--- Page 1 ---
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sAcquired witb tbe assistance
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Alis X Sapudk Hhn,
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JoHN CARTER BrowN LIBRARY
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XE A --- Page 3 --- --- Page 4 ---
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RanRen
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ASTE a A J -
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W 3 NAXC7AE --- Page 5 --- --- Page 6 ---
Vawy Nt4
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EZ A --- Page 7 ---
RECHERCHES
SUR
LES FIEVRES.
LONE aas BEL --- Page 8 ---
Wwy ANE y
BORI
V MV
DE L'EMPRIMERIE DE M.ME V.E PICOT, NÉE
FONTENAY,
SEUL IMPRIMEUR DU Ror.
AVSV & A 4
- &
WEA
SX27 A --- Page 9 ---
RECHERCHES
SUR
LES FIÈVRES,
SELON QU'ELLES DÉPENDENT DES VARIATIONS DES SAISONS, ET
TELLES Qu'ox LES'A OBSERVÉES A LONDRES PENDANT VINCT
ANNÉES CONSÉCUTIVES; 5
Avec des Observations de pratique sur la meilleure manière
de les guérir.
PAR M. GUILLAUME GRANT, D. M.
TRADUIT DE L'ANGLAIS PAR M. LE FEBVRE DE V.B.
SUIVIES DE
LHISTOIRE
DES CONSTITUTIONS EPIDÉMIQUES
DE SAINT - DOMINGUE,
ET DE
LA DESCRIPTION
DE
LA FIÈVRE JAUNE,
PAR M. POUPPÉ DESPORTES, MÉDECIN DU ROI.
TOME PREMIER.
W
OEEHET
a M
A MONTPELLIER,
SE VEND
M.me V. PICOT, Imprimeur 1 place Louis XVI;
CHEZ AUCUSTE SEGUIN, Libraire, 2 Place-Neuve.
1821. --- Page 10 ---
Ahy INIST
ROREA
A K
M
Liran * KAMM
AAESARESO 2 --- Page 11 ---
DISCOURS
PRÉLIMINAIRE
A
Ce n'est ni l'envie de
ni de donner à
préconiser cet oui avrage 2
l'auteur les éloges qu'il mérite,
qui m'engage à joindre ici quelques
réllexions
préliminaires. Le ton affirmatif, ordinaire
aux
interprètes, ne peut non plus (1) en imposer
qu'a
Tiguorance $ et c'est à des gens sensés
intention de
que j'ai
parler. L'introduction de T'auteur
semblerait m'avoir dispensé de ce
ici : si je l'avais
que je puis dire
cru 1 je me serais tu, 2 et j'aurais
pent-être évité un reproche qui n'est
bien fondé, Si
pas toujours
tacuisses 7 philosoplus mansisses.
Comme l'intention de
l'auteur a été d'instraire
les jeunes médecins, en même
temps qu'il voulait
se rendre utile à des gens plus
éclairés, , j'ai pensé
qu'il était permis de suivre ses vues et
à s'instruire
2 de chercher
avec lui 2 en comparant ses grandes
(*) Zipahepin yap xzi Eurraigog #
cept. sect. I, a
piadolergins iayipnatg. Pra
page 29.
a i
us mansisses.
Comme l'intention de
l'auteur a été d'instraire
les jeunes médecins, en même
temps qu'il voulait
se rendre utile à des gens plus
éclairés, , j'ai pensé
qu'il était permis de suivre ses vues et
à s'instruire
2 de chercher
avec lui 2 en comparant ses grandes
(*) Zipahepin yap xzi Eurraigog #
cept. sect. I, a
piadolergins iayipnatg. Pra
page 29.
a i --- Page 12 ---
NIw 3 -
ENETK
Discouns
iv
celles du plus habile maitre
vues de pratique avec
de tous les médecins.
traiter des épidémies
Le but de T'auteur est de
ont lieu successivement
ordinaires, telles qu'elles
Mais il ne faut pas
pendant le cours de Yannée.
les auteurs
sur le mot dépidémie ; tous
s'abuser
ont traité de ces maladies,
qui, depuis Hippocrate,
de ce grand maitre, 2
les ceuvres
ou ont commenté
même celles qu'ils
n'ont considéré ces maladies,
comme la conséquenee
ontappelées. simples 1 que
dans la temconsidérables de la nature
des écarts
En ce cas, ce sont
pérature de Y'air ou dessaisons. de la troisième
11, 1,13,14
le
les Aphorismes
et c'est aussi là
section qu'il faut considérer, d'Hippocrate. Ce
fond des détails épidémiques auteur. 1l ne consilà le plan de notre
n'est pas
les fèvres ordinaires 7
dère ces maladies, ou plutôt
constisont Teffet des diftérentes
qu'autant qu'elles
Yannée. En ce cas 7 il a
successives de
tutions
des maladies qui attaquent
dà appeler épidèmies,
comme par une cause
certain nombre de sujets,
ordiun
maladies étant le résultat
commune. Mais, ces
on voit que
constitutions annuelles 2
naire des
20, 21, 22, 23 qu'il
c'est d'après les Aphorismes
faut envisager son plan.
à
SEN
W
nenn EAAVA EA --- Page 13 ---
PRELININAIRE
Pour mieux faire sentir la vérité des
V
de notre auteur,
assertions
2 je crois donc devoir
ici en bref la doctrine
présenter
cité,
d'Hippocrate, tous les jours
, peu lu, et encore moins étudié
malheur de l'humanité,
pour le
Ce grand maitre,
attentif à ne parler
toujours
saisir dans
que d'après la nature , et à la
les détours les plus
le grand art
obliques, possédait
d'ignorer quand il ne
mais savait aussi combien
voyait rien ,'
le moindre hasard, le
symptôme le moins intéressant
devenait important
en apparence 9
dans L'occasion (1).
que la nature agit toujours
Persuadé
par les voies les
simples, c'est aussi de cette
plus
propose ses
manière qu'il nous
opérations. La troisième section de
sesaphorismes est
pariculitrenentdesintel à nous
exposer toutsimplement commentle
est affecté des
corps humain
changemens et des constitutions
ticulières des saisons. C'est à ce détail
parrête un instaut,
que je m'ar.
en reprenant les choses par les
plus simples.
Selon
Hippocrate, 2 il est des
constitutions, I.0 de
jours ; 2.0 de saisons ; 3.0 d'années.
(*) Ipociysty oiy d:i mepimtdget Ti Ta ds ÉRECOmOND,
ib.
outsimplement commentle
est affecté des
corps humain
changemens et des constitutions
ticulières des saisons. C'est à ce détail
parrête un instaut,
que je m'ar.
en reprenant les choses par les
plus simples.
Selon
Hippocrate, 2 il est des
constitutions, I.0 de
jours ; 2.0 de saisons ; 3.0 d'années.
(*) Ipociysty oiy d:i mepimtdget Ti Ta ds ÉRECOmOND,
ib. --- Page 14 ---
AES
NOIKAS
WV a
Discouns
vj
journalilres. ( Pendant
1.9 Effet des constitutions nord, les corps se
où le vent est au
on a
p les jours
fort, plus agile;
on est plus
le
5 resserrent;
l'ouie est plus fine 2
meilleure couleur; ; 1
et les
b
resserré ; les yeux cuisent, , sentir
D ventre plus
antérieures se font
douleurs de poitrine
>
vivement.
les
> plus
relâchent les corps,
> Les vents du midi
alors dure, la tête
: l'ouie est
rendenthumides
; les yeux
on a des étourdissemens
> pesante 5
ne se meut qu'avec
; le corps
a sont appesantis
est relàché, aphor. 7,
e, et le ventre
e indolence
> sect. 3. >
clair et si vrai pour HippoCe principe était si
5, que nous
qu'il nous avertit, Aphorisme
dans les
crate,
attendre à ces phénomènes
devons nous
ces deux circonsmaladies qui arriveront pendant
tances.
des saisons. Comme
des constitutions
certain
2.0 Effet
la somme d'un
ces saisons sont chacune
ou moins
nombre de
unes ou les autres
emtustemjereasreper
les
suivics, mais prédominantes saison., on voit aiséla révolution de chaque
dans
quoique susceple prineipe précédent,
meut que
M -
-
Wenlam SAIA
EAV A - --- Page 15 ---
PRÉLININAIRE.
tible de
vij
beaucoup de modifications 9. n'est pas si
inappréciable qu'on le croirait d'abord.
crate prévient lui-même la
Hlippofournit les
difficulté 1 et nous
données nécessaires à la solution du
problème. La nature de nos différentes
et. leurs changemens,
humeurs,
sont, comme on le voit, ce
sur quoi il faut se fixer ici. ( La pituite, dit
> pocrate,
Hipdomine en hiver; il se fait une
D tation de
augmensang au printemps ; la bile
> s'accroit pendant
jaune
l'été, etl l'atrabile est très-abonD dante et très-active en
automne, et ainsi tous
> les ans, etc., de nat. hom.
Commeilarrive donc
>) que, pendant le cours de l'année,
chaque saison
> domine à son tour, de méme aussi
chacune de
> nos humeurs l'emporte
successivement sur les
> autres. Le médecin doit donc
> dies
traiter les mala-
(r), en faisant une attention
> ce qui prédomine dans le
particulière à
corps de
india
S
chaque
vidu , par rapport à la saison
diférente de
(i) Voici l'original de ce passage si intéressant
deeins modernes semblent
que les méavoir méconnu. Kae Toy inmpoy oiToy
Zpn inoiu Tà yoahpara, dog ixdgou, TOUTÉOY
px- xxrk Thv dony Thv
iayjovro; ày rg GUéavrig nxri Aiaty ougay palegae sect.
nage 2
3,
ps de
india
S
chaque
vidu , par rapport à la saison
diférente de
(i) Voici l'original de ce passage si intéressant
deeins modernes semblent
que les méavoir méconnu. Kae Toy inmpoy oiToy
Zpn inoiu Tà yoahpara, dog ixdgou, TOUTÉOY
px- xxrk Thv dony Thv
iayjovro; ày rg GUéavrig nxri Aiaty ougay palegae sect.
nage 2
3, --- Page 16 ---
ENCARES
1Ny AE
Discouns
viij
est analogue au tempeet selon qu'elle
> tannée,
de nat. hom. >
du sujet,
D rament
les effets particuliers des
Ainsi, en considérant
vents du sud, convents du nord, et ceux des
maisantensuited
saison,
teseatsmenten
successivement dans chaque
qui dominent
aisément les malaon peut, je pense, pressentir
; car je dois
en seront la conséquence;
dies qui
dans les différens traités
supposer ici qu'on ait lu
s'altérent
comment nos humeurs
d'Hlippoerate,
théorie est simple, mais préréciproquement. Sa
dans
suffisante pour la pratique
cise,et plus que
d'observer. Les médecins
les cas qu'il a eu lieu
des conjectures,
ne nous donnent que
physiciens
maitre ne raisonne qu'après
au lieu que ce grand
des faits, et même très peu.
lui, paraisdonc les maladies qui, suivant
Voici
saisons:
sent dans les différentes
des péripPendant T'hiver, des pleurésies,
<
des coryses, des endes léthargies,
> neumonies,
des douleurs de poitrine,
des toux;
des
D rouemens,
des étourdissemens,
des lombes;
> de côté,
23. J'ai repris celui-ci
> Aphorisme
>> apoplexies.
le détail d'Hippocrate 2.
Ze premier pour suivre
page IX.
aAal SARZA
9 AKA Aoi --- Page 17 ---
PRÉLIXINATRE.
ix
( Au, printemps, des manies, des mélancolies,
> des saignemens de nez, des épilepsies,
D
dessquinancies, des coryses, des enrouemens, des lèD pres, des toux, des lichen, des dartres farineu-
> ses, beaucoup d'éruptions purulentes, des tuber-
> cules, des douleurs articnlaires.
> Aph. 20.
( En été, quelques-unes des
précédentes, des
> fièvres continues, 2 des ardentes, des fièvres
> tierces, des fiévres quartes, des
vomissemens,
5) des diarrhées, des ophthalmies, des
douleurs
s d'oreilles, des exulcérations à la
bouche, des
> pourritures aux parties génitales, des échau-
> boulures. a Apho
( En automne, grand nombre de celles de l'été;
> des fièvres quartes, des fièvres
erratiques, des
D engorgemens à la rate, des hydropisies, des
> phthisies, desstranguries, des lienteries, des
>
dysenteries, des sciatiques, des
squinancies, des
asthmes, des volvules, des épilepsies, des affec-
> tions maniaques et des
mélancolies. ) Aph. 22.
On pourrait objecter qu'il est dans cet exposé
des maladies communes à différentes
saisons, et
que, conséquemment, la distinction des
saisons,
par rapport aux différens états de nos humeurs,
thisies, desstranguries, des lienteries, des
>
dysenteries, des sciatiques, des
squinancies, des
asthmes, des volvules, des épilepsies, des affec-
> tions maniaques et des
mélancolies. ) Aph. 22.
On pourrait objecter qu'il est dans cet exposé
des maladies communes à différentes
saisons, et
que, conséquemment, la distinction des
saisons,
par rapport aux différens états de nos humeurs, --- Page 18 ---
hby ANA à NCK
DISCOURS
X
Je dirai d'abord que, s'il
n'est pas bien fondée.
réellement les mêmes
est des maladies qui soient
en fera voir
différentes saisons, notre auteur
dans
qui ne feront que confirla raison dans ses détails,
ci-après
Je répondrai
merla théorie d'Hlippocerate.
plus directement à l'objection.
détails ne sufsentait bien que ces
Hippocrate
les effets
estimer au juste
fisaient pas encore pour
il fallait, outre cela,
annuelles;
des constitutions
révolutions que le corps
connaitre les différentes
dans son acsubir dans les différens iges,
peut
Thomme,
son état et sa décadence.
croissement,
comme toutes les prodit-il, nait, s'accroit et finit
hom. Voilà sans
ductions de la nature, de Nat.
de Tanifit dire à Aristote, que la vie
doute ce qui
était la méme que
mal, considéré physiguement, anim.1.2, C. 3. C'est
celle des plantes, de Générat.
fixe, depuis
Hippocrate se
cet objet sur lequel
31 dela même
TAphorisme 24 jusqu'à l'Aphorisme
les mêmes
Mais il nousa avertit encore, K que
section.
moins violentes, à promaladies sont plus ou
>
ou de la vieillesse, de
de la jeunesse
> portion
des
>l 1, de
force ou de la faiblesse
sujets, -
> la
a
Morb,
H
N Aamna SAEA
LTEST AN A7 --- Page 19 ---
PRÉLININAIRE.
xj
Tout ce que nous venons de voir, suppose toules dérangemens des saisons et des hujours que
meurs ne sont pas extraordinaires. Le cas pouvait
cependant arriver. Hippocrate n'a pas non plus
c'est ce dont
perdu de vue ce point important,
il s'occupe depuis le I1. jusqu'au 14. Aphorisme, ib. Il y expose même quelles seront, dans
une saison subséquente, les maladies qu'on doit
regarder commeles effets de la saison précédente,
ou comme la suite et le résultat de la combinaison
des deux. C'est là le fond de ses détails sur les
maladies qu'on appelle communément épidémiques; mais, dans ce cas 1 il faut souvent remonter
à des temps bien antérieurs, comme le dit Cartheuser, Patholog-, t. 2, P. 729.
3.9 Quant.aux constitutions des années, ils s'explique tres-succinctement.
( En général, les grandes sécherésses ne sont
9 pas si malsaines que les pluies considérables:
> ilmeurtmoins demonde pendant les premières.s
Aph. 15.
Il est singulier qu'un Aphorisme aussi clair ait
paru si obscur, et que les raisons qu'on a apportées pour el contre soient également fausses.
user, Patholog-, t. 2, P. 729.
3.9 Quant.aux constitutions des années, ils s'explique tres-succinctement.
( En général, les grandes sécherésses ne sont
9 pas si malsaines que les pluies considérables:
> ilmeurtmoins demonde pendant les premières.s
Aph. 15.
Il est singulier qu'un Aphorisme aussi clair ait
paru si obscur, et que les raisons qu'on a apportées pour el contre soient également fausses. --- Page 20 ---
Nny AES - ROREE
R
DISCOURS
xij
qui n'ont eu lieu que
Quelques cas particuliers
cantons, ou
manière de vivre de certains
par la
lieux, n'étaient pas ce qu'il
la situation des
par
ni contre un fait d'expéfallait produire ni pour
rience générale.
surles pluies que paraissent
a C'est pendant
traite, les cours de
tout les fièvres de longue
>
les épilepsies, les apoles pourritures,
> ventre,
mais, pendant les
les squinancies ;
D plexies 2
les phthisies 1 les
on voit paraitre
> sécheresses,
articulaires, les stranles douleurs
D ophtalmies,
16.
les dysenteries. > Aph.
> guries,
article sorte en quelque
Quoique ce troisième
déplacé ici.
de notre objet, il n'est pas
manière
qui aura
terme de comparaison
Cest un troisième
de cet ouvrage. On
dans le corps
son application
vient d'être dit précévoit donc par tout ce qui
des
ou la malignité
demment, que la bénignité
incomune chose absolument
maladies n'est pas
mais Hlippoen bien des occasions;
préhensible
lecteur:
encore son
crate prévient
bien réglés, ,et que les
les temps sont
( Quand
dans Vordre de lus
des saisons sont
D constitutions
aroppuau): les maladies
2 nature (opzlns td oopain
Aamn SAM
A
CER KS --- Page 21 ---
PRÉLININAIRE.
xiij
> qui paraissent alors parviennent aisément à
> leur état, et la solution s'en fait aisément; mais,
> lorsque les saisons sont déréglées, les maladies
> ne parviennent pas à un état déterminé, et
> la solution en est difficile. ) Aph. 8.
Non-seulement la solution en est difficile dans
ces déréglemens, maisil peut encore: arriverquune
méme maladie se prolonge pendant le cours des
quatre saisons. Cette observation est de la dernière importance, et Sydenham ne s'est d'abord :
si fort mépris sur la nature de sa nouvelle fièvre,
que pour n'y avoir pas fait attention. Toute maladie, dit Hippocr., qui passe les termes ordinaires, pourra durer toute lannée, de Nat. hom. J'ai
été surpris que notre auteur n'eût pas rappelé ce
grand principe en examinant aussi pertinemment
qu'il T'a fait cette erreur de Sydenham:
Quant aux médicamens, 9 l'école d'Hippocrate
nous avertit, C que ce serait une imprudence d'ass surer que telremède fera effet dans telle ou telle
D maladie, parce qu'il est des circonstances où
> les maladies se prolongent opiniatrément
par
> des cas et des changemens particuliers
(Pree-
> cept. ); et que souvent même les maladies de-
ipe en examinant aussi pertinemment
qu'il T'a fait cette erreur de Sydenham:
Quant aux médicamens, 9 l'école d'Hippocrate
nous avertit, C que ce serait une imprudence d'ass surer que telremède fera effet dans telle ou telle
D maladie, parce qu'il est des circonstances où
> les maladies se prolongent opiniatrément
par
> des cas et des changemens particuliers
(Pree-
> cept. ); et que souvent même les maladies de- --- Page 22 ---
Shy AI
NEZRES
R
DiscoUns
par les
xiv
otl très-longues
consinlérables,
On
> viennent
externes. > ( De Affect.)
petites causes
a fait
> plus
prudence notre auteur
verra avec quelle
de ces réflexions.
parti
usage
facheuses, quel
Dans ces circonstances
trois :
nous en présente
? Hippoerate
le traitement
prendre
rien faire, et remettre
1.o savoir ne
plus convenable pour
d'une maladie à un temps
et de la
profiter et de la température plus sorpouvoir
et d'une méthode
disposition du corps,
1. I ;
à
table, de Morbes
la maladie à son ori2.0 De tenter de rappeler in. hom.;
de Loc.
gine,et de la rajeunir,
une maladie
à elle-mème
3.0 Ou dabandonmer
rien faire, de laisser
incurable, et, sans
devenue
qu'il n'est plus possible
mourir plus tard un sujet
des sujets avec
ajonte-til, il est
de sauver. Car,
vieillir et finir ensemble
les maladies doivent
est maladie
qni
parce que ce qui
(de Morb., 1. I.),
dans un autre, de
ne T'est plus
dans un temps
dit cet habile maitre,
Alim. Mais le grand point,
estimer les
de savoir, en toute circonstance,
c'est
valeur. Ibid.
quantités û leur juste
auteur a su profiter
combien notre
On verra
AdAm SARIA
A --- Page 23 ---
PRÉLININAIRE
xy
de ces préceptes si bien réfléchis. Je ne crois pas
devoir ajouter ici qu'Hlippocrate conseillait nonseulement les vogages pour profiter du changement d'air dans la cure des maladies, mais qu'il
voulait encore que, dans des maladies devenues
communes à un certain nombre de
sujets, on
changeit même T'emplacement et la situation des
lienx,pourprofiter de tout,autant qu'ilest possibles
Ce sont des principes que des gens éclairés n'iguorent pas. Notre auteur nous faity
voirlavantage considérable qui peut en résulter. Mais il faut ici de
la prudence, et bien connaitre la nature du climat
où va passer le malade, et la nature de la maladie, pour pouvoir juger s'il n'y aurait pas de
nouvelles combinaisons ou une métamorphose à
craindre platôt qu'une guérison à espérer : c'est
une réflexion qu'on ne doit pas manguer de faire.
Le cas rapporté par Hoffmann nous la présente
naturellement, Voyez Consult., sect. 4, cas. 19r.
Reprenons la difficulté qui suit les Aphorismes
des quatre saisons. Il est, dit M. Desmars,
comme
bien d'autres, des maladies communes à quelques
saisons, Soit : je réponds d'abord : avec Hippocrate,
que ce n'est nullement par la nomenclature des
maladies qu'il, faut juger de leur
identité, ou de
de faire.
Le cas rapporté par Hoffmann nous la présente
naturellement, Voyez Consult., sect. 4, cas. 19r.
Reprenons la difficulté qui suit les Aphorismes
des quatre saisons. Il est, dit M. Desmars,
comme
bien d'autres, des maladies communes à quelques
saisons, Soit : je réponds d'abord : avec Hippocrate,
que ce n'est nullement par la nomenclature des
maladies qu'il, faut juger de leur
identité, ou de --- Page 24 ---
hhy N >
NETRONES
a
NAS
Discouns
xvj
vict. ire acut. Un éryside Rat.
doute
leur difèrence,
est sans
ou en automne
pèle au printemps
en quelque saison,
fièvre quarte,
un erysipélesuner
est une fièvre quarte;
àge que ce soit,
à quelque
si la constitution
Térysipèle du printemps,
affection inmais
sera une
de la saison est légitime, automne, ce sera prinflammatoires au lieu qu'en
d'atrabile, ou
maladie compliquée
cipalement une
La fèvre quarte
moins de bile aerimonieuse. la mème malaau
plus indilféremment
de
n'est pas non
assez sentir en disant,
le fait
et se
T
die. Hippoerate
La fèvre quarte a lieu,
Nat. Tom. in fine : (
ans jusqu'à
Tage de vingtcinq
fait sentir depuis
ces deux
>
que c'est entre
parce
sujet à
s quarante-cing,
est le plus
surtout que le corps
de cette
>> àges
donc un sujet est altaqué
Si
et en une
> Tatrabile.
autre âge que celui-la,
> fièvre en tout
sûr que cette
qu'en automne 1 soyez
saison
moins qu'il
> autre
long-temps s; à
ne durera pas
de cette
> fièvre
d'autre raison
ait dans le corps
> n'y
> maladie (1).>
dans la phrase précidento
() 11 y a une faute essentielle lisez atrabilis enim, etc. $
version latine. Bilis enim, etc.,
dcla
selon le grec.
AYIS
SAAIA --- Page 25 ---
PRÉLININAIRE,
Gette fièvre n'est donc
xvij
pas toujours le seul
duit de I'atrabile; donc elle n'est
promême maladie
pas non plus la
en tout temps, quoiqu'il soit vrai
qu'elle est plus ordinairement la même
en automne qu'en été, ou qu'en toute
maladie
autre saison.
Ceci, dira-t-on,
suppose au moins des
tions à la règle. Cela est
excepjuste ; et si
ne l'avait pas vu, il n'aurait
Hippocrate
dies de même
pas placé des maladénomination dans des saisons différentes, quoique ces maladies fussent
lement différentes. C'est
essentielau médecin à chercher
raison de l'exception dans le
la
cela n'a
cas possible; mais
pas empèché Hippocrate de dire
observations étaient
que ses
également vraies dans les trois
parties du monde connues
lieu de voir
alors, et où il avait eu
des malades. Hippocrate
certainement pas les variétés
n'ignorait
extrêmes de la température de nos climats de
de ces
T'Europe, ni les effets
fréquentes variations,
cela doit même
puisqu'il dit que
yinfluer sur le principe de la
ration, ày tj GUUTÉEL Toi yovou. de aére.
généCe serait donc en vain
loc. ag-infine.
qu'on
contre les observations
objecterait aussi,
de notre auteur,
les
fièvres qui s'observent
que
en Angleterre ne sont
1.
pas
B
la température de nos climats de
de ces
T'Europe, ni les effets
fréquentes variations,
cela doit même
puisqu'il dit que
yinfluer sur le principe de la
ration, ày tj GUUTÉEL Toi yovou. de aére.
généCe serait donc en vain
loc. ag-infine.
qu'on
contre les observations
objecterait aussi,
de notre auteur,
les
fièvres qui s'observent
que
en Angleterre ne sont
1.
pas
B --- Page 26 ---
H6y IMS
NCKG
Discouns
xviij
M. Zimmérmann a si
mêmes que les nôtres.
dans son
les
à cette objection
amplement répondu
du Médecin, que
allemand, de tEzpérience
Traité
de rien dire à cet égard.
je me crois dispensé
éludé la difficulté
Mais notre autenr n'a pas
qui est
faire contre son système,
qu'on pouvait
celui de la nature.
ou plutôt
plus
celui d'lippoerate,
qu'il aurait répondu
Il fait voir, pag. 474,
à propos. Si, par
amplement s'il l'avait jugé maladie qu'il est enezemple, elc. Prenons une
connaitre, parce
important de bien
vécore plus
épidémique. La petite
qu'elle est tres-souvent croit bien connaitre, et
tout le monde
role, que
n'est certainement
traiter en se jonant,
se manipouvoir
tout temps, quoiqu'elle
pas la même en
toutes saisons. Des médefeste indifféremmente en
ont voulu
et antinocalateurs
cette
cins polygraphes
nous donnant pour
le faire croire, en
dans leur
nous
traitement général, qui,
maladie un
la plus simple du monde;
est la chose
7, et lon
spéculation, lise notre auteur, page
mais qu'on
de ces traitemens geverra ce qu'on doit penser
néraux.
l'illustre Eller a écrit
Ceux qui liront ce que
A / Adimn
SAA --- Page 27 ---
PRILININATIE
xix
sur cette maladie 9 se rangeront
parti de notre auteur
certainement du
2 et seront bien
d'en faire la même maladie à
éloignés
saisons.
tout âge et en toutes
Voyez Eller, page 150. Ils se
aussi que l'art y reste souvent
rappelleront
sans aucune ressource, dans ces temps surtout où cette
devenue
mala-lie,
épidémique,e enlève, de l'aveu de M.
plus des deux tiers de ceux
Eller,
écrivains
qu'elle attaque. Si les
qui nous ont donné leurs
mal
compilations
digérées sur les fièvres, ou leurs
ou plutôt ceux des gardiens de leurs journaux,
avaient senti combien ils
maladies,
péchaient dans le principeleplusinéresante del
moins
Foberneation,isaunient
vu, moins écrit, et peut-être dit
plus. Il y a lieu de croire
beaucoup
tive de la
qu'une lecture attenrécapitulation que l'auteur nous
de son
a donnée
ouvrage, s leur fera voir
gu'ils se sont embarqués sans boussole, quand ils
parler des fièvres,
nous ont voulu
sans nous instruire
de la constitution de la
auparavant
saison ; je crois même
pouvoir avancer que le meilleur
qui ait été écrit sur les
commentaire
quatre
portés ci-devant, est la
Aphorismes rapde cet
récapitulation intéressante
ouvrage.
6 i
uteur nous
de son
a donnée
ouvrage, s leur fera voir
gu'ils se sont embarqués sans boussole, quand ils
parler des fièvres,
nous ont voulu
sans nous instruire
de la constitution de la
auparavant
saison ; je crois même
pouvoir avancer que le meilleur
qui ait été écrit sur les
commentaire
quatre
portés ci-devant, est la
Aphorismes rapde cet
récapitulation intéressante
ouvrage.
6 i --- Page 28 ---
Wy M 2T NETRE
Discouns
de
XX
résulte de la théorie
Un autre avantage qui facilité qu'il nous proeure
auteur, c'est la
caractère des malanotre
le
discerner plus justement
traitées le plus
de
Ces maladies ,
suivent
dies sporadiques
que ceux qui les
légarement,
souventausil
nature ou en diférencient
examinent peu la
un objet peu
en
n'étaient pas
mal les variétés 2 d'Hlippoerate. Lexpérience
aux yeux
d'espèces si difimportant
ces maladies
lui avait appris que
périr plus de monde que.
quelque/ois
Aussi n'a-til
ferentes , font
Tat. vict. in acut.).
( de
ses constitations
les épidémies
dans
oublié de les rapporter but ne fàt pas d'en
pas
son
2 quoique mais au moins semble-til
épiténiques
:
ces didétailler les symptômess
pour combien
voulu nous indiquer
les
de
avoir
entraient dans
symptimes constiverses maladies
à quel degré ces
qu'il expose 2
affecter divers temTépidémie
pouvaient
tutions épidémiques
leur caractère particulier,
chacun selon
faite en lisant
péramens. réfexion que j'ai souvent
2172 seul
Cest une
disait quil riy a pas
détails. Galien
écrits dHippocrates ;
ces
dans les wrais
mot d'inutile
auraitil eu tort?
des observations aussi
est assuré, par
Dès qu'on
Li
NAA --- Page 29 ---
PRYLININAIRE.
xxJ
celles d'Hippocrate, et confirmées
bien vues que
telle saison doit plutôt
par notre auteur , que
produire dans nos corps tel dérangement que tel
dans le cas de maladies
autre, il ne s'agit plus,
d'examiner attentivement les
sporadiques, que
circonstances que nous détaille Hippocrate, de
Morb., lib. I, et de nat. hom.: ( La saison, le lieu,
le
commun ou particu-
> Tâge, le sexe 2 régime
les excès dans le travail, le repos, les
> lier ;
dans les
D exercices ordinaires, ou le défaut
les maladies antérieures, leur suite ;
> mêmes;
ce
dit-il, en apprenant seule
D mais
n'est pas,
la nomenclature de ces maladies, ou en
>> ment
blâmant la méthode curative de tel
D louant ou
à les guérir ; c'est
> médecin, qu'on apprendra
les
) de rat. vict. in acut. On verra
> en éludiant,
l'auteur n'a négligé aucune
dans cet ouvrage, que
cru devoir en faire
de ces circonstances, lorsqu'ila
de cette maxime
mention ; il était trop persuadé
d'Hippocrate : C Tout ce quis se passe dans la nature
indifféremment utile 2 ou nuisible à
> n'est pas
les
Une chose incommode lun, et
> tous
corps.
> fait du bien à un autre 9 parce qu'un corps
diffère d'un corps, une constitution d'une consD
n'a négligé aucune
dans cet ouvrage, que
cru devoir en faire
de ces circonstances, lorsqu'ila
de cette maxime
mention ; il était trop persuadé
d'Hippocrate : C Tout ce quis se passe dans la nature
indifféremment utile 2 ou nuisible à
> n'est pas
les
Une chose incommode lun, et
> tous
corps.
> fait du bien à un autre 9 parce qu'un corps
diffère d'un corps, une constitution d'une consD --- Page 30 ---
Tw A / ROREE
AS
DiscoURS
xxij
d'un aliment, de Flatib. >
un aliment
D titution,
sont fort ordinaires *
Toutes ces réflexions
la plupart
cela est vrai. On en avaitfait
dira-t-on;
maisc'estjustementy parce qu'on
avant Hippocrate;
manque tous les
croit les bien connaitre s qu'on
Est-on
y a de plus intéressant.
jours à ce qu'il
tâte le pouls aux
du lit d'un malade, on
auprès
aux tempes ; on examine
bras, aux mâchoires 2
les urines , etc.,
la langue, la bouche,
les yeux,
de saisir un ou deux phénomènes,
et l'on manque
la nature sait sexpliquer
les seuls par lesquels
voir
trèsont le rare talent de ne
que
à ceux qui
malade migrat ad plures, 2 parce
de choses. Le
peu
et
a trop vu : peut-être
qu'on savait trop 7 qu'on
rien vu du
réchappé, si l'on n'avait
en serait-il
tout.
Celui chez qui je loge
En voici un exemple.
1lyavait plus de
dernier.
tomba malade en octobre
je l'avais averti de se précautionner,
trois mois que
cette maladie.
essuierait infailliblement
ou qu'il
force et sa jeunesse, il ne
Plein de confance sur sa
maladie
voulut rien faire, , et fut pris d'une vraie
qui se reposait en un
atrabilieuse. Son épouse,
avait, sur une tête de soixante ans 9
médecin qui
a1
SAEA
X -L R41 N --- Page 31 ---
PRALIMINAIRE.
xxiij
accumulé près du double de mon âge, appelle
du secours. Le médecin voit un poitrinaire décidé,
un corps délabré qu'iln'était pas possible d'exposer
au moindre mouvement sans tout risquer. Le
pouls, les urines, la parole, tout indiquait, selon
lui, une ruine prochaine. Je ne voyais que l'atrabile, et j'insistais sur le vomitif indiqué par les
fréquentes euvies de vomir du malade. Le médecin
s'opposa formellement à mon avis, et se retira
après avoir ordonné un gros de thériaque; on fut
n'en rien faire après mes reassez prudent pour
présentations ; mais on ne voulut pas entendre
d'émétique. Deux jours après, le médecin
parler
ordonna des bols de quinquina. Je ne pus m'empécher de m'élever contre l'odieux de sa conduite.
La fèvre 2 un peu étourdie par ce remède, laissa
quelque relâche au malade. Il crut pouvoir manLe lendemain, la fièvre revint, et prit un
ger.
très-mauvais caractère. Le médecin vint me demander, en nombreuse compagnie, ce qu'ily avait
donc à faire. Purgez, lui dis-je, ou votre malade
n'en reviendra pas. Il me représenta l'état ruineux
de la poitrine de son malade. a A moins que vous
D ne T'ayez rendu tel, lui dis-je, depuis que vous
au malade. Il crut pouvoir manLe lendemain, la fièvre revint, et prit un
ger.
très-mauvais caractère. Le médecin vint me demander, en nombreuse compagnie, ce qu'ily avait
donc à faire. Purgez, lui dis-je, ou votre malade
n'en reviendra pas. Il me représenta l'état ruineux
de la poitrine de son malade. a A moins que vous
D ne T'ayez rendu tel, lui dis-je, depuis que vous --- Page 32 ---
ANS - ROREE
e WV
Discouns
xxiv
m'en suis pas encore aperçu. D
jene
S êtes venu,
de mon parti 9
du malade se rangea
Enfin,l'épouse
admis
revint de temps en temps,
et le médecin
Je preserivis au
bienséance.
uniquement par
notre auteur en
conseille
malade tout ce que
etle malade en réchappa,
pareilles circonstances, rien de ce que le méparce que je ne pus voir
decin avait vu.
des traidans la plupart
On pourra remarquer
avoir vu bien des
temens de Tauteur, qu'après
croit
aussitôt de vue tout ce qu'il
choses, il perd
curative, et
voir dans sa méthode
ne devoir plus
seul
qu'il
même c'est à un
symptôme
que souvent
la manière de voir d'Hips'arrête. Telle était aussi
se
Il ne faut que lire ses épidémies pour
pocrate.
combien il lui a fallu de sagacité pour
convaincre
Mais aussi est-il aisé de
voir aussi peu qu'il a vu.
Cest cela.
les maladies qu'il expose.
reconnaitre
lui. Au lieu que quand on
On peut le dire après
n'ose même
et mille autres, on
a lu Boërhaave
étre. On peut
bien des cas se dire, cela peul
en
les médecins de Breslawsur
voir ce que pensent
dont les novateurs,
fatras obscur de symptômes
ce
des mala
les descriptions
disent-ils, ont surohargé
dies, P. 413, éd. Haller.
Mhmi WARMA --- Page 33 ---
PRELIMINATRE.
XXV
Si l'on faisait une sérieuse attention à la conduite
d'Hippoerate, on ne verrait pas si souvent dans
les fièvres Tô Selov, ce divinum quid, ou ces principes de malignité incompréhensible; et ces maladies ne deviendraient pas tous les jours meurtrières au suprême degré, povemtoiTOL; on sentirait
au contraire que, bien loin qu'il y eit quelque
malignité dans leur nature, tout ce qui peut en
étre résulté de mauvais est le seul ouvrage d'une
mauvaise manceuvre, comme le dit encore Hippocrate (:) d'une autre maladie; et l'on deviendrait
plus prudent en voyant que les symptômes les
plus redoutables des maladies vraiment malignes 9
se laissent maitriser par la prudence et la sagacité du médecin. Hoffm. consult. cent. 3, cas. 200;
et Eller, de Fébr. catarrh., nous en fournissent
deux exemples dignes de notre attention.
Quant à ces maladies terribles, à ces fléaux qui
de temps à autre dévastent des provinces entières,
je crois ne devoir en parler qu'en passant. Cela
n'est pas du plan de cet ouvrage. Les maladies
(1) àg pnzéTL To Satov dirtov stvat 1 ahha TL dvSpomivov. De
morb. sacr.
3, cas. 200;
et Eller, de Fébr. catarrh., nous en fournissent
deux exemples dignes de notre attention.
Quant à ces maladies terribles, à ces fléaux qui
de temps à autre dévastent des provinces entières,
je crois ne devoir en parler qu'en passant. Cela
n'est pas du plan de cet ouvrage. Les maladies
(1) àg pnzéTL To Satov dirtov stvat 1 ahha TL dvSpomivov. De
morb. sacr. --- Page 34 ---
W INE J
AREZROE
RAS
Discouns
xxvj
ou vraiment malignes,
épilémiques pestilentielles
le croit;
pas si rares qu'on
ne sont cependant
en disant que
mais je pense ne pas me tromper dans nos clisi elles ne sont pas plus fréquentes variété de la tempémats, ce n'est qu'à l'extrême redevables. Toutes
rature que nous en sommes
sur la
l'on a faites jusqu'ici
les recherches que.
et
maladies ont été infructueuses;
cause de ces
T'être, parce que
elles devaient nécessairement
point les difà quel
jamais nous ne connaitrons
en certains
dont Tair est surchargé
férens principes
peuvent se combiner
lieux et en certains temps, leur fureur sur l'huet décharger
sucessivement,
maladies étant produites par
manité. Toutes ces
où elles se
aux temps
des causes particulières discerner le caractère
manifestent, on ne peut en
La
malheureuse expérience.
qu'après une trop
est, selon Hippolaquelle
cause de ces maladies,
de l'air, est, comme
crate, unee ezcrétion morbifique
délétère qui
le dit fort bien Fernel, un hétérogène
ni réduit par nos mouvemens
ne peut étre adouci,
à une résolude manière d parvenir
Cet
organiques,
assimilée à notre nature.
tion et à étre ainsi
chassé dehors,
peut tout au plus étre
hétérogène
lhi
SAAIA
* --- Page 35 ---
PRELIMINAIRT E.
xxvij
s'il n'estpas' en trop grande quuntité, de Abd.
caus. C. II. Tel est aussi le sentiment
rer.
de notre
auteur 9 sur le principe nuisible des
vraiment
maladies
malignes 1 page 120. Poyez les médecins de Breslaw, page 214-221. Cet article
important.
est
Hippocrate est encore le seul qui ait donné le
meilleur avis pour discerner ces maladies
gnes dès leur première
maliapparence, et savoir
ment on doit se régler dans les
comde la méthode
vues générales
eurative, de Nat. hom. Ceux
ont répété son avis ne paraissent
qui
avoir senti toute la
même pas en
valeur.
Notre auteur a fait assez sentir le
meilleurs
danger des
fébrifunges.pour me dispenser d'en
Je joins ici ces deux mots de Hoffman
parler:
mer ses
pour confirassertions, et montrer combien ces remèdes sont souvent
dangereux, ou même impuissans après toutes les précautions
C Tous les médicamens
requises :
que l'on regarde
D culièrement comme de vrais
parti.
fébrifuges, et
> lesquels nous comptons le
parmi
quinquina,
> qu'en modérant
n'agissent
Timpétuosité des
> de nos solides
mouvemens
moteurs, et en suspendant avec
mer ses
pour confirassertions, et montrer combien ces remèdes sont souvent
dangereux, ou même impuissans après toutes les précautions
C Tous les médicamens
requises :
que l'on regarde
D culièrement comme de vrais
parti.
fébrifuges, et
> lesquels nous comptons le
parmi
quinquina,
> qu'en modérant
n'agissent
Timpétuosité des
> de nos solides
mouvemens
moteurs, et en suspendant avec --- Page 36 ---
Ww A a
RYEYROE
Aa
AS
Drscouns
xxviij
de la
les paroxysmes
et efficacité
ne
> promptitude
ainsi, leur action
mais en agissant
loin
> fièvres
de l'état de santé, bien
au point
> tend pas
parce qu'ils ne détrui5 d'en retablitlintégrité,
de la maladie, ni
la cause efficiente
du
> sent pas
loin de Texpulser hors
> la matière peccante,
resserre et réastringente
Leur qualité
> corps.
les canaux de nos viscères
trécil les tubes et
et ce
>
dans un état morbifique,
sont déjà
à Thu-
> qui
ôte une issue avantageuse
> rétrécissement
dont il faut dégager le sang.
fébri-
> meur corrompue,
T'usage des
VX
faut donc, avant et après
qui
> Il
les obstacles
et du quinquina, 2 lever
ex-
> fuges
survenus dans les conduits
être
la map pourraient
viscères. Car autrement
crétoires de ces
intérieu-
>
causé la fièvre, retenue
> tière qui a
produire une autre
ne pourra que
la
) rement,
même plus mauvaise que
fèvre, souvent
plus
>
beaucoup
, ou des symptimes
>
première
est donc arrivé après
C'est ce qui
de cet
> dangereux.
mal traitée 2 et suivie
> cette fièvre tierce
sect. 4, C. 177.
etc. Consul.,
de la
> érysipèle,
qu'il faille bannir
> Non que je pense
aussi excellent que le
un médicament
> pratique
- - A Khmi SALA
X - 21 M --- Page 37 ---
PRÉLININAIRE.
xxix
; mais il faut une extrême prudence
> quinquina
l'administrer, ou il en résultera une dis-
> pour
décidée aux maladies chroniques, et
> position
même des dommages irréparables. > Ibid. 180.
>
Une autre observation non moins intéressante,
un grand nombre de lecteurs
et perdue pour
dans les ouvrages volumineux de cetl habile homme,
tronverici sa place. Voici comme il s'explique
peut
surle traitement d'une fièvre tierce devenue fièvre
lente après l'usage de tous les moyens curatifs :
de cette maladie nous fournit quelC L'exposé
I. Nousy voyons
> ques obierrationsimpertantes
l'on doit compter sur les remèdes
>> combien peu
évacuans les
actifs, tels que l'émétique et
>
plus
domter les fcvres inter-
> les purgatifs 2 pour
tiennent d'un caractère épidémi-
> mittentes qui
> que; et combien peu ces remèdes empéchent
> le retour de ces fièvres arrêtées par l'usage prédes
On n'en sera pas surpris
D cipité
astringens.
l'on réfléchit que la cause de ces fièvres n'est
> si
> pas tant la quantité nuisible des humeurs que
>. leur intempérie, ou le défaut d'une juste prodans leur mélange. Les fièvres de cette
w portion
aussi-bien
toutes les maladies épidé-
> classe,
que
remèdes empéchent
> le retour de ces fièvres arrêtées par l'usage prédes
On n'en sera pas surpris
D cipité
astringens.
l'on réfléchit que la cause de ces fièvres n'est
> si
> pas tant la quantité nuisible des humeurs que
>. leur intempérie, ou le défaut d'une juste prodans leur mélange. Les fièvres de cette
w portion
aussi-bien
toutes les maladies épidé-
> classe,
que --- Page 38 ---
NV ANEA yT NCKE
savea
A
DISCOURS
XXX
doivent leur origine qu'aux mau5 miques, ne
de l'air et des saisons. Il
> vaises constitutions
ordinaires, une
résulte du défaut des excrétions
D
subtiles dans la masse des
D acrimonie des plus
les reet l'on peut juger par-là que
> humeurs;
et renadouciront cette acrimonie,
D mèdes, qui
à la peau son ton naturel, pousseront
> dront
au dehors par la transpiration.
>> ces impuretés
dans plusieurs de
alors plus avantageux
> seront
tous les médicamens qui
D ces maladies, que
bas. Ibid. 182.
évacuer par haut et par
> feront
combien c'est fausse-
>> 2.9 Nous voyons par-là
s'imagine, d'après un consentement
D mentqu'on
le quinquina (et tous les
> presque général 1 que
) est une resfébrifuges sans exception
D autres
dans la cure des fièvres inter-
> source assurée
les remèdes
mittentes , ou ne nuira pas après
>
on les appelle. Car dans
> généraux 1 comme
avait omis aucun, et
cas
on n'en
> le
présent
ensemble n'ont pas
combinées
3) leurs qualités
empécher les retours
D été assez puissantes pour
les
de cette fièvre. Ce n'est pas que
> si fréquens
n'aient leur avantage, quand
D remèdes généraux
d'humeurs
faut évacuer une surabondance
> il
> impures, 1 etc.
/ lhmi SAA --- Page 39 ---
PRÉLININATRE:
xixj
> 3.0 On ne peut plus douter
2 après ce traite-
> ment, combien les vomitifs sont
préjudiciables
D dans les fièvres, quand ils sont donnés
sans
> connaissance de cause, et non au moment con-
> venable. L'estomac en est si affaibli,
le
D malade est près de
que
vomir, ou vomit mémé au
> retour de chaque accès. Ibid.
> 4.° Cela nous apprend que les rechutes
et les
> retours de ces fiévressontd d'un bien
plus mauvais
> caractère 2 et accompagnés de
symptômes beau-
> coup plus graves que les premiers accès
> par conséquent, le médecin
; que,
doit,sy
>
prendre
tout autrement pour les traiter
9 qu'il ne le
> fallait lors de la première fièvre
; sans
le
D malade sera dans l'état le
quoi
plus triste après ces
> récidives qui ne sont que trop aisées. Ibid,
> 5,0 Il est aisé de s'apercevoir
que les fiévres
> intermittentes s arrêtées avant
que leur cause
D aitété entièrement détruite, laisserontaur
moins
> après elles les symptômes les plas
> toutefois elles n'ont
de
graves, si
pas récidive. Ces
> tômes seront une chaleur lente et
sympune faiblesse
> générale dans tout le corps; une
> les membres,
langueur dans
une bouffissure, 2 une cedématie,
apercevoir
que les fiévres
> intermittentes s arrêtées avant
que leur cause
D aitété entièrement détruite, laisserontaur
moins
> après elles les symptômes les plas
> toutefois elles n'ont
de
graves, si
pas récidive. Ces
> tômes seront une chaleur lente et
sympune faiblesse
> générale dans tout le corps; une
> les membres,
langueur dans
une bouffissure, 2 une cedématie, --- Page 40 ---
-Mmsa VIy AE
NEIROA
xxxij
DiScoUnS PRELIXINATRE
n la perte de l'appétit, un sommeil
troublé,
A spasmes 7 et des anciétés
des
précordiales des
> douleurs très-vives dans les
sujets
a à des évacuations
accoutumés
sanguines. Ibid., etc. > Des
obstructions souvent incurables au foie, à la rate
au pancréas ; ces dernières sont
presque
sans remède : la phthisie
toujours
pulmonaire 1 etc,
notre auteur.
Voyez
LE FEBVRE.
06es
A U / 4
S M --- Page 41 ---
INTRODUCTION.
e a a : N ne peut guérir les maladies par, lcs secours
> de l'art 9 si l'on ne connait pas auparavant
> comment elles se terminent lorsqu'elles sont
> abandonnées aux seuls efforts de la nature. >.
Telle était la réflexion d'un ancien médecin des
plus recommandables : ce fut lui qui me guida
dès le commencement même de mes études médicales,et régla 1 par ce seul axiome 2 mes travaux
et ma pratique.
Un animal dûment formé, et né à son temps
propre, parvient par degrés à la maturité et à la
perfection de son espèce : s'il continue de subsister selon l'ordre de ses facultés naturelles 1 sa
santé se voit rarement interrompue pendant une
partie considérable du période que la nature a
fixé à son existence. Si par quelque accident il
lui survient une maladie, la nature seule en g6néral, lui rétablira la santé par des voies lentes
à la vérité, mais sûres. Rien de plus avantageux,
et par conséquent rien de plus agréable pour un
bon esprit, que d'aider à temps et convenablement la nature dans cette opération salutaire:
Rien au contraire de plus pernicieux et de plus
révoltant, que de la troublerou des'opposer à ses
I.
P
. Si par quelque accident il
lui survient une maladie, la nature seule en g6néral, lui rétablira la santé par des voies lentes
à la vérité, mais sûres. Rien de plus avantageux,
et par conséquent rien de plus agréable pour un
bon esprit, que d'aider à temps et convenablement la nature dans cette opération salutaire:
Rien au contraire de plus pernicieux et de plus
révoltant, que de la troublerou des'opposer à ses
I.
P --- Page 42 ---
NYSTIRRET
TN SA W INIS
IxTRODUCTION
des remèdes dépend
efforts. La juste application de la nature des maladies,
exacte
dela connaissance
lequel ils'agit de seconder,
de T'effort de la nature,
substances qui ont
et des médicamens ou autres
l'effet que l'on
pour opérer
les qualités requises
se propose.
cause qui affecte toujours
Chaque maladie: a une
manière 1 s'il est
le même corps de la même la cause est simple,
d'ailleurs sain et en santé. Plus tous les maux 7 le
plus la maladie l'est aussi. De
la cure
simple est une plaie récente, pour
un
plus
que l'on pratique
de laquelle nous voyons
le même. Le second
traitement régulier 2 toujours en est également
est le furoncle. Le traitement
la matière
uniforme 1 jusqu'à ce que
régulier 9
absolument détergé, et que
soit évacuée, le pus
d'une plaie récente:
Tulcère soit réduit à l'état
différent, mais
un traitement
alors on pratique
, et le même que
toujours régulier et uniforme,
récente;
l'on a pratiqué pour une plaie
celui que
et la fomentation, dont
de sorte quele cataplasme nécessité pour aider
s'était servi d'abord par
on
deviennent dès-lors inutiles.
Feffort de la nature, suivante sont ceux qui ont
Les maux de la classe
de la constitution.
lieu par un défaut particulier
des fautes que
Ceux de la quatrième proviennent les choses non natuavoir faites contre
le
Ton peut
dans le boire 2 le manger, ou
Telles, telles que
soit
défaut;
sommeil, etc. 2 soit par excès 2
par
CAOAIA
AA --- Page 43 ---
INTRODUCTION.
Ceux de la cinquième proviennent de l'augmentation ou diminution de quelques-unes des sécrétions et excrétions naturelles. Ceux de la sixième
proviennent des altérations qui arriventaux qualités sensibles de l'air. Ceux de la septième proviennent des changemens réguliers des différentes
saisons de l'année.
Les maladies des six premières classés ont été
bien comprises ; les causes 7 les symptômes et les
indications curatives en ont été suffisammént développés ; mais celles de la septième classe, lesquelles proviennent du, changement régulier des
saisons, 3 non pas uniquement de la température
de l'air, mais du passage d'une température à une
autre, ne me paraissent pas avoir été considérées
avec l'attention qu'elles méritent. On a bien considéré séparément les maladiés de cette classe, mais
non pas relativement à la connexion qu'elles ont
avec les différentes saisons ; non pas comme se
succédant les unes aux autres tous les ans dans
un ordre régulier, soit simples, soit compliquées
avec d'autres maladies. Or, ce point me parait de
la dernière importance 2 d'autant qu'il instruira
toujours le médecin, de la nature au moins d'une
maladie qu'il pourra trouver compliquée avec
une autre.
J'ai tenu depuis plus de seize ans un journal
très-exact des maladies épidémiques. J'en ai marquéla première apparence, T'accroissement, l'état;
I..
aux autres tous les ans dans
un ordre régulier, soit simples, soit compliquées
avec d'autres maladies. Or, ce point me parait de
la dernière importance 2 d'autant qu'il instruira
toujours le médecin, de la nature au moins d'une
maladie qu'il pourra trouver compliquée avec
une autre.
J'ai tenu depuis plus de seize ans un journal
très-exact des maladies épidémiques. J'en ai marquéla première apparence, T'accroissement, l'état;
I.. --- Page 44 ---
ANE S TN AMN
NenRe
X
IxTRODUCTION.
elles pouvaient être re:
j'ai aussi marqué quand
et leur déclin. Le
gardées comme stationnaires,
à cet égard 7
résultat de toute mon expérience
si la constance et la régulam'a convaineu que
étaient en raison de
rité du temps et des vents
les
des jours et des nuits,
épidémies
la longueur
aussi réguIes unes aux autres,
se succèderaient
de chaque mois ; mais
lièrement que les jours
un temps sec et humide
nous avons en Angleterre les effets en sont tous
dans toutes les saisons :
saison des
Nous avons aussi en toute
opposés.
et l'effet d'un vent d'est au
vents de tout point; celui d'un vent d'ouest atk
nord, est opposé à
bien em:
sud; c'est pourquoi ces causes peuvent
régulière de nos épidémies.
pêcher la succession du froid et du chaud ne sont
Ces effets contraires du
de chaud ou de
pas non plus en raison
degré
le froid sucfroid qui se fontalors sentir; quand
de
cède à la chaleur, comme au commencement si la chaleur
Thiver, il resserre beaucoup plus que
soin les
précédé. Si l'on compare avec
n'avait pas
avec celles de mars, on y
fièvres de septembre
la lontrouvera une différence extrême, quoique
soit la même, et que la tempégueur des jours
de l'air, Thumidité, les pluies, présentent
rature différence : s'il y en a cependant, on doit
peu de
y avoir égard.
vers le milieu de notre contiL'onm'a dit que,
où les saisons sont régulières, on prédit
nent,
SAA
n'avait pas
avec celles de mars, on y
fièvres de septembre
la lontrouvera une différence extrême, quoique
soit la même, et que la tempégueur des jours
de l'air, Thumidité, les pluies, présentent
rature différence : s'il y en a cependant, on doit
peu de
y avoir égard.
vers le milieu de notre contiL'onm'a dit que,
où les saisons sont régulières, on prédit
nent,
SAA --- Page 45 ---
IxTRonUCTION.
avec beaneoup de certitude le retour des
mies; tandis
épidéque, dans nos climats
faut
variables, il
toujours être sur ses gardes
quand une constitution
pour trouver
à faire place à
commence à décliner, et
une autre. Mais, quoique nous ne
puissions pas prédire la durée de
titution, nous connaissons
chaque consl'ordre de leur
cependant exactement
les étés
succession ; nous savons que tous
produisent une disposition aux fièvres
que nous
opère la appelons putrides; : que la nature en
solution par les
urines; ;
selles, 2 la peau et les
que cette disposition ou constitution
términe par la fevre
se
dysentérique de
laquelle a sa solution en partie
la Sydenham,
urines, mais surtout
par peau et les
par les selles.
Nous savons aussi
tomne, la nature
que, vers léquinoxe d'ausemble disposée à déterminer
lépaississement
(t)
morbifique vers les intestins
par-
(r) L'auteur se sert ici du mot lentor
tout son ouvrage, , pour rendre ce
, qu'il a conservé dans
hasypirns, viscosité ou
que les Grecs entendent par
sissement. Il sera facile epaississement. de voir
Je le rends par épaisce mot, en jetant les
ce que l'on doit entendre
yeux sur deux
par
phraste, et l'autre d'Aristote,
passages 3 l'un de Théovoici :
que Pline rend à sa manière; ; les
Eyyivera O5 TL finmvisdes ày TOUTOiS, 2xL
lentorem resinosum. Ai
Thiaypos. Ferterebinthus
Purpura lentorem
Toppupa TOLOUGE Thy xzhovpivy pliznpay,
cujusdam ceree salivant,
les
ce que l'on doit entendre
yeux sur deux
par
phraste, et l'autre d'Aristote,
passages 3 l'un de Théovoici :
que Pline rend à sa manière; ; les
Eyyivera O5 TL finmvisdes ày TOUTOiS, 2xL
lentorem resinosum. Ai
Thiaypos. Ferterebinthus
Purpura lentorem
Toppupa TOLOUGE Thy xzhovpivy pliznpay,
cujusdam ceree salivant, --- Page 46 ---
ENGREG
NAUNE < TW AAS
N
IxTRODUCTION:
en une fois par
pour être évacuée
évacuatieulièrement, morbus, ou par de iréquentes constitue le
un cholera
considérables; ce qui
lieu
tions, mais peu
des évacuations quiontl
dautomne, ou par
comme dans la:
flux second ou troisième jour,
chaque
; et ces déterminations
nouvelle de Sydenham; l'onappelle constifièvre nature distinguent ce que
la sécrétion
de la
de
tution bilieuse, en conséquence et de la couleur des
abondante de la bile,
plus considéplus
quoique la sécrétion la cause de la
évacuations, la bile soit l'effet, et non
une
rable de
se termine par
maladie. Cette constitution diffère à quelques égards
érysipélateuse, qui
fièvre
du printemps.
de Térysipéle
glutineuse spontanée,
Alors parait la constitution, formes; savoir : la
sous deux
el latra
qui se manifeste
de Sydenham 7
fausse péripneunonie
avec matière.
hypocondriaque
les
bile ou affection
ce que
Celle-ci continue gntenaleoeatjagu fait sentir : alors cette
blanches se soient
inflamgelées
est suivie de la constitution selon le.
constitution continue plus ou moins,
matoire, qui
duranttout l'hiver et une partemps et les vents,
dans le printemps, elle
mais,
tie du printemps; des
particulières
avec
épidémies
est compliquée savoir: avec la fièvre catarrheuse,
à cette saison,
2 fur, érysipèles,
d'accès de printemps
des anfièvres
non putride
fièvre humorale ou synoque dure à quelque dégré.
ciens. Cette constitutiou
SAEIA
Aura
,
matoire, qui
duranttout l'hiver et une partemps et les vents,
dans le printemps, elle
mais,
tie du printemps; des
particulières
avec
épidémies
est compliquée savoir: avec la fièvre catarrheuse,
à cette saison,
2 fur, érysipèles,
d'accès de printemps
des anfièvres
non putride
fièvre humorale ou synoque dure à quelque dégré.
ciens. Cette constitutiou
SAEIA
Aura --- Page 47 ---
IxTROPUCTION.
7.
jusque vers le solstice d'été, et fait place alors à
la synoque putride.
Si donc il parait que la succession des saisons
produise invariablement des altérations dans nos
corps, lesquelles altérations les disposent à ces.
différentes maladies qui, suivant qu'elles affectent
unl grand nombre de sujets, comme parune cause
commune et en même temps, sont pour cela
appelées épidémiques ; on accordera sans doute
personne n'est en état d'exercer la méque
decine, si l'on ne sait discerner ces maladies au
premier coup d'ceil, et dans leurs différens degrés,
soit simples, soit compliquées les unes avec les
autres, ou même avec toute autre maladie , soit
des méaigué, soit chronique; qu'ainsi, preserire
dicamens pour une fièvre, sans connaitre la coustitution actuelle, c'est être charlatan, et mériter
par-là d'être banni de la société civile comme une
peste.
Cette influence des saisons nous démontre auss
T'absurdité de ces prétendus remèdes universels,
et la folie qu'il y a de courir après ces spécifiques
que l'on veut pouvoir donner indifféremment en
toutes saisons pour des maladies de même dénomination, ou qui sont les mêmes en apparence 9
sans avoir égard à la différence de l'àge, du sexe, 9
ou à la constitution actuelle. Cela nous montre
aussi le danger d'adopter aucun système, ou de
déduire de la même cause, des maladies qui ont. --- Page 48 ---
TN IAES T NGREE
eka
R
INTRORUCTION.
et de suivre ce quel lon
une même dénomination, saison que ce puisse
appelle routine, en quelque
être.
cette erreur ne soit
J'ai lieu de craindre que
des praticiens rémême parmi
eireur
assez commune,
vais montrer cette
guliers d'ailleurs; et je
Nous savons, par
fort sensible.
par un exemple
que la petitesuccès de Tinoculation,
bien
les grands
simple dans les sujets
vérole est une maladie
après une fèvre
les boutons parnissent
et
portans;
mûrissent doucement,
d'assez peu de durée,
mauvaise consédisparaissent sans laisser aucune aucun remède,
quoique l'on n'administre
rigouquence, n'observe même pas de régime
et que l'on
peut se trouver comreux. Mais la petite-vérole de toutes les saisons;
pliquée avec les épidémies deviendront donc
et le régime
les médicamens
nécessaires. Si d'aillenrs
alors indispensablement à la nature de Tépidémie,
on ne les adapte pas
de bien : ainsi celui qui
ils feront plus de mal que invariable dans le traites'est fixé une méthode fera périr autant de mament de la petite-vérole,
Supposons qu'un
lades qu'il en pourra guérir. bilieux, accoutumé à
sujet d'un tempérament viandes et à boire beancoup
manger beaucoup de
soit attaqué de la petitede liqueurs spiritueuses, où la constitution bilieuse
vérole dans la saison
échauffans, un
ces médicamens
est épidémique; le feront Linfailliblesent
périr;
air chaud etl'opium
himin SABEIA
A AES
,
Supposons qu'un
lades qu'il en pourra guérir. bilieux, accoutumé à
sujet d'un tempérament viandes et à boire beancoup
manger beaucoup de
soit attaqué de la petitede liqueurs spiritueuses, où la constitution bilieuse
vérole dans la saison
échauffans, un
ces médicamens
est épidémique; le feront Linfailliblesent
périr;
air chaud etl'opium
himin SABEIA
A AES --- Page 49 ---
IxTIODUCTION
au lieu qu'il se tirera probablement d'affaire par
les mêmes purgatifs, le même air, la même eau,
les mêmes acides et les mêmes fruits qui sont nécessaires dans la fièvre bilieuse quand il n'y a pas
de petite-vérole. Que l'on guérisse la fièvre bilieuse,
d'inla petite-vérole ne causera plus beaucoup
quiétude ni de peine. Mais je suppose encore que
la petite-vérole attaque un sujet gras,bouffi,ayant
le cou court et respirant avec peine; que cela,
dis-je, lui arrive au plus haut point où la fausse
péripneumonie est la constitution actuelle, et que
l'éruption ait lieu le quatrième Ou cinquième
jour, sans que sa respiration devienne plus libre,
ce sujet ne demande-t-il pas d'être traité avec les
mêmes oxymels, squilles, antimoniaux et vésicatoires, qui auraient été requis si la petite-vérole
n'était pas survenue à l'épidémie de cette saison?
N'est-ce pas à l'expectoration qu'on doit particulièrement fixer son attention dans ce cas-ci?
Supposons, troisièmement, que dans le fort de
I'hiver, 2 durant un vent sec et froid de nord-est,
unsujet soit attaqué d'une vraie fièvre pleurétique,
et que la petite-vérole se manifeste bientôt après,
ne doit-on pas réitérer les saignées?Tous les breuvages du malade ne doivent-ils pas être tiedes? Son
appartement nedoit-ilpas être modérémentchaud?
Et, sans s'arrêter à la petite-vérole, ne doit-oa pas
tourner toute son attention vers la pleurésie et
l'état inflammatoire de la maladie 2 et administrer
,
unsujet soit attaqué d'une vraie fièvre pleurétique,
et que la petite-vérole se manifeste bientôt après,
ne doit-on pas réitérer les saignées?Tous les breuvages du malade ne doivent-ils pas être tiedes? Son
appartement nedoit-ilpas être modérémentchaud?
Et, sans s'arrêter à la petite-vérole, ne doit-oa pas
tourner toute son attention vers la pleurésie et
l'état inflammatoire de la maladie 2 et administrer --- Page 50 ---
AAE y "/ SNEYIRES
NS - s WW
IS
IxTRONDCTION
1O
lieu du
? Enfin,
les sels et Ie nitre au
quinquina attaque un sujet
la petite-vérole
I
que
2 les
1 je suppose fièvre catarrheuse du printemps
atteint d'une
doux
1 de doux
breuvages tièdes, de
pectoraux nécessaires? Ainsi,
anodins ne deviennent-ils pas toutes les semaines 9.
tous les mois pent-étre 1 ou
épidémique un
il arrivera dans la constitution
un traitequi obligera de pratiquer mêmcs malachangement
la guérison des
ment diflérent pour
de la santé.
dies , et pour le recouvrement s'instruise donc d'abord
Que le jeune médecin
épidémiques 3
bien exactement des constitulions l'effet du froid et
et qu'il observe soigneusement l'effet d'un froid
du chaud dans chacune d'elles 5 celui d'un froid
et d'une chaleur sèche 2
de moisec,
et d'une chaleur accompagaée
effets
humide,
des différens vents, lesquels
teur, et ceux
ceux de ces températures ;
sont tout autres que effets de chaque constitution
qu'il considère les
cette variété de circonsépidémique avec toute sujets dont le températances , relativement aux sont pas les mèmes ;
ment et la constitution ne de eirconstances, lacar la même combinaison dans un sujet, ne
quelle produit une pleurésie dans un autre 2 au point
fera que resserrer tout
donc avoir égard au
d'une parfaite santé. Il faut
manière de vivre;
le malade, età sa
le
lieu qu'habite
sa famille est plus
à Tindisposition à laquelle
sont le plus:
et sa profession
sujetle, 2 sa contrée
SAUARAE
M
èmes ;
ment et la constitution ne de eirconstances, lacar la même combinaison dans un sujet, ne
quelle produit une pleurésie dans un autre 2 au point
fera que resserrer tout
donc avoir égard au
d'une parfaite santé. Il faut
manière de vivre;
le malade, età sa
le
lieu qu'habite
sa famille est plus
à Tindisposition à laquelle
sont le plus:
et sa profession
sujetle, 2 sa contrée
SAUARAE
M --- Page 51 ---
INTRODUCTION.
If
exposées, et quel effet le changement des saisons
produit ordinairement sur lui. En observant ces
règles, si un médecin est patient, adroit, attentif,
il peut, avec le seul bon sens, distinguer les épiles discerner les
démies successives de l'année, 2
unes des autres, 9 et il découvrira si elles sont
simples, ou compliquées les unes avec les autres,
ou avec des maladies communes à toutes. Ainsi il
aura beaucoup d'avantages sur ceux de sa profession
n'ont rien
puisse diriger leur
1 lesquels
qui
jugement, que les symptômes présens , et le détail imparfait que fait toujours un malade troublé,
le médecin
ou une garde stupide 2 par lesquels
peut étre induit en une erreur dangereuse 9 au
point d'ordonner des saignées réitérées dans le
cas de bile, ou de forts émétiques dans ceux oû
il y a inflammation.
Ces instructions 2 que je ne mets ici que pour
les jeunes médecins, me mènent naturellement à
quelques avis de précaution, de la dernière imle malade. S'il est vrai qu'il n'y a
portance pour
moyen de guérir les maladies par l'art 9 sans
pas
de
manière la nature en
savoir auparavant quelle
opère la solution, il est donc de la dernière importance de suivre pas à pas la marche de la
nature; mais, dans cette métropole 2 cela est trop
souventimposibley parce quela nature est presque
toujours arrêtée avant que le médecin soit appelé.
Un sujet est-il attaqué d'une maladie aigué? aussi-
portance pour
moyen de guérir les maladies par l'art 9 sans
pas
de
manière la nature en
savoir auparavant quelle
opère la solution, il est donc de la dernière importance de suivre pas à pas la marche de la
nature; mais, dans cette métropole 2 cela est trop
souventimposibley parce quela nature est presque
toujours arrêtée avant que le médecin soit appelé.
Un sujet est-il attaqué d'une maladie aigué? aussi- --- Page 52 ---
T H JT WS7KEE
e
IAS
INTRODUCTIOS
médicament dès qu'il peut
tôt lon administre un
symptômes
avoir été préparé. Dès ce moment;les avec les effels de
de la maladie sont si confondus difficile , et quella drogue 1 qu'il est toujours
les uns des
impossible de les distinguer
quefois
donc qu'un malade fût patient,
autres. Je voudrais
qu'on ne. prit rien sans
et le médecin réservé ; n'ordonnàt rien sans être
avis, et que le médecin
particulier de la mabien assuré, par le caractère
indiqué
le remède est indubitablement
ladie, que
pour la cure.
observerici qu'ilya a des fièvres
Je doisà présent
comme épidémiques - 9
que l'on peut considérer telles par Tinfluence
outre celles qui deviennent saisons. Elles sont
des différentes
contagion
prédominante Premièrement , une
de deux sortes.
de son genre propre, 1
particulière, sui generis 1
secondement, des
à une contrée:
et particulière accidentelles qui peuvent arriver
combinaisons
sorte sont les
contrée. De la première
dans une
la petite-vérole, et ditaffections pesilentielles,
naturelles
férentes autres maladies, 7 productions
contrées, et qui ont été transportées
de quelques
d'un pays avec un autre 1 et
par le commerce
De la seconde sorte sont
propagées par contngion. des prisons 7 des hopitaux,
les fièvres des camps,
lieux analogues 2 lesdes vaisseaux, et d'autres s'étendre au-delà du
quelles fièvres ne peuvent
que par communication.
lieu de leur naissance,
LAhm
SARIAR
à L AK
J --- Page 53 ---
IsTRODUCTION:
De cette. espèce sont aussi les fièvres qui proviennent des changemens accidentels de l'air, du
régime et du temps ; mais ces dernières se trouveront aussi plus ou moins affectées de la constitution épidémique de la saison; et, de vrai, nous
trouvons qu'une saison en avance 3 une autre en
retarde 9 ou même en arrête entièrement les
progrès. Ces maladies sont rarement simples, et la
complication en est un objet digne de la plus
grande attention.
Pour développer et éclaircir ces principes, jai
pris le parti de traiter d'abord de la fèvre qui
revient paraccès, pourplusieurs raisons : 1. parce
qu'elle est très-connue; ; 2.0 parce que, quand elle
est simple, elle n'est pas dangereuse ; 3,0 parce
que, dans cetétat, un spécifique suffit pour l'arrêter ; et 4.° parce qu'elle est commune à toutes
les saisons de l'année, et se complique par conséquent tantôt avec l'une 9 tantôt avec l'autre constitution épidémique qui prédomine dans chaque
saison ; circonstance qui me donnera lieu
ser
d'expoet d'éclaircir la grande variété que l'on remarque dans cette fièvre, et dans un grand nombre
d'autres.
Je vais donc
procéder, 2 en donnant un détail
aussi succinct que je le pourrai de chacune des
fièvres ordinaires 7 dans le même ordre qu'elles
se succèdent les unes aux autres dans le cours de
l'année. Comme ce détail forme un cercle, il
prédomine dans chaque
saison ; circonstance qui me donnera lieu
ser
d'expoet d'éclaircir la grande variété que l'on remarque dans cette fièvre, et dans un grand nombre
d'autres.
Je vais donc
procéder, 2 en donnant un détail
aussi succinct que je le pourrai de chacune des
fièvres ordinaires 7 dans le même ordre qu'elles
se succèdent les unes aux autres dans le cours de
l'année. Comme ce détail forme un cercle, il --- Page 54 ---
NE
ROURES
1 8 TW
AS
IsTRODUCTION.
commence ; car il est
n'importe par laquelle je
une sans comd'en bien comprendre
trouve
impossible
Comme la fièvre d'accès se
prendre le tout.
l'autre de ces fièvres
compliquée avec l'une ou continuellement: y reparticulières 1 il faudrait
traité toutes
venir, si je n'en avais auparavant
Or, cela
les variétés dans un chapitre particulier. formera
fois fait, le reste de mon ouvrage
une
par la
suite régulière , et non interrompue
une
revenir des matières dont je
nécessité d'y faire
fois.
serais obligé de parler plusieurs
le lecteur consulte la petite note
N.B. Il est essentiel que de l'auteur, à la fin de l'ouqu'on a placée avant les recettes fait des poids dont il est fait
vrage. Il se mettra par-là au ordonnances. On à cependant eu
mention dans les différentes
surtout lorsqu'il
T'attention, dans tout le corps de T'ouvrage, de réduire les poids
s'est agi de régler le régime des malades,
françaises.
aux poids et aux mesures
et les mesures anglaises,
SAAIA
A --- Page 55 ---
REGHERCHES
SUR
LES FIÈVRES.
DE LA FIÈVRE D'ACCÈS.
LA fièvre d'accès n'est jamais la même maladie
dans toutes les saisons de l'année; elle a différentes terminaisons, si elle est abandonnée à la
nature; c'est pourquoi l'art doit ts'y prendre de
différentes manières pour la traiter. En automne,
ou pendant la moisson, c'est une espèce de maladie aigué qui dégénère communément en quelque maladie chronique. Une fièvre d'accès, au
printemps est une maladie demi-aigué, qui SE
termine par une vraie-maladie aigué, ou par une
parfaite santé; car le froid rend intermittentes les
fièvres d'accès informes; la chaleur, au contraire,
rend continues les fièvres
intermittentes, ou les
fait bientôt aboutir à une crise complète. Les
médicamens rafraichissans et les échauffans
duisent à quelque degré des effets analogues, pro- de
sorte que, quoique la fièvre d'accès, tant de la
vraie-maladie aigué, ou par une
parfaite santé; car le froid rend intermittentes les
fièvres d'accès informes; la chaleur, au contraire,
rend continues les fièvres
intermittentes, ou les
fait bientôt aboutir à une crise complète. Les
médicamens rafraichissans et les échauffans
duisent à quelque degré des effets analogues, pro- de
sorte que, quoique la fièvre d'accès, tant de la --- Page 56 ---
pNesa W WIH
TOREE
ROPSS
DELAI FièvnE
soit
spécialement.
moisson que du printemps cependant le traila même fièvre épidémique, Les saignées nécestement doit en être différent.
une fièvre d'accès au printemps,
saires pour guérir
dans la moisson.
sont rarement nécessaires où cette fièvre est enDans toutes les contrées
qui ont une
démique, on observe que les sujets affectés de
à ces fièvres, y sont tous
d'eridisposition
Plusieurs
T'impression de vents particuliers. de sortir du lit,
même dire 2 avant
tr'eux peuvent
entre l'est etle nord.
si le vent souffe d'un point la fin de juillet ou au
S'il y a eu des pluies vers
vents du nord
d'août, et queles
discommencement
sont alors dans une
aient succédé, ces sujets
d'entr'eux -
seront
position somnolente, et plusieurs de suite. Mais si
assoupis pendant quelques jours
point du
souffle long-temps de quelque
le vent
s'il est accompagué de pluie,
nord, spécialement tout ensemble, ou de neige
ou de pluie et de neige
fièvre
pas
une
quin'est
seule, alorsil se manifeste
si on labandonne
du tout inconnue à ces sujets ;
de
une
elle deviendra en peu jours
à la nature 2
intermittente 7 analogue à la
espèce de fièvre
d'eux, soit tierce, quarte,
constitution de chacun double quarte ; de sorte que
soit double tierce 2
qui produisent une
les mèmes causes externes produire une quarte
tierce dans lun 2 peuvent certaines années 9 cepen.
dans l'autre : dans
malgré la
la fièvre quarte prédomine 2
dant,
Aim
SAURIA
SAK
endra en peu jours
à la nature 2
intermittente 7 analogue à la
espèce de fièvre
d'eux, soit tierce, quarte,
constitution de chacun double quarte ; de sorte que
soit double tierce 2
qui produisent une
les mèmes causes externes produire une quarte
tierce dans lun 2 peuvent certaines années 9 cepen.
dans l'autre : dans
malgré la
la fièvre quarte prédomine 2
dant,
Aim
SAURIA
SAK --- Page 57 ---
n'Accès:
différence de la constitution
Parmi les
et du tempérament.
étrangers, certains sujets
jamais eu de fiévre d'accès
quin'avaient
et le pauvre
auparavant, des enfans,
peuple qui vit avec
ont des maisons
peine ; ceux qui
humides et maavais
ne sont pas assez
feu; ceux qui
à la moiteur de la vêtus, ou qui sont trop exposés
vaises
nuit ; ceux qui boivent de maueaux, 3 ou des liqueurs
mangent beaucoup de
vapides ; ceux qui
et même des
légumes, 2 des fruits passés,
tombent
poissons mollasses ; ces sujets,
dans une langueur,
dis-je,
qui aboutit bientôt à
perdent T'appétit, ce
est vrai, devient
une fiévre. Cette fièvre , il
rémittente en peu de jours, mais,
très-souvent, ilse passe bien du temps
devienne
avanto qu'elle
sentir de froid intermittente, 2 surtout s'il ne se fait
vif. L'homme sans souci,
pas
feu, bonne nourriture,
qui a bon
à moins
habits chauds,
qu'il n'ait été abattu
échappe,
tions. C'est cette maladie
par les évacuad'accès informe
que l'on appelle fèvre
; mais, quoique tous lés
praticiens s'accordent en ce qu'il faut auteurs.
sement la distinguer de toute autre
soigneul'ai cependant jamais trouvée
fievre, je ue
1,o Elle est rare dans
assez caractérisée.
que dans certaines
cette ville > et ne parait
titution
saisons 9 lorsqu'ilya une consvents du épidémique nord
fiévreuse 2 et de
ou nord-est.
fréquens
2,0 Le froid, au premier
que dans la
accès, y est plus grand
plupart des autres fièvres,
I.
, et généra2
soigneul'ai cependant jamais trouvée
fievre, je ue
1,o Elle est rare dans
assez caractérisée.
que dans certaines
cette ville > et ne parait
titution
saisons 9 lorsqu'ilya une consvents du épidémique nord
fiévreuse 2 et de
ou nord-est.
fréquens
2,0 Le froid, au premier
que dans la
accès, y est plus grand
plupart des autres fièvres,
I.
, et généra2 --- Page 58 ---
ONEYZRRNON
ea N AN
a
N
DEIA FIÈYRE
de sorle que le malade déseslement plus long, réchauffer.
père même de se
fièvre ardente avec tous
3.0 A ce, succède une
semble monter pap
ses symptômes 7 laquelle lors de la rémittence.
degrés à son état, et a pour sentir,oule malade
frisson se fait anssitôt
avec'
Un léger
ou les selles paraitront
sera près de suer 2
sécrétions plus
ou il se fera quelques
liberté, 9
Pendant ce temps-là,
abondantes du fluide eaqueux.
très-plein et
est irrégulier 1 quelquefois
assez
le pouls
petit et dur, et quelquefois devrait
fort, quelquefois
fréquent qu'il ne
mou 9 mais toujoursplus aussi : quelquefois elles
être. Les urines varient
crues et hautes
sont pâles et crues, quelquelois
il y aura
Quand elles sont refroidies,
et
en couleur.
bientôt après point;
en un temps un nuage heures ?
après, elles deviencependant 1 quelques
sont refroidies. La
troubles aussitôt qu'elles
, au
nent
malade est à la tête, aux épaules
douleur du
fort changeante. Ily a
dos, à l'abdomen 7 et la fièvre, que dans les
dans
autant dirrégularité concomitans ; ce qui fait une marque
symptômes
la fièvre d'accès informe 1 ou
caractéristique de
devenir intermittente au
d'une fièvre qui pourra
bout de quelques jours. la rémittence est fort sen4° En peu de jours, d'accès ressemble à ce que
sible ; alors cette fièvre
lentes nerveuses, 2
ont appelé fièvres
de la
quelquesuns miliaires. Elle est distinguée
tilicuses ou
en VAhm
SAUAIA
ans ; ce qui fait une marque
symptômes
la fièvre d'accès informe 1 ou
caractéristique de
devenir intermittente au
d'une fièvre qui pourra
bout de quelques jours. la rémittence est fort sen4° En peu de jours, d'accès ressemble à ce que
sible ; alors cette fièvre
lentes nerveuses, 2
ont appelé fièvres
de la
quelquesuns miliaires. Elle est distinguée
tilicuses ou
en VAhm
SAUAIA --- Page 59 ---
D'Accès.
febricule, I. par le nombre des vraies fièvres d'accès qui règnent alors, et dénotent la constitution
épidémique. 2.0 La fébricule s'accroit lentement
par degrés, mais la fièvre d'accès ressemble à une
fièvre ardente 2 presque même dès le commencement : elle commence par un frisson plus considérable, et ce froid dure plus long-temps ; après
quoi la chaleur et la fievre sont considérables.
3.0 Dans la vraie fièvre lente nerveuse 1 le pouls
est plus petit et plus serré lors du paroxysme, et
alors la peau est fort chaude. ; mais, dans la fièvre
d'accès, la chaleur ou la fièvre et le pouls sont en
même raison. L'urine, dans la fièvre d'accès informe, n'est pas long-temps pâle 2 mais changera
même de couleur trois ou quatre fois le même
jour ; elle sera même très-haute en couleur, 9 fort
saturée , et déposera un sédiment briqueté, et
cependant la fièvre d'accès sera toujours informe.
J'ai communément vu, dans la fébricule, de petits
filets semblables aux anguilles du vinaigre , quand
l'urine avait été rendue dans un verre ; et quand
l'urine devenait froide, le nuage formé au haut
du verre avait la forme d'un réseau de couleur
blanche, si l'urine en avait été décantée avec dextérité. Dans la Gevredaccisinforme de la moisson,
le nuage de l'urine est, pourla plupart du temps,
brun ou rougeàtre 2 et s'étend depuis la superficie
jusqu'au milieu ou au fond même du verre ; le
tissu en. est plus làche. 4Ilya une autre diffé2..
froide, le nuage formé au haut
du verre avait la forme d'un réseau de couleur
blanche, si l'urine en avait été décantée avec dextérité. Dans la Gevredaccisinforme de la moisson,
le nuage de l'urine est, pourla plupart du temps,
brun ou rougeàtre 2 et s'étend depuis la superficie
jusqu'au milieu ou au fond même du verre ; le
tissu en. est plus làche. 4Ilya une autre diffé2.. --- Page 60 ---
SIRRSGS
wNeka N IM
*
DE LA FikvRE
remarquéé, quoique
rence que j'ai fréquemment les fièvres rémittentes $
toujours constante ;
les
modénon
: sont
plus
des continentes
trois
de lepèce
heures du matin jusqu'à
rées , depuis huit
les fièvres de l'espèce des
de Tapresmidi; ; mais
rémittence à différens
intermittentes ont leur
deux rémittences et
même
temps, et quelquefois même plus en un même jour.
deux paroxysmes, et
d'une oppression ou
Les fièvres qui proviennent tiennent le malade à la
irritation des nerfs,
d'une
le médecin en état d'apprécier
torture, sans mettre ressemblent à des affections
les symptômes. Elles il n'y a point de matière 7
quasi sine materid,oi d'accès est évidemment une
tandis que la fièvre
provient d'une constitufièvre avec matière qui
se joint au relàde T'air, laquelle
tion morbifique
d'une
arrêtée
;
transpiration
chement de solides
morbifique qui
d'un certain degré d'épaisissement de crudité dans les
trouve dans le sang 2 ou
sorte
le
se
secondes voies ; de
que
ou
fort chaud, être
premières semble, dans un jour
malade
un fardeau fort pesant.
çomme accablé par les fièvres d'accès informes
5.0 Presque toutes
cette fièvre rémitde la moisson commencent informe par jusqu'à ce qu'elle ait
tente, qui continue
le temps devienne sensidétruit les causes, ou que plus elle commencera
blement plus froid. De là,
plus elle sera longbonne heure dans la saison,
vice versd.
de
cacteris paribus, et
temps à se former,
N
SAAL
malade
un fardeau fort pesant.
çomme accablé par les fièvres d'accès informes
5.0 Presque toutes
cette fièvre rémitde la moisson commencent informe par jusqu'à ce qu'elle ait
tente, qui continue
le temps devienne sensidétruit les causes, ou que plus elle commencera
blement plus froid. De là,
plus elle sera longbonne heure dans la saison,
vice versd.
de
cacteris paribus, et
temps à se former,
N
SAAL --- Page 61 ---
D'Accès.
différence des fièvres d'accès du printemps
La
est considérable ; car
et de celles de la moisson,
lesquelles
les fièvres intermittentes du printemps,
étaient telles dès le commeneement. , dégénérent
à proportion
fréquemment en fièvres continues, s'il survient
le temps devient plus chaud; et
que
chaleur humide (ce qui arrive
subitement une
la
souvent dans les Pays-Bas ét au printemps),
en fièvre
fièvre d'accès peut se changer partout Yadminiscontinue, comme il serait arrivé par
maladroite de remèdes échauffans ; quoitration
la
à son type
qu'en certains cas, on puisse rappeler
évacuations convenables, cependant, ei
par des
en fièvre putride
bien des cas, elle se terminera
dans
locales. De même ysi,
ou en inflammations
subitement un froid
la moisson, il se fait sentir
le
mordant, les fièvres intermittentes prendront
2 ou devientype de la constitution épidémique celle
les
dront la même fièvre d'accès que
que
malades ont coutume d'avoir.
maladies
Plusieurs observateurs disent que les
du temps de la moisson sont plus dangereuses
celles du printemps ; mais j'ai examiné 9
que
plusieurs de ces dernières années, les rependant
etles succès de la pragistres de différens hôpitaux
particulière; : après l'attention la plus exacte,
tique
jai trouvé que Ie nombre des morts 1 proportionle milieu de
nément à celui des malades 2 depuis
jusqu'à la fin de mai, surpassait celui des
janvier
observateurs disent que les
du temps de la moisson sont plus dangereuses
celles du printemps ; mais j'ai examiné 9
que
plusieurs de ces dernières années, les rependant
etles succès de la pragistres de différens hôpitaux
particulière; : après l'attention la plus exacte,
tique
jai trouvé que Ie nombre des morts 1 proportionle milieu de
nément à celui des malades 2 depuis
jusqu'à la fin de mai, surpassait celui des
janvier --- Page 62 ---
C - W MN
NCRE
DE LA FIÈYRE,
autres huit mois. Je souhaite
sont plus à portée
que
qui
que
d'autres,
de faire des
moi, se donnent la
je
recherches à cet égard
peine
pense que les aflections
(t). Maintenant
nombreuses, moins
d'automne sont plus
guérir vers
dangereuses, et plus aisées à
du
Tapproche da printemps; et
printemps sont moins
que celles
reuses , et plus aisées à nombreuses, plus danges
dejnillet, quand elles guérir vers les
ont
approches
et que la constitution parcouru leurs périodes,
fait place à celle d'une épidémique d'une saison
La cause ou le
autre.
la
siége de la fièvre
moisson, est
rémittente de
voies; mais prineipalement dans les
, après qu'elles ont été
premières
nettoyées, , on peut soutenir la
suffisamment
avecles cordiaux,
force des malades
sans craindre de
continue; car le froid
rendre la fièvre
fibres, et convertissant l'empéche la
2 resserrant les
tence. Mais, au
rémittence en intermitprochent,
printemps, les chaleurs qui
à la
produisent dans le
s'apdissolution ou à la
sang une tendance
prégné d'exhalaisons putréfaction : l'air est im3 et
sang se dissout aisément chargé d'animaleules; : le
gu'il
(jallais
fermente), et les mêmes
presque dire
sent Tabattement des forces causes qui produiment à ce qu'on les
2 s'opposent absolurétablisse par les cordiaux,et
(1)M. De Haen n'avait
fuand ceci fut écrit, pas encore publié son Ratio medendi,
sang une tendance
prégné d'exhalaisons putréfaction : l'air est im3 et
sang se dissout aisément chargé d'animaleules; : le
gu'il
(jallais
fermente), et les mêmes
presque dire
sent Tabattement des forces causes qui produiment à ce qu'on les
2 s'opposent absolurétablisse par les cordiaux,et
(1)M. De Haen n'avait
fuand ceci fut écrit, pas encore publié son Ratio medendi, RRZAA --- Page 63 ---
D'Accks.
fontrisquer davantage de rendrela fièvre continue,
après en avoir détruit la rémittence. Le quinquina
même
le moins chaud et le meilleur de
1 quoique
être emtous les cordiaux, ne peut pas toujours
ployé, ni même, en certains cas 2 aucun vin : de
sorte qu'alors tous les médicamens se réduisent au
petit-lait, aux sucs végétaux, 2 aux sels neutres $
aux acides et autres choses semblables ; et, pendant ce temps-là, 9 le malade tombe toujours de
le
de forces et de souplus en plus par
manque
tien que ces médicamens ne peuvent lui procurer, 9
et que le médecin n'ose donner au malade par
aucun autre moyen.
ardente
-
Pour peu qu'un sujet saisi d'une fièvre
dans la moisson, 2 ne fit autre chose que de boire
beaucoup d'eau froide, il vomirait probablement,
et serait purgé; après quoi sa fièvre pourrait avoir
de la rémittence 2 et ensuite devenir fièvre régulière, soit quotidienne, soit tierce ou quarte ?
sans le secours de l'art: mais 1 au printemps,1 la
gradation est toute contraire ; car alors une fièvre
tierce régulière peut d'abord devenir quotidienne,
ensuite seulement rémittente, de là, ardente 7 et
enfin putride 1 surtout si l'on a mis en usage des
médicamens échauffans. Bref, il est difficile, 9 dans
la moisson, d'abréger les intervalles d'une fièvre
d'accès bien formée, et au printemps 9 de les prolonger ; de sorte que 9 dans la moisson, une
fièvre d'accès sera une fèvre qui, mal traitée, peut
*
ord devenir quotidienne,
ensuite seulement rémittente, de là, ardente 7 et
enfin putride 1 surtout si l'on a mis en usage des
médicamens échauffans. Bref, il est difficile, 9 dans
la moisson, d'abréger les intervalles d'une fièvre
d'accès bien formée, et au printemps 9 de les prolonger ; de sorte que 9 dans la moisson, une
fièvre d'accès sera une fèvre qui, mal traitée, peut
* --- Page 64 ---
- Sa Nw MN
MoteXRaNE
Dr LA
se terminer
Fiiynr
par une affection
printemps 9 une affection
chronique, ct; au
fièvre fort
qui peut devenir
diète
dangereuse. Le petit-lait,
une
végétale, 9 les eaux
le lait, une
les sels neutres de mème minérales purgatives, et
fuges du
qualité s sont les fébriquelques liqueurs printemps ; tandis que de bons fruits,
de Tautomne,
généreuses 1 sont les
été
, après que les premières febrifuges
nettoyées.
voies ont
Les fièvres d'accès de la
dans les pays les plus
moisson sont rares
Ce qui, je pense
méridionaux de
7 est di aux
TEurope ;
mûrs, au temps doux et net
bons fraits bien
ou du
de la fin dela
commencement de T'hiver.
moisson,
printemps sont fort
Mais celles du
pays de la communion communes (surtout dans les
carême ) : on y
romaine 4 vers, la fin du
crainte; ; et l'on saigne 2 pour ces
que les chaleurs y purge avec grand succès, fevres, sans
thode ne serait approchient; ; mais la même parce
les pays qui sont peut-être pas si praticable dans mé
Mais,
plus au nord.
fièvre pour revenir à mon sujet,
irréguliere a continué
quand cette
jours, la rémittence devient pendant plusieurs
régulière : les
plus longue et plus
sont plus violens; paroxysmes, les
quoique plus
séreuses plus
sueurs ou les excrétions courts, 9
abondantes; et le malade
daffaiblisement Alors les urines
se plaint
troubles; il se fait une crise
deviennent fort
parfaite, et, selon,
RNO2ME
mon sujet,
irréguliere a continué
quand cette
jours, la rémittence devient pendant plusieurs
régulière : les
plus longue et plus
sont plus violens; paroxysmes, les
quoique plus
séreuses plus
sueurs ou les excrétions courts, 9
abondantes; et le malade
daffaiblisement Alors les urines
se plaint
troubles; il se fait une crise
deviennent fort
parfaite, et, selon,
RNO2ME --- Page 65 ---
D'Acchs.
toutes les apparences (excepté seulement la fré
quence du pouls), la fièvre parait finir, pendant
quelques heures. Le
unsommeil
malade.pendant ce temps-là,a
profond.es/mictisant,e
guand il s'éveille, et sent un
quelqu'appétit
grand
change de linges; croit sa maladie finie; soulagement;
se plaint bientôt de
mais enfin
il est saisi d'une lassitude; baille fréquemment:
dans les
douleur dans le dos, à la tête,
le
membres,a un sentimentde froid partout
corps. A ce, Succède un frisson qui
aux dents, aux
commence
machoires; ses ongles
sont quelquefois livides,
pâlissent,
et son nez. ; sa respiration aussi-bien que ses lèvres
est courte,
trémuleuse et pénible : suivent une
prompte,
anxiété, des nausées,
oppression ou
le pouls devient
quelquefois un vomissement;
et le
dur, petit, fréquent; ; la bouche
gosier rsont d'une sécheresse
est pale
brûlante; l'urine
etclaire, ou de couleurde
tels sont les phénomènes
flamme, et crue :
frisson ou le
qui accompagnent le
Je n'ai
premier période de la fièvre d'accès.
dans les vu mourir personne en cet état; mais,
frissons de la fièvre
ces communs:
quarte, j'ai Vl, outre
douleurs de symptômes mentionnés, de violentes
différens
coliques, tout le ventre ramassé en
pelotons durs, la poitrine
comme près de crever, les
gonflée, et
choires serrées l'uue
yeux hagards, les mânée, le
sur l'autre, la face toute tourpouls fort agité, les
tout le
jointures
corps convulsé 2 et les extrémités craquer,
fort
, j'ai Vl, outre
douleurs de symptômes mentionnés, de violentes
différens
coliques, tout le ventre ramassé en
pelotons durs, la poitrine
comme près de crever, les
gonflée, et
choires serrées l'uue
yeux hagards, les mânée, le
sur l'autre, la face toute tourpouls fort agité, les
tout le
jointures
corps convulsé 2 et les extrémités craquer,
fort --- Page 66 ---
-
V
K
- N
AE
mOteYRaN
DEI LA FIkYRE
froides. A ce spasme universel
ment accompagné de
succède un relâcheplus
faiblesse; le malade
tranquille; sa
parait
entrecompée de
respiration est plus pleine et
battre plus
soupirs; le pouls commence à
distinctement,
quent et. dur; le malade quoique toujours frétire de
se lèche les
la
temps en temps une
levres, et
chaleur se fait alors sentir longue inspiration :
poitrine, se répand
tout autour de la
s'augmente
par degrés, par tout le corps,
le visage considérablement; le" pouls est
rouge, 2 l'oeil
fort,
manifeste à certains étincelant, et le délire se
les autres
degrés, assez
incommodités
fréquemment:
urines, elles sont hautes continuent. S'il vient des
le malade demande
en couleur, et crues; ;
peu à chaque fois, toujours à boire, ne boit que
fièvre
eta tous les
ardente; ces
symptômes d'une
ce qu'il paraisse symptômes contintentj
une moiteur
jusqu'à
main, autour de la tête,
au creux de la
enfin par tout le
au cou, à la poitrine s
moite, le
corps. Dès que la main
pouls devient aussi
devient
toujours également
plus mou, quoique
mais la chaleur de plein : le visage reste
la peau
rouge;
paise, le malade ne boit
diminue, la soifs'apqu'il soit alors plus affaibli plus que rarement, quoidante et universelles
par une sueur abonassez copieusement. mais, quand il boit,il le fait
volontiers, cependant Quoiqu'il ila
ne se remue pas
Tarine
bientôt besoin
poarra venir
d'ariner;
abondamment, trouble
Am
1XC2AER
chaleur de plein : le visage reste
la peau
rouge;
paise, le malade ne boit
diminue, la soifs'apqu'il soit alors plus affaibli plus que rarement, quoidante et universelles
par une sueur abonassez copieusement. mais, quand il boit,il le fait
volontiers, cependant Quoiqu'il ila
ne se remue pas
Tarine
bientôt besoin
poarra venir
d'ariner;
abondamment, trouble
Am
1XC2AER --- Page 67 ---
D'Accis.
comme de la pelite bière : elle fait bientôt départ,
et laisse tomber au fond un sédiment pesant, dont
du vase; ;
il. . s'attache aussi une partie aux parois
on y voit une pellicule à la surface, semblable à
celle d'une eau minérale. Si l'on examine ce sédiment, on :y trouve quelque chose qui ressemble
non touassez à une poudre briquetée, quoique
jours en même quantité.
- J'ai souvent vu les urines, rendues à ce. période
des maladies d'automne, présenter une couleur
aussi rouge que si elles étaient mélées de sang;
alors tout le sédiment est briqueté. Autant que
l'observer, Sydenham est exact dans les
j'ai pu
observations qu'ila faites sur la poudre briquetée,
ou le sédiment bilieux des urines des fièvres intermittentes de la moisson ; car ce phénomène
n'est pas des fièvres d'accès du printemps. L'envie
de dormir prend enfin le malade : au bout de
quelques heures, il s'éveille sans se plaindre que
de faiblesse 2 de fatigue et d'un peu de soif : le
pouls est mou, non plein et un peu fréquent:
On penserait qu'après ces grandes sueurs,les selles
devraient être dures; point du tout : elles sont souvent très-libres et abondantes, et toujours molles,
si la crise est complète, et c'est là la marque de
la crise complète; et ce qui la distingue des autres
crises incomplètes ou partielles. Car la fièvre,
étapt un spasme. et une constriction universelle,
une crise parfaite est aussi un relàchement uni-
et un peu fréquent:
On penserait qu'après ces grandes sueurs,les selles
devraient être dures; point du tout : elles sont souvent très-libres et abondantes, et toujours molles,
si la crise est complète, et c'est là la marque de
la crise complète; et ce qui la distingue des autres
crises incomplètes ou partielles. Car la fièvre,
étapt un spasme. et une constriction universelle,
une crise parfaite est aussi un relàchement uni- --- Page 68 ---
ANAK - MA
Nnke
DELA FIEYRE
versel, et une
les secrétions et ouverture qui se fait pour
partielle n'est excrétions; au lieu
toutes
s'ouvre
autre chose
qu'une crise
en particulier à
qu'un cours libre qui
crétions, les autres restant quelques sécrétions et exOn voit de là ce en
toujours obstruées.
emploie
quoi une fièvre
beaucoup de
lente, qui
ment, son état et son temps pour son accroisseardente, qui
déclin, diffère d'une
et en peu de parcourt ses périodes avec fièvre
complète.
temps, et se termine
violence
On voit aussi
par une crise
rexie plus parfaite durant pourquoi il y: a une apyfiévre quarte,
les intervalles
et dans
que dans ceux d'une
d'une
aussi
ceux d'une fièvre tierce fiévre tierce, 2
que dans ceux
s plus
le
d'une fièvre
parfaite
paroxysme d'une fièvre
quotidienne; car
plus violent que celui
quarte est
tierce,
d'une
beancoup
plus violent aussi tierce, et celui d'une
dienne,
que celui d'ane
quotiIlyaencore diverses
ver daus les fièvres autres distinctions à obser.
qui parcourt les trois d'accès. S'il n'y a qu'un accès
fiévre s'appelle
périodes sans revenir,
jours, elle
éphémère ; s'il
cette
est
revient tous les
libre entre deux, quotidienne; elle
s'il laisse un
les troisièmes
est tierce; s'il a lieu jour
les
jours, elle est
tous
quatrièmes jours, elle quarte; s'il vient tous
reste, en comptant
est quinte, et ainsi du
et ceux du
toujours les jours d'intervalle
Paroxysme
inclusivement. Il s'est
vu
RCAE
ériodes sans revenir,
jours, elle
éphémère ; s'il
cette
est
revient tous les
libre entre deux, quotidienne; elle
s'il laisse un
les troisièmes
est tierce; s'il a lieu jour
les
jours, elle est
tous
quatrièmes jours, elle quarte; s'il vient tous
reste, en comptant
est quinte, et ainsi du
et ceux du
toujours les jours d'intervalle
Paroxysme
inclusivement. Il s'est
vu
RCAE --- Page 69 ---
D'Accis.
des fièvres d'accès qui revenaient
de plusieurs semaines,
après un période
même de
mais, si le
quelques années;
de
paroxysme est incertain,
son retour, ou s'il excède
quant au jour
jours, cette fièvre est
l'intervalle de trois
d'accès irrégulière. On ordinairement: doit
appelée fievre
donc
rentes distinctions dans les
admettre difféfièvre d'accès; savoir
dénominations de la
: la fièvre
court ses trois périodes en moins exguise, de
qui parla fièvre simple,
douze heures;
qui emploie plus de douze
res, mais dont les intervalles
heule paroxysme; la fièvre
sont plus longs que
eztensa, dans laquelle le prolongée, producta ou
excède celui de l'intervalle; temps du paroxysme
la fièvre continue,
ce qui l'approche de
etmérite beaucoup
méme pendant la moisson,
d'attention,
Les écrivaius anciens et modernes ont
autre distinction dans les fièvres
fait une
nom de fièvres
d'accès sous le
erratiques
tées, doubles. Ceci est fort trithacophyes, hémitria dilférentes fièvres d'accès commun quand il y
ou qu'une fièvre d'accès est compliquées ensemble,
fièvre
compliquée avec une
continue; ce qui n'est pas rare. Galien
marqué la différence: avec beaucoup
en a
appelle
d'exactitude. Il
trithaophye ou tierce, une fièvre
informe, ou une fièvre continue,
d'accès
le paroxysme revient tous les deux dans laquelle
mitritée 9 une fièvre d'accès
jours; et héparoxysme. revient tous les. informe, dont le
jours. Celse appelle
ensemble,
fièvre
compliquée avec une
continue; ce qui n'est pas rare. Galien
marqué la différence: avec beaucoup
en a
appelle
d'exactitude. Il
trithaophye ou tierce, une fièvre
informe, ou une fièvre continue,
d'accès
le paroxysme revient tous les deux dans laquelle
mitritée 9 une fièvre d'accès
jours; et héparoxysme. revient tous les. informe, dont le
jours. Celse appelle --- Page 70 ---
-
A a KORK A
TORGNE
DELA FIÈVRE.
hémitritée, une fièvre dans laquelle le
revient tous les deux jours, mais dont paroxysme l'accès
prolongé de manière à
est
dans les
employer trente-six heures
quarante-huit, et cette fièvre a
un intervalle absolument libre, Si maintenant rarement
ajoutons à cette fièvre la complication
nous
de l'espèce des continentes,
d'une fièvre
avec l'accession d'une
intermittente qui revient à certain
avons trois distinctions de fièvres période, nous
peuventètre d'une utilité
erratiques, qui
très-grande dans
et le traitement des fièvres.
T'histoire
La fièvre d'accès est double
il y a un accès tous les jours, quotidienne, mais
quand
différens
qui a lieu à
temps du jour. Si l'accès est modéré nn
jour,et plus fort un autre
l'appelle double-tierce. Par alternativement, on
telle,' si le
exemple; la fièvre sera
lundil'accès est modéré, fortle
modéré le mercredi, et fort le
mardi,
la fièvre d'accès
jeudi, ce qui fait
double de la moisson , la
commune à Londres. Mais, s'ily a un jour d'inter- plus
valle , que l'accès soit un jour modéré et fort le
jour suivant, on l'appelle
suivra
double-quarte, et elle
ce cours. En Hollande 3 l'accès est assez
ordinairement modéré le lundi, fort le mardi
point d'accès le mercredi; l'accès est modéré le ;
jeudi, fort le vendredi, et ainsi de suite
eela ne va pas ainsi à Londres.
; mais
Si, au lieu du retour de ces périodes
qui se succèdent les uns aux autres dans réguliers
l'ordre
--- Page 71 ---
D'Accès.
3r
ei-dessus mentionné, le malade est saisis
d'accès avec froid, et chaleur
seulement
mais avec un flux
ensuite, sans sueur,
diarrhée,
d'urines, 2 des crachats 3 ou une
alors il n'y a jamais
rarement
d'apyrexie, ou trés-
, pendant les intervalles. Mais
accès de chaud et de froid ne sont
1 si ces
cuation
pas suivis d'évala
aqueuse 9 alors il y a lieu de craindre
maladie ne prenne la forme de
que
de fièvre
si
quelque espèce
continne, on ne le prévient : c'est
cependant toujours une fièvre d'accès
ou fièvre bilieuse. Mais si l'accès
informe >
lieu, sans que l'accès
avec chaleur a
avec froid ait
qu'il soit suivi d'une
précédé ,' et
grande perte de forces sueur colliquative, d'une
fréquentes
2 et d'une tendance à de
sueurs partielles
on dit que la maladie
exténuatives 7 alors
hectique,ce
est dégénérée en fiévre
quiestle plus ordinaire eau
Les fièvres
printemps.
hectiques sont : des intermittentes
quotidiennes du
tinguées de
printemps, et doivent être disce que nous appelons
fièvre d'accès, lly en a communément ordinairement
sortes.
de trois
I.o La fièvre hectique
mose de Boërhaave,
anglicane, ou l'anastoest une maladie du trés-fréquente dans notre pays,
parmi la jeunesse, printemps, 9 laquelle a lieu
depuis lage de puberté.
vingt-ciuq ans. Le degré de fièvre
jusqu'à
sensible ; mais, dès que les
en est-à peine
dans leurlit, ils
sujets sont. échauffés
éprouvent une sueur abondante,
vre hectique
mose de Boërhaave,
anglicane, ou l'anastoest une maladie du trés-fréquente dans notre pays,
parmi la jeunesse, printemps, 9 laquelle a lieu
depuis lage de puberté.
vingt-ciuq ans. Le degré de fièvre
jusqu'à
sensible ; mais, dès que les
en est-à peine
dans leurlit, ils
sujets sont. échauffés
éprouvent une sueur abondante, --- Page 72 ---
a NN R
INERE
DE LA FikvnE
ou méme(c ce qui est plus
sueur est
ordinaire au matin)cette
accompagnée de
ment de sang des narines, quelque petit écouleet de
de perte
forces, et d'un teint fort d'embonpoint
restaurant, la rhubarbe,
clair. Un régime
les
l'élixir de vitriol, avec
antiscorbutiques, les
sont les meilleurs
frictions, les bains froids
femmes qui
moyens curatifs. Les
alaitent, et qui sont d'une
jeunes
plexion, d'un beau
belle comlaches, sont
teint, et qui ont les fibres
sujettes à cette maladie du
2.0 La fièvre hectique
ptintemps.
évacuations,
qui provient de
ou de lécoulement de
grandes
ture dun ulcère
l'ample ouverles mèmes
considérable. Celle - ci a bien
toute saison. symptômes, 2 mais peut avoir lieu en
3,0 La fièvre hectique
tion de la matière
qui provient de Ia résorbd'un ulcère
succède aux fièvres
interne 2 ou qui
que de petits
inflammatoires. Celle-ci n'a
intervalles de
dix heures du matin
libres, savoir, depuis
le pouls est constammentf jusqu'a deux après midi; et
Quand il y a un sédiment fréquent, même à midi,
semble beaucomp à du
dans Turine, il reshectiques, celle-ci
pus. De toutes les fièvres
ressemble le plus à une fièvre
daccès, par rapport aux
et aux
fréquers froids
frissonnemens qui arrivent le
légers 9
temps avant que la chaleur et la soir, peu de
sent. Mais, en la
fièvre reparaisavons dit, on
comparant avec ce que nous
peut, , je pense 2 la distinguer aisés
4E
32024E
du
dans Turine, il reshectiques, celle-ci
pus. De toutes les fièvres
ressemble le plus à une fièvre
daccès, par rapport aux
et aux
fréquers froids
frissonnemens qui arrivent le
légers 9
temps avant que la chaleur et la soir, peu de
sent. Mais, en la
fièvre reparaisavons dit, on
comparant avec ce que nous
peut, , je pense 2 la distinguer aisés
4E
32024E --- Page 73 ---
n'Accès.
ment d'une fièvre d'accès informe, et d'une
tidienne régulière, mais prolongée. Elle est quocédée de sy'mptômes qui
préindiquent qu'il se forme
du pus en quelqu'endroit 2 de pus même dans
l'urine, de manque de sédiment briqueté,et d'un
extérieur particulier au malade, 9 extérieur qui
échappe difficilement aux médecins qui ont de
T'expérience, et qu'on ne peut indiquer à ceux
quin'en ont pas : ce qui est aussi vrai de plusieurs autres incommodités concomitantes.
Quant à l'issue des fièvres d'accès de la moisson,
il est certain que si elles durent long-temps, elles
occasionnent même par la suite une disposition
fiévreuse. Le sujet a l'air pâle, jaune, a la fibre
lâche, est faible, abattu, épuisé par les sueurs
et exposé à toutes les maladies chroniques
ces symptômes indiquent ou produisent, Mais que si
une fièvre d'accès est trop tôt arrêtée, ou forcée à
prendre un autre cours par l'usage maladroit
l'on aura fait des médicamens
que
prétendus spécifiques, elle pourra devenir fièvre
continue, Sur*
tout si elle est quotidienne et qu'elle survienne
au printemps. Quoique ces fièvres ressemblent
d'abord à une fièvre d'accès
informe, qui aura
peut-ètre précédé l'intermittente, cependant elles
pourront se fixer sur quelqu'organe
et devenir dangereuses, si elles ne reviennent particulier
promptement à leur type.
Comme les fièvres d'accès de la moisson tienI
--- Page 74 ---
N NE
NEURGNG
aeka
K
DE LA FIÈVRE
elles
chose des Gièvres bilieuses,
nent en quelque obstructions dans les prineipaux
eauseront des
trop tôt; de la l'asthme,
visceres,si on les arrête maladies chroniques que
et autres
moins qu'on ne fasse
Thydropisie rarement, à
disait-il que.
Ton guérit fièvre. Aussi Boërhanve
qu'it
renaitre la
une fièvre anssi-bien médecin
rappeler
s'il pouvait
il serait le plus grand
saurait T'arrêter,
J'ai entendu les Hollandais
qu'on eût jamais vu. du retour de leur fièvre;
féliciter lun l'autre
la plupart
se
certain qu'une fièvre emportera gens et
etil est
chroniques dans les jeunes
des maladies
sion la ménage adroitement. fièvres
les sujets vigoureux,
des causes des
Pour faire la recherche d'examiner certains faits:
d'accès, il est à propos d'accès sont endémiques,
où les fièvres
nombre
1.o les pays
coupés par un grand d'endroits
sont ordinairement cours fort lent, pleins
chande rivières d'un
le tempsy estpluvieux, nous
bas, manceagensiale chaud. C'est pourquoi
geant.soit froid,soit d'accès sont fort communes
voyons que les fièvres de nos iles sous le vent, aussidans quelques-unes
froids de TAngleterre et
dans les climats
bien que
même
de la Hollande. le climat et le sol sernient
Mais, quand
chétive de poissons
avantageux. la nourriture légumes, de manvaises
bourbeux, de mauvais
fermentées, et de
de misérables boissons
une diseaux,
ocasionernient toujours
fruits insipides,
SUA
unes
voyons que les fièvres de nos iles sous le vent, aussidans quelques-unes
froids de TAngleterre et
dans les climats
bien que
même
de la Hollande. le climat et le sol sernient
Mais, quand
chétive de poissons
avantageux. la nourriture légumes, de manvaises
bourbeux, de mauvais
fermentées, et de
de misérables boissons
une diseaux,
ocasionernient toujours
fruits insipides,
SUA --- Page 75 ---
D'Accès.
fiévreuse; et c'est, je pense, ce pourquoi,
position
vers la fin
la fièvre d'accès ne se manifeste que dans les
du carême, et parmi le pauvre peuple
des
catholiques fort hauts. Toutes les graisses
pays
surtout si elles sont
viandes rôties et bouillies,
fièvre
enfumées, sont très-propres à rappeler une
d'accès arrêtée. Aussi fait-on beaucoup d'usage en
de boeuf, de jambon, de lard enfumés
Allemagne
pour cette fin.
une vie chétive, de granUn sujet exténué par
une maladie, est sûr d'être atteint
des évacuations, d'accès dans les pays où elle est end'une fièvre
dans les garnisons de
démique. C'est ainsi que,
de fréFlandres, où l'on traite la gonorrhée par
cette alfection est toujours suivie
quens purgatifs, d'une fièvre d'accès; et si la
en peu de temps
soit guéfièvre survient avant que la gonorrhée
la fièvre l'emporte souvent. On me demanda
rie,
dans ce pays-là, si je pensais qu'il
fréquemment résulter une vérole à la suite d'une gonor.
pût virulente, qui aurait été arrêtée par une
rhée
fût survenue alors? Mais je n'ai
fièvre d'accès qui
vu de vérole résulter de cette cause.
jamais
Berg-Op-Zoom,ils: ne
Quandles Français prirent
trouvèrent là que de mauvaises eaux, n'eurent
de provisions fraiches : on regarda cela
que peu
de la fièvre épidémique qui fit
comme la canse
la fièvre
tant de ravages dans leur armée. Quoique
régulière dans quelquesuns,
eût une intermittence:
3..
Mais je n'ai
fièvre d'accès qui
vu de vérole résulter de cette cause.
jamais
Berg-Op-Zoom,ils: ne
Quandles Français prirent
trouvèrent là que de mauvaises eaux, n'eurent
de provisions fraiches : on regarda cela
que peu
de la fièvre épidémique qui fit
comme la canse
la fièvre
tant de ravages dans leur armée. Quoique
régulière dans quelquesuns,
eût une intermittence:
3.. --- Page 76 ---
-
N
EENA NNENA NV
DNIS
IOETRONES
DE LA FIÈVRE
cependant grand nombre mouraient avant
cette intermittence eût lieu : car on les
que. de
deux jours l'un,
saiguait
jusqu'à ce que la fièvre devint
intermittente, ou que le malade mouràt. Un
leurs
de
chirurgiens me raconta les
avait faites sur le sang des malades. observations Il
qu'il
vers le commencement de la
me dit que,
paraissait
fiévre, le sang ne
pas tout-à-faitsi épais quequelques jours
après; que dès que lintermittence
sang redevenait plus dissout de
paraissait, le
que si l'on n'arrêtait
jour en jour, et
sang devenait
promptement la fièvre, le
toutaquéux, et qu'enfin
se. manifestait.
Thydropisie
Il faut donc deux choses
fièvre d'accès : I. une
pour produire une
constitution
dans l'air, capable de produire
épidémique
vre; 2.0 une
cette sorte de fiè.
disposition du sujet, qui le rende
propre à être affecté de cette constitution
mique de l'air. Or, la disposition du
épidépeut rendre le sujet susceptible de corps, qui
fièvre d'accès, résulte du relâchement prendre une
blesse des facultés
et de la faiqui servent. à la
que ces défauts soient naturels
digestion, soit
ou accidentels;
par-là, le sujet amasse des crudités dans
car,
mières et secondes voies; les
les preengorgés, le
gros viscères sont
corps se gonfle, grossit et devient
comme inactif. Si, pendant qu'il est dans cet
il survient une constitution
état,
glige de prendre des
fiévreuse, et qu'il névomitifs, de la rhubarbe, des
dm
--- Page 77 ---
n'Accis.
martiaux ou des amers, il peut sûrement s'attendre à la maladie régnante.
Mais les vivres malsains ou les purgatifs drastiques détruisent le ton de l'estomac et des intestins en très-peu de temps : on peut donc aussi les
regarder comme des causes éloignées des fiévres
d'accès, avec tout ce qui d'ailleurs détruit le ton
des solides, surtout des premières voies, et
duit de mauvaises
prodigestions, des cradités; ce
qui détruira bientôt lidiosyncrasie du sang, causera des obstructions dans les principaux viscères où la circulation est la plus lente, mais surtout au foie. C'est un bonheur que la fièvre sur:
vienne pour enlever ces crudités, discuter cet
épaississement, et lever ainsi toutes les obstructions. Qu'il est donc dangereux d'arréter alors la
fièvre, avant d'être parvenu à ces fins!
Quoique dans tous pays il y ait des sujets
en qui se trouve, soit naturellement, soit accidentellement cette habitude du
corps 1 laquelle
est supposée être la cause interne et
sante
prédispodes fièvres d'accès, cependant il y a des
contrées où l'on voit à peine de ces fièvres : de
sorte que, pour produire une telle fièvre, il faut
encore autre chose que des amas de crudités,
des obstructions partielles, ou même autre chose
qu'une putréfaction. C'est pourquoi je regarde
certaine qualité particulière de T'air, comme la
cause externe prochaine de ces fièvres. C'est ce
sante
prédispodes fièvres d'accès, cependant il y a des
contrées où l'on voit à peine de ces fièvres : de
sorte que, pour produire une telle fièvre, il faut
encore autre chose que des amas de crudités,
des obstructions partielles, ou même autre chose
qu'une putréfaction. C'est pourquoi je regarde
certaine qualité particulière de T'air, comme la
cause externe prochaine de ces fièvres. C'est ce --- Page 78 ---
N
AROR N MA
CCYREE
Dr LA FIÈVRE
que j'appelle constitution fiévreuse; elle
surtout dans les saisons où ni le froid ni le prévaut chaud
ne sont extrèmes, dans un temps calme, et
l'air est,fort chargé d'humidité. La fièvre d'accès quand
est endémique dans les pays oul'air est chargé des
exhalaisons que répand un terroir gras et
ou une eau morte.
fertile, 2
On m'a même dit qu'ily y a une habitation entière à Antigoa 2 devenue si malsaine
simple écluse,que les habitans
par une
en
une fièvre d'accès en toute saison, généralyavaient s'ils fixaient
leur habitation près de cet amas d'eaux.
Rien de surprenant donc si la fièvre d'accès est
endémique dans tout pays bas, plat,
que le climat soit chaud ou froid. On marécageux, sait néanmoins, par expérience, que les fièvres d'accès des
pays chauds sont les plus dangereuses, et trés-opiniâtres, parce que les exhalnisonsys sontle
trides, et les fibres le plus relàchées. plus puLes hauts
pays stériles, où les rivières sont nettes et les
courans rapides, n'exhalent rien de nuisible; et
les vallées qui les coupent, étant toujours
balayées par des vents frais perpétuels,
comme
neut aucanes
n'y retienla
vapeurs. L'atmosphère en est sèche,
transpiration régulière; un principe
et
des esprits animaux toujours
vital,
le corps, le portent à l'exercice, nouveaux, animent
les fonctions
favorisent toutes
naturelles. Ainsi, quand le
ne fournit aucune des causes
climat
externes efficientes
--- Page 79 ---
D'Accis.
ou prochaines des fièvres d'accès, le corps n'en
produira pas non plus les causes antécédentes ; :
de sorte qu'une fièvre d'accès aura rarement lieu
dans ces pays, ou n'y durera pas long-temps.
Une moisson pluvieuse est toujours suivie d'une
constitution fiévreuse, et quiaccompagne la fièvre
bilieuse, ou la nouvelle fièvre de Sydenham.
Ces observations nous en découvrent donc Ia
cause, sa voir : les vapeurs humides qui s'élèvent
du sol, et les mauvaises nourritures provenant
de grains altérés. Mais on ne voit pas si clairement
comment les vents du nord produisent ou prolongent les fèvres d'accès, quoique cela soit trèscertain; ; car, supposons que ces vents soient plus
chargés de nitre. et plus froids que ceux qui viennent d'ailleurs, comment cela pourra-bilproduire
dans un sujet une disposition fiévreuse, peut-être
même somnolente pendant plusieurs jours, et
affecter toutes les parties de son corps, même
avant qu'il sorte de son lit chaud? Je ne hasarde
d'en donner la raison; mais le fait n'en cst
pas
pas moins vrai.
La constitution fiévreuse de l'air, ou la constitution qui rend la fièvre d'accès épidémique, produit une fièvre sui generis, de son genre, et différente de toute autre fièvre à plusieurs égards;
et celui quil'a déjà eue une fois, en estatteint de
nouveau plus facilement. Pour expliquer en quelque sorte les symptômes de celte fièvre, je consi
de son lit chaud? Je ne hasarde
d'en donner la raison; mais le fait n'en cst
pas
pas moins vrai.
La constitution fiévreuse de l'air, ou la constitution qui rend la fièvre d'accès épidémique, produit une fièvre sui generis, de son genre, et différente de toute autre fièvre à plusieurs égards;
et celui quil'a déjà eue une fois, en estatteint de
nouveau plus facilement. Pour expliquer en quelque sorte les symptômes de celte fièvre, je consi --- Page 80 ---
N
-
Ly
a
CTRE
DE LA FIÈVRE
dère l'invasion avec froid d'une fièvre
uniquement, comme le froid fébrile,
d'accès
et la rigueur commune à toutes
Friguufebrite,
plus haut degré, Qu'un
fiévres, mais à un
enfant bien
leurs, soit attaqué de
portant d'aildu même froid
petite-vérole, il est saisi
douleur à la
par tout le corps, de la même
à
tête, dans le dos, du même malaise
l'estomac qu'il épronverait dans
termittente,
une fièvre inmoins
excepté que la rigueur sera peut-étre
éridemment considérable; de sorte que le frisson est
une affection des nerfs irrités
particules mordicantes,
par des
que la constitution
démique de l'air a introduites dans
épiquiy restent sans être altérées,
le corps, et
seaux n'ont pas assez
parce que les vaiscrétions et excrétions d'élasticité, ou que les sé.
ces causes ensemble. sontdiminuées, ou partoutes
Or, ceci peut se démontrer
mêmes. Il ya une tension
par les symptômes
sel de tous les
ou un spasme univernerfs; de là
le
ment, que les Français
Thorreur, tremblemot de
expriment fort bien par le
triction de frissonnement; alors il se fait une
tous les vaisseaux
conslation y devient
capillaires, la circuexcrétions
languissante, les sécrétions et
diminuent, la bouche estaride,
pâle. Mais comme la chaleur du
etlurine
la putréfaction
corps ( avant que
commence, ) dépend du
cireulation, dès que la cause
dégré de
chaleur qui en estl'effet doit devient inégale, la
deveniro obscure. De là
AZ A
se fait une
tous les vaisseaux
conslation y devient
capillaires, la circuexcrétions
languissante, les sécrétions et
diminuent, la bouche estaride,
pâle. Mais comme la chaleur du
etlurine
la putréfaction
corps ( avant que
commence, ) dépend du
cireulation, dès que la cause
dégré de
chaleur qui en estl'effet doit devient inégale, la
deveniro obscure. De là
AZ A --- Page 81 ---
D'Accis.
de froid universel; car le malade se
ce sentiment
le médeciu qui le
sent plus froid lui-mème, que
touche. Dès que le mouvement des Ouides commence à se ralentir dans les plus petits vaisseaux,
la nature fait d'elle-mème les efforts nécessaires
le sang, par des bàillemens. 20 dès
pour pousser et autres choses semblables. Ces
paudiculations,
efforts restant sans effets, la maladie va en angmentant, tous les endroits colorés du corps pâlissent; et s'il y a quelque part un étranglement, on
aperçoit des taches livides ou pourprées. Peny
s'amasse dans tous les
dant ce temps-là, le sang
gros vaisseaux, ce qui empéche leur contraction,
et semble accroitre la rigueur.
Nous jugeons par le pouls, de la différence
qu'ily a de la plus grande distension de T'artère,
à la moindre; mais quand il se rencontre un sang
difficulté à
visqueux qui ne passe qu'avec grande
travers les vaisseaux capillaires, il s'y fait une résistance proportionnelie au cours du sang dans
les artères plus considérables 9 de sorte qu'elles
ne peuvent plus se contracter convenablement;
nous sentons un pouls très-petit, quoique les artères soient près de crever; et le coeur poussant
toujours une plus grande quantité de sang dans les
artères déjà pleines, leur tunique devient si tendue, qu'elles nous paraissent fermes etdures. Dans
la circulation ordinaire, nous ne sentons l'artère
qu'au moment de la diastole, et immédiatement
les artères plus considérables 9 de sorte qu'elles
ne peuvent plus se contracter convenablement;
nous sentons un pouls très-petit, quoique les artères soient près de crever; et le coeur poussant
toujours une plus grande quantité de sang dans les
artères déjà pleines, leur tunique devient si tendue, qu'elles nous paraissent fermes etdures. Dans
la circulation ordinaire, nous ne sentons l'artère
qu'au moment de la diastole, et immédiatement --- Page 82 ---
W IMI
menRGNE
meka
a
AAS
DE LA FIÈVRE
devient molle,
la systole, de sorte qu'elle
après
la diastole suivante.
et échappe au tact jusqu'à
nerveuse même,
Mais dansle cas où c'est une partie
l'estomac et
ou sensible, qui est attaquée, comme il y a un
les intestins, et que conséquemment
sont
les vaisseaux capillaires
spasme universel,
alors tant
extrèmement resserrés; le sang éprouve
les
dans les grosses artères 1 qu'on
de résistance
corde tendue, et
constamment telles qu'une
sent
une diastole et une sysqu'au lieu d'apercevoir
mouvement
on n'y sent qu'un
tole régulières,
dur, serré, irrétrémuleux. De là le pouls petit,
de la force du
gulier, fréquent, et l'angmentation
après une saignée faite à propos.
irrite
pouls,
amassé dans les gros vaisseaux, de
Le sang
systoles, 4 afin
le cocur , le force à de fréquentes la résistance ; c'est là
et de vaincre
se débarrasser
febrilis, sensation qui
Tanxiété fébrile, anzietas Mais cette anxiété ne se
ne peut bien s'exprimer.
dans la même parsent pas toujours exactement
différens de
tie; car, comme ily y a trois systémes chacun une circugros vaisseaux, qui forment qu'il y a aussi trois
il parait
lation particulière, d'anxiétés fébriles, presqu'indédifférentes sorles
et que l'on peut 'dispendantes l'upe de Tautre, particuliers. II faut
tinguer par leurs symptômes le traitement en est
douc les distinguer ici, car
est celui des
fort différent. Le premier système le sang au
qui transmettent
artéres pulmonaires
SUEA
M
émes chacun une circugros vaisseaux, qui forment qu'il y a aussi trois
il parait
lation particulière, d'anxiétés fébriles, presqu'indédifférentes sorles
et que l'on peut 'dispendantes l'upe de Tautre, particuliers. II faut
tinguer par leurs symptômes le traitement en est
douc les distinguer ici, car
est celui des
fort différent. Le premier système le sang au
qui transmettent
artéres pulmonaires
SUEA
M --- Page 83 ---
n'Accks:
; le second, celui de l'aorte ; le troisième,
poumon;
celui de la veine-porte.
soient
Supposons que les vésicules du poumon
subitement contractées par les vapeurs de T'huile
ébullition, on sent aussitôt un serrede vitriol en
qui ne peut se dissiper
ment aux hypocondres,
et
l'admission d'un air frais, élastique,
que par
de l'eau chaude : Or, c'est-là
par les vapeurs
de la circulation difficull'anxiété qui provient
tueuse du sang dans les artères pulmonaires.Supla circulation soit arrêtée dans
posons ensuite que
une imramifications de l'aorte, par
les petites
dans l'eau froide, on
mersion subite du corps
alors l'anxiété occasionée par la conéprouvera
dans le système de l'aorte, ce qui
gestion du sang
externes. Mais la plus
cessera par les frictions
anxiété des fièvres d'accès, est au descommune
autour des intestins et de
sous du diaphragme,
d'une cirla veine-porte, et provient de spasme, dans le
culation languissante ou interrompue
foie et les gros intestins, ou de congestions crues
mordicantes dans ces parties-là. Si l'on ne fait
et attention à ce point essentiel, on ne peut que
pas
fautes en traitant les fievres, surfaire de grandes
tout au commencement. à l'invasion avec le sentiMais, pour revenir
absolument uniment de froid, si ce spasme est
versel et assez violent pour interrompre tout pasalors toute la
sage dans les vaisseaux capillaires,
interrompue
foie et les gros intestins, ou de congestions crues
mordicantes dans ces parties-là. Si l'on ne fait
et attention à ce point essentiel, on ne peut que
pas
fautes en traitant les fievres, surfaire de grandes
tout au commencement. à l'invasion avec le sentiMais, pour revenir
absolument uniment de froid, si ce spasme est
versel et assez violent pour interrompre tout pasalors toute la
sage dans les vaisseaux capillaires, --- Page 84 ---
MEK a M ME masse du
DELAFIvE
sang étant
seaux et dans le
ramassée dans les
ment régulier
coeur, elle
gros vaisde ces
empéche le mouvetrcnonasement qu'un Organes; il y a
battement
plutôt un
s'engorgeut, la face
; les
froides, et le
est livide, les poumons
grands
malade, comme
extrémités
manière elforts, que la tête des étranglé, fait de si
étonnante dans les
OS craque d'une
relichent, et sont
articulations
sidérable de
abreuvées d'une
qui se
plus haut synovie. Quand la
quantité conn'obtient point, le malade doit rigueur est à son
rigueur, le quelque reliche; mais bientôt si la
périr s'il
le malade, spasme, cesse, l'effet
cause de la
Ceci a lieu quant à cet accès, sera cessera anssi, et
dans les aussi-bien dans la
hors de danger.
affections
fièvre d'accès
tement maladroit spasmodiques, si
que
car tout tombe
n'en vient troubler quelque traipuissance
aussitôt dans l'atonie le cours :
certain
d'agir, quand le
ou dans l'imle
degré; et c'est cette spasme est monté à
relichement et la
atonie qui
que la
solution du
commence
constriction a cessé, les paroxysme. Dès
dilatent, et sont forcés
petits
sang qui est
de céder à vaisseaux se
coeur. Le poussé par les gros limpulsion du
si
sang qui y aborde des vaisseanx et par le
trituré, et la chaleur
gros
que j'ai souvent
qui en résulte trones, si
y est
celte chaleur craint, en touchant la grande,
plus tendres excessive ne
peau, que
: voila le: second détruisit les parties les
période de la fièvre
G2A WA
petits
sang qui est
de céder à vaisseaux se
coeur. Le poussé par les gros limpulsion du
si
sang qui y aborde des vaisseanx et par le
trituré, et la chaleur
gros
que j'ai souvent
qui en résulte trones, si
y est
celte chaleur craint, en touchant la grande,
plus tendres excessive ne
peau, que
: voila le: second détruisit les parties les
période de la fièvre
G2A WA --- Page 85 ---
D'Acchs.
d'accès qui discute l'épaississement du
rend une graude
sang, et en
force
partie propre aux
et dégage les
excrétions,
obstruetions, même dans les
replis si compliqués des viscères; change les hu-.
meurs du corps, guérit les affections
cuit tous les fluides,et les dispose, chroniques,
les vaisseaux qui les
aussi-bien que
contiennent, à une crise
complette 7 qui fuit bientôt par les sueurs. les
urines, les selles, les crachats,
unes des excrétions,
ou par quelquesou par toutes ensemble.
