandes
maladies,
et alors il fait évacuations, ou les peines
un progrès
d'esprit 5
compliqué avec
rapide. Mais s'il est
nes, dont
quelqu'une des fièvres
nous avons traité
commuen résulte une nouvelle fièvre précédemment, il
posée, comme nous le
d'une nature comCette
verrons encore parla suite.
contagion fait moins
personnes actives,
d'impression sur les
bonne santé,
animées, qui jouissent d'une
lier,
qui mènent un genre de vie
qui pratiquent la
régusoin de s'entretenir
tempérance, et qui ont
dans la
sec, froid et la constitution propreté. L'air pur,
inbummtoire,sop
-
à- ane
-
sa
emment, il
posée, comme nous le
d'une nature comCette
verrons encore parla suite.
contagion fait moins
personnes actives,
d'impression sur les
bonne santé,
animées, qui jouissent d'une
lier,
qui mènent un genre de vie
qui pratiquent la
régusoin de s'entretenir
tempérance, et qui ont
dans la
sec, froid et la constitution propreté. L'air pur,
inbummtoire,sop
-
à- ane
-
sa --- Page 33 ---
EN GÉNÉRAL.
Cependant on l'a vue quelposent à ses progrès.
véritable inflammaquefois compliquée avec la
tion, souvent avec le catarrhe, et très-fréquemla fièvre humorale ou dépuratoire de
ment avec
les fièvres putrides et
Sydenham. Mais comme
bilieuses mal traitées sont très-propres à produire
de même, dans les constitutions
cette contagion ;
putrides et bilieuses, elle se répand
épidémiques
de forces.
toujours davantage et acquiert plus
avec la
A cet égard, elle a quelque rapport
petite-vérole et l'angine maligne, quoiqu'aneune
maladies n'ait pris son origine dans ce
de ces
diffère à raison d'autres cirpays : mais elle en
fort différentes. Le poison
constances particulières
dede la fièvre pestilentielle parait s'épuiser par
fait le plus grand mal au
grés, en sorte qu'il
doux chez
premier qu'il attaque, qu'il est plus
et qu'il conserve à peine assez de
le second,
au-delà du troisième.
force pour se communiquer
s'il n'est
De cette manière, il est bientôt épuisé,
par les causes dont
pas régénéré en quelqu'endroit
avons
et il est heureux pour ce pays
nous
parlé;
desl'action des puissances de notre corps,
que
la coction, ait sur la nature de
tinées à opérer
le
un effet assez considérable pour
ce poison
sans cela, il n'y aurait
détruire par degrés; car,
d'obstacle qui pût empècher la fièvre pestipas
tout le royaume, aussi
lentielle de devenir, par
générale et aussi permanente que la petite-vérole
ons
et il est heureux pour ce pays
nous
parlé;
desl'action des puissances de notre corps,
que
la coction, ait sur la nature de
tinées à opérer
le
un effet assez considérable pour
ce poison
sans cela, il n'y aurait
détruire par degrés; car,
d'obstacle qui pût empècher la fièvre pestipas
tout le royaume, aussi
lentielle de devenir, par
générale et aussi permanente que la petite-vérole --- Page 34 ---
o S a
A DE LA FIÈVRE
PESTILENTIELLE
etl'angine maligne; maladies,qui n'ont rien
de leur force par la rigueur des
perdu
la
hivers, à
peste a cédé:seulement nous les traitons laquelle
que nos prédécesseurs, voilà
mieux
moins formidables
pourquoi elles sont
qu'elles ne l'ont été,
La saison et la' température de l'air font
cette fièvre se communique plos
que
qu'en proportion du degré de ou moins, presfroid et de
resse qui retardent la
séchede chaleur et d'humidité contagion, ou du degré
qui la favorisent.
l'observation
D'après
que j'ai faite il n'y a pas
je regarde comme évident
le
long-temps,
dité ont le
que froid et I'humipouvoir d'empécher la fièvre
lentielle de se répandre.
pestiPREMIÈRE OBSERYATION.
Un jeune homme, après avoir passé
jours avec deux de ses amis, enfermés quelques
prison de Newgate, revint chez
dans la
véritable fievre
lui attaqué de la
pestilentielle. .Je le vis le
jour. Il était couvert de taches
septième
pétéchiales,
comme des têtes d'épingles. Sa
grosses
et exhalait une odeur
peau était humide,
vinrent
désagréable. Ses selles deinsensiblement claires, crues, noires et
très-ferides.Ilavait un délire
dans cet état
considérable; il vécut
pendant trois jours, Sa
sa mère ne le quittérent
femme et
ni nuit : elles
pas un instant ni jour
apportérent tous leurs
lui administrer les différens
soins pour
remèdes, ou pour
a
ASS -
ait une odeur
peau était humide,
vinrent
désagréable. Ses selles deinsensiblement claires, crues, noires et
très-ferides.Ilavait un délire
dans cet état
considérable; il vécut
pendant trois jours, Sa
sa mère ne le quittérent
femme et
ni nuit : elles
pas un instant ni jour
apportérent tous leurs
lui administrer les différens
soins pour
remèdes, ou pour
a
ASS - --- Page 35 ---
EN GENÉRAL.
l'entretenir, autant qu'il était possible, dans la
propreté, et elles se firent souvent aider par d'autres personnes, parentes ou amies. Cependant
elles échappèrent toutes à la contagion.
J'ai attribué cela au temps très froid qu'il faisait
alors, au soin qu'on eut d'arroser continuellement tout l'appartement avec du vinaigre, et à
la précaution dont usèrent les assistans d'en respirer souvent, et de boire du vin pur. Dans quelques autres cas où l'on ne prit pas les mêmes
précautions, et où le temps était moins favorable,
les suites furent fort différentes.
La fièvre pestilentielle se termine ordinairement
par une sueur chaude universelle, qui vient dans
tout le commencement, ou par une légère diarrhée qui dure quelques jours, ou par des sueurs
modérées souvent répétées. La crise par la salivation n'est pas fréquente ; cependant je l'ai observée plus d'une fois. Mais je n'ai jamais vu dans
ceite fiévre les bubons ou les charbons
S'ils ont eu lieu, je présume que la critiques:
des humeurs était tris-inflammatoire, disposition
et que les
saignées convenables ont été négligées.
11 paraitrait donc que nos forces vitales sont
capables de chasser le poison de la fièvre pestilentielle, quoiqu'elles ne soient pas toujours suffisantes pour le domter. Toutefois on a vu guelques
personnes vivre long-temps avec lui, et se rétablir enfin sans aucune évacuation
sensible, comme --- Page 36 ---
DE LA FIèVRE
PESTILEXTIELLE
si la force naturelle de leur constitution eût subjugué l'ennemi qui l'attaquait, Mais, dans ce combatlong et opiniatre, le systême nerveux a souffert
considérablement, et la santé est restée altérée.
Vers la fin de cette
le
fievre, sang est
d'une consistance
toujours
lâche, et les matières contenues
dans les intestins deviennent âcres et
d'où on l'a appelée fièvre
fétides;
mais improprement;
putride ou maligne 9
tride de
car, quoique la fièvre pujuillet ou des jours caniculaires, mal
traitée, soit propre à la produire, et quoiqu'une
constitution putride la contracte
et en souffre
promptement
beaucoup, nous voyons
mille fièvres putrides par an dans cette cependant
les symptômes
ville, sans
particuliers de cette malignité. Un
homme entièrement épuisé par le scorbut de mer,
est dans l'état le plus putride qui puisse exister
avec la vie ; mais faites-lui respirer l'air de terre
donnez-lui de bonne eau et des végétaux
vous le verrez se rétablir
frais, et
parfaitement sans avoir
eu les symptômes de cette fièvre maligne.
Bien plus, nous avons vu un homme ayant la
jaunisse par tout le corps, avec l'excrétion de la
bile supprimée pendant plusieurs mois, mais
exempt de toute fièvre maligne ; en sorte que cette
fièvre n'est pas la compagne inséparable de la
putridité ou de la bile, quoiqu'elle puisse être
jointe à l'une ou à l'autre. Je l'ai rencontrée
quefois durant la constitution
quelinflammatoire, et
a -
:
25 A
SNY -
vre maligne.
Bien plus, nous avons vu un homme ayant la
jaunisse par tout le corps, avec l'excrétion de la
bile supprimée pendant plusieurs mois, mais
exempt de toute fièvre maligne ; en sorte que cette
fièvre n'est pas la compagne inséparable de la
putridité ou de la bile, quoiqu'elle puisse être
jointe à l'une ou à l'autre. Je l'ai rencontrée
quefois durant la constitution
quelinflammatoire, et
a -
:
25 A
SNY - --- Page 37 ---
EN CÉNÉRAL.
avec des symptômes d'inflammation
si
qu'iln'y a eu que la saignée répétée évidens,
la guérir.
qui ait pu
Les symptômes qui distingnent réellement
fièvre des fièvres communes
cette
ment, sont les
dans le commencepourrait
symptômes nerveux ; d'où l'on
l'appeler, avec plus de
nerveuse
raison, fièvre
maligne 2 parce que ces
veux en sont
symptômes nerinséparables, et
conslamment
laccompagnent
jusqu'à ce que la malignité soit
expulsée. En effet, si nous considérons
espèce de malignité est
que cette
laisons des substances
produite par les exhaanimales dans un état de
putréfaction, nous concevrons bientôt
doit être d'une nature
qu'elle
volatile,
et alcalescente ; et qu'un tel virus subile, âcre 9
corps doit porter son
reçu dans le
les nerfs, dont les
premier effet sensible sur
rens de
symptômes ne sont pas difféceux qu'oecasionnent
substances végétales, âores
quelques-unes des
et narcotiques.
Ainsi, lorsque quelqu'un qui n'est
tumé au tabac, s'avise de
pas accoud'un
fumer, il est attaqué
vertige et d'une sensation
dans le cerveau : ses
extraordinaire
yeux deviennent
ses lèvres pâles, ses extrémités
pesans 9
est
froides; sa bouche
pâteuse, son estomac est malade ; son
est mou, languissant et inégal ; enfin
pouls
et ses mains se couvrent d'une
son visage
visqueuse. Le
sueur froide et
vomissement, ou même l'effort
est attaqué
vertige et d'une sensation
dans le cerveau : ses
extraordinaire
yeux deviennent
ses lèvres pâles, ses extrémités
pesans 9
est
froides; sa bouche
pâteuse, son estomac est malade ; son
est mou, languissant et inégal ; enfin
pouls
et ses mains se couvrent d'une
son visage
visqueuse. Le
sueur froide et
vomissement, ou même l'effort --- Page 38 ---
/ -
Gm FC N - d
TIA
DE LA FIÈVRE PESTILESTIELLE
courant d'air frais, et une boispour vomir, un
le soulager; mais, pour
son d'eau froide penvent il lui faut un sommeil
se rétablir parfaitement,
augmentée.
tranquille et une transpiration
Si cet accès continuait pendant quelquesjours, donner
, il pourrait
et devenait plus opiniitre,
pestilenassez bonne idée d'une contagion
une
en parfaite santé. Les
tielle dans une personne seront même presque
symptômes dans les deux cas
de la force
du degré de santé et
en proportion
et cependant cette
naturelle de la partie affectée;
à l'usage
s'accoutumera insensiblement
personne
de fumer continuellement
du tabac, au point
effet.
sans en ressentir aucun mauvais façon vraie à
La même chose est en quelque
des miasmes de la fièvre pestilentielle,
l'égard
fort petit effet sur les gardeslesquels n'ont qu'un
dans les hopimalades, qni vivent impunément
moins
au milieu de la cuntagion,à
taux et ailleurs
extraordinaire; car,
qu'elle n'ait atieiut un degré
à l'abri que
dans ce cas, elles n'en sont pas plus
et nous n'avous pas de règle plus cerles autres;
sur la force de
taine pour porter notre jugement
lorsque nous voyons
la contagion augmentée,que
qu'elle attaque jusqu'aux gardes-malades. les médeOn peut expliquer par-la pourquoi
aussi si souvent à la contagion,
cins échappent
anssi bien que les gardes-malades,
et pourquot,
promptement, toutes choses
ils se rétablissent plus
A
EA H --- Page 39 ---
EN GÉNÉRAL.
d'ailleurs égales 2 que leurs malades. Ajoutez
qu'ils sont exempts de la crainte, dont l'effet est
très-pernicieux 2 parce qu'elle empèche toute
excrétion par les pores de la peau, et qu'elle
s'oppose par conséquent à la transpiration, qui
est le moyen que la nature a coutume d'employer
pour expulser la malière morbifique.
On rencontre des symptômes. semblables à
ceux-là dans toutes les fièvres
éruptives 2 excepté
peut-être dans la rougeole. La rougeole des enfans
et la petite-vérole volante n'en ont que très-peu.
L'érysipèle et la fièvre angineuse ou fièvre d'esquinancie, en ont davantage. La
petite-vérole, 2 l'angine maligne et la fièvre pestilentielle en ont le
plus, excepté peut-être la peste, qui tue souvent
les personnes faibles dans la première attaque.
J'ai cependant vu quelques enfans et des personnes d'une faible constitution, courir le plus
grand danger, même dans l'éruption de la petitevérole discrète.
Le point principal et le plus important dans
toutes les fièvres, est de déterminer avec précision l'identité de la maladie ; et par conséquent
il s'agit d'abord d'élablir positivement si c'est une
fièvre commune, ou non commune et maligue.
S'il n'y a aucun symptôme de malignité aussitôt
après l'attaque, on peut conclure avec sûreté que
ce n'est qu'une fièvre commune ; et je ne trouve
pas qu'il soit difficile de déterminer, dans un
le plus important dans
toutes les fièvres, est de déterminer avec précision l'identité de la maladie ; et par conséquent
il s'agit d'abord d'élablir positivement si c'est une
fièvre commune, ou non commune et maligue.
S'il n'y a aucun symptôme de malignité aussitôt
après l'attaque, on peut conclure avec sûreté que
ce n'est qu'une fièvre commune ; et je ne trouve
pas qu'il soit difficile de déterminer, dans un --- Page 40 ---
A -7 - N - 1 S
< -a V < &5 - UUA
30 Dr LA FIÈVRE PESTITENTIELLE
de temps,1 la fèvre particulière, de
court espace
de
si
T'appeler par son nom propre, 2
prononcer
avec quelqu'autre
elle est simple ou compliquée
est cette
fièvre commune 1 et de juger quelle
je
Ainsi, par exemple ,
autre fièvre commune.
et
reconnaitre promptement un catarrhe,
puis
avec une grande inprononcer s'il est compliqué
déterquelques jours, je puis
flammation. Après
est
lorsque la violence de Tinflammation
miner, si le catarrhe est simple, ou compliqué
appaisée,
ou une matière
avec une synoque non putride
ensuitc dire,
turgescente dans - les intestins. Jepuis
si le
lorsque la synoque est presque guérie, 2 vouloir
catarrhe tend vers sa fin, ou s'il parait
une fièvre étique ou par une fièvre
se terminer par Enfin c'est ainsi qu'il m'est possible
intermittente. fièvre commune dans tout son
de suivre une
aucune mauvaise
cours, si l'on n'a employé
pratique.
lorsque l'on voit
Mais le cas est très-différent
dans le principe de la fièvre, des sympparaitre,
qui ne cèdent pas aux
tômes de maliguité, ,
l'on sait être suffisans
moyens ordinaires que
dans les fièvres communes; mais qui, au contraire,
forts, et accompagnent constamdeviennent plus
raison de soupçonner
ment la fièvre. Alors on a
d'en déterla malignité ou la contagion, etils'agitd le succès des
miner l'identité 2 parce que tout
doit mettre ensuite en usage 2
moyens qu'on
(3 45
a 1u
E a
AX X 3 -
,
l'on sait être suffisans
moyens ordinaires que
dans les fièvres communes; mais qui, au contraire,
forts, et accompagnent constamdeviennent plus
raison de soupçonner
ment la fièvre. Alors on a
d'en déterla malignité ou la contagion, etils'agitd le succès des
miner l'identité 2 parce que tout
doit mettre ensuite en usage 2
moyens qu'on
(3 45
a 1u
E a
AX X 3 - --- Page 41 ---
EN GÉNÉRAL,
dépend de cette découverte faite de bonne heure.
Je me trouve souvent dans ce cas, et voici ma
manière de procéder :
Je demande d'abord, par rapport à la petitevérole, , si le malade l'a eue ou ne l'a pas eue. S'il
ne la pas eue, 2 je la soupçonne toujours, parce
qu'une personne dans cette situation est fort disposée à la contracter dans Londres; et, par cette
raison, soit dit en passant, tous ceux qui viennent dans cette ville, sansavoir eu la petite-vérole,
doivent être inoculés auparavant 9 ou aussitôt
qu'ils y sont arrivés. Dans ce cas, je ne provoque
pas les sueurs, à moins qu'elles ne viennentspontanément, et qu'elles ne procurent évidemment
un soulagement considérable, parce que je sais
que les sueurs abondantes ne sont pour l'ordinaire
favorables dans aucun temps de la petite-vérole,
quoiqu'une douce transpiration, 9 aux heures ordinaires du sommeil, ne porte aucun préjudice
avant l'éruption,
Mais si le malade a eu la petite-vérole 9 jep porte
alors mes vues du côté de l'angine
maligne 2 et je
l'ai souvent découverte par les douleurs aux côtés
du cou, et les enflures livides des amygdales ;
le malade se plaignant d'une sensation dans le
gosier, semblable à celle qu'exciterait le
poivre ;
et toutes les parties de sa gorge ayant une couleur
livide, même avant qu'on putapercevoirdes taches
sur les amygdales 7 ou quelqu'enflure des doigts.
alors mes vues du côté de l'angine
maligne 2 et je
l'ai souvent découverte par les douleurs aux côtés
du cou, et les enflures livides des amygdales ;
le malade se plaignant d'une sensation dans le
gosier, semblable à celle qu'exciterait le
poivre ;
et toutes les parties de sa gorge ayant une couleur
livide, même avant qu'on putapercevoirdes taches
sur les amygdales 7 ou quelqu'enflure des doigts. --- Page 42 ---
a RA 1 S
< DEIA FIÈVRE
PISTILENTIELLE
Sijene reconnais les symptômes ni de l'une ni
de l'antre de ces deux fiévres, je
du côté de
porte mes vues
Térysipèle, qui est fort commnn dans
le printemps et T'automne, et qui est toujours
accompagué de plusieurs symptômes d'une vraie
malignité, ce qui a porté Sydenham à le comparer à la fièvre pestilentelle,
Enfin, lorsque je ne découvre
et que les symptômes de
pas T'érysipèle,
nombre,
malignité sont en grand
urgens et opiniâtres, je commence à
soupçonner la fièvre
pestilentielle : en conséquence je demande où le malade a été
les huitjours qui ont précédé, quelles
pendant
il a
compagnies
fréquentées 9 comment il a vécu, etje
gue aucune des questions
n'éparque je puis faire
éclaircir mes doutes et assurer mes
pour
Cependant, s'il y a des signes de conjectures.
j'ordonne une petite saignée.Si la
pléthore,
langue est trèschargée, et si l'estomac est affecté, je fais
aussitôt après la saignée, un léger
prendre,
y a du malaise du côté des
vomitif; et s'il
fréquente envie d'aller
intestins, ou s'il y a
à la selle,
fort lavement émollient.
j'ordonne un
tension des
Mais s'il y a douleur ou
intestins, ou une diarrhée
je fais administrer au lieu du
putride,
heure après l'effet du
lavement, 3 une
vomitif, et lorsque
est reposé 1 un doux purgatif. Ces
l'estomac
lorsque les circonstances les
opérations 9
toujours du
exigent, procurent
soulagement, et n'arrètent jamais la
,
fort lavement émollient.
j'ordonne un
tension des
Mais s'il y a douleur ou
intestins, ou une diarrhée
je fais administrer au lieu du
putride,
heure après l'effet du
lavement, 3 une
vomitif, et lorsque
est reposé 1 un doux purgatif. Ces
l'estomac
lorsque les circonstances les
opérations 9
toujours du
exigent, procurent
soulagement, et n'arrètent jamais la ( a
AESSI N --- Page 43 ---
EN GÉNÉRAL
douce diaphorèse, si elle doit s'offrir
tage dans quelqu'une des fièvres
avec avanl'ou sait se trouver bien de la
malignes que
de l'éruption à la
transpiration, ou
peau. J'affirme cela
l'expérience journalière.
d'après
Très-souvent ces évacuations excitées à
feront disparaitre les
propos,
plus
symptômes de malignité les
urgens, et écarteront toute crainte de contagion ; auquel cas nous savons comment
procéder. Elles sont absolument
il faut
qu'elles sont
nécessaires,lors.
indiquées, et elles ne
produire aucun mal dans ces peuventjamais
pourvu qu'elles soient conduites circonstances 9
et modération : car, en
avec prudence
mes malins se mélent supposant que les miasainsi dans
avec la salive, et passent
face du l'estomac, ou qu'appliqués sur la surcorps et des poumons, ils soient
absorbés par les petits
ensuite
même
vaisseaux, et en convenant
qu'il n'y a que la sécrétion par les
de la peau qui soit capable de les
pores
dehors, 9 la nécessité de ces évacuations calmer au
la même dans tous les cas où elles sera encore
mentindiquées par des signes certains sont forteou d'une matière
de pléthore,
turgescente dans les
voies,
premières
Tous ceux qui ont fait attention
dela nature dans les fièvres,
aux opérations
qu'aucune des sécrétions doiventavoir observé
ne se fait convenablement,jusqu'a ce qu'on ait remédié à la
2.
pléthore;
--- Page 44 ---
&
- 3 MY - NGs TUA
34 DE LA FIÈVRE PESTILENTIELEE
une saignée faite
dans cette circonstance,
et que,
les sécrétions et les excrétions
à propos, favorise
les émétiques sont admide toute espèce. Lorsque
ils netloyent l'esnistrés à temps, non-seulement
et la
mais ils excitent encore une sueur;
tomac,
efficace et la plus favorable, est celle
sueur la plus
les intestins. Mais
vient après qu'on a vidé
qui
ne sont pas indiquées 9
lorsque ces évacuations
; et c'està
elles ne doivent point être provoquées les lieux,
seule du médecin qui est sur
la sagacité
suivant les circonstances
à juger de leur nécessité,
maladie.
relatives à la personne et à la
les évaayant été ainsi détruite par
L'oppression convenables et faites à propos, la nature
cuations
et la fièsre se dévelopreprendra ses fonctions 7
heures,
d'elle-même dans l'espace de quelques
pera
lesquelles il ne faudra administrer aucun
pendant
actif, de crainte qu'on ne conmédicament trop
les
de la maavec
symptômes
fonde son opération
dans le cas de
ladie 1 et qu'on ne se mette par-là
le
faux jugement en établissant
diagporter un
boisson chaude, légère, un peu
nostique. Quelque
donnée souvent,
nourrissante et agréable au goût,
soutenir la nature jusqu'à ce
sera suffisante pour
les symptômes pathoque l'on voie se manifester seuls l'identité de la
gnomoniques 9 par lesquels
Durant
fièvre peut être déterminée avec précision.
il arrive fréquemment que les macet intervalle, de l'eau froide ou de la petite bière
lades désirent
a
EA AS
-
nostique. Quelque
donnée souvent,
nourrissante et agréable au goût,
soutenir la nature jusqu'à ce
sera suffisante pour
les symptômes pathoque l'on voie se manifester seuls l'identité de la
gnomoniques 9 par lesquels
Durant
fièvre peut être déterminée avec précision.
il arrive fréquemment que les macet intervalle, de l'eau froide ou de la petite bière
lades désirent
a
EA AS
- --- Page 45 ---
EN GÉNÉRAL,
froide 2 et que ces boissons les rafraichissent,
leur fout beaucoup de plaisir dans les fièvres et
munes ; mais dans les fièvres malignes, les
comdésirent plus souvent des liqueurs chaudes. malades
dans plusieurs occasions,
J'ai,
5 été surpris
un malade demander
d'entendre
que sa boisson fàt
tandis que celle qu'on lui offrait était chaude,
et répondre 9 lorsqu'on lui en demandait bràlante, la
qu'il aimait mieux qu'elle fàt
raison,
passablement chaude.
Lorsqu'une fièvre aura été bien traitée dans le
commencement, un bon observateur sera capable,
généralement parlant 2 de déterminer si elle est
commune ou non commune, dans l'espace de trois
jours au plus tard. Si les symptômes de
disparaissent tout-à-fait, ou sont
malignité
diminués par la
considérablement
saignée 9 les vomitifs ou les
tifs,ily a lieu de croire que la maladie n'est purgafièvre de la classe des fièvres
qu'une
doit être traitée en
communes, 9 et elle
conséquence. Si le
des symptômes de malignité vient soulagement
qui a suiviles autres
d'une sueur
tion de cette
évacuations, et est en proporsueur, alors il reste encore
doute; il faut quelque-temps
quelque
en pareil cas un court délai pour l'éclaircir ; et
mal.
ne peut faire aucun
Mais si les symptômes de
diminuer
les
malignité, au lieu de
par
évacuations requises et faites à
temps, ont augmenté, on
que la maladie est plus
soupçonne avec raison
qu'une fièvre
commune, et
3..
sueur
tion de cette
évacuations, et est en proporsueur, alors il reste encore
doute; il faut quelque-temps
quelque
en pareil cas un court délai pour l'éclaircir ; et
mal.
ne peut faire aucun
Mais si les symptômes de
diminuer
les
malignité, au lieu de
par
évacuations requises et faites à
temps, ont augmenté, on
que la maladie est plus
soupçonne avec raison
qu'une fièvre
commune, et
3.. --- Page 46 ---
S
MY
R M UA
SH
DE LA FIÈVRE PESTILENTIELEE
a ensuite à faire nécessairement consiste
ce qu'on
l'identité de la fièvre non commune.
à découvrir
sont accomLa plupart des fièvres maligues elles sont
pagaées d'une éruption 7 par laquelle
et de
distinguées l'une de l'autre,
promptement
Ainsi
exemple, aussitôt
toute autre fièvre.
> par
il a une
quelqu'un est attaqué de la rougeole,
que
chatouillement dans la trachéepetite toux, un petit
ensuite un éternument, et un écoulement
artère,
âcre sur la membrane pituitaire et
d'une pituite
cela vient un frisson qui
les paupières. Après
de la fièvre établie :
constitue le commencement
le
car tous les autres symptômes qui précèdent les
frisson, ne doivent être considérés que comme
avant-coureurs de la maladie 9 et ils précédent
la fièvre établie, comme
souvent de plusieurs jours
précédemment. Or, je dis qu'avant
je Tai expliqué
de la fièvre
le troisième jour, ou au troisième jour
être distinguée de toute
établie, , la rougeole peut
quilui est particulière;
autre fièvre par T'éruption
former
médecin expérimenté puisse
et quoiqu'un
à l'aide des signes avant-couquelque jugement, de la rougeole, il ne proreurs, sur Tapproche
et certitude
noncera cependant pas avec précision
avant d'avoir vu Téruption.
Pareillement, la rougeole des enfans, la petitevérole volante, et l'angine maligne, seront toutes
avant le troisième jour ou au troisième
reconnues
ne se déclare pas
jour; et T'érysipele 7 quoiqu'il
I
: K
à l'aide des signes avant-couquelque jugement, de la rougeole, il ne proreurs, sur Tapproche
et certitude
noncera cependant pas avec précision
avant d'avoir vu Téruption.
Pareillement, la rougeole des enfans, la petitevérole volante, et l'angine maligne, seront toutes
avant le troisième jour ou au troisième
reconnues
ne se déclare pas
jour; et T'érysipele 7 quoiqu'il
I
: K --- Page 47 ---
EN GÉNÉRAL.
toujours aussi promptement, peut aussi être reconnu au même terme 1 par ceux qui sont bien
instruits de toutes ses variétés, lesquelles, soit dit
en passant, n'ont pas été suffisamment discutées
jusqu'ici par aucun auteur dont j'aie eu connaissance.
Sinil'une ni l'autre de ces maladies ne se manifeste, nous devons alors porter nos vues du côté
de la petite-vérole 3 qui ne se montre jamais aussi
promptement que le troisième jour, surtout lorsqu'elle est d'espèce bénigne ; et cependant l'éruption est souvent précédée pardessymptômes d'une
grande malignité. En effet, lorsque le malade n'a
point eu la petite-vérole, on a raison de la soupçonner, parce que la contagion en est toujours
dans Londres : en sorte qu'on peut encoreattendre
un autre jour avant de porter son jugement à
l'égard de ceux qui n'ont point eu cette maladie.
J'ai déjà dit, dans mes observations précédentes, qu'une fièvre commune mal traitée peut
être accompagnée d'une éruption miliaire vers le
onzième ou le quatorzième jour, et qu'une telle
fièvre est contagieuse 2 pouvant se reproduire
dans tel on tel assistant très-exposé à la vapeur
quis s'exhale du malade. Cette fièvre ressemble si
fort à la fièvre
pestilentielle, 9 qu'elle ne peut en
être distinguée que par l'éruption miliaire qui
doit paraitre vers le cinquième jour de la fièvre
établie; et cette éruption est en partie critique, --- Page 48 ---
-
RAT S - ERE o - a DE LA FIÈVRE PESTILENTIELLE
s'il n'y a pas de fièvre commune
elle.
compliquée avec
Si l'on voit paraitre quelqu'une de
tions, tous les doutes sont
ces éruplevés; on counait au
premier coup d'oeill'identité de la fièvre, et conséquemment la méthode particuliére de la traiter.
Mais s'il ne s'en manifeste aucune, et si les
tômes de malignité prennent encore
sympsité , on a tout lieu de penser à la fièvre plus d'intenlentielle , en mettant hors de question la véritable pestipeste 2 parce qu'elle ne s'est pas montrée dans
ce pays depuis l'année 1666, et je désire
ne s'y remontre plus. Dans ce cas 7 il est qu'elle nécessaire de faire attention au séjour, à la
de vivre, aux affections de
manière
circonstances
Tame, et aux autres
relatives au malade, parce qu'elles
jettent souvent beaucomp de lumière sur les
tômes malins et extraordinaires qui
symples fièvres.
accompagnent
Les huit fièvres communes, dont j'ai traité dans
la première partie de mes observations
être accompagnées de
9 peuvent
quelques symptômes de
malignité; mais ces.symptômes se calment
en mettant en usage à propos la méihode bientôt,
culiére de traitement
ai
partichacune d'elles.
que j'y
exposée pour
Après cela 9 elles suivent
marche certaine, 2 et se passent, si on les conduit une
bien. Il n'en est pas de même à l'égard de la fièvre
pestilentielle:au
contraire,leasymptimes nerveux
-
a
SET
de
malignité; mais ces.symptômes se calment
en mettant en usage à propos la méihode bientôt,
culiére de traitement
ai
partichacune d'elles.
que j'y
exposée pour
Après cela 9 elles suivent
marche certaine, 2 et se passent, si on les conduit une
bien. Il n'en est pas de même à l'égard de la fièvre
pestilentielle:au
contraire,leasymptimes nerveux
-
a
SET --- Page 49 ---
EN GÉNÉRAL.
et malins augmentent, le courage s'abat, le caractère de crainte et de chagrin devient de plus en
plus marqué, les esprits s'affaissentaussi de plus en
plus;l'estomac a du dégoût pour les boissons froides
et rafraichissantes ; le pouls devient plus petit,plus
vite et plus irrégulier ; l'urine, les selles et la chaleur de la peau varient à des heures incertaines;
il n'y a que la transpiration qui apporte du soulagement.
Dans ces circonstances 9 j'ai toujours trouvé un
grand avantage à rendre les boissons un peu plus
cordiales, et à préparer la voie pour cette sueur
chaude et universelle, qui a seule la vertu de dissiper cette espèce particulière de malignité 9 dans
toutes les saisons de l'année, 9 et dans tous les temps
de la maladie 9 pourvu seulement qu'elle puisse
être excitée avec facilité, , qu'elle procure du soulagement, et qu'elle puisse être continuée jusqu'à
la fin sans contre-indication, J'assure cela 5 nonseulement d'après l'autorité de Sydenham et celle
des meilleurs observateurs, mais encore d'après
ma propre expérience.
Quoi qu'il en soit, Sydenham a raison lorsqu'il
donne à entendre que c'est l'excrétion de la sueur
qui dissipe le germe,et non pas la qualité spécifique d'aueun alexipharmaque donné pour faire
sortir cette sueur (1).
(x) Verum enimverô an non auzilium quod prastant hujusa
cela 5 nonseulement d'après l'autorité de Sydenham et celle
des meilleurs observateurs, mais encore d'après
ma propre expérience.
Quoi qu'il en soit, Sydenham a raison lorsqu'il
donne à entendre que c'est l'excrétion de la sueur
qui dissipe le germe,et non pas la qualité spécifique d'aueun alexipharmaque donné pour faire
sortir cette sueur (1).
(x) Verum enimverô an non auzilium quod prastant hujusa --- Page 50 ---
D
a 3 S
&
DE LA FIÈVRE PESTILENTIELLE
Si donc je puis exciter une sueur convenable
par les doux diaphorétiques,
ordinaire; et si je puis,
comme lozymel
la pousser à un
par des moyens simples,
assez haut degré, et l'entretenir
aussi long-temps qu'il le faut,
enseigne l'expérience
d'après ce que nous
1 pour dissiper le
ne vois pas la nécessité de recourir
virus, je
ment et en même temps à la
précipitamdate et au philonium.
thériaque, au mithriJe ne nie cependant pas que l'illustre
n'ait rencontré des cas qui
Sydenham
camens aussi
exigeaient des médiéchauflans, et qu'il ne les ait
avec un grand succès,
donnés
parce que le pouvoir des
alexipharmaques doit être
tance, et qu'il est évident proportionné à la résistielle doit avoir été
que la fièvre pestilendans Londres
fréquente et trésevirulente
pendant les deux années de
Mais la décoction suivante,
la peste.
demment dans l'angine
recommandée précémaligne 9 et aidée des
modi medicamenta aleziteria J , potiis
facultati 3 qud sudores affatim
manifesta ipsorum
bificce exitum
proliciendo simul materia mornaturd ad pestilentis aperiant s quim occultre cuidam indoli > qua à
fuerint, referri debeat, malignitatis laben delendam donata
ceptationem. Nec de hisce magnam alque ancipitem habet disborun aleziteriis dubitarefas tantumnodo, sed elde aliorum morsollieitando
est, utrum evacuationem
3 potitisquam virtute
aliquan
tibus non succurrant.
guddam specificd agrotanSydenl. opera omnia, Edit. Genev., ton.
pag. 68. Edit. Montp., tom. I
I , sect. 2, cap. 2,
pag. 116.
a
ata
ceptationem. Nec de hisce magnam alque ancipitem habet disborun aleziteriis dubitarefas tantumnodo, sed elde aliorum morsollieitando
est, utrum evacuationem
3 potitisquam virtute
aliquan
tibus non succurrant.
guddam specificd agrotanSydenl. opera omnia, Edit. Genev., ton.
pag. 68. Edit. Montp., tom. I
I , sect. 2, cap. 2,
pag. 116.
a --- Page 51 ---
EN GÉNÉRAL.
boissons cordiales et chaudes, a en général rempli
mes vues 9 et a été suffisante, non-seulement pour
exciter la sueur, mais encore pour l'entretenir
pendant quarante-huit heures, après lesquelles
j'ai toujours trouvé à propos d'administrer un
purgatif,et ensuite de continuer encore le régime
diaphorétique pendant trois jours au-delà 2 ou
jusqu'à ce que lessymptômes de malignité fussent
calmés,
7 De racine de serpentaire de Virginie, six gros ;
De racine d'angélique, deux gros ;
faites-les bouillir dans une livre et demie d'eau de
fontaine 2 réduites à une livre, et ajoutez à la fin
de la coction :
De canelle, un demi i-gros;
passez, et ajoutez à la colature:
D'esprit de Mindererus, deux onces;
De sucre, deux gros.
Le malade prendra deux grandes cuillerées de
ce mélange toutes les deux heures.
Dans les dernières années 1 j'ai fait usage des
boissons salines avec la confection cardiaque et la
racine de contrayerva 9 et j'aio obtenu absolument
le même effet. Seulement, lorsque les nausées
étaient considérables, et que l'estomac ne gardait
pas le médicament, j'ordonnais les poudres en
bol, que le malade avalait avec une boisson saline
dans le moment de la fermentation.
Il est facile de connaitre lorsque la sueur est --- Page 52 ---
-
S
SASA N R BR
DE LA FIÈVRE
PESTILEXTIELLE
salutaire, par le soulagement prompt
cure, Les symptômes de malignité
qu'elle promalade se trouve plus fort,
s'appaisent, le
chaque instant
plus à son aise, et à
son esprit devient plus
L'estomac ne rejette rien de ce qu'il tranquille.
pouls est bientôt moins
reçoit, et le
et même plus lent,
concentré, plus souple,
malgré la chaleur du
boissons et des médicamens.
lit, des
quoique chaude
La peau même 2
pendant la sueur,
pas à la main une chaleur
n'imprime
comme dans
àpre et mordante,
quelques fiévres putrides.
Cette méthode réussira dans le
d'une fièvre pestilentielle
commencement
sonnes d'une bonne
simple, chez les permiasmes
constitution; c'est-à-dire, les
pestilentiels, lorsqu'ils ne sont pas compliqués avec la pléthore, une matière
ou une fièvre commune
turgescente
dissipés
2 peuvent et doivent être
par la sueur. Plus on apporte de
à exciter cette sueur, plus il y a
diligence
le malade;
d'avantage pour
car, nous savons que si l'on
au poison pestilentiel de rester
permet
corps., il
long-temps dans le
corrompra trés-certainement la
du sang, en même temps qu'il offeusera nature
dérablement le systême
consinerveux : et en cela
Sydenham a raison, lorsqu'il dit que la matière
qui occasionne quelque fèvre
la fièvre variolense
commune $ excepté
la fièvre putride de (c'est-à-dire le typhus 2 ou
juillet ), étant
sucs et broyée par une fréquente délayée par nos
circulation dans
C
EN -
trés-certainement la
du sang, en même temps qu'il offeusera nature
dérablement le systême
consinerveux : et en cela
Sydenham a raison, lorsqu'il dit que la matière
qui occasionne quelque fèvre
la fièvre variolense
commune $ excepté
la fièvre putride de (c'est-à-dire le typhus 2 ou
juillet ), étant
sucs et broyée par une fréquente délayée par nos
circulation dans
C
EN - --- Page 53 ---
EN GÉNÉRAL.
nos vaisseaux, devient par degrés plus douce, et
est aisément évacuée après la coction par nos
excrétions naturelles; au lieu que le poison qui
occasionne la fièvre pestilentielle acquiert de la
force par le retard, et,' 'loin d'être changé par nos
sucs, les assimile à sa nature.
Si la fièvre pestilentielle était toujours simple,
elle pourrait être aisément conduite, comme on
l'a déjà dit; mais malhenreusement elle est souvent accompagnée de quelqu'une des fièvres communes, ce qui augmente considérablement la
difficulté et le danger. Par conséquent, pour jeter
quelque lumière sur ce sujet, il est nécessaire de
considérer 1 1. la fièvre pestilentielle simple ;
2.0 la fièvre pestilentielle compliquée avec l'inflammation ; 3,0 la fièvre pestilentielle compliquée
avec la putridité et la bile; 4° la fièvre pestilentielle compliquée avec un catarrhe ; 5.0 enfn la
fièvre pestilentielle compliquée avec la synoque
non putride : et en traitant de chacune, je ferai
usage des écrits des auteurs qui ont rendu service
à l'humanité, en faisant part de leurs remarques; 9
et en publiant leurs observations sur ces maladies.
o
--- Page 54 ---
a A - S
NETA
RA -
CHAPITRE II.
De la Fièvre pestilentielle
simple,
Survaxr la méthode
dérerai
que j'ai proposée 7 je consid'abord la fièvre pestilentielle
simple, quis s'est
comme
à une
communiquée par la contagion
personne en bonne
mieux entamer
santé,t je ne puis
cette partie de mon sujet,
rapportant deux observations
qu'en
mières
qui sont des
que j'aie faites sur l'espèce de
preil est question.
fièvre dont
A mon retour de la West-Frise
fus informé qu'une fièvre
en Hollande,je
déclarée à Rouen en
pestilentielle s'était
examiner les
Normandie. Curieux d'en
progrès, je me
dans cette
déterminai à aller
ville, et je ne fus pas
fiévre, ainsi que jel'entendis
trompé, Cette
sa naissance dans
rapporter, avait pris
prét à tomber
Thopital, qui était alors
en ruine et fortsale ; et les vieux,
gnes voisines n'en étaient
campapas exemptes.
II, OISERVATION.
Le premiermalade que je vis fut madame
que la fièvre pestilentielle
Le Cat,
étatf fort dangereux,
avait déjà réduite à un
chaleurs de l'été.
lorsque Jarrivai au milieu des
sur la manière Parle détail que me fit M. Le Cat
dont elle avait été
fut facile de voir qu'elle
traitée, il me
avait été trop saignée
SESY 5 A
,
gnes voisines n'en étaient
campapas exemptes.
II, OISERVATION.
Le premiermalade que je vis fut madame
que la fièvre pestilentielle
Le Cat,
étatf fort dangereux,
avait déjà réduite à un
chaleurs de l'été.
lorsque Jarrivai au milieu des
sur la manière Parle détail que me fit M. Le Cat
dont elle avait été
fut facile de voir qu'elle
traitée, il me
avait été trop saignée
SESY 5 A --- Page 55 ---
De LA FIÈVRE PISTILENTIELLE
et trop
SIMPLE, 45
souvent, et que son régime,
toute la méthode qu'on avait
ainsi que
dans son traitement,
jusqu'alors suivie
avait été trop
tique pour une femme dont le
antiphlogisétait délicat, et
genre nerveux
pour une saison de l'année si
chaude, quoique la même méthode eùt
dans un temps très-froid.
pu réussir
J'obtins du mari qu'il corrigeât
et qu'illaissàt
son régime 2
ajouter un peu de vin de
dans toutes ses potions et dans sa boisson Bourgogne
Alors les symptômes
ordinaire.
nerveux se calmèrenten deux
jours; une transpiration
pas à sortir
modérée, qui ne tarda
7 procura un grand
malade futen état, au bout de
soulagement ; la
à la campagne dans la maison de quinze jours, d'aller
M,
où je la suivis; et de jour en jour Debeaugilbert, elle
forces en continuant 20 le régime
reprit ses
elle ne put recouvrer son antiseptique. Mais
premier
qu'au bout de six mois, à dater du embonpoint
de l'attaque.
commencement
En réfléchissant sur le cas où se trouvait
dame, je distinguai bientôt
cette
que c'éfait la fièvre
pestilentielle de Sydenham dans une bonne
titution ;. .que la méthode
conssirait pas dans cette saison antiphlogistique: de
ne réusl'année; et,
beaucoup de réflexions,
après
méthode
1 je résolus d'essayer la
qui avait si bien réussi à
succès
Sydenham. Le
quej'eus auprès de madame Le Cat, fit
je fus consulté par différentes
que
personnes 9 et que
que c'éfait la fièvre
pestilentielle de Sydenham dans une bonne
titution ;. .que la méthode
conssirait pas dans cette saison antiphlogistique: de
ne réusl'année; et,
beaucoup de réflexions,
après
méthode
1 je résolus d'essayer la
qui avait si bien réussi à
succès
Sydenham. Le
quej'eus auprès de madame Le Cat, fit
je fus consulté par différentes
que
personnes 9 et que --- Page 56 ---
-
B L S -
DE LA FIÈVRE PESTILENTIELLE
j'eus occasion de comparer cette méthode de traitement avec celle des médecins de Thopital de
Rouen, qui était alors uniformément
antiphlogistique dans tous les cas.
III, OnSERVATION.
Peu de temps après 9 je fus le premier médecin
appelé pour voir une des religieuses de
femme jeune
Thôpital(i),
2 pleine de santé, active.
rante, et menant un genre de vie
2 tempéElle me dit qu'en déshabillant
très-régulier,
un des malades
qui étaient morts de la fièvre pestilentielle,
avait senti quelque chose lui tourner le
elle
sont ses propres expressions ); mais
coeur (ce
qu'elle s'était
efforoée,animée parle désir de remplir les
de son élat, de résister à cette
devoirs
impression désagréable.
Cependant elle fut
obligée 2 dans
de se coucber, n'étant
Taprès-midi,
plus en état de se soutenir.
Ses yeux étaient enflés et humides ; le caractère
de crainte et de chagrin était imprimé
visage; sa voix était
sur son
tremblante; ; ses esprits étaient
tout-à-fait abattus ; elle se plaignait
beaucoup de
vertige 9 d'une douleur dans la téte,
partie
9 surtout à sa
postérieure 7 et d'une autre douleur lancinante dans les prunelles ; quoique le temps fàt
(r) Il y a à T'hôpital de Rouen 2 comme à
Paris, , une communauté de
T'Hôtel-Dieu de
crer le reste de leur
religieuses qui font voeu de consavie au soin des malades.
LN
à-fait abattus ; elle se plaignait
beaucoup de
vertige 9 d'une douleur dans la téte,
partie
9 surtout à sa
postérieure 7 et d'une autre douleur lancinante dans les prunelles ; quoique le temps fàt
(r) Il y a à T'hôpital de Rouen 2 comme à
Paris, , une communauté de
T'Hôtel-Dieu de
crer le reste de leur
religieuses qui font voeu de consavie au soin des malades.
LN --- Page 57 ---
SIMPLE,
fort chaud, elle éprouvait un sentiment de froid,
ses jambes étaient froides; elle éprouvait un petit
sentiment dolorifique au défaut des côtes ; son
pouls était petit, vite et irrégulier, mais sa langue
était nette ; elle n'avait point de soif; elle ne ressentait ni malaise, ni douleur dans les intestins:
En faisant attention au cas présent, jele considerai comme une fièvre pestilentielle simple dans
un corps sain, et, plein de confiance en Sydenham,
je fis mettre la malade dans un lit chaud; ; j'entortillai avec une flanelle chaude ses pieds et ses jambes; je couvris encore avec un morceau de flanelle soII front(1); j'ordonnai qu'elle bût une
grande quantité de petit-lait acidulé avec l'ozimel
commun, et qu'elle prit de quatre en quatre heures
un scrupule de racine de contrayerva en
poudre; ;
enfin,je fis ajouter à son lit quelques couvertures.
Je retournai la voir au bout de huit heures,
lorsqu'elle avait déjà pris un gros de racine de
contrayerva. Sa chaleur naturelle était
revenue;
son pouls. 9 quoique fort vite, n'était plus tout-àfait aussi petit; mais il n'y avait encore
moiteur sur sa peau, ce que j'attribuai à aucune
tude dont son esprit étaitagité. Pour la faire l'inquiécesser,
(x). Ne vel minima interposita mora stragulis
ac laciniam laneam sincipiti alligari jussi,
cegrum obrui,
obtectio ad sudorem ciendum
quce quidem capitis
plus proficit quim
crediderit. Edit. Genev. Tom. I , sect, 2
quis facilé
Edit, Montpell., Tom. 1,p. 125.
> cap. 2 > pag. 75.
tude dont son esprit étaitagité. Pour la faire l'inquiécesser,
(x). Ne vel minima interposita mora stragulis
ac laciniam laneam sincipiti alligari jussi,
cegrum obrui,
obtectio ad sudorem ciendum
quce quidem capitis
plus proficit quim
crediderit. Edit. Genev. Tom. I , sect, 2
quis facilé
Edit, Montpell., Tom. 1,p. 125.
> cap. 2 > pag. 75. --- Page 58 ---
1 A - e
- A a 4 90A
w
DE LA FIÈVRE PESTILENTIELLE
de laudanum liquide
je lui donnai quinze gouttes continuât les autres remèdes.
etjordonuai qu'on je la revis, et je la trouvai
Douze heures après
abondans une sueur 9 mais qui me parut la trop malade fût
quoique
dante. En conséquence, fis ôter, par degrés,1 les
sensiblement soulagée, je
je débarrassai
couvertures qu'on avait ajoutées, de la flanelle
inférieures
la tête et les extrémités
qu'on disconet jordonnai
qui les enveloppait, racine de contrayerva, mais
tinuat l'usage de la
et qu'on
persistàt dans celui du petit-lait,
où il
qu'on
de bon vin dans le cas
donnât un verre
Toutefois 9 on n'eut
surviendeait des faiblesses.
remède ;
occasion de recourirà ce dernier
aucune
la sueur ne cessa pas 1 le pouls decar, comme
en
lent et plein; les
degrés, de plus
plus
vint, par
dans leur état ordinaire, et
esprits se rétablirent
La sueur continua tout
les inquiétudes cessèrent.
et
et la nuit suivante sans interruption,
ce jour
dans une moiteur universelle le
la malade était
je la vis pour la quatroisième jour, lorsque
trième fois.
bon, et tous
Son pouls était alors parfaitement
Mais en
avaient disparu.
les premiers symptômes était sale, quoiqu'humide,
même temps sa bouche
mauvaise odeur. Cela
et son haleine exhalait une
qui recomla maxime de Sydenham,
me rappela
la sueur ; et en consémande de purger après
qui proj'ordonnai sa tisane purgative,
quence
voqua trois selles.
>ros
la quatroisième jour, lorsque
trième fois.
bon, et tous
Son pouls était alors parfaitement
Mais en
avaient disparu.
les premiers symptômes était sale, quoiqu'humide,
même temps sa bouche
mauvaise odeur. Cela
et son haleine exhalait une
qui recomla maxime de Sydenham,
me rappela
la sueur ; et en consémande de purger après
qui proj'ordonnai sa tisane purgative,
quence
voqua trois selles.
>ros --- Page 59 ---
SIMPLE.
Le quatrième jour, la malade sortit du lit, etle
cinquième la tisane purgative fut réitérée.
Elle était en si bon étatle septième jour, qu'on
aurait à peine pu croire qu'elle avait été malade
d'une fèvre pestilentielle. Elle n'avait pas beaucoup perdu de son embonpoint, et ses couleurs
revinrent avec son appétit.
En considérant attentivement le cas qui faitl le
sujet de cette observation, et en le comparant
avec ce quiest encore arrivéily a quelques années,
il parait que les symptômes particuliers a cette
fièvre surviennent promptement après l'invasion.
Secondement, ce cas vient à l'appui de l'observation de Sydenham ; savoir : que les miasmes
morbifiques peuvent être dissipés par la sueur
dans tout le commencement de la fièvre.
Troisièmement, il confirme que la sueur, une
fois excitée, peut être entretenue par une boisson
antiseptique diaphorétique, prise en grande quantité , sans continuer les sudorifiques qui ont
d'abord été nécessaires ; car la matière contagieuse étant âcre, volatile, subtile et alcalescente,
elle doit être d'une nature diaphorétique 9 et par
conséquent elle favorisera la sueur, lorsqu'elle
sera convenablement délayée et dirigée vers la
peau.
Quatrièmement enfin, il prouve que les symptômes de malignité se calment aussitôt que les
rayons de la matière morbifique, pour me servir,
2.
--- Page 60 ---
AX EGs 90A
DE LA FIÈVRE PESTILENTILLE
de Sydenham (1), sont poussés
des expressions
la
du corps.
vers circonférence
et parfait de cette reLe rétablissement prompt de traitement que
ligieuse changea la méthode
tous
suivait dans cette fièvre, au point que
l'on
Thopital, aussitôt qu'ils se
ceux qui desservaient
7 se
sentaient attaqués des premiers symptômes la
et
de provoquer
mettaient au lit, s'efforçaient
animée avec
potion
sueur 9 en prenant quelque
de boisle vin, et en buvant une grande quantité le
Cette excrétion se faisait
plus
son acidulée. de leurs désirs ; mais lorsqu'elle
souvent au gré
la chaleur devenait excesn'avait pas lieu,et que
et la sueur salusive, on leur tirait du sang 3
était infailliblement la suite.
taire en d'ailleurs remarquer que ces personnes 2
Ilfaut
de pain,
dans cette saison, vivaient principalement faisaient leur
de fruits et de végétaux, et qu'elles
qui
ordinaire d'un cidre léger : régime
boisson
former dans les premières et les
empêchait de se
d'une matière bilieuse et
secondes voies ces amas
quidem observatu summè dignum est) cim
(x) Nam ( quod radii versus ambitum corporis sese expormaterice morbificce
et vomitiones 2 ab eisdem introrrigant, illicô aleiprofuvium
decunbentibus provesum reflezis, ac in ventriculum et intestina
stomachi subnientes > ultrô sedantur ; adeo ut quantacunque medicamenta probe retiversio pracesserit, assumpta deinceps
conducant. Tom. I.
neantur, ac ad sudores ex voto Edit proliciendos *Montp. 1816, tom. I, p. 134scct. 2, cap 2 2 pag. 75.
-
em introrrigant, illicô aleiprofuvium
decunbentibus provesum reflezis, ac in ventriculum et intestina
stomachi subnientes > ultrô sedantur ; adeo ut quantacunque medicamenta probe retiversio pracesserit, assumpta deinceps
conducant. Tom. I.
neantur, ac ad sudores ex voto Edit proliciendos *Montp. 1816, tom. I, p. 134scct. 2, cap 2 2 pag. 75.
- --- Page 61 ---
SIMPLE.
5r
corrompue, auxquels sont sujets dans l'été les
habitans de Londres, qui se nourrissent, avec
excès, de la chair des animaux, Cela doit apporter
une grande différence dans la méthode à suivre
pour le traitement, comme nous le verrons par
la suite ; mais, de plus, 9 ils sert à prouver quele
germe de la fievre pestilentielle, dans une constitution saine,peut être dissipé par une sueur excitée
dans toutle commencement, et que c'est par cette
évacuation qu'elle se termine naturellement.
Pendant les mois de l'hiver, cette fièvre nous
donna fort peu d'occupation à Rouen; mais elle
revint au priutemps 2.. et elle fut compliquée avec
la fièvre dépuratoire de cette saison.
Néanmoins, tous les médecins remarquèrent
que les fièvres de printemps furent d'une plus
courte durée parmi les malades de Thôpital,
que
parmi ceux qui étaient répandus dans les autres
parties de la ville; ce qu'ils attribuérentà la simplicité du régime des premiers, qui étaient aussi
de la classe des citoyens les plus pauvres et les
plus laborieux; et M. Le Cal fut en effet du même
sentiment. Mais je crois que cette différence fut
l'effet de la contagion qui régnait dans T'hôpital,
laquelle hâta la crise de la synoque non putride
et produisit au neuvième ou au onzième jour 9
cette sueur. 1 qui, dans la simple synoque non
putride, n'arrive qu'au quatorziémejour, et quelquefois beaucoup plus tard.
4.. --- Page 62 ---
*
Snz
-ze FN 117
DE LA FIÈVRE PESTILENTIELLE SIMPLÉ.
y eut à peine dans
On remarqua encore qu'il
pendant tout ce printemps , quelques
Thôpital,
intermittentes, quoiqu'il y en
véritables fièvres
de Ia
dans les différentes parties
eût beaucoup
manufacturiers, de
ville. J'ai eu soin de plusieurs
de fièvres tierces
l'autre côté de la rivière, attaqués
régulieres.
la contaMais le cas est fort différent 3 lorsque sont fort
dont les sucs
gion attaque une personne dissous, ou lorsque la
âcres, ou dont le sang est
car,
avec un typhus ;
contagion est compliquée
nous deyons
outre les symptômes de malignité, tous ceux dont
encore nous attendre à rencontrer
de la fièvre putride 3
jai fait mention au chapitre
Chacun
dans la première partie de cet ouvrage.
ne s'accommode pas
de ces derniers symptômes etil n'en est pas un qu'on
d'un régime échaulfant,
ce qu'on ait
puisse enlever par la sueur, convenables jusqu'à
la cause
détruit par les autres remèdes alors
la sueur
leura donné naissance. C'est
que
qui
l'on
l'exciter avee
peut être salutaire, et que
peut la suite.
on T'expliquera par
avantage, 7 comme
a a
s'accommode pas
de ces derniers symptômes etil n'en est pas un qu'on
d'un régime échaulfant,
ce qu'on ait
puisse enlever par la sueur, convenables jusqu'à
la cause
détruit par les autres remèdes alors
la sueur
leura donné naissance. C'est
que
qui
l'on
l'exciter avee
peut être salutaire, et que
peut la suite.
on T'expliquera par
avantage, 7 comme
a a --- Page 63 ---
a
M
CHAPITRE III.
De la Fièvre pestilentielle compliquée avee
inflammation.
Amis avoir considéré la fièvre pestilentielle
dans un sujet sain, je vais décrire les effets d'un
germe pestilentiel, joint à une disposition inflammatoire, , ou compliqué avec une véritable inflammation ; et, pour m'aider dans cette recherche. 9
j'aurai recours aux observations de Sydenham, sur
la bonne foi duquel on peut compter 2 et qui est
le premier qui ait démontré l'avantage d'un traitement antiphlogistique dans quelques cas de la
fièvre pestilentielle 1 quoique d'autres aient reconnu son utilité dans la véritable peste.
Sydenham avait déjà rencontré la fièvre pestilentielle 2 mais il ne parait pas qu'elle ait fixé
son attention avant le mois de mai de l'année
1665, où il perdit une jeune femme qui en fut
attaquée. Alors la synoque non patride (sa fièvre
dépuratoire ) avait cessé en partie 1 et la constitution épidémique était une véritable inflammation ; les vraies pleurésies étaient même plus fréquentes que toute autre fèvre (1); ce que j'ai vu
aussi ici, lorsque nous avons eu, dans ce mois,
une longue continuation de vents du nord.
(i). Denique pleuritides eo ipso tempore admodian populares
fuisse. Pag. 73. wwwmn Édit. Montp. p. 127.
la synoque non patride (sa fièvre
dépuratoire ) avait cessé en partie 1 et la constitution épidémique était une véritable inflammation ; les vraies pleurésies étaient même plus fréquentes que toute autre fèvre (1); ce que j'ai vu
aussi ici, lorsque nous avons eu, dans ce mois,
une longue continuation de vents du nord.
(i). Denique pleuritides eo ipso tempore admodian populares
fuisse. Pag. 73. wwwmn Édit. Montp. p. 127. --- Page 64 ---
L
V E S
SR
C I
DE LA FIÈVRE
PESTILEXTIELLE
Il prit d'abord la maladie de cette
jeune dame
pour une synoque non putride; et
ment il ordonna une
conséquemsitôt
saignée 9 et un vomitif ausaprès, pour prévenir cette diarrhée fàcheuse
qu'il avait si souvent observée
vers l'état de la
synoque non putride 9 surtout lorsqu'elle était
compagnée dans le commencement
acd'envies de
vomir, et qu'on avait négligé d'exciter le vomissement dans le temps convenable
déjà deux jours
(1). Ily avait
que cette dame était
la fièvre lorsque
attaquée de
Sydenham la vit; en sorte
ne fut point saignée 7 et ne vomit
qu'elle
troisième jour. Quoi
pas avant le
qu'il en soit, la saignée
paisa pas la chaleur et ne fit
n'appas disparaître la
rougeur des joues. Le vomissement
pas la diarrhée (2); les lavemens
ne prévint
jours
réitérés de deux
l'un, ne modérèrent pas les
les forts
symptômes s et
alexipharmaques ne provoquérent pas la
diaphorèse salutaire au bout du
là Sydenham découvrit
onzièmejour. Parqu'il navait pas affaire à
(r) Curationem à vence sectione auspicatus
pracavendam diarrhaam ( quce ob omissam 9 postero die ad
in principio morbi vomendi
1 quod postulabat
propensio 2 emetici
defervescentefebre mpenenircoaueit),
ezhibitionem, 9
quod satis commode ventriculi
vomitorium imperavi,
- Édit. Montp. tom.
saburram elicuit. Pag. 73.
I, p. 127.
(2) Postero die 1 cin agram iterim adirem ei
fluere intelligo 7 quce res ab aliquot annorui , aluumprovisa, , mihi non levem sollicitudinem
usu insolentior
injecit,
E
defervescentefebre mpenenircoaueit),
ezhibitionem, 9
quod satis commode ventriculi
vomitorium imperavi,
- Édit. Montp. tom.
saburram elicuit. Pag. 73.
I, p. 127.
(2) Postero die 1 cin agram iterim adirem ei
fluere intelligo 7 quce res ab aliquot annorui , aluumprovisa, , mihi non levem sollicitudinem
usu insolentior
injecit,
E --- Page 65 ---
AVEC IXFLANNATION,
une synoque non putride ordinaire ; cependant
T'irrégularité des symptômes: saugmenta chaquejour,
et la malade mourut le quatorzième, 9 à dater du
temps où Sydenham la vit pour la première fois.
La mort d'une personne si jeune et qui se portait si bien, le convainquit promptement qu'il
avait erré dans la manière de traiter cette fèvre ;
et, pour se rectifier , iljugea nécessaire d'en rechercher la nature particulière. Elle arrivait dans
cette saison de l'année où il attendait naturellement une synoque non putride, ce quil'avait porté
à la traiter comme telle. Mais en considérant tous
les symptômes avec une nouvelle attention, et en
comparant ces deux fièvres ensemble, il s'aperçut
bientôt de la différence qu'ily: avait entr'elles. Elles
étaient l'une et l'autre d'une natureinflammatoire,
et par conséquent elles exigeaient également la
saignée. Mais le vomitif et les lavemens réitérés 9
qui amènent toujours la synoque à une heureuse
terminaison, ne produisirent aucun bon effet dans
Ja fièvre de cette dame. Une sueur, excitée de
bonne heure, était la seule évacuation qui pàt
lui donner du soulagement ; au lieu qu'elle n'en
procure aucun dans la synoque. Iln'est pointaisé,
dans la synoque non putride - 9 de procurer une
sueur dans tous les temps ; au lieu que, dans
cette fièvre, le malade est fort disposé à suer,
surtout après chaque saiguée.
Sydenham trouva donc 2 par un examen plus
Ja fièvre de cette dame. Une sueur, excitée de
bonne heure, était la seule évacuation qui pàt
lui donner du soulagement ; au lieu qu'elle n'en
procure aucun dans la synoque. Iln'est pointaisé,
dans la synoque non putride - 9 de procurer une
sueur dans tous les temps ; au lieu que, dans
cette fièvre, le malade est fort disposé à suer,
surtout après chaque saiguée.
Sydenham trouva donc 2 par un examen plus --- Page 66 ---
3 EERE2E a T1
DE LA FIÈVRE PESTIEEXTIELLE
quiaccompagnent
exact de toutes les circonstances quoiqu'elle vint en
la fièvre pestilentielle, que,
générale était,
épidémique
mai, la constitution
de cette année 2 très-inpar la nature particulière
étaient trèsflammatoire: ; que les vraies pleurésies des veines de cette
fréquentes; que toutle sang tiré
que ses
dame était comme celui des pleurétiques; gonttes de
joues étaient très-rouges; que quelques de temps
étaient sorties de ses narines peu
sang
avait une toux, et quelques
avant sa mort; qu'elle
vitales. Toutes
douleurs sourdes dans les parties bien examinées 2
particulières
ces circonstances
quoique destituée des
il conclut que cette fièvre, de la pleurésie ou de
signes pathiognomoniques
ne fût accomla péripneumonie 2 et quoiqu'elle ni de difficulté de
ni de douleur de côté,
paguée
et occasionée par
respirer, était symptomatique,
vitales.
inflammation cachée autour des parties
une
vins à cette consé-
( En un mot, continuest-il,jen suivfe ici la même mé-
> que nce. que je devais
tservi dans la pleuthode dontje m'étais souvent
s
heureux succès. En effet, elle
A résie avec un
mon attente: : car, ayant
y
répondit entièrementà
un homme
peu de temps après pour
> été appelé
dans le mèmne cas que la
> qui était absolument fait Thistoire, , j'ai com-
> jeune femme dont j'ai
les saignées
et achevé le traitement par
> mencé
la méthode déjà recommandée
> répétées, selon
fièvre étant devenue
la
et cette
D dans pleurésie;
. En effet, elle
A résie avec un
mon attente: : car, ayant
y
répondit entièrementà
un homme
peu de temps après pour
> été appelé
dans le mèmne cas que la
> qui était absolument fait Thistoire, , j'ai com-
> jeune femme dont j'ai
les saignées
et achevé le traitement par
> mencé
la méthode déjà recommandée
> répétées, selon
fièvre étant devenue
la
et cette
D dans pleurésie; --- Page 67 ---
AVEC ISFLAMNATIONS.
b épidémique vers la fin de mai et le commencemalades
> ment de juillet , j'ai guéri plusieurs
s par les mêmes moyens (r).
Londres. et n'y rentra
Alors Sydenbam quitta
qu'au bout de quinze mois (2), c'est-àpresque
(1) Insolitum hujusce febris ingenium per aliquot post dies
animum meum variè exagitabat ; ac tanden in memoriam
revocans, summum. ardorem, etian post reiteralam vence sectionem in praedictd agra perseverasse ; ruborem genarum
adfuisse ; cruoris aliquot guttulas paulo ante mortem è naribus
fluxisse > nec non sanguinem ipsius in acetabulis refrigeratum 2
ei qui à pleuriticis detrahitur non absimilern fuisse 7 quin et
tussin aliquan et obscuros quosdam in partibus vitalibus dolores emicuisse s etc., elc., etc. His inquam omnibus ritè perpensis, in eam deveni sententiam, utfebrim hanc, etsi pathognomonicis pleuritidis 3 aut etiam peripneumoniae signis
destitutam 2 tamen symplomatis rationem habuisse judicarem 3
infammationis cujusdam respectu circa partes spirituales delitescentis etiamsi nullus aderat lateris dolor, nulla insignis
s difficultas. Ut rem contrahan s e tandem deveni,
spirandi
zit eddem omnino mihi methodo procedendum, fuisse in preedicto casu arbitrarer, qud in pleuritide scepiits cum successu
sententia deinceps feliciter atque
singulari usus fueram: Quee
voto cessit. Vocalus enin non multo post ad hominem consiex
reiteratis venc sectionibus,
mili prorsis modo agrotantem 1
quales ad pleuritidem suprà laudantur 3 curationen commisi et
absolvi. Circi mensis modo memorati exitum atque initium
junii, complures operam mean implorantes ab eddem febre
( quee jam valdé populariter grassabatur, J pradicta prazeos
beneficio convaluerunt. Tom. 1, sect. 2 9 cap. 2 1 pag. 73.
Edit. Montp. p. 129.
() Caterin cum prozimo pariete ardente proprits aedibus
ineis imminerel periculun; ego tundem amicorum suasu nu-
is modo memorati exitum atque initium
junii, complures operam mean implorantes ab eddem febre
( quee jam valdé populariter grassabatur, J pradicta prazeos
beneficio convaluerunt. Tom. 1, sect. 2 9 cap. 2 1 pag. 73.
Edit. Montp. p. 129.
() Caterin cum prozimo pariete ardente proprits aedibus
ineis imminerel periculun; ego tundem amicorum suasu nu- --- Page 68 ---
UIA
- -
DC
DA
S
Se
DE LA FIÈVRE PESTILENTIELLE
dans le mois de novembre 1666, temps où
dire,
Mais à son
la peste n'était plus aussi répandue.
il trouva la fièvre pestilentielle faisant
retour,
jamais; et elle céda encore
autant de ravages que
savoir : aux
au même traitement antiphlogistique,
réitérées, à la diète et aux boissons rasaignées
l'hiver de 1666 et une
fraichissantes, pendant
du printemps de 1667- Cependant, à cette
partie
Sydenham n'ayant pas eu dans quelques
époque,
ordinaire, comme il parait par ce
cas son succès
la
lui-même, il adopta, pour
qu'il nous rapporte
qui lui
première fois, son traitement sudorifique,
réussit constamment (1) ; et, quoiqu'il y ait eu
recours si tard, il parait encore qu'il regarda
merosissimis fugientium turbis me adjunzi,famitid etiam med
ad aliquot ab urbe lapides subductd. Pag. 74- - Édit. Montp.
p- 129.
liberalius sanguinem
(*) Hunc autem ritum imminuendi
cui etiam ptisana ac diceta id genus refrigerantis usus accessit) in multis cegris miro profectu continuavi, donec tandem
tractatione solito successu destitutus pre adsin nonnullorum
inanibus occupati debitam
tantium protervid, qui prajudicis
sanguinis quantitatem auferri non patiebantur ( magno cegrosaltem dum in hoc cardine curandi
tantium malo, quibus,
aut
scopus versaretur, sanguis 2 aut non sufficienti quantitate,
omnini detrahendus fuerat) insignem obicen conatibus
non
alium à vence sectione huic
meis oppositum sensi, ac proindé
morbo occurrendi modum reperiri, magnoperê ex usufuturum
animum meum deliberatd,
judicavi.. Re diie multitmque apud
tandem in hanc methodum incidi, quam nunquam non pronumeris absolutam deinceps expertus sune
ficuam , ac omnibus
132 et suiv.
Pag. 74 et 75. - Edit. Montp. p.
-
atibus
non
alium à vence sectione huic
meis oppositum sensi, ac proindé
morbo occurrendi modum reperiri, magnoperê ex usufuturum
animum meum deliberatd,
judicavi.. Re diie multitmque apud
tandem in hanc methodum incidi, quam nunquam non pronumeris absolutam deinceps expertus sune
ficuam , ac omnibus
132 et suiv.
Pag. 74 et 75. - Edit. Montp. p.
- --- Page 69 ---
AVEC INFLAATION
toujours l'évacnation par la peau, comme la terminaison la plus naturelle et la plus salutaire de
la fièvre pestilentielle. On en peut juger par le
passage suivant.
Pour considérer donc, dit Sydenham (1), cette
première intention, qui tend à aider la nature
dans l'expulsion de la matière morbifique, par
la voie qu'elle a coutume de choisir, il faut
observer que la nature, dans la véritable peste,
lorsqu'elle ne s'égaré pas d'elle-même ou qu'elle
n'est pas troublée par quelque fièvre étrangère,
opère la guérison par un abcès dans les émonctoires, qui offre une issue à la matière morbifique; au lieu que cette guérison s'accomplit,
(*) Quocircà ut intentionem illam priorem pauli plenius expendamus 1 quee ed spectat, ut naturae in morbificae materice
exterininatione suo nore et modo aurilium suppeditetur ; advertendum venit, quod in verd peste natura 3 dum neque sponte
sud aberrat, neque vi aliqud trasversim agitur , per abscessum aliquem in emunctoriis erupentem 3 undé materia exitus
patescil, negotium suum exequitur. Alqui in febre, 2 quam pestilentem nuncupamus 7 mediante diaphoresi per universam
corporis superficiem idem efficitur. Undè colligere est 3 pro
diversd, quam natura in utroque morbo premonstrat, vid ac
ordine 1 etiam diversam medendi rationem institui debere.
Nimirim 7 si quis 1 materiem verce pestis ope sudoris amoliri
satagat, is diversa à natura via insistit, ut poté quce id per
apostemata molitur. Contra vero qui alius quim per sudores
febris pestilentis materian eliminare tentat, 3 is cursum instituit
cum naturce ductu ac orn nequaquam convenientem. Pag. 69.
Édit. Montp. p. I18.
1 etiam diversam medendi rationem institui debere.
Nimirim 7 si quis 1 materiem verce pestis ope sudoris amoliri
satagat, is diversa à natura via insistit, ut poté quce id per
apostemata molitur. Contra vero qui alius quim per sudores
febris pestilentis materian eliminare tentat, 3 is cursum instituit
cum naturce ductu ac orn nequaquam convenientem. Pag. 69.
Édit. Montp. p. I18. --- Page 70 ---
3 A
G AAN N NEC A 4/
DE LA FIÈVRE PESTILEXTIELLE
pestilentielle, 3
dans la fièvre que nous appelons toute la surune sueur qui se répand sur
par
d'ou nous pouvons concevoir que
face du corps;
doit être différente,selon
la mélhodedu traitement
la nature nous
les différentes indications maladies. que En effet, si quelprésente dans ces deux
la matière de la vériqu'un se efforçait d'évacuer il serait opposé à la
table peste par la sueur, d'opérer cet effet par
nature, parce qu'elle essaie
celui qui tàcheles abcès; et, d'un autre côté, fièvre
de chasser la matière de la
pestilenrait
par les sueurs, emploierait
tielle autrement que
contraire à lintention
une méthode directement
et à la disposition de la nature.
le détail que nous faitSydenham,
En comparant maladie de la jeune femme qu'il
touchant la
ensuite, il est éviperdit, avec ce qu'il ajoute
ce fut la véritable fièvre pestilentielle,
dent que
vit avant et après la peste; et que
la même qu'il
une synoque non
la prenant pour
ce médecin,
d'exciter ni même de
putride, ne s'efforça pas le onzième jour, qui est
favoriser la sueur avant
fèvre
La
dangereux dans cette
maligue.
toujours
et les gouttes de sang qui
rougeur des joues,
seulement la dissocoulèrent du nez, indiquaient exigeait, dans ce
Intion de cette humeur; ce qui
de la maladie, des acides rafraiebissans
temps
cordiaux échauffans. Dans ce cas >
plutôt que des
était joint à beaucoup d'inle germe pestilentiel
:
favoriser la sueur avant
fèvre
La
dangereux dans cette
maligue.
toujours
et les gouttes de sang qui
rougeur des joues,
seulement la dissocoulèrent du nez, indiquaient exigeait, dans ce
Intion de cette humeur; ce qui
de la maladie, des acides rafraiebissans
temps
cordiaux échauffans. Dans ce cas >
plutôt que des
était joint à beaucoup d'inle germe pestilentiel
: --- Page 71 ---
AVEC INFLAMMATION.
6r
Mammation; ce qui demandait des saignées réitérées dans le commencement, selon le degré de
cette inflammation; car, quoiqu'une simple pléthore ou une surabondance de sang, doué des
qualités convenables, puisse céder à une saignée
faite à propos, nous savons cependant qu'une
inflammation établie, accompagnée d'un sang
couenneux et de la tension des fibres, exige des
saignées répétées, avant qu'on vienne à bout
d'appaiser la chaleur et de ramener les fibres à
un degré suffisant de relàchement. Il parait aussi,
à l'égard de cette jeune femme, que l'estomac et
les intestins ont souffert de la part des miasmes
pestilentiels. En effet, l'estomac fut soulagé par
un vomitif administré après la première saignée;
mais les lavemens ordonnés ne furent pas suffisans pour nettoyerlesintestins aussi promptement
et aussi efficacement que le demande la nature
de la fièvre maligne; le ferment âcre qui y restait
encore, fut un foyer de matière morbifique qui
se méla sans cesse au sang, et qui entretint constamment l'irritation, la diarrhée, la chaleur et
l'anxiété, par lesquelles la diaphorèse salutaire
fut retardée ou même empèchée; et les plus forts
alexipharmaques ne purent jamais, par aucun
corriger la matière morbifique dans de
moyen,
telles circonstances, et dans un corps d'une constitution si sanguine.
J'aurais attendu beaucoup plus de soulagement --- Page 72 ---
NM RCS 0/
a - N S2
DE LA FIÈVRE PESTILENTIELLE
d'une dose convenable de cette tisane légèrement
Sydenham recommande toujours
purgative, que
modérer la violence des
après la saignée, pour
eût été donné
fièvres inflammatoires. Si ce purgatif
après le vomilif, et si la matière moraussitôt
dans les intestins,
bifique, qui avait son siége
chassée dans le commencement de la malaeût été
le repos et un doux sommeil
die, le soulagement,
été la suite, ainsi que
en auraient probablement aurait pu être excila sécrétion par la peau, qui
si vigoureuse et si jeune,
tée, dans une personne
boisson
sans aucun autre alexipharmaque qu'une
vineuse, légèrement acide,jointe à quelchaude,
trèsedoux, jusqu'à ce que toute la
ques cordiaux
malignité eût été dissipée.
pléthoriques, vigouChez les personnesjeunes,
inflammatoire
reuses, et lorsque la constitution
bien
on ne produit jamais aucun
est épidémique, des médicamens âcres, stimupar l'usage prompt
les
Dans ces circonstances,
lans et échauffans.
ne servent qu'à porter
plus forts alexipharmaques
nécessaire pour la
la chaleur au-delà du degré
comme je l'ai expliqué dans la première
sueur,
: nulle sécrétion, nulle
partie de cet ouvrage
excrétion ne peuvent se faire convenablement,
ait détruit la trop grande visjusqu'à ce qu'on
tension des
cosité du sang, et la trop grande
solides.
D'ailleurs, la sueur excessive ne procure pas
lans et échauffans.
ne servent qu'à porter
plus forts alexipharmaques
nécessaire pour la
la chaleur au-delà du degré
comme je l'ai expliqué dans la première
sueur,
: nulle sécrétion, nulle
partie de cet ouvrage
excrétion ne peuvent se faire convenablement,
ait détruit la trop grande visjusqu'à ce qu'on
tension des
cosité du sang, et la trop grande
solides.
D'ailleurs, la sueur excessive ne procure pas --- Page 73 ---
AVEC IxFLAXXATION.
du soulagement, comme une transpiration libre
et modérée. J'en appelle à l'expérience de tout
observateur attentif, N'a-t-il pas souvent remarqué que l'éruption de la petite-vérole et de T'érysipèle, ainsi que la sueur salutaire de l'angine
maligne et de la fièvre pestilentielle, étaient retardées par l'excès de la chaleur dans quelques
constitutions sanguines et vigoureuses ? Mais, au
contraire, n'a-t-il pas vu que ces évacuations critiques étaient provoquées en modérant la violence
de ce ferment?
En réfléchissant très-sérieusement sur cette matière, j'ai souvent imaginé que la violence d'une
chaleur et d'un mouvement excessifs ne servait
qu'à méler, de plus en plus, la matière morbifique avec le sang, et à en rendre la séparation
plus difficile: ; au lieu qu'un degré modéré de
chaleur et de mouvement, porté seulement un
peu au-delà du point naturel ou de celui qui a
lieu dans l'état de santé, séparait insensiblement
la matière morbifique des humeurs
saines, et la
déposait peu à peu sur l'organe le plus
à la recevoir, et à lui procurer enfin une propre
Ce que j'ai observé, ou, pour mieux issue.
qu'on observe tous les
dire, ce
jours, me confirme dans
cette opinion. Lorsqu'une sueur immodérée
subitement au milieu d'une fièvre
sort
violente et d'ane
chaleur extréme, je ne vois pas qu'elle soulage
sensiblement le malade. Cette sueur parait être --- Page 74 ---
EC N wM
-
a RAA S
64 DE LA FIÈVRE PESTILEXTIEIEE crue et
entend par une évacuation
ce qu'on
mais si je puis modérer cette
symptomatique; excessive, elle est remplacée par une
fermentation
douce, qui apporte de moment
transpiration plus
sensible, et qui,bien
en moment un soulagement critique et salutaire.
conduite, devient souvent de toutes les fièvres non
Le succès du traitement
d'éruption ou non,
communes 1 accompagnées sanguines, darant la
chez toutes les personnes
tellement
inflammatoire, 2 dépend
constitution
de cette doctrine,
d'une parfaite connaissance
par un exemple.
qu'elle mérite d'ètre développée d'une fièvre inqu'au second jour
Supposons
se manifeste par petits
flammatoire, la petitevérole le
cette
répandus çà et là sur visage,sans
pelotons
qui doit accompagner
diminution des symptômes
doit-on favoT'éruption; dans ce cas,
ou précéder
n'apporte aucun soulageriser cette éruption,qui
dà paraitre avant le
ment, et qui n'aurait pas
jour?. Au controisième ou même le quatrième les temps ne nous
T'expérience de tous;
traire,
nous devons plutôt réprienseigne-elle pas que
qui n'est ni vraiment
mer cette éruption crue, diminuer la fièvre,
critique, ni suffisante pour violence de la chaleur
à modérer la
et songer
comme le seul moyen qui soit
et du monvement,
une petite-vérole
en notre pouvoir de prévenir dont T'éruplion n'est ni
confluente et dangereuse, enlever la fièvre.
critique ni suffisante pour
temps ne nous
T'expérience de tous;
traire,
nous devons plutôt réprienseigne-elle pas que
qui n'est ni vraiment
mer cette éruption crue, diminuer la fièvre,
critique, ni suffisante pour violence de la chaleur
à modérer la
et songer
comme le seul moyen qui soit
et du monvement,
une petite-vérole
en notre pouvoir de prévenir dont T'éruplion n'est ni
confluente et dangereuse, enlever la fièvre.
critique ni suffisante pour --- Page 75 ---
AVEC IXFLAXMATION.
Bien plus, supposons encore que
paraisse qu'après le troisième
l'éruption ne
nution de tous les
jour, avec dimis'efforcer de
symplômes; dans ce cas,faut-il
pousser au dehors, dans ce
toute la pelite-vérole, ce que l'on sait être jour,
rellement et régulièrement
natujours et demi?
l'opération de trois
clure
ou plutôt, ne doit-on pas conque la nature accomplit son
le temps convenable, et administrer ouvrage dans
au malade les délayans
seulement
nécessaires? Les
nes vigoureuses, sanguines, surtout durant personconstitutions
les
de
inflammatoires, ne meurent
pure inanition, même dans les fiévres jamais
Alors la nature
malignes.
role dans le
poussera au dehors la petite-vétemps opportun, sans aucun alexipharmaque, et avec le secours seul de
boisson abondante, quoique les malades quelque
et épuisés puissent exiger
faibles
dans
l'usage des cordiaux
quelques cas et quelques circonstances
ticulières de cette maladie.
parIl en est de même à l'égard de
et de la fièvre pestilentielle,
T'angine maligne
jamais bien
qui ne se terminent
que par la transpiration.
si ces maladies sont
Cependant,
accompagnées de
d'inflammation, elles
beaucoup
exigent un traitement antisphlogiatiquejasqu'a un certain degré;
des personnes
et, à T'égard
jeunes. 9 sanguines,
surtout durant les constitutions vigoureuses, s
épidémiques inflammatoires, on ne peut procurer une
2.
sueur
--- Page 76 ---
- 37
- A REC VI
DE LA FIÈVRE PESTILEXTIRELE sans
modérée, salutaire et critique,
bonne, libre,
certain degré, à un
saigner encore jusqu'a un
convenable de la fièvre.
temps
donc dans les fièvres pestiLe meilleur signe
parce qu'il indique
lentielles , est un pouls plein,
le poison vers
une force suffisante pour pousser vers la peau, et
l'issue qui Iui est propre 1 savoir, chaude, d libre,
le faire sortir par une transpiration
une sueur
modérée, mais non pas par
douce,
excessive, crue et colliquative. redevables à Villustre
Nous sommes en cela
l'utilité
Il fut le premier qui enseigna
Sydenham.
dans la fièvre pestidu traitement antiphlogiatique
inflammatoire 1
durant la constitution
lentielle 9
sanguines, vigoureuses, et
et chez les personnes inflammatoire. Plus on s'efforce
d'une disposition
qui ont un tel tempéd'échauffer les personnes
au
on dessèche leur peau; mais,
rament, plus ouvre leurs pores 2 en les saignant
contraire, on
abondamcrainte et en leur faisant prendre
sans
délayantes. La force de leur temment des boissons
chasserle poison dans
pérament est suffisante pour
le volume , la
convenable, aussitôt que
le temps
excessif de leur sang sont
chaleuretle mouvement et, comme ils n'ont pas
réduits au degré requis ;
communémeutapbesoin des cordiaux échauffans,
bien de
sudorifiques 9 ils ne se trouvent pas
pelés
ne servent qu'à porter leur
ces médicamens 1 qui nécessaire pour favoriser
chaleur au-delà du degré
le poison dans
pérament est suffisante pour
le volume , la
convenable, aussitôt que
le temps
excessif de leur sang sont
chaleuretle mouvement et, comme ils n'ont pas
réduits au degré requis ;
communémeutapbesoin des cordiaux échauffans,
bien de
sudorifiques 9 ils ne se trouvent pas
pelés
ne servent qu'à porter leur
ces médicamens 1 qui nécessaire pour favoriser
chaleur au-delà du degré --- Page 77 ---
AVEC IXFLAXMATION:
la
transpiration, ou à provoquer une suenr
turée, crue et plus funeste
prémadans les fièvres
que salataire, même
pestilentielles.
Le docteur Dan. Trillerus a observé
toutes les fièvres vraiment
que dans
avait une propension
inflammatoires il y
la sueur aussitôt
considérable et naturelle à
saignée salutaire après chaque saignée, et que la
etaitinvariablement. suivie
sueur critique et universelle
d'ane
qui durait
ou soixante heures. Or, si cela est ainsi quarante
fièvres simples
dans les
même, à
inflammatoires, 2 il doit en être de
plus forte raison, dans les fiévres inflammatoires pestilentielles, où le sang est chargé d'un
ferment âcre et volatil. J'ai souvent
en Normandie, où domine la
remarqué cela
matoire ; et je me suis
disposition inflamla fièvre était plus
quelquefois imaginé que
tion et à la crise promptement amenée à la COCpar l'addition de la malignité répandue dans Thôpital. En effet, on
être que cette conjecture n'est
si pensera peutlorsqu'on fera attention
pas mal fondée,
que cette espèce de
possède à un très-haut degré la vertu de poison
la partie visqueuse du
dissoudre
soit, je me rappelle bien sang. Mais, quoi qu'il en
pital de
que les malades de l'hôRouen, quoigu'ils parussent
pâles et faibles par l'effet d'une
d'abord
avaient ordinairement
large saignée, 2
verselle,
une sueur chaude et uni3 après les avoir bien couverts dans
lit, et leur avoir fait prendre
leur
abondamment
5..
degré la vertu de poison
la partie visqueuse du
dissoudre
soit, je me rappelle bien sang. Mais, quoi qu'il en
pital de
que les malades de l'hôRouen, quoigu'ils parussent
pâles et faibles par l'effet d'une
d'abord
avaient ordinairement
large saignée, 2
verselle,
une sueur chaude et uni3 après les avoir bien couverts dans
lit, et leur avoir fait prendre
leur
abondamment
5.. --- Page 78 ---
RA A S - = - Sa es R /
DE LA FIÈVRE
PESTILENTIELLE
quelque boisson chaude; et que cette sueur leur
procurait du soulagement, et devenait
fois critique. Toutefois
quelque9 je n'ai jamais vu
eût été dans la nécessité de faire, dans cette qu'on
plus de trois saignées ; et lorsqu'on
fiévre,
la guérison eutière de la fièvre essaya des d'opérer
plus souvent réitérées
par
saignées
9 non-seulement le
devint dissous, mais encore
sang
faiblesse.
illensuivtunegrande
Je vais terminer ce chapitre par un
cinct de la méthode
exposé sucla plus heureuse dans particulière que j'ai trouvée
le traitement de la fièvre
pestilentielle 3 lorsqu'elle est compliquée
inflammation, c'est-à-dire,
avec
lorsque le malade est
jeune, sanguin et
vigoureux, 7 que la constitution
épidémique est inflammatoire 9 qu'il souffle un
vent du nord, et que l'air est sec ou froid.
ces circonstances, la première chose
Dans
faire , est de mettre le malade dans
qu'il faut
et
un lit chaud,
d'essayer, par des moyens doux, de
une sueur 9 afin de détruire d'abord la provoquer
Mais si la chaleur
malignité,
ni
augmente 9 et s'il ne survient
soulagement, ni diminution des
tirez alors dix onces de
sympiômes,
gime
sang 2 et continuez le rélégèrement diaphorétique, pour exciter
sueur qui suit toujours la
cette
saignée chez les
sonnes sanguines et
perle malaise de
vigoureuses 9 et qui fait cesser
l'estomac, ou le trouble des
s'il n'est que
intestins,
symptomatique et l'effet du
ou de l'orgasme.
spasme
RA -
diminution des
tirez alors dix onces de
sympiômes,
gime
sang 2 et continuez le rélégèrement diaphorétique, pour exciter
sueur qui suit toujours la
cette
saignée chez les
sonnes sanguines et
perle malaise de
vigoureuses 9 et qui fait cesser
l'estomac, ou le trouble des
s'il n'est que
intestins,
symptomatique et l'effet du
ou de l'orgasme.
spasme
RA - --- Page 79 ---
AVEC INFLANXATION.
Mais Si l'estomac est malade et la langue sale,
on doit donner après la saignée un léger vomitif; ou si les intestins sont tourmentés, et si la
bouche est mauvaise 9 on, administrera la tisane
purgative 2 parce que l'opération de l'un ou de
Tautre de ces médicamens donnés après la saignée,
lorsque le cas le demande 2 n'empéchera pas la
sueur salutaire chez les personnes vigoureuses.
Si, après l'une ou l'autre de ces évacuations,
les symptômes de l'inflammation n'étaient pas
calmés au bout de vingt-quatre heures, il serait
nécessaire de faire une seconde
saignée, 9 qui serait
suivie d'une seconde sueur, qu'on traiteraitcomme
Ja premiére, 2 et qu'on favoriserait par des boissons chaudes, cordiales et diaphorétiques, données pendant vingt-quatre heures. A cette époque
de la maladie on peut juger de l'effet de la seconde
saignée, et distinguer lesquels dominent le plus,
des symptômes de l'inflammation, ou de ceux de
la maliguité. Si ce sont les premiers, , une troisième saignée peut être nécessaire, et je n'ai jamais
vu qu'on eût été obligéd'en faire davantage
réduire à un juste degré
pour
l'inflammation, compliquée avec la contagion pestilentielle. Le plus
souvent une large saignée faite à propos dans le
lit, a suffi pour préparer la voie à la sueur salutaire. Ua excès imprudent de cette évacuation est
capable de trop affaiblir le
pouls, 3 et ensuite 2
pour 2e provoquer la transpiration 2 on est forcé --- Page 80 ---
9R
S
S
70 DE LA FrÈVRE PESTILENTIELLE AVEC INFLAMM.
d'avoir recours à des alexipharmarques
plus
puissans que ceux qui auraient d'abord été nécessaires. Le vin est le meilleur de tous et il
peut même être avantageux d'appliquer les 3 vésicatoires qui agissent non-seulement comme stimulans, mais encore 9 après une saignée
comme dissolvans du
copieuse 2.
sang visqueux.
Lorsque la sueur salutaire est une fois établie,
elle doit être entretenue pendant
quarante-huit
heures, et ensuite un purgatif devient nécessaire.
Mais le régime diaphorétique doit être continué
jusqu'à ce qu'on voie cesser tous les symptômes
de malignité. Vers la fin, dans les cas de grande
faiblesse après les évacuations
considérables, 2 le
guinguina produit un excellent effet comme restaurant et comme stomachique.
- he
sang visqueux.
Lorsque la sueur salutaire est une fois établie,
elle doit être entretenue pendant
quarante-huit
heures, et ensuite un purgatif devient nécessaire.
Mais le régime diaphorétique doit être continué
jusqu'à ce qu'on voie cesser tous les symptômes
de malignité. Vers la fin, dans les cas de grande
faiblesse après les évacuations
considérables, 2 le
guinguina produit un excellent effet comme restaurant et comme stomachique.
- he --- Page 81 ---
CHAPITRE IV,
De la Fièvre pestilentielle
compliquée avee
putridité.
Le mois de jaillet produit dans
mens une révolution
nos tempéraTépaississement
universelle 7 par laquelle
nouvelle
inflammatoire est détruit ; et une
pagnée du constitution prend sa place 7 accomrelâchement des
de la
lution du sang et de l'âcreté solides, des
dissonouvelle constitution
humeurs. Cette
constitutiou
s'appelle ordinairement la
dent
putride épidémique. Or, il est éviqu'un ferment âcre et volatil , tel
germe de la fièvre pestilentielle,
que le
s'unit
ment à une telle
prompteconstitution, et l'irrite.
J'ai souvent désiré que Sydenham eût vu cette
espèce de fièvre
lui-même
pestilentielle; ; mais il se déroba à
l'occasion de
Londres au mois de juin l'observer, en quittant
titution eût
1665,avant que la consécrivit
commencéàse manifester. Ce médecin
son chapitre sur la fièvre
1667,un an après quela
pestilentielle en
peste eut cessé
ses ravages dans Londres ; et il
d'exercer
abrégé de la constitution
parait, par son
1665 et 1666,
épidémique des années
que, dans le mois de mars
la synoque non putride, contre le cours
1665,
des autres
ordinaire
années, 2 disparut, et fit place aux vé- --- Page 82 ---
1 A
- - R V
-
PYSTILENTIEIEE
DE LA FIÈVRE
fièvres inflammatoires non rémittentes 9
ritables
le germe de la fièvre pestilentielle
auxquelles
produisit cinq nouveaux symptômes,
s'étantjoint,
avait accoutumé de
différens de ce que Sydenham inflammatoires de la
voir dans les simples fièvres
même saison.
violente.
I. La douleur de tête fut plus
fut plus considérable.
2.0 Le vomissement
ordinaire3.0 La diarrhée, que l'on prévenait
fièvres par un vomitif,
ment dans les premières
mème remede,
était provoquée dans celle-ci parle
et ensuite le vomissement continuait.
comme
4.° Les parties externes élaient sèches,
dans la fièvre de la constitution précédente (la symais, après la saignée surnoque non putride), facilement une sueur et, en la
tout, il survenait
devenaient bientôt plus
favorisant, les symptômes
lieu dans tous les
modérés. Cela poavait avoir
de la maladie ; au lieu que dans la constitemps
(la synoque non putride),on
tution précédente
strement avant le treile tenter
ne pouvait pas
jour, et iln'en résultait
zième oule quatorzième
la
un effet aussi avantageux, ( ce qui prouve
pas
sudorifique du poisor absorbé. 7
qualité
tiré des veines dans cette fièvre, res5.0 Le sang
à celui des
semblait souvent, par sa couleur,
rhumaattaquées de pleurésie ou de
personnes mais il était moins visqueux ( ce qui était
tisme;
strement avant le treile tenter
ne pouvait pas
jour, et iln'en résultait
zième oule quatorzième
la
un effet aussi avantageux, ( ce qui prouve
pas
sudorifique du poisor absorbé. 7
qualité
tiré des veines dans cette fièvre, res5.0 Le sang
à celui des
semblait souvent, par sa couleur,
rhumaattaquées de pleurésie ou de
personnes mais il était moins visqueux ( ce qui était
tisme; --- Page 83 ---
AVEC PUTRIDITÉ.
did à la qualité dissolvante du poison ajouté ) (4).
Par ce paragraphe, et même par le chapitre
entier sur cette fièvre, je regarde comme évident
la fièvre pestilentielle de Sydenham prit sa
que
naissance d'un germe ou d'une contagion pestilentielle, ajoutée à une véritable constitution inflammatoire, et fut une synoque inflammatoire
rémittente,
différente de la fièvre
non
maligne,
rémittente, maligne, critique de Roupe, et encore
plus de la fèyre putride et maligne d'Huxham,
(Praegressa hyenefrigidistind, et sicco gelu in veris usque
tempora indesinenter perdurante s cum ex improviso solveretur,
fine Sc. Martii, ineunteque ex Anglorum computo > anno
1665, Peripneumonia, Pleuritides, Angina, aliique id genus
morbi inflaminatorii magnam derepente stragem edebant : quo
ipso tempore caput etiam ertulit febris quaedam continua epidemica , i febrium continuarun genio 1 quce pracedenti CORStitutione vigebant, longe diversa ; quarum vix ulla ex anni
tempestate solebant invadere. Dolor capitis quà in priore illa
intensiot et vomituritiones adhuc magis immanes ad hanc
febrem accedebant; in plerisque diarrhaa 7 quam prius dizimus
assumpto emetico pracaseripotuise jam ab eodem propocabatur, nec tamen cessabat vomituritio. Erterna hic pariter
ac in febribus constitulionis praecedentis sicca reperiebantur >
atlamen
maximé vence sectione, 2 ceger in sudorem
1 praemissd
solvi poterat, quo provocato leviora mox symptomata ; atque
hoc nullo non morbi tempore fieri potuil, cum in febre preegressa nec tutô ante diem 13 vel 14 id tentaveris, nec facilé
voti fueris compos. Sanguis saepè pleureticorun et rhunatismo
laborantium sanguinem colore referebal, non vero usque adco
gelatina illa albescente qua illorum sanguis pratezitur.
Ton. I, sect. 2, cap. 1, pag. 62. - Édit. Montp. p. 130.
non morbi tempore fieri potuil, cum in febre preegressa nec tutô ante diem 13 vel 14 id tentaveris, nec facilé
voti fueris compos. Sanguis saepè pleureticorun et rhunatismo
laborantium sanguinem colore referebal, non vero usque adco
gelatina illa albescente qua illorum sanguis pratezitur.
Ton. I, sect. 2, cap. 1, pag. 62. - Édit. Montp. p. 130. --- Page 84 ---
- Y
Ra
S DE LA FIÈVRE
PESTIEENTIÉLLE
ou de la synoque putride
de ce chapitre.
maligne, qui est le sujet
La véritable fièvre putride
Sement considérée
ne ful pas sérieude juillet de l'année par Sydenham avant le mois
1667; et en
l'appelle la constitution
conséquence il
et
épidémique de
1669, en sorte qu'iln'en
1667, 1668
1670; et il ne parait
publia l'histoire qu'en
fièvre
pas qu'il ait rencontré la
pestilentielle durant ces années, ni
après, ce qui peut encore plus avoir
même
sa pratique s'est alors bornée
eu lieu, si
ne sont pas autant
aux gens aisés, qui
contagion.
exposés à cette sorte de
Je conclus donc que Sydenham n'a
la contagion pestilentielle
jamais vu
jointe à la
putride; mais il a vu le virus de la
synoque
joint à la constitution
petite-vérole
nées
putride dans l'été des
1674 et 1675;et par
anque la petite-vérole,
conséquent, il a observé
régulière
quoiqu'elle ait été douce et
pendant le printemps, devint
anomale et maligne, à mesure
putride 2
tion putride fit des
que la constitu.
progrès.
toute son
Sydenham donna
application à cette fiévre
avec sa pénétration
composée, et
la nature. Or, il
ordinaire, il en rechercha
faire
sentit bientôt la nécessité de
principalement attention à la fièvre
et d'ordonner, par
putride,
septique le
conséquent, le régime anti.
plus puissant, qui fut le seul
par lequel il paryint à
moyen
triompher de cette ma-
- hs
.
progrès.
toute son
Sydenham donna
application à cette fiévre
avec sa pénétration
composée, et
la nature. Or, il
ordinaire, il en rechercha
faire
sentit bientôt la nécessité de
principalement attention à la fièvre
et d'ordonner, par
putride,
septique le
conséquent, le régime anti.
plus puissant, qui fut le seul
par lequel il paryint à
moyen
triompher de cette ma-
- hs --- Page 85 ---
AVEC PUTRIDITÉ
comme inculadie terrible, regardée jusqu'alors
rable; et, par ce coup de maitre, il a jeté de
meilleurs fondemens, pour! le traitement de toutes
les fièvres malignes compliquées avec une synoque
la
des autres auteurs
non putride, que
plupart
qui ont expressément écrit sur chacune d'elles.
Mon dessein est de faire Thistoire, non d'une
fièvre putride ordinaire, rendue maligne par un
mauvais traitement, mais des effets d'une véritable contagion pestilentielle, maligne par essence,
jointe à une fièvre putride, et produisant des
symptômes qui n'appartiennent pas naturellement
aux fièvres putrides ou bilieuses simples, tant
qu'elles sont bien traitées, quoiqu'ils puissent être
ajoutés aux unes ou aux autres, et produire ainsi
fièvre
de la nature des
une
composée participant
deux.
ditHuxham
de ma-
( Je sais,
(1), que l'épithète
a donnée à certaines fièvres, n'est
> ligne, qu'on
années.
> plus si fort en usage depuis quelques
> Il est vrai qu'on s'en est servi souvent pour
ou augmenter le mérite
> couvrir l'ignorance,
D de la cure ; mais cependant cette dénomination
sans fondement dans la nature, ou
D n'est pas
désigner la
> du moins quelqu'autre qui puisse
décris, et la distingaer de la fièvre
5 fièvre que je
(*) Essai sur les Fièvres 9 par M. J. Huxham, traduct. nouv.
sur la troisième édit. Anglaise, édit. de 1765, pag. 140.
> couvrir l'ignorance,
D de la cure ; mais cependant cette dénomination
sans fondement dans la nature, ou
D n'est pas
désigner la
> du moins quelqu'autre qui puisse
décris, et la distingaer de la fièvre
5 fièvre que je
(*) Essai sur les Fièvres 9 par M. J. Huxham, traduct. nouv.
sur la troisième édit. Anglaise, édit. de 1765, pag. 140. --- Page 86 ---
Recs VE
a / 2 3 > -
76 DE LA FIÈVRE PESTILENTIELLE
ordinaire. En effet, le terme de
> inflammatoire
suppose qu'il y a d'autres
> fièvre inflammatoire
indifférent
de fièvres. Il est peut-étre
a espèces
malignes ou pestilen-
> de les appeler putrides,
les
des pétéchies, on
a tielles : lorsqu'il parait
: si elles sont produites par
> appelle pétéchiales;
Je ne disputerai pas
> contagion, contagieuses.
> sur les mots; mais il en faut nécessairement
nos idées 1 et 9 quand
> pour communiquer les bien définir, on a tort de
> on a soin de
s chicaner dessus.
la mé-
>J'ai toute la vénération possible pour
mais j'ose dire ce3 moire du grand Sydenham, traité toutes les
n'avait pas
a pendant, ques'il
des maladies
> fièvres, et même la peste, comme
inflammatoires, sa pratique aurait
a purement
d'ètre suivie, étant
> été plus exacte et plus digne
inflambien adaptée à la viscosité
2 extrèmement
ne mérite
mais il est certain qu'elle
> matoire;
imitée, même dans la petite3 pas d'être toujours
bien décrite,
vérole, qu'il a si admirablement
traitée. On ne saurait
3 et plus judicieusement
demandent
ait des fièvres qui
> douter qu'il n'y
de la
chose de plus que des saignées,
> quelque
Traiterait-on ainsi
> petite-bière etdes purgations.
fièvre lente nerveuse ? Quelques espèces
> une
miliaires,
de fièvres pétéchiales,
> dep petite-vérole,
être conduites de cette manière?
D peuvent-elles
et
à tout praticien expérimenté
a J'en appelle
--- Page 87 ---
AVEC PUTRIDITE.
> raisonnable. Mais rendons honneur à qui il est
5 dà : c'est avec raison qu'il rejeta le régime
> chaud, tout de feu, et les sudorifiques
qu'on
employait communément alors dans toutes les
D espèces de fièvres, et qu'il introduisit les éva-
> cuations et un régime rafraichissant, délayant
> et tempéré; méthode beaucoup préférable dans
> toutes les espèces de fièvres inflammatoires et
: > ardentes. Il est vrai que des évacuations seulés
5 et des délayans froids et aqueux ne, convien5 nent pas indiféremment dans toute sorte de
> tempéramens et de fièvres. On pousse quelque-
> fois les méthodes opposées
trop loin; ; une opi-
> nion favorite peut obliger un médecin à éteindre
> presqu'entièrement le feu vital, et une autre à
5 mettre tout en feu, de peur que les miasmes
> destructeurs ne se logent quelque part. 5
Le respect que j'ai pour Sydenham ne me.
permet pas de laisser passer ce que dit Huxham
dans l'endroit de son ouvrage que je viens de
citer, sans faire remarquer l'injustice et la fausseté de sa critique à l'égard de cet illustre médecin.
En effet, comment Huxham peut-il dire,
avec
quelque ombre de vérité, que Sydenham a traité
toutes les fiévres indifféremment
ladies
comme des mapurement inflammatoires? Ce dernier ne
recommande-t-il pas expressément le traitement
diaphorétique pour la synoque non putride
le dixième jour, et la méthode
après
antiseptique pour
remarquer l'injustice et la fausseté de sa critique à l'égard de cet illustre médecin.
En effet, comment Huxham peut-il dire,
avec
quelque ombre de vérité, que Sydenham a traité
toutes les fiévres indifféremment
ladies
comme des mapurement inflammatoires? Ce dernier ne
recommande-t-il pas expressément le traitement
diaphorétique pour la synoque non putride
le dixième jour, et la méthode
après
antiseptique pour --- Page 88 ---
N M
R
DE LA FIÈVRE PESTHLENTIELEE
méthode qu'il a portée au plus
la fièvre de juillet?
Yacide minéral dans toute
haut degré, en donnant
la même fièvre était
la boisson ordinaire, lorsque
Ne fait-il pas
compliquée avec la petite-vérole.
dans tout le commencement
usage des vésicatoires
Enfn, n'a-t-il pas
de la fausse péripneumonie?
par des
guéri la peste et la fièvre pestilentielle administrés dans
sudorifiques les plus puissans, bien malheureux
du mal? Certes, il est
le principe
d'un auteur tel que Sydenham
que les ouvrages
d'attention, et qu'on
ne soient pas lus avec plus
ne les comprenne pas mieux. mention des effets du
ait fait
Quoiquliusham
de différente
pestilentiel sur les personnes
aux
poisou
il n'a cependant pas pris garde
constitution,
dans ces différentes conschangemens produits
des saisons, qui,
titutions par le changement
donne naiscomme il a déjà été observé souvent, fièvres
se
certaine variété de
qui
sance à une
et dont les unes ou les
succèdent régulièrement,
saison, ce qui
à chaque
autres sont particulières considérable dans les sympétablit une différence de la même espèce de contômes qui dépendent
tagion.
traité de la complication inflammaJ'ai déjà
ces différentes
toire qui tient sa place parmi considérer les
Je vais à présent
complications.
contaconstitutions putride et billeuse,jointesala
gion pestilentielle. --- Page 89 ---
AVEC PUTRIDITÉ.
Par fièvre putride pestilentielle, j'ehtends une
fièvre composée qui a deux ordres de symptômes
naturellement indépendans l'un de T'autre, quoiqu'ils puissent quelquefois se rencontrer ensemble
dans le même sujet, et s'irriter réciproquement.
J'appelle les premiers de ces symptômes pestilentiels, parce qu'ils dépendent de la contagion ou
des miasmes malins. J'appelle les autres putrides,
parce qu'ils sont les mêmes que ceux du typhus
d'Hippocrate, de la fièvre varioleuse de Sydenham,
ou de cette constitution de fièvres communément
appelées putrides, régulièrement et chaque année
épidémiques dans cette ville, depuis le commencement de juillet jusqu'à la fin de septembre.
Je ferai d'abord séparément l'énumération des
symptômes particuliers à la contagion et à la
putridité, et ensuite je les ferai voir existans
ensemble. Par ce moyen, j'éviterai toute confu.
sion, etje donnerai,Jespère, une idée plus claire
du sujet dont nous traitons, qu'on ne l'a fait
jusqu'à présent, parce qu'on a confondu les phénomènes qui se rencontrent dans cette fièvre
compliquée, sans marquer la différence occasionée par la variété des tempéramens, et les constitutions épidémiques opposées, avec lesquelles
elle peut être et est en effet souvent unie, En
séparant et en distinguant ces phénomènes de
la manière que je me propose de le faire, le
médecin, même sans expérience, sera en état,
qu'on ne l'a fait
jusqu'à présent, parce qu'on a confondu les phénomènes qui se rencontrent dans cette fièvre
compliquée, sans marquer la différence occasionée par la variété des tempéramens, et les constitutions épidémiques opposées, avec lesquelles
elle peut être et est en effet souvent unie, En
séparant et en distinguant ces phénomènes de
la manière que je me propose de le faire, le
médecin, même sans expérience, sera en état, --- Page 90 ---
UNE
- -
- a
A N R
-
RAS
80 DE LA FiÈvnE PESTILESTIELLE
de
rencontrera cette fièvre composée,
lorsqu'il
des symptômes de putridité, 1
discerner lesquels
de
seront
ou de ceux de malignité et
contagion, toute la
connaissance dont dépend
prédominans,
traiter cette fièvre avec
sagacité nécessaire pour
serai obligé de
succès. Pour remplir cet objet.je
dites, mais
plusieurs choses que j'ai déjà
répéter
autant de détail et de clarté
d'ailleurs j'y mettrai
qu'il me sera possible.
ordinaires
Les
symptômes pathognomoniques dans le mois de juillet et
d'une fièvre putride,
caniculaires, sont, suivant Sydenham,
les jours
au nombre de huit.
d'une douleur au
malade se plaignait
( I. Le
était telle qu'il ne
creux de l'estomac; et qui touchât. Je ne me
souffrir qu'on y
> pouvait pas
observé ce symptôme dans
d'avoir
> souviens pas
dans cette fèvre;
autre maladie que
> aucune
de tête, la chaleur de tout le
5 2.0 La douleur
assez
et les pétéchies se manifestaient
> corps
dans plusieurs cas ;
> sensiblemeht
de soif;
> 3.0 Ily avait peu
souvent comme celle
5 4.° La langue fut assez bonne santé ; elle
qui sont en
* des personnes
blanche, très-rarement
s futc Repeatantqmelqnefoiat
et jamais noire;
> sèché
et abondantes étaient
s 5. Les sueurs spontanées
de la madans le commencement
)) communes
aucun soulagement;
mais sans procurer
3 ladie,
hS --- Page 91 ---
AVEC PUTRIDITÉ
8r
> et lorsqu'elles étaient provoquées par un ré-
> gime et des médicamens chauds, il y avait à
D craindre que le malade ne tombât dans le délire:
D de plus, le nombre des pétéchies augmentait,
D et tous les autres symptômes devenaient plus
> violens;
> 6,0 Un dépôt dans l'urine, qui paraissait assez
> louable dès le commencement de la maladie,
> faisait espérer pour le salut du malade; mais il
> n'était jamais mieux soulagé qu'après la dia-
> phorèse dont nous avons parlé.
il y avait à
D craindre que le malade ne tombât dans le délire:
D de plus, le nombre des pétéchies augmentait,
D et tous les autres symptômes devenaient plus
> violens;
> 6,0 Un dépôt dans l'urine, qui paraissait assez
> louable dès le commencement de la maladie,
> faisait espérer pour le salut du malade; mais il
> n'était jamais mieux soulagé qu'après la dia-
> phorèse dont nous avons parlé. > ( Chez plusieurs,
lurine rewembleseulement. à l'urine de jument, mais
elle ne dépose pas. )
& 7.° Cette maladie, mal traitée, devenait ordi3 nairement très-opiniàtre, et ne se terminait ni
>. par aucune crise, ni spontanément comme les
s autres fièvres ; mais, accompagnée des plus
> cruels symptômes, elle tourmentait le malade
3 pendant six ou huit semaines, à moins que la
> mort ne survint et n'y mit fin plus tôt;
D 8.0 Un plyalisme quelquefois assez abondant
> venait vers la fin, pourvu qu'aucune évacuation
D considérable n'eût précédé 2 et qu'on eût fait
> usage des juleps rafraichissans; ; et ce plyalisme
> mettait fin à la maladie contre toute espérance,
> pourvu qu'on ne l'interrompit pas
les éva-
)
par
cuations (qui ne sont plus alors de saison), ou
)) par l'usage des médicamens échauffans Mais le
>) régime et les évacuations convenables faisaient
2. --- Page 92 ---
- Re2
FIÈVRE PESTIEERTIFLLE
DE LA
fièvre, soit qu'elle
disparaitre toute la
s bientôt
d'une diarrhée., soit qu'elle
> fàt accompagnée
les pétéchies, les
le fut pas. La frénésie,
> ne
les
n'étaient 1 pour
miliaires et
aphihes,
> taches
la suite d'un mauvais trais la plupart , que
s tement (1), S
: doluit ager in regione, que cordis
(*) Ite se hic res habuit
ut manu illa premeretur $
scrobiculo subjicitur, , nec sustinuit, observasse in alio morbo
symptoma non memini me
dolor,
quod quidem
variolarum, Capitis
hanc febrem, et hancs speciem
satis manifesto indiprater
et etian pelechice 1
et calor totius corporis 7
non urgebat. Lingua sanorum
Sitis interim
7 sicca
cio se prodebant. nisi quod quandoque albida
similis non rarb comparuit,
Eger in spontaneos eosque
vero nigra. rarissine 2 nunquam
morbi solvebatur sed cun nullo
effusisinos sudores ab initio
medicamentis et regimine
levamine; quin inb, ubi calidioribus
corripereerat ne mox phrenitide
provocabantur isti, periculun augebatur, atque alia symptoinsuper numerus
tur. Petechiarum
omnia. Urine separatio , quasatis
mata adhuc efferebantur
salutis; neque
laudabilis vel ab initio 2 spem, faciebat
post diawidebatur
exinde in melius proficiebat, quan
hic
tamen ceger magis
dizimus. Si minus recté tractaretur
phoresim, de qua prius
plerumque ; neque crisi alidiutissimè protrahebutur
sed
morbus 2
more aliarum febrium desinens,
qud facta , nec sponte miserum ezcrucians ad septimanas
wehemnentibus symptomatis
Ptyalismus quandoque satis
sex vel octo, nisi mors intercederet.
in melius proficiebat, quan
hic
tamen ceger magis
dizimus. Si minus recté tractaretur
phoresim, de qua prius
plerumque ; neque crisi alidiutissimè protrahebutur
sed
morbus 2
more aliarum febrium desinens,
qud facta , nec sponte miserum ezcrucians ad septimanas
wehemnentibus symptomatis
Ptyalismus quandoque satis
sex vel octo, nisi mors intercederet. nulla insignior pr cecessub finem accedebat, si nempè
imperata
copiosts
agro julapia refrigerantia
serat evacuatio 1 atque
evacuationibus 2 neque usu medifuerant 1 quo quidem, si neque interceptus, 1 morbus ultra spem
camentorum calidorumn furit Neque etiam diarrhea 2 quee
omnenfugan sibi queerebatu
me à dictd methodo vel
concomitatur,
febrim hanc sapisimé
S --- Page 93 ---
AVEC PUTRIDITÉ.
Voilà tous les symptômes naturels aux fièvres
putrides, dontj j'ai déjà donné deux exemples, l'un
du
l'autre avec fréquence
sans fréquence
pouls,
du pouls, beaucoup de chaleur , etc., 9 etc. (1).
Considérons, en second lieu,les symptômes naturels et ordinaires de la fièvre pestilentielle dans
une constitution saine,et nous les trouverons tels
qu'on peut les attendre d'un poison absorbé, dont
la nature est àcre, volatile, pénétrante, alcalescente et narcotique 9 capable de corrompre les
humeurs du corps 7 de détruire la consistance
naturelle du sang , et d'irriter tout le systême
nerveux. Il doit donc résulter un dérangement
considérable de toutes les fonctions, 9 à proportion du degré de virulence de ce poison, de sa
quantité 1 et de son séjour plus ou moins long
dans le corps. Les personnes les plus saines et
les plus vigoureuses doivent promptement s'aper.
cevoir de ses effets délétères ; mais s'il reste longtemps dans les voies de la circulation , ou s'il renlatum unguem dimovit ; quin imo expertus swn nihil huic profluvio sistendo aqué conducere atque vence sectionem s et sanguinis contemperationem. 1 aquà hordei, sero lactis, alque aliis
suprà nominatis procurandam.. Ita ut non raro phrenesis 1
petechice 1 caeteraque pessimi ominis symptomata mox hujusmodi sudores exciperent , quee non tam de morbi malignitate 9
quam sinistro regimine oriri videbantur. Tom. I , sect. 3, çap.
3, pag. 98, IOI s 102. Édit. Mont. p- 185 etsuiv.
(*) Voyez le tome I', pag. 284 et 285.
6..
à nominatis procurandam.. Ita ut non raro phrenesis 1
petechice 1 caeteraque pessimi ominis symptomata mox hujusmodi sudores exciperent , quee non tam de morbi malignitate 9
quam sinistro regimine oriri videbantur. Tom. I , sect. 3, çap.
3, pag. 98, IOI s 102. Édit. Mont. p- 185 etsuiv.
(*) Voyez le tome I', pag. 284 et 285.
6.. --- Page 94 ---
a
2 a a 33
DE LA FIÈVRE PESTILENTIBLLE
âcres, il assimnilera à sa nature une
contre des sucs
humeurs ; et s'il se dépose
grande partie de nos
sera bientôt
faible, cet organe
sur quelqu'organe acrimonie, à moins qu'il ne redétruit par son
et administré par une
çoive un secours prompt
main habile:
qui
Quoi qu'il en soit, les premiers symptômes et
doivent dépendre de Firritation,
paraissent,
semblables à
conséquent ils sont herveux 9
par
attribués à la fumée de tabac(s),
ceux quejai déjà
dans la maladie de la
et qui furent très-sensibles de Rouen (2).
jeune religieuse de Thôpital
des
Un abattement subit et extraordinaire
1.
des forces;
esprits, avec prostration de crainte ou de chagrin im2.0 Un caractère
et humides,
primé sur le visage,avec des yeux gros
de
des lèvres pâles, des pleurs, un teint mélangé
couleurs, et une voix basse 2 faible et
différentes
tremblante;
à la
3.0 Une douleur de tête, particulièrement
accompagnée de pesanteur et
partie postérieure,
de vertige ;
vive dans les yeux ;
4.° Une douleur
avec un sentiment
5.0 Un frisson considérable,
douleur et de lassitude universelle, 9 particude
une douleur légère
lièrement dans les lombes,et
dans le gras des jambes;
(4) Voyez ci-dessus pag. 27.
(2) Voyez ci-dessus pag. 46, --- Page 95 ---
AVEC PUTRIDITÉ,
6,0 L'estomac et les intestins sont quelquefois
malades, sans que la langue soit sale 2 lorsque la
personne était en bonne santé au moment de la
contagion;
7.° Le plus communément, les malades se plaignent d'un mauvais gout et d'une mauvaise odeur,
en sorte qu'ils crachent et se mouchent souvent,
comme silss'efforçaient en vain d'évacuer quelque
matière dont le goût ou l'odeur les incommode.
Voilà les premiers symptômes naturels et pathognomoniques de cette contagion 1 tels que mes
propres observations me les ont fait voir, et qui,
joints aux huit ou dix symptômes des fiévres
trides simples quej'ai exposés
puci-dessus, présentent
le tableau de tous les premiers symptômes naturels
de la véritable fièvre putride, unie à la fiévre maligne. Le grand nombre d'autres
symptômes, recueillis par Huxham et d'autres auteurs. 2 appartiennent plutôt aux fievres maligne inflammatoire 7 maligne calarrheuse et maligne humorale,
et ne sont que des variétés qui se rencontrent
dans cette fièvre, comme dans tontes,suivantleur
traitement et leur durée.
Au reste, 2 il est vrai que la matière qui occasionne la fièvre putride est d'une nature si Semblable aux miasmes malins de la fièvre pestilentielle. 2 qu'ils sont plus disposés à s'unir dans le
même sujet, et que leur force en est réciproquement augmentée 2 ce qui explique pourquoi Ia
maligne humorale,
et ne sont que des variétés qui se rencontrent
dans cette fièvre, comme dans tontes,suivantleur
traitement et leur durée.
Au reste, 2 il est vrai que la matière qui occasionne la fièvre putride est d'une nature si Semblable aux miasmes malins de la fièvre pestilentielle. 2 qu'ils sont plus disposés à s'unir dans le
même sujet, et que leur force en est réciproquement augmentée 2 ce qui explique pourquoi Ia --- Page 96 ---
-
Dr
3 - a Rea 1Il
DE LA FIÈVRE PISTILENTIELLE danest plus commune et plus
fèvre pestilentielle
constitutions putrides
gereuse dansl'été, durantles saisons de l'année.
et bilieuses, que dans les autres être et est fréquemencore
Mais ce poison peut fièvres, et il est aisé de le
ment joint aux autres
qui lui sont particudistinguer parles symptomes
au même
liers, lesquels ne se rencontrent pas,
fèvre
nombre et au même degré , dans aucune n'est
est simple, et qu'elle
commune $ lorsqu'elle
ou
compliquée avec ce poison
quelqu'autre. autre
pas
du malade introduit une
Le tempérament
à l'égard du nombre
différence tres-considérable
Dans le cas de
et de la violence des symptômes. de Rouen (1) 1
religieuse de Thôpital
cette jeune constitution saine, et une force nail y avait une
capables de résister et
turelle de tempérament, avant qu'il ait eu le temps
de chasser le poison,
Mais. 1 lorsqu'il se
de causer un grand dommage.
faible,
chez les personnes d'un tempérameut
loge
d'une constitution mal saine,
délicat, nerveux ou
ou lorsque
lorsque le sang est âtre et dissous,
imvoies sont chargées de matières
les premières
deviennent bien plus consipures,1 les symptômes
leur violence, leur
dérables por'leur nombre,
durée et leur effet.
vais donner T'obserPour développer ce sujet,je
et maligne
vation d'une véritable fièvre putride
(*) Voyez ci-dessus, pag. 46. --- Page 97 ---
AVEC PUTRIDITÉ.
composée, dont fut attaquée une personne qui
jouissait naturellement d'une constitution saine;
et ensuite je ferai quelques remarques sur les variétés qu'on rencontre dans cette fièvre, aussi-bien
sur la méthode de traiter, 9 lorsqu'elles ont lieu.
que
IV. OBSERVATION:
Vers la fin de juillet 1773, je fus appelé pour
voir une femme àgée de trente ans 9 jouissant naturellement d'une bonne santé, possédant de
de la
à devenir
belles couleurs, ayant
disposition
mais observant bien les règles de la tempégrasse, Cette femme,
la vis pour la prerance.
lorsqueje
tel
mière fois 9 souffrait tant, , et elle était dans un
degré de frisson et d'anxiété, qu'il lui fut à peine
possible de m'instruire de son état.
1.° Le frisson était comme celui d'une fièvre
de
quarte. La malade se plaignait quelquefois
bouffées de chaleur qui duraient une minute,
ne fut
même chaude un seul
mais sa peau
pas
instant;
2.0 Elle avait une douleur violente au creux
enflé, et qui était si
de l'estomac, qui paraissait
la
sensible qu'elle ne pouvait pas supporter plus
légère pression; était
et elle avait de fré3,0 Le ventre
tendu,
envies d'aller à la selle, mais qui n'élaient
quentes d'aucune évacuation. Elle éprouvait aussi
suivies
des douleurs dans les intestins :
is sa peau
pas
instant;
2.0 Elle avait une douleur violente au creux
enflé, et qui était si
de l'estomac, qui paraissait
la
sensible qu'elle ne pouvait pas supporter plus
légère pression; était
et elle avait de fré3,0 Le ventre
tendu,
envies d'aller à la selle, mais qui n'élaient
quentes d'aucune évacuation. Elle éprouvait aussi
suivies
des douleurs dans les intestins : --- Page 98 ---
a
14 3
Ste -
M Ra
DE LA FIÈvnE
PESTILENTIELLE
4Sa langue était jaune, sale et
5.0 Son estomac
humide;
l'eau froide;
rejetait tout, même le fruit et
6.0 Son urine était comme lurine
en petite quantité, et exhalant
de jument,
odeur;
une mauvaise
7.° Son pouls était petit, mou et
8,0 Elle avait un air
vite;
éteints, gros et
accablé; ses yeux étaient
humides; son teint était
9.° Elle était sans
pâle;
abattus;
forces, et ses esprits étaient
10, Sa voix était
II, Elle
tremblante;
le
disait qu'elle se sentait mal par tout
corps: elle avait des
dans les jambes;
crampes ou des spasmes
12.9 Mais sa douleur la plus
à la partie
considérable était
postérieure de la tête,
dait jusqu'aux
laquelle s'étenyeux.
Tant de
symptômes se manifestant
et avec tant de violence,
à la fois,
moins, je ne
me surprirent; néancontagion,
soupçonnai en aucune façon la
et, prenant cette maladie
fièvre putride ordinaire,
pour une
qui était alors
que, j'ordonnai un fort vomitif,
épidémije fis preudre T'apozème
Aussitôt après,
en le réitérant, d'heure purgatif de Sydenham,
eût réellement
en heure, josqu'à ce qu'il
mandai
provoqué les selles, et
en même temps de
je recomavec les liqueurs
délayer copieusement
légèrement acides, chaudes ou --- Page 99 ---
AVEC PUTRIDITÉ.
froides, au gré de la malade. Mais je fus trèssurpris de voir qu'elle préférât la boisson chaude
à la froide.
Je retournai la voir le lendemain de bon matin,
et je trouvai que le vomitif et le purgatif avaient
bien opéré, en évacuant un grande quantité d'une
matière puante et qui avait la couleur du citron.
La douleur et le malaise de l'estomac étaient plus
modérés, mais il conservait encore une si grande
sensibilité, qu'il ne pouvait pas supporterla pression. Le pargatif avait détruit la tension du ventre, et fait cesser les ténesmes. Mais la malade
se plaignait alors beaucoup d'une douleur dans
les lombes; qui s'étendait jusqu'au dos et aux
épaules, et qui était jointe à la première douleur
de la partie postérieure de la tête. Lesautres
tômes subsistaient comme auparavant.
sympJe conclus encore que ce n'était qu'une fièvre
putride. En consequence.jfordourai qu'on continuât les liqueurs antiseptiques, et qu'on réitérât,
le soir, le purgatif, qui opéra encore souvent avant
le matin et pendant une partie du troisième jour.
Le matin du quatrième jour, la langue était
assez nette. L'estomac ne ressentait plus de douleur et ne rejetait rien, Les intestins étaient dans
un état tout-à-fait tranquille, et il ne restait ni
diarrhée, ni ténesmes, en sorte que tous les
symptômes pathognomoniques de la fièvre putride avaient disparu. Mais tous les symptômes
le purgatif, qui opéra encore souvent avant
le matin et pendant une partie du troisième jour.
Le matin du quatrième jour, la langue était
assez nette. L'estomac ne ressentait plus de douleur et ne rejetait rien, Les intestins étaient dans
un état tout-à-fait tranquille, et il ne restait ni
diarrhée, ni ténesmes, en sorte que tous les
symptômes pathognomoniques de la fièvre putride avaient disparu. Mais tous les symptômes --- Page 100 ---
a a S M
IES
Ne 73
9o
DE LA FIèvrE PESTILENTIELLE
nerveux étaient augmentés; car le caractère de
crainte et de chagrin était imprimé sur le front
de la malade ; ses yeux ne pouvaient supporter
la lumière, et éprouvaient une douleur excessive;
l'abattement des esprits etla prostration des forces
étaient trés-considérables; la doulear de la tête,
du cou et des épaules, était plus vive; le
dans le gras des jambes causait le plus grand spasme mal;
le pouls était petit, irrégulier, et battait cent
fois dans une minute; enfin, la malade sommeillait vingt
souvent, mais elle n'était pas réparée.
Je fus convaincu par ces
qu'il
avait une malignité cachée: ; phénomènes, et en
y
conséquence
j'ordonnai toutes les choses propres à exciter
une sueur, qui vint en effet très-bien après la
seconde boisson sudorifique, et qui fut bien
favorisée par les boissons chaudes, antiseptiques
et cordiales, prises en grande quantité. Au bout
de cinq heures, 9 les symptômes étaient beaucoup
diminués, le pouls ne battait plus que cent fois
dans une minute, et, le lendemain
matin, ses
pulsations n'allaient plus qu'à quatre-vingt-six
dans le même espace de temps. En un
bout de quarante heures, à
mot, au
où la sueur
compter du moment
commença à paraitre, la fièvre fut
entièrement jugée. La malade fut ensuite
avec la créme de tartre el la
purgée
fut eusuite
rhubarbe, ce qui
répété le septième jour au soir; et
onâin, elle se rétablit si promptement,
huit
que
'allaient plus qu'à quatre-vingt-six
dans le même espace de temps. En un
bout de quarante heures, à
mot, au
où la sueur
compter du moment
commença à paraitre, la fièvre fut
entièrement jugée. La malade fut ensuite
avec la créme de tartre el la
purgée
fut eusuite
rhubarbe, ce qui
répété le septième jour au soir; et
onâin, elle se rétablit si promptement,
huit
que --- Page 101 ---
AVEC PUTRIDITÉ.
9t
jours après, elle avait aussi bon visage et était
aussi exempte de toute espèce d'incommodité,
qu'avant sa maladie.
Ce cas présente une complication. Il y eut un
ordre de symptômes qui ne purent être soulagés
que par les vomilifs, les, purgatifs et les acides;
et il y en eut d'autres qui parurent s'irriter par
les évacuations, mais qui cédèrent promptement
à une sueur, facilement excitée, et favorisée
couvenablement pendant quarante heures, après
lesquelles ils ne revinrent pas, quoique la malade
eût été purgée deux fois. Les premiers symptômes
étaient ceux de la fièvre putride épidémique de la
saison, qui, si elle est abandonnée à la nature, est
toujours longue et souvent dangereuse 9 ou qui,
si elle est mal traitée 1 est toujours dangereuse
et souvent mortelle. Cependant, lorsqu'on commence le-traitement promptement, et lorsqu'on
le conduit bien, il n'y a pas de fièvre que l'on
puisse guérir avec plas de facilité, de certitude
et de célérité. Hippocrate en a donné une description; mais Sydenham en a le premier recherché la nature. Or, le dernier a trouvé qu'elle
ne parvenait jamais à la coction et à la crise,
comme les autres fièvres. Il a observé que la nature était, le plus souvent, incapable d'en triompher sans un secours convenable et administré
à temps; et il a découvert encore que les sueurs
qui venaient dans le commencement de cette --- Page 102 ---
R N2 U
DE LA FIÈVRE PESTILENTIELLE
faisaient plus de mal que de bien; qu'elle
fèvre,
l'évacuation par les intesne cédait jamais qu'à
et qu'un
tins, d'où elle tire toujours son origine;
et une grande
vomitif, trois ou quatre purgatifs,
la guéde boisson délayante et acide,
quantité
pourvu que la constirissaient communément, fût bonne et qu'on eût come
tution du malade
circonstances
mencé de bonnel heure le traitement;
fait le
eurent lieu à l'égard de la femme qui
qui
sujet de notre observation.
J'appelle malin, le second ordre desymptômes;
ils
au lieu de se calmer
car, 1.°
augmentérent,
contenues dans
après que les matières grossières, 2,0 ils furent
les intestins, eurent été évacuées;
nerfs fut
et tout le système des
tous nerveux, si la malade eût pris quelque
affecté comme
3.0 ils se modépoison âcre, subtil et narcotique;
ensuite
rèrent tous promptement et se dissipèrent
de
heures, durant lapar une sueur
quarante
lent.
quelle le pouls devint de plus en plus
deux fèvres unies constituent la véritable
Ces
Pour la bien traiter, il
fièvre putride maligne.
domter la fièvre putride,
faut commencer par
être abandonnée
et cette opération ne doit pas
de donner,
à la seule nature; mais on aura soin
remèdes
de la maladie,les
dès le commencement
maligne
convenables, et ensuite la contagion
être facilement dissipée par les sueurs.
pourra
d'un tempérament sanChez quelques personnes
ux fèvres unies constituent la véritable
Ces
Pour la bien traiter, il
fièvre putride maligne.
domter la fièvre putride,
faut commencer par
être abandonnée
et cette opération ne doit pas
de donner,
à la seule nature; mais on aura soin
remèdes
de la maladie,les
dès le commencement
maligne
convenables, et ensuite la contagion
être facilement dissipée par les sueurs.
pourra
d'un tempérament sanChez quelques personnes --- Page 103 ---
AVEC PUTRIDITE,
guin et vigoureux, cette sueur salutaire viendra
spontanément, aussitôt que la nature sera délivrée
de l'oppression occasionée par l'amas putride;
mais dans tous les cas de langueur, ou lorsque
le malade a été affaibli par de grandes évacuations, le régime cordial et diaphorétique devient
nécessaire. Je ne vois rien qui puisse empécher
un homme,doué d'ane certaine sagacité, de juger
avec précision de l'état de la fièvre putride; et lorsqu'ils'aperçoit que les remèdes en ont triomphé,
c'est alors qu'il doit, sans différer, tâcher de
provoquer celte sueur salutaire qui est seule capable de procurer un soulagement réel, en dissipant la malignité. Les moyens ne sont ni dangereux ni difficiles, et le degré de soulagement
indiquera promptement et déterminera le degré
aussi-bien que la durée convenable de la sueur;
se ressouvenant toujours que les boissons nourrissantes, acides, cordiales, antiseptiques, ne
retardent pas l'opération de cette sueur salutaire,
jusqu'à ce que les symptômes de malignité aient
cessé, et qu'il est toujours nécessaire de purger
après qu'on a rempli ses vues 9 en provoquant
l'excrétion par les pores de la peau.
