--- Page 1 --- --- Page 2 ---
cAcquired with tbe assiftance oftbe
fhie Sepinlk Bhas,
Fund
JOHN CARTER BROWN LIBRARY --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
RECHERCHES
SUR LA CONTAGION
DE LA FIEVRE JAUNE. --- Page 6 ---
U
BHO
4013A1K03 AI JIU2
IMPRINERIE DE P. DUPONT.
MUAU 1 31 --- Page 7 ---
RECHERGHES
SUR LA CONTAGION
DE LA FIÈVRE
JAUNE,
OU
RAPPROCHEMENT DES FAITS ET DES
PROPRES A ÈCLATRER RAISONNEMENS LES PLUS
CETTE
QUESTION 7
PAR
J.-D. BOUNEAU ET Euc.
SULPICY,
DOCTEURS EN 3IÉDECINE DE LA PACULTÉ DE
PARIS.
Quarere verum.
Hor.
La vérité est dans les choses
Et non dans l'esprit qui les juge, clc.
J.-J. RoUsszav.
A PARIS,
CHEZ COMPERE JEUNE,
ruedel l'Ecole de
LIBRAIRE,
El chez l'un des
Médecine, no 8,
Auteurs, rue Neuve des
Petits-Champs,
no 75.
1825. --- Page 8 --- --- Page 9 ---
1e A MONSIEUR
ano2 oniniptiss
5 BENJAMIN
Eoo aslita anlq DELESSERT: EUs
ZUS adociy 32 D HTO
DÉPUTE DE LA SEINE, dnor enla XIe
MEMBRE DU CONSEIL GÉNÉRAL
DES HOPITAUX ET
HOSPICES CIVILS DE PARIS, ETC.
MONSIEUR,
LA question qui fait T'objet de ces
ches ne regarde
Recher.
elle
pas seulement le médecin,
intéresse encore à un haut
degré le
philanthrope, le
teur. C'est à
commerçant et le législaces derniers titres
vous prions d'agréer
que nous
Thommage de ce tra- --- Page 10 ---
II
vail. Entrepris dans le seul but de
servir
Thumanité, il ne pourrait paraitre
auspices
sous des
plus favorables que ceux
nom qui se rattache aux plus utiles
d'un
aux plus honorables
comme
institutions.
1 M
à - 00
LES AUTEURS:
1aMe 0
-ntiallisnah do 161 UU
0rsbou
(osde : - E
91 sagob duer
Sluga se 951 99 e -
B 940010
-aleigal al 19
32e91hgni silg
dmegnemmmogal
rou sup eomit enourdl,
sgoulaclide
873 0 abognmmrodl
850 S Jagi 193
ssemarbemolng En0Y
institutions.
1 M
à - 00
LES AUTEURS:
1aMe 0
-ntiallisnah do 161 UU
0rsbou
(osde : - E
91 sagob duer
Sluga se 951 99 e -
B 940010
-aleigal al 19
32e91hgni silg
dmegnemmmogal
rou sup eomit enourdl,
sgoulaclide
873 0 abognmmrodl
850 S Jagi 193
ssemarbemolng En0Y --- Page 11 ---
INSTITUT DE
FRANCE,
ACADÉMIE
ROYALE DES SCIENCES.
Le Secrétaire
perpétuel de L'Académie
que ee qui suit est eatrait du
certifie
de laséa ance du hendizi
procès-cerbat
octobre 1822.
L'ACADÉNTE a chargé M. le docteur
l'examen d'un ouvrage manuscrit
Portal et moi de
par MM. SULPICY et BOUNEAU,
qui lui a été présenté
est intitulé : Recherches
, médecins de Paris, et
sur la
qui
Jaune, ou rapprochement
contagion de la Fièvre
éclairer cette question.
des faits les plus propres à
Nous avons vu l'annonce de cet
parce qu'il était à désirer
ouvrage. avec in térêt,
que les faits nombreux
qui
en
teeretmenuse.in.
Europe dans ces dernières ravages ont étés si fréquens
d'une manièreimpartiale,
années, fussent recueillis
pour fournir aux hommes
cherchentàpeclaiven, les pièces
qui
sion de l'une des plus
nécessaires à la discusle
grandes questions
commerce et la politique aient
que T'humanité,
temps et en vain 2 à la décision soumises, depuis longLesa auteurs se sont attachés positive de la médecine.
riens sans
à mériter le titre
passion : leur ouvrage,
d'histoplan, est écrit avec ordre et
conçu sur un très-bon
la marche :
clarté; en voici a-peu-près a
Après avoir fait connaître dans
torique et
une sorte d'abrégé hisfièvre jaune chronologique les principales
9 nos auteurs semblent
épidémies de
ment les causes. auxquelles
exposer bien netteon peut attribuerla discussion
attachés positive de la médecine.
riens sans
à mériter le titre
passion : leur ouvrage,
d'histoplan, est écrit avec ordre et
conçu sur un très-bon
la marche :
clarté; en voici a-peu-près a
Après avoir fait connaître dans
torique et
une sorte d'abrégé hisfièvre jaune chronologique les principales
9 nos auteurs semblent
épidémies de
ment les causes. auxquelles
exposer bien netteon peut attribuerla discussion --- Page 12 ---
IV
qui règne entre les
Ils montrent,
médecins, au sujet de la
par des passages très-curieux contagion.
ouvrages qui ont la plus grande
extraits des
quelles idées on doit
autorité en médecine,
verses et
attacher à ces
souvent fort mal
dénominations dimots contagion,
appliquées pour le sens des
épidémie et
C'est après avoir mis les lecteurs infection.
question, qu'ils leur offrent
à portée de jugercette
verses descriptions de fièvre des extraits précis des dique celte maladie ait été
jaune, sous quelque nom
examinés
désignée. C'est après les avoir
dans leur comparativement dans leur mode
marche, leurs'
d'invasion, 9
qu'ils en reconnaissent symptômes, leur terminaison,
Ils consacrent
et en prouvent l'identité.
àns en favéur dé un chapitre à l'exposition des faits, les
daus les lieux où elle l'origine de la maladie par
a été
importation
à faire
observée ; les autres
penser que la maladie
propres
ou n'y' a pas' été
y est née, pour ainsi dire,
RIO Deux autres importée.
d'une
chapitres mis en opposition,
part, tous les faits relatés
contiennent
aune est émineniment
pour prouver que la fièvre
mens
contagieuse, et tous les
apportés en faveur de cette
raisonneT'ouvrage expose tous les. faits
opinion. D'autre part,
hion
qui peuvent établir
contraire, et nous ne devons
l'opidémie, qu'il semble résulterde
pas dissimuler al'Acacontagionistes
cette analyse, que les antiles faits les' (comme on les appelle)paraissent réfuter
plus saillans de ceux qui
contagion, sans que ces derniers
reconnaissent la
aux objections des
aient jamais réponda
la plus grande premiers. Cependanten analysant avec
et contre chacune impartialité toutés les observations
de ces
pour
Sulpicy ont soin
opinions, MM Bounean et
que lon a faites d'opposeraust toutes
pour ou contre la théorie lesargumentations
ou le mode de
-
iles faits les' (comme on les appelle)paraissent réfuter
plus saillans de ceux qui
contagion, sans que ces derniers
reconnaissent la
aux objections des
aient jamais réponda
la plus grande premiers. Cependanten analysant avec
et contre chacune impartialité toutés les observations
de ces
pour
Sulpicy ont soin
opinions, MM Bounean et
que lon a faites d'opposeraust toutes
pour ou contre la théorie lesargumentations
ou le mode de
- --- Page 13 ---
V
le sens
les auteurs attachent aux
contagion 9 d'après
que
termes d'infection et d'épidémie.
Les auteurs de l'ouvrage dont nous avons lhonneur
de rendre compteà l'Académie, n'ontjamais pris sur eux
donnent à résoudre. Ils
de décider les questions qu'ils
les difficultés, et ils réunissent avec
en font remarquer
conduirs
candeur et fidélité tous les élémens qui peuvent
à leur solution.
Cet ouvrage, qui a exigé beaucoup de recherches, peut
être fort utile. Nous espérons qu'il jetera quelque lumière sur un point de doctrine encore obscur etincerlain,
doit avoir une grande importance sur
et qui cependant
s'établir entre
les relations qui existent ou qui peuvent
et
conséquent sur la richesse et la prosles peuples, par
périté des nations.
exprimer le
Nous pensons donc que l'Académie peut
de voir publier bientôt un ouvrage qui est devenu
voeu
aux médecins 2 mais aux 1énécessaire non seulement
gislateurs et aux hommes d'état. Nous proposons en conà P'Académie d'engager les auleurs à le livrer
séquence
àl l'impression.
Signé PORTAL, DUMÉRIL, rapporteurs.
L'Académie approuve le rapport et en adopte les conclusions.
Certifié conforme,
Le Sécrétaire perpétucl, Conseiller d'etat,
Commandant de lordre royal de la Légiond'Honneur.
Baron CUVIER. --- Page 14 ---
- --- Page 15 ---
AVANT-PROPOS.
ET PLAN DE CET OUVRAGE.
BUT
le sens des mots infection s contagion 2
Bien préciser
aussi rigoureusement que posépidémie i déterminer,
jaune avec les autres fièsible, les rapports de la fièvre l'influence des causes
vres des pays chauds : montrer
et sur. la dusur la production
locales et atmosphériques
d'y avoir
rée des épidémies ; faire. ressortir T'importance
de
toutes les fois qu'on a l'intention de prévenir,
égard,
faire cesser. de pareils fléaux; relater les
combattre et de
sur lesquels on s'est alternatifaits et les raisonnemens
combattre la contavement appuyé pour établir et pour
de
etc., etc,stel est, en peu mots,
gion et Fimportation, tel est aussi le plan que nous avors
le but de ce travail;
suivi dans T'exposition des matières.
suffire des
Pour atteindre le premier, devait-il nous
livrés
recherches auxquelles se sont déjà
nombreuses
cétant de médecins étrangers et nationaux, justement
à T'exemple du D' Devèze, prolèbres ? ou devions-nous,
etcompter sur les travaux,
voquer de nouvelles enquêtes,
Pirruption plus. ou moins prochaine
des médecins que
de nouveau sur quelde la fièvre jaune pourra appeler
ques points de la Péninsule? P
devoir mériter la préCe dernier parti nous eût paru
de
vient d'avoir lieu à T'occasion
férence, avant ce qui
mais de mûres réflexions
l'épidémie de Barcelonne ();
avant-propos, Passim sur-tout pag.42,55,
(s)Relat. hist. et méd.,
d'une suciété
Rochoux, typhus amaril. - Manifeste
57, etc,
la fièvre jaune pourra appeler
ques points de la Péninsule? P
devoir mériter la préCe dernier parti nous eût paru
de
vient d'avoir lieu à T'occasion
férence, avant ce qui
mais de mûres réflexions
l'épidémie de Barcelonne ();
avant-propos, Passim sur-tout pag.42,55,
(s)Relat. hist. et méd.,
d'une suciété
Rochoux, typhus amaril. - Manifeste
57, etc, --- Page 16 ---
vir
sur des événemens AYASTFAOROR
sinon l'inutilité absolue semblables ont da nous
moins le
de
démontrer,
peu de
commissions ad
à cette partie progrès qu'elles feraient faire hoc, au
trait au
importante de la pathologie, désormais
cette fièvre, développement et au mode de dans ce guia
II
etc.
propagation de
des faudrait, en effet, de deux
médecins s
choses l'ane, ou
nantes,
représentant les deux
que
est tout près composassent de
ces
opinions dominous pour commissions, et
mais; ou faire tomber attester s'ils
T'expétienice
pinion ne serait
le choix sur Sentendraient jaon dit, table pas encore formée, quelqu'un dont l'oaurait à
rase à légard des diverses qui serait, comme
et nous examiner; et dans ce cas
questions qu'il
certifie que lefait même encore, le passé parle
constituerait arbitre celui
de cette
la qualité d'arbitre
sur qui elle
nomination
et ce pas est si
à celle de juge il tomberait. Or, de
l'objet
facile à franchirl
n'y a qu'un
de sa
que
pas,
et
mission, quivoulait deviendrait dès-lors
rapporteur fidèle p
qu'il fat simple témoin
Nous' croyons donc
autres que nous nous d'après ces motifs et
raisons faciles à
dispensons d'allégucr quelqàes
tion, le projet du apprécier, que loin
pour des
gu'il est,
D.
d'éclairer la
ne ferait, si Devéze, tout
quessuite, que
on venait à lui phulantropeque
retarder sa
donner
solution; et que
quelque
mème, vu la
de
dismédecins. - Eapp.d de la
Rapport de la junte de commisison française, ,
que les médecins,
santé, dans lequel on première partie,
éxotique de la fièvre appelés de à prononcer sur la nature voit (pag. I et: 2)
gne Nadal seul admet la Barcelonne, sont partagés contagieuse et
contagioni d'une manière d'opinion 2 et
absoluc,
solution; et que
quelque
mème, vu la
de
dismédecins. - Eapp.d de la
Rapport de la junte de commisison française, ,
que les médecins,
santé, dans lequel on première partie,
éxotique de la fièvre appelés de à prononcer sur la nature voit (pag. I et: 2)
gne Nadal seul admet la Barcelonne, sont partagés contagieuse et
contagioni d'une manière d'opinion 2 et
absoluc, --- Page 17 ---
AVANT-PROFOS,
position des esprits touchant la
IX
graphies, quelque
contagion, 3 les monoseraient ici d'un préférables qu'elles soient en général,
médiocre
leur qu'elles devraient
avantage à cause de la coutérêt par, l'un ou l'autre prendre pour être reçues avec inau moins une mention parti, et mériter à leurs auteurs
Si maintenant
honorable.
vaux dont nous nous portons nos regards vers les tradérons le caractère parlions tout-à-Theure; si nous consipersonnel et le
plupart des médecins qui ont
profond savoir de la
si enfin nous
travaillé à les rassembler;
d'exposer les remarquons leur manière franche et naive
nombre de faits, de décrire ce qu'ils ont Vil un
fois, j les époques
grand
à ces recherches,
auxquelles ils se sont livrés
vaincus du
etc.; nous serons plus que
peu de nécessité de
jamais conen tant du moins,
commissions nouvelles,
croirons fermement qu'elles seraient ordonnécs. Nous
min qui
au contraire que s'il existe un
puisse un jour mener àl la
cheon ne le trouvera
découverte del la vérité,
qu'en se
sur les. jalons plantés
réglant, dans ses recherches,
dans des temps différens
Pouppé-Desportes, 5 les Moultrie, les
par les
Cléghorn, , les Clark, , les
Makillrick, les
C'est dans une
Valentin, etc. etc.
pareille
et dirigé le travail
pesuasion qu'a été entrepris
confrères. Avons-nous que noas offrons aujourd'hui à nos
rions, par. lui,
du nous flatter que noas pourmédeeins
ramener à un même sentiment tous
divisés d'opinions à
les
la fièvre jaune?
l'égard de la contagion de
désiré, notre but Quelque a été vivement que nous l'eussions
qu'il nous est démontré un peu moins ambiticux, parce
de sa nature et
que la prévention est opiniâtre
dernière extrémité, qu'elle n'abandonne Ja partie qu'à Ja
un
surlout quand elle est fortifiée
amour-propre mal
par
compris, ou qu'elle prend sa
és d'opinions à
les
la fièvre jaune?
l'égard de la contagion de
désiré, notre but Quelque a été vivement que nous l'eussions
qu'il nous est démontré un peu moins ambiticux, parce
de sa nature et
que la prévention est opiniâtre
dernière extrémité, qu'elle n'abandonne Ja partie qu'à Ja
un
surlout quand elle est fortifiée
amour-propre mal
par
compris, ou qu'elle prend sa --- Page 18 ---
AVANT-PROTOS
moins
*
autre considération d'une
la
source dans quelque n'avons donc voulu qu'indiquer dénoble origine. Nous
suivant nous, de suivre
marche qu'il conviendrait, à fixer Topinion publique enfin sur
sormais pour parvenir tant à la société de voir
qu'il importe
des débats nous semune question dont la continuation
à la
résolue, et
nous dirons presque est sar S
ble tourner au désavantage, Un semblable résultat Pobhonte des gens de l'art.
si nous venions à
doute bien modeste; copendant pleinement de hos efforts;
tenir, ,ilnous dédommagerait à bannir de la méded'avoir concouru
est à nos yeux
car la certitude déjà si fécond en scandale et à laquelle
cine un sujet
que doive désirer, digne de ce
la plus belle récompense médecin vraiment
prétendre tout
puisse
qu'on
nom.
à l'avance des reproches n'avons pas
Nous jutifierons-nouss saura que nous
nous Firoslorsqu'ons fièvre jaune? Nous le disons
pourra témoins d'épidémics de
l'occasion d'obserété
aucun de nous n'a eu
était de rifranchemeut, et si la condition opposée
notre
ver cette maladie,
un sujet de cette nature,
pour écrire sur
frappé de stérilité; mais
gueur serait dès à-présent fameux où elle manque
ouvrage
d'exemples
resans nous appuyer
ont mérité quelque
et qui pourtant ferons valoir notre
essentiellement, à Jears auteurs, 9 nous de plus de notre
connaissance même, comme un gage matière sur lainexpérience
à T'égard d'une dont les desinaltérable impartialité, tant de volumes, et
quelled on. a déjà publié très-bien faites, sesonti tincroyatbienent En efcriptions, souvent vingt-cing ou trente années. lorsqu'il
mulliplices depuis refusera à une telle conséquence,
et
fet, qui se
réfléchi à la situation physique à obaura saflisamment
trouve un médecin appelé
morale dans laquelle se
age matière sur lainexpérience
à T'égard d'une dont les desinaltérable impartialité, tant de volumes, et
quelled on. a déjà publié très-bien faites, sesonti tincroyatbienent En efcriptions, souvent vingt-cing ou trente années. lorsqu'il
mulliplices depuis refusera à une telle conséquence,
et
fet, qui se
réfléchi à la situation physique à obaura saflisamment
trouve un médecin appelé
morale dans laquelle se --- Page 19 ---
XI
AVANT-PROPOS
aussi meurtrières, et
server et à suivre des épidémies
de conapprécié la difficulté
qu'il aura convenablement
contre toute préserver assez de calme, de se prémunir
et de
longtemps les idées exclusives,
vention, de rejeter faits soumis à son examen que des
ne faire découler des
justes: P Et à
conclusions naturelles et rigoureusement qui ne sera
nous ferons une remarque
cette occasion,
c'est Tétonnante conpeut-être pas sans quelqu'intéret; Ténoncé, soit des causes de
formité qu'on trouve dans
où elle
soit de ses funestès effets, partout
cette maladic,
et la différence des conclusions
a exercé ses fureurs, constamment arrivé, quoique
auxquelles on est presque
raison donner de sempartant d'un même point! Quelle
expliblables anomalies, si elles n'étaient parfaitement
Pinvariabilité des causes générales desquelles de
quées par
d'une part; et
dépendent les maladies épidémiques, de Thomme, qai ne
l'autre, par la perpétuelle mobilité
de
ou feignant de ne pas s'apercevoir
s'apercevant pas,
à tel résultat de sa constitntion,
sa constante soumission
porte sur tout ce qui
à telle circonstance de position,
se décèle
oùr son impuissance
l'entoure un jugement
absolu, et que caractérise
d'autant plus qu'il est plus
foi.
Tirréflexion ou la mauvaise
trop souvent
d'ailleurs assez impoLa masse des faits n'est-elle pas
par
soit besoin de la voir encorc grossie
sante, sans qu'il
bien établis ne
les nôtres; ; et cent ou cent cinquante le serait le double, ou le
sont-ils pas aussi concluans que fut du reste le caractriple d'un pareil nombre, quelque ceux qu'on y aurait
tère d'authenticité que portassent des faits propremer nt
ajoutés? Nous ne parlons ici que
encore moins, et
dits, parce que les opinions manquent
se borner
s'il est vrai que le rôle d'obserrateurdoit
que
qu'il
bien établis ne
les nôtres; ; et cent ou cent cinquante le serait le double, ou le
sont-ils pas aussi concluans que fut du reste le caractriple d'un pareil nombre, quelque ceux qu'on y aurait
tère d'authenticité que portassent des faits propremer nt
ajoutés? Nous ne parlons ici que
encore moins, et
dits, parce que les opinions manquent
se borner
s'il est vrai que le rôle d'obserrateurdoit
que --- Page 20 ---
AVANT-PROPOS.
XII
exactement ce qu'il voit; s'il
dans tous les cas, à noter devoirs consiste à raconter
est vrai que le premier de ses
il ne l'est pas moins
dont il est témoin ;
illules événemens
jamais aux séduisantes
qu'il ne renonce presque
toupréconçu, et qu'il accompagne hasions d'un système
réflexions plus ou moins
de
jours ses observations,
plus qu'elles n'aident
sardées, qui génent, en général,
de les regarder
qui prend le sage parti
le lecteur,
toutes les fois que ses recherches
comme non-avenues,
de doctrine.
but d'éclairer un point quelconque
notre
ont pour
de considérer
Loin donc, nous le répétons,
qu'elle:
défavorable, nous pensons
inexpérience comme
nentralité, et que le bien
contribuera à assurer notre
actuelle, comdans la circonstance
dequi en résultera,
toute autre occasion 5 pourrait
pensera ce qui, dans
alors mérité.
venir Tobjet d'un blâme pent-être vu la fièvre jaune,
nous n'avons pas
lesouAu demeurant,si
presque tous
moins avons-nous lu ou consulté
lanau
traitent, dans quelques
vrages des antenrs(s)quien Nousled devions paurfaoquitde
smage@tamtenato)
bien voulu nous aider de leurs
() Parmi les médecins qui ont
Duméril s' dont
aimons à compter M: le professeur
conseils, s nons
abusé de T'extréme obligeance,
nous. avons quelquefois, peut-être, belle bibliothèque où nous
etqui a bien voulu nous ouvrir sa avions vainement cherché
trouvé plusieurs ouvrages que uons
le téavonst
veuille en recevoir avec nos remercimens,
ailleurs. Qu'il
moignage public de toute notre gratitude. quelques passages anglais, 2
(2) On nous excusera d'avoir rapporté souvent insurmontable de
lorsqu'on aura réfléchi à la difficulté
ont été écrits
littéralement cette langue, dans laquelle Ces citations
traduire
traitent de la Gèvre jaune.
la plupart des ouvrages qui
cherché
trouvé plusieurs ouvrages que uons
le téavonst
veuille en recevoir avec nos remercimens,
ailleurs. Qu'il
moignage public de toute notre gratitude. quelques passages anglais, 2
(2) On nous excusera d'avoir rapporté souvent insurmontable de
lorsqu'on aura réfléchi à la difficulté
ont été écrits
littéralement cette langue, dans laquelle Ces citations
traduire
traitent de la Gèvre jaune.
la plupart des ouvrages qui --- Page 21 ---
AVANT-PROPOS.
notre conscience, et pour nous
XIII
nous nous étions tracé
conformer au plan
en
que
plissement de cedevoir' commençant; ; mais l'accompart d'un seul. Nous eût exigé trop de temps de la
réel
avons senti cet
lorqu'il s'agit, comme. dans le inconvénient, si
sujet que nousdirons
cas actuel, d'un
nous nous sommes presqued'a.propor,. C'est pourquoi
cette tâche
réunis, et avons rempli en
peut êtrep plus
commun
été plus
longueque difficile. Par là ont
promptementterminces des
à une question autour de
recherches relatives
laquelle se
quelle se raltachent des intérêts.
grouppent, et à lad'un ordre
Maintenant, si nous avons tâché de
supérieur.
leures sources; si nous
puiser aux meilprendredans tantd'auteurs nous sommes efforcés de ne
divers que des
parune saine critique:avons-noust
extraits avoués
pression qu'ont da faire sur
toujours résistéàl'imde faits nombreux
nous, des lecturés semées
plus ou moins exacts
mens plus ou moins
3 de raisonneplausibles P
ment choisi, parmi les
avons-nous constamet ceux
premiers, 9 les plus
qui pouvaient le mieux se
authentiques,
tilier
combattré ou se forréciproquement;e et parmi les
par une bonnel logique Pi Nous
derniers, ceux admis
nous y étions
engagés, et nous affirmons
formellement
qui dépendait de
que nous avons fait tout ce
nous pour observer
Nous avons également donné
notre promesse.
que la balance fat
toute notre attention à ce
religieusement tenue entre les
gionistes et leurs adversaires
conta-
; mais nous
que nous y avons réussi,
n'oserions dire
consulté sur notre
que, dans le cas où
opinion personnelle, le lecteur résont au reste courtes, et ont été réduites
de les réduire sans nuire à leur clarté. autant qu'il était possible
de
que nous avons fait tout ce
nous pour observer
Nous avons également donné
notre promesse.
que la balance fat
toute notre attention à ce
religieusement tenue entre les
gionistes et leurs adversaires
conta-
; mais nous
que nous y avons réussi,
n'oserions dire
consulté sur notre
que, dans le cas où
opinion personnelle, le lecteur résont au reste courtes, et ont été réduites
de les réduire sans nuire à leur clarté. autant qu'il était possible --- Page 22 ---
AVANT-PROFOS
XIV
auteur des Essais: : que sais-je? d'ailavec l'immortel
écrivains,
pondrait des assertions de quelques avons cru devoir
A l'égard
que nous
y atleurs erremmbbice
que semblaient
à cause de l'importance
aussi de la place
rapporter mêmes écrivains, et souvent
nous avons
tacher ces
dans leurs livres, et que d'interrogaqu'elles tenaient présentées sous la forme les avons
presque toujours
pas de le dire; ou nous de notre
tions, nous ne craignons)
la faute
et c'est probablement dire ce qu'ont voulu
mal comprises, elles ne veulent pas
nous
intelligences ; ou
auteurs. Quoi qu'il en soit,
leur faire signifier leurs qu'il n'y a rien de personnel de
hâtons de déclarerici
comme une critique
nous
pourrait regarder
la
ces
dans ce qu'on
le fait même de publicité,
notre part; que, par
sorte une publiétant devenues en quelque de chercher à
assertions
il était de notre devoir voulions que
que propriété,
si nous
éclairer nous-mémes,
d'utilité ; et qu'ennous
eussent quelques degrés
des
nos travaux
explications
avons eu le droit de provoquer a pas semblé
fin nous
dont le sens ne nous
que
surl les divers points
qu'on ne prétende
clair, à moins cependantq
fait et sans
assez
du, comme on l'a long-temps in werba
nous aurions
la
du maltre,jurare
réflexion, jurer sur parole
magistri. --- Page 23 ---
RECHERCHES
SUR LA CONTAGION
DE LA FIÈVRE
JAUNE,
OU
d
RAPPROCHEMENS DES FAITS ET DES
PLUS PROPRES A ÉCLAIRER CETTE RAISONNENENS LES
QUESTION.
CHAPITRE PREMIER.
COUP-D'OEIL HISTORIQUE.
Usr grande question
long-temps les médecins occupe et divise depuis
civilisées : a La fievre
de toutes les nations
K pas contagieuse 2s jaune est-elle ou n'est-elle
Cep problème qui, considéré
ports, embrasse les plus
dansses divers rap:
manité, de la
graves intérêts de T'hudes
science, et du
points les plus importans, commerce, est un
temps les plus difliciles à
mais en même
résoudre : en Amé
Usr grande question
long-temps les médecins occupe et divise depuis
civilisées : a La fievre
de toutes les nations
K pas contagieuse 2s jaune est-elle ou n'est-elle
Cep problème qui, considéré
ports, embrasse les plus
dansses divers rap:
manité, de la
graves intérêts de T'hudes
science, et du
points les plus importans, commerce, est un
temps les plus difliciles à
mais en même
résoudre : en Amé --- Page 24 ---
(a)
,en
en France,
en Angleterre, de nombreux
rique, en Espagne,
trouve
la contagion
des adverItalie, 9 partout
aussi elle compte veut-on.
partisans; ; partout nombreux encore;
plus
aussi délicate.
saires peut-être sur une matière
s'éclairer
oclebres antagonistes?
pour
écrits des plus
ils
counsullerles
les preuves sur lesquelles
veut-on interroger
opinions Scostradietines
cherchent à aétablirleurse
il est presqucine
difficile, disons plus,
du
il est bien
une solution satisfaisante
posible d'y trouver occupe : tous ou presque ont
problème qui nous écrit sur la fièvre jaune
tous ceux qui ont
suivi ce redoutable fléau
ont obscrvé, ont où il promène trop souXu, les divers théâtres
tous invoquent
sur
et la mort;
le témoivent la désolation. faits, tous en apportent
l'antorité des
et de la convicavecle ton de Tassurance et combattue par
gnage ainsi tour-d-tour appuyée
par des
tion :
admise et rejetée
se
des faits, tour-d-tour
de la contagion
ratsonnetnéns. : la question les efforts mêmes
et sohscurcit par la
elle
complique
T'éclairer et
résoudre; de cette
qu'on fait pour
sans cesse
semble tendre à s'éloigner si consolante pour
unité de vues ct d'action unanimité de sentimens si
T'umanité, de cette
relations sociales et inEminemment utile aux donc naitre un conflit
dustrielles: d'ou peut
disons plus, aussi
aussi choquant,
d'uipinions --- Page 25 ---
(5)
funeste dans ses résultats? Un
des auteurs nous en révèle
examen attentif
première sans doute ct la plusieurs causes : la
dans l'idée différente
plus inlluentesetrouve
contagion : les uns lui que chacun atlachel au mot
anciens, une
prétant, à la manière des
acception fort
qué à toute maladie
étendue, T'ontapplid'apparence
imprévue dans son
épidémique,
son développement, apparition, menaçante dans
cffrayante dans
rapide daus sa marche,
ses
ses effets : à ce triste symptomes, foudroyante dans
et de destruction
spectacle d'envahissement
a dû se
nion publique, l'idée
rattacher, dans l'opid'une
plusieurs médecinsl
contagion évidente;
et ont admis
T'ontadoptée, l'ont
une
soutenue,
à une certaine distance contagion transmise par l'air
: d'autres
resserrant le mot
plus sévères,
mites d'une
contagion dans les étroites liaccorder la rigoureuse acception, n'ont voulu
propriété
tions évidemment
contagieuse qu'aux affecmalade à un individu transmissibles d'un individu
médiat soit immédiat sain, par le contact soit
du verbe,
: contagium, a contactu)
contingere: Ces derniers
comme maladies
considérent
toutes celles qui épidémiques ou par infection
dent de transmissibilité n'offrent pas ce caractère éviVoila sans doute
par le contact.
de la grande
une des causes principales
querelle qui divise les contagionistes
1,
ieuse qu'aux affecmalade à un individu transmissibles d'un individu
médiat soit immédiat sain, par le contact soit
du verbe,
: contagium, a contactu)
contingere: Ces derniers
comme maladies
considérent
toutes celles qui épidémiques ou par infection
dent de transmissibilité n'offrent pas ce caractère éviVoila sans doute
par le contact.
de la grande
une des causes principales
querelle qui divise les contagionistes
1, --- Page 26 ---
(4)
existe unc autre
adversaires; mais il en
plus féconde
et leurs
et d'autant
, et que
moins remarqabler
l'enfante
non
lignorance
clle proen erreurs , que la nourrit et la protégere humain, auTatnourpropre) travers de lesprit
cède d'un de ces sacrifients Aeldneameans de
queltantdes gens
; je veux parler
même sans le soupoonners de celte prévention
opinion préconçue, choses avant d'arriver
cette
forme sur les
et fixerle
que lon se
faits pro pres à éclairer
des
là? que Tohaervateur
à lexamen
de
et
Qu'arivetil
son opinion,
jugement. des faits pour appuyer mal, les bases de
cherche
bien ou
pour la former;
veut que les consolideri
non
il ne
lui sont
T'édifice Ssonijeéea;i tous les matériaux mains ;
et dans cette vue, partout, de toutes
bons ; il les recueille sans choix, sans examens et les
les admet sans mesure, les taille, les façonne, de mapuis il les divise,
mais toujours
toujours à son gré,
premiors
dispose les
le mieux posbleauer et sur la prévennière à ajusterl établis sur Terreur voir comment
fondemens curieux en effet de
tortution; il est
tronquent. dénaturent. leurs dicertains auteurs leur faire exprimer les plus
rent les faits pour
les observations
manières de voirs viennent s'y ranger
verses
à leur opinion leur servir de point
opposées deles-mémes et
que le
comme
les faits, n'en présenter
dappui: scinder --- Page 27 ---
(5)
côté favorable à sa cause,
esto contraire,donner
rejeter tout ce quilui
aux mots un sens
préter même à des autorités des
détourné,
n'ont jamais dites,
choses qu'elles
ou n'accorder du talent
ceux qui pensent comme,
qu'à
eux, telle est la tactique ordinaire des écrivains qui embrassent
cause d'abord par
une
ensuite à la soutenir aveuglement, et s'obstinent
le dire,
par amour-propre; il faut
trop souvent les auteurs
de la fièvre jaune offrent les
qui.ont traité
de ce misérable
preuves manifestes
vérités
esprit de systéme: ce sont des
pénibles à révéler; mais elles
nous avons dà les signaler.
existent,
Les véritables causes de la discordance
règne au sujet de la contagion viennent qui
marquées ; y
d'être
secondaires ajouterons-nous, comme causes
9 ces vues rétrécies de
hommes qui ne croient
quelques
aujourd'hui à une chose
que parce qu'ils y croyaient il y a trente
ces suggestions d'un vain
ans, ou
retient d'autres esclaves amour-propre qui en
vouent à
d'une erreur qu'il s'aeux-mémes P Signalerons-nous
certains calculs d'intérêts
encore
descendances à des
privés, certaines convues particulières,
ont
porté des auteurs à mentir à leur
qui
science, à dire et écrire des choses propre conjamais vues ni pensées?
qu'ils n'ont
faiblesses
non, d'aussi déplorables
appartiennent à l'homme : éphémères
amour-propre qui en
vouent à
d'une erreur qu'il s'aeux-mémes P Signalerons-nous
certains calculs d'intérêts
encore
descendances à des
privés, certaines convues particulières,
ont
porté des auteurs à mentir à leur
qui
science, à dire et écrire des choses propre conjamais vues ni pensées?
qu'ils n'ont
faiblesses
non, d'aussi déplorables
appartiennent à l'homme : éphémères --- Page 28 ---
(6)
qui les ont
comme les circonstances lui; il n'en reste
et fugitives
avec
elles passent
qui s'atfait naitre,
de honte et de mépris
que le souvenir indélébiles à tout ce qui dégrade
tache en traits
moral.
et avilit lhomme voir dans quel extrême emNous venons de
qui veut chercher
se trouve le médecin
fixe
barras
les élémens d'une opinion
dans les auteurs
aussi importante;
sur une question
ils se comet lumineuse
pas, ou plutôt
les faits ne prononcent le doute; et chaque parti
battent, ils permettent
le triomphe de sa
chacun proclame
avec le ton du
le proscrit; l'accent de la vérité,
cause avec
mémeavec les exclamations
dédain, quelquefois
fanatique : heureux
d'une intolérance vraiment
se bor:
si les dissidences
encore si les doutes,
mais tout,
de doctrine...
naient à ce seul point affreux fléau, tout est endans Thistoire-de cet
origine,
irrésolu," ,tout est problématiquer de la macore
symptômes, traitement
n'est
causes, nature,
fixé; rien
ladie, rien n'est irérocablement et invariables; il n'y
assis sur des bases solides ne soit une erreur,
son nom qui
a
pas jusqu'à
jaune, presque généralecelui de fièvre
puisque
ne rinpasit.detsent
essentiel 1
esuetmaiarihet un signe
de la plupart des anteurs, maladic, et qu'il ne rapde la
de
pathognomonique
variable dans lrépoque
pelle qu'un symptôme --- Page 29 ---
(7)
dans l'intensité de ses' phénome
sonapparition,
s'il est
incertain même dans son existence,
nes;
l'attestent la plupart des observavrai, comme
entièrement.
teurs, qu'il manque quelquefois
comD'ailleurs, ne sait-on pas que la jaunisse
toutes les maladies aigués des
plique presque
où la bile acclimats situés entre les tropiques,
d'activité, où elle parait secretée en
quiert plus
plus grande abondance?,
évidence la
Pour démontrer dans toute son
triste vérité de ce que nous venons d'avaneer, il
de la plusuffira de tracer ici un aperçu rapide
émises, en différens temps et
part des opinions
nombreux dont
en différens lieux, sur les points
l'histoire de la fièvre jaune.
se compose
remonter à son origine, aller
Voulons-nous
de départ et savoir en
saisir son véritable point
elle a été
quel temps, dans quel lieu et par qui
la première fois? nous trouvons
observée pour
avis bien différens :
les auteurs partagés en trois
lunicette affection comme
les uns considérant
résultat d'un concours de causes naturelles,
que
qu'elle a dû être et qu'elle a été en
prétendent
et des médecins de
effet connue d'Hippocrata
la
T'antiquité, puisque les causes qui peuvent
ont existé et ont pu agir de tous temps;
pruduire
de leur assertion certains
ils invoquent à l'appui
d'Hippocrate puisés danslsprédictions,
passages
urs partagés en trois
lunicette affection comme
les uns considérant
résultat d'un concours de causes naturelles,
que
qu'elle a dû être et qu'elle a été en
prétendent
et des médecins de
effet connue d'Hippocrata
la
T'antiquité, puisque les causes qui peuvent
ont existé et ont pu agir de tous temps;
pruduire
de leur assertion certains
ils invoquent à l'appui
d'Hippocrate puisés danslsprédictions,
passages --- Page 30 ---
(8)
et
les prénotions coaques
le livre des affections,
des signes, dit
La conformité
maladie
les aphoriames.
qui caractérisent la
Pouppe-Deaportes.
trouve dans les aphode Siam avec ceux qu'on donne lieu decroire que les
rismes dHippocrate Grèce et de T'Archipel sont aflihabitans de la
et de maladies approchantes.
gés du même fléau
reRochoux cite comme particalitreneat ainsi:
M.
suivant qu'il traduit
marquable le passage des lombes se propageant
e Lorsque la douleur
la fièvre, des horrioccagionne.de
a à l'estomac
ténus, aqueux;
spilations. des somissomens amène la perte de la parole,
5 produit le délire,
quand ils viennent
snccomhent.
4 les malades
à vomir noir. (1).* thèse de M. François, la
On trouve, dans la,
d'une
suivante : a Hippocrate parle doucitation
accompagncode
a fièvre tris S7 aigué.epmesc, notamment à la rée leurs dthippocondres. laquelle du quatrième au
a gion du foie, dans
se teignait en jaunel
jour la peau
de
5 cinquième avaient été excessives dans Tile
a. Les chaleurs
jusqu'aàl Larcture ; les
la canicule
<. Thasos depuis
annlyuarte Kapdun mupraduis, ops-
(1)EE orQuos akymuares uduradie, zappigtivrts, apanot,iginer -
xadtts, anpiortis )E77d,
TES gesva, TOAwTari.
coac. p. 199, n 516,6d. Foësio.)
(Praenot.
ient été excessives dans Tile
a. Les chaleurs
jusqu'aàl Larcture ; les
la canicule
<. Thasos depuis
annlyuarte Kapdun mupraduis, ops-
(1)EE orQuos akymuares uduradie, zappigtivrts, apanot,iginer -
xadtts, anpiortis )E77d,
TES gesva, TOAwTari.
coac. p. 199, n 516,6d. Foësio.)
(Praenot. --- Page 31 ---
(9)
maladies furent des fièvres ardentes
gnécs d'hémorragies nasales et
accompaSelon ces médecins, les
dictére(s).
venons de
descriptions que nous
rapporter, ainsi que plusieurs
tracées par le père de la médecine,
autres
symptômes dont la nature
offrent des
fièvre jaune.
ne convient qu'à la
C'est ici le cas d'observer
teurs ont comparé la fièvre que plusieurs aupeste d'Athènes
jaune à la fameuse
dont le tableau si
tracé par la plume
fidèlement
éloquente de
trouve si poétiquement
Thucydide se
pinceau de Lucrèce;d reproduit par le brillant
deux fléaux
dansce parallèle établientre
également violens,
tructeurs, les uns ont cherché également despoints bien
et ont trouvé des
rence; d'autres prononcés d'dloignement et de diffétraits les
au contraire y ont saisi tous les
plus saillans d'une ressemblance
pante, et même d'une identité
fraptelle, d'après M. Dalmas,
parfaite; elle est
en 1782,
que lui-méme éprouva
aSaint-Domingue, la
dens décrits
plupart des accipar Thistorien gréc.
(I)appiric OTaV Ancy, Tupsros LTTCEL
mpos Ta uragudez, pénhoy de
Bhnicpos TO TpaToY,kao odumy
Tapra1os
Tpos ra ditia, ES TO
yeyyras xat TipTrais, o TE TUPErOS
yTap;orurde TEadras, xus TO ypapeu vzagaley
sc0poripos Yagra Xa6
YOeTai, %ab TE V8 Tapaxory.
i Sect, 5, p. 518, éd. Foësio.)
ros LTTCEL
mpos Ta uragudez, pénhoy de
Bhnicpos TO TpaToY,kao odumy
Tapra1os
Tpos ra ditia, ES TO
yeyyras xat TipTrais, o TE TUPErOS
yTap;orurde TEadras, xus TO ypapeu vzagaley
sc0poripos Yagra Xa6
YOeTai, %ab TE V8 Tapaxory.
i Sect, 5, p. 518, éd. Foësio.) --- Page 32 ---
(10)
c'est que
chose bien digne de remarque, ou DefiniUne
intitulé a Opor salpixor
imdans le livre attribué à Galien,on trouve, des fièvres
tiones Medica, avant les descriptions fèvre qu'il
médiatement
9 une
pestilentielle et typhoide fièvre jaune : wligudee!
noninativeteat
couleur semblaappelle Cetle fièvre- qui imprime une appelé en grec ilegos,
à celle de T'oiseau
seche,ln
d ble
élevé, tendu, la langue
6 rend le foie
jaune(s)..
remonter
horiblement
qui fait
19 peau première opinion,
temps des
A cette cette maladie jusquaux
l'origine de
viennent néceasirement
olservateurs,
nombre quine
premiers les médecins en grand la fièrre ardente
se rallier dans la fièvre jaune que
par le clivoient
et de Galien exaspérée bilieud'llippocrate
degré des remittentes
mat, ou le dernier des formes les plus violentes
enfin lune
aggravéc
ses,u
revétir la getrorenéenite
que puisse
ictépar la chaleur. contraire, pour qui le typhus
Ceux, aux
d'une nature particulière.
rode est une maladie qu'on attribue au père
prétendent
il n'a jasui generis,
des idées auxquelles
de la médecine
opsoict IxTEpa mapagkiS6T! quperos, 0 Ty' 2poia7
arganerduey
(Diemmaiane
ETI6 epanayrr
uacar, lesemdetre
xoi axpay ssperenuager
aeit anypenpats --- Page 33 ---
(u)
mais pensé, et qu'on ne saurait voir le
ractère d'une maladie
vrai Casymptômes isolés,
représenté par quelques
description
par quelques lambeaux de
de la
épars dans ces immenses recueils
médecinea antique (r).
Aux yeux de ces derniers, c'est
indigène de
une maladie
la zone torride TAmérique; elle a son foyer sous
soit dans le
occidentale, soit dans les iles,
continent, , et elle étend
son domaine au-delà des
quelquefois
et vers le
tropiques vers le midi
septentrion : elle se
l'unique influence de
développe sous
causes
ses premiers ravages doivent climatériques, et
res irruptions des
dater des premiè.
Monde.
Européens dans le NouveauL'histoire
T'histoire
philosophique de Raynal,
Antilles d'Amérique de Robert'son, celles des
par les pères du Tertre et
les sources où ils vont
Labat, sont
plus
puiser leurs argumens les
péremptoires : tous ces auteurs
témoignage que les Espagnols,
apportent
quérans du Nouveau-Monde, premiers conpremiers à
furent. aussi les
payer un funeste tribut aux maladics
meurtrières du nouveau climat : en 1494,
(1) Il est à désirer, dit Savaresi,
qui voient dans Hippocrate
que les médecins
magination, se guérissent tout ce qui leur vient à l'iduisent
de cette manie, et
n'inpas en erreur leurs collégues.
qu'ils
(p. 298.) )
ols,
apportent
quérans du Nouveau-Monde, premiers conpremiers à
furent. aussi les
payer un funeste tribut aux maladics
meurtrières du nouveau climat : en 1494,
(1) Il est à désirer, dit Savaresi,
qui voient dans Hippocrate
que les médecins
magination, se guérissent tout ce qui leur vient à l'iduisent
de cette manie, et
n'inpas en erreur leurs collégues.
qu'ils
(p. 298.) ) --- Page 34 ---
(1)
à Saint-Doseulement de séjour
quinze mois
détruire presiseatisre
mingue suflirent pour et les auignatianesom
ment T'armée de Colomb; succédécs dans ces régions
breuses qui se sont
été en grande partie
lointaines, ont toujours maladies violentes et inmoissonnées par des désignées sous les noms
connues ; tour-à-tour
de barres fievre made peste, épidémie, coup Ces maladies n'ont jamais
ligne et putride, etc.
exacte et prépar une description
les auété signalées
porte à croire, disent
cise; mais tout fievre jaune du Dictionnaire
teurs de T'article
qu'elles étaient deméme
des Sciences Médicales,
qu'on observe aunature que la fièvre jaune
dans
se développaicnt injourdhui. paisqualles et sous les mêmes
circonstances
les mêmes
desfluences.
la première
Toutefois; il faut l'avouer,
sur cette
médicale que nous possédions de Ross.médecription maladie est due à Jean Ferreira
observé
qui écrivaite Remogfrilaeait depuis
cin portugais régna à Olinda au Brésil.
Tépidémic qui
après qu'une armée portu1687 jusqu'en 1694,
de Fernambucco
gaise eut fait la conquéte
sur des proAvant cette époqne tout repose sans doute, mais
fondées
que
babilités paisamment cette force de conviction
qui n'offrent point
matérielle des faits.
donne seule lexposition --- Page 35 ---
(15)
à ce défaut d'authenticité même
N'est-ce_pas
médico-historiques qu'il
dans les descriptions
la création d'un troisième systême
faut attribuer
Dans
celui de Timportation?
sur son origine,
cette origine est assez
l'opinion de ses partisans, de fixer son véritarécente ; mais quand ils'agit
d'être d'accord
ble point de départ, , ils sont loin
du
entr'eux : il en est qui, forts de T'autorité
ou de Moreau de Saint-Méry, font
père Labat,
à la Martinique en 1682,
arriver la fièvre jaune
du
de Siam; quelou 1688, ou 16go
royaume
venue du
ont obsevé qu'elle était plutôt
ques-uns
le vaisseau du roi T'Oriflamme,
Brésil, parce que
avait, en revenant
accusé de cette importation,
maladie faide Siam, touché au Brésil, oùt cette
depuis sept ou huit ans.
sait de grands ravages
raconte ainsi le fait;
Du moins le père Labat
de Saint-Méry, qui fixe cetteimmais M. Moreau
le vaisportation à 16g0, ne dit nulle part que
eut touché au Brésil: fiat lua!
seau importateur
sautresmédecins,
Warren,etaprèslui plusieursa
c'est à
moderne;
lui prétent une origine plus
de là
Saint-Jean-d'Acre qu'ils la font éclore ;
à Marseille en 1720 ; Marseille la renelle passe
à son tour, la transmet
voie à la Martinique, qui,
moins
à la Barbade. Enfin à une époque encore
le nom de fièvre de Bulam,
éloignée, en 1795,
quiluifutimposé par Chabolmltolegecrant
decins,
Warren,etaprèslui plusieursa
c'est à
moderne;
lui prétent une origine plus
de là
Saint-Jean-d'Acre qu'ils la font éclore ;
à Marseille en 1720 ; Marseille la renelle passe
à son tour, la transmet
voie à la Martinique, qui,
moins
à la Barbade. Enfin à une époque encore
le nom de fièvre de Bulam,
éloignée, en 1795,
quiluifutimposé par Chabolmltolegecrant --- Page 36 ---
(14)
conimesimportéc
la considérait
decin navigateur) située surl les. côtes de Guinée.
de T'ile de ce nom,
qu'on a vu dans
Il est bien digne de remarque
par une
tous les pays repousser
tous les temps,
l'accusation d'avoir les
sorte d'orgueil national à la fièvre jaune; il
donné naissance
d'honpremiers
soit une espèce de point
semble que ce
vous
T'habitant des Indes-Ocidentales dans
neur;
à Bulam, ou àla Vera-Crux
adresse à Siam, découvrir la véritable patrie
le Mexique, pour
Etats Unis, on s'empresse
d'un pareil fléau ; aux
de la fièvre jaune
T'origine
devous apprendreque) tropicales du Nouveauappartient aux latitudes
d'où nait celle qui
Monde; voulez-vous savoir
à BarCadix, à Gibraltar, à Livourne;
règne à
Antilles,àla Havanne,a Charcedlonne2c'estaux
trouver son
leston qu'on vous renverra pour les contrées où
berceau; ainsi parcourez toutes
trouverez
son empire, vous
ce Aléau a étendu
le lieu de sa naissance
qu'il faut aller chercher
ailleurs que là où il existe.
venous de tracer,
que nous
A Tesquisserapide
Tunanimité des senon peut déja reconnaitre établie que sur l'origine de la
timens est loin d'êtré
l'erreur est ici sans
fièvre jaune : heureusement maladie compte
en effet que cette
ses titres
conséquence; d'ancienneté, ou que
plusieurs siècles
d'une époque récente,
de naissance ne datent que --- Page 37 ---
(:5)
la chose est peu importante; de pareilles recherches sont plutôt fondées sur le désir desatisfaire
une stérile curiosité, quesur
celuid'acquérir une
connaissance vraiment utile.
Mais si dece premier point peu essentiel,
nous
passons à celui bien plus important de
ciation de ses véritables
Tappré
causes, nous y voyons
régner encoreles mêmes incertitudes, 1
les mêmes
dissidences. Quelques-uns placent la chaleur
au premier rrangdesagens producteurs de la fièvre
jaune; ils lui accordent l'influence la plus active,
la plus puissante, souvent même une influence
exclusivement souveraine; ils se fondent sur ce
que toutes les causes quiaugmentent,
ou
diminuent,
modifient d'une manière quelconque la chaleur, comme les vents, les localités, les saisons;
etc., exercent la même action sur l'activité de la
fièvre jaune; des exemples nombreux puisés dans
les auteurs peuvent, disent-ils, être
témoignage de cette manià re de voir. apportés en
D'autres, en plus grand nombre, associent à la
chaleur l'humidité et toute espèce de foyer d'infection; ils affirment que la chaleur seule, sans
la coopération de ces agens secondaires, restel insuffisante pour produire la fièvre jaune; en cffet,
disent-ils, partout où l'atmosphère est pure d'émanations marécageuses et
qu'en soit la
putrides 2 quelle
températuré, lors même que la
de voir. apportés en
D'autres, en plus grand nombre, associent à la
chaleur l'humidité et toute espèce de foyer d'infection; ils affirment que la chaleur seule, sans
la coopération de ces agens secondaires, restel insuffisante pour produire la fièvre jaune; en cffet,
disent-ils, partout où l'atmosphère est pure d'émanations marécageuses et
qu'en soit la
putrides 2 quelle
températuré, lors même que la --- Page 38 ---
a5
(16)
supérieure deizou 143
chaleur rest constamment
ou fluviatiles;
maritimes
à celle des plages
jamais : témoins
la fièvre jaune ne se développe
oi la chadéserts de T'Arabie et du Diabekir, n'est
les
de 40 à 44, et la nuit
ja- les
leur est, le jour,
témoins encore toutes
mais moindre de 54'; Tumbezjusqua Lima ne
côtes du Pérou, quidu de sable ou il ne pleut jasont que des déserts
toute son action durant
mais; ou le soleil exerce
la fièvre jaune
de l'année; et cepentant
une partic
dans ces régions bralantes,
n'apparait jamais hommes des pays froids des
méme parmi les
pas
leurs affaires y appellent.
Cordilières. que
presqu'inautre côté, des observations
D'un
Lancisi, Cléghorn,
nombrables, rapportées par constatent que la saiRouppe, Lind, etc.,
Bruce,
miasmatiques
et les exhalaisons
son des pluies
ctlaissent à leur suite
unies à la chaleur aménent
ou moins analode fièvres 7 plus
des épidémies
plus ou moins meurtrières
gues à la fiévre jaune,
précitées
l'intensité des causes physiques
selon
qui en subissent
des hommes
la
et la susceptibilité
occasionelle
plus
l'action ; aussi la cause
pendant la nuit et
imminente est Thabitation, lieux où la fièvre
air,, des
surtout en plein
cest alors que les vapeurs
jaune est endémiques
et déploient dans
malfaisantes se concentrent
influence;
leur activité la plus pernicieuse
toute
à la fiévre jaune,
précitées
l'intensité des causes physiques
selon
qui en subissent
des hommes
la
et la susceptibilité
occasionelle
plus
l'action ; aussi la cause
pendant la nuit et
imminente est Thabitation, lieux où la fièvre
air,, des
surtout en plein
cest alors que les vapeurs
jaune est endémiques
et déploient dans
malfaisantes se concentrent
influence;
leur activité la plus pernicieuse
toute --- Page 39 ---
17)
parmila multitude d'exemples fournis
de celte vérité, M. de Humboldt
en preuve
renarquable:
en cite un fort
Vera-Cruz, le plusieurs personnes entrent à la
soir, pour s'embarquer le
main; elles veulent
lendechaise à
passer ce temps dans leur
porteur, afin de ne
personne de la ville :
communiquer avec
malgré cette
maladie les atteint et les
précaution, la
inutile d'observer
frappe. Il est sans doute
que cette
core bien plus redoutable infection serait enPasseraient
pour les
la-nuit sans abri.
individusiqui
Enfin il en est qui voient l'élément
de la fièvre jaune dans
générateur
dans un
un miasme particulier,
T'agent, sermiespécifiquequte a est en même temps
l'instrument de sa transmission
(1). Mais
Hlaluiadjoigment, comme conditions
indispensables à son
nécessaires,
pagation, le concours développement, à sa prode Thumidité
simultané de la chaleur,
et d'un air
puissans auxiliaires,
impur : aidé de ces
le principe
un rôle fort important
contagieux joue
dans nos organisations;
(i) C Quelle est la nature
a Oir réside-t-il? Dansl
de cet être P ils l'ignorent.
les
< dans les marchandises, hommes, dansl les effets usuels,
ces objets à une assez faible dans l'air qui environne tous
distance. *
( Rupport de la commission
p. 55. )
française à Barcelone,
--- Page 40 ---
A
(18)
caché dans
syi il peut rester ,s'y consersclon quelquerawe de notre économie,
les
iprofondeurs
des années, poureclaet intact pendant
à la première
ver par avec plus de violence
telle
teri ensuite
sausilisiressmaist condes puissances de ce dernier
copératiou
dit M: Bally,
de- la
est la nécessité,
pour Texplosion
cours de circonstances d'une scule suffit pour
maladie, que Tabsence Yaction du miasine spéneutraliser absolument
cifique. ihaie manière de voir' constitue" la
Cette dernière
a 380 n
doctrine des contagionistes. d'examiner les causes repardées
Nous venons
nécessaires au dévelopesentiolletient
auxieauses
comme
ictérode's quant d'accord
pement du typhus tous les auteurs sont
suivantes : âge adulte, tempéles
prediopeenien
signaler
fortes:
pour sanguins; bilieux; constitutions subit des zones
ramens piélthoriquess passage
erreurs du
robustes, dans les climats chauds; abus desalitempérées
dela bonne chère,
régime, habitude fortement épicés, des liqueurs rafraimens salés, fumés,
des boissons
eeenimeadient
excès
spiritueuses suppreasiois de trauspiration, fortes conchissantes,
courses fatigantess
vénériens surtout,
violentes, impétueutentions d'esprit; passions de T'ame, et surtout - la
affections tristes
régnante.
sessi
et la crainte de la maladic
nostalgie,
pérées
dela bonne chère,
régime, habitude fortement épicés, des liqueurs rafraimens salés, fumés,
des boissons
eeenimeadient
excès
spiritueuses suppreasiois de trauspiration, fortes conchissantes,
courses fatigantess
vénériens surtout,
violentes, impétueutentions d'esprit; passions de T'ame, et surtout - la
affections tristes
régnante.
sessi
et la crainte de la maladic
nostalgie, --- Page 41 ---
(19) 1
Considérées
isolément, ces diverses
posent à la fièvre jaune;
causes disou à des degrés variés agissant simultanément
de
peuyent la déterminer.
combinaisons, elles
En traitant des causes,
ner les phénomènes
nous devons mentionSi dignes
présente cette maladie dans la d'attention que
se comporte suivant la
manière dont elle
empire parait établi position des lieux où son
: entre les
règne très-souvent toute
tropiques, elle
rarement les nègres, les lT'année, atteint trèscréoles descendant
habitans indigènes, les
acclimatés
d'européens, et les individus
par quelques années de
n'attaque généralement
séjour; ellé
vellementarrivés,
que les étrangers nouDans les
autrement dits,
zones tempérées, au
mnacdlimnatéa(i).
manifeste qu'entre
contraire, elle ne se
ver,
l'équinoxe d'été et celui d'hic'est-d-dire, en été et en
n'épargne
automne; et la'elle
personne, ni nationaux ni
étrangers,
(i) L'acelimatement est un
duit dans T'organisme
changement profond prolieu dont le climat est par un séjour prolongé dans un
notablement
quel on est accoutumé, et qui différentde celui aule sujet qui l'a subi, semblable, a pour effet de rendre
ports, aux naturels du
sous beaucoup de rapFoyezl'article
pays qu'il est venu habiter.