Si nous examinons les urines dans les différens
périodes, nous pouvons en établir le
de toute la maladie. Dans le
jugement.
l'urine est
premier période,
presque insipide, pâle,
comme dans les hystériques, dans les agueuse 9
tions des viscères et dans toutes les inflammaaffections
spasmodiques. Dans ces diverses
canaux excrétoires sontsir
affections, les
tent que les parties
resserrés, qu'ils n'admetaqueuses du fluide
et même en petite quantité,
qui circule,
par la sécheresse du
comme on le voit
nez, de la bouche, du
gosier, etc. Mais, si le spasme n'est
nous remarquons souvent
la que partiel,
est toute sèche, et
que
bouche, etc.,
qu'il vient une
quantité d'urines
très-grande
servé dans
pâles; 2 ce que j'ai souvent obl'affection
quefois dans les fièvres hypocondriaque, et quelintermittentes.
autre temps, l'urine sera moins
En un
il s'écoulera, des deux côtés de abondante, la
mais
bouche, une
me n'est
nous remarquons souvent
la que partiel,
est toute sèche, et
que
bouche, etc.,
qu'il vient une
quantité d'urines
très-grande
servé dans
pâles; 2 ce que j'ai souvent obl'affection
quefois dans les fièvres hypocondriaque, et quelintermittentes.
autre temps, l'urine sera moins
En un
il s'écoulera, des deux côtés de abondante, la
mais
bouche, une --- Page 86 ---
a
AAKE Nw PA
GZnREE
DE LA FIEVRE
quantité prodigieuse d'eau claire. , jusqu'a
l'oreiller. On voit donc par-là
tremper
sière partie du
que la plus grosseule
sang est retenue, tandis que la
de partie aquense est rejelée par les
sorte que ce qui reste doit être fort excrétions,
qu'il faut un degré convenable
épais, et
résoudre et discuter
de chaleur pour
a qu'une fiévre ardente lépaississement , et qu'il In'y
Au
qui le puisse faire.
second période, l'urine parait
ment âcre, fétide, haute
communételle
en couleur, mais
que dans les fievres
crue;
sont des sels
ardentes; car alors ce
lées,
exaltés, et des huiles comme bràqui ont à passer dans des vaisseaux
flasques.
un peu
Mais, au dernier période, Turine est devenue
non-seulement âcre, fétide,
core bourbeuse et cuite, très-rouge, mais ensout elle-méme
c'est-à-dire, qui se réaisément en ses
constitutifs; car la crudité étant le principes
toutes les parties des fluides mélange confus de
du corps, de
qu'ils ne peuvent point être distribués manière
propres couloirs, la coction
dans leurs
la résolution des
est la séparation, et
ties
fluides circulans, en leurs parconstitutives, de manière à
l'état de vie que se
correspondre à
débarrassés
propose la nature, et à être
n'est
par les différens excrétoires de ce
pas propre à la vie du
qui
quoi l'urine d'une
corps : c'est pourvéritable crise doit contenir
non-seulement les parties excrémentitielles
salines
32 WA
ction
dans leurs
la résolution des
est la séparation, et
ties
fluides circulans, en leurs parconstitutives, de manière à
l'état de vie que se
correspondre à
débarrassés
propose la nature, et à être
n'est
par les différens excrétoires de ce
pas propre à la vie du
qui
quoi l'urine d'une
corps : c'est pourvéritable crise doit contenir
non-seulement les parties excrémentitielles
salines
32 WA --- Page 87 ---
n'Accis.
et oléagineuses qui n'ont pu s'évacuer durant la
fièvre, mais encore toutes les parties terreuses
ont été enlevées (4 abrasa ) des solides
le qui
vement violent du sang. Elle doit par mouen partie, non-seulement
contenir aussi
la matière
qui aura d'abord pu produire la fièvre, morbifique mais
core la partie du sang que la
enlence du
chaleur et la viomouvement ont rendue
et qui redeviendrait
excrémenteuse,
une matière
elle était retenue, Le sédiment
morbifique si
denham regarde comme la
briqueté, que Syde la fièvre, se voit dans marque la
caractéristique
bilieuses. Il est assez lourd; plupart des fièvres
munément
mais il y a plus comun sédiment encore plus
au fond, qui contient le plus de
pesant 9 tout
tandis que les huiles qui donnent principes la
salins,
l'urine, sont suspendues dans
couleur à
Ce
la partie
que nous avons dit de Turine, dans aqueuse.
crise parfaite, peut aussi se dire de toutes cette
tres sécrétions et excrétions du
les auil fallait une invasion
corps; car, comme
ardente,
avec chaleur, ou une fiévre
subséquente à la rigueur,
la coction, de même il est besoin pour opérer
tion critique universelle
d'une évacuaparties
pour enlever toutes les
excrémenteuses; et quoique cette
tion commence par une sueur
évacuaoutre les autres excrétions,
abondante, qui,
turelle et la plus convenable est l'évacuation' napendant il
à cette fièvre, cen'y a jamais une crise parfaite, ni
comme
ardente,
avec chaleur, ou une fiévre
subséquente à la rigueur,
la coction, de même il est besoin pour opérer
tion critique universelle
d'une évacuaparties
pour enlever toutes les
excrémenteuses; et quoique cette
tion commence par une sueur
évacuaoutre les autres excrétions,
abondante, qui,
turelle et la plus convenable est l'évacuation' napendant il
à cette fièvre, cen'y a jamais une crise parfaite, ni --- Page 88 ---
AREG N IAET
IOCETIRGMA
DE LA FIBVRE
d'apirexie totale, à moins que les autres
tious ne soient
excréproportionnelles à la fièvre
précédé.
qui a
Différentes fiévres ont leurs évacuations
ques différentes selon leur nature
critiLes unes se terminent
particulière.
par les selles surtout comme d'elles-mémes s
; et si l'on
les traiter en portant la matière à entreprénd la
de
changent aussitôt
peau, elles
d'apparence, deviennent
res, acquierent un grand degré de
miliain'y était pas
malignité qui
de ce
originairement, et qui n'a lieu
qu'on a interrompu le cours de la
que
ou de ce qu'on a usé de médicamens
nature,
tenté
chauds, et
imprudemment de pousser les sueurs au
commencement de la maladie. Les autres font
solution en se jetant aux autres
leur
leusés du corps; celles-ci,
partics glandudans un endroit
en déposant du pus
savoir,
des particulier; celles-là, par la
par
pustules ou par des sueurs : peau, voilà
pourquoi Sydenham observe que si l'on
la nature de la fièvre, il faut faire
doute de
évacuations qui soulagent le
attention aux
plus le
toute évacuation
malade; et
n'est
qui ne soulage pas la
que symptomatique, surtout avant tla nature,
Mais, s'il y a des signes évidens de
coction,
ensuite quelques évacuations
coction, et
sulte ordinairement
naturelles, il en réun grand
fût-ce méme qu'une crise
soulagement, ne
partielle. Si on
qu'elle soit souvent répétée, elle
l'aide, ou
emportera même
5,
A
le
toute évacuation
malade; et
n'est
qui ne soulage pas la
que symptomatique, surtout avant tla nature,
Mais, s'il y a des signes évidens de
coction,
ensuite quelques évacuations
coction, et
sulte ordinairement
naturelles, il en réun grand
fût-ce méme qu'une crise
soulagement, ne
partielle. Si on
qu'elle soit souvent répétée, elle
l'aide, ou
emportera même
5,
A --- Page 89 ---
D'Accis.
la fièvre; ce qui n'est pas rare, comme, par exemple, en purgeant dans les fièvres bilieuses. Mais
il est certain que dans les fièvres intermittentes,
une sueur abondante universelle est la plus avantageuse évacuation, celle quia le plus grand effet
(si elle n'est pas forcée ), après que les intestins
ont été nettoyés. Cette évacuation abondante, et
une boisson copieuse et délayée, doivent bientôt
régénérer tous les Aluides, en la répétant souvent;
et conséquemment elle guérira, non-seulement
cette fièvre, mais même unea affection vérolique ou
toute autre: maladie contagieuse, sile sang en était
atteint alors; mais en même
le
tout dissous,les vaisseaux
temps,
sang sera
relâchés, le genre nerveux sans force, si la maladie est de trop
durée. Il en pent résulter une espèce d'éthisie, longue des
sueurs colliquatives, des amas de sérosité, et une
disposition habituelle à la fièvre.
D'un autre côté, si l'on arrête la fièvre avant
que la cause soit détruite et Tépaississement discuté, on a toutsujet de craindre des obstructions
de différentes espèces, surtout dans les principaux
viscères et au système de la veine porte, ou dans
un organe particulier, qui aura été jadis affecté
dans quelque maladie provenant d'obstruction à
cet organe-là,
Si, d'ailleurs, nous voulons arrêter une fièvre
d'accès, en tout temps, avant la crise et l'évacuation nécessaire, il y a lieu de croire que la
I.
--- Page 90 ---
ANSA
A METIKGNE
U Pea N
K
DE LA FIRYRE
matières àcres et excrémengrande quantité des
T'effet de la fièvre préteuses ( qui sont en partie
occasioneront des
cédente ), chargeant le sang, pétéchiales, ou au
fièvres nerveuses 9 pntrides, fièvre d'accès formée,
moins feront dégénérer une
ce qui fait touinforme O11 irrégulière;
en une
fort longue et même quelquejours une maladie
fois dangereuse.
qu'on ne doit pas trop pousIl est donc évident arrêter trop tôt, et qu'elles
les sueurs, ni les
et
ser
raison de la fièvre précédeute.
doivent être en
excrémenteuse qui doit
de matière
emde la quantité
évacuations requises pour
être évacuée. Les
aux excrétions, ont
tout ce qui est propre évacuation salataire est
porter degré ; mais si cette
trouble
leur
loin, elle exténue le malade,
de
portée trop
aux coctions futures;
la nature, et s'oppose
différence entre suer
sorte qu'il y a une grande
heures par interheures de suite, et vingt de quatre ou cing
vingt
peutêtre
valles, dans l'espace
jours.
disons de la sueur est applicable
Ce que nous
et la mesure en doit
à toute autre évacualion; qu'elles procurent, et
être prise du soulagement les forces du malade.
l'effet qu'elles font sur
de
d'accès, il n'y a d'évacuation
Mais, dans la fièvre
les sueurs, et je n'ai
vraiment critique qu'avec dans cette fièvre parjamais vu de vraie apyrexie
sueurs.
ticulière, sans quelques
VA
SSAO
-
ons de la sueur est applicable
Ce que nous
et la mesure en doit
à toute autre évacualion; qu'elles procurent, et
être prise du soulagement les forces du malade.
l'effet qu'elles font sur
de
d'accès, il n'y a d'évacuation
Mais, dans la fièvre
les sueurs, et je n'ai
vraiment critique qu'avec dans cette fièvre parjamais vu de vraie apyrexie
sueurs.
ticulière, sans quelques
VA
SSAO
- --- Page 91 ---
5s.
D'Accis.
Il est si nàturel à une fièvre d'accès de se terj'ai vu, surtout dans les
miner par les sueurs, que
avant que
jours critiques, la sueur commencer
j'eusse vu aucun signe de coction, et procurer
en peu d'heures. Le pouls
un grand soulagement
fréquent
devenait fort mou, mais élait toujours
alors le malade tombe dans un somet plein;
et dans
meil interrompu otl un assoupissement,
d'insensibilité qui fait qu'il n'est pas
une sorte
du bruit ou de la lumière:
aisément incommodé urines beaucoup plus coAlors il rend quelques
dans le lit, ferme
retombe
lorées qu'auparavant,
librement, quoique
les yeux, parait respirer plus
et interromsoit toujours prompte
sa respiration
On T'entendra
pue par plusieurs gémissemens. les yeux ferpeut-être remuer, mais il a toujours
plusieurs heures dans
més; il restera quelquefois
des
de
fort souvent il parait
signes
cet état,'et
rend ensuite : les
coction dans les urines qu'il
voit
semblent se nettoyer; on
bords de sa langue
blanche quelques papilles
sur la croûte
y poindre semblables à la chair nouvelle d'un ulcère.
rouges, l'abandonne au cours de la nature, il fera
Si on
selle avant la nuit; mais un
ordinairement une
saura l'aider, la lui procurera plus
médecin qui
d'un lavement émollient ou
tôt, par le moyen
laxatif.
observé qu'elles arrivaient
Quant aux sueurs, j'ai
étaient
des jours critiques, et qu'elles
quelquesuns
4.
la croûte
y poindre semblables à la chair nouvelle d'un ulcère.
rouges, l'abandonne au cours de la nature, il fera
Si on
selle avant la nuit; mais un
ordinairement une
saura l'aider, la lui procurera plus
médecin qui
d'un lavement émollient ou
tôt, par le moyen
laxatif.
observé qu'elles arrivaient
Quant aux sueurs, j'ai
étaient
des jours critiques, et qu'elles
quelquesuns
4. --- Page 92 ---
Nw TMENT
IOETIROE
a TA AEKa
K
DE LA FiivnE
considérable (per:
d'un trouble critique
ces
précédées critica ). J'ai souvent vu que quoique souturbatio
d'abord un grand
sueurs ne promissent pas une crise parfaite en
lagement, on en obtenait surtout si le lavement
les soutenant un peu, occasionait une sorte de
procurait des selles, ou
la fièvre était
naturelle. Quelquefois occasion, ily
purgation enlevée ; en une autre d'une fèvre
totalement
réelle, suivie
avait une intermittence
d'accès bien formée et régulière. les causes des
J'ai tàché jusqu'ici d'assigner un air humide, le
intermittentes, savoir :
fièvres
crue ou difficile, ,les grandes
régime, une digestion
affaiblir les nerfs,
évacuations; tout ce qui peut crudités et congesles
supprimer la transpiration; voies, et certain épaistions dans les premières
à T'aide des
toutes causes qui,
sissement du sang;
fiévreuse,
morbifiques de la constitution
miasmes
universela appelé rigueur,
occasionnent ce spasme considéré l'accès avec
accès avec frisson. J'ai
de la
ou
nécessaire
chaleur comme la conséquenee l'évacuation critirigueur, et les sueurs comme chaleur. Quand
ou la crise de l'accès avec
qu'un
que
complète, il ne résulte
cette crise n'est pas
moins considéet des symptômes
entièrement
soulagement mais la fièvre n'a pas cessé
rables;
non plus de vrais signes
pour cela; ; il n'y a pas
reste une fièvre contide coction ; de sorte qu'il
de coction paMais les signes
nue rémittente,.
SURA2
- ES
et les sueurs comme chaleur. Quand
ou la crise de l'accès avec
qu'un
que
complète, il ne résulte
cette crise n'est pas
moins considéet des symptômes
entièrement
soulagement mais la fièvre n'a pas cessé
rables;
non plus de vrais signes
pour cela; ; il n'y a pas
reste une fièvre contide coction ; de sorte qu'il
de coction paMais les signes
nue rémittente,.
SURA2
- ES --- Page 93 ---
D'Accès.
raissent, et l'absence réelle de la fiévre a lieu
quand la crise est complète.
Il me reste maintenant à dire, T.o pourquoi,
malgré cela, cet accès avec frisson, ou la fièvre,
revient encore? 2,0 Pourquoi elle revient à certains périodes ou autrement? 3.0 Pourquoi ces périodes sont différens dans différens sujets, durant
la même saison, ou parmi les mêmes sujets, en
différentes saisons, tandis que la maladie passe
par les mêmes périodes ou autrement? I. Pourquoi une fièvre d'accès informe devient intermittente P 2,0 Pourquoi cette fièvre intermittente estelle quotidienne, tierce, quarte, etc., et régulière?
3.0 Pourquoi ces quotidiennes, etc., sont-elles
quelquefois doubles et irrégulières dans les paroxysmes, ou confondues ensemble, ou compliquées avec d'autres affections'?
Quant à la première question, je dis qu'une
fiévre d'accès informe est une fièvre continue,
et sera telle jusqu'à ce qu'il y ait une coction
convenable et ensuite une crise complète, et alors
ily aura apyrexie; au lieu que si la crise est incomplète, il n'y aura qu'une rémittence. Mais si
les mémes causes qui ont produit la fièvre, continuent, le même effet aura lieu comme premièrement, c'est-a-dire,que la fiévre reviendra et sera
suivie d'une autre coction et d'une crise, comme
la précédente; de sorte que le second paroxysme
semble être plutô: une seconde aèvre qui ne prof
ensuite une crise complète, et alors
ily aura apyrexie; au lieu que si la crise est incomplète, il n'y aura qu'une rémittence. Mais si
les mémes causes qui ont produit la fièvre, continuent, le même effet aura lieu comme premièrement, c'est-a-dire,que la fiévre reviendra et sera
suivie d'une autre coction et d'une crise, comme
la précédente; de sorte que le second paroxysme
semble être plutô: une seconde aèvre qui ne prof --- Page 94 ---
N
EKA Nw MEN
IOCZIRGNE
De LA FIÈVRE,
vient point de la première, mais de
blables, et lui ressemble
causes semsemblance de
en apparence. Cette ressymptômes dans plusieurs accès subséquens, est peutêtre la raison pourquoi toutes
fièvres ont été regardées
ces
comme la même fièvre
intermittente, quoique en effet ce soient autant
de fièvres distinctes provenant de la continuation
de la même cause 9 ou de causes
c'est là la véritable
semblables; et
fiévre intermittente marque qui distingue une
bien formée, d'une fièvre rémittente.
On peut dire, à la seconde question,
vasion avec
que l'infroid, ou le frisson, est une affection
spasmodique, analogue à un accès
ou
tout autre semblable.
hystérique
Or, nous savons
dans
toute affection
que,
lieu plus
spasmodique, le second accès a
aisément que le premier, le troisième
que le second, ete. Si, par exemple, une femme
est saisie d'un accès hystérique
subite, une frayeur
par une frayeur
beaucoup moindre la
dans un second accès; elle en
jettera
sième
éprouvera un troipar une frayeur encore moindre. Si même
ces frayeurs et ces accès sont réitérés régulièrement pendant
quelque-temps, ces accès lui deviendront périodiques avec le temps, quoiqu'elle
n'éprouve plus aucune frayeur; et la même chose
est vraie de toutes les affections
donc une fièvre intermittente spasmodiques. Si
provenait
rementde
originaicmnaditis,Z@psinismenems, etc., ces vices,
a
--- Page 95 ---
D'Accis.
en moindre raison que la première fois, suffiront
produire un second accès, et ainsi des acpour
sont souvent
cès subséquens. Si ces paroxysmes
répétés, le retour de la fièvre sera régulier, même
après la disparition de toutes les causes originales. Ces observations nous montrent pourquoi ces
fièvres d'accès ont leur période régulier, et en
même temps pourquoi les sujets qui en ont été
attaqués, y ont toujours une disposition par la
suite.
Quant aux fièvres intermittentes formées, mais
irrégulières, ou aux fièvres d'accès, fièvres doubles, elles ne sont pas si communes qu'on le
pense; elles sont souvent dues à quelqu'irrégularité de régime, au manque de patience dans le
temps de la crise, et à l'usage maladroit des fébrifuges. Cependant les plus fréquentes sont les fièvres doubles-tierces, doulles-quartes. 1 qui sont
bien formées. J'ai souvent vu de ces fièvres bien
formées compliquées avec d'autresaffections, quoiyue je n'aie jamais vu une double-quotidieane
être bien formée. Qui peut donc
que je pensasse
expliquer ceci? Laissons là les conjectures, pour
nous fixer sur les faits. Premièrement, voyons les
pronoslics :
1.0 Les fièvres d'accès, en général, ne sont pas
dangereuses. J'ai toujours observé que les fièvres
accompagnées d'un pouls fort, d'urines hautes en
couleur, de moiteur à la peau, de ventre libre, >
double-quotidieane
être bien formée. Qui peut donc
que je pensasse
expliquer ceci? Laissons là les conjectures, pour
nous fixer sur les faits. Premièrement, voyons les
pronoslics :
1.0 Les fièvres d'accès, en général, ne sont pas
dangereuses. J'ai toujours observé que les fièvres
accompagnées d'un pouls fort, d'urines hautes en
couleur, de moiteur à la peau, de ventre libre, > --- Page 96 ---
< Vhy RMtN
GEUREEE
DELA FIÈVRE
s'il n'y avait pas
une
d'inflammation,
coction et à une crise en
parvenaient à
qu'on les traitât
peudejours, pourvu
a plus de
bien; et je puis a vancer
danger à trop faire
qu'il y
une fiévre qui ressemble
que trop peu dans
forme. Néanmoins
à une fiévre d'accès inla constitution
sujet, ,la manière de vivre, les
particulière du
tes,le climat, la saison, la
maladies précédenque, peuvent mettre un médecin constitation épidémiterminerà certain
en état de dédegré si la fièvre
terminera en une fièvre
rémittente se
espèce d'intermittente intermittente, et quelle
elle deviendra.
2,0 La nature d'une fièvre
plus bénigne,
d'accès est d'autant
que cette fièvre se forme
ment, et vice verse. Car si
prompte.
se change en
une fièvre continue
matière qui occasionait intermittente, c'est un signe que la
partie cuite,
la fièvre est en grande
etapproptiée
s'il est besoin d'une fièvre pourl'expulsion; mais,
fort
cette coction, On
longue pour opérer
matière a quelque peut eonclure alors, ou que la
degré de
peut être réduite
malignité, qu'elle ne
que difficilement
seauix, Ou que les vaisseaux
par les vaisqui les prive de leur
sont dans une atonie
l'autre,
énergie, ce qui, l'un ou
pronostique une naladie
nuyeuse; ; et si ces fiévres d'accès longue et envent au
informes arriprintemps, elles se
ment par quelques fièvres terminent fréquemsur quelque organe
longues, ou Se jettent
particulier, et produisent dif.
a
02227 FA
difficilement
seauix, Ou que les vaisseaux
par les vaisqui les prive de leur
sont dans une atonie
l'autre,
énergie, ce qui, l'un ou
pronostique une naladie
nuyeuse; ; et si ces fiévres d'accès longue et envent au
informes arriprintemps, elles se
ment par quelques fièvres terminent fréquemsur quelque organe
longues, ou Se jettent
particulier, et produisent dif.
a
02227 FA --- Page 97 ---
D'Accis.
férentes maladies, surtout dans les sujets âgés. Les
vieillards ou les gens usés sont en effet, caeteris
paribus, plus sujets à ces sortes de fievres de longue durée et aux maladies
chroniques. Les
gens et les sujets vigoureux ont des accès jeunes
la coction et les crises se font
violens;
eux; mais ils sont
parfaitement chez
exposés à de
obstructions et aux maladies fort dangerenses
tent si on les traite mal.
aiguës qui en résulOn observe dans les Pays-Bas
d'accès durent
que les fièvres
si la
long-temps informes en automne,
gelée ne se fait sentir de bonne heure
la saison; mais qu'enfin elles
dans
minent en une
se forment et se terqueles fièvres régulière intermittente. Au lieu
d'accès
mêmes
infarmenacompagntes des
symptômes au printemps, se terminent
fréquemment en fièvre putride
reuse. De-là leur
toujours dangeinforme
proverbe, ( une fièvre d'accès
est longue en automne, mais
au priutemps. >>
dangereuse
Un temps sec, ou les vents d'est ou de
déterminent
nord,
elles
promptement les fièvres
sont, au contraire, fort
d'accès;
dans les temps
longues à se former
d'ouest et du humides, accompagnés des vents
sud; de sorte
même
qu'elles se passent
quelquefois sans avoir pris de
se changent dans un autre
caractère, et
lignes, par les grandes
temps en fièvres mamédicamens. En
chaleurs, le régime et les
un mot, une fièvre d'accès in- --- Page 98 ---
SAZIANUENG N WES
NTRGCS
V
DELA FIÈVRE.
en toute saison,
forme est une affection dangerense la guérir; autresi l'on fait trop de chose pour
moins danment, je crois qu'elle est beaucoup rémittente. En effet,
gereuse que toute autre fièvre tout-à-coup ( ce que je
j'ai vu les forces tomber
procomme le signe d'une patréfaction
regarde
dans les maladies aiguès),
chaine, et de malignité
forces d'une manière
mais le sujet recouvrer ses trois accès de fièvre
étonnante, après deux ou
qui enlevèrent tout.
formées, la fièvre
Quant aux fièvres d'accès et tient le milieu
tierce est la vraie dépuratoire, et les quotidienles
de la moisson
entre
quartes
crois que Forestus a bien
nes du printemps; et je
ne meurt d'une
il dit que personne
vu, quand
ne dégénère en fièvre
fièvre tierce, à moins qu'elle
une
C'est donc un bon signe quand
continue.
qu'ily a moins
fièvre quarte devient tierce 2 parce
et que les
à craindre de maladies chroniques, C'est de même un
accès en sont plus tolérables.
devient tierce ;
bon signe quand une quotidienne fèvre continue.
car il y a moins à craindre une sont à peu près
lesquels
Les autres pronostics,
seront rapportés plus
les mêmes en toutes fièvres, traiterai de la méthode
convenablement quand je
curative de chacune de ces fièvres.
fièvre quarte devient tierce 2 parce
et que les
à craindre de maladies chroniques, C'est de même un
accès en sont plus tolérables.
devient tierce ;
bon signe quand une quotidienne fèvre continue.
car il y a moins à craindre une sont à peu près
lesquels
Les autres pronostics,
seront rapportés plus
les mêmes en toutes fièvres, traiterai de la méthode
convenablement quand je
curative de chacune de ces fièvres. --- Page 99 ---
D'Accis.
MÉTHODE CURATIVE.
Pour donner le plan de la cure, il faut suivre
l'histoire de la maladie; ainsi, nous avons à considérer, I. la fièvre d'accès informe; 2.0 la fièvre
d'accès formée, mais irrégulière; 3.0 la fièvre
d'accès formée et régulière; 4.0 les régulières quotidiennes, tierces, quartes, etc. Mais comme il
la fièvre d'accès informe soit
arrive rarement que
le
simple au commencement, étant, en général,
résultat de quelques autres maladies mélées avec
la fièvre d'accès,je dois quitter cet ordre, et comla fièvre d'accès bien formée : celle-ci
mencer par
mettra à même d'exune fois bien comprise, nous
la fièvre d'accès informe, ou la maladie
poser
résultant d'une fièvre ajoutée à une
composée,
autre affection, ,c'est-à-dire, qu'il nous faut traiter
toutes les fièvres communes avant de donner
une véritable idée de la fièvre d'accès informe.
exemple,la fièvre d'accès informe du
'Ainsi, par
double affection dont la fièvre
printemps est une
d'accès ne fait qu'une partie, même la moindre:
la disposition inflammatoire du sang et la synonon putride de cette même saison en fait
que
plus considérable.
l'autre partie beaucoup
Pour guérir une fièvre d'accès informe, il faut
d'abord tâcher d'en rendre les accès réguliers
et bien caractérisés; ce qui ne peut être avant
e.
exemple,la fièvre d'accès informe du
'Ainsi, par
double affection dont la fièvre
printemps est une
d'accès ne fait qu'une partie, même la moindre:
la disposition inflammatoire du sang et la synonon putride de cette même saison en fait
que
plus considérable.
l'autre partie beaucoup
Pour guérir une fièvre d'accès informe, il faut
d'abord tâcher d'en rendre les accès réguliers
et bien caractérisés; ce qui ne peut être avant --- Page 100 ---
AIRELE
A THY - a
DE LA FIÈVRE
Tinflammation, dissipé la synoque;
d'avoir réduit
son type, et non au
après quoi la fièvre prendra
paravant.
informe de la moisson est
La fièvre d'accès
consiste en une
semblablement une maladie qui
avec
compliquée
fièvre bilieuse ou atrabilieuse, faire cesser la fièvre
fièvre d'accès. Il faut
une
avant que T'autre puisse
bilieuse ou atrabilieuse,
dois différer
prendre son type; de sorte que je jusqu'à ce
l'examen de la fèvre d'accès informe, fièvres comj'aie exposé la nature des autres
fièvres
que
elle. En exposant les autres
posées avec
I. solitairement;
communes, , je les considérerai,
fièvre d'accès,
avec une
2.0 comme compliquées etles variétés de la fièvre
ce qui fera voir la nature
vais considérer la
d'accès informe. Maintenant je
moins comme
fièvre d'accès comme la seule, ou au
formée.
maladie, et, dans ce cas, bien
la principale
l'histoire de la fèvre d'accès
Après avoir donné
je commence donc,en prescrivant
en général,
la fièvre d'accès formée
la méthode curative, par
bien, et chacun
de la moisson. On la connait
par
la guérir, et, ce qu'il y a de singulier,
peut
L'un la guérit par des acides remèdes opposés.
des astrindes, T'autre par des alcalis; celui-ci par
des émoliens, des délayans, par
gens; celui-là par
la chaleur et les spides évacuations; tantôt par le nitre. Chacun de
ritueux, tantôt par le froid et
mais a aussi
ces remèdes a eu souvent ses succès,
SAal
SNLAL
érir, et, ce qu'il y a de singulier,
peut
L'un la guérit par des acides remèdes opposés.
des astrindes, T'autre par des alcalis; celui-ci par
des émoliens, des délayans, par
gens; celui-là par
la chaleur et les spides évacuations; tantôt par le nitre. Chacun de
ritueux, tantôt par le froid et
mais a aussi
ces remèdes a eu souvent ses succès,
SAal
SNLAL --- Page 101 ---
n'Accis
Gr
souvent manqué la cure. Chaque pays a ses spécifiques 7 souvent efficaces, mais aussi souvent
insuffisans. Le quinquina même n'a
réussi. Cette
pas toujours
variété, cette incertitude, ont leur
cause:cherchons-la, il faut
nons saurons pour lors
des évacuans, des
quand
fans, des
rafraichissans, des échaufacides, des alcalis, des astringens, du
quinquina.
Premièrement, j'observe qu'il est bien différent
d'arrêter le cours d'une fièvre d'accès
guérir; car non-seulement
ou de la
la fièvre si l'on
on retarde la cure de
casionne
en arrête le cours, mais on OCaussi d'autres maladies d'une
core plus dangereuse, et
nature enque la fièvre. Je
plus difficiles à guérir
de
me contente pour le
prendre, entre un grand nombre de prouver,
j'ai rassemblés dans mes
cas que
ples frappans. Il vint,
journaux, deux exem-"
en 1748, dans un
d'Edimbourg, une femme de
hôpital
modée d'une
moyen àge, incomtherford
hydropisie ascite, Le docteur Rul'ayant examinée, vit
c'était
du quinquina pris trop tôt dans que
l'effet
cès de cette saison.
une fièvre d'acdonna de laver
Conséquemment, on lui orapéritive
copiensement avec une décoction
pendant deux jours,
un émétique
après quoi elle prit
vigoureux, ensuite une
assez vive qui fit évacuer une
purgation
eaux. Elle prit après les
grande partie des
zème, n.o 16,
pilules, n.o 15, et
par lusage desquels la fièvre Taporevint.
cès de cette saison.
une fièvre d'acdonna de laver
Conséquemment, on lui orapéritive
copiensement avec une décoction
pendant deux jours,
un émétique
après quoi elle prit
vigoureux, ensuite une
assez vive qui fit évacuer une
purgation
eaux. Elle prit après les
grande partie des
zème, n.o 16,
pilules, n.o 15, et
par lusage desquels la fièvre Taporevint. --- Page 102 ---
a -
PARESA
S
Dr LA FIÈvnE
entre les accès, et la méOn réitéra l'émétique
les
et
decine, une fois. Elle continua
pilules l'apozème, la fièvre tomba par degrés, 9 et Thydropisie
guérie. Je dirai, en passant, que
fut radicalement
dans les boutiques de
l'on devrait avoir toujours
médicament.
Textruit de suie: c'est un fort bon
de même nature, et
L'autre cas est en parlie
homme étant
dépend de la même cause. Un jeune
milieu
dansla Caroline, fut saisi, au
à ses affaires;
qui dede la moisson, d'une fièvre épidémique
Il
d'abord rémittente, enfin intermittente.
vint
pendant quatorze jours, penprit le quinquina
n'avait
d'accès avec
dant lequel temps il
point
chaleur; outre ceci, de légères
froid, mais avec
point de repos, et
anxiété,
sueurs, 9 une grande On lui donna une médeun grand abattement.
le
immédiatement après on réitéra
quincine;
plusieurs jours. On s'aperçut alors
quina pendant étaient tout décolorés, le corps
que ses yeux
perdu, les
amaigri, les forces tombées, T'appétit
et l'esprit abattu. On lui ornausées fréquentes, ici, et de prendre des amers
donna de repasser
traversée. C'est dans cette
restaurans pendant la
situation que je le trouvai dans ce pays-ci.
la
T'avoir bien examiné, je lui trouvai
Après fort décolorée et sale, et m'aperçus d'une
langue
à la région du foie. Je lui
tumeur considérable
décoction
ordonnai aussi de laver avec une
apétour à tour, dans lequel ily,
ritive et le petitlait,
Gmn
S HN
onna de repasser
traversée. C'est dans cette
restaurans pendant la
situation que je le trouvai dans ce pays-ci.
la
T'avoir bien examiné, je lui trouvai
Après fort décolorée et sale, et m'aperçus d'une
langue
à la région du foie. Je lui
tumeur considérable
décoction
ordonnai aussi de laver avec une
apétour à tour, dans lequel ily,
ritive et le petitlait,
Gmn
S HN --- Page 103 ---
D'Accès.
eût un peu de tartre soluble et desel
Alors je lui donnai un fort vomitif, polycreste.
purgation. Il parut reprendre
ensuite une
un peu de
son pouls devint plus mou ; il n'était courage; si
soupi pendant le jour, et dormait mieux plus as.
Les nausées cessèrent, mais les
la nuit.
tructions restaient.
autres signes d'obsles
J'ordonnai la mixture de
et la décoction n.o 6, durant
squilCeci le fit vomir une ou deux fois plusieurs jours.
lui tint le ventre
par jour, et
toujours libre. Enfin, la fiévre
reparut avec une invasion assez vive; je réitérai
la purgation après l'accès, et la
lui fut ordonnée. Environ
mixture, n.o 17,
l'accès revint, mais
trente heures après 2
non si violent, après
réitérai le vomitif, et continuai la
quoi je
ajoutant une infusion d'un
mixture en y
momille. L'accès
peu de fleurs de catomba par degrés, la couleur
jaune de la peau et la fièvre
ment, Il parut bien
disparurent entièrependant quelques
quoique fort mince et pâle, il était jours; et,
montait tous les jours à cheval.
assez vif, et
Il me vint trouver un
matin, se plaignant de
T'estomac, et de manque de
toutes les courses à
digestion, malgré
cheval, et les exercices
faisait. Sa langue était nette, la
qu'il
pouls modéré; je pris cela
peau fraiche le
de
pour un relâchement
T'estomac, et lui prescrivis un
quinquina le matin, à midi et
scrupule de
au soir, avec
ques grains de rhubarbe. Je
quelpensais que cet amer
in, se plaignant de
T'estomac, et de manque de
toutes les courses à
digestion, malgré
cheval, et les exercices
faisait. Sa langue était nette, la
qu'il
pouls modéré; je pris cela
peau fraiche le
de
pour un relâchement
T'estomac, et lui prescrivis un
quinquina le matin, à midi et
scrupule de
au soir, avec
ques grains de rhubarbe. Je
quelpensais que cet amer --- Page 104 ---
mesa MV IAEY
IEMRGSE
R
DE LA FIRVRE
vucs; mais tous les symptômes
répondait à mes
de
une nouantérieurs reparurent en peu
jours;
maladie, une nouvelle jaunisse se remontrèvelle
ordonnai le vomitif, une purgation et
rent. Je lui
comme aupala mixture de squilles précédente,
scilliet de continuer I'usage des pilules
ravant,
des pauvres d'Edimtiques de la pharmacopée
long-temps,
bourg, et une mixture saline pendant
le
selon l'effet : ce qui guérit
variant la quantité
fièvre d'accès
radicalement. La femme avait une
intermittente dès le commencement
qui devint
d'accès du jeune homme avait
même : la fièvre
et, dans les
succédé à une fièvre intermittente;
tôt, et
la fièvre avait été arrêtée -trop
deux cas,
les deux sujets : peut-ètre
avait été près de perdre
serait réchappé,
ni l'un ni l'autre n'en
même que
Je conclus donc qu'on
si la fièvre n'avait reparu. tôt. D'un autre côté 9
peut arrêler une fièvre trop
d'en laisser reaussi tomber dans le cas
on peut
venir les accès trop long-temps.
l'avoir vu,
inférer, après
C'est ce que je puis
mortelle, et par
dans ce cas, devenir quelquefois
présentèrent les sujets après
les phénomènes que
occasion de le voir à
la mort, comme j'ai eu
11 est vrai que le
cadavres.
Rouen sur plusieurs
estimé alors dans cette,
quinquina n'était pas aussi D'ailleurs la diète du
ville qu'il aurait dû l'être.
évacuations
était fort chétive, etles
bas peuple y
Nous trouvâmes daus
peutètre trop abondantes.
a
A
dans ce cas, devenir quelquefois
présentèrent les sujets après
les phénomènes que
occasion de le voir à
la mort, comme j'ai eu
11 est vrai que le
cadavres.
Rouen sur plusieurs
estimé alors dans cette,
quinquina n'était pas aussi D'ailleurs la diète du
ville qu'il aurait dû l'être.
évacuations
était fort chétive, etles
bas peuple y
Nous trouvâmes daus
peutètre trop abondantes.
a
A --- Page 105 ---
n'Aocis.
ces sujets les veines du
et plus d'eau
de
cerveau fort distendues,
les
que coutume dans les ventricules:
poumons étaient
de
si ce viscère n'avait surchargés sang, comme
sieurs avaient
pas pu s'en débarrasser. Plutous les
beaucoup d'eau dans la
vaisseaux du cceur étaient
poitrine ;
et les gros vaisseaux
très distendus,
des concrétions
beaueoup élargis : ily avait
polypeuses dans
quelles pouvaient avoir été la
plusieurs (1),1 lesmort : tous avaient le
cause ou l'effet de la
fort tendus
de
ventricule et les intestins
il y avait des par
l'air : dans un grand nombre,
taches
uns avaient des
gangréneuses, , et quelquestous
excoriations dans le
une eau jaunâtre répandue
ventricule;
men: : le foie était volumineux par tout l'abdoseaux de la
et pâle, et les vaisla rate considérable veine-porte distendus par un sang noir;
prées : dans Tun, la 9 parsemée de taches pourde
vésicule du fiel était
bile, et le conduit
engorgée
et dans un état de commun semblait être tors
était aussi d'une
spasme : le foie de ce sujet.
taille.
cedémateuses. Dans
prodigieuse ; ses jambes
tériques étaient
plusieurs, les glandes mésendurcies et fort
grosses ; mais l'inci-
(r) Voyez M. de Haen, sur la
Il, C. 7, Rat. med. M. Cartheuser génération des Polypes, , part.
choses sur l'origine et la nature des dit aussi de très-bonnes
P. 653. On verra 2 en conférant ces Polypes. Patholog. T.I,
on doit entendre ici M. Grant. deux médecins, comment
I.
--- Page 106 ---
M
CAARGSE
à -
-
DE LA FIÈVRE
faisait sortir une humeur
sion ou la division en
de quelques-uns
aqueuse jaunâtre. Le pancréas
privé de sa
avait aussi été affecté, et tout le corps
ceci
la vérité de ce que
graisse. Or, tout
prouve
qu'une fièvre
c'est-à-dire,
d'autres ont remarqué,
durée.
bien être de trop longue
peut
conclus, 1.o qu'ily a des circonsDe tout cecij je
d'arréter une fièvre;
tances où il est mal-à-propos de le faire; 3.0 que
2.° qu'ily en a où il convient
4.° qu'ily a
dans d'autres il le faut absolument; manière à la
d'arrêter une fièvre 2 de
moyen
radicalement sans risque.
guérir établir chacune de ces circontances,iliaut
Pour
fièvre d'accès formée en ses deux
distinguer la
la fièvre d'accès qui sucespèces. Premièrement ,
secondement, la
cède à une fièvre rémittente ;
dès le
fièvre d'accès qui devient intermittente si la fèvre
Quant à la première,
commencement. intermittente 9 ou qu'on l'ait
continue devient
partie, guérie,
rendue telle,elle est déjà,en grande
T'usage
sans retour par
et cesse communément lont rendue intermitcontinué des remèdes qui
guérir
C'est-là la voie Ia plus désirable pour
tente.
succède à une fièvre rémitune fèvre d'accès qui
le plus sûr, et
tente
que c'est le moyen
2 parce
le moins aux
celui qui expose
conséquemment
inconvéniens. On doit
rechutes et à de fàcheux
méthode, en
donc d'abord tenter toujours cette
observant les effets de chaque accès,
samn
A
des qui
guérir
C'est-là la voie Ia plus désirable pour
tente.
succède à une fièvre rémitune fèvre d'accès qui
le plus sûr, et
tente
que c'est le moyen
2 parce
le moins aux
celui qui expose
conséquemment
inconvéniens. On doit
rechutes et à de fàcheux
méthode, en
donc d'abord tenter toujours cette
observant les effets de chaque accès,
samn
A --- Page 107 ---
D'Accès.
II n'est pas mal de donner le
malade reprend du
fébrifuge 9 si le
courage 9 de T'appétit, de la
couleur, est soulagé de ses maux
l'on voit un amendement
précédens; si
si ces accès deviennent sensible à chaque accès;
et plus courts
de plus en plus modérés
; s'ily a eu des symptômes d'obstruction dans les
viscères, 2 ou des affections chroniques qui semblent céder aux
fièvre. Nous savons
paroxysmes de la
mélancolie
que la fièvre d'accès guérit la
et la folie; convient-il donc de
un febrifuge quand cette fièvre
donner
fections? S'il a
survient à ces af.
dropisie causées précédé une jaunisse ou une hypar obstruction, si le
sujet à quelques affections
malade est
tismales, ne devons-nous gouttenses ou rhumade la fièvre, de
pas diriger le traitement
manière à la rendre
à ces' affections si opiniâtres
avantageuse
toujours qu'il est en notre 3 nous souvenant
fièvre, mais non pas de la pouvoir d'arrêter la
Une fièvre d'accès, suivant rappeler?
dérée sous le même
moi, doit être consitions
point de vue que les évacuanaturelles des autres
il faut la
tenir
fièvres;
soudoucementquand elle soulage, surtout
est modérée on si les symptômes
si elle
qu'on puisse les retenir dans urgens sont tels
de justes
Bref, avant d'entreprendre
bornes
d'accès, il faut bien
d'arrêter une fièvre
force et les affections considérer l'age 2 le sexe, 3 la
saison, la nature de antérieures du malade; ; la
l'épidémie précédente, et celle
5..
res;
soudoucementquand elle soulage, surtout
est modérée on si les symptômes
si elle
qu'on puisse les retenir dans urgens sont tels
de justes
Bref, avant d'entreprendre
bornes
d'accès, il faut bien
d'arrêter une fièvre
force et les affections considérer l'age 2 le sexe, 3 la
saison, la nature de antérieures du malade; ; la
l'épidémie précédente, et celle
5.. --- Page 108 ---
IMEYIRGEE
S2AE - 4
M
A
DE LA FIÈVRE
Mais il
particulièere qui règne.
les
de la constitution distinetion exacte entre
faut aussi faire une quiavaient) lienavant que
affections idiopathiques
qui sont
fièvre parôt, et aux aymplomatigues On doit aussi
la
de la fièvre.
souplutôt les conséquences les maux que la fièvre
bien distinguer > entre
elle est senlement comet ceux avec lesquels
comme ces sortes
lage,
irrite ; car ,
pliquée, ou qu'elle
etbien conduites,
si elles sont bénignes
dans
de fièvres, salutaires en quelques pays,
sont souvent
dans
consititions,
saisons et
quelques nature maligne en
quelques même aussi sont-elles d'une
en cerde
saisons,
contrées 2 en quelques constitutions et dans
quelques
taines années 2 en plusieurs découvrir ceci, il faut donc
la vieillesse. Or, pour climat,le pays, la saison,
encore bien considérerle antécédentes, la nature
le temps, 1 les épidémies de la constitution qui règne
et les partieularités qu'elle peut produire , Tage, 2
alors, les affections
individuelle des
le sexe, la force et la constifution ils sont sujets, ou
sujets ; les maladies auxquelles et celles avec lesquelles
dont ils sonts tsnscepibles,
être compliquée.
fièvre d'accès est ou peut
du plus ou
la
nous instruire
Celles-ci senles peuvent qu'il y a d'arrêter une
du moins dinconvénient
dont il faut s'y
d'accès, et de la manière et sans risque.
fèvre
guérir radicalement
prendre pourla
de fixer des règles
En effet, il est impossible et avec précision;
déterminer absolument,
pour
R
SAUEAA
elles
dont ils sonts tsnscepibles,
être compliquée.
fièvre d'accès est ou peut
du plus ou
la
nous instruire
Celles-ci senles peuvent qu'il y a d'arrêter une
du moins dinconvénient
dont il faut s'y
d'accès, et de la manière et sans risque.
fèvre
guérir radicalement
prendre pourla
de fixer des règles
En effet, il est impossible et avec précision;
déterminer absolument,
pour
R
SAUEAA --- Page 109 ---
D'Accis.
quand on doit arrêter ces fièvres, de même
ne, peut non plus concevoir tous les
qu'on
les circonstances
cas et toutes
peut
qui peuvent survenir. Mais on
toujours les arrêter,
certain degré de
quand on y découvre
malignité, la malignité seule
une raison suffisante
étant
ces fièvres
pour le faire. Il y a aussi de
qui n'ont rien de malin
et que l'on doit cependant
d'elles-mémes,
certaines circonstances arrêter, par rapport à
qui les
par exemple, quand le
accompagnent;
malade a souffert
que faiblesse particulière dans
quelmarque que cet organe est. si affectédu un organe, on reque chaque accès présente
paroxysme,
J'ai vu de violens
beaucoup de danger.
maux de tête dans les uns, des
engorgemens et étranglemens dans d'autres, de
violens vomissemens, douleurs,
dérables,
crampes consigonflement de l'abdomen dans ceux-là;
symptômes fort dangereux dans leurs
ces, et qui, paraissant avec
conséquenêtre arrêtés
l'accès, ne pouvaient
qu'en arrêtant la fièvre. J'ose
dire que toute fièvre quarte,
même
a plutôt de la
simple ou double,
Si la fièvre
malignité, et qu'on doit T'arrêter.
dure long-temps, et résiste au
traitement; si les accès ne
simple
mnalade au contraire
soulagent pas, que le
ces,
perde sa couleur, ses for.
des lappétit, se décharne ; que les accès causent
hémorragies, - la jaunisse,
men, enflures
gonflement à T'abdoraison de
aux extrémités, et que l'on ait
soupçonner que ces symptômes
pro-
et qu'on doit T'arrêter.
dure long-temps, et résiste au
traitement; si les accès ne
simple
mnalade au contraire
soulagent pas, que le
ces,
perde sa couleur, ses for.
des lappétit, se décharne ; que les accès causent
hémorragies, - la jaunisse,
men, enflures
gonflement à T'abdoraison de
aux extrémités, et que l'on ait
soupçonner que ces symptômes
pro- --- Page 110 ---
INEYIRE
ANCE - 3 NV NMES
N
DE LA FIÈVRE
de faiblesse, plutôt qué
viennent de spasme ou verrons que, pour les
dobstruction; alors nous
que la cause et
il faut arrêter la fièvre,et
guérir,
ensemble.
ces
T'effet disparaitront
qui accompaguent
Quant aux circonstances qui les ont précédées,
fièvres ( outre les affections
sont irritées
s'y trouvant compliquées, faire attention
ou qui,
on doit
la violence de l'accès),
individu.
par
particulier de chaque enfans et
au tempérament
faibles, les petits
de
Les blonds, les sujets
rarement mieux
vieillards (r) se trouvent
Les
les
elles durent long-temps. touces fièvres, quand
nourrissent, sont
femmes grosses, celles violence qui
des accès.
par la
jours en danger
une différence considéraLa saison fait aussi
Thiver est proche,
Casteris paribus , plus
laffection a
ble.
est pluvieuse, , plus
plus la saison
les intervalles sont grands
duré de temps,et plus
de danger à donmoins il y a
de
entre les accès,
tous les médicamens
les fébrifuges 5 car,
ou asner
ou échauffans,
ce nom étant ou amers,
au retour
I était sujet, au printemps, Il avait
(1)Le roi Jacques et s'en trouvait bien après.
d'une fièvre semblable,
raison : Une fièvre est, au princoutume de dire 1 pour cette Roi ; ce qui passa en proverbe.
temps, une médecine pour un même fièvre sur le déclin de l'àge,
Mais, ayant été saisi de la
féliciter, en lui répétant son
un de ses amis vint pour T'en : Oui, mais pour un jeune
Le bon vieillard répondit:
propos. Roi; ct il cp mourut.
SUA A
L
trouvait bien après.
d'une fièvre semblable,
raison : Une fièvre est, au princoutume de dire 1 pour cette Roi ; ce qui passa en proverbe.
temps, une médecine pour un même fièvre sur le déclin de l'àge,
Mais, ayant été saisi de la
féliciter, en lui répétant son
un de ses amis vint pour T'en : Oui, mais pour un jeune
Le bon vieillard répondit:
propos. Roi; ct il cp mourut.
SUA A
L --- Page 111 ---
n'Accks.
tringens, plus ils deviennent nécessaires, surtout
quand la. maladie tend à quelque affection chronique ; mais jamais quand on risque de faire
et de rappeler la fièvre récesser l'intermittence,
d'une
dans le cas
mittente qui a précédé, excepté
les
grande nécessité, et quand la fièvre produit
dangereux symptômes, ou d'autres affecplus
aux
tions. La même doctrine peut s'appliquer
fièvres d'accès qui deviennent intermittentes à
Elles sont de deux sorleur première apparence.
tes; les unes si traitables, que la garde-malade
même n'y peut faire aucun mal; les autres si
le médecia trouve beaucoup de
opiniâtres, 7 que
difficulté à y porter remède. Ce sont communément des retours de fièvres d'accès antérieures,
et qui, dans ce cas, ressemblent aux premières.
Mais nous avons vu de ces fièvres prendre un
dès le commencement, et devenir ensuite
type
Il serait fort
tris-embarrasantes et très-obstinées.
dangereux, dans tous ces cas, de les arrêter avant
les évacuations nécessaires aient eu lieu, et
que
morbifique ait été discuté. J'ai
que Tépaississement
vu naitre des fièvres continues dangereuses par
ces tentatives, et une régulière intermittente se
en affection anomale, qui devint rebelle
changer
de climat,
à tous les remèdes, au changement
de mer, aux eaux minérales, età de -
aux voyages
longs voyages à cheval. Ladministration précipitée
du quinquina, et le fond que l'on fait sur T'aug-
que
morbifique ait été discuté. J'ai
que Tépaississement
vu naitre des fièvres continues dangereuses par
ces tentatives, et une régulière intermittente se
en affection anomale, qui devint rebelle
changer
de climat,
à tous les remèdes, au changement
de mer, aux eaux minérales, età de -
aux voyages
longs voyages à cheval. Ladministration précipitée
du quinquina, et le fond que l'on fait sur T'aug- --- Page 112 ---
IOPIRGNA
N / & w MEN
a
NS
Dr LA FIÈVRE
souvent les effets
mentation de la dose empéchent
le malade
Si au contraire
que l'on en attendait.
différens périodes de
est bien conduit par les
néles évacuations
T'accès, et que T'on procure
T'apyrexie decessaires pendant les intervalles,
les accès
viendra de jour en jour plus parfaite, à la fin,
plus traitables, et cesseront peut-être comme je l'ai
saus aucun fébrifuge; or, c'est, doit le
désici-devant observé, ce que l'on
plus
si les accès s'aggravent à proportion
rer. Mais,
deviennent plus longs, on pent
que les intervalles
large dose de quinquina
alors faire fond sur une
ci-devant; peut-être
après le traitement preserit médicament. Nous
n'aura-t-on pas besoin d'autre ci-après ; fixonsconsidérerons les médicamens
nous sur la maladie.
fièvres d'accès de la
les
Au commencement, doubles, savoir : doublemoisson sont la plupart
aucune fièvre
double-quarte ; car il n'y a
tierce,
dans la moisson, comme
réellement quolidienne
; du moins je n'en
il peut s'en voir au printemps; doubles-tierces que l'on
ai vu aucune. J'ai vu de
l'examen conmais, après
appelait quotidiennes,
différence notable dans
venable, j'ai aperçu une
alternes se corles symptômes, et que les jours
respondaient. Or, il est d'une grande conséquence
même, ,sila made découvrir, au commencement fièvres tierces ou quartes: ;
ladie cst de la classe des
et
soient du même genre, puiscar; quoiqu'elles
e
SAVA
ces que l'on
ai vu aucune. J'ai vu de
l'examen conmais, après
appelait quotidiennes,
différence notable dans
venable, j'ai aperçu une
alternes se corles symptômes, et que les jours
respondaient. Or, il est d'une grande conséquence
même, ,sila made découvrir, au commencement fièvres tierces ou quartes: ;
ladie cst de la classe des
et
soient du même genre, puiscar; quoiqu'elles
e
SAVA --- Page 113 ---
n'Accks:
sent se produire l'une l'autre,
dant de différentes
elles sont cepentement différent. espèces, et demandent un traiIl
Je m'arrête donc ici un instant:
y a trois choses à considérer dans
avec frisson : I.O le froid et
l'accès
rigueur fébrile; 3,0 l'anxiété Thorripilation ; 2,0 la
trois points
fébrile. C'est en ces
que consiste la première différence
qu'il ya entrela double-tierce et la
Dans la fièvre tierce, le malade double-quarte.
grand froid, mais
se plaint d'an
qui le touchent ne parait pas si froid à ceux
lèvres
que dans la fièvre
ne sont pas tout-à-fait si
quarte : les
gles aussi blancs, ni le bout des pâles, ni les onou aussi
doigts aussi livide,
pourpré : les pieds sont iroids,
causent pas, comme dans la fièvre
mais ne
sentiment contre nature qui ressemble quarte, ce
lon sent en touchant
à ce que
pas si considérable; un cadavre : Thorreur n'est
le malade parle
Mais, dans la fièvre quarte, le
librement.
souvent si considérable,
tremblement est
une parole de libre.
que le malade n'a pas
Secondement, le degré de rigueur. C'est la
que caractéristique de la fièvre
mara comme des
quarte : le malade
douleurs de crampes dans tous les muscles, des
rhumatisme à toutes les
pour parler le langage de ceux
jointures,ou,
dre, ils se sentent
que jai vu se plainTroisiémement, comme battus 1 brisés, 2 roués,
gueur interne
T'anziété. C'est une sorte de ri-
; c'est la crampe à
T'estomac, aux
rigueur. C'est la
que caractéristique de la fièvre
mara comme des
quarte : le malade
douleurs de crampes dans tous les muscles, des
rhumatisme à toutes les
pour parler le langage de ceux
jointures,ou,
dre, ils se sentent
que jai vu se plainTroisiémement, comme battus 1 brisés, 2 roués,
gueur interne
T'anziété. C'est une sorte de ri-
; c'est la crampe à
T'estomac, aux --- Page 114 ---
aa - IMIN
OETIRGEA
Au
NS
DE LA Fièvne
des gros intesintestins; ; le spasme des excrétoires des gros vaisla surcharge des poumons 7
et
tins ;
et du coeur ; une obstruction,
seaux sanguins 9
de la cireulation : bref, le
un retard universel
est, à tous égards, plus
frisson de la fièvre quarte
et en même temps
celui de la tierce,
violent que
de la tierce dure communéplus long. Le frisson henre; s'il en passe deux,
ment un peu plus d'une
alors, à la fièvre
la fièvre tend, le plus souvent
le froid
La chaleur suit plus promptement hant proporquarte. la fièvre tierce, et monte plus
dans la
dans
est plus grand
tionnément. Le danger
que pendantl tle
la chaleur,
fièvre tierce 1 pendant
de faire tirer du sangà
froid fébrile. Je fus obligé fébrile, parce quele
M. W. G. pendant la chaleur
enflammés, le
était prodigieux 9 les yeux
Cet expépouls délire et le mal de têle insupportables. il put se tenir au
dient eut un bon effet : anssitôt
se
heudès-lors , et tout passa
lit; la crise parut
chaude
La
est
Ccommunénmentpluse
reusement.1 peau fièvre tierce, et présage des
dans la
heures
et plus rouge
Une servante fut quinze
sueurs abondantes. fièvre quarte ; la chaleur qui
dans le frisson d'une et la sueur ne fut que parsuivit fut une bagatelle,
bût une grande
tielle,et) peu de chose. 1 quoigu'elle du vin blanc et de
quantité de petit-lait fait avec la fièvre tierce est
Bref,
T'esprit de corne-descerf. dans la force de l'àge; la
celle des sujets qui sont qui sont surle déclin,
celle de ceux
fièvre quarte,
- - RA
. fièvre quarte ; la chaleur qui
dans le frisson d'une et la sueur ne fut que parsuivit fut une bagatelle,
bût une grande
tielle,et) peu de chose. 1 quoigu'elle du vin blanc et de
quantité de petit-lait fait avec la fièvre tierce est
Bref,
T'esprit de corne-descerf. dans la force de l'àge; la
celle des sujets qui sont qui sont surle déclin,
celle de ceux
fièvre quarte,
- - RA --- Page 115 ---
n'Accis.
ou épuisés, ou réduits par la peine ou les maladies.
J'ai remarqué même à Londres 9 mais il ya peu
d'années, une constitution fiévreuse qui produid'ordinaire, lessait des fièvres quartes plus que
quelles ne cédaient pas aisément aux traitemens
accoutumés, et exigeaient une grande quantité
de quinquina. 2 avec des alexipliarmaques. Ne pouvons-nous donc pas conclure que la fièvre tierce
étant la plus inflammatoire 9 exigera , caeteris paribus 9 un traitement plus anti-phlogistique que
les
la fièvre quarte?) Et que celle-ci, attaquant plus
nerfs , exigera 2 caeteris paribus 2 des médicamens
et un régime plus chauds, plus restaurans, plus
nervins? Que plus tôt nous distinguerons l'une de
l'autre mieux vaudra, et que le défaut de cette
distinction 1
est une raison pourquoi l'on dit que
les fièvres d'accès se guérissent par des méthodes
opposées ? J'ai vu de ces fièvres guéries par les
purgatifs, le nitre et le tartre soluble, après que
le quinquina eut été administré à large dose entre
les accès 2 et continué long-temps inutilement.
J'ai vu aussi ces méthodes être préjudiciables dans
ces mêmes fièvres, où le quinquina seul n'aurait
pas réussi, mais eut tousles succès, joint à d'autres
remèdes. Je voudrais que nous connussions au
fond la nature des maladies ; nous aurions peu
d'occasions d'user des spécifiques.
Mais observons encore, relativement aux fièvres
d'accès, que si nous ne cousidérons pas la nature
et continué long-temps inutilement.
J'ai vu aussi ces méthodes être préjudiciables dans
ces mêmes fièvres, où le quinquina seul n'aurait
pas réussi, mais eut tousles succès, joint à d'autres
remèdes. Je voudrais que nous connussions au
fond la nature des maladies ; nous aurions peu
d'occasions d'user des spécifiques.
Mais observons encore, relativement aux fièvres
d'accès, que si nous ne cousidérons pas la nature --- Page 116 ---
a PERKG N A
K
DE LA FrkvnE
de la maladie que la constitution
épidémique, si nous ne
régnante rend
espèce est la fièvre tierce savons pas de quelle
n'examinions
ou quarte, et que nous.
pas avec discernement
dies ont
quelles malation du précédé, 9 quels sont l'àge et la constitumalade ; nous pourrons
funestes erreurs dansla dose du commettre de
réitération ou continuation
fébrifuge, dans la
diète et les médicamens
de sou usage, dans la
même temps, dans les que nous prescrivons en
évacuations qui suivront
nécessairement, la
et par rapport à la
cure des symptômes
nature et à
Avant de décrire la qui resteront.
trouvée la plus
méthode curative que j'ai
en général il avantageuse pour les fièvres d'accès
est nécessaire de considérer
symptômes urgens qui
les
ment les fièvres d'accès accompagment communésurtout
formées de cette
quand elles sont doubles.
saison,
il y a deux sortes de mal de Premièrement, 9'
graine dont je parlerai
tête ( outre la mimaladies du
ci-après en réapitulantles
et
printemps) : l'un est
accompagne tout le frisson; l'autre spasmodique 9
snatoire, commence et s'accroit
est inflamfébrile : il ne se
avec la chaleur
mais se fait sentir passe de pas enentier avec la crise,
tervalle ; etje l'ai
temps en temps durant l'inque la fiévre
vu dans toute sa force,
eut été arrêtée par le
après
faut distinguer avec soin le
quinquina. IL
parce que le traitement
premier du second,
en est opposé, Le
pre.
a (
; l'autre spasmodique 9
snatoire, commence et s'accroit
est inflamfébrile : il ne se
avec la chaleur
mais se fait sentir passe de pas enentier avec la crise,
tervalle ; etje l'ai
temps en temps durant l'inque la fiévre
vu dans toute sa force,
eut été arrêtée par le
après
faut distinguer avec soin le
quinquina. IL
parce que le traitement
premier du second,
en est opposé, Le
pre.
a ( --- Page 117 ---
D'Acchs.
mier s'enlève avec les
le
les
febrifuges 2 et second par
saignées seules : ni vomitif ,' ni purgatif, ni
vésicatoires,ni fébrifuges n'y feront rien. J'ai T vu
tout cela employé en vain, et le symptôme guéri
par la saignée. Ily a donc un cas où la saignée
devient nécessaire dans une fièvre d'accès formée,
même dans la saison de la moisson : il est plus
fréquent dans les doubles-tierces ; les accès,
la saignée, en deviennent plus doux, et les après intervalles communément plus longs. Quelquefois,
après la saignée, une des tierces
plus qu'une fièvre d'accès
disparait; ce n'est
simple. Jamais je n'ai vu
non plus la saignée préjudiciable, quand le
conservait quelque dureté, que les intervalles pouls devenaient plus courts 2 et que l'on
de voir
cesser lintermittence, Au
risquait
contraire, elle
souvent la maladie à son
rappelle
l'on peutdonner le
propre type, après quoi
J'ai
quinquina avec plus de sûreté.
souvent fait saiguer pour ce mal de
donnant mêmc le
tête, en
bons
quinquina 2 et avec de fort
succès, en observant soigneusement l'effet
qu'il produisait durant l'opération.
aussi une espèce de mal de tête
Ily a donc
vésicatoires font
de
2 dans lequel les
plus
mal que de bien.
Le symptôme urgent qui suit
sorte
celui-la, est une
d'étranglement durant le frisson. J'ai vu ce
symptôme résister aux vomitifs 9 aux médicamens
volatils, aux pectoraux, et cependant
le moyen d'un grand
cesser par
vésicatoire, Il diffère de ce
ant l'opération.
aussi une espèce de mal de tête
Ily a donc
vésicatoires font
de
2 dans lequel les
plus
mal que de bien.
Le symptôme urgent qui suit
sorte
celui-la, est une
d'étranglement durant le frisson. J'ai vu ce
symptôme résister aux vomitifs 9 aux médicamens
volatils, aux pectoraux, et cependant
le moyen d'un grand
cesser par
vésicatoire, Il diffère de ce --- Page 118 ---
: K - AA
CIREA
N
DELA FIÈVRE
;8
de
se voit communément au commencement
qui
quand la fièvre d'accès est compliquée avec
T'hiver,
(j'en parlerai en son
une fausse péripneumonie
lieu ); il semble venir d'un spasme, plutôt que
Il y a donc un symptôme dans
de pituite épaisse.
dissipe par les vésiles fièvres de la moisson, quise
catoires ; et j'ai vu une douleur à la poitrine produrant le frisson,enlevée par
duite par un spasme
le même remède appliqué sur la partie affligée,et
ce dans la même saison.
quiaccomLes nausées, les violens vomissemens ensemble
certaines fièvres d'accès, font
pagnent
urgent que l'on doit bien disun autre symptôme est de deux sortes. Le premier
tinguer, parce qu'il
à la plupart des fièvres
est celui qui est commun
accomviennentde crudités et de congestions
qui
de saleté sur la langue, d'haleine puante,
pagnées
de
: il est le plus violent au
et de signes plénitude
on a négligé
commencement de la maladie, quand
nécessaires. Bref, il est avec matière,
les évacuations
et les purgations. Mais
et se guérit par les vomitifs
l'effet d'un spasme
T'autre est comme sans matière 9
de soulad'une
ne donne jamais
ou
excoriation, beaucoup, et s'irrite par les
gement 1 mais fatigue
les médicamens
vomitifs, les purgatifs 7 ou par
la macommunément quand
salins: il commence
Quand il ne vient
ladie a déjà duré quelquestemps.
avec l'accès 9
de spasme 9 il parait et se passe
que
s'il vient d'excoet
febrifuges;maiss
se guérit parles
1 a
2 ARA
'une
ne donne jamais
ou
excoriation, beaucoup, et s'irrite par les
gement 1 mais fatigue
les médicamens
vomitifs, les purgatifs 7 ou par
la macommunément quand
salins: il commence
Quand il ne vient
ladie a déjà duré quelquestemps.
avec l'accès 9
de spasme 9 il parait et se passe
que
s'il vient d'excoet
febrifuges;maiss
se guérit parles
1 a
2 ARA --- Page 119 ---
D'Accès.
degré l'effet des vomisseriation, il est à quelque
intercontinue même pendantlesi
mens précédens,
anodins les plus doux.
valles, et ne cède qu'aux
Tenflure des extréLe gonflement du ventre, ou
attention, pouvant
mités 1 méritent pareillement
ainsi des traivenir de causes opposées; ; et exigent cela vient de
différens. Ils'agit de savoir si
temens
d'obstruction.
spasme ou de faiblesse 1 et quand vivement, et
Si les évacuations ont été poussées
sil'affectiona durél long-temps;
répétées souvent;
siles intersi lesaccès sont longs et considérables;
si la saison est fortavanvalles durentlong-temps; l'oeil est de couleur perlée vive;
cée ; si le blancde
; si le pouls est
si le régime a été chétif etaqueux
de
entre les accès ; s'il n'y a point
mou et petit
les sympconstipation ; si les accès augmentent
les
de les diminuer 9 malgré
tômes > plutôt que
les accès, on
vomissemens et les sueurs; si, après
si la
de fatigue et de langueur ;
voit des marques
9 et non
parait blanche et comme argentée
langue
eu une petite envie
pas chargée ; s'il y a toujours
alors on peut
de boire 2 mais point d'appélit : la
et
Tenflure est l'effet de maladie,
conclure que
cèdera à l'usage des fébrifuges.
les évaMais si, au contraire 2 on a négligé
fait
si le régime a été chaud; si l'on a
cuations; ;
de viandes, bu des liqueurs spiritueuses;
uisage
si les yeux sont prominens
si le visage est bouffi,
de la tunique albuet jaunes, et les vaisseaux
boire 2 mais point d'appélit : la
et
Tenflure est l'effet de maladie,
conclure que
cèdera à l'usage des fébrifuges.
les évaMais si, au contraire 2 on a négligé
fait
si le régime a été chaud; si l'on a
cuations; ;
de viandes, bu des liqueurs spiritueuses;
uisage
si les yeux sont prominens
si le visage est bouffi,
de la tunique albuet jaunes, et les vaisseaux --- Page 120 ---
ank da
A
DE LA FIÈVRE
est de couleur de cire,
ginée pleins, si la peau
avec une haleine
la langue chargée et jaune,
les interle pouls plein et dur pendant les interpuante, si les accès sont irréguliers, et
valles,
accès semblent diminuer
valles peu longs; si ces
s'il y a un
d'augmenter les douleurs;
plutôt que
le malade mange en même
appétit vorace, et que si la saison ne fait que
raison entre les accès;
bilieuse soit
commencer, et que la constitution
alors les fébrifuges augmenteront
bien passée;
de les diminuer, ce qui
plutôt les symptômes que la fièvre aura été arcontinuera même après que
peut-être
rêtée ; et les symptômes ne cesseront effet, il est bien
le retour de la fèvre. En
que par
la fièvre revienne d'elle-mème,
avantageux que
les vomitifs, les
soit aisément rappelée par
ou
remèdes désobstruans 1 comme
purgatifs, et les
quand elle a été
exemples,
j'en ai vu plusieurs
avant que les causes
arrêtée par le quinquina, aient été détraites. Mais
prédisposantes originaires
témédoit pas encourager une pratique
ceci ne
où cela avait été tenté
raire ; car j'ai vu des cas la fièvre revint, et que
inutilement, et sans que
fussent levées.
les obstructions
urgens les
En voilà assez sur les symptômes que j'ai
Voyons le traitement
plus communs.
dans la cure des fièvres
trouvé le plus avantageux J'ai un traitement pour
d'accès de la moisson.
les
doubles et simples, un autre pour
les tierces
M
NRERA
ci ne
où cela avait été tenté
raire ; car j'ai vu des cas la fièvre revint, et que
inutilement, et sans que
fussent levées.
les obstructions
urgens les
En voilà assez sur les symptômes que j'ai
Voyons le traitement
plus communs.
dans la cure des fièvres
trouvé le plus avantageux J'ai un traitement pour
d'accès de la moisson.
les
doubles et simples, un autre pour
les tierces
M
NRERA --- Page 121 ---
D'Accàs.
8r
quartes doubles et simples, lesquels
sont la Dase de ma
traitemens
mon invention.
pratique, quoique non de
tions
J'y fais cependant les modificarequises dans le cas; c'est pourquoi je dois
commencer ici par les intermittentes
dent à une fièvre rémittente
qui succè.
ces
continue, et suivre
Gévres, d'abord jusqu'à la fin de la
et de là jasqu'à celle de la tierce
double,
simple : pour
lors,je prendrai les fièvres quartes où elles
mnencent à être doubles,
comelles deviennent
pour les suivre jusqu'ot
elles
simples, et montrer comment
se passent. Enfin je considérerai les fièvres
qui commencent par des intermittences
mais qui donnent lieu de craindre
réelles,
deviennent
qu'elles ne
continues; ce qui embrasse toutes les
périodes et toutes les formes de cette maladie,
qu'elle est selon sa vraie nature,
tant
mélange d'aucune
7 simple et sans
autre affection.
Toutes les fois que nous
une intermittence
pourrons apercevoir
réelle, il est évident
maladie est
que la
changée en mieux; et l'on ne doit
pas s'inquiéter, comme je l'ai déjà observé, de
changer la méthode curative
fièvre à cet élat désirable.
qui a conduit la
Mais
une véritable
quoiqu'il y ait
intermitteuce, elle n'est que fort
courte; car en peu d'heures la rigueur
quoique faiblement ; et il suivra
reviendra,
sieurs heures une fièvre
pendant pluet ce sans
avec excès de chaleur,
intermittence: peut-être même
J.
ira-t-elle
--- Page 122 ---
NNER
a NAIKE
M / A - Ty
A
DEEAPIRRE
sur*
faudra tirer un peu de sang,
si loin, qu'il
C'est pourquoi
si le malade est pléthorique. rien qu'une
tout
n'ordonne
avec patience,
du vin blanc
j'attends
de petit lait faitavec
infusion
boisson copieuse
d'avoine, ,ou une
faible, del'eau de gruau rends cette boisson acidule
de fleurs de surean;j je dans les fèvres d'accès
la crème de tartre,
de miel,
avec
Tadoueisavec un peu
de la moisson, ,etje
si le malade s'en accommode. que cette intermitpar exemple,
aro
Supposons,
frisson ou tremblement,
tence, ou le premier le lundi; alors je dis qu'il
rive dans Taprès-midi
copieuse boisson débesoin que de cette
de
n'est
la seconde période
layante, jusqu'a ce que
Mais si je trouve
T'accès soit assez bien passée. à diminuer ( car rales sueurs commencent
que
sont de durée au pemier paroxysme),
rement elles
verre de la tisane puralors fordonne un pelit heure, jusqu'à ce que je
gative, n.o 8, à chaque intention par-là de proprocure une selle. J'ai
et de rendre Tapysuivans,
longer les intervalles
la médecine comcomplète. Dès que
de
rexie plus
effet, jordonne de prendre,
mence à faire son
fait avec de l'oseille
du bouillon
de
temps en temps, rendu acidule avec assez
jus
ou de T'orge, et
agréable. Il faut bien
de limon pour le rendre du temps de Tinvasion,
s'assurer et prendre note
de cet
de la durée de chaque période
du degré,
en faire la comparaison
accès, parce quiliaudra
a
decine comcomplète. Dès que
de
rexie plus
effet, jordonne de prendre,
mence à faire son
fait avec de l'oseille
du bouillon
de
temps en temps, rendu acidule avec assez
jus
ou de T'orge, et
agréable. Il faut bien
de limon pour le rendre du temps de Tinvasion,
s'assurer et prendre note
de cet
de la durée de chaque période
du degré,
en faire la comparaison
accès, parce quiliaudra
a --- Page 123 ---
n'Accts.
avec ce qui doit arriver
il ne faut
au mercred; prochain :
gatif,
pas non plus négliger la dose du
malgré linconvénient de la nuit,
purmalade n'a ni jour ni nuit à
Un sujet
dort quand il
sa disposition ; il
peut. Après
tif, le malade dormira
l'opération du purgale matin
mieux et plus
suivant, le mardi; il se
long-temps
sonlagé, sans avoir pris ni
trouvera fort
opiat, ni cordial. Ce
soulagement ne sera cependant pas de
rée, car on peut présumer
longue ducond accès reviendra
que le frisson du sel'accès de la veille, quelques heures plus tôt que
c'est-à-dire, du
pourra être même plus vif;
lundi; l'accès
considérable, plus
Phorreur sera plus
longue, surtont le
Or, on doit
frisson.
soigneusement noter
que c'estle premier accès de la
ceci, parce
fera aussi une exacte
seconde fièvre. On
et celui du
comparaison entre cet accès
lundi: on en notera toutes les
rences, I. pour s'assurer de celui
difléfort; 2.0 pour pouvoir, le
qui est le plus
main du retour de la fièvre jeudi suivant (le lendesi la fièvre du mardi
du lundi), déterminer
de ce
décroit ou non. Si la
jour se trouve plus forte,
fièvre
rare, c'est-à-dire, si le frisson ce qui n'est pas
sont plus forts et plus
et les symptomes
dre une apyrexie
longs, alors on peut attenet
plus longue le
une fièvre intermittente
mercredi matin,
Ainsi, quand la sueur a duré complétement formée.
le mardi, je prescris la
une heure environ
mixture saline avec l'in6.,
er
de ce
décroit ou non. Si la
jour se trouve plus forte,
fièvre
rare, c'est-à-dire, si le frisson ce qui n'est pas
sont plus forts et plus
et les symptomes
dre une apyrexie
longs, alors on peut attenet
plus longue le
une fièvre intermittente
mercredi matin,
Ainsi, quand la sueur a duré complétement formée.
le mardi, je prescris la
une heure environ
mixture saline avec l'in6., --- Page 124 ---
& - A
RE
DE LA FIÈVRE
et je les réitère toutes
fusion de camomille, n.o 17
si le malade
ou
heures,
les deux, trois
quatre de dormir ne vient
En effet,si l'envie
nedort pas.
de linge, que
le malade a changé
pas après que
gouttes de la teinle lit est refait, j'ajoute quinze
ce que
de ces boissons;
ture d'opium à une prise
Pendant ce tempstoujours vu suivi de succes
lait
j'ai
bouillon au malade, du petit
la, jaccorde du
du vin et de l'eau, ou
fait avec le vin blanc, ou
Mais s'il a la
de vin
s'il est fatigué.
un verre
pur,
le vieux vin du Rhin
langue sale (1), je préfère
variété considérable en examinant la
(i)Je remarque une de la bouche. Outre les aphthes, qui
respiration et Tintérieur critique, comme nous le verrons
sont une sorte d'éruption sur la langue un tapis mince. 1 argenen son lieu, il y a aussi
constitutions inflammatoires,
des
tin, sec au commencement N. E. du printemps. Cette substance
et durant les vents secs diffère de celle qui la tapisse au temps
qui tapisse la langue, dernière est moite 2 sale, , épaisse, jaune;
dc la moisson : cette aussi de la croûte brunc, sèche ? dure,
bilieuse. Elle diffère
putride commence à
brute, qui a lieu quand la constitution
nos fièvres sont la plupart compliquées,
paraitre. Or,comme conséquence de connaitre tout ce qui
il est de la dernière
jusqu'à quel point la condition
peut nous aider à découvrir
de l'une ou de l'autre.
d'une fièvre tend à la rapprocher
durant l'été, de ces
rarement à Londres,
Nous voyons
qui cèdent aux saignées 1 au petit lait,
vraies inllammations
communément quelque miasme
au nitre scul : on y voit plus
d'un hôpital, ou d'une
putride apporté de qu-lque prison,
lequel miasme se
ghambre de malade, ou d'un cloaque;
GA
découvrir
de l'une ou de l'autre.
d'une fièvre tend à la rapprocher
durant l'été, de ces
rarement à Londres,
Nous voyons
qui cèdent aux saignées 1 au petit lait,
vraies inllammations
communément quelque miasme
au nitre scul : on y voit plus
d'un hôpital, ou d'une
putride apporté de qu-lque prison,
lequel miasme se
ghambre de malade, ou d'un cloaque;
GA --- Page 125 ---
D'Accis.
aux autres vins; et, après celui-là le vin de Bordeaux. Le mercredi suivant,
je m'attends à le
complique avec l'inflammation, détruit les forces, abat les
esprits, et doit enfin être évacué par la
moisson,
peau. Pendant la
quand il y a des signes d'inflammation, il
même temps certain degré de
y a en
s'en aller
les
disposition bilieuse qui doit
par vomissemens. 1 les purgatifs, ou parl les deux
ensemble. Je prouverai, par la suite, que la vraie
péripneumonie, la pleurésie, l'angine,ne
sinple
ici pendant l'été et
sont pas communes
l'antomne; que les rhumatismes ne
pas à Londres, la plupart du temps,
sont
toires après le mois de
simplement inflammajuin, non plus que la
T'hépatite et la frénésie. C'est
néphrétique, s
même affection dans la
pourquoi 1 en supposant la
campagne, à la ville, dans une
son, un hépital, parmi les gens qui
prine travaillent
travaillent, ou ceux qui
pas, je conelus que les indications de la
seront en partie différentes, et qu'il faudra varier
cure
ment suivant la saison, le
le traitetion
degré d'inflammation, de
ou de congestion bilieuse.
putréfacJ'ai vu aussi des fièvres bilieuses
au
qui exigeaient des saignées
commencement, et les saignées
fièvres exigeaient des vomitifs
soulageaient : ensuite ces
et des purgatifs : le
en était même considérable; mais
soulagement
n'étaient enlevées
7 malgré cela, 9 ces fièvres
que par l'usage du quinquina, des alexipharmaques et des sueurs. J'ai même vu trois
fois une fièvre putride
ou quatre
accompagnée d'enflure et de
ment au gosier et aux glandes
gonflepassa par la salivation et une haleine voisines, laquelle fièvre se
si le malade avait pris du
fétide, de méme que
mercure : les autres
semblaient n'y rien faire. Notez
le
évacuations
en décoction
que quinquina fut donné
avec T'esprit de Minder, et paraissait
pousser que retarder la salivation
plutôt
critique.
compagnée d'enflure et de
ment au gosier et aux glandes
gonflepassa par la salivation et une haleine voisines, laquelle fièvre se
si le malade avait pris du
fétide, de méme que
mercure : les autres
semblaient n'y rien faire. Notez
le
évacuations
en décoction
que quinquina fut donné
avec T'esprit de Minder, et paraissait
pousser que retarder la salivation
plutôt
critique. --- Page 126 ---
METAENG NV MAE
INETRGAS DE LA FIÈVRE
,et ne se plaignant senletrouver assez tranquille,
je lui donne un
ment que de fatigue. Cependant
( materia
vomitif, si je vuis qu'il y ait orgasme alors le retour
turgeat ) vers l'estomac,et jattends tard dans la soirée
de la fèvre du lundi, mais plus
le lundi précédent, et assez probablement
que
revient
de toute la soirée,
plus faible Si elle ne
pas
suis sûr que la fièvre du lundi est entièrement
je
reste
simple tierce, ou
passée, , et qu'il ne
qu'une
Néanautrement une espèce de fièvre quarte.
continue la mixture saline et l'infusion
moins je
le jeudi. Si l'accès de
de camomille, et j'attends
ressemble à celui du mardi, j'espère
ce jour-ci
simple tierce, et si
alors qu'il n'y a plus qu'une modéré que celui
l'accès avec frisson semble plus
cru
un peu de sel ammoniac
du mardi, j'ajoute
cette fièvre sans
à la mixture, et j'essaie de guérir
désirer.
le quinquina 5 ce que l'on doit le plus
déterMais, le vendredi est le grand jour qui
car, s'il n'y a pas d'accès ce jour-là,
mine tout;
je suis bien fondé à espérer
c'est une preuve que tierce simple qui ne cauque cette fièvre est une
ce
de mal. Mais, s'il y a un accès grave
sera pas vois alors que je me suis trompé; car,
jourla,je
tierce, la maladie est évidemau lieu d'une simple
la fièvre dulundi
ment une double-puante,etcesal et celle du mardi qui est
qui est revenue le jeudi,
toutes deux considérablement
revenuel le vendredi,
davantage,
augmentées. Eu effet, je n'attends pas
L
uque cette fièvre est une
ce
de mal. Mais, s'il y a un accès grave
sera pas vois alors que je me suis trompé; car,
jourla,je
tierce, la maladie est évidemau lieu d'une simple
la fièvre dulundi
ment une double-puante,etcesal et celle du mardi qui est
qui est revenue le jeudi,
toutes deux considérablement
revenuel le vendredi,
davantage,
augmentées. Eu effet, je n'attends pas
L --- Page 127 ---
D'Acchs.
mais j'ordonne le quinquina aussitôt que la sueur
a bien paru, à moins qu'il n'y ait des raisons du
contraire, comme je l'ai déjà dit, et comme uous
le verrons par la suite 7 quand nous parlerons de
la fièvre quarte.
La nature semble observer plus de
dans les fièvres intermittentes
régularité
s que dans beaucoup d'autres fièvres. Car, rarement on voit une
fièvre tierce jointe à une fièvre quarte, à moins
que la nature n'ait été forcée de quitter son cours.
Elle joint une fièvre tierce avec une
une
quarte avec
tierce,
une quarte 3 aussi long-temps que la
maladie reste double; et, à la fin, une des fièvres
s'arrêtera 9 tandis que l'autre continuera : une
double-tierce finira par une tierce simple, et une
double-quarte par une quarte simple. Rarement
une intermittente double, ou plutôt deux fièvres
se passent en même temps ; mais la plus traitable
part la première, et l'autre reste.
Mais, pour revenir à la fièvre tierce,
qu'il n'y ait pas d'accès le vendredi, ni supposons avant le
samedi matin . alors je compare celui du samedi
avec celui du jeudi. C'est le troisième accès de la
tierce simple qui reste : s'iln'est pas plus fort
celui du
que
jeudi,J'ordonne au malade une diète régulière, , de se vêtir chaudement, de
prendre de
l'exercice, et l'usage des médicamens susdits
; un
vomitif, une purgation selon l'occurrence
m'attends à voir l'accès diminuer
2 et je
par degrés, età
amedi
avec celui du jeudi. C'est le troisième accès de la
tierce simple qui reste : s'iln'est pas plus fort
celui du
que
jeudi,J'ordonne au malade une diète régulière, , de se vêtir chaudement, de
prendre de
l'exercice, et l'usage des médicamens susdits
; un
vomitif, une purgation selon l'occurrence
m'attends à voir l'accès diminuer
2 et je
par degrés, età --- Page 128 ---
UA Nea - Shy M
K NETR
NS
DE LA Fièvne
, surtout si la transparvenir à une cure parfaite
bien. Pour cet effet, j'orpiration se soutient
,une tasse
ces jours-là,
donne au maladedeprendre,
avant de
d'infusion de scordium ou de véronique,
à
boire, petit
sortir du lit,et de se lever pour
d'infusion de fleurs de sureau
petit, une chopine
avec l'esprit de
eu fore de thé, rendue agréable
heure avant
nitre dulcifié, en commençant une
où il atteud l'accès : tout ceci, quoique
le temps
modère le frisson : j'ai ajouté pour les
fort simples
sensible, la liqueur
sujets qui ont le genre nerveux
Telles sont les
anodine, et avecavantage. je pense.
du dimauche et du lundi, jusqu'au
opérations de l'accès qui est alors le quatrième, m'atretour à voir la maladie tomber visiblement.
tendant
mon attente, il y a plus de fièvre
Mais si, contre
dans cet accès que dans le précédent 1 j'emploie
en découvrir la cause.
tous les moyens pour
Si la langue est chargée, 9 l'haleine puante, 2 que
le malade ait des rots 9 un goût mauvais ou amer
des signes de congestions 2 je
daus la bouche S ou
ensuite
donnelondicon-eather, n.o 1,etje procède
S'il parait des sigues de grande
commea auparavant.
vu dans la moisacidité dans l'estomac, ce que j'ai
modère la quantité des acides dans la
son, je
celle des amers, et j'ajoute des
diète, augmeute la mixture. Mais si je remarque une
absorbans à
dans la
considérable de salive glutiueuse
quantité
une forte dose de sel ammobouche, j'emploie
A
1,etje procède
S'il parait des sigues de grande
commea auparavant.
vu dans la moisacidité dans l'estomac, ce que j'ai
modère la quantité des acides dans la
son, je
celle des amers, et j'ajoute des
diète, augmeute la mixture. Mais si je remarque une
absorbans à
dans la
considérable de salive glutiueuse
quantité
une forte dose de sel ammobouche, j'emploie
A --- Page 129 ---
D'Accis.
niac cru, immédiatement avant l'accès , ce qui
réussira souvent dans ce cas-là : après quoi, je
continueavec la mixture n.o 17, comme ci-devant,
et J'attends le cinquième accès ; s'il est fort diminué, j'espère du succès de- -cette méthode.
Quand les symptômes ne sont pas diminués,
et que cet accès au contraire parait plus violent,
plus long, . ou fatiguer le malade
9 je donne le
quinquina immédiatement après la chaleur fébrile
ou aprés la sueur universelle, Je
de cette poudre avant l'accès prescris une once
suivant, observant
en même temps les mêmes lois
pour les babits et le lit du malade, qu'auparavant, la
diète, les
exercices; etj je donne les infusions susdites. Jene
fais aucun fond sur une quantité moindre
once de bon quinquina
qu'une
tierce
9 pour arréter une fièvre
régulière bien formée dans un adulte. On
peut présumer qu'ily aura encore un accès
dant l'usage de cette
penpoudre, 2 et quelque chaleur
irrégulièreapres) la prise de cette dose
dans ce cas, il faut en
dequinquina:
prendre encore une once le
jour suivant. Mais une demi-once suffit
pécher le retour de la
si elle pour emLe malade
fiérre,
est arrêtée.
en prend après, trois drachmes
jour, ensuite deux drachmes
par
quatre jours
par jour 2 pendant
; aprés cela,, une drachme pendant
plusieurs jours - ou aussi
la constitution
lougp-temps que dure
fiévreuse: : sans
trouve
les rechutes sont fort
quoije
que
fréquentes dans les fiévres
suivant. Mais une demi-once suffit
pécher le retour de la
si elle pour emLe malade
fiérre,
est arrêtée.
en prend après, trois drachmes
jour, ensuite deux drachmes
par
quatre jours
par jour 2 pendant
; aprés cela,, une drachme pendant
plusieurs jours - ou aussi
la constitution
lougp-temps que dure
fiévreuse: : sans
trouve
les rechutes sont fort
quoije
que
fréquentes dans les fiévres --- Page 130 ---
MAES
a OREa
AS
ns 5 N
DELA FIEVRE.
9o
d'accès arrêtées par le quinquina; etje ne vois pas
quinquina ait aucune mauvaise suite quand
quele
les médicamens ordonnés ci-devant:
il est prisa après
il en faudra
Mais, si la maladie est sur son déclin,
moins pour l'arrêter et en prévenir le retour.
La même méthode m'a également réussi dansles
doubles-tierces. J'aiseulementétée obligé de donner
avant qu'une des deux fièvres se pasle quinquina
parce
sât. Je le donne après le plus grand accès,
j'attends alors le plus long intervalle entre
que les accès. Je trouve que six drachmes arrêteront
le plus faible accès, et qu'une once 2 en général,
l'accès subséquent dans ce pays-ci : il en
arrètera
forte dose en Hollande. J'en
faut toujours une plus
cela,
prescris une demi-once lejour suivant;après
deux drachmes par jour, pendant quatre jours,
drachme comme ci-devant. Si le
et ensuite une
au commencement. il ne fait pas
quinquina purge l'accès reviendra : il faut prévenir
de mal; mais
dans
teinture d'opium
cela par quelques gouttesde
il occasionne une
chaque dose. Si, an contraire ,
constipation, on tirera avantage de quelques grains
même
de manière à
de rhubarbe pris en
temps,
quelques selles 1 et la cure en sera plus
procurer
dire du quinradlicale. Malgré tout ce qu'on peut
disil semble plutôt arrêter les effets que
quina,
de la fièvre. J'ai vul des sujets se
siper les causes
trouver très-bien pendant qu'ils en continuaient
le retour de la fièvre toutes
T'usage, mais éprouver
, an contraire ,
constipation, on tirera avantage de quelques grains
même
de manière à
de rhubarbe pris en
temps,
quelques selles 1 et la cure en sera plus
procurer
dire du quinradlicale. Malgré tout ce qu'on peut
disil semble plutôt arrêter les effets que
quina,
de la fièvre. J'ai vul des sujets se
siper les causes
trouver très-bien pendant qu'ils en continuaient
le retour de la fièvre toutes
T'usage, mais éprouver --- Page 131 ---
D'Accis.
les fois qu'ils le quittaient. J'aivu aussi
sujets guéris radicalement
ces mêmes
et de
par des voyages de mer
terre, par les eaux minérales, d'autres
les sels neutres et de forts désobstructifs. amers,
Je pensai , en 1749, que je pourrais guérir les
fièvres les plus invétérées par des vomitifs le sel
ammoniac, les fleurs de camomille etle 9
de chèvre. Il passa alors dansle
petit lait
un grand nombre d'invalides pays où j'étais fixé,
gade Écossaise
congédiés de la brila
9 au service de la Hollande , et qui
plupart avaient passé pour incurables dans
pays-là, après l'essai de tous les remèdes, Je les ce
guéris tous radicalement en peu de temps. J'em.
portai mon journal avec moi dans
attendais les mêmes succès ; mais TOstPrise,Jy trois
prouvérent
mois me
que ces pauvres soldats avaient été
guéris plutôt par le climat
Ce cas, et d'autres
que par mes remèdes.
observations faites en différens
temps. 3 me convainquirent quep plus l'air est
de vapeurs 1 plus le quinquina est
chargé
plus il en faut;que quandle
nécessaire, 2 et
temps est. fort humide,
nébuleux, 7 il faut joindre nécessairement les diaphorétiqnes, la thériaqne et quelques sels alcalis
au quinquina ; que dans ces temps-là les vésicatoires aideront beaucoup la
contraire,
guérison ; et
on y doit joiudre le nitre, la
qu'au
même la
rhubarbe,
saignée, 2 quand le temps est sec
ou qu'il gèle sous les vents du nord
, clair,
que par-là on parviendra à une
ou d'est, et
guérison radicale.
aphorétiqnes, la thériaqne et quelques sels alcalis
au quinquina ; que dans ces temps-là les vésicatoires aideront beaucoup la
contraire,
guérison ; et
on y doit joiudre le nitre, la
qu'au
même la
rhubarbe,
saignée, 2 quand le temps est sec
ou qu'il gèle sous les vents du nord
, clair,
que par-là on parviendra à une
ou d'est, et
guérison radicale. --- Page 132 ---
M
IOETIRESE
E - & -
DE LA FIÈvRE.
les journaux de mes sept
Je tronve, en revoyant n'y eut que peu de fèvres
dernières années, qu'il
fussent devenues de vriesintermittentes trouve
d'été qoi
la fin de la canicule : je ne
régulières avant
avant léquinoxe
aucune fièvre quarte
non plus
fièvres intermittentes
d'automne. J'ai eu plusieurs des fièvres quartes;
années, mais non
si
en quelques
dernières ne sont pas
d'oà je conclus que ces
je les ai vues en Holcommunes à Londres, que
lande.
quand je vois une fièvre
J'ai dit ci-devant, que
bien formée,simple
par une quarte
;
se terminer
aussitôt au quinquina
ou double, j'ai recours cela pour la guérir. J'ai
parce que je ne vois que la chaleur des accès et
aussi essayé d'anticiper sur
infusions diaphode légères
sur les sueurs 1 par
le
après les voabondantes 1 et petit-lait
rétiques
et, à l'aide d'un peudasprit
mitifs et les purgatifs;
couvertures sur le lit
de Minder, et de plusieurs
j'ai relardé parpousser vivement les sueurs,
ai jamais
pour
d'une fièvre quarte, maisjen'en revenait
lal'aceès
au contraire, 9
: l'accès 2
tiré d'avantage
J'ai vu une double-tierce
avec plus de vigueur. faisant prendre deux drachradicalement en
écuelle de petit lait
guérie ummoniac dans une
mes desel
blanc, tout au commencement
fait avec du vin
infusion diaphorétique
de l'accès, et ensuite une effet, il y aura peu de
copieuse dans le lit. En
troisième
doubles tierces
quireaneontilat
fièvres
am
NO ZAIA
: l'accès 2
tiré d'avantage
J'ai vu une double-tierce
avec plus de vigueur. faisant prendre deux drachradicalement en
écuelle de petit lait
guérie ummoniac dans une
mes desel
blanc, tout au commencement
fait avec du vin
infusion diaphorétique
de l'accès, et ensuite une effet, il y aura peu de
copieuse dans le lit. En
troisième
doubles tierces
quireaneontilat
fièvres
am
NO ZAIA --- Page 133 ---
D'Acchs.
épreuve ; mais j'ai vu aussi cette méthode
convenirà la fièvre
ne pas
quarte simple ou double; c'est
pourquoi je ne m'en servis pas pendant
de ces années
plusieurs
passées 9 dans les fièvres
mais je mets toujours en
quartes; ;
méthode
usage avec succès cette
hollandaise dans les fièvres tierces,
elles durent long-temps doubles
quand
est
2 que le malade
gras 7 joufflu, flegmatique et jeune. On objecte 2 1. qu'il est des estomacs
commodent
qui ne s'en acpas ; 2.0 que le malade ne se
plus à la troisième épreuve, si
prête
seconde
2 la première ou la
ne réussissent pas; 3,0 que cette méthode
manque quelquefois, quoique rarement ;
on est obligé d'avoir recours au
qu'alors
observé trois ou
quinquina. 4.0 J'ai
quatre fois que cette méthode
alflaiblitl'estomac à certain degré; mais J'ai rétabli
T'estomac,en donnant un peu de
de la rhubarbe dans des décoctions quinquina avec
Pour revenir aux fièvres
amères.
fièvres sont bien formées, quartes 7 dès que ces
le
2 je tente de les arrêter
par quinquina, 9 à moins qu'il n'y ait contreindication : 1.o parce que je sais
quinquina qui les puisse arrêter qu'iln'ya a quele
2.0 parce que je ne puis attendre les avec certitude ;
tages des fièvres quartes
des
mémes avanfièvre
que
fièvres tierces. Une
quarte n'est pas une fièvre
contraire, si on en laisse la
dépuratoire ; au
ou qu'on la tente
guérison à la nature,
sans quinquina, la fièvre
si long-temps, et avec tant de force dans durera
certains
les puisse arrêter qu'iln'ya a quele
2.0 parce que je ne puis attendre les avec certitude ;
tages des fièvres quartes
des
mémes avanfièvre
que
fièvres tierces. Une
quarte n'est pas une fièvre
contraire, si on en laisse la
dépuratoire ; au
ou qu'on la tente
guérison à la nature,
sans quinquina, la fièvre
si long-temps, et avec tant de force dans durera
certains --- Page 134 ---
NM MAET
- TOURELE
ea
Ka
DE LA Fivne
forle constitution en pourra
snijets, que la plus
résulter diverses
eire ruinée, et qu'il en pourra
même mouchroniques:le malade pourra
la
maladies
surtont s'il est infirme 2 agé;si
rir dans l'accès,
le temps et les appartesaison est froide. et que
vrai
j'ai vu des
soient humides. Il est
que des fièvres
mens d'obstruction après avoir arrêté
la
signes
réussià les lever par
quartes ; maisj'ai toujours 6. La fièvre revint, il
misture et la décoction n.o et fut guérie par la
vrai, mais elle était tierce,
est
des apéritifs et des amers.
continuation
d'une pratique fort expériPlusieurs personnes fiévreux, m'ont assuré qu'ils
mentée dans les pays
sur quelques jeunes
avaient tenté tous les moyens fièvres
avant
vigourenx attaqués de
quartes avaient atsujets saison fût fort avancée ; qu'ils
que la
dans T'espoir de rendre tierces
tendu long-temps,
rarementilsena avaient
ces fièvres quartes; mais que la maladie devenait
tiré quelque avantage ; que ils avaient été obligés
opiniàtre, et qu'enfin
plus
; que la convalescence
de recourir au quinquina laissait après elle plus
était plus fatigante, et
en
fiévreuse;q qu'ainsiils pensaient qu'il
de disposition
traiter sans quinquina
fallait, s'il était possible 9
été traifièvre de la moisson, qui, aprésavoir
biune
comme une fièvre
tée dès le commencement d'une intermittente typilieuse, prenait la forme fiévres tierces ; que, 1 quant
que de l'espèce des
des quartes 2 on
fièvre d'accès de l'espèce
à une
KUEUAL
vreuse;q qu'ainsiils pensaient qu'il
de disposition
traiter sans quinquina
fallait, s'il était possible 9
été traifièvre de la moisson, qui, aprésavoir
biune
comme une fièvre
tée dès le commencement d'une intermittente typilieuse, prenait la forme fiévres tierces ; que, 1 quant
que de l'espèce des
des quartes 2 on
fièvre d'accès de l'espèce
à une
KUEUAL --- Page 135 ---
D'Acchs
devait, sans perdre de
à larges doses
temps,donner le quinquina
à moins
entre les accès 2 et
qu'il n'y ett de raison longlemps,
contraire. Si la saison a'est
particulière du
once et demie arrêtera
pas fort avancée, une
etla cure deviendra l'accès d'une fièvre quarte;
tous les
complète 1 si l'on en
jours une
prend
tion de quatre demi-oncejusqu'al la consommaet demie
onces, y comprise la
, et ensuite deux
première once
dant sept jours. De
gros chaque jour, 2 penpurgations
plus, 2 s'il procure
pendant ce temps-là,
quelques
en joignant au quinquina
on les arrêtera
S'il est besoin d'une selle, quelque opiat chaud,
petite dose de teinture 2 on y joindra quelque
ce qui n'en retardera spiritueuse de rhubarbe 3
dans les pays bas de la pas T'opération. On se sert,
del'électuaires
France, avec grand succès,
donne
appelé Topiat de le Cat, n.o
une drachme toutes les
18. On en
etnuit,
trois heures, ,
suite
jusqu'à ce que la fièvre soit
jour
toutes les quatre,
arrêtée; engeant ainsi les intervalles cinq, six heures, 2 prolonne le plus prendre
par degrés, - 2 de manière à
souvent ordonné qu'une fois par jour : je l'ai
avec grand succès.
Mais, en parlant du
ver ici qu'il le faut bien quinquina , je dois obserde fraude concernantce choisir; car il se fait plus
que je connaisse.
simple, qu'en aucun autre
La même méthode
d'accès formées dès aura lieu pour les fièvres
le
commencement. Il faut
geant ainsi les intervalles cinq, six heures, 2 prolonne le plus prendre
par degrés, - 2 de manière à
souvent ordonné qu'une fois par jour : je l'ai
avec grand succès.
Mais, en parlant du
ver ici qu'il le faut bien quinquina , je dois obserde fraude concernantce choisir; car il se fait plus
que je connaisse.
simple, qu'en aucun autre
La même méthode
d'accès formées dès aura lieu pour les fièvres
le
commencement. Il faut --- Page 136 ---
Ww MAS
INOnRESS
AS
REARUANSE
DE LA FIÈVRE
est nécessaire; alors on
considérer si la saignée
1.
voies avec le n.o 1, autaut
nettoie les premieres
la saison est avanque faire se pent. Mais., quand dit Hippocrate, 9
cée, et que les maladies, comme la fièvre demande
sont au-dessus du diaphragme,
qu'il est fort
traitement différent - parce
alors un
avec l'affection
probable qu'elles sont compliquées
;
atrabilieuse. 1 ou avec une fausse péripneumonie chaque
varient considérablement
maladies qui
le faire voir par la suite :
année, comme j'espère seulement que l'engoren altendant , jolserverai
des affections biet la toux sont en partié
gement
de la saison ; qu'alors
lieuses au commencement et les acides sont avanles vomitifs, les purgatifs est fort avancée 1 les
tageux. 2.0 Quand la saison mûrs) n'auront pas
(excepté les seuls fruits
acides
et les acidules;
tantde esuccès quelediaphoreiquer donnent du soulaet de petites sueurs fréquentes besoin d'employer les
gemeut. Mais il est souvent stimulons, et les plantes
médicamens vivement
à moins
alcalines à la fin de cette constitution de 9 la
des vents secs de l'est, et
gelée;
qu'il n'y ait
affections vraiment inflammadans lequel cas, CES certainement aux autres. On
toires surviendraient
ces chanobserver ceci tous les ans, quoique dans la même
peut
exactement
gemens ne paraissent pas tantôt dans un mois, tantôt
saison, mais arrivent
dus à l'incerétant, je suppose 9
dans un autre;
et à la diffé
titude du temps de notre pays, --- Page 137 ---
D'Acchs. rence des fruits, des grains des années
différentes;
Cependant ils ont lieu dans l'ordre
1.0 vient la fausse péripneumonie
suivant:
bilieuse ; 3.0 la
bilieuse; 2.ol'atrade
pituoso-visqueuse, 2 qui est celle
Sydenham, ou la glutineuse spontanée. Si
temps est fort froid et mordant,
le
raitre la fausse
on voit alors papleurésie etla péripneumonie demiaigué ; on ne voit guère qu'après Noél la vraie
infammatoire 2 excepté parmi les
le peuple qui travaille,
jeunes gens, , et
exercices. ou ceux qui font de
Les angines observent
grands
même cours s et quelquefois
exactement le
accompagnent les
péripneumonies de toute espèce ; mais
nément elles se passent les
commu
la
premières, et laissent
pris. péripneumonie, Voilà
surtout quand on s'y est mal
la raison pourquoi l'on dit
les
et les rhumes se
de
que
toux
férentes,
passent
tant de manières dif
, tantôt par une diarrhée bilieuse tantôt
par de grandes sueurs 2 tantôt
critique à la peau, tantôt
par une éruption
par des
ou des hémorragies semblables.
passent les
commu
la
premières, et laissent
pris. péripneumonie, Voilà
surtout quand on s'y est mal
la raison pourquoi l'on dit
les
et les rhumes se
de
que
toux
férentes,
passent
tant de manières dif
, tantôt par une diarrhée bilieuse tantôt
par de grandes sueurs 2 tantôt
critique à la peau, tantôt
par une éruption
par des
ou des hémorragies semblables. aphthes critiques
la
De là, il arrive
que même personne est sujette au retour
même rhume 3 d'une même toux dans
d'un
saison, et que cela se passe
la même
presque dans le même
temps 7 et de la même manière tous les
Que devons-nous donc
ans. ordonnent des teintures penser de ces gens qui
dans toutes les toux, dans spiritueuses balsamiques
tous les
toute saison, pour toute
rhumes, 2 en
constitution et à
I. toutàge? --- Page 138 ---
N NES
OnKESA
KS
a CA EKa
DE LA FIÈVRE
cS
les toux et les engorgemens des
Jesuis assuré que
sont
si simples en soi-mème qu'on
poumons ne
pas
a d'autres macommunément, et qu'ily
le pense
comme je le ferai voir. ladies compliquées avec 1
ici
les toux d'hiver sont souvent
Je dirai
que la fèvre d'accès; et qu'une telle
compliquées avec
différent de celui que
fièvre exige un traitement
dans ce. cas 7 la
j'ai exposé ci-devant ; parce que, affection, et que
péripneumonie est la principale
elle. Il
la fèvre ne doit être considérée qu'après
un
cette raison, de donner
est impossible 7 par
des fèvres d'accès ;
traitement suivi pour la cure
T'absurdité de ceux quip préetl'on voit aussi par-là
deux maladies à part;
des
tendent ne guérir qu'une doit réunir la connaiscar la science du médecin
il sera
de toutes les maladies, autrement
sance
défaut dans chaque maladie en partitoujours en
comme la fièvre d'accès du comculier. En effet,
avec
mencement de la moisson était compliquée
bilieuse, c'est-à-dire, 2 avec la diarla constitution
la fièvre hilieuse
rhée, la dysenterie, 1 les aphthes,
la fin de
de même elle peut, vers
ou Térysipèle,
avec différentes espèces
la saison, être compliquée
avecl la vraie
de fausses péripneumonies (r rarement
d'afinilammatoire), d'atrabile,
péripneumonie
etl hystérique avec mafections hypocondriatique
avec des hémorroides ou la goutte.
arla constitution
la fièvre hilieuse
rhée, la dysenterie, 1 les aphthes,
la fin de
de même elle peut, vers
ou Térysipèle,
avec différentes espèces
la saison, être compliquée
avecl la vraie
de fausses péripneumonies (r rarement
d'afinilammatoire), d'atrabile,
péripneumonie
etl hystérique avec mafections hypocondriatique
avec des hémorroides ou la goutte. tière 1
en citant un endroit du
Je finirai ce chapitre
médicale. docteur Alston 2 leçon 49 9 sur la Matière --- Page 139 ---
n'Accès.
a Le quinquina se donne en poudre
drachmes
jusqu'à deux
; demi-once en iufusion ou
un scrupule en extrait: les teintures décoction; ;
ne doivent pas excéder une once, du spiritneuses moins
une fois. Ou plutôt, si la dose doit se réitérer deux en
ou trois fois par jour, il faut en régler la
tité et les intervalles, de manière
quanpuisse le
que le malade
soutenir, et comme la maladie le demande.
> Mais ; pour être plus exact ici
doses
le
, ily y a trois
pour quinquina, dans les fiévres intermittentes : I. la quantité qu'il en faut preudre
convenablement, ne doit que rarement excéder
une drachme (à cet égard, il ne diffère
tres médicamens d'une même
pas d'augravité
2,0 la quantité suffisante,
spécifique);
du
pour prévenir le retour
paroxysme suivant, varie selon le
de la
fièvre. Ilen faut ordinairement
genre
toutau
une
plus, pour
quotidienne, 9 deux drachmes en poudrs
demi-once pour une tierce ; une once
;
quarte. Ces doses 9 divisées en drachmes pour une
plus petites portions, et prises à des
ou en
convenables
intervalles
9 pendant les intermittences
queront rarement leur effet, et donneront 3 mand'en prendre la troisième dose, c'est-à-dire, temps
qu'il en faudra pour prévenir la
antant
pléter la cure. Pour cet
rechnte, et comeffet , les fiévres
diennes en exigent communément
quotitierces deux
une ouce, les
onees, les quartes trois ou quatre
7..
une
plus petites portions, et prises à des
ou en
convenables
intervalles
9 pendant les intermittences
queront rarement leur effet, et donneront 3 mand'en prendre la troisième dose, c'est-à-dire, temps
qu'il en faudra pour prévenir la
antant
pléter la cure. Pour cet
rechnte, et comeffet , les fiévres
diennes en exigent communément
quotitierces deux
une ouce, les
onees, les quartes trois ou quatre
7.. --- Page 140 ---
M WEN
NenREL
-N eka
a
NS
DE LA FitvnE
cependant ce qui avait-été pris
onces, y compris
et donnant
prévenir le premier paroxysme,
deux,
pour
reste 2 un scrupule ou environ,
de ce qui
jusqu'à la consomtrois ou quatre fois par jour,
plus de
mation du tout. Comme il y a toujours est quelmoins que trop,il
danger à en prendre
plus sûr de
quefois nécessaire , et même toujours deux fois pour.
la troisième dose une ou
semaines.
répéter
une ou deux
les fièvres quartes 7 après
suffisent souIl est vrai que de moindres quantités de l'état du malade
beaucoup
vent; ce qui dépend
la fièvre d'accès revient,
et dela fièvre.Sic icependant a été donné trop tôt;
il est sûr que le quinquina la voudrait guérir par
et ce serait en vain qu'on
la constitution du
et l'on exposerait
le quinquina,
danger, si on ne laissait
malade à un plus grand
et si lon y
temps les paroxysmes,
durer quelque
remèdes.
joignait aussi d'autres
en
en peut prendre
> Quant à la quantité qu'on dire que, quand une
décoction, je puis sseulement fauten continuer l'usage
fèvre a été ainsiguerie,i11 quelle qu'en soit la
jusqu'a la cure complète,
quantité.
peut se prendre dans
> La poudre de quinquina
ou en pilules,,
du vin 9 ou en forme d'électuaire mieux 1 : on prend un
selon que le malade l'aime
servir
de vin à chaque dose. Tout sirop peut
verre
autre addition que le laudanum,
d'exeipient, sans
D ( Ceux quiajouT'effet purgatif.
pour en prévenir
--- Page 141 ---
D'Accès.
D tent au
TOF
quinquina autre chose
D nécessaire
que le véhicule
pour l'introduire
D ou péchent
dans le ventricule,
> ou'c'est une pari ignorance, , comme il me semble,
fourberie dont
> doit avoir nne véritable touthonnête homme
Epist.
horreur. >
resp. I. 308. L'extrait de
Sydenham,
avec de l'esprit de vin
quinquina se fait
Qu'entend-on
rectifié, ou avec de l'eau.
Edimb.
par un peu desel de tartre?(
149.) Le nouveau
(Pharm,
ne se sert
Dispensaire de Londres
que d'eau, et répète cette
jusqu'à ce
décoction
elle
quelaliqueur resie
est refroidie : procédé transparente,qmand
medic. fait la décoction
ennuyeux! Le Codex
pendant deux
avec du vin et de
heures (dans T'édition
T'eau,
n'est prescrit que de
de 1748, il
fois. J'aimerais
l'eau), et cela une seule
mieux le faire
de-vie , que. toutés ces
digérer dans l'eau-
> Je
méthodes.
pense qu'il est d'accord avec la raison
T'expérience, quele quinquina
et
tôt. Je sais que de savans
peut être pris trop
contraire;
médecins ont pensé le
plus le malade car,disent-ils, plus la maladie continue,
s'affaiblit, plus la cure
ficile, et la conséquence
devient difces fièvres étaient
dangereuse. En effet, si
tion
toujours nuisibles à la
. et qu'ily y eût plus à souffrir
constitudurer
en les laissant
quelque-temps, qu'en les arrétant
mencement, on ne pourrait jamais
au comquina trop tôt ; mais point du donnerle quindoivent être assez
tout 3 ces fièvres
souvent regardées non comme
,
s'affaiblit, plus la cure
ficile, et la conséquence
devient difces fièvres étaient
dangereuse. En effet, si
tion
toujours nuisibles à la
. et qu'ily y eût plus à souffrir
constitudurer
en les laissant
quelque-temps, qu'en les arrétant
mencement, on ne pourrait jamais
au comquina trop tôt ; mais point du donnerle quindoivent être assez
tout 3 ces fièvres
souvent regardées non comme --- Page 142 ---
ANEKa N MAS
nonRGa
N
DE LA FIÈVRE
comne un remède. La
une maladie, mais plutôt
du pied ne
et T'enflure
:
douleur Tinflammation
de la goutte, mais
sont pas la mala lie principale
pour
critiques que la nature opère
des métastases
aussi les fièvres intermitde même
sa guérison;
qu'emploie
tentes sont Parmanemeatierreered
fait
de l'effort qu'elle
la nature, ou la conséquence autrement pourrait
cuire et expulser ce qui
pour
même funeste.
être nuisible,
le même
ce ne soit pas toujours
D Quoique
d'accès ce l'est cependant
cas dans toute fièvre
sympadans celles que l'on appelle proprement malathiques, où la fièvre n'est pas la principale
la
mais la tentative que fait la nature pour
die,
de tels cas, on doit aider la nature 2
gnérir. Dans
ennemi soit vaincu;
ce que le principal
jusqu'à
et de la priver de ces paroxysloin de la désarmer,
être dépouillée
messalutaires: alors la nature peut
et la fièvre se guérira
de ses armes avec facilité, d'accès ont rectifié
rien risquer. Les fièvres
sans
viciées ou défectueuses, et
plusieurs constitutions
quelart n'avait
d'autres maladies opiniàtres,
guéri
vaincre antrement.
pas pn
étadiant en médecine 9 âgé d'environ
> M.A.K,
d'une fièvre tierce en novemvingt ans, fut attaqué
il eut un accès trèsbre 1724. Le premier jour, tout-à-fait sans fièvre,
régulier; le second, il fut
il eut un
trouvait fort bien ; le troisième,
et se
fort que le premierjour.
paroxysme un peu,plus
adies opiniàtres,
guéri
vaincre antrement.
pas pn
étadiant en médecine 9 âgé d'environ
> M.A.K,
d'une fièvre tierce en novemvingt ans, fut attaqué
il eut un accès trèsbre 1724. Le premier jour, tout-à-fait sans fièvre,
régulier; le second, il fut
il eut un
trouvait fort bien ; le troisième,
et se
fort que le premierjour.
paroxysme un peu,plus --- Page 143 ---
D'Accès.
1o3
Ce paroxysme ( ou le troisième, car je ne m'en
souviens pas bien) commença par un vomissement
dans lequel il rendit plus d'une livre de matière
crue et muqueuse ; à ce, succéda frisson, chaleur,
sueur dansl'ordre ordinaire. Le jour libre suivant,
il prit une dose d'ipécacuanha, qui opéra bien,
mais ne fit sortir rien de muqueux. Le
suivant
paroxysme
commença comme les précédens 9 et il
rendit une égale quantité de matière
cela coutinua ainsi
dix
muqueuse ;
pendant
ou quatorze jours,
pendant lequel temps il jeta plus ou moins de cette
mucosité à chaque accès, usant alors de quelques
amers, ettenant une diète exacte : enfin cette matière disparut. Comme il était jaloux de suivre ses
études , je lui ordonnai , après un ou deux
roxysmes ultérieurs, une dose de quinquina. Il pa- se
trouva bien toutl'hiver. Pendant plusieurs années,
il avait été menacé de
consomption au
et à l'automne : ce, considéré, je lui conseillai, printemps
entr'autres choses, si la fièvre revenait, commeil
était fort probable, au mois de mai suivant, de ne
point l'arrèter de tout l'été, mais de prendre le
quinquina en automne, 3 si elle durait jusque
ou
si même elle se passait elle seule, afin de s'as- là,
surer de sa santé. Trois ou quatre ans après, il
revint à la ville, et me dit que sa fièvre était revenue en mai, et qu'il avait toujours joui d'une
parfaite santé, après avoir suivi mes conseils, Il
me parut si changé, que j'eus peine à le recon-
ne
point l'arrèter de tout l'été, mais de prendre le
quinquina en automne, 3 si elle durait jusque
ou
si même elle se passait elle seule, afin de s'as- là,
surer de sa santé. Trois ou quatre ans après, il
revint à la ville, et me dit que sa fièvre était revenue en mai, et qu'il avait toujours joui d'une
parfaite santé, après avoir suivi mes conseils, Il
me parut si changé, que j'eus peine à le recon- --- Page 144 ---
VAES
NORGSE
AUS
A VE aa NV
DE LA FIÈVRE
naître du premier abord. Etait-il donc avantageux
dans la fiévre
de lui ordonner le quinquina, plutôt
d'acces d'automne ,que du printemps? Non certes:
> Je dois convenir cependant que le quinquina
même des fièvres
administré au commencement
elles étaient
d'accès idiopathiques, surtout quand
eut du sucès , et que ce fut sans
épidémiques,
il était
risque. Mais j'ai toujours cru que, quand
avait moins de danger à le donner
nécessaire , ily tôt, même dans ces fièvres ; car $
plus tard que plus
s'il y a une bonne constitution qu'il n'est pas possais aussi qu'on ne peut désible d'améliorer 3 je
où elle tend,
couvrir la nature d'une maladie, et
observant soigneuavec tant de certitude, qu'en
fait
sement ses symptômes, etl les progrès qu'elle
durant le cours de plusieurs paroxysmes. D
Je conclus en faisant, comme le docteur Willis,
remarques sur le méme sujet. Voici ce
quelques
le
soit le seul requ'il dit : ( Quoique
quinquina
chasser
> méde que l'on ait trouvé jusqu'ici pour
en arrête les paroxysD la fièvre quarte, puisqu'il
fièvres inter-
> mes aussi-bien que ceux des autres
mais pour un temps seulement ; ce-
> mittentes,
douter
n'y ait
D) pendant on ne doit point
qu'il fébris) dans la nature des médicamens également
et l'on
espérer que les médecins 9
D fuges ;
peut
seront
cette découverienouvelle,
> encouragés par
des vertus
D. portés à rechercher soigneusement
encore dans les plantes.
p que l'on ignore presque
fièvres inter-
> mes aussi-bien que ceux des autres
mais pour un temps seulement ; ce-
> mittentes,
douter
n'y ait
D) pendant on ne doit point
qu'il fébris) dans la nature des médicamens également
et l'on
espérer que les médecins 9
D fuges ;
peut
seront
cette découverienouvelle,
> encouragés par
des vertus
D. portés à rechercher soigneusement
encore dans les plantes.
p que l'on ignore presque --- Page 145 ---
D'Acchs.
D En suivant ainsi les tentatives des
) joignant la médecine
autres, et en
raisonnée à
D parviendra à guérir plus
l'empirique, on
heureusement la
> quarte 1, et d'autres maladies des plus rebelles: fièvre
> J'ose le promettre d'autant plus volontiers à
> siecle-ci, ou du moins à la postérité,
ce
> par l'analogie du
que, guidé
quinquina . je trouvai,
D
de
il y a
peu temps, 2 un médicament qui ne doit
> être méprisé, et quej'ai continué de
pas
D pauvres avec de bons succès
donneranx
> autre. > De Febr.
2 en place de tout
2 cap. 6.
Le quinquina nous a aussi fait connaitre
quand on le donne à une drachme
que A
donne qu'un certain
ou deux, il ne
répit, et qu'il faut le donner
par onces pour compléter une cure. Ainsilesautres
altérans, donnés en même quantité,
aussi fort probablement
pourraient
procurer de plus
guérisons. K Le docteur
grandes
Coysh, 9 dit
D souvent assuré avec sincérité
Morton, m'a
D avec les plus heureux succès les qu'il avait éprouvé
D de camomille
vertus des fleurs
pulvérisées, très-fin,
> un véhicnle convenable
données dans
9 et réitérées à
> par intervalles, et que ses succès avaient propos
> mêmes qu'avecle
été les
quinquina. > De
Morton nous dit aussi qu'il guérit, Febr.,cap.6.
suivant, trois fièvres
par le reméde
quinquina : Reurs de intermittentes, rebelles au
the et antim.
eamomille, p.ij ,sele d'absinseule
diaph. de chacunp P-j; F. P. Ce futla
fois que Morton vit le
quinquina sans effet.
> par intervalles, et que ses succès avaient propos
> mêmes qu'avecle
été les
quinquina. > De
Morton nous dit aussi qu'il guérit, Febr.,cap.6.
suivant, trois fièvres
par le reméde
quinquina : Reurs de intermittentes, rebelles au
the et antim.
eamomille, p.ij ,sele d'absinseule
diaph. de chacunp P-j; F. P. Ce futla
fois que Morton vit le
quinquina sans effet. --- Page 146 ---
NV MAES
INEXIRGE
A
A2EKa
DE LA FIÈVRE n'Accis:
d'absinthe dans de la petite bière a
Une infusion
la
plusieurs gens de la campague 1 quand
guéri
nous. Il est assez probable
fièvre réguait parmi
un peu asque bien d'autres amers 9 spécialement
tels
l'écorce de frêne, de germantringens ,
que
seraient
drée, administrés comme le quinquina, beaudans cette maladie que dans
aussi avantageux
coup d'autres (1).
m'a assuré que le bol
Une personne de province
toutes les
suivant, pris après T'accès 2 et réitéré
heures
temps du paroxysme prohuit
jusqu'au
fièvre d'accès bien
chain,vait souvent guéri une
jamais vu manquer ce remède
formée ; qu'iln'avait
doses sufdans ce temps-là ; et que trois pareilles
cure parfaite : jamais
fisaient, en général, pourla
de six.
fût besoin d'en prendre plus
il ne vit qu'il
écrasez-la,et mélezPrenez une grande araignée;
faire un bol (2).
la avec de la gelée de groseille pour
à ces réflexions de M. Grant , que des gens
(*) J'ajouterai
médecin digne de foi, m'ont assuré que
de la campagne, et un
le moins autant de vertu
la seconde écorce de noyer avait pour inconvéniens.
que le quinquina 7 sans en avoir Jes lui-même T'efficacité de ce
(2) Si M. Grant disait qu'il eàt vu mais ayons recours à
remède, on le croirait sans liésiter ;
Le seul soupçon
d'autres remèdes qui ne soient pas suspects.
est une défense pour un médecin honnète homme. --- Page 147 ---
DE LA CONSTITUTION
INFLAMMATOIRE.
des maladies inflammaLA cause prédisposante
toires est un état phlogistique ou inflommatoire
du sang; lequel état est le plus ordinaire quand
élevé dans le barole temps est net, le mercure
mètre, et que le vent vient du nord ou nord-est,
ou d'entre ces deûx points. Ceci arrivera surtout
si le froid s'y joint; circonstances auxquelles
nous sommes plus exposés dans ce pays-ci, 9
depuis le milieu de décembre jusqu'au milieu ou
jusqu'à la fin de juin.
Les sujets dont le sang a le plus de disposition
à cet état, sont les jeunes gens à la fleur et dans
la vigueur de leur àge, qui mangent avec grand
appétit, et prennent de fortes nourritures, dont
la digestion se fait parfaitement et promptement,
font beaucoup de sang en peu de
et qui par-là
fort
temps; les gens de travail qui se nourrissent
et bien ; les habitans des pays hauts et secs, éloignés de la mer; les jeunes femmes, en toutes
provinces, surtout celles qui sont grosses.
Il n'est peut-être pas si aisé qu'on le pense de
déterminer exactement, par la conenne qui se
forme à la surface du sang tiré d'une veine, à
quel degré le sang est inflammatoire, parce que
cela dépend beaucoup de l'idiosyncrasie du sujet;
par-là
fort
temps; les gens de travail qui se nourrissent
et bien ; les habitans des pays hauts et secs, éloignés de la mer; les jeunes femmes, en toutes
provinces, surtout celles qui sont grosses.
Il n'est peut-être pas si aisé qu'on le pense de
déterminer exactement, par la conenne qui se
forme à la surface du sang tiré d'une veine, à
quel degré le sang est inflammatoire, parce que
cela dépend beaucoup de l'idiosyncrasie du sujet; --- Page 148 ---
INEYIRGLE
a w WMES
N
DE LA COxSTITUIION
c'est prononcer trop légèremais je pense que
tiré dans les fièvres
ment, que de dire que le sang
de rien à l'inspection
ne peut nous instruire
la couenne n'est due, comme quelquesparce que
la manière dontil sort dans
uns le prétendent, qu'àl
bonne santé sort
la saignée. Si le sang d'un sujet en
moins ce
à plein canal, il présentera plus ou avec une
phénomène. Si l'on agite ce même sang
pendant la saignée, et encore un peu
baguette,
dans le bassin,
de temps après qu'il a été reçu
mais le sang
paraitra davantage;
ce phénomène
et sera tout fluide, si
se dissoudra entièrement,
la même agitation.
on continue long-temps semblent produire quelLes maladies putrides
détruire la contexchose de semblable, et
que
c'est
le sang ne fournira
ture du sang;
pourquoi tire vers le déclin
cette couenne, si l'on en
pas
maladies : on ne la verra pas non plus, 1
de ces
dans le bassin, quelque consi l'on agite le sang colonne du sang qui sort.
sidérable que soit la
contexture
Je conclus de là qu'il faut une certaine
et certain degré de mouvement
dans le sang,
sans quoi elle n'aura
pour former cette couenne;
pris la peine de
pas lieu. J'ai, dans plusieurs cas, dans le bassin,
faire couler en bavant le sang
mais il
T'inflammation était très-grande;
lorsque
bleuâtre, avant de se refroidir
paraissait toujours
en était ensuite fort
entièrement; et la couenne
comme
Certains sujets ont un sang qui,
épaisse.
N
faut une certaine
et certain degré de mouvement
dans le sang,
sans quoi elle n'aura
pour former cette couenne;
pris la peine de
pas lieu. J'ai, dans plusieurs cas, dans le bassin,
faire couler en bavant le sang
mais il
T'inflammation était très-grande;
lorsque
bleuâtre, avant de se refroidir
paraissait toujours
en était ensuite fort
entièrement; et la couenne
comme
Certains sujets ont un sang qui,
épaisse.
N --- Page 149 ---
IXPEAXXATOIRE
celui d'un agneau, est si tendre,
Iog
rouge et la sérosité se mélent
que la partie
en l'agitant avec le
aisément ensemble,
d'une
doigt : dans d'autres, il est
contexture forte et ferme, et sans
de sorte que l'on en peut enlever le
couenne;
même tacher la sérosité
caillot, sans
il est si délié et si dissous : dans quelques autres,
dre mouvement
au fond, que le mointeint la sérosité,
une couenne verdâtre à la
quoiqu'il y ait
En examinant le
superficie.