Le cas queje viens de rapporter est un exemple
de ce que font les secours donnés à temps dans
une fièvre putride et maligne. Mais si la maladie
a été long-temps négligée, ou mal traitée, la difficulté est alors tres-grande. --- Page 104 ---
N Se2
- NE RE V
- o
R
FIÈVRE PESTILENTIELLE AVEC PUTR.
94 De LA
dans cette fièvre, est de
La mauvaise pratique, consiste à employer la
six espèces. La première
pour les temméthode fortement antiphlogistiqae et dont les hupéramens délicats, scorbutiques,
différer les
sont impures ; la seconde,
meurs
et les liqueurs antiseptiques
vomitifs, les purgatifs
putrides et pour
nécessaires dans les constitutions grossier ; la trois
d'un tempérament
les personnes
l'usage des sudorifiques avant
sième,à commencer
chez les uns 1 et l'amas
de détruire la pléthore
à différer
chez les autres; la quatrième,
putride
diaphorétique trop long-temps après
la méthode
a cessé ,, et qu'il ne reste
que la fièvre commune
simple; ; la cinquième,
plus que la fièvre maligne
du souà arrêter la sueur salutaire 1 qui procure soient suffisamlagement, avant que les miasmes
viodissipés , ou à pousser cette sueur trop
ment
un temps trop considérable,
lemment, ou pendant
a été détruit; la
après que le germe contagieux
et ensuite
sixième enfin, à négliger de purger,
avec la diète restaurante et antisepde rafraichir
la sueur a eu son plein effet.
tique, après que
toutes ces erreurs dans le
J'ai vu commettre
cours de mes observations.
suffisamlagement, avant que les miasmes
viodissipés , ou à pousser cette sueur trop
ment
un temps trop considérable,
lemment, ou pendant
a été détruit; la
après que le germe contagieux
et ensuite
sixième enfin, à négliger de purger,
avec la diète restaurante et antisepde rafraichir
la sueur a eu son plein effet.
tique, après que
toutes ces erreurs dans le
J'ai vu commettre
cours de mes observations. --- Page 105 ---
CHAPITRE V.
Des effets que produisent, dans la Fièvre
lentielle, 9 le mauvais traitement et le pestiétat du corps.
mauvais
Amis avoir examiné
jusqu'ici la fièvre maligne
compliquée avec la putride sans ces altérations
qui peuvent dépendre du mauvais
de la mauvaise constitution
traitement ou
considérer avec les
du corps, je vais la
différens
vent survenir ou qui ontréellement changemens qui peuou l'autre de ces causes
lieu par lune
réunies
7 ou par toutes les deux
; et, tant que je trouverai les
d'Huxham bien fondées
observations
dit dans
,je me servirai de ce
son chapitre sur la fièvre
qu'il
ligne.
putride et maLa situation d'Huxham à
Tavant-dernière
Plymouth 9 durant
les plus
guerre 9 lui fournit les occasions
favorables d'observer la fièvre
tielle dans tous ses degrés
pestilenla vit dans un nombre
possibles. En eftet, il
des deux
prodigieux de
sexes, de tout àge, de
personnes
de différentes
différens états
constitations: ; dans les
dans les hôpitaux, dans les
prisons 9
et à la campagne. D'ailleurs vaisseaux, à la ville
grande
il était doué d'une
sagacité; ses connaissances en
étaient profondes et appuyées sur
médecine
son penchant naturel le
une base solide;
portait au soulagement
, il
des deux
prodigieux de
sexes, de tout àge, de
personnes
de différentes
différens états
constitations: ; dans les
dans les hôpitaux, dans les
prisons 9
et à la campagne. D'ailleurs vaisseaux, à la ville
grande
il était doué d'une
sagacité; ses connaissances en
étaient profondes et appuyées sur
médecine
son penchant naturel le
une base solide;
portait au soulagement --- Page 106 ---
-
a a
22A5 - 12
EFFETS QUE PRODUIT
des malades; ; il exerçait avec un zèle
les devoirs d'une profession
infatigable
qu'il aimait
toute autre ; ses observations étaient plus qne
l'on peut compter sur la fidélité de justes, et
ce
porte ; enfin il n'avait à
qu'il rapprotéger aucune théorie
particulière, et par conséquent il ne visa qu'à la
découverte de la vérité. La liste
des
qu'il nous a laissée
symptômes de la fièvre
évidemment qu'il l'a observée pestilentielle 9 montre
nomènes et dans tous
avec tous ses phéla
ses temps; et il a aussi connu
nature de sa cause, qui, dit-il, doit son
quelquefois à la seule acrimonie
origine
qui survient, mais
agitée par la fièvre
ordinairement à la
Or, celte contagion ou les miasmes contagion.
ne sont que des sels animaux très-volatils pestilentiels
et trèssubtils, ce qui parait prouver la
des
fièvres pestilentielles par les exhalaisons génération
des cadavres,après les batailles,les
putrides
En effet, les observations
siéges,ete.,ete.
la nature
d'Huxham, tant sur
que sur le traitement de cette fièvre
pestilentielle, , cadrent si bien avec ce
remarqué, qu'il auraitlaissé
que j'ai
peu de chose à
ou à changer à ce qu'ila écrit, s'il eût divisé ajouter
sujet suivant la variété des
son
constitutions
tempéramens et des
épidémiqnes, avec lesquelles il
avoir vu cette maladie
doit
forçant dele
compliquée. Mais 9 en s'ef.
comprendre tout entier dans un chapitre assez court, il a donné une liste de
tômes qu'on ne rencontre pas tous ensemble symp- dans
que j'ai
peu de chose à
ou à changer à ce qu'ila écrit, s'il eût divisé ajouter
sujet suivant la variété des
son
constitutions
tempéramens et des
épidémiqnes, avec lesquelles il
avoir vu cette maladie
doit
forçant dele
compliquée. Mais 9 en s'ef.
comprendre tout entier dans un chapitre assez court, il a donné une liste de
tômes qu'on ne rencontre pas tous ensemble symp- dans --- Page 107 ---
LE MAUVAIS TRAITENENT.
aucune saison de l'année, ni dans aucun temps de
la maladie, et qu'on ne voit pas réunis dans la
même personne, quoiqu'il ait très-bien senti
qu'il était utile de distinguer combien la fièvre,
dépendante de la même contagion, pouvait varier
suivant la différence des tempéramens ; etc'est ce
qu'il a voulu faire remarquer, lorsqu'il dit que
des personnes de tempérameut différent, quant
à l'état des solides et des fluides, pouvant être
attaquées des mêmes maladies contagieuses , il est
nécessaire d'employer des méthodes de traitement
fort différentes dans les différens cas (I),
Après tout, Huxham est de tous les auteurs que
je connaisse, celui qui ial le mieux écrit sur la fièvre
en question. Je vais donc mettre sous les yeux du
lecteur la liste des symptômes qui la caractérisent,
en me servant des propres expressions de ce médecin : et , quantà quelques observations ou quelexplications courtes que j'ajouterai dans les
ques
endroits où je les jugerai nécessaires,je les mélerai
à son texte 2 afin de ne pas interrompre le sujet.
J'aurai soin seulement de les distinguer par les
caractères italiques.
Les symptômes de la fièvre putride et maligne,
suivant Huxham (2), sont ceux qui suivent :
a En général cependant ces fièvres attaquent
(*) Essai sur les Fièvres 1 chap. 8, pag. 164.
(2) Ibid. chap. 8, pag. 131.
2,
--- Page 108 ---
A 2 S
- SSi
RE2
EFFETS QUE PRODUIT
> avec beaneoup plus de violence
D lentes' nerveuses (); les
que les Gèvres
> a,sont plus forts (et
frissons, 1 lorsqu'il y en
coup dans les
quelquefois ils le sout beautempéramens
> plus vives
Jaibles), les chaleurs
, plus mordantes et
> quoique dans les
plus durables,
a
subitement,
commencemens elles arrivent
qu'elles soient
> tentes 2 cest-à-dire
passagères et rémit-
> vement avec
qu'elles se mélent alternatiun frisson
> et un. sentiment defroid qui revient/réguomment,
> jusqu'd ce que la fièvre pendant soit
plusieurs heures
bien
> pouls est plus tendu
développée. Le
a que Tartère
ou plus dur, c'est-ddire
> chaque pulsation, n'échappe pas au toucher après
>
mais continue à se faire sentir
plus comme une corde tendue el
> gue comme un pouls
tremblante,
> fréquent et petit,
distinct, communément
> lent et régulier
quoique quelquefois il soit
en apparence
>
pendant
temps s ensuite ondulant,
quelque
> mal de tète, le
inégal et mou. Le
sement
vertige, les nausées et le
sont beaueoup plus
vomis-
> dès le commencement. considérables, même
> douleur fixe très-vive Quelquefois on sent une
dans
> deux tempes,
tine ou dans les
ouau-dessus de
> sourcils, souvent
l'un ou des deux
au fond des orbites et des
(r) Voyez, tom. I de cet
le
non putride, pag. 166, où ouvrage, se trouve chapitre sur la synoque
lente nerveuse d'Huxham.
l'explication de la fièvre
plus
vomis-
> dès le commencement. considérables, même
> douleur fixe très-vive Quelquefois on sent une
dans
> deux tempes,
tine ou dans les
ouau-dessus de
> sourcils, souvent
l'un ou des deux
au fond des orbites et des
(r) Voyez, tom. I de cet
le
non putride, pag. 166, où ouvrage, se trouve chapitre sur la synoque
lente nerveuse d'Huxham.
l'explication de la fièvre --- Page 109 ---
LE MAUVAIS TRAITENENT
D prunelles ; les yeux paraissent
> appesantis, jaunâtres
toujours chargés,
9 et souvent un
> flammés; non pas comme cette
peu ena queron voit dans les fièvres
inflammation
> accompagnées d'un pouls très-inflammatoires,
fort et
> comme celle oùt la consistance plein 4 mais
du
> truite, , et oùt la couleur de la
sang est dés
> altérée (ab errore loci,
conjorctive est
> écoles )
comme on dit dans les
par Telfet des globules
du
> qui sont dissous 3 et qui pénètrent rouges sang,
> les vaisseaux séreuz, Le
jusque dans
> plus livide
de
visage est bouffi et
que
coutume.
> artères temporales battent Ordinairement les
D lades
beaucoup,et les maéprouvent un tintement d'oreilles
39 incommode : souvent aussi ils sentent des très-
> mens dans l'artère carotide à
batteD fièvre fait des progrès
s mesure que la
s,quoique le
> être petit et même lent : ce
pouls puisse
> sigue qui annonce le délire, et symptôme est un
D néral de quelque grande
provient en géobstruction
> cerveau. En effet,
dans le
linflammation des
et
> tintement des oreilles sont
yeux le
aussi de la
> nature, et accompagnent souvent le
méme
> des carotides. >
battement
Quoique ces symptômes, dont Huxham a fait
mention, soient plus fréquens dans la fiévré
tilentielle que dans les fièvres
peslui sont cependant
communes 9 ils ne
pas particuliers.
en soit, lorsqu'une fièvre s'annonce I
Quoi qu'il
avec plusieurs
7..
et
> tintement des oreilles sont
yeux le
aussi de la
> nature, et accompagnent souvent le
méme
> des carotides. >
battement
Quoique ces symptômes, dont Huxham a fait
mention, soient plus fréquens dans la fiévré
tilentielle que dans les fièvres
peslui sont cependant
communes 9 ils ne
pas particuliers.
en soit, lorsqu'une fièvre s'annonce I
Quoi qu'il
avec plusieurs
7.. --- Page 110 ---
Ne
V
Rr - -
Ra
EFFETS QUE PRODUIT
considérabie
de ces symptômes portés à un degré
de violence 2 on a toujours raison de soupçonner
maisil n'ya pas de signes
une maladie dangereuse,
Tadministration des
assez évidens pour permettre
le
médicamens très-échauflans ; car 9 quoique
du pouls puissent être consifrisson et la petitesse
il
arriver
dérables dès le commencement, peut
voie survenir, au bout de quelques heures,
qu'on
chaleur. Il est donc
un pouls fort et une grande
le
bien d'attendre, avec un peu de patience, que
de
frisson finisse naturellement 2 plutôt que
donner des médicamens trop actifs 2 qui poure
raient causer du danger, en augmentant au-delà
attend, la chaleur et la fièvre quisucde ce qu'on
ce ne soit dans les cas où
cèdent, à moins que
la violence de ces
être certains que
nous pouvons
de la contagion.
symptômes ne dépend que
revenir à Huxham, ( l'abattement
Mais, pour dit-il, la faiblesse et les défaillances
D des esprits,
souvent excessives et subites , quoiqu'il In'y
> sont
évacuation extraordinaire 9 quelque-
> ait aucune dans le temps que le pouls parait
a fois même de force. La respiration est le plus
>) avoir assez
de
laborieuse et accompagnée soupirs,
> souvent brûlante et de mauvaise odeur. >
> Thaleine
de la malignité
Voilà les véritables symptômes
lorsque le systême nerveux est
dans les fièvres,
attaqué dès le commencement 9
violemment fonctions animales et vitales sont
et que les --- Page 111 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT.
IOI
presque abolies sans une cause apparente. Si ces
symplomes nerveux ne dépendent pas d'une faiblesse naturelle, de la
pléthore, 9 d'une matière
lurgescente, ou d'un amas putride, nous en pouvons conclure qu'il y a quelque cause étrangère,
d'une qualité délétère, qui les produit : ceux qui
se ressemblent beaucoup par leur nature, sont
des douleurs étranges dans la tête, le dos et les
lombes, une anxiété considérable, et un malaise
universel, accompagné d'un pouls petit et irrégulier.
Les symptômes exposés jusqu'ici, d'après
Huxham, sont ceux qui accompagment ordinairement la fièvre pestilentielle en général et dans
toutes les saisons de l'année; mais cet auteur
passe ensuite au détail de quelques symptômes,
particuliers à la fièvre putride seulement, et qui,
lorsqu'ils sont joints aux autres, dénotent que la
fièvre est putride, aussi-bien que maligne. Voici
ses paroles (r) : A Les malades se plaignent quel-
> quefois d'une grande chaleur, d'un
et
>>
d'une douleur dans le creux de
poids
l'estomac; ils
> vomissent continuellement une bile
>
porracée
ou noire, et ils sont tourmentés d'un
>
hoquet
tres-incommode; les matières qu'ils rendent
> parles selles, exhalent souvent une odeur très
D nauséabonde. Quelquefois des douleurs vives
(*) Page 133.
r) : A Les malades se plaignent quel-
> quefois d'une grande chaleur, d'un
et
>>
d'une douleur dans le creux de
poids
l'estomac; ils
> vomissent continuellement une bile
>
porracée
ou noire, et ils sont tourmentés d'un
>
hoquet
tres-incommode; les matières qu'ils rendent
> parles selles, exhalent souvent une odeur très
D nauséabonde. Quelquefois des douleurs vives
(*) Page 133. --- Page 112 ---
EFFETS QUE PRODUIT
des ténesmes
dans les intestins, des tranchées,
d'une
>
d'autres fvis, une diarrhée
S fréquens; ou,
mélée d'un peu de
et putride,
> matière glaireuse
des malades, et aug"
trouble le repos
> sang,
de leurs esprits et la prosTabattement
D mente de leurs forces. D
D tration
ces véritables sympJe dois observer ici, que
viennent
tômes de la fièvre putride, soit qu'ils soit qu'ils
espèce de contagion,
joints à quelque
cette addition, ne peuvent
se manifestent sans
les cordiaux
jamais être calmés par les opiats,
les sels
et encore moins par
ou les sudorifiques, vésicatoires. Rien ne pent sauver
alcalins et les
que les vomiles malades, dans ces circonstances, continuel des
tifs, les doux purgatifs et l'usage
la maet acides, jusqu'à ce que
boissons légères fèvre ait été tout-à-fait expulsée
tière putride de la
remèdes sudorifiques
n'en venait aux
Sydenham
avait cessé; et, pour
que lorsque le vomissement confiance dans les
obtenir cet effet, il avait
etc.
chaudes, la chaleur du lit,
Voyez
boissons
la
et la fièvre pestilenson chapitre sur
peste s'il a un vomissetielle, où il dit (*) : ( Mais
y
vomitio interpellaret , ul in peste ac febribus
(*) Quol ri
accidit, medicanentum sudoriferum
pertilentialibur srepissine distuli, donec solo tegunentorum pondere
tantisper propinare
subindé ad colligendos halitus
Cnài quod linteaminis pars
inciperct. Nan
urlui superinanereur ) sudor promanare
enson chapitre sur
peste s'il a un vomissetielle, où il dit (*) : ( Mais
y
vomitio interpellaret , ul in peste ac febribus
(*) Quol ri
accidit, medicanentum sudoriferum
pertilentialibur srepissine distuli, donec solo tegunentorum pondere
tantisper propinare
subindé ad colligendos halitus
Cnài quod linteaminis pars
inciperct. Nan
urlui superinanereur ) sudor promanare --- Page 113 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT.
5 ment, comme il arrive souvent dans la peste
> etl les fièvres pestilentielles, je défends les sudo-
> rifiques, jusqu'à ce que, par le poids des cou-
> vertures, ou en ramenant une partie des draps
> jusque sur le visage pour rassembler de côté
> et d'autre les vapeurs, la sueur commence à
> paraitre; car, ce qui est digne d'observation,
> aussitôt que les rayons de la matière morbifique
> se portent à la circonférence du corps, on voit
> cesser aussitôt, et sans aucun seecours étranger,
D la diarrhée et le vomissement qui dépendaient
> de ces mêmes rayons de matière sudorifique
> portés vers les parties internes, et s'arrêtant sur
)) l'estomac et les intestins : en sorte que, quel-
) qu'excessif qu'ait été auparavant le vomissement,
les médicamens qu'on prend ensuite sont bien
)) retenus 2 et réussissent au gré de nos désirs en
> provoquant la sueur. >
Le vomissement et la diarrhée, dont fait ici
mention Sydenham, ne sont pas autre chose que
(quod quidem observatu summé dignum est ) cum maieric
morbificce radii versus ambitum corporis sese exporrigant,
illico alvi profluvium et voiitiones 3 ab eisdem introrsum
reflexis, ut inventriculum et intestina decumbentibus provenientes, ultro sedantur; adeo ut quantacunque stomachi subversio praecesserit assumpta deinceps medicamenta probé retineantur, ac ad sudores ex voto proliciendos conducant. Tom. I,
sect. 21 cap. 2 pag. 75. Edit. Montp. p. 134.
ambitum corporis sese exporrigant,
illico alvi profluvium et voiitiones 3 ab eisdem introrsum
reflexis, ut inventriculum et intestina decumbentibus provenientes, ultro sedantur; adeo ut quantacunque stomachi subversio praecesserit assumpta deinceps medicamenta probé retineantur, ac ad sudores ex voto proliciendos conducant. Tom. I,
sect. 21 cap. 2 pag. 75. Edit. Montp. p. 134. --- Page 114 ---
AA NEG2SA
ÉFFETS QUE PRODUIT
semblables à ceux que
des symptômes nerveux,
les éruptous les jours précéder
nous voyons
et qui sont toujours calmés
tions de toute espèce,
Huxham,
Mais ceux dont parle
par les éruptions.
et la diarrhée d'une matière
savoir: le vomissement
d'une bile fétide, avec
putride et turgescente, ou
et les autres sympdouleur au creux de l'estomac,
sont fort
tômes d'une fièvre putride et bilieuse,
une
différens, et ne peuvent être soulagés par
la sueur ne soulage en aucune
sueur. En effet,
comme je l'ai vu souvent,
façon,si elle vient,
ait été évacuée;
avant que la matière turgescente
une sueur
mais ensuite il succède promptement
bientôt
entretenue convenablement, procure
qui,
du soulagement.
Huxham, la langue est
Dans le cas établi par T'haleine forte; et les
sale, l'urine très-colorée, humides et jaunes;
yeux sont chargés, éteints,
la langue
mais dans celui que décrit Sydenham,
l'urine est pâle; et les yeux chargés,
est nette,
En effet,
éteins et humides, ne sont pas jaunes.
et tout le chapitre de Sydenham sur
ce passage
me convainla peste et la fièvre pestilentielle, n'a jamais assez
quent qu'il n'a jamais vu ou qu'il
compliquée avec
remarqué la fièvre pestilentielle,
et des jours
la véritable fièvre putride de juillet
caniculaires.
Il
ensuite
Revenons encore à Huxham. expose
la
et la
:
regardent
langue
les phénomèues. - qui
ne sont pas jaunes.
et tout le chapitre de Sydenham sur
ce passage
me convainla peste et la fièvre pestilentielle, n'a jamais assez
quent qu'il n'a jamais vu ou qu'il
compliquée avec
remarqué la fièvre pestilentielle,
et des jours
la véritable fièvre putride de juillet
caniculaires.
Il
ensuite
Revenons encore à Huxham. expose
la
et la
:
regardent
langue
les phénomèues. - qui --- Page 115 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT:
bouche (1); mais il n'est pas, à cet égard, parfaitement exact. La vérité est que, dans tout le commencement, la langue est souvent chargée, et
d'une couleur jaune, comme si elle était colorée
avec de la moutarde. Le premier vomitif enlève
une partie de cette matière jaune qui couvre la
langue, et les purgatifs réitérés la font disparaitre
tout-à-fait. Après qu'ils ont produit leur effet, la
langue devient blanche, mais elle n'est pas encore
nette. Enfin, elle commence à prendre une couleur
vermeille à sa pointe, et cette couleur gagne insensiblement les côtés. Mais quelquefois elle reste
un peu chargée au milieu et vers la racine, même
après que la fièvre a tout-à-fait cessé ; et cela
arrive souvent dans les cas où la maladie a été
bien traitée dès le commencement.
chez les
Chez quelqueseuns 2 particulièrement
personnes avancées en àge 7 j'ai souvent vu la
langue noire comme de l'encre : les évacuations
par le vomissement et les selles faisaient dispa-
(1)1 La langue, dit-il, est blanche dans le commencement,
mais elle devient de jour en jour plus noire et plus sèche,:
quelquefois d'une couleur livide, avec une espèce de vessie
noire à sa pointe; quelquefois elle est extrêmement noire,
ce qui dure pendant plusieurs jours, même après la crise;
dans le fort de la maladie elle devient généralement sèche,
épaisse et noire, ou de la couleur de l'écorce de grenade,
ce qui rend la parole embarrassée et presque inintelligible.
Page 133. --- Page 116 ---
2 à
-
EFFETS QUE PRODUIT
la matière qui lai donnait cette couleur. Ce
raitre
commun dans la jaunisse des persymplôme est
mortel 7
sonnes àgées ; mais il n'est pas toujours
de quelques auteurs anciens, qui
contrel Topinion
modernes.
a été adoptée par plusieurs
V.e ODSERVATION.
Dans le mois de juillet de l'année 1773, je fus
voir madame Prior, àgée de quatreappelé pour
alors dans cette
vingt-douze ans 1 qui se trouvait
situation. Elle recouvra sa santé parlusage consdésobstruans, et
tant des remèdes antiseptiques,
long-temps continué.
par un régime analogue vraie à
de l'urine
La même chose est
l'égard
noire, comme je l'ai dit dans une observation
précédente (1).
de
Mais si l'on emploie un traitement opposé
bonne heure, ou avant que la matière putrop tride de la maladie soit domtée, la langue devient
ensuite sèche et brune, ou d'une couleur de grenade foncée, accompagnée d'une matière épaisse
couvre les dents etles lèvres, et qui ne s'en
qui
plusieurs jours , même après une
va pas pendant
crise favorable. Qnelq-efsis elle se lève par écailles,
laisse les parties internes de la bouche toutes nues,
comme une chair crue, et elle est ordinairement
Dans ce cas, la fievre doit être
suivie d'aphthes.
() Tone premier.
sèche et brune, ou d'une couleur de grenade foncée, accompagnée d'une matière épaisse
couvre les dents etles lèvres, et qui ne s'en
qui
plusieurs jours , même après une
va pas pendant
crise favorable. Qnelq-efsis elle se lève par écailles,
laisse les parties internes de la bouche toutes nues,
comme une chair crue, et elle est ordinairement
Dans ce cas, la fievre doit être
suivie d'aphthes.
() Tone premier. --- Page 117 ---
LE MAUVAIS TRAITENENT,
traitée comme il a été exposé dans le
volume de cet ouvrage ; car il n'y aura premier
crise, même dans les fièvres
pas d'autre
pestilentielles;
comme cette matière est de grande
et,
je vais l'éclaircir par une observation. importance,
VI.e OBSERVATION.
Dans le mois d'août de l'année
1773, je fus
pelé pour voir un jeune homme M.
apqui était attaqué d'une fièvre
Reybez,
bilieuse et maligne.
Qnoiqu'ilfat naturellement
était si
vigoureux, son pouls
petit s et ses esprits étaient si abattus,
que celui qui le soigna avant qu'on eût recours
à moi, n'osa pas le saigner. On lui
vomitif 2 en second lien un
administra un
des boissons salines
purgatif, et ensuite
qui furent continuées pendant
plusieurs jours. Mais les symptômes de malignité
continuant, on lui donna le quinguina en substance, et en grande quantité, pendant plusieurs
jours. Ce médicament fut suivi d'un violent délire,
accompagnéde l'inflammation des yeux,d'un pouls
dur, vite et petit, de la sécheresse de la bouche,
et d'une éruption miliaire blanche par tout le
corps , qui ne procura aucun soulagement, et
par conséquent l'on ne devait pas favoriser. que
M. Reybez était dans cet état, lorsque je le vis
pour la première fois, qui était le onzième
de la fièvre ; et je lui ordonnai
jour
tisane
une dose de la
purgative 2 qui opéra beaucoup au-delà de --- Page 118 ---
- 1e RN KVE
I08
EFFETS QUE PRODUIT
son effet fut fort salumon intention. Cependant
taire, car le délire diminua, les yeux prirent une
le
devint plus mou, et
meilleure couleur 9 pouls
cent dix dans
n'allèrent plus qu'à
ses battemens minute. Il survint une toux sèche:
T'espace d'une
recours à une décoction
pour la calmer, 2 j'eus
commun; j'oracidulée avec T'ozymel
pectorale 9
d'un lok, composé avec
donnai le fréquent usage
on
Thuile le miel et la gelée de groseille auquel
de nitre, une fois en quatre heures;
mélait un peu
de vin et de suc de limon
et je fis ajouter un peu
dans chaque verre de boisson.
En deux jours, les taches miliaires disparurent,
la toux devint moëlleuse, 9 la langue et les parties
de la bouche furent dépouillées de la mainternes
couvrait. On continua le même
tière épaisse quiles
au
régime avec les mêmes remèdes; et seulement,
lieu de nitre , le malade prit une boisson faite avec
de semences de coing, aiguisée avec
le mucilage
T'esprit de sel marin.
après une sueur abondante,
Le quinzième jour,
de taches miliaires
il parut une grande quantité
consirouges qui procurèrent un soulagement
dérable.
commencèrent à
Le seizième jour, les aphthes
poindre sur toutes les parties du gosier.
les
étaient trèsLe dix-huitième jour, 2
aphthes
avancées.
d'une
Le vingtième jour 2 il y eut des sigues
ée avec
le mucilage
T'esprit de sel marin.
après une sueur abondante,
Le quinzième jour,
de taches miliaires
il parut une grande quantité
consirouges qui procurèrent un soulagement
dérable.
commencèrent à
Le seizième jour, les aphthes
poindre sur toutes les parties du gosier.
les
étaient trèsLe dix-huitième jour, 2
aphthes
avancées.
d'une
Le vingtième jour 2 il y eut des sigues --- Page 119 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT,
matière turgescente dans les intestins, et en conséquence le malade fut purgé avec la rhubarhe.
Le vingt-et-unième jour, 7 les aphthes étaient
encore plus avancées, et il survint une salivation.
Les battemens du pouls tombérent à
quatre-vingtquinze. Le malade parut alors être mieux à tous
égards, etj'osai annoncer à ses parens et amis
que je le croyais hors de danger, mais
cette
fièvre pourrait durer
que
long-temps. Cependant
lui permis de prendre chaque jour, à
je
midi, un
petit bouillon, outre les boissons nourrissantes
et légèrement acides que j'avais ordonnées
ravant. Cette fièvre
aupa2 après avoir subi toutes les
variétés d'une fièvre
aphtheuse 2 se termina le 4
d'octobre.
La soifest le symptôme dont parle Huxham
après avoir exposé ce quia rapport à l'état de (1), la
langue.
Dans le commencement, lorsque l'estomac
chargé d'un amas
est
putride, 9 la bouche est mauvaise
et pâteuse, 9 mais il n'y a point de soif. On
a un
(*) Tant que la fièvre augmente, la soif est excessive
quelquefois inextinguible; ; malgré cela 3 le malade ne
2 et
porter aucune espèce de boissons, a elles lui
peut supamères et fades. Dans d'autres
paraissent toutes
qu'il ne se plaint pas de la soif, temps, s on est étonné de voir
soient extrémement
, quoique sa bouche et sa langue
vais
sèches et chargées. C'est toujours un mausymptôme 3 qui finit par la frénésie ou le
et les dents sont incrustées d'un limon
coina. Les lèvres
Page 133,
très-noir et très-tenace.
sons, a elles lui
peut supamères et fades. Dans d'autres
paraissent toutes
qu'il ne se plaint pas de la soif, temps, s on est étonné de voir
soient extrémement
, quoique sa bouche et sa langue
vais
sèches et chargées. C'est toujours un mausymptôme 3 qui finit par la frénésie ou le
et les dents sont incrustées d'un limon
coina. Les lèvres
Page 133,
très-noir et très-tenace. --- Page 120 ---
- V R V
EFFETS QUE PRODUIT
ITO
tout; et en effet, le plus soudégoût absolu pour
quand l'estomac est
vent, la bouche est humide
est nettoyé, ou
l'estomac
malade. Mais, lorsque
putride est absorbée,
même après que la matière
encore 2 en
la soif ou le degré de soif dépendra
grande partie, du traitement.
la soif doit être
Quoi qu'il en soit, en général, chaleur et de sécheau degré de
raison de
proportionnée cela n'est pas ainsi, on a
resse. Lorsque
du goût et la pression
soupçonner la dépravation
OU le coma
la frénésie
surles snerfs, ce quiamène
du limon qui
T'observe Huxham. A T'égard
comme
lèvres
la fièvre
incruste les dents et les
1 lorsque du traidans son état, il dépend beaucoup
est
tement.
exact dans la description des
Huxham est plus
de la
suivans, au commencement
symptômes
dit-il(t), sont souvent crues,
fièvre. ( Les urines, cest-à-dire, durant le premier
> pâles et vappides,
la
chaleur
mais aussitôt que
première
D frisson;
deviennent comme Turine de
elles
> survient 2
une couleur très-fon-
> jument * ou elles prennent la fièvre fait des progrès,
s oée;mais à mesure que
et ressemblent
se colorent de plus en plus,
> elles
forte lessive, ou à une urine
à une
> quelquefois
quantité de sang. Dans Tétat
> teinte d'une petite n'ont ni sédiment, ni même
elles
> de la fèvre,
(s) Page 134.
isson;
deviennent comme Turine de
elles
> survient 2
une couleur très-fon-
> jument * ou elles prennent la fièvre fait des progrès,
s oée;mais à mesure que
et ressemblent
se colorent de plus en plus,
> elles
forte lessive, ou à une urine
à une
> quelquefois
quantité de sang. Dans Tétat
> teinte d'une petite n'ont ni sédiment, ni même
elles
> de la fèvre,
(s) Page 134. --- Page 121 ---
LE MAEYAUS-TEAITESES
D de nuage, ce qui continue pendant
D jours : peu à pen elles deviennent plusieurs
> prennent la couleur d'une forte
plus noires, 1
bière
> et exhalent une odeur très-fétide
éventée,
et
D table. J'ai souvent vu, dans les fièvres insuppor-
> chiales, l'urine
pétépresque noire et
> celle, entr'autres, de M, Shirley trèsepuante ;
> de vaisseau, qui était
3 chirurgien
a
presqu'entièrement noire,
et déposait un sédimentaussi noir
Cette urine
que delas suie.s
9 au reste 9 n'est pas
à
la fièvre pestilentielle,
l'ai
particulière
les fiévres
carje
vue souvent dans
putrides ordinaires, aussi-bien
dans
la fièvre atrabilieuse. Dans les deux
que
suivans, on trouve beancoup plus de paragraphes
tains de maliguité,
sigues cercompliqués avec la fièvre
putride.
K Les selles 9 continue Huxham
> lorsque la maladie est dans
(1), surtout
3 fièvre commence à
son état, ou que la
déeliner, sont
la
> part d'une puanteur
pour pluinsupportable, de
> verte, livide ou noire; elles sont
couleur
D très-fréquemment de tranchées accompagnées
> sang. Lorsqu'elles
très-vives et de
sont plus jaunes ou
D il y a moins de danger ; mais le
brunes,
D grand lorsqu'elles coulent
danger est trèssans
le
> s'en
de
que
malade
aperçoive 9
quelque couleur
> soient. C'est encore un très-mauvais
qu'elles
symptôme
(r) Page 135.
ou noire; elles sont
couleur
D très-fréquemment de tranchées accompagnées
> sang. Lorsqu'elles
très-vives et de
sont plus jaunes ou
D il y a moins de danger ; mais le
brunes,
D grand lorsqu'elles coulent
danger est trèssans
le
> s'en
de
que
malade
aperçoive 9
quelque couleur
> soient. C'est encore un très-mauvais
qu'elles
symptôme
(r) Page 135. --- Page 122 ---
-
è A B R 1
EFFETS QUE PRODUIT
enflé et tendu
le ventre reste dur,
en
> lorsque
abondantes; car c'est
des évacuations
> après
d'une inflammation ou morti-
> général nne suite
Une légère diarrhée est
des intestins.
> fication
et c'est quelquefois
> souvent trés-avantageuse 1
pour se dévoie que la nature prenne
les
> la seule
matière morbifique dans
de la
> barrasser
et bilieuses.
putrides
> constitutions
des taches noires 2 livides,
> Lorsqu'il parait
douter de
on ne peut plus
> brunes ou vertes,
plus ces taches sont
cependant,
un
> la malignité; moins il y a à craindre; et c'est
D vermeilles 2
de noires ou violettes,
> très-bon signe 9 lorsque, plus vive. Les grandes
elles
une couleur
ac-
>
prenuent livides sont presque toujours:
noires ou
> taches
abondantes. Celles
dhémorrhagies
D. compagnées
d'un brun toncé, semblables
> qui sont petites,
ne sont guère moins
taches de rousseur,
> aux
celles qui sont livides et noires,
) dangereuses que rarement accompagnées d'hésoient
> quoiqu'elles elles sont plus souvent compliquées
> morrhagie; tresabondantes., , froides et vis-
> avec des sueurs
disparaitre,
les font quelquefois
> queuses s qui
malade en retire aucun avan-
> mais sans que le
n'est pas déterdes pétéchies
> tage. L'éruption
dépend du traitement et du
quielle
> minée 1 parce
elles padu malade ; quelquefois
D tempérament
ou le cinquième jour;
le quatrième
ou
p raissent
n'est que le onzième jour,
ce
D quelquefois
., , froides et vis-
> avec des sueurs
disparaitre,
les font quelquefois
> queuses s qui
malade en retire aucun avan-
> mais sans que le
n'est pas déterdes pétéchies
> tage. L'éruption
dépend du traitement et du
quielle
> minée 1 parce
elles padu malade ; quelquefois
D tempérament
ou le cinquième jour;
le quatrième
ou
p raissent
n'est que le onzième jour,
ce
D quelquefois --- Page 123 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT.
> même plus tard. Les
grandes
> ou d'un vert foncé, qui ressembleut marques livides,
> de fouet 3 ne paraissent
à des coups
>) malade est sur le point de guères que lorsque le
mourir. J'ai
> souvent, dans les fièvres
observé
>
d'efflorescence
malignes, une espèce
semblable à celle de la
> mais d'une couleur plus livide et
rougeole,
> la peau, 9 surtout celle
plus sombre;
> parait morbrée
qui couvre la poitrine,
; c'est en général un
D signe, 1 et je l'ai souvent vu
mauvais
3 cidens
accompagné d'acfunestes. >)
Tels sont les mauvais
putride, irritée
symptômes d'une fièvre
par un mausais
une contagion maligne. Et
traitement ou par
tendre les mêmes effets
en effet on a lieu d'atde causes semblables
lorsque le corps est chargé d'une
; car,
etd'une bile
matière putride
corrompue, une
tée au régime alcalin, volatil grande chaleur ajousément les mêmes suites
et àcre, aura précide quelque fièvre
que la contagion maligne
pestilentielle.
Dans le paragraphe d'Huxham
je viens de citer, les
qui suitceluique
sés, à
symptômes qui y. sont
l'exception des pétéchies
expoplutôt à la
9 appartiennent
bilieuse mal synoque non putride, 2 et à la fièvre
traitée ou irritée par une
maligne, qu'à la véritable fièvre
contagion
putride et
négligée ou mal traitée. Voici ses
maligne
paroles(s):Quel-
() Page 137.
2.
&
ens de citer, les
qui suitceluique
sés, à
symptômes qui y. sont
l'exception des pétéchies
expoplutôt à la
9 appartiennent
bilieuse mal synoque non putride, 2 et à la fièvre
traitée ou irritée par une
maligne, qu'à la véritable fièvre
contagion
putride et
négligée ou mal traitée. Voici ses
maligne
paroles(s):Quel-
() Page 137.
2.
& --- Page 124 ---
- -a
EFFETS QUE PRODUIT
onzième ou le quatorzième jour,
7 quefois 9 versle
sueur abondante 9 les
survient une
> lorsqu'il
sort une grande quan-
> taches disparaissent.etil blanches miliaires. J'ai
> tité de petites pustules
quelque souVIl
procurassent
>> rarement qu'elles mais, si au lieu de cela
5 lagement au malade ;
accompa-
> il survient une efflorescence. rouge,
il s'en
et de cuissons,
>) gnée de démangeaisons de même de ces vessies
mieux. 1l en est
> trouve
s'élèvent quelquefois sur le
> pleines d'eau qui
etc. ; les
la
les épaules ,
gales
> dos, poitrine, du nez et des levres, sont
> qui viennent autour
surtout lorsqu'elles
un très-bon signe $
> encore
de beaucoup de chaleur et
> sont accompagnées
d'un brun noiLes aphihes
> de démangeaison. d'un événement plus incer-
> râtre sont suivies
celles qui sont blanches,
> tain et plus dangereux:e à du lard, ne promettent
et semblables
> épaisses
elles sont bientôt suivies d'une
> rien de bon ;
d'avaler ,de douleur, d'uldifficulté
> très-grande
de l'oesophage 1 etc. , et
de la gorge,
> cération
discontinue point ; toutes
> d'un hoquet qui ne
la fin il survient
voies s'affectent;àl
> les premières
qui est suivi de la mortifi-
> un flux dysentérique
le
les
cation des intestins, comme
prouvent
>
sanieuses, sanguinolentes -
> déjections noires, horrible et d'une infection
> d'une puanteur
> excessive. >
rencontrent dans les
Tous ces symplômes se
1 etc. , et
de la gorge,
> cération
discontinue point ; toutes
> d'un hoquet qui ne
la fin il survient
voies s'affectent;àl
> les premières
qui est suivi de la mortifi-
> un flux dysentérique
le
les
cation des intestins, comme
prouvent
>
sanieuses, sanguinolentes -
> déjections noires, horrible et d'une infection
> d'une puanteur
> excessive. >
rencontrent dans les
Tous ces symplômes se --- Page 125 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT.
II5
fièvres communes 9 lorsqu'elles sont mal
mais
traitées,
ils sont trèsefréquens dans les fiévres malignes; et ils sont dus, dans les unes et les autres,
à la même cause,savoir, à l'acrimonie; par conséquent on doit les traiter suivant la méthode déjà
recommandée dans cette fièvre commune qui est
jointe avec la malignité, de quelqu'espèce qu'elle
soit.
Huxham poursuit ainsi (1): a On observe sou-
> vent., vers le déclin de la fièvre, de grandes
D taches noires et bleuâtres 9 qui ressemblent à
> des meurtrissures ; et, lorsqu'elles sont accom-
> pagnées de la lividité et du froid des extrémités,
> elles annoncent sûrement une mort prochaine.
D J'ai souvent vu ces taches s'étendre
>
jusqu'aux
coudes, et les mains froides comme le marbre
> un ou deux jours avant la mort du
malade. >
Cela est un signe certain de la dissolution universelle du sang, et prouve évidemment l'extravasation d'une humeur acrimonieuse
9 qui doit
bientôt acquérir par la stagnation une qualité
caustique, et occasioner une gangrène ab interna
causà, absolument incurable.
Après avoir ainsi exposé les symptômes de cette
fièvre, tels qu'ils ont été vus par Huxham , et tels
que je les ai observés moi-même dans le cours de
ma pratique, je vais passer au traitement, en
(a) Page 138.
8.. --- Page 126 ---
R - a RSeS U
EFFETS QUE PRODUIT
même auteur 2 avec les addisuivant encore le
jejugerai nécessaires.
tions et les changemens que à l'égard du sujet dont
Voici comme il débute
il est question (1).
en marquant en
allons finir ce chapitre
a Nous
qu'on doit se prode mots les indications
dont
> peu
dans l'espèce de fièvres
de remplir
> poser
d'abord que, quoique
traite. Je remarquerai
9) il
et pestilentielles abattent
> les fièvres malignes
et causent une
les esprits
> considérabletent
même dans leur comextraordinaire,
> faiblesse
lorsqu'elles sont produites
surtout
D mencement,
cependant il est très-fréquem-
> par la contagion de tirer une certaine quantité
nécessaire
> ment
dans les personnes pléthosurtout
3 de sang,
pour diminuer la masse
D riques , non-seulement obligés de mouvoir, et
que les organes sont liberté aux oscillations des
plus de
> donner
encore pour prévenir les obsmais
s vaisseaux, inflammatoires qui peuvent se former
> tructions
et pour diminuer les
> dans le commencement, chaleur, qui sont très-considéet la
> frottemens
jours de la maladie, et exalD rables les premiers
les sels et les soufres du
de plus en plus
3 tent
T'acrimonie et la putrescence
3 sang, augmentent secondent l'action de la ma-
> des humeurs, et
est indiquée, 9 il
Lorsqu'elle
> tière morbifique.
(x) Page 146.
se former
> tructions
et pour diminuer les
> dans le commencement, chaleur, qui sont très-considéet la
> frottemens
jours de la maladie, et exalD rables les premiers
les sels et les soufres du
de plus en plus
3 tent
T'acrimonie et la putrescence
3 sang, augmentent secondent l'action de la ma-
> des humeurs, et
est indiquée, 9 il
Lorsqu'elle
> tière morbifique.
(x) Page 146. --- Page 127 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT,
D faut la faire le plus tôt
Elle
II7
possible.
est
D par la vitesse et la tension du pouls la indiquée
> de la chaleur
2 vivacité
, la difficulté de respirer 9 les
> pitations da coeur 1 et les douleurs vives à pal-
> téte et aux reins. Il est bon d'observer
la
> quoique la chaleur soit précédée d'un que 2
> et que l'oppression soit considérable, frisson, il faut
> cependant tirer moins de
dans
> véritable
sang que
une
péripneumonie 9
a
vent
les
qui s'annonce soupar
mêmes symptômes ; mais la
> blesse subite et le grand abattement des
fai-
> le tremblement des mains, la
esprits,
> dité des
pâleur et la cruurines, jointes à l'absence de la
> la chaleur de T'haleine,
toux et
qui
> jours la véritable fièvre
accompagnent tou-
> distinguent l'une del'autre. péripneumonique, 7 les
On est moins
> à s'y méprendre lorsqu'il règne des fièvres exposé
>> trides 2 pestilentielles ou
pu-
> constitution de
pétéchiales 9 et que la
l'airy dispose. Quoi qu'il en
> le sang qu'on tire fait bientôt voir la
soit,
> Dans les fièvres malignes, il est d'un différence.
>
plus
tissu beaucoup
làche, et d'une consistance
>) (quoiqu'il paraisse d'un
plus molle
rouge fort
>) celui des
vif), que
pleurétiques ou des
S Mais lorsque la malignité est péripneumoniques.
D inflammation, la
compliquée avec
saignée est alors
D
également
indiquée 9 et le sang tiré dans le
D présente les mêmes phénomènes commencement
>) simples
que celui des
Resresiofamnatolirer, comme Sydenham
làche, et d'une consistance
>) (quoiqu'il paraisse d'un
plus molle
rouge fort
>) celui des
vif), que
pleurétiques ou des
S Mais lorsque la malignité est péripneumoniques.
D inflammation, la
compliquée avec
saignée est alors
D
également
indiquée 9 et le sang tiré dans le
D présente les mêmes phénomènes commencement
>) simples
que celui des
Resresiofamnatolirer, comme Sydenham --- Page 128 ---
S 7
à
N NE
L
EFFETS QUE PRODUIT
observé dans le cas de la jeune femme dont
> Ta
mention (1); et dans ces circons-
> il a déjà été fait
dans le lit, pour
> tances 9 la saignée doit étrefaite la diaphorèse
la défaillance, etfavoriser
> prévenir
une saignée ad-
> salutaire qui suit promptement le sang est toutà
Mais lorsque
> ministrée propos.
s'aperçoit
dest-à-dire , lorsqu'on
> à-fail différent,
couenneux 1 il ne
est
dissous que
> quil
plutôt
du Ruide vital, en
> faut pas être trop prodigue
la saignée
trop de sang, ou en répétant
> tirant
> trop souvent.
nécessaire de saigner les
être
> Quoiqu'il puisse
fortes et robustes au commencement
> personnes
faut tnéanmoins avoir
> des fièvres contagieuses. 9 ilf
est l'effet
à la nature de la fièvre, qui
> égard
celle-ci parait affecter
> de la contagion, vu que
encore les esprits
le sang 9 mais
> non-seulement
même les premiers. Cela
> animaux, qui le sont la moiteur subite , la
démontré par
> me parait
et la grande déjecles tremblemens
D faiblesse,
invasion de la
des
dès la première
S tion
esprits
pestes 9 on a vu des
> maladie. Dans quelques
s'ils avaient été
tomber morts comme
> hommes
sans fièvre ni indisposi-
> frappés de la foudre,
etc.
> tion précédente,
(2) des flamens ner-
> La disposition particulière
() Voyez ci-dessus spage,53.
* (2) Page 151.
ait
et la grande déjecles tremblemens
D faiblesse,
invasion de la
des
dès la première
S tion
esprits
pestes 9 on a vu des
> maladie. Dans quelques
s'ils avaient été
tomber morts comme
> hommes
sans fièvre ni indisposi-
> frappés de la foudre,
etc.
> tion précédente,
(2) des flamens ner-
> La disposition particulière
() Voyez ci-dessus spage,53.
* (2) Page 151. --- Page 129 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT.
a veux, et celle des parties les plus subtiles et
> lesaplus exaltées des liqueurs animales, qui dif-
> férent si fort dans les différens sujets, donnent
> naissance à ces différentes affectious qui sont
> produites par la même cause. L'odeur d'une
>) herbe, d'une fleur 9 du musc 1 qui affectent
D agréablement un millier de personnes, en font
> trouver mal quelques autres. La commotion
D électrique affecte les différentes personnes d'une
> manière très-différente ; ce qui vraisemblableD ment ne vient pas seulement de la constitutiou
> des esprits animaux 9 mais encore de la diffé-
> rente tension, force, etc., des fibriles nerveuses;
> à peu près comme les cordes de musique 1 de
D longueur et de tension différentes, qui sont dif-
> féremment ébranlées par la même note. C'est
a. peut-être en partie la disposition particulière
) des nerfs et des esprits animaux 3 qui fait que
D certaines personnes sont tres-promptement af-
> fectées de la peste 2 de la petite-vérole, etc. ;
> et que quelqaes autres n'en sont jamais affectées,
> quoiqu'entourées de personnes qui en sont at-
> taquées.
> Mais, quoi qu'il en soit, la contagion affaiD blit certainement les forces des solides, et tend
> à dissoudre le sang; 5 par conséquent, toutes les
> fois qu'on soupconne qu'une fièvre vient de
> conlagion, on doit saigner avec réserve, même
> lorsque les symptômes se présentent d'une ma-
érole, etc. ;
> et que quelqaes autres n'en sont jamais affectées,
> quoiqu'entourées de personnes qui en sont at-
> taquées.
> Mais, quoi qu'il en soit, la contagion affaiD blit certainement les forces des solides, et tend
> à dissoudre le sang; 5 par conséquent, toutes les
> fois qu'on soupconne qu'une fièvre vient de
> conlagion, on doit saigner avec réserve, même
> lorsque les symptômes se présentent d'une ma- --- Page 130 ---
SA
-
33 R
EFFETS QUE PRODUIT
> nière formidable dès le
S raissent demander de commencement, et pa-
> sang. J'ai vu plus d'une grandes fois
évacuations de
> mettre des fautes de cette
avec douleur com-
>
espèce dans les pleuropéripneumonies, et
> surtout dans les
péripneumonies malignes,
années I
3 Par conséquent,
740 7 1741 et 1745.
quoiqu'il soit
> faire une première
très-à-propos de
A être
saiguée, une seconde peut
pernicieuse. Le premier sang parait fréquemment d'une couleur
3 vingt-quatre heures
vive; celui qu'on tire
D vide,
après est communément linoir , et a peu de consistance; celui
troisième
d'une
saignée est livide 9
9 Cest ce qu'on observe
dissous et sanieux.
> les fièvres pétéchiales trés-fréquemment dans
a consistance du
: j'ai vu quelquefois la
sang tellement
> déposait au fond une poudre détruite 2 gu'il
> à delas suie, la partie
noire, semblable
> desanfe,ouune e
supérieure étant une espèce
espèce de
S) et d'une consistance
gelée d'un vert foncé,
> peut observer la même excessivement chose
molle, On
a trides
dans les fièvres pucommunes, 2 mais d'une manière
marquable dans les Rèvres
plus re-
> lorsque le régime
putrides et malignes,
quoi l'on
antiseptique a été négligé. A
peut ajouter
> cas, le pouls devient que, dans ces sortes de
>> faible après une seconde quelquefois extrêmement
> quefois après la première. saignée,et même quel-
# marqué plus d'une
C'est ce que j'ai refois, et dontjai été embar-
èvres pucommunes, 2 mais d'une manière
marquable dans les Rèvres
plus re-
> lorsque le régime
putrides et malignes,
quoi l'on
antiseptique a été négligé. A
peut ajouter
> cas, le pouls devient que, dans ces sortes de
>> faible après une seconde quelquefois extrêmement
> quefois après la première. saignée,et même quel-
# marqué plus d'une
C'est ce que j'ai refois, et dontjai été embar- --- Page 131 ---
LE MAUVAIS TRAITI EI M EN T.
> rassé et étonné, lors même que je croyais avoir
> des indications suffisantes dans le pouls, etc.,
> pour faire une seconde saignée ; taut il est né-
> cessaire d'avoir égard à la nature d'une fièvre
> épidémique. >
Selon moi, la saison de l'année et la nature
de la constitution de cette saison, et qui est, généralement parlant, compliquée avec la contagion,
de quelqu'espèce qu'elle soit, aideront beaucoup à
déterminerla quantité du sang que l'on doit tirer,
et combien de fois on doit réitérerla saignée. Au
reste, toutes choses d'ailleurs égales, la fièvre commune, compliquée avec la contagion pestilentielle,
exige moins la saignée, que lorsqu'elle est simple.
Or, nous savons que la fièvre putride simple si
elle est bien traitée dès le commencement, n'exige
pas la saignée une fois sur dix; et il ne se passe
pas d'été dans lequeljene guérisse plusieurs fiévres
putrides par le vomissemeut, la purgation et les
acides, sansa avoir recours à la saignée dans aucun
temps de la fiévre. Cependant, quelquefois la
plénitude des vaisseaux est si considérable
j'ordonne une petite saignée immédiatement 1 que
avant
le premier vomitif, uniquement pour rendre son
opération plus' facile et plus efficace. Mais une seconde saiguée est rarement nécessaire, car le purgatif,qui doit être donné aussitôt après le vomitif,
diminue toujours la dureté du pouls, et les autres
purgatifs que l'on administre ensuite, joints au
évre. Cependant, quelquefois la
plénitude des vaisseaux est si considérable
j'ordonne une petite saignée immédiatement 1 que
avant
le premier vomitif, uniquement pour rendre son
opération plus' facile et plus efficace. Mais une seconde saiguée est rarement nécessaire, car le purgatif,qui doit être donné aussitôt après le vomitif,
diminue toujours la dureté du pouls, et les autres
purgatifs que l'on administre ensuite, joints au --- Page 132 ---
R a -
EFFETS QUE PRODUIT
antiseptique 9 abattent par
régime rafraichissant de la chaleur et la vitesse du
degrés la violence
L'on
besoin de saigner davantage.
pouls,sansavoir
de grosse corpulence
voit plusieurs personnes
lorsfaire de très-grands efforts en vomissant 2
n'ont point été saiguées auparavant 9 au
qu'elles
vomissent fort aisément après avoir
lieu qu'elles
et
le vomissement
perdu dix onces de sang, que
d'un autre
produit alors un très-bon effet; et,
les saignées grandes
côté, elles ne supportent pas
et réitérées 3 aussi bien qae quelques personnes
d'un tempérament plus délicat.
on
dit Huxham (1). * pour laquelle
a La raison,
de ces
dans le commencement
> doit saigner
que la fièvre
> fièvres. 1 c'est afin d'empécher
des inflamD n'aille trop loin 2 et ne produise
ou dans
> mations au cerveau 1 aux poumons, à la vie ; auxpartie essentielle
> quelqu'autre
d'un sang riche et épais,
> quelles la surabondance
à donner
agité, est très-p propre
> violemment Mais lorsque le sang r'est pas riche,
> naissance.
ry a ni douleur
> lorsqu'il
s épais etsurabondant,
la
n'est
ni dureté dans le pouls 9 saignée
D fize,
La saignée ne parait
ni avantageuse.
> ni indiquée, dans les maladies contagieuses, en
> pas indiquée
que la contagion
> tant que contagieuses, parce
de sorte
intimement mêlée avec lehumeurs
> est
() Page 143. --- Page 133 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT:
> qu'en tirant une petite quantité de sang, on
> ne diminue que de bien peu la quantité des
> miasmes contagieux, qui agit plus ou moins,
> soit qu'on saigne ou qu'on ne saigne pas.
> Cependant, dit-il plus bas (1), comme la sai-
> gnée peut diminuerl'aliment du feu, quoiqu'elle
> n'éteigne pas le feu de la contagion, elle convient
> toutes les fois qu'ily a trop de sang ; malgré
> cela, , l'infection aura toujours son effet; ; et j'ai
> vu des petites-véroles aussi abondantes et d'une
> aussi mauvaise espèce après les saignées COD pieuses 1 que j'en aie jamais vu lorsqu'on les
> avait omises. D
Ilya deux espèces de contagion qui augmentent
Tinflammation, savoir, la rougeole etla coqueluche.
Dans ces deux maladies 2 le sang qu'on tire la seconde et la troisième fois, est plus visqueux que
celui qu'on tire la première fois. Il est une espèce
de contagion dont les effets sur le sang ne me
paraissent pas clairs; je veux parler de la petitevérole. Car , quoique je l'aie vue compliquée avec
une disposition putride, et par conséquent accompaguée de pétéchies et des autres symptômes d'un
sang dissous, particuliers aux fièvres putrides, j'ai
néanmoins encore remarqué des signes certains
d'inflammation quiTaccompagnaient, etj'ai vu des
flegmons véritables. 1 avec un sang visqueux, suivre
()Page 146.
paraissent pas clairs; je veux parler de la petitevérole. Car , quoique je l'aie vue compliquée avec
une disposition putride, et par conséquent accompaguée de pétéchies et des autres symptômes d'un
sang dissous, particuliers aux fièvres putrides, j'ai
néanmoins encore remarqué des signes certains
d'inflammation quiTaccompagnaient, etj'ai vu des
flegmons véritables. 1 avec un sang visqueux, suivre
()Page 146. --- Page 134 ---
-
EFFETS QUE PRODUIT
la petite-vérole, tant discrête
sorte que je puis à peine croire que confluente; en
cette maladie
que le poison de
éruptive agisse comme un dissolvant
puissant et spécifique du sang visqueux.
ritable Quelques observations que j'ai lues, dont la vés
peste était le sujet, m'ont
la même idée. La maladie fut
paru favoriser
tables flegmons
jugée par de vérirecouvré
inflammatoires,et les malades ont
aussitôt après leurs couleurs et leur em-,
bonpoint. Mais l'angine maligne et la fièvre
lentielle,
pestilorsqu'on a tiré
de
se terminent jamais ainsi : les beaucoup sang 9 ne
dant
malades restent penquelque-temps pâles et défaits; etj'en connais
plusieurs qui étaient précédemment
maladies inflammatoires
sujets aux
s dont le
parait changé par ces fièvres qui les tempérament ont
pendant un assez long espace de
affligés
Il est par conséquent probable temps.
particulière de
que la méthode
nir à la
traitement que nous savons converougeole 2 pourrait 9 en quelque
convenir aussi à la coqueluche
façon;
particulière de
; que la méthode
nir à la
traitement que nous savons convela
petite-vérole, pourrait aussi convenir à
peste véritable; et j'ai trouvé que la même méthode de traitement, qui convient à
ligne, conviendra aussi à la fièvre
l'angine maSydenham,
pestilentielle de
dépendante de contagion. Mais je puis
assurer, d'après mes propres
la rougeole
observations, 9 que
exige une méthode particulière de
çon;
particulière de
; que la méthode
nir à la
traitement que nous savons convela
petite-vérole, pourrait aussi convenir à
peste véritable; et j'ai trouvé que la même méthode de traitement, qui convient à
ligne, conviendra aussi à la fièvre
l'angine maSydenham,
pestilentielle de
dépendante de contagion. Mais je puis
assurer, d'après mes propres
la rougeole
observations, 9 que
exige une méthode particulière de --- Page 135 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT,
traitement,
entièrement différente de celle
convient à la petite-vérole,
qui
dernière est
excepté lorsque la
tion
compliquée avec une haute disposiinflammatoire; ; et que l'angine
une méthode
maligne exige
férente de
particulière de traitement, très-difcelle qui convient à toutes les deux.
Après avoir ainsi
discuté, en général,les
tages et les désavantages de la
avanfièvres
saiguée dans les
sité de pestilentielles, Huxham considère la nécesnettoyer les premières voies;
à
il est tellement de mon avis,
et, cet égard,
ses expressions.
que j'emprunterai
( Les fièvres
contagieuses, dit-il
S guère personne
(1), n'attaquent
3 qu'elles ne leur
D maux de coeur et des vomissemens. causent des
D miasmescontagienx:
Puisque ces
>
s'insinuentdanslec
la salive, etc., ne peut-on
les corpsavec
>) moins en partie en
pas expulser, au
favorisant le
3 que la nature tâche d'exciter ? vomissement
> qui entraîne aussi les humeurs vomissement
> putrides
bilienses, âcres,
1 qui séjournent dans
> qui, en s'y corrompant de
Testomae, et
> duiraientune infinité
plus en plus, 1 pro-
>
desymptômes
et augmenteraient
dangerenx,
considérablement la
3 primitive. D'ailleurs la nature,
maladie
3 vient pas à son secours, fait, lorsque Tartne
a rasser par le vomissement
pour se débar-
, des efforts aussi
(A) Page 153.
putrides
bilienses, âcres,
1 qui séjournent dans
> qui, en s'y corrompant de
Testomae, et
> duiraientune infinité
plus en plus, 1 pro-
>
desymptômes
et augmenteraient
dangerenx,
considérablement la
3 primitive. D'ailleurs la nature,
maladie
3 vient pas à son secours, fait, lorsque Tartne
a rasser par le vomissement
pour se débar-
, des efforts aussi
(A) Page 153. --- Page 136 ---
- a
EFFETS QUE PRODUIT
> violens que ceux queles émétiques setl les
> ont coutume de produire ; les boissons lavages
> qu'on prend pour le favoriser, le
même
> coup plusaisé et plus efficace, rendentbeau-
> la matière
et, en entrainant
irritante, 9 tendeat à arrêter le vomis-
> sement, Mais je suis d'avis qu'on
> cela que les moyens les plus doux, n'emploie pour
> infusions ou les décoctions
tels que les
>
d'ipécacuanha,Toxymaelscillitigue,avece unel légère infusion de
5 de camomille, , ou autres semblables.
fleurs
> prouve pas la méthode de
Je n'ap-
> tent de faire vomir
ceux qui se contenavec de l'eau
>
qu'on est obligé d'en faire boire chaude, parce
> immense avant de pouvoir
une quantité
parvenirà
>
exciter le
vomissement, ce quisurcharge
> tomac à un tel
quelquefois l'esdegré, qu'il devient
> incapable de soutenir le fardeau et de également s'en
> barrasser ; de sorte
déque, plus on boit,
>> il est en état de faire ses fonctions; la
moins
> qu'il éprouve détruit toute son
distension
> peut être suivi des effets les
activité, ce qui
plus terribles.
> Le meilleur remède pour faire
2 la piupart des cas
vomir, dans
3 est
B
liméltico-cathartique de
Tissot. >
% Tartre émétique, un grain ou deux ;
Manne 2 une once ;
faites fondre dans une pinte d'eau bouillante,
G Cette potion 2 prise en quatre doses
égales, en
ins
> qu'il éprouve détruit toute son
distension
> peut être suivi des effets les
activité, ce qui
plus terribles.
> Le meilleur remède pour faire
2 la piupart des cas
vomir, dans
3 est
B
liméltico-cathartique de
Tissot. >
% Tartre émétique, un grain ou deux ;
Manne 2 une once ;
faites fondre dans une pinte d'eau bouillante,
G Cette potion 2 prise en quatre doses
égales, en --- Page 137 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT.
> mellant une demi-heure d'intervalle entre cha-
> cune, 9 nettoiera l'estomac, et souvent
> bientôt après une ou deux selles. Si le produira vomis-
> sement (1) continue après que l'estomac a été
> nettoyé, il faut donner un peu de
) d'Andromaque dans une mixture
thériaque
)
stomachique
appropriée. 9 telle que le sel d'absinthe , le
> de limon, l'eau de menthe,
suc
> fomentation
ete.;appliquer une
aromatique 2 ou plurôt un cataD plasme fait avec les espèces
D
aromatiques et la
thériaque, qui réussit souvent lorsque tout
> reste est sans effet. Lorsque le vomissement
le
> nue après que lestomaca été nettoyé,
conti-
> de croire 2 dans toutes les
ilya lieu
fièvres
> quil procède moins d'une matière contagieuses, >
D que de lorgasme. Dans les constitutions turgescente
)) riques, on le calme en saignant dans le plétho- lit
> ensuite la chaleur du lit, les
; et
9) boissons chaudes et abondantes, couvertures 9 les
> tière
poussent la mamorbifique vers la peau, ce qui arrêle tou-
> jours le vomissement qui dépend de cette
)) comme or la observé dans un autre endroit. cause,
> Ce n'est pas seulement l'estomac qu'ilfaut net5) toyer; il est bon également de
> commencement de ces fièvres, toutle débarrasser, au
> tinal; mais la raison etl l'expérience canalintes2 qu'on ne doit le faire
les démontrent
que par
méthodes les
() Page 156.
a
mamorbifique vers la peau, ce qui arrêle tou-
> jours le vomissement qui dépend de cette
)) comme or la observé dans un autre endroit. cause,
> Ce n'est pas seulement l'estomac qu'ilfaut net5) toyer; il est bon également de
> commencement de ces fièvres, toutle débarrasser, au
> tinal; mais la raison etl l'expérience canalintes2 qu'on ne doit le faire
les démontrent
que par
méthodes les
() Page 156.
a --- Page 138 ---
RAS
G *r
e
A M
EFFETS QUE PRODUIT
faits avec le lait, le
douces. Les lavemens
D plas
laxatives où l'on fait
> sucre et le sel; les potions de tartre, le sel ca-
> entrer la manne, la crême
etla rhubarbe,
de Glauber,les tamarins
> thartique
qu'on doit employer par pré-
> sont les remèdes
les effets les plus
vu résulter
> ference.J'sisouvent àcres et trop vifs. Hoffman
>> funestes des purgatifs même du séné. Les éméliques
> avertit de se défier
viens d'indiquer,
etles
que je
>
doux
écoprotiques
les répéter et les
> ont cet avantage qu'on peut
évacuer les made tempsen temps pour
> donner
putrides, a mesure qu'elles pas-
> tières bilieuses
voies. Je ne crains jamais
D sent dansles premières
produire une ou
ces moyens pour
> d'employer
temps de la fièvre que
selles, dans quelque
> deux
par l'amertume
sont indiqués
> ce soit, lorsqu'ils
les
de la bouche, les maux de coeur 2
rapports
>
et fétides, ou par la trop grande cons-
> nidoreux
du ventre, les borborygmes,
l'enflure
> tipation,
etc.
les ténesmes fréquens,
> les tranchées,
défende en général d'éva-
> Quoiquillippoerate
des
les humeurs crues au commencement
> cuer
n'aient été cuites 9
et avant qu'elles
> maladies,
convient qu'on peut purger au
il
> cependant
lorsqu'il y a turgescence des
> commencement
font effort pour sortir ;
et qu'elles
> humeurs,
est un effort
> c'est ainsi que le colera-morhus
d'une bile
la nature fait pour se décharger
> que
Lorsque les fièvres putrides
> Seretsuraboudante.
les humeurs crues au commencement
> cuer
n'aient été cuites 9
et avant qu'elles
> maladies,
convient qu'on peut purger au
il
> cependant
lorsqu'il y a turgescence des
> commencement
font effort pour sortir ;
et qu'elles
> humeurs,
est un effort
> c'est ainsi que le colera-morhus
d'une bile
la nature fait pour se décharger
> que
Lorsque les fièvres putrides
> Seretsuraboudante. --- Page 139 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT,
S malignes de l'automne doivent leur
origine au
> débordementd'une bile putride et aduste, pour
> me servir du langage des anciens, qui séjourne
dans la région du foie ou de l'estomac, etc., ce
> quiarrive souvent après les étés
>
fortchauds,qui
onl conutlieabilrmestangnend et exalté la bile,
> les sels etleshuilesanimales, on doit commencer
D par les émétiques et les
purgatifs doux, 9 dont
> je viens de parler.
> Il est certain que la bile prédomine dans toutes
D les fièvres putrides, malignes et pétéchiales. On
A trouve dans les cadavres de toutes les
personnes
D qui meurent de la peste, la vésicule du fiel, les
conduits biliaires 3 et même l'estomac et le duos dénum, etc., remplis d'une bile noire ou verte.
> Si l'on n'évacue pas cette bile, elle se corrompt
> de plus en plus, produit de grandes anxiétés,
> des maux de coeur, des douleurs, etc. ; et, étant
> reportée dans le sang, elley cause de tres-grands
D désordres, irrite le genre nerveux, détruit la
> texture du sang,. et convertit la lymphe en un
> ichor corrosif. Par conséquent, toutes les fois
> qu'il y a des signes qui annoncent qu'elle sura-
> bonde, il faut l'évacuer par le vomissement ou
D par les selles, selon que la nature l'indique. J'ai
> souvent observé avec beaucoup de plaisir, dans
> ces fièvres putrides, qu'un vomissement, qu'une
> selle ou deux étaient immédiatement suivis d'un
> changement étonnant en mieux, toutes les fois
2,
--- Page 140 ---
r S
or corrosif. Par conséquent, toutes les fois
> qu'il y a des signes qui annoncent qu'elle sura-
> bonde, il faut l'évacuer par le vomissement ou
D par les selles, selon que la nature l'indique. J'ai
> souvent observé avec beaucoup de plaisir, dans
> ces fièvres putrides, qu'un vomissement, qu'une
> selle ou deux étaient immédiatement suivis d'un
> changement étonnant en mieux, toutes les fois
2,
--- Page 140 ---
r S EFFETS QUE PRODUXT
s qu'il avait précédé des anxiétés
) un poids surleshypocondres, des inexprimables,
>
des
maux de coeur
perpétuels 2
rapports et des hoquets. La
> langae chargée, les maux de coeur, les
> d'estomac, l'amertume dela
pesanteurs
bouche, une
>
haleine
puante et des rots fréquens, indiquent l'état de
> l'estomae; et les matières fétides, noires, bi-
> lieuses, qui viennent par les selles, la néces-
> sité de ces évacuations. S'il y avait un
> logé dans l'estomac et les
poison
intestins. 2 nous n'hési-
> terions pas à l'en chasser le plus
> qu'il serait possible: une bile véritablement promptement
> tride n'est guère moins pernicieuse
puqu'un
> actuel. Communément vers l'état de ces poison
> c'est-àdire, entre le septième et le
fiévres, 2
> jour,la nature s'efforce dese débarrasser quatorzième
de
> bile putride parle
cette
vomissement, ou
ordi-
> nairement par une diarrhée, surtout plus
>> opérations ont été malheureusement lorsque ces
> quoiqu'indiguées dans le
négligées.
commencement. L'art
D doit toujours la favoriser dans ces
> en conséquence, je donne
opérations ;
assez
) un doux
généralement
laxatiflehuitième ou le
> à moins qu'il ne paraisse
neuvièmejour,
) qu'une douce sueur ne m'en quelqu'éruption I ou
empéche.
> cas, le purgatif dait étre différé
Dans ce
* las sueur ait eu son effet,
jusqu'a ce que
cest-i-dire,
> procure un soulagement considérable. tantgu'elie
> ce temps-là je n'emploie guère de
Jusqu'à
purgatif, si
ralement
laxatiflehuitième ou le
> à moins qu'il ne paraisse
neuvièmejour,
) qu'une douce sueur ne m'en quelqu'éruption I ou
empéche.
> cas, le purgatif dait étre différé
Dans ce
* las sueur ait eu son effet,
jusqu'a ce que
cest-i-dire,
> procure un soulagement considérable. tantgu'elie
> ce temps-là je n'emploie guère de
Jusqu'à
purgatif, si --- Page 141 ---
LE MAUVAIS TRAITEXENI.
13t
) l'on excepte un peu de manne, de crême de
> tartre,et autres choses semblables,quej je donne
3 au commencement, surtout lorsque jai lieu de
> soupçonner que la maladie vient plus de la cone
o tagion que de la saburre des premières voies,
> prescrivant néanmoins un clystère laxatif et
> émollient tous les deux ou trois
jours 7 selon les
) circonstances. Je répète ce doux laxatif de temps
> en temps, selon que les symptômes l'indiquent;
> et pendant son opération, je soutiens mon ma-
> lade par un régime, des boissons et des remèdes
> fortifians. Par ce moyen, non-seulementje pré-
> viens l'amas et la corruption de cette matiere
> bilieuse putride dans les premières voies, mais
> encore je l'empéche de passer dans le sang; et,
> la dérivant vers le canal intestinal, j'en facilite
9) l'évacuation hors du corps. Il y a déjà plusienrs
> années que j'emploie avec succès cette manière
D de purger, 9 vers ce temps, 2 dans ces surtes de
> fièvres ; mais je rejette les purgatifs où entrent
> l'aloès, la scammonée ou la coloquinte,
que je
>> regarde plutôt comme des poisons, 3 que comme
> des remèdes dans cet état d'acrimonie, de putri-
> dité et de dissolution du sang : il n'y a qu'un
A fou qui puisse les employer dans ce cas, La naD ture,il est vrai, ne passe que trop souventles
> bornes, sans le secours de ces puissans stimuy lans,et produit des diarrhées excessives, ou une
B dysenterie qui fait bientôt périr le malade, si
9..
>> regarde plutôt comme des poisons, 3 que comme
> des remèdes dans cet état d'acrimonie, de putri-
> dité et de dissolution du sang : il n'y a qu'un
A fou qui puisse les employer dans ce cas, La naD ture,il est vrai, ne passe que trop souventles
> bornes, sans le secours de ces puissans stimuy lans,et produit des diarrhées excessives, ou une
B dysenterie qui fait bientôt périr le malade, si
9.. --- Page 142 ---
a RA S - SE M -
EFFETS QUE PRODUIT
> on ne T'arrête, cest-à-dire, si elle n'est
> traitée. Mais cela n'arrive
pas bien
> laisse séjourner
guère que lorsqu'on
A de
trop long-temps, et putréfier
plus en plus dans les intestins la
A lieuse corrompue;le
matière bivenir, c'est de l'évacuer meilleur moyen de le préà
> valles convenables.
temps, età des interQuand on est menacé
> évacuations
deces
immodérées, on doit avoir
> aux astringens
recours
alexipharmaques les
D nables, tels que la thériaque
plus convea la confection de Fracastor, la teinture d'Andromaque,
a du vin rouge brûlé avec de la
de roses,
mais avant tout, si le cas est
cannelle, etc. ;
> clystère astringent, fait
tresepressant, à un
avec la
> Fracastor, et une petite
confection de
quantité de
> de tormentille. 2 de roses
décoction
A mais il ne faut faire
rouges ou de cachou ;
usage de ce remède
>) beaucoup de prudence ; car il est
qu'avec
> gereux d'arrêter à
toujours dan3) critique, et je crois contre-temps une diarrhée
qu'on ne doit jamais le
faire, qu'on n'ait fait précéder une
> petites doses de rhubarbe.
ou deux
Avant de finir ce
paragraphe,je crois devoir faire
> quoique j'aie souvent vu des
observer que,
> dans l'état ou sur le déclin de diarrhées critiques
> ai trouvées constamment
ces fiévres, je les
mencement,
préjudiciables au com9 surtout lorsque les
> été
déjections ont
liquides 9 séreuses et
> qui annonce, de la manière trés-abondantes. la
Ce
plassire,guune
ubarbe.
ou deux
Avant de finir ce
paragraphe,je crois devoir faire
> quoique j'aie souvent vu des
observer que,
> dans l'état ou sur le déclin de diarrhées critiques
> ai trouvées constamment
ces fiévres, je les
mencement,
préjudiciables au com9 surtout lorsque les
> été
déjections ont
liquides 9 séreuses et
> qui annonce, de la manière trés-abondantes. la
Ce
plassire,guune --- Page 143 ---
LE MAUVAIS TRAITEMEN T.
> diarrhée est salutaire, c'est lorsqu'elle est accomp pagnée d'une sueur modérée, ou d'une moiteur
w chaude répandue sur toute la peau. D
La diarrhée quisurvient lorsque les fièvres sont
dans leur état ou à peu près, est fort commune
parce qu'on néglige souvent le vomissement et la
purgation qui sont si nécessaires au commencement de ces fièvres. Ce symptôme est souvent fort
embarrassant; car, si on l'abandonne à la nature,
il cause par degrés la perte du malade ; et, si on
l'arrête subitement ou trop promptement 2 le
ventre commence à enfler, la bouche devient
mauvaise, la tête est affectée, et le malade éprouve
une mort violente.
J'aia apporté, depuis plusieurs années 2 la plus
grande attention à l'objet dontnous traitons à présent, etje n'ai pas vu cette diarrhée symptomatique bien traitée une fois sur dix. La méthode
propose ici Huxham
que
2 qui consiste à donner une
ou deux petites doses de rhubarbe, et à recourir
ensuite aux plus forts astringens et aux opiats
échauffans, réussira très-rarement, Je suis sûr de
ce que j'avance; et néanmoins le moyen desubstituer une méthode meilleure à celle d'Huxham,n'est
connu qued'un très-petit nombre de personnes. Il
est nécessaire d'entrer dans une légère discussion,
pour expliquer cette diarrhée symptomatique, Par
conséquent je la considérerai d'abord dans les fièvres communes 7 sans aucune contagion, ou sans
ensuite aux plus forts astringens et aux opiats
échauffans, réussira très-rarement, Je suis sûr de
ce que j'avance; et néanmoins le moyen desubstituer une méthode meilleure à celle d'Huxham,n'est
connu qued'un très-petit nombre de personnes. Il
est nécessaire d'entrer dans une légère discussion,
pour expliquer cette diarrhée symptomatique, Par
conséquent je la considérerai d'abord dans les fièvres communes 7 sans aucune contagion, ou sans --- Page 144 ---
a
- a
e
EFFETS QUE PRODUIT
autre malignité que celle qui peut
leur propre nature,
dépendre de
mal
lorsqu'elles sont négligées ou
traitées ; et ensuite on comprendra
lement les effets de la
plus facicontagion ajoutée, en supposant seulement que l'on connaisse la nature de
cette contagion, ses effets sur la
la manière dont elle a coutume de constitution, et
se terminer.
Ily a trois fièvres communes 2 dans chacune desquelles est fréquente une
lorsque la
dianrdeymplomaigne,
maladie est dans son état ou à peu
Ces trois fièvres sont la
près.
synoque non putride, la
synoque putride, etla fièvre bilieuse. Or,le
tôme est le même dans les trois,
sympexiste une envie
c'est-à-dire, qu'il
presque continuelle d'aller à la
selle, que le malade satisfait sans
un
qu'il en résulte
soulagement réel, ou sans que le degré de la
fièvre soit diminué, Mais la même méthode
traitement ne conviendra
de
pas également dans
toutes, parce que ces trois fièvres sont différentes
dans leur
commencenient, leur progrès et leur
terminaison. Il faut donc que je considère chacune d'elles
séparément $ accompaguée d'une
diarrhée symptomatique,
état
lorsqu'elle est dans son
ou à peu près.
J'ai déjà dit dans un autre endroit de cet
vrage, que la synoque non
Ouputride, ou la fièvre
dépuratoire du printemps
desydenham ( I), est due
() Voyez tome I de cet ouvrage, le
que non putride, pege 166.
chapitre sur la syno
faut donc que je considère chacune d'elles
séparément $ accompaguée d'une
diarrhée symptomatique,
état
lorsqu'elle est dans son
ou à peu près.
J'ai déjà dit dans un autre endroit de cet
vrage, que la synoque non
Ouputride, ou la fièvre
dépuratoire du printemps
desydenham ( I), est due
() Voyez tome I de cet ouvrage, le
que non putride, pege 166.
chapitre sur la syno --- Page 145 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT,
en grande partie à l'amas d'une pituite épaisse
dans l'estomac et les intestins. Cette pituite n'est
pas âcre dans le commencement, mais, en s'altérant par la chaleur de la fièvre et par un long
séjour dans les intestins, elle acquiert une qualité caustique, et irrite les tuniques délicates du
canal intestinal. De là l'envie continuelle d'aller
à la selle, ce qui n'arrive jamais Iorsque la fièvre
a été bien traitée dès le commencement par les
vomitifs et les purgatifs convenables.
Dans cet état, si l'on s'efforce de faire cesser
le ténesme par les opiats, on ne fait qu'augmenter le mal, car alors la matière irritante devient
de plus en plus âcre, au point d'excorier les intestins ; et en conséquence l'un ou l'antre de ces
deux maux doit arriver 1 ou la diarrhée revient
avec le double de violence, oa la matière âcre
et atténuée est résorbée ; et, mêlée avec les humeurs 2 elle occasionne une fièvre maligne 2 ce
quifait que les éruptions miliaires sont si fréquentes dans cette fièvre.
Par conséquent une diarrhée symptomatique
quisurvient vers l'étatde la fièvreappelée synoque
non putride, indique qu'il faut évacuer toute la
matière irritante par le même vomitif et le même
pargatif, qui doivent avoir été donnés au commencement de la maladie. Le purgatif doit être
réitéré jusqu'à ce que la fréquente envie d'allerà
la selle ait cessé ; ensuite les tuniques délicates
fréquentes dans cette fièvre.
Par conséquent une diarrhée symptomatique
quisurvient vers l'étatde la fièvreappelée synoque
non putride, indique qu'il faut évacuer toute la
matière irritante par le même vomitif et le même
pargatif, qui doivent avoir été donnés au commencement de la maladie. Le purgatif doit être
réitéré jusqu'à ce que la fréquente envie d'allerà
la selle ait cessé ; ensuite les tuniques délicates --- Page 146 ---
SZ M X Te
Da
- à
20S
EFFETS QUE PRODUIT
rafraichies avec des émulsions douces et
seront
des clystères de lait nouveau ; et ces clystères 9
d'autres semblables, seront continués 7 avec
ou
ce qu'on ait prol'usage des émulsions 1 jusqu'à
la
duit l'effet désiré ; c'est-à-dire, jusqu'à ce que
douleur et la tension du canal intestinal aient
cessé.
faut
de vue
Mais, de plus, il ne
pas perdre
particularités propres à cette fièvre; car,
quelques elle ressemble beaucoup par sa nature à
comme intermittente du printemps, elle se juge
la fièvre
et finalement par la peau ; et il nous
naturellement aussi de considérer que la diaphorèse criimporte
le
de la
tique doit survenir vers quatorzième jour
fièvre. Par cette raison, nous devons la favoriser
la chaleur du lit, et accorder un régime plus
par
même des bouillons gras et un peu
nourrissant,
les jours de la diarrhée; et, après
de vin, pendant
des nuits tranquilles
cela, nous pourrous procurer
la transpirapar de doux opiats, pour provoquer
est toujours salutaire après
tion naturelle 2 qui
à son état; car 1 cette
que la fièvre est parvenue milieu entre les fortes
fièvre tenant une espèce de
inflammations du printemps et la grande putridité
il n'y a pas à craindre,
des jours caniculaires,
ni, de T'autre, la pud'un côté, T'inflammation,
tridité
le quatorzième jour, à moins que
, après
ou que la saison
la fièvre ne tire en longueur,
ethumide, comme
ne dniemsesbitecatdais
son état; car 1 cette
que la fièvre est parvenue milieu entre les fortes
fièvre tenant une espèce de
inflammations du printemps et la grande putridité
il n'y a pas à craindre,
des jours caniculaires,
ni, de T'autre, la pud'un côté, T'inflammation,
tridité
le quatorzième jour, à moins que
, après
ou que la saison
la fièvre ne tire en longueur,
ethumide, comme
ne dniemsesbitecatdais --- Page 147 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT
dans le cas de M. B. le jeune > qui a été exposé
dans le premier volume de cet ouvrage 9 au chapitre sur la synoque non putride. En pareil cas 9
il fautavoir recours aux acides minéraux, comme
sera parlé de
on le verra incessamment, lorsqu'il
dysenterie putride.
Lorsqu'on est parvenu à chasser l'amas de la
matière morbifique, la langue se nettoie et devient
plus humide, le ventre s'affaisse et se détend, le
pouls se développe et perd sa dureté. De plus,s'il
reste encore un certain degré de force naturelle,
la peau devient plus douce et plus humide; et la
fiévre, suivant alors sa marche ordinaire, se
termine insensiblement par des sueurs modérées,
quoique beaucoup plus tard qu'elle n'aurait fait,
si cette diarrhée, survenue à contre- temps, n'eût
retardé la coction et la crise naturelle.
Il arrive cependant quelquefois que l'envie
continuelle d'allerà à la selle existe encore, malgré
les vomitifs et les purgatifs réitérés. Les selles.
sont crues, glaireuses, remplies de stries sanguines,
et accompagnées de douleurs vives dans les intestins, qui ne sont soulagées ni par les lavemens ni
par les douces purgations; le repos est continuellement troublé, le dégoût a lieu, la peau devient
sèche et aride, le pouls est languissant, les forces
s'abattent, et l'anxiété augmente. Alors je conclus
de ces symptômes que l'une ou l'autre de ces deux
choses est arrivée : ou les intestins sont excoriés,
ries sanguines,
et accompagnées de douleurs vives dans les intestins, qui ne sont soulagées ni par les lavemens ni
par les douces purgations; le repos est continuellement troublé, le dégoût a lieu, la peau devient
sèche et aride, le pouls est languissant, les forces
s'abattent, et l'anxiété augmente. Alors je conclus
de ces symptômes que l'une ou l'autre de ces deux
choses est arrivée : ou les intestins sont excoriés, --- Page 148 ---
- - - M
EFFÉTS
QUE PRODUIT
ou la nature s'efforce d'évacuer
matière morbifiqne,
parles intestins la
un état de
quoiqu'elle soit encore dans
à la marche crudité, ce qui est funeste et contraire
ordinaire de cette fièvre
dont la crise naturelle
rémittente,
s'opère
peau.
finalement par la
Dans ce cas 7 je me trouve dans la
cessité de m'opposer à la
fàcheuse né.
fier à ses efforts
nature, et de ne me point
J'ordonne
pur la guérison de la maladie.
donc la poudre damidon
sans bleu (r), dontje fais entrer
> préparée
dans chaque
une certaine dose
portion d'alimens et
verre de boisson ; je donne
dans chaque
claquesellespappliquer
un léger opiat après
je prescris
unlarge vésicatoire au dos;
pour boissons les
de pain ou de riz avec
décoctions de mie
administrer
un peu de vin, etje fais
fois daus la souvent, c'est-à-dire, trois ou quatre
journée , le clystère suivant :
7 Thériaque, une demi-once;
;
Térébenthine, deux gros ;
Jaune dauf, n.o I.
(a). Je préferelamidon
autres absorbans,
simple 2 préparé sans bleu , à tous les
dans les intestins. Je pour le considère émousser l'acrimonie qui a son siége
et il ne forme jamais de
comme une gelée plus douce,
en former la chaux et la poudre pelotons durs 2 comme sont sujettes à
encore qu'il est plus soluble dans de pattes d'écrevisses. Je crois
nourrissant.
l'estomac, et qu'il est un pen
ferelamidon
autres absorbans,
simple 2 préparé sans bleu , à tous les
dans les intestins. Je pour le considère émousser l'acrimonie qui a son siége
et il ne forme jamais de
comme une gelée plus douce,
en former la chaux et la poudre pelotons durs 2 comme sont sujettes à
encore qu'il est plus soluble dans de pattes d'écrevisses. Je crois
nourrissant.
l'estomac, et qu'il est un pen --- Page 149 ---
LE MAUVAIS TRAITEXENT
Mélez le tout ensemble exactement, et ajoutez
De lait nouveau, cinq onces.
Il faut avoir soin de ne recourir à cette méthode
que lorsqu'on est sûr que le premier amas morbifique a été expulsé; et il faut aussi faire bien
attention à l'effet qu'elle produit 1 ce qui nous
guidera pour la durée du temps pendant lequel
car
en arrètant la
nous devons l'employer ;
si,
diarrhée, le ventre ne s'enfle pas 2 si le pouls
s'élève sans être dur, si les mains et les pieds
s'échauffent, et sila pean devient douce et humide,
sans aucun symptôme du côté de la tête 1 on peut
continuer plus long temps le traitement que nous
venons d'indiquer, et ne pas craindre d'exciter
les selles, à moins qu'il n'y ait des signes évidens
de matière turgescente dans lesintestins; et, dans
ce cas, on peut donner une dose de rhubarbe,
sans arrêter l'excrétion diaphorétiquie.
Mais si, au contraire, le ventre s'enfle à mesure
la diarrhée diminue; ; si la tête s'affecte beauque coup, si le pouls devient dur, la bouche sale, la
peau sèche 7 et l'estomac malade 1 on en peut
conclure que les opiats et les astringens ne réussiront] jamais. Alors il faut soutenir le malade eavec
des boissons vineuses, et d'ailleurs laisser agir la
nature, ce qu'elle fera quelquefois avec succès audelà de toute espérance.
Telles sont les méthodes parlesquelles j'ai souyent réussi, lorsque j'ai été appelé pour guérir des
ient dur, la bouche sale, la
peau sèche 7 et l'estomac malade 1 on en peut
conclure que les opiats et les astringens ne réussiront] jamais. Alors il faut soutenir le malade eavec
des boissons vineuses, et d'ailleurs laisser agir la
nature, ce qu'elle fera quelquefois avec succès audelà de toute espérance.
Telles sont les méthodes parlesquelles j'ai souyent réussi, lorsque j'ai été appelé pour guérir des --- Page 150 ---
F
M
à X
:40
EFFETS QUE PRODUIT
fièvres de printemps 7 parvenues à leur état, qui
avaient été négligées ou mal traitées dans le commencement, d'où il était résulté de mauvaises dyLorsque les fièvres ont
senteries symptomatiques.
elles se sont
été rémittentes ou intermittentes,
toujours mal trouvées du quinguina 7 jusqu'à ce
la diarrhée eût entièrement cessé. J'ai aussi
que
le mauvais effet de la
observé, en pareil cas 9
poudre de James 2 quoique cette préparation ou
antimoniales semblables aient
les préparations
de cette
convenu dans tout le commencement
fièvre. Mais dans toutes les fièvres de printemps,
bien traitées dès le principe, nous n'avons jamais
lorsqu'elles étaient parvu survenir dedysenterie,
venues à leur état.
Si le poison de la fièvre pestilentielle est joint
non putride, il modérera probableà la synoque
l'amas
sera
ment la diarrhée aussitôt que
putride
des intestins, et le malade, placé dans un
chassé
étant
lit chaud, sera tranquille ; car ce poison >
favorisera l'excrétion
d'uue nature diaphorétique,
des
sans
soit besoin d'employer
de la sueur 9
qu'il
boissons vineuses
moyens plus puissans que les
chaudes; et la sueur , dans ce temps de la fièvre,
salutaire, surtout après que les preest toujours
mières voies ont été suffisamment nettoyées.
Dans la véritable fièvre putride non rémittente,
diarrhée survenant dans quelque temps de la
une
effet différent de celui qu'elle aurait
maladie, a un
aphorétique,
des
sans
soit besoin d'employer
de la sueur 9
qu'il
boissons vineuses
moyens plus puissans que les
chaudes; et la sueur , dans ce temps de la fièvre,
salutaire, surtout après que les preest toujours
mières voies ont été suffisamment nettoyées.
Dans la véritable fièvre putride non rémittente,
diarrhée survenant dans quelque temps de la
une
effet différent de celui qu'elle aurait
maladie, a un --- Page 151 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT,
dans quelque temps de la synoque non putride.
Dans la fièvre putride, la matière que renferment
les intestins est âcre dès le
commencement, et
la terminaison naturelle est par la diarrhée. Le
même symptôme accompagne fréquemment tout
le cours de la fièvre, comme il a été expliqué
en traitant de la fièvre dysentérique. Dans tous
les cas d'une fièvre putride simple, la propension
constante à la diarrhée, 9 indique seulement la
surabondance ou la grande acrimonie de la matière morbifique, et par conséquent la nécessité
de l'évacuer promptement. En effet, si la nature
ne procure pas cette évacuation salutaire,
rience
2 l'expéjournalière nous montre la nécessité de
la solliciter dans tous les temps de la fièvre,
et,
sans elle, il n'est pas possible de guérir les fièvres
putrides, simples ou maligues.
L'expérience nous a encore appris que cette
espèce de matière morbifique est déliée
autant
qu'elle est âcre, et qu'elle est par
facile à mettre en mouvement. Dans conséquent les
fièvres
putrides simples, les malades sont plus
à suer au commencement
disposés
que vers la fin; mais
alors cette sueur n'apporte aucun
elle est donc hors de
soulagement,
saison, et l'on ne doit
la favoriser. La même chose est vraie, même pas
lors.
que la fièvre putride est compliquée avec la contagion maligne. La diaphorèse salutaire n'est
celle qui suit les autres évacuations
que
; et, dans les
les
fièvres
putrides simples, les malades sont plus
à suer au commencement
disposés
que vers la fin; mais
alors cette sueur n'apporte aucun
elle est donc hors de
soulagement,
saison, et l'on ne doit
la favoriser. La même chose est vraie, même pas
lors.
que la fièvre putride est compliquée avec la contagion maligne. La diaphorèse salutaire n'est
celle qui suit les autres évacuations
que
; et, dans les --- Page 152 ---
- Na RES
EFFETS QUE PIODUIT
elle viendra vers la fin, malgré
cas de contagion,
établi dans le commenle traitement antiseptique
de la fièvre ; car
cement et dans l'augmentation
comme
l'acrimonie du poison provoquera la sueur,
été dit, aussitôt que le corps sera délivré
il a déjà
l'amas putride. La
de Toppression occasionée par
durant
chaleur naturelle du temps aidera encore,
à pousser la mala saison de la synoque putride,
les métiere irritante vers la peau, de sorte que
échauffans ne sont presque jamais nédicamens
putride dans
cessaires pour arrêter une dysenterie
de l'année,où elle est trés-fréquente.
cette saison
les forces du
Lorsque la contagion est jointe,
les
encore être soutenues par
malade peuvent
nourrissantes convenables,
acides et les substances
du sang
aussi à la dissolution
ce qui s'opposera
jusqu'à ce que la matière
pendant quelques jours,
suivant le cours particulier
putride soit évacuée,
la diala diarrhée; et ensuite
de la nature, par
suivra probablephorèse critique salutaire, qui
la
du soulagement, et enlèvera
ment, procurera
suivant aussi sa nature particontagion virulente,
que
culière: C'est alors, et non pas auparavant,
être favorisée et même provoquée.
la sueur peut
la diarrhée Mais il
ce qui arrêtera promptement
jusqu'à la
faut insister sur les acides antiseptiques
c'est un des cas où le vin est spécifique.
fin,et
rencontré cette erreur cona
J'ai fréquemment
sont tous purgatifs. Cecernant les acides, qu'ils --- Page 153 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT.
pendant, le contraire est vrai: tous les forts acides
sont tres-astringens, et coagulent naturellement
nos humeurs.Jen'ose] pmiandonmerdmesiadpwn
teries des acides plus forts que le suc de limon,
jusqu'à ce que la tension du ventre soit détruite
et que la langue se soit neltoyée. Alors, si le cas
le requiert, je donne les acides minéraux délayés
dans la boisson, augmentant par degrés la quantité suivant les symptômes; et je ne crains pas
de donner du vin, ou même de l'eau-de-vie, lorsque les cordiaux échauffans sont nécessaires, dans
quelques constitutions faibles, à la fin des dysenteries putrides. En un mot, non-seulement les
acides convenables corrigent les matières putrides
et bilieuses, mais encore ils résistent puissamment
à la virulence de tous les poisons qui tendent à
dissoudre le sang; et, d'un autre côté, lorsqu'ils
sont délayés convenablement dans des liqueurs
vineuses et chaudes, ils ne détruisent pas la qualité sudorifique des médicamens que l'on administre pour provoquer les sueurs salutaires dans
les fièvres pestilentielles.
Cette matière est d'une telle importance, qu'elle
mérite toute l'attention possible. Par conséquent,
pour l'éclaircir et la développer encore
je
vais
plus,
exposer un cas remarquable, que je choisis
entre plusieurs autres que j'ai eu occasion d'observer.
convenablement dans des liqueurs
vineuses et chaudes, ils ne détruisent pas la qualité sudorifique des médicamens que l'on administre pour provoquer les sueurs salutaires dans
les fièvres pestilentielles.
Cette matière est d'une telle importance, qu'elle
mérite toute l'attention possible. Par conséquent,
pour l'éclaircir et la développer encore
je
vais
plus,
exposer un cas remarquable, que je choisis
entre plusieurs autres que j'ai eu occasion d'observer. --- Page 154 ---
AXS 2A
- Res <
EFFETS QUE PRODUIT
VII. OnSESVATION.
madame Bland,
Le 9 de juillet de l'année 1774,
d'une fièvre
femme d'un chandelier, fut attaquée
mais on négliputride pour laquelle on la saigna; convenables.
geale vomissement et les purgations
fois.
de
je la vis pour la première
Le 19 juillet,
typhus
La chaleur était alors Aresconsiderable,etled
était épidémique.
de trente-six ans, et
Madame Bland était àgée enfans. Elle était,
avait mis au monde plusieurs d'une bonne santé,
et jouissait
au reste,agisante,
aux douleurs d'enquoique sujette quelquefois le septième jour,il
trailles. Je fus informé que,
qu'on ne put
putride,
survint une dysenterie
le mithridate, et
le diascordium 2
arrêter que par
toutes les formes. La
donnés sous
les absorbans
s'en
et presque
malade làchait, sans
apercevoir
,qui
ses urines et ses excrémens,
continuellement,
: tous ses sens
exhalaient une odeur insupportable; lui coulait de la boisson
étaient perdus; lorsqu'on avalait une partie avec
dans la bouche, elle en
jamais rien ; elle
avidité; mais elle ne demandait elle était dans
articulait à peine quelques paroles;
était trèscontinuelle; son visage
une agitation
était aussi
ainsi que toute sa peau, qui
rouge,
mais on n'y voyait
sèche, chaude et brôlante;
n'était
le blanc de ses yeux
aucune éruption;
; ses yeux n'étaient pas
point rouge, mais jaunâtre
lorsqu'on avalait une partie avec
dans la bouche, elle en
jamais rien ; elle
avidité; mais elle ne demandait elle était dans
articulait à peine quelques paroles;
était trèscontinuelle; son visage
une agitation
était aussi
ainsi que toute sa peau, qui
rouge,
mais on n'y voyait
sèche, chaude et brôlante;
n'était
le blanc de ses yeux
aucune éruption;
; ses yeux n'étaient pas
point rouge, mais jaunâtre --- Page 155 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT.
enflammés, etlesprunelles n'étaient pas fortement
dilatées; ses lèvres et ses dents étaient couvertes
d'une matière brune; mais la langue, quoique fort
sale, n'était pas séche; le pouls était petit, dur
et trop vite pour en compter distinctementles pulsations; son ventre n'était ni enflé, ni dur; enfin,
elle se remuait dans son lit avec une force considérable.
Je fis administrer aussitôt un fort vomitif, et
six heures après, une boisson purgative. Ensuite 2
je prescrivis une déeoction de mie depain, rendue
agréable au goût avecle sucre, le vin et le suc de
limon, recommandant qu'on en fit boire à la malade le plus qu'on pourrait.
Le 20 juillet, je retournai la voir, et j'appris
quele vomitif l'avait fait vomir trois fois, et avait
aussi procuré trois selles considérables; que le
purgatif l'avait aussi évacuée trois fois, après lesquelles elle était restée tranquille, et sa'ns aller
à la selle pendant six heures, durant lequelespace
de temps elle avait bu une grande quantité de la
boisson prescrite. Je me fis donner une lumière
pour examiner son visage 2 et j'observai qu'elle
fermait les yeux à son approche. Elle était plus
tranquille 9 et elle ne s'agitait pas dans son lit
aussi violemment que les jours précédens. J'ordonnai à la garde de lui nettoyer les dents et les
lèvres avec un linge trempé dans du
mais elle s'opposa avec ses deux mains à cette vinaigre, 9
opé2.
IO
me fis donner une lumière
pour examiner son visage 2 et j'observai qu'elle
fermait les yeux à son approche. Elle était plus
tranquille 9 et elle ne s'agitait pas dans son lit
aussi violemment que les jours précédens. J'ordonnai à la garde de lui nettoyer les dents et les
lèvres avec un linge trempé dans du
mais elle s'opposa avec ses deux mains à cette vinaigre, 9
opé2.
IO --- Page 156 ---
M esec 2
/
a a
EFFETS QUE PRODUIT
1 et toute sa peau
ration.Son visage resta très-rouge
sèche, chaude et brûlante. Cependant
était encore
n'allaient plus qu'à
les battemens de son pouls
très-diset je pouvais les compter
cent vingt-six,
devint mou, 9 mais il n'était
tinctement. Son ventre
du vomitif
entièrement vidé par les opérations
pas
Elle marmottait entre ses dents un
et du purgatif.
sans suite, ou plutôt de
grand nombre de paroles serrait la main en réinarticulés, et elle me
sons
Alors je fis apporter un verre
pétantle motfroid.
de sa bouche: elle
d'eau froide, et je Tapprochai c'était bon, mais
but la moitié, et dit que
en
boire davantage. Après
qu'elle n'en voulait pas
fruits de différente
chercher des
cela 1 jenvoyai
trois cerises, en répétant que
espéce; elle mangea
n'en voulait plus
c'était fort bon 9 mais qu'elle
des groJessayaiensuite de lui présenter
manger.
elle répéta encore que c'était fort
seilles rouges ;
On
bon, et elie en mangea une petite poignée. alors,
m'apprit que les paroles qu'elle prononçait eût
paroles sensibles qu'elle
étaient les premières
dites pendant quarante heures.
la chaleur excessive et la grande
La sécheresse,
firent
une
rougeur de la peau 2 me
soupçonner
du sang, avec des taches pétéchiales:
colliquation
découvrir aucune par tout le
Mais je n'en pus
de manne et une demicorps.Jordonnai une once
soluble, dissoutes dans une chopine
once de tartre
sur-le-champ;
d'émulsion commune, pour prendre
oles sensibles qu'elle
étaient les premières
dites pendant quarante heures.
la chaleur excessive et la grande
La sécheresse,
firent
une
rougeur de la peau 2 me
soupçonner
du sang, avec des taches pétéchiales:
colliquation
découvrir aucune par tout le
Mais je n'en pus
de manne et une demicorps.Jordonnai une once
soluble, dissoutes dans une chopine
once de tartre
sur-le-champ;
d'émulsion commune, pour prendre --- Page 157 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT:
deux onces de teinture de
toutes les trois
roses, pour prendre
heures; et toutes les boissons rafraichissantes, acides,
vant
vineuses, comme
, avec abondance de fruit. De
auparaôter quelques
plus, je fis
mandai
couvertures du lit, et je recomqu'on laissât passer, nuit et jour, dans
chambre de la
la
malade, un courant d'air
Le 21 juillet. L'émulsion
libre.
opéra très-bien,
purgative de la veille
9 et évacua une quantité
rable de matières qui exhalaient
considévéreuse.
une odeur cadaAprès cela, la malade parut
quillement. Elle prit, dans le cours reposer de la tranet de la nuit, près d'une pinte de
journée
deux quartes (r) de décoction de teinture de roses,
presque une quarte de l'émulsion mie de pain, et
suc de limon, outre
acidulée avec le
quelques fruits de
espèce. Sa bouche était plus
différente
moins bralante, et les battemens nettoyée 9 sa peau
n'allaient plus qu'à cent seize, Je de son pouls
alors de continuer la teinture de lui ordonnar
même régime,et, de
roses 9 avec le
plus, de
un demi-gros de
prendre le soir
de créme de
rhubarbe, avec égale quantité
tartre.
Le 22 juillet, le purgatif opéra
malade était mieux à tous
cinq fois. La
plusieurs heures de la nuit. égards, et elle dormit
Je conseillai de conti-
(*) La quarte est une mesure
peu près à la pinte de Paris,
d'Angleterre, qui revient à
1O.,
, de
roses 9 avec le
plus, de
un demi-gros de
prendre le soir
de créme de
rhubarbe, avec égale quantité
tartre.
Le 22 juillet, le purgatif opéra
malade était mieux à tous
cinq fois. La
plusieurs heures de la nuit. égards, et elle dormit
Je conseillai de conti-
(*) La quarte est une mesure
peu près à la pinte de Paris,
d'Angleterre, qui revient à
1O., --- Page 158 ---
/ MX
a M 3 RA VA
EFFETS QUE PRONUIT
et je fis ajouter trente
nuer le même régime >
d'Huzham à
de la teinture de quinguina
gonttes dose de la teinture de roses. J'ordonnai enchaque
donnât le soir un purgatif de sel polycore qu'on rhubarbe. De cette manière, je concreste et de
et à rafraichir la
tinuai à purger tous les matins,
le jour et la nuit, jusqu'au 27 de juillet 9
malade
tout-à-fait sans aucun redouoù la fièvre cessa
ni évacuation
blement. Iln'y eut aucune éruption
le
mais la fièvre tomba par degrés, par
critique,
chaque matin le
moyen de la diarrhée qu'exeitait
rafraichisde la veille, et des boissons
purgatif
à corrigerla matière morbifique,
santes et propres continuellement pendant sept
que la malade prit
à demander des alijours. Alors elle commença désirait des alimens solides.
mens. Elle dit qu'elle
et
fois que je vis cette fièvre, que
La première
du suif et de la malproje sentis l'odeur puante
qu'ily avait une contagion
preté, je soupçonnai fièvre putride. Mais il n'y en avait
réelle jointe àla
tous les
de
évidemment aucune; car
symptômes
cédèrent aisément aux purgatifs et aux
malignité
et la fièvre se termina bien, suivant
antiseptiques; sans aucune sueur ou autre évasa propre nature,
n'arrive
jamais
cuation critique, ce qui
presque
lorsque la contagion y est jointe.
-
aussi cette fièvre une fièvre putride 9
J'appelle
fièvre bilieuse, parce qu'il n'y eut
et non pas une
dans cette dernière.
aucune rémittence, comme
èrent aisément aux purgatifs et aux
malignité
et la fièvre se termina bien, suivant
antiseptiques; sans aucune sueur ou autre évasa propre nature,
n'arrive
jamais
cuation critique, ce qui
presque
lorsque la contagion y est jointe.
-
aussi cette fièvre une fièvre putride 9
J'appelle
fièvre bilieuse, parce qu'il n'y eut
et non pas une
dans cette dernière.
aucune rémittence, comme --- Page 159 ---
LE MAUVAIS TRAITEMI E NT.
La fièvre augmenta par degrés, du mauvais au pire,
pendant neuf jours ; ensuite elle diminua
degrés 1 et alla chaque jour de mieux en mieux par
pendant les huit jours suivans. Dans les sept
miers jours 1 entre ceshuit,je donnai
preun purgatif qui opéra le lendemain chaque soir
insista
matin, et l'on
sans relâche sur le régime
ce
antiseptique,
jusqu'à que la fièvre eût cessé, Alors la nature
demanda une nourriture plus solide.
Je disencore que cette fièvre se termina bien et
suivant sa propre nature 1 parce qu'elle laissa la
malade en parfaite santé et avec un bona appétit, et
qu'elle recouvra bientôt sa première
d'autre secours qu'un régime
force 1 sans
jours réussi par le même
convenable. J'ai toutraitement dans les
teries
dysenputrides 1 excepté chez les vieux
ou ceux dont les intestins étaient ivrognes,
squirrheux.
énervés ou
Je vais à présent considérer la contagion
lentielle joiute à une fièvre bilieuse
pestiest accompagnée de la circonstance 2 lorsqu'elle
d'une diarrhée qui survient à
particulière
l'état,ou dans ce temps de la contre-temps fièvre où l'on dans
attendre une sueur ; et je marquerai la différence peut
qu'il y a entre cette fièvre et la fièvre putride
maligne, accompagnée de la même circonstance;
carici,quoique la contagion reste encorel la même,
cependant la fièvre commune 9 à laquelle elle est
jointe, change la nature et le traitement de la fièvre
'elle
d'une diarrhée qui survient à
particulière
l'état,ou dans ce temps de la contre-temps fièvre où l'on dans
attendre une sueur ; et je marquerai la différence peut
qu'il y a entre cette fièvre et la fièvre putride
maligne, accompagnée de la même circonstance;
carici,quoique la contagion reste encorel la même,
cependant la fièvre commune 9 à laquelle elle est
jointe, change la nature et le traitement de la fièvre --- Page 160 ---
RE a
>
EFFETS QUE PRODUIT
composée et de ses symptômes ; et s quoiqu'un
soit presque de la même nature que
amas putride
bilieuse, exigeant l'un et
la matière morbifique
la
l'autre T'évacuation par les selles, cependant la
la matière bilieuse dans
fiévre occasionée par
de la
saison de la moisson, étant aussi en partie
de cette saison,
nature de la fèvre intermittente
la fièvre
pas aussi bien que
ne s'accommode
réitérée chaque
puiride d'été, de la purgation
fièvre bilieuse parait exiger de plus longs
jour. La
considérable pour
intervalles, ou un temps plus
afin que la
la coction, entre les purgations,
bilieuse ait le temps de se séparer par
matière
des humeurs, et de
degrés de la masse générale
circonsdevenir turgescente dans les intestins,
le purgatif ne peut pas être
tance sans laquelle D'ailleurs, le sang n'est pas autant
aussi efficace. fièvre bilieuse que dans la fièvre
dissous dans la
les acides moins forts
putride 1 par conséquent
sont suffisans.
qui purC'est pour ces raisons que Sydenham, trouva
geait tous les jours dans la fièvre putride, l'un
de deux jours
avantageux de ne purger que donna souvent un
dans les fièvres bilieuses; et il
l'opération du purgatif, pour
opiat le soir, après
heures, sans
assurer une coction de vingt-quatre
le second purgatif fût adminisselles, avant que
le tartre soluble et la manne
tré. D'un alutre côté,
le soient dans
ne sont pas suffisans ici, quoiqu'ils --- Page 161 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT.
la synoque putride; il faut une médecine plus
forte, tel qu'un apozème purgatif. Par la même
raison, nous observons que le tartre émétique et
d'antimoine, sont plus
les autres préparations
dans la véritable fièvre bilieuse,
avantageuses
dans
simple ou compliquée avec la contagion, que
la véritable synoque putride.
La diarrhée qui survient à contre-temps 1 après
le quatorzième jour, dans la fièvre bilieuse pestilentielle, exige un traitement presque semblable
à celui qu'on a déjà recommandé dans la synoque
avec la contagion pestinon putride compliquée
lentielle. Seulement, le régime doit être plus acide;
le malade doit user des fruits de la saison ; et,
vers la fin, il ne lui faut pas tant de nourriture
animale.
Pour conclure, il n'y a aucune espèce de fièvre,
excepté la peste, dans laquelle je n'aie vu une
diarrhée salutaire chez quelques constitutions, et
les effets en démontrent toujours la nature; ; car
une diarrhée salutaire ne fatigue pas le malade
l'attendre du nombre et
autant qu'on pourrait
de la quantité des selles; elle n'ôte pas l'appétit;
elle vide les intestins 2 diminue les symptômes,
particulièrement ceux de la tête; la bouche se
nettoie et devient humide; le pouls est plus lent,
enfin, elle favorise la
plus mou et plus développé;
coction, et excite même la transpiration nocturne.
C'est un bon signe lorsque des urines épaisses,
utaire ne fatigue pas le malade
l'attendre du nombre et
autant qu'on pourrait
de la quantité des selles; elle n'ôte pas l'appétit;
elle vide les intestins 2 diminue les symptômes,
particulièrement ceux de la tête; la bouche se
nettoie et devient humide; le pouls est plus lent,
enfin, elle favorise la
plus mou et plus développé;
coction, et excite même la transpiration nocturne.
C'est un bon signe lorsque des urines épaisses, --- Page 162 ---
K / a Res
-
=
RO 1 - a M 3
EFFETS QUE PRODUIT
Thumidité de la langue et la moiteur de la peau
accompagnent la diarrhée ; car les évacuations
d'une matière dont la coction est bien
critiques viennent ensemble, et, au lieu de se nuire,
faite,
s'excitent réciproquement.
Au contraire, la diarrhée qui vient à contretemps, ou celle quidure trop long-temps,lorsque
les intestins sont biens nettoyés, et que le malade
abat le pouls à
est mis à un régime convenable,
tel
et arrête tellement les autres excréun
degré,
aisétions, que le mal qu'elle produit s'aperçoit
ment,même dans les fièvres communes, et encore
plus dans les fièvres malignes, dont les symptôaprès chaque selle,
mes particuliers augmentent
et indiquent la nécessité de modérer la fréquence
et la violence d'une telle évacuation. Ce symptôme, que l'on rencontre souvent, et qui est
d'attenrarement bien traité,demande beaucoup
tion. Lorsque la langue ressemble à une chair
vive, et que le malade se plaint de mal d'estomac
et de douleur dans la gorge,il est souvent soulagé
par des aphthes : dans ce cas, on doit traiter suivant les instructions que nous avons données en
parlant des aphthes et de l'angine maligne (1).
Mais revenons à Huxham, qui dit encore (2):
dans les
K Quoique la nature affecte très-souvent,
(r) Consultez le tome précédent.
(2) Page 163.
la langue ressemble à une chair
vive, et que le malade se plaint de mal d'estomac
et de douleur dans la gorge,il est souvent soulagé
par des aphthes : dans ce cas, on doit traiter suivant les instructions que nous avons données en
parlant des aphthes et de l'angine maligne (1).
Mais revenons à Huxham, qui dit encore (2):
dans les
K Quoique la nature affecte très-souvent,
(r) Consultez le tome précédent.
(2) Page 163. --- Page 163 ---
TRAITEMENT.
LE HAUVAIS
débarrasser de
malignes, de se
> fièvres putrides
le vomissement ou
> la matière morbifique par efforts les plus consses
> les selles, cependant
assurer
vers les
de la peau.Jose
) tans sont
pores
de ces fièvres com-
> quej je n'ai jamais vu aucune soit survenu une
> plétement jugée 1 qu'il ne
Cette sueur
ou moins abondante.
> sueur plus
les fois qu'elle est modérée,
D est salutaire toutes
sur tout le corps;
répandue
> chaude, également dans la vigueur de la maladie,
> lorsqu'elle vient
devient mou et calme
> quele pouls se développe,
continue.
et pendant qu'elle
> un peu auparavant,
froide, visMais
est tres-abondante,
>
lorsqu'elle
sort
d'une partie de
D queuse, ou qu'elle ne
seulement, que
il y a plus
> la tête, ou de la poitrine
abondantes
espérer. Les sueurs
> à craindre qu'à
sont en
surviennent au commencement,
> qui
surtout si elles sont sui-
> général pernicieuses, 2
> vies du frisson: >
termiToute fièvre maligne contagieuse a une
par quelque évacuation critinaison particulière, et qui se fait d'une manière
que quiloi est propre,
termine
les abcès;
uniforme. Ainsi, la peste se
par
les pustules; et la fièvre pesla petite-vérole,par
modérée, chaude et
tilentielle, par une sueur
universelle. Cela,je crois, ,ne peut être révoqué
aucun de ceux qui ont fait une
en doute par
la
de cette
à
terminaison
attention scrupuleuse
uniquement de la contagion.
fièvre, dépendante
'une manière
que quiloi est propre,
termine
les abcès;
uniforme. Ainsi, la peste se
par
les pustules; et la fièvre pesla petite-vérole,par
modérée, chaude et
tilentielle, par une sueur
universelle. Cela,je crois, ,ne peut être révoqué
aucun de ceux qui ont fait une
en doute par
la
de cette
à
terminaison
attention scrupuleuse
uniquement de la contagion.
fièvre, dépendante --- Page 164 ---
a 3
a M
Ra - -
X
EFFETS QUE PRODUIT
Mais il en est de la sueur de la fièvre pestilende l'éruption de la petite-vérole :
tielle, comme
vraiment salutaire
pour que cette sueur soit jugée
il faut qu'elle sorte à temps en quanet critique,
ait une durée convetité nécessaire, et qu'elle
nable. Quant au temps où il est avantageux
cela dépend en partie du temqu'elle paraisse,
de l'espèce de
pérament du malade, et en partie
est compliquée avec la mafièvre commune, qui d'ailleurs avec soin si les
ligne, en distinguant
d'une contagion
symptômes malins dépendent traitement de la fièvre comréelle, ou du mauvais
de la
mune. Je parle à présent de ce qui dépend
seulement, et non d'aucune autre cause.
contagion
l'excrétion de la
Le temps convenable pour
suivantes:
sueur, varie suivant les circonstances
santé
Ainsi, I.o si le malade était en parfaite
moment de la contagion, et si ensuite nulle
au
essentielle n'y apporte obstacle, la
eirconstance
avantageuse qu'elle parait
sueur est d'autant plns
J'en ai donné un exemple,
plus promptement. autres que j'ai vus dans l'obchoisi entre plusieurs
et
servation, qui a pour sujet la jeune religieuse
assistans de T'Hôtel-Dieu de Rouen, et
les autres
où j'ai aussi observé,
boisson abon2.0 Que si la chaleur du lit, et la
la
chaudes, n'excitent pas
dante des liqueurs
l'obtient en tirant
transpiration quel'on désire,on
de sang au malade couché dans son lit,
un peu
exemple,
plus promptement. autres que j'ai vus dans l'obchoisi entre plusieurs
et
servation, qui a pour sujet la jeune religieuse
assistans de T'Hôtel-Dieu de Rouen, et
les autres
où j'ai aussi observé,
boisson abon2.0 Que si la chaleur du lit, et la
la
chaudes, n'excitent pas
dante des liqueurs
l'obtient en tirant
transpiration quel'on désire,on
de sang au malade couché dans son lit,
un peu --- Page 165 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT.
suit cette opération: ; car la pléet que la sueur
les vaisseaux recouvrent
thore étant ainsi détruite,
font
force naturelle, les sécrétions se
plus
leur
en est la suite. Cela
librement, et la transpiration
est la seule
arrive toujours ainsi lorsque la pléthore
circonstance qui rende la santé imparfaite au mo1, et qu'elle est le senl obstament de la contagion
d'une sueur libre 2
cle qui s'oppose à l'excrétion
Le grand succès de Sydeubam
facile et salutaire.
fièvre, car il ne perdit
dans le traitement de cette
le moment où
pas un seul de ses malades depuis
dis-je,
il adopta cette méthode; ce grand succès, cadre
parce que je sais qu'il
ne me surprend pas,
simple,
avec la nature de la fièvre pestilentielle
Mais lorsque
dépendante d'une pure contagion. o1 du maula malignité dépend de la négligence
dans les fièvres communes ; ou
vais traitement,
est jointe à une fièvre pulorsque la contagion
réussira
cettc méthode ne
pas,
tride ou bilieuse,
comme il a été dit précédemment.
diffère
3.0 Cependant la véritable inflammation
On remédie à la simple surade la simple pléthore.
faite à
bondance d'un bon sang 1 par une saignée
et bien administrée. Mais un sang visqueux
propos
roides
plus de temps, et des
et des fibres
exigent dissoudre et évacuer
saignées réitérées 1 pour
diminuer
Tépaississement inflammatoire, et pour
la tension des Gbres. Dans ce cas, si la contagion
était jointe à beaucoup
de la fèvre pestilentielle
la simple surade la simple pléthore.
faite à
bondance d'un bon sang 1 par une saignée
et bien administrée. Mais un sang visqueux
propos
roides
plus de temps, et des
et des fibres
exigent dissoudre et évacuer
saignées réitérées 1 pour
diminuer
Tépaississement inflammatoire, et pour
la tension des Gbres. Dans ce cas, si la contagion
était jointe à beaucoup
de la fèvre pestilentielle --- Page 166 ---
A
=
A
-
- -
EFFETS QUE PRODUIT
observé que la première
d'infhammation , j'ai
saignée était suivie d'un degré de trauspiration
du soulagement; mais, au bout de
qui procurait
redevenait chaude et
quelques heures, la peau
sèche, et il était nécessaire de faire une seconde
laquelle la transpiration revenait,
saignée 1 après
Elle durait
encore du soulagement.
en procurant
la première fois, et était complus long temps que
il arrivait aussi
munément critique : cependant
disparaissait avant la crise, et
quelquefois qu'elle
ni l'entretenir ni la rappeler, qu'en
on ne pouvait
Alors elle était suivie
faisant une troisième saignée.
d'une véritablesueur critique quisortait librement,
modérément, et avec un succès marquéyet.jusqu'à
cette troisième sueur eût duré un certain
ce que d'heures, les doux porgatifs ne faisaient
nombre
autant de bien qu'ils en font ordinairement,
pas
dans les inflammations simples ;
après la saignée 9
était toujours
mais, à cette époque, un porgatif
eût été
d'une grande utilité. Je n'ai jamais vu qu'il
nécessaire de faire plus de trois saignées dans une
fièvre pestilentielle.
la sueur doit être
Dans les trois cas précédens 1
septiène jour
provoquée, par ces moyens, versle
tard, et même plus tôt toutes
de la fèvre au plus
toujours
les fois qu'on le peut sans danger; car j'ai
le miasme malin de cette fièvre pesremarqué que
assimile les humeurs
tilentielle est un poison qui
d'autant
à sa propre nature, et qui les corrompt
ées dans une
fièvre pestilentielle.
la sueur doit être
Dans les trois cas précédens 1
septiène jour
provoquée, par ces moyens, versle
tard, et même plus tôt toutes
de la fèvre au plus
toujours
les fois qu'on le peut sans danger; car j'ai
le miasme malin de cette fièvre pesremarqué que
assimile les humeurs
tilentielle est un poison qui
d'autant
à sa propre nature, et qui les corrompt --- Page 167 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT.
plas, qu'il reste plus
Bien plus,
long-temps mélé avec elles.
lorsqu'une fièvre qui est due à une
contagion virulente de cette
est accompagnée, dure
espèce 9 ou qui en
sèche et aride, j'ai
neuf jours avec la peau
devenait
communément observé qu'elle
des
extrémement dangereuse, même à l'égard
personnes jeunes et vigoureuses. Le
accumulé, ne trouvant
poison
nable par les
pas alors d'issue convepores de la peau, dissout
le sang dans les unes, et détruit
tellement
nerfs dans les
tellement les
autres, qu'il est
toutes sortes de remèdes, de les très-difficile , par
qui les menace. J'ai déjà donné arracher au péril
la première espèce dans
un exemple de
précédentes
une des observations
(1). Je vais en
conde
en
exposer un de la seespèce, 2
faisant l'histoire d'une fièvre
prison, dont fut
de
attaqué un jeune
pentier 9 que j'ai traité depuis homme, charvation sera un exemple
peu. Cette obser.
tère de ce
frappant de l'effet délépoison sur les nerfs.
VIII, OBSERYATION.
Ce jeune homme était
et il résista à la fièvre naturellement très-fort,
enfin il fut
de
pendant sept jours; ; mais
obligé se mettre au lit. Celui
appela le premier à son secours, lui
qu'on
si petit, qu'iln'osa
le
trouva le pouls
pas saigner; et
que l'abattement des esprits et l'excessive soupçonnant
prostra-
(r) Voyez ci-dessus.
ison sur les nerfs.
VIII, OBSERYATION.
Ce jeune homme était
et il résista à la fièvre naturellement très-fort,
enfin il fut
de
pendant sept jours; ; mais
obligé se mettre au lit. Celui
appela le premier à son secours, lui
qu'on
si petit, qu'iln'osa
le
trouva le pouls
pas saigner; et
que l'abattement des esprits et l'excessive soupçonnant
prostra-
(r) Voyez ci-dessus. --- Page 168 ---
a M a RAAS
5 - N - a
C 3 /
EFFETS QUE PRODUIT
tion des forces étaient dus à un amas de matières
voies.illuidonnal" l'émético-catardanslespremieres
le fit vomir deux
tique de Tissot. Ce médicament considérablement.
fois,et ensuite le fit aller par bas
était
quoique le malade dit qu'il
Le lendemain,
de malignité n'étaient en
soulagé, les symptômes
le vis le
façon diminués; car lorsque je
aucune
la
fois 9 son pouls
onzième jour, 1 pour
première le sentir, et si vite
était si petit que je pus à peine
les batqu'il ne me fut pas possible d'en compter humides
temens ; ses yeux étaient éteints 9 gros 2
des paroles sans suite; ;
et décolorés; il prononçait
d'un mauhaleine était puante: ; il se plaigoait
son
d'une mauvaise odeur 3 mais sa langue
vais gout et
n'était pas très-brûn'était ni sale, ni sèche ; sa peau
miliaire,
lante.quoiquil eût une espèce d'éruption
semblable à des taches de rousseur, sur. la poitrine,
les bras et les épaules.
modérée était la
Je pensai qu'une transpiration
ressource qui lui restât ; en conséquence
seule
boisson ordinaire, le petitj'ordonnai, pour sa
et une polait très-acidulé avec le suc d'oranges,
de mindererus avec le julep de camtiou d'esprit
une sueur. Ces
phre (1), etc. 9 pour provoquer et le lendemain
remèdes eurent l'effet désiré,
trouvai le malade très-soulagé. La sueur
matin je
continuait encore ; le pouls
chaude et modérée
(*) Voyezl le tome I 2 page 499, n.o 12.
pour sa
et une polait très-acidulé avec le suc d'oranges,
de mindererus avec le julep de camtiou d'esprit
une sueur. Ces
phre (1), etc. 9 pour provoquer et le lendemain
remèdes eurent l'effet désiré,
trouvai le malade très-soulagé. La sueur
matin je
continuait encore ; le pouls
chaude et modérée
(*) Voyezl le tome I 2 page 499, n.o 12. --- Page 169 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT,
était distinct, et ses
battemens, que je pouvais
compter 2 allaient à cent quarante dans
d'une minute : l'éruption miliaire avait l'espace
disparu ; mais les yeux tremblaient, tout-à fait
encore
Ia tête était
dérangée, et l'abattement des esprits était
excessif. La transpiration avait alors duré
douze heures, Je fis continuer le même environ
ajoutant un petit bouillon de temps à régime,
fordonnaiqu'on
autre ; et
donnât, au boutde douze
une dose de rhubarbe et de créme de
heures,
sante pour procurer une évacuation tartre, sufficonvenable.
Cependant il survint, le soir, un
il fut bientôt suividu
frisson, et
spasme de la mâchoire
rieure. J'allai voir le malade le lendemain infé.
et je le trouvai sans sentiment,
matin,
et avec un vésicatoire qu'on lui sans mouvement,
milieu de la nuit, entre les deux avait appliqué, au
nai encore qu'on lui rasât la
épaules. J'ordonde fréquentes fomentations tête, et qu'on y fit
avec le
phré. On lui donna aussi un
vinaigre camlavement
cura deux fois une évacuation
1 qui prole plaça dans son lit, de manière abondante, et on
et la tête élevés. Ce
qu'il eût le corps
spasme de la machoire
au bout de dix heures, , et il avala
cessa
son. Mais le pouls tomba
un peu de boisIl resta sans sentiment, toutà-fait, et il mourut.
pouls, les vingl-quatre sans mouvement et sans
dernières heures
cédérent sa mort.
qui pré.
Après avoir sérieusement réfléchi
sur l'état na-
dans son lit, de manière abondante, et on
et la tête élevés. Ce
qu'il eût le corps
spasme de la machoire
au bout de dix heures, , et il avala
cessa
son. Mais le pouls tomba
un peu de boisIl resta sans sentiment, toutà-fait, et il mourut.
pouls, les vingl-quatre sans mouvement et sans
dernières heures
cédérent sa mort.
qui pré.
Après avoir sérieusement réfléchi
sur l'état na- --- Page 170 ---
- Nes *
1Go
EFFETS QUE PRODUIT
homme, sur sa maturel de la santé de ce jeune
de sa
ordinaire de vivre, et sur le progrès
nière
de l'invasion jusqu'à celui
maladie, depuis le jour
fois, je suis convaineu
ouje le vis pourla première fièvre
uue
pestilentielle
qu'elle fut originairement
saine ; et
logée dans une constitution
simple,
radicalement, si l'on eût,
qu'elle aurait été guérie
la
la méthode de Sydenham, provoqué
suivant
Mais cet homme,
sueur dans le commencement.
tous les jours dès le matin pour vaquer
en sortant
la transpiration qui aurait
à ses affaires, empécha manière le poison fut si
été si salutaire ; de cette
en assiretenu dans son corps 2 qu'il
long-temps
nature , et détruisit
mila les humeurs à sa propre
rendit la
fonctions animales à un degré qui
les
guérison impossible. donc pas dans ce cas 1 que l'on
Je n'approuve
neuvième ou
remette à exciter la sueur jusqu'au d'une coction
dixième jour, dans T'espérance
au
naturelle, comme il arrive dans les
et d'une crise
et de la moisson; ;
fièvres communes du printemps indomtable, et
étant d'une nature
car ce poison
de nouvelles forces, il
acquérant avec le temps
aussitôt que les cirdoit être évacué par la sueur
d'autant plus que
constances du cas le permettent,
il puisse être
c'est la seule excrétion par laquelle
chassé du corps.
d'une sueur critique qui
Quand Huxham parle
est dans son élat, il
survient lorsque la maladie
son; ;
fièvres communes du printemps indomtable, et
étant d'une nature
car ce poison
de nouvelles forces, il
acquérant avec le temps
aussitôt que les cirdoit être évacué par la sueur
d'autant plus que
constances du cas le permettent,
il puisse être
c'est la seule excrétion par laquelle
chassé du corps.
d'une sueur critique qui
Quand Huxham parle
est dans son élat, il
survient lorsque la maladie --- Page 171 ---
TRAITEMENT.
16t
LE MAUVAIS
entendre cela d'une fièvre putride,
ne peut pas
simple, parce qu'elles
ou d'une fièvre pestilentielle ni coction ni crise
n'ont, ni lune ni l'autre 1
fièvres communes de printemps
(comme en ontles
Ces deux
dans des temps marqués.
et d'antomne),
vont chaque jour en
fièvres, simples ou réunies,
rémittence évidente 2 jusqu'à
augmentant, sans
les évacuations conce qu'elles soient arrêtées par
degrés jusvenables, et ensuite elles diminuent par
cessent tout-à-fait; ce que, le plus
qu'à ce qu'elles
lorsque les
souvent, l'on obtient promptement,
à
nécessaires ontété provoquées proévacualions
ont été négligées , et qu'on
pos. Mais lorsqu'elles où on aurait dû les exciter,
a laissé passer le temps
de parvenir au même
très-difficile
il est toujours
craindre
la fin ne soit fubut, et il est très à
que
comme dans le cas que je viens d'exposer.
neste,
lorsqu'il parle de la sueur
Ce que dit Huxham,
doit donc s'encritique qui vient le onzième jour,
arrive toujours dans la synoque
tendre de ce qui
aussi dans la fièvre
non putride 9 et quelquefois
avec la contabilieuse, lorsqu'elle est compliquée
pestilentielle. Voici à peu près son progrès,
gion
les cas où la nature triomphe : Dans une
dans tous
malade de la synoque non putride ,à qui
personne
la contagion de la fièvre pesil arrive de prendre
indiquer la né
tilentielle, les symptômes peuvent
cessité de la saignée jusqu'à un certain degré ; et
ou moins considérable en est ordiune sueur plus
II
2.
avec la contabilieuse, lorsqu'elle est compliquée
pestilentielle. Voici à peu près son progrès,
gion
les cas où la nature triomphe : Dans une
dans tous
malade de la synoque non putride ,à qui
personne
la contagion de la fièvre pesil arrive de prendre
indiquer la né
tilentielle, les symptômes peuvent
cessité de la saignée jusqu'à un certain degré ; et
ou moins considérable en est ordiune sueur plus
II
2. --- Page 172 ---
-
3 M
= -A 1
2 -
SEAN
EFFETS QUE PRODUIT
la suite dans toutes les constitutions
nairement
diminution de quelques sympsanguines 9 avec
d'une matière turtômes. Après cela, les signes
annondans T'estomac ou les intestins,
gescente
d'un vomitif ou d'un purgatif, ou
ceront l'utilité
suivant le siége de cette made Tun et de T'autre,
ordinairement plus
tière ; et ces remèdes sont chez les constitutions
efficaces après la saignée 9
de
dans les fièvres printemps,
sanguines, 9 surtout
Mais lorsque la constitusimples ou compliquées.
le malade est au
tion n'est pas sanguine 9 que
de signes
contraire faible et épuisé, qu'il n'y a pas
de
d'inflammation 1 et qu'il ne se manifeste pas
plus urgens que ceux qui dépendent
symptômes
dansles premières voies 9
d'une matière turgescente avoir aussitôt recours aux
on doit, sans saigner,
en en réglant T'usage
vomitifs et aux purgatifs,
conformément aux circonstances.
de
Maissi,après ces enomioma,leogmpiles devient alors
Tinflammation paraissent, la saignée
nécessaire; et si ceux d'une matière turgescente
les autres évacuations
continuent ou reviennent, suivant le siége de cette
doivent être réitérées
que
matière. En suivant bien cette méthode,selon dans
T'indiquent, la fièvre prendra,
les symptômes
jours, sa marche naturelle
T'espace de quelques
réguliers toutes
de rémiltences et de redoublemens on l'a vu dans Je
heures ( comme
les vingt-quatre
quoique la
chapitre sur la synoque non putride),
contagion y. soit jointe,
uent ou reviennent, suivant le siége de cette
doivent être réitérées
que
matière. En suivant bien cette méthode,selon dans
T'indiquent, la fièvre prendra,
les symptômes
jours, sa marche naturelle
T'espace de quelques
réguliers toutes
de rémiltences et de redoublemens on l'a vu dans Je
heures ( comme
les vingt-quatre
quoique la
chapitre sur la synoque non putride),
contagion y. soit jointe, --- Page 173 ---
LE MAUVAIS TRAITENENT.