Dictionnaire de Médecine. dectimatement, par Rochoux, dansle
2. --- Page 42 ---
-
(30) récemment de la
n'est ceux qui arrivent
contraire,.
si ce
par une consequence attaques meurzone torride; plus exposé à ses
froid, et
on est d'autant arrive d'un climat plus dans ces
trières, qu'on
a été plus subite; intensité,
que la transition quelle que soit son soutenus.
mèmes régions,
froids
elle cède toujours aux premiers sous les zones tempérées
Ainsi il semble que
les modifications apchange. détruise
organiquess
l'hiver
Tété dans les systèmes
ou les
portées par sous les latitudes tropicales. saisons sont peu
tandis que de la chaleur et des
toujours
sariations
habitant conserve
sensibles, T'ancien de facelinatement
de
Theureux privilége à lui, si, après un séjour il
Mais malheur dans des climats tempérés.
années
brilantes ! sa préquelques dans ces contrées il périt victime de
reparait
: souvent
rogative est perdue
naturellece fatal retour. causes nous conduit ici nous
L'étude des
de la maladie :
miment à celle de la nature ainsi dire, perdus au
trouvons, pour
d'idées incohérennous d'un champ sans bornes théories opposées,
lieu
contraires. de de sens: : coup de
tes, de systêmes vagues et vides
fièure matéde dénominationss
épidénie.
mal de Siam, peste,
ictérode,
barre,
ictérode, continue putride synochus
lotte, typlus bilieuses putride bilieuse,
fièure maligne
adie :
miment à celle de la nature ainsi dire, perdus au
trouvons, pour
d'idées incohérennous d'un champ sans bornes théories opposées,
lieu
contraires. de de sens: : coup de
tes, de systêmes vagues et vides
fièure matéde dénominationss
épidénie.
mal de Siam, peste,
ictérode,
barre,
ictérode, continue putride synochus
lotte, typlus bilieuses putride bilieuse,
fièure maligne --- Page 43 ---
(21)
ictérode, Reure jaune maligne, Réure rémittente
jaune, fiévre maligne pestilentielle,
mique des tropiques,
causus endéfiévre putride
fiévre putride maligne pestilentielle, rémittente colliquatice,
lieuse
biputride, 9 fèvre de bulam, fièvre essentiellementmaligne etneroeuse, fièvre,
typhus
egautro-adynanique,
triteugastro-entérite, Lraaradtenaupe : gasvomito prieto,
phus amaril, maladie
tomitonegro,tychauds,
spasmodieo-liypirionne des pays
Reerejaune: : telle est T'énumération, abrégée sans doute, des noms imposés
les
auteurs à la fièvre
par
divers
clature suffirait
jaune; une pareille nomenseule pour donner une idée des
opinions diverses que la plupart des
se sont formées sur sa nature;
médecins
croyons devoir entrer dans
cependant nous
ce sujet; on ne saurait
quelques détails à
le tableau informe des reproduire trop souvent
innombrables
qui se sont succédés dans les
systèmes
écoles, et dont
Tapplication a été faite à l'étude de la fièvre
jaune, comme pour
ou il nous sera donné reculerindéfinimentilen d'en
terme
naître la nature.
saisir et d'en conPlusieurs auteurs n'ont vu dans la
que le causus d'Hippocrate,
fiévrejaune
lien : sorte de fièvre
d'Arétée, et de Gadegré d'intensité ardente, $ portée au dernier
brulant et
par l'influence d'un climat
insalubre; Relswsanin-Dapentens,
la fièvre
jaune, comme pour
ou il nous sera donné reculerindéfinimentilen d'en
terme
naître la nature.
saisir et d'en conPlusieurs auteurs n'ont vu dans la
que le causus d'Hippocrate,
fiévrejaune
lien : sorte de fièvre
d'Arétée, et de Gadegré d'intensité ardente, $ portée au dernier
brulant et
par l'influence d'un climat
insalubre; Relswsanin-Dapentens, --- Page 44 ---
22 J
GillesValentin, Devéze, Gilbert,
Moseley, MM. d'autres ont avancé et soutenu
pie et beancoup sont, disent-ils, les mêmes
cette opinion ; ce
violens et plus funestes
rendus plus
la malignité des
symptômes violence même et par
par la
M. Pinel paraltavoir adopté
causes genératrices.
lorsquil a dit que
même manière de voir,
dans le
la
affections fébriles, décrites
( 5",
plusicurs
Epidémics dHippocrate
premier livredes formaient des nuances intermé- des
constitution ).
entre les fièvres Emtreadymmiqees
diaires
et celles de la zone torride. bilieuses
pays tempérés considérent nos fièvres
degré
Lind.Pringle
comme le premier
estivales et automnales
docteur Cailliot
de la fièvre jaune; Berthe,le idée,ct lui ont donné de
ont embrassé cette
grands développemens
avoir vu de
dit M. de Humboldt, de Rome
On assure,
dans la campagne
les
temps en temps
avec presque tous
des hommes mourir
de la fièvre jaune : 2
signes pathegnatonique hémorrhagies.
ictére, vomissement, de considérer le typhus
Dans cette manière
partout ou les
ictérique, il pourrait apporaitre
existe
nécessaires à son dércloppement
causes
t, soit accidentelle de
raient, soit naturellement. fait dire au, D.: Lind
ment; c'est ce qui a autres, que des fièvres
Haslar ct à plusieurs --- Page 45 ---
(125))
jaunes régnaient sur toute l'étendue de la
torride; c'est ce qui a fait écrire à M. L. zone
tin que cette terrible affection
Valena été vue. en
Nubie, en Abyssinie, le long de la côte
tale de la mer Rouge,
occidenjusqu'a
même sur
Babel-Mandel,et
T'Euphrate, comme à Bassora,
les côtes de la
ebisur
Perse. etc; en Egypte, en
vers Alexandrette, Tripoli, Acre,
Syrie,
sur toute cette côte de la
en Chypre et
méditerranée
est
très - malsaine; enfin dans
qui
chaudes et humides de la Grèce, quelques régions
dans l'ile de
Sardaigne, dans celle
de-Minorque, etc.
Ceux qui ont cru reconnaître à la fièvre
des traits d'une ressemblance
jaune
assez
avec la peste pour faire naître l'une de marquée
ont qualifié la première. du
l'autre, 7
nom. de fiévre maligne pestilentielle; parmi les partisans de cette
idée, on doit distinguer Warren et Chisholm
tous deux l'on crue importée,
:
pestilentielle.
contagieuse et
Elle a été encore considérée
tielle
comme pestilenpar d'autres médecins, qui, fondés
parition d'anthrax, de bubons dans surl'apépidémies,
quelques
c'est le ontadiunisdelanalogie avec la peste :
sentiment de la plupart des auteurs
anglo-américains; James Tytler est celui quia
poussé le plus loin cette
M.
comparaison.
Bally ne paraît pas étre éloigné du même
contagieuse et
Elle a été encore considérée
tielle
comme pestilenpar d'autres médecins, qui, fondés
parition d'anthrax, de bubons dans surl'apépidémies,
quelques
c'est le ontadiunisdelanalogie avec la peste :
sentiment de la plupart des auteurs
anglo-américains; James Tytler est celui quia
poussé le plus loin cette
M.
comparaison.
Bally ne paraît pas étre éloigné du même --- Page 46 ---
ef :
(24)
parlant de la classification
lorsqu'en
ausentiment, d'Amérique, il dit : @ peut-être dans
du typhus
convenablement placé
# rait-il été plus
plilosophique
sixième de la nosographie
été divisé
< l'ordre
cet ordre aurait
e à côté de la pestése
ensuite a de faire
en deux genres. il Il propose jaune: L'ix celle qui
deuix espèces de fièvre celle qui ne l'est pas toucontagieuse, 2%1
.
est
A
a jours . (1)- mlb 1
d'observe que plusieurs auCest ici le cas
fièvre jaune comme un véteurs ont regardé la
derniers on vient de
ritable typhus; parmi ces
la dénomifigurer M. Bally, qui propose
voir
de typhus
ictérode ;
M.tineerie
nation
Sauvages, typlus
ictejaune ; joignons-y
M. François, typlus
Savaresi.byplusi sictériques Rochoux, typlus amaril 1(2).
M.
rodes vomitorius; des maladiesau principevital,
Ceux qui prôtent maligne jaune (Makittrick),
l'ont. appellée fiéore
et maligne (M. Dale
essentiellement neroeuse
fieore
a
phus
ictérode ;
M.tineerie
nation
Sauvages, typlus
ictejaune ; joignons-y
M. François, typlus
Savaresi.byplusi sictériques Rochoux, typlus amaril 1(2).
M.
rodes vomitorius; des maladiesau principevital,
Ceux qui prôtent maligne jaune (Makittrick),
l'ont. appellée fiéore
et maligne (M. Dale
essentiellement neroeuse
fieore
a () Bally, page 5.
le 'nom de typhus amaril à la
(2) Ce dernier a imposé et il la considère comme parfaimaladie de Barcelone. ; fièvre jaune qu'il a observée aux
tement distincte de la
pour tout esprit non préAntilles;mais il est évident, n'est nullement fondée.
venu, que cette distinction a
1e
:4e: Ea --- Page 47 ---
(25 )
l'altération de la bile, Tirritamas ); associe-t-on
symptômes? c'est
tion gastrique, à la malignitédess de Moultrie, de
bilieuse jaune
la fièore maligne
de Frank, etc.
Bruce; c'est la gantriguenereause les accidens, tous les
Dans cette opinion, tous al'altération du prinphénomènes sont attribués d'équilibre entre l'apcipe vital, au dérangement
organiques,
pareil nerveux et les autres systèmes
mot, au désordre et au bouleversement
en un
fonctions: : c'est la véritable ataxie
général des
A côté du vitalisme se présente
des modernes.
fort de
T'humorisme fier de son ancienneté,
des
de ses nombreux sectateurs. Frappés
Tappui
passives, des taches pétéchiales,
hémorrhagics diverses excrétions, et d'autres
de la fétiditédes
qui constituent
symptômes de décomposition
les médecins
la derniére période de la maladie; pretréfaction ou
humoristes n'ont vu partout que
de la bile,
acrimonie de la bile, diathèse putride
en un
dissolution du sang 3 son état gangréneuz, les humeurs , même
mot, la putréfuction de toutes
C'est d'après
celle du Ruide vital (M. Gillespie). les diverses
ces idées théoriques qu'eller a reçu jaune (Macdénominations de continue putride
putride
bride, synochus putride (Rouppe), fiéore
fièore rémittente bilieuse (Hunbilieuse ( Hillary), Gilbert, le Blond, etc.); quelter,Rush; Devèze,
combinant la malignité eaveclaputridité
ques-uns
la putréfuction de toutes
C'est d'après
celle du Ruide vital (M. Gillespie). les diverses
ces idées théoriques qu'eller a reçu jaune (Macdénominations de continue putride
putride
bride, synochus putride (Rouppe), fiéore
fièore rémittente bilieuse (Hunbilieuse ( Hillary), Gilbert, le Blond, etc.); quelter,Rush; Devèze,
combinant la malignité eaveclaputridité
ques-uns --- Page 48 ---
(26)
sous les noms de fièvre maligne
Y'ont designéc
typhus atazique puputrile
(Pouppesbepartea).
tride (Bally), etc.
particuliers ont encore
Une foule de systèmes
maladie; produits
été créés sur la nature decette
moins féconde
funestes de Timagination plus ou à l'infinis nous
de leurs auteurs, ils ont varié
remarquabornerons à mentionner les plus
nous
divise la fièvre jaune en trois degrés
bles.J Jackson
; elle appartient
qu'il appelle formes ou espèces
degré,
des continues : dans le premier dès son
au genre
sont évidens
les signes de la putréfaction
rapide;
invasion, et son cours est généralement de l'affection
dans le second degré, les signes ceux de la
sont plus manifestes que
nerveuse
troisième espèce offre une appaputrescences la inflammatoire, qui est suivie
rence de diathèse
de temps de la débilité.
en peu
de la doctrine du D. MitParlerons - nous doctrine qui assigne le gaz
chill, de Newyork,
dit septon., comme
oxide d'azote , autrement le faisant agir à la
cause à la fièvre; jaune, en
qui regarde les
doctrine
manière des poisons;
antidotes de. cette
Alcalis comme les vrais
terrible affection?
du D" Reich,
le système
Rappellerons-nous d'Erlangen. 1,8 système qui
Motiearatanisente
de la fièvre, et
fait consister la cause générale. --- Page 49 ---
(27)
de la fièvre jaune dans la disnotamment celle
système dont
proportion trop grande d'oxigéne,
cette
nécessaire est de combattre
la conséquence
de T'oxigène, en prescriaffection par T'emploi
nitrique,
vantà à haute dose les acides suifurique, les noms
Oui, malgré
et surtout muriatique?
il faut signaler CCS
respectables de leurs auteurs,
systématiques
rêves créés par des imaginations méritent, parce que
et les voueraur ridicule qu'ils
une grande
le premier a exercé aux Etats-Unis
médicale, et même politique, au rapinfluence
(1); parce que le second
port de M. de Humboldt
judicieux,
séduire quelques esprits peu
a pu
l'influencé
( (1) Telle a été, dit cet illustre voyageur, dans un pays où
politique des théories de M. Mitchill,
que, 2
l'on admire avec raison la sagesse des Delaware, magistrats, et ardans le
me trouvant en quarantaine
j'ai vu des officiers
rivant des Antilles à Philadelphie,
avec de l'eau
du comité de santé faire peindre gravement afin que le septon
de chaux l'ouverture de Técoutille, de la Havanne, que lon
ou miasme de la fèvre jaune bâtiment, vint se fixer sur
supposait exister dans notre décimètres de largeur;
une bande de chaux de trois
espagnols crusDoit-on être surpris que nos matelots
dans ce préreconnaître quelque chose de magique
sent
de désinfection P s
tendu moyen
tom. 40, page 223. Voyez
(Journal gén. de médecine,
la note. )
verture de Técoutille, de la Havanne, que lon
ou miasme de la fèvre jaune bâtiment, vint se fixer sur
supposait exister dans notre décimètres de largeur;
une bande de chaux de trois
espagnols crusDoit-on être surpris que nos matelots
dans ce préreconnaître quelque chose de magique
sent
de désinfection P s
tendu moyen
tom. 40, page 223. Voyez
(Journal gén. de médecine,
la note. ) --- Page 50 ---
(28)
méthodes de
deux ont enfanté des
ct que tous
donné lieu à de funestes
traitement qui ont
expériences (1)-
médecins imbus des prinL'on a encore vu des
modernes en faire
théories
cipes de quelques
c'est ainsi que
à la fièvre jaune; la doctrine de
Tapplication l'esprit bien pénétré de
le
Berthe,
Dumas, décompose
le professeur
son collegue
dans ses élémens nerveux,
délétère morbifique de là pour créer une fièvre
bilieux, putridesil part
et il insiste sur les
nervoso - bilioso-putride 1. analytique pour les
de cette méthode
avantages
thérapeutiques.
applications
de Brown et de sa doctrine,
Ardent sectateur
l'une asthénique
Savaresi établit deux diathèses 1
provient
l'autre: nerveuse: : la première
indirecte,
momentanée, qui constid'une sthénicité réelle,
tuela
de suite à la faiblesse indirecte;
FEme
et qui passe
chirurgien proposa, à la
(i) Savaresi rapporte qu'un de Reich; on l'adopta avec enMartinique, la méthode malades soumis à cet essai périthousiasme : tous les membranes defestomaceiient
rent immédiatement;les à crible. On administrait à haute
corrodées et percées
suivant le prodose l'acide muriatique dans un véhicule,
article
cédé de Reich. (Voyez Notice bibliographique,
Reich.) --- Page 51 ---
(29)
est
est dite nerveuse 1 parce qu'elle
la seconde
la diathèse asthénique,
de la même nature que
fièvre nerveuse.
déterminant le typhus simple ou
du docteur italien : il ne cesse
Tel estle langage
de tous
l'erreur et Yaveuglement
de déplorer
entièrement ses vues
ceux, qui n'adoptent pas
médicales.
M. Rochoux a rattaché la
Tout récemment
aigués de Tappareil
fièvre jaune aux phlegmasies
nouvelle : dès
digestif; cette opinion, n'est point
del'hipWarren avait écrit que les organes
1740,
être le siége et le
pochondre droit paraissaient
l'estomac et les
trône de cette maladie, ainsi que
publié en I 803, le D.
intestins. Dans un ouvrage
ans aux AnCarolus Wolfing. qui a vécu sept
Marà la Barbade et à la
tilles et qui a pratiqué maladie qui nous occupe
tinique, considère la
de lincommer une fièvre bilieuse accompagnée et du duodeflanmation du foie, de T'estomac,
de
que la plupart des ouvertures -
num, parce
découvrir ces viscères particadavres lui ont fait
culièrement affectés (),
Tommasini a donné de très-grands
En 1805,
développemens à cette opinion: en rapprochant
Il tire même de cette manière d'envisager la ma-
()
dignes de remarque- : son trailadie des conséquences
antiphlogistique.
tement est presque uniquement
accompagnée et du duodeflanmation du foie, de T'estomac,
de
que la plupart des ouvertures -
num, parce
découvrir ces viscères particadavres lui ont fait
culièrement affectés (),
Tommasini a donné de très-grands
En 1805,
développemens à cette opinion: en rapprochant
Il tire même de cette manière d'envisager la ma-
()
dignes de remarque- : son trailadie des conséquences
antiphlogistique.
tement est presque uniquement --- Page 52 ---
50 )
examinées
des lésions cadavériques
les résultats
observés pendant
après la mort, des symptômes à établir que le principe
la vie, il a été conduit
est une phlogose du
ou la base de la fièvre jaune étend ses irradiaqui
éxerce sur
et
système sntro-hépatique. voisines
qui
tions aux parties
générale, anal'économic animale une influence toutes les phlegmalogue à celle que produisent pour lui la fivre
sies fortes et meurtriéres; et la fièvre jaune ne
bilieuse, la fièvre ardente à des degrés diffémême maladie
:
sont qu'uné
rens d'intensité.
publié un traité de'l la fièvre
M. Cailliot, quia T'ouvrage du professeur
jaune en 1815, connut avoir livré son mémoire
italien long-temps après
et il se
de Bruxelles,
à la société de médecine idées semblables aux
félicite d'y trouver des estimable les développe
siennes. Ce praticien
et de lucidité; et il dit
ayec beaucoup d'étendue
des organes
rt termes : G L'irritation
en proprcs forme un de ses traits prineipatix;
A gastriques
tous les autres symplui rapporter
ces déa on peut
: G A
.2
Ailleurs il dit encore
( Doies (J.:
vomissemens répétés, ,etc.),
tous
€ sordres (spasmes, peuvent SC rapporter
e effets de T'irritation, 30 .
() Caillot, p. 236. --- Page 53 ---
(51 )
a les autres accidens qui viennent
cette fièvre et en masquer le tableau compliquer
N'oublions pas M. Dubreail,
(1).
plus grande partie d'un
qui a consacré la
court, mais
Mémore, à faire prévaloir la même excellent
nous apprend qu'arrivé
opinion : il
1817, il chercha,
aux Antilles en 1816 et
pour s'éclairer; à établir
rapport entre l'ensemble des
un
maladie et l'état des
symptômes de la
organes après la mort: il
frappé, nous dit-il, de trouver dans
fut
dissections
toutes ses
anatomiques des résultats
analogues; et ses recherches l'ont
pareils ou
sidérer la fièvre jaune
conduit à conrite, atazique ou
comme une gastro: enitélétère
adynamique, dueà à une
ou à un virus sui
cause dé:
( ajoute-t-il
generis 4 Je présume,
plus bas, que dans la
( la phlegmasic de la
fièvre jaune
G tives est la maladie muqueuse des voies diges
essentielle,
a Pyrezie; si elle existe, n'est
tandis que la
a symptomatiqué (2)..
que sccondaire ou
Ainsi l'opinion de MM. Cailliot et
la même : tous deux admettént
Dubreuil est
fièvre jaune un agent délétère pour cause de la
neris, auquel ils
ou un virus sui ge: -
tion
prétent le méme mode d'acqu'aux autres causes irritantes;
ces auteurs
(). Idem, p. 100 et 101.
(a) Journal des sciences méd.,
, t. 8, p. 317.
a symptomatiqué (2)..
que sccondaire ou
Ainsi l'opinion de MM. Cailliot et
la même : tous deux admettént
Dubreuil est
fièvre jaune un agent délétère pour cause de la
neris, auquel ils
ou un virus sui ge: -
tion
prétent le méme mode d'acqu'aux autres causes irritantes;
ces auteurs
(). Idem, p. 100 et 101.
(a) Journal des sciences méd.,
, t. 8, p. 317. --- Page 54 ---
5x) )
dont
entr'eux que par la manière
diffèrent
: Tunla
ne
arrivés à ce résultat commun de leur mode
ils sont
l'examen des causes et
dans
trouvé dans
marche de la maladie,
d'action, dans la
des symptômes. dans
T'ordre de développement dans leur rapidité,
la nature de ceux d'invasion,
avec la gasintensité, et leur ressemblance
d'une
leur
toutes les déductions
trite, enfin dans
M.Dudans les alrencontré peincipalement avec les
EREE
breuil,la
mises en rapport
térations eadaveriques
-
sympsômiés de la maladie.
de procéder à la
Cest cette dernière manière suivait à peu près
recherche de la vérité que Rochoux, quia
dans le même tempsle docteur Antilles; mais ce qui lui
pratiqué cinq ans aux avantage sur ses devandonne un incontestable
cette opinion enciers, c'est qu'il nous présente appuyée de tous les
tourée de tous les moyens,
: ce sont de
propres à la faire triompher avec une
secours
observations recueillies
nombreuscs
ce sont des ouvertures
exactitude;
sévèrement
scrupuleuse faites avec cet esprit
aux
de cadavres
doit désormais présider
explorateur qui
et qui n'aband'anatomie pathologique
à la
travaux
le moindre organe essentiel un
donne jamais
en quelque sorte,
vie sans lui demander,
de la mortices sont
rigoureux des causes
compte
res à la faire triompher avec une
secours
observations recueillies
nombreuscs
ce sont des ouvertures
exactitude;
sévèrement
scrupuleuse faites avec cet esprit
aux
de cadavres
doit désormais présider
explorateur qui
et qui n'aband'anatomie pathologique
à la
travaux
le moindre organe essentiel un
donne jamais
en quelque sorte,
vie sans lui demander,
de la mortices sont
rigoureux des causes
compte --- Page 55 ---
enfin les conséquences pratiques
-
duites et dont il
qu'il en a déa confirmé les avantages
l'expérience du succès, d'accord
par
les raisonnemens de la
cette fois avec
les résultats
théorie... Voici d'ailleurs
ches
précis qu'il a obtenusde ses recher-
: 1° constamment la membrane
gastro-intestinale et celle de la vésicule muqueuse
enflammées; 2° sur un tiers ou un
biliaire
jets,
quart des sul'inflammation de l'un ou des deux reins;
Sequelquefois celledela vessie urinaire;4
quefois aussi celle de T'arachnoide;
quelsixième ou un
5° chez un
cinquième des individus, celle de
T'oesophage et du pharynx : 6 tous les
organes sains. Ainsi, d'après M.
autres
constitue essentiellement
Rochoux, ce qui
les
la fièvre jaune, ce sont
symptômes et les traces
voies digestives
d'inflammation des
qui ne manquent jamais ; tandis
que les autres phlegmasies, dont
eflets sur les cadavres,
on trouve les
saire de la fièvre
ne font pas partie nécesladies
jaune et ne sont que des
de complication,
machacune
caractérisées d'ailleurs
par des symptômes qui lui sont
pres : la cystite biliaire, par la
prophrite, par la
jaunisse; ; la nédes lombes suppression d'urine et la douleur
; la cystite urinaire, par l'hématurie;
Tarachnoidite, par le délire avec soubresauts des
tendons, fureur; la
pharyngite et T'oesophagite,
--- Page 56 ---
a :
(5 54 - )
séchappe
brolante, et le sang qui
par Tardeur et de Tesophage à côté de véridu pharynx
d'avoir placé
ne nous
Onlui a reproché erreurs (1): nous
tés utiles de graves
jusqu'à quel point
pas de décider
permettrons" sont fondés.
garder la
ces reproches
devons-nous
sur la
Mais pomwonenonr de sa dissertation
même réserve à Tégard
a-t-il donné
de Barcelone? ce voyage de M. Romaladie
avait droit d'attendre
matétout ce qu'on été aussi riche en précieux que
choux?a a-t-ilié
positives
aussi fertile en observations forcés, quoiqu'à
riaux,
noussommesf
non, il est
celui idlentr-mer3e par la négative; de ce vaste
regrel, de répondre
au milieu
imposible de retrouver, et de ruines, le froid,
théâtre de cousternation desAntilles: sa conduite
lejudicieux observateurd
, toute pleine
tout équivoque. elleest en outre
est tout incertaine, inconcevabless
qu'exerde contradictionsi mémorable de T'influence
préun exemple
esprits les opinions arrivé à
cent sur les meilleurs
pas encore
conçues: en effet ( il n'était à y trouver tout
qu'il s'attendait
a Barcelone
de la Médecine plysiologige
() Yoyez Annales
de M. Rochoux.
mai 1822, analyse de l'ouvrage
observateurd
, toute pleine
tout équivoque. elleest en outre
est tout incertaine, inconcevabless
qu'exerde contradictionsi mémorable de T'influence
préun exemple
esprits les opinions arrivé à
cent sur les meilleurs
pas encore
conçues: en effet ( il n'était à y trouver tout
qu'il s'attendait
a Barcelone
de la Médecine plysiologige
() Yoyez Annales
de M. Rochoux.
mai 1822, analyse de l'ouvrage --- Page 57 ---
55 )
autre chose que la fievre jaune
entrée dans cette ville,
(1 A son
pas de confirmer la
l'observation ne manque
le voilà donc aussitôt préconception de son esprit:
mobide : illappelle occupé à créer une entité
tous les soins,
typlus amaril, lui
tous les excitemens prodigue
existence aussi
dus à une
frèle aussi
le premier feu de la
nouvelle; et dans
création, il
ver que, dans tout cadre
s'engagea proudeuz maladies plus
nosologique, itn'y a pas
difirentes entr'elles
jaune et ia maladie de Barcelone. que la fièvre
baser ces différences si
Il cherche à
présentent 1°. les
tranchées sur celles que
5. les lésions
causes, 20, les symptomes,
d'organes, 4". le
Que prouvent ses efforts
traitement.
blir cette distinction?
pénibles pour étacelone s'est
I ". Que la maladie de Barchaleur
développée sous l'influence d'une
intense, long-temps
l'état insalubre du
soutenue, et de
teurs n'ont-ils
port; mais la plupart des aufièvre jaune des pas assigné les mêmes causes à la
Antilles et
2". Que le typhus amaril dAmérique?
climatés sont
et la gastrite des inacdouleurs de tête, également des
caractérisés par les
lombes, des
rougeur et le gonflement de la
membres, la
mens noirs,
face, les vomisselajaunisse, et la
etc,
suppression d'urine,
() C'est lui-méme
de sa dissertation.
qui nous Tapprend à la page 5
3. --- Page 58 ---
(56)
dans les épiphénodiflérences
des disMais quelques Rochoux note comme chose
mènes, que M.
prouvent-elles autre épidélinctions tranchées,
des diverscs
vasinon que les symptômes relatés par les auteurs année à
mies de fièvre jaune
et même d'une
rient d'un lieu à l'autre lieu?
l'autre dans le même obtenus) par les recherches
5-Queles résultats
confirment la nonpelholegique
Mais M. Rod'anatomie
deux maladies.
identité de ces dans une note :
choux nous dit
la propricté contagieuse
bien reconnu
fait d'ouvera Ayant
amaril, je n'ai point
M. Pa-
(
du typhus
à Barcelone, comme
de
de cadavres
Tespoir
a ture Cadix, parce que javais les résultats
a riset à
exactement les tenter
à connaitre
sans
( parvenir
recherches
6 de ces pézilleuses
C (1)-
luia moi-méme
à M.Rochour qui
Maintenant je demanderai
bien plus, qui
observé par lui-mémes
parce
n'a rien
cadavériques.
M
abstenu derecherches
à s'y livrer.
s'est avait quelques dangers fournitil de meilquilya Enfin le traitement lui cette étrange opi4
pour soutenir Il avoue d'abord
leurs argumens le
pas.
nion? nous ne pensons
dissert. sur le typ amar.,p-
(1)
éme
à M.Rochour qui
Maintenant je demanderai
bien plus, qui
observé par lui-mémes
parce
n'a rien
cadavériques.
M
abstenu derecherches
à s'y livrer.
s'est avait quelques dangers fournitil de meilquilya Enfin le traitement lui cette étrange opi4
pour soutenir Il avoue d'abord
leurs argumens le
pas.
nion? nous ne pensons
dissert. sur le typ amar.,p-
(1) --- Page 59 ---
(57 )
méthode curative du typhus
que la véritable
et puis il cite les
amaril est encore à trouver;
employés
thérapeutiques qu'ont
divers moyens
mais il ne parle jamais
les autres praticiens;
d'où l'on seici d'après sa propre expérience:
a plutôt
autorisé à conclure qu'il
rait presque
lui-méme tous les
cherché à bien apprécier par
d'ailleurs
del'isolement qu'il préconise
avantages
beaucoup.
sainement l'auteur de la dissertaPour juger
amaril, nous nous : contentetion sur le typhus
réflexion à l'auteur des
rons d'emprunter la une fièvre jaune : a Saisi par une
Recherches sur
du nombre des victimes
épidémie, effrayé entouré de morts et de mourans
qu'elle frappe,
toujours le sang-
( un : médecin ne garde découvrir pas
la véritable
froid nécessaire pour vouloir, sans même
< cause du mal, et sansle
(1).>
Iui en suppose d'étrangères
a. s'en douter,
fâché de voir que; lorsAu résumé. on est
amaril,
M. Rochoux composait son typhus
que
plein d'amerIl eût perdu de vue ce jugement
Chisholm:
tume et d'aigreur qu'ila fait peser sur
Chibon, dit-il, de faire remarquer que
e Il est
de lai fièvre jaune ;
€ sholm. nie la contagion
Rochoux, Recherches sur ta Rieure jaune,
(1)
page 506. --- Page 60 ---
(58) )
la maladie
le conduit à assurer que
fièvre,
e ce qui
n'était pas cette
dontilt Iteagaitthisoire démontrée fausse
proposition évidemment
contenues dans
par. les propres observations le demande, quel
son propre ouvrage : or, médecin je
qui voit une
cas peut-on faire d'un une autre ; en sorte,
maladie et la prend pour les contagionistes
pourle ranger parmi
vu la
que,
par convenir quila aua il faut commencer s'en douter : plaisante
fièvre jaune sans:
homme ()4,
torité que celle d'un pareil doute cette disans
On nous pardonnera
des matières
gression en faveur de limportance nécessité de signaler les
dont il s'agit, et de la
d'ailleurs estierreurs graves d'un observateur hâtons-nous de
mable; cette tâche remplie, analytique.
le fil de notre examen émise sur la fièreprendre
M. Rochoux a
L'opinion. que
celledel'école physiolovre jaune est à peu-près n'y voit qu'une des forgiques en effet celle-ci
peut revêtir la gasvariées que
mes infiniment
degré qu'eller puisse
tro-entériese'est lei dernier
les plus actirecevoir de linfluence des causes chaleur atniosmeurtrières: la
ves et les plus
de décomposition
phérique réunic à des-foyers
Recherches sur la Revre jaune 9
() Rochoux,
page 514-
. que
celledel'école physiolovre jaune est à peu-près n'y voit qu'une des forgiques en effet celle-ci
peut revêtir la gasvariées que
mes infiniment
degré qu'eller puisse
tro-entériese'est lei dernier
les plus actirecevoir de linfluence des causes chaleur atniosmeurtrières: la
ves et les plus
de décomposition
phérique réunic à des-foyers
Recherches sur la Revre jaune 9
() Rochoux,
page 514- --- Page 61 ---
(59) )
tous les symptômes 2 quelque vaanimale (1); formidables qu'ils apparaissent,
riés, quelque
gastrodoivent être rapportés à T'inflammation d'une foule
intestinale, dont la gravité dépend
de causes extrà ou intri-individuelles. que lui
fondé sur les observations
M. Larrey,
que la
a fournies sa pratique en Egypte, pense dans une
fièvre jaune consiste principalement dont il place
phlegmasie plus ou moins intense,
séreuses
dans les membranes
le siége principal
d'où Tirritabiliaire et intestinal,
de Tappareil
dans les autres tissus de
tion se propage ensuite
viscères, et s'étend successivement
ces mèmes
cérébrales et
vers les membranes pulmonaires,
spinales.
M. Chabert
Enfin tout récemment (1821),
des révient de publier à la Nouvelle-Orléans
apmédicales sur la fièvre jaune qu'il
flexions
spasmodico - lipyrienne des pays
pelle maladie
chauds.
de la fièvre jaune lui parait produire
La cause
porter primitiveun véritable empoisonnement. nerveux et se
ment son action sur le système elle est réfléconcentrer sur le cerveau, d'où
dont elle
chie, 1°, sur les muscles volontaires
Annales de la Médec. phys., page 460, 9
0) Voyez
mai 1822. --- Page 62 ---
N
( (40)
la membrane muqueuse
exalte la vitalitésa"surl qu'elle irrite; 3° suF
gastrique et intestinale
générale,
Torgane
se trouvent bientôt frappés,
tiserebanteer
qui, d'abord excités, de cette cause, d'une sédapar l'action délétère
croissante. De
et toujours
tion fort remarquable fièvre jaune en trois périolà sa division de la
spasmodique, lui
quilappelle
des : la première,
un éréthisme presque
parait caractérisée par
pour un
général, qui a été pris mal-à-propos période est dite
la deuxième
la
antinlanmatoirer qu'avec. elle commence
phlegmasigue, parce
des muqueuses digespredominance de vitalité capillaires sanguins;
tives et de leurs vaisseaux
nommée pemmodicn-pilégme les
enfin la troisième,
le retour de tous
sique , est marquée par stade, auxquels s'adjoint
symptômes du premier
En dernière analinflammation de Y'estomac.
exclusifs del la
lyse il donne comme caractères du pouls, le
maladie, la dépression progressise circulatoire, coinciralentissement du moucement
intellectuelles et
dant avec l'intégrité des facultés musculaires 00remarquable des forces
Vénergie
lontaires.
T'examen des difféNoterabhandonerone pas
a été envisagée
rens points de vue sous lesquels sans jeter un coupla nature de la fièvre jaune, l'état actuel de l'anatomie
d'ocil investigateur sur
donne comme caractères du pouls, le
maladie, la dépression progressise circulatoire, coinciralentissement du moucement
intellectuelles et
dant avec l'intégrité des facultés musculaires 00remarquable des forces
Vénergie
lontaires.
T'examen des difféNoterabhandonerone pas
a été envisagée
rens points de vue sous lesquels sans jeter un coupla nature de la fièvre jaune, l'état actuel de l'anatomie
d'ocil investigateur sur --- Page 63 ---
(4r )
considérée dans ses rapports avec
pathologique
: cette branche de
l'affection qui nous occupe
trop félart de guérir est devenue une source
vérités relatives à la nature des maconde en
une mention
ladies, pour ne pas lui accorder
particulière dans tout ouvrage destiné àatteindre
difficile; mais avant d'aller plus avant,
ce but
des différences assez
nous devons le dire, malgré
c'est encore
tranchées dans plusieurs résultats,
fournit le plus de données saun des points qui
Eneffet, sil'on parcourtl'entisfaisantes positives.
produits par les
semble des résultats généraux
cadavériques, depuis l'histoire des maautopsies
observées par Pouppéladies deSaint-Domingue
l'éDesportes de 1732 jusqu'à 1748, et depuis
de Cadix en 1764, dont la description
pidémie
intéressantes
est consignée dans Lind,jusqu'aux
par M. Rochoux en 1820,
observations publiées
tous les auteurssaccordent sur ce point,
presque
constamment des
qu'ils ont trouvé à peu près
d'inflammation dans Tappareil gastro-intraces
testinal.
A l'inspection des parties qui le constituent,
les cavités de l'estomac et des intestins
on a vu
variables. de matières fecontenir des quantités
rejetés
tides et noires, semblables aux liquides
le vomissement; on a vu la membrane mupar
frappée d'une
queuse qui tapisse ces organes --- Page 64 ---
en od
(4) )
plus ou
étendue,
inflammation plus ou moins
dans
injectée, épaissie, et pourant
moins intense,
de la tunique
endroits être séparée taches brunàquelques
bien souvent des
disséminées
musculeuse;
étaient
tres , livides, gangréneuses la membrane interne
sur la surface phlogosée ; plusieurs fois frapa été trouvée
ce
de Tesophage
et d'autant plus, que
pée dinllammation. de T'orifice cardiaques
conduit se rapprochait qu'il a rencontré fréquemM. Dubreuil assure
dans la muqueuse du
ulcérations
prément quelques
que la seule différence l'état
uodenum.etilisjoate
que dans
T'autopsie ne consistait
memsentée par
voisin dela gangrène dontla
plus ou moins
voies digestives était affecbrane muqueuse des
imprimés sur ces
des désordres
tée : Yaspect fièvre jaune rappelle souvent
organes par la détermine Tempoisomnement
Teffet de ceux que minérales; aussi beaucoup
par les substances
cette affection comme le
d'auteurs regardent-ils
miasd'un véritable empoisounement
produit
matique.
cas où l'on n'a déS'il s'est présenté quelques
ce sont en
couvert aucune trace dinflammation. ont été, en quelgénéral ceux où les individus attaque brusque
que sorte, foudroyés par une dans les cas de mort
et violente du mal, comme
la détermine Tempoisomnement
Teffet de ceux que minérales; aussi beaucoup
par les substances
cette affection comme le
d'auteurs regardent-ils
miasd'un véritable empoisounement
produit
matique.
cas où l'on n'a déS'il s'est présenté quelques
ce sont en
couvert aucune trace dinflammation. ont été, en quelgénéral ceux où les individus attaque brusque
que sorte, foudroyés par une dans les cas de mort
et violente du mal, comme --- Page 65 ---
(45 )
survenus du premier au deuxième
sième jour.
ou au troiTels sont, en somme, quant à
tif, les résultats
T'appareil digesle
dontfauthenticité est établie par
témoignage unanime des médecins de tous les
pays, qui ont eu le courage d'interroger
soin les tristes débris des victimes
avec
par ce terrible fléau (1); mais moissonnées
premier
d'accord sur ce
point, ils sont loin de l'être sur l'état
des autres' parties. essentielles à la vie.
Ainsi en poursuivant l'examen des viscères
renfermés dans la cavité abdominale,
voyons que M. Rochoux a dûà une observation nous
attentive de rencontrer
interne de la vésicule constamment la surface
biliaire injectée et rougeâtre, épaissie surtout vers le col, avec des
rides très-prononcées: : les vaisseaux biliaires isolés, examinés avec soin, ontsemblé àM. Dubreuil
toujours augmentés de calibre. La
plupart des
visqueuse, noirâtre ou
ssmatiort
très-noire, contenue en
plus ou moins grande quantité dans ce réservoir
(1) Ils sont loin d'avoir tiré de ces résultats
blables des conséquences
semidentiques: : les uns ont regardé
Sasrteee les autres
effets del la
y ont vu la cause de tous les
maladie;
morbides.
phénomènes --- Page 66 ---
c :
(44)
apporté à
Mais ont-ils toujours toute Tatmembrones.
interne
de sa membrane
d'en douter,
Tinspection
Il est permis
d'exactitention convenable2 le peu de soin et
quand on se rappelle
aux recherches
mettait en général
encore
tude qu'on
à une époque
de nous.
Sphantte
bien peu éloignée
intact, ou n'offre que des
Le foie est souvent
de couleur, de
variables de volume,
altérations
etc... (1) Cependant
densité, de consistance, signalent des tâches ganobservateurs
surface, des plaques
quelques remarquécs à sa
d'une couleur
geénenses plus ou moins larges,
tantôt
irrégulières
tantôt superficidlles.
jaune assez foncée,
moins grande profons'étendant à une plus ou
souvent rencontré
deur... M. Devèze dit avoir dans toute la subvolumineux
d'une matière
des engorgeena et des dépôts
fois
stance du foie, Rochoux n'a vu qu'une
sanguinolente. M.
Thépotite.
grand nombre des auSi Ton en croit le plus
caractère des altérations pa-
(1) On sait que le vrai
à déterminer : c'est des
thologiques du foie est triès-dificile entendu attester par l'un
une observation que j'ai dans les recherches de. cette
hommes les plus versés
auteur de Tauscullation
lingénieux et savant
nature,
médiate.
stance du foie, Rochoux n'a vu qu'une
sanguinolente. M.
Thépotite.
grand nombre des auSi Ton en croit le plus
caractère des altérations pa-
(1) On sait que le vrai
à déterminer : c'est des
thologiques du foie est triès-dificile entendu attester par l'un
une observation que j'ai dans les recherches de. cette
hommes les plus versés
auteur de Tauscullation
lingénieux et savant
nature,
médiate. --- Page 67 ---
(45)
offert de lésions notateurs, les reins n'ont pas
un
seulement ils ont signalé quelquefois
bles;
tantôt une augmentation
peu plus de rougeur; couleur jaune du tissu qui
de volume, tantôt la
Savarési assure que
les environne ; cependant
de ces viscères
Tinflammation et Fengorgement 1802 et 1803.
constans à la Martinique en
furent
cette inflammation se renD'après M. Rochoux,
moins un quart de
contre dans un tiers ou au
succombent àla fièvre jaune.
ceux qui
ordinairement aucune altéLa vessie n'offre
arrivé
de
ration; cependant il est
quelquefois elle s'est
interne enflammée;
voir sa membrane
chez un sujet qui avait
trouvée l'être beaucoup hématurie très-abonpendant sa vie une
éprouvé
dante.
s'est présenté le plus habituelleLe péritoine
M. Larrey est le seul, je
ment dans l'état sain:
d'une phlegmasie
l'ait trouvé le siége
crois, qui
constante.
de la cavité thoSi nous passons à Tinspection les organes qui y
racique. nous trouvons que rarement quelques
sont contenus n'offrent que ainsi on a remarqué
altérations accidentelles :
étaient gorgés
dans quelques cas queles poumons is'éconlait par
d'un sang noirâtre et écumeux, la qui surface de ces
les incisions; on a encore vu
de larges placouverte de taches livides,
organes --- Page 68 ---
(46)
on a vu la plévre par-.
ques brunes ou noires;
violettes et même
semée de taches rougeâtres, adhérences à la plèvre
livides,avec de fréquentes: de Livourne, plucostale. Pendant Tépidémic dans les poumons,
sieurs médecins ont observé traces manifestes
diaphragme, des
surla plèvre,le
de sang, de disd'inflammation, d'engorgement M. Chabert a vu la coinposition gangréneuse. du poumon avec celles
cidence des phlegmasies
du canal digestif.
dans le péricarde est
La sérosité contenue du reste le péricarde ct
presque toujours jaune;
de notable.
le coeur n'ont rien présenté
encéphalique,
del'appareil
Arrivantalexamen
d'après les auétablir en général,
nous pouvons
manifestes de
teurs, que, lorsque des symptômes délire violent
cérébrale ont existé, tels que
lésion
sommeil léthargique, etc., on
et continu, coma,
dans des altérations
en trouve la cause patente
si importantes
plus ou moins graves des parties cérébral.
dont se compose Tappareil
sanguin
Presque toujours un engorgement inflammation plus
du péricrâne, des sinus, une
explimoins considérable des méninges
ou
ataxiques; la
T'existence des phénomènes
quent
du cerveau est plus rarement
substance propre
les vaisseaux de la masse
affectée; quelquefois
la toile choroicérébrale, les plexus choroides,
trouve la cause patente
si importantes
plus ou moins graves des parties cérébral.
dont se compose Tappareil
sanguin
Presque toujours un engorgement inflammation plus
du péricrâne, des sinus, une
explimoins considérable des méninges
ou
ataxiques; la
T'existence des phénomènes
quent
du cerveau est plus rarement
substance propre
les vaisseaux de la masse
affectée; quelquefois
la toile choroicérébrale, les plexus choroides, --- Page 69 ---
( 47 )
injectés; dans
dienne sont considérablement
ou de
d'autres cas, on trouve des épancheniens
de
soit dans les ventricules,
sang ou
sérosité,
enfin une infiltration
soit à la base du crâne ;
souvent
a lieu assez
séreuse ou séroso-sanguine
soit avec épanentre lés mailles de la pie-mère
chement, soit sans épanchement.
divers étals de volume, de dureté,
Quant aux
du cerveau, les observations
de ramollissement, Savarési prétend que le
varient infiniment :
affaissé et réduit aux
cerveau est généralement
Bancroft dit au
cinq sixièmes de son volume;
contraire qu'il lui a paru plus volumineux qu'à
son
l'ordinaire; M. Bally a trouvé quelquefois
dans l'état naturel; il a
tissu plus mollasse que
à M. Chabert endurci ou ramolli,
toujours paru
gorgé de sang.
et constamment
examiné.
a été très-rarement
Le canalrachidien
dans une note placée à
M. Bally nous apprend,
qu'aidé de ses laborieux
la fin de son ouvrage,
fois ouvert la colonne
com pagnons, il a plusieurs
furent inépinière: mais toutes ses recherches
dans
fructueuses: ; il ajoute que, silentdécouvert traces de
la moelle ou dans ses nerfs quelques
il aurait tenté le moxa répété
lésions organiques,
on ferait bien
sur les vertèbres; : et que peut-étre
d'y avoir recours.
le
des lésions organiques
Tel est T'ensemble --- Page 70 ---
(48)
cadavre des
observées sur le
plus ginéralement
1l en résulte:
morts de la fievtejaune.
touindividus
etles intestins sont presque
-19 quefestomace
la plupart des autres
jours enflammés; 20 que dans des proportions
viscères peuvent être lésés
rapport, on doit
Sous ce dernier
que
tris-variables.
MM. Bally et Devèze,
observer avec Rush,
Tautopsie varient,
offerts par
dans la même
les phénomenes sclonles contrées, et
non-seulements
mais qu'ils différent
contrée selon les épidémies:
selon Tintensité
dans la même épidémie
T'age, la
encore
le mode de traitement,
cirde la maladie, individus, et mille autres
constituion des
attentif ne laisse
dont un observateur
constances
échapper l'influence.
des dipas
fidèlement analytique la maDe cet exposé
sur la nature de
verses opinions admises
facile à prévoir,
ladie découle une conséquence dû enfanter des méont
c'est que ces opinions variées qules-ménes:
thodes curatives aussi réalise au simple. examen
et le résultat prévu se inspirées à chaque prades vues thérapeutiques théoriques dont il étaitimbu;
ticien par les idées
étude offre-t-elle le biaussi trop souvent cette
de tout ce que
assemblage
zarre et monstrueux
la plus complète
Respritdepabmer eetlignorance imaginer de
peuvent
des lois de Torganisation
plus irrationnel,
confus, de plus opposé.dey
plus
:
thodes curatives aussi réalise au simple. examen
et le résultat prévu se inspirées à chaque prades vues thérapeutiques théoriques dont il étaitimbu;
ticien par les idées
étude offre-t-elle le biaussi trop souvent cette
de tout ce que
assemblage
zarre et monstrueux
la plus complète
Respritdepabmer eetlignorance imaginer de
peuvent
des lois de Torganisation
plus irrationnel,
confus, de plus opposé.dey
plus --- Page 71 ---
49 )
disons le mot, de plus
et les
extravagant: ici la saignée
antiphlogitiquess ; là le
stimulans; ailleurs ce sont les quinquina et les
les acides; beaucoup
antispasmodiques,
surtout le
préconisent les purgatifs,
mercure; d'autres sont
tions, les vésicatoires; il
pour les fricbains froids et chauds: en est qui célèbrent les
chacun
chacun a son
publie des merveilles
spécifique;
et. au milieu de ce conflit
sur sa panacée(1):
celui quicherche
de sentimens divers,
livré à la plus cruelle véritablement tas'éclairer reste
effet concilier les
incertitude. Comment en
d'idées contraires, assertions des partisans de tant
en sa faveur les invoquant hautement chacun
a Lestravauxdes résultats de son expérience?
amené les choses modernes, dit M. Rochoux, ont
à ce point de
n'est pas une seule des
confusion, qu'il
4 la matière médicale,
substances actives de
a traiter de la fièvrej qu'un médecin appelé à
a rejeter à yolonté, jaune ne puisse admettre ou
bien
< les. auteurs des
sûr de trouver dans
K
opinion, quelle autorités en faveur. de son
e d'adopter
que soit celle qu'il lui plaise
(2).
(1) Voyez M. Bally, pag. 472.
(2) Ne pourrait-on
quia été dit de beaucoup pas appliquer à la fièvre jaune ce
possible de juger des obstacles d'autres maladies s qu'il est
qu'elle oppose à l'art du
--- Page 72 ---
I 50 ) T'ensemble de ces dirapidement
touteParcourons
en prévenant fastimodes de traitement,
que
vers
qu'il serait aussilong leurs détails
fois le lecteur
ici dans tous
et
dieux de reproduire
modifications.
mille et une combinuibions. a plu à chaque
les
de tout genre qu'il
de
changenens
dans la thérapeutique
d'introduire
praticien maladie.
qui ont pratiqué
cette
observateurs
dès son déLes premiers attaquaientl la maladie prompt.
aux Antilles,
anipblagbtige recours
but par un traitement plus tard,ils avaient
rapide, énergiques stimulans, aux antispasmoaux
putrides.
aux toniques, combattre les accidens Parmi ces
diques, pour malins qui se priseotaient.
nerreux et
distingue Town, Pouppe-Des etc.
praticiens. - on
Bruce, offre
ou analytique derTCEne
portes, médecine dogmatique
avec cette
La
points de Fressemablance seulement elle use
quelques manière de procéder; des moyens antinière
plus de réserve
avec beaucoup et ses divisions thérapentiques à
phlogbatinue
En effet, elle distingue traitesont plus compliquees et applique un
maladie trois périodes
première 9
la
à chacune d'elles:la
ment particulier ROSC
employés pour
des moyens
médecin, par la moltiplicité
?
la csmbative
matique
avec cette
La
points de Fressemablance seulement elle use
quelques manière de procéder; des moyens antinière
plus de réserve
avec beaucoup et ses divisions thérapentiques à
phlogbatinue
En effet, elle distingue traitesont plus compliquees et applique un
maladie trois périodes
première 9
la
à chacune d'elles:la
ment particulier ROSC
employés pour
des moyens
médecin, par la moltiplicité
?
la csmbative --- Page 73 ---
51 )
inflammatoire,
quiconstituel let tempsd'irritation
antiphlogistiques, les adouest combattue parles: évacuans et les acides, suicissans, ou par les
darasmeatialbwmmssine
vantlaprédoiuinance suivant l'influence du génie de
ou bilieux (1),
qui présente
T'épidémie; la deuxiéme période,
de l'asthénie associés à ceux
tous les caractères
I'emploi des tode la stupeur nerveuse. , exige
niques et des stimulans joints aux antispasmodirubéfians
à Textérieur;
ques et aux
promenés lotions froides pourles bains de quinquina, les
l'élément nerraient encore servir à combattre
enfin,dans
veux et adynamique prédominanticis dissolution et de
le troisième stade, époque de
générale lancée par la plu-
() Malgré la proscription
comme augmenpart des auteurs contre les vomitifs,
des douieurs
tant l'irritation de l'estomac, développant
quelques
atroces, excitant desvomissemens incoërcibles, idées théoriques que
praticiens plus entétés de leurs n'ont voulu voir dans
jaloux des intérêts de Thumanité, effet de la turgescence
la matière des vomissemens qu'un craint de déposer ce
bilieuse supérieure, et n'ont pas
à la
énergique sur un organe déjà en proie
plus le
poison inflammation; ainsi Chisholm commençait
violente
Ameller, Mendotraitement par un éméto-cathartique; Palloni à Livonrne, ont
za, Salamanca en Espagne,
les médecins du
suivi cet exemple, et tout récemment obtenu de bons etfets.
Lazaret de Marseille disent en avoir
4.
'un craint de déposer ce
bilieuse supérieure, et n'ont pas
à la
énergique sur un organe déjà en proie
plus le
poison inflammation; ainsi Chisholm commençait
violente
Ameller, Mendotraitement par un éméto-cathartique; Palloni à Livonrne, ont
za, Salamanca en Espagne,
les médecins du
suivi cet exemple, et tout récemment obtenu de bons etfets.