çois
sang au toucher, je m'aper.
quelquefois qu'ily y a une aussi
rence qu'entre la chair d'un
grande diffés
celle de celui
enfant rachitique et
qui se porte très-bien. Que l'on
prenne égale quantité de lait de différens
tiaux; qu'on le chauffe au même
bessuite on jette dans chacun
degré, et qu'enmême présure, l'un
égale quantité de la
formera de forts
l'autre de
caillots, et
très-mous; ils diffèrent aussi
quantité du caillot : c'est un
par la
l'age du lait depuis
moyen de juger de
santé et de sa nourriture. qu'une vache a vélé; de sa
examinant le sang d'un malade Pareillement, quoiqu'en
nous ne puissions
pendent sa fiévre,
degré
pas déterminer exactement le
d'inflammation, vu que cela
tres circonstances du
dépend d'audes meilleurs
sujet, c'est cependant un
moyens que nous
vrir si le sang est dissous
ayons de décou.
ou
nous sommes, à certain
inflammatoire; et
de l'état des solides
point, à même de juger
formé,
ou des vaisseaux qui l'ont
lorsque nous connaissons sa texture,
puissions
pendent sa fiévre,
degré
pas déterminer exactement le
d'inflammation, vu que cela
tres circonstances du
dépend d'audes meilleurs
sujet, c'est cependant un
moyens que nous
vrir si le sang est dissous
ayons de décou.
ou
nous sommes, à certain
inflammatoire; et
de l'état des solides
point, à même de juger
formé,
ou des vaisseaux qui l'ont
lorsque nous connaissons sa texture, --- Page 150 ---
vEka N MEr
onRERA
K
A
DE LA CORSTITUTION
IIO
des
On sent une pesanteur, une oppression, les fèvres
quelque-temps avant
douleurs vagues,
souvent ces
inflammatoires ; et l'on prévient
les
vidant assez les vaisseaux, soit par
fièvres en
l'abstinence. Le sang tiré au
saiguées, soit par
de couenne, mais
commencement n'a que peu
jours ;
quand la fièvre a duré quelques
beaucoup
du sang semble étre
de sorle que cette qualité
la cause de la
plutôt une conséquence, que est fort élastique,
fièvre. Mais le sang phlogistique Par ce moyen,
de grande expansion.
et susceptible
rester pleins, le
les vaisseaux peuvent toujours
de
dur et ferme, après
pouls devenir quelquefois
si la chaleur
grandes et de Iréquentes saignées, l'obstruction qui
continue, et qu'on ne lève pas
au libre cours du sang. Supposons, par
s'oppose
sujet, dans l'état naturel, conexemple, qu'une de sang, et qu'il faille, pour
tienne cent onces
d'esautant de pouces cubiques
cette quantité,
si la
dans les vaisseaux, il est évident que
pace
de dix degrés, les vaisseaux
chaleur est augmentée
aussi
une distension propordoivent
éprouver
on tire dix onces de
tionnée. Si, dans ce cas,
étendus à
les vaisseaux resteront toujours
sang,
naturel, et le malade se sentira soulagé
leur degré
la distension
de cette anxiété qu'il éprouvait par
la chaforcée des vaisseaux. Mais, supposons que
il
encore de dix degrés de plus,
leur augmente tirer dix autres onces de sang pour
faudra encore
distension propordoivent
éprouver
on tire dix onces de
tionnée. Si, dans ce cas,
étendus à
les vaisseaux resteront toujours
sang,
naturel, et le malade se sentira soulagé
leur degré
la distension
de cette anxiété qu'il éprouvait par
la chaforcée des vaisseaux. Mais, supposons que
il
encore de dix degrés de plus,
leur augmente tirer dix autres onces de sang pour
faudra encore --- Page 151 ---
INFLAM M ATOIRE,
TII
rétablir léquilibre naturel entre le sang et les
vaisseaux.Si cependant je puis prévenir par
ques moyens cette
quellever l'obstruction augmentation de chaleur, et
qui cause la résistance,
pèche en même temps cette distension
j'emforcée des
vaisseaux, et je rends la seconde
nécessaire.
saignée moins
Pour donner une juste idée de
telle que nous la vojons tous les Tinflammation,
diviser en deux
jours, il faut la
la seconde,
espèces; la première, simple, et
mation
compliquée. J'entends par une iuflamsimple, la fièvre qui survient à une
tude
habipléthorique, par le pur abus de
unes des choses non naturelles;
quelquesflammation
et par une incompligtuce,Tentends une fiévre
venue à une habitude
surépaississement
pléthorique, par quelque
morbifique qui s'y joint,
augmente la chaleur et le
lequel
par ses qualités stimulantes. mouvement du sang
I. L'inflammation
d'un sentiment de
simple est donc précédée
pesanteur et
d'une espèce d'anxiété qui dure d'oppression, et
jours de suite avant qu'on
peut-être quelques
fiévre déterminée. Ces
puisse traiter cela de
affections
lement ce que l'on appelle les constituent seula maladie, terrentia
avant-coureurs de
morbi, et
l'on
assez souvent
que
ce
jusqu'à
qu'il survienne néglige
degré de rigueur, avec une
certain
dérable du
augmentation consipouls et du mouvement du
sang.
qui dure d'oppression, et
jours de suite avant qu'on
peut-être quelques
fiévre déterminée. Ces
puisse traiter cela de
affections
lement ce que l'on appelle les constituent seula maladie, terrentia
avant-coureurs de
morbi, et
l'on
assez souvent
que
ce
jusqu'à
qu'il survienne néglige
degré de rigueur, avec une
certain
dérable du
augmentation consipouls et du mouvement du
sang. --- Page 152 ---
ANEKa NV AS
narRea
NA
DE LA CONSTITUTION
II2
soit
si
que dans
Qnoique le pouls ne
pas fréquent
autres fièvres, la quantité du mouvement
plusieurs
les vaisseaux sont forts, et
est grande, parce que
le sang épais.
de
détruit la pléthore à ce premier point
Sil'on
de manière à rétablir T'équilifièvre déterminée,
avant qu'il se probre du sang et des vaisseaux,
toute l'affecphlogistique,
duise un épaississement
et la nature reprend
tion actuelle se passe souvent,
Mais, si l'on souffre cette augmenses fonctions.
pour qu'il
tation de mouvement, assez long-temps
considérable de cet épaisse forme une quantité alors les évacuations prosissement phlogistique,
mais la fièvre doit
cureront bien du soulagement;
cuire et expuldurer quelques jours de plus pour
la
morbifique, avant que
ser cet épaississement
santé puisse reparaitre.
dans toute autre 9
Dans cette fièvre 2 comme
un cerse fait dans les vaisseaux par
la coction (r)
ses sectateurs 1 se ser-
(*) Hippocrate et les systématiques cette altération que
vaient du mot de coction pour exprimer subir aux substances hétérovitales et animales font
les facultés
mélées avec le sang. Il s'opère par-là
gènes , quand elles sont
de la partie saine 2.0 l'expuldeux choses : 1. lassimilation
mange de la
nuisible. Par exemple, 9 si je
sion de la partie
chacune de ces choses
viande, du fruit, du pain, des légumes, de mêmne nature, mais
soient toutes
me nourrit ; non qu'elles
en faire la coction, c'est-à-dire,
parce que mes organes peuvent extraire ensuite ce qui peut
les assimiler à mon corps 1 en
excrémenteuse. Tous
m'ètre salutaire, et en rejeter la partic
. lassimilation
mange de la
nuisible. Par exemple, 9 si je
sion de la partie
chacune de ces choses
viande, du fruit, du pain, des légumes, de mêmne nature, mais
soient toutes
me nourrit ; non qu'elles
en faire la coction, c'est-à-dire,
parce que mes organes peuvent extraire ensuite ce qui peut
les assimiler à mon corps 1 en
excrémenteuse. Tous
m'ètre salutaire, et en rejeter la partic --- Page 153 ---
IXFEANNATOIRE
tain nombre de
révolutions; ; mais
cet
l'expulsion de
épaississement morbifique
s'opère 3 après la
coction, 9 de deux manières
2 1,0 par les émoncles organes semblent même
à
extraire de la
participer ces mêmes facultés, et
masse commune nutritive ce qui peut leur être
analogue. C'est ainsi que les grains osseux se forment
Os, 1 les fibres musculaires dans les
dans les
glanduileuse dans les
muscles, et la substance
glandes.
Nos alimens sont donc pris crus.
dans la masse
9 digérés avant d'entrer
commune des fluides en
de devenir
circulation 3 cuits avant
nourriture, etle reste est élaboré avant
cué, de sorte qu'il a
d'être évaperdu sa forme naturelle et
un troisième être. Mais,
1 cst deven
il
pendant la digestion 2 la coction et
T'expulsion, y a une espèce de fièvre ou de trouble
corps. La nature en agit de même à
dans le
ment morbifique
légard de cet
soit, comme Celse le dit,
épaississepar une cause connue et
que cela arrive
et obscure.
évidente, ou par une cat use inconnue
Quand la nature a assez de force
pour opérer la coction
T'expulsion , alors elle
et
si elle est
l'emporte, 2 et la santé se rétablit;
trop faible 2 cet épaississement
mais 9
dessus , et donne la mort. Dans
morbifique prend le
(ou le jugement)e est
lun ou l'autre cas 1 la crise
des
également parfaite. La nature
cas 2 assez forte pour opérer la
est, en bien
par le combat qu'elle a du
coction, mais si fatiguée
soutenir, qu'elle ne
pulsion : alors la crise est
peut opérer l'exvelle maladie. La
imparfaite, et il en résulte une nounature 3 en bien des
coction et l'expulsion
occasions 7 ne fait la
qu'en partie; ; de sorte
la matière morbifique peut bien être
qu'une partie de
il reste encore assez de crudités
cuite et expulsée 1 mais
de la
pour contrebalancer lcs
nature; ; ce qui nous donne l'idée d'une
efforts
alors il faut de fréquens
crise imparfaite:
assauts pour une victoire
I.
com8
ite, et il en résulte une nounature 3 en bien des
coction et l'expulsion
occasions 7 ne fait la
qu'en partie; ; de sorte
la matière morbifique peut bien être
qu'une partie de
il reste encore assez de crudités
cuite et expulsée 1 mais
de la
pour contrebalancer lcs
nature; ; ce qui nous donne l'idée d'une
efforts
alors il faut de fréquens
crise imparfaite:
assauts pour une victoire
I.
com8 --- Page 154 ---
NAET
ROnREdE
N aa "V
DE LA COxSTiTUTION
communs à toutes les
toires naturels du corps,
particulière à
2.0 par celle qui est plus
fevres;
ou le
c'est-à-dire, par un flegmon
cette fièvre ,
lieu dans une ou
a
dépôt de la matière, 9 lequel
doctrine,i il est évident quela force
plète. Conformément à cette
I.o de la nature de l'épaiset la durée du combat dépendent 2 les facultés des organes
sissement morbifique, comparée avec combinaisons qui ont
destinés à la coction ; 2.0 des différentes
état ou à la fin du conflit.
lieu au premier
Hippocrate
avoir ainsi exposé la doctrine générale,
Après
de tous les phénomènes qui accompapasse à Ténumération
salutaire, une crise imparune crise parfaite
gnent en général
fatale une crise imparfaite qui peut
faitc salutaire, une crise
devenir fatale à la fin.
une nouvelle maladie 7 ou
produire
celle des phénomènes qui en général présagent
De là il passe à
où elles peuvent arriver pour
chacune de ces crises 1 et lejour
affection distinctement,
Ja plupart: enfin , il considère chaque de toute autre 7 tous les
tous les symptômes qui la distinguent
; et
salutaires ou dangereux
phénomènes qu'il y a remarqués les médicamens, 1 ou l'opéde là touche, en passant, le régime, , soutenir les phénomènes
ration 1 qu'il a reconnus propres à les contraires 2 tâchant
salutaires, ou à arrêter et éloigner
la nature dans ses efforts et ses démarches
partout d'aider
voie inconnue. Jamais il ne Tinquiéet non de lui ouvrir une
la
jamais pour exétait pour opérer la coction, ne forçait présenté tous les
n'eût auparavant
cuter T'expulsion 1 qu'elle
dans toute mnaladie,
signes de coction; caril avait appris que 1
et la mal'excrétion venir ensuite 7
la coction doit précéder 2
ainsi par l'issue
qui vient d'être cuite 1 passer
tière morbifique
des expériences réitérées
la nature lui indique 1 ou que
partique
salutaire dans des affections
ont fait voir être la plus
eulières.
n'eût auparavant
cuter T'expulsion 1 qu'elle
dans toute mnaladie,
signes de coction; caril avait appris que 1
et la mal'excrétion venir ensuite 7
la coction doit précéder 2
ainsi par l'issue
qui vient d'être cuite 1 passer
tière morbifique
des expériences réitérées
la nature lui indique 1 ou que
partique
salutaire dans des affections
ont fait voir être la plus
eulières. --- Page 155 ---
ISTLASHATOIRE
plusieurs parties où la
IIS
former et
suppuration doit alors se
3 où la matière cuite doit être
par degrés 1 par un uleère qui semble évncuée,
avec les émonctoires
coopérer
une issue. accessoire communs < ce qui fait comme
dant.
pour évacuer le pus surabonLaugmentation du mouvement
matière couenneuse dans
produit la
une fièvre
simple; cette matière cuite
inflammatoire
le pus 9 ainsi produit, doit engendre du pus , et
émonctoires
être évacué par les
communs, ou,s'il est
par un uleère à
trop abondant,
quelqu'une des surfaces
ou internes du
externes
ou
corps 9 ou aux deux ensemble
suecessivement à l'une et à l'autre :
plusieurs exemples de cette
j'ai vu
marque qu'on l'a
succession, et je reappelée fièvre
a lieu quand quelque
purulente. Elle
portion du
tenue dans quelque
pus a été retion, qu'il s'y
partie du corps après la COCaigrit de manière à
nouveau stimulus, et à renouveler produire un
qui a besoin pour lors d'une
ainsi la fièvre
et d'une seconde crise.
seconde coction
Nous sommes fondésà croire,
vations
après des obserréitérées, 2 qu'nne
donnera des signes de
inflammation simple
au plus tard, depuis la coction, en quatorze jours
et fréquemmentau
première rigueur fébrile
troisième jour et
ces signes paraissent, la fièvre
demi. Dès que
blement,
tombe considéraparce que lépaississement
en partie cuit, et même évacué
morbifique est
; mais un examen
8.,
vations
après des obserréitérées, 2 qu'nne
donnera des signes de
inflammation simple
au plus tard, depuis la coction, en quatorze jours
et fréquemmentau
première rigueur fébrile
troisième jour et
ces signes paraissent, la fièvre
demi. Dès que
blement,
tombe considéraparce que lépaississement
en partie cuit, et même évacué
morbifique est
; mais un examen
8., --- Page 156 ---
LaRe S Ww
S
R2RG
Ne
DE IA COxSTITUTIOS
dès que cette matière
attentif nous fera voir que, la fièvre ne peut pas
n'est pas cuite et expulsée, la coction est comêtre terminéc. Jc dis donc que
maisla coction
de la crise;
mencée au premier jour
quelques jours de
doivent continuer
et l'excrétion
soit cuite 1 et le sang
suite , avant que la matière
convenablement dépuré. diviser en deux périodes.
Toute la fièvre se pent
la coction 2 et
est celui qui précède
Le premier
le second est celui qui suit
c'est celui de crudité ;
et
s'appeler
de la coction, peut
le commencemente
durant lequel la matière
état
état suppuratoire,
en pus, et évaphlogistique est cuite ou convertie élaborée convedegrés, dès qu'elle a été
cuée par
de crudité reparaitront imnablement. Les signes
du pus.a été arrètée
médiatement, si T'excrétion Tétat de suppurationpar quelque erreur, durant mais je dis encore que
C'est ce dont on convient;
perte de forces,
le malade éprouvera une grande de crudité, si quelet que lon reverra des critiques sigues a été portée auqu'une des excrétions
montre que. c'est
delà d'un certain degré; ce qui
de
de précipiter les opérations
une témérité que
de les retarder dans cet
la nature. 5 aussi bien qae moins
jours.
qui souvent dure au
plusieurs
étal,
observation est également vraie pour
La même
l'art avant la coCsoit produits par
les flegmons,
après. Si l'on fait
soit venus naturellement
tion 2
incision dans une partie charnue,
une. profonde
re que. c'est
delà d'un certain degré; ce qui
de
de précipiter les opérations
une témérité que
de les retarder dans cet
la nature. 5 aussi bien qae moins
jours.
qui souvent dure au
plusieurs
étal,
observation est également vraie pour
La même
l'art avant la coCsoit produits par
les flegmons,
après. Si l'on fait
soit venus naturellement
tion 2
incision dans une partie charnue,
une. profonde --- Page 157 ---
*SPLANXATOIRE
durant la crudité d'une fièvre
n'en sortira du
inflammatoire, il
pus louable que
aura
quand la coction
commencé: : une. ancienne issue
découlait un pus louable tous les
même, d'où
sujet était en bonne
jours, quand le
noire aussitôt
santé, deviendra sèche et
inflammatoire que l'état de crudité de la fièvre
sanie
aura lieu 1 et ne fournira
délayée, ou de la sérosité,
qu'une
la coction de la fièvre
jusqu'à ce que
ancienne
se fasse : dès-lors, cette,
découle librement. ouverture redevient moite, etle pus en
reuse
L'on sent une tumeur doulourouge, avec battement, dans
la nature est déterminée
l'endroit où
si donc on l'ouvre
à former un flegmon;
rance d'avancer
immédiatement, dans l'espéla cure,on hsappuration,hientoine d'avancer
sil'onattend produit tout le contraire ; au lieu
la coction avec patience,
que
cette
suppurera, 2 rendra un pus véritable,
tumeur
lagement du malade. Si,d'un
au grand Sotplique sur ce
autre côté 3 Tonapbien,
flegmon, lorsque la matière en coule
quelques
de
substancesderes, dans
procurer une grande
l'espérance
décharge de pus, pour diNmoensurmagmatiemd inconvénient
ils'ensuivra 1
un autre
; c'est que l'écoulement
abondant, ne sera qu'une sanie,
2 quoique
au lieu que sil'ulcère est
et non du pus;
il en découlera
tenu chaud et mollement,
nature le demande; spontanément autant de pus quela
et les forces du malade
menteront, plutôt que de diminuer
augpar l'évacua-
espérance
décharge de pus, pour diNmoensurmagmatiemd inconvénient
ils'ensuivra 1
un autre
; c'est que l'écoulement
abondant, ne sera qu'une sanie,
2 quoique
au lieu que sil'ulcère est
et non du pus;
il en découlera
tenu chaud et mollement,
nature le demande; spontanément autant de pus quela
et les forces du malade
menteront, plutôt que de diminuer
augpar l'évacua- --- Page 158 ---
SE - aa Ww WEN
N21RGA
N
DE LA COxSTITUTION
louable est dans son état naturel un
tion. Un pus
tel long-temps , si
fluide bénin, doux, et restera
de l'impoint, etsi on le garantit
on ne Tinquiète
s'il est trop remué dans
pression de l'air ; mais,
de Tair, il
les vaisseaux, ou exposé au contact
aussitôt, et devient irritant.
s'aigrit
naturelle d'une inflammation
La terminaison
d'un pus d'une nature bésimple est la formation
soit dans le tissu
nigne, soit dans les vaisseaux,
cellulaire; et rarement ce pus produit la gangrène,
le flegmon ne soit formé sur quelque
à moins que
rigide ou fort nerveuse: ; mais
partie membraneuse,
compodel l'inflammation
il en est tout autrement
mêlé et infecté d'une
sée, parce que le pus y est
acrimonieuse.
matière hétérogène d'un nature plus
santé et
exemple, un homme en parfaite
Si, par
la constitution
dausla force de l'àge, est , pendant
il
inflammatoire, attaqué de quelque contagion,
fièvre inflammatoire qui peut exiger
surviest une
enfin, il se forme
un imniremtanighlaghite uue tumeur douun flegmon
eritiquic.cesa-dire,
bràalante, dure, rouge, avec battement.
loureuse
au lieu de parvenir à une supMais cette tumeur,
incontinent dégénérer en
puration lonable, peut ulcère malin : on doit donc
vraie gaugrène, ou en
partie, avant d'atet en ôter une grande
en séparer
convenable: : peut-être
tendre une suppuration
la matière
qu'aprés que
mème n'y parviendra-t-on
et cette matière qui
cuntagieuse aure dte évacuée;
tement.
loureuse
au lieu de parvenir à une supMais cette tumeur,
incontinent dégénérer en
puration lonable, peut ulcère malin : on doit donc
vraie gaugrène, ou en
partie, avant d'atet en ôter une grande
en séparer
convenable: : peut-être
tendre une suppuration
la matière
qu'aprés que
mème n'y parviendra-t-on
et cette matière qui
cuntagieuse aure dte évacuée; --- Page 159 ---
INFLAMM. ATOIRE,
en découle contieudra toujours le germe de la
contagion originale. Si la matière morbifique est
déposée dans les glandes de l'aine 7 des
de la mâchoire inférieure, la même
aisselles,
également lieu. On ne
doctrine aura
gagnera rien à forcer la tumeur de se décharger avant que la coction ait
eédé,c'est-i-dire, que la nature doit premièrement pré.
séparer cette matière offensive, des humeurs
et la déposer au flegmon, mélée avecle
saines,
matière
pus, ou la
phlogistique cuite qui s'était
durant la fièvre ; là, cette matière
produite
encore subir une autre
offensive doit
évacuée
opération 9 avant d'ètre
régulièrement et convenablement. Toutes
les inflammations quiont quelque
analogues entr'elles
maligaité, sont
, relativement à ces circonstances; ; etil faut toujours se rappeler que la crise
totale ne peut pas toujours se faire par les émonctoires communs, 2 mais qu'une partie doit
par un flegmon, sui generis, particulier s'opérer
aux circonstances, selon Ia nature et la quantité de la
matière maligne.
On voit donc clairement
à considérer
qu'il y a deux choses
dans toutes les inflanmations
sées : I.o le degré de linflammation
compode la cause stimulante
; 2.0 la nature
dis
hétérogène qui s'y joint.Je
premièrement le degré d'inflammation,
que c'est ainsi qu'il faut agir dans la pratique. parce
posons une inflammation vénérienne
Supdérable
assez consipour produire tous les symptômes d'une
maligne.
On voit donc clairement
à considérer
qu'il y a deux choses
dans toutes les inflanmations
sées : I.o le degré de linflammation
compode la cause stimulante
; 2.0 la nature
dis
hétérogène qui s'y joint.Je
premièrement le degré d'inflammation,
que c'est ainsi qu'il faut agir dans la pratique. parce
posons une inflammation vénérienne
Supdérable
assez consipour produire tous les symptômes d'une --- Page 160 ---
E % Ww W
NOUREa
MCAS
DE LA CONSTITUTION
fièvre ardente, ne serait-ce pas une folie impard'avoir
donnable que de donnerlospéci@queanet soit
détruit linflammation, soit par résolution,
ordinairesuppuration ? La voie que prend
par ment la nature daus les maladies contngieuses 2
délivrer des miasmes malius 2 parait être
pour se
introduits dans le corps
celle-ci. Les miasmes
vaisseaux, les
humain , stimulent le coeur et les
excitent à de fréquentes et de violentes contracalors certaine quantité d'épaistions; ce qui produit
les miasmes en sont envesissement phiogistique ;
évacués sous la
loppés et embrassés, et enfin
Telle
cuit.
forme de pus 2 avec T'épaississement
viruparait être aussi l'origine de la gonorrhée
lente, des boutons de petite-vérole 1 bubons 3
lesquels la nature se débarparotides , etc., par
des miasmes
n'étaut pas capable
rasse
virulens,
étonnant
d'en changer la qualité. Il n'cst donc pas
de tels flegmons 9 soit
que le pus qui provient
d'un virus
malin et contagieux, étant imprégué
la force de nos vaisseaux ne peut réduire.
que
d'une maladie maligne est donc une
La cause
faculiés naturelles ne
matière offensive que nos
Si
amender, mais seulement expulser.
peuvent demaude si toutes les fièvres malignes
Ton me
offensifs externes introsout dues à des miasmes
que non ; carla
duits dans le corps, 2 je réponds
humeurs
bile, le lait, les lochies et les autres
certain
peuvent se corrompre assez pouracquérir
.
que
d'une maladie maligne est donc une
La cause
faculiés naturelles ne
matière offensive que nos
Si
amender, mais seulement expulser.
peuvent demaude si toutes les fièvres malignes
Ton me
offensifs externes introsout dues à des miasmes
que non ; carla
duits dans le corps, 2 je réponds
humeurs
bile, le lait, les lochies et les autres
certain
peuvent se corrompre assez pouracquérir --- Page 161 ---
IXPLANSATOIRE
degré de malignité. Toutes nos humeurs, ,
saines dans leur élat naturel,
quoique
chaugent
et sont évacuées par des organes
aisément,
appropriés, tant
que ces organes sont capables de faire leurs fonctions. Si elles sont retenues
par quelque événement, elles restentasez: souvent dans le corps trèsle long-temps sans causer aucune fièvre, comme on
voit dans les affections ictériques; mais la nature
peut en être assez altérée par un régime et des
médicamens peu sortables 2 pour acquérir des
qualités capables de produire des fièvres
et
telles
malignes
contagieuses 2
que des fièvres
et dysentériques.
pourprées
Quant à la manière dont il faut conduire
fièvre inflammatoire
une
dérer
simple, il faut d'abord consisi la nature parait disposée à former un
local. Il y a lieu de ne pas craindre aucun dépôt
local, tant que la fiévre n'est
Regmon
douleur
pas accompagnée de
aigué fixe 7 à quelque degré
monte
la fièvre: ; cependant il est nécessaire, que
dérer l'impétuosité de la nature, d'observer pour mola même méthode que si l'on élait menacé d'un alors
flegmon interne, vu que la violence de la fièvre.
pourrait bien mettre quelques parties tendres en
danger, , surtout le cerveau. C'est-là la vraie
ardente inflammatoire,
fièvre
quoique
Mtorb., lib. 1, S.
Hippocrate, 2 de
fièvre
27 1 fasse 4
mention d'une autre
ardente avec les extrémités froides,
il appelle causos
laquelle
s parce que toute la chaleur est
menacé d'un alors
flegmon interne, vu que la violence de la fièvre.
pourrait bien mettre quelques parties tendres en
danger, , surtout le cerveau. C'est-là la vraie
ardente inflammatoire,
fièvre
quoique
Mtorb., lib. 1, S.
Hippocrate, 2 de
fièvre
27 1 fasse 4
mention d'une autre
ardente avec les extrémités froides,
il appelle causos
laquelle
s parce que toute la chaleur est --- Page 162 ---
N M
ROTRa
OS
2AE
DE LA CoxSTITUTION
dans les
interne. Il a aussi observé ce symptôme
fièvres bilieuses; maiselles se terminent autrement.
inflammatoire se termine, comme une
Le causus
une péripneumonie et par l'expecpleurésie, par
cuit, à moins que le malade ne
toration d'un pus
avant que la
périsse de la violence de la fièvre,
d'opérer la coction, au
nature ait eu le temps
un volieu que le causus bilieux se termine par
missement, dans les cinq premiers jours, et par
un flux, s'il dure plus long-temps.
distinCette fièvre ardente se peut aisément
la violence du pouls,
guer des fievres putrides par
du nez, de la
la sécheresse étonnante de la peau,
total
bouche et des intestins, et par le manque disemblent
des sécrétions. Quelques symptômes
fièvre,
minuer et s'abattre dans le cours de cette
mériter le nom de bonnes
mais à peine assez pour
et le trouble
rémittences; car la dureté du pouls
diminuent
que la maladie
du cerveau ne
point, Celse, les senne commence à tomber. Depuis traitement de
timens ont tous été d'accord sur le
fièvre. On doit persévérer dans la méthode
cette
conformément aux indications,
antiphlogistique,
modérer les
durant tout le temps de crudité;
urgens; suivre de près les sécrétions
symptômes
que la
et excrétions, en attendant patiemment
la coction; et l'on ne doit précinature opère
On parle de la
piter ni hâter rien témérairement. chacun ne la comméthode antiphlogistique, mais
été d'accord sur le
fièvre. On doit persévérer dans la méthode
cette
conformément aux indications,
antiphlogistique,
modérer les
durant tout le temps de crudité;
urgens; suivre de près les sécrétions
symptômes
que la
et excrétions, en attendant patiemment
la coction; et l'on ne doit précinature opère
On parle de la
piter ni hâter rien témérairement. chacun ne la comméthode antiphlogistique, mais --- Page 163 ---
INFLANNATOIRE
prend pas. Je vais donc en dire quelque chose,
pour n'y pas revenir par la suite.
Le véritable causus, ou fièvre ardente, est
ticulier aux sujets pléthoriques,
parvigoureux et
nes; à ceux dont le sang est riche, dont jeu- les
vaisseaux sont élastiques, et les nerfs bien tissus
et robustes. Hippocrate regardait ce point de
faite santé comme dangereux,
pardevant nécessairement
parce que le corps
subir des changemens continuels, l'état qui n'en peut devenir meilleur, doit
absolument empirer.
Il est évident qu'il doit se produire une grande
quantité d'épalssissement phlogistique dans une
telle complexion, s'il s'y manifeste pne fièvre de
quelque espèce que ce soit, et qu'elle dure longtemps. Conséquemment, la circulation deviendra
diffeultuense, et il résultera grand nombre d'obstructions différentes. Pour les prévenir, il faut
aussitôt vider les vaisseaux par de copieuses et
de fréquentes
saignées, 9 jusqu'a ce que le pouls
devienne plus mou. On tiendra le corps libre
avec des purgatifs et des lavemens qui ne
sent rien irriter. Le sang qui reste sera délayé puisune diète rafraichissante. On relâchera les fibres par
par les vapeurs de l'eau tiède et le
adoucira, on calmera le
repos ; on
douces
genre nerveux par de
émulsions, avec les sucs légers de fruits.
murs, par une grande tranquillité, et moyennant
un air libre, tempéré, et un petit jour : on fera --- Page 164 ---
ZE BKS V
RATRECN
Dr LA CoxSTITUTION
tenir le malade debout, pendant quelques heures
au moius, tous les jours, pour précipiter aux,
inférieures le sang qui se porte rapideparties
ment à la tête.
Tous les médicamens que l'on peut appeler
sont de doux mucilages et les
antiphlogistiques,
du petit-lait de présure
farineux bien délayés,
clarifié; le sucre, le miel, les fruits mûrs, le nitre;
le tout fort délayé : et l'on ne doit point en emd'autres, que la violence de la maladie ne
ployer soit tombée. En effet, on voit alors les symptômes
diminuer; la moiteur du nez, de la bouche, de
la peau, des intestins, des reins, présage l'apdoit avoir lieu
proche de la coction, laquelle
nonobstant tout ce que l'on a fait : alors la nature doit être soutenue un peu par une diète
plus substantielle, On peut même ajouter aux
autres médicamens un peu de chaux d'antimoine,
et le camphre, si l'on voit que le pouls devienne
lent; mais on aiguillonnera la nature par un vésiou
jour, si elle
catoire ; au onzième
quatorzième
indolente. Mais, quoique ces vésicatoires
parait nécessaires en un petit nombre de cas, vers
soient le déclin de la maladie, quand la nature est trop
la violence et la durée du combat,
fatiguée par
les
les
cependant on ne doit pas
ranger parmi
antiphlogistiques : car, si on les emploie trop tôt,
ou vers l'état de la fièvre, ils pourront faire beaucoup de mal.
elle
catoire ; au onzième
quatorzième
indolente. Mais, quoique ces vésicatoires
parait nécessaires en un petit nombre de cas, vers
soient le déclin de la maladie, quand la nature est trop
la violence et la durée du combat,
fatiguée par
les
les
cependant on ne doit pas
ranger parmi
antiphlogistiques : car, si on les emploie trop tôt,
ou vers l'état de la fièvre, ils pourront faire beaucoup de mal. --- Page 165 ---
IXFEAXIATOIRE
i25
Il parait assez
fréquemment, vers la conclusion, une sueur critique salutaire, des urines
cuites, et des selles suivies d'un grand
nnent. Qu'on se donne de garde de les soulageni de les pousser au-delà de
arrêter,
est maintenant
certain degré, On
assez revenu de la coutume absurde de donner des médicamens
les maladies
échauffans dans
inflammatoires : les gens ne
plus tant un air. libre, ni d'ètre levé.
craignent
core une autre erreur à détruire, Maisily a ennistration des
savoir : l'admiantiseptiques en place des antiphlogistiques. C'est ainsi qu'on emploie
acides grossiers des fruits
souvent les
règne minéral, dans les
non murs, ceux du
vraies inflammations du
-
printemps, parce que l'on trouve que ces acides
modèrent la chaleur et l'anxiété des fièvres
trides de l'été; mais
pucertes, on devrait
que le danger dans une maladie
considérer
vient de la dissolution du
putride, prodes
sang et du relâchement
solides; au lieu que celui que présente l'inflammation, avant lasuppuration,
cause opposée, savoir : de la
provient d'une
sang, et des solides. Les
contexture ferme du
acides
le quinquina et les astringens grossiers susdits,
viennent à un
rafraichissans consang dissous et à des solides relàchés; mais il faut d'autres
texture du sang et des solides médicamens, quand la
est trop ferme : les
anticeptiqnes ne conviennent
pas aux maladies
inflammatoires, ni les
trides.
antiphlogistiques aux pu-
de la
provient d'une
sang, et des solides. Les
contexture ferme du
acides
le quinquina et les astringens grossiers susdits,
viennent à un
rafraichissans consang dissous et à des solides relàchés; mais il faut d'autres
texture du sang et des solides médicamens, quand la
est trop ferme : les
anticeptiqnes ne conviennent
pas aux maladies
inflammatoires, ni les
trides.
antiphlogistiques aux pu- --- Page 166 ---
LU a NV X
NEURGSA
-
DE LA CONSTITUTION
la coction a commencé à se faire, les
Dès que
un tremblement
malades en général éprouvent
dej
mais peu de rigueur.
ou un degré froidfébrile,
de chaleur, et
A ce, succède une augmentaiion
la crise est
le paroxysme de la fièvre, sans quoi
Cette chaleur ou trouble critirarement parfaite. critica ), est la fin du premier
que (perturbatio de la fièvre ( celui de crudité ), et le commenétat
celui de
car la
cement du second (
suppuration); criticoction suivra ordinairement ce paroxysme
et le pus s'évacuera, en peu de temps, par
que,
si la nature n'est pas affailes issues communes,
arrêter cette sueur par
blie. On ne doit donc pas
nécessaires au
des évacuations qui aufaient été
de l'état de crudité; car on ne
commencement
les
de la nature 2
ferait que retarder
opérations
rendre la fèvre de longue durée et anomale.
et
l'on doit faire, c'est de délayer COTout ce que
moins de conpieusement, afin que le pus ayant
couloirs:
sistance, passe aisément parles différens
on doit examiner soigneuseDepuis ce moment,
modérément la
ment les excrétions, et soutenir
de rendre la
sécrétion qui parait en défaut, afin
est possible; faisant toucrise aussi parfaite qu'il
rallenattention en même temps de ne pas
jours
donnait d'abord le plus grand soutir celle qui
de la crise.
lagement au commencement
de la matière
La suppuration et Texpulsion
la fin de
jusqu'à
vout quelquefois régulièrement
on doit examiner soigneuseDepuis ce moment,
modérément la
ment les excrétions, et soutenir
de rendre la
sécrétion qui parait en défaut, afin
est possible; faisant toucrise aussi parfaite qu'il
rallenattention en même temps de ne pas
jours
donnait d'abord le plus grand soutir celle qui
de la crise.
lagement au commencement
de la matière
La suppuration et Texpulsion
la fin de
jusqu'à
vout quelquefois régulièrement --- Page 167 ---
INTLANNATOIRE
la crise, sans retour d'aucun
me souviens
frisson; mais je ne
pas d'avoir vu une crise
n'ait pas commencé
parfaite qui
obscur;
par un sentiment de froid
froid qui est alors suivi d'une
tation de chaleur, et enfin des signes de angmens coction
qui se manifestent, soit par les sueurs, soit
les selles ou les urines, soit même
la par
C'est-là l'idée
par salive.
que j'ai de la résolution ; car
que plusieurs
quoiinflammations se dissipent dès lc
commencement méme, par la saignée, comme
Sydenham le dit, sans qu'il faille attendre
coction ou crise, ceci ne peut cependant
ou
lieu qu'avant qu'il se soit formé
avoir
sissement
beaucoup d'épaisphlogistique; ; de sorte que la fièvre doit
éprouver une espèce de coction et de
elle a seulement duré
de
crise, quand
Il est souvent
peu
jours.
pernicieux de donner le
quina aussitôt que les signes de coction quinsent, mais surtout dans les fièvres
paraissimples, spécialement quand il inflammatoires
sumer
y a lieu de
qu'elles se dissiperont par les émonctoires préordinaires.
Si la fièvre est accompagnée d'une
avec battement en
douleur fixe,
fortes raisons de croire quelque endroit, on a de
le dépôt d'une
que la nature médite là
partie de la matière
laquelle partie doit ensuite être
phlogistique,
ulcère. Un tel ulcère
évacuée par un
peut alors être
comme un nouvel émonctoire.
regardé
Comme il supplée
de
qu'elles se dissiperont par les émonctoires préordinaires.
Si la fièvre est accompagnée d'une
avec battement en
douleur fixe,
fortes raisons de croire quelque endroit, on a de
le dépôt d'une
que la nature médite là
partie de la matière
laquelle partie doit ensuite être
phlogistique,
ulcère. Un tel ulcère
évacuée par un
peut alors être
comme un nouvel émonctoire.
regardé
Comme il supplée --- Page 168 ---
W MAES
NEUREA
A 2
- AZAR Ea
DE LA GONSTITUTIOR
défaut des autres 3 on doit le sou
souvent au
cependant que le siége
tenir et l'animer, pourvu
puisse suppurer
en soit dans quelque partie qui
mais si la
comme dans l'aine, etc.;
sans danger,
ou nerveuse, 9 comme les
partie est membraneuse
résoutesticules, il faut prévenir la suppuration,
le
n'est que
dre le flegmon ; ce qui cependant
souvent
moindre des deux maux; car ceci retarde
la rend moins parfaite. Si, par exemla crise ou
fièvre inflammatoire Iente,
ple, il résulte une
et
se fasse un
avoir répercuté le lait, qu'il
pour
à une mamelle ou aux deux,T'usage
dépôt critique
souvent la fièvre, et
des répercussifs prolonge lieu que si l'on met
met la vie en danger; au
l'on excite
sur la partie, et que
un cataplasme
aboutira doucement à un
Ia suppuration, tout
que.
abcès qui en fera la terminaison, soit pourvu bien mur;
l'on n'ouvre pas Tabcès avant qu'il
résorbé
moins
T'on ne voie que le pus est
à
que
seraitsurvenue. Quand
par une fièvreh hectique qui
ou de préil s'agit de résoudre un flegmon,
on ne peut le tenter qu'en
venir la suppuration, vitale, wis wite, ou la coction,
diminnant la force
les saignées, et
par une diete peu nourrissante,
les émoncles évacuations par
en augmentant Pour cet effet, on emploie les
toires communs.
les cathartiques comme antiphlogisdiurétiques,
retarde les opérations de
tiques; mais ce procédlé
maladie mola nature, et l'on change par-là en
un flegmon,
on ne peut le tenter qu'en
venir la suppuration, vitale, wis wite, ou la coction,
diminnant la force
les saignées, et
par une diete peu nourrissante,
les émoncles évacuations par
en augmentant Pour cet effet, on emploie les
toires communs.
les cathartiques comme antiphlogisdiurétiques,
retarde les opérations de
tiques; mais ce procédlé
maladie mola nature, et l'on change par-là en --- Page 169 ---
IXFLANXATOIRE,
dérée, mais
longue, celle qui était violente
courte durée. Nous
et de
rience , que
savons cependant, par expé3 dans tous les cas de
internes, il est plus sûr
flegmons
s'écarter de sa route
d'obliger la nature à
et de tenter la
parce que fort souvent le
résolution,
une issue.
pus ne peut trouver
Mais c'est
fréquemment sans succès
emploie les meilleurs
que l'on
Rlegmon et
moyens pour résoudre un
prévenir la suppuration.
que l'on voit que l'abcès est
Alors, dès
s'est épanché
formé, ou que le pus
intérieurement, il faut
de
traitement, et
changer
mément au procurer un passage au pus, conforsiége qu'ila pris. Quand la
matoire est
fièvre inflam.
accompagnée d'une toux
courte 3 de souffrance et
séche et
mons, et de douleur
d'oppression aux poupenser que la nature poignante au côté, on doit
poitrine, et l'intention médite un flegmon dans la
résoudre.
de la cure doit être de la
Si, après avoir suivi le traitement
phlogistique, dans ces vues
antijours
2 pendant
2 la respiration devient plus
quelques
plus plein et plus mou
aisée, le pouls
soit
; que la matière cuite
copieusement expectorée par une toux
grande, et le malade
il
plus
nature,
soulagé, est clair
s en dépit de T'art, a
qne la
toire nouveau
les
prodait un émoncalors faire
par
poumons. Il ne faut
baisser le pouls par les
plus
et les mêmes purgatifs
mêmes saignées
que l'on suppose
I.
avoir pro9
le pouls
soit
; que la matière cuite
copieusement expectorée par une toux
grande, et le malade
il
plus
nature,
soulagé, est clair
s en dépit de T'art, a
qne la
toire nouveau
les
prodait un émoncalors faire
par
poumons. Il ne faut
baisser le pouls par les
plus
et les mêmes purgatifs
mêmes saignées
que l'on suppose
I.
avoir pro9 --- Page 170 ---
Nw TMIS
OPnRG
-
R EA2ANE sa
DE LA COxSTITUTION
de l'état
curé du soulagement au commencement aider l'exde crudité de la fièvre ; mais on doit
pectoration par de doux pectoraux rafraichissans,
de l'eau chaude, par des fomenpar les vapeurs
en angmentations', et favoriser la suppuration,
afin de fortifier les facultés
tant la nourriture 1
état de
concoctrices, et de les mettre en
compléla crise. Il faut laisser le ventre se resserrer,
ter
On pratiquera
et cependant déageraboudhmment. durant la crudité, si le dépôt
le même traitement
de même
la coction,
se fait au foie : il en sera
après
on
comme dans la péripneumonie,
excepté que 2
et les vapeurs pour netemploiera les pectoraux
les poumons 9 on usera de doux purgatifs
toyer
le foie dans Thépatite. Mais il ne
pour nettoyer ni dans Tun, ui dans l'autre cas 2 affaiblir
faut,
l'état du corps du sujet; c'est pourquoi
davantage
antil'on renoncera à la saignée et aux puissans
phlogistiques dans cet état de la maladie.
Dans les inflammations simples, on distingue
les Gèvres les unes des autres 2 par le nom de
la nature parait disposée à
l'organe sur lequel
Mais, dans les inflammations
former un flegmon.
composées, les fièvres ne sont pas tant distinguées
parle siége du flegmon, que par ses particularités.
qu'un jeune sujet sangnin, d'une parSupposons
riche, soit attaqué d'une
faite santé, ayantle sang
les
et les vents
fièvre contagieuse, durant
gelées
certainement une fièvre
de N.-E., il en résulterait
ait disposée à
l'organe sur lequel
Mais, dans les inflammations
former un flegmon.
composées, les fièvres ne sont pas tant distinguées
parle siége du flegmon, que par ses particularités.
qu'un jeune sujet sangnin, d'une parSupposons
riche, soit attaqué d'une
faite santé, ayantle sang
les
et les vents
fièvre contagieuse, durant
gelées
certainement une fièvre
de N.-E., il en résulterait --- Page 171 ---
TXFEAXXATOTRE
inflammatoire, et il serait aisé de découvrir
Tinflammation n'était pas
que
il paraitra une
simple, et que peut-être
jamais à
éruption ; mais on ne
cette maladie sa vraie
donnerait
avant que le flegmon ait
dénomination,
caractéristiques. C'est
paru avec ses marques
avant le septième
ainsi qu'on distingue à peine,
jour de
vérole bénigne, d'une
l'éruption , une petitegrande étendue, De même petite-vérole volante d'une
d'accès
aussi, quand une fiévre
attaque un sujet d'une constitution
inflammatoire, la maladie ressemble
fort
ardente;etl'on ne
à une fièvre
peut distinguer la fièvre
que Tinflammation ne soit calmée
d'accès,
'ce que l'on peut appeler
en partie: c'est
fièvre d'accès
l'état de crudité de
9 lequel exige le traitement
la
antipblogistique. Mais,
le plus
assez calmée
quand T'inflammation est
pour permettre à la
se former, 2 alors l'état
fièvre d'accès de
composée commence suppuratoire de la fièvre
2 et le même traitement fort
amopbkowigeewarylonr il faut fortifier la diète nécessaire. Au contraire,
la crise, comme je l'ai pour dit favoriser la coction et
tion simple. On doit
ci-devant à l'inflammanature demande alors. prendre pour loi ce que la
intermittente, le
Avant que la fièvre devint
de
malade ne pouvait rien
que
léger et de rafraichissant
souffrir
Tintermittence, il désire des
; mais après
et la nature exige quelque chose nourritures solides,
tiel pour se soutenir. Il
de plus substanvaut toujours mieux gra9..
l'ai pour dit favoriser la coction et
tion simple. On doit
ci-devant à l'inflammanature demande alors. prendre pour loi ce que la
intermittente, le
Avant que la fièvre devint
de
malade ne pouvait rien
que
léger et de rafraichissant
souffrir
Tintermittence, il désire des
; mais après
et la nature exige quelque chose nourritures solides,
tiel pour se soutenir. Il
de plus substanvaut toujours mieux gra9.. --- Page 172 ---
LV X
RVAURELA
Re à
A2ANE
DE LA COSTITUTION
médicamens
duer ainsi la diète 1 que de donnerles
dans ces
stimulans que Ton emploie dont quelquefois on ne doit user
mémes vues : médicamens la nature parait enqu'avec nécessité 7 quand
gourdie.
semblables à ceux que je rapporte
Dans les cas
les cordiaux ordiici, j'ai toujours trouvé que de la matière dans
naires sollicitaient l'évacuation
plutôt la
Tétat mêine de crudité; ce qui fatiguait lon faisait aussi
de la ranimer : que
nature que
lintermittence, 7 ou
par-là disparaitre quelquefois nouvelle inflammation, 1
qu'on occasionait une la nécessité d'avoir recours
etqu'on se mettait dans
antiphlogistique pour
de nouveau au traitement
Qnelques-uns ont
ramener la fièvre à son type.
la fièvre deaussitôt que
recours au quinquina effet, il semble d'abord
vient intermittente ; en
étant le moins
répondre àl leurs vues (le quinquina de tous les
échauffant et le plus fort restaurant
assez
la fièvre s'arrête, tout parait
cordiaux); maisle plus souvent on a lieu dese
bien disposé; 9
La matière que l'on
repentir de sa précipitation. d'autres maladies d'une
a retenue par-là , cause mauvaise que la maconséquence peut-être plas difficiles à guérir; atl lieu
ladie originale 2 et plus
2 et souque si lon avait attendu patiemment durant les intertenu le malade convenablement eût
cuire et
ce que la nature
pu
valles 1 jusqu'a
partie de la matière offenévacuer la plus grande
disposé; 9
La matière que l'on
repentir de sa précipitation. d'autres maladies d'une
a retenue par-là , cause mauvaise que la maconséquence peut-être plas difficiles à guérir; atl lieu
ladie originale 2 et plus
2 et souque si lon avait attendu patiemment durant les intertenu le malade convenablement eût
cuire et
ce que la nature
pu
valles 1 jusqu'a
partie de la matière offenévacuer la plus grande --- Page 173 ---
TXFLAXXATOTRE
sive, 1 tout serait sorti
quina aurait
entièrement, et le quinpu être donné
avec avantage.
convenablement et
D'autres tombent dans une erreur
persistant à procurer les
opposée 2 en
du traitement
évacuations, et à user
antiphlogistique au second état
Tinflammation, 2 comme il le
de
état (celui de crudité).
fallait au premier
me rappelle celuid'un Entr'autres exemples, je
les saignées
médecin, qui, trouvant
7 les purgatifs et une diète que
avaient, en peu de jours, rendu
mince
fièvre inflamma toire
intermittente une
qu'il pouvait
2 conclut précipitamment
pour évacuer persister dans la même
toute la matière
pratique
que la nature
; mais il en résulta
tions, il revint ayant été troublée dans ses
une fièvre continue,
opéraplus mauvaise que la
2 beaucoup
Le froid de T'hiver première.
détruit d'une manière accompagné d'un temps sec,
queleonques de nos
étonnante les acrimonies
voyons quelquefois humeurs; c'est pourquoi nous
lon peut guérir par desinflammations la
simples que
de coction ni de crise. En saignée seule, , sans attendre
unes qui n'exigent
effet, il en est
pas d'autre
quelquesune fièvre pleurétique enlevée évacuation. J'ai vu
gnée copieuse 1 et cela en
par une seule saile froid de I'hiver
peu d'heures. Mais si
matoire à
ajoute une
une acrimonie
disposition inflamalors est différent,
déjà existante 2 le cas
comme le dit Sydenham dans
ni de crise. En saignée seule, , sans attendre
unes qui n'exigent
effet, il en est
pas d'autre
quelquesune fièvre pleurétique enlevée évacuation. J'ai vu
gnée copieuse 1 et cela en
par une seule saile froid de I'hiver
peu d'heures. Mais si
matoire à
ajoute une
une acrimonie
disposition inflamalors est différent,
déjà existante 2 le cas
comme le dit Sydenham dans --- Page 174 ---
2AN R NV MES
( NRE
DE LA CONSTITUTIOS
de l'an 1675,
et péripneumonie,
sa fausse pleurésie
dit-il, fut en 1675 aussi
C. 5, art. I. e Le temps, extraordinaire, jusque
qu'en été > par
> chaud
et la fièvre bilieuse fit sentir
> ves la fin d'octobre ;
vers la fin
fureur tout ce temps-là. Mais 9
de
> sa
froideur et Thumidité subite
la
> d'octobre,
les humeurs, produi-
> T'air épaissirent toutes douleur de poitrine 9
une toux et une
> sirent
degré de fièvre 2 ce qui
> avec un assez grand
et fit prendre cette
bien du monde 2
> trompa
véritable pleurésie et périp-
> maladie pour une
mais ce n'était réellement
essentielle;
> neumonie
de la même fièvre bilieuse,
> que la continuation
9 lesquels
avec l'accession de ces symptômes
>
subit du temps
du changement
> provenaient
comme il arrive
o arl. 2 ; car cela commença à la 1 tête, au dos, aux
une douleur
> toujours, par
les
de toutes
faisait
symptômes
s lombes 2 ce qui
1 excepté seules fièvres de cette constitution
>
matière fébrile une fois déposée
> lement que la
et à la pleure par
au poumon
> abondamment
occasionait les symptômes
violence dela toux,
D la
Néanmoins, la fièvre,
à ces parties.
> particuliers
l'observer, était la même que
> autant que je pus
jour où la première
3 celle qui domina jusqu'au
aussi les remèdes
: ce que prouvérent
D toux parut
la douleur
furent suivis de succès. Quoique
la
> qui
diffieulté de respirer ,
de côté,la
) puigoante
l'on tirait, et les autres
D couleur du sang que
dela toux,
D la
Néanmoins, la fièvre,
à ces parties.
> particuliers
l'observer, était la même que
> autant que je pus
jour où la première
3 celle qui domina jusqu'au
aussi les remèdes
: ce que prouvérent
D toux parut
la douleur
furent suivis de succès. Quoique
la
> qui
diffieulté de respirer ,
de côté,la
) puigoante
l'on tirait, et les autres
D couleur du sang que --- Page 175 ---
INTLAN MM ATOIRE,
5 symptômes
ordinairesà à la
0 indiquer
pleurésie, semblassent
que c'était une
> cette maladie
pleurésie essentielle
ne demandait
> traitement
cependant d'autre
que celui qui
D tution actuelle
convenait à la consti1 et n'admettait
3 qui convenaient à la vraie
aucun de ceux
> que quand la
pleurésie : joint à cela
a elle arrive pleurésie est la maladie
sur la fin du
primitive,
D la maladie dont il
printemps; au lieu que
> rens
et
s'agit commença dans diftétemps, ne doit être
D un symptôme de la
regardée que comme
D
constitution
accompagnée d'une toux
atrabilieuse,
Il nous marque
accidentelle. >
thode curative,à l'occasion conformément, art. IO, 1 sa mé.
dham : C Je nel le
du filsainé de F. Winsaignai
> un grand vésicatoire qu'une fois, lui appliquai
> clystères tous les
sur le dos , ordonnai des
D santes et des
jours, 7 des tisanes rafraichis-
> de l'eau, de émulsions, 2 quelquefois du
la petite bière
laitet
D conseillant de se lever
pour boisson, 2 lui
> jour : par cette méthode, quelques heures chaque
$) en peu de
il recouvra la santé
jours ; et une
D cure, D
purgation compléta la --- Page 176 ---
Ww ME
NOnROG
Te
a F2AU
DE LA CONSTITUTION
CATARRHET USE.
donné un court exposé de l'oriAmis avoir ainsi
de Tinflamdes progrès et de la terminaison l'inflammagine,
et décrit la nature de
mation simple,
, je passe à un détail
tion composée en général
morbifiques, 1 qui,
succinct de ces épaississemens
inflammaà une disposition
lorsqu'ils se joignent
nous voyons ici
constituent les fièvres que
toire,
tous les hivers.
c'est-à-dire,
J'aidéjà fait mention dela première,
étantle
de la fievre d'hiver de Sydenham, comme de la constituproduit direct du commencement de Tatrabile. En
et le résidu
tion infammatoire,
fort serein, cette fièvre
effet, si tout T'hiver est
mais, vers la fin de
devient fréquente et longue ;
inflammatoire a
la constitution
janvier 1 quand
elle fait place à un épaissubsisté quelque-temps, de nature différente 2 que
sissement morbifique catarrheuz , et qui, se
Jappelle épaisisement inflammatoire. 2 se manijoignant à la disposition différentes : ce sont, 1.0 la
feste sous quatre formes
3.0 l'érysipèle ; 4.° la
toux ; 2.0 le rhumatisme ;
assez de
Ces maladies me paraissent
dysenterie.
pendant les quatorze
la même nature, parce que,
et consannées dernières, elles ont régulièrement
le
en mème temps 7 et ont exigé
tamment paru
, se
Jappelle épaisisement inflammatoire. 2 se manijoignant à la disposition différentes : ce sont, 1.0 la
feste sous quatre formes
3.0 l'érysipèle ; 4.° la
toux ; 2.0 le rhumatisme ;
assez de
Ces maladies me paraissent
dysenterie.
pendant les quatorze
la même nature, parce que,
et consannées dernières, elles ont régulièrement
le
en mème temps 7 et ont exigé
tamment paru --- Page 177 ---
DE LA CONSTITUTION CATARRIEUSE,
méme régime et le même traitement. Je les ai aussi
vues se changer l'une en l'autre par une méthode
indiscrète ; et elles différent principalement par le
siége du Rlegmonoide (tumeur qui tient de la nature du flegmon), ou par l'organe sur lequel elles
se jettent. Hip. de Morb. sect. 4, fait mention d'un
érysipèle des poumons avec une expectoration
téuue 1 copieuse 9 qui produisit une péripneumonie ; et il observe que la péripneumonie cessa
dès que la matière expectorée devint épaisse. De
vet. Med. sect. 33.
On éprouve dans toute l'Europe cet épaississement catarrheuz pendant cette saison La fluxion de
poitrine est aussi-bien connue en France,
9 que la
toux catarrheuse du printemps en Angleterre. Mais
la maladie est beaucoup plus dangereuse en Angleterre 9 pour deux raisons : I. à cause du passage
subit du froid au chaud, et vice versa; 2.0à cause
de l'humidité de notre printemps. Le premier inconvénient jette le trouble dans le genre nerveux;
le second arrête la transpiration ; de sorte que dans
cette saison nous sommes plus susceptibles d'amasserl'acrimonie appelée scorbut; joint à cela, l'usage
constant que nous faisons des nourritures animales
et des liqueurs fermentées qui sont nos seules boissons. La viande et les liquenrs fermentées ont plus
détruit d'Anglais, quel'épée, la peste et la
et
famine;
il est impossible dans ce pays-ci de prévenir ou
de guérir un catarrhe dans des complexions
qui en
piration ; de sorte que dans
cette saison nous sommes plus susceptibles d'amasserl'acrimonie appelée scorbut; joint à cela, l'usage
constant que nous faisons des nourritures animales
et des liqueurs fermentées qui sont nos seules boissons. La viande et les liquenrs fermentées ont plus
détruit d'Anglais, quel'épée, la peste et la
et
famine;
il est impossible dans ce pays-ci de prévenir ou
de guérir un catarrhe dans des complexions
qui en --- Page 178 ---
N PRES
RMEYIREE
24 2e
DE.LA CONSTITUTION
susceptibles, sans multiplier
sont naturellement
les vêtemens et affaiblir le régime. dans les machoses à considérer
Ilya a quatre
: 1. le degré d'inflamladies de cette constitution
antifant modérer par un traitement
mation qu'il
2.0 le degré d'acrimonie
phlogistique convenable;
par une
qu'il s'agit de délayer et d'envelopper le miel,
, telle que
diète douce et rafraichissante
le lait de préle sucre 2 les légumes,1 les semences, ou secs, ce qui
les fruits mûrs conservés,
sure S
la violence
modère la douleur 1 et conséquemment l'état des ssolides
dela chaleur;3.0
du mouvementetd relàchés; car il est bien difficile
soit rigides 1 soit
dans les vieillardsd'une
de détruire un rhumatisme
tirent aisément
complexion rigide, quoiqu'ils se
est de
catarrheuse. Mais le catarrhe
d'une toux
dans les jeunes gens
longue durée 1 et dangereux
tendres,
ont la fibre délicate et les poumons
qui
vingtaixideteat
et Rondapmadebasemnbein toujours de celui
des fluides ,lequel ne dépend pas homme àgé, , fort 1
seul des solides ; car jai vu un
fermes et élaslaborieux, dont les fibres étaient
àcre,
dontle sang était en même temps
tiques , et
acrimonieux, et
et même dissous par un régime
D'un autre
(r) scorbutique.
par un épaississement
de M. Grant se trouve bien développée par Car-
() L'idée
muqueuxt très- tenace > et qui, dans
theuser. (t Cet épaississement
d'une saignée, d'une croûte
cette maladie, couvre le sang
sa slagnation conti-
> semblabie à du lard, contracte 2 par
était en même temps
tiques , et
acrimonieux, et
et même dissous par un régime
D'un autre
(r) scorbutique.
par un épaississement
de M. Grant se trouve bien développée par Car-
() L'idée
muqueuxt très- tenace > et qui, dans
theuser. (t Cet épaississement
d'une saignée, d'une croûte
cette maladie, couvre le sang
sa slagnation conti-
> semblabie à du lard, contracte 2 par --- Page 179 ---
CATARRHEUSE.
13g
côté,jaivu de jeunes filles, d'une mine délicate,
ayant la peau tendre et d'un beau teint, avoir le
sang fort épais.
Ces considérations nous ménent aisément aux
moyens nécessaires pour traiter cette espèce de
fièvre dans les complexions différentes
2 jusqu'à ce
que la nature ait eu le temps d'exécuter la coction:
alors elle nous conduira à l'expulsion dansle temps
propre, et de la manière qui convient le mieux à
chaque complexion. Je suivais, en écrivant cecile
23 février 1769 , trois différentes personnes attaquées de fièvres erysipélateuses, et actuellement
convalescentes après l'expectoration aisée 9 modérée 7 d'une matière bien cuite qu'elles rejetérent
des poumons. J'ai, vu un rhumatisme aigu se terminer en partie par une fluxion sur les poumons,
mais plus fréquemment par une dysenterie, ou par
des selles fort douloureuses. C'est
peut-être ce qui
engagea Sydenham à traiter le rhumatisme par les
saignées et les purgatifs seuls, avant qu'il eût découvert les effets du petit-lait de présure et d'une
diète sévère 2 comme on le voit par ses derniers
ouvrages. En effet, l'erreur que l'on commet le
plus ordinairement de nos jours dans la manière
de conduire toute cette
constitution, 9 c'est de ne
> nuelle , une corruption putrilagineuse ; les sels mixtes s'alcaD lisent indifféremment, prennent une nature
) ett toutela masse muqueuse se résout en un fluidee très-pénétrante,
> caustique. Pathol. 3 T. II, P. 753.
extrémement
voit par ses derniers
ouvrages. En effet, l'erreur que l'on commet le
plus ordinairement de nos jours dans la manière
de conduire toute cette
constitution, 9 c'est de ne
> nuelle , une corruption putrilagineuse ; les sels mixtes s'alcaD lisent indifféremment, prennent une nature
) ett toutela masse muqueuse se résout en un fluidee très-pénétrante,
> caustique. Pathol. 3 T. II, P. 753.
extrémement --- Page 180 ---
WV DMES
EURA
TO
DE LA CONSTITUTION
à la diète. On devient même
pas avoir assez égard
jours révolus ; on
avant les quarante
sur
inpatient la diète convenable; on se fonde
n'observe pas
des recettes secrètes qui empèdes drogues 9 et
souvent la coction, et rendent impossible
chent
Au lieu que si l'on se mettait à
la cure radicale.
des fruits, des léla diète des farineux, du pain,
temps
du petit-lait de présure pendant un
gumes,
effectueraitune coction parconvenable, la nature
et
lentement,il est vrai, mais avec sûreté;
faite,
ayant été totalement
Tépaississement morbifique, aisément, librement
pourrait être évacué
cuit,
le vrai moyen de se tirer
et sans reste ; et certes
conformément
d'affaires dans ces affections, c'est, malade. Ced'étre long-temps
au vieux proverbe,
au siége du flegmon,
ilfautfatreatiention:
pendant,
curative doit être variée en conséet la méthode
quence.
cet état du cas actuel,
Il est donc évident, par
indications pour
qu'ilya a dans tout catarrhe quatre T'inflammation ; 2.° de
la cure : 1. de faire cesser
morbifique;
Tépaississement
aeagereidenvelopper)
de l'évacuer petit à petit, proportionnementa
3.0
et cela par l'issue qui soula coction qui se fait, même temps de défendre
lage le plus, tâchant en
l'organe affecté;
de
de sa destruction
et garantir
solides àleur ton naturel.
4.° de ramener les parties
antiphlonous avons dit du traitement
Ce que
indication. On remgiatique,répond à la première
cesser
morbifique;
Tépaississement
aeagereidenvelopper)
de l'évacuer petit à petit, proportionnementa
3.0
et cela par l'issue qui soula coction qui se fait, même temps de défendre
lage le plus, tâchant en
l'organe affecté;
de
de sa destruction
et garantir
solides àleur ton naturel.
4.° de ramener les parties
antiphlonous avons dit du traitement
Ce que
indication. On remgiatique,répond à la première --- Page 181 ---
CATARRNEUSZ.
141.
plira la seconde par un régime adoucissant
exact, en y: ajoutantles: remèdes que l'on
trèsquelque efficacité
saitavoir
lière de
pour guérir l'acrimonie particule
chaque sujet, comme sontla bile, la goutte,
scorbut, les dartres 2 les écrouelles ou la
La troisième indication étant
vérole.
nablement
d'évacuer convede Tépaississement morbifique, ,il faut beaucoup vigilance et de prudence,
raisons. 1. La coction est difficile pour plusieurs
tielle; 2,0 la matière est fort
2 lente et parn'est
acreetirritante: ; 3,0 elle
jamais toute évacuée par les émonctoires
communs ; il s'en décharge toujours
tie par le flegmon, ou
le
quelque para dirigé la fluxion.
par
siége où la nature
Or, le flegmon se
souvent sur une partie
formant
avoir du danger de
noble, il pourrait y
molester cette
même que nous n'osons
partie-là; de
sifs, de crainte
employer les répercusd'augmenter la fièvre. J'ai même
remarqué que les répercussifs
augmenter le mal des parties affectées, paraissent plutôt
réter. Il n'est donc
, que de l'arpas étonnant quel'on
plusieurs erreurs à ce période de la commefte
temps considérable
maladie. Le
qu'il faut pour condaire le
comme il est besoin, la douleur de
tout
fectée, 9 l'ennui du
la partie af.
de
régime, 1 etla grande
porter remède aux
difficulté
courir le risque de retarder symptômes urgens 2 sans
de la
les efforts salutaires
nature, tout concourt à rendre la
difficile.
cure fort
'on
plusieurs erreurs à ce période de la commefte
temps considérable
maladie. Le
qu'il faut pour condaire le
comme il est besoin, la douleur de
tout
fectée, 9 l'ennui du
la partie af.
de
régime, 1 etla grande
porter remède aux
difficulté
courir le risque de retarder symptômes urgens 2 sans
de la
les efforts salutaires
nature, tout concourt à rendre la
difficile.
cure fort --- Page 182 ---
NW WES
a TURGSA
N 2AE sa
DE LA CoxSTITUTIOS
Quand je considère ces différentes espéces d'as
crimonies inhérentes à chaque constitution, le
les
les rounombre des maladies,
petites-véroles,
geoles, les toux convulsives, et plusieurs autres
daus cette saison- là, et complifort communes
quées avec la' constitution catarrheuse épidémi- la
que; quand je vois le régime impropre, que
des sujets tienneut pendant cette saison
plupart
où ils tombent alors; T'admiet les irrégularités
très-actifs,
nistration maladroite de médicamens
suis étonné qu'un si grand nombre de gens
je
incurable, si fatale à la
échappe à cette phthisie
Il faut cejeunesse des deux sexes de ce royaume.
observer que ceux qui n'en sont pas
pendant
constitution ruinée par le traitepéris, ont eu la
avait
ment téméraire et ignorant de ce qui
T'apparence d'un petit rhume.
homme es
Il y a quelques années qu'un jeune
d'une bonne santé, d'un tempérament sanguin,
d'un coryze. L'écoulement du nez était
fut attaqué excoria les narines et la lèvre supési âcre, qu'il
inflammation au gosier,
rieure. Il eut une petite
enrouement le second jour, ce qui
avec quelque
et de toux le troisième
fut suivi d'un léger prurit,
de rhume, et on
jour. On traita cette affection
réle regarda comme la suite d'une transpiration de
percutée. On lui fit donc prendre heaucoup
mais sans rien changer à sa diète.
dinphorétiques,
de mixtures huiJl prit tous les jours quantité
i âcre, qu'il
inflammation au gosier,
rieure. Il eut une petite
enrouement le second jour, ce qui
avec quelque
et de toux le troisième
fut suivi d'un léger prurit,
de rhume, et on
jour. On traita cette affection
réle regarda comme la suite d'une transpiration de
percutée. On lui fit donc prendre heaucoup
mais sans rien changer à sa diète.
dinphorétiques,
de mixtures huiJl prit tous les jours quantité --- Page 183 ---
CATARKNEUSE,
leuses volaliles, et de nuit une potion
parégorique. Je le vis au troisième avec l'élixir
traitement, le sixième de
jour de ce
gosier de couleur
sa maladie. Il avait le
d'un
pourprée sombre, telle que celle
érysipèle : le gosier, à la vérité, était
enflé, mais bràlant et douloureux.
peu
était même si
Toute la gorge
d'arrêter
douloureuse, qu'il élait
sa toux, malgré la peine
contraint
le prurit. Des deux
que lui faisait
des fausses-côtes
côtés, il sentait tout le long
une douleur
male, qui lui affectait la
poignante rhumatisboutons
respiration. Ila avait' des
le cou; de érysipélateux sur les épaules et derrière
fréquentes envies d'aller à la selle,
beaucoup de douleurs de
avec
il paraissait avoir le
colique et un ténesme :
visage et la tête
voyait
enflée; ; on
et
téridemmentquilner respirait
qu'il était fort entrepris. Son
quaveepeine,
plutôt petit, ne passant
pouls était mou,
une minute, mais
pas cent battemens dans
irrégulier : il rendait
nes, et ces urines étaient hautes
peu d'uricrues, Mais il y avait eu dans
en couleur et
sédiment jaune, la veille du quelques-unes un
Sa peau était chaude, la
jour que je le vis:
continuelle; bref, il
bouche sèche, la soif
mes de cette
présentait tous les symptôaux
constitution; érysipèle à la
poumons, aux intestins et un
peau, 2
Dans ce cas, je pensai qu'il
rhumatisme,
sécrétion et
y avait eu défaut de
d'exerétion, ce
cette matière
quiavait été cause de
catarrheuse, et d'un degré d'inflam-
jour que je le vis:
continuelle; bref, il
bouche sèche, la soif
mes de cette
présentait tous les symptôaux
constitution; érysipèle à la
poumons, aux intestins et un
peau, 2
Dans ce cas, je pensai qu'il
rhumatisme,
sécrétion et
y avait eu défaut de
d'exerétion, ce
cette matière
quiavait été cause de
catarrheuse, et d'un degré d'inflam- --- Page 184 ---
A2ANa Ww M
RaRe
DE LA COxSTITUTION
de (1) Schneider : je crus
mation à la membrane
les alcalis volatils et l'éiixir parégorique
aussi que
l'acrimonie et rendu l'inflamavaient augmenté
la difficulté de respirer
mation universelle; que
étaient directe:
des poumons
et Tengorgement
irrégulier,
ment la cause de ce pouls mou, petit, les selles veles douleurs de colique et
et que
de la même matiere âcre qui
naient en partie
aux lèvres, au nez
s'était manifestée au gosier,
vraie inflamIly avait donc une
et aux épaules.
fallait traiter selon
mation compliquée, et qu'il
A cet effet,
ci-devant énoncées.
les indications
un clystère émolj'ordounai de copieuses saignées, infosion de graine de
Jient avec du miel, et une
chaude contilin, rendue fort acide, à prendre avec du miel,
nuellement. Sa boisson fut adoucie
avec les
furent souvent fomentés
et les poumons
buisson chaude. Quelques
vapeurs de la même
ce qui
heures après, les tranchées augmentérent, substituai le
attribué au miel et à l'acide. Je
fut
sur les oranges de
sucre au miel; mais j'insistai
avec la manne
Séville, etjordonnai une purgation
d'amandes.
le tartre soluble dans une émulsion
et
j'examinai le sang au matin,
Le septième, jour
épaisse;
couvert d'une couennejaune,
jeletrouvai était fort jaune, et en petite quanla sérosité en
selles durant
tité. Le malade. avait fait plusieurs
Voyez Barthol. Anat. L. III, ch. I2.
()
el; mais j'insistai
avec la manne
Séville, etjordonnai une purgation
d'amandes.
le tartre soluble dans une émulsion
et
j'examinai le sang au matin,
Le septième, jour
épaisse;
couvert d'une couennejaune,
jeletrouvai était fort jaune, et en petite quanla sérosité en
selles durant
tité. Le malade. avait fait plusieurs
Voyez Barthol. Anat. L. III, ch. I2.
() --- Page 185 ---
CATARRIEESE.
la nuit, sans tranchées; ses intestins étaient
le pouls devint plus
libres;
respiration
plein et plus prompt; la
élait fort soulagée; mais la toux élait
toujours fort pénible, et les douleurs rhumatismales augmentaient. Tout ceci me confirma dans
l'opinion qu'il fallait évacuer;
de la toux et du rhumatisme que l'aggravation
d'une circulation
n'était que l'effet
urines; la
plus libre. Je ne vis pas les
douleur du gosier était dimintée, et il
prit beaucoup de breuvages acidules de différentes
espèces. Laprésemidi, plus de colique, ni de dévoiement ; les urines étaient plus
moins colorées, mais crues, Sa grande abondantes,
était une toux dure et
souffrance
violente
fréquente, et une douleur
aux deux côtés. J'ordonnai une seconde
saignée copieuse pour faire cesser ces
et de continuer les boissons
symptômes,
comme
y ajoutant un looch d'égales
auparavant,
d'huile et de gelée de
parties de miel,
était
groseilles. Le soir, le pouls
mou, égal et fréquent; la respiration
la toux' fréquente, et semblait
bonne,
leur des deux côtés. J'ordonnai entretenir la doules côtés;
de fomenter aussi
j'ajoutai un peu de diacode au
et un peu de nitre avec de l'oxymel
looch,
boissons, qui étaient une infusion de simple aux
lin, des décoctions
graine de
beurre, La diête
pectorales, et du petit-lait de
était du Sagou (1), de la panade,
(1) Yoyez le Nouv. Dispens. de M. Lewis,
I.
--- Page 186 ---
WV A a
a aREC .
doules côtés;
de fomenter aussi
j'ajoutai un peu de diacode au
et un peu de nitre avec de l'oxymel
looch,
boissons, qui étaient une infusion de simple aux
lin, des décoctions
graine de
beurre, La diête
pectorales, et du petit-lait de
était du Sagou (1), de la panade,
(1) Yoyez le Nouv. Dispens. de M. Lewis,
I.
--- Page 186 ---
WV A a
a aREC . 2 2Na
DE LA COxSTITUTION
du pain avec du fruit, ou des gelées
du gruau,
du second sang était plus
de fruit. La couenne
celle du premier; ily,
ferme et plus épaisse que
et elle
de sérosité,
avait dans ce second plus
n'était pas si jaune.
je trouvai qu'il
Le matin du huitième jour,
et ne se plaignait pas tant
avait un peu dormi,
Mais la douleur des
du gosier ni de la poitrine.
semblaient
deux côtés était excessive; ces parties
fis
enflées, et douloureuses au toucher ; j'y
même
et il se trouva mieux le
appliquer les ventouses,
Le
ne battait qu'environ cent fois,
soir.
pouls
du cou et des épaules
mou et égal. Les érnptions
bonne: ; la peau
élaient éteintes, la respiration
malade
chaude, mais fort sèche. Le
n'était plus
le soir, parce qu'il n'avait pas
prit un lavement
eu de selles.
fut ainsi continué jusqu'au quaCe traitement
rhumatismales se
torzième jour, que les douleurs
entièrement ; mais la toux persévérait
passèrent forte et sèche. Les battemens du pouls
toujours
à cent environ ; les urines étaient
allaient toujours
et les selles
variables 1 mais assez abondantes,
Il commença à prendre une émulbien régulières.
camphre l'esprit de Minder
sion d'amandesavecle
la chaux d'antimoine, et il mit plus d'oxymel
et
dans ses boissons.
Au vingt-denxième jour 1 ses crachats parurent
teints de sang, ce qui augmenta jusqu'au
un peu
battemens du pouls
toujours
à cent environ ; les urines étaient
allaient toujours
et les selles
variables 1 mais assez abondantes,
Il commença à prendre une émulbien régulières.
camphre l'esprit de Minder
sion d'amandesavecle
la chaux d'antimoine, et il mit plus d'oxymel
et
dans ses boissons.
Au vingt-denxième jour 1 ses crachats parurent
teints de sang, ce qui augmenta jusqu'au
un peu --- Page 187 ---
CATARRIEUSE
vingt-quatrième que je lui ordonnai de
l'émulsion ; il ne prit plus de drogues
quitter
mel, parce que Texpectoration était que l'oxypoussée. Je lui tins le
libre alors assez
meus, fis ouvrir
corps
par les laveun cautère aux deux
mis à la diète du lait, du fruit
bras, le
continua de
et des farineux. Il
tousser, cracher jusqu'au
deuxième jour qu'il commença à
quaranteforces, La toux fut plus modérée reprendre des
quente; mais elle
et moins fréne cessa qu'au soixante-cinquième jour. Alors il commença à
peu de viande une fois
prendre un
par jour,
cice, et l'air de la
quelque exerIl est donc évident campagne.
sissement
qu'une partie de cet épaiss
morbifique se précipita
les
tins au commencement;
par
intesqu'il s'en
plus grande quantité
la
déchargea une
cuation
par peaur, mais que l'évaprincipale s'en fit par les
qui continua quarante jours
poumons, ce
sang fut parfaitement
pleins, avant que le
être
épuré; 11 ne faut donc
surpris de l'opiniâtreté des
pas
fluxions et des toux qui arrivent rhumatismes, des
J'ai constamment
au printemps.
d'environ dix-huit remarqué que les jeunes gens'
2 dix-neuf ou
étaient attaqués d'un catarrhe
vingt ans 5 qui
on février, et quise
au mois de janvier
n'échappaient
rétablissaient en avril ou juin,
jamais le retour du catarrhean
temps suivant (quoiqu'ils fussent
prinJes apparences durant
bien selon toutes
l'été, la moisson et Thiver),
10..
es, des
J'ai constamment
au printemps.
d'environ dix-huit remarqué que les jeunes gens'
2 dix-neuf ou
étaient attaqués d'un catarrhe
vingt ans 5 qui
on février, et quise
au mois de janvier
n'échappaient
rétablissaient en avril ou juin,
jamais le retour du catarrhean
temps suivant (quoiqu'ils fussent
prinJes apparences durant
bien selon toutes
l'été, la moisson et Thiver),
10.. --- Page 188 ---
WV M
RaRa
V
F2ANE
DE LA CONSTITETION
eussent passé vingt-cinq ans 2 &.
jusqu'à ce qu'ils
bien fortifiés durantla moismoins qu'ilsne fussent restaurans et des antisepson et T'hiver avec des
d'une
attaqués
tiques, ou ne fasentheureusements radicalement
fièvre d'accès , laquelle les guérissait
Mais, si
si elle était bien conduite.
du catarrhe 2
la constitution
on l'arrête mal-à-propos avant que
entièrement changée, la maladie s'opiniatre 7
soit
dégénère alors en phthiet, assez communément,
sie : en voici un exemple.
avoir
Miss P.A., àgée de dix-sept ans 2 après
heures, fut saisie, en 1765,d'une
dansé-quelques
à
succéda
douleur à la région du foie, 2
laquelle
Cette douleur fut dissipée entièreune jaunisse. mois mais elle en éprouvait le
ment en deux
;
faisait. Au
effort violent qu'elle
retour au premier
fut prise d'un
commencement de février 1757,elle
et d'une pelite toux qu'elle négligea jusrhume,
éprouva la première riqu'au onzième jourqu'elle
étaient,
réelle d'une fièvre. Les symptômes
gueur
2.unec douleurcons-
.oune toux sèche, fréquente; de la téte; 3.0 le retour
tante à la partie antérieure
la
trèsdouleur de côté ; 4.° peau
de lancienne
mais peu plein;
chaude ; 5.0 un pouls fréquent.
6.0 des urines pales et crues; 7.ole ventre resserré,
inquiétude : 8.0 la langue blanche 2
avec grande
On traita cela de fièvre nermais pas trop chargée. donna donc à la malade la
veuse de Huxam. On
ordre de
saline de ce médecin, avec
garder
potion
leur de côté ; 4.° peau
de lancienne
mais peu plein;
chaude ; 5.0 un pouls fréquent.
6.0 des urines pales et crues; 7.ole ventre resserré,
inquiétude : 8.0 la langue blanche 2
avec grande
On traita cela de fièvre nermais pas trop chargée. donna donc à la malade la
veuse de Huxam. On
ordre de
saline de ce médecin, avec
garder
potion --- Page 189 ---
le lit, de boire CATARRREUSE
petit-lait
une infusion de menthe 3 et du
le
faitavec du vin de Canarie. Je
soir, quatorze de février
fusappelé
trième jour de la fièvre
2 lequel était le quatoute en
elle déterminée. Je la trouvai
sueur;
se croyait même
peu soulagée du mal de tête.
par-là tIII
deux gros de manne à
J'ordonnai dejoindre
et de lui donner
chaque prise de sa
un lavement aussitôt
boisson,
aurait cessé,
que la sueur
Le matin suivant,
que la sueur ne l'avait cinquiëme jour > je trouvai
symptômes étant même point soulagée 1 tous les
devenue chargée,
augmentés : la langue était
eussent procuré quoiquel ele lavement et la manne
était devenu
trois selles copieuses. Le
ferme ; le visage bouffi,
pouls
tement d'oreille fort
avec un tintoux fréquente,
inquiétant : elle avait une
tation considérable dure s sèche 3 et une
Je fis tirer
de douleur à la région augmen- du
deux onces de sang. La
foie.
nouit, revint promptement,
malade s'évapas.Jajoutai dix
mais le pouls ne baissa
grains de nitre à la
pour en prendre toutes les
potion saline,
Sixième jour.
quatre heures,
de
Nuitinquiete, petite sueur,
soulagement; toux fort
point
émulsion d'amandes, de pénible.Tordonai une
de
graines de pavots, de
limon, avec les boissons.
sirop
Septième jour. Même état à
qu'elle ne se plaignait de la peu prés, excepté
toussait. Petite
tête que quand elle
quantité d'un sédiment
blanc,
à la
pour en prendre toutes les
potion saline,
Sixième jour.
quatre heures,
de
Nuitinquiete, petite sueur,
soulagement; toux fort
point
émulsion d'amandes, de pénible.Tordonai une
de
graines de pavots, de
limon, avec les boissons.
sirop
Septième jour. Même état à
qu'elle ne se plaignait de la peu prés, excepté
toussait. Petite
tête que quand elle
quantité d'un sédiment
blanc, --- Page 190 ---
F2ANG Lw
CR
DE LA CORSTITUTION
avait
de la fleur de farine dans Furine. Elle elle
comme
pendant la nuit; mais
eu une selle délayée sortir du lit. Je continuai
n'avait pas d'envie de
les mêmes médicamens.
mou, quelque
Huitième jour. Pouls un peu plus
verre d'urine, anxiété un peu
sédiment dans un
faire le lit, mais
moindre ; on l'avait levée pour
augmensoutint
; toux fort pénible,
elle ne le
pas;
de côté: mêmes méditation de douleur de tête et
en
continués. Le soir 9 les règles parurent
camens
il luiétait ordinaire, mais
petite quantité 2 comme
plutôt moindre que de coutume.
mais
Neuvième jour. Les règles continuèrent, dans
Point de sédiment
en fort petite quantité.
mais point dur.
Turine. Pouls fréquent et petit,
sel. volat.
vingt gouttes de teint. castor.
J'ajontai
de la boisson : la même émulsion
à chaque prise
fnt continuée.
Dixièmejour. Les règles étaient un peu augmenplus foncées : les autres
1ées ; les urines beaucoup
sué, comme
modérés. Elle avait un peu
symptôines
pendant la nuit ; mais n'avait
elle avait coutume,
heures: alors
point eu de selles depuis cinquante
contifut réitéré. Boisson et émulsion
le lavement
nuées.
Le lavement lui procura trois
Onzième jour.
Mêmes médicaselles et un grand soulagement.
moins ricontinués ; mais la diête un peu
mens
goureuse,
: les autres
1ées ; les urines beaucoup
sué, comme
modérés. Elle avait un peu
symptôines
pendant la nuit ; mais n'avait
elle avait coutume,
heures: alors
point eu de selles depuis cinquante
contifut réitéré. Boisson et émulsion
le lavement
nuées.
Le lavement lui procura trois
Onzième jour.
Mêmes médicaselles et un grand soulagement.
moins ricontinués ; mais la diête un peu
mens
goureuse, --- Page 191 ---
CATARRHEUSE
r5r
Douzièmejour. Sédiment dans toutes
selles abondantes
les urines:
totalement:
pultacées. Les règles cessèrent
Pouls
beaucoup de mieux à toutautre égard.
toujours un peu fréquent.
salines données seulement
Les potions
d'infusion de
soir et matin. Une prise
vin rouge
camomille à midi, et un verre de
après diner.
Treizième jour. La nuit du douze
deux grandes selles
à celui-ci,
toujours mieux.
noirâtres ; et la malade était
Même
nous augmentàmes l'infusion traitement, excepté que
mille, permimes
de fleurs de camodiner et un autre quelque peu de viande légère au
verre de vin.
elle Quatorzième jour. Vers les dix heures du
semblait beaucoup mieux
matin,
heures après
elle
; mais, à quatre
l'estomac, midi,
fut saisie d'un spasme à
dur peloton. qui Son paraissait, au tact, resserré en un
petit. Ceci fut regardé visage devint violet ; le pouls
comme un
rique: : ainsi elle prit une
symptôme hystél'élizir parégor. On loi mit potion volatile avec de
riaque avec de T'huile de macis un emplâtre de thédonnai l'eau de
sur l'estomac. J'orvin
poulet, et le petit-lait fait
; mais il n'y avait
avec du
vingl-quatre
pas eu de selles
heures.
pendant
Quinzième jour. Nuit assez
la peau avait toujours été
passable. En effet,
soulagement;
moite ; mais point de
plein,
car la chaleur élait grande, le
tres-fréquent,mais point dur. Urines pouls
abon-
un emplâtre de thédonnai l'eau de
sur l'estomac. J'orvin
poulet, et le petit-lait fait
; mais il n'y avait
avec du
vingl-quatre
pas eu de selles
heures.
pendant
Quinzième jour. Nuit assez
la peau avait toujours été
passable. En effet,
soulagement;
moite ; mais point de
plein,
car la chaleur élait grande, le
tres-fréquent,mais point dur. Urines pouls
abon- --- Page 192 ---
W MAES
NOAR
*
sa
Dr LA COxSTITOTION
de sédiment dans chaque verre:
dantes ; beaucoup
continuelle. La dureté qui
Bouche sèche ; soif
s'étendait du côté
s'était manifestée à l'estomac,
La malade y
droit, le long de la région du foie.
et
et paraissait fatiguée
sentait une oppression,
salines avec la
abattue. Je réitérai les potions
un lavement, et ajoutai UIL parémanue,ordonnai
la potion de la nuit seulement.
gorique pour
elle
Scizième jour. Le soir de ce jour,
empirait;
après quoi parut une
elle eut un tremblement, Un lavement opéra
sueur abondaute universelle.
la douleur
une fois. Je ne vis point de mieux : car
et les yeux
et la dureté de l'estomac persévéraient, la malade
jaunissaient. La selle était fort jaune :
vomit un peu de bile, avait une soifi inépuisable;
sale et chargée, le pouls plein, fréquent,
la langue
et moite. Les forces de
mou: ; la peau très-chaude
la malade se
ccanaettine
Elle
toutes les six heures, une
fut réitéré.
prit,
avec deux onces de manne, une potion
émulsion
de violette. Elle eut trois
saline avec du sirop
soulagée sur les dix
selles le soir, et fut beaucoup
du même soir. Elle changea de linge après
heures
avoir envie de dormir. Sédiment
la sueur : parut
dans les urines.
elle avait
Dix-septiÈmejour La nuitprécédente, clairs,
trois selles. Les yeux étaient plus
encore eu
la fèvre diminuée ; la suear
la tète sans douleur ;
la soif moindres, la
plus modérée ; la chaleur et
sur les dix
selles le soir, et fut beaucoup
du même soir. Elle changea de linge après
heures
avoir envie de dormir. Sédiment
la sueur : parut
dans les urines.
elle avait
Dix-septiÈmejour La nuitprécédente, clairs,
trois selles. Les yeux étaient plus
encore eu
la fèvre diminuée ; la suear
la tète sans douleur ;
la soif moindres, la
plus modérée ; la chaleur et --- Page 193 ---
CATARRHEUSE
langue assez nette 2 l'urine foncée et chargée , et
les selles n'étaient plus si jaunes ; mais la toux
revint, 2 fut fort pénible, et lui fatiguait le côté,
Elle expectora avec difficulté , et les crachats
étaient tenaces : il parut une éruption à l'os sacrum
etaux OS innominés 2 laquelle l'empéchait d'être
couchée sur ledos. Elle ne pouvait, sans difficulté,
rester sur le côté droitaffecté, et point du tout sur
le gauche.
Dix-huitième jour. Je trouvai, le matin , qu'elle
avait et beaucoup de mal à l'estomac pendant la
nuit, et qu'à l'aide de quelque peu d'infusion de
camomille, elle avait rejeté une matière fortteinte
de bile ; après quoi, le lavement fut réitéré: elle
eut deux selles. Mêmes potions continuées. Elle
se trouva fortàl T'aise: le pouls se modéra ; il parut
par tout le cou et l'estomac une éruption miliaire
considérable. La fièvre revint à la nuit,
non aussi violente
quoique
qu'auparavant. L'érnption
menta ; toux modérée ; vésicatoires
augle
appliqués sur
dos; potions continuées.
Dix-neuvième jour. Nouveau mal à l'estomac;
vomissementd'une matiére en grande partie jaune; ;
après quoi, quatre selles de même espèce. Potions
continuées, et beaucoup d'eau de poulet, trèslégère. On ôta les vésicatoires à midi:
de mieux apparent à huit heures du soir, beaucoup
avait été fort épaisse tout le
L'urine
sédiment
jour , et déposa un
copieux.
dos; potions continuées.
Dix-neuvième jour. Nouveau mal à l'estomac;
vomissementd'une matiére en grande partie jaune; ;
après quoi, quatre selles de même espèce. Potions
continuées, et beaucoup d'eau de poulet, trèslégère. On ôta les vésicatoires à midi:
de mieux apparent à huit heures du soir, beaucoup
avait été fort épaisse tout le
L'urine
sédiment
jour , et déposa un
copieux. --- Page 194 ---
V M
a VETIRONES
: 4 *
DE LA CONSTITUTIOS
jour. Ce matin 1 je trouvai qu'elle
Vingtième
la fièvre était peu de
avait assez bien reposé; que
cependant
chose, le pouls mou et grand. Elleavait et avait été
avait vomi,
été assez incommodée 7
mais le soir elle
purgée comme le jour précédent; mal d'estomnac.
fut délivrée de sa douleur et de son
troujour. Elle continua de se
Vinguet-unièmej
et vomit comme
ver mieux ; mais elle fut purgée, teinture vineuse
auparavant. J'ajoutai donc une elle put se tenir
de rhubarbe aux potions. Le soir, d'appétit. Elle
levée, dit qu'elle se sentait un peu
de
du pot, etavecgoit.
mangea donc un peu poulet mieux continuait au
Vingt-deuxieme jour. Le
gouttes
potions d'hierquelques
matin.J'sjoutaiaux
de Huxam. Le vomissede teinture de quinquina heure dans la matinée 7
ment reparut de bonne
nuit. A midi,
quoiqu'elle eût en une très-bonne urines étaient
fort à l'aise. Les
elle se trouvait
moins de sédiment.
toujours jaunes, mais avec
la malade dans une plus grande
On fit passer
elle eut deux ou trois selles
chambre; après quoi
à petit jusqu'au
tous les jours 2 se refaisait petit
avec diffila fièvre revint le soir 9
vingtsix que
degrés, moyenculté d'avaler; mais elle se passa par le vingt-sepselles abondantes, vers
nant quelques
durant tout lequel
tième et le vingthuilième ; diète.
temps mêmes potions et même
ce
jour. Deux selles copieuses
Vingeneuvième
jour-là. La malade parut mieux:
à petit jusqu'au
tous les jours 2 se refaisait petit
avec diffila fièvre revint le soir 9
vingtsix que
degrés, moyenculté d'avaler; mais elle se passa par le vingt-sepselles abondantes, vers
nant quelques
durant tout lequel
tième et le vingthuilième ; diète.
temps mêmes potions et même
ce
jour. Deux selles copieuses
Vingeneuvième
jour-là. La malade parut mieux: --- Page 195 ---
CATARRREUSE.
Trentième jour. Point de mal d'estomac, de
toux, de douleur, qu'en avalant. En examinant
le gosier, je remarquai des aphthes blancs, d'une
apparence de lard. Mêmes potions, même diète,
jusqu'au trenteetroisieme jour que les aphthes devinrent tres-incommodes. J'ordonnai alors une
décoction de quinquina avec un gargarisme de
jus de navet, de miel rosat et d'esprit de soufre.
Ceci fit disparaitre les aphtes en quatre jours.
Après quoi la malade parut se refaire d'un
à T'autre; les mois revinrent
jour
comme de coutume
le 4 d'avril; et au commencement de mai elle fut
parfaitement rétablie.
En examinant soignensement cette fievre, je
crois avoir raison de conclure que l'on avait négligé beaucoup de choses qui méritaient attention, surtout la toux légère, et le rhume qui avait
précédé la fièvre déterminée, comme ses avantcoureurs, 2 terrentia morbi. Quand un jeune sujet
est pris au printemps des symptômes ordinaires
de rhume, tel que de coryze, douleur au
toux avec prurit, et autres semblables, il faut gosier, les
considérer comme les avant-coureurs d'une fièvre
catarrheuse : ainsi l'on doit réduire la diète dès
l'instant. Les malades doivent être garantis de l'air
de la nuit, se coucher de bonne
le matin
heure, et rester
au lit un peu plus que de
s'abstenir. aussi de tout fort exercice, coutume;
jusqu'à ce
que ces symptômes tombent; mais, s'ils ne s'abat-
autres semblables, il faut gosier, les
considérer comme les avant-coureurs d'une fièvre
catarrheuse : ainsi l'on doit réduire la diète dès
l'instant. Les malades doivent être garantis de l'air
de la nuit, se coucher de bonne
le matin
heure, et rester
au lit un peu plus que de
s'abstenir. aussi de tout fort exercice, coutume;
jusqu'à ce
que ces symptômes tombent; mais, s'ils ne s'abat- --- Page 196 ---
AVEVIRGS das
2Nea NN TAES
AA
DE LA CONSTITUTIOS
jours, il faut une saignée
tent point sous quatre
un vomitif le
le matin du cinquième, et prendre il faut purger
soir. Si les symptômes persistent, lavement tous
le matin du sixième, et donner un diminue enfin,
les jours, jusqu'à ce que la chaleur
aisée;
douce,
une expectoration
oU qu'il paraisse
faut
le malade
pendant ce temps-là, il ne
pas que
du
ni
les sueurs
reste au lit tout le jour, pousser
résulte beaucoup de soulagement
matin, quoiqu'il
naturelle pendant les
d'une douce transpiration
Mais, dans le cas
heures ordinaires du sommeil. malade dans une
détaillé ci-devant, l'onavait tenula
le
continuelle, depuis pretrampirationaboedhante
quatrième, par le
mier, jour de la fièvre jusqu'au
de vin, des
de la chaleur du lit, du petit-lait
moyen salines et d'autres médicamens semblaboissons
avoir fait précéder aucune
bles, sans, au préalable,
celui où je la vis
évacuation. Le quatrième jour, excessive; je craila première fois, la sueur était
cependant la
même de la troubler : j'ajoutai
gnis
et je lui làchai le ventre par
manne aux potions, différai la saignée jusqu'au
mais je
un lavement;
lieu dela faire chauger de linge,
matin suivant, au immédiatement : ensuite on auet de la saigner
et, le matin
rait dû donner un vomitifpurgatif,
jour,
suivant, un doux purgatif. Du cinquième
assez bien au septième. Les sympnous passâmes
diminuer ce jour-ci;
tômes parnissaient beaucoup coction, tant par une
il y eut des sigues de
différai la saignée jusqu'au
mais je
un lavement;
lieu dela faire chauger de linge,
matin suivant, au immédiatement : ensuite on auet de la saigner
et, le matin
rait dû donner un vomitifpurgatif,
jour,
suivant, un doux purgatif. Du cinquième
assez bien au septième. Les sympnous passâmes
diminuer ce jour-ci;
tômes parnissaient beaucoup coction, tant par une
il y eut des sigues de --- Page 197 ---
CATARRIEUSE,
petite expectoration,
les urines. Le
que par un petit dépôt dans
huit, les sigues de
saient encore plus
coction paraisdes
caractérisés par ce sédiment
urines, par le faible flux des
grande diminution des
règles avec
eut point de selles, ni symptômes; mais il n'y
Le neuf, le
ce jour, ni le
veutre était toujours
précédent.
devint plus foncée et
resserré; l'urine
au lieu de lâcher le plus crue," Dans cet état,
comme nous l'aurions ventre par un lavement,
dà
tière
pour enlever la mamorbifique par la voie
nous ajontâmes
qui avait soulagé,
autant de sel vingt gouttes de teint. castor. et
Le dix,
volat. pour solliciter les règles.
cependant nous découvrimes
reur; nous donnâmes un
notre erfit faire trois
lavement purgatif qui .
selles, et produisit de
apparences le onze. Le
favorables
mais, non contens
douze, tout allait
de cela, nous
bien;
dre six onces d'infusion
lui fimes prende camomille
febrifuge, et laugmentames
comme
treize et le quatorze,
jusqu'à neuf onces le
quelques
ordonnant en même
nourritures animales
temps
et un verre de vin à midi,
un peu solides,
à
L'effet fut un
l'estomac, et plasieurs autres
spasme
fièvre putride; car la matière
symptômes de
retenue, au lieu d'être
morbifique avait été
la viande et les
évacuée après la coction;
amers l'avaient même
seize, il est viai, il en sortit
aigrie. Le
selles, mais il y en avait
une partie par les
encore de mélée avec.
vin à midi,
un peu solides,
à
L'effet fut un
l'estomac, et plasieurs autres
spasme
fièvre putride; car la matière
symptômes de
retenue, au lieu d'être
morbifique avait été
la viande et les
évacuée après la coction;
amers l'avaient même
seize, il est viai, il en sortit
aigrie. Le
selles, mais il y en avait
une partie par les
encore de mélée avec. --- Page 198 ---
WV W
AkEa
r
ARNEKa
DE LA COXSTITUTION
la
fut déterminée par
la masse du sang,et qui
et les OS innonature à se jeter sur l'os sacrum
se
: une autre partie
minés, en forme d'érysipèle de l'enflure et de
jeta sur le foie, où elle causa
douleur. Il en revint un peu sur les poumons, 2
la
Le dix-huit, il parut
et la tous en futaugmentée.
: on le soutint
de soi-même un vomissement
à
convenablement, et on làcha le ventre propos
Cela fut suivi d'une éruption
par un lavement.
un grand soumiliaire; mais tout cela procura
dans une
lagement. Nous tombâmes néanmoins
de
autre faute 3 car, attendant grand avantage
voulimes la soutenir précette éruption, nous évacuations; nous appliférablement aux autres
La nature prit néanquàmes donc un vésicatoire.
matin, les
moins une bonne voie : le dix-neuf au
dura
vomissemens et les selles reparurent; ce qui
20, 21, 22,2 23, 24, 25,6,
en partie jusqa'aux douleur de gosier vint ce dernier
27 et 28.0 La
des aphthes qui emjour, comme Favant-coureur
la fièvre entière, le trente-troisième
portèrent alors
la malade prit le quinquina
jour : ce fut
que
de jour en jour.
et commença à se refaire
la malade
convaineu que
Je suis maintenant
si elle avait été traitée
ne serait jamais retombée,
et que l'on
convenablement du huit au quatorze,
même tout prévenir dès le commencement;
pouvait
rétablissement parit entier, je
et, quoique son
resta toujours quelsoupçonne cependant qu'il
trente-troisième
portèrent alors
la malade prit le quinquina
jour : ce fut
que
de jour en jour.
et commença à se refaire
la malade
convaineu que
Je suis maintenant
si elle avait été traitée
ne serait jamais retombée,
et que l'on
convenablement du huit au quatorze,
même tout prévenir dès le commencement;
pouvait
rétablissement parit entier, je
et, quoique son
resta toujours quelsoupçonne cependant qu'il --- Page 199 ---
CATARRIEUSE:
qne faiblesse au foie et
15g
peut-être ne put jamais étre aux poumons; ce qui
Depuis ce moment-la,
guéri par la suite.
fièvres catarrheuses
je résolus de traiter les
fat attaquée, l'année autrement. Cette jeune fille
saison, d'une fièvre suivante, vers la même
semblable. On la
sitôt; on lui donna un vomitif
saigna ausun lavement le. matin
le même soir,
ventre libre : on fit
suivant, et on lui tint le
chissans et laxatifs usage de médicamens rafrain'était
durant toute la fièvre.
pas encore alitée de
Elle
de viandes. La fièvre
jour, ne prenait plus
tente, et, en neuf
devint bientôt intermit.
On
jours, régulière
commença l'usage du
intermittente.
arrêta bientôt la fièvre. quinquina le quinze; il
plusieurs semaines;
Mais la toux persévéra
usage de ce remède. etje La me repentis d'avoir fait
dant en juin
malade se rétablit
la
par une diète appropriée, cepencampagne et l'exercice.
l'air de
La même fièvre revint le
avec plus de violence
printemps suivant
tement
que jamais. Le même traiMais antiphlogistique la rendit
on demanda alors s'il fallait intermittente.
laisser aller? Après bien des
T'arrêter, ou la
de la laisser suivre son
raisons, on résolut
patientèrent. Chacun cours. Mais les gens s'im.
cette
proposait des remèdes
fiévre, et nous fames
pour
une décoction de
contraints de donner
mittente fut
quinquina : cette fièvre interplus obstinée que la première,
Nous
Le même traiMais antiphlogistique la rendit
on demanda alors s'il fallait intermittente.
laisser aller? Après bien des
T'arrêter, ou la
de la laisser suivre son
raisons, on résolut
patientèrent. Chacun cours. Mais les gens s'im.
cette
proposait des remèdes
fiévre, et nous fames
pour
une décoction de
contraints de donner
mittente fut
quinquina : cette fièvre interplus obstinée que la première,
Nous --- Page 200 ---
E A < N MS
a ETROM
N
DE LA CONSTITUTION
1G0
à la décoc
doncle quinquing en poudre
fort
ajoutimes
mais la toux resta
tion : il arrêta la fièvre, lait et l'air de la campénible. Lété , la diète au
de la toux ; mais il
appaisérent la violence
Tirripague
assez le matin 1 pour que
en restait toujours
crachement de sang,
tation des poumons causâtun
son emla malade eut recouvré
fit
même après que
l'été, Un le
bonpoint et sa couleur pendant
le frait,le
la saignée faite a propos, 1
cesser par
toux persévérait cepenlait de beurre. La petite
le retour de la fièvre
dant; elle fut confirmée par
termina enfin en
da printemps, et se
catarrheuse
En vain essaya-L-on
une vraie plthisie pulmonaire. maladie, il nous fut
tous les remèdes pour cette elle mourut en octobre
impossible de la sauver ;
suivant.
donc de cette preuve des
Qu'on se souvienne adans une fièvre de prinmauvaisefets du quinquina fluxion sur les pouaccompaguée d'une
C'est
temps,
autres semblables.
mons :jen ai vu plusieurs depuis plusieurs années
pourquoi j'ai abandonné et en ai pris un autre
le traitement que je suivais, enfant de sept ans, fils de
avec plus de succès. Un
dernier I 769,
printemps
M. F., etc., fut attaquéan une diète et des évacua
d'une enq.enche(j-apnes
l'estomac soit toujours le siege
soit faux que
croire par le détail de
2 on
(Quoinum convulsives,
pourrait
essenàc ces loux
ici d'abord une affection
M. Grant, que ce n'était pas
tielle des poumons.
je suivais, enfant de sept ans, fils de
avec plus de succès. Un
dernier I 769,
printemps
M. F., etc., fut attaquéan une diète et des évacua
d'une enq.enche(j-apnes
l'estomac soit toujours le siege
soit faux que
croire par le détail de
2 on
(Quoinum convulsives,
pourrait
essenàc ces loux
ici d'abord une affection
M. Grant, que ce n'était pas
tielle des poumons. --- Page 201 ---
CATARRHEUSE,
tions convenables, il parut une fièvre
qui devint bientôt double-tierce
intermiltente
deux fiévresse
régulière. Une des
passa après de fréquens petits vomissemens, une diète végétale exacte, et en
ventre libre. Il resta une
tenantle
avec la
simple-tierce fort vive
coqueluche. Je fus d'avis d'abandonner
maladie à la nature; mais,
la
durer plusieurs
comme elle pouvait
l'avis
mois, je conseillai de
de M. Guillaume Duncan. Il fut de prendre
la méme diète fut donc
mon avis;
donna T'enfant
continuée, 2 et l'on abanaux accès qui revenaient de deux
jours l'un, et ce pendant trois mois. Les deux
ladies se' passérent en juin, sans laisser de
maeffets. On vit
mauvais
après, 9 que les poumons
point souffert ; car 7 en septembre n'avaient
T'enfant fat pris d'une mauvaise
suivant, 9
d'une toux violente
sorte de rougeole,
2 et était comme
Après la première saignée
suffoqué.
eut une
7 qui fut copieuse 1 il
expectoration libre et
la seconde, la toux et la
abondante; après
ensemble fort doucement rougeole se passèrent
avaient
: or, si les
été offensés - par la
poumons
serait probablement
coqueluche, cela ne
point de maladie si pas arrivé 2 vu qu'il n'y a
duire une
propre que la rougeole à prosuppuration 2 s'il y a
tubercules aux
obstruction, ou
poumons.
Dans tous ces cas s on doit considérer] le
dans les jeunes
catarrhe
gens 2 comme la maladie la
dangereuse 2 et la fièvre d'accès du
plus
I.
printemps
II
la
poumons
serait probablement
coqueluche, cela ne
point de maladie si pas arrivé 2 vu qu'il n'y a
duire une
propre que la rougeole à prosuppuration 2 s'il y a
tubercules aux
obstruction, ou
poumons.
Dans tous ces cas s on doit considérer] le
dans les jeunes
catarrhe
gens 2 comme la maladie la
dangereuse 2 et la fièvre d'accès du
plus
I.
printemps
II --- Page 202 ---
MEr
à TonReda
- EKa N
DE LA CoxSTITUTION
elle duune suite peu importante 7 quand
comme
mois : principe qui était
rerait mème plusieurs
découvert les vertus
bien connu avant qu'on eût fàché de voir une
du quinquina. Je ne suis pas
sujets aux cafièvre d'accès dans les jeunes gens
parce que j'ai lieu d'espérer
tarrhes du printemps,
à l'aide de la
radicalement le catarrhe
de guérir
mes ordres. Mais,
fièvre, si l'on suit exactement
détourner la
quand il n'y a pas de fièvre pour fluxion de
matière des poumons 5 qu'il y a une
la toux etl'exacrimonieuse à enlever par
matière
a les
le sujet est jeune; qu'il
pectoration 9 que fait
de sang, il y a
poumons faibles, et
beaucoup
sur-.
craindre qu'il n'arrive une phthisie 7
tout à
tout dans notre climat.
n'est pas bien.
Si le catarrhe du printemps
des tuberconduit, il produira des obstructions, ,
et des fièvres hectiques;
cules, une suppuration
malhenreusement en
ce que l'on ne voit que trop conduit bien, tant en
mai: Au lieu que si on le
les évacuations convenables s qu'en
procurant
diète légère et adou-.
observant rigouretsementune? s'il n'avait jamais
cissante, il finit en été comme
reOn doit cependant se souvenir qu'il
existé.
suivant, et qu'ainsi durant
viendra le printemps
doit fortifier T'habiT'été, T'automne et T'hiver, on
le
et les
par des voyages 1
tude du corps
poumons les bains froids : mais
quinquina 9 les martiaux,
diète antisepobserver la méme.
il faut toujours
ant rigouretsementune? s'il n'avait jamais
cissante, il finit en été comme
reOn doit cependant se souvenir qu'il
existé.
suivant, et qu'ainsi durant
viendra le printemps
doit fortifier T'habiT'été, T'automne et T'hiver, on
le
et les
par des voyages 1
tude du corps
poumons les bains froids : mais
quinquina 9 les martiaux,
diète antisepobserver la méme.
il faut toujours --- Page 203 ---
CATARREFUSE
tique eet adoucissante. Ces remèdes susdits sont fort
puissans , et peuvent prévenir le retour de la ma-:
ladie quand elle a été entiérement domtée ; mais
ils perdront infailliblement le malade 1 si on les
emploie trop tôt, ou avant que le catarrhe soit.
entièrement passé.
Ily a un, moyen toujours plus efficace de prévenirle retour de cette maladie: ; savoir, les climats
fort chauds. Mes malades se sont très-bien trouvés
des iles des Indes occidentales : c'est là
les
que je
envoie, et qu'ils doivent rester jusqu'à ce qu'ils
aient passé vingt-cing ans. J'ai envoyé des malades
dans toutes les parties de T'Europe : il en est réchappé quelques-uns ; mais le plus grand nombre
est péri. Au lien que ceux qui ont passé dans ces
iles, se sont tous rétablis, excepté M. Louis Gordon,
quiavait une phthisie confirmée avant de partir.
Mais Guillaume Gordon, son frère, se rétablit à
Ja Jamaique 9 après avoir été condamné comme
incurable. M. Malcom, un autre de mes malades,
se refit dans les iles Françaises. Il était cependant
hors de tout espoir par la force de son hétisie
9 la
perte considérable de son embonpoint et de ses
forces ; ce qui avait été la suite du
quatrième retour d'un catarrhe du printemps. Mademoiselle
Grant, fille d'un de mes amis 2, se rétablit à Antigoa , après même que moiet tous ceux quil'avions
vue, eussions pensé qu'elle étaitdans
tion décidée. Elle avait été attaquée uneconsomp- d'un catarrhe
II..
ors de tout espoir par la force de son hétisie
9 la
perte considérable de son embonpoint et de ses
forces ; ce qui avait été la suite du
quatrième retour d'un catarrhe du printemps. Mademoiselle
Grant, fille d'un de mes amis 2, se rétablit à Antigoa , après même que moiet tous ceux quil'avions
vue, eussions pensé qu'elle étaitdans
tion décidée. Elle avait été attaquée uneconsomp- d'un catarrhe
II.. --- Page 204 ---
Nw S
a RE
A PENEa
DE LA CONSTITUTION
ttous
ilrevenait régulièrement
trois ansauparavant; et l'avait réduite à cet état, malles printemps ,
et tous les soins possibles.
gré les eaux de Bristol,
vents et
Il faut faire beaucoup d'attention aux
en trailant un catarrhe confirmé,durant
au temps,
mai et même juin. Nous
les mois de mars, avril,
durant cette saison-là, quelques vents secs
avons,
rendre la saignée
et froids de nord-est, ce qui peut
passages subits de cette temnécessaire; quelques
chaud et étouffant,
pérature à un temps humide,
vomitifs,
obliger de donner de légers
ce qui pent
nécessaires. Le malade
qui sans cela ne seraient pas
ni
doit
non
aller trop tôt à cheval,
ne
pas
la plus fièvre soit tombée : car il n'est
même avant que
la fièvre, tant
pas besoin d'autre mouvement que
qu'elle persévère : maisaussitôt qu'elle est tombée,
le cheval devient le meilleur médecin , s'il reste
veut, le lait d'ànesse.
une toux, eny yjoigaant,silon
ou
Avant que T'expectoration soit copieuse,
à la toux et autres symptômes, 7 il
proportionnée air chaud
l'exciter; mais l'air ouvert
faut un
pour
de la campagne devient le meilleur remède pour"
la coction et l'exfortifier les poumons, quand
ont été copieuses. Le lait pur de toute
pectoration quelconque est trop fort pendant que la
espèce s'accroit considérablement: : le petit-lait de
fèvre
s'il n'est pas trop salé, et les concomprésure,
couvenables (1). Les acides minébres sont plus
(4)1 Le docteur Mussel, de Berlin, guérit une jeune femme 9
la campagne devient le meilleur remède pour"
la coction et l'exfortifier les poumons, quand
ont été copieuses. Le lait pur de toute
pectoration quelconque est trop fort pendant que la
espèce s'accroit considérablement: : le petit-lait de
fèvre
s'il n'est pas trop salé, et les concomprésure,
couvenables (1). Les acides minébres sont plus
(4)1 Le docteur Mussel, de Berlin, guérit une jeune femme 9 --- Page 205 ---
CATARRIEUSE
raux ne sont pas non plus si convenables
fruits et les acides
que les
ce
végétaux, jusqu'à ce que tout
qu'il y a d'inflammatoire dans la
soit assez bien
maladie
dissipé; ce qui arrive en
quand la constitution
juillet, 9
plus sûr et même
putride a lieu, et rend
tiseptiques.
nécessaire l'usage des forts anMais, darant la saison de
non
la synoque
le
Rutnide.ceesdimentoiley
catarrhe
printemps etl'été,
mêle
participe de la méme nature , et
aisément: : c'est ce qui fait croire à
s'y
sujets, qu'ils sont dans une
quelques
tandis qu'ils ne sont
consomption décidée,
humorale
incommodés que d'une fièvre
d'un catarrhe compliquée avec le restant de la toux
du
sentavoir
printemps; ; ou que d'autres penguéri une phthisie
consomption réelle et
pulmonaire, ou une
maladie n'existait
confirmée, quand pareille
rence entre les point. Il y a une grande diftétaires
chaleurs du soir, les sueurs salunocturnes de la fièvre
sueurs colliquatives
humorale, et les
matin, dans la
abondantes qui ont lieu le
consomption
proviennent que d'un
confirmée, et ne
formé et accumulé
pus résorbé qui avait été
inaccessibles.
dans des parties internes et
Mais c'en est assez de la
catarrheuse
constitution
d'accès
épidémiqué, et de l'effet que la fièvre
peut y produire.
d'un catarrhe
confirmé, en l'obligeant de vivre
concombres, 9 pour toute
de pain et de
l'eau froide.
nourriture, , et de ne boire
Voyez ses Observ, méd.
que de
é et accumulé
pus résorbé qui avait été
inaccessibles.
dans des parties internes et
Mais c'en est assez de la
catarrheuse
constitution
d'accès
épidémiqué, et de l'effet que la fièvre
peut y produire.
d'un catarrhe
confirmé, en l'obligeant de vivre
concombres, 9 pour toute
de pain et de
l'eau froide.
nourriture, , et de ne boire
Voyez ses Observ, méd.
que de --- Page 206 ---
V M
1ay as
2e
DE LA SYNOQUE
NON PUTRIDE.
présentement la constitution
Js vais considérer
tous les ans vers la fin
qui ia lieu régulièrement et qui est si générale
de la saison inflammatoire,
être appelée
certaines années, qu'elle peut
en
Huxham a écrit son Essai
épidémnique. Depuis que
plusieurs personsur jes Fièvres lentes nerveuses, fièvre nouvelle.
nes l'ont regardée comme une
n'a pas fait
Mais ceci ne vient que de ce qu'on dit sur ce
anciens avaient
attention à ce que les
fort peu des noms:
sujet. Hippocrate s'inquiétait il les voyait dans
Il marquait les choses comme observation dans
la pratique, et rappelait la même
fievres, tant à l'égard du diagnostic,
différentes
Mais, en examinant soignenque du pronostic.
verra
la
on
que lépiale,
sement ses successeurs,
et la
la synoque non putride,
fièvre pituiteuse,
la même que la fièvre de
Rèvre humorale sont
lieu ici en mars,
Huxham, laquelle a quelquefois
souvent même jusqu'au
etdure tres-long-temps,
les diffésolstice d'été. Les anciens distinguaient durée,
de cette fièvre : 1. par sa
rentes espèces
simple ne' durait que
de sorte que la synoque
2.0 par les sympquatre jours, ou sept au plus;
dans les
tômes particuliers qui Taccompagnaient étaient celles qu'ils
constitutions. Telles
pifférentes --- Page 207 ---
DE LA SYNOQUE NON PUTRIDE: 167
appelaient typhodes, assodes, byngodes.phricodes,
pituiteuse et lipyrie. Mais leur pratique ne changeait pas pour cela; ils suivaient la nature, et
l'aidaient.
Un ancien médecin du premier ordre avaitrobservé qu'un nouveau traitement changeait toujours
une fièvre ancienne en une nouvelle : je me
pelai cette observation en lisant les douze rapmentaires du docteur Glass
comdont
, sur les fiévres; traité
on doit lui savoir tant de gré. Je ne trouve
de différence dans ces fièvres, , que celle qui vient
des différens usages, du climat et de la manière de
traiter:
Mais, outre la constitution dominante
lieu
2 qui a
particulièrement dans une saison > on doit
encore considérer les variations que les vents et
le temps occasionnent dans cette saison. Or, nous
avons en cela l'autorité même
d'Hipp. Aph.
n.o 5, que Celse nous a interprétée, liv. sect.3,
Les
2 , ch. I: :
longues pluies causent des fièvres 9 lachent le
ventre, relachent le genre nerveux, etc. Le vent du
midirend louie dure, émousse les sens cause
maur de téle, lache le ventre
des
9 rend tout le corps
stupide, humide, languissant ; et ailleurs, sect. 3,
n,o 2 : Si les vents du nord ont régné
hiver sec boréal,
le
pendant un
que printemps ait été accompagné des verts du midi et de
viendront
pluies, 3 les yeux de.
probablement chassieux ; on sentira des
tranchées; il y aura des
fièvres 9 surtout dans les
maur de téle, lache le ventre
des
9 rend tout le corps
stupide, humide, languissant ; et ailleurs, sect. 3,
n,o 2 : Si les vents du nord ont régné
hiver sec boréal,
le
pendant un
que printemps ait été accompagné des verts du midi et de
viendront
pluies, 3 les yeux de.
probablement chassieux ; on sentira des
tranchées; il y aura des
fièvres 9 surtout dans les --- Page 208 ---
WV MES
N2nRE
K
2Na
1G8
DE LA SYNOQUE
d'une constitution molle ; sect. 3, n.o 19 :
sujets
toul temps, en woule saison 1 les sujets
Non qu'en
de
de toul tempérament ne puissent être altaqués
toutes les espèces de maladies , et n'en meurent ;
mais il Y aura plutôt telle maladie qu'une autre.
Ceci semble confirmé par la présente constitution épidémique de mars 1769. Je ne me rappelle
d'avoir entendu parler des fièvres lentes nerpas
avant les chaleurs du commencement de
veuses 1
vis alors plusieurs. En compace mois-la ; j'en
de cette fièvre
rant soigneusement les symptômes
Whémitritée et la tritceophye des anciens, avec
avec ceux de la fievre de Hongrie , gastrigue 1 cholérique,
et avec ceux de la fébricule et de la
mésentérique,
elles me semblent toutes
fièvre lente des modernes,
venir d'une même cause ; et les premiers symptômes de toutes ces fièvres me paraissent être identiques avec ce que les anciens nous ont donné
les
d'orgasmes dans les premières
comme
signes
voies 1 materice turgentis.
dans
La matière turgescente dans l'estomac jou
du canal intestinal 1 était 7
la partie supérieure
de ces symptômes;
selon lipsenste.acompagren
savoir: lassitude universelle, faiblesse subite,tremblemens, langue sale 1 goût amer 1 dégoût, lanmalaise à la région du coeur s gonflement
gueur,
cédait aisément à la pression,
à l'estomac : lequel
dourespiration serrée ou oppression de poitrine,
au-dessous du dia.
leur à l'estomac et au côté,
du canal intestinal 1 était 7
la partie supérieure
de ces symptômes;
selon lipsenste.acompagren
savoir: lassitude universelle, faiblesse subite,tremblemens, langue sale 1 goût amer 1 dégoût, lanmalaise à la région du coeur s gonflement
gueur,
cédait aisément à la pression,
à l'estomac : lequel
dourespiration serrée ou oppression de poitrine,
au-dessous du dia.
leur à l'estomac et au côté, --- Page 209 ---
NON PUTRIDE,
phragme, pourvu
ensuite froid
qu'iln'y eût pas d'inflammation;
des extrémités,
par toute la tête,
pesanteur, douleur
les yeux, abattement étourdissement, nuages devant
tude, anxiété,
d'esprit,defaillance, inquiéagitation, pourva
n'y eàt pas de violente
toujours qu'il
tômes ne varient
inflammation. Ces symppas beaucoup, que la
turgescente soit une bile jaune
matière
ou toute autre espèce de
> verte ou noire 9
putride,
pituite, soit acide, soit
pourvu que Thumeur
dans l'estomac
morbifique logée
soitacrimonieuse et
tous ces cas
piqnante, Dans
voie la plus courte l'émétique était ordonné comme la
sive. Mais,
pour évacuer la matière offenquand la matière
le bas-ventre an-dessous
turgescente est dans
le même,
de l'estomac,
dit
ily a pesanteur aux
alors,
aux lombes 9 tension
genoux s douleur
tranchées
au ventre,
: les selles sont claires borborygmes, 2
et acrimonieuses. Dans
2 liquides, fétides
étaient ordonnés,
tous ces cas > les purgatifs
comme le seul
cuer la matière
moyen d'évade
morbiliqae , et
soulager les
conséquemment
symptômés, 2 tant
pas d'inflammation
qu'il n'y avait
considérable.
N'est-ce pas là un exactabrégé de la
nerveuse de
fièvre lente
Huxham, durant les
miers jours, si l'on
cinq ou six premènes des uriues? excepte le pouls et les phénone parait
Quant au pouls,
pas l'avoir connu si bien; Hippocrate
l'urine de la fiévre
; mais il décrit
pituiteuse assez exacteinent,
, 2 tant
pas d'inflammation
qu'il n'y avait
considérable.
N'est-ce pas là un exactabrégé de la
nerveuse de
fièvre lente
Huxham, durant les
miers jours, si l'on
cinq ou six premènes des uriues? excepte le pouls et les phénone parait
Quant au pouls,
pas l'avoir connu si bien; Hippocrate
l'urine de la fiévre
; mais il décrit
pituiteuse assez exacteinent, --- Page 210 ---
AN MEa Vw M
OnK
VES
DE LA SYNOQUE
de Huxham;
avec les observations la coction et la
pourssecorders
la durée ,
et, par-la, pronostique
presque les
crise. Les symptômas se montrent
des fièvres bilieuses,
mêmes au commencement les
voies,
dans
premières
quand il y a orgasme
différence.
Hippoorate ait observé quelque
quoique humeur amère , dit-il, que nousappelons
Si cette
dans l'estomac ou danslesintesbitejaun.samasses
anxiété, quelle lantins, quelle chaleur 1 quelle l'estomac est infesté
pas! Si
guenr ne produitelle mordicante, âcre , verdâtre, quel
d'une humeur
quelle angoisse 1 quelles
accabiement d'esprit,
ne cause1
douleurs aigués quoique passageres, occasioremarque aussi Turinejaune,
t-elle pas!11
bilieux ; les urines pâles
née par Tépaisisement trouble , causée par la pituite.
et crues 1 et P'urine
viscosité chaude et des1l décrit la bile comme une
fièvre ardente,
sicative. Un cuusus 2 dit-il, ou sanguins desséde ce que: les vaisseaux
Ja
provient
humeurs âcres et bilieuses ;
chés ont attiré ces
les selles bilieuses , la
fièvre est alors violente, bouche amère. Un épaissoif très grande, 9 et la
alors uneg grande chasissement bilieux occasionne de la faiblesse, , une
leur 1 une grande anxiété 1 dans la bouche, , des
soif extrème, un goût amer
; au lieu que
selles bilieuses et des urines junes
de
cause un accablement
la matière pituiteuse
des douleurs aigués,
Tame, un abattement d'esprit, le froid des extré,
passagores, une bouche pâteuse,
soif très grande, 9 et la
alors uneg grande chasissement bilieux occasionne de la faiblesse, , une
leur 1 une grande anxiété 1 dans la bouche, , des
soif extrème, un goût amer
; au lieu que
selles bilieuses et des urines junes
de
cause un accablement
la matière pituiteuse
des douleurs aigués,
Tame, un abattement d'esprit, le froid des extré,
passagores, une bouche pâteuse, --- Page 211 ---
NON PUTRIDE:
mités, une soif légère, des urines pâles ou crues,
et troubles en même temps. Ainsi s'énonce
crate : on peut y ajouter que la matière pituiteuse Hlipposuccède à la constitntion inflmmatoire,et, I
la putride. Il semble que c'est la gradation précède de l'un
à l'autre extrême. Le froid de l'hiver
2 durant la
constitution
inflammatoire, a détruit l'acrimonie
bilieuse ou jaune des humeurs, et a produit le
flegme pituiteux ou clair, qui n'est pas âcre
d'abord 3 mais le devient, s'il est long-temps retenu, et produit la plupart des symptômes de la
bile la plus rance. Cette matière
plus
morbifique est
commune au printemps 9 au lieu que la
constitution bilieuse l'est plus en automne
la chaleur a exalté les huiles et les sels du 7 quand
a dissous toutes les humeurs
corps,
7 et les a rendues
acrimonieuses; de sorte que la matière bilieuse est
aisément mise en mouvement. C'est pourquoi, dit
Hippocrate , si le malade n'est pas purgé de luimême par les selles dans une fièvre bilieuse,
se purge par bas avec de doux médicamens. qu'il
Affect. 519. Il ordonne encore d'user de
De
lavemens d'infusion de thapsia.
fréquens
Celse(1),en traitant
expressément des vomitifs et des purgatifs dans le
cas de bile, assure qu'il ne faut pas user de médicamens drastiques pour remplir ces intentions.
Cela est vrai de la bile 2 non pas tout-à-fait de la
()L.I, c.3; et L. II, c. 18,
doux médicamens. qu'il
Affect. 519. Il ordonne encore d'user de
De
lavemens d'infusion de thapsia.
fréquens
Celse(1),en traitant
expressément des vomitifs et des purgatifs dans le
cas de bile, assure qu'il ne faut pas user de médicamens drastiques pour remplir ces intentions.
Cela est vrai de la bile 2 non pas tout-à-fait de la
()L.I, c.3; et L. II, c. 18, --- Page 212 ---
AN < L WS
rane
Dr LA SYNOQUE
pituite : comme elle est une matière tenace, , elle
demande des médicamens plus actifs.
Galien observe, Method. medendi, a qu'ily a
commencent à sentir de la fievre
> des sujets qui
> avec un malaise à l'orifice de l'estomac, par
ou autre chose semblable:
> quelque indigestion
s'élèvent le ventre parait
> Les hypocondres
;
D enflé; les malades ont le visage pâle, tirant
sur le sombre, et livide; le pouls
> quelquefois
devrait l'at-
> est toujours plus faible qu'on ne
tendre du
de chaleur de leur chair; il est
>
degré
D obscure et inégal. Avec ces symptômes, le maest
de se trouver faible à Ia moindre
> lade
près
et inD occasion ; car la nature étant opprimée
les humeurs excrémenteuses
D capable d'expulser
fort épaisses, abondantes ou très-
> morbifiques
les
soient obstrués,
D visqueuses,soitque passages
soit
la faiblesse même de la nature, la ma-
>
par
enfermée, doit
> tière, ainsi retenue long-temps
se corrompre 5 caraucune autre
> nécessairement
D humeur, même én cet état, ne peut rester long-
> temps la même qu'elle était au commencement:
forte raison, si elle est viciée au point
D à plus
amendée. >
a de ne plus pouvoir être entièrement
Baglivi nous a rendu la même idée avec beaud'étendue, dans son chapitre de la Gèvre
coup mésentérique. G Les médecins en général,
maligne
que le vulgaire ignorant, sont trop
> aussi-bien déclarer
telle ou telle fièvre est
2 prompts à
que
, ne peut rester long-
> temps la même qu'elle était au commencement:
forte raison, si elle est viciée au point
D à plus
amendée. >
a de ne plus pouvoir être entièrement
Baglivi nous a rendu la même idée avec beaud'étendue, dans son chapitre de la Gèvre
coup mésentérique. G Les médecins en général,
maligne
que le vulgaire ignorant, sont trop
> aussi-bien déclarer
telle ou telle fièvre est
2 prompts à
que --- Page 213 ---
NON PUTRIDE,
> maligne, parce qu'elle est
D férens mauvais
accompagnée de dif.
D tant plus à craindre sympiômes qui deviennent d'au-
> ses périodes. Je
que la fièvre avance dans
>) ne soient
ne nie pas que certaines fièvres
produites
)) meux; mais cela est par quelque ferment veni-
> de nos contrées
rare. Les fièvres malignes
> mation, ou d'humeurs viennent de quelque inflar-
> dans les premières
puantes, crues amassées
) ment vu des fièvres ou secondes voies. J'ai rareD que j'ai traités dès le malignes dans les malades
>> maladie : ati contraire, commencement de leur
> férens symptômes
j'ai remarqué mille difD naturellement
qui n'étaient point
par la
produits
> médecins avaient
maladie, 9 quand d'autres
> suivre les indications commencé à les traiter sans
> ceptes d'Hippoeraie. de la nature ou les pré-
>) je l'ai souvent observé, Quelques fièvres, comme
> reuses, , presque dès le deviennent fort dange-
> celles-là que le
commencement:e ce sont
>)
peuple appelle
conséquemment à ce venin
malignes; et,
> a recours aussitôt à des
qu'il y suppose, il
> maques, enfin à des aromates, des alexiphar-
)) tils de différentes médicamens chauds, vala-
> augmente le danger espèces : par ce moyen, il
5 remarquons
qu'il voulait prévenir.
souvent à
Nous
> meurs viciées,
Rome des amas
crues dans
d'hur-
> lesquels produisent
les premières
>
ces fièvres
voies,
mésentériques : mais ces
que j'appelle
> si souvent dans le
humeurs ne sont pas
sang.
des alexiphar-
)) tils de différentes médicamens chauds, vala-
> augmente le danger espèces : par ce moyen, il
5 remarquons
qu'il voulait prévenir.
souvent à
Nous
> meurs viciées,
Rome des amas
crues dans
d'hur-
> lesquels produisent
les premières
>
ces fièvres
voies,
mésentériques : mais ces
que j'appelle
> si souvent dans le
humeurs ne sont pas
sang. --- Page 214 ---
6 N X
VPURG
Ds LA SrxoQuf
les
une exacte ohservation,
d'après
> Voici,
quelque
qui dénotent particnlirement voies:
> signes
humeurs dans les premières
s amas de ces
gout dans la bouche,
et tres-mauvais
matin ;.