Lorsqu'une
synoque non putride
pris sa marche de
commune a
rémittences et de
réguliers, 9 les rémittences devieunent redoublemens
de plus en plus longues,
chaque jour
régime
sans autres secours qu'un
convenable, et sans autre
celle d'entretenir le ventre
précaution que
lavement de denx
libre, en donnant un
les
jours Tun. Versle onzième
rémittences sont accompagnées
jour,
piration douce, qui
d'une transqu'an quatorzième, où augmente il
chaque jour jusenlève par degrés la
vient une sueur, qui
toutà-faitau
fièvre; en sorte qu'elle cesse
en une fièvre dis-septième jour, ou elle se change
intermittente.
Mais lorsque la contagion
à cette synoque, et forme pestilentielle estjointe
composée, c'est-à-dire,
avec elle une fièvre
maligne, le
une synoque non putride
progrès ne ressemble pas à
nous venons d'exposer ; car
celui que
posée ait aussi des rémittences quoique la fièvre coma
cement, cependant elles
dans sor commenpar l'effet des remèdes deviennent plus courtes
jours l'un; et ils les rendent évacuans, donnés de deux
moins distinctes,
aussi de moins en
enfin
jusqu'à ce qu'elles
entièrement au onzième
disparaissent
se manifester des
jour, où l'on voût
la fièvre devenant symptômes nouveaux etfunestes,
anomale et
gue, si la mort ne survient excessivement lonOr, pour prévenir ce
pas.
avec succès la méthode malheur, j'ai employé
suivante:
II:
jours l'un; et ils les rendent évacuans, donnés de deux
moins distinctes,
aussi de moins en
enfin
jusqu'à ce qu'elles
entièrement au onzième
disparaissent
se manifester des
jour, où l'on voût
la fièvre devenant symptômes nouveaux etfunestes,
anomale et
gue, si la mort ne survient excessivement lonOr, pour prévenir ce
pas.
avec succès la méthode malheur, j'ai employé
suivante:
II: --- Page 174 ---
a
EFTETS QUE PRODUIT
rémittence régulière a lieu,je
Aussitôt que la les vomitifs et les purgatifs,
défends la saignée,
symptômes paraissent demême lorsque quelques
une grande
mander ces remèdes, et jordonne
pour
quantité de boisson vineusel elegerementacide.t suivante soit acla rémittence
faire en sorte que
libre. Aussitôt que
compagnée d'une transpiration je la favorise par les
parait,
cette transpiration
chaleur du lit; et même j'ai
boissons chaudes et la
sudorifiencore recours à un remède légérement Si cette sueur
que, pour provoquer une comme sueur. il arrive ordiprocure du soulagement, ctememmimet
Komrementujelenteiecner de temps, jamais plus tôt,
et après cet espace
faisant continuer
Jadministre un doux purgatif,
Par ces
encore l'usage des boissons diaphorétiques. après la seconde
moyens, ,je réussis communément entièrement lasynozémittence réelle; et je guéris le neuvième jour
maligne vers
que non putride
plusieurs jours plus tôt
au plus tard,cestadire, la synoque non putride ordique ne le demande contagion n'y est jointe.
naire, lorsqu'aucune
à croire que la fièvre
Bien plus,je suis disposé
simple ( ou
que les anciens appelaient synoque au septième
non putride se terminant
une synoque
était une fièvre de cette espèce
jour ou auparavant) la véritable synoque non putride,
mixte, parce que
dure toujours onze, et le
lorsqu'elle est simple,
pleins, avant que la
plus souvent quatorze jours --- Page 175 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT.
crise commence, et que cette fièvre ne se juge pas
entièrement avant le dix-septième, et quelquefois
Dans quelques quartiers de
le vingeetuniémejour
dans ceux où les paucette ville, particulièrement
entassés dans
vres citoyens sont, pour ainsi dire,
des galetas, et ou règne la malpropreté, jai sourencontré une fièvre de cette nature. Il y
vent
méchans
avait dans le commencement plusieurs
symptômes, avec un abattement des esprits conside forces;après
dérable,et une grande prostration
on donnait un vomitif; el aussitôt
une saignée,
attendit, une sueur sortait
après, sans qu'on s'y
spontanément, qui procurait un grand soulagedegrés, faisait entièrement cesser la
ment, et, par
fièvre.
La méthode que je viens de proposer pour
traiter la synoque non putride maligne, a aussi
réussi dans les fièvres rémittentes, bilieuses, maSeulement la boisson était plus acide, et
lignes.
avait eu son effet, les
après que la sueur critique
réitérées. La
purgations étaient plus fréquemment les fruits de
matiére bilieuse fut aussi corrigée par
la saison, et le corps fat fortifié par des quantités
modérées de bon vin, auxquelles le quinguina
fut ajouté dans quelques cas.
La sueur critique, dont j'ai fait mention, diffère
beaucoup des sueurs abondantes qui sortent dans
et
toute
tout le commencement,
qui précèdent
autre évacuation. Ces dernières, loin d'apporter
réitérées. La
purgations étaient plus fréquemment les fruits de
matiére bilieuse fut aussi corrigée par
la saison, et le corps fat fortifié par des quantités
modérées de bon vin, auxquelles le quinguina
fut ajouté dans quelques cas.
La sueur critique, dont j'ai fait mention, diffère
beaucoup des sueurs abondantes qui sortent dans
et
toute
tout le commencement,
qui précèdent
autre évacuation. Ces dernières, loin d'apporter --- Page 176 ---
Se - Da
A
-
EFFETS QUE PRODCIT
même dans
aucun soulagement,sont pernicieuses,"
les fièvres de printemps, et encore plus dans les
fièvres putrides et bilieuses, quoiqu'elles y soient
dans la fièvre
très-fréquentes 2 particulièrement
putride simple, aussi-bien que compliquée avec
malignité. Rien ne réprime ces sueurs pernicieuses
aussi-bien que les moyens suivans, savoir: saigner
modérément lorsqu'ily a indication, nettoyer efficacement les premières voies, faire boire contides
acides rafrainuellement au malade
liqueurs
chissantes, le tenir quelques heures hors de son
lit, et renouveler souvent l'air de sa chambre.
toujours les fièvres
La sueur ne soulage pas
le manvais traitement a rendues
communes que
maligues, quoique celles qui deviennent malignes
pestilentielle: soient toujours adoupar la contagion
convenables. A l'égard de ces
cies par les sueurs sèche et aride est d'un trèsdernières, une peau
il
mauvais signe; car, par la contagion ajoutée,
résulte une nouvelle fièvre( ou tertium quid)qui
tient en partie de la fièvre commune originaire,
et en partie de la nature particulière du poison
absorbé. Il est donç nécessaire de recourir rà un
adapté à la nature partitraitement particulier,
et c'est la raison
culière de la fièvre composée ;
laquelle nous rencontrons plus souvent des
contreindications pour
dans le cours des fièvres comdans celui des fièvres communes simposées, que
difficiles à
ples,ce qui les rend beaucoup plus
quid)qui
tient en partie de la fièvre commune originaire,
et en partie de la nature particulière du poison
absorbé. Il est donç nécessaire de recourir rà un
adapté à la nature partitraitement particulier,
et c'est la raison
culière de la fièvre composée ;
laquelle nous rencontrons plus souvent des
contreindications pour
dans le cours des fièvres comdans celui des fièvres communes simposées, que
difficiles à
ples,ce qui les rend beaucoup plus --- Page 177 ---
167.
LE MAUVAIS TRAITEMENT
d'autant plus danbien traiter, et par conséquent
gereuses:
suivre Huxham. a Mais comme
Je vais à présent
d'autant
favodit-il
sont
plus
D ces sueurs,
(1),
de la nature plus
rables qu'elles sont l'ouvrage chercher à les
> que de l'art, on ne doit jamais
remèdes ou
ni à les augmenter par des
D exciter
chaud, etc. Il suffit de les favoriser
> un régime
acidulés, et
> et de les soutenir par des délayans
de
cordiaux, capables
> de doux diaphorétiques
les sels, de tempérer
> délayer le sang, d'emporter
de la
de prévenir les progrès
putré-
> Tacrimonie, la dissolution du sang, et de conser-
> faction et de
des solides.
> ver et de fortifier le ton
diffédes
de tempérament
p Comme
personnes des solides et des fluides,
à l'état
> rent, quant
de maladies contagieuses,
> peuvent être attaquées
très-diflérentes
faut employer des méthodes
> il
: celles
ont des fibres
D dans les différens cas
qui
besoin
riche et épais, n'ont pas
> fortes et un sang
nécessaires pour
des remèdes chauds qui sont
>>
celles qui sont d'un tempérament faible
D soutenir
On doit néanmoins observer en
> et flegmatique.
le sang et les humeurs
> général, que comme
à la stagnation et à la
> tendent à la dissolution,
et
dans les fièvres pestilentielles
D putréfaction
nécessaire d'employer les
il est
> pétéchiales,
() Page 164:
ont pas
> fortes et un sang
nécessaires pour
des remèdes chauds qui sont
>>
celles qui sont d'un tempérament faible
D soutenir
On doit néanmoins observer en
> et flegmatique.
le sang et les humeurs
> général, que comme
à la stagnation et à la
> tendent à la dissolution,
et
dans les fièvres pestilentielles
D putréfaction
nécessaire d'employer les
il est
> pétéchiales,
() Page 164: --- Page 178 ---
a
- a
EFFETS QUE PRODUIT
à conserver la force de contrac.
9 moyens propres
les
des
2 et de prévenir
progrès
> tion
vaisseaux,
Les acides végétaux et même
D de la putréfaction.
sont très-utiles pour
> les minéraux bien préparés,
remplir la dernière indication; et les alexipharsatisfaire à la première.
> miques astringens pour
l'usage des sels
> Mais je suis très persuadé que
est très-nuisible, puis-
> et esprits alcalis volatils
bien certainement la putri-
> qu'ils augmentent
sont comme autant
> dité des humeurs, et qu'ils
accélèrent la destruction. On
> d'aiguillons qui
observé
l'abus de ces sortes de remèdes,
> a
que
nécessaire qu'ily eût de contagion,
> sans qu'ilfàt la dissolation et la corruption du
D produisait sortes de fièvres, même dans les
sang, et ces
perde la meilleure santé. Peut-
> sonnes quijouissaient
les miasmes pestilentiels ne sont que
> être que
c'est
animaux très-atténués et volatilisés;
> des sels
semblent démontrer les fièvres pestilens
> ce que
tielles
des exhalaisons putrides,
>
que produisent
> qui sortent des cadavres après les batailles, les
> siéges, etc.
D Ce que je viens de dire des sels alcalis vola-
> tils,me conduit à une réflexion sur l'usage que
D l'on fait des vésicatoires dans toutes ces fièvres
> saus distinction; il y a même des médecins qui
eux toutes les
dans les
U fondent sur
espérances
mais
les
a
cas dangereux;
je pense qu'on applique
# très-souvent trop tôt et mal-à-propos, surtout
> siéges, etc.
D Ce que je viens de dire des sels alcalis vola-
> tils,me conduit à une réflexion sur l'usage que
D l'on fait des vésicatoires dans toutes ces fièvres
> saus distinction; il y a même des médecins qui
eux toutes les
dans les
U fondent sur
espérances
mais
les
a
cas dangereux;
je pense qu'on applique
# très-souvent trop tôt et mal-à-propos, surtout --- Page 179 ---
LE MAUVAIS TRAITEMENT.
lorsque la fièvre est
5 dans les commencemens,
l'excite
et n'a
besoin qu'on
> encore violente
pas
de nouveaux stimulans; car les cantharides
> par
seulement sur la peau, mais elles
> n'agissent pas
nerveux et vasculaire;
> affectent tout le système
lorson a tort de les appliquer
> par conséquent
les vibrations des vaisseaux
> que l'irritation et
comme cela arrive fréquemment
> sont tropfortes,
les
de ces fièvres. D'ailleurs,
> au commencement
comme les sels
> sels de ces mouches agissent
la disso-
> alcalis volatils, et tendent à accélérer
la
du
> lution, et par conséquent putréfaction
> sang. Il est vrai que la nature peut quelque- le
avoir besoin
1 surtout vers
> fois
d'aiguillon les solides sont
> déclin de ces fièvres, lorsque
les
que la circulation languit, que
> engourdis,
et que le malade est
> esprits sont sans vigueur,
dans ce cas on
D dans un état d'assoupisement;
avoir recours aux vésicatoires, quisont
D peut
utilité, dans quelque
> alors d'une très-grande
>> temps de la fièvre que ces symptômes paraissent.
Mais dans les circonstances que j'ai décrites ci2
souvent vu résulter de très-mauvais
> dessus, j'ai
> effets de leur application prématurée, comme
insomnies cruelles, le délire, la suppression
> des
des soubresauts
> de l'urine, des tremblemens,
> dans les tendons, etc J'ajouterai encore que
plusieurs vésicatoires dans
2 lorsqu'on applique il faut faire boire abondamy les maladies aigués,
dans les circonstances que j'ai décrites ci2
souvent vu résulter de très-mauvais
> dessus, j'ai
> effets de leur application prématurée, comme
insomnies cruelles, le délire, la suppression
> des
des soubresauts
> de l'urine, des tremblemens,
> dans les tendons, etc J'ajouterai encore que
plusieurs vésicatoires dans
2 lorsqu'on applique il faut faire boire abondamy les maladies aigués, --- Page 180 ---
RAXE
Ne N2
EFFETS QUE FRODUIT
des émulsions, ou
ment au malade du petit-lait,
s
liqueur aigrelette et adoucissante;
D quelqu'autre
il souftre
néglige cette précaution,
>
D lorsqu'on
du remède que de la maladie.
presqu'autant différentes opinions sur l'opération
La cause des
provient de ce
des sels alcalis et des vésicatoires,
de
souvent sans précautions,
qu'on les emploie
bien le tempérament du
ce qu'on ne connait pas de la maladie 9 son période
malade, le caractère
qui ont lieu au temps
et la nature des symptômes
ce temps ; enfin,
où on les administre, ou après instruit des autres re
de ce qu'on n'est pas assez et en même temps, ni
mèdes donnés auparavant observé dans le cours de la
du régime qui a été
de ces circonsmaladie. En effet, la connaissance
déterminer
est nécessaire pour
tances particulières remède, quel qu'il soit.
l'effet réel d'un
bien, et par conséquent
Huxham les connaissait
fasse attention.
observations méritent qu'on y
ces
dit des alcalis et des vesicaloires,ssconde
Ce qu'il
souvent observé. Il est certain
assez avec ce que j'ai
de très-grands services
je les ai vus rendre
que
avant que T'expecdans la fausse péripneumonie, inflammations vraies,
toration fût établie; dans les avait été réprimée
lorsque la violence du pouls
et les
les rafraichissans
par les saignées copieuses, abondantes; et dans les rhuboissons délayantes
avoir fait précéder les
matismes opiniàtres, après réitérées. Je les ai vus
snignées et les purgations
les ai vus rendre
que
avant que T'expecdans la fausse péripneumonie, inflammations vraies,
toration fût établie; dans les avait été réprimée
lorsque la violence du pouls
et les
les rafraichissans
par les saignées copieuses, abondantes; et dans les rhuboissons délayantes
avoir fait précéder les
matismes opiniàtres, après réitérées. Je les ai vus
snignées et les purgations --- Page 181 ---
LE MAUVAIS TRAITENENT,
encore faire du bien,
17I
gatif, dans les
après un vomitif et un puraffections hystériques des
et des enfans, qui avaient
femmes
matière
une graude qnantité de
pituiteuse; et dans une espèce
tion, dépendante d'un flegme
d'obstrucet les reins. Mais
visqueux dans le foie
je ne les ai
un bien réel dans les maladies jamais vus. produire
moins dans les maladies
bilieuses , et encore
prends pas aisément.
putrides; et je ne comutiles dans les
comment ils pourraient être
cas de malignité - si ce n'est lorsqu'ilestnécessaire
d'employer un
Ensuite Huxham considère de puissantstimulus: la
vante l'usage du camphre dans
manière suiC On s'attend bien, dit-il
cette fièvre.
S camphre au nombre des (1), que je mettrai le
D tifs de T'acrimonie des
plus puissans correc-
)
en effet
cantharides ; je m'en sers
fréquemment, sachant
> n'émousse plus efficacement
bien que rien
que ce soufre volatil
les pointes des sels
extrémement
p adoucit même celles des
subtil ; il
D rielles. Maisje crois que dans préparations mercuD tiellesil
ces fièvres pestilenremplit une indication
s importante, celle d'exciter la beaucoup plus
D une douce sueur qu'on
transpiration ou
regarde
D comme très-salutaire dans
universellement
2 ne l'excite
ce cas. Rien en effet
plus efficacement
> qui d'ailleurs a cet
que le camphre,
avantage qu'iln n'échauffe
pas,
() Page 168.
il
D rielles. Maisje crois que dans préparations mercuD tiellesil
ces fièvres pestilenremplit une indication
s importante, celle d'exciter la beaucoup plus
D une douce sueur qu'on
transpiration ou
regarde
D comme très-salutaire dans
universellement
2 ne l'excite
ce cas. Rien en effet
plus efficacement
> qui d'ailleurs a cet
que le camphre,
avantage qu'iln n'échauffe
pas,
() Page 168. --- Page 182 ---
a
S
EFFETS QUE PRODUIT
autant que les sels alcalis vo-
> à beancoup près 7 ardens. Outre cela, sa qua-
> latils et les esprits
le rend très-propre
adoucissante et anodine
> lité
calmer les esprits et faciT'éréthisme,
> à appaiser
dans les cas où les opiats sont
> liter le sommeil,
même le tumulle et le
> sans effet, et angmentent
le joint avec quelEn effet, lorsqu'on
> désordre.
le plus shrement
c'est le sudorifique
> qu'opiat,
ait dans la nature ; et Télizir
> efficace qu'il y
est non-seulement
ou parégorique,
D asthmaticum
d'autres, un ex-
> à cet égard, mais à beaucoup ordonne les opiats
remède. Quand on
> cellent
il fauto que ce soit à très petites
2 dans ces fièvres,
répéter suivant les
D doses à la fois, qu'on peut
mila
; thériaque dandromaque,le
> indications:
l'élixir parégorique,
le diascordium,
D thridate,
les meilleurs. J'ai lieu de
certainement
> sont
diminue la vitesse du pouls
le camphre
D croire que
cas. Le camphre a ce désavantage,
> dans quelques
et révolte T'estomac, à
> qu'il est tres.désagréable
ne le
moins
ne le dissolve ou plutôt qu'on
>
qu'on
du vinaigre tiède, comme
intimementavec
> mèle
; alors c'est un excel
> dans le julep è camphora
les fièvres ma
D lent remède, très-propre pour
tous
et même
peste; car presque
A
lignes,
pourla
fortement le cam
médecins recommandent
> les
dans les maladies pestilen
D phre et le vinaigre
lun
Les médecins français employérent
> tielles.
succès dans la dernière peste de
D et Fautre avec
avec
> mèle
; alors c'est un excel
> dans le julep è camphora
les fièvres ma
D lent remède, très-propre pour
tous
et même
peste; car presque
A
lignes,
pourla
fortement le cam
médecins recommandent
> les
dans les maladies pestilen
D phre et le vinaigre
lun
Les médecins français employérent
> tielles.
succès dans la dernière peste de
D et Fautre avec --- Page 183 ---
TRAITENENT.
LE MAUVAIS
statue à la méet on érigea une
9 Marseille,etc.;
du sermoire de Heinsius , en reconnaissance
>
rendu àla ville de Véronne, dans
>) vice qu'ilavait
au moyen d'un
dont elle fut affligée ,
>) la peste
faisait la base.
dont le camphre
> remède
où l'on est de donner des
D Dans T'obligation
doux dans les fièvres
> acides et des astringens
consermalignes et pétéchiales 1 pour
> putrides texture du sang et le ton des vaisseaux,
D ver la
des humeurs,
la putréfaction
s et pour prévenir
dont le
5 il faut y joindre les diaphorétiques, faciliter la transest le principal, pour
> camphre
une douce sueur que les premiers
> piration ou
retarder. Cette méthode est
de
> sont capables conforme à la méthode des Anciens,
> entièrement
aux alexipharmaques
mélaient les astringens
> qui
de leurs antidotes 2 comme
> dans la composition
d'andromaque,
voir dans la thériaque
> on peutle
etc. Je suis persuadé que c'est
> le mithridate,
si
Hs ont pour
cela qu'ils sont supérieurs.
> pour
des siècles, et sont sans contre-
> eux le témoignage
lorsqu'on les emploie
> dit d'excellens remèdes,
ait beaucoup
il convient, quoiqu'il y
> comme
soit par leurs qua-
> de choses peu importantes,
entre. Je
soit
la
quantité quiy
>
lités,
par petite
succès, dans d'audonner avec
> sais qu'on peut
l'alun et la
> tres fièvres que les intermittentes, joint un
> noix muscade 9 surtout lorsqu'on y
de
et de safran. )
> peu camphre
'on les emploie
> dit d'excellens remèdes,
ait beaucoup
il convient, quoiqu'il y
> comme
soit par leurs qua-
> de choses peu importantes,
entre. Je
soit
la
quantité quiy
>
lités,
par petite
succès, dans d'audonner avec
> sais qu'on peut
l'alun et la
> tres fièvres que les intermittentes, joint un
> noix muscade 9 surtout lorsqu'on y
de
et de safran. )
> peu camphre --- Page 184 ---
B
5h M Ne
M
EFFETS QUE PRODUIT
voir ou entendre des
D'après ce que j'ai pu
précédent,
commentaires faits sur le paragraphe
convaincu qu'on a mal compris le sens
je suis
voulu dire que les diaphod'Huxham. Il n'a jamais
dussent être donnés
rétiques et les opiats chauds
à moins
dans les fièvres malignes composées 1
soit d'abord parvenu à faire cesser, en
qu'on ne
la fièvre commune. S'ilya a inflammagrande partie,
la saignée et le régine
tion, il fautla combattre par
de putriantiphlogistiques s'ily a des symptômes
dité, il faut les éloiguer par le vomissement 7 les
le
antiseptique. C'est après
purgations et
régime
les indiavoir insisté sur ces moyens, autant que
lon
cations l'exigent, et non auparavant, que
exciter par degrés la diaphorèse
doit commencerà cela, on peut employer 2 par
salutaire ; et, pour
et aux
préférence aux sels alcalis, aux vésicatoires
ardens, le camphre, non pas sous la forme
esprits
pratique dont le
d'un bol solide d'un scrupule,
luidocteur Alexandre d'Edimbourg a éprouvé
même les mauvais effets 9 mais dissous avec le
la
arabique ou les amandes pelées s
sucre 2 gomme avecle vinaigre ou Vocymel commun *
uni ensuite
avec
des eaux simples:
et bien délayé
quelqu'ane
doux, anodin et excellent,
C'est un diaphorétique
fois de petites doses
auquel on peut ajouter par
d'une
d'un opiat chaud, ou quelques gouttes inditeinture cordiale de quinguina lorsqu'il y a
dans le
cation, telle que celle qu'Huxham prescrit
paragraphe suivant.
pelées s
sucre 2 gomme avecle vinaigre ou Vocymel commun *
uni ensuite
avec
des eaux simples:
et bien délayé
quelqu'ane
doux, anodin et excellent,
C'est un diaphorétique
fois de petites doses
auquel on peut ajouter par
d'une
d'un opiat chaud, ou quelques gouttes inditeinture cordiale de quinguina lorsqu'il y a
dans le
cation, telle que celle qu'Huxham prescrit
paragraphe suivant. --- Page 185 ---
TRAITE3IENT.
LE MAUVAIS
demande, dit-il(1), la permission d'insérer
e Je
suivante de quinquina 2 que
> ici la préparation
plusieurs anemployée avec succès depuis
> jai
dans les fièvres intermit-
> nées 7 non-seulement lentes nerveuses 9 mais
D tentes et les fièvres
dans les fièvres putrides 7 pestilentielles
> encore
surtout vers le déclin 2 malgré
D et pétéchiales,
fussent souvent peu mar-
> que les intermissions
est
ou qu'il
le malade
constipé,
> quées. Lorsque
fais toujours
ventre
et tendu, je
D a le
gonflé
une dose de rhubarbe - 9 de manne, etc,
> précéder
% Cortic. Peruv. opt. pulv.
3jjFlaved. Aurant. Hispaliens. 3j6.
Rad. serpent. virgin.
3iliCroci Anglic.
9jv.
Coccinel.
9ij.
Spirit. vini Gallici.
3xx.
clausa per aliquot dies ( tres saltem quaF. infusio
suorve); deinde coletur.
> J'en fais prendre un gros ou une demi-once
les trois, six ou huit heures, avec dix,
D toutes
d'élixir de vitriol dans
D quinze ou vingt gouttes
dans du vin
ou
> quelque liqueur appropriée,
Cette
fortifie les solides,
> trempé..
composition
les
de la dissolution et de la cor-
> arrête progrès
du
etle rétablit dans son premier
D ruption sang,
() Page 171:
io
suorve); deinde coletur.
> J'en fais prendre un gros ou une demi-once
les trois, six ou huit heures, avec dix,
D toutes
d'élixir de vitriol dans
D quinze ou vingt gouttes
dans du vin
ou
> quelque liqueur appropriée,
Cette
fortifie les solides,
> trempé..
composition
les
de la dissolution et de la cor-
> arrête progrès
du
etle rétablit dans son premier
D ruption sang,
() Page 171: --- Page 186 ---
- Da
a X
EFFETS QUE PRODUIT
boucher les pores de
il le fait même sans
> élat;
en substance proD la peau, ce que ele quinquina
car il faut noter que > quoique
3 duit très-souvent;
soient nuisibles dans ces
> des sueurs abondantes
on
et dans toutes les autres, cependant
> fièvres
favoriser une suear douce, facile
> doit toujours
dans la vigueur et le déclin,
D et modérée,suriont
2 par des
des délayans pris en abondance
> par
etc. En effet, comme ces
> alimens liquides,
de longue durée, il est
D fièvres sont très-souvent malade des boissons
de donner au
> nécessaire
dele soutenir;sans cela,
> et desalimens capables infailliblement. >
> il succomberait
ceux qui
Je pense qu'il n'est personne. 9 parmi doute la vertu
qui révoque en
ont de Texpérience,
rétablir le ton des
singuliere du quinquina, pour
du sang; d'où
la dissolution
solides, et prévenir
antiseptique. Mais
un excellent
on pent T'appeler
l'amas de la matière
le quinquina ne corrigera pas
durant une
dans les premières voies 1
morbifique
pas une fièvre hectique,
fièvre putride;il ne guérira enfin, il ne détruira
provenant d'un pus absorbé ;
,le virusd'une
point, paraucune qualitéspéifique
maladie contagieuse.
d'une fièvre pestilenLe véritable traitement
consiste d'abord
tielle, comme on l'a déjà dit,
s'il y. en
à détruire la pléthore et l'inflammation, voies,
secondement, à nettoyer les premières
a;
à provoquer
s'il est nécessaire ; troisièmement,
il ne guérira enfin, il ne détruira
provenant d'un pus absorbé ;
,le virusd'une
point, paraucune qualitéspéifique
maladie contagieuse.
d'une fièvre pestilenLe véritable traitement
consiste d'abord
tielle, comme on l'a déjà dit,
s'il y. en
à détruire la pléthore et l'inflammation, voies,
secondement, à nettoyer les premières
a;
à provoquer
s'il est nécessaire ; troisièmement, --- Page 187 ---
TRAITEMENT.
LE MAUVAIS
enfin, à entretenir cette sueur modéla sueur ;
heures, ou tant
rément pendant quarante-buit dissiper toute la
qu'on la juge nécessaire pour
de la contacontagion, 7 ou la plus grande partie
sueur
Mais 9 dans quelques cas 9 cette
gion.
et même est considérable,
continue long-temps,
le bien qu'on en attend; or,alors
sans procurer
1 et qui n'est
on verra que la sueur colliquative due à une ou à plusuivie d'aucun bon effet, est
savoir : de mauvaises
sieurs de ces quatre causes,
une formamatières contenues dans les intestins,
une fièvre commune avec laquelle la
tion de pus,
la destruction de la force
contagion est compliquée, solides et de la texture du sang. Voilà
naturelle des
dont chacun exige un
donc quatre cas différens ,
l'a fait
particulier, selon la cause qui
traitement
l'on peut découvrir par ses sympnaitre, ce que
travaille à la guérison
tômes spéciliques; et l'on
les indications. Le quinquina est rarement
suivant
dans l'un ou l'autre des trois premiers
avantageux
mon objet précas ; mais dans le dernier 1 quiest
la
être
convenable que
sent, rien ne peut
plus
conseille de
méthode proposée par Huxham 3 qui
une légère dose de rhu barbe 2
commencer, , après
douce de quinguina, avec
l'usage d'une préparation et les acides minéraux conun régime restaurant,
ou dimivenablement délayés, dont on augmente
suivant l'effet ou les circonstances,
nue la quantité,
avec beaucoup d'utiet auxquels on peut ajouter,
2.
convenable que
sent, rien ne peut
plus
conseille de
méthode proposée par Huxham 3 qui
une légère dose de rhu barbe 2
commencer, , après
douce de quinguina, avec
l'usage d'une préparation et les acides minéraux conun régime restaurant,
ou dimivenablement délayés, dont on augmente
suivant l'effet ou les circonstances,
nue la quantité,
avec beaucoup d'utiet auxquels on peut ajouter,
2. --- Page 188 ---
ia
=
EFFETS QUE PRODUIT
lité, le vin, le cidie, oula bonne bière. Dans ces
employait la bière, et même
occasions, Sydenham
la forte bière, pour les personnes qui y étaient accoutumées. Huxham prélérait le vin et le cidre,
le paragraphe suivant.
comme on en peutjuger par
dans les autres
( Dans cette vue, dit-il (1), et
ci-dessus, je recommande de
s
j'ai indiquées
le meilleur cordial as3 g vin rouge 9 comre
l'art
et le
naturel ; je doute que
> tringent
plus
meilleur. Je suis même
en pnisse substituer un
utile dans la
persuadé qu'il est extrèmement
des fièvres
dans le déclin
> vigueur, encore plus
joint le
S surtout lorsqu'on y
> putrides-malignes. de Séville ou d'un limon. On
> jus d'une orange
de quelque aromate 1
peut aussi l'imprégner
comme la cannelle , l'écorce d'orange de Séville,
etc., selon l'indication quise
> les roses rouges,
> présente : on y peut même ajouter quelques
d'élixir de vitriol. Je ne dirai pas, avec
gouttes
la puissance des dieux égale à
> Asclépiade, que
Tutilité du vin (2); mais personne ne peut
> peine
soit d'une utilité merveilleuse,
> douter qu'il ne
dans
non-seulement dans la vie, mais encore
la médecine. Les vins blancs du Rhin et de
> France avec de l'eau, font une boisson exceldifférentes
de fièvres ; le bon
> lente dans
espèces
(*) Page 173.
(2) Utlitatem vini aquari viz deorum potentia.
piade, que
Tutilité du vin (2); mais personne ne peut
> peine
soit d'une utilité merveilleuse,
> douter qu'il ne
dans
non-seulement dans la vie, mais encore
la médecine. Les vins blancs du Rhin et de
> France avec de l'eau, font une boisson exceldifférentes
de fièvres ; le bon
> lente dans
espèces
(*) Page 173.
(2) Utlitatem vini aquari viz deorum potentia. --- Page 189 ---
TRAITEXENT.
LE NAUVAIS
inférieur. Le vin rouge
> cidre ne leur est guère
je l'ai déjà dit, un
un peu vieux est, comme
cordial et astringent. Les Asiatiques
> bop julep
chez lesquelles la peste est
3 et les autres nations
plus
commune que parmi nous 9 comptent
D plus
de limon dans ces fièvres, que sur les
A surle suc
les plus vantés. Ce n'est pas
alexipharmaques
d'autres
en cela, mais en beaucoup
> seulement
cherchons dans l'art les se-
> choses, que nous bienfaisante nous fourni-
> cours que la nature à moins de frais, si nous
>> rait plus efficaces et
les
assez de diligence et de sagacité pour
> avions
nous en servir. Je ne puis m'em-
> observer et
ici qu'on n'étudie
de faire remarquer
> pécher
diététique de la médecine autant
> pas la partie
Je suis très-persuadé que c'est
> qu'elle le mérite. naturel de traiter les maladies,
> le moyen le plus
tous ces bols
moins pompeux que
n quoique
ces boissons fébrifuges, et
> alexipharmaques 1
cordiaux. 9
> ces juleps
de mes idées sur l'origine et
J'ai ainsi fait part
la meilleure
la nature du poison pestilentiel,etsurl excite une fièvre
manière de l'expulser, lorsqu'il
maladie;
n'a point d'autre
dans une personne qui
ou à l'inflamest joint à la pléthore,
ou lorsqu'il à la fièvre putride , ou à la fièvre
mation 1 ou
d'ajouter sur
bilieuse. Ce que je me proposais
au catarrhe et à la synoque
cette contagion jointe
exécuter pour
non putride - 3 mais que je ne puis
12.. --- Page 190 ---
Da
M
180 EFFETS QUE PRODUIT LE MAUVAIS TRAITEMENT.
m'occupera par la suite 9 lorsque
le présent 1
Haseheures de loisir me le permettrout.
quelques
excellente description d'un canorle a donné une
avec une
tarrhe simple, et ensuite compliqué traité, avec
d'hôpital; et Roupe a
fièvre maligne
la synoque
beaucoup dejugement et d'exactitude, avec une
putride simple, et ensuite compliquée
la
de vaisseaux. Je recommande
fièvre maligne
désirent
lecture de ces auteurs à tous ceux qui
s'instruire à fond sur cette matière.
oeee
permettrout.
quelques
excellente description d'un canorle a donné une
avec une
tarrhe simple, et ensuite compliqué traité, avec
d'hôpital; et Roupe a
fièvre maligne
la synoque
beaucoup dejugement et d'exactitude, avec une
putride simple, et ensuite compliquée
la
de vaisseaux. Je recommande
fièvre maligne
désirent
lecture de ces auteurs à tous ceux qui
s'instruire à fond sur cette matière.
oeee --- Page 191 ---
RÉCAPITULATION.
Pansles symptômes qui se manifestent dans les
fièvres de toute espèce, les seuls qu'on puisse à
juste titre appeler malins, sont dus a un poison;
ordinaires dans les fièvres comet ils ne sont pas
munes portées à un degré excessif. Mais comme
ces symptômes malins ne procèdent pas toujours
de la même cause 9 la cure dépend de la connaissance de celle dont ils dérivent, autant que sa
nature subtile le permet.
Les fièvres communes négligées, et surtout mal
bientôt le caractère de malitraitées, prendront
gnité, et seront bientôt accompagnées de plusieurs
symptômes d'un poison véritable. En pareil cas, 9
réussira
la méthode propre
on ne
qu'en employant
à la fièvre originaire; et sa cause étant détruite,
la fièvre elle-méme,avec tous ses symptômes ordinaires et extraordinaires, se calmera naturellement, à moins que quelque contagion ou poison
véritable ne soit compliqué avec la fièvre commune.
C'est alors, et non pas auparavant, que ce poison,
lorsqu'il aura lieu, se manifestera évidemment, au
point que ceux qui sont bien au fait de ses symptômes véritables, ne pourront pas le méconnaitre:
sont dans
Les substances animales, lorsqu'elles
un état qui tend à la putréfaction, exhalent une
vraiment vénéneuse, et capable de proyapeur --- Page 192 ---
A
RÉCAPITULATIOS.
maligne
duire une fièvre peatilentelk.snigemgér) bonne santé
Si une personne en
et contagieuse.
de la contagion de cette
est subitement attaquée alors nécessaire de proil est
fièvre pestilentielle,
tous les moyens
promptement la sueur, par
voquer
cette sueur jusqu'à
convenables, et d'entretenir
soient distous les miasmes pestilentiels
ce que
mieux suivre cette méthode que
sipés. Il vaut
une coction
d'attendre, comme dit Sydenham,
dans une fièvre si dangereuses
lente et incertaine
avec les
ne s'accorde peut-être pas
et quoiqu'elle
habiles, les expérienidées de quelques praticiens
prouvé son effices réitérées ont suffisamment
cacité.
n'est pas une cirToutefois, la santé parfaite
aussi communément
constance qui se rencontre
différentes perqu'on pourrait le croire. Parmiles les unes sont
se bien porter,
sonnes qui paraissent
ont les intestins farcis
et les autres
pléthoriques, matières; or, l'un et l'autre cas ne
de mauvaises
la
ni avec les remèdes
s'accordent ni avec sueur,
emploie ordinairement pour provoquer
qu'on excrétion. En effet, chez ces personnes, on
cette
facilement la sueur, et l'on a encore
n'excite pas
pendant le temps néplus de peine à T'entretenir
éloigner
cessaire. Il faut doncalors commencer par
ainsi on aura recours à la saiguée
les obstacles ;
l'estomac
détruire la pléthore ; on nettoiera
pour
ou les intestins par un purgatif,
par un vomitif,
nécessaire; et ensuite la
selon qu'on le jugera
chez ces personnes, on
cette
facilement la sueur, et l'on a encore
n'excite pas
pendant le temps néplus de peine à T'entretenir
éloigner
cessaire. Il faut doncalors commencer par
ainsi on aura recours à la saiguée
les obstacles ;
l'estomac
détruire la pléthore ; on nettoiera
pour
ou les intestins par un purgatif,
par un vomitif,
nécessaire; et ensuite la
selon qu'on le jugera --- Page 193 ---
RECAMITULATION.
viendra, ou il sera facile de la provoquer,
sueur
avecavantage jusqu'à ce qu'elle
et de l'entretenir
ait rempli les vues qu'on se propose.
aisément lorsque la sueur est saluOn connait
soulagement, à
taire ; elle procure un prompt
malins,
l'égard de quelques-uns des symptômes
malade la
le plus souvent, avec
et le
supporte, Le
devient plus
un certain degré de plaisir.
pouls
malgré
développé et même plus lent,
mou, plus
la bouche
la chaleur du lit et des médicamens;
devient aussi plus humide, les forces augmentent,
chaude, ne brûle pas la main,
et la peau, quoique
qu'un métal
ou n'y fait pas la même impression de la sueur.
échauffé, comme avant l'éruption
à
la sueur pernicieuse augmente
Au contraire,
de malignité. Le
chaque instant les symptômes
conserve le sentiment, s'en aperçoit
malade,s'il mais s'il est prévenu en faveur de
promptement; cela arrive souvent, on peut enla sueur, çomme mauvais effets par le pouls et
core découvrir ses
il ne faut
les autres symptômes. Par conséquent,
alors la favoriser, ni se reposer sur elle, au
pas
le présent, comme sur une crise salumoins pour
d'éloigner les obstaire. Mais il s'agit au contraire
convetacles, et d'attendre avec patience le temps
la nature indique communément par
nable, que
durant les heures ordiune disposition à suer
la sueur est véritanaires du sommeil. Lorsque
évacuations
toutes les autres
blement indiquée, --- Page 194 ---
a
RICAPITULATIOS.
les symptômes
abattent le poals, et augmentent
de malignité.
la plus rebelle, est
L'espèce de fièvre maligne
celle qui dépend d'une contagion pestilentielle Mais
des fièvres communes.
jointe à quelqu'une
difficile, il
traiter avec précision ce sujet
pour
chaque fièvre comfaut considérer séparément
de
la
dont nous venons
mune, avec complication
parler.
est jointe à une fièvre
I.° Lorsque la contagion
chercher à
inflammatoire, il ne faut pas
provoTinflammation ait cessé;
quer la sueur, avant que
l'on ferait alors
et d'ailleurs tous les efforts que
très-rarement leur effet; car, plus on augauraient
aussi la séchemente la chaleur, plus on augmente
resse de la peau, et tous les autres symptômes
violens; ou si l'on obtient une
deviennent plus
bientôt, et
apparence de sueur, elle disparait
n'était
laisse le malade en plus mauvais état qu'il
auparavant. Mais si l'on procède convenablement
dans le traitement antiphlogistique 9. jusqu'à ce
inflammatoires soient calmés,
que les symptômes
et on l'enla sueur salutaire sort spontanément,
les
tretient avec facilité en soutenant simplement
forces de la vie avec des boissons chaudes, cordiales et délayantes.
J'ai souvent vu cela, et je me suis quelquefois
la durée de la fièvre avait plutôt
imaginé que
l'addition de la contagion; et
été abrégée par
procède convenablement
dans le traitement antiphlogistique 9. jusqu'à ce
inflammatoires soient calmés,
que les symptômes
et on l'enla sueur salutaire sort spontanément,
les
tretient avec facilité en soutenant simplement
forces de la vie avec des boissons chaudes, cordiales et délayantes.
J'ai souvent vu cela, et je me suis quelquefois
la durée de la fièvre avait plutôt
imaginé que
l'addition de la contagion; et
été abrégée par --- Page 195 ---
RÉCAPITULATIOM.
réellement l'on pourra, en quelque façon, s'attendre à un pareil effet, si l'on considère que cette
espèce de contagion agit puissamment par sa vertu
singulière de dissoudre le sang visqueux, Quoi
qu'il en soit, le fait est qu'après une saignée copieuse, le malade parait d'abord pâle et faible,
mais qu'il a ensuite une sueur universelle et bénigne lorsqu'il est mis dans son lit, bien couvert,
et faisant usage de boissons chaudes; que cette
un
immédiat, et que
sueur procure
soulagement
de
la fièvre cesse par degrés, dans un court espace
temps. Cela est exactement conforme à l'idée première de Sydenham, et se trouve encore confirmé
le docteur Dan. Guill. Trillerus, qui a écrit
par
Ce dernier
surles véritables Gevresinflimmatoires
a toujours observé que la saignée, qui était efficace,
était invariablement suivie d'une sueur chaude,
universelle et de longue durée. La même chose
est vraie à l'égard de toutes les hémorragies critiques.
2.0 Quand une fièvre catarrheuse est complila sueur
quée avec une contagion pestilentielle,
le
désiré que lorsque la
ne procure soulagement
partie inflammatoire de la maladie est en grande
partie détruite. Je ne puis pas m'étendre beaucoup
sur cet article, d'après ma propre expérience,
parce que je n'ai jamais rencontré dans cette ville
la fièvre pestilentielle compliquée avec le catarrhe;
et je pense que le grand froid qui se fait ordinairement sentir ici dans le commencement de la
catarrheuse est complila sueur
quée avec une contagion pestilentielle,
le
désiré que lorsque la
ne procure soulagement
partie inflammatoire de la maladie est en grande
partie détruite. Je ne puis pas m'étendre beaucoup
sur cet article, d'après ma propre expérience,
parce que je n'ai jamais rencontré dans cette ville
la fièvre pestilentielle compliquée avec le catarrhe;
et je pense que le grand froid qui se fait ordinairement sentir ici dans le commencement de la --- Page 196 ---
a
M
3 /
a
RÉCAPITELATIOX.
réprime la contagion
constitution catarrheuse, ,
pestilentielle pendant quelques mois, c'est-à-dire,
jusqu'à la fin de la constitution catarrheuse. Mais,
autant que j'en puis juger d'après ce que Hasenorle a écrit sur cette matière, ila,toujours jugé
nécessaire de faire principalement attention à la
partie catarrheuse de la fièvre composée.
3.0 Durant l'hiver, et même depuis le mois de
Novembre jusqu'au mois de Mars, la fièvre d'hôpital nous donna peu de peine dans la ville de
Rouen. Elle reparut dans le mois de Mars, et se
jo'gnit aux inflammations simples et à la synoque
de cette saison. Dans les véritables
non putride
salutaires suivaient
cas inflammatoires, les sueurs
de
souvent les saignées copieuses , et, en très-peu
remeitaient tout dans le bon ordre, sans
temps,
autre secours que les boissons délayantes prises
Mais la synoque non putride'
en grande quantité.
étant de l'espéce intermittente, ne s'accommodait
de ces saignées si copieuses et si fréquentes,
pas
des médecins faisaient faire. D'un
que la plupart
néautre côté, le vomitif, si indispensablement
cessaire dans la syuoque non putride,fat souvent
long-temps différé, eti il en résulnégligé,ou trop
tait une dysenterie maligue, qui, communément,
devenait mortelle; car en effet on ne sauva qu'un
nombre de ceux qui furent attaqués de ce
petit
funeste. J'ai lieu de croire qu'on l'aurait
symptôme
à temps les vomitifs etles
prévenu, en employant
purgatils convenables.
si indispensablement
cessaire dans la syuoque non putride,fat souvent
long-temps différé, eti il en résulnégligé,ou trop
tait une dysenterie maligue, qui, communément,
devenait mortelle; car en effet on ne sauva qu'un
nombre de ceux qui furent attaqués de ce
petit
funeste. J'ai lieu de croire qu'on l'aurait
symptôme
à temps les vomitifs etles
prévenu, en employant
purgatils convenables. --- Page 197 ---
RÉCAPITULATION
Au reste, lorsque cette fèvre composée fut bien
traitée dès le principe, c'est-à-dire, lorsque la syno*
que non putride fut traitée suivant les règles exposées dans le chapitre où nous avons parlé spéciaJement de cette maladie, il survint spontanément
des sueurs salutaires, accompagnées d'un soulagement considérable et immédiat, précisément après
T'opération finie du premier ou du second purgatif,
c'est-à-dire, aussitôt que la synoque non putride
eut pris sa marche naturelle de rémittence et de
redoublement régulier; et lorsque ces sueurs salutaires furent bien entretenues pendant l'espace de
temps nécessaire, on les vit souvent être critiques;
en sorte que la durée de la fièvre fut plutôt abrégée
qu'allongée par l'addition de la contagion.
C'est la seule raison que je puisse donner du
fait suivant, que l'on peut observer quelquefois
ici, comme on l'observa à Rouen. La synoque non
putride étant épidémique, et par conséquent trèsfréquente, tant à la ville qu'à la campagne, elle
eut dans les maisons des particuliers une durée
au moius de quatorze jours, comme à l'ordinaire;
au lieu que, dans T'hopital, elle se termina souvent en cinq, sept ou neufjours, lorsqu'elle était
accompagnée des symptômes d'une véritable maliguité. Les fièvres intermittentes du printemps,
bien formées et régulières, furent aussi plus fréquentes hors de l'hopital, et peut-être parla même
raison ; mais cela n'est qu'une conjecture.
40 Lorsqu'une contagion maligne se joint à la
ius de quatorze jours, comme à l'ordinaire;
au lieu que, dans T'hopital, elle se termina souvent en cinq, sept ou neufjours, lorsqu'elle était
accompagnée des symptômes d'une véritable maliguité. Les fièvres intermittentes du printemps,
bien formées et régulières, furent aussi plus fréquentes hors de l'hopital, et peut-être parla même
raison ; mais cela n'est qu'une conjecture.
40 Lorsqu'une contagion maligne se joint à la --- Page 198 ---
M
a à
> - @
:
S
RÉCAPIULATION
constitution putride, il en résulte une
véritable
mauvaise espèce, à
fièvre composée de la plus
des deux matières morbifiques, qui sont en
cause
tendant l'une et l'autre
partie de la même nature,
nérà dissoudre le sang et à détruire le système
la
est rarement néveux. Dans ce cas,
saignée
surtoutfréquente,
cessaire : la saignée copieuse,ets
consiste à
Le véritable traitement
est pernicieuse.
l'estomac et les intesnettoyer très-promptement
des acides, tant
tins, et à faire un grand usage
corconserver la texture du sang, que pour
pour
acrimonie. En réfléchissant sur la
riger la double
nature de la fièvre pestilentielle, et en considérant
il
ressembler à la matière qui occacombien parait
ordinaire, on serait dissionne la fièvre putride
à conclure qu'il pourrait être complétement
posé
le vomissement et les purgations,
évacué par
évacue sûrement la mamoyens par lesquels on
ordinaire. Mais
tière qui produit la fièvre putride
aussitôt
T'expérience m'a appris le contraire; car,
est évacué, le vomissement ou
que l'amas putride
à la fièvre composée.
la puirgation ne convient plus
devient nécesAlors, et non auparavant, la sueur
autre
saire, et l'on ne peut lui substituer aucune
dissiper les miasmes pestilenévacuation pour
tiels, à cause de leur nature particulière.
Sil'on essaie de faire suer dans le commencede cette fièvre putride et maligne, cette
ment
Il faut d'abord évacuer
méthode ne réussira pas.
à exciter
l'amas putride, et ensuite, en travaillant
ation ne convient plus
devient nécesAlors, et non auparavant, la sueur
autre
saire, et l'on ne peut lui substituer aucune
dissiper les miasmes pestilenévacuation pour
tiels, à cause de leur nature particulière.
Sil'on essaie de faire suer dans le commencede cette fièvre putride et maligne, cette
ment
Il faut d'abord évacuer
méthode ne réussira pas.
à exciter
l'amas putride, et ensuite, en travaillant --- Page 199 ---
RÉCARIULATIOX
T'obtiendra facilement. Mais si le méla sueur, on
tard, la maladie a déjà fait
decin est appelé trop
être
tant de progrès, et les symptômes peuvent
si différens et si dangereux, qu'il
si multipliés,
aucune règle générale.
n'est pas possible de poser
est de tâcher
Ce quel'on peuta alors faire de mieux,
des
T'histoire de la maladie et
de découvrir, par
des deux fièvres de la pestisymptômes 1 laquelle
et de faire
lentielle ou de la putride, prédomine,
un traitement en conséquence.
se
5.0 La fièvre bilieuse, simple ou composée,
aisément de la fiévre putride, par les
distingue
les redoublemens évidens qui suirémittences et
évacuations dans le commenvent les premières
cement de la fièvre.
dans
bilieuse doit être traitée,
La fièvre maligne
comme la fèvre
exactement
le commencement,
salutaires suivront
bilieuse ordinaire,et les sueurs
insensiblement les redoublemeus périodiques,
tous les jours, ou de deux jours l'un,
peut-être
la nature de la fièvre intermitau matin,suivant
elle est , pour le plus
tente cachée, avec laquelle
compliquée, quoique les yeux des obsersouvent,
s'en
toujours:
vateurs vulgaires ne
aperçoivent pas
sorte
cette fièvre diminue souvent par
en
que
d'une
degrés et se termine bien, sans manifester
la contagion avec laquelle elle
manière palpable compliquée. Mais si elle est mal
est quelquefois elle
sa marche naturelle, elle
traitée ou si
quitte
devieut bientôt aussi dangereuse que la fièvre
compliquée, quoique les yeux des obsersouvent,
s'en
toujours:
vateurs vulgaires ne
aperçoivent pas
sorte
cette fièvre diminue souvent par
en
que
d'une
degrés et se termine bien, sans manifester
la contagion avec laquelle elle
manière palpable compliquée. Mais si elle est mal
est quelquefois elle
sa marche naturelle, elle
traitée ou si
quitte
devieut bientôt aussi dangereuse que la fièvre --- Page 200 ---
-
2 R
RiCAPITULATIOS
difficile à guérir. Elle
putride maligne, et aussi
à la fièvre
ressemble même alors, à tous égards,
le mème
putride maligne, et elle exige presque de récar, dans ce cas, il n'y a plus
traitement;
devient une véritable fèvre non
mittence, et elle
rémittente patride maligue.
celle
mon
est
dontj'ai
Pour conclure 9
opinion
Dans tous
souvent fait mention précédemment.
fièvre
où la contagion est jointe à une
les cas
donner notre precommune, nous devons toujours
et traiter le
mière attention à la fièvre commune,
suivant la méthode particulière qui conmalade
la malignité est
vient à cette fièvre. Par ce moyen,
mêne temps que la fièvre commune s
détruite en
le
est mis dans un état qui
ou, au moins,
corps
du poison 1 par
prépare et rend facile l'expnlsion effet. On n'a
à produire cet
les moyens propres
découvert
ce moment, 9
point encore 3 jusqu'à
soit efficace dans
d'alexipharmaque dont l'usage
tant que la fèvre commune
les fièvres composées,
de
conserve sa vigueur. Il est donc indispensable
la traiter, etlorsqu'elle est guérie
commencer par
est facilement expulsé
ou à peu près, le poison
nature et l'exconnaissent bien sa
par ceux qui
laquelle chaque poison
crétion particulière par
humain.
particulier sort plus aisément du corps
FIN DES RECHERCHES SUR LES FIÈVRES.
d'alexipharmaque dont l'usage
tant que la fèvre commune
les fièvres composées,
de
conserve sa vigueur. Il est donc indispensable
la traiter, etlorsqu'elle est guérie
commencer par
est facilement expulsé
ou à peu près, le poison
nature et l'exconnaissent bien sa
par ceux qui
laquelle chaque poison
crétion particulière par
humain.
particulier sort plus aisément du corps
FIN DES RECHERCHES SUR LES FIÈVRES. --- Page 201 ---
RÉFLEXIONS
SUR
LA NATURE DES FIÈVRES. --- Page 202 --- --- Page 203 ---
AVERTISSEMENT.
Ox nous saura sans doute
gré d'avoir fait
imprimer ce petit Ouvrage à la suite de celui
M. Grant. Non-seulement
de
T'analogie des matières
traitées dans l'un et dans l'autre
minés, mais
nous y a déterencore nous avons pensé que les
réflexions du docteur
Curry sur un objet si important 7 feraient plaisir au Lecteur,
La lettre suivante, qu'il
la préface de cet
peut regarder comme
Ouvrage 2 lui fera en méme
temps concevoir que son savant Auteur
en le
n'a eu,
composant 9 que des vues
et dignes d'un ami de
bienfaisantes
T'humanité,
AU DOCTEUR STACK,
MONSIEUR, 9
Je vous envoie un Ouvrage dont le
tient à
sujet apparengohuen,a/stundes
d votre
entièrement
prudence et d votre discernement le
de décider s'il mérite d'étre
soir
rendu public. Yous
verrez, en le lisant,
quejai eu pour
2,
unique but,
--- Page 204 ---
AVERTISSENENT
à chacun les lumières nécesdabord, de donner
dans le cas oùt
reconnaitre la fièvre,
saires pour
suis convaincu que 2
il en sera allagué ; car je
la vie à
de les avoir eues, il en a coité
faute
dexposer les
d'une personne ; et ensuite,
plus
lesquels il pourra 2 en y remoyens simples par
ses progrès dangecourant promptement 9 prévenir
touché quelques
reux. Dans la seconde partie ,jai
des Anciens dans cette maparties de la pratique
établir un jugement
ladie; etj'ai moins prétendu
présenter un Essai, et en encourager
décisif, que
loin leurs recherches sur
d'autres à pousser plus
Au reste 2 ni le désir de multiplier
le même sujet.
auxquelles je me suis en grande
des occupations
motif de vanité ne m'a
partie soustrait, 2 ni aucun
ai été
excilé à écrire ; et je vous assure que jy
déterminé par le désir de me rendre
uniquement
à se
utile à nos concitoyens 9 en leur apprenant
leurs
contre un mal universel,
mettre sur
gardes
de
à juste titre, appeler le destructeur
qu'on peut,
Thumanité.
Je suis, Monsieur 2
Votre très-humble et très-obéissant serviteur,
J. CURRY.
A Dublin, le 23 mai1774.
, 2 ni aucun
ai été
excilé à écrire ; et je vous assure que jy
déterminé par le désir de me rendre
uniquement
à se
utile à nos concitoyens 9 en leur apprenant
leurs
contre un mal universel,
mettre sur
gardes
de
à juste titre, appeler le destructeur
qu'on peut,
Thumanité.
Je suis, Monsieur 2
Votre très-humble et très-obéissant serviteur,
J. CURRY.
A Dublin, le 23 mai1774. --- Page 205 ---
REFLEXIONS
SUR
LA NATURE DES FIÈVRES.
PREMIÈRE PARTIE.
Des Fièvres dans leur principe.
3ee -
ds
LE reproche le plus fréquent qu'on fasse aux
médecins, c'est celui qui regarde leur défaut de
succès dans le traitement des fièvres; mais ce reproche est trop général. Quelques-unes de ces maladies sont incurables par elles-mêmes, et la plupart des autres le deviennent par l'ignorance, la
mauvaise conduite, ou la négligence des malades
et de ceux qui les environnent. En effet, on voit
souvent, par l'une ou l'autre de ces causes, les
fièvres bénignes dégénérer en malignes; et celles
qui se seraient terminées dans l'espace de queljours, ou même d'un seul, se changer en
ques d'autres, qui ont une plus longue durée, 2e et qui
sont accompagnées d'un danger beaucoup plus
grand. Iln'est
vrai qu'on implore rarement le
que trop
secours du médecin dans les fievres, si ce n'est
lorsqu'elles ont fait des progrès dangereux, c'est13.. --- Page 206 ---
Drs FIEVRES
laissé tout-à-f faitéchapàdire,lorsqu'on: a peut-être les guérir, et que le
per le temps favorable pour prêt à succomber.
malheureux malade est déjà
de le sauver et de le rapAlors il est impossible
peler à la vie.
de monde que
Les fièvres font mourir plus
disent
autre maladie 1 et même plus ,
toute
toutes les autres maladies enquelques-uns, que
paraitre étonnant : les
semble. Cela ne doit pas
bid'une fièvre sont souvent
premiers symptômes comparés à ceux des autres
zarres; ses progrès,
et sa dégénéresmaladies, sont vifs et rapides ;
la malignité est prompte et insensible.
cence vers
une douleur extrême, à
On ne peut penser , sans de toutes les classes, que
la quantité d'individus, dans certains temps, sans
les fièvres moissonnent,
faibles ou
distinction. Jeunes ou vieux,
aucune
uns ne sont
robustes, sains ou valétudinaires,les Tel homme se
plos épargnés que les autres.
pas
les
ordinaires de
conche avec toutes
apparences
avoir
la bonne santé, ou se lève le matin après
toute la nuit un sommeil paisible,
goûté pendant bientôt attaqué d'un frisson, auquel
quise trouve la chaleur et le malaise, seuls ou accomsuccèdent
continuent et
pagnés de douleur. Ces symptômes
pendantl'espace de cing, sept, quinze
augmentent
et,à l'une ou à l'autre de ces
jours ou davantage;
les faiblesses
époques, le délire ou la stupidité,
fin
les convulsions qui surviennent, mettent
ou à la fièvre par la mort du malade:
aqué d'un frisson, auquel
quise trouve la chaleur et le malaise, seuls ou accomsuccèdent
continuent et
pagnés de douleur. Ces symptômes
pendantl'espace de cing, sept, quinze
augmentent
et,à l'une ou à l'autre de ces
jours ou davantage;
les faiblesses
époques, le délire ou la stupidité,
fin
les convulsions qui surviennent, mettent
ou à la fièvre par la mort du malade: --- Page 207 ---
DANS LEUR PRINCIPE.
sont les causes de ces maux?
Cependant, quelles
la plus grande partie,
Il ne faut les attribuer, pour
ou à l'excès dans
qu'au froid dont on a été saisi,
de l'esprit,
le boire ou le manger, ou aux peines connues
abus des choses qui sont
ou à quelques
le nom de non naturelles.
parmi les médecins sous maladie aussi commune
Comme il n'y a pas de
qu'il
on serait porté à conclure
que la fièvre ,
doive mieux connaître
n'y en a aucune dont on
qu'elle est réellela nature. Cependant il parait
toute autre
ment beaucoup moins connue que
autre,
maladie, et qu'elle a été, plus qu'aucune
qui se sont élevées parmi
le sujet des disputes
le Lecteur par
n'importunerai pas
les médecins.Je différentes opinions sur cet objet;
le récit de leurs
guérir une
mais comme il lui est nécessaire, pour de la cause
maladie, d'avoir quelque connaissance de lui donner, à
m'eflorcerai
qui la produit, je
qu'on peut tirer des
cet égard, les éclaircissemens
montre dans le
phénomènes que la simple nature
médecins
d'une fièvre, et que les
commencement
considérés comme la source
les plus sages ont
de tous les sympvéritable ou la cause originaire
faisant
succèdent. Toutefois, en
cela,
tômes qui
toutes ces conjectures
j'éviterai scrupuleusement
écrivent sar ce
ématiques auxquelles ceux qui
syst
d'autres relatifs à la médecine, sont
sujet, et sur
à se livrer sauis faire
ordinairement trop disposés
qu'elles leur font perdre
réflexion probablement
considérés comme la source
les plus sages ont
de tous les sympvéritable ou la cause originaire
faisant
succèdent. Toutefois, en
cela,
tômes qui
toutes ces conjectures
j'éviterai scrupuleusement
écrivent sar ce
ématiques auxquelles ceux qui
syst
d'autres relatifs à la médecine, sont
sujet, et sur
à se livrer sauis faire
ordinairement trop disposés
qu'elles leur font perdre
réflexion probablement --- Page 208 ---
1 Na
DES FIÈVRES
de temps, et qu'ils se mettent
en vain beaucoup
lecteurs trop crédules.
dans le cas de tromperleurs
M. de Gorter (1),
dit le savant
C Si quelqu'an;
est la cause de la fièvre,
> nie demandait quelle
lorsque je lui répon-
> il ne serait pas satisfait, étrangère dans nos
c'est une matière
> drais que
d'abord le frisson, le mal-
>) corps, qui produit excite ensuite la chaleur,
> aise et T'anxiété, qui de la peau, et qui se ter-
> la soifet la sécheresse
universelles. Celui
enfin
des sueurs
a mine
par
continue t-il, ne serait
D qui m'aurait interrogé , si claire et si simple;
d'une réponse
> pas content
davantage celle qui serait plus
> mais il goûterait
au-dessus
, et pent-être
>
savante, quoiqu'obsoure, Cependant j'oserai assurer
> de son intelligence. de la fièvre naturelle, et si
que cette description
une idée aussi claire
à l'esprit
dédaignée 7 porte
savantes et les plus
les définitions les plus
que
mérite la préférence à cause
admirées, et qu'elle
de sa simplicité. clairement cette opinion, savoir,
Commej'adopte rendre raison de tous les symptômes
que l'on peut
frisson dont il a été fait mention
des fèvres parle
ordinairement dans
ci-dessus 1 qui se manifeste
lui-mème peut
leur principe, et que ce frisson
externes ou
encore être expliqué par les causes
j'aurais
manifestes dont nous avons déjà parlé,
Oratio de artis medendi repurgata certitudine.
() --- Page 209 ---
DANS LEUR PRINCIPE,
lieu de craindre, si je jetais plus loin mes regards,
la curiosité jusqu'à vouloir découet si je poussais
vrir sa cause interne immédiate , qu'on ne m'accusât aussi de me livrer à une recherche vaine et
illusoire.
Je vais à présent tàcher d'expliquer de quelle
manière le frisson produit ces symptômes ; et
cela les expressions de FréJemprunterai pour
deric Hoffman I 9 parce qu'elles rendent ce que je
conçois d'une manière plus étendue et plus positive que celles par lesquelles je pourrais les remplacer, et parce qu'en effet je n'en trouve point,
dans aucun des auteurs qui ont écrit sur ce sujet,
que je puisse leur préférer.
Cet excellent inédecin, après avoir observé que
d'une fièvre consiste dans le
la première attaque
d'où
frisson,, ou le spasme à la surface du corps 9
le sang et les autres humeurs sont forcés de refluer vers les parties vitales ; que son accroisses
ment est dû aux efforts réitérés de ces parties,
se débarrasser du fardeau qui les opprime ;
pour
funeste n'est
et que son déclin ou sa terminaison
autre chose que le succès ou l'inutilité de ces
efforts, passe à l'explication des symptômes qui
manifestent dans ces différens temps, et il le fait
se
de la manière suivante.
dans les fièvres un double
< Ily a, dit-il(1),
() Op. tom. 4, defebribus circè initium.
efforts réitérés de ces parties,
se débarrasser du fardeau qui les opprime ;
pour
funeste n'est
et que son déclin ou sa terminaison
autre chose que le succès ou l'inutilité de ces
efforts, passe à l'explication des symptômes qui
manifestent dans ces différens temps, et il le fait
se
de la manière suivante.
dans les fièvres un double
< Ily a, dit-il(1),
() Op. tom. 4, defebribus circè initium. --- Page 210 ---
-Y a - N
RA
= l Re à A
DEs FIÈvnEs
> mouvement des humeurs ;
de
> rence au
lun, la circonfécentre, ou des
>) corps au coeur, au
parties externes du
> et l'autre
cerveau, aux
qui est contraire poumons, etc.;
D lui succède, du centre du au premier et qui
> rence 9 ou aux
corps à sa circonféparties externes.
> premier de ces mouvemens
Lorsque le
> petit, faible et serré;il
a lieu, le pouls est
> du coeur et
yaanxiété au scrobicule
difficulté de
- dernier existe, le battement respirer. Lorsque le
> menté, et la chaleur
des artères est augplus
> jusqu'aux extrémités du
considérable s'étend
> ravant
corps, 9 qui étaient
froides. >
aupaL'illustre père de la médecine a ainsi
double mouvement du
décrit ce
les
sang et des humeurs
fièvres. e Par le frisson, dit-il
dans
> porté des extrémités du
(1), le sang est
> internes ; et les extrémités corps vers les parties
> sang,
$ ainsi privées du
frissonnent et devieunent
> autre côté
froides. D'un
2 la trop grande
> amassé dans ces
quantité de sang
D se transmet de là parties y excite la
qui
aux
chaleur,
> Le premier
extrémités du corps.
mouvement des
> tinue
humeurs 2 conHoffman > est
b mortel, En effet, morbifique et quelquefois
2 continues
ceux qui meurent des fièvres
ou
p niques, meurent intermittentes 3 aigués ou chrodans les convulsions,
pendant
1) Hippac. de Flatibus.
grande
> amassé dans ces
quantité de sang
D se transmet de là parties y excite la
qui
aux
chaleur,
> Le premier
extrémités du corps.
mouvement des
> tinue
humeurs 2 conHoffman > est
b mortel, En effet, morbifique et quelquefois
2 continues
ceux qui meurent des fièvres
ou
p niques, meurent intermittentes 3 aigués ou chrodans les convulsions,
pendant
1) Hippac. de Flatibus. --- Page 211 ---
DANS LEUR PRINCIPE.
et le frisson des parties externes ,
> le spasme
les
et le cerveau, 9
D) parce que le coeur,
poumons extraordinaire du
la
>)
surchargés par
quantité
leur élastireflue vers eux 1 perdent
> sang qui
assez de forces pour la recité, et n'ont plus
vers la surface. Mais l'autre mouvement
> pousser
du centre à la surface du corps,
> des humeurs,
la
et vital, car, par son secours,
> est salutaire
fébrile, est
occasionait le spasme
> matière qui
et
la fièvre
ou expulsée, par-là
> cuite, dispersée
faut entendre
C'est dans ce sens qu'il
> est guérie.
disent que la fièvre est
> les Anciens 9 lorsqu'ils
la maladie. Car, si
de la nature avec
> un combat
ou de la constriction , qui
) la force du spasme
vers le coeur
> pousse les hameursintérdeurement
celle
autres viscères 7 est plus grande que
D et les
les hu-
> du coeur et des viscères pour repousser
et
vers la surface, la maladie l'emporte
D meurs s'eusuit. Mais, au contraire $ lorsque le
> la mort
réagissent avec une force
> coeur et les viscères les bumeurs vers la sur-
> supérieure, repoussent du corps, et arrêtent leur
> face et les extrémités
la fièvre est domtée
) mouvement rétrograde,
> et la santé revient. >
anciens médecins
L'opinion et la pratique des
à cette idée. En faisant attention
ont été conformes
des causes
toutes les fièvres qui dépendaient
que
étaient ordinmirement,par
manifestes ou externes, de courte durée, ils ont
elles-mémes, légéres et
érieure, repoussent du corps, et arrêtent leur
> face et les extrémités
la fièvre est domtée
) mouvement rétrograde,
> et la santé revient. >
anciens médecins
L'opinion et la pratique des
à cette idée. En faisant attention
ont été conformes
des causes
toutes les fièvres qui dépendaient
que
étaient ordinmirement,par
manifestes ou externes, de courte durée, ils ont
elles-mémes, légéres et --- Page 212 ---
%
DES FIVRES
vérité certaine et fondée sur
établi, comme une
devenaient jamais graves
l'expérience. , qu'elles ne
lorsqu'elles dégénéraient, par
ou mortelles, que
du mauvais traitement,
Teffet de la négligence ou
inflammaen d'autres fièvres du genre putride,
obsertoire ou malin; eil conséquence, ces sages
vateurs de la nature apportaient promptement
tous leurs soins à prévenir un tel changement,et
communément la guérison de ces
ils opéraient
jour
fièvres le premier, le second ou le troisième
les
de leur invasion, en employant simplement
les onctions et le bain chaud ; moyen
frictions, diminuant le spasme ou la constriction
qui, en
et des extrémités du corps, et
des parties externes
la
détruisant par-là l'obstacle qui empéchait
en
détruisait ou diminuait la
circulation du sang,
le coeur et
surcharge qui opprimait auparavant
même
les autres viscères, et faisait disparaitre en
temps l'anxiété qu'elle occasionait.
fut natuCalien nous apprend que 1 quoiqu'il
fût
rellement d'une faible constitution, et qu'ilse
plusieurs années, à l'étude
trop livré 7 pendant
fatigans de sa profescontinuelle et anx travaux
de la fièvre
sion, il n'a jamais été attaqué que
et même qu'il ne l'a eue que rarement;
éphémère,
jattribue aux connaisbonheur, ajonte-til,que dans l'art de conserver la
sances que j'ai acquises
c'est
parce qu'on
santé. En effet,
probablement
utiles 7 ou parce
est privé de ces connaissances
l'étude
trop livré 7 pendant
fatigans de sa profescontinuelle et anx travaux
de la fièvre
sion, il n'a jamais été attaqué que
et même qu'il ne l'a eue que rarement;
éphémère,
jattribue aux connaisbonheur, ajonte-til,que dans l'art de conserver la
sances que j'ai acquises
c'est
parce qu'on
santé. En effet,
probablement
utiles 7 ou parce
est privé de ces connaissances --- Page 213 ---
DANS LEUR PRINCIPE.
qu'on n'en fait pas l'usage convenable, 9 ou enfin
qu'on est trop lent à réduire en pratique les
parce
voit de nos
règles qu'elles nous conseillent, qu'on
jours les fièvres qui sont produites par le froid,
quelqu'excès ou quelque cause externe 2 devenir
si fréquemment, quoique légères en elles-mèmes,
opiniàtres, , longues et mortelles.
Forestus (1) nous a transmis l'histoire d'une
fièvre éphémère dont il fut attaqué 9 qui parait
jeter quelque lumière sur cette matière. C Ayant
> été, dit-il, vers les onze heures du matin, par
fort mauvais et fort froid, visiter un
> un temps
les
D malade qui demeurait à quelque distance,
>) pores de ma peau furent resserrés parla rigueur
et fus saisi d'un froid qui pénétra
) du temps, je
mes muscles. Je me plaçai à côté d'un
> jusqu'à
bientôt
à
) bon feu, et je commençai
après
un
de chaleur, sans soif. Mon
> éprouver
peu
devint aussi
vite 7 mais il était égal.
> pouls
plus
heures
midi, ma peau devint
> A quatre
après
me trouvai mieux. A six heures,
> humide, et je
D je me mis dans un lit chaud , où je me couvris
> bien, et je commençai à suer. Néanmoins,
deux heures après, je resseutis une
> environ
fus prêt à
> telle douleur dans' l'estomac, que je
> tomber en faiblesse ; mais ayant pris un peu de
> sucre candi, je repris mes esprits, la douleur
() Observat.
après
me trouvai mieux. A six heures,
> humide, et je
D je me mis dans un lit chaud , où je me couvris
> bien, et je commençai à suer. Néanmoins,
deux heures après, je resseutis une
> environ
fus prêt à
> telle douleur dans' l'estomac, que je
> tomber en faiblesse ; mais ayant pris un peu de
> sucre candi, je repris mes esprits, la douleur
() Observat. --- Page 214 ---
DES FIÈVRES
Je me livrai ensuite à
> et l'anxiété disparurent.
toute
dans lequelje passai
> un doux sommeil,
sortit des parties
> la nuit; et une sueur copieuse
de mon corps. Le matin, lorsque
> inférieures entièrement débarrassé dela fièvre,
> je me trouvai
d'abord fait usage
) je fis sécher la sueur 2 ayant
douces et long-temps continuées 9
> de frictions
ouvrir les
de ma peau. >
3) pour
pores
dans ce
L'on découvre, ainsi que je le pense 9
récit, la cause immédiate (r) et la guérison naturelle de la fièvre de Forestus. La première consiste
des parties externes du corps 2 qui
dans le spasme
le centre et à se porter
força les humeurs à gagner
ainsi dans
les
vitales, et qui occasiona
sur
parties
le sentiment de froid le
Ja peau et les muscles
du
plus aigu ; la dernière, dans ce relâchement
et complet, indiqué par la sueur
spasme 2 prompt
inférieures du corps.
copiense quisortit des parties
le
C'est probablement parce qu'on a remarqué
On croit ordinairement que la cause immédiate du frisson
(1)
communément dans les fièvres, est une acriqui se manifeste dans le sang ou les humeurs. Mais M. de
monie stimulante
observant
les artères
Gorter a réfuté cette hypothèse 7 en
que
de
sont munies d'un mucus qui les garantit de limpression le
acrimonie qui pourrait existerdans le sang 1 comme
toute
la
Purèthre et les intestins ; les uns 1
sont les uretères, vessie, blessés
T'âcreté de lurine;
pour empècher qu'ils ne soient
par
la sensation douloureuse que proles autres 1 pour prévenir
duirait Tacrimonic des excrémens. Opar. 2.2,P.207.
de
sont munies d'un mucus qui les garantit de limpression le
acrimonie qui pourrait existerdans le sang 1 comme
toute
la
Purèthre et les intestins ; les uns 1
sont les uretères, vessie, blessés
T'âcreté de lurine;
pour empècher qu'ils ne soient
par
la sensation douloureuse que proles autres 1 pour prévenir
duirait Tacrimonic des excrémens. Opar. 2.2,P.207. --- Page 215 ---
DANS LEUR PRINCIPE.
qui succède souvent aux sueurs sponsoulagement arrivent dans ces cas, , que l'on est orditanées qui
à exciter cette évacuation
nairement si empressé
des fièvres.
dans le commencement de la plupart
n'en
Il est vraiaussi que cette méthode, lorsqu'on
c'est-à-dire, lorsqu'on ne fait pas un
abuse pas,
des remèdes ou des boissons
usage immodéré
l'autorité de
échauffantes 2 est fondée sur
pluillustres médecins; et, pour en citer un
sieurs d'entr'eux, je trouve que le docteur Bryan Robindont le savoir, la candeur et T'humanité
son,
a fait mention (1) de
ont honoré sa profession 2
fièvres, que l'on a rendues beaucoup
quelques
et que l'on a souvent fait cesser en
plus légères,
dans leur commenpeu de temps,en provoquant
Mais on
cement une sueur douce et continuelle.
se tenir sur ses gardes contre le
ne peut trop résulter de l'usage des forts sudodanger qui peut
ou dans tout
rifiques, dans le commencement
de la maladie. Le docteur Harris nous
autre temps
mémorable de ce danger, dans
alaissé un exemple
l'on suppose,
la mort d'une femme illustre, que
avec raison, avoir été, en grande partie, occasioces remèdes. Il nous dit (2) que Marie,
née par
l'avait une fois informé qu'elle
reine d'Angleterre,
était dans la coutume, par l'avis du médecin qu'elle
(a) Supplément à l'Économie animale.
(2) Observat.
ie. Le docteur Harris nous
autre temps
mémorable de ce danger, dans
alaissé un exemple
l'on suppose,
la mort d'une femme illustre, que
avec raison, avoir été, en grande partie, occasioces remèdes. Il nous dit (2) que Marie,
née par
l'avait une fois informé qu'elle
reine d'Angleterre,
était dans la coutume, par l'avis du médecin qu'elle
(a) Supplément à l'Économie animale.
(2) Observat. --- Page 216 ---
>r -
Drs FIÈVRES
docteur Lower, de
le fameux
avait auparavaut,
toutes les fois qu'elle se
prendre en se couchant,
une dose assez controuvait dans un état fiévreux,
dans l'insidérable de thériaque dAndromaque, deux années après
tention de se faire suer. Ce fut
qui
Harris du conseil
avoir fait part au docteur
suivait encore 1 que
lui avait été donné, et qu'elle conduisit au toml'attaqua et la
la petite-vérole l'avait avertie de se défier de
beau. Ce médecin
dans les cas où elle
l'usage d'un pareil remède,
lui avait donné
habituellement, et
T'employait
nécessaires pour la convertir sur
toutes les raisons
tant de confance en
mais elle avait
cet objet;
médecin, que la nuit même
T'avis de son ancien
attaques de la petiteoù elle sentit les premières dose ordinaire de thévérole, elle eut recours à sa
produit l'effet accontumé,
riaque,qui.n'ayant pas
méme après en avoir
celui de la faire suer, pas
matin; mit ses
pris le double le lendemain
encore
la plus violente : en sorte
humeurs dans lagitation
elle était accomquand la petite-vérole parut,
taches
que
de sang, de
pourpagnée de crachement
pareils du plus mauprées, et d'autres symptômes suivis de la mort au bout
furent
vais augure, qui
de quelques jours. externes des fevres,il n'en
De toutes les causes
suivie d'évéest aucune qui soit si fréquemment autant négligée que
funestes, et qui soit
nemens
produit par le froid. Cet accident,
le saisissement
érole parut,
taches
que
de sang, de
pourpagnée de crachement
pareils du plus mauprées, et d'autres symptômes suivis de la mort au bout
furent
vais augure, qui
de quelques jours. externes des fevres,il n'en
De toutes les causes
suivie d'évéest aucune qui soit si fréquemment autant négligée que
funestes, et qui soit
nemens
produit par le froid. Cet accident,
le saisissement --- Page 217 ---
DANS LEUR PRINCIPE,
dont les nerfs sont faibles
arrivant aux personnes
ainsi que le sont communéetles sucs visqueux,
est
des habitans de ces iles,
capable
ment ceux
légère en elled'allumer une fièvre 7 qui, quoique
même, et facile à guérir par un traitement convenable administré dans le principe, peut prendre,
oula mauvaise conduite, le mépar la négligence
inflammachant caractère d'une fièvre nerveuse,
et c'estdans ce sens qu'il fautintoire ou maligne;
nous dita avec vérité,
terpréter Sydenham, , lorsqu'il
le froid tue plus de monde que le feu, l'épée,
que
la peste et la famine.
Après avoir fait précéder ces réflexions pour
T'avantage de mes lecteurs incrédules, imprudens
instruits, je vais leurapprendre qu'ils
ou trop peu
sactuelavec raison comme attaqués
se regarderont d'une fièvre, toutes les .fois que, par l'effet
lement
auront été exposés, ou parl'exdu froidauquelils
les
cès dans le boire ou le manger, ou par
peines
cause évidente,
de l'esprit, ou par quelqu'autre frisson, suivi de chails se trouveront saisis d'un
d'anxiété, de dégoût, de douleur
leur, de malaise,
d'une
des esprits, et accompagné
ou d'abattement
et m'efforcerai
vitesse de pouls extraordinaire; ; je
aussi de leur donner, afin qu'ils puissent prévenir le danger et les progrès de cette fièvre, quelinstructions familières relatives aux remèdes
ques
à employer, toutefois après que je
qu'ils auront
leur aurai présenté celles de Cornélius Celse, qui
Qnt principalement rapport au régime,
de douleur
leur, de malaise,
d'une
des esprits, et accompagné
ou d'abattement
et m'efforcerai
vitesse de pouls extraordinaire; ; je
aussi de leur donner, afin qu'ils puissent prévenir le danger et les progrès de cette fièvre, quelinstructions familières relatives aux remèdes
ques
à employer, toutefois après que je
qu'ils auront
leur aurai présenté celles de Cornélius Celse, qui
Qnt principalement rapport au régime, --- Page 218 ---
-
DEs PIÈVRES
d'uné
signes
se manifeste quelques
( Lorsqu'il
dit cet excellent auteur (1),
> maladie prochaine,
remèdes sont le repos et
de tous les
> les meilleurs
indisposée doituser
Si la personne
> l'abstinence.
boive de l'eau, et
de
boisson, , qu'elle
>
quelque
d'en boire pendant un
> il lui suffira quelquefois
meDans d'autres cas, si les symptômes
>) jour.
nécessaire d'en continuer
il sera
> nacent encore,
proposita sunt, incidit, om-
()Tgitur, si quid ex his, quce
bibendum, aqua ;
sunt quies et abstinentia : si quid
nium optima
satis est; interdum, si terrentia
idque interdum uno die fieri
sumnendus est cibus
abstinentian
manent, biduo : prozimèque die etiam vinum ; deinde invieziguus, bibenda aqua; 3 postero modo winum, donec omnis
cem alternis diebus modo aquam,
instans gravis morbus
Per haec enim scepè
causa metis finiatur.
; dum se primo die 3 protinus
discutitur. Plurimique falluntur ezercitatione, aut balneo, aut
sublaturos languoren 9 aut
aut vino
dejectione, aul vomitu , aut sudationibus,
coactd
id incidat, aut non decipiat,
sperant. Non quod non interdum abstinentia sine ullo perised quod saepius fallat ; solaque
modo terroris moculo medeatur. Cum prasertinn etiam pro
satis sit à vino
derari liceat : el, si leviora indicia fuerunt ,
subtractum plus, quam si cibo aliquid
tantiam abstinere ; quod
satis sit, non aquam
dematur, adjuvat : si paulo graviora,
interdum
bibere, sed etiam cibo carnem subtrahere :
tantion
consuetudine assumere, huidopanis quoque minus quim pro
Satisque sit, tum
cibo esse contentum 7 et olere potissimum.
cà
que
à vino, ab omni motu corporis abstinere,
ex toto à cibo,
dubium est, quin vir quisnehementes notce terruerunt. Neque hcec mutare morbo OCquinon dissimulavit, sed per
quam 5
2.
curit, cegrotet. Lib. 3, chap.
tantion
consuetudine assumere, huidopanis quoque minus quim pro
Satisque sit, tum
cibo esse contentum 7 et olere potissimum.
cà
que
à vino, ab omni motu corporis abstinere,
ex toto à cibo,
dubium est, quin vir quisnehementes notce terruerunt. Neque hcec mutare morbo OCquinon dissimulavit, sed per
quam 5
2.
curit, cegrotet. Lib. 3, chap. --- Page 219 ---
DANS LEUR PRINCIPE,
pendant deuxjours. Quant à T'abstinence,
> T'usage
nourriture très-légère,
D il ne faut prendre qu'une
on boira de l'eau
un jour;
>
avec laquelle
pendant
de l'eau et du vin ; et ainsi alter-
> le lendemain, tantôt de l'eau, tantôt du vin, jus-
> nativement, , l'on n'ait
rien à craindre. Par
D qu'à ce que
plus
maladie
ces moyens,on a souvent prévenu une
à se déclarer ; et la plupart des gens
> grave prête
espèrent arrêter un mal
> se trompent, lorsqu'ils
9 tout d'un coup et dès le premier
D commençant,
ou le bain, ou les purga-
> jour, par l'exeroice,
le vomissement. , ou les sueurs, ou
> tions 2 ou
choses n'aient
> l'usage du vin. Cen'est pas que ces
un bon effet; mais elles en
> quelquefois produit
au lieu
souvent occasioné un mauvais;
D ont plus
seule guérit sans aucun danger,
> que l'abstinence
l'augmenter ou la dimi-
> d'autant plus qu'on peut
nuer à raison des symptômes: en sorte que,s'ils
il suffira de s'abstenir du vin, dont
D sont légers,
fait
de bien
D la privation 7 dans ce cas,
plus
que
une partie des alimens ; et que,
> de retrancher
sont
9 il conviendra non-seu-
>> s'ils
plus graves,
de ne boire que de l'eau, mais encore
> lement
de viande. Il sera nécessaire
> de ne point manger
d'une quantité de
de se coutenter
D quelquefois
l'ordinaire, et pour ali-
> pain moins grande qu'à
de
et d'herbages. Il faudra même,
> mens, légumes
menaceront d'une
D lorsque certains symptômes
absolumentde toute
) violente maladie,s'abstenir
2,
endra non-seu-
>> s'ils
plus graves,
de ne boire que de l'eau, mais encore
> lement
de viande. Il sera nécessaire
> de ne point manger
d'une quantité de
de se coutenter
D quelquefois
l'ordinaire, et pour ali-
> pain moins grande qu'à
de
et d'herbages. Il faudra même,
> mens, légumes
menaceront d'une
D lorsque certains symptômes
absolumentde toute
) violente maladie,s'abstenir
2, --- Page 220 ---
DES FIEVRES
du vin, et de tout mouvement du
> nourriture,
comme certain, qu'on
On
regarder
> corps.
peut
qui ait suivi
trouverait à peine une personne
et qui
et à temps cette méthode 1
a strictement
d'une maladie grave. D
3 ait été attaquée
importantes par
Mais 2 outre ces précautions
il parait enet à l'abstinence,
rapport au repos
le malade se mette
nécessaire que
core également aussitôt qu'il se trouve indisposé;
dans son lit (r)
trois ou quatre heures,
et lorsquil y aura resté
et de corps aussi
d'esprit
dans une tranquillité
le
ou jusgrande que son état pourra permettre,
il se
la chaleur succède au frisson,
qu'a ce que
huit ou dix
fera tirer, mais non pas auparavant, doive craindre de ne
onces de sang,sans qu'il
cette évacuation 2 parce
pouvoir pas supporter
la fièvre elle-même
que, dans cette circonstance,
des malades
assez de forces à la plupart
donne
1l boira aussi alors une
pour la bien soutenir.
chaud, sans gouttes
grande quantité de petit-lait
d'ajouter cet
d'aucnne espèce. J'aila précaution
cause de l'usage tropfréavis contre les goutes,à
de la pluqu'on en fait au commencement
quent
surtout de celles qui procèdent
part des fièvres,
) sic curare conducit : ager corpore
() Hos (febricitantes decunbere autem debet ceger in domo obscurd,
quietem agat
mollissimis reclinatus esse , ita ut decubitum
et in stratis quim
minimum se, jactet. Hipp. Foes.
in codem loco toleret: et quàm
de vict. ratione in acut.
la pluqu'on en fait au commencement
quent
surtout de celles qui procèdent
part des fièvres,
) sic curare conducit : ager corpore
() Hos (febricitantes decunbere autem debet ceger in domo obscurd,
quietem agat
mollissimis reclinatus esse , ita ut decubitum
et in stratis quim
minimum se, jactet. Hipp. Foes.
in codem loco toleret: et quàm
de vict. ratione in acut. --- Page 221 ---
DANS LEUR PRINCIPE:
c'estavec chagrin que je vois cette pradu froid:
l'autorité du docteur Cheyne,
tique soutenue de
méritent, à
et d'autres auteurs dont les ouvrages suivis.
d'être consultés et
Ap.
tout autre égard,
du frisson sur une
l'idée qu'ils ont conçue
puyant
Jacques Keil, ils conseillent
hypothèse du docteur
commence, matin
au malade de prendre, lorsqu'il
afin de
et soir (sans doute , comme je suppose. 1 de petitsueur), une grande quantité
provoquerla
d'esprit de corne
lait chaud avec quelques gouttes de Gascoyne;
un scrupule de la poudre
de cerf,et
alimens, de bouillons, de soupes,
et d'user pour
Cependant ils conviennent
et de viandes blanches. frisson est
même temps que ce
accompagné
en
fièvre : or, il est très à craindre qu'un
d'une petite
à la rendre plus consitel régime ne soit propre
de la surface du
dérable; au lieu que le spasme
les
de
diminuera par degrés 9 et que
pores
corps
beaucoup mieux et sans aucun
la peau s'ouvriront bornant au simple usage du petitdanger 1 en se
qu'une saignée aura en
lait chaud , surtout après On excite plus la sueur
partie enlevé la plénitude. de Gorter, dans une dispopar une saignée, ditM.
une triple
sition inflammatoire du sang (1), que par
dose des sudorifiques les plus chauds.
heures après la saignée, quel'on
Trois ou quatre
le malade, contirépéterait s'il était nécessaire 2
(x) De Perspirat 1 p. 151.
14;
se
qu'une saignée aura en
lait chaud , surtout après On excite plus la sueur
partie enlevé la plénitude. de Gorter, dans une dispopar une saignée, ditM.
une triple
sition inflammatoire du sang (1), que par
dose des sudorifiques les plus chauds.
heures après la saignée, quel'on
Trois ou quatre
le malade, contirépéterait s'il était nécessaire 2
(x) De Perspirat 1 p. 151.
14; --- Page 222 ---
DES FIÈVRES
une dose monuant à rester dans son lit, prendra
ou
ou de sel de Glauber,
dérée de sel polycreste
dans
laxatif semblable, 9 dissous
de quelqu'autre
distillées simples ; et quant
quelqu'une des eaux
ce ne sera pas en
à la manière dont il la prendra, cuillerées, qu'il
une seule prise 2 mais par deux heures. L'effet
toutes les deux ou trois
répétera
est d'exciter une légère
ordinaire de ce remède
les sueurs 2 et
évacuation par les selles ou par
Tune et l'autre voie, ce qui marque
souvent, par
fin à la fièvre.
rarement de mettre promptement comme impropre
L'opinion qui fait regarder
au
de donner les remèdes purgatifs
et dangereux des fièvres, a long-temps prévalu;
commencement
médecins ont communéet la plupart des anciens défendu de les administrer
ment et expressément certain aussi que les remèdes
dans ce temps. Il est
coutume de faire usage,
purgatifs, dontils avaient
pouvoir être
étaientbeaucoup trop stimulans pour
soit dans le commenceadministrés avec sûreté, autre temps de ces maladies.
ment, soit dans tout
que, dans le comCependant il arrive quelquefois les intestins sont remplis
des fièvres 9
mencement
si visqueux et si tenace 1
d'un mucus morbifique
les simêtre dissous ou détaché par
qu'ilne peut
nécessaire d'employer
ples lénitifs; ; d'ou il parait
plus actifs, qui,
le chasser quelques purgatifs
pour
dans ce cas 9 ne pas agir
quoiquils paraissent,
mais plutôt en grande
Sumtentartesmtedee
ependant il arrive quelquefois les intestins sont remplis
des fièvres 9
mencement
si visqueux et si tenace 1
d'un mucus morbifique
les simêtre dissous ou détaché par
qu'ilne peut
nécessaire d'employer
ples lénitifs; ; d'ou il parait
plus actifs, qui,
le chasser quelques purgatifs
pour
dans ce cas 9 ne pas agir
quoiquils paraissent,
mais plutôt en grande
Sumtentartesmtedee --- Page 223 ---
DANS LEUR PRINCIPE.
partie sur le mucus qui les couvre 2 augmentent
héanmoins tellement l'oscillation de ces parties,
de se débarrasser de la
qu'ils les rendent capables
entièrement. Ile est
matière nuisible, et de l'évacuer
sans doute beaucoup plus sûr, , en général, d'empurgatifs doux et modérés dans tous les
ployerles d'une fièvre, lorsqu'il est nécessaire de purtemps mais, d'un autre côté, la chaleur et l'irritager; ;
sont plus sactifs,sont
Hion,occasionées par ceux qui
souvent moins considérables que ce qu'on a à redouter, et cessent communément avec leur opéraAion.Jaivu une personne dans les premières voies
delaquelle une matière stimulante, égale au moins
aux purgatifs les plus àcres, resta si long-temps
et agit avec tant de violence, qu'elle perça noniseulement les intestins, mais encore les parties
telle n'occasiona ni chaleur
adjacentes : cependant
remarquable, ni aucun autre symptôme fiévreux.
Cette personne fut amenée à lhôpital dans l'année
1738. Elle avait une tumeur à l'aine, qui, après
l'espace de temps nécessaire, et par l'effet des topiques convenables, vint à suppuration. Elle se
plaignit pendant quelque-temps d'une douleur
lancinante daus la partie affectée, mais d'ailleurs
elle n'éprouvait aucun autre mal. En ouvrant cette
tumeur, on tira quelques OS pointus d'un cou de
poulet ; et l'on en conclut ce qui fut avoué par le
malade,savoir, que quelques semaines auparavant,
il avait avalé ces OS gloutonnement sans les avoir
par l'effet des topiques convenables, vint à suppuration. Elle se
plaignit pendant quelque-temps d'une douleur
lancinante daus la partie affectée, mais d'ailleurs
elle n'éprouvait aucun autre mal. En ouvrant cette
tumeur, on tira quelques OS pointus d'un cou de
poulet ; et l'on en conclut ce qui fut avoué par le
malade,savoir, que quelques semaines auparavant,
il avait avalé ces OS gloutonnement sans les avoir --- Page 224 ---
DES FIÈVRES
tombés ainsi dans le canal
broyés avec ses dents:
un pasintestinal, ils s'étaient fait insensiblement
à travers les intestins etles parties adjacentes,
sage
l'aine. L'homme qui est le sujet de
jusque dans
et dormait bien lorsque
cette observation,mangeait avait toujours bien
je le vis ; il assura aussi qu'il
de
ses fonctions depuis le commencement
rempli
resta dans Thôpital,iln'eut
T'accident, et tant qu'il
de fièvre que ceux que la suppurade symptômes occasiona. Je vis différentes fois
tion de la tumeur
tirés entiers de la tumeur
quelques-uns de ces OS
mon
inguinale, avec la plus grande dextérité, par
cherami M. François Duang, un des chirurgiens
par sa mort, a fait une perte
de cet hôpital 1, qui,
qu'il ne sera pas facile de réparer.
des fièL'usage des vomitifs, au commencement
aussi
qu'il est fréquent. Il n'est
vres, est
pernicieux
rende nécessaires,
qu'unes seule circonstance quiles
etc'est celle où l'estomac est rempli de mauvaises
d'où
quelquefois ces frissons
matières 1
procèdent
ordinaide la surface du corps, qui précèdent
les fièvres. Mais même alors il faut choisir
rement sont les moins irritans, et qui sont seuceux qui
commolement capables d'exciter une très-légère
tion dans les humeurs du corps. Trallian, dansles
traitemens des fièvres qui viennent d'indigestion,
fait
une seule fois mention des émétiques
ne
pas
mais il conseille de recourir uniou des purgatifs; boisson copieuse d'eau chaude 1
quement à une
précèdent
les fièvres. Mais même alors il faut choisir
rement sont les moins irritans, et qui sont seuceux qui
commolement capables d'exciter une très-légère
tion dans les humeurs du corps. Trallian, dansles
traitemens des fièvres qui viennent d'indigestion,
fait
une seule fois mention des émétiques
ne
pas
mais il conseille de recourir uniou des purgatifs; boisson copieuse d'eau chaude 1
quement à une --- Page 225 ---
DANS LEUR PRINCIPE.
les crudités. Je ne connais
pour cuire et chasser
ceux
de meilleur remède, ajoute-t-il, pour
pas
chaud,sont attaqués
d'un tempérament
Celse,
qui.étant
dues à la même cause.
s
de,fièvres éphémères
de l'eau chaude
le même cas, ne conseille que
pour
dissoudre une petite quantité
dans laquelle on fait
de sel.
ou moins
En général, commel la tête éprouve plus
de douleur dans toutes les fièvres,
de pesanteur ou
trop de précautions
nous ne pouvons pas apporter lequel le sang est
dans l'usage d'un remède par
avec tant de force et en si
poussé vers cette partie
reflux du sang est
grande quantité. En effet, ce
indubitablement produit par l'action des vomitifs.
douter avec raison, dit le judicieux
( On peut
constant des vomi-
(1), sil l'usage
> Wintringham
des fèvres, tel que
5 tifs dans le commencement
le
et les médecins modernes presoris Sydenham
plusieurs maux 9 à moins
> vent, n'entraine pas
la présence de mau-
> qu'il ne soit indiqué par
dans l'estomac. Car nous savons,
> vaises matières
nerfs etla
qui
distribution des
sympathie
> par la
différentes
du corps, que
> existe entre les
parties
de difféà vomir peut procéder
>) la disposition
de l'estomac
> rentes causes 2 outre Timpureté
si
venons de parler; et, en effet, ije
) dont nous
j'ai souvent vu survenir
2 ne me suis pas trompé,
(X) Comment. noso. a P. 123.
savons,
> vaises matières
nerfs etla
qui
distribution des
sympathie
> par la
différentes
du corps, que
> existe entre les
parties
de difféà vomir peut procéder
>) la disposition
de l'estomac
> rentes causes 2 outre Timpureté
si
venons de parler; et, en effet, ije
) dont nous
j'ai souvent vu survenir
2 ne me suis pas trompé,
(X) Comment. noso. a P. 123. --- Page 226 ---
DEs FIÈVRES
> dans les fièvres des symptômes fort
D qui attaquaient la téte
dangereux,
9 et qu'on ne pouvait
> tribuer qu'à l'opération d'un vomitif
at-
> trop ébranlé et
qui avait
trop surchargé le cerveau. >
Mais je crains qu'il ne soit aussi difficile de
détourner quelques personnes de l'usage de ce
remède violent, et quelquefois
de les déterminer à se soumettre dangereux, à
que
du régime, aussi facile
cette partie
que propre à procurer du
soulagement, dont nous avons parlé
et qui consiste à se mettre au lit aussitôt ci-dessus,
trouve indisposé. Les
qu'on se
affaires,ou des
d'une autre espèce, en ont empèché engagemens
prendre assez à temps cette
plusieurs de
précaution
mais rien n'y apporte un obstacle aussi nécessaire;
que l'opinion mal fondée où l'on est, fréquent
qu'elle est
plus propre à produire ou à augmenter la fièvre,
qu'à la diminuer ou à la faire cesser. J'ai
préjugé si profondément enraciné
vu ce
de quelques
dans l'esprit
personnes, qu'elles redoutaient
tant le lit dans le commencement
aud'une fièvre, 9
que l'application des vésicatoires dans un autre
temps, et cela par une raison aussi mauvaise dans
Tun que dans l'autre cas, parce qu'elles avaient vu
employer ces moyens sans succès, Mais il faut
considérer que les vésicatoires ont été souvent
appliqués infructueusement, uniquement
qu'on n'y a pas eu recours assez
parce
et que si l'autre moyen n'a
promptement;
pas procuré le plus --- Page 227 ---
DANS LEUR PRINCIPE.
attaquées de
grand avantage à plusieurs personnes
fièvre, c'est aussi parce qu'elles ont trop différé
de se mettre dans leur lit.
a été soutenu
Cependant ce préjugé dangereux
d'une autorité qui, à d'autres égards, mérite infiniment d'ètre respectée. Si les ouvrages de Sydenham, écrits originairement en latin, ont été
lecteur
il n'est pas moins vrai
utiles au
instruit,
tombant
que leurs traductions en langue vulgaire,
entre les mains des ignorans, ont pu, dans plus
dans l'erreur. Ce médecin s'est
d'un cas, jeter
de
formellement déclaré contre cette précaution
se mettre au lit dans le commencement et dans
tout autre temps des fièvres. e Il reste encore une
dit-il (1), dont il faut faire mention, que
> chose,
être
> jai trouvé, par une longue expérience,
d'une
utilité dans les fèvres. Elle consiste
>
grande
les
tenir le malade hors de son lit tous
jours,
> à
heures; ou, si sa
> au moins pendant quelques
> faiblesse ne le permet pas, à faire en sorte que
> sa tête soit élevée. Car, en faisant attention à
> l'effort considérable de la fièvre pour attaquer
> le cerveau, et à la disposition inflammatoire du
il m'a
qu'une telle
> sang qui l'accompagne,
paru
très-fort au malade, parce
> situation convenait
> qu'elle n'augmentait pas la chaleur de son corps,
le mouvement du sang vers
> et n'accélérait pas
(:) De Morb. acul.
en sorte que
> sa tête soit élevée. Car, en faisant attention à
> l'effort considérable de la fièvre pour attaquer
> le cerveau, et à la disposition inflammatoire du
il m'a
qu'une telle
> sang qui l'accompagne,
paru
très-fort au malade, parce
> situation convenait
> qu'elle n'augmentait pas la chaleur de son corps,
le mouvement du sang vers
> et n'accélérait pas
(:) De Morb. acul. --- Page 228 ---
D
DES FIèVRES
D le cerveau. D Sydenham nous dit même
s'est fait une règle constante de
qu'il
le commencement de toutes les fièvres pratique dans
de tenir
continues,
non-seulement ses malades hors
mais encore de leur laisser faire
du lit,
accoutumé, et respirer l'air
leur exercice
sans doute
extérieur. On pourra
régime
penser que c'est porter trop loin le
rafraichissant; cependant
sans de Sydenham,
quelques partiantagonistes zélés du
échauffant, qui était alors
régime
l'ont porté encore à un généralement en vogue,
même
plus haut degré, et ont
plongé dans le bain froid leurs malades
attaqués de la fièvre. Il n'est pas aisé de
miner quelle pratique fut plus
déterextravagante, de celle du docteur irrégulière ou plus
comme il nous l'apprend
Baynard, qui,
dans une rivière
lui-méme, se plongea
jusque par-dessus les oreilles,
pour guérir la fièvre dont il était
celle de Sydenham,
attaqué; ou de
effet,
qui, pour opérer le même
envoyait ses enfans et ses amis
extérieur,
respirer l'air
Lesprit d'opposition est fort différent de
prit de vérité. Dans le siècle de
l'escroyait
Sydenham, on
d'une presque généralement que la présence
matière vénéneuse ou maligne dans les
humeurs, était la cause immédiate de
fièvres,et qu'il fallait
quelques
expulser ce poison le plus
promptement de
qu'il était possible, par les
la peau, en excitant des sueurs continuelles pores
et
,
respirer l'air
Lesprit d'opposition est fort différent de
prit de vérité. Dans le siècle de
l'escroyait
Sydenham, on
d'une presque généralement que la présence
matière vénéneuse ou maligne dans les
humeurs, était la cause immédiate de
fièvres,et qu'il fallait
quelques
expulser ce poison le plus
promptement de
qu'il était possible, par les
la peau, en excitant des sueurs continuelles pores
et --- Page 229 ---
A
DANS LEUR PRINCIPE.
abondantes. En conséquence, les médecins s'efforçaient de les provoquer 7 en faisant prendre à
leurs malades les cordiaux les plus chauds, et en
les étouffant presque par le poids des couvertures.
Or,Sydenham.pour guérir cette folie épidémique
des médecins de son temps, publia le détail des
succès qu'il avait eus, en employant dans le traitement des fièvres des moyens opposés, c'est-àdire, le régime rafraichissant; mais, quoiqu'il eût
incontestablement raison de donner la prétérence
à cette méthode, il parait l'avoir portée à un
excès, qui, en effet, n'est pas moins dangereux,
à quelques égards, que ne l'est, à quelques autres,
le régime échauffant.
Au surplus, si la préférence que l'on doit accorder dans ces maladies, au régime rafraichissant
surle régimeéchauffant, ,est évidente par la théorie,
elle ne parait pas l'être autant par la pratique. On
regardera surtoutla réflexion queje faisici comme
juste et bien fondée 9 lorsqu'on considérera les
méthodes différentes et même opposées de traiter
les mêmes fièvres, quiont été mises en usage par
Sydenham et par Morton 2 et la bonne foi avec
laquelle chacun de ces illustres praticiens vante
sa méthode particulière, comme la plus sûre et
la plus heureuse. Au moins, Alphonse Borellus
parait n'en avoir adopté aucune, lorsqu'il nous dit
que les remedes dont on nse communément dans
les fièvres, sont fort douteux et fort incertains;
différentes et même opposées de traiter
les mêmes fièvres, quiont été mises en usage par
Sydenham et par Morton 2 et la bonne foi avec
laquelle chacun de ces illustres praticiens vante
sa méthode particulière, comme la plus sûre et
la plus heureuse. Au moins, Alphonse Borellus
parait n'en avoir adopté aucune, lorsqu'il nous dit
que les remedes dont on nse communément dans
les fièvres, sont fort douteux et fort incertains; --- Page 230 ---
-
DEs FIÈVRES
que les médecins les plus instruits et les
tingués par leur sagacité le confessaient: plus disgnéralement parlant, les fièvres étaient ainsi; que,
par leur propre
salutaires
nature, 2 de manière que
en étaient attaqués
ceux qui
pouvaient se rétablir
ment,soit que le médecin prescrivit
parfaiteou même sans prescrire
bien ou mal,
méthodes
aucun remède; que des
différentes, et même opposées, avaient
procuré du soulagement dans
la même
quelques fiévres de
niâtres espèce ; mais qu'ily en a d'autres si
et d'une si mauvaise nature
opimèdes qu'on met
1 que les requ'ils soient,
en usage 2 de quelque nature
sont inutiles ou nuisibles.
Il ne faut
rellus
cependant pas en conclure
Boa cru qu'on ne devait faire aucun choix que
remèdes à
dans
des
soin de
employer
ces cas : cet auteur a
prévenir une telle
D ajoute-t-il,
conséquence. a Je sais,
qu'au milieu d'une si
> rité, plusieurs remèdes
grande obscuont
> observations
acquis, d'après des
exactesetr réitérées, une
> méritée; que chaque
réputation
> riences nouvelles jour nous fournit des expéqui constatent leur
> et, par conséquent,
efficacité; ;
> ployer avec
que nous pouvons les em-
> et la
assurance, pourvu que la prudence
circonspection président à
> en ferons. >
l'usage que nous
Cettej prudence'et cette
mandées, doivent être le circonspection ici recomespèce de
résultat et l'effet de cette
connaissance médicale, 3 qu'ou ne peut
> riences nouvelles jour nous fournit des expéqui constatent leur
> et, par conséquent,
efficacité; ;
> ployer avec
que nous pouvons les em-
> et la
assurance, pourvu que la prudence
circonspection président à
> en ferons. >
l'usage que nous
Cettej prudence'et cette
mandées, doivent être le circonspection ici recomespèce de
résultat et l'effet de cette
connaissance médicale, 3 qu'ou ne peut --- Page 231 ---
DANS LEUR PRINCIPE.
une étude et une application
obtenir que par
T'expéconstante. Car, sans cette connaissance, même
infidèle 2 et qui peut
rience est un guide
différens symptômes de la
nous tromper 3 lorsque
dans différentes permême maladie se rencontrent
à différens
ou dans la même personne,
sonnes 1
lni-méme, qui se fiait beaucoup
temps. Sydenham avoue (1) qu'il a rencontré cerà Texpérience 1
différaient tellement d'ellestaines fièvres qui
la méthode
dans différentes saisons , que
mêmes
de l'année,
qui les guérissait au commencement mais encore
était, à la fin, sonseulemeatinutle,
nuisible.
toutes les lumières que l'on
Par conséquent,
sont nécessaires 2 et à
peut tirer de la science s
état le
mettre en
praticien
peine suffisantes, 2 pour sainement, et avec précision,
de juger
expérimenté
semblables. Le médecin, 9
dans ces cas et d'autres
prescrit des remèdes d'aprèsl'exainsi éclairé , qui
agit aussi-bien qu'il est possible, parce
périence,
est appuyée sur le double fondeque sa conduite et de l'observation, ce qui disment de la science
du vain empirique; et qu'il
tingue le vrai médecin
instruit de la théorie de
a souvent vu, étant bien
convenablement
sa profession, que cette théorie, sàrement dans
appliquée à la pratique, procède
-
ses opérations.
(*) De Morb. acul., sect. I, cap. 2.
qui
agit aussi-bien qu'il est possible, parce
périence,
est appuyée sur le double fondeque sa conduite et de l'observation, ce qui disment de la science
du vain empirique; et qu'il
tingue le vrai médecin
instruit de la théorie de
a souvent vu, étant bien
convenablement
sa profession, que cette théorie, sàrement dans
appliquée à la pratique, procède
-
ses opérations.
(*) De Morb. acul., sect. I, cap. 2. --- Page 232 ---
DES FIÈVRES
remèdes différens, et même opA propos des
dans
un égal soulagement
posés 7 qui procurent
me rappelle une
les fièvres de la même espéce,je
qui mérite peut-etre quelidée de Van-Helmont,
le corps
qu'attention. Il nous dit (1), que lorsque
d'une fièvre, on fait tous ses efforts
est attaqué
excitée ; que le mal
chasser la cause quil'a
pour
si l'on peut une fois produire un tel
est déraciné,
échauffans, ou rafraichissans,
effet par les remèdes
indifférent à la
et qu'il est tout-à-fait
ou tempérés;
En effet, il
moyens on l'opère.
nature par quels
queles deux
n'est pas contre toute vraisemblance,
régimes,mfraichiseants et échauffant, ne puissent,
égales par les différens.
en excitant des évacuations
à la fin
émonctoires du corps, être accompagnées
ne puisse pas les emdu même succès, quoiqu'on dans la pratique; d'auployeravect une égale sûreté
manière
ces évacuations, de quelque
tant plus que
sont capables de dimiqu'elles soient procurées ,
distension dans les
nuer cette plénitude et cette
lesquelles tous les symptômes
parties vitales, par
une sueur
fébriles sont occasionés. Par conséquent,
les
provoquée par
universelle 1 imprudemment
de Morton,
cordiaux échauffans, selon la méthode
fièvre
rafraichir le malade et faire cesser sa
peut
les saignées réitérées, les
aussi efficacemept que
qui sont repurgations et le régime tempérant,
(*) De Morb. acul. 1 page 741.
quelles tous les symptômes
parties vitales, par
une sueur
fébriles sont occasionés. Par conséquent,
les
provoquée par
universelle 1 imprudemment
de Morton,
cordiaux échauffans, selon la méthode
fièvre
rafraichir le malade et faire cesser sa
peut
les saignées réitérées, les
aussi efficacemept que
qui sont repurgations et le régime tempérant,
(*) De Morb. acul. 1 page 741. --- Page 233 ---
DANS LEUR PRINCIPE.
Sydenham dans le même cas ; et
commandés par
suffisante
je crois que nous en avons une preuve
nous
même de ce médecin, qui
dans la pratique
fièvre
par
dit qu'il a guéri la même
pestilentielle
copieuses et rêtérées, chez ceux qui
les saignées les laisser faire ; et par des moyens
ont voulu se
fortifiant et
c'est-à-dire, par un régime
opposés,
échauffans, chez ceux qui n'ont
les sudorifiques à la saiguée. Mais ce qu'il y a surtout
pas consenti
cette dernière
de remarquable 9 c'est qu'il appelle
à tous
et complète
manière de traiter $ parfaite
égards.
conseil que nous avons donné
Mais revenonsau
les malades dans leur lit 3 au commende mettre
cement des fièvres.
l'économie animale
Une légère connaissance de
de T'état du
fèvre commence. 2
et
corps,lorsqu'ane
nous convaincre que la pratique que
suffit pour
loin d'enflammer le sang et
nous conseillons 7
un des
d'augmenter lai fièvre, est, au contraire,
plus sûrs moyens pour prévenir ces mauvais effets;
le malade se met au lit, ou durant le froid et
car
la chaleur et
le frisson, ou aussitôt après, 7 lorsque
l'anxiété ordinaires lui ont succédé. Dans le preles couvertures du lit, qui ne doivent
mier cas 9
l'augmenjamais être trop pesantes, empècheront défendant
tation ou la continuation du frisson, en
de l'air environla surface du corpsdelimpresion
préviendront l'augnant; et,) par conséquentyelles
ade se met au lit, ou durant le froid et
car
la chaleur et
le frisson, ou aussitôt après, 7 lorsque
l'anxiété ordinaires lui ont succédé. Dans le preles couvertures du lit, qui ne doivent
mier cas 9
l'augmenjamais être trop pesantes, empècheront défendant
tation ou la continuation du frisson, en
de l'air environla surface du corpsdelimpresion
préviendront l'augnant; et,) par conséquentyelles --- Page 234 ---
Drs FIÈVRES
de la chaleur qui
mentation ou la continuation
doit suivre, et qui est constamment en propor- chaleur
Dans le dernier cas 9 la
tion du frisson.
jointe à la situation du
modérée des couvertures, couché surle dos, tend,
malade qui doit se tenir
à ouvrir la voie par
en relâchant tout le corps,
douces
des sueurs
laquelle doit se faire Téruption
considéqui diminuent toujours
et universelles, chaleur fébrile : en sorte que cette
rablement la
si bien avec les lois de la
pratique, qui cadre
plus
nature; et qui est avouée par Hippoerate,le plus au
observateur de la nature, appartient
J'ai
sage rafraichissant qu'au régime échauffant.
régime
personnes qui 9 ne la suivant
counu plusieurs
se sont
une extrême répugnance,
d'abord qu'avec
avec elle aussitôt après
parfaitement réconciliées universelles; et qui, bien
l'éruption de ces sueurs
leur chaconvaincues de son avantage 7 parce que instant,
leur malaise diminuaient à chaque
leur et
rester dans leur lit aussi
ont consenti avec plaisirà
de les y retenir.
long-temps qu'on a jugé à propos
la méthode que j'expose ici 9
Je ne dis pas que succès. On n'a point encore
suivie du
sera toujours
de la fièvre ou de toute
trouvé, 1 pour la guérison
réussissent consautre maladie, des moyens qui
l'on n'en trouvera jamais; ce qui peut
tamment, et
causes ignorées 7 dont quelprocéder de diverses
encore être
ne pourraient peuteêtre pas
ques-unes
qu'on parvint à les condétruites 2 en supposant
9
Je ne dis pas que succès. On n'a point encore
suivie du
sera toujours
de la fièvre ou de toute
trouvé, 1 pour la guérison
réussissent consautre maladie, des moyens qui
l'on n'en trouvera jamais; ce qui peut
tamment, et
causes ignorées 7 dont quelprocéder de diverses
encore être
ne pourraient peuteêtre pas
ques-unes
qu'on parvint à les condétruites 2 en supposant --- Page 235 ---
DANS LEUR PRINCIPE,
le présent cas d'une
naitre. Prenons pour exemple frisson ordinaire ou
fièvre qui commence avec le
raison
le spasme des parties externes. Lorsqu'à
des
d'une faiblesse particulière dans quelqu'une
faiblesse naturelle ou occasionée
parties vitales, 2
la violence
quelqu'accident, 9 ou lorsque, 1 par
par frisson ou de ce spasme, le sang est refoulé
de ce
, avec tant de force, 9
de la surface vers ces parties détruit leur ton et
qu'il
ou en si grande quantité,
doit s'ensuivre
leur élasticité, l'effet nécessaire qui de leurs vaisest ou une rupture de quelques-uns du
dans ces vaisseaux, ou une stagnation
sang
et l'un et l'autre cas sont certainement
seaux (1),
accidens sont extrèmement rares;
mortels. Mais ces
recommandable la mérendre vraiment
et, pour
il suffit, je crois, de dire qu'une
thode proposée,
réusobservation longue et exacte a prouvé qu'elle
la
partie des cas, et qu'elle
sissait dans plus grande
ni d'aucun
d'aucun danger,
n'est accompagnée
elle résulte entièreinconvénient ; car, en effet,
de tous les mément de ces moyens qui, de l'aveu
nou-seulement innocens, mais encore
decins,sont
de toutes
utiles et nécessaires au commencement
interdum incipiente febris acces-
(*) Moritur autem aliquis
partium inflamationes.-
sione 1 per mortiferas internarum naturae calido; tumque refrigeOppresso intis 2 prafocatoque pulsus vermicularis fie 2 totusve
ratus ager non recalescit > oppressus somino 2 exanimaturdeficil, ipseque aeger, profundo
Lomm. Obs., pag. 41.
2. --- Page 236 ---
-
DEs FIÈVRES DANS LEUR PRINCIPE,
T'abstinence et
savoir, T'évacuation,
les fièvres,
le repos.
une ; mais, par cette raiLa vérité est toujours
négligée et méson-là même, elle est quelquefois nécessaire de donner
Par conséquent, il est
prisée.
la confiance dans cette méthode 1
au malade de
qu'elle en favotandis quilla met en usage 1 parce
dois l'averle succès;etje
risera cousidérablement donner accès dans son
tir encore de ne jamais
dont sont préoccuesprità cette pensée ridicule, s'imaginent follepées plusieurs personnes 1 qui de la fièvre, elles
ment que si elles sont attaquées telle
abat
certainement. Une
pensée
en mourront
et elle peut aflaiblir les
singulièrement les esprits;
absolument
forces du corps, au point de le mettre dontilaurait
hors d'état de résister à une maladie, Voilà sans doute
été d'ailleurs facile de triompher.
et
les sots présages de quelques-uns,
pourquoi
insensées, se sont trouvés vérifiés
leurs craintes
dans certains cas.
a
ées telle
abat
certainement. Une
pensée
en mourront
et elle peut aflaiblir les
singulièrement les esprits;
absolument
forces du corps, au point de le mettre dontilaurait
hors d'état de résister à une maladie, Voilà sans doute
été d'ailleurs facile de triompher.
et
les sots présages de quelques-uns,
pourquoi
insensées, se sont trouvés vérifiés
leurs craintes
dans certains cas.
a --- Page 237 ---
SECONDE PARTIE.
Des Fièyres dans leur état.
Amnis avoir ainsi proposé briévement une mé
thode sûre et facile de prévenir T'angmentation ou
des fièvres commençantes,. je vais
la continuation
réflexions touchant leur état.
hasarder quelques
Mon intention n'est pas de présenter quelque nouvellehypothèse, ou de faire revivre les anciennes;
mais, en m'en tenant au plan que j'ai suivijusqu'à
l'observation claire et raisonnée sera le
présent,
mes idées.
seul fondement sur lequel j'appuierai
trop négligé cette vieille manière
On a beaucoup
sur les objets de médecine, 9 pour
de philosopher
faire place aux nouveantés aussi spécieuses que
aux songes des chimistes et aux
dangereuses 9
mensonges des empiriques.
Si les symptômes fébriles, ci-dessus mentionnés,
continuent au-delà du troisieme ou du quatrième
sans aucun abattement, ou avec un abatjour,
doit se consitement - léger, la personne indisposée
dérer comme environnée de plusieurs dangers, et
le secours d'un médecin
implorer promptement nécessaires pour les lui faire évidoué des qualités
ter. La nature, l'érudition et l'observation doivent
avoir concouru à former ce médecin; ; mais, malgré
15.. --- Page 238 ---
DEs FIèvRES
ces avantages 9 lorsqu'il sera appelé dans
avancé de la maladie, il
l'état
sera
rassé pour se déterminer à
quelquefois embarméthode de
employer telle ou telle
traitement; ; et peut-être aussi
trouvera plus facile,
qu'il
de la concevoir
lorsqu'il en aura préféré une,
en luiameme, que de
quer aux autres les motifs de
communicette raison
son choix. C'est par
que nous sommes souvent
dans nos espérances de succès,
trompés
ployé des médicamens
2 après avoir emcélèbres
que quelques
(r) ont
praticiens
vantés, 9 et dont ils ont
ment éprouvé l'efficacité dans des
probableceux que nous rencontrons
cas semblables à
étant ainsi
; et nos espérances
trompées, nous perdons une
cette haute estime que nous avions
partie de
d'abord
pour eux en lisantleurs
conçue
ouvrages, au
que nous sommes portés à
point même
titude, pour ne
dire soupçonner leur exacpas
leur bonne
l'histoire qu'ils nous ontlaissée
foi, daus
de
Ce défaut de succès dans les
quelques fièvres.
a quelquefois décidé
prescriptions de l'art,
les remèdes des
quelques personnes à essayer
empiriques. Ces
dans leur
remèdes, violens
opération, ont pu quelquefois,
par les
(1) Non omnibus aegris eaden auzilia
incidit, ut alia aique alia summi authores conveniunt; ex quo
taverint, prout cuique cesserunt.
7 quasi sola, vendinon respondet, , non tanti puture Opportet itaque , ubi aliquid
experiri aliud atque aliud ; sic tamen authorem quanti agrum 3 et
quod nilil prodest. Cels. de
ut in acutis citô mutetur
Med., pag. II2.
(1) Non omnibus aegris eaden auzilia
incidit, ut alia aique alia summi authores conveniunt; ex quo
taverint, prout cuique cesserunt.
7 quasi sola, vendinon respondet, , non tanti puture Opportet itaque , ubi aliquid
experiri aliud atque aliud ; sic tamen authorem quanti agrum 3 et
quod nilil prodest. Cels. de
ut in acutis citô mutetur
Med., pag. II2. --- Page 239 ---
DANS LEUR ÉTAT.
secousses qu'ils donnent à la nature, opérer une
guérison, et le vulgaire ignorant ne manque jamais
de la célébrer ; mais, pour les désastres plus fréquens qu'on sait avec certitude qu'ils ont occasionés, et les morts multipliées dont ils sont la
cause, on en entend rarement parler.
A cette occasion, je parlerai d'une poudre contre
la fièvre, qui est inventée depuis peu, et qui est
très-accréditée parmi le peuple. J'ai été quelquefois, sans le chercher, témoin de ses effets 7 inutiles ou dangereux, et je ne me ressouviens pas
d'avoir vu , après plusieurs essais, une preuve satisfaisante de son efficacité dans le traitement de
cette maladie, contre laquelle on prétend qu'elle
est un spécifique sûr. Quant aux faits publiés par
son inventeur, et qu'il a donnés comme autant de
titresqui prouvent sa vertu fébrifage,je doisavouer
qu'après les avoir lus avec soin, et les avoir supposés fidèlement rapportés ,je soupconne encore,
que le rétablissement spontané des malades, qui
durent leur salut à la force de la nature, a été
souvent attribué - au remède administré, quoiqu'il
ne fût pas vraisemblable qu'il eût produit un tel
effet, ou, pour mieux dire, quoiqu'il eût été probablement capable de produire un effet contraire,
si la force des malades n'eût pas été suffisante pour
résister à la violence de son opération : semblable
en cela au remède bizarre du fameux cqcher dont
parle Eraste, qui entreprit de guérir toutes les --- Page 240 ---
Des FIÈVRES
de sel, dissoute dans un
fièvres avec une poignée
faisait vomir les
verre de vin,ce qui purgeait et
malades avec une grande violence. Par ce moyen,
mais il faisait
dit-il, il en guérissait quelques-uns;
de mal à plusieurs autres qui n'avaient
beaucoup
assez de forces pour supporter son opération,
pas
coururent risque de perdre la vie.
et qui même
nombre
Au milieu des difficultés sans
quiaccomdes fèvres parvenues à leur
pagnent le traitement
lorsétat, il y a deux maximes générales 9 qui,
bien
donnent au médecin
qu'elles sont
comprises de l'éclairer sur le sujet
des lumières bien capables
Voici la première (I): c'est la nalure qui
présent. maladies. Voici la seconde (2): les fièvres
guérit les
sont les instrumens de leur propre guérison.
Parla première, nous apprenons que, quoique
contribue et serve à la guérison
l'art du médecin
les forces du corps,
des maladies, en augmentant
les
ssontlangnitantes.one en réprimant,
lorsqu'elles
et trop actives, ou
lorsqu'elles sont trop grandes
d'agir
les obstacles quiles empèchent
en éloignant
;
cette
convenablement et régulièrement; cependant
des maladies est opérée immédiatement
guérison
les forces mêmes de la nature,
et effectivement par
a qu'elles seules qui puissent
d'autant plus qu'iln'y
cette coustitution
rendre réellementaux humeurs
(1) Hippoc.
(2) Cels.
et trop actives, ou
lorsqu'elles sont trop grandes
d'agir
les obstacles quiles empèchent
en éloignant
;
cette
convenablement et régulièrement; cependant
des maladies est opérée immédiatement
guérison
les forces mêmes de la nature,
et effectivement par
a qu'elles seules qui puissent
d'autant plus qu'iln'y
cette coustitution
rendre réellementaux humeurs
(1) Hippoc.
(2) Cels. --- Page 241 ---
DANS LEUR ÉTAT.
circulation égale dont dépend la santé. Il
et cette
comme de l'usage qui a donné
en est, à cet égard,
de
les différens noms digesaux différens topiques
à raison de leurs
tifs, suppuratifs et incarnatifs, les blessures et les
différens effets supposés sur
ulcères. Or, il est certain que,strictement parlant,
c'est
dire de ces médicamens,
tout ce qu'on peut
obstacles
qu'ils aident à éloigner certains
quis'opconvenable des humeurs
posent à la circulation
Mais,
dans les parties affectées et leurs environs.
obstacles levés, les forces vitales rétablissent
ces
la circulation , et, par conséquent, 2
de nouveau
efficiente des différens
elles sont la seule cause
effets salulaires qui sont produits dans ces parties.
la
Par l'autre maxime 9 nous apprenons que
méthode de guérir une fièvre, consiste à
véritable
que ce qui
n'éteindre du feu qui l'accompagne
la destruction du malade (1),
tend évidemmentà
exister autant qu'il
ayant soin d'en laisser encore
convenable,
faut
devenir, dans le temps
en
pour
détruira entièrement la maladie ;
Tinstrument qui
de chaleur surnatucar il faut un certain degré
et les mettre
relle pour stimuler les forces vitales,
état de déraciner par degrés les obstrucpar-là en
obsistas membrun emoritur; si contra quid
6r) Si calori
spiritds pugnantis
medici moliuntur, non est animus extinguere Shelam. defeb. 7
fervorem, sed moderari. Campanell. apud
pag. 7-
entièrement la maladie ;
Tinstrument qui
de chaleur surnatucar il faut un certain degré
et les mettre
relle pour stimuler les forces vitales,
état de déraciner par degrés les obstrucpar-là en
obsistas membrun emoritur; si contra quid
6r) Si calori
spiritds pugnantis
medici moliuntur, non est animus extinguere Shelam. defeb. 7
fervorem, sed moderari. Campanell. apud
pag. 7- --- Page 242 ---
-
DEs FIÈVRES
tions qui sont la cause de la fièvre. Voilà
il faut, dans les fièvres
pourquoi
nerveuses 9 stimuler les
forces avant de pouvoir les guérir (1); et même
dans les fièvres fortes et inflammatoires les évacuations et le régime rafraichissant sont 7 à
sur pernicieux, Si onles porte au-delà d'un certain coup
degré. Ainsi, de cette question qui a excité tant
de disputes parmi les médecins et
exercé leur
qui a tant
plume, savoir. si le régime rafratchissant ou le régime échauffant est préférable
dans ces maladies, il en est résulté peu d'avantage pour la médecine elle-mème; car ni le régime rafraichissant ni le régime échauffant ne
convient dans toutes les fiévres,et chacun
mal
d'eux,
appliqué, est sans contredit trés-nuisible.Dans
chaque fièvre, il y a un effort continuel de la nature pour détruire les obstructions des plus petits
vaisseaux, et c'est cet effort qu'un médecin habile
cherche à favoriser, tantôt en augmentant la fièvre,
et tantôt en la diminuant, Les forces contractiles
du coeur et des artères doivent aussi
tonjours être
entretenues libres et vigoureuses; effet que l'on
opère aussi efficacement, dans quelques
les évacuations et la méthode
cas, par
dans d'autres , par le régime ratrsichitsante,que, et les médicamens
échauffans; car, s'il est certain qu'un mouvement
(r) Sed est circumspecti quoquéhominis et novare
et febres accendere. Cels. de
morbum d
Med., pag. x36.
et des artères doivent aussi
tonjours être
entretenues libres et vigoureuses; effet que l'on
opère aussi efficacement, dans quelques
les évacuations et la méthode
cas, par
dans d'autres , par le régime ratrsichitsante,que, et les médicamens
échauffans; car, s'il est certain qu'un mouvement
(r) Sed est circumspecti quoquéhominis et novare
et febres accendere. Cels. de
morbum d
Med., pag. x36. --- Page 243 ---
K
DANS LEUR ÉTAT.
des humeurs augmente les
trop vif et trop rapide
il ne l'est pas
obstructions des petits vaisseaux 9
lanleur mouvement trop lent et trop
moins que
les détruire; et, comme
guissant ne suffit pas pour
rafraichissaute enles évacuations et la méthode
accable le
lèvent une partie de la surcharge qui
et les artères, il est évident qu'ils doivent,
coeur
ajouter à la liberté et
dans la même proportion,
de leur action ; ce qui explique pourà la vigueur
la suppuration
quoi l'on a vu la saignée provoquer
avoir emdans quelques tumeurs externes, après
Cette
ployé sans succès les topiques ordinaires.
maxime, de faire servir la maladie à sa propre
convient dans les fièvres de toute esguérison, dans toutes les saisons de l'année, dans tous
pèce, et dans toutes les constitutions. Ainsi,
les ages
indication
dans la fièvre varioleuse 2 la principale
dans le traitement parait être de favoriser l'éruption et la suppuration des pustules 3 qui, lorsque
la fièvre s'allume trop,se font aussi heureusement
la saignée et le régime rafraichissant, que par
par
échauffant et les remèdes cordiaux,
le régime
Jorsque la fièvre est trop petite.