Lazaret de Marseille disent en avoir
4. --- Page 74 ---
52) )
sur les
générale, il faut insister
les
décomposition
en augmenter
au sccond,
secours tout
moyens opposés réitérer et appeler à son
titres de
doses, les
connu sous les
lattirail pharmacrulique excitans de toute esMakit-
.
toniques. antiseptiques. indiqués par
pèce; tels sont les principes Gilbert, et beaucoup
Palloni, MM. Bally,
trick,
naturelle ou imid'autres.
de la méthode
Les partisans
au traitement
tativeen ont fait ausifapplicaion suivi la marche de la
de la fièvre jaune; ils ont
de la maladie;
dans toutes les périodes sont rares , ils
nature
avouant que les crises
ils ont
et tout en
appreciablessi
ont saisi de sensiblement
ont dà leur guéen
que plusieurs malades de la nature méreconnu
spontanés
eux
rison aux mouvemens lindication positive pour
dicatrice. De là,
salutaires, de favoriser
de seconder ces efforts qu'eile semble affecter
doucement la tendance
du
telle voie pour se débarrasser suvers telle ou
lègers évacuans, doux
principe morbiliques) frictions soit émollientes
dorifiques. bains tièdes,
modérémeut actifs;
soit excitantes, diurétiques
que conseille
les
tels sont
agens thérapeutiques méthode plus genéraleJa méthode imitative, médecins espaguols:
ment usitée parmi les
compose
nombreuse des hunioristes
La foule
peut lui fournir
curatif de tout ce que
son plan --- Page 75 ---
( 55 )
de plus prompt et de plus
énergique
légende des
l'immense
évacuans, des
excitans; et ils ne
antiseptiques et des
moyens assez
peuvent encore y trouver de
délétère
puissans pour expulser le
et prévenir les
principe
position
mouvemens de décomtème humoral. générale quis'emparent de tout le sysBeaucoup de médecins se sont
ce qu'on
Bornés à faire
appelle dans les écoles la médecine des
symptômes, c'est à dire, à détruire tel
accident
ou tel
battre un mal de
de comUrBALEEnEid
aux.
tête violentp on a eu recours
applications froides ou tièdes, voire
au vésicatoire posé
même
quer un délire
localement; a-t-il fallu attacontinu et d'autres
inquiétans vers la tête 2 c'est avec les symptômes
irritans, les
pédiluves
sinapismes, les vésicatoires
avait-on à réprimer des
volans;
cessives? on confiait
évacuations alvines exce soin à des agens
astringens,
opiacés,
toniques, aux acides
tre le météorisme du
minéraux; confomentations
ventre, on a appliqué des
ministré les spiritueuses et vineuses, on a adlavemens de
phre, de
quinquina, de camserpentaire de
rhagies excessives
Virginie ; aux hémorminérales,
on a opposé les limonades
les décoctions de
pentaire de Virginie,
quinquina, de serniacal, les lotions acidulées, l'acétate ammofroides: pour vaincre la
sup-
météorisme du
minéraux; confomentations
ventre, on a appliqué des
ministré les spiritueuses et vineuses, on a adlavemens de
phre, de
quinquina, de camserpentaire de
rhagies excessives
Virginie ; aux hémorminérales,
on a opposé les limonades
les décoctions de
pentaire de Virginie,
quinquina, de serniacal, les lotions acidulées, l'acétate ammofroides: pour vaincre la
sup- --- Page 76 ---
(54 )
secours le
d'urine, on a appelé à son
nipression
nitrate de potasse, la limonade qui
le
celui
camphre, Mais de tous les symptômes.
le
trique.
constamment le plus opiniatre, n'est-il
s'est montré c'est le vomisement; aussi lui aient été
plus rebelle,
qui ne
à T'expoint d'agens thérapetiques toujours en vain ;
opposés, mais presque émollientes, , épithèmes.
vésicatérieur , applications frictions éthérées,
latepamolistese scarifiées; à lintérieur, potions
ventouses
potion
toires,
éthérées 1 opiacées, toniques.
lantepomedique mixtures volatiles,
dite de rivière,
dit M. Bally , qu'un les point aucalmantes. Il n'ya, accordés presque tous c'est
sur lequel se sont à T'état de Testomac, dans
teurs. relativement aigrelettes sont indiquées
que les boissons d'Amérique (1).
nous
le typhus
de ces méthodes générales
A la suite
méthodes particudevons mentionner plusieurs la vogue dont elles
soit par
ont exercée,
lières, remarquables Tinfluence qu'elles
ont joui, et
de leurs auteurs.
soit par la célébrité Rush et le nombreux cortége
En Amérique,
quand on songe à la
() On le conçoit sans qui peine brale l'estomac ; on con- ne
violence de iniflammation des moyens sux-indiqués
çoit aussi que la plupart
doivent qu'ajouter à son intensité. --- Page 77 ---
( 55 )
jadis les
des médecins imitateurs proclamèrent et des
merveilleux succès des saignées copieuses
drastiques, tels que calomel, jalap,
purgatifs
monstrueux et bizarre assemgomme-gutte :
L'action des uns ne peut
blage de médicamens! effet des autres et agdétruire le bon
que
de la rendre incugraver la maladie au point
de la
rable même par les efforts conservateurs
nature (1)-
abandonner Rush et son
Nous ne devons pas
instant sur un
système, sans nous arrêter un
mains des
médicament qui est devenu entre les
une sorte
médecins anglais et anglo-américains du protouniverselle :je veux parler
de panacée
ils l'emchlorure de mercure, ou calomel; tous les
ploient à tous propos, dans presque
doses énormés; dans la fièvre jaune
cas, à des
avec un zèle qui a été
surtout, il a été préconisé
jusgwafentbouiseme
de ce médicament se propoLes partisans
deux objets différens :
saient, en l'employant,
évacuations abon1°. celui de provoquer des
Rush
dantes; 2°. celui d'exciter la salivation.
ordinaire de Rush consistait à donner
(jla méthode
de calomel toutes les
quinze grains de jalap, dix grains
que
et
un purgatif chaque jour pendant
six heures, 2 puis
la fièvre continuait.
jusgwafentbouiseme
de ce médicament se propoLes partisans
deux objets différens :
saient, en l'employant,
évacuations abon1°. celui de provoquer des
Rush
dantes; 2°. celui d'exciter la salivation.
ordinaire de Rush consistait à donner
(jla méthode
de calomel toutes les
quinze grains de jalap, dix grains
que
et
un purgatif chaque jour pendant
six heures, 2 puis
la fièvre continuait. --- Page 78 ---
56 )
Chisholm le
comme drastique;
obtenir
Tadministrait
ct pour
donnait à titre de sialogogue;
de grandes
sirement, il associait
cet effet plus
Tintérieur à des frictions
doses de calomel à
autour des
mercuriel pratiquées surtout l'exd'onguent.
la raison et
mâchoires. Le temps,
finiront sans doute
périence ont déjà ébranlé et colossale et fandétruire entièrement cette mercure par le
par
réputation acquise au
que
tastique
: on se rappellera
praticien de Philadelphie:
s'est écrié il y a
Moultrie, praticien estimable, est celui, excepté
de soixante ans : a Quel le calomel dans
plus
administrerait
( un élève, qui
(1).>
-
une inflammation
de l'idée de changer le
Jackson, tout plein vicieuses de la maladie,
génie et les tendances confiance dans sa méthode
place la plus grande
de sang, emploi alter-
: émission
ou projection
perturbatrice chauds et froids,
nalif des bains
que Tignorele but que
dit M. Dubreuil;
() e J'avoue,
les mercuriaux
le médecin en administrant
P Est-ce
K se propose) jaune. Est-ce comme purgatifs doivent
e dans la fièvre
le
absorbant qu'ils
action sur systême
médecins
a à leur
surtout parmi les
dont ils jouissent
à l'influence
a la vogue
? ou serait-ce plutôt
Cette
ia anglais ét espagnols:
sur le foic?
dit-on, spécialement
K. qu'ils exercent, est assez gratnilement supposée;
4 dernière influence d'ètre démontrée. *
est loin
4 puisqu'elle
) jaune. Est-ce comme purgatifs doivent
e dans la fièvre
le
absorbant qu'ils
action sur systême
médecins
a à leur
surtout parmi les
dont ils jouissent
à l'influence
a la vogue
? ou serait-ce plutôt
Cette
ia anglais ét espagnols:
sur le foic?
dit-on, spécialement
K. qu'ils exercent, est assez gratnilement supposée;
4 dernière influence d'ètre démontrée. *
est loin
4 puisqu'elle --- Page 79 ---
(57)
d'eau fraiche de mer ou salée artificiellement: sur
dans un bain chaud; et comme
le malade plongé
adjuvans. les opiatiques, les diaphorémoyens
les lavemens laxatifs,
tiques, le vin généreux,
tel
et le vésicatoire sur le creux de l'estomac; l'efliestle. procédé curatif dont Jackson garantit
adopté Davidson,
cacité et qu'ont également
etc.
Learn, Wright, Currie de Liverpool,
diathèses directe et inLe créateur des deux
directe, Savaresi attaque la fièvre jaune avec
tirés de la classe des
des agens entièrement
Tapplicastimulans : seulement il proportionne
de la,
curatives à la force
tion des puissances
d'intensité; mais
maladie et à ses divers degrés
il use des excitans les plus énergiques,
en général
le début jusqu'à la
depuis
en gradue l'emploi
leurs effets prodifin de la maladie, et célebre
gicux.
des élémens
L'auteur de la décomposition
morbides admet trois indications urgentes, es1'calmer l'irritation générale et parsentielles :
déplacer, révulser les spasmes
tielle; 2rompre,
modérer
concentrés surlarégioné épigastrique,3"
l'action du délétère contagieux sur le système
travailler à l'expulsion
nerveux et musculaire,
Pour
des miasmes par la voie la plis naturelle. les
obtenir. ces différens effets, il propose: 1"
adoucissans à l'intérieur, les émolliens à l'ex- --- Page 80 ---
58 )
les diatérieur; 2° les rubéfians aux extrémités, sinapismes.
phoretiques, les enderiqweaiésens fomentations: 5- les tovésicatoires, frictions,
pour soutenir les
niques les plus énergiques but,lel but essenticl de ce
forces; mais le grand
P'action du délécuratif, c'est d'afuiblir
les
procédé
les miasimes,
de déplacer
en les
tère contagieuz, au-dehors, et étouffer,
si
attirer pet-a-peu maladie dans son berceau; que
expulsant, la
ses points d'attaque
T'on n'y réussit pas, on dirige viennent à prédominer:
contre les élémens qui
à votre secours
Deeaes les narcotiques:
les cteeetaa vient-elle à se compliquer soit
l'affection humorale
delavemens
celui-ci? tâchez, au moyen
les humeurs :
avec
d'attirer
simples, soit composés, diathèse bilieuse finit-elle
vers le bas; enfin, la
combinée
dégénérer en une disthésepuride au plus
par
nerveux P administrez
avec l'élément
ou purgatifs moyens
vite les ecoprotiques,
des toniques:
secondés de toute la puissance
le dernier
ainsi, vous atteindrez
en procédant
de la méthode analytique.
degré de perfection
qu'elle repose
Est-il besoin de faire remarquer dhypothéses anti-physur un vain échafaudage
siologiques2.
de traitement quaIl est encore deux espèces du nom de méthodes empilifiées par les auteurs
nerveux P administrez
avec l'élément
ou purgatifs moyens
vite les ecoprotiques,
des toniques:
secondés de toute la puissance
le dernier
ainsi, vous atteindrez
en procédant
de la méthode analytique.
degré de perfection
qu'elle repose
Est-il besoin de faire remarquer dhypothéses anti-physur un vain échafaudage
siologiques2.
de traitement quaIl est encore deux espèces du nom de méthodes empilifiées par les auteurs --- Page 81 ---
1 59 )
pour le moins
riques, et qui nous paraissent celles que l'on a fastout aussi rationnelles que dernier titre.
tueusement décorées de ce
M. Gilbert
décrit par
Le premier procédé, dit du pays , consiste
sous le nom de traitement
de l'eau de
dans le seul usage des adoucissans, les symptômes
poulet nitrée, des doux laxatifs;sil aux saignées
on a recours
s'annoncent gravement, émolliens, aux bains,
répétées, aux lavemens
le second état
demi-bains, et aux minoratifsydansl camphre en lavede la maladie, on administrele est employé, ne
mens; le quinquina, lorsqu'il
l'est que dans la convalescence.
sous le nom
mode curatif est connu
Le second
de Saint-Domingue:
de traitement des mulâtresses T'ont décrit: il se
Savaresi, Caillot et d'autres
des tranches de
compose de frictions faites avec
de ces
toutle
ou Tapplication
citron sur
corps, trempées dans leur
tranches et de compresses
sur
aux poignets,
jus sur le front, lépigastre, rafraichissantes et
de boissons
les cou-de-pieds,
avec la mélasse et le suc
acidulées, de Javemens
constamment en
de citron. Gillespie le propose
il parait à
fois par jour;
le répétant plusieurs
parmi les moyens
M. Bally le moins à dédaigner
que couseille T'empirisme. qu'il a établis, raConséquent aux principes
observations
mené par le résultat de ses propres --- Page 82 ---
60 )
émises par Pouppéaux vues déjà en partie
Bruce, et
Desportes, RaswomtemnDiopaodines. encore plus loin
M. Rochoux va
Wofling.
le traitement antiphlogistique
qu'eux, admet
et le considère comme le
dans toute sa rigueur, admissible à l'époque acseul raisonnablement
tuelle de la science.
de son traiteessentielle, capitale
La partie
emconsiste dans des saignées générales, à des
ment,
au début de la maladic,
ployées, surtout
il accerde moins
intervalles tres-rapprochés ;
les sangà la saignée locale par
d'avantages
moins leur utilité lui parait
sues (1), ou du
les boissons et potions
très-secondaire : parmi
conduit à préférer
Texpérience T'a
délayantes,
fort simples et presqu'entitrequelques tisanes lavemens simples, oul légérement inactives : les
avantageux : il ne
sont souvent
ment purgatifs,
utilité dans les applicatrouve qu'une médiocre à la suite d'un traitetions émollientes tièdes ;
l'emploi
suivi,
ment débilitant, énergiquement relevé les forces
des sinapismes a promptement sans le rendre
abattues, et développé le pouls
au contraire qu'on y a trop ra-
(1) M. Dubreuil pense
les avoir employées
rement recours. M. Rochoux parait avoir retiré tout l'avanquantité pour en
en trop petite
tage désirable.
ité dans les applicatrouve qu'une médiocre à la suite d'un traitetions émollientes tièdes ;
l'emploi
suivi,
ment débilitant, énergiquement relevé les forces
des sinapismes a promptement sans le rendre
abattues, et développé le pouls
au contraire qu'on y a trop ra-
(1) M. Dubreuil pense
les avoir employées
rement recours. M. Rochoux parait avoir retiré tout l'avanquantité pour en
en trop petite
tage désirable. --- Page 83 ---
(61)
plus fréquent; ce sont les seuls cas ou les
fians aient paru utilement
rubéchoux insiste
appliqués. M. Robeaucoup sur la nécessité d'un régime doux, tempérant, pour prévenir les interminables
convalescences, et les rechutes
funestes encore.
plus
Voila un aperçu très-abrégé de la
curative de M. Rochoux; ; les détails
méthode
ressans et habilement
en sont intévons
discutés; nous ne
que renvoyer à l'ouvrage lui-méme. pouM. Larrey conseille les
dérivatifs dans la
antiphlogistiques et les
faire succéder les première période, pour leur
légers toniques, et les antispasmodiques dans la seconde,
La méthode curative
siologique
que propose l'école phys'éloigne peu de celle
le docteur Rochoux; seulement indiquée par
préférence aux saignées
elle donne la
locales sur les
générales, parce que les premières
saignées
moins et qu'elles sont plus eflicaces, affaiblissent
a pas d'inflammation
lorsquiln'y
elle conseille de
parenchymateuse, Ainsi
cations de
poursuivre par de fortes applisang-sues les phénomènes
tion, partout oui ils menaceraient
d'irritaimportant à la vie; elle ne proscrit quelqu'organe
la saiguée générale,
pas pour cela
qui peut même devenir
indispensable au début dans
de
elle pense qu'il serait
beaucoup
cas;
tres-avantageux dej joindre --- Page 84 ---
(6a) )
tranches de
les frictions avec des
à ce traitement
d'assurer que les
citron Broussais ()-
ne craint pas suivic jusqu'à ce
M.
curative
la convices de la méthode
beaucoup dans
doivent entrer pour contribuent à la projour
des causes qui
des moyens les
sidération
, et qu'un
des
pagation des épidémics à la maltiplication donne
de s'opposer
que
plus puissans
à linfection malades et à la
maladics épidéeniues
des
toujours le rasemblenent de traiter ceux qui sont la
générale. serait
les principes de
terreur
atteints suivant
les premiers
(2).
bonne médecine
confirmer une promesse
Puisse Texpérience
1 puisse surtout
pour Thumanité
trouver de
si consolante fois reconnue. ne pas
des
la vérité, une obstacles dans les passions
malheureux
hommes !
sommaire et analytique
Là setermine la revue
si diverses, qu'a
si nombreuses.
impordes opinions l'étude de tous les phénomènes T'histoire de la
suscitées T'ensemble constitue
doute, d'atans dont
sommes loin, sans
traits
fèvre jaune:r nous
cadre étroit tous les
faitentrer dans ce
toutes les nuances 9
voir
secondaires;
accessoires.
Méd, phys. 9 mai 1822,
Annales de ta :
() Voyez
Broussais entend par
pag. 454. On sait assez ce que M.
(2)
bonne médecine.
ude de tous les phénomènes T'histoire de la
suscitées T'ensemble constitue
doute, d'atans dont
sommes loin, sans
traits
fèvre jaune:r nous
cadre étroit tous les
faitentrer dans ce
toutes les nuances 9
voir
secondaires;
accessoires.
Méd, phys. 9 mai 1822,
Annales de ta :
() Voyez
Broussais entend par
pag. 454. On sait assez ce que M.
(2)
bonne médecine. --- Page 85 ---
65 )
multipliées à l'infini, dont se
tails ; vu et traité sur
composent les déun plan aussi vaste, ce
sujet franchirait les bornes
sommes prescrites; il formerait que nous (nous
bleau, et nous n'avons dà
un immense taesquisse
tracer qu'une rapide
; mais, tout incomplète qu'elle
cette ébauche suffit
est,
pour établir la vérité de
notre proposition première, savoir :
est encore incertitude dans
que tout
redoutable
T'histoire de cette
maladie, et que les travaux sans
nombre entrepris pour l'éclairer, semblent n'avoir abouti qu'à l'obscurcir :
pérante conclusion
pénible et désesque celle qui nous montre
combien reste toujours étroit et resserré
cercle de nos véritables
le
connaissances,
les efforts des hommes
malgré
pour l'étendre et
dir Et dans ce cas en
T'agrantristes et amères réflexions particulier, quelles
pour tout esprit vraiment
ne ressortent pas
état d'incertitude
philosophique, de cet
ou plutôt
il
cuse
d'ignorance! acd'insuflisance, il frappe de stérilité tous
les moyens d'investigation consacrés
la découverte de la vérité,
jusqu'ici à
puisqu'ils n'ont fourni
aucune notion positive, satisfaisante,
un mot, à réunir en sa faveur le
propre, en
néral, universel, des
témoignage g6suffrages ; il atleste
ment combien de rebutantes
égaled'obstacles
entraves, combien
presqu'invincibles ont arrêté dans --- Page 86 ---
(64)
dans tous les lieux, les véritables
tousles temps,
en effet,il ne devrait
progrès de la médecine; médicale; la vérité
exister qu'une seule doctrine ridicule et monsest une : et cependant quel
de théories,
trueux échafaudage de systèmes,
se comqui tour-à-tour s élèvent,
de doctrines,
pour bientôt reparaitre
battent et se renversent
d'autrés couleurs
d'autres formes, sous
à
sous
habilement déguisées, et aller
plus ou moins
jours d'un éclat pasleur tour, après quelques dans le néant d'un
s'ensevelir à jamais
sager,
éternel oubli!
d'arracher entièrement la
Il est temps enfin
d'incertimédecine à ces voies innombrables les liens honet de rompre
tude et d'erreur,
encore ; il est temps
teux qui ly retiennent de solennité et de
d'imprimer un caractère qu'elle s'est frayée,
durée à la marche nouvelle sur des bases fixes;
et del'asseoir pour toujours bases fixes, immuasolides, immuables; et ces la
qui
c'est physiologic
bles, c'est Tanatomie,
: désormais
doivent les fournir à la pathologie branches d'une
inséparables, ces trois
unies,
s'aider. s'éclairer mutuelmême science doivent
ensemble d'un pas
lement, et marcher toujours étroit et difficile d'une
invariable dans le sentier
cette
et heuobservation : de
sage
dirigoureuse
naitront bientôt des résullats
reuse alliance
asolides, immuables; et ces la
qui
c'est physiologic
bles, c'est Tanatomie,
: désormais
doivent les fournir à la pathologie branches d'une
inséparables, ces trois
unies,
s'aider. s'éclairer mutuelmême science doivent
ensemble d'un pas
lement, et marcher toujours étroit et difficile d'une
invariable dans le sentier
cette
et heuobservation : de
sage
dirigoureuse
naitront bientôt des résullats
reuse alliance --- Page 87 ---
(65) )
gnes d'elle, indestructibles
vaines théories, les
comme elle : les
hypothèses
un mot toutes les créations chimériques. en
tées
de l'erreur enfandansl'obscurité des idées,
et s'évanouir devant
viendront tomber
les clartés
ment sévère, inflexible; la
d'un jugedes
science trouvera dans
raisonnem-ns tirés de
diate des faits, cette
T'exposition imméforce de conviction unité, cette clarté, cette
cherche
et de certitude que l'on
vainement dans les'
tives et abstraites de la
arguties spéculaAlors seulement la
métaphysique médicale.
médecine
gueil prendre rang parmi les pourra avec orMais déjà
sciences positives.
T'impulsion est donnée; déjà l'étude
del'organisation et des actions
T'état sain et dans l'état
organiques, dans
beau qui éclaire
malade, est le seul flamtous les bons esprits dans
vestigation et dans
l'inmènes
F'appréciation des phénodérée pathologiques ; la vie n'est plus consiindépendamment des
maladie
organes, 1 et la
indépendamment des
rielles des tissus. Nous
altérations matéces précicux résultats à devons en grande partie
et chaque jour elle T'anatomic
en
pathologique;
chaque jour la mort,
révèle de nouveaux;
rance et sagacité,
interrogée avec persévésecrets de la vie. nous dévoile quelques-uns des
Une grande révolution s'est
donc opérée dans
--- Page 88 ---
I (66 )
si
des autorités,
médicale : le joug
est à jamais
la science
dans les sciences s,
soisouvent injuste voir,on veut penser par de raibrisé; on veut
croit plus dispensé
etlon ne se
ccla seul
même;
d'avoir raison, , par
sonner et surtout
d'une antoritéimpo
s'est étayé de Tappui routinitre; le médequ'on d'une expérience
avant
sante ou
se sert de son jugement: discute; et
cin philosophe
il examine, il
de cet
il réfléchit,
de croire,
éclairée, sait Taffranchir masa raison, ainsi
de ce despotisme
du merveilleux.d servile de crédulité
amour de cette habitude
de faits avérés
giatral,
comme autant
inexactes,
qui fait regarder dobservations tronquées,
ou reune foule
souvent par Tignorance, et de la
ramasates trop Tintérêt de la prévention
cueillies dans
foi.
d'indémauvaise
de ce sentiment
C'est bien pénétrés
de cet esprit
et
hematedientete
pendance,
si souvent discutée de la
abordons la question
contagieuse
résolue de la propricté
ce n'est point
jamais
et dans cet exàmen,
ou
fièvre jaune :
de nos préjugés c'est
cause de nos affections,
deéfendre,
la
nous venons
de nos intérêts. , que de la vérités nous voulons. des
celle
T'immortel auteur
uniquement
de
parler le langage
non pas
pour
voulons faire prévaloir. manière
Ruines, nous
ni notre
de notre personne.
Nopinion
propricté
ce n'est point
jamais
et dans cet exàmen,
ou
fièvre jaune :
de nos préjugés c'est
cause de nos affections,
deéfendre,
la
nous venons
de nos intérêts. , que de la vérités nous voulons. des
celle
T'immortel auteur
uniquement
de
parler le langage
non pas
pour
voulons faire prévaloir. manière
Ruines, nous
ni notre
de notre personne.
Nopinion --- Page 89 ---
(6, )
de voir et de juger, mais l'évidence
nous voulons confirmer
de la chose ;
du philosophe
la justesse de la pensée
génévois ; * la vérité est dans
choses, et non dans l'esprit quiles
les
lors tous nos efforts doivent
juge. D Dèsnotre récit
tendre à ce but, que
porte avec lui les seuls caractères
persuadent, l'exactitude et la bonne foi.
qui
CHAPITRE DEUXIÈME.
SECTION PRENIERE.
DE LA CONTAGION.
Pursou'n est vrai de dire que la dissidence
règne entre. les médecins naît
qui
du sens différent
en grande partie
qu'ils attachent à ce
nous parait important d'en
mot, il
ment la valeur, de le circonscrire préciser rigoureuisede sa véritable
dans les limites
acception : c'estle seul
de
parvenir à s'entendre, d'éviter
moyen
toute confusion; les mots
tout désordre,
ne sont que les
représentatifs des choses
signes
uneidée claire,
: voulez - vous avoir
précise de celles-cip
sens clair, précis, aux signes
attachez un
senter. A cet égard,
chargés deles repréger la manière de voir nous sommes loin de partade M. Moreau de Jonnès:
5. --- Page 90 ---
(68 )
rationel ct phiplus scolastique que
des
il trouve
d'établir sur des hypothèses
losophique
Ifaut
distinctions
de la contasoertmrtrel
cette définition nouvelle
de la
adopter
elle est nécessaire aux progrès
distinction
gion (1).si
a Cette
science? nous luir répondons:
en seront fournouvelle; les preuves
clle eût
n'est point
; car si
Oui, elle est nécessaire
nies (2).
manière positive, ou plutotsielle
été posée d'une
connue : on n'eut pas
eût été plus généralement de la contagion une
fait delimportante question auteur n'en eût pas
ridicule logomachie; chaque différente, étendue ou
donné une définition idées et de son imaginaresserrée au gré de ses tanf'abusé de ce mot
tion ; enfin on n'eut pas
fragile d'une
pour bâtir sur lui l'échafaudage Il est vraiment
chimériques.
foule d'hypothèses
réflexions échapper
facheux de voir de pareilles voué au culte des
d'un homme
donc,
à la plume
ignore-t-il
sciences exactes et naturelles; la précision du
que la sévérité,
M. de Jonnès,
nécessaires, indislangage sont des conditions sciences ? ignore-t-il
des
pensables aux progrès travaille sans cesse à
que la saine philosophie confusion, cette vague
bannir de la langue cette
de la doctrine de MM. Devèze,
() II entend parler
Valentin, etc.
(2) Voy. p. 81.
e des
d'un homme
donc,
à la plume
ignore-t-il
sciences exactes et naturelles; la précision du
que la sévérité,
M. de Jonnès,
nécessaires, indislangage sont des conditions sciences ? ignore-t-il
des
pensables aux progrès travaille sans cesse à
que la saine philosophie confusion, cette vague
bannir de la langue cette
de la doctrine de MM. Devèze,
() II entend parler
Valentin, etc.
(2) Voy. p. 81. --- Page 91 ---
69 1e
)
indétermination des mots, source
des plus misérables
intarissable
Condillac
disputes P. Disons plutôt avec
qu'unesciencel bien traitée n'est
langue bien faite; et pénétrés de
qu'une
craignons pas d'assurer
cette vérité, ne
grand pas dans l'étude que ce sera avoir fait un
fièvre jaune,
de la contagion de la
cise aux mots que d'avoir assigné une valeur précontagion , épidémie,
qui ne sent tous les
infection. Et
sulter pour la doctrine avantages qui doivent rétion lumineuse,
médicale d'une distinctermes renfermant sévèrement établie entre trois
ples et
eux-mémes des idées multitrés-compliquées? P
En effet, l'opinion seule de
chée à une maladie, devient contagion attades plus déplorables
souvent la source
jours
erreurs : le médecin, toud'un préoccupé de l'idée qu'il est en
agent délétère, cherche
présence
spécifique à lui
sans cesseun agent
son esprit sont tendus opposer; tous les ressorts de
puissance
vers la découverte de ceite
neutralisante: ; il cherche, il
combine; enfin un trait de
essaye, il
une soudaine
lumière T'éclaire;
du
inspiration lui révèle
précieux arcane, de l'antidote
l'existence
alors combien de victimes
infaillible ; et
désir de constater
sacrifiées au funeste
Combien de fatales T'excellence de sa découverte! !
précieux
expériences ! combien de
momens perdus pour l'observation --- Page 92 ---
(70)
de la maladie et les moyens
pourla connaissance ici le lieu d'élever la voix
de la combattre. C'est
abus ; c'est ici le lieu
contre d'aussi pernicieux
auxquels on s'exde signaler tous les dangers legerement et sans un
en admettant trop
idée qui
pose
sévère l'idée d'une contagion, âmes les plus
examen
et d'effroi les
frappe d'épouvante le mal moral au mal phyfortes, qui, ajoutant
une des causes les
sique, devient elle-même du fléau destrucactives de la propagation montrant dans le
plus
idée enfin qui nous
de vue
teur (1)s
fait perdre
lointain celle d'un spécifique, essenticl de son art,
médecin l'objet le plus
la maladie. Et
au
de connaitre et de guérir
rêves
cclui
pas nos réflexions pourles les
qu'on ne prenne imagination exagérée ;
chimériques d'une
ma plume pour en
exemples se pressent sous
dit) Berthe, des
confirmer la justesse: a Onavu, à des rechermédecins se livrer en Espagne de trouver des
oiseuses, dans la vue
cons ches
parfaitement appropriés
curatifs
ainsi
& moyens
et d'une efficacité, pour le
a trel Ia fièvre jaune On a encore vu, ajoute
dire, spécifique.
et chirurgiens
mémeauteur. tous les médecins de traiter dans
del'Andalousic recevoiel'ordre
secundum Van-Helmont
(1) Timor et contagio,
anum et idem sunt.
se livrer en Espagne de trouver des
oiseuses, dans la vue
cons ches
parfaitement appropriés
curatifs
ainsi
& moyens
et d'une efficacité, pour le
a trel Ia fièvre jaune On a encore vu, ajoute
dire, spécifique.
et chirurgiens
mémeauteur. tous les médecins de traiter dans
del'Andalousic recevoiel'ordre
secundum Van-Helmont
(1) Timor et contagio,
anum et idem sunt. --- Page 93 ---
(71)
et tous les cas la maladie régnante d'une seule et
* même manière (1).,
M. Rochoux ne prononce-t-il pas à-la fin de
sa dissertation sur le typhus amaril d'un ton un
peu solennel et prophétique ces mots: a
a étre un jour découvrira-t-on
Peutun
caa
spécifique
pable d'agir directement sur le contagium!
L'académie nationale de médecine, dans son
rapport sur la maladie de Barcelone, vient d'exprimer les regrets suivans: € Il est
a les médecins de n'avoir
pénible pour
pu trouver encore
a remède propre à combattre directement un
e fièvre ou à la faire avorter (2).
cette
Enfin, M. Ramon Merli avait imaginé,
dant la même épidémie, de faire
penmalades,
prendre à ses
toutes les heures, à l'un un ceuf
à un second, une demi-once de
cru;
poudre de charbon; ; à un troisième, autant de fleur de soufre,
tandis qu'il le faisait frotter avec de la pommade
soufrée (5).
Dans son acception la plus étendue et la plus
générale, le mot seul de contagion présente à
tous les esprits l'idée d'un fléau terrible, d'un
principe éminemment destructeur, qui souvent
(1) Voy. pag. 188, 189.
(9) Pag. 5g.
(5) Manifeste pag. 13. Note de M. Rochoux. - Nous
laissons à nos lecteurs le soin d'apprécier de
idées et une pareille conduite!
pareilles --- Page 94 ---
(7)
des villes, ravagea des campagnes.
moissonna
ainsi, les maladies épidédépeupla des nations:
toujours été
ont presque
miques et contagieuses
; cette erreur a
ont été méconnus
FE
et distinctifs
médecins de la plus haute
été consacrée par les
Galien et
antiquité : c'est ainsi qullippocrate. quelquefois la
Celse entendaient par contagion souvent confonelle-méme; mais plus
maladie
avec le caractère
épidémique
dant le caractère
par çe dernier toute
contagieux, ils exprimnicnt déterminée par T'air
du mal
communication
délétères; sous ce rapport
chargé de miasmes
manière
de modernes ont adoptéia
beaucoup
chacun, selon ses vues parde voir des anciens;
étendre ou resserrer le
ticulières, s'est plu à
auteur en a
domaine de la contagion; chaqae mais tonjours
définition différente,
donné une
voulait lui faire jouer:
conforme au rôle qu'il
renaissans, delà une
de là des débats sans cesse
défenentre les intrépides
guerre interminable
adverde la contagion, et ses redoutables les bases
seurs
enfin de jeter
saires; il est temps
et de conciliation.
durables d'un traité de paix
il nous parait
Dans l'état actuel de la science,
fixes,
de reconnaitre des principes
indispensable déterminés, et de tracer.entre
rigoureusement
et épidémiques une
les maladies contagicuses
là des débats sans cesse
défenentre les intrépides
guerre interminable
adverde la contagion, et ses redoutables les bases
seurs
enfin de jeter
saires; il est temps
et de conciliation.
durables d'un traité de paix
il nous parait
Dans l'état actuel de la science,
fixes,
de reconnaitre des principes
indispensable déterminés, et de tracer.entre
rigoureusement
et épidémiques une
les maladies contagicuses --- Page 95 ---
(75 )
ligne de démarcation gui doive servir de fil
ducteur à quiconque ne veut
conun labyrinthe inextricable
pas s'égarer dans
d'explications
thétiques et de définitions
hyporapport, M. Nacquart
arbitraires; sous ce
dans le Dictionnaire nous semble avoir posé
des Sciences Médicales les
bases principales d'une doctrine saine
neuse.
et lumiC'est en nous conformant à
doctrine
l'esprit de cette
que nous allons essayer d'établir
le mot contagion une limite
pour
de laquelle il ne saurait
en-deçà et au-delà
y avoir que
que confusion.
désordre,
Par contagion nous entendons
communication
un mode de
par lequel un individu malade
transmet à un individu sain la même
il est atteint, au
du
maladie dont
médiat
moyen
contact immédiat ou
(1).
D'après cette définition, le seul caractère
distinctif des maladies
leur soit
contagieuses, le seul qui
commun, c'est de pouvoir se communiquer d'individu à individu
de la personne infectée,
par contact, soit
soit de ses vêtemens ou
(1) Contagio, in sensu vero et
transmissio contactu, sine
generali, est veneni
temperatura concursu.
causarum débilitantium et
(Pouqueville, de Febre adeno-nervosa
Dissertatio). --- Page 96 ---
(74)
aura touchés, et'de n'adnutres effets qu'elle connue que cette commumettre comme cause
nication.
peut-il être considéré
L'air atmosphérique
du germe
comme agent médiat de transmission
M. Nacquart lui refuse ce pouvoir;
morbifique? aucontraire le lui accorde, et se fonde
M. Devèze
dit-il, par les exemples les
sur ce fait attesté,
transporté dans
EmemPsReLeOe varioleux peut contracter la
Yatmosphère d'un
variole.
abstiendrons de décider entre ces
Nous nous
ferons seulement observer
deux autorités; nous
s'étend l'atqu'il faudrait déterminer jusqu'ou si l'inféction
mosphère d'un varioleux, et savoir du caractère
observée ne dépend pas plutôtalors revêtir la
épidémique, que semble quelquefois certaines constituvariole sous l'influence de
tions atmosphériques peu connues.
La cause de la contagion doit nécessairement
résider dans l'action d'un germe morbifique, dans son
préexistant; inconnu
d'un principe
dans ses qualités, il ne
origine, dans sa nature,
phénomènes
manifeste sa présence que par-les uniformes qu'il
toujours constans, toujours d'un corps dans un
détermine, lorsqu'il passe
impondérable
autre; invisible, insaisissable, calorique, lumicomme les fluides électrique,
connues.
La cause de la contagion doit nécessairement
résider dans l'action d'un germe morbifique, dans son
préexistant; inconnu
d'un principe
dans ses qualités, il ne
origine, dans sa nature,
phénomènes
manifeste sa présence que par-les uniformes qu'il
toujours constans, toujours d'un corps dans un
détermine, lorsqu'il passe
impondérable
autre; invisible, insaisissable, calorique, lumicomme les fluides électrique, --- Page 97 ---
(75)
neux, il échappe à tous nos
moyens connus
d'investigation pour constater l'existence des
corps; mais, comme eux, il la révèle par des
effets. Nous devons donc, à la manière des
physiciens, nous borner à suivre, à observer ces
derniers, sans nous perdre dans des hypothèses
futiles 2: dans des réveries abstraites et inintelligibles sur la nature, sur les qualités de ces
étres incoércibles.
Ce germe, ce principe, quel qu'il soit,
sert de moyen d'union entre le malade et celui qui
à qui il communique la maladie,
nous
rons virus : dénomination qui lui
l'appellesera exclusivement consacrée.
Ce virus offre un caractère éminemment distinctif, celui de se reproduire
tiellement le même:
toujours essenindépendant des lieux, des
temps, des circonstances au milieu desquelles il
apparait, il conserve les mêmes formes, il
duit partout des maladies
prola
identiques; c'est ainsi
que variole, la syphilis ne perdent jamais leur
faculté contagieuse;
sous
transportées aux pôles ou
l'équateur, elles sont partout transmissibles; rien ne détruit, rien ne modifie cette
funeste propriété : les glaces, les pluies, les
vents restent toujours
action
impuisrans contre leur
morbifique; seulement quelques
mènes annexes, dépendans
phénodel'age, du sexe, dela --- Page 98 ---
(76)
individuelle, peuvent bien modifier
constitution
maladie, lui donner plus ou
la marche de la
changer sa
moins d'intensité, mais sans jamais
émialtérer ses caractères
nature, sans jamais
la même affecnemment tranchés : c'est partout
tion sur un sujet différent.
au virus contaUn autre caractère propre
pieux.ceatdepouveirs se entoemerqmaiguetemne
individu, attaché à des substances
hors de tout
inertes. et de déterminer
végétales ou animales
tous les phénomènes
ensuite par sona absorption comme il est facile
qui le caractérisent; mais,
est subordonde le présumer, cette propriété qui peuvent la
née à une foule d'influences
est imposfaire varier à l'infini, de sorte qu'il
même pour un seul virus,
sible de déterminer
chacun d'eux,le
et à plus forte raison pour
temps qu'il peut conserver sa faenltémorbifique. nous veLa conclusion à déduire de ce que
de dire est courte et précise: Pour qu'une
nons
trois conditions sont
maladie soit contagicuse,
ait pour
absolument nécessaires : 1°. qu'elle
le contact médiat ou immode de transmission
spécifique;
médiat; 2°, qedndependedaneres
une
3°. que ce virus une fois transmis produise des lieux, des
maladie identique, indépendante locales au milieu
temps où elle naît, des causes trois conditions
desquelles elle se développe. Ces
dire est courte et précise: Pour qu'une
nons
trois conditions sont
maladie soit contagicuse,
ait pour
absolument nécessaires : 1°. qu'elle
le contact médiat ou immode de transmission
spécifique;
médiat; 2°, qedndependedaneres
une
3°. que ce virus une fois transmis produise des lieux, des
maladie identique, indépendante locales au milieu
temps où elle naît, des causes trois conditions
desquelles elle se développe. Ces --- Page 99 ---
(57 )
se rencontrent constamment
universellement
dans les maladies
telles que Ia variole, reconnues la
pour contagicuses,
syphilis,ete.
SECTION DEUXIÈME.
DE L'ÉPIDÉNIE.
Le nom d'épidémie formé de
de EE sur,et Oypess
deux mots grecs,
peuple,
ment et dans son
s'applique naturellemaladies qui s'étendent acception rigoureuse aux
mieux, qui
parmi le peuple, ou
attaquent en même temps un grand
morbifiques 1); il
EEt
action
emperte avec lui l'idée d'une
générale, étendue, dont les effets
comme les causes qui les
varient
caractère
produisent: ainsi le
épidémique n'est point
ordre Particulier de
l'apanage d'un
une forme
maladies; c'est seulement
que peuvent revétir toutes
toutes les affections
ou presque
la puissance de
aigués, se développant sous
le caractère
causes générales; au coutraire,
contagieux forme la funeste, mais
inaliterabliprerogative ladies
d'un ordre entier de maparfaitement distinctes,
ductives d'elles-mémes.
toujours repro-
() Les maladies épidémiques,
de Galien, sont celles qui dans
d'après la définition
dans le même lieu un
certains temps attaquent
grand.nombre d'individus. --- Page 100 ---
78 )
semble conLa fréle organisation de Thomme contre tous les
damnée à une lutte perpétuelle agissent sur elle:
qui T'environnent et qui
nécorps
constante, presque toujours
cette action
de la vie, la fatigue, T'use,
cessaire à T'entretien
effets sont d'autant
la détruit par degrés; s'exercent ses
plus lentement,
plus insensibles qu'ils
machine est douée
plus également,ct que notre
mais si
force de résistance;
d'une plus grande
principes moteurs et conces Seorpsentirenneaee de la vie, si T'air, la chaleur, etc.,
servateurs
des qualités accidentelleviennent, acquérant
la maligne inment muisibles, en déployer
de santé
fluence, Ton voit aussitôt ces moyens
de
en des instrumens
et de vie se transformer
une atteinte plus
maladie et de mort, ou porter actions vitales
à ces mêmes
ou moins profonde
que si à ces
étaient destinés à entretenir; Tinfluence
qu'ils
générales nous ajoutons
puissances
de causes plus restreintes,
tres-remarquable
les émanations marécatelles qua Thumidité,
trouverons dans
putrides, etc., nous
l'origeuses,
de leurs diverses combinaisons
T'ensemble
quelqu'étendues. , quelque
gine des épidèmies, soient; ; telle était Topinion que
variées qu'elles
lorsquila dit: € Les
Sydenham s'en formait, dans le sens le plus
maladies épidémiques sont I'action des saisons
toujours relatives à
général
remarquable
les émanations marécatelles qua Thumidité,
trouverons dans
putrides, etc., nous
l'origeuses,
de leurs diverses combinaisons
T'ensemble
quelqu'étendues. , quelque
gine des épidèmies, soient; ; telle était Topinion que
variées qu'elles
lorsquila dit: € Les
Sydenham s'en formait, dans le sens le plus
maladies épidémiques sont I'action des saisons
toujours relatives à
général --- Page 101 ---
(79 / 1
et au pouvoir des causes
pour influer sur l'économie physiques assez fortes
que soit la diversité
animale : quelle
tains climats, l'existence apparente ou réelle de cercauses locales, d'agens instuntantedeplusiears
opérant de grands secondaires, peuvent, en
sphère, modifier
changemens dans l'atmomaladies qui
sa température et amener des
sans cela lui seraient
Ainsi l'on a pu dire avec raison étrangères. )
épidémies est la
que l'étude des
vante aux
contemplation de la nature viprises avec la nature inanimée.
Toutes les maladies
source dans l'air
épidémiques puisent leur
manière de les produire, atmosphérique; mais dans sa
bien différent:tantot
il joue un double rôle
vient la cause
élément générateur, il de.
par les
essentielle, primitive de la maladie
changemens, les
dans ses qualités
altérations quiléprouve
gateur, il sert de véhicule, physiques; tantôt agent propaaux principes
demoyen conducteur
morbifiques, qui restent
étrangers à sa composition
d'ailleurs
De cette différence
intime.
Tair, découle la
dans le mode d'action de
nécessité de diviser les maladies
épidémiques en deux classes bien distinctes
première comprend ces affections
: la
universelles, qui naissent et se
générales,
l'influence des altérations
propagent sous
l'air dans ses qualités multiplices que subit
diverses ; c'est ainsi
que --- Page 102 ---
8o )
froid, du
successives du chaud au
les variations
vice versû, les combinaisons
sec à T'humide et
états divers, le passage
variées à l'infini de ces àl'autre, la durée plus
brusque et rapide de l'un action, lè souflle des
moins longue de leur
autant
ou
différens rumbs, deviennent
vents par les
renaissantes d'une foule de
de causes sans cesse
d'intensité avec
maladics, toujours en rapport différens météores
leurs causes productriensioes én quelque sorte
atmosphériques impriment affections qui existent
leur cachet aux diverses les circonstances oret dans
sous leur empire, des maladies qui rentrent
dinaires font naître
à chaque saison.
dans Tordre de celles propres sont les plus fréquide toutes
Ces épidémics,
ont été particulièles plus générales,
quentes.
sous le nom d'épidémies
rement désignées
Sydenham. Stoll.
Hippocrate,
constitutionnelles: tableaux de constitutions
Tissot ont tracé des à jamais des monumens
épidémiques. S, qui seront observateur.
immortels de leur génie
les maclasse, il faut rapporter
A la seconde
air vicié, corrompu par
ladies qu'engendre un
soit anidélétères soit végétales
dit,
des exhalaisons n'est, comme nous l'avons
males: ici, T'air
malconducteur de ces émanations
que moyen
les maladies qu'elles produisent
faisantes; aussi
des à jamais des monumens
épidémiques. S, qui seront observateur.
immortels de leur génie
les maclasse, il faut rapporter
A la seconde
air vicié, corrompu par
ladies qu'engendre un
soit anidélétères soit végétales
dit,
des exhalaisons n'est, comme nous l'avons
males: ici, T'air
malconducteur de ces émanations
que moyen
les maladies qu'elles produisent
faisantes; aussi --- Page 103 ---
(81) )
ont-elles été appelées avec raison maladies
miasmatiques ou par infection.
Ce sont surtout ces dernières affections
lesquelles on a confondu l'origine
dans
avec la nature contagieuse;
épidémique
convenir,
cependant, il faut en
d'établir plusieurs auteurs ont senti la nécessité
une distinction entre ces deux caractères
essentiellement différens.
Déjà vers le milieu du siècle dernier,
avait posé cette limite d'une manière Quesnai
nous rapporterons ici textuellement très-claire;
afin qu'on ne s'imagine
ses paroles,
est toute nouvelle
plus que cette distinction
physique
et introduite par une métamédicate:
( rOn emploic ce mot
pour signifier la
(contagion). dit Quesnai,
y qui s'étendent d'un communication des maladies
corps à
a priété qu'elles out de
T'autre, par la proe les a excitées, et de multiplier la cause qui
se
a dans d'autres
multiplier elles-mémes
cause:1 la
sujets par cette augmentation de
petite vérole
a ded cette
peut fournir un exemple
contagion (1), a
a à celle-ci, dit-il
On attribue souvent
plus loin,
4 qui
beaucoup d'effets
appartiennent à la
fection (2)..
malignité ou à l'in-
(1) Mémoires de UAcad. de Chir. tom.
(2) Id. pag. 36.
I pag. 35.
--- Page 104 ---
82)
infection l'inOn entend simplement humeurs par
contracte,
que la masse des
par
d
vicieuse,
pureté 1
substance
(
lorsque quelque
de vapeurs putrides
an air chargé
et circule
e exemple, dans les vaissenux, se mèle
est
a s'insinue humeurs : le terme d'infection
( avec les
selon sa propre signipcation.
employé
seulement
e alors
peut étre causée non
hue L'infretion
peuvent fournirles
pard des s substances que
malade, mais aussi
meurs putrides d'un fournies corps par la corruption
parc des substances dans ce cas il n'y a pas de
mort; or,
< d'un corps
ademaladiedund scorpsatautrer de cette
communicationd est donc bien différente
de
cette infection
dont nous venons
espèce de contagion
(1)."
subtil et
e parler
est-il nouveau 2 Est-il
Ce langage
obscur?
les auteurs qui ont fait
Après Quesnai, tous
ont admis cette
recherches sur la contagion
c'est
des
diversement:
distinction et I'ont exprimée dans leur savant
MM" Catet et Gardet,
ont admis
ainsi quel
Essnisur la Contagion,
et Evolumineux
ou accidentellemaladies essentiollenent
ont
des
Miller et Huffeland indiment contagieuse; division: le premier l'a
adopté la même
de Chir. tom. 1 pag. 41.
Memoires de tAcad.
()
, tous
ont admis cette
recherches sur la contagion
c'est
des
diversement:
distinction et I'ont exprimée dans leur savant
MM" Catet et Gardet,
ont admis
ainsi quel
Essnisur la Contagion,
et Evolumineux
ou accidentellemaladies essentiollenent
ont
des
Miller et Huffeland indiment contagieuse; division: le premier l'a
adopté la même
de Chir. tom. 1 pag. 41.
Memoires de tAcad.
() --- Page 105 ---
83 )
quée sous la double dénomination de
maladies
idio-miasmatigues, et de
le second l'exprime
coina-mniasmatiques;
par les mots de
morte et contagion vive.
contagion
M. Breton dans son Essai sur la
établit deux classes de maladies, Contagion,
de celles
l'une formée
qui ne sont contagieuses
rence ou paeado-contagiausce;
qu'en appamant que
ui
l'autre ne renferceeI
se
tact, ou contagieuses communiquent par conproprement dites. M.
Champesme, dans une Dissertation sur le méme
sujet 2 reconnait une contagion
une contagion
virulente, et
miasmatique.
Une des divisions les plus
maladies dites
remarquables des
vulgairement
celle qu'a donnée le docteur contagieuses, est
York;illes
Hosack de Newpartage en trois classes: "lesmaladies
exclusivement communiquées
mais au moyen
par contact et jadel'atmosphère, telles
la syphilis, la rage;2'celles
quela gale,
fois par le
communicables à la
contact, ou le presque contact du
lade, et par l'atmosphère, telles
marougeole, la
que la variole, la
scarlatine, dans toutes les
tous les climats, au milieu
saisons, ,
5, celles qui ne se transmettent dusairpuronimpturg
qu'àla faveur d'uneatmosphère ordinairement
telle par la
impure, rendue
décomposition des végétaux et d'animaux, dans les pays bas, chauds et
marécageux,
6. --- Page 106 ---
84 )
dans les
humains concentrés
ou par les eflluves
les vaisseaux.
les hôpitaux,
orcanps, les prisons, ne sont pas contagicuses
Les mémes maladies
dans des appardans un air pur,
malades
dinairement
aérés, lorsqueles
temens grands etbien
soigneusechangés, les excrétions
sursont souvent
la
exactement
éloignécs, et propreté
la peste,
ment
cette classe sont compris
forveilléc. Dans
avec les différentes
le typhus
les hôpitaux; la
la dyssenterie. dans les prisons,
revêt
mes quil
fièvre jaune ().
distinction a été sentie
Ainsi cette importante auteurs qui se sont OCpar tous les
lui ont
et reconnue matière. Mais ceux qui
ont
cupés de cette
devcloppemens. qui
donné les plus amples
d'une manière aussi
à ces deux mots
sont
assigné
leurs bornes respectives. Nacclaire que précise Devèze; après eux, M.
MM. L. Valentin et
doctrine dans le Dicconsacré la même
quart a
Médicales, et l'a présentée
tionnaire des Sciences
lumineux.
aussi simple que
traces de
sous un jour
sur les
Nous allons , en marchant l'établir sur des preuves
oeseatimables médecins, expression des faits.
ne seront que Y'exacte
qui
the
on the laws governing means
(0)-osek Observations diseases and the
of contagious
New-Yorck 1815.
communicntion
pag. 84of arresting their progress.
même
quart a
Médicales, et l'a présentée
tionnaire des Sciences
lumineux.
aussi simple que
traces de
sous un jour
sur les
Nous allons , en marchant l'établir sur des preuves
oeseatimables médecins, expression des faits.
ne seront que Y'exacte
qui
the
on the laws governing means
(0)-osek Observations diseases and the
of contagious
New-Yorck 1815.
communicntion
pag. 84of arresting their progress. --- Page 107 ---
85 )
SECTION TROISIÈME.
DE L'INFECTION.
Nous entendons par infection le mode
trfique, par lequet des émanations
morrépandues dans l'air
délétères
soumis à leur
agissent sur wn individu
influence.
Ainsi l'infection a pour moyen d'action des
particules délétères très-subtiles, et
de transmission l'air
pour agent
ciables
atmosphérique. Inappréjusqu'à ce jour par tous nos
siques et
moyens phyétudiées chymiques, ces particules doivent étre
dans leur origine et dans leurs
pour cela nous pourrons en
effets ;
distinguer de trois
sortes.quiparaisent différer, moins
ture que par leur mode
parleur nad'intensité et l'activité
d'origine, leur degré
favorisent leur
des causes générales qui
jeu. Ce sont les développement eflluves
et les mettent en
rais, les miasmes
ou exhalaisons des mal'homme sain
qui s'élèvent du corps de
ou malade, et les
trides
émanations puqu'engendrent les matières
animales en putréfaction
végétales ou
(1).
(1) M. Broussais distingue les foyers
l'espèce d'empoisonnement:
producteurs de
miasmatique que l'on appelle --- Page 108 ---
- - 86 )
d'efluves sert plus particalirement des
rLer nom exhalaisons qui séchappent
à désigner ces humides, des plages marécaterrains bas et
mal-sains toujours couverts
des lieux
d'ingeuses,
sources inépuisables des myd'une eau stagnante,
où T'on voit
salubrité et de corruption,
naitre, vivre
d'insectes et de végétaux
bientôt
riades
pour
instans, se reproduire. même quiles
quelques
dans la vase
mourir et se putréfier
leur formaa engendrès.
ont besoin pour
Ces exhalaisons
accessoires
d'un concours de circonstances
actuel
tion
l'action du calorique cetlecontact Ainsi ces
qui sont
et tlair ambiant.
entre la vase stagnanté
d'infection d'autant
eflluves formeront un foyer stagnante présenplus élendu, que l'amas moins d'eau de
et
profondeur.et
tera plus de surface
suivante: 1° foyers produits par
typhus, de la manière animaux morts, (les camps, sa.les
des
a"foyers
la décomposition les cimetières, les voieries); animaux
champs de bataille,
simultanée des
produits par la décomposition de la vie, (les marais , certains d'aet des végétaux privés provenant d'un rasemblement
littoraux) ); 5* foyers malades dans un local proportionnelnimaux sains ou
etc )
(
lementtrop resserré, hôpitaux, l'existence vaiseauxipeisone est bien prouvée.
tels sont les foyers dont juillet 1822. Pag. 64. )
Ann. de la Méd. Phys.
ille,
simultanée des
produits par la décomposition de la vie, (les marais , certains d'aet des végétaux privés provenant d'un rasemblement
littoraux) ); 5* foyers malades dans un local proportionnelnimaux sains ou
etc )
(
lementtrop resserré, hôpitaux, l'existence vaiseauxipeisone est bien prouvée.
tels sont les foyers dont juillet 1822. Pag. 64. )
Ann. de la Méd. Phys. --- Page 109 ---
I 87 )
d'autant plus pernicieux, 3 que le défaut des vents
et d'unair renouvelé, etle
développement d'une
chaleur assez long-temps continuée seront associés à une température humide.
L'homme placé sous l'empire de ces diverses
circonstances, devient la proie de maladies, dont
l'intensité varie à l'infini, suivant le degré d'activité de leurs causes génératrices. Dans
premier degré, il y a une tendance
un
moins marquée à une débilité
plus ou
à une altération
lente, insensible
progressive des fonctions vitales. Ainsi l'infiltration du tissu cellulaire,
l'engorgement du foie, des viscères abdominaux, les affections scrophuleuses forment
letriste apanage des pays froids humides; ce sont
des maladies endémiques (1). Sous l'influence
d'uneactivité plus
prononcée, 9 les effluves déterminent des fièvres intermittentes, rémittentes
et
quelquefois continues, dont la gravité est. signalée par l'épithète de pernicieuses. Ces fièvres
prennent souvent un caractère vraiment épidémique et causent d'effrayaus ravages dans les régions ou une chaleur bràlante
règne sur des
plages humides et marécageuses. Si l'on veut
On appelle endémiques les maladies qui apparaisent
fréquemment dans certains lieux; ou encore, celles
régnent constamment dans une contrée : EV, dans qui
peuple.
dnpeos 2 --- Page 110 ---
:
( 88 )
tableau effrayant de ces épivoir se dérouler le
de Lind
meurtrières, il faut, l'ouvrage
ces
démies
le globe, visiteraveclui
à la main, parcourir
oû la nature
contrées si funestes à Thomme, lui tous les élémens
semble avoir réuni contre
de maladie et de destruction. d'exhalaisons délétères
2° La seconde espèce
des matières végéprocède de la putréfaction sousl'empire durègne
tales et animalesirentréess subissent toutes les conséinorganique. elles en
intestin s'en empare,
quences: ; un mouvement denouvelles combilestravaille, les décompose;
déde
nouveaux produits'end
naisonssef forment,
une odeur
en répandant
gagent et se volatilisent
sémanations
irritante et fétide; cependantcesé
âcre,
moins perniputrides ont des effets beaucoup sil'on jugeait
pourrait sel limaginer,
ce
cieux qu'on
leurs qualités sensibles;
de leur action par
long-temps prolonn'est que dans l'impression de ces vapeurs dégée, et dans la concentration puiser le germe
létères, que nos corps peuvent les noms de fièvres
des maladies décrites sous
etc.
ou atuso-adyuanignes imméputrides-malignes, assertion est le résultat
Cette dernière
des faits ; elle prouve en
diat de T'observation
des hôpitaux est suieffet que la fréquentation
celle des amphivie de plus de dangers que infectes répanthéâtres remplis d'émanations
de ces vapeurs dégée, et dans la concentration puiser le germe
létères, que nos corps peuvent les noms de fièvres
des maladies décrites sous
etc.
ou atuso-adyuanignes imméputrides-malignes, assertion est le résultat
Cette dernière
des faits ; elle prouve en
diat de T'observation
des hôpitaux est suieffet que la fréquentation
celle des amphivie de plus de dangers que infectes répanthéâtres remplis d'émanations --- Page 111 ---
( 89 )
dues parles tristes débris de cadavres en pleine
décomposition, ou que le séjour dont l'air est
empoisonnépar des corps en dissolution
tel que le voisinage des voieries, des putride,
etc...
cimetières,
5*Enfin nous rapportons à la troisième
de causes
espèce
d'infection, 1 ces vapeurs continuelles
qui s'élèvent des corps vivans : ils en produisent
dans l'état de santé comme dans celui de maladie;l'on sait en effet combien est rapide et funeste l'action des émanations qui
de Thomme, même sain,
s'échappent
lorsqu'elles sont retenues et condensées dans un espace étroit,
de tout renouvellement d'air. Des
privé
nombreux
exemples
pourraient être fournis à
de
cette vérité : il nous suffira de rappeler l'appui
de.cent dix-neuf
l'histoire
prisonniers anglais,
par Cullen : jetés, entassés dans rapportée
souterraine du
une prison
Bengale, ils périssent dans l'espace de douze heures, affamés d'air, et
de leurs
victimes
propres émanations.