> amertumé
surtout le
sale, mal d'estomac,
selles
>) langue mauvaise. $ dents sales et gluantes.
> haleine
la tête est quelquefois pe-
> et vents tresofétides;
la soutenir. Dans
le malade peut à peine
> sante,
mal de tète avec peun autre temps, il a grand
>
aux tempes ; symptômes
et pulsation
D santeur
après le diner et le souper:
fatiguent plus
l'urine
> quile
du bruit dans les oreilles ;
> il éprouve
telle. La fièvre aug-
' est naturelle, ou presque diner et le souper, et suit
aussi après le
p
mente
continue.Le malade
> le type d'une double-tierce dans le creux des mains, ou
s sent une chaleur
ou vers les hyposous la plante des pieds,
>
l'appétit, est pâle et resserré
> condres; il perd
que, dans ces affec-
> Il faut remarquer surtout
le mésentère qui
la tète.souffre plus que
sont
> tions,
de la maladie. Les symptômes
>) est le siége
mauvais dans les sujets hypo-
> beaucoup plus dans ceux qui ont un esto4
> condriaques 7 et
si les humeurs
faible; car, dans ces sujets,
dès les
> mac
la langue noircit
>> sont fort corrompues,
est petit et les extréinstans, le pouls
> premiers
une anxiété qui
mités froides ; ils éprouvent
ces
>
attribne commmnément
> les accable : on
de la maladie; mais
à la malignité
> symptômes
dans les sujets hypo-
> beaucoup plus dans ceux qui ont un esto4
> condriaques 7 et
si les humeurs
faible; car, dans ces sujets,
dès les
> mac
la langue noircit
>> sont fort corrompues,
est petit et les extréinstans, le pouls
> premiers
une anxiété qui
mités froides ; ils éprouvent
ces
>
attribne commmnément
> les accable : on
de la maladie; mais
à la malignité
> symptômes --- Page 215 ---
NON PUTRIDE
D c'est à tort qu'on le fait chez
1;5
> ces symptômes
nous, parce que
s'évanonissent aussitôt
> corrigé et expulsé les humeurs
qu'on.a a
> l'estomac. > Ainsi
qui infestaient
s'explique Baglivi.
En 166r,et plusieurs autres années,
vit la même fevre ( qu'il
Sydenham,
vraie de toutes celles
regardait comme la plus
qu'ilavaitj jamais observées),
accompagnée de disposition au
saleté et de sécheresse
vomissement, de
subit de forces,
sur la langue, de manque
d'urines troubles ou claires, deux
signes de crudité, Au déclin de la
venait une diarrhée
maladie, il surfaisait
qui opiniâtrait la maladie,
plus long-temps souffrir. le
moins qu'on ne la
malade 2 à
prévint au
par un vomissement. Cette fièvre commencement
passait
quatorze ou vingt-ct-un
rarement
une douce moiteur de jours, et cessait alors par
la peau. Voici la
curative de
méthode
lente,
l'auteur: ( Quand la fièvre est virule malade jeune et fort, je
la saiguée,je m'informe
saigne ; après
a vomi ou a eu de fortes exactement sile malade
la fièvre l'a
Si
envies de vomir quand
pris. cela est,
tif, à moins
j'ordonne un vomique l'age tendre du malade ou
qu'antre faiblesse notable ne le défende.
quelnécessaire de donner
Il est si
de vomir ont
l'émétique quand ces envies
les
précédé, que si l'on n'évacue
humeurs qui les ont
pas
résulter
occasionées, il en
plusieurs dangereux
pourra
barrassent beaucoup le médecin symptômes qui emdurant tout le
is. cela est,
tif, à moins
j'ordonne un vomique l'age tendre du malade ou
qu'antre faiblesse notable ne le défende.
quelnécessaire de donner
Il est si
de vomir ont
l'émétique quand ces envies
les
précédé, que si l'on n'évacue
humeurs qui les ont
pas
résulter
occasionées, il en
plusieurs dangereux
pourra
barrassent beaucoup le médecin symptômes qui emdurant tout le --- Page 216 ---
AN < NV MS
: nR
DE LA STNOQUE
beaucoup la vie du
temps de la cure, et exposent
est une diarmalade. Le premier et le principal
déclin de
rhée, qui, le plus souvent, parait au l'émétidans les cas où l'on aurait omis
la fiévre,
)
quand il était indiqué au commencement. les
que
la nature a déjà, pendant
( En effet, quand
dans l'estomac une
progrès de la fièvre, 2 réduit
charriée dans les
partic de Thumeur maligne, etl'a
le flux conticeux-ci sont si irrités par
intestins 9
mordicante qui tombe du
nuel de cette humeur
survenir une
ventricule, qu'il doit absolument
le
de cette diarrhée est que
diarrhée. Le danger
la maladie, il est
malade étant déjà fort épuisé par
les douces
beaucoup plus abattu ; et
encore par-là
de terminer ces fièvres en
sueurs qui ont coutume
Pour prouver
sont aussi prévenues et empèchées.
humeur logée dans l'estomac produira
que cette
cette diarrhée, à moins qu'on
en peu de temps
tronvera toujours 2 en exane le prévienne 1 on
cette
minant les cas où une diarrhée accompagne de vomir au
le maladea eu des envies
fièvre, que
de la maladie, et qu'on ne lui a
commencement de vomitif. On trouvera encore que
point donné
partie, en donnant
la diarrhée cessera en grande
de vomir soient
quoique les envies
un vomitif,
J'ai souvent été
déjà passées depuis long-temps. étaient si fort
comment les malades en
surpris
savoir,
soulagés ; car tous ces graves symptômes,
anxiété, agitations 3 profonds
maux d'estomac 1
de la maladie, et qu'on ne lui a
commencement de vomitif. On trouvera encore que
point donné
partie, en donnant
la diarrhée cessera en grande
de vomir soient
quoique les envies
un vomitif,
J'ai souvent été
déjà passées depuis long-temps. étaient si fort
comment les malades en
surpris
savoir,
soulagés ; car tous ces graves symptômes,
anxiété, agitations 3 profonds
maux d'estomac 1 --- Page 217 ---
NON PUTRIDE,
soupirs, noirceur de la
tômes dis-je
langue, etc. ; ces symp3 qui ivexaient les
les assistaus, diminuaient malades, effrayaient
nairement dès
et disparaissaient ordile malade
que le vomissement était passé ; et
soutenait le reste de la maladie
courage.
avec
D Il faudrait donner un vomitif
ment de la fièvre, si
au commenceon se met
nous avions le choix ; car
par-là en garde contre ces terribles
symptômes qui proviennent d'humeurs
surabondantes
viciées,
on
dansT'estomacetles parties
étoufferait même à sa naissance la voisines;
qui, autrement, ne
maladie 2
prolonger au grand peut qu'augmenter 2 et se
die étant
danger du malade. La malaentretenue par ces humeurs
qui sont ou transmises en substance offensives
seaux, et confondues ainsi
par les vaisdérablement
avec le sang, ou consile
dépravées, 9 ou au moins
par long séjour qu'elles ont fait dans envenimées
mières voies 3 communiquent de là
les preleurs
malignes au sang. Nous avons un
vapeurs
dans le cholera morbus;
exemple de ceci
; car, si nous arrêtons
à-propos le vomissement dans
malhumeurs àcres et
cette maladie 9 les
évacuées, étant corrompues quiauraient dà être
par-là
leur fureur
renfermées, 9 exercent toute
surlesang, allumentune
ne pentà peine dissiper
fièvre que l'on
qu'en donnant
quoique le malade n'ait aucune
l'émétique,
parce que cette fièvre est d'une envie de vomir,
I.
nature maligne
--- Page 218 ---
-
< - -A VEs
al K
DE LA SYNOQUE
très dangereux.
de symptômes
et accompaguée
nous fussions appelés trop.
Mais s'il arrivait que
et que nous
trop fréquent ,
tard, ce quin'est que
de donner l'émén'eussions plus la commodité
de la fièvre, je pense
tique au commencement devrait le donner en tous les
certainement qu'on
eût pas
temps de la maladie ? pourvu quiln'y
et quele malade pàt le soutenir.
d'inflammation,
un
vomissement est passé,Tordonnes
> Quandles
à la violence
lavement s'il faut encore s'opposer
et si l'effervescence du sang est trop
de la fièvre ;
jour, ou tous les deux
geande, jele répète chaque
dix de
selon le besoin, et même jusqu'au
jours, ,
Mais, si le malade a perdu beaucoup
la maladie.
ménage les lade sang, 2 ou est avancé en àge, je serait tmême
du sangs
vemens, quandlelfervescenee
ne dimitrès-grande; car il y a à craindre qu'ils
de rendre la nature
nuent la force du sangau point
une crise
se, délivrer de la maladie par
incapablede
le dixième jour , quand
convenable. Mais, après ont fait cesser le danconvenables
les évacuations
occasionés par la grande efferger des symptômes de faire resserrer le ventre du
vescence 1 je tàche
tendent alors à se sémalade. Comme les humenrs
moins
devrait donneravec
,je pense quelon
parer,
. ou des cordiaux
de réserve des mélicamensehauds.
plus tôt
la coction, et avançassent
qui ponssassent
arrive vers le quala crise , ce qui généralement méthode. Mais, si l'on a
torzième jour par cette
par la grande efferger des symptômes de faire resserrer le ventre du
vescence 1 je tàche
tendent alors à se sémalade. Comme les humenrs
moins
devrait donneravec
,je pense quelon
parer,
. ou des cordiaux
de réserve des mélicamensehauds.
plus tôt
la coction, et avançassent
qui ponssassent
arrive vers le quala crise , ce qui généralement méthode. Mais, si l'on a
torzième jour par cette --- Page 219 ---
NON PUTRIDE,
employé trop tard les
rafraichissans, et que
vescence en ait été modérée,ilnef faut
T'effersi la fièvre va jusqu'au
pas s'étonner
loin dans de faibles vingt-et-un, et même plus
constitutions que l'on a mal
traitées. Il faut encore observer que le trop fréquent usage des lavemens, ou d'autres purgatifs
prescrits mal-à-propos au déclin de la maladie.
paraissent quelquefois soulager un peu le malade,
quelquefois même le délivrer de
mais
fébriles;
touslessymplômes
lumer
sous un ou deux jours, on voit s'alune nouvelle fièvre quisuivra le même train
que la première, à moins qu'elle ne se
change en
intermittente. >
Huxham pensait que le morbus cardiacus de
Celse, dont le siége était certainement dans l'estomac, était une espèce de fièvre lente nerveuse.
Il nous en donne la principale
idée(1),
82:
C Il me semble évident,
page
dit-il, qu'une des causes
> conjointes de la fièvre nerveuse, est la
)) grande viscosité des sucs
trop
lymphatiques, et des
3> autres humeurs trop exaltées du corps. Comme
> la sérosité une fois coagulée
la
par
chaleur
> fébrile ne se résout jamais en fluide
> usages de l'économie animale,
propre aux
> en une putridité
mais se tourne
acrimonieuse, de même aussi
> je conçois que la lymphe
>
visqueuse stagnante
passe par degrés à une putridité ichoreuse
qui
(*) P. 125 de P'Ed. fr. de Cavelier, 1765.
12.
me
> la sérosité une fois coagulée
la
par
chaleur
> fébrile ne se résout jamais en fluide
> usages de l'économie animale,
propre aux
> en une putridité
mais se tourne
acrimonieuse, de même aussi
> je conçois que la lymphe
>
visqueuse stagnante
passe par degrés à une putridité ichoreuse
qui
(*) P. 125 de P'Ed. fr. de Cavelier, 1765.
12. --- Page 220 ---
Ww MS
C2nKE
ce S
A2AN
'So
DE LA SYNOQUE
doit être expulsée du corps par les issues OT*
p
dérivations artificielD dinaires, ou par quelques
diffèrent
D les. > De sorte que Glass et Huxham ne
sur la partie du corps où cette lymphe visque
forme
et sur la maqueuse se
premièrement,
elle pronière convenable de l'évacuer quand
dans les premières voies, avant
duit un orgasme
et
qu'elle ait eu le temps de se trop dépraver,
d'être reprise dans le sang. En effet, Huxham recommande très-fort les vomitifs dès le commenet ensuite les lavemens tous les deux ou
cement,
et quoiqu'il défende les forts purtrois jours (1);
gatifs, spécialement quand dès le commencement
dans l'estomac, cependant il ne
il y a orgasme
réprouve pas la rhubarbe, la manne, etc., après
le vomissement, s'il est besoin.
Il fait aussi mention dans sa dissertation de Feb.
nervosa, du soulagement qu'il a procuré, même
déclin de la fèvre,
les vomitifs et les purau
par
gatifs, ayant vu une fièvre continue se changer
heureusement en intermittente. Baillou nous
donne une exacte description des symptômes dûs
âcre, corrompue, amassée dans
à une pituite
la
du pouls,
Testomac, et conclut que petitesse
l'abattement des esprits et l'extrême faiblesse sont
la cause de la pratique abusive qui néglige les
évacuations nécessaires. u Comme dans les fièvres
()P.314 de T'Ed. fr. de Cavelier, 1765.
heureusement en intermittente. Baillou nous
donne une exacte description des symptômes dûs
âcre, corrompue, amassée dans
à une pituite
la
du pouls,
Testomac, et conclut que petitesse
l'abattement des esprits et l'extrême faiblesse sont
la cause de la pratique abusive qui néglige les
évacuations nécessaires. u Comme dans les fièvres
()P.314 de T'Ed. fr. de Cavelier, 1765. --- Page 221 ---
NON PUTRIDE.
18r
b tierces de la moisson, dit-il, les
> causées
faiblesses sont
par une bile âcre, de même
2 épiales du
dans les
printemps, les
3) tement des
défaillances et l'abatesprits ne sont dûs
> tuite
qu'à une pivisqueuse; et toute maladie
> siége dans l'estomac,
qui a son
est toujours
> d'une grande
accompagnée
prostration de forces.
D qui viennent de
Les fièvres
> raitre
pituite, ont coutume de
par degrés quand elles sont
paa cette nature, et avec l'alternative vraiment de
>. sons et de faibles chaleurs.
de petits frisla.
> Voilà certainement
description de la fièvre nerveuse de
et je suis convaincu,
Huxham;
par ce que j'ai observé par ce que Glass a dit, et
que la fièvre lente pendant plusieurs années,
fièvre
nerveuse de Huxham est la
flegmatique des anciens ; que
méthode de la traiter telle
l'ancienne
Calien le
que nous l'a donnée
premier, ensuite Baillou,
Sydenham, ne demande
Baglivi et
ment;
pas un grand
que, quand on adopte un autre
changeou qu'on néglige les évacuations
traitement,
abord, on peut s'attendre à la dès le premier
Borelli décrit dans sa lettre à
même fièvre que
que nous avons lieu de voir ici Malpighi, ou à celle
tous les
quelle est appelée tantôt
jours, laputride, tantôt
quoique les symptômes de fièvre
nerveuse; 5
veuse viennent en grande
putride ou nerdes
partie de l'ignorance
assistaus, plutôt que de la nature de la
ladie; et que bien des maladies
mane soient pas
attendre à la dès le premier
Borelli décrit dans sa lettre à
même fièvre que
que nous avons lieu de voir ici Malpighi, ou à celle
tous les
quelle est appelée tantôt
jours, laputride, tantôt
quoique les symptômes de fièvre
nerveuse; 5
veuse viennent en grande
putride ou nerdes
partie de l'ignorance
assistaus, plutôt que de la nature de la
ladie; et que bien des maladies
mane soient pas --- Page 222 ---
- BAES
VAnRE
DE LA SYNOQUE
d'une nature si différente qu'elles paraissent l'ètre,
différens qui les
conséquemment aux symptômes l'observe bien,
accompagnent, comme Boërhaave
infinies
Aph. 1o56: G Il parait que ces maladies,
> dans leur variété relativement aux symptômes,
si compliquée, et qu'elles
D n'ont pas une origine
nombre de médicaD n'exigent pas un si grand
ni des traitemens si différens. >
> mens,
idée de cette consPour se former une juste
il fautr rappeler ici, que quoititution épidémique,
égards, à la constituqu'elle ressemble,à plusieurs
le siége de
tion bilieuse de la moisson, tant que
la
la maladie est fixé dans les premières voies,
différencie
les symptômes,
matière en
cependant
vu qu'elle est d'une espèce flegmatico-ghairense,
que la méthode
et qu'il faut, par conséquent, différente. Elle est plus
curative soit en partie
avec l'insouvent compliquée au commencement
la fièvre bilieuse, et ne demande
flammation, que
après le déclin. La
pas de si fréquens purgatifs
vérité de ces observations est confirmée par Sydenham. Contin. Feb. 166r, etc., art. 34 : ( Mais
faut observer
n'est pas si nécessaire de
> il
qu'il
les fièvres du printemps qu'après
> purger après
> celles d'automne, 1 parce que, etc. D Ils'explique
à la méthode antide même, art. 42, relativement
dans les
pllogistique qu'il trouvail plus nécessaire
dans celles d'automne 9
fièvres du printemps que
particulièrement les saignées réitérées etc copieuses.
( Mais
faut observer
n'est pas si nécessaire de
> il
qu'il
les fièvres du printemps qu'après
> purger après
> celles d'automne, 1 parce que, etc. D Ils'explique
à la méthode antide même, art. 42, relativement
dans les
pllogistique qu'il trouvail plus nécessaire
dans celles d'automne 9
fièvres du printemps que
particulièrement les saignées réitérées etc copieuses. --- Page 223 ---
NON PUTRIDE.
Je pense que cet épaississement
produit dans les intestins
morbifique n'est pas
que c'est
par indigestion, mais
plutôt un flegme ou une pituite excrémenteuse,s séparée du sang, et déposée dans l'estomac etles intestins; : parce que j'observe
que les avant-coureurs,
toujours
les signes de
terrentia morbi, précèdent
l'orgasme, turgentis materice.
rant ces préludes, on donne
Si, duun
un vomitif, et ensuite
purgatif, , tous les deux procurent du
ment ; mais par-là, je n'ai jamais enlevé soulageHuxham
ce que
le
compare au frai de grenouille, Je
vomitif quelques jours
réitère
d'orgasme sont
après : quand les signes
décidés, 9 le flegme sort en
quantité, se précipite même par bas de
grande
ou est aisément entrainé
lui-mème,
par une purgation. C'est
pourquoije diviserais cette corstitution en
férens
ces difpériodes-ci : I. les avant-coureurs de
maladie ; 2.0 les symptômes qui
la
elle est fixée dans les intestins paraissent quand
partie de la matière
; 3.0 quand une
turgescente est résorbée dans
lesang,quoiquil en reste une partie
crue et viciée dars les premières
considérable
les intestins sont
voies; 4.0 quand
entièrement débarrassés,
toute la crudité est dans le
5.0
et que
commenceà
sang ;
quand le
se dépurer
soit
sang
de salive, une
lui-mme,s par un flux
éruption miliaire, $ des
soit
par une dysenterie putride. Il
sueurs,
serait la viscosité catarrheuse semblerait que ce
du
du commencement
printemps, laquelle n'ayant pas étéentièrement
ies; 4.0 quand
entièrement débarrassés,
toute la crudité est dans le
5.0
et que
commenceà
sang ;
quand le
se dépurer
soit
sang
de salive, une
lui-mme,s par un flux
éruption miliaire, $ des
soit
par une dysenterie putride. Il
sueurs,
serait la viscosité catarrheuse semblerait que ce
du
du commencement
printemps, laquelle n'ayant pas étéentièrement --- Page 224 ---
Ty *
NETROA
- SALN a X
L
DE LA SYNOQUE
les crachats, etc., durant cette saison 9
évacuée par
la nature vers les glandes
aurait été déterminée par
destietl les lacunes du gosier, de T'oesophage, etc.,
nées à l'évacuation du flegme, et du mucus, pour
même observer qu'il
y être évacuée.Nous pouvons
aux
fauttous les ans quelqu'une de ces évacuations
de même que dans la saison
sujets flegmatiques, Vintervalle du printemps à
que Sydenham appelle
la pituite du
Pété ; de sorte que si l'on considère
la
et la bile de l'automne, on peut voir
printemps
coutume de notre pays, 1 de
raison de l'ancienne
et à la chute des
purger à chaque printemps,
feuilles, pour prévenir les fièvres.
Madame Prior deT Twyford 1,agée de quatre-vingtans était sujette aux fièvres de printemps, $
sept
ans. Le docteur Hales de
il y a environ cinquante
une médeTwyford > son neveu, lui fit prendre
de rhubarbe, jalap,
cine assez active, composée
du
et crême de tartre 1 à quatre différens périodes la fin
printemps : une vers la mi-mars, , une vers
mois une dans les premiers jours
du même
le milieu d'avril. Il réitéra la
d'avril , et une vers
fin
chose à chaque moisson : une vers la
même
deux dans le mois d'août, une vers le
de juillet,
; et c'est à ce traicommencement de septembre
se disait redevable de la parfaite
tement qu'elle
santé dont elle a toujours joui depuis.
donner quelque détail de ce
Je vais à présent
jai observéà Loudres pendant quatorze ans 2
yue
du même
le milieu d'avril. Il réitéra la
d'avril , et une vers
fin
chose à chaque moisson : une vers la
même
deux dans le mois d'août, une vers le
de juillet,
; et c'est à ce traicommencement de septembre
se disait redevable de la parfaite
tement qu'elle
santé dont elle a toujours joui depuis.
donner quelque détail de ce
Je vais à présent
jai observéà Loudres pendant quatorze ans 2
yue --- Page 225 ---
dansles
NON PUTRIDE,
différens états de cette
des gens riches et fort à leur constitution, parmi
I.O Dès que la nature
aise.
saug la
commence à séparer du
les
pituite, et la dépose dans les
intestins, le malade se plaint de
glandes et
tation dans le lit, de
trouble et d'agice rafraichissement langueur, et de ne plus sentir
sommeil.
que procure
Quand il se lève, il a la ordinnirementle
est fatigué par les grands efforts bouche pâteuse,
racher le flegme de son
qu'il fait pour arla sensation de la
gosier et de la gorge. Ilperd
faim, quoiqu'il
pieusementaux heures du
mange assez COil
repas.
sappesantit, 2
Mais,incontinent,
s'assoupit, se plaint de
etdindolence, de flatulence et de
plénitude
pouls est lent, plutôt petit,
constipation : le
l'urine ou
ou fort
-
chargée 9 trouble, mais crue. Il
pâle
de soif ou de chaleur;la
se plaint rarement
sale le matin. Tels
langue est le plus souvent
etquien
sont les préludes de la
fontle premier
maladie,
que l'on peut aisément période. Mais il est certain
convenablement
aider la nature à exécuter
cette dépuration,
tution et la manière de vivre
selon la consti2.0] Le second
de chaque sujet.
période se distingue
parce qu'ilressemble: à ce
plus aisément,
que. les Français
indigestion, ou à ce que Sydenham
appellent
charge, ann. 1669, , ch. 2,art.
appelle sur-
> indisposition causée
I. ( Ilya aussi une
> arrive en tous les
par une surcharge; ; ce qui
D
temps de l'année,
par ses
etressemble
symptômes au
cholera-morbur, cède au
chaque sujet.
période se distingue
parce qu'ilressemble: à ce
plus aisément,
que. les Français
indigestion, ou à ce que Sydenham
appellent
charge, ann. 1669, , ch. 2,art.
appelle sur-
> indisposition causée
I. ( Ilya aussi une
> arrive en tous les
par une surcharge; ; ce qui
D
temps de l'année,
par ses
etressemble
symptômes au
cholera-morbur, cède au --- Page 226 ---
Ww WE
PRA
a
AETAANSESNG
Dr LA SYNOQUE
d'une espèce
traitement, et est cependant
> même
d'antres
il est accomdifférente. > Dans
sujets,
>
des symptômes d'orgasme
pagné de quelques-uns
ci-devant mentionnés,
àl'estomac ou aux intestins,
sclon le siége
demande aussitôt des évacuations
et
Mais, dans quelques
de la matière turgescente. nature inactive, réside
autres, la matière est d'une
delabile,
l'excrétion
dans le duodenum , empèche
ce qui est bien
de manière à causer la jaunisse 9
tout autre
commun en cette saison qu'en acrimoplus
la matière devient
temps. Quelquefois
de diarrhée avec
nieuse 2 produit une espèce selon Sydenham,
colique, et Aatulences; et qui, J'ai ivu le ventre si
ne peut se guérir sans vomitifs.
qu'on aurait
distendu par les vents et la pituite 1
prendre la maladie pour une tymquelquelois Pu fois pour une hydropisie ; tout
panite, et d'autres
les vomisen peu de temps par
se passa cependant
une diète apéritive et un
semens 2 les purgations, sèche avec constipation
d'exercice. La colique
peu
dans cette saison 2 parait
opiniatre , si fréquente et cède aux mêmes traivenir de la même cause,
temens.
aller jusque-làs lsansproduireune
La maladie peut
c'est pourquoi ion
altération dans le pouls;
C'est
grande
lappeler fièvre déterminée.
ne peut encore
universelle, un troucependant un état de crudité
naturelles;
des sécrétions et excrétions
ble général
chez les femmes; ; la goutte
les règles sont obstruées
atre , si fréquente et cède aux mêmes traivenir de la même cause,
temens.
aller jusque-làs lsansproduireune
La maladie peut
c'est pourquoi ion
altération dans le pouls;
C'est
grande
lappeler fièvre déterminée.
ne peut encore
universelle, un troucependant un état de crudité
naturelles;
des sécrétions et excrétions
ble général
chez les femmes; ; la goutte
les règles sont obstruées --- Page 227 ---
NON PUTRIDE,
ne prend pas de détermination ; les cautères
salissent; ; et, au lieu d'hémorroides
se
critiques, il
n'y a que des tumeurs douloureuses et
symptômes qui
aveugles :
disparaissent dès que la viscosité
offensive est évacuée; car la circulation
son libre cours dès que l'obstacle est levé, reprend les
fonctions naturelles s'exécutent selon les différentes complexions. Si, au contraire,on laisse
corrompre cette matière excrémenteuse,
se
la plus ténue est résorbée
9 la partie
vient
dans le sang, et il surune fièvre.
3.0 La fiévre, dit
Sydenham, est la voie ordinaire que prend la nature pour chasser toute acrimonie du sang; et le commencement de
fièvre est un frisson. Tous les
toute
symptômes qui ont
précédé ce frisson, et la rigueur
que les
fébrile, ne sont
préludes; et l'on ne doit regarder comme
fièvre déterminée, que le premier froid,
quoi la chaleur vient naturellement
après
la coction. Si cette coction se fait pour opérer
vienne une nouvelle
sans qu'il surmatière, l'évacuation critique de la cause morbifique est alors
constante. Mais, s'il survient
régulière et
tière durant la chaleur
une nouvelle mafébrile, il y aura encore
un nouveau frisson, au lieu d'une évacuation
critique. Ces alternatives de froid et de chaud
qui se succèdent souvent l'un à l'autre
évacuation
sans une
considérable, efficace et critique, constituent la fièvre épiale des anciens,
laquelle est
sans qu'il surmatière, l'évacuation critique de la cause morbifique est alors
constante. Mais, s'il survient
régulière et
tière durant la chaleur
une nouvelle mafébrile, il y aura encore
un nouveau frisson, au lieu d'une évacuation
critique. Ces alternatives de froid et de chaud
qui se succèdent souvent l'un à l'autre
évacuation
sans une
considérable, efficace et critique, constituent la fièvre épiale des anciens,
laquelle est --- Page 228 ---
W
1a IKke
L
U a N
DE LA SYNOQUE
rapportée dans Hipp. 1. de A. L. et 4g.4,7.1.4,
Epid. 1O, 9. 1. de Supers. 29, 3, et décrite par
Galien 1. 2. de diff. Febr. Tel est l'état dans lequel
je suppose que la matière morbifique est en partie
dans les premières voies, en partie dans le sang;
ce dont voici un exemple.
Madame C.de P. G. Street fut saisie d'une fièvre
avec les symptômes suivans : alternative de froid
et de chaleur, faiblesse et anxiété, douleurs passagères à la tête, au. dos, au ventre. Elle était en
province où un apothicaire lui donna une potion
saline. Voyant, trois jours après, que les urines
étaient bourbeuses, et que les symptômes diminuaient fréquemment, il supposa que c'était une
double-quotidienne, et lui donna le quinquina.
Une once qu'elle en prit, fit disparaitre la rémittence, et la fièvre devint beaucoup plus mauvaise. Elle repassa à la ville, où je la trouvai toute
abattue ; une sueur gluante lui couvrait tout le
cou et la poitrine ; le pouls était petit et fort fréelle poussait de fréquens soupirs; , elle avait
quent; la bouche sale et pâteuse, la peau fort chaude,le
ventre enflé, une anxiété et une agitation continuelle, douleur à la lète, au dos, au ventre,aux
hanches et au creux de T'estomac,mais point d'envie de boire; les urines ne venaient qu'en petite
de couleur de petit-lait, mais crues :
quantité,
d'inflammation, ni
cependant point de signes
d'indication pour la saiguée. J'ordonnai donc un
che sale et pâteuse, la peau fort chaude,le
ventre enflé, une anxiété et une agitation continuelle, douleur à la lète, au dos, au ventre,aux
hanches et au creux de T'estomac,mais point d'envie de boire; les urines ne venaient qu'en petite
de couleur de petit-lait, mais crues :
quantité,
d'inflammation, ni
cependant point de signes
d'indication pour la saiguée. J'ordonnai donc un --- Page 229 ---
NON PUTRIDE,
Tomitif:c vin
18g
une drachme ipécacuan. une once; vin
: mais n'en
antimon.
je lui fis prendre,
ayant point vu d'effet,
cuar.,
une heure après, vin ipécaAlors elle demisonce;o ozimel scillit., deux drachmes,
pituite commença à vomir, rendit
vitrée en buvant
beaucoup de
sion de raifort avec de copieusement de l'infuprit un lavement,
Thydromel, Le soir, elle
tartre soluble
une potion faite de
et de rhubarbe. Le
manne, de
je trouvai que la potion
matin suivant,
les douleurs des lombes n'avait rien fait, et que
excessives, et le
et des hanches étaient
mais
ventre distendu; qu'elle
inutilement, de
avait,
la selle : le pouls n'était fréquentes envies d'aller à
l'estomac était plus à l'aise cependant pas si petit,
prendre un peu dhydromel ; elle commença à
dedans. J'ordonnai de
avecun peu d'oxymel
lui donner
réitérer le
une tisane
lavement, et de
en heure
purgative à prendre
réussit; jusqu'à ce qu'elle allât à la d'heure
car toutes les douleurs
selle, Ceci
quatre selles
disparurent
de
copieuses : elle dormit
après
suite, et assez souvent,
une heure
Le pouls battait environ pendant la nuit.
minute, plus
cent douze fois
plus clairs; le plein, et régulier. Les yeux élaient par
devint plus nette visage reprit sa couleur ; la
; elle but
bouche
moins abattue. L'urine était copieusement, et était
pàle, toute
couleur de
crue, et abondante.
paille assez
prendre, toutes les six heures,
J'ordonnai de
un gros de selpolye.
,
une heure
Le pouls battait environ pendant la nuit.
minute, plus
cent douze fois
plus clairs; le plein, et régulier. Les yeux élaient par
devint plus nette visage reprit sa couleur ; la
; elle but
bouche
moins abattue. L'urine était copieusement, et était
pàle, toute
couleur de
crue, et abondante.
paille assez
prendre, toutes les six heures,
J'ordonnai de
un gros de selpolye. --- Page 230 ---
N MS
VEnRE
M
EANEK
DE LA SYXOQUE
I9O
ventre libre pendant deux jours, 9
Cela lui tint le
à la nature
quoi la maladie fut abandonnée
elle
après
Trois jours après,
et à une diète convenable. dans la soirée ;il dura une
fut saisie d'un frisson
chaleur, de sueurs
heure, fut suivi d'une forte
durèrent six
abondantes et universelles qui
plus
fit alors deux grandes selles pultaheures. Elle
Alors elle commença
cées, et la fièvre la quitta. fleurs de camomille,
de l'infusion de
à prendre
jours environ, et n'eut
continua quinze
ce qu'elle
cela.
pas de mal depuis
qu'il fallait un fort
On voit, dans ce cas-ci, malade, tandis que
faire vomir la
vomitif pour
l'estomac, et un fort purla pituite surchargeait
les intestins; que
gatif lorsqu'elle surchargeait
suffirent pour
serupules de sel polyc.
fut
quatre
libre quand cette surcharge
tenir le ventre
jour, les premières
le septième
dissipée ; qu'après nettoyées, et toute la matière
voies se trouvérent dans le sang; que cette mafut passée
de
morbifique
en quatre ou cinq . jours
tière ayant été cuite,
évacuée par une crise
plus, 1 elle fut entièrement d'aucun médicament.
parfaite 1 sans l'aide
cette dame, son fils,àgé
Pendant que je traitais fut ramené de sa pension
d'environ quatorze ans,
fièvre, mais avec des
malade de la même
au logis,
d'inflammation. Il fut donc saigné
signes évidens
n'avait point de couenne
copieusement. Le sang
texture ferme et forte
visqueuse, mais était d'une
une crise
plus, 1 elle fut entièrement d'aucun médicament.
parfaite 1 sans l'aide
cette dame, son fils,àgé
Pendant que je traitais fut ramené de sa pension
d'environ quatorze ans,
fièvre, mais avec des
malade de la même
au logis,
d'inflammation. Il fut donc saigné
signes évidens
n'avait point de couenne
copieusement. Le sang
texture ferme et forte
visqueuse, mais était d'une --- Page 231 ---
NON PUTRIDE,
quand il élait refroidi. Le
le soir. Il se
pouls devint mou vers
abhorrait
plaignait de grands maux de coeur
sa boisson ; il prit un
une
vomitif, ensuite
purgation, et tous deux firent un
Le jour suivant, il
bon effet,
polyc. trois ou
commença à prendre le sel
quatre fois par
quatre jours de
la fièvre jour; et, en
plus,
se
une sueur critique. Mais
termina par
à la selle,il fat
, comme il n'allait plus
de
purgé avec la rhubarbe et la crême
tartre, etr reprit bientôt ses forces et
santé,
une bonne
Je pourrais multiplier ici les
même espéce,s'ilétaitn
observations de
I.
nécessaire; mais
que tous ceux quieurent des
j'observerai,
au quatrième jour après les
sueurs critiques
une crise parfaite au
évacuations , eurent
les quitta
septième, après quoi la fièvre
totalement, ou devint une
régulière ; 2,0 que l'urine trouble intermittente
ment devint claire
du comménceaprès les
tions, et continua ainsi
premières évacuaquelque chose de
jusqu'a ce qu'il arrivât
critique; 3,0
crises parfaites furent
que toutes les
qui fut suivi de chaleur, précédées par un frisson
de
troubles et de selles molles sueurs, d'urines
intestins sont
; 4.0 que quand les
dans le
nets, et que toute la crudité est
sang, les symptômes sont,
au
conformément
Sydenbam traitement, exactement comme les a décrits
; c'est-à-dire, què si l'on a
iemps, d'une manière
évacué à
convenable 2 et que ces
les
qui fut suivi de chaleur, précédées par un frisson
de
troubles et de selles molles sueurs, d'urines
intestins sont
; 4.0 que quand les
dans le
nets, et que toute la crudité est
sang, les symptômes sont,
au
conformément
Sydenbam traitement, exactement comme les a décrits
; c'est-à-dire, què si l'on a
iemps, d'une manière
évacué à
convenable 2 et que ces --- Page 232 ---
NW MEs
ARENE 2NEKa
DE LA STXOQTE
été portées trop loin, ia
évacuations n'aient pas
régulièrement au quatorzième
fièvre se terminera
même eau septième,
jour,ou même avant, peut-ètre fils de la dame C., ci-dessus
comme il est arrivé au
mentionné. Mais, sil'on a néglige les évacuations,
de
traite, et se terminera
la fièvre sera
longue
irrégulièrement. On peut, au contraire,satiendre midangereux des fèvres
à tous les symptômes
et putriliaires, ou même des fièvres pétéchiales médicades, si l'on a persisté dans l'usage des
échauffans, au lien de faire les évacuations
mens
d'une manière convenable.Silon
à leur temps,et
au-dela
continué la méthode antipblogistique
a
de la fièvre,
de certain terme et de certain période
de débilité, et que
on doit s'attendre aux signes faire la coction ; à une
la nature ne pourra plus
des jambes, et
fièvre de longue durée, à Y'enflure
voici un
convalescence : en
à une très-longue
exemple.
fois,
Je vis M. J. B. dans le Strand,la première de sa
le 3 d'avril 1769, c'était le vingt-quatre saigné;
été copieusement
fièvre. e.llavaitdésfahord. il
un vomitif: : on
quelque-temps après 9
prit libre, et, dans
lui avait toujours tenu le ventre
de
intermédiaires, il avait pris l'esprit
les jours
choses semblables. La
Minder, le nitre et autres
boissons aqueuses
diète avait été très-légére, etles
il évita les symptômes
abondantes ; par ce moyen,
fièvre
on
dans cette
quand
effrayans, si communs
fahord. il
un vomitif: : on
quelque-temps après 9
prit libre, et, dans
lui avait toujours tenu le ventre
de
intermédiaires, il avait pris l'esprit
les jours
choses semblables. La
Minder, le nitre et autres
boissons aqueuses
diète avait été très-légére, etles
il évita les symptômes
abondantes ; par ce moyen,
fièvre
on
dans cette
quand
effrayans, si communs --- Page 233 ---
NON PUTRIDE,
emploie un traitement
coction en eût
contraire 7 quoique la
cependant été retardée. Il n'avait
pas beaucoup de maux de coeur ni
sale, ni selles
la bouche
violentes, 9 ni tranchées. , ni
miliaire, ni délire. Le pouls était fort éruption
fréquent, depuis cent
bas, petit,
dix-huit en une minute. pulsations, $ jusqu'à cent
tiré : ilavait la
Son visage était pâle et
peau très chaude par
point d'appétit, point de soif,
intervalles;
malaise
point de sommeil;
constant; symptômes qui augmentérent
considérablement; grand mal de tête
ment tous les jours depuis deux
régulièremidi, ce qui durait toute la
heures après
se
nuit : ce
passa en grande partie sans aucune paroxysme
critique, à moins
évacuation
décharge
qu'on ne prenne pour telle une
extraordinaire d'urines pâles. On
essayé le quinquina
avait
et
2 qui fit perdre la rémittence,
augmenta beaucoup tous les symptômes.
J'ordonnai donc que le malade fut assis
lit une partie du
sur son
jour, qu'il prit dès le
verre de décoction de
matin un
du
gruau avec de
vin, et de tàcher de dormir
l'orange et
qu'il faudrait le tirer du
ensuite ; mais
lit, s'il ne
ou au moins s'il ne
dormait pas,
heures. J'ordonnai transpirait pas avant neuf
bouillon
pour midi une écuelle de
léger fait avec du boeuf, avec
de vin de Madère
un verre
deux heuresa
par-dessus , ce qui était environ
avantle
au lit, il prendrait paroxysme; qu'en retournant
une bonne dose de
I:
petit-lait
--- Page 234 ---
Vw S
CR
a
EAPANSKa
DE LA SYNOQUE
et prenfait avec du vin, se tiendrait tranquille,
toutes les six heures, la potion suivante: :
drait,
% Julep de camphre,
Esprit de Minder,
de chacun, trois drachmes.
Eau de Menthe, simple 2
une : once.
Chaux d'antim. non lavée,
huit grains.
Il continua ce traitement sans aucun avantage,
vingt-huitième jour que j'ordonnai un
jusqu'au
midi. Après cela,1 le paroxysme
doux vomitifavant
à l'heure
revint plus tard, mais parut le vingt-neuf
ordinaire. J'ajoutai un peu de rhubarbe à la
avait été plusieurs
potion de cette nuit, parce qu'il
effet le
jours sans aller à la selle ; cela eut son
matin du trentième : mais point de changementà
Je fis alors applila fièvre qu'au trente-deuxième.
et
vésicatoire entre les deux épaules 2
quer un
volat. aromat. aux potions.
j'ajoutai un peu d'espr.
la chaleur, et la rémitCes remèdes augmentérent
de nouveau pendant deux jours.
tence disparut
Trouvant donc que toutes mes ordonnances
même
étaient sans effet, que quelques-unes
avaient fait du mal,j je renonçai aux médicamens,
de varier sa diète selon le
et tàchai uniquement La fièvre revint ensuite à
pouls et les symptômes.
les
T'ordinaire, et le malade reprenait tous
jours
'ajoutai un peu d'espr.
la chaleur, et la rémitCes remèdes augmentérent
de nouveau pendant deux jours.
tence disparut
Trouvant donc que toutes mes ordonnances
même
étaient sans effet, que quelques-unes
avaient fait du mal,j je renonçai aux médicamens,
de varier sa diète selon le
et tàchai uniquement La fièvre revint ensuite à
pouls et les symptômes.
les
T'ordinaire, et le malade reprenait tous
jours --- Page 235 ---
NON PUTRIDE,
de nouvelles
forces. Je me hasardai de le
passer à la campagne le
faire
dix jours, il fut délivré trente-neuf; au bout de
de la fièvre,
rétablissement: fût si gradué
quoique son
quer aucune crise. J'ai
que je ne pus remarexpédient dans
depuis essayé le même
d'autres cas ; et, après avoir bien
nettoyé les intestins et quitté tout
j'ai beaucoup mieux réussi
médicament,
fait auparavant dans
que je n'avais jamais
faite
cette fièvre : la
en moins de
coction s'est
faite,soit
jours, et la crise a été plus
que la fièvre se fàt
parsoit
entièrement
qu'elle se fàt
passée,
Sydenham avait
changée en fièvre d'accès.
donc raison de dire
est fort active dans cette
que la nature
ment d'être
saison, et demande rareaiguillonnée.
Après les premières évacuations
efficaces, le pouls doit devenir convenables et
grand, l'urine claire et
plus mou et plus
qu'elle était; les
crue, de trouble et crue
choses restent telles
quelques jours; alors Turine
pendant
et la crise est près de
redevient trouble,
dans cette méthode, il paraitre. Mais, pour réussir
faut bien être
diète, tant à l'égard du
attentif à la
des nourritures et des temps du manger, > que
breuvages
cure que l'on se
appropriés à la
aussi-bien
propose. On peut régler la fièvre
que par d'autres moyens, de
opérer la coction, et à retenir
manière à
justes bornes,
la fièvre dans de
conformément au
de
Sydenham. K Je ne saurais
précepte
m'imaginer, dit-il, ce
13..
ard du
attentif à la
des nourritures et des temps du manger, > que
breuvages
cure que l'on se
appropriés à la
aussi-bien
propose. On peut régler la fièvre
que par d'autres moyens, de
opérer la coction, et à retenir
manière à
justes bornes,
la fièvre dans de
conformément au
de
Sydenham. K Je ne saurais
précepte
m'imaginer, dit-il, ce
13.. --- Page 236 ---
-
- X
P2 M
DE LA SYNOQUE
médecins entendent par les fréquens
D que les
donnent pour Tadminisnous
D préceptes qu'ils
nécessaires à l'avancement
D tration des remedes
de laquelle
de la coction de la matière fébrile 2
>
de
même au commencement
s ils nous parlent
maladie. Il faut évacuer au commencement
> la
de la nature ; mais,
) pour modérer Timpétuosité faut nourrir et soutenir pour
s vers la fin, il
d'exécuter la crise.
> mettre la nature en état
Febr. 1661, et art. 27. )
> contin.
empêcher qu'effecOn voit donc que c'est plutôt
de persister dans un traitement
tuer la cure, que
au-delà de
antiphlogistique rigoureux à touségards,
et de certain période de la maladie.
certain degré
dit encore Sydenham - loco
a Il faut remarquer,
le malade paraisse un
> cit. art. 18), que quoique
des
par les lavemens ou
purgatifs
> peu soulagé
à la fin de la maladie, et
> donnés mal-à-propos totalement délivré de sa fièvre,
> peut-être même
,un ou deuxjours après,la première
> cependant,
tant revenir, qu'une nous fièvre ne parait pas
lui succéder; car celle-ci est précédée par
> velle
le tremblement qui sont bientôt
D le frisson et
d'une fièvre
prend le
de chaleur, et
qui
3) suivis ci-devant mentionné, à moins qu'elle ne
> cours
intermittente. >
> devienne
vérifié cette observation pendant
J'ai souvent
trop et
mon séjour en France, où j'ai vu persister
long-temps dans les saignées, les purgatifs et
trop
pas
lui succéder; car celle-ci est précédée par
> velle
le tremblement qui sont bientôt
D le frisson et
d'une fièvre
prend le
de chaleur, et
qui
3) suivis ci-devant mentionné, à moins qu'elle ne
> cours
intermittente. >
> devienne
vérifié cette observation pendant
J'ai souvent
trop et
mon séjour en France, où j'ai vu persister
long-temps dans les saignées, les purgatifs et
trop --- Page 237 ---
NON PUTRIDE,
dans une diète rigourense.
souvent à Londres
Mais on donne plus
9 aussi-bien que par toute
T'Allemagne, dans un excès
M.
s'en
opposé.
de Haen
plaint avec beaucoup de raison et
Il semble que les progrès de la
de justice.
de cette pratique
chimie sont cause
phénomènes
pernicieuse de T'Allemagne. Les
nouveaux et
de
ont porté plusieurs
surprenans la chimie
personnes à substituer des
hypothèses aux expériences, et leur ont
qu'il était possible de
persuadé
ou précipiter
corriger 9 séparer, expulser
quelques-unes des
tives des humeurs d'an
parties constitu:
animal
de facilité et de certitude
vivant, avec autant
liqueur dans
qu'on le ferait d'une
un flacon. Cette illusion se trouve
malheureusement d'accord avec
des marchands
l'intérêt de bien
qui vendent ces prétendus médicamens, et d'imprudens et ignorans
qui, la honte des lois,
charlatans'
tres avec impunité. Mais commettent la
leurs meurmédecine est fondée
vraie pratique de la
sur la
des maladies, des
connaissance exacte
opérations de la
ce que requiert le temps, la
nature, et de
vation.
patience et l'obserJe connais deux médecins,
pratique, et honnêtes
tous deux fort en
ment traité cette fièvre gens, qui ont constamopposées,
par des méthodes
et avec erreur. L'un
-tout
long temps dans la méthode
persévérait trop
Tautre trop peu ; l'un évacuait antiphlogistique, et
trop librement et
, des
connaissance exacte
opérations de la
ce que requiert le temps, la
nature, et de
vation.
patience et l'obserJe connais deux médecins,
pratique, et honnêtes
tous deux fort en
ment traité cette fièvre gens, qui ont constamopposées,
par des méthodes
et avec erreur. L'un
-tout
long temps dans la méthode
persévérait trop
Tautre trop peu ; l'un évacuait antiphlogistique, et
trop librement et --- Page 238 ---
a AAR / 3 3
T TMI
AURE
DE LA SYNOQUE
l'autre trop peu et trop rarement ;
trop souvent,
ni cordiaux, ni opiates 2
l'un ne donnait jamais
çorl'autre n'ordonnait que
ni bonne nourriture;
les quatre
diaux, opiates et diète animale après
fait
des deux aurait
premiers jours : un composé
n'était cepenmédecin. Leur erreur
un excellent
funeste. Les malades du predant pas également
mais leur rétablissemier mourraient rarement;
les jambes
ment était lent et imparfait; ils avaient
faiblesse, défaut d'appétit, et tout
enflées, grande
viennent d'une fibre
le cortége des symptômes qui
souvent ; et
lâche. Ceux du second mouraient
été si malceux qui se tiraient d'affaire, avaient
étaient
traités par la violence de la fièvre, qu'ils
à
ensuite sujets à la goutte, aux rhumatismes,
Timpétigie, et à d'autres symptômes provenant
des viscères:
d'humeurs àcres et d'obstructions
est
si je puis parler ainsi,
L'erreur phlogistique,
dans
donc plus dangereuse que Tantiphlogistique des
du
même de l'espèce
les fièvres
printemps,
toujours
pituiteuses. C'estSydenham quejai
fièvres
à l'égard de ces fièvres. Je me
suivi pour guide
mais
écarté de sa pratique,
suis quelquefois
et avec les précautoujours avec cette défiance,
tions que doit inspirer son savoir.
vais consiCest avec cette modération que je
traitesuivantes : I.o Quand le
dérer les questions
nécessaire ? à quel
est-il
ment antiphlogistique
combien doit-on y
degré doit-on le porter? et
Sydenham quejai
fièvres
à l'égard de ces fièvres. Je me
suivi pour guide
mais
écarté de sa pratique,
suis quelquefois
et avec les précautoujours avec cette défiance,
tions que doit inspirer son savoir.
vais consiCest avec cette modération que je
traitesuivantes : I.o Quand le
dérer les questions
nécessaire ? à quel
est-il
ment antiphlogistique
combien doit-on y
degré doit-on le porter? et --- Page 239 ---
NON PUTRIDE,
persévérer P 2.0 A quel période de la fièvre faut-il
prendre un autre traitement ? à quel degré doit-on
porter cette méthode restaurative ou cordiale? et
combien doit-on aussiy persister ?
En répondant à ces questions 2 je ne parlerai
pas des symptômes irréguliers ou étrangers
viennent d'une
qui
pratique erronée 2 parce qu'ils
n'appartiennent pas à la maladie, à proprement
parler, mais aux médicamens précipitamment
administrés sous la dénomination spécieuse d'altés
rans,
d'alexipharmaques, 2 defebrifuges, de spécifiques. Je me renferme dans les progrès d'une
fièvre en tant que telle, et que, j'ai toujours trouvée
régulière et uniforme 7 excepté peutètre
port au temps. J'ai même souvent
par rapeu occasion
dapprécier cette différenee, en considérant la
variété des constitutions et des autres circonstances du malade,
Je pose en fait comme une chose certaine
qu'il faut certain traitement
le commencement de toutes les antiphlogistique fièvres
dès
mais
communes,
particulièrement du printemps. La nature
exige 2 dans la plupart de ces
de
pieuses saignées,
dernières, COdens
conséquemment aux sigues évid'inflammation ; une diète bien
le dégoût des alimens ; de délayer
réduite, vu
Vtl le désir ardent qu'ont les malades abondamment, de
des liqueurs aqueuses acidules
prendre
: dans les
de la maladic, la nature demande aussi de progrès bonne
communes,
particulièrement du printemps. La nature
exige 2 dans la plupart de ces
de
pieuses saignées,
dernières, COdens
conséquemment aux sigues évid'inflammation ; une diète bien
le dégoût des alimens ; de délayer
réduite, vu
Vtl le désir ardent qu'ont les malades abondamment, de
des liqueurs aqueuses acidules
prendre
: dans les
de la maladic, la nature demande aussi de progrès bonne --- Page 240 ---
Z Ra V M
TR
N
Dr LA SYNOQUE
ou tous
heure un vomitif, ou une purgation,
vu les signes d'orgasme, ou de turgesles deux,
dans l'estomac ou dans les intestins; signes
cence
Ainsi le traiauxquels on ne peut se méprendre.
doit commencer, s'il est
tement antiphlogistique
dans les quatre premiers
possible, au plus tard,
S'il arrivait que le médecin n'eût été appelé
jours.
ce qui n'est pas rare,
qu'après ces premiers jours,
cela, le
dès qu'on
il faudrait, malgré
pratiquer,
si les signes d'inflammation ou l'orest appelé,
gasme l'exigeaient (r).
Les sentimens étaient partagés du temps de Sydenham, 7
(1) le vrai temps de la saignée, dans les fièvres accompasur
dans les intestins, et sur le
gnées de matière turgescente
Ceux
fonoùt cette matière devait être évacuée.
qui
temps leurs raisonnemens sur les lois connues des tuyaux
daient
assuraient qu'en vidant les vaiscapillaires dc lhydraulique,
avant d'avoir bien nettoyé les intestins, , on dugmentait
seaux succion des vaisseaux lactés, et qu'on excitait la résorbtion
la
morbifiques des intestins dans le sang. Mais
des congestions
qu'une saignée conSydenham avait appris par T'expérience,
venable animait au contraire toutes les sécrétions et excréla peau et la bouche devenaient plus moites, les
tions; que
les vomitifs et les purgatifs agisurines plus colorées; que
d'effct. Le fait
saient avec plus de liberté, et faisaient plus
est vrai; en voici, je crois 7 la raison :
La santé parfaite de tout animal n'est qu'un certain degré
de claleur et de mouvement. Toutes les opérations de la vie
s'écartent plus ou moins de ce point; mais T'habicommune
si bien, qu'on n'y pense même pas. Il est
tude y accoutume
itifs et les purgatifs agisurines plus colorées; que
d'effct. Le fait
saient avec plus de liberté, et faisaient plus
est vrai; en voici, je crois 7 la raison :
La santé parfaite de tout animal n'est qu'un certain degré
de claleur et de mouvement. Toutes les opérations de la vie
s'écartent plus ou moins de ce point; mais T'habicommune
si bien, qu'on n'y pense même pas. Il est
tude y accoutume --- Page 241 ---
NON PUTRIDE
Le degré d'évacuation et la réduction
diète doivent
de la
dépendre de la violence des
tômes, de l'effet des
symppremières évacuations, de la
cependant vrai qu'un curieux observateur peut sentir
chaleur ou son pouls, ou tous les deux
que sa
sans cesse, et
ensemble : varient
qu'ils ne restent jamais au point de
santé, mais vont et viennent au-delà
parfaite
en fort peu de
ou en deçà de ce terme,
temps. Si l'écart devient considérable
que événement, malgré soi l'on est
par quelattention ; et l'on
obligé de réveiller son
laicnt
s'aperçoit alors de ce que les Grecs appepoBepa, Ou, selon Celse, terrentia morbi,
les avant-coureurs de la maladie
c'est-à-dire,
cela dure
1 qui devient décidée si
qmelque-temps.
Tant que le degré de chaleur et de mouvement
au-delà, 2 et en deçà de ce point de
va et vient
rester de l'an ou de l'autre
parfaite santé 7 sans trop
relles
côté , toutes les fonctions natude la Sesdéeutentsofmamment pour tous les besoins ordinaires
vie; les sécrétions et
tume,
excrétions se font comme de couet, par conséquent, ne réveillent
sont celles de la
pas l'attention : telles
salive, de l'urine, de la bile, de la transpiration , etc., constantes, régulières et ordinaires,
par hasard, la quantité de chaleur
Mais, si,
et de mouvement
mente, ou diminue au-delà de certain
augainsi trop
point, et persévère
longstemps, on épronve une sensation
et quelques-unes des fonctions
désagréable,
truites. Les sécrétions
natarelles en sont lésées ou déet excrétions deviennent en même
irrégulières, les unes sont trop poussées, tandis
temps
sont retardées ou
que les autres
arrêtées; ; et ces désordres de
animale continneront
l'économie
mouvement
jusqu'à ce que le degré de chaleur et de
se rapproche davantage du
de
Nous
point parfaite santé.
comprenons sous le nom de
le
et de mouvement
chaleur, degré de chaud
qui nous est salutaire et agréable. S'il
eK-
égulières, les unes sont trop poussées, tandis
temps
sont retardées ou
que les autres
arrêtées; ; et ces désordres de
animale continneront
l'économie
mouvement
jusqu'à ce que le degré de chaleur et de
se rapproche davantage du
de
Nous
point parfaite santé.
comprenons sous le nom de
le
et de mouvement
chaleur, degré de chaud
qui nous est salutaire et agréable. S'il
eK- --- Page 242 ---
DE LA SYNOQUE
manière
de l'àge, de Ia force, 9 de la
constitution,
du malade, du temps, des vents et de
de vivre
Plus le solstice d'été sera proche, moins
la saison.
les Latins l'appellent aestus ; s'il est moindre qu'il ne
cède,
Les deux extrêmes sont également
faut, on l'appelle froid.
ainsi
pernicieux aux sécrétions et aux excrétions. C'est
qu'il
a un degré de chaleur qui pousse la transpiration insensible
y
degré de la sueur 1 et que nous pouvons appeler
jusqu'au
au-dessous duquel il n'est pas encore pospoint de la sueur,
c'est
sible de suer. Mais cc qu'il y a ici de plus surprenant,
la chaleur fort au-delà du point de la
que si l'on pousse
même de la
sueur, ou si on la soutient long-temps au point
la
se durcit et se dessèche ; et l'on ne peut plus
sueur, peau
que la chaleur ne soit
rappeler la transpiration naturelle. s
la
ramenée au-dessous du point qui avait d'abord produit
même chose est vraie de toutes les glandes du
sucur. La
surface externe et interne
corps: 5 et si l'on considère chaque
non comme un filtre passif qui laisse tout passer,
du corps,
transmet tout conformément
mieux s'expliquer,
ou qui, pour
mais comme une vraie glande orgaau calibre de ses pores,
qui exécute une sécrétion et une excrétion particulière,
niséc,
et qui lui est propre; alors on pourra comprensui generis,
loin de les retarder, et les
dre comment Ia saignée poussera,
dans tous les cas
sécrétions et les excrétions de tout genre,
indiquée. Supposez que le corps
où elle est nécessairement
encore
ait déjà une chaleur trop grande, et que j'augmente
Tirritation d'un purgatif, les parties glancette chaleur par
contiennent
duleuses des intestins lâcheront-elles ce qu'elles
saisi je rafraichis auparavant par la
aussi doucement que
gnée, et que je donne ensuite un purgatif?
de
Il a un certain degré de spasme au commencement
y
la fièvre était un
toute fièvre, ce qui fit dire à Iloffman que
ait déjà une chaleur trop grande, et que j'augmente
Tirritation d'un purgatif, les parties glancette chaleur par
contiennent
duleuses des intestins lâcheront-elles ce qu'elles
saisi je rafraichis auparavant par la
aussi doucement que
gnée, et que je donne ensuite un purgatif?
de
Il a un certain degré de spasme au commencement
y
la fièvre était un
toute fièvre, ce qui fit dire à Iloffman que --- Page 243 ---
NON PUTRIDE;
il sera nécessaire de saigner
copieusement, mais
les vomitifs et les purgatifs peuvent étre, et sont
le plus souvent également nécessaires, surtout si
spasme universel. Une saignée convenable et faite à
agit en plusieurs cas pareils, comme un
propos, s
détend les serremens
antispasmodique, et
qui pouvaient autrement empécher les
opérations de la nature, dans les efforts qu'elle fait
cuer la matière turgescente. J'ai
pour évavu, dans quelque fièvre, le
vomissement et la purgation (1)venir naturellement
après la
saignée, et nettoyer ainsi critiquement les premières voies.
D'après la raison et une expérience constante,
cette observation de
je recommande
Sydenham, savoir : que 3 durantl la constitution putride, temps où il faut beaucoup évacuer dans les
sujets sanguins, il est besoin de tirer d'abord
de sang, selon les forces du
plus ou moins
malade et les circonstances; ensuite on procède aux autres
;
évacuations : or, si cela convient
dans la saison de la constitution
putride, cela devient certainement d'une absolue nécessité dans une constitution inflammatoire.
() Je puis ajouter à ce que dit M. Grant, un
la saignée, lequel a surpris plusieurs
exemple sur l'effet de
personnes. Une femme de
cing ans environ, vint chez muon hôte, 2 ily a trois mois. Il me fit quarantepour la voir, , com ue une de ses connaissances : elle
appeler
été mère de quiuze enfans, et
me dit qu'elle avait
d'un lait
qu'à son premier, elle avait été incommodée
répandu dont elle n'avait jamais été bien guérie;
six mois, elle n'avait plus ses règles; qu'elle avait été
que, depuis
années dans l'état fiévreux où je la trouvai. Le
depuis plusieurs
et l'artère extrémement roide; le ventre
pouls était prompt, petit,
très-tendu et fort dur,
prominant un peu. Je la fis saigner avant de
l'estomac
ment après, , elle rendit,
les
passer outre. Immédiatepar le
excepté vers, tout ce qu'on peut jamais rendre
vomissement et par le bas. Les urines coulèrent aussi
après avec abondunce, et fort fétices, Le
ane heure
chirurgien me vint trouver. Je
et l'artère extrémement roide; le ventre
pouls était prompt, petit,
très-tendu et fort dur,
prominant un peu. Je la fis saigner avant de
l'estomac
ment après, , elle rendit,
les
passer outre. Immédiatepar le
excepté vers, tout ce qu'on peut jamais rendre
vomissement et par le bas. Les urines coulèrent aussi
après avec abondunce, et fort fétices, Le
ane heure
chirurgien me vint trouver. Je --- Page 244 ---
X
sa 71R
A < N
M
DE LA SYNOQUE
les ventsd'ouest ou desud soufflent avec un temps
mou et pluvieux. On peut alors s'attendre à voir
le sang se dissoudre un peu ; les solides plus mous
etl les fièvres du printemps faire place à différentes
dans lesquelles il faut
constitutions épidémiques,
absolument des lavemens et de doux purgatifs;
mais, au premier abord du printemps, et durant
les vents de nord et d'est, il peut être nécessaire
de réitérer plusieurs fois la saignée, de réduire
la diète aux seules boissons, et de tenir le ventre
nombre de jours de suite,
libre pendant certain
avant de faire cesser tous les symptômes d'inflammation et d'orgasme. C'est ainsi que j'entends Sydenham, quand il dit qu'il est besoin, oul qu'il
être besoin de dix jours pour cet effet. J'ai
peut
quelquefois vu cela se terminer en
cependant
quatre jours, et souvent en sept; : mais rarement
faut
de dix. Je fixe donc ce dernier
il en
plus
lai dis que ce n'était rien, et lui conseillai ce que je crus propre aux
circonstances. Les règles reparurent trois jours après, mais en petite qaantité, et s'arrétéreut le surlendemain. Je n'ai plus revu cette femme, qui, 2
obligée de travailler, ne voulut pas se médicamenter davantage.
Co cas pourrait paraitre singulier à ceux qui n'ont pas lu, ou ne se
rappelleraient pas ce que dit Baglivi d'une fille de vingt-trois ans ; voici
ses propres termes :
eodem
Nam quo tempore erivat sanguis ex apertà (pedis ) wend,
prorsis temporeflatus infiniti emittebantur per alvum pedendo. Pomebat quogue,
et diarrhaa co actu correpta fuit; vixque finito sanguinis exitu, fatu 2
venam
statim liberata est a dovomitu propter apertain
sipervemientibus,
loribus, etc.
livi d'une fille de vingt-trois ans ; voici
ses propres termes :
eodem
Nam quo tempore erivat sanguis ex apertà (pedis ) wend,
prorsis temporeflatus infiniti emittebantur per alvum pedendo. Pomebat quogue,
et diarrhaa co actu correpta fuit; vixque finito sanguinis exitu, fatu 2
venam
statim liberata est a dovomitu propter apertain
sipervemientibus,
loribus, etc. --- Page 245 ---
NON PUTRIDE,
terme, comme le plus souvent
cesser
requis pour faire
Tinflammation, et chasser la matière
gescente de l'estomac et des intestins
turfièvre pituiteuse ordinaire,
dans toute
ment traitée dès
qui a été convenablel'abord ; après
aussitôt ou se passer
quoi, elle doit
totalement, ou devenir
mittente, ou se changer en vraie fièvre interrégulière, en quatorze
critique
auparavant. Alors
jours au plus, ou même
il est besoin d'un traitement
antiseptique pour soutenir la
en état d'opérer la coction nature, et la mettre
d'une
et la crise
manière différente,
nécessaires,
Voici comme Sydenham
question : ( Quand les
répond à la seconde
> sont passés. ,
symptômes d'inflammation
qu'il n'y a plus de
> turgescente dans les
signes de matière
> mittences sont
intestins, et que les ré-
> a lieu de croire longues et assez régulières, il y
>
que toute la matière
que est dans le sang;
la
morbifi-
> mencé la
que
pature a comcoction, et qu'elle se
> rer une crise par la
prépare à opéD peu resserrer le
peau : alors je laisse un
ventre, et
> plus cordiale. > Son cordial j'ordonne une diète
qu'il
était de la forte
permettait d'ajouter à la
bière
dée auparavant
petite bière, accorpour boisson
cela, un peu de viandes
ordinaire; outre
Il est vrai
légères, une fois par jour,
mander
que quelquefois la nature peut dequelque stimulus à ce période de
ladie; mais rarement, je
la mapense. Je trouve que le
ventre, et
> plus cordiale. > Son cordial j'ordonne une diète
qu'il
était de la forte
permettait d'ajouter à la
bière
dée auparavant
petite bière, accorpour boisson
cela, un peu de viandes
ordinaire; outre
Il est vrai
légères, une fois par jour,
mander
que quelquefois la nature peut dequelque stimulus à ce période de
ladie; mais rarement, je
la mapense. Je trouve que le --- Page 246 ---
-
DS A S - MI
TanRee
L
DE LA SYNOQUE
ordinairement pour effecreste de la fièvre suffit
évacuations prétuer la coction, à moins que les
la conscédentes n'aient été trop abondantes, ou alors
titution fort affaiblie; et je trouve même
la nature est mieux soutenue par une diète
que
les médicamens.
douce et nourrissante, que par
a
choix de la diète, je trouve qu'il y
Quant au
à consulter le malade:
souvent un grand avantage
fait dans ces ciril est étonnant ce que l'instinct
constances.
mais que je ne puis
Une histoire singulière,
qu'elle me fournira ici quelques
passer, parce
mérite de trouver sa place.
observations utiles,
traitait
Un médecin qui pratiquait en Westphalie,
homme de ce pays-là, dans une synoun jeune
Le malade avait
que non putride du printemps.
selon l'usage
coutume de manger du lard cru,
des
du
Le médecin traita cette fièvre par
pays.
copieuses et fréquensaignées et des purgations
le malade
jour, que
tes, jusqu'au quatorzième du lard cru. Le médecin
demanda à toute force
de la
de même; cependant Tes gens
s'y opposa
à l'envie du malade.Il mangea
maison se rendirent
et il se fit une crise
le lard, la fièvre augmenta,
médecin
parfaite. Quelque temps après, le même
soldat
dans une fièvre de même
traita un
français
donnât
nature; il ordonna, au quatorze, 2 qu'on
pauvre soldat fut étonné
du lard cru au malade;le
crue : néanet révolté à la seule idée de viande
malade.Il mangea
maison se rendirent
et il se fit une crise
le lard, la fièvre augmenta,
médecin
parfaite. Quelque temps après, le même
soldat
dans une fièvre de même
traita un
français
donnât
nature; il ordonna, au quatorze, 2 qu'on
pauvre soldat fut étonné
du lard cru au malade;le
crue : néanet révolté à la seule idée de viande --- Page 247 ---
NON PUTRIDE.
moins il fallut obéir, et le lard lui
présence du médecin. Le
fut donné en
suivant,
docteur revint le matin
s'imaginant très-fort qu'il
malade hors d'affaire;
trouverait son
mais, à son
ment, il le trouva mort
grand étonnedans le récit
: de-là conclutle docteur,
qu'il fit de cette
> de là que le lard
fièvre : ( J'infère
> au
cru sauve un
quatorze, mais tue
Westphalien
b çais. )
infailliblement un FranConclusion téméraire ; cependant
avait déjà eu lieu dans le
la coction
de manger
Westphalien, et l'envie
(1) en était la
Le lard agit alors
marque.
produisit
comme cordial,
une fièvre
c'est-à-dire,
achevée. Au lieu
momentanée, et la crise fut
dans le soldat
qu'il n'y avait pas eu de coction
quoiqu'au
le malade avait eu
quatorzième jour; et que
plutôt du dégoût
manger, ce qui était un signe de
qu'envie de
quemment le cordial était
crudité, Consémouvant ce qui n'était
un poison pour lui en
decin avait réfléchi
pas encore cuit. Si le mésur le précepte
cocta sunt movenda, non incocta, d'llippocrate, 2
cordial convenait
ilaurait vu
au
qu'un
Westphalien et ne se serait
(r) M. Zimmermann
quelques événemens semblables. s'explique aussi comme M. Grant, sur
du Médecin. ) Mais
( Traité allem. de
observons, en
rErper,
inopiné et considérable est un signe mortel passant, s qu'un appétit
aiguès, 2 quand il parait sans
dans les maladies
cause manifeste.
'llippocrate, 2
cordial convenait
ilaurait vu
au
qu'un
Westphalien et ne se serait
(r) M. Zimmermann
quelques événemens semblables. s'explique aussi comme M. Grant, sur
du Médecin. ) Mais
( Traité allem. de
observons, en
rErper,
inopiné et considérable est un signe mortel passant, s qu'un appétit
aiguès, 2 quand il parait sans
dans les maladies
cause manifeste. --- Page 248 ---
E > - K - T
a
Ta 12
M
DE LA SYNOQUE
opposé au lard. llaurait vu aussiles
peut-être pas crudité du soldat, et aurait attendu par
sigues de
administrer ce
conséquent le temps propre pour soldat mourut,
cordial, ou tout autre. Le pauvre
le
était Français, mais parce que
non parce qu'il
un remède trop
docteur hasarda prématurément
fort.
deux observations sur cet événement:
Je ferai
doit
sa praaucun médecin sensé ne
régler
I.
des faits attestés par le peuple, toujours
tique sur
à la nature des maladies.
ignorant relativement connaitre les faits, les rapLe peuple peut bien
mais il n'est pas en
porter même fidèlement,
qui les distinétat de discerner les circonstances
il n'est
guent, et sans la connaissance desquelles
;
de rien statuer pour la pratique
pas possible
d'une difficile digestion agissent
2." les alimens
: les uns et les autres causent
comme les cordiaux
fréfièvre momentanée avec chaleur, pouls
une
que l'effet d'une
quent : observons cependant et de courte durée, au
potion volatile est prompt
de viande est lent,
lieu que celui d'un morceau
tant
; car il agit sans cesse
qu'il
mais permanent;
être digéré ; ce qui dure
est dans l'estomac sans
santé, mais encore
long-temps si le sujet est en
les foncplus de temps s'il a la fièvre ; parce que force de la
naturelles sont ralenties par la
tions
Indiens de la baie de Hudson boivent
maladie. Les
cordiale, pendant la
de T'huile de baleine comme
,
lieu que celui d'un morceau
tant
; car il agit sans cesse
qu'il
mais permanent;
être digéré ; ce qui dure
est dans l'estomac sans
santé, mais encore
long-temps si le sujet est en
les foncplus de temps s'il a la fièvre ; parce que force de la
naturelles sont ralenties par la
tions
Indiens de la baie de Hudson boivent
maladie. Les
cordiale, pendant la
de T'huile de baleine comme --- Page 249 ---
NON PUTRIDE.
rigueur de leur dur
ment cela
hiver, et nous voyons
dant de la peut répondre à leurs vues. Ilya comet une
diflérence entre une
cependiète cordiale, La
potion cordiale
mais sans donner
potion agit aisément,
aucune nourriture
Taccroissement de la fièvre
après que
qu'elle cause de grandes
est passé ; de sorte
nouvel aliment
peries sans donner
cordiale
au corps : au lieu
aucun
fatigue durant la
que la diète
et soutient
digestion, mais
quand la digestion
nourrit
pourquoi une diète nutritive
est faite. Voili
réplétion et avant les
est, dans les cas de
vais de tous les
évacuations, le plus maudevenir plus
cordiaux; et peut, au contraire,
actifs,
avantageuse que bien des
quand il y a eu de
stimulans
et après des fièvres de
grandes évacuations,
la raison
longue traite. C'est aussi
pourquoi la diète au lait
absolument pas dans les
ne convient
les fièvres lentes
fièvres aigués, mais
et dansl
dans
le lait de vache
Tacrimonie des
lieu
est trop fort, et ne humeurs:
que dans les cas où les forts
pent avoir
indiqués ; au contraire, le lait
cordiaux sont
meau, , d'anesse,
de jument, de chaetc., mais
beurre, ou le lait
surtout le lait de
la texture est brisée, dépouillé de son huile, et dont
heure dans les fièvres peut se hasarder de bonne
cordiaux ne sont
de putrides. Comme tous les
de grande
pas
la même nature, il est
désirs des conséquence de les bien
malades nous
choisir; et les
I.
indiquent souvent les
--- Page 250 ---
AS
a
DE LA SYNOQUE
on le voit dans les fièvres
plus propres, 2 comme demandent des breuvages
putrides, où les sujets
du vin, de la bière.
froids, du ponche fort aigre,
les qualités du
ces liqueurs ont toutes
En effet,
inflammable, qui
cordial; il s'y trouve un esprit
certaine condès qu'il est avalé. Il y a une
agit
difficiles à digérer,
sistance qui les rend un peu
elles
la bière; conséquemment
particulirement
quelque-temps.
entretiennent) la chaleur pendant
fournissent
la digestion en est faite, elles
Quand
à laquelle sont accoutuune sorte de nourriture et dont le palais, l'esmés ceux qui en boivent, une sensation agréatomac et les nerfs éprouvent
antisepne rien dire de leurs qualités
de
ble, pour J'avoue donc que je ne trouve jamais
tiques.
le ponche, le cidre, le vin,
meilleurs cordiaux que des cas, et donnés selon
la bière, dans l'exigence des malades. Un médecin
les désirs ou la coutume
envies
se refuser préeipitammentause
ne doitjamais
ordinairement la nature qui
des malades; c'est
désirs : il doit cependant
s'explique dans leurs
à l'effet;
la dose conformément
régler et diriger fermentées sont si agréables a
car les liqueurs
aux neris de certains sujets,
Testomac, au palais,
T'excès. Les cordianx
que l'on doit en prévenir quand la nature est acne sout nécessaires que
deses fonctions,
eabléc.etincapable des'acquitter
la fermentale dit Sydenham : ( Quand
comme
iaible, et vers la fin de la malaP tion est trop
'explique dans leurs
à l'effet;
la dose conformément
régler et diriger fermentées sont si agréables a
car les liqueurs
aux neris de certains sujets,
Testomac, au palais,
T'excès. Les cordianx
que l'on doit en prévenir quand la nature est acne sout nécessaires que
deses fonctions,
eabléc.etincapable des'acquitter
la fermentale dit Sydenham : ( Quand
comme
iaible, et vers la fin de la malaP tion est trop --- Page 251 ---
NON PUTRIDE,
D die; quand la nâture
> de la
est fatiguée de la durée
fiévre, et par les
> dentes ( ann.
évacuations précé1661, art.
D fermentation
31); mais, quand la
> ni trop
ne va pas à un degré ni trop haut
bas,je la laisse dans cet
> ordonner. >
état, sans rien
Mais, comme il l'observe
n'est pas toujours
encore, la nature
totalement
est incapable de faire
épuisée quand elle
cement de la
son devoir : au commenmaladie, elle est déconcertée
opprimée par la pléthore,
et
tière turgescente des
Tinflammation, 2 la maobstacles comme il le premières voies. Levez ces
fera ses efforts,
faut, elle reprendra bientôt,
La diète
et exécutera ses fonctions.
cordiale doit être
tée ou diminuée, selon le continuée, augmen.
qu'elle
degré de
ce
produit,
qui
fermentation
le degré de la
peut se déterminer par
la
fièvre, de la sueur de la
par durée de la
nuit, et
doit en faire
rémittence du jour suivant. On
usage pendant les
chaleur et le paroxysme
rémittences : la
qui suivront, auront de
Taugmentation; mais cela sera sans mauvaise
séquence; ; c'est le trouble
concritique,
moyennant la sueur de la nuit, lequel cessera
tion, comme on le verra le
poussera la COCexcrétions qui auront
jour suivant, par les
lieu durant la
Si, au contraire, la chaleur
rémittence.
mentée, la sueur ne parait élant beaucoup augde
pas avec de bons
coction, et une meilleure
signes
rémittence le jour
14..
cela sera sans mauvaise
séquence; ; c'est le trouble
concritique,
moyennant la sueur de la nuit, lequel cessera
tion, comme on le verra le
poussera la COCexcrétions qui auront
jour suivant, par les
lieu durant la
Si, au contraire, la chaleur
rémittence.
mentée, la sueur ne parait élant beaucoup augde
pas avec de bons
coction, et une meilleure
signes
rémittence le jour
14.. --- Page 252 ---
V
JN - AUOS & 3 MS
DE LA StxoQUE
alors les cordiaux ne conviennent pas, 3
suivant,
ceci lc
ou on a forcé la dose. On peut appeler
de la fièvre, ou l'état suppurasecond période
quelques jours, selon
toire; état qui dure toujours
selon d'autres
le traitement qui aura précédé, et
circonstances du malade.
toutes les nuits
Ces circonstances reparaissent une sueur de
avec chaleur et fièvre, cessent avec rémittence
nuit modérée, et laissent une bonne
troude coction; savoir : urines
avec des signes
des inbles, moiteur de la bouche et humidité
évacuations sont dangereuses
testins. Les grandes
et
ces évapendant que la coction se fait,
que
à pelit. On doit même plus
cuations vont petit
elles se font
les craindre que les soutenir quand
plutôt
naturellement, parce qu'elles affaiblissent
d'enlever la cause morbifique; 2 car
la nature, que
être expulsée qu'a
la matière morbifique ne peut
elle est
la coction, c'est-à-dire 2 que quand
près
des humeurs saines, et préparéduite et séparée
constamrée ainsi pour Texpulsion. Nous voyons durée,
les sueurs abondantes de longue
ment que
aquenses, délayées et
crues, les selles copieuses, d'urines pâles et crues,
crues, une grande quantité
crues, sont de
enfin toute espèce d'éruptions
mauvais symptômes.
un vomitif et un purM. J. M. fut saigné, prit
jours d'une synoque
gatif dans les sept premiers
Il parut une sueur abondante quisembla
putride.
ons durée,
les sueurs abondantes de longue
ment que
aquenses, délayées et
crues, les selles copieuses, d'urines pâles et crues,
crues, une grande quantité
crues, sont de
enfin toute espèce d'éruptions
mauvais symptômes.
un vomitif et un purM. J. M. fut saigné, prit
jours d'une synoque
gatif dans les sept premiers
Il parut une sueur abondante quisembla
putride. --- Page 253 ---
NON PUTRIDE,
d'abord critique, mais devint fatale
été continuée. IL en résulta
pour avoir
mation au
bientôt une inflamcerveau 2 et il mourut
furieux; comme si la grande
frénétique
vages
quantité de breuaqueux qu'il prit, eût été repompée immédiatement après, et que le reste fàt devenu de
plus en plus épais et visqueux.
Un homme,d'une complexion
d'une
délicate, fut saisi
synoque non putride,enavril,iv ilya
années; ; ily y avait beauconp
quelques
sorte même
d'inflammation : de
que trois saignées ne lui
en rien le pouls, , et que le sang de la changérent dernière
saignée était aussi couenneux
le
tel que celui d'une
que premier 1 et
il
pleurésie. Le quatrième
prit un doux émétique
jour,
matière
9 rendit beaucoup de
lévemens pituiteuse vitrée, ce qui fit cesser les soude l'estomac, la douleur de tête, , et
gout désagréable de la bouche.
le
douce dissipa,le
Une purgation
jour suivant, les donleurs
et des lombes. On lui tint le
du dos
ventre libre
sept jours, apresquoisurvint
pendant
nuelle, chaleur
une agitation contidégoût
les considérable, malaise, 2 délire,
pour
boissons. On proposa de donner
Ténénicocathartigue de M. Tissot , ce
une forte
qui causa
purgation, au lieu du
l'on attendait : le malade en fat vomissement si
que
tomba de jour en jour, et mourut abattu, le
qu'il
onzième. J'infère de là
les
matin du
tions faites durant les que
grandes évacuajours de suppuration et de
érable, malaise, 2 délire,
pour
boissons. On proposa de donner
Ténénicocathartigue de M. Tissot , ce
une forte
qui causa
purgation, au lieu du
l'on attendait : le malade en fat vomissement si
que
tomba de jour en jour, et mourut abattu, le
qu'il
onzième. J'infère de là
les
matin du
tions faites durant les que
grandes évacuajours de suppuration et de --- Page 254 ---
- -
a
AA
- PIAMAKA
DE LA SYNOQUE
la nature , et en troublent les
coction, 1 épuisent vaudrait mieux , selon moi, 2
opérations 7 qu'il
la diète, selon l'exigence du cas.
régler par
réduit au même
Un autre sujet était presque
il
état par une médecine donnée mal-à-propos ;
fut sauvé par les vésicatoires 7 et les médicamens
diaphorétiques camphrés qui firent une révulsion,
attirant la matière des intestins ; mais le rétablissement fut fort long et pénible.
Jusqu'ici les meilleurs praticiens s'accordent
entr'eux; mais on demande encore si les éruptions
miliaires sont salutaires et critiques, ou symptomatiques et nuisibles ? On peut dire, en général,
arrive après la coction et
que toute éruption qui
est salutaire,
l'orgasme, et procure du sonlagement,
doit
être
Mais toute érupet ne
jamais
répercutée.
est
et sans soulager,
tion qui parait auparavant,
doit
symptomatique, et, par conséquent, ne
pas
être soutenue; on ne doit même y faire attention
qu'elle est comprise avec les autres
qu'autant dans la maladie originale. Un célèbre
symptômes
une fièvre
médecin de ma connaissance. s gagna
de
miliaire auprès d'un de ses malades, homme
qualité. Il se tira d'affaire par une éruption critomber la fièvre et
tique qui fit immédiatement il fallut des efforts réitous les symptômes ; mais
la crise, qui ne fut parfaite
térés pour compléter
toutes les
quand Téruption lui eut couvert
que
Communément, les éruptions miliaires
jambes.
vre
médecin de ma connaissance. s gagna
de
miliaire auprès d'un de ses malades, homme
qualité. Il se tira d'affaire par une éruption critomber la fièvre et
tique qui fit immédiatement il fallut des efforts réitous les symptômes ; mais
la crise, qui ne fut parfaite
térés pour compléter
toutes les
quand Téruption lui eut couvert
que
Communément, les éruptions miliaires
jambes. --- Page 255 ---
NON PUTRIDE,
que j'aien lieu de voir n'étaient pas de cette espèce,
mais uniquement les symptômes de la malignité
de la maladie , ou les marques d'une pratique inconsidérée.
Les fièvres dans lesquelles j'ai rencontré ces
éruptions rouges et blanches, sont Ia fièvre de
lait ( ou Tinflammation de l'uterus de
la fièvre bilieuse de la moisson dont Hoffman), il est parlé
en son lieu, la fièvre putride d'été dont je vais
bientôt parler, et cette fiévre du printemps dont
il s'agit maintenant, et dans laquelle il arrive
aisément une éruplion miliaire 1 par le régime et
les médicamens chauds à tout période de la maladie.
Les femmes en couche sont communément,
vers le troisième jour de T'accouchement, saisies
de légères rigueurs suivies d'une petite
tation de chaleur, du pouls, de soif, de augmen- douleur
et de tension aux deux seins : le lait s'y porte
manifestement sans beaucoup diminuer les écoulemens de l'uterus. Si l'on tient la malade fraichement, et qu'on lui donne quelques boissons
légères, rafraichissantes, le lait commence à couler, et les seins s'amollissent : à proportion
le lait augmente, 9 les écoulemens de l'uterus dimi- que
nuent, et cessent enfin. Si l'on répercute le lait,
la fièvre revient souvent; les écoulemens de Puterus augmentent et continuent plusieurs jours; ; la
matière de l'orgasme est en grande partie évacuée
fraichement, et qu'on lui donne quelques boissons
légères, rafraichissantes, le lait commence à couler, et les seins s'amollissent : à proportion
le lait augmente, 9 les écoulemens de l'uterus dimi- que
nuent, et cessent enfin. Si l'on répercute le lait,
la fièvre revient souvent; les écoulemens de Puterus augmentent et continuent plusieurs jours; ; la
matière de l'orgasme est en grande partie évacuée --- Page 256 ---
ANAKG Nn
DaTRE
DE LA SYNOQUE
par cette voie, aussi-bien
que par les selles, les
sueurs, et
quelquefois par un grand écoulement
d'urines
laiteuses, ce qui est
fautr
cependaut rare : il
néanmoins plusieurs jours pour cette évacuation, de quelque manière
qu'elle se fasse. Mais
si,au lieu d'un régime
rafraichissant, on observe
une diète
échauffante, on use de médicamens
semblables, que l'on tienne les chambres closes
et le lit fort couvert,
pour pousser tout, ou une
grande partie, par la peau, il en doit résultér (r)
uneinflammation, et ensuite une éruption miliaire
crue.
(r) Malgré ce qu'observe ici très-bien M.
anssi entretenir les
Grant, on peut
voici
sueurs quand la nature prend cette voie :
un cas dont je viens d'être témoin. La femme d'un
nos voisins relève
de
actueliement de couches, bien portante.
Elle m'avait demandé le lendemain de
des tranchées violentes
l'accouchement, cause
qu'elle souffrait. Je m'i 'informai
lors du traitement qu'elle
pour
couches.
pratiquait ordinairement dans ses
Elle me répondit que c'était par les sueurs
son
lait se passait
que
ordinairement, avec une bonne partie des
autres humeurs; que la nature avait pris cette voie d'ellemême à la première couche , et que, depuis, elle-même avait
aussi pris ce parti avec les plus heureuses suites. Je la laissai
fuire; ct portai mon atlention vers les tranchées seules. Un
linge quadeaple bien trempé dans une forte décoction de
fleurs de sureau, de camomille, et de feuilles de mélisse,
appliqué sur le ventre, la soulagea bientôt; les sueurs vinrent
Ie lendemain, et la malade se rétablit comme à ses
autres premières couclics. C'est la troisième femme quaire
Yue daus ce cas-la.
que j'ai
issai
fuire; ct portai mon atlention vers les tranchées seules. Un
linge quadeaple bien trempé dans une forte décoction de
fleurs de sureau, de camomille, et de feuilles de mélisse,
appliqué sur le ventre, la soulagea bientôt; les sueurs vinrent
Ie lendemain, et la malade se rétablit comme à ses
autres premières couclics. C'est la troisième femme quaire
Yue daus ce cas-la.
que j'ai --- Page 257 ---
NON PUTRIDE,
Je suis fàché de dire
autrefois fort
que cette pratique était
commune à Londres, et qu'elle l'est
encore parmi les ignorans. Je fus une fois
chez une dame dont le lait avait
appelé
et qui avait une vraie
été répercuté,
tion miliaire
pleurésie avec une érup-
: on la saigna; le sang était aussi
couenneux qu'il peut l'être. On lui tint le
libre
ventre
chaque jour avec la manne et le tartre
luble, jusqu'à ce que tous les
SO=
fièvre eussent
symptômes de la
disparu. Dès que la douleur
côté eut cessé, les évacuations
de
s'étaient
de Tuterus, qui
arrètées, reparurent; l'urine devint
ble et la peau moite ;
trougardée
T'éruption miliaire fut reavec
geait
indifférence, parce qu'elle ne soulapas : le sang n'était donc
T'éruption
pas dissous ici, ni
critique (1).
(r) M. V. le jeune, se sentit pendant
que dérangement à l'estomac et dans les plusieurs jours quelde grandes chaleurs du mois de
intestins, pendant
ane
juin : il regarda cela
bagatelle dont il ne devait pas se
comme
parti de faire passer cela en dansant plaindre, et prit le
dansa donc toute la
dans une assemblée. Il
quantité de liqueurs nuit, sua beaucoup, but une grande
heures du mnatin, s'attendant déliées, chaudes, se coucha à six ou sept
en bonne santé, Mais il fut à bien dormir et à se relever
bien
douleur à la téte, au dos
trompé:illui prit une grande
il sentit une
3 beaucoup de malaise à
grande chaleur, de
l'estomac;
des soupirs continnels. Il fut
l'agitation, et il poussait,
vant : on lui tint le ventre libre saigné copieusement le jour suiavec les sels et la manne ;
ées, chaudes, se coucha à six ou sept
en bonne santé, Mais il fut à bien dormir et à se relever
bien
douleur à la téte, au dos
trompé:illui prit une grande
il sentit une
3 beaucoup de malaise à
grande chaleur, de
l'estomac;
des soupirs continnels. Il fut
l'agitation, et il poussait,
vant : on lui tint le ventre libre saigné copieusement le jour suiavec les sels et la manne ; --- Page 258 ---
Vaa2 DE LA SYNOQUE
revenir à la synoque non putride 1
Mais pour
aucune éràption
je ne la vis jamais se passer par
autour
ébullitions, ou boutons
critique,de petites
salines, avec beaucoup de liqueurs
ensuite il prit des potions
jour, parut une
légères et rafraichissantes. Le quatrième
heures, s
qui continua vingt-quatre
sueur douce 1 vaporeuse,
seulement devint moins dur,
mais soulagea peu. Le pouls
continuèmais la bouche fort sale; et les autres symptômes vomitif, Il
Vers le soir du septième, on lui donna un
rent.
de chaux d'antimoine : il vomit
prit dans sa boisson un peu
la nuit. Le huit,
à trois reprises, et il alla à la selle pendant la bouche dedouleurs de tête et des lombes diminuèrent ;
les
à cause de la grande quantité de
vint plus nette, peut-être
pour la prequ'il avait mangées : il parut,
groseilles rouges
dormi pendant la nuit. Le soir
mière fois, avoir assez bien
de camphr. dans
du même jour, on joignit un peu de julep nuit du neuf,
avec la chaux d'antimoine. La
ses potions,
de teinture d'opium aux potions
on ajouta quinze gouties
et il parut une éruption
seules de la nuit. Il sua beaucoup,
avaient cessé, la
considérable. Le dix, les douleurs
miliaire
plus fraiche; mais il avait des
bouche était moite, et la peau
fréT'urine était pâle et crue, le pouls petit,
étourdissemens;
de faiblesse. Il eut une bonne selle le
quent : il se plaignit
régulièrement. Sa diète fut formatin, et même tous les. jours
On
la dose du vin fut augmentée dans ses breuvages.
tifiée ;
l'usage des fruits mirs à volonté, et
lui ordonna de continuer
les anodins comme
les mêmes potions ; et, le soir 9
de prendre
matin du onze, il sua de nouCette nuit et le
aux
auparavant.
miliaire augmenta beaucoup ce jour-là
veau : l'éruption
aux bras et autre part. La
épaules, au cou, à la poitrine,
pencontinua tout le onze : on le changea fréquemment
sueur
soulagé, et dit de nuit qu'il se
dant ce temps-là, Il parut
continuer
les anodins comme
les mêmes potions ; et, le soir 9
de prendre
matin du onze, il sua de nouCette nuit et le
aux
auparavant.
miliaire augmenta beaucoup ce jour-là
veau : l'éruption
aux bras et autre part. La
épaules, au cou, à la poitrine,
pencontinua tout le onze : on le changea fréquemment
sueur
soulagé, et dit de nuit qu'il se
dant ce temps-là, Il parut --- Page 259 ---
NON PUTRIDE,
de la
bouche, ou sur la peau, sont des signes de
coction, et par conséquent des phénomènes salutaires; mais, quant à la nature de toute la fièvre,
croyait hors d'affaire, et que la sueur ne l'avait
Il continua les potions salines,
pas affaibli.
et le
se trouva assez bien le douze
treize; mais les urines étaient toujours
et le pouls fréquent. Le
pâles et crues,
quatorze, il fut saisi d'un froid avec
tremblement; ; cela dura une heure, et fut
assez grande
accompagné d'une
rigueur : ensuite vint un accès de chaleur fort
vif, avec une grande rougeur de la peau, ce qui dura deux
heures, et fut suivid'une sueur abondante; mais
tion miliaire nulle
point d'éruppart. Cette sueur tomba en
heures
environ : alors il fit une selle copieuse,
cing
coup d'urines bien
paltacée, rendit beaucuites, et présenta tous les
d'une
coction et d'une crise
signes
parfaite : bref, c'était une simple tierce
régulière. Le quinguina l'a guérie au troisième accès. Ce
hiomme se rétablit beaucoup mieux et
jeune
d'autres
plns promptement que
qui eurent la même fièvre dans le même
sans fièvre d'accès. On continua
temps, mais
le traitement
trop long-temps dans ceux-ci
antiphingistique, c'est-à-dire, , jusqu'an
ct l'on avait usé trop tôt des
quatorze;
homme
diaphorétiques avec notre jeune
(le neuf). Je trouvai donc que le
pratiquait
onze, comme le
Sydenham, est en général le plus convenable
faire ce changement, en procédant alors
pour
ajouter l'opiate qu'au
par degrés, et sans
quatorze s à moins que les
de faiblesse ne soient urgens; dans lequel
symptômes
l'opium, joint au
cas, je trouve que
camphre, est le plus efficace de tous
cordiaux.
les
Ily a quelques années que ce cas est arrivé, Je fis là-dessus
quelques observations dans mon journal : en voici la
Ne peut-on pas conclure que le;
de
copie.
une
principe celte fièvre était
congestion de fegme, de pituite ou d'autre matière
ana-
les
de faiblesse ne soient urgens; dans lequel
symptômes
l'opium, joint au
cas, je trouve que
camphre, est le plus efficace de tous
cordiaux.
les
Ily a quelques années que ce cas est arrivé, Je fis là-dessus
quelques observations dans mon journal : en voici la
Ne peut-on pas conclure que le;
de
copie.
une
principe celte fièvre était
congestion de fegme, de pituite ou d'autre matière
ana- --- Page 260 ---
22 -
VS
DE LA STNOQUE
degrés. Plus je vois cette
cela se passe toujours par
fièvre et
pense 2 plus je me
espèce de
plas j'y
mieux de la traiter tout
persuade qu'il est toujours
ramassée dans le ventrieule et les intestins,
logue quelconque ,
d'oppression et de pesanteur,
laquelle occasiona le sentiment
terrentia febris P et
c'est-à-dire , les préludes de ia maladie,
et la
cette matière ayant été atténuée par le mouvement
que
danse ensuite bien délayée par de copieuses
chaleur de la
s
absorbée dans le sang 9 et
boissons chaudes, elle fut en partie
et
fièvre ardente qui fut abattue par la saignée
y produisit une
les intestins furent
les médicamens laxatifs ; et que 9 quand
les vomitifs et les purgatifs > les signes de madéchargés par
disparurent ; tels que la doutière qui y était turgescente,
du
, etc. : la
leur de la tête, des lombes, la faiblesse pouls,
à
cireulation reprit un libre couxs , et la coction commença
c'était donc bien mal à propos que les forts dias'opérer ; que
administrés avant que les signes de
phorétiques avaient été
fussent bien certains : telle fut la cause de l'éruption
coction
fit évacuer, il est vrai, une
miliaire et cruc. Cette éraption
réitérés; mais
partie de la matière morbilique par des efforts
évacuation critique n'arriva que le quatorzième jour,
la vraie
vers le douze ou le
aprés que tout eut été mieux préparé
seul accès d'une fèvre tierce parut alors avoir plus
treize. Le
jours d'une fièvre continue
fait en peu d'henres : que plusieurs
comfaire. Ce cas nous fait voir 2 en passant,
ne pouvaient
d'observer) les changemens des vents et
bien il est nécessaire
une forte pluie le quadu temps; car l'air fut rafraichi par
fièvres d'accès
torze de cette fièvre: j'ai vu même différentes
fèvre,
n'avaient été préeédées d'aucune autre
simples, qui
quoique la saison fàt fort avancée.
miliaire
pas aussi inférer qu'une éruption
Ne pouvons-noas
coction partielle 1 et dene dénote le plas souveat qu'une
des vents et
bien il est nécessaire
une forte pluie le quadu temps; car l'air fut rafraichi par
fièvres d'accès
torze de cette fièvre: j'ai vu même différentes
fèvre,
n'avaient été préeédées d'aucune autre
simples, qui
quoique la saison fàt fort avancée.
miliaire
pas aussi inférer qu'une éruption
Ne pouvons-noas
coction partielle 1 et dene dénote le plas souveat qu'une --- Page 261 ---
NON PUTRIDE.
simplement. Qnand elle a été réduite par les évacuations nécessaires au commencement
je l'ai dit;
1 comme
qu'elle s'est modérée 1 et que les rés
mittences en sont devenues régulières
seulement faire
2 on doit
attention au régime ; et, , par ce
moyen, on la maintient dans un état
à
opérer la coction. Quand le second propre
la fièvre a paru, il ne faut tenter
période de
tion
aucune évacuaconsidérable, que la coction ne soit
On ne doit
faite.
pas non plus troubler la nature
des drogues que l'on
par
la
suppose faussement favoriser
coction 9 parce qu'elles sont toutes stimulantes
et échauffantes. Dès que la coction est faite
nature tente toujours
9 la
l'expulsion de la matière
morbifique parquelques-unes des voies
mais suriout par la peau, dans cette fièvre ordinaires,
ne vois jamais de crise
; et je
parfaite s que les sueurs ne
commencent de nuit à paraitre doucement. Si
nature se trouve capable d'exécuter
la
nous ne devons pas nous en méler l'opération, ni
lui démande beaucoup d'efforts avant qu'elle
complète ? Si cela est , ne soyons donc produise une crise
fièvre de celte espèce soit
pas surpris qu'une
donc besoin de forcer longue et pénible, Qu'avons-nous
par de violens
une éruption qui n'est pas critique,
mieux attendre médicamens échauffans P Ne vaudrait-il pas
auparavant la coction avec
diète restaurante antiseptique
patience ? Une
parcil cas 1 que des cordiaux vaut certainement mieux en
échauffans.
cela est , ne soyons donc produise une crise
fièvre de celte espèce soit
pas surpris qu'une
donc besoin de forcer longue et pénible, Qu'avons-nous
par de violens
une éruption qui n'est pas critique,
mieux attendre médicamens échauffans P Ne vaudrait-il pas
auparavant la coction avec
diète restaurante antiseptique
patience ? Une
parcil cas 1 que des cordiaux vaut certainement mieux en
échauffans. --- Page 262 --- DE LA SYNOQUE
roberson temps. Si elle ne l'est pas, soutenons-la
convenablement et avantageusement, surtout en
faisant bien attention de favoriser cette évacuation par les voies qui la soulageaient le plus, mais
ni trop long-temps. Après
non pas précipitamment
le second période de cette fiévre, c'est-à-dire 7
quand les rémittences sont longues et régulières ,
je ne trouve pas que les purgatifs soient avantacavantquilyait un fort sédiment dans Turine.
geux:
en
un lavement, vu que
On peutdonner passant
même
le ventre est souvent resserré; mais cela est
rarement nécessaire.
La coction étant donc absolument nécessaire
avant de tenter convenablement T'expulsion dans
toute fièvre quin'est pas vraiment maligne, il est
de développer les signes de
de grande importance
de cette
cette coction. Le premier précurseur
est la diminution des symptômes ;
opération la matière 1
crue étant âcre, et stimulant trop
car,
d'irritation doivent contila natare,lessymptiomses la cause irritante ait été channuer jusqu'à ce que
devient
gée ou expulsée. Mais, dès que le pouls
plus lent, mou 2 grand; que la chaleur brûlante
et sèche de la peau, et la sécheresse de la bouche
diminué
l'anxiété n'est plus considéraont
9 que
tranquille, on peut
ble, que le visage parait plus
adoucie,
être sûr que l'acrimonie est en partie
l'irritation n'est plus si
et conséquemment que
exagrande. C'est pourquoi l'on doit à ce période
Mais, dès que le pouls
plus lent, mou 2 grand; que la chaleur brûlante
et sèche de la peau, et la sécheresse de la bouche
diminué
l'anxiété n'est plus considéraont
9 que
tranquille, on peut
ble, que le visage parait plus
adoucie,
être sûr que l'acrimonie est en partie
l'irritation n'est plus si
et conséquemment que
exagrande. C'est pourquoi l'on doit à ce période --- Page 263 ---
NON PUTRIDE,
miner attentivement les excrétions la
l'urine les
salive, 9
selles, 2 avant de passer outre. Si l'on
en trouve quelqu'une de cuite. $ c'est un second
signe de véritable coction ; et si le pouls se soutient, on peut conclure que la nature est capable
d'exécuter ses opérations 2 qu'ainsi elle n'a
besoin de cordiaux actifs. Si,
pas
au contraire, les
symptômes sont visiblement diminués, et
le
pouls soit mou 1 très-petit et
que
inférer que la nature
fréquent, on pent
demande
commence à
et
un
décheoir,
cordial, comme un verre de
autre chose de plus
vin, ou
Par
actif, ou même un
ces
vésicatoire.
moyens, 9 on peut stimuler la
faire faire
nature, lui
quelqu'effort ; on maintient la fermentation, comme dit Sydenham,
coction soit opérée. Mais
jusqu'à ce que la
de coction, c'est
un des signes décidés
T'envie de
situation les alimens
manger; or, dans cette
sont le meilleur
faut en accorder au malade.
cordial: : il
la
, mais en bien
quantité. Il vaut mieux pécher
régler
car, en pareil cas
par le moins ;
jours
2 je vois que. l'appétit est touplus grand que les forces
Mais on n'est pas encore tout-à-fait digestives.
pour avoir vu quelques signes de
victorieux
encore deux opérations
coction. Il reste
tière cuite à
2 l'une de disposer la mal'expulsion, 2 et l'autre
tuelle 2 comme je l'ai déjà dit ailleurs. Texpulsion acseuls de coction n'autorisent
Les signes
violemment
donc pas à forcer
aucune évacuation ; il suffit de tenir
est touplus grand que les forces
Mais on n'est pas encore tout-à-fait digestives.
pour avoir vu quelques signes de
victorieux
encore deux opérations
coction. Il reste
tière cuite à
2 l'une de disposer la mal'expulsion, 2 et l'autre
tuelle 2 comme je l'ai déjà dit ailleurs. Texpulsion acseuls de coction n'autorisent
Les signes
violemment
donc pas à forcer
aucune évacuation ; il suffit de tenir --- Page 264 ---
N
DE LA SYNOQNE
les voies libres, d'attendre que la nature y transles amas, et donne des signes de turgesporte Maintenant donc le signe certain de turcence.
la coction, est cette sensation
gescence 1 après
le nom de léger frisson.
que nous distinguons par
Après cela le pouls monte, 1 la chaleur augmente ; *
il ne faut plus que délayer ; ce qu'indique ordide la soif:
nairement la nature par l'augmentation
cet état dure quelquefois assez long-temps, mais
ilr n'ya rien à craindre. Il s'ensuivra certainement
les sueurs, la salive, les
quelqu'évacuation par
éruption ; évaurines, les selles, ou par quelque
cuation qui,à certain degré, sera infailliblement
C'est une évacuation de la matière morcritique.
ne doit donc
bifique cuite et turgescente, quel'on
mais soutenir avec douceur. Dans ce
pas réprimer,
rémittence 9 OU
cas . la fièvre aura une grande
entièrement:
deviendra intermittente, ou cessera
Je ne présente pas ceci comme une hypothèses
mais comme une vérité incontestable 1 après
avoir examiné le sujet long-temps et soigneuet trouvé mes principes confirmés sans
sement ,
Les jours indicatoires
exception par l'expérience.
et ceux de la crise s'accordent 1 généralement
avec les observations des anciens dans
parlant,
cette fièvre.
homme S. H.
Je suivis dernièrement un jenne
après un malaise de trois jours, terrentia
qui, morbi, fut saisi d'un violent accès avec frisson,
une vérité incontestable 1 après
avoir examiné le sujet long-temps et soigneuet trouvé mes principes confirmés sans
sement ,
Les jours indicatoires
exception par l'expérience.
et ceux de la crise s'accordent 1 généralement
avec les observations des anciens dans
parlant,
cette fièvre.
homme S. H.
Je suivis dernièrement un jenne
après un malaise de trois jours, terrentia
qui, morbi, fut saisi d'un violent accès avec frisson, --- Page 265 ---
NON PUTRIDE,
rigueur, 2 et les autres symptômes de cette
de sorte qu'il ne se ressouvenait
fiévre;
été saigné le
même pas d'avoir
connaître
premier jour. 11 commença à se relui
après le vomitif: ensuite il fut
tins le ventre libre le troisième
purgé ; je
jour : il se sentit alors
et le quatrième
un froid aux
présenta quelques signes de
jambes , et
augmenta après cela, mais
coction. La fièvre
une autre
non au point
saignée. Il semblait alors
d'exiger
restait là jusqu'au
que tout en
septième
un tremblement
jour, qu'il lui survint
crise
plus fort, lequel fut suivi d'une
parfaite 2 et qui ouvrit la voie à
atitres sécrétions et excrétions.
toutes les
cela qu'un petit
Il ne resta après
crachement de
une toux légère ; le ventre fut libre matière cuite,
sieurs jours ; la sueur était douce
pendant pluet naturelle
pendant la
2 mais point de
nuit,
pouls, ni d'autre
fréquence dans le
symptôme fébrile.
moins chargée de
Lurine parut
jour en jour.
La's synoque non putride peut être
gardée comme semblable à la fièvre jusque-là rematoire 2 avec cette différence simple inflamdans la synoque, les intestins seulement que, 9
sont
gés, et qu'il passe par cette voie toujours char
partie de l'amas
une plus grande
ardente
morbifique 2 que dans la fièvre
; comme le dit
> saison (comme
Hippocrate : ( Il ya une
depuis juillet
D oul la cause irritante semble jusqu'à novembre)
> du
être tonute au-dessous
diaphragme : ensuite elle
I.
monte (comme
--- Page 266 ---
TAR
NE
DE LA SYNOQUE
novembre jusqu'à mars), après quoi
> depuis
commence à descendre: )
> elle
considérable dans
Mais il; y a une différence plus
la manière de disparaitre : car, lorsque la fièvre
résolution, ellele fait comardente se termine par
n'ait été
plétement en une fois, à moins qu'elle
troublée par négligence 2 ou par une mauvaise
pratique ; au lieu qu'il faut des crises réitérées
conduire la synoque à une parfaite termipour
la chaleur, les évacuations doinaison. Le frisson,
ressemble
vent revenir souvent, de sorte qu'elle
si fort à une vraie fièvre d'accès, sans cependant
mériter toujours le nom 2 que je ne suis pas
en
fréquemment
étonné de voir les anciens l'appeler
tritceos et hemitritceos s double-tierce 1 ou quotiSydenham les croit tellement
dienne prolongée. les dit être de même nature. En
semblables, qu'il
effet elles sont si confondues l'une dans l'autre,et
si souvent, que son
se produisent: réciproquement très-bien fondée. C'est par
observation me parait
réglait sa pratique dans les fièvres d'acceci qu'il
jamais il ne les arrétait avant
cès du printemps,et
fébriles,
que le temps employé dansles paroxysmes
les intervalles de l'intermittence 9
sans y compter deux cent trente-six heures, ce qui
ne se montâtà
de temps qu'il avait
fait quatorze jours. 2 espace
trouvé nécessaire pour cuire cette matière particuune fièvre continue. Or, la fièyre d'accès
lière par
d'elle-mème durant ce
se guérit, en général,
les arrétait avant
cès du printemps,et
fébriles,
que le temps employé dansles paroxysmes
les intervalles de l'intermittence 9
sans y compter deux cent trente-six heures, ce qui
ne se montâtà
de temps qu'il avait
fait quatorze jours. 2 espace
trouvé nécessaire pour cuire cette matière particuune fièvre continue. Or, la fièyre d'accès
lière par
d'elle-mème durant ce
se guérit, en général, --- Page 267 ---
NON PUTRIDE.
temps-là, , si on T'abandonne à la
régime convenable.
nature et à un
Quand las synoquenon putride
rémittences,
prend de
, et que les paroxysmes
longues
par une sensation de
commencent
sur le
froid, et de tremblement
soir, avec des sueurs pendant la
sommeil le
nuit, le
matin, 2 l'appétit à
bon
et augmentation de forces midi,
courage
malade soit levé la
7 de manière que le
a lieu d'être
meilleure partie du jour, , on
tranquille ; il n'ya a
tout cessera enfin bientôt
plus de danger:
toujours plus
par des rémittences
bien formée de longues, ou par une fièvre d'accès
printemps.
Quand, durant ces rémittences et
un parfait sédiment dans
avant de voir
pécher le retour du
l'urine 2 j'ai tâché d'emet une diète fort mince paroxysme par des purgatifs
antiphlogistique,
1 ou plutôt par un régime
j'ai toujours vu s'ensuivre
grande perte de forces, des amas de
une
le retour d'une fièvre
crudités, et
ou continente. Mais,
continue non rémittente s'
une purgation avec quandjsiattendu la rhubarbe
ce sédiment,
malade, etl'appétit
faisait bien à mon
je tire
augmentait plus tôt. Rarement
quelqu'avantage > en
retoar du
tichantdfempécher le
paroxysme 3 en mêmes
par l'usage du quinquina
circonstances,
Quelquefois même la
pendant les intervalles.
rémittence
excrétions deviennent
disparait, et les*
plus crues,
tension fébrile se
Quelquefois la
passe 9 l'appétit augmente, le
15.,
ait bien à mon
je tire
augmentait plus tôt. Rarement
quelqu'avantage > en
retoar du
tichantdfempécher le
paroxysme 3 en mêmes
par l'usage du quinquina
circonstances,
Quelquefois même la
pendant les intervalles.
rémittence
excrétions deviennent
disparait, et les*
plus crues,
tension fébrile se
Quelquefois la
passe 9 l'appétit augmente, le
15., --- Page 268 ---
-
-
M
DE LA SYNOQUE
se relève, et tout parait aller le plus heucourage pendant cinq ou six jours ; alors la
reusement bouche commence à se dessécher, les urines de:
viennent crues, l'appétit tombe , le sommeil est
et l'on voil les symplômes de la
interrompu,
qui ne peut se lever
plus fâcheuse obstruction,
qu'avec le temps et le génie le plus adroit.
cas dans lesquels cette
En revoyant plusieurs
avait été mise en usage, je suis surpris
pratique
de
rétablissemens. Je ne
d'y voir si peu
parfaits
le
dans la vraie synoque
donne pas
quinquina
que je
non putride, 2 comme fébrifuge 7 parce
trouve que la fièvre est nécessaire pour compléter
comme tonique dans les cas de
la cure ; mais,
de meilleur
grande faiblesse, , je ne connais pas
C'est le meilleur cordial, et le moins
remède.
échauffant. En petite quantité, il réveille l'appétit,
donne un peu de force au pouls sans en augmenter la fréquence ; et la meilleure préparation en
est la poadre toute simple.
Quand cette fièvre devient intermittente, avec
excrétions bien cuites 1 et absence de fièvre
des
intervalles, les évacuations ne sont pas
dans les
sousilpernicicuses. Au contraire 1 on rencontre
matière turgescente dans l'estomac % les
vent une
avoir besoin du secours
intestins, laquelle peut
il faut augmenter convenade l'art : apres quoi,
blement les alimens. faire prendre lair au malade,
exercice
à ses forces
y. joindre un
proportionné
avec
excrétions bien cuites 1 et absence de fièvre
des
intervalles, les évacuations ne sont pas
dans les
sousilpernicicuses. Au contraire 1 on rencontre
matière turgescente dans l'estomac % les
vent une
avoir besoin du secours
intestins, laquelle peut
il faut augmenter convenade l'art : apres quoi,
blement les alimens. faire prendre lair au malade,
exercice
à ses forces
y. joindre un
proportionné --- Page 269 ---
NON PUTRIDE,
pour le fortifier. Quelques
bien des bains froids
sujets s'accommodent
traite actuellement pendant les intervalles. Je
il
un jeune homme, , qui me
consulta, y a deux ans 9 pour des
scrofuleuses fort
tumeurs
tour du
grandes et fort dures tout atmâchoire cou, aux glandes de la gorge et de la
inférieure. Après quelques évacuations
ordlinaires, je lui fis prendre du sel
T'éponge brûlée,
polyc. et de
Cela n'eut
pendant un temps considérable.
pas desuccès. Je lui donnai
cigué en grande quantité.
l'extrait de
remède, deux de
Peudant l'usage de ce
espèce de
ces tumeurs vinrent à une
le
suppuration - , et s'ouvrirent enfin
long usage des
par
dilata les orifices cataplasmes. Le chirurgien en
et les pansa
Elles se réduisirent à
plusieurs semaines.
il découlait
une petite ouverture, d'où
une matière
en était toujours
glaireuse ; mais le fond
les glandes
étendu et dur 2 les parotides et
sous-maxillaires restaient
état. Onl l'envoya, l'été
dans'le même
et en boire de l'eau dernier, se baigner à la mer,
pendant six semaines, ce
rapprocha les chairs 9 et parut cicatriser les qui
ulcères. De retour, il fut mis au
deux
inutilement. Au mois de mars quinquina, mais
qué d'une
dernier, il fut attasynoque non putride 9 qui se termina
parunedouble-tierce bien formée:
après, elle devint tierce
quelques jours
commencérent
simple: alors les tumeurs
à s'affaisser visiblement
chaque accès. Il fut mis à une diète
après
antiseptique
et parut cicatriser les qui
ulcères. De retour, il fut mis au
deux
inutilement. Au mois de mars quinquina, mais
qué d'une
dernier, il fut attasynoque non putride 9 qui se termina
parunedouble-tierce bien formée:
après, elle devint tierce
quelques jours
commencérent
simple: alors les tumeurs
à s'affaisser visiblement
chaque accès. Il fut mis à une diète
après
antiseptique --- Page 270 ---
NE
DE LA SYNOQUE
jusqu'au commencement de juin,
et au sel polyc.
mais sa couque toutes les tumeurs disparurent;
leur avait disparu , et son embonpoint était aussi
considérablement tombé, quoiquil travaillàttous
les jours dans le magasin : il commença alors à
prendre une infusion de fleurs de camomille
de la viande, et but
comme un amer , mangea
bain froid
du vin. Tous les matins 2 il prenait ce
de tort bonne heure ; le visage devenait meilleur,
le courage se ranimait; mais la fièvre revenait
tous les jours régulièrement. Au premier de juillet,
il prit le quinquina à forte dose entre les accès;
la fièvre ne cédait pas aisément : ce qui me fit
la dose, y ajoutant des fleurs
encore augmenter
de camomille en poudre 2 avec soixante gouttes
environ d'élizir witr. acid. tous les jours, et contirestaurante et le bain froid. Tout
nuant sa diète
céda enfin : il est, je pense 1 radicalement guéri
de ses écrouelles, etla fièvre est totalement arrêtée.
Quant aux fièvres d'accès du printemps en géidée s'accorde si bien avec celle de
néral, mon
Sydendam.que je rapporte ici ses propres termes,
chap. 5, art. II: C J'ai déjà observé que les intermittentes du
sont rarement de lon-
>
printemps salutaires ; de sorte que
> gue durée, et toujours
et infirmes en ont à peine quel-
> les sujets agés
traitement
9) que chose à craindre que par un
> et art. 16 : ( J'ai toujours pensé
> maladroit ;
abandonner à la
entièrement
p qu'on pouvait
.que je rapporte ici ses propres termes,
chap. 5, art. II: C J'ai déjà observé que les intermittentes du
sont rarement de lon-
>
printemps salutaires ; de sorte que
> gue durée, et toujours
et infirmes en ont à peine quel-
> les sujets agés
traitement
9) que chose à craindre que par un
> et art. 16 : ( J'ai toujours pensé
> maladroit ;
abandonner à la
entièrement
p qu'on pouvait --- Page 271 ---
NON PUTRIDE,
> nature les intermittentes du
>) jamais vu
printemps, n'ayant
personne en périr. Au
>
contraire, j'ai
remarqué qu'on ne faisait que les
> opiniâtres en cherchant à les
rendre plus
)) mesures convenables.
guérir sans les
la
> Il pouvait ajouter que
conséquence en: est funeste, comme il
au docteur W. G. qui arréta
arriva
ple," contre
une fièvre tierce simmon avis et mon
Il
frit plusieurs années les
opinion. en soufsuivons
mauvais effets. Mais
avec Sydenbam, art. 27: G
pour-
> ticularités
Après les parque je présente ici, et
> sont raisonnables et bien
qui, je pense,
> pas étrange
fondées, il ne paraitra
que je ne propose
)) de guérir les
d'autre méthode
> ble nécessaire intermittentes, , que celle qui semdans ces fièvres
) finirleur dépuration,
continues pour
par le
) vescence limitée à certain moyen d'une effer-
> puissent différer entr'elles période; quoiqu'elles
dans la
) l'exécuter. >
manière de
Je puis mémeassurer, d'après
le même traitement
T'expérience, que
recommandé dans la
que non putride, réussira également dans les syno- fièvres d'accès qui ont été intermittentes dès le
mencement ou peu de temps après. Peu de comfièvres de printemps
ces
les traite ainsi,
passeront neuf accès, si on
Quand elles le font, je donne une
infusion de fleurs de camomille,
entre les
avec le' sel polyc.
accès, et je tiens l'estomac net
le besoin. Si la sueur est trop forte,
suivant
j'ajoute l'éliz.
ira également dans les syno- fièvres d'accès qui ont été intermittentes dès le
mencement ou peu de temps après. Peu de comfièvres de printemps
ces
les traite ainsi,
passeront neuf accès, si on
Quand elles le font, je donne une
infusion de fleurs de camomille,
entre les
avec le' sel polyc.
accès, et je tiens l'estomac net
le besoin. Si la sueur est trop forte,
suivant
j'ajoute l'éliz. --- Page 272 ---
3M
DE LA SYNOQUE.
à l'infusion. Si elle manque, j'emploie le sel
witr.
lieu du sel
Je ne défends dans
ammon. au
polyc.
la diète que les viandes salées 2 fumées, grasses 7
et le beurre. Je permets la petite-bière, quelques
de
recommande l'air et l'exercice; ;
verres
vin; le bain froid, selon la coutume des
quelquefois
convenir qu'il; y a des
anciens. Je dois cependant
de tant
gens trop faibles pour soutenir les assauts d'hud'accès; et notre air est souvent si chargé
est nécessaire d'armidité dans cette saison, qu'il
même de printemps : ce
rêter une intermittente
qui nous fait alors recourir aux cordiaux, parmi
lesquels le quinquina tient le premier. rang.
La plupart des autres maladies de cette saison
la même méthode, avec quelse guérissent par
selon le siége de la
que modification seulement,
la
maladie; comme la diarrhée, 1 la dysenterie,
colique, la jaunisse, excepté la migraine qui est
aussi une maladie plus fréquente au printemps
qu'en aucune autre saison; quoique je l'aie remarquée dans toutes.
Elle ressemble ( la migr.) à la synoque non pu:
tride, à quelques égards; car elle est toujours accompagnée d'amas de matière crue et turgescente
dans l'estomac, et ne se guérit pas aisément sans
vomitifs; après quoi elle prend une intermittence
régulière, et peut toujours se guérir par les antispasmodiques. Le choix de ces médicamens dépend de la saison de l'année, et de la constitu-
quoique je l'aie remarquée dans toutes.
Elle ressemble ( la migr.) à la synoque non pu:
tride, à quelques égards; car elle est toujours accompagnée d'amas de matière crue et turgescente
dans l'estomac, et ne se guérit pas aisément sans
vomitifs; après quoi elle prend une intermittence
régulière, et peut toujours se guérir par les antispasmodiques. Le choix de ces médicamens dépend de la saison de l'année, et de la constitu- --- Page 273 ---
NON PUTRIDE.
elle est compliquée.
tion épidémique avec laquelle
des autres
Il faut cependant bien la distinguer
et lui
de tète
viennent d'autres causes,
maux
qui
Tels sont ceux qui
ressemblent par les symplômes.
d'affecdes solides,
viennent d'un dérangement rémittentes et intertions hystériques, de fièvres
du scorbut, de vérole et semblables:
mittentes,
intermittente n'est accomLa vraie migraine
de celle que cauise
pagnée d'aucune fièvre, que
excessive. Elle
la douleur, qui, dans ce cas, est de la face ou
fixée d'un côté
est ordinairement
fait ni bien ni mal. Soude la tête. La chaleur n'y
une forte
vent elle affecte les yeux, y produit tendres:
inflammation, et les rend extrémement cessé,
dès
la douleur de la face a
ce qui cesse
que
verra mieux par des faits
L'histoire de la maladie se
donner. Je
aucun détail qu'on en puisse
que par
j'ai remarqué que mes
dis donc qu'en général 2
mais
soulagés au printemps,
malades se trouvaient
commençais par Ia
je
jamais en antomne, quand
T'accès suiUn vomitif modérait toujours
saignée.
Faugmentaitle troisième , à moins
vant;un] purgatif
Ces évacuaje ne donnasse un anodin après.
que
eu du succès pendant
tions faites, j'ai quelquefois infusion de fleurs de
la moisson, en donnant une
mais ce fut
camomille avec l'élixir de vitriol;
inutilement au printemps que je m'y
tonjours
la camomille et T'élixir ne me
pris ainsi. Quand
j'ai souvent eu
réussissaient pas dans la moisson, --- Page 274 ---
DE LA SYNOQUE
lieu de me Jouer du quinquina ; mais il m'a aussi
souvent manqué dans le printemps, quoiqu'à
forte dose entre les accès, et donné très-longtemps. Les sangsues aux tempes, et les vésicatoires derrière les oreilles soulagent souvent, mais
ne guérissent pas la maladie. Les fortes liqueurs
fermentées irritent toujours le mal : les racines
et les légumes ne font pas de mal; mais la meilleure diète est de manger des viandes maigres.
L'électuaire suivant m'a toujours réussi dans un
grand nombre de cas où je lai donné, Il faut cependant avoir soin de varier les ingrédiens ou
leur proportion, selon la saison de l'année, le
temps, Tage, la complexion et autres circonstances du malade, comme on le verra par les exemples suivans.
7 Racine de Valér.
sauvage, 7
une once.
Quinquina,
demi-once.
Thériaque,
deux gros.
Sel dAbsinthe,
un gros.
Rhubarbe,
un scrup.
Sirop de safran. S. 9. f. élect.
J'en fais prendre ordinairement un bol toutes
les trois heures, de jour et de nuit, jusqu'à ce
de l'année, le
temps, Tage, la complexion et autres circonstances du malade, comme on le verra par les exemples suivans.
7 Racine de Valér.
sauvage, 7
une once.
Quinquina,
demi-once.
Thériaque,
deux gros.
Sel dAbsinthe,
un gros.
Rhubarbe,
un scrup.
Sirop de safran. S. 9. f. élect.
J'en fais prendre ordinairement un bol toutes
les trois heures, de jour et de nuit, jusqu'à ce --- Page 275 ---
NON PUTRIDE.
la douleur cesse. J'ai souvent vu prendre le
que
les deux tiers
toute la quantité en un jour;
ainsi de
lendemain; moitié le troisieme jour,
totace qu'on le quitte
moins en moins, jusqu'à
sont fort comlement ; sans quoi les récidives
munes.
PREMIÈRE OBSERVATION.
d'environ quaraute-six ans 7
Un homme àgé
Pon
a tous égards,sil
M.J.D., fort et bien portant
revénait
un accès régulier de goutte qui
excepte
mai une dose de poudre d'étain
en février, prit en
doses de jalap après
pour le tania, et quelques
Les vers sortirent en différentes
ces poudres.
septembre. suipièces; il se trouva bien jusqu'en
douleur
Il fut alors éveillé de nuit par une
vant.
de la jone; cette douleur
à la partie prominente
nuit, et devint si
augmenta par degrés chaque côté de la face et
considérable de tout le même
lui. Cela le
de la tête, qu'il était tout hors de
heures, et semblait augmenter
tenait plusieurs
violence
durée.
toutes les nuits, tant en
qu'en
un
les intestins, il prit en
Apres avoir nettoyé
demi-once de
une once de valériane, et une
jour
électuaire. Il se trouva beaucoup
quinquina en
mieux la nuit suivante : il en prit cependant
le lendemain, ce qui fit cesser
même quantité Il diminua la dose par degrés,
toute la douleur.
hors
l'ai prescrit, et fut entièrement
comme je
durée.
toutes les nuits, tant en
qu'en
un
les intestins, il prit en
Apres avoir nettoyé
demi-once de
une once de valériane, et une
jour
électuaire. Il se trouva beaucoup
quinquina en
mieux la nuit suivante : il en prit cependant
le lendemain, ce qui fit cesser
même quantité Il diminua la dose par degrés,
toute la douleur.
hors
l'ai prescrit, et fut entièrement
comme je --- Page 276 --- DE LA STNOQUE
d'affaire. Il passa à sa maison de
mouillé étant à se
campagne, fut
pluie. Il eut ensuite promener dans un moment de
jours; il prit
une diarrhée qui dura huit
Insensiblement pour cela un vomitif, et fut
il l'eut
il sentit le mal de tête purgé,
enfin au même degré, mais
revenir;
temps. Il reprit son
non si longd'effet le premier
dlectuaire, sans beaucoup
jour. La dose du
augmentée, mais la douleur
quinquina fut
qu'on y joignit la thériaque. continua jusqu'à ce
bientôt
Alors la maladie fut
guérie. Ne peut-on pas, à
appeler cela une fièvre d'accès
juste titre,
à la tête P
II,me OBSERVATION,
Un sujet plus agé , P. O., qui était
teux, et avait été sujet à la
aussi goutconstitution
gravelle, homme d'une
épaisse et
goutte qui l'avait
flegmatique , après une
long-temps retenu chez lui
printemps, eut une forte attaque de
au
forte fièvre s'y joiguit. Il fut
gravelle; une
les antiphlogistiques durant saigné,et traité avec
temps - là, on lui tint le septjours. Pendantce
vemens
ventre libre avec
2 et de doux purgatifs
des labeaneoup d'infusion de
huileux ; il but
avec l'esprit de nitre
graines de lin etde mauve,
bains,
duleifié; il. prit
1 et on lui fit de
beaucoup de
fréquentes
jusqu'à ce que tout le gravier sortit fomentations,
après,i1 futs saisi id'une
peu à peu. Peu
on le fit vomir avec migraine trés-douloureuse;
Tipécacuanha que l'on fita agir
gatifs
des labeaneoup d'infusion de
huileux ; il but
avec l'esprit de nitre
graines de lin etde mauve,
bains,
duleifié; il. prit
1 et on lui fit de
beaucoup de
fréquentes
jusqu'à ce que tout le gravier sortit fomentations,
après,i1 futs saisi id'une
peu à peu. Peu
on le fit vomir avec migraine trés-douloureuse;
Tipécacuanha que l'on fita agir --- Page 277 ---
NON PUTRIDE,
avec une infusion amére, à laquelle on ajouta uu
peu de fleur de moutarde; il prit
ordinaire
pour boisson
une infusion de
d'un peu de
genièvre 1 édulcorée
miel, et un électuaire composé de
poudre de valériane, d'une petite quantité de
quina , et d'une bonne dose de sel d'absinthe, quinqui le guérit bientôt.
ce
IIIme OBSERVATION.
Les cours de ventre du printemps étaient
communs ici, quand une jeune
fort
titution délicate
dame, d'une cons9 et sujette à des affectious nerveuses 9 fut saisie d'une vraie
migraine. Elle
T'ipécacuanha en
prit
poudre, 2 et vomit: elle fut
gée avec; partie de rhubarbe et de créme de puraprès quoi elle prit un électuaire de
tartre;
valériane, et d'une petite dose de
poudre de
après chaque
rhubarbe ; et,
dose, quatre cuillerées de julep de
camphre 9 avec quelques gouttes
d'esprit volatil
aromatique; ce quila guérit immédiatement.
Aucun desdits malades n'a eu de récidive
quoiqu'il y ait déjà plusieurs années. Je depuis,
rapporter grand nombre d'autres cas
pourrais
mais ceux-ci suffisent
semblables;
maladie,
pour exposer la nature de la
2 la méthode curative, , et ce que
par varier les ingrédiens et leur
j'entends
les circonstances.
proportion, selon
s'assurer de la
Cependant le grand point est de
réalité de la maladie, et de la dis-
un desdits malades n'a eu de récidive
quoiqu'il y ait déjà plusieurs années. Je depuis,
rapporter grand nombre d'autres cas
pourrais
mais ceux-ci suffisent
semblables;
maladie,
pour exposer la nature de la
2 la méthode curative, , et ce que
par varier les ingrédiens et leur
j'entends
les circonstances.
proportion, selon
s'assurer de la
Cependant le grand point est de
réalité de la maladie, et de la dis- --- Page 278 ---
N
DE LA SYNOQUE
tinguer de toute autre qui lui ressemble par les
symptômes; ce qui est quelquefois difficile.