Cest ainsi que je conçois que la nature guérit
les maladies,et que les fièvres sontles instrumens
de leur propre guérison ; et comme tout cela
principalement par les parties solides, la
s'opère véritable méthode de traiterles fièvresp parait consister plutôt à rectifier les mouvemens de ces parties, --- Page 244 ---
DES FIÈVRES
du sang ou
corriger telle ou telle intempérie
qu'à
elle existe, est plus prodes humeurs, qui,quand la cause de ces maladies.
bablement T'effet que
expériences, les
Nous voyons bien, par plusieurs médicamens,
changemens quel produisent atquelques humain, ou à d'aulorsqu'ils sont mélés au sang
dans
humeurs sorties du corps et stagnantes
tres
mais nous ne pouvons pas en condes vaisseaux,
soient semclure avec raison que ces changemens les mêmes
blables à ceux qui arrivent, lorsque et mélés
médicamens sont reçus dans l'estomac, Eten effet,
auxhumeurs: agitées par la circulation. remèdes
observé que les meilleurs
on a souvent
de nos sucs, sont les subscontre la putréfaction
ont tle plus de dispotances qui, par elles-mèmes,
au lieu que quelques-uns
sition à se putréfier, vantés paraissent, d'après
desantiseptiques' les plus
putréfaction plutôt
certaines sexpérience,exciterla Le docteur Lind, en parlant
que de la retarder.
est portée au plus
du scorbut, où la putréfaction
la vie puisse continuer,
haut degré avec lequel
qu'on pût
observé (1) qu'il n'est pas probable
a
même on serait assez heureux
le guérir, quand
le plus puissant de
pour trouver Y'antiseptique le corps, après la
la nature; et que cependant son secours aussi
être conservé par
mort, pourrait
momie d'Egypte. & On guérit
long-temps qu'une
0)Ser le scorbut, pag. 240.
où la putréfaction
la vie puisse continuer,
haut degré avec lequel
qu'on pût
observé (1) qu'il n'est pas probable
a
même on serait assez heureux
le guérir, quand
le plus puissant de
pour trouver Y'antiseptique le corps, après la
la nature; et que cependant son secours aussi
être conservé par
mort, pourrait
momie d'Egypte. & On guérit
long-temps qu'une
0)Ser le scorbut, pag. 240. --- Page 245 ---
A
DANS LEUR ÉTAT.
les
scorbuts très-pu-
> tous
jours, ajoute-t-il,des
> trides avec les substances qui, hors du corps,
en
de temps, savoir : les
> se putrefient
peu
marin.
> bouillons de chou et de soldanelle ou chou
à l'air, ont un forte dis-
> Ces végétaux, exposés
à la
et
qu'ils se
>
position
putréfaction, peut-être
toute autre
> putréfient plus promptement que
tirée du même règne. Ces faits sont
3 substance
nes'aceordentp pasavec
> incontesables.quoigeals
p la théorie de quelques modernes. >
D'un autre côté, il est très-probable que l'effet
premier etle plusefficace des médica mens internes,
particulièrement dans les maladiesaigues, se borne
aux premières voies , d'oàil se communique 2 par
la sympathie des parties 2 à tout le reste du corps.
a Ilya des médicamens, dit Fréderic Hoffman(1),
aussitôt
touchent l'estomac, maniD qui,
qu'ils
leur efficacité dans les parties éloignées.
> festent
> Tel est le nitre 1 qui tient le premier rang parmi
> les antispasmodiques ; car 9 quoiqu'on n'en
quantité dans une fièvre
D prenne qu'une petite
dans
cas inflammatoires, il excite
> ou
quelques
un sentiment de fraicheur par tout le
> aussitôt
le premier des remèdes calD corps; et l'opium,
> mans,. pris à la dose d'un demi-grain I 2 seul
fait dans l'ins-
> ou mêlé avec dautressubstances,
D tant même cesser la douleur etinvite eau sommeil.
(*) Med. rational. tom. 4:
'en
quantité dans une fièvre
D prenne qu'une petite
dans
cas inflammatoires, il excite
> ou
quelques
un sentiment de fraicheur par tout le
> aussitôt
le premier des remèdes calD corps; et l'opium,
> mans,. pris à la dose d'un demi-grain I 2 seul
fait dans l'ins-
> ou mêlé avec dautressubstances,
D tant même cesser la douleur etinvite eau sommeil.
(*) Med. rational. tom. 4: --- Page 246 ---
DEs FIÈVRES
> Enfin, si l'on donne un fort styptique dans
> trop grand relàchement des fibres,
un
D d'un flux de sang ou d'humeurs accompagné
séreuses, il
> produit, tandis qu'il est encore dans
a une constriction
l'estomac,
remarquable dans les
> les plus éloignées. >
parties
A ces exemples qui sont bien connus, je
rais en ajouter plusieurs autres qui ne le sont pourmoins. En voici cependant
pas
un, dont tje ferai encore
mention, qui n'est peut-être pas si sensible : il
s'agit de la méthode de guérir les fièvres ardentes
avec les boissons d'eau froide, méthode qui a été
tant vantée par les anciens médecins et
a abandonnée depuis
qu'on
long-temps, L'effet immédiat
de ce remède est une douce constriction de l'estomac, causée par la fraicheuractuelle de l'eau, qui,
en stimulant cet intestin sur lequel il agit immédiatement, et les autres parties par sympathie,
excite fréquemment des évacuations considérables
par le vomissement, , les sueurs ou les selles; car
je considère l'eau froide, dans son usage tant interne qu'externe 2 sous le même point de vue
qu'un remède topique, qui rend aux parties du
corps leur ton et leur élasticité
-
que la chaleur et les autres accidens requise de 9 qualité
altérent
ces fièvres
considérablement. Mais ce que je viens
de dire sur cette partie de la pratique des Anciens,
me fournit présentement l'occasion d'en parler
plus amplement,
urs ou les selles; car
je considère l'eau froide, dans son usage tant interne qu'externe 2 sous le même point de vue
qu'un remède topique, qui rend aux parties du
corps leur ton et leur élasticité
-
que la chaleur et les autres accidens requise de 9 qualité
altérent
ces fièvres
considérablement. Mais ce que je viens
de dire sur cette partie de la pratique des Anciens,
me fournit présentement l'occasion d'en parler
plus amplement, --- Page 247 ---
DANS LEUR ÉTAT,
J'ai déjà observé qu'une fièvre est le propre insil faut
trument de sa guérison ; par conséquent,
selon l'exigence du cas
l'abaisser ou l'augmenter
présent, et il n'y a qu'un médecin adroit et expérimenté qui soit en état d'en juger. Jen'entreprenles remèdes particuliers dont on
drai pas d'assigner
l'un ou l'autre de
doit faire usage pour produire
l'on n'en trouve déjà que trop
ces effets, parce que
dans la plupart des auteurs qui ont écrit sur ce
sujet. Mais j'oserai assurer, en général, que le vin
administré, lorsque les forces vitales
prudemment
trèsont besoin d'être ranimées, est un restaurant
sûr et très-agréable. e Je ne dirai pas, avec Ascléla puissance des dieux égale à peine
> piade, que
douter
> Putilité du vin; mais personne ne peut
d'une utilité merveilleuse, nona qu'il ne soit
dans la médans la vie,mais encore
> seulement vins blancs du Rhin et de France
> decine. Les
boisson excellente dans
> avec de l'eau, font une
espèces de fièvres; le bon cidre ne
> différentes
est
inférieur. Le vin rouge un peu
> leur
guère
vieux est un bon julep cordial et astringent (1).* >
>
lui-même, si prévenu en faveur du
Sydenham
à ses
régime rafraichissant, a quelquefois permis
de fièvres, de boire une tasse de
malades attaqués
vin de Canarie; et Boërhaave, ainsi que Vanrecommandent le vin comme le meilleur
Swieten,
(*) Huxham, Essai sur les Fièvres, P. 174.
peu
> leur
guère
vieux est un bon julep cordial et astringent (1).* >
>
lui-même, si prévenu en faveur du
Sydenham
à ses
régime rafraichissant, a quelquefois permis
de fièvres, de boire une tasse de
malades attaqués
vin de Canarie; et Boërhaave, ainsi que Vanrecommandent le vin comme le meilleur
Swieten,
(*) Huxham, Essai sur les Fièvres, P. 174. --- Page 248 ---
DEs FIEVRES
remède contre la faiblesse, même dans les fièvres
qui sont accompagnées de soif. J.
Pringle nous
apprend aussi (1), qu'il a éprouvé les bons effets
du vin dans les cas où la langue était sale et sèche;
que l'indication la plus sûre pour donner le
se tire de la longueur de la maladie, de la vin, langueur,de la prostration des forces,et de la lenteur
ainsi que de la faiblesse de la voix;
jamais être absolument
qu'on ne peut
certain de ses
ce
qu'à
qu'on les ait essayés;
effets, jusdes cas de cette
qu'il a vu, dans
espèce, des exemples
de la force de
singuliers
l'instinct, au point que
le vin devait procurer du bien, les malades lorsque l'avalaient avec avidité, et en
redemandaient, au lieu
qu'ils ne témoignaient que de l'indifférence ou de
l'aversion pour cette liqueur, lorsqu'elle devait
les échauffer ou exciter le délire; en un mot,
l'appétit du malade est quelquefois la meilleure que
boussole que le inédecin puisse suivre
déterminer la quantité nécessaire. La pour en
ces observations m'a souvent été
vérité de
des fièvres
confirmée dans
dangereuses, où j'ai vu cette
vraiment cordiale, entretenir les forces, liqueur,
ce que la nature, après un combat de jusqu'à
semaines, triomphât entièrement de la quelques maladie:
Néanmoins, il faut apporter, dans l'usage
en permettra, toute la circonspection
qu'on
nécessaire;
(*) Maladies des armées. --- Page 249 ---
DANS LEUR ÉTAT.
23g
et il serait à souhaiter qu'on voulût établir parmi
nous l'ancienne coutume que suivaient, à cet
égard, les Locriens, qui, comme dit Elien, voulaient que les vins destinés aux personnes en
bonne santé fussent débités dans les tavernes;
mais que ceux qui étaient destinés aux malades,
ne fussent vendus que dans les boutiques des
pharmaciens, défendant aussi, sous peine de
mort, qu'on en donnât aux derniers, à l'insu
des médecins.
Je ne puis pas dire, d'après l'expérience, 1 que
les boissons d'eau froide soient un moyen aussi
sûr et aussi efficace pour rafraichir le corps dans
les fièvres ardentes, que l'est le vin pour provoune chaleur salutaire, dans les fièvres d'un
quer
des
caractère opposé. Mais comme quelques-uns
plus sages médecins, parmi les Anciens, ont prononcé affirmativement sur l'efficacité de l'eau
froide s le lecteur ne sera sans doute pas fàché de
trouver ici quelques réflexions concernant son
usage dans ces maladies; ; et pour empêcher toute
prévention en faveur de ce remède, qui pourrait
naître de l'autorité et de la pratique ancienne, je
commencerai par mettre sous les yeux les plus
fortes objections qui aient été faites contre lui,
et qui me paraissent renfermées dans le passage
suivant du savant et illustre médecin le baron VanSwieten.
ide s le lecteur ne sera sans doute pas fàché de
trouver ici quelques réflexions concernant son
usage dans ces maladies; ; et pour empêcher toute
prévention en faveur de ce remède, qui pourrait
naître de l'autorité et de la pratique ancienne, je
commencerai par mettre sous les yeux les plus
fortes objections qui aient été faites contre lui,
et qui me paraissent renfermées dans le passage
suivant du savant et illustre médecin le baron VanSwieten. --- Page 250 ---
DES FIÈVRES
la boisson froide
( Il est vrai, dit-il (1), que
et soulage les malades attaqués
2 plait beaucoup mais il est aussi constant, par pluD de la fièvre ;
n'est pas exempte
> sieurs observations 7 qu'elle si l'on considère que la
En effet,
D de danger.
surtout lorsqu'on la prend en
> boisson froide, occasionne, en passant à traD grande quantité,
dans les
- une constriction
D vers T'oesophage
et du diavaisseaux adjacens des intercostaux
>
et ensuite qu'elle peut, lorsqu'elle
2) phragme,
nuire beaucoup par sa
dans l'estomac, s
D tombe
touche à cet organe, à la
s fraicheur au foie qui
en sont si
et au sinus veineux, qui
D veine-cave
le
humain jeté dans l'eau
sang
3 voisins, puisque aussitôt; si, dis-je, on consi9) froide se coagule
évidemment pourquoi
> dère tout cela , on verra condamnée comme
la boisson froide doit être
D
Car si lair froid qui frappe subi-
> dangereuse.
échauffé est tellement perni-
> tement un corps
tuait plus de
que Sydenham a cru qu'il
> cieux;
la famine et la peste, quels
> monde que Tépée,
craindre de la boisson
ne devons-nous pas
>) maux
eaux parties internes
D
iedhranldueedsrp-ues
ainsi dire,emsont, pour
'
du corps, lorsqu'elles chaleur de la fièvre ? Les craintes
3) brasées par la
d'autant plus fondées, que
> sont, dans ce cas 1
in Herm. Boerhaave Aphorismos de curandis
(1) Comment. morbis, tom. 2, pag. 197.
et cognoscendis
de la boisson
ne devons-nous pas
>) maux
eaux parties internes
D
iedhranldueedsrp-ues
ainsi dire,emsont, pour
'
du corps, lorsqu'elles chaleur de la fièvre ? Les craintes
3) brasées par la
d'autant plus fondées, que
> sont, dans ce cas 1
in Herm. Boerhaave Aphorismos de curandis
(1) Comment. morbis, tom. 2, pag. 197.
et cognoscendis --- Page 251 ---
DANS LEUR ÉTAT.
s'échauffe
lentement que l'air, et que
D l'eau
plus
dans les fièvres aigués, tend souvent à
> le sang,
d'ou il est
>
l'épaississement inflammatoire,
plus
> disposé à se coaguler par cette fraicheur subite.
multitude d'observations consignées dans
> Une
> T'histoire de la médecine, 2 nous apprennent que
les
mortelles,
les pleurésies 2
péripneumonies
et mème les morts subites 1 ont été les tristes
différentes personnes 9
> effets qu'ont éprouvés
la
bu de l'eau froide 2 tandis que
a pour avoir
considérable.
w chaleur de leur corps était trop
continue-t-il, on ne peut pas dis-
> Néanmoins,
la boisson d'eau froide n'ait quel-
>> simuler que
dans les fièvres. > Pour
3 quefois été avantageuse
de
prouver cette proposition, il expose l'opinion
Galien et de Celse, parmi les Anciens ; et, par le
même motif, il cite encore, parmi les Modernes,
Schelhamerus, qui, à ce qu'il parait, avait entendu rapporter au fameux Meibomius, 9 que plusieurs habitans d'un certain village 2 qui étaient
destitués des secours de la médecine et des médecins,
euz-mémes des fièvres dont ils furent
S6 guérirent buvant de leau fioide. Mais cela ne
attaqués, en
extraordinaire à ceux qui sont accouparaitra à pas visiter les
malades de cette ville
tumés
pauvres
et du royaume, chez lesquels on rencontre tous
les jours des exemples de guérisons pareilles, et
même dans des cas qui se terminent d'une manière funeste pour d'autres personnes plus tortu16
--- Page 252 ---
Des FIÈVRES
ces dernières, quoiqu'amplement
nées, parce que les besoins de la vie et des sepourvues de tous
parlant,
de T'art, ne sont pas, généralement
corcours
favorisées du côté des avantages
également
souvent des corps plus frêles et
porels. Elles ont
l'indigence force aw
délicats que ceux que
plus
plus
conséquent, on a beaucoup
travail,et, par
des fièvres et des autres
de peine à les guérir
maladies.
non content de cette autoMais Schelhamerus ,fondée s
sur un oui-dire,recomrité de Meibomius,
l'eau froide dans
mande lui-méme expresément dit-il (1),1 l'autorité des
les fèvres ardentes. a Si,
ou les raimédecins, et les expériences
p anciens
,sont de quelque poids
des modernes,
> sonnemens
devons en conclure qu'on
> parmi nous 2 nous la boisson d'eau froide 9
trouvé que
> a toujours
les précautions convenables,
avec
> employée
efficace dans ces maladies, quoi-
) était un remède fait usage depuis long-temps
n'en ait pas
D qu'on
> permi nous. >
avoue que la coaguLe barou de Van-Swieten qui peut être occalation ci-dessus mentionnée, d'eau froide, est moius
sionée par les boissons
s, où les hudans les fièvres putrides
et
à craindre
un état de dissolution, que,
meurs tendent vers boissons peuvent n'être pas
par cette raison, ces
(NDe Febrib.
quoi-
) était un remède fait usage depuis long-temps
n'en ait pas
D qu'on
> permi nous. >
avoue que la coaguLe barou de Van-Swieten qui peut être occalation ci-dessus mentionnée, d'eau froide, est moius
sionée par les boissons
s, où les hudans les fièvres putrides
et
à craindre
un état de dissolution, que,
meurs tendent vers boissons peuvent n'être pas
par cette raison, ces
(NDe Febrib. --- Page 253 ---
DANS LEUR ÉTAT.
dans ces maladies. Mais si c'est
aussi pernicieuses
de la boisson froide de
une propriété constante
les humeurs dans les parties adjacentes,
coaguler
l'on ne pourrait pas, sans
je ne vois pas pourquoi
courir aucun risque, en permettre un peu l'usage
et même pourquoi elle n'y serait
dans ces fièvres,
leur consissalutaire, en rendant auxl humeurs
pass et leur densité requises 2 et en resserrant
tance
la chaleur excessive a
les fibres vasculeuses que
rendues lâches et languissantes. C'est, au moins,
l'effet de la boisson froide, ,un
ainsi qu'a pensé,sur
célèbre par ses excelautre médecin, également
lens ouvrages, 2 et qui a acquis plus d'expérience
Il rapporte , de la manière suipar la pratique. d'un malade qui fut guéri d'une
vante, l'histoire
fièvres
boissons d'eau froide, prises
de ces
parles
ou à son insu.
sans sa permission dit Fréderic Hoffman (1), était
e Ce malade 1
d'insomd'anxiétés extraordinaires 1
> tourmenté
interne et de déjections fréa nies, de chaleur
tombait
le mirent si bas , qu'il
>) quentes, qui faiblesse. Les poudres absor3 quelquefois en
la
ou le diascormêlées avec thériaque
> bantes
avaient été
et les décoctions de gruau 9
> dium,
en vain; et les topiques spiritueux
> administrées
aucun bien. Le troisième jour
> ne produisirent
il devint si mal, que j'espérai
> de sa maladie,
(1) De Febrib.
16..
mirent si bas , qu'il
>) quentes, qui faiblesse. Les poudres absor3 quelquefois en
la
ou le diascormêlées avec thériaque
> bantes
avaient été
et les décoctions de gruau 9
> dium,
en vain; et les topiques spiritueux
> administrées
aucun bien. Le troisième jour
> ne produisirent
il devint si mal, que j'espérai
> de sa maladie,
(1) De Febrib.
16.. --- Page 254 ---
DES FIÈVRES
il
à la santé. Cependant,
's peu de le rappeler
qu'on lui fit boire de
avec instance
's demanda
refusai; et je sortis en
> l'eau froide, ce que jelui ne laissait presque
'>) le laissant dans uu état qui
le voir
rien à espérer. Mais en retournant
' plus
après, je trouvai un changement
p quelquesheures
; car il ne se plai-
's en mieux subit et incroyable ni de faiblesse excessive,
ni d'anxiété,
D gnait plus
interne; et son pouls était devenu
D ni de chaleur
régulier. Ce changement me
> plus fort et plus
je ne pus cacher : le
une surprise que
> causa
; et il m'avoua que, pressé
s malade la remarqua
, il avait osé boire
> par une soif insupportable d'eau froide, qu'il en avait bu
verre
et
s un grand environ une demi-heure après,
> un second
en demi-heure 2 jusqu'à ce
D ainsi de demi-henre près de deux quartes (1).
D qu'il en eût consommé
il avait senti revenir
D 1l m'ajouta qu'ausitotapres
un sentiment
ses forces 1 et qu'il avait éprouvé
>
dans l'estomac. Ses selles étaient
> de constriction
; sa peau 2 auparavant
moins fréquentes
> aussi
était devenue fraiche ethumide;
> chaude et sèche,
rétablit
en un mot 9 il se
promptement, des
D et,
avec le secours
toute espérance,
D contre
D
)
bouillons restaurans.
refusé à un autre maLe même médecin ayant de l'eau froide pure,
lade attaqué de la même fièvre,
d'Angleterre 2 qui revient,
(*) La quarte est une mesure
pen près, à la pinte de Paris.
es
> aussi
était devenue fraiche ethumide;
> chaude et sèche,
rétablit
en un mot 9 il se
promptement, des
D et,
avec le secours
toute espérance,
D contre
D
)
bouillons restaurans.
refusé à un autre maLe même médecin ayant de l'eau froide pure,
lade attaqué de la même fièvre,
d'Angleterre 2 qui revient,
(*) La quarte est une mesure
pen près, à la pinte de Paris. --- Page 255 ---
DANS LEUR ÉTAT,
composé d'environ une
il lui ordonna un julep
avec une once de
quarte d'eau froide, acidulée
de julep de
SUC de limon s et la même quantité fut obligé de
roses. Mais avec ce julep, le malade
une
de deux heures en deux heures, s
prendre ,
T'écaille d'huitres , le nitre et les
poudre faite avec Comme il avait une grande soif,
yeux décrevisses. dans un court espace de temps.
il but toutlejulep
interne diminuée, son
Ensuite il trouva sa chaleur
à
meilleur ; une sueur modérée commença
repos
et, en conséquence, , il orsortir de son corps ;
qu'on prépadonna, de son propre mouvement,
de même julep, égale
ràt de nouveau une quantité
dans
Après l'avoir bue entièrement
à la première.
heures, il eut une sueur abonT'espace de quelques
selles ; il tomba
dante, accompagnée de quelques
doux sommeil, et se rétablit parfaitement.
dans un
l'on voie par la première de ces
Or, quoique
n'approuva pas d'abord
observations, qu'Hoffman dans les fièvres, et par
l'usage de l'eau froide pure ensuite, mais non pas
la dernière, qu'il l'admit
diminuaient pas sa
additions quine
sans quelques
il ne parait avoir apqualité rafraichissante 1
occasionât
préhendé en aucune façon qu'elle
dans les
coagulation dangereuse du sang
quelque
Au contraire 9 il eut assez de
parties adjacentes.
la raison et l'expébonne foi pour avouer (r) que
() De Febrib.
l'usage de l'eau froide pure ensuite, mais non pas
la dernière, qu'il l'admit
diminuaient pas sa
additions quine
sans quelques
il ne parait avoir apqualité rafraichissante 1
occasionât
préhendé en aucune façon qu'elle
dans les
coagulation dangereuse du sang
quelque
Au contraire 9 il eut assez de
parties adjacentes.
la raison et l'expébonne foi pour avouer (r) que
() De Febrib. --- Page 256 ---
DES FIÈVRES
n'était
sans cause
rience attestaient, que ce
pas
si haute
anciens médecins avaient eu une
que les
froide dans les fièvres ardentes.
opinion de l'eau
inflammation dans
,aucune
( Silnya,ajoute-til,
partie princi-
> T'estomac, ou dans quelqu'autre autour du coeur 9
a nulle anxiété
> pale ; s'iln'y
; si le pouls n'est
froideur des extrémités
> avec
considérable de
B pas petit, et si aucune perte
froide, mais
n'a
T'eau, non pas
D sang
précédé,
quantité, non pas tout
> fraiche, bue en grande différentes et succesmais à reprises
> à-la-fois,
utilité dans ces fièvres;
> sives, est d'une grande boisson est propre à réla fraicheur de la
D car
des parties sulfureuses
> primer le mouvement
les fibres vascudu
, à resserrer
% et éthérées sang
et à leur rendre
relâchées et distendues,
D leuses
élasticité convenables. Et nous
D leur ton et leur
de nuire
pas craindre, continue-til,
3 ne devons
cette fraicheur de l'eau, parce
> aux intestins par
différentes fois, elle
la prend en
3 que, lorsqu'on tiède par la chaleur interne du
> devient bientôt
corps. >
n'est
à cet égard, aussi scruMais Lommius
pas,
K
qu'Hofiman. Quelques médecins,ditil(s),
puleux
l'eau froide ne nuise aux parties
> craignant que
la boive dans les
ordounent qu'on
> internes,
Mais ces médefièvres par petites quantités.
(1) De Febrib.
fois, elle
la prend en
3 que, lorsqu'on tiède par la chaleur interne du
> devient bientôt
corps. >
n'est
à cet égard, aussi scruMais Lommius
pas,
K
qu'Hofiman. Quelques médecins,ditil(s),
puleux
l'eau froide ne nuise aux parties
> craignant que
la boive dans les
ordounent qu'on
> internes,
Mais ces médefièvres par petites quantités.
(1) De Febrib. --- Page 257 ---
DANS LEUR ÉTAT.
au lieu de diminuer la chaleur interne,
> cins,
car la fraicheur
> contribaent par-là à T'augmenter;
détruite
d'eau est bientôt
>> d'une petite quantité
chaleur, et il en résulte, en quelque
> par cette
La cha-
> façon, un aliment propre à l'augmenter. dans
excessive des intestins suffira seule,
> leur
la fraicheur de l'eau de
)) ce cas, pour empècher alors entre la chaleur des
)) leur nuire; il se fera
de
D uns et la fraicheur des autres, une espèce
ils s'affaibliront mutuelle-
> combat, par lequel
ce qu'ils aient acquis un degré
> ment, jusqu'à
haut point
car ce n'est qu'au plus
> plus modéré;
l'insomnie et les
> de la fièvre, lorsque la soif,
du coeur et desartères sont très-consi-
> pulsations
l'eau froide doit être donnée. J'ai
> dérables, que
attaquées
plusieurs personnes
> guéri,ajoute-til,
lorsqu'elles étaient
3 de fièvres, enleurordonnant,) de boire de l'eau froide,
> parvenues à ce degré,
>
la
de trois ou quatre pintes.
D jusqu'a quantité
dans la lettre du docOn trouve un passage,
nouvelle méteur Glass au docteur Baker, sur la
d'inoculer la petite-vérole, qui parait conthode
de bonne foi,
venir à ce sujet. Ceta auteur, plein
la
avoir observé qu'un pouls faible, perte
après des forces, et les faiblesses considérables
subite
sontquelques-uns des signes
sans causeapparente,
des
les plus certains et les plus caractéristiques
fièvres putrides maligues; que tris-fréquemment,
lorsque le pouls est faible, la peau est extrême-
la petite-vérole, qui parait conthode
de bonne foi,
venir à ce sujet. Ceta auteur, plein
la
avoir observé qu'un pouls faible, perte
après des forces, et les faiblesses considérables
subite
sontquelques-uns des signes
sans causeapparente,
des
les plus certains et les plus caractéristiques
fièvres putrides maligues; que tris-fréquemment,
lorsque le pouls est faible, la peau est extrême- --- Page 258 ---
DEs FIÈYRES
ment chaude et brôlante;
l'on donne les
que, dans ce cas, si
médicamens chauds cordiaux, on
augmentera la chaleur fébrile, et qu'on
par-la la dissolution et la
accélérera
corruption des
qui tendent déjà vers la
humeurs,
autre côté, si l'on essaie putréfaction;et de
que, d'un
par les remèdes
diminuer la chaleur
que l'on sait
dans les
produire cet effet
bera fevesiafsematoirm,e malade succomobservé infailliblement; cet auteur, dis-je, après avoir
ces choses, propose une méthode
on l'en croit, mettra le médecin
qui, si
mander à la chaleur
en état de comfébrile, et lui donnera le
pouvoir de la réprimer et de la diminuer
qu'il jugera nécessaire, lors même
autant
qu'elle aura
étéaugmentée parles médicamens cordiaux
fans. Or, cette méthode consiste à
échaufment le malade, à
couvrir légèrel'exposer à un eourant
froid, et à lui faire boire
d'air
sans crainte de l'eau
simple, ou de l'eau d'orge, aussi froide
possible; car le docteur Glasse
qu'il est
leur doit être rangée dans la
pense que la chaclasse des choses
affaiblissent, altèrent et détruisent tles forces qui
dans les fiévres; et l'air froid,ainsi
vitales
dans celle des cordiaux les
quel'eau froide,
Mais il est temps à
plus puissans.
présent de considérer les
objections, ci-dessus mentionnées,
baron Van-Swieten
qu'a faites le
réellement
contre cette pratique. Je suis
disposé à croire qu'il est
d'avoir raison, lorsqu'il
très-éloigné
suppose que l'on court
truisent tles forces qui
dans les fiévres; et l'air froid,ainsi
vitales
dans celle des cordiaux les
quel'eau froide,
Mais il est temps à
plus puissans.
présent de considérer les
objections, ci-dessus mentionnées,
baron Van-Swieten
qu'a faites le
réellement
contre cette pratique. Je suis
disposé à croire qu'il est
d'avoir raison, lorsqu'il
très-éloigné
suppose que l'on court --- Page 259 ---
DANS LEUR ÉTAT.
en buvant de l'eau froide dans
un danger égal
la fièvre, et en s'exposant à l'air froid, ou en
une boisson froide lorsque le corps est
prenant
échauffé par le mouvement. Je n'ai pas en main,
le présent, des preuves démonstratives de
la pour différence qu'ily y a entre ces deux cas, et je ne
détournerai pas le lecteur de choses plus importantes 2 pour ne lui présenter que des conjectures.
Cependant, j'observerai seulement que l'effet ordinaire de la boisson froide, prise par une personne dont le corps est trop échauffé par l'exercice, est un froid ou un frisson subit, qui présage
toujours de mauvaises suites; mais que l'eau froide,
de la fièvre, probue par une personne attaquée
duit ordinairement un effet contraire, savoir : une
douce chaleur, accasionée par un sentiment de
constriction dans l'estomac, qui est agréable au
malade, et suivie de sueurs copieuses et univertoute lésion des parties
selles, qui préviennent
la
vitales. D'un autre côté, si l'air froid,frappant
surface de nos corps lorsqu u'ils sont trop échauflés
le mouvement, est excessivement nuisible,
par
fasse le même mal,
nous ne voyons pas qu'il
lorsqu'il est reçu continuellement dans les poud'une
est dans la grande chamons
personne qui
leur de la fièvre, quoique ce viscère soit beauplus sensible et transpire davantage que la
coup Bien plus, tous les médecins conseillent
peau. aujourd'hui de laisser entrer l'air extérieur dans
appant
surface de nos corps lorsqu u'ils sont trop échauflés
le mouvement, est excessivement nuisible,
par
fasse le même mal,
nous ne voyons pas qu'il
lorsqu'il est reçu continuellement dans les poud'une
est dans la grande chamons
personne qui
leur de la fièvre, quoique ce viscère soit beauplus sensible et transpire davantage que la
coup Bien plus, tous les médecins conseillent
peau. aujourd'hui de laisser entrer l'air extérieur dans --- Page 260 ---
DEs FIVRES
les chambres des malades qui ont la fièvre,
soin en même temps que leur
ayant
couvert En effet,
corps soit bien
lorsque je considère la chaleur
naturelle, la sensibilité et la transpirabilité de l'estomac et des
poumons,je ne puis concevoir, en
supposant que le parallèle de Van-Swieten soit
juste, comment l'on peut, même en santé,
de l'eau froide, ou
boire
courir
respirer un air froid, sans
aucun risque; mais il est une preuve de
fait, qui fait voir une grande différenee
les deux cas dont il s'agit, et
entre
ni aucune
qu'aucun argument
comparaison ne peut affaiblir. Cette
preuve est l'expérience constante et successive de
quelques-uns des médecins les plus habiles des
siècles passés, qui se déclare en faveur de
de l'eau froide dans les fiévres
l'usage
qu'on a toujours observé
ardentes; au lieu
d'en boire
qu'il était pernicieux
le
lorsque le corps est trop échauffé
mouvement.
par
Au reste, lorsqu'il s'agit de boire de l'eau
les fièvres, il faut se
dans
à ce
rappeler ce que dit Huxham
sujet, et le suivre avec soin
a J'ai
> vu, dans les fièvres
(1).
souvent
aigués, les malades
> l'eaug qu'ilsavaient
rendre
prise en grande
a qu'aussi claire et aussi insipide quantité,pres
>) bue, ce qui, pour le dire
qu'ils l'avaient
en
> symptôme très-dangereux.
passant, est un
L'eau, comme eau,
(r) Essai sur les fevres, pag. II.
, et le suivre avec soin
a J'ai
> vu, dans les fièvres
(1).
souvent
aigués, les malades
> l'eaug qu'ilsavaient
rendre
prise en grande
a qu'aussi claire et aussi insipide quantité,pres
>) bue, ce qui, pour le dire
qu'ils l'avaient
en
> symptôme très-dangereux.
passant, est un
L'eau, comme eau,
(r) Essai sur les fevres, pag. II. --- Page 261 ---
DANS LEUR ÉTAT.
huileuses;i il n'est
D ne s'unit point aux liqueurs la sérosité du sang
lorsque
> donc pas étonnant,
la chaleur, et que
> a été convertie en gelée par
et se sont
huileuses ont été exaltées,
> ses parties
de
de la membrane
la fonte
graisse
s accrues par
étonnant, dis-je, que
> adipeuse ; il n'est pas
bien avec le sang, 9
> l'eau pure ne s'unisse pas
Il
insuffisante pour le délayer.
> et se trouve
méler
de
faut nécessairement
> s'ensuit
la, qu'il
comme
elle
substance savonneuse,
> avec
quelque
des
ou des robs de
> du sucre, du sirop,
gelées
les framquelque fruit, tels que les groseilles,
boises, le cerises, etc. Le suc de Limon ou
>
mis avec un peu de sucre dans une
D d'orange,
d'eau, fournit une boisson
p suffisante quantité
des
réunit le double avantage
> tres-agréable,qui
acides et des savonneux. >
9 délayans
recueilli dans les ouvraLommius a exactement
médecins, les indications pour et
ges des anciens d'eau froide dans les fièvres, et
contre la boisson
sont: :
les voici en substance ; les indications pour,
fièvre très ardente, la jeunesse du malade,
une
chaud, tel que celui qui règne en été,
un temps de boire de l'eau, l'état du corps sain,
Thabitude
et la force de la constitution ; les indications
contre, sont : les obstructions causées par une
une douleur
humeur pntride ; un tremblement;
ou une faiblesse dans quelqu'intestin principal,
l'estomac, le foie ou la rate;
paniculiret@entdansl
en substance ; les indications pour,
fièvre très ardente, la jeunesse du malade,
une
chaud, tel que celui qui règne en été,
un temps de boire de l'eau, l'état du corps sain,
Thabitude
et la force de la constitution ; les indications
contre, sont : les obstructions causées par une
une douleur
humeur pntride ; un tremblement;
ou une faiblesse dans quelqu'intestin principal,
l'estomac, le foie ou la rate;
paniculiret@entdansl --- Page 262 ---
-DES FIÈVRES
la grande faiblesse du
corps, et l'age
décrépit. (C Lorsqu'il est arrivé
avancé ou
> boire de l'eau froide dans
1 ajoute-t-il , de
> gnées de
les fièvres
quelqu'une de ces
accompa-
> doivent en faire proscrire circonstances qui
> sioné une faiblesse
l'usage, elle a occa-
> de la
paralytique dans les muscles
déglutition, un
>) accidens du côté du hoquet dangereux, des
colon
foie, des
ou du
poumons, du
>
des diaphragme,une difficulté de
pirer, ,
res-.
> des nerfs. tremblemens, 3 et une
>
distension
Voila, en total, ce que j'avais à
lecteur, concernant
présenter au
les fièvres
l'usage de l'eau froide dans
ardentes; ; sans
ces réflexions puissent suffire présumer toutefois que
question si
pour résoudre une
difficile, 2 mais seulement
tion d'exciter
dans l'intenéclaircir
quelque personne plus habile
un point de pratique
à
et trop négligé. Je sais qne la fièvre trés-intéressant
relle n'est point le produit
ardente natuni de tous ceux
ordinaire de ce climat,
qui sont
est fréquente dans la
tempérés, mais qu'elle
Crèce, l'Arabie,
T'Espagne, et que les médecins de
l'Italie et
qui ont souvent
ces contrées,
employé le remède
en ont beaucoup vanté les
en question,
rience nous a appris
succès; mais l'expéles plus doux, les
que, même dans les climats
qui produisent fiévres peuvent naitre de causes
dans le corps une chaleur
sive, ou qu'elles peuventatiaquerdes
excesconstitutions,
qu'elle
Crèce, l'Arabie,
T'Espagne, et que les médecins de
l'Italie et
qui ont souvent
ces contrées,
employé le remède
en ont beaucoup vanté les
en question,
rience nous a appris
succès; mais l'expéles plus doux, les
que, même dans les climats
qui produisent fiévres peuvent naitre de causes
dans le corps une chaleur
sive, ou qu'elles peuventatiaquerdes
excesconstitutions, --- Page 263 ---
DANS LEUR ÉTAT.
s'enflamment aisément par tout ce qui occaqui
maladies. Dans ces deux cas, je conçois
sionne ces
doivent être traités tout-à-fait de
que les malades
sont dans des
la même manière que ceux qui
chauds, et que l'on peut peut-être,
climats plus
l'usage de l'eau
sans aucun danger, , leur permettre
ci-dessus
froide, lorsqu'aucune des circonstances
Les médecins de Sicile
mentionnées ne s'y oppose.
dangeobservé
les fièvres épidémiques
ont
que
dans ce royaume,
reuses étaient fort communes de faire refroidir
avant qu'ils fussent dans l'usage
qu'ils
leur boisson avec la neige, et que, depuis
cet usage, les morts qu'elles occasionont adopté
moins nombreuses. On a fait
nent sont beaucoup
du
de l'Espala même observation à l'égard
peuple
de la même manière. Enfin,
gue, et on l'explique
les médecins
nous sommes bien instruits que
italiens ont eu une si haute opinion de Feau froide,
comme une espèce de remède
qu'ils l'ont regardée
difficulté d'en donner
universel, ne faisant aucune
la
incroyables dans les fièvres, petitedes quantités
vérole, etc. Mais, en avouant que ce remède pourêtre utile à quelques individus dans ce pays,
rait
fit
ainsi que
je craindrais qu'il ne généralement, de mal
tous les autres remèdes universels, plus
gue de bien.
faites à différentes
Les scarifications profondes,
parties du corps, et particulièrement aux jambes,
remède fayori des anciens méont été un autre
aucune
la
incroyables dans les fièvres, petitedes quantités
vérole, etc. Mais, en avouant que ce remède pourêtre utile à quelques individus dans ce pays,
rait
fit
ainsi que
je craindrais qu'il ne généralement, de mal
tous les autres remèdes universels, plus
gue de bien.
faites à différentes
Les scarifications profondes,
parties du corps, et particulièrement aux jambes,
remède fayori des anciens méont été un autre --- Page 264 ---
DEs FIèVRES
decins, dans les fièvres
et comme on ne
malignes et pestilentielles;
des
peut avoir trop de
ennemis aussi
moyens contre
ici quelques réflexions. dangereux,je hasarderai encore
tions auront
Je sens que les scarificaadmises
la aujourd'hui plus de peine à étre
que boisson d'eau
nier remède est
froide; car ce derquefois fortement communément agréable, et quell'autre
désiré par les malades, au
que
a un appareil
lieu
également, d'où il està
qui ne les flatte pas
craindre qu'ils n'en
effrayés, et qu'ils ne le rejettent.
soient
attention, d'un côté,
la
Mais on fera
a lieu à l'égard des que
même difficulté qui
en grande partie
vésicatoires, est aujourdhni
écartée; et, de l'autre côté,
non-seulement les scarifications
que
moins rigoureuses
sont réellement
que les
core qu'elles peuvent, dans vésicatoires, la
mais entenir leur place. Enfin,
plupart des cas,
aux malades
pour les faire
avec moins de crainte
envisager
il faut les instruire des
et d'alarmes,
grands
ont produits dans les
avantages qu'elles
voir
la
fièvres, et leur faire
que douleur qu'elles occasionnent concelégère, et que d'ailleurs on ne
est trèsfois dans tout le cours de la
l'éprouve qu'une
la douleur des vésicatoires maladie, au lieu que
est renouvelée
pansemens réitérés.
par les
Ily a cette différence entre la
et les
boisson d'eau
dans scarifications, que la boisson d'eau
les fièvres ardentes
convient
bilieuses, qui arrivent --- Page 265 ---
DANS LEUR ÉTAT:
d'un tempérament sec et colériaux personnes
sont principatandis que les scarifications
que,
à celles dont le tempérament
lement avantageuses
ont la fibre lâche, qui
est très-flegmatique, qui
fièvres nerveusujettes aux
sont partieulièrement
la
ses, et qui n'exigent ni ne peuvent supporter
quantité de sang par la voie
perte d'une grande
Le dernier remède est
ordinaire de la saignée.
utile dans toutes les inflammations interencore
l'usage du premier est avec
nes, dans lesquelles
raison proserit.
La méthode employée par les Egyptiens, pour
aux jambes, est ainsi défaire ces scarifications
vécu
crite par Prosper Alpin (1), qui a long-temps
et exercé la médecine parmi eux.
Après avoir bien frotté la partie postérieure
des jambes, ils les courbaient un peu en arrière,
les mettaient dans l'eau chaude, et arrosaient souvent avec la même eau les parties des jambes qui
plongées. Ensuite ils les frappaient
n'y étaient pas
doucementavect un roseau pendantquelqse-demps,
et faisaient à chaque jambe une forte ligature,
au-dessous du genou, avec une bande de cuir,
continuant encore alternativement à les arroser
avec l'eau chaude, et à les frapper doucement
ce
fussent enflées
avec le roseau 1 jusqu'à
qu'elles
excessivement rouges. Alors ils faisaient leurs
et
() De Medicin. Egypt.
Ensuite ils les frappaient
n'y étaient pas
doucementavect un roseau pendantquelqse-demps,
et faisaient à chaque jambe une forte ligature,
au-dessous du genou, avec une bande de cuir,
continuant encore alternativement à les arroser
avec l'eau chaude, et à les frapper doucement
ce
fussent enflées
avec le roseau 1 jusqu'à
qu'elles
excessivement rouges. Alors ils faisaient leurs
et
() De Medicin. Egypt. --- Page 266 ---
Drs FIEYRES
incisions dans la direction de bas
étaient passablement
en haut; et elles
avait que trois ou profondes, lorsqu'il n'y en
tiraient,
quatre à chaque jambe. Ils
le
par ces incisions, autant de
jugeaient à propos; après
sang qu'ils
avec la main ointe de
quoi, ils l'étanchaient
les parties scarifiées de sain-doux, haut
comprimaient
unies les lèvres des
en bas, pour rendre
presses convenables, plaies, , appliquaient les comd'un
et environnaient le membre
bandage de toile, qu'ils ne levaient
jours après. La douleur
que trois
dit mon
qu'excite cette
auteur, est légère, eu égard aux opération, frictions
préparatoires, au bain, aux
ligature, qui est si serrée, percussions, et à la
qu'elle
que la partie; et il nous assure engourdit preseufans auxquels il l'a faite, ont que plusieurs
si peu, qu'ils ont
crié
paru en souffrir
incisions.
peu
tandis qu'il faisait les
Prosper Alpin nous apprend encore
retour d'Egypte en Italie, il ordonna qu'à son
cations dans différentes fiévres
ces scarifiun succès constant;
dangereuses, avec
que ses malades, à
en furent d'abord
la vérité,
effrayés, et refusèrent de
soumettre, mais qu'ensuite ils furent
s'y
de leur utilité; qu'alors les hommes convaincus
mes se déterminérent
et les fempromptement à les
porter, et qu'ils encouragérent les autres à supleur exemple. Il comptait tellement
suivre
succès dans ces cas, qu'il ordonna
sur leurs
que elesincisions
dangereuses, avec
que ses malades, à
en furent d'abord
la vérité,
effrayés, et refusèrent de
soumettre, mais qu'ensuite ils furent
s'y
de leur utilité; qu'alors les hommes convaincus
mes se déterminérent
et les fempromptement à les
porter, et qu'ils encouragérent les autres à supleur exemple. Il comptait tellement
suivre
succès dans ces cas, qu'il ordonna
sur leurs
que elesincisions --- Page 267 ---
DANS LEUR ÉTAT.
de crainte, dit-il,
fussent exactement soignées,
le malade ne soit plus promptement gnéri
que
des ulcères que ces incisions
de sa fièvre, que
elles.
peuvent quelquefois laisser après
sont avantageuses dans toutes
Ces scarifications
fièvres inflammatoires, malignes et pestilenles
dans tous les différens temps de l'entielles, et
avancé. Ils confance, de la jeunesse et de l'àge
chauds et humides,
viennent aux tempéramens
froide
d'une complexion grasse,
et aux personnes
est nécessaire de tirer du
et lâche. Mais lorsqu'il
soit
d'un tempérament sec,
sang aux personnes froid, la voie ordinaire de la
qu'il soit chaud ou
La saignée est un
saignée est toujours préférable.
remède si utile dans les fièvres, et dont l'usage
même temps est si sujet à être mal compris (1),
en
demander s'il a fait plus de bien que
qu'on peut
Il est difficile de déterde mal dans ces maladies.
et même
miner dans les différentes constitutions,
la
dans la même constitution à différens temps,
l'on doit tirer, et le temps
quantité de sang que
d'ailconvenable pour la tirer. L'on ne peut pas
tirer de la lecture et de l'exleurs, sur ce point,
profecto quceritur medici solertia qud judicet ut,
(r) Ingens
ubi sanguis per acutam febrem mittetur 9
quoad fieri potest, ipsum veluti punctum attingat. Quod si evalegitima mensuree hominis non potest, conabitur tamen accedere eb ingenium potest. Lomm. de Feb., pag. 42.
dere quam proziné
2,
la tirer. L'on ne peut pas
tirer de la lecture et de l'exleurs, sur ce point,
profecto quceritur medici solertia qud judicet ut,
(r) Ingens
ubi sanguis per acutam febrem mittetur 9
quoad fieri potest, ipsum veluti punctum attingat. Quod si evalegitima mensuree hominis non potest, conabitur tamen accedere eb ingenium potest. Lomm. de Feb., pag. 42.
dere quam proziné
2, --- Page 268 ---
DES FIBVRES
périence les lumières qu'elles nous fournissent
les antres points de pratique,
sur
cins anciens étaient
parce que les médetrop prodigues du sang, pour
qu'on puisse suivre leur exemple avec sureté (
effet, leur histoire nous apprend
en
jusqu'à la quantité de trois
qu'ils tiraient
et
ou quatre pintes de
sang), que ceux du dernier siècle et du
dent, à l'exception cependant de Botal, précéles anciens, en saignant
qui imita
ployèrent
excessivement, ou n'emaucunement la saiguée dans
fièvres, ou saiguérent trop
quelques
peu, au point
ques-uns ne faisaient couler le
que quelquautité de quelques
sang que jusqu'ala
onces, dans les mêmes circonstances où leurs
sieurs livres. Cela est prédécesseurs si vrai,
en tiraient pluterre, dans l'année
que, même en Angle1612, les médecins de ce
rejetèrent, comme un conseil
pays
M. Théodore
désespéré, celui de
Mayerne, médecin français d'une
grande réputation, qui était à la Cour, et
posa de saigner le prince Henri au
qui prod'une fievre inflammatoire,
commencement
levé dans la fleur de
par laquelle il fut enle célèbre Stahl
sa jeunesse ; et, de nos jours,
n'a pas fait difficulté d'avancer
la saignée n'est pas nécessaire dans les fièvres que
dentes. Il faut cependant avouer
ardamne
qu'il ne la conpas absolument dans le
de ces fièvres. Pour moi,
commencement
ordonnée
dit-il,je ne l'ai jamais
alors, à moins que je n'aie trouvé
le malade une pléthore
dans
extraordinaire; car, ou
le célèbre Stahl
sa jeunesse ; et, de nos jours,
n'a pas fait difficulté d'avancer
la saignée n'est pas nécessaire dans les fièvres que
dentes. Il faut cependant avouer
ardamne
qu'il ne la conpas absolument dans le
de ces fièvres. Pour moi,
commencement
ordonnée
dit-il,je ne l'ai jamais
alors, à moins que je n'aie trouvé
le malade une pléthore
dans
extraordinaire; car, ou --- Page 269 ---
DANS LEUR ÉTAT.
en rien à la guérison, ou elle
elle ne contribue
fait la nature pour
interrompt les efforts que
Boerhaavelui-meme parait ne recommanl'opérer.
dans certains cas de cette fièvre,
der la saiguée que
les signes
c'est-à-dire, lorsqu'au commencement
considérable, une
de'plethore et d'inflammation
extraordinaire
la raréfaction
soif insupportable, nécessité d'une révulsion ou des
des humeurs, la
faire
menaçans, et qu'on ne peut
symptômes
l'exigent nécessaicesser par un autre moyen,
rement.
concernant la saignée dans
Mais cette incertitude
surtout
les fiévres , a rarement lieu aujourdhui,
Elle peut encore se prédans leur commencement.
ou dans leur état
senter souventdans leur progrès
et, dans ce cas 3 on a toujours cru qu'il
avancé ;
de tirer le sang par la voie de la scaétait plus sûr
celle de la saignée, parce que
rification, que par
la scarification affaile sang qu'on fait sortir par
même temps
moins le corps, en
blit beaucoup aussi-bien au but qu'on se propose,
qu'il répond
ependantlorsquon veut
celui d'évacuer, excepté
révulsion imméopérer une dérivation ou une
diate. C'est ainsi qu'une hémorragie critique, qui
degrés huit ou dix onces de sang, ou
évacue par
devient souvent salutaire dans
même davantage,
de fièvres où il
ces fièvres, , ou dans ces temps d'en tirer en
aurait été téméraire et dangereux
seule fois, avec la lancette 1 la même quanune
17-.
ui d'évacuer, excepté
révulsion imméopérer une dérivation ou une
diate. C'est ainsi qu'une hémorragie critique, qui
degrés huit ou dix onces de sang, ou
évacue par
devient souvent salutaire dans
même davantage,
de fièvres où il
ces fièvres, , ou dans ces temps d'en tirer en
aurait été téméraire et dangereux
seule fois, avec la lancette 1 la même quanune
17-. --- Page 270 ---
DEs FIÈVRES
tité. Car, par l'évacuation plus rapide
la saignée, les tuniques des vaisseaux que cause
sées à s'affaisser
sont dispotrop subitement, d'où les
extrémités de ces vaisseaux tombent dans petites
constrictions et des spasmes tels, qu'ils
des
la circulation convenable du
empéchent
lieu que, dans le cas des
sang quiy reste ; au
hémorragies et des scarifications, la méme quantité du sang étant beaucoup
plus long-temps à sortir, et ne coulant que
à goutte, ce qui reste en arrière dans les vaisseaux goutte
sanguins entretient encore leur calibre suffisamment dilaté, et les empéche par-là de tomber dans
ces constrictions que la même quantité de
évacuée subitement, aurait occasionées.
sang,
condamna la saignée dans les fièvres
Oribase (r)
Cependant il nous apprend
pestilentielles.
qué de la
que lorsqu'il fut attapeste en Asie 9 il dut la vie aux scarifications qu'on lui fit à la' jambe,
on lui tira trente-deux
par lesquelles
onces de sang,et que
sieurs autres malades furent aussi
plule même moyen. C'est
la
conservés par
par
raison dont
venons de faire mention,
nous
des
que, 2 lorsqu'on saigue
personnes faibles, il faut toujours avoir
de boucher de temps en temps l'ouverture soin
qu'a
(r) Celse aussi, Aetius $ et Paul d'Egine, en
traitement des fièvres
parlant da
saignée. Arétée dit ardentes, ne font aucune mention de la
moins de sang dans cette expressément, maladie 2 qu'il faut tirer beaucoup
que dans toute autre.
raison dont
venons de faire mention,
nous
des
que, 2 lorsqu'on saigue
personnes faibles, il faut toujours avoir
de boucher de temps en temps l'ouverture soin
qu'a
(r) Celse aussi, Aetius $ et Paul d'Egine, en
traitement des fièvres
parlant da
saignée. Arétée dit ardentes, ne font aucune mention de la
moins de sang dans cette expressément, maladie 2 qu'il faut tirer beaucoup
que dans toute autre. --- Page 271 ---
DANS LEUR ÉTAT.
dans le dessein de prévenir la
faite la lancette,
en effet,
défaillance, accident auquel on s'oppose
le temps de Tévacuation, > sans en
en allongeant
Un autre avantage qu'ont
diminuer la quantité.
de ceux que proencore les scari@iationsau-deaus ensuite exciter 9
cure. la saignée, c'est qu'on l'évacuation peut
d'un pus
à T'endroit des incisions,
tout le cours de
louable, et l'entretenir pendant
guérit
fièvre, imitant en cela la nature, qui
la
le moyen d'une semsouvent cette maladie 2 par
observons que
blable évacuation. En effet, nous
de vieux
toutesles fois que les personnes, sujettesà d'une fièvre s
ulcères suppurans 9 sont attaquées continuent à rester
ces ulcères se sèchent ; qu'ils le fort de la maladie;
dans ce dernier état pendant louable s'y régénérer,
voit un pus
et que lorsqu'on
certain d'un rétablissement
c'est le signe le plus l'évacuation qui se fait par les
prochain. De plus -
tombées en suppuration 9 promet plus
incisions
celle qui est procurée par les
de soulagement que
parce que la matière
vésicatoires ; premièrement,
et,
fournie
des parties moins superficielles;
est
par
qu'elle résulte d'un pus dont
en second lieu, parce faite. Enfin, comme l'on apla coction est mieux
à la tête, dans l'état
plique sonventles épispastiques
finirai par la
fàcheux de ces maladies 2 je
le plus
méthode d'Ab Héer(1) pour élever
description de la
(r) Ouserv.
que la matière
vésicatoires ; premièrement,
et,
fournie
des parties moins superficielles;
est
par
qu'elle résulte d'un pus dont
en second lieu, parce faite. Enfin, comme l'on apla coction est mieux
à la tête, dans l'état
plique sonventles épispastiques
finirai par la
fàcheux de ces maladies 2 je
le plus
méthode d'Ab Héer(1) pour élever
description de la
(r) Ouserv. --- Page 272 ---
DES FIèvnEs
des vessies sur cette partie, ou sur toute
du corps, saus cantharides, et dans
autre
un espace de
tempsbeaucoup plus court qu'iln'en faut,
on le sait, ces insectes
comme
Je suis porté à
pour produire cet effet.
adopter cette méthode, parce
c'est une pratique
que
fievres
fréquemment suivie 9 dans les
frénétiques et autres, d'appliquer les
pastiques sur la tête ; remèdes qui, loin de épiscwrergelgubantogr,. doivent être trés à craindre, proparce que les membranes du cerveau et du
entier sont déjà daus une trop grande
corps
et que le stimulus des cantharides
irritation,
qu'à l'angmenter.
ne peut servir
Premierement, il fixe une large ventouse
des étoupes
2 avec
enflammées, sur la partie qu'il veut
attaquer, et l'y laisse pendant un quart
Ensuite il l'ôte, et
d'heure.
applique sur la même
une autre ventouse de même
partie
d'étoupes enflammées
volume, avec autant
de
qu'il peut en introduire. Peu
temps après cette seconde
s'élever, chez les sujets
application, on voit
jeunes et pleins de
un grand nombre de vésicules
sucs, 9
comme des têtes
9 grosses à peine
d'épingles, mais qui
plus tard chez les personnes sèches et paraissent
ces vésicules se
âgées. Toutes
confondent; ; et, se réunissant en
une seule dans l'espace d'une heure, elles forment
une large vessie, 9 qui égale, si même elle ne la
surpasse pas, l'étendue de l'orifice de la
qu'il faut alors ôter tout-à-fait,
ventouse,
Enfin, après avoir --- Page 273 ---
DANS LEUR ÉTAT.
ouvertla vessie, et laissé sortir ce qu'elle contient,
il applique sur la partie , quelquefois une feuille
de chou, et d'autres fois un morceau de boeuf
maigre et cru,qu'ilyl laisse jusqu'à ce que sa puanteur l'oblige de l'enlever. Par ce moyen facile,
ajoute notre auteur, on peut 9 dans l'espace environ d'une heure,élever des vessies sur une partie
queleonque 9 au lieu que les autres vésicatoires
frustrent souvent nos espérances 1 après en avoir
attendu l'effet pendant plusieurs heures, ,et rendent
la maladie longue et opiniâtre, ou même incurable,
par la lenteur de leur opération.
FIN,
'ilyl laisse jusqu'à ce que sa puanteur l'oblige de l'enlever. Par ce moyen facile,
ajoute notre auteur, on peut 9 dans l'espace environ d'une heure,élever des vessies sur une partie
queleonque 9 au lieu que les autres vésicatoires
frustrent souvent nos espérances 1 après en avoir
attendu l'effet pendant plusieurs heures, ,et rendent
la maladie longue et opiniâtre, ou même incurable,
par la lenteur de leur opération.
FIN, --- Page 274 --- --- Page 275 ---
HISTOIRE
DES CONSTITUTIONS ÉPIDÉMIQUES
DE SAINT-DOMINGUE,
SUIVIE DE
LA DESCRIPTION
DE
LA MALADIE DE SIAM,
DITE
FIÈVRE JAUNE,
PAR M. POUPPÉ DESPORTES, MÉDECIN DU ROI. --- Page 276 --- --- Page 277 ---
VIE DE LAUTEUR.
Jrax-Brmsre-Rexs POUPPÉ DESPORTES naquit
le 28 septembre 1704, de
à Vitré, en Bretagne,
Desportes, docteur en médecine,
René Pouppé
fille de Jean
et de Jeanne Arot de Landavran,
alternatif des fouages et tailles de
Arot, receveur
Sa famille, originaire de la
Vitré et de Fougères.
et établie à Evron, au BasFlèche, en Anjou,
plus d'un siècle, a toujours joui
Maine, depuis
due à l'ancienneté et au mé.
de la considération
quatre docteurs en
rite. Elle avait déjà produit
fut le cinquième de son
médecine. M. Desportes
rend compte, dans une de ses
nom. Lui-même
lettres à M. l'Abbé son frère, avec qui il a toudes plus
jours entretenu une correspondance
intimes, de la façon dont il commença ses études
médecine. Nous nous ferions un scrupule de
en
détails. Nous le laisserons
supprimer ces petits --- Page 278 ---
VIE DE L'AUTEUR.
parler. Outre que l'on retrouve dans
les hommes
leurs lettres
tels qu'ils ont pu étre, ce qu'il dit
ne saurait qu'être utile à tous
ceux qui se destinent à la même profession.
a Je commençai à Paris, dit-il,
> médecine
mon cours de
à l'age d'environ
vingt ans. La
> mière année je lus,
prej'écrivis et j'étudiai des
> choses que, je l'avoue,
je ne
>
comprenais guère.
J'assistai à des cours publics,
dont je ne tirai
D d'autre utilité que celle de me
familiariser
D quelques termes
avec
qui me paraissaient
D
barbares.
L'hiver suivant, je pris les mesures
> bles pour ébaucher
convenal'anatomie. Je
>
noublierai
jamais les bontés qu'eurent
pour moi les célé-
> bres MM. Duverney et Winceslow,
qui faisaient
> alors les cours
publics, et qui voulurent bien
> m'accorder quelques instructions
D Je joignis
particulières.
toujours à ces exercices ceux des
D Ecoles, et je commençai
insensiblement à en
> goûter les leçons.
> Le cours des plantes
qui se fait l'élé au Jardin
Je
>
noublierai
jamais les bontés qu'eurent
pour moi les célé-
> bres MM. Duverney et Winceslow,
qui faisaient
> alors les cours
publics, et qui voulurent bien
> m'accorder quelques instructions
D Je joignis
particulières.
toujours à ces exercices ceux des
D Ecoles, et je commençai
insensiblement à en
> goûter les leçons.
> Le cours des plantes
qui se fait l'élé au Jardin --- Page 279 ---
VIE DE L'AUTEUR.
moi une amorce d'autant plus
> du Roi, fut pour
prévenu en faveur des spécifiD flatteuse, que,
des
que la connaissance
D ques,je me persuadais
me conduirait
et de leurs propriétés,
D plantes
toutes les maladies. J'y
> à la science de guérir
de bon ; je m'y livrai de façon, qu'au
> fus tout
coeur
cours je savais pour ainsi dire par
second
même
le Jardin du Roi; je me moquais
5 tout
vantaient l'utilité de
camarades qui
> de quelques
Je m'écarles médecins dansles hôpitaux.
a suivre
devenir
tais ainsi de la véritable route pour
>
sorte médecin; les instructions
's en quelque
des malades étant
praticiens auprès
5 d'habiles
recevoir un
meilleures leçons que puisse
> les
discours des Écoles, fondés
étudiant. Les
> jeune
plus éblouisle
souvent sur des systêmes
>
plus
souvent aussi plutôt
vrais, gâtent
> sans que
En se préne le perfectionnent.
> T'esprit qu'ils
on
un système qu'on épouse,
> venant pour
la nature au
le
de vouloir assujettir
> prend parti
> systême. --- Page 280 ---
-
VIE DE L'AUTEUR.
D Jef franchis enfin le pas. Je m'attachaial
l'Hôtel-
> Dieu et à la Charité, Quelque
rebutant que m'en
> parût le commencement,
quelque grandes que
D fussent les difficultés
que j'éprouvai d'abord
>> pour sonder et connaitre les diverses
méthodes
> que les médecins
>
Aempbantjselsyisinider
la vue que si je ne pouvais rien
découvrir, je
D parviendrais du moins à me faire
au visage des
s malades dans les différentes
situations de leurs
> maladies. Cette étude ne me fut
point inntile;
> car je parvins en effet au point
d'acquérir ce
s coup d'oeil qui détermine un médecin,
ce cer-
> tainje ne sais quoi qu'on aperçoit dans
la
>
physionomie, qu'on sent sans pouvoir
> en quoi je fais
Texprimer, et
consister, pour ainsi parler, le
D coup de maitre.
> Pour réussir dans les vues
que je m'étais pro-
> posées, je me bornai aux maladies
qui me
D raissaient les plus
paconsidérables, marquant le
> numero des lits, et faisant ma visite
avant et
> après celle des médecins. J'éctivais
l'histoire de
it dans
la
>
physionomie, qu'on sent sans pouvoir
> en quoi je fais
Texprimer, et
consister, pour ainsi parler, le
D coup de maitre.
> Pour réussir dans les vues
que je m'étais pro-
> posées, je me bornai aux maladies
qui me
D raissaient les plus
paconsidérables, marquant le
> numero des lits, et faisant ma visite
avant et
> après celle des médecins. J'éctivais
l'histoire de --- Page 281 ---
VIE DE L'AUTEUR.
souventn'était pas longue;
maladie, qui
a chaque
donner la raison. J'asd'en
D on me dispensera
aux opémême temps tous les matins
D sistais en
Je lisais , l'après-midi,
> rations et aux pansemens.
livres de pratique que Boërhaave
D les meilleurs
d'étudier la médecine.
dans sa Méthode
> indique
prévenMais si j'étais guéri de mes premières
>
n'étaient
les spécifiques, les plantes
D tions pour
que tous
effacées de ma mémoire,
> pas tellement
la chimie ne me rapétés la botanique et
>> les
d'obserau Jardin du Roi; car T'esprit
D pelassent
m'avait fait connaitre
au lit des malades,
D vation
remèdes les plus simples étaient toujours
> que les
s les meilleurs. >
d'études et d'assiduités à Paris,
Après six ans
docalla à Rheims se faire recevoir
M. Desportes
montre
Il fit et soutint une thèse qui
teur.
y
et la bonté
les talens de son esprit
également
sujet, An vita et
de son coeur. Elle avait pour
Il la dédia à M. de Jusmors mechanicè fiant.
les
et son goût pour
sieu, dont son penchant --- Page 282 ---
is
VIE DE L'AUTEUR.
plantes lui avaient concilié l'estime et l'amitié.
Les talens de M, Desportes le firent bientôt
connaitre. Son gout et son application lui
procurèrent promptement des connaissances
que d'autres n'acquièrent que difficilement et à l'aide du
temps. Il n'avait que vingt-huit ans lorsqu'il fut
choisi pour remplir les fonctions de médecin du
Roi dans l'ile de Saint-Domingue. A cette
qualité,
il réunit ensuite celle de correspondant
de l'Académie royale des Sciences. Ce dernier titre
qui lui
était dà si légitimement, lui avait été accordé
en
1738; et le commerce qu'il
entretintaprès la mort
de M, du Fay avec M. Bernard de
Jussieu, le lui
fit confirmer en
1745. e
On peut dire que M. Desportes, à
un goût
comme inné pour sa profession, réunissait
tout
ce qui pouvait former un médecin et
un académidien-Anatornits,et même dansl'occasion) habile
chirurgien, botaniste et chimiste, il
pouvait en
tous genres donner des preuves de savoir. Observateur exact et constant, la nature eût
avec
M. Bernard de
Jussieu, le lui
fit confirmer en
1745. e
On peut dire que M. Desportes, à
un goût
comme inné pour sa profession, réunissait
tout
ce qui pouvait former un médecin et
un académidien-Anatornits,et même dansl'occasion) habile
chirurgien, botaniste et chimiste, il
pouvait en
tous genres donner des preuves de savoir. Observateur exact et constant, la nature eût
avec --- Page 283 ---
V
VIE DE L'AUTEUR:
échappé à ses observations.
peine, ce semble,
réels qu'il a pu rendre à PhuParmi les services
manité; c'est à lui que l'on doit, en quelque sorte,
de Thôpital du Cap. Il n'y avait a
le rétablissement
de vingt lits dans T'hôpital de cette capipas plus
le nombre
tale de la Colonie; on en augmenta
cent; et il fut dressé un réglement, par
jusqu'a
avant d'exercer aux iles,
lequel tout chirurgien,
servirait l'hôpital pendant un an, non-seulement
s'instruire des maladies du pays, mais aussi
pour
et seconder le zèle
pour aider aux pansemens
des frères de la Charité.
de
taire un trait particulier
Nous ne pouvons
honore à la fois l'homme et le mésa vie, qui
arrivé
pendant les fréquentes
decin. Il est
que,
de nos escadres, de cinq à six
allées et venues
en restait-il un seul en état de
religieux, à peine
ordinaire. Alors M. Desportes prefaire le service
lui-même le tablier, et devenait hospitalier
nait
Il mourut au quartier Morin, ile et
et médecin.
chez M. de Lacombe,major
côte Saint-Domingue,
2. --- Page 284 ---
VIE DE L'AUTEUN.
le 15 février 1748,gé de quarantedes Suisses,
mois. L'unique ambition qui
trois ans et cinq
était celle d'ètre utile aux
remplissait son ame,
et de répondre au choix qu'avait fait
hommes,
les Code lui le sage ministre (1) qui gouvernait
à la confiance dont il l'avait honoré:
lonies, et
caractérise le vrai citoyen. Non
passion noble qui
nati sumus ; c'est la devise
nobis sed reipublicce
L'estime que l'on conserve
qu'il avait adoptée.
Colonies pour sa mémoire, fait
encore dans nos
d'autant plus flatteur qu'il est plus sinun éloge
cère.
de Maurepas, ministre de la marine, et
(:) M. le comte
On sait quel avantage, quel bonheur il y a
secrétaire-d'état.
la distance des licux
d'être gouverné par un ministre que
point de connaitre ce qui se passe et ce quiconvient.
n'empêche
MM M W
l'on conserve
qu'il avait adoptée.
Colonies pour sa mémoire, fait
encore dans nos
d'autant plus flatteur qu'il est plus sinun éloge
cère.
de Maurepas, ministre de la marine, et
(:) M. le comte
On sait quel avantage, quel bonheur il y a
secrétaire-d'état.
la distance des licux
d'être gouverné par un ministre que
point de connaitre ce qui se passe et ce quiconvient.
n'empêche
MM M W --- Page 285 ---
AVL
HISTOIRE
DES MALADIES
DE S--DOMINGUE.
et description générale
Situation de St-Domingue,
des habitans ;
de la partie du Nord; maeurs
de leurs maladies.
causes et indications
située entre les trois
Lis DE Sr-DONIRGUE, dix
de longitude,
cent trois et trois cent
degrés
les dix-huit et vingt degrés de latitude,
et entre
une
dans toute sa longueur par.
est coupée
où l'on trouve différentes
chaîne de montagnes,
desde minéraux. De ces montagnes,
espèces
de rivières ou ruisseaux qui
cendent quantité
abondantes, des torforment, dans les pluies
substances
entrainent des terres et des
rens qui
qu'ils répandent sur toutes
de différente nature, estères à l'Amérique, les
les estères. On nomme niveau avec la mer basse, et
rivages qui sont de reflux. Les deux tiers de
qu'elle couvre dans le
des salines
St-Domingue sont estères, c'est-à-dire,
18.. --- Page 286 ---
-A -
-
HISTOIRE DES MALADIES'
très-boueuses et marécageuses, remplies de mand
gles ou jambes de chien, Le
de
et autres diverses substances mélange
ces terres
valles d'une
abreuvées par intereau, partie douce, partie salée, sure
tout dans les trous des crabes, qui fixent leur demeure dans ces endroits, et dont le nombre est
si considérable.que,das l'espace d'un
on en pourrait
pied cube,
compter plus de cinquante
ou moins grands, suivant la grosseur de cet plus
phibie ; le mélange, dis-je, de ces substances amcomme le foyer et la matière des exhalaisons est
corrompent l'air, et dont l'odeur
qui
assez
bitumineuse fait
connaitre la mauvaise qualité. La
quantité de maringouins et de
grande
plus petits que les
moustiques, insectes
premiers, et dont la
brulante laisse une cuisson considérable, pigûre
une incommodité
est aussi
habitations
presque continuelle dans les
voisines des estères, Ces insectes
sent que dans les eaux qui sont
n'écloqui commencent à se
corrompues, ou
corrompre.
L'humidité excessive, un air chaud et
les exhalaisons putrides de toutes
bràlant,
sortes de substances, nous font assez sentir quel caractère de
pourriture cette atmosphère doit imprimer
corps organiques des animaux. La
aux
des insectes est un signe
multiplication
la constitution
presque universel de
putride de l'air; : et la
des
maladies pestilentielles
plupart
les
qui réguent dans les étés
plus chauds de T'Europe, sont de même
annon-
excessive, un air chaud et
les exhalaisons putrides de toutes
bràlant,
sortes de substances, nous font assez sentir quel caractère de
pourriture cette atmosphère doit imprimer
corps organiques des animaux. La
aux
des insectes est un signe
multiplication
la constitution
presque universel de
putride de l'air; : et la
des
maladies pestilentielles
plupart
les
qui réguent dans les étés
plus chauds de T'Europe, sont de même
annon- --- Page 287 ---
DE SAIXY-Doxtreue
une multitude considérable de ces anieées par
maux.
ne sont pas les seuls affectés
Les corps organisés nuisible de l'air. Les cadavres
de cette disposition
beaucoup plus vite qu'en Europe;
se pourrissent
conservent bien moins
les chairs des animaux se
long-temps. Les métaux même nous marquent cette
nuisible et destructive de T'air; car j'ai
qualité
Bontius avait obobservé à St-Domingue ce que
servé à Java : Quod chalybs ac ferrum, tim ces
guoque,ac ex his confecta instrumerta, rubiginem
etiam siccissimd
citiits ac aruginem contrahant,
anni tempestate.
Aër in America adeo efficax rodendo, ut metalla ferè omnia consumat; ut de aëre Bermudensi
Britanni testantur. Boërhaav. Chem 1 tom. I. de aëre.
M. Ceofroy a observé dans son Traité de la Matière médicale, que tous les sucs du corps humain
tendaient par eux-mémes à T'alcalescence, et pretrès-aisément ce caractère. Le lait et le
naient contiennent des acides qu'il est aisé de
chyle
développer.
M. Colbatch, médecin anglais, a démontré, par
la comparaison du sang des gens sains avec celui
d'alcali
des fébricitans, qu'il y a beaucoup plus
dans le sang de ceux-ci. On en doit de même démontrer davantage dans les corps qui tendent le
le sel alcali volatil
plus à la pourriture, puisque
est le produit propre de la putréfaction. --- Page 288 ---
S E
HISTOIRE DES MALADIES
Si l'expérience démontre toutes ces vérités en
Europe, combien plus doivent-elles être vraies
à St-Domingue, dans la constitution de l'air
est la plus putréfiante de toutes les constitutions; qui
dans un air chargé des vapeurs ou exhalaisons
putrides des estères, qui en sont une source inépuisable? Combien les corps des hommes, épuisés
par l'excessive transpiration, et en même temps
couverts par l'humidité qui les environne, ne
doivent-ils pas pomper de ces vapeurs
puisque M. Keil a démontré
les
putrides 9
baient d'autant plus de l'humidité que
corps absorde latmosphère,
que leur épuisement est plus grand?
11 eût été presque impossible d'habiter
zone torride, à cause des chaleurs
sous la
la sagesse du Créateur n'avait
excessives, si
tacle. Dans
remédié à cet obsl'espace de vingt-quatre heures, deux
vents opposés se succèdent
l'autre et rafraichissent
régulièrement l'un à
l'air. L'un s'appelle
et règne ordinairement depuis
brise,
du
neufà dix heures
matin,jusqu'a neuf à dix heures du soir. Le
vent de terre lui succède, Ces deux vents
souvent
sont
interrompus en hiver par les vents du
nord qui sont très-pluvieux, et en été par le vent
du sud qui est orageux.
On ne peutguère distinguer que ces deux saisons
à St-Doniingue, et elles ne diffèrent absolument
entr'elles que par ces deux espèces de vents; les
jours cependant étant plus courts de deux heures
matin,jusqu'a neuf à dix heures du soir. Le
vent de terre lui succède, Ces deux vents
souvent
sont
interrompus en hiver par les vents du
nord qui sont très-pluvieux, et en été par le vent
du sud qui est orageux.
On ne peutguère distinguer que ces deux saisons
à St-Doniingue, et elles ne diffèrent absolument
entr'elles que par ces deux espèces de vents; les
jours cependant étant plus courts de deux heures --- Page 289 ---
DE SAIXT-DOxINCUE
le solstice d'hiver, contribuent à modérer
dans
chaleur. Les habitans faits au climat rela grande
comme malsain; celui
gardent le vent du nord
aux nouveaux venus.
du sud est très-pernicieux si le vent du nord perd à
On voit donc que
lui
des qualités que
St-Domingue quelques-nnes
reconnaissent les médecins de l'Europe ( puisqu'il
et humide ), au moins celui du sud
est pluvieux
conserve-t-il toutes ses mauvaises qualités.
La plaine du Cap où jai fait mes observations,
s'étendant de l'est à l'ouest, et la brise venant
régulièrement du nord-est ou du nord-nord-est,
est située de façon qu'elle doit recevoir, au moins
dans les trois quarts de son étendue, l'influence
mauvaises exhalaisons qui s'élèvent continueldes
lement des estères.
des
On remarque que ceux qui habitent le long
montagnes, ou dans les montagnes,jouissent, eux
leurs nègres,' - d'une santé plus parfaite. Une
et
couvre les plus belles
chaine de petites montagnes
de Saint-Jacques, du Cotuy et de la Beque,
plaines
possèdent les Espagnols. L'air qu'ils respirent,
que
ils vivent,
mais encore plusl la sobrittéaveclaquelle
contribuer à leur procurer cette heureuse
peuvent vieillesse à laquelle le plus grand nombre parvient
communément, tandis que de cent Français, à
peine en trouve-t-on un de soixante ans.
On doit encore ajouter que les Espagnols ne
comme les Français, un air doux
quittent pas,
uy et de la Beque,
plaines
possèdent les Espagnols. L'air qu'ils respirent,
que
ils vivent,
mais encore plusl la sobrittéaveclaquelle
contribuer à leur procurer cette heureuse
peuvent vieillesse à laquelle le plus grand nombre parvient
communément, tandis que de cent Français, à
peine en trouve-t-on un de soixante ans.
On doit encore ajouter que les Espagnols ne
comme les Français, un air doux
quittent pas, --- Page 290 ---
-
HISTOIRE DES MALADIES
et tempéré, et qu'ainsi la chaleur doit faire
eux une impression d'autant moindre,
sur
leur est moins insolite. De plus, le caractère qu'elle
et paresseux des Espagnols semble leur
lent
toutes les passions qui
interdire
dépendent de
et dont nos malheureux
lambition,
Français sont si affectés.
On doit distinguer en deux classes les
qui sont à St.-Domingue. La
Français
prend les naturels du
première classe compays, ou créoles; les étrangers font la seconde. Les créoles,
sont d'un tempérament délicat, pourl'ordinaire,
pituiteux-mélancolique, ou pituiteux-bilieux.T Les Européens étant
nés dans la zone tempérée, ont une constitution
plus forte. Ceux-ci sont plus sujets aux maladies
dans l'été; ceux-là dans l'hiver.
On a coutume de jeter l'éponvante dans les
esprits, sur les maladies qui arrivent aux Iles. En
effet, outres la qualité de l'air, qui est telle
les Anciens nous la décrivent, et selon les que
cipes physiques, la plus propre à
prinà entrete nir la
engendrer et
putréfaction 1 la différence des alimens plus grossiers et moins succulens
d'Europe, doit
que ceux
former un chyle et un sang
endaire les intestins de matières
épais,
ralentir les
gluantes, en
sécrétions, et enfin occasioner des
engorgemens et des obstructions dans les viscères
où la circulation est nalurellement
et la qualité altérée par le travail et les augmentée, débauches,
Suivant IHlippocrate latin, il faudrait,
pour se --- Page 291 ---
DE SAINT-DONINCUE
bien porter, s'abstenir des femmes pendant l'été:
Venus neque astate, neque autumno utilis est; ;
si
abstinendum. Quelcestate in totum, fieri potest,
salutaire que puisse être ce conseil, je doute
que
lui-même se fit écouter aux Iles,
qu'llippocrate été
et où tout anime les
où règne un
perpétuel,
passions,
altérer la
Mais de toutes les causes qui peuvent
qui concourent
santé, on n'en peut pas compter
plus généralement à St-Domingue, avec l'intempérie de l'air, que les passions de l'ame. Quoique
soient
ou moins vives dans les
ces passions
plus
les
différens tempéramens, ce sont proprement
mélancoliques dans lesquels nous en observons
des effets plus daugereux et plus rebelles aux secours de notre art. Les bilieux peuvent prendre
les choses plus à coeur que les mélancoliques, et
faire éclater à l'extérieur plus de passion; mais
aussi les passions cessent bien plus vite chez eux,
et la dissipation procurée par les objets extérieurs,
empèche ordinairement les suites fâcheuses que
le chagrin produit chez ceux qui en ont longtemps le coeur pénétré. On peut dire en général
de toutes les passions qu'on observe chez les mélancoliques, ce que Boërhaave dit de la colère, ira
memor.
De plus, si nous considérons que de toutes les
affections de l'esprit qui règnent dans notre colonie, les plus ordinaires se réduisent à l'inquiétude
dissipation procurée par les objets extérieurs,
empèche ordinairement les suites fâcheuses que
le chagrin produit chez ceux qui en ont longtemps le coeur pénétré. On peut dire en général
de toutes les passions qu'on observe chez les mélancoliques, ce que Boërhaave dit de la colère, ira
memor.
De plus, si nous considérons que de toutes les
affections de l'esprit qui règnent dans notre colonie, les plus ordinaires se réduisent à l'inquiétude --- Page 292 ---
-
S
HISTOIRE DES
MALADIES
et au chagrin, nous serons
contraints
que ce sont ordinairement
d'avouer
leur action insensible
ces passions qui, par
sur les
du corps, tournent la
principaux organes
constitution en mélancoli.
que, qui est plutôt une
telle qu'un
dégénérescence accidentempérament naturel.
Il est aisé, au reste, de démontrer
vent être les sources de
quelles peu.
des
chagrin et
gens qui débarquent de
d'inquiétude
nos colonies.
l'Europe pour habiter
Pour l'ordinaire on ne parle en Europe de l'Amérique que comme d'un pays où la fortune
prodiguer ses faveurs. Les trésors dont
semble
du monde est dépositaire,
cette partie
sant, qu'il semble faire
sont un appas si séduiLe désir de s'enrichir, mépriser tous les dangers.
vienta alors le moteur
qui fait partir et qui dede toutes les
en quelque sorte, tout autre
actions, étouffe,
indifférence
sentiment. De là une
extrême, non-seulement
sciences, et pour tant de
pour les
qui, se
merveilles de la nature,
présentant tous les jours dans
nies, ont été si long-temps
nos colomais même
ignorées et
pour tout ce qui ne parait négligées,
contribuer à ce qu'on appelle
pas devoir
sir, iln'y a que deux
fortune. Pour réusou l'art de faire
étatsà choisir, le commerce
valoir ses habitations.
états, les soins qu'il faut
Dans ces
tudes
se donner, les vicissichagrin, auxquelles on est exposé, la crainte et le
dérangent et altèrent en peu de
temps
long-temps
nos colomais même
ignorées et
pour tout ce qui ne parait négligées,
contribuer à ce qu'on appelle
pas devoir
sir, iln'y a que deux
fortune. Pour réusou l'art de faire
étatsà choisir, le commerce
valoir ses habitations.
états, les soins qu'il faut
Dans ces
tudes
se donner, les vicissichagrin, auxquelles on est exposé, la crainte et le
dérangent et altèrent en peu de
temps --- Page 293 ---
DE SAINT-DOxINoUE.
naturelle, de façon que, quelque
la constitution
elle succombe bientôt.
robuste qu'elle soit, lieu de vérifier en deux cirC'est ce qu'on a eu
de funestes coups à la
constances qui ont porté
savoir : dans
vie des négocians et des habitans, l'Angleterre en
déclarée à l'Espagne par
la guerre
celle de la France contre l'Angle1734, et dans
donna à la
1743. La première
terre au printemps
de fortune qu'elle
Colonie la plus belle apparence
avaient les
puisse jamais espérer. Les négocians
leurs
transporter aux Espagnols
ports ouverts pour virent leur sucre augmenter
besoins; les habitans
l'interruption du comdu double de sa valeur, par On se livra en consémerce des Colonies anglaises. tres-considérables qui
quence à des entreprises succès dont on s'était
n'eurent pas tout P'heureux
des maladies de
flatté. Beaucoup de gens eurent
la diardhrmiemmipatiydtonued
langueurquiset
La guerre qui survint en 1744
rhée ou la phthisie.
le malheur
changea l'état de la Colonie en rendant fortune de
de la
plus général. Le dérangement nécessaire de l'intous les habitans fut une suite valeur des denrées
terruption du commerce. La
celles du
d'Europe augmenta considérablement; et chacun fut
pays diminuérent à proportion,
les
de négliger ses affaires pour prendre
obligé
constitutions des saisons
armes. Les mauvaises
et le chagrin 1 à
concoururent, avec les fatigues
firent
nombre de maladies,qui
produire un grand
fortune de
de la
plus général. Le dérangement nécessaire de l'intous les habitans fut une suite valeur des denrées
terruption du commerce. La
celles du
d'Europe augmenta considérablement; et chacun fut
pays diminuérent à proportion,
les
de négliger ses affaires pour prendre
obligé
constitutions des saisons
armes. Les mauvaises
et le chagrin 1 à
concoururent, avec les fatigues
firent
nombre de maladies,qui
produire un grand --- Page 294 ---
-
A
HISTOIRE DES
MALADIES
périr plus d'habitans dans l'espace de trois à
ans, quej je n'en avais vu périr les dix
quatre
nées de mon séjour à St
premières andans I'Histoire
Domingue : ce qu'on verra
des Maladies L'explication d'ailleurs
qu'on peut donner de leurs causes et des
d'en entreprendre la
moyens
tant
cure, ne peut servir qu'anqu'onyj joint un continuel exercice de la
tique. Elle seule peut faire
pradécouvrir les différentes
modifications, les métamorphoses
dans les
qui arrivent
maladies, et souvent dans la même maladie, suivant les variations du
les passions
temps, et suivant
lhomme.
qui agitent l'esprit et le coeur de
C'est sur quoi on ne peut
de préceptes,
guère donner
parce que ce sont de ces lumières
qui ne s'acquiérent que par l'habitude de voir les
malades, et que par une continuelle attention à
examiner, à observer les degrés et les
des différentes révolutions
proportions
auxquelles le
humain, soit en santé,soit en maladie,
corps
au baromètre, est continuellement semblable
enim post rationem inventa
exposé. Non
est medicina ; sed
medicinam quasita est ratio, Hecquet (1).
post
(s)La forme que j'ai donnée à mon
qui convienne à une Histoire des Ouvrage , commel la seule
Constitutions
a nécessité des redites,
épidémiques 3
constitutions
parce qu'il est impossible que
se trouvant conformes ou
plusieurs
on ne répête pas souyent la même chose. presque Ces semblables,
surplus, ont leur utilité, n'eussent-elles
répétitions, au
connaitre les difficultés
que celle de faire
qu'on a de développer les véritablos --- Page 295 ---
DE SAINT-DoxiNeur.
des m.aladies, et de se former une bonne méthode pour
causes
aussi de faire connaitre combien il est
lcs combattre 3 comme
de bonne heure à examiner et à
important de commencer
quelque longue que puisse être la vie, elle
méditer. 3 parce que,
connaissances
est encore trop courte pour acquérir toutes les
sont nécessaires à un médecin pour être parfait : ars longa,
qui
dès la jeunesse à la méditation,
vita brevis. En s'accoutumant
de
d'un temps que lej plus grand nombre
on a l'avantage profiter
réflexions
perd à de frivoles amusemens, incompatibles avec les
demande une profession aussi difficile : est enim ars muta
que
On a la satisfaction de cueillir, dès le comet cogitabunda:
encement de l'automne, des fruits que les autres n'ont jamais
m celle de voir mûrs. Une joie intérieure encourage et détermine
à continuer" les recherches, et à perfectionner des découvertes
que l'activité d'un e trop grande jeunesse avait empéché d'approfondir et laissies imparfaites.
usemens, incompatibles avec les
demande une profession aussi difficile : est enim ars muta
que
On a la satisfaction de cueillir, dès le comet cogitabunda:
encement de l'automne, des fruits que les autres n'ont jamais
m celle de voir mûrs. Une joie intérieure encourage et détermine
à continuer" les recherches, et à perfectionner des découvertes
que l'activité d'un e trop grande jeunesse avait empéché d'approfondir et laissies imparfaites. --- Page 296 ---
HJSTOIRE DES
MALADIES
HISTOIRE
DES
CONSTITUTIONS
ÉPIDÉMIQUES.
CONSTITUTION DE L'HIVER 1732.
Panvar à
faisait
St-Domingue le 22 octobre
au Cap, ville capitale de la
1732. On
çaise, des prières
Colonie francessation des
publiques pour demander la
pluies qui avaient été
pendant tout le cours de l'année,
abondantes
les mois de
surtout pendant
les années septembre et octobre. On me dit
1730 et 1731 avaient été
que
pluvieuses, et qu'elles avaient été pareillement
plusieurs années fort sèches.
précédées de
Dans la dépendance du Cap, les vents du
qui ne s'y font ordinairement
nord,
de
sentir qu'au mois
novembre, et qui finissent au mois
commencérent dès le mois d'octobre. d'avril,
sont toujours
Ces vents
accompagnés d'un
et pluvieux ; ils n'ont coutume de temps nébuleux
ou cinqjours, et ils inondent durer que quatre
ou trois fois le mois, Ils
cette contrée deux
ont été
cette année.
plus fréquens --- Page 297 ---
A
a87
DE SAIXT-DOxIsGUE
depuis le mois
Pendant cette sison,dest-i-dire, mois de mai 1733,
de novembre 1732 jusqu'au de maladies diveron ne vit qu'un même genre mais dont la cause
sifiées par différens symplômes, fièvres intermittentes simme parutl la même; des très-souvent en continues,
ples, qui dégénéraient
qui, par
selon Morton, en continentes,
ou plutôt,
qu'elles ont
leur
redoublement, indiquentl'affoaitée
On observait très-fréquemavec les intermittentes. bilieuses, qui sont partiment les double-tierces dont nous donnerons ciculières à ce climat, et
après la description.
de poitrine soient plus
Quoique les fluxions
France, calidum pecrares à St-Domingue qu'en inimicum, j'en ai peu obtori amicum, frigidum
parmi les blancs;
servé dans cette constitution les nègres. Plus
elles ont été communes parmi abattus par les
de l'air, plus
exposés aux injures accoutumés à se baigner enfatigues du travail,
ou à dormir au serein
core tout couverts de sueur, naturellement y être
ou sur la terre, ils doivent Au reste, ces fluxions
plus sujets que les blancs.
étaient toutes bilieuses.
de poitrine
fait prendre l'émétique
Je leur ai quelquefois
parce
je dis quelquefois,
dès le commencement; et la dureté du pouls, qui
que la grande ardeur toutes les maladies de ce
accompagnent presque
qu'il serait témépays, sont une contreindication Quand j'ai cru qu'il converaire de transgresser.
ur, naturellement y être
ou sur la terre, ils doivent Au reste, ces fluxions
plus sujets que les blancs.
étaient toutes bilieuses.
de poitrine
fait prendre l'émétique
Je leur ai quelquefois
parce
je dis quelquefois,
dès le commencement; et la dureté du pouls, qui
que la grande ardeur toutes les maladies de ce
accompagnent presque
qu'il serait témépays, sont une contreindication Quand j'ai cru qu'il converaire de transgresser. --- Page 298 ---
HISTOINE DES MALADIES
nait de donner
prendre
T'émétique, je l'ai tonjours fait
délayé dans une grande
de casse, La manné et l'huile
quantité d'eau
mèdes les plus
m'ont paru les reconvenables; ; mais la boisson
je prescris dans cette maladie,quoique
que
est, de tous les remèdes, le plus efficace tres-simple,
citer Tespectoration, et
pour expurgation. Voici
préparer le malade à la
quelle est la tisane que
plus
j'emploie
ordinairement :
Je fais bouillir dans une pinte d'eau
poignée d'épinards du
une demipays, amaranthus altissimus
longi-folius, spicis è viridi
de bourgeons d'avocatier, alblicantibus:uue pincée
la liqueur de dessus le
persea clusii, En ôtant
de miel
feu, on y met une cuillerée
commun, et après l'avoir
ajoute une chopine d'huile On fait passée, on y
malade un verre de cette tisane de deux prendre au
heures. Après l'avoir fait
en deux
samment, je viens à bout de purger et saigner suffiun opiat fait avec l'écorce chasser la fièvre avec
d'écrevisses
de citronnier, les
et une suffisante
yeux
J'ai trouvé à
quantité de miel.
dont bien du St.-Domingue un ancien préjugé,
dait la
monde a été la victime : on y regarsaignée dans le rhume comme
et faute de secours, il
meurtrière,
fluxion de
dégénérait très-souvent en
poitrine et en suppuration.Fatété
quefois appelé pour des malades
quelbés dans ce dernier
qui étaient tomplusieurs
accident, et il a fallu faire à
l'empyème,
J'ai trouvé à
quantité de miel.
dont bien du St.-Domingue un ancien préjugé,
dait la
monde a été la victime : on y regarsaignée dans le rhume comme
et faute de secours, il
meurtrière,
fluxion de
dégénérait très-souvent en
poitrine et en suppuration.Fatété
quefois appelé pour des malades
quelbés dans ce dernier
qui étaient tomplusieurs
accident, et il a fallu faire à
l'empyème, --- Page 299 ---
A
DE SAINT-Doxisour
Comme les nègres sont plus sujets aux vers que
ils ont aussi coutume d'en donner des
les blancs,
fluxions de poitrine. il est immarques dans leurs
la plupart
d'y faire attention; et quoique
portant on n'en ait que des signes douteux,
du temps
de mêler des vermifuges avec
j'ai toujours eu soin
J'ai mis depuis quelles purgatifs et les tisanes.
qui est, tout enque-temps en usage une tisane, excellent vermifuge
semble, pectorale et le plus
qu'on puisse employer à St-Domingue.
de
Prenez écorce de gommier rouge ou blanc,
de montagne, conpés par petits morceaux,
sucrier
des sommités de
du capillaire ou franc-basin, bien mûre, coupée
gombo, de la canne de sucre de
d'angole,
morceaux, ,et des sommités pois de
par
bonne poignée; graine
petit
de chacun une
bouillir dans deux pintes
mil, une pincée-hiteslest diminution d'un quart. Quand on'
d'eau jusqu'à la
une chopine
la liqueur, on ajoutera
aura passé
fait boire un bon verre de deux
d'huile. On en
en deux henres.
et celle de Poitou sont trèsLa colique bilieuse
: apud insulas
communes aux iles de l'Amérique notissima est colica PicCaribum, dit Sydenham,
entr'elles,
Ces maladies diffèrent très-peu
tonum. demandent à peu près les mèmes remèdes.
et elles
saigner le malade avant de lui
Je fais toujours et je ne lui fais prendre qu'adonner l'émétique,
les bains, les huiles et
près T'avoir disposé par
2:
celle de Poitou sont trèsLa colique bilieuse
: apud insulas
communes aux iles de l'Amérique notissima est colica PicCaribum, dit Sydenham,
entr'elles,
Ces maladies diffèrent très-peu
tonum. demandent à peu près les mèmes remèdes.
et elles
saigner le malade avant de lui
Je fais toujours et je ne lui fais prendre qu'adonner l'émétique,
les bains, les huiles et
près T'avoir disposé par
2: --- Page 300 ---
-A
HISTOIRE DES MALADIES
les lavemens. Si les douleurs continuent,
cours aux eaux de casse, à
j'ai rede sucrier,
l'opium et au baume
qui a un bon effet dans ces
et que j'estime autant que le baume du maladies,
recommandé
Pérou, si
par Sydenham.
Quoique le colera-morbus soit un
plus particulier aux maladies de l'été qu'à symptôme celles de
T'hiver, j'ai néanmoins trouvé quelques malades
attaqués de ce fâcheux accident. La violence
ce symptôme obligeait d'y
de
remède. La défaillance, la apporter un prompt
les extrémités faibles,
petitesse du pouls, et
donnaient lieu
der que le malade ne succombât; d'appréhenil était à propos de répéter les c'est pourquoi
saignées
coup sur coup. Alors les liqueurs
presque
naient leur cours ordinaire, et la dévoyées fiévre reprevenait n'annonçait rien de fâcheux.
qui surOutre les
gnées et les lavemens fréquens,
saimalade de boire souvent de l'eau je conseillais au
la décoction de chicorée
de poulet, et de
d'opium
sauvage, Je ne me servais
qu'à l'extrémité, et je tâchais
auparavant de passer un léger minoratif. toujours
maladie de Siam, le
Dans la
d'une dissolution
colera-morbus étant leffet
considérable, il était un
pour cesser les saignées.
signe
La dysenterie, encore plus rare que le coleramorbus dans la constitution
d'hiver, et
mune dans celle de l'été, est
plus comet l'autre de ces saisons durant survenue dans l'une
cette constitution.
é, et je tâchais
auparavant de passer un léger minoratif. toujours
maladie de Siam, le
Dans la
d'une dissolution
colera-morbus étant leffet
considérable, il était un
pour cesser les saignées.
signe
La dysenterie, encore plus rare que le coleramorbus dans la constitution
d'hiver, et
mune dans celle de l'été, est
plus comet l'autre de ces saisons durant survenue dans l'une
cette constitution. --- Page 301 ---
29T
DE SAINT-DOxINGUE
remédier, j'ai ordonné les lavemens émoPour y
décoction de tripe et du
liens, faits avec une
mis les bourplantain. Dans ces bouillons, j'ai
de
triumfetta
geons de monbin,
grand-cousin, le malade
fructu echinato racemoso, Pl. J'ai purgé
les
et la manne dâns
avec le tamarin, 2 mirobolans,
le
de
j'y ai ajouté sirop
le petit lait; quelquefois
le mal continue,
chicorée composé de rhubarbe.Si
recours au laudanom. au cachou et au succin,
on a
dans le baume de sucrier. On prendra
incorporés
calophyllum seu calaba
pour tisane, dul bois-marie,
du bois de chandelle,/aufolio citri splendente;
des sommités d'Arurus ligno duro odoratissimo ;
piaba ou herbe carrée, ,melissa guadrangularicaute
du mais boucanné, c'est-à-dire, brûlé
altissimd; du café, de chacun une bonne pincée,
comme fera bouillir dans deux pintes d'eau jusqu'à
qu'on diminution d'un quart. Quand le malade comla
il use de gombo prémence à se mieux porter,
de la manière que je marque dans mon
paré
usuelles. Il arrive quelquefois
Traité des plantes
résoudre
quelque soin qu'on apporte pour
que, T'inflammation qui arrive dans quelques-uns des
viscères du bas-ventre, elle se termine par supQuand l'abcès se forme dans la partie
puration. du foie, on guérit, par le moyen de l'opéconvexe
de succès qu'en
ration, plus vite et avec plus
France.
ce que nous disons ici,
Il parait en général, par
19.
paré
usuelles. Il arrive quelquefois
Traité des plantes
résoudre
quelque soin qu'on apporte pour
que, T'inflammation qui arrive dans quelques-uns des
viscères du bas-ventre, elle se termine par supQuand l'abcès se forme dans la partie
puration. du foie, on guérit, par le moyen de l'opéconvexe
de succès qu'en
ration, plus vite et avec plus
France.
ce que nous disons ici,
Il parait en général, par
19. --- Page 302 ---
HISTOIRE DES MALADIES
quand il nous
que Sydenham ne s'est pas trompé,
dit
toutes les maladies qui arrivent, pena
que
que dans
ne différent guère
dant une constitution,
des
les accidens et dans la différence
parties que
dissertacette maladie attaque. De plus longues
les causes et la cure des maladies, m'ont
tions sur
les écoles, les bons livres
paru inutiles, parce que
suffisans
fournissent des moyens
et les hôpitaux
pour s'en instruire.
CONSTITUTION DE L'ÉTÉ 1733.
a été suivie d'une très-sèche
La saison pluvieuse
à se
très-aride. Le vent du sud a commencé
et
dès le mois d'avril; et depuis ce mois
faire sentir de novembre, $ il n'y a pas eu de
jusqu'à celui
soit arrivé trois ou quatre fois
semaine où il ne
Dans le mois de mai, on
des orages considérables.
différent, ,et dont
a vu des maladies d'un genre
à celle des
la cause m'a paru tout-à-fait opposée
infide T'hiver. Le mal de Siam a mis une
maladies d'hommes au tombeau en très-peu de temps;
nité
femme qui en ait été attamais je n'ai vu qu'une
guée. violence de la maladie a été telle, qu'elle a
La
toutes les autres, et régné
pour ainsi dire assoupi de toutes les maladies conseule. C'estle caractère
et avant
Sydenham,
tagieuses et pestilentielles; remarqué de la peste.
lui, Diemerbroek, l'avaient
violence,
Aussi, pour se faire une idée de cette --- Page 303 ---
DE SAINT-DoxiNOtR
d'ailleurs ne changeait rien à la nature des
qui
symptômes et à la théorie que nous avons établie,
il suffit de faire attention à l'histoire que je rapporte ici.
Histoire.
Je fus appelé un jour en consultation, pour un
jeune homme de trente ans. Je le trouvai en robe
de chambre sur son lit, et il était fort tranquille.
Je sentis en l'approchant une odenr cadavéreuse;
lui demandai s'il venait de la selle ; il me dit
je
mais
avait un petit dévoiement,
que non 9
qu'il
était
et qu'il rendait un peu de sang. Cesymptôme
acompagnédune) jaunisse universelle, d'une douleur à la partie inférieure du ventre , d'un pouls
très-faible et du hoquet. Toute ma consultation fut
de lui faire administrer les sacremens s et trois
heures après il mourut très tranquillement. On
dit
s'était
la veille dans la rue:
me
qu'il
promené
Est prudentis hominis eum qui servare non potest,
ne videatur occidisse quem SOTS ipsius
non altingere,
interemit, Cels.
CONSIITUTIONS DE L'HIVER 1733 9 ET DE L'ÉTÉ ET
DE L'HIVER 1734.
Je réunis trois constitutions dans lesquelles j'ai
observé le même caractère de maladie. Tout le
monde avait été consterné par la maladie de Siam.
saison différente, 2 et dont
On se flattait qu'une
Est prudentis hominis eum qui servare non potest,
ne videatur occidisse quem SOTS ipsius
non altingere,
interemit, Cels.
CONSIITUTIONS DE L'HIVER 1733 9 ET DE L'ÉTÉ ET
DE L'HIVER 1734.
Je réunis trois constitutions dans lesquelles j'ai
observé le même caractère de maladie. Tout le
monde avait été consterné par la maladie de Siam.
saison différente, 2 et dont
On se flattait qu'une --- Page 304 ---
HISTOIRE DES
le
MALADIES
commencement paraissait
Tair, et dissiperait la
heureux, purifierait
dant
contagion. On a joui penquelquestemps d'une bonace
pendant les mois de novembre
trompeuse 9 et
y a eu peu de maladies.
et de décembre il
Constitution de Thiver 1733.
Les vents du nord
novembre, eti ils ne commencèrent au mois de
fois jusqu'au mois d'avril. parurent que quatre à cing
dinaire, les
La pluie qui, pour l'oraccompagne, ne durait
trois
quatre jours ; l'hiver par
que
ou
sec qu'humide Ce
conséquent a été plus
sumer que la contagion changement donna lieu de prébien loin d'être
continuerait, et pourrait méme
dissipée,
vant. In siccitatibus
augmenter l'étésui.
annus
febres acula funt et si
pro majori parte talis fuerit,
quidem
constitutionem 9 ut plurimim etiam qualem fecit
expectare oportet. Hip. Aph.
tales morbos
cet aphorisme,
7 2 sect. 111. Suivant
qui avaient
on ne fut pas trompé, Les maladies
cessé T'hiver, reparurent
sèrent de nouveaux
l'été, et caumalades les
ravages. On vit donc peu de
furent
premiers mois de T'hiver, et ceux
attaqués avaient dans le
qui
symptômes qui semblent
commencement les
mais ces
propres à cette saison ;
symptômes se
d'autres plus
changeaient bientôt en
paraissait dangereux xet plus funestes. Un homme
attaqué d'une fièvre
continue ordinaire, qui
double-tierce ou
ne portait avec elle aucun
l'été, et caumalades les
ravages. On vit donc peu de
furent
premiers mois de T'hiver, et ceux
attaqués avaient dans le
qui
symptômes qui semblent
commencement les
mais ces
propres à cette saison ;
symptômes se
d'autres plus
changeaient bientôt en
paraissait dangereux xet plus funestes. Un homme
attaqué d'une fièvre
continue ordinaire, qui
double-tierce ou
ne portait avec elle aucun --- Page 305 ---
ag5
DE SAIXT-Doxixeus
caractère; vers le dixième ou le onzième
mauvais de la maladie, il arrivait un changement
jour le malade tombait dans une langueur consisubit;
survenait accompagnée, pour
dérable; la jaunisse
d'une douleur de
l'ordinaire, d'un pouls flasque,
très-souvent d'hémorragie et de pourpre:
ventre,
mêmes remèdes dont je m'étais
J'ai eu recours aux
le parti de faire saiservi l'été précédent; j'ai pris
de la
copieusement dès le commencement
gner
était
d'avoir égard à
maladie; et comme on
obligé
la constitution d'hiver, qui paraissait la première,
dénotaient une plénitude
et dont les symptômes
voies, qui, se mêde matière dans les premières
la
contribuait à augmenter
lant avecles liqueurs,
ou dissolution du sang, j'employais
putréfaction
et
même
les purgatifs, Tyjoignais
promptement
l'ardeur et la sécheresse du
l'émétique, pourvu que
d'obstacles; etc'est
tempérament n'y missent point
dans les
à quoi on ne saurait trop prendre garde d'émulsion
chauds : trois à quatre verres
pays
avec une dose ordinaire d'émétique, quelaiguisée
répétés deux ou trois jours, quelquefois
quetois
d'eau de casse amère, remplissaient
entremélés
Après avoir donné ces remèdes,
cette indication.
de la nature, laissant
j'examinais les mouvemens
tisanes et
le malade au seul usage des lavemens,
bouillons émolliens, et légèrement sudorifiques:
les signes de dissolution paraissaient, une
Lorsque
dans laquelle je
légère teinture de quinquina,
répétés deux ou trois jours, quelquefois
quetois
d'eau de casse amère, remplissaient
entremélés
Après avoir donné ces remèdes,
cette indication.
de la nature, laissant
j'examinais les mouvemens
tisanes et
le malade au seul usage des lavemens,
bouillons émolliens, et légèrement sudorifiques:
les signes de dissolution paraissaient, une
Lorsque
dans laquelle je
légère teinture de quinquina, --- Page 306 ---
HISTOIRE DES
faisais meltre le nitre
MALADIES,
celle de
purifié, la poudre à vers et
vipères, dans la confection
finissaient la cure de la maladie.
d'hyacinthe,
Histoire.
Un jésuite, allemand de nation,
treute-cinq
âgé d'environ
ans, d'un tempérament
fut attaqué d'une fèvre
très-robuste s
accès étant devenus
double-tierce. Le 5, les
On l'avait
plus violens, je fus le voir.
saigné deux fois du
et
du pied : on l'avait aussi
bras, une fois
casse. Je trouvai le malade purgé avec les eaux de
dans un redoublement
considérable,lesprit égaré et le pouls
tré. Le 7, le redoublement
tréseconcen.
heure; ; la langue
vint de meilleure
commença à être
malade fut agité de
sèche, et le
mouyemens
sentait d'ailleurs
convulsifs; il ne
du bras. Le
aucune douleur : je le fis saigner
8, les mêmes accidens
eta augmentérent de façon
continuèrent
La
qu'on le crut agonisant.
langue était comme rôtie, les lèvres
cées, et les yeux à
très-gerdu
demi-ouverts. Je le fis
pied,etje lui prescrivis
saigner
lait fait avec la crême de pour boisson le petitdans
tartre, l'eau de poulet,
laquelle on faisait cuire de la laitue, de la
chicorée sauvage, et un concombre:
pilées. J'employai
eavec ses graines
Requemmentlenlinermeas émol.
liens, et les potions huileuses et
soir,je réitérai la saignée du
vermifuges. Le
pied. Le
l'eau de casse, aiguisée avec le sel 9.j'ordonnai
d'epsom; le
artre, l'eau de poulet,
laquelle on faisait cuire de la laitue, de la
chicorée sauvage, et un concombre:
pilées. J'employai
eavec ses graines
Requemmentlenlinermeas émol.
liens, et les potions huileuses et
soir,je réitérai la saignée du
vermifuges. Le
pied. Le
l'eau de casse, aiguisée avec le sel 9.j'ordonnai
d'epsom; le --- Page 307 ---
DE SATYI-DONINGUE.
malade ne commença à évacuer qu'après midi.
les
étant revenus, je le fis saiTous
symptômes
vers les dix heures du soir. J'aperçus que
gner le malade avait beaucoup de taches pourprées. Je
continuai l'usage de l'eau de casse, qui opéra
mieux que le jour précédent. Les II, 12,13,14,
et 15, le malade fut toujours dans le même état;
mais l'aridité de la langue, sa noirceur, l'insconsdu
tantôt faible, tantôt fort, la contitance
pouls,
nuation des mouvemens convulsifs, l'égarement
d'esprit, étaient des signes d'une mort prochaine.
continuai l'usage de
Pendant tout ce temps, je
l'eau de casse, et des boissons marquées ci-dessus:
La puanteur et la mauvaise qualité des matières
rendait le malade, m'obligeaient à suivre cette
que indication. Le 16, on commença à avoir quelqu'espérance de guérison. La langue parut humide, les
et les urines moins charyeux un peu sereins,
gées: Le soir, le redoublement étant revenu avec
les symptômes ordinaires, le pouls étant fort et
fréquent, je fis saigner le malade du pied, et le
lendemain je lui fis prendre trois à quatre verres
d'eau de casse amère. Le 18, nous eûmes lieu d'espérer une heureuse convalescence. Le redoublement n'avait point été considérable, la langue
était nettoyée, ,les yeux étaient beaux, et les urines
naturelles. Je lui conseillai d'user encore quelque
temps de la tisane amère émulsionnée. Trois ou
quatre jours après que j'eus cessé de le voira
du pied, et le
lendemain je lui fis prendre trois à quatre verres
d'eau de casse amère. Le 18, nous eûmes lieu d'espérer une heureuse convalescence. Le redoublement n'avait point été considérable, la langue
était nettoyée, ,les yeux étaient beaux, et les urines
naturelles. Je lui conseillai d'user encore quelque
temps de la tisane amère émulsionnée. Trois ou
quatre jours après que j'eus cessé de le voira --- Page 308 ---
HISTOIRE DES MALADIES
j'appris avec surprise qu'il se plaignait d'une
douleur à la maléole de la jambe où il
vive
le plus saigné, et que la fièvre était
avait été
des mouvemens convalsifs. Un
revenue avec
procuré
trombas, qui iavait
Rmeldgereinfiummation, à la jambe
avait obligé de faire à la jambe droite
gauche,
qui étaient devenues
les saignées
dent; mais
nécessaires depuis cet acciiln'y avait pas d'apparence
douleur provint de la piqure d'ancune que cette
Le malade étant convalescent,
saignée.
muer et se lever sans
je l'avais vu se rejecturai
se plaindre de rien. Je conplutôt que le sang m'ayant
dans les dernières
paru dissous
saignées, il pouvait
cette partie une disposition
ya avoir dans
vant aller voir le malade, le gangreneuse. sieur
Ne pou-
:
Lapuyade, chirurgien, y fut; etaprès avoir examiné cet
il me rapporta qu'il avait trouvé
accident,
considérable dans toute la
un gonflement
à la partie inférieure;
jambe; mais surtout
de la
qu'il avait senti le canal
saphène tendu, jusqu'au hant de la
comme une corde, ce qui
cuisse,
le sang était arrêté dans
provenait de ce que
de croire
ce vaisseau; qu'ayant lieu
qu'il avait abcédé dans la partie inférieure, il avait fait une incision
milieu de la jambe;
jusque vers le
de
qu'il en était sorti beaucomp
pus; qu'il avait recommandé
bien la
qu'on entretint
suppuration, et qu'on appliqnàt des cataplasmes émolliens jusqu'au bout de la
ce rapport, je crus qu'on
cuisse. Sur
pourrait sauver le ma-
de ce que
de croire
ce vaisseau; qu'ayant lieu
qu'il avait abcédé dans la partie inférieure, il avait fait une incision
milieu de la jambe;
jusque vers le
de
qu'il en était sorti beaucomp
pus; qu'il avait recommandé
bien la
qu'on entretint
suppuration, et qu'on appliqnàt des cataplasmes émolliens jusqu'au bout de la
ce rapport, je crus qu'on
cuisse. Sur
pourrait sauver le ma- --- Page 309 ---
DE SAIST-DOMINGUE.
lade; mais nous fàmes trompés. On nous marqua
Je fus
que la fièvre etles convulsions persistaient.
avecle sieur Lapuyade; je trouvai la plaie pansée
fût encore
à sec et ne suppurant plus, quoiqu'elle
vermeille, et la jambe et la cuisse enveloppées de
compresses trempées dans l'eau-de-vie camphrée,
ulcus autem,sive anted fiericontigerit, sive in morbo
fiat, discere oportet; si enim moriturus sit homo,
ante mortem lividum et siccum erit, aut pallidum
Le chirurgien
avait
et siccum. Hipp. prognost
qui
soin du malade, avait jugé à propos de suivre une
méthode tout opposée à celle que lui'avait conseillée son confrère. La jalousie règue dans tous
les pays comme dans toutes les professions. Le
malade en fut la victime; il était dans un état où
il n'y avait plus de remède; il mourut trois ou
quatrejours après, avec les symptômes du spasme.
Cette observation est un peu longue; mais les accidens qui en font Je sujet, méritent l'attention des
plus habiles praticiens.
Constitution de Tété 1734.
Au mois d'avril on crut être exempt de la contagion qui avait régné l'année précédente. Ce mois,
comme celui de mai, fut très-sec, et pendant ce
temps on vit peu de malades. Les premiers jours
de juin le temps changea, et les vents da sud
causérent de grands orages. 9 et durèrent sept à huit
jours. Cette vicissitude a suffi pour causer de nou-
méritent l'attention des
plus habiles praticiens.
Constitution de Tété 1734.
Au mois d'avril on crut être exempt de la contagion qui avait régné l'année précédente. Ce mois,
comme celui de mai, fut très-sec, et pendant ce
temps on vit peu de malades. Les premiers jours
de juin le temps changea, et les vents da sud
causérent de grands orages. 9 et durèrent sept à huit
jours. Cette vicissitude a suffi pour causer de nou- --- Page 310 ---
HISTOIRE DES MALADIES
velles maladies. Pendant les mois de
et août, il y a eu bien des malades juin, , juillet
Cap, mais il y en a eu
à la ville du
La ville du
trés-peu dans la plaine.
Cap est située au bas d'une
guila couvre du côté du nord et de l'ouest montagne
ville regarde la mer à
; cette
sud
des
T'est, et elle est bornée au
par
marais d'une demi-lieue de
se remplissent dans le flux de la
long 1 qui
solstice d'été les marées
mer. Durant le
l'Amérique
ne sont pas si hautes dans
l'eau n'étant méridionale que durant celui d'hiver ;
pas alors si abondante, ni par consé.
quent dans un si grand mouvement, doit
rompre plus promptement. S'il arrive
s'y corplus sec que de
que l'été soit
ville, etle tombeau coutume, cette eau, l'égout de la
des crabes et
de la mer
desautres insectes
2 exhale une plus grande
corpuscules infectés,
quantité de
ruption où ils se
capables d'engendrer la corabondantes,
répandent. Si les pluies sont
2 les terres étant alors inoudées,
mauvais principes sont comme
2 les
par le cours des eaux
noyés et entrainés
Suivant ces
est facile de comprendre
remarques, il
doit être plus malsaine pourquoi la ville du Cap
en été qu'en hiver
quoi un été trop sec doit être d'un
; pourfuneste
pour ses habitans. On doit donc attribuer augure
grande sécheresse de l'été les maladies
à la
à la ville du Cap
qui ont'r régné
les fièvres
pendant cette saison ; telles étaient
intermittentes et les fièvres donblestierces, qui dégénéraient pour l'ordinaire en conti-
remarques, il
doit être plus malsaine pourquoi la ville du Cap
en été qu'en hiver
quoi un été trop sec doit être d'un
; pourfuneste
pour ses habitans. On doit donc attribuer augure
grande sécheresse de l'été les maladies
à la
à la ville du Cap
qui ont'r régné
les fièvres
pendant cette saison ; telles étaient
intermittentes et les fièvres donblestierces, qui dégénéraient pour l'ordinaire en conti- --- Page 311 ---
3o1
DE SAIST-DowixCEE
de violentes dounues. Les malades se plaiguaient
leurs de tète 9 et elles étaient si opiniâtres 9 qu'il
de les calmer : les saignées du pied,
était impossible
topiques,
de la gorge, les remédes rafraichisans,lest
les vésicatoires et l'opium, ne proles purgatifs,
au malade. Où l'art est
curaient aucun soulagement
des
inutile, la nature se plait quelquefois à opérer
salutaires. Le plus grand nombre guérisprodiges
innombrable
de cloux qui
sait par une
quantité du
c'était
sortaientà la tête et à l'extérieur
corps;
cerlain d'une parfaite guérison. Ceux qui
un signe ventre libre, étaient plus promptement
avaient le
dans les malades
guérissle mal était plus opiniâtre
étaient d'un tempérament sec 2 que dans ceux
qui
qui étaient replets.
1. Histoire.
M. de Lorre 9 maitre chirurgien au Cap, d'un
maigre et robuste 1 eut une fièvre
tempérament
mal de tête. La fiévre
continue, avec un violent
commença à se
dura quinze jours. Lorsqu'elle
calmer, il sortit par toute la tête une si grande
quantité de petits cloux, qu'à peine aurait-on pu
placer entr'eux la tête d'une épingle. Tous suppurérent, et il fut parfaitement guéri.
11. Histoire:
Un homme de trente ans fut attaqué d'une
fièvre tierce dont les accès étaient considérables. --- Page 312 ---
HISTOIRE DES MALADIES
Quand j'arrivai, le malade était mort; le chirurgien me dit qu'il n'avait paru aucuns symptômes
facheux, qu'il lui avait fait deux saignees du bras
et une du pied, qu'il l'avait purgé deux fois avec
deux médecines fort douces, et mis ensuite à
l'usage du quinquina. Je le fis ouvrir; nous trouvâmes tout le foie gangrené.
Tandis que les anciens habitans du Cap étaient
affligés par ce genre de maladie, les nouveaux
avaient un sort encore bien plus triste. Le mal
de Siam reparut et fit périr plus de la moitié des
marins. A quoi attribuer le prompt effet d'une
corruption qui, en vingt quatre heures,
tait au tombeau ceux qui en étaient attaqués précipi- ?
Mais,quelque générale qu'ait été cette
les matelots en ont été, pour ainsi dire, contagion, les seules
victimes. Exténués, accablés de fatigue,
vus de tout secours, abandonnés entre les dépourd'un jeune chirurgien
mains
peu appliqué et sans expérience, la plupart sont morts manque de secours.
Les maladies ayant cessé au Cap vers la fin
d'août, elles se répandirent dans la plaine. L'inflammation des intestins, le colera-morbus, la
colique de Poitou, la dysurie et la passion hystérique, furent les maladies les plus communes. In
siccitatibus arthritides, urince stillicidia, et dysenterice. Hipp. Aph. 16, Sect. 111.
u appliqué et sans expérience, la plupart sont morts manque de secours.
Les maladies ayant cessé au Cap vers la fin
d'août, elles se répandirent dans la plaine. L'inflammation des intestins, le colera-morbus, la
colique de Poitou, la dysurie et la passion hystérique, furent les maladies les plus communes. In
siccitatibus arthritides, urince stillicidia, et dysenterice. Hipp. Aph. 16, Sect. 111. --- Page 313 ---
DE SAIST-Doxtcek
111. Histoire.
homme de trente-cinq ans ayant une fièvre
Un
vomissement et dévoiement, m'envoya
aiguéavec
été saigné, et on luiavait
chercher. Il avait déjà
Je le trouvai trèsdonné une légère eau de casse.
Je lui"
sans pouls, les yeux égarés.
froid, presque
de poulet, et de prendre
ordonnai le thé,leau
de
dans un demi-gros
le soir un grain d'opium continuèrent; le lendethériaque. Les accidens mêmes remèdes, et je fis augmain on réitéra les
des accimenter la dose d'opium. Le 5,plusieurs étant fort
dens étant calmés, et le soir le pouls
le malade fut saigné du pied, et
et très-fréquent, le lendemain, quelques verres
je lui fis prendre, frent cesser la fièvre.
d'eau de casse qui chauds soient plus favorables
Quoique les pays
les
froids,
à la délicatesse des femmes que
pays
la vie tranquille qu'elles y mènent, conet que
dans unesantéplus
tribue leaumupalsenindtentrd
les hommes, elles sont néapmoins
parfaite que
les
d'un climat qui
sujettes à ressentir impressions fort, et différent
demande un tempérament plus
de celui des Européens.
bien
Les femmes vieillissent à St.-Domingue
tôt qu'en France. Leurs évacuations périodiplus
moins avancé
dans les
ques finissent à un age
elles que essuient
pays froids; et dans cette révolution
de dangereuses maladies. --- Page 314 ---
HISTOIRE DES MALADIES
La mollesse du tempérament des femmes, qui
fait qu'elles ont une moins abondante transpiration que les hommes, est reconnue par plusieurs
médecins pour la cause générale des menstrues.
étant plus abondante dans les
La transpiration donc naturel que les femmes
pays chauds, il est
leurs règles cessent
soient moins réglées, et que
contride meilleure heure. Le défaut de sérosité
buantà rendre les fibres de la matrice moins flexides menstrues doit y être trèsbles, la cessation
d'une
préjudiciable à la santé. Un sang dépourvu
de limphe, doit être moins
suffisante quantité
a coutume de trouver une
fluide; et si ce sang, qui
de résistance,
issue par la matrice, y trouve trop
et produit de fâcheux symptômes.
ils'y engorge, dû être
fréquens à la fin de
Ces accidens ont
plus
été très-sec.
l'année 1734,le temps ayant toujours
de
Aussi est-ce l'année où nous avons plus vu
femmes malades; et presque toutes se rencondans le cas de la cessation de leurs règles,
traient
pied à la maladie,si elles
qui auraient pu couper
les suites par les
avaient eu soin d'en prévenir
remèdes convenables.
Histoire.
d'environ quarante ans, d'un temUne femme
eut une fièvre doubleetsanguin,
péramentrobuste
dans les accès, ou de délire
tierce, accompagnée,
d'ailleurs elle
ou d'une espèce d'assoupissement;
que toutes se rencondans le cas de la cessation de leurs règles,
traient
pied à la maladie,si elles
qui auraient pu couper
les suites par les
avaient eu soin d'en prévenir
remèdes convenables.
Histoire.
d'environ quarante ans, d'un temUne femme
eut une fièvre doubleetsanguin,
péramentrobuste
dans les accès, ou de délire
tierce, accompagnée,
d'ailleurs elle
ou d'une espèce d'assoupissement; --- Page 315 ---
DE SAIXT-DOxINGUE
sans pouls et froide. En la levant,
était presque
etrestait près d'un quart d'heure
elles'évanouissait,
en cet état. Ses fréquens bàillemens me firent juger
avait de la vapeur; elle avait été saignée du
qu'ily
avait fait
quelques verres
pied, et on lui
prendre
Je fis
d'eau de casse aiguisée avec le sel d'epsom.
faire un opiat avec le quinquina,talués.la: myrrhe,
le sel d'absinthe et la
le safran de mars apéritif,
de
teinture de castoréum. On en donnait un gros
six en six heures à la malade. Dès le lendemain
la fièvre et les accideus cessérent.
La tisane dont je me sers ordinairement pour
femmes
est une eau minérale
les
hystériques,
de vieux clous
artificielle, , faite avec une poignée
bien rouillés, et un gros de sel ammoniac qu'on
fait infuser, pendant vingt-quatre heures, dans
deux à trois pintes d'eau. Je fais quelquefois
bouillir dans cette eau des racines d'herbes à blé,
d'asperges, d'herbes à chiques, pittonia ramosisalbo; de pois-puant, cassia
sima siburnifolis.forè
des sommités
foetida, folis sennce, 1 non erecta ;
Clus., et de liane à caleçon,
d'avocatier, persea
passifora seu granadilla.
Constitution de Thiver 1734:
nord commença vers la fin d'ocLe premier
tobre; depuis le 15 de janvierjusqu'aul mois d'avril,
le temps fut plus froid que de coutume, et presfroid qu'il l'est ordinairement à Paris au
qu'aussi
2.
olis.forè
des sommités
foetida, folis sennce, 1 non erecta ;
Clus., et de liane à caleçon,
d'avocatier, persea
passifora seu granadilla.
Constitution de Thiver 1734:
nord commença vers la fin d'ocLe premier
tobre; depuis le 15 de janvierjusqu'aul mois d'avril,
le temps fut plus froid que de coutume, et presfroid qu'il l'est ordinairement à Paris au
qu'aussi
2. --- Page 316 ---
HISTOIRE DES MALADIES
d'avril. Pendantles moisd'octobre,
commencemeute
remarqué, dans le
novembre et décembre, jai
constitade maladies qu'il y a eu, la même
peu
Thiver précédent , avec cette différence
tion que
n'étaient
les fièvres et les autres symptômes
que
si violens. Les mois de janvier,
pas généralement ont été, non-seulement trèsfévrier et mars 1735
n'ont cousereins, mais même plus froids qu'ils
nord,
d'ètre. Les vents d'est, nord est et
tume
ce long
régné sans pluie pendant
ont toujours
ressenti de bons
de temps : aussi en a-t-on
espace
eu de maladies. On n'a
effets. Il n'y a presque pas
fluxions
rhumes et quelques
qui
vu que quelques
fàcheux. On espérait
n'avaient aucuns symptômes contribuerait beauqu'une saison si avantageuse
avait paru
à changer la constitution qui
coup
près de deux ans, et que l'air,
dominer depuis
serait désormais
purifié de ses mauvaises qualités,
salutaire aux habitans et aux étrangers.
Constitution de Tété 1735.
mois de
et mai n'ont été ni trop
Les
mars,avril
L'alternative qui a régné
secs ni trop pluvieux.
cette saison a été très-avantageuse pour
pendant
doit attribuer plutôt aux effets d'un
la santé; on
caractère d'une constitution
mauvais régime qu'au
les maladies qu'on a vues pendant
malfaisante,
des
ou T'inflammation
cette saison. L'ophtalmie,
du vice
a étélaseule qui ait paru dépendre
yeux,
été ni trop
Les
mars,avril
L'alternative qui a régné
secs ni trop pluvieux.
cette saison a été très-avantageuse pour
pendant
doit attribuer plutôt aux effets d'un
la santé; on
caractère d'une constitution
mauvais régime qu'au
les maladies qu'on a vues pendant
malfaisante,
des
ou T'inflammation
cette saison. L'ophtalmie,
du vice
a étélaseule qui ait paru dépendre
yeux, --- Page 317 ---
DE SAINT-Doxixour.
Siaquilonius et sine pluvis fuerit autumnus,
del'air.
Hip. Aph. 14,
erunt ophtalmice.
siccis temperamentis
sect. III.
soit commune dans les
Quoique Tophtalmie
de
parties du monde 1 elle a
particulier
quatre climats de la zone torride, qu'elle fait de
dans les
de temps; et pour peu
grands progrès en très-peu
est bientôt la vicdiffère d'y remédier, on
qu'on
dansles vaistimedes sa négligence. Le sang engorgé membranes
et des autres
seaux de la conjonetive la choroide et du ligament
de l'oeil, surtout de
déchire les petits vaisseaux par sa qualité
ciliaire,
des taies, abcès
âcre et corrosive, et occasionne incurables. Il arl'ordinaire
et glaucomes - pour
même très-souvent que cette acrimonie, qui
rive
naturelle dans les habitans des pays
est comme
participe de la contagion
maritimes et marécageux,
Ceux auxquels on s'était trop pressé
vérolique.
d'une chaude-pisse, , et dans qui,
d'arrèter le cours
venait
le retour du flux vénérien, on ne
pas
par
les racines, ont paru être les
à bout d'en extirper
plus sujets à l'ophtalmie.
1. Histoire.
homme d'un tempérament sec, , étant
Un jeune
fut saigné deux ou trois
altaqué d'une ophtalmie,
succès les
fois inutilement. On employa saus
purhydragogues, les collires, les vésicatoires
gatifs le séton. Il s'est formé une taie, et les liqueurs
et
20.. --- Page 318 ---
HISTOIRE DES MALADIES
de façon qu'il ne parait aujourse sont épaissies,
d'hui ni prunelle, ni cornée transparente.
II. Histoire.
femme de quarante ans ayant été saignée
Une
maladie huit à neuf fois 1 tant du
dans la même
et ayant usé de
bras que du pied et de la gorge,
bouillons, tisanes et purgatifs antiscorbutiques,
a été parfaitement guérie.
1II. Histoire.
homme fort débauché qui avait la
Un jeune
sans nul effet, des mêmes
même maladie 7 usait,
avait eu une chauderemèdes. Je soupçonnai qu'il il me l'avoua. Jele
pisse qui avait été mal guérie lavemens ;
et des boismis à T'usage des bains 1 des
aussitôt;
La chaude-pisse reparut
sons émollientes. l'écoulement augmentait, T'ophet à mesure que
Cette maladie est vultalmie paraissait se dissiper.
indifféappelée Fluzion. On emploie
gairement
marqner toutes les malaremmeut ce terme pour
les noms de Rhudies extérieures désignées par est fort sujet dans
matismes et de Catarrhes. Ony
février.
les Isles, surtout depuis novembre jusqu'en de soin
fraicheur des nuits, le peu
qu'on
La grande
et la coutume de se promener
a de s'en garantir 7
qu'il tombe une grande
dansle temps
ou devoyager
concourent à rendre ces
abondance de serein >
les mêmes
Bontius a fait
maladies fort communes.
les noms de Rhudies extérieures désignées par est fort sujet dans
matismes et de Catarrhes. Ony
février.
les Isles, surtout depuis novembre jusqu'en de soin
fraicheur des nuits, le peu
qu'on
La grande
et la coutume de se promener
a de s'en garantir 7
qu'il tombe une grande
dansle temps
ou devoyager
concourent à rendre ces
abondance de serein >
les mêmes
Bontius a fait
maladies fort communes. --- Page 319 ---
3og
DE SAIXT-Doxisetr
dans ses excellentes observations de
remarques
Medicind Indorum.
septembre et octobre ont
Juin 1 juillet,août, les mois précédens : il ya a
été aussi tempérés que
deux autres mois
eu très-peu d'orages. Pendantles
Les fièvres
de l'année il y en a eu de très-violens. maladies
tierces et double-tierces ont été les seules
durant cette saison. Elles ont eu
qui aient régné
malades étaient fort longde particulier que les
temps à se rétablir.
Constitution de Thiver 1735.
Vers la fin d'octobre on eut un nord qui dura
de trois semaines, et c'est le seul qu'on ait
près
février. Les mois de novembre, déeu jusqu'en
se sont écoulés sans qu'il soit
cembre et janvier
tombé de pluie 2 et la chaleur a été presqu'aussi
dans la canicule. Les orages ont contivive que dans le solstice d'été, ce qu'on n'avait
nué comme
jamais vu.
de rappeler au lecteur les
Qu'il me soit permis
cique nous avons rapportées
causes principales
nous avons faite de
devant, et la description que
la situation de la ville du Cap et de ses environs;
attention est d'autant plus nécessaire , qu'à
cette
six lieues de la ville, du côté de l'est, on jouissait
que le Cap et tous
d'une santé parfaite, pendant
Le terrises environs étaient infectés de maladies.
toire du Fort-Dauphin n'a été plus ssain 2 que'parce
Qu'il me soit permis
cique nous avons rapportées
causes principales
nous avons faite de
devant, et la description que
la situation de la ville du Cap et de ses environs;
attention est d'autant plus nécessaire , qu'à
cette
six lieues de la ville, du côté de l'est, on jouissait
que le Cap et tous
d'une santé parfaite, pendant
Le terrises environs étaient infectés de maladies.
toire du Fort-Dauphin n'a été plus ssain 2 que'parce --- Page 320 ---
HISTOINE DES
MALADIES
qu'étant sablonneux et plus élevé, il a dà
couvert des mauvaises
être à
disposition d'un
exhalaisons que produit la
terrain
En
marécageux.
général, 9 cette année a été plus aride
les
précédentes. Pour peu qu'il tombe de
que
le cours d'une telle année,
pluie dans
ne doit servir
, cette petite quantité
qu'à augmenter la
La maladie de Siam a donc corruption.
pendant les mois de
régné avec fureur
vier; elle a même été novembre, 9 décembre et janplus violens
accompagnée de symptômes
que les années précédentes.
histoires
Commeles
rapportées dans le traité particulier
j'ai fait sur celte maladie,
que
plupart, de cette
dépendent 2 pour la
lecteur.
constitution 2 j'y renvoie le
Pendant le cours de cette saison les
ont été aussi facheuses
maladies
leshoromes.surtonty pour les femmes que pour
pour celles qui
plusieurs ont eu de fausses
étaientgroses;
chemens tres-laborienx. couches, ou des accounaire,
Elles élaient, pour l'ordiattaquées de fiévres
venaient continues, si
double-tierces, qui deon se laissait
une fausse apparence d'intermission. surprendre par
ou le onze de la
Vers le neuf
mation
maladie, il se formait une inflamau foie ou aux intestins; d'autant
rable qu'elle s'était formée
plus incuétait
lentement. Si la malade
grosse 9 on devait appréhender une fausse
couche, d'antant plus commune
pays"chauds toutes les
3 que dans les
facilement
parties se relâchent
que dans les climats
plus
tempérés.
prendre par
ou le onze de la
Vers le neuf
mation
maladie, il se formait une inflamau foie ou aux intestins; d'autant
rable qu'elle s'était formée
plus incuétait
lentement. Si la malade
grosse 9 on devait appréhender une fausse
couche, d'antant plus commune
pays"chauds toutes les
3 que dans les
facilement
parties se relâchent
que dans les climats
plus
tempérés. --- Page 321 ---
DE SAINT-DONINGUE
Histoire.
très replet et biUne femme d'un tempérament
dans son sixième mois de grossesse 9
lieux, eut,
troisième accès,
une fèvre double-tierce qui,au
de chaque
devint continue. Au commencement
duredoublement elle avait des vomissemens qui
heures. Je la fis saigner les
raient quatre à cinq
fois du bras. Je lui fis
huit premiers jours cinq
de
boisson d'une eau de casse aiguisée
user pour
étant survenu, je la fis saisel d'epsom. Le délire
deux fois du pied. La fièvre ne se calma qu'au
gner
elle devint alors doublebout de dix-sept jours ;
et accoucha,
tierce. La malade guérit parfaitement,
n'avoir
de neufmois, d'une fille qui parut
au terme
de l'état où s'était trouvée
reçu aucune impression
la mère.