Mais sous l'influence d'une modification
thologique, ces miasmes
pabien autrement
acquièrent une énergie
funeste; rien en effet de
actif, de plus subtil, de plus
plus
émanations
pernicieux que ces
morbides; on me
sil'on veut bien considérer pascralespresion,
sont point le résultat
que ces miasmes ne
d'une décomposition chy- --- Page 112 ---
(90)
c'estune
vital,
miquere'est un travail purement
fonction toute physiologique. l'action éminemment
Pour bien apprécier d'infection vivante 1
nuisible de ces foyers
Timpression
il suffit d'avoir epronviquelqucfois l'air d'une salle
qu'exerce sur notre économie bien tenue, bien
quelque bien située,
d'hôpital,
supposiez: quand on s'y expose
aérée que vousla
une odeur fade, nauséapour la première fois,
abord;y prolongezbonde, vous saisit au premier
de faiblesse,de
vous votre séjour : un sentiment accable; iln'est même
langueur vous frappe, vous sensation pénible de fapas rared d'éprouver cette vulgairement par les
deur, de dégoût, désignée
termesdes soulevement de caeur; seherbeaucnupolie de cet air nosocodividus Timpression irritante
mial se
troublés; son action excrétoire est ou
sont
E
réguliers
déclare une diarrhée plus
augmentée; ii se
générale des
moins intense, avec prostration de formeadgoamique
forces : la gatro-entérite fatale.
peut en être la terminnison
de produire
Sidonc ces miasmes sont capables les moins déde tels effets dans les circonstances d'infection et de mort ne
favorables, quels germes dans ces lieux resserrés,
doivent-ils pas engendrer trouvent accumulées de
insalubres, inaérés, ou se ssautour d'eux se mulgrandes masses de malades
moins intense, avec prostration de formeadgoamique
forces : la gatro-entérite fatale.
peut en être la terminnison
de produire
Sidonc ces miasmes sont capables les moins déde tels effets dans les circonstances d'infection et de mort ne
favorables, quels germes dans ces lieux resserrés,
doivent-ils pas engendrer trouvent accumulées de
insalubres, inaérés, ou se ssautour d'eux se mulgrandes masses de malades --- Page 113 ---
(9: )
tiplient chaque jour de nouvelles
truction; la malpropreté
causes de deslieux de misère
siége foroémentdansces
et
s'empare des
d'encombrement; la terreur
même. un
epeischequcindinidud devientluifoyer particulier d'infection
propres excrétions; ainsi les effets
par ses
causes à leur tour; de-là la
deviennent
jour plus agtive de la maladie, propagation chaque
alarmante de symptômes
T'intensité plus
toujours
violens, le nombre
letableau croissant des victimes : c'est alors
effrayantdela
que
miasmatique,
memauiscrimpnisnation
d'une méme attaquant à la fois des individus
rue, d'une même
même famille, plongés dans le maison, d'une
fection, donnent à
même foyer d'ind'une funeste Tesnnerankegere
contagion; mais
son
pour reconnaitre
erreur, 7 il suffira de réfléchir à la
causesqui développent
gravité des
il faudrait seulement daussiformidablese effets;
autrement par là
s'étonner qu'il en pàt être
aussi
tous ces typhus
nombreux, aussi variés que les dévastateurs,
l'empire desquelles ils se
causes sous
ce caractère
développent 7 perdent
les avait spéciliquement contagieux dont on
ment dans gratuitement des salles
parés. Aussi placez isoléassainies
vastes, propres, , bien situées,
par des courans d'air sans
nouvelés, des individus
cesse remaladies
atteints de typhus ou de
éridéni-misenatiques entretenez au- --- Page 114 ---
(92)
les soins de propreté (1), vous
tour d'eux tous
les palper, les
pourrezles approcher. 1 les toucher,
danger;
sans aucune crainte, sans aucun
suffi
soigners
des malades a toujours
la seuled dispersion
miasmatique la plus
pour éteindre l'infection
de faire
active. On voit par là qu'il est possible à volonté,
pour ainsi dire,
naître ou disparaitre,
lestialadies épile typhus le plus violent, et que
spontadémi-minamntiques., en se développant mêmes de
nément, reçoivent des circonstances favorise de
l'intensité qui
leur développement
plus en plus leur propagation. comme les virus,
Les miasmest sn'ont donc pas,
uneaction
générale,
action commune,
Erc
même; mais une
les causes
semblable en tout à celle qu'exercent seulement ils jouisen général :
des phlegmasies
gravement irritante,
sent d'une propriété plus
de Paris
() Les salles de chirurgie de T'Hotel-Dieu de Theureuse inbien remarquable
offrent un exemple
appliqués à la salufluence de ces moyens hygiéniques les soins éclairés de
brité générale : depuis que 2 par sont ouvertes à la libre
l'administration, de larges issues
depuis surtout que
circulation de l'air et de la lumière;
sévère, inen chef exerce une vigilance
le chirurgien
tous les détails de propreté.
flexible sur tous les soins, devenir le siége de cette faneste
on ne voit plus lesplaies le nom de pourriture d'hopital,
infection, connue sous local
et qui est un vrai typhus
brité générale : depuis que 2 par sont ouvertes à la libre
l'administration, de larges issues
depuis surtout que
circulation de l'air et de la lumière;
sévère, inen chef exerce une vigilance
le chirurgien
tous les détails de propreté.
flexible sur tous les soins, devenir le siége de cette faneste
on ne voit plus lesplaies le nom de pourriture d'hopital,
infection, connue sous local
et qui est un vrai typhus --- Page 115 ---
(95)
plus profondément délétère. Leur
première parait se porter sur le impression
trique, et y déployer ses effets les système gasaussi les a-t-on
plus funestes;
table
comparés avec raison à un vériempoisonnement : on a même écrit
la
fièvre jaune est, de toutes les maladies que
décrites, celle qui produit les
qu'on a
altérations
niques les plus analogues, observées
orgahomme mort
chez un
empoisonné par le
de mercure (sublimé) ). Tous les proto-chlorure
M. Caillot,
médecins, dit
qui ont traité des fièvres bilieuses
très-intenses dans les climats chauds, ont dû
étre frappés de cette ressemblance
entre les effets des
qui existe
poisons minéraux et des
agens miasmatiques.
En résumant ce que nous venons de dire relativement aux maladies par infection, on
déduire les conclusions
peut en
l'air
suivantes : 1° elles ont
pour agent de transmission; 20 elles
nent de causes
émagénérales et locales combinées
ensemble; 30 elles sont variables
et sous le rapport de leur
comme elles;
marche, deleur
apparition, de leur
gravité, de leur durée,elles sont
soumises aux lieux, aux saisons, aux variations
atmosphériques: ; 4° conséquemment elles
sont, et ne peuvent jamais être
ne
tiques. Telles se présentent absolumentidentoujours les fièvres
intermiltentes, les rémittentes
typhus, les
bilieuses, les
dyssenteries épidémiques. --- Page 116 ---
(94)
atiquel de
Maintenant il s'agit de déterminer contagieuses ou
deux ordres, des maladies
la fièvre
ces
appartient de la
des emdenretsamaigne toute la difficulté
jaune. C'est là que git
doit ressortir des
c'estla aussi ce qui
nous
question;
et des oppositions que
rapprochenens les faits et les raisomnemens n,
établirons entre
l'une ou l'autre opinio
allégués en faveur de
TROISIENE.
CHAPITRE
SECTION PREMIERE.
ÉPIDENIES DE FIÈVRES DES
HISTOIRE DE QUELQUES CHAUDS.
PAYS
les fièvres de Minorque(a)
Lemal de Siam (1).
de Siam vint à l'esprit de
(i). ( Le nom de maladic espèce de malignité; aussitôt
à cause d'une
est dequelqu'an
et cette aeteminationtnpropre à Saintcela se répandit, fièvres malignes tres-communes de la
meurée aux
maladies de cette ile sont
Domingue. Toutes les
aux intermitespèce, et peuvent être rapportées avec redouble:
même doubles tierces et aux continues voy. int. aux
tentes
redoublement. Bourgeois,
cité.
ment ou sans
Pouppe-Desgones,. ouv.
Colonies, pag.432-434 the diseases in Minorca.
Cléghom, on
(a)
-
inationtnpropre à Saintcela se répandit, fièvres malignes tres-communes de la
meurée aux
maladies de cette ile sont
Domingue. Toutes les
aux intermitespèce, et peuvent être rapportées avec redouble:
même doubles tierces et aux continues voy. int. aux
tentes
redoublement. Bourgeois,
cité.
ment ou sans
Pouppe-Desgones,. ouv.
Colonies, pag.432-434 the diseases in Minorca.
Cléghom, on
(a)
- --- Page 117 ---
(95)
de la Jamaique (1), de Bulam (2), le
ictérode, le typhus amaril
typhus,
(5),
autant d'affections différentes? constituent-ils
décrire
couvient-il de les
séparément et de leurassigner des
distinctes, dans un cadre
places
fait?
nosographique bien
Leurs analogies sont-elles suflisantes,
traits communs assez nombreux
leurs
et assez saillans
pour autoriser à les rapprocher, à les
prendre dans une seule et même
comou en d'autres termes,
description P
considérer
pour permettre de les
comme autant de degrés divers
maladie toujours et partout la même
d'une
(4)
(:) Jackson, on the fevers ofJamaica. La fièvre
mittente, dit cet auteur, dont les symptômes
rébeaucoup à ceux de la fièvre jaune
ressemblent
is in some degree
(Pag- 161 et suiv. )
regions
peculiar to strangers from
soon after their arrival in the west colder
pag. 164).
Indies.
(2) D.. Chisholm's letter to d'.
218.
Haygarth, pag. 217 et
(5) Rochoux, Diss. sur le Typhus Amaril.
(4) Entr'autres auteurs qui sont de cette
citerons B. Rush, qui établit, dans les opinion s nous
de miasmes marécageux, l'échelle
fièvres provenant
low fever; 20 the commun bilious suivante : 1o the yelintermitting fever; 4. the
remitting fever; 30 the
cit. )
febricula of authors, etc. ( loc --- Page 118 ---
(96) conduire à la sOnous
Deux routes pouvaient questions : Tune,
lution de ces importantes
Tautre, courte,
embarrassée et tortueuse;
être un
longue, directe. Notre choix pourait-il
la
simple et
? Nous avons préféré suivre
instant douteux
nous avait été tracée
dernière, qui d'ailleurs. (). dans une circonpar le docteur Jackson
Il s'agissait en effet
stance à peu près pareille.
tentés par le
d'examiner si les rapprochetens la fièvre jaune et les
docteur Moseley (2) entre exacts. Ce médecin
causus des anciens étaient soin les deux malacontenta de décrire avec
Une telle conse
s'abstint de prononcerde
dies, et
conforme à notre système cherduite était trop
nous ne dussions pas
nentralité.pour que
sommes-nous bornés
cher à Timiter ; aussi nous de quelquesunes des
les histoires
à rapporter sous ces noms divers, parcourent
épidémics qui,
des contrées équatola plupart
en dévastatrices
exposés pendant quelques laisriales et des pays ardeurs de la canicule;
mois de l'année aux
lecteur le soin de
sant, ainsi que Jackson, au to the realer tojudge
juger partutimsmciarings
for hymself.
n'aurait pas été sans
Toutefois, la première
() Ouvrage cité, note 18. diseases.
(2) Treatise on the tropical
courent
épidémics qui,
des contrées équatola plupart
en dévastatrices
exposés pendant quelques laisriales et des pays ardeurs de la canicule;
mois de l'année aux
lecteur le soin de
sant, ainsi que Jackson, au to the realer tojudge
juger partutimsmciarings
for hymself.
n'aurait pas été sans
Toutefois, la première
() Ouvrage cité, note 18. diseases.
(2) Treatise on the tropical --- Page 119 ---
(97 )
intérêt, pour quiconque aurait
la parcourir le
pu consacrer à
temps et les soins
Embrassant nécessairement
nécessaires.
la fièvre des régions
l'histoire entière de
T'historien
bralantes, elle eût été pour
de
impartial, pour l'homme
son pays, et pour le médecin d'état ami
l'occasion de découvertes
philosophe 5
dérations
curieuses, de consiimportantes et d'utiles
les aurait mis à même de
réflexions; elle
breux chaos dans
débrouiller le ténéles
lequel sont comme ensevelies
principales circonstances de cette
sans les obliger à remonter
maladie,
gine (); leur aurait
à sa première oripermis de la suivre
pas, dans les différens
pas à
tudes diverses ou
climats. et sous les latielle s'est
avec précision toutes les
montrée; de noter
sidé à son
influences qui ont prédéveloppement, et de recueillir les
(1) Déjà Rush avoit observé
T'imporlation de la maladie, mais qu'on croyait bien à
from what place, or wohat time, que and personne ne savait
MM. Aréjula et Pariset n'en disent in what monner.
en examinant les sources de la fièvre pas davantage , lun
etl l'autre, celle de 1819 ; Et la Junte de 1800 et I 804,
pas d'avouer dans son
de Santé ne craint
wisavoir si la première rapport * G qu'il est impossible de
lieu dans le Nouveau-Monde origine. de la fièvre jaune a eu
c portée dans d'autres
d'oû elle aurait été transa l'Asie ou de
contrées, ou si quelques points de
l'Afrique a étéle
e maladie. etc. D
berceau de cette terrible
(Rapp. cité, pag. 17).
--- Page 120 ---
(98)
à des
les plus propres lcs
faits et les observations Passant legèrement sur
travaux ultérieurs.
auraient rencontrés
minutieux qu'ils
détails trop
ils ne se seraient appesantis hisen la parcourant,
saillans de cette
sur les points les plus
parvenus.
que
alors seraient-ils
toire, et peut-étre
le résultat des mesures
avoir comparé
et lcurs
après
par les contagionistes
réconscillées et prises et à faire adopter des
opposans, à proposer
utiles que ceux qui
plus directement matière ; peut-êlre auglemens
la
qui
régissent actuellement motifs réels ou fictifs
raient-ils découvert les
de glace à l'évihommes à rester
ont
portent certains
dit Tocriture. qu'ils
dence, et font, comme tandis que d'autres abdes yeur pour ne pas eoir;
des erreurs,
hautement ce quilsappallent sous lesjurent
chaque jour des drapeaux
ont
et désertent
dès qu'ils
ils ont cessé de combattre,
(1); peutquels
la voix de l'expérience sérieuse
eu entendu
convaincus, après une
être se seraientils
de B. Rush au D: Edward Miller, 6. pag,
() Voy- la lettre
méd. reposit., 2 vol.
citée, dans la New-York
n. 85.- leMédéjà
leméd.and phisic. journal,
de méd.
156 à 150, et
dans le Journ. Gén.
moire du docteur Lefort,
Coh. de nov. 1820.
physico écon Cah. de
uarReauBt Cah.
1820 et les tabl. univ. premier
sept
de B. Rush au D: Edward Miller, 6. pag,
() Voy- la lettre
méd. reposit., 2 vol.
citée, dans la New-York
n. 85.- leMédéjà
leméd.and phisic. journal,
de méd.
156 à 150, et
dans le Journ. Gén.
moire du docteur Lefort,
Coh. de nov. 1820.
physico écon Cah. de
uarReauBt Cah.
1820 et les tabl. univ. premier
sept --- Page 121 ---
I 99 )
attention donnée aux nombreux
fièvre jaune, de la vérité de cette ouvrages sur la
assertion
nous n'avons fait qu'énoncer dans notre que
avantpropos, savoir: que les commissions rempliront
toujours diflicilement la tâche qu'on leur aura
imposée, et que les monographies serontdésormais presque nécessairement inutiles pour éclairer la question de la contagion; peut-êire
raient-ils senti la nécessité de renoncer enfin aula recherche d'un spécifique contre
à
tion si souvent différente
une affecd'elle-méme, (à moins
qu'onner regardecommetel l'issolement); d'aban.
donner les théories exclusives relatives à des
méthodes de traitement tour-à-tour admiscs
comme infaillibles et rejetées comme insuffisantes ou nuisibles, et de s'en tenir à l'exacte
appréciation des causes ct des
si
l'on veut que le patient
symptômes,
reçoive avec les consoJations del'espéranceles secours d'une médecine
salutaire, toutes les fois que la pratique en est
confiée à des hommes éclairés et sans
tions; peut-être auraient-ils
prévengémi au récit des
tortures et des proscriptions exercées au nom
du salut public, sur quelques hommes accusés
sans fondement d'avoir importé cette maladic,
et condamnés sans preuves (1), sur quelques
() Voy. P'histoire de don Pablio Valiente, intendant de
7:
espéranceles secours d'une médecine
salutaire, toutes les fois que la pratique en est
confiée à des hommes éclairés et sans
tions; peut-être auraient-ils
prévengémi au récit des
tortures et des proscriptions exercées au nom
du salut public, sur quelques hommes accusés
sans fondement d'avoir importé cette maladic,
et condamnés sans preuves (1), sur quelques
() Voy. P'histoire de don Pablio Valiente, intendant de
7: --- Page 122 ---
100,) )
été comptées
auteurs dont les inteationsaurmicat tout juge que n'auchose devant
pour quelque
de porti(a); ; et anraient
rait.P pas aveuglé T'esprit tenvahissement du fanatisme
adipbroteflayate
n
Berthe, pag. 53 à
dans le Précis. Hist. du prof. vol 9, pag. 586,
Cuba,
Medical Repository,
59 Na-York
587 et 388.
notables du parletent de - Annales Toulouse, del
() Avrêts
livre 5, titre g- Les
furent
par Laroche Flavin, l'année 1542. Quatre malheureux
de
Toulouse. pour,
comme, semeurs ou propagateurs font plus
bralés ou écartelés, les cordons sanitaires
- La
la Peste. Anjourdhni des fauteurs d'importation:
raison
de Barcepromptemeni
où il est question
séconde partie de ce chap.,
-
lone).
fut incarcéré sous prétexte
Don Rodriguez Armesto dangereuses et séditieuses,
d'avoir répandu desopinions
causes
n'avoit voulu
plus, 400
teetanane
lorstqu'il
de favoriser la, maladie;
locales, capables.
furent brolés publiquements
exemplaires de son ouvrage formalités voulues. (1 New-York
quoiquil eût rempli les
151.)1 I found the spanish but I
med. Kep- hex. 2. pas to afford me information, in this
physicians very willing tell me all they knew; for
could not get them to
tooi frecly. about
doctors, woh give thieropinion as was the case of
country, nature of a disease are banished,
lett. du docthe
anotherat Carthagena. au docteur
oneat Malagavand datée de la baie d'Algesiras, 2 etlart.
teur J. Fellows, 457 de Touy, de ce médecin,
Banerolt,.(pag
cont. ) a
information, in this
physicians very willing tell me all they knew; for
could not get them to
tooi frecly. about
doctors, woh give thieropinion as was the case of
country, nature of a disease are banished,
lett. du docthe
anotherat Carthagena. au docteur
oneat Malagavand datée de la baie d'Algesiras, 2 etlart.
teur J. Fellows, 457 de Touy, de ce médecin,
Banerolt,.(pag
cont. ) a --- Page 123 ---
1or))
en le voyant s'emparer d'un sujet auquel il aus
ait dà rester toujours étranger. Passant enfin à
l'examen des raisons qui ont engagé les Dr Blene
et Lemprière à former une nouvelle entité
bide de la réunion de la fièvre
morqu'ils appellent la
jaune, avee ce
contagion du typhus, Peutêtre
seraient-ils arrivés, sans une transition
brusque, à découvrir celles
trop
la création de lai fièvre
qui ont déterminé
de Bulam, du typhus
amaril, etl auraient-ils réussi à éclairer les
tions qui vont nous occuper,etc:
quesDe tels avantages ne nous ont point
aussi, n'y avons-nous renoncé
échappé;
qu'a cause du
temps qu'il aurait fallu donnér à un travail
cette nature, et des difficultés
de
rencontrées
que nous aurions
et qu'il ne nous eût peut-être
toujours été possible de vaincre ou d'éluder. pas
peut-il pas d'ailleurs nous suffire d'avoir
Ne
Tattention des observateurs
appelé
ressant de la
sur ce point inté.
pathologie générale, en attendant
qu'une, plume plus exercée que la nôtre donne
à ce tableau, que nous n'avons fait
dans nôtre premier
qu'esquisser
dont il est
chapitre; toute l'étendue
Nous le susceptible? in magnis tentasse sat est.
croyons du moins; et dans cette
nous nous hâtons de revenir à notre
pensée,
peut: être depuis trop
objet, perdu
long-temps de vue.
Néanmoins, ; qu'il nous soit
permis avant
générale, en attendant
qu'une, plume plus exercée que la nôtre donne
à ce tableau, que nous n'avons fait
dans nôtre premier
qu'esquisser
dont il est
chapitre; toute l'étendue
Nous le susceptible? in magnis tentasse sat est.
croyons du moins; et dans cette
nous nous hâtons de revenir à notre
pensée,
peut: être depuis trop
objet, perdu
long-temps de vue.
Néanmoins, ; qu'il nous soit
permis avant --- Page 124 ---
(uoa)
matière,
desermanthedisgmatis
d'entreren
compte, dans les jugemens
obligation de tenir
différences provenant
devra porter, des
des
qu'on
des saisons, des tempéramens,
des climats,
Car, c'est pour avoir négligé
idiosyncrasies. etc,
c'est pouravoir pris
de ce genre;
des précautions
particertains épiphénomtncs véhé
en considération
ou une plus grande
culiers et éventuels,
propres,
mencedans Recinetendacrmpeneal de madiverses apequet.aergietants
qu'ona vu,à
le nombre desinfirmités
ladiesnouvelles (a); que
original, foreing pestilence
(1)Nova pestis, a peculiar, untnorn befores and
recently generatedand utterly thronghont the world, dit
eapable of propogalis arself Haygarth, déjà citée, pag.
Chrisholm. lettre andocteur
a
a17.et 21 18. 1
:. admet 1 une maladic nouvelle résulBlane , (ouv; cilé )
jaune avec la contagion du
tant de la réunion de la fièvre stesttrsies
typhus, atleast when preeailsi la fièvre de la Jamaique
suppoise que
ou modifié
teur Lemprière combiné avec la fèvre jaune aussi une
était un typhus
prodiisent. Il mentionne
par les causes quila
variété def fièvrej
et qu'il suppose ayoir été une
E
les matelots et les soldats, affeclion endémique des tropiques les
combinaison d'une
observations pratiques sur
avec le typhus. (Yoyezaes Jamaique, ouv: cilé, page 55,
maladies de T'armée a ia
de la fèvre jaune,
59 et 81: I ne croitpas à la contagion suirant : (nrème onv. pago
ainsi que ile prouve le passage
été def fièvrej
et qu'il suppose ayoir été une
E
les matelots et les soldats, affeclion endémique des tropiques les
combinaison d'une
observations pratiques sur
avec le typhus. (Yoyezaes Jamaique, ouv: cilé, page 55,
maladies de T'armée a ia
de la fèvre jaune,
59 et 81: I ne croitpas à la contagion suirant : (nrème onv. pago
ainsi que ile prouve le passage --- Page 125 ---
103 )
humaines s'accroit chaque jour de
tion inconnue de
quelqu'affecs
nos devanciers; et que, menacée à chaque instant d'être
l'obscurité
replongée dans
inséparable d'aussi minutieuses distinctions, la médecine hésite ericore à
parmi les sciences
prendre
positives le rang qu'elle doit
désormais y occuper.
En effet, si comme on ne peut se
de le faire, on admet que la nature dlispenser
pas deux êtres absolument
ne renferme
semblables, n'y a-t-il
pas delinconscquence et même de la déraison à
exiger une identité. parfaite dans les
nous ne
affections,
dirons pas, de plusieurs, mais de deux,
mais d'un seul à des époques différentes
vie? Qui ne. sait que deux
de sa
gastrites, deux pleu22 et23.) butto those who understand the enfluence of
contagion, it will appear, that this disease did not
vail as ifit were ofsuch kind ; forit chiefly affected pre- the
newly-arrived european, as yet unnersedbythe
whose high healltalone rendered him
climate,
vages; while the
subject to its radelicate and weat
tarly liable to the influence of
persones 5 particualtogether exonerated from this contagions fever... diseases, were
was confined to those situations
(page 51.) it
fevers
only where remittent
are most prevolent und fatal, and to those
who had lately arrived from Europe vith robust subjects and
constitution piethoric. etc. Jonh Pringle (deseases of
the army pag 188. --- Page 126 ---
( - 1o4 )
souvent
résies, deux rhumatismes se présentent assez vadu vulgaire sous des aspects
aux yeux
le change sur leur
riés pour lui faire prendre
comme des
nature, le porter à les considérer réclamant des
différentes,
maladies d'espèces
Si de l'irritation ou de
moyens curatifs opposés?
nous passons
linflammation du même organe,
d'autres
à celle des mêmes tissus, mais dans
de
trouverons d'autres sources
organes, nous
dissemblance dont il est également impossible le
les limites. Or, nous
de prévoir et d'assigner
demandons, en quoi le médecin se distingueratout-à-Theure,
t-il duvulgaire dont nous parlions soin le voile jeté sur
si ce n'est en soulevant avec
parles sympathies
les symptômes caractéristiques
dépendance
tiennent sous leur immédiate
que
individuelle,et! les influences du
etlorganisation
attentivement les objets
dehors, en analysant
avec
s'offriront à son examen, en séparant
qui
du principal, et en
discernement les accessoires
enfin à ne voir que celui-ci ien pres'appliquant
être considérés;
mière ligne, ceux-là ne devant
descomme des circonstances
en général, que
ne reçoivent
quelles le pronostic et letraitement
secondes modifications presque toujours
que
daires.
de notre travail nous obligeant à
L'étendue
générales
limiter le nombre des observations
s'offriront à son examen, en séparant
qui
du principal, et en
discernement les accessoires
enfin à ne voir que celui-ci ien pres'appliquant
être considérés;
mière ligne, ceux-là ne devant
descomme des circonstances
en général, que
ne reçoivent
quelles le pronostic et letraitement
secondes modifications presque toujours
que
daires.
de notre travail nous obligeant à
L'étendue
générales
limiter le nombre des observations --- Page 127 ---
(105 )
que nous aurions voulu
été contraints
rapporter, , nous avons
d'en passer sous silence
d'un mérite non contesté; toutefois plusieurs
nous avons fait choix,
celles dont
pourront peut-étre remplir notre but, si le caractère et le savoir des
auteurs dans lesquels nous les avons
sont pour elles, des titres suffisans
puisées;
ét d'authenticité.
d'exactitude
La marche que nous avons suivie dans leur
exposition, entraînera nécessairement des
titions; mais cet inconvénient tout réel
répéet qui nous est commun
qu'il est,
ont à retracer dans le
avec tous ceux qui
tain nombre
même tableau un cerd'individus de même
jusqu'a un certain point balancé espèce, sera
dans laquelle il
par la facilité
placera le lecteur, de voir rapidement les anologics et les
différences; de
comparer, de juger sans désemparer et
de se former une opinion
par suite
dante, et
prompte, indépenappuyée sur une base
ia considération de faits
inébranlable,
Cette
nombreux et précis.
considération réfléchie fera-t-elle
tager l'opinion desD" Chisholm,
paretc. nous lignorons
Pym, Rochoux,
hazard lecontraire complétement, mais si par
arrivait, nous n'aurions
à nous repentir d'avoir
point
puisqu'il aurait
entrepris Ce travail;
semble, de faire l'avantage assez grand, ce nous
irrévocablement
rejeter ou ad- --- Page 128 ---
(106 )
de se
toutes, la funeste propriété hors
mettre pour
à une autre,h
communiquer d'une personne constaterait, en
du lieu de l'infection; et qu'il
de leurs
caractère bien remarquable
outre, un
déterminer des alfections anacauses, celui de
saines, si elles viennent
logues chez les personnes influence. et de maràs'exposer à leur maligne leur action s'est proquer de leur sceau,1 lorsque
maladies
longée un certain tems, touteslesautress d'clles (1).Par là
indépendantes
du moins
primitivement expliquées en parlie
se trouveraient
dans quelques unes
les variantes qu'on remarque
ct les difféde la fièvre jaune,
dont
des descriptions résultats cadavériques
rences dans les
de voir rend si imparfaitoute autre manière
tement raison.
partie de ce
d'éviter dans la seconde
Alin
et des répétitions dont
chapitre, des longueurs
nous soulignerons
présence,
s'acrien nemotivetaitlan
les auteurs
avec soin les caraetères que indiquant toujours
cordent à regarder comme
ct si nous les
l'existence de la fièvre jaune (2);
medica. Tom. 1", pag. 24 et 25.
(1) sydenham, opera dit le DE Chabert, qu'on peut éprou-
(a)Nonscroyons,
qui constituent la fièvre
ver les modifications de vitalité noirs ni de suffusion
jaune, sans avoir de vomissemens 46. ) Ce n'est ici le
ctérique, ( réflex. médic. défendre pag. une semblable asserlieu ni de combattre ni de
l'existence de la fièvre jaune (2);
medica. Tom. 1", pag. 24 et 25.
(1) sydenham, opera dit le DE Chabert, qu'on peut éprou-
(a)Nonscroyons,
qui constituent la fièvre
ver les modifications de vitalité noirs ni de suffusion
jaune, sans avoir de vomissemens 46. ) Ce n'est ici le
ctérique, ( réflex. médic. défendre pag. une semblable asserlieu ni de combattre ni de --- Page 129 ---
( 107 )
trouvons en moins grand nombre
les
siquelques fois même ils
que autres;
sont, en quelquesorte,
masqués par les symptômes secondaires;
croyons qu'ils suflfiront toujours,
nous
Parvenu à les rassembler,
lorsqu'on sera
prochemens,
pour motiver nos rapsoit à cause de leur constance
de la succession
ct
qu'ils observent entre
soit parce que, pour étre
eux s
chés ils n'en existent
momentanément capas moins
qui sait
pourlemédecin,
chercher; et que prenant bientôt le
dessus, ils dominentensuite tellement
les
que la présence de la maladie n'est
autres,
plus un protion. Toutefois nous observerons
et quelques autres admis
que ces phénomènes
fievres du dictionnaire par les auleurs de l'article
considérés
des sciences médicales sont
auteurs; comme caractéristiques par la plupart des
fièvre qu'ôn pourrait peut-étre conlester le titre de
jaune à toute affection qui ne les offrirait
plus ou moins grand nombre, et
pas en
auteur considère comme
qu'enfin ceux que notre
parente énergie des Laommetsengepr
tégrité des facultés fenabarmetstasanat t'indépressiondu
intellectuelles, coincidant avec la
pouls et le ralentissement
circulation, n'étant ni plus
Progressif de la
clusifs, on courait
constants, ni surtoutplus eXdiagnostic soit
quelques risques d'errer dans son
que, d'après la
on jugeat que la maladie existait présencedecess symptômess
absence servit à établir celle de réellement, ou que leur
cité, pag. 16g.)
cette fièvre. (ouvrage
épressiondu
intellectuelles, coincidant avec la
pouls et le ralentissement
circulation, n'étant ni plus
Progressif de la
clusifs, on courait
constants, ni surtoutplus eXdiagnostic soit
quelques risques d'errer dans son
que, d'après la
on jugeat que la maladie existait présencedecess symptômess
absence servit à établir celle de réellement, ou que leur
cité, pag. 16g.)
cette fièvre. (ouvrage --- Page 130 ---
(108)
acdes témoins (1).Yenouss
blème pour aucun
générales de la fièvre
tuellement à nos histoires autantqu'il sera en
des pays chauds, ct suivons, l'ordre des dates, afin
nous, dans leur exposition maladie n'a perdu,
de montrer aussi, que cette
ni
ni de son intensité,
les siècles,
en traversant
contagieuxs se seroitviolence. Son caractère
de sa
nous verrons bien.
il affoibli ou perdu?
n" I (1752 i 1746).
Saint-Doningte,
extréme, fièvre accompaFrisson, lassitude de tête et des reins, d'une
gné de vives douleurs
avec envies
dans la région épigastrique frisson au
pesanteur
surtout s'il y a
de vomir , somissemens,
sèche,
élevé et fort ou mou; peau
début; pouls
d'exprimer ici notre façon de
()S nous était permis
si souples etsi perpenser à l'égard des organisations sans s en douter,
méables qui auraient la fieure jaune doute à ce sujet;
nous dirions que nous avons quelque entre la variole et
et sans admettre la comparaison semble revenir avec tant de
cette fièvre sur laquelle, demanderions on
à M. Pariset sur quoi
complaisance, nous
des varioles sans. éruption et
il se fonde pour concevoir tirés de ce qu'or obserzedé crisaps fièvre? ses argumens
et nos excrétions,
tique de loin en loin dansnossécrétionse mais sont-ils également
sont sûrement tres-ingénieux; du père de la médecine, qui
probans, et T'intervention Phomme dèsl le berceaun'est que matout
a prétenduque
ici tout l'à-propos désirable? (Pariset
ladie, trouve-t-elle
ouv. cit. pag. 98. )
és de ce qu'or obserzedé crisaps fièvre? ses argumens
et nos excrétions,
tique de loin en loin dansnossécrétionse mais sont-ils également
sont sûrement tres-ingénieux; du père de la médecine, qui
probans, et T'intervention Phomme dèsl le berceaun'est que matout
a prétenduque
ici tout l'à-propos désirable? (Pariset
ladie, trouve-t-elle
ouv. cit. pag. 98. ) --- Page 131 ---
( 109 )
souvent aride ; visages et yeur comme enflammés;
accablement; urines rouges et chargées, ou naturelles, mais en petite quantité. Après une durée de deux, trois ou quatre jours, cessation
brusque de la fièvre ; commnencement de jaunisse..,
absence de douleur, tranquillité apparente de 24 à
48 heures, l'accablement seul persiste, hémorrhagie par diverses ouvertures, ictère plus
prononcé ;
constipation ou selles noires et couleur de marc de
café; vomissemens de même nature, ; inquiétude,
hoquet; délire, parotides, pourprejouverture des
saignées desquelles s'empareune gangrène charbonneuse, douleurs abdomidales, avec ou sans
gonflement de cette partie qui est alors le
souvent molle et flasque;
plus
france dans les
quelquefois vive. soufmembres (les inférieurs surtout),
suppression d'urine que précèdent souvent des
signes évidens d'une décomposition
mort.
générale ;
Examen cadavérique. Couleur
pre des parties extérieures du
rouge pourquelles le malade s'était
corps dans lesplaint de souffrir. La
plupart des viscères abdominauz, le foie, la
les intestins grèles sont tout-à-feit
rate,
sicule du fiel est
gangrenés;la wéremplie d'une bile noire couleur de café fort; ; la partie supérieure duduodénum, le pilore et l'estomac partie
partie enflammés ; les
gangrenés et
gros intestins sont dans le
Men --- Page 132 ---
(n1o)
y a eu des selles noires la dure- .
même état lorsqu'il sommeil léthargique.
S'ily a eu délire, sont cntlammées.le cerveau
mère etla pie-mère deux substances.
injecté dans ses
dit que ceux
Lauteur de cette description de la contagion ne
meurent dans le temps
dans leurs visqui
aucun changement doute, de l'action
présentent
parler $ sans
cères. Il entend
des miasmes qui agissent
comme foudroyante des gaz non respirables de et
alors à la manière
les phénomènes
enrayent trop promptenent traces organiques de leur
la vie, pourlaiter La des même remarque se trouve
terrible influence. nombre d'auteurs pour que
dans un aassecrgrand noter ici comme à peu près
nous devions la
générale.
Caroline du sud, 72° 2 (1749)-
Churleston de la
instantanées et sans cause
P"stade. Lassitudes aigué et fixe au front, verliges,
évidente; douleur
assez souvent froides;
algor et horror ; sueurs
anxiété, douleurs
fièvre intense avec oppression. lombes et aux memprécondiales s'étendant aux fréquent, faible,
bres; pouls ordinairement ardeur et saillic des yeus qui
dur et contracté; état Cvesindefechnalees chasemblent dtredansun du col et de la poitrines
rougeur de la face,
sèche, brulante ou
intérieure intense; peau
las
leur
visqueuse; respiration
couverte d'une sueur digolis, nausées, vomisseborieuse, précipitée;
memprécondiales s'étendant aux fréquent, faible,
bres; pouls ordinairement ardeur et saillic des yeus qui
dur et contracté; état Cvesindefechnalees chasemblent dtredansun du col et de la poitrines
rougeur de la face,
sèche, brulante ou
intérieure intense; peau
las
leur
visqueuse; respiration
couverte d'une sueur digolis, nausées, vomisseborieuse, précipitée; --- Page 133 ---
(Iu )
mens.., diarrhée ou constipation, insomnie
sommeil interrompu et non réparateur; ou
tazis fréquent; langue
épissèche.., soif vive,
crue décolorée ou
urine
rouge ; etc.
2me stade. Après un, deur ou trois jours de
durée, la jaunisse survient; sensible d'abord
la conjonctive, eile
à
la
gagne successivement le col,
poitrine, et devient bientôt générale; l'urine
forme un sédiment blanchâtre,
prend l'aspect de celle des
et souvent
baisse au
ictériques ; la fièvre
point que le pouls est souvent
lent et plus mou qu'en santé la
plus
persiste pourtant; les selles,
sueur froide
sont
comme safranées de même
colliquatives,
est plus humide,
que l'urine ; la langue
mais elle est en même
si rouge, ainsi que les lèvres
temps
dre une
, qu on peut crainhémorrhagie imminente; le sommeil,
quoique calme, ne soulage pas. et lei
semble annoncer est ordinairement mieuxqu'il
Attamen fronti nulla fides.
trompeur :
3me stade. Il succède au précédent
durée excède rarement
dont la
24 heures, et est annoncé
par une abondante
bouche, de la
hémorrlagie du nez, de la
poitrine. Lesang sC fait
jour à travers divers endroits de
également
ciennes
la peau; d'ansaignées se rouvrent; il ya
par haut et par bas, de matières
éeacuation,
noires et comme
gangrénenses;1 l'urine est noire et fétide, le
pouls --- Page 134 ---
(na)
froides; le
et faible; les sueurs
tremblottant
cependant la respiration
hoquet très-pénibles.. intérieure devient plus
s'embarrasse, 3 la chaleur
des taches
se refroidissent.d
vive, les extrémités
la léthargie aplivides couvrent tout le corps,
et la mort.
elle les convulsions
parait - et après
Le sang continue àcouler
Ezamen cadarcrique.
la mort;la teinte
quelque temps encore après
et les taches
davantage,
La
jaune se prononce larges et plus nombreuses.
deviennent plus
et des viscères abdomisurface des poumons de taches livides assez étennaux est parsemée
et des intestins
interne du ventricule
dues; la face
le foie trés-tumélié
grèles fortement enflammée; ou concave comme ganinférieure
bile
et sa surface
du fiel distendue par une
grénée; la vésicule soluble dans l'eau et obépaisse , difficilement le canal cholédoque etc.
struant probablement
intestins, ni de
11 n'est question ni des gros
l'encéphale.
de la contarelative au temps
La remarque
dans les mêmes termes
gion n'est pas répétée description; mais n'estque dans la précédente chose en d'autres mots, que
ce pas dire la même la marche de la maladie,
d'observer et de noter
quelquefois vingtdont la durée n'excédait pas extérieur du caquatre à trente heures. L'aspect
doit laisser
davre coloré alors 3 en rouge pourpre
gros
l'encéphale.
de la contarelative au temps
La remarque
dans les mêmes termes
gion n'est pas répétée description; mais n'estque dans la précédente chose en d'autres mots, que
ce pas dire la même la marche de la maladie,
d'observer et de noter
quelquefois vingtdont la durée n'excédait pas extérieur du caquatre à trente heures. L'aspect
doit laisser
davre coloré alors 3 en rouge pourpre --- Page 135 ---
(15)
peu de doute sur l'existence d'un état
intérieur
corréspondlant, et peut-être aussi
de changemens
surle manque
sait en effet
apparens dans les viscères. On
qu'avant
du Dr. Bronssais, lesimportantos découvertes
on regardait la membrane
muqueuse gastrique, comme dans son
turel, toutes les fois
état nanoires ni altérations qu'elle n'offrait ni taches
et qu'elle n'était
ment rouge ou rosée. Le résultat que légèred'une semblable eaéprise était de faire immédiat
là ouiln'était pas, le siége de
chercher
ladies, et par suite
beaucoup de matraitement
d'engnger à recourir à un
presque toujours
qu'il ne conçourait
infructueux,lorsger les
pas, avec la maladic, à abréjours du patient. La médecine
gique a
physiolotrés-heureusement fait justice et de la
méprise et de ses conséquences.
Minorque, 12" 5.
Aux mois d'août et de
régnantes
septembre, les fièvres
changent de type et deviennent rémittentes ou continues. Ily a
coloration de la
saignemens de nez;
peau en
haut et par bas de matières jaune, évacuations par
de café; le
analogues à du marc
et exhale corps se. couvre de taches
une odeur
lioides,
intérieure est vive et cadavéreuse; la chaleur
rieurpersistant;
coexiste avec un froid exté
L'urine est épaisse, noire et fétide.
--- Page 136 ---
(H4)
ces
la maladie fait des progrès, malade
a mesure que
davantage, le
sa
symptômes se prononccnt et des plaintes;
échapper des soupirs
par des
laisse
il est tourmenté
figure se décompose, parole etc. etc.
de cent
hoquets, perdla
: celui de plus mêmes
Ezamnen cadactrique près toujours, les
cadavres a fourni. à peu
des épiploons ont
résultats; différentes parties
la vésicule
trouvées noires et décomposées: ct les inété
et très-gonflée: T'estomac (celles du
du fiel pleine de matières bilieuses n'est-il
testins inondés des selles sans doute
vomisement et
d'attention donnée à la
probable qu'un peu
attesté son inflammembrane pas
mugucaesanciag véritable état gangrémation, et peut-être un tres-grosse, au point de
neux? La rate souvent livres, molle. et tell-ment
peser jusqu'a cinq l'aurait prise pour du sang
décomposée, qu'on
membrane, plutôt que
congule, enveloppé d'une
organisé.
un corps veritablement que l'auteur n'ait
pour Ori doit vivement regretter spéciale, les cas dans
noté, d'une manière
avait devaneéla
lesquels pas
la fièvre intermnittente précédens : car on
maifatatioendes symptomes n'aient été quelqueguère douter qu'ils
cadavériques
ne peut
et alorsles résultats variantes.
fois spontanés. au moins quelques
ont dà présenter comparatif).
(voy. notre examen
enveloppé d'une
organisé.
un corps veritablement que l'auteur n'ait
pour Ori doit vivement regretter spéciale, les cas dans
noté, d'une manière
avait devaneéla
lesquels pas
la fièvre intermnittente précédens : car on
maifatatioendes symptomes n'aient été quelqueguère douter qu'ils
cadavériques
ne peut
et alorsles résultats variantes.
fois spontanés. au moins quelques
ont dà présenter comparatif).
(voy. notre examen --- Page 137 ---
(115 )
La poitrine et la tête n'offraient rien de
culier.
partiIlede la Barbade, 27 4.
Le début est marqué par des nausées, des
vertiges, suivis bientôt
quefois d'un véritable d'horripilations, et quelde
frisson, d'une fièvre vive,
céphalalgie et de douleurs violentes dans les
lombes;la figure est alursrouge,les
l'anxiété eth l'oppression
yeux ardens 2
le pouls vite, élevé et précordiale véhémente;
mol, ou plein et très-accéléré;larespiration diflicile; la peau sèche
les premiers jours, quelquefois
surtout
cette
humide. Si à
époque on tire du sang, il est
rutilant, comme raréfié, et le
rouge
coagulum à
cohérent; la sérosité d'une teinte
peine
l'urine est aussi
jaune safran;
jaundtre; le sommeil
et
sans soulagement; la langue
léger
cessivement, d'un
blanchatre, et sucrouge brun dans son milieu
qui, vers. la fin de la malidie,
devient
passe au noir et
rugueux.
La durée de cette période est de deuz, trois
quatre jours, , suivant l'intensité des
à
vocatrices dont l'action est
causes prola mort survient durant les quelquefois telle, que
mières heures.
vingt-quatre predevient,
Après ce temps, 3 le pouls cède et
dans quelque cas, plus lent
daus
l'état naturel; au point d'en
que
sonnes
imposer aux perinespérimentées, et de faire croire à la
8.
durée de cette période est de deuz, trois
quatre jours, , suivant l'intensité des
à
vocatrices dont l'action est
causes prola mort survient durant les quelquefois telle, que
mières heures.
vingt-quatre predevient,
Après ce temps, 3 le pouls cède et
dans quelque cas, plus lent
daus
l'état naturel; au point d'en
que
sonnes
imposer aux perinespérimentées, et de faire croire à la
8. --- Page 138 ---
(16.)
vient à
si Tardeur de la pcau effet, les
sonralescenc,
bientôt en
cesser; mais vain espoir! le côma, le délire, des
symptômes snggravent; surviennent; il y a sueurs
womissemens poracés couleur d'abord fauve, puis
froides colliquatives, dela bouche, des tempes,
des conjonctives.d
le côma
jaune,
des tégumens en général;
du col, puis
profond; le pouls vermiculaire,
est toujours plus difficulté de respirer extrême;
intermiltent; la
parties du corps. telles
hemorriaigtes par diverses les yeux, les pores
la bouche,
que les narines.
noir est rejeté parles
dermoides, etc. Du sang Turine est jaune fonselles et les vomissemens; et le délire sont concée, noirâtre; la loquacité des tendons sedéclarent
tinuels; des sonbresauts
les coneux le froid des extrémités.
et après
eulsions et la mort ()-
insulam Curacoa
1 (s)In initio commortionis, (apud fuerunt capitis
I 1560) morbi, nereatat sanationem facile admittentes;
dolores, colicee biliosae, chotericas affectiones, primis
hae verô motabanturin
quibus mirum excruJonge graviores, perieilesioreiqes autem cum ingenti ardore
ciabanturagri, Inceperunt
miro angore, et in9 alvi torminibas,
tam
circà precordia.
biliose dejcctiones, virium
quietudine. qusbegetagard ,
inferiora, 2 cum ingenti
per superiora , quam per sudore perundehantar frigido;
proatrationes ; milli imprimis si simul febris accesserit,
(bac csiperrexcriat;
contigit, cum pulsu magno,
ynenadmsbami in nonnullis
ciabanturagri, Inceperunt
miro angore, et in9 alvi torminibas,
tam
circà precordia.
biliose dejcctiones, virium
quietudine. qusbegetagard ,
inferiora, 2 cum ingenti
per superiora , quam per sudore perundehantar frigido;
proatrationes ; milli imprimis si simul febris accesserit,
(bac csiperrexcriat;
contigit, cum pulsu magno,
ynenadmsbami in nonnullis --- Page 139 ---
117 )
Ezamen cadarérique: lividité du
tout àla région précordiale ou
corps, sursemblait étre, dès
qui ut plurimum per decen circiter
intumescere tunc inceperunt labia, horas permansit,
remittente dein febre
2 facieslurida evasit; ;
sanguinem fuscum sat
miturejecerunte ethi
copiosè vo:
dem materiam, sed ferbomnesobiernt: non nuliieamnigriorem,
odorem, alvo
tetrumque spargentem
misit.
excernebant, sed malum
. Alios assueto modo incessit sanationem adquantum videre poiui, hi maxime
biliosa febris, et
medie atatis, robusti et ante
Juerunt juvenes, vel
dore nempe circà pracordia, morbum bilis
alacres; cum arconalu, et siti fere inextinguibili; womitu, vel vomendi
principio levibus frigoris; et caloris quidam horum in
ficiebantur; dein subeequebatur vicissitudinibus afcalor, cum pulsu magno,
urens in toto corpore
flava, albicans,
pleno et celeri; lingna fuitsubmadida
sapius limbo viridi iu margine
semper mansit,
cincta,
Pergente morbo, in nonnullis
die, sponie minuebatur
secundo, in aliis tertio
improviso redldebatur, calor, et pulsus naturalis es
evasit, et tandem
qui sensim sensimque minor
in nonnullis
parvus, et tremulus ;
petechiis,
apparentibus
et internam femorum inprimis circà pectus, brachia,
vidas vidimaculas; partem ; in nonnullis magnas liviprostratione, ut agri hgcaulem minimo fiebant cum tanta virium
caderent; in nonnuliis
motn in animi deliguium
decidente
ingens circà pracordia ardor pulsu suboriebatur
cebant, facies evasit lurida;
s tabia leviter intumestus fusca
; brevi post accedebant vomialvi torminibus materia, et tandem mors : alii ardore, et
gricantem sanguinem drsezabantur,aique tetrum subrialvo ejecerunt. In nonnullis
a
bant cum tanta virium
caderent; in nonnuliis
motn in animi deliguium
decidente
ingens circà pracordia ardor pulsu suboriebatur
cebant, facies evasit lurida;
s tabia leviter intumestus fusca
; brevi post accedebant vomialvi torminibus materia, et tandem mors : alii ardore, et
gricantem sanguinem drsezabantur,aique tetrum subrialvo ejecerunt. In nonnullis
a --- Page 140 ---
(118 )
scilicet
de la maladie (hepar
le siége
sur
le principe, taches livides et gangréneuses
etventriculus)
die flavescere inii aliis tertio vel quarto
secundo,
cutis,
505.,
ceperunt oenteremalbum,eic
pag 504,
Rouppe, de Morbis Navigentitum. tracée de main de
voit dans cetle description,
son inOn
d'une maladie epidémique,
lomaitre, les progrès raison des causes probablement
tensité croissant en
Lind assimile, pearrinenhboes est
cales, dans un lieu que
à Cayenne; qui and
à la Martinique, à unhealthy Saint-Domingue, ; oùr the air is fogsy c'était
très-malsain very
excessively hot, puisque
moist, and the weather
ouv. cit.,pag. 117,
Lind, Essais ou Discases.,
céphalalen août (1
par degrés des simples
126, 15i) )5 et arrivant bilieuses qui se. guérissent facilement, la
gies, des coliques admittentes, à la fèvre jaune ainsi
sanationem fucile
funeste;
caractérisée et la plus promplement
juvenis
nieux
observations suivanles: ciréa
que le peeuncatlendense mane bene se habuit, verum
18 circiter annor um
dotore et cateris febrimatutinam de capitis
magnum,
decimam
conqurstus, pulsum
citantiums saymptonatibuse Secundo die, ad vesperam
et celerem habuit.
tertio autem
plenum, fuscum vomitu copinstejecil; bene se' habuit,
sanguinem
natus, vesperi
obiit. Alius. 16 annos strato sensuum expers inveniealterius diei, in
maculis
mane
examinavi, quod subtumidulum, carens inveni; inbatur; corpus
pulsur fere in toto
naribusque
lividis conspersum, ipsi sanguis ex' aure sinistra, horas post
super prodibat
subduleis, qui aliquot in
nigerrimus, gustu
cadaver vero brevi inlegram
mortem fluere perreait
obiit. Alius. 16 annos strato sensuum expers inveniealterius diei, in
maculis
mane
examinavi, quod subtumidulum, carens inveni; inbatur; corpus
pulsur fere in toto
naribusque
lividis conspersum, ipsi sanguis ex' aure sinistra, horas post
super prodibat
subduleis, qui aliquot in
nigerrimus, gustu
cadaver vero brevi inlegram
mortem fluere perreait --- Page 141 ---
(119)
les membres
(1) ; tendance
prompte décomposition.
tràs-marquée à une
Ile de la
Dominigue, , 7° 5, 1793.
La fièvre commence
une violente
parun frisson assez léger,
céphalalgic, des
seulement par quelques
vomissemens, ou
un sentiment de
lassitudes, des nausées;
malaise à
douleur au front et dans le L'épigastre, une vive
dos. Ces
qui ont
prodrômes,
la nuit, ordinairement lieu le matin ou
sont bientôt suivis de
dans
sensibilité des
rougeurs et de
yeur, qui ne peuvent plus
supporlivescebat, et tetrum halitum emisit.
duelle, qui est celle de toutes les Cette marche grajaune ( pour ne parler
de épidémies de fièvre
peut le voir dans Jackson, que celles-la), ainsi qu'on
douard, etc.,
Rush, Cléghorn, Arejula, Aumettent les explique assez bien la méprise
médecins appelés à
que comtère d'affections
prononcer sur le carac -
autorise à compter commençaintes, en même temps qu'elle
causes
pour quelque chose l'influence des
atmosphériques et
ces épidémies. Y a-t-il rien locales, dans la production de
maladies contagieuses bien de semblable, dang celle des
la syphilis, etc.,
reconnues? P La
telles
sont chez les premiers variole,
qu'elles seront chez tous les
malades,
port, elles n'ont ni début, ni
autres; sous ce rapfait est du petit
état, ni terminaison. Ce
d'hui
nombre de ceux
presque tous les médecins. qu'admettent aujour-
() Ventriculus inflammatus
étc., dit ailleurs Bruce.