M. Barry 1 apothicaire, me fit appeler 2 il y a
quelques années 1 pour voir un homme que l'on
dit
d'une migraine, et qui iavait déjà
me
attaqué
Trois circonstances me
bien consulléinutilement.
firent voir que c'était des Yaws(1). 1.0 La douleur
occupait toute la partie de la tête couverte ordinairement par le chapeau: ; 2.0 il se trouvait plus
mal quaud il s'échauffait dans le lit, et n'était pas
inquiété quand il en était dehors ; 3,0 il
beaucoup la tète et lés
des éruptions de
avait sur
épaules
couleur de rouille, et assez semblables à de petites
l'on disait être la suite
framboises non mûres, que
des vésicaloires qu'on y avait appliqués. Après
qu'il eut pris une boisson de forte décoction des
bois sudorifiques, et sté dans un bain chaud, on
vit ce que c'était , et je le guéris conformément.
Quelques années après, le même apothicaire me
fit encore appeler pour un autre jeune homme
qui avait eu une vérole, avait été traité par la salivation, durant trois semaines 9 par un habile chirurgien. Après quelques purgations 7 il sortit de
chez le chirugien : peu après, il fut saisi d'un mal
de tèie périodique très-violent, , que l'on soupçonnait être un reliquat de sa maladie. Je trouvai que
(*) Lavoisien décrit assez bien cette maladie. Yoyez son
dictionnaire.
encore appeler pour un autre jeune homme
qui avait eu une vérole, avait été traité par la salivation, durant trois semaines 9 par un habile chirurgien. Après quelques purgations 7 il sortit de
chez le chirugien : peu après, il fut saisi d'un mal
de tèie périodique très-violent, , que l'on soupçonnait être un reliquat de sa maladie. Je trouvai que
(*) Lavoisien décrit assez bien cette maladie. Yoyez son
dictionnaire. --- Page 279 ---
NON PUTRIDE,
ee mal de tête revenait
du soir, , et se bornait régulièrement à
à septheures
Les deux
un côté seul de la tète.
yeux, il est vrai, étaient
mais surtout celui du côté
enflammés,
donc un bol de
donlourene-Fordonnal
cette
eamphreavec ur peu dopium
soirée-là, ce qui modéra
pour
Le matin suivant il
beancoup l'accès.
douleur
prit un vomitif, dès
fut bien passée
que la
; aussitôt il
Téleetnaire,etia douleur ne revint
commença
mation des
plus. L'inflamyeux disparut peu après ; il
beaucoup de boutons et de
y parut
cela
pustules. Il but
quarante bouteilles de décoction de
pour
reille, et fut bien rétabli,
salsepaIl y a peu d'années que je fus
cas de migraine, , avec M.Jolnston appelé dans un
Hill, Une jeune
de Bread Street
femme, d'une bonne santé
passé, mit au monde, au
par le
malade
printemps, un enfant
7 qui mourut bientôt, de sorte
fit passer le lait. Elle consulta
qu'on lui
ensuite un chirurgien, pour ce qu'elle appelait une
charge dans l'estomac; mais
espèce de strque la maladie était
on découvrit aisément
une vérole. On la
mercure. Huit jours
mit au
douleur
après 1 elle fut saisie
terrible de tête, et les deux
d'une
flammèrent. Cette douleur
yeux s'enpassa pas. Je trouvai le se relâcha, mais ne se
dur, quoique
pouls fréquent 3 un peu
petit; la langue
puante
chargée > Thaleine
chaude: Furine-bourbeuse et crue 2 la
trèsune sueur continuelle
peau
et visqueuse lui
ure. Huit jours
mit au
douleur
après 1 elle fut saisie
terrible de tête, et les deux
d'une
flammèrent. Cette douleur
yeux s'enpassa pas. Je trouvai le se relâcha, mais ne se
dur, quoique
pouls fréquent 3 un peu
petit; la langue
puante
chargée > Thaleine
chaude: Furine-bourbeuse et crue 2 la
trèsune sueur continuelle
peau
et visqueuse lui --- Page 280 ---
NE
S
DE LA SYNOQUE
couvrait le cou et la poitrine ; le ventre était reselle avait quelque soif. J'ordonnai aussitôt
serré,
lavement
et de prendre fréquemun
purgatif, cuillère à café d'un looch fait de
ment plein une
2 et de
tamarin et miel , parties égales,
manne 2
d'eau d'orge, et nne prise de lait
boire beaucoup
cette ordonde soufre,soir et matin. Elle continua
pendant lesquels elle alla trois
nance quatre jours, à la selle. La bouche devint
ou quatre fois par jour
et la
nette et moite : le pouls lent et régulier 2
douleur de tête intermittente 1 avec un sédiment
cuit dansles urines rendues pendantl tlesintervalles.
ensuite le quinquina, et la racine de valéElle prit
de sel d'absinthe et
riane préparée 2 avec un peu
de la thériaque ; après quoi la douleur se passa
du même électuaire lui
dans une nuit. Lusage
revint,
renditfembongoint, etla ranima;lappétit
les yeux se trouvèrent aussi mieux.
Mais la vérole persévérait 2 et les symptômes
Je donnai pour ceci le sublimé,
augmentaient. décoction de salsepareille. Il parut bien
avec une
mais elle fut purgée le
faire pendant cinq Ijours ;
suivant
de tranchées, etle jour
six avec beaucoup
des yeux.
la migraine revint avec l'inflammation
futalors
avec la thubarbe etla magnéElle
purgée
comme
sie, et le soir suivant elle repritlélectuaire cessèauparavant. La migraine et Tinflammation
de
elle en fut débarrassée penrent en peu jours;
dant trois semaines, mais la vérole augmentait.
mais elle fut purgée le
faire pendant cinq Ijours ;
suivant
de tranchées, etle jour
six avec beaucoup
des yeux.
la migraine revint avec l'inflammation
futalors
avec la thubarbe etla magnéElle
purgée
comme
sie, et le soir suivant elle repritlélectuaire cessèauparavant. La migraine et Tinflammation
de
elle en fut débarrassée penrent en peu jours;
dant trois semaines, mais la vérole augmentait. --- Page 281 ---
NON PUTRIDE,
J'ordonnai pour lors une petite quantité de chaux
mercurielle à prendre avec l'électuaire de
quina et de valériane: ceci parut bien faire quindix jours, mais la même évacuation
pendant
auparavant.
revint comme
T'ajoutai la thériaque pour
mais en vain. La migraine
Tarrêter,
obligés d'abandonner
revint, et nous fûmes
tous les mercuriels avant de
pouvoir l'arrêter. Je lui conseillai de
campagne, vu qu'il faisait fort chaud passer à la
de laisser-là la vérole,
à la ville ;
2 en empéchant
ses progrès avec les décoctious.
cependant
Elle passa à Sydenham, s'y trouva bien
maine ; on lui conseilla de boire de
une Sepour ce qu'elle appelait
ces eaux 2
purgèrent trois ou
surcharge. Les eaux la
graine
quatre jours de suite ; la mi2 etc. 2 revint, mais fut bientôt
l'électuaire. Je lui défendis alors
dissipée par
cament que la décoction de
tout autre méditendant les premières
salsepareille 2 en atment des maladies
gelées. Comme il y a rareputrides dans cette saison-là,
j'espérais dissiper la vérole par les
sueurs
dans une étuve. En
frictions, et les
furent traités
attendant, les ulcères
avec égale partie d'un doux
et d'onguent bleu : en
digestif
mencement de décembre conséquence, dès le comsuivant, on la fit saliver
par degrés; et elle fut guérie entièrement
accident. Elle but sa décoction de
sans
jusqu'à ce qu'elle eût repris sa couleur, salsepareille
bonpoint, et l'appétit.
son emI.
--- Page 282 ---
NoS
DE LA CONSTITUTION
PUTRIDE.
IL est probable qu'il existe et flotte dans le sang
bien portant, une humeur dun
de tout animal
forjaune pale, dont la bile est principalement
mée, et que le principal organe destiné par la
est le foie. Dans un état
nature à cette opération
même
sain, cette humeur n'est pas acrimonieuse,
le foie en a fait la sécrétion, et qu'elle
après que
le conduit
comme nous
a passé dans
hépatique, mais elle devient fort
le connaissons par le goût;
acrimonieuse quand elle est ramassée dans la vésicule du foie, qualité qui augmente en raison directe du temps qu'elle y reste. Tant que cette
humeur flotte dans le sang, on peut Tappeler
biliaire; quand elle a été séparée, et qu'elle
suc dans le conduit hépatique, on l'appelle
passe
et ensuite bile cystique, ou fiel,
bile hépatique;
quand elle s'est rendue dans la vésicule.
Tant que le suc biliaire conserve ses propres
et reste en quantité convenable, il est
qualités, Tingrédient le plus utile pour la comtoujours de nos humeurs. Dès qu'il n'est plus dans
position
il s'altère,
Tun ou l'autre de ces deux rapports,
de diverses maladies auxquelles
et devient! l'origine
donné différens noms : 1.o quand il est suon a
il devient le principe
rabondant, ténu et àcre,
.
Tant que le suc biliaire conserve ses propres
et reste en quantité convenable, il est
qualités, Tingrédient le plus utile pour la comtoujours de nos humeurs. Dès qu'il n'est plus dans
position
il s'altère,
Tun ou l'autre de ces deux rapports,
de diverses maladies auxquelles
et devient! l'origine
donné différens noms : 1.o quand il est suon a
il devient le principe
rabondant, ténu et àcre, --- Page 283 ---
DE LA CONSTITUTION PUTRIDE.
de la constitution
bondant,
putride ; 2.0 quand il est suraépais et àcre, il produit la
tion appelée communément
constituquand il est fort
bilieuse ; 3,0 mais,
visqueux et d'un jaune
on l'appelle suc atrabilaire,
sombre,
core dans le
comme flottant ensang, et il donne naissance à
fausse
la
bilaire péripneumonie; ; mais quand ce suc atraest séparé du sang, qu'il est
forme une fluxion sur les
déposé ou
led distingner,Tappeler
viscères, on peut, pour
humeur métancolique,
qu'il est la cause la plus commune de la parce
colie, 9 des affections
mélanhypocondriaque et hystérique avec matière. Quand ces obstructions
résolvent, la matière
se
qui se
au goudrou ; c'est
décharge ressemble
pourquoi on l'appelle
yoln, ou atrabile.
pahawa
Telles sont les altérations que subit le
liaire dans ce pays-ci tous les étés
suc bimoisson. Nous
et durant la
les maladies
nous proposons donc d'examiner
qui en résultent, telles que nous les
trouvons actuellement,
blement. Nous
régulièrement et invariaavoir
verrons aussi ce qui résulte de les
négligées, et les différentes méthodes
tées par les praticiens pour les traiter; adopnous tâcherons d'en découvrir la
par-là,
meilleure manière de les
nature et la
traiter,
Il faut bannir toute théorie ou
un sujet de cette
conjecture dans
importance, ne point régler la
pratique par aucune hypothèse, n'admettre
au16.
,
blement. Nous
régulièrement et invariaavoir
verrons aussi ce qui résulte de les
négligées, et les différentes méthodes
tées par les praticiens pour les traiter; adopnous tâcherons d'en découvrir la
par-là,
meilleure manière de les
nature et la
traiter,
Il faut bannir toute théorie ou
un sujet de cette
conjecture dans
importance, ne point régler la
pratique par aucune hypothèse, n'admettre
au16. --- Page 284 ---
2 -
N
DE LA CoxSTITUTION
qui ne soit prise du corps
eune espérience enfin il faut s'arrèter aux faits seuls. Ce
même;
fois assuré, l'on
sans inconvés
point une
peut
nient y joindre une théorie bien réfléchie, pour
confirmer ce que l'on en peut juger, et pour
aider la mémoire : voilà pourquoi j'ai hasardé
digressions, afin de mieux développer
quelques
mes idées.
naturellement fort fluide
L'humeur bilieuse est
fort
comme on le voit par la couet
pénétrante,
blanc des
leur qu'elle répand souvent sur le
yeux;
c'est pourquoi elle est encore séparée à certain
d'autres glandes que le foie : et il n'y
degré par
mieux la surabondance de cette
a rien qui prouve
humeur dans le sang, que la couleur jaune qu'elle
donne à T'urine; couleur qui disparait dès que
cette humeur est évacuée en tout ou en grande
partie. En effet, quand cette humeur est déposée
dans les gros intestins, et conséquemment hors
ordinaire de la circulation, l'urine perd
du cours
devient pâle, comme
sa couleur jaune,quelquefois
il est ordinaire en bonne santé.
On peut cependant dire en général que tout
régime qui rend l'urine jaune et pénétrante, augT'acrimonie de Thumeur biliaire ; et qu'au
mente l'acrimonie de cette humeur diminuera
contraire selon que le régime rendra l'urine pâle
toujours,
et douce.
Une bouche sale, une haleine forte, sont des
du cours
devient pâle, comme
sa couleur jaune,quelquefois
il est ordinaire en bonne santé.
On peut cependant dire en général que tout
régime qui rend l'urine jaune et pénétrante, augT'acrimonie de Thumeur biliaire ; et qu'au
mente l'acrimonie de cette humeur diminuera
contraire selon que le régime rendra l'urine pâle
toujours,
et douce.
Une bouche sale, une haleine forte, sont des --- Page 285 ---
PUTRIDE,
signes certains de la surabondance et de l'acrimonie de l'humeur biliaire. C'est
régime qui nettoie la bouche et rend pourquoi tout
l'haleine
douce, doit être censé corriger les vices de cette
humeur; ; et, 2 au contraire 5 tout ce qui rend la
bouche mauvaise et l'haleine forte, doit être regardé comme irritant, 9 et augmentant les vices
de cette humeur; et on doit s'en abstenir
ce que cessymptômes soient dissipés
jusqu'à
il faut changer le
; après quoi,
régime, de peur qu'en
rant trop long-temps dans l'usage du
persévépremier régime, on ne donne dans un autre extrème
qu'on ne rende la bile trop inerte
2 et
la chylification.
pour exécuter
Quand on vit de farineux, de fruits de
taux, le ventre est libre, l'urine
vég6mais surtout si l'on
est pâle et douce;
et le
ne boit que de l'eau : le miel
petit-lait de présure font cet effet particuliérement. Si, au contraire, , l'on mange beaucoup de
viandes, l'urine devient forte, hante en
la bouche sale et l'haleine insoutenable. couleur,
phénomènes s'accroissent
Tous ces
par les boissons
tueuses et fermentées.
spiriLa bière même fait plutôt cet effet
le
mais surtoutles épices de toutes
que vin;
des plantes que l'on
espèces, et l'usage
appelle alcalines. On
ajouter les choux
peut y
cabus,
verts, 9 particulièrement le chou
9 les asperges et les artichauts,
donne une haute couleur à
L'opium
l'urine 2 en augmente
ènes s'accroissent
Tous ces
par les boissons
tueuses et fermentées.
spiriLa bière même fait plutôt cet effet
le
mais surtoutles épices de toutes
que vin;
des plantes que l'on
espèces, et l'usage
appelle alcalines. On
ajouter les choux
peut y
cabus,
verts, 9 particulièrement le chou
9 les asperges et les artichauts,
donne une haute couleur à
L'opium
l'urine 2 en augmente --- Page 286 ---
-
2TRE
a
DE LA COxSTITUTION
rend la bouche sale 2 la peau fort
T'acrimonie 1
chaude, resserre le ventre plus qu'on ne le penne l'attendrait de la petite quantité
serait, ou qu'on
fois. La même chose est
qu'on en donne en une
vraie des vésicatoires et de la plupart des substances alcalines ou putrides.
aider à
Ces seules observations peuvent nous
bien régler la diète qui convient durant les maladies produites par ces vices de la bile, et peuvent
être d'une grande conséquence pourle traitement.
Les médicamens purgatifs qui teignent beaucoup
d'irriter que de corlurine 2 sont plus capables
ceci est
riger l'acrimonie de Thumeur biliaire:
d'expérience. Il en est de même de tous les amers;
c'est-là peut-être la cause du peu de succès qu'ils
tant
la matière acrimonieuse n'a pas été
ont ,
que
mais, dans le cas débile
corrigée ou évacuée ;
inerte, ils sont du plus grand avantage.
avoir donné une idée générale de cette
Après de
je vais les considérer l'une
classe
maladies,
succèdent
l'autre dans l'ordre qu'elles se
après
et prochainement, , caeteris
entr'elles, régulièrement
selon les. saisons de l'année. Je ne m'arparibus, ,
détail minutieux de toutes les altérèterai pas à un
maurations et de tous les phénomènes qu'une
produire : cela ne finirait
vaise pratique peut y
de la maladie
Je me bornerai à T'histoire
pas.
naturels
ne sont
même 2 à ses progrès
lorsqu'ils
interrompus, et à ce que j'ai été capable
pas --- Page 287 ---
PUTRIDE
à la manière de les traiter
d'observer relativement
la mauvaise
Je toucherai en passant
avec avantage.
ici d'exposer le caractère
pratique, 2 me proposant la cause de la variété
de la maladie 1 de montrer
dans
qu'on a remarqués
infinie des symptômes
embarchacune de ces affections : 1 et qui peuvent effet ces
; quoiqu'en
rasser de jeunes praticiens
les effets des
soient pour la plupart
symptômes
et ne doivent par
médicamens et du régime 2
les vrais sympconséquent pas être rangés parmi Du moins ne les
de la maladie.
tômes spécifiques
un traitement converemarque-t-on jamais avec
nable.
trer
dans
qu'on a remarqués
infinie des symptômes
embarchacune de ces affections : 1 et qui peuvent effet ces
; quoiqu'en
rasser de jeunes praticiens
les effets des
soient pour la plupart
symptômes
et ne doivent par
médicamens et du régime 2
les vrais sympconséquent pas être rangés parmi Du moins ne les
de la maladie.
tômes spécifiques
un traitement converemarque-t-on jamais avec
nable. --- Page 288 ---
A
-
-
DE LA SYNOQUE
PUTRIDE.
Arnis avoir donné une idée de la constitution
épidémique qui règne dans la saison que Sydenham appelle elentre-deuz du printemps et de l'été,
je vais considérer ce qui arrive durant le fort de
l'été
les solides sont le plus relâchés, le
, quand
sang plus dissous que dans toute autre saison ;
particulièrement si le temps est pluvieux et lair
humide. Dans la synoque non putride 9 les solides
n'ont
encore perdu leur ton , ni le sang la
pas
liaison de sa texture. De là la coction et la crise. 9
suivant Hippocrate : ( Le principe vital des parties
et la force vivifiante qui émane du
> solides,
sont la cause efficiente dé la coction. >>
> coeur,
coction des humeurs se
Galien dit aussi, (C que la
> fait par les solides sains du corps, et que c'est
de la nature. Comment. 2, l. 1,1 Epid.
> T'ouvrage
leur
a apud Lacun. > Si les solides n'ont plus
torce naturelle, et que la texture du sang soit détruite,alors iln'y a plus de coction parfaite. Voici
rend son idée sur ce sujet :
comme Hippocrate
e La fièvre est comme un abcès général des veines,
différant
lieu : ce qui est pus hors
5 ne
que parle
vaisseaux, est
dedans. > Ainsi, 2
p des
hypostase
le
d'un ulcère était louable, il conquand
pus
cluait
lessolides et les fluides étaient en bon
que
sang soit détruite,alors iln'y a plus de coction parfaite. Voici
rend son idée sur ce sujet :
comme Hippocrate
e La fièvre est comme un abcès général des veines,
différant
lieu : ce qui est pus hors
5 ne
que parle
vaisseaux, est
dedans. > Ainsi, 2
p des
hypostase
le
d'un ulcère était louable, il conquand
pus
cluait
lessolides et les fluides étaient en bon
que --- Page 289 ---
Dr LA SYNOQUE PUTRIDE,
ordre. Si, au contraire, il voyait que la
de Tulcère fut
décharge
était
mauvaise 9 il concluait que le
dissous et les solides relâchés,
sang
avait quelque défaut de
2 ou qu'il y
émane du
cette force vivifiante, qui
coeur. Si parcillement Thypostase était
louable dans lesaffections
il concluait
accompagnées de fiévre,
que les fluides et les solides étaient en
bon ordre; mais, silhypostase n'était
alors ilappelait la fièvre
pas louable,
> putridité de l'humeur putride, c'est-à-dire, asila
> considérable
Temportait, ou qu'ellefût
; qu'il ne se fit pas
> et qu'il n'eût
depus louable,
pas ses marques
Galien l'explique ainsi dans son caractéristiques.s
> pus est la production d'un commentaire : ( Le
> parfaite coction
bon sang et d'une
; au lieu que la sanie et
> sont celle d'un mauvais
l'ichor
sang et de la
A faction. D
putréAinsi, leuridée sur la putréfaction semble
été UT état des solides et des
avoir
à l'état inflammatoire.
fluides, tout opposé
Quand les solides
sains et la texture du sang bonne
étaient
tenace, ils observaient
ou en partie
qu'un ulcère rendait un
pus louable, et que l'incarnation se faisait
mais quand les solides étaient faibles
bien;
dissous, alors ils
et le sang
rendait
remarquaient que l'ulcère ne
qu'une sanie aqueuse et
ou un ichor aqueux, âcre; de sorte sanguinolente,
nation ne se faisait
que l'incarpas bien; que l'ulcère était
sale, fétide, et s'étendait davantage.
ou en partie
qu'un ulcère rendait un
pus louable, et que l'incarnation se faisait
mais quand les solides étaient faibles
bien;
dissous, alors ils
et le sang
rendait
remarquaient que l'ulcère ne
qu'une sanie aqueuse et
ou un ichor aqueux, âcre; de sorte sanguinolente,
nation ne se faisait
que l'incarpas bien; que l'ulcère était
sale, fétide, et s'étendait davantage. --- Page 290 ---
-
-
2 217
L
DE LA SYNOQUE
un homme d'une bonne santé
Si pareillement
aussi les
et d'une constitution bien saine, ayant
forte texture,
solides bien élastiques,le sangd'une
était pris d'une fièvre par quelque événement, la
cette fièvre était régulière et de courte durée;
coction parfaite, et Vhypostase louable.
Mais si la même fièvre avait lieu dans un sujet
et dont les solides
de mauvaise constitution,
acrimofussent faibles, le sang dissous ou même
nieux, alors il observait que cette fièvre était
et mauvaise. La coction en était
anomale, longue
n'avait rien de
partielle et inefficace; Thypostase
louable. Cette idée qu'Hlippocrate et ses sectateurs
s'étaient formée des fièvres putrides, n'était pas
immédiatetant prise de la cause qui produisait
la fièvre,
de la condition de la cons:
ment
que
la fièvre était produite :
titution dans laquelle
de
et Galien semble penser qu'il n'y aurait pas
s'il ne
un pareil état du
fièvre putride,
précédait dit-il, de fièvre conticorps. C On ne voit pas,
un
froid,ni dans un tempérament
> nue dans âge
soit qu'il le
soit
fût tel d'abord,
3 froid,
qu'il
dans les
> fut devenu : on n'en voit pas non plus
ou dont le corps n'est point
> sujets minces,
3.
> compacte. > Méth. mèd 9, C.
années qu'on me demanda pour
Il y a quelques
de dix ans. M. Fisher
mademoiselle Cop, àgée
fièvre trois
Tapothicaire, me dit qu'elle avait eu la
avait pris les potions salines,
jours, et qu'elle
tel d'abord,
3 froid,
qu'il
dans les
> fut devenu : on n'en voit pas non plus
ou dont le corps n'est point
> sujets minces,
3.
> compacte. > Méth. mèd 9, C.
années qu'on me demanda pour
Il y a quelques
de dix ans. M. Fisher
mademoiselle Cop, àgée
fièvre trois
Tapothicaire, me dit qu'elle avait eu la
avait pris les potions salines,
jours, et qu'elle --- Page 291 ---
PUTRIDE,
25r
avec de la confect.
dant
cardiag., ne présentant cepenaucun mauvais symptôme. On m'envoyait
chercher pour voir si je pourrais arrêter un saignemeut de nez et de bouche qui avait été rebelle
à tout remède que l'on eût tenté, Les linges
vaient faire croire qu'elle avait perdu
poude sang. Je trouvai le pouls
beaucoup
plein,
fréquent et assez
sans dureté; la peau fort chaude et presque couverte de pétéchies, dont quelques-unes
étaient de la largeur d'un écu, de figure irrégulière, d'autres comme des morsures de
l'urine était trouble, la
puces ;
forte.
langue sale, et l'haleine
Je la fis saigner aussitôt : on tira huit onces
de sang avant que le pouls tombât. J'ordonnai
un lavement purgatif
selle,
qui procura une grande
comme il arrive souvent quand la
a précédé. On lui donna à boire
saignée
beaucoup d'eau
d'orge, rendue acidule avec l'esprit de
ordre d'ètre
soufie, avec
tranquille, légèrement couverte, et
placée à un courant d'air au milieu de
au fort de la constitution
l'été, et
putride. Je considérai
ce cas comme une surabondance de
monieux dissous dans
sang acriune jeune fille d'une texture délicate. Je crus qu'il était inutile d'attendre
une fièvre régulière et une crise, c'est
j'ordopnai une légère décoction de pourquoi
avecl l'élizir vitr. et un peu de diacode,ct quinquina de
nuer la boisson précédente,
contiJ'ordonnai ce quinquina, non comme un fébrifuge mais
$
comme
ce cas comme une surabondance de
monieux dissous dans
sang acriune jeune fille d'une texture délicate. Je crus qu'il était inutile d'attendre
une fièvre régulière et une crise, c'est
j'ordopnai une légère décoction de pourquoi
avecl l'élizir vitr. et un peu de diacode,ct quinquina de
nuer la boisson précédente,
contiJ'ordonnai ce quinquina, non comme un fébrifuge mais
$
comme --- Page 292 ---
-
-a
DE LA SYNOQUE
ranimer les fibres et rétablir
un tonique 7 pour
la texture du sang. J'attendais par-là que la nature
deviendrait en état d'opérer la coction de la matière morbifique.
Le matin suivant, je trouvai les sang tiréla veille
fort dissous, le saignement de nez arrêté, le pouls
modéré,la soif abattue, et plusieurs taches, qui,
de livides, étaient devenues d'un jaune foncé:
L'urine était bourbeuse, de différentes couleurs,
et fort abondante. J'ordonnai de continuer les
boissons 2 de manger des groseilles 9 avec une
tasse de lait, du beurre le matin, à midi et le soir;
par ce moyen, les taches diminuèrent chaque
jour. On lui tint régulièrement le ventre libre ;
ile commença à dormir un peu 2 et ses forces
reprirent. Le 9 elle eut une sueur critique et universelle ; ensuite trois selles abondantes, trèsfétides et noirâtres, et la fièvre la quitta. Ceci
semble s'accorder avec ce que dit Galien : ( Cette
> pourriture n'est pas simplement pourriture 9
il a
coction avec. Car, comme
> mais y quelque
force
> il reste encore aux vaisseaux quelque
la coction, Phumeur putrescente
S pour opérer
altération. > On mit alors
> est conduite à cette
de fruits,
la malade à la diète de lait de beurre. ,
elle continua le quinde pain, de riz, d'orge 3
:
quina et T'élixir vitriolique en petite quantité
semaines après, elle prit les bains froids
quelques
Mais au bout
tous les matins pendant long-temps.
mais y quelque
force
> il reste encore aux vaisseaux quelque
la coction, Phumeur putrescente
S pour opérer
altération. > On mit alors
> est conduite à cette
de fruits,
la malade à la diète de lait de beurre. ,
elle continua le quinde pain, de riz, d'orge 3
:
quina et T'élixir vitriolique en petite quantité
semaines après, elle prit les bains froids
quelques
Mais au bout
tous les matins pendant long-temps. --- Page 293 ---
de
PUTRIDE,
quelques semaines, , elle négligea ce
sentit beaucoup
régime,se
était
dappetit; et ceux chez qui elle
luiaccordérent tout ce qu'elle
elle quitta aussi
voulut manger:
bleues de
l'usage du bain ; mais les taches
retour en furent la
avait cependant
conséquence. In'y
même
point de fièvre ; je la remis au
régime : en six semaines , elle fut
Ce cas nous présente la nature
rétablie.
tride, quand elle est
d'une fièvre pucune autre
simple et sans mélange d'auacrimonie, sinon que
est un peu exaltée, Mais
Thumeur biliaire
une fièvre putride
on rencontre souvent
ladies : c'était le compliquée avec d'autres macas de notre jeune fille.
après, sa mère résolut de faire
Un an
enfans ; mais je
inoculer tous ses
personne fût
m'opposai à ce que cette jeune
inoculée,
peu propre à cette
croyant sa constitution
je fus cependant opération. Plusieurs joursaprès,
nités de la
obligé de céder aux
mère et de la
importution que la jeune fille serait grand'mère, à condirigoureux,
tenue à un régime
très-long-temps
lui affermir entièrement la auparavant; espérant
avoir réussi; et elle fut
santé : ce qui parut
enfans, par M, Hayward, inoculée avec les autres
Les autres
rent comme à
enfans allèl'ordinaire, et se
en peu de temps. Mais,
trouvèrent bien
ration, les
cinq jours après T'opépigûres faites au bras de la
commencèrent à rendre
jeune fille
une sanie
devinrent
sanguinolente,
bleues, et s'enflèrent tout autour.
Le
érant
avoir réussi; et elle fut
santé : ce qui parut
enfans, par M, Hayward, inoculée avec les autres
Les autres
rent comme à
enfans allèl'ordinaire, et se
en peu de temps. Mais,
trouvèrent bien
ration, les
cinq jours après T'opépigûres faites au bras de la
commencèrent à rendre
jeune fille
une sanie
devinrent
sanguinolente,
bleues, et s'enflèrent tout autour.
Le --- Page 294 ---
a -
a -
2 Re
NS
DE LA SYxOQUE
la fièvre vint avec tous les symptômes
septième,
antérieure, excepté le saide la fèvre pétéchiale
et
de nez. Je la mis au même régime
gnement des mêmes remèdes que dans sa pre*
à l'usage
parut trèsmière malade. Le dix, la petite-vérole
discrète et bénigne en apparence. Mais la plupart
devinrent d'abord pourprés, ensuite
des boutons
tombât évidemment, et
noirs, quoique la fièvre
Elle fut levée
que la malade reprit ses forces.
le
fut en état même d'aller faire un
tout jour.
les
le dix-huit de l'opération,
tour au jardin;
et elle se trouva bien.
boutons furent desséchés,
formé deux
Iln'y eut que ses bras où il s'était
plusieurs
vilains ulcères, qui ne guérirent que
Elle fut depuis tenue au même
semaines après.
santé.
régime, et jouit depuis d'une parfaite
Qniconque lira Sydenham attentivement, sur
fièvre varioleuse, trouvera qu'il
ce qu'il appelle
épidémique en ce
décrit la constitution putride
la réuet ensuite la même fièvre avec
temps-la,
varioleuse. Quand je consinion de la contagion
vois
la
dère les épidémies de Sydenham, je
que
des fièvres marche dans cet ordre-ci,
succession
durant
savoir : au premier abord du printemps,et
les vents de nord et nord-est, la pituite ramassée
les viscères produisait une espèce de fèvre
dans
formait une fièvre régulière
inflammatoire, qui
les saignées conve-
(homotone ) rémittente après
nables, et quand OIl avait nettoyé les premières
les épidémies de Sydenham, je
que
des fièvres marche dans cet ordre-ci,
succession
durant
savoir : au premier abord du printemps,et
les vents de nord et nord-est, la pituite ramassée
les viscères produisait une espèce de fèvre
dans
formait une fièvre régulière
inflammatoire, qui
les saignées conve-
(homotone ) rémittente après
nables, et quand OIl avait nettoyé les premières --- Page 295 ---
PUTRIDE,
voies; et qui se terminait
venait une intermittente critiquement, ou deque Tinflammation
bénigne, Je vois aussi
la saignée devenait diminuait par degrés, et que
tion que la chaleur moins nécessaire à
de la saison
proporlorsque les vents venaient du sud augmentait, que
que la saison
et de l'ouest,
pluvieux
s'échauffait, que le
et humide (an mois de temps devenait
congestion d'humeurs
juillet), la même
tride, pétéchiale,
produisait une fièvre puqui n'aboutissait
précédente, à une coction
pas, comme la
lières, mais
et à une crise
trainait
régumontât, soit
irrégulitèrement ( soit qu'elle
langage des qu'elle tombât, ou pour parler le
Grees,
paracmastique,) si épaemastique la
2 anabatique Ou
matière
pas évacuée dès le
morbifique n'était
vomitifs que par les commencement, tant par lcs
Je vois
purgatifs,
encore qu'en 1667, 1668,
constitution putride était
1669, cette
tagion
compliquée avec la convarioleuse, et qu'il en
vérole pourprée, En
résulta la petitefiévres, la
comparant ensemble ces deux
Sydenbam synoque non putride et la
vit qu'il fallait
putride,
riée, Dans la
que sa pratique fût vade la fiévre, il synoque non putride, vers la fin
cordiaux,
parlait de bière forte, de
de médicamens
chauds
la
stimulans, pour
suppuration et compléter la
avancer
ann, 1667, etc., art.
crise. Mais il dit,
> fièvre (
6: ( Dans cette espèce de
synoqueputride ), nous ne rencontrons
oque non putride et la
vit qu'il fallait
putride,
riée, Dans la
que sa pratique fût vade la fiévre, il synoque non putride, vers la fin
cordiaux,
parlait de bière forte, de
de médicamens
chauds
la
stimulans, pour
suppuration et compléter la
avancer
ann, 1667, etc., art.
crise. Mais il dit,
> fièvre (
6: ( Dans cette espèce de
synoqueputride ), nous ne rencontrons --- Page 296 ---
T
-
e
Dr LA STNOQUE
qui exige une coc-
> pas une matière grossière comme il arrive
> tion avant d'être expulsée,
mention"
la fièvre intermittente ci-devant
> dans
travail inutile que de tàcher
> née; c'est donc un.
opérer cette esrébullition pour
> d'augmenter
au contraire,
de coction. Ce procédé,
> pèce
la maladie, dont l'essence
3 expose à augmenter
inflammation: ;
dans une très-violente
> consiste
moins convenable ici, que
> procédé d'autant
évacuation pour
nature n'a destiné aucune
D la
les éruptions 2 comme nous
> cette fièvre par
et la
dans les fièvres pestilentielles
> le voyons
d'autres égards elle
> petite-vérole 9 quoiqu'à Il suit donc de-là que
à la dernière.
> ressemble
consister à arrêter T'inflam-
)) toute la cure doit
) Il nous
mation et à donner des rafraichissans.
D
ses rafraichissans. Ce
dit, art. 7, ce qu'étaient
salines, ou autres
n'était pas le nitre ni les potions
mais le
capables de dissoudre le sang;
remèdes
à la salade de la
iruit, T'acide des limons, ajouté
la boisson
saison. Je dirai même qu'il édulcorait défendait en
la diète avec le sirop de limon, et
et
même le bouillon
même temps toutes les viandes,
de poulet.
les écrits de ce grand homme,
Plus je médite
bien de recomplus je l'admire. Il se garde
non pules forts acides dans la synoque
mander
trouver un sang épais
tride, où il pouvait se
ces acides
parce que
et une pituite visqueuse,
saison. Je dirai même qu'il édulcorait défendait en
la diète avec le sirop de limon, et
et
même le bouillon
même temps toutes les viandes,
de poulet.
les écrits de ce grand homme,
Plus je médite
bien de recomplus je l'admire. Il se garde
non pules forts acides dans la synoque
mander
trouver un sang épais
tride, où il pouvait se
ces acides
parce que
et une pituite visqueuse, --- Page 297 ---
PUTRIDE,
coagulent les humeurs. J'ose avancer
serait pas
qu'il ne se
opposé aux sels neutres, aux doux acides, aux fruits murs, au petit-lait, ni à
choses semblables. Mais
d'autres
de dissolution
quand il parle de l'état
du sang, il ordonne les forts acides
tels que le limon, les
coing ; et ensuite il dit pommes d'hiver, ou de
il fut
que le 6 de juillet 1765
obligé d'avoir recours aux acides
les plus forts, dans un cas de
minéraux
colliquation considérable, ou de putréfaction du
art. 8,1. C., il donne cet
sang; après quoi,
le malade du
excellent avis, de tirer
Nt, de le changer de linges, et de
T'exposer à un air libre. Enfin, art.
il
sa pratique par la raison et
9, justifie
infaillible.
par une expérience
Si donc l'on compare lâ pratique de
avec ce qu'Hippocrate a dit de la fiévre Sydenham
pelle typhus, de intern.
qu'il apcombien
affect. C. 41 , on verra
ces deux grands hommes sont d'accord.
Cette fèvre 7 dit Hippocrate,
durant la canicule, et fut
exerça sa fureur
leur mordante dans les accompagnée d'une chachairs, de
d'impuissance à se mouvoir, d'accablement prostration,,
prit, de douleur de ventre, de selles
d'esqui provenait de la résorbtion
fétides, ce
et rendue fétide
la
d'une bile àcre,
l'état
par chaleur de la saison, et de
putride des humeurs en dissolution.
dit que pour la guérir il faut des boissons Or, il
copieuses, des vins blancs acides,
froides
légers, du
Ii
vin
--- Page 298 ---
-
V a
VaIR
'accablement prostration,,
prit, de douleur de ventre, de selles
d'esqui provenait de la résorbtion
fétides, ce
et rendue fétide
la
d'une bile àcre,
l'état
par chaleur de la saison, et de
putride des humeurs en dissolution.
dit que pour la guérir il faut des boissons Or, il
copieuses, des vins blancs acides,
froides
légers, du
Ii
vin
--- Page 298 ---
-
V a
VaIR DELA SYNOQUE
austère, et appliquer des éponges
rouge pur,
trempées dans T'eau froide.
Huxham, jeane
En 1729, au mois de juillet,
alors, vit cette fièvre à Plymouth (de
praticien
33,34.): a Elle attaquait
Aere et Morb. epid., P.
et les sujets
les enfans, les femmes
> surtout
l'estomac,1 les lombes en étaient
> faibles. La tête,
étéla
affectés de même que si c'eût
petite-vérole
>
et ces symptômes étaient
> qui eût voulu paraitre;e
de poitrine, de
d'une oppression
> accompagnés
faiblesse. L'urine était en
> soupirs et de grande
un sédiment
crue, et déposait
> grande partie
tiré n'était pas visqueux. La
> furfuracé : le sang
couverte
était peu sèche 2 mais paraissait
> langue
brunâtre. Vers
de mucus visqueux
> d'une espèce maladie, il arrivait un dévoiement
> le déclin de la
qui surtout, si
une dysenterie,
> et quelquefois les vomitifs au commencement,
> lon avait omis
fatale à quelques-.
excessive et même
D devenait
sédiment de l'urine était parfait,
5 uns. Plus ce
de les tirer d'affaire. .>
> plus il y avait d'espoir
mit en usage,
décrit ensuite le traitement qu'il
1l
encore bien au fait
et Ton voit qu'il n'était pas
devenait
maladie. Il dit a que la saignée
de cette
moins
ne la fit au
1 à
qu'on
> rarementavantagenase, les vomitifs étaient trèset que
> commencementic bienj
; mais imménécessaires. > C'est
jusques-la;
>
il conseille de G fréquens vésicadiatement après
le cinabre
degrés, les cardiaques,
2 toires, et, par
encore bien au fait
et Ton voit qu'il n'était pas
devenait
maladie. Il dit a que la saignée
de cette
moins
ne la fit au
1 à
qu'on
> rarementavantagenase, les vomitifs étaient trèset que
> commencementic bienj
; mais imménécessaires. > C'est
jusques-la;
>
il conseille de G fréquens vésicadiatement après
le cinabre
degrés, les cardiaques,
2 toires, et, par --- Page 299 ---
PUTRIDE,
> etles
opiates. > En tout ceci il a tort.
il dit : G Le petit-lait de vin
Après cela,
de
> layans les
Canaries, les dé1
liqueurs acidules prises
> sement, furent d'une
copieugrande utilité, > Alors ila
raison, de même qu'en disant : ( Vers
> naison de la fiévre,
la termianssitôt que les
> coction parurent,
signes de
nommément le
> dans les urines,
sédiment
avec uue
> fièvre, le
rémittence de la
quinquina aida
> cure. >
admirablement la
Cependant le même Huxham,
proposait de
9 qui, en 1729,
guérir les fièvres
de juillet, par des
putrides au mois
diaques, le cinabre vésicatoires gradués, les carla suite.
s les opiates 9 se corrigea par
les
Conformément donc, il fait, en 1748,
observations suivantes
expérience des
1 après une grande
fièvres putrides: ( Mais
> suré que l'usage des sels
je suis aset des
s et alcalins est fort
esprits volatils
> certainement ils
préjudiciable, en ce que
augmentent l'état
> humeurs, et agissent
putride des
comme autant
> qui accélérent la
d'aiguillonsdestruction. ) Ensuite il
relativement aux vésicatoires
dit,
: a Je
D les applique souvent
pense qu'on
> la fièvre monte
mal-à-propos 9 quand
> mande
considérablement et ne de.
pas d'autre stimulant, >
sels de ces mouches
D'ailleurs les
agissent comme des sels
alcalins, et tendent à avancer la dissolation
putréfaction. J'aurai
et la
encore occasion de dire autre
17.
struction. ) Ensuite il
relativement aux vésicatoires
dit,
: a Je
D les applique souvent
pense qu'on
> la fièvre monte
mal-à-propos 9 quand
> mande
considérablement et ne de.
pas d'autre stimulant, >
sels de ces mouches
D'ailleurs les
agissent comme des sels
alcalins, et tendent à avancer la dissolation
putréfaction. J'aurai
et la
encore occasion de dire autre
17. --- Page 300 ---
-
N
DE LA SYxOQUE
de la cure dé
chose sur cet article en traitant
cette fièvre.
par l'usage que
Quelques-uns se sont imaginés,
cette
distinguer
lon fait du mot putride, pour
les humeurs sont préafièvre de toute autre, que
et exilablement dans un état de putréfaction,
Texpérience, empègent les remèdes qui, d'après
notion donna
chent les viaudes de se gâter. Cette
et
à
du mot antiseptique ,
naissance l'acception
de la mauvaise
a été cause d'une grande partie même qu'on a
pratique qui a prévalu depuis
des
l'étude de la chimie à la connaissance
préféré
n'étudiaient que
maladies. Mais les anciens, qui
la nature et les phénomènes que les maladies poude ce mot putride,
vaient offrir, se servirent
fièvre
trois observations: 1.9 que cette
d'après
odeur forte et fétide à tous les excrédonnait une
T'urine, P'haleine; 2.0 que les
mens, à la sueur,
fièvres se
cadavres des sujels morts de ces
pouaussitôt que les malades mourissaient presque
cet état des humeurs
raient; de là ils inféraient que
tout
de putréfaction que
était plus susceptible
avait été tiré de ces
antre; 3.0 que le sang qui
d'une memrefroidissant,
malades se couvrait,en semblable à la couleur d'une
brane verdâtre,
c'est l'effet,
viande gâtée. Mais nous savons que
examiet non la cause de la fièvre. Car si nous
il a la counons le sang tiré au commencement, il est froid,
leur brillante du vermillon ; quand
de là ils inféraient que
tout
de putréfaction que
était plus susceptible
avait été tiré de ces
antre; 3.0 que le sang qui
d'une memrefroidissant,
malades se couvrait,en semblable à la couleur d'une
brane verdâtre,
c'est l'effet,
viande gâtée. Mais nous savons que
examiet non la cause de la fièvre. Car si nous
il a la counons le sang tiré au commencement, il est froid,
leur brillante du vermillon ; quand --- Page 301 ---
PUTRIDE,
il se sépare de lui-méme en caillot et én sérosité, moins qu'il ne soit
serve la vivacité de sa couleur, très-corrompu; con
tous
et parait bon à
égards, excepté qu'il est trop tendre, Si l'on
veut tirer le caillot hors de la sérosité, il
dans les doigts et teint la sérosité; s'échappe
quand le sang n'a
au lieu que
pas perdu sa texture, il
trouve un fort principe glutineux,
s'y
ditau chapitre de
comme je l'ai
l'inflammation. Un
dissous
ne formera pas de couenne vraiment sang
toire ; mais quand la fièvre est tombée inflammapendant
quelquesjours, on trouvera,en examinant le
qu'il a perdu de sa couleur. Quand il est sang,
il se couvre de cette membrane
froid,
les anciens prenaient
verdâtre que
tion,
pour un signe de putréfacquoiqu'il soit noir et dissons au-dessous.
Il semblerait donc que la nature tendrait
même but dans un sujet dont les vaisseaux au
élastiques 2 le sang tenace, et dans un
sont
et exténué, dont les solides sont lâches sujet faible
dissous,eesta-dire,
et le sang
d'expulser la matière morbi.
fique dans les deux cas parle moyen d'une fièvre;
que la fièvre produit dans les deux la matière
couenneuse 1 parle secours de laquelle la matière
morbifique est embarrassée 2 et
l'on peut parler ainsi, Cette fièvre enveloppée 2 si
forte viscosité dans le sujet robuste produit une
propre aux fins que Ja nature
3 laquelle est.
au lieu que, dans le sujet faible peut se proposer ;
2 elle est aussi
sang
d'expulser la matière morbi.
fique dans les deux cas parle moyen d'une fièvre;
que la fièvre produit dans les deux la matière
couenneuse 1 parle secours de laquelle la matière
morbifique est embarrassée 2 et
l'on peut parler ainsi, Cette fièvre enveloppée 2 si
forte viscosité dans le sujet robuste produit une
propre aux fins que Ja nature
3 laquelle est.
au lieu que, dans le sujet faible peut se proposer ;
2 elle est aussi --- Page 302 ---
-
- a
-R
Dr LA SYNOQUE
tres-faible,et n'a guères d'efficacité, en obserqu'il s'opérera à la longue dans
vant cependant
en
de temps
le sujet faible, ce qui se fera
peu
dans le sujet robuste.
Pour expliquer la nature de la constitution putride, telle que nous la voyons tous les ans , et
régulièrementici, il faut la diviser. 1.° Il y a un
état de dissolution du sang qui arrive à peu près
individu,'on à un plus ou moins grand
à chaque
de juillet, et
nombre vers le commencement
du mois
continue même pendant une partie
d'août, c'est-a-dire, jusqu'à ce qu'il soit remplacé
lequel,s suivant Sydenham,
par le cholera-morbus,
aussi constamann. 1669, C. 2,art. I, ( arrive
à la fin de l'été et vers le commencement
> ment
les hirondelles au commen-
> de l'automne, que
vers le milieu
> cement de l'été 2 et le coucou
D de la même saison. s
du
S'il ne se joint rien à cette dissolution
sang,
de la saison le corrige par degrés 7
le changement
la texture des humeurs, et on nes'en
et rétablit
Mais si par événement un sujet est
aperçoit pas.
fièvre étant
saisi d'une fièvre durant ce période,la
alors compliquée a vec cette dissolution du sang,
d'une espèce putride 2 à moins
elle est toujours
vigoureux
que le sujet ne soit extraordinairement
et bien portant.
espérience qu'il y a quatre
Nous voyons par
de
états différens du sang. I.O Il y a une espèce
eurs, et on nes'en
et rétablit
Mais si par événement un sujet est
aperçoit pas.
fièvre étant
saisi d'une fièvre durant ce période,la
alors compliquée a vec cette dissolution du sang,
d'une espèce putride 2 à moins
elle est toujours
vigoureux
que le sujet ne soit extraordinairement
et bien portant.
espérience qu'il y a quatre
Nous voyons par
de
états différens du sang. I.O Il y a une espèce --- Page 303 ---
PUTRIDE,
sang dont les globnles
fort nombreux.
rouges sont très-denses et
la cohérence
Tout le sang est fort pesant, mais
peut le
des globules est faible; de sorte qu'on'
comparer à cet égard au
pas la tenacité
mercure, n'ayant
jeunes sujets d'un requise. Il est fréquent dans les
teint vermeil
ans jusqu'à
depuis dix-huit
aux
vingteinq, ce qui les rend si sujets
à la moindre hémorragies tant du nez que des poumons,
et
celui occasion. 2.Ily: a un sang
tenace,
de la constitution
visqueux
3,0 Ily a une espèce de
inflammatoire.
globules
sang léger dans lequel les
rouges sont en petit
en mucosité et en sérosité, nombre. Il abonde
titution
comme dans la consleucofegmnatique, et dans la
spontanée ; 4. un sang dissous de glatineuse
putride 2 ce qui, selon
constitution
quelque acrimonie
Huxbam, est l'effet de
liaison des
qui détruit le principe de la
etla
globules rend le caillot
sérosité plus rouge qu'elle n'est plus tendre,
et ressemblante à du vin de
naturellement,
Ily a quatre sortes
Bourgogue.
saline, T'acrimonie d'acrimonies : Facrimonie
et cette espèce d'acrimonie rance 2 Tacrimonie putride 2
animaux, plantes,
particulière à guelques
parmi
fossiles, qu'on appelle
lesquels on peut
poisons,
comprendre les
morbifiques des maladies.
miasmes
Lacrimonie saline se subdiviseen
T'alealine, la
trois: Tacide,
gule le sang murintique. On sait que l'acide coadedans et hors du
corps.
ie
et cette espèce d'acrimonie rance 2 Tacrimonie putride 2
animaux, plantes,
particulière à guelques
parmi
fossiles, qu'on appelle
lesquels on peut
poisons,
comprendre les
morbifiques des maladies.
miasmes
Lacrimonie saline se subdiviseen
T'alealine, la
trois: Tacide,
gule le sang murintique. On sait que l'acide coadedans et hors du
corps. --- Page 304 ---
a
K <
Ta - 4
DE LA SYNOQUE
MM. Johnston et Jolly, , chimistes, me consul
térent pour un de leurs manipulateurs
gnait de scorbut à la
qui se plaibouche, et dont il souffrait cruellement. Cet homme élait entièrement
défait, toute sa graisse fondue, sa peau sèche et
dure, sa langue semblable à un morceau de boeuf
cru ; il avait les gencives rouges, rudes
inégales. Le pouls était lent et
9 apres,
irrégulier, mais ni
petit,ni mou; les mains et la peau étaient
et il se plaignait d'un frissonnement
froides,
perpétuel; le
ventre était un peu dur et prominent; les selles
élaient âcres ; il sentait de fortes douleurs dans
les intestins, avait un faux appétit; mais tout ce
qu'il mangeait s'aigrissait si fort sur son estomac,
que quand il en sortait quelque chose en rotant,
cela lui enlevait de la peau du gosier: l'urine était
platôt pâle, mais si mordante qu'elle l'écorchait,
Elle fermentait vivement avec les sels
alcalins, ct
en saturait une grande quantité. Je lai ordonnai
un élecluairede rhubarbe et de magnésie, à
dre souvent durant la journée de
pren2
manière
en fut purgé; de boire de l'eau de craie froide, qu'il
de manger le maigre de la viande un
morti- 5
fié,lui permettant fort peu de pain et peu de sel, défeudant le lait, les végétaux et les liqueurs fermentées. Son sang était d'une couleur vive ne
tormait pas de croûte visqueuse ; mais le caillot 2
était fermement lié, et la sérosité toute claire,
Quelquesj jours après, le ventre était devenu mou
ire de l'eau de craie froide, qu'il
de manger le maigre de la viande un
morti- 5
fié,lui permettant fort peu de pain et peu de sel, défeudant le lait, les végétaux et les liqueurs fermentées. Son sang était d'une couleur vive ne
tormait pas de croûte visqueuse ; mais le caillot 2
était fermement lié, et la sérosité toute claire,
Quelquesj jours après, le ventre était devenu mou --- Page 305 ---
PUTRIDE.
et moins volumineux; ; alors il
dre l'électuaire suivant
commença à pren-
: Prenez confection cardiaque, poudre d'écailles dhuitres, de
once; rhubarbe et sel de tartre,
chaque une
drachme, et en
2 de chaque une
poudre s toutes les six
gros comme une muscade, Trois fois heures,
prit trois cuillerées de la mixture
par jour il
infusion amère six
suivante : Prenez
onces ; teinture
nne once, Il se tira d'affaire
aromatique,
était chimiste de
par ces remèdes; ; il
instruit de la
profession 9 et, ayant été ainsi
le
maladie 2 il varia sa diète comme
crut à propos. De là je conclus
il
nie acide ne dissout
que l'acrimopas
pas le sang, et ne le rend
susceptible de
extrêmement
putréfaction, quoiqu'elle soit
abondante.
L'acrimonie muriatique, quoique regardée ordinairement comme n'étant qu'un sel marin
cependant comprendre la
1 peut
neutres tels
plupart des autres sels
que le nitre 27 le sel ammoniac
s'accordent tous en ce qu'ils peuvent dissoudre 2 qui
sang 7 quoique différens dans leurs
le
titutives, Ils semblent
parties cons:
diviser
2 comme le dit
et séparer les globules du
Huxham,
pointes salines ; c'est
sang par leurs
plus aisément
pourquoi ceux qui sont le
altérés par lénergie de nos vaisseaux, sont à cet égard les moins
de là peut-étre aussi
dangereux. C'est
utilité dans les
que vient une partie de leur
maladies
ciens se servaient d'eau inflammatoires. Les ande mer et de sel marin
titutives, Ils semblent
parties cons:
diviser
2 comme le dit
et séparer les globules du
Huxham,
pointes salines ; c'est
sang par leurs
plus aisément
pourquoi ceux qui sont le
altérés par lénergie de nos vaisseaux, sont à cet égard les moins
de là peut-étre aussi
dangereux. C'est
utilité dans les
que vient une partie de leur
maladies
ciens se servaient d'eau inflammatoires. Les ande mer et de sel marin --- Page 306 ---
N
DE LA SYNOQUE
et altérans. Je ne sais
pour vomitifs, 2 purgatifs
quoiqu'on
pourquoi on les a négligés long-temps,
médiles ait rappelés à présent dans l'ordre des
Le sel marin passe
camens, avec grand avantage,
la principale cause du scorbut de mer 1 qui
pour
les provisions salées
ravage les équipages, quoique
le même effet dans les garnisons
ne produisent pas
fraiche qu'on a
à si haut degré,à cause de T'eau
sels
sur terre. Nous savons que l'acide de tous ces
sulitairement, rétablitla syncrasie du sang;
pris
leur vertu dissolvante parait résider
de sorte que
du mixte. Quand
dans le principe alcalin et amer
un
donne cess sels dans lintention de résoudre
on
et de discuter une matière visqueuse 2
flegmon,
daus l'état de neutralité. Mais si l'inon les doune
de tempérer
tention est de modérer la chaleur 7
de rétablir la texture du sang disIa fermentation,
mieux à
sous, alors les acides seuls répondent
les
de manière à les rendre
Tintention, en
délayant
des malades est,
agréables à l'estomac : le palais
le meilleur indice que l'on doive
dans ce cas 1
et l'acide
suivre. Ainsi le sel est antiphlogistique,
pur ou solitaire antiseptique.
dans le sang,
Les substances alcalines portées
détruisent la texture, et causent des maladies
en
que les meilleurs pratiputrides. C'est l'opinion
depuis quel.
ciens ont en général adoptée ; mais,
bien intentionques années, 9 plusieurs personnes
concluant
nées se sont abusées elles-mêmes, en
l'on doive
dans ce cas 1
et l'acide
suivre. Ainsi le sel est antiphlogistique,
pur ou solitaire antiseptique.
dans le sang,
Les substances alcalines portées
détruisent la texture, et causent des maladies
en
que les meilleurs pratiputrides. C'est l'opinion
depuis quel.
ciens ont en général adoptée ; mais,
bien intentionques années, 9 plusieurs personnes
concluant
nées se sont abusées elles-mêmes, en --- Page 307 ---
PUTRIDE,
d'expériences faites à ce sujet sur la chair d'animaux morts. On a trouvé, par
sel marin, le
exemple, que le
les
salpêtre, les gommes, les épices,
amers, les aromates, la chaux vive, et les sels
àlcalins pouvaient servir à embaumer les substances animales, et les conserver
sans altération : de là on a précipitamment tres-long-temps
que ces matières étaient
conclu
dies auxquelles
propres pour des malaon appliqua, par analogie, en les
nommant putrides, l'idée qu'on avait de la putréfaction des substances animales
devait considérer
mortes; mais on
les chairs
que ces matières n'agissent sur
mortes qu'en condensant les fibres, en
exaltant les sels et les huiles, et en détruisant
doux mucus qu'elles font
ce
la saumure. Ces
fondre, et mélent avee
expériences et ces
nous apprennent seulement l'art de observations
confire, et assaisonner les
préserver,
à guérir les maladies des viandes, mais non pas
avoir de vraie
corps vivans. On ne peut
connaissance médicale des
tiques, qu'en recherchant les
antiseptances, qui, d'après
propriétés des subston
les
l'expérience, rétablissent le
que
solides peuvent avoir perdu, corrigent T'acrimonie prédominante,
sa liaison et sa texture,
rendent au sang
et les sels,
sans exalter les huiles
sans brûler ou détruire le mucus
turel et essentiel, en
nachaleur
augmentant la force de la
ou la cause qui la produit. Si nous
minons, sur ce principe, les effets des
exasubstances
d'après
propriétés des subston
les
l'expérience, rétablissent le
que
solides peuvent avoir perdu, corrigent T'acrimonie prédominante,
sa liaison et sa texture,
rendent au sang
et les sels,
sans exalter les huiles
sans brûler ou détruire le mucus
turel et essentiel, en
nachaleur
augmentant la force de la
ou la cause qui la produit. Si nous
minons, sur ce principe, les effets des
exasubstances --- Page 308 ---
- -
DE LA SYNOQUE
introduites dans le sang, nous trouvealcalines
dissolvent en altérant sa texture, de
rons qu'elles
d'affections
manière à le rendre plus susceptible
putrides. On sera convaincu de ma proposition,
de Lewenhoeck à Wren ou Arbuen lisant l'épitre
détail
Huxnot, sur la diète, , P. 106, ou le
que
ham nous donne du personnage de Cornouaille,
l'état
et dissous du
dans son Essai sur
putride
mais
sang. Je puis en donner plusieurs preuves,
une suffit.
d'une constitution vigouLe colonel M... était
affections
reuse et brillante, mais fort sujet aux
inflammatoires. Je le mis à l'usage de la lessive
des douleurs de gravelle (1);
de M. Blackrye, pour
de l'été, et
une bonne partie
il en prit pendant
Il eut par hasard un
s'en trouva fort soulagé.
fièvre
en
rhume qui fut suivi d'une
légère
petit
en peu de jours.
apparence, mais qui augmenta
s'abattre avec
Son sang était tout dissous ; je le vis
de
au point de m'alarmer.
des signes putréfaction,a
lui
Je vis à ce sujet M. Guillaume Duncan 2 qui
sauva la vie à force d'acides, en persistant longdans une diète de fruits et de végélaux.
temps chaux n'est
à beaucoup près, si danL'eau de
pas,
d'idimbourg, nous
gereuse. Le docteurliutherfort,
Traité intitnlé : Recherches sttr les Médi-
(r) Voyez un petit imprimé il y a environ quatro ans,
camens tithontriptiques,
chcz Wilson , dans lc Strand.
ce sujet M. Guillaume Duncan 2 qui
sauva la vie à force d'acides, en persistant longdans une diète de fruits et de végélaux.
temps chaux n'est
à beaucoup près, si danL'eau de
pas,
d'idimbourg, nous
gereuse. Le docteurliutherfort,
Traité intitnlé : Recherches sttr les Médi-
(r) Voyez un petit imprimé il y a environ quatro ans,
camens tithontriptiques,
chcz Wilson , dans lc Strand. --- Page 309 ---
HUTRIDE.,
26g
ditdans une de Ses leçous
bu de l'eau de chaux
cliniques, qu'il avait
pendant plusieurs années,
sans inconvénient , et avait empéché par là le
gravier de se former dans ses reius 5 que, dès
qu'il àvait quitté cette eau, il s'en élait senti
atlaqué.
Le docteur Alston fit la méme chose
douleurs
pour des
d'estomac; comme je le fais aussi actuellement pour des aigreurs, etje m'en trouve toujours bien. Mais ce ne sont ici que des
particulières pour les cas où la constitution preuves
est
sujette à une acrimonie acide. Je ne voudrais
pas (r) cependaat conseiller même l'eau de chaux
aux sujets portés naturellement aux affections
trides ou bilieuses : ces
pusujets ne se plaiguent
jamais d'acides dans leur estomac,
ils
2 même quand
déjeànent avec du beurre chaud et du thé
mangent des groseilles inconsidérément
lait,boivent du
avec du
ponche fort aigre, etautres choses
semblables.
(1) M. de Haën (Rat. med. p.2, c.12)
dans laquelle il dit avoir fait prendre
rapporte une cure, 2
de Venise, . quinze cents livres d'eau de dix-sept livres de savon
lait; et demande
chaux s et autant de
ensuite, 9 sed usus tantus alcalinorum an solue
tionem humorum putridissimam non minitetur P Il
id
Whytt, aliique cum illo observarunt
répond ,
homine simile
nunquam : neque in neo
de M. Grant quidquan apparuit. Je crois que les réflexions
sont plus sages que cette réponse. M. de
fort exact d'ailleurs dans le rapport des faits, n'est
Haën,
assez attentif aux exceptions qu'il faut faire.
pas toujours
uite, 9 sed usus tantus alcalinorum an solue
tionem humorum putridissimam non minitetur P Il
id
Whytt, aliique cum illo observarunt
répond ,
homine simile
nunquam : neque in neo
de M. Grant quidquan apparuit. Je crois que les réflexions
sont plus sages que cette réponse. M. de
fort exact d'ailleurs dans le rapport des faits, n'est
Haën,
assez attentif aux exceptions qu'il faut faire.
pas toujours --- Page 310 ---
-
DE LA SINOQUE
Les épices 7 les semences, les racines chaudes,
ressemblance avec les
ont paru présenter quelque
sels alcalios, et, pour cette raison, on les a appeldes plantes alcalines; mais elles ne sont pas de
beancoup si pernicieuses. Leurs parties les plus
actives résident dans leur huile essentielle, de
sorte qu'elles sont comme des savons végétaux.
Cependant, dans les pays chauds où l'on en use
beaucoup, on les corrige en partie par la quantité
l'on boitavec;
des fruits, - et de liqueurs acides que
en lave l'acrimonie, en
ce qui en grande partie
des hucontiuuellement dans ce torrent
passant
meurs. Mais on a observé que le pauvre peuple
vit surtout de fruit 1 de riz et
de Bengale, qui
de iait, n'est pas si sujet aux fièvres et aux dysenteries, que les riches et les voluptueux qui se
livrent à la bonne chère 2 et font un grand usage
de mets de haut goût. En effet, les gens qui manbeaucoup de viandes, et] prenneut peu d'exergent
besoin
de vin 2 pour aider la
cice, , ont
d'épices,
digestion,
la
On remarque que les Français gardent pour
leurs viandes jusqu'à ce qu'elles soient
plupart
mortifiées, et ensuite les corrimême plus que
Les
avec le sel , les végétaux et les acides.
gent
vues en Bourgogne ne se putréviandes que j'ai
fiaient pas si vite que chez nous. Elles prenaient
une couleur verdâtre, qui y formait une espèce
de croûte tout autour, et semblait les préservera
pices,
digestion,
la
On remarque que les Français gardent pour
leurs viandes jusqu'à ce qu'elles soient
plupart
mortifiées, et ensuite les corrimême plus que
Les
avec le sel , les végétaux et les acides.
gent
vues en Bourgogne ne se putréviandes que j'ai
fiaient pas si vite que chez nous. Elles prenaient
une couleur verdâtre, qui y formait une espèce
de croûte tout autour, et semblait les préservera --- Page 311 ---
PUTRIDE.
Quand elles étaient accommoddes, le
fort brun,
jos en était
la fibre
parce qu'ils'y dissolvait une partie de
; et le maigre en était fort tendre. Je
m'accommodais fort bien de ces
été toute ma vie
viandes, ayant
même
sujet aux aigreurs. Mais, par la
raison, ellesanraient été trop putrides
des sujets d'une constitution différente;
pour
que si nous imitions les
et je pense
Français en ce point, et
que nous négligeassions nos
ils le font, les maladies
appartemens, comme
putrides seraient
communes chez nous
plus
Leur
qu'elles ne le sont à présent.
climat sec ne demande pas des
si propres, ou des provisions aussi fraiches appartemens
chez nous,
que
L'acrimonie putride est particulière aux
tances animales; car, 2 quoique les végétaux subs.
veaux et frais se pourrissent
nouprime, et
quand on les comqu'enfin ils rendent un sel
fermentent avec les acides
alcalin, et
souvent des
2 comme on le voit
tas de foin, cependant c'est
un alcali fixe,produit de
plutot
volatil
combustion, que T'alcali
fétide, 5 qui est le produit des
animales en
substances
putréfaction. La putréfaction
donc être dans les substances
semble
la fermentation dans les
animales, ce qu'est
opération
végétaux 7 savoir, 9 une
par laquelle les parties
sont séparées, la viscosité naturelle constitutives
huiles sont atténuées et deviennent détruite 2 les
sels fétides, volatils,
rances 2 les
alcalins, et les fibres solides
ide, 5 qui est le produit des
animales en
substances
putréfaction. La putréfaction
donc être dans les substances
semble
la fermentation dans les
animales, ce qu'est
opération
végétaux 7 savoir, 9 une
par laquelle les parties
sont séparées, la viscosité naturelle constitutives
huiles sont atténuées et deviennent détruite 2 les
sels fétides, volatils,
rances 2 les
alcalins, et les fibres solides --- Page 312 ---
N
DE LA SYNOQUE
sache, les meilleure
se dissolvent. Autant que je
de pu:
chimistes sont d'accord sur ces opérations
tréfaction. Si cela est, nous pouvons inferer que
de la putréfaction est un sel
ce dernier produit
produit
fétide(t), volatil, alcalin. La fermentation
douce 1 ensuite un esprit
d'abord une liqueur le dernier terme de la ferinflammable; ce qui est
contenu
mentation vineuse, dont le principe est
dans la levure. Alors commence une autre feracéteuse 1 dont le dernier
mentation 2 appelée
acide fermenté. Le
terme cst le produit d'un pur
contenu
de la fermentation acéteuse est
principe
l'on appelle la lie supérieure s'
dans ce nuage que
quand elle est
ou,selon T'Anglais, mère, parce que
elle hâte
mêlée avec la décoction d'une plante 2
s'efbeaucoup l'opération par laquelle le vinaigre ferla levure le fait de la
fectue, de même que
mentation vineuse.
communiquent la même
Cessubstances putrides
animalesavec
mortification à toutes les substances
bouelles sont en contact , comme les
lesquelles
souvent dans leurs boutiques.
chers l'observent
produisent souvent
Les vapeurs quis'en exhalent,
le
Gèvres
et maligues, dans lesquelles
des
putrides
cela se voit ordisang est fort dissous 1 comme batailles. La même
nairementaprès les siéges et les
Oui; mais il disparait à mesure que la putréfaction
()
s'achève,
alesavec
mortification à toutes les substances
bouelles sont en contact , comme les
lesquelles
souvent dans leurs boutiques.
chers l'observent
produisent souvent
Les vapeurs quis'en exhalent,
le
Gèvres
et maligues, dans lesquelles
des
putrides
cela se voit ordisang est fort dissous 1 comme batailles. La même
nairementaprès les siéges et les
Oui; mais il disparait à mesure que la putréfaction
()
s'achève, --- Page 313 ---
PUTRIDE,
chose est arrivée par la puanteur d'insectes
et
morts
pourris, comme l'a remarqué F. Hoffman. Cependant les causes les plus communes des affections putrides sont, J. le défaut de sécrétions et
d'excrétions naturelles 1 destinées à charrier hors
du corps les parties putrides et récrémentenses
des humeurs; 2.0 manger des substances
putrides;
3.respirer un air stagnant et imprégné des exhalaisons des matiéres putrides, ou de T'haleine
de la transpiration de plusieurs
et
animaux fermés
ensemble dans un endroit clos.
Tous ces inconvéniens se réunissent contre les
gens de mer, L'humidité empèche leur
tion ; le mouvement continuel les
transpiradorment dans
constipe : ils
un air renfermé 9
les exhalaisons de la sentine
corrompu par
molécules
2 et imprégué des
qui s'échappent du corps de chacun
d'eux. Joignons à cela le
bons
manque ou le peu de
breuvages, 9 de racines, 9 de végétaux frais
la constitution putride de leurs viandes et de leur 9
eau,les changemens subits du froid et du
de la sécheresse et de
chaud,
Thumidité, à quoi ils sont
continuellement exposés : nous pourrons rendre
compte de leur scorbut, sans rapporter le tout à
la quantité du sel dont ils usent. Ainsi, le
de mer est (r) un état de dissolution du
scorbut
sang, 2 pro-
(s) Ces réflexions de M. Grant répondent à bien des
cultés que M. de Haën s'est faites à
diffiI.
lui-méme, 2 sans rien ré18 --- Page 314 ---
L
N
DE LA SYNOQUE
venant d'une acrimonie putride, jointeà une acrimonie saline; au lieu que le scorbut commun de
nos Anglais est un état dedissolution du sang pro*
venant du mélange d'une acrimonie putride avec
acrimonie rance. L'humidité naturelle et les
une
la
changemens subits de l'air empêchent beauconp
continuel des viandes distranspiration; ; l'usage
pose nos humeurs à certain degré de putréfaction.
Nous mangeons la graisse et le beurreau pointd'excéder toutes les forces de l'estomac : ces substances
se rancisent donc, etnous nous eu apercevons quelquefois avant même qu'elles soientsorties de l'estodans les vaismac;mais elles passent fréquemment
seaux, se mélentavec le sang, et sont déposées dans
différentes parties du corps; c'est ce quirend gras,
bouffi et ventru. Alors elles restent en stagnation,
le scorbut, la goutte
se corrompent, produisent
et autres maladies. Si par hasard il survient une
fièvre quelconque, elles la rendent très-dangereuse.
un
dans
Je me rappelle ici ce que j'entendis jour
Ce qu'on y dit, quoique plauune consultation.
sible, n'en était pas moins mal fondé. Un de mes
amis pensait alors que la digestion des substances
animales se faisait dans l'estomac par la putréfaction, et celle des végétaux par la fermentation;
sondre de précis. Yoyes ses Obs. sur le Scorbut; d'autres ont
mieux examiné cette matière,
, elles la rendent très-dangereuse.
un
dans
Je me rappelle ici ce que j'entendis jour
Ce qu'on y dit, quoique plauune consultation.
sible, n'en était pas moins mal fondé. Un de mes
amis pensait alors que la digestion des substances
animales se faisait dans l'estomac par la putréfaction, et celle des végétaux par la fermentation;
sondre de précis. Yoyes ses Obs. sur le Scorbut; d'autres ont
mieux examiné cette matière, --- Page 315 ---
PUTRIDE,
que ces deux opérations se détruisaient l'une
lautre. Ainsi il concluait que les substances animales et végétales ne ponvaient bien se digérer
lorsqu'elles se trouvaient ensemble ; de sorte
celuiqui mange des viandes ne devait
que
de pain en même
pas prendre
temps, et vice versa. II ne faut,
pour réfuter cette
opinion 9 que l'expérience
journalière : on mange continuellement l'un et
l'autre ensemble, 9 et cependant on les
se nourrit.
digere, on
On peut néanmoins prouver que les substances
animales ne sont pas digérées par
Voici une
putréfaction.
chien de expérience : qu'on remplisse bien un
charogne, 9 et qu'on le tue une heure
après, pour examiner: rson
la viande qu'il avait
estomac,ony trouvera
de la moindre
prise, 2 corrompue, exempte
d'être
marque de putréfaction 3 au lieu
encore plus gâtée après une heure de die
gestion.
Celle des végétaux n'est pas non plus
par la fermentation. Qu'on ouvre
opérée
trouvera dans le
une brebis, on
premier ventricule les
mélés avec une humeur glaireuse
végétaux
cérés. On les trouvera, dans le
2 mous et masecond
dans un véritable état de digestion
ventricule,
nation, mais sans aucun
après la rumisigne de fermentation:
Ainsi la digestion est donc une opération
ment différente de la fermentation
égalefaction ni
et de la putré-
; l'une ni l'autre ne peuvent avoir lieu
18..
trouvera dans le
une brebis, on
premier ventricule les
mélés avec une humeur glaireuse
végétaux
cérés. On les trouvera, dans le
2 mous et masecond
dans un véritable état de digestion
ventricule,
nation, mais sans aucun
après la rumisigne de fermentation:
Ainsi la digestion est donc une opération
ment différente de la fermentation
égalefaction ni
et de la putré-
; l'une ni l'autre ne peuvent avoir lieu
18.. --- Page 316 ---
N
DE LA SYNOQUE
estomac sain, tant que les organes sont
dans un
putrien bon état; de sorte que toute flatulence,
de
dité, ou aigreur de l'estomac 1 sont un signe
digestion, et les avant-coureurs de mille
mauvaise
désordres 1 si l'on n'y remédie promptement.
est de tous les minéraux celui qui
Le mercure
dissoudre le sang; il le
a le plus grand effet pour
il est évirend putride à certain degré, comme
la
de l'haleine, de la sueur et
dent par puanteur
à l'urine
de la couleur de l'urine qui ressemble
des fièvres putrides. J'ai lieu de croire
trouble
de l'antimoine produit le
que la partie réguline
effets
même effet. C'est pourquoi ses prétendus
salutaires dans les fièvres putrides, me paraissent
douteux 7 à moins qu'il n'opère comme
plutôt
ou qu'il ne soit bien corrigé,
émétique,
végétaux qui dissolvent sensiIl est plusieurs
le
Paloès, l'eau
blement le sang; tels que jalap,
distillée du laurier-cerise, la cigué aquatique, et
des purgatifs résineux 2 ou peut-être
la plupart
animaux
La
des poisons
produisent
tous.
plupart
degré; tels que le poison
cet effet à un très-grand
de certains
porté dans le sang par la morsure
celui de différens insectes mélés avec
animaux,
d'insectes morts, 2 des
les alimens 2 la puanteur
corrompus ou des viandes putrescentes ;
corps
de certaines
mais surtout les miasmes morbifiques
les
: ce qui a été observé par
fièvres pestilentielles en ont parlé. Galen. 1. I 2
meilleurs auteurs qui
et effet à un très-grand
de certains
porté dans le sang par la morsure
celui de différens insectes mélés avec
animaux,
d'insectes morts, 2 des
les alimens 2 la puanteur
corrompus ou des viandes putrescentes ;
corps
de certaines
mais surtout les miasmes morbifiques
les
: ce qui a été observé par
fièvres pestilentielles en ont parlé. Galen. 1. I 2
meilleurs auteurs qui --- Page 317 ---
PUTRIDE,
Epist. I, de Feb, dif: c.4. Forest:
II et 26. Hoffm. Med,
Observ. I. 4,obs.
Fund, Chym. T.
rat. T.I, p. 291. Stahl,
La
II, part. Il,sect.1, c. 5.
signification du mot putride
maladies , diffère donc à ceriain
appliqué 'aux
tion commune
point de Taccepcorps morts. qu'on luidonne quand on parle de
s en tant que cette
d'une disposition
putridité provient
duite
morbifique des
par diverses causes.
humeuis, propuisse pas encore être
Quoique cet état ne
avant la mort,
vraiment appelé putride
approche autant cependant, en certains cas, , il en
l'état de vie.
que cela peut s'accorder avec
L'expérience de
nous a prouvé que cette
plusieurs siècles
disposition est
fréquente en juillet et août dans
surtout
vrai qu'il peut y avoir
ce pays-ci. Il est
en toute saison.
une disposition putride
Ilen est différentes
que les camps, les
causes. 9 telles
prisons, les
les
vaisseaux, les siéges des villes. hôpitaux,
Maisje m'arrête à la fièvre de la
épidémique qui revient
constitution
ans, , c'est-à-dire, à la fièvre régulièrement tous les
comme je l'ai
d'été de Londres, 2
années-ci. Je dois remarquée ces quinze dernières
toyens de ce queles auparavant féliciter mes conci
maladies
si fréquentes, ni si violentes putrides ne sont pas
dans
ici que je les ai vues
quelques autres grandes villes
autant qu'elles l'étaient ici
> ni même
que les gens qui visitent par le passé, Il est vrai
nos prisons 3 nos hopie
vre régulièrement tous les
comme je l'ai
d'été de Londres, 2
années-ci. Je dois remarquée ces quinze dernières
toyens de ce queles auparavant féliciter mes conci
maladies
si fréquentes, ni si violentes putrides ne sont pas
dans
ici que je les ai vues
quelques autres grandes villes
autant qu'elles l'étaient ici
> ni même
que les gens qui visitent par le passé, Il est vrai
nos prisons 3 nos hopie --- Page 318 ---
NS
DE LA SYNOQUE
taux, en emportent souvent la contagion dans
leurs habits, et peuvent quelquefois la répandre.
Mais, la plupart du temps, cette contagion rencontre un sang riche et sain, capable de lui résister.
Quand Erasme quitta l'Angleterre 9 il écrivit
un éloge sur T'hospitalité, et la grande attention
qu'on avait eue pour lui à Londres, 7 déplorant
en même temps le malheur des habitans qui
étaient alors exposés au retour régulier d'une
fièvre maligne qui commençait tous les printemps,
exerçait sa fureur tout l'été, et une partie de la
moisson. Cette fièvre faisait périr plus de pauvre
monde, étant due, suivant Erasme, aux causes
suivantes : I. la disette d'eau, car, dit-il, c il y a
5 peu de conduits plus près que Lamb's, à une
distance de la ville, c'est-à-dire ( Red
> grande
Street-Holbourn ); l'eau de rivière étant
> Lyon,
> portée sur le dos des gens, 7 est si chère, que
> les pauvres ne peuvent s'en procurer assez pour
et tenir leurs maisons propres ; 2.0 ces
> se laver,
très-froides du-
>) maisons étant bâties de bois, sont
> rant T'hiver, ce qui les oblige de remplir de paille
Or, ne la
pas chan
> leursappariemens.,
pouvant
elle corrompt, et devient fort
5 ger souvent,
s'y
>
cet honnête homme verrait avec
> nuisible. Que
plaisir l'état présent de. cette grande ville 3 qui
jouit anjourd'hui de tous les avantages de l'art et
de la nature! Lemplacement en est sec et graver
-
>) maisons étant bâties de bois, sont
> rant T'hiver, ce qui les oblige de remplir de paille
Or, ne la
pas chan
> leursappariemens.,
pouvant
elle corrompt, et devient fort
5 ger souvent,
s'y
>
cet honnête homme verrait avec
> nuisible. Que
plaisir l'état présent de. cette grande ville 3 qui
jouit anjourd'hui de tous les avantages de l'art et
de la nature! Lemplacement en est sec et graver --- Page 319 ---
PUTRIDE,
leux, coupé par les
a79
bourn, Walbrook, quatre rivières Tyburn, Holun escalier
Tower. Il y a à chaque maison
tre de ces parlequel on descend à l'une ou à l'aurivières, un bon égout
canal au-dessus
sous terre, et un
mondices et les pour emporter par là toutes les imfois
ordures. Les égouts sont lavés
par jour par la marée. , et les
deux
courant d'eau continuel,
canaux par un
vement constant dans
qui entretient un moureflux de la Tamise l'air. Outre cela, le flux et
lière dans
produit une ventillation
toute la ville.
régud'eau même
Chaque maison a
qu'il ne lui en faut, des
plus
excellentes et toujours fraiches
provisions
autres végélaux; air libre.
; pain, 5 fruit , et
commodes,
9 rues espacées, maisons
le monde y est élégantes, , bons appartemens; 5 et tout
son lit,
propre à l'envi dans sa
son ameublement. Le
personne,
est
régime des
antiseptique, si l'on
citoyens
viandes
excepte la quantité de
grasses et de beurre
parmi eux. Le
qui se consomme
la bière, le pauvre même a de bons
cidre, le ponche. La
breuvages,
eaux de source sont
plupart de nos
fort agréable
imprégnées d'un acide
9 et salutaire aux
nitreux
tution putride,
gens d'une constiestomacs faibles. quoiqu'il ne convienne pas aux
Telles sont les raisons
sent ici moins sujet
pourquoi l'on est à
aux fièvres
préancètres : en examinant méme malignes que nos
ue remarque de constitution mes journaux, je
putride qu'au mois
che. La
breuvages,
eaux de source sont
plupart de nos
fort agréable
imprégnées d'un acide
9 et salutaire aux
nitreux
tution putride,
gens d'une constiestomacs faibles. quoiqu'il ne convienne pas aux
Telles sont les raisons
sent ici moins sujet
pourquoi l'on est à
aux fièvres
préancètres : en examinant méme malignes que nos
ue remarque de constitution mes journaux, je
putride qu'au mois --- Page 320 ---
Va
DE LA SYNOQUE
de juillet. Ces fièvres malignes
mai et
que j'ai vues en
juin, avaient été rendues
que l'on avait mal traité la
telles, 9 parce
synoque non putride,
excepté quelques cas dontje pourrais donner les
raisous particulières. Quoi qu'il en soit, il est vrai
que ceux qui ont eu une synoque non putride vers
la fin de mai, et ont été traités comme je viens de
le dire, c'est-à-dire, par des saignées faites au besoin, un vomitif, les acidules, les sels neutres,
l'ozymel commun,etles lavemens
jusqu'an dixième
jour, 9 et qui, ayant en alors les meilleures
rences 2 ont été abandonnés à la nature et à appa- une
diète convenable jusqu'au quatorze, dans l'attente
d'une crise parfaite par les sueurs, etc., laquelle
a eu lieu et a été suivie de selles ; cenx-là,
n'ont pas eu de crise parfaite comme au
dis-je,
commencement de la saison ; au contraire, leur pouls est.
devenu petit, fréquent; la peau est restée fort
chaude, la bouche sale, l'urine haute en couleur,
épaisse, mais âcre, semblable à de la forte bière
passée, comme dit Huxham ; leur sommeil était
fort inquiet, les sueurs considérables toutes les
nuits, sans qu'on ait retiré aucun avantage, ni
des sueurs, ni des selles; de sorte que la rémittence en devenait plus courte. Dans ces cas-là, la
maladie avait tout l'air d'une fièvre putride, quoiqu'elle n'eût point été telle au commpencement,
lorsque le sang était visquenx ; mais la maladie
avait changé son type par la durée de la fiévre,
il était
fort inquiet, les sueurs considérables toutes les
nuits, sans qu'on ait retiré aucun avantage, ni
des sueurs, ni des selles; de sorte que la rémittence en devenait plus courte. Dans ces cas-là, la
maladie avait tout l'air d'une fièvre putride, quoiqu'elle n'eût point été telle au commpencement,
lorsque le sang était visquenx ; mais la maladie
avait changé son type par la durée de la fiévre, --- Page 321 ---
PUTRIDE,
28r
la chaleur du temps pluvieux, et des vents dusnd.
C'est ce qui arriva à M. Belson, jeune homme
que je traitai 7 lui ordonpant alors d'aciduler
toutes ses boissons avec l'esprit de soufre, et de
prendre, deux joursaprès, une décoction de
quina : je. lui dis aussi de manger des iraises quind'ajouter un peu de vin et de jus de limon à >
panades et ses gruaux , ce qui,avec lej
ses
fit toute sa diète jusqu'an dix-huitième petit-lait,
je lui permis un peu de bouillon
jour que
limon à
avec du jus de
son diner. Je regardai cette fièvre
critique, - versle vingt-et-un
comme
mêmes cas en
dejuindJevisplnsieurs
même temps, mais un suffit.
Peu après, je fus demandé
par différentes
sonnes, toutes saisies d'une douleur
peret d'one chaleur brûlante
insupportable
au creux de
sous la pointe du
l'estomac et
cartilage xiphoide.
avaient une grande chaleur et
Plusieurs
la langue très-sale, le
une grande fièvre,
lombes, à la téte
ventre tendu ; douleur aux
; perte de forces et
grand abattement d'esprit
d'appétit;
dérable
; une agitation eonsi-
; une sueur continuelle et sans soulagement. D'autres présentaient tous ces
à moindre degré, mais sans grande
symptômes
le pouls, , et sans chaleur brûlante, fréquence dans
mauvais symptômes
Ces derniers
s'y joignaient bientôt,
peu que l'on s'y
mal,
pour
geât de
prit
) ou même qu'on négliquelques jours les évacuations
C'est donc ici
nécessaires.
que commence la première
appa-
onsi-
; une sueur continuelle et sans soulagement. D'autres présentaient tous ces
à moindre degré, mais sans grande
symptômes
le pouls, , et sans chaleur brûlante, fréquence dans
mauvais symptômes
Ces derniers
s'y joignaient bientôt,
peu que l'on s'y
mal,
pour
geât de
prit
) ou même qu'on négliquelques jours les évacuations
C'est donc ici
nécessaires.
que commence la première
appa- --- Page 322 ---
N3
DE LA SYNOQUE
rence de la constitution putride 2 décrite par Syvarioleuse, aisée à
denham sous le nom de fièvre
le traitement conveguérir au commencement par
la
nable, mais très-dangereuse et difficile, si on
néglige ou qu'on s'y prenue mal.
attribué
Plusieurs personnes ont mal-à-propos
ces maladies aux fruits de Tété,lesquels commencent alors à paraitre ; tandis que réellement la
Providence semble alors avoir destiné ces fruits
comme un remede contre ces funestes maladies.
J'ai examiné avec tout le soin possible et sans
cette matière,etje me suis convaincu que
préjugé du
humain peut se garantir de
le général
genre
un libre usage des
bien des maladies putrides par
faibles,
fruits mûrs seuls 1 quoique les estomacs d'une
tels que le mien, ne s'accommodent pas
de fruit. Il ne faut pour les autres
certaine quantité
la vraie maturité de ces
d'autres précautions que
et boire un
fruits ; les manger avant les repas >
même
grand verre d'eau froide par-dessus. J'ose
homme
d'une constitution
dire qu'un
vigoureux,
beauscorbutique ou bilieuse, qui ne travaille pas
devrait, durant trois ou quatre mois de T'été,
coup,
de
de fruits (1), de lait de
ne vivre que
pain $
s'est
Pestomac de viandes , et qu'on le
(1) Quand on
chargé c'est certainement lui préjudicier 9
surcharge ensnite de fruits,
quce
comme Celse l'a observé: a Poma nocere quidam putant densiore
toto dic sic assumuntur 2 ut nequid cx
> immodice
travaille pas
devrait, durant trois ou quatre mois de T'été,
coup,
de
de fruits (1), de lait de
ne vivre que
pain $
s'est
Pestomac de viandes , et qu'on le
(1) Quand on
chargé c'est certainement lui préjudicier 9
surcharge ensnite de fruits,
quce
comme Celse l'a observé: a Poma nocere quidam putant densiore
toto dic sic assumuntur 2 ut nequid cx
> immodice --- Page 323 ---
PUTRIDE,
beurre, 9 de salade, avec très-peu de viande
prendre le grand air , et qu'ils'en trouverait maigre;
fort; plus vif, que s'il mangeait les mets les plus
gras, et. buvait les plus fortes
plus
rien de plus absurde
liqueurs. Je ne vois
où l'on sert les
que nos grands repas d'été,
viandes les plus
les plus fortes
substantielles, et
liqueurs qu'on devrait
pour les froids humides de
réserver
La vraie constitution
l'hiver.
patride est épidémique, et
peut, par-là 2 être
ladies.
compliquée avec d'autres maQuand elle est solitaire, elle tombe à mesure
que la cause originale disparait. Mais,
est
quand elle
compliquée', 3 il faut d'abord
mie ;alors l'affection
attaquer l'épidésporadique
son état, naturel, et
disparaîtra dans
doit être traitée en conséquence. Je vais donner quelques
l'une et de
exemples de
denham
Tautre, pour montrer combien
a exactement obsérvé cette
Syet, si les dates des cas qu'il
constitution;
exactes, on verra
la nous rapporte sont
que fièvre varioleuse est la
premitreapparence de la constitution
la fièvre dysentérique la dernière,
putride,et
médiatement le
, précédant imcholera-morbus, ou la première
2 cilio remittatur. Ita non haec
) nocet; ; er quibus in nullo tamen 2 sed consummatio omnium
a est. Sed his uti non saepius quim minis 7 quim in his noza
> aliquod densiori cibo, cin
alio cibo convenit. Denique
N demi.s
hic accidit 2 necessarium est
a 2 - à
dernière,
putride,et
médiatement le
, précédant imcholera-morbus, ou la première
2 cilio remittatur. Ita non haec
) nocet; ; er quibus in nullo tamen 2 sed consummatio omnium
a est. Sed his uti non saepius quim minis 7 quim in his noza
> aliquod densiori cibo, cin
alio cibo convenit. Denique
N demi.s
hic accidit 2 necessarium est
a 2 - à --- Page 324 ---
M
De LA SYNOQUE
de la constitution bilieuse (ou fièvre
apparence
appelle fièvre nouvelle dans
de la moisson), qu'il
Schedula monitoria, comme on le verra en
son
son lieu.
PREMIÈRE OHSERVATION,
sans fièvre.
fut saisi d'une douleur au creux
M. Bennington
de l'estomac, et avec tant de sensibilité, qu'il
souffrir qu'on l'y touchàt. Je ne me
ne pouvait
abd'avoir vu le même symplôme
rappelle pas dans d'autre maladie : ainsi on peut
solument
2.0 il y avait peT'appeler signe pathngnomonique;
de frésanteur de tête, quelque chaleur; point
dans le pouls, ni de pétéchies; 3,0 une
quence soif; 4.° la langue était comme en santé,
petite
blanche le matin, mais
sinon qu'elle était un peu
rarement sèche, et jamais sale; 5.0 sueur spone
6.0 un sédiment
tanée, et qui ne soulageait pas;
louable dans les urines. Que l'on compare avec
C. 3. contin. Feb. ann. 1667, etc.
ceci Sydenham,
de sang, et donnai enJe fis donc tirer un peu
soulagé de
suite un vomitif. Il se sentit aussitôt
mais il lui restait encore du trouble
sa douleur;
douleur aux lombes. Son sang
à la tête et quelque
: la sérosité en
était fleuri sans être couenneux:
J'ordonnai des apozèmes purgatifs,
était jaune.
heure,
ce qu'il y.
une tasse d'heure en
jusqu'à --- Page 325 ---
eût
PUTRIDE:
chose quelqu'eflet; j'ordonnai de réitérer la
tous les matins,
même
tômes
jusqu'à ce que les symdisparussent. Je lui interdis toute
animale, ne lui
substance
et de l'eau froide. permettant que des fruits mûrs
Il fut bien au bout de
jours. La fièvre déterminée fut ainsi
quatre
évacuations faites à
évitée par les
nable.
temps et un régime conve-
[I,me OESERVATION,
avec fièvre.
La Concierge de M. Muir fut
le
prise des mêmes
symptômes, 2 de juillet
elle
cela les potions salines
176g;
prit pour
et les
première fois que je la vis, elle diaphorétiques. La
sueur considérable,
était dans une
et se
violente douleur au
plaignait, J.O d'une
fort sensible
creux de l'estomac qui était
douleur
au toucher, et un peu
2,0
à la tête et aux
tendu; de
abattement
lombes, avec faiblesse et
d'esprit; le corps était
y avait de grandes taches
très-chaud; il
léole externe
pourprées sur la maldroite, et quelques taches à la
gauche; les taches de la jambe
jambe
loureuses et un
droite élaient dougauche unies
peu enflées, mais celles de la
gnait
et sans douleur; 3,0 elle ne se
pas de soif, mais elle était fort
plaiun mauvais goût pâteux dans la molestée par
langue était blanche
bouche; 4.0 la
au milieu, livide vers les
a
pourprées sur la maldroite, et quelques taches à la
gauche; les taches de la jambe
jambe
loureuses et un
droite élaient dougauche unies
peu enflées, mais celles de la
gnait
et sans douleur; 3,0 elle ne se
pas de soif, mais elle était fort
plaiun mauvais goût pâteux dans la molestée par
langue était blanche
bouche; 4.0 la
au milieu, livide vers les
a --- Page 326 ---
A
DE LA SYNOQUE
rarement sèche et jamais blanche; 5.0 elle
bords,
abondantes deéprouva des sueurs spontanées
été
le commencement; et ces sueurs ayant
puis favorisées, elles aigrirent les autres symptôtrop
ni petit, ni
mes; 6.0 le pouls était très-fréquent, de même
dur; 7.° le visage était boufti, rouge,
le cou et les bras; 8,0 elle rendait beaucoup
que d'urines stroubles qui ne soulageaient pas plus que
l'émé
les sueurs.Jela fis donc snigner;fordonuai
et d'aciduler toutes ses boissons avec l'oxytique,
aussi l'esprit de soufre
mel simple; de prendre
d'ouvrir toutes
assez souvent dans ses potions ;
et les fenêtres, d'ôter quelques coules portes
d'ouvrir les rideaux petit à petit,
vertures du lit,
Le lengroseilles rouges.
et de manger quelques fleuri, écumeux, mais
demain ,. je trouvai le sang
soufre dans les
très-tendre. J'augmentai T'esprit de
j'ordonnai une purgation de tartre sopotions;
recommandant à la malade de
luble et de manne, tenir à l'air libre tout le jour.
se lever et de se
deux
Tun; et,
fut réitérée de
jours
La purgation
le 12 de juillet, la malade
le neuf de la fièvre,
alfaires de la maison :
fut en état de vaquer aux
rien de critique, sinon qu'elle reprit
il ne parut
degrés, après la première purgation.
par
Madame R... fut attaquée
Dans le même temps,
si bien le trois,
de la même maladie, et se trouva
et
évacuations de la saignée,
après les premières
qu'elle se leva
après le vomitif et les purgatifs,
de juillet, la malade
le neuf de la fièvre,
alfaires de la maison :
fut en état de vaquer aux
rien de critique, sinon qu'elle reprit
il ne parut
degrés, après la première purgation.
par
Madame R... fut attaquée
Dans le même temps,
si bien le trois,
de la même maladie, et se trouva
et
évacuations de la saignée,
après les premières
qu'elle se leva
après le vomitif et les purgatifs, --- Page 327 ---
PUTRIDE,
et alla se promener
faim, et
anx environs. Elle eut grand'-
mangea de bon
le matin suivant,
coeurd'une poule bouillie:
gnit de grande
elle eut une rechute, se plaiété soulagée
faiblesse, le
quoiqu'elle eût aussitôt
moins elle par
vomitif et les purgatifs. Néann'eut point de
couche; car elle était
symptômes de fausse
tomac était si grande grosse, Cette doulenr d'esqu'elle leur causait dans plusieurs jeunes filles,
très-violens.
des mouvemens hystériques
parole la première Mademoiselle Ch... était pâle et sans
toujours
fois que je la vis, et
une main ou les
pressait
de
deux contre le
Testomae, ce qui me fit
creux
siége de la maladie était là. Je la soupçonner que le
fit cesser ses accès. Alors
fis saigner, ce qui
mitif: peu après qu'elle
je prescrivis un VOeut pris
revint, et dura une heure
fémétique, l'accès
quand l'accès eut
: le vomitif fit son effet
quantité de
cessé, et elle rejeta une grande
flegmes de différentes
qui la soulngen
couleurs; ce
zèmes
beaucoup. Alors elle prit des
la
purgatifs, fut délivrée de sa
aposeconde évacuation; mais la
douleur après
ou six jours. Pendant
fièvre dura cinq
petit-lait de
ce temps-là, elle vécut de
et
présure et de jus de
on lui làcha le' ventre
limon, de fraises;
mêmes apozèmes,
tous les matins avec les
legmes de différentes
qui la soulngen
couleurs; ce
zèmes
beaucoup. Alors elle prit des
la
purgatifs, fut délivrée de sa
aposeconde évacuation; mais la
douleur après
ou six jours. Pendant
fièvre dura cinq
petit-lait de
ce temps-là, elle vécut de
et
présure et de jus de
on lui làcha le' ventre
limon, de fraises;
mêmes apozèmes,
tous les matins avec les --- Page 328 ---
.
DE LA SYNOQUE
III.me OBSERYATION,
de petite-vérole:
avec complication
fus appelé à Putney,
Vers le même temps, je
que
saisi des mêmes symptômes
pour M. Henville,
M. Rose, apoci-dessus; je vis avec plaisir que
de sang,
thicaire du lieu, leiavait tiré huit onces
ensuite donné un vomitif. Le sang
et lai avait
mais d'une fort bonne
était fleuri, non couenneux,
de tartre
texture. Je lui ordonnai une purgation tous les masoluble et de manne, et de la réitérer
disparussent;de
tius jusqu'à ce que les symptômes de fruits murs, de
vivre de pelit-lait de présure, du
de limon.
léger, ou de panade avec
jus
gruan
parut extrémement épaisse
Le trois, la petite-vérole
ailleurs. On le tira du
sur toute la face, le cou et
d'air libre etfrais.
lit, et on le plaça à un courant lui tint le ventre
La même diète fut continuée; on
donnés de temps en temps.
libre par des lavemens
bleuâtres, toute
Comme quelques taches parurent
fut acidulée avec l'esprit de soufre; je
sa boisson
sizième de l'érupne lui permis le lit dejour, qui'au
alors
le
devint mou et petit;
tion. Le huit, pouls
grains de bon
il prit, toutes les trois heures, cinq
nous
comme cordial : c'est ainsi que
quinquina,
toute la maladie. Il n'y eut
procédàmes durant
confluente qui semblàt
jamais de petite-vérole danger : il soutint l'assaut
menacer de plus grand
les boutons ne suppufort aisément; et, quoique
is le lit dejour, qui'au
alors
le
devint mou et petit;
tion. Le huit, pouls
grains de bon
il prit, toutes les trois heures, cinq
nous
comme cordial : c'est ainsi que
quinquina,
toute la maladie. Il n'y eut
procédàmes durant
confluente qui semblàt
jamais de petite-vérole danger : il soutint l'assaut
menacer de plus grand
les boutons ne suppufort aisément; et, quoique --- Page 329 ---
PUTRIDE,
28g
rassent qu'au onzième jour de l'éruption ou le
quatorze de la maladie, il n'eut cependant
la tête enflée, ni une salivation si abondante pas
le voit en pareil cas. Iln'eut les
qu'on
trois jours. Ses mains et
yeux fermés que
ses pieds n'enflérent pas
considérablement : les croûtes tombérent
tement, et il fut en parfaitesanté.
prompPeu après,je fus appelé pour voir M. Gordon:
il était, depuis peu de jours, de retour d'un long
voyage de mer. Il fut, au commencement,
des mêmes
saisi
symptômes avant T'éruption d'une
tite-vérole fort
peconfluente; on ne l'avait pas fait
évacuer aussi abondamment que M, Henville. Je
le vis le huit de
l'éruption, et jele mis au même
traitement. Il fallat seulement diminuer la dose
du quinquina, et augmenter les purgatifs. Il alla
assez bien pendant la maladie, sinon
était
que sa tête
prodigieusement enflée. Il eut une salivation
incommode; ses mains et ses bras furent trèsenflés; mais ses pieds ne s'enflèrent pas. 11 eutles
yeux fermés huit jours,
souvent humecté
quoique son visage fàt
avec de l'eau de tripe.
en passant que je n'ai pas encore vu de (Je dirai
fomentation pour amollir les croûtes meilleure
On lui appliqua sur les
desséchées.)
yeux quelques
mes de temps à autre pour donner une libre cataplasà la matière. Peut-être même
issue
s'enflérent
que ses jambes ne
pas, 9 et qu'il n'eut pas de seconde
fièvre, que parce qu'on lui baigua
1.
fréquemment
a
avec de l'eau de tripe.
en passant que je n'ai pas encore vu de (Je dirai
fomentation pour amollir les croûtes meilleure
On lui appliqua sur les
desséchées.)
yeux quelques
mes de temps à autre pour donner une libre cataplasà la matière. Peut-être même
issue
s'enflérent
que ses jambes ne
pas, 9 et qu'il n'eut pas de seconde
fièvre, que parce qu'on lui baigua
1.
fréquemment
a --- Page 330 ---
Dr LA SYNOQUE
fort douce. Comparez
la matière avec une éponge
écrivit au docteur
ceci avec ce que Sydeuham
Cole, art. 8,9,10 et 12 (1).
Cette douleur au creux de l'estomac n'est pas
de la
que de la
tant un symptôme
petite-vérole dans cette
constitution épidémique commune
saison-là, et peut par conséquent s'y compliquer, à laou avec toute autre fèvre accidentelle, et
faire attention dans la méquelle il faut d'abord
saison
thode curative. D'ailleurs il y a dans cette
dans les premières voies,
une collection patride
de la bile, comme on
laquelle diffère en partie
vOle voir par la couleur, quand les sujets
peut
l'évacue
au commenmissent. Si on
promptement
solliciter les sueurs, toute la maladie
cement sans
de
Le même
tombe promptement en peu
jours.
s'accordera en général avec tous les
traitement
sujets, aussi long-temps que cette constitution
quoiqae les symptômes diffèrent en parprévaut,
tie dans différens sujets.
années à
Madame S-N... fut.s sujette plusieurs
de toux; on la prit pour
une espèce particnlière
on
une affection nerveuse, et, conséquemment,
la traita avec les médicamens appropriés à ces
En accordant que ce soit là la véritable histoire de
()* maladie, il est manifeste que le bon ou le mauvais
cette
de la manière dont on en a commencé la
> succôs dépend
D. cure, etc. >
dans différens sujets.
années à
Madame S-N... fut.s sujette plusieurs
de toux; on la prit pour
une espèce particnlière
on
une affection nerveuse, et, conséquemment,
la traita avec les médicamens appropriés à ces
En accordant que ce soit là la véritable histoire de
()* maladie, il est manifeste que le bon ou le mauvais
cette
de la manière dont on en a commencé la
> succôs dépend
D. cure, etc. > --- Page 331 ---
PUTRIDE,
affections, les opiats, les
en vain. Elle avait,
eaux minérales; mais
tinuelle,
avec cette toux
une extinction de
presque contement
voix, un grand abatd'esprit, une douleur
rement à travers la
constante et un serpoitrine vers l'insertion
diaphragme. Sa langue était sale,
du
dur et un peu
le pouls plein,
on me vint fréquent : tel était son état
consulter
quand
vier. Je regardai
pour elle au mois de
la maladie
jantoire, et je la guéris
la comme inflammapetit-lait, les fruits par saignée, la diète au
tite quantité
secs, les végétaux, une ped'esprit de soufre bien
une décoction
délayé dans
3 de juillet, elle pectorale prise tous les jours. Le
des autres
éprouva le retour de sa toux et
l'estomac symptômes avec douleur au
et sous le cartilage
creux de
qui élait
xiphoide : douleur
épidémique dans cette
lai décrite. La
saison, comme je
langue était sale, le
pas trop fréquent; elle n'avait
pouls n'était
chaleur. On lui tira dix
point de grande
tint le ventre libre
onces de sang, et on lui
avec le tartre
manne, ce qui modéra la toux
soluble et la
la douleur. Son
et la violence de
sang était assez
lendemain, on lui tira
couenneux. Le
de sang, et on la
encore environ six onces
réduite
purgea de nouveau. Sa
aux cerises
diète fut
étaient alors
précoces 1 aux fraises qui
acidulée
trésemires; et toute sa boisson
avec du jus de limon: Le
fat
fut fleuri, mais moins
second sang
couenneux. Après cela les
19.
la douleur. Son
et la violence de
sang était assez
lendemain, on lui tira
couenneux. Le
de sang, et on la
encore environ six onces
réduite
purgea de nouveau. Sa
aux cerises
diète fut
étaient alors
précoces 1 aux fraises qui
acidulée
trésemires; et toute sa boisson
avec du jus de limon: Le
fat
fut fleuri, mais moins
second sang
couenneux. Après cela les
19. --- Page 332 ---
Dr LA SYNOQUE
diminuérent de beauconp. Elle comsymptômes
de soufre toutes les
mença à prendre de l'esprit
et la diète et la
heures en potion, et continua
quatre jours. Durant ce temps-là,
boisson pendant
libre; la maladie cessa.
on lui tint le ventre
était la princiJe conclus de là que l'épidémie
maladie, et que la toux était une disposition
pale
fait une remarque
particulière du sujet. Sydenham
ici :
intéressante pour ne pas la rapporter il est
trop
nous montrent combien
C Ces particularités de déterminer l'espèce d'une
> difficile en général concomitans. Mais on peut
fièvre par ses signes
attention
suffisamment en faisant
> la connaitre
dans le même
autres maladies qui paraissent
> aux
particuliers à la
D temps,et par les symptômes
dépendent
9 autant qu'ils
> fièvre stationnaire,
d'évacuation. Si l'on
> d'une espèce particulière attentivement la méthode et
d'ailleurs
> examine
auxquels elle cède aisément,
> les médicamens
d'avantage pour découvrir
> on tirera beaucoup de la fièvre. Mais 7 comme
D quelle est l'espèce.
dans ce mois de jaillet
7 les fièvres qui paraissent
sensibles
être rapportées aux qualités
> doivent de même aussi les différens symptômes
s de Tair,
étrangers à leur nature, en
> (qui sont tout-à-fait de telle constitution géné-
> tant qu'ils dépendent déduire des qualités manifestes
> rale) doivent se
dans ce
l'air
avoir particulierement
> que
peut de là qu'il arrive que dans ces
e mois-là. Cest
dans ce mois de jaillet
7 les fièvres qui paraissent
sensibles
être rapportées aux qualités
> doivent de même aussi les différens symptômes
s de Tair,
étrangers à leur nature, en
> (qui sont tout-à-fait de telle constitution géné-
> tant qu'ils dépendent déduire des qualités manifestes
> rale) doivent se
dans ce
l'air
avoir particulierement
> que
peut de là qu'il arrive que dans ces
e mois-là. Cest --- Page 333 ---
PUTRIDE,
b années où les
> de sujets dans fiévresattquent un grand nombre
ce mois, elles sont
> de différens nouveaux
accompagnées
> quilear sont
symptômes 9 outre ceux
D de la constitation particuliers, en tant que procédant
fièvres sont
générale. > Cependant ces
toujours les
rance les regarde
mêmes, quoique l'ignovres, à cause de la comme autant de nouvelles fièdifférence de leurs symptômes
concomitans. Mais ces symptômes concomitans
durent que très-peu 1 au lieu que les
ne
propres et particuliers qui les
symptômes
comme stationnaires, continuent accompagnent
J'étais à écrire
jusqu'à la fin.
ce morceau de
quand tout-à-coup je fus
Sydenham,
douleur considérable
interrompu par une
cartilage
au creux de l'estomac et au
la
xiphoide. Je pensai que ce pouvait être
conséquence d'un flegme acide dont
ordinairement rempli. Je
je suis
de rhubarbe. J'en
pris une teinture amère
avais été souvent
dans ce moment-là elle
soulagé; mais,
douleur
augmenta
ma
s
beaucoup
jusques là même que je
Je pris un vomitif le plus tôt
n'y tenais plus.
vorisai l'action avec de l'eau de possible, etj'en farendis un flegme amer
gruau légère. Je
jaune
la
2 mais qui n'était pas
que rhubarbe ne pouvait l'avoir plus
Je me sentis l'estomac et la
rendu.
ce vomissement,
poitrine soulagés par
intestins
maisj'éprouvai du trouble
: je commençai à prendre
aux
de manne et de tartre soluble
une solution
2 jusqu'à ce qus
.
vorisai l'action avec de l'eau de possible, etj'en farendis un flegme amer
gruau légère. Je
jaune
la
2 mais qui n'était pas
que rhubarbe ne pouvait l'avoir plus
Je me sentis l'estomac et la
rendu.
ce vomissement,
poitrine soulagés par
intestins
maisj'éprouvai du trouble
: je commençai à prendre
aux
de manne et de tartre soluble
une solution
2 jusqu'à ce qus --- Page 334 ---
-
DE LA SYNOQUE
j'allasse à la selle, délayant
infusion de menthe et d'eau de beaucoup avec une
dès-lors
poulet. Je me sentis
un grand trouble à la tête ; ma
vint fort chaude, et
peau de-
$
le pouls trés-fréquent.
Ces symptômes diminuérent
me couchai;
après six selles. Je
j'eus un sommeilde
mais
quelques heures,
pénible, et je suai abondamment. A
réveil, j'avais la bouche
mon
chaude, la tête
pâteuse 5 la peau trèstroublée 1 la langue sale, le pouls
fréquent ; mon urine était jaune et
trouvai mes selles
chargée. Je
glaireuses, mais non
me levai, changeai de
jaunes. Je
linge, m'habillai, recommençai l'émulsion purgative et continuai
ce que j'eusse fait cinq à six selles
jusqu'à
étaient
copieuses. Elles
orangées, et me soulagèrent
J'entretins ce cours de ventre trois
beancoup.
de mon infusion de menthe, de l'eau jours, 2 buvant
da bouillou léger de mouton
de poulet,
2 avec du jus de
limon, de l'eau de gruau > et semblables
un peu de vin du Rhin dans
2 avec
menthe.
une infusion de
Pendant tout ce temps-là, mon urine fut très.
colorée, ce qui ne pouvait venir de ma diète, ni
des fruits que je mangeais ; savoir, quantité de
groseilles et de cerises qui ne s'aigrissaient
sur mon estomac, comme il m'arrive
plus
jouis de ma santé ordinaire. J'infère quand je
de là
cette matière morbifique résistait aux acides que
rigcait même ma disposition naturelle
3 corà produire
avec
menthe.
une infusion de
Pendant tout ce temps-là, mon urine fut très.
colorée, ce qui ne pouvait venir de ma diète, ni
des fruits que je mangeais ; savoir, quantité de
groseilles et de cerises qui ne s'aigrissaient
sur mon estomac, comme il m'arrive
plus
jouis de ma santé ordinaire. J'infère quand je
de là
cette matière morbifique résistait aux acides que
rigcait même ma disposition naturelle
3 corà produire --- Page 335 ---
PUTRIDE,
des acides dans les
les fruits
premières voies. Je continuai
ardeurs avant mes repas > et ne sentis plus ces
d'estomac pendant plusieurs
La même chose arriva à
jours.
me dit
un de mes amis, 7 qui
que, pendant trente ans, il avait été beaucoup incommodé d'acides dans les
voies ; ce qui l'empéchait de
premières
de la plupart des
manger des fruits et
de s'abstenir de végélaux, et F'obligeait même
lait, de vin de France et de
queurs
qu'il
liil avait fermentées;
y a environ deux
eu une fièvre de longue
ans 9
l'été; que,
traite pendant
senti d'ardeurs depuis ce temps-là, il n'avait pas ress
d'estomac, se
tout des acides de toute
trouvant bien surconclure que la matière de espèce. On peut donc
de nature alcaline
cette fièvre est plutôt
acides,
7 et se corrige mieux par les
commeje l'ai
Cependant le
expérimenté en bien des cas.
toyer les
premier point de la cure est de netpremières voies 2 et de
cuations autant
le
répéter ces évades
que
cas l'exige ; d'abord
vomitifs, si l'amas est ou els tout
par
dans l'estomac ; ensuite
ou en partie
par de doux
donnés en lavage, si l'amas est
purgatifs
nier cas est plus
plus bas ; ce derquand le
commun vers la fin de
siége de la douleur est
juillet, 9
auprès, et ordinairement du
au nombril ou
pouvoir confrmer
côté droit. Je crois
ici par mon
qu'llippocrate a observé de
expérience ce
D du vinaigre est
son temps : ( l'acide
plus avantatageux aux bilieux,
en lavage, si l'amas est
purgatifs
nier cas est plus
plus bas ; ce derquand le
commun vers la fin de
siége de la douleur est
juillet, 9
auprès, et ordinairement du
au nombril ou
pouvoir confrmer
côté droit. Je crois
ici par mon
qu'llippocrate a observé de
expérience ce
D du vinaigre est
son temps : ( l'acide
plus avantatageux aux bilieux, --- Page 336 --- Dr LA SYNOQUE
de Ratio Vict. in acul., et, un peu plus bas , il
en donne la raison : ( par ce moyen les amers
> sont dissous et convertis en pituite. >
Le second état de ceite constitution est ce
Sydenham décrit sous le nom de colique bilieuse. que
Cette maladie peut être avec ou sans fièvre considérable; mais il a le plus souvent quelques avantcoureurs, tels qu'un froid léger
7 pesanteur et
autres choses semblables
pendant un on deuxjours
auparavant. Le siége de cette colique est autour du
nombril et des conduits
biliaires, comme je l'ai
dit plus haut de la colique pituiteuse. Mais
le cas
est différent 2 comme l'a bien remarqué Hippocrate, de Nat. Hom. : C La pituite s'amasse
pendant
> l'hiver, et le sang augmente au
la
>
bile en été, et l'atrabile en automne. printemps,
donc évident
la
n Il est
que colique du printemps est de
sa nature plus inflammatoire 9 et conséquemment
demande des saignées plus fréquentes et
plus COpieuses ; mais des acides moins pénétrans, des
vomitifs et des purgatifs plus actifs,
pituite engendrée
parce que la
en hiver estd'une nature inerte,
et souvent fort visqueuse ; au lieu que la bile en
juillet n'est pas encore épaissie, et peut,
conséquent, être remuée aisément
par
par ce doux
médicament : je ne vois pas non plus qu'il soit
nécessaire de faire de grandes et fréquen ntes sair
gnées ; mais il faut toujours donner les acides
comme correctifs, tant que dure la maladie. Je
,
pituite engendrée
parce que la
en hiver estd'une nature inerte,
et souvent fort visqueuse ; au lieu que la bile en
juillet n'est pas encore épaissie, et peut,
conséquent, être remuée aisément
par
par ce doux
médicament : je ne vois pas non plus qu'il soit
nécessaire de faire de grandes et fréquen ntes sair
gnées ; mais il faut toujours donner les acides
comme correctifs, tant que dure la maladie. Je --- Page 337 ---
PUTRIDE,
vais exposer la nature de cette maladie
exemple; on pourra par-là la
par un
ment de toute
distinguer plus aisésembler
autre quelconque qui pût lui respar les symptômes.
M. Beuzeville de
Walthamstow, homme
lent, de moyen âge et de bonne mine,
corpuà un asthme
était sujet
chronique. On m'appela chez lui le
22 juillet 1769. Je trouyai qu'il s'était d'abord senti
indisposé ayec quelque peu de fièvre, ce
été suivi de douleur
quiavait
tulences dans
vague, 1 et de beaucoup de flales intestins. Ilavait en
pris une petite
conséquence
le même soir de purgation,et s'était trouvé mieux:
de
cette opération s on lui conseilla
manger du poulet pour empécher les vents de
s'amasser dans son estomac : le matin
douleur revint
suivant, la
diminuait
avec une fois plus de force ; elle
parintervalles et recommençait
Cette douleur était d'abord
bientôt.
un peu plus du côté droit. autour du nombril et
il se sentait aussi
Avec cette douleur,
vomi tout ce
grand mal d'estomac, et il avait
qu'ilavait mangé le soir
avec une quaptité de
précédent,
Ilavait d'abord
Rlegmes, mais point de bile.
eu le ventre retiré en
mais alors il était gonflé et tendu.
dedans,
L'anus était
beaucoup remonté ou rentré
pouls était dur, et battait intérieurement; le
cent
une minute ; la
vingt fois dans
couleur
langue était fort chargée et de
jaune verdâtre ; l'urine jaune et
dante; ; la peau était très-chaude;
abonet le malade fort agité.
l'esprit abattu,
legmes, mais point de bile.
eu le ventre retiré en
mais alors il était gonflé et tendu.
dedans,
L'anus était
beaucoup remonté ou rentré
pouls était dur, et battait intérieurement; le
cent
une minute ; la
vingt fois dans
couleur
langue était fort chargée et de
jaune verdâtre ; l'urine jaune et
dante; ; la peau était très-chaude;
abonet le malade fort agité.
l'esprit abattu, --- Page 338 ---
-
DE LA SYNOQUE
Je lui fis tirer douze onces de sang:jordonnai
mais il ne put le prendre 5
un lavement purgatif,
considérable de
vu la rétraction et le serrement
l'anus. Il commença donc à prendre des apozètamarin, tartre soluble et teinture
mes de manne,
s'accommoda assez
de séné, ce dont son estomac
huit onces, il
bien. Quand il en eut pris environ
lui donlàcha un petit vent: ; on en profita pour
le lavement bien chaud. Alors la purgation
ner
soutins la pargation avec une
eut son effet, et je
acides
décoction de tamarin et autres liqueurs
édulcorées d'un peu de miel, suivant le précepte
ubi quis purgare volet,
d'Hippocrate : Corpora
aucune
facile fluentia reddere oportet. Il ne prit
Plus vous nourrissez un corps sale 9
nourriture.
plus vous luifaites de tort.
le
lendemain, la douleur diminua ;
pouls
Le
mais il était toujours
n'allait qu'à cent pulsations,
vidé;
dur et plein. Le ventre n'était pas encore
était sale; l'urine jaune; le sang épais,
la langue
suif. J'ordonnai encore de
semblable à du vieux
d'entretenir le cours
tirer huit onces de sang;
et de tarde ventre avec la solution de manne
les boissons délayées ;
tre soluble; de continuer émollient le soir, comme
de donner un lavement
tout aliment
anodin. Je défendis tout cordial, le fruit mûr
solide,hormis le fruit. Je trouve que
la
naturel propre à dissoudre
est le vrai savon
ni vin, ni viandes 2,
bile. Je ne permis non plus
ni opiats.
'entretenir le cours
tirer huit onces de sang;
et de tarde ventre avec la solution de manne
les boissons délayées ;
tre soluble; de continuer émollient le soir, comme
de donner un lavement
tout aliment
anodin. Je défendis tout cordial, le fruit mûr
solide,hormis le fruit. Je trouve que
la
naturel propre à dissoudre
est le vrai savon
ni vin, ni viandes 2,
bile. Je ne permis non plus
ni opiats. --- Page 339 ---
PUTRIDE,
Je ne trouve pas les
ce
opiats avantageux dans
évacuée casci,jusqu'h ce que toute la matière ait été
; et je suis sûr que c'est retarder
que de les donner
la cure,
également
trop tôt et fréquemment. J'ai
essayé Topium avec
comme on le fait ici à
l'extrait cathart., 2
dans quelques
présent; cela m'a réussi
coliques
grandes saignées Mais, dans pituiteuses 2 après de
jai mieux réussi
les coliques bilieuses,
avecde doux
après la
purgaifs en lavage,
sache saignée, quand il fallait
rien quiangmente
purger; et je ne
jaune
Taerimonie de la matière
morbifique, autant
les sels alcalins et les
que T'opium, excepté
je considère
substances grasses. Quand
labondance de
en vingt-quatre heures
matière jaune rendue
les selles dans
par les vomissemens et
certains cas, j'ai
que tout ait été séparé
peine à croire
par le conduit
par le foie, et transmis
les humeurs du commun. Je pense plutôt que toutes
dans cet état malade. corps prennent une teinte jaune
La même chose
sang et aux urines; et
arrive au
rait-il pas aussi aux
pourquoi cela n'arrivede la bouche? La sucs gastriques et à l'intérieur
même
au commencementdu pituite qui était blanche
le fait plus en août poinkrewoiamipepiler et en
enfin en octobre et novembre septembre, et prend.
si foncée, qu'on
la
une couleur jaune.
Quand la pituite peut regarder comme noire.
était blanche, elle causait
synoque non putride, et
une
pouvait, après certaine
arrive au
rait-il pas aussi aux
pourquoi cela n'arrivede la bouche? La sucs gastriques et à l'intérieur
même
au commencementdu pituite qui était blanche
le fait plus en août poinkrewoiamipepiler et en
enfin en octobre et novembre septembre, et prend.
si foncée, qu'on
la
une couleur jaune.
Quand la pituite peut regarder comme noire.
était blanche, elle causait
synoque non putride, et
une
pouvait, après certaine --- Page 340 ---
DE LA SYNOQUE
la peau ; mais en ce temps-ci
coction, sortir par
sortir que par les
elle est jaune, et clle ne peut
des matières
intestins qui sont l'égoût commun si pénétrante, 9
grossières. Elle est même devenue
et souon ne l'évacue pas
promptement
que, si
toutes les humeurs, et provent, elle corrompra maladie anomale, savoir,
duira cette formidable
ce dont j'ai vu bien
la fièvre putride et maligue;
des exemples.
M. de Beuzeville, le second
Mais, pour revenirà ni si jaune que le presang n'était pas si épais
l'avait beaucoup soumier. Cette seconde saignée
alors doucele purgérent
lagé ; les médicamens
un cours de ventre
occasionérent
ment et bien,
de jours , à l'aide des
qui acheva la cure en peu
acidule. Si l'on
groseilles ct d'une diète végétale
R on
celui de Madame
compare ce cas (r)avec différence. La cause de la maverra aisément la
était
qui
ladie, dans les deux cas,
d'une Tépanchement matière mors'était fait sur les intestins,
l'idée d'Hipbifique jaune que Jappelleri,snivaet que bile. Dans Mapoerate, , viscosilé jaune, maladie plutôt était daus l'estodame R.., le siége de la
de cette
elle rejeta beaucoup
mac; c'cst pourquoi
vomisenentiaalien
mmatière,etfots mieuxapresle
soulagement du
M. Benzeville ne tira aucun
n'élait
que
ce qu'il rendait
pas,
vomissement, et que
(F) Voyoz au second cas, ci-dovant. --- Page 341 ---
PUTRIDE,
jaune. Le sidge de la douleur
3or'
être dans le duodenum.
élait plus bas, peuttait pas épais, c'est
Les sang de Madame Rmn'é
d'une seconde
pourquoi elle n'eut pas besoin
traire.a ayantle saignée. Mais M. Beuzeville, : au consaignée
sang épais, eut besoin d'une
pour relàcher cette
seconde
avant que la matière
tension universelle,
Tous les deux,
morbifique pût se séparer.
cependant,
tifs, et ne pouvaient être exigeaient des purgarhée artificielle, et
guéris que par une diarpour
par l'usage des fruits acides
corriger tout le sang; ils
dans T'usage de ce même
persévérent encore
vingt autres de mes malades régime, aussi-bien que
indisposition; ils sont même qui ont la même
quand ils prennent des
sensiblement affectés
dant un ou deux jours substances animales pencombien (1)ils
seulement. Je ne puis dire
qu'ils devront garderont ce régime; ; mais je peuse
disposition s'y tenir long-temps avant que leur
puisse se changer, à moins
prennent régulièrement les
qu'ils ne
qu'ils ue se baignent à la
eaux purgatives, ou
l'eau, ce que j'ai
mer et n'en boivent de
cellent dans cette souvent trouvé un remède eXconstitutions,
saison-là pour ces sortes de
l'arrière saison. aussi-bien que pour Tatrabile de
Quand Sydenham éerivit son Essai
sUr celte
(*) C'était en 1769, temps oà
j'écrivais ceci,
moins
prennent régulièrement les
qu'ils ne
qu'ils ue se baignent à la
eaux purgatives, ou
l'eau, ce que j'ai
mer et n'en boivent de
cellent dans cette souvent trouvé un remède eXconstitutions,
saison-là pour ces sortes de
l'arrière saison. aussi-bien que pour Tatrabile de
Quand Sydenham éerivit son Essai
sUr celte
(*) C'était en 1769, temps oà
j'écrivais ceci, --- Page 342 ---
Vo
DE LA SYNOQUE
fit mention de la colicolique, en 1670-71-72,i1
hystérique ou spasmodique, sous laquelle
que dénomination il décrit évidemment la douleur et
résultent des pierres de la vésicule
le spasme qui
et des concrétions bilienses,sect..chap. 7, art. 17.
se
en un jour ou deux,
< La douleur passe, dit-il,
revient
sous peu de semaines 9
> mais
peut-être
l'accès
violente
avant que
> est aussi
que jamais,
d'une
D finisse : elle est quelquefois accompagnée
disparait en peu de
D jaunisse remarquable qui
des
semblables à ceux-ci
> jours. > Que
symptômes
avoir lieu, cela est vrai; mais, comme
puissent
la méthode de guérir les spasmes est tout-à-fait
opposée à celle qu'il faut pour les concrétions
bilieuses, on doit savoir faire un discernement
bien juste de ces deux affections. Pour en marla différence, voici un exemple de chacun,
quer
quoiqu'étrangers à mon sujet.
trois ans que Madame B... fut
Il y arenviron
d'obstructions aux conduits biliaires, ce
attaquée
et
Elle a
qui lui causa la jaunisse
Thydropisie.
ans; elle est corpulente, et a
environ quarante
vie sédentaire : c'était
la fbre làche ; mêne une
une grande mangeuse. Elle mangeait
auparavant des viandes grasses, rôties et bouilabondamment
lies; buvait de la bière et du vin de Porto, sans
abuser cependant de ses boissons. J'ordonnai donc
la mixture de Storck: : --- Page 343 ---
PUTRIDE,
3 Jalap en poudre,
Sel polyer.,
Racine de Yalériane
de
sauvage,
chaque une drachme;
Oxymel, scill., quatre onces
dont elle prenait plein une cuillère 2
matin , à midi et le soir,
à bouche le
libre tous les
pour lui tenir le ventre
jours. Je luiinterdis les
beurre et la forte bière. En six
viandes, le
parut guérie, mais retomba
semaines, elle
les mêmes
au bout de six mois;
médicamens, la même diète la
encore d'affaire.
tirérent
Elle se trouva bien pendant
l'exercice qu'elle
un an moyennant
fut saisie des
prit, quand tout à coup elle
symptômes d'une
devint toute jaune,
colique bilieuse,
le vomissement
quoiqu'elle eût rendu
et les selles, une
par
tité de bile. Ces accès revenaient grande quanou trois jours comme
tous les deux
une fièvre
commençaient par un frisson; irrégulière, et
la chaleur et la sueur. Mais
ensuite venaient
je vis bientôt la
férence; ; car le vomissement
difle frisson; il continuait
ne cessait pas avec
et la sueur. La
même durant la chaleur
sueur et les selles bilieuses
allaient ensemble, Elle n'avait
jaunes
lesjours d'intermittence;
pas de fièvre dans
noire
l'urine était
encore un jour après
jaune,méme
le second
Taccès; elle s'éclaircit
jour. La mixture de Storck
peu d'effet.
eut alors
férence; ; car le vomissement
difle frisson; il continuait
ne cessait pas avec
et la sueur. La
même durant la chaleur
sueur et les selles bilieuses
allaient ensemble, Elle n'avait
jaunes
lesjours d'intermittence;
pas de fièvre dans
noire
l'urine était
encore un jour après
jaune,méme
le second
Taccès; elle s'éclaircit
jour. La mixture de Storck
peu d'effet.
eut alors --- Page 344 ---
DE LÀ SYNOQUE
Je lui conseillai donc de faire un long voyage
dans la province; de ne vivre que de fruit, de
petit-lait et de végétaux; de boire de la petitebiére, du cidre, de la limonade avec du miel;
de se tenir le ventre libre avec des sels neutres
apéritifs et de la manne. On lui donna d'autres
Elle
à Bath où elle prit
avis en province:
passa
mais
le quinquina ; d'abord elle se crut mieux,
sentit bientôt sa méprise. A son retour; j'examitrouvai quelques concrétions
nai ses selles, etj'y
bilieuses en forme de pierres, ce qui me conElle prit nouvel
firma dans ma première opinion.
avis, elle fut purgée tous les matins, mais avait
toujours un opiat de prèt pour l'instant où l'accès
reviendrait. Cela n'eut pas de succès; je persistai
toujours à lui conseiller les fruits, le petit-lait,
les végétaux et les sels neutres, avec le miel, la
lui interdisant
manne et un exercice constant,
tout opiat et toute nourriture animale. Elle y
consentit, et se rétablit peu à peu. Il est bon
dans ce eas-ci, un verre à vin
de remarquer que,
enlevait la
plein du jus d'une orange de Séville,
mieux
opiat. Elle alla
douleur et le spasme
qu'un
se baigner à la mer 5 en but de l'eau pour asstet
elle n'a eu de récidive
rer sa guérison, jamais
depuis.
L'été dernier, environ vers le même temps,
août 1768),Ton me demanda chez M. Hay-
(en ward de Ilackney ; il me priait de voir une de ses
verre à vin
de remarquer que,
enlevait la
plein du jus d'une orange de Séville,
mieux
opiat. Elle alla
douleur et le spasme
qu'un
se baigner à la mer 5 en but de l'eau pour asstet
elle n'a eu de récidive
rer sa guérison, jamais
depuis.