Constitution de Tété 1736.
de
a été tout-à-fait différent des préL'été
toujours été serein pendant
cédens. L'air a presque
des pluies et de deux
cette saison; et à l'exception
juin, depuis
pendant
à trois orages quisontarrivés
entendu dix fois
avriljusqu'en octobre, on n'a pas
tonnerre. La malignité ne m'a pas paru aussi
le
Les fièvres continues ou continentes,
générale.
déjà fait mention, ont été les
dont nous avons
et il n'y a eu que
maladies les plus communes 1
de malades attaqués de fièvres pestilentrès-peu
tielles. --- Page 322 ---
HISTOIRE DES MALADIES
J'ai attribué en partie les maladies
au rétablissement de la ville du Cap. Les précédentes deux
de la ville ayant été consumés
tiers
la fin de 1733, les habitans
par un incendie à
deux
ont, dans l'espace de
ans, rétabli les maisons. Les terres
remuées pour faire ces édifices, l'humidité qu'on a
railles nouvellement
des muenduites de chaux, ont dà
remplir la ville de vapeurs. Quelque pernicieuses
qu'elles aient pu étre, elles n'ont cependant
été aussi funestes que celles des fréquens
pas
orages.
Constitution de Thiver 1736.
Après un calme et une sécheresse de
mois, le premier nord parut vers la
quatre
et
mi-octobre,
dura deux à trois jours. Un mois après, il
vint un autre qui dura peu de temps, et qui fut en
suivid'un temps très-sec. Ce temps persista
vers la fin de janvier, où la saison
jusque
changea de
façon, que nous eûmes, pendant près de
jours de suite, des pluies qui furent
quinze
au commencement de février, accompagnées,
d'orages assez violens, ce qui est fort extraordinaire dans ce mois.
Depuis novembre jusqu'en janvier, l'air fut
très-frais. Les fluxions ou catarrhes furent alors
très communs, et les enfans sujets à des maladies
vermineuses et à des fiévres continues. Les femmes
eurent des accouchemens
très-laborieux, et accompagués de suites très fàcheuses. Plusieurs,
fin de Tannée, furent
vers la
atlaquées de fièvres pour-
orages assez violens, ce qui est fort extraordinaire dans ce mois.
Depuis novembre jusqu'en janvier, l'air fut
très-frais. Les fluxions ou catarrhes furent alors
très communs, et les enfans sujets à des maladies
vermineuses et à des fiévres continues. Les femmes
eurent des accouchemens
très-laborieux, et accompagués de suites très fàcheuses. Plusieurs,
fin de Tannée, furent
vers la
atlaquées de fièvres pour- --- Page 323 ---
DE SAINT-DOMINCUE.
semblables à celles qu'on voit assez
prées, presque
souvent en France.
chauds sont encore plus
Les habitans des pays
L'alaux catarrhes que ceux des tempérés.
sujets
du chaud et du froid, arrêtant ordinaiternative
la transpiration, doit occarement trop subitement
extérieures.
sioner des hiergemkiminteruing
l'orles yeux et les dents sont pour
Les oreilles,
fais souvent applidinaire le siége de ces reflux.Je
et sur
derrière les oreilles,
quer les vésicatoires
observé de bons
l'os occipital; j'en ai toujours
effets.
Les enfans furent attaqués en plus grandnombre
saison. Au reste, les maladies des endurant cetté
celles qu'ils ont
fans sont du même caractère que
différence
je n'y ai remarqué d'autre
en Europe;
de les purger. Il faut très-sonvent
que la difficulté
La manne, la rhubarbe
avoir recours à l'émétique.
cornachine même, ne produiseut
et la pondre
l'ordinaire aucun effet.
pour
d'accouchemens
Nous avons observé beaucoup fàcheuses. Les
laborieux et de suites de couches
de ces accidens malheureux paraitront
symptômes le détail de T'histoire suivante.
par
Histoire.
accouché fort henreusement,
Une dame, ayant
connaissance six heures après sa couche;
perdit
les vidanges se supprila langue devint épaisse,
à l'émétique.
cornachine même, ne produiseut
et la pondre
l'ordinaire aucun effet.
pour
d'accouchemens
Nous avons observé beaucoup fàcheuses. Les
laborieux et de suites de couches
de ces accidens malheureux paraitront
symptômes le détail de T'histoire suivante.
par
Histoire.
accouché fort henreusement,
Une dame, ayant
connaissance six heures après sa couche;
perdit
les vidanges se supprila langue devint épaisse, --- Page 324 ---
HISTOIRE DES MALADIES
mèrent, le ventre se gonfla et devint douloureux.
heures dans cet état, lorsElle était depuis quatre
je fus appelé. Je la fis sur le champ saigner
que
se mirent de la partie;
du pied. Les convulsions
Trois
la macrice devint d'une dureté considérable. du
heures après, je fis faire une seconde saignée
et appliquer sur le ventre des
pied très-copieuse,
avec l'absinthe saufomentations ou cataplasmes
qu'on fit
le pois-puant et la verveine-puante
vage,
d'eau et de vin blanc.
bouillir dans parties égales
et l'on
de trois en trois heures,
On les renouvelait
lavement de la décocdonriait à chaque fois un
tant eu lieu
tion des mêmes herbes. Je n'ai jamais femme-là,
d'un malade que de cette
de désespérer
elle avait la rate très-gonflée
Outre ces accidens,
très-bouffi et
plusieurs années, un visage
depuis
très-enflées, tous signesavantplombé, des jambes
de diarrhée. La malade
ou
coureurs d'hydropisie état
Je la trouvai
la nuit dans un
d'agonie.
passa
moins
la langue bégayante,
le matin un peu
agitée,
toujours gonflé, tendu et douloureux.Je
le ventre
du pied, et lui fis tirer au
la fis encore saiguer
heures après
moins quinze onces de sang. Quatre
à
les vidanges commencèrent pacette saignée,
à peu, de manière
raître, et augmentèrent peu
tous les fàcheux
dans vingt-quatre heures, ,
que,
cessèrent. Au bout de huit jours nous
symptômes la malade avec de doux bydragogues,
purgeimes les lui réitéra sept à huit fois.
et on
re
du pied, et lui fis tirer au
la fis encore saiguer
heures après
moins quinze onces de sang. Quatre
à
les vidanges commencèrent pacette saignée,
à peu, de manière
raître, et augmentèrent peu
tous les fàcheux
dans vingt-quatre heures, ,
que,
cessèrent. Au bout de huit jours nous
symptômes la malade avec de doux bydragogues,
purgeimes les lui réitéra sept à huit fois.
et on --- Page 325 ---
DE SAIXT-DOxINGUE
Cetle dame étant menacée depuis trois à quatre
ans d'hydropisie, en était en quelque façon garantie par les accouchemens, dans lesquels elle
d'eau. Dans cerendait une prodigieuse. quantité
lui-ci, elle n'en rendit presque point, et ce fut sur
fondement
la méthode dont je
ce
que je posai
me suis servi avec. succès dans cette maladie.
Les fièvres pestilentieiles qui.ont régné vers la
fin de l'année. ont paru d'abord un peu différentes de celles des consitutions précédentes.
Quelques malades ont eu,à la vérité, des symptômes semblables à ceux de la maladie de Siam;
mais dans le plus grand nombre, le prélude ne
se trouvant pas si violent, ils tombaient dans des
accidens un peu moins considérables, mais pour
la plupart aussi funestes par leurs suites.
dès
la fièvre
Nous avons remarqué que
que
cessait, il paraissait beaucoup de pourpre; que
le plus grand nombre des malades était attaqué
de vives douleurs de tête dès le commencement,
et qu'avant ou après la mortils rendaient beaucoup de sang par le nez. Pendant la violence de
la fiévre,ils se plaignaient beaucoupdecetter partie;
et lorsque la fèvre se calmait, la douleur cessait;
mais, eu égard à la douleur qui avait précédé,
une hémorragie par le nez
on pouvait augurer
ou les oreilles. La maladie a fait sentir dans queldes effets de malignité vers les
ques personnes
parties inférieures. --- Page 326 ---
HISTOIRE DES MALADIES
attribuer ce changement à la grande
On peut
le cours de cette
sécheresse qui a régné pendant
contribuant beaucoup à resserrer
année. L'air sec
le ventre a dû être
toutes les parties du corps,
et le venin
moins susceptible de relâchement,
conséquent plus disposé à s'élever
contagieux par
C'est à
et à se fixer vers les parties supérieures.
la moindre quanla même raison que jattribue
de deux ans
tité de diarrhée. En effet, depuis près
mais
nous n'en avons VII qu'un très-petit nombre;
défant
a pris la place. Aquià son
T'hydropisie compingunt et robusta
lonice constitutiones corpora
disefficiunt, alvos siccant; austrince vero corpora
solvunt, et alvos humectant. Aph. 17, sect. III.
1. Histoire.
homme de dix-huit ans, d'un temUn jeune
fut attaqué d'une fièvre
pérament vif et sanguin,
de tête et de
de douleur
violente, accompagnée
deux fois du bras, et quatre
reins; on le saigna
le 3,1 la fièvre se
fois du pied très copieusement;
de jaunisse.
calma, et il parut un commencement
de
On lui fit user pour boisson d'une légère eau
qui lui fit évacuer beaucoup de matiéres
casse, bilieuses. A la fin du 5 de la maladie, les matières
noires. Le 6, il lui survint une hémorparurent
dura sept à huit
ragie considérable par le nez, qui
heures; il mourut le soir.
1 la fièvre se
fois du pied très copieusement;
de jaunisse.
calma, et il parut un commencement
de
On lui fit user pour boisson d'une légère eau
qui lui fit évacuer beaucoup de matiéres
casse, bilieuses. A la fin du 5 de la maladie, les matières
noires. Le 6, il lui survint une hémorparurent
dura sept à huit
ragie considérable par le nez, qui
heures; il mourut le soir. --- Page 327 ---
DE SAIXT-DONIXGUE
1I. Histoire.
Une femme de trente ans fut attaquée d'une
fut précédée ni de froid, ni
fièvre continue, quine
seulement de la
de vomissement. Elle se plaignait
tête et des reins. Je la fis saigner du pied, et réitémême
dans le jour. Je lui prescrivis
rer la
saignée
de fréquens lavemens et des boissons fort légères.
Le 3, il survint des envies de vomir; le pourpre
parut, et la fièvre continua jusqu'au 4. Le pouls
d'ailleurs était faible et fréquent. J'employai la
poudre de vipère dans les bouillons 2 la confection alkermès, le sel d'absinthe et la poudre à
vers; je fis mettre du safran dans la tisane. Le 4,
la malade se plaignit d'une grande oppression,
me détermina à la faire saigner du bras.
ce qui
urina le sang, et le bas-ventre devint
Le 7,elle
douloureux. Je lui fis appliquer sur le ventre des
cataplasmes faits avec les plantes hystériques;le 8,
les règles parurent, et elle fut guérie.
Nous avons vu pendant cette saison peu de malades parmi les habitans de la plaine. La sérénité
de l'air en a dà être la cause. En effet, nous avons
toujours observé que les saisons pluvieuses étaient
fatales aux anciens du pays, surtout quand les
pluies étaient de longue durée. il a succédé aux
pluies de février un vent des plus violens, qui a
continué pendant près de quinze jours. --- Page 328 ---
HISTOIRE DES MALADIES
Constitution de l'été 1737.
La saison froide, qui dura jusqu'au 15 de mars,
fut suivie d'un temps chaud et orageux, , qui continua jusqu'à la fin d'avril. Le tonnerre ne fut pas
cependant fréquent, surtout les derniers quinze
jours d'avril. Depuis le commencement de mai
jusqu'à la fin de juin 9 le temps fut toujours pluvieux, le vent tautôt an nord, tantôt au sud. Cette
vicissitude est extraordinaire dans cette saison. Les
mois de juillet, d'août et de septembre furent
très-chauds: On eut peu de pluie et d'orages pen.
dant cette saison.
Les fluxions ou rhumes, les coliques de différentes espèces 9 furent les maladies qui régnérent
pendant mars et avril. Le changement subit qui
arriva à la mi-mars, occasiona dans plusieurs
sujets une révolution ou fonte subite 1 qui fut
accompaguée desymptômes très facheux; tel fut le
catarrhe suffoquant. D'ailleurs les symptômes les
plus communs furent de violens rhumes de poitrine, des diarrhées, des surdités, de vives douleurs de tête, des ophtalmies, et des coliques.
Les coliques de cette année furent plus aigués
et plus opiniatres que celles des années précédentes ; j'en ai remarqué cette année une espèce
difléreate de toutes celles que j'ai observées, et
dont je ne crois pas qu'aucun auteur ait parlé. Je
l'appelle colique vérolique, 2 parce qu'elle attaque
violens rhumes de poitrine, des diarrhées, des surdités, de vives douleurs de tête, des ophtalmies, et des coliques.
Les coliques de cette année furent plus aigués
et plus opiniatres que celles des années précédentes ; j'en ai remarqué cette année une espèce
difléreate de toutes celles que j'ai observées, et
dont je ne crois pas qu'aucun auteur ait parlé. Je
l'appelle colique vérolique, 2 parce qu'elle attaque --- Page 329 ---
DE SAINT DOMINGUE,
ceux, ou qui ont une gonorrhée,et dont la diminution de l'écoulement fait soupçonner que le
reflux du virus affecte les intestins, ou qui depuis
de temps en ayant été mal traités, ont le
peu malheur d'en ressentirles fâcheuses suites par les
douleurs les plus aigués. Quoique cette espèce
de colique paraisse avoir les mêmes symptômes
la colique de Poitou, et qu'elle demande le
que
sont
même traitement, elle a de particulier qu'ils
plus violens, qu'ils durent plus long-temps, 2 et
qu'il faut, pour en extirper les racines, un plus
long usage de purgatifs et de somnifères. Il ne
coavient au surplus d'avoir recours aux narcotiques dans cette espèce de colique, qu'après avoir
réitéré les purgatifs pendant plusieurs jours', afin
d'éviter un plus long séjour du virus dans les viscères du bas-ventre.
1. Histoire.
Une femme de cinquante ans, d'un tempérament
replet, robuste 2 sanguin, pituiteux, s et sujette
aux vapeurs, tomba tout-à-coup dans un accès de
fièvre qui ne fut caractérisée que par un frisson
très-long 9 auquel lsuccéda une très-légère chaleur,
et un pouls fort peu élevé: : la malade fut toujours
très assoupie: Il survint une légère moiteur ; on
profita de lintermission pour faire deux saignées
da pied , qui ne parurent être abondantes que
par rapport au trop d'embonpoint de la malade;
jette
aux vapeurs, tomba tout-à-coup dans un accès de
fièvre qui ne fut caractérisée que par un frisson
très-long 9 auquel lsuccéda une très-légère chaleur,
et un pouls fort peu élevé: : la malade fut toujours
très assoupie: Il survint une légère moiteur ; on
profita de lintermission pour faire deux saignées
da pied , qui ne parurent être abondantes que
par rapport au trop d'embonpoint de la malade; --- Page 330 ---
HiSTOIRE DES MALADIES
et elle fit usage d'une tisane
le
royale, dont on
premier verre d'une demi-dose
aiguisa
remédes firent
d'émétique. Ces
calme
peu d'effet. Après huit heures de
9 on vit recommencer les
dens, qui
premiers acciaugmentérent au
tion devint
point que la respiratrés-gênée 1 le visage
extrémités froides ; et il survint cedémateux, les
abondante, que la malade
une salivation si
quée. Les vésicatoires,
mourut comme suffolavemens
les potions volatiles 2 les
irritans, le kermès minéral,
tique, 2 ne produisirent
et l'éméDès le
aucun effet.
était bouffi commencement de la maladie, le
et d'un pâle clair
visage
et très-petit. Ces deux
2 le pouls concentré
signes suffisent pour
distinguer cette maladie de
faire
ou du sommeillethargique Tapoplexie sanguine,
mation du cerveau le
procuré par une inflamétant
; visage 9 dans ces maladies
toujours rouge, les vaisseaux de
tive
la conjoncenflammés,lepouls élevé et très-fort. On
essayé de faire la saignée de la
aurait
jugulaire ; mais dès le
temporale ou de la
jour il parur des signes commencement d'une
du second
agonie certaine.
11. Histoire,
Un homme d'un
était attaqué depuis tempérament robuste et sec,
rhée,
plusieurs mois d'une
pour la guérison de
gonorployé tous les secours de la laquelle on ayait emnéanmoins
médecinesTcoulement
persistait d'une couleur tantôt blanche,
essayé de faire la saignée de la
aurait
jugulaire ; mais dès le
temporale ou de la
jour il parur des signes commencement d'une
du second
agonie certaine.
11. Histoire,
Un homme d'un
était attaqué depuis tempérament robuste et sec,
rhée,
plusieurs mois d'une
pour la guérison de
gonorployé tous les secours de la laquelle on ayait emnéanmoins
médecinesTcoulement
persistait d'une couleur tantôt blanche, --- Page 331 ---
DSAt-Doxnsete
Il survint une colique, dont
tantorjaune ou verte.
: après plus de
les douleurs étaient fort aigués
inutid'usage des remèdes appliqués
quinze jours
mal-à-propos - 2 le malade se
lement, et la plupart
coulait alors
fit transporter au Cap. La malade gonorrhée soir et matin pentrès-peu. Je fis baigner le
lavemens avec
dant trois jours; il prit de fréquens
cette
bouillie dans de l'eau de mer. Après
la casse
boisson, pendant quatre
préparation, il usa pour
avec le séné,
jours, d'une tisane royale, composée chicorée sauvage et le
la casse 9 le sel d'epsom, d'eau. la Cette tisane le faisait
cresson, dans une pinte
dans chaque
aller huit à dix fois. J'y fis ajouter
Le soir
douze grains de poudre cornachine.
verre
jour il prit deux grains d'opium ?
du cinquième deux heures après, par rapport
qu'on redoubla
Cette dose calma les
au peu d'effet des premiers.
le sommeil.Les
douleurs,sans d'ailleurs procurer
étant revenues, 9 on retourna a Tusage
douleurs
succédait alternativement
des purgatifs, auquel
du soulagecelui de T'opium, afin de procurer huit à dix jours de
la nuit. Après
ment pendant
s'en tint à celui de l'opium,
cette alternative, on
a cinq jours, et qu'on
qu'on fit continuer quatre
On termina
accompagna de la tisane sudorifique.
de cette maladie par le lait coupé, qu'on
la cure
plusieurs semaines au malade,
fit prendre pendant
guéri de
qui eut le bonheur d'être parfaitement
la colique et de la gonorrhée.
2.
afin de procurer huit à dix jours de
la nuit. Après
ment pendant
s'en tint à celui de l'opium,
cette alternative, on
a cinq jours, et qu'on
qu'on fit continuer quatre
On termina
accompagna de la tisane sudorifique.
de cette maladie par le lait coupé, qu'on
la cure
plusieurs semaines au malade,
fit prendre pendant
guéri de
qui eut le bonheur d'être parfaitement
la colique et de la gonorrhée.
2. --- Page 332 ---
HISTOIRE DES MALADIES
avril jusqu'à la fin de juin que cessèrent
Depuis
de maladies. L'abonles pluies, il y eut très-peu
ensuite pendant
dance des pluies qui tombèrent T'air, et à laver
deux mois, contribua à rafraichir
d'en bien
de manière qu'on eut lieu
les terres,
des habitans dans la saison
augurer pour la santé
l'été, mais même
suivante. En effet, non-senlement
ait
l'année a été une des plus saines qu'on
toute
Les habitans de la
encore vues à Saint-Domingue.
nombre que
ont été malades en plus grand
plaine
arrive ordinairement après les
ceux du Cap, ce qui
maladies avaient le
saisons pluvieuses; ; mais leurs
d'une simple fièvre putride, sans aucune
caractère
apparence de malignité.
caractère des maladies de cette constitution
Le
était très-facile de relàa eu de particulier qu'il
et même si. facile,
cher fle ventre des malades,
lorscirconspection extraordinaire
quilfallitune
de
un malade, surqu'on jugeait à propos purger
ou qui avaient le ventre naturellement
tout ceux,
d'un tempérament replet.
très-libre,ou quiétient
cette attention dans
Quoiqu'on doive apporter
la
on doit surtout l'avoir pendant
tous les temps,
surtout lorsque cette saison
saison de la canicule,
comme il
été
d'un temps très-pluvieux,
a
précédée
je n'aijamais été plus embarest arrivé cet été; carj
pendant cet
rassé dans l'usage des purgatifs que
Il était étonnant de voir qu'une
espace de temps. demi-once de manne suffisait
once, et même une
attention dans
Quoiqu'on doive apporter
la
on doit surtout l'avoir pendant
tous les temps,
surtout lorsque cette saison
saison de la canicule,
comme il
été
d'un temps très-pluvieux,
a
précédée
je n'aijamais été plus embarest arrivé cet été; carj
pendant cet
rassé dans l'usage des purgatifs que
Il était étonnant de voir qu'une
espace de temps. demi-once de manne suffisait
once, et même une --- Page 333 ---
DE SasT-DoxirouE
Tordinaire, et faisait aller douze ou quinze
pour malades. Il fallait même quelquefois en
fois les
cordiale, ce qui
arrêter l'effet par une potion
replets,
aux tempéramens
arrivait fréquemment saurait trop prendre de
à l'égard desquels on ne
rapport à la grande disposition
précaution, par
chauds à ce qu'on appelle
qu'ils ont dans les climats
recomd'humeurs. Aussi ne peut-on trop
fonte
l'usage des purgatifs en
mander dans ce pays doses réitérées ; par ce
lavage, c'est-à-dire, en
suimaitre de purger un malade
moyen on est
vant ses forces.
facilité qu'on a eue cet été de
C'est à la grande
doit attrirelâcher les fibres des intestins, qu'on
succès de la Médecine dans la cure
buer Theureux
cette maladie ait été
du mal de Siam. Quoique
cette année que les précédentes,
moins commune conservé son titre de maladie
elle a toujours
continué d'attaquer les nouendémique. Elle a
nous ont fourni des
veaux venus 9 dont plusieurs insérées dansl la descripobservations intéressantesi
tion de cette maladie.
et abondantes
J'ai observé qu'après de longues
les fièvres tierces, , double-tierces et conpluies,
continentes, étaientles maladies
tinues,ou plutôt
dont la càuse étant un relàles plus communes,
des solides et des
chement ou ramollissement
u'occasionait que de simples engorgefluides,
qu'ily avait alors moins
mens. J'ai aussi remarqué
21. --- Page 334 ---
HISTOIRE DES MALADIES
maladies contagieuses, et que le contraire arride
tombait des pluies en petite quantité,
vait lorsqu'il
précédées et suivies d'une
et qu'elles étaient J'attribue ces effets à l'inondagrande sécheresse.
elle entrainait une
tion : dans le premier cas 1
au
; dans le second,
partie des mauvais principes
les terres légèrement humectées procontraire,
développement de ces
curaient un plus grand
leur putrécontribuaient, par
mêmes principes,
la
et donnaient
faction, à en augmenter quantité, nuisibles. Or,
ainsi naissance à des exhalaisons
les
l'été de cette année ayant été très-plavieux,
dà
n'ètre pas aussi
maladies ont
par conséquent
les années
communes ni aussi contagieuses que
1735 et 1736. Elles ont dàavoir aussi
précédentes
heureux. La grande facilité
un dénouement plus
excrétoires,
qu'on avait à relàcher les vaisseaux
cause de T'heureuse terminaison.
était la principale
CONSTITUTIONS DE L'HIVER 1737, ET DE L'ÉTÉ KT
DE L'HIVER 1738.
Hiver 1737.
de novembre et de décemLes mois d'octobre,
même secs, on ne
bre ayant été fort tempérés,et
de
de maladies, à l'exception
vit presque point
quelques catarrhes.
un dénouement plus
excrétoires,
qu'on avait à relàcher les vaisseaux
cause de T'heureuse terminaison.
était la principale
CONSTITUTIONS DE L'HIVER 1737, ET DE L'ÉTÉ KT
DE L'HIVER 1738.
Hiver 1737.
de novembre et de décemLes mois d'octobre,
même secs, on ne
bre ayant été fort tempérés,et
de
de maladies, à l'exception
vit presque point
quelques catarrhes. --- Page 335 ---
DE SAINT-Doxisors
Eté 1738.
avril jusqu'à la fin de juin, il est tombé
Depuis
deux ou trois fois par semaine,
de petites pluies
août ont été très secs, et les
sans orage. Juillet et
mois. Depuis
brises ont été très-fortes pendant ces
deux
on a eu
le 30 août jusqu'au
septembre,
petits nords.
Hiver 1738.
le 15 septembre jusqu'à la fin d'octobre,
Depuis
d'orages et peu de brises. On
il y eut beaucoup
eut un nord de trois à quatre jours au commencement de novembre.
les fièvres verLes petites-véroles, les fluxions,
mineuses, surtout dans les enfans, et la pulmonie, ont été les maladies les plus communes.
On croit dans les Isles que la petite-vérole provient de la contagion dont les nègres, qu'on
infectés. Il arrive tous
achète, sont quelquefois
où
navires chargés de nègres,
les ans plusieurs
quelques-uns
il s'en rencontre presque toujours
maladie
attaqués de la petite-vérole, sans que cette
qu'elle
Il a plus d'apparence
se communique. y
On ne
dépend du caractère de la constitution.
en être fort alarmé dans les
doit pas, au surplus,
qu'elle n'était
Colonies, parce que j'ai remarqué
point dangereuse, et que si quelquefois on perdait beaucoup d'esclaves, on devait plutôt T'attrila
buer au peu de soin qu'on en avait, qu'à --- Page 336 ---
HISTOIRE DES
MALADIES
malignité de la maladie et à la
tômes,
violence des sympHistoire.
Je fus appelé la nuit
replette
pour une femme très2 grosse de quatre mois
saiguée deux fois du bras,
9 qu'on avait
cinquième
et qui était dans le
jour de la maladie ;
petitevérole confluente, dont les j'observai une
peine à sortir. La
pustules avaient
gorge était si enflammée ou
surchargée du levain
vait respirer. Je fis variolique, qu'elle ne pouvésicatoire à la
appliquer un fort emplâtre
la matière
nuque du cou 1 pour détourner
emplâtres morbifique et lui douner jour. Les
tirérent
abondamment, les
diminuérent; et la petite-vérole
symptômes
la malade n'eut besoin
étant bien sortie,
tisane.
que de gargarismes et de
Lorsque l'éruption des pustules est
aux jambes des
abondante
négres, on doit y faire
d'attention, parce qu'ayant la
beaucoup
fort dure et
peau des pieds
ehair
cartilagineuse, il se fait entre cuir
une suppuration où les vers ont
et
de s'engendrer.
coutume
Les enfans, comme c'est la
les plus infectés de cetle
couttme', furent
dangereuse
maladie, mais elle n'était
que quand la fièvre vermineuse
Tunhesfsenepignm.e me suis
avec succès, dans cette
toujours servi
ral,grain à
occasion, de kermès miné.
grain, mêlé dans de l'huile d'amandes
il se fait entre cuir
une suppuration où les vers ont
et
de s'engendrer.
coutume
Les enfans, comme c'est la
les plus infectés de cetle
couttme', furent
dangereuse
maladie, mais elle n'était
que quand la fièvre vermineuse
Tunhesfsenepignm.e me suis
avec succès, dans cette
toujours servi
ral,grain à
occasion, de kermès miné.
grain, mêlé dans de l'huile d'amandes --- Page 337 ---
DE SAIRT-DowixoUs
dans la
de la
à vers en bol ou
douces, et
poudre
tisane.
de maux de gorge
Plusieurs ont été attaqués
de craindre la
avec fièvre, ce qui donnait lieu La violence du
sans qu'elle survint.
vésicapetite-vérole,
obligé de recourir aux
mal m'a souvent
observé un bon effet de ce
toires. J'ai toujours
des
remède dans les maladies ou Yengorgement plus de
paraissait avoir
vaisseaux lymphatiques
sanguins. Lorsque je
part que celui des vaisseaux
n'est pas assez
m'aperçois que la suppuration avec Tonguent
abondante, je la fais entretenir
de
auquel je fais joindre de la poudre
basilicon,
eantharides.
décembre depuis le 12
On eut un nord en
dura trois jours.
jusqu'au 18. Il revint le 25, et
15 de
fut ensuite sec et frais jusqu'au
Le temps
de nord reparut, et fit pleuvoir
mars, où le vent
pendant trois jours.
Constitution de Tété 1739.
fut serein et sec pendant avril, mai,
Le temps
il n'y eut que six à sept orages
juin et juillet;
vers les
dans la plaine. Ils furent plus fréquens la fin de
montagnes. Il n'y en eut point jusqu'à
septembre.
des bestiaux a été grande pendant
La mortalité
attribuer à la
cette constitution, ce qu'on peut
de chesécheresse età la grande quantité
grande --- Page 338 ---
HISTOIRE DES MALADIES
nilles que le' peu de pluie faisait naitre. Les
des habitations près des
nègres
montagnes, ont été fort
sujets aux fièvres continues vermineuses,
fluxions de poitrine, aux inflammations 9 aux
et des intestins.
du foie
Depuis le premier août
octobre, il n'y a
jusqu'en
presque point eu de malades.
Constitution de THiver 173g.
Le vent du nord a presque toujours continué.
Depuis 1732, on n'avait point eu de saison si
pluvieuse ni aussi orageuse. Elle a été d'autant
plus mauvaise, qu'elle a succédé à unl été
et très-aride, d'oà s'en est suivi
très-sec
d'un caractère différent
une constitution
des précédentes.
La ville du Cap a été la première
ait
senti les effets d'un tel
qui
res:
changement. Les fièvres
double-tierces, et quelques maladies de
paru pendant octobre.
Siam, ont
La douleur de tête,
de
Tassompissement et le flux
ventre ont été les symptômes les
muns dans les fièvres double-tierces. plus comtides ont été très- fréquentes,
Les paroladie de Siam. Je n'ai
surtout dans la mamaladie
point vu de saison où cette
se soit davantage terminée
surtout aux jambes et aux glandes
par abcès,
maturité était si
parotides; leur
prompte, qu'il fallait les ouvrir
au bout de deux ou trois jours.
La plupart des parotides se dissipaient
flux de ventre, J'ai observé dans
par le
quelques sujets
plus comtides ont été très- fréquentes,
Les paroladie de Siam. Je n'ai
surtout dans la mamaladie
point vu de saison où cette
se soit davantage terminée
surtout aux jambes et aux glandes
par abcès,
maturité était si
parotides; leur
prompte, qu'il fallait les ouvrir
au bout de deux ou trois jours.
La plupart des parotides se dissipaient
flux de ventre, J'ai observé dans
par le
quelques sujets --- Page 339 ---
DE SAIXT-DOXINOUE
alternatifs de parotides et de flux de
des retours
le dernier se calmant, la
ventre, c'est-à-dire, que
reparaissait. L'ouverture de ces parotides
parotide infructueuse. La surdité les précédait, et en
était
On ne doit regarder ces
était un signe pronostic.
la fièvre
dépôts comme critiques que lorsque
calme. On
alors espérer. Il concesse ou se
peut
vient même d'en prévenir la suppuration par
Touverture, de crainte que cette matière, d'une
pestilentielle, ne croupissant trop, ne proqualité
putréfaction 9 et une méduise une trop grande
mauvais
tastase suivie de symptômes souvent plus
ont
mais si après la naisque ceux qui
précédé;
d'une parotide la fièvre persiste, l'opération
sance
des purgatifs qui
est inutile; il n'y a que T'usage
convienne. En effet, les parotides supparent raredans ce cas, et elles ont coutume de se
ment
résolution. On tâche de la procurer
terminer par
émolliens et résolutifs, et par
par les cataplasmes Les bilieux m'ont paru plus sujets
le flux de ventre.
On a
à cette crise que les autres tempéramens.
d'ailleurs assez bien réussi, pendant cette saison,
dans la cure de la maladie de Siam et des fièvres
double-tierces. de la plaine ont eu le sort de ceux
Les habitans
de la ville; mais les maladies n'ont été dangereuses
dont le tempérament était infecté de
qu'à ceux
quelque vice scorbutique ou vérolique. Quoique
la diarrhée ait été tres-commune, plusieurs sujets --- Page 340 ---
HISTOIRE DES MALADIES
resserré,
dont le tempérament était naturellement tumeurs et de
d'esquinancie, de
ont été attaqués
auxquelles
scorbutiques ou véroliques,
parotides
si prompte et si considésurvenait une gangrène réussir à en arrêter le
rable, qu'on ne pouvait
cours.
régné penLe vent de nord a presque toujours mois se
dant cette saison, et on n'a vu aucun
passer sans orages.
Constitution de Pété 1740.
la fin d'avril, la temDepuis le 20 mars jusqu'à fait très-chaud vers
varié;i il a
pérature a beaucoup mais le ciel a été fort serein. On
la fin du mois;
huitviolens orages. Juillet
a euj pendant juin septà
parce que les
et août ont été secs, peu orageux,
brises ont été fortes.
ont continué
Outre les maladies d'hiver qui
constitution, et qui ont été plus
pendant cette
à la chaleur et an temps qui
mauvaises, eu égard
a été trésla petite-vérole
a été moins pluvieux,
mai et juin. Plusieurs
commune, surtout pendant
et
ont été attaqués en avril d'esquinancies
nègres
Les symptômes de la made fluxions de poitrine.
pendant le
ladie de Siam étaient très-conformes durant l'été
mois de juin à ceux qui avaient para la
et
gangrène
1733. Les saignées se rouvraient, le dernier signe
était
survenant aux extrémités,
d'une mort prochaine.
a été moins pluvieux,
mai et juin. Plusieurs
commune, surtout pendant
et
ont été attaqués en avril d'esquinancies
nègres
Les symptômes de la made fluxions de poitrine.
pendant le
ladie de Siam étaient très-conformes durant l'été
mois de juin à ceux qui avaient para la
et
gangrène
1733. Les saignées se rouvraient, le dernier signe
était
survenant aux extrémités,
d'une mort prochaine. --- Page 341 ---
DE SAINT-DOxINGUE
Constitution de Thiver 1740.
On eut un nord tres-considérable le 12 septembre; il dura quatre à cinqjours, et les pluies tomtrois. Un pareil nord revint le 20
bérent pendant
durèrent six jours. Elles
d'octobre, et les pluies
d'un
furent suivies jusqu'au 15 de novembre,
calme ét sans brise. Les pluies d'orages ne
1emps
vers les montagnes. Le temps fut
tombèrent frais que et les brises fortes. Le 20; on eut
ensuite
à venir, tantôt de cette
un nord; le vent persista
tantôt de l'est, jusqu'au mois de mars; ce
partie,
de temps en temps des pluies qui duqui procura
raient deux ou trois jours, et un temps très-frais,
fut cependant interrompu en janvier, durant
qui
humide et
dix à douze jours. 1 par un temps mou,
fin
Les brises ordinaires reparurent à la
orageux.
pendant mars.
de février et continuèrent
J'observai dans les fièvres double-tierces un
caractère particulier: La plupart commençaient
fièvres continues, et n'avaient les signes de
par
que vers le 8, le 10 et le 12. Ceux
double-tierces
avaient le flux de ventre suhient peu ; quelqui
des tachespourpréese set des hémorquesuns: avaient
indiquaient une
ragies. Ces derniers symptômes
de double-tierce et de fièvre maligne.
complication
affaiblissait
Le flux de ventre, qui quelquefois
obligeait d'avoir recours aux cortrop le malade,
n'avaient les signes de
par
que vers le 8, le 10 et le 12. Ceux
double-tierces
avaient le flux de ventre suhient peu ; quelqui
des tachespourpréese set des hémorquesuns: avaient
indiquaient une
ragies. Ces derniers symptômes
de double-tierce et de fièvre maligne.
complication
affaiblissait
Le flux de ventre, qui quelquefois
obligeait d'avoir recours aux cortrop le malade, --- Page 342 ---
HISTOINE DES
MALADIES
diaux, et de les méler avec les
quina de
purgatifs. Le quinil
celui du Pérou, Saint-Domingue, qui est moins amer que
m'a paru mieux réussir dans cette
constitution que dans aucune autre,
les fièvres qui trainaient
surtout dans
Cette
trop en longueur.
constitution a été très-mauvaise
scorbutiques et les vérolés ;
pour les
la diarrhée;
beaucoup ont fini par
quelques-uns par la pulmonie et par
Thydropisie. Un grand nombre de ces
qu'on appelle Frères de la Coste,anciens pauvres
pays, et infectés de scorbut
dans le
par la
ou de vérole, a péri
diarrhée; mais surtout par les ulcères
jambes, auxquels ces pauvres sont très-sujets, aux
obligés de marcher nu pieds. Ces ulcères étant
rent,) pendant cette constitution,
devintout le venin, et d'une si mauvaise comme l'égout de
dans l'espace de douze ou quinze qualité, que,
se trouvaient livides,
jours, les chairs
baveuses, fongueuses, et si
corrompues, que les OS se
de leur
dépouillaient même
périoste, et se cariaient
l'on coupait la jambe de ces
promptement. Si
malades, ils
plus tôt, parce que la diarrhée qui périssaient
donnait pas le temps à la
survenait ne
Cette
suppuration de s'établir.
constitution fut fort
femmes
dangereuse pour les
grosses et en couche. Plusieurs furent attaquées de fièvres double-tierces,
suivies de fausses couches,
accompagnées et
ou de suppression de
vidanges.
et se cariaient
l'on coupait la jambe de ces
promptement. Si
malades, ils
plus tôt, parce que la diarrhée qui périssaient
donnait pas le temps à la
survenait ne
Cette
suppuration de s'établir.
constitution fut fort
femmes
dangereuse pour les
grosses et en couche. Plusieurs furent attaquées de fièvres double-tierces,
suivies de fausses couches,
accompagnées et
ou de suppression de
vidanges. --- Page 343 ---
DE SAINT-Doxixour
I. Histoire.
tempérament replet
Une femme en couche,d'un
sa
fut attaquée, deux jours après
et pituiteux,
double-tierce sans vomissecouche, d'une fièvre
d'un si violent
ment, et cependant accom) pagnée
mal de tête, que, pour le calmer, 2 le Chirurgien
sur les tempes un emplâtre de bélui appliqua
d'opium. Huit
de troisà quatre grains
toine 1 garni
la malade tomba dans un
à dix heures après,
les
sommeil léthargique, et la fièvre augmentant,
J'attribuai ces sympvidanges se supprimérent.
très-mal à
tômes à l'effet d'un remède appliqué
Ayantfait ôter les emplâtres, j'eus recours
propos. bouillons laxatifs, aux lavemens et cataplasaux émolliens. Le ventre, qui était auparavant
mes
se lâcha, et les vidanges reparurent
très-resserré, la fièvre commença à s'appaiser, ce qui
lorsque
d'arriver à la plupart des femmes en
a coutume
cette
couche, et lorsque les règles accompagnent
C'est
il ne convient point de
maladie.
pourquoi du pied, et on ne doit la faire
précipiter la saignée
les règles ou les vidanges ne revienque quand à la fin de l'accès, ou que, revenant,
nent point
abondantes; ce que les
elles ne sont pas assez
font
symptômes qui surviennent ou augmentent
Souvent il suffit de seconder la nature
connaitre.
les remèdes émolliens et légèrement apéritifs.
par
d'autant plus favo-.
Ils procurent une évacuation
du pied, et on ne doit la faire
précipiter la saignée
les règles ou les vidanges ne revienque quand à la fin de l'accès, ou que, revenant,
nent point
abondantes; ce que les
elles ne sont pas assez
font
symptômes qui surviennent ou augmentent
Souvent il suffit de seconder la nature
connaitre.
les remèdes émolliens et légèrement apéritifs.
par
d'autant plus favo-.
Ils procurent une évacuation --- Page 344 ---
HISTOIRE DES MALADIES
rable,qu'étant favorisée par la nature, elle est beaucoup plus efficace et plus salutaire. Ainsi
se déterminer à la saignée du
on ne doit
où l'obstacle
pied que dans le cas
parait trop difficile à
où un commencement de douleur surmonter, et
dans la
annonce une disposition inflammatoire. matrice
II. Histoire.
Une jeune femme, d'un tempérament
lieux et délicat, fut
très-biattaquée, sur la fin de sa
grossesse, d'une fièvre que les deux premiers
firent juger tierce. On la saigna deux fois du accès
Elle accoucha le 4 fort
bras.
pendant la nuit un léger heureusement. Elle eut
ressentiment de
qui se dissipa le matin vers les
fiévre
frisson, suivi de
onze heures. Un
concentration de
faiblesse et de violens
pouls 9 de
grand accès, qui fut d'autant vomissemens, déclara un
plus
que le colera-morbus fut de la
considérable,
premiers symptômes
partie, et que les
persistérent
où les grandes faiblesses
jusqu'au soir,
à un
obligerentdavoir recours
peu d'élixir de Garus dans du thé, Il
parut que des sueurs froides et
ne
Pendant cet assaut, les vidanges peu abondantes.
qu'il paràt
diminuérent sans
d'interruption. Le pouls se
pendant la nuit; la chaleur revint sans ardeur. développa
calma l'altération de la malade
On
limonade; elle n'eut
par une légère
qu'une légère moiteur; elle
passa la journée du 6 fort
tranquillement, et les
de Garus dans du thé, Il
parut que des sueurs froides et
ne
Pendant cet assaut, les vidanges peu abondantes.
qu'il paràt
diminuérent sans
d'interruption. Le pouls se
pendant la nuit; la chaleur revint sans ardeur. développa
calma l'altération de la malade
On
limonade; elle n'eut
par une légère
qu'une légère moiteur; elle
passa la journée du 6 fort
tranquillement, et les --- Page 345 ---
DE SAINT-Dosisetr,
furent abondantes. Le soir, le petitaccès
vidanges
de la chaleur, et fut plus fort
cormença par
matin qu'une légère
que le précédent. Il n'y eutle
moiteur. Vers
rémission indiquée par une faible
et
le grand accès fut précédé
les onze heures,
du cinquième;
accompagné de tous les symptômes
ils furent même plus violens, de façon qu'on jugea
à l'extrémité : on eut recours aux mêmes
la malade
Les déjections m'ayant
remèdes et aux épithèmes.
très-bilieuses et
extrémement abondantes,
paru
le parti de hasarder une once de
fétides, je pris
grains de sel végétal, qui
manne et vingt-quatre à huit fois, suivant les vues que
firent aller sept
continuèrent et
je m'étais proposées. Les vidanges
cette
suffisamment abondantes pendant
parurent La fièvre revint à T'ordinaire, et elle
opération. considérable; il n'y eut qu'une remisparut très-faible. plus
Le grand accès se joignit ou comsion
avec le petit, de façon qu'il
mença à se confondre
de fâcheux symptômes:
ne fut point accompagné
la malade fut
Le pouls fut toujours développé;
seulement plus agitée après midi, se plaignant
beaucoup de l'estomac. et d'une grande altération.
ni faiblesse ; elle fut
n'y eut ni concentration rendit des matières
plusieurs fois à la selle, et
très-bilieuses et fétides. Les vidanges ne furent
interrompues : cet accès persista une grande
point de la nuit, et se termina par une simple
partie
chemoiteur, où la malade ne mouilla qu'une
Le pouls fut toujours développé;
seulement plus agitée après midi, se plaignant
beaucoup de l'estomac. et d'une grande altération.
ni faiblesse ; elle fut
n'y eut ni concentration rendit des matières
plusieurs fois à la selle, et
très-bilieuses et fétides. Les vidanges ne furent
interrompues : cet accès persista une grande
point de la nuit, et se termina par une simple
partie
chemoiteur, où la malade ne mouilla qu'une --- Page 346 ---
HISTOIRE DES MALADIES
mise. Je fis réitérer le matin le même
eut un bon effet. Le II, il ne
remède, qui
accès, qui se prolongea de parut que le petit
aucune trace du
façon qu'il n'y eut
grand, et qui, ayant continué
vingt-quatre heures, se termina par une
sueur, Le 13, l'accès fut
légère
moindre; etle 17, il n'en
parut aucun vestige.
Onjugera parce traitement,
de se comporter dans pareille commentilconvient
quelle conséquence il est de
circonstance: ; de
de suivre les
ne rien précipiter et
mouvemens et efforts que fait la na.
ture,afin de les seconder dans la juste
gu'elle parait indiquer.
proportion
En cas de
soppression, je ne me serais déterminéàl la saiguée du pied
quspresTapplication des
cataplasmes et l'usage des bains. S'ils n'eussent
fait un bon effet, j'eusse eu alors recours
pas
mede, que la qualité des
à ce redaient et
symptômes qui précéfort
accompagnaient les grands accès, rendait
dangereux.
Vers la fin de janvier et pendant
catarrhes, les fluxions de
février, les
poitrine, les douleurs
d'oreilles, 9 les migraines et différens rhumatismes
furent les maladies
plus sujets,
régnantes. Les enfans y furent
ceux surtout dont les dents
çaient à percer, 9 ce qui leur donnait des commen- accès de
fièvre assez violens
9 mais qui n'étaient pas dangereux chez ceux quiavaient le ventre libre. --- Page 347 ---
DE SAIxT-DOxisGUE
Constitution de Tété 1741.
mois de mars a été très sec 1 tantôt chaud,
Le
les brises étaient faibles
tantôt froid, suivant que
fixérent tau nord,
ou fortes. Le 6 d'avril, les vents se
Il tomba cedix à douze jours.
et y persistérent
fut encore moindre à
pendant peu de pluie, 7 qui
du sud commenla plaine, parce que les vents
dominer versle 15dece 2
mois par quelques
cèrentà
succéda de fortes brises, qui
orages faibles ; il lleur
En mailes brises
continuèrent le reste de ce mois.
trèset le temps fut très-orageux et
se calmérent,
chaud.
la plupart de ceux
Pendant cette constitation,
de diarétaient attaqués de mauvais ulcères 9
qui
des abcès au foie ou à la poirhée, périrent par
d'un reflux aussi particutrine. J'attribuaila cause
rasubite de la chaleur, qui,
lier à la révolution
la transpiration,
nimant et rétablissant tout à-coup du centre à la ciroccasiona un retour trop subit
lequel reflux ne pouvant y parvenir
conférence,
faiblesse,se fixait sur
rapport à la trop grande
par
viscère. Par la même raison, des rhumes
quelque
chez quelques perdégénérèrent en pulmonie
sonnes.
ont été fort sujets aux convulsions
Les enfans
La petite-vérole a été
et aux fièvres vermineuses. l'année précédente.
commune, mais moins que
double-tierces
Pendant le mois de mai , les fièvres
2.
quel reflux ne pouvant y parvenir
conférence,
faiblesse,se fixait sur
rapport à la trop grande
par
viscère. Par la même raison, des rhumes
quelque
chez quelques perdégénérèrent en pulmonie
sonnes.
ont été fort sujets aux convulsions
Les enfans
La petite-vérole a été
et aux fièvres vermineuses. l'année précédente.
commune, mais moins que
double-tierces
Pendant le mois de mai , les fièvres
2. --- Page 348 ---
HISTOIRE DES MALADIES
avec flux de ventre et
et le ténesme,
vomissement, la dysenterie
surtout parmi les matelots,
flammations au foie et
9 les inmaladies les
aux intestins 9 furent les
plus fréquentes; elles le devinrent
core davantage vers le commencement
enle temps fut sec et ehand
de juin, où
Il
pendant plusieurs jours.
parut dans cette saison une espèce de
à qui on donna le nom de mal de
fluxion
égard à la conformité qu'elle semble mouton 9 eu
tumeur dont ces auimaux
avoir avec la
taqnés à la
ont coutume d'être atgorge. Peu de personnes en furent
exemptes. La gorge devenait considérablement
euflée, sans fiévre, sans tension. Le mal avait
rarement d'autre suite; les cataplasmes
et quelques purgations suffisaient
résolutifs
pour le dissiper.
Histoire,
Le deuxième jour de juin, plusieurs
furent empoisonnées
personnes
sardine,
par une espèce de petite
qu'on appelle aux Isles
ne mangérent point des entrailles cayeuz. Ceux qui
incommodés. On
en furent moins
ouvrit un homme mort de ce
poison ; on lui trouva le foie
un sang très-coagulé,
extrêmement dur,
du
surtout dans les oreilletles
coeur. On observa, dans un chat, l'estomac
gangrené et corrodé par placards le
l'intestin duodenum
Pylore et
extrèmement
plusieurs marques pareilles dans les gangrenés 1 et
tins. Les
autres intesempoisonnés furent tous attaqués de
en furent moins
ouvrit un homme mort de ce
poison ; on lui trouva le foie
un sang très-coagulé,
extrêmement dur,
du
surtout dans les oreilletles
coeur. On observa, dans un chat, l'estomac
gangrené et corrodé par placards le
l'intestin duodenum
Pylore et
extrèmement
plusieurs marques pareilles dans les gangrenés 1 et
tins. Les
autres intesempoisonnés furent tous attaqués de --- Page 349 ---
DE SAIxT-DowisoUr
d'estomac, de vomissement,det tranchées
pesanteur
et de la
de froid aux extrémités,
accompagnées du
Dans ceux où les premiers sympperte
pouls. moins violens, il y eut une grande
tômes furent
chaleur dans les entrailles, une grandeinquiétude,
génée. On remarqua ces sympune respiration
ouvrit à Thôpital,
tômes dans le matelot qu'on
eut
mangé beaucoup d'autres alimens ,
qui ayant
vient de rapporter 1 et dans
les accidens qu'on
de corrosion,
l'estomac duquel on ne trouva point
immédiatement
parce que le poison ne put agir
les membranes de ce viscère, mais seulement
sur
On attribua cet événementaux Mandans le sang.
est
cenillers. Mais comme cet arbre
aujourd'hui
qu'on doit plutôt l'attribuer à
très-rare , je pense de fruits etde fleurs de plusieurs
la grande quantité
entrainés
pluies
autres arbres vénéneux, qui
parles
sur les hauts fonds , qui
abondantes 9 se déposent
des
communs aux environs des embouchares
sont
les mois de
rivières. En effet, à Saint-Domingue,
où la
et d'avril sont de tous les mois ceux
mars
partie des arbres et arbrisseaux jettent
plus grande
eût-il que ceux du bois rouge et
leurs fruits; n'y
ils
des bois laiteux qui sont en grand nombre,
suffisent pour produire cet accident:
Le temps fut calme et chaud les quinze premiers
de juin. Le reste du mois il y eut des brises
jours
farentinterrompues qne par deux
fortes, et qui ne
mois
et d'août,
ou trois orages. Pendant les
dejuillet
22..
partie des arbres et arbrisseaux jettent
plus grande
eût-il que ceux du bois rouge et
leurs fruits; n'y
ils
des bois laiteux qui sont en grand nombre,
suffisent pour produire cet accident:
Le temps fut calme et chaud les quinze premiers
de juin. Le reste du mois il y eut des brises
jours
farentinterrompues qne par deux
fortes, et qui ne
mois
et d'août,
ou trois orages. Pendant les
dejuillet
22.. --- Page 350 ---
HISTOIRE DES MALADIES
les orages furent plus fréquens 1 surtout vers les
montagues; car il n'y en eut au Cap que vers le II
dejuillet,et deux ou trois par semaine jusqu'à la fin
d'août. Les maladies de Siam furent principalement
mauvaises à la fin de juin et au commencementde
juillet, eu égard à la sécheresse qui parut un peu
dominer pendant le mois de juin. Plusieurs périreut dés le trois ou quatrieme jour de la maladie.
Ladysenterie etle colera-morbus furent communs.
Le mal de gorge dont j'ai parlé, persista et devint
plus dangereux,parce qu'ilattaquait dans plusieurs
les parties internes, les amygdales et la trachéeartère. Les petites-véroles furent fréquentes. Les
fiévres double-tierces bilieuses et lymphatiques,
la maladie de Siam,furent les maladies dominantes,
surtout parmi les nouveaux venus 7 et celles qui
fireut pendant cette constitution le plus de ravages.
Les malades, de quelque maladie qu'ils fussent
attaqués, soutenaient peu la saignée. Dès la seconde
ou la troisième, le pouls se concentrait et devenait flasque, surtout dans la maladie de Siam,
et les fiévres double-tierces lymphatiques. Dans
celle-ci, les accès étaient suivis de sueurs considérables et si abadonts.qei@isisrer
recours
aux cordiaux. Tous les gens replets succombérent
à la maladie de Siam, ce qui est ordinaire à
St.- Domingue,ot de tels tempéramens ne conviennent poiut. Comme le ventre paraissait assez disposé au relâchement, on ne devaits'attacher qu'a --- Page 351 ---
DE SAINT-1 DOMINGUE.
le favoriser. Quelques uns 1 pendant cette constitution, eurent des dépôts critiques avec gangrène
extrémités. Ces
dans le
aux
dépôts paraissaient
commencement sous T'apparence d'un érysipele
dont la terminaison était prompte.
du mal de gorge
Si ceux qui étaient attaqués
avaient peine à respirer ou à avaler, il fallait
promptement avoir recours anx vésicatoires, et
prévenir la métastase par l'onverture des amygdales. II se faisait quelquefois une métastase ou
reflux de cette humeur sur les testicules, de façon
qu'à mesure que le gonflement de ces parties augmentait, celui de la gorge diminuait; ce que jai
observé dans plusieurs, surtout dans ceux qui
pouvaient n'avoir pas toujours été sages; c'est ce
que je laisse à expliquer.
Les ulcères des jambes continuèrent; mais leur
progrès fut moindre, ce qu'il faut attribuer à la
chaleur du temps, qui dissipait, par la transpiration, une partie du levain scorbutique.
Le mois d'août fut, de tout cet été, le mois le
plus mauvais, et ily eut une plus grande quantité des maladies dont nous avons fait mention
ci- dessus.
Constitution de Thiver 1741:
Le mois de septembre fut sec et chaud. Le temps
changea vers le 25, et il vint un nord mélé d'orages. Il y. eut pendaut octobre beaucoup d'orages
attribuer à la
chaleur du temps, qui dissipait, par la transpiration, une partie du levain scorbutique.
Le mois d'août fut, de tout cet été, le mois le
plus mauvais, et ily eut une plus grande quantité des maladies dont nous avons fait mention
ci- dessus.
Constitution de Thiver 1741:
Le mois de septembre fut sec et chaud. Le temps
changea vers le 25, et il vint un nord mélé d'orages. Il y. eut pendaut octobre beaucoup d'orages --- Page 352 ---
HISTOIRE DES MALADIES
vers les montagnes; il n'y en eut que deux au
Cap. La terre trembla la nuit du 14, ce quin'arrive que dans un grand calme, et c'est un signe
de changement de temps; en effet, on eut un
nord de trois ou quatre jours. Le temps devint
ensuite sec et frais, il continua jasqu'au 15 novembre, où il y eut un nord mélé d'orages trèsviolens. II plut abondamment pendant trois jours,
et les pluies continnérent par intervalles jusqu'au
premier de décembre, de façon qu'il pleuvait tous
les jours quatre à cinq heures. Le mois de décembre fut très-frais, le vent du nord domina
pendant le cours de re mois, et fut accompagné
de fréquentes pluies. Il succéda à cette saison un
temps sec et froid qui a duré tout le reste de
l'hiver. Le vent de nord-est et d'est dominérent
sans pluies, et preduisirent de fortes brises pendant le mois de mars.
Les maladies de la constitution d'été continuèrent pendant le mois d'octobre. Les petites-véroles
firent du ravage parmi les nègres. On en perdit
beaucoup. Les fièvres double-tierces lymphatiques
furent plus communes que les bilieuses; et ceux
qui furent attaqués de la maladie de Siam en novembre et décembre, périrent presque. tous. Le
contraste de la saison, tantôt froide, - tantôto chaude,
m'en parut la principale cause. Les cachectiques,
c'est-à-dire, les tempéramens infectés de la vérole
ou du scorbut, eurent le même sort que l'année --- Page 353 ---
DE SAIXT-DOxisGUL.
Les ulcères furent cependant moins
précédente.
de révolutions aussi
communs, et n'eurent pas
On vit beaucoup d'hydropiques en
promptes.
mourujanvier et février; quelques personnes
rent de mort subite. Les fièvres double-tierces,
les
furent d'un mauvais
surtout
lymphatiques,
létharcaractère, et accompagnées de sommeil
gique.
sout tombées tous les huit jours
Les pluies qui
d'un
pendant cette constitution. étaient précédées
air chaud et mou; elles duraient peu, et ne pas*
le Cap; elles étaient suivies d'un
saient point
J'attribue à cette alternative le
temps très-frais. des maladies qui ont attaqué
mauvais caractère
un
durant cet hiver et le précédent,
et fait périr,
dans les hivers
plus grand nombre d'habitans que
années. C'est à la même cause qu'on
des autres
rhumes qui dégénédoit attribuer les fréquens
ou le fluxdeventre
raienten phitlitsie.Iadysenterie parmi les matedysentérique a fréquemment paru
le mois de février. J'attribue en partie
lots pendant
dernière maladie à la mauvaise nourriture,
cette
les boucheries ayant cessé cette année,
parce que
mortalité des bestiaux, on
eu égard à la grande
la
leur donner, comme de coutume,
ne put
viande fraiche.
le cours de cet hiver
On a observé pendant
qu'ily avait eu peu de crises par dépôt.
adysenterie parmi les matedysentérique a fréquemment paru
le mois de février. J'attribue en partie
lots pendant
dernière maladie à la mauvaise nourriture,
cette
les boucheries ayant cessé cette année,
parce que
mortalité des bestiaux, on
eu égard à la grande
la
leur donner, comme de coutume,
ne put
viande fraiche.
le cours de cet hiver
On a observé pendant
qu'ily avait eu peu de crises par dépôt. --- Page 354 ---
HISTOIRE DES MALADIES
Constitution de lété 1742.
Pendant mars et avril, le sec continua, et iln'y
eut point de pluies; les brises furent plus fortes
que les mois précédens. On doit se tenir sur ses
gardes dans une saison sèche qui succède à une
saison pluvieuse, surtout quand le soleil commence à être plus vif; pour lors, l'air devient
beaucoup plus chaud le jour, et l'on est trèssensible au frais de la nuit.
Histoire d'une fausse pleurésie lymplatique dans
une femme convalescente el grosse.
Une femme d'un tempérament sanguin-pitniteux, naturellement fort, mais devenu faible
la quantité d'enfans qu'elle avait
par
eus, essuya, dans
une grossesse de cinq mois, une fièvre doubletierce très-forte, dans laquelle elle fut saignée
une fois, et purgée trois à quatre fois. Dans la
convalescence elle fut se promener; il survint
un orage qui lui fit hâter le pas; elle resta au
frais. Des le soir, elle fut prise d'une vive douleur
dans toute l'étendue du bras, qui se termina à
un point fixe et fort douloureux sous la mamelle droite. La fiévre se mit de la partie, et devint continue. Je me trouvai d'autant
plus embarrassé, que la malade était exténuée, et avait
le pouls flasque, quoique plein et
Elle se plaiguait beaucoup. Je lui tres-fréquent. fis
mettre sur --- Page 355 ---
a
DE SAINT-DONINGUE.
émollient et résolutif.Je lui
le sein un cataplasme
tisane avec
fis donner un lavement, et faire une
le thé, l'anis, le capillaire, les fleurs de Franchiet de Gombo. La fievre persista avec des
pane
Tinterrompre, et qui dux
frissons qui paraissaient
raient deux à trois heures. On luiappliquait sans
des serviettes chaudes. Je fus sur le point
cesse de la faire mettre dans le bain; mais son état de
et sa faiblesse me firent différer. Elle
grossesse mauvaise nuit. Le second jour elle parut
eut une
fixes'était étendu;
un peu plus tranquille. Le point
elle ne suait point, et elle n'eut ce jour-là que
de légères moiteurs. Sur le soir, il vint un frissonnement consilérable, et une toux accompad'oppression. Une chaleur plus vive succéda
gnée accidens, et la toux persista. Elle fut dans
à ces
me détermina à la
cet état toute la nuit, ce qui
le matin. Elle fut tout le jour de la
faire saigner
saignée dans une extrême faiblesse. Une toux, une
oppression plus violente, un pouls concentré,
tout dissous, annonçaient de
et un sang presque Le frisson revint le soir, il fut
fàcheuses suites.
plus fort, et tous les accidens augmentérent; il
survint des convulsions qui firent craindre une
fausse-couche. Je lui fis faire une potion avec
l'antimoine diaphorétique et la confection alkermès; j'ajoutai, dans la tisane, le safran; la chaleur
et la malade eut beaucoup de fièvre
se ranima,
toute la nuit; elle toussait beaucoup, et parut
isson revint le soir, il fut
fàcheuses suites.
plus fort, et tous les accidens augmentérent; il
survint des convulsions qui firent craindre une
fausse-couche. Je lui fis faire une potion avec
l'antimoine diaphorétique et la confection alkermès; j'ajoutai, dans la tisane, le safran; la chaleur
et la malade eut beaucoup de fièvre
se ranima,
toute la nuit; elle toussait beaucoup, et parut --- Page 356 ---
HISTOIRE DES MALADIES
fort oppressée. L'ayant trouvée le matin un peu
tranquille, elle prit une once de manne, que je
réiterai de deux heures en deux heures. Elle en
prit trois onces; elle fit trois ou quatre selles de
matière bilieuse; elle commença à cracher, et
l'oppression parut moins forte. Les accidens du
soir furent moindres que ceux du jour précédent.
On réitéra les mêmes doses de manne, qui firent
faire les mêmes selles. Lexpectoration devint plus
abondante; ; la douleur de côté se
dissipa 2 en
s'étendant sur toute l'étendue du thorax. La malade ne sentit plus de pesanteur au bas-ventre;
la fièvre, quoique diminuée, persistait toujours.
Je fis continuer les mêmes embrocations sur la
poitrine, faites avec du savon fondu dans de l'eaude-vie : on les couvrait d'un papier brouillard
imbibé, etl l'on réitéra deux à trois fois les mêmes
purgations. Lorsque la fièvre eut disparu, la maJade prit le lait coupé avec partie égale de tisane,
ce quila remit de façon, qu'elle parvint heureusement au terme de l'accouchement, et qu'elle
accoucha d'un enfant très-bien portant.
Vers le 20 avril on eut un petit nord de deux.
jours, qui fit périr quelques diarrhétiques et scorbutiques qui avaient résisté jusqu'à ce jour. Ily
eut au surplus peu de malades jusqu'au 15 mai, où
les brises étant devenues faibles, le temps fut
fort chaud et orageux pendant huit à dix jours.
Les fièvres lymphatiques furent plus communes --- Page 357 ---
DE SAIST-DoxIxoUE
les bilieuses : ces dernières étaient accompaque
Dans les uneset les autres
gnées de colera-morbus.
le pouls
il paraissait beaucoup d'accablement;
de
était petit ou flasque. Les accès étaient suivis
grandes sueurs ou de flux de ventre, ce qui mettait
etaux
la saignée
obstacle aux saignées
purgations;
du pied surtout était contraire.
Les brises étant revenues le 8 de juin, contila fin de septembre, et ne furent
nuèrent jusqu'à
interrompues que par deux ou trois petits orages
eut dans le commencement d'août, ce qui
qu'on
sec. Il n'y eut en
procura un été extrèmement
de la
août que quelques nouveaux venus attaqués
maladie de Siam, dont peu réchappèrent. La sécheresse fut si considérable, qu'on conserva peu
de bestiaux dans la Colonie.
Les saignées du pied étaient si contraires pendant cette constitution, que peu de temps après
les avoir faites, il paraissait au bas-ventre des
d'inflammation qui étaient bientôt suivis de
signes de la
Les saignées de la gorge furent
ceux
gangrène.
salutaires.
et la plupart
au contraire avantageuses,
Constitution de Thiver 1742.
A la fin de septembre, on eut pendant trois ou
jours un nord mélé d'orages. Le même
quatre reparut le 8 d'octobre, et dura quinze jours.
Il temps fut orageux vers la fin, et les pluies furent
abondantes. On eut encore le même temps en
suivis de
signes de la
Les saignées de la gorge furent
ceux
gangrène.
salutaires.
et la plupart
au contraire avantageuses,
Constitution de Thiver 1742.
A la fin de septembre, on eut pendant trois ou
jours un nord mélé d'orages. Le même
quatre reparut le 8 d'octobre, et dura quinze jours.
Il temps fut orageux vers la fin, et les pluies furent
abondantes. On eut encore le même temps en --- Page 358 ---
HISTOIRE DES MALADIES
novembre. Il n'y eut presque point de pluie pendant décembre, qui fut d'ailleurs fort tempéré. Il
n'y en eut point pendant janvier, février et mars,
qui furent froids. La sécheresse persista jusque
vers le i5 mai, les vents étant constamment à l'est,
et les brises fortes.
Quelques malades furent attaqués en septembre
et octobre, de ténesme et de dysenterie, et la maladie de Siam fut tres-mauvaise; mais lorsque les
pluies du nord, mélées d'orages, revinrent en
novembre, comme ces pluies, quoique dans le
commepemeretaloadania, ne furent pas d'assez
longue durée pour rafraichirethumecter une terre
desséchée et comme brûlée par la chaleur, les
maladies assaillirent presque tous les colons; les
fièvres eurent ceci de particulier, qu'elles étaient
non-seulement double-tierces violentes, mais
les petits et les grands accès, ou se joignaient, que
ou avaient peu d'intermission dès les premiers
jours. Ces accès dégénéraient ordinairement dès
le cinquième jour en trois redoublemens de dix
ou douze heures chacun;il convenait d'y
de prompts secours par la saignée,
apporter
parce que,
désignant un grand engorgement, il ne fallait pas
différer à en prévenir les suites par des saignées
copieuses dès le commencement, sans quoi le
second accès, non seulement avançaitet était plus
long, mais était accompagné d'assoupissement,
quiaugmentant le cinquième jour, annonçait une
inairement dès
le cinquième jour en trois redoublemens de dix
ou douze heures chacun;il convenait d'y
de prompts secours par la saignée,
apporter
parce que,
désignant un grand engorgement, il ne fallait pas
différer à en prévenir les suites par des saignées
copieuses dès le commencement, sans quoi le
second accès, non seulement avançaitet était plus
long, mais était accompagné d'assoupissement,
quiaugmentant le cinquième jour, annonçait une --- Page 359 ---
DE SAINT-DOxINOUr
étaient d'autant plus
Les saignées
mort prochaine.
malades avaient le ventre
nécessaires, que les
beaucoup de la
treseresserré, et se plaignaient
furent aussi,
tête et des reins. Celles de la gorge
celles du
cette raison, plus salutaires que
: cette
par
tirait était fort épais
pied; le sang qu'on
de la longue séchequaliténe pouvait provenir que
avait précédé les pluies.
resse qui
de prompts secours, la maQuoiqu'on apportàt
longue que dans les
ladie était néanmoins plus
jusqu'au
la fèvre persistait
autres constitutions; jour, et pour peu qu'on
quatorze ou quinzième
le sang était d'une
négligeat les commencemens, la fièvre augmenqualité si inflammatoire, que
temps où elle
le neuvième et le onzième jour,
tant
il s'ensuivit bientôt une inflameût dû diminuer,
mation au foie.
coutume d'avoir quelques pressentimens
On a
comme lassitude, ped'une maladie prochaine,
d'appétit sans
engourdissement, perte
santeur,
pendant cette constifièvre. Ces avant-coureurs, de mouvemens de
tution, étaient accompagnés
de
accès; si dès-lors on y apporfièvre ou
petits
à la maladie; mais
tait remede, on coupait pied
lorsbravant le mal, ne s'arrêtaient que
la plupart
les faisait succomber; ce qui conque sa violence
forte et plus dantribuait à rendre la maladie plus
de ventre ont
Le vomissement et le flux
gereuse. dans les fièvres de cette constitution; elles
été rares
tution, étaient accompagnés
de
accès; si dès-lors on y apporfièvre ou
petits
à la maladie; mais
tait remede, on coupait pied
lorsbravant le mal, ne s'arrêtaient que
la plupart
les faisait succomber; ce qui conque sa violence
forte et plus dantribuait à rendre la maladie plus
de ventre ont
Le vomissement et le flux
gereuse. dans les fièvres de cette constitution; elles
été rares --- Page 360 ---
Ba
HISTOIRE DES MALADIES
se terminaient la plupart par un léger ténesme.
Plusieurs de ceux qui étaient doués d'un tempérament robuste, ou qui avaient quelque grand
sujet de chagrin, périssaient le cinquième ou
tième jour, et presque tous par un sommeil léthar- sepgique.
Un des signes les plus dangereux que j'aie remarqué dans les fièvres de cette constitution, était
qu'un des petits accès ou redoublemens paraissait aussi fort dès les premiers jours que le dernier. Il y avait à craindre, pour ne pas dire à
désespérer, si le premier était de ce caractère, et
qu'ils fussent tous les deux aussi violens que le
troisième. S'ils devenaient plus forts, c'était un
signe mortel.
J'ai eu recours, pour quelques sujets, surtout
à l'égard de ceux dans qui - j'apercevais une faible
disposition à la sueur;j j'ai eu, dis-je, recours au
bain tiède, dans lequel je faisais mettre le malade
durantles intervalles des accès ou redoublemens;
j'y en ai même fait mettre dans le fort des accès
ou à l'approche du déclin. Je m'y suis mis moimême en pareil cas.. J'ai toujours observé de bons
effets de ce remède. Il faut avoir attention de bien
examiner les différens changemens qui arrivent,
soit au pouls, soit au visage, pour ne laisser le
malade dans l'eau que le temps qu'il convient.
Il faut aussi, lors de sa sortie du bain, le tenir
bien chaudement, et entretenir des cataplasmes --- Page 361 ---
DE SAIxT-Doxixous.
chauds sur le ventre. Je puis assurer que je
bien
spécifique dans
connais point de remède plus
ne
chauds, etje suis bien surles maladies des pays
s'en servir,
de la négligence que I'on a à
pris
maladie, mais aussi en santé,
non-seulement en maladie. On n'ignore pas compour prévenir la
chez les Romains, et
bien le bain était en usage les Italiens et tous
qu'il est encore trésensité chez
de cet
Je souhaite qu'on profite
les Orientaux.
n'en pouavertissement et de ce conseil.Je pense
des
voir donner de plus salutaire aux Français
conserver leur santé, et guérir
Colonies, pour
plusieurs de leurs maladies.
cette consOn a vu peu de diarrhées pendant foie ont été
et les abcès au
titution : Thydropisie
les plus communes. Au
les maladies chroniques
les dépôts aux fesses et auxjambes
mois de janvier,
considérables que
furent plus fréquens et plus
matelots et les
dans aucun autre hiver, parmi les
à la coutume
frères de la Coste : ce que j'attribue
mais
non-seulement d'aller nu pieds,
qu'ils ont, continuellement dans l'eau salée; et
encore d'être
à cette crise dans une telle
ils sont plus sujets sécheresse et le froid sucsaison 1 parce que la
humide, occasioncédant à une saison chaude et
reflux du virus scorbutique. Aussi, tous
nent un
ulcères font, en peu de temps, des
ces dépôts et
et deviennent si livides,
progrès si considérables,
de les amener à suppuration:
qu'il est impossible
s,
qu'ils ont, continuellement dans l'eau salée; et
encore d'être
à cette crise dans une telle
ils sont plus sujets sécheresse et le froid sucsaison 1 parce que la
humide, occasioncédant à une saison chaude et
reflux du virus scorbutique. Aussi, tous
nent un
ulcères font, en peu de temps, des
ces dépôts et
et deviennent si livides,
progrès si considérables,
de les amener à suppuration:
qu'il est impossible --- Page 362 ---
HisTOIRE DES MALADIES
Constitution de lété 1743.
Depuis le 15 de mai jusqu'à la fin de juin, le
temps fut un peu orageux dans quelques quartiers, particulièrement vers les montagnes. Juillet
et août furent secs, et les brises fureut assez égales. Pendant septembre et octobre, on eut peu
d'orages dans la plaine; il y en eut beaucoup vers
les montagnes A la fin d'octolre, la saison fut
généralement séche et chaude, et elle dura ainsi
jusque vers la mi-novembre, où le temps devint
alternativement chaud et froid, suivant que les
vents se tenaient à l'est ou au sud, et que les
brises étaient fortes ou faibles.
Il parut en juillet des ophtalmies et des maux
de gorge. Quelques personnes furent attaquées
de fièvres double-tierces du caractère de celles de
l'anuée précédeute. La maladie de Siam régna et
fut très-funeste; ceux qui guérirent durent léur
salut aux dépôts qui se formèrent aux extrémités,
ou par gangrèue, ou par charbon; il fallait y
entretenir une abondante suppuration. On y parvenait en faisant mettre les malades dans le bain
dès que la fièvre commençait à se calmer, et en
appliquant des cataplasmes émolliens aussitôt que
le malade se plaignait de quelque douleur fixe, ou
qu'on s'apercevait de quelque dureté, rougeur ou
pourriture autour des saignées.
Les catarrhes furent très-communs; les fluxions
charbon; il fallait y
entretenir une abondante suppuration. On y parvenait en faisant mettre les malades dans le bain
dès que la fièvre commençait à se calmer, et en
appliquant des cataplasmes émolliens aussitôt que
le malade se plaignait de quelque douleur fixe, ou
qu'on s'apercevait de quelque dureté, rougeur ou
pourriture autour des saignées.
Les catarrhes furent très-communs; les fluxions --- Page 363 ---
DE SAIXT-Doxisous
beaucoup de nègres : les
de poitrine firent périr
dans ceux
maladies furent d'autant plus opiniàtres
attaqués, qu'il fut très-diffiqui s'en trouvèrent
ventre. C'était l'effet de
cile de leur relâcher le
pendant presla grande sécheresse qu'on éprouva qui mit les
tout le cours de cette année,et
que
triste situation, tant par la morhabitans dans une
le peu
talité des nègres et des bestiaux, que par
de revenu qu'ils firent.
Constitution de THiver 1743.
mois de déDepuis le 15 de novembre jusqu'au
tantôt
les vents furent tantôt au nord,
cembre,
de pluies, et le temps fut
à l'est. Il tomba peu
décembre, les brises
froid. Pendant
constamment
un temps mou, qui,
furent faibles, ce qui procura
devint couvert, et fut pluvieux penvers Noël, huit jours : les orages s'y joignirent.
dant sept à
durant le mois de janvier.
On eut le même temps
des orages mélés de
Il eut, vers le 6 et le 20,
y
furent d'abord peu abondantes.
nords : les pluies
de mars furent secs, et les
Février et la moitié
fortes; il leur succéda un nord plubrisessfurent dix à douze jours. Le sec et les
vieux qui dura
jusqu'au 20 d'avril.
brises revinrent, et persistérent
morts subites au commenceIl y eut plusieurs
La maladie de Siam
ment de cette constitution. double-tierces furent plus comfutrare. Les fièvres
de
décembre. Une grande quantité
munes en
2.
, et les
Février et la moitié
fortes; il leur succéda un nord plubrisessfurent dix à douze jours. Le sec et les
vieux qui dura
jusqu'au 20 d'avril.
brises revinrent, et persistérent
morts subites au commenceIl y eut plusieurs
La maladie de Siam
ment de cette constitution. double-tierces furent plus comfutrare. Les fièvres
de
décembre. Une grande quantité
munes en
2. --- Page 364 ---
HISTOIRE DES MALADIES
furent attaqués de fluxions de poitrine calarnègres
Les malades se plaignaient de
rheuses et bilieuses.
maux de tête. Le rhume fut comme épiviolens dans toutes les maladies; il précédait ou
démique
était un signe assez sûr pour les
survenait, ce qui
En effet, les doublecaractériser de lymphatiques.
caractère, et
tierces furent presque toutes de ce
contenait plus de sérosités que de coutume,
le sang
sèche et
saison extraordlinairement
quoiqu'une
L'alternachaude eût précédé cette constitution.
vents de nord, d'est et de sud, qui semtive des
une
blèrent s'entrecouper, et qui produisirent
le mois de décembre,
grande variation pendant
cause. Cette
Tunique et principale
m'en parut
l'ordre de l'insensible
alternalive 2 dérangeant
continuellement des
en occasionait
transpiration,
formèrent dans les vaisreflux, qui, à la fin,
des engorgemens qui se comseaux lymphatiques
Ce caractère persista
muniquérent aux sanguins.
ou
les maladies jusqu'à la fin de janvier,
dans
humectés, furent plus faciles à
les corps, plus
relàcher. les mois de février, de mars et d'avril,
Pendant
point de maladies, si ce n'est
il n'y eut presque fluxions. Il y eut peu d'ulcères
quelques légères
et on vit
de diarmauvais pendant cet hiver,
peu
rhées, d'hydropisies et de pulmonies.
pendantle cours de janvier ret de février,
11) parut
la chevelure était longue de
une comète dont
urent plus faciles à
les corps, plus
relàcher. les mois de février, de mars et d'avril,
Pendant
point de maladies, si ce n'est
il n'y eut presque fluxions. Il y eut peu d'ulcères
quelques légères
et on vit
de diarmauvais pendant cet hiver,
peu
rhées, d'hydropisies et de pulmonies.
pendantle cours de janvier ret de février,
11) parut
la chevelure était longue de
une comète dont --- Page 365 ---
DE SART-DOxINGUE
Au mois de mars, la
plus de sept à huit pieds.
France déclara la guerre à l'Angleterre.
Constitution de Tété 1744.
devint orageux dès la fin d'avril,et
Le temps
en mai, dans la déil y eut beancoup d'orages ils furent moins frépendanee du Fort-Dauphin; mois de juin fut moins
quens dans celle du Cap.Le
juillet et août le furent beaucoup; ; seporageux;
les brises furent fortes ; les orages
tembre fut sec;
revinrent en octobre.
dans une telle vicisCe qu'il y a d'avantageux
furent tousitude de temps, c'est que les brises
aussi
constantes et presque toujours fortes;
jours
furent-elles plus abondantes vers les
les pluies
les fluxions et les
montagnes. Les ophtalmies, les maladies de la
fièvres double-tierces furent
le cours
saison; il n'y en eut au cap que pendant
d'août. Les maladies de Siam furent presque toutes
mortelles, tant au Cap qu'au Fort-Dauphin. l'enLa ville du Fort-Dauphin est située dans
le
favorable de l'ile, tant par rapport
droit plus
la beauté
à Téloignement des montagnes que par
Un canal d'une demi-lieue de long,
de son port.
toises de
conduit
sur environ deux cents
large, baie ovale de
les eaux de la grande mer dans une
de
sur une de largeur dansles
trois lieues longueur,
deux tiers de son étendue. Au centre et vis-à-vis
dit goulet, avance une langue
du canal,autrement
23. --- Page 366 ---
HISTOIRE DES MALADIES
de terre fort étroite, qui se termine en une
forme presqueronde,d d'environ centtoises de platesur laquelle on a bâti un fort. Les navires du large,
mier rang peuvent entrer et mouiller dans ce preUn tel avantage semble
port.
devenir la
promettre à cette ville de
capitale de
Placée
au
Saint-Domingue.
milieu de l'ile et d'une plaine qui a plus de
quarante lieues de longueur, sur trois, quatre et
cinq de largeur, elle est à portée de recevoir
de fournir tout ce qui peut contribuer à faire et
fleurir le commerce, et donne la commodité de
communiquer, tant par mer que par terre, les
ordres des supérieurs dans les deux extrémités de
l'ile. Les marécages remplis de mangles
vironnent un tiers de la ville, sont le seul qui envantage qui s'y trouve, et auquel il est facile désa- de
remédier par des levées, et en y rapportant des
terres; ce qu'on a entrepris et exécuté
cing à six ans au Cap, et ce
depuis
à rendre cette ville
qui a contribué
beaucoup plus saine, quoiqu'il n'y ait encore qu'un tiers de
Il faut espérer que les
l'ouvrage fait.
naissent
commandans, qui en conT'importance pour la santé des habitans,
s'attacheront. à faire continuer et finir un
aussi utile.
ouvrage
Constitution de Thiver 1744.
Les orages continuèrent avec violence dans
dépendance du Fort-Dauphin,
la
pendant octobre et
depuis
à rendre cette ville
qui a contribué
beaucoup plus saine, quoiqu'il n'y ait encore qu'un tiers de
Il faut espérer que les
l'ouvrage fait.
naissent
commandans, qui en conT'importance pour la santé des habitans,
s'attacheront. à faire continuer et finir un
aussi utile.
ouvrage
Constitution de Thiver 1744.
Les orages continuèrent avec violence dans
dépendance du Fort-Dauphin,
la
pendant octobre et --- Page 367 ---
DE SAIST-DOxIrGUE
survint depuis le 15 jusqu'au 20
novembre. Il
15 novembre,
octobre, et depuis le 27 jusqu'au
de pluies.
nord
donna une grande quantité
un
qui
fussent tres-inconstans, ils
Quoique les vents
nord ou à l'ouest, et
furent plus permanens au
fut mou et
presque toujours chauds. Le temps même saison au
pesant. On eut à peu près la
quand le
Cap : le temps n'y fut orageux brises que
il n'y eut point de
pendant
nord parut;
tout cet espace de temps. du Fort-Dauphin un
Il y eut dans le quartier
dans celui du
plus grand nombre de malades que
la fin de
Depuis le commencement jusqu'à
Cap.
maladies de Siam et les doublenovembre, les
tres-communes. Ces
furent
tierces lymphatiques
vers la fin de
maladies furent moins dangereuses disposition
rapport à la grande
novembre, par
au relàchement:
trouvait, dans les malades,
qu'on
de crises par charbon ou par
Il ne parut point
de ténesme;
Quelques-uns furent attaqués
dépôt.
il dégénérait en inflammaet s'ils le négligenient,
tion du ventre.
pendant décembre:
Le fempsfutmoins) pluvieux et les brises furent
le vent d'est régna beaucoup, dura trois jours
fortes. Le 15, il y eut nord qui
un orage.
abondance de pluie; ; il finit par
avec
après cela 9 les orages revinrent;
Sept à huit jours
fut nébuleux et
et sur la fin du mois le temps
pesant. --- Page 368 ---
HISTOIRE DES MALADIES
Ily eut beaucoup de malades parmi les habitans : plusieurs femmes grosses et en couche furent
attaquées de fièvres double-tierces : quelques-unes
périrent ou accouchèrent d'enfans morts. Les
diarrhées furent communes,
Les brises furent très-fortes en janvier : il y eut
un nord plus venteux que
pluyieux, qui commença vers le 15, et dura jusqu'au 25. Le
fut ensuite tempéré, et les brises assez égales temps
jusqu'au commencement de février. Le temps
varia beaucoup pendant ce mois. Les vents étaient
tantôt à l'est, tantôt au sud ou à l'ouest. Cette
variation occasiona un temps alternativement
frais et orageux. Le mois de mars se comporta
à peu près de la même façon. Cependant les
vents étant plus constamment à l'ouest, le
fut plus orageux que frais. Les brises furent temps
assez
égales dans le commencement; mais il leur succéda un calme qui procura vers le 12 quelques
légères pluies de nord mélées d'orages. Le
dura sec et chaud jusqu'au 20 de mars temps
5 où les
brises devinrent considérablement fortes, ,et
sistéreut jusqu'au 28, où il survint des
perviolens qui continuèrent trois jours.
brages
Les rhumes furent communs pendant cette
constitution. Il n'y eut d'ailleurs de malades
que
pendant février. Les nouveaux venus furent attaqués de la maladie de Siam, et on vit quelques
double-tierces lymphatiques. Il fallait, ainsi que
chaud jusqu'au 20 de mars temps
5 où les
brises devinrent considérablement fortes, ,et
sistéreut jusqu'au 28, où il survint des
perviolens qui continuèrent trois jours.
brages
Les rhumes furent communs pendant cette
constitution. Il n'y eut d'ailleurs de malades
que
pendant février. Les nouveaux venus furent attaqués de la maladie de Siam, et on vit quelques
double-tierces lymphatiques. Il fallait, ainsi que --- Page 369 ---
a
DE SAINT-Doxisous
endroits de ces méje l'ai observé dans plusieurs les saignées 1 selon
moires 2 se comporter pour c'est-hedire, que dans le
Talternative du temps ;
que dangefrais elles étaient autant avantageuses On ne doit point
reuses dans le temps mou. dans les climats de la
s'écarter de cette méthode tout le succès qu'on
zone torride : d'elle dépend de tête étaient ordiespérer. Les douleurs
peut
de la gorge était beancoup
naires, et la saignée
plus utile que celle du pied.
des avantQuelques personnes ressentirent étourdissement,
coureurs d'apoplexie 1 comme
eti même perte de connaissance.
grande pesanteur 9
tous
Une ou deux copieuses saignées guérissaient et véroLes ulcères scorbutiques
ces symptômes.
communs que les hivers préliques furent moins
faciles à guérir. Quelques
cédens, etils furent plus
par abcès au foie.
fièvres se terminèrent
Constitution de Tété 1745.
d'avril furent serains,
Les quinze premierajours Vers le 15 les vents chanet les brises égales.
nord et à l'ouest, ils
gérent; et s'étant fixés au
abondantes,
des pluies d'autant plus
procurérent
joignirent. Ce temps persista
que les orages s'y
inondations furent si
un mois, et les
des
pendant
que,sur le rapport
grandes et si continuelles, s'en était point vu de
anciens du pays, il ne
par des
Celle révolution se termina
pareilles. --- Page 370 ---
HISTOIRE DES MALADIES
orages qui furent violens et fréquens jusqu'au
de Juin. On eut alors un intervalle de 18 à 20
jours, pendant lesquels on n'entendit que cinq
à six fois le tonnerre vers les
montagnes, et les
brises furent assez égales; mais elles devinrent
violentes vers le 15 juillet, et persistèrent jusqu'au
20 d'août. Une escadre de six navires de
guerre
ayant mouillé, au commencement de mai, dans la
rade du Cap Français , mit à terre environ trois
cents malades, dont aucun ne fut attaqué de la
maladie de Siam. Les rhumes, les
pleurésies ou
péripneumonies, les fièvres catarrheuses, et quel.
ques bilieuses furent les plus communes, et eurent des dénouemens d'autant plus heureux,
le ventre était plus libre. Cette escadre partit à que la
fin de mai, et vint remouiller à la mi-août.
Pendantjuin et juillet, les bestiaux furent attaqués d'une contagion particulière, qu'on n'avait
point encore observée. On leur trouvait des vers
en quantité au fondement ou dans les narines,
mais surtout dans les plaies qui pouvaient leur
arriver par accident. Il s'en formait
promptement
au nombril des veaux et des poulains, et à la nature des mères. Le remède qu'on employait était
l'infusion de tabac dans l'urine, ou l'eau de chaux
mêlée avec le tafia.
Les fièvres double-tierces furent les maladies
les plus communes cet été, et les deux tiers des
habitans, tant de la plaine que du Cap, en furent
is surtout dans les plaies qui pouvaient leur
arriver par accident. Il s'en formait
promptement
au nombril des veaux et des poulains, et à la nature des mères. Le remède qu'on employait était
l'infusion de tabac dans l'urine, ou l'eau de chaux
mêlée avec le tafia.
Les fièvres double-tierces furent les maladies
les plus communes cet été, et les deux tiers des
habitans, tant de la plaine que du Cap, en furent --- Page 371 ---
DE SAIST-DoxiNGUE.
plus du caracattaqués. Ces fièvres participaient de celui des bilieuses.
tère des lymphatiques que
de malades étaient sujets au vomissement,
Peu
Dans
violent mal de tête et au colera-morbus.
au
un grand accablepresque tous on remarquait
end'abondantes sueurs, un visage peu
ment,
le pouls grand et très-disflammé, même pâle,
firent plus de
posé à la flaccidité. Ces maladies
le temps
ravage au Cap qu'à la plaine, parce que
la
sec depuis la mi-juin jusqu'à
y fut toujours
d'orage ne passaient pas
mi-avût, et que les pluies
observa aussi une
la moitié de la plaine. On y
lymquantité de fièvres double-tierces'
plus grande caractère de celles qui sont les plus
phatiques du
rebelles, dont les accès ou relongues, les plus
ensemble, se terminent
doublemens, s'unissant
de somune fièvre continue, accompaguée
de
par
de mouvemens convulsifs,
meil léthargique, Je n'ai observé ce dernier sympparotides, etc.
malades à Thôpital. Ces
tôme que daus quelques
que pour ceux
maladies ne furent dangereuses
était
avaient des sujets de chagrin, ce qui
qui
rapport au dérangement que la
fort commun par
occasiona dans les affaires.
révolution de la guerre
à la ville, proporC'est pourquoi il en périt plus
tion gardée, qu'à Thôpital.
saignées furent
Les fréquentes et abondantes
la saignée du pied, administrée trop
nuisibles ;
faisait tomber, ou en léthargie, ou
promptement, --- Page 372 ---
HISTOIRE DES MALADIES
dans un accablement qui empéchait ou retardait
T'effet salutaire qu'on devait espérer des abondantes sueurs qui avaient coutume de terminer
les accès ou les grands redoublemens.
Il fallait proportionnerles saignés à la violence
des premiers accès. La maladie dans le plus grand
nombre ne commençait que par de petits accès
sans frissons, et qui, en augmentant insensiblement, ce joignaient; ce qui arrivait, dans les uns,
au sept ou au neuf; dans les autres, au onze ou
au treize : la maladie, dans les derniers, ne se
terminait que vers le quinze ou le dix-huit.
Les minoratifs, les laxatifs, auxquels il convenait de joindre les vermifuges,
parce que les vers
étaient assez communs, furent les remèdes les
plus convenables. L'émétique en lavage futadministré avec succès dans l'hopital, L à plusieurs matelots et soldats, dont le tempérament est plus robuste que celui des habitans. Il fallait l'éviter à
l'égard de tous ceux qui paraissaient d'une complexion délicate et facile à émouvoir; mais il convenait d'entreméler souvent l'usage de quelque
cordial léger pour ceux dans qui l'on apercevait
ou un trop grand relâchement, ou un trop grand
accablement, afin de donner à la nature les forces
nécessaires pour entretenir et augmenterles sueurs
critiques.
Aucunes parotides ne se terminaient par suppuration, ou elles s'endurcissaient malgré les
l'égard de tous ceux qui paraissaient d'une complexion délicate et facile à émouvoir; mais il convenait d'entreméler souvent l'usage de quelque
cordial léger pour ceux dans qui l'on apercevait
ou un trop grand relâchement, ou un trop grand
accablement, afin de donner à la nature les forces
nécessaires pour entretenir et augmenterles sueurs
critiques.
Aucunes parotides ne se terminaient par suppuration, ou elles s'endurcissaient malgré les --- Page 373 ---
DE SAINT-DoxixOUr
émolliens, ou elles se résolvaient;
cataplasmes
de fièvres trèsd'oà il résultait une prolongation à bout de déraciner
opiniâtres, qu'on ne venait
des tisanes
T'usage réitéré des laxatifs,
que par
Les tumeurs squirrheuses
apéritives et fébrifuges. donné une matière plàque j'ai fait ouvrir, ont
d'y établir
treuse ou crétacée; il n'était pas possible
la suppuration.
cette constitution auJe n'ai aperçu pendant
rapmaladie qu'on pût dire avoir quelque
cune
le mal de Siam. Je n'ai découvert
port avec
indiquasseut de la mad'autres symptômes qui
taches pourligaité,que les parotides et quelques
placards dans des malades que j'avais
prées par
scorbutiques.
d'ailleurs lieu de soupçonuer
confircette révolution est une
Il parait que
nous avons reçonnus
mation des principes que
attaquent
première cause des maladies qui
où
pour habitans de la partie de Saint-Domingue
les
inondations
j'exerce la médecine. Les fréquentes toutes les
bien lavé les terres, ont entrainé
ayant
Les brises
ou corruptibles.
matières corrompues succédé à cette constitution,
quiont promptements exhalaisons qui pouvaient
ont chassé les mauvaises situation des terres marés'élever des eaux que la
même
retenir; elles ont en
temps
cageuses pourait T'ardeur du soleil, à dessécher
concouru, avec mêmes terres; d'où il a dà répromptement ces
de mauvais corpussulter un prompté épuisement --- Page 374 ---
HISTOIRE DES MALADIES
cules qui n'ont pu être assez abondans pour infecter et corrompre l'air.
Il n'a donc pu ni dà y avoir dans une telle
constitution que des maladies de simple
engorgement, et d'engorgement lymphatique ou pituiteux, parce que la constitution dans son commencement. ayant été constamment humide, été
suivie tout-à-coup d'un temps sec et frais, occasioné par les brises, qui, en resserrant les
pores,
a diminué la transpiration. De là, nous avons vu
que les rhumes, les coqueluches, les gonflemens
d'amygdales,ont été communs dans certains quartiers; mais la température de l'été a prévenu les
suites de cette constitution, et en a arrêlé les
effets.
Les vers, dont les animaux blessés avaient été
infectés, ne provenaient que de l'abondance de
mouches produites par la chaleur qui a suivi l'humidité; elles trouvaient dans la blessure des animaux, dont les chairs étaient plus mollasses
de coutume, par rapport à l'effet des pluies que et
à la qualité des pâturages
trop aqueux, une matrice propre à recevoir les vermisseaux qu'elles
ont coutume de déposer sur toutes les matières
corrompues ou susceptibles de corruption.
Les brises continuérent pendant la fin d'août et
le commencement de septembre; mais elles furent
moins fortes. Le sec persista dans la dépendance
du Cap; iln'yeut qu'un faible orage accompagné
d'une légère pluie vers le 30 d'août,
ies que et
à la qualité des pâturages
trop aqueux, une matrice propre à recevoir les vermisseaux qu'elles
ont coutume de déposer sur toutes les matières
corrompues ou susceptibles de corruption.
Les brises continuérent pendant la fin d'août et
le commencement de septembre; mais elles furent
moins fortes. Le sec persista dans la dépendance
du Cap; iln'yeut qu'un faible orage accompagné
d'une légère pluie vers le 30 d'août, --- Page 375 ---
DE SAIXT-DoxixGUE
L'escadre de six vaisseaux, commandée par M. de
l'Estenduere, remouilla dans la rade du Cap,le 17
août. Les deux tiers étaient attaqués de rechutes.
Le caractère de ces rechutes participait de celui
de la première maladie, c'est-à-dire, des fièvres
double-tierces pour la pligpanlympbuigem.dent
tiers de cette escadre avait été affligé, tant à
un
le longde la côte. Il parut dans sept
Léogane que
à huit malades, vers la fin d'août et au commende
cement de septembre, quelques symptômes
maladies de Siam qui n'eurent point de suites; ce
quifatun événement d'autant plus heureux, qu'il
avait, pendant le cours de cet été, plus de six
y mille hommes dans la rade du Cap. Cette escadre,
escortait quarante-six navires marchands richequi
fit voile pour la France le 7 de
ment chargés,
septembre. Il ne resta dans l'hopital qu'environ
soixante malades. Sur la quantité qui y vint pendant le cours de juillet et d'août, et qui pouvait
monter à sept cents, il en mourut environ quatrevingt.
et abondantes furent
Les saignées fréquentes
très-dangereuses; 2 de là vient que les malades de
l'escadre, traités le long de la côte par leurs chiqui n'avaient d'autre méthode que celle
rurgiens,
de France, pour des maladies dont ils ne connaissent point d'ailleurs le caractère; de là vient,
dis-je, qu'il est mort, proportion gardée, deux
fois plus de ces malades que de ceux de l'hopital; --- Page 376 ---
HISTOIRE DES MALADIES
que ceux qui ont eu le bouheur de se sauver,
ont eu des convalescences chancelantes et fort
longues, et que plusieurs furent attaqués de leucophlegmatie ou de mal d'estomac.
Les apozèmes émolliens, 9 les laxatifs, la limonade avec l'orange sauvage 9 et les vésicatoires
étaient les seuls remèdes qui fussent convenables,
et qu'il fallait administrer avec opiniâtreté, surtout l'eau de casse aiguisée avec le sel d'epsom, ou
avec le sel de nitre.
La constitution de cet été fut très-conforme à
celle de l'été 1737.
Constitution de Thiver 1745.
Le temps fut très-variable pendant septembre.
Les brises furent tantôt fortes, tantôt faibles; d'ou
s'ensuivit une température partie
sèche.
orageuse, 1 partie
Depuis le 15jusqu'au 26, on eut un nord
mélé d'orage, et les pluies durèrent huit à dix
jours. Lc reste du mois fut un peu orageux. La
même constitution régna pendant octobre et novembre. Les brises furent très faibles dans les
miers mois 2 etles orages qu'on eut une ou deux prefois par semaine, vinrent du
nord.Novembre commença par un nord orageux, qui dura sept à huit
jours : il y eu eut un autre vers le 20 de ce mois,
qui dura autant de temps. Dans lear intervalle,
les brises furent très-fortes, et le temps très-frais:
les mêmes brises réguèrent pendant décembre
jus-
pendant octobre et novembre. Les brises furent très faibles dans les
miers mois 2 etles orages qu'on eut une ou deux prefois par semaine, vinrent du
nord.Novembre commença par un nord orageux, qui dura sept à huit
jours : il y eu eut un autre vers le 20 de ce mois,
qui dura autant de temps. Dans lear intervalle,
les brises furent très-fortes, et le temps très-frais:
les mêmes brises réguèrent pendant décembre
jus- --- Page 377 ---
DE SAIXT-DoniNoti.
où le nord revint, et dura sept à huit
qu'au 20,
furent d'ailleurs très-inconstans,
jours. Les vents
sud-ouest. Au comcourant du nordàl'ouest etau
à cin
mencement de l'année 1746,après quatre deux à trois
jours de beau temps, on eut pendant
de ces
abondantes. La plupart
jours des pluies
tremblement de
nords furent précédés d'un léger
décembre et
la fin de
terre, et l'on eut, pendant
très-faibles. Le 7
le cours de janvier, des brises considérable, et
de janvier, il y eut un orage
moindre.
le 10, il y en eut un autre qui fut
double-tierces, surtout les lymphaLes fièvres
cette constitution,
tiques, continnèrent pendant
communes.
les maladies de Siam furent plus
et
facilement
Les unes et les autres se terminaient malades
le flux de ventre; ainsi peu de
pépar
rirent.
saison avait été précédée d'une
Comme cette
réitérées trois
sécheresse de trois mois, les saignées
avantageuses.
à quatre fois par jour ) parurent faire les deux ou
Il fallait dès le commencement Les émolliens et
trois premières très-copieuses.
malades
suffisaient ensuite. Quelques
les laxatifs
nègres attarendirent des vers. Il y eut plusieurs
et bide fluxions de poitrine catarrheuses
qués
furent attaqués du spasme.
lieuses; ; quelques-uns
de février jusqu'à la
Depuis le commencement
très-inconstant et
fin de mars, on eut un.temps
ils
des nords orageux de quinze en quinze jours;
ens et
trois premières très-copieuses.
malades
suffisaient ensuite. Quelques
les laxatifs
nègres attarendirent des vers. Il y eut plusieurs
et bide fluxions de poitrine catarrheuses
qués
furent attaqués du spasme.
lieuses; ; quelques-uns
de février jusqu'à la
Depuis le commencement
très-inconstant et
fin de mars, on eut un.temps
ils
des nords orageux de quinze en quinze jours; --- Page 378 ---
HiSTOIRE DèS MALADIES
étaient précédés, deux ou trois jours
d'un air chaud et mou. Les brises furent auparavant,
fortes dans les intervalles.
d'ailleurs
Ily eut pendant cet hiver à la plaine,
malades que les hivers
plus de
dies furent
précédens, et les malaassez du même caractère ; elles me
parurent seulement avoir de particulier,
les
premiers jours les fièvres étaient
que
nues, et que le grand accès se terminait presque contisueurs très-faibles ; aussi
par des
léger frisson. Les malades commençait-il par un
la tête, et étaient
se plaignaient peu de
pen sujets à vomir; ils n'en ressentaient que des envies et une pesanteur sur l'estomac. Quoiqu'ily eût beaucoup
d'ardeur et
tation, on n'avait pas lieu d'appréhender
d'agimation, parce qu'il était facile de relâcher d'inflamventre; il suffisait d'y préparer la nature
le
ou trois saignées du bras
par deux
ainsi des fiévres,
copieuses. Il en fut
qui, étant continues les trois
miers jours, avaient lapparence de maladies preSiam. Trois ou quatre saignées du bras,
de
gnées de lavemens et d'apozèmes
accomparaient une favorable
laxatifs, procuet si la jaunisse
terminaison par les selles ;
survenait, les tisanes apéritives
suffisaient pour la dissiper,
Il n'en fut pas ainsi des obstructions de rate
des symptômes qui assaillirent
et
ceux qui étaient
scorbutiques ou vérolés. Le gonflement de ce
viscère augmentant, occasiona, dans les uns, des
saignées du bras,
de
gnées de lavemens et d'apozèmes
accomparaient une favorable
laxatifs, procuet si la jaunisse
terminaison par les selles ;
survenait, les tisanes apéritives
suffisaient pour la dissiper,
Il n'en fut pas ainsi des obstructions de rate
des symptômes qui assaillirent
et
ceux qui étaient
scorbutiques ou vérolés. Le gonflement de ce
viscère augmentant, occasiona, dans les uns, des --- Page 379 --- DE SAINT-DOMIsGUE
suivies de leucophlegmatie ou de diar.
fièvres lentes
des diarrhées simples qui en
rhées; dans les autres,
dont la poitrine était
Ceux
firent périr plusieurs. fluxions catarrheuses qui
faible, furent attaquésde considérables, qui furent
dégénérèrent en rhumes
en phthidifficiles à dissiper, ou qui se terminèrent etde fluxions
eut d'ailleurs moins de rhumes
sie. Ily
On vit peu d'ulcères
que les années précédentes. constitution, et ils furent
aux jambes dans cette
infectérent pendant
faciles à guérir. Les vers qui
soit des animaux, soit des nègres,
l'été les plaies,
hiver.
continuérent pendant cet
Histoire.
Un homme de trente ans, d'un tempérament
sanguin, ayant une poitrine
sec et mélancolique, d'une fèvre par frisson, dont
délicate, fut attaqué
d'une
accès fut violent, et suivi
légère
le premier
intermission de douze
sueur, qui procura une deux
du bras.
heures, dans laquelle On ft
saignées
lavemens. La fièvre reprit
On donna de fréquens
redoublemens, dont
chaleur, continua par
par
étaient précédés de frissonnemens,
quelques-uns une légère sueur de courte durée,
et terminés par
sécheresse ou une aridité
à laquelle succédait une
le
d'angmentation de fèvre. J'arrivai jour
suivie
être le septième. Je ne pus avoir un
qu'on jugeait des variations des accès; tout ce
rapport exact
fut qu'on l'avait saigné deux
que je pus savoir,
2.
dont
chaleur, continua par
par
étaient précédés de frissonnemens,
quelques-uns une légère sueur de courte durée,
et terminés par
sécheresse ou une aridité
à laquelle succédait une
le
d'angmentation de fèvre. J'arrivai jour
suivie
être le septième. Je ne pus avoir un
qu'on jugeait des variations des accès; tout ce
rapport exact
fut qu'on l'avait saigné deux
que je pus savoir,
2. --- Page 380 ---
HISTOIRE DES MALADIES
fois du bras, et une fois
purgé deux fois
du pied; - qu'on l'avait
cules
avec la casse. 9 la manne, les folliet le sel d'epsom, dans le temps où la
avait paru avoir plus de
fiévre
nuit
rémission; enfin, que la
précédente avait été fort mauvaise, Je
le malade à huit heures du matin
trouvai
blement
dans un redouqui ne me parut pas violent, et
termina par une légère sueur
qui se
$ où il mouilla une
chemise : cette sueur futsuivie d'un autre
ment qui dura toute la nuit, et
redoubleil fut fort agité, fort altéré
pendant Jequel
matin, la remission fut de et très-brûlant. Le
les six heures le malade
courte durée, et vers
fut pris d'un
ment accompagné de concentration frissonnedans le pouls, de pesanteur d'estomac très-grande
de vomir, de faiblesse
et d'envie
ou lypothymie, et d'une
peau sèche et aride. Après deux heures
pareille situation, le pouls se ranima, la d'une
devint plus vive et augmenta de
chaleur
malade fut en délire. Ce
façon que le
redoublement persista
jusqu'à quatre heures du soir, et la souplesse du
pouls semblait devoir faire espérer
favorable; mais il ne
quelque crise
parut point de
vers les six heures, le pouls
sueur, et
de dureté et de
reprenant un état
resserrement, qui me fit
turer le commencement d'un
conjecpris le parti de faire mettre le redoublement, malade
je
bain fait avec la décoction d'herbes
dans un
Gomme il parut le bien soutenir, émollientes.
je l'y laissai
semblait devoir faire espérer
favorable; mais il ne
quelque crise
parut point de
vers les six heures, le pouls
sueur, et
de dureté et de
reprenant un état
resserrement, qui me fit
turer le commencement d'un
conjecpris le parti de faire mettre le redoublement, malade
je
bain fait avec la décoction d'herbes
dans un
Gomme il parut le bien soutenir, émollientes.
je l'y laissai --- Page 381 ---
o
DE SAIxT-Doxisour
il
et le fs bien envelopper quand
demi-heure,
à cette opération une
en fut sorti. il succéda
sueur dans laquelle
moiteur qui fut suivie d'une chemises. Je lui fis
malade mouilla cinq à six
le
trois onces de manne dans le
prendre,le matin,
qui le firent aller trois
petit lait en deux prises,
la séchefois. A midi, le resserrement,
à quatre
de la peau annoncèrent un reresse et T'aridité
termina par une légère moidoublement qui se
autre redoublement
teur, à laquelle succéda un fut suivi,vers les sept
matin.11
qui dura jusqu'au frissonnement et d'une concentraheures, d'un
annoneérent le grand redoution de pouls qui
des symptômes
blement: ; mais n'ayant pas aperçu
j'en augurai
aussi violens que dans le précédent,
les indès-lors. En effet, malgré l'agitation,
bien
la vive chaleur qui tourmentaient le
quiétudes et
se termina dès midi,
malade, ce redoublement
et je pargeai le
par une sueur qui fut copieuse, la casse, la manne et le
malade dans la nuit avec aller cinq à six fois. La
sel d'epsom, ce qui le fit calma le soir, redoubla
fièvre revint à midi, se
fut
suivi
ne
point
aussitôt; mais ce redoublement
une sueur qui
d'un troisième, et se termina par
fut suffiabondante, mais longue, et qui
fut peu
assurer une prompte guérison.
sante pour
viens de décrire la maladie,
Le malade dont je
l'a déjà pu voir, qui
n'est pas le seul, comme on du bain. Je n'hésite
ait éprouvé l'effet salutaire
24.
, se
fut
suivi
ne
point
aussitôt; mais ce redoublement
une sueur qui
d'un troisième, et se termina par
fut suffiabondante, mais longue, et qui
fut peu
assurer une prompte guérison.
sante pour
viens de décrire la maladie,
Le malade dont je
l'a déjà pu voir, qui
n'est pas le seul, comme on du bain. Je n'hésite
ait éprouvé l'effet salutaire
24. --- Page 382 ---
HISTOIRE DES MALADIES
dans les fièvres où jappréhende
pas à l'employer
il est ordinaire dans la
la concentration, comme
avec
maladie de Siam, dans les double-tierces,
dont la sueur qui doit terminer
colera-morbus,
ou me parait trop
le grand accès est interceptée, à la force du redoufaible, et ne pas répondre
blement.
Constitution de Tété 1746.
avril, mai et juin, les vents persistéPendant
Ils furent toujours si
rent au nord et à l'ouest.
eut un calme confaibles, qu'on peut dire qu'ily
furent fréquentes et presque
tinuel. Les pluies
avril et mai; elles
toujours orageuses pendant
avril,
mêlées du nord pendant
furent beaucoup mai. Elles furent presque conet du sud pendant
jours d'avril, et se tertinues les quinze premiers
considérables,
minèrent ensuite par des orages
les trois
ou tous les deux jours, , vers
tous lesjours heures du soir. 1l n'y eut d'interruption
ou quatre
sept à huit-jours. Le
qu'à la fin d'avril, pendant
juin; il n'y eut
temps fut moins orageux pendant
semaine.
qu'un ou deux orages très-faibles chaleurs par excessives
Cette constitution procura des
pendant mai et juin.
fit le
de rafut la maladie qui
plus
La diarrhée
les anciens.
pendant avril, surtout parmi
vages
maladies aigués attaquérentles
'A la fin d'avril, 2 les
rade, surtout ceux des
équipages des navires de la
d'avril, pendant
juin; il n'y eut
temps fut moins orageux pendant
semaine.
qu'un ou deux orages très-faibles chaleurs par excessives
Cette constitution procura des
pendant mai et juin.
fit le
de rafut la maladie qui
plus
La diarrhée
les anciens.
pendant avril, surtout parmi
vages
maladies aigués attaquérentles
'A la fin d'avril, 2 les
rade, surtout ceux des
équipages des navires de la --- Page 383 ---
-
3,3
DE SAINT-DONINGUE
vaisseaux du Roi, La maladie de Siam fut la plus
Pendant avril et le commencement de
commune. double-tierces bilieuses furent plus frémai, les
et vers la fin de
quentes que les lymphatiques ;
de juin, les dernières
mai et le commencement
la
le furent plus que les premières. Elles parurent
c'est-à-dire, accompagnées
plupart compliquées 1
pestilentiels. Ily eut quelde quelques symptômes
malades affligés du flux dysentérique ; ces
ques
confirmèrent, pendant avril et mai, le
maladies
terminaison dans
jugement queJai porté sur leur
Il n'en fut pas ainsi à la fin
les saisons pluvieuses.
de mai, où les pluies commencèrent à être moins
fréquentes. Les malades étaient extrêmement accablés, et avaient une si grande disposition au relàchement, qu'après deux ou trois saignées 9 le pouls
ondulent ou frémillant,
devenait flasque > petit,
signe d'un affaissement qu'on ne pouvait dissiper.
dans l'usage des
Hlfallait être également circonspect
purgatifs. Un quart de dose d'émétique en lavage,
et une once ou deux de manne 1 suffisaient pour.
exciter six à sept vomissemens,et procurer le flux
de ventre. Dans la plupart, la flaccidité du pouls
indiquait une si grande disposition à une fonte ou
qu'on était obligé de remettre à la
polliquation, hature le soin de la guérison 1 et de ne s'attacher
qu'à la soutenir ou à la fortifier par les cordiaux.
Les saignées du pied non-seulement furentinutiles,
Lorsque la violence du mal de
nais dangereuses.
à sept vomissemens,et procurer le flux
de ventre. Dans la plupart, la flaccidité du pouls
indiquait une si grande disposition à une fonte ou
qu'on était obligé de remettre à la
polliquation, hature le soin de la guérison 1 et de ne s'attacher
qu'à la soutenir ou à la fortifier par les cordiaux.
Les saignées du pied non-seulement furentinutiles,
Lorsque la violence du mal de
nais dangereuses. --- Page 384 ---
HISTOIRE DES M. TALADIES
On
tête persistait, la saignée de la gor ge convenait.
vit dans cette constitution 2 surtout pendantjuin,
les
de
qui peuvent actoutes
espèces. symptômes et les différentes
compagner la maladie de Siam,
qu'elle peut subir. Le saignement
métamorphoses
, et les dépôts externes
de nez fut très-commun,
malades se
fort rares. Les saignées de plusieurs
rouvrirent Parmi les trois vaisseaux de Roi, destinés pour
les navires marchands, il y en eut un
convoyer le Jason, commandé par M de Conteneuil,
appelé
cents hommes, dont il n'y eut que
quiavait quatre
de la maladie de Siam.
trois ou quatre attaqués contribuer à la santé de
Deux choses m'ont paru
faisait
l'équipage de ce navire : la première, qu'il
beaucoup d'eau, et en si grande quantité, qu'on
eût été obligé de le caréner, si l'on n'eût pas découvert la voie d'eau vers le milieu du navire, et qu'il
suffisait de le mettre un peu à la bande pour
l'étancher ; la seconde, que ce capitaine, vieux
marin, qui avait beaucoup pratiqué ces mers, où
il s'était fait connaitre par ses combats et ses entreavait pour maxime de mettre en usage tout
prises,
dissiper et réjouir son équipage:
ce qui pouvait
Cette observation confirme les principes auxquels
cru devoir attribuer la première cause
nousavons
maladie, savoir, qu'elle dépend des
de cette fatale
où les
mauvaises exhalaisons, et de la disposition
contribuent à mettre le tempérament
passions
beaucoup pratiqué ces mers, où
il s'était fait connaitre par ses combats et ses entreavait pour maxime de mettre en usage tout
prises,
dissiper et réjouir son équipage:
ce qui pouvait
Cette observation confirme les principes auxquels
cru devoir attribuer la première cause
nousavons
maladie, savoir, qu'elle dépend des
de cette fatale
où les
mauvaises exhalaisons, et de la disposition
contribuent à mettre le tempérament
passions --- Page 385 ---
DE SAINT-DOMtreUr
Qnoique la
en recevoir les impressions.
pour
tire du fond d'un navire
qualité de l'eau qu'on
cause suffipar la pompe 7 ne paraisse pas une elle doit le dedes maladies,
sante pour produire
quand la consvenir, ety contribuer beaucoup,
les exhatitution dela saison concourt à augmenter
l'air de mauvais principes,
laisons qui remplissent
de levains dissolvans et corrosifs.
celle qui
est depuis treize ans
Cette constitation
la plus conforme avec les constitutions
m'a paru
des étés des années 1733 et 1736.
La sécheresse et la chaleur furent grandes pendant les mois de juillet et d'août; on n'eut presque
de brises pendant juillet et une partie d'août.
point
depuis la mi-aoûtjasqu'à
Il yen eut de très-fortes
la sécheresse.
à augmenter
la fn , ce quicontribua
n'eut à la plaine
Dans l'espace de ce temps, on
vers
cinq à six orages; il y en eut davantage
que
les montagnes.
malades pendant cette saison ;
Ily eut peu de
de fièvres, eurent
mais ceux qui furent attaqués
de
des accès violens, qui étaient accompagnés de
suivies de délire ou
douleurs de tête aigués,
les yeux
sommeil léthargique. Dans la plupart
étincelans. Tous avaient le ventre
étaient vifs et
communs chez les
resserré. Ces symptômes furent
de l'esmalades que M. de Conflans, commandant
dans la relàche qu'il
cadre du Roi, mit à Thôpital,
surtout les mélancofit au cap. Les convalescens, --- Page 386 ---
3,6
HISTOIRE DES MALADIES
liques, furent affligés de clous. Non-seulement les
malades supportaient les saignées, mais il fallait
sans
les faire
les réitérer fréquemment,
cependant
abondantes ;après trois ou quatre saignées du bras,
prescrire celles du pied, ensuite celle de la gorge,
et faire boire beaucoup d'eau de casse, du petitlait,
des bouillons émolliens et de la limonade.
Je ne vis d'autre apparence de maladie de Siam
dans huit tà dix malades, qui eurent deux à
que trois jours de suite des fèvres continues, qui cédérent à la même méthode. Il parut dans cette
constitution quelques sabcès au foie. On vit beaucoup de rhumes vers la fin d'août.
Le temps s'est comporté différemment pendant
septembre et octobre. Les orages ont été plus fréquens. Il y en a eu deux à trois par semaine depuis
la fin d'aoûtjosyu'au 20 octobre, et le tonnerre est
tombé plusieurs fois dans chaque paroisse. Ces
orages ont été cependant plus considérables dans
les environs du Cap, que dans la dépendance du
Fort-Dauphin, parce quel les vents, dominant toujours au nord et à l'ouest, joiguaient celui du sud
qui ivenait des montagnes, ce qui faisait varier la
brise qui élait rarement forte, d'oà il résultait de
de temps chaud et
temps en temps unealternative
mou,et de fraicheur. Les fluxions et les rhumes
furent les maladies les plus communes, et les
fièvres double-tierces furent moins ardentes.
du Cap, que dans la dépendance du
Fort-Dauphin, parce quel les vents, dominant toujours au nord et à l'ouest, joiguaient celui du sud
qui ivenait des montagnes, ce qui faisait varier la
brise qui élait rarement forte, d'oà il résultait de
de temps chaud et
temps en temps unealternative
mou,et de fraicheur. Les fluxions et les rhumes
furent les maladies les plus communes, et les
fièvres double-tierces furent moins ardentes. --- Page 387 ---
DE SAXT-DoxiotE
Constitution de THiver 1746.
octobre
15 de novembre,
Depuis le 20
jusqu'au
d'autant
continuellés,
on eut des pluies presque
de l'union,
plus abondantes, qu'elles provenaient nord et sud.
comme on dit dans le pays, du
la fin
Cependant les orages dominèrent vers
d'octobre,et le nord prit le dessus en novembre,
occasiona des débordemens considérables.
ce qui
à
à ces pluies orageuses un
Il succéda peu peu
mais chaud et mou. En
temps calme et serein,
la même disdécembre on eut après ces pluies
eut
novembre. Il n'y
position de temps qu'en
de faibles brises.
pendant le cours de jauvier que
à tenir à l'ouest et au
Les vents continuèrent
15, le temps fut
nord. Depuis le IO jusqu'au
et
il faisait tous les jours des éclairs,
orageux : deux à trois fois le tonnerre, qui fut
on entendit
tombèrent par interaccompagné de pluies qui
fut suivi
Ce temps
valles et en petite quantité.
considérable
d'une séréuité et d'une fraicheur plus
La maladie de
et plus constante qu'auparavant. à la fin d'octoSiam fut d'autant plus commune
jours de novembre,
bre, et les quinze premiers
la rade du Cap se trouva garnie d'un grand
que
étaient à Saint-Domingue
nombre de navires, qui
la fin de juin. Cette maladie fut plus maudepuis
de la constitution
vaise dans le commencement
dans le cours de novembre. On observa qu'elle
que
éréuité et d'une fraicheur plus
La maladie de
et plus constante qu'auparavant. à la fin d'octoSiam fut d'autant plus commune
jours de novembre,
bre, et les quinze premiers
la rade du Cap se trouva garnie d'un grand
que
étaient à Saint-Domingue
nombre de navires, qui
la fin de juin. Cette maladie fut plus maudepuis
de la constitution
vaise dans le commencement
dans le cours de novembre. On observa qu'elle
que --- Page 388 ---
HisroinE DES MALADIES
fut accompagnée de tous les symptômes qui Iui
sont propres, c'est-à-dire, de jaunisse d'évacuations par haut et par bas de matières noires, et
d'ouvertures de saiguées, de douleurs ou dépôts
sur queiques extrémités, et de parotides; mais
surtout d'hémorragies considérables par le fondement et par le nez. La première était mortelle;
la seconde ordinairement salutaire : cette dernière n'arrivait qu'à ceux qui avaient ressenti de
violens maux de tête, ce qui déterminait à saigner
de la gorge ceux qui s'en plaignaient beaucoup.
Cette maladie, ainsi que nous l'avons remarqué,
fut fatale aux tempéramens replets 9 et à ceux
dont le visage était d'un rouge vif ou tirant sur
le pourpre, aux mélancoliques : $ dont le teint
était d'un pâle livide, ou d'un rouge pourpré.
Il fallait être fort circonspect à l'égard de ces
tempéramens dans l'administration des saignées
et des purgatifs : car pour peu qu'on excédât
dans l'un ou dans l'autre, il en résultait un affaissement général qui était indiqué parlaccablement
du malade, 2 la petitesse, la eoncentration ou la
flaccidité du pouls : c'est pourquoi il convenait de
ne leur faire que de petites saignées 9 de ne les
réitérer que suivant la qualité du pouls, et surtout
celle de la respiration, qui est sujette 2 dans ces
iempéramens, à devenir tout d'un coup embarrassée, courte et fréquente, ce qui est un signe
mortel. Il m'est arrivé que, trompé par l'appa-
du malade, 2 la petitesse, la eoncentration ou la
flaccidité du pouls : c'est pourquoi il convenait de
ne leur faire que de petites saignées 9 de ne les
réitérer que suivant la qualité du pouls, et surtout
celle de la respiration, qui est sujette 2 dans ces
iempéramens, à devenir tout d'un coup embarrassée, courte et fréquente, ce qui est un signe
mortel. Il m'est arrivé que, trompé par l'appa- --- Page 389 ---
DE SAINT-DoxixoUE
robuste 2 par un visage
rence d'un tempérament enflammés et chargés , je me
rouge, et des yeux
ou deux saignées
suis déterminé à tenter une
et
dont T'effet était une oppression
copieuses 1
était rare de pouvoir
une concentration qu'il
sudorifiques.
dissiper ni par les bains, ni parles
en
du
doit servir de guide
La qualité
pouls
tendre à
pareille occasion. Dès qu'on l'aperçoit
accompala flaccidité ou à une concentration
en
qu'on appelle frémillant, ,
gnée de mouvement
il faut tout suspendre.
latin formicans pulsus,
malades que j'ai
Ainsi dans plus de trois cents
avait
cette conslitution, il y en
traités pendant
fois dans
je faisais saigner trois ou quatre
que
heures, d'autres une ou deux fois
vingt-quatre
je faisais tirer, dans la
seulement. A quelques-uns
saignées, une
premiere ou les deux premières
de
à
et même deux livres
sang;
livre et demie,
huit onces. La force
d'autres seulement six ou
du nombre
et la plénitude du pouls décidaient
devait
et de la quantité de sang qu'on
des saignées la force el la
; car il est
tirer : je dis
plénitude des pouls
ordinaire de trouver dans les malades
grands, mais sans force ou dureté,
qui paraissent
sont mous. Une telle qualité
c'est-à-dire, qu'ils
à la flaccidité
annonce une disposition prochaine malades dans
En général les
ou à T'affaissement.
la saignée, sursoutenaient peu
cette constitution
le mois de
tout ceux qui furent altaqués pendant
ées la force el la
; car il est
tirer : je dis
plénitude des pouls
ordinaire de trouver dans les malades
grands, mais sans force ou dureté,
qui paraissent
sont mous. Une telle qualité
c'est-à-dire, qu'ils
à la flaccidité
annonce une disposition prochaine malades dans
En général les
ou à T'affaissement.
la saignée, sursoutenaient peu
cette constitution
le mois de
tout ceux qui furent altaqués pendant --- Page 390 ---
HISTOIRE DES BIALADIES
novembre, ce qui provenait de Thumidité,
en relàchant les corps, les rendait
qui,
mous et flasques : ainsi deux, , trois ou quatre saignées suffisaient; et: sur cent maladesje ne crois
soit trouvé dix à l'égard desquels
pas qu'ils'en
On les
j'aie passé outre.
purgeait avec la même précaution. Je ne
faisais prendre l'émétique qu'à un quart de dose
ou à un tiers, dissous dans un demi-verre
et je leur donnais ensvite tous les
d'eau;
deux en deux jours, de la
jours, ou de
manne à la dose d'une
once, qu'on réitérait de six en six heures, suivant
son effet. Les malades usaient
tisane
pour boisson de la
qu'ils souhaitaient, parce que le vomissement ou les envies de vomir qui sont
continuels dans le cours de cette maladie, presque
de laisser à leur choix la boisson
obligent
qu'ils croient
pouvoir mieux retenir. Je leur conseillais seulement, par préférence 2 l'infusion d'oseille,
décoction simple de
1 la
chiendent, et une
limonade. Rien ne m'a paru mieux convenir légère
calmer le vomissement et le hoquet,
pour
fait avec le suc de citron, les
qu'un julep
et le sel d'absynthe.
yeux d'écrevisses,
J'ai eu quelqnefois recours à l'opium, à la dose
d'un grain et d'un
demi-grain, surtout quand le
hoquet persistait plusieurs jours; mais
cuillerées de bouillie données de
quelques
au malade, m'ont
temps en temps
paru le remède le plus efficace
pour calmer ce symptôme. L'impossibilité,
ou,
fait avec le suc de citron, les
qu'un julep
et le sel d'absynthe.
yeux d'écrevisses,
J'ai eu quelqnefois recours à l'opium, à la dose
d'un grain et d'un
demi-grain, surtout quand le
hoquet persistait plusieurs jours; mais
cuillerées de bouillie données de
quelques
au malade, m'ont
temps en temps
paru le remède le plus efficace
pour calmer ce symptôme. L'impossibilité,
ou, --- Page 391 ---
DE Sasz-DowixGUr.
mieux dire, la difficulté d'employer les bains
pour
m'a
d'administrér
dans lhôpital du Cap,
empêché
soubaité,
remède aussi souvent que je l'eusse
ce
J'y suppléais par les
et qu'il eût été nécessaire.
l'on
à l'égard de ceux en qui
apercecalaplasmes
à quelques dépôts.
vait de la disposition
Histoire.
nombre des malades qui eurent de
Dans le
matelot en eut successifàcheux symptômes, un
plusieurs qui méritent d'être rapportés.
vement
seule fois, et il n'avait point
On l'avait saigné une
le
ou sixième
été purgé. Il pouvait être dans cinq
natude la maladie ; son pouls était comme
jour
; son ventre était douloureux,
rel, mais flasque
d'ailleurs avoir de
mais libre, et il urinait sans
Le
vomissement. Il était extrêmement jaune.
survint, et continua douze à quinze jours;
hoquet
à
Il succéda à ce fâcheux
il se calma peu peu.
de
un retour de fièvre accompagné
symptôme
la naisdélire. L'un et l'autre se dissipèrent par
sanced'une parotide quiaugmentai insensiblement,
fut toujours d'une dureté extrême. L'hémoret qui
mit de la
et fut considéragie du nez se
partie,
rable pendant deux jours ; s'étant arrêtée, il vint
de fièvre, et le malade mourut le lenun peu
demain.
La maladie de Siam ne fut pas la seule qui
affligeàt la Colonie. Les fièvres double-tierces
et l'autre se dissipèrent par
sanced'une parotide quiaugmentai insensiblement,
fut toujours d'une dureté extrême. L'hémoret qui
mit de la
et fut considéragie du nez se
partie,
rable pendant deux jours ; s'étant arrêtée, il vint
de fièvre, et le malade mourut le lenun peu
demain.
La maladie de Siam ne fut pas la seule qui
affligeàt la Colonie. Les fièvres double-tierces --- Page 392 ---
38a
HISTOIRE DES MALADIES
bilieuses, les flux de ventre,et surtout le ténesme,
d'habitans et de
attaquérent une grande quantité
furent
venus. Plusieurs de ces derniers
nouveaux
double-tierces compliquées. Les
attaqués de
étaient cacofemmes grosses et en couche, qui
de mal d'estomac,c'estchymes, furent attaquées
périrent
à-dire de cachexie, et quelques-unes
ou
leur couche, ou par le flux de ventre,
dans
d'enfans tombèrent
par T'hydropisie. Beaucoup moururent le trois ou le
malades, et plusieurs
vers la fin de
cing de la raaladie. Cependant
calma, et se
novembre la maladie de Siam se
tellement, qu'il s'en trouvait très-peu au
dissipa
dans Thôpital. Il n'y
commencement de décembre
fièvres double-tierces qui continuèrent,
eut quel les
changea, en ce que les malaet dontl le caractère
de la tête et des reins,
beaucoup
des se plaignaient mieux la saignée qu'au mois de
qu'ils soutenaient
du pied leur était
novembre, et que la saignée
de
Ce changement provenait
tres-avantageuse.
16 ou i7septembre,
celui du temps, qui,jusqu'au
serein et plus frais.
fut tonjours
M. Dubois de la
Lescadre commandée la par rade du Cap le 8 déMotte, étant entrée dans
en
avoir essuyé un combat qui
cembre, après
mit à Thôpital un grand
avait dispersé une partie,
du scorbut et de
nombre de malades attaqués
Pendant son séjour, qui
fièvres double-tierces.
il n'y eut point de
fut de près de deux mois,
,jusqu'au
serein et plus frais.
fut tonjours
M. Dubois de la
Lescadre commandée la par rade du Cap le 8 déMotte, étant entrée dans
en
avoir essuyé un combat qui
cembre, après
mit à Thôpital un grand
avait dispersé une partie,
du scorbut et de
nombre de malades attaqués
Pendant son séjour, qui
fièvres double-tierces.
il n'y eut point de
fut de près de deux mois, --- Page 393 ---
DE SAIRT-DOxiGUE
du mal de Siam; tandis que les
malades attaqués
c'est-à-dire de ceux
matelots des anciens navires,
continuèrent
avaient mouillé vers la mi-août,
qui
quoiqu'en petit nombre,et
d'en être attaqués,
octobre et novembre.
moins violemment qu'en notre sentiment sur
Cette observation confirme
au climat de
exhalaisons propres
les mauvaises
ne ressent les mauvais
St-Domingue, dont on
certain temps
effets que lorsqu'on séjourne un
et qu'on
dans des endroits où eiles abondent, de s'accudonne le temps aux mauvais principes exciter, dans
muler en assez grande quantité pour fermentation.
un état de plénitude, une mauvaise
depuis la
dont le temps s'est comporté
La façon
la fin d'octobre, a dû profin de juin jusqu'à abondance de ces mauvais prinduire une grande
qui est survenu, a
cipes; et ie temps pluvieux les
dans cette
disposer et faire tomber
corps
pu
qui est la première
turgescence ou gonflement,
les abondantes
cause des engorgemens. Cependant bien lavé les terres et
et longues pluies ayant
on ne vit plus
emporté les matières corrompues,
C'est
des maladies de simple engorgement.
que
fut bien à portée de vérifier dans celles
ce qu'on
et suivirent la révolution qui
qui accompagnèrent décembre, et qui dora plusieurs
revint le 17
tant vu de malades. Ni
jours. Jamais on n'avait
échappé
anciens ni nouveaux, de ceux quiavaient
d'octobre et de novembre, ne
à la constitution
longues pluies ayant
on ne vit plus
emporté les matières corrompues,
C'est
des maladies de simple engorgement.
que
fut bien à portée de vérifier dans celles
ce qu'on
et suivirent la révolution qui
qui accompagnèrent décembre, et qui dora plusieurs
revint le 17
tant vu de malades. Ni
jours. Jamais on n'avait
échappé
anciens ni nouveaux, de ceux quiavaient
d'octobre et de novembre, ne
à la constitution --- Page 394 ---
HISTOIRE DES MALADIES
On ne vit que des fièvres donblefurent épargnés.
toutes bilieuses. Il en parut
tierces, et presque
observer
de lymphatiques; et celles qu'on put
peu d'un caractère assez doux. Les unes et les
furent
être mauvaises que vers le
autres ne parurent où la sérénité et la fraicheur
milieu de janvier,
contribuèrent à
ayant été un peu constantes,
conséresserrer les corps, et à les rendre par
moins faciles à se relâcher; d'où ils'enquent
fièvres devinrent lypiriennes 2
suivit que plusieurs
dans les
surtout celles qu'on avait négligées
preon n'avait pas
miers jours, et à l'égard desquelles
d'employer les saignées et les
eu la précaution délayans et laxatifs. C'est pourremédes émolliens,
de malades en janvier qu'en
quoi il périt plas
et les vives doudécembre. L'aridité de la langue
leurs de tête furent les symptômes les plus comet ils suffisaient seuls pour faire connaitre
muns,
etle progrès de la maladie.
le caractère
de malades ayant mis la
La grande quantité
dans les remèdes les plus nécessaires, >
disette
la manne, etc., je trouvai le
comme la casse 1
les suivans. Je fis faire
moyen d'y suppléer par
laxatifs avec le médecinier-bdtard,
des apozèmes
les épinards et le gros sirop.
la chicorée sauvage,
avec le séué ou la lianeOn ies rendait purgatifs
bouillir ensemble.
purgative du pays, qu'on faisait faisaient avec la
Les potions cordiales simples se
les clous de girofle, la muscade et le
cannelle,
me la casse 1
les suivans. Je fis faire
moyen d'y suppléer par
laxatifs avec le médecinier-bdtard,
des apozèmes
les épinards et le gros sirop.
la chicorée sauvage,
avec le séué ou la lianeOn ies rendait purgatifs
bouillir ensemble.
purgative du pays, qu'on faisait faisaient avec la
Les potions cordiales simples se
les clous de girofle, la muscade et le
cannelle, --- Page 395 ---
DE SAIXT-DOxIRGUr.
bouillis dans parties égales d'eau et de
sucre, les rendais composées avec la poudre de
vin; je
vipère et le kermès minéral. Les bols fébrifuges
simples se preparaient avec les écorces d'oranger
et de citronnier pulvérisées; les bols composés
faisaient avec le sel ammoniac et la limaille
se
aux médicamens précéde ter bien fiae,joints
dens. Les tisanes astringentes se faisaient avec la
racine de pourpier, Therbeappelée pied de poule,
de
l'écorce de bois
qui est une espèce
gramen,
blanc, et le mâchefer pilé.