, dans la production de
maladies contagieuses bien de semblable, dang celle des
la syphilis, etc.,
reconnues? P La
telles
sont chez les premiers variole,
qu'elles seront chez tous les
malades,
port, elles n'ont ni début, ni
autres; sous ce rapfait est du petit
état, ni terminaison. Ce
d'hui
nombre de ceux
presque tous les médecins. qu'admettent aujour-
() Ventriculus inflammatus
étc., dit ailleurs Bruce. --- Page 142 ---
120 )
de la lumière; du gonfenent du
ter limpression
du col, et de la poitrine;
visage, de la rougeur dans le pouls, dont lcs
d'un peu de fréquence
rarement quatrepulsations excèdent pourtant
moindreque
echaleur
vingt-dix, parminutediuue intermittente; de 00celle d'un accès de fièvre
des orbites et à
missemens ; d'une douleur au fond
lorsdu fronts d'épistaci8qui.
la partie inférieure s'accompagne de délire en
qu'il ne soulage pas,
avec le tempérament et
rapport, pourlintensité d'insomnie, de craintes de la
le sexe du patient; de la peau; d'une nuance
mort; de sécheresse
du col, du visage
qui a succédé à la rougeur.
jaune
tard d'une diminution marquée
et des yeux; plus
et dans quelques cas d'un
dans les symptômes.
douloureux xà
de foie qui, alors,est
gonllement
la pression.
dont la durée est
A celte première période,
de un à deux ou quatre jours
communément
caractérisée par un calme
succède la deuxième reconnaissable à un état
apparent et trompeur, du visages car le pouls est
particuligr des traits
humide,
quelquefois
tranquillét la languenetteet
dit bien. Quoi
la chaleur naturelleet le maladese bientôt devant un
qu'ilen soit, le doute disparait arrêter; le délire
épistazis violent et difficile à forte anxiété, une
avec ses diverses nuances; une des vomissemens
sensibilité plus vive à Yépigastre,
à un état
apparent et trompeur, du visages car le pouls est
particuligr des traits
humide,
quelquefois
tranquillét la languenetteet
dit bien. Quoi
la chaleur naturelleet le maladese bientôt devant un
qu'ilen soit, le doute disparait arrêter; le délire
épistazis violent et difficile à forte anxiété, une
avec ses diverses nuances; une des vomissemens
sensibilité plus vive à Yépigastre, --- Page 143 ---
(121 :
de matières jaunes vertes ou noires, le
Faccablement, une extrême
hoguet; :
quelques cas des éclats d'une lnngueur 3 et dans
trismus, et le refus de boire voix farouche,le
terminer cette
etc., qui viennent
qu'onreconnait periedetcommenenrht troisième
au changement de couleurdes véque les
mmnirseneetr
éminences sur
passent,ainsi
au. pourpre pâle ; à diverses lesquelles appuie le corps,
quefois assez abondantes
hémorrhagies quelmalades:alespulion
pour abtéger la viedes
tières analogues
parles vomissemens de maparticules de sadumarc de café, mélées à des
mucosités
noire, étonnantes
glutineuses et d'une bile
de
par leurquantité, et
plus en plus noires, ainsi
devenant
prennent par fois
que les selles qui
toujours plus
Faspectdegoudronse aul hoquet
pression de fréquent et plus pénible; à la
T'urine jusque-là
supau
colorée ou
renouvelleme : t des vomissemens
jaune;
petite quantité de
par la plus
boisson; à
reparait et avec elle, toules les Toppression qui
à la région précordiale;
tortures ressenties
à la lenteur (60 puls.
Tinfermittence du pouls; à un délire
),à
l'anxiété croissant de
sourd; à
qu'enfin une extrême plas en plus jusqu'a ce
générales viennent agitation et des conoulsions
frayante.
terminer cette scène efEzamen
cadavérique : les cadavrednetardsient --- Page 144 ---
122) )
l'estomac renfermait une
pas à devenir noirs;
analogues à celles
grandt quantité de matières de tems avant la
qui avaient été rejetées >: peu intestins étaient
mort; celles que contenaient) les noires et visconsistantes, mais également
plus
du goudron,
queuses et tromemhtstemniecampad très-épais;
cas, à du méconium
et dans quelques
de volume et perdu sa
le foie avait augmenté du fiel et les canaux biconsistance; la vésicule
etvisd'une bile noire épaisse
liaires étaientpleins
affectée, etc.
queuse, et la rate legèrement
cadavériques ne sont pas parfaiLes résultats
dit,
exemple, de
tement notés, il n'est rien
par des intestins
l'état des membranes muqueuses douter deleurinet de l'estomac. Mais peut-on
l'examen des
après
flammation très-intenses,
à cette excessive
symplômes, et lors qu'or pense
at the pit of
malades fele
torture that they (les renouvelait la plus petite
the stomach, et que
.quantité de boissons. (1)
Philadelphie 720 6, 1755.
larmayans; visage
Dès le début, yeu rouges
sensibilité a
farouche des traits,
gonflé, aspect
eomitsemenadel boissons seules
teiganre.nauien,
ou verte; ces vomisou mélées à une bile jaune
la fièvre ou
précédent
semens qui quelquefois
(i) Clark, Rage 15
ouvelait la plus petite
the stomach, et que
.quantité de boissons. (1)
Philadelphie 720 6, 1755.
larmayans; visage
Dès le début, yeu rouges
sensibilité a
farouche des traits,
gonflé, aspect
eomitsemenadel boissons seules
teiganre.nauien,
ou verte; ces vomisou mélées à une bile jaune
la fièvre ou
précédent
semens qui quelquefois
(i) Clark, Rage 15 --- Page 145 ---
( 123 )
se montrent ayec elle et laccompagment,
roissentvers le 4" ou5-jour,
repaà les arrêter dans leur
lorsqu'on est parvenu
cours; et bien
ne soient pas les avant-coureurs
qu'alors ils
n'en rendent
de la mort. ils
pas moins le rétablisement
pénible ; flatulance
long et
pation, ténesme
tres-douloureuse, constiou éracuation de mucosités
seules ou mélées à du sang. commeàla
la
suite de
dyssenterie, ou enfin simple diarrhée;
vent gonflement de Thypocondre
soualors douleureux à
droit, qui est
ventre
pression ;.
tension du
avec ou sans douleur dans sa partie inférieure; langue blanche et humide,
luisante et si che dans
puis rouge,
plus ou moins
quelques points; urine
abondante,assez. souveut
mée durant le 1" ou le 25 me jour ( ce qui suppriT'emploi du cathéter)
nécesite
lente et enfin noiratre; limpide. rouge, sanguino-
; sueurs
tanées ou provoquées
abondantes, sponodeur
jaunes, quelquefois d'une
désagréable et ne soulageant, dans
ques cas qu'au début de la
quelmaladie; diverses hiémorrhagies dont
tazis se montreht quelques-unes telles que (lpisdèsledébut, unpeuplus tard
sang sort a-la-fois par les
le
naturelles et aussi à travers les diférentes ouvertures
quisembloient
piqures de lancette
être cicatrisées;
mens de matières noires
hoquets, vomissecafé,
analogues à du mare de
trés-abondantes, qui
continnent : être éva-
la
quelmaladie; diverses hiémorrhagies dont
tazis se montreht quelques-unes telles que (lpisdèsledébut, unpeuplus tard
sang sort a-la-fois par les
le
naturelles et aussi à travers les diférentes ouvertures
quisembloient
piqures de lancette
être cicatrisées;
mens de matières noires
hoquets, vomissecafé,
analogues à du mare de
trés-abondantes, qui
continnent : être éva- --- Page 146 ---
( 134 )
la mort et paraissent étre un mélange
cuéesaprès
de
de sang. de parde bile altérée, grumeaux
boissons
et de
celles de la muqueuse gastrique
et lent au
décomposées: ; le pouls qui était plein
devient faible, fréquent, difficile
commencement,
Pictère qui avail comà trouver, intermittent;
mencé par les yeuz, le visage et le co! se généralise;
ou moins affectés; il y a failes-sens sont plus
momentanée de leurs fonctions;
blesse ou perte
ou
soife Fexcessive ou nulle; différentes éruptions
à la peau quiest chaude
rougeurs se manifestent
chez les
principalement
ou froide; apoplexie
précédécs de synivrognes; côma; conoulsions
copes et enfin la mort.
cerLes parotides, le gonflement des glandes
les bubons ct les anthrax, sont assez
vicaless
fatale.
souvent observés avant cette terminaison
Ezamen cadavérique : peu de minutes après
la mort, la peau est noire, jaune ou pourprée,
tetnoirei inférieurement;
otjaunesupiriseurenete diffère
sensibledans quelques cas, elle ne
pas
d'avec celle des personnes qui ont sucment
fièvre bilieuse ordinaire; souvent
combé à une
de
qui
l'aspect du cadavre est celui
quelqu'un
la roideur est plus ou moins
dort paisiblement;
lente ou instantanée.
durable et la décomposition
de
Le cerveau est sain dans toutes ses parties,
les viscères contenus dans la poitrine;
méme que --- Page 147 ---
(125 )
néanmoins le sang que renferment le
les veines, est fluide et
coeur et
tance, à celui d'un semblable, pour la consispendu ou d'une
qui a succombé à des commotions personne
L'estomac et le
électriques.
sont les parties les commencement du duodénum
leuse du
plus malades; la mémbrane vilventricule est fortement
tout vers sa petite extrémité; enflammée, surcette
se propage
inflammation
le
quelquefois à travers le pilore dans
duodénum, ressemble à celle qui résulte de
T'empoisonnement par l'arsenic; la bile est visqueuse, noire et analogue au liquide
le
rendu
vomissement, ou bien elle conserve
parnaturelle, mais elle est
sa couleur
surface externe des
toujours très-dcre; la
peu-près dans
viscères abdominaux est à
son état naturel; les vaisseaux du
péritoine sont souvent
très-distendus, ce qui
E
Egyptes 72° 7, 1800.
Sorte d'éréthisme précédé de frissons setd'horripilations ; douleur vive et bralante à
vomissemens, d'abord de matières
lipigastre;
de boissons contenues dans
alimentaires ou
matières
l'estomac, puis de
bilicuses, et enfin de sang noir et car-
() Gazette de M. Brown, 1793,
les
sick el Cathrall,
par docteurs Phi.
qui
E
Egyptes 72° 7, 1800.
Sorte d'éréthisme précédé de frissons setd'horripilations ; douleur vive et bralante à
vomissemens, d'abord de matières
lipigastre;
de boissons contenues dans
alimentaires ou
matières
l'estomac, puis de
bilicuses, et enfin de sang noir et car-
() Gazette de M. Brown, 1793,
les
sick el Cathrall,
par docteurs Phi. --- Page 148 ---
(126 )
douleurs conpouls vibrant et serré;
;
bonise,..
et à rqpigastre
strictives aux hypocondres
chaleur
injectées, iris contractée; colore bienconjoneties
à la peau qui se
ou
sèche et bralante'
orangée, plus
tôt et prend une teinte ardente jaune anxiété pénible;
moins prononcée: soif
vomisement; supaprès chaque
tugemnisemens d'urine; constipation 7 bas-ventre etc.
pression
à la plus légère pression
méfié et douloureux
dont Ja durée n'est pas
Apris celte période
les voet qui est dite inflammatoire, ou sout
indiquée, deviennent sanguinolens,
par un
missemens l'effet d'un collapsusmubit.
remplacés par
avec ténesme et prostration.
fut dyssentérique
nerveux ( des conCependant des mouvemens agitent les membres: il
)
oulsions probablement) des tendons ; la respiration
y a soubresauts laborieuse,1 les palpitations plus frédevient plus
tout en conservant l'usage
quentes; le malade,
est txisteetelfrayér
de ses facultés intellectuelles: des parties divisées, ou
la gangrène s'empare des pétéchies, le charbon et
frappécs de stupeur;
; T'adynamie
rarement des bubons apparaissent plus rapides,
instant des progrès
fait à chaque termine les jours du malade.
jusqu'à ce quelie
sérosité roussâtre épanEzamen calavérique : dans lescavités abdovariable,
chée, en quantité
et viscèrer
minales et thoraciques : épiploons --- Page 149 ---
(127 )
contenus dansl'abdomen,
de taches
enflammésetp parsemés
gangréneuses; le foie qui participe
assez souvent dans sa
FR
foyers purulens. Rien de propre substance des
rement du moins, dans les pathologique, ordinaiautres cavités (1).
Saint-Domingue, n2° 8, 1802.
Invasion peu de temps avant lej
au moins, après minuit;
jour ou, tout
violente
susorbitaire, produisant
céphalalgie
les orbites
par son extension dans
durant
une douleur des yeur
ce premier stade,
qui persiste
mitée à cet endroit;
qu'elle soit on non lide Ia
engorgement des vaisseaux
conjonctive; e - yeux rouges,
gonflés, étincelans et
larmoyans,
ou très-contractées; hagards; ; pupilles dilatées
d'une paleur
face naturelle ou rouge, ou
d'une
cadavéreuse dès le début, ou
teinte jaune verdâtre sur les
enfin
ailes du nez, les pommettes
lèvres et les
coloration en
conservant seules leur
rouge;
un air de terreur, salivation physionomie exprimant
souvent abondante,
(1) Le docteur Witman dit que les
maladie qui règna parmi les troupes symplômes de la
manes, campées entre Jaffa et
anglaises et musulceux de la fièvre jaune.(Voyezles Césarée (1800), étaient
25.) Voyez la 2me partie de ce chapitre. Consid., déjà citée pag,
ervant seules leur
rouge;
un air de terreur, salivation physionomie exprimant
souvent abondante,
(1) Le docteur Witman dit que les
maladie qui règna parmi les troupes symplômes de la
manes, campées entre Jaffa et
anglaises et musulceux de la fièvre jaune.(Voyezles Césarée (1800), étaient
25.) Voyez la 2me partie de ce chapitre. Consid., déjà citée pag, --- Page 150 ---
langue
erdindirmestleg
mais non critique;)
et rouge sur ses bords
grisatre au entre.humide pourtant séche dès le
et à la pointe, quelquefois vers la fin de la fièvres
début et comme grillée soif modérée; anziélé
bouche amère, pâteuse; abdomen ;
le plus souvent
extréme; cardialgies
00Rahemnesene
seploquclquedon
hoquets, nausées,
nidoreuses ou insipides: blanches d'abord. puis
missemens de matières
ou moins foncé à
et enfin d'un vert plus
et que
jaunes
deviennent plus fréquens
mesure qu'ils
opiniatre,
lesangoises Senestetcemirae blanchâtres ou poracées,
quelquefois déje ctions intestinales; urine à peus'ily a des douleurs caractères déterminés, ou
près naturelle et sans
libre et facile;
respiration geinctalement dansquelques
rouge; concentré, dur et accéléré,
pouls
régulier; peubaliodeeleser un air
cas gpand.toujours mais en conservant
de
et de se promener.
étranger à l'état
dincertitude et d'agitation duuleur des reins succédant
santé; lombago;
au frisson.
survient la deuxième
Après 36,48 ù 60 heuress un calme apparent
période, qui s'annonce par la face est alors moins
sans transition graduée; moindre ou même nulle;
rouge; la céphalalgie
mais l'incersont suspendus.
emles vomissemens
T'effroi est encore
titude du regard persiste;
à l'état
dincertitude et d'agitation duuleur des reins succédant
santé; lombago;
au frisson.
survient la deuxième
Après 36,48 ù 60 heuress un calme apparent
période, qui s'annonce par la face est alors moins
sans transition graduée; moindre ou même nulle;
rouge; la céphalalgie
mais l'incersont suspendus.
emles vomissemens
T'effroi est encore
titude du regard persiste; --- Page 151 ---
129 )
preint sur la physionomie; les
nuent ous raugmententiaussi, éructations contifasse place à un simple
quoiquela cardialgie
ventre devienne
sentiment de géne; que le
libre, la respiration
quille et même plus lente
plus tranplus souple et ses
qu'én santé, le pouls
ment aux deux tiers pulsations réduites communé.
étaient
ou à la moitié de ce
durant la première
qu'elles
chaleur soit douce et
période; quoique la
leurs des reins et celles sans âcreté, que les doules
des lombes
sueurs partielles, tièdes et
s'amendent:
le't trouble et l'état
presque froides,
comme
les syncopes par la plus graisseux des urines,
jauné de la peau, qui du légère cause, la teinte
tives s'étend et
menton et des
se généralise en se
conjoncdavantage, les
prononcant
bouche; T'anus, la hémorrhagies vulve.
par le nez, la
vines noirâtres,
etc., les déjections almélées de flocons
café, n'en conduisent
couleur de
période
pas moins à la troisième
qui survient du premier au
jour de cet état, et se
troisième
au septième,
prolonge du cinquième
delà. Cette rarement au neuvième jour ou aueffrayé de la période est marquée par un air plus
foncée de la physionomie, une couleur plus
peau; par des
sives plus intenses à travers hémorrhagies pas:
naturelles, les
toutes les ouvertures
pores de la peau, et dont
ne sera plus
la durée
interrompue; la langue semble alors
--- Page 152 ---
150 )
mêine temps
vers ses bords, mais balbulie, en
il a des
se melloyer
le malade
acides,
elle Yembarraset
des mapports causent
éructations continuelles,
lui
eginirenquil rejctées resretaeinemsien les matières
bile po;
d'atroces soulfrances:1 rouille ou bien à une
à de la
T'encre ou à du sang
semblent
de
racée, à du goudron. nageant dans un liquide quel
plus ou moins pur: les cxerétions alvines d'exco
et fetide;
au point
roussitre
et âcres,
des maquefois iovalontaines snivent les nuances
viorier le fondement.
et les plus
tières vomics : il y a cardialgic est plus donloureus
lentes endemtar brunes ou noires sont plus hor
les unines rouges, entièrement smpprimées: le interfréquentes ou
faible, inégal,
devient rare; le pouls
les cxtrémités
quet et facilement déprimable; : les plaics
mittent
veines se rouvrent;
des
se etpoadisuentilies noirciseent: des pétéchies, semanides vésicatoires
et des parotides
et la
bubons, des phlyctènes cadavérouse se dégage, milieu
festent; une odeur
sa victime, au
mort vient enfin frapper furieux, de convulsions
délire sombre ou
d'hydrod'un
à la suite de symptomes
générales. ou épileptitues, ou d'une véritable
phobie, d'accès
attaque dapoplexic.
: le cerveau est quel- les
baamen oadasériques dans Tétat ordinaires
quefois plus mou que
bubons, des phlyctènes cadavérouse se dégage, milieu
festent; une odeur
sa victime, au
mort vient enfin frapper furieux, de convulsions
délire sombre ou
d'hydrod'un
à la suite de symptomes
générales. ou épileptitues, ou d'une véritable
phobie, d'accès
attaque dapoplexic.
: le cerveau est quel- les
baamen oadasériques dans Tétat ordinaires
quefois plus mou que --- Page 153 ---
(a51 )
sinus remplis d'un sang noir et grumelé; les
ventricules laissent
nolent;
échapper un sérum sanguiparfois aussi le cervelet a perdu de sa
consistance, ses vaisseaux sont injectés, tandis
que la moëlle-allongée se montre plus
et. comme comprimée
la
comp pacte
ou teinte de
par
sérosité roussâlre
sang.
Les poumons sont assez souvent
sang noir et écumeux, leur
gorgés d'un
taches livides, de même
surface couverte de
que la plèvre costaley..
quelquefois de péricarde renferme
abondant, jaune ou noirâtres..
un sérum
dérable d'une couleur
un caillot consijaune d'ambre,
ment transparent, occupe dans
parfaitecoeur, et s'étend dans les
quelques cas le
T'aorte
oreillettes jusque dans
une humeur
fluide, se trouve dans le analogue, mais plus
face des poumons.
péricarde ou à la surtière
L'estomac renferme une maunalogue à celle du vomissement,
distendu par un gaz
ou est
nâtres sont
Particulier; des taches brumais la
disséminées sur sa surface pllogosée.,
gangrène dépasse rarement
de la muqueuse. Les intestins
l'épaisseur
et laissent
sont boursoufflés
dégager une odeur fétide
pratique des ouvertures; leur
lorsqu'ony
Qecwepr@eiedatisund
membrane mulesmêmes
que celle de l'estomae,
altérations
est plus rare,
seulement la gangrène y
9. --- Page 154 ---
( 132 )
volumineux. . plus
Le foie est quelquefois In'a plus coutume d'être; sa
jaune ou plus pâle qu'il souvent des taches gangrésurface offre assez
des altérations organineuses. et son intérieur avancées; une bile épaisse;
ques plus ou moins
communément la vévisqueuse, noire, remplit
sont quelsicule du fiel, dont les membranes livides: la rate est
marquées de laches
que dans
quefois
cas moins consistante
et
dans quelques
les reins sont plus rouges,
son état normal;
la vessie est
de sang, ou jaunes;
commcinjectes
et contient un liquide
fortement contracté.
ou enfin jaunebrun, noirâtre ou sanguinolent.
son tissu a
foncé. si elle conserve sa capacité; celui des reins.
aussi été trouvé jaune comme
Livourne, n 9, 1804.
de légers proDébut inctantané ou précédé par un frisson
drômes; accès de fièvre marqué de la colonne
moins sensible le long
plus ou
dans la région lombaire; céphalalvertébrale et
vers les tempes el le
gie aigué et insupportable
rougeurdel la
sentiectassainatt
front;
chaleur âcre à la peau;
lération du pouls;
nausées; 00ment de pesantetr à Tépigastre; jaune ou noisale, rouge,
missemens; ; langue
douleurs
rareté des urines, constipation.
marqué de la colonne
moins sensible le long
plus ou
dans la région lombaire; céphalalvertébrale et
vers les tempes el le
gie aigué et insupportable
rougeurdel la
sentiectassainatt
front;
chaleur âcre à la peau;
lération du pouls;
nausées; 00ment de pesantetr à Tépigastre; jaune ou noisale, rouge,
missemens; ; langue
douleurs
rareté des urines, constipation. râtre;
et dans les membres.
dans les articulations --- Page 155 ---
(1 133 )
Après deuse ou trois jours de durée de cet
état, calme, apirexie, chaleur douce à la
sueur légère
peau,
accompagnée d'une extrême faiblesse, et bientôt après,
les symptômes; les
exaspération de tous
loppent avec
gastriques surtout se dévepromptitude;il y a douleur vive à
Tépigastre et dans la région du foie,
moindre attouchement
que le
ration enjaune des augmente encore; colodes
yeux ; rareté et teinte jaune
trines; aversion décidée
les
les boissons;
pour
alimens et
tières alimentaires vomissemens continuels de made
ou de bile pure : à la difficulté
respirer, se joint un sentiment
et de gêne considérable dans
d'oppression
diale; lesdéjections
la région précordeviennent
et souvent sont d'une couleur liquides, fétides,
couvre tout le corps; les facultés cendrée; l'ictère
se conservent intactes ; le pouls intellectuelles
quille et presque naturel,
est, ou transanté, ou petit, vite,
ou plus lent qu'en
primé
irrégulier, dur ou décependant des vomissemens très-fréquens fournissent unematière fétide
du sang ou à du marc de café;
analogued
même couleur découle
un sang d'une
la
souvent des gencives, de
gorge, de la vessie, et parfois de
et du fondement; ; les urines
l'utérus
des taches livides et
se suppriment ;
diverses
noirâtres se montrent sur
parties du corps,
principalement sur
ulier, dur ou décependant des vomissemens très-fréquens fournissent unematière fétide
du sang ou à du marc de café;
analogued
même couleur découle
un sang d'une
la
souvent des gencives, de
gorge, de la vessie, et parfois de
et du fondement; ; les urines
l'utérus
des taches livides et
se suppriment ;
diverses
noirâtres se montrent sur
parties du corps,
principalement sur --- Page 156 ---
( 154 )
: a été
quelconque
éelles oû une pression
les yeux
les lèvres se bonffissent: la difficulté
exereée;
obscurs et larmoyans;
deviennent
et l'anxiété générale;
de respirer est extréme: survient; les extréétat comâteux et délirant
enfin
un
le pouls s'affaiblit, ou
mités se vefoidissent. milieu des conteulsions,
la mort survient au
et aprés avoir été
d'hydrophobies
de symptômes
cas, d'hétnorrhagies
précedée. dans quelques
de parotides. etc.
les oreilles, de phiyetônes,
celle de la
par Ezamen cadavérique : la peau, est jaune lisupérieure du corps surtout, observent et
partie
s'y
vide; des taches gangreéneuses la région de T'estomac
occupent principalement noir, analogue à celui
celle du foies.. du sang
moet
des derniers
fourni par les hémorrhagies les narines et sort
mens de Texistencer remplit muscles sont noirâtres et
la bouche; les
par d'une mollesse particuliére. contiennent de la
Les cavités thorachiques
sont héparouge, jaune; les poumons
sérosité
et leur surface parsemée
tisés, le droit surtout,
le liquide renfermé
de taches gangréneuses: abondant qu'il n'a
dans le péricarde est plus
coutume d'être, etc.
presque en entier;1 le
Lépiploon parait détruit
des traces de
diaphragme est livide, et présente au foie; la
dans sa partic adjacente
phlogose
ités thorachiques
sont héparouge, jaune; les poumons
sérosité
et leur surface parsemée
tisés, le droit surtout,
le liquide renfermé
de taches gangréneuses: abondant qu'il n'a
dans le péricarde est plus
coutume d'être, etc.
presque en entier;1 le
Lépiploon parait détruit
des traces de
diaphragme est livide, et présente au foie; la
dans sa partic adjacente
phlogose --- Page 157 ---
(155 )
surface de l'estomac et des intestins
vide; la membrane
jaune-liest
muqueuse de ces viscères
sphacélée, et ses vaisseaux
tricule renferme des
engorgés: le venet les intestins
matières du vomissement,
grèles sont distendus
gaz; le foie est mou et
par des
face concave; la
sphacélé, surtout vers sa
vésicule du fiel ridée
en quantite variable,
contient ,
une bile visqueuse et noiratre:laraten'offrer rien de
fois, pourtant, elle
particulier: quelquegorgée
est remplie et comme en
urine par un sang noir. La vessie est
et parsemée de taches
sans
reins laissent
gangréneuses; ; les
mation. Le également voir des traces d'inflamcerveau et les
munément
méninges sont comengorgés, et sont
siége de légers
quelquefois le
épanchemens (1).
(r)La fièvre maligne, qui régna à
accompagnée de vers dans
Naples en 1764, était,
rant le mois de
l'estomac et les intestins
en juillet
mai; en juin ces vers furent
ducette fièvre devint highly
plus rares; ;
compagnée de pétéchies, de
infectious, 9 fut acrotides, d'un délire
gouflement des glandes paet de fux de
obstiné, de vomissemens
la disette avait sang.. été ;durant les mois d'avril et violens
se nourrir d'herbe, si grande que le peuple fut de mai,
posait devoir
de blé vert et de tout ce obligé de
dans la
T'alimenter. Le peuple se
qu'il supcapitale,
réfugia alors
tance ; mais il n'y espérantyt trouva trouveru une meilleure subsisfièvre maligne se déclara, que la mort et la misère; ; une
favorisée qu'elle fut, par cet
ette avait sang.. été ;durant les mois d'avril et violens
se nourrir d'herbe, si grande que le peuple fut de mai,
posait devoir
de blé vert et de tout ce obligé de
dans la
T'alimenter. Le peuple se
qu'il supcapitale,
réfugia alors
tance ; mais il n'y espérantyt trouva trouveru une meilleure subsisfièvre maligne se déclara, que la mort et la misère; ; une
favorisée qu'elle fut, par cet --- Page 158 ---
(156 )
n" 10, 1815.
Ile de la Guadeloupe,
toujours sans sympDébut prompt et presque sentiment de froid,
léger
de tête
tômes préurseurs: chaleur vive; douleur
frissonnement ou
forte, dansles lomsusorbitaire plus ou moins
dans
et quelquefois
bes, les cuisses 9 les jambes,
après une famembres supérieurs, comme
les
sentiment de géne à l'estomac,
tigue excessive;
les malades. à une
attribué ordinairement par womissemens de
mauvise digestion ; nausées,
la pression
muqueuses, provoqués par
ramatières
chaleur vive, sèche et âpre,
de lépigastres
de moiteur; visage rouge
rement accompagnée
des conjonctives,
vultueux, luisant; injection
respiration
brillans et secs ou larmoyans; anxiété, agitayeux élevée; soupirs fréquens,
trèsgênée,
cas, , toux stomacale
tion, et, dans quelque
lachateur du climat, la malpropreté. le relaaflux de monde habitans s
de Naples, et aussi par
la
particulières aux toute loi de police. Le royaume perdit de cette
chement de
soit par T'effet
cinquième de sa population,
Death), soit par
cruelle maladie
en grande quantité,
nrteanibeaae
Témigration. Les acides végétaux le musc et les acides
l'eau à la glace, le quinquina, avec succès. I'Eloignement
minéraux furent employés l'infection, eut le meilleur effet.
des malades des lieux de 198 et suiv.
Voyez Lind. op. cit. pag.
dit de cette
chement de
soit par T'effet
cinquième de sa population,
Death), soit par
cruelle maladie
en grande quantité,
nrteanibeaae
Témigration. Les acides végétaux le musc et les acides
l'eau à la glace, le quinquina, avec succès. I'Eloignement
minéraux furent employés l'infection, eut le meilleur effet.
des malades des lieux de 198 et suiv.
Voyez Lind. op. cit. pag. --- Page 159 ---
de 157) J
fatigante; pouls fréquent, plein.
souvent dur, jamais
développé, 9 et
faible, à moins
quelque autre maladie;
qu'iln'existe
rarement blanche,
langue nette, humide,
jaune et
9 et plus rarement encore
quente chargée; soif intense ou nulle; frétion
douleur autour de l'ombilic;
ou diarrhée simplement
constipad'abord, puis
excrémentitielle
relles,
bilieuse; urines
ou un peu rouges, mais d'une presque natucile, et ordinairement
sortie fadans le cas seul de sans dépôt, supprimées
se perdant de
néphrite; sommeil altéré,
maladie fait des plus en plus à mesure que la
progrès.
Après deua, trois, et méme
durée, cet état est
quatrejours de
calme marqué
la remplacé par un peu de
de tête et des par
suspension de la douleur
membres, ou sa
,
sensible, la cessation de la diminution trèsde la toux, et la rareté des soif, la disparition
malade continue à
soupirs, etc.; mais le
sorte de somnolence s'agiter, ou tombe dans une
ivresse; en sorte
assez analogue à une forte
gonfle et perde, ainsi que, quoique le visage se dégeur; que le
que la conjouctive, sa roupouls se ralentisse, devienne
que naturel, ou même
presnaire; ; la
plus lent qu'à l'ordimanifestation de
faillances que la plus
Injauenisse, les déla sécheresse de la
légère cause détermines
peau d'ailleurs moins chaudes --- Page 160 ---
(158 )
de la langue qui est rouge sur
l'insomnie, l'état
etc.,
sèche o0 brunâtre.
ses bords, chargée,
cette rémission
s'opposent aux espérances que médecins inexpérifait concevoir souvent aux cux-mémes. et sont
mentés : ou aux malades
d'une intensité
suivis, après un ou deux jours,
de la
dans la coloration en jaune
plus grande
une teinte presque
peau, qui prend quelquefois de pétéchies plus ou
brune; de Tapparition
larges et
ou d'ecchymoses
moins nombreuses.
le col et les mempar plaques sur la poitrine, prend en même temps
bres supéricurs. Le visage
ordinairement
couleur sombre, livescente,
de
une
expression
passagère; il y a abattement, jamais décomposouffrances intérieures vives,
souvent plus
le malade ne peut
ses
sition ataxique;
des défaillances;
rester assis sans éprouver les matières du 00selles sont noires, ainsi que celles-ci étaient d'un
missement; un peu avant,
à du marc de
brun de chocolat ou analogues il souffre davancafé; ses urines sont jaunes;
un sentiment
de l'estomac où il éprouve
et
tage
d'une ardeur trts-douloureuse. à
de brûlure
de palpitation jointe
quelquefois une sorte
les nausées et
plus fréquentes
dans la
une respiration
continuels, et,
les vomissemens sont
refuse toute sorte
crainte de les exciter encore.ilr soit sa soif; digrande que
de boissons, quelque
souffre davancafé; ses urines sont jaunes;
un sentiment
de l'estomac où il éprouve
et
tage
d'une ardeur trts-douloureuse. à
de brûlure
de palpitation jointe
quelquefois une sorte
les nausées et
plus fréquentes
dans la
une respiration
continuels, et,
les vomissemens sont
refuse toute sorte
crainte de les exciter encore.ilr soit sa soif; digrande que
de boissons, quelque --- Page 161 ---
15g )
verses hemorrhagies par la bouche,
vessie, le derme,
l'anus, la
prononce de
apparaissent: sa faiblesse se
ecchymoses plus en plus; les pétéchies et les
due; la
augmentent en nombre et en étenet
peau devient froide, le
se concentre; la
pouls s'affaiblit
le patient expire à la respiration suite
s'embarrasse, et
après six ou sept
d'une courte agonie,
heureuse
jours de maladie. Cette malterminaison est précédée, dans
que cas, de symptômes
queldent et plus pénible
ataxiques, qui la rendoute aussi plus
pour les assistans, et sans
teis sont le délire, doulourcuse pour les malades:
peur, les
le côma, ou un état de stufroides soubresaults des tendons, des sueurs
gluantes, le spasme
mouvemens
tétanique, ou des
Ecamen convulsifs des membres, etc.
rale
cadavérique : teinte du
ou bornée aux parties
corps généjaune serin, ou tirant sur le supérieures, d'un
livide et gonfiée;
jaune; face pâle ou
moins nombreuses. pétéchies, cechymoses plus ou
Estomac d'un jaune
contracté ou
plus ou moins foncé,
distendu, et
premier cas, une petite contenant, dans le
glaireuse,
quantité de matière
et
sanguinotente, ou un sang noir,
poisseux;d dans le deuxieme,
épais
togues à celles du
des matières anadu sang et des caillots vomissement; plus rarement
noirs; quelquefois, enfin, --- Page 162 ---
( 140 )
ressemblent à du chocolat clair, ou
ces matières
étendu dans beaucoup
à du sang corrompu
est considérable,
d'eau; et lorsque la distension
variable;
il renferme aussi du gaz en quantité seules ou
mucosités plus ou moins épaisses,
des
la membrane inmélées à du sang, en tapissent
, lorss
parait détruile à sa surface,
terne, laquelle
pour en enlequ'on vient à la ratisserlégerement et présente des
ver une matière comme pultacée,
principaler
irrégulières d'un rouge rosé,
le
plaques
et dans
ment le long de sa grande çourbure, fois, elle est envoisinage du cardia; d'autres
de pluet souvent épaissie
flammée en totalité,
est alors d'un rouge
sieurs lignes; sa couleur
noirâtres rèbrun, et des plaques bleuâtres ou
extrémité; des gouttelettes
gnent vers sa grande
bientôt lorsqu'on vient
de sang, qui reparaissent des points les plus enà les éponger, sointent
dont le tissu ferme
flammés de cette membrane, détacher.
ou ramolli se laisse facilement nuancée de rouge,
Teinte jaune des intestins
de
qui varie du rose au brun; infammation trouve des mamembrane interne, où l'on
leur
roussâtres, et par fois assez
tières noirâtres ou
analogues à de la suie délayée.
foncé, pasVésicule du fiel d'un jaune vert semble dû à la
au noir, ce qui
sant quelquefois
répandus sursa surface,
distension des vaisseaux
acher.
ou ramolli se laisse facilement nuancée de rouge,
Teinte jaune des intestins
de
qui varie du rose au brun; infammation trouve des mamembrane interne, où l'on
leur
roussâtres, et par fois assez
tières noirâtres ou
analogues à de la suie délayée.
foncé, pasVésicule du fiel d'un jaune vert semble dû à la
au noir, ce qui
sant quelquefois
répandus sursa surface,
distension des vaisseaux --- Page 163 ---
1 141 )
et rapprochés quelqucfois, au point de la
en rouge marron; la bile qui en
colorer
rieur, est peu abondante,
occupe l'intéleur, et d'un vert tirant très-foncie en coubrane
sur le noir; sa memmuqueuse est rouge et épaisse
lement vers son col.
principaDes taches larges, d'un
nétrant
jaune assez foncé, pérarementau-dela de quelques
remarquent à l'extérieur
lignes, se
tout) du
(à la face concave surfoie, qui, une seule fois, a été trouvé
enflammé.
Chez le tiers ou le quart des malades
rein ou tous les deux sont
un seul
lité ou en partie.
enflammés en totaLa vessie, plus ou moins distendue,
nairement sans traces
est ordid'inflammation.
La rate est sans altération, ordinairement
moins.
du
Le pencréas et lcs vésicules surrénales
jaunes et comme injectés.
sont
Le péritoine et ses dépendances n'offrent
cune altération, à moins de
autelle, la plus grande plénitude de regarder comme
qu'on observe
leurs vaisseaux
quelquefois.
Les taches, répandues à la surface des
mnons d'ailleurs sains, n'altèrent
poustance.
point leur sub.
Les vaisseaux des
méninges et leurs sinus sont --- Page 164 ---
(42 2 )
Tarachnoide rouge. épaissie
gorges de sang;
dans une étendue variade sang
et
et imprégnée
grisatres, épaisses
ble, présente des plaques
sanguin des par:
secompagnées delengongements exudations puriformes
Les
de la
ties. sousjacentes.
la participation
sont rares, de' même que
une seule
cérébrale, à ces altérationss
substance
été vu engorgé.
fois le cerveleta
Gibraltar, 720 11, 1810.
de la fièvre jaune de GiTroisième variété
brillans comme
braltar (x) : Au début, yeux
variété, ou fièvre remittente bilieuse,
(r), La première formes si variées, dues à Ja constitu- de
prend au début, des
de chaleur du climat, et
tion des malades, au miasmes degré marécageux , qu'il est im- Un
concentration des
d'alors, avecles deux autres. doit se
la distinguer
si elle
possiblede tard, la peau devient trèsjaune, évidentes
peu plus favorablement; il y a des rémissions la rémission
lermiuer
; tandis que
qui succèdent aux exacerbations; être fatale. Elle arrive à son plus
manque 2 si elle doit du deua au troisième jour, et
haut degré de violence,
des symtômes particuliers
accompagnée
noir et de
est rarement de Bulam, savoir, du vomissement Causes,
àla fièvre
de la face. (Voyez rEzamendes
l'aspect gonflé
deuxième section.) variété ou fièvre bilieuse continue >
Dans la seconde
confiné dans les tempes,
le malde tête est prineipalement mais moins vite que dans les
le pouls est plus plein, laj jaunisse se montre de bonne
deux autres wariétés;
ômes particuliers
accompagnée
noir et de
est rarement de Bulam, savoir, du vomissement Causes,
àla fièvre
de la face. (Voyez rEzamendes
l'aspect gonflé
deuxième section.) variété ou fièvre bilieuse continue >
Dans la seconde
confiné dans les tempes,
le malde tête est prineipalement mais moins vite que dans les
le pouls est plus plein, laj jaunisse se montre de bonne
deux autres wariétés; --- Page 165 ---
(1 145 )
ceux d'un homme ivre;
céphalutgie
et sans rémission, bornée
déchirante
et
au fond des
au front; ictère,
orbites
signes d'une
tion particulière. de
infammal'estomac, laquelle deheure dans les yeux,
deuaième au troisième, quelquefois dès le début; du
teinte en jaune;
jour la peau est profondément
Tirritation de l'estomac
que dans la première variété:
est moindre
d'exacerbation méritant le
absence de rémission ou
court ses périodes dans nom de paroxismes ; elle
un intervalle de
parjours, et lorsqu'elle se termine
cinq à quinze
compagnée de vomissemens mal, elle n'est point acnoirs, etc.
Lorsqu'on lit avec attention l'histoire de
riétés ou_formes de fièvre, on est d'abord ces trois vamander quel a pu être le but de
tenté de se dejusqu'à quel point les caractères semblables distinetions;
vent servir à les différencier
assignés à chacune peubien là trois maladies
l'une de l'autre; et si ce sont
de la même : et, cette différentes ou seulement trois degrés
bonne foi,
question, 3 nous nous la faisons de
lorsque nous voyons qu'il est
reconnaître avant une certaine
difficile de les
et que même, pour la
époque de leur durée,
dernière, in mild
it
possible to point out any
cases, is imrom attacks offever from symptoms distinguishing it
cases, until the
any causes ; and even in bad
(Nous
fatataymptoms make their
verrons d'après
appearence.
toms. )Ne
Gilpin, quels sont ces
savons-nous pas d'ailleurs
fatataympl'assertion de Chisholm serait
que, quand même
fondée, la maladie
importéeparle Hankey nei reconnaîtrait
maligne
que celles déjà si souvent
pasd'autrescauses
des recherches
énumérées, ainsi qu'il conste
(app. VII,
soigneuses du Dr Bancroft à ce sujet?
page ;68)?
their
verrons d'après
appearence.
toms. )Ne
Gilpin, quels sont ces
savons-nous pas d'ailleurs
fatataympl'assertion de Chisholm serait
que, quand même
fondée, la maladie
importéeparle Hankey nei reconnaîtrait
maligne
que celles déjà si souvent
pasd'autrescauses
des recherches
énumérées, ainsi qu'il conste
(app. VII,
soigneuses du Dr Bancroft à ce sujet?
page ;68)? --- Page 166 ---
144 )
vient ordinairement fatale par la gangrène
la termine, ou par l'état morbide de la qui
brane villeuse qui lui succède;
memmatières
vomissemens de
analogues à du marc de café;
livide et putride de la face, difficile à aspect
mais qui ressemble
décrire,
assez bien à celui
donne à un homme bien
que
portant, la flamme
d'esprit de vin brûlé avec un mélange de
dans une chambre obscure, etc.
sels,
Andalousie. - Séville, 22o 12, 1819.
Invasion en généralsubite, douleur dans la régiontombaire, lescuisses,
leagenosetlejambes
céphalatgie aigte.ou gravative; frissons, chaleur
brolante;dlévation, fréquence, dépression facile
du pouls; respiration profonde,
xiété, oppression
suspirieuse; anlans, offensés précordiale; , yeux rouges, brilpar la lumière; langue humide,
jaune, blanchâtre vers son milieu, rouge et nette
sur ses bords et à sa pointe; saveur
sées, somniseenenabilicuix:
amère; nauclaires décolorées;
constipation ; urines
vertiges; somnolence, réponses tardives, etc.
Après deux ou trois jours de durée,
riation bien sensible, retour à la santé, à sans la vad'évacuations salutaires
suite
combinés de l'art
produites par les efforts
et de la nature; toutefois cette
issue est rare, et le plus souvent ce calme
n'est
sur ses bords et à sa pointe; saveur
sées, somniseenenabilicuix:
amère; nauclaires décolorées;
constipation ; urines
vertiges; somnolence, réponses tardives, etc.
Après deux ou trois jours de durée,
riation bien sensible, retour à la santé, à sans la vad'évacuations salutaires
suite
combinés de l'art
produites par les efforts
et de la nature; toutefois cette
issue est rare, et le plus souvent ce calme
n'est --- Page 167 ---
145)
que momentané et illusoire; en effet, bien
les yeux perdent de leur
que
jaunes, que le visage
rougeur et deviennent
a-peu-près naturel pâlisse, que le pouls soit
la chaleur
, de même que les urines, et
mal; le désordre quelquefois inférieure à son état nordes réponses, quelque
qu'il soit, trahit celui des facultés
léger
etconduit à la deuxième
intellectuelles,
ordinairement
période, qui commence
vers la fin du
Alors, suivant que le miasme quatrième jour.
les systêmes
contagieux a affecté
voit dominer gastrique, les
sanguin ou nerveux, on
phénomènes
cun d'eux. Dans le
particuliers à chade bile ou d'autres premier cas, vomissemens
l'estomac;
matières renfermées dans
anxiété, ardeur, fatigue du
agitation; langue sèche, enflammée
cardia;
et sur ses bords, une
à sa pointe
fois sur son milieu, ligne se dessine quelqueen totalité;a
ou elle se plombe et noircit
missemens agitation; hoquets ; soif intense; VOlante,
d'une atrabile plus ou moins brilcouleur de café ou de chocolat;
formécs de
selles
foncées en
natitnesatgrinodndend
couleur; contraction de l'abdomen
dur et tendu ; urine
qui devient
sourd ou furieux
obscure, ou nulle; délire
des fonctions
dans quelques cas,extinction
dia,
de l'ouie; sensibilité telle au carqu'elle arrache au malade des cris
tilsuet lui fait prendre des
plainpositions forcées et
--- Page 168 ---
( 146 )
serrée et sanglotcstrordinsires ; respiration refroidissement
pouls faible et accéléré;
; ictéricie
tante; extrémités ; ginaibemens aigus ct mort
des
convulsiohs
plus ou moins prononoées jour.
du einquième au septième chaleur âcre et morDans le deusième cas,
mais fréquent, asdante; pouls peu résistant, vibratil; yeux proéminens,
sez large et un peu colorés enjaune; langue enrouges. légerement gonflée, hérissée de papilles
flammée, humide,
intensité moindre
grossies et un peu jaunes; epigastriquese quoiqu'on
dans les phénomenes cas des svointosesiensnetine
observe edans quelque
-
enptincdesrarises
et des Segpensiendenraiden obscures. sanguinolentes. peu
rouges, safranées,
par la bouche, T'anus, des
chargées; hemorrhagics les
: viscosités
le nez et
gencives
de
l'utérus,
tremblement
pétéchics, cechymoses;
aux
dents;
des membres ( ce qui surdité, équivaut somla langue, des cas préédens )
de la peau,
convulsions prostration: teinte jaune que le quanolence, maladie n'est alors décidée
du moins
etc.; la
et unième jour,
torze, dix-sept ou vingt
le plus souvent. troisième, la fièvre se présente
Enfin, dans le
tres-promoncés le
un caractère pernicieux
d'un
avec
contracté; il y a sentiment
pouls est petit,
est aride; la prostration
froid extrême; la peau
édens )
de la peau,
convulsions prostration: teinte jaune que le quanolence, maladie n'est alors décidée
du moins
etc.; la
et unième jour,
torze, dix-sept ou vingt
le plus souvent. troisième, la fièvre se présente
Enfin, dans le
tres-promoncés le
un caractère pernicieux
d'un
avec
contracté; il y a sentiment
pouls est petit,
est aride; la prostration
froid extrême; la peau --- Page 169 ---
( 147 )
des forces.T'abatteinente tetl Taltération
à un haut degré; le
sont portés
affaiblis; le
visage est plombé, les traits
malade a le regard triste d'un
éteint; il répond avec lenteur
ceil
qu'on lui fait; sous l'influence aux questions
d'un délire
turne, ou d'une somnolence
taciqui dégénère
quefois en véritable coma, il semble
quelindifférent sur sa
tout-a-fait
lente et
situation; sa respiration est
suspirieuse;la langue et les urines
que. naturelies, mais il y a de l'anxiété
presdiate, et une certaine astriction
précormort est ici plus
du ventre; la
du
prompte, puisqu'elle survient
cinquième au neuvième jour, et
peu d'heures après l'invasion.
quelquefois
Excamen
peau;
cadavérique : couleur jaune de la
ecchymoses Jarges au col et au visage;
graissesous-cutanée d'un jaune
des vaisseaux du
foncé; distension
péricarde, des
plexus choroide et de la
méninges, du
masse
sang dissous occupant le sinus encéphalique;
périeur; sérosité
longitudinal susanguinolente dansle
sang grumeleux et abondant dans les péricarde;
et en dissolution dans le
poumons,
ou jaune verdâtre du
coeur; couleur plombée
turelle,
foie; vésicule biliaire
ou noircie vers son col,
nabile d'un gris de fer ou d'un brun contenant une
riable pour la consistance;
obscur et vadans son intérieur,
estomac phlogosé
contenant un liquide gris de
10. --- Page 170 ---
( - 148 )
les
vers
noirâtre; rien de remarquable
fer ou
organes urinaires.
Catalogne 1821.
le
sans prodromes.
Invasion ordinairement
du soleil; elle a
souvent après le coucher
le sentiment
plus
des frissons ou plutôt par
est d'une
lieu par
dont la durée
d'un froid stupéfiant, de deux. trois ou quatre,
heure chez les uns,
tle froid flatuosités. nauchez les autres; pendant
fréquent; chaleur
sécs ; pouls pelit, concentré, dans l'état naturel; soude la peau moindre que
ou de l'esvent délire, spasme des poumons vertiges : il ya
cardialgies, lipothymies
lintentomac,
sus-orbitaite, variable pour
cépholalgie
les traits sont peu altérés.
sité et la persistance:
rarement
chaleur succède et s'aiccompagne
a La
est toujours
le pouls se développe,
d'abord
de sueurs; face colorée; Vonhisemens,
fréquent,1 la
puis d'eaux
d'alimens si T'estomac en contenait. humide, langue ordiyertes et amères , bouche blanche au milieu,
nairement nette, humide,
point de
les bords, mince ou épaisse,
dourouge suri
persistinte, quelquefois
soif; céphiatalgie lombes et dans les membres;
leur gravative aux selles sont rares s;les urines
Tappétit se perd; les
le sommeil léger; les
rouges et sans sédiment, vaisseaux de la conjopeanimés) les
yeuxisont
ait. humide, langue ordiyertes et amères , bouche blanche au milieu,
nairement nette, humide,
point de
les bords, mince ou épaisse,
dourouge suri
persistinte, quelquefois
soif; céphiatalgie lombes et dans les membres;
leur gravative aux selles sont rares s;les urines
Tappétit se perd; les
le sommeil léger; les
rouges et sans sédiment, vaisseaux de la conjopeanimés) les
yeuxisont --- Page 171 ---
( 149 )
tive injectés; douleuràl l'estomae,
souvent
ventre souple,
épistazis, etc. Vers le
la face est moins colorée, la quatrième jour,
conjonctive est moindre
couleur rouge de la
morrhagie
et vise au jaune; l'hénasale,si elle existait,
gue se dépouille et devient
cesse; la lansèche:il n'y a plus de
quelquefois rouge et
douleur de
vomissemens bilieux; la
Tépigastre se calme, le ventre
souple, et dans quelque
est
cher;les évacuations
cas, douloureux. au toualvines
et de couleur différente, liquides, fréquentes
sanglantes; les urines bilieuses, brunes ou
turel, la peau fraiche, sont rares, le pouls nalibres; les malades
quoique aride, les idées
dent à
assurent étre bien, demanmanger, et mangent
pétit. La convalescence
quelquefois avec apsile
peut alors être
pouls se soutient fébrile,
espérée,
au dessous du naturel
ou qu'ilr n'aille pas
vienne
et que la peau ne depas fraiche, etc. mais le
maladic
plus souvent la
continue,, et alors la face
couleur plombée tirant
prend une
yeux est légérement surlejaune; le tour des
est plus jaune, le eechymosé, la cornécopaque
quiet;
regard est fixe, hébété ou inily a flatuosités, somissemens
noir, ou d'une matière
de sang
chotemens
chocolatée, ou des crasanguinolens;
porter aucune boisson impossibitité de supteuse; sécheresse de simple ou médicamenla langue, que couvre un
couleur plombée tirant
prend une
yeux est légérement surlejaune; le tour des
est plus jaune, le eechymosé, la cornécopaque
quiet;
regard est fixe, hébété ou inily a flatuosités, somissemens
noir, ou d'une matière
de sang
chotemens
chocolatée, ou des crasanguinolens;
porter aucune boisson impossibitité de supteuse; sécheresse de simple ou médicamenla langue, que couvre un --- Page 172 ---
( 150 )
ou qui est rousse,
enduit olivâtre et rugueux; douleurs epigastrigués:
fortes
sèche ctépaisses
alvines sanguinolentes,
évacuations
fréquentes
; rareté ou suppression
noirâtres ou poisseuses lenteur du pouls; coupetitesse et
des urines;
toujours aride, presque
leur.jaune del la peau
des taches brunes
froide, et offrant souvent lenteur de la panon persistantes ;
quelquefois
role, somnolence..
toujours
Ces divers symptômes se prononcent
de
auxquels un mélange
davantage; les yeux,
chose de sijaune et de rouge donne senfoncent quelque dans les ornistre dans le régard,
reparait, les dents
bites; quelquefois l'epistazis noircit ou reste dans l'état
se sèchent, la langue est fétide, mélée d'une
déjà indiqué; Thaleine à la fièvre jaune, etc.,
odeur fade particulière
et présont tres-doulouresx. formés
les womissemens déchirantes; ils sont
cédés de cardialgies
à du marc de café;
par une matière analogue sont alors d'une exVépigastre et T'abdomen malade s'agite, pousse des
trème sensibilité; le
lorsque le ventre est
cris et des génischvens..
le malade
insensible, ce qui arrive quelquefois, du tout, lc pouls
vomit moins, ou ne vomit pas cessé de battre
le coeur a
est imperceptible.
les neaheaintadheteste se
bien que, quelquefois.) encore : Ics cechymoses
et' 'notrices persistent
sont alors d'une exVépigastre et T'abdomen malade s'agite, pousse des
trème sensibilité; le
lorsque le ventre est
cris et des génischvens..
le malade
insensible, ce qui arrive quelquefois, du tout, lc pouls
vomit moins, ou ne vomit pas cessé de battre
le coeur a
est imperceptible.
les neaheaintadheteste se
bien que, quelquefois.) encore : Ics cechymoses
et' 'notrices persistent --- Page 173 ---
(151)
multiplient, l'ictère se prononce davantage, les
évacuations se suppriment, la raison se perd, la
respiration est courte; il y a écume sanieuse à
la bouche, hoquets, soubresauts des
trismus, convulsions
tendons,
bientôt
partielles de la face, et
après la mort termine cette fatale
Examen
scène
cudavérique. Sans chercher si la
membrane muqueuse est
primitivement ou secondairementalfcctée, sielleest
toujours ou rarement
enflammée, et si les traces de phlogose,
moins intense,
plus ou
le
remarquées après la mort, sont
résultat de la présence de la matière noire
(1);
() Peut-être convient-il de rapporter à la suite du
tableau ci-dessus, tracé par un des médecins
(arrivé à Barcelone, le 23
français
nomènes relatés
octobre); l'ensemble des phépar les médecins de la
de santé, avant le 15 août,
junte supérieure
R quelle espérait
lorsqu'elle disait encore
a maladie
que son pays serait un de ceux où la
ne pourrait se transmettre
rapide énumération des
(pag. 58). a La
commission de
symptômes observés par la
Tintérieur, complétera le tablean dans
lequel Chisholm et Pym auraient peut-ètre
fièvre de Bulam ; et
reconau la
falale
Warren, encore un débri de la
peste de Marseille, etc.
a Affaissement extrême du corpse
et altération de la physionomie, etdel'esprit : dégoût
sibilité à l'orifice de
oppression ; grande sendiverses
l'estomac; douleurs vagues dans
parties du corps; pouls plutôt ralenti
léré; engourdissement général des
qu'accésens,.coloration 1 jaune
fièvre de Bulam ; et
reconau la
falale
Warren, encore un débri de la
peste de Marseille, etc.
a Affaissement extrême du corpse
et altération de la physionomie, etdel'esprit : dégoût
sibilité à l'orifice de
oppression ; grande sendiverses
l'estomac; douleurs vagues dans
parties du corps; pouls plutôt ralenti
léré; engourdissement général des
qu'accésens,.coloration 1 jaune --- Page 174 ---
( 152 )
l'auteur suivre ses raisonnenous laisserons
n'avoir pas toujours
mens, que nous avouons d'après des assertions,
compris, et argumenter
un peu hasarnous avons crues quelquefois
dans la
que
aient été admises
dées, bien qu'elles
proucomme parfaitement
suite de T'ouvrage
à cette concluvées; et nous nous en tiendrons
langue sèche
de la conjonetive;
chez les
de la peau, turgescence s amers, selles bilieuses
et rouge; comissemens chez lesautres; enfin hémorrhagie la
uns, sanguinotentes les narines: : grande variété dans
par la bouche et
chez le plus grand nombre,
coloration des urines;
de rendre insupportable
cardialgio excessive, au point le toucher. D (rapp. de
lexploration de l'épigastre par
la junté déjà citée:)
de tétes du col, du
douleurs
e Invasion brasque,
injection des yeux,
dos, des lombess des articulations, fièvre; calmc insidieux
coloration du visage, cardialgie,
instans seuledeux, trois jours, ou quelques
la
durant un,
nasales, par les gencives,
ment; puis hemorrhagies déchirans; vomissemens
langue, le rectum; hoquets couleurs de café, de chocolat; ;
bilieux, noirs, bruns,
ou partielle de la concoloration en jaune générale chute du pouls et des forces;
jonctive et de Ja peau;
sangainolentes ou supurines rares, troubles, brunes,
prostration
refroidissement des extrémités,
primées;
de la commiss.)
extrème, mort. $ (rapp. éntre ces deux descriptious
La différence qui existe, de lépidémie si distantes
abrégécs, faites à des époques
, de chocolat; ;
bilieux, noirs, bruns,
ou partielle de la concoloration en jaune générale chute du pouls et des forces;
jonctive et de Ja peau;
sangainolentes ou supurines rares, troubles, brunes,
prostration
refroidissement des extrémités,
primées;
de la commiss.)
extrème, mort. $ (rapp. éntre ces deux descriptious
La différence qui existe, de lépidémie si distantes
abrégécs, faites à des époques --- Page 175 ---
(155 )
sion à laquelle l'ont conduit
ses observations
cliniques, savoir : qu'apr's avoir consulté,
pendant la vie, les phénomènes
les résultats de
morbifiques, et
à dire,
l'autopsie, on en vient toujours
que c'estdans les viscères
se passent tous les désordres, gastriques que
etc. (pag. 222)
SECTION DEUXIENE.