L'été dernier, environ vers le même temps,
août 1768),Ton me demanda chez M. Hay-
(en ward de Ilackney ; il me priait de voir une de ses --- Page 345 ---
-
PUTRIDE,
malades. C'était une jeune Dame que l'on
incommodée d'une colique
croyait
on l'avait traitée
bilieuse, pour Jaquelle
cuations
comme à l'ordinaire. Mais les évaaugmentérent les douleurs
les diminuer. Toute la
plutôt que de
sensible,
peau de l'abdomen était fort
et les douleurs de coliques devenaient
quelquefois assez violentes pouralarmer. Le
était cependant
pouls
mou, sans être
La langue était
fréquent ni fort.
nette, l'urine pâle; elle se
gnait d'un froid aux
plaiJ'ordonnai
pieds 2 quoiqu'elle fit au lit.
un lavement anodin, et de donner la
potion suivante 2 toutes les quatre
ce que la douleur
heures,jusqu'a
s'appaisàt :
% Sel vol. C. C. ; Castor. en
poudre, de
cinq grains ;
chaqué
Confect. cardiag., un scrup.;
Eau Alexitère
Teint.
simple, une once et demie ;
d'opium, cinq grains ;
Sirop de safran, une drachme M.
A la troisième prise, les
et , en peu de jours, l'usage symptômes se modérèrent,
potion lui fit
continué de la méme
reprendre le dessus. Ensuite
de la limaille d'acier
elle prit
2 enfin les bains
n'eut pas de rechute depuis. La
froids, et
cas, et de celui de madame B. différence de ce
est si
je ne dois pas m'y arrêter.
grande, que
Quant à la colique de Poitou,
la colique de
2 la colique sèche,
Devonshire, et la colique
qui provient
flatulente
d'indigestion, elles sont
I.
toutes de
-
Ensuite
de la limaille d'acier
elle prit
2 enfin les bains
n'eut pas de rechute depuis. La
froids, et
cas, et de celui de madame B. différence de ce
est si
je ne dois pas m'y arrêter.
grande, que
Quant à la colique de Poitou,
la colique de
2 la colique sèche,
Devonshire, et la colique
qui provient
flatulente
d'indigestion, elles sont
I.
toutes de
- --- Page 346 ---
Dr LA SYNOQUE
de la colique bilieuse, et demandent à
la nature
traitement. La colique des Peinpeu près le même
d'astringens forts et
tres , ou celle qui provient
traitement
ou du poison, exige un
apgrossiers,
de la matière olfe nsive dontil
proprié à la nature
bien s'assurer anparavant. II est quelquefois
faut
néphrétique
difficile de distinguer une coliqne
bilieuse ou d'une colique hystérique.
d'une colique
alors servir
Il est certains symptâmes qui peuvent l'urine est
de guides : dans la colique bilieuse 1
dans
au lieu qu'elle est pâle
de couleur jaune 1
1 à moins
et hystériques
les coliques néphrétiques
avec la bile ; dans
ne soient compliquées
qu'elles
doit les traiter toites deux comme
lequel cas on
la bile soit évacuée; après
bilieuses.jusqu'à ce que
aisément l'une de
qnoi on peut les distinguer
est extrémement
l'autre. La coliqse néphrétique
des symptômes
inflammatoire 7 et accompagnée
inflammation: : le pouls est plus plein
d'une grande
; le visage n'est pas
dans toute autre colique
que
malade si découragé, ni les extrémités
si pâle, le
Mais 1
dans la colique hystérique
si froides que
sont affectés,soit
dans tous les cas où les intestins
certaines
soit par sympathie, ily a
primitiverent,
l'on doit se rappeler.
règles de pratique que
en
considérable que j'ai vu commettre
L'erreur douleurs des intestins, ne vient en gétraitant les
l'on
l'effet pour la cause
néral que de ce que
prend était si
de la maladie. Sydenham en
persuadé,
érique
si froides que
sont affectés,soit
dans tous les cas où les intestins
certaines
soit par sympathie, ily a
primitiverent,
l'on doit se rappeler.
règles de pratique que
en
considérable que j'ai vu commettre
L'erreur douleurs des intestins, ne vient en gétraitant les
l'on
l'effet pour la cause
néral que de ce que
prend était si
de la maladie. Sydenham en
persuadé, --- Page 347 ---
PUTRIDE,
qu'après avoir traité de la
1676, il vit, après dix colique
en
aus
hystérique
devait changer d'avis.
d'expérience,
le même sujet dans Conformément, il
qu'il
en 1682, et fait les une lettre au docteur reprend
coliques
observations suivantes Cole,
D douleurs spasmodiques : C Mais, à moins sur les
D soient
occasionées par le
que les
intolérables, il
vomissement ne
> ne pas les modérer
faut prendre garde de
> fait les évacuations par un opiat, avant d'avoir
> pourguoi je pense convenables, art. 121.
D
9 d'après une
C'est
rience, qu'il faut
longue
> nables
faire les
expéavant de
évacuatious
>
donner l'opium
conve-,
Les queleonque, art. 122. >
sous forme
intestins sont fort
voilà pourquoi ils sont membraneux si
et
ils sont
sensibles,
nerveux;
le
affectés, le désordre se
que 1 quand
systême nerveux; ; le coeur répand dans tout
devient
conséiquemment, la circulation
faible , et, ,
guissante; ce qui abuse les
irrégulière et lanalors qu'il y a inanition ignorans qui
tandis que le mal
ou manque de pensent
de réplétion
ne vient
forces; ;
ou
probablement Il
que
que quand les intestius d'oppression. est
ait
trés-évident
une cause irritante. souffrent, il faut
ment pour
La nature fait
quily
par le
Téloigner, 9 les efforts
communé
des vonisement, soit par un nécesaires, soit
gens ordonnent
ténesme : bien
la
aussitôt un
nature, ou une purgation vomitif pour aider
selon l'idée
qu'ils se
20.,
;
ou
probablement Il
que
que quand les intestius d'oppression. est
ait
trés-évident
une cause irritante. souffrent, il faut
ment pour
La nature fait
quily
par le
Téloigner, 9 les efforts
communé
des vonisement, soit par un nécesaires, soit
gens ordonnent
ténesme : bien
la
aussitôt un
nature, ou une purgation vomitif pour aider
selon l'idée
qu'ils se
20., --- Page 348 ---
-
DE LA SYNOQUE
forment du siége de la matière turgescente. En
bien des cas ils réussissent; mais, quand l'altaque
violente, et le spasme universel, la confusion
est
purgatif ne
ou le trouble est si général, qu'aucun
fera son effet naturel 9 à moins que le tumulte
n'ait premièrement cessé.
à
avait
d'abord Sydenham
C'est ce qui
engagé
mais
tôt de T'opium dans ces maladies ;
user trop ensuité du mauvais effet qu'il avait 2
il s'aperçut
évacuation
toute
pendant
en ce qu'il empèchait
douze); mais il
plusieurs heures ( même jusqu'à
afin
qu'il fallait absolument un anodin,
pensait
rester dans le corps assez
que les évacuans pussent
la réfaire leur effet. Cependant
de temps pour
expérience lui montrèflexion et une plus longue
à tous
abondante remplissait,
rent qu'une saiguée de l'opiat, avec cet autre avanégards, lintention
l'acaidait l'opération des purgatifs 7
tage qu'elle
donnait à la nature les moyens
célérait même , et
de lever l'obstruction ; outre que cette saignée
faisait encore cesser le spasme.
à
En effet, j'ai souvent vu avec étonnement
point une seule saignée, faite à propos, réquel
les fonctions naturelles, rendait au pouls
tablissait
Si la saignée ne ré.
son assiette et sa régularité.
l'antipond pas aux vues que l'on peut avoir,
quel'on doit ensuite mettre en usage,
spasmodique
émolliente extérieure fort
est une fomentation
ce
chaude dont on doit même userintéricurement; --- Page 349 ---
qui, après une saiguée PUTRIDE,
30g
ment, Si cela ne fait copieuse, réussit fréquemmanque rarement de pas d'effet, le bain chaud
fisant pour faire
procurer quelque répit sufTopium sera le dernier passer les médicamens.
l'on
des
Ainsi,
les emploiera dans ces antispasmnodiques que
autres auront été inutiles. douleurs, et quand tous
Sydenham
l'on retire de remarque donc deux
cette
avantages
)) si remplis de méthode : 1. a il est des que
> femmes
sang et d'humeurs,
sujets
emmanque rarement de pas d'effet, le bain chaud
fisant pour faire
procurer quelque répit sufTopium sera le dernier passer les médicamens.
l'on
des
Ainsi,
les emploiera dans ces antispasmnodiques que
autres auront été inutiles. douleurs, et quand tous
Sydenham
l'on retire de remarque donc deux
cette
avantages
)) si remplis de méthode : 1. a il est des que
> femmes
sang et d'humeurs,
sujets sanguines et
surtout les
puissans opiats
robustes, que les
> La saignée
réitérés deviennent
plus
leur
inefficaces.
D doit faire suivre devient indispensable, et l'on
> été bien fait, avant une de purgation. Quand ceci a
> danum, l'opiat qui procéder l'usage du lau-
> dose, remplira
avait été inefficace à
> 2.0 d'ailleurs lintention, à dose
large
une
modérée ;
> que quand le malade longue expérience m'a
> risé avec le
s'est peu à peu familia- appris
> fait les évacuations laudanum, sans avoir au préalable
> par rapport au retour convenables, il est
> dés que la
de la douleur contraint,
vertu de
qui revient
> de répéter le même l'opiat ne se fait plus sentir,
> dant plusieurs
remède chaque jour
> peu la dose: années, en
penDe sorte
augmentant peu à
>> impossible de le
qu'à la fin, il lui est
> facaltés destinées quitter, quoique toutes
>
à la
les
rées, et que les fonctions digestion en soient alténaturelles en soient --- Page 350 ---
à
DE LA SYNOQUE
affaiblies. Je ne vois cependant pas que
> aussi
nuise immédiatement au
> J'usage du laudanum
facultés animales. D
aux nerfs ou aux
> cerveau,
état de cette constitution est la
Le troisieme
est ou simple ou comdysenterie putride, qui
fièvre.Dans cette saison,leshumeurs
pliquéeaveela acrimonieuses, et se jettent aisément
deviennent
où elles causent beaucoup de
sur les intestins,
chaleur et de malaise, ,avec des envies,fréquentes
d'aller à la selle. Si en même temps nous examinous les trouvons de la couleur
nons les urines,
bilieuse. Ces inqu'clles étaient dans la colique
homovienneut donc d'une cause
dispositions
différente à certains égards. En
gène, quoique
y avait un peu de conseffet, on s'aperçoit qu'il
lieu
dans la
tipation durant la colique; an
que
d'enla douleur est suivie de selles ou
dysenterie
une selle ou deux, la
vie d'y aller; car, après
de chose
quantité de matière évacuée est peu
Un malade me dit qu'il avait
dans une dysenterie.
la
fait vingt selles dans une nuit; que cependant
de matière qu'ilavait rendue, excepté les
quantité
demi-setier. J'ai néauurines, n'allait pas à un
les douleurs et la fréquence
moins remarqué que
que les
des selles étaient moindres à proportion
et vice versa.
selles étaient plus copieuses,
âcre dans
Je m'imagine que la matière est plus
que le malade se plaint plus
la dysenterie, parce
de
de forces, et que le pouls est plus properte
une nuit; que cependant
de matière qu'ilavait rendue, excepté les
quantité
demi-setier. J'ai néauurines, n'allait pas à un
les douleurs et la fréquence
moins remarqué que
que les
des selles étaient moindres à proportion
et vice versa.
selles étaient plus copieuses,
âcre dans
Je m'imagine que la matière est plus
que le malade se plaint plus
la dysenterie, parce
de
de forces, et que le pouls est plus properte --- Page 351 ---
PUTRIDE,
fond; ce
31r
quiindique un grand
et plus d'acides
besoin de délayans,
De là aussi le
qu'il n'en fallait dans la colique.
lécoulement grand danger d'arrèter tant soit
si
de cette matière
peu
elle ne passe pas librement acrimonieuse; ; car
elle se rejete aisément
par les intestins,
leur du
dans le sang par la chatemps, et la
sueur. Dans ce cas, elle propension infecte
naturelle à la
et s'y mele si intimement,
toutes les humeurs,
en être que trés-difficilement qu'elle ne peut ensuite
Voilà ce qui donne
séparée.
sentérique de
naissance à la fièvre dymauvais caractère. Sydenham, laquelle est toujours de
consiste,
L'art de traiter une
1. à procurer des selles
dysenterie
les jours, selon la
aboudantes tous
2.0 à user,
quantité de matières à évacuer;
pour ces vues, de
puissent délayer ef envelopper médicamens qui
matière qu'ilfaut chasser.
Tacrimonie de la
à
Le sang se
peu par ce moyen, tandis
les dépure peu
garantis de toute
que
intestins sont
une expérience excoriation. Je puis assurer par
teries
certaine, qu'il y a peu de
provenant de cette
dysenCe traitement,
cause, qui ne cèdent à
prenne de bonne pourvu seulement, 1. qu'on s'y
heure; 2,0 qu'on le conduise
bien;3equ'on y
disparu; 4.0 que persistejusqu'a la diète
ce que la cause ait
corriger la matière
soit réglée de manière à
qui puisse nourrir morbilique, età n'ajouter rien
lorsque
et soutenir la maladie, même
Tappétit commence à revenir. La meilleure
, qui ne cèdent à
prenne de bonne pourvu seulement, 1. qu'on s'y
heure; 2,0 qu'on le conduise
bien;3equ'on y
disparu; 4.0 que persistejusqu'a la diète
ce que la cause ait
corriger la matière
soit réglée de manière à
qui puisse nourrir morbilique, età n'ajouter rien
lorsque
et soutenir la maladie, même
Tappétit commence à revenir. La meilleure --- Page 352 ---
DE LA SYNOQUE
diète sera le pain, l'orge, le riz, le fruit; le tout
rendu agréable avec un peu de jus de limon, du
sucre, ou du miel quand le malade s'en accommode, ou la crême. de tartre.
Bien-des gens ont regardé les vomitifs comme
spécifiques dans la dysenterie; ; je ne doute pas
qu'ils ne soient d'un grand service pour débarrasser l'estomac au commencement; mais j'en ai
guéri grand nombre sans vomitifs. Quand je vois.
la bile couler librement par de doux purgatifs,
et que le malade m'en parait ensuite soulagé,
rarement je prescris un vomitif, à moins qu'il
n'y ait signe de matière turgescente dans l'estomac. Mais si je vois des selles aqueuses, et sans
le soulagement que j'en espérais, je soupçonne
alors que les conduits biliaires sont paresseux, et
un
vif; ensuite la bile
je donne un vomitif
peu
coule plus librement.
J'ai été obligé de réitérer le vomitif tous les
deux jours, dans quelques constitutions atrabilai.
res, et cela trois ou quatre fois avant de produire l'effet que je désirais. Mais je vois que cette
méthode est plus nécessaire en septembre et en
octobre, que dans les premières () dysenteries
de juillet, parce que la bile jaune est plus déliée,
fort acrimonieuse, et est plus aisément remuée;
les
les framboises, 2 les ceoutre que
groseilles,
(r) Voyes chapitre de l'atrab.
deux jours, dans quelques constitutions atrabilai.
res, et cela trois ou quatre fois avant de produire l'effet que je désirais. Mais je vois que cette
méthode est plus nécessaire en septembre et en
octobre, que dans les premières () dysenteries
de juillet, parce que la bile jaune est plus déliée,
fort acrimonieuse, et est plus aisément remuée;
les
les framboises, 2 les ceoutre que
groseilles,
(r) Voyes chapitre de l'atrab. --- Page 353 ---
PUTRIDE!
rises sont assez mûres alors
dissoudre la bile, et la
pour pouvoir seules
muée, On est enfin
mettre en état d'être reavait contre les fruits revenu du préjugé que l'on
témoignages des plus mûrs, par le concours des
m'y arrête donc
babiles gens de l'art; je ne
La
pas.
la
purgation que je donne
manne, le tartre soluble
ordinirement est
de l'eau
que l'on dissout
d'orge, ou une
dans
dre tasse par tasse à émulsion que je fais prenque l'on fasse de vraies chaque heure, jusqu'à ce
jusqu'an matin suivant selles. Alors je m'arrête
tant. Je procède ainsi que j'en fais encore allque la maladie
tous les matins,
j'ordonne
tombe, sans opials ni jusqu'a ce
une prise de
astringens;
acidulé, à prendre
quelque doux breuvnge
de nuit.
après chaque selle, de jour et
Le premier signe de
de douleur avant d'aller rélablissement est T'absence
et T'élévation du
à la seile,
pouls, et
Tangmentation
rage, ensuite de pouvoir Taugmentation du counuit sans être obligé
rester au lit toute la
les selles
d'aller à la selle, après
prennent quelque
quoi
vient, on veut des alimens cousistanee; Tappétit
des rapports aigres de
solides; enfin, il vient
tion d'Hipp. aph. 5, 6, Testomac, selon l'observa-
> de longs cours de epid., lil. 2, s. 2. ( Si dans
> lienterie) il survient veatre (il se sert du mot
> avaient
des rots acides
pas lieu
qui n'y
D signe, >
auparavant, c'est ua bon
ient, on veut des alimens cousistanee; Tappétit
des rapports aigres de
solides; enfin, il vient
tion d'Hipp. aph. 5, 6, Testomac, selon l'observa-
> de longs cours de epid., lil. 2, s. 2. ( Si dans
> lienterie) il survient veatre (il se sert du mot
> avaient
des rots acides
pas lieu
qui n'y
D signe, >
auparavant, c'est ua bon --- Page 354 ---
Dr LA SYNOQUE
C'est alors que la rhubarbe peut être vraiment
les opiats chauds ne feront pas de tort,
ntile; que
Mais, après des expériences
s'ils sont indiqués.
ni l'une ni . les
réitérées, je n'ai pas trouvé que
de cette
autres réussissent bien au commencement
formaladie, quoiqu'ils puissent être utiles pour
tifier les intestins, après que la matière morbia été évacuée par de doux purgatifs, et corfique
des fruits mûrs et acides. Il faut être
rigée par
jours,
trés-attentif à la diète pendant quelques
de l'exercice, et l'air de la campagne
prendre semaines, sans quoi les rechutes ne sont
quelques
traiter ici de toutes
pas rares. Je ne prétends pas
la méthode
les différentes dysenteries, ni donner
but
dans tous les cas possibles : mon
praticable
la nature de la dysenterie,
1'est que d'exposer
épidémique en juillet et
qui est ici fréquemment mention dans cet ouvrage
août. Je ne fais donc
donner une
du plan général de la cure 1 pour
que
idée de la maladie.
sentiment
sont un
Ses premiers phénomènes
ende plénitude et d'oppression;
de pesanteur, froid suivi de quelque chaleur, dousuite un petit
dans les membres : cette
leur de tête au dos ou
douleurà
douleurs'appaise, est suivie d'une autre
T'estomac et au bas-ventre. Quelques heuresaprès, de
il vient des selles qui enléveut la plupart
dans ce cas-là,e n'est qu'une
ces symptômes;
lçs symptômes
simple dysenterie, Si au contraire
énitude et d'oppression;
de pesanteur, froid suivi de quelque chaleur, dousuite un petit
dans les membres : cette
leur de tête au dos ou
douleurà
douleurs'appaise, est suivie d'une autre
T'estomac et au bas-ventre. Quelques heuresaprès, de
il vient des selles qui enléveut la plupart
dans ce cas-là,e n'est qu'une
ces symptômes;
lçs symptômes
simple dysenterie, Si au contraire --- Page 355 ---
PUTRIDE,
susdits
augmentent et
dans tout leur
accompagnent les selles
cours, alors c'est une fiévre
sentérique; ce qui fait le dernier
dyconstitution. La grande
état de cette
l'abattement d'esprit, prostration de forces et
cette fièvre, l'ont fait qui accompaguent souvent
et la grande
regarder comme
suer
propension que les malades maligne;
peut induire en
ont à
la nature tâche
erreur, en faisant croire
la
d'expulser la matière
que
peau, comme il arrive dans les
maligne par
tielles.
fièvres pestilenMais Texpérience
sueurs qui arrivent prouve de
uniformément que les
tomatiques dans
bonne heure, sont
et que les intestins cette fiévre, ne soulagent sympou la matière
sont en général la voie pas ;
doit être
par
moyen de soulager le portée au dehors, et le
venablement, aussi
malade aisément et conn'est pas compliquée long-temps que cette fiévre
différente
avec d'antres maladies
nature, (C J'ai
de
>
toujours pensé, dit
denliam, que se tirer avec
Sy-
> pas toujours une
la vie sauve, n'est
> lence d'une méthode preuve suffisante de l'excel.
> aigués,
curative dans les
parce qu'il
a des
maladies
> guéris par des femnuelettes y
gens qui ont été
> encore que la maladie soit ignorantes : il faut
> cède d'une manière
domtée avec aise, et
Quand les selles
convenable à sa nature.s
font
que la nature seule
pas tomber la fèvre,je conclus procure, ne
que la nature
ve, n'est
> lence d'une méthode preuve suffisante de l'excel.
> aigués,
curative dans les
parce qu'il
a des
maladies
> guéris par des femnuelettes y
gens qui ont été
> encore que la maladie soit ignorantes : il faut
> cède d'une manière
domtée avec aise, et
Quand les selles
convenable à sa nature.s
font
que la nature seule
pas tomber la fèvre,je conclus procure, ne
que la nature --- Page 356 ---
a
DE LA SYNOQUE
trouble, ou que les selles
est dans un trop grand
lors fais tirer
assez abondantes. Pour
je
ne sont pas
de délayer
du sang s'ily a indication 2 et j'ordonne
abondamment pendant plusieurs heures. Après
cela j'examine s'il ne serait pas besoin d'un vomitif, suivant les symptômes que me présente le
siége de la matière turge cente, et je suis lindication. Ensuite je fais prendre, chaque heure, une
ce que les selles
tasse d'apozèmes purgatifs,jusqu'a
vraiment excrémenteuses aient paru. Je recomune diète rimence alors à délayer, prescrivant
végétale et acidule. Je ne défends pas
goureuse bière, le faible cidre, ou l'eau fraiche,
la petite
si l'on en veut boire. Le matin suivant, j'ordonne
solution de manneetde tartre soluble, comme
une ci-devant, et je suis ce train tous les matins jusles
s'abattent : rarement
qu'à ce que
symptômes
le
il est besoin de réitérer la saignée, ou même
vomitif. Il est vrai que quelquefois il y a une
douleur sourde et quelque plénitude dans le basla purgation ne fait pas cesser ; alors
ventre, que
lavemens avec du miel ou
fordonne de fréquens
de la manne, et fort chauds, suivant ce que Sydenham dit avoir observé, qu'il fallait des lavechauds, quoique la boisson dit étre froide.
mens
tout
En effet,je puis confirmer par expérience
a dit de cette fièvre.
ce que Sydenham
le commenSi l'on suit cette méthode depuis
cement, elle cesse ordinairemeut en une semaine,
gation ne fait pas cesser ; alors
ventre, que
lavemens avec du miel ou
fordonne de fréquens
de la manne, et fort chauds, suivant ce que Sydenham dit avoir observé, qu'il fallait des lavechauds, quoique la boisson dit étre froide.
mens
tout
En effet,je puis confirmer par expérience
a dit de cette fièvre.
ce que Sydenham
le commenSi l'on suit cette méthode depuis
cement, elle cesse ordinairemeut en une semaine, --- Page 357 ---
PUTRIDE,
ne laissant rien après soi
aux intestins, laquelle qu'ane petite faiblesse
convenable, 9 le grand disparait par une diète
tant un peu d'acides air, lexercice,et en ajoula violence est
minéraux aux boissons.
le
une fois
Quand
malade d'ètre au lit; tombée,je je
n'empêche pas
prévenir les sueurs
ne m'inquiele plus de
spoutanément. Mais les 1 pourvu qu'elles viennent
jours du mal dans cette sueurs forcées font foupremières évaeuations. fèvre, même après les
nent pas non plus,
Les amers (r) ne conviencesser la faiblesse quand on les donne pour faire
donnera
qui reste aux intestins
avec avantage les eaux
; mais on
Je fus
martiales.
une jeune denandé.iy dame
a quelques années,
avait
prise d'une
pour
un ténesme continuel, colique bilieuse, Elle
évacuation. Après la
mais à peine ancune
mal et de
saignée, elle se
de
pesanteur à l'estomac
plaignit
pour cela un doux vomitif.
; on lui donna
zème purgatif, qu'elle
Elle commença
eu
prit
Tapoplusieurs selles. Je lui fis jusqu'a ce qu'elle eût
tartre, lej petit-lait, l'eau
prendre la crême de
panade avec le suc de
d'orge, le gruau, ou une
son séant tout le jour, limon, Le
avec ordre d'être sur
fut
matin
réitérée; on continua la
suivant, la tisane
même diète et la même
dit (1) Ily a ici une espèce de
plus hant sur l'usage de la contradiction avec ce que
dant que les eaux martiales rhubarbe. On peut dire l'auteur
méritent la préférence,
cepen;
panade avec le suc de
d'orge, le gruau, ou une
son séant tout le jour, limon, Le
avec ordre d'être sur
fut
matin
réitérée; on continua la
suivant, la tisane
même diète et la même
dit (1) Ily a ici une espèce de
plus hant sur l'usage de la contradiction avec ce que
dant que les eaux martiales rhubarbe. On peut dire l'auteur
méritent la préférence,
cepen; --- Page 358 ---
3:8
Dr LA SYNOQUE
ajoutant quelques fruits mûrs. En trois
boisson, y
bien. fut envoyée à Islingjours elle parut assez
,
les eaux, Tair et l'exerton (1), pour y prendre
elle
cice. Dès qu'elle fut hors de la ville,
négligea
de trouble aux intestins ; ce
sa diète, se plaignit
de vers.
l'on regarda comme des symptômes
que
aux remèdes vermiOn la mit en conséquence
fort maufuges; l'effet fut une fièvre rémittente
beauvaise
laquelle on me rappela. Après
2 pour
elle fut enfn
de douleur et de danger 9
coup
d'aphthes qui suivaient
sauvée par une éruption
lordre d'une fièvre quarte; c'est-à-dire, 1 qu'après
rémittence de deux jours, il arrivait un fort
une
par une nouvelle érupparoxysme qui se dissipait ensemble.Durant les jours
tion d'aphlliesentassées
avec saliintermédiaires 2 2e la matière s'en détachait
en bavant : ily avait aussi
vation, ou plutôt
et
selles spontanées dans ces momens ;
quelques
lon prit garde de rien troubler.
commeneèrent à la longue par
Les paroxysmes
devint
bourbeuse, le
l'urine
plus
un froid léger;
lent, tandis que la matière
pouls plus mou et plus
haut,
offensive se vidait de plus en plus par
comme j'eus des raisons de
et même par bas,
les
le croire. La fièvre tombait aussi vers
jours
d'intervalle. Mais la malade était si épuisée 7 que
lui donner le quinquina, ce qui
je crus pouvoir
(*) Village près de Londres.
devint
bourbeuse, le
l'urine
plus
un froid léger;
lent, tandis que la matière
pouls plus mou et plus
haut,
offensive se vidait de plus en plus par
comme j'eus des raisons de
et même par bas,
les
le croire. La fièvre tombait aussi vers
jours
d'intervalle. Mais la malade était si épuisée 7 que
lui donner le quinquina, ce qui
je crus pouvoir
(*) Village près de Londres. --- Page 359 ---
PUTRIDE,
empécha le relour du
3rg
alors que la maladie était paroxysme, Nous crimes
jours après, lors même jugée ; mais
de ses
qu'elle avait quelques
forces, il lui
déjà repris
au
survint une douleur
nerfiachintique : la cuisse
cruelle
rent énormément
et la jambe
bien de la
; et il fallut plusieurs s'enflepeine, pour fairei cesser
mois, et
symptômes.
ces nouveaux
Si l'on réfléchit
rement que la matière sur ce cas-ci, l'on verra clainaissance à la première jaune originale, qui donna
d'intestins, n'avait
fièvre 9 et aux
et
pas été
douleurs
corrigée avant que la malade suffisamment évacuée
que le reste avait été irrité
eût quittéla ville;
avait ainsi donné lien
par les
plusieurs
à une fiévre vermifuges, et
fut
jours après, une partie de maligne; que,
séparée du sang, et
cette matière
du gosier ;
déposée à la
que cette éruption surfaceinterne
qu'imparfaite, fut
d'aphthes, quoique la pousse réitérée critique, et modéra la
la fièvre
de ces
fièvre;
le
en une espèce de
aphthes convertit
quinquina arrêta cette quarte régulière; 2
mais sans chasser
fièvre
que
et
ou corriger la cause inernitente,
qu'elle ne fut jugée
de la
bifique eut été
que quand la matière fièvre,
la cuisse et de déposée dans le tissu
morla jambe (r).
cellulaire de
(z) Demande, Le
dans cette maladie2.. qoinquina fut-il de quelque
secours
le
en une espèce de
aphthes convertit
quinquina arrêta cette quarte régulière; 2
mais sans chasser
fièvre
que
et
ou corriger la cause inernitente,
qu'elle ne fut jugée
de la
bifique eut été
que quand la matière fièvre,
la cuisse et de déposée dans le tissu
morla jambe (r).
cellulaire de
(z) Demande, Le
dans cette maladie2.. qoinquina fut-il de quelque
secours --- Page 360 ---
DE LA SYXOQUE
suivante, il m'arriva d'aller chez uni
Lannée
voir un de ses enfans, maami : on me pria d'y
Lapothicaire qui
lade depuis plusieurs jours.
avait traité cette maladie de fièvre intermittente, 2
avec de la rhubarbe, et avait envoyé
l'avait purgé
Je trouvai le petit
quelques potions fébrifuges. etayant de la peine
garçon avec une forte fièvre,
à avaler. Je ne vis rien d'extraordinaire au gosier; dén'étaient même pas enflées. Je
les amygdales
ordonnai de le purger avec
fendis ces potions,
suivant, on me dit
de la manne, etc. Le jour
la fièvre avait
qu'après l'effet de la purgation,
été brûbeaucoup angmenté ; que l'enfant avait
matin ; qu'alors il était
lant et agité jusqu'au
frais. Durant
resté tranquille, et était devenu plus
la nuit il avait pris beaucoup de boisson acidule.
donc le gosiersjy vis des aphthes dans
J'examinai
la maladie comme une fièvre
le fond, et regardai
exactement selon la méaphtheuse, que je traitai
thode de Boërhaave. Cesaphthes furenti irrégulières
jours : et la fièvre
durant ces quatorze premiers jour : alors elles
en était alors au vingt-et-unième
Derégulièrement tous les trois jours.
reparurent
il ne prit aucun médicament
puis ce moment-là,
fûmes d'avis de lui
de quelque efficacité ; et nous
faisant
tenir de temps en temps le ventrelibre,en diète. Au trentesérieuse attention à la
aussi une
maladie était sensiblement dideuxième jour, , la
devinrent très-réguminuée ; après quoi les accès
iers jour : alors elles
en était alors au vingt-et-unième
Derégulièrement tous les trois jours.
reparurent
il ne prit aucun médicament
puis ce moment-là,
fûmes d'avis de lui
de quelque efficacité ; et nous
faisant
tenir de temps en temps le ventrelibre,en diète. Au trentesérieuse attention à la
aussi une
maladie était sensiblement dideuxième jour, , la
devinrent très-réguminuée ; après quoi les accès --- Page 361 ---
liers. Le malade
PUTRIDE,
dans les jours reprit des forces et de Tappétit
tementjugé le intermédinires. Le tout fut parfaipas eu de rechute quaraute-sixième jour. L'enfant n'a
bonne santé,
depuis ; il est gaillard et
en
En
même comparant ce cas avec plusieurs autres
espèce, , je me suis
de la
raison, et que l'on ne doit convaineu que Catelar a
thes,quand elles
pas s'opposer auxa aphque souvent elles toatmanionmpttent deviennent
de fèvre;
quoique d'abord elles
peu à peu salutaires,
conséquence; ; qu'elles puissent sont
paraitre de peu de
del
critiques (1),
le longuedurde,e et qu'on ne doit pas les quoique
quinquina niavec les
sarréteravec
lade a assez de force astringens, tant que le maqu'elles sont plus
pour les pousser au-dehors;
affectent les
fréquentes dans les fièvres
ser par-là intestins, et que la nature
qui
une matière morbifique
semble pouspasserait avec peine par aucune particulière, qui
pourquoi je conclus
autre voie, C'est
bave, ni les petites qu'il ne faut pas arrêter la
jours
selles qui arrivent dans les
intermédiaires. Cela
des évacnations
parait former une partie
retour du
critiques 7 et diminue bientôt
paroxysme, et d'une nouvelle
au
éruption,
(x) Lelecteur doit
ce que M. de Haën comparer a dit à avec les réflexions de M.
page 8r et
ce sujet,
Grant,
deux
suiv., > pour voir comment on partie VIII, chap, 3,
savans médecins.
peut rapprocher ces
I.
--- Page 362 ---
DE LA SYNOQUE
de modérer
Il ne faut pas non plus être curieux ,nid'autres
la violence du paroxysme parla saignée,
évacuations, parce qu'il est critique, et tombera
après T'éruption.
le
comC'est un bon signe quand
paroxysme
froid
et celui qui a de plus
mence par un
léger, efficace. J'ai vu de
longs intervalles est le plus
et
mauvais effets du fréquent nsage de T'opium
on ne doit pas en charger beaudes astringens;
les loochs. Les diaphocoup les gargarismes ou
J'ai
sont tous des remèdes dangereux.
rétiques mieux réussi dans ces maladies en me
toujours
sur la diète. On peut en
fixant principalement
bien,
toutes les vues en la réglant
effet, remplir
d'achever
jusqu'à ce que la nature ait eu le temps
la voie qu'elle veut prendre. Je ne
la crise par
d'avoir jamais vu aucun
me souviens même pas
autre voie
à tâcher de substituer une
avantage
des
aux évacuations en place
aphthes.
par la couleur des aphthes,
C'est ordinairement
l'on
leur étendue et T'épaisseur de la croûte, que
des mauvais symptômes que cette maladie
juge
outre ceux qu'elle a de commun avec
présente, fièvres; mais j'ai toujours observé que la
d'autres
indice par lequel il fallait
fièvre était Tunique
On doit toujours soutenir, pousjuger des aphthes. soulagent dans la fièvre; ; et,
ser les aphthes qui
leur couleur puisse d'abord paraitre plns
quoique
foncée que de coutume, cependant
sombre, plus
que
des mauvais symptômes que cette maladie
juge
outre ceux qu'elle a de commun avec
présente, fièvres; mais j'ai toujours observé que la
d'autres
indice par lequel il fallait
fièvre était Tunique
On doit toujours soutenir, pousjuger des aphthes. soulagent dans la fièvre; ; et,
ser les aphthes qui
leur couleur puisse d'abord paraitre plns
quoique
foncée que de coutume, cependant
sombre, plus --- Page 363 ---
PUTRIDE
Téruption prochaine
en les traitant
pourra se mieux
avec prudence,
présenter
dans J'aitoujours trouvé que
ces alfections,
c'étaitun mauvais signe,
sèche et noire,
quand la bouche devenait
coup, quand les quand la bave cessait tout d'un
et qu'ainsi il n'y paroxysmes avait
duraient
qu'il en était de
que de courts long-temps,
de tympanite même quand ily avait intervalless
ou de
une espèce
aux purgatifs ni aux météorisme, qui ne cédait pas
ration était courte lavemens; ; quand la
matière
et
respieût été transportée dificultueuse, comme si la
moyen le plus assuré de faire aux poumous, Le
tômes, est de favoriser
cesser ces
et de la bouche
ces aphthes de la symppar de douces
gorge
que j'ai vu réussir en
fomentations; ce
que les choses avaient quelques cas, lors même
nure pendant quelque pris une mauvaise tourJe trouve
peu de jours.
solliciter
que, dans le cas d'aphthes où
léruption, on doit
il faut
plus qu'en aucune autre
délayer les acides
nature demande
fièvre putride; car la
cette matière du beaucoup de temps pour
été fort
sang : les forces ayant séparer
cédente, épuisées par la durée de la d'ailleurs
les faibles efforts
fièvre préfatigués deviennent
que font les vaisseanx
terrompe le dépôt inutiles, pour pen qu'on ina
membrane de la qui se fait de la matière
cette
bouche et du
sur la
raison que les boissons gosier. C'est pour
tiédes conviennent
2E
cette matière du beaucoup de temps pour
été fort
sang : les forces ayant séparer
cédente, épuisées par la durée de la d'ailleurs
les faibles efforts
fièvre préfatigués deviennent
que font les vaisseanx
terrompe le dépôt inutiles, pour pen qu'on ina
membrane de la qui se fait de la matière
cette
bouche et du
sur la
raison que les boissons gosier. C'est pour
tiédes conviennent
2E --- Page 364 ---
DE LA SYNOQUE
fièvre que dans la plupart des
mieux dans cette
demande de doux
autres fièvres putrides, et qu'elle
tels que des vins doux, et du petit-lait
cordiaux, du vin. Le meilleur acide que j'aie trouvé
faitavec
commun, et le petit-lait
jusqu'ici, est l'oxymel du
de limon, en y
fait avec du vinaigre ou
jus
J'ai essayé de
ajoutant un peu de vin de Canarie.
de soufre
la mixture acide de Tissot, avec l'esprit mais elle
lieu
dans cette saison-ci;
au
d'oxymel,
laissant bientôt
n'a pas si bien répondu à mes vues,
la bouche sèche : je retournai à l'oxymel. minéraux
J'observai cependant que les acides
le ventre; mais qu'ils empène resserraient pas de baver et semblaient guéchaient sensiblement
l'obserrir la bouche trop vite ; ce qui me rappela
Sched mon. art. II: ( Je
vation de Sydenham 2
de vitriol à aucun
dit-il, d'esprit
' n'ajoute pas,
rafraichisse beauquoiquil
D de ces médicamens,
: voilà pourqu'il est trop styptique
> coup, parce
dans les maladies où
> quoi il ne convient pas rien dire ici de la nas il faut purger, pour ne
Mais
recours
minérale de cet acide. D
j'ai
> ture
dans la fièvre dysentérique, quand
à cet esprit
et
chaleur est excessive et le pouls trop petit,
la
surtout si la peau parait moite 9
cela avec succès,
conet la propension aux sueurs symptomatiques dixième
sidérable. J'en fais autant, après le
jour, dans
fièvres bilieuses, c'est-à-dire,
dans quelques
décrite dans le
la nouvelle fièvre de Sydenham,
. D
j'ai
> ture
dans la fièvre dysentérique, quand
à cet esprit
et
chaleur est excessive et le pouls trop petit,
la
surtout si la peau parait moite 9
cela avec succès,
conet la propension aux sueurs symptomatiques dixième
sidérable. J'en fais autant, après le
jour, dans
fièvres bilieuses, c'est-à-dire,
dans quelques
décrite dans le
la nouvelle fièvre de Sydenham, --- Page 365 ---
Sched,
PUTRIDE,
mon., et dans les cas où les
convenables ont été
évacuations
Tony y a persisté
commencées à temps, et
au
jusqu'à ce jour-là. On
que
commencement de
doitl'éviter
les raisons
toutes ces maladies,
que Sydenham a
pour
que si la fièvre se
données. Je crois aussi
minéraux n'auront change en aphthes, les acides
de succès
légérement, quand l'escarre
que pour guérir
la déglutition. Mais
menace
vrai
on peut donner, d'empecher
spécifique, et qui n'est
comme un
l'esprit de soufre, le
pas si astringent que
de sel marin tiré
médicament suivant :
de miel
avec le bol, mélé avec esprit
rosat, à la manière de
un peu
avec de leau de
Van-Swielen, ou
répéter
navet, en forme de
souvent.
mizture, et le
J'ai souvent rencontré des
obstinées, telles sont celles aphthes chroniques
black thrush, lesquelles,
que nous appelons
sieurs remèdes,
après avoir résisté à
les boissons
ont été guéries en prenant pluacidulées: avecl
toutes
avec le bol. Je puisaussi T'esprit de sel marin tiré
rience, que le quinquina assurer, d'après mon expéque la fièvre n'ait pris le ne réussira pas, à moins
et alors le
type d'une
danger est
intermittente;
on laisserait la fièvre presque passé, 9 quand même
si le malade est bien prendre son cours; surtout
qu'ilyait une assez soutenu entre les accès, et
qu'on le tienne hors bouneapyrexie; du lit
; pourvu aussi
ou même
les jours du
qu'il se tienne sur son séant le mieux,
plus qu'il
urer, d'après mon expéque la fièvre n'ait pris le ne réussira pas, à moins
et alors le
type d'une
danger est
intermittente;
on laisserait la fièvre presque passé, 9 quand même
si le malade est bien prendre son cours; surtout
qu'ilyait une assez soutenu entre les accès, et
qu'on le tienne hors bouneapyrexie; du lit
; pourvu aussi
ou même
les jours du
qu'il se tienne sur son séant le mieux,
plus qu'il --- Page 366 ---
DE LA SYNOQUE
Mais on peut voir
pourra, sans trop se fatiguer.
dans les fièvres
là-dessus les règles que] j'ai données
intermittentes (1).
rencontraile vrai coleraLa première fois que je
On
morbus dans cette saison, fut le IO août 769.
alors chez trois personnes le même
me demandait
vis encore deux
matin. Le 15du même mois, j'en
et le 20
autres savoir 1 d le capitaine C. et M.S.,
B-N., tous gens forts, pleins de santé
je vis M.Jean
avoir raison de croire que
et jeunes. Je crus alors
dit
maladie était arrivée selon ce que
Sydecette
le colera-morbus
nham, sect. 4 , cap. 2, ( que
à la fin de l'été et vers le commencement
> a lieu
que les hironaussi certainemeut
s de l'automne,
du printemps, et le
> delles au commencement
la
le milieu de l'été. > Mais dysen-
> coucou vers
n'étaient pas encore
terie et la fièvre dysentérique
encore plusieurs personnes
passées ; car j'avais
l'autre en même temps,
incommodées delune et de
autres malades de colique bilieuse.
et quelques
colera-morbus semble être de
En effet, le
fréquentes dans la dysenterie et dans
(i)Les aphthes sont plus dans toute autre maladie. La cause
la fèvre dysentérique, que affections vient de ce qu'on a négligé
la plus commune de ces
de la fièvre,
convenablement au commencement
de purger
de l'opium et des astringens donnés
ou de l'usage précipité
faut suivre pour traiter les
mnal-à-propos. La méthode qu'il la nature de la dysenterie , et
aphthies 3 expose en même temps d'une semblable manière.
eoutes les deux doivent se traiter
autre maladie. La cause
la fèvre dysentérique, que affections vient de ce qu'on a négligé
la plus commune de ces
de la fièvre,
convenablement au commencement
de purger
de l'opium et des astringens donnés
ou de l'usage précipité
faut suivre pour traiter les
mnal-à-propos. La méthode qu'il la nature de la dysenterie , et
aphthies 3 expose en même temps d'une semblable manière.
eoutes les deux doivent se traiter --- Page 367 ---
PUTRIDE,
même nature 9 et provenir de
mêmes que celles de la
causes presque les
premièrement
la
colique bilieuse, 9 sinon
colique
que matière est arrêtée dans la
bilieuse, , au lieu que dans le vrai coleramorbus, ily a un débordement de bile.
dement, le colera-morbus
Secondaus les sujets dont le
parait avoir plus lieu
en bon élat, , et
sang et les vaisseaux sont
crise s'y font plus conséquemment la coction et la
plus tôt que dans la parfaitement, et se complétent
colique.
pas besoin
Troisièmement, il n'a
d'aiguillon, car la nature
gente et fort active. Tout
y est fort dilic'est de délayer
ce qui reste à faire à l'art,
abondamment: avec
sons et de semblables
de'douces boismatière morbifique soit lavemens, jusqu'a ce que la
épuisée
presque en totalité, Après cela, entièrement ou
efficace, mais non
l'opium deviendra
réler aux
auparavant, Il1 ne faut pas s'armonie de la crampes, nia aux spasmes : c'est l'acrimatière jaune qui est
cess symptômes; ils
cause de tous
sipée.
cesseront dès qu'elle sera disL'un de mes premiers malades
une saignée abondante.
susdits demandait
jaune. Je n'ordonnai Son sang était visqueux et
aux deux autres
son copieuse d'eau
qu'une boisl'eau de poulet toutes d'orge, de gruau léger ou de
les fois
et de prendre, toutes les
qu'ils vomissaient,
seize onces de la même heures, un lavement de
liqueur chaude, Quand ils
s'aperçurent que les selles n'étaient ni
fetides, ni
mes premiers malades
une saignée abondante.
susdits demandait
jaune. Je n'ordonnai Son sang était visqueux et
aux deux autres
son copieuse d'eau
qu'une boisl'eau de poulet toutes d'orge, de gruau léger ou de
les fois
et de prendre, toutes les
qu'ils vomissaient,
seize onces de la même heures, un lavement de
liqueur chaude, Quand ils
s'aperçurent que les selles n'étaient ni
fetides, ni --- Page 368 ---
Dr LA SYxOQUE
de couleur sombre, que les vomissemens n'étaient
couleurs, les mis à la mixplus amers ou sans
je
ture de Van-Swieten, n.o 3, jusqu'à ce que le vOmissement s'arrètât. Mais, si le vomissement s'arrêtait de lui-même, alors ils ne prenaient pas
d'opiat, lors même que les évacuations continuaient par les selles. Ily en eut donc un quien
cuillerée lui affermit
eut besoin, et la troisième
l'estomac. J'aicependant vu des cas oùt il en fallait beau-
, et j'ai oui dire aussi que, dans les
coup plus
il s'était vu des occasions où
Indes Occidentales,
l'on avait été obligé de donner une grande quantité d'opium dans cette maladie, avant de pouvoir
faire cesser la crampe universelle; ce qui me semble,n'est pas extraordinaire parmi nous. Le matin
suivant je leur fis prendre un apozème purgatif
fort doux,avec ordre de prendre, tous les matins,
de la manne et du tartre soluble pour se teuir le
ventre libre, jusqu'à ce que la langue parût trèsnette, la peau fraiche et le pouls lent. Durant ce
de viandes ni de fortes
temps-là, ils ne prirent pas
de
boissons, mais du fruit mir, du petit lait et
à ce traitement
doux breuvages. Conséquemment
iln'y eut point d'accident ni de rechute.
même temps, je vis trois autres
Le 20 d'aoàt,
bilieuse: l'estomac
sujets malades d'une vraie fièvre
de
aflecté ; il n'y avait point
n'était pas beaucoup
ni
douleur ni de plénitude dans les intestins, 2
ils ne prirent pas
de
boissons, mais du fruit mir, du petit lait et
à ce traitement
doux breuvages. Conséquemment
iln'y eut point d'accident ni de rechute.
même temps, je vis trois autres
Le 20 d'aoàt,
bilieuse: l'estomac
sujets malades d'une vraie fièvre
de
aflecté ; il n'y avait point
n'était pas beaucoup
ni
douleur ni de plénitude dans les intestins, 2 --- Page 369 ---
PUTRIDE,
atcun signe de rel chementde
la langue était telle
ventre. Cependant
rique : il
que daus la fievre
en était de même des
dysentéLa douleur de téte et des
uriues et du sang.
rable : les malades
lumbes était considéleur et aue agitation éprouvaient une graude chaexcessive.
se passèrent aisément
Deux Jeces fievres
T'autre
, à la manière
traina jusqu'au
ordinaire;
quatorziéme
changea en double-tierce.
jonr 7 et se
que jusqu'au douzième
Je le suivis ce malade
rafraichi
les
de la fiévre : l'air était fort
le
par
pluies ; le vent tourna au nord
vingt-deusième, , et les soirées
froides. Le
étaient un peu
c'est de là vingt-quatre, Tair fut glacial au soir:
d'accès de la que je commence à dater la fiévre
moisson.
a Les
intermittentes, dit
5 leurs
Sydenham, prennent
dénominations de
> cès, et sont par-là
liutervalle des deux ac-
>
suffisamment
pourvu qu'on ait égard aux
distinguées,
> T'année dans lesquelles
deux divisions de
>
elles ont lieu,
printemps et Tautomne,
savoir, le
> ques fièvres de la vraie Cependanti til y a quel-
> mais
nature des
qui ne présentent
intermittentes,
> quiles puisse faire
point de signe visible
discerner.
> ple, les intermittentes
Quand, par exem-
> tent de bonne heure, dautomne se manifes-
> ne prennent
comme en juillet, elles
pas
3 comme le font les surle-champ leur vraie forme,
> en général ; mais intermittentes elles
du printemps
ressemblent si fortaux
le
> ques fièvres de la vraie Cependanti til y a quel-
> mais
nature des
qui ne présentent
intermittentes,
> quiles puisse faire
point de signe visible
discerner.
> ple, les intermittentes
Quand, par exem-
> tent de bonne heure, dautomne se manifes-
> ne prennent
comme en juillet, elles
pas
3 comme le font les surle-champ leur vraie forme,
> en général ; mais intermittentes elles
du printemps
ressemblent si fortaux --- Page 370 ---
DE LA SYNOQUE
fièvres continues à tous égards, qu'il n'est pas
>
de les distinguer sans une attention fort
> possible
mieux
A la longue, elles paraissent
> scrupuleuse.
la constitution prédomi-
> caractérisées 2 quand
est un
affaiblie. > Sect. I, C. 2,art. 14.
> nante
peu
vu la fièvre comJ'ai moi-mème fréquemment
mencer en juillet, et ne devenir intermittente
août. Mais Sydenham dit aussi, sect. I 3
qu'en
T'intermittente commencer en
chap. 3, < qu'ilvit
et être dans toute sa force, c'est-à-dire,
> juillet,
la
devenir
en août. > Comme
>
épidémique
fièvre du printemps a commencé quelquefois
et s'est trouvée accompagnée de la
en février,
espèce de fèvre dépurasynoque non putride,
de même la fièvre
toire, jusqu'à la fin de juin;
d'accès de la moisson a aussi commencé en août
la fièvre bilieuse ou la nouvelle fièvre 2 et en
par
jusqu'au commencement de
a été accompagnée
quia lieu en nola constitution inflammatoire,
fèvres
vembre et décembre. II y a peu de vraies
le fort de la constitution inflamd'accés pendant
rares au fort de la
matoire ; elles sont également
constitution putride, mais se font surtout sentir
vers le déclin de ces deux constitutions.
Les fèvres d'accès des deux saisons différent
principalement en ceci : celles du printemps, sucfort de la constitution inflammatoire, 9
cédant au confondues avec elle, de même que
se trouvent
celles de la mois:
toutes les fièvres du printemps;
y a peu de vraies
le fort de la constitution inflamd'accés pendant
rares au fort de la
matoire ; elles sont également
constitution putride, mais se font surtout sentir
vers le déclin de ces deux constitutions.
Les fèvres d'accès des deux saisons différent
principalement en ceci : celles du printemps, sucfort de la constitution inflammatoire, 9
cédant au confondues avec elle, de même que
se trouvent
celles de la mois:
toutes les fièvres du printemps; --- Page 371 ---
PUTRIDE,
son, succédant à une
33r
ticipent de
constitution putride,en parmoisson. On même, voit comme toutes les fiévres de la
bien saisir le vrai par-là qu'il est nécessaire de
de juillet,
genre de la constitution
l'on
d'où résulte la fièvre de la
putride
veut bien saisir la
moisson, si
mittentes de
méthode de traiter lesinter.
meilleure
cette dernière saison.
introduction
Ainsi, la
essai sur les fiévres
que l'on puisse faire à un
d'accès de la
d'exposer les maladies du mois moisson, c'est
done
de
plus en état de traiter
juillet. On sera
qui est celle de la moissou
la fièvre bilieuse,
, soit
pliquée avec une fiévre
simple, soit.comsûr de la méthode de d'accès, s quand on sera
traiter la fièvre
Tout ce quej'ai pu
putride.
tive des meilleurs apprendre de la lecture attenj'ai eues avec les auteurs, des conversations que
propre
meilleurs médecins, et par ma
expérience 2 m'a
et les affections
convaincu que les fièvres
nous
fiévreuses de la
appelons putride
constitution que
traitées que par les
9 ne peuvent être mieux
denham ; que d'ailleurs régles que nous a laissées Syd'hui les mèmes
ces maladies sont
que de son
aujourplantes de son
temps 9 comme les
et
temps sont également les
qu'ilen sera toujours de
>
mêmes,
de maladie
même. (
7 dit-il, a,
Chaque espèce
> et des
comme celle des
végétaux, , ses
animaux
> lières et
propres qualités particu-
>
univoqnes 3 résultantes de sa
essence; elles doivent douc étre
propre
permanentes, 2
ces maladies sont
que de son
aujourplantes de son
temps 9 comme les
et
temps sont également les
qu'ilen sera toujours de
>
mêmes,
de maladie
même. (
7 dit-il, a,
Chaque espèce
> et des
comme celle des
végétaux, , ses
animaux
> lières et
propres qualités particu-
>
univoqnes 3 résultantes de sa
essence; elles doivent douc étre
propre
permanentes, 2 --- Page 372 ---
DE LA SYNOQUE
cela passe les bornes de notre imagi-
> quoique
On,
néanmoins rechercher avec
D nation.
peut
la meilleure méthode de traiter ces ma-
> avantage
nous en ignorions les causes,
> ladies 1 quoique
la cure de la
des maladies ne
> parce que
plapart
de la connaissance des causes, mais
> dépend pas
méthode convenable et fondée sur T'expé-
> d'une
> rience. >
méQuoiqu'il soit impossible de donner une
thode
traiter les maladies qui résultent de
pour'
sans être obligé de faire
la constitution putride 9
des exceptions 2 je crois cependant que les règles
suivantes auront leur avantage.
RÈCLE Lre Quand la saignée est nécessaire, ce
évacuation; les autres se
doit être la première
feront après avec plus de sûreté et plus d'effet.
REGLE II. Plusieurs sujets ont besoin d'un vola matière est turgescente dans
mitif, parce que
l'estomac.
REGLE III. La purgation est toujours nécessaire.
Il faut aussi tenir le ventre libre durant toute la
maladie.
de suer
RÈGLE IV. Il est toujours désavantageux
avant la coction. Il faut modérer les sueurs par
elles sont immodérées.
les acides minéraux, quand
RÈGLE V. Le malade ne doit rester au lit de
quand on voit les signes de coction.
jour que
fruits mûrs et acides sont les
a RÈCLE VI. Les
de la matière
vrais dissolvans et les correctifs
morbifique. --- Page 373 ---
PUTRIDE.
RÈCLE VII. Tous les alimens
mal sont pernicieux
pris da règne animaladie soit tombée. avant que la violence de la
REcLE VIII, Tous les
maques et les vésicatoires opiats, les alexipharsont
propos, et méme
employés mal à
tombe.
préjuciables avant que le pouls
RÈGLE IX. Les sueurs modérées
spontanément de nuit sont
qui arrivent
coction, et vers la
av vantageuses après la
traitée dès le
fin, si la fièvre a été bien
trement.
commencement; mais non auRÈGLE X. Le quinquina est utile
de coction et une crise
après des signes
quand le pouls semble partielle, spécialement
la bouche n'est
devenir profond, et que
RÈGLE
pas trop sèche.
douleur XI. Quand il y a dans cette
de tête opiniatre, la
fièvre une
que les vésicatoires et le
saiguée soulage plus
du sang par les
camphre. On peut tirer
RÈGLE XII. La ventouses, si le pouls est petit.
lavemens
boisson doit être froide, les
chauds; et l'on ne doit
tenir le malade sur son séant
pas négliger de
Comment donc a-t-il
pendant le jour.
si souvent
pu se faire qu'on
une pratique tout
tienne
que des gens même
opposée à celle-ci?
denham suivent
qhi ont lu Hlippocrate et
aussi cette
Sya lieu de s'en étonner
pratique abusive? On
sidère la
d'abord; mais si l'on conpatience et l'attention
qu'il faut pour
les
chauds; et l'on ne doit
tenir le malade sur son séant
pas négliger de
Comment donc a-t-il
pendant le jour.
si souvent
pu se faire qu'on
une pratique tout
tienne
que des gens même
opposée à celle-ci?
denham suivent
qhi ont lu Hlippocrate et
aussi cette
Sya lieu de s'en étonner
pratique abusive? On
sidère la
d'abord; mais si l'on conpatience et l'attention
qu'il faut pour --- Page 374 ---
Dr LA SYNOQUE
suivre la nature dans sa marche lente,
on n'en
sera plus surpris. On nous dit
contraria
précipitamment,
adhibenda; ; ilfaut opposer les contraires.
Mais Hippocrate dit:a] Il fauto opposer les contraires
> petit à petit, et s'arrêter par intervalles
> crois qu'il est plus dangereux de tomber ; je
entre
> les mains d'un médecin qui ne sait pas être
> tranquille, qu'en celles du médecin
S sait
qui ne
pas employer les contraires ; car celui
qui ne sait pas s'arrêter ne connait
pas non
> plus les occasions où il faut
opposer ces con-
> traires; il ne saura donc pas non plus en
> user. Cependant celui qui ne sait pas user des
> contraires, et est néanmoins prudent, sait étre
)) tranquille; et par-là, s'il ne peut être utile,
> du moins ne nuira-t-il à rien. Mais le vrai mé-
> decin est celui qui, joignant le savoir à la
5 dence, sait se hiter lentement, donner les pruse-
> cours requis selon l'exigence du cas et des
> circonstancesde la maladiesemplayerles
>)
les plus avantageux dans
moyens
l'occasion, et rester
s tranquille dans un autre moment. >
C'est en suivant et en épiant les progrès de la
nature, que Sydenham parvint à cette grande
connaissance qu'il eut des maladies aigués. C Je ne
> crois pas, di-il,devoir rougir, en avouant
> dans la cure des fiévres,je n'ai jamais rien que fait
> quand je ne voyais rien paraitre qui m'indiquàt
ce qu'ily avait à faire. Par cette conduite -
> je
er
s tranquille dans un autre moment. >
C'est en suivant et en épiant les progrès de la
nature, que Sydenham parvint à cette grande
connaissance qu'il eut des maladies aigués. C Je ne
> crois pas, di-il,devoir rougir, en avouant
> dans la cure des fiévres,je n'ai jamais rien que fait
> quand je ne voyais rien paraitre qui m'indiquàt
ce qu'ily avait à faire. Par cette conduite -
> je --- Page 375 ---
PUTRIDE,
> veillais mème au salut
> ma propre réputation. de mes malades, et à
> je suivais ainsi d'uu
En effet, pendant
> pour
oeil attentif mes
que
apprendre
malades,
> ou la fièvre se commeat je pouvais les guérir,
> nait à un état qui passait d'ellememe, ou
D camens
me faisait voir
parveje devais
quels médiD Il est en vérité
employer pour la détruire.
> général ne sachent déplorable que des malades en
D où ne rien
pas qu'il est des occasions
> médecin
prescrire, c'est être aussi
que
grand
> puissans remedes.Si d'administrer dans d'autres les
>
le médecin se
préjugés des malades,
>
conformeaux
toujours
qui supposent
quelque chose à
qu'ily y a
> ces malades sont
faire
>
immédiatemeat,
auraient
privés des
pu lirer d'un
avantages qu'ils
>) honorable pour le
traitement légitime, et
> souvent traité de médecin; mais celui ci est
> a assez de vertu négligent ou
et
d'ignorant, s'il
> préter à leurs demandes, d'honneur pour ne pas se
D son caractère vis à-vis
et compromet ainsi
> empiriqnes savent
d'eux. Les plus ignorans
D méde, aussi-bien accumuler remède sur reD etle font même que le plus savant
encore plus
médecin;
C S'imaginer, dit-il
ordinairement, etc.>
> incapable de guérir les ailleurs, que la nature est
> phème, parce
maladies, c'est un blas-
> perfection à la que ce serait imputer une imDivinité
> de choses pour
qui nous a donné tant
conserver la vie animale.m.
Nous
savent
d'eux. Les plus ignorans
D méde, aussi-bien accumuler remède sur reD etle font même que le plus savant
encore plus
médecin;
C S'imaginer, dit-il
ordinairement, etc.>
> incapable de guérir les ailleurs, que la nature est
> phème, parce
maladies, c'est un blas-
> perfection à la que ce serait imputer une imDivinité
> de choses pour
qui nous a donné tant
conserver la vie animale.m.
Nous --- Page 376 ---
DE LA SYXOQUE
savons tous que la nature exécute la coction
>
mais aucun ne comD de la matière morbifique,
hasard
comment. Ce n'est donc que par
D prend
laider; mais, si nous connaissons
) qui'on peut
évacuanous savons alors par quelle
> la maladie,
le plus efficacement
> tion la nature expulsera
c'est là
matière
elle sera cuite;
que
> la
quand
être utiles. D
> nous pourrons
l'art et les praticiens de
Bref,je trouve que
élaient du temps
nos jours sont justement ce qu'ils
le même
de Sydenham. Je vais rapporter dans
ordre ce qu'il a dit sur ce sujet. Peut-être que
combattrai par-là certains préjugés avec plus
je
mes propres réd'avantage que si je proposais
dans la spéculation s que
flexions. On a supposé,
angmenter
Ia saignée, avant la purgation, pouvait les intesdes amas qui sont dans
la résorbtion
enfin
qu'elle
tins; mais T'expérience nous a
prouvé
même les évacuations par les selles.
avance
bien
garde de ne pas
C Mais il faut (1)
prendre
état des
avant la saignée, au premier
>> purger
C'est ce que je puis sou-
> maladies épidémiques. actuelle soit de purger
pratique
> tenir, quoiquela
est même plus dangeD auparavant, ou, ce qui
faut consaigner. Bou gré mal gré,il
>) reux,sans
agit avec plus de mopurgation
>) venir qu'une
la saignée;
prise immediatementapresl
> dération;
Réponse à la lettre du docteur Brady, art. St.
()
saignée, au premier
>> purger
C'est ce que je puis sou-
> maladies épidémiques. actuelle soit de purger
pratique
> tenir, quoiquela
est même plus dangeD auparavant, ou, ce qui
faut consaigner. Bou gré mal gré,il
>) reux,sans
agit avec plus de mopurgation
>) venir qu'une
la saignée;
prise immediatementapresl
> dération;
Réponse à la lettre du docteur Brady, art. St.
() --- Page 377 ---
> qu'elle agite moins PUTRIDE,
D auparavant. Je
que quand elle est
> sont morts
pense même que grand
prise
par
nombre
> pour ne pas l'avoir liguorance de ce prineipe, ou
D
assez mis en usage. C'est
> quejsiappris le plus
par une longue
ce
sûr en pareil
expérience,
D
abandonner
cas; et il vaudrait guide
> la
l'art, si lon ne veut
mieux
pratique, Car on se
pas régler ainsi
> hommes. D'un côté,
joue trop de la vie des
> ignorent
ce sont des
>
absolument T'histoire empiriques qui
méthode
des
> recettes. curative, et ne sont
maladies, la
De
pourvns
D
Tautre, ce sont des
que de
qui ne se fondent
partisans oisifs
> pourquoi les
que sur leur
> de malades uns et les autres font théorie. Voilà
) eox-mémes, que si on les avait
périr plus
Mais la
abandonnés à
> qui soulagera le méthode, la seule méthode
> ses indieations malade, est celle
des
qui
N
déduit
de la
signes
maladie,et les
))
confirme
bathopnomoniques
périenee; ce quia
ensuite par l'ex-
> Hippocrate.
mérité tant d'estime au
grand
> Si l'art de la
a mis de cette médecine nous avait été
> le
manière, en
transpeuple ett connu
accordant même
D deux
par-la la
que
maladies, . l'art en
care d'une
>
aurait
OIL
prudens et plus adroits
exigé des gens
D rait pas perdu
plus
son crédit. qoaejoundiaun.. n'au-
> la nature, 7 sur
Car ces opérations de
P vraie
lobservation
pratique est tondée, desquelles seules la
J.
exigeant,
pour être
--- Page 378 ---
DE LA SYNOQUE
beaucoup plus de génie et de péné-
> discernées, celle d'aucun autre art établi sur
) tration, que
il est conséquent
la plis probable,
D Thypothèse
une capala science de la médecine surpasse
> que
et qu'il faut plus de génie pour
> cité ordinaire,
tont ce que la
saisir l'ensemble, que pour
> en
peut enseigner.
3) philosopbie
dans les fièvres,
> Nous en avons une prenve
du méfont les deux tiers de T'occupation
) qui
ici dans mon assertion à
> decin; et j'en appelle Mais l'empirique le plus
5 tout homme qui pense.
n'est pas capable
conviendra t-il qu'il
> iguorant
conformément à l'opide
une fièvre, si,
s
guérir
que ces
nion
- , on ne doit envisager
>
générale
savoir, d'expulser la matière
> deux indications,
secondement,
par les sudorifiques;
> morbifique
qui suivent ces
dans les symptômes
> de soulager
Car ce charlatan est sûr
>
sortes dévacuations?
de
de Venise, 9 les poudres
> que la thériaque
et semblables,
> Cascoin, 1 Teau anti-pestilentielle
d'un réet accompagnées
>
prises intérietrement
des sueurs ; ce qui
échauffant. produiront
y gime
dans la cure de celte
> est tout ce qu'il se propose entendu prononcer
surtout s'ilaj jamais
> maladie,
> le mot malignité.
dont il soulage les symp-
> Quant à la manière diacode
faire dortômes, il court vite au
pour
>
d'insomnie ; il doune un lavement
> mir au cas
resserré, etc. Mais dira-t-il
le ventre est
> quand
des sueurs ; ce qui
échauffant. produiront
y gime
dans la cure de celte
> est tout ce qu'il se propose entendu prononcer
surtout s'ilaj jamais
> maladie,
> le mot malignité.
dont il soulage les symp-
> Quant à la manière diacode
faire dortômes, il court vite au
pour
>
d'insomnie ; il doune un lavement
> mir au cas
resserré, etc. Mais dira-t-il
le ventre est
> quand --- Page 379 ---
3) on
FUTRINE
>
déerminera-bil
l'espèce de fièvre par ses drogués quelle est
> Non;si nous
qu'il entreprend de
> croira
croyons, 3 comme la
guérir P
peut-être
postérité
D rentes sortes de ceriainement, qu'il y a diffé. le
> étre traitées fièvres, dont la plupart
>
différemment des
veulent
que la même
autres; ; bien
fesreindhidaelle, ou
plus,
queleonque, 9 demande
d'une
> traitement,
au
espèce
> différens qu'il faut quitter commencement et
un
périodes
changer dans
> donc l'ou
9 tant qu'elle
ses
ignore
continue.
>
T'histoire naturelle
Si
d'une
>
die,conmsisenced
malala vraie méthode qu'on ne peut obteair .
> élat. de déduire curative, comment
que par
les
sera-t-on
)
indications
en
symptômes les moins
curatives des
> lorsqu'on n'est
sensibles fort
3 viennent de la pas capable de juger souvent, s'ils
D die même P s) méthode curative ou de la mala. proLes médecins
spéculatifs
purgation avant la coction condamnaient aussi la
heurensement cessé
; mais ce
Sydenham
: je n'en
préjugé a
dit que le précepte parlerai done pas.
n'était applicable (r)
incocta non mowvenda
qu'aux
sueurs, et qu'il est
(r) Quoique M. Grant ait
sur le sentiment des
jugé à propos de
garder le
préjugés 5 et qui se font syaématiques, un
il est encore des silence
bien faire. Je crois donc devoirde les entretenir gens à
que tout lecteur ne se donnerait pouvoir placer ici quelques en croyant
pas étre médecin que de guérir pas la peine de faire, réflexions Ce
sans pouvoir se rendre n'est
compte
22.,
ueurs, et qu'il est
(r) Quoique M. Grant ait
sur le sentiment des
jugé à propos de
garder le
préjugés 5 et qui se font syaématiques, un
il est encore des silence
bien faire. Je crois donc devoirde les entretenir gens à
que tout lecteur ne se donnerait pouvoir placer ici quelques en croyant
pas étre médecin que de guérir pas la peine de faire, réflexions Ce
sans pouvoir se rendre n'est
compte
22., --- Page 380 ---
DE LA SYNOQUE
dans la plupart des fièvres , et presque
avantageux
de tenir le ventre libre,
dans tous leurs périodes,
dans celles qui sont bilieuses 011 putrides.
surtout
ainsi il ne suffit pas de bien traiter $ il faut
de sa conduite :
encore le faire avec connaissance de cause. être celui de
Ce sentiment de Sydenham 9 qui parait
m'a
Grant, malgré ce qu'il a dit page 207 et ailleurs, kr
M.
d'autant plus d'attention, que les grands hommes
paru mériter ordinairement les autres par le poids de l'autoentrainent assez
contre
rité , et que ee sentiment se trouve encore anjoard'hai et la
surtout dont le savoir, T'expérience
dit par un médecin,
réputation pourraient en imposer.
était-il bien
Je ferai donc ici denx questions : I. Sydenham
ils
donner aux termes d'Hippocrate un sens dont pafondé à
? 2.0 Est-ce avec raison que
raissent d'abord si peu susceptibles?
22 liv. I, dont
médecins ont avancé que cet aphor. 2
quelques
qu'un, précepte wague 7 confus et obscur,
il s'agit, ne contenait
sens P
connu le vrai
dont on n'avaitjamais l'autorité de Sydenham me parait si
Je réponds 1 I.O que
même s'écarter de
grande, qu'on ne peut, sans l'évidence
s
et que quand il a restreint la maxime d'Hipson sentiment,
doute les raisons lcs plus graves et les
pocrate, il avait sans
le faire. Ce vrai esprit d'obmotifs les plus prépondérans pour
encore vu dans aucun
depuis Hippocrate ne s'est
servation, 2 qni
dans Sydenham 1 le mettait en
médecin à un si haut point que
et de saisir la marche de la nature avec beaucoup
état d'épier
quin'avait pas les secours que
plus dl'avantages qu'Hippoerate, et de la chimie présentaient à
les déconvertes de la physique
circonstances, se hiter
Sydenham. Il pouvait donc 7 en mille
étaient
Hippocrate, avec des armes qui
lentement, comme parle
il s'est
inconnues à ce père de la vraie médecine. Quelquefois luidans les nouvelles routes qu'il s'était applanies
trompé
at d'épier
quin'avait pas les secours que
plus dl'avantages qu'Hippoerate, et de la chimie présentaient à
les déconvertes de la physique
circonstances, se hiter
Sydenham. Il pouvait donc 7 en mille
étaient
Hippocrate, avec des armes qui
lentement, comme parle
il s'est
inconnues à ce père de la vraie médecine. Quelquefois luidans les nouvelles routes qu'il s'était applanies
trompé --- Page 381 ---
Un
PUIKIPE
troisième
34r
de T'air libre
préjugé était de ne
du
aux malades,
pas donner
lit, ne pas leur
ne pas les tenir hors
cela était
donner de boisson
dangereux.
froide;tout
mème ; il en convient
plus grands succès. : mais aussi y avait-il
que lon arrive le
ma3ryzra ua3nuara
eu souvent les
et si Sydenham plus souvent àe la
2 c'est par l'erreur
marche dela n'avait pas aperçu connuinrancé de la vérité; $
nature n'était
par sa médecine
ceptes généraux dans
pas uniguement
que la'
doute pas cherché le cas de inaladie,, il réglée par des préM. de
les
n'en aurait
Haën, qui prend exceptions 2 loin d'oser s'en
sans
croit avoir dit tout
le précepte
écarter.
son
ce qu'ily a de d'llippocrate à la lettre,
sentiment, en
plus solide
neste effet d'un rapportant l'aveu que fait pour prouver
plus sensible émétique, Mais c'est,
Sydenham du fa.
tout
qu'il a tort lui-mème de je pense > la preuve la
grands Sydenham qu'il suit dans la
nous dire que c'est surmédecins ont toujours médecine ; et que tous
précepte à la lettre,
suivi, ou du moins dà
les
on doit s'en écarter Puisqu'il est des
suivre le
Mais
, quoiqu'il faille momens oû, de son aveu,
Hlippoerate lui-mème s'en y revenir ensuite.
pre maxime P On peut dire
est-il toujours tenu à
aphorisme
livre
que non, 1
sa procautions 24,
1 , de nous en écarter paisqu'il nous permet,
l'autre requises, Cet endroit sert donc er prenant les pretient-il aphorisme : d'ailleurs
envers un malade > quelle conduite dinterpetation
momens de sa
qu'il
Hlipoerate
pour
maladie P M, de médicamente dès les
ne pas sentir la force
Haën doit s'être fait premiers
même, , et pour
de Tobjeetion
illusion
vomitif aussi conclure que si
qu'il se faità luirien contre doux que MI. de Haën Hlippoerate a
sa
thèse,
le
administré un
connaissaient
mais prouve
voudra, cela ne fait
de doux vomitifs seulement que les Anciens
2 contre ce qu'on croit
ordi-
maladie P M, de médicamente dès les
ne pas sentir la force
Haën doit s'être fait premiers
même, , et pour
de Tobjeetion
illusion
vomitif aussi conclure que si
qu'il se faità luirien contre doux que MI. de Haën Hlippoerate a
sa
thèse,
le
administré un
connaissaient
mais prouve
voudra, cela ne fait
de doux vomitifs seulement que les Anciens
2 contre ce qu'on croit
ordi- --- Page 382 ---
DE LA SYNOQUE
Quant au nouvel air et aux boissons froides 9
l'avantage en est sigénéralement reconnu dans tous
les cas de fievres putrides et bilieuses, que je ne
nairement. J'ai remarqué en plusieurs endroits des ouvrages
de M. de Haën 1 que 9 trop plein de son sujet, il n'est pas
assez attentif à l'analyse de ses idées, et conclut quelquefois
à son désavantage. Pour moi, voici comme je raisonnerais
ici. Hippocrate établit un précepte, dit qu'on peut s'en écarter, mais avec beaucoup de précaution et s'en écarte luimême ; donc avec de bonnes raisons on peut le faire après lui;
de plus grandes connaissances s a eu
donc Sydenham 3 pourvu
nécessaires et, s'il a borné le
raison d'y faire les exceptions
;
aux sueurs, on sent aisémeut que ce ne peut être dans
précepte
deviennent donc les longues et savantes rétous les cas. Que
inutiles
flexions de M. de Haën . partie X, chap.5 5? Presque
9.
poisqn'il ne nous y apprend rien.
Quant aux doux médicamens 3 soit vomitifs , soit purgatifs,
Anciens connaissaient aussi-bien qu'on les connait auque les
M. de
il sera d'assez bonne foi sans
jourd'hui, selon
Haën,
doute pour ne pas disconvenir que les Anciens devaient se trouyer en défaut avec ces médicamens, en mille circonstances,oil
bien
nombre de plus sûrs à notre
nous en avons un
plus grand
3 positis ponendis, nous pouvons
choix ; que conséquemment
oisifs ;
agir oà les Anciens ne devaient être que spectateurs
que
certainement là la raison de tant de préceptes qui devaient
c'est
les Anciens, mais qui sont devenus inutiles
être essentiels pour
cette raison, ont
aujourd'hui; et qu'enfin 3 si les Anciens, par
dà mieux voir les opérations de la nature que nous 2 nous avons
de
mieux laideraprès en avoir
aussi sur eux l'avantage pouvoir
observé la marche chez enx 2 tandis qu'en mille circonstances
ils devaicnt nécessairement la laisser succomber.
était leur matiére médicale? Quoique Dios:
En effet, quclle
venus inutiles
être essentiels pour
cette raison, ont
aujourd'hui; et qu'enfin 3 si les Anciens, par
dà mieux voir les opérations de la nature que nous 2 nous avons
de
mieux laideraprès en avoir
aussi sur eux l'avantage pouvoir
observé la marche chez enx 2 tandis qu'en mille circonstances
ils devaicnt nécessairement la laisser succomber.
était leur matiére médicale? Quoique Dios:
En effet, quclle --- Page 383 ---
PUTRIDE
crois pas devoirl le
pas encore ici de prouverici. Mais on ne convient
T'utilité
lit, de les
qu'ily a de les tirer du
obliger de resler levés
tout le jour,
coride nous ait laissé sur cet
précieux aux vrais
objet un onvrage quisera
anjourdhuide base comaisueure, et qu'il serve
toujours
pliés sur la matière aux bons traités qui se sont même encore
n'y voit le plus
meidicale, on ne saurait
tant multifois hasardées, souvent que des indications disconvenir qu'on
aucune
sur des bruits ou des
vagnes, quelqueanalyse, et ainsi sans qu'on erreurs populaires, sans
connaissance assez sire des
y puisse trouver aucune
Anciens, , qui observaient sujets quiy sont
d'un autre côté,
bien la nature, ne présentés. Les
que d'ailleurs l'aider le plus sonvent
pouvaient donc 7
depuis
l'étude de l'économie
qu'an hasard, parce
eux, ne leur avait
animale, si
mières. On trouve
encore fourni
approfondie
1 il est vrai, dans
que très-peu de luTamineuses à cet égard,
Galien, 9
à qui elles se font
qui frappent et étonnent quelques vérités
malgré la vaste apercevoir 2 mais c'est
même ceux
immenses.
étendue de son génie, après dix erreurs,
et ses connaissances
vable L'autorité de Baglivi dont M. de Haën
qu'aux termes de la vérité.
s'appnie, 3 n'est recedigérer ses vastes
Baglivi, mort trop jeune
raison. Mais M. de connaisances Haen
s ne fait loi qu'antant ponr
pouvait
passerait-il à
qu'il a
Vadic, pressentir à Lodorat quel
Baglivi d'avoir dit qu'il
, quelle en serait la
était le caractère d'une
de Fib. mort. 3; et
durée, 3 quel en serait
maqu'its se serait mnis qu'un médecin se
Tocacment,
N'esttous les tertes uomperaie rarement dés
ce pas là s'abandonner à d'liippoerate dans la tétep.
kesbury reproche à tant de T'enthonsissme que le lord
héral, est un médecin de gens avec justice P
Shaf.
peut
la plus grande
Baglivi, en gé.
presque y lire unc page sans
autoriré; mais on ne
y apercevoir cet enthou-
maqu'its se serait mnis qu'un médecin se
Tocacment,
N'esttous les tertes uomperaie rarement dés
ce pas là s'abandonner à d'liippoerate dans la tétep.
kesbury reproche à tant de T'enthonsissme que le lord
héral, est un médecin de gens avec justice P
Shaf.
peut
la plus grande
Baglivi, en gé.
presque y lire unc page sans
autoriré; mais on ne
y apercevoir cet enthou- --- Page 384 ---
DE LA SYNOQUE
avoir lu les ouvrages de
malgré qu'on puisse
écrivit à ce sujet
M. de Haén, et ce queSydenham
dit-il,
Cole. a Je sais,
dans sa lettre au docteur
dont M. de Haën n'a pas toujours pu se garantir.
siasme
L'obscurité de
Voyons" à répondre à la seconde question.
rêtre?
réelle, et en quel sens peut-elle
T'aphorisme 22 est-elle
477 , et ceux qui ont pensé
M. Quesnay, , de lu Saignée 7 page
Le mot 0py7v
luin'ont pas tort jusqu'à un certain point.
comine
en le prenant dans un sens
que Cicéron rend par tumere 1
,et que nous rendes affaires de la république,
figuré en parlant
dans le même sens ; ce mot, , dis-je,
drions par. fermenter,
la condition sous laquelle
dont se sert Hippocrate pour marquer
susceptible de diffé.
il permet ou défend d'agir, est réellement chacun en faveur de leur
rens sens, que les interprètes ont pris
ce mot devait
particulière. 1.0 Les uns ont pensé que
opinion
dans leur état malade 7 se pors'entendre des humeurs qui,
Dàm adhuc oberrant
taient çit et lix sans prendre de siege fire.
l'entend aussi
incertasede vagantur. Actuar. Galicn
humores et
et le rend par les synonymes
de même dans cet aphorisme,
et refluant.
xzi perapouae, 1 se mouvoir en Ruant
xrveic.9at
r'entendent de l'effort que font les humeurs pour
2.9 Les autres
s'ouvrir ainsi déterminément une
sortir après la coction 9 et
du malade. Galien est
voie quelconque 2 fat-ce au détriment
Liv.VI, épid. Ce
de ce même sentinent. Comm. 2,
encore
ici comme on voit qu'Hippocrate
mot, dit-il, doit se prendre
des humeurs
dans d'autres endroits de ses aphorismes,
l'a pris
effort pours sortir 2 irt
très-disposées à T'excrétion 2 font
qui,
Ces deux sens Ie sont certainement
cov irotporaroy eig Érypiat. d'autres sens analogues 1 quoique
pas le même. Il a encore
l'idée
mais qui nous donnent primitivement
plus éloignés 1
comme on le pourrait
d'un mouvement rapide et violent $
des ancieunes langues avec lesquelles
démontrer parl'analogie
la grecque a un rapport intjunc.
2 irt
très-disposées à T'excrétion 2 font
qui,
Ces deux sens Ie sont certainement
cov irotporaroy eig Érypiat. d'autres sens analogues 1 quoique
pas le même. Il a encore
l'idée
mais qui nous donnent primitivement
plus éloignés 1
comme on le pourrait
d'un mouvement rapide et violent $
des ancieunes langues avec lesquelles
démontrer parl'analogie
la grecque a un rapport intjunc. --- Page 385 ---
- ks
PUTRIDE,
A
que l'on peut faire diverses
> opinion, de tenir
objections à notre
les maladleslevés de
> objections
jour. Ces
sontsans doute d'un grand poids
pour
Mais, soit qu'on prit ce mot dans le
le second, l'alternative
premier sens ou dans
clairs, et c'était à
présentait tonjours deux termes fort
l'autre. Dès-lors la T'expérience à décider pour l'un ou pour
obstacle à
diversité des sentimens ne devenait plus un
l'intelligence du passage.
dans lun ou l'autre cas
Mais, pour se conduire
s'en tenir aux termes d'après Texpérience, il ne fallait pas
onl'a faitj
vagues de crudité en
comme
ou
jusqu'ici, l'on devait suivre le général,
mnen ; ce qui est une absurdité, En
précepte sans exaparlé de crudité, mais
effet, on nous a
on n'a pas encore
toujours
des signes nor
pu déterminer, par
( quel était le équivoques > et de manière ie éviter
caractère
de
terreur,
) menrs
propre cet élat de crudité
9 surtout dans les maladies fort
des hu-
> ment, dans ces cas de
compliquées ; coma quelques-unes des complication, on pouvait discerner si
humeurs
D à cet état de
arriveraient plutôt que d'autres
coction, ou si elles ne se
n s'il n'y aurait pas des humeurs
cuiraient qu'ensembie;
) mêmes, , soit par rapport à la réfractaires, soit en ellesteraient à la force de tous les complication, 3 lesquelles résisN nent on pouvait statuer
mouvemens organiques ; comou près de sa coction, certainement que telle humeur était
ou cuite,
y pliquées avec elle, restaient
tandis que les autres, com-
> pourquoi P Galien a bien encore dans l'état de crudité ,et
> contenté d'en
aperçu ce phénomène, mais il s'est
des
parler : enfin, si l'orgasme ou la
humeurs ne peut pas être
turgescence
) que de crndité,
aussi-bien un signe de coction
comme les
> mot semblent
différentes interprétations de cc
ment de
l'indiquer; et quand. > Voilà ce qui jette vrai.
l'obscurités sur le passage
M. de Haën devait avoir levée d'Hippocrate, obscurité que
avant de conclure en sa faveur,
-
a
: enfin, si l'orgasme ou la
humeurs ne peut pas être
turgescence
) que de crndité,
aussi-bien un signe de coction
comme les
> mot semblent
différentes interprétations de cc
ment de
l'indiquer; et quand. > Voilà ce qui jette vrai.
l'obscurités sur le passage
M. de Haën devait avoir levée d'Hippocrate, obscurité que
avant de conclure en sa faveur,
-
a --- Page 386 ---
DE LA SYNOQUE
D le vulgaire, auquel le bas étage des médecins
en
D appelle comme à un juge
dans
compétent
ce casD la, pour pouvoir soutenir de cette autorité leurs
Mais il n'a méme pas posé la thèse,
Que nous iportent
antorités sans raison? Rivière n'avait-il
des
lui toute
pas décidément pour
l'antiquité 4 et tous ses anciens contemporains
s'inserire en faux contre la découverte de
9 pour
Servet, et les démonstrations hydrauliqnes de Harvée P Avait-il cependant la
raison de son côté? C'était par des preuves tirées de l'économie animale que M. de Haën devait
il n'y a même
appuyer son sentiment: :
pas pensé. L'autorité de ceux qui pensent autrement queluireste donc dans toute sa force, quelque mal fondée
même qu'il la suppose. Je me crois
viens de
dispensé, par ce que je
dire, d'examiner s'il est vrai qu'il y ait souvent Orgasme ou con 1 puisque nous voyons que, dans l'un ou l'autre
cas, l'on n'a pas encore décidé sans réplique si l'on
devait
agir Ou non en conséquence ; et que même, en
ce point puisse être décidé par la suite, le
supposant.que
corps humain, susceptible d'un si grand nombre d'affections différentes
rait toujours des exceptions à la règle,
s exigeAinsi les vrais médecins, sans prétendre qu'il y ait toujours quelque chose à faire, ni perdre de vue les avis
donne M. Grant sur la coction et l'orgasme
que
ailleurs
> page 222 et
1 pourront donc soutenir , 1,0 que Sydenham a eu
raison dans ce qu'il a avancé ; 2,0 que le précepte d'Hippocrate n'a pas encore été plus approfondi par M. de Haën
par les Anciens ; 3.0 que comme on ne peut montrer
que
que par
conjecture quel est le caractère propre de la vitiosité de chaque
humeur dans telle maladie 1 simple ou compliquée, où l'on.
suppose les humeurs dans un état de crudité, ni ce qui peut
en résulter 2 on a toujours intérêt d'en éviter la
ou l'amas, ou la fermentation qui les fait toutes complication tendre 2
si
été plus approfondi par M. de Haën
par les Anciens ; 3.0 que comme on ne peut montrer
que
que par
conjecture quel est le caractère propre de la vitiosité de chaque
humeur dans telle maladie 1 simple ou compliquée, où l'on.
suppose les humeurs dans un état de crudité, ni ce qui peut
en résulter 2 on a toujours intérêt d'en éviter la
ou l'amas, ou la fermentation qui les fait toutes complication tendre 2
si --- Page 387 ---
TR
PUTRIDE, raisonnemens mal fondés : de tels
étant réellement
raisonnemens
plus à leur
> quisont le fruitd'un
portée que ceux
mur examen dans des
geus
promptement à une dépravation
rience a fait voir anssi,
spontanée ; 4.0 que l'expéd'évacuer les
que quand on a su saisirle moment
hnmenrs, ou du moins une
erudité, on a quelquefois
partie dans l'état de
rité fasse souvent lout beaucomp gagné, quoique la lémé
dès que l'on a lieu de perdre dans le même cas ; 5.0 que
même un hétérogène sonpçonner quelque putréfaction > 01
cuations,
putride , cn ne doit
, sil'on n'a pas à craindre
pas différer les éva6.° que les évacuations
d'inflammation queleonque;
assez souvent dans les inopinées et abondantes qui arriyent
maladies
des matières
aigués 9 et où l'on ne voit
crues, , prouvent que la nature ne
que.
jours être abandonnée à elle-méme
doit pas toutrouvent presque toujours plus mal puisque les malades se
lentes; ; 7.0 que les matières
après ces évacuations viotion générale, laissant
offensives , même après une cocde leur résidence
fréquemment les plus tristes
aux
impressions
font voir que la
extrémités 1 au trone , aux viscères,
nature, qui a été
ses forces pour la coction
obligée d'épuiser toutes
la
, s'en serait peut-être
crise, si on l'avait débarrassée à
ménagé pour
quemment l'orgasme
temps ; 8.0 que consédes humeurs
, l'écart, ou la fuctnation
d'on il est résulté les plus
vagahonde
eu lieu que pour n'avoir Pas
grands ravages, n'ont
signes de coction et de crise n'étant préveuu les clioses : 9.0 que les
si c'est une raison pour un médecin pas tonjours assez marqués,
c'en est une aussi pour n'être
prudent d'être tranquille,
ças; 10, que les signes et les pas spectateur oisif en tous les
le change au médecin le symptômes pouvant faire prendre
plus
même pas les signes del la
expérimenté > ce ne seraient
qui
présence ou de T'absence de
devraient, sans exception, régler la conduite l'orgasme
du médecin,
si c'est une raison pour un médecin pas tonjours assez marqués,
c'en est une aussi pour n'être
prudent d'être tranquille,
ças; 10, que les signes et les pas spectateur oisif en tous les
le change au médecin le symptômes pouvant faire prendre
plus
même pas les signes del la
expérimenté > ce ne seraient
qui
présence ou de T'absence de
devraient, sans exception, régler la conduite l'orgasme
du médecin, --- Page 388 ---
DE LA STNOQUX
> d'une plus profonde
pénétration, il suit de là
> que le gros du genre humain ne
> venir qu'à une counaissance
pouvant par-
>
superficielle des
choses, et que ce ne pouvant être
le
> petit et très-petit nombre
que plus
qui les voie à
> ces prétendus savans
fond,
l'emportent aisément
> les plus
sur
intelligens 2 à l'aide du peuple
les
> protége, tandis
qui
que ces gens
> souvent exposés à la
expérimentés sont
calomnie; ils la
> patiemment, ayant la vérité et le supportent
>
des vrais
petit nombre
connaisseurs de leur côté. D
Il dit encore ailleurs,
après la longue
rience qu'il avait acquise dans les
expéde
cas de bile et
putridité, Sched. Mon., art. 15: ( Comme
> espèce de fièvre
cette
attaque la tête plutôt qu'aumnais la connaissance certaine des signes
la maladie qui duit lui fournir les indications pathognomoniques de
II.O que dès que l'on a' lien de craindre
qu'il a à suivre;
il vaut mieux tenter de sauver le malade unprincipe délétère,
de
par une voie. quelconque, que laisser s'anéantir le principe
combe malleureusement
vital, qui ne sucque trop vite ; 12, enfin, que linterprétation de tous les livres de médecine doit
ce
se régler
principe 9 sat bené si sat tuto : et que c'est donc
par
un abus
impardonnable, surtout à des gens qui se flattent d'avoir
eux une expérience de trente on
pour
pratique de la médecine à
quarante ans , de borner la
des préceptes généraux que les
temps 7 les saisons 7 les épidémies, les àges
tempéramens obligent
1 les sexes, , les
d'abandonner en mille occnrrences.
pocrate devait-il donc marquer combien de fois il avait Hipmême abandonné sa maxime ? Non;
lui-
, surtout à des gens qui se flattent d'avoir
eux une expérience de trente on
pour
pratique de la médecine à
quarante ans , de borner la
des préceptes généraux que les
temps 7 les saisons 7 les épidémies, les àges
tempéramens obligent
1 les sexes, , les
d'abandonner en mille occnrrences.
pocrate devait-il donc marquer combien de fois il avait Hipmême abandonné sa maxime ? Non;
lui- --- Page 389 ---
-
- PRa
PUTRIDE,
3 cune antre que j'aie
3lg
D distraite qu'avec
vue, et ne puisse en étre
> je conseille à difficulté, et même du
mes malades
danger,
> sans leurs habits
de n'être couchés
D si affaiblis
la que la nuit; mais, s'ils sont
par
D rester
maladie qu'ils ne
levés,je leur
puissent
)) leurs habits seuls, permets de se coucher
>
et la tête levée, Je
avec
pas non plus dans la
ne souffre
> grand que celui qu'ils
chambre un fen plus
Les observations de faisaient en bonne santé. >
succès de cette
Sydenbam confirment les
fiévres putrides pratique, de
non-seulement dans les
l'automne
l'été, les fièvres
et la
bilieuses de
les fièvres inflammatoires petite-vérole, mais encore daus
neumoniques, comme
pleurétiques ou péripdans ses
on peut le voir
bles
ouvrages, Il y oppose des
partout
aux hypothèses mal fondées faits indubitapour lesquels il
des spéculatifs,
( Ce procédé marque son mépris en ces
illusoire ôte
termes:
>> genre humain tous les
non-seulement an
D aurait de la candenr de avantages singuliers qu'il
> rend encore l'art de plusieurs médecins, mais
> Enfin, on en est
guérir celui de
venu au
discourir.
b doit vivre ou mourir,
point que le malade
> conjecture bien
selon que le
ou
philosophe
D bien
mal; ce qui est
précaire! et l'on
toujours
D chaleur que le faisaient dispute avec autant de
> tifs pour défendre leur les premiers méditan et leurs sectateurs,
opinion, tandis qu'eux
qui les défendaient
égale-
ins, mais
> Enfin, on en est
guérir celui de
venu au
discourir.
b doit vivre ou mourir,
point que le malade
> conjecture bien
selon que le
ou
philosophe
D bien
mal; ce qui est
précaire! et l'on
toujours
D chaleur que le faisaient dispute avec autant de
> tifs pour défendre leur les premiers méditan et leurs sectateurs,
opinion, tandis qu'eux
qui les défendaient
égale- --- Page 390 ---
DE LA SYNOQUE PUTRIDE.
bien ne pas avoir raison; car
> ment, pouvaient
beaucoup d'attention $
) quoiqu'en employant
nous
bien. voir ce que la nature opère
>
puissions
> dans le fait, et connaitre les organes qu'elle
dans ses
cependant sa ma-
> emploie
opérations,
> nière d'opérer sera toujours un secret pour
> nous. Nous savons bien que le cerveau est l'orides sens et du mouvement, le siége de la
> gine
de la mémoire; mais la plus exacte
> pensée et
examen nous
> inspection, le plus sernpuleux
comment une substance si
> peut-il apprendre
semble
une espèce de pulpe qui ne
> épaisse,
d'art, peut suffire
> pas formée avec beaucoup
un si noble
et à d'aussi excellentes
> à
usage
la nature et la
> facultés? Nous dira-t-on, par
stracture de ses parties, comment une faculté
s
en être mise en exercice? >
> particulière peut
Comme
Lettre au docteur Cole, art. 56 etailleurs..
> ce sont là les principales iudications curatives,
selon la
ai suffisamment répondu,
> quand iy
devoir de
> méthode exposée, j'ai rempli mon
et non de charlatan qui ne donne
> médecin,
des formules médicales;deux arts o1 talens,
> que
vondrez les
qui sont
vous
appeler,
> ou comme
différeus l'un de T'autre! >
D bien --- Page 391 ---
n à 2612n
4 a Mr U1
- DE LA CONSTITUTION
BILIEUSE.
auteurs aient traité des ma*
Quoioue plusieurs
bien des
ladies bilieuses, et fait sur ce sujet
avantageuses, je pense cependant
observations
sur tous les autres à
que Sydenbam l'emporte
il nous présente
certains égards. Non-seulement
dans
ensemble tous les symptômes qui paraisseut
mais il fait encore voir une sagacité
la maladie,
la méthode précise qui
particulière à imaginer
En comparant ces
réussit le mienx dans la cure.
idée
il nous donne une
deux choses ensemble,
la
de la maladie; de sorle qu'on peut
spécifique de toute autre, et en déterminer le
distinguer éviter aussi la méprise, il a grand
genre. Pour
essentiels de
soin de distinguer les symptômes accidentels. Dans la
ceux qui sont uniquement fixe surtout son attention
méthode curative, il
s'aressentiels, sans beaucoup
surles symptômes
ayant vu par T'expérience
rêter aux accidentels,
dès qu'on a su
que ces derniers disparaissent
T'a rendu le
maitriser la maladie. Voilà ce qui
sûr dans les choses qu'il a eu lien
guide le plus
donc comme mon
d'observer. Je le prendrai
obseryations
texte,etje ferai, en procédant, mes
nous dit, me bornant autant que je
sur ce qu'il
m'a fait connaitre.
pourrai à ce que l'expérience
expérience
rêter aux accidentels,
dès qu'on a su
que ces derniers disparaissent
T'a rendu le
maitriser la maladie. Voilà ce qui
sûr dans les choses qu'il a eu lien
guide le plus
donc comme mon
d'observer. Je le prendrai
obseryations
texte,etje ferai, en procédant, mes
nous dit, me bornant autant que je
sur ce qu'il
m'a fait connaitre.
pourrai à ce que l'expérience --- Page 392 ---
DE'LA COxaTITUTION
fut
ici : les gens
En 1683, T'hiver
très-rigoureux
d'une
même les plus àgés ne se souvenaient pas
Ce froid excessif
gelée aussi forte eta aussi'longue.
en
1684, d'un hiver si doux, qu'il
fut suivi, en
fit
la consméritait à peine le nom : ce qui
que
la
bilieuse, n'ayant pas été abattue par
titution
de coutume, elle continua
gelée de T'hiver comme
de 1685, augmenta pendant
tout le printemps
durant toute la moisson
tout l'été, fut très-violente T'hiver. Elle fut enfin
de
et au commencement
une forte gelée. En
réprimée en janvier 1686, par
catarrhe da
février 1685,Sydenham rencuntra un
qui ressemblait, à plusieurs égards.
printemps,
du commencement de
à la fausse péripneumonie
beaucoup
Thiver. Le sujet ne respirait qu'avec
il
avait certains étonrdissemens quand
de peine,
la matière qu'il
était debout ou qu'il se remuait;
comme
était extrèmement visqueuse,
expectorait
catarrhes de cette
je l'ai observé en plusienrs était dà à la douceur de
année-ci 1770; ce qui
catarrhe,
T'hiver. Il conclut cependant que ce
fièvre du printemps, il se passerait
étant une
comme de coutume. Mais
naterellement tenjuillet,
augmentait pluvoyant, contre son attente, qu'it
devenait fort épidémique en seplembre
tôt et
nouvelle fievie, étant fort diffésuivant, il Tappela
de tout autre catarrhe
rente, à certains égards,
de la fausse
qu'il eût observé auparavant, et même
péripneumonie.
du printemps, il se passerait
étant une
comme de coutume. Mais
naterellement tenjuillet,
augmentait pluvoyant, contre son attente, qu'it
devenait fort épidémique en seplembre
tôt et
nouvelle fievie, étant fort diffésuivant, il Tappela
de tout autre catarrhe
rente, à certains égards,
de la fausse
qu'il eût observé auparavant, et même
péripneumonie. --- Page 393 ---
a
20otrm *
BILIEUSE.
abondamIl est vrai qu'à Londres, on prend
et du
des substances animales grasses
ment
dans le corps
beurre, ete., que T'on a toujours
morbifique,
jaune
le germe de cet épaisisement vient à s'arrêter
appelé bile. Si la transpiration Thumidité du temps, il
par Insard,surtont par deux choses l'une : ou une
faut qu'il arrive de
acrimonieuse se ramasdiarrhée, ou cette matière
le voir
datis les vaisseaux, comme on peut
sera
de la sérosité, et quelquetois par
par la couleur
l'on tire (1).
le caillot du sang que
donc observé ce phéQuoique Sydenham ait
la première
nomène au mois de février 1685, pour
doit
considérer ce temps comme
fois, on ne
pas
la fièvre ardente a'Hippocrate, 9 était
(1) Le causus 2 ou inflammatoire compliquée de bile.Je
évidemment une fièvre
inflammatoires, parce qu'il est
lai placé parmi les fèvres qu'en automne, et que chez
plus fréquent ici au printemps
et de conous il demande un régime tras-antipblogiamique, osions purger. Une fièvre
pieuses saignées avant que nous
bilicuse, cxige
ardente; mèmc au fort de la constitution fièvre bilieuse ordinaire 5
beancoup plus de saignées de la qu'une bile de mèlée, on peut l'appeler
et quoiqu'il s'y trouve bilieuse; c'est pourquoi je l'appelle
plutôt inflammatoire que
mais causus bilieux pendant
simplement causus au printemps, il survient une fièvre bilieuse
la moisson ; savoir : quand
sanguin, Dans ce cas-ci,
pléthorique
dans un tempérament après une saignée convenable; mais
la rémittence s'aperçoit si aisément lieu dans le cas de vraie
la rémittence n'a pas
fièvre ardente inflammatoire.
J.
s'y trouve bilieuse; c'est pourquoi je l'appelle
plutôt inflammatoire que
mais causus bilieux pendant
simplement causus au printemps, il survient une fièvre bilieuse
la moisson ; savoir : quand
sanguin, Dans ce cas-ci,
pléthorique
dans un tempérament après une saignée convenable; mais
la rémittence s'aperçoit si aisément lieu dans le cas de vraie
la rémittence n'a pas
fièvre ardente inflammatoire.
J. --- Page 394 ---
Dr LA CONSTITUTION
de la constitution bilieuse 4
la saison naturelle
extraordinaire qui
mais comme un événement
cette année-là;
n'élait dû qu'àla chaleur humidede
comme si c'eût été la vraie constitulion
non pas
nous avait
ordinaire de février; et si Sydenham
des catarrhes de février suivant
donné T'histoire
de cet hiver-là,
1686, après le froid rigoureux
et que les
nous aurions vu la scène changée,
orileur caractère
catarrhes de février reprirent
comme de
disparaitre en juillet,
ginal, pour
dis-je, ainsiaprès que
coutume; qu'ils reparurent, eut été domtée par les
la constitution atrabilieuse
de décembre et de janvier.
gelées
naturel de la
Je place donc le commencement selon la règle
constitution bilieuse en août,
vraie
observait que l'été engendre la
d'Hippocrate, qui
et que la
bile qui se manifeste en automne,
r:
l'atrabile qui se fait sentirl'hiver
moisson produit invariablement le cas de toutes les
et ceci est
où la température est assez
parties de T'Europe,
de celles où les habirégulière, ou, si l'on veut,
moins de substances animales que
tans prennent surtout à Londres et aux environs.
dans ce pays-ci,
de cette constitution est
La première apparence Sydenham dit C être du
le colera-morbus, que d'automne, paraitre en
>> nombre des épidémies
et se terminer en un mois, quoiqu'il
) août,
même temps d'autres maladies qui
>> paraisse en Thiver : telles que les dysenteries
> vont jusqua
égulière, ou, si l'on veut,
moins de substances animales que
tans prennent surtout à Londres et aux environs.
dans ce pays-ci,
de cette constitution est
La première apparence Sydenham dit C être du
le colera-morbus, que d'automne, paraitre en
>> nombre des épidémies
et se terminer en un mois, quoiqu'il
) août,
même temps d'autres maladies qui
>> paraisse en Thiver : telles que les dysenteries
> vont jusqua --- Page 395 ---
à
a
BILIEUSE,
d'automne,l les fièvres
D les, nonobstant
tierces et quartes,
la
lesquel-
> qu'elles ont
durée plus ou moins
>
quelquefois par
longue
circonstauces, cessent
rapport à certaines
> deux moiss,e
généralement au bout de
commence; à c'est-a-dire, en
avons donc prendre la place de edebre.oifiamrabie la
la listes suivie des
bile jaune. Nous
pour mieux dire, des
maladies bilieuses, ou,
maladies produites
dpaiuiummentjaute morbifique;
par cet
savoir : le colerates
les
atewdbwnsrraseatd
dautomne,a auxquelles
fièvres tierces et guarbilieuse, la fièvre d'accès on pent ajouter la fièvre
provient de la fièvre
informe d'antomne,
que la fièvre d'accès bilieuse de la même manière qui
la synoque
informe du
pon putride et s'y ptintemps vient de
Sydenham n'a pas non
trouve compliquée.
vation. ( Les
plus manqué cette obser.
> nom
intermitenies,
de lintervalle de
dit-il, prennent leur
> samment
deux accès, et sont sulfD
que l'on ait distinguées égard
par cette marque,
> dans lesquelles aux deux divisions de pourvu
elles
l'année
> temps et Tautomne. arrivent, savoir : le
3) fièvres de la vraie Cependant il y a
prinD mais
nature des
quelques
qui ne
D quiles
présentent point de
inermiltenless
puisse faire
signe visible
> ple, les
discerner. Quand, par
) tent de boune intermittentes dautomne se exem-
)
heure,
manifes.
ne prennent
comme en
> forme,
pas sur le champ juillet, leur elles
comme le font les
vraie
intermittentes du
23..
3) fièvres de la vraie Cependant il y a
prinD mais
nature des
quelques
qui ne
D quiles
présentent point de
inermiltenless
puisse faire
signe visible
> ple, les
discerner. Quand, par
) tent de boune intermittentes dautomne se exem-
)
heure,
manifes.
ne prennent
comme en
> forme,
pas sur le champ juillet, leur elles
comme le font les
vraie
intermittentes du
23.. --- Page 396 ---
DE LA CONSTITUTION
en
mais elles ressemblent si
> printemps
général;
> fort aux fièvres continues à tous égards, qu'il
de les distinguer sans une atD n'est pas possible
> tention très-scrupuleuse. A la longue, elles pa-
> raissent mieux caractérisées quand la constitu-
> tion prédominante est un peu affaiblie. Mais,
> vers la fin juste de l'automne, elles se démas-
> quent et paraissent comme de vraies intermitsoit de
des tierces, soit des
> tentes ,
l'espèce
>> quartes, telles qu'elles daienteedlkemend'abord.
> Mais,si l'on n'y fait pas une soigueuse attention,
de se
au désavantage des
> on risque
tromper
> malades, en prenant ces espèces d'intermittentes
D pour de vraies fièvres continues. )
Sydenham nous donne dans cet article, la vraie
idée des intermittentes de la moisson. Rarement
elles sont simples aui commencement de la saison,
mais compliquées avec une fièvre continue, épidémique en cette saison; ; et c'est la fièvre de
Lausanne de M. Tissot, la nouvelle fièvre de Sydenham, et celle que nous appelons communément
la fièvre bilieuse. Je la considérerai donc d'abord
comme simple, ensuite comme compliquée avec
une fièvre d'accès.
les
communs de la fièvre
Les symptômes
plus
bilieuse sont, suivant Sydenham, au nombre de
douze, dont sept sont essentiels, et cinq accidentels. Je les donne ici d'après lui, avec queljues remarques.
. Tissot, la nouvelle fièvre de Sydenham, et celle que nous appelons communément
la fièvre bilieuse. Je la considérerai donc d'abord
comme simple, ensuite comme compliquée avec
une fièvre d'accès.
les
communs de la fièvre
Les symptômes
plus
bilieuse sont, suivant Sydenham, au nombre de
douze, dont sept sont essentiels, et cinq accidentels. Je les donne ici d'après lui, avec queljues remarques. --- Page 397 ---
a osh a
2a
BILIEUSE.
de chaleur ct de froid
SYMPTÔME I. Intervalles
commun à
lun à lautre. Ceci est
se succédant
à celles qui sont
bien des fièvres, spécialement l'estomac. Nous le
de crudité dans
accompagnées
d'un vOfréquemment avant l'opération
voyous
même quand il n'y a pas de
mitif ordinaire,
fièvre.
Souvent douleur à la téte et aux memSYMPT. II.
au dos et aux lombes,
bres. Il pouvait y ajouter
de matière
et to:s les symptômes déjà, exposés
dans les premières voies, particulièturgescente
notés par Hippocrate
rement ceux de bile jaune,
dans Ia synoque non putride.
à celui d'une
SYMPT. III. Le pouls semblable ceci du comen santé. On doit entendre
personne
durant
menecneatseulenent,e et plus proprement
car,aussitôt
les préludes de la fièvre, terrentiafebr.; la fèvre déla vraie rigueur a lieu, et que
que
le pouls devient fréquent,
terminée commence,
celui de la fèvre
et excède bientôt en fréquence les évacuations
inflammatoire, si l'on a négligé
convenables.
ressemble communément à
SYMPT. IV. Le sang
beaucoup du
Ceci dépend
un sang pleurétique.
du degré de gelée, ou
tempérament du malade,
abord, le
du côté d'ou vient le vent. Au premier
la
fort épais, mais le devient, pour
sang n'est pas
de jours, et la couenne
plupart du temps, en peu
La sérosité est
ressemble à de vieux suif jaune.
si l'on a négligé
convenables.
ressemble communément à
SYMPT. IV. Le sang
beaucoup du
Ceci dépend
un sang pleurétique.
du degré de gelée, ou
tempérament du malade,
abord, le
du côté d'ou vient le vent. Au premier
la
fort épais, mais le devient, pour
sang n'est pas
de jours, et la couenne
plupart du temps, en peu
La sérosité est
ressemble à de vieux suif jaune. --- Page 398 ---
DE LA CONSTITUTION
jaune, mais vers la fin de la fièvre le
toujours
sang se dissout.
SYMPT. V. Le plus souvent une toux qui, avec
les autres symptômes d'une péripneumnonie bénigne,
d'autant plus 1ô1 , que la maladie a lieu ce
se passe
de Thiver. Cela est vrai
un plus grand éloignement
en tout ; car la toux est très-rare en août, peu
en
mais fréquente en octocommune
septembre,
bre, et fort opiniàtre en novembre 1 et se passe
d'une matière cuite,
rarement saus Texpectoration
comme je le ferai voir:
SYMPT. VI. Quelquefois une douleur au cou et à
de la maladie, mais
la gorge au commencement
On la prend
non si violente que dans langine.
souvent pour une douleur de rhumatisme.
SYMPT. VII. Quoique la fièvre soit continue, ceelle augmente souvent vers la nuit, comme
pendant
Cette
sicétait une quotidienne ou une double-tierce.
rémittence est ordinaire 1 même depuis le comjusqu'a la fin, si. on la traite bien.
mencement
quand il n'y a plus de réC'est un mauvais sigue
elle dure. Quand la
mittence, et un bon quand
d'accès, les
fièvre est compliquée avec nne fièvre
rémittences sont plus parfaites. Si les paroxysmes
avec un iroid et de la rigneur, on
commencent
prendra bientôt son type,
a lieu d'attendre qu'elle
des signes de cocsurtout s'il y a en même temps
briparticulièrement un sédiment jaune ou
tion,
a plus de réC'est un mauvais sigue
elle dure. Quand la
mittence, et un bon quand
d'accès, les
fièvre est compliquée avec nne fièvre
rémittences sont plus parfaites. Si les paroxysmes
avec un iroid et de la rigneur, on
commencent
prendra bientôt son type,
a lieu d'attendre qu'elle
des signes de cocsurtout s'il y a en même temps
briparticulièrement un sédiment jaune ou
tion, --- Page 399 ---
ENS - AA
BILIEUSE.
est
commun dans
dans Turine, ce qui
plus
queté
dans toute autre.
cette fèvre que
tendance à la
SYMPT. VIII. lly a une si grande
mais
vientsubitement d'elle-méme,
frénésie , qu'elle
dans la petite-vèrole et les
non pas si forte que malades étant, en ces derniers
aulres fièvres ; les
que furieux,
plutôt dans un délire tranquille
Ce
cas,
suite pendant les intervalles.
et que parlans sans
si lon reste au lit,
symplôme augmente beaucoup étant par-là portée
car la fièvre
méme peu couvert;
bientôt un coma ou une
à la léte, il en 1ésulte
bien traitée dès le
frénésie. Quand cette fièvre est n'est
si frémême, le délire
pas
commencement difficile à faire cesser ; au lieu que si
quent ni si
surtout au commencel'on favorise les sueurs, évacuations, la tête est
ment et avant les autres
prise aussitôt.
combien il y avait d'avanJ'ai souvent vu
où il avait fréd'ètre levé dans les cas
y
tage
années que je traitais un
nésie. Il y a quelques
fort
homme hardi, dans une petite-vérole à
jeune
le délire fut si grand, qu'on jugea
mauvaise; ;
lui mettant une robe de
propos de le lever en
les mains et les pieds.
chambre qui pàtloi couvrir de l'avoir levé, car la
On vit d'abord l'avantage durant cette position, 1 revefrénésie, qui cessait
heure après qu'il avait
nait très-violemment une
on.
lit. Pour
cet inconvéuient,
été mis au
prévenir de la nuit à demi levé,
le tint partie du jour et
qu'on jugea
mauvaise; ;
lui mettant une robe de
propos de le lever en
les mains et les pieds.
chambre qui pàtloi couvrir de l'avoir levé, car la
On vit d'abord l'avantage durant cette position, 1 revefrénésie, qui cessait
heure après qu'il avait
nait très-violemment une
on.
lit. Pour
cet inconvéuient,
été mis au
prévenir de la nuit à demi levé,
le tint partie du jour et --- Page 400 ---
DE LA COxSTITUTION
des bandes passées sous les bras, et attachées
avec ciel du lit. Cet expédient réussit, et procura
au
: le malade prit beaumême d'autres avautages
aisément;
plus de boisson, expectora plus
coup
avait paru à l'os des iles et aul
et la gangrène qui
moius de difficulté.
sacrum, se guérit avec
des pétéchies ou
SYMPT. IX. Il parait souvent
des coréruptions causées par Tusage imprudent On voit des
diaux et par un régime échauffant.
d'un temdans les jeunes sujets
taches pourprées
est le
certain d'une
pérament chaud, ce qui
signe
maconsidérahle, tant dans cette
inflummation
de maladies aigués.
ladieque dans les autres espèces semblables et des
J'ai souvent vu des éruptions
sans
taches pourprées dans les sujets scorbutiques, dissous
fièvre. (Dans ce cas 1 le sang était plutôt
A
même me souviens-je
qu'épais et lenace.) ) peine
dans une vraie
d'avoir vu les unes ou les autres
Noël
inflammation. En effet, elles sont rares depuis
mais fort fréquentes depuis juillet
jusqu'en juillet,
surtout dans les
jusqu'en octobre inclusivement.
forcé dans
caniculaires. Ce n'est qu'un sang
jours
et extravasé dans le tissu
les extrémités capillaires,
le sang doit
cellulaire. Pour produire cet effet,
quantité, ou fortdissous,
donc être en trop grande
extrème, ou les
ou poussé avec une impétuosité être fort relàchés :
doivent
vaisseaux capillaires
tous ces changeor 5 cette saison peut produire continuelle relâche
mens dans le corps. La chaleur
inclusivement.
forcé dans
caniculaires. Ce n'est qu'un sang
jours
et extravasé dans le tissu
les extrémités capillaires,
le sang doit
cellulaire. Pour produire cet effet,
quantité, ou fortdissous,
donc être en trop grande
extrème, ou les
ou poussé avec une impétuosité être fort relàchés :
doivent
vaisseaux capillaires
tous ces changeor 5 cette saison peut produire continuelle relâche
mens dans le corps. La chaleur --- Page 401 ---
ERN a ada A
3Gt
BILIECSE.
raréfie le sang, en dimiles vaisscaux capillaires. ,
que les sels et les
la densité, en même temps
et
nue
contractent de Taerimonie,
huiles s'exaltent, forceutle coeur à pousser le sang
stimulent ainsi,
plethora ad vires,
d'énergie. I y a alors
les
avec trop
délié acrimonieux, 2 et
ou un excès de sang
solides sont dans le relichement.
pour reVoici les indications qui se présentent 1.o diminuer
11 faut,
médier à cet inconvénient. du sang, afin que les
surabondante
la quantité
plus aisément dispo.
vaisseanx relàchés puissent
jusqu'à ce
du reste : on réitérera ces saiguées
et
ser
Téquilibre entre les vaisseaux
qu'on ait rétabli
contenus: ; 2.0 corriger, et
les fluides qui y sont irritante avec la diligence
même expulser la cause
du coeur
calmer le mouvement
convenable, pour
celui du sang,
et des artères, et modérer par-la
a été extraaccélérer la résorbtion de ce qui
et
et
de la tranquillité au corps
vasé; 3.0 procurer
la nature se soit rétajusqu'à ce que
à l'esprit,
texture du sang par lea moyens
blie; 4or rétablirla fortifier le systéme des vaisseaux
convenables; 5.0
afin qu'il puisse exécuter
en le faisant resserrer,
l'on peut espérer qgue
ses fonctions : après quoi crise dans le temps convela nature opérera une
Cop. Voyez
comme il arriva à mademoiselle
nable,
fièvre pntride.
voir les effets salutaires
L'espérience nous a fait
remplir ces
procurer pour
que la saignée peut
rétablirla fortifier le systéme des vaisseaux
convenables; 5.0
afin qu'il puisse exécuter
en le faisant resserrer,
l'on peut espérer qgue
ses fonctions : après quoi crise dans le temps convela nature opérera une
Cop. Voyez
comme il arriva à mademoiselle
nable,
fièvre pntride.
voir les effets salutaires
L'espérience nous a fait
remplir ces
procurer pour
que la saignée peut --- Page 402 ---
DE LA CONSTITUTION
même dans les fèvres bilieuses et puintentions,
trides. Ces saiguées seront plus ou moins abonselon l'exigence des cas; mais il faut aller
dautes,
degrés, et bien considérer les circonstances
par
du
et la quantité
du malade, le degré (1)
pouls,
(*) Le degré du pouls est ce qu'il y a d'essentiel à bien
observer ici; mais il faut ne pas se méprendre sur cet avis de
à la saignée aussi aveuM. Grant Certains praticiens portés
quelques médecins anciens, se règlent à cet égard
glément que
le pouls
par le principe le plus faux; ils pensent que quand
est grand et fort, il faut tirer beaucoup de sang, Opinion
absurde! C'est à la dureté du pouls, à la tension de l'artère
et à la rénitence réciproque du sang et du vaisseau, qu'il
On doit toujours bien
faut faire une attention particulière.
d'un pouls grand et fort : quand les autres signes ne
augurer décidément mauvais, c'est une marque que la nasont pas
et de vaincre la cause de
ture est en état de se soutenir
et c'est la mettre alors dans le cas de succomber,
la maladie;
du fluide d'où elle
que de la priver d'une grande partie
doit tirer les forces nécessaires pour triompher. Un pouls
a point d'engorgement,
grand,fort et libre, indique qu'il n'y
d'inflammation interne à craindre.
et, par conséquent, pas
l'effet
Quant à ces taches, comme elles ne sont pas toujours
trop délié, mais d'un sang imprégné
d'un sang uniquement
on a lieu de croire qu'une
aussi d'une matière acrimonieuse,
altèou des miasmes qui
partie de l'acrimonie morbifique,
la
des humeurs, a été poussée à la circonférence.
rent qualité
un
Or, les malades étant, en général, dans une atmosphère
chaude les principes dont l'air ambiant est chargé, ne
peu
les exhalaisons du corps, réagissent sur
fût-ce mêine que par
intestin dans ces éruptions,
le corps ; il s'excite un mouvementi
mouvedont la mauvaise qualité s'altére,encore plus_par ce
rimonie morbifique,
la
des humeurs, a été poussée à la circonférence.
rent qualité
un
Or, les malades étant, en général, dans une atmosphère
chaude les principes dont l'air ambiant est chargé, ne
peu
les exhalaisons du corps, réagissent sur
fût-ce mêine que par
intestin dans ces éruptions,
le corps ; il s'excite un mouvementi
mouvedont la mauvaise qualité s'altére,encore plus_par ce --- Page 403 ---
A Lands A
BILIEUSE,
faille tirer du sang,
du sang extravasé. Quoiqu'il
daus les fièvres putrides et
on doit néanmoins,
bilieuses, ne regarder ce moyen que comme un
obtenir quelque répit,juspalliatif employé pour
état, et
ait ramené le pouls à son
qu'à ce qu'on
la résorbtion du sang parlesautres moyens
procurél
salutaires dans les
qui paraissent réellement plus
résultant de l'acrimonie etde la disdérangemens
la faiblesse des vaisseaux.
solution du sang, ou de
on sait que la
Quant à la seconde indication,
morbifique
cause irritante est un épaississement
Si donc on diminue, ou plutôt on abat les forces que
ment.
cette réaction que les éruptions
la nature ponrrait opposerà
circulent à la
peuvent dès-lors exercer sur les humeurs qui
qu'en peut-il résulter, que du ravage? N'en
circonférence,
la funeste expérience, conséquemvoit-on pas tous les jours
sur le
ment à la rentrée de ces humeurs qui, se rejetant
centre avec le degré ultérieur de dépravation qu'elles ont
font périr les malades ? Il n'est
acquis à la circonférence,
à
la
donc
toujours sûr non plus de chercher produire
pas
Ainsi, le conseil de M. Grant, sur
résorbtion de ces humeurs.
être donné avec ses limites ; car je ne
la saignée, est supposé
ici des effets ré.ultant d'une pratique abusive, qui
parle pas
II faut donc avoir pour but
aura donné lieu à ces éraptions.
de soutenir la nature La dureté du pouls et sa
principal autorisent seules les saignées réitérées : encore faut-il
fréquence
intervalles. Ces évacuations feront,
avoir soin de purger par
les fréd'effet dans ces circonstances, que
en général, plus
évacuations doivent être bien graquentes saignées; mais ces
ait des sigues décidés
duées et très-douces, à moins qu'iln'y
de putridité.
a
-
aptions.
de soutenir la nature La dureté du pouls et sa
principal autorisent seules les saignées réitérées : encore faut-il
fréquence
intervalles. Ces évacuations feront,
avoir soin de purger par
les fréd'effet dans ces circonstances, que
en général, plus
évacuations doivent être bien graquentes saignées; mais ces
ait des sigues décidés
duées et très-douces, à moins qu'iln'y
de putridité.
a
- --- Page 404 ---
DE LA CONSTITETION
jaune, qui ne peut être chassé par les vomitifs
et les purgatifs, ni corrigé que par les acides, les
liqueurs froides, et un air libre; que les opiats
le retiennent, l'irritent, de même que les astringens, et tout ce qui augmente la chaleur et le
mouyement:
La troisième indication nous force quelquefois de recourir aux opiats, comme au moindre
de deux maux, lors même que nous voudrions
nous en abstenir. Il faut cependant essayer auparavant tous les autres anodins, et éloigner du
malade tout ce qui peut faire impression sur les
sens. Si.néanmoins on se voit obligé de recourir
aux opiats, il faut toujours se souvenir qu'ils
resserrent le ventre, et irritent l'acrimonie de la
bile : on en prendra donc les plus rafraichissans,
et à petites doses, ne les réitérant même qu'avec
grande nécessité. Je ne connais pas de remède
qui exige plus que T'opium 0, que le médecin soit
bien instruit de la constitution de son malade.
La quatrième indicalion a été considérée en
parlant de la constitution putride. Elle nous montre qu'il faut user des fruits, du pain, des végétaux et des acides végétaux, pour rétablir la
texture et la liaison du sang. On pourra y joindre
les acides minéraux, dans les cas d'extrême dissolution, mais après les évacuations convenables,
comme je l'ai dit de la fièvre putride, dont les
pétéchies sont un symptôme.
son malade.
La quatrième indicalion a été considérée en
parlant de la constitution putride. Elle nous montre qu'il faut user des fruits, du pain, des végétaux et des acides végétaux, pour rétablir la
texture et la liaison du sang. On pourra y joindre
les acides minéraux, dans les cas d'extrême dissolution, mais après les évacuations convenables,
comme je l'ai dit de la fièvre putride, dont les
pétéchies sont un symptôme. --- Page 405 ---
ENs à Lartr A
: a
EILIEUSE.
indication est de même nature.
La cinquième
les liqueurs troides,
On y répondra au mieux avec malade levé, en
un air renouvelé, en tenant le
faisant user de vin, et même de quinquina
lui
dose convenable. ( J'aime
donné à propos et à
doute
bien l'idée de M. Macbride, etje ne
pas
>
provient des substances végé-
> que le gaz qui
faire plaisir
tales
la digestion, ne puisse
>>
pendant
comme
> aux nerfs, et ne soit tresoanliseptique, du scorbut de
le'
daus la cure
> nous
voyons
> mer. >
méme ces taches que lon
SYNPT. X. Quelquefois
voir
le
éruption miliaire, se font
partout
appelle
de la rougeole, sinor
corps avec toute Lapparence
en se pasqui'elles sonl plus rouges; ne laissant,
comme
surfuracée,
sant, aucune desquamation Quoique ces éruptions
il arrive dans la rougeole.
ce ne sont
quelquefois d'elles-mêmes, 2
paraissent
de la chaleur du lit et des
souvent que les effets
cordiauz.
éruptions communes aux
Il y a quatre petites
les taches
fièvres, outre les pétéchies et
pourprées:
Dans les cas où les sueurs sont abondantes,
I.
d'éruption appelée échaubouily a une espèce
cette
disparait
lures, en latin sudamina :
éruption 2.0 des
le
est exposé à l'air libre;
dès que
corps
après la coction en pluboutons qui poussent
et
fièvres. Ils contiennent une matière,
sieurs
croûtes, ce qui est aussi un
forment de petites
A
chies et
pourprées:
Dans les cas où les sueurs sont abondantes,
I.
d'éruption appelée échaubouily a une espèce
cette
disparait
lures, en latin sudamina :
éruption 2.0 des
le
est exposé à l'air libre;
dès que
corps
après la coction en pluboutons qui poussent
et
fièvres. Ils contiennent une matière,
sieurs
croûtes, ce qui est aussi un
forment de petites
A --- Page 406 ---
DE LA CoxSTITUTION
signe de coction ; 3.0 une éruption miliaire rouge;
4.° une éruption miliaire blanche. Les éruptions
miliaires indiquent tres-certainement une grande
acrimonie : cependant il est encore des gens qui
regardent les remedes acrimonieux comme convenables dans les fièvres miliaires, ajoutant ainsi
acrimonie à acrimonie, c'est-à-dire, jetant de
Thuile sur le feu.
Après toutes les observations que j'ai faites, je
crois avoir droit de conclure que les fièvres de
mal traitées, sont plus sujettes aux
printemps miliaires que les fièvres bilieuses. Je
éruptions
plusieurs fièvres humovis, au printemps 769,
rales qui avaient été mal traitées, et toutes accompagnées de ces éruptions; tandis que, parmi
les fièvres bilieuses mal traitées que je vis durant
T'automue suivant, je ne remarquai que deux
fievres avec des éruptions miliaires. Le premier
était celuide la domestique de madame F.;! l'aucas
d'un hommedej journée, chez madame J.:
tre,celui même dans les progrès fort avancés de la
ce fut
je le vis. Je les traitai comme s'il
maladie, que
n'y en avait pas. La domestique avait un pourpre
vingt-et-un jours, elle devint fort
rouge. Après
était dégoûtée de tout aliment : son pouls
faible,
Alors je la
doucedevint mou et petit.
purgeai
avec de la rhubarbe. Elle commença aussi à
ment
décoction de quinquina avec
prendre une légère
et
du jus de limon, ce qui lui rétablit Tappétit
les traitai comme s'il
maladie, que
n'y en avait pas. La domestique avait un pourpre
vingt-et-un jours, elle devint fort
rouge. Après
était dégoûtée de tout aliment : son pouls
faible,
Alors je la
doucedevint mou et petit.
purgeai
avec de la rhubarbe. Elle commença aussi à
ment
décoction de quinquina avec
prendre une légère
et
du jus de limon, ce qui lui rétablit Tappétit --- Page 407 ---
sembla
BILIFUSE,
fat
avancer la coction.