L'ipécacuanha du pays suppléait à celui du
Brésil. La tisane de café se donnait aux cachectiques. On pansait les ulcèresavecles suc de karatas,
quand les chairs étaient mauvaises, et ensuite avec
composé de parties égales de suc de
un onguent
de
le
liane à minguet, de suc d'orange,
tafia,et
double de gros sirop. Voila, à l'exception de la
saignée et de l'émétique en lavage, quels furent
les remèdes dont je me servis pendant tout le
cours de cette constitution, où je puis assurer
avoir traité plus de mille malades. Le succès que
j'eus surpassa mon attente, et me confirma dans
l'idée que j'ai toujours eue, que les remèdes simples et les plus naturels sont à préférer.
Les fièvres double-lierces lymphatiques furent
novembre et décembre, 9 et
rares en octobre,
le peu qu'il y en eut fut d'une espèce bénigne;
de la grande humidité qui
ce qui provenait
2. --- Page 396 ---
HISTOIRE DES MALADIES
contribue à empécher la viscosité de la lymphei
Aussi cette cause ne subsistant plus en janvier $
elles devinrent plus communes, plus mauvaises,
la plupart compliquées, c'est-à-dire, qu'elles se
terminaient par quelques dépôts gangréneux.
le cours de cette constituIl périt 9 pendant
tion
de diarrhétiques ; et la plupart
2 beaucoup
des pulmoniques qui avaient résisté plus longtemps que de coutume, succombérenta la sécheresse età la fraicheur de janvier. Les vers continuèrent à affliger les animaux et les hommes qui
avaient des blessures : ils furent également communs dans les maladies internes. On vit peu de
fluxions de poitrine; il y eut quelques rhumes
qui furent considérables au commencement de
décembre et de janvier. J'observai aussi dans le
même tempsquelques maladesattaqués de coliqués
de Poitou, autrement rhumatismes d'entrailles.
Les ulcères des jambes furent plus communs que
les hivers précédens; et quoique plusieurs parussent d'une mauvaise qualité, cependant il périt
peu de malades.
Depuis quatorze ans que j'exerce la médecine à
Saint-Domingue - je n'ai point remarquéde constitution si malsaine et si variante que celle-ci, si
cen'esto celle du commencement de l'hiver de 1732;
mais comme c'était la première année de mon séjour à Saint-Domingue P 2 je n'ai pu; 2 comme dans
celle-ci, faire les mêmes observations, et en cons*
ique plusieurs parussent d'une mauvaise qualité, cependant il périt
peu de malades.
Depuis quatorze ans que j'exerce la médecine à
Saint-Domingue - je n'ai point remarquéde constitution si malsaine et si variante que celle-ci, si
cen'esto celle du commencement de l'hiver de 1732;
mais comme c'était la première année de mon séjour à Saint-Domingue P 2 je n'ai pu; 2 comme dans
celle-ci, faire les mêmes observations, et en cons* --- Page 397 ---
DE SAIXT-Doxireus.
tater le caractère , comme j'ai été à portée de le
faire dans un hopital, où il a passé, dans l'espace
de quatre à cinq mois, plus de mille malades. J'y
ai observé dans quatre mois quatre révolutions,
la première à la fin d'octobre,aux premières pluies,
où la maladie de Siam fut mauvaise ; la seconde en
novembre, où la même maladie fut tres-commune,
mais moins dangereuse; ; la troisième en décembre,
où les fièvres double-tierces prirent la place, et
devinrent à la fin du mois presque générales, et
d'un caractère assez doux;! la quatrième enjanvier,
où ces maladies furent plus ardentes , approchant
des lipyriennes, et où les lymphatiques furent aussi
communes que les bilieuses. Il est facile de reconnaitre dans ces variations les effets des changemens
semblent être la seule cause de ces
du temps, > qui
différentes révolutions dans les maladies. Le vent
toujours dominé, ,a paru le plus souvent tenir
quia à l'ouest, ou au nord ouest, on au nord; de façon
que les brises étant faibles, il en résultait un temps
chaud et mou 3 propre à former et entretenir des
C'est pourquoilesannées où règne une telle
orages.
disposition, sont tovjours orageuses 7 pluvieuses
let malsaines.
Le rgnovembre de cette année, mourut à Léogane M. Charles Brunier de Larnage e, gouverneur
et lieutenant-général des iles sous le vent. Il possédait toutes les qualités de l'esprit et du coeur qui
peuvent rendre un homme parfait, et propre à
25..
gouverner.
3 propre à former et entretenir des
C'est pourquoilesannées où règne une telle
orages.
disposition, sont tovjours orageuses 7 pluvieuses
let malsaines.
Le rgnovembre de cette année, mourut à Léogane M. Charles Brunier de Larnage e, gouverneur
et lieutenant-général des iles sous le vent. Il possédait toutes les qualités de l'esprit et du coeur qui
peuvent rendre un homme parfait, et propre à
25..
gouverner. --- Page 398 ---
HISTOIRE DES MALADIES
Pendant janvier, février et mars, on eut presque,
une alternative de chaud
de quinze en quinze jours,
et de frais, d'orage et de nord, qui produisant des
eftets contraires, contribua non-seulement à prola même constitution épidémique , mais
longer à la rendre plus mauvaise. Le temps oraencore
dominer; et comme les vents de nord
geux parut
il en résultait des
ou de nord-ouest s'y joignaient,
abondantes qui duraient cinq à six jours.
pluies
succédait un temps frais et serein,
Aux pluies, intervalles, mais dont la chaleur dimichaud par
terminait
des
nuait insensiblement 1 et se
par
éclairs et quelques coups de tonnerre qui annonçaient la pluie. Ces révolutions furent plus considérables à la fin de janvier et à la fin de mars,
la mi-février et au commencement de mars.
qu'à Elles eurent de particulier que les vents du nord
furent plus forts, et durèrent plus long-temps que
dans les autres, surtout dans la révolution qui arriva à l'équinoxe de mars., ou,après sept à huit
jours d'un temps très-orageux, on eut un nord
très-pluvieux qui dura huit à dix jours, qui fut
accompagné de vents très-violens, et suivi d'un
temps mélé de nord etd'orages, qui dura jusqu'au
I2 d'avril.
Le même caractère de maladie qui avait paru
pendant décembre et janvier 7 persista. Je variais
ma pratique suivaut le changement du temps
c'est-à-dire, je saignais plus dans le frais que dans
jours d'un temps très-orageux, on eut un nord
très-pluvieux qui dura huit à dix jours, qui fut
accompagné de vents très-violens, et suivi d'un
temps mélé de nord etd'orages, qui dura jusqu'au
I2 d'avril.
Le même caractère de maladie qui avait paru
pendant décembre et janvier 7 persista. Je variais
ma pratique suivaut le changement du temps
c'est-à-dire, je saignais plus dans le frais que dans --- Page 399 ---
a -
DE SAINT-DoxixoDE
m'attachais plus à délayer et à ramollir
T'humide;je
dans le second. On vit dans
dans le premier que
devenaitdoux
chaqae révolution, lorsque le temps
maladies de Siam, et peu en
et orageux, quelques n'est les trois
seréchappérent, si ce
premières
de marsoû le temps fut très calme, et plus
maines
chaud et humide. Les enfans 7 plus
constamment
faire des
susceptibles des impressions que peuvent
et aussi fréquens que ceux
changemensauwenhbise. succombèrent aussi en
qui ont paru cet hiver, y
les
nombre que les adultes. Quoique
plus grand
commun à tous,il convers fussent un symptôme
caractère
venait d'y faire moins d'attention qu'au
de Jeur fièvre qui était ou double-tierce bilieuse,
et presque toujours composée
ou lymphatique, de l'autre genre. Il n'y a point encore
de l'un et
deux caractères de fièvre
eu de constitution où ces
dans celle de
mélés, plus unis que
aient paru plus
sal ns doute des effets
cette saison ; ce qui provenait
occasionait dans
opposés que le changementsubit était de rendre la lymphe
les corps, dont lun
le
et T'autre de produire gonflement
glatineuse 1
raréfaction des autres
des solides, et l'expansion ou
les
humeurs. Il convenait de ne point négliger
surtout à ceux qui avaient le ventre
saignées,
pour n'avoir pas
constipé. Il en a péri plusieurs
fluxions,
ce remède. Les catarrhes,les
eu recoursà
communes parmi
surtout celles de poitrine,furent
dans
On vit plusieurs blaucs et nègres,
les nègres.
glatineuse 1
raréfaction des autres
des solides, et l'expansion ou
les
humeurs. Il convenait de ne point négliger
surtout à ceux qui avaient le ventre
saignées,
pour n'avoir pas
constipé. Il en a péri plusieurs
fluxions,
ce remède. Les catarrhes,les
eu recoursà
communes parmi
surtout celles de poitrine,furent
dans
On vit plusieurs blaucs et nègres,
les nègres. --- Page 400 ---
3go
HISTOIRE DES MALADIES
Jes révolutions de février, attaqués d'apoplexie
d'esquinancie et de spasme. Les pulmoniques qui
avaient soutenu plus long-temps que dans les années précédentes, ne purent résister. Il en fut de
même des diarrhétiques et des hydropiques à la
fin de février et au commencement de mars; les
fièvres parurent plus du caractère des lymphatiques que de celui des bilieuses. Il en fut autrement depuis le IO ou le 15 jusqu'à la fin du mois.
Les lymphatiques prirent ensuite le dessus. C'est
ainsi que le caractère de ces maladies parait absolument dépendre de celui du temps.
Histoire d'une apoplerie.
Un nègre fut pris d'étourdissemens, qui furent
accompagnés de vomissement; on le crut ivre:
cependant le mal augmenta au point qu'il perdit
la connaissance, et qu'il eut pendant la nuit des
agitations et des contractions violentes. Le matin
on ne put douter du caractère de la maladie, qui
me parut d'autant plus dangereuse, , que les extrémités étaient froides, et que le pouls était concentré et frémillant. Je fis mettre le malade dans
un bain tiéde, où je le fis saigner du bras; on
lui tira environ trois livres de sang. Il resta trois
heures dans le bain. Six heures après, n'apercevant point de changement, je réitérai les mêmes
opérations, à l'exception qu'il fut saigné de la
gorge, et qu'on lui tira un peu moins de sang: --- Page 401 ---
a -C
DE SAIKT-DOxINGUE
3gt
la quantité pouvait aller à deux livres. Je lui fis
ensuite appliquer,avec le cautère actuel, un séton
à la nuque du cou. Dès le soir le malade commença
à parler, et il fut le matin en état de prendre une
médecine hydragogue. Une tisane sudorifique termina la guérison.
J'ai employé avec un pareil succès la même méthode pour les esquinancies ; et de quatre quej'ai
traités, il n'ya eu qu'un malade à qui une amygdale
tomba en suppuration : j'en attribuai la cause au
retardement de la saignée, qui ne fut faite que le
seeond et peut-être le troisième jour de la maladie.
parler, et il fut le matin en état de prendre une
médecine hydragogue. Une tisane sudorifique termina la guérison.
J'ai employé avec un pareil succès la même méthode pour les esquinancies ; et de quatre quej'ai
traités, il n'ya eu qu'un malade à qui une amygdale
tomba en suppuration : j'en attribuai la cause au
retardement de la saignée, qui ne fut faite que le
seeond et peut-être le troisième jour de la maladie. --- Page 402 ---
5g2
HISTOIRE DES MALADIES
OBSERVATIONS
Sur les différentes constitutions des années, depuis
1732 jusqu'en 1747.
EN réfléchissant sur le caractère des constitutions épidémiques que j'ai décrites depuis le mois
d'octobre 1732 jusqu'au mois de mars 1747, je
trouve dans celles des années 1732 et 1733 tant
de conformité avec celles des années 1745, 1746
et 1747, qu'on aurait sujet de conjecturer comme
un ordre périodique dans les révolutions du
temps.
L'époque du premier ordre périodique, si l'on
peut ajouter foi au rapport des habitans qui en
ont été témoins, serait l'année 1730; et celle du
second, l'année 1745, ce qui constituerait une
période de quatorze à quinze ans, pendantle cours
de laquelle il parait comme deux constitutions
diamétralement opposées et partagées par une tempérée, la première, tres-pluvieuse, et la dernière
sèche. L'uae et l'autre paraissent persister trois à
quatre années, peut-être cinq, ce qui réduirait
la mitoyenne au même espace de temps.
Pour donner à cette conjecture la certitude
qu'ou désirerait, il ne serait question que d'observer, suivant les pays,avec attention, les diffé- --- Page 403 --- DE SAIXT-DoxixouE
des années. La connaissance
rentés constitulions dans les constitutions sed'un ordre périodique
aurait un sûr
rait d'autant plus utile 2 qu'on
effets
les bons et les mauvais
moyen de prévenir
la santé que
qui en doivent résulter, tant pour
de n'avoir
Tagriculture J'ai souvent regretté
et
pour
un bon barométre
pu parvenir à me procurer ohservations en auun bon thermométre : mes
raient pu devenir plus intéressantes.
année
L'année 1744, quia précédé la première aride que
pluvieuse, a été moins
de la révolution
les quatre à cinq précédentes.
comme si la
Le temps m'a paru se comporter. révolution qui
nature se fût disposée pour la
devait arriver l'année suivante.
avoir
Les aunées 1730, 31,3x, 33,semblent la dernière
plus pluvieuses;
été, par progression, la troisième. Il en a été à peu
cependant moins que
années
de même des quatre à cinq premières
près
révolution.
de la seconde
à la diftérence que
L'année 1744. par rapport
ne semble
jyai remarquée avec les précédentes, nouvelle rèvocomme Fannonce d'une
être que
lution.
été extrèmement pluvieuse :
L'année 1745 a
Arriverait il
1746 l'a été un peu moins que 1745. dans celles
dans les révolutions du temps, comme
humain, un ordre alternatif d'accès plus
du corps
foris et moins forts ?
.
de la seconde
à la diftérence que
L'année 1744. par rapport
ne semble
jyai remarquée avec les précédentes, nouvelle rèvocomme Fannonce d'une
être que
lution.
été extrèmement pluvieuse :
L'année 1745 a
Arriverait il
1746 l'a été un peu moins que 1745. dans celles
dans les révolutions du temps, comme
humain, un ordre alternatif d'accès plus
du corps
foris et moins forts ? --- Page 404 ---
HISTOIRE DES M ALA DIES
Les constitutions épidémiques paraissent avoir
leurs temps ou périodes comme les maladies; c'està-dire, qu'elles ont leur commencemhent, leur
progrès,leur état et leur déclinaison.
L'examen des constitutions futures déoidera de
ce queje ne continue de proposer que comme une
conjecture, qui, quoique téméraire, peut donner
lieua des observations dont la certitude contribuerait à la conservation de bien des hommes, --- Page 405 ---
DE Saxz-DoxixGus.
DESCRIPTION
MALADIE DE SIAM, DITE FIÈVRE JAUNE
pE LA
Maladie de Siam.
LA maladie de Siam doit être regardée comme
maligue et pestilentielle,
une fièvre putride
long-temps les funestes
Ona ignoré maladie pendant dans les Isles ; la régularité
effets de cette
semble devoir la
avec laquelle elle se reproduit, maladies dont il
comme une de ces
faire regarder
de l'air,
faut chercher la cause dans la constitution
événement qui T'ait fait remarquer,
Le premier
d'une nombreuse
a été la relàche à la Martinique
venait de Siam, , et dont l'équipage,
escadre qui
dans cette colonie, fut affligé
pendant son séjour
qui fit périp
d'une fièvre maligne ou pestilentielle,
nombre de matelots.
un grand
très-rarement les créoles
Cette maladie attaque
habitans de l'ile. Les européens
ou les sauvages
climat plus tenipéré, en
destinés à vivre sous un
victimes. La chaainsi dire, les seules
sont, pour
de la Colonie produit sur leurs
leur extraordinaire dont sont exempts les corps
corps des changemens --- Page 406 ---
HISTOIRE DES MALADIES
lesquels cette
formés sous ces climats, et pour
ardeur de l'étéest suivant l'ordre de la nature. Si,
de
et suivantl'expéselon la remarque Sydenham,
d'air
le moindre changement
rience journalière,
naturalisent,
de
des févres qui
est capable produire
quel chanainsi dire,le corps dans un pays,
pour
à atteudre de cette diffégement n'avons-nous pas
doit produire
de climat, qui
rence extraordinaire
si difhumeurs d'une densité et d'une qualité
des
férentes?
maladie distinguer deux temps
Ilfaut dans cette
celui de la fièvre; le
principaux: le premier est
celui de la métastase de la maladie, 2
second est
le malade guérit , ou la nature
dans laquelle ou
succombe à la force
ayant fait de vains efforts, 2
de la maladie.
Signes diagnostiques.
Dans le premier 9 le mal se déclare quelquefois
frisson, mais plus souvent par une grande
par un
est accompagnée
lassitude. La Gèvre qui survient,
d'une
vives douleurs de tête et de reins , et
de
avec vomisdans la région épigastrique,
pesanteur envie de vomir. Le vomissement est
sement ou
la maladie commence par le
plus ordinaire quand
sans
frisson. La fièvre dure trois ou quatre jours
donner de relàche au malade ; rarement continuecinquième. Pendant ce temps-la les
t-elle jusqu'au
ils ont le pouls élevé
malades sont fort accablés;
èvre qui survient,
d'une
vives douleurs de tête et de reins , et
de
avec vomisdans la région épigastrique,
pesanteur envie de vomir. Le vomissement est
sement ou
la maladie commence par le
plus ordinaire quand
sans
frisson. La fièvre dure trois ou quatre jours
donner de relàche au malade ; rarement continuecinquième. Pendant ce temps-la les
t-elle jusqu'au
ils ont le pouls élevé
malades sont fort accablés; --- Page 407 ---
A
DE SATST-DOMINGUE
fort, surtout dans ceux dont le frisson a préet cédé la fièvre. La peau est sèche et souvent aride;
sont fort enflammés; ; les urines
le visage etles yeux
sont quelquefois rouges et chargées, quelquefois
9 ce qui est de
naturelles, mais en petite quantité,
mauvais augure.
la fièvre
Le second temps commence quand
finit. Or, elle finit tout à coup, dans les uns sans
de crise qu'un commencement
autre apparence dans les autres, outre la jaunisse,
de jaunisse ;
survient T'éruption du pourpre, une hémorragie,
le flux de ventre et le vomissement. Ces sympd'un pouls
tômes sont toujours accompagués
faible, et
naturel, mais pour l'ordinaire
presque
qui approche de l'ondulation ;
d'une souplesse
brunes. Les mad'uriues très-épaisses, et souvent
alors d'aucune douleur; età
lades ne se plaignent
d'une
Taccablement près 2 ils paraissent jouir
tranquillité. La plupart de ceux qui meugrande
le
rent de cette maladie 2 ne passent point septième jour.
in.dlifféremment tous
Cette maladie attaque assez
sont arrivés nonvellement dans
les européens qui
maladie
la colonie 9 à moins que quelqu'autre
assez ordinairement participe
considérable, chose 1 qui de la nature de celle de Siam,
en quelque délivre de la nécessité de lui payer le tribut.
ne les
ils ont
Plus les tempéramens sont robustes, plus
à craindre. --- Page 408 ---
HISTOIRE DES MALADIES
Les bilieux, et plus encore les
sout les premiers
mélancoliques à
attaqués, et ceux qui succombent les premiers.
Les femmes sont moins sujettes à cette maladie
que les hommes : il n'y a guère que celles qui ont
du chagrin qui aient le malheur d'en être attaquées. La mollesse de leur tempérament, l'évacuation périodique de leurs menstrues, les rendent
moins sujettes à la maladie de Siam, et font
qu'elles s'en tirent plus aisément.
On remarque aussi que les gens riches en couleurs et replets périssent presque tous
7 pendant
que ceux qui sont délicats guérissent plus facilement. I1 faut non-seulement considérer les tempéramens, maisaussi l'état actuel de l'esprit. Ceux
quis'appliquent trop à l'étude , aux affaires, ou
quise laissent aller trop vivement au chagrin, sont
les premiers attaqués, et succombent
tement.
très-prompDe tous les tempéramens, celui qui est le plus
favorable pour soutenir les assauts du mal de Siam,
estle temperament pituiteux.
Toutes ces remarques seront confirmées par les
histoires que nous joindrons à la suite de la description générale de cette maladie et desa cure,
On peut distinguer la maladie de Siam en bénigne, moyenne, 7 et en maligne ou extrème. La
bénigne est celle qui se termine par un flux de
ventre critique dès le troisième, 2 le quatrième ou
celui qui est le plus
favorable pour soutenir les assauts du mal de Siam,
estle temperament pituiteux.
Toutes ces remarques seront confirmées par les
histoires que nous joindrons à la suite de la description générale de cette maladie et desa cure,
On peut distinguer la maladie de Siam en bénigne, moyenne, 7 et en maligne ou extrème. La
bénigne est celle qui se termine par un flux de
ventre critique dès le troisième, 2 le quatrième ou --- Page 409 ---
-
JE SAIXT-Dowineus
le cinquième jour 7 sans jaunisse 2 ou avec une
considérable. On appelle moyenne
jaunisse peu
n'est
celle où la jaunisse étant considérable 1
d'aucun des symptômes
d'ailleurs accompaguée décrits mais
se dissinistres que nous avons
qui
sipe peu à peu 2 ou par un flux de ventre que la
nature ou les remèdes procurent 9 ou par un
écoulement considérable d'urines noires 2 et par
la naissance de plusieurs clous. L'extrême est celle
de disposition favorable à
où ne paraissant point
l'une de ces deux crises 9 on n'a rien à espérer
la nature fera naitre un dépôt ou
qu'autant que
externe.
charbon considérable sur quelque partie
Signes pronostiques.
En général les signes pronostiques de cette maladie sont différens suivant le temps de la maladie.
Dans la fièvre 2 le frisson est un très-mauvais
signe. Les malades qui en sont attaqués succombent avant le quatrième ou le cinquième jour s
avant que la cause morbifique ait eu le temps de
et de produire tous les autres sympse développer,
ordinairement
la
tômes qui continuent
jusqu'à
mort.
Dans ceux même qui n'éprouvent qu'une grande
lassitude, si le pouls ne s'élève pas, mais qu'il
reste mou, on doit porter un mauvais pronostic;
les malades périssent ordinairement avant le cinquième jour. --- Page 410 ---
HISTOIRE DES MALADIES
Mais le pronostic le plus sûr dépend entièreda caractère des sigues qui précédent ou qui
ment
survient un flux
accompagnent la crise. Lorsqu'il
considérable de matières de diverses
de ventre
couleurs , ou une abondante hémorragie, par
quelqu'endroit qu'elle se fasse,soit par les narines,
soit
les selles, soit par le vomissement, surtout par si le sange est d'une couleur naturelle; lorsque
les urines épaisses sont abondantes, quoique
parait un charbon ou plusieurs
noires : lorsqu'il
d'une surdité
clous; lorsque le malade est attaqué
considérable qui se termine par une grosse parodisparaitra dans les autres crises, ou qui
tide qui
louable,on peut
se terminera par une suppuration
bien augurer de la maladie. Siau conen général
de trop bonne heure, et
traire la jaunisse parait avant la fin de la fièvre ; si
dans l'état de crudité,
de même
les parotides et le pourpre paraissent
avant le temps ;si le ventre est toujours resserré,
relâche
donner issue à des
ou s'il ne se
que pour
s'il
de
matières noires ou couleur de café;
parait
même de bonne heure un vomissement de même
doit non-seulement craindre pour le
nature, 2 on
malade, mais même en désespérer.
de
Ces accidens sont tonjours accompagnés
d'uue légère douleur dans
grandes inquiétudes, sans tension ; tantôt vers
le ventre , très-souveut
l'accomet alors le hoquet
la partie supérieure, l'inférieure; et enfin la supprespagneytantôtvers)
ières noires ou couleur de café;
parait
même de bonne heure un vomissement de même
doit non-seulement craindre pour le
nature, 2 on
malade, mais même en désespérer.
de
Ces accidens sont tonjours accompagnés
d'uue légère douleur dans
grandes inquiétudes, sans tension ; tantôt vers
le ventre , très-souveut
l'accomet alors le hoquet
la partie supérieure, l'inférieure; et enfin la supprespagneytantôtvers) --- Page 411 ---
VNA
M
a -
AAN
DE SART-DOxIsGUE
survient, annonce une mort
sion d'urines qui
toute la partie
prochaine. llarrive quelquefois que
il y
douloureuse. Outre ces signes généraux,
est
également funestes ; dans
en a de particuliers
, etle sang, malplusieurs les saignées se rouvrent,
hémore
grélenombred dec compresses, pénètre. Cette
d'une gangrène
ragie est souvent accompagnée
charbonnée, qui se forme autour de la saignée,
arrêter le progrès. Quelqueset dont on ne peut
avant de mourir, se plaiuns, un ou deux jours
membre,
d'une vive douleur dans quelque
guent
à celui où l'on a fait un plus grand
et surtout
Cependant cette douleur attanombre de saignées.
les jambes et les cuisses,
que plus ordinairement
Cette douleur est
que les parties supérieures.
dont la supquelquefois suivie d'une gangrène,
la
devient salupuration 1, si on peut procurer,
très-souvent il n'y parait rien qu'après
taire, mais
on
et
remède qu'on applique,
la mort; quelque bout de la calmer. Cet accident
ne peut venir à
à ceux qui ont été trop saiarrive ordinairement
avoir le ventre
Ils ont coutume de ne point
gnés.
et d'être trois ou quatre jours dans
douloureux,
un état douteux.
Dans les temps secs, les malades se plaignent
de la tête, et ont le ventre plus resserré que
plus
humides. Ils sont aussi plus sujets
dans les temps
le cours de la maladie. Les
au délire pendant
sèche, sont des
antrax ou charbons, la gangrène
2.
arrive ordinairement
avoir le ventre
Ils ont coutume de ne point
gnés.
et d'être trois ou quatre jours dans
douloureux,
un état douteux.
Dans les temps secs, les malades se plaignent
de la tête, et ont le ventre plus resserré que
plus
humides. Ils sont aussi plus sujets
dans les temps
le cours de la maladie. Les
au délire pendant
sèche, sont des
antrax ou charbons, la gangrène
2. --- Page 412 ---
HISTOIRE DIS MALADIES
et l'ouordinaires dans les saisons sèches,
crises
dans
verture des saignées et autres hémorragies
les pluvieuses.
et
Il parait par-là que la jaunisse 2 les parotides
accidens, sont symptôme avant le septième
autres
ce terme. Si cependant la
jour, et crise après
comme
fièvre les accompagnait ou les reprenait
dans le malade de l'Histoire IX, cette fièvre est
l'effet d'un dépôt critique, dont la trop
alors
de matières reflue vers les parties
grande quantité
internes.
Ouverture du cadavre.
L'ouverture du cadavre nous démontre un état
suivant que le malade est mort, ou dans
différent
jours de la fièvre ou dans le temps
les premiers
sont morts dans la fièvre,
de la crise. De ceux qui
sont morts dans le temps de la contagion,
les uns
dans
trouvàt aucun changement
et avant qu'on
autres ont succombé à la force
leurs viscères : les
cela fût l'effet de leur faide la maladie, soit que
de la violence de la
blesse, soit que cela vint
maladie. Dans ces derniers, on trouve la plupart
du bas-ventre, le foie, la rate et les
des viscères
etc.
intestins grèles tout-à-fait gangrenés,
les
la rate noire, molle à y enfoncer
On trouve
le foie ou noir ou d'un brun
doigts facilement; du fiel remplie d'une bile noire
livide; la vésicule
ceux
vocafé fort : dans
qui
de la couleur-d'un
du duomissent T'atrabile, la partie supérieure
la plupart
du bas-ventre, le foie, la rate et les
des viscères
etc.
intestins grèles tout-à-fait gangrenés,
les
la rate noire, molle à y enfoncer
On trouve
le foie ou noir ou d'un brun
doigts facilement; du fiel remplie d'une bile noire
livide; la vésicule
ceux
vocafé fort : dans
qui
de la couleur-d'un
du duomissent T'atrabile, la partie supérieure --- Page 413 ---
. W
ne
La GO
DE SAINT-DONINGUr.
denum, le pylore et l'estomac en partie gangrepartie enflammés; dans ceux qui la rennés,en
selles tout le canal intestinal de la
dent par les
mème façon que la partie supérieure; et au cas que
celte matière se dégorge par l'un et par Tautre,
tous ces viscères se ressentent de l'impression de
cette matière corrosive.
On observe dans les cadavres, que les parties
des intestins où il y a des courbures, des enfonsont prineipalement gangrenées, et que
cemens,
enflammées. Ce qui doit surles autres paraissent
de
prendre, c'est que les malades attaqués pareils
ont une mollesse et une flaccidité au
symptômes dans toute son étendue, même sans douventre
leur, à moins qu'on ne le presse fortement.
S'il arrive que quelques malades n'aient pas de
telles évacuations 2 mais qu'ils meurent après de
vives douleurs à quelques extrémités, les viscères
si corrompus, ni la bile si noire,
ne paraissent pas
dont le
que le venin s'est porté sur la partie
parce malade s'est plaint. En effet, immediatementaprés
la mort, et souvent quelques heures auparavant,
elle devient pourprée ou noire. On trouve dans le
cerveau de ceux qui ont eu de violens délires, et
le sommeil léthargique, qui est assez rare, la duremère , et la pie-mère enflammées, 1 la substance
corticale d'une couleur rougâtre qui se commu
nique quelquefois à la médullaire.
Dans quelques-uns qui sont morts le troisième
26..
'est plaint. En effet, immediatementaprés
la mort, et souvent quelques heures auparavant,
elle devient pourprée ou noire. On trouve dans le
cerveau de ceux qui ont eu de violens délires, et
le sommeil léthargique, qui est assez rare, la duremère , et la pie-mère enflammées, 1 la substance
corticale d'une couleur rougâtre qui se commu
nique quelquefois à la médullaire.
Dans quelques-uns qui sont morts le troisième
26.. --- Page 414 ---
HISTOIRE DES MALADIES
l'effet d'une trop grande
ou quatrième jour, par
plénitude, la vésicule du fiel est remplie d'une bile
verte, partie brune; , le foie d'une humeur
partie blanchâtre, de couleur de crême de lait ; les intesles
etc., d'une
tins 2 T'estomac,1 parties graisseuses,
humeur ou de la même couleur ou approchante.
Ces parties sont d'ailleurs termes et dures,e qui
provient de ce que le venin n'a pas eu le temps de
et de terminer la maladie par la
se développer J'ai aperçu dans quelques-uns des vers ;
gangrène. est commun à tous 9 à l'exception de
mais ce qu
meurent de turgescence, c'est une corceux qui
mourant,
ruption si grande et si prompte 1 qu'en
avant la mort, il est imposet sonventlong-temps
sible d'en approcher.
La conformité des signes qui caractérisent la
maladie de Siam avec ceux qu'on trouve dans les
aphorismes d'Hippocrate s donne lieu de croire
les habitans de la Grèce et de l'Archipel sont
que
affligés du même fléau et de maladies approchantes.
Quibus in febre morbus regius supervenit ante
septimum diem 1 malum est, 9 nisi confluzus humo
rum per alvum fiant. Aph. 62, sect. iv.
Vomitus sincerce piluite, vel bilis, periculosus ;
pejorque, si viridis, aut niger. Cels. l. 3, C. 4.
Morbis quibusvis incipientibus,sibillin atra sursum
vel deorsum prodierit, lethale. Apl. 22 1 sect. iv.
Quibuscumque ex morbis acutis aut ex diutur-
1 malum est, 9 nisi confluzus humo
rum per alvum fiant. Aph. 62, sect. iv.
Vomitus sincerce piluite, vel bilis, periculosus ;
pejorque, si viridis, aut niger. Cels. l. 3, C. 4.
Morbis quibusvis incipientibus,sibillin atra sursum
vel deorsum prodierit, lethale. Apl. 22 1 sect. iv.
Quibuscumque ex morbis acutis aut ex diutur- --- Page 415 ---
: 1 20
DE SAINT-DoxisGnE
vel sanguis niger prodierit 1
Tis... bilis atra,
23,sect iv.
postridiè moriuntur: Aph.
de cette malaOn doit considérer dans la cure
le temps
le temps de la fièvre,
die trois temps,
et le temps de la terdu calme quilui succède,
minaison.
du mal de Siam, ne
Tous ceux qui guérissent
la nature
tirent des bras de la mort que lorsque
se
flux de ventre abondant, un dépôt
leur procure un
partie externe, ou par
considérable sur quelque d'urines noires; mais
une évacuation abondante rare. Toutes les indicette dernière crise est bien seconder la nature,
cations doivent donc tendreà
morbifique par,
et chasser la matière
pour pousser
crises.
quelqu'une de ces
salutaire est le flux
La plus commune et la plus
ventre. On doit donc l'avoir particulièrement
de
voies doivent avoir un droit
en vue. Les premières
termine une maladie de
particulier sur la crise qui
de la pourIl est rare que la semence
pourriture.
son origine.
riture n'y prenne
dans l'ouverture des caAussi observons-nous maladie de Siam, que la gandavres morts de la
quantité
jamais en plus grande
grène ne se trouve
la soudans les intestins 1 quoique
ailleurs que flaccidité de ces parties ne puissent
plesse et la
d'accuser aucun engorgenous mettre en droit
ment inflammatoire.
les indications
1l faut donc ne prendre que --- Page 416 ---
HISTOINE DES MALAD DIES
générales, s'attacher à diminuer la plénitude et le
trop grand engorgement 2 délayer et ramollir, 9 se
conduire, en un mot, de façon que, n'affaiblissant
pas trop la nalure s on ne la mette pas hors d'état
de soutenir l'affaissement ou l'accablement qui
succède à la fièvre, et qu'on lui laisse assez de
force pour travailler elle-méme à l'expulsion de la
matière morbifique.
Dans cette vue nous proportionnerons les saignées à la disposition qu'on rencontre dans les
malades. Nous les viderons dans les commencemens par des lavemens purgatifs, ensuite émolliens : on leur appliquera de bonne heure des fomentations et cataplasmes émolliens sur toute
l'étendue du ventre 7 et on aura soin de le leur
entretenir chaud. Il faut les exhorter à boire souvent, et choisir dans les boissons délayantes celles
qui flattent le plus leur goût, parce que le vomis.
sement ou l'envie de vomir met un grand obstacle
au désir de boire; ; et même lés malades qui ont ce
symptôme sont peu altérés, quoiqu'ils paraissent
avoir beaucoup de chaleur. On trouvera dans le
recueil des remèdes qui termine l'histoire des maladies, les formules des lavemens, cataplasmes,
bouillons et tisanes qui conviennent. Je fais un
grand cas du petit-lait clair fait avec la crême de
tartre, et altéré par le cresson qu'on y fait infuser,
ou d'une légère décoction de tamarin légérement
édulcorée, et à leur défaut, d'une faible limonade
paraissent
avoir beaucoup de chaleur. On trouvera dans le
recueil des remèdes qui termine l'histoire des maladies, les formules des lavemens, cataplasmes,
bouillons et tisanes qui conviennent. Je fais un
grand cas du petit-lait clair fait avec la crême de
tartre, et altéré par le cresson qu'on y fait infuser,
ou d'une légère décoction de tamarin légérement
édulcorée, et à leur défaut, d'une faible limonade --- Page 417 ---
à 2N
A
1A 0 - a
DE Susz-Doxixeus
sauvage, et une croûte de pain rôtie
avec l'orange ôter la crudité. Il convient d'entremèler
pour en
tasses d'infusion de thé
cette boisson de quelques
mieux de
et d'anis mélés ensemble, et encore
cresson, si le malade n'y répugne point.
il
la fièvre paraisse se calmer,
Pour peu que de saigner, et je me détermine
ne convient plus
suivant les difféà la purgation, que Jadministre les malades; car,
rentes circonstances où j'aperçois
à avoir le
s'ils paraissent avoir de la disposition
libre, je mets seulement dans le petit-lait
ventre
ou seul, ou avec
du sel d'epsom ou de saignette,
j'ajoute
quelques grains de poudre cornachine que l'effet
suivant
dans la seconde ou troisième prise,
que peut avoir la première.
l'émétique en laJ'emploie plus ordinairement
de
qu'outre que cette façon
purger
vage, parce
malade, elle seconde d'aune répugne point au
de détant mieux lindication, qu'on se propose
des
charger, s'il se peut, avant le développement
les premières voies de la mamauvais principes, les surcharge. Quelque prestière morbifique qui l'indication de la pourriture,
sante que paraisse
forts dans les
je n'ai recours aux acides un peu
d'oseille,de citron, et esprit
boissons, comme jus
absolument
l'orsqu'il faut
prendre
de vitriol, que
le parti de calmerle vomissement ou T'hémorragie,
resserrent le ventre, et sont contraires
parce qu'ils
et la plus ordinaire. Ils
à la crise la plus générale
prestière morbifique qui l'indication de la pourriture,
sante que paraisse
forts dans les
je n'ai recours aux acides un peu
d'oseille,de citron, et esprit
boissons, comme jus
absolument
l'orsqu'il faut
prendre
de vitriol, que
le parti de calmerle vomissement ou T'hémorragie,
resserrent le ventre, et sont contraires
parce qu'ils
et la plus ordinaire. Ils
à la crise la plus générale --- Page 418 ---
HISTOIRE DES MALADIES
ordinairement infructueux, et je
sont après tout infusion de cannelle dansle thé,
préfère une légère
qui réussit beaucoup mieux. second terme de la
Lorsque le malade est au
maladie, c'est-à-dire, que la fièvre a totalement
baissé, il faut agir suivant les différentes circonsmalades paraissent
tances où il peut se trouver.Les
abattus
ordinairement tranquilles, et seulement
vingt-quatre heures, quelquefois deux
pendant
einquiéme,oà il comjours, c'est-à-dire, jusqu'au de dissolution. On
mence à paraitre des signes
entretient le malade pendant ce temps dans l'usage
des boissous et des lavemens qui conviennent, ou
la liberté du ventre, si elle n'est
pour augmenter
la
On ajoute
pas suffisante, ou pour
procurer.
d'asdans leur tisane quelques racines apéritives,
d'oseille, et le sel de nitre.
perges, de chiendent, considérable fatigue le
Si un vomissement trop
est un mauvais signe ( car quand
malade, ce qui
ordinairel'a observé dans la fièvre, il cesse
on
on tentera quelques
ment pendant ce temps),
l'eau des Caracides, le jus d'ananas, de citron,
sur l'estomac, et l'on redoumes, les épithèmes
à moins qu'une faiblera l'usage des lavemens,
Il
n'oblige de les suspendre:
blesse trop grande
de la mane convient pas encore dans ce temps
forts;
ladie de faire prendre des purgatifs un peu
de faire tomber le malade dans
on courrait risque
affaissement ou dans des faiblesses auxquelles
un
pendant ce temps),
l'eau des Caracides, le jus d'ananas, de citron,
sur l'estomac, et l'on redoumes, les épithèmes
à moins qu'une faiblera l'usage des lavemens,
Il
n'oblige de les suspendre:
blesse trop grande
de la mane convient pas encore dans ce temps
forts;
ladie de faire prendre des purgatifs un peu
de faire tomber le malade dans
on courrait risque
affaissement ou dans des faiblesses auxquelles
un --- Page 419 ---
MAA
y
DE SAINT-DOMINGUE
Il convient seulement, si
il pourrait succomber.
d'aiguiser les bouillons
on lui trouve assez de force,
ou d'y faire
de
sel laxatif,
ou tisanes
quelque
si le malade pent en
fondre un peu de manne,
Ce dernier laxatif
supporter l'odeur et le goût.
m'a
le
à tous les autres; il
paru
est à préférer
mieux réussir.
des symptômes on
Quand par le changement des mauvais prindécouvre que le développement est infecté, on y
cipes est fait, et que le sang en convenir pour
applique les remèdes qui paraissent le vomisseles combattre. Il n'y en a point pour
noir et le flux de ventre noir : néanmoins
ment
surtoutq quand la suppression d'urine
pour celui-ci,
car c'est alors un signe
n'est point de la partie,
suivant le degré de
mortel, on donne au malade,
cordiaux,
de faiblesse quila, de légers
force ou
d'alkermès, poudre de vipère,
comme confection
d'eau de cannelle; on y joint quelqueinfusion
de balayer les mauvaises
fois des purgatifs 9 afin
ne peuventqu'avancer
matières qui, ens'arrétant,
trop abonDans les évacuations
la corruption. le malade dans une trop grande
dantes qui jettent
succès à T'opium, à
faiblesse, j'ai recours avec
il
de
réitéré ; procure
un tiers, à un quart
grain
les forces, met
de sommeil, qui, réparant
un peu
état de soutenir l'effet des purgatifs
le malade en
Dans les vomissemens
qu'on est obligé de réitérer.
de la
persistent après la cessation
continuels qui
uations
la corruption. le malade dans une trop grande
dantes qui jettent
succès à T'opium, à
faiblesse, j'ai recours avec
il
de
réitéré ; procure
un tiers, à un quart
grain
les forces, met
de sommeil, qui, réparant
un peu
état de soutenir l'effet des purgatifs
le malade en
Dans les vomissemens
qu'on est obligé de réitérer.
de la
persistent après la cessation
continuels qui --- Page 420 ---
HISTOIRE DES MALADIES
fiévre, c'est-à-dire, dans le commencement du
troisième temps de la maladie,j'aieu un bon succès
du bain dans lequel on laisse et l'on remet le
malade suivant ses forces. L'histoire neuvième en
Mais si le vomissement est noir,
est une preuve.
ce remède n'est plus de saison, ainsi qu'il parait
dans le malade de l'histoire dixième. Les remèdes
y deviennent inutiles.
douAussitôt qu'un malade se plaint de quelque
à
il faut sur le champ y
leur quelqu'exirémité,
adouappliquer des fomentations ou cataplasmes
cissans, émollieus et maturatifs, et envelopper
la
afin d'attirer sur cette partie le
toute
partie,
de matières morbifiques qu'il sera possible,
plus
ouvrira dès qu'il
et y procurer un dépôt, qu'on
nature
quelque chose d'élevé, de quelque
paraitra
l'on continuera toujours l'usage des
qu'il soit, et
Si c'est un charbon, on le
mèmes cataplasmes.
scarifiera, on le coupera en croix, et J'on applidessus les remèdes digestifs, afin de faire
quera
abondante, d'ou dépend
venir une suppuration
suivant
le salut du malade. On animera le digestif
: il fauts'en donner de garde dans
les circonstances
car les remedes spiritueux
les commencemens; l'intention d'exciter la suppurasont contraires à d'avoir. On fera la même chose
tion qu'il convient
de laquelle
à la gangrène sèche, de la présence
les douleurs qui la précèdent ou
on jugera par
tout, les remèdes y
qui Faccompagnent. Après
suppuration
suivant
le salut du malade. On animera le digestif
: il fauts'en donner de garde dans
les circonstances
car les remedes spiritueux
les commencemens; l'intention d'exciter la suppurasont contraires à d'avoir. On fera la même chose
tion qu'il convient
de laquelle
à la gangrène sèche, de la présence
les douleurs qui la précèdent ou
on jugera par
tout, les remèdes y
qui Faccompagnent. Après --- Page 421 ---
1a 1
1A 0d
a
DE SAXI-DOxIserE
car je n'ai point encore vu
sont assez inutiles,
S'il
de malades atlaqués de ce symptôme.
guérir
d'une évacuation critique
parait quelques signes
les tisanes
les urines, il faut la seconder par
par
prises de
apéritives réitérées et légères, quelques la crême
avec le cresson et
manne ou de petit-lait
de tartre.
et surtout les sanguins,
Les mélancoliques 7
les bilieux et
supportent mieux la saignée que
faire
auxquels il convient de la
les pituiteux,
aux derniers ;
avec modération, principalement favorable des
on doit espérer un succès plus
purgatifs à leur égard.
Le sang qu'on tire est toujours très-rouge $
contenant peu de sérosités.
vermeil et écumeux,
la cessation de la fièvre,
Si l'on fait saigner après
trois
le sang reste long-temps liquide, quelquefois
heures après la saignée 1 et il n'y parait
et quatre sérosités. Une saignée réitérée daus ce
point de
mais mortelle;
cas est non-seulement dangereuse *
devoir
ainsi il faut prescrire celles qu'on juge
les deux premiers jours 9 rareêtre nécessaires
la fièvre les
ment le troisième. Si cependant
ou reprenait comme dans le malade
accompagnait neuvième, cette fièvre est alors l'effet
de T'histoire
d'un dépôt critique dont la trop grande quantité
de matière reflue vers les parties internes. Il convient dans ce cas de remettre à la nature la
guérison, et de ne donner de remedes qu'autant
ainsi il faut prescrire celles qu'on juge
les deux premiers jours 9 rareêtre nécessaires
la fièvre les
ment le troisième. Si cependant
ou reprenait comme dans le malade
accompagnait neuvième, cette fièvre est alors l'effet
de T'histoire
d'un dépôt critique dont la trop grande quantité
de matière reflue vers les parties internes. Il convient dans ce cas de remettre à la nature la
guérison, et de ne donner de remedes qu'autant --- Page 422 ---
HISTOIRE DES MALADIES
la force de la fièvre indiquera un reflux trop
que
Les doux purgatifs et les diurétiques
abondant. alors. Il n'en est pas ainsi des dépôts
suffiront
dans les autres maladies :
critiques qui arrivent
doit suivre les indilorsque la fièvre persiste, on
cations que la cause de la maladie présente, parce de
comme dans le mal
qu'il n'est pas question,
une nature
Siam, de ménager et de soutenir
étayer pour
épuisée, qu'il faut continuellement venin
d'un
pestila seconder dans T'expulsion
soin le reflux
lentiel, dont il faut éviter avec
vers les parties internes.
I. Histoire.
de la maladie de Siam la première
Je fus attaqué
J'avais
année de ma résidence à St-Domingue. fièvre
deux mois auparavant une violente
essuyé
en être exempt; mais
double-tierce, et j'espérais
à
J'en attribuai la cause en partie
je fus trompé.
cadavres, à la dissection
l'ouverture de quelques
j'avais mis la main, pour m'instruire par
desquels
désordres d'une maladie qui était
moi-même des
moi. J'eus de commun avec
toute nouvelle pour
faiblesse, un accales autres malades une grande
blement et le hoquet, qui me dura quatre jours
heureusement n' 'arriva que le septième.
la jaunisse
lethalis,post septimum saluIcterus ante septimum
de particulier
taris. Aph. 64, sect. iv. Ce que j'eus
dura
par les oreilles, qui me
fut une hémorragie --- Page 423 ---
OA/Y
1. a - Da
-
DE SAIXT-Doxisout.
la naishuit à dix jours, et qui se termina par
quantité de clous.
sance d'une grande
11. Histoire.
d'un tempérament vif et sanUn jeune homme,
douleur de tête
guin, fut attaqué d'une grande
lassitude et
et de reins, avec fièvre continue 2 flux de ventre
secondjour,le
egourdsuement.Ie troisième; on l'avait saigné
survint. Je fus appeléle très-faible, ayant le pouls
trois fois. Je le trouvai
du bras où
ondulent, et se plaignant beaucoup s'était rouil avait été saigné. Une des saignées
autour.
charbonnée paraissait
verte, et la gangrène à la selle, et ne rendait que
Il allait fréquemment
le
se mit
matières noires. Le soir,
hoquet
des
il mourut le lendemain : après la
de la partie;
mort, le bras parut tout gangrené.
111. Histoire.
Un homme de trente ans, d'un tempérament
et assez délicat, futattaqué d'un
sec,melancolique dura vingt-quatre heures, et
accès très-violent qui
abondante. Il deune hémorragie
se termina par
sans d'ailleurs ressentir
vint couvert de pourpre, continuèrent deuxà trois
de douleur. Ces aecidens
jours, et il guérit.
VI. Histoire.
Un capitaine de navire, Agé d'environ quarante
très-replet et sanguinans, d'un tempérament
at, futattaqué d'un
sec,melancolique dura vingt-quatre heures, et
accès très-violent qui
abondante. Il deune hémorragie
se termina par
sans d'ailleurs ressentir
vint couvert de pourpre, continuèrent deuxà trois
de douleur. Ces aecidens
jours, et il guérit.
VI. Histoire.
Un capitaine de navire, Agé d'environ quarante
très-replet et sanguinans, d'un tempérament --- Page 424 ---
HISTOIRE DES MALADIES
des lassitudes, des engourbilieux, fut pris par
considérables,
dissemens, et des vomissemens
le
il ne rendait que de l'eau; on
dans lesquels fois du bras et trois foisdu pied. Au
saigna quatre
succéda le vomissement noir ,
calme de la fièvre
bas-ventre devint
le
les urines se supprimérent, fut le dernier simpdouloureux, enfin le hoquet
tôme fatal.
convenir pour calmer et
Les bains eussent pu
à la circonarrêter le vomissement, et rappeler
m'emce qui
férence les humeurs morbifiques;
du vomisd'y avoir recours, fut la nature
pècha
était atrabilaire, et par conséquent
sement qui
signe d'une mort prochaine.
V. Histoire.
de quarante ans, d'un tempéraUn négociant
de cette maladie, eut, le 4,
ment bilieux, attaqué
douleur au
considérable, une légère
une jaunisse
de flux. On l'avait
ventre, sans aucune apparence fois du
Le 5,
saigné deux fois du bras et une
pied.
le
saignée se rouvrit et se gangrena ;
la première
vomissement noir et le hoquet
flux de ventre, le
survinrent; il mourut.
VI. Histoire.
homme de vingt-cing à trente ans, d'un
Un
sanguin-pituiteux et
tempérament assez replet, lassitude; le mal de tête,
très-coloré, fut pris par --- Page 425 ---
1 VUS
na unS N
DE SAIXI-DoxiNGUr.
de reins, et les envies de vomir survinrent; les
étaient rouges, et le malade fort accablé. Il
yeux fut saigné deux fois le second jour. Il tomba en
faiblesse à la seconde saignée, et on le mit à l'usage
du petit-laitaltéré par le cresson. Il vida beaucoup.
Le soir la fièvre ayant cessé, il tomba plusieurs
fois en faiblesse, et le lendemain la jaunisse parut.
Dès-lors les accidens augmentèrent; mais le malade allait beaucoup à la selle, et les urines parurentnoires etassez abondantes. Le cinquièmejour,
la première saignée se rouvrit, le malade devint
bouffi,fortagité, couvert de pourpre,d'une odeur
trtemauvaise,etaygant, peu de connaissance, parce
qu'il était dans un espèce de délire. On lui donna
de laudanum en deux prises; il devint
un grain
dormit
à'six heures. A son
tranquille, et
cinq
réveil, les mauvais symptômes parurent calmés.
Ils reparurent le soir, mais moins violemment,
le septième jour de la même façon;
et persistérent
donna d'autant
lieu de bien augurer 1
ce qui
plus
le ventre était toujours libre, et que les urines
que coulaient abondamment. En effet, depuis ce
noires le malade fut de mieux en mieux, et les
jour,
tisanes apéritives suffrent pour le guérir.
/1I. Histoire.
Une femme de trente-cinq ans, d'un tempérament robuste et bilieux, fut attaquée, un mois
après son arrivée, de lassitude et d'un léger fris-
lieu de bien augurer 1
ce qui
plus
le ventre était toujours libre, et que les urines
que coulaient abondamment. En effet, depuis ce
noires le malade fut de mieux en mieux, et les
jour,
tisanes apéritives suffrent pour le guérir.
/1I. Histoire.
Une femme de trente-cinq ans, d'un tempérament robuste et bilieux, fut attaquée, un mois
après son arrivée, de lassitude et d'un léger fris- --- Page 426 ---
HISTOIRE DES MALADIES
de vives douleurs
son, d'une fièvre accompagnée
deux fois au
de tête et de reins. Je la fis saigner
Le
même
et le lendemain au pied.
bras le
jour,
elle prit
trois la fièvre paraissait un peu calmée, aller
d'eau de casse, qui la fireut
sept
trois verres
selle. Le 5, la jaunisse commença;
à huit fois à la
douil lui vint des envies de vomir, et une légère laveleur de ventre. J'eus recours aux fréquens
émolliens qui lui procurèrent
mens et bouillons
survint néanun flux de ventre. Le vomissement
violence.
moins, et dura pendant deux jours avec
rendait
haut et par bas des matières
La malade
par
et elle était dans
noires. Le visage devint bouffi,
cette
accablement. Elle n'usa, pendant
un grand
de cresson et d'un
évacuation, que de thé,d'eau
prenait
d'alkermès, qu'elle
peu de confection le bonhenr de guérir contre
soir et matin. Elle eut
favorable
attente ; car il n'y eut d'autre signe
mon
des urines,
pendant ces deux jours quelécoulementd
dont il n'arriva point de suppression.
VIII. Histoire.
homme de trente-cing ans 9 d'an tempéUn
après deux ans de séjour
rament sec, fut attaqué,
de Siam. On le saigna
- , du mal
à Saint-Domingue
trois fois du bras et une
les trois premiers jours
le quatrième ; la méfois du pied. On le purgea
fois. Je ne le vis
decine le fit aller sept à huit
fort jaune
jour. Je le trouvai
.que le cinquième
de suppression.
VIII. Histoire.
homme de trente-cing ans 9 d'an tempéUn
après deux ans de séjour
rament sec, fut attaqué,
de Siam. On le saigna
- , du mal
à Saint-Domingue
trois fois du bras et une
les trois premiers jours
le quatrième ; la méfois du pied. On le purgea
fois. Je ne le vis
decine le fit aller sept à huit
fort jaune
jour. Je le trouvai
.que le cinquième --- Page 427 ---
MVAL 5
1U - S
-
DE SAINT-DOxIsCUE.
ayant seulement des envies de
et fort tranquille,
le ventre peu libre. Il se plaignit après
vomir,
douleur dans toute l'étendue de
midi d'une vive
où il avait été saigné,
la cuisse et de la jambe
la
qu'il ne pouvait
et d'une si grande pesanteur,
livide
remuer.Jlen'aperçuse d'abord qu'une rougeur
antour de la saiguée, qui, peu de temps après,
s'éleva et devint un charbon
s'étendit beaucoup,
émollient
antrax charbonneux. Le cataplasme
ou
dontje fis envelopper toute la jambe,
et maturatif
Dès le soir, il falcontribuaà ce salutaire progrès.
matière
scarifier, et il en sortit une
lut dilater 1
de consistance de
noirâtre, partie
ou pus 2 partie
clous, et le sang qui sortit
celui quisort des gros noirâtre. Le bas et le milieu
des scarifications était
clous,
de la jambe furent remplis de
postérieur s'étendit, et ils'y établit une suppuration
la plaie
le malade.
abondante qui guérit
IX. Histoire.
uneb habitation à neuf heures du soir,
J'arrivaià
homme de dix-huit à vingt ans 9
pour un jeune sanguin. Il était dans le septième
d'un tempérament
de
lasside la maladie. Il éprouvait
grandes
jour
des maux de tête et
tudes , des engourdissemens,
feu et grande
de reins, une envie de vomir, grand
On ne luiavait rien fait le premier jour ;
chaleur. revanche le second et le troisième on
mais en
trois fois au bras et
l'avait saigué copieusement
2.
ingt ans 9
pour un jeune sanguin. Il était dans le septième
d'un tempérament
de
lasside la maladie. Il éprouvait
grandes
jour
des maux de tête et
tudes , des engourdissemens,
feu et grande
de reins, une envie de vomir, grand
On ne luiavait rien fait le premier jour ;
chaleur. revanche le second et le troisième on
mais en
trois fois au bras et
l'avait saigué copieusement
2. --- Page 428 ---
HISTOIRE DES MALADIES
administré tous les
deux fois au pied. Onluiavait
les
Je le trouvai comme agonisant 2
sacremens.
retirés, vomissant sans cesse tout
traits du visage
lui donnait, sans cependant qu'ilrendit.
ce qu'on
sans pouls, les extrédes matières noires : presque
dans toute son
mités faibles, le ventre douloureux
de
étendue, urinant trés peu : un commencement consiagitation et un délire
jaunisse, une grande
Je crus ne pouvoir
dérable étaient de la partie.
de meilleur retenter dans une telle circonstance
fut
le bain et les cataplasmes , ce qui
mède que
rester la première fois qu'une
exécuté. Il n'y put
faiblesse dans laquelle je
ou deux minutes ; une de l'en faire tirer promple crus mort, m'obligea
sur toute l'étentement. On lui mit un cataplasme
de
Je le fis bien couvrir et tenir
due du ventre.
après, les extrémilés me
force. Une demi-heure
moins froides, et le pouls un peu plus
parurent le fis remettre dans le bain, , où il resta
relevé; je
Après cette opération, il parut
cinqà six minutes. tourmenté du vomissemenl;
moins agité et moins
de thé qu'on lui fit
il garda même une demi-tasse
heures,
On réitéra le bain de trois en trois
prendre.
la chaleur fut revenue, le pouls rajusqu'à ce que
cessé. J'eus alors recours
nimé, et le vomissement
les
tisanes faites avec le cresson et le nitre,
aux
de laitue, de pourpier, et
bouillons ou apozèmes
devinrent abonla chicorée blanche. Les urines
dantes, mais peu chargées; la jaunisse augmenta,
une demi-tasse
heures,
On réitéra le bain de trois en trois
prendre.
la chaleur fut revenue, le pouls rajusqu'à ce que
cessé. J'eus alors recours
nimé, et le vomissement
les
tisanes faites avec le cresson et le nitre,
aux
de laitue, de pourpier, et
bouillons ou apozèmes
devinrent abonla chicorée blanche. Les urines
dantes, mais peu chargées; la jaunisse augmenta, --- Page 429 ---
MUAA r
- N AE
DE SAXT-DoxIsGuE
persista. Cependant le septième jour
et le transport
doutrouvé le ventre moins tendu, 2 moins
ayant
fis prendre au malade trois onces de
loureux, je
trois heures d'intervalle
manne en deux prises 9
fois, et
entre chaque. Il évacua quatre ou cinq
deux faiblesses. La fèvre qui avait augmenté
eut
et diminua. Le 8, la
après les bains, persista
moindres; mais le
fièvre et le transport furent
douleur dans la
malade se plaignit d'une grande
livide
jambe droite. On y aperçut une rougeur
autour de la saignée , sur laquelle on appliqua
remèdes qu'au malade précédent, ce
les mêmes
considérables ; car toute
qui fit faire des progrès
dessus
interne du bas de la jambe et le
la partie
et dans une
du pied tombèrent en mortification,
furent à
que les tendons
si grande pourriture, corrodée. Il se forma de plus
nu, et la capsule
au haut du gras de la jambe 7 qu'il
un dépôt
Une vive douleur
fallut ouvrir le lendemain.
survenue à la partie interne du bras gauche
étant
deux fois, il s'y forma une
oû on l'avait saigné
de
considérable qu'on ouvrit tau bout vingttumeur
heures , et dont il sortit une grande quani
quatre
noirâtre 9 sanieuse. Les
tité de matière rougeâtre, entretinrent la fièvre
abondantes sopporations
dégénéra en une petite
pendant huit jours 9 qui
doux
fièvre lente, dont on vint à bout par'les
purréitérés, et par l'opiate ou bols fébrifuges
gatifs
27..
qu'on ouvrit tau bout vingttumeur
heures , et dont il sortit une grande quani
quatre
noirâtre 9 sanieuse. Les
tité de matière rougeâtre, entretinrent la fièvre
abondantes sopporations
dégénéra en une petite
pendant huit jours 9 qui
doux
fièvre lente, dont on vint à bout par'les
purréitérés, et par l'opiate ou bols fébrifuges
gatifs
27.. --- Page 430 ---
HISTOIRE DES MALADIES
Pharmacopée : le pied du ma*
composés de notre
lade est resté un peu enchylosé. rendre cette malaTrois choses contribuérent à
rien
mauvaise. La première, de n'avoir
die aussi
heures; la
fait durant les premières vingt-quatre dansle fort
seconde, de l'avoir transporté sur mer
le conduire à Thabitation: ; et
de la fièvre, pour lui avoir fait coup sur coup des
la troisième, de
saignées trop copieuses.
X. Histoire.
un officier àgé de trente ans,
Je fus appelé pour
mélancolique et bilieux, prod'un tempérament
était depuis trois ans dans
vençal de nation 9 qui
maladie trèsoù il avait essuyé une
la Colonie,
dans le sixième jour de la maviolente. Il était de le trouver avec tous les
ladie. Je fus surpris mauvais du mal de Siam 1
symptômes les plus
son
qu'il est rare, quand on a essuyé après
parce
maladie 1 et qu'on est fait à
arrivée une grande d'en être attaqué. On a tout au plus à
l'airdu pays, double-tierce compliquée. Il était très
craindre une
le
flasque;
jaune, très-agité et sans fièvre, pouls
faticonsidérable d'atrabile le
un vomissement
deux fois du bras et deux
guait. On l'avait saigné fois avec l'eau de casse et
fois du pied, purgé une
bien évacué. Le soir,
le sel d'epsom qui l'avaient
fut douloureux, les urines se supprile ventre
sans cesse qu'on le soulamèrent; il demandait
une
le
flasque;
jaune, très-agité et sans fièvre, pouls
faticonsidérable d'atrabile le
un vomissement
deux fois du bras et deux
guait. On l'avait saigné fois avec l'eau de casse et
fois du pied, purgé une
bien évacué. Le soir,
le sel d'epsom qui l'avaient
fut douloureux, les urines se supprile ventre
sans cesse qu'on le soulamèrent; il demandait --- Page 431 ---
MNM
re
4 1119 A - ERN
un
DE SAIST-DOxINGUE
dont il se plaignait;
geàt d'une grande oppression bain ;
fut de son
j'eus recours pour cet effet au
ily succès; car
pied, et y resta demi-heure sans aucun de
heure
il fut saisi d'un mal gorge qui
une
après
très-violente 3 ce qui est
fut suivi d'une agonie
fort rare dans cette maladie.
quantité
une plus grande
Je pourrais rapporter de différence que queld'histoires , qui n'auraient
Celles que j'ai choiques accidens peu intéressans. faire connaitre le
sies me paraissent suffire pour viens de décrire, et
caractère de la maladie que je
avons
confirmer les pronostics que nous
pour
portés d'après T'observation.
de la maladie de Siam.
Des Fièvres compliquées
double-tierces sont des fièvres propres à nos
Les
elles qui font les trois quarts des
colonies. Ce sont
sont elles aussi
fièvres de Saint-Domingue, et ce
Le mal
complications étrangères.
quiadmetentlese
avec elles, quand il n'y a
de Siam se complique
les taire déassez de matière morbifique pour
pas
en maladie de Siam. L'assougénérer entièrement
les signes de pourripissement, l'affaissement 1
ne laiss'être terminés en sueurs 2
ture, quiaprès
libre que par une érupsent le maladeabwolument
se fait dans la
de clous qui
tion considérable
convalescence, sont des signes qui nous marquent
nous voulons établir.
assez Tanalogie que
sur le caracAprès les remarques de Sydenham
pas
en maladie de Siam. L'assougénérer entièrement
les signes de pourripissement, l'affaissement 1
ne laiss'être terminés en sueurs 2
ture, quiaprès
libre que par une érupsent le maladeabwolument
se fait dans la
de clous qui
tion considérable
convalescence, sont des signes qui nous marquent
nous voulons établir.
assez Tanalogie que
sur le caracAprès les remarques de Sydenham --- Page 432 ---
HISTOIRE DES MALADIES
toutes les maladies d'une épitère que prennent
à la principale
démie qui se rapporte en général
sur les
maladie régnante; après les observations
éviet varioleuses quiétaient
fièvres pestilentielles
de la peste et de la
demment des dégénérescences
être étonnés
petite-vérole - 9 nous ne devons pas
de retrouver dans des maladies étrangères le caractère d'une maladie endémique qui règne souvent
avec tant de fureur.
ou
Comme les fièvres sont de deux genres 9
ou bilieuses s de même les fièvres
lymphatiques, avec la maladie de Siam , peuvent
compliquées
La violence des
être distinguées en deux espèces.
de cette difsymptômes fait le principal caractère
d'assoupissement dans les unes, plus
térence : plus
essentiellede feu dans les autres, les distinguent
Quand nous parlerons de ces fièvres, nous
ment.
encore les différencier à
verrons comment on peut
raison de leurs périodes. Au reste, les symiptômes
ou dans le comde complication se remarquent, Télat de la maladie, et contimencement, ou dans
de Siam
nuent avec dess signes évidens de la maladie
dans la déclinaison. La complieation est
jusque
forte quand elle se fait apercevoir
toujours plus
le pourpre esyjoint
dans les commenemens:slors la Gèvre est de
ordinairement, surtout quand
bilieuses.On sént assez,
celles que nous appelons
le caracla nature de cette maladie et par
par
se trouve dans les humeurs
tère âcke et irritant qui
de Siam
nuent avec dess signes évidens de la maladie
dans la déclinaison. La complieation est
jusque
forte quand elle se fait apercevoir
toujours plus
le pourpre esyjoint
dans les commenemens:slors la Gèvre est de
ordinairement, surtout quand
bilieuses.On sént assez,
celles que nous appelons
le caracla nature de cette maladie et par
par
se trouve dans les humeurs
tère âcke et irritant qui --- Page 433 ---
e
- 1S -
a
DE SAINT-Doxiscur
bilieox avec les Ande ceux que nous appelons c'est chez edx et dans
ciens et les Modernes, que
le plusa craincette complication que nousavons ici, comme dans
dre. Au reste, le péril dépend de la grandeur
la maladie de Siam, de l'efficacité, elle qu'on doit
et du caractère de la crise; c'est
être d'aider
intention doit
aider, et notre unique
si elle en a besoin,
et de soutenir la nature; et,
du fardeau sous
de la débarrasser d'une partie
se remplit
C'est ce qui
lequel elle succomberait.
dans la
les remèdes que nous avons preserits
du
par
La différence ici n'est que
maladie de Siam.
à déterdu moins. C'est à la prudénce
plus ou
de la méthode du traitement
miner la différence
que nous devons préférer.
I. Histoire.
homme de dix-huit à vingt ans, d'un
Un jeune
fut
vif, bilienx et mélancolique,
tempérament
douleurs de tête et de
attaqué par des frissons,
qui fut les cinq
reins, d'une fièvre considérable, L'accès du 5 dura
premiers jours double-tierce.
sur la
relàche avec grand assoupissement:
sans
survint, et le hoquet se mit
fin, le vomissement
furent suivis d'une
de la partie: Ces symptômes
à cinq
faible sueur, et durèrent environ quatre
Le
très-chargés.
heures. Les yeux me parurent
qui jeta le
septième, il vint un redoublement --- Page 434 ---
HISTOIRE DES MALADIES
malade dans un grand délire et une violente agitalion. Le hoquet et le vomissement reparurent;
devinrent jaunes à la fin de
les yedx et le cou
il
T'accès, qui fut aussi long que le précédent
de sueur; au contraire, les extrén'y eut point
concentré. Le mamités étaient froides, le pouls
d'une vive douleur au cou, et
lade se plaignit
d'ailleurs
d'une difficulté d'avaler, sans qu'il paràt
Il fut deux jours dans cet élat, et
aucune tumeur.
detento collum invertatur et
il mourut. Si à febre
tumore non existente in collo,
deglutire non possit,
Le cadavre devint coulethale. Aph. 58, sect. 7.
vert de pourpre.
11. Histoire.
Un homme àgé de quarante à quarante-cinc
ans, d'un tempérament carochimescorbatiquey
habitant d'un endroit marécageux, fut attaqué
d'une double-tierce dont les accidens ne paraisIl fut saigné, dans l'espace
saient point dangereux. fois du bras et une fois du
de sept jours, trois
fois de la manne dans le
pied;il prit deux à trois
petit-lait.Le 8, lorsque je croyaisavoir lieu d'espérer la guérison,je fus surprisd'apercevoir quelques
mauvais symptômes, le hoquet et un commencement de jaunisse, avec quelques taches de pourle lendemain, et le vopre. Le hoquet augmenta
dans la
missement survint. Le pouls élait flasque
journée, il se ranimait le soir, et de deux en deux
fois de la manne dans le
pied;il prit deux à trois
petit-lait.Le 8, lorsque je croyaisavoir lieu d'espérer la guérison,je fus surprisd'apercevoir quelques
mauvais symptômes, le hoquet et un commencement de jaunisse, avec quelques taches de pourle lendemain, et le vopre. Le hoquet augmenta
dans la
missement survint. Le pouls élait flasque
journée, il se ranimait le soir, et de deux en deux --- Page 435 ---
VA 126 a
-
MRE
DE SAINT-Doxrxers.
Il y avait aussi de l'ardenr
jours était plus plein.
matin par une légere
à la peau, qui se terminaitle
d'une tisane
sueur. Je mis le malade à l'usage etle cresson, $
faite avec le petit mil, le chiendent
d'esprit de vitriol, d'une potion
quelques gouttes
d'alkermès, le.safran orienfaite avec la confection
d'oeillet. Tous
tal, le sel d'absynthe, et le sirop
: le
continuérent cinq à six jours
les accidens
à l'opium réimalade fut aux abois. J'eus recours
il
de grain. A la seconde prise,
téré à un quart
son réveil, il eut un
dormit cinq à six heures : à
de
dans lequel il rendit une espèce
vomissement
de
à cinq tramembrane large et longue
quatre
de
de doigt, qui me parut être une portion
vers
veloutée de l'estomac.Sur ce préjugé,
la membrane
les émulsions
quittai les acides, et mis en usage
je
faites avec la décoction de plantain,
bouillies,
le riz broyé, le sirop de grel'infusion de safran,
le malade prenait
nade et de légères bouillies, que tous les soirs un
de six heures en six heures;
le hoquet ne
demi-grain ou un grain d'opium :
le 15, et sa cessation fut un signe d'espécessa que
favorable convalescence:
rance qui annonça une
IlI. Histoire.
qui était encore
Une dame de quarantecingans,
d'une
réglée, et qui avait beaucoup d'inquiétude, la
faible 7 qui avait surtout poitrine
complexion
d'une double-tierce ordidélicate, fut attaquée
tous les soirs un
de six heures en six heures;
le hoquet ne
demi-grain ou un grain d'opium :
le 15, et sa cessation fut un signe d'espécessa que
favorable convalescence:
rance qui annonça une
IlI. Histoire.
qui était encore
Une dame de quarantecingans,
d'une
réglée, et qui avait beaucoup d'inquiétude, la
faible 7 qui avait surtout poitrine
complexion
d'une double-tierce ordidélicate, fut attaquée --- Page 436 ---
HISTOIRE DES MALADIES
naire avec flux de ventre. Le chirurgien la purgea, 9
après le premier accès, avec lipécacuanha, qui fit
et
le flux de ventre :
un grand effet, qui supprima
il reparut dans l'accès du troisième : on Ia saigna
dui piéd ; cet accès se termina par une faible sueur.
tellement bien 9
La malade en conséquence parut
qu'elle causait et riait avec tout le monde; il surdonnant de l'invint cependant une jaunisse qui,
détermina à m'envoyer chercher. Une
quiétude,
heure après mon arrivée 2 elle sentit un engourdissement considérable dans la jambe où elle avait
et
d'une douleur si vive 9
été saignée; quifutsaivi
Il
que la malade ne pouvait rester tranqaille.
rien au-dehors. Survint un frisson
n'y paraissait
se
auquel succéda une fièvre très-ardente, 2 qui
terinina par un sommeil léthargique.
1V. Histoire.
homme de vingt-quatre ans, d'un temUn jeune
le visage assez
pérament bilieux et mélancolique,
coloré et d'un rouge pourpre, fot attaqué d'une
dont le
et grand accès furent,
double-tierce ;
petit
très-ardens. On
dès les premiers jours, très-vifs et
m'appela le cinquième. Je le trouvai en léthargie,
très-accablé. Le petit accès s'était déjà joint au
grand, qui avait commencé par Vassoupissement
oi le malade éfait dépuis sept à huit heures. On
T'avaitsaigné deux fois du bras, et une fois du pied,
les eaux de casse aiguisces de sel d'eppurgeatec
,
double-tierce ;
petit
très-ardens. On
dès les premiers jours, très-vifs et
m'appela le cinquième. Je le trouvai en léthargie,
très-accablé. Le petit accès s'était déjà joint au
grand, qui avait commencé par Vassoupissement
oi le malade éfait dépuis sept à huit heures. On
T'avaitsaigné deux fois du bras, et une fois du pied,
les eaux de casse aiguisces de sel d'eppurgeatec --- Page 437 ---
- =
aO
VAE
0 PAWN
N
DE SAINT-DoxtreUt
vésicatoires. Le soromeillésom.Je fis appliquerles heures, etilen sortit par une
thargique dura douze
Je réitérai la même
sueur des plus abondantes.
à buit heures de
eau de casse. 1l n'eut que sept
et chaleur;
calme. Le petitaccès prit par rsécheresse le malade tomba à
insensiblement,
et augmentant
et le sommeil létharla fin dans Tassoupissement henres. La fèvre se
gique qui dura plus de quinze
a laquelle se
termina par une sueur considérable, critique aux
de dépôt
joignit un commencemenit
une roufesses; car en le changeant, on de aperçut la main, à chaque
très-foncée, de la largenr
getr
de temps devint si livide qu'on
fesse, et qui en peu douter de Ia gangrène. J'y fis
n'eut pas lieu de
et frotter avec
faire des scarifications profondes, tombée, il y eut une
le sel et le citron. L'escarre
suppuration abondante.
V. Histoire.
à trente ans, d'on temUn homme de vingtcing fut pris d'utie fièvre
pérament pithiteux et sanguin, heures, , et quifut
continue quidura près de trente te. Là fièvre se
suivie d'une crise assez abondant
farent
ensuite en petit et en grand accès, , qu? troirégla
il n'y eut desle
fort longs, et entre lesquels d'intervalle: Le 5,ilsavansième jour que tres-pen furent beancoup plus
cèrent, se joigairent, et
longs.
arriva le' septième jour s et de
Là mème chose
et quifut
continue quidura près de trente te. Là fièvre se
suivie d'une crise assez abondant
farent
ensuite en petit et en grand accès, , qu? troirégla
il n'y eut desle
fort longs, et entre lesquels d'intervalle: Le 5,ilsavansième jour que tres-pen furent beancoup plus
cèrent, se joigairent, et
longs.
arriva le' septième jour s et de
Là mème chose --- Page 438 ---
HISTOIRE DES MALAI DIES
surcroit un assompissement considérable. La crise
fut assez abondante, et parut dégager le malade;
mais cette bonace fut de courte durée. Il) y eut
peu
d'intermission 9 et tous les symptômes
tèrent de façon que le malade fut quatre jours augmen- dans
le même état 2 sans connaissance et comme
nisant.
agoOn aperçut seulement quelque légère rémission
dans le temps où la fièvre avait coutume d'être intermittente. On avait fait trois saignées du bras et
une du pied avantle septième jour, donné beaucoup de lavemens, des bouillons émolliens
2 laxatifs, et purgé deux fois avec l'émétique en
Tous
lavage.
ces remèdes avaient bien opéré. Je fisappliquer des vésicatoires à la nuque du cou et au gras
des jambes, des cataplasmes sur le ventre qui commençait à être douloureux, etje fis continuer les
Javemens etles mêmes boissons. Au bout de quatre
jours il parut un commencement de sueur que
j'animai par quelques prises de poudre de vipère.
Le malade sua beaucoup pendant plus de vingtquatre heures. Je fis visiter les fesses et les cuisses:
on trouva à l'os sacrum et à chaque fesse un dépôt
gangréneux très-large 9 et un autre vers le grand
trochanter, qu'on ouvrit au bout de vingt-quatre
heures, et dont il sortit une matière ayant la couleur et Ia consistance du miel.
La gangrène des fesses fut traitée comme celle
des malades ci-dessus. La convalescence fut très- --- Page 439 ---
STMNA Te Jr
- REAWO
TA
DE SAIRT-Boxixous.
la fièvre dégénéra en fèvre
longue, parce que
mois.
lente qui dura près de deux
Fièvres doulle-tierces de Saint-Domingue.
de fièvres que nous obLes ditférentes espèces
si communes à
servons en Europe 1 ne sont pas
sont assez
Les tierces régulières y
Saint-Domingue: les quartes. Les plus communes
rares, ainsi que
sont les double-tierces 7
de toutes les fièvres y
les
de fièvre qui se rapporte au genre que
espèce
hemitritaae tritaoplya, et qui
Anciens appellent immédiat avec celles que Baglivi
ont un rapport
febres
en
et qu'il appelle
nous a décrites
Italie,
les causes
La nature de la maladie 2
mesentricce.
la difficulté du traitement;sont
qui occasionnent
légères différences
les mêmes. On y voit quelques
ainsi
dans les symoptômes., , qui paraitront, pour
les mêmes à ceux qui se donneront la peine
dire,
les unes avec les autres. Ces fèvres
de les comparer
comme une simple
se déclarent ordinairement danslesaccès suivans
fèvre tierce,et ce n'est que
fait
d'une nouvelle fièvre en
que la complication de façon que les accès se joiune double-tierce ;
qu'une légère
guent, et ne laissent plus paraitre
interrémission,-qu'on ne peut jamais appeler
mission.
de nausées ou VOCes accès sont accompagnés celui-ci est effinissement; et en général, quand
heureux:
race, c'est ordinairement un signe fort
me une simple
se déclarent ordinairement danslesaccès suivans
fèvre tierce,et ce n'est que
fait
d'une nouvelle fièvre en
que la complication de façon que les accès se joiune double-tierce ;
qu'une légère
guent, et ne laissent plus paraitre
interrémission,-qu'on ne peut jamais appeler
mission.
de nausées ou VOCes accès sont accompagnés celui-ci est effinissement; et en général, quand
heureux:
race, c'est ordinairement un signe fort --- Page 440 ---
HISTOIRE DES MALADIES
Le pouls est fréquent 7 assez égal, quelquefois
mou et flasque ; le
petit et serré, quelquefois
ventre est toujours gonflé, les hypocondres élevés,
quelquefois douloureux, etil ya un resserrement.
du ventre qui semet une constipation générale
blent caractériser ces maladies. La tête est toujours
mais différemment ; dans les uns ily a asprise ,
mais
soupissement, dans les autres un délire,
qui
n'est pas bien violent.
Ces symptômes se divisent indifféremment; car
deux espèces différentes de ces
on peut compter
fièvres. L'une est une fièvre que nous appelons
double-tierce bilieuse, et l'autre double-tierce
ou pituiteuse, Dans la première eslymphatique
et
pèce, les hypocondres sont peu gonflés plus
douloureux, la langue chargée d'une humeur plus
aride, le pouls assez petit, mais
jaune et plus
ordinairement, et
serré; le délire s'y joint plus
les accès suivent mieux lordre auquel ils se sont
assujettis dès le commencement. Cette espèce attadans les saisons les plus chauque principalement ont les humeurs âcres et le temdes, les gens qui
pérament plus bilieux.
Les fièvres lymphatiques, au contraire, ont
chose de moins violent et de moins tumulquelque mais elles ont aussi plus d'obstination et
tueux,
plus de difficulté à guérir.
plus souple,
Le ventre est plus gonflé,quoique
sont moins douloureux, le pouls
les hypocondres
le commencement. Cette espèce attadans les saisons les plus chauque principalement ont les humeurs âcres et le temdes, les gens qui
pérament plus bilieux.
Les fièvres lymphatiques, au contraire, ont
chose de moins violent et de moins tumulquelque mais elles ont aussi plus d'obstination et
tueux,
plus de difficulté à guérir.
plus souple,
Le ventre est plus gonflé,quoique
sont moins douloureux, le pouls
les hypocondres --- Page 441 ---
- M - 36
-
COSAGNO
n
43r
DE SAIST-Dowixobt
moins rouge,mais plus
est flasque et mou,Turine
cousi
de délire, mais un abattement
crue; point
suivent
à beaucoup près
dérable. Les accès ne
pas
double-tierce
la même régularité que dansla fièvre
du
souvent le caractère
bilieuse. Le petit prend
celui du petit.
grand, le grand, au contraire,
mais
la
les accès sont plus forts,
Dans première, courts. Dans celle-ci, la lonils sont aussi plus
ils empiétent
gueur des accès est remarquable,
une des
considérablement l'un sur T'autre, et c'est
auxquelles j'ai plus souvent et mieux
marques le caractère des fièvres double-tierces
reconnu
lymplatiques.
la plus ordinaire de ces fièvres,
La terminaison
Quand il survient annoncé
c'est le dévoiement.
faire conclure
des signes qui doivent nous
par diminution de Ja maladie, il est heureux;
une
terminaison funeste en particulier
cependant une
lymphatiques, et qu'on
aux fèvres double-tierces les fièvres bilieuses, c'est
ne connait point dans survient quand le malade est
un flux chyleux qui
et la vie.
abois,et qui finit et la constipation
aux
les fièvres bilieuses, au contraire, si l'on
Dans
bilieux, c'est ordinairement
voit un dévoiement
de
le bien du malade, et il est précédé sigues
pour heureux qu'on ne voit pas dans les fèvres lymphatiques.
des viscères du bas- ventre et
Lengorgement
des glaudes du mésentère, est assez démontré par
flux chyleux qui
et la vie.
abois,et qui finit et la constipation
aux
les fièvres bilieuses, au contraire, si l'on
Dans
bilieux, c'est ordinairement
voit un dévoiement
de
le bien du malade, et il est précédé sigues
pour heureux qu'on ne voit pas dans les fèvres lymphatiques.
des viscères du bas- ventre et
Lengorgement
des glaudes du mésentère, est assez démontré par --- Page 442 ---
HISTOIRE DES MALADIES
Dans l'une et l'autre espèce
tous ces symptômes.
à la
de ces fièvres, toute la force est opprimée
arrêts universels de liqueurs; mais
fois par ces
bilieuse, les viscères
il parait que, dans l'espèce
de
sont le siége principal ; et dans l'espèce
en
ce sont les parties glandufièvre lymphatique, du cadavre m'a démontré cette
leuses. L'ouverture
nous
conjecture ; car, dans la première espèce,
trouvé, comme Baglivi, le foie, l'estomac,
avons
le mésentère engorgés; mais danslasecoudeempices
étaient prises en particulier, et prinles glandes
avoisinent le
cipalement toutes les parties qui
elle-mème était, dans les
pancréas. Cette partie
mais
dans les autres,
uns entbamnte,diguinhesne affectée ; ce qui
dans tous les sujets généralement
faire entenn'est pas d'une utilité médiocre pour
médecins d'où vient ce gonflement souple,
dre aux
rebelle qui caractérise notre
cette constipation
la termine.
espèce, et enfin le flux chyleux qui
d'après Fontanus, que ces
Baglivi a remarqué, les
froids, et que les
fièvres sont rares dans
pays
sont
auxquels appartiennent ces hémitritées,
pays
chauds. Frequentes sunt in Althiopid et
les pays
de fièvres, desquelles
in Italia. C'est de ces espèces
dolore
Hippocrate dit : Febres ex hypochondiorum
maligne.
la nature des parlies enPour le traitement,
même, nous doit dégorgées et de l'engorgement raison de nous recommontrer combien Baglivi a
èvres sont rares dans
pays
sont
auxquels appartiennent ces hémitritées,
pays
chauds. Frequentes sunt in Althiopid et
les pays
de fièvres, desquelles
in Italia. C'est de ces espèces
dolore
Hippocrate dit : Febres ex hypochondiorum
maligne.
la nature des parlies enPour le traitement,
même, nous doit dégorgées et de l'engorgement raison de nous recommontrer combien Baglivi a --- Page 443 ---
MYO VAES
a ME AR
A
DE SAIXT-Dosixers
mander de nous armer de patience; car nous ne
compter sur les jours eritiques; et
pouvons pas du ventre nous démontre assez que
linflexibilité
n'avons guère à attendre de l'art qu'une
nous
et des habiles médemitigation des symptômes,
les voies de
cins qu'une attention exacte à suivre
tend assez généralement à se débarla nature , qui
bas-ventre.
rasser par les évacuations du
I. Histoire.
de quarante-neuf fans, qui deUne dame, àgée
d'un
puis plus d'an an n'avait plus ses règles,
bilieux,après
Frfacaaae pourlaquelle elle
cinq à six jours d'indisposition,
au bras, fut attaquée, le 23 décembre
se fit saigner
fièvre qui fut suivie d'un re1746, d'une petite
d'envie de vomir. Elle
doublement, accompagné
le 25 au matin; elle passa la journée
fut saignée
fièvre une légère chaleur, accompagnée
sans
; et de douleurs de tête, annonça,
d'inquiétudes les neuf heures du soir, le petit accès, qui
vers
huit heures du matin, où le
continua jusqu'à
déclarèrent le grand.Ces
frisson et le vomissement
accompagnés d'ane grande agitation
symptômes,
d'inquiétudes, furent considéraet de beaucoup
d'ailleurs la ma>
bles jusqu'après midi, sans que
lade rendit, ni par haut ni par bas, aucune matière bilieuse : tout parut se réduire à de vains
efforts. La fièvre se calma dans T'après-midi sans
2.
du matin, où le
continua jusqu'à
déclarèrent le grand.Ces
frisson et le vomissement
accompagnés d'ane grande agitation
symptômes,
d'inquiétudes, furent considéraet de beaucoup
d'ailleurs la ma>
bles jusqu'après midi, sans que
lade rendit, ni par haut ni par bas, aucune matière bilieuse : tout parut se réduire à de vains
efforts. La fièvre se calma dans T'après-midi sans
2. --- Page 444 ---
HISTOIRE DES MALADIES
de crise, et en se calmant, fit
aucune apparence
tomber la malade dans un accablement et une
faiblesse considérables, ayant les traits du visage
fort changés; et n'ayant point essuyé de maladie
depuis plus de huit ans 7 il devait y avoir de
engorgemens qui pouvaient la faire périr
grands
avoir réfléchi sur les moyens
le 5 ou lé 7. Après
fàcheux
queje pourrais employer pour prévenir ce
événement, je pensai qu'il ne pouvait y en avoir
efficace
disposer la nature à des évade plus
pour
du
cuations critiques, que le bain et la saignée
profitai de l'intervalle
pied. En conséquence, ,je
qui devait être d'environ vingt-quatre heures,
faire baigner deux fois la malade. Je lui fis
pour
donner, en sortant du bain, un lavement purgatif,
et deux heures après elle fut saignée du pied. Peu
de temps après cette saignée, survinrentles avantcoureurs du petit accès, c'est-à-dire, la fréquence et
la petitesse du pouls, accompagnées de douleurs
de tête, et suivies d'une grande chaleur, d'altération et de beaucoup d'inquiétudes pendant la nuit.
Ce petit accès av vait avancé de trois heures : le grand
avança à proportion. Le frisson, la concentration,
le vomissement et les agitations furent considérables; la malade tombait de temps en temps en faiblesse. Ces symptômes se calmérentaprès midi, etle
calme fut suivi d'une moiteur qui se termina en une
petite sueur qui fit mouiller une chemise. La malade fut deux ou trois fois à la selle, et passa la
et de beaucoup d'inquiétudes pendant la nuit.
Ce petit accès av vait avancé de trois heures : le grand
avança à proportion. Le frisson, la concentration,
le vomissement et les agitations furent considérables; la malade tombait de temps en temps en faiblesse. Ces symptômes se calmérentaprès midi, etle
calme fut suivi d'une moiteur qui se termina en une
petite sueur qui fit mouiller une chemise. La malade fut deux ou trois fois à la selle, et passa la --- Page 445 ---
VR2 a - M
N
- -3 nv
a PTSKEN
DE SAIST-Doxixous.
Ayant appris le matin
nuit assez tranquillement. trois fois
la
avait évacué deux ou
pendant
qu'elle
étaient bilieuses, je me
nuit, et que les matières
tisane royale;
déterminai à la purger avec une
deux verres qui la firent aller quinze
elle en prit
eut que les cinq à six preà dix-huit fois. Il n'y
étaient de la coumières selles bilieuses;! les autres
la nature des boissons qu'elle avait prises :
leur etde
tous les malades,
observé dans presque
ce que j'ai
dans les fréquentes maladies que
et à mon égard,
ce qui me fait croire
j'ai essuyées à St.-Domingue;
par
du ventre, procurées
qu'en fait d'évacuations
selles
il n'y a que les premières
les purgatifs, les autres, dès qu'elles ne sont
d'utiles, et que
excrémentielles, bien loin
pas teintes d'humeurs doivent être nuisibles, parce
d'ètre avantageuses,
produire un peu plus
qu'elles ne peuvent dansl que les solides et les liquides.
grand desséchement était le 6 de la maladie, le
Le 29 du mois, qui trois heures, et s'annonça
petit accès avança de
fut bientôt suivi de chapar un léger frisson, qui
de tête
consid'inquiétudes et de maux
plus
leur,
m'attendis à
dans les précédens ; je
dérables que violent, quand le grand lui succéun assaut bien
de trois heures;
derait : il avança pareillement
la
de
les éclipses du pouls,
perte
T'accablement,
donnèconnaissance, et les faiblesses fréquentes
et je me trouvai dans ces
rent lieu de s'alarmer,
le
où il faut remédier au mal
plus
circonstances
28.,
maux
plus
leur,
m'attendis à
dans les précédens ; je
dérables que violent, quand le grand lui succéun assaut bien
de trois heures;
derait : il avança pareillement
la
de
les éclipses du pouls,
perte
T'accablement,
donnèconnaissance, et les faiblesses fréquentes
et je me trouvai dans ces
rent lieu de s'alarmer,
le
où il faut remédier au mal
plus
circonstances
28., --- Page 446 ---
HISTOINE DES MALA) DIES
cuillepressant. Je fis prendreà la malade quelques
faite avec la cannelle, les clous
rées d'une potion
de girofle et le sucre, bouillis en parties égales
de vin.
deux heures de combat
d'eau et
Après la nature l'emporta ; le
entre la vie et la mort,
furent si
et les évacuations
ventre se déboucha,
pendant cinq ou six
fréquentes et si abondantes
occupé à
heures, qu'on était continuellement
rendait
la malade. Les matières qu'elle
changer
On lui fit prendre deux
étaient fétides et jaunes. les effets de cette crise, une
à trois fois, pendant
à cette
cuillerée de la potion. La sueur se joignit
et la malade mouilla deux chemises.
évacuation,
la nuit, et le
Elle continua d'évacuer pendant
lendemain elle parut tranquille : deux gobelets
suffirent pour entretenir les évacuade petit-lait
le 8 de la maladie, le petit
tions. Cependant,
de trois heures, et se déclara par
accès avança
qu'il n'avait fait,
fort et plus long
un frisson plus
la malade n'avait
et par des envies de vomir que
le grand
eues,ce qui me fitjuger que
poiutencore
continuerait en façon de requi lui succéderait,
être
c'est-à-dire, sans
accompagné
doublement,
des accès est
ordinaires : l'avance
des symptômes
ou du moins
certain de Taugmentation,
un signe de la maladie. Ce petit accès fut trèsde l'état
malade fut toute la nuit dans une
violent, et la
chaleur ardente; elle fut
grande altération et une
accès,
très-agitée. Il n'y eut de signe de grand
uerait en façon de requi lui succéderait,
être
c'est-à-dire, sans
accompagné
doublement,
des accès est
ordinaires : l'avance
des symptômes
ou du moins
certain de Taugmentation,
un signe de la maladie. Ce petit accès fut trèsde l'état
malade fut toute la nuit dans une
violent, et la
chaleur ardente; elle fut
grande altération et une
accès,
très-agitée. Il n'y eut de signe de grand --- Page 447 ---
e a A
- a
VON
- LU -S E
N
DE SAINT-DOHiNenk.
qu'un resserrement ou une légère concentration
du pouls, et une froideur qui dura demi-heure
d'heure. D'ailleurs, à l'exception
ou trois quarts
il
pour
de T'accablement et des faiblesses, parut,
la force, de la même nature que le petit. Cet
accablement et ces faiblesses augmentèrent quand
la crise approcha ; mais ces signes ne furent pas
si efficaces qu'au septième jour : une évacuation
pareille à la précédente la dissipa. Cette évacuation continua pendant la nuit, et on la prolongea
lendemain par deux gobelets de petit-lait, ainsi
le
à la fin de l'autre crise. La
qu'on l'avait pratiqué
malade eut une sueur plus forte et plus longue.
Lero,lep petitaccès J n'avança point;il ilpritseulement
près à la même heure que le huitième jour,et
àp peu
frisson et
enil eommença par un léger
quelques
vies de vomir; il parut considérable à la malade,
maisjen'eneus point d'inquiétude. Aussi,le matin,
loin de trouver de la fièvre à la malade, je
bien
dans une moiteur qui perséla vis au contraire
accès
véra tout le jour. Le 12, il-n'y eut qu'un
à huit heures, qui revint de trois en trois
de sept
l'espace de huit à dix jours, et qui
jours pendant
le
obligea d'avoir recours à quelques purgations,
dont la malade continuait de faire usage 9
petit-lait
ne faisant plus d'effet.
j'observai le troisième jour
Les symptômes que
dédans la maladie que je viens de décrire, me
terminérent à administrer les remèdes qui pou-
-n'y eut qu'un
à huit heures, qui revint de trois en trois
de sept
l'espace de huit à dix jours, et qui
jours pendant
le
obligea d'avoir recours à quelques purgations,
dont la malade continuait de faire usage 9
petit-lait
ne faisant plus d'effet.
j'observai le troisième jour
Les symptômes que
dédans la maladie que je viens de décrire, me
terminérent à administrer les remèdes qui pou- --- Page 448 ---
HISTOIRE DES 3IALADIES
vaient tendre au relàchement, tout indiquant et
marquant une plénitude et un engorgement si
considérables, qu'on avait tout lieu d'appréhender au cinquième, ou tout au plus tard au septième, une suffocation : ce qu'il est ordinaire
d'observer dans ces climats à l'égard de ceux
le cinquième ou septième jour des
qui périssent
l'émétique m'a
fièvres double-tierces, et auxquels
n'avoir d'autre effet que d'augmenter la conparu
les secousses
centration, qui, ne détachant pas
qu'il procure que les matières des premières voies, 2
rien ôter des embarras qui sont dans le centre
sans
les
par la
des viscères, il ne peut que
augmenter
pression qu'il leur occasionne; pression d'autant
fatale, qu'elle fortifie le ressort des fibres,
plus
relâchement. Il convient
bien loin de concourirau
donc mieux d'avoir recours aux bains, aux lavesont les seuls remèdes
mens et aux saignées, qui
succès. On doit
dont on puisse espérer quelque
avoir recours lorsque les deux accès se joignent
y
et dans lesquels le grand
dès les premiers jours,
dont la crise
ne se termine pas par une crise, ou
de
à la violence
ne parait pas proportionnelle
de ces
l'accès, parce que l'union ou la contiguité
deux accès, dès le commencement de la maladie,
certain de
ou de pléniest un signe
turgescence
tude abondante, et que la privation de crise semble
provient de l'état
annoncer une concentration qui
H'oppression où se trouve la nature.
dès les premiers jours,
dont la crise
ne se termine pas par une crise, ou
de
à la violence
ne parait pas proportionnelle
de ces
l'accès, parce que l'union ou la contiguité
deux accès, dès le commencement de la maladie,
certain de
ou de pléniest un signe
turgescence
tude abondante, et que la privation de crise semble
provient de l'état
annoncer une concentration qui
H'oppression où se trouve la nature. --- Page 449 ---
a 2 a N OA
- A SANN K
DE SAXT-Doxixore:
II. Histoire.
Dame de vingt-trois à vingt-quatre
Une jeune
replet, sanguinibilleux,
ans, d'un tempérament d'une famille sujette à l'apoayant le cou court,et
des engourdisuemens
plexie, eut une pesanteur, de mal de tête et de fièvre,
considérables, suivis bout de huit à dix heures
qui se calmérent au
Elle ne ressentit ensuite
par une légère moiteur.
jusqu'au lenla pesanteur; ; elle fut tranquille
mal et
que
où elle sentit un grand
demain au soir,
de tourner
au cou qui 11 l'empéchait
un gonflement
et bégayante, avec
la tète; la langue devint épaisse fit faire une copieuse
difficulté d'avaler. Elle se
la nuit un violent
saignée au bras ; elle eut toute de tête diminua le
mal de tête. Le trois, le mal mais il revint à
matin, et elle fut sans fièvre;
d'un grand engourdissement.
midi, accompagné
du pied le soir, ce qui
la saigna
Le chirargien
une nuit tranquille.
calma tout, et lui procura trouvai la malade dans
Je fus appelé le quatre. Je
deux heures,
qui durait depuis
un frissonnement de vomir, et le visage fort rouge.
avec des envies dn bras dans le fort de l'accès.
Je la fis saigner
en eût fait une
J'aurais souhaité que le chirurgien celle du
mais
au lieu de
pied;
ou deux pareilles,
à corriger les chirurje n'ai encore pu parvenir ni à leur faire comprengiens du pays à ce sujet,
toujours le sympdre mes raisons. Ils attaquent
appelé le quatre. Je
deux heures,
qui durait depuis
un frissonnement de vomir, et le visage fort rouge.
avec des envies dn bras dans le fort de l'accès.
Je la fis saigner
en eût fait une
J'aurais souhaité que le chirurgien celle du
mais
au lieu de
pied;
ou deux pareilles,
à corriger les chirurje n'ai encore pu parvenir ni à leur faire comprengiens du pays à ce sujet,
toujours le sympdre mes raisons. Ils attaquent --- Page 450 ---
HISTOIRE DES MALADIES
tôme le plus apparent, sans faire a ttention à la
cause. La fièvre et le mal de tête furent considérables, et se terminérent par une sueur peu abondante; j'urdonnai dans le déclin deux lavemens
trés-purgatifs, parce qu'elle garda le premier plus
de deux heures, et qu'elle le rendit sans excrémens. Le second eut plus d'effet. Elle passa une
nuit assez tranquille le quatrième au matin, elle
eut le pouls fiévreux et de la chaleur qui se dissipèrent vers midi; je la purgeai avec la casse, le
séné et le sel d'epsom : elle fut neuf à dix fois à
la selle. La nuit fut inquiète et inquiétante. Le
matin, vers les huit heures, le frisson était considérable, accompagné de grands vomissemens, et
suivi d'une fièvre très-ardente, et d'une si vive
douleur de tête, que la malade jetait les hauts
cris. Le vomissement dura quatre à cinq heures,
et la fiévre persista jusqu'à minuit; la malade
n'urinait point, et se plaignait d'une douleur au
Das-ventre, pour laquelle je lui appliquai un cataplasme. La sueur fut peu abondante,et le pouls
resta toujours fiévreux, ce qui me fit beaucoup
appréheuder pour le sept. On lui donna deux
lavemens émolliens ; elle garda le premier quatre
heures, le second deux heures, et les rendit à
peu près comme elle les avait pris. Le matin, la
malade mouilla une chemise. Je la purgeai comme
auparavant, et la médecine eut le même effet. A
rinq heures du soir, ily eut un frisson considé.
ondante,et le pouls
resta toujours fiévreux, ce qui me fit beaucoup
appréheuder pour le sept. On lui donna deux
lavemens émolliens ; elle garda le premier quatre
heures, le second deux heures, et les rendit à
peu près comme elle les avait pris. Le matin, la
malade mouilla une chemise. Je la purgeai comme
auparavant, et la médecine eut le même effet. A
rinq heures du soir, ily eut un frisson considé. --- Page 451 ---
m AS a A
a e
DE SAINT-DOxiNGtE
m'attendais pas, et ce frisson
rable auquel je ne
de la maladie. Le
régla dans la suite les temps
dura
vomissement se mit de la partie; il ne
pas,
de douet il fut suivi d'une fievre accompagnée parut
leur à la tête. Une sueur peu abondante qui douleur;
heures après, calma cette
trois ou quatre
de trois petites selles de
elle fut accompagnée
Cette sueur fut intermatières un peu bilieuses.
qui
vers minuit par un redoublement
rompue diminua à six heures du matin par une simple
vers les neuf heures, succéda
moiteur, à laquelle,
fut précédé de nauredoublement qui
un grand
qui durèrent peu. La masées et de vomissemens
moins de la
lade fut peu aliérée, et se plaignit
tête; mais elle fut dans de grandes inquiétudes. de
midi une moiteur qui fut suivie
Il parut vers
le ventre se làcha trois
sueurs assez abondantes;
Ces crises conti.
à quatre fois en petite quantité. mouilla six à sept
nuèrent pendant la nuit : elle
et urina quatre à cinq fois, ce quin'était
chemises,
arrivé. Elle dormit à différentes repoint encore
Le huit, espérant beaucoup
prises tranquillement.
été témoin et de la
de l'événement dont j'avais
la malade avait d'aller à la selle,
disposition que
once de manne, demi-gros
je lui fis prendre une
de sel d'epsom;
de follicules de séné et un gros
demi-heure après. Je réitérai la même
elle la vomit
la fit aller quatre à
dose, qu'elle garda, et qui
les
cinq fois à la selle jusqu'à midi, où parurent
a
érant beaucoup
prises tranquillement.
été témoin et de la
de l'événement dont j'avais
la malade avait d'aller à la selle,
disposition que
once de manne, demi-gros
je lui fis prendre une
de sel d'epsom;
de follicules de séné et un gros
demi-heure après. Je réitérai la même
elle la vomit
la fit aller quatre à
dose, qu'elle garda, et qui
les
cinq fois à la selle jusqu'à midi, où parurent
a --- Page 452 ---
HISTOIRE DES MALADIES
avant coureurs d'un frisson qui devint considérable, et qui fut accompagné d'une grande altération,d'une concentration de pouls, de faiblesse,
et de trois à quatre violens vomissemens. Cet état
dura trois heures,et fut suivi d'une fièvre etd'une
eût
chaleur très-ardente, sans cependant qu'ily
douleur de tête. La malade fut dans cet état jusque
où il parut une faible rémission, à
vers minuit,
qui relàcha un
laquelle succéda un redoublement
faible
vers les cinq heures du matin par une
peu
dix heures. Le peu
moiteur, ,et qui reprit jusqu'à
bière,
d'urines qu'elle rendit était comme de la forte
fut toute la nuit flasque et presque
et son pouls
redoublement
ondulent. A dix heures, le grand
de chaleur, un
se déclara par une augmentation
une
pouls plus plein, un grand accablement,
tension de ventre, et une légère douleur
grande
vomissement ni altération. Ces sympde tête,sans
midi, où la malade tomba
tômes durèrentjusqu'à
défaillance et une perte de condans une grande
d'avoir recours à une
naissance, qui m'obligèrent
d'alkerpotion composée d'un gros de confection
deux
de kermès minéral, et quatre
mès,
grains de vipère, dont je ne lui fis
grains de poudre
à la vive chaprendre que la moitié, par rapport
leur qui survint. Vers deux heures après-midi
moiteur
fut toujours en augmenparut une
qui
où la malade mouilia
tant jusqu'à cinq heures,
vers
chemise. La connaissance ne revint que
une
m'obligèrent
d'alkerpotion composée d'un gros de confection
deux
de kermès minéral, et quatre
mès,
grains de vipère, dont je ne lui fis
grains de poudre
à la vive chaprendre que la moitié, par rapport
leur qui survint. Vers deux heures après-midi
moiteur
fut toujours en augmenparut une
qui
où la malade mouilia
tant jusqu'à cinq heures,
vers
chemise. La connaissance ne revint que
une --- Page 453 ---
120a KSA
- C
n
DE SAINT-DoxixouE
et la sueur persista jusqu'à
les huit à nenfheures, Le ventre se relàcha, la
une heure après minuit.
bilieuses, et
malade rendit un peu de matières coutume. Elle
abondamment que de
urina plus
la nuit à la selle, rendant les
fut trois fois dans
six heures,
mêmes matières. Depuis midi jusqu'à
frépetit, concentré,
le pouls fut extrémement
: mais la
millant comme celui d'une agonisante; naturelle, fut
respiration étant presque tonjours
me donna tonjours lieu d'espérer.
le seul signe qui
humide, était un peu noire
La langue, quoique
crise abondante de
vers le milieu. Après une la malade ayant eu
le calme succéda, et
sueurs,
heures d'u sommeil assez tranquille,
deux à trois
heures du matin, une
je lui fis prendre, à quatre
de poudre coronce de manne et dix-huit grains
qu'elle vomit en partie.
nachine dans du petit-lait,
heures. Elle fut à
réitérai la même prise à six
Je
Les mafois en petite quantité.
la selle plusieurs très-fétides, et d'un jaune de
tières étaient liées,
dose à neuf heures;
safran. Elle prit une troisième
de chienboissou était du thé et de la décoction
sa
des bouillons de chicorée satldent; elle prenait
avec un peu de
d'épinards et de pourpier,
vage,
elle vomissait ceux de viande.
beurre frais; car
le retour de la
avec inquiétude
Le 1o,Jattendais
désesqu'elle eût avancé,jeusse
fièvre; pour peu
d'environ une heure,et
péré; mais elle retarda moindres, j'eus au con
étant
les avant-coureurs
ction
sa
des bouillons de chicorée satldent; elle prenait
avec un peu de
d'épinards et de pourpier,
vage,
elle vomissait ceux de viande.
beurre frais; car
le retour de la
avec inquiétude
Le 1o,Jattendais
désesqu'elle eût avancé,jeusse
fièvre; pour peu
d'environ une heure,et
péré; mais elle retarda moindres, j'eus au con
étant
les avant-coureurs --- Page 454 ---
HISTOIRE DES MALADIES
traire lieu de bien augurer. En effet, les accès
furent beancoup moins
nèrent
considérables, et se termipar une sueur aussi abondante que la précédente; les urines furent abondantes et d'une
couleur naturelle avec un sédiment louable; le
redoublement qui devait être le plus fort, fut uniforme aux autres, et se confondit avec le second.
La langue devint plus chargée, et cette croûte
noire quiétait dans le milieu,augmenta
ce qui provenait sans doute de ce que beaucoup; la matière
étant délayée, et commençant à s'évacuer, fournissait une plus grande abondance d'exhalaisons.
La malade fut deux à trois fois à la selle, et aux
deux dernières, les matières me parurent en trèspetite quantité; elles tenaient de la qualité du
boaillon. Comme cette dame était d'un tempérament très-constipé, et qu'elle n'avait point été
malade depuis huit à neuf ans, je n'en fus point
surpris; il fallait du temps pour le rétablissement
des incrustations que la qualité du tempérament
et la longue santé avaient produites. Sur ce fondement, je pronostiquai que la maladie serait encore un peu longue, ce qui arriva; ; car la fièvre
conserva pendant sept à huit jours le même ordre,
avec cette différence que le premier accès retarda toujours, à la vérité, lentement; car, le
il ne retardait que de trois
19,
heures,et se continuait
de façon, que, ne paraissant plus de marque
d'autre redoublement, il se terminait par des
ent
et la longue santé avaient produites. Sur ce fondement, je pronostiquai que la maladie serait encore un peu longue, ce qui arriva; ; car la fièvre
conserva pendant sept à huit jours le même ordre,
avec cette différence que le premier accès retarda toujours, à la vérité, lentement; car, le
il ne retardait que de trois
19,
heures,et se continuait
de façon, que, ne paraissant plus de marque
d'autre redoublement, il se terminait par des --- Page 455 ---
S nesna W
L
AVMAY
DE SAsT-Dowxcug
sueurs extrêmement
copieuses qui
beaucoup la malade. La
fatiguaient
langue se
en plus, et devint
chargea de plus
d'une
noire; ce qui était un signe
grande plénitude. Je fis cesser
bouillons
l'usage des
maigres et du petit-lait,
la qualité butireuse de
craignant que
de
l'un, et la qualité acide
T'autre, ne missent obstacle à la
mentant l'humeur
guérison, augbilieuse, et la
continuai de deux en deux
coagulant. Je
trois jours, les
jours, ou de trois en
l'usage d'une purgatifs, et je mis la malade à
tisane apéritive, faite avec le
dent, les racines de chicorée
chienles clous rouillés et le
sauvage, d'oseille,
nitre, et d'un
avec le quinquina, la
opiate fait
petite centaurée, l'iris
Florence, et le sel
de
d'absynthe. Il fallut
l'opiate trois ou quatre jours. Bien loin
quitter
bon effet, la fièvre
d'avoir un
que de coutume. Il fallut persista, et parut plus forte
à six
revenir, au bout de
semaines, à une tisane royale fort
cing
Je la prescrivis savec une
composée.
vage,six gros de séné, poiguée de chicorée saudemi-livre de
onces de
casse, trois
manne,et une once de sel
trois prises. On ajouta, dans la
d'epsom pour
grains de poudre cornachine. première, trente
deux premières
La malade fut, des
rendant des prises,si copieusement à la selle,
matières de toutes
ne prit point la troisième.
couleurs, qu'elle
nettoya
Dès-lors la langue se
parfaitement; la fièvre fut
dre. On réitéra la même
beaucoup moinmédecine, et la malade
une once de sel
trois prises. On ajouta, dans la
d'epsom pour
grains de poudre cornachine. première, trente
deux premières
La malade fut, des
rendant des prises,si copieusement à la selle,
matières de toutes
ne prit point la troisième.
couleurs, qu'elle
nettoya
Dès-lors la langue se
parfaitement; la fièvre fut
dre. On réitéra la même
beaucoup moinmédecine, et la malade --- Page 456 ---
HISTOIRE DES MALADIES
rétablit
à T'exception qu'elle eut
se
parfaitement; retours de fièvre dans la convaquelques petits
prises
lescence, qui se dissipérent par quelques
et de fébrifuges. Elle ne perdit de son
de manne
l'effet des dernières médeembonpoint qu'après
cines, et elle fut long-temps à revenir au point
où elle était avant la maladie.
suis
avec tant de ménageJe ne me
comporté
j'avais à
ment dans cette maladie 5 que parce que
comme jel'ai déjà dit 9 1 à un tempérament
faire,
replet, à l'égard duquel on doittout
extrêmement
craindre, de tels tempéramens périssant presque
auquelils
tous à
Saint-Domingue parl'affaissement
quand on les évacue trop vite et trop
sont sujets,
les
abondamment, soit par les saignées 2 soit par
purgatifs.
III. Histoire.
Une dame de quarante ans, d'un tempérament
depuis plusieurs
sec et trés-mélancolique 2 agitée
n'avait eu
et qui
années de grandes inquiétudes,
des midepuis quatre ans d'autres maladies que
d'une fièvre dontles premiers
graines, tut attaquée Le mal de tête détermina le
accès parurent faibles.
du bras , de lui en
chirurgien, après une saignée
du grand
faire une du pied. Il la purgea le jour
et fut
accès. La fièvre vint cinqà six heures après,
et
d'une altération considérable 1
accompagnée
l'ordinaire. Je fus
d'une chaleur plus vive qu'à
is quatre ans d'autres maladies que
d'une fièvre dontles premiers
graines, tut attaquée Le mal de tête détermina le
accès parurent faibles.
du bras , de lui en
chirurgien, après une saignée
du grand
faire une du pied. Il la purgea le jour
et fut
accès. La fièvre vint cinqà six heures après,
et
d'une altération considérable 1
accompagnée
l'ordinaire. Je fus
d'une chaleur plus vive qu'à --- Page 457 ---
- meR
re
- H - A
A
DE SAINT-DoxiNGUr
voirla malade, queje trouvai
appelécej jour-là pour
L'accès dura quinze à
fort agitée et fort inquiète.
faible sueur.
vingt henres, et se termina par une
frisson,
La fièvre reprit l'après-midi par un léger
le même temps que l'autre, et se
dura à peu près
Comme la malade se
termina de la même façon.
lui
de continuelles envies de vomir 2 je
plaignait
dose d'émétique en deux prises 5
fis prendre une d'effet. Je voulus tenter le surle remède fit peu
la manne, le sel
lendemain une purgation avec
à
; elle la vomit. J'eus recours
d'epsom , T'agaric;
n'opéra point. Les
la poudre cornachine 2 qui
elles furent trèsrègles parurent l'accès suivant ;
totalement dans l'autre
faibles 1 et disparurent
absent
accès. Comme je m'étais trouvé
pendant
ne fitrien à la malade; ce que
cette révolution,on
je fus obligé
désapprouvai d'autant plus, que
je d'attendre la fin des deux accès qui s'étaient fort
la saigner du pied. Je n'osais le
approchés pour le cours de la fièvre 2 eu égard à
faire pendant
fréT'accablement et aux faiblesses qui prenaient
à la malade, et parce qu'elle n'avait que
quemment
de crises. Cette saignée ne rapde faibles marques
il n'en résulta d'autre chanpela point les règles;
intime des
dans la fièvre que l'union plus
gement
dès-lors que d'un seul
accès. Il ne fut plus question
durait
accès qui prenait par un frissonnement qui
cinq à six heures; ; il se terminait par une simple
d'autant plus, quela petimoiteur. J'appréhendais
qu'elle n'avait que
quemment
de crises. Cette saignée ne rapde faibles marques
il n'en résulta d'autre chanpela point les règles;
intime des
dans la fièvre que l'union plus
gement
dès-lors que d'un seul
accès. Il ne fut plus question
durait
accès qui prenait par un frissonnement qui
cinq à six heures; ; il se terminait par une simple
d'autant plus, quela petimoiteur. J'appréhendais --- Page 458 ---
HISTOIRE DES MALADIES
du
et une douleur fixe et profonde à
tesse
pouls
ombilicale, donla partie supérieure de la région
nait lieu de soupçonner une concentration 1 un
dans le pancréas. La malade fut toujours
dépôt
rendaitles laveconstamment si constipée, qu'elle
être
elle les avait pris. Elle pouvait
mens comme
seize de la
comdans le quinze ou
maladie;J'avais
mencé de la voir le cinq ou le six. Il me parut que
les douze premiers jours le
la fièvre tint pendant
uniforme,
caractère d'une fèvre quotidienne assez
l'autre accès
à peu près à la même
l'un et
prenant
avec cette
heure et avec les mêmes symptômes, 7
dans l'un le frisson, les enseule différence, que
et la douleur de tête
vies de vomir 1 l'altération
forts. Cet accès cependant
étaient un peu plus
à peu, mais si faiblement 1 qu'obseravança peu
et se prolonger sans une
vant le petit augmenter
mal. Il
diminution sensible du grand 1 j'augurais
la saignée du pied que la diminun'y eut qu'après
cette favorable révotion fut plus sensible. Malgré la douleur fixe du
lution, la privation de crise,
était toujours accompagnée d'une consventre qui
étaient de trop mauvais signes
tipation opiniàtre, ,
favorable. Je pris le parti,
pour espérer une issue
les mauvaises suites qui pouvaient
pour prévenir
à
des bains, des
arriver, de mettre la malade l'usage
le médefaits a vec la laitue, les épinards,
apozèmes
quatre à cinq jours d'usage de
cinier-bâtard. Après la manne seule da ins le petitces remèdes ,je tentai
ée d'une consventre qui
étaient de trop mauvais signes
tipation opiniàtre, ,
favorable. Je pris le parti,
pour espérer une issue
les mauvaises suites qui pouvaient
pour prévenir
à
des bains, des
arriver, de mettre la malade l'usage
le médefaits a vec la laitue, les épinards,
apozèmes
quatre à cinq jours d'usage de
cinier-bâtard. Après la manne seule da ins le petitces remèdes ,je tentai --- Page 459 ---
S LA a 0/V3
DE SAINT-Doxrsenz
Iait avec la crême de tartre
deux prises. Le remède
2 quatre onces dans
rendre des matières
opéra cinq à six fois, et fit
remède deax
très-fétides. Jeréitéraile
jours de suite.
mème
retardait d'environ
Chaque jour la fiévre
quatre heures
une heure 2 et finissait trois ou
moiteur.
plus tôt, sans autre
Mais Tabondance des
crise que la
très-copieuses depuis
urines, qui furent
autres remèdes,
l'usage des bains et
9 y suppléa. Un opiate
des
quinquina, 3 l'iris de
avec le
apéritif, etle
Florence, le safran de Mars
fièvre
selammonise, dissipa
2 dont le cours avait duré totalement la
vingt-cingjours. C'est la seule
vingt-quatre à
avoir vue si
que je me
opiniâtre, et se terminer aussi rappelle
Llement, sans aucune évacuatiou
favoradérable, par les sueurs et lés selles. critique cousiOn eût dà dès le
aux bains, , et faire trois commencement à
avoir recours
réservant celle du pied quatre saignées du bras,
espérait ses
pour le temps où la malade
règles, et ne tenter les
près être parvenu à relàcher les purgatifs qu'aquoi on ne saurait trop s'attacher solides. C'est à
malades quisont
à l'égard des
ordinaire aux tres-constipés; ce quiest toujours
mélancoliques, qui sont, de tous
tempéramens 1 ceux dont les
les
roides et plus
parties sont plus
trop
compactes. La saignée du pied,
précipitée par le
Jles mains, quel'état de chirurgien, me lia tellement
m'empécha de la faire faiblesse où était la malade,
2,
réilérer, la réservant
--- Page 460 ---
HISTOIRE DES MALADIES
d'ailleurs pour le temps des règles, au cas qu'elle
eût été nécessaire, et comme je l'eusse fait faire $
sijem'étais trouvéàl la fin de l'accès où elles avaient
paru faiblement.
IV. Histoire.
Un jeune homme de trente-cinq ans, flamand
de nation, d'un tempérament très-replet 1 ayant
voix
et une respiration courte, fut
une
argentine
attaqué, par lassitude et pesanteur, accompagnée
de chaleur, d'une petite fièvre avec envie de vomir.
Les trois premiers jours on n'aperçut ni intervalle
ni rémission, 9 et le malade ne se plaignait que de
chaleur. Il fut saigné deux fois dans trois jours
n'apercevant plus de fèvre 9 je
etle quatrième, deux graius d'émétique en deux
lui fis prendre
quile firent vomir deux à trois fois assez
prises,
et aller sept à huit fois à la selle
copieusement,
où il rendit des matières séreuses et un peu jaunes
Le cing, il eutun léger frisson avec envie de vomir
et suivi d'une fèvre un peu plus forte qu'à l'ordi
d'agitation, sans d'ailleur
naire , eta accompaguée
ressentir de douleur, si ce n'est qu'en toussant
un
de la tête. Cet accès dura si
se plaignait
peu
heures, et fut suivi d'une sueur très-abondante
Le sixième, le malade paraissant sans fièvre, C
allant à la selle facilement sans aucun signe d
flux de ventre 9 prit deux onces de manne qui
firent aller sept à huit fois sans tranchée. Ver
d'ailleur
naire , eta accompaguée
ressentir de douleur, si ce n'est qu'en toussant
un
de la tête. Cet accès dura si
se plaignait
peu
heures, et fut suivi d'une sueur très-abondante
Le sixième, le malade paraissant sans fièvre, C
allant à la selle facilement sans aucun signe d
flux de ventre 9 prit deux onces de manne qui
firent aller sept à huit fois sans tranchée. Ver --- Page 461 ---
O a IS
- a C DE
les
SuT-DONINGUE
cinq heures du soir, survint
45t
avec inquiétude et
une petite fièvre
gnait d'ailleurs de agitation. Le malade ne se plaiurines étaient
rien ; il urinait bien, mais les
même
crues. Lui ayant trouvé le matin la
fiévre, et ayant appris que pendant la nuit
Tinquiétude avait persisté, et
de délire, je pris le parti
qu'il Lavait eu un peu
du bras. Je me déterminai d'ordonner une saignée
à cette
gu'il avait été deux à trois fois à la saignée 7 parce
pointe du jour, et
selle vers la
de
qu'il me parut de
prévenir le grand accès. J'assistai à conséquence
gue je fis faire de neuf à dix
cette saignée,
malade changea peu. Le
onces, Le pouls du
soir du jour
contraire était arrivé le
tomba
précédent; ; car ayant été
en faiblesse, et l'on ne
piqué 9 il
ce qui avait obligé de
put avoir du sang;
main. Le sang de la remettre la partie au lendeet celui des autres première d'un
palette devint vert,
presque de sérosités
rouge très-vermeil sans
9 et le sang qui tomba sur
serviette, la teignit d'un rouge pâle. Trois
la
heures après la saignée, le
ou quatre
vint sans envie de vomir, grand redoublement
grande inquiétude ; les
mais avec frisson et
peu froides 9 le pouls extrémités devinrent un
très-courte.
très-petit, et la
Deux heures
respiration
assez abondante et froide; après, 2 parut une sueur
jours très-mauvais,
mais le pouls fut toumourut
devint frémillant, et le
en parlant, après avoir bu
malade
tisane.
un verre de
--- Page 462 ---
HISTOIRE DES MALADIES
suivila
Je fis réflexion sur Térénementquiavait
d'avoir pris ce parti,
saignée,et je me reprochai
du moins de l'avoir fait faire trop copieuse.
ou
V. Histoire.
du
tempérament sanguinUn négociant Cap,d'un
trèsbilieux, faible de la poitrine 9 ayant reçu une
mauvaise nouvelle 9 fut attaqué, par grande lassiengourlissemente et vives douleurs
tude, pesanteur, fièvre
fut continue. Les trois à
de tête, d'une
qui
fois du bras
premiers jours on le saigna une
quatre
La fièvre se
et deux fois du pied très-copieusement.
une légère sueur $ et il y eut un assez
calma par
dans lequel onl le purgea avec l'eau
long intervalle, de sel d'epsom. Dans l'accès du
de casse aiguisée
le
cinq, il eut un assoupissement ; on le purgea
le
il futen léthargie pendant tout l'accès
six; ; sept,
sueur. On réitéra l'eau de casse
qui se termina par
savoir. Le neuf,on m'ap
Voila tout ce quej'en pus
pela; car iln'est pas à la portée de nos chirurgien
de faire attention à la nature des crises, à celle de
feraient-il
accès et des redoublemens. Commenty
attention? puisque par la manière dont on début
le même chirurgien fait la
dans cette maladie 9
même faute que dans la précédente; et quand j
il n'eut d'autre raison à m'ap
la lui représentai, de tête. Ce
a de fàcheu
porter que le mal
qu'ily
un médecin dans une pareille circonstance
pour
réparer de telles fautes, et qu'or
c'est qu'ilne peut
-il
accès et des redoublemens. Commenty
attention? puisque par la manière dont on début
le même chirurgien fait la
dans cette maladie 9
même faute que dans la précédente; et quand j
il n'eut d'autre raison à m'ap
la lui représentai, de tête. Ce
a de fàcheu
porter que le mal
qu'ily
un médecin dans une pareille circonstance
pour
réparer de telles fautes, et qu'or
c'est qu'ilne peut --- Page 463 ---
- M MVVR -
TE a F
N
DE SAIST-Doxtretr
luiimpute les fàcheux événemens qui en résultent.
Je trouvai le malade dans un assoupissement, dont
le faisait
sortir en le secouant. Ses
on
cependant
étaient, dans cet assoupissement , presque
yeux
ouverts, vits et clairs. Il remuait contitoujours nuellement les lèvres comme s'il eût voulu parler,
rèvât. Sa langue était naturelle et humide.
ou qu'il
était très1l avait une légère moiteur : son pouls
fréquent et très-variant. 9 parce qu'il étaitleaucoup
convulsif, d'ailleurs assez souple. Il urinait beaumais une urine claire 9 et ne se plaignait
coup,
de rien. Il allait facilement à la selle, pour peu
lui donnât des lavemens; mais il les rendait
qu'on illes
et il fnt vingt-quatre heures
comme
prenait,
de
redoublemens qui
dans cet état, ayant
petits
étaient marqués par une sécheresse, et suivis d'une
moiteur:i ils duraient trois ou quatre heures,
petite
les uns aux autres. Au bout de
et se succédaient heures, le malade revint à lui
ces vingt quatre
rassuré;i iln'avait mouillé
etme reconnut; il parut
de mauvais
qu'une seule chemise, ce qui me parut
parce que la crise n'étant point proporhugure,
remarqués, faisait
tionnée auxaccidens quej'avais
; et ce qui
connaitre une concentration générale
le comble, c'est qu'il parlait et se levait
y mettait
d'aucune douleur 1 et qu'en parsans se plaindre dans des rèveries. Il fut cinq à six
ant il retombait
heures dans cet état. Je le fis saigner de la gorge ;
on ne tira qu'une bonne palette, parce que le sany
a
'étant point proporhugure,
remarqués, faisait
tionnée auxaccidens quej'avais
; et ce qui
connaitre une concentration générale
le comble, c'est qu'il parlait et se levait
y mettait
d'aucune douleur 1 et qu'en parsans se plaindre dans des rèveries. Il fut cinq à six
ant il retombait
heures dans cet état. Je le fis saigner de la gorge ;
on ne tira qu'une bonne palette, parce que le sany
a --- Page 464 ---
HISTOIRE DES MALADIES
dissous. On lui appliqua les vésicatoires
me parut
Il retomba dans
à la nuque du cou et aux jambes.
les mêmes accidens du jour précédent, et ils se
terminérent de la même façon. Les vésicatoires
furent si long-temps à opérer , qu'on ne les leva
le lendemain. Ils tirèrent peu. Cet effet ne fit
que
avais
qu'augmenter le mauvais pronostic quej'en
tiré. On lui donna quelques verres d'eau de casse
nitrée, qu'il rendit sans changement de couleur.
Dans laprès-midi, les accidens reparurent moindres; le malade eut plus de connaissance - , moins
de moiteur. Je lui avais fait
de convulsions, plus
faire pourboisson une légère teinture de café,Ileut
et plus tranquille que de couune nuitmoinsagitée
tome.Je conitininail'eau de casse ; il la rendit, ainsi
les houillons, sans presque d'altération, et
que
Le
les vésicatoires ne suppuraient presque point.
malade cependant parut encore mieux, quoiqu'il
eût toujours le pouls convulsif. Ils se crut si bien
le lendemain, qu'il se fit faire la barbe 2 et qu'il
ordonna d'aller chercher sa chaise pour aller à la
plaine. Les soir,je le laissai assez tranquille, mais
je trouvaile lendemain un grand changement ; I
était sans connaissance, dans une grande chaleur
des mouvemens convulsifs qui S étendaient par se
et un ris sardonique
cousses jusqu'aux épaules,
continuel. On me dit qu'il avait été toute la nui
fort agité. Tous ces symptômes augmentéren
jusqu'a ce qu'il mourut. Aprèsla mort, il rendit
chaise pour aller à la
plaine. Les soir,je le laissai assez tranquille, mais
je trouvaile lendemain un grand changement ; I
était sans connaissance, dans une grande chaleur
des mouvemens convulsifs qui S étendaient par se
et un ris sardonique
cousses jusqu'aux épaules,
continuel. On me dit qu'il avait été toute la nui
fort agité. Tous ces symptômes augmentéren
jusqu'a ce qu'il mourut. Aprèsla mort, il rendit --- Page 465 ---
Le - TUA 7AC CTTL
1A a AA
NT
DE SuxI-Doxiretr
de matières purulentes par les oreilles 3
beaucôup
le nez et la bouche.
P1. Histoire.
Un chirurgien , àgé de trente ans, d'un tempérament assez fort, sans être replet, bilienx-sanguin,
futattaqué d'une fièvre double-tierce, dans laquelle
les
jours deux fois du bras,
il se fitsaigner premiers
une fois. Je le trouvai le cinq forta agité,
et purger
très-serré et un peu corcentré, les
ayant le pouls
d'un grand mal de
extrémités froides,se plaignant
tête. Il vomissait et allait beaucoup à la selle,
la moileur succédât, et qu'il surjusqu'à ce que
ne parut pas copieuse.
vint une sueur.quid'ailleurs:
conseillai au maLe sixième, tout étant calme 7 je
1, avec une once de manne, et
lade une purgation
réitérerait trois
deux gros de sel d'epsom, qu'il
suivant l'effet qu'elle aurait. Le sepheures après,
dit avoir été
doutième jour, le malade me
purgé le
d'autant plus
cement; mais qu'il appréhendait
mal de
retour de la fièvre, qu'il sentait un grand
serré et fort , était un
tête. Son pouls, quoique
du
concentré. Je lui conseillai une saignée
peu
aurait soin de proportionner à ses
pied, qu'il
mais deux à trois heures
forces. Elle fut petite ;
ordinaires étant survenus. 2
après, les symptômes connaissance, dans une agie
le malade tomba sans
les
égarés, sans pouls, sans
tation violente, yeux
chaleur, et fut dans cet état deux jours sans qu'on
-
tête. Son pouls, quoique
du
concentré. Je lui conseillai une saignée
peu
aurait soin de proportionner à ses
pied, qu'il
mais deux à trois heures
forces. Elle fut petite ;
ordinaires étant survenus. 2
après, les symptômes connaissance, dans une agie
le malade tomba sans
les
égarés, sans pouls, sans
tation violente, yeux
chaleur, et fut dans cet état deux jours sans qu'on
- --- Page 466 ---
HISTOIRE DES MALADIES
le soulager. On me dit qu'ils'était purgé viopût
avec la manne, la rhuJemment le jour) précédent
barbe, et plus d'une once de sel d'epsom.