EXAMEN DES CAUSES DES PRÉCÈDENTES ÉPIDÉMIES.
ILnenousa appartient pas, et
inutile de faire observer
dailleurs,ilserait
parfaite, du moins
la similitude, si non
aussi grande qu'on
pérer en médecine,
peut l'esqui existe entre les
sympl'une de l'autre, doit faire vivement
bientôt, T'histoire
désirer de voirparaitre
lone. Mais elle complète del la fièvre, qui régna à Barcene peut-être intéressante,
l'ouvrage d'un médecin qui ait vu
qu'en étant
son début
cette épidémie
jusqu'à sa terminaison; et
depuis
faire prévaloir aucune des
qui n'ait cherché à
cession des
opinions dominantes. La sucde leur
symptômes, la gradation de leur intensité et
nombre, etc. seraient alors
dérer:carellessontr
importantes à consipu arriver,
réelles, si on admet quel la maladier n'a
où elle était par le une transition subite et
de
15 août, à celui où l'ont brusque, l'état
decins français. Un caractère de
trouvée les méà aucune affection
celte nature n'appartient
contagiense, ainsi que nous l'avons
Ireoedemmnentabenvese M. Pariset
ou, s'ilexistep pourc ces
aurait dà le mentionner dans dernières,
ment qu'il a fait, de la variole
le rapprocheet de la fièvre jaune.
par le une transition subite et
de
15 août, à celui où l'ont brusque, l'état
decins français. Un caractère de
trouvée les méà aucune affection
celte nature n'appartient
contagiense, ainsi que nous l'avons
Ireoedemmnentabenvese M. Pariset
ou, s'ilexistep pourc ces
aurait dà le mentionner dans dernières,
ment qu'il a fait, de la variole
le rapprocheet de la fièvre jaune. --- Page 176 ---
( 154 )
nous venons de raptômes des maladies que
également sur le
Nous nous tairons
faporter.
cadavériques,
identité des résultats
soient enpresque
que
relaciles à saisir, quelquimapardaites qui y sont
core la plupart des observations bien de dire quela
tives; et nous nous garderons
non plus
marche et la durée ne présentent tranchée, qu'on ne
différence un peu
d'action des
aucune rapporter, soit à l'intensité actuelle des mapuisse soità la manière d'être
examiner.
causcs,
faut donc seulement
Jades. I nous
ies causes auxquelles
dans cette seconde partie, et terminer par elles,
on a attribué ces maladies;
et d'après lequel
T'exposé que nous avons promis. résoudre les questions,
le lecteur doit pouvoir
de cet
avons élevées au comnmencement
et
que nous
chacune de nos histoires,
article. Reprenons
impartialité, les diverses
tâchons diapprecierasee
s'est développée et
influences sous lesquelles. fait le sujet; mais obpropagée la fièvre qui cn les fois qu'il est quesservons avant, que, toutes quelle discussiou,
tion d'un fait, dans n'importe celle-ci, d'abord bien
faire cesser
franil faut, pour les mots, ensuite admettre
le
s'entendre sur
existe, et le rejeter, dans
chement ce fait s'il
ces extremes,il ne
contraire ; parce qu'entre
cas
terme. La veritésacrosauraity avoir de moyen
dans le cas
rarement des intermeliaites:
mode --- Page 177 ---
(155 )
actuel surtout elle ne saurait siéger au centre, ni
celui qui la cherche, admettre à la fois
positive, et repousser comme mal-fondée comme la
tagion, que quelques auteursmodernes, condent ou combattent
défentour-d-tour, et presque toujours suivant le besoin du moment.
S. Pouppd-Desportes. auteur de la
tion du no premier, a noté avec soin les météores descripatmosphériques qu'il a observés, et les maladies
qui ont régné, d'abord au Cap,
phin ; il dit
puis au fort Dauque l'absence ou la présence de la
maladie de Siam(1),
subcariatiomonitioaus
changemens survenus dans
Teffet de la
l'atmosphère, par
chaleur et de T'humidité, Ainsi au
Cap, pendantles années 1733 et 1734, des pluies
très-copieuses et des temps trés-chauds donnent lieu à une violente fièvre (mal de
qui régnant exclusivement
Siam),
fait périr plus de la moitié pendant des
quatre mois,
qués et des
nouveaux débarmatelots, et est très-légère dans les
lieux élevés, Mêmes causes, mêmes effets
1759, 1740, 1741 et 1745. Par contre cette en
ladie est
masporadique en 1755, 1756,
1758 et 1742, elle est moins violente, les 1757.
veaux arrivés en
nouréchappent, ctc. Ce médecin
observe en outre, que quand elle est très-vio-
(1) Veyez pour l'origine de ce mot l'art. import.
les
lieux élevés, Mêmes causes, mêmes effets
1759, 1740, 1741 et 1745. Par contre cette en
ladie est
masporadique en 1755, 1756,
1758 et 1742, elle est moins violente, les 1757.
veaux arrivés en
nouréchappent, ctc. Ce médecin
observe en outre, que quand elle est très-vio-
(1) Veyez pour l'origine de ce mot l'art. import. --- Page 178 ---
(1 156 )
parmi
règne épidémiquement
lente ct qu'elle
affecte chez les acclimatés
les étrangers, elle
bilieuse bénigne, ou
la forme d'une rémittente
lymphatiques
comme il l'appelle, d'une fièvre
comme
faut-il la regarder
a aussi, ajoute-t-il, dont il faut chercher la
une de ces maladies
de l'air (P- 191).
cause dans la constitution causes adjuvantes,
Jproclamed également comme l'air et qui proles exhalaisons qui corrompent
:e
elles-mémes des eaux corrompuess l'abus
viennent
tristes de T'âme, la fatigue,
les affections
si commun dans les pays
des plaisirs vénériens,
d'Hippocrate: -
chauds, malgré les préceptes autumno atilis est;
Venus neque astate, neque abstinendum ; un
astate in totum si fieri potest
etc.
robuste ou mélancolique, nous
tempérament
adopté par ce médecin
Le traitement
rationnel, 1, et lui a souvent
semble d'ailleurs assez
sagement comréussi; il consiste dans I'emploi
des dérides évacuans,
binédes antiphlogiatiques
vents du nord,
vatifs et des cordiaux, (P- 205).Les T'air et diminord-est et de l'est rafraichissent maladie ( P. 60). ()
nuent la violence de la
(2), qu'unc longue pratiquea
S. J. Moultrie
ouv. cité,
les mémoires de M. Bourgeois,
(1) 205, Voy. 452.
Americae flava: Edimpag. Diss. de Febre maligna biliosà
(2)
burgi 1749:
iques
vents du nord,
vatifs et des cordiaux, (P- 205).Les T'air et diminord-est et de l'est rafraichissent maladie ( P. 60). ()
nuent la violence de la
(2), qu'unc longue pratiquea
S. J. Moultrie
ouv. cité,
les mémoires de M. Bourgeois,
(1) 205, Voy. 452.
Americae flava: Edimpag. Diss. de Febre maligna biliosà
(2)
burgi 1749: --- Page 179 ---
( 157 )
Charleston de la Caroline
même
méridionale, a mis à
d'speécietiaflence des causes
trices de cette fièvre, et d'après
producavons rapporté l'histoire du
lequel nous
est
no. 2, croit qu'elle
principalement due aux exhalaisons abondantes de miasmes putrides que la chaleur dé.
gage des étangs 7 des lieux couverts
menses forêts ; aux chaleurs
par d'imbrulantes (a); et
queletempérament sanguin, une vie Jaborieuse,
alternativement exposée aux chaleurs du
à la fraîcheur de la nuit, l'abus
jour et
spiritueuses
des liqueurs
2 les affections de l'âme, telles
la crainte, (multi eac solo timore et
que
in febrem pestilentialem
imaginatione
posent. Il pense, de plus, inciderunt), y prédisiles etdu
qu'elle est indigène des
continent américains
les pays dont la
(2),etaussi detous
leur (P.
température se rapproche de la
inshreneaftrmat
(1) In Caroli oppido, exeunte mense
cum nulla ora, per aliquot hebdomadas junio (1752),
tem refrigerasset, adeb saeviebat haec 2 aestum torren-
(2) Atits first seltlement,
febris, etc.
unhealthy, in the autumnal Charleston was said to be sO
october, the public offices months, that from june to
retired to the
were shut up, and people
view of south country (Sce governor Drayton, his
tory of south Carolina, pag. 24, 27, 28.) - HisRamsay,
Carolina, first vol, pag. 142.
David
review of the
improvement, etc., in all these
haec 2 aestum torren-
(2) Atits first seltlement,
febris, etc.
unhealthy, in the autumnal Charleston was said to be sO
october, the public offices months, that from june to
retired to the
were shut up, and people
view of south country (Sce governor Drayton, his
tory of south Carolina, pag. 24, 27, 28.) - HisRamsay,
Carolina, first vol, pag. 142.
David
review of the
improvement, etc., in all these --- Page 180 ---
( 158 )
ses
rang parmi
tient le premier
dans le
La saignée
181); et comme
moyens curatifs (P.
de la température
Tabaissement
marche de
cas préctdent, un bon eliet.suela
omnes
produit toujours dit-il: Laetus wideo libela maladie; alors,
periculo brevi
omnique
concalescentes
etc. (p- 165 )-
ratos,
1740,94, ,95, 96,
visitations 1699, 1752, 1559, that 1745, it never spread in the
It was remarked
infected persons,
1799, 1 800,
often carried there by canght the discountry, though
after having
who died out of Charleston, last seven visitationsi it eaclusinely was in
case in it. j... In these the air of Charleston, and
to
et suiv. His address
fell on strangers contagious (pag- 59
New-York medino instance society of that state in Charleston meto the medical vol.4, pag 100). The of D' Ramsay to
cal Repository, for 1802. - - A letter
(1804) Newdical register dated the 14 the of december 365. oùl il est dit:
D Mitchetl,
vol. 8, pag.
while the epiYork med. Repository,
warm,
of its
The weather was uncommonly number and mortality
raged and the
ofheat, etc Dans
demic inoreased with the increase of novembre 1800),
subjects lettre au D' Miller (18
les médeune autre
avait quuncopinion parmi among
on trouve qu'iliny there is but one opinion that the
eins et les habitans,
and that is,
and inbabitants,
3 my
the physicians neither imported or contagious..3 fever is a local
disease was
is that the yellow
etc. (Newprivate opinion in the air ofCharleston,
218 ).
disease originating Repository, vol. 4, pag.
York , médical
etc Dans
demic inoreased with the increase of novembre 1800),
subjects lettre au D' Miller (18
les médeune autre
avait quuncopinion parmi among
on trouve qu'iliny there is but one opinion that the
eins et les habitans,
and that is,
and inbabitants,
3 my
the physicians neither imported or contagious..3 fever is a local
disease was
is that the yellow
etc. (Newprivate opinion in the air ofCharleston,
218 ).
disease originating Repository, vol. 4, pag.
York , médical --- Page 181 ---
(159 )
S. Nous retrouvons dans
Cléghorn
a soigneusement observé
(1), qui
et décrit les fièvres
intermittentes endémiques de
les affections variées
Minorque (2),
correspondantes à
époque de l'année et aux divers
chaque
météores atmosphériques, i'qu'il existe dansl'air,
et septembre,
pendant aout
une disposition
ble d'agirdela
particulière caj pamémemanisresur un
bre d'individus;
grand nom2° que la fièvre intermittente
qui se déclare alors ne conserve
pas toujours
The black vomitwas neither violent
in fatal cases, wherethedepleting
or constanty, even
proper extent, dit encore le D: system was carried to a
Mitchell. )
Ramsay. (Lettre au Dr
(3) Observations on the épidemical diseases in Minorca, from the year 1744, to 1749.
(2). This fever, dit le Dr. R. Hamilton,
la fièvre qui fut observée à Lynn dans
en parlant de
is the same
with
Norfolk, en 1779,
distemper
the
fever of the
bilious, remitting
Netherlands, the tertiana
of
norca, the remitting fever of Bengal, the duplea Miofthe west Indies, and the bilious
yellow fever
Differ only in
remittent of Senegal...
malignity and fatality from those of hot
Countries, in propor.ion to the difference of
(Observations on the marsh remittent
climate, D
à 52. )
fever, etc. p. 27
The tertian fever of Minorca when it attacked
glismen, put on the usual symptoms of the
en-
( Cléghorn, pag. 176).
yellow fever.
the remitting fever of Bengal, the duplea Miofthe west Indies, and the bilious
yellow fever
Differ only in
remittent of Senegal...
malignity and fatality from those of hot
Countries, in propor.ion to the difference of
(Observations on the marsh remittent
climate, D
à 52. )
fever, etc. p. 27
The tertian fever of Minorca when it attacked
glismen, put on the usual symptoms of the
en-
( Cléghorn, pag. 176).
yellow fever. --- Page 182 ---
(160 )
la forme
revêt quelquefois
ce type, mais qu'elle continue (1); Sretqu'ielle <
est
rémittente et même de cette ile, qui revienne
la seule, des maladies
autres époques de I'ancelles des
régalitrement,
épidémiquement dans le
La maladie qui règne
durant
()
et les pays marécageux,
Brabant, la Flandre
intermittente communément
Y'automne, est une fièvre espèce maligne, which in
tierce, mais d'une
as a
du type
places and worst seasons, ardent appears fever.
the dampest
or even an
double tertian, a remitting d'aspects, suivant la constituCes fièvres peuvent varier
They arc all of a simition et d'autres eirconstances; in the beginning of the épidelar nature, for though
they assume a continued
mic, when the heat is greatest, the end of autumn, they
form, yet, by
obor a remitting
intermittent. (Pringle,
usually terminate in regular of the army, pag. 6).
servations on the diseases morum et ceelinostri consuetuEstate 1652, praeter
Hafnice et vicinis locis
et siccissima,
vadinem calidissima tertiana intermittens epidemia, varia
grassabatur febris observavimus typum, symptomata colli seu
rium in hâc
capitis dolor, imprimis
comitabantur, ingens lumborum, et dorsi, calor urens,
musculorum occipitis,
multis in hâc curbe
vomitus! biliosus, sitis, inquitetndines.." istam remansit, ut vendiuturnus vomitus post febrem
affectum, sicut in
in febre hàc imprimis
Bartholini
triculum solet, nondubitarim, etc. ( Thoma cent. I et II,
malignis anatomicarum rariorum
historiarum Febris tertiana epidemia).
hist. LVI.
orsi, calor urens,
musculorum occipitis,
multis in hâc curbe
vomitus! biliosus, sitis, inquitetndines.." istam remansit, ut vendiuturnus vomitus post febrem
affectum, sicut in
in febre hàc imprimis
Bartholini
triculum solet, nondubitarim, etc. ( Thoma cent. I et II,
malignis anatomicarum rariorum
historiarum Febris tertiana epidemia).
hist. LVI. --- Page 183 ---
née variant
(161)
serait-ce
comme l'état de
pas parce que les
Tatmosphère. Ne
sont le temps de T'année deux mois déjà cités
le plus
ou la
constamment la
température est
ou moins chaude et même, c'est-d-dire plus
leurs, un court résumé humide (1)P Voici, d'ailnaire qu'elles
de l'ordre le plus
En
affectent dans leur
ordi1746, pleurésies
manifistation.
ques phrénésics, fièvre graves jusqu'en avril; quelsans
parotides; en juin etjuillet érysipdlateuse, avec ou
ment), fièvre périodique
(au commencediarrhéesvers la mi-juillet, avec vomisemont et
tierce, as usual (P. 94); irruption de la fièvre
lera-morbus et la fièvre Tannée d'avant, le chotierce (2) avaient
paru
(i) En parlant des maladies
norque durant T'intervalle
qui afligent l'ile de
J. Lind, observe
qui sépare juin dei
Mimoins saine qu'à que l'airy y est moins pur et novembre, la
Gibraltar
situation
(9). a Comme les
(pag. 55).
a de repos répondent premières exacerbations et
4 des fièvres
les jours
mination de tierces, tas le valgaire
oeeeetioes
généralise sous la
a on est affecté dans tertianas, la plupart des
dénosemble
cette ile. >
maux dont
mot pas avoir attaché une grande Clighorn lui-méme ne
qui qu'il applique aux fièvres d'accès importance à un
caractére changent de type, < et qui
comme à celles
de continues, et ne prennent tout de suite le
gnité, D Thion de ta Chaume cachent plus leur mali-
(pag. 40).
--- Page 184 ---
(1162 )
suivant
étaient allés croissant,
et
à la fin de juin, according to the custom, et
leur contume,
de fréquence
avaient atteint leur mazimum etc. Il en est de même
dintensité en septembre. Tabaissnment de la tempérades autres annces;
de cettc fièvre, qui
interrompt les ravages
les fèvres
ture
remplacée par les catarrhes, . T4
est alors
par
quartes. etc.
toujours conscillee
La saiguée est presque nous a boumailitotre
dont T'ouvrage
administre ausCleghorn, le no 5, et lc quinquina une teinte jaune,
porlant les yeux prennent
pas de se
sitôt que
qui ne manque
pour -
prévenir lictère arrive aux autres maladies
ainsi quil
manifester, maligne (p. 206)-
d'une nature
Barbade, ou il a pmatiquclengienos
SNéalal l'anteur () de notre quatrième la fièvre
la médecine, signale comme causes de et les exerdescription
pendant le jour,
jaune, les travaux
du soleil, alternant
véhémens à T'ardeur rosées fraiches de la
cices
aux
venant
avec une exposition dans les Indes, d'étrangers spirimitsTardiner
Tabus des liqueurs
d'un climat tempéré; encore, que les symptoBruce observe
tucuses.
maladies des
inséré dans l'essai sur les
() Extrait
de la Chaume: (99-194L)
Européens, etc. parThion
pendant le jour,
jaune, les travaux
du soleil, alternant
véhémens à T'ardeur rosées fraiches de la
cices
aux
venant
avec une exposition dans les Indes, d'étrangers spirimitsTardiner
Tabus des liqueurs
d'un climat tempéré; encore, que les symptoBruce observe
tucuses.
maladies des
inséré dans l'essai sur les
() Extrait
de la Chaume: (99-194L)
Européens, etc. parThion --- Page 185 ---
mnes sont
(163 )
chaleur d'autant plus
se joint beaucoup graves, qu'a une grande
influence dont on
d'humidités double
tats, dansune situation concevra facilement les résultown () et de son
telle' que celle de
La
port
briliges
saignée, les
(Barbadey (2).
an
évacuans! le quina,
T'opium
(1) La plus saine de
dans les
toutes les
vient ensuite ee-doaitentunete est possessions
of
l'ile de la
Phe des anglaises
ground upon which Barbade, if wet except Dekmides, that
situated, Lind. op. cit. Bridge Town, its
spot:
(-)Yoyez
(pag. 118),
capital isi
titre, On l'ouvrage de
noi
lequelon accounto ofyellow Aciantbican ayant
trouve, entre
fever at
pour
ne peut-être
autres
Barbadon, dans
a they had déplacée ici : a remargnes, A town ill la suivante qui
a they never considered would health, as they did situatedy for, if
castern side, where have set it there, convenieney
ctcia
thought to be affected constitation Hill is
Thé
branch of theseat
by marshy sitwated, is
the country.
which runs a considérable miasini from - a
ver, elc. (vol. Chisholme 2,.
Essay on malign way into
lettres écrites
pug. 160. pag.i 252,
pest. féBarbade, et par N.Richard Kihes, 21.) - - Déux
tion de
publiées par
médecin de la
account papier de
Itutelinson dans sa
of the yellow Nasehnsedtenerg Le D'.,
collécquis y régna,
fever at
Hughes , his
en 1645, fut (aseure-t-il,
Barbadoes. La maladie
srioutontedep D.
maladie
tres-fatales elle fut
Gambte),
temper. nouvelle, it was then regardée comme uné
natural
called the
history of Barbadoes; new dis-
; ( pag. 57).
11,
in de la
account papier de
Itutelinson dans sa
of the yellow Nasehnsedtenerg Le D'.,
collécquis y régna,
fever at
Hughes , his
en 1645, fut (aseure-t-il,
Barbadoes. La maladie
srioutontedep D.
maladie
tres-fatales elle fut
Gambte),
temper. nouvelle, it was then regardée comme uné
natural
called the
history of Barbadoes; new dis-
; ( pag. 57).
11, --- Page 186 ---
( 164 )
diminuer
prescrits pour
etc., sont tour-d-tour force du pouls, débarrasser hoet la
calmer le
la fréquence et les voics biliaires,
qu'il faut
les intestins
ajoute
néanmoins, ce médecin
est;
quet;
caute procodendum faut éviter
avec
agir
discemement. d'après nous, qu'il
ses
veut dire,
ce qui
rostiniere.et proportionuer qui
toute pratique
divers cas pathologiquen Ce
curatifs aux
observation.
moyens
à notre
se présenter
bien signilier
peuvent
pourrait peut-étre serait pas impossage précepte chose; et il ne
encore autre
faveur de savantes interpeétasible d'y voir,àl la Tauteur sur la nature ()de
tions, Topinion de
car il n'cst pas à notre
la maladic quil décrit;
256-a79). - Voyage en
Essay (vol. 2, pag.
Thomasphitips
Chishom's etàla Barbade, par le capitaine collection- Warren,
Afrique dansle ekatcieaase
où il dit : a que
publit
maligue de la Barbade,
le vaisseau
traité de la fièvre venait de Marseille, par ne parle
la maladie deap3s,
alors dans cette ile,
A Le D'. Towne, son traité sur les maladies
le Lynn.
Voy.
pas de cette imnportation. (pag- 20.)
un seul
des indecoeolesales observé, dit le D Hillary,
0j-3avakeu de cette fièvre d'une personne all
exemple de transmission Il fait venir la fièvre jaune from
à une antre, etc. ) capable of producing idiopathie in the
the seuerat causes air and epidemical diseases
yottow fever. On
145.6.) U
Barbadoos, 3a édit. (pog. --- Page 187 ---
(1 165 )
connaissance qu'on l'ait jamais donné à
sion du fraitement
l'occapréservatif de la variole,dela
syphilis.Mais cette manière de voir dans les
autre chose que ce qu'y fait découvrir
mots
bon sens, quelque
le simple
contagieusé
nos jours, entraîne
qu'elle soit de
inconvéniens
avec elle de trop graves.
pour que nous n'ayons pas
apporter tous nos soins à nous en
du
garantir.
Ce sont encore des météores
tels qu'on n'en avait
atmosphériques
pas observé
ans; une chaleur excessive,
depuis vingt
purificateurs ordinaires
l'absence des vents
dans la constitution del'air, un dérangement
de
laison de miasmes,
Tatmosphère, l'exhad'effluves
cidant avec un concours méphitiques, coingers, etc., que nous retrouvons prodigieux d'étrand'après lequel nous
dans Clark (4),
no 5, comme
avons esquissé l'histoire du
causes productrices de la
ravagea la
fiévre qui
tente
Dominique en 1795. La fièvre remitcommune, la
tions bilieuses
dyssenterie et d'autres affecla fièvre
régnaient dans cette ile,
jaune y parut à la suite d'une lorsque
beaucoup plus forte qu'elle n'a
chaleur
etc. Ce médecin,
coutume d'étre,
auquel un séjour de plus de
(1) A treatise on the yellow fever
etc., by J. Clark.
productrices de la
ravagea la
fiévre qui
tente
Dominique en 1795. La fièvre remitcommune, la
tions bilieuses
dyssenterie et d'autres affecla fièvre
régnaient dans cette ile,
jaune y parut à la suite d'une lorsque
beaucoup plus forte qu'elle n'a
chaleur
etc. Ce médecin,
coutume d'étre,
auquel un séjour de plus de
(1) A treatise on the yellow fever
etc., by J. Clark. --- Page 188 ---
(A66 )
donne
dans les Indes occidentales, cette
vingt-cingaus
pense que
droit d'avoir une opinion,
(P- 25),
le
dépend de causes naturelles à ces
emaladic
rationnel de Tattribuer
et quil est plus
méme temps dans différens
causes, . agissant en
dans une
endroits, que de la faire développer voir s'étendre par
pour de là, la
faveur de marou deuxvilles,
villes, à la
contagion à d'autres
elles-mêmes (:)
chandiscs, ou parles personnes fièvre qui n'éparAu demeurant, cette
(P. 65)-
montrée un pen avant, à la
11 () La fièvre jaune s'était Bulam, n". 11.) et à Saint-
(voy. fièvre: de
Antigua, et les
Grenade,
de, temps elle gagna
Vincent.; en peu
en sorle que ceux qui fuyaient
autres iles sous le vent;
à ce uneste fléau, it was
de lajamaique pour échapper the same disease that now preto fall a sacrifce Istand, to etc. (pag. 5):
(pag.
eailed in crery
dit cetauteur,
Au fort royal de la Martinique, efluves maréeageux, proveles
la fèvre
52,5), où prédominent situés derrière la ville,
à
nant des marécages inthe summer oT autumnnalseasen,
jaune breats out
ou d'un certain nombre
T'arrivée des troupes, françaises, la première fois aux
viennent pour
à la pointe à
de marins 2 qui Il en est de même and from the
Tederoccilenalee la Basse Térre de la Guadeloupe, as an infectious
Pitre;
batit was neverloked apon from thence to the
kumecauses;1 nor was it ever carried
etc.
disease ..3
aussi Lind. An Essay,
other Island, etc. Voyez
(pag- 146, 215).
nombre
T'arrivée des troupes, françaises, la première fois aux
viennent pour
à la pointe à
de marins 2 qui Il en est de même and from the
Tederoccilenalee la Basse Térre de la Guadeloupe, as an infectious
Pitre;
batit was neverloked apon from thence to the
kumecauses;1 nor was it ever carried
etc.
disease ..3
aussi Lind. An Essay,
other Island, etc. Voyez
(pag- 146, 215). --- Page 189 ---
(A 467 )
goa-ni les nègres nouvellement
dAfrique (P. 2), ni les
arrivés des côtes
mémes, s'ils étaient
habitans de l'ile euxfrais et pur (p.
habitués à respirer un air
un travail
64), et à laquelle, la
et
excessif
fatigue
(p. 65), fut combattue prédisposaient également
sicatoires, et le calomel par les saignées, les véou dla poudre
uni au jalap, à T'opium,
stances ; le froid antimoniale, eut
suivant les circontumée
sur elle son influence
(P: 4).
accouBenjamin
le no 6, n'hésite Rush,auteur de T'histoire
de
pas à attribuer la fièvre Portant
nant Philidelphic (1795), aux
jaune
d'une certaine
exhalaisons proveles raisons qu'il émet quantité de caféaltéré; mais
tion (p. 157), et
pour soutenir cette assermembres du
pour combattre l'opinion des
Fouth, Redman, collége de médecine qui tous,
Leibsh
que cette maladie avait été exceptés, prétendaient
165); ; et celles qu'il donne importée (p. 146 et
assertion, avec le dire du pour concilier cette
prétendait avoir observé la docteur Say, qui
Kensington, cinq ou six
fièvre jaune dans
Water, Race et Areh-Strects jours plus tôt que dans
sons, disons-nous,
(p. 20 . Ces raitiment de
feront-clles partager le senaltéré dont lush,alégard de Tinfluence du
nous avons précédemment café
parlé,
165); ; et celles qu'il donne importée (p. 146 et
assertion, avec le dire du pour concilier cette
prétendait avoir observé la docteur Say, qui
Kensington, cinq ou six
fièvre jaune dans
Water, Race et Areh-Strects jours plus tôt que dans
sons, disons-nous,
(p. 20 . Ces raitiment de
feront-clles partager le senaltéré dont lush,alégard de Tinfluence du
nous avons précédemment café
parlé, --- Page 190 ---
( 168 )
à
comme auxiliaire
point
et ne donners-ton sanitaire de Philadelphie (1).
cette cause, T'état
à un tel point, qu'elles
les chaleurs excessives
jusqu'alors
déterminaient un état de langueur
végéde substances
inconnu; la décomposition
assez nombreux
un concours
les
tales et animales; (2)? Quoi qu'il en soit,
de réfugiés français
des circonstances qui
détails qu'il nous a laissés et des diverses afcette épidémie,
ne seont précédé
avant sa manifestation,
fections observées déplacées ici, en ce qu'ils
ront pent-etre pas
qu'en a tracé le D. Devèse,
(A) Voyez! la topographie sur la fièvre jaune, ayant
dans son excellent ouvrage
1820. (pag. 9, et
titre : Traité de la féurejaune,
pour suiv.)
furent acccusés
(2) Les réfugiés de Satat-Domingae mais on observe que Nord'avoir apporté cette maladie; lieu de la Virginie, ne virent se
folk, ni aucun autre
bien que le plus grand
développer la fièvre jaune, Saint-Domingue s'y fussent
nombre de français fuyant
Ce fait rapporté
eussent fixé leur domicile.
attestépar
retirés et y lel D'. Valontin, etc., est encore de Norfolk. Ce
par J. Devèze, médecin en chef de Thopital cas de fièvre
M. Martin,
outre n'avoir vu aucun
dernier assure en
contagicus, durant sa longue
jaune ayant un caractère
un service de quaaux colonies , et pendant
Orléans, dontil
pratique dans T'hopital de la Nouvelle
torze ans
était médecin.
leur domicile.
attestépar
retirés et y lel D'. Valontin, etc., est encore de Norfolk. Ce
par J. Devèze, médecin en chef de Thopital cas de fièvre
M. Martin,
outre n'avoir vu aucun
dernier assure en
contagicus, durant sa longue
jaune ayant un caractère
un service de quaaux colonies , et pendant
Orléans, dontil
pratique dans T'hopital de la Nouvelle
torze ans
était médecin. --- Page 191 ---
(1169 )
justifieront
Tauteur
jusqu'à un certain point l'idée
se fait de la fièvre jaune,
que
serait, d'après lui, que le plus haut laquelle ne
celle développée
degré de
chaque année à
par les matières
Philadelphie
voici
végétales en putréfaction.
en peu de mots : la
Les
en janvier, baisse
température, modérée
compagne
beaucoup en février, et s'acd'esquinancies tellement
toires, qu'elles
inflammaà la scarlatine requièrent l'emploi de la saignée:
des
angineuse se joignent, en
pleurésies intenses et
mars, 3
opiniatres ; ce mois est d'ailleurs quelques érysipèles
pour qu'en avril tous les arbres
assez chaud
couverts de fleurs. En
fruitiers soient
juillet, la chaleur
mai, juin et surtout en
plus soutenue, la devenant et plus intense et
plus grave, quelques scarlatine prend un caractère
fièvres rémittentes
apparaissent, l'une d'elles
bilieuses
yeux du docteur Rush, prend même, sous les
cède
l'aspect du
diffeilement; le
typhus, 2 9
celte fièvre durant les cholera-morbus se joint à
trois
d'août, que
premières semaines
dité
règnent une chaleur et une humitris-prononcés;ler pouls
tation; ily a tendance
annonce de l'irrinaires
aux mouvemens fluxionthoraciques, , et
enfin' la fièvre jaune devient quelques dyssenteries;
à son summum
évidente et Parvient
tobre, intervalle d'intensité, du: 25 aout au 15 OCdurant lequel il n'y a ni pluie
ût, que
premières semaines
dité
règnent une chaleur et une humitris-prononcés;ler pouls
tation; ily a tendance
annonce de l'irrinaires
aux mouvemens fluxionthoraciques, , et
enfin' la fièvre jaune devient quelques dyssenteries;
à son summum
évidente et Parvient
tobre, intervalle d'intensité, du: 25 aout au 15 OCdurant lequel il n'y a ni pluie --- Page 192 ---
(1n70)
et dont la chaleur et la sécheresse
ni vent (),
animale. une action extraont, sur l'économie
in their infuence upon the
ordinaire, are uncommon
nous
7), etc. (2). Si maintenant
human body (pLind avait remarqué que cette
(a) Déjà, en 1764,3. fièvre partout ou elle exiscause donnait lieu à cette
ajonte-t-i1, in the
tait ( p. 123 ) G This happenned, october 1,64, when excesmontlis of september and forsome months, gave rise
and want ofrain
€ sivel heat,
dissorder, (résembling those
to violent épidémiebiliouse ) in the cily of Cadix ,. etc. An essay
ofthe wvest indies
cit. ) des remarques de
on diseases, etc, (P- 124 op:
de trois que
nature ne sont pas, rares, it en est plus
cette
citer.
nous pourrions
et humide
$ (2) En 1805, T'atmosphère est élouffante de juillet, et excite
(a Philadelphie ) pendant le mois deux femmes tomdes craintes assez vives; dès le 19, formant le coin de
bent malades dans les maisons' familles n'hésitent pas à
Chesnut et water streets leurs miasmes dégagés pendant 8
attribuer ces maladies aux
et de substances en
ou 10 jours avant, d'eau stagnante
voisincs
putréfaction, dans une cour et uneallée nouveaux cas de
du 28 juillet au 5 ou 6 aodt, quatre
dont trois
paraissent dans le voisinage
interfièvre maligne
had not the stightest
furent fatals. These persons with any common source,
cours with each other 2 noT
where they resided.
eacept the atmosphere of the place celui ci-dessus près race
à
M. Jolly, d'un quartier opposé et meurt le 31 avecdos
strect, (ombe malade le 28 juillet
:
uneallée nouveaux cas de
du 28 juillet au 5 ou 6 aodt, quatre
dont trois
paraissent dans le voisinage
interfièvre maligne
had not the stightest
furent fatals. These persons with any common source,
cours with each other 2 noT
where they resided.
eacept the atmosphere of the place celui ci-dessus près race
à
M. Jolly, d'un quartier opposé et meurt le 31 avecdos
strect, (ombe malade le 28 juillet
: --- Page 193 ---
(371)
avions à montrer la filiation
fections 5 et leur
de ces diverses afcauses
rapport d'intensité avec les
facilement déterminantes, nous le pourrions
assez
les observations peub-étre,surtout si nous rapportions
eût. soupçonné recueillies par Rush, avant qu'il
(p. 8
T'existence de la fièvre
ct.suiv.); mais tel n'cst
jaune
qu'il nous
pas notre objet:
cet auteur, sulfisod'obseren, avantd'en
que la pluie et le froid finiravec
l'épidémic de
eurent sur
que celle, déjà Philadelphie, la même influence
observée daus les
précédentes;
symptômes d'une haute
jours d'aont six autres' malignité, dans les 1O premiers
teintes, s quoiqu'ellés n'aient personnes du voisinage sont atavec les malades. In
eu aucune communidation
communicate to any none other ofthese cases was the fever
température (the
ayant eu lieu à person. la suite Un changement de
mercury sinking ten
d'une forte pluie
cityremained free from degrees ) la maladie cessa, the
disease..
any Further
du midi, jusqu'au 25 aodt que sous enssefmatignant
d'une atmosphère humide l'influence d'un vent
sive,et du désordre qui
chaude et oppresfrayant
accompagne
avec plus incendie, de
a dreadfut fire, la toujours un efne cesser suite et d'une manière maladie reparut
Yorck que du 10 au 20 octobre, etc. plus violente pour
médical
Voyez le
et suiv. by ch. Caldwell. repository, vol. I. second hexade, Newfever, etc. by
Brief account of'the p. 145
DTheaton.
yellow
'un vent
sive,et du désordre qui
chaude et oppresfrayant
accompagne
avec plus incendie, de
a dreadfut fire, la toujours un efne cesser suite et d'une manière maladie reparut
Yorck que du 10 au 20 octobre, etc. plus violente pour
médical
Voyez le
et suiv. by ch. Caldwell. repository, vol. I. second hexade, Newfever, etc. by
Brief account of'the p. 145
DTheaton.
yellow --- Page 194 ---
(172 )
capable d'y proque la crainte fut également
the diduire scule la fièvre : * in many people,
was ezcited bya sudden peresisneeffarsy
C sease
à outrance, les purgatifs
et qu'enfin la saignée
la salivation, et
drastiques, le calomel jusqu'à
formaient les principaux
les aspersions froides,
le traitement qui lui
roulait
pivots sur lesquels
succès.
valut, assure-t-il, de nombreux nature de la fièvre
Quant à son opinion sur la
rétracté au
(1), nous savons qu'il s'est
le
jaune
ainsi qu'on peut le voir, par
moins une fois,
from the
suivant: e You will perceive, this letter,
passage
contained in
e facts and reasonings
the opinion published
a thatIhave relinquished
fever, in the
of the yellow
a in my account
respecting its
1794, and 1797.
R years 1795,
Iwas misled by Dr.) Lining,
nature.
A contagious
india writers. I am aware of
4 and several west
such changes in medical
which
< the influence
have,
as I have acknowledged,
a opinions 2
réputation;' but small, ina upon a physician's
the total sacrifice of
deed, should I consider
ailleurs qu'il considère la fièvre
() Nous avons dit
des fièvres remittentes
jaune comme le plus haut degré
son opinombre d'anteurspariagent
bilieuses ; un grand
p.18a. de son ounion, etjackson entre autres. the (Voy.lat fever in jamaica, etc.
vrage intitulé, a treatise on
Philadelphie, 1795.) --- Page 195 ---
mine, could it
(ap5 )
necled with avert the evills which
a belief
are cona pestilential
in the importation of
D. Edward diseases, etc. B See the letter
Miller, in the
to
pository, vol. 6, P. 155, to. Noforkmedial 15.
rephysical journal, n.
The medicaland
nière édition de
85, et la préface de la dercount, etc., et qu'ila son ouvrage intitulé, an acchise digne, à tous toujours montré une franignorerions-mous égards, d'être imitée; mais
pas moins vrai qu'il entedtesnstene.tiene a
serait
festation de la
atiribuéfordinaire manià la combinaison fiewrejaune, en aout et
du miasme plus septembre,
actifavee une
et
smtemtatrcatisatnen
d'humide telle que la sunercuniondecbeng
pas (p. 158.); qu'il a
température ne varie
cette fièvre
répété d'après Lind,
TEurope, peut se montrer dans le midi que
humide après et pendant un temps
de
(p. 148.); qu'ila
chaud et
des pestes qui, dans les avancé que la plupart
laient TEurope, étaient premiers siècles, désolesquels on les observait, originaire des lieux dans
1595 à 1649, dont
voire même celles de
lui, aux changemens Textinction est due, suivant
dans la manière de
que le peuple a
nourrir (p.
se vétir, de se loger apportés et de se
des
166.); que rien n'existe dans l'air
des Inde-Oocidentales autres climats
de plus que dans celui
chauds, qui prédispose à la
.
étaient premiers siècles, désolesquels on les observait, originaire des lieux dans
1595 à 1649, dont
voire même celles de
lui, aux changemens Textinction est due, suivant
dans la manière de
que le peuple a
nourrir (p.
se vétir, de se loger apportés et de se
des
166.); que rien n'existe dans l'air
des Inde-Oocidentales autres climats
de plus que dans celui
chauds, qui prédispose à la
. --- Page 196 ---
(74)
même degré de chaler
fièvre jaune; qu'un
végétales mortes et huagissant sur les matières
et avec toutes
mides, peut la détermincrperiouge et s.); (1), et enfin
(p:148.
ses modifications
de 1794. aux exhalaiqu'il attribue Tépidémié et des eaux stagnantes
sons provenans des égouts
a Having
environs de la ville ( Philadelphie).
des
were there was most exhalation:
R observed that
affected byit. (a.
€ there were was mostpersonss sans doute repousses
De tels principes seront mais s'ill arrivait qu'il en
par les contagionistess assignée par M. Bally,
ctla place
fut autrement,
à le faire croire,1 les deux
au D.. Rush, tendrait de s'entendre; car nous
partis seraient bien près
les anti-conta
nous sommes convaineus, que d'autres, ou du
n'en professent pas
dt
gionistes
sont d'accord sur ceux-ef.f
moins, qu'ils
i
-e
A
Thistoire u
(5),porte) le:No. g.est
SLa févredont!
due à Tinfuence d'un
comme les pnéoedentes,
:(4), au
chaud, humide et marécageux
climat
of the bilious remitting yellow fever;
() An account.
l an im
etc by. B. Rush. t. III. inquiries a 1 and observat. vol. 4,
(2) See his medical
p. 63. Considérations sur la fièvre jaune.
being
(5) The-lover part of this country ( Egypte) innundation of
rendered (4) unwholesome by the annuali the effects of that noithe Nil j. is thereby exposed to
au
chaud, humide et marécageux
climat
of the bilious remitting yellow fever;
() An account.
l an im
etc by. B. Rush. t. III. inquiries a 1 and observat. vol. 4,
(2) See his medical
p. 63. Considérations sur la fièvre jaune.
being
(5) The-lover part of this country ( Egypte) innundation of
rendered (4) unwholesome by the annuali the effects of that noithe Nil j. is thereby exposed to --- Page 197 ---
(175 )
passage de la température
jour à la fraicheur
élevée et
foyer
de la nuit; à
humide du
dinfetionsa à
l'existence d'un
liqueurs
ifintemperaes à Tabus
Tauteur spiritueuses, s'est
du coit, etc.
des
montré
(p.
ciation des
judieieux dansi Bets.);
moyens
causes, et aussi dans
Tappeea
curatifs qui, sous
T'emploi de
plusieurs
parailrontrationnels à
rapports,
pertespsils'en
beaucoupden
peu de
fattenula,
modecins.et
prise dans un bcritique
:
considérations
pareil
cattrourée
la nature
sur. le siége de la travail; mais ces
du miasme,
maladie, et sur
tisfaire les lecteurs sont-ellos de nature à
observation des jaloux de's s'en tenir à la
sat
faits?
stricte
que le typhus
penseront-ils, avec lui;
dans une sietéiredicontier
a des membraness phlegmaste plus ou prinetpalement moins
séreuses
intense
intestinal, d'oi
a dans les
lirradiations se
neienautse
autres lissus de ces propage ensuite
mémes viscères),
some vapour, wich
from saltry hot sand... during the summer
mai à
sit is during these months, arises
of septembre) but especialy towards months ( de
summer, that
the
lious disorders, strangers, are apt to be seized tatter en nd
the southern fluxes, and fevers, similar
with bidiseases
parts of Africa, etc
to those in
vantes du etc. (pag. 59€ et 40, voyez Lind an essay on
cette
même ouvrage, dans aussi pag. 41 et suipartie de TEgypte. )
lesquelles il parle de
the summer
mai à
sit is during these months, arises
of septembre) but especialy towards months ( de
summer, that
the
lious disorders, strangers, are apt to be seized tatter en nd
the southern fluxes, and fevers, similar
with bidiseases
parts of Africa, etc
to those in
vantes du etc. (pag. 59€ et 40, voyez Lind an essay on
cette
même ouvrage, dans aussi pag. 41 et suipartie de TEgypte. )
lesquelles il parle de --- Page 198 ---
(156)
vers les membranes
successivement
a les
€ et s'étend
(p. 5)- Que
et cérébrales.
pulaonaires
et fermentées portent
alcooliques
€ substances
muqueuses
que sur celles
€
EEE
a
serré et nerveux, dans lesquelles vers
tissu
ou
ES
d'un
facilement,
se concentre
se
<
lirritation
alcooliques portent
les vapeurs
une sorte
€ lesquelles
sans doute par
emplitosmeat saurait expliquer - (p-9
d'aflinité qu'on ne
tris-sublils delétères,
ct1o.); que < desmiasmest absorbés par les porès de
sont humés ou
ou dela dés qui
les voies de la respiration
par leur
€ la peau,
directement,
du
glatition, se portent
séreuses
sur les membranes les appareils paestensibilité
sur
bas ventre, et en général cavité, à l'instar du
de cette
sont
G renchimateus elc.
de cette
a
eat-enamee
rhumatisme. à T'action des causes s'arrête
€
plus accessibles le principe morbide
il
et que
surtout
e fièvre, leur tissu (P- 9 Lorsque
( dans
à l'article autopsie cadavérique, ela
aura vu, non pas dessymptômes, que memmais alesposition injectée par l'effet de Tengor-
€ brane muqueuse
des autres membranes,
gement inflammatoire état de stupeur ; que les ratombe dans un
forment les villosités de
muscules veineux qui s'ouvrent par l'effet d'une
cette membrane,
surtout
e fièvre, leur tissu (P- 9 Lorsque
( dans
à l'article autopsie cadavérique, ela
aura vu, non pas dessymptômes, que memmais alesposition injectée par l'effet de Tengor-
€ brane muqueuse
des autres membranes,
gement inflammatoire état de stupeur ; que les ratombe dans un
forment les villosités de
muscules veineux qui s'ouvrent par l'effet d'une
cette membrane, --- Page 199 ---
)
R
(177
ulcération, ou d'une affection
s'en empare, D et que, a delà gangréncuse qui
d'un sang noir et carbonisé résulte T'effusion
nous parait ressembler
(p. 5). lequel
du vomissement
beancoup à la matière
les précédentes que nous avons signalé dans
descriptions (1)?
Quoi qu'il en soit, voici l'idée
se. fait du virus
que M. Larrey'
elle est
contagieux, s'il existe
assez curieuse, mais
réellements
juste? on
est-elle
enjugera. a C'est,
également
célèbre, le plus subtil
d'après ce
et le plus fugace chirurgien dés
miasmatiques ou gazéiformes; il
virus
moins qu'il existe
pense néaninstant de durée, lors (ajoute-t.il); maisiln'a
du
qu'un
la
degré le plus
maladie, se concentrant
exalté de
dans les exanthèmes,
plus partienulièrement
s'il y en a (2). On le cher-.
(4) N. B. Les
minaux sont seulement épiploons et les auires viscères abdoneuses, (pag. 6.)
parsemés de taches
gangré- a
(2) Il n'existe pas d'exanthèmes
trouver alors ce virus P Est-il de dans tous les cas; ; où
ment avec la maladie
ceux qui
vivant,
qui les produit, passentrapidesans s'ya arréter; ou
dans le systeme
nément dans certains
produits... - 9. et
Hacmnuamsenaer
épiphénomenes; quels sonta
se dissipent avecles
M". Larrey, en
alors ces produits
rapportant la malheureuse (pag. 17)?
expérience du
12 -
èmes
trouver alors ce virus P Est-il de dans tous les cas; ; où
ment avec la maladie
ceux qui
vivant,
qui les produit, passentrapidesans s'ya arréter; ou
dans le systeme
nément dans certains
produits... - 9. et
Hacmnuamsenaer
épiphénomenes; quels sonta
se dissipent avecles
M". Larrey, en
alors ces produits
rapportant la malheureuse (pag. 17)?
expérience du
12 - --- Page 200 ---
(1 178 )
excrénensainement dans les matières rendent Se S effets
cherait titielles, elles le nentralisent et et son passage
nuls. Sa volatilité
pourquoi
entièrement lesystème vivant, explique
et
rapide dans
aussi rarement,
sc manifeste
des mésa contagion
recherches
elle echappeaux
pourquoi decins (P- 21)..
facheuse sans doute,
Cette circonstance est detant de bizarres suppopelsgpolienbus source à la fois si nombreuses et
sitions, d'eaplications
: mais ce qui l'eut été
ordinirement si gratnites; nous, pour les malades
suivant
le génie
bien davantage, c'est qu'il eût méconnu
effet
de M. Larrey, de la fièvre. Quimporte en à telle
inllammatoire telle théorie de préfirence de la
qriladmee rendre raison de la nature
autre, pour se
les saignées locales et génémaladie2il conseille émolliens et tièdes, les pédirales, les demicbains glace sur la tête. les boissons
luves gynaphost
acides. les légers
mitélaginetses et legtrement d'excellens préceptes aux
minoratifs; il donne
moyens lui réussissent:
conéaléscns; ces divers
dà nous dire si le, matelot
Vafti, aurait peuletre
avait quelque exanD.
médecin revêtit la chemise,
les ma-,
dont ce
faut ranger la transpiration parmi
ce
thèmic; s'il
etc. Sa manière d'envisager
tières, sereneatitalken cette explication prmpnatinptaste
virus rendait
ment d'excellens préceptes aux
minoratifs; il donne
moyens lui réussissent:
conéaléscns; ces divers
dà nous dire si le, matelot
Vafti, aurait peuletre
avait quelque exanD.
médecin revêtit la chemise,
les ma-,
dont ce
faut ranger la transpiration parmi
ce
thèmic; s'il
etc. Sa manière d'envisager
tières, sereneatitalken cette explication prmpnatinptaste
virus rendait --- Page 201 ---
(179 )
dès-lors on oublie les réves d'une
ardente et exaltée,
imagination
pour ne voir que le
praticien; et on n'hésite
médecin
a, autant
pas à proclamer
que
qu'il
être
possible,atteintle but vrai et
unique vers lequel devraient
peutefforts de T'homme de l'art
tendre tous les
tant
: celui de
qu'il est en lui, et de
guérir ausoulnger toujours.
S.M.le Dr. Bally (1), dans la
nous al laissée dela fièvre
description qu'il
et que nous avons.
jaune de St-Domingue,
mentionne bien les consignée ici sous le n". 8,
produire cette terrible causes, que nous avons vues
maladie aux
Amérique, en Egypte, etc. Telles Antilles, en
leur excessive, condition
I"qu'une chaindispensable
nécessaire et même
eflluves
pour donner de l'activité
pestilentiels, etc
aux
corps à en recevoir Tinfluence; rdlapeserfevnbienentie
dont
2° les
estinfectéel la côte de
marécages
Saint-Domingue (2) et
(1) Du Typhus
1814.
d'Amérique, ou Fièvre Jaune. Paris,
(2) La plupart des Européens
mingue, sont bientôt après
qui vont à Saint-Doaa appeléé mal de Siam, attaqués d'une
en
qui diffère
maladiequ'on
France seitement
,
de la fièvre d'automne
plus grand
par sa plus grande violence et
de
danger, etc. Voyez les lettres sur les
un
Sant-Domingué, par le D.Chevalier
maladies
Desperrières, dans son Traité
Poissonnière,
dit qu'elles sont le vrai
des fièvres de cette Sle,
Essay, etc. (pag. 9, 119-) causus. - Voy. aussi Lind an
12.
qui diffère
maladiequ'on
France seitement
,
de la fièvre d'automne
plus grand
par sa plus grande violence et
de
danger, etc. Voyez les lettres sur les
un
Sant-Domingué, par le D.Chevalier
maladies
Desperrières, dans son Traité
Poissonnière,
dit qu'elles sont le vrai
des fièvres de cette Sle,
Essay, etc. (pag. 9, 119-) causus. - Voy. aussi Lind an
12. --- Page 202 ---
180 )
d'unequand'ou s'exhalentparla décomposition et du détritus des
d'insectes
tité prodigiouse
d'émanations delétères,
végétaux, des myriades bralant () et d'une
surtout à l'aide d'un soleil humide (2), (P. 547 );
atmosphère toujours vents; 4'les nombreuses
5° le règne de certains
tirées du tempérar
individuelles
dispositions du sexe, du uenaeclinatenent:
ment, de l'àge,
etc. etc. (5) Mais,
59 les excès en tout genre, ces causes qui, dans
ajoute ce médecin, toutes dans tous les pays, enet
le Nonveau-Monde intermittentes, rémittentes
les fièvres
cependant
gendrent
ne donnent
Pernicieuses. les typhus, épidémique. non contalieu qu'à la fièvre jaune jouisse de cette propriété
gicuse; car pour qu'elle
Werlhof (de Febribus, pag. 5).
() S'il faut en croire fièvres de divers types qui réle nombre excessif des toute TEurope, vetpanicontisemest T'énorme
gnaient dans presque marécageux, provenaient de
et
dans les lieux
illo calore estino annorum 1726
chaleur,af enormi
inconstat post
1727.
Romanorum observatione
in
(2) Certa inundationcs oriri febres epidemicas opera
gentes Tyberis
9. etc. Baglivi
Urbe valde graves ac perniciosas
omnia. ( Pag. 51).
debauch, will often givea
(5) Drankennes, or any eight hours terminates in
fever which in less than forty
on Preserving health
the death of the patient. - Lind,
in hot climates (Fag 1,8).
chaleur,af enormi
inconstat post
1727.
Romanorum observatione
in
(2) Certa inundationcs oriri febres epidemicas opera
gentes Tyberis
9. etc. Baglivi
Urbe valde graves ac perniciosas
omnia. ( Pag. 51).
debauch, will often givea
(5) Drankennes, or any eight hours terminates in
fever which in less than forty
on Preserving health
the death of the patient. - Lind,
in hot climates (Fag 1,8). --- Page 203 ---
(18r )
facheuse, il est besoin qu'elle soit
un certain miasme
renforcée par
que l'on
dont on ne connaît pas le mode soupçonne. mais
nécessnirement deux
d'action; de là
ou plutôt une seule espèces de fièvre jaune,
cable
rendue, ou non, communi
par l'absence ou la présence du
virus (p. 552).
susdit
Nous venons de dire qu'on ne connaissait
son mode d'action; est-on
pas
nature intime P M. Bally
plus avancé sur sa
de répondre à cette avoue qu'iln'est pas aisé
lui assigner le
question, pas plus que de
ladie,
rang qui lui convient dans la ma-
(pag. 585;) toutefois ses effets
son existence. Or ce miasme
ferontjuger
être végéto-animal,
qui pourrait bien
nation animale
ce gaz organisé, cette émaplus légère que celle de la
quis'accommode mieux de l'air des villes peste,
celui des campagnes, s'attache
que de
maisons, à l'extérieur des
aux parois des
s'échapperdans leréservoir murailles, pour de là
à l'aide d'un air
commun, étre portée,
laisons
stagnant, et vicié par des exhaanimales, (c'est-à-dire
moins
par elle-même, à
qu'on ne distingue émanation
laison, p.588) vers quelque
d'exhaaprès y étre restée
corps de son choix, et
moins long, voler à cramponnée un temps plus ou
a plus d'attraction d'autres, avec lesquels elle
que les sels
ou de sympatkie : carc'est ainsi
cristallisent ; que les parties vivantes
stagnant, et vicié par des exhaanimales, (c'est-à-dire
moins
par elle-même, à
qu'on ne distingue émanation
laison, p.588) vers quelque
d'exhaaprès y étre restée
corps de son choix, et
moins long, voler à cramponnée un temps plus ou
a plus d'attraction d'autres, avec lesquels elle
que les sels
ou de sympatkie : carc'est ainsi
cristallisent ; que les parties vivantes --- Page 204 ---
(1182 )
Thomogénéités que tout se
se choisissent pour dans la nature, etc. P: 599 ();
prépare et se fait
Bally
dlaudicat. Onvoitque3i.