3G7
encore fréquent
Cependant le pouls
pendant plusieurs
strtnenhantte tement
jours,
dispara. Lhomme seusentaseerp
sidérable de
avait uue
prompmeut
pourpre blanc, et n'en éruption consoulagé. Il avait le ventre
était ancuneconséquemment était
plus resserré, et
lent. Peu de jours plus appesanti et plus indoaprès, les
disparnrent; sa
pointes blanches
mit les
respiration devint difficile,
vésientoires; aussitôt la
On lui
lagée; mais les autres
respiration futsoujours, En même symptômes subsistaient
gruau, de la
temps on le soutint
tou-.
mel et de vin panade; ; et il prit
avec du
pour
blanc dans ses boissons. beauenup d'oxypotion médicament, toutes les
Il prenait
d'eau de jus de limon, de quatre heures, une
de menthe; de
julep de
grains de chaux
chacun
camplre,
dantinoine. demi-once, et huit
rement le ventre libre
On lui tint
au
avec des
régulicbesoin; on le fit tenir
lavemens donnés
jours pendant les
sur son séant tous les
ration eut été facilitée, rémittences. Dès que sa
tartre
je lui donnai
respiémétique en lavage : sa tête une dose de
soulagée, 2 et il reprit
en parut fort
autrefois que la chaux insensiblement Je pensais
acides, ferait vomir d'antimoine mélée avec les
mais je suis sûr du comme le tartre
coup ordonné ces contraire, car j'en émétique; ai
quantité de
dernières
beau.
jus de limon et annéeeci,avec
vu cet effet.
d'oxymel, sans grande
avoir
émétique en lavage : sa tête une dose de
soulagée, 2 et il reprit
en parut fort
autrefois que la chaux insensiblement Je pensais
acides, ferait vomir d'antimoine mélée avec les
mais je suis sûr du comme le tartre
coup ordonné ces contraire, car j'en émétique; ai
quantité de
dernières
beau.
jus de limon et annéeeci,avec
vu cet effet.
d'oxymel, sans grande
avoir --- Page 408 ---
DE LA COxSTITUTION
SYMUT. XI. La langue est ou moite ou sèche,
suivant le régime que lon a tenu : quand elle est
sèche, elle est brune au milieu, et blanche sur les
elle est moite, elle est blanche et
bords ; quand
à la couleur de la mousale, et ressemble un peu
tarde.
semblablement
SYMPT. XII. La sueur dépend
du régine ; car s'il est trop échauffant, elle est
autour
en quelque sorte visqueuse 1 spécialement
de la 1éte, et procure peu de soulagement, , quois lcc
et universeile. 1l suit de
qui'elle soit abondante
et
ces sueurs ne sont que symptomatiques,
que
En ezcilant une sueur par des médinon critiques.
abord d'une maladie, on transcamens, au premier
sinon
ordinairement la maiière morbifique,
porte
aux membres. Mais quand la
à la téte 7 au moins
la
a
s'est emparée de la téte, et que fiénésie
fièvre
la
prévalu, les signes de la sueur disparaissent,
s'échanffe; la bouche est comme
peaus se desséche, brune, rude et dure; les intestins
rôtie, la langue
noires, très-fétides; ;
resserrés, ou les selles crues,
et brune ; seulement le pou's reste
Turine crue
devient
quelquefois trèsfréquent 1 et quelquefois
Enfin, quand les esprits sont excessiplus lent.
mauvais traitement, , le
vement troublés par Z12
soubresaut des
devient intermittent avec le
pouls
et la mort suit bientôt.
tendons 2
de Ia plupart de ces
Je vais donner un exemple
homme
Le portier de M. W., jeune
symptômes.
selles crues,
et brune ; seulement le pou's reste
Turine crue
devient
quelquefois trèsfréquent 1 et quelquefois
Enfin, quand les esprits sont excessiplus lent.
mauvais traitement, , le
vement troublés par Z12
soubresaut des
devient intermittent avec le
pouls
et la mort suit bientôt.
tendons 2
de Ia plupart de ces
Je vais donner un exemple
homme
Le portier de M. W., jeune
symptômes. --- Page 409 ---
robuste
BILIEUSE,
1 fut attaqué de cette
36g
tembre : il ne vit
fièvre le 14 de sepsaigner
personne que le 17, qu'on le fit
couvert copieusement. d'une
Le sang était fort
sua beaucoup, conenne jaune foncé : après épais, et
après la
comme ila arrive aux
quoi il
saiguée, si on les
jeunes gens
lit, et s'ils prennent des
tient chaudement au
la sueur cessa
boissons chaudes.
tous les
$ il survint un grand
Le 19,
symptômes décrits
délire avec
On lui mit des
après la sueur n,o 12,
toires an dos et sangsues à la tête. aux tempes ; les vésicaou plutôt il devint
La frénésie augmentait,
raison, Ce fut la nuit stpide, et même perdit
mière fois,
du 19 que
toute
2 mème assez tard.
je le vis la precatoires, ordonnai
Je fis ôter les
cacuanha
un vomitif âvec le
vési9 une once ; vin
vin dipé.
once ; et un purgatif
d'antinoine , demi.
soulagé le matin suivant ensuite, Il fut
Je
beaucoup
le misaux fruits,
parl'effetde ces
Jelui fis tenirle
aux acides et aux sels remèdes.
ventre Jibre
neutres.
que les remittences
jusqu'ala fin du mois,
bouche moite, le pouls devinrent plus longues, la
éruptions miliaires
plus leut : le délire et les
nativement un jour disparurent, bon
il eut alors alterJe m'attendis alors
et un mauvais.
tence et à des
chaque jour à une
arriva
signes de coction
intermit.
aussi le 2 octobre. L'urine parfaite ; ce qui
mentbriqueté: : il fit
eut un fort sédi.
se plaignait
plusieurs selles
plus que de
bilieuses,etr ne
I.
faiblesse. Cette crise sem.
--- Page 410 ---
DE LA COxSTITUTION
blait parfaite ; mais il y manquait deux choses :
elle n'avait pas commencé par un frisson; la peau
était sèche. Comme il était très-faible 2 je crus
cependant devoir lui donner une décoction de
mais cela tourna mal; car 2 le jour
quinquina 9
suivant, tous les symptômes du n.o 1I, et quelques-uns du n.o 12 reparurent, particulièrement
le délire. Il prit aussitôt une purgation , et la potion de limon, de camphre et de chaux d'antimoine.Je persistai dansle premierrégime jusqu'au
22 de la fièvre, et on lui tint le corps libre avec
deslavemens. Le matin du 23,ilsurvint un hoquet
soupçonnai venir d'un amas dans l'estomac
queje dans les intestins : c'est pourquoi je le purgeai
ou la rhubarbe et la crême de tartre. Mais le
avec
; le pouls devint petit. Je fis
hoquet augmenta
mettre un vésicatoire à chaque malléole pour relever le pouls, et je continuai les mêmes potions
etle même régime.
Cela eut l'effet que je désirais. Le hoquet tomba. 2
et le pouls reprit son assiette. Les choses restèrent
ainsi jusqu'au 28 de la fièvre 2 que le hoquet revint
au soir plus fort que jamais, et semblait menacer
de gangrène. Mais en comparant ensemble tous
les symptômes, il parut que cela ne venait que de
faiblesse , et peut-être de la grande quantité de
acides déliées qu'il avait prises. Je lui fis
liqueurs
mettre un vésicatoire entre les deux épaules, et
j'ajoutai à chaque potion une demi-once de julep
rent
ainsi jusqu'au 28 de la fièvre 2 que le hoquet revint
au soir plus fort que jamais, et semblait menacer
de gangrène. Mais en comparant ensemble tous
les symptômes, il parut que cela ne venait que de
faiblesse , et peut-être de la grande quantité de
acides déliées qu'il avait prises. Je lui fis
liqueurs
mettre un vésicatoire entre les deux épaules, et
j'ajoutai à chaque potion une demi-once de julep --- Page 411 ---
VANTIAA
BILIEUSE,
Cela fitun effet admirable. Le hoquet
de musc(t).
en dix heures, et tous les symptômes
se passa
cessérent.
dont M. Grant se loue ici, est fort pré-
(x) Ce médicament 2
de M. Léwis. Un très-habile
conisé dans le nouveau dispensaire
assuré quel le musc n'avait pas répondu
homme m'a cependant
aux succès qu'on en croyait pouvoir espérer s
ici, à Paris 2
mais
avaient dit plusieurs médecins étrangers ;
après ce qu'en
intéressé à les cons'il a eu des succès ailleurs, on est toujours
naitre. L'occasion où il pourra être utile se présentera peutêtre ici ou ailleurs. Voici ce que dit le savant chimiste anglais :
Le musc est un médicament en grande vogue dans les pays
orientaux. On en a un peu trop négligé l'usage parmi nous 9
dans l'idée qu'il causait des vapeurs, etce
même comme parfum,
d'une vie sé
femmes d'une faible constitution 1 et aux gens
aux
par les dernières expériences, que
dentaire. Il parait cependant,
2 c'est un remède
quand on en fait une application convenable
même contre les maladies qu'on le supd'une grande vertu,
Le docteur Wall nous a communiqué (Transac.
posait produire.
détail de plusieurs effets extraordinaires
philos., n.o 474,) un
ont
dans les maladies convulsives et autres , qui
de ce simple 1
les vertus de tous les médicamens que l'on
trop souvent éludé Le docteur observe que lodeur en est souavait mis en usage.
intérieurement
contraire le simple pris
vent nuisible,lorsqu'au
produit les plus heureux effets :
et en une grande quantité
déjà affectées de soubresauts aux tendons 9
que deux personnes
dormant
la moranxiété, et ne
point, après
dans une extrème
avec deux
d'un chien enragé, s furent parfaitement guéries
sure
chacune de seize grains. Il observe encore
doses de musc ,
firent cesser des hoquets
qu'une dose ou deux de dix grains,
des plus mauvais symptômes ; et
convulsifs 2 accompagnés
n'a étre
dans plusieurs cas oà ce médicament
pu
pris
que,
24..
que deux personnes
dormant
la moranxiété, et ne
point, après
dans une extrème
avec deux
d'un chien enragé, s furent parfaitement guéries
sure
chacune de seize grains. Il observe encore
doses de musc ,
firent cesser des hoquets
qu'une dose ou deux de dix grains,
des plus mauvais symptômes ; et
convulsifs 2 accompagnés
n'a étre
dans plusieurs cas oà ce médicament
pu
pris
que,
24.. --- Page 412 ---
Dr LA COxSTITUTION.
aux alimens,
Alors il commença à prendre goût
bière froide, au cidre dur (), après
à la petite
Au trenteles médicamens.
quoi nous quittàmes
selles
jour, il fit naturellement quelques
quatrième
fut d'une douce moiteur dubilieuses; sa peau
Ces selles
durèrent quatre
rant la nuit.
purgatives
des violentes convulsions des malades,
par la bouche, à cause
Il ajoute aussi qu'il
il a été avantageux pris en lavement. dose que six grains ;
n'en a jamais vu grand effet à moindre
il n'a jamais
mais que, pris à dir grains par la bouche,
échauffer
de produire une douce diaphorèse, sans.
manqué
le moindre malaise; qu'au contraire il
aucunement, 7 ni causer
les sueurs
modère les douleurs, relève les esprits; ; et que quand
malade tombe ordinairement dans un sommeil
ont paru, le
trouvé de personne hystérique.
rafraichissont; qu'il n'a jamais
le
qu'elle fàt des parfums, qui ne pût prendre
quelqu'ennemic
forme de bol. A ce Mémoire il joint le
sans inconvénient en extraordinaires du musc, observés par
rapport d'autres effets
réitérées ont confirmé
une autre personne. Des expériences maladies. Je l'ai moi-même
depuis son efficacité dans ces
donné "avec grand succès ; portant même quelquesouvent
à
grains toutes les quatre heures 2 avec
fois la dose vingt
dans les intervalles.
deux ou trois cuillerées de julep musqué
fasse ici:
est la seule préparation officinale qu'on en
Le julep
New. disp. art. Moschus.
% Eau-rose de Damas , six onces;
Musc, douze grains;
Sucre très-fin, une drachme.
Ecrasez le sucre etle musc ensemble, et jetez-y peu à peu
Y'eau-rose.
Cet homme était originaire de Devonshire, et avait été
(*)
accoutumé à boire du çidre.
ou trois cuillerées de julep musqué
fasse ici:
est la seule préparation officinale qu'on en
Le julep
New. disp. art. Moschus.
% Eau-rose de Damas , six onces;
Musc, douze grains;
Sucre très-fin, une drachme.
Ecrasez le sucre etle musc ensemble, et jetez-y peu à peu
Y'eau-rose.
Cet homme était originaire de Devonshire, et avait été
(*)
accoutumé à boire du çidre. --- Page 413 ---
. A - 2at an
DILIEUS) E.
3,3
jours, et emportèrent tous les symptômes, excepté
certaine blancheur, ou plutôt une sécheresse qui
lui resta sur la langue; le pouls n'eut pas non plus
sa lenteur naturelle avant le quarante-deuxième
jour; c'était-là un vrai causus bilieux.
On peut demander s en passant, comment le
fit-il beaucoup de bien à la domestiquinquina de madame F., tandis qu'il fit un si grand
que
? La raison m'en parait toute
tort à ce portier
simple : la femme était naturellement d'une constitution délicate; ses humeurs étaient délayées et
acrimonieuses, ses solides flasques et mous : le
mais
quinquina remédia à ces deux inconvéniens;
l'état du portier était différent. Il avait un sang
des solides fermes et élastinaturellement épais,
évaSa faiblesse était l'effet d'une grande
ques. cuation, et de la longue privation de sa diète
accoutumée : on y aurait mieux remédié par le
le quinquina, et même les acides
régime que par le vin, auraient fait moins de tort.
minéraux, ou
plusieurs autres maCe cas-ci, aussi-bien que
les
suivies, m'ont prouvé que
ladies que j'ai
dans
sueurs abondantes ne sont pas avantageuses
la matière bilieuse ait été
cette fièvre, avant que
mais
les
cuite, et expulsée en grande partie;
que
sont avantageuses, même avant
selles spontanées
de coction, comme nous
qu'ily ait quelque signe
où je
allons le voir dans la méthode curative,
encore Sydenham pour guide dans le
prendrai
suivies, m'ont prouvé que
ladies que j'ai
dans
sueurs abondantes ne sont pas avantageuses
la matière bilieuse ait été
cette fièvre, avant que
mais
les
cuite, et expulsée en grande partie;
que
sont avantageuses, même avant
selles spontanées
de coction, comme nous
qu'ily ait quelque signe
où je
allons le voir dans la méthode curative,
encore Sydenham pour guide dans le
prendrai --- Page 414 ---
DE LA CONSTITUTION
nous l'a donnée. Sched. monit.,
même ordre qu'il
de
C Je fais d'abord tirer dix onces
sang:
art. 7(1).
ressemble souvent dans cette
> quoique le sang
il n'est pas bien
D fièvre à celui d'une pleurésie,
la difde réitérer la saignée. Si cependant
> sûr
douleur de
ficulté de respirer, une violente
))
occasionée par la toux, et autres symp-
> téte,
faisaient voir une ten-
> tômes de cette espèce ,
déterminée à la fausse péripneu-
> dance assez
la saignée et la purgation,
A monie,il faut réitérer
endisparaissent
> jusqu'a ce que ces symptômes
d'observer
D tièrement : ce que je recommande
soigneusement. )
la fièvre
Je dois remarquer,sur ce passage, que
est de trois sortes : I. quelquefois
en question
bilieuse etinflammatoire;
simplement bilieuse;2.
péripneumonique.
3.0 bilieuse, 9 inflammatoire.,
de la consviennent en partie
Ces complications
en
des vents
titution uaturelle du malade, partie
et en partie de la saison ; au mois
et du temps,
exemple, et septembre en parrie 9
d'août, par
chaud et le vent à l'ouest, il
quand le temps est
dit
le temps de la chaleur de l'accès est
(1) J'ai déjà
que
parce que l'on peut mieux
le plus propre pour la saignée, mais les vomitifs et les purjuger alors du degré du pouls;
la maconviennent mieux durant la rémittence, quand
gatifs
durant la nuit, pent être éyacuée
tière cuite par la fèvre,
le matin par la purgation.
chaud et le vent à l'ouest, il
quand le temps est
dit
le temps de la chaleur de l'accès est
(1) J'ai déjà
que
parce que l'on peut mieux
le plus propre pour la saignée, mais les vomitifs et les purjuger alors du degré du pouls;
la maconviennent mieux durant la rémittence, quand
gatifs
durant la nuit, pent être éyacuée
tière cuite par la fèvre,
le matin par la purgation. --- Page 415 ---
à DILIEUSE.
d'inflammation, même
y a rarement beaucoup
alors il ne faut pas
dans les sujets pléthoriquese; mème il ne faut
répéter la saignée, quelquefois les jours dimisaigner du tout. Mais, quand
pas
les vents sont au nord et nord-est,
nuent, que
nécessaire; il faut même
la saignée devient plus constitutions pléthorila répéter dans quelques
de l'inflamques.jusqua re que les symptômes
s'ils'y
mation soient suffisamment abattus,surtout
sèche et dure. Mais, en géest joint une toux
suivant les forces du manéral, une saignée faite
ou sanlade, suffit dans les sujets pléthoriques faire cesser
comme je l'ai dit ailleurs, pour
vomiguins,
facilite beaucoup l'effet des
le spasme, et
Je n'ai même jamais vu de
tifs et des purgatils.
doucement que
fèvre bilieuse se passer plus
fois à
le malade avait été saigné une
propos
quand
Si le malade est jeune et fort
au commencement.
se méprendre à la
le médecin peut
pléthorique,
T'oppression et linapetitesse du pouls; parce que sont toutes deux
de force,
nition ou manque
On doit donc
accompagnées de ce symptôme.
avec les
Thabitude naturelle du malade
comparer
le
nous fera voir
autres symptômes; ; et
pouls
leffet de la saignée durant T'opération. Sched. monil.,
ditSydenham,
( Je me souviens,
bien remarquad'avoir vu une preuve
> art. 42,
homme que je sui-
> ble de ceci, dans un jeune
aunées ; car quoiqu'il
> vais il y a quelques
doit donc
accompagnées de ce symptôme.
avec les
Thabitude naturelle du malade
comparer
le
nous fera voir
autres symptômes; ; et
pouls
leffet de la saignée durant T'opération. Sched. monil.,
ditSydenham,
( Je me souviens,
bien remarquad'avoir vu une preuve
> art. 42,
homme que je sui-
> ble de ceci, dans un jeune
aunées ; car quoiqu'il
> vais il y a quelques --- Page 416 ---
3r6
DE LA COxSTITUTION
semblât
d'expirer, les parties extérieures
>
près
D étaient si fraiches, que je ne pus persuader
assistans
avait la fièvre, laquelle ne
> aux
qu'il
> pouvait prendre son cours, ni paraitre, parce
> que les vaisseaux trop pleins s'opposaient au
D mouvement du sang. Je leur dis cependant que
fièvre allait devenir assez forte si on le sais la
la fièvre fut aussi
>> gnait. A peine le fut-il, que
forte
aie jamais vue 9 et elle ne se
>
que j'en
trois on quatre saignées. )
> passa qu'après rencontrer tous les jours des cas semOn peut
blables. Il est sûr que le vomitif et les purgatifs n'auraient pas réussi avaut la saignée, et
chaud cordial aurait été ici un véritable
qu'un
poison. ART. VIII. Dans la soirée, jefais mettre un vé
sicatoire entre les épaules, et le matin suivant je
lénitive, avec ordre de la répéter
donne une potion
tous les deuz jours, tant que le malade en aitpris
trois ; après Leffet, je. fais prendre un opial, au
d'aller au lit.J'agis ainsi pour empécher le
temps
résulter du trouble des esprits ;
coma qui powrrait occasionnent souvent dans les
ce que les purgations
la
comateuse
fièvres, comme on le vit dans fièvre
de 16,3, arl. 9. Mais il nefaut pas donner l'opiat
dans les jours intermédiaires de la purgation, au
d'aller au lit, de crainte de prévenir et arrétemps
donner le jour
ter leffet de la purgation quilfaut
suiyant,
ulter du trouble des esprits ;
coma qui powrrait occasionnent souvent dans les
ce que les purgations
la
comateuse
fièvres, comme on le vit dans fièvre
de 16,3, arl. 9. Mais il nefaut pas donner l'opiat
dans les jours intermédiaires de la purgation, au
d'aller au lit, de crainte de prévenir et arrétemps
donner le jour
ter leffet de la purgation quilfaut
suiyant, --- Page 417 ---
-EW - A
BILIEUSE.
de
mauvaise pratique que
Je ne vois pas
plus
(1)
de mettre les vésicatoires anl commencement
des fièvres putrides et bilieudes fièvres, surtont
augmi ptent Tinflammation,
ses. Les vésicatoires
l'acrimonie de la
et irritent considér.blement
temps de la
Daus le premier
matière morbifique ils augmentent la propenconstitution biliense,
et empèchent
sion aux sueurs symptomatiques, mais
la consles évacuations intestinales :
quand
de Tatrabilieuse, , et se
titution se rapproche
toux dure qui ne
trouve compliquée avec une
, ni aux vomitifs et purgatifs
cède ni aux saignées,
sont utilement mis
réitéres, alors les vésicatoires
la fièvre est tombée. Je n'entends
en usage, quand
a lien chaque jour,
pas par-là la rémittence qui
ce
mais la diminution de tous les symptômes;
Tinflammation a été calmée, et
qui arrive quand
évacué ou
Tépaississement acrimonieuz en partie
corrigé.
considéré cette fèvre depuis le
Sydenham a
la fin, comme de la
commencement jusqu'à
famille de la fausse péripneumonie ; ce qui.n'est
quand la saison est déjà fort
cependant pas, que
douleur du cou et
avancée. Car la toux, et la
accompaguent cette fièvre en
de la gorge qui
cèdent à la méthode ordiaoût et septembre,
Qu'il scrait à souhaiter que tous les praticiens fissent
à cet (:) avis de HI. Grant, l'attention qu'ils devraient!
fin, comme de la
commencement jusqu'à
famille de la fausse péripneumonie ; ce qui.n'est
quand la saison est déjà fort
cependant pas, que
douleur du cou et
avancée. Car la toux, et la
accompaguent cette fièvre en
de la gorge qui
cèdent à la méthode ordiaoût et septembre,
Qu'il scrait à souhaiter que tous les praticiens fissent
à cet (:) avis de HI. Grant, l'attention qu'ils devraient! --- Page 418 ---
3,8
Dr LA CONSTITUTION
l'état. Mais, dans l'arnaire, et disparaissent après
rière-saison 1 la toux fait une partie essentielle
de la maladie. Ily y a alors certaine partie de la
matière qui ne s'évacuera pas par les intestins 2
mais qui doit être évacuée par les poumons et
voilà pourquoi l'érysipèle et autres érupla peau;
nature sont si fréquentes en cette
tions de cette
il faut bien faire attenpartie de la saison; et
y
autrement on produira la fièvre comatense
tion,
si l'on trouble le cours
de Sydenham ; parce que
à la tète, et
de la nature, la matière se portera
danger. On doit en dire presfera naitre un grand
sont à peine de
que autant des opiats, lesquels
nécessité au commencement, quoique
quelque
autres remèdes vers la
souvent préférables aux
une diaterminaison, quand il faut procurer
Voici trois exemples qui vont éclaircir
phorèse.
ceci.
PREMIÈRE OpSERYATION.
1769, je fus appelé chez M. Haze,
Le 16octobre
d'une rougeole de mauet je le trouvai très-mal
et la langue
vais caractère. Il avait les yeux jaunes,
si elle eit été trempée dans de la moucomme
n'était pas fort; mais ilavait aussi
tarde.Soa pouls
insoutenable, de fréquentes
une toux sèche et d'aller à la selle, qui n'étaient
envies de vomir et
d'aucun effet; je le fis saigner copieusesuivies
lavement
immé
un
purgatif,
ment, et prescrivis
ai très-mal
et la langue
vais caractère. Il avait les yeux jaunes,
si elle eit été trempée dans de la moucomme
n'était pas fort; mais ilavait aussi
tarde.Soa pouls
insoutenable, de fréquentes
une toux sèche et d'aller à la selle, qui n'étaient
envies de vomir et
d'aucun effet; je le fis saigner copieusesuivies
lavement
immé
un
purgatif,
ment, et prescrivis --- Page 419 ---
SEN 2212 X
<
BILIEUSE.
avec ordre de boire
diatement après la saignée,
sollid'eau chaude et d'oxymel, pour
beaucoup
Après la saignée, il vomit
citer le vomissement.
Le lavement
quantité de bile jaune.
une grande
ce qui difut suivi d'une selle tres-abondante;
me*
l'anxiété et les symptômes
minua beaucoup
de la
Le lentant de la tête que
poitrine.
naçans,
fut réitérée, les selles
demain matin, la saignée
d'un jour à l'autre,
allèrent leur train; etil reprit les émolliens et
sans autres médicamens que
été calmée
T'oxymel; car, l'inflammation ayant bilieuse évacuée
par la saignée 2 et l'acrimonie
comme à l'orla rougeole se passa
ou corrigée,
menaçait des suites
dinaire, et la maladie. qui
et heureusement
les plus tristes, 1 fut parfiilement
et le second
de
Le premier
jugée en peu
jours.
étaient couenneux et fort jaunes.
sang
II, OnSERVATION.
une jeune femme bien porLe 26 septembre,
ordinaires d'une
tante fut saisie des symptômes d'une toux consifèvre bilieuse, accompagnés je lui donnai un vodérable. Après la saignée",
prodigieuse de
mitif; elle rendit une quantité
aussitôt la
matière bilieuse, ce qui lui soulagea
comme
Après la troisième pargation (
poitrine.
tous les symptômes tomT'ordonne Sydenham),
alternativement un
bérent, et elle parut avoir
les
jour, jusqu'au II, que
bon et un mauvais
/ --- Page 420 ---
DE LA CONSTITUTION
règles parurent de quelques jours plus tôt qu'à
l'ordinaire. Quelques-uns regardent ceci comme
un signe de la dissolution du
nais
sang;
j'ai souvent observé que ce n'est qu'un signe de coction,
et qu'elles sont souvent critiques; car la fièvre,
abandonnée depuis ce moment à la nature, fut
jugée le 14. Je ne lui permis pas, durant tout
ce temps-là, de rester tout le jour au lit. Sa
boisson était acide et froide; sa diête, du fruit,
du pain et du riz. On lui avait tenu le ventre
libre selon le besoin.
1II,e OBSERVATION.
Le 16 octobre, une femme de constitution bilieuse fut prise des mêmes symptômes, hormis
la toux, qui était peu de chose. Mais elle se
plaignait de ce qu'elle appelait waz-kernels, ou
d'une érnption fort douloureuse aux deux côtés
du cou, laquelle avait la forme de petits grains
de cire. J'ordonnai le vomitif après la saignée:
elle rejeta de la bile mélée avec beaucoup de
flegme tenace. Elle fut alors purgée et traitée
exactement comme la précédente. La première
et la seconde purgation la soulagèrent beaucoup;
mais voyant que les grains se répandaient insensiblement, et qu'il lui venait, à toute la face et
à la tête, un érysipèle de couleur jaune et fort
douloureux > j'ordonnai une troisième médecine pour le a matin du sixième jour. Au lieu d'en
de la bile mélée avec beaucoup de
flegme tenace. Elle fut alors purgée et traitée
exactement comme la précédente. La première
et la seconde purgation la soulagèrent beaucoup;
mais voyant que les grains se répandaient insensiblement, et qu'il lui venait, à toute la face et
à la tête, un érysipèle de couleur jaune et fort
douloureux > j'ordonnai une troisième médecine pour le a matin du sixième jour. Au lieu d'en --- Page 421 ---
EN aNdA
-
38r
TILIEUSE.
comme des deux autres, son pouls
être soulagée
elle fut fort agitée, et ne
devint plus fréquent; :
séant. Il me
pouvait plus se tenir sur son
parut
de mise,
alors que les purgations ne seraient plus
la nature était toute disposée à pousser
et que
la
le reste de la maen grande partie par
peau donc mettre un grand
tière morbifique. Je fis
J'ordonnai de
vésicatoire entre les deux épaules.
suivante
toutes les six heures, la potion
prendre,
de laudanum à la prise
en ajontant dix gouttes
de la nuit.
7 Julep de camphre,
trois drachmes: :
Esprit de minder, de chaque
Eau de menthe simple, une once;
d'antimoine non lavée, dix grains.
Chaux
aussi de faire chauffer ses boissons,
J'ordonnai
fait,en e jetant dans
et de lui donner le petit-lait
de
lait bouillant égale partie de vin et
vinaigre;
le
littoute la matinée suivante. Ellesua
de la laisser au
l'attendais ; et tous les sympde nuit, comme je
suivant, on la changea
tômes tombèrent. Le jour
à midi, et on la leva pendant quelques
de linges
fut continuée sans le laudanum;
heures. La potion
Elle
lui donna un lavement au soir.
reprit,
et on
petit à petit, à la faveur des
depuis ce moment-là, eut au lit toutes les nuits; et
sueurs légères qu'elle
vis du sédiment dans
ne fut purgée que quand je
les urines.
. l'observation que fait
Ceciconfirme, en) passant;
à midi, et on la leva pendant quelques
de linges
fut continuée sans le laudanum;
heures. La potion
Elle
lui donna un lavement au soir.
reprit,
et on
petit à petit, à la faveur des
depuis ce moment-là, eut au lit toutes les nuits; et
sueurs légères qu'elle
vis du sédiment dans
ne fut purgée que quand je
les urines.
. l'observation que fait
Ceciconfirme, en) passant; = --- Page 422 ---
DE LA CONSTITUTION
Sydenham: : ( Bref,1 la douce chaleur du lit pendant
favorise au mieux les sueurs, lesquelles
> la nuit,
cette
d'elles-mèmes alors; et c'est pour
>) viennent
couvert
raison
le malade ne doit pas être plus
>
que
ne doitp prendre rien d'échauffant:
> qu'en santé,et
au lit le matin
>) il restera seulement un peu plus
ensuite le traitement ci-
> suivant; et on suivra
> devant mentionné (1)- >
recommande ensuite, art. 13, 14 et
Sydenham
h5, les fruits 2 les végétaux pour diète ; la petite
bière froide,.e et les juleps acides pour boisson ;
d'ètre levé tout le jour, surtout s'ily a des pétéou frénésie. C'est-là que finit sa méchies, coma
thode générale de traiter cette fèvre ; méthode
le mettait en état de rendre cette fèvre interqui
de l'enlever totalement, s'il
mittente régulière, ou
n'y avait pas complication, ou quelques particularités dans la constitution du malade, et cela sar ns
C'est-à-dire de purger au besoin 2 de délayer avec des
(*)
acidules dans les jours intermédiaires; car les purbreuvages
deviennent moins nécessaires quand les
gations fréquentes salutaires. Un lavement satisfera même
sueurs de nuit sont
de coction aient paru 2 aussiau besoin jusqu'à ce que les signes
dose de rhubien que le sédiment dans l'urine. Après quoi une
la bile
la thubarbe n'évacue pas
barbe sera utile; car, quoique
reméde fort
au commencement. , elle devient cependant un
la
convenable, et rétablitl'appétit et la digestion, , après que
l'état d'abattement où le malade a été
fièvre a cessé, et après
fort mince.
réduit par de fréquentes purgations et une diète
ose de rhubien que le sédiment dans l'urine. Après quoi une
la bile
la thubarbe n'évacue pas
barbe sera utile; car, quoique
reméde fort
au commencement. , elle devient cependant un
la
convenable, et rétablitl'appétit et la digestion, , après que
l'état d'abattement où le malade a été
fièvre a cessé, et après
fort mince.
réduit par de fréquentes purgations et une diète --- Page 423 ---
a
.
aaa
-
A
BILIEUSE.
médicamens échauffans, qu'un peu
cordiaux ou
En effet,il est constant
de vin vers la terminaison. dont le genre nerveux
que certains sujets faibles, demandent quelques corest facilement ébranlé,
est, dans
diaux après les évacuations : or, l'opium
mais
le plus convenable et le plus sûr;
ce cas-là,
toute linflammail faut bien prendre garde que
en serait
conséquence
tion ait cessé, autrementla
de détruire ces
fort mauvaise. J'essaie toujours
nerveux de spasme ou de faiblesse 9
symptômes de vin ouune diète moins rigoureuse,
avec un peu
réussis mieux depuis, que quand
etje trouve que je
Le fort cidre,
j'employais plus librementles opiats.
la bière avec une rôtie et de la muscade 2 ont
ou
intention. Les acides misouvent répondu à mon
mais je ne
néraux sont quelquefois mis en usage ;
crois nécessaires que quand il y a des signes
les dissolution du sang , ou des pétéchies. Car $
de
fièvre bilieuse soit du même genre que
quoique la
pas
la fièvre putride, clle ne demande cependant
d'aussi forts antiseptiques. Mais Tépaisen général
étant souvent long-temps à se
sissement bilieux
du
ne faut
mûrir et à sortir de Thabitude corps,il
qu'il ne soit tout
employer aucun astringent
évacué.
les acides savonneux apéritifs sont
Je trouve que
les tamad'un meilleur usage , tels que Toxymel,
rins les
, les fruits murs 1 et semblables,
, pruncs
de temps en temps les
auxquels on peut ajouter
-3
-
. Mais Tépaisen général
étant souvent long-temps à se
sissement bilieux
du
ne faut
mûrir et à sortir de Thabitude corps,il
qu'il ne soit tout
employer aucun astringent
évacué.
les acides savonneux apéritifs sont
Je trouve que
les tamad'un meilleur usage , tels que Toxymel,
rins les
, les fruits murs 1 et semblables,
, pruncs
de temps en temps les
auxquels on peut ajouter
-3
- --- Page 424 ---
DE LA CONSTITUTION
neutres
Je irouve aussi que Syde*
scls
purgatifs.
contre l'acide vitrionham avait raison d'objecter
le meilleur
lique sa styplicité. L'esprit de sel marin
est mêmé rarement nécessaire, quoique moins
Je trou ve que le suc de limon est un
styplique.
excellent cordial dans cette fièvre.
Dans la fièvre putride, il est d'une nécessité
absolue, même dans ce pays-ci, et encore plus
daus les pays chauds, de donner le quinquina
la dissolution du
en bien des cas, pour prévenir nécessaire dans
cela soit rarement
sang, quoique
Au contraire, j'en ai
les fèvres bilieuses simples.
confirme ce
vu de grands inconvéniens; ce qui
Sydenham a dit, art. 23,1.c. Nous avons
que
cette fièvre augmentait cha-
> déjà observé que
l'année dernière. et surD quejour vers la nuit,
il venait un accès
> tout cette année-ci, quand
intermittente;
semblable à celui d'une fièvre
>
c'est pour cette raison que les médecins,
> que
expérience que toutes
> qui avaient appris par
Gèvres devenaient à la fin intermittentes,
> ces
celles qui ne le firent pas pendant tout
>> et que
etc., jusqu'au com-
> le cours des années 1677,
de 1685, cédaient au quinquina,
> mencement
de traiter cette fièvre avec le
> prirent le parti
> même médicament.
fondé en raison,
) Mais ce procédé, quoique
fut
aussi heureux que les années pré-
> ne
pas
avoir mûrement examiné
D cédentes; car, après
la fin intermittentes,
> ces
celles qui ne le firent pas pendant tout
>> et que
etc., jusqu'au com-
> le cours des années 1677,
de 1685, cédaient au quinquina,
> mencement
de traiter cette fièvre avec le
> prirent le parti
> même médicament.
fondé en raison,
) Mais ce procédé, quoique
fut
aussi heureux que les années pré-
> ne
pas
avoir mûrement examiné
D cédentes; car, après --- Page 425 ---
-R - ZR
<
BILIEUSE,
trouvai que le quinquina,
> cette matière 1 je
raremême à larges doses, , guérissait
> donné
je devais plutôt attrila maladie, et que
> ment
du malade, à une heureuse
> buer la guérison
qu'à l'efficacité du
de la maladie,"
de
> terminaison
il paraissait avoir perdu
tant
> médicament,
les années susdites, au moins
>> la vertu quilavait fièvre de cette espèce, qui
à la
> relativement
Mais le) quinquina
aux quotidiennes.
> ressemble
autant de bien que
) fait encore acluellement tierces. 1 suit donc de
dans les vraies
des
> jamais
différente
cette fièvre est totalement
> là que
préédente, d'autant
fièvres de la constitution
)
n'est même actuellemeutdau-
> que le quinquina elle, et qu'elle est augmentée
> cune vertu contre
et autres choses échaufvin, 0e les cordiaux
assez
> parle
tout. cela s'accordait
tandis que
> fantes;
l'usage du quinquina, et
> bien auparavant avec
une véritable interla fèvre elle-mème ep, après
D
ici del'attention à cetarticle.
mitience,Je demande
avantageux dans la
ne sera jamais
Le quinquina
la matière morbifique
fièvre bilieuse, avant que
sortir de Thabitude
ait eu assez de temps pour il ne doit être donné
alors même
du corps;.et
dans le cas de faiblesse, non
que comme tonique moins que la fièvre ne decomme febrifuge,
Ainsi, le quinintermittente typique.
vienne une
la fièvre bilieuse, mais l'inquina ne guérit pas
s'y être compliquée dès
termittente qui pouvait
I.
A
=
matière morbifique
fièvre bilieuse, avant que
sortir de Thabitude
ait eu assez de temps pour il ne doit être donné
alors même
du corps;.et
dans le cas de faiblesse, non
que comme tonique moins que la fièvre ne decomme febrifuge,
Ainsi, le quinintermittente typique.
vienne une
la fièvre bilieuse, mais l'inquina ne guérit pas
s'y être compliquée dès
termittente qui pouvait
I.
A
= --- Page 426 ---
DE LA CONSTITUTION
et ne s'est manifestée que
le commencement,
quand la bile a été domtée ou expulsée.
Dans les articles 24, 25, 26, 27,2 28,ce grand
donne l'idée qu'il avait de la dysentemaitre nous
et, à l'article 29, celle de
rie de cette constitution;
des
la même maladie, convertie en inflammation
de mauvais traitemens. L'article 30
intestins par
de la manière de la guécoutient ce qu'il pensait
dit à la
rir, et des aphthes. Voyez ce que j'ai
synoque putride.
dit-il,
revenir à la
ART. XXXV. Mais,
pour doit observer
de la constitution présente, on
fièvre
de fièvre, comme dans le rhudans cette espèce
autres maladies qui ne peumatisme et plusieurs
évacuations
si
par les
1 que
vent se guérit que
dans les évacuations
lon persiste opinidtrément
ce que tous les symptômes dispasusdites, jusqua
deviendra souvent fatale ; car
raissent, la maladie
il n'est pas rare de voir rester quelques symptômes
de temps, méme après que la maladie est
zre peu
ne causeront pas de
dissipée ; mais ces symptômes
d'euxdautant plus qu'ils se passent
rechute,
à petit, à mesure que le malade remêmes petit
ne sont que le vrai
prend. En effet, ces symptômes
lesquelles le
dévacuations réitérées, par
produit tachait de guérir la maludie, et procèmédecin
de linanition causée par Tabsde 2L aussi en partie
été
certain temps
tine nce du malade, qui a
privé
toul
alimens et de ses boissons ordinaires. Or,
des:s
passent
rechute,
à petit, à mesure que le malade remêmes petit
ne sont que le vrai
prend. En effet, ces symptômes
lesquelles le
dévacuations réitérées, par
produit tachait de guérir la maludie, et procèmédecin
de linanition causée par Tabsde 2L aussi en partie
été
certain temps
tine nce du malade, qui a
privé
toul
alimens et de ses boissons ordinaires. Or,
des:s --- Page 427 ---
N
Ae
A
M
BILIEUSE:
aur malades, quand
ceci occasionne des vapeurs
manière,
affuiblis, el, en quelgue
ils ont étéfort
médecin prudent
usés. Cestpar cette raison qu'un
qu'olles
dévacuations qu'autant
ne doit pratiquer les éviter autrement, en allensont nécessaires, et
amènera; ce qui
dant un peu ce que le temps habile dans Tart de
fait souvent voir le médecin
les ai
En effet,je
maitriser ces légers symptômes. déclin de cette malasouvent wus disparaitre au
deux ou trois
die, sans rien donrer qu'un opiat
nuits de suite.
d'explication ; cepenCeci ne demanderait pas
faire attention. J'ai
dant on manque souvent d'y
fut réde certains cas où la saignée
oui parler
de la mort des malades, quoipétée jusqu'au jour
tomber par ces évaqu'on les vit manifestement
que le
l'on ne réitérait que parce
cuations, que
c'est à quoi le vulsang paraissait couenneux;
coup de maitre.
gaire applaudit, et ce qu'ilappelle
de la mén'est
là la vraie pratique
Mais ce
pas
même pas avec l'idée
decine; cela ne s'accorde
La même chose
delinflammation la plusinvétérée.1
bilieuses.
dire des
dans les fièvres
doit se
purgatifs méthode
viens de recomART. XXXVL La
queje
trouvée
mander est la meilleure que jaie jamais si lon ne
de cette fièvre; et
pour le traitement à la fuire cesser, au moins on
réussit pas par-là
alors elle cède toujours att
la rend intermittente, les purgatifs, tels que je
quinguina. Mais comme
25..
la plusinvétérée.1
bilieuses.
dire des
dans les fièvres
doit se
purgatifs méthode
viens de recomART. XXXVL La
queje
trouvée
mander est la meilleure que jaie jamais si lon ne
de cette fièvre; et
pour le traitement à la fuire cesser, au moins on
réussit pas par-là
alors elle cède toujours att
la rend intermittente, les purgatifs, tels que je
quinguina. Mais comme
25.. --- Page 428 ---
DE LA COxSTITUTION
les ordonne ici pour guérir cette fièvre 3 peuvent
paraltre nuisibles à quelques personnes 2. j'assure,
daprès Lerpérience, 1 que rien ne rafraichit tant
et si strement que la purgation après la saignée,
doit pratiquer d'abord en tous les cas. Quoiquon
la purgation puisse, pendant son opération,
que
commotion dans le sang
exciter une plus grande
et
et les humeurs qu'il ny en avait auparavant,
augmenter la fièvre, cependant ce mal sera
par-là
contrebalancé par Tavantage qui suivra
beaucoup
immédiatement; car Texpérience nous prouve que
les purgatifs, après la saignée, arrétent une fièvre
autre remède, d'autant qu'elle
mieux qu'aucun
donnaient
entraine les humeurs morbifiques qui
lieu à la fièvre. En supposant méme que ces. saletés
n'aient pas encore été dépravées, elles senflammesépaissiront par la chaleur fdront cependant, contribueront à rendre la fièyre
brile, et par-là
plus longue. à la purgation, je ne vois pas que les
Quant
rafraichissans, qui sont les seuls
doux médicamens
nécessaires dans cette fièvre, aient jamais, après
occasioné une forte fermentation; et
la saignée,
soit nécessaire
je ne trouve pas non plus qu'il
Ils
de donner un opiat après ces médicamens.
efficaces quand on a fait précéder l'émésont plus
Sydenham
tique. En effet, je suis surpris que
de vomitif dans cette fièvre, oùt
n'ait pas parlé
dans la synoque non
il est aussi nécessaire que
doux médicamens
nécessaires dans cette fièvre, aient jamais, après
occasioné une forte fermentation; et
la saignée,
soit nécessaire
je ne trouve pas non plus qu'il
Ils
de donner un opiat après ces médicamens.
efficaces quand on a fait précéder l'émésont plus
Sydenham
tique. En effet, je suis surpris que
de vomitif dans cette fièvre, oùt
n'ait pas parlé
dans la synoque non
il est aussi nécessaire que --- Page 429 ---
a a aA
38g
BILIEUSE:
J'ai même remarqué qu'il
putride ou pntride.
d'une fois; et les
fallait réitérer le vomitif plus
quoiqu'en général un
effets en ont étéavantageux,
suivre le vomitif
vomitif suffise. Quand on a fait
la rémittence a lieu, ce qui
à la saignée 1 et que
donne
convenable, on
l'apoest le temps le plus
le vomitif(1):
zème purgatif quelques heures après
et
constante,
J'ai aussi entretenu une purgation
dans cette fièvre : c'était comme
tous les jours,
mais cela ne réussit pas
une diarrhée artificielle;
intersi bien que de purger 9 pro re nald, par de
le recommande,
valles, selon que Sydenham
ou tous les trois jours.
deux jours Tun,
auteur donné
Voici un autre passage oule'même
febris.
de cette fièvre, terrentia
l'exposé des préludes
menceux du colera-morbus,
On y pourra joindre
ci-devant à la fin de la synoque putride.
tionnés
la fèvre est considérable au commencement, on
(x) Quand
vraie remittence ; alors on doit suivre la
aperçoit à peine de
continue a aussi des momens où elle
règle de Celse : C La fièvre
de remittence; et si ces
n'ait pas
> ne croit pas, quoiqu'elle
ils sont néanmoins assez
momens ne sont d'aucun avantage s
administrer les médicamens. > La saignée
> commodes pour l'abattement du pouls ; alors on,peut donner le
est suivie de
la remittence suivante 9
vomitif, et la purgation sera pour matinée mais il faut
arrive communément dans la
;
laquelle
seconde saignée dans le causus bilieux : ou
nécessairement une
la fièvre ardente bilieuse, avant de pouvoir donnerlémélique
convenablement et avec avantage.
o
administrer les médicamens. > La saignée
> commodes pour l'abattement du pouls ; alors on,peut donner le
est suivie de
la remittence suivante 9
vomitif, et la purgation sera pour matinée mais il faut
arrive communément dans la
;
laquelle
seconde saignée dans le causus bilieux : ou
nécessairement une
la fièvre ardente bilieuse, avant de pouvoir donnerlémélique
convenablement et avec avantage.
o --- Page 430 ---
DE LA COxSTITUTION
3g0
Ilfaut encore noter que cette ftevre
ART. XXIV.
non
tant par les
toul Dété,
pas
se montra pendant
des tranchées
distinctifs dune fièvre, que par
signes
sans évacuations. La
tantôt avec des selles 9 tantôt
alors
de cette constitution tombait cependant
fièvre
et était souvent accompagnée
avec ces plénomènes,
On doit donc traiter
de womissement après les repas.
comme si la fièvre sétait présentée
ces symptômes
et cela relativemnent à la
avec su vraie forme s
saignée et aux purgatifs. nécessaire en été, et
Rarement la saignée est
trouve de
quand il n'y a pas de fièvre. Ce que je
de
un vomitif, une ou
plus efficace, , est prendre
jours
deux purgations 1 et de s'abstenir quelques
animale 7 de manger des grode toute substance
un grand
seilles avant les repas, et de boire'ensuite
le
d'eau froide. Il faut aussi se modérer sur
verre
les
aient entièrevin, jusqu'à ce que
symptômes
ment disparu ; et , par ce moyen, on prévient
fèvres
ou bilieuses de l'étéaisémen't les
putrides
Tel était le cas de M. E
I.er octobre 1770.
traite ainsi la fièvre bilieuse, il arrivera
Si l'on
deux choses l'une : ou elle s'en ira peu à peu 9
de
intermittente. Les signes de
ou elle se changera en
onzième jour ou
lintermittence paraissent au
c'est-là
mais pour sûr au quatorze : et
avant,
d'accès informe de la
ce qu'on entend par fièvre
la fèvre
moisson. La fièvre bilieuse 2 avec laquelle
dès le commencement. s
d'accès était compliquée
ivera
Si l'on
deux choses l'une : ou elle s'en ira peu à peu 9
de
intermittente. Les signes de
ou elle se changera en
onzième jour ou
lintermittence paraissent au
c'est-là
mais pour sûr au quatorze : et
avant,
d'accès informe de la
ce qu'on entend par fièvre
la fèvre
moisson. La fièvre bilieuse 2 avec laquelle
dès le commencement. s
d'accès était compliquée --- Page 431 ---
-Es - 2 aaa
A -
39r
DILIEUSE.
et la fièvre d'accès se
eommence alors à tomber,
manifeste.
s'apercevra que le maI. Toutl bon observateur
et un bon alternativement,
lade a un mauvaisjour double tierce ; ou deux mauvais
comme dans une
ensuite deux maujours de suite, et un meilleur;
La
comme dans une double-quarte. le
vais jours,
empèchera
connaissance de ces partieularités alors en faisant
médecin d'ètre trop officienx
parla saiguée ou les purgations,
trop d'évacuations
de la
il le fallait dans la première partie
comme
tàchera de parvenir à son but par
fièvre. Mais il
alors à une intermitla diète ; la fèvre tendant
trop frédes
et des purgations
tente :
saignées
de se former. 2.0 Après
quentes Tempécheraient commencent par un tressaillecela les paroxysmes
auxjambes.
de froid,surtout:
ment et un sentiment
heure ou deux, et sera
Cela durera souvent une
durera peut-être
chaleur qui
suivi d'une grande tombera vers le matin ; après
toute la nuit, 9 mais
selles bilieuses 9 des
quoi viendront quelques
la peau auraurines fort colorées, et peut-être
Si les selles sont abondantes,
t-elle de la moiteur. considérable ; mais il n'y a
le soulagement sera
ou d'apyrexie entre
jamais de vraie intermittence
devienne moite
les accès, à moins que la peau ne du sédiment
quand même il y aurait
et douce,
dans les urines.
différence de
consiste la grande
Voici en quoi
o
uses 9 des
quoi viendront quelques
la peau auraurines fort colorées, et peut-être
Si les selles sont abondantes,
t-elle de la moiteur. considérable ; mais il n'y a
le soulagement sera
ou d'apyrexie entre
jamais de vraie intermittence
devienne moite
les accès, à moins que la peau ne du sédiment
quand même il y aurait
et douce,
dans les urines.
différence de
consiste la grande
Voici en quoi
o --- Page 432 ---
DE LA COxSTITUTION
Ia fièvre putride et de la fèvre bilieuse. La fièvre
bien traitée dès l'abord, se passe souputride $ les vomitifs et les purgatifs seuls : les
vent après
la bouche
urines deviennent alors hypostatiques,
devient humide et se nettoie 9 le pouls se modère,
la chairdevient fraiche 1 sans que la peau soit notablement moite, ou qu'il y ait la moindre apparence d'intermittence, 2 ou des paroxysmes après
1 si lon n'a pas mal manceuvré.
ces phénomènes ainsi de la fièvre bilieuse : elle
Mais il n'en est pas
fièvres intermitressemble beaucoup plus aux
tentes, et ne se passe jamais que la peau ne soit
même il se
devenue douce et moite ; quelquefois
d'une
vraiment critiques à la fin
voit des sueurs
avec les vomitifs,
fièvre bilieuse traitée seulement
les purgatifs. 1 les acides depuis le commencement
jusqu'à la fin (r). Quoique les sueurs symptomaaucun soulagementan comtiques ne procurassent
être sollicitées par
mencement, et ne dussent pas
cette raison, les sueurs de nuit sont cependant
la fièvre a commencé à tomber;
utiles après que favoriser même, en restant une
et on peut les
avoir pris
heure ou deux de plus au lit, après
boissons chaudes, comme une infusion
quelques
ou de fleurs de sureau, . acidulée avec
de véronique
T'oxymel.
on a
Dans quelques fièvres bilieuses 2 quand
(s) Voyez le cas de M. Taylord.
dussent pas
cette raison, les sueurs de nuit sont cependant
la fièvre a commencé à tomber;
utiles après que favoriser même, en restant une
et on peut les
avoir pris
heure ou deux de plus au lit, après
boissons chaudes, comme une infusion
quelques
ou de fleurs de sureau, . acidulée avec
de véronique
T'oxymel.
on a
Dans quelques fièvres bilieuses 2 quand
(s) Voyez le cas de M. Taylord. --- Page 433 ---
-
DILJEUSE.
trop long-temps insisté sur les
3g3
devient fort sèche et dure,
purgatifs, la peau
une crise
ce quiindique toujours
imparfaite et une maladie
vu de bons effets
longue. J'ai
mains et les
2 en pareil cas 9 de plonger les
pieds dans de l'eau
oindre ensuite avec de
chande, et de les
les Anciens.
T'huile, comme le faisaient
peau pendant Carj'observai le bain,
que l'eau relàchait la
cette sécheresse
2 mais que cette dureté et
l'oignit d'un
revenaient, à moins qu'on ne
fièvre
peu d'huile. C'est le période de
9 auquel Sydenham
la
comme restaurant
recommande T'opiat
zième jour
, c'est-à-dire après le
; car, quand il nous parle quatorcommencement, il n'en
d'opiat au
spasmodique, et dans la parle que comme antitions occasionées
vue de calmer les
par la
agitatrouve cependant
purgation 1 ce que je ne
fièvre a duré
pas nécessaire. Mais, quand la
fort épuisé long-temps, les
et que le malade a été
par évacuations et la diête,
gouttes de teinture d'opium
quelques
de la nuit
ajoutées aux boissons
tranquilliseront les
reront une douce
esprits 1 et procujoint le camphre, diaphorèse, le
surtout si l'on y
d'antimoine.
jus de limon et la chaux
Quelquefois la fièvre se passe peu à
manière; et il ne faut
peu de cette
purgation
pas non plus donner aucune
pendant ces
qu'il y ait un sédiment eirconstanes, dans
jusqu'à ce
barbe suffit, Au lieu
Turine; alors la rhuce médicament,
qu'on ne peut compter sur
comme purgatif, au commencea -
-
, le
surtout si l'on y
d'antimoine.
jus de limon et la chaux
Quelquefois la fièvre se passe peu à
manière; et il ne faut
peu de cette
purgation
pas non plus donner aucune
pendant ces
qu'il y ait un sédiment eirconstanes, dans
jusqu'à ce
barbe suffit, Au lieu
Turine; alors la rhuce médicament,
qu'on ne peut compter sur
comme purgatif, au commencea -
- --- Page 434 ---
DE LA COxSTITUTION
des fièvres bilieuses ou des flux. D'autres fois
ment terminera en fièvre d'accès tormée ; alors
elle se
on la conduira commeje l'ai déjà dit.
Les fièvres d'accés ne sont cependant pas si
fréqueutes à Londres qu'en d'autres contrées. Nous
verrons quelquefois ici, , en une saison, soixante
fièvres bilieuses, dont quatre seulement se trouveront compliquées avec une fièvre d'accès. Mais,
après le mois d'octobre 1 quand Tépaississement
morbifique bilieux devient visqueux 2 ces fièvres
sont plus fréquentes.
L'érysipèle de la moisson est également comen cette saison, de sorte que je ne sais si je
mun le
entre les maladies bilieuses ou les
dois
placer
il diffère de l'éatrabilieuses. Quoi qu'il en soit,
rysipèle du printemps, à plusieurs égards. I. La
couleur n'en est pas si vive ; elle est plutôt jaune
ou d'un brun tanné. 2.0 L'espèce que l'on appelle
zona, ou ceinture , est plus fréquente en cette
saison-ci. La douleur en est insoutenable, et ne
cède pas siaisément à la saignée, qu'au printemps:
le malade ne supporte pas non plus des saignées
si fréquentes et si copieuses. 3.0 On peut purger
plus tôt et plus aisément que dans Térysipèle du
4.° Il dégénère facilement en ganprintemps. si l'on néglige les purgations; ; et, après le
grène,
faut user du même
troisième jour de Téruption,il
traitement que pour la fèvre bilieuse.
Madame W., dame àgée,
Je traitai dernièremeut
malade d'une fièvre érysipélateuse ; et cela se
et
. 3.0 On peut purger
plus tôt et plus aisément que dans Térysipèle du
4.° Il dégénère facilement en ganprintemps. si l'on néglige les purgations; ; et, après le
grène,
faut user du même
troisième jour de Téruption,il
traitement que pour la fèvre bilieuse.
Madame W., dame àgée,
Je traitai dernièremeut
malade d'une fièvre érysipélateuse ; et cela se
et --- Page 435 ---
- à
-
BILIEUSE,
passa fort bien, quoique
3g5
que le flegmonoide
doucement, et malgré
que la douleur fût
couvrit toute la malléole,
fort
insoutenable,
menaçantes. Une solution etlesapparences
dans l'eau-rose
de
avec la
camphre, faite
quée en fomentation, gomme arabique et appliqu'une décoction de
calma mieux la douleur
cette fièvre demande quinquina. En dernier
rétiques n'y
des acides, mais les lieu,
conviennent plus
diaphojour de
après le
l'éraption : c'est une diète
troisième
qu'il faut
pendant tout son cours. antiseptique
doriliques,je ne les ai jamais
Quaut aux suquantité dans les maladies hasardés en grande
même qu'ils ont fait bien bilieuses ; et je crois
d'autres les ont donnés. du mal à ceux à qui
ce que j'ai vu dans les Si j'en dois juger
nistrés, je dois
cas où ils ont été admi. par
tômes
aussiconvenir que tous les
irréguliers et malins
sympfièvres bilisuses, étaient que j'ai vus dans les
cette mauvaise
prineipalement dûs à
réelle des maladies. pratique, el plutôt qu'à la
Mun but
malignité
ner une juste idée de cette n'est ici que de donla nature est secourue
constitation, quand
moins n'est
comme il
pas troublée, Je
convient, ou du
quelque oceasion, donner pourrai peut-être 7 à
quejai observées dans
un détail des variétés
est traitée témérairement cette maladie 3 quand elle
quand les évacuations
par des
ou
ont été
ignorans,
négligées.
trop long-temps --- Page 436 ---
DE LA CONSTITUTION
ATRABILIEUSE.
Poun donuer une juste idée des divers effets de
morbifique,il est besoin de concet épaississement maladies
ont lieu dans cette saison
sidérer les
qui
régulièrement tetinvariablement, c'està-dire,quelquefois en octobre ou au commencement de novembre, plus tôt ou plus tard, selon les changearrivent aux qualités sensibles de l'air.
mens qui
en cette saison, à moins
Les fièvres sont longues
d'érysipèle, ou
qu'elles ne soient accompaguées
deux
qu'elles ne soient intermittentes. Or, ces
circonstances arrivent plus fréquemment dans ce
période qu'en tout autre, depuis juillet jusqu'à
Noël inclusivement. C'est ce qu'on peut appeler
la fin de la constitution bilieuse.
En effet, dès que commencent les indisposiles Anciens ont attribuées à Thumeur
tions que
c'est-à-dire quand
atrabilaire ou mélancolique,
jaune morbifique de la moisson
Tépaississement tenace, et d'une couleur plus sombre,
devient plus
les gens se plaiguent de malaise 2 sans pouvoir
ont. Ils sentent une certaine oppresdire ce qu'ils
aussi d'insion, une langueur, et se plaignent
d'abatdigestion, de trouble pendant le sommeil,
d'esprit ; s'assoupissent après les repas 9
tement
rafraichissement après
et ne sentent plus aucun
ire ou mélancolique,
jaune morbifique de la moisson
Tépaississement tenace, et d'une couleur plus sombre,
devient plus
les gens se plaiguent de malaise 2 sans pouvoir
ont. Ils sentent une certaine oppresdire ce qu'ils
aussi d'insion, une langueur, et se plaignent
d'abatdigestion, de trouble pendant le sommeil,
d'esprit ; s'assoupissent après les repas 9
tement
rafraichissement après
et ne sentent plus aucun --- Page 437 ---
-
Dr LA CONSTITUTIOX
le sommeil. Ils urinent
ATRAPILIEUSE, 397
d'une couleur
rarement, les urines sont
sujets sont resserrés. foncée, et le plus souvent
mangeront de bon Rarement ils ont faim, mais ces
désagréble, troublée coeur; leur digestion leur est
grande plénitude de par des llatulences et une
Tapports crus et
labdomen; et ils ont des
est petit
quelquefois fétides. Le
pendant ce temps-là,
pouls
langue n'est pas sale,
plein et régulier: la
avant le
excepté
chaleur déjetner; ces malades imméiliatement
ni soif: le vin qu'ils
n'éprouvent ni
gera pour le moment,
boiront les souladure pas, car ils
mais ce
en
soulngement ne
santis. D'autres sujets, deviennentapreas plus
outre
appeincommoidités, ont encore quelquesunes de ces
ment et de difficulté de une espèce d'enroue.
et crachent un llegme respirer; ils arrachent
matin, ou eri tout
épais 7 en se levant le
que mouvement temps, quand ils fout
respiration.
assez vif pour augmenter quelleur
En même temps, les
guent d'une goutte
sujets goutteux se
accès. Ceux
vague, et des préludes plaiqui sont sujets aux
d'un
plaignent
d'hémorroides
hémorroides, se
exposées à la suppression aveugles, Les femmes sont
sont allaqués de
des mois. D'autres sujets
pas beaueoup dartres, ce qui ne les
durant l'été et
inquiete
commence maintenant à les Tautomne, mais
prurit qui leur fait déchirer tourmenter par un
la peau, et donner
. Ceux
vague, et des préludes plaiqui sont sujets aux
d'un
plaignent
d'hémorroides
hémorroides, se
exposées à la suppression aveugles, Les femmes sont
sont allaqués de
des mois. D'autres sujets
pas beaueoup dartres, ce qui ne les
durant l'été et
inquiete
commence maintenant à les Tautomne, mais
prurit qui leur fait déchirer tourmenter par un
la peau, et donner --- Page 438 ---
3g3
DE LA COxSTITUTIOX
à une sanie brune, âcre, qui souvent
cours par-là
et donne à leur linge
coule assez abondamment,
une teinte d'une odeur désagréable, particulièrement aux parties et au périnée.
paraissant ensemble comme
Or,ces symptômes
vienpréludes, terrentia, on peut conclure qu'ils
c'est-à-dire, d'un
nent tous de causes identiques,
mais
épaississement morbifique de même nature,
déterminé par la nature sur différens organes, 9
selon les dilférentes constitutions des parlies affectées; de sorte que le même changement de la
atrabilieux qui cause la
saison et d'épaississement
hypocondriaque, ou Thystérique avec mapassion
causer une fausse pétière dans un sujet, peut
du reste.
ripneumonie dans un autre, et ainsi
la cause puisse être la même, ces
Mais, quoique
cependant exiger un traitemaladies pourront
ne sont pas les mêmes.
ment différent, vu qu'elles
affectés
Il faudra donc alors consulter les organes
et les voies que choisit la nature pour se soulager
elle-mème. ( C'est un principe dont il ne faut
s'écarter dans aucunes maladies, dit Celse;
> pas
par le bas, il faut
> que quand ilfaut purger
on
lacher le ventre; et que quand
> auparavant
le haul, il le Jaut resserrer.>
> veut le faire par
Page 154,1. 34.
deux
Je diviserai cette constitution en
parties
et hystérique avec
I. en passion hypocondriaque des Anciens ; 2.0 en
matière 1 ou mélancolie
ne faut
s'écarter dans aucunes maladies, dit Celse;
> pas
par le bas, il faut
> que quand ilfaut purger
on
lacher le ventre; et que quand
> auparavant
le haul, il le Jaut resserrer.>
> veut le faire par
Page 154,1. 34.
deux
Je diviserai cette constitution en
parties
et hystérique avec
I. en passion hypocondriaque des Anciens ; 2.0 en
matière 1 ou mélancolie --- Page 439 ---
S a
A
fausse
ATRABILIEUSE.
de
ce
péripneumouie
sont les deux maladies Sydenham, parce que
de cette
les plus
tement constitution, , et qui demandent considérables
différent. Quant à la
un traipression des mois, aux
goutte, à la
et autres affections hémorroides, aux darires supnes à toutes les deux. cutanées, elles sont commuPour en venir à la nature de
dérons dabordia
ces
le
constitution maldies,comt
plus
deux exposés , et nous verrons desujets quiy sont
maladies maladies s'accordent à différens par-là que ces
attaquent
égards. Ces
moyen àge, mais quin'ont communément les gens de
qui ont eu bon
pas perdu leur
de viande,
appétit, ont fait
vigueur,
, de graisse, de
grand usage
mentées et spiritueuses beurre, de boissons ferlement forts, d'ane
; ceux qui sont naturelle passé des maladies bonne santé, et out eu
livrés à une vie peu inllammatoires; ; qui se sont par
exercices
active, ne
que leur régime et prenant plus les
exigent.
leur constitation
Mais elles different aussi
pocondriacie affecte
à d'autres égards.
sont de haute
L'lyceux
taille, prineipalement
sombre, des
9 ont de gros Os
qui
cheveux fort noirs
2 une mine
enfoncés, la peau sèche
ou roux, les
plein et lent; qui
ou dure, 2 avec un yeux
urinent
sont habituellement
pouls
la fausse rarement, mais
reserrés,
péripueumonie copieusement. Au lieu que
affecte
prineipalement
.
sont de haute
L'lyceux
taille, prineipalement
sombre, des
9 ont de gros Os
qui
cheveux fort noirs
2 une mine
enfoncés, la peau sèche
ou roux, les
plein et lent; qui
ou dure, 2 avec un yeux
urinent
sont habituellement
pouls
la fausse rarement, mais
reserrés,
péripueumonie copieusement. Au lieu que
affecte
prineipalement --- Page 440 ---
DE LA CONSTITUTION
-
d'une taille ramassée, gros 2 gras,
ceux quisont
ont le cou court et le ventre gros 1 le teint beau
et rubicond, la peau douce, les yeux prominens,
assez fréquent, et le dedans des
le pouls régulier 1
de dismains moite ; prenant avec cela, sans trop
ou fermentées.
crétion, des liqueurs spiritueuses
La goutte et les tumeurs hémorroidales sont
aux uns etaux autres ; non que
fort avantageuses
totalement
les accès de ces deux maladies enlèvent
maladie mais ils la rendent l'une ou l'autre
la
même. Si, dans
plus aisée à guérir, l'abrègent
sujettes à ces maladies, les accès ne
les personnes
de
régulièrement 1 c'est un signe
reviennent pas
crudité; et cela dénote un dérangement dangereux
D'un autre côté, le retour
dans la constitution.
de la goutte et des hémorroides est un (1)
régulier
théorie de M. Grant confirmée deux fois dans
()Paivu cette
et
à quelques accès
un homme de trente-six ans environ , sujet
extrèEn décembre 1769 , il fut pris d'une migraine
de goutte.
médecin mena un peu trop vite. Le
mement violente que son
sentit des douleurs vagues et
malade, après sa guérison 2 se
dos des deux
modérées sous la plante des pieds, et au
assez
avril 1770. Alors il fut pris de douleurs de
mains , jusqu'en
surtout, aux malléoles internes,
goutte très-vives aux pieds 1
charnue du pouce. Il se fit violence et s'exposa
et sous la partie
Les chaussons dont
à faire trois lieues dans une après-midi.
trouvaient
fois dans cette course 3 se
il avait changé quatre
et même aussi rouge qu'un
teints d'une sérosité ichoreuse,
endroits. La douleur se calma par-là,
sang pur en plusieurs
il fut pris
après. En novembre 1771 >
et cessa quatre jours --- Page 441 ---
2 aax
ATRABILIEDSE
signe de coction,
4oY
après
beuse, et les autres
quoilurine devient bour. cutent mieux. sécrétions et
De doux
excrétions s'exé. de
purgatifs
goutte, ou des douleurs
après un accès
font voir souvent des
hemorrordales, me
exactement
selles noires et poisseuses
semblables à celles
(1),
quand la passion
qui paraissent
hypocondriaque est. sur son dédu spasme fixe de Paracelse
chaient de s'asseoir
> et d'une
et de se lever
sciatique qui
malgré les douleurs. Il
quand la fatigue T'empe. zième, les douleurs resta onze jours dans cet l'y forçait
dant
diminuèrent
état; le dousept jours des urines
beaucoup. Il rendit alors
posant une matière
qui ne se refroidisaient
penépaisse, Une
trés-abondante d'an blanc
qu'en départie de cette
terne, s et fort
liqueur, et avait la forme matière restait Rottante
tourné pendant
des
dans la
la cuisson.
quand la fatigue T'empe. zième, les douleurs resta onze jours dans cet l'y forçait
dant
diminuèrent
état; le dousept jours des urines
beaucoup. Il rendit alors
posant une matière
qui ne se refroidisaient
penépaisse, Une
trés-abondante d'an blanc
qu'en départie de cette
terne, s et fort
liqueur, et avait la forme matière restait Rottante
tourné pendant
des
dans la
la cuisson. En grumeaux que présente un lait
encore les mêmes douleurs décembre 1772, il
cinq jours, et en fut délivré 7 quoique moins
ressentit
de
vives,
Du reste , la réflexion de
même en treize
pendant
M. Grant
jours. ticulière, et peut avoir son
mérite une attention
de maladies périodiques, application en un grand par. victimes. Les
dont les malades sont
nombre
et un
symptômes paraissent
souvent les
imprudent se dit, d'après quelquefois redoutables,
connaissances, 7 leesio morte est Fernel, mais sans avoir ses
omnibus nimium
tolerabilior. Qui
hominem de medio pertinaciter exquirit, s pariter methodum in
il fallait
tollit ; et l'on hasarde
cum morbo
rester
un
dicatio
tranquille ; mais, dit'le
médicament où
non nisi dispendio
même, s incerta
et c. 3. decernitur. Meth, med. I. me-
(r) misaadaz
I, C. 6,
les Anciens. Bayopnpara, comme l'entend M,
Grant
I,
d'après
--- Page 442 ---
DE LA CORSTITUTION
s'accommodent
clin ; et je trouve que ces sujets
du même
tous des mêmes médicamens apéritifs,
Celse
nourrissant, ou pris, comme
régime peu
des mêmes exercis'énonce, ex media materid,
de l'eau de
ces, de la promenade, du cheval,
Je vais
la mer, tant comme baia qu'en boisson. autant que je puis juger
rapporter sans préjngé,
fièvre
ce que j'ai vu. J'ai vu une
de moi-même,
la mélancolie la
bilieuse, mal traitée, produire
fausse
sérieuse. J'ai fréquemment vu une
plus
mal traitée au moisde novembre,
péripneumonie,
an mois de février suiproduire une goutte vague
veuir d'aucune
vant. Les hémorroides ne peuvent
d'obstruction aux intestins, et ne peuautre que
d'autres remèdes que par les
vent se guérir par
médicamens désobstruans. doux purgatifs et les
ont lu des auteurs de pratique,
Tous ceux qui
les hémorroides réper. doivent se rappeler que obstructions aux intescutées occasionnent des
de Thypocondriacie; ; ce qui
tins, les symptômes
et
dès que les hémorroides reparaissent
se passe abondamment. La goutte répercutée se
coulent
O1 aux intestins; et
jette souvent aux poumons difficile de soulager ces
il est en général fort la
ne revienne +
parties-la, à moins que
goutte
les
versa; si l'on arrète mal à propos
et vice
et des intestins, les
évacuations des poumons
même
hémorroides, les douleurs de goutte, ou
en seront la conséquence
les deux ensemble,
reparaissent
se passe abondamment. La goutte répercutée se
coulent
O1 aux intestins; et
jette souvent aux poumons difficile de soulager ces
il est en général fort la
ne revienne +
parties-la, à moins que
goutte
les
versa; si l'on arrète mal à propos
et vice
et des intestins, les
évacuations des poumons
même
hémorroides, les douleurs de goutte, ou
en seront la conséquence
les deux ensemble, --- Page 443 ---
-
a CEra3r
ATRABILIEUSE.
éertaine, à moins
et, dans ce
qu'il ne survienne une
cas, la nature décidera
fiévre;
choses, il est vrai, mais
plus tôt des
Est-il donc
avec plus de
roides,
surprenant que la goutte, les danger.
Thypocondriscie, les
hémormorts subites se soient si
hydropisies et les
dans cette métropole,
sensiblement accrues
J'ai aussi observé
ces derniers années-ci?
ville peuvent
que les jeunes gens de notre
et sans
manger ou boire ce qui leur
risque tant qu'ils sont
plait,
nent peu de sommeil et
agissans, et pren.
pis qui peut leur arriver, beaucoup d'exercice. Le
simple, que l'on
c'est une inflammation
à
peut guérir par la
propos, 2 par les
saignée faite
Mais aussitôt
porgatifs et par
qu'ils
Tabstinence.
resseux et
s'écoutent, ils
inactifs; 2 ils
deviennent paet contractent dès-lors deviennent des
gras, bouffis,
le déclin de la vie est
maladies : de sorte que
doutable, vu la vie aujourd'hui vraiment re.
ville-ci. Si quelqu'un que l'on mène dans cette
de crédit pour éteindre pouvait jamais avoir assez
règne parmi les grands, cet esprit du jeu
parmi les
etla passion de la
qui
pauvres 9 quelle
boisson
nous pas à espérer dans belle race n'anrionsMais revenons à la
cette ile fortunéel
passion
hystérique. On a bien mal à hypoeondrisque et
l'espèce de nature atrabilieuse, propos confonda
matière, avec l'autre qui est
cum materid, avec
vient de la facilité
sans matière,
avec laquelle le laquelle
genre ner26.,
esprit du jeu
parmi les
etla passion de la
qui
pauvres 9 quelle
boisson
nous pas à espérer dans belle race n'anrionsMais revenons à la
cette ile fortunéel
passion
hystérique. On a bien mal à hypoeondrisque et
l'espèce de nature atrabilieuse, propos confonda
matière, avec l'autre qui est
cum materid, avec
vient de la facilité
sans matière,
avec laquelle le laquelle
genre ner26., --- Page 444 ---
DE LA CONSTITUTION
certains sujets est ébranlé, ou d'une
veux de
du cerveau, et des nerfs
mauvaise conformation
violemment sequi sont trop aisément ou trop
les passions de l'ame. Ainsi, en precoués par
on a employé des
nant l'effet pour la cause 9
besoin de
médicamens nervins, tandis qu'il était
désobstruans. Pour prévenir cette funeste méprise,
l'origine et
nous allons examiner soigneusement
de la maladie, comme elle se maniles progrès
dans cette ville, où elle est fort
feste tous les ans
elle suit
fréquente, et voir ce qui arrive quand
son cours naturel sans interruption.
est le manque d'appétit,
Le premier symptôme
assez bien à l'heure
et cependant le malade mange
a-t-il
sans faim. A peine
des repas 1 quoique
certaine
mangé, qu'il sent un malaise,
plénitude,
dans les intestins. S'il survient
et des flatulences des selles, cela se passe en deux
des tranchées et
trois jours, et la maladie ne va pas plus loin;
ou
combien d'années quelques sujets
il est étonnant
de selles
trainent ainsi; mais s'il ne survient pas
la plénitude et la pesanteur des intestins,
après
fait des progrès, le sommeil est troula maladie
appesanti,
blé,le malade est estraordinairement
et la couleur des yeux change.
le pouls se rallentit,
qui sont ainsi affectées, éprouvent
Les femmes
recourent souvent à des
des suppressions 2 et
soulagent dans le
emménagogues échauffans, qui
mais à la fin irritent tous les sympmoment,
'il ne survient pas
la plénitude et la pesanteur des intestins,
après
fait des progrès, le sommeil est troula maladie
appesanti,
blé,le malade est estraordinairement
et la couleur des yeux change.
le pouls se rallentit,
qui sont ainsi affectées, éprouvent
Les femmes
recourent souvent à des
des suppressions 2 et
soulagent dans le
emménagogues échauffans, qui
mais à la fin irritent tous les sympmoment, --- Page 445 ---
2 2aroro
tômes, Au lien ATRABILIZUSE
la diète à ce qui que quand on ne fait que
tion ( ex medid est apéritif et de facile réduire
materid,
diges.
que l'on augmente
comme parle
lipatnibsement
peu à peu l'exercice, Celse),
bien des sujets morbifique se cuit, et
tout
dans
s'évacue en
Mais, si l'on
lespace de quarante
laisse se
néglige ces
jours:
fortifiér et
précautions, et qu'on
alors il vient
gagner le
du
un
principe
mal,
sine causa, tant de différens chagrin sans cause, maestitia
les pusillanimité, que le malade symptômes, et tant de
maladies
se croit avoir
Cette tristesse que le corps peut jamais toutes
sur les sujets. sans cause a des effets essuyer:
Dans les uns,
différens
peur de la mort;
c'est la crainte et la
ou- plutôt s'ennuient d'antres désirent de
de la
mourir,
l'autre, est également
vie; ce qui, l'un et
Liétat suivant de absurde et ridicule.
insensibilité
cette maladie terrible est
de la
étonnante. On est
une
chaleur, de la
peuaffecté du froid,
plaisir. Ces malades faim, de la douleur ou du
nés, et
deviennent revèches,
quelquefois ne disent
obstipendant deux Ou trois mois pas un seul mot
Le dernier
de suite.
Rèvre avec tous symptôme les
est un vrai délire
sont
signes
sans
la que trop bien copnus. On concomitans qui ne
maladie en cinq périodes,
peut ainsi diviser
d'appétit, et crudités dans qui sont : 1,o
meil
les intestins; manque
troublé,et obstruction
2,0 somaux intestins; 3.0 chaA
fois ne disent
obstipendant deux Ou trois mois pas un seul mot
Le dernier
de suite.
Rèvre avec tous symptôme les
est un vrai délire
sont
signes
sans
la que trop bien copnus. On concomitans qui ne
maladie en cinq périodes,
peut ainsi diviser
d'appétit, et crudités dans qui sont : 1,o
meil
les intestins; manque
troublé,et obstruction
2,0 somaux intestins; 3.0 chaA --- Page 446 ---
DE LA CONSTITUTION
5.0 délire
grin sans cause; 4.° état d'insensibilité; bien décrit. De
fièvre,
nous a si
sans
qu'Arétée
30.
Caus. et Sign. morb. 1. 1, C. 5, P.
de cette
dans chaque période
L'on a observé,
elle-mème
maladie, que la nature s'est soulagée
suides quatre opérations
par une ou plusieurs
est la plus commune
vantes, dont la première diarrhée, oul ce que
et la plus efficace : I.o une
de couleur
sel'es poisseuses purgatives,
jappellerai
un écoulement collde café, massives et tenaces;2.
des
des hémorroides, ou
mois;
sidérable de sang
ou dartres; ;
3.0 une espèce de herpe, impétigie,
fièvre déterminée, qui, an commence4.° une
des intermittentes, et même
ment, est de l'espece
la crise
Mais, malgré les autres évacuations,
quarte.
lorsque les selles noires com*
n'est complète que
douce médecine
mencent à paraitre. Alors une
excité le moindre mouvement
qui n'aurait pas
avec vivacité.
purgera
au commencement, fois cette maladie paraitre singulièJe vis une
homme, plein de santé, d'un
zement : un jeune
atrabilieux, fut pris d'une
tempérament vraiment
le
bilieuse de la moisson; On saigna largefièvre
des
en
ment; on le traita avec
diaphorétiques,
aussi les vésicatoires très-long-temps;
employant
les vomitifs et les purmais on avait trop négligé
firent cesser la frégarifs. Les sueurs continuelles de la peau; mais
du pouls et la chaleur
quence
l'insomnie et T'accablement
Fanziété resta, avec
d'une
tempérament vraiment
le
bilieuse de la moisson; On saigna largefièvre
des
en
ment; on le traita avec
diaphorétiques,
aussi les vésicatoires très-long-temps;
employant
les vomitifs et les purmais on avait trop négligé
firent cesser la frégarifs. Les sueurs continuelles de la peau; mais
du pouls et la chaleur
quence
l'insomnie et T'accablement
Fanziété resta, avec --- Page 447 ---
- -
ATRABILIEUSE.
d'esprit. Le musc, le
térent les
camphire et l'opium atigmenqu'il ne battait symptômes, et le pouls devint si lent
minute. La
que quarante-ueuf fois en une
colie qui
conséquence fut une vraie
passa suceessivement
mélanci-devant mentionnés.
par tous les états
M. Mussel de Berlin venait de
vations médicales. Je suivis
publier ses obserle traitement qu'il
pour ce jeune homme
prenait une quantité recommande. Tous les jours il
et de miel, n'usa considérable de tartre soluble
toutes ses boissons que d'une diète végétale, et
simple. Nous fàmes furent acidulées avec l'oxymel
cement deux onces de obligés d'ajouter au commende lui tenir le ventre matne tous les jours, afin
de tartre soluble, libre; mais deux drachmes
sans
pour ces vues. Au bout de manne, six
suffirent enfin
quelque diminution de
semaines, j'aperçus
devint plus
symptômes, et le pouls
foucées;
fréquent. Les selles
et, au bout de la
parurent plus
il fit des selles
neuvième semaine,
jour :
poisseuses trois ou quatre
depuis ce moment, il
fois par
ment,qu'en trois semaines reprit si prompteEn considérant
de plus il fut
ce cas-ci, il me
rétabli,
que les vaisseaux eurent été
parut qu'après
les parties les plus
vidés par la saignée,
plus volatiles de délayées, les plus àcres et les
lépatisitsement bilieux,
foroées,durant le cours de la
furent
L peau, tandis que les
fièvre, de passer par
parties les plus visqueuses
par
ment,qu'en trois semaines reprit si prompteEn considérant
de plus il fut
ce cas-ci, il me
rétabli,
que les vaisseaux eurent été
parut qu'après
les parties les plus
vidés par la saignée,
plus volatiles de délayées, les plus àcres et les
lépatisitsement bilieux,
foroées,durant le cours de la
furent
L peau, tandis que les
fièvre, de passer par
parties les plus visqueuses --- Page 448 ---
Dr LA CONSTITUTION
restèrent enfermées dans les intestins, et produisirent l'humeur abehemeecastegs
laquelle fut à la fin résoute par une diète et des
médicamens convenables, et ensuite évacuée par
Lienosis bono tormina sunt.
les selles atrabilieuses.
Quand les selles eurent repris leur couleur nade flatulences considérables
turelle, il se plaignit
ce que l'on fit bientôt cesser par
aux intestins;
les bains froids et Téquitation, selon la pratique
de prendre le moudes Anciens. ( Il est avantageux
d'une voiture, mais plus du cheval; rien
vement
n'affermit tant les intestins. > Celse (1).
beaucoup de malades et
Tous ceux qui-voient
de
aisément s'apercevoir
les hopitaux, peuvent
en
considérable de cette maladie
Tangmentation
environs. La cause en est simcette ville, et aux
la vertu des drople : bien des gens connaissent
mais peu la nature des maladies; de làl'usage
gues,
échauffant dans les affections bilieuses,
du régime
dans les flux, des
de l'opium et des astringens
anodins et des répercussifs dans la goutte ou dans
les hémorroides, ou de différens autres répercussifs et cosmétiques dans ces maladies cutanées,
(1)Je connais un libraire qui, étant presque au dernier
de Thypocondriacie, fut guéri en se faisant trainer tous
degré
sur ces petits traineaux à quatre
les jours, et assez long-temps,
alors, m'avaient été inuroues. Tous les remèdes, me dit-il
tiles. Cet homme reprit la santé robuste qu'il avait auparavant.
les hémorroides, ou de différens autres répercussifs et cosmétiques dans ces maladies cutanées,
(1)Je connais un libraire qui, étant presque au dernier
de Thypocondriacie, fut guéri en se faisant trainer tous
degré
sur ces petits traineaux à quatre
les jours, et assez long-temps,
alors, m'avaient été inuroues. Tous les remèdes, me dit-il
tiles. Cet homme reprit la santé robuste qu'il avait auparavant. --- Page 449 ---
-
TX 22173 2Au
ATRABILIFUSE,
on dans l'usage
40g
les fièvres d'accès. incirconspect des febrifuges dans
mène produit
Dans tous ces cas, un phénoladie
par la crise, est pris pour la maoriginale, et le symptôme
Les
pour la cause.
dies, Anciens, qui faisaient leur étude des
étaient mieux instruits;
malasi la tristesse et la crainte
mais, dit un d'eux,
des veilles,
durent
ily a maladie
lang-temps avec
ce que dit Hlipp., aph. atrabilieuse. Voyez aussi
percuter les
22, sect. 6. Or, loin de réhémorroides, si elles
ee cas-là, ils les considéraient survenaient dans
cement d'une crise.
comme le commen-
( S'il
D écoulement de
survient varice, ou
>
sang par les orifices des
seaux, Ou des tranchées, cela
vaisVoyez aussi Hipp.,
enlève la folie. >
naient ces
aph. 14, sect. 6, Ils souteévacuations naturelles,
avaient VU par expérience
parce qu'ils
combien elles
salutaires, et le danger
étaient
e Aique in quibusdam qu'il y a de les arrêter.
> Rarement
pariem toto supprimitur,
nous arrêtons cet
elc.
> tier dans les sujets
écoulement en en-
> c'est une purgation que cela n'affaiblit pas; car
> die. C'est
pour eux, non une malapar cette
> sieurs ont essuyé les suppression totale que plu-
> parce que le sang n'ayant maladies les plus graves,
3 la matière s'est
plus son
jetée à la
écoulement,
> viscères. )
poitrine ou aux autres
On peut appliquer la méme
ladies eutauées. Quantité de
doctrine anx magens atrabilieux sont
écoulement en en-
> c'est une purgation que cela n'affaiblit pas; car
> die. C'est
pour eux, non une malapar cette
> sieurs ont essuyé les suppression totale que plu-
> parce que le sang n'ayant maladies les plus graves,
3 la matière s'est
plus son
jetée à la
écoulement,
> viscères. )
poitrine ou aux autres
On peut appliquer la méme
ladies eutauées. Quantité de
doctrine anx magens atrabilieux sont --- Page 450 ---
4ro
DE LA CONSTITUTION
boutons de chaleur, aux bourgeons, à
sujets aux
taches, à l'impétigie et semla goutte rose, aux
blables. Dès qu'ils sont pris d'une sérieuse maladie, ces éruptions se dessèchent : aussitôt que
cela reparait, on peut attendre une coction, et
bientôt après du mieux; car la plupart de ces
bien, ont l'esprit dans son assujets se portent
continuent. Cela ne
siette, tant que ces éruptions
dans le
doit il pas rendre ces gens plus prudens
traitement des affections cutanées?
Les Anciens connaissaient bien les avantages
pouvait tirer d'une fièvre d'accès pour ces
qu'on
maladies, si on la traitait bien. Denique ipsafebris, elc. < Enfin, ce qu'il y a d'étonnant, c'est
la fièvre même est souvent avantageuse; car
D que
les douleurs des hypocondres,
A elle fait cesser
d'inflammation; elle remédie aux
a s'il n'y a pas
distension des nerfs, et
D douleurs du foie, à la
elle a suivi; et si elle fait couler
> à la rigueur,si
elle fait cesser les
3 les urines après la chaleur,
des intestins grèles, lorsqu'elles vienD douleurs difficulté d'uriner. > Voilà donc une
> nent de la
de la passion hypoliste de plusieurs symptômes
de
Et ailleurs, (C il est
condriaque et
T'hystérique.
médecin prudent de renouveler quelqueA d'un
la maladie, et de susciter
p fois et d'augmenter
fièvres,
que si l'état actuel ne peut
> des
parce
tirer
de
il peut cependant
D admettre
guérison,
doit
de ce qui résultera. On ne
> de l'avantage
la passion hypoliste de plusieurs symptômes
de
Et ailleurs, (C il est
condriaque et
T'hystérique.
médecin prudent de renouveler quelqueA d'un
la maladie, et de susciter
p fois et d'augmenter
fièvres,
que si l'état actuel ne peut
> des
parce
tirer
de
il peut cependant
D admettre
guérison,
doit
de ce qui résultera. On ne
> de l'avantage --- Page 451 ---
ATRABILIEUSE,
>) donc pas arrêter
41I
> même
uue fièvre d'accès, fàt-elle
quarte, durant la
> lieuse , quand on a
constitution atrabisujet d'attendre
pourra enlever une maladie
qu'elle
>> guérir que
aussi difficile à
>
tant que les Thypocondriaeie; forces
or, on le pent
du malade
D tenues en état de soutenir les
peuvent être
> Il faut, dans ces
assauts des accès,
cas-là, être
> tenir le malade, dans les très-attentifà sou-
> par des alimens
jours intermédiaires,
convenables,
> être mieux
afin qu'il puisse
préparé à
D prochain,
l'assaut du paroxysme
jusqu'à ce qu'on soit
> désiré, >
parvenu au but
Or, rien ne répond plus
cette intention,
avantagensement à
amers stomachiques, que l'exercice au grand air; les
froids même sont
avec la rhubarbe : les bains
les
fort bons à certains
jours intermédiaires. Les
sujets, dans
jours de mieux, modérent vomitifs donnés les
la violence des
subséquens, et facilitent
accès
sement
l'expulsion de
morbifique. ( On
l'épaissis-
> bore noir à ceux
donne, dit Celse, l'hellé.
qui sont
> bile noire, ou qui ont
tourmentés d'une
D ceux dont les nerfs
une folie triste, ou à
ont souffert
> chement. D De sorte
quelque relâon les faisait vomir le que, suivant cette idée, 2
purgeait lesjours d'intervalles premier jour, et on les
peutle déduire de plusieurs suivans, comme on
La fièvre d'accès
endroits de cet auteur.
est d'une efficacité
singulière
-
.
qui sont
> bile noire, ou qui ont
tourmentés d'une
D ceux dont les nerfs
une folie triste, ou à
ont souffert
> chement. D De sorte
quelque relâon les faisait vomir le que, suivant cette idée, 2
purgeait lesjours d'intervalles premier jour, et on les
peutle déduire de plusieurs suivans, comme on
La fièvre d'accès
endroits de cet auteur.
est d'une efficacité
singulière
- --- Page 452 ---
DE LA CONSTITUTION
pour résoudre et discuter les endurcissemens des
viscères de l'abdomen. Je me souviens
Franékère, un
qu'étant à
domestique se plaignait d'une masse
dure, du côté gauche, qui semblait être dans
rate : Celse l'aurait saus doute traité de
la
Il disait que c'était le reste d'une fièvre lienosus.
avait été guéri, il avait
dont il
de
y
un an environ.Au mois
novembre, il fut pris d'une fièvre, épidémique alors, qui devint bientôt
suite intermittente;
rémittente, et en-
; d'abord
et à
la fin simple quarte bien formée double-quarte, et bien
M. Coopman, qui le traita,
régulière,
s'aperçut bientôt
cette dureté diminuait. Après
que
devint
quelques accès, elle
plus mobile, et diminua peu à peu après
chaque accès. La violence de la fièvre se calma
aussi, et s'arrêta au mois de mars
suivant, sans
aucun fébrifuge, quand cette masse eut entièrement disparu.
Lesatrabilieux qui
sont
eloggesinypeedridis
sujets aux coliques de la même nature
la colique bilieuse, ou même au colera-morbus, que
mais non si violemment. Cela dure cependant
plus long-temps, et retourne volontiers. J'ai vu
cette maladie traitée avec les antispasmodiques
les antihystériques pendant des années
et
entières,
jusqu'à ce que les malades eussent enfin été réduits au plus triste état, et souvent en danger de
perdre la vie, pour avoir voulu arrêter les selles
purgatives que la nature opérait pour les tirer
-morbus, que
mais non si violemment. Cela dure cependant
plus long-temps, et retourne volontiers. J'ai vu
cette maladie traitée avec les antispasmodiques
les antihystériques pendant des années
et
entières,
jusqu'à ce que les malades eussent enfin été réduits au plus triste état, et souvent en danger de
perdre la vie, pour avoir voulu arrêter les selles
purgatives que la nature opérait pour les tirer --- Page 453 ---
M
- à - a CEY
de là, J'ai
ATRAPILIEUSE:
vu aussi des
par une fistule à l'anus hémorroides terminées
et l'on fut obligé
par de tels
mais elles
d'y porter le fer traitemens,
ne furent
plusieurs fois;
sévérant
guéries à la fin, qu'en
opiniâtrément dans une
per.
végétale, , les
longue diète
dant
désobatruans, les doux
lement plusieurs mois de suite. Je suis purgatifs penun jeune homme
même actuel.
pour se bien guérir,
qui a employé deux ans
de mer pendant deux quoiqu'il eût usé de l'eau
pendant jamais été deux saisons, et qui n'avait cejusqu'à 1 ces trois derniers' semaines sans retour,
Dans toute
mois-ci,
faut faire
espèce de maladies
une grande attention à atrabilienses, il
quoi aucun traitement
la diète, sans
Or, c'est-là ce qu'on médical n'aura de succès.
la ville; erreur qui
néglige le plus souvent à
la fausse tendresse quelquefois ne vient
des
que de
que ce régime convenable parens, qui
de
s'imaginent
fragalité, comme coûtant n'est purement que
riture accoutumée du
moins que'la nourl'on a qu'aucune maladie malade, ou de l'idée
diète aussi
ne demande jamais que
Quand rigourense, sinon une fièvre.
une
lépatisiduement
j'ai toujours vu que les bains morbifique est évacué,
tageux. En effet, les bains
froids étaient
mer font
et les boissons avanretardassent trés-bien, et je n'ai jamais
d'ean de
en rien les
vu qu'elles
peut pousser à la peau, éruptions si elle
que la nature
prend cette voie.
M
D EU A
diète aussi
ne demande jamais que
Quand rigourense, sinon une fièvre.
une
lépatisiduement
j'ai toujours vu que les bains morbifique est évacué,
tageux. En effet, les bains
froids étaient
mer font
et les boissons avanretardassent trés-bien, et je n'ai jamais
d'ean de
en rien les
vu qu'elles
peut pousser à la peau, éruptions si elle
que la nature
prend cette voie.
M
D EU A --- Page 454 ---
Dr LA COsSTITUTION
traitai dernièrement un jeune homme qui élait
Je avant dans un délire sans fiévre. Quand son
déjà
le
fut devenu
embonpoint fut tombé, que pouls
une longue diète assez mince, et
mou, après
du tartre soluble, etc., il
l'usage de la manne,
prit les bains froids tous les jours régulièrement,
même
continua les médicamens apéet en
temps
fut couvert
ritifs. Bientôt après, tout son corps
d'une herpe véritable, qui ne fut nullement emles bains. Comme je vis que tout cela
pêchée par
beaucoup, je résolus de ne rien
le soulageait
maladie eût
changer jusqu'a ce que la première
cessé entièrement. Ensuite il prit une décoction
a vec de l'essence d'antimoine ; et,
de salsepareille
dans le cours de quelques mois de plus, l'herpe
fut guérie sans topiques.
atrabilieux
Il y a dans quelques tempéramens
du
lichen
qui couvre une partie
un
chronique
nobles; il est fort recorps, surtout les parties
belle, fort incommode et fort tourmentant. Après
sans succès les bains et les
avoir fait prendre
cette maladie céder à un
eaux de mer, j'ai vu
Jovis,
long usage del'amalgame d'étain,amalgama l'été et la -
et des eaux de Harrowgate pendant
moisson. J'ai lieu de croire que les pilules éthiop.
d'Edimbourg, l'extrait de cigué et
du Dispensaire
réussi. Mais
T'essence d'antimoine ont également
le ventre soit toujours libre alors, et
il faut que
à la régularité de la diète.
bien faire attention
à un
eaux de mer, j'ai vu
Jovis,
long usage del'amalgame d'étain,amalgama l'été et la -
et des eaux de Harrowgate pendant
moisson. J'ai lieu de croire que les pilules éthiop.
d'Edimbourg, l'extrait de cigué et
du Dispensaire
réussi. Mais
T'essence d'antimoine ont également
le ventre soit toujours libre alors, et
il faut que
à la régularité de la diète.
bien faire attention --- Page 455 ---
K
-
ATRADILIFUSE.
Ceux qui sont incommodés
la jeunesse, et sont de
d'écrouelles pendant
maladie vers dix-huit nouveau attaqués de cette
commun, sont
ans, comme cela est fort
sujets à de
jusqu'a ce qu'ils aient
dangereux catarrhes,
its deviennent forts, passé vingt-cinq ans, Alors
vers
pleins de santé,
cinquante ans ils sout
vifs; mais
modés d'affections cutanées' fréquemment incomque les maladies à
opiniâtres. De sorte
haave, aphor. 69, glutinoso spontanen de Boërliérement à cet
semblent les affecter particud'autres
age, comme T'atrabile le fait dans
tempéramens.
Voici en quoi semble
qu'il y a entre la bile
consister la différence
la bile noire du
jaune de la moisson, et
même épaissisement commencement de l'hiver. Le
qui flotte dans le
jaune, acrimonieux, ténu,
affections bilieuses sang tout l'été, est la cause des
cuite et déterminée ; or, cette matiére, une fois
ment évacuée
aux intestins, est
blables à
par les selles, en
principaleune bile jaune. Mais, apparence semévacuée durant cette
si elle n'est pas
elle devient moins saison-la,et avaut les froids,
plus foncée en couleur; acrimonieuse. plus tenace et
iensappelaient succus c'est alors ce que les An.
atrabilaire. Dans cet état, melancholicus, ou humeur
douleurs de
elle peut
des
goutte, et diverses
produire
Mais, si la nature la
affections cutanées.
intestins, elle produira porte et la fixe sur les
des
hémorroides, ou les
A
-
pas
elle devient moins saison-la,et avaut les froids,
plus foncée en couleur; acrimonieuse. plus tenace et
iensappelaient succus c'est alors ce que les An.
atrabilaire. Dans cet état, melancholicus, ou humeur
douleurs de
elle peut
des
goutte, et diverses
produire
Mais, si la nature la
affections cutanées.
intestins, elle produira porte et la fixe sur les
des
hémorroides, ou les
A
- --- Page 456 ---
Dr LA CONSTITUTION
ou de
symptômes de la maladie hypocondriaque,
ne guérira qu'en
Thystérique avec matière, quel'on
délayant et expulsant par des selles
atténuant,
la forme et la consistance d'une
cette matière sous
faille neuf,
bile noire. Si donc nous voyons qu'il
évapour cuire et
quatorze ou vingt-et-un jours
cercuer une bile jaune, ténue et acrimonieuse, soit
tainement on ne doit pas être surpris qu'il
semaines, même de plusieurs
besoin de plusieurs
une bile
délayer, cuire et expulser
mois pour
surtout si nous réflénoire, épaisse et tenace,
la rate et les
chissons qu'elle doit passer par où la circuautres branches de la veine-porte,
même avant d'arriver au
lation est languissante, d'obstruction en rend la
foie. D'ailleurs, cet état
En nombre de
sécrétion beaucoup plus lente.
cette maladie cède en
cas, je ne vois pas que
sujets ont été
moins de quarante jours; plusieurs
mois à se refaire avec bien de la peine;
vingt-et-un
de maladies, ni de classe
de sorte qu'il n'y a pas
qui demandent tant de persévérance
de maladies,
du médecin et du maet de patience de la part
l'atrabile.
lade, que celles qui viennent de
aucun médecin qui nie auJe ne me rappelle
atrabilieuse.
l'existence de cette matière
jourd'hui
quand elle est fixée sur
On convient aussi que,
de l'abatteelle causera du dégoût,
les intestins,
des veilles et tous
ment d'esprit, du chagrin',
ne
de la mélancolie,laquelle
les autres symptômes
adies,
du médecin et du maet de patience de la part
l'atrabile.
lade, que celles qui viennent de
aucun médecin qui nie auJe ne me rappelle
atrabilieuse.
l'existence de cette matière
jourd'hui
quand elle est fixée sur
On convient aussi que,
de l'abatteelle causera du dégoût,
les intestins,
des veilles et tous
ment d'esprit, du chagrin',
ne
de la mélancolie,laquelle
les autres symptômes --- Page 457 ---
&
C 4
ATRABILIEUSE
eessera que quand la cause
Nous ssavousausipare
aura été anéantie.
peines et les contrastes tnpenenenqukagandes
affection triste
douloureux, ou autre
fixer toute notre quelconque, assez forte pour y,
à peu toutes les fonctions attention, détruiront enfin peu
tinuent long-temps à
naturelles, si elles conà cela une vie
agir sur l'esprit. Joignons
sédentaire et
constant des nourritures
indolente, Fusage
et du beurre; alors
animales, de la graisse
drera certainement Thumeur atrabilaire
dans le sang. Si la
s'engencontinue, il se formera des
méme cause
cères, et la même maladie obstructions aux viss
si la cause originale
paraitra de même que
corps : de sorte
éloignée ett existé dans le
viscères,
que cette même obstraction
laquelle en était la
des
mier cas, devient l'effet
cause dans le premaladie du
dans le second. Mais
dire,
corps en est toujours la méme,
la
T'humeur mélancolique
c'est-àtins, succus melancholicus
jetée sur les intespourquoi l'intention de la intestinis impactus. C'est
même, savoir : de délayer, cure doit aussi être la
lépaisisement morbifique, atténuer et évacuer
rendre aux parties affectées après quoi l'on pourra
Je ne saurais assez
leur ton naturel:
miers Pères de
admirer la sagacité des
d'un
l'Eglise de Rome, Quand
pre.
caractère austère
un homme
parer de ses semblables, prenait le parti de se séils lui
jetnes, une diète et des
imposaient des
J.
exercices les mieux
S
layer, cure doit aussi être la
lépaisisement morbifique, atténuer et évacuer
rendre aux parties affectées après quoi l'on pourra
Je ne saurais assez
leur ton naturel:
miers Pères de
admirer la sagacité des
d'un
l'Eglise de Rome, Quand
pre.
caractère austère
un homme
parer de ses semblables, prenait le parti de se séils lui
jetnes, une diète et des
imposaient des
J.
exercices les mieux
S --- Page 458 ---
Dr LA CONSTITUTION
prévenir la formation et l'accroisréfléchis, pour
souvent
sementde cette humeur mélancolique.J'ai
désiré qu'en renonçant à cette communion, nos
ancêtres eussent du moins conservé les lois diététiques de cette Eglise. Il est de fait, et sans réplique,que grand nombre de sujets religieux arrivent,
dans les couvens, à la plus grande vieillesse, sans
avoir essuyé les maladies auxquelles on est
jamais dans la vie ordinaire. Ce nombre est même
exposé
fait varier le calcul des annuités,
si grand, qu'il
extrèmement âgés est
et que la liste des vieillards
plus grande dans les pays catholiques que parmi
Cela
encore parmi les Maholes Protestans.
passe
et la SOmétans; car, outre la grande régularité
briété de leur vie, la propreté est un des articles
de leur religion. Malheureusement nous ne poudéterminer leur àge, parce qu'ils ne tienvons
nent pas de registres de naissance.
Après avoir ainsi donné une idée de la nature,
de l'origine et des progrès de cette maladie, je
à l'exposé de la méthode curative que jai
passe
reconnue la plus heureuse.
I. S'ily a des symptômes de pléthore ou de
grande plénitude du pouls, le malade supporte
bien la saignée.
2.0 Si la langue est sale, et qu'il y ait signe
dans l'estomac, je fais
de matière turgescente
vomir, comme je l'ai prescrit à la fièvre bilieuse.
3.0 S'il y a signe de matière turgescente dans
méthode curative que jai
passe
reconnue la plus heureuse.
I. S'ily a des symptômes de pléthore ou de
grande plénitude du pouls, le malade supporte
bien la saignée.
2.0 Si la langue est sale, et qu'il y ait signe
dans l'estomac, je fais
de matière turgescente
vomir, comme je l'ai prescrit à la fièvre bilieuse.
3.0 S'il y a signe de matière turgescente dans --- Page 459 ---
=
Jes intestins, ATRABILIEUSE,
ou si le ventre a été
41g
reseré,Tordonne une bonne
longstemps
tels que des apozèmes
dose de médecine,
matins, et continués, purgatifs à prendre tous les
jusqu'à ce que les selles un verre à chaque heure,
je fais prendre quelque paraissent; après quoi
et fréquemment,
boisson délayée, chaude
cesse.
jusqu'à ce que la purgation
4.0 Je permets
non des viandes, beaucoup de nourritures,
ni aucune
mais
ou
boisson
spiritueuse, ni des acides
fermentée
ce que les symptômes soient austéres, jusqu'à
que les malades veulent de tombés; mais autant
et gardés, des racines,
miel, de fruits mûrs
pain léger bien levé,
légumes, salades et du
Je ne vois pas de bière
ville, pour leur boisson assez faible dans cette
boisson, outre l'eau et le ordinaire : leur meilleure
petit-lait de présure, l'eau thé, est Thydromel, le
l'oxymel, ou la gelée de
d'orge aiguisée avec
l'eau, ou une décoction groseilles délayée dans
infusion de
légère de tamarin,
pommes de
une
Quoique peu de mes malades reinette, et semblables.
tementà cette
se tiennent
diëte, et
stricelle est néanmoins la cependant se rétablissent,
5,0 Tous les matins meilleure.
once de tartre soluble je leur fais prendre une
rose adoucie
dans deux bouteilles
en faut
avec un peu de manne,
d'eanpour leur procurer deux
autant qu'il
selles molles et
( - a
de
légère de tamarin,
pommes de
une
Quoique peu de mes malades reinette, et semblables.
tementà cette
se tiennent
diëte, et
stricelle est néanmoins la cependant se rétablissent,
5,0 Tous les matins meilleure.
once de tartre soluble je leur fais prendre une
rose adoucie
dans deux bouteilles
en faut
avec un peu de manne,
d'eanpour leur procurer deux
autant qu'il
selles molles et
( - a --- Page 460 ---
DE LA CONSTITUTION
j'ai besoin de
abondantes. Au commencement. ,
deux onces de manne à plusieurs
faire prendre
mais peu à peu je diminue,
fois, pour cet effet;
la
quand le
substitue enfin le miel vers
fin,
y
malade s'en accommode.
cette
Quelques jours après, ils se plaignent que
froide et flatueuse dans les intestins:
boisson est
de menthe à l'eau-rose, et
alors je substitue l'eau
elle fait cesser ce symptôme. fais lever de bonne
6.0 Tous les matins je les
et
de les promener en long
heure; et j'ordonne
la
ait eu son effet.
jusqu'à ce que potion
en large
je fais prendre un peu plus
7.° Tous les jours
le malade
d'exercice en plein air, jusqu'à ce que
milles. Si le temps est
parvienne à faire plusieurs
à
je n'empèche pas qu'on ne s'exerce
orageux,
couvert.
trouve assez bien au mois d'avril,
8.0 Si l'on se
l'eau de cet endroit
'on peut aller à Cheltenham;
six semaines
est fort bonne pour ces maladies :
de là à la mer, pour s'y
après, ils passeront
de l'eau. Mais
baiguer et en boire en même temps
persister dans le même régime,
on doit toujours
l'exercice, jusqu'à ce
tant pour la diète que pour
après quoi
tous les symptômes aient disparu,
que
à diner du maigre de la viande,
lon peut prendre
à
se souvenant
fortifier ainsi la diète peu peu,
diète réservée, se lever de bonne
toujours qu'une
sont ce qu'il y a de
heure, et les forts excereices,
mieux pour de tels tempéramens.
ire en même temps
persister dans le même régime,
on doit toujours
l'exercice, jusqu'à ce
tant pour la diète que pour
après quoi
tous les symptômes aient disparu,
que
à diner du maigre de la viande,
lon peut prendre
à
se souvenant
fortifier ainsi la diète peu peu,
diète réservée, se lever de bonne
toujours qu'une
sont ce qu'il y a de
heure, et les forts excereices,
mieux pour de tels tempéramens. --- Page 461 ---
ATRABILIEUSE.
Quelques-uns se rétablissent en six ou huit semaines ; je n'en ai pas encore vu qui aient mis
plus de deux ans pour cet effet. Dans les cas les
plus invétérés, j'ai toujours aperçu du mieux au
bout de trois mois; et le malade se
lontiers bien rétabli,
croyait VOà cette contrainte. Mais uniquement pour renoncer
point de
on
précipitation,
Pestrtsaterineratijies. aivu des
J'ai aussi guéri par un traitement
exemples.
gouttes-roses les plus
analogue, les
invétérées,Therpe, le lichen,
l'impétigie, les dartres, et toutes ces affections
cutanées que l'on attribue ordinairement
but. J'en dis autant des
au scorhémorroides externes et
internes, que l'on regardait comme
sans autre application
fistuleuses; et
externe qu'un
ordinaire.
cataplasme
La même méthode m'a à
réussi dans la
peu près également
les
goutte; et j'ai vu des malades dont
fices nodosités crétacées se sont dissipées : les oriqui avaient déchargé cette matière
dant long-temps, se
penrefermèrent, et les malades
reconvrèrent l'usage des membres. Je n'ai
core hasardé de
pas enprescrire ce traitement aux
goutteux au-delà de l'age de cinquante
sujets
convaincu
ans ; mais
par lexemple et les instructions de
plusieurs savans médecins, je crois fermement
qu'on
qu'on
pourvu
rtrersooaer
prenne garde de ne rien trop
comme l'ont fait certains
précipiter,
ignorans, qui, pour
A
reconvrèrent l'usage des membres. Je n'ai
core hasardé de
pas enprescrire ce traitement aux
goutteux au-delà de l'age de cinquante
sujets
convaincu
ans ; mais
par lexemple et les instructions de
plusieurs savans médecins, je crois fermement
qu'on
qu'on
pourvu
rtrersooaer
prenne garde de ne rien trop
comme l'ont fait certains
précipiter,
ignorans, qui, pour
A --- Page 462 ---
DE LA CoxSTITCTION
n'avoir ni assez de connaissance ni de
ont ruiné des sujets délicats, et mis patience 2
en discrédit
cette méthode qui aurait pu être salutaire, et
même procurer une cure radicale, si on l'avait
employée avec la prudence
convenable; ce dont
j'ai vu bien des exemples. Le docteur M. de C.
avait passé soixante ans, quand il se mit à ce traitement, il y a quinze ans. M. A. avait
ans. Le révérend n'avait, il est vrai,
cinquante
ans; mais il était, par sa
que quarante
constitution,agé de
de
plus
quatre-vingts, quoiqu'il soit actuellement si
bien et si gai, Mais les hommes aiment mieux
mépriser la simplicité, et admirer ce qu'ils n'entendent pas.
Si donc le sang est chargé de l'humeur atrabilaire, ou s'ily y en a une grande quantité d'amassée dans les viscères, mais sans
fièvre, rarement
alors il y a beaucoup de douleur, ou quelque
symptôme fort dangereux. Si par événement la
fièvre s'y joint, l'humeur atrabilaire en est atténuée, et devient excessivement acrimonieuse
doit donc l'évacuer
: on
promptement, ou les conséquences en seront funestes. Je me rappelle d'en
avoir vu un exemple chez madame Johnston,
dans le Old-Jewry. Un homme mince, ayant de
gros Os, une urine sombre, lequel fut pris de
la petite-vérole confluente, était regardé comme
perdu. On le mit à un régime antiseptique, c'està-dire qu'on lui tint constamment le ventre libre;
et devient excessivement acrimonieuse
doit donc l'évacuer
: on
promptement, ou les conséquences en seront funestes. Je me rappelle d'en
avoir vu un exemple chez madame Johnston,
dans le Old-Jewry. Un homme mince, ayant de
gros Os, une urine sombre, lequel fut pris de
la petite-vérole confluente, était regardé comme
perdu. On le mit à un régime antiseptique, c'està-dire qu'on lui tint constamment le ventre libre; --- Page 463 ---
ATRABILIEDSE
on le nourrit de fruits et
tenir dans son lit,
d'acides, et On le fit
possible,
sur son séant,autant qu'il fut
délire.
quoiqu'il ne fut pas du tout dans
La fièvre ne tomba
le
commede
pas après T'éruption,
coutume,ni même au
mais il avait les joues, les
quatorziemejour;
parties du
hanches, et plusieurs
corps couvertes d'une profonde
grène, qui ne se détacha qu'au
ganjour. Pendant tout ce
vingt-hnitième
fréquent, la
temps-là, le pouls fut fort
chaleur et la
durant tout le cours de soifconsidérables. Il prit,
cette
marin dans toutes
fièvre,l'esprit des sel
tion de
ses boissons, et de la décocquinquina tontes les
lui tint le ventre
quatré heures. On
les croûtes
toujours libre jusqu'à ce que
tombassent, et que les selles
moius fétides et plus naturelles;
devinssent
diète fut fortifiée, et
après quoi sa
resserrer. La
on lui laissa le ventre se
couleur et la puanteur des
m'avaient fait soupçonner
selles
position atrabilieuse
que c'était une distite-vérole
qui était cause de cette
si maligne, et je fus
pemon opinion, par le
confirmé dans
lui
soulagement constant que
procuraient ces douces purgations. On ne lui
appliqua sur le visage que de l'eau de
au bout de deux ans, les cicatrices de
tripe, et
n'étaient
petite-vérole
rien, en comparaison de ce
avaient paru d'abord.
qu'elles
Quelquefois cette-humeur devient ténue et acri-
-
qui était cause de cette
si maligne, et je fus
pemon opinion, par le
confirmé dans
lui
soulagement constant que
procuraient ces douces purgations. On ne lui
appliqua sur le visage que de l'eau de
au bout de deux ans, les cicatrices de
tripe, et
n'étaient
petite-vérole
rien, en comparaison de ce
avaient paru d'abord.
qu'elles
Quelquefois cette-humeur devient ténue et acri-
- --- Page 464 ---
Dr LA CoxSTiTusfox
monieuse d'elle-mème, est résorbée en partie
le sang, et en partie se décharge dans les dans
tins; mais il en passe aussi une bonne
intesles reins, comme le montre la couleur partie par
T'urine. Tel était le cas de M. A. J.
noire de
mort de
qui, après la
son épouse, , devint
et
enfin parut avoir un ictère
mélancolique,
la
noir, ce dont la fièvre
plus dangereuse fut la conséquence. Quoiqu'abattu et languissant, il avait le pouls prodigieusement dur et fort: : de sorte qu'il soutint
core une saignée de douze onces. Le
enextrémement
sang était
épais, du jaune le plus foncé
j'aie vu. Je le tins
que
continuellement aux
de manne, de tamarin, de tartre soluble purgatifs
nait
qu'il prefréquemment : toute sa diète était du
et ses boissons furent acidulées
fruit,
avec l'esprit de
soufre, jusqu'à ce que la fièvre tombât; et il
reprit sa couleur ordinaire. Son urine devint
pâle. peu à peu, d'aussi noire que l'encre
avait été; les selles ne furent plus si fétides qu'elle
il ne prit plus de goût aux fruits et
: alors
désira
aux acides,
manger du mouton, en prit un peu de
maigre, et parut s'en bien trouver; après quoi il
retourna aux fruits, et reprit sensiblement d'un
jourà l'autre.La fièvre avait été violente, et conséquemment termina son cours au quatorze de la
première invasion. L'urine noire n'est donc
toujours un signe mortel, mais
pas
ladie atrabilieuse.
indique une ma-
: alors
désira
aux acides,
manger du mouton, en prit un peu de
maigre, et parut s'en bien trouver; après quoi il
retourna aux fruits, et reprit sensiblement d'un
jourà l'autre.La fièvre avait été violente, et conséquemment termina son cours au quatorze de la
première invasion. L'urine noire n'est donc
toujours un signe mortel, mais
pas
ladie atrabilieuse.
indique une ma- --- Page 465 ---
R
Telle est aussi ATRARIEIRESE la
pelaux vouGos
nature de la maladie noire
F. Ilofman; dilippoerate 2 si bien
(t),
mêlé
maladie dans
le décrite par
avec Thumeur
laquelle sang
la rate dans
atribilaire, se
dissout,
l'estomac
décharge
est vomi
par les vaisseauz
de
une
par de fréquentes
courts, et
couleur d'encre.
seconsses, et ayant
acide au gout, ilya Quand cette humeur
la mort suit de
espérance d'en revenir; est
fétides et
près, quand ces vomissemens mais
En
acrimonieux.
sont
de cette examinant les corps de ceux
maladie, je vois
qui
sont extrémement
que les vaisseaux meurent
pleine d'un
distendus, la rate
courts
Je dis
sang d'une noirceur
obstruée et
ici, avec peine,
exiraordinsires
réussi à guérir cette
que je n'ai pas encore
Dans d'autres
maladie-là,
se dissoudre occasions, cette humeur
tion
peu à peu, et entretenir
semble
continuelle, en
une irritasource sale; et c'est-là découlant comme
cile à détruire,
ce qu'il y a de plus d'une diffi.
jours, et que le malade parce qu'il faut purger tous les
purgation agit au-delà de s'abat enliérement, si la
leurs il est déchiré d'un certain degré ; que d'ail,
qu'il survient un
ténesme perpétuel, et
pas suffisamment méthéorisme, si l'on ne
les intestins. Il
nettoie
ne faut donc
Foës (r) : Hippocrate, il
liv. 2 des
en expose encore une Maladies, n,o 196 des notes de
autre, n,o 200,
A - N V
J a
au-delà de s'abat enliérement, si la
leurs il est déchiré d'un certain degré ; que d'ail,
qu'il survient un
ténesme perpétuel, et
pas suffisamment méthéorisme, si l'on ne
les intestins. Il
nettoie
ne faut donc
Foës (r) : Hippocrate, il
liv. 2 des
en expose encore une Maladies, n,o 196 des notes de
autre, n,o 200,
A - N V
J a --- Page 466 ---
DE LA CONSTITUTION
purger qu'autant qu'il est besoin pour nettoyer
ces intestins, et ne pas mettre le malade dans
le cas d'être ensuite resserré. Par-là, il se trouve
beaucoup soulagé, et on lui donne pour deux
jours quelque répit avantageux. Pendant ce tempslà, il prend quelque nourriture et les forces nécessaires pour exécuter la coction et T'expulsion
suivante, surtout si l'on règle la diète avec bien
de l'attention. Pour cet effet, je me suis servi
années d'une once de manne,
pendant plusieurs
émulsion avec huit
demi-once de tartre soluble en
amandes douces, et un demi-setier d'eau-rose. Le
malade en prend un verre chaque heure, jusqu'à
ce que le ventre soit convenablement libre. Je
ne donne ensuite, ni opiat, ni autre cordial que
le vin et la diète.
Le6septembre, on m'appela chez M. G.,homme
de moyen àge, robuste, mais sec, mince, pâle,
des cheveux noirs et la goutte depuis pluayant sieurs années. On me dit que la fièvre l'avait pris.
ily avait six semaines, avec une goutte vague, et
s'était ensuite changée en fièvre maligne, accomd'accablement d'esprit, de grande perte
pagnée
de ténesme continuel, de
de forces et d'appétit,
douleur de coliques, de petites selles fétides et
sanieuses: Conséquemment, il avait pris l'émétique
la rhubarbe
et il avait souune fois,
fréquemment,
vent réitéré.I1 avait vécu principalement de bouillons, de gelées de viandes. Vers la fin de la troi-
changée en fièvre maligne, accomd'accablement d'esprit, de grande perte
pagnée
de ténesme continuel, de
de forces et d'appétit,
douleur de coliques, de petites selles fétides et
sanieuses: Conséquemment, il avait pris l'émétique
la rhubarbe
et il avait souune fois,
fréquemment,
vent réitéré.I1 avait vécu principalement de bouillons, de gelées de viandes. Vers la fin de la troi- --- Page 467 ---
M
sième semaine il ATRABIEIEUSE
Ipsrurdesaplibes
Je le trouvai
scontrelequelle
donc
NrRemsombune
vant à peine
au lit, étendu srcoepeinunient sur le
le ventre était parler. Il avait un hoquet dos, 1 pouà chaque
gonflé, dur, le pouls continuel;
troisième
ment de petites
pulsation. Il avait intermittent eu
d'une couleur selles, et presque sans le constam.
davéreuse. Il sombre de café et
sentir,
était dégoitté de d'une odeur caboissons; ses
en parties
aphthes étaient de nourritures et de
excoriés, détachees;l la bouche couleur jaune, et
et
et le gosier
jetait les hauts probablement aussi
rétaient
mac,aussitôt cris, à cause des Tesiomne; car il
quelque
quilavait pris
douleurs d'estole
aliment ou même quelque
visage hideux, féroce
une boisson. médieament, Il
ressemblait à de la
et hagard, et son avait
dant trois
bière éventée, Je
urine
symprômes
vis
bien, la respiration favorables; la tête était cepenJe lui lâchai le bonne, il bavait
assez
et fordonnai
ventre avec
beaucoup.
de lui donner l'emulsion susdite,
gruau, de quelque manière de la panade, du
d'aiguiser un peu ses
que cela pût
fruits murs, et de les boissons avec du passer ;
Le 7
édulcorer d'un
jus de
septembre, il prit
peu de miel.
ritive, et fit deux
toute
le ventre
selles abondantes, l'émulsion apétoujours dur s'affaissa en grande
poissenses;
: les selles
partie, mais resta
pouls devint régulier, purgatives
battant cent sarrétérent, fois
le
dans une
-
pût
fruits murs, et de les boissons avec du passer ;
Le 7
édulcorer d'un
jus de
septembre, il prit
peu de miel.
ritive, et fit deux
toute
le ventre
selles abondantes, l'émulsion apétoujours dur s'affaissa en grande
poissenses;
: les selles
partie, mais resta
pouls devint régulier, purgatives
battant cent sarrétérent, fois
le
dans une
- --- Page 468 ---
DE LA CONSTITUTION
mais l'estomac était si irrité, qu'il rejeminute;
le
continuait. Je
tait tout acide, et que
hoquet
donner
fis continuer la même diète sans acide,
plein une cuillère à café de looch
fréquemment
fait de miel, d'huile, de gelée de groseilles, pardouner un lavement le soir, et quelties égales;
chose de nourrissant et d'émollient.
que
deux selles qui frent
Le 8, le lavement procura
la dureté du ventre etle hoquet. La bouche
cesser
tout-à-fait si pelée ; l'estomac s'accomn'était pas
nourriture, tels que des oeufs
modait de quelque
mûres.
à l'eau et au miel, d'un peu de groseilles battait
de looch; ; le pouls
Mais il ne voulait point
sentir
cent fois. Il parla alors un peu mieux, parut la faibeaucoup de soulagement, si l'on excepte
un vin doux à sa boisson, et la
blesse. J'ajoutai
les
heures.
potion suivante à prendre toutes
quatre
de prendre, le neuf au matin,
Mais j'ordonnai
faire une selle.
assez d'émulsion purgative pour
Voici la potion:
% Camphre, deux grains;
Amandes douces pelées 2 n.o deux;
Sucre, demi-drachme;
Eau-rose, une once et demie.
F.P.
il
quatre prises de cette potion, et
Le 9,
prit
deux
le matin l'émulsion apéritive, ce qui procura
létides abondantes, d'un jaune sombre trèsselles
Alors le pouls fut fort
foncé; il fut fort soulagé.
ulsion purgative pour
Voici la potion:
% Camphre, deux grains;
Amandes douces pelées 2 n.o deux;
Sucre, demi-drachme;
Eau-rose, une once et demie.
F.P.
il
quatre prises de cette potion, et
Le 9,
prit
deux
le matin l'émulsion apéritive, ce qui procura
létides abondantes, d'un jaune sombre trèsselles
Alors le pouls fut fort
foncé; il fut fort soulagé. --- Page 469 ---
K
ATRABILIEUSE,
et grand, de cent
jours fort sensible; pulsations. L'estomac était touet ne rendait
le malade vomissait souvent,
que du flegme. Je vis
roaysme était arrivé, et je
que le paaphthes. Jordonnai
prédis le retour des
sons fussent
donc K que toutes ses boistrois
chauffés;j je continuai la
gouttes de
potion avec
joindre à la
laudanum, et six gouttes
vin
potion de la nuit, avec
pour
comme
un peu de
auparavant. ) Les aphthes
copieusement le soir; il sua
revinrent
heures.
modérément cinq
Le 1O, beaucoup de
malade prit une assez bonne soulngement le matin; le
nutritifs; point de
quantité de
meilleure
selles ; sommeil breuvages
partie de la nait; le
pendant la
vingt-seize fois, il était
pouls battait
C
de continuer.
mou et grand.
quatreles mêmes
Jordonnai
lement la teinture
remèdes, excepté seuLe II,le malade d'opium. D
coup, le pouls comme reprend toujours, bave beau.
aphthes sont de bonne hier, Point de selles; les
promptement. Je
couleur, se séparent trés-
> lient;j je fis continner preserivis ( un lavement émolD phrée sans
lasage de la potion
D tive
opium, et réitérer
campour le lendemain
l'émulsion
Le 12, le lavement
matin. D
purgaété assez bonne, ,le
n'avait rien fait : la nuit
une tasse
maladebave
a
d'émulsion a procuré sconvilérablement
charge de bile jaune, fétide,
une grande dépultacée et d'un jaune
-
U
fis continner preserivis ( un lavement émolD phrée sans
lasage de la potion
D tive
opium, et réitérer
campour le lendemain
l'émulsion
Le 12, le lavement
matin. D
purgaété assez bonne, ,le
n'avait rien fait : la nuit
une tasse
maladebave
a
d'émulsion a procuré sconvilérablement
charge de bile jaune, fétide,
une grande dépultacée et d'un jaune
-
U --- Page 470 ---
DE LA CoxSTITUTION
orangé et sombre. Le pouls battait quatre-vingtdix fois; au soir, l'urine fut bourbeuse : comme
il était dégoûté de la potion avec le camphre,je
ne la réitérai pas. J'ordonnai ( de réitérer l'émulsion le lendemain matin. D
Le 13, autre selle le matin, à la faveur d'une
tasse d'émulsion. Il a transpiré toute la nuit, bavé
beaucoup, et pris assez de nourriture. Le pouls
est de quatre-vingts pulsations, fort mou ; sédimentabondant dansl les anerbesscospdaphies
bien colorées. J'ordonnai ( deux onces de décoction de quinquina toutes les huit heures. )
Le 14, assez bonne nuit, point de selle : le
malade a beaucoup bavé, et sué environ cing
heures. Il se plaint de mal d'estomac : l'urine ne
dépose pas si bien; le pouls est plein et bat audelà de quatre-vingt-quatre fois; mais le malade
se plaint de faiblesse.
Le 15,. sueur accoutumée; le malade a bavé
davantage : il se plaint de grande douleur dans
la bouche, la gorge et à l'estomac. Les potions,
dit-il, lui offensent l'estomac considérablement :
quatre, et assez de breuil en a cependant pris
avec du vin muscat : point de selle : le pouls
vages
bat
fois : l'urine dépose
est mou,
quatre-vingt-six
J'ordonnai donc ( de lui donner
moins qu'hier.
les potions toutes les six heures, et un peu de lait
d'ânesse le soir et le matin, comme une addition,
à sa nourriture. >
. Les potions,
dit-il, lui offensent l'estomac considérablement :
quatre, et assez de breuil en a cependant pris
avec du vin muscat : point de selle : le pouls
vages
bat
fois : l'urine dépose
est mou,
quatre-vingt-six
J'ordonnai donc ( de lui donner
moins qu'hier.
les potions toutes les six heures, et un peu de lait
d'ânesse le soir et le matin, comme une addition,
à sa nourriture. > --- Page 471 ---
X
a
Le 16, il
ATRARILIEBSE,
ila beancoup saccommode bien du lait
43t
quina et sa dormi, a pris trois
dinesse;
nonrriture
potions de quinparce qu'il n'a
ordinaire. Il se croit
plus de
pas eu d'envie d'aller
mieux,
doulenr à la
à la selle:
ventre est mou; la
bouche; il bave
sèche : Turine
peau n'est plus
peu; le
huit
est crue; ; le pouls est brilante, mais
pulsations, Je
monté à
une nouvelle
conclus qu'il y aura
cent
éruption d'aphithes,
bientôt
faciliter;a
et
donnai autrement, il en
qu'on doitles
donc de réitérer résultera du mal, a J'orchauffer ses
aussitôt
boire du
petits breuvages. Je T'émnlsion, lui
et de
quinquina, petit-lait fait avec du
permis de
dans la
donnant la boisson vin, de quitter le
Le potion campliré. >
anodine au soir
17, l'émulsion
vinrent bien
opéra bien. Les
cinq heures de colorécs, et
aphthes renue, Le
la nuit : la copieusement bave
: il sua
moins de courage est un peu
était aussi revel'estômac; le
relevé; il se
vingequatre
pouls est
plaint
pulsations, mais retombé à
coup de la
il se plaint quatregorge; l'urine
beauprendra ( un julep
cst crue, Le
et un anodin à
avec l'esprit de sel malade
Le 18, il a assez T'heure du sommeil, > marin,
n'a pu soutenir le bien dormi dans la nuit,
moite; le pouls julep. La peau est
mais
Htions; Turine
n'est qu'à
molle et
bien
il
bourbeuse; quntre-vingts pulsatomi ce matin,
bave
a eu une beancoup; selle
il a
copieuse
A
, Le
et un anodin à
avec l'esprit de sel malade
Le 18, il a assez T'heure du sommeil, > marin,
n'a pu soutenir le bien dormi dans la nuit,
moite; le pouls julep. La peau est
mais
Htions; Turine
n'est qu'à
molle et
bien
il
bourbeuse; quntre-vingts pulsatomi ce matin,
bave
a eu une beancoup; selle
il a
copieuse
A --- Page 472 ---
43à
DE LA CONSTITUTION
pultacée, mieux colorée qu'auparavant. Le malade
prendra ( la potion anodine à l'heure du somle
meil. > Il ne prend pas régulièrement
quinquina.
de
vomissemens la
Le 19, il a eu
fréquens
nuit. Son repos en a été troublé, mais l'estomac est plus à l'aise ce matin. Il s'accomode bien
du lait d'ânesse, un demi-setierle soir etle matin.