V1I. Histoire.
de vingt-six ans, d'un temUn autre chirurgien
crut,
sec-mélancolique et très-resserré,
pérament
accès, être attaqué du mal de
dès son premier
Siam. Il se fit lui-même deux saignées copieuses
dont l'une s'étant déliée, , lui fit perdre beaucoup
Le lendemain il se purgea avec une dose
de sang.
dans une seule prise. Il fut
ordinaire d'émétique haut et par bas. La fièvre
violemment purgé par n'avoir aucune règle ; car
parut en conséquence étaient les moindres, devinlesredoublemens qui
leur succédait point de
rent les plus forts ; il ne
moiteur ;
sueur. et on n'apercevait qu'une légère
mal
à un grand feu et à un grand
ce qui, joint d'en venir à des saignées du pied
de tête, obligea
etdela gorge, dans lesquelles le malade n'épargna
le sang', étant dans le systême qu'on ne peut
pas
guérir que par les saignées.
dura dix
Pendant le cours de la maladie, qui
n'eut aucun signe d'évacuation
à douze jours,n
furent toujours séreuses 9
eritique. Les déjections
d'agonie; de
et le malade périt sans avoir presque
de la viofaçon qu'il mourut plus de faiblesse que
lence des symptômess --- Page 467 ---
La 3 T / - CTSL
- V NOnN
NE
DE SAIST-DowixoUs.
VIII. Histoire.
plus sage que les précé!
Un autre chirurgien, fièvre double-tieree bidens, étant attaqué d'une
jours, parce qu'il
lieuse, ne fit rien les premiers de
évan
vomissemens et
grandes
avait de grands
accès. Le 5, ils furent à
cuations dans les grands les accidens du coleraun point, qu'il parut avoir
de lui donner des
morbus, et qu'on était obligé survenait une sueur.
cordiaux. Après ces accidens,
demi-once de
abondante, à la fin de laquelle une le seul remède
fondue dans du thé, élait
manne
l'évacuer. Il fut le septième
qu'on employàt pour
le
Il prit
dans le même état que cinquième. effet;
jour
remèdes, qui eurent le même
les mêmes
avec le petit,
le
accès du 9 se confondant
et grand vomissement et sans flux de ventre.
se passa sans
Après ces accidens,
demi-once de
abondante, à la fin de laquelle une le seul remède
fondue dans du thé, élait
manne
l'évacuer. Il fut le septième
qu'on employàt pour
le
Il prit
dans le même état que cinquième. effet;
jour
remèdes, qui eurent le même
les mêmes
avec le petit,
le
accès du 9 se confondant
et grand vomissement et sans flux de ventre.
se passa sans --- Page 468 ---
HISTOIRE DES MALAI DIES
OISERVATIONS
Sur les Fièvres double - tierces.
I.
Fmnntouanme qui se trouve dans le cours des
fiévres double tierces, m'a engagé à en examiner
les variétés qui peuvent s'y rencontrer.
Il y a des fièvres qui, comme je l'ai dit, commencent par être continues; elles sont telles deux,
trois et quatre jours, sans aucune marque de rémission. La fiévre se termine par une faible crise, et
reparait par un'accès qui ifinit ou sans crise, ou par
une légére sueur. Le retour de cet accèssemble manifester une fièvre quotidienne. D'autres se déclarent par de faibles accès quiviennent tous lesjours,
et qui, comme dans la première espèce, semblent
ne fixer un ordre périolique que le quatrième ou
cinquième jour. Cet ordre périodique donne, également qu'aux premières, une apparence de
tidienne. Je dis
quoapparence, parce que dès les
mières périodes on découvre de l'irrégularité dans preles accès. Celui dn quatre, par exemple, est toujours plus long et moins furt; il commence par
une moiudre concentration, etse termine, ou sans
crise, ou par une légère moiteur. Sans crise dans
la première espèce, avec plus ou moins de moiteur dans la seconde. L'accès du cinquième jour --- Page 469 ---
-
7M Ld CUM
49 a
N
DE SAINT-Doxnsour.
devient
qui
s'annonce par une concentration frissonnement un
forte, ou qui est suivie d'un et moins long que
long; il est plus violent
une crise
peu
il finit par
laccès du jour précédent;
rarement, dès les
plus apparente. Cet accès prend heure que le précéjours, à la même
premiers
Il avance ordinairement
dent, auquel il répond.
tôt
ou de deux heures; et
plsitanmnce.plosy
d'une
qui, de son côté,
il se réunit avec le premier,
On
pour en favoriserlunion.
semble se prolonger
chanque les accès, en s'approchant, deremarque
c'est-à-dire, que le moindre
gent de forme,
du grand;
vient plus fort, et se revetdessympiomes où ils s'unisarrive tonjours dans la période,
était
ce qui
celui qui les premiers jours
sent de façon que
une concentration, ,ou
le moindre, prend, ou par
raison réciproque,
par un frisson qui parait, l'autre en était les premiers
de la force dont lun ou
révolution annonce
accès. Cette
jours au grand
la terminaison de la maune issue favorable pour
de l'union si intime
ladie; c'est un signe certain difficile d'apercevoir
des deux accès, qu'il est
c'est sigue
de redoublement;
aucune apparence de lun et de l'autre, réunies, vont
que les forces
la liberté
surmonter les obstacles qui empêchent ordinaice qui ne manque pas
de la circulation;
s'exécute par des évarement d'arriver, et ce qui
de la matière
cuations plus otl moins abondantes
les selles.
tant par les sueurs que par
morbifique,
'est un signe certain difficile d'apercevoir
des deux accès, qu'il est
c'est sigue
de redoublement;
aucune apparence de lun et de l'autre, réunies, vont
que les forces
la liberté
surmonter les obstacles qui empêchent ordinaice qui ne manque pas
de la circulation;
s'exécute par des évarement d'arriver, et ce qui
de la matière
cuations plus otl moins abondantes
les selles.
tant par les sueurs que par
morbifique, --- Page 470 ---
HISTOIRE DES MALADIES
Si, au contraire, les accès paraissent se sontenir
dans le même ordre, si le petit augmentant, le
grand, bien loin de se déranger, prend à la même
heure et avec les memes
symptômes, on doit
craindre; et sile petit, en se prolongeant, le joint
sans que l'autre ait fait aucune avance, on doit
alors mal angurer. La fièvre se rendra en
continue;e et queiques Aodeswepimm.comime peu
sentiment douloureux dans le ventre,sommeil léthargique, violens mnouvemens convulsifs, annoncent ane mort prochaine.
Il est rare, dans les fièvres lymphatiques,
le petit accès avance; ce
que
qui arrive au contraire
dans les fiévres bilieuses. En se prolongeant
se joindre au grand, il parait se
pour
deux ou wetsedabromandtnipee, partager en
pardelégères
moiteurs quiles précédent. Plus ces redoublemens
paraissent longs et forts, plus on doit juger la
maladie violente et longue, et que la crise qui la
terminera sera considérable. Cette disposition est
propre aux fièvres qui ont été continues avant de
prendre la forme de quotidiennes. Ainsi, du
qu'elles ont été telles dans leur
temps
juger de la grandeur des
principe, on peut
violence de la
engorgemens, et de la
maladie,et par conséquent se servir
de cet indice pour prendre de bonne heure les
indications qui penvent convenir, et pour diminuer une partie de la turgescenced'une trop grande
plénitude.
sera considérable. Cette disposition est
propre aux fièvres qui ont été continues avant de
prendre la forme de quotidiennes. Ainsi, du
qu'elles ont été telles dans leur
temps
juger de la grandeur des
principe, on peut
violence de la
engorgemens, et de la
maladie,et par conséquent se servir
de cet indice pour prendre de bonne heure les
indications qui penvent convenir, et pour diminuer une partie de la turgescenced'une trop grande
plénitude. --- Page 471 ---
Cva
:
W P2218
- SESAE
SZ
46r
DE SAr-Dowixons.
du petit accès, qui est devena
Le relardement dans l'état complet de la male plus considérable
est une preuve du
ladie, quelque faible quilsoit,
plus prompte,
déclin de la maladie. Sa terminaison
le cond'abondantes sueurs.,
et constatée par
il reprenait à la
firme toujours. Si, au contraire,
on
heure et avec les mêmes symptômes,
même
crise anssi torte que la prédoit s'attendre à une
et la soutenir, il concédente. Pour la favoriser
remède
d'avance quelque
vient de faire prendre
ainsi des double-tierces
convenable.lla'en est pas
accès n'avance
bilieuses; dès-lors que le premier heure
celui
prenne à la même
que
plus, quoiqu'il
crise, on peutalors compter
quia précédé la grande
sur un déclin certain. des fièvres lymphatiques
L'irrégularité des accès
de
guère de les fixer à aucun genre
ne permet
ont désigné le caracfièvres dont les praticiens
celuiqu'elles
tère et les espèces. Cependant, la maladie comme est plus conmanifestent dans l'état de
caractères des double-tierces, je pense
forme aux
qu'on doit les y rapporter. léthargique qui survient
Le délire ou le sommeil
doit être attribué à
dans la fièvre lymphatique, et réservoirs lymphaT'engorgement des glandes de tous les viscères celui
tiques du cerveau, qui est
et de la sérosité est
oû la sécrétion de la lymphe
abondante, et c'est aussi pour en procurer
la plus
met beaucoup en usage les
le dégorgement qu'on --- Page 472 ---
HISTOIRE DES MALADIES
vésicatoires qu'on applique à la nuque du cou et
entre les deux épaules.
Peu réchappent du sommeil léthargique qui
les accès des double-tierces bilieuses,
accompagne
toujours dans les
parce qu'il survient presque
premiers accès; au lieu que dansles! lymphatiques,
ordinairement qu'après le septième
il ne parait
comme dans l'autre,
jour.Silarrivait dans celle-ci,
il est également un sympdès le commencement,
tôme mortel.
meurent du sommeil.
On trouve dans ceux qui
la subsléthargique des double-tierces bilieuses,
cendrée du cerveau de couleur rougeâtre 9
tance
de la médullaire de la même
et quelque portion
les ventricules
couleur : dans les lymphatiques,
de
du cerveau sont fort engagés de lymphe ou
sérosité, sans que la substance paraisse d'ailleurs
de couleur,à moins qu'il n'y ait eu comchangée
plication.
II.
Explication de ce qu'on entend par constitution
épidémique.
On entend par constitution épidémique, une
ou qualité dans l'air, que la difcertaine disposition
férence des vents y communique communément 9
son action sur les corps, y fait des imet qui, par
constituent un tel caracpressions particulières qui caractère de maladie a
tère de maladie, lequel
la substance paraisse d'ailleurs
de couleur,à moins qu'il n'y ait eu comchangée
plication.
II.
Explication de ce qu'on entend par constitution
épidémique.
On entend par constitution épidémique, une
ou qualité dans l'air, que la difcertaine disposition
férence des vents y communique communément 9
son action sur les corps, y fait des imet qui, par
constituent un tel caracpressions particulières qui caractère de maladie a
tère de maladie, lequel --- Page 473 ---
1 37 NWRE PRERET
MEOSAW
NT
SAXT-DONINGTE
DE
eoutume de persister, pendant que l'air conserve
Tempreinte de la même qualité, ou, pour mieux
ait un, certain
djre, des mèmes principes. Qu'ily
dans l'air,
principe de vie insensiblement répandu
commune.
c'est ce que nous demontrel'esperience sans air ; mais
Rien, pour ainsi dire, ne subsiste
sorte d'air ne suffit pas. L'air, quand il est
toute
qualités, cesse, par cela seul,
dépouillé de certaines
celui
à Teutretien de la vie commeà
d'ètre propre
arrive, quoiqu'il retienne son
de la flamme,ce qui
le dire en passant,
élasticité; ce qui prouve, pour
des
qu'iln'agit
et
ritretemraeerre
intercostaux. Ce flaide élastique donne
muscles
vaisseaux le ton qui leur convient.
conserve aux
et ses oscillations enIl favorise les sécrétions,
le mouvement dans chaque partie 2
tretiennent
leurs
leurs fluides
tenant leurs fibres,
tuyaux,
mouvement toujours varié par le chaud,
dans un
sécheresse toujours en
le froid, T'humidité et la
;
sans discontinuer; il pénètre et met
action, il opère
ainsi dire en jeu tout le systême animal,
pour
variété d'effets, et même
produisant une grande
et échauffe tout
des effets opposés; il rafraichit
dilate et contracte, coagule et résout.
ensemble,
volatiles qu'exhalent tous les
Composé des parties
fort serrées les unes
corps, de petites particules
contre les autres 1 qui s'attirent, se repoussent,
mutuellement, il semble être la cause
s'ébranlent
de météores, de tempètes,
de toute cette variété
du ciel. Le petit
de secousses de la terre et
e tout
des effets opposés; il rafraichit
dilate et contracte, coagule et résout.
ensemble,
volatiles qu'exhalent tous les
Composé des parties
fort serrées les unes
corps, de petites particules
contre les autres 1 qui s'attirent, se repoussent,
mutuellement, il semble être la cause
s'ébranlent
de météores, de tempètes,
de toute cette variété
du ciel. Le petit
de secousses de la terre et --- Page 474 ---
HISTOIRE DES MALADIES
moins affecté que le grand.
monde n'en est pas
renfermé dans les viscères, les vaisseaux,
L'air
du corps humain, par ses sels, ses
les membranes
des maladies de différentes
soufres, etc., engendre
natures.
de maladies qui fait
C'est ce caractère particulier
celui de la constitution; de sorte que
connaitre
à une certaiue uniformité
lorsqu'on fait attention
de
anarrive pendant le cours
plusieurs
qui
saisons, on parvient, par la
nées dans les mêmes
comparaison des constitutions précelentes,Ajuger
du principe et de l'origine des
non-seulement
mais même
maladies dont une contrée est affligée,
si ce n'est dans ces
à en faire un juste pronostic; saisons
étonnantes où les
paraissant
révolutions elles-mèmes, toute la nature semble
bouleversées
ressentir du désordre général.
se
IIL
Sur les Tempéramens en génèral.
qui n'ait un tempérament doIl n'ya personne
varie à l'infini. On sait
minant. Le tempérament d'élémens. Il y a dans
que les corps sont composés
humains des humeurs subordontous les corps
dont elles dérivent,
nées à ceA premiers élémens, diversité des tempéet dont le mélange fait la
ramens.
humeurs à quatre sortes : le sang
On réduit ces
Mille causes
la pituite, la bile etla mélancolique. --- Page 475 ---
- a TR GA
N BSOSSAN
NT
DE SAIRT-DONIKCUE
changer la disposition des huétrangères peuvent
contribuent infinimeurs. Les alimens, l'air, etc.,
ment à la nature des corps et des tempéramens.
diversement combiné des élémens
Du mélange
dépendent donc,etlaqua:
ou premiers principes,
lité et la différence de tous les corps en général,et
en
Les divers tempé.
des tempéramens particulier. différentes maniè.
ramens des hommes naissentdes
res dont se trouvent combinés les divers élémens
à
de leur machine. De là
nécessaires l'organisation
peut-être, ce je ne suis quoi, que les Cartésiens
appelleront, s'ils veulent, tendance de principes,et
les Newtoniens, altraction ou affinilé,et que nous
sympathie et antipathie, qui peut dénommons d'influences ou émanations de corpusculés
pendre
conséquent plus
plus ou moins homogènes, par
d'éloimoins
d'union entr'eux ou
ou
susceptibles
ne
conPhénomène, au reste, qu'on peut
gnement.
voudrait tâcher de faire dépendre de
cevoir etqu'on
de la constitution naturelle.
toute autre cause que
Maisquoiquela divensiédestempénamemsy puisse
aller, pour ainsi dire, à l'infini, et qu'ils varient
suivant le climat, les lieux et les
non-seulement mais encore suivant le sexe, l'âge et le
saisons,
genre de vie,de sorte sesiwrdsemtbemohs à celle des
être, en quelque façon, réciproque
visages; cependant on les limite communément
: le tempérament chaud ou
à quatre genres,savoir
sanguin, le tempérament humide ou pituiteux,
2.
aller, pour ainsi dire, à l'infini, et qu'ils varient
suivant le climat, les lieux et les
non-seulement mais encore suivant le sexe, l'âge et le
saisons,
genre de vie,de sorte sesiwrdsemtbemohs à celle des
être, en quelque façon, réciproque
visages; cependant on les limite communément
: le tempérament chaud ou
à quatre genres,savoir
sanguin, le tempérament humide ou pituiteux,
2. --- Page 476 ---
HISTOIRE DES MALADIES
le tempérament sec ou bilieux, le tempérament
froid ou mélancolique; et suivant les signes caractéristiques qui paraissent dominer dans les uns
plutôt que dans les autres, on peut les subdiviser
en espèces, et même pousser la subdivision jusqu'à trois; par exemple : bilieux-sanguin, mélancolique-sanguin, pituiteux-sanguin, etc.; ou sanguin-bilieux-m mélancolique, sanguin-pituiteus-bilieux, mitbsokigehikeyeagias etc.
Tous les tempéramens doivent se rapporter à
distinctions
et l'on ne doit avoir
ces
générales,
égard à la force et à la régularité des solides qu'autant qu'ils contribuent à rendre les tempéramens
plus forts ou plus faibles,sans d'ailleurs rien chanà leur qualité essentielle et spécifique. C'est
ger la règle qui m'a paru toujours la plus sûre dans
la pratique 1 et l'expérience journalière en con
firme tellement la vérité, que, malgré la passion
des systêmes, on est encore obligé de s'y conformer. Qu'on dispute, qu'on cherche à démontrer
dans les écoles la nature et la qualité du sang,
qu'on en réduise l'analyse aux parties globuleuses
d'une substance homogène et à la sérosité; le praticien en reviendra toujours à reconnaitre dans le
sang un liquide composé de différentes substances
qu'il réduira aux humeurs des Anciens, et dont
l'une dominante décidera du caractère du tempérament, et contribuera à celui de la maladie. Les
lois de la nature sont toujours les mêmes, et les
dans les écoles la nature et la qualité du sang,
qu'on en réduise l'analyse aux parties globuleuses
d'une substance homogène et à la sérosité; le praticien en reviendra toujours à reconnaitre dans le
sang un liquide composé de différentes substances
qu'il réduira aux humeurs des Anciens, et dont
l'une dominante décidera du caractère du tempérament, et contribuera à celui de la maladie. Les
lois de la nature sont toujours les mêmes, et les --- Page 477 ---
- 3 3 MR SEGEA
NESSAWU NEse
DE SAIXT-DoNixGuE
découvertes anatomiques qu'on a pu faire jusqu'ici
ne nous donnent peut-être d'autre avantage que
de pouvoir joindre à T'expérience la solidité du
raisonnement. Cum ratione acquiritur Medicina.
L'humeur dominante, admise par les Anciens
pour la cause des tempéramens, a donné matière
à bien des recherches pour en découvrir le siége,
T'origine et la nature. On sait en quelque sorte
aujourd'hui à quoi s'en tenir sur ce point,àlégard
du tempérament sanguin, qui suppose une proportion dans toutes les sécrétions; d'ou résulte cet
équilibre convenable pour former et faire le plus
heureux tempérament; du bilieux, qui provient
d'une trop abondante sécrétion de bile, dont le
mélange dans le chyle et dans le sang établit le
tempérament; du pituiteux, qu'on doit attribuer
à une trop grande quantité de sérosité qui noie
les autres principes, et ramollit
en quelque façon
les fibres. Il n'y a que T'humeur mélancolique dont
onn'a pu, pour ainsi dire, encore découvrir l'origine etla qualité, et qu'on admet cependant, parce
qu'on ne peut révoquer en doute ses effets. On'
pourrait même dire qu'on est à ce sujet peut-être
moinsavancéqueles Anciens, qui, quoique moins
instruits dans l'anatomie, en mettaient le siége
dans la rate, et ce, fondés sur une certaine analogie
qu'ils croyaient apercevoir de cette humeur avec
la substance et la couleur de ce viscère.
En effet, malgré la prévention où l'on peut être
30..
admet cependant, parce
qu'on ne peut révoquer en doute ses effets. On'
pourrait même dire qu'on est à ce sujet peut-être
moinsavancéqueles Anciens, qui, quoique moins
instruits dans l'anatomie, en mettaient le siége
dans la rate, et ce, fondés sur une certaine analogie
qu'ils croyaient apercevoir de cette humeur avec
la substance et la couleur de ce viscère.
En effet, malgré la prévention où l'on peut être
30.. --- Page 478 ---
HISTOIRE DES MALADIES
d'autre fonction à la rate que
encore de n'admettre
tissu
vasd'épaissir le sang, eu égard à son
partie
cellulaire, ne peut-on pas dire
culaire 1 partie
fonctions, elle donne
mécanisme de ses
que.parle
au sang, mais
non-seulement une consistance
moins de
même à la bile, et suivant le plus ou
constitue
fonctions, un mode ou une qualité qui
Il faut examiner d'abord
l'humeur mélancolique?
la structure de ce viscère ; ensuite nous analyseT'humeur bilieuse, à la composition et à la
rons
de laquelle il est constant que le sang
formation
de la rate contribue beaucoup.
Anatomie de Minscelow.
masse bleuâtre tirant sur le
( La rate est une
d'une figure ovale un peu allongée,
s rouge, environ de sept à huit travers de doigt,
> longue de quatre ou cinq, un peu mollasse,
> et large
gauche, entre la grosse
s placée dansl Thypocondre les fausses côtes voide l'estomac et
s extrémité le bord voisin du diaphragme et sur
5 sines, sous
et attachée à ces parties par plu3 le rein gauche, làches qui la font prêter aux
> sieurs ligamens
des unes et
différentes extensions et pulsions
>
D des autres.
de la rate est dans l'homme presD La substance
de
toute vasculaire, c'est-à-dire composée
s que
ramifiés. Dans le boeuf,
> toute sorte de vaisseaux
domine, et dans
c'est un tissu réticulaire qui y
>
sur
5 sines, sous
et attachée à ces parties par plu3 le rein gauche, làches qui la font prêter aux
> sieurs ligamens
des unes et
différentes extensions et pulsions
>
D des autres.
de la rate est dans l'homme presD La substance
de
toute vasculaire, c'est-à-dire composée
s que
ramifiés. Dans le boeuf,
> toute sorte de vaisseaux
domine, et dans
c'est un tissu réticulaire qui y
> --- Page 479 ---
- K 27 . (1' 1R Tol SUL
-N ESEAN
NU
DE SAXI-DOxINGUr
elle est visiblement cellulaire. Dans
a le mouton
de ramifications
D Tun et T'autre, il n'y a point
entr'ouD de veines. On n'y voit que des sinuosités
et disposées en manière de ran
> vertes partout,
bout du tronc veineux,
a meaux, excepté un petit
dans l'extrémité de
> qui est percé de tous côtés
D la rate.
dans la
) On entrevoit des grains glanduleux
de l'homme, comme dans les rates desaniB rate
dans toute son étendue, des
D maux. On trouve,
tres-nombreuscs. On y.
> ramifications veineuses
comme
entre ces ramifications 1
> voit partout
universel de sang extravasé et
> un épanchement
de tissu cotonD imbibé ou arrêté dans une espèce
et d'une finesse extrême,
neux, transpareut,
tout le volume de
> que lon trouve épanoui par
p la rate.
entouré toutes les
> Le tissu cotonneux ayant
se termine enfin en cellules pres-
> ramifications,
commaniquent ensem-
> quei imperceptibles, qui
trou dans
de sorte
taisant un petit
> ble;
qu'en
soufmembraneuse de la rate,en y
> l'enveloppe
dans le même
> flant par un tuyau, on gonfle
tout le volume de ce viscère.
> instant
coule le long de la face
> L'artère splénique
du
et va en serpentant
> inférieure
pancréas, dont la capacité est plus
D vers la rate. La veine,
fait
d'inflexion dans ce trajet.
B grande,
peu
> Les nerfs de la rate sont en grand nombre.
soufmembraneuse de la rate,en y
> l'enveloppe
dans le même
> flant par un tuyau, on gonfle
tout le volume de ce viscère.
> instant
coule le long de la face
> L'artère splénique
du
et va en serpentant
> inférieure
pancréas, dont la capacité est plus
D vers la rate. La veine,
fait
d'inflexion dans ce trajet.
B grande,
peu
> Les nerfs de la rate sont en grand nombre. --- Page 480 ---
HISTOIRE DES MALADIES
les veines et les nerfs étant entrés
D Les artères,
S dans la rate, se divisent et subdivisent en un
nombre de ramifications, et s'y accoms grand
dernières extrémités
D pagnent partout jusqu'aux
de
divisions. Les extrémités capillaires
> de leurs
tant artétoutes ces ramifications vasculaires,
aboutissent en petites cel-
> rielles que veineuses,
ci-dessus.
dont il est parlé
- lules cotonneuses,
ensemble; de
> Ces cellules communiquent toutes
qu'on perce la tuni-
> sorte qu'en quelqu'endroit
de la rate,on en gonfle toute la masse enque
Dans le boeuf et le mouton,
A tière en soufflant.
veineuses
> on ne trouve point de ramifications
veine étant entrée dans la grosse extrémité
> La
fait dabord environ un pouce ou
E de la rate,
lieu d'une
a demi-pouce de chemin;après quoi,au
veine ordinaire,on ne trouve qu'un canal percé
9 de tous côtés. Le commencement de ce canal
>
de
reste de tuniques
B est encore garni
quelque
d'une veine; mais la forme du canal entier
à peu, de sorte qu'on ne trouve
> s'efface peu
des sillons creusés dans le tissa
A après cela que
du boeuf.
a réticulaire de la rate
D L'artère splénique s'y ramifie, moyennant une
de même que les nerfs, à
3 gaine particulière,
comme dans T'homme. Les extrémités
> peu près
paraissent flotter
> de ces ramifications capillaires
le tissu
D dans les cellules, et remplir de sang
de ces cellules. J'ai observé, au bcut
s cotonneux
sillons creusés dans le tissa
A après cela que
du boeuf.
a réticulaire de la rate
D L'artère splénique s'y ramifie, moyennant une
de même que les nerfs, à
3 gaine particulière,
comme dans T'homme. Les extrémités
> peu près
paraissent flotter
> de ces ramifications capillaires
le tissu
D dans les cellules, et remplir de sang
de ces cellules. J'ai observé, au bcut
s cotonneux --- Page 481 ---
-
M 200 E Ver SUM
- S AN
NVa
DE SAINT-DONINGUE
extrémités artérielles, de petits
D de plusieurs
comme ceux d'une
à
près
> grains arrangés peu sortir de chacun de
> grappe de raisin. J'ai vu
T'un court et
deux petits tuyaux,
> ces grains
menu, lequel allait
l'autre long et plus
> ouvert, dans les parois de la rate.
> se perdre
le petit tuyau long, dont
> Je conjecture que l'extrémité, pourrait être
> je n'ai pas pu trouver
d'autant
d'un vaisseau lymphatique,
> Torigine
vaisseau se trouve si
D plus que cette espèce-de nombre dans la rate
> visiblement et en si grand
découvrent faci-
> du boeuf. Les petits grains se même dans une
de
> lement, et se démontrent
au moyen
> rate de boeuf cuite et développée,
rate
particulière. Dans une
> d'une manipulation
gros que dans
fraiche, ils sont beaucoup plus
>
cuite; mais ils y ont moins de fermeté,
> une rate
blesse. On découvre
s'affaisent quand on les
D et
dans la rate de T'homme, mais
>> de pareils grains
de sorte qu'ils ne sont vi.
> extrèmement petits,
D sibles que par le microscope..
épiploiques,
les appendices
> La rate,lTépiploon,
celles des
couches adipeuses du mésentère,
s les
même le pancréas et toute la suite
> gros intestins, canal intestinal, paraissent con-
> glanduleuse du
de la bile, mais chacun
>> tribuér à la formation
> d'une manière différente. veineux qui revient
> 1l parait, I. que le sang
les
intestinales et du pancréass
> de toutes
glandes
épiploiques,
les appendices
> La rate,lTépiploon,
celles des
couches adipeuses du mésentère,
s les
même le pancréas et toute la suite
> gros intestins, canal intestinal, paraissent con-
> glanduleuse du
de la bile, mais chacun
>> tribuér à la formation
> d'une manière différente. veineux qui revient
> 1l parait, I. que le sang
les
intestinales et du pancréass
> de toutes
glandes --- Page 482 ---
HISTOIRE DES MALADIES
d'une
de sa sérosité;
9 est dépouillé
grande partie
D 2.9 que celui de la rate a subi une certaine
le retardement mécanique de son
a altération, par
cours, et a acquis un développement particul'action du
nombre de nerfs que
B lier, par
grand
envoie; 3.0 que celui enfin
> le plexus splénique y
des
des
des
>
quirevient
épiploons,
appendices,
des autres collections adipeuses, est
20 couches, et
d'huile. Ces trois sortes de sang veineux
3) chargé
dans lé tronc de la veine-porte
> se rencontrent
confondent ensemble, en allant
> ventrale,ets'y
dans le sinus ou tronc transversal
> se répandre
> de la veine- porte hépatique. Ils se mélent plus
> intimement dans ce sinus comme dans une ess pèce de lac, et y deviennent une masse de sang
n'étant poussée dans les bran-
> uniforme, qui,
B ches de la veine-porte hépatique que par le
survient de la veine-porte, et
le
A sang qui
par
collatéral des ramifications de l'artère
D battement
s hépatique, y coule très-lentement. Mécanique
nécessaire
la sécrétion de la bile, qui est
>
pour
D uneh humeur sa vonneuse, grasse,huileuse, alca-
>> line, âcre, amère, lixivielle et détersive. >
Suivant l'exposition anatomique de la rate que
nous avons copiée du Livre de M. Winscelow, il
parait que la plus grande partie grossière et terrestre de la bile, provient du sang veineux qui
revient de tous les intestins ; du pancréas, parce
qu'il est le plus dépouillé de sérosité; que T'hui-
D uneh humeur sa vonneuse, grasse,huileuse, alca-
>> line, âcre, amère, lixivielle et détersive. >
Suivant l'exposition anatomique de la rate que
nous avons copiée du Livre de M. Winscelow, il
parait que la plus grande partie grossière et terrestre de la bile, provient du sang veineux qui
revient de tous les intestins ; du pancréas, parce
qu'il est le plus dépouillé de sérosité; que T'hui- --- Page 483 ---
V CUML
N
- -
S
-N NMESOISANWE
DE SAIST-Doxiscur
le sang qui revient des épileuse est fournie par
Il reste donc
ploons et autres parties graisseuses. de T'alcaline.
la source
à examiner et à découvrir
par l'altédansle même exposé
Elle paraitindiquée anatomiste que nous avons
ration que le savant
résulter du mécanisme
devoir
cité, penseluimoned
dans la rate.
de la circulation
la nature n'a disposé et arIl semble de fait que
de la rate, que pour
rangé toutes les parties filtre, et comme un réciqu'elle fût comme un
un sel alcali pût
lequel et dans lequel
pient par
se figer et se
filtrer facilement, se déposer,
se
des ramificaUne artère qui serpente
eorporifier.
à l'iufini, et qui se terminent par
tions multipliées
n'ont coutumed'étre
des ouvertures plus larges que
sécrétoires, enfin un nombre
celles des vaisseaux
ne doit-il
de cellules, ce mécanisme
considérable considérablement le mouvement du
pas diminuer
les moyens de déposer
sang, et faciliter au sang
les sels qu'il contient?
abondance
Le suc nerveux est porté en grande
salin
1.0 pour dégager le principe
dans ce viscère,
et faciliter à tous
des autres parties hétérogènes, de s'amalgamner et
molécules les moyens
les petits
d'une manière à prendre une nature
sineorporifier formation de laquelle le mouvement
alcaline, à la
obstacle dans les
rapide de la circulation eût mis
défaut du
viscères; 2.0 pour suppléer au
autres
sanguiu, qui, dépourvu de
mouvement du liquide --- Page 484 ---
HISTOIRE DES MALADIES
ce secours, eût pu, en croupissant,se
De-là sans doute la première et
corrompre.
du
principale cause
gonflement de la rate, si commun dans les
pays chauds, où une trop grande transpiration,
ajoutons un usage peut-être trop fréquent et trop
immodéré des femmes, dissipent tune grande abondance d'esprits animaux.
Ce principe alcali, dont la structure de la rate
produit la formation, est conduit par la veine
splénique dans le réservoir commun, oi, mélé
avec le sang des autres viscères, il concourt à
lui donner la qualité requise pour former la bile.
Mais s'ilarrive que par une disposition naturelle,
la rate produise une quantité de priacipe qui soit
surabondant, il en résultera une qualité particu.
lière quiconstituera let tempérament mélancoliquebilieux, lorsque la partie huileuse dominera avec
lui, et purement mélancolique, lorsque ce sera la
partie terrestre, et, suivant le plus ou le moins,
des tempéramens plas ou moins atrabilaires. La
rate, reconnue comme la source d'un principe
alcali, devient un viscère encore plus digne des
observations de la médecine.
Mais comme les humeurs qui se filtrent dans
différentes parties du corps humain semblent se
confondre de façon qu'elles se manifestent sous
la forme de bile ou de pituite, on pourrait n'admettre que deux genres de tempéramens; de sorte
que le sanguin deviendrait un mode du pituiteux,
ramens plas ou moins atrabilaires. La
rate, reconnue comme la source d'un principe
alcali, devient un viscère encore plus digne des
observations de la médecine.
Mais comme les humeurs qui se filtrent dans
différentes parties du corps humain semblent se
confondre de façon qu'elles se manifestent sous
la forme de bile ou de pituite, on pourrait n'admettre que deux genres de tempéramens; de sorte
que le sanguin deviendrait un mode du pituiteux, --- Page 485 ---
TCVR Tl CIDL
s RSERW
N
DE SAixr-Dowiscrs du bilieux.
le serait
ainsi que le mélancolique
de tempéraformer un genre
Le sang ne peut
qu'il semble de sa
ment proprement dit, parce résulte des parties essennature être un tout qui
des alimens:
tant des autres humeurs que
tielles,
à cet état de perfection qu'après
Il ne parvient
déparations, qui toutes abouavoir subi plusieurs
des parties
du surabondant
tissent à le décharger
setaqueuses.dont
sulfureuses,t terreiretveliseusese
du chyle.
est destinée à la formation tous les
une portion
étant dans
et dernières
Les premières
abondantes que les autres,
corps beaucoup plus
dominer dans le méelles doivent par conséquent le chyle et avec le sang
lange qui s'en fait avec suffit, ce semble, pour
qui en résulte : ce qui
dominante dans le
que la qualité
faire concevoir doit être la bilieuse et la pituiteuse.
tempérament
sont l'effet des fonctions
Toutes ces dépurations dont les s-uns sont destinés
de différens viseères,
les substances huià filtrer
plus partieulirement et enfin plusieurs
leuses, les autres les terrestres, de véhicule à toutes, ?
T'aqueuse sert
les salineuses;
salineuses qu'aux autres, par
cependant plus aux dissolvante. Une parlie de
rapport à sa qualité
sont
c'est-àedire, les plus grossières,
ces matières,
telles sortent du corps par
inutiles, et comme
que la portion la
différens émonctoires, pendant usages. Le prinfine est réservée à plusieurs
plus
la formation du chyle.
cipal est --- Page 486 ---
HISTOIRE DES MALADIES
Ces différentes substances font à son égard la
fonction de différens levains, qui pénètrent et atténuent les matières digérées pour en séparer et développer les parties essentielles avec lesquelles
elless'unissent suivant l'aifinité,1 l'analogie qu'elles
ont entr'elles; de manière que si la substance sulfureuse est dominante, il y aura un plus grand
nombre de principes de cette nature unis et entrainés pour être incorporés aux globules sanguins:
Il en sera de même des autres substances
qui en
lieront plus ou moins, suivant le dégré d'abondance où elles pourront être.
Telle est la source de la différence des tempé.
ramens,dont la première cause ne peut provenir
que d'une disposition naturelle dans certains
viscères, filtrer une grande abondance de substance d'une nature et d'une espèce particulière
etanalogue. Si tous les viscères se trouvaient construits de façon à fournir dans une juste
tion toutes ces différentes substances, il en propor- résulterait cet équilibre, cette harmonie qui est requise
pour le tempérament parfait qu'on appelle égal;
mais comme il ne s'en est point encore trouvé, on
a désigné celui qui parait en approcher le plns,
par le nom de tempérament sanguin.
Cependant nous observons certain tempérament
dont la constitution semble privilégiée, et comme
à l'abri des impressions que l'intempérie de l'air
et les passions peuvent faire sur les autres. Or,
propor- résulterait cet équilibre, cette harmonie qui est requise
pour le tempérament parfait qu'on appelle égal;
mais comme il ne s'en est point encore trouvé, on
a désigné celui qui parait en approcher le plns,
par le nom de tempérament sanguin.
Cependant nous observons certain tempérament
dont la constitution semble privilégiée, et comme
à l'abri des impressions que l'intempérie de l'air
et les passions peuvent faire sur les autres. Or, --- Page 487 ---
- - - mSL PATAGNEA
a SOESAW Nia
DE SAT-Dowixens
principalement opposé
ce tempérament paraissant le
nous a paru
dont
principe
au mélancolique,
ainsi dire,
devoir être un alcali, il n'y a, pour de celui-ci.
être le principe
qu'un acide qui puisse
et la propriété de
L'acide seul ayant la qualité
les solides, il
congeler les liquides et d'affermir consistance aux
lui
puisse donnerla
n'y a que
qui
aux fibres, convenables pour
humeurs et le ressort
et cet air de santé que
procurer cette vigueur
admirons dans certains tempéramens,anunt
nous
du nord qu'ils sont
communs dans les peuples
rares dans ceux du midi.
avantage, qui
On ne peut attribuer ce précieux d'un hiver long
bien des rigueurs
les dédommage
effets de l'acide nitreux, dont
et violent, qu'aux l'air de ces climats est imprégné.
on convient que respirent, et qui s'insinue contiCe principe qu'ils
doit suffire non-seulenuellement par les pores,
instans de la
décider, dès les premiers
ment pour
du tempérament, mais aussi
conception, la qualité
les effets des maupour combattre et empécher ils
user.
alimens et boissons dont peuvent
vais
contribue à leur donner une constiMais ce qui
devient dans eux la cause d'une
tution avantageuse,
transportent dans
révolution mortelle,lorsquilaset la vive chaleur
du midi. Il semble que
les régions
torride fasse à leur égard
qui règne sous la zone faire une étincelle de feu
le même effet que peut
sait
l'acide
dans la poudre à canon, dont on
que --- Page 488 ---
HISTOIRE DES MALADIES
nitreux est le principe dominant. Ils subissent une
raréfaction, une expansion suivie d'explosions
d'autant plus violentes et plus fatales, que leur
tempéramentests Langinycses.dire,foarten vigoureux. De-là vient que les peuples du Nord (1), que
la passion des richesses a déterminés à suivre
l'exempledes Portugais et des Espagnols, pour partager avec eux les trésors qui se trouvent dans
les climats chauds, y résistent beaucoup moins
que ces derniers; et que l'on a toujours observé
que plus les contréès d'où ils sortaient étaient
voisines du pôle, moins pouvaient-ils soutenir les
effets de celles du Midi; au lieu que le contraire
arrive à ceux qui passent du midiau septentrion.
Outre les genres de sel acide et de sela alcali, il
y en a un autre qu'on nomme sel salé, qui peut
concourir aussi-bien que les autres dans la formation du tempérament, Tous ces genres se divisant
en espèces, dont l'alcali, sans contredit, fournit
la classe la plus nombreuse, souventy plusieurs de
ces espèces peuvent se rencontrer dans le même
tempérament, et, suivantleurs degrés, lui donner
un caractère qu'il est important de développer,
parce quilinfluetonjours dans les premières causes
des maladies, surtout des chroniques et de celles
qu'on appelle originelles. Quelqu'babile médecin
(1) Abrégé des relations de tous les voyages, imprimé en
1745, tome 2.
sans contredit, fournit
la classe la plus nombreuse, souventy plusieurs de
ces espèces peuvent se rencontrer dans le même
tempérament, et, suivantleurs degrés, lui donner
un caractère qu'il est important de développer,
parce quilinfluetonjours dans les premières causes
des maladies, surtout des chroniques et de celles
qu'on appelle originelles. Quelqu'babile médecin
(1) Abrégé des relations de tous les voyages, imprimé en
1745, tome 2. --- Page 489 ---
TOYE AGEA
L
N
- - DA
- ENSA
DE SAINT-DONIsGUE
souvent, et lon tombe
qu'on soit, on s'y méprend
dans des erreurs d'autant plus préjudiciables, que
sont contraires et accéles remèdes qu'on prescrit
lérent la mort.
qui se voit
Il convient à un médecin prudent,
de
trop tard, de ne rien hasarder et
appelé un peu
doux, auxquels on
ne prescrire que des remèdes
du malade:
la cause de la mort
ne puisse imputer
disposé.
ce à quoi le public est toujours
CONCLUSION.
toutes les maladies dont je viens de faire
Dans
voit
des effets d'engorla description, on ne
que
dans
d'obstructions
gement bilieux ou pituiteux, destinées à la sécrétion
les viscères, ou glandes autrement dite pituite.
de la bile ou de la lymphe,
des maladies peuvent donc, comme
Les causes
réduire à deux genres, 2
celles des tempéramens,se:
la qualité
avoir pour principe
et en sy réduisant, c'est-à-dire, dépendre du dérandu tempérament,
dominante, qui constitue
gement de la fonction
son caractère.
bilieux et pituiMais comme les tempéramens
dont deux
teux se divisent en plusieurs espèces,
le mésemblent être des modes essentiels, savoir,
lancolique et le sanguin, de même les deux genres
auxquels nous rapportons les maladies, paraissent
diversifier
autant d'espèces. La connaissance
se
par constituent la qualité différendes principes qui --- Page 490 ---
HISTOIRE DES MALADIES
cielle du tempérament, fait par conséquent con
naitre celle de la maladie,et doit servir de guide
dans le traitement. C'est pourquoi nous avons fait
notre principale étude d'en développer la nature
et les qualités; et pour y parvenir, nous croyons
n'avoir point trouvé de meilleur moyen qu'un
continuel exercice de traiter des malades et d'ouvrir des cadavres.
En effet, on ne peut voir un grand nombre de
maladesattaqués du même genre de maladie, qu'on
ne soit porté à chercher la cause des diftérentes
modifications qu'on aperçoit. Les comparaisons
que ces différences obligent de faire, conduisent
à connaitre la qualité dominante qui influe, à
découvrir qu'elle dépend de celle qui constitue le
tempérament, et qui, par cette raison, étant prépondérante, doit être la première cause de l'engorgement; d'où il est facile d'inférer qu'un tel
viscère est le siége de la maladie, puisque sa fonction est de filtrer l'humeur qui forme le tempérament: c'est ce que l'ouverture des cadavres
confirme ou rectifie.
Tel est le chemin que j'ai pris pour parvenir à
connaitre les maladies qui 1 règnentà St.Domingue.
Jele crois d'autant plus sûr, qu'il m'a conduitàdécouvrir le siége et les causes des différentes fièvres
quiafligentles colons; mais surtout de cette fatale
maladie qu'onappelle mal de Siam, du scorbut des
pays chauds, des diarrhées, de l'hydropisie, des
-
res
confirme ou rectifie.
Tel est le chemin que j'ai pris pour parvenir à
connaitre les maladies qui 1 règnentà St.Domingue.
Jele crois d'autant plus sûr, qu'il m'a conduitàdécouvrir le siége et les causes des différentes fièvres
quiafligentles colons; mais surtout de cette fatale
maladie qu'onappelle mal de Siam, du scorbut des
pays chauds, des diarrhées, de l'hydropisie, des
- --- Page 491 ---
Vt elO VL
Ne
- a ME TOME
AM MEEPSANOE
DE SAIXT-DOxINCtE
C'est en suivant avec
abcèsau foie et au pancréas.
j'ai connu que le
cette route 3 que
persévérauce
étaient les principaux
foie, la rate et le paneréas
caractériacteurs de toutes les scènes tragiques qui étaient
différentes maladies, et qu'elles
sent ces
de la qualité du températellement dépendantes
en étaient
bilieux etles smélancoliques
ment, queles)
victimes, parce que
à St.-Domingue les principales contraire qu'aux
la nature du climat leur est plus
pituiteux et aux sanguins.
et
réussir dans ces découvertes,
Il a fallu, pour
médecins, pour
l'aveu en est trop utile aux jeunes
par
le dissimuler ; il a talla 2 dis-je 2 commencer surtoutdes
de toutes préventions,
me dépouiller
influent dans
préjugés que les écoles systématiques malades suffirent
T'esprit des étudians. Les premiers
faire connaitre le danger, et me perpour m'en
combattre des maladies diffésuader qu'ayant-à
devais m'attacher
rentes de celles de l'Europe 2 je
était la
la nature du climat, qui en
preà étudier
ne
exécuter que
mière cause ; ce que je
pouvais variations des
exactitude à décrire les
par mon
Dans cette vue,je commensaisons et du temps.
tant des changed'observations,
çai un journal
dans les saisons et le
mens que je remarquais
en
que des maladies qui me paraissaient
temps,
à cette étude les observations
dépendre. Je joignis
soit par conversa
j'avais soin de recueillir 2
que
31,
2.
ne
exécuter que
mière cause ; ce que je
pouvais variations des
exactitude à décrire les
par mon
Dans cette vue,je commensaisons et du temps.
tant des changed'observations,
çai un journal
dans les saisons et le
mens que je remarquais
en
que des maladies qui me paraissaient
temps,
à cette étude les observations
dépendre. Je joignis
soit par conversa
j'avais soin de recueillir 2
que
31,
2. --- Page 492 ---
HISTOIRE DES MALADIES
lettres des anciens médecins, chirurtion,soit par
giens, et même des habitans.
On pense sans doute que ma pratique dut être,
les prenières années 9 un peu chancelante. Ancihaeremus, inquit Sydenhamus 2 qua vid insispites
tendum ut cegris subveniamus 7 ac proinde ingenti
adhibità cauteld, intentisque omnibus animinervis,
viz
possumus ne unus
wir ac ne
quidem efficere
commiaut alter eorum qui se primi nostree curce
vild
1 donec investigato jugiter
serint
perielitetur morbi genio ad eumdem pertandemque perspecto
denub
domandum recto pede et intrepido
procedamus. J'avouerai même que 9 malgré toute mon
attention et mon application, je ne serais peutencore plus avancé, si je n'étais parvenu
être pas
Tétablissement d'un hôpital de
à procurer au Cap
fut de m'atla marine, dont le premier réglement
à visiter les malades ; obligation que je
tacher y
le grand éloignement où il est
m'imposai, malgré le motif d'avoir une école où je
de la ville 1 par doutes, et voir d'un coup d'oeil
pusse éclaircir mes
arrivent dans chaque
toutes les métamorphoses qui
genre de maladie.
de la Colonie
En effet, Thopital de cette capitale
devenu l'asile des différens peuples qui cométant
m'a fourni toute la famercent à Saint-Domingue,
connaitre noncilité queje pouvais désirer pour
aussi
seulement les maladies en général, mais
celles qui sont propres à chaque nation, ou, pour --- Page 493 ---
- - - w a - CE AEE
- - TRONSA T
NS
DE SAIXT-DOxINGUE.
mieux dire 1 les symptômes qui peuvent leur être
particuliers, et de diversifier en conséquence la
méthode générale et particulière que je m'étais
formée de les traiter. Delà la connaissance que j'ai
acquise de changer de méthode générale suivant le
changement du temps, > de saigner plus dans les
temps secs que dans les pluvienx, de saigner plus
copieusement et moins fréquemment dans le commencementd'un temps pluvieux qui isuccède à un
etde
la saignée de la gorge à celle du
sec,
préférerl
sèches
pied,surtout dansles saisons opiniâtrement
et de ne prescrire cette dernière que dans la vue de,
une évacuation critique; de purger plus
procurer
dans les temps humides que dansles
promptement
secs, et de préférer l'émétique en lavage etla manne
à toutautre purgatif. De-là enfin les remarques particulières que j'ai faites sur la façon de modifier les
remèdes généraux suivant la qualité du tempérament, qui, comme je l'ai dit, semble dépendre de
celle du climat oà ila été formé, et de prescrire les
l'expérience m'a fait
remédes particuliers que
connaitre le mieux convenir.
FIN DU DEUXIÈME IT DERNIER VOLUME.
31..
en lavage etla manne
à toutautre purgatif. De-là enfin les remarques particulières que j'ai faites sur la façon de modifier les
remèdes généraux suivant la qualité du tempérament, qui, comme je l'ai dit, semble dépendre de
celle du climat oà ila été formé, et de prescrire les
l'expérience m'a fait
remédes particuliers que
connaitre le mieux convenir.
FIN DU DEUXIÈME IT DERNIER VOLUME.
31.. --- Page 494 ---
TABLE SOMMAIRE
DU SECOND VOLUME.
Ismonuerrox.
a
pag. iij
De la Fièvre pestilentielle en général.
1,re OnSERVATION.
De la Fièvre pestilentielle simple .
II, OpSERVATION.
e
III, OBSERVATION.
De la Fièvre pestilentielle compliquée avec
inflammation. . e
De la Fièvre pestilentielle compliquée avec
putridité. .
IV. OBSERVATION. -
e
e :
Des effets que produisent 9 dans la Fièvre
pestilentielle, le mauvais traitement et le
mauvais élat du corps.
V.e OBSERVATION.
VI, ODSERVATION.
VII, OBSERVATION. e
VIII. OBSERVATION.
RÉCAPITULATION.
RÉFLEXIONS SUR LA NATURE DES FIÈVRES. .
19t
AVERTISSEMENT. . -
Au DOCTEUR STACK. a
ibid.
PRENIÈRE PARTIE.
Des Fièvres dans leur principe. *
--- Page 495 ---
M
Ve S -
: -
TVR
nue MESPESRE N
TABLE SOMMAIR E.
SECONDE PARTIE.
Des Fièvres dans leur état.
: e pag.227.
HISTOIRE ÉPIDÉMIQUE DE LA CONSTITUTION DE
POUPPÉ DESPORTES. 265
SAINT-DONINGUE, par
VrE DE L'AUTEUR. - e
e
267,
Situation de St.-Domingue 2 et description
générale de la partie du Nord ; moeurs des
habitans ; causes et indications de leurs
e 275
maladies. . :
HISTOIRE DES CONSTITUTIONS ÉPIDÉMIQUES,
depuis Tannée 1732 jusqu'à 1747- .
OBSERVATIONS sur les différentes constitutions
des années, depuis 1732 jusqu'en 1747- 392
DESCRIPTION DE LA MALADIE DE SIAM 7 DITE
FIÈVRE JAUNE.
. . . 395
de la maladie de
Des Fièvres compliquées
e
42r
Siam. e
Anatomie de Winscelow.
CONCLUSION. .
FIN DE LA TABLE SOMMAIRE DU SECOND VOLUME.
UTIONS ÉPIDÉMIQUES,
depuis Tannée 1732 jusqu'à 1747- .
OBSERVATIONS sur les différentes constitutions
des années, depuis 1732 jusqu'en 1747- 392
DESCRIPTION DE LA MALADIE DE SIAM 7 DITE
FIÈVRE JAUNE.
. . . 395
de la maladie de
Des Fièvres compliquées
e
42r
Siam. e
Anatomie de Winscelow.
CONCLUSION. .
FIN DE LA TABLE SOMMAIRE DU SECOND VOLUME. --- Page 496 ---
AVIS
SUR LA TABLE DES MATIÈRES.
Jar cru devoir préférer Pordre synthétique de
Talphabétique dans cette Table. Je pourrais citer
ici plusieurs habiles gens qui en ont usé de même
à la fin de leurs ouvrages. Les Tables alphabétiques
les plus détaillées ont toujours un défaut essentiel,
cest de ne présenter les idées que morcelées 2 pour
ainsi dire, et vagues, ou plus souvent sans aucun
sens. Le Lecteur trouve au contraire deux avantages
considérables dans Pordre quejai suivi. Ily voit,
s.fenchalnement de toutes les parties quifontlouvrage ; 2.0 il a par-là le rai moyen de saisir aisément tous les principes d'un auteur, et de se lesrappeler au besoin. Tous ceux qui savent ce que c'est
que lire el étudier, connaissent lavantage quily a
d'eztraire ; mais c'est un talent qui n'est pas si aisé
à acquérir qu'on le croit. Je me suis attaché particulièrement aux principes fondamentauz 7 jetant
méme çàet là quelques transitions, pour aider Certains Lecteurs à saisir l'ordie de Pauteur dans le
grand nombre des réflexions incidentes que la matière la obligé de faire : réflexions qui d'abord
dérobent la suite de sa doctrine 2 mais servent ce
Tappuyer et à la démontrer quand on est un peu
attentif.
*
'est pas si aisé
à acquérir qu'on le croit. Je me suis attaché particulièrement aux principes fondamentauz 7 jetant
méme çàet là quelques transitions, pour aider Certains Lecteurs à saisir l'ordie de Pauteur dans le
grand nombre des réflexions incidentes que la matière la obligé de faire : réflexions qui d'abord
dérobent la suite de sa doctrine 2 mais servent ce
Tappuyer et à la démontrer quand on est un peu
attentif.
* --- Page 497 ---
TR va SUM
NE AUESOAE
Na
TABLE
DES MATIÈRES.
TOME PREMIER.
INTRODUCTION.
N ÉCESSITÉ de connaitre la solution naturelle des maladies
pour pouvoir les guérir
Page ibid. I.
Attention de la nature à la conservation de l'animal,
La même cause affecte toujours le même corps de la même manière, Six classes de maladies bien connues. La septième peu 3.
examinée,
maladies 2, de la
Changement régulier des saisons 2 cause des
3.
Réflexions septième importantes classe, de l'auteur surl'inconstance des saisons,
du temps et des vents 1 par rapport aux épidémies 2 ibid. 4.
Le froid resserre plus quand il succède à la chaleur,
Les fièvres de mars diffèrent de celles de septembre, malgré
l'égalité des jours, et le peu de différence de la température
ibidAttention de l'air, nécessaire pour prévoir le retour des épidémies dans
5.
les climats conséquentes variables, de la nature des saisons s
ibid.
Dispositions
ibid.
L'été dispose aux fièvres putrides 9
ibid.
La fièvre dysentérique succède à cette constitution 1
des
Vers l'équinoxe d'automne 7 l'épaississement morbifique etc.,
hameurs est disposé à être évacué par le colera-mnorbus, 5, 6.
de là le flux d'automne,
la fièvre érysipélateuse, ibid.
Cette constitution se termine par
spontanée. Ses deux
Elle est suivie par la constitution glutineuse Maladies
voient comformes différentes; leur durée.
qui s'y
pliquées dans son cours. Synoque putride 1 de savoir 6,7. disNécessité de bien connaitre ces successions, et
17.
cerner ces maladies,
ibid.
Abus des remèdes généraux, des spécifiques démontrer 3
ces. abus.
Exemple de maladie compliquée, pour
8,9.
Second exemple
9,10.
Troisième et quatrième exemple,
par la constitution glutineuse Maladies
voient comformes différentes; leur durée.
qui s'y
pliquées dans son cours. Synoque putride 1 de savoir 6,7. disNécessité de bien connaitre ces successions, et
17.
cerner ces maladies,
ibid.
Abus des remèdes généraux, des spécifiques démontrer 3
ces. abus.
Exemple de maladie compliquée, pour
8,9.
Second exemple
9,10.
Troisième et quatrième exemple, --- Page 498 ---
TABLE DES MATIERES,
d'obAvis aux jeunes médecins sur la nécessité indispensable
server les effets météréologiques, ceux de T'habitation, du
régime. Avantage qui résulte de cette connaissance pour la
I0; II.
Conséquence pratique, funeste de la précipitation,
12.
Différence du caractère des fièvres épidémiques ; la constitu- ibid.
tion épidémique de la saison influe sur quelques-unes,
Metifs qui ont engagé l'auteur à parler premièrement et séparément des fièvres d'accès,
13,14.
SECTION PREMIÈRE.
De la Fièvre d'accès.
Différence de la nature des fièvres d'accès par rapport aux dif15.
férentes saisons,
selon la nature
Ces fièvres prennent un caractère particulier de la saison actuelle;
des sujets,etl la disposition particulière
années, prédola fièvre particulière aux climats, en certaines
mine cependant quelquefois 1 malgré les variations particu- 16.
lières du tempérament et de la constitution,
Fièvre d'accès informe ; ses causes 1
Rareté de cette fièvre a Londres ; ses phénomènes ; ses de symp- cette
tômes ; état du malade; marque caractéristique
18.
17,
fièvre, ressemblance avec. les fièvres lentes nerveuses 1 bilieuses ; et
Sa
I.
les fièvres
sa différence d'avec lafébricule , marquée, 3 par o par l'état
d'accès actuelles ; 2.° pars son accroissement; des rémittences et
du pouls et des urines; 4.o par le temps
des paroxismes, et par la nature des fièvres nerveuses ;
5.° parce qu'elle est presque toujours le commencement de
toutes les fièvres informes de la moisson, 17,18,19, 20.
Différence des fièvres d'accès du printemps et de la moisson.
Dégénération des fièvres du printemps ;1 leurs suites funestes.
Changement de celles de la moisson 2
21.
Les maladies de la moisson sont-elles plus dangereuses le
? Il meurt
de monde depuis
eufect
celles du printemps
plus dansles autres huit mois.
de janvier jusqu'a la fin de mai, que
Temps oà se guérissent les maladies d'automne et du printemps. Leur danger. Celles-ci sont pius dangereuses, 21 1 22.
La cause de la fièvre rémittente de la moisson est dans les premières voies. Précautions dans la cure. Effetdes chaleurs vers
le printemps. Danger des cordiaux dans ces circonstances. Le
quinquina n'y est pas toujours utile. Médicamens praticables.
Abattement des malades 9 faute de soutien que ces médicamens ne peuvent leur donner,
22,23.
ne et du printemps. Leur danger. Celles-ci sont pius dangereuses, 21 1 22.
La cause de la fièvre rémittente de la moisson est dans les premières voies. Précautions dans la cure. Effetdes chaleurs vers
le printemps. Danger des cordiaux dans ces circonstances. Le
quinquina n'y est pas toujours utile. Médicamens praticables.
Abattement des malades 9 faute de soutien que ces médicamens ne peuvent leur donner,
22,23. --- Page 499 ---
O 3e ATH
NFSE
- 14
N NTMACTOAN
TABIE DES NATIÈRES.
des fièvres de la moisson
Changement de type et de caractère à leur traitement. Remèdes 23.
et du printemps, consbquemments autres. Leur danger. 1
propres aux unes et aux rares au midi de PEarope. et abus Pourquoi? de la
Fièvres de la moisson 1 sont communes. Utilité
Celles du printemps
au climat,
dans ces fièvres, 1 par fièvre rapport d'accès irrégulière ; état
saignée symptômes de la
25.
Phénomenes,
; état du malade,
du malade, ses accès 2 ses phénomènes
26, 27.
Fièvre quarte ;
maladies d'antomne;
sur les urines briqnetées des quarte et de létatdu maRéflexions
de la fièvre
27, 28.
suite des phénomenes
crise
un relade ,
universel ; et une
parfaite 28, 29La fièvre est un universel spasme ,
ardente. Raison de
lachement de la fièvre lente et d'ane fèvre des différentes fièvres
Différence plus ou moius parfaite
29.
Fapyrexie
dénominations des
d'accès, d'où l'on tire les différentes
28, 29Distinetion
,
30.
fièvres d'accès 1
de ces fièvres
distinctions et dénominations. dans différentes contrées,
Autres doubles. Différence du type
ibid.
Fièvres
d'apyrexie dans ces
il n'y a quelquefois pas et la fèvre hectique en
Raison pourqmoi la fièvre continue
31.
fievres ; pourquoi
de Boërpeuvent être la suite trois 1 espèces: : I. ranastomose
Ses
Fièvre hectique 2 ses
parmi les jeunes gens.
haave, fréquente en Angleterre Cest une fièvre de.prin- 31:
Remèdes généraux.
symptômes.
5 elle a lieu en
temps 1 provient de grande évacuation
32.
2.0 Celle qui
ulcère intoutes saisons 9 de la résorbtion du pus d'un
de la
3.0 Celle qui provient Marques qui la font distinguer 32,33.
terne. Ses symptomes.
fièvre d'accès informe 2
des fèvres d'accès dela moisSuites et conséquences dangereuses nature que par un traitement préci- 33.
son 1 tant par leur
bilieuses. Leurs
pité, de la moisson tiennent des fièvre fièvres pour obvier à ces
Les fièvres
de la
34.
effets. Relour avantageux
mauvais effets 9
les causes des Fièvres d'accès.
Faits à examiner pour découvrir d'accès sont endémiques, ibid. 34.
État des pays où les Gèvres
K I.
>) 2.9 La temperature,
que par un traitement préci- 33.
son 1 tant par leur
bilieuses. Leurs
pité, de la moisson tiennent des fièvre fièvres pour obvier à ces
Les fièvres
de la
34.
effets. Relour avantageux
mauvais effets 9
les causes des Fièvres d'accès.
Faits à examiner pour découvrir d'accès sont endémiques, ibid. 34.
État des pays où les Gèvres
K I.
>) 2.9 La temperature, --- Page 500 ---
TABLE DES MATIÈRES,
> 3.0 La chétive ou mauvaise
> Etat particulier des sujets nourriture 7
34.
) fievres
, qui devient une
à
disposition ces
> Exemple des Français devant
35.
> La fievre d'accès résulte donc Derg-Op-Zoom de la
,
35,36.
> de l'air, et de la disposition actuelle constitution épidémique
> Précautions praticabies dans
du sujet, 36,37.
> Comment les mauvaises
ces cas-là,
ibid., ibid.
nourritures
> duisent une
à
etles forts purgatifs pro-
> Exception
disposition ces fièvres,
37.
>
par rapport aux mauvaises nourritures.
souvent, 9 outre cela 1 que
Il faut
>> vienne la cause déterminante, certaine qualité de lair en de-
> Exemple,
ibid.
> Bonne ou mauvaise situation deslieux,
38.
> prochaines et antécédentes des fièvres par rapport aux causes
> Moisson pluvieuse 7 cause de
d'accès, 38, 3g.
> Singulier effet des vents du nord constitution dans les fiévreuse, 9
3g.
La constitution fiévreuse de l'air
fièvres d'accès, ibid.
tère particulier ; froid
produit une fièvred'un carac CDetite-vérole,
fébrile; sa cause ; symptômes dans la
Constriction des vaisseaux
40.
versel; symptômes
capillaires, suite du spasme unitablir la circulation subséquens. et
Efforts de la nature pour rél'équilibre. Effets
ne le peut,
qui résultent si elle
Réflexions importantes sur l'état du
40, 41.
celui du sang; état du pouls, pouls 1 conséquemment à
quelque partie nerveuse affectée, conséquemment à celui de
Cause de l'anxiété fébrile; ce que c'est,
41, 42.
Cette anxiété se distingue en trois espèces
ibidem.
d'oà vient sa cause. Ces espèces sont par rapport au lieu
l'autre. Ily a trois systémes de indépendantes l'une de
venir cette anxiété,
gros vaisseaux d'oùt peut
Exemple. Siége le pius ordinaire de l'anxiété fébrile
43.
Détail des effets et des symptômes qui suivent le froid ibid.
quand le spasme est universel.
fébrile,
queate ; son
Relàchement; chaleursubséEtat des
danger 2 ses effets
urines et des conduits excréteurs
43, 44.
spasmodiques. Autres
dans ces affections
Phénoieaes
phénomènes concomitans 3
45.
Etat des urines symptômes an second et effets du spasme partiel, ibid.
Etat des urines au troisième. période Raison ; raison de cet état, 46.
contenir l'urine d'une véritable de cet état : ce que doit
sédiment briqueté,
crise ; observation sur le
Ce quel'on a dit de lurine est
46,4 47applicable aux autres sécrétions
dans ces affections
Phénoieaes
phénomènes concomitans 3
45.
Etat des urines symptômes an second et effets du spasme partiel, ibid.
Etat des urines au troisième. période Raison ; raison de cet état, 46.
contenir l'urine d'une véritable de cet état : ce que doit
sédiment briqueté,
crise ; observation sur le
Ce quel'on a dit de lurine est
46,4 47applicable aux autres sécrétions --- Page 501 ---
-e ClO
NESE - -
SNE
Alin MRESORAR
49r
TABLE DES MATIERES.
En quel cas il n'y a
Réflexions à cet égard.
T
et excrétions.
ni de crise totale,
fièvres.
d'apyrexie parfaite, terminaisons des différentes fièvre. Dans
Exposition des différentes
la nature de la
Les évacuations font connaitre
sont de bon augure
même les évacuations
évacnales crises partielles
La sueur est la meilleure
après les signes de coction.
, après que les intestins si la
tion dans les fièvres intermittentes et ses désavantages
ont été nettoyés. Son avantage
48, 49fièvre dure trop,
tôt. Pourquoi? Effets qui en
d'arrêter une fièvre trop
49, ,50:
Danger résulter,
50.
peuvent les
ont leur degré 9
leur soulaLa sueur et évacuations évacuations doit être estimée par
ibid.
La mesure des
Symptômes
gement, naturelle des fèvres intermittentes. souvent préSueur-Solution:
cette évacuation , qui doit avoir le
et effets quiacompagnene de coction ; prudence que
51.
cède tout signe
médecin dans ce cas, Trouble critique, son avant-coureur. 52.
oùt la sueur a lien.
Temps
de soutenir la sueur, 7.
Réflexions
Avantage des causes des fièvres intermittentes,
52.
Récapitulation surla coction et la crise imparfaite, 1.o Retour de la fièvre. 2.0 De
Questions ultérieures à examiner. la
de ces périodes; pourfixes. 3.0 De variation
?
53.
ses périodes différens types etleur complication
ibide
quoi leurs
question ,
Réponse à la première
54,55. 55.
Réponse à la seconde, troisième,
mieux apRéponse à la dansle détail de certains faits pour
55.
Lauteur entre
précier ces questions 2 lieu de croire que la fèvre n'aura la fièvre pas
1.o Signes qui donnent le médecin pourra présumer que Vintermitde suite. Commentl
et de quelle espèce sera
55.
deviendra intermittente,
tence 1
son type > plus sa na2.0 Plus la fièvre prendra vice promptement versd. Cette réflexion est imporet
56.
ture sera bénigne,
d'accès
tante. Sa preuve,
terminaison des fiètres ce
Observation sur la 'différente Ceci donne du jour à qui
informes dans les Pays-Bas.
57.
précède,
promptement le type
Le temps sec et les vents secs déterminent arrive dans les temps humi- ibid.
des fièvres d'accès. Le contraire ces temps-là,
mides. Denger de ces fièvres pendant Son caractère est
La fèvre tierce est la vraie dépuratoire.
ture sera bénigne,
d'accès
tante. Sa preuve,
terminaison des fiètres ce
Observation sur la 'différente Ceci donne du jour à qui
informes dans les Pays-Bas.
57.
précède,
promptement le type
Le temps sec et les vents secs déterminent arrive dans les temps humi- ibid.
des fièvres d'accès. Le contraire ces temps-là,
mides. Denger de ces fièvres pendant Son caractère est
La fèvre tierce est la vraie dépuratoire. --- Page 502 ---
TABLE DES MATIÈRES,
toyen entre les quartes de la moisson et les quotidiennes du
printemps. Elle n'est dangereuse que quand elle devient
continue. Ily a moins de danger quand les autres fièvres se
rapprochent de sa nature,
58.
Méthode curative.
L'histoire de la maladie doit établir le plan de la cure. Ce
l'auteur doit considérer à cet égard. Réflexions prélimi- que
naires sur la fièvre d'accès informe ; ce en quoi elle consiste
au printemps et pendant la moisson. Sa cure générale dans
ces deux circonstances,
Cure de la fièvre d'accès bien formée de la moisson. Réflexions 5g.
sur les différens traitemens, leur bon et leur mauvais 59, 6o.
I. Danger d'arréter la fievre trop tôt. Hydropisie produite
l'effet du quinquina dans une fièvre de la moisson. Cette hy- par
dropisie guérie. Moyens curatifs. Extrait de suie , bon médicament, ,
6r.
Autre exemple du mauvais effet du quinquina dans une fièvre
de la même saison , ct épidémique dès labord,
62.
Détail de la maladie et de la cure. Moyens curatifs,
63.
Opiniatreté de la maladie. Sa cure radlicale,
63.
Réflexion de l'auteur sur ces deux maladies, 9
642,0 Il ne faut pas non plus laisser trop durer la fièore. Observations de pratique de l'auteur à cet égard. Ravages des fièvres de trop de durée,
64, 65.
Propositions essenticlles que présente l'auteur,
aux
faits précédens. I.o On ne doit pas arrêter conséquemment une fièvre
trop tôt. 2.0 Il convient de l'arrèter en certains cas. 3,0 En
d'autres, il le faut absolument. 4.° On peutl le faire, et la
guérir sans risque,
66.
Réflexions pleines de sagesse et de sagacité pour établir ces
propositions. Il ya deux espèces de fièvres formées ; I. la
fèvre d'accès qui succède à une fièvre
2,0 celle
qui devient intermittente dès l'abord, rémittente; ibidem.
Traitement de la première espèce 2 depuis 66 jusqu'à
71.
Quand on doit donner le fébrifuge. Exception à cette règle, 67.
La fièvre d'accès doit être considérée comme toutes les évacuations naturelles. On doit la soutenir et la retenir dans ses.justes
bornes. Ce qu'il faut observer et distinguer à cet égard. Le
caractère des fièvres d'accès plus ou moins mauvais', dépend
souvent du traitement, du climat, de la saison, de Tage.
Attention qu'il faut avoir en ces circonstances, pour voir si
on doit les arrêter ou non 1
67, 68.
Qu'oiqu'iln'y ait pas de règle fixe à cetégard,1 la malignitéscule
On doit la soutenir et la retenir dans ses.justes
bornes. Ce qu'il faut observer et distinguer à cet égard. Le
caractère des fièvres d'accès plus ou moins mauvais', dépend
souvent du traitement, du climat, de la saison, de Tage.
Attention qu'il faut avoir en ces circonstances, pour voir si
on doit les arrêter ou non 1
67, 68.
Qu'oiqu'iln'y ait pas de règle fixe à cetégard,1 la malignitéscule --- Page 503 ---
SAMIRNLETE
:
- -RE
W MERTOANM NFa
TABLE DES MATIÈRES.
les arrêter. Certaines circonsest une raison suffisante pour
Exemples à cet égard.
tances T'exigent aussi , sans malignité, résulter, si elles durent trop,
Etat dangereux qui en peut
68,69et la force des sujets doit aussi régler le
Le tempérament Exemple du roi Jacques I, N.
70:
médecin. être considérée à cet égard, et par rapport
La saison doit aussi fébrifuges, qui sont presque tous échauffans
à la nature des Cas où lon peut s'en servir ou non. Seconde doit
ou astringens. fièvres d'accès formées. Distinction qu'on y
espèce de
71:
faire 9
ensuite tris-embarrassantes DanFièvres typiques dès l'abord, cas-là. Effets funestes quien résulger des febrifuges dans ces dose n'y faitque du,mal. Prudence
tent. Le quinquina à large
71, 72
du médecin pour en user dans 1 le détail des médicamens, Pau-
'Avant d'entrer ples avant
teur se fixe sur la maladie. moisson sont la plupart doubles. Leur
Les fièvres d'accès de la de bien saisir sette distinction 9 72.
différence. Importance On doit y considérer, I.o le froid et lhorL'accès avec frisson. fébrile; ; 3.0 lanxiété fébrile. Différence
reur 2.9 la rigueur entre la double-tierce et la doublei froid fébrile met
fèvres,
73.
que quarte. Effet de ce froid dans ces dans deux la fièvre quarte, 73.
Effet du degré de rigueur , surtout éffets.
des frisAnxiété fébrile ; ce que c'est; ses dans la fièvre Comparaison tierce et la fièvre
sons et de la chaleur conduite fébrile de l'auteur. Effets différens du
quarte. Prudente fièvres
73, 74frisson dans ces deux
particulière féconde en fièvres quartes. Exception diffé-.
Constitution
dans le traitement ordinaire. Remèdes
qu'elle exigeait la fièvre tierce et la fièvre quarte 2 par des rap- difrens qu'exigent Fausse
sur les succès
port à leur nature. réfléchis. hypothèse Mauvaises conséquences de
férens traitemens mal
75.
ces traitemens aveugles, aussi la nature de la maladie que la constituIl faut connaitre rend épidémique 1 etc., pour donnerle fébrition régnante
76.
fage et en réglerla dose, à lezamen des symptômes 2 etc.
L'auteur passe à] présent
Fun
l'autre
1.° Mal de tête. il est de deux sortes;1 ces spasmodique, deux symptômes.
inflammatoire. Moyens curatifs pour des autres moyens
Avantages de la saignée. Désavantages la saignée. Mauvais effet
curatifs. Effet du quinquina maux après de tête,
77, 78.
des vésicatoires en certains
2.0
Tmmiomniind
, à lezamen des symptômes 2 etc.
L'auteur passe à] présent
Fun
l'autre
1.° Mal de tête. il est de deux sortes;1 ces spasmodique, deux symptômes.
inflammatoire. Moyens curatifs pour des autres moyens
Avantages de la saignée. Désavantages la saignée. Mauvais effet
curatifs. Effet du quinquina maux après de tête,
77, 78.
des vésicatoires en certains
2.0
Tmmiomniind --- Page 504 ---
TABLE DES MATIÈRES.
employés dans ce cas. Sa différence d'avec celui qui a lieu en
hiver dans le cas de complication de péripneumonie. Il vient
d'un spasme. Vésicatoires avantageux en ce cas 1
78.
3.0 Nausées 1 vomissemens. Autre symptôme. Ses deux espèces.
Leur cause 2 leur effet, leur remède,
78.
4.0 Gonflement du ventre, ou enfluredes extrémités. Leur cause;
comment on la discerne, et on y remédie,
79.
Détail des raisons quip peuvent empécher la guérison. Avantage
du retour de la fièvre 9 mais souvent tenté sans succès, 80.
L'auteur passe au traitement effectif, et suivi des, févres-d'accès
de la moisson.
Ordre différent du traitement par rapport au différent caractère des fièvres,
81.
'Avantage de l'intermittence et de la méthode expectative. Remèdes employés ensuite,
ibidem.
Exemple. Remèdes. Précautions à prendre. Un malade n'a pas
d'heures fixes pour dormir. Attention qu'il faut apporter, et
conduite que conseillefauteur, d'après son expérience, pour
discerner le caractère d'une fièvre d'accès, tierce-simple, double-tierce , ou double-quarte 3 82 jusqu'à
86.
Réflexions de Tauteursurlétat extérieur de la langue dans
Jes cas où les fièvres sont compliquées d'inflammation,
N.
84.
A ffections putrides plus communes à Londres pendant
l'été, que les vraies affections inflammatoires. Pendant
Ja moisson, on remarque avec les signes d'inflammation,
certain degré de disposition bilieuse. Remèdes. Maladies
qui ne se voient pas communément à Londres dans
Pété, etc., N.
84, 85.
Observation sur let traitement et la cure de certaines fièvres
bilieuses et putrides, N.
ibid.
La nature semble ne compliquer que très-rarement les fièvres
hétérogènes. Terminaison des fièvres doubles homogènes, 87.
Suite de la méthode curative et de la comparaison que fait
l'auteur pour discerner le vrai caractère des fièvres d'accès,
88, 89Suite ultérieure du traitement. Attention requise dans l'examen
des signes capables d'éclairer,
ibid.
Administration du quinquina au cas que les malades soient faligués par la violence des accès. Dose de ce remède joint aux
autres précédens ; comment il faut le continuer 1 89, 90.
Même méthode heureuse dans les double-tierces. Attention
qu'a eue l'auteur à changer le moment de la prise du quinquina dans ces fièvres. Dosenécessaire selon différens climats.
-
ure du traitement. Attention requise dans l'examen
des signes capables d'éclairer,
ibid.
Administration du quinquina au cas que les malades soient faligués par la violence des accès. Dose de ce remède joint aux
autres précédens ; comment il faut le continuer 1 89, 90.
Même méthode heureuse dans les double-tierces. Attention
qu'a eue l'auteur à changer le moment de la prise du quinquina dans ces fièvres. Dosenécessaire selon différens climats.
- --- Page 505 ---
Lt SVZA
-
2 TONAL
1 AKSS NE
TABLE DES MATIÈRES.
Précaution pour empécher le quinquina d'agir comme purgatif,ou de constiper. Quinquina peu avantageux en certains
des
et de quelques autres remedes
cas. Avantage voyages,
dans ces cas-là,
90,91.
'Aven de l'auteur sur une erreur où ilfut en 1749, par rapport
à la cure des fièvres. Conséquence avantageuse pour la pra- relatique, déduite de son erreur même. Moyens curatifs,
tivement aux temps secs ou humides,
91 2 92.
L'auteur a recours au quinquina lorsqu'une fièvre se change en
qu'il ne voit que cela pour la guérir. Difféquarte tentatives 3 parce infructueuses à cet égard. Sel ammoniac
rentes utile dans les double-tierces ; inutile contre la fièvre quarte.
Constitution des sujets par rapport à son usage dans les
double-tierces. Objections contre son usage. Réponse 2
92, 93.
Le quinquina employé dans les fièvres quartes qui succèdent à
d'autres fièvres 2 quand elles sont bien formées, et s'il n'y,
contr'indication. Réflexions sur la nature de ces fièvres.
a pas
Leur danger, tant par la consElles ne sont pas dépuratoires.
titution du sujet, que par celle de la saison. Obstructions qui
suivent leur guérison. Moyens d'y remédier a
93 ,94Observations communiquées à l'auteur sur l'opiniâtreté et les
mauvais effets des fièvres quartes. Le quinquina doit se donner aussitôt. Sa dose 5 selon que la saison est avancée. Ony
peut joindre la rhubarbe 2 s'il agit comme purgatif. Opiat de
Lecat avantageux. Ses doses 3
94, 95.
Fraude qui se fait avec le quinquina, fièvres d'accès formées ibidem. dès
La même méthode a lieu pour les
selon
la saison est
l'abord. I.o Variation du traitement,
que
plus ou moins avancée. La fièvre est compliquée avec l'affection atrabilieuse, ou la fausse péripneumonie quand la saison
est avancée. Remèdes. 2,0 Moyens curatifs quand la saison
est encore plus avancée. Il faut, au lieu d'acides, de forts
stimulans. Exceptions par rapport aux vents secs et aux
temps froids maladies 7 comme elles ont lieu 7 selon la différente 95,96,
Ordre des delarrière-saison. Raison de la terminaison diftempérature férente des toux, des rhumes 1 de leur retour 1. et de leur
même terminaison tous les ans 7
97, 98.
Censure des teintures spiritueuses dans les toux 1 les rhumes. 2
les engorgemens des poumons. Ces maladies sont plus compliquées qu'on ne pense. Fièvre d'hiver compliquée avec la
fièvre d'accès ; elle demande un traitement différent de celui
de donner un traiqui est exposé c-devant. Impossibilité
aison diftempérature férente des toux, des rhumes 1 de leur retour 1. et de leur
même terminaison tous les ans 7
97, 98.
Censure des teintures spiritueuses dans les toux 1 les rhumes. 2
les engorgemens des poumons. Ces maladies sont plus compliquées qu'on ne pense. Fièvre d'hiver compliquée avec la
fièvre d'accès ; elle demande un traitement différent de celui
de donner un traiqui est exposé c-devant. Impossibilité --- Page 506 ---
TABLE DES MATIÈRES!
tement fixe pour les fièvres d'accès. Il faut guérir les deux
maladies ensemble. Différentes complications de la fièvre
d'accès au commencement de la moisson et danslarrière97,98.
saison,
du docteur Alston sur l'usage du quinquina,
Long passage
98.
Réflexion N., du même sur l'avantage des fièvres d'accès symptoPrudence qu'il faut avoir en conséquence en les
matiques.
102, 103.
traitant, d'une fièvre tierce opiniâtre de novembre : en la laisExemple sant: aller son train à son retour en mai , le quinquina la
103, 104.
gucrit en automne dans 2 les fèvres d'accès idiopathiques. AtSuccès du quinquina ces
Il vauti mieux donner ce métention nécessaire en cas-là. tôt dans ces fièvres. Les maladies
dicamentplus tard que plus
d'examiner leurs
mieux quand on a le temps
se connaissent
104.
suites et leurs progrès ,
des fébrifuges, 1o5
Observation de Willis sur la recherche
Observation de Morton sur l'utilité des fleurs de camomille.
Autre médieament composédu même. Réflexion de l'auteur
sur d'autres médicamens amers,
105, ibid. 106.
Bol d'araignée communiqué à l'auteur 1
10S
Suspect,
SECTION II.
Constitution inflammatoire.
du sang est la cause prédisposante de ces
L'état maladies. phlogistique Cet état a lieu dans les temps secs 7 sous les vents
décembre jusqu'à la fin de juin., en Anglefroids, 7 depuis
terre, surtout est disposée à cet état inflammatoire, ibid.
La jeunesse difficile de
de cet état par l'inspection du sang. Il
Il est
juger quelques lumières à cet égard. Expéfournit cependant
108.
riences,
conférer ce que M. de Haën et Hewson ont dil et
Le lecteur peygt
surtout le dernier. Soit dit en
expérimenté ie cet égard * dissolvent la texture du sang.
passant. Les maladies putrides
à la couenne du sang.
Effet de ces maladies par rapport de certains sujets extrèmement
Expériences de Tauteur. Sang
108, 7 109.
tendre, relatives au caillot du sang. Incertitude du sang
Expériences signe; c'est cependant par son état que nous pouvons
comme à
près de l'état des solides et des vaisseaux, 109.
juger peu
etc. Avant-coureurs des fèvres
Pesanteur, douleurs vagues,
à la couenne du sang.
Effet de ces maladies par rapport de certains sujets extrèmement
Expériences de Tauteur. Sang
108, 7 109.
tendre, relatives au caillot du sang. Incertitude du sang
Expériences signe; c'est cependant par son état que nous pouvons
comme à
près de l'état des solides et des vaisseaux, 109.
juger peu
etc. Avant-coureurs des fèvres
Pesanteur, douleurs vagues, --- Page 507 ---
TAERTOL
-
ONE
MTT RSOOAI NEse
TABLE DES NATIÈRES.
inflammatoires. Effet de la saignée dans ces circonstances. de fièvre. Le
Etat couenneux du sang après quelques Plénitude jours conséquente
sang phlogistique est tres-élastique. dans ce cas-là. Effet de la
des vaisseaux. Effet de la saignée de volume, si l'on diminue la
chaleur. Le sang diminue devient moins nécessaire
IIO.
chaleur, et la saignée
Abus de quelqu'une
Linflammation est simple ou compliquée. de la première, supposant
des choses non naturelles, cause Epaississement morbilique 9
une constitution pléthorique.
III.
cause de la seconde 7 etc., morbi, de Vinflammation simple.
Avant-coureurs, ou terrentia movimentum , est grande penLa quantité du mouvement, à la fièvre déterminée, malgré la
dant cet état antérieur
I12.
lenteur du pouls. Pourquoi,
la pléthore, et en
souvent la maladie en dissipant
d'avoir lieu,
On prévient par-là lépaississement phlogistique
ibid.
empèchant
avoir lieu dans cette fièvre. Comment? Exposé
La coction doit
théorie des Anciens, et surtout d'Hippointéressant de la
de Tépaississement morbicrate à cet égard. L'expulsion se fait de deux manières. L'augmenfique après la coction, cause de la matière couenneuse. n'est Pus
tation du mouvement
qu'il peut produire s'il
qui en résulte. Fièvre purulente
115.
tont-4-fait évacué, 112 jusqu'a
jours au plus tard
pas
de coction paratissent en quatorze fièvre tombe dès-lors.
Les signes inflammation simple. La
ibid.
dans une
Retour des signes de crudité crudité
Suite de la coction. deux périodes I. Pétat de
;
La fièvre se divise en Suite de cet état. Combien il faut être
2.0 létat suppuratoire. les opérations de la nature, 116,
attentif à ne pas précipiter
II7Observations essentielles de
La même loi a lieu pour le Aegmon. et de coction. Prudence qu'il
pratique sur l'état de crudité
des remèdes. Le pus
faut avoir alors dans Tadministration bénin et reste tel long-temps si
louable est un fluide doux, s'il 9 n'est 7 pas exposé au contact de
on ne l'inquiète pas 1 ou
ibid.
Tair,
d'une inflammation simple est la forLa terminaison naturelle
bénigne. Il en est autrement
mation d'un pus d'une nature Exemple 1 et voie queprend
d'une inflammation compliquée. de cas. La crise totale ne se fait pas
la nature dans ces sortes
ordinaires ; il en peut encore
toujours par Jes émonctoires nature particulière,
118.
résulter un flegmon d'une
composées, I." leur,
dans les inllammations
On doit considérer
2,
a
,
d'une inflammation simple est la forLa terminaison naturelle
bénigne. Il en est autrement
mation d'un pus d'une nature Exemple 1 et voie queprend
d'une inflammation compliquée. de cas. La crise totale ne se fait pas
la nature dans ces sortes
ordinaires ; il en peut encore
toujours par Jes émonctoires nature particulière,
118.
résulter un flegmon d'une
composées, I." leur,
dans les inllammations
On doit considérer
2,
a --- Page 508 ---
TABLE DES MATIÈRES.
degré; 2.0 la cause hétérogène qui s'y joint.
éclaircir cette
Exemple pour
proposition 1
La cause d'une maladie maligne est une matière
I19.
la nature ne peut réduire, mais seulement
offensive que
les maladics malignes ne sont cependant expulser. Toutes
causes. Réflexions
pas dues à de telles
Il faut se conduire dans importantes ce traitement à ce sujet, d'une
120, 121.
fièvre inflammatoire 7, comme si l'on avait un flegmon à redouter. Ce
c'est que la vraie fièvre inflammatoire. Le causus
que
toire se termine comme une pleurésie, etc.; le caususbilieux inflammapar le vomissement, etc.,
La violence du pouls, etc., fait distinguer aisément cette I2I, 2 fièvre I22,
des fièvres putrides. Symptômes présens. On doit tenir une
méthode antiphlogistique durant tout l'état de crudité, , etc.
Nerien précipiter. Qu'entend-on par cette
Observation incidente de l'auteur sur la nature méhode,122,123. du causus inflammatoire, pour mieux faire sentir la méthode
gistique. Cecausus estparticulier aux sujets robustes antiphloreux, etc. Réflexion d'Hippocrate sur le danger d'une 3 vigoufaite santé. Aphor. Epaississement
parcet état vigoureux,
phlogistique 1 suité de
Exposé dela méthode antiphlogistique. Usage des
123.
ces
dans circonstances,
vésicatoires
Sueur, urines 2 selles avantageuses vers la terminaison de 124. la
fièvre. Il ne faut rien pousser témérairement.
pernicieux dans le traitement de ces fièvres. Réflexions Antiseptiques im
portantes sur l'effet de ces remedes, par rapport à la nature
de la maladie 3
La coction commencée est suivie d'un peu de froid, dec chaleur;la 125.
chaleurest la fin du premier état del la fièvre. 2 et le commencectdbtosutdegeyrwetre: Ilfaut ne pas troublerla sueur
quivient ensuite, hoissonsdélayantes avantageuses. Prudence
qu'il faut pour ménager et soutenir les excrétions,
126.
C'est par-là que se fait la crise. Le frisson la précède
signes de coction. Ce que c'est que la résolution. toujours;
à faire sur l'usage de la saignée. Cette remarque est Exception de la dernière importance, 2
ibid.
Danger du quinquina aussitôt que les signes de coction
sent 7
paraisSignes qui annoncent un dépôt. Désavantage. des dépôts selon ibid. la
nature des parties où ils se font. Pratique qu'ily ya à tenir alors
pour en tenter la résolution. On peut souvent prévenir les
ilegmons ou les résoudre en diminuant Ia force vitale, ete.
Remedes convenables. Il vaut cependant mieux écarter la
Exception de la dernière importance, 2
ibid.
Danger du quinquina aussitôt que les signes de coction
sent 7
paraisSignes qui annoncent un dépôt. Désavantage. des dépôts selon ibid. la
nature des parties où ils se font. Pratique qu'ily ya à tenir alors
pour en tenter la résolution. On peut souvent prévenir les
ilegmons ou les résoudre en diminuant Ia force vitale, ete.
Remedes convenables. Il vaut cependant mieux écarter la --- Page 509 ---
OPNURA - L VO
NE -
ATTET NRRAEWE
TABLE DES MATIÈRES.
prend dans ces cas-là, que d'atnature de la voie qu'elle
: rarement on réustendre à résoudre ces dépôts flegmoneux
127, 128.
sit à y parvenir, 1 tenir quand le dépôt est absolument formé,
Condaite qu'il faut
129.
simples, on distingue les fièvres par le
Dans ces inflammations la
tend à former le dépôt. Il n'en
nom de l'organe où nature
composées. Exemest pas de même dans les théorie. inflammations Petite-vérole. Fièvre d'aceès.
ples pour éclaircir cette
130, 131.
Traitement dans ces cas-là, sollicitent lévacuation de la maLes cordiaux dans ces cas-là de crudité. Mauvais effet qui en rétière dans l'état même
Maladies plus graves qu'il cause
sulte. Abus du quinquina.
expectative 7
132, 133.
alors. Avantage de la méthode l'art, et de la méthode antiAbus des évacuations procurées par
ibid:
phlogistique à l'état de suppuration détruit l'acrimonie :
de nos humeurs;
Le froid avec un temps sec
une inflammation par
de-là la facilité de guérir attendre quelquefois de coction ni de crise. Le cas
la saignée seule, sans à cause du froid, une disposition
est différent s'il se joint,
préexistante,
133.
inflammatoire à une acrimonie
134Exemple tiré de Sydenham s
135.
Sa méthode curative,
SECTION III.
Constitution catarrheuse.
sont produites par des épaissisLes fièvres de cette constitution
à une disposition inflamsemens morbifiques qui se joignent
136.
matoire
d'hiver de Sydenham. Le froid serain la
Cause de la fièvre
se manifeste après
M
catarrheux
longe : Tépaississement Maladies sous lesquelles il se manifeste. Leur
vier. Comment?
mutuel. Exemple d'Hippocrate,
nature. Leur changement
136, 137catarrheux se fait sentir par toute TEurope Toux
L/épaississement saison-là. Fluxion de poitrine en France.
dans cette
Raisons pour lésquelles cette macatarrheuse en Angleterre.
137en Angleterre,
ladie est plus dangereuse dans les maladies de cette constitution,
On doit considérer d'inflammation $ etc.; 2.9 le degré d'acriI.le degré 3.0 l'état plus ou moins relâché des solimonie 7 etc. ; l'état des fluides, ete. Comment lPépaisdes, etc.; 4.°
dissout ce sang,138, 139, N.ibide
sisscment scorbutique
32..
macatarrheuse en Angleterre.
137en Angleterre,
ladie est plus dangereuse dans les maladies de cette constitution,
On doit considérer d'inflammation $ etc.; 2.9 le degré d'acriI.le degré 3.0 l'état plus ou moins relâché des solimonie 7 etc. ; l'état des fluides, ete. Comment lPépaisdes, etc.; 4.°
dissout ce sang,138, 139, N.ibide
sisscment scorbutique
32.. --- Page 510 ---
TADLE DES MATIÈRES.
Moyens nécessaires pour traiter cette fièvrejusqu'à ce
la
nature ait pu opérer la coction. Exemple de l'auteur. que Les farineux,le pain, les fruits , les liqueurs, lepetit-lait conduisent heureusement à ce période, quoique lentement. Il vaut
mieux dans ces cas être long-temps malade, sans négliger le
siége du flegmon, etc.,
139, 140,
Il y a dans tout catarrhe quatre indications pour la cure: :
I. Faire cesser l'inflammation: ; 2.0 Délayer lépaississement
morbifique; 3.0 L'évacuer, etc., et comment; 4.0 Rendre
auxs solides leur ton naturel,
140, 141.
Le traitement antiplogistique répond au premier point. Le régime adoncissant au second;
141.
Prudence et précaution qu'il faut pour le troisième. Répercussifs dangereux dans ce cas de flegmon. La cure
142.
Phthisie
difficile,
presqu'inévitable à la jeunesse par plusieurs abus. La
ruine de la santé est la moindre conséquence
ibid.
Exemple, Coryze. Traitement abusif. Etat du malade. 1
Inflam- 143.
mation devenue universelle par les volatils, l'élixir parégorique. Traitement de l'auteur. Guérison, 144 jusqu'à 147.
Le sang dans ce cas-ci ne fut dépuré de lepaississement morbifique s qu'au quarantième jour,
ibid.
La jeunesse attaquée de catarrhe en janvier et février ; et qui se
rétablit en juin et août, en est prise de nouveaua auj
de l'année suivante,jusqu'a. ce quel l'âge de vingt-cinq printemps ans soit
passé. Précaution dans ces cas-là. Prudence dans le traitement, ou la phthisie en sera la conséquene, 1
147 9 148.
Exemple de Miss P. A. A une douleurdu foie, occasionée
la danse , succéda un rhume en février 1757. Symptômes. par
On la traita comme d'une fièvre nerveuse. Remèdes en conséquence. L'auteur la voit au 14de février, quatrième jour de
la fièvre, journal de son traitement. Aphthes blanches au
trentième jour.Jus de navet, miel rosat, esprit de soufre,
avantageux en gargarisme dans ce cas. Guérison parfaite en 9
mai, 148, jusqu'à
155.
Réflexions de l'auteur sur le premier traitement de cette maladie. Examen et critique de son propre traitement, ibid., 158.
Le premier traitement du huit au quatorze, cause de sa rechute.
Faiblesse restée au foie et aux poumons, même après ce traitement de l'auteur. L'auteur changea sa méthode de traiter
depuis ce moment-là. La rechute arriva au même temps l'année suivante. Traitement, 2 guérison en juin,
ibid.,
Rechute le printemps suivant. L'auteur conseille de n'y 159. rien
faire. Il est forcé par la famille de donner le quinquina. La
malade périt ea octobre suivant d'une phthisie
pulmonaire 7
159, 160.
mons, même après ce traitement de l'auteur. L'auteur changea sa méthode de traiter
depuis ce moment-là. La rechute arriva au même temps l'année suivante. Traitement, 2 guérison en juin,
ibid.,
Rechute le printemps suivant. L'auteur conseille de n'y 159. rien
faire. Il est forcé par la famille de donner le quinquina. La
malade périt ea octobre suivant d'une phthisie
pulmonaire 7
159, 160. --- Page 511 ---
Tl CVZH
N M FL C0TV8
NTEY MEOE
50r
TABLE DES MATIÈRES.
Coqueluche dans un enfant. Diète et évacuation convenables. Tierce
Double-tierce qui se manifeste. Remèdes Guérison pratiqués. naturelle en
simple. On l'abandonne à la nature.
Les poumons
juin. Il est attaqué ensuite de petite-vérole. antécédent. Guérison 1
n'avaient pas souffert du catarrhe
160, 161.
avec une fièvre d'accès. La fièvre estavanCatarrhe compliqué
ibid., 162.
tageuse aux jeunes gens. catarrhe Pourquoi, s'il n'est bien conduit. Moyens
Danger du retour d'un
de
ibid., 163.
curatifs généraux ; ceux dans précautions, des climats chauds, moyens
Voyages aux iles occidentales des catarrhes > et d'en guérir même
de prévenir le retour
ibid., 164.
dans des cas désespérés,
nécessaire
Attention nécessaire aux vents 1 au temps. Saignée
164.
dans un temps froid et sec. Règle pour l'exerciçe, Air de la
Air chaud nécessaire pour exciter Fexpectoration. Inconvénient du
campagne bon pour fortifier les poumons. des acides végétaux
lait pur, des acides minéraux. d'inflammatoire Avantage soit dissipé. Objusqu'a ce que ce qu'il y a
des concombres dans un
servation sur l'usage avantageux sur la nature de la toux qui reste
catarrhe confirmé : erreur Les sueurs de la fièvre humovers juillet après ces maladies.
décidée : ces derrale différent de celle de la consomption
ibid., 165.
nières proviennent d'un pus résorbé 2
SECTION IV.
De la Synogue non putride.
constitution parait.vers la fin de la saison inflammatoireCette
nerveuses de Huxham ne sont pas de nouvelles
Les fièvres
la fièvre pituiteuse. , la synoque non pumaladies. L'épiale 1
Ja fièvre d'Huxham Elle a lieu en
tride sont les mêmes que
solstice d'été. Distinctions des
mars , dure souvent jusqu'an
167.
Anciens sur ces fièvres, 166 jusqu'à d'une fièvre ancienne en une
Observation sur le changement Glass loué. La différence ne vient
nouvelle par le traitement. du climat du traitement. 9 etc., ibid.
dans ces fièvres 1 que surtout les variations occasionées par les
Il faut ici considérer
saison. Passage d'Hippocrate et de
vents etles temps de cette
167.
Celse à cet égard,
de l'auteur, 168.
Confirmation deleur théorie parl'observation comparées avecles fièvres
Hémitritée 2 tritzeophie des Anciens,
etc., des modernes.
gastriques choloriques, mésentériques,
ibid.
Toutes viennent d'une même cause. Orgasme, dans l'estomac, selon
Symptômes qpuisnseppmumtergee
saison. Passage d'Hippocrate et de
vents etles temps de cette
167.
Celse à cet égard,
de l'auteur, 168.
Confirmation deleur théorie parl'observation comparées avecles fièvres
Hémitritée 2 tritzeophie des Anciens,
etc., des modernes.
gastriques choloriques, mésentériques,
ibid.
Toutes viennent d'une même cause. Orgasme, dans l'estomac, selon
Symptômes qpuisnseppmumtergee --- Page 512 ---
TABLE DES MATIÈRES.
Hippocrate. Émétique employé dans ces cas-là.Symptômes
d'orgasmes au bas-ventre; purgatifs employés alors, 16g.
Ce sont-là les mêmes symptômes que ceux de la fièvre de
Huxham. Exception, Hippocrate a moins considéré le pouls
les urines. Huxham est d'accord laveclui sur les symptôque mes des fièvres bilieuses 1 la nature de la bile, la cause du
causus bilieux. Chaleur extrème que cause lépaississement
bilieux ; soif 7 gout amer, etc.,
170 , 171,
On peut ajouter que la matière pituiteuse succède à la constitula
Effet du froid de
tion inflammatoire, et précède putride. lui succède. Elle
l'hiver sur l'acrimonie bilieuse. La pituite
domine au printemps et la bile en automne. La chaleur
exalte less sels, les huiles du corps 7 etc. En ce cas, Hippocrate purgeait si le malade ne l'était naturellement. Il faut
purger doucement 7 selon Celse 7
ibid., 172.
Observation de Galien sur les symptômes qui ont lieu quandla
fièvre commence à se faire sentir. Ces fièvres,
172.
Observation de Baglivi'sur ce même sujet. Fièvres malignes plus
rares qu'on ne le dit. Symptômes des fièvres mésentériques.
Il faut chasser les humeurs qui infestent l'estomac, et ceS
symptômes de prétendues fièvres malignes disparaitront,
ibid., 173-174.
Observation de Sydenham sur ces mêmes fièvres. Sa pratique.
ibid.,
Ses médicamens 9 le morbus cardiacus de Celse. Il le regar- 179.
Idée de Huxham sur
de Huxham à cet
dait comme une fièvre nerveuse. Passage
égard. Glass et Huxham ne diffèrent entr'eux que sur la partie du corps où sc forme la lymphe visqueuse qui cause ces
fièvres 2 et sur la manière convenable de Févacuer. Pratique 180.
de Huxham dans ces cas-là,
ibid.,
Baillou cité. Symptômes qu'il attribue à une pituite àcre, amassée dans l'estomac par la négligence. des évacuations nécessaires, Sa doctrine est la même que celle de Huxham, , ibid.,
181.
Class et les observations de l'auteur lui font croire que la fièvre
nerveuse deHuxham est la fièvre flegmatique des Anciens. La
méthode de Galien, del Baillou, de Sydenham, de Baglivi est
celle qu'on doit suivre à peu près. Ces maladies ne diffèrent
tant qu'on le eroit. Les traitemens ne doivent pas non
pas être si différens, dit Boërhaave cité,
ibid., 182.
L'auteur plus propose à présent ses réflexions 3 pour se former une
juste idée de cette constitution. La matière des maladies de
Il n'y faut pas de
cette constitution est flegmatico-slaireuse
morbisi fréquens purgatifs après le déclin. Lrepaisissement
-
'on doit suivre à peu près. Ces maladies ne diffèrent
tant qu'on le eroit. Les traitemens ne doivent pas non
pas être si différens, dit Boërhaave cité,
ibid., 182.
L'auteur plus propose à présent ses réflexions 3 pour se former une
juste idée de cette constitution. La matière des maladies de
Il n'y faut pas de
cette constitution est flegmatico-slaireuse
morbisi fréquens purgatifs après le déclin. Lrepaisissement
- --- Page 513 ---
ROUR : VAECRA
N
- -
PANTOY RSSAN
TABLE DES HATIERES.
de cette constitution est une pituite excrémenteuse l'estomac. sépaAque rée du sang, et déposée sur les intestins vomitifs, et dans 182, 183.
Précautions sur les purgatifs. Usage des
selon l'auCinq périodes font les divisions de cette constitution sont très-importeur. Détail de ces périodes. Ces réflexions
tantes. Raison de Tusage de purgerà chaque printemps,eta 183, 184.
la chute des feuilles en Angleterre, dans ce cas-là, ibid.,
Exemple de cette pratique. 6on avantage
185.
observé
quatorze ans à
Détail de l'auteur sur ce qu'il a
pendant
ibid.
cette constitution 3
Londres 1 pendant antérieure à la fièvre déterminée. État du sujet
I.re période
Ce sont-là les préludes de la maladie,
pendant cette période.
185.
antérieure à la fièvre déterminée. Cette seconde péII. période
comme un trouble général des sériode peut être regardée
encore là la fiècrétions et excrétions. Ce n'est cependant pas excrémenteuse
Elle a lieu quand la matière
vre déterminée. la
la plus ténue est résorbée dans
se corrompt, , et que partie
ibid., 186.
le sang,
toujours par un frisson 9 selon Sydenham.
La fièvre commence antérieurs ne sont que ses préludes. Épiale
Les Symptômes Elle consiste dans Palternative de froid et de chades Anciens. c'est dans cet état que la matière morbilique est parleur; et
voies
dans le sang s 186,187tie dans les premières État de 2 la partie malade. Conduite bien réfléExemple remarquable.
190 3 19I.
chie de l'auteur. Guérison 1
surchargeait Testomacde
Avantage du vomitif quand la pituite elle surchargeaitles intesla malade. Celui du purgatif quand
ibid.
tins conséquence heureuse de cette pratique,
des
,
Le fils de la malade. Avantage du vomitif et
Autre exemple. la saignée faite, vu les signes d'inflammation
purgatifs après
ibid.
qui s'y était compliquée. Guérison des 1 évacuations pratiquées à
Observations relatives à l'avantage
fàdans ces maladies. Conséquence
temps et convenablement Fièvres putrides 9 miliaires : effets
cheuse de la négligence. échauffans dans le traitement des mêmes mades médicamens
effet de la méthode antiphlogistique
ladies. Abus et mauvais
192 1 193.
poussée trop loin, l'auteur pour faire voir son erreur dans
Exemple que présente
il sauva son malade. Voyant que
sa pratique et comment
dont quelques-uns
la fièvre s'opiniàtrait après ses remèdes, le malade à la cammême avaient fait du mal, il fait passer La même conduite
pagne, 1 en renonçant à tout médicament.
médicamens
effet de la méthode antiphlogistique
ladies. Abus et mauvais
192 1 193.
poussée trop loin, l'auteur pour faire voir son erreur dans
Exemple que présente
il sauva son malade. Voyant que
sa pratique et comment
dont quelques-uns
la fièvre s'opiniàtrait après ses remèdes, le malade à la cammême avaient fait du mal, il fait passer La même conduite
pagne, 1 en renonçant à tout médicament. --- Page 514 ---
TABLE DES MATIÈRES.
lui a réussi depuis. La nature trouve de grandes ressources
en elle-méme dans cette saison,
195.
Signes qui doivent précéder la crise. Il faut bien faire attention à la diète, au régime, sil'on veut réussir] par sa méthode.
C'est un abus que de donner des remèdes pour avancer la
coction. Il faut évacuer au commencement de la maladie, et
nourrir vers la fin pour favoriser les efforts de la nature,
ibid., 196.
Abus d'un trop long traitement antiphlogistiqne. La fièvre revient, malgréles évacuations utiles en apparence faites vers.la
fin de la maladie. C'est même plutôt une nouvelle fièvre qui
ibid.
parait. Ses symptômes,
l'auteur observa
Confirmation de cette observation par ce que
en F'rance. Abus contraire à Londres et en Allemagne. Les
découvertes de la Chimie semblent y avoir donné lieu. Les
maladies ne veulent pas être traitées avec précipitation,
ibid., 197.
Exemple de deux médecins, dont l'un persistait tropl longtemps dans la méthode antiphlogistique., l'autre trop peu.
Mauvaises conséquences de leur abus. Le dernier parti est
cependant plus dangereux même dans les fièvres pituiteuses
du printemps. L'auteura toujours pris Sydenham pour guide,
197 jusqu'a
199L'auteur examine ensuite I. quand le traitement antiphlogistiqueest nécessaire, quel en doit être le degré, la durée. 2 OA
quel periode il faut le quitter. Le degré de la méthode restaurative ou cordiale; sa durée
ibid.
L'auteur ne parle pas des symptômes étrangers produits ibid. par
une mauvaise pratique,
anti1.o Raisons pour lesquelles il faut commencerlctrplitement
phlogistique dans les quatre premiers jours. Il faut même le
prendre plus tard si lon n'a pas été appelé assez tôt, si les
signes d'inflammation ou d'orgasme l'exigent,
ibid.
Réflexions sur la saignée; elle facilite l'action des vomitifs
et des purgatifs 1 N.
200. des
Le degré d'évacuation et la diète doit dépendre de la force
symptômes et des premières évacuations, de l'àge, de la
force, etc. 1
200, 201.
Ce que c'est quel la santé de tout animal. C'est certain degré
de chaleur et de mouvement. Réflexions sur les écarts
de la nature à cet égard. Un écart considérable occasionne les avant-coureurs des maladies,
ibid.
Réflexions ultérieures sur la chaleur et le mouvement par
rapport aux sécrétions et excrétions, N., 2
ibid.
ômes et des premières évacuations, de l'àge, de la
force, etc. 1
200, 201.
Ce que c'est quel la santé de tout animal. C'est certain degré
de chaleur et de mouvement. Réflexions sur les écarts
de la nature à cet égard. Un écart considérable occasionne les avant-coureurs des maladies,
ibid.
Réflexions ultérieures sur la chaleur et le mouvement par
rapport aux sécrétions et excrétions, N., 2
ibid. --- Page 515 ---
RSCTL
:
- ONEL
ATTOT RSTRRE NAE
TABLE DES MATIERES.
consiste la fièvre. Détente et avanSpasme, c'est ce en quoi Cas on il faut la mettre en usage.
tage de la saignée.
N.,
203 , 2044
Exemples de ses effets,
doit se régler par le
La durée du traitement antipilogistigne actuel des solides, selon qu'ils
temps, parles vents, parletat
des saisons et de la temsont afféctés, parles causes physiques
ibid:
pérature. Détail à cet égard doit ; durer que dixjours au plus. La
Cetraitement en général ne
Il faut dès-lors un
fièvre pourra alors deventrinterminene cela ?
ibid., 2054
traitement antiseptique. Pourquoi période où il faut quitter le traiteRéponse de Sydenham surle la méthode restaurative. L'aument antiphlogistique , et sur Diète nécessaire. Rarement la
teur y ajoute ses réflexions. à ce période. Ce quepeatlinse 206.
nature veut être aiguillonnée
de la diète, ibid.,
tinctdes malades, sentertat Westphalien sanvépar un morHistoire amusante sur cet objet. le même 1
206 , 2074
ceau de lard. Français mort del par l'auteur sur cet événement. Ur
Réflexions très-intéressantes
des faits attestés par.
médecin ne doit jamais se réglerd'après vrais. Les alimens de difficile dile peuple, fussent-ils même les cordiaux en ce qu'ils produisent
gestion agissent comme
devenir salulaire. Réflexions
une fièvre momentanée qui Une peut
cordiale n'a qu'un effet
ultérieures sur cet objet.
potion La diète cordiale fatimomentané. Il est suivi d'abattement. nourrit et soutient,
208:
gue dans le moment , mais dans les cas de réplétion 9 et avant fièDiète nutritive dangereuse La diète au lait ne convient que faut dans bien les choiles évacuations. l'acrimonie des humeurs. Ii
vres lentes et dans malades désirent souvent ce qui leur
sir les cordiaux. Les
20g4
convient le mieux, bière bons cordiaux, selon T'exigence
Le ponche 9 le vin, la
aux désirs des malades
des cas. Il faut se rendre quelquefois
Exception 1
nécessaires que quand la nature est accaLes cordiaux ne sont
sur ce sujet, 1
ibid., 21I
blée. Réflexion de Sydenham si épuisée qu'on le pense. Il faut faut
La nature n'est pas tonjours elle
ses fonctions. Il
lever les obstacles 1 et reprendra des cordiaux,
ibida
donc être prudent sur continuer, Tusage se règler sur le degré de
La diète cordiale doit se
Moment où il faut en faire Il
fermentation qu'elle état de produit. la fièvre, ou état suppuratoire, ibid.
nsage. Second jours, etc.
du médure quelques du malade doivent régler la conduite craindre
Les circonstances
On doit même
decin par rapport aux évacuations.
jours elle
ses fonctions. Il
lever les obstacles 1 et reprendra des cordiaux,
ibida
donc être prudent sur continuer, Tusage se règler sur le degré de
La diète cordiale doit se
Moment où il faut en faire Il
fermentation qu'elle état de produit. la fièvre, ou état suppuratoire, ibid.
nsage. Second jours, etc.
du médure quelques du malade doivent régler la conduite craindre
Les circonstances
On doit même
decin par rapport aux évacuations. --- Page 516 ---
TABLE DES MATIÈRES:
les grandes évacuations quand elles se font
Toutes ces grandes évacuations selles,
naturellement.
sont de mmauvais symptômes pendant la coction, urines, sueurs 1
Exemple d'un malade mort frénétique, après de
212.
boissons aqueuses, et de grandes sueurs,
ibid copieuses
Exemple compliqué d'inflammation. Le malade
, 213.
une forte purgation qui l'abattit entièrement mourut'après
de crudité
7 lors de l'état
La diètebien réglée dans ces circonstances est le
le ibid.
sûr,
parti plus
Exemple d'un malade réduit à l'extrémité
ibid., 214.
donnée
par une médecine
mal-a-propos. Sauvé par les vésicatoires et les diaphorétiques camphrés. Son rétablissement fut long et
nible,
péLes éruptions sont-elles salutaires, ,
ibid.
tiques et nuisibles P Réponse. Toute critiques 9 ou symptomala coction est bonne, etc. Différence éruption de celles qui parait après
casionées par lai malignité ou par un mauvais qui sont OCFièvres dans lesquellesfauteura
traitement, 214.
Observation
remarqué ces éruptions, 215.
par rapport aux femmes en couche. Il leur
un régime rafraichissant. Abus de. les tenir trop chaudement, faut
Abus de cette pratique trop commune malleurensement. ibid., 216,
Exception. 9 N.
ibid., 217.
Exemple d'une fièvre avec éruption miliaire.
réflexions de l'auteur sur cette fièvre,
Sages
changemens des vents et du
1 par rapport aux
ces éruptions. La méthode temps, 9 et à la nature de
avantageuse dans ces circonstances expectative toujours plus
Jamais l'auteur n'a vu la synoque non putride 1 N., se 218, 219.
cune éruption critique. La fièvre en elle-même passer doit se par aupar degrés. Le traitement le plus simple est le meilleur. passer Préceptes essentiels pour le traitement dans les deux
périodes, 9
Coction. Les symptômes doivent diminuer avant ibid., 222.
Pourquoi. Il faut bien observer à cette période qu'elle toutes se les fasse.
crétions. Signes ultérieurs de coction, , et des forces de la exture. Signes contraires. et ce qu'il ya à faire alors. L'envie nade manger 9 signe décidé de coction dans des fièvres, 223,
Expulsion de la matière cuite. 1.o La matière doit y étre disposée. 2.0 L'expulsion actuelle se fait ensuite, mais il faut
tenirles voies libres lorsque la nature méditelexpulsion, et
attendre. Un léger_frisson est-le signe essentiel qui
ce travail de la nature,
indique ibid.
es contraires. et ce qu'il ya à faire alors. L'envie nade manger 9 signe décidé de coction dans des fièvres, 223,
Expulsion de la matière cuite. 1.o La matière doit y étre disposée. 2.0 L'expulsion actuelle se fait ensuite, mais il faut
tenirles voies libres lorsque la nature méditelexpulsion, et
attendre. Un léger_frisson est-le signe essentiel qui
ce travail de la nature,
indique ibid. --- Page 517 ---
CE ECTL
SRSOA
NS
TABLE DES NATIÈRES.
soif, élévation du pouls à ce péIl faut alors délayer. Chaleur, tenir là quelquefois même assez longriode. Il faut s'en fait. Il 3 ne faut rien réprimer. La fièvre la
temps. I'expalsion se
vu cette marche de
tombe dès-lors. L'auteur a toujours des Anciens, vraie à légard
nature dans ces cas-ci. Doctrine dans ces fièvres,
224:
indicatoires et eritiques
225.
des jours de l'auteur,
comme une fièvre
Exempie Cette fièvre peut être regardée jusque-là à observer. Remarque prise
simple Ted@m.e.aesr aux différentes saisons ordinaires, 225.
d'Hippoerate par rapport
La fièvre ardente se termine
Autre différence plus considérable. seule fois. La synoque non putride depar résolution en une
Sydenliam regardait avec raison même
mande des crises réitérées.
comme la
ou
quotidienne prolongée son
et de sa
la double-tierce
Raison de opinion 226.
que la synoque non patride.
lien
pratique 1 rémittences et autres signes détaillés fièvre, donnent 227.
Les longues qu'il n'y a plus de danger dans cette
ivids
de croire devient continue non rémittente. Pourquoi, la rhubarbe est
Cette fièvre
sédiment dans les urines 9
éviAprès avoir vu du
Danger du quinquina donné pour à la suite
devenue avantageuse.
Obstruction fàcheuse
228.
ter le retour des paroxysmcs.
ibid.,
de ce méticament, ,
comme fébrifuge dans eette
L'auteur ne donne pas le quinquina Ses effets avantageux, ibid.
fièvre , mais comme tonique. du quinquina en est la poudre toute ibid.
La meilleure préparation
ne
simple,
devient intermittente , les évacuations faut
cette fièvre
au contraire , etc. Ce qu'il
Lorsque sont pas si dangereuses 1
ibid.
faire
devenue double-tierce bien
Exemple de synoque non putride des écrouelles opiniàtres.
formée, et qui guérit radicalement cas
ibid.
Traitement pratiqué dans ce
des fièvres intermittentes
Réflexions incidentes sur labénignité Exemple. L'auteur est
du printemps. Danger de les leur arrêter. nature et leur traitement.
de l'avis de Sydenham sur
228, 230.
Traitement de Sydenham, ont été intermittentes dès le comLes fièvres du printemps, de qui temps après, se guériront par le
mencement , ou peu
non putride. Ces fèvres passeront
traitement de la synoque si on les traite comme Tauteurl l'indi- 231.
rarement neuf accès,
ibid.,
que 1
se
par la même méthode,
Plusieurs de ces maladies guérissent
et leur traitement.
de l'avis de Sydenham sur
228, 230.
Traitement de Sydenham, ont été intermittentes dès le comLes fièvres du printemps, de qui temps après, se guériront par le
mencement , ou peu
non putride. Ces fèvres passeront
traitement de la synoque si on les traite comme Tauteurl l'indi- 231.
rarement neuf accès,
ibid.,
que 1
se
par la même méthode,
Plusieurs de ces maladies guérissent --- Page 518 ---
TABLE DES MATIÈRES,
avec quelque modification : telles que la
la
nisse s etc. 2
diarrhée, jauLa migraine. Sa ressemblance avecla
231.
symptômes. Ce qui règle le choix de synoque ses remèdes. non putride. Sa diffé- Ses
rence d'avec les autres maux de tête
232.
Détail des symptômes de la vraie migraine intermittente, Son
traitement,
Première observation sur la migraine dans un homme 233. à
des accès de goutte réguliers en février. Traitement. sujet Guérison,
II. observation sur la
ibid., 236.
migraine dans un sujet goutteux. Traitement. Guérison,
III, observation sur la migraine dans une jeune dame : 257. les
cours de ventre du printemps étaient fort communs alors.
Traitement. Guérison 9
ibid.
Attention qu'il faut apporter pour bien varier sa méthode curative et s'assurer de la réalité de la maladie,
238.
Autre observation d'une migraine dans un sujet
de
Yaws. Symptômes. L'auteur le guérit
attaqué
Autre observation d'une migraine a la suite 1 d'une vérole. Trai- ibid.
tement. Guérison.
Autre observation de migraine dans une jeune femme infectée 23g.
d'une vérole. Prudence de l'auteur dans le traitement.
Guérison,
ibid., 241.
CONSTITUTION PUTRIDE,
L'auteur propose s dans ce chapitre préliminaire de la
putride, ses idées sur la nature de la bile et sur ses synoque effets
généraux, relativement aux maladies qui en sont la conséquence. La bile est donc formée d'une humeur d'un jaune
pale qui flotte dans le sang,
Différentes dénominations de la bile
242.
2 par rapport au
en
qu'elle occupe différens temps,
siége ibid.
Division des maladies. Tant que le suc biliaire conserve ses
qualités, et; reste en quantité convenable, il est très-utile
la composition de nos humeurs. S'il s'écarte de ces deux à
rapports 1 il devient, I. le principe de la constitution
tride. Quand ? 2.°] Il produit la constitution bilieuse.
pu3.0 Il donne naissance à la fausse péripneumonie. Quand?
4.0 Origine dela constitution atrabilieuse. Cec quatrième Quand? article est repris dans la snite avant le troisième,
243.
Ces altérations ont lieu régulièrement, etc.,
ibid., ibid.
L'humeur bilieuse est fort pénétrante; elle est encore séparée
par d'autres excrétoires que par le foie. Couleur de Turine,
conséquemment à la bile,
244, 245.
0 Il donne naissance à la fausse péripneumonie. Quand?
4.0 Origine dela constitution atrabilieuse. Cec quatrième Quand? article est repris dans la snite avant le troisième,
243.
Ces altérations ont lieu régulièrement, etc.,
ibid., ibid.
L'humeur bilieuse est fort pénétrante; elle est encore séparée
par d'autres excrétoires que par le foie. Couleur de Turine,
conséquemment à la bile,
244, 245. --- Page 519 ---
- TACmTO
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T NTL
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IV RSW
TABLE DES MATIÈRES.
Tout régime qui rend l'urine jaune et pénétrante, augmente 245
Pacrimonie de la bile, et vice versd,
de cette acrimonie, Régime bon ou mauvais à cet égard.
Signes Médicamens avantageux ou non dans ces mêmes cas, 246.
qui
beaucoup l'urine irritent plutôt qu'ils
Les purgatifs l'acrimonie teignent de Phumeur biliaire. Il en est de
ne corrigent
et
de ces derniers,
même des amers. Avantage désavantage
ibid.
L'auteur évitera tous les détails minutieux dans les histoires
qu'il va nous donner, etne se fixera que sur les symptômes
vraiment à la maladie, ,
247.
qui appartiennent
SECTION PREMIÈRE.
De la Synoque putride.
Cette maladie a lieu durant le fort de l'été, 1 lors du relâchement
considérable des solides, et de la grande dissolution du sangLa coction etla crise se font bien quand les solides sont ensains et le
bien lié. Idée des Anciens sur la putrécore
,
sang Pus louable ou non, 2 selon le plus ou
faction et force ses effets. des solides, et du bon ou mauvais état du
moins de
248, 249.
sang 1
l'état de putridité comme tout opposé
Les Anciens regardaient Conséquence de cette théorie par rapà Totatinflanmmnatoire.
ibid.
port au pus des ulcères 7 était
ou moins longue et
La fièvre, selon Hippocrate, ,
plus
Il
aurait
mauvaise. , selon l'état des solides et du sang. n'y
de fièvre putride selon Galien, s'il ne précédait un papas
etc.
ibid., 250.
reil état du corps 7
et sans aucun mélange
Exemple d'une fièvre putride simple,
exaltée. État de
d'acrimonie que de l'humeur biliaire un peu universelle le
traitement. Crise
9la malade; symptômes;
de lidée de Galien sur ces
Plus de fièvre. Comparaison
253.
fièvres. Rechute. Guérison 2
252,
La même malade inoculée. Sa disposition putride particulière difficile,
lui cause deux ulcères. Parfaite guérison 2 quoique
255.
254,
varioleuse de Sydenham était la constitution putride
La fièvre
etc. Ordres des épidémies de
épidémique de ce temps-là, très-intéressant,
ibid.
Sydenham ; ce morceau est avec la fièvre varioleuse. DifféConstitution patridecompliquée de Sydenham dans la synoque non purence du traitement
255, 256.
tride 1 et la synoque putride, acides, sels neutres, petit lait, ntiles
Éloge de Sydenham. Légers
L
était la constitution putride
La fièvre
etc. Ordres des épidémies de
épidémique de ce temps-là, très-intéressant,
ibid.
Sydenham ; ce morceau est avec la fièvre varioleuse. DifféConstitution patridecompliquée de Sydenham dans la synoque non purence du traitement
255, 256.
tride 1 et la synoque putride, acides, sels neutres, petit lait, ntiles
Éloge de Sydenham. Légers
L --- Page 520 ---
5ro
TABLE DES MATIÈRES.
dansla synoque non putride. Forts acides dans la dissolution
257.
pntride,
Accord de Sydenham et d'Hippocrate sur le traitement de la
fièvre, que celui-ci appelle typhus. Boissons froides, acides
ibid., 258.
légers , etc.,
Huxham. Son erreur sur son traiCette fièvre remarquée par
tement. Les cardiaques les opiates 2 le cinabre n'y conibid., 259.
viennent pas 2 Abus des
volatils et
et des
Huxham se corrige.
esprits
alcalins, 260.
vésicatoires. Effets des cantharides
Putridité; ce que l'on doit entendre par ce mot. Abus résultant
de l'acception impropre qu'on lui a donnée. Notion des Anciens à cet égard, déduite de trois observations, ibid., 261.
La membrane verdâtre qui couvre le sang en tefroidissant, est
l'effet, non la cause de la fièvre. Preuve de cette théorie tirée
de lexamen du caillot et de la sérosité,
ibid.
La nature tend dans unsujet robuste ou faible à expulser la matièrc morbifique par le moyen de la fièvre. Différence à cet
égard par rapport à la constitution des sujets 9
262.
"L'auteur entre ie présent dans lezamen de la vraie nature de
la constitution putride 9 telle qu'elle a lieu tous les ans, et
des remédes convenables dans les différentes circonstances,
ibid. 3 277.
Le sang de chaque individu est depuis le commencement de
juillet jusque vers une bonne partie d'août, dans un état de
dissolution ; et cela est constamment vrai tous les ans, 262.
Le sang se corrige par degrés 5 s'il ne se joint rien d'étranger à
cette dissolution du sang. La fièvre qui peut se compliquer
avec cet état , est d'une espèce putride. Exception,
263.
Quatre états du sang , prouvés par l'expérience 1
ibid.
Quatre espèces d'acrimonies, ib. Subdivision 7 ibid. 1
264.
Effets del'acrimonie acide. Elle ne dissout pas le sang , et ne le
rend pas susceptible de putréfaction. Exemple dans un
homme scorbutique. État du malade. Phénomènes. Traiteibid.
ment. Guérison lacrimonie ? muriatique. Le sel est anti-phlogistique, et
Effets de
examen de cette proposition, ,265,
l'acide seul antiseptique 3
266.
Effets de l'acrimonie alcaline. Elle dissout le sang , le rend plus
susceptible d'affections putrides. Examen de cette proposi268.
tion,
ibid., 269.
Preuve. Exemple,
si
les
Usage de l'eau de chaux. Elle n'est pas dangereuse que
alcalis. Ses heureux effets dans le cas de gravelle, 3
270.
-phlogistique, et
Effets de
examen de cette proposition, ,265,
l'acide seul antiseptique 3
266.
Effets de l'acrimonie alcaline. Elle dissout le sang , le rend plus
susceptible d'affections putrides. Examen de cette proposi268.
tion,
ibid., 269.
Preuve. Exemple,
si
les
Usage de l'eau de chaux. Elle n'est pas dangereuse que
alcalis. Ses heureux effets dans le cas de gravelle, 3
270. --- Page 521 ---
NVE - Tl CTEL
SOOSA NF M
TABLE DES MATIÈRES,
Les cas particuliers ne font pas loi. L'eau de chaux bilieuses. pourrait
nuire aux sujets portés aux affections putrides et
Censure d'une assertion de M. de Haën 1
270.
Les épices, les racines chaudes, etc., moins dangereuses. Avantage des fruits et desliqueurs acides 3 comme correctifs, dâns
l'usage de cessubstances. Mets de haut goût dangereux, ibid.
Réflexions surl'usage des viandes un peu mortifiées. Elles peuvent être utiles aux sujets qui ont naturellement beaucoup
ibid.
Dans d'aigreurs, les climats secs, il n'est pas besoin d'appartemens aussi
ni de provisions aussi fraiches
ibid., 271.
Réflexions propres ' incidentes sur la putréfaction des substances animales et des végétales. La fermentation. Ses effets,
ibid.
Transportdes miasmes putrides sur les substances exposées à
leur contact. Leurs vapeurs causent de fièvres putrides et
malignes,
272, 273.
Les causes les plus communes des affections putrides se peuvent cependant rappeler 1. au défaut de sécrétions et exdes substances
3.0 à
crétions, etc. ; 2.à T'usage
putrides;
un airprivé de ventilation etimprégné de matières putrides,
273.
etc. ,
semblent concourir pour produire le
Tous scorbut ces inconvéniens des gens de mer. Examen de cette matière. Le scorbut de mer est un état de dissolution du sang, provenant
d'une acrimonie putride, jointe à une acrimonie saline. Le
scorbut commun des Anglais est un état de dissolution provenant du mélange d'une acrimonie putride avec une acriibid.
Abus monie des rance viandes,de la graisse, du beurre, cause dela goutte, du
scorbut, etc. Fièvre dangereuse dans ces circonstances, ibid.
Les substances animales et végétales peuvent bien digérer ensemble. Réfutation de T'opinion contraire,
274, 275.
Nila fermentation, ni la patréfactiona'ontilieu pendant la digestion dans un estomac sain. Examen de cette proposition, ibid.
Les aigreurs, signes de mauvaises digestions etc.. ibid.
Le mercure est un des plus forts dissolvans du sang. La partie
réguline de lantimoine produit le mème effet,
ibid.
Détail d'autres végétaux et autres substances
produisent
le même
et causent aussi des
pestilenAlter
encore
effet,
tielles. Auteurs cités à cet égard,
277.
La disposition putride des humeurs n'est pas ce qu'on appelle
vraie patridité dans les corps morts. Elle en peut beaucoup
approcher en juillet et août,
ibid.
L'auteur va considérer actuellement lafièvre de la constitution
putride ou d'élé,
a
mème effet,
ibid.
Détail d'autres végétaux et autres substances
produisent
le même
et causent aussi des
pestilenAlter
encore
effet,
tielles. Auteurs cités à cet égard,
277.
La disposition putride des humeurs n'est pas ce qu'on appelle
vraie patridité dans les corps morts. Elle en peut beaucoup
approcher en juillet et août,
ibid.
L'auteur va considérer actuellement lafièvre de la constitution
putride ou d'élé,
a --- Page 522 ---
TABLE DES MATIERES.
Réflexions incidentes sur l'avantage actuel de la propreté
des maisons et de la ville de Londres, et sur l'aisance des
citoyens,
277, 279.
La synoque non putride se change aisément en fièvre putride
ou maligne 1 si on la traite mal. Quelques cas particuliers
peuvent aussi la rendre telle. Traitement et circonstance: qui
produisent le même effet; du moins à certain point, État
des malades dans ces cas-là,
280.
281.
Exemple,
Exposé des symptômes qui ont lieu dans la fièvre au premier
période de cette constitution. Cet article est très-intéressant,
ibid.
Cet article s'étend jusqu'à
296.
On a mal-à-propos attribué ces maladies aux fruits de l'été. Ils
en sont même le vrai reméde. Un sujet fort et d'une constitution scorbutique ou bilieuse, et qui ne travaille pas beaucoup, ne devrait vivre que de pain, de fruits , de salade, etc.,
pendant plusieurs mois de l'été, etc. Abus des grands repas,
des fortes liqueurs dans cette saison,.
282.
La vraie constitution putride est épidémique, et peut être comaveed'autres maladies. Quand elle est solitaire, elle
pliquée de même
la cause ; mais, si elle est compliquée,
se passe
que
Exemples qui vont
il faut attaquer l'épidémie auparavant. a bien observé cette constituprouver combien Sydenham
283.
Première tion, observation sans fièvre. Le signe pathognomonique
au
de l'estomac. Etat du malade. Traiest une douleur déterminée creux
n'eut
lieu par les évacuatement. La fièvre
pas
284.
tions faites à temps s fièvre. Etat de la malade. Mêmes sympII. observation avec ultérieurs, traitement : il ne parut rien
tômes, symptômes
degrés,
de critique. La malade se rétablitsculement par
après
Autre exemple avec le même signe
la première purgation.
observation. Traitement
pathognomonique de la première
général. Notez que cette douleur au creux de l'estomac OCcasionait souvent des mouvemens hystériques à de jeunes
285, 286, 287.
filles 1
Mêmes symptômes. Sang
III. observation 1 avec le petite-vérole. malade du lit lors de Péruption 1 et on
assez bon. On tire d'air libre. On ne lui permet le lit de
le place à un courant
Etat
Guérison 1
jour qu'au sixième de léruption.
dangereux.
288.
'Autre exemple avec petite-vérole fort confluente 9
290.
Réflexions sur la douleur d'estomac de cette épidémie. Sa cause
les 1
Mêmes symptômes. Sang
III. observation 1 avec le petite-vérole. malade du lit lors de Péruption 1 et on
assez bon. On tire d'air libre. On ne lui permet le lit de
le place à un courant
Etat
Guérison 1
jour qu'au sixième de léruption.
dangereux.
288.
'Autre exemple avec petite-vérole fort confluente 9
290.
Réflexions sur la douleur d'estomac de cette épidémie. Sa cause --- Page 523 ---
ONR Trt Ply M
NSe -a
P
FITN M
TABLE DES MATIÈRES.
dans les
voies, et difféest une collection putride
premières
la maladie
rente de la bile. Si on l'évacue promptement,
tombe en peu de jours 9
290 Son s 29I. état
Exemple d'une dame sujette à une toux particulière. Guérison. Relors d'une maladie inflammatoire en janvier.
de l'eschute en juillet. Douleur comme ci-devant au creux
tomac. Traitement. La maladie cesse après les évacuations
convenables.
292.