(1)Ommis comparetio
à la commune règle,
voulu soustr trairel les siennes
n'a pas
nous ne dirons pas de semblable
Qu'offre en effet ,
à cette capricieuse action
mais de simplement analogue, qu'on ne s'attendait guére
du miasme, la cristallisation molécules simitaires conà voir dans cette affaire? Des
dans un liquide en
venablement divisées et suspendues en vertu d'une force
il,est vrais
reposs: se rapprochent, l'affinité, et forment. des, cristaux
particulièere qui est
toujours le même; mais leur
dont le volume n'est pas les lois qui président à leur
forme est invariable, et
déterminées. On n'avait
Tormation sont parfaitement
minéralogique, ni
encore' trouvé dans ce phénomène
attraction, ni sympathie. vivantes, qui se choisissent pour
aux parties.
ait
9 Quant
observerons, en attendant qu'on
Thomogtnéité, nous
avoir été animées, qu'elles
prouvé qu'ellese circulentaprès lieu, jusqu'à ce qu'elles fassent
ne séjournent en aucun
elles se sont crampartie de nos organes; et que, quand jusqu'à ce qu'obeisquelquel part, eliesy restent
et de
ponnées
alternatif de comipositlion
sant au mouvement
tous les pliaiologistes elles
décomposition, admis par nouvelles qui auront un: sort
soient remplacées par de être comparé à la manière
pareil, Rien enfin ne peut
soumis à r'influence
qui bien que
d'agir de ce miasme,
ne change point de nature
de circonstances étrangères, de la force, et reste toujours
en perdant on en acquérant
transmigrations des
lui-mème, malgré ses fréquentes jonissent de la vie, accominanimés à ceux: qui
destinée, etc
corps
la fin soninconstante
plissant ainsi jusqu'à
acées par de être comparé à la manière
pareil, Rien enfin ne peut
soumis à r'influence
qui bien que
d'agir de ce miasme,
ne change point de nature
de circonstances étrangères, de la force, et reste toujours
en perdant on en acquérant
transmigrations des
lui-mème, malgré ses fréquentes jonissent de la vie, accominanimés à ceux: qui
destinée, etc
corps
la fin soninconstante
plissant ainsi jusqu'à --- Page 205 ---
I 183 )
D'après les singulières
propriétésde ce' miasme,
qu'on suppose spontanément
engendré en Amérique, soit dans
Tatmosphère, ou dans les
malades (pag. 384 , et dont les germes, les corps
mences, , les graines et les ceufs ont, comme se- les
vers, besoin d'un foyer convenable
pour éclore: :
(pag. 400), on le croirait tout-puissant dans la
production de la fièvre jaune, si on avait
de vue la page 383 dans
perdu
laquelle notre auteur
établit très-clairement
rien
qu'il ne peut récllement
par lui-méme. Mais e s'il existe des
Sitions individuelles plus
prédispodonner
que suffisantes pour
prise à la maladie; si les causes
rieures étrangères à la texture du
extèparleur action continue le
corps et qui,
viennent à se mett re de la partie, modifient,sans cesse,
ci se combinant
dès-lors cellesmiasme
avec celles-là et aidées du
forment un tont qui constitue la fièvre
jaune ; laquelle a néanmoins la
suivant les lieux et les époques, de'se prérogative
à la manière des fièvres
comporter
lagieuses.
épidémiques ou des con-
(pag. 508, 583, 403.),
Ici la toute-puissance de ce funeste
de toute évidence, €
et
agent est
testerla
personne nes'avisera de conpart active qu'il prend dans la
d'un aussi triste résultat. Ne
production
effet
semble-t-il pas en
que ce soit un sergent de bataille allant à
chaque endroit développer la fièvre chez un seul --- Page 206 ---
184 )
inlorsquila'ya que les prédispositions
malade,
dans une contrée entière, sous
dividuelles, et
a bien encore d'autres caractères
EAEE
Ce: miasme
mais
distinctifs propres à le faire reconnaitre; suffiront sans
ceux que nous avons rapportés de le confondre
doute, pour ne pas permettre analogue ; comme aussi
avec aucun autre agent
secours qu'il tire
pour faire apprécier les faibles Si après celai, il
des autres causes.
du concours incrédules, nousles renverrions
se. trouvait des
dontlouvrages mérited'étre
àM. Bally lui-méme,
l'article intimédité avec soin, principalement nous avons extrait
tulé Yues, Théoriques, duquel
et de ses pronous avons dit du.miasme
ce que.
priétés (pag 588 et suiv.),
qui is'aunonee
Sans examiner ici si la maladie
d'une vigueur prodigieuse.,
par des symptômes
très-procaractérisant un état angéioténique comme
pourra être considérée
noncé, p. 499), indépendammaent de ses causes
inflammatoire,
irritantes)
d'ailleurs passablement
pernicieuses dirons que les moyens, employés
P:495). nous
sont presque tous anou conseillés par M. Bally,
la saignée la
interdise
tiphlogistiques. , quoiquil la raison que les maplupart du temps (1), par
dit-il aillours, est subor"
(0 L'emploi de la saignée,
érée
noncé, p. 499), indépendammaent de ses causes
inflammatoire,
irritantes)
d'ailleurs passablement
pernicieuses dirons que les moyens, employés
P:495). nous
sont presque tous anou conseillés par M. Bally,
la saignée la
interdise
tiphlogistiques. , quoiquil la raison que les maplupart du temps (1), par
dit-il aillours, est subor"
(0 L'emploi de la saignée, --- Page 207 ---
I 185 )
ladies
épidémiques sout rarement
toires
inflamma-
(P.495 : et nous demanderons
soit permis d'exprimer
qu'il nous
de ce qu'il n'a
hautement nos regrets,
de ce
pas encore misaujour, le tableau
qu'on avait avancé sur la
jevaiseru.dit-il,
non-contagion: :
adversaires
que toutes les propositions des
(les
saient avec une facilité anti-contagionistes) se détruiqu'elles
prodigieuse, ou méme
servaientalacause
changé d'avis
contraire.. ): aurait-il
depuis (1)?
donné au génie de l'épidémie
temps n'est-il pas éloigné où elle régnante. Peut-être le
bordonnée à l'état de; chaque
sera seulement sules expériences
malade, et où reprenant
première de toutes médicatrices, les
après avoir satisfait à la
d Caction des causes indications, soustrait te matade
tivement au seul
matadives, on s'arrêtera définimoyen capable d'entraver
inflammatoire, et de calmer l'état de firritation
communément ne peut rien
l'estomac, qui
difficile à franchir au sujet supporter. des
Le pas était plus
fièvres
ataxiques, et pourtant...
adynamiques et
(1) Vatentin, Traité de la fièvre jaune
Gilbert; hist. médicale.
Le Dr.
d'Amérique,
The diseasesof the armyin
Hector M' Léon.
Il n'est aucun point, dit
sur
unthonneimesis
soit plus décidée
il,
lequel son
s decided, que sur
opinion
contagion dans la fièvre rénuittente
l'absence de la
Tel est aussi,
de
d'aprèslui, le casdesD". Saint-Dominge.
Gordon, etc. Voyez pour celui-ci, Scott, Wright et
,'a proémium to the
.
Le Dr.
d'Amérique,
The diseasesof the armyin
Hector M' Léon.
Il n'est aucun point, dit
sur
unthonneimesis
soit plus décidée
il,
lequel son
s decided, que sur
opinion
contagion dans la fièvre rénuittente
l'absence de la
Tel est aussi,
de
d'aprèslui, le casdesD". Saint-Dominge.
Gordon, etc. Voyez pour celui-ci, Scott, Wright et
,'a proémium to the --- Page 208 ---
(1 186 )
décriteaun"g.
févrejaune de Livourne,
à
SLa
si on s'en rapportait
n'aurait point de causes,
tard pour les obPalloni (1), qui. arrivant trop les passer sous
mieux
server. aima pent-être
à l'exemple de quelsilence que d'eni supposer
mais Tommaques-uns de ses prodécesseurs; sous la double
sini rapporte qu'elle se développa très-forte (2), et d'une
influence d'une chaleur
suite d'excès dans
humidité, à la
assez grande
xti.) Voy aussi l'article
fortyfifth, volume, etc. (Pag. His outline of the history
Raisonnemens. D'. Jackson,
dès fièvres des
cure of fever, où il dit en parlant of propagaand
beget no power
Indes-Ocidentales 7 they
became epidemic; but
they may
tion in.the patient..;
etc.
not contagious,
sulla malattia febrile domiOsservazioni mediche
Milano.,
()
del dottor Gactano Palloni,
nante in Livorno,
1805.
confessarono essere assai
(2) Gli abitanti medessimi degli altri anni, ( pag. 568 )-
piu noiosa, a suffocante, raconté ce que dui firent éprouver
Il ajoute, après avoir
peu de jours avant la
la chaleur cuisante et Thumidité, (1804) : Per poco fu
manifestation de la fièvre jaune,
vittime dellin'
forse che io non. caddi una delle Serait-ce prime
d'après ce
costituzione, etc.
cominciante
aurait dit, quelque partique,Tom- febre"
passage que.Savarcsi sur des oui-dire? Sulla
masini n'avait écrit que Parma 1805.
di Livorno del 1804, etc. --- Page 209 ---
(118; )
les liqueurs
spiritueuses et les plaisirs vénériens.
principalement chez les tempéramens
et que le froid
sanguins,
produisitsur elle l'effet
et la refréna,
ordinaire,
comme le dit
auteur. On
énergiquement cet
verra, d'après Palloni article importation), quel fut son, vrai caractère, et si elle
montra, avec la fièvre jaune des autres
d'autres traits distinctifs, tels,
pays,
celui relatif à son
parexemple, que
importation dans la campagne, etc.
La saignée fut conseillée
tout ou se. montraient
par ce médecin parles fortifians
des symptômes de sthénie;
produisaient de mauvais effets.
Aprésunesuitede, remarquessurles variations du
traitement et sur la propagation de la
Palloni se demande comment
maladie,
une différence réelle
on n'entrevoit pas
ladie
entre le miasme de la madeLivourne, et tous les autres miasmes
tagieux et pestilentiels? Comment
concombien sont fausses les
ne pas avouer
me,
idéesrelatives à cer miascomme. : peu fondées les craintes
conçoivent les habitans de
qu'en
distans de cette ville
quelques pays peu
(Livourne);
pour contracter la fièvre
puisqu'il faut,
position
jaune, outre une disnaturelle, le contact d'un individu malade, ou de vétemens
sa maladie,
quilui aient servi pendant
ainsi qu'un air renfermé et rempli
- a
sont fausses les
ne pas avouer
me,
idéesrelatives à cer miascomme. : peu fondées les craintes
conçoivent les habitans de
qu'en
distans de cette ville
quelques pays peu
(Livourne);
pour contracter la fièvre
puisqu'il faut,
position
jaune, outre une disnaturelle, le contact d'un individu malade, ou de vétemens
sa maladie,
quilui aient servi pendant
ainsi qu'un air renfermé et rempli
- a --- Page 210 ---
(188 )
certaine
animales (1); puisqu'une
d'exhalaisons
de la contagion;
habitude suffit pour se garantir
quoique virestent saines,
que des personnes
(2) quedes marchanvant auprès des malades ;
l'ont jamais prodises, exposées àlair libre, ne de la ville, et
à une certaine distance
pagée
et sans cesse renouvelé,
qu'enfin un air pur; levain morbifique tout
neutralise et détruit ce
qui en est
ou 1 de Thomme
près. de son foyer,
méatteint? Après avoir convenablement apdéjà
raisons émises par Palloni, pour
dité sur les
admet entre le miasmé
la différence qu'il
sera-t-on
puyer
et celui des autres pays,
de Livourne
Aurions-nous encoreà
de Y'avis de ce médecin? nouvelle dans celle qui,
considérer une maladie
les habitans de
exerça ses ravages sur
en 1804s
Livourne?
comme une maS.Sion persistait à regarder
Pym nous
origine, celle que
ladie de nouvelle
fièvre de Bulam, il faudécrit et qulilasimilealan
origine;
bien remonter à cette première
drait
de ce contact , en plein air etdansune qui
6) s'ils'agissait
voudrait dire cette phrase
atmosphière pure, que
Que desmarchandise ne
immalintements
distance de la
suit presque propagée à une certaine
routjamais
ville.?
sans U doute dire que ces ma-
(2) Le D'. Paftonientend et bien aéré. (pag-45).
lades' sont dans un lieu propre
imilealan
origine;
bien remonter à cette première
drait
de ce contact , en plein air etdansune qui
6) s'ils'agissait
voudrait dire cette phrase
atmosphière pure, que
Que desmarchandise ne
immalintements
distance de la
suit presque propagée à une certaine
routjamais
ville.?
sans U doute dire que ces ma-
(2) Le D'. Paftonientend et bien aéré. (pag-45).
lades' sont dans un lieu propre --- Page 211 ---
(a89 )
et peut-étre alors
causés locales et trouverions. - nous assez de
générales, à la Grenade
pour nous rendre raison et
méme,
maladie et de
de la violence de la
festation (1). Si, T'époque précoce de sa maniau contraire, il était
reconnu
(1) Chisholm, aprés avoir dit que le
éteint la fièvre jaune,
froid' devaitavott
produit de
une haute
l'infection combinée à
température ( cold weather must have
tinguiabn),'liésite, pas à
expour s'expliquer celle' de tomnetaeet 1795,
Ja résurrection de la fièvre plutot que del supposer
àl Ia page 190 de son Essai jaune. 4 Le D. Lind dig
sur lesr
chauds : e A Malignant
maladies des climats
nada and the
sicknegs in the Islands of. Gre
glish, who, upon Grenadines, the
proved very fatal to the Ensettle there. D Le peace ( in 1763 ), first went over to
Blond, médecin
ouyrage ayant pour titre :
Baturalisterdans un
Paris 1805, mentionne observationseutrlant
cette fièvre
fievrejaune,
vent présentée dans la Grenade'
comme s'étant sou-.
cine ), avec une grande
(oà ila éxereé la méde-:
mortatité pour les
matignité était évidenté et
étrangers;sa
malsaines du port et de la ville provénait des exhalaisons
Repository, vol. 10,
Satnt:George (
-
ditJ.
p. 73). La ville de
Médicali
Hunter, à la page30, deson
Saint-Georges
de l'armée, est batie dans
ouvragesurlesr maladies
l'entoure est
un endroit bas, et le sol qui
tions, have always très-marécageux; the troops, in such situa-!
croft, après avoir décrit been la unhealthy, etc. L Le Dr Bantours ; aprés avoir énuméré ville de S.George, et ses endiverses
: -
causes capables de
. 73). La ville de
Médicali
Hunter, à la page30, deson
Saint-Georges
de l'armée, est batie dans
ouvragesurlesr maladies
l'entoure est
un endroit bas, et le sol qui
tions, have always très-marécageux; the troops, in such situa-!
croft, après avoir décrit been la unhealthy, etc. L Le Dr Bantours ; aprés avoir énuméré ville de S.George, et ses endiverses
: -
causes capables de --- Page 212 ---
(igo)
dont nous avons
lépidémie de Gibraltar,
d'après a
ce
que
des variétés principales,
esquissé une
fèvre jaune très-inchirurgien (1), n'est qu'une
du miasme
quelle que fatla puissance
il fautense
voudrait l'attribuer,
ju virus auquel on
quelque chose
drait bien encore compter pour
entourage;
situation de Gibraltar (3),son
la
thcre is a large offenproduire la fièvre jaune, ajonte: carenage, etc. ( Essayon
sive marsh at the east endofthe
London, 1811,Pfever, by E. N. Bancroft. de son, essay.., dit,
the yellow
dans Tintroduction
les
741) Chisholm
de tempssursenus pendant les
des changemens
1793, que
en parlant
années 1784, 1585, 1,86et
différens moisdesa
février de, 1793, furent généralemois de janvier et de selon lui, est an uncommon cirment pluvieux, ce qui
élevée que celle des mois
cemuianea),.a, chaleur plus précédentes, et. que les
des années marqués par une alternative
corespondans mois suivant furent
à celle qufrend
trois
et d'un soleil ardent, analogue dans les pays qui
de pluies les fièvres marécagenses, J. Clark, fit à
dominantes communément naissance.
leur donnent
obeervations metéorologiqucs
les mêmes
la Dominique
(p:49 et suiv )-
:
Bulam fever, etc. with a colon the,
: () Observations
London 1815).
d'Allulection offacts, provinssele. bâtie sur une bande de terre de ce
(2) Gibraltar est du vent d'Est parla rocher gravion, et mise à T'abri
eau à son entréc, devient
le port, presque sans
dans les terres,
nom;
plus profond en s'enfonçant
duellement
cs
les mêmes
la Dominique
(p:49 et suiv )-
:
Bulam fever, etc. with a colon the,
: () Observations
London 1815).
d'Allulection offacts, provinssele. bâtie sur une bande de terre de ce
(2) Gibraltar est du vent d'Est parla rocher gravion, et mise à T'abri
eau à son entréc, devient
le port, presque sans
dans les terres,
nom;
plus profond en s'enfonçant
duellement --- Page 213 ---
l'action
(a91 )
d'une chaleur
aout, septembre
intense en juin, juillet,
(1);1 le genre de vie d'une
garen sorte que les bâtimens les
dans la ville. Là
plus lourds sont
la ville et de la rade, s'accumulent les immondices réunies amarrés
les moyens ordinaires lesquelles n'étant pas
de
rendent noire
de curage,
enlevées par
et écumeuse. Le corrompent l'eau et la
est quelquefois de plus de
vent d'Est dont la durée
fait point sentir dans la ville, quarante jours, et qui ne se
sphère; en sorte que celle-ci emspoisonne e son atmonouvelée, et que s'il vient alors y stagne et n'y est plus redémie, elle frappe tout
à y éclater
près duquel est bati ce qui habite l'Ouest quelgu'épi- du rocher
son sommet, etc.. La Gibraltar, ville
depuis sa base
la montagne
ainsi abritée du vent jusqu'à
presque à pic,
d'Est par
nouvelée; or, on sait le Tatmosphère n'est plus retoutes les fois que d'autres mauvais effet qui en
Au port Mahon
conditions malsaines résulte,
(dans la baie du qu'environnent de hautes existent.
ment malsain, Méxique), l'air stagnant montagnés
quelques
que les hoimes,
devient tellejours, sont subitement après y être restés
violens, de céphalalgie, de
pris de vomissemens
days more, the disolved
délire, et, in two or
pore. Lind
mass of blood
three
on Preserving
issues from every
statemént of the
Health, etc. Pag. 117
York, 181g.
occurence, etc. by f Pascalis,
(1) Le docteur Essay, etc. By Bancroft. (
Newles
Monro dit dans ses
Pag. 473).
moyens de conserver la santé observations sur
pag. 28) : June, july,
des soldats ( V. I,
and inhabitans are august, september, the
sorders, but
subjects to bilious and garrison
in a violent degree, New-Comers seldom scape and have putrid dietc.
them
, etc. Pag. 117
York, 181g.
occurence, etc. by f Pascalis,
(1) Le docteur Essay, etc. By Bancroft. (
Newles
Monro dit dans ses
Pag. 473).
moyens de conserver la santé observations sur
pag. 28) : June, july,
des soldats ( V. I,
and inhabitans are august, september, the
sorders, but
subjects to bilious and garrison
in a violent degree, New-Comers seldom scape and have putrid dietc.
them --- Page 214 ---
(ga )
alors Finetcj sans rejeter ni admettre de l'espèce de
nison, d'un miasme particulicr
difféfluence
M. Bally, ou d'une espèce la fièvre
celui admis par de Bulam n'est pas
rente, si la fièvre bornerions à rapporter, d'après
jaune, nous nous
caracteriatiques de
Gilpin (1), les symptômes morbide, difficile à distin:
cette nouvelle entité d'avec celles qui dépendent
guer, suivant Pym,
soient légères ou tiod'autres causes, qu'elles in bad casess... et laissant
lentes, in mild and even
si M. Arthurs aide:
à d'autres le soin de montrer, devétérans a eu raison
chirurgien du 43 bataillon
et
la fièvre des Inda0ccidentale seule et
d'avouer que Gibraltar ( 1810 ). sont une
;
celle de
the same diseases
même maladie, are exactly qui a écrit long-temnps
si le docteur Moseley (2),
et dont la
du Hankeys
avant,
la construction
convient aux formes
description de fièvre jaune dAmérique, ena exagéré
les
pour les faire ca
le
ptegreendargahe
et caractère.
par
les symptomes de la maladie commimimuiquée si
drer avec ceux dont il aurait eu la presciencer dans
cebatiment et
de sa promesse,
Baneroft s'est acquitté
Med. Chir. trans. (vol. V. pag 322). causus of the west 1
() Description of the endemical
(2)
Indies, etc.
de fièvre jaune dAmérique, ena exagéré
les
pour les faire ca
le
ptegreendargahe
et caractère.
par
les symptomes de la maladie commimimuiquée si
drer avec ceux dont il aurait eu la presciencer dans
cebatiment et
de sa promesse,
Baneroft s'est acquitté
Med. Chir. trans. (vol. V. pag 322). causus of the west 1
() Description of the endemical
(2)
Indies, etc. --- Page 215 ---
( 195 )
son septième appendix à l'égard de
du docteur Chisholm,
l'assertion
etc (1).
Notsdemanderions, si le d'Pym est
à dire qu'on la distingue
bien fondé
de Gibraltar,
d'avec la fièvre bilieuse
par une intensité plus grande des
symptômes; parce quelle peut être
tous les pays, under a certain
importée dans
qu'elle attaque plus tard et moins degree of heat;
les naturels des climats
violemment
veaux arrivés? et si le dernier chauds, que les noutère sur
et principal caraclequel ce chirurgien insiste
étanttout-a-fait
comme
particulierdcette
que ses pouvoirs contagieux
liévre/a)savoir,
la
sont
chaleur et détruits
le
angmentés par
par froid, voire même
(4) Ces symptômes sont : la rougeur des
saillie; une douleur exquise dans le fond des yeux, leur
front, au dos et aux tombes, une
orbites,au
de T'estomac, des
excessive irritabilité
nez, etc. Des
hémorrhagies par la bouche, 9 le
svomissemens de matières
marc de café; une
analogues à du
et souvent une tcinte'd'unjaune sombre de la peau,
symptômes étaient suppression à
totale d'urine; les autres
fièvres rémittentes. Gibraltar, semblables à ceux des
(2) La toute puissance du froid
miasme et sur la marche de la
sur le virus ou sur le
par tous les auteurs
fièvre jaune est constatée
même, qui a développé précédemment cités. M. Bally luide son germe, reconnait avec tant de soins les propriétés
et moins encoré à un certain qu'il ne résiste pas à un airpur,
degré de froid.
--- Page 216 ---
(194)
d'un air modérément
par la libre circulation observé dans ce cas, s'il
froid, est seulement distinclion bien réelle?
peut servir à établir une de mots de T'histoire
S Nousne dirons que peu
pour rappeler
porte le n? 11, et seulement
tableau,
qui
dont elle nous retracele
que la maladie,
causes, à peu près; 6) quel
reconnait les mêmes
de la Dominique, etc.
celles de Saint-Domingue, T'auteur qui nous Ta fournie,
Et pour observer à
grand rôle à la chaleur
qu'ila fait jouer un trop d'électricités car on
seule, et aussi à Tabsence
d'une
cette chaleur y est inséparable
la
sait que
humidité, ainsi que le prouve
assez grande
de cet agent, le
Cette justice rendue à l'influence
que nous
conduit, ce nous semble. à une contradiction moins à courde comréleverions pas, si nous avions
Cette maladie,
ne
tout ce que dit ce médecin.
dans les
jrendre
fièvre jaune) est endémique
assure-til, (la
elle n'y régnerait plus depuis
Btats-Unis, et cependant
relations des penples ne
tong-temps si les fréquentes ou alimentée: op- cit.
l'eussent sans" cesse renouvellée
(Pag- 410, 417, 420.) de cette ile, dit le D. Lind, est
() Une autre partie régimen' ou une compagnie
si mal saine, que lorsqu'un thither, they were almost certain
de soldats was ordered of their nomber. (Pas: 215.). 52.
of losing a great part et le traité de J. Clarck. Pag.
voyez aussi la page 119,
5. loc. cit.
fréquentes ou alimentée: op- cit.
l'eussent sans" cesse renouvellée
(Pag- 410, 417, 420.) de cette ile, dit le D. Lind, est
() Une autre partie régimen' ou une compagnie
si mal saine, que lorsqu'un thither, they were almost certain
de soldats was ordered of their nomber. (Pas: 215.). 52.
of losing a great part et le traité de J. Clarck. Pag.
voyez aussi la page 119,
5. loc. cit. --- Page 217 ---
2 195 )
constante oxidation de l'acier le mieux
fréquence des grains dontles
poli; la
porent bientôt T'humide
rayons solaires évaélectriquen'est
produit; et que le fluide
humidité,
Relacempatbleoeceater même
lorsqu'cile est
par la chaleur,
suffisamment divisée
pour qu'elle soit devenue
inappréciable. Comment
presque
raison, sans cet
expliquer et se rendre
agent, de ces
ragans qui trop souvent
épouvantables oudésolent les
tropicales, et dont Raynal nous a laissé contrées
mais effrayante
une belle
puissantes
description. (liv. II.)? Ces deux
causes n'existent du
seules dans les lieux ou
reste jamais
marais, et d'autres
se rencontrent des
influence est
sources dinfections; et leur
sans cesse
en tous
provoquée par les excès
genres aux quels se livrent
arrivent pour la première fois
ceux qui
Le traitementa
aux Antilles ().
antiphlogistique
A
Rochoux, et les autopsies
adopté par M.
cadavériques qu'il a
pas
Suteeaneagoarer
dans un pareil sujet, rendent habituéatrouver
travail de ce médecin à la fois
cette partie du
pour le praticien plus avide intéressante et utile
de faits,
perçus théoriques. 1 pag. 555 et suiv. 168 que d'apet suiv.)
() Recherches sur. la fièvre jaune, etc.
choua, (Paris, 1822.)- J. Clark.
3 par le Dr. Rothing happened at Point à
( Pag 55. ). The same
loupe, almost
Pitre, in Grand Terre, Guadeannually, and from thesame
cause, etc.
15.
ette partie du
pour le praticien plus avide intéressante et utile
de faits,
perçus théoriques. 1 pag. 555 et suiv. 168 que d'apet suiv.)
() Recherches sur. la fièvre jaune, etc.
choua, (Paris, 1822.)- J. Clark.
3 par le Dr. Rothing happened at Point à
( Pag 55. ). The same
loupe, almost
Pitre, in Grand Terre, Guadeannually, and from thesame
cause, etc.
15. --- Page 218 ---
(-196 )
d'abord la fièvre
ou se développe
S L'endroit
de lépidémie
( dit M. Pariset, en parlant
ici sous
jaune
nous avons consignée
de Séville et que
rues mal pavées,
est mal propre;les
d'immon:
le no 12)(1),
beaucoup
et où séjourment
renouvelle
tortueuses
l'air ne s'y
dices, y sont tres-étroites; loisir de toutes les vapeurs
jamais et s'y sature à
et des débris de
des substances
les
qu'eshalent la lumière y est interceptée,
toute espéce;
exaltées par la température
émanations animales terme. et déjà chargées
s'y accumulent sans résulte pour ces tristes
d'autres vapeurs, il en Taptitude à recevoir et
demeures non-seulement
les
à
mais produire spontanément Des
à propager,
meurtrieres, etc. P.22)..
maladies les plus
à cclles tirées des
causes de cette nature jointes des choses ou made l'abus
circonstances de
pedispositione (a), et aux
tières de Thygiène
le D'. Valasquez, et
() Travail officiel rédigé médicale par de Séville. Voyez-en
adopté par la Sociélé
de M. Pariset, publié à
l'extrait dans le bel ouvrage de Cadix, (1819-) (Pag-9
T'occasion de lépidémie
(vol. 9- Pag.
et suiv.)
medical repository,
(a) F. Pascalis,
on the yellow fever. (Pag-453.)
Stg)-Baseran, Essay historique 2 etc. ( Pag 74, 157,
Barthe, précis
103, etc.)
officiel rédigé médicale par de Séville. Voyez-en
adopté par la Sociélé
de M. Pariset, publié à
l'extrait dans le bel ouvrage de Cadix, (1819-) (Pag-9
T'occasion de lépidémie
(vol. 9- Pag.
et suiv.)
medical repository,
(a) F. Pascalis,
on the yellow fever. (Pag-453.)
Stg)-Baseran, Essay historique 2 etc. ( Pag 74, 157,
Barthe, précis
103, etc.) --- Page 219 ---
197 )
localité, ont-elles suffi à Séville
per spontanément la fièvre
pour y dévelopCelles
jaune de 1819(1)?
qu'onavitobservées avant,
leur être
pouvaient-elles
rapportées? L'existence du
est-elle
contagium
rcarmntitag
(2) Non loin de Rota est. le
gauche duquel est placée
Guadalquivir, sur la rive
distance d'un terrain Séville, entourée à une grande
inondé et
si bas, qu'il est fréquemment
dont ne sont quelquefois recouvert par huit pieds
pas même protégées les
d'eau,
conséquence des vapeurs et des habitations... : en
par l'eau
miasmes occasionnés
stagnante et les fréquentes
habitans de Séville sont. sujets
inondations, les
putrides, etc. M. Townsend, aux fièvres tierces et
Travels
(vol. 2. Pag. 353, 356,
Through Spain.
que Séville est
357.) - Don R. Armesto dit
exemple de pestes proverbialemens annuelles
offerte comme un
cessaire d'établir des
où l'on n'a jamais cru néReposit, 2me, hexade, règles de quarantaine.. Med.
aussi le
(vol. 5.Pag. 131, et seq.)
voyage de Ray 5 (pag. 486.) ) - J.
Voyez
Savariego, dit dans son
Ximenes
(1602.) ayant
ouvrage imprimé à Antéguera,
pour titre, Tratado de
que la fièvre qu'il appelle
peste. (Pag. 17),
cause les étangs d'eau
tabardillo, 2 reconnaît pour
inondations des
croupissante et corrompue les
quivir qu'il a observées ruisseaux, telles que celles du Guadalà Séville, les précédentes
(Estangues de aqua estanquia,
années.
inundaciones de rios,
y corrompida, como de
en Sevilla
, como, los a avido de
estos anos passados.)
Guadalquibie
'il appelle
peste. (Pag. 17),
cause les étangs d'eau
tabardillo, 2 reconnaît pour
inondations des
croupissante et corrompue les
quivir qu'il a observées ruisseaux, telles que celles du Guadalà Séville, les précédentes
(Estangues de aqua estanquia,
années.
inundaciones de rios,
y corrompida, como de
en Sevilla
, como, los a avido de
estos anos passados.)
Guadalquibie --- Page 220 ---
( 198 )
imqu'on accuse decelte
la fenime,
en 1819;et
que
venait-elle de San-FPernando.ainsi comme
portation
;oude( Chiclana,
leprétend) lel D'Valsquezse
chanoine,
Pariset? At-ellelogtchezan
le veutM.
ou danslarvedeblarLetensenaunetets Quoiqu il en soit, les dirabas? (pag. 6:) (1).
ont toujours été
méthodes de traitement
étonnera
verses
on nes s'en
"2-eindegeete les moyens employés
l'orsqu'on saura que
des excitans.
pas,
tous de la nature
lors
tenaient prosque
qu'au début,
n'a été prescrite
robustes
La saignée
et chez des malades
d'une viveréaction, à cette circonstance, qu'il
Serait-ce
et sanguins.
la convalescence,
faudrait rapporter la gravitéde conservait l'estomac.
et la vive sensibilité que cessation des accidens?
long-temps après la
( pag. 15)(2).
d'autres versions sur T'impor-
(1) On sait qu'il existait Pariset, (pag- 21.)
tation du contagium. Voy. Séville ne connaissaient probaLes médecins de
recherches de
(2).
intéressantes et salutaires leurs utiles réblement pasles
chroniques, et
l'auteur. des phlegmasics
parvenus en Andalousie,
sultats n'étaient pas encore en France. La faculté de
quoiquils fussent déjà anciens devoir s'en préserver par un
cette ville aurait-elle cru serait pas tres-déraisonnable;
Cordon ? la précaution ne leur caractère contagieuz
est vrai de dire, que celui de la maladie qui
paisquil aussi bien établi que
dont les ceufs, les
est peut-être
leur fatal miasme
nous occupe; que
'auteur. des phlegmasics
parvenus en Andalousie,
sultats n'étaient pas encore en France. La faculté de
quoiquils fussent déjà anciens devoir s'en préserver par un
cette ville aurait-elle cru serait pas tres-déraisonnable;
Cordon ? la précaution ne leur caractère contagieuz
est vrai de dire, que celui de la maladie qui
paisquil aussi bien établi que
dont les ceufs, les
est peut-être
leur fatal miasme
nous occupe; que --- Page 221 ---
199 )
S Parlerons nous de Cadix,
poury rechercher
cty trouver les causes
sionnelles de la
prédisposantes et occafièvre jaune (1); ou seulement
pour regretter que M. Pariset y soit arrivé
tard (2 décembre
trop
181y ), pour y observer
l'épidémie de cette époque? animés d'une noble
ardeur et d'un courage à toute
illustre médecin et
épreuve, cet
son malheureux
de voyage, auraient
compagnon
pu multiplier leurs observations, voir en face cette terrible
maladie, et
semences les graines germent dans Ia France
teint chaque jour quelque
entière, attôt sur tous ceux
incrédule, et qu'ila agira biend'anciennes
que he protègera pas une triple cuirasse
et routinières doctrines,
jugés.
d'orgueil et de pré-
(1) La ville de Cadix est siluée sur une éminence
tourée par la mer ; la partie
enla plus près de
extérieure, ou celle qui est
l'Océan, est bâtie sur un roc, mais celle
qui est à l'Est est placée sur un terrain très-bas,
et contigu à des marais; ; le
humide
plat, bas et marécageux;
voisinage de la Baie est
les rues sont
(Bancroft op. cit., pag. 447.)
étroites et sans dégagement, les maisons ne
reçoivent d'air que par une cour, et toute la ville est
traversée par des égouts que nettoyent les marées.
le vent d'Est souffle, l'eau se retire du
Quand
baissent et ne peuvent
port, les marées
mondices
plus emporter avec elles les imaccumulées dans ces
verture des égoutsil s'exhale cloaques, 9 de l'ouvergaz délétères...etc.
alors dans toute la ville des
(F. Pascalis, op. cit.)
ne
reçoivent d'air que par une cour, et toute la ville est
traversée par des égouts que nettoyent les marées.
le vent d'Est souffle, l'eau se retire du
Quand
baissent et ne peuvent
port, les marées
mondices
plus emporter avec elles les imaccumulées dans ces
verture des égoutsil s'exhale cloaques, 9 de l'ouvergaz délétères...etc.
alors dans toute la ville des
(F. Pascalis, op. cit.) --- Page 222 ---
200 )
valeur les différentes
apprécier à leur juste
ou à sa
données relatives à son importation. lieu de cela, ils
spontanée (1). Au
manifestation
avoir dit que des fièvres sem-
(1) Lc D J. Lind, après avaient paru dans les contrées
blables à la fièvre jaune
a season when the air
méridionales de T'Europe, during ajoute que cette cir-
-was intensively and unwholesome, durant lesmois de septembre
constance eut lieu à Cadix,
sous T'influence
de 1764, époque à laquelle de
penet d'octobre excessive et d'un manque pluie
d'une chaleur
déclara une violente épidémié
dant quelques mois, il se
à celles des Indes Occi.
d'affections bilieuses semblables cent personnes par
dentales, et qui fit périr jusqu'à cette maladie, obligea
jour..: La crainte de contracter retirer à la campagne, où
beaucoup de gens riches à se etc. J. Lind, Essay on
en parfaite santé.
ils restèrent
123,124 eti25. LeDSalvarese
the diseasses, etc. pag. latin, établit quecette épidémie
dans un mémoire écriten exactement à la fièvre jaune d'Améri-
(1564) ressemblait
l'épidémie de 1800, fut Iong et
L'hiver qui précéda
jusqu'en mai;
que. humide; la saison pluvieuse se prolongea d'Est dura quarante
fut ensuite très-chaud; le vent
lété
de l'épidémie de.Cadix
jours, etc. Voyez la description
ses effets, etc.
ses symptome
son origine, sa propagation, la hemorrhagia de narices,
Parmilesquels se trouvaient, perlal boca, la melena, dejecla vomicion sanguinolenta
los petichios 2 y ultimaciones de sangre, la ictericia, a que han querido Ilamar
mente el vomito atrabiliario,
ura quarante
fut ensuite très-chaud; le vent
lété
de l'épidémie de.Cadix
jours, etc. Voyez la description
ses effets, etc.
ses symptome
son origine, sa propagation, la hemorrhagia de narices,
Parmilesquels se trouvaient, perlal boca, la melena, dejecla vomicion sanguinolenta
los petichios 2 y ultimaciones de sangre, la ictericia, a que han querido Ilamar
mente el vomito atrabiliario, --- Page 223 ---
201 )
ont été obligé de s'en
rapporter au dire des
médecinsde celte ville ce qui n'est pas du tout la
même chose. Sachons cependant gré à M.
de nous avoir prévenus
Pariset
que ces
n'étaient
renseignemens
pas uniformes; qu'ils
vent une grande diversité
présentaient souet même des contradictions, et qu'il ne se pique pas de
fexacte vérité; mais
rapporter
que fidèle historien des
sentimens de ses amis ( MM. les docteurs de
Cadix ) il s'est attaché au petit nombre de
tés qu'ils ont tirées de leurs
véripropresobeervations,
Qu'exiger de plus 2 Qu'il indiquât
de manière à ce
ces vérités,
qu'on ne, pût les
mais rien au-delà.
méconnaitre,
(P. 82 ).
Au demeurant, il n'est content d'aucune
hypothèses relatives à
des
avoir
Timportation; et après les
toutes discutées avec la sagacité
lui connaît, il dit qu'il serait
qu'on
férer sans
téméraire de prémotifs une explication à une autre,
vomito prieto, semejante al que es
cstaciones del
endemico en ciertas
ano, en Vera Cruz etc.
ordre du gouvernementdans
etc., publiée par
de Madrid du 28 octobre 1 800, un supplément de la gazette
2 et le Médical
(vol. 5., pag. 103. etc. ).
Repository,
Don Rodriguez Armesto, a essayé de prouver
l'épidémie de 1800 était due à des causes
que
et locales; le thermomètre de Farhenheit atmosphériques
il, à 95
était, assure-tdegrés(reflexiones, etc. )
ano, en Vera Cruz etc.
ordre du gouvernementdans
etc., publiée par
de Madrid du 28 octobre 1 800, un supplément de la gazette
2 et le Médical
(vol. 5., pag. 103. etc. ).
Repository,
Don Rodriguez Armesto, a essayé de prouver
l'épidémie de 1800 était due à des causes
que
et locales; le thermomètre de Farhenheit atmosphériques
il, à 95
était, assure-tdegrés(reflexiones, etc. ) --- Page 224 ---
202 )
Nous
d'éclaircir un fait ambigu.
lorsqu'il s'agit
mieux celle qui fait vesavons bien qu'il aime Sm-Julin:maise ce nepeut
nir la fievrejaunedu
dans le sens de
être là une véritable préférence, dit que ce bâtinotre auteur; puisqu'il a déja
aucun malade
venant de Calcutta, n'avait eu
ment,
et que d'ailleurs,
à bord pendant sa traversée, morbus,qui régnait
ilavaitappris que le choléra
et d'Orixa,
tout le littoral de Coromandel
sur
Pondichéry, n'était
depuis Calcutta jusqu'à
59 et
susceptible de se propager, (pag. à la
pas
il veut qu'on renonce
à
suiv ). Cependant,
fièvre dut son origine
supposition que cette
effluves marécageux
l'excès de la chaleur, aux
qu'il est
(P. 77 ); bien qu'il ait avancé (P.75), des manaturel de supposer que Tévaporation
cette ville. y produit,
rais qui environnent de l'été ce qu'elle produit
pendant les chaleurs
le vent d'Est ne soit
partout ailleurs(s)s. que lui qui comme le
pour rien dans sa production, Sirocco de Naples, le
Chamsyn des Arabes, le
dessèche les
Caraccas, brûle la terre,
Catia de
une
singuvégétaux, donne au sang
expansion et conirrite le système nerveux, aggrave
lière,
Pariset est loin de supposer un semblable effet,
() M
décembre il n'a saisi aucune odeur
par la raison qu'en
etc.
qui rappelat les marécages.
illeurs(s)s. que lui qui comme le
pour rien dans sa production, Sirocco de Naples, le
Chamsyn des Arabes, le
dessèche les
Caraccas, brûle la terre,
Catia de
une
singuvégétaux, donne au sang
expansion et conirrite le système nerveux, aggrave
lière,
Pariset est loin de supposer un semblable effet,
() M
décembre il n'a saisi aucune odeur
par la raison qu'en
etc.
qui rappelat les marécages. --- Page 225 ---
(203 )
tribrue à produire la
fois
fièvrejaune, et souffle à la
sur Cadix des maladies et des crimes,
(pag-96) (1 qu'aucun vice local
n'yfavorisele
développement de cette maladie, (P. 125
qu'il soit établi par le Dr. F. Pascalis
quoidon Rodriguez Armesto
ouv. cit ;
(2);
cit.);le Dr. don J. M. de
Touensend.(op
Arejula, (5),et par
(1) Ce vent régna en 1819 presque trois mois
durant lesquels, dit M.
de suite;
parl lui, dans une sorte Pariset, d'ivresse nos patrons étaient tenus
mode. etc. (Pag. 96.) -Si quidem, souverainement incomà ventis nasci qui à proximo urbis aliquiipsorum: lacu
aiunt,
ipsum à meridie positus est mareotis
spirant propè
ut audio, tercentum mille
lacus, circuitus,
habent putridines
pasuum. Hic enim venti vim
ficosque è lacu halitus insignes gignandi, quod putres veneAliqui earum pestiferarum Alexandriae populis ipsi inducant.
in putridos
febrium ortum referuntpotins
bis locis, cavitatibusve veneficosque. halitus, qui ab subterraneis uraëri tunc
palustri ac pessima aqua plenis
ch. XIV.) permiscuntur.( Prosper Alpin, de med. aegyp.
(2) Des causes atmosphériques et
flexiones sobre la epidemica
locales, etc. (Re-
(5) G Ayant nommé ces fièvres, padecida en Cadix, etc.)
e bilieuses
(1800 à 1804) fièvres
gastriques non
il
a dit le D: Arejula,
contagieuses, était naturel,
que nous (les
4 pensassions qu'unecause;
médecins de Cadix )
CI nous
générale existait dans la ville,
rappelant ce tèxte du grand
< observations des médecins
Hipocrate, et les
e qu'un hiver et un
venus après lui, qui porte,
ke ététrès-chaud,
printemps pluvieux suivis d'un
(ainsiqu'ilest arrivé à Cadis)donnent
a dit le D: Arejula,
contagieuses, était naturel,
que nous (les
4 pensassions qu'unecause;
médecins de Cadix )
CI nous
générale existait dans la ville,
rappelant ce tèxte du grand
< observations des médecins
Hipocrate, et les
e qu'un hiver et un
venus après lui, qui porte,
ke ététrès-chaud,
printemps pluvieux suivis d'un
(ainsiqu'ilest arrivé à Cadis)donnent --- Page 226 ---
(2 204 )
Cadix est envilui-même, que
M. Pariset (1)
la police y est mal faite,
ronnée de marais, que
sur-tout dans
les' rues étroites et mal-propres,
ordioù la fièvre commence
certains quartiers
de ravages et dure plus
nairement, fait le plus
est forte el
et qu'enfin la chaleur y
long-temps,
-
enfin à ce
T'humidité extrême, etc... Ils'oppose
la contagion de Cinfection;
qu'on distingue
les
soient les raisons sur. lesquelles
quelles que
admis cette distinction, aient
médecins, qui ont
exemple, que les
cru devoir la baser, telles, par rendre moindre
bons effets d'un air pur pour
s'allie
la fièvre jaune, qui ne
et faire disparaitre
et la
des campagnes;
point avec l'atmosphère airvicié et corrompu,
pernicieuse influence d'un
s'exsubitement ceux qui
au. point d'asphixier délétère, (P. 67 et suivantes
posent à son action
jusqu'à 121) (2).
et à la peste. Nous
d lieu à des maladies épidémiques trouvé une autre cause trèscroyons cependant avoir
le milieu
dans les ruisseaux qui, occupant
a puissante,
toute l'eau sale, les excrémens;
a des rues, reçoivent
comme des sources d'acide
6 et que nous considérons d'ammoniac, de gaz hydro6 carbonique, d'hydrogène,
malfaisantes, etc.
a gène sulfuré et d'autres vapeurs amarilla padecida, en las
(Breve descripcion de la febre
Andalousias, etc. Madrid, 1806).
(1) Op. cit., pag. 73,93, 96. la etc. 161 de son précis
(a).L'épidémie, dit Berthe, àl page
, reçoivent
comme des sources d'acide
6 et que nous considérons d'ammoniac, de gaz hydro6 carbonique, d'hydrogène,
malfaisantes, etc.
a gène sulfuré et d'autres vapeurs amarilla padecida, en las
(Breve descripcion de la febre
Andalousias, etc. Madrid, 1806).
(1) Op. cit., pag. 73,93, 96. la etc. 161 de son précis
(a).L'épidémie, dit Berthe, àl page --- Page 227 ---
(: 205 )
N'était-il pas naturel
toutes ces causes le
qu'après avoir refusé à
pouvoir de donner
fièvre jaune, notre illustre
lieu à la
nation
auleur, dont limagin'estjamais en défaut lorsqu'il
pliquer: un fait, cherchât
s'agit d'exla
ailleursles subtil agent,
puissance occulte qui produisit
de 1819? Or, cet agent, cette
lépidémie
core un virus, un miasme, puissance, est envenir, avec le plus de
2 un germe qu'il fait
où il
probabilités, de Calcutta,
parait certain qu'il n'existait
et dont il compare les effets à
pas (p. 59).
riolique,
ceux du virus Vasyphilitique (); qui a assez de fixité
historique, etc 9 fut singulièrement rapide
progrès, et toujours plus destructive
dans ses
bas et humidess.. et à la
dans les lieux
maladie
pag. 162: Non seulement la
commença dans le port
le premier foyer), mais elle Sainte-Marie (qui fut
eut cessé dans toutes les
s'y maintint après qu'elle
(1) De ce que tous les autres parties de Cadix. D
tairement
individus qui
ou d'une autre
s'exposent volonriole, la
manière, à contracter la Vasyphilis 9 ne les prennent
mais avisé, que nous
pas, 7 on ne s'est jaavaient cessé d'étre sachions, de dire que ces maladies
qui échappent, àla dernière contagieuses; ; par la raisonque ceux
breux; et que, loin de
surtout, sont les moins nomdétruire la
ne font quela confirmer. On
règle, ces exceptions
ce qu'on observe dans
ne peut donc pas assimiler
les épidémies de fièvre ces cas, avec ce qui se passe dans
ques auteurs, et
jaune, ainsi que l'ont fait quelplus qu'il n'est permis entr'autres MM. Bally et Pariset, pas
de mettre sur la même
ligne, la
dernière contagieuses; ; par la raisonque ceux
breux; et que, loin de
surtout, sont les moins nomdétruire la
ne font quela confirmer. On
règle, ces exceptions
ce qu'on observe dans
ne peut donc pas assimiler
les épidémies de fièvre ces cas, avec ce qui se passe dans
ques auteurs, et
jaune, ainsi que l'ont fait quelplus qu'il n'est permis entr'autres MM. Bally et Pariset, pas
de mettre sur la même
ligne, la --- Page 228 ---
206 )
au contact; est susceppour se communiquer dans l'air, d'ou il a faciletible de se repandre
propres à le
ment accès dans les organisations
diminue,
augmente ou
recevoir; dont lénergie
réunis dans un
suivant le nombre des malades exalté par la
donné; qui est vivifié et
aux
espace
ainsiquilarrive
concentration et la chaleur,
pour ce qui à trait au mode
petite vérole et la syphilis, affections. la première en efde ces deux
circonsde propagation
dans certaines
spontanément
du
fet se développe del'air; et alors elle n'a pas besoin
tances particulières
: toutes les personnes qui
contact pour se communiquer influences peuvent en être
sous les mêmes
Peutse trouvent
fréquentent ou non les malades.
affectées, qu'elles
se borne le éaractère contagieuz
être est ce là aussi que
la coqueluche, etc.
attribué à la rougeole, la dysenterie, le travail de la nature,
etc. De plus, ils'élabore. pendant inoculé sur une perou virus parliculier, 2 qui
donun liquide
avec toute ses propriétés, en
sonne saine se reproduit
on caractérise cette
nant lieu aux symtômes parl lesquels
tenté un
C'est par ce côté seul que peut-étre tout à
éroption...
avec la vérole, dont le traitement
rapprochement
prophilactique ; tandis que
faitimpiriques n'est nullement
lorsquela
Ja
vérole n'a plus aucun pouvoir
celui de petite
variolique s'est conservé
maladie est déclarée. Le virus
dès son origine,
jusqu'à nos jours tel à peu près quilétait
des temps,
partout indépendamment
ét il est contagieux
etc. M. Pariset prouve qu'il
des lieux et des personnés. de la fièvre jaune ( voy. son
n'en est pas ainsi du miasme
ouv. Passim).
iques n'est nullement
lorsquela
Ja
vérole n'a plus aucun pouvoir
celui de petite
variolique s'est conservé
maladie est déclarée. Le virus
dès son origine,
jusqu'à nos jours tel à peu près quilétait
des temps,
partout indépendamment
ét il est contagieux
etc. M. Pariset prouve qu'il
des lieux et des personnés. de la fièvre jaune ( voy. son
n'en est pas ainsi du miasme
ouv. Passim). --- Page 229 ---
(207 )
fermens ordinaires;. qui, à raison de
tilité, a le privilége de
sa volaanimaux, de
parler à la sensibilité des
s'attacher aux matières
animales, àcertains comestibles
végétales et
par M. Flores,
(le fait, rapporté
le biscuit de prouve qu'il a quelque goût
mer et le fromage), deslaccumuler pour
indéfiniment par le calme, d'être
truit par le froid , ou une
attaqué et déqui n'est autre chose
grande masse d'air,
pousse pourtant dans que le vent, (lequel le
porté et
tous les sens ) d'être transcommuniqué par des personnes chez
lesquelles rien
n'annonce sa présence, etc.,
(p. 84 a94). On voit de suite
etc.,
tirer d'un pareil agent, le
quel parti a dû
servations
savant auteur des obsur la fièvre jaune de
et nous osons assurer
Cadix (1820),
dessous de ses
qu'il n'est pas resté auconvaincre
moyens, ainsi que pourront s'en
ceux qui voudront lire cet
remarquable par l'élégance et la clarté du ouvrage
plus encore que par les faits
style,
dont l'extrait,
qu'il renferme; et
nerait jamais quelque étendu qu'il fàt, ne donqu'une idée bien
L'article relatif à l'examen du imparfaite.
ployé par les médecins de
traitement emdigne d'etre consulté;
Cadix, est 'surtout
nous ne
que pour faire observer à nousya arrêterons
graves peut mener
combien d'erreur
vance,et sous
une opinion formée à l'alaquelle devront, par la suite, plier
l'extrait,
qu'il renferme; et
nerait jamais quelque étendu qu'il fàt, ne donqu'une idée bien
L'article relatif à l'examen du imparfaite.
ployé par les médecins de
traitement emdigne d'etre consulté;
Cadix, est 'surtout
nous ne
que pour faire observer à nousya arrêterons
graves peut mener
combien d'erreur
vance,et sous
une opinion formée à l'alaquelle devront, par la suite, plier --- Page 230 ---
208 )
à cxaminer. Par exemple,
tousles faits qu'onaurai
partic des mafemmes soignent la majeure
de
les
les plus simples tirés
ladcs: les moyens
leur suffisent,
la classe des antiphlogiatiques maladie est le plus souvent
et à leur faveur la
heureusey etc.
conduite à la solution la plus
la maladie,
évidente que
(P. 55.) (preuse soit,est essentiellement
quelque légère qu'elle servir du langage de
nous
sthénique 1 pour
on ne tient aucun compte
Brown.) Cependant,
haut degré d'inet dans un plus
de ce résultat,
flammation, c'est
NeEcoeirit
d'évacuer le poison et deluiouvrir
qu'on charge l'éliminer. Rodriguez va même
une issue pour
serait aussi absurde de préjusqu'à dire qu'il
de l'estoelle linflammation
tendre guérir par dans la fiévrejaune, que celle
mac et desi intestins, mêmes organes, par l'ardans ces
bien
provoquée,
(2). Nous ne savons pas
sénic ou le sublimé
dans les cas foibles; car ce
(1) Que devient le poison évacuant, ni propre à
traitement n'est aucunement
éliminer quoique ce soit?
l'excellent ouvrage de
edt connu
(2) Si M. Rodriguez
les
il n'aurait pas
M. le professeur Orfila sur thérapeotique, poisons, (s'il est permis
avancé une pareille hérésie
dans tous les cas d'emde le dire); car il aurait su l'autre que de ces agens vénéneux,
poisonnement par l'un ou
effets, lorsqu'on s'est asla saignée produit de très-bons
éliminer quoique ce soit?
l'excellent ouvrage de
edt connu
(2) Si M. Rodriguez
les
il n'aurait pas
M. le professeur Orfila sur thérapeotique, poisons, (s'il est permis
avancé une pareille hérésie
dans tous les cas d'emde le dire); car il aurait su l'autre que de ces agens vénéneux,
poisonnement par l'un ou
effets, lorsqu'on s'est asla saignée produit de très-bons --- Page 231 ---
SiM. Pariset
209 )
la
blâme ou
conduite tenue approuve, en tous
toujours est-il
par les médecins
points,
défendre
vrai de dire
ci-dessus; ;
contre le reproche quil'cherche à les
adresser
qu'on pourrait leur
matique, en
demanstirmese
fixe
disatqutine motesingmpta
(comme celle
méthode inflexible et
celle pour
pour combattrel la
prévenir la
syphilisdet
ticable dans des
variole), ne serait
quelevirus
épidémies si
pas prasoit un
diversifiées
dant s'ilest
retindivaiblej.ete en se (quoipossible de se déterminer demansurquoiagin, si ce n'est
et de savoir
paret sur rdessymptomes
les suré qu'il n'y a plus de poison
sangsues seules et en
dansles voies
souvent seules
nombre sullisant sont gastriques; ;
ou intestinale, capables d'éteindre
même
la suite de
qui manque rarement T'irritalion de
gastrique
fortement l'ingestion dans ces
se manifester à
le
corrosives. L'absurdité organes de matières si
fièvre raprochement de cette
ne serait douequedans
jaune, s'il était
irritation et de celle
sont nuisibles dans démontré que les
de la
junte supérieure de ce dernier cas. Les saignées locales :
les idées du D.
santé (pag. 6o), tout membres de la
débilitans,
Rodriguez à
en
ne craignent l'égard de la partageant
d'une ou deux
pas de conseiller saignée et des
reconnaltrail sangsues sur telle
Tapplicatiou
locale, audaces une phlogose, pour région du corps où lon
combattre
moins que ces Jortuna juvat 1...
l'irritation
de cette
médecins aient retiré Nousdoulons néaneacessive
un grand
hardiese, en fait
avantage
dhantiphieguiguse
--- Page 232 ---
(a10 )
ajoute a que la bonne conPourquaifaut-ile quil
en ce que, par la
duite diffère de la mauvaise,
des sympdémèle dans la confusion
première, on
renferme et produit
tômes quel est celui qui
la seconde on se
les autres; tandis que par
tous
phénomtnes,
méprend sur cetedipendane-der les conséquences en
au point de n'attaquer que
ou plutôt en
laissant subsister la premisse, dans lequel de ces
laggravant pardes remedess? la médecine symptodeux cas, en effet, fait-on hasard dans le dernier,
matique? Si c'était par fussent le zèle et le déqedipsirasmpbine que leur conduite médivodment de ces médecins, blâmable, puisquils
cale n'en serait pas moins etc. (p.42. etsuiv.).
auraient suivi la mauvaise, comme à Séville, la
Quoiquil en soit, à Cadix
et le moindre
couvalesornce était très-difficile, moraux élaient
devenait mortel; les secours
les idées
écart
nécessaires pour dissiper
trop
également
des malades n'était que
tristes, dont l'esprit
préoccupé (P. 85).
souvent
sur l'épinos regards
S- Si enfin nous portons Bareelonne,ny redémie qui, en 1821, ravagea
que nous
trouverons-nous pas, les circonstances cette analyse rasi souvent signalées dans
avons
de favoriser le développepide, comme capables
insalubrité du
ment de la fièvre jaune2.ainsi.
trop
également
des malades n'était que
tristes, dont l'esprit
préoccupé (P. 85).
souvent
sur l'épinos regards
S- Si enfin nous portons Bareelonne,ny redémie qui, en 1821, ravagea
que nous
trouverons-nous pas, les circonstances cette analyse rasi souvent signalées dans
avons
de favoriser le développepide, comme capables
insalubrité du
ment de la fièvre jaune2.ainsi. --- Page 233 ---
(211 )
xieux port (1) (siége exclusif de la maladiele
août); chaleur excessive; état
tans, d'un côté:de
moral des habil'autre, variations del la maladie, sous le rapport de l'intensité,
celles de la température;
soumises à
contracter de la
plus de facilité à la
part des habitans des
tentrionaux, des
pays sepladie dans la ville montagnes,limitation de la maqu'elle dépeuple,
ment dans les lieux bas, humides principaleet populeux;
disposition à en éprouver les atteintes chez
constitution
une
forte, un tempérament
l'age adulte, ou de la part de ceux
sanguin,
à des excès,
qui se livrent
quels qu'ils soient, etc.
ces causes ont existé, à Barcelonne (2). Toutes
(5) comme à
(1) Le port de Barcelonne n'était
long-temps; les boues de la ville et plus les nettoyé depuis
amoncellent depuis que la construction immondices s'y
empêche le mouvement cicloide
da môle neuf
lese entrainer. Relat. hist. des
des eaux du Bézos de
par P. D. M.J. Henri
malh. dela Catalogne, etc.,
port où s'accumulent les (pag.59). L'état vaseux du vieux
que et le grand conduit, immondices jetées par. le loal'incurie avec
nues les nombreuses barques
laquelle sont tebien, x avoir contribué,
quiy sont à l'ancrepevent
(2)
(Rapport de la junte déjà
Rapport de la junte supérieure de santé cité.)