La respiration est bonne, la peau est moite ; la
bouche propre; il peut même prendre un peu
de bouillon de poulet avec du riz, sans offenser
l'estomac. L'urine est chargée, hypostatique ; le
Le malade
pouls est à soixante-dix-huit pulsations.
continuera ( l'usage du quinquina, et réitérera
la potion anodine à l'heure du sommeil, )
Le 20, le vomissement est fini; les aphthes sont
il prend trèspoussées en plus grande quantité;
de quinquina; ; il est de même qu'hier, se
peu seulement de faiblesse. Je regarde à présent
plaint la fièvre comme finie à peu près. G Je n'ai donc
chaque nuit; de prendre
s ordonné qu'un opiat
soir et matin depuis poisson jusqu'à demi-setier
; deux fois par jour demi-setier
S de lait d'ânesse
bouillon, demi-bouteille de vin doux pur,
s de
ou mélé avec sa boisson ordinaire, et de manger
autant de figues mûres 1 de poires et de péches
le voudrait; de prendre sa boisA fondantes qu'il
froide. Il
aussi du lait de beurre en
D son
prend
il le préfère. > C'est
- place de bouillon, quand
jusqu'à demi-setier
; deux fois par jour demi-setier
S de lait d'ânesse
bouillon, demi-bouteille de vin doux pur,
s de
ou mélé avec sa boisson ordinaire, et de manger
autant de figues mûres 1 de poires et de péches
le voudrait; de prendre sa boisA fondantes qu'il
froide. Il
aussi du lait de beurre en
D son
prend
il le préfère. > C'est
- place de bouillon, quand --- Page 473 ---
R
ninsi
ATRABIEIEUSE
qu'il a procédé, se
jusqu'an vingt-trois
refaisant peu à
ment à
que le pouls remonta pen,
faible, cent-vingt
subiteAlors je
pulsations, et il devint
Il parut de
réitérai ( l'émulsion
fort
et la fiévre nouvelles aphthes après purgative. >
Le
s'abattit peu à peu.
deux selles,
24, les légères
ont étéa Sadeinistrées, préparations de
seulement
non comme
quinquina
sontenir comme toniques,
fébrifuges, mais
rien de plus acide parce qu'il ne pouvait
figues. Mais,
que les pêches
T'émulsion voyant que rieu ne le
ou les
> rer tous purgative les matins C je pris le parti apuhgesitque de la
> procurer ensuite pour tenir les voies réité.
>
une bonne
>)
anodin, le
nuit
libres,
nourritures
soutenant tout le par un doux
ou
telles que ci-devant; jour avec des
simplement coucher
; le faisant
Le
sur le lit.
lever
27. Nous
le pouls monta procédâmes ainsi
pulsations.
encore
jusqu'au 27, que
Je lui dis
subitement à cent
quent; il ne voulait que son pouls était bien vingt
trouvait fort bien.
pas me croire,
fréparce
sion le matin
Néanmoins je fis réitérer qu'ilse
suivant, assez
l'émul.
Le 28, la fièvre
pour le purger.
autant que je puis voir, est retombée, Plus
en grande
mais il bave de d'aphthes
quantité, Il reprend
nouveau
manger. Je le quittai li
un peu goût au
Voila ce
comme convalescent
que jappelle une
I:
fièvre atrabilieuse,
parce
sion le matin
Néanmoins je fis réitérer qu'ilse
suivant, assez
l'émul.
Le 28, la fièvre
pour le purger.
autant que je puis voir, est retombée, Plus
en grande
mais il bave de d'aphthes
quantité, Il reprend
nouveau
manger. Je le quittai li
un peu goût au
Voila ce
comme convalescent
que jappelle une
I:
fièvre atrabilieuse, 2 - 1 a
L --- Page 474 ---
DE LA COxSTITUTION
à la constitution du malade,
tant conséquemment
qu'à ses maladies antérieures et à la terminaison.
Car il est évident qu'il demandait à être purgé
tous les matins, même après les coctions et expulsions partielles qui se faisaient par les aphthes : ce
communémentne réussit pas quand les fièvres
qui
putrides ou bilieuses se terminent par les aphthes.
En effet, la même purgation douce qui fit cesser
le météorisme, fit aussi passer le hoquet, facilita
les aphthes , et emporta toute la fièvre, conformément à sa propre nature, comme dit Sydenham.
<. Dans la plupart des fèvres aphtheuses accomd'une telle
régulière et parD pagnées
apyrexie
selon l'obconvient aussi, >
> faite, le quinquina
servation de Sydenham et de van-Swieten ; mais
ici il ne réussit pas. Je traitais dans le même temps
dame
d'une fièvre aphtheuse où le quinune
prise
il
sembla être utile. Madame M.) ) ( Mais
quina
fait
du mal, si on le donne trop tôt,
>
toujours
vraie
et des
>> et avant qu'il y ait une
apyrexie, 2
> urines hypostatiques. >
J'ai eu ci-devant occasion de parler du hoquet
du portier de M. W., lequel hoquet n'était dû
grandes évacuations pratiquées durant le
qu'aux
fièvre
était de la nature
cours de cette longue
qui
de celle dont parle Sydenham, sect. I., art. 50 9
Feb. contin, ann. 1661-2-3-4, et, conséquemment
les
comme Hofffut guérie par
antispasmodiques,
Mais ce hoquet de M. G. était dû
man le prescrit.
de M. W., lequel hoquet n'était dû
grandes évacuations pratiquées durant le
qu'aux
fièvre
était de la nature
cours de cette longue
qui
de celle dont parle Sydenham, sect. I., art. 50 9
Feb. contin, ann. 1661-2-3-4, et, conséquemment
les
comme Hofffut guérie par
antispasmodiques,
Mais ce hoquet de M. G. était dû
man le prescrit. --- Page 475 ---
a5
à une cause bien AFRABTLTEUSE
âcre logée dans l'estomac dilférente; savoir : à une matière
avait été relenue
et les
cette
, et
intestios, où elle
irritation qui produisit conséqpuemment avait causé
modiques et convulsifs
ces mouvemens
compagnée
du
spasdianghiragme, et fat acSched,
daphibies,commel le
mor., art,
décrits Sydenham,
Mais je dis de ce 1o,auquel je renvoie,
autre, , que 2 pour le symptôme traiter
9 comme de tout
faut d'abord en
vienne
rechercher la enesbilmenre il
d'une matière âcre et cause,soit que cela
nition, ou de
turgescente,
fois
spasme, ou dexcoriation. oud'inathode déerminé, nous ne pouvons
Cela une
lant curative, 9 que par
errer dans la mécombattre le
impatience, ou en voucause. Voyez
symptôme sans en détraire
Il y: a environ vin-Swisten, vol. 2, page
la
chez une dame douze ans que je fus 265(1).
que je
que je trouvai en si
demandé
demandai à M.
grand
à moi, Voici le
Guillaume D, de Se danger,
cas.
joindre
Cette dame avait
beaucoup souffert de près de soixante ans
deux ans
peines et de
9 avait
2 ce qui la jeta dans
vexations depuis
jointe à un accablement
un état de
prise
languenr
d'une fausse
d'esprit. Enfin elle fut
petit , mais fréquent. péripneumonie, 9 avec un
Ces symplômes
pouls
empéché-
(1) Eum vero rité curaturum
fefetterit. Celse,
quem prima origo causce
non
28.,
- à
deux ans
peines et de
9 avait
2 ce qui la jeta dans
vexations depuis
jointe à un accablement
un état de
prise
languenr
d'une fausse
d'esprit. Enfin elle fut
petit , mais fréquent. péripneumonie, 9 avec un
Ces symplômes
pouls
empéché-
(1) Eum vero rité curaturum
fefetterit. Celse,
quem prima origo causce
non
28.,
- à --- Page 476 ---
DE LA COxSTITUTION
rent ceux qui la soignaient de pratiquer les évacuations nécessaires au premier abord de la maladie, les engagèrent mème à soutenir les forces
de la malade avec des substances animales et des
cordiaux chauds. Lorsque la difficulté de respirer
augmenta, ils tâchèrent de la lever, en appliquant
un grand vésicatoire sur le dos.
La conséquence de tout cela fut une éruption
d'aphthes de mauvais caractère, et elle mourut peu
de jours après. Je n'avais pas encore vu de fausse
avecaphthes; mais M.Guillaume) eD.
péripneumonie:
me dit que cela n'était pas rare, quand on avait
négligé les évacuations convenables au commencement de la fièvre, et que l'on avait persisté dans
durant létat de crudité. J'ai
un régime échauffant
vu, dans les tempéramens atrabilieux, plusicurs
exemples semblables depuis ce temps-là, et toujours dus à la même cause ; ce qui n'arrive jamais
quand la fausse péripneumonie est bien traitée. Ce
sont aussi là les cas qui m'ont (1) fait apercevoir
(:) On demandera peut-être comment un aussi habile médecin
M. Grant a-t-il pu faire cet aveu, puisque les différentes
que
la nature opère d'elle-mème dans la fausse pésolutions que
ripneumonie, et dans les maladies qni proviennent de l'humeur
atrabilaire, sont souvent si semblables? Des effets aussi analogues ne pouvaient-ils pas lui faire supposer l'analogie la
directe entrel les causes? Oui certainement; mais cet aveu
plus que sa pratique est moins réglée par les conjectures,
prouye
que par une expérience bien réfléchie.
u, puisque les différentes
que
la nature opère d'elle-mème dans la fausse pésolutions que
ripneumonie, et dans les maladies qni proviennent de l'humeur
atrabilaire, sont souvent si semblables? Des effets aussi analogues ne pouvaient-ils pas lui faire supposer l'analogie la
directe entrel les causes? Oui certainement; mais cet aveu
plus que sa pratique est moins réglée par les conjectures,
prouye
que par une expérience bien réfléchie. --- Page 477 ---
-
N
ATRABILIEUSE
l'affinité qu'il y avait entre les maladies atrabilieuses et cette espèce de péripneumonic, et ce
qui rendra la raison du grand succès que j'ai eu
à traiter cette' maladie depuis que j'ai fait cette
observation. La section suivante fera voir la méthode où j'ai cru qu'il fallait prendre une route
particulière.
-
- Ne --- Page 478 ---
DE LA FAUSSE
PERIPNEUNONIE
Nous voici à la seconde partie de la constitution
atrabilieuse; savoir : quand il s'y joint quelque
degré de fièvre et une toux ; je considérai aussi
les particularités qui différencient cette fèvre des
fièvres bilieuses et des fièvres atrabilieuses ci-devant mentionnées.
J'ai déjà dit quelipatuisementjaune morbifique
est plus ténu et plus acrimonieux, et conséquemment la fièvre est plus vive, le pouls plus fréquent
et plus plein. Si la maladie est irritée par des médicamens échauffans ou une diète acrimonieuse 2
elle devient plus tôt miliaire et maligne : si on la
traite bien, elle se passe plus tôt, parce qu'une
matière délayée est plus aisée à mouvoir qu'une
matière épaisse : si d'ailleurs les parties les plus
grossières sont charriées par les couloirs ordinaires
du corps, la matière la plus délayée et la plus
acrimonieuse passera enfin par la peau etles reins,
à mesure qu'elle se séparera du sang, et elle se
portera au dehors du corps le vingtet-unième, jour,
ou auparavant.
La respiration est toujours sans embarras dans
la fièvre produite par la bile jaune, et la toux
qui l'accompagne n'est pas une partie essentielle
de la maladie; elle ne demande jamais d'attention
aires
du corps, la matière la plus délayée et la plus
acrimonieuse passera enfin par la peau etles reins,
à mesure qu'elle se séparera du sang, et elle se
portera au dehors du corps le vingtet-unième, jour,
ou auparavant.
La respiration est toujours sans embarras dans
la fièvre produite par la bile jaune, et la toux
qui l'accompagne n'est pas une partie essentielle
de la maladie; elle ne demande jamais d'attention --- Page 479 ---
R
RS a
DE LA FAUSSE
particulière, mais elle PÉRIPXEEXONIE 43g
commun avec les
se passe par le
de
autres
traitement
téte, quoiqu'assez symptômes. La douleur
tombe bientôt
vive au
n'est
après la troisième commencement,
tude pas accompognée de ce
purgation, et
à la tête, lequel
sentiment de plénimouvoir leur
empéche les malades de
corps, et qui est un des
pathognomoniques Jes
de la fièvre
signes
tempéramens qui sont
atrabilieuse dans
neumonie,
disposés à la péripAprès une simple
purgation
saignée, le vomitif et
de jours, convenable pendant cerlain
une
titution selon le degré de la
nombre
du malade, la fièvre fièvre et la consvient à une coction et à
bilieuse jaune partranspiration de la nuit, une crise par la douce
après ; au lieu
et finit quelques
lieuse
que cette espèce de fièvre jours
parvient, après la
atrabiet les
même saignée, le
purgations, à une
vomitif
coction et de crise; savoir espèce particulière de
de matière
: à une
grossière, ce
expectoration
rante jours, selon
qui dure souvent
T'observation
quacrate, avant que les
même
toute
Thabitude
poumons soient d'llippoLa vraie
du corps bien nette et purgés, et
fièvre
bien pure.
est compliquée atrabilieuse a donc,
avec la
quand elle
symptômes mentionnés péripneumonie, tous les
et outre cela : I,O le
dans la fièvre
et
pouls y est
biliense;
mou; 2,0 il y a certain
notablement petit
degré de
réplétion à
A
a
abitude
poumons soient d'llippoLa vraie
du corps bien nette et purgés, et
fièvre
bien pure.
est compliquée atrabilieuse a donc,
avec la
quand elle
symptômes mentionnés péripneumonie, tous les
et outre cela : I,O le
dans la fièvre
et
pouls y est
biliense;
mou; 2,0 il y a certain
notablement petit
degré de
réplétion à
A
a --- Page 480 ---
DE LA FAUSSE
le malade en danger d'une apola tête, qui met
ou
s'il fait un mouvement ou prompt
plexie,
difficulté de respirer, et souvent un
violent; 3.0
sifflement dans la respiration, ce qui est partimais rarement avec douleur
culier à cette fièvre;
toux sèche,
aigué ou fixe; 4.° alors vient une
de
dure avec déchirement; 5.0 une expectoration
d'abord gluant et blanc, mais
flegme tenace (1),
la partie
à la fin mou et jaune, aussi souvent que
de la crise se fait par les poumons.
principale
sont les cinq signes
pathognomoniques
Tels
fèvre de toute autre malaqui distinguent cette
à cet égard.
consulté les anciens
die. J'ai en vain
manière de vivre et
Je suppose donc que leur
donnaient
le climat de la Grèce et d'Arabie n'y
quoiqu'ils aient observé en
aucune disposition,
ont des maladies aiguès,
général que C les sujets qui
tenace est uniquement en cet état, ce dont
(1) Ce flegme
aliquid ob la.ritatem
'Aétius fait mention, 2 semper 63 puunt resudat. C'est à la faipartis affecta a qua semper aliquid qu'est due cette preblesse ou mollesse du tissu des poumons
rien d'avantaL'expectoration ne présage
mière expectoration.
a été atténué, et parait en même
geux que quand ce flegme faut
confondre ce flegme jautemps jaunâtre; mais il ne
pas M. Eller. Il faut porter
nâtre avec du pus, comme l'observe
la tête, et reste
d'abord ses vues versl'atrabile qui entreprend voies. Après des évaaussi, en partie, dans les premières
en l'aidant convecuations modérées, la nature fera le reste,
nablement. Voyez ce qui suit.
, et parait en même
geux que quand ce flegme faut
confondre ce flegme jautemps jaunâtre; mais il ne
pas M. Eller. Il faut porter
nâtre avec du pus, comme l'observe
la tête, et reste
d'abord ses vues versl'atrabile qui entreprend voies. Après des évaaussi, en partie, dans les premières
en l'aidant convecuations modérées, la nature fera le reste,
nablement. Voyez ce qui suit. --- Page 481 ---
X
PERIPYEUXOXIE
> avec difficulté de
D meurent
respirer, périssent
souvent
suffoqués,
> presque
sabitement; ce qui n'arrive
cela
pas aux sujets maigres. ) Voyez
Hlippoerate, aph. 44, sect. 2.
avec
Mais
arrétonis-nous sur des
l'origine et les progrès de
faits, et voyons
plus sûr moyen d'en
cette maladie : c'est le
ment elle a lieu dans avoir une juste idée. Rarel'Europe, jamais dans les pays élevés du sud de
les climats
quemment dans la
chauds, et froHollande, la
Normandie, la Flandre, la
Bretagne et
sont riches, la volaille FIrlande, où les pâturages
et les bestiaux
nourritures, 9 où le peuple
poussés en
viandes
mange
grasses et de
beaucoup de
beurre, boit des
fermentées, ou se livre sans discrétion liqueurs
liqueurs spiritueuses.
à des
de-vie en était la seule Sydenham pensait que l'eaucela de la proscrire,
cause, et proposait
des
ne la réservant qu'aux mains pour
chirurgiens, et pour
lement.
Tapplication externe seuNous voyons tous les jours des
rent avec un
gens qui respisiflement, ont le
jaune, les yeux
visage bouff et
gros ventre, le pouls prominens, lent
le cou court, un
des, belle
et mou, les mains froipeau et bon
aucun sigue
appétit, ne présentant
à la
despasme, de toux ou de
gorge, mais gui ont toujours la picotement
oppressée pour peu qu'ils
respiration
continuels efforts
marchent, et font de
pourdétacher une pituite tenace,
A
gens qui respisiflement, ont le
jaune, les yeux
visage bouff et
gros ventre, le pouls prominens, lent
le cou court, un
des, belle
et mou, les mains froipeau et bon
aucun sigue
appétit, ne présentant
à la
despasme, de toux ou de
gorge, mais gui ont toujours la picotement
oppressée pour peu qu'ils
respiration
continuels efforts
marchent, et font de
pourdétacher une pituite tenace,
A --- Page 482 ---
Dr LA FAUSSE
insipide.quisemble) leur remplir et obstruer toutes
les glaudes. En général, ces sujets prennent peu
de viandes grasses
d'exercice, 2 mangent beaucoup
du beurre. Leurs mets sont de bon bouilli et
et
du bouilli et du rôti à demide bon rôti; ou plutôt
cuit; ils ne boivent que des liqueurs fermentées,
de thé le matin et le soir, et ont
sinoa un peu
tiennent au lit
sommeil. Ils se
un assez long
les
chaudement, mais suent à peine, parce que
vaisseaux sont oppressés par la graisse du tissu
cellulaire, et que la peau est distendue; de sorte
rien s'échapper par cette voie,qu'une
qu'il ne peut
tandis que les huiles
exhalaison subtile et volatile;
sont retenues, s'unissent peut-être et se
grasses
les acides austères de leurs boiscoagulent avec
abondent aussi dans toutes
sons, lesquels acides
animales, particulièrement dans ce que
les graisses
suif. Cette union est non-seulenous appelons de
chimistes, mais encore de
ment connue
nos
la
chandeliers, qui savent convertir en suif
nos
la plus ténue, par le moyen des acides
graisse
minéraux.
n'arrivera
peine dans les climats chauds,
Cela
qu'à fort exaltés et la peau fort relàoi les sucs sont
chée: les viandes n'y sont réellement pas non plus
de tant de graisse, et les fruits mûrs conchargées
acide
savonneux. Mais, dans nos
tiennent un
plus
il se forme aisément un
climats et nos contrées,
visqueux et huileux, qui, souvent,
épaississement
ides
graisse
minéraux.
n'arrivera
peine dans les climats chauds,
Cela
qu'à fort exaltés et la peau fort relàoi les sucs sont
chée: les viandes n'y sont réellement pas non plus
de tant de graisse, et les fruits mûrs conchargées
acide
savonneux. Mais, dans nos
tiennent un
plus
il se forme aisément un
climats et nos contrées,
visqueux et huileux, qui, souvent,
épaississement --- Page 483 ---
RA
a
PÉRIEXFUNOXIE
dure
trop long-temps sans aucun signe de
acrimonieux ou trop
principes
quemment des
actifs; et l'on voit frépéripneumonie sujets périr subitement de fausse
(1), après avoir
sans aucune marque
très-bien diné, et
d'indisposition
Voilà donc l'idée de
précédente.
rentia morbi, les
ce que nous appelons lercette maladie.
préludes ou
Pour en
avant-coureurs de
prévenir les
conséquences, il faut dans le
dangereuses
que peu de gens
régime une réforme
tion n'a plus de adoptent; ; bientôt la transpiracours; il arrive pent-être
inconvéniens, , et
d'autres
vient plus
lépaiuissement morbifique depeu de fiévre acrimonieux; il se fait sentir
avec de
quelque
rigueur; la respiration froid, une horreur, de la
une toux sèche avec s'embarrasse , et il parait
picotement.
Tel est le premier
et qui donne à la période de la fièvre formée,
qu'elle
maladie sa
ressemble à la vraie dénomination, parce
certain point, et
péripneumonie
que, dans
jusqu'a
exige la saiguée réitérée
quelques sujets, elle
si nous considérons
en certaines saisons.
les sujets
Mais,
la saison de l'année, le
quiy sont exposés,
cette saison-là, la
changement du temps dans
du
petitesse et la
pouls , la couleur du
fréquente mollesse
de l'urine et de la
visage et des yeux, celle
langue 2 l'absence de la soif et
(r) Feu M. Eller fait la même
observation que M, Grant,
2 A
ques sujets, elle
si nous considérons
en certaines saisons.
les sujets
Mais,
la saison de l'année, le
quiy sont exposés,
cette saison-là, la
changement du temps dans
du
petitesse et la
pouls , la couleur du
fréquente mollesse
de l'urine et de la
visage et des yeux, celle
langue 2 l'absence de la soif et
(r) Feu M. Eller fait la même
observation que M, Grant,
2 A --- Page 484 ---
DE LA FAUSSK
autres symptômes 9 nous n'aurons peut-être
de peine à distinguer ces deux maladies.
pas
Depuis Sydenham, plusieurs écrivains ont assez
bien parlé sur ce sujet; ; je les ai comparés ensemble, etavec un grand nombre de cas ; mais, tout
résumé, je vois que Sydenham est le meilleur
guide qui nous fasse apercevoir la diversité des
symptômes qui nous peaveut diriger , et qui nous
indique le mieux la méthodes spéciale curative. On
verra à quel point cette maladie tient de la nature
de l'indisposition bilieuse ou atrabilieuse
faut connaître le
; car il
genre de la maladie autant par
sa terminaison 1 par la méthode à laquelle elle
cède aisément et selon sa propre nature
la manière dont elle nait,
la
2 que par
par saison de l'année,
par les symptômes qui Taccompaguent,
les
effets que peuvent produire le tempsetles remèdes par
sur ces symptômes, etsur les constitutions
culières qui en sont le plus susceptibles.
partiJe vais donc considérer ce que
Sydenham en a
dit, et je ferai mes remarques d'après mes
observations. Sydenham divise cette maladie propres
deux espèces. La première qu'il
en
appelle fièvre
d'hiver 1 et la seconde qu'il nomme fausse
neumonie.
péripSuivant lui, la fièvre d'hiver commence en novembre 3 et continue plus ou moins en décembre
et janvier. Elle parait par quelques faibles signes
d'inflammation, et c'est pour cela qu'on la néglige
dit, et je ferai mes remarques d'après mes
observations. Sydenham divise cette maladie propres
deux espèces. La première qu'il
en
appelle fièvre
d'hiver 1 et la seconde qu'il nomme fausse
neumonie.
péripSuivant lui, la fièvre d'hiver commence en novembre 3 et continue plus ou moins en décembre
et janvier. Elle parait par quelques faibles signes
d'inflammation, et c'est pour cela qu'on la néglige --- Page 485 ---
R
PÉRIPNFUNOXIE
souvent.
dicamens Quelquefois on la traite mal par des mééchauffans,ete en tenant
ce qui produit des
le malade au lit;
des
éruptions miliaires ou
pétéchies, 3
même
puisse
quoiqu'aucune de ces
cependant être regardée
éruptions ne
quence naturelle de la
comme la consé.
trouble pas la nature, il maladie, Quand on ne
de
n'y a jamais de
malignité ; et, si on l'aide
sigues
maladie cède
comme il faut, la
a
toujours en neuf jours
que sept symptômes.
; alors il n'y
C t,o Paroxysmes alternatifs
> pendant un ou deux
de chaud et de froid
> cement de la
jours après le commenfièvre; 2.0
> membres, et
douleur à la tête et aux
agitation de
D gue blanche; 4.0
tout le corps; 3,0 lan-
> de santé; 5,0
pouls assez semblable à celui
> 6,0 sang semblable urine trouble et fort colorée
à celui de
;
> y a une toux, mais
la pleurésie; 7.° il
>
non
respiration aussi
accompagnée d'une
> aussi violente difficile, ni de douleur de
en toussant
tête
D la fausse
qu'on le voit dans
D
péripneumonie,
de cette maladie
quoiqu'elle ne diffère
On doity y
que par le degré, >
employer la même
que celle qu'il recommande
méthode curative
ou sa nouvelle
dans la fièvre bilieuse
quoi les
fèvre; savoir : une saignée,
apozèmes purgatifs qu'il
après
second ou troisième jour,
réitère à chaque
tômes disparaissent;
jusqu'a ce que les sympmême
rafraichissans et
temps, tenant le malade
délayans en
et interdisant les alimens
levé tout le jour,
animaux,
-S N MA
à a
qu'il recommande
méthode curative
ou sa nouvelle
dans la fièvre bilieuse
quoi les
fèvre; savoir : une saignée,
apozèmes purgatifs qu'il
après
second ou troisième jour,
réitère à chaque
tômes disparaissent;
jusqu'a ce que les sympmême
rafraichissans et
temps, tenant le malade
délayans en
et interdisant les alimens
levé tout le jour,
animaux,
-S N MA
à a --- Page 486 ---
DE LA FAUSSE
Ce traitement simple ne manquera jamais : la
saignée n'est pas toujours nécessaire, et l'opiat
encore moins après la purgation. Mais si l'on néglige trop ces précautions, et que le malade soit
d'un tempérament tel que ceux que j'ai rapportés, la fausse péripneumonie en sera alors la conséquence; et l'on doit s'attendre au cortége de
tous les symptômes suivans, si le malade ne meurt
pas subitement avant d'avoir eu les secours convenables. ( I. Le malade devient chaud et froid
> alteruativement; 2,0 il a des étourdissemens;
> 3,0 il se plaint d'une vive douleur de tête quand
> la toux l'inquiète beaucoup; 4.o il vomit toutes
D matières liquides, tantôt en toussant, tantôt sans
>) toux; ; 5.0 l'urine est trouble et très-rouge ; 6,0 le
> sang tiré ressemble à un sang pleurétique, mais
> est plus jaune; ; 7.° la respiration est prompte et
> difficultueuse. Si l'on conseille au malade de
> tousser, il sent tant de douleur, que la tête lui
> en pète, pour ainsi dire : car voilà comme ces
>> malades expriment leur douleur. 8.0 La maladie
> est accompagnée d'une douleur de toute la
> poitrine; 9.° toutes les fois quel le malade tousse,
J on entend une espèce de sifflement parle défaut
> de dilatation suffisante des poumons : de sorte
> que les vaisseaux pulmonaires semblent inter-
> ceptés par une enflure. De là aussi la circula-
> tion devient si gênée (1), qu'il n'y a point de
(x) C'est un de ces états fiévreux qu'Hippocrate appelait
ée d'une douleur de toute la
> poitrine; 9.° toutes les fois quel le malade tousse,
J on entend une espèce de sifflement parle défaut
> de dilatation suffisante des poumons : de sorte
> que les vaisseaux pulmonaires semblent inter-
> ceptés par une enflure. De là aussi la circula-
> tion devient si gênée (1), qu'il n'y a point de
(x) C'est un de ces états fiévreux qu'Hippocrate appelait --- Page 487 ---
>
PÉRIPXFONOXIE.
signes de fièvre, surtout
D titution épaisse.
dans les sujets de cons.
> par T'abondance Cela peut cependant arriver
du
> surclargé,
flegme dont le sang est si
qu'il ne
> faite
peut parvenir à une
dépuration. > Sydenham,
parA ces symptèmes, ilaurait
chap. 4, art. 2.
yeux jaunes et
pu ajouter, 10, des
souvent dur, promiuens; II. le ventre le
gonflé et resserré
plus
envies d'aller à la selle,
: quelquefois des
que le malade
mais c'est peu de chose
y rend; 12,0 les
gles y sont furt
hémorroides aveuuu
communes, et le malade
13,0
éprouve
au
des
pruntautourdehnmeps
commencement,
sueurs gluantes
les pousse, Mais la qui ne soulagent pas si on
laquelle arrive vers transpiration la
nocturne du lit,
mières voies ont été bien terminaison, quand les predérablement. Car, 14.0 cette nettoyées, soulage consifièvre devient rémits
Févres petites à la main, muperol
plus dangereux que la nature Tpbs XEipa lemrot, état
ou opprimée, Le médecin y est plus long-temps d'autant
pouls s'élever, et la fièvre doit alors voir avec satisfaction contrainte le
marque que la nature
augmenter, parce que c'est une
maladie, lesquelles l'emporte enfin sur les causes de la
empéchaient la
produisaient ces récidives de
toutes les
circulation de reprendre son
spasme qui
parties internes et externes.
équilibre dans
ventre s'amollit, se détend, et
La tête se dégage, le
à mesure que leur mouvement toutes les humneurs s'atténuent
avoir lieu lors des récidives du augmente; ce qui ne pouvait
alternatives de froid et de chaleur, spasme qui occasionait ces
A
2 -
de la
empéchaient la
produisaient ces récidives de
toutes les
circulation de reprendre son
spasme qui
parties internes et externes.
équilibre dans
ventre s'amollit, se détend, et
La tête se dégage, le
à mesure que leur mouvement toutes les humneurs s'atténuent
avoir lieu lors des récidives du augmente; ce qui ne pouvait
alternatives de froid et de chaleur, spasme qui occasionait ces
A
2 - --- Page 488 ---
DE LA FAUSSE
tente de la même manière que la fèvre bilieuse,
par une intermittente.
et se termine quelquefois
et
Quand cette maladie a duré long-temps,
avoir assez persévéré dans les autres évaqu'après
cuations, le malade expectore une plus grande
de flegme; ce flegme est d'abord clair,
quantité différent du mucus de la gorge et du gosier.
et peu
la maladie approche de la coction, 2
Mais quand
est mélée d'une autre
alors la matière expectorée
matière jaune, qui se détache des poumons : ce
sonlage la respiration: ; les étourdissemens et
qui
de la tête disparaissent; le pouls augla plénitude
de manière à
mente en grandeur et en force,
ressembler à celui d'une vraie fièvre inflammatoire,ce qui trompe souvent de jeunes praticiens
font alors saigner, et avec beaucoup de mal,
qui
à ce période.
le pouls est faible, mou,
Au commencement,
les
pelit; la tête tourne, est pleine, parce que
sont si engorgés, et tous les viscères de
poumons
la circulation si intercepl'abdomen si obstrués,
inerlie à la tête;
tée, que tout le sang reste avec
l'urine est très-rouge, ou plutôt
en même temps
comme il arrive dans les
de couleur orangée,
le sédiment épais
fièvres bilieuses ou atrabilieuses:1
briqueté, sans être du tout
est conséquemment
critique. Il ne fait qu'indiquer la surabondance
atrabilieuz, et est ainsi de
de lépaississement
avoir saigné une. fois, et
mauvais présage. Après
ée, que tout le sang reste avec
l'urine est très-rouge, ou plutôt
en même temps
comme il arrive dans les
de couleur orangée,
le sédiment épais
fièvres bilieuses ou atrabilieuses:1
briqueté, sans être du tout
est conséquemment
critique. Il ne fait qu'indiquer la surabondance
atrabilieuz, et est ainsi de
de lépaississement
avoir saigné une. fois, et
mauvais présage. Après --- Page 489 ---
persisté
PÉRIPSRENONTE
dans les purgatifs
44g
déchargé les
jusqu'a ce
dérable
intestins, évacué une
qu'on ait
quantité consiplus claire,
est en
beaucoup moins
devient
ME
même temps fort
chargée, et la tête
crue
jusqu'à ce que
soulagée; l'urine
alors elle
Texpectoration
reste
les autres reparait épaisse, , présage la commence:
de la
symptômes qui paraissent coction avec
maladie; savoir : la moiteur
au période
relichement du ventre.
de la peau et le
ladie Quand Sydenham vit la
3 il inféra
première fois cette
matoire
nnturellement
ma3 et conséquemment qu'elle était inflamtraiteravec les
prit le parti de
lui fit bientôt antipilogistigua voir
: mais sa
la
dans cette maladie son erreur. Ainsi il sagacité
régime
le même
pratiqua
fièvre qu'il avait trouvés si traitement, le même
l'on traite bilieuse, s et réussit à son avantageur dans la
faut
à temps la fausse
gré. En effet, si
Si l'on rien que ce qui a été dit peripneumontie à
2 il ne
est
la fièvre
laisse
négligent au premier
d'hiver.
subsister long-temps
abord, et qu'on
mons, on ne peut les
Tengorgement des poubas, comme les anciens debarrasser en
il fantle faire
l'ont bien purgeant par
par le haut,
observé, Mais
toration. On pent donc c'est-aedire, par
la fausse
établir deux
T'oxpeopéripneumonie
parties dans
I. l'état de crudité
déterminéee et
des
et d'obstruction confirmée:
désobstruens et des
qui demande
1.
purgatifs suivis,
jusquace
M
Ca 21 a
anciens debarrasser en
il fantle faire
l'ont bien purgeant par
par le haut,
observé, Mais
toration. On pent donc c'est-aedire, par
la fausse
établir deux
T'oxpeopéripneumonie
parties dans
I. l'état de crudité
déterminéee et
des
et d'obstruction confirmée:
désobstruens et des
qui demande
1.
purgatifs suivis,
jusquace
M
Ca 21 a --- Page 490 ---
DE LA FAUSSE
et toute l'atrales intestins soient nettoyés 9
que
comme depuis neuf jusqu'à quabile évacuée 1
de chaque
selon les circonstances
torze jours,
médil'état du régime 2 , et la vertu des
individu,
; 2.0 l'état de coction et
camens que l'on emploie
toutle reste
lequel a lieu quand
de suppuration, fixé dans les poumons 9 et dede la maladie est
Durant
mande à être évacué par T'expectoration. les évacuailf faut éviter toutes
ce second période,
retarder l'ex.
tions que l'on sait, par expérience, 7
celles qui
mais pratiquer seulement
pectoration,
certitude: ainsi la saignée,
faciliter avec
peuventla
étaient très-utiles au commenles purgatifs 2 qui
d'autant que
seraient alors fort nnisibles,
cement,
, et que les purla saignée arrête l'expectoration donc les crachats pagatifs la retardent. Quand saigner (1), à quelque
raissent, il ne faut plus il ne faut plus de purdegré que monte le pouls ;
à l'ocgatifs non plus : on donnera un lavement, libre.
tenir régulièrement le ventre
casion 2 pour
toute son attention vers la
Mais il faut tourner
est du même avis que M. Grant : Ci vero
(*) M. Eller
valde necessaria simul sint ad
cordis robur et sanguinis vigor
ided moderata solummodo
viscidum compactum dissolvendum, ,
; quo
detractio requiritur, nec repetenda promiscué
sainguinis incrementi certe caperet ex imminutà cruoris copid.
lenior plus
comnittunt , etc. 7 page 205. Les vues de cet
Errorem hunc
les mêmes que celles de
illustre médecin sont en général
nous expose.
M.Grant, dans toutes les maladies qu'il
cordis robur et sanguinis vigor
ided moderata solummodo
viscidum compactum dissolvendum, ,
; quo
detractio requiritur, nec repetenda promiscué
sainguinis incrementi certe caperet ex imminutà cruoris copid.
lenior plus
comnittunt , etc. 7 page 205. Les vues de cet
Errorem hunc
les mêmes que celles de
illustre médecin sont en général
nous expose.
M.Grant, dans toutes les maladies qu'il --- Page 491 ---
-
PERIPMEENOSIE
quantité et la qualité de la
45r
c'est-à-dire, la favoriser
matière expectorée,
trémement doux,
par quelques vomitifs 2
donnés à petites doses
eXquemment; délayer la
et frétenace ; user de
matière, si elle est trop
vapeurs chandes
pouriomenterles
par inspiration,
dicamens quisont poumons:employer tous les mécomme les
détersifs à l'égard des
T'oxymel squilles, 2 les
poumons,
9 le petit-lait fait antimoniaux, le miel et
sans oublier les
avec du vinaigre,
fièvre plus
vésicatoires qui sont dans etc.,
cette
on
les savantageux que dans toute
ladie applique au période
autre, quand
1 pour atténuer
convenable de la maet faciliter
Tépaitisement
Par
Texpettoration.
ces
morbifgues
faut
moyens, on peat entretenir
le Texpetoration, etl'on obtient
comme il
quatorze, ou même
une crise vers
syncrasie et autres
auparavant 9 selon lidioobservant
circonstances du malade,
matière soigneusement deux choses : 1.0
en
acides expectorée est jaune et
plus la
et les purgatifs sont
tenace, , plus les
dans tous les cas où les aeides nécessaires; ; mais aussi,
alimens animaux sont
sont indiqués, les
sont pas indiqués : lei pernicieux, pain,
ou au moins ne
de riz, avec le miel , le
l'orge, le riz ou l'eau
soutiendront mieux le vinnigre 2 un peu de
la viande. Mais
malnde, que le
vin,
devient
2 dès que la matière poisson ou
des
blanche et cuite, alors on expectorée
bouillons, et l'on. peut ainsi peut accorder
fortifier peu à
29..
-
67 11 -
les
sont pas indiqués : lei pernicieux, pain,
ou au moins ne
de riz, avec le miel , le
l'orge, le riz ou l'eau
soutiendront mieux le vinnigre 2 un peu de
la viande. Mais
malnde, que le
vin,
devient
2 dès que la matière poisson ou
des
blanche et cuite, alors on expectorée
bouillons, et l'on. peut ainsi peut accorder
fortifier peu à
29..
-
67 11 - --- Page 492 ---
DE LA FAUSSE
la nourriture et la boisson à mesure que Ie
peu maladie tombe 1 et que le ventre devient un peu
plus resserré.
l'exMais, 2.0 il ne faut pas oublier que, , comme
pectoration est ici nécessaire 9 et qu'on ne doit la
qu'à certain degré, en usant de délayans,
porter de stimulans et d'atténuans, 9 de fomentations, de
vésicatoires ,de vomitifs, de liqueurs chaudes, il
pourrait aussi arriver qu'on portât les choses trop
loin, el qu'on ne fit sortir par l'expectoration
qu'une matière crue : erreur que j'ai souvent vu
commettre. On produit par-là une nouvelle fièvre
de nouveaux
de crudité 2 et le
avec
symptômes
malade parait ne pas vider ses poumons, quoiqu'il
crache beaucoup. Quatre onces de matière bien
cuite, expectorées en vingt-quatre heures, soulaplus la respiration., qu'aucune quantité de
geront
matière crue expectorée ne le ferait.
Il est donc essentiellement nécessaire de quitter
les médicamens susdits aussitôt qu'ils ont eu leur
effet, à moins qu'il ne faille y revenir : alors il
de simples délayans, de doux
faut se contenter
aussi long-lemps que la matière a une
pectoraux,
couleur, une consistance convenable, et vient en
que la nature ait
assez grande quantité,attendant
eu le temps d'achever son ouvrage qu'elle vient
Cette partie essende commencerhesrewenett
tielle de la cure doit surtout être conduite en variant les boissons et la diète 7 selon le degré de
et, à moins qu'il ne faille y revenir : alors il
de simples délayans, de doux
faut se contenter
aussi long-lemps que la matière a une
pectoraux,
couleur, une consistance convenable, et vient en
que la nature ait
assez grande quantité,attendant
eu le temps d'achever son ouvrage qu'elle vient
Cette partie essende commencerhesrewenett
tielle de la cure doit surtout être conduite en variant les boissons et la diète 7 selon le degré de --- Page 493 ---
-
PÉRIPXEEXONTE
ténacité ou de fluidité de la
Pour cet
matière
effet, on choisira des
expectorée:
juleps
éclegmes et des
de là que appropriés les mêmes aux circonstances. Il suit aussi
étaient utiles au
loochs et juléps, , etc. 1 qui
néral faire du tort commencement, doivent en
vice versd,
vers la fin de la
g6La même chose est
maladie, et
tures et des boissons.
vraie des nourriMais le plus grand mal
de tâher de calmer
qu'on fasse souvent, c'est
tarder ou même d'arrêter cette toux salutaire, > et de resaire, en donnant des
Texpectoration néceset des opiats. On
balsamiques, des anodins
ladie plus dangereuse produit ainsi une nouvelle mala force étant déjà
que la première, parce que
capable de rétablir abattue, 3 la nature est moins
cette
qu'elle l'était au
expectoration salutaire,
bien plus à craindre commencement: : de sorte
faut,
le danger de
quilya
sans perdre de
suffncation. Il
currence la méthode temps, suivre dans cette OCinconvénienrautant suivante, 3 pour prévenir cet
Faites
que l'art l'a pu faire
saigner ,
un
jusqu'ici.
sur le dos ; donnez appliquez
grand vésicatoire
P'oxymel
souvent le kermès minéral
scillitique pour entretenir
et
'envie de vomir,et susciter de
constamment
par intervalles ; donnez le légers vomissemens
bien
petit-lait de
édulcoré, avec du miel
vinaigre
mnaire ; fomentez souvent
pour boisson ordivapeurs chaudes de l'eau les poumons avec les
ou de l'oxycrat. Persé.
DX U SA
UCA
atoire
P'oxymel
souvent le kermès minéral
scillitique pour entretenir
et
'envie de vomir,et susciter de
constamment
par intervalles ; donnez le légers vomissemens
bien
petit-lait de
édulcoré, avec du miel
vinaigre
mnaire ; fomentez souvent
pour boisson ordivapeurs chaudes de l'eau les poumons avec les
ou de l'oxycrat. Persé.
DX U SA
UCA --- Page 494 ---
DE LA FAUSSE
jusqu'à ce que l'expeevérez dans ce traitement, diminue ensuite par degrés 1
toration reparaisse et
soit plus besoin 2
selon le cas,jusqu'à ce qu'iln'en
comme je Tai déjà dit.
est nécesDans tous les cas où Texpectoration soit dans une
saire, il faut aussi que le malade
les ceachats ne sortent
situation droite, parce que
La crainte
bien dans une posture inclinée.
pas
du froid dans cette fièvre 2 empèche
d'attraper
de profiter de l'avansouvent des gens ignorans tenir sur leur séant
auraient de se
tage.qu'ils dans les fièvres. Ils attendent constout-de jour
des sueurs qui leur
tamment du soulagement
de la
découlent sans effet de la tête et
poitrine
occurrences ; mais j'espère qu'on redans ces
à ces
1 et que l'on
noncera peu à peu
préjugés
de bien
apprendra que les sueurs ne font jamais fièvres
avant la coction ; que , dans toutes les
dontles crises sont partielles ou se font par parne fait tant de bien que celle
ties 1 , aucune sueur
les heures que le
qui vient de nuit, pendant
bonne santé. Je
d'être au lit en
malade a coutume
les sueurs, ou plutôt une
conviens cependant que
dans
considérable est avantageuse
transpiration
toutes les autres,
cette fièvre, comme dans presque
surtout vers la terminaison.
comme il faut dès
Quand on a traité cette fièvre
abord, et jusqu'à ce que lépaississele premier
cuit et
ait été en grande partie
ment atrabilieux
le
qui vient de nuit, pendant
bonne santé. Je
d'être au lit en
malade a coutume
les sueurs, ou plutôt une
conviens cependant que
dans
considérable est avantageuse
transpiration
toutes les autres,
cette fièvre, comme dans presque
surtout vers la terminaison.
comme il faut dès
Quand on a traité cette fièvre
abord, et jusqu'à ce que lépaississele premier
cuit et
ait été en grande partie
ment atrabilieux --- Page 495 ---
N
PÉRIPNEGNORIE
expulsé, 2 s'il vient une
gueur au
espèce de froid et de rid'une commencement du
augmentation
paroxysme 2 suivie
quelque sueur
considérable de chaleur et de
roxysme revient critique vers le matin ; si ce padeux jours l'un chaque jour, et quelquefois de
2 alors la
sueurs qui suivent sont utiles transpiration ou les
puissent diminuer la
; car 1 quoiqu'elles
dant elles améliorent quantité du flegme, cepende la matière
la couleur et la consistance
expectorée ; la
plus aisée ; le pouls
respiration devient
mou, pleiu et lent :
augmente, 2 etle sommeil est
Tappétit
nuit ; le malade peut tenir la tranquille tête
pendant la
de la nuit sort librement
basse, et l'amas
toux aisée,
le matin, à l'aide d'une
d'une
modérée, sous la forme et la couleur
grande huitre, ce qui déchargera
nement tout lépaississement
très-certaipropre, si l'on ne trouble morbifique en temps
rien
comme en donnant les gouttes de témérairement,
baume de miel, l'élizir
Tirlington, le
prétendus spécifiques. parégorique, et autres
Quelquefois il parait une fiévre
réelle, avec des accès réguliers
intermittente
et un degré considérable
bien caraclérisés,
de
rigueur. Dans cc cas
froid,d'horreur. et de
1 le médecin doit examiner
soigneusement l'effet que produit
sur la fausse
chaque accès
principale; la péripneumonie, fievre
qui est la maladie
tion
d'accés ne méritant son attenqu'aprés 2 et n'étant peut-être qu'un effort
M V
L -
réguliers
intermittente
et un degré considérable
bien caraclérisés,
de
rigueur. Dans cc cas
froid,d'horreur. et de
1 le médecin doit examiner
soigneusement l'effet que produit
sur la fausse
chaque accès
principale; la péripneumonie, fievre
qui est la maladie
tion
d'accés ne méritant son attenqu'aprés 2 et n'étant peut-être qu'un effort
M V
L - --- Page 496 ---
Dr LA FAUSSE
de la nature 9 leqnel tend à abréger la maladie:#
Si nous faisons attention à l'histoire naturelle
de cette maladie 9 nous la trouverons
gnée de toutes les circonstances qui la accomparendre
peuvent
très-longue. Le malade en général est vieux,
tant par les années que par sa constitution,
et gros, d'un tempérament
9 gras
lides
flegmatique ; ses SOsont relâchés ; il a le pouls mou ; il est attaqué durant les temps humides, et les Bremiers
froids de l'année. Il est donc évident qu'une fiévre
d'accés sera avantageuse pour cuire et expulser la
matière morbifique en cette saison dans une telle
constitution : en effet 7 l'expérience le prouve.
Laccèsavec froid O1 le frisson est bien désagréable
pour le malade 2 vu la crainte qu'il a d'être suffoqué; mais, dans un grand nombre de cas divers,
je n'en ai jamais Vu de mauvaises
avec les apparences même les
conséquences 2
Dès
plus menaçantes.
que ce frisson est passé, le pouls et la respiration se rétablissent; le flegme sort plus aisément,
d'une couleur et d'une consistance plus louable:
ce serait certainement une pratique bien condamnable que d'arrêter une telle fiévre, car les remèdes
qui l'auraient arrêtée, 9 arrèteraient probablement
aussi l'expectoration ; et si le malade n'en était
immédiatement suffoqué, il serait au moins attaqué de goutte au printemps : j'en ai vu plusieurs
exemples; peut-être aussi arriverait-il des obstructions opiniatres aux poumons, aux viscères, aux
d'une consistance plus louable:
ce serait certainement une pratique bien condamnable que d'arrêter une telle fiévre, car les remèdes
qui l'auraient arrêtée, 9 arrèteraient probablement
aussi l'expectoration ; et si le malade n'en était
immédiatement suffoqué, il serait au moins attaqué de goutte au printemps : j'en ai vu plusieurs
exemples; peut-être aussi arriverait-il des obstructions opiniatres aux poumons, aux viscères, aux --- Page 497 ---
<
PÉRIENEINONTE
articulations, 3 et quelquefois
poitrine incurable. Les
une hydropisie de
du tort dans cette
ignorans font donc bien
propos des febrifuges. maladie, en employant mal-àMais il Bernigsetmena
intermittente salutaire
distinguer celte fièvre
cuit la matière de
(qui soulage la respiration,
d'accés qui parait Texpeetoration ), d'une fièvre
ladie, quand les quelquefois fort tard dans la
poumons
forces sont
maflasques et
trésépuisées 9 les
expectore alors, est fatigués. Ce que le malade
et il semble
délayé, jaune,
sivement que les glandes se
aerimonieux,
d'un flegme
déchargent excescas, chaque accès
catarrhenx cru, Dans ce
qui, en même augmente la quantité du
plus ténu
temps 3 devient d'un
flegme,
, plus jaune ; le
jour à l'autre
plus petit; T'estomac
pouls devient
le malade est
ne veut plus de
aussi
la
plus
nourriture;
peau prend une languisant, couleur a lair tout défait;
yeux sont gris-perlés
blanche terne ; les
llegmatique. Dans
3 et tout le corps est
quina est le meilleur ce cas 1 je dis que le leucofièvre. J'ai vu même le remède pour la toux quin- et la
en peu de jours, laissant quinquina arrêter la fièvre
ment aisé, bien cuit,
cependant un cracheeut été parfaitement jusqu'a ce que la maladie
jaidonné le
guérie. En ces
la réglisse quinquina seul ou en
occasions,
2 évitant les médicamens décoction aveç
échauffans, de peur
alcalins et
d'augmenter F'acrimonie.
D 1 Q -
C le
de pour la toux quin- et la
en peu de jours, laissant quinquina arrêter la fièvre
ment aisé, bien cuit,
cependant un cracheeut été parfaitement jusqu'a ce que la maladie
jaidonné le
guérie. En ces
la réglisse quinquina seul ou en
occasions,
2 évitant les médicamens décoction aveç
échauffans, de peur
alcalins et
d'augmenter F'acrimonie.
D 1 Q -
C le --- Page 498 ---
Dr LA FAUSSE
médicamens puissent être utiles
Quoique ces
quand
en quelques cas parbelitenteapedoenstsed ils ne réusle flegme est clair et tenace, cependant
le flegme est ténu, jaune et
sissent pas quand
librement
acrimonieux : on risque,en usant trop
de convertir la fausse péripneude ces drogues,
et de mauvais
monie en un catarrhe opiniatre
caractère.
la moutarde et le
Quand la maladie est guérie 9
utiles
de la diète, sont assez
raifort, comme partie
à cette maladie : on
sujettes
à quelques personnes
et ferles liqueurs spiritueuses
peut leur permettre
aussi une cuillerée
mentées. Ils peuvent prendre
entière, de
de
de moutarde (1)
ordinaire
graine
libre: mais
se tenir le ventre
tempsà autre 1 pour
et le beurre. 11
surtont ils doivent éviter la graisse
s'accoutumer à manger
Jeur faut aller à cheval;
des fruits bien
du miel s'ils le peuvent; ; prendre laitde beurre
mirs,avecdu pain, du petit-lait, du
d'aller
du sucre et du pain, et avoir attention
avec
du remede; j'en ai vu
(1) Il faut être prudent sur T'usage très-violentes : aussi M. Grant
deux fois des superpungations l'état des sujets. Qnoique le prinsuppose qu'on sit égard à de cette graine soit enveloppé
cipe acrimonieux et poignant
il se développe cepenpar une huile insipide et abondante,
causer de grands
dant assez dans les premières voies pour ont la fibre fort sensitroubles dans les sujets délicats, et qui
aux vucs
ble. Il est d'autres moyens plus sûrs pour répondre
de M. Grant.
entes : aussi M. Grant
deux fois des superpungations l'état des sujets. Qnoique le prinsuppose qu'on sit égard à de cette graine soit enveloppé
cipe acrimonieux et poignant
il se développe cepenpar une huile insipide et abondante,
causer de grands
dant assez dans les premières voies pour ont la fibre fort sensitroubles dans les sujets délicats, et qui
aux vucs
ble. Il est d'autres moyens plus sûrs pour répondre
de M. Grant. --- Page 499 ---
A
se
PERIPSFENONIX
coucher sans souper ; s'ils
45g
mer dans l'été, sy
peuvent aller à la
cela leur
baigner et en boire de
pourra être
l'ean,
sont sujets aux maladies trésavantageux, surtout s'ils
ques, comme je l'ai observé atrabilieuses quelconje n'ai pas la liberté de
en bien des cas, que
vent se lever de bon rendre publiques. Ils doicice avant leurs
matin, prendre de l'exer.
gres
repas, manger des viandes maisaveebenucoup de
à
et ne jamais faire légumes, diner seulement,
d'acides
d'excès de fortes
austères.
liqueurs, ni
Durant la saison de la
même quand la bile est constitution putride, ou
bilieux peut hasarder jaune et délayée, un sujet
fruits peu murs,
les acides austères et les
et semblables. comme des tourtes de
Mais, :
groseilles
doivent
septembre une fois
ils
préférer les fruits mûrs
passé,
éviter les pruneaux durs,
ou gardés, et
coings 9 les néfles : ces fruits grossiers, non mûrs,1 les
part pour les médicamens doivent être laissés à
et ne sont pas convenables antiseptiques puissans,
Nos douces
à une diète ordinaire.
racines, nos
nos melons, sont plus
légumes, 2 nos pèches,
avec du pain
propres, 2 si on les prend
bonne dose pour repas, et bien délayés par
d'eau fraiche, ou avant
une
non pas par forme de dessert
les repas, mais
alors ils surchargent
après les repas; car
des et de liqueurs l'estomac déjà rempli de solicoagulent T'huile. fermentées, le distendent, et
S
G Ve
ète ordinaire.
racines, nos
nos melons, sont plus
légumes, 2 nos pèches,
avec du pain
propres, 2 si on les prend
bonne dose pour repas, et bien délayés par
d'eau fraiche, ou avant
une
non pas par forme de dessert
les repas, mais
alors ils surchargent
après les repas; car
des et de liqueurs l'estomac déjà rempli de solicoagulent T'huile. fermentées, le distendent, et
S
G Ve --- Page 500 ---
460 DE LA FAUSSE PÉRIPXEUXONIE!
Telles sont les maladies ordinaires atrabilieuses
fort communes ici, mais bien rarement comprises,
et conséquemment mal traitées pour la plupart:
Horresco referrens ! --- Page 501 ---
X
RÉCAPITULATIOX
JE vais
raccourci, présenter 9 sous un point de
un détail des diverses
vue plus
le produit et tiennent des
maladies qui sont
se
lesquelles succédentles constitutions régnantes,
la révolution de
unes aux autres
complications T'année : je parlerai aussi pendant de
mutuelles
leurs
tions qu'il faut
, et des différentes intenparait d'autant remplir dans la cure.
plus nécessaire
Cetabrégé me
pendant lesquels
$ que les momens
mirent
j'écrivis cet
pas d'observer
ouvrage, 2 ne me perqu'on aurait
une méthode aussi exacte
de faire de fréquentes pul'attendre, et que j'ai été obligé
pas laisser de côté
digressions. Je ne voulus
tautes, ,
plusieurs observations
jusqu'à ce que j'eusse le
impordiger dans un
temps de les réêtre faire
la onvrage : ce que je
par suite, Je les ai
pourrai peutce traité comme elles
donc insérées dans
se sont présentées
plume, pendant les courts
sous ma
laissent mes occupations.
intervalles que me
les a fait publier ici, Si Voilà le motif qui me
eontenir
ce petit ouvrage
quelques
parait
ne
counnissances
m'inquiéterai plus de la
intéresantes, je
il est exécuté, Je
méthode avec
ne ferai
laquelle
pour les répétitions
pas non plus d'excuse
lation.
inévitables de cetle récapituToutes les fièvres sont,
pendant quelquesjours,
- - a -
en UES
les a fait publier ici, Si Voilà le motif qui me
eontenir
ce petit ouvrage
quelques
parait
ne
counnissances
m'inquiéterai plus de la
intéresantes, je
il est exécuté, Je
méthode avec
ne ferai
laquelle
pour les répétitions
pas non plus d'excuse
lation.
inévitables de cetle récapituToutes les fièvres sont,
pendant quelquesjours,
- - a -
en UES --- Page 502 ---
RÉCAPITULATIOS
précédés de quelques petites incommodités que
et que Celse rend
les Grecs appellent gopepa,
terrentia morbi, les avant-coureurs de la fièvre,
par
Ils sont suivis d'un degré de riou les préludes.
de la fièvre
gueur, ce qui fait le commencement
déterminée, et est le premier jour d'où doit dater
la maladie. Après cela, 7 paraissent les autres sympcomme le pouls fréquent, la chatômes fébriles 2
sécheresse de la bouche, etc.
leur de la peau 2 la
de suite,
Ceciaugmente par degrés plusieurs jours
et suit enfin un train régulier 7 de manière que
jour et près de la même heure, il parait
chaque
mèmes
sans aucun
quelques-uns de ces
symptômes
sensible. C'est pendant ce période
changement
tortaux malades:
que Tignorance fait le plus grand
sans considérer que la nature est occupée
agissant cuire la matière morbifique 9 et à la préparer
à
croient faire quelque
pourlexpulser, ces ignorans
chose de bien important, d'échauffer dans un
de rafraichir dans un autre ; d'augmenter
temps 1
la fièvre ou de la diminuerà un
beaucoup trop
tantôt une route, tantôt
trop grand degré, prenant
en cela à une personne qui,
une autre ; semblables
chercherait à en sortir
placée dans un labyrinthe,
la nature
connaitre la véritable route. Quand
sans
de
cette matière pour
a eu le terops
préparer
et qu'elle T'a fait en grande partie 9
T'expulser,
tombent par
tous les symptômes, ou la plupart,
et la maladie ne mérite plus enfin le nom
degrés,
trop grand degré, prenant
en cela à une personne qui,
une autre ; semblables
chercherait à en sortir
placée dans un labyrinthe,
la nature
connaitre la véritable route. Quand
sans
de
cette matière pour
a eu le terops
préparer
et qu'elle T'a fait en grande partie 9
T'expulser,
tombent par
tous les symptômes, ou la plupart,
et la maladie ne mérite plus enfin le nom
degrés, --- Page 503 ---
A
de
RÉCAPTULATIOS
fièvre. Mais il reste
modités quisontla
toujours quelques incomrance est encore conséquence dela fiévre. L'ignotrop officieuse dans ces
momens, en procurant des
derniers
dérables pour épuiser les évacuations assez consitarder le parfait
facultés naturelles,et rerétablissement.
Toute fièvre pect être divisée
suivantes : les préludes, le
en ces périodes
croissement, l'état, le déclin commencement, l'acde ces termes a différens
et les suites. Chacun
à la violence
degrés, tant par
la fièvre;
qu'à la durée, selon la rapport
car toute espèce de
nature de
ture particulière, en
fièvre est d'une naparcourt ses périodes conséquence de laquelle elle
promptitude que d'autres. avec plus ou moins de
une connaissance
Il est donc besoin d'avoir
de manière à
particulière de chaque
et
distinguer telle fièvre de toute espèce,
déterminer la durée de ces
autre,
Pour exposer ici ce
périodes.
tière, je divise les fièvres que je sais sur cette mades fièvres ordinaires en deux classes : I.O celle
1 parce qu'elles
régulièrement tous les ans, et semblent paraissent
production de notre
étre une
vivre
climat, et de la
que nous avons
manière de
vingt dernières
suivie, au moins depuis ces
j'appelle
annésci; 2,0 celle des fièvres
extraordinaires ou
que
qu'elles ne sont pas une
pestilentielles, 1 parce
naturelle de notre climat; production constante et
été apportées du dehors, mais, ou elles nous ont
ou elles sont la consé.
Den a -
WAA
semblent paraissent
production de notre
étre une
vivre
climat, et de la
que nous avons
manière de
vingt dernières
suivie, au moins depuis ces
j'appelle
annésci; 2,0 celle des fièvres
extraordinaires ou
que
qu'elles ne sont pas une
pestilentielles, 1 parce
naturelle de notre climat; production constante et
été apportées du dehors, mais, ou elles nous ont
ou elles sont la consé.
Den a -
WAA --- Page 504 ---
RECAPITULATIOS
quence d'une combinaison extraordinaire, et engendrées dans un hopital, dans une prison, ou
par de mauvaises eaux, de mauvaises provisions,
ou quelque autre cause qui coopère avec le climat
et la manière de vivre accoutumée.
Ces fièvres en général sont contagieuses, et les
fiévres ordinaires ne le sont pas, à moins qu'on
n'enaltère, la nature et qu'on ne les rende malignes
par de mauvais traitemens. Toutes les fièvres communes sont accompagnées d'une grande variété de
symptômes qui sont dus aux variations des saisons et du temps, à l'idiosyncrasie des
sujets, et
à d'autres circonstances du malade. Ces divers
symptômes ont aussi donné lieu aux différentes
dabsinursnegpiantenil distinguer ces fièvres.
En effet, je pense 9 après mon expérience et mes
lectures, qu'on peut réduire les fiévres communes
à sept espèces, classes ou constitutions ; et
selon qu'elles proviendront de la saison de l'année, que,
elles affecteront certain nombre de sujets, et seront consequemmentépidémiques;savoir :la fièvre
inflammatoire, humorale, catarrheuse, putride,
bilieuse, atrabilieuse et intermittente.
I. La fievreinflamulitoire ou cellequivient d'un
sang d'une ténacité visqueuse 9 que j'ai nommée
RIUGOS, causus, ou ardente, ou fièvre chaude, se
termine toujours lorsqu'elle est abandonnée à la
uature, en formant un pus dans les vaisseaux,
lequel est ensuite évacué par les émonctoires or-
flammatoire, humorale, catarrheuse, putride,
bilieuse, atrabilieuse et intermittente.
I. La fievreinflamulitoire ou cellequivient d'un
sang d'une ténacité visqueuse 9 que j'ai nommée
RIUGOS, causus, ou ardente, ou fièvre chaude, se
termine toujours lorsqu'elle est abandonnée à la
uature, en formant un pus dans les vaisseaux,
lequel est ensuite évacué par les émonctoires or- --- Page 505 ---
X
dinnires,
RCAPITOLATIOR
s'il n'est pas en
c'est ce qui fait la
trop grande quantité, et
urines. Mais si la
plus parfaite hypostase des
que les progrès de quantité la fièvre en est considérable, et
alors il se forme des
se fassent rapidement,
pôts anxquels la nature flegmons et certains dépour l'évacuer ensuite pousse une partie du
que partie interne par un ulcère formé à pus,
évacnation
ou externe du
quelcoopère avec
corps; ; et cette
Comme les ulcères
Thypostase des
se forment
urines.
organes vitaux ou
souvent dans les
détruire les
auprès, et qu'ils Peuvent
prévenir
fonctions, il est
en
ces
plus
de
heure la matière flegmons, en évacuant avantagenx de
l'avis de
offensive par les saignées, bonne
Sydenham, que d'attendre
selon
l'expulsion; du
et j'ai vu des
la coction et
succès de cette méthode. exemples saus nombre
Cette fièvre peut avoir lieu
goureux, pleins de santé,
dans les sujets vitoute saison, surtout dans les jeunes ou vieux, en
où l'on mange
pays élevés et
Mais elle
beaucoup de pain et de
secs,
parait le plus
végélaux.
Noël jusqu'au mois de fréquemmient ici depuis
à-dire, après que le froid jain de inclusiverent, c'estlong-temps pour resserrer les T'hiver a duré assez
les fluides du
solides et
des vraies
corps. Voilà pourquoi la condenser
vent
inflammations et les
plupart.
au mois de février et de plus violentes arrimercure est haut dans le
mars, surtout si le
I.
barométre, et que le
-
D - 2
A
Noël jusqu'au mois de fréquemmient ici depuis
à-dire, après que le froid jain de inclusiverent, c'estlong-temps pour resserrer les T'hiver a duré assez
les fluides du
solides et
des vraies
corps. Voilà pourquoi la condenser
vent
inflammations et les
plupart.
au mois de février et de plus violentes arrimercure est haut dans le
mars, surtout si le
I.
barométre, et que le
-
D - 2
A --- Page 506 ---
RÉCAPITELATION.
d'entre le nord-ouest et l'est. Ainsi,
vent vienne
entre Noël et juin
toutes les fièvres qui arriveront
l'inflamou moins compliquées avec
seront plus
et autres circonsmation, selon Tidiosyncrasie
des
et demanderont un traitement
tances
sujets,
De là vient que
antiphlogistique proportionné. catarrheuse et l'hula fièvre
nous voyons que
ces cinq mois, sont
morale, qui arrivent pendant
inflammatoires, et cèdent, en grande
en partie
que quelquespartie, au régime antiphlogistique; et toujours
unes même en sont guéries en entier,
contraire.
irritées par un traitement
La fièvre humorale ou synoque non putride,
2.0
appelle! ela plus commune des fièvres,
queSydeubam de la nature, ou la fièvre dépula grande fièvre
saisons dans
ratoire, peut avoir lieu en différentes
constitutions. Nous ne la voyons guère
quelques
beaucoup, et
que quand les jours augmentent est fort avancée.
printemps ou la végétation
quele
que cette fièvre a de comOutre Tinflammation
il y a aussi une fluxion
mun avec la précédente,
à l'estomac
de flegme épais que la nature dépose doit être
intestins dans cette saison, et qui
et aux
on a domté en partie
évacué : de sorte que quand
une diète
Tinflammation par les saignées et par
on doit aussi évacuer la matière
rafraichissante 2
et les intestins, aussi soucontenue dansl'estomac
dans l'un
les
de turgescence
vent que
symptômes dénoteront son existence.
ou dans les autres nous
ac
de flegme épais que la nature dépose doit être
intestins dans cette saison, et qui
et aux
on a domté en partie
évacué : de sorte que quand
une diète
Tinflammation par les saignées et par
on doit aussi évacuer la matière
rafraichissante 2
et les intestins, aussi soucontenue dansl'estomac
dans l'un
les
de turgescence
vent que
symptômes dénoteront son existence.
ou dans les autres nous --- Page 507 ---
-S
Ceci
ReCAPITELATION
suffit souvent
maladic; mais il
pour faire cesser toute
ne soit
peut aussi arriver
la
pas toute anéantie,
que la matière
plus de temps
parce qu'elle
et ne
pour être cuite dans les demande
passera pas alors
vaisseaux,
cune autre issue
convenablement
a presque
que par la peau. En
par aules
aucune fièvre ordinaire effet, il n'y
sueurs douces
dans
de la maladie etmodérées durant tout le laquelle
lon
soient plus
cours
pousse ces sueurs avant avantageuses. Mais si
sang ait été détruite,
que la viscosité du
plus
Tinflamamation
considérable; si d'ailleurs
deviendra
que la matière
on le fait avant
turgescente dans les
étéévacuce, on atténuera
intestins ait
tité de matière
etl'on exaltera une
être résorbée morbifique, qui
quanà
et mélée avec le pourra dès-lors
produire une fiévre
sang, de manière
miliaire,
gereuse,Inquelle, finit
sile malade irrégulière, dansouvent par une
vitassez longstemps,
senterie.
trés-mauvaise espèce de dyCette fièvre est rémittente
abord; et si elle est bien presque du premier
devient plus
traitée, la
longue de jour en
rémitence
change en
jour, enfin se
ensuite; intermittenace; et la
c'est
maladie
à quelques pourquoi elle ressemble disparait
les flux du fièvres d'accès du
beaucomp
priutemps
printemps, et tous
Quand la fluxion du participent de sa nature.
lesintestins, sans être flegmie tenace tombe sur
accompaguée d'évacuations,
30..
C N
Cas a
devient plus
traitée, la
longue de jour en
rémitence
change en
jour, enfin se
ensuite; intermittenace; et la
c'est
maladie
à quelques pourquoi elle ressemble disparait
les flux du fièvres d'accès du
beaucomp
priutemps
printemps, et tous
Quand la fluxion du participent de sa nature.
lesintestins, sans être flegmie tenace tombe sur
accompaguée d'évacuations,
30..
C N
Cas a --- Page 508 ---
RÉCAPITULATION,
ou sans une fièvre assez considérable, elle cause
des obstructions et des indigestions, des constipations opiniàtres, des coliques sèches, la jannisse, selon l'idiosyncrasie de chaque individu.
Toutes ces affections sont très-fréquentes en cette
saison-ci, et peuvent se guérir, comme l'expérience le prouve,) par les mêmes moyens à peu
près, parce qu'elles ont presque la même cause
que la fièvre.
3.0 L'autre grande maladie du printemps est
le catarrhe, ou une fluxion de sérosité qui se jette
sur la membrane de Schneider, et sur les poumons, avec éternument, crise, angine et toux.
Il y a deux choses à considérer par rapport à
cette fièvre : I. le degré d'inflammation; 2.0 la
d'acrimonie de la fluxion. Cette fièvre
quantité
arrive rarement avant Noël, le plus communément en février, et donne naissance à la vraie
consomption ou phthisie des poumons; elle est
fort longue de sa nature, et dure jusqu'à la fin
de juin. Pendant ce cours, elle se complique quelquefois avec la fièvre humorale; les vomitifs et
les purgatifs de l'une soulagent également dans
l'autre. Mais quand elle est simple, elle fait sa
crise naturellement par l'expectoration surtout.
Il ne faut pas employer de vomitifs ni de purgatifs réitérés, à moins qu'il n'y ait des signes
évidens de matière turgescente dans l'estomac et
les intestins. --- Page 509 ---
RÉCAPITULATION
Maisla fluxion qui se jette, dans cette fièvre-ci,
la membrane de Sclneider, n'est pas un vrai
sur
décharge du pus; c'est plutôt un
flegmon qui
déliée,
flegmonoide, lequel décharge une lymphe
et icre. C'est pour cette raison peut-être qu'on
quelque contagion par rapport aux
y a remarqué
jeunes geus.
parvientà une abonQuand une péripneumonie
la fièvre
la coction,
dante expectoration après malade crache un
tombe tous les jours, et le
de
épais, blanc, louable, pur ou marqué
pus
semblable à celui qui
petits filamens sanguins, vient à s'ouvrir; au lieu
s'épanche d'un abcès qui
de frédans le catarrhe, il parait, après
que,
rafraichissant,
quentes saignées et un traitement
du
claire, âcre, mordante, qui cause
une pituite
touche, laquelle pituite
prurit à tout ce qu'elle
de la
avec
des poumons et
gorge
se décharge
continue d'être fréquent,
abondance; le pouls
des parties
considérables
malgré ces décharges T'acrimonie semble entrer
affectées; ; de sorte que
beaucoup dans cetle fièvre, et que plusieurs
pour
sont sujets, le sont aussi aux bourde ceux qui y
dartreuses de
boutons, et aux pustules
geons,
précédent la maladie des poumons,
la peau qui
du rétablissement.
et dont le retour est le signe
des
ont donné lieu à un catarrhe, en
Bien
gens
Je dois observer
tàchant de guérir ces éruptions.
si l'on répercute un érysipèle (du
encore, que
da
M A L N
, et que plusieurs
pour
sont sujets, le sont aussi aux bourde ceux qui y
dartreuses de
boutons, et aux pustules
geons,
précédent la maladie des poumons,
la peau qui
du rétablissement.
et dont le retour est le signe
des
ont donné lieu à un catarrhe, en
Bien
gens
Je dois observer
tàchant de guérir ces éruptions.
si l'on répercute un érysipèle (du
encore, que
da
M A L N --- Page 510 ---
RÉCAPITULATION
il en résultera
printemps dans un jeune sujet,
dans la
probablement un catarrhe, au lieu que,
moisson, le résultat en sera une dysenterie.
ordinaires, il laut encore
Outre les évacuations
la diète la plus sévère pour traiter un catarrhe
durant la violence de Tinflammation, comme les
des fruits mûrs, l'eau d'orge, l'eau panée, 2
sucs
Mais lorsles infusions de pommes, et semblables.
le pouls cesse d'être dur, il faut mettre en
que
usage des alimens doux et plus nourrisans,comme farila laitue, toute espèce de
les concombres,
douces, les fruits secs,
neux, le pain, les racines
J'ai
le lait de présure et le lait de beurre.
quella mauvaise pratique, qui fait
quefois pensé que
maladie, était due à l'idée
tant de mal dans cette
la
avait qu'elle était de la même nature que
qu'on
du mois de novembre, ou
fausse péripneumonie
la toux et la fièvre que Sydenhan
plutôt que
appelle la fièvre d'hiver.
vésicatoires faiLes ignorans ayant vu que les
beaucoup de bien dans ces maladies, en
saient
attendu les mêmes effets dans le vraicatarrhe,
ont
de voir qu'un simple vésiet ont été fort surpris
mais remede innocatoire appliqué mal-à-propos, l'inflammation et
cent suivant eux, avait irrité
tel
le catarrhe en
l'acrimonie à un
point, que
l'on
incurable. Si cependant
était devenu presque
ont une
compare ces maladies, on verra qu'elles
cause tout opposée.
adies, en
saient
attendu les mêmes effets dans le vraicatarrhe,
ont
de voir qu'un simple vésiet ont été fort surpris
mais remede innocatoire appliqué mal-à-propos, l'inflammation et
cent suivant eux, avait irrité
tel
le catarrhe en
l'acrimonie à un
point, que
l'on
incurable. Si cependant
était devenu presque
ont une
compare ces maladies, on verra qu'elles
cause tout opposée. --- Page 511 ---
A
RÉGAPITULATION
est la maladie des sujets
La fausse péripneumonie
ils ont passé quarante ans:
gras et replets, quand
elle succède à la constitution bilieuse 2 est compliavec l'humeur atrabilaire ; les poumons sont
quée
2 froid , sans
chargés d'un flegme tenace 7 visqueux.
d'inflammation ; au lieu que le catarrhe
beaucoup
pléthoriques, auest la maladie des sujets jeunes, ,
dessous de trente ans ; il succède à la constitution
inflammatoire, se complique avec elle, la membrane de Schneider étant enflammée comme d'un
érysipèle, et jetant une lymphe âcre, délayée :
qui fait du bien
de sorte que tout médicament
dans l'une par sa qualité incisive et pénétrante, 9
fait beaucoup de tort dans l'autre.
fait
Qnand il s'est passé plusieurs jours, il se
ou coction dans les vaisseaux, comme
une digestion
de l'urine:l le pus ainsi
onle voit par le changement
ordinaires
formé,se décharge par les émonctoires matière
9 sous la forme d'une
et parlfexpeetoration,
il se
cuite. Mais si, au lieu de cette expectoration,
abcès aux poumons, , et que le pus
forme un grand
forme divers petits
y soit déposé 1 ou qu'il se
dans la surface
flegmons 1 appelés tubercules 2 de face; il s'enalors la maladie change
interne 5
accompagnée de sympsuit une fièvre hectique,
occulte 1
tômes particuliers : 1. d'une vomique
d'un
bien connue et bien décrite par les auteurs; ;2.0
ulcère réel , ouvert, , jetant du pus, et quise guérit
difficilement; ce qui est dû en partic? à la structure
M
- -
legmons 1 appelés tubercules 2 de face; il s'enalors la maladie change
interne 5
accompagnée de sympsuit une fièvre hectique,
occulte 1
tômes particuliers : 1. d'une vomique
d'un
bien connue et bien décrite par les auteurs; ;2.0
ulcère réel , ouvert, , jetant du pus, et quise guérit
difficilement; ce qui est dû en partic? à la structure
M
- - --- Page 512 ---
RÉCAPITULATION.
des poumons, , et en partie à leur mouvement percontinnel de l'air libre auquel
péluel,et: au contact
exposée : de là
cette partie est nécessairement
la grande difficulté 7 et même l'impossibilité
morale de guérir cette maladie à ce période.
les choses ont été bien traitées,
Mais, lorsque
la coction et la crise se sont faites sans précique
toute la maladie a été réduite parle
pitation, que
laissant
de la
temps du mois de juillet, ne
que
faiblesse et du relàchement dans les poumons $
cette suite de la maladie ne peut se guérir que par
les mêmes exercices et les mêmes
le même air,
efficaces pour rétaremèdes qu'on trouve les plus
fibre faible et lâche, comme un air léger 2
blir la
nourrissant, de
un régime sec,
sec, T'équitation,
le quinT'espèce antiseptique ; les eaux chalybées,
les bains froids : traitement et régime qu'il
quina,
aoûtjusqu'en décembre, et ainsi
faut suivre depuis
catarrheuse ; car
jusqu'à la fin de la constitution
fortifier la
il faut employer tous les moyens pour
sans causer de pléthore. Sans ces
constitution, 2
certaines
précautions 1 les rechutes sont souvent
jeunes gens et dans nos climats, dès que
parmiles
catarrheuse reparait. Quoique ces
la constitution
deviennent nécessaires pour
remedes fortifians
quand la Gèvre a été totaprévenir les rechutes ,
toujours se
lement domtée, on doit cependant
durant la fièvre, et
souvenir qu'ils sont pernicieux
l'airde la Hollande sera alors plus salutaire que
que
certaines
précautions 1 les rechutes sont souvent
jeunes gens et dans nos climats, dès que
parmiles
catarrheuse reparait. Quoique ces
la constitution
deviennent nécessaires pour
remedes fortifians
quand la Gèvre a été totaprévenir les rechutes ,
toujours se
lement domtée, on doit cependant
durant la fièvre, et
souvenir qu'ils sont pernicieux
l'airde la Hollande sera alors plus salutaire que
que --- Page 513 ---
celui
RÉCARTELATION
de Monipellier. Mais, le
plus sûr moyen que
cette
Jaateandjsenreaper
dangereuse
prévenirles rechutesdans
les Indes
maladie, c'est d'aller résider daus
les vingt-cinq occidentales,jusqus ce que l'on ait
ans ( de son
passé
Ces trois constitutions, àge.)
Thumorale et la
3 savoir, Tinllammation,
catarrheuse, , aussi-bien
complications mutuelles,
que leurs
maladies ordinaires du comprennent toutes les
l'été est assez avancé printemps. Mais, dès que
effet sur le corps, les pour produire tout son
sels et les
solides sont
huiles exaltés et
relichés, 2 les
parties les plus fluides du 9
q.elques-umes des
le reste devient
sang sont exhalées , et
anciens sppelaient susceptible de cet élat que les
est plus jaune,
putride : la sérosité du
l'urine plus
sang
plus sale et le pouls plus chargée 7 la bouche
la peau sont plus
petit : les sécrétions de
-
abondantes, le
serré; on a plus d'envie de
ventre plus resmanger; ; on devient plus
boire et moins de
l'on a peine à se lever le mou, plus indolent, et
De là résulte un
matin.
différentes des
assemblage de maladies toutes
plus putride précédentes : elles sontd'une
9 mais nullement
espèce
par elles-mèmes. Voici les
inllammatoires
précèdent : Disposition à suer symptômes qui les
vement 9 haleine forte
au moindre moubouche sale le
avant d'avoir
douleurs
matin, urine chiargée mangé, 2
légères passagères, vents dans 2 jaune 7
les intesM V
W
es des
assemblage de maladies toutes
plus putride précédentes : elles sontd'une
9 mais nullement
espèce
par elles-mèmes. Voici les
inllammatoires
précèdent : Disposition à suer symptômes qui les
vement 9 haleine forte
au moindre moubouche sale le
avant d'avoir
douleurs
matin, urine chiargée mangé, 2
légères passagères, vents dans 2 jaune 7
les intesM V
W --- Page 514 ---
RÉCAPITULATION
suivis
de petites selles fétides et amères:
tins,
par
de la fièvre que les
Tels sont les avant-coureurs
anciens appelaient synoque putride, ou typhus,
TUDETOS d'Hippocrate 9 que Sydenham ap.
tupmons fièvre varioleuse, parce qu'il avait observé
pelle
la constitution qui la produisait , augmentait
que
et irritait la petite-vérole.
le
C'est la seule fièvre qu'il faut distinguer par
de
On n'avait pas encore attaché,
nom
putride.
d'idée juste à la significaces dernières années-ci,
désiguer toute
tion de ce mot. Ons'en servait pour
fièvre de mauvais caractère 7 de quelque espèce
fit. Si, par exemple 1 un jeune sujet est
qu'elle
au mois de février,
attaqué d'une angine maligne
quoique
on dit qu'il a une esquinancie putride,
inl'angine maligne dans un tel sujet soit plutôt
Cet abus des termes doit
flammatoire que putride.
donc produire des erreurs bien funestes.
Il est vrai que la peste, la petite-vérole et l'anmaligne auront plus aisément lieu, 2 s'augmengine
la constitution putride, et
teront, s'irriteront par
chacune de ces maladies est infiniment plus
que
quand elle se manicontagieuse et plus maligne, dans toute autre ; et
feste dans cette saison que
de cette
elles semblent tenir de la nature
qu'ainsi
vrai
chacune
constitution. Mais il est également
que
maladies se rencontre aussi durant la consde ces
et
on ne doit pas
titution inflammatoire , qu'alors
en entier comme des maladies pules considérer
ride, et
teront, s'irriteront par
chacune de ces maladies est infiniment plus
que
quand elle se manicontagieuse et plus maligne, dans toute autre ; et
feste dans cette saison que
de cette
elles semblent tenir de la nature
qu'ainsi
vrai
chacune
constitution. Mais il est également
que
maladies se rencontre aussi durant la consde ces
et
on ne doit pas
titution inflammatoire , qu'alors
en entier comme des maladies pules considérer --- Page 515 ---
1. /
RÉCAPITULATION
trides, mais les traiter d'une manière un peu difdaus les jours caniculaires 1 et sous
férente que
produit la sy*
l'influence de la constitution qui
putride, ou la vraie fièvre pntride. La rounoque
sont des maladies inflamgeole et la coqueluche
inflammamatoires, et irritées par la constitution
les entends appeler putrides.
toire : et cependantje
ontduréq quelques
Quand ces préludes, terrentia,
elle-même en
jours, , la nature se soulage souvent colluvies morévacuant la congestion morbifique e,
haut et par bas ; mais il est encore plus
bidu, par
de faciliter au moins ces évasouvent nécessaire
entièrement; car
cuations, si on ne les opère pas
ils
étant relàchés, les nerfs trop mous,
les solides
faiblement à ces
répondre que
ne peuvent plus
imeffets, souvent même cela leur est absolument
possible. Si donc il ne se fait pas d'évacuations
ces symptômes a il
spontanées, et qu'on néglige
douleur fixe
prend une espèce de crampe et une
de l'estomac, avec ull abattement d'esprit
au creux
douleur à la têre et aux lombes ;
considérable,
le
s'abat, est
le malade frissonne un peu; pouls
fréquent ; il vient des sueurs symptomatiques, soulaabondantes, colliquatives 2 sans
gluantes >
urines deviennent troubles, égagement, et les
et il n'en résulte rien
lement symptomatiques 9
putride,
Telle est la vraie synoque
d'avantageux.
la manière de la
plus ou moins dangereuse par
traiter.
MA
têre et aux lombes ;
considérable,
le
s'abat, est
le malade frissonne un peu; pouls
fréquent ; il vient des sueurs symptomatiques, soulaabondantes, colliquatives 2 sans
gluantes >
urines deviennent troubles, égagement, et les
et il n'en résulte rien
lement symptomatiques 9
putride,
Telle est la vraie synoque
d'avantageux.
la manière de la
plus ou moins dangereuse par
traiter.
MA --- Page 516 ---
RÉCAPITULATION
En comparant cette maladie avec la synoque
non putride, on verra que l'origine, les progrés,
les symptômes, et la méthode curative en sont
bien différens. L'abattement d'esprit qui arrive
dans la synoque non putride n'est pas si grand;
le spasme et la douleur au creux de l'estomac n'y
sont pas si ordinaires 2 ni le pouls sil languissant;
les rémittences sont plus sensibles, l'urine n'est
pas si jaune, la langue si sale, si chargée", ni les
sueurs si fétides au commencement, 9 ni si abondantes. Les rémittences sont considérables après
les premières évacuations ; et quand on a persévéré dans le traitement convenable autant qu'ille
faut, la maladie aboutit à une coction et à une
crise qui se fait en une fois par la peau 2 ou à
plusieurs reprises 1 par accès réguliers, 2 ordinairement après neuf, onze, ou quatorze jours; au
lieu que la synoque putride n'a pas 2 à beaucoup
près, ces rémittences, et devient à peine intermittente : elle ne demande pas de grandes et de
iréquentes saignées, quand même le sang paraitrait coueuneux, 2 parce que la disposition à l'inflammation est passée dans la saison qui produit
cette fèvre : la sérosité du sang est plus jaune que
de coutume, et le fond du caillot est en général
très-peu lié, même quand il ya une coueune on
peau à la superficie.
Il faut saigner tous les sujets pléthoriques at
commencement de toute fièvre, pour préparcr les --- Page 517 ---
RÉCAPITELATION
voies.aux vomitifs et aux purgatifs ; mais, cceteris
il faut moins les saigner dans cette fièvre
paribus,
des autres. La chaleur de la
que dans la plupart
fièvre raréfie le sang, surtout dans les sujets pléaisément les sethoriques ; ils supportent plus
ils
cousses des vomitifs et des purgatifs 1 quand
de
relâcher la tension
ont perdu assez
sang pour
des vaisseaux.
manifeste comme
La synoque non pntride se
fièvre inflammatoire , et les sigues de matière
une
dans l'estomac et les intestins ne paturgescente ordinairement au premier abord; ati
raissent pas
on les voit de
lieu que, dans la synoque putride,
bonne heure.
Pendant les premiers jours de la synoque non
le malade est généralement resserré; il
putride 2 vomitifs et des
uu peu vifs pour
faut des
purgatifs
mouvoir le flegme ; et le second vomitif en emordinairement plus que le premier. Dans la
porte
la matière est plus aisément resynoque putride 9
rare de voir un cours de
muée; et il n'est pas
suivre la
ventre, ou une espèce de dysenterie 2
fièvre dans tout son cours. Il parait que c'est pour
raison
l'aa appelée fièvre dysencette
queSydenham!
mais la maladie, accompagnée de ce cours
térique ;
demandait pas d'autre traitement que
de ventre, ne
lorsqu'il n'existait pas.
Hy a une différence analogue entre la colique
appelle colidu printemps et celle que Sydenham
-
et il n'est pas
suivre la
ventre, ou une espèce de dysenterie 2
fièvre dans tout son cours. Il parait que c'est pour
raison
l'aa appelée fièvre dysencette
queSydenham!
mais la maladie, accompagnée de ce cours
térique ;
demandait pas d'autre traitement que
de ventre, ne
lorsqu'il n'existait pas.
Hy a une différence analogue entre la colique
appelle colidu printemps et celle que Sydenham
- --- Page 518 ---
RECAPITUEATION
478 bilieuse du mois de juiliet et de la canicule: :
que
tenant de la nature dela
la colique du printemps,
synoque non putride, est en particiniflammatoire,
demande la saignée à certain
et conséquemmenit fomentations 1 les bains 1 les
degré ; et après ces
évacuer
émolliens, il faut des purgatifs actifs pour
et lever les obstructions; au
ce flegme visqueux
bilieuse, la saignée n'est
lieu que, dans la colique
suffit de donner
toujours nécessaire, et qu'il
pas
pour enlever la congestion pude doux purgatifs
les fomentations et
tride quand on a mis en usage
les bains convenables.
demander les
Une fèvre de printemps pent
etles vésicatoires vers sa terminaison;quand
opiats bien traitée dès le commencement 2 elle
elle est
ou
dure souvent depuis neuf jusqu'à quatorze,
jours : une fièvre de printemps mal
vingt-et-nn
longue, et peut répondre à la
traitée est toujours des fièvres miliaires, fèvres
description donnée
fièvres nerveuses 2 de la fébricule, etc.;
lentes, fièvre d'été bien traitée dès le commenmais une
ni de vésicement, ne demande jamais d'opiats,
sulfisent pour l'enlever ;
catoires : quatre jours de neuf. Si elle est mal
raremen t il en fauit plus
traitée dès Tabord, elle devientaisément pétéchiale,
fatale en peu de jours. En
maligne et fréquemment
anomale,aphiheuse
d'autres occasions, elle devient
et très-longue.
5,0 Le mois d'août change la constitution putride
le commenmais une
ni de vésicement, ne demande jamais d'opiats,
sulfisent pour l'enlever ;
catoires : quatre jours de neuf. Si elle est mal
raremen t il en fauit plus
traitée dès Tabord, elle devientaisément pétéchiale,
fatale en peu de jours. En
maligne et fréquemment
anomale,aphiheuse
d'autres occasions, elle devient
et très-longue.
5,0 Le mois d'août change la constitution putride --- Page 519 ---
- -
RÉCAPITBLATION
commence par le coleraen bilieuse, laquelle
cette constitumorbus. La fièvre qui accompagne
bition, et que l'on appelle ordinairement fievre
la même
la nouvelle fièvre de Sylieuse, est
que Lausanne de Tissot. Celte
denham, ou la fièvre de.
putride, en ce qu'elle
fièvre remembleilaynoque
se
semble venir d'une matière âcre, , jaune, qui
dansle sang, laquelle ne peut être aisément
trouve
intestins. Elles différent cepenévacuée que parles
la fièvre bilieuse ressemdant à quelques égards :
ble même 2 à d'autres égards 2 à la synoque non
la rémittence s'aperçoit dans la fièvre biputride ;
elle est bien
lieuse dèsle commencement: ; quand
deviennent toujours plus
traitée, ces rémittences terminent
une vraie
longues, et quelquefois se
par
intermittence. Quand la partie bilieuse a été évades vomitifs et des purgatifs réitérés , ou
cuée par
il se fait, au
corrigée par un régime convenable,
jour, une coction et une
onzième ou quatorzième
crise à l'aide d'une transpiration nocturne spon1
heures
le malade est accoutumé de
tanée, aux
que
dormir quandil se porte bien, et ons'en aperçoit
le soulagement que l'on voit le jour
toujours par
la sueur des pre.
suivant; de sorte que 1 quoique
soulamiers jours de la fièvre ne donnât pas de
et dût par cette raison être arrêtée, plutôt
gement,
on ne doit cependant pas le faire
que soutenue,
jour qu'on a
après le onzième ou quatorzième
,les acides,selon
donné les vomitifs,les purgatifs,
e
bien, et ons'en aperçoit
le soulagement que l'on voit le jour
toujours par
la sueur des pre.
suivant; de sorte que 1 quoique
soulamiers jours de la fièvre ne donnât pas de
et dût par cette raison être arrêtée, plutôt
gement,
on ne doit cependant pas le faire
que soutenue,
jour qu'on a
après le onzième ou quatorzième
,les acides,selon
donné les vomitifs,les purgatifs,
e --- Page 520 ---
NÉCAPITULATION
le besoin. Il faut même fortifier la diète, y ajouter
les acides minéraux et le vin ; ce que l'on ne peut
accorder avant que les parties grossières del Népaississement morbifique aient été corrigées ou évacuées
par les intestins. dont je me sers dans ces occaLe diaphorétique
de
sions est ordinairement le camphre 9 l'esprit
Minder , J'eau de menthe, le sirop de safran et la
d'antimoine. Quand la langue a paru bien
chaux
le malade a été plutôt agité que
nette 1 et que
nuit,Jaiajouté un peu d'opium
brulant pendantla
succés. Telle était
à la potion de la nuit, et avec
aussi la pratique de Sydenham , quand une plus
lui eut appris que niles opiats,
longue expérience
qu'après le quatornile quinquina ne réussissaient
zième jour.
la transpiraCependant il ne faut pas pousser
le jour, mais on fera lever le malade
tion pendaut
tous les jours avant midi.
les
La fièvre putride demande souventlesacides'
forts et les plus astringens, au lieu que la
plus
s'accommode au mieux des acides
fiévre bilieuse
commencenentjuaqnal ala fin;
savonneux.depuisle
sont les sucs des fruits mûrs, l'oxymel
comme
semblables, qui, suivant mon opicommun 7 et
des remèdes dans les
nion, sont les plus généraux
fiévres ordinaires. J'ai vu quelques jeunes perdélicates sujettes aux acides des premières
sonnes
plusieurs
voies, lesquelles ne pouvaient, pendant
au mieux des acides
fiévre bilieuse
commencenentjuaqnal ala fin;
savonneux.depuisle
sont les sucs des fruits mûrs, l'oxymel
comme
semblables, qui, suivant mon opicommun 7 et
des remèdes dans les
nion, sont les plus généraux
fiévres ordinaires. J'ai vu quelques jeunes perdélicates sujettes aux acides des premières
sonnes
plusieurs
voies, lesquelles ne pouvaient, pendant --- Page 521 ---
- -
RÉCAPITELATION
48n
Années,sacommoderé du miel, du sucre, des fruits,
étaient obligées de vivre
de l'oxymel, et qui par-la
animales, de vieux
principalement de substances
et même de viandes un peu mortifiées:
fromage 2
avancés en age, ou dont les fièvres
ces gens 1 plus
s'accommodaient
avaient changé la constitution,
même du
cependant alors de tout cela, prenaient
lait de beurre aigre, sans aucun inconvénient.
me livrer ici à mon idée 9 je dirais
Si j'osais
ferait fondre le flegme
la chaleur de l'été
que
et en ferait la matière âcre
tenace du printemps,
et que la diète de
et jaune de la synoque putride,
échauffant
substances animales 2 et un régime
humorale, pourrait faire
durant la constitution
les soichose de semblable ; au lieu que
quelque
et froides de la moisson corrigent en
rées longues
morbifique des humeurs qui
partie la disposition la chaleur de l'été et de la caniproviennent de
à certain point, à ce qu'elles
cule, et les ramènent,
elles sont
étaient durant le printemps précédent:
seulement un peu plus jaunes. 1 plus acrimoalors
plus animalisées ; de sorte
nieuses, et réellement
fièvre flegmatique ou
que si l'on suppose qu'une
avec une synoque
humorale se trouve compliquée
d'une
cela nous donnera quelqu'idée
putride, bilieuse et de la manière de la conduire.
fièvre
consiste
La constitution bilieuse épidémique
la dysenterie bilieuse, la
dans le colera-morbus,
bilieux. Toutes ces
fièvre bilieuse et l'érysipèle
I;
Va
1 N
uses, et réellement
fièvre flegmatique ou
que si l'on suppose qu'une
avec une synoque
humorale se trouve compliquée
d'une
cela nous donnera quelqu'idée
putride, bilieuse et de la manière de la conduire.
fièvre
consiste
La constitution bilieuse épidémique
la dysenterie bilieuse, la
dans le colera-morbus,
bilieux. Toutes ces
fièvre bilieuse et l'érysipèle
I;
Va
1 N --- Page 522 ---
RÉCAPITULATION.
maladies sont du même temps, ou à peu près ; o1
donc dire qu'elles composent la constitution
peut
surtout si l'on y joint la fièvre
de la moisson 2
vois
d'accès. Mais, en considérant mon journal ,je
l'érysipèle était plus commun vers les comque
de la constitution du printemps,c'estmencemens durant la disposition catarrheuse ; au lieu
à-dire,
était plus fréque, dans la moisson, l'érysipèle
vers la fin de la constitution bilieuse, quand
quent T'humeur atrabilaire commençait à se manifester;
de sorte que je ne sais si je dois appeler l'éryside la moisson une maladie bilieuse 2 ou atrapèle
bilieuse.
T'érysipèle à une fièvre pesSydenham compare quelquefois c'est une matilentielle 9 1.o parce que
les nerfs sont proladie qui règne beaucoup ; 2.0
affectés avant l'éruption ; 3.0 après
digieusement
re nutd, le traitement diaphola saignée, pro
heures ;
rétique y convient pour quarante-huit
ensuite elle cède aux purgatifs et au régime
4.o
antiseptique. Cependant on ne. peutl'appeler pess'accommode d'un
tilentielle; car 2 quoiqu'elle
traitement analogue à celui de la fèvre pestilentielle, et lui ressemble en quelques-uns des premiers symptômes 1 elle n'est cependant jamais
autant que j'ai pu l'observer. Mais
contagieuse 2
ici
T'érysipèle de la moisson
je dois rappeler
que
et
diffère essentiellement de celui du printemps,
demande un autre traitement, d'autant que le pre-
l'appeler pess'accommode d'un
tilentielle; car 2 quoiqu'elle
traitement analogue à celui de la fèvre pestilentielle, et lui ressemble en quelques-uns des premiers symptômes 1 elle n'est cependant jamais
autant que j'ai pu l'observer. Mais
contagieuse 2
ici
T'érysipèle de la moisson
je dois rappeler
que
et
diffère essentiellement de celui du printemps,
demande un autre traitement, d'autant que le pre- --- Page 523 ---
mier est
REeAPIFELATION
Tinflammation. compliqué avec la bile, et le sécond
avec
Quand la fièvre bilieuse
les symptômes de la
tombe, on voit paraitre
vent ces maladies constitution atrabilieuse.
fiévre
ne sont
Sourégulière 5 et le accompugnées d'aucune
lent qu'en santé,
pouls dans ce cas est plus
etau-dessous de
courage est abattu , le
T'étatnaturel. Le
ventre flatulent et
sommeil interrompu, le
mais sans chaleur obstrué, la langue sale le
constitution
et sans soif extraordinaire. matin,
maladie
atrabilieuse est la vraie
La
hypocondriaque
cause de la
tesse sans sujet dans les avecmatière, et de la (risfemmes, d'une espèce
hommes ; et dans les
toujours fort difficile depassion de
hystérique. Il est
matière morbifique de délayer et d'évacuer la
iln'y a ni toux, ni fiévres cette constitution, quand
goutte, ni
s ni
éruption en même hémorrhoides, ni
traitement, un mauvais
temps. Un mauvais
Elle produit facilement régime l'irritent aisément:
telles que
des éruptions à la
le lichen, limpétigie 2 Therpe 2 la
peau ;
et semblables. Si cela goutte-rose 2
ment, le malade en est soulagé parait copieuseguéri tout-à-fait; ; et méme
; mais il n'est pas
éruptions avant que l'humeur on ne peut guérir Ces
atténuée, délayée et évacuée. atrabilaire soit bien
tution est accompagnée de
Quand cette constile plus souvent lente et fièvre, cette fièvre est
elle est bien
ennuyeuse 3 même
conduite, et peut devenir quand
mortelle,
3r..
- -
A
, le malade en est soulagé parait copieuseguéri tout-à-fait; ; et méme
; mais il n'est pas
éruptions avant que l'humeur on ne peut guérir Ces
atténuée, délayée et évacuée. atrabilaire soit bien
tution est accompagnée de
Quand cette constile plus souvent lente et fièvre, cette fièvre est
elle est bien
ennuyeuse 3 même
conduite, et peut devenir quand
mortelle,
3r..
- -
A --- Page 524 ---
RÉCAPITULATION.
si l'on tente de faire cesser les affections spasmoles médicamens prétendus anti-hystédiques par
Quelquefois elle cause
riques et antispasmodiques.
ou
semblable au colera-morbus, pluune colique
l'on attribue souvent
tôt à la colique bilieuse, que
de bile, et semau spasme 2 à des concrétions
On
blables, à cause de ses fréquens retours.
peut
aisément cesser cette colique, mais non la
faire radicalement et sans retour, que par une
guérir
désobstruante, et de semblables
longue diète
médicamens.
de T'hiver sont
Les toux du commencement
épicompliquées avec cette constitution
souvent
en même temps la fausse
démique, et produisent
de Sydenham. Cette péripneupéripneumonie immédiatement dangereuse que
monie est plus
mais de plus
toute autre maladie atrabiliense 2
d'entr'elles ; car ce tracourte durée queplusieurs du flegme qu'on exvail de la toux et l'évacuation
atrabifacilitent l'expulsion de Thumeur
pectore, 2 embarrassait les viscères, et obstruait les
laire qui
passe rarement
intestins. La fausse péripneumonie
lieu
jours, quand elle est bien traitée ; au
quarante
maladies atrabilieuses sont bien plus
que d'autres
durer deux ans avant d'obtenir
longues. J'en ai vu
malades obserquoique les
une cure complète 1
et usassent de
vassent un régime désobstruant. 9
Quelremèdes semblables, le plus régulièrement.
six semaines de l'été aux
ques uns même passèrent
ins. La fausse péripneumonie
lieu
jours, quand elle est bien traitée ; au
quarante
maladies atrabilieuses sont bien plus
que d'autres
durer deux ans avant d'obtenir
longues. J'en ai vu
malades obserquoique les
une cure complète 1
et usassent de
vassent un régime désobstruant. 9
Quelremèdes semblables, le plus régulièrement.
six semaines de l'été aux
ques uns même passèrent --- Page 525 ---
E
T -
RÉCAPITULATION
et six autres semaines à la
eaux de Cheltenham,
de l'eau : tous
mer, s'y baignant, et en buvant
à la fin se rétablirent. d'accès dans les uns 7 et une
J'ai vu une, fièvre
favoriserles effets des
espèce d'éruption dartreuse
d'attention à ces
remèdes désobstruans. On fit peu
mêmes
affections; on suivit le même régime et les
désobstruans comme auparavant, 9
médicamens
les dartres l'essence antisinon qu'on ajouta pour
les bains et bumoniale de Huxham, en prenant
d'air et
vant de l'eau de mer. Le changement fièvre
l'exercice furent recommandés pour la
d'accès.
atrabilieuse dure tout le mois de
La constitution
de
dans des
de décembre et janvier,
novembre 1
comme elle
hivers sereins ( comme en 1769); et,
avec les maladies inflammatoires
est compliquée
elle en rend la cure plus diffide cette saison-là,
le temps est à la
cile et plus longue que quand
observe
gelée et sec : voilà pourquoi Sydenham n'étaient
si fréles vraies inflammations
pas
que
les hivers sereins avant le mois
quentes pendant de fièvre qui est produite par
de mars. L'espèce
atrabilieuse peut
Tinfluence que la constitution
avoir sur les maladies de l'espèce inflammatoire,
Sydenham 3 sous le nom
nous a été indiquée par
d'attention,
de fèvre d'hiver. Elle mérite beaucoup différente
la manière de la traiter est
parce que
convient à la vraie inflammation,
de celle qui
distinctifs.
dite. Voici les symptômes
proprement
h
es pendant de fièvre qui est produite par
de mars. L'espèce
atrabilieuse peut
Tinfluence que la constitution
avoir sur les maladies de l'espèce inflammatoire,
Sydenham 3 sous le nom
nous a été indiquée par
d'attention,
de fèvre d'hiver. Elle mérite beaucoup différente
la manière de la traiter est
parce que
convient à la vraie inflammation,
de celle qui
distinctifs.
dite. Voici les symptômes
proprement
h L A
- - --- Page 526 ---
RÉCAPITELATION.
Dans la vraie inflammation 2 la langue est
I.o
2.0 l'urine de couleur de flamme, et ne
blanche ;
elle est froide, avant
devient pas bourbeuse quand
rile temps de la coction; : 3.0 après la. première
les
étincellent, le visage est bouffi et
gueur, yeux
toute la peau
rouge, et même assez généralement
l'est aussi ; mais, quand la disposition atrabiliense
s'yjoint, L.olalangue est jaune et chargée;a.1 l'urine
bourbeuse et trouble.au commencement; ; 3.0 le
est malade a l'air embarrassé; 4.° le courage abattu ;
5,0 très souvent il a une toux et une respiration
gênée, avec sifflement.
Quand l'inflammation estsimple, la saignée proet
il ne
cure un soulagement prompt permanent,
faut pas de vomitifs ; on doit absolument s'en
abstenir ; on peut tout au plus donner de doux
et incapables de causer une forte irritapurgatifs
l'inflammation est compliquée d'hution. Quand atrabilieuse, la saignée soulage à l'instant ;
meur voit aussitôt paraitre les symptômes de
mais on à la tête, de turgescence dans les intesplénitude
tins : il iaudra des purgatifs., et peut-être un vOmitif avant de les pouvoir faire cesser. La grande
plénitude et douleur de tête, quelque toux assez
notable, ou une difficulté de respirer, indiquent
quelque chose de plus qu'une inflammation.,
quand les symptômes ne sont pas soulagés par la
saignée seule.
On fera souvent cesser en peu de jours une
fièvre inflammatoire atrabilieuse peu considérable,
turgescence dans les intesplénitude
tins : il iaudra des purgatifs., et peut-être un vOmitif avant de les pouvoir faire cesser. La grande
plénitude et douleur de tête, quelque toux assez
notable, ou une difficulté de respirer, indiquent
quelque chose de plus qu'une inflammation.,
quand les symptômes ne sont pas soulagés par la
saignée seule.
On fera souvent cesser en peu de jours une
fièvre inflammatoire atrabilieuse peu considérable, --- Page 527 ---
- - -
48J
NÉCAPITBEATIOS
les purgatifs, si lon
par la saignée, 9 les vomitifs,
elle dure
s'y prend à temps; mais, 9 en général, et de la
jours, si le degré du pouls
vingt-etun
soutenu pour prochaleur s'est assez long-temps phlogistique ; de
duire beaucoup d'épaississement et de la couleur
sorte que le sang fort couenneux, 2 fièvre. Si cepend'un suif sale, présage une) longue violens, il vaut
dant les symptômes ne sont pas de vouloir armieux attendre patiemment, que médicament. J'ai
aucun
rêter ses progrès par
fièvre en prit
souvent vu faire ces tepiatives,etla devenir plus courte :
un mauvais caractère, sans
on fait bien attention aux symp"
au lieu que quand
n'a rien entrepris de viotômes urgens 1 et qu'on
souvent fort
lent, la fièvre est, il est vrai, assez
est enfin
mais le rétablissement du malade
longue,
la fièvre tombe au vingt-et-unième
complet; ; car
laissant qu'une toux et une
jour 1 ou avant, ne
laquelle le
critique salutaire 1 par
expectoration
bien cuite. Cette
malade rend une matière épaisse immédiatement
fièvre devient aussi rémittente 2
se
évacuations ; quelquefois
après les premières fièvre d'accès, ce qui arrive ratermine par une
Celle-citend
rement dans une vraie inflammation. aboutit à une
toujours à une coction parfaite ,
considécrise en peu de temps, 2 sans rémiltence
et durable, que ce qu'on en peut
rable, régulière
qui ont eu lieu
après les évacuations
apercevoir de crudité; au lieu que la fièvre comdans l'état
sensible.
pliquée a bientôt une rémiltence
E -
X A
ès, ce qui arrive ratermine par une
Celle-citend
rement dans une vraie inflammation. aboutit à une
toujours à une coction parfaite ,
considécrise en peu de temps, 2 sans rémiltence
et durable, que ce qu'on en peut
rable, régulière
qui ont eu lieu
après les évacuations
apercevoir de crudité; au lieu que la fièvre comdans l'état
sensible.
pliquée a bientôt une rémiltence
E -
X A --- Page 528 ---
RÉCAPITULATION
La dernière des fièvres communes est la fièvre
d'accès; elle parait avoir son siége dans les grands
viscères. On voit rarement des fiévres d'accès
durant le plus haut période des constitutions
inflammatoires ou putrides ; mais elles sont fréquentes au printemps, durant la constitution flegmatique, 2 et pendant les constitutions bilieuses et
atrabilieuses de Tarriere-snison, quand la congestion qui is'est faite dans l'estomac et les intestins
obstrue les excrétions des viscères de l'abdomen.
Les fièvres d'accès du printemps cessent pour la
plupart au mois de juillet, peut-être parce
le flegme est alors atténué, et n'obstrue plus que si
considérablement les viscéres en cette saison.
Les fièvres d'accès de la constitution bilieuse
arrêtées avant que lépaississement morbifique bi- 7
lieux ait été évacué, produisent une fiévre continue, 2 de la même manière que les fièvres d'accès
du printemps quand elles sont arrêtées avant
le flegme ou la pituite ait été évauée. Mais,
que
le flegme a été évacué au printemps, et la matière quand
bilieuse dans la moisson, la fiévre d'accès cède
ordinairement au quinquina donné à dose convenable entre les accès.
La fièvre d'accès compliquée avecl l'humeur atrabilaire, 9 c'est-à-dire, avec un épaississement morbifique d'une nature plus visqueuse que la bile, 2
plus hors de la portée des médicamens évacuatifs,
demande plus de patience, et il faut beaucoup de
dextérité pour la bien manier ; car le quinquina
moisson, la fiévre d'accès cède
ordinairement au quinquina donné à dose convenable entre les accès.
La fièvre d'accès compliquée avecl l'humeur atrabilaire, 9 c'est-à-dire, avec un épaississement morbifique d'une nature plus visqueuse que la bile, 2
plus hors de la portée des médicamens évacuatifs,
demande plus de patience, et il faut beaucoup de
dextérité pour la bien manier ; car le quinquina --- Page 529 ---
RÉCAMITULATIOS
médicamens toniques guériront rarement la
et les
les viscères sont ainsi obstrués:
fièvre, tandis que
ils Tarrêteront, mais confirmeront
quelquefois
toute Thumeur atraTobstruction, ou pousseront
bilaire à toutes les parties du corps, de manière
diverses maladies chroniques, ou donà produire
couleur de cire SI bien connue.
neràl la peau cette
arrêtent la fièvre dans ces
Mais si ces médicamens
de jours,
circonstances, ce ne sera que pour peu forces.
elle reviendra avec le double de
après quoi
la
Dans ce cas 9 il faut toujours se rappeler que
d'une telle fièvre d'accès, est T'humeur atracause
occasionne une maladie très-longue,
bilaire qui
ou même de
toujours de quarante jours,
presque mois
ne faut, dans ces fèvres ,
plusieurs
; qu'il
tâcher de modérer là violence des accès,souque le malade comme il faut pendant les jours
tenir
le régime 7 l'exercice et
d'intervalles 9 et diriger
délayer et
les remèdes, de manière à attenuer 9
commes s'il ne
évacuer Mypanipmeratrabizus,
s'agissait pas de la fièvre d'accès.
Ilrésulte deux avantages de cette pratique : 1.en
la vie du malade, 7
bien des cas on n'expose pas
mois de juillet;
quand la fièvre même irait jusqu'au
Tépaississement atrabilieux a été corrigé
2.0 quand
les accès réitérés de la fièvre
ou évacué, s ce que
radicalefacilitent, la fièvre s'arrètera peut-être
sans danger de rechute, ou
ment d'elle-même 2
de temps,
cèdera aisémentau spécifique en très-peu
et comme il convient.
tos
V NRAS -
n'expose pas
mois de juillet;
quand la fièvre même irait jusqu'au
Tépaississement atrabilieux a été corrigé
2.0 quand
les accès réitérés de la fièvre
ou évacué, s ce que
radicalefacilitent, la fièvre s'arrètera peut-être
sans danger de rechute, ou
ment d'elle-même 2
de temps,
cèdera aisémentau spécifique en très-peu
et comme il convient.
tos
V NRAS - --- Page 530 ---
RÉCAPITULATION.
ago
doivent faire distinguer une
Deux symptômes
vraie fièvre d'accès de toute autre fiévre: 1. Frigus,
le froid, la rigueur etle
rigor, et horror. febrilis,
de tout accès; 2,0 une
frisson au commencement
absolue entre les accès : ce qui n'arrive
apytexie
ni dans la
pas dans la févre hectique purulente 2
maladie que Boërhaave appelle hectica anglicana.
La migraine ressemble assez à une fièvre intermittente. Cette maladie 9 qu'on regarde communous comme une fièvre de la tête *
nément parmi
ou plutôt de la face 2 parait en différentes saisons 7
plus fréquente au printemps : et, par cette
quoique
traitement différent : voilà
raison, demande un
pourquoi ce qui a réussi en un cas, manpeut-être
dans les autres. La vraie migraine est
que souvent
fèvre que
régulièrement périodique, et sansautre
On la
celle que Ca use la violence de la douleur.
aisément par-là de tout autre mal de tête
distingue nerveux et hystérique, qui sont moins
chronique,
douleur
d'un
réguliers > et de toute
qui provient
désordre des solides, et de celle qui accompagne
rémittentes etintermittentes.
les fièvres continues,
il sera
Après ces détails bien circonstanciés 2
T'histoire des vraies fièvres
plusaisé de comprendre
de rendre raison de la
malignes et contagieuses $
observe, et d'étavariété des symptômes qu'on y
blir la meilleure manière de les traiter. --- Page 531 ---
ETAT
DONT SE SERT M. GRANT.
DES POIDS
Dispensaire anglais de
(Je prends cet état dans le nouveau
MI. Lewis.)
douze onces.
La livre. .
huit drachmes.
L'once. - trois scrupules.
La drachme. -
pèse
vingt grains.
Le serupule. .
. .
un grain
moyendeblé:
Le grain. :
c'est à peu: près la chopinc
La pinte anglaise pèse seize onces ;
de Paris.
: 5,60 grainsi
La livre médicale anglaise pèse
480 grains!
L'once : -
60 grains:
La drachme .
.
de faire les réIl sera aisé, par ce petit état,
nécessaires dans les ordonnances, 9 par
ductions
de Paris, en se rappelant que
rapport aux poids
de seize onces 2
la livre médicale est actuellement
le scrupule pèse vingt-quatre grains.
et que
- NM a
aise pèse seize onces ;
de Paris.
: 5,60 grainsi
La livre médicale anglaise pèse
480 grains!
L'once : -
60 grains:
La drachme .
.
de faire les réIl sera aisé, par ce petit état,
nécessaires dans les ordonnances, 9 par
ductions
de Paris, en se rappelant que
rapport aux poids
de seize onces 2
la livre médicale est actuellement
le scrupule pèse vingt-quatre grains.
et que
- NM a --- Page 532 ---
RECETTES
Dont M. GRANT se sert dans le traitement des
maladies exposées dans cet ouvrage, et dont les
numéros répondent à ceux quiy sont placés.
N. I.
L-rÉnIcO-CATHARTIOUR DE M. TISSOT.
% Tartre émétique - 2 un grain et demi.
Manne choisie, une once.
Eau chaude, une livre.
e On en prendra un verre à chaque demi-heure,
> jusqu'à ce qu'il opère par le vomissement ou
D par les selles. >
VOMITIF ORDINAIRE.
% Vin dipécacuanha, une once.
Vin d'antimoine 1 demi-once: M.F.P.
VOMITIF EN LAVAGE.
7 Tartre émétique, quatre grains.
Eau chaude, 2 une livre.
Faites la solution.
( On en prendra un (petit) verre tiède 9 le réiD térant aussi souvent qu'il le faut pour nettoyer
l'estomac. > --- Page 533 ---
mea 1
RECETTES.
N." 2.
POUR NETTOYER LES INTESTINS,
MIXTURE DE STOnCK ,
VISQUEUX QUI Y
LES VERS ET LE FLEGME
ET CHASSER
RÉSIDENT.
% Sel polycreste,
Jalap en poudre,
2 de chaque
Valériane sauvage en poudre,
une drachme.
onces. M.
Ozymel scillitique, quatre
cuillerée ordinairele matin,
( On en prendra une
plusieurs jours de
> à midi et au soir 1 pendant
l'effet
en
ce qu'on ait vu
qu'on
>) suite , jusqu'à
donner plein une cuillère
> attend. > On en peut
à café à une enfant.
N. 3.
POUR LE
MIXTURE p'OPIUM DE VAN-SWIÉTEN,
COLERA-HORBUS.
% Eau d'orge 7 huit onces.
trois grains.
Eztraita d'opium (ou thébaique),
dBcrevisses, une drachme et demie.
Pierres
Eau de cannelle, une once.
M:
diacode, une once et demie.
Sirop
une cuillerée ordinaire toutes
A On en prendra
jusqu'à ce que le vohuit ou dix minutes,
> les
missement cesse: s
>
C h
CA
M V
TEN,
COLERA-HORBUS.
% Eau d'orge 7 huit onces.
trois grains.
Eztraita d'opium (ou thébaique),
dBcrevisses, une drachme et demie.
Pierres
Eau de cannelle, une once.
M:
diacode, une once et demie.
Sirop
une cuillerée ordinaire toutes
A On en prendra
jusqu'à ce que le vohuit ou dix minutes,
> les
missement cesse: s
>
C h
CA
M V --- Page 534 ---
RECETTES.
N.o 4.
PouR LACHER LE VENTRE DANS LES COLIQUES DES
PEINTRES 2 DE PoIroU, SÈCHES 2 ET DE DEVONSHIRE.
% Sucre blanc 9
Teinture de Jalap, de chaque une drachme.
Broyez-les ensemble, et ajoutez :
Manne choisie 2
Huile de pignons d'Inde, de cbaque une once.
Sirop solut. S. q- M.
deux cuillères à
à
a
café
On en prendra plein
demi-heure 2 buvant par-dessus une
> chaque
ordinaire de la mixture suivante n,o 5,
) cuillerée
) jusqu'à ce qu'il vienne une selle. >
N.B. M. Grant ordonne ici la teinture de jalap, de la
pharmacopée de Londres. Je la joins ici.
% Racines de Jalap , huit onces.
Esprit de win 7 noyé dans une égale quantité d'eau, une
chopine de Paris.
Faites digérer cela convenablement, et filtrez.
N.o 5.
7 Sel de Seignette, une once.
Eau de Menthe poivrée, 2 six onces. M.
& On en prendra une cuillerée chaque demice qu'il vienne une selle : après
> heure, jusqu'à
l'émulsion suivante suffira pour tenir le
D quoi,
ce
les
>
ventre libre 2 jusqu'à
que
symptômes
D diminuent. > --- Page 535 ---
M P -
a YoEA
RECETTES:
Manne choisie, une once et demie.
%
demi-once.
Tartre soluble,
Amandes douces pelées, seize.
à
Écrasez bien cela ensemble 7 et ajoutez peu
peu :
douze onces:
Eau-rose ,
deux onces. F. Émuls.
Jus de Limon,
de manière
une tasse à thé,
( On en prendra
le ventre libre. 9
> à tenir
N.o 6.
DÉSORSTRUANTE DE VAN-SWTÉTEN.
MIXTURE
Ozymel scillitique 1 deux onces.
%
5 deux drachmes.
Sel polyoreste
Tartre vitrialé, une drachme.
Eau de fontaine 9 huit onces.
once. M.
Eau de Menthe spiritueuse 2 une
quatre cuillerées ordinaires
C On en prendta
à proportion de l'effet;
les trois heures,
D toutes
quatre on cing onces dela dé-
> buvant par-déssus
suivante : D
s coction
Chiendent frais 2 huit onees.
% Pissenlit avec la racine 2 quatre onces.
de fontaine - deux livres et demie.
Eau
une demi-heure 9 passez
Faites cuire pendant
et jettez-y:
Bon miel, trois onces.
WHA
MX NeA
ées ordinaires
C On en prendta
à proportion de l'effet;
les trois heures,
D toutes
quatre on cing onces dela dé-
> buvant par-déssus
suivante : D
s coction
Chiendent frais 2 huit onees.
% Pissenlit avec la racine 2 quatre onces.
de fontaine - deux livres et demie.
Eau
une demi-heure 9 passez
Faites cuire pendant
et jettez-y:
Bon miel, trois onces.
WHA
MX NeA --- Page 536 ---
RECETTES:
N." 7.
PoUR TENIR RÉGULIÈREMENT LE VENTRE LIBRE, QUAND
LES ORSTRUCTIONS SONT LEVÉES DANS LES COLIQUES
ORDINAIRES.
% Savon de Yenise, demi-once.
Rhubarbe choisie 3 une drachme.
Sirop de chicorée, avec rhubarbe. S. q.
Faites-eu soixante pilules.
C On en prendra cing, , matin et soir; D mais s
d'un
bilieux, la repour un sujet
tempérament
ceile suivante vaut mieux.
% Savon de Venise,
Sel polycreste,
Rhubarbe choisie,
Aloès très-pur,
Extrait de fleurs de Camomille, de chaque
une drachme.
Huile essentielle de feurs de Camomille, 2
douze gouttes.
Elirir aloè. S. {.
Faites-en de petites pilules.
( On en prendra trois ou quatre 5 chaque
> soirée, pour tenir le ventre régulièrement libre,
> en novembre et décembre. >
PURGATION EFFICACE POUR ENLEVER LE FLEGMETENACE,
OU LA BILE NOIRE TURGESCENTE DANS LE BAS-VENTRE.
7 Sel polycreste 1 une demi-drachme,
Crême de tartre,
Poudre de jalap, de chaque un scrupule. M.f.p. --- Page 537 ---
RECETTES.
N.o 8.
PRESQUE LA MÈME QUE CELLE DE
TISANE PURGATIVE,
SYDENHAM.
Tamarin, une once et demie.
%
douze onces.
Eau de fontaine 7
Tartre soluble, demi-once.
bouillir cela jusqu'à ce qué tout soit
Faites
fondu ; passez et jetez-y aussitôt :
Manne choisie, une once et demie.
Teinture de Séné, une once.
six cuillerées chaque heure,
c On en prendra
convenablement. >
> jusqu'à ce qu'elle purge
N. 9.
DE TISSOT APRÈS LES FIÈVRES.
PURGATION FORTIFIANTE
% Rhubarbe choisie 2
deux scrupules.
Crême de tartre, de chaque
Sucre, une drachme.
le tout ensemble, et ajoutez-y:
Broyez
deux onces. M. f. p.
Eau de pouliot,
cela en allant au lit. >
( On prendra
ASTRINGENT
ÉLECTUAIRE FORTIFIANT ET LÉGÈREMENT
APRÈS LE COURS DE VENTRE,
Conserve de Menthe,
%
de Coings, de chaque une once
Marmelade
et demie.
Racine dAulnée confite, 7 demi-once.
choisie, une drachme. M. f,él:
Rhubarbe
I.
-
WA
- -
f. p.
Eau de pouliot,
cela en allant au lit. >
( On prendra
ASTRINGENT
ÉLECTUAIRE FORTIFIANT ET LÉGÈREMENT
APRÈS LE COURS DE VENTRE,
Conserve de Menthe,
%
de Coings, de chaque une once
Marmelade
et demie.
Racine dAulnée confite, 7 demi-once.
choisie, une drachme. M. f,él:
Rhubarbe
I.
-
WA
- - --- Page 538 ---
RECETTES.
c On en prendra la grosseur d'une muscade, le
> matin, à midi et le soir. >
N.o IO.
LAVKMENT DE VAN-SWIÉTEN POUR L'EXCORIATION
DU RECTUM, APRÈS LA DYSENTERIE,
7 Thérébentluine, une drachme.
Jaune dauf, un.
Thériaque, demi-once.
Lait nouveau, cinq onces. M.
a On le prendra tiède le soir en allant au lit, >
le réitérant au besoin.
N.o II.
POTION ORDINAIRE ANTIPUTRIDE.
% Jus de limon, demi-once.
Eau de menthe simple 2 une once.
Sirop d'écorce d'orange,une drachme. .M.f. P:
( On en prendra toutes les trois, quatre, cing
ou six heures. >
MIXTURE ANTIPUTRIDE DE STORCK:
% Eau de coquelicot , une livre.
Sirop diacode, une once.
Esprit de soufre per camp., une drachme.
M. f. m.
( On en prendra une cuillerée toutes les deux
D heures. D
N. B. Dans les cas de grandes JniblessesTajoute i chacune
un peu de camphre bien dissous 9 avec des amandes, et dés
layé dans de l'eau de menthe poivrée. --- Page 539 ---
RECETTES.
N. I2.
POTION DIAPHORÉTIQUE.
% Julep de camphre 1
trois drachmes.
Esprit de Minder, de chaque
Eau de menthe simple 2 une once.
Chaux dantimoine non lavée, dix grains.
de safran, une drachme et demie.
Sirop
M. f. P.
heures. )
toutes les quatre
C On en prendra
de la nuit 7 depuis
Souvent fajoute à la pouon
de laudanum.
dix jusquia quinze ou vingt goultes
AUTRE.
% Poudre contrayerva , composée 9
scrucardiaque, de chaque un
Confection
pule.
Eau alexit. simple, 2 une once.
Esprit de Minder, demi-once. et demie.
Sirop de safran, 9 une drachme
M. f. p.
comme la précédente, quand
e On la prendra
> la chaleur manque. >
N. 13.
MIXTURE ANTIPUTRIDE DE TISsOT.
de violette, deux onces.
% Sirop de sel marin , deux drachmes.
Esprit
toutes les boissons avec un peu
C On aiguisera
D de cette mixture. >
32..
a
CA
a
prit de Minder, demi-once. et demie.
Sirop de safran, 9 une drachme
M. f. p.
comme la précédente, quand
e On la prendra
> la chaleur manque. >
N. 13.
MIXTURE ANTIPUTRIDE DE TISsOT.
de violette, deux onces.
% Sirop de sel marin , deux drachmes.
Esprit
toutes les boissons avec un peu
C On aiguisera
D de cette mixture. >
32..
a
CA
a --- Page 540 ---
RECETTES.
N. 14.
DÉCOCTION DIAPHORETIQUE DE QUINQUINA.
3 Quinquina en poudre 9 une once.
Baume de Tolu, 2 une drachme.
Eau de fontaine 2 deux livres.
Réduisez, en faisant cuire , à une livre ; passez
et ajoutez-y :
Confection alkermès, une once.
C On en prendra trois ou quatre cuillerées ordi-
> naires, toutes les trois 2 quatre 7 cinq ou six
D heures. >
N.o 15.
PILULES DÉSODSTRUANTES DE RUTHERFORD.
% Extrait de suie 2
Savon de Venise, de chaque trois drachmes.
Gomme ammon. 1 une drachme et demie.
Aloès succotrin, une drachme.
Sirop simple, S. 4- f. pilules de cinq grains.
A On en prendra trois 2 toutes les six heures 2
> buvant par-dessus six cuillerées de la décoction
D suivante. >
N. 16.
7 Sommité de petite centaurée, une poignée.
Sommité d'absinthe 7
Sommité de rue, de chaque une pincée.
Faites cuire cela dans trois livres d'eau de --- Page 541 ---
5o1
RECETTES.
vers la fin de la cuisson:
fontaine, et jetez-y,
Semence de Carvi,
Semence d'anis, de chaque trois drachmes;
et passez.
N.o 17.
POUR LA FIÈVRE.
MIXTURE DE VAN-SWIÉTEN,
% Sel polyoreste, deux drachmes.
Tartre vitriolé, une drachme.
Eau dorge, 1 huit onces.
Eau d'écorce de Citron, deux onces. M. f. m.
une cuillerée toutes les deux
( On en prendra
> heures. )
N.° 18.
ÉLECTUAIRE DE LECAT:
Quinguina en poudre 2 deux onces.
%
demi-once.
Thériaque Androm. 9
Sel dabsinthe, deux drachmes.
Rhubarbe choisie, une drachme.
Sirop de safran, S. 4 f.é.
la grosseur d'une muscade, 2
K On en prendra
cinq ou six heures. >
p toutes les trois 1 quatre,
L'ordonnance de Lecat est composée avec le sirop de
N.B.
de Calabre, de la plarmacopée de Paris.
tongue-vie, ou
-
R
-
.
Thériaque Androm. 9
Sel dabsinthe, deux drachmes.
Rhubarbe choisie, une drachme.
Sirop de safran, S. 4 f.é.
la grosseur d'une muscade, 2
K On en prendra
cinq ou six heures. >
p toutes les trois 1 quatre,
L'ordonnance de Lecat est composée avec le sirop de
N.B.
de Calabre, de la plarmacopée de Paris.
tongue-vie, ou
-
R
- --- Page 542 ---
RECETTES.
N. 19.
Le decoctum nitrosum, ou la décoction de nitre, 1
de la pharmacopée d'Edimbourg, est un bon
moyen d'administrer le nitre, donnée depuis
trois jusqu'à dix cuillerées, et fréquemment,
soit pure, soit mélée avec d'autres médicamens,
ou avec la boisson ordinaire.
Comme M. GRANT ne donne point cette décoction 7 je la
joins ici à ses recettes.
% Nitre purifé, demi-once.
Sucre blanc 2 deux onces.
Cochenille 9 un scrupule.
Eau, 2 deux livres et demie.
Réduisez, en cuisant, de deux livres. Laissez reposer la décoction , et décantez quand la liqueur est claire.
M. Lewis dit qu'on en peut prendre deux ou trois onces à
chaque dose.
N.o 20.
ÉLECTUAIRE POUR LA MIGRAINE.
% Racine de Valériane sauvage en poudre, deux
onces.
Quinquina en poudre 9 demi-once.
Sel volatil, C. C., deux drachmes.
Sirop de safran 1 S. 9. M. f. é.
C On en prendra comme il est dit en son lieu
> dans cet ouvrage. D
FIN DU PREMIER VOLUME. --- Page 543 ---
TABLE
SOMMAIRE
DU PREMIER
VOLUME,
Discomns
prélininaire .
e
Introduction
pag. iij
De la Fièvre
daccès,
I
Méthode curative.
De la Constitution
De
ufammatoivre
la Constitution
De la Synoque catarheuse .
non
Ire
putride e
OmstRvATION.
II.e OnSERVATTON.
III,e OnSERvATIOY
De la Constitution
De la Synoque
putride
: 242
Ire
putride. -
O:NERVATION, , sans
II,e
fèvre
OEsERVATION, avec
III,
Rèvre .
OssRvATION, avec
tite-vérole : .
complication de peDe la Constiution bilieuse
Ire OssERvAToy.
35r
II. OeSRvAnTor.
3,8
III,e OnSERYATTON M
K
i a - --- Page 544 ---
07-19
TABLE SOMMAIRE.
De la Constitution atrabilieuse : - o pag. 396
De la fausse Péripneumonie. .
Récapitulation -
État des poids dont se sert M. GRANT 1 . . . 49r
Recettes dont M. GRANT se sert duns le traitement des Maladies exposées dans cet
Ouvrage.
FIN DE LA TABLE SOMMAIRE DU PREMIER VOLUME.
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