Réflexions de Sydenham sur les particularités des épidémies.
d'une fièvre autrement
Comment on peut déterminerlespèce et indéterminés. Variété et
que par ses signes concomitans des fièvres de juillet. Elles sont
différence des symptèmes
293.
cependant les mêmes, douleur etc., d'estomac de cette épidémie. Son
L'auteur éprouve la
qu'il eut des fruits acidules
état. Son traitement. Avantages
294dans cette maladie, de cette épidémie corrigeait la disposiLa matière morbifique de l'auteur aux acides des premières voies. Un
tion naturelle se trouva aussi dans le même cas. Une longue
de ses amis
ardeurs d'estomac,
295.
fièvre fit cesser ses
était donc de nature alcaline.
La matière de cette épidémie faut pratiquer dans ce cas:
Moyens curatifs généraux qu'il faire des vomitifs et des purgatifs:
Avis sur l'usage qw'il fauty
296.
Raison de ces avis,
de cette constitution.
L'auteur passe au second de période Sydenham. Elle estavec fièvre ou sans
C'est la colique bilieuse
est une doufièvre. Symptômes. Le signe pathognomonique du côté droit. Difféleur autour du nombril, et un peu plus de la
du
observer sur la cause et la nature.
colique
rence à
et de celle de juillet. Leurs traitemens généprintemps,
ibid., 297raux 7 rend raison de cette théorie, , et expose la nature
Exemple qui maladie. Etat du malade. Traitement. Réflexions
de incidentes. cette Les, fruits mirs sont le vrai savon naturel propre
ibid., 298.
à dissoudre la bile >
manvais effets
L'auteur y défend le vin, les viandes 2 les opiats;
Moment de s'en servir. Précautions. 2 299.
de ces derniers.
conviennent mieux dans les coliLes doux purgatifs en lavage
beaucoup l'acrimonie de la
ques bilienses.Lopiam jaune. augmente Le foie ne fait pas la sécrétion de
matière morbifique
remarque dans cette maladie.
toute la matière jaune qu'on les humeurs
prennent alors une
Ce sont plutôt toutes des
qui de la pituite et de
teinte jaune. Gradation
changemens
300.
ses effets,
2.
299.
de ces derniers.
conviennent mieux dans les coliLes doux purgatifs en lavage
beaucoup l'acrimonie de la
ques bilienses.Lopiam jaune. augmente Le foie ne fait pas la sécrétion de
matière morbifique
remarque dans cette maladie.
toute la matière jaune qu'on les humeurs
prennent alors une
Ce sont plutôt toutes des
qui de la pituite et de
teinte jaune. Gradation
changemens
300.
ses effets,
2. --- Page 524 ---
TABLE DES MATIERES.
Comparaison des deux cas rapportés 2 286; madameR., 297.
M. Beuzeville, relativement a la différence du traitement,
conséquemment au siége différent de la même matière jaune
morbilique. Avantage de l'eau de la mer , tant comme baia
301, 302.
qu'en boisson, de lidée de Sydenham sur une colique hystéInterprétation
causée par les
c'était une affection spasmodique
rique 1
bilieuses. Distinction qu'on doit faire entre les
concrétions et les symptômes occasionés par des concrétions
spasmes bilieuses. Deux exemples pour éclaircir ce point intéressant,
302 2 303.
Premier exemple. Colique bilieuse causée par l'obstruction des
conduits biliaires. Régime et état antérieurs de la malade.
Traitement et symptômes de sa maladie. Mauvais effet du
quinquina. Concrétions bilieuses dans les selles. Avantage
304.
de l'eau de la mer. Guérison,
Deuxième exemple. Colique spasmodique. Etat de la malade.
ibid., 305.
Traitement. Guérison, ,
et
Réflexions générales sur les différentes espèces de coliques >
305, 306.
surl leurs symptômes l'effet 1
la cause de la douleur des intesSouvent on prend
pour lui-mème sur ce point. Abus et
tins. Sydenham se corrige
précautions dans l'usage de T'opium. La saignée est préférable aux opiats dans ces cas-ci. Il faut essayer les émolliens
extérieurement et intérieurement, avant l'opium, qui doit
être le dernier des antispasmodiques
307, 308.
Il résulte deux avantages de cette méthode, 2 selon Sydenham,
Détail de ces avantages, 4
309.
L'auteur passe au troisième état de la constitution putride. C'est
la fièvre.
la dysenterie. Elle est simple 2 ou compliquée avec
Elle vient de Facrimonie des humeurs, laquelle se jette sur
les intestins. Différence à observerici par rapport aux effets
de la colique bilieuse, conséquemment à la différence des
310.
causes 3 etc,, dans la dysenterie. Sa cause est la grande
Grand abattement
d'arrèter l'écouâcreté de la matière morbilique. Danger
ibid.
lement, la fièvre dysentérique de Sydenham. Art de traiDe là provient
Traitement général. Précautions. Diète
ter la dysenterie.
311,312.
convenable
ibid.
Usage des vomitifs dans ces cas-là,
des
Quand il est a propos ou non de les réitérer. Avantage 313.
fruitsroages pour fondre la bile ,
ibid.
Suite du traitement. Usagedes purgatifs,
'écouâcreté de la matière morbilique. Danger
ibid.
lement, la fièvre dysentérique de Sydenham. Art de traiDe là provient
Traitement général. Précautions. Diète
ter la dysenterie.
311,312.
convenable
ibid.
Usage des vomitifs dans ces cas-là,
des
Quand il est a propos ou non de les réitérer. Avantage 313.
fruitsroages pour fondre la bile ,
ibid.
Suite du traitement. Usagedes purgatifs, --- Page 525 ---
ONT Tt PA
Ne M
PUY w
5:5
TABLE DES MATIÈRES.
313.
Les signes du rétablissement,
Opiats utiles s'ils sont
Avantage de la rhubarbe à ce période. médicamens : tel est le
indiqués. Exception pour ces deux l'auteur fournit lidée de
plan général de la cure, par lequel
la maladie
de cette maladie 1 telle qu'elle serait en
Premiers phénomènes
; suite des symptômes, 315.
juillet et août 7 en Angleterre
sur les sueurs. Dans
Observation de la dernière importance
lesintescette maladie, elles ne sont que symptomatiques; où la nature peut
tins, au contraire, sont la voie seule par exception. Une
chasser convenablement la cause morbifique
elle est
maladie ne doit être censée bien guérie que à sa quand nature, 316.
domtée d'une manière aisée et convenable seule ne font pas
Quand les selles 2 produites par la nature la nature est dans un 9 trop grand
tomber la fièvre 2 c'est que Il faut que les lavemens soient
trouble. Pratique dans ce cas.
ibid.
chauds 2 et les boissons froides, Les sueurs ne doivent pas être forAvantage de ce traitement. doit même y rester que quand la
cées au lit. Le malade ne tombée.
des amers.
violence de la maladie est
Désavantage
317.
Utilité des eaux martiales bilieuse avec un ténesme continuel. Eiat
Exemple d'une colique Traitement. Abus connus dans cette cure.
de la malade. salutaires dans l'ordre d'une fièvre quarte.
Éruption d'aphthes
guérison , ibid., 3rg:
Mauvais effet du quinquina. Longue et examine les sympL'auteur critique lui-mème sa conduite maladie,
ibid.
tômes et les révolutions de cette État de l'enfant malade. TraiExemple d'une fièvre aphthense. dans ce cas-ci,
320.
tement de Boërhaave avantageux
ils modèrent les
On ne doit pas s'opposer aux aphthes quand Danger du quinsymptomes de la fièvre. Ils sont critiques. Les aphthes sont plus
quina et des astringens dans ce affectent cas-là. les intestins ; leur utifréquens dans les fièvres qui de la bave. Précautions sur la
lité. Celle des petites selles,
321, 322.
saignée,
du paroxysme est un bon signe.
Le froid an commeneement
Avantage d'une diète bien
Avis sur l'opium et les astringens. libre cours aux aphthes 7
ibid.
réglée. Il faut laisser un
des aphthes, et non vice versd.
C'estparla fièvre qu'il faut juger
ibid.
Ilfaut les soutenir 2 les pousser , s'ils soulagent, fièvres : autres mauvais
Bouche sèche, mauvais signe dans ces
les
de la
signes. On les fait disparaitre en poussant aphthes ibid., 323.
gorge, etc.,
quand il faut solliciter les aphthes et
Eoissons convenablès
.
réglée. Il faut laisser un
des aphthes, et non vice versd.
C'estparla fièvre qu'il faut juger
ibid.
Ilfaut les soutenir 2 les pousser , s'ils soulagent, fièvres : autres mauvais
Bouche sèche, mauvais signe dans ces
les
de la
signes. On les fait disparaitre en poussant aphthes ibid., 323.
gorge, etc.,
quand il faut solliciter les aphthes et
Eoissons convenablès --- Page 526 ---
TABLE DES MATIÈRES,
entretenir la fraicheur de la bouche 9
324:
Inconvéniens des acides minéraux. L'esprit de vitriol a
dant ses avantages dans la fièvre
cepenleur est
dysentérique , quand la chaexcessive 1 le pouls trop petit, etc. Autres cas eù il
convient ou ne convient pas. Médicament qu'on peuty substituer
325.
Esprit de sel marin utile dans le cas d'aphthes obstinés
de couleur noire. Lequinquina peut y convenir; quand?.
Réflexions générales sur les aphthes, et leur traitement,
N.
326.
Après ce troisième période s l'auteur expese en deux mots le colera-morbus, qui est comme le prélude de la constitution bilieuse,
ibid.
Il reprend cette maladie, ,
354.
Le colera-morbus a lieu vers la fin de l'été et au commencement
de l'automne 1 quoique la fièvre dysentérique ne soit
encore passée 9
ibid., pas
Ses causes. Ilprovient des mêmes causes que la colique bilieuse. 327.
Différence à observer. Il est plus fréquent dans les sujets dont
le sang est en bon état. La coction et la crise s'y font plus parfaitement. Il ne faut pas aiguillonner la nature, etc. L'opium
y pourra réussir après les boissons délayantes. Crampes,
symptômes peu intéressans,
ibid., 327.
Exemple. Traitement. Usage abondant de l'opium aux Indes
dans ce cas. Médicament, diète,
328.
L'auteur entre ie présent dans les préliminaires de la fievre bilieuse quifera le sujet de la section suivante,
ibid., 329.
Passage important de Sydenham sur la difficulté que les fièvres
intermittentes ont à se former 1 selon que la constitution dominante s'y oppose plus ou moins 9
ibid.
L'auteur confirme cela par son expérience. Les fièvres propres
aux constitutions particulières anticipent quelquefois ou se
prolongent. Ily a peu de fièvres d'accès au fort de la constitution inflammatoire, de même qu'au fort de la constitution putride
330.
Les fièvres d'accès diffèrent surtout, en ce que celles du
temps tiennent de la constitution inflammatoire à laquelle prinelles succèdent. Celles de la moisson tiennent de la constitution putride à laquelle elles succèdent. Importance de cette
observation pour traiter les fièvres de cette dernière saison, 2
ibid., 331.
Sydenham estl le meilleur guide à cet égard. Suivant lui, chaque
espèce de maladie a ses propres qualités particulières, comme
chaque espèce d'animaux, etc.,
331, 332.
en ce que celles du
temps tiennent de la constitution inflammatoire à laquelle prinelles succèdent. Celles de la moisson tiennent de la constitution putride à laquelle elles succèdent. Importance de cette
observation pour traiter les fièvres de cette dernière saison, 2
ibid., 331.
Sydenham estl le meilleur guide à cet égard. Suivant lui, chaque
espèce de maladie a ses propres qualités particulières, comme
chaque espèce d'animaux, etc.,
331, 332. --- Page 527 ---
Tr SUM
- D
M NRA
SATIN ARCA Na
517,
TABLE DES MATIÈRES.
de donner des règles sans exception
Comme il est impossible résultent de la constitution putride, s
pour les maladies qui
qui peuvent servir au bel'auteur en établit douze générales
332, 3334
soin,
tant de l'anteur que d'autres, et de SyRéflexions générales 1
a différens abus de théorie
denham surtout par rapport
333.
et de pratique 1
les contraires aux contraires, 3344
1.0 Comment il faut opposer quand la nature ne s'explique pas 9
2.° C'est un abus que d'agir
aux préjugés des ma3.0 Le médecin ne doit pas se conformer
ibid., 336.
lades, et agir aveuglément de 9 dire que la nature ne peut gué4.° C'est un blasphème que ignore comment se fait la coction
rir les maladies. Quoiqu'on être moins attentif,
ibid:
et la crise, il ne faut pas
ne cause pas la résorbtion
5.o La saignée, avant la purgation,
ibid., 3374
des amas qui sont dans les intestins 9 au premier état des
avant la saignée
les
6.° Il ne faut pas purger Avantage de la saignée avant
maladies épidémiques.
purgatifs, où peut être le peuple 3 n'est pas un sont avantage obli
7.o L'ignorance
chez un peuple éclairé,
pour les médecins , qui, Il faut être homme de génie pour
gés d'être plus instruits.
être vrai médecin y
Danger de leur manceuvre et de
8.o Abus des empiriques.
ibide, 33g4
leurs remèdes,
de' fièvres qui exigent des traite9.91 Il est différentes sortes fièvre demande souvent à la fin
mens différens. La même commencement. L'histoire des
un autre traitement qu'au indispensable,
33gx
maladies est une connaissance avant la coction ne sont pas condam10.° Les purgatifs 1
incocta non movenda , N4
nables. Examen du précepte
ibid., 3474
de tenir le ventre libre aux malades dans
XI.9 Il est avantageux surtontpntrides et bilieuses, 340, 341toutes les fièvres,
malades, et ne pas les tenir au lit,
12.0 Ilfaut un airlibre aux
ibid. > 3494
sans de très-fortes raisons 7
de la nature > 3504
Réflexions surle mystère des opérations
SECTION II.
De la Constitution bilieuse.
au mois d'août, comme l'a dit
Cette constitution commence est celui qui a le mieux exposé les
Hippocrate. Sydenham
à leur nature 2 à leurs
maladies bilieuses, tant par rapport
.
res,
malades, et ne pas les tenir au lit,
12.0 Ilfaut un airlibre aux
ibid. > 3494
sans de très-fortes raisons 7
de la nature > 3504
Réflexions surle mystère des opérations
SECTION II.
De la Constitution bilieuse.
au mois d'août, comme l'a dit
Cette constitution commence est celui qui a le mieux exposé les
Hippocrate. Sydenham
à leur nature 2 à leurs
maladies bilieuses, tant par rapport
. --- Page 528 ---
TABLE DES MATIERES.
symptômes 1 que par rapport à leur traitement, 35r, 252.
Cette constitution peut durer depuis le mois d'aoûtjusqu'am
second hiver suivant 3 si la gelée ne l'a pas domtée. Comment Sydenham y a été trompé ? Observation essentielle sur
la température des saisons à cet égard,
ibid., 353.
Réflexion incidente sur l'abus des viandes grasses 3 du beurre
etc.,
ibid.
Colera-morbus 1 commencement de cette constitution. Voyez
pag. 326 Suite des maladies d'automne. La fièvre d'accès informe d'automne provient de la fièvre bilieuse 1 comme la
fièvre d'accès informe du printemps vient de la synoque non
putride 9
354, 355.
Observation de Sydenham sur la manière dont se forment les
intermittentes 9 tant au printemps qu'en automne, La fièvre
de Lausanne. de Tissot est la nouvelle fièvre de Sydenham,
ou la fièvre bilieuse 9
ibid., 356.
L'auteur entre ici dans le détail et l'exposition des douze symptômes que Sydenham a remarqués commnepropres i cette. fevre.
Cet article est de la dernière importance. Il faut voir l'auteur même
368.
Je vais cependant extraire de ce morceau quelques principes
a essentiels.
1.o Les alternatives de froid et de chaleur sont communes, surtout aux fièvres accompagnées de crudité,
ibid , 36g.
2,0 Les douleurs aux membres 2 à la tête, au dos 9 etc. 7 sont,
dans cette fièvre 9 accompagnées en même temps de tous les
symptômes de turgescence dans les premières voies 5 surtout
de: ceux d'une bile jaune
357.
3.0 Le pouls naturel dès l'abord devient fréquent quand la
fièvre est déterminée 3 et même plus fréquent que celui de
la fièvre inflammatoire 2
ibid.
4.° Le sang peu épais dès l'abord le devient beaucoup, et pleurétique ; la couenne ressemble à de vieux suif; la sérosité est
jaune ; à la fin , le sang parait dissous,
ibid.
5.° La toux est très-rare en août, moins rare en septembre,
opiniâtre en novembre, 2 etc.,
358.
6. Une douleurau cou qu'il ne faut pas prendre pour une douleur de rhumatisme,
ibid.
7.° La fièvre y est continue, rémittente 2 compliquée avec les
fièvres d'accès; elle a des rémittences mieux caractérisées.
Le froid et la rigueur au commencement des paroxysmes
sont un signe qu'elle prendra bientôt son type 2 etc., ibid.
8.0 La frénésie y parait souvent. Il faut tenir le malade hors
du lit. Exemple important;
359.
cou qu'il ne faut pas prendre pour une douleur de rhumatisme,
ibid.
7.° La fièvre y est continue, rémittente 2 compliquée avec les
fièvres d'accès; elle a des rémittences mieux caractérisées.
Le froid et la rigueur au commencement des paroxysmes
sont un signe qu'elle prendra bientôt son type 2 etc., ibid.
8.0 La frénésie y parait souvent. Il faut tenir le malade hors
du lit. Exemple important;
359. --- Page 529 ---
ONNRE Trbhl ATAA
FUTN W7AW NF 1
5rg
TABLE DES MATIÈRES.
cutanées paraissent aisément, pour peu qu'on
9. Les éruptions
chaud. Mais ce phénomène est fort comuse de médicament
juillet jusqu'en octobre, surmun dans les fièvres, caniculaires depuis
: l'auteur l'attribue plutôt
tout pendantles jours vires la dissolution d'un sang acrimoà une pléthore ad
1 à tdes solides,
360.
nieux, et au relâchement
faut , I." diminuer. la
Pour remédier à ces inconveniens 2 il et expulser la cause irriquantité du sang, , etc.; 2.0 du corriger au corps et à l'esprit, etc.;
tante, , etc.; 3.0 procurer du repos etc. ; 5.0 fortifier les vais4° rétablir la textire sang 1
361.
seaux, etc.,
250, l'article de mademoiselle Cop.
Voyez fièvre putride, page pour remplir ces indications.
Comment il faut s'y prendre
nécessaire, N. 36r.
1.9 La saignée , etc. Observation les boissons froides un air
2.0 Les vomitifs 1 les purgatifs des 2
ibid., 363.
libre. Abus des opiats et astringens, dans une extrême né3.9 L'opium ne doit y être employé autres anodins. que
Il faut bien concessité, et après tous les malade
oser s'en servir, 364.
naitre la constitution de son
pour fruits les végétaux, le
4°11 faut une diète appropriée. extrême Les dissolution, 2
les acides
pain;et, dansle cas d'une
convenables, ibid.
minéranx, mais après les évacuations être levé, le vin, etc.,
5.° Les boissons froides, le quinquina ,
365.
dixième
Éruptions miliaires, etc.,
L'auteur passe au
symptôme,
ibid.
éruptions communes aux fièvres, outre. les
Ilya quatre pétites
Détail,
ibid.
pétéchies et les taches pourprées.
366.
Exemple. Conduite de Tauteur,
368.
11. Observation sur l'état de la langue, Elle est symptomatique et
12.0 La sueur y dépend du régime. lieu quand la frénésie a prévalu.
non critique. Elle n'a La plus bouche est comme rôtie ; la langue
La peau se dessèche. dure; les intestins sont resserrés 1 les selles
brune, rude, fétides ; lurine est crue 1 brune; le pouls
crues 1 noires,
un mauvais traitement
reste quelquefois très-fréquent tout troublés 1 après : on voit des soubresurtout ; les esprits sont
ibid:
sauts aux tendons 2 et le sujet meurt, dans un seul malade.
Exemple de la plupart de ces symptômes La maladie est un vrai
Le détail en est très-intéressant.
ibid., 373.
causus bilieux 1
du musc, tirée du Dispensaire anglais
Observation sur Fusage
de M. Lewis, N. mois de décembre dernier, jen fis le
N. B. Je dirai ici qu'au
des soubresurtout ; les esprits sont
ibid:
sauts aux tendons 2 et le sujet meurt, dans un seul malade.
Exemple de la plupart de ces symptômes La maladie est un vrai
Le détail en est très-intéressant.
ibid., 373.
causus bilieux 1
du musc, tirée du Dispensaire anglais
Observation sur Fusage
de M. Lewis, N. mois de décembre dernier, jen fis le
N. B. Je dirai ici qu'au --- Page 530 ---
TABLE DES MATIÈRES.
plus heureuz usage dans un cas de mouvemens hystériques des
plus violens, avec complication defeurs-blanchés qui duraient
depuis seize ans 1 et de vérole dont la malade avait été infectée par son mari depuis trois mois environ. La malade était
presque i lertrémité quand je fus demandé. Après avoir
calmé ces mouvemens,je traitai la vérole , et lesfeurs-blanches disparurent aussi. Je changeai lordonnance rapportée
dans cet ouvrage. J'observerai encore que le musc sera souvent
dans le cas d'échouer 2 sû on le donne sans avoir pris certaidans le
une
nes précautions 3 ou dangereuz s'il ya
sujet
propension aux sueurs abondantes. Je n'airien ou de mieux pour
en soutenir Paction 7 que le sirop de safran de la Pharmacopée de Londres 2 donné en lavement et dans les émulRéflexions sions appropriées. de l'auteur surl l'exemple rapporté, page 369, et sur
l'effet des médicamens employés dans le traitement, 374,375.
Les sueurs abondantes ne sont avantageuses dans la fièvre bilieuse qu'après la coction et T'expulsion. C'est le contraire
pour les selles spontanées,
373.
T'auteur va entrer dans toutes les circonstances de la méthode
curaiive de cettefèvre en suivant Sydenham.
De la saignée. Quand et comment on doit. la mettre en usage.
Comme ces fièvres sont, I.0 simplement bilieuses ; 2.0 bilieuses
3.0 bilieuses inflammatoires et péripneuet inflammatoires;
moniques : l'auteur examine les causes qui autorisent de réitérer la saignée. Réflexions sur les différens tempéramens 3
relativement à la saignée. Il ne faut pas se méprendre sur la
petitesse du pouls. Les causes de ce phénomène, ibid. , 375.
Exemple de Sydenham. Réflexions sur l'abus des. vésicatoires
ibid.,
dans ces circonstances,
377Cette fièvre ne tient de la fausse péripneumonie que vers larrière-saison contre ce qu'a cru Sydenhan. Une partie de la
matière doit alors être évacuée par les poumons et la peau;
ce qui donne lieu à la toux, à l'érysipèle et à d'autres éruptions. Prudence nécessaire pour éviter la fièvre comateuse.
Les opiats doivent être évités dès l'abord; utiles vers la fin,
3,8.
Exemples pour éclaircir cette théorie.
Premier exemple. Rougeole compliquée de bile acrimonieuse,
sèche
ibid.
avec une toux
3 bilieuse
de toux consiSecond exemple. Fièvre
accompagnée
dérable,
379.
Troisième exemple. Même fièvre avec une éruption au cou >
380.
très-doulourcuses,
*
éviter la fièvre comateuse.
Les opiats doivent être évités dès l'abord; utiles vers la fin,
3,8.
Exemples pour éclaircir cette théorie.
Premier exemple. Rougeole compliquée de bile acrimonieuse,
sèche
ibid.
avec une toux
3 bilieuse
de toux consiSecond exemple. Fièvre
accompagnée
dérable,
379.
Troisième exemple. Même fièvre avec une éruption au cou >
380.
très-doulourcuses,
* --- Page 531 ---
TERTOL
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TADLE DES MATIÈRES.
Réflexions sur les sueurs et les purgatifs, N. 381,382.
Diète que prescrit Sydenham pour la terminaison de la cure ;
c'est-là que finit sa méthode curative. Avantage de sa méthode. Comment l'auteur s'yp prend pour fortifier ses malades
les évacuations nécessaires ; son attention aux difféaprès
L'épaississement bilieux ne se détruisant
rens tres-diflicilement, tempéramens.
il faut s'abstenir de tout astringent
que avant. qu'il ait été entièrement évacué,
ibid., 383.
Avantage et désavantage des acides,
ibid., dans 384.
L'auteur entre ici dans lexamen d'autres points essentiels
la cure de ces, fèvres. C'est toujours Sydenham qu'il commente d'après ses propres observations.
la disLe quinquina 1 bon dans la fièvre nécessaire putride pour dans prévenir les fièvres bisolution du sang 1 est inconvéniens; rarement son peu d'efficacité en cerlieuses simples. Ses
dans la fièvre
taines épidémies. Il ne sera jamais avantageux matière morbifique. Il
bilieuse qu'après Pévacuation de la
peut être
guérit, ou plutôt arrête la fièvre intermittente qui
avec l'épidémie de la saison 2 mais non
alors compliquée
384, 386.
pas la fièvre bilieuse, s
la
Quant à la dysenterie de cette constitution, voyez synoque 386.
non putride, à la nature les symptômes qui restent après
Il faut abandonner
ou l'on perdra les malades,
que la maladie est dissipée,
ibid., 387.
craindre de donner dans ces fièvres les purgatifs
On ne doit pas
388.
après la saignée. Leur réitérer avantage même plusieurs fois. On fait
Les vomitifs peuvent se vomitifs. Diarthée artificielle avansuivre les purgatifs aux
tageuse. Il vautmieux purger par intervalles 2
ibid. 389.
Voyez aussi, N.
que cette fièvre peutse
L'anteur observe enfin avee Sydenham, sans même présenter ses signes dismontrerpendant ilfaut la tontl'été, traiter comme si elle s'était présentée avec
tinctifs. forme, et cela, relativement à la saignée et aux pura
sa vraie
3g0.
gatifs d'éviter 2
la fièvre déterminée. La saignée est rarement
Moyens
été, et quand iln'y a pas de fievre. Vomitifs ou
requise en réitérés avantageux alors. Fruits acidules utiles ;
purgatifs
modéré du vin. C'est ainsi qu'on
viandes nuisibles ; usage ou bilienses de l'été 2 ibid., 3gt.
prévient les fièvres putrides ci-devant 7 l'auteur conclat quil
De tont ce qui a été la conseillé fièvre bilieuse se passera peu à peu 7 ou
arrivera, ou que
ce
est toujours trèsqu'elle se changera en intermittente; qui
en réitérés avantageux alors. Fruits acidules utiles ;
purgatifs
modéré du vin. C'est ainsi qu'on
viandes nuisibles ; usage ou bilienses de l'été 2 ibid., 3gt.
prévient les fièvres putrides ci-devant 7 l'auteur conclat quil
De tont ce qui a été la conseillé fièvre bilieuse se passera peu à peu 7 ou
arrivera, ou que
ce
est toujours trèsqu'elle se changera en intermittente; qui . --- Page 532 ---
TABLE DES MATIÈRES.
avantageux. Les signes de l'intermittence paraissent au Gfizième, ou certainement au quatorzième jour de la fièvre bilieuse 1
3go.
C'est-là ce qu'on appelle fèvre d'accès informe dela moisson,
ibid., 391.
Signes et phénomènes de cette fièvre. L'alternative des bons et
desmauvais jours estquelquefois telleque dans la fièvre tierce,
quelquefois telle que dans la fièvre quarte. Il ne faut pas alors
trop évacuer ni parles saignées, ni les purgations comme
dans la première partie de la fièvre fièvre bilieuse). Une
bonne diète appropriée sera plus utile. Exposition des phénomenes des paroxysmes des selles, des urines , dela RELE
Différence essentielle entre la fièvre putride et la fièvre bilieuse;
ce morceau doit être lu dans l'auteur,
ibid. s 392.
Quoique la peau soit douce et moite vers la fin de la fièvre bilieuse, elle devient cependant sèche et dure, telle que dans la
fièvre putride, si l'on s'y prend mal, en insistant trop sur les
purgatifs, ce qui indique une crise imparfaite. Commenton
s'y prend pour relâcher la peau, 9.
ibid.
C'est au quatorze de la fièvre que Sydenham donnait T'opiat
comme restaurant. Dès labord il ne le donnait que comme
calmer les agitations produites par
antispasmodique 1 pour
nécessaire.
les purgations, 1 ce qui n'est cependant pas
Quand
et pourquoi l'auteur le donne,
ibid. 9 393.
Comment la fièvre se passe quelquefois, ou se change en fièvre
d'accès formée. Conduite qu'il fauttenir,
ibid.
Les fièvres d'accès ne sont pas aussi fréquentes à Londres qu'en
d'autres contrées, sinon aprèsle: mois d'octobre. Raison, 394.
La fin de cette constitution présente souvent quelques affections érysipélateuses. Ces mêmes maladies ont-aussi lieu dans
la constitution atrabilieuse. Quoi qu'il en soit, l'auteur expose
en grand maitre la différence qu'il y a entre ces maladies
pendant ces deux constitutions, et les mêmes pendant le
printemps.
Exemple. Traitement. Il faut une diète antiseptique dans ces
maladies bilieuses. Les sudorifiques y peuvent faire bien du
mal.
SECTION III.
Constitution atrabilieuse:
L'auteur va considérer d'abord l'origine, les progrès et les différentes formes des maladies atrabilieuses 3 y joignant les
traitemens relatifs aux circonstances qu'il détaillera,et don- --- Page 533 ---
- - ONUML ToAl TT
AVS MAS
UW ARA
TABLE DES MATIERES. nera ensuite , page 418, un traitement général. Cette tôt cons- ou
titution commence vers octobre ou novembre, sensibles plus del'air. plus tard, selon les changemens des qualités
La cause. des maladies de cette épidémie est lépaississement tenace,
jaune morbifique de la moisson , lequel devient plus
d'une couleur plus sombre. Les fièvres sont longues pendant cette constitution.
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- - ONUML ToAl TT
AVS MAS
UW ARA
TABLE DES MATIERES. nera ensuite , page 418, un traitement général. Cette tôt cons- ou
titution commence vers octobre ou novembre, sensibles plus del'air. plus tard, selon les changemens des qualités
La cause. des maladies de cette épidémie est lépaississement tenace,
jaune morbifique de la moisson , lequel devient plus
d'une couleur plus sombre. Les fièvres sont longues pendant cette constitution. Exception,
396,397. Symgptômes produits par cette humeur mélancolique 9 ibid. aveugles,
Autres symptômes. Goutte vague 3 hémorroides
des
selon la différente disposition des sujets ; suppression
règles; dartres avec un prurit extrème : tels sont les préludes ibid. des maladies de cette constitution. . ; mais les
Ces symptômes viennent tous de causes identiques
maladies qai résultent de ces épaississemens bilieux, différens. pour- Il
ront être différentes, et exiger des traitemens
398. faut alors consulter-les organes affectés
Cette constitution peut se diviser 1.0 en passion hypocon- des Andriaque et hystérique 1 avec matière ou mélancolie ibid. de Sydenham,
ciens ; 2.0 enfausse péripneunonie
l'auteur examine la
Pour connaitre la nature de ces maladies
constitution des sujets quiy sont le plus exposés,
399. Différence essentielle qui doit se déduire de la différence des
sujets exposés ou à Thypocondriacie, , ou à la fausse périp- ibid. neumonie des 9 retours des douleurs de goutte 1 et des hémorAvantages
différens sujets. Ils rendent la maladie plus
roides dans ces
sont
un signe de coction. facile à guérir. Ces retours selles toujours ces retours. MédiPhénomènes des urines et des
après
ibid., 400. camens et régime convenables d'une fièvre bilieuse mal traitée. Fausse
Mélancolie résultante produit une goutte vague. Cause des hémorpéripneumonie
402. Funestes roides 9 effets de la goutte et des hémorroides répercutées. pour avoir arrèté les évaGoutte et hémorroides produites La fièvre est alors avancuations des poumons et des intestins. décide souvent les choses avec
tageuse 1 quoique la nature
ibid. danger 1 d'une vie inactive et de la boisson,
403. Désavantage L'auteur reprend icila passion hypocondriaque et Thystérique,
examinerla nature par less ssymptômes. Il faut d'abord
pouren bien distinguer l'espèce de nature atrabilieuse qui est avec
matière , de celle qui est sans matière 1 et vient d'une affec- ibid. tion nerveuse. Le traitement en est tout différent,
--- Page 534 ---
TABLE DES MATIÈRES. Etat de la maladie. I. Manque d'appétit ; le malade mange
cependant bien à lheure du repas; ce qui en résulte, 404. 2.0 Les femmes ainsi affectées éprouvent dessuppressions. Abus
des emménagogues. Diète apéritive avantageuse 3 etc., ibid. 3.0 Faute de ces précautions 2 il parait un chagrin sans cause 9
etc.,
ibid., 405. 4.° Ace succède unei insensibilité extrême pour tout, une obstination , une taciturnité singulière :
ibid. 5.0 Délire sans fièvre,
ibid. La nature dans cette maladie se soulage quelquefois elle-même
par une ou plusieurs des quatre opérations suivantes, 406.
ète apéritive avantageuse 3 etc., ibid. 3.0 Faute de ces précautions 2 il parait un chagrin sans cause 9
etc.,
ibid., 405. 4.° Ace succède unei insensibilité extrême pour tout, une obstination , une taciturnité singulière :
ibid. 5.0 Délire sans fièvre,
ibid. La nature dans cette maladie se soulage quelquefois elle-même
par une ou plusieurs des quatre opérations suivantes, 406. z.0 Une diarrhée, etc.; 2.0 flux des hémorroides ou des mois;
3.° dartres, etc.; ; 4.9 Gievreintermittente, etc. La crise devient
complète quand les selles noires ou poisseuses paraissent,
ibid,
Exemple d'un jeune homme,
ibid. , 407. Traitement avantageux de M. Mussel de Berlin 7
ibid. Réflexions sur cette cure. La partie la plus ténue del l'épaississement bilieux s'évacua par la peau 7 la diète convenable délaya la partie visqueuse restée dans les intestins,
et la fit sortir par les selles atrabilieuses. Avantage des
bains froids 1 de l'équitation et d'un grand mouvement
dans ces affections, N.,
408. Fréquence de cette maladie. Cause de cette fréquence, ibid.,
409Prudente conduite des Anciens, bien opposée à celle des Modernes 7
ibid. Eruptions cutanées. Quantité de gens atrahilieux y sont sujets. Une maladie sérieuse les peut guérir. Prudence qu'il faut
410. 'Avantage avoir 9 d'une fièvre d'accès pour guérir ces éruptions. Il faut
mémequelquefois tâcher de susciter des maladies et des fièvres
dans le cas d'atrabile. 7 etc.,
41I,
Conduite qu'il faut tenir dans ces circonstânces s
412. La fièvre d'accès est d'un singulier avantage pour résoudre et
discuter les endurcissemens des viscères del'abdomen. Exemibid. Les ple, atrabilieux qui échappent à Phypocondriacie, sont sujets à
des coliques de même nature que la colique atrabilieuse 1 au
colera-morbus.
vres
dans le cas d'atrabile. 7 etc.,
41I,
Conduite qu'il faut tenir dans ces circonstânces s
412. La fièvre d'accès est d'un singulier avantage pour résoudre et
discuter les endurcissemens des viscères del'abdomen. Exemibid. Les ple, atrabilieux qui échappent à Phypocondriacie, sont sujets à
des coliques de même nature que la colique atrabilieuse 1 au
colera-morbus. Ces affections ne sont pas si violentes chez
eux, mais plus longues. Elles reviennent aisément. Danger
d'arrêter les selles spontanées en ces cas-là. Opiniâtreté de
ces maladies 2
413. La diète appropriée est ce qu'il y a d'essentiel pour en guérir,
ibid. --- Page 535 ---
Tal ATL
A
à TONA
ANY MRCOSAWM NEse
TABLE DES HATIÈRES.
lévacuation adelépatwissement bilieux:
Bains froids utiles après
rien les
cutanées avanL'eau de mer n'empêche en sans aucun éruptions topique , 413,414tageuses. Exemple. Guérison à un lichen chroniquerebelles
Les atrabilieux sont encore sujets
ibid.
Remèdes auxquels il a cédé 1
Leur retour à dix-huit
Tumeurs scrofuleuses dans la jeunesse.
des affections cuans occasionne des catarrhes à vingt-cing ressemblent à
tanées opiniàtres à cinquante. Ces éruptions
415:
celles qui viennent d'atrabile, de la moisson et la bile noire du
Différence entre la bile jaune
ibids
commencement de Thiver, 9
surlatrabile, ses effets;
L'auteur faitici des réflexions générales sur le chagrin 1 la vie oisive,
et sur la difficulté de lévacuer, Les vues principales de la cure
qui en peuvent être la cause.
cel
doiventêtre d'atténuer et d'évacuer putarincmenubricate 415, 4164
lois
de lEglise romaine 7 pour préveAvantage des diététiques
dansles pays cathonir ces maladies. On vit plus long-temps
417, 4184
liques, que dans ceux qui sont protestans, 7
Méthode curative générale de Vauteur.
ibid., 4201
Il faut le lire lui-même 9 méthode dans plusieurs affections
Heureux effets de la même d'hémorroides externes et internes, 9
certaines, dans les fistuleuses cas
; dans ceux de goutte, en-doça
regardées comme
qu'il pourrait avoir
de Tàge de cinquante ans. L'auteur même pense de ce terme pour ce derde grands avantagesan-dela divers pour servir de preuve 9
nier cas. Cas
sur la nature
L'auteur passe à des réflezions plus approfondies à cette occasiore
des maladies de cetle constitution exanine 3 de eifournit la manière la plus intés
plusieurs ezemples qu'il
ibidi
ressante.
de Phumeur atrabiliaire, ou qu'ily,
Quand le sang est chargé dans les viscères 1 mais sans fièvre,
en a une grande quantité de douleurs ou de mauvais symptômess
rarement ilya peu atténue cette humeur, il fautl'évaSi la fièvre quisy joint
422,423:
cuer promptemeat. Exemple, devient d'elle-même tréseacrimoQuelquefois cette humeur dans la masse du sang, et se
nieuse, est portée dans en partie les intestins. Une bonne partie passe
décharge en partie
ibid. ; 424aussi par les reins. Exemple, et d'Hoffmann- Le sang s'y dissout,
Maladie noire d'Hippoerate
parles vaisseaux courts.
est déchargé de la rale dansl'estomac les vomissemens est acide *
Quand cetle humeur rejetée par
quand.cette humeur
on peuten revenir; la mort est proche
425.
est fetide 2
AN
, est portée dans en partie les intestins. Une bonne partie passe
décharge en partie
ibid. ; 424aussi par les reins. Exemple, et d'Hoffmann- Le sang s'y dissout,
Maladie noire d'Hippoerate
parles vaisseaux courts.
est déchargé de la rale dansl'estomac les vomissemens est acide *
Quand cetle humeur rejetée par
quand.cette humeur
on peuten revenir; la mort est proche
425.
est fetide 2
AN --- Page 536 ---
TABLE DES MATIÈRES.
Observation sur l'état de vaisseaux courts. L'auteur n'a jamais
pu guérir cette maladie. 3
En d'autres occasions
425.
1 cette humeur semble se dissoudre
à peu, et entretenir une irritation continuelle. Difficulté dans peu
ce cas. État des malades. Conduite du médecin. Nourritures.
Médicamens ; exemple important 9
ibid., 433.
Réflexions sur les aphthes à l'occasion de cette maladie, 434Réflexions sur le hoquet 3 à la même occasion s
436.
Fausse péripneumonie: à la suite des chagrins 9 et avec une
tion d'aphthes de mauvais caractère après un mauvais érup- traitement,
ibid.
Affinité qu'ilya entre les maladies atrabilieuses et la fausse
péripneumonie,
ibid,
SECTION IV.
Fausse péripneumonie.
C'est la seconde partie de la constitution atrabilieuse, savoir,
lorsqu'il s'y joint quelque degré de fiévre et une
Elle a lieu vers le commencement de l'hiver
toux, 438.
L'auteur observe d'abord les particularités qui distinguent cette 484.
fièvre des fièvres bilieuses etatrabilieuses exposées
tant par rapport aux phénomènes 9 que par rapport ci-devant, au traitement,
438,
Outreles symptômes que cette fièvre a de commun avec la fièvre 439atrabilieuse 9 cinq symptômes particuliers la font distinguer
à un observateur attentif: I.0 le ponls y est petit, mou;
2.il y a réplétion à la tête, etc.; 3.0 difficulté de
et souvent un sifflement en respirant, et rarement respirer, douleur 9
aigué ou fixe : 4.° toux sèche et dure, "etc.; 5.
tion d'un flegme tenace s blanc d'abord et gluant, expectora- ensuite
mou et jaune lors de la crise , etc.
ibid.
L'auteur n'a rien vu sur cette maladie chez les anciens méde- , 440.
cins 9
Il examine la maladie dans ses causes primordiales, tant 441.
de la nature des lieux 2 que de la constitution des
prises
en établir les signes qui en sont comme les avant-coureurs, sujets pour
Si l'on ne s'y prend alors atec
ibid. , 443.
il
prudence, en réformant son régime, 1 se fait bientôt sentir dans les sujets 7 un froid, 3
une horreur ; la respiration s'embarrasse. Dès-lors la fièvre
est déterminée,
450.
Quoique cette maladie ressemble à la péripneumonie, elle en
diffère cependant beaucoup. Comment?
ibid.
L'auteursuivra dans ses détails Sydenbam, qu'il regarde comme
le meilleur génie sur cette matière 2
ibid.
udence, en réformant son régime, 1 se fait bientôt sentir dans les sujets 7 un froid, 3
une horreur ; la respiration s'embarrasse. Dès-lors la fièvre
est déterminée,
450.
Quoique cette maladie ressemble à la péripneumonie, elle en
diffère cependant beaucoup. Comment?
ibid.
L'auteursuivra dans ses détails Sydenbam, qu'il regarde comme
le meilleur génie sur cette matière 2
ibid. --- Page 537 ---
r PSVEL
N - - - L2 25 UR
TY ATZGAW
TABLE DES MATIÈRES.
de vue dans aueune malaObservation qu'il ne faut pas perdre d'une maladie, autant
connattre le genre
die 1 savoir: ILfaut
la méthode à laquelle elle cède 2 que
par la terminaison, dont par elle nait, par la saison de l'année, par
par la manière
444.
les symptômes s les effets, maladie etc., en fièvre d'hiver et en fausse péSydenham divise cette fièvre d'hiver commence en novembre, etc.,
ripneumonie.La
signes d'inflammation. Danger des
elle parait par échauffans. quelques Si la nature n'est pas troublée, elle
médicamens
se termine en neuf jours. Ses sept symptômes particuliers, ibid.
9 445.
en doit être le même que celui de la, fièvre bilieuse,
Le traitement
ibid.
ou nouvelle fèvre de Sydenham uécessaire, 9
et les opiats encore
La saignée n'y est pas toujours
une fausse péripneulon verra paraitre
moins 1 autrement
qui se manifestent alors 1 ibid.,
monie. Détail des symptômes
447que l'auteur ajoute à ceux de Sydenham 9
Autres symptômes
ibid., 448.
Quand la maladie a duré quelque temps 1 et après les autres
évacuations nécessaires 7 le malade expectore un flegme, La tête
et avec soulagement.
d'abord clair 3 ensuite jaune s'élève, ressemble à celui d'ane
devient plus libre, le pouls
abuser 7 etc., ibid. 449.
fièvre inflammatoire; ce qui peut
des différens états du pouls, de la tête , des poumons,
Raisons
faut tenir. Signes subséquens des
des urines. Conduite qu'il
ibid.
N. uines; B. Cette maladie n'est pas inflammatoire. Sydenham a de- reconnu son erreur à cet égard. La fausse fièvre péripneumonie bilieuse. Inconvémande le même traitement que la
ibid.
nient du retard pour le traitement, les deux états de la fausse péIl faut soigneusement celui distinguer de crudité et d'obstruction ; 2.0 celui
ripneumonie: : 1.9
Ce
faut faire dans ces deux
de coction et de suppuration. qu'il
450, 451.
périodes 9 bien Texpectoration, on peut espérer une crise
En entretenant
Il faut ici faire deux observations imporvers le quatorze. la matière expectorée est jaune, plus les
tantes : 1.0 plus
Inconvénient des alimens
acides et les purgatifs sont requis Changement du régime
animaux. Diète convenable indiquée.
452.
devient blanche,
quand l'expectoration
l'expectoration. Conduite - et
2.0 1l ne faut pas trop alors. pousser Inconvéniens à éviter,
ibid.
moyens praticables
indiqués dès qu'ils ont réussi à
On doit quitter les moyens
est jaune, plus les
tantes : 1.0 plus
Inconvénient des alimens
acides et les purgatifs sont requis Changement du régime
animaux. Diète convenable indiquée.
452.
devient blanche,
quand l'expectoration
l'expectoration. Conduite - et
2.0 1l ne faut pas trop alors. pousser Inconvéniens à éviter,
ibid.
moyens praticables
indiqués dès qu'ils ont réussi à
On doit quitter les moyens --- Page 538 ---
TADLE DES MATIÈRES.
produire une expectoration convenable. Il faut alors laisser
prudemment agir la nature: Conduite.1 Moyens. Changement
vers la fin de la maladie,
453.
Il faut éviter soigneusement tout ce qui peut faire cesserla toux.
Danger de cet inconvénient,
ibid. ibid.
Conduite qu'il faut tenir s'il est molheurensement arrivé,
Le malade doit être assis sur son lit pour expectorer plus aisément. Il faut éviter les sueurs ; elles ne sont jamais bonnes
avant la coction , etc.; elles sont cependant tres-avantagenses
dans cette fièvre 1 mais vers la terminaison,
454, 455.
de froid et de rigueur, suivi de
Le paroxysme 1 accompagné
Comment? ibid., 456,
sueur critique, pourra etre avantageux. maladie Elle ne mérite d'attenFièvre intermittente dans cette
Elle tend même
tion qu'après la fausse péripneumonie.
quel- ibid.
quefois à abrégerla maladie
Raisons
de
La maladie peut alors devenir très-longue.
prises
l'àge, de la constitution du malade, qui est ordinairement
assez àgé, et du temps où il est attaqué de cette maladie.
Avantage de la fièvre d'accès dans ces circonstances 1 malgré
les symptômes menaçans. Danger des fobrifuges en ces oc456, 457.
Autre currences, fièvre d'accès qui parait quelquefois fort tard dans cette
maladie. Ses inconvéniens. Il faut employer le quinquina
pour l'arréter 9 en évitant les médicamens alcalins et échaufibid., 458.
Régime fans 1 qu'il faut tenir quand la maladie est guérie. Comment
les sujets bilieux doivent se régler surlei manger 2 ibid., 460.
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES DU TOME PREMIER.
-
currences, fièvre d'accès qui parait quelquefois fort tard dans cette
maladie. Ses inconvéniens. Il faut employer le quinquina
pour l'arréter 9 en évitant les médicamens alcalins et échaufibid., 458.
Régime fans 1 qu'il faut tenir quand la maladie est guérie. Comment
les sujets bilieux doivent se régler surlei manger 2 ibid., 460.
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES DU TOME PREMIER.
- --- Page 539 ---
- TA VZ
NU - M - EN
MWN AR0W
TABLE DES MATIÈRES.
b2r
Réflexions sur les sucurs etles purgatifs , N. 381,382.
Diète que prescrit Sydenham pour la terminaison de la cure;
c'est-la que finit sa méthode curative. Avantage de sa méthode. Comment Tauteurs'yprend pour fortifier ses maladés
après les évacuations nécessaires ; son attention aux différens tempéramens. Lrépaississement bilieux ne ise détruisant
tres-dilficilement, , il faut s'abstenir de tout astringent
que avant qu'il ait été entièrement évacué,
ibid., 383.
Avantage et désayantage des acides-, 3519
E ibid., dans 384.
L'auteur entre ici dans l'ezamen d'autres pointsessentiels
la cure de ces, fèvres. C'est toujours Sydenham qu'il commente d'après ses propres olservations.
la disLe quinquina, bon dans la fièvre putride pour prévenir fièvres binécessaire dans les
solution du sang , est rarement
en cerlieuses simples. Ses inçonvéniens; son peu d'efficacité
avantageux dans la fièvre
taines épidémies. Ilne,serajamais Pévacuation. de la matière morbifique. Il
bilieuse qu'aprés arrête la fièvre intermittente qui peut être
gucrit, ou plutôt avec l'épidémie de la saison 1 mais non
alors compliquée
384, 386.
pas la fièvre bilieuse, de cette constitution, voyez la synoque
Quant à la dysenterie
386.
non abandonncr putride, à la nature les symptômes.qui restent après
Il faut maladie est dissipéc, ou l'on perdra les malades, 3
que la
ibid., 387doit craindre de donner dans ces fièvres les purgatifs
On ne pas
388.
après la saignée. Leur avantage même -
fois. On fait
Les vomitifs peuvent se réitérer Diarrhée plusieurs artificielie avansuiyre les purgatifs aux vomitifs.
tageuse. Il vaut mieux purger par intervalies 9
ibid. 38g.
Voyez aussi, N.
cette fièvre peutse
L'auteur observe enfin avec Sydenham, que
sans mémeprésenter ses signesdismangrportamttemtnete Ilfaut latraiter come si elle s'était présentée avec
tinctifs. vraie forme, et cela relativement à la saignée et aux pura
sa
3go.
gatifs , d'éviter la fèyre déterminée. La saignée. est rarement
Moyens requise en été, et quand il n'y a pas de Sièvre. Vomitifs ou
réitérés avantagenx alors. Fruits acidules utiles ;
purgatifs viandes nuisibles 3 usage modéré du vin. C'est ainsi qu'on
les fièvres putrides ou bilieuses de l'été 1 ibid., 391.
prévient
été conseillé ci-devant , l'auteur conclut qu'il
De tout ce qui a la fièvre bilieuse se passera peu à peu 7 ou
arrivera, ou que
; ce qui est toujours trèsqu'elles se changera en intermittente;
réitérés avantagenx alors. Fruits acidules utiles ;
purgatifs viandes nuisibles 3 usage modéré du vin. C'est ainsi qu'on
les fièvres putrides ou bilieuses de l'été 1 ibid., 391.
prévient
été conseillé ci-devant , l'auteur conclut qu'il
De tout ce qui a la fièvre bilieuse se passera peu à peu 7 ou
arrivera, ou que
; ce qui est toujours trèsqu'elles se changera en intermittente; -
M --- Page 540 ---
TABLE DES MATIÈRES.
avantageux. Les signes de l'intermittence paraissent au onzième, ou certainement au quatorzième jour de la fièvre bilieuse 1
3g0.
C'est-là ce qu'on appelle fièvre d'accès informe dela moisson,
ibid., 3g1.
Signes et phénomènes de cette fièvre. L'alternative des bons et
desmauvais jours sentiquriquetsistaileqse) dans la fièvre tierce,
quelquefois telle que dans la fièvre quarte. Il: ne faut pas alors
trop évacuer ni parles saignées, ni parles purgations comme
dans la première partie de la fiévre (la fièvre bilieuse). Une
bonne diète appropriée sera plus utile. Exposition des phénomènes des paroxysmes des selles, des urines , dela peau,
ibid.
Différence essentielle entre la fièvre putride et la fièvre bilieuse;
ce morceau doit être lu dans l'auteur 5,
ibid., 392.
Quoique la peau soit douce et moite vers la fin de la fièvre bilieuse, elle devient cependant sèche et dure, telle que dans la
fièvre putride, si ilon s'y prend mal, en insistant trop sur les
purgatifs 5 ce qui indique une crise imparfaite. Comment on
s'y prend pour relâcher la peau,
ibid.
C'est au quatorze de la fievre que Sydenham donnait T'opiat
comme restaurant. Dès l'abord il ne le donnait que comme
antispasmodique 1 pour calmer les agitations produites par
les purgations 1 ce quin'est cependant pas nécessaire. Quand
et pourquoi l'auteur le donne,
ibid. 393.
Comment la fièvre se passe quelquefois, ou se change en fièvre
d'accès formée. Conduite qu'ii faut tenir,
ibid.
Les fièvres d'accès ne sont pas aussi fréquentes à Londres qu'en
d'autres contrées, sinon après) le mois d'octobre. Raison, 394.
La fin de cette constitution présente souvent quelques affections érysipélateuses. Ces mêmes maladies ont aussi lieu dans
la constitution atrabilieuse. Quoi qu'il en soit, l'auteur expose
en grand maitre la différence qu'il y a entre ces maladies
pendant ces deux constitutions, et les mêmes pendant le
Exemple. printemps. Traitement. Il faut une diète antiseptique dans ces
maladies bilieuses. Les sudorifiques y peuvent faire bien du
anal.
SECTION III.
Constitution atrabilieuse:
P'auteur va considérer d'abord l'origine, les progrès et les différentes formes des maladies atrabilieuses 3 y joignant les
traitemens relatifs aux circonstances qu'il détaillera, et don-
-
ces maladies
pendant ces deux constitutions, et les mêmes pendant le
Exemple. printemps. Traitement. Il faut une diète antiseptique dans ces
maladies bilieuses. Les sudorifiques y peuvent faire bien du
anal.
SECTION III.
Constitution atrabilieuse:
P'auteur va considérer d'abord l'origine, les progrès et les différentes formes des maladies atrabilieuses 3 y joignant les
traitemens relatifs aux circonstances qu'il détaillera, et don-
- --- Page 541 ---
SAZGEA
- - 2 DN
NFe
TIW REEA
TABLE DES MATIERES.
nera ensuite 1 page 418, un traitement général. Cette tôt cons- ou
titution commence vers octobre ou novembre sensibles , plus del l'air:
plust tard, selon les changemens des qualités
La cause des maladies de cette épidémie est lépaississemnent
jaune morbifique de la moisson, lequel devient plus tenace,
d'une couleur plus sombre.
constitution. Exception,
Les fièvres sont longues pendant cette
396, 397Symptômes produits par cette humeur mélancolique 9 ibid.
Autres symptômes. Goutte vague $ hémorroides aveugles, des
selon la différente disposition des sujets ; suppression
règles; dartres avec un prurit extrème : tels sont les préludes ibid.
des maladies de cette constitution
; mais les
Ces symptômes viennent tous de causes identiques bilieux, pourmaladies qui résultent de ces épaississemens différens. Il
ront être différentes, et exiger des traitemens
affectés
398.
faut alors consulter-les organes
Cette constitution peut se diviser 2 1.0 en passion hypocon- des Andriuque et hystérique avec, matière ou mélancolie ibid.
de Sydenham,
ciens ; 2.0 enfausse péripreumonie
l'auteur examine la
Pour connaitre la nature de ces maladies 7
399.
constitution des sujets.quiy sentle plus exposés,
des
Différence essentielle qui doit se déduire de la différence
sujets exposés ou à Thypocondriacie 9 ou à la fausse périp- ibid.
neumonie des 9 retours des douleurs de goutte 1 et des hémorAvantages
différens
Ils rendent la maladie plus
roides dans ces
sujets.
un
de coction.
facile à guérir. Ces retours sont toujours signe retours. MédiPhénomènes des urines et des selles après ces
400.
camens et régime convenables, fièvre bilieuse mal traitée. ibid., Fausse
Mélancolie résultante d'une
Cause des hémorpéripneumonie produit une goutte vague.
402.
Funestes roides, effets de la goutte et des hémorroides arrêté répercutées. les évaGoutte et hémorroides produites pour La avoir fièvre est alors avancuations des poumons et des intestins. décide souvent les choses avec
tageuse, quoique la nature
ibid,
Désavantage danger 1 d'une vie inactive et de la boisson,
403.
L'auteur reprend ici la passion hypocondriaque et Il Thystérique, faut d'abord
pouren examinerla nature par les symptômes. atrabilieuse qni est avec
bien distinguer l'espèce de nature matière, et vient d'une affecmatière , de celle qui est sans
ibid.
tion nervense. Le traitement en est tout différent,
A :
ide souvent les choses avec
tageuse, quoique la nature
ibid,
Désavantage danger 1 d'une vie inactive et de la boisson,
403.
L'auteur reprend ici la passion hypocondriaque et Il Thystérique, faut d'abord
pouren examinerla nature par les symptômes. atrabilieuse qni est avec
bien distinguer l'espèce de nature matière, et vient d'une affecmatière , de celle qui est sans
ibid.
tion nervense. Le traitement en est tout différent,
A : --- Page 542 ---
TABLE DES MATIÈRES.
Etat de la maladie. 1. Manque d'appétit ; le malade mange
cependant bien à Pheure du repas; ce qui en résulte, 404.
2.0 Les femmes ainsi affectées éprouventdess suppressions. Abus
des emménagogues. Diète apéritive avantageuise , etc., ibid.
3.0 Faute de ces précautions > il parait une chagrin sans cause 3
ibid., 405.
4.° etc., A'cesuccède une: insensibilité extrème pour tout, une obstiibid.
nation 1 une taciturnité singulière;
ibid.
5.0 Délire sans fièvre 7
elle-méme
La nature dans cette maladie se soulage quelquefois
par une ou plusieurs des quatre opérations suivantes, 406.
1.0 Une diarrhée 1 etc.; 2.0 fiux des héiorroides ou des mnois;
3.0 dartres, etc.; 4.° fièvre intermittente, etc.La crise devient
complète quand les selles noires ou poisseuses paraissent, 9
ibid,
Exemple d'un jeune homme,
ibid. 3 407.
Traitement avantageux de M. Mussel de Berlin 1,
ibid.
Réflexions stir cette cure. La partie la plus ténue del l'épaississément bilieux s'évaéua par la peau, la diète convenable délaya la partievisqueuse restée dans les intestins,
et la fit sortir par les selles atrabilieuses. Avantage des
bains froids", , de l'équitation et d'un' grand mouvement
408.
dans ces affections, N.,
ibid.,
Fréquence de cette maladie. Cause de cette fréquence,
409Prudente conduite dés Ancièns, bien opposée à celle des Moibid.
Eruptions dernés 2 cutanéés. Quantité de gens atrabilieux y sont sujets.
Une maladie sérieuse les peut guérir. Prudence qu'il faut
410.
Avantage avoir 7 d'une fièvre d'accès pour guérir ces éraptions. Il faut
memequelquefois tâchér de susciter des maladies et des fièvres
411.
dans le cas d'atrabile, etc.,
Conduite qu'il faut ténir dans cès circonstancés 9
412.
La fièvre d'accès est d'un singulier avantage pour résoudre et
discuter les endurcissemens des viscères del'abdomen. Exemibid.
Les ple atrabilieux 7
qui échappent à Phypocondriacie, sont sujets à
des coliques de même nature que la colique atrabilieuse 9 au
colera-morbus. Ces affections ne sont pas si violentes chez
eux, mais plus longues. Elles reviennent aisément. Danger de
d'arréter les selles spontanées en ces cas-là. Opiniatreté 413.
ces maladies 1
d'essentiel
en guérir,
La diète appropriée est ce qu'il y a
pour
ibid.
chappent à Phypocondriacie, sont sujets à
des coliques de même nature que la colique atrabilieuse 9 au
colera-morbus. Ces affections ne sont pas si violentes chez
eux, mais plus longues. Elles reviennent aisément. Danger de
d'arréter les selles spontanées en ces cas-là. Opiniatreté 413.
ces maladies 1
d'essentiel
en guérir,
La diète appropriée est ce qu'il y a
pour
ibid. --- Page 543 ---
. -EGEA
NFM - M 1u P SONR
SNNBREDASAAN
525,
TABLE DES MATIÈRES.
bilieux:
Bains froids utiles après Tévacuation de Tépaississementl cutanées avânL'eau de mer n'empêche en rien Ies aucun éruptions
413,414tageuses. Exemple. Guérison sans
topique, rebelles
Les atrabilieux sont encore sujets à un lichen chronique ibid.
Remèdes auxquels il a cédé 7
Leur rétour à dix-huit
Tumeurs scrofuleuses dans la jeunese.
des affections cuans occasionne des catarrhes à vingt-cing, ressemblent à
tanées opiniàtres à cinquante. Ces éruptions
415.
celles qui viennent d'atrabile, de la moisson et la bile noire du
Différence entre la bile jaune
ibid.
commencement de Thiver,
surl Tatrabile,ses effets;
L'auteur fait ici des réflexions générales sur le chagrin , la vie bisive,
et sur la difficulté de lévacuer, Lés vues
de la cure
qui en peuvent être la cause.
principales.
doiventêtre d'atténuer et d'évacuer cel ipuinihnemontaudicne 415, 416.
lois
de lEglise romaine 1 pour prévet
Avantage des diététiques
dansles pays tathonir ces maladies. On vit plus long-temps
417, 418:
dans ceux qui sont protestans 5
liques 7 que
de lauteur.
Méthode curative générale
ibid., 4204
Il faut le lire lui-même même 5 méthode dans plusieurs affections
Heurenx effets de la
externes et internes.,
certaines, dans les cas d'hémorroides dans célix de goutte , en-deca
regardées comme fistuleuses;
pouirrait avoir
de ràge de cinquante ans. L'auteur mêmhe pense de ce qu'il terme pour ce derde grands avantages au-delà sérvir de preuve
nier cas. Cas divers pour
sur Za nature
L'auteur passe à des réflezions pluis approfundtes etfournit à cette occasion
des maladies de cetle constitation ezamine de la manière la plus intés
plusieurs ezemples qu'il
ibidi
ressante.
de Phumeur atrabiliaire 9 ou qu'ily,
Quand le sang est chargé dans les viscères 9 mais sans fièvre,
ena une grande quantité de douleurs ju de mauvais symptômes:
rareient il ya peu atténue cette huméur, il fauitl'évaSi la fièvre qui s'y joint
422,413:
cuer promptement. Exemple, devient d'elle-mème très-acrimoQnelquefois cette humeur
dans la masse du sang, etse
nieuse, est portée dans en partic les intestins. Une bonne partie passe
décharge en partie
ibid., 424aussi par les reins. Exemple, et d'Hoffmann Le sang s'y dissout,
Maladie noire d'Hippocrate dans l'estomac parles vaisseaux courts.
est déchargé de la rate
lés vomissemens est acide,
Quand cette humeur rejetée par
humear
on peut en revenir ; la mort est proché quand.cette 125.
est, fetide,
L
se
nieuse, est portée dans en partic les intestins. Une bonne partie passe
décharge en partie
ibid., 424aussi par les reins. Exemple, et d'Hoffmann Le sang s'y dissout,
Maladie noire d'Hippocrate dans l'estomac parles vaisseaux courts.
est déchargé de la rate
lés vomissemens est acide,
Quand cette humeur rejetée par
humear
on peut en revenir ; la mort est proché quand.cette 125.
est, fetide,
L --- Page 544 ---
TABLE DES MATIÈRES.
Observation sur l'état de vaisseaux courts. L'auteur n'a jamais
pu guérir cette maladie, 7
425.
En d'autres occasions 1 cette humeur semble se dissoudre peu
à peu, 2 et entretenir unei irritation continuelle. Difficulté dans
ce cas. Etat des malades. Conduite du médecin. Nourritures.
Médicamens ; exemple important 9
ibid., 433.
Réflexions sur les aphthes à l'occasion de cette maladie, 434Réflexions sur le hoquet 1 à la même occasion 9
436.
Fausse péripneumonie à la suite des chagrins 1 et avec une éruption d'aphthes de mauvais caractère après un mauvais traitement,
ibid.
Affinité quily a entre les maladies atrabilieuses et la fausse
péripneumonie,
ibid.
SECTION IV.
Fausse péripneumonie.
C'est la seconde partie de la constitution
lorsqu'il s'y joint quelque degré de fièvre atrabilieuse, et une toux, savoir, 438. 9
Elle a lieu vers le commencement de Thiver,
484.
L'auteur observe d'abord les particularités qui distinguent cette
fièvre des fièvres bilieuses et atrabilieuses exposées
tant
ci-devant,
par rapport aux phénomènes 1 que par rapport au traitement,
438, 43g.
Outreles symptômes que cette fièvre a de commur avéc la fièvre
atrabilieuse 5 cinq symptômes particuliers la font distinguer
à un observateur attentif: I.O le ponls y est petit, mou;
2.il y a réplétion à la tête, 9 etc.; 3.0 difficulté de
et souvent un sifflement en respirant, et rarement respirer douleur
aigué ou fixe : 4.° toux sèche et dure, etc.; 5.
tion d'un
expectoraflegme tenace 3 blanc d'abord et gluant, ensuite
mou et jaune lors de la crise, etc.,
ibid., 440.
L'auteur n'a rien vu sur cette maladie chez les anciens médecins :
441.
Ile examine la maladie dans ses causes primordiales, tant
de la nature des lieux 9 que de la constitution des sujets prises
en établir les signes qui en sont comme les avant-coureurs, pour
Si l'on ne s'y prend alors avec prudence, en réformant ibid., son 443. régime 1 il se fait bientôt sentir dans les
une
sujets 9 un froid
horreur; ; la respiration s'embarrasse. Dès-lors la fièvre
est déterminée,
450.
Quoique cette maladie ressemble à la péripneumonie, elle en
differe cependant beaucoup. Comment?
ibid.
L'auteur suivra dans ses détails Sydenham, qu'il regarde comme
le meilleur génic sur cette matière 2
ibid.
ant ibid., son 443. régime 1 il se fait bientôt sentir dans les
une
sujets 9 un froid
horreur; ; la respiration s'embarrasse. Dès-lors la fièvre
est déterminée,
450.
Quoique cette maladie ressemble à la péripneumonie, elle en
differe cependant beaucoup. Comment?
ibid.
L'auteur suivra dans ses détails Sydenham, qu'il regarde comme
le meilleur génic sur cette matière 2
ibid. --- Page 545 ---
- L - M FE
NF
FAWF MRCEA
TABLE DES NATIÈRES,
faut perdre de vue dans aucune malaOlservation qu'il ne connaitre pas le genre d'une maladie, autant
die 1 savoir: ILfaut
la méthode à laquelle elle cède 7 que
par la terminaison, dont par elle nail, par la saison de lannée, par
par la manière
444les symptômes s les effets 9 etc.,
d'hiver et en fausse pédivise cette maladie en fèvre
Sydenham
La fièvre d'hiver commence en novembre, etc., des
ripneumonie. quelques signes d'inflammation. Danger
elle parait par échauffans. Sila nature n'est pas troublée, elle
médicamens termine en neuf jours. Ses sept symptômes particuliers,
se
ibid. 9 445.
en doit être le même que celui de la fièvre bilieuse,
Le traitement
ibid.
ou nouvelle fièvre de Sydenham, nécessaire, et les opiats encore
La saignée n'y est pas toujours
une fausse péripneumoins 1 autrement l'on verra qui paraitre se manifestent alors 1 ibid.,
monie. Détail des symptômes
447:
l'auteur ajoute à ceux de Sydenham 9
Autres symptômes que
ibid., 448.
la maladie a duré quelque temps 2 et après les autres
Quand
malade
un flegme,
évacuations nécessaires 9 le
expectore La tête
d'abord clair 9 ensuite jaune et avec soulagement. à celui d'une
devient plus libre', le pouls s'élève, ressemble ibid. 449ce qui peut abuser , etc.,
fièvre inflammatoire; différens états du pouls, de la tête, des poumons,
Raisons des Conduite qu'il faut tenir. Signes subséquens des
des urines.
ibid.
urines ; maladie n'est pas inflammatoire. Sydenham a reN. B. Cette
La fausse
deconnu son erreur à cet égard.
péripneumonie bilieuse. Inconvémande le même traitement que la fièvre
ibid.
nient du retard pour le traitement, les deux états de la fausse péIl faut soignensement celui distinguer de crudité et d'obstruction ; 2.0 celui
ripneumonie: 1."
Ce qu'il faut faire dans ces deux
de coction et de suppuration.
450, 451.
périodes 1 bien T'expectoration, 9 on pent espérer une crise
En entretenant
Il faut ici faire deux observations imporvers le quatorze.
est jaune, plus les
tantes : 1.o plus la matière expectorée Inconvénient des alimens
acides et les purgatifs sont requis Changement du régime
animaux. Diète convenable indiquée.
452.
devient blanche,
quand T'expectoration
l'expectoration. Conduite 9 et
2.0 Il ne faut pas trop pousser
à éviter,
ibid.
moyens praticables alors. Inconvéniens dès qu'Us ont réussi à
On doit quitter les moyens indiqués
OL
tantes : 1.o plus la matière expectorée Inconvénient des alimens
acides et les purgatifs sont requis Changement du régime
animaux. Diète convenable indiquée.
452.
devient blanche,
quand T'expectoration
l'expectoration. Conduite 9 et
2.0 Il ne faut pas trop pousser
à éviter,
ibid.
moyens praticables alors. Inconvéniens dès qu'Us ont réussi à
On doit quitter les moyens indiqués
OL --- Page 546 ---
TADLE DES HATIÈRES.
produire une expectoration convenable. Il faut alors laisser
prudemment agir la nature. Conduite. Moyens. Changement
vers la fin de la maladic,
453.
Il faut éyiter soigneusement tout ce qui peut faire cesserla toux.
Danger de cet inconvénient,
ibid.
Conduite qu'il faut tenir s'il est malheureusement arrivé, ibid.
Le malade doit être assis sur son lit pour expectorer plus ajsément. Il faut éviter les sueurs ; elles ne sont jamais bonnes
avant la coction , etc.; elles sont cependant tres-ayantagenscs
dans cette fiévre 1 mais vers la terminaison,
454: 455.
de froid et de
s suivi de
Le paroxysme 2 accompagné
Comment? rigueur ibid.,456.
sucur critique, pourra etreavantageux.
d'attenFièvre intermittente dans cette maladie Elle ne mérite
tion qu'après la fausse péripneumonie. Elle tend même quelquefois à abréger) la maladie 2
ibid. de
La maladie peut alors devenir très-longue. Baisons prises
làge, de la constitution du malade, qui est ordinairement
assez àgé, et du temps ou il est attaqué de cette maladie.
Avantage del la fiévre d'accès dans ces circonstances, malgré
les symptômes menaçans. Danger des fébrifuges en ces Oc456, 457.
currences,
quelquefois fort tard dans cette
Antre, fievre d'accèsqui parait
le
maladie. Ses inconvéniens. 1l faut employer
quinquina
pour l'arréter , en évitant les médicamens alcalins etéchaufibid., 458.
fans,
Comment
Régime qu'il faut tenir quand la maladie est guéric.
les sujets bilieux doivent se régler sur le manger, 1 ibid.,.460.
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES DU TOxr PREMIER.
fort tard dans cette
Antre, fievre d'accèsqui parait
le
maladie. Ses inconvéniens. 1l faut employer
quinquina
pour l'arréter , en évitant les médicamens alcalins etéchaufibid., 458.
fans,
Comment
Régime qu'il faut tenir quand la maladie est guéric.
les sujets bilieux doivent se régler sur le manger, 1 ibid.,.460.
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES DU TOxr PREMIER. --- Page 547 ---
COAL Te AR SIZH
NU L al M 5 F6
FI 207SAN
TABLE
DES MATIÈRES.
TOME SECOND.
INTRODUCTION
la sagacité et la circonspection,
Lxeemox, , Tintelligence, approfondir la nature des maladies
qualités nécessaires pour
Page 3:
et les bien traiter l'observation 1
sont de plus surs moyens que les
L'expérience et livres et la connaissance des autres sciences 9
maitres 9 les
médecine,
4pour devenir habile en
très-habiles 1 surtout à
Hippocrate et Sydenham, praticiens
ibid:
Tégard des fièvres 2
constante pendant plusieurs anL'auteur 1 par son application mis en étatde faire quelques
nées à observer les fièvres 2 s'est
5.
dans cette branche de la médecine 2 ibid.,
découvertes nécessaire de les ranger en différentes classes. Première ibid.
Ila cru
communes et non communes,
division des fièvres 9 en
participe de linflammation;et
Une moitié des fièvres communes
sang dissous, etc. ;
l'autre , de ce qu'on appelle putridité, dej fièvres communes, 6.
ainsi a deux genres principaux
7Division : chaque genre en quatre de fèvre espèces, commune qu'on ne
L'auteur assure qu'il n'y l'une a ou pas à l'autre de ces huit espèces ; et
puisse rapportér à
arrivent dans la même saison,
quel les autres maladies, à raison qui de quelques symptômes 7 ne
quoiqu'elles diffèrent
ibid.
sont que des variétés de la même espèce les 2 fièvres
1l prouve cette proposition en disant celle que donne son quidiffèrent nom à la
par quelques symptômes de dépendre qui
de la mêmec cause,
constitution générale, paraissent à
près semblable : et il cite
et cèdent à un traitement
rhumatisme et des autres made
act
l'exemple la dysenterie, catarrheuse, qui se guérissent par les
ladies de la constitution réussir dans le vrai catarrhe, ibid.
moyens que l'on voit
dans le corps
Les fièvres non communes ne s'engendrent pas
ibid., 8.
comme les fièvres communes 3
ibid.
Elles sont produites par un véritable poison 7
ès semblable : et il cite
et cèdent à un traitement
rhumatisme et des autres made
act
l'exemple la dysenterie, catarrheuse, qui se guérissent par les
ladies de la constitution réussir dans le vrai catarrhe, ibid.
moyens que l'on voit
dans le corps
Les fièvres non communes ne s'engendrent pas
ibid., 8.
comme les fièvres communes 3
ibid.
Elles sont produites par un véritable poison 7 DE --- Page 548 ---
TABLE DES MATIERES.
Elles sont au nombre de huit, quidiffèrent essentiellementlune
de l'autre, qui exigent un traitement particulier 7 et qui ont
leurs noms propres, savoir,la peste, la petite-vérole, etc., 9.
La fièvre pestilentielle. une de ces huit fièvres 2 ne parait pas
à l'auteur avoir été bien connue jusqu'à présent. Cest pourquoiil se propose d'en traiter. après l'avoir souvent vue. Il
se tait sur la peste, 1 parce qu'il n'a jamais eu occasion de
lobserver;
IO.
Comme, , en traitant de cette fièvre 2 il emploie souvent les
termes malins et malignité, il explique le sens dans lequel il
les prend, , afin que le lecteur puisse le comprendre 3 II 3 12.
CHAPITRE PREMIER.
De la Fièvre pestilentielle en général.
Sydenham convient que la peste et la fièvre pestilentielle sont
13.
deux fièvres fort différentes 1
de la fièvre
On ne connait pas assez les signes caractéristiques la
pestilentielle, 2 d'où elle existe souvent sans qu'on recon14.
naisse, , croient voir la peste dans des cas où elle n'existe
Les ignorans
ne sont pas familiarisés avec les méchans
pas 1 parce qu'ils accompagnent quelquefois les fièvres, ibid:
L'auteur symptômes croit qui quel la peste ne peut naitre dans son pays, sil'on
germe de cette maladie. Raisonqui prouve ce
n'y apportele
ibid., 15.
senlimeut, de
qui favorise la même opinion
Jl cite un passage Sydenham,
ibid.
'Autre passage de Méad, qui établit encore le même sentiment,
16.
Réflexion sur la compensation des maux et des biens que nous
avons retirés de TEgypte 2 de T'Amérique méridionale, de
P'Arabie et de T'Archipel
17Mais iln'y a pas de pays où la fièvre pestilentielle ne puisse se
18.
manifester la fièvre 1 pestilentielle et la peste diffèrent essentielQuoique
cinq cirlement , elles ont une ressemblance réciproque par ibid.
On constances découvrea aisément particulières, les symptômes propres à ces deux fièvres,
lorsqu'elles ont duré assez long-temps pours se développer, être altéré 19. et
Le virus qui produit la fièvre pestilentielle naturels, peut dans un cerchassé du corps par les émonctoires
tain temps de la maladie : mais eclui qui produit la peste 3
rent essentielQuoique
cinq cirlement , elles ont une ressemblance réciproque par ibid.
On constances découvrea aisément particulières, les symptômes propres à ces deux fièvres,
lorsqu'elles ont duré assez long-temps pours se développer, être altéré 19. et
Le virus qui produit la fièvre pestilentielle naturels, peut dans un cerchassé du corps par les émonctoires
tain temps de la maladie : mais eclui qui produit la peste 3 --- Page 549 ---
- P NONAL 7 PAELA
N A -
AIU 207SAN
TABLE DES HATIERES.
de nos sucs s'il n'est
assimile à sa nature une grande ou quantité ulcère et détruit quelques
évacué dès le commencenient- 1
une issue contre
glandes lymphatiques, pour se procurer
19*
nature 3
toutes considérations relatives à Ta
L'auteur ensuite abandonne
et en recherché la nature 2 20.
peste; il se borne à la fièvre, de la fièvre pestilentielle. Ces
Causes qui produisent le germe s'exhale des corps 7 réabsorbée; la
causes sont la vapeur qui
les alimens de mauvaise
chaleur, la malpropreté, le chagrin 9 la
qualitéou gâtés ; les mauvaises eaux; phasterquiseshale ibid., 2I.
des cadavres ou des insectes boeufs, morts, les vaches et les brebis 9
Les vapeurs produites par de les leurs excrémens > ne sont pas si
et celles qui s'exhalent
ibid. , 22.
pernicieuses,
traitées
souvent en fièvres
Les fièvres ordinaires mal
dégénèrent
ibide
pestilentielles,
se répand par la contagion;
Le germe de la fièvre pestilentielle des fièvres communes 9 il
ets'il et compliqué avec quelqu'une
ibid.
résulte une fièvre d'une nature composée
en
pestilentiel agit moins sur les personnes
La contagion du germe
Ses progrès sont arrétés parle
fortes, saines et tempérantes. la sécheresse de l'air, et par la consfroid, par la pureté et
ibid.
titution inflammatoire, sont favorisés par les constitutions
Au contraire, ses progrès
23.
épidémiques putrides et bilieuses * s'affaiblit par degrés 9 et
Le poison de la fièvre pestilentielle pardenouveilesd causes, ibid.
bientôts'il: In'estrégénérét
s' épuise
homme attaquédel la fièvre pestilentielle,
Observation d'unjeune à aucun de ceux qui le soignèrent; ce
qui ne la communiqua attribue au grand sang froid, et aux précautions d'en
que Pauteur d'arroser la chambre avec du vinaigre,
qu'ils prirent
et de boire du vin pur 1
24s
respirer sonvent , fièvre
1 par les pores de la
Crises ordinaires de la diarrhée; pestilentielle rarement par la salivation 9
peau ou par une légère
25.
dans cette fièvre, les bubons ou charL'auteur n'a jamais vu,
ibids
bons critiques 9
subjugue quelquefois le
La force naturelle de la constitution mais ce n'est qu'avec beaupoison de la fièvre pestilentielle ;
26.
et la santé en souffre considéeablement,
coup de temps 2
la fièvre pestilentielle fièvre putride
On a appelé improprement
ibid.
ou maligne l'appeler, 9
à plus juste titre, fievre nerveuse maligne, 27.
On pourraitl
nerveux en sont inséparables,
parce que les symptômes
DL
ue quelquefois le
La force naturelle de la constitution mais ce n'est qu'avec beaupoison de la fièvre pestilentielle ;
26.
et la santé en souffre considéeablement,
coup de temps 2
la fièvre pestilentielle fièvre putride
On a appelé improprement
ibid.
ou maligne l'appeler, 9
à plus juste titre, fievre nerveuse maligne, 27.
On pourraitl
nerveux en sont inséparables,
parce que les symptômes
DL --- Page 550 ---
TABLE DES MATIÈRES,
On concevra bientôt quel le virus de la fièvre pestilentielle doit
d'abord agir sur les nerfs, si lon fait attention aux causes qui
le produisent 1
27.
Comparaison tirée des effets du tabac sur deux personnes, dont
l'une n'a pas Phabitude de fumer 1 et dont l'autre s'y est accoutumée insensiblement. La fumée du tabac est àl'égard de cette
dernière, ce que sont les miasmes de la fièvre pestilentielle
pour les médecins et les gardes-malades
ibid., 28,
Lorsque la contagion de la fièvre pestilentielle attaque jusqu'aux
gardes malades 2 on juge avec raison que sa force est trèsibid.
augmentée,
le
dans
Determinerlidentité de la maladie, 3 voilà point essentiel
toutes les fièvres. Procédé que suit l'auteur pour découvrir si
une fièvre est comnune ou non commune et maligne ; si une
fièvre commune est simple ou compliquée) et si telle fièvre
31:
non commune appartient à telle ou telle espèce,29, 30,
Lorsqu'il ne découvre nila petite-vérole, 9 ni l'angine maligne,
ni l'érysipèle, , et qu'il voit des symptômes de malignité en
grand nombre, urgens et opiniâtres 9 il soupçonne la fièvre
pestilentielle, 1 et il emploie d'autres moyens pour assurer ses
ibid., 32.
Remèdes conjectures qu'il 9 emploie selon qu'ily a pléthore, ou saburre
dans les premières voies,
ibid.
Evacnations nécessaires, lorsqu'elles sont indiquées ; et, excitées
à propos, elles détruisent les symptômes de malignité les plus
33.
'Après urgens, les 7 évacuations convenables, il faut laisser la fièvre se développer 9 ce qu'elle fait d'elle-mème, et ne donner aucun
médicament trop actif,
34.
Dans les fièvres commnunes, les malades désirent des boissons
froides; ; mais dans les fièvres malignes 1 ils veulent plus souvent des liqueurs chaudes. Observation de l'auteur à ce sujet,
35.
Il ne faut ordinairement que trois jours au plus pour qu'un bon
observateur détermine si une fièvreest commune ou non commune $ lorsqu'elle a été bien traitée dès le commencement.
Les symptômes de malignité disparaissent-ils par les évacuations requises et faites à temps ? On a lieu de croire que la
maladie n'est qu'une fièvre commune. Mais augmentent-ils, 9
au lieu de diminuer, après ces évacuations ? On soupçonne
avec raison une fièvre non cominune 2 et il faut alors en dé35,36.
couvrir l'identité,
L'éruption qui accompagne la plupart des fièvres malignes,
sert à les faire distinguer promptement l'une de l'autre, et
ibid.
de toute autre fièvre 2
es à temps ? On a lieu de croire que la
maladie n'est qu'une fièvre commune. Mais augmentent-ils, 9
au lieu de diminuer, après ces évacuations ? On soupçonne
avec raison une fièvre non cominune 2 et il faut alors en dé35,36.
couvrir l'identité,
L'éruption qui accompagne la plupart des fièvres malignes,
sert à les faire distinguer promptement l'une de l'autre, et
ibid.
de toute autre fièvre 2 --- Page 551 ---
7 FAAROA
NU - - - 11 P CONRL
AI NRO/ANN
TADLE DES MATIÈRES.
éruption, et que les symptômes de ma- à
Lorsqu'il n'y a aucune d'intensité, on a tout lieu de penser 38:
lignité prennent plus
les huit
la fièvre pestitentichle de malignité qui peuvent accompagner la méLessymptomes
se calment bientôt, en employant
la
fièvres communes 1 recommande. C'est le contraire dans 3gthode que l'aunteur
fièvre pestilentielle universelle apporte seule du soulagement.
Une sueur chaude et
3get suiv:
Moyens pour l'exciter et la l'entretenir, sueur est salutaire,
42:
Signes qui annoncent que simple peut être aisément conduite par
La fièvre pestilentielle indique; mais il y a des complicales moyens quelanteur le danger, 3 et dans le détail desquelles 43:
tions qui augmentent
il entre,
CHAPITRE II.
simple.
De la Fièvre pestilentielle
simple, comconsidère d'abord la fèvre pestilentielle
44:
L'anteur
la contagion a un corps sain 3
ibid.
muniquée par sur cette espèce de fièvre,
ibid.
Une observation observation sur la même fièvre,
de cette fièvre,
Autre
Sydenham dans le traitement
45:
Règles que prescrit: l'auteur,
ibid., 46.
suivies par qu'il tire de la seconde observation, fait le sujet de la
Conséquences succès qu'il eut à l'égard de la malade qui ; et elle procura
Le
méthode;
seconde observation 1 fit la adoptersa sueur, qui est la crise naturelle 51. de
à ceux quila suivirent,
50, furent
cette fièvre 7 fut à Rouen 7 les fièvres de printemps que
Dans l'année qu'il durée parmi les malades de Thôpital, 52.
de plus courte de la ville. Raison qu'il en donne, 9 une
parmi ceux
la contagion attaque personne
Le cas est différent 3 lorsque n'est pas saine. D'autres symptômes la sueur acdont la constitution
de malignité, et
compagnent alors les symptômes lorsqu'on a détruit leurs causes ibid: 9
ne peut être salutaire que
CHAPITRE III.
compliquée avec inflamDe la Fièvre pestilentielle
mation,
ensuitel les effets du germe pestilentiel com- 53.
L'anteur considère
inflammation 1
pliqué avec une véritable
de Sydenbam avant
La fièvre pestilentiellene fixa paslattention
ibid,
le mois de mai de l'année 1665, 2
tat
ômes lorsqu'on a détruit leurs causes ibid: 9
ne peut être salutaire que
CHAPITRE III.
compliquée avec inflamDe la Fièvre pestilentielle
mation,
ensuitel les effets du germe pestilentiel com- 53.
L'anteur considère
inflammation 1
pliqué avec une véritable
de Sydenbam avant
La fièvre pestilentiellene fixa paslattention
ibid,
le mois de mai de l'année 1665, 2
tat --- Page 552 ---
TABLE DES MATIÈRES.
Erreur de ce médecin, quifutfuneste à une jeune femme. Ellé
était attaquée d'une fiévre pestilentielle compliquée avec infiammation, qu'il traita comme une synoque non putride.
Circonstances quilef firenttomber danscette erreur, 54etsuiv.
Il la rectife bientôt, et, suivant une autre méthode, savoir 1 la
méthode anti-phlogistique, il guérit unl homme qui était dans
le même cas que la jeune femme,
55.
Quelque temps après 3 la fièvre pestilentielle exerçant toujours
ses ravages, il la guérit encore parle même traitement anti57, 58.
Cepenidant, phlogistique n'ayant 1
pas réussi dans quelques cas il adopta le
traitement sudorifique, qui eut un succès constant, et depuis
il regarda toujours l'évacuation parla peau comme la plus salutaire dans la fièvre pestilentielle. Passage de ses ouvrages
qui prouve cela
ibid., et suiv.
Danger des forts alexipharmaques chez les personnes jeunes,
pléthoriques vigoureuses, et lorsque la constitution inflammatoire est épidémique,
62:
La sueur excessive: ne soulage pas comme une transpiration libre
etmodérée. Preuves tirées du raisonnement et de l'observation,
ibid. etsuiv.
Un pouls plein estle meilleur signe dans les fièvres pestilentielles. Pourquoi,
66.
Utilité de las saignée dans la fièvre pestilentielle durant la constitution inflammatoire, et chez les personnes sanguines,
fortes 1 ou d'une disposition inflammatoire,
ibid.
Le docteur Trillerus a observé une propension considérable et
naturelle à la sueur après chaque saignée, dans les fièvres
vraiment inflammatoires ; etila remarqué que la sueursalutaire était suivie d'une sueur critique et universelle,
67.
Lauteurenconciuique cela doit, à plus forte raison, arriver
dans les Bevresinfammatoires pestilentielles à cause du ferment àcre et volatil qui dissout la partie visqueuse du sang,
68.
I n'est jamais nécessaire de faire plus de trois saignées, 1 6g.
Exposé succinct de la méthode que l'auteur a trouvée la plus
heureuse contre la fièvre pestilentielle, compliquée avec inflammation 1
ibid., 70.
CHAPITRE IV.
Dela Fièvre pestilentielle compliquée avec putridité.
La constitution putride est celle qui règne dans les mois de l'été,
etle germe dela fèvre pestilentielles s'y unit) promptement, 71.
Sydenham n'a point vu la contagion pestileatielle jointe a la synoque putride. I! a vu le germe de la Gèvre pestilenticlie se
heureuse contre la fièvre pestilentielle, compliquée avec inflammation 1
ibid., 70.
CHAPITRE IV.
Dela Fièvre pestilentielle compliquée avec putridité.
La constitution putride est celle qui règne dans les mois de l'été,
etle germe dela fèvre pestilentielles s'y unit) promptement, 71.
Sydenham n'a point vu la contagion pestileatielle jointe a la synoque putride. I! a vu le germe de la Gèvre pestilenticlie se --- Page 553 ---
LA 7 CONM ARLE
SNNIECSOESAAN NU - A
TADLE DES HATIÈRES.
fièvresi inflammatoires non rémittentes,
joindre aux véritables nouveaux symptômes qui sont détaillés,
ce qui produisit cinq
71 1 73, etsuive
virus de la petite-vérole, joint à la consSydenham a vaaussile
il est parle régime antiseptique,
titution putride 1 et par maladie compliquée et terrible,
venu à triompher de cette
74,75.
est de faire Thistoire dans
L'auteur explique son dessein véritable 1 qui contagion pestilentielle,
ce chapitre, des effets d'une
ibid.
à une fièvre putride
maligne par essence où 1 jointe il fait une courte digression sur T'épiPassage d'Huxham ,
d'avoir traité toutes
thète maligne 3 et où il accuse Sydenham inflammatoires,
les fièvres comme des maladies purement
ibid. etsuive
cette accusation est
L'auteur venge Sydenham 2 et prouve du que traitement diaphorémal fondée 9 puisqu'il a fait usage et des vésicatoires dans
tique , de la méthode antiseptique,
77 7,78.
certaines maladies, des effets du poison pestilentiel sur les
Hixham a fait mention constitution;mais) il n'a pas pris garde
personnes de différente
dans ces différentes constitutions
aux changemens qu'apporte
ibid.
le changement des saisons a deux ordres de symptômese
La fièvre putride pestilentielle de faire d'abord séparément lénuméraL'auteur se propose particuliers à la contagion. et à la putrition des symptômes de les faire voir existans ensemble, 79:
dité 1 et ensuite
pathognomoniques d'une
Suivant Sydenham, les symptômes de huit. Passage de Sydenham
fièvre putride sont au nombre
80 etsuivs
où ces symptômes sont exposés, de la fièvre pestilentielle
Symptômes naturels et ordinaires
doivent dépendre de
dans un corps sain , dont les sont premiers aussi détaillés 2 83 et suiv:
l'irritation. Ces symptômes joints aux autres des fièvres putrides
Ces derniers symptômes, de tous les premiers symptômes natuprésentent le tableau
unie à la fièvre maligne,
rels de la véritable fièvre putride,
84, 85.
recueillis par Huxham ne sont que des
Les autres symptômes
ibid.
variétés 9
la fèvre pestilentielle est surtout comOn explique pourquoi dans slété, durant les constitutions pumune et dangereuse
ibid.
trides et bilieuses 1
le tempérament du malade
Différence considérable qu'apporte et à la force des symptômes 1 ibid.
par rapport au nombre véritable fèvre putride eti maligne composée,
Observation d'une
A I
recueillis par Huxham ne sont que des
Les autres symptômes
ibid.
variétés 9
la fèvre pestilentielle est surtout comOn explique pourquoi dans slété, durant les constitutions pumune et dangereuse
ibid.
trides et bilieuses 1
le tempérament du malade
Différence considérable qu'apporte et à la force des symptômes 1 ibid.
par rapport au nombre véritable fèvre putride eti maligne composée,
Observation d'une
A I --- Page 554 ---
TABLE DES MATIÈRES.
dont fut attaquée une personne qui jouissait naturellement
d'une constitution saine,
86 et suiv.
L'auteur montre ensuite comment ce cas présente une complication, et comment chzque ordre de symptômes ne peut
être soulagé que parles remèdes qui lui sont propres, 91,92.
furent ceux de la fièvre putride: lauLes premiers symptômes
Sydenham est le premier qui
teur remarque. à ce sujet que
ne cédait
en a bien connu la naturé, et qui a prouvé qu'elle
qu'à lévacuation par les intestins
91.
Il appelle malins les autres symptômes qui se manifestèrent,
et il prouve qu'ils méritent d'être appelés ainsi,
92.
Marche qu'il faut suivre dans le traitement de la fièvre putride
maligne. Domter d'abord la fièvre putride par les remèdes
convenables, dissiper ensuite la contagion par les sueurs , et
ibid., 93.
finir par purger 3
long-temps négligée ou mal traitée,
Cette fièvre composée
devient très-difficile : guérir. Erreurs qu'on peut commettre
dans son traitement. Elles sont de six espèces,
94.
CHAPITRE V.
9 dans la Fièvre pestiDes Effets que produisent
mauvais
lentielle le mauvais traitement et le
état du corps.
L'auteur considère enfin la fèvre maligne jointe à la putride 9
avec les changemens qui peuvent dépendre du mauvais traitement ou de la mauvaise constitution du corps, ou de ces
deux causes réunies,
d'observer 95.
Huxham a eu toutes les occasions les plus favorables
la fièvre pestilentielle. Ce qu'il en a écrit 2 montre aussi qu'il
l'a bien connue. Éloge de ce médecin,
ibid., 96.
ait très-bien traité de cette fièvre 9 il n'a pas assez
Quoiqu'il
96, 97divisé son sujet, les
expressions de ce médecin, pour
L'auteur emprunte propres caractérisentla fièvre putride maexposer les symptômes les qui observations qu'il croit nécessaires,
ligne 2 en ajoutant
ibid.
Symptômes de la fièvre putride maligne 2 suivant Huxham 7 97
115.
jusqu'à
décrit Huxham ne sont pas partiLes premiers symptômes que
99culiers à la fièvre pestilentielle 7
des fièvres 1 il ne
Lorsque le frisson a lieu au commencement trop: actifs, 100.
faut pas se presser dedepuerdrinidramee défaillances la respiration laboL'abattement des esprits, 9 les
-
mes de la fièvre putride maligne 2 suivant Huxham 7 97
115.
jusqu'à
décrit Huxham ne sont pas partiLes premiers symptômes que
99culiers à la fièvre pestilentielle 7
des fièvres 1 il ne
Lorsque le frisson a lieu au commencement trop: actifs, 100.
faut pas se presser dedepuerdrinidramee défaillances la respiration laboL'abattement des esprits, 9 les
- --- Page 555 ---
12 F HONA - 7 LACTS A
SNESPAAWME NU - SA
TABLE DES MATIERES.
etc., 7 sont les véritables symprieuse 9 l'haleine puante, fièvres
100.
tômes de malignité dans les etla douleur 1 au creux de l'estomac,
La grande chaleur, le poids
les selles
le vomissement d'une bile porracée 9 le hoquet, à la fièvre pupuantes 1 etc., sont les symptômes dénotent particuliers que la fièvre est
tride 3 et qui, joints aux autres,
IOI.
putride et maligne, les
1 les boissons légères et
Il n'y a que les vomitifs calmer 1 purgatifs les véritables symptômes de la
acides 1 qui puissent
à
de contagion,
fièvre putride, seuls ou joints quelqu'espèce
102.
n'en venait aux sudorifiques dans la peste et la fièvre
Sydenham
lorsque la diarrhée etle vomissement avaient
pestilentielle que de cet auteur où ils'explique à ce sujet, ibid.,
cessé. Passage
etsuiv.
et la diarrhée dont parle Sydenham 2 sont des
Le vomissement
Mais les mêines symplômes dont parle
symptômes Huxham sont nerveux. fort différens 9 et ne peuvent être soulagés 103. par
une sueur Huxham 9
sur les phénomènes quiregardent la langue
Ce dit bouche, n'est pas conforme à l'exacte vérité. L'auteur
et
104, 105.
les expose mieux noire comme de l'encre 2 chez les perLa langue quelquefois Ce symptôme est commun dans la jaunisse des
sonnes àgées. Il n'est pas mortel. Observation qui le prouve,
vieillards.
ibid. 106.
la matière qui couvre les dents et les lèvres se
Quelquefois écailles, et est suivie d'aphthes. Traitement qu'il
lève
dans ce cas. Une observation à ce sujet, 107 et suiv.
faut Er
n'est pas proportionnée au deDegrés de la soif. Lorsqu'elle
c'est un fort mauvais sigré de chaleur et de sécheresse,
109 et IIO6
gne, des urines dans les différens temps de la fièvre, ibid.,
Qualités
III.
L'urine noire n'est pas particulière à la fièvre pestilentielle, ibid.
des selles qui annoncent plus ou moins de danger, ibid.
Qualités
Les taches sont aussi des signes de malignité compliquée Les unes avec sont
la putridité, Elles sont de différente espèce.
112, 113.
plus dangereuses que les ressemblent autres,
à des meurtrissures,
Les grandes taches 1 qui
et du froid des extrémités, anaccompagnées de la lividité
115.
noncent une mort prochaine,
la fièvre pestilentielle, ibid.
des selles qui annoncent plus ou moins de danger, ibid.
Qualités
Les taches sont aussi des signes de malignité compliquée Les unes avec sont
la putridité, Elles sont de différente espèce.
112, 113.
plus dangereuses que les ressemblent autres,
à des meurtrissures,
Les grandes taches 1 qui
et du froid des extrémités, anaccompagnées de la lividité
115.
noncent une mort prochaine, ML --- Page 556 ---
TABLE DES MATIÈRES.
L'auteur passe au traitement, en suivant encore Huxham, 115,
116.
Long passage d'Huxham, qui roule sur la nécessité de la saignée, ses indications, le temps où lon doit l'employer, les
précautions avec lesquelles il faut la mettre en usage, et la
qualité du sang que lon doit tirer,
I16 et suiv.
La saison de l'année, la nature de la constitution de cette
saison, aident à déterminer la quantité de sang qu'il est à
propos de tirer,
121.
La fiévre comnune, jointe à la contagion pestilentielle, exige
moins la saignée que lorsqu'elle est simple,
ibid.
La saignée facilite le vomissement,
122.
Passage d'Huxham 1 où il expose la raison pour laquelle on
doit saigner dans le commencement. Elle n'est pas indiquée
dans les maladies contagieuses, en tant que contagieuses,
ibid., 123.
La rougeole et la coqueluche, deux espèces de contagion, qui
augmentent l'inflammation. Qualités du sang que l'on tire
dans ces deux maladies,
ibid.
Il ne parait pas que le poison de la petite-vérole agisse comme
dissolvant puissant et spécifique du sang visqueux. Observations qui prouvent cela,
124.
Très-long passage d'Huxham, qui roule sur la nécessité de
nettoyer de bonne heure l'estomac et les intestins, et sur les
moyens qu'on doit employer pour produire cet effet, 125
et suiv.
La diarrhée qui survient lorsque les fièvres sont dans leur
état ou à peu près, est un symptôme fréquent et fort embarrassant. La méthode que propose Huxham réussit trèsrarement. Quelle est celle qu'il faut lui substituer? P L'auteur
entre à ce sujet dans une légère discussion
133,134.
Trois fièvres communes, savoir : la synoque non putride, la
synoque putride et la fièvre bilieuse, dans lesquelles est
fréquente une diarrhée symptomatique, lorsque la maladie
est dans son état ou à peu près; mais le même traitement
ne convient pas dans toutes,
ibid.
La diarrhée qui survient dans l'état de la synoque non putride,
ne doit pas être traitée par les opiats, mais par le vomitif
et le purgatif, qui auraient dà être donnés au commence135.
Parmi ment, les particularités propres à cette fièvre, il ne faut pas
oublier celle-ci, savoir : que la diaphorèse critique doit
survenir vers le quatorzième jour. En conséquence, il faut
la favoriser dans les jours de la diarrhée, par les moyens
convenables,
e
qui survient dans l'état de la synoque non putride,
ne doit pas être traitée par les opiats, mais par le vomitif
et le purgatif, qui auraient dà être donnés au commence135.
Parmi ment, les particularités propres à cette fièvre, il ne faut pas
oublier celle-ci, savoir : que la diaphorèse critique doit
survenir vers le quatorzième jour. En conséquence, il faut
la favoriser dans les jours de la diarrhée, par les moyens
convenables,
e --- Page 557 ---
L CV L
uA 3 NONAL
SWESOEAAM NU 4 - NS
TABLE DES MATIERES.
La diarrhée retarde la crise naturelle de cette fièvre par les
mais lorsque l'amas de matière morbifisueurs modérées;
elles viennent enfin, et la terque est chassé des intestins,
137.
minent,
contiSi malgré les vomitifs et les purgatifs réitérés 9 l'envie funeste.
nuelle d'aller à la selle a encore lieu, c'est un signe
Autres moyens que l'auteur met alors en usage, ibid. etsuiv.
Il ne faut recourir à sa méthode que lorsque le premier amas
morbifique a été expulsé, et il faut aussi faire attention aux
effets qu'elle produit; ear les uns indiquent qu'on peut contistreté les
et les astringens, et d'autres qui
nuer avec
opiats
138 et suiv.
ne réussiront jamais, fièvre
joint à la synoque non
Le poison de la
pestilentielle, la diarrhée aussitôt que
putride, modérera probablement chassé des intestins. Raison que l'aul'amas putride sera
ibid. 140.
teur en donne,
dans la véritable fièvre putride
Effet différent de la diarrhée
fréquemment tout
non rémittente. La diarrhée accompagne
le cours de cette fièvre, elle se termine naturellement par
ibid., 14I.
ce symptôme, la contagion est jointe à la fièvre putride, on souLorsque tient les forces et l'on prévient la dissolution du sang par les
acides et les substances nourrissantes convenables, jusqu'à
l'amas putride soit évacué par la diarrhée. Vient ence que
enlève la contagion, et cette sueur favosuite la sueur, qui
doivent
risée fait cesserla diarrhée. Les acides antiseptiques dans ce
étre donnés jusqu'à la fin. Le vin est spécifique
ibid., 142.
cas, les forts acides sont très-astringens, et coagulent nos
Tous
ibid., 143.
humeurs, 1
corrigent les matières putrides et biLes acides convenables
ibid. et suiv.
lieuses. Observation à ce sujet,
diarrhée
survient
L'auteur considère, en troisième lieu 7 la bilieuse qui
à la
dans létat d'une fièvre
jointe
à contre-temps
149contagion pestilentielle, entre cette fièvre et) la fièvre putride maligne,
Différence quilya
circonstance
150.
accompagnée de la même
dans
Le traitement de la diarrhée qui survient à contre-temps à celui
la fèvre bilieuse pestilentielle, est presque semblable avec la
qui convient dans la synoque non putride compliquée ibid.
contagion pestilentielle
Iln'y a aucune espèce de fièvre, excepté la peste, 9 dans laquelle
T'auteur n'ait vu une diarrhée, salutaire chez quelques cons- 151.
titutions. On la reconnait aisément par ses effets
- -
-
WL
Le traitement de la diarrhée qui survient à contre-temps à celui
la fèvre bilieuse pestilentielle, est presque semblable avec la
qui convient dans la synoque non putride compliquée ibid.
contagion pestilentielle
Iln'y a aucune espèce de fièvre, excepté la peste, 9 dans laquelle
T'auteur n'ait vu une diarrhée, salutaire chez quelques cons- 151.
titutions. On la reconnait aisément par ses effets
- -
-
WL --- Page 558 ---
5/0
TABLE DES MATIÈRES.
Mais la diarrhée qui vient à contre-temps, ou qui dure trop
se reconnait aussi sans peine par le mal qu'elle
long-temps produit, surtout 1
dans les fièvres malignes,
152.
Les aphthes soulagent souvent. Ce que l'on doit faire quand ce
ibid.
symptôme a lieu,
le
Passage d'Huxham, oà il assure que la nature se débarrasse
plus souvent de la matière morbifique 1 dans les fièvres pu- les
trides malignes , par les pores de la peau, et oà il donne
signes pour distinguer la sueur salataire de celle qui ne lest
153.
Toute pas 1 fièvre maligne contagieuse a une terminaison particuibid.
Il lière, est certain 9
que celle de la fièvre pestilentiellé est une sueur
modérée 9 chaude 1 universelle , et qui vient dans le temps ibid.
Le convenable, temps propre à l'excrétion de cette sueur varie suivant les
circonstances, qui sont au nombre de trois 9
154 et suiv.
d'une manière frappantel l'effet déUne observation qui prouve sur les nerfs 2
157 et suiv.
létére du poison pestilentiel l'on remette à exciter la sueur 9
L'auteur dans les n'approuve cas semblables pas Rea celui qui fait le sujet de cette observation , jusqu'an neuvième ou au dixième jour,
160.
Sens des paroles d'Huxham 2 lorsqu'il parle de la sueur critique qui vient le onzième jour
161.
Dans la synoque non putride, à laquelle se joint la contagion
pestilentielle, les symptômes peuvent indiquer la saignée chez
les tempéramens sanguins 1 et ensuite on évacuera les intestins,
ibid. 9 162.
Lorsque , la constitution n'est pas sanguine, et qu'il y a au
contraire épuisement 9 on a aussitôt recours aux purgatifs
et aux vomitifs. Mais si, après les évacuations 1 les symptô- némes d'inflammation paraissaient, 2 la saignée deviendrait
ibid., 163.
cessaire,
La fièvrecomposée, savoir, la synoque non putride maligne, qui
résulte de la contagion pestilentielle, jointe à la synoque non
putride , a des rémittences , mais courtes, , et qui, disparaissant enfin, font place à des symptômes nouveaux et fuibid.
nestes,
164.
Méthode que suit l'auteur pour les prévenir 1
biCette méthode a aussi réussi dans les fièvres rémittentes 7
165.
lieuses, 3 malignes entre 9
la sueur critique et les sueurs abonDifférence qu'ily y a
de
dantes qui sortent dans tout le commencement. Moyens 166.
réprimer ces sueurs pernicieuses
a
, mais courtes, , et qui, disparaissant enfin, font place à des symptômes nouveaux et fuibid.
nestes,
164.
Méthode que suit l'auteur pour les prévenir 1
biCette méthode a aussi réussi dans les fièvres rémittentes 7
165.
lieuses, 3 malignes entre 9
la sueur critique et les sueurs abonDifférence qu'ily y a
de
dantes qui sortent dans tout le commencement. Moyens 166.
réprimer ces sueurs pernicieuses
a --- Page 559 ---
F WOURL : ACTOL
NL al - M Suis
AIN TUPEAN
54K
TABLE DES MATIÈRES.
des moyens doux pour
Passage d'Huxham , oà il recommande son sentiment sur Tusage
exciter la sueur, et oùl il expose volatils,. et des vésicatoires 2
des sels et des esprits alcalins
167 el suiva
des sels alcalins
Causes des différentes opinions sur T'opération
170:
et des vésicatoires 2 fairé beaucoup de bien dans cer- et
L'auteur a vu ces remèdes
dans les maladies bilieuses 1 ils
taines maladies 9 mais jamais Unique circonstance oà
encore moins dans les putrides. dans les fièves malignes, ibid., ibid: 171puissent être d'Huxham, avantageux où il s'explique surl le camphre, et suive
Autre passage
et
du même auteur, où il conseille le quinquina, et suiv:
Autre passage
de Tadministrer
175 et
expose la manière
rétablitle ton des solides,
Il est certain que le quinquina
176:
la dissolution du sang 1
et est abondante
prévient la sueur dure trop long-temps 1 causes. Le quinQuelquefois soulager.. Cela peut dépendre de quatre
que lorssans
bon
arrêter cette mauvaise sueur
quina n'est
pour
des solides ou à la dissolution
qu'elle est due à la faiblesse
177, 178.
du sang 3
du bon vin rouge,
Passage d'Haxham, où Arecommandelasage
178.
et en vante les bons effets,
RÉCAPITULATION.
dûs à un poison qu'on puisse leur apI n'y a que les symptômes les détruire 2 il faut connaitre
peler malins ; et pour
181:
l'apcause, 1
négligées ou mal traitées prennent ibid.
Les fièvres communes Manière de les traiter alors,
parence de malignité. putréfiées exhalent une vapeur capa- 182.
Les substances animales une fièvre pestilentielle 3
de cette
ble de prodaire
santé est attaquée
Lorsqu'une personne en parfaite
une suenr et lentrefièvre , il faut exciter promptement
ibid.
tenir ,
paraissent être en bonne santé, , ont
Plusieurs personnes qui de mauvaises matières ou sont plétholes intestins remplis qu'il faut prendre alors avant de pro- ibid.
riques. Précautions
183.
voquer la sueur 1
qui la caractérisent,
La sueur salutaire a ses signes siens. Ce qu'il faut faire quand
La sueur pernicieuse a aussiles
ibid.
ils ont lieu 2
la plus rebelle est celle qui nait de
L'espèce de fièvre maligne
6L
bonne santé, , ont
Plusieurs personnes qui de mauvaises matières ou sont plétholes intestins remplis qu'il faut prendre alors avant de pro- ibid.
riques. Précautions
183.
voquer la sueur 1
qui la caractérisent,
La sueur salutaire a ses signes siens. Ce qu'il faut faire quand
La sueur pernicieuse a aussiles
ibid.
ils ont lieu 2
la plus rebelle est celle qui nait de
L'espèce de fièvre maligne
6L --- Page 560 ---
TABLE DES MATIÈRES.
la contagion pestilentielle ,jointe à quelqu'une des fièvrescommunes, 1
Quand la contagion est jointe à une fièvre
184.
faut d'abord faire le traitement
inflammatoire, il
la sueur salutaire vient
antiphlogistique 9 et ensuite
L'auteur croit que la contagion spontanément, ajoutée abrége la durée de ibid. cette
fièvre. Raisons et autorités sur lesquelles il se fonde
Lorsque la fièvre catarrheuse est compliquée avec la
9 ibid.
pestilentielle il faut d'abord attaquer le catarrhe. contagion
les sueurs ne procureront pas du
Sanscela, 185.
Lorsque la fièvre d'hopital est jointe soulagement, avec la
tride, les saignées copieuses et fréquentes ne synoque sont non putageuses. Il faut avoir recours de bonne heure aux pas vomitifs avanet aux purgatifs,
Lorsque cette dernière fièvre composée est bien traitée dès 186. le
commencement, les sueurs viennent souvent
et font beaucoup de bien
spontanément,
La saignée est rarement nécessaire quand la constitution 187.
est jointe à la contagion maligne. Il faut
la putride
acrimonie et prévenir la dissolution du corriger double
Dans ce dernier cas , il s'agit d'évacuer d'abord sang, l'amas ibid., 188.
et de provoquer ensuite la sueur. Si l'on est appelé putride,
il faut diriger le traitement selon que la fièvre
trop tard,
la putride domine le plus,
pestilentielle ou
La fiévre bilieuse maligne doit être traitée dans le commence- 189.
ment, 2 comme la fiévre bilieuse commune. Si elle est mal
traitée, elle devient bientôt aussi funeste que la fièvre
tride maligne 1
ibid. puL'autenr finit par cette remarquei important te, savoir,
dans
tous les cas où la contagion est jointe à une fièvre que
il faut donner la première attention à la fièvre commune,
faire le traitement quilui est propre ; et qu'ensuite cominune, le
et
contagieux est facilement chassé du corps l'excrétion poison
lui est
par
qui
particulière, 2
1g0.
RÉFLEXIONS SUR LA NATURE DES FIÈVRES.
Motifs qui ont déterminé l'auteur à entreprendre et à
cet ouvrage, 9
publier
193.
PREMIÈRE PARTIE.
Des Fièvres dans leur principe.
Le reproche qu'on fait aux médecins de ne point réussir dans
le traitement des fièvres 2 est trop général,
195.
assé du corps l'excrétion poison
lui est
par
qui
particulière, 2
1g0.
RÉFLEXIONS SUR LA NATURE DES FIÈVRES.
Motifs qui ont déterminé l'auteur à entreprendre et à
cet ouvrage, 9
publier
193.
PREMIÈRE PARTIE.
Des Fièvres dans leur principe.
Le reproche qu'on fait aux médecins de ne point réussir dans
le traitement des fièvres 2 est trop général,
195. --- Page 561 ---
1u P CONR - LAN C
N - M
TWI NUCSANN
TABLE DES MATIÈRES.
ou ellesle deviennent
Quelques-unes des fièvres sont incurables, conduite et la négligence , 195.
parlignorance, la mauvaise tard dans les fièvres. Suites funestes
On appelle le médecin trop
19G.
qui en résultent, de monde que toutes les autres maladies,
Les fièvres tuent plus
ibid.
dues à
abus des six choses non
La plupart des fièvres
quelques
197.
naturelles,
bien encore la cause de la fièvre.
1l parait qu'on ne connait pas
1 en écartant toute conjecs
L'auteur se propose de fondée T'expliquer, sur l'observation 2 ibid , 198:
ture qui ne sera pas
où il définit la fièvre. Sa défiPassage du docteur de Gorter 1
ibid.
nition approuvée par l'auteur déduire tous les symptômes des
Ce dernier croit que l'on peut
expliquer le frisson luifièvres du frisson 3 et qu'on peut
199même par les causes externes manière ou manifestes, ce frisson produit ces
Il explique ensuite de quelle les expressions d'Hoffman, ibids
symptômes, en empruntant
qui roule sur le double
Passage des ouvrages de ce médecin, lieu dans les fièvres 2 et
mouvement dés humeurs qui a
mouvement morbiqu'Hippocrate a aussi décrit. Le premier
200a
mortel; ; le second salutaire 9
fique et quelquefois
ils guérissaient comMéthode simple des Anciens, , parlaquelle de temps,
201 7 202:
munément les fièvres en peu
dans l'art de
Exemple de Galien, qui dut bonheur à ses connaissances, de n'être jamais attaqué que
conserver la santé, le et mème rarement, quoiqu'il fût
de la fièvre éphémère,
ibid:
d'une constitution délicate,
, ou qu'on n'en fait
C'est parce qu'on n'a pas ees connaissances des fièvres produites
pas usage à propos 1 que la plupart deviennent aujourd'hui si repar quelque cause externe 3
203:
belles et si fanestes,
fièvre
dont il fut
Observation de Forestus sur une
éphémère
204.
lui-mème attaqué 1
être bonnes au commencement de
Les sueurs modérées fièvres. peuvent Mais il est très-dangereux de les exciter
la plupart des
Observation qui le prouve, 205.
par de forts sudorifiques. les causes externes des fèvres, la plus
Le froid est, de toutes
206.
funeste 9
cause évidente on se sent pris d'un frisson,
Lorsque par quelque
on doit se regarder comme attaqué
suivi de chaleur 1 etc.,
le danger par le régime
d'une fièvre; et il faut en prévenir
207, 208.
et les remèdes convenables
sur le régime qu'il
Passage de Celse, qui roule principalement
ibid. et suir.
faut suivre alors 2
MM
èvres, la plus
Le froid est, de toutes
206.
funeste 9
cause évidente on se sent pris d'un frisson,
Lorsque par quelque
on doit se regarder comme attaqué
suivi de chaleur 1 etc.,
le danger par le régime
d'une fièvre; et il faut en prévenir
207, 208.
et les remèdes convenables
sur le régime qu'il
Passage de Celse, qui roule principalement
ibid. et suir.
faut suivre alors 2
MM --- Page 562 ---
TABLE DES MATIBRES.
Outre les précautions que conseille Celse le malade doit se
mettre au lit, se faire tirer du sang, lorsque le frisson a
cessé, et ensuite prendre quelque boisson délayante chaude,
210.
Les gouttes échauffantes, de quelqu'espèce qu'elles soient, sont
alors très-nuisibles. Le docteur Cheyne, quiles conseille,se
fonde sur une fausse hypothèse,
21I.
Après la saignée s il est bien de làcher le ventre avec quelque
sel,
212.
Il est plus sûr de ne donner au commencement des fièvres que
des purgatifs très-doux. Il est cependant une circonstance
où lon peut ne pas suivre cette règle, Cas singulier d'une
personne dont les intestins furent percés par une matière
aussi âcre que le plus fort purgatif, sans qu'elle éprouvât
ni chaleur 9 ni aucun autre symptôme fiévreux, 212 etsuiv.
Les vomitifs ne sont nécessaires au commencement des fièvres
que lorsque l'estomac est rempli de mauvaises matières,214,
215.
Passage de Wintringham, oà il expose son sentiment sur l'usage
des vomitifs, contraire à celui de Sydenham et d'autres
ibid.
Faux praticiens préjugéqui fait craindre qu'en se mettant au lit dès le
commencement d'une fièvre, elle n'angmente, au lieu de diminuer,
216.
Autorité de Sydenham qui favorise ce préjugé, Passage de cet
auteur 1
217. loin
Quelques partisans de Sydenham ont encore poussé plus
le régime rafraichissant dans les fiévres. 9.
218.
Pratique extravagante du docteur Baynard,
ibid.
Les médecins suivaient. s du temps de Sydenham 1 une méthode
échauffante, dans le traitement des fièvres. Principe d'après
lequel ils agissaient,
ibid., 219.
Sydenhamn St mieux, en adoptant le régime rafraichissant. Mais
il parait l'avoir porté au-delà des justes bornes,
ibid.
Sydenham et Morton ont employé des méthodes opposées. Cependant chacun d'eux vante ses succès,
ibid., 220.
Passage de Borellus 2 sur l'incertitude des remèdes dont on use
communément dans les fièvres 7
ibid.
Autre passage du même auteur 9 oà il prévient la fausse conséquence qu'on pourrait tirer du premier,
ibid., 221.
L'expérience est un guide infidèle dans le traitement des fièvres,
sans beaucoup de circonspection. Passage de Sydenham, ibid.
Van Helmont cité à l'occasion des remèdes opposés qui soulagent également dans la même espèce de fièvre, 222, "223.
èdes dont on use
communément dans les fièvres 7
ibid.
Autre passage du même auteur 9 oà il prévient la fausse conséquence qu'on pourrait tirer du premier,
ibid., 221.
L'expérience est un guide infidèle dans le traitement des fièvres,
sans beaucoup de circonspection. Passage de Sydenham, ibid.
Van Helmont cité à l'occasion des remèdes opposés qui soulagent également dans la même espèce de fièvre, 222, "223. --- Page 563 ---
1 A
2014 A
LGTO
N
W VRCOSANN
TABLE DES MATIÈRES.
revient au conseil qu'il a donné de se mettre au lit dans
L'auteur
des fièvres. Il prouve que cette pratique eest
le commencement
plutôt au régime rafraichissalutaire 3 et qu'elle appartient
223, 224sant qu'au régime échauffant elle 1 est dans le cas de tous les
Si elle ne réussit pas toujours, n'obtiennent jamais un succès constant.
moyens humains, qui doive l'admettre, qu'elle réussisse le
Il suffit, pour qu'on
ibid.
plus souvent, , et sans aucun danger, dans cette méthode 9 faLa confiance que les malades auront
il faut l'exciter,
vorisera encore ses succès 2 par conséquent
225,
SECONDE PARTIE.
Des Fièvres dans leur état:
cette seconde
de prendre
L'auteur se propose, 3 dans ainsi qu'il l'a fait partie, dans la première,
T'observation pour guide,
227fiévreux durent au-delà du troisième
Lorsque les symptômes aussitôt recours à un médecin,
228.
jour, il faut doit avoir avoir le médecin
se bien conduire dans
Qualités occasion. que Difficultés qu'il
pour détercette
ibid.
marmtinpemu
miner le traitement qui remèdes convient des alors, empiriques, et particuCourte digression sur les
229lièrement sur une poudrefébrifuge s
de vue dans
Deux maximes générales quil ne faut pas perdre
230.
le traitement des fièvres parvenues à leur état, ibid. etsuiv.
L'une et l'autre exposées et commentées les fièvres, 1 consiste à rectifier
La véritable méthode de traiter
233:
les mouvemens des parties effets solides, de certains médicamens pris inté1l ne faut pas juger des
leur voit produire sur les
rieurement , par ceux qu'on du
quil le prouve, et
humeursstagnantes) hors corps. Exemple
ibid., 234.
du docteur Lind cité à cette occasion
un passage d'Hoffman, qui tendà prouver que le principal effet des
Passage
voies, d'où il se commumédicamens se borne aux premières reste du
7 235.
la
des parties 7 au
oorps
nique , par sympathie est encore
par l'effet que produit l'eaui
La même chose
prouvée boire aux malades attaqués def fièvre
froide 9 lorsqu'on en fait été
vantée par les Anciens,
ardente, pratique qui a beaucoup
236, 237.
ranimer les forces vitales. Huxham et
Le vin est excellent pour
ibid., 238.
d'autres auteurs le recommandent,
2.
* 1
du
7 235.
la
des parties 7 au
oorps
nique , par sympathie est encore
par l'effet que produit l'eaui
La même chose
prouvée boire aux malades attaqués def fièvre
froide 9 lorsqu'on en fait été
vantée par les Anciens,
ardente, pratique qui a beaucoup
236, 237.
ranimer les forces vitales. Huxham et
Le vin est excellent pour
ibid., 238.
d'autres auteurs le recommandent,
2.
* 1 --- Page 564 ---
TABLE DES NATIÈRES.
Passage de Pringle , quiroule sur l'usage et les bons effets de
238.
cette liqueur ,
Précaution
Cependant il faut l'employer avec circonspection.
qu'on pourrait prendre à cet effet,
239.
Cette question 2 savoir, si la boisson d'eau froide est un moyen
sirde rafraichirle corps dans les fièvres ardentes, est ensuite
examinée dans le plus grand détail,
240 et suiv.
Passage. d'Huxham, où il recommande de ne donner l'eau que
mélée à quelque substance savonneuse 3
250:
Passage del Lommius, où il a réuni lesi indications pour et contre
la boisson d'eau froide dans les fièvres,
251.
Les scarifications profondes ont été un autre remède favori des
252, 253.
Différence anciens médecins essentielle 3 à observer dans l'usage de ces deux remèdes savoir. 9 l'eau etles scarifications 1
254, 255.
Description 1 par Prosper Alpin , de la méthode qu'employaient
les Égyptiens pour faire des scarifications aux] jambes, ibid.,
256.
Le même auteur a fait usage de ces scarifications avec succès,
dans différentes fièvres dangereuses
ibid.
Cas où elles sont avantageuses. Cas oû la saignée est préférable,
257.
Les Anciens saignaient trop. Les médecins du dernier siècle ne
saignaient pas assez 1
ibid., 258.
Sentiment de Stahl sur lutilité de la saignée dans les fièvres aribid:
La dentes, saignée utile dans le commencement des fièvres. Les scarifications sont un moyen plus sur dans le progrès de ces fièvres,
ou dans leur état. L'auteur en donne les raisons, 4
25g.
Oribase, attaqué de la peste, 2 se guérit par les scarifications: aux
260, 261:
L'évacuation jambes, d'un pus louable : qu'on peut entretenir à la partie scarifiée, est encore avantageuse dans les fièvres. Cela est
ibid.
prouvé par l'expérience 1
Cette évacuation soulage aussi plus que celle qui est procurée
par les épispastiques,
262.
L'application des vésicatoires estsouvent nuisible dans certaines
fièvres où l'on a coutume de les employer 9
ibid:
Description de la méthode de Ab Heer pour élever des cloches
sur quelques parties du corps 2 sans cantharides, et en moins
de temps qu'avec ces insectes 1
263x
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES DE GRANT.
'expérience 1
Cette évacuation soulage aussi plus que celle qui est procurée
par les épispastiques,
262.
L'application des vésicatoires estsouvent nuisible dans certaines
fièvres où l'on a coutume de les employer 9
ibid:
Description de la méthode de Ab Heer pour élever des cloches
sur quelques parties du corps 2 sans cantharides, et en moins
de temps qu'avec ces insectes 1
263x
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES DE GRANT. --- Page 565 ---
- - M RONRL : TS
NU J WAA
AN URCPSANNE
ALPHABÉTIQUE
TABLE
dans Touvrage de POUPPÉ
Des Matières contenues termine ce volume.
DESPORTES 3 qui
A
Pag. 407.
A CIDES (les) 5 quand les employer,
312, 346.
Accouchemens 1
408.
Ananas (jus d'),
319, 359 et 3g0. 286.
Apoplexie, Arrivée de TAuteur au Cap Français 1
360.
- de six navires de guerre,
B
les fièvres : ce qu'il en dit après Fontanus, et 429
Baglivi 1 sur
418, 432.
350, 351, 370, 371,410, 414 ,
Bains (les). Leur utilité,
420, 434, 438 et 44928g 1 291.
Banme de Sucrier 1
des) 2 327, 344, 347,3 360, 364.
Bestiaux (Maladies et mortalité
308.
425.
Bontins 9
remède efficace pour calmer le hoquet, 380,
Bouillie (la),
C
dans la
Précaution à avoir à légard des purgatifs 322.
Canicule.
canicule 7
408 1 409,436.
Cannelle ( infusion habitans de), des pays chauds y sont plus sujets 312. que
Catarrhes. Les
ceux des tempérés 2
Sardine). Plusieurs personnes emCayeux ( espèce de petite
338.
poisonnées pour en avoir mangé,
361.
Chagrin, (suite et effets du),
410,416,
Charbon, ou Antrax charbonseux,
289, 386.
Colique de Poitou,
318.
Vérolique 1
en janvier et février 1744, 354.
Comète 1 ( apparition d'une )
364Coqueluches,
301 2 399, 400 et 403.
Crises salutaires, 1
400.
- Non salutaires
D
de sa situation 1 principaleDescription de Saint-Domingue, et des mosurs de ses habitans.
ment de la partie du nord de lcurs , maladies, 2
275 et suiv.
Causes et indications
A L
, 386.
Colique de Poitou,
318.
Vérolique 1
en janvier et février 1744, 354.
Comète 1 ( apparition d'une )
364Coqueluches,
301 2 399, 400 et 403.
Crises salutaires, 1
400.
- Non salutaires
D
de sa situation 1 principaleDescription de Saint-Domingue, et des mosurs de ses habitans.
ment de la partie du nord de lcurs , maladies, 2
275 et suiv.
Causes et indications
A L --- Page 566 ---
TABLE DES NATIÈRES.
Description du Cap Français,
Pag. 299:
Du Fort-Dauphin
356.
Diemerbroek. Ce qu'il dit et pense sur les maladies contagieuses,
293.
Dysenterie,
290.
E
Eau de casse 9
306, 366.
Eau minérale artificielle,
306.
Elixir de Garus 1
305.
Emétique 3
362,407, 497Enchylose
420.
Epidémie. Ce qu'on entend par constitution épidémique, 468.
Escadre commandée par M.I Dubois de la Motte. Son arrivée
au Cap le 8 décembre 1746,
382.
Esquinancie $
329, 39r.
Exhalaisons,
3,5,383.
F
Femmes (les) vieillissent à Saint-Domingue plus tôt qu'en
France 9
313.
Fièvres de Saint-Domingue,
422, 429, 430 etsuiv.
Fièvre pourprée,
312, 317,397 et 425.
Fluxion 2
308.
Flux chyleux,
431.
Fonte d'humeurs 1
322, 373.
Frères (les ) de la Coste 9
332, 35r.
G
Gangrène 9
297, 401, 406,410 et 427.
Gorge ( mal de ) appelé Mal de mouton,
338, 340,341.
H
Hémorragie 2
378,401 et 413.
Hippocrate ( Aphorismes d ),
404, 432.
Histoire d'une fausse pleurésie 1
344.
Hopital (établissement d'un) de la marine au Cap, 273, 483.
Hoquet I cessation du) 3 sigue d'espérance,
J
Jason (le), vaisseau du Roi, commandé par M. de Conteneuil,
préservé de contagion 7
374.
Jaunisse 9
369, 381, 397, 1 400, 413.
Inondations $
339, 363 2 366.
Ipécacuanha de Saint-Domingue 9
385 et 426.
Julep, 1 pour calmer le hoquet et le vomissement,
380.
L
Lait (petit),
406,407,410, 436 et 437.
ance,
J
Jason (le), vaisseau du Roi, commandé par M. de Conteneuil,
préservé de contagion 7
374.
Jaunisse 9
369, 381, 397, 1 400, 413.
Inondations $
339, 363 2 366.
Ipécacuanha de Saint-Domingue 9
385 et 426.
Julep, 1 pour calmer le hoquet et le vomissement,
380.
L
Lait (petit),
406,407,410, 436 et 437. --- Page 567 ---
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C2S
TABLE DES NATIÈRES.
298.
Lapuiyade (le sieur) habile chirurgien,
et lientenantLarnage ( M. Charles Brunier de), 2 Sa gouverneur mort et son éloge, 387général des Isles sous le vent.
415,
Laudanum 1 (M. de) vient de remouiller avec sa flotte au
Lestenduere
364.
Cap, le 17 août, 1745,
369Lencoflegmatie, 1 effet d'une légère), 335, 366, 380 s' 405.
Limonade (bon
M
395, et suiv.
Maladie de Siam,
408, , 409 410.
Manne (la),
si hautes dans T'Amérique durant le
Marées (les) ne sont durant pas celui d'hiver
299solstice d'été que
N
aux fluxions de poitrine et aux vers, que
Nègres , plus sujets
387.389.340
les Blancs 9
286, ,342, 377 2 388.
Nord ( vent de) pluvieux 1
les différentes constitations des années, 386,
Observations sur
392.
fait aveç les plantes du pays
385. 288.
Onguent
Opiate s
303, 321, 381, 409 et 42hOpium considérable 1
le 7 janvier 1746,
400 et 367. suiv.
Orage
Ouverture de cadavres.,
P.
328, 362 et 400.
Parotides 9
321.
Petite-Vérole 9
402:
Pourpre après la mort;
Q
293, 331, 4 445,
Quinquina ou Kinkina de Saint-Domingue,
449R
341Reflux d'humeurs sur les testicules, commandée par M. de
Relàche au Cap de r'escadre du Roi,
375.
Conflans été 1746, Comment M. Desportes y supplée,
Remèdes (les) manquent.
384.
314.
Rétablissement de la ville du Cap,
377, 385.
353, 369,376,
Rhumes,
ADl --- Page 568 ---
07-148
TABLE DES MATIÈRES.
S
Saignée (la). Cequ'il convient d'observer à son égard,3 3,8,
579, 413, 452.
Spasme, 9
367, 38g.
Sydenham. Ce qu'il dit sur les constitutions, 291, 396,421.
T
Tamarins,
406.
Tempéramens (les). Observations sur les tempéramens en général,
464 et suie.
Thé,
303, 406, 416,418, 443,457Tisane pour exciter l'expectoration 2 et pour préparer les malades à la purgation,
288.
De café,
385,454.
Royale 9
445.
Vermifuge,
28g.
Tonnerre 9
3,6, 377 et 388.
Tremblemens de terres
347 et 366.
Tumeurs,
362, , 419.
V
Vers, A quoi attribuer eeux dont les animaux furent infectés
en juin et en juillet 1745 7
360, 364, 369 et 388.
Vésicatoires
315, 326, 428, 453.
Vipères ( poudre de),
409, 428, 444.
Vomissement $
406, 409, 414 et 429.
Y
Yeux (inflammation des) 2 ou Ophtalmie,
306, 307.
FIN DE LA TABLE DE DESPORTES.
, , 419.
V
Vers, A quoi attribuer eeux dont les animaux furent infectés
en juin et en juillet 1745 7
360, 364, 369 et 388.
Vésicatoires
315, 326, 428, 453.
Vipères ( poudre de),
409, 428, 444.
Vomissement $
406, 409, 414 et 429.
Y
Yeux (inflammation des) 2 ou Ophtalmie,
306, 307.
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en jun et en juillet 1745, 7
360 9 364, 369 et 388.
Vésicatoires
315, 326, 428, 453.
Vipères (poudre de),
409 , 428. 9 444.
Vomissement, 1
406,409, 414 et 429.
Y
Yeux (inflammation des) 2 ou Ophtalmie,
306, 307.
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