Barcelonne le 15 août 1821.
publié à
(5) Elle a trouvé (l'épidémie ) à Barcelonne les
tions locales nécessaires à son
disposidéveloppement 2 etc,
14.
mondices jetées par. le loal'incurie avec
nues les nombreuses barques
laquelle sont tebien, x avoir contribué,
quiy sont à l'ancrepevent
(2)
(Rapport de la junte déjà
Rapport de la junte supérieure de santé cité.)
Barcelonne le 15 août 1821.
publié à
(5) Elle a trouvé (l'épidémie ) à Barcelonne les
tions locales nécessaires à son
disposidéveloppement 2 etc,
14. --- Page 234 ---
(212 )
Philadelphie, la Dominique,
Ssint-Domingue,
et ailleurs, la mala49 du rappor! de la junte);
habitans, eu
(pag. di faire de grands progrès parmiles en comparaidie a
peu élevée de la ville,
jaune
égard à la position
soumis, à la fièvre
son des pays ordinairement
(pag- 44).
disent les médecins français,
Les rues de Barcelonne,
Elles sont traversées
étroites et tortueuses.
les imsont en générald
des canaux qui reçoivent
dans leur longueur par
sont couverts de grosses
mondices de la ville; ces canaux entamées, mutilées et en
pierres inégales, mal jointes, les roues des voitures; les
quelque façon distoqules par autant de soupiraux par
fentes qui les séparent sont peuvent s'échapper pour
où des vapeurs malfaisantes à Séville. voy. la pag. 196
mêler dans l'air ( comme de
les mése travail. ) Après avoir parlé Barcelonne, de Barcelonette
de ce
disent quelques mots
qui
decins ci-dessus le toul présente une régulariti d'hait entr'autres s que ordre qui inspire fenvie
charme la wue, el un
12)- . Nous ssommesloin
pareitatjour, etc. (pag.
toutefois nous
biterun
aucune de ces assèrtions; n'estpas venue
de contester l'envie d'habiter cel fanbourg
pensons que
durantrépitémie de Barcelonne,
àl MM. dela commision, de médecin pour y soignerles
ne trouvait pas
la désolarion
lorsqu'on lorsqu'apres le 23 septembre,
lorsqu' ils
malades; comble dans ce mnalieurenetathboune
les
futa son
jour, à la grille de communication, à moins
voyaient chaque
du pain, etc. 3
enfans presque nus demander d'obstination à demeurer
qu'on ne leur suppose autant qu'aux habitans del Barcelonette,
Slarindempeisteae hist. citée pag. 15, 91, 92.)
etc. (Relat.
qu'on lorsqu'apres le 23 septembre,
lorsqu' ils
malades; comble dans ce mnalieurenetathboune
les
futa son
jour, à la grille de communication, à moins
voyaient chaque
du pain, etc. 3
enfans presque nus demander d'obstination à demeurer
qu'on ne leur suppose autant qu'aux habitans del Barcelonette,
Slarindempeisteae hist. citée pag. 15, 91, 92.)
etc. (Relat. --- Page 235 ---
(215)
Gibraltar, Cadix, etc.
même mode d'action, ; elles ont du y avoir le
moins.y favoriser le ety produire, ou tout au
maladie. C'est en effet développement de la même
Commission
ce. qui est reconnu par la
à la page 9 de française, son
ainsi qu'on peut le voir
vérité, disent ces rapport (prem. part. - : A la
frayans ne se montraient médecins, les symptômes efbreé égal, niavecl la
pas toujours en
ils aflectaient
même intensité 1
à
nomau contraire, soit Barcelonne;
ciation, soit dans leur
dans leur assodegrés, des combinaisons succession, soit dans leurs
digieusement varier les
qui en faisaient promais ce n'est
fièvre
point là apparences.ete., une
etc.;
jaune de 18g1icar exception pour la
ment vu Tinfluence
nous avons
des
constamture, etc., produire
lieux, de la
maladie
les mémes
tempéraétre méconnue,
résultals, et la
mosphérique ait été
jusqu'à ce que l'air atagir uniformément suffisamment altéré,
sur lous
pour
raient; et qu'il se soit
ceux qui le
de malades
offert un certain nombre respilogues.
présentant des symptômes
anaM.
avoir, dans
dudnaniolapeess
récemment publié, et
un ouvrage
notre treizième histoire, duquel nous avons extrait
établi comme un fait
() Relat. hist. et méd. citée. --- Page 236 ---
(214)
avait été imincontestable. que la fièvre jaune par le bâtide la Harane à Barcelonne.
et par
portée
le Saint-Joseph
ment le Grand-Ture, probablement (P- 55). Après
plusieurs autrès
et cru avoir démonà démiontrer,
avoircherché
locales et stmosphériques
tré que les causes
cette terrible maladie
n'ayaient pu développer 415), arrive nécessaire-
(P. 44: 527, 585,589. faciles à prévoir, et dans
ment à des conclusions abstiendrons de le suivre;
lesquelles nous nous
le lecteur à ce livre qui,
aimant mieux renvoyer
points de
différent sous d'importans
bien que
qui se trouvent explipour des raisons
dela Comvue; (et
rapport
lu et
quées dans Tasantpropaydia
d'être
mission française. mérite pourtant Que s'il nous était
convenablement médité. motifs qui ont engagé
donné de rechercher les aucun doute au sujet
notreauteur à n'admettre est constant que les
lorsqu'il
acet
de Timportation:
diffèrent d'opinion
médecins de Barcelonne
avoir éprouvé
voit, qu'après
égard, et lorsqu'on
pour établir les précédinvincibles difficultés
tous les historiens
dentes importations, presque
(1)5 si notre
amis de la vérité, ont fini pardouter
M. Auconsistait à faire voir, pourquoi locales
tâche
linfluence des causes
douard a combattu
Pariset ouv. cit. voy. art. imp:
()
d'opinion
médecins de Barcelonne
avoir éprouvé
voit, qu'après
égard, et lorsqu'on
pour établir les précédinvincibles difficultés
tous les historiens
dentes importations, presque
(1)5 si notre
amis de la vérité, ont fini pardouter
M. Auconsistait à faire voir, pourquoi locales
tâche
linfluence des causes
douard a combattu
Pariset ouv. cit. voy. art. imp:
() --- Page 237 ---
et
(-215 )
sonnes atmosphériques, et de celles
etc. (), peut-être
tirées des Perquelquesuceés, deleverune essayerions-nous, avec
ces mystères
coindu
et
apparens;
voilequicache
T'espèce de prédilection trouvetions-metse dans
délétére . T'esplication de qu'il affecte pour son
auxquelles l'ont
toutes les
avait
conduit les
conséquences
promis de faire taire raisonnemcns qu'il
résultats de
devant les faits et les
Texpérience, 9 et de l'observation
Ranlepaaleinog Telle
la
gation; aussi
n'estp pasnotreobli
limportation remarquerons nous seulement,
prouvée,
ci-dessus. n'est ni
que
nig généralement
entièrement
Ture, qu'on accused
admise; que le Grand.
germes de la maladie, edarirrepandiules premiers
avait été
quarantaine de
soumis à une
M. Audouart rigueur; que les causes dont
lonne,
rejette T'action, existaient tàl
comme le démontrent
Barcerapports de la junte,
et les différens
M.
de la
commission, et
vons
que, ainsi
dwdentiuimnstets
déjà dit, cette
quer nous l'aplacée, en 1821, dans capitale de la Catalogne a été
que Cadix
les mêmes
en 1819, Séville en
circonstances,
en 1805 etc. (a),etquilnes
1804, Barcelonne By
serait, par conséquent,
() Voy. art, Imp. pour la fièvre
(2) Salva prof. à
de Pomégue.
jaune régna dans cette Barcelonne, ville, dit qu'en 1803 la fièvre
qu'elle prit naissance dans
'aplacée, en 1821, dans capitale de la Catalogne a été
que Cadix
les mêmes
en 1819, Séville en
circonstances,
en 1805 etc. (a),etquilnes
1804, Barcelonne By
serait, par conséquent,
() Voy. art, Imp. pour la fièvre
(2) Salva prof. à
de Pomégue.
jaune régna dans cette Barcelonne, ville, dit qu'en 1803 la fièvre
qu'elle prit naissance dans --- Page 238 ---
(216)
ces circonnullement
de
dhntemabidtamhaese
nous avons eu T'occasion
stances, ce que
des divers
déjà tant de fois (en parlant comme
signaler
fureurs de cette épidémie).
théâtres des
I:
au moins en partie
en dépendant,
fut due à un concours de
fortinalubre, et qu'elle
l'atmosphère :
Je port
locales qui avaient altéré
reflex.
circonstances des scien. méd. t. 11, pag. 129,
(voy. le journ.
etc. )
de M. le D Valentin
de Pérudition, si M. Audoaard
(1) Sans aimer le faste
l'on pourrait regarder
avait consulté les auteurs que qui nous occupe, tels
classiques dans la matière
comme
Reertainementpasim.
que Lind, wcautriede-nasene etc. n'ont pas encore éprouvé
primé que Rome, Naples, jaune, ou au moins de maladies
d'épidémies, de fièvre
donc à ne pas repousNous l'engagerons
et pour lui
tres-analogucs. Texpérience de ses devanciers,
ser entièrement les recherches que nousl luiproposons,
rendre plus faciles
dont
nous
Hippoerate, de Flatibus
-
il ne Neeereatentne VIII,) Baglivi (op: omn. pag. 51-
(ed van der Linden, S (diseases of the army, pag: 192
157-158). John Pringte ord. du Roi. (Précis surlesmal.
-323 )Le D Retz, méd.
eflluv, pag: .52
) Lancisi, (lib. 2. de nox palud. diseases etc. pag. 197,
épid. 242, 354,)1. Lind, ( on
Hist. de la soc.
188,
the héalth etc. pag. 6;)
ofthe bri30-on preserv. de Paris, (pag- 215) the library et Mén.
roy. de méd.
S.
plut. 11 J ) Hist.
tish museum. M (4376. 1732, (pag 121). Élog- de
de l'ac. roy. dcs sciences.
(lib. 2. de nox palud. diseases etc. pag. 197,
épid. 242, 354,)1. Lind, ( on
Hist. de la soc.
188,
the héalth etc. pag. 6;)
ofthe bri30-on preserv. de Paris, (pag- 215) the library et Mén.
roy. de méd.
S.
plut. 11 J ) Hist.
tish museum. M (4376. 1732, (pag 121). Élog- de
de l'ac. roy. dcs sciences. --- Page 239 ---
217 )
le Laissant après cela à qui le croira
soin de discuter si
nécessaire,
brane muqueuse l'inflammation de la memprimitive ou
observée après la mort, est
secondaire; si la fièvre
inflammatoire ou pon dès son
jaune est
si le caractère de la maladie origine (pag. 179);
tières noires (pag.
réside dans les magieuse est le
151); si sa propriété contadouard, sont partage à la desg gaz qui, suivant M. Aupartie
matière noire, ce qu'est la
aromatique des plantes
résidu, après leur distillation par rapport à leur
si la cause et lesiége de
(pag 592 et suiv.);
précisés;
cette maladie ont été bien
quele pag.207-215) etc. etc. Nousobserverons
traitement, bien
par le médecin dont
qu'assez varié, employé
palement
nous parlons, a été princien même antiphlogistiques tems
mais nous avouerons
les raisons d'après que nous n'avons pas bien saisi
des médicamens lesquelles il associe souvent
Et sansa
d'une action
avoirégard à ses idées tout-i-fitopponces sur. les
178-185 et suiv.) nous
fièvres (pag.
rience n'est pas suflisante croirons que son expésur
pour fixer les
l'emploi ou le rejet des
praticiens
tionne, et notamment de la moyens qu'il mensuiv.)
saignée (pag. 240 et
Chirac.-Mém. de la SOC.
et suiv.) Dulaure
roy. dei méd. (T. VIII.
des
(Hist. de Paris. T. II, art. pag. 273
Innocens.) ) etc. etc.
Cimetière
fièvres (pag.
rience n'est pas suflisante croirons que son expésur
pour fixer les
l'emploi ou le rejet des
praticiens
tionne, et notamment de la moyens qu'il mensuiv.)
saignée (pag. 240 et
Chirac.-Mém. de la SOC.
et suiv.) Dulaure
roy. dei méd. (T. VIII.
des
(Hist. de Paris. T. II, art. pag. 273
Innocens.) ) etc. etc.
Cimetière --- Page 240 ---
218 )
traitement du père J. Constans;
Quant au
dans la classe des moyens
nous le ferons rentrer
jamais sérieuseempiriques qu'on ne proposera éclairés.
ment à des médecins sages et
indiquer
aurions bien voulu pouvoir
a Nous
seconde partie du rapport de
à nos lecteurs la
dans laquelle
MM. Pariset, Bally, et François,
curieuses;
devait voir, entre autres choses
Ton
dans les villages
de contagion
des exemples
Barcelonne, ,et Carailedonticilentain
avoisinant
(pagdu principe ou duferment,etc.(
du germe,
mais ce désir n'a pu étre
55, 55 de la 1" partie );
qui devait être
accompli, parce que cette partie
1822)y
sous presse (au 1 "janvier vente
incessamment
si elle en est sortie, sa
est encore ; ou, que
jusqu'à ce jour ().
n'a pas été rendue publique
retard est, suivant nous, assez facheuxparlincer- publique, et
(1)Cer
il laisse otterl'opinion
titude dans laquelle
qu'il fait naître. On est. impaaussi par les conjectures s'en tenir sur les promesses faites;
tient de savoir à quoi
cetteimpatience se calme
et c'est bien naturel. Toutefois
de M. François,
lorsqu'on pense à la prophétie
sa lettre
un peu, retour de la fèvre jaune. ( Voyez
relative au
du 50 novembre, 1821, )
ce
dans le Moniteur
de la commission attendaient
Car si les membres seconde parlie, il faudrait que
retour pour publier cette
être même, nous rénous prissions patience; et peut qu'elle ne vit jamais
unir aux Catalans pour souhaiter
le jour.
et c'est bien naturel. Toutefois
de M. François,
lorsqu'on pense à la prophétie
sa lettre
un peu, retour de la fèvre jaune. ( Voyez
relative au
du 50 novembre, 1821, )
ce
dans le Moniteur
de la commission attendaient
Car si les membres seconde parlie, il faudrait que
retour pour publier cette
être même, nous rénous prissions patience; et peut qu'elle ne vit jamais
unir aux Catalans pour souhaiter
le jour. --- Page 241 ---
219 )
Nous renvoyons en T'attendant à la
Dr. Piguillem,
lettre du
Diario du
publiée dans lc supplément du
22 décembre 1821; au manifeste
touchantforigine et le mode de
la maladie en
propagation de
question, et dont la lecture
pas dépourvue d'intérét, etc.
n'est
de M. Henry. archiviste
Quantà Touvrage
Pyrendes-Orientales,
de la préfecture des
marquables
ilcontientplusieurst faitsresurlauthenticité
nous permettrons paslep
desquels nous ne
qu'ils n'ont été démentis plus léger douterattendu
ni
ni parle
par aucun des honorables
gouvernement,
il est dédié. Si donc
médecins auxquels
uns,nousles
nous y en puisons quelquescroirons
la simple indication de suffisamment la
légitimés par
que M Henry n'est
source. Il est bien vrai
D'est pas
pas médecin; mais ce titre
s'est livré nécessaire à
à un simple historien; et s'il
quelques explications
ou médicales, il n'a fait en cela physiologiques
mode, et suivre
qu'obéir à la
Le monde
T'exemple de ses
est plein de
contemporains.
sages.Les explications gens qui ne sont pas plus
aux faits; et nous le
ne changent d'ailleurs rien
seuls dont
répétons, c'est de ces derniers
nous nous occupons.
Outre les symptômes, la
les résultats
marche, la durée,
épidémies cadavériques et les causes que les
préeédemment
avoir de
rapportées, semblent
commun, il est encore d'autres
points
T'exemple de ses
est plein de
contemporains.
sages.Les explications gens qui ne sont pas plus
aux faits; et nous le
ne changent d'ailleurs rien
seuls dont
répétons, c'est de ces derniers
nous nous occupons.
Outre les symptômes, la
les résultats
marche, la durée,
épidémies cadavériques et les causes que les
préeédemment
avoir de
rapportées, semblent
commun, il est encore d'autres
points --- Page 242 ---
220 )
() de
tels que : lépoque
des rapprochemens,
tertians,
Principio sestatis, febres 9 ut plurimim febres
(1)
: adaucto vero aestu,
non maligna corripiunt exitiales urgent; ; longè tamen
continua, atque etiam
pestilentes circà aquinocdeteriores evasura, et planè
, nebule, rubigines,
praecipuè si pluvia,
tium autumnale,
Tandem circà hyemale
ventique australes accesserint. remittunt 2 etc. Lancisi
solstitium de pernicie ubique
de noxiis paludum eflluviis, p. 42.
et octobre sont
Les mois de juillet, août, septembre
ce fléau;
ceux durant lesquels se manifeste
en général
élevée et d'autres conditions
mais si une température avant, il serait aussi plus
atmosphériques existaient arriva à la Grenade (1795) oû,
précoce : c'est ce qui
était au 19 février (époque
d'après Chisholm, le temps
semaines
l'arrivée du Hankey) et avait éte, quelques l'ordide
des autres années. Contre
avant, très-différent
mois de janvier
un
common eircumatance,)less
naire( ( an
le thermomètre de Fahrenheit
et février furent pluvieux, trois ou quatre degrés plushaut
s'éleva à 88 et 89 degrés,
etc. Chisholm introduct,
les années précédentes,
que of his essay
observation à la DoLe Dr. J. Clart fit la même
to the 15 the of
minique from the month of January the weathier was
when the fever first broke out, than usual in this
june,
Calm aud much hotter
extremely
Islands etc. op cit. P. 49.
à Charand neighbouring
commença en mai ,
En 1532, la fièvre jaune
ne s'y montre, à l'orlestonde la Caroline; tandis qu'elle
J. Moultric, op:
qu'en août ou à la fin dejuillet.J
dinaire,
cit.
la même
to the 15 the of
minique from the month of January the weathier was
when the fever first broke out, than usual in this
june,
Calm aud much hotter
extremely
Islands etc. op cit. P. 49.
à Charand neighbouring
commença en mai ,
En 1532, la fièvre jaune
ne s'y montre, à l'orlestonde la Caroline; tandis qu'elle
J. Moultric, op:
qu'en août ou à la fin dejuillet.J
dinaire,
cit. --- Page 243 ---
leur
tent manifestation dans leslieux ou
que
elles n'exissement d'intensité, momentanément, et de leur accroisdans ceux ou elles
endémiques; 2° leur mode de
sont
qui est tel qu'on se
développement,
sur leur caractère, méprend presque toujours
de leur durée; 30 l'étendue pendant les premiers jours
vagent à peu près en même des pays qu'elles rafaire croire à l'existence temps;et qui pourrait
lisation, si on
d'un moyen de
peut parler
généraportation si difficile à ainsi.autre que l'imcertaines; etc. elc.
établir sur des preuves
(1)
Que si, après cela on exigeait
termes de
encore d'autres
santes les données comparaison; si on trouvait insuffinombeeuses sur lesquelles
Enfin, en 1802 elle se montra dès le
régna avec une extrême violence
mois d'avril, et
Voyez le méd. repository ( V.
jusqu'en octobre etc.
(1)0n sait qu'elle estrarement 10, p. 296 ).
toutes les fois surtout
limitée à un
taine
qu'elle
seulendroity
intensité; c'est ainsi s'accompagne d'une cerciterons l'année 1793, où elle qu'entr'autres exemples nous
temps, la Dominique,
attaqua, . presqu'en même
maique, s la
Philadelphie,
Grenade, 9
St-Domingue, la Ja-
(op. cit. p.5.) en
SL.-Vincent, Antigua, elc.
1819, on la vit
Clark,
daneditorenieeilesd
régner en même temps
Martinique, la
d'Andalousit,a Minorque, Cuba, la
to the forty fifth Guadeloupe, aux Etats-Unis. A
(London
volume, on by Filliam proëmium
january, 1821.)
Hutchinson
ique, s la
Philadelphie,
Grenade, 9
St-Domingue, la Ja-
(op. cit. p.5.) en
SL.-Vincent, Antigua, elc.
1819, on la vit
Clark,
daneditorenieeilesd
régner en même temps
Martinique, la
d'Andalousit,a Minorque, Cuba, la
to the forty fifth Guadeloupe, aux Etats-Unis. A
(London
volume, on by Filliam proëmium
january, 1821.)
Hutchinson --- Page 244 ---
222 )
diverses épifondé Vanalogie de ces
auteurs
nous avons
renverrions aux
démies entr'elles; nous extraites, ainsi qu'à presnous les avons
elles, quelle que
desquels
iont écrit sur
catous ceux qui
leur
que
leur manière d'envisager
soit d'ailleurs mode de propagation (s).les
ractère et leur
à ne voir
qui persistersient
médecins sceptiques
de Bulam, dans T'épifièvre importée
dans celle de Giqu'une
1795) et
celle
démie de Grenade
amaril, dans
braltar, (1810); qu'un typhus dans l'espoir que nous
(2) etc.; et
de Barcelonne
diseases through
diffusion of épidemic
over
(1) The rapid
theirs simultaneus appearance
extensive regions, or
earth's surface, seems to
considerable portion of the causes ( contagions imporoperation of similar
for exemple, can
evince what lest extensive influence, the appearance of
tation).
to have occasioned over s0 large a part
be conjectured fever in certains seasons Indies? 5
to what other
they yellow united states aud West diffusion of this diof the
to ascribe the fatal
India
causes are we
year, through the West.
during the present
and the. spanish
seases, the continent of America (1819) as these, itis
Jslands,
such phenomena:
for explaining infscted ship to a particular
peninsula2 sufficient to trace an
ce of marshy ground
not
to smell out a bog on a pie
a history
port, or
town etc. J. C. Richard,
)-
near some particular etc. London Y 820. (p- go-181
fever
of the epidemic
le mot peste n'a pas toujours sous
(2) Remarquons maladie que
vutgairement connue
servi à désigner la
à des époques oùt la synonymio
ge nom ; et sans remonter
ed ship to a particular
peninsula2 sufficient to trace an
ce of marshy ground
not
to smell out a bog on a pie
a history
port, or
town etc. J. C. Richard,
)-
near some particular etc. London Y 820. (p- go-181
fever
of the epidemic
le mot peste n'a pas toujours sous
(2) Remarquons maladie que
vutgairement connue
servi à désigner la
à des époques oùt la synonymio
ge nom ; et sans remonter --- Page 245 ---
(225 )
en avions dit assez
de bonne foi;
pour convaincre les
nous
hommes
mener à cette façon renoncerions de
à celui de rafortement
voir ces esprits
prévenus, et chez
trop
presque jamais,
lesquels ne
ment bien
que par surprise et
pénètre
malgré eux, une
ordinaireIls'agirait
légitime conviction.
valeur les différences Vesealkeaidsnmester à leurjuste
les histoires de
qui peuvent exister
ces
entre
ne manquera strement épidémies diverses, et qu'on
Mais ces différences
pas de vouloir relever.
essayant de les faire sont-elles bien réelles; et en
heureux
ressortir
que Chisholm,
serions-nous plus
(5); Rochoux, (4);
(1); Pym, (2); Gilpin,
ete-Nousleditons Palloni, (5); Blane, (6) etc,
ssincbremeutes
dissemblances
était moins bien établie,
nomination a été récemment souvenoins-nons que celte deBarcelonne (182r), à l'occasion appliquée à la fièvre de
des membres de la
de. l'éloge du dévouement
de Saiate-Camille, quelque commission française et des sceurs
l'académie; aurait peut-etre générique que soit. ce mot,
pas ainsi
pu sentir
consacrer un abus de
qu'elle ne devait
quera assurément pas, dans termes, elle qui ne
naire, de rendre à
son interminable manet de
chaque mot sa véritable
dictionpréciser sa valeur
celui qui, à l'occasion absolue ou relative. signilication,
de
Que dire à
d'alors, , Rèere jaune de 1720, appellerait l'épidémia
1, 2, 3, 4,
Marseille?
5et6.0p. cit.
consacrer un abus de
qu'elle ne devait
quera assurément pas, dans termes, elle qui ne
naire, de rendre à
son interminable manet de
chaque mot sa véritable
dictionpréciser sa valeur
celui qui, à l'occasion absolue ou relative. signilication,
de
Que dire à
d'alors, , Rèere jaune de 1720, appellerait l'épidémia
1, 2, 3, 4,
Marseille?
5et6.0p. cit. --- Page 246 ---
(224 I )
sur) l'intensité des
portent en général que
et
quine
le nombre des epiphénomeness
symptômes,
circonstances presqw'entirequelques autres
nous l'avons exposé
ment accessoires, 9 ainsi que
s'observent duces dissemblances. qui
et
ailleurs ;
comme l'établissent
rant la même épidémie. de la commission franla 10 partie du rapport la
supéricure de
celui de junte
des
çaise (pag-9)et aussi bien que pendant
santé (Passim ),
à des époques et dans
épidémics qui ont lieu
fort naturelledes lieux différens, s'expliquent
indivisuivant nous, par la suscerptibilité extément,
force de résistance aux agens
duelle, et la
commel le tempérament,
rieurs.1 lesquelles varient
etc.;
moral
l'age, le sexe
parlétat de
la constitution,
à l'influence des causes
de celui quisexpose
par la predomninance
la fièvre ; de même que de tel organe ou système
momentanée d'action
assez de leur
d'organes, qui peuvent s'éloigner du développecondition normale, au moment
des
miasmes, pour qu'il se manifeste ;
ment des
répondant à cottelésion;
symptomes particuliers,
de les distinguer,
soit même possible
ait
et qu'il
du moins 1 2 le poison (1) péjusqu'à ce que,
dans le cours de la
(i) A Sayannah, il se tout-à-fait présentait, analogues à ceux auxmaladie, dessymaptomest
ofarsenic, or any other
donne lieu an over-dose
quels --- Page 247 ---
nétré
(2a5) )
l'ensemble des tissus
son abondance dans
organiques; et,
par
primé à T'épidémie T'économie animale, imrégnante les caractères
inD'après cela, et certains
peu d'utilité de
que nous sommes
EEEE
decette
poursuivre el'examen
du
comparatif
deadly
CAccarmad
Savannah, substance. ( See report of the
Dr Phisick etc.) - Gazette de M. medical society of
et
Brown
similar to that induced
(1793), les
as by
in the
cnteecis
arsenic. Le docteur stomach by acrid ezactlyr
tômes de cetle fièvre à
Irvine compare les poisons,
dose d'arsenie,
ceux que
sympon the
Or any other deaily détermineralt une forte
yellow-fever
substance. On a comparé ofcharleston
(Treat. les
or1819). le corps à ceux de effets des miasmes
breux
certains
délétères sur
rapports la
poisons, et sous de
ces poisons, s'ils similitude peut se
nomcomme les
sont en petite
sontenir. En effet,
différant miasmes, des effets lents qaantité, et à déterminent,
tances tirées d'ailleurs suivant un grand peine sensibles;
Il peut
du poison et de la
nombre de circonsarriver qu'on
personne
ce que nous avons s'habitue à leur
empoisonnée! cadavérique
vu pour les miasmes. action; ; c'est aussi
n'est
qui a donné l'idée de
Enfin l'altération
pas dans bien des
ces
tenant
scassensibtement raprochemens,
peut-elle Thabitude, dont nous
différente.
terminent,
tances tirées d'ailleurs suivant un grand peine sensibles;
Il peut
du poison et de la
nombre de circonsarriver qu'on
personne
ce que nous avons s'habitue à leur
empoisonnée! cadavérique
vu pour les miasmes. action; ; c'est aussi
n'est
qui a donné l'idée de
Enfin l'altération
pas dans bien des
ces
tenant
scassensibtement raprochemens,
peut-elle Thabitude, dont nous
différente. Mainêtre portée à un
parlions tout. poison soient désormais point tel, que les quantités t-d-thenre,
hypothèse répugne à la impuisantes P une
du
raison : telle
pareille
personne pourra
--- Page 248 ---
226 2 )
discussion, tout ce quinel'side
aussi, qu'en faitde
termineronsici un
et Tobscurcit, nous
pas la gêne
pourraj peut-éireseule
chapitre dontimportancer
le voeu ardent
en exprimant
justifier! la longueur,
les médecins, réunis
le désir sincère de voir
recourir à cet
et
cesser de
d'efforts et d'opinion, médicale tortueuse:
adage d'une politique
deux, quatre ou six
bien avaler impunément
pas sous l'inpeut-éire
mais ne stcomberact-el
gros d'opium :
double ou triple ? N'est-il pas permis les
fluence d'une dose
lui-même eût enfin ressenti
de croire que Mithridate dont il s'était fait une longue habiatteintes du poison rebuté dès la première tentative,
tude, s'il ne se fat pas grande muantnencenmiondes
et s'il en edt pris une plus Phiadephitsts Grenade.prouve du
lal Dominique,
les effets
en 1793,à1
ressentent quelquefois
que. les acclimatés
Fatilité d'un tel rapprochement
etc. Jusqu'ici
de le pousser
miasme, à sentir ; aussi essaicrons-nous immédiateest difficile
à un résultat plus
qui
plus loin, afin d'arriver vonlons parler du traitement
ment important, nous le cas de fièvre jaune comme
devrait se borner dans
à ces deux seules propodans celui dempoisonneneut à l'action des miasmes;
le malade
N'est-ce
sitions : 1° soustraire
qu'ils ont déterminés.
chement
etc. Jusqu'ici
de le pousser
miasme, à sentir ; aussi essaicrons-nous immédiateest difficile
à un résultat plus
qui
plus loin, afin d'arriver vonlons parler du traitement
ment important, nous le cas de fièvre jaune comme
devrait se borner dans
à ces deux seules propodans celui dempoisonneneut à l'action des miasmes;
le malade
N'est-ce
sitions : 1° soustraire
qu'ils ont déterminés. les
les accidens
faut chercher
2" combattre roubli de la première qu'il
les variations
pas, dans d'insucoès de la seconde, partant, les localités 3 et les
causes subies suivant le temps,
pas d'après
qu'elle a
des praticiens? ? N'est-ce être tracée la
vues. théoriques simultanée que doit
leur considération --- Page 249 ---
(127) )
Diviser, 3
s'il est avantageux eréninrenaejier etc
lyse pour
dappeler à son secours tcroireque
déméler, au lit desmalades,
l'anasymptôme
quel estle
la synthèse quirenferme et
n'est pas nonp Imoduttensineuner
lorsqu'on a à décrire plusdepourruee
de
des maladies
d'utilité,
causes
fluences analogues, ou
dépendantes
à peu près
développées sous des inidentiques!
conduite à tenir,
lades affectés de fièvre lorsqu'on est appelé à traiter des
épidémique P Puisse jaune, ou de toute autre maplacer bientôt
cette fin de l'art
maladie
la
ces discussions sans
de guérir remfutiles contagion 5 puissent tant de vaines cesse renaissantes sur
cine raisonnemens disparaître enfin hypothèses et de
physiologique, et
devant la médepuéliquement générale l'application de celle-ci
rivaliser désormais
; puissent les médecins devenir
la pratique si
que pour en étendre les ne plus
faire dire avec difficile, quoique tant de gens limites, , et
mier des
Cabanis : Que e la
s'en mélent,
arts, si la santé est le médecine est le prepremier des biens !
15. --- Page 250 ---
(228)
QUATRIENE
CHAPITRE
SECTION PRENIERE
FAVEUR DE L'IPORTATION
FAITS EN
vulgaire en médecine
I est une vérité devenue sciences d'observation,
comme dans les autres théorie, tout raisonnement
c'est que toute saine
reposer sur les
doivent immodiatement déduction risolide
n'en n'être qu'une
faits ou plutôt
conséquens à ce principe,
goureuses pour rester essentielle, je dirai plus,
notre tâche la plus
d'insister sur Texactinotre tâche unique, est faits, et d'en faciliter le
tude scropuleuse des T'ordre clair et simple de
rapprocheneut par devons même pousser la
nous
souvent la
leur exposition; jusqu'a conserver
fidélité historique dont les faits sont présentés, vémanière littérale manière seule est commela
parce que cette touche de la valeur et de Tauritable pierre de
ainsi la particule on, si vathenticité du récit:
si souvent emindéterminée. et pourtant croire, présugue.sii
dubitatives
ployce, les expressions et autres locutions aussi
mer, il est probable, être la mesure du degré de
devront
contrapersuasives. méritent les observations
confiance que
server
fidélité historique dont les faits sont présentés, vémanière littérale manière seule est commela
parce que cette touche de la valeur et de Tauritable pierre de
ainsi la particule on, si vathenticité du récit:
si souvent emindéterminée. et pourtant croire, présugue.sii
dubitatives
ployce, les expressions et autres locutions aussi
mer, il est probable, être la mesure du degré de
devront
contrapersuasives. méritent les observations
confiance que --- Page 251 ---
dictoires, et devenir 229 )
paraison pour tout lecteur un précieux terme de comtenant en main les
impartials en effet,
moindres particularités preuves entourées de leurs
esprit libre,
accessoires. d guidé parun
tant au creuset indépendant, d'une
il pourra, les soumetcomme valables et critique sévère, admettre
sortiront de cette épreuve probantes toutes celles qui
quées en un mot au coin de pleines, entières, maret de Timpartialités
la vérité, du talent,
falsifiées ou controuvécs rejeter au contraire comme
ront Tempreinte indélébile celles qui conserveprévention ou de la
de T'erreur, de la
Les médecins
mauvaise foi.
opinion sur deux contagionistes ordres
font reposer leur
observations collectives et les d'observations : les
duelles. Les premières
le
sebservationsindht.
point de départ de la cmbrassentet considèrent
sur des bâtimens
moladie,
dans sa
infectés, la marche sonimportation qu'elle
suivant propagation.lordree des
suit
lequel, elle se
tempsct des lieux
ses proportions
développe
tion
avec les moyens succssivement, de
établis, et les effets de las
communicacondes se composent de aséquestration.Les seelles nous montrent la fitsisolément envisagés;
d'individu à individu contagion se transmettant
médiat; nous suivrons par les contact immédiat ou
loppement de ces deux auteurs dans le déveséries d'observations. --- Page 252 ---
(5 230 )
seulement qu'à l'égard
Nous remarquerons
il a toujours été
ordre de preuves,
recueildu premier d'obtenir des observations toute
bien difficile l'attention et relatées avec de
lies avec toute demandent des recherches
l'exactitude que
qu'elles portent avec
cette nature; en effet, pour
et de la
caractères de Tévidence
elles tous les
Tobservateur doué
conviction. elles supposent de vues et d'idées,
d'une certaine élévation dejugements elles le supd'une grande sévérité de toutes les traditions
posent placé au-dessus
relations orales, de
de toutes les
et
publiques, influences d'intérêt, de prévention de
toutes les
attentif à tous les pas
surtout de crainte,
constamment la trace 1
en suivant
sans la
la contagion,
moindres détours,
dans ses
enfin
la surveillant instant de vue, et soumettant
à
perdre un
laborienses investigations
les résultats de ses
pour en tirer des
mûr et réfléchi,
;
un examen
démonstratives
conclusions rigoureusement abord combien est
mais qui ne sent au premier d'un pareil concours
et difficile la réunion
est long.
rare
outre , ce travail idée des
de drcomotinceaPEn
se faire une
et rebutant; pour sufit de réfléchir que
pénible,
il
obstacles qu'il présente,
presque. toujours au
la fièvre jaune se développe là où T'origine de
sein de grandes populitions, dans des récits contrala maladie va se perdre
rigoureusement abord combien est
mais qui ne sent au premier d'un pareil concours
et difficile la réunion
est long.
rare
outre , ce travail idée des
de drcomotinceaPEn
se faire une
et rebutant; pour sufit de réfléchir que
pénible,
il
obstacles qu'il présente,
presque. toujours au
la fièvre jaune se développe là où T'origine de
sein de grandes populitions, dans des récits contrala maladie va se perdre --- Page 253 ---
(2 231 )
dictoires, infidèles ou
d'autant plus altérés, mensongers, et toujours
tage de leur véritable qu'ils s'cloignent davann'a-t-il pas hésité à
source; aussi M. Pariset
généralement assez difficile avouer qu'en Espagne il est
rité sur les faits les
de savoir l'exacte véplus
Toutefois, 9 comme notre authentiques.
à celui d'h storiens
rôle doit se borner ici
allons
fidèles;ct sans passion, nous
tives, telles qu'elles ont
collecDmet
gionistes pour
été réunies par les contaappuyer leur
d'abordla maladie à ses
opinion; et prenant
vée, nous allons
points de départ et d'arriles divers
exposer, selon l'ordre des
exemples
temps,
sés dans les documens d'importation qu'ils ont puiles historiens, les
fournis par les voyageurs,
Toute composée naturalistes et les médecins.
détachés, cette d'époques, de dates, de faits
rait offrir d'autre partie de notre travail ne saunaître de cette diversité intérêt que celui qui peut
surtout qui s'attache méme d'objets, et celui
vérité: ce désir seul au désir de découvrir la
recherches
nous a soutenus dans des
auseilongues, aussi pénibles.
ite
epogue,-7 siècle.
1648. C'est vers le milieu
siècle que pour la première
du dis-septième
signale lidée d'une
fois le père Dutertre
importation; nous citerons --- Page 254 ---
252 )
1648,
6 Durantlannce
ses propres expressions: inconnue dans les iles,
K la peste jusqu'alors habitées par des Franétaient
a depuis qu'elles
quelques navires; elle
çais, y fut apportée par
en dix-huit
commença par Saint-Christophe:
près du
y dura, elle emporta
mois qu'elle
appelée épitiers des habitans; cette peste, symptomes un
démie, offrait pour principaux débilité générale, un
mal de tête violent, une
vomissement continuel s (1). Vers la fin du
ou 16g0 (2).
- 1682.ou 1688, Labat trace une peinture
même siècle le père
illappelle mal de
assez exacte de la fièvre jaune: été apporté à la
avait
Siam (5), k parce qu'il
l'Oriflamme, qui,
le vaisseau
il
a Martinique par
avait touché au Brésil où
revenant de Siam,
habitées par les Français,
génér. des Antilles
( du typhus
i8 ()Hist
425. Voy, aussi Bally,
T.I, Ch. XIII, pag.
d'Amérique, pag. 50 et 423.)
aussi Moreau de
Voy. Bally, pag. 51 et 423. Voy.
(2)
topogr. phys. de Saint-Dotningue,
Saint-Méry, descrip.
T, 1. pag. 700.
à la pag. 5,que le
dit M. Bally
(5) Sans réfléchir, de cette partie de r'Asie ayant
vaisseau qui revenait
où il contracta la contagion, *
touché aux côtes! brésiliennes
dénommé mal du
ce fléau aurair été plus justement
.
Brésil. 11
et 423. Voy.
(2)
topogr. phys. de Saint-Dotningue,
Saint-Méry, descrip.
T, 1. pag. 700.
à la pag. 5,que le
dit M. Bally
(5) Sans réfléchir, de cette partie de r'Asie ayant
vaisseau qui revenait
où il contracta la contagion, *
touché aux côtes! brésiliennes
dénommé mal du
ce fléau aurair été plus justement
.
Brésil. 11 --- Page 255 ---
* avait
: 235 )
gagné celte
a grands
maladic qui y faisait
Les
ravages depuis
alors de
auteurs du
sept ou huit ans D
démie nationale rapport fait au nom de (r).
de
l'Acatendent
Barcelone,a
que tout ce quia été auteurs qui préopinion est inexact,
publié contre leur
fait: ( L'bistoire
traduisent ainsi le
nous
même
* France, appelé
dit qu'un navire du roi de
( Siam surla fin de TOrillamme, à son retour de
y introduisit
1700,ayant touchéau
cette
*
maladie
Brésil,
ravages et reçut le
qui fit de
(
cause de la
nom de mal de grands
Siam, à
a
circonstance que nous
rapporter > (a). Nous
venons de
rapporteurs ont pris cette ne savons ot MM. les
fait estqu'elle diffère
version historique : le
(vraie ou fausse) relatée essentiellementd de T'histoire
parait en étre le
par le père Labat, qui
M. Moreau de premier. auteur.
Saint-Méry raconte
portation, en fixe
ce fait d'imdit nulle part
l'époque à 16g0; mais il
1691.
qu'on eût touché au Brésil.
ne
Lesdocumenst
leméme auteur disent historiques compulsés
arrivée
quel'escadre de
par
la
d'Europe le 8 mai de
Ducasse,
proie de la maladie
T'année 169 1, devint
qui ravageait toute l'ile
() Nouveau
chap. IV.
voyage aux iles
(4)
d'Amérique, tom. I,
Voy. ce rapport pag. 16. et 18.
1.
qu'on eût touché au Brésil.
ne
Lesdocumenst
leméme auteur disent historiques compulsés
arrivée
quel'escadre de
par
la
d'Europe le 8 mai de
Ducasse,
proie de la maladie
T'année 169 1, devint
qui ravageait toute l'ile
() Nouveau
chap. IV.
voyage aux iles
(4)
d'Amérique, tom. I,
Voy. ce rapport pag. 16. et 18. --- Page 256 ---
(234) )
à Sainteporta de la Martinique
et qu'elleila
(1)-
Croix et à Saint-Domingue ravages à la Barbade
Elle fit de tres-grands maladie nouvelle,
onl'appela d'abord
fièvre
en 1691;
fièvre pestilentielle,
de
fièvre de Kendal,
alors apportée
bilieuse (2). On la croyait
Fernambucco à la Barbade (5). commandée par
1693. L'escadre anglaise un mois à la Barl'amiral Wheler ayant passé
dont elle
jours à la Martinique
bade et vingt-un
de la fièvre jaune,
voulut s' 'emparer, futattaquée cette maladie causa une
à Boston où
et limporta
grande mortalité (4)-
futafligée
Philadelphic, ville naissante,
plu1699.
fois dé la fièvre jaune;
pour la première
ont transmis le souvenir
sieurs de ceux qui en
des Antilles et
crurent qu'elle avait étéimportée d'ou elle reçut
de la Barbade,
particoalisteneat de la Barbade (5).
le nom de maladie
()? T.J 1"., pag. 701. on the malignant pestilential
(2) Chisholm an essay
fever , tom. 11, p- 177. C'est sur l'autorité du D' Jamble, du
(5) Bally, 1 pag. 32.
cite cette époque
le naturaliste Grifna-Hugker history of Barbadoes 1
que de la Barbade. (Natural
typhus pag. 57 et 38.)
of New England, t. I1,p-72
(4) Hutchinson's history of England, 9 t. III, p. 110. lettre de
Lediar, naval history
p. 378. VIII'
(s) Rush, P. 125. Tytler
Webster au D' Currie.
, du
(5) Bally, 1 pag. 32.
cite cette époque
le naturaliste Grifna-Hugker history of Barbadoes 1
que de la Barbade. (Natural
typhus pag. 57 et 38.)
of New England, t. I1,p-72
(4) Hutchinson's history of England, 9 t. III, p. 110. lettre de
Lediar, naval history
p. 378. VIII'
(s) Rush, P. 125. Tytler
Webster au D' Currie. --- Page 257 ---
(255 )
Cette même année,
la Barbade,
Philadelphie, Charleston,
la Guadeloupe furent le
théâtre de
brnstae
ravages.
ses affreux
2" époque, 18° siëcte.
1702. lly eut une grande
Yorck;s selon leDr. John
mortalité à Newbuaient
Bard. les habitans attriTirruption de
répandue dans leur ville l'épidémic à Tinfection
venue de Saint-Thomas, par une balle de coton
1705. Le père Labat l'une des Antilles (1).
arrivée à Cadix,
nous apprend
au mois
qu'à son
débarquer personne d'octobre, on ne laissait
qu'un vaisseau
sans les visiter, depuis
dyavoir
venant des iles fut
apporté le mal de Siam
soupponné
1721, 1725, Warren
(2).
reçut à ces deux
assure que la Barbade
époques une fièvre
pestilentielle de deux navires
maligne
hommes qui en étaient
ayant à bord des
Martinique, ou la
infectés, et venant de la
à Tarrivée d'un peste s'était répandue en
Marseille,
convoi de bâtimens
1720,
sur lesquels il
sortis de
dises du Levant,
y avait des marchanque l'on avait prises d'un
navire
() American museum
(2). Labat. T. VI.
pag. 455.
1-(Observationss surla Voy. aussi Bally. pag. 57. Pariset
en 1819.)
fièvre jaune qui a régué à Cadix p. --- Page 258 ---
(a56 )
: Warren croit
arrivé de Sant-Jen-diere avant cette époque
qu'elle n'avait jamais paru
(17a1) à la Barbade (1). Francisco Fernandez
1750, 1751. Le D' don dit que le vomisseNavarrete, cité par Villalba, futintroduit à Cadix
ment noir de 1750 et 1751
américaine (2).
par une barque
1548. Le D Lining pré1759, 1759. 1745,
eurent lieu à Chartend que les irruptions qui avaient leur origine
leston à ces diverses époques venant des Indes
dans Tarrivée des vaisseaux communiquée par
occidentales, et quilavaient soutient que la fièvre
contagion. Ce médecin
constitulion
à aucune
jaune ne doit sa naissance la contagion est le
de lair, et que
toutes
particulière par lequel elle se propages il est aisé
seul moyen vient à régner, dit-il,
les fois qu'elle
individus quiTont apde remonter jusquaux
où elle est toudes iles de T'Amérique
portée
(5)-
de
jours épidémique Don Juan Ulloa, les galions
1740. Suivant
fever in barbaconcerning the malignant
(1) Treatise
does by Dr Yarren. 424- Pariset pag. 124- fever in a letter
(2) Bally pag. of the american yellow
(5) Description
et observat.p ub. to Edimbourg.
from D' Lining. In essays
T. 2. pag. 590.
est toudes iles de T'Amérique
portée
(5)-
de
jours épidémique Don Juan Ulloa, les galions
1740. Suivant
fever in barbaconcerning the malignant
(1) Treatise
does by Dr Yarren. 424- Pariset pag. 124- fever in a letter
(2) Bally pag. of the american yellow
(5) Description
et observat.p ub. to Edimbourg.
from D' Lining. In essays
T. 2. pag. 590. --- Page 259 ---
la mer du Sud
257) )
la guerre,
ayant quitté Panama à
pour venir à
cause de
sors en streté,y
Guayaquil ilmettre les trédémique; elle apportèrent cette maladie
sur les
exerça ses ravages
épivaisseauz et sur les
principalement
personnes du
étrangers; ;
de
e dit,
pays en furent
peu
ajoute Ulloa, que les atteintes: : e J'ai
cette maladie à
galions apportèrent
l'opinion
Guayaquil, et j'ai suivi en cela
cette
générale fondée sur ce
époque elle y avait été
qu'avant
1741. Le DI Rexano
inconnue ). (1).
noir fut introduit à atteste que le vomissement
arrivaient
Malaga par des étrangers
chandises dAmérique, et
qui
dans le commerce répandu avec les marOn oroit qu'en
de la ville (2).
usés le
1741 une malle de
répandit à
vétemens
En rendant Philadelphic (5).
M. Bally
compte de Tépidémie de
rapporte, d'après
1795,
près semblable de la
Rush, un fait à peu
coffre rempli de
manière suivante : a Un
à M. James
linge infecté qui
dans
Bingham, mort de
appartenait
une des Antilles,
la fièvre
fut,
jaune
que ces effets eurent
plusieurs mois
jeune homme
été reçus, ouvert après
dans la famille de
par un
()
son frère; le
(2) (Erisis Voy. au Pérou, liv. IV. ch. VI,
pag.124. epidemica.) Bally pag. 46 pag. et 149.
424;
(5) Bally, ,1 pag. 424.
Pariset,
dans
Bingham, mort de
appartenait
une des Antilles,
la fièvre
fut,
jaune
que ces effets eurent
plusieurs mois
jeune homme
été reçus, ouvert après
dans la famille de
par un
()
son frère; le
(2) (Erisis Voy. au Pérou, liv. IV. ch. VI,
pag.124. epidemica.) Bally pag. 46 pag. et 149.
424;
(5) Bally, ,1 pag. 424.
Pariset, --- Page 260 ---
( I : 258 )
promptement: mais perhomme mourut
Ilest bien prèjeune autre ne fut infecté (1)- Rusb et plus,
sonne
le fait rapporté par
à Lind
sumable que
doit sa première origine
tard par! M. Bally
peu d'années queles
qui le raconte ainsi : ilya mort de la fiévrejaune
effets d'un gentilhommes enfermés dans une malle
Barbades furent
Là, en our
aux
à ses amis à Philadelphie. infectés,
et envoyés
contenait ces objets
vrant la malle qui
ces mêmes
tomba malade ; on ex posa
la famille
: ils répandirent
effets à l'air pour les purifier de cette fièvre
sur cette ville la contagion
le gentilbientôt
deux cents personnes; de ceux
qui fit périr
ce rapport fut un
homme qui m'a fait
eurent à en souffrir (2).* M. Caillot et les
qui dernier fait rapporté par
médicales
Ce
des sciences
auteurs du dictionnaire
intitulé: a Essas
attribué par eux à T'ouvrage
dans les cliest
des Européens
en vain;
sur les maladies Nous l'y avons cherché
aumats chauds.>
autre ouvrage du même
il se trouve dans un
médecin après avoir cité cette
(1) Bally pag. 425. Ce
est probable que le fait à
dit en note qu'il
se
probablement
importation, à 1793 et doit rapporter Rush lui-même ne
est antérieur nous observerons que
dit tex1741; mais
de 1793 puisqu'il
Pattribue point à lépidémie
environ 40 ans passés.
about 40 years ago, fevers etc. London 1763.
tuellement 10S. Two papers on
(2) Pag.
médecin après avoir cité cette
(1) Bally pag. 425. Ce
est probable que le fait à
dit en note qu'il
se
probablement
importation, à 1793 et doit rapporter Rush lui-même ne
est antérieur nous observerons que
dit tex1741; mais
de 1793 puisqu'il
Pattribue point à lépidémie
environ 40 ans passés.
about 40 years ago, fevers etc. London 1763.
tuellement 10S. Two papers on
(2) Pag. --- Page 261 ---
teur, quia
259 )
pour titre: two
London, 1765.
papers on fevers elc.
176.Laméme
à un marin
calamitéfut due à
qui venait de la Havane Philadelphie
communiqua à sa famille (1).
et qui la
1764. Celle qui
à
fut apportée
régna Cadix cette année
par un. bâtiment
y
d'Amérique, avait perdu du
qui, venant
traversée; la maladie
monde pendant la
ot les matelots étaient commença par le cabaret
aux maisons voisines logés; de-là elle s'étendit
occupées par la classe inmois
denerdlenarpniaduned
tier, avant de se
bornée à ce quar1795.
propager dans le
D'après le
voisinage (2).
dit M.
témoignage du D: Clarke,
1795 de Noreu-de-Jomntss la
elle fut portée
Celte Dominique à la Grenade
en
même année fut une
(5).
pour
époque bien
M.
TAmérique; a il est
fatale
Bally, que ce furent les manifeste, assure
lons français et leur
malheurs des coAntilles qui rendirent émigration des
quoique
la maladie si diverses
peu d'entre eux
générale,
tayenteaneyée (4)..
Jonnès. (1) Bally pag. 424, Redman cité
par M. Moreau de
(2) Caillot pag. 190 :
(5) Nous avons lu Bally. pag. 425. .
n'avons pu
l'ouvrage du D.
(4)
ytrouver ce
Clarke, et nous
Bally pag. 426. simoignage. --- Page 262 ---
(ao )
dans T'ile de
observait alors
Chisholm, qui
cette maladie était une
prétend que
sur le nala Grenade,
venue de Bulam
fièvre pestilenticile
distingue cette maladie
le Hankey:ile
vire anglais
dont il donne une description
de la fièvre jaune,
séparée (1)-
hollandaise , cette peste
a Dans la Guyane
T'année 1795, que le
connue avant
la Barn'était pas
l'avait introduiteà
Schooner Fanfan, qui les marins de la rivière
aussi chez
bade, la porta
de Démerary D (a).
ne dut la fièvre jaune
A
on
navire venu de
un
Sain-Chrbtophe
dans le mois de juin qu'à
Saint-Vincent (5).
fait remarquer
Aucune trace dece mal nes s'était d'un bâtiment
jusqu'à Y'arrivée
à Saint-Thomas
de la Martinique et quily
américain qui vint
propagen. (4)-
bâtiment de la Martinique
1794. Ce fut un
dans les ÉtatsTintroduisit à New-Haven
qui
Unis (2).
Chisholm. T. I. pag. 17. Bally, pag. 59.
()
T. II. pag. 201. Bally. pag. 60.
(2) Chisholm
(5) Bally pag. 62.
(4) Bally pag. 62.
of epidemical and pestilens
Webster. Brief history
(5)
1800. Bally pag. 62.
tial diseases,
. Ce fut un
dans les ÉtatsTintroduisit à New-Haven
qui
Unis (2).
Chisholm. T. I. pag. 17. Bally, pag. 59.
()
T. II. pag. 201. Bally. pag. 60.
(2) Chisholm
(5) Bally pag. 62.
(4) Bally pag. 62.
of epidemical and pestilens
Webster. Brief history
(5)
1800. Bally pag. 62.
tial diseases, --- Page 263 ---
Le navire
241 )
la Grenade à la IEspérance porta la
Plus de deux plantation de
contagion de
deux mois à la mille personnes Demérary (x).
des Ents-tinisse Havane, ou on ta erut périrent en
juin, juillet, elleyr régna
teansportée
aout (s).
pendant les mois de
1795. Le bureau de
considéra la fièvre
santé de New -
en 1795 comme
jaune qui désola
Yorck
Prince par le brick ayant été apportée du cette ville
1796. Charleston le Zéphire (5).
Port-auparti de la Hlavane; reçut la maladie d'un
veloppement du
Chisholm
navire
du général
typhus, au milieu attribue le dévaisseau de Abercombrin, au Generous de T'armée
Grenade en transport quiavait servi Planter,
1795 et sur
troupes à
lequel on fit d'hopital àla
Un navire AAestchentnente (4).
passer des
detronspart
meemstereaeet Sle de
la portantles
Tortola (5).
contagion dans débrisd'um la
petite
(r) Chisholm T. 11.
(2)Joln
pag. 201, /
ment of the Hottiday. Origin,
Bally pag. 65.
pag. 63.
putrid bilious fever ymptomeand at the
the treate-
(5) Gazette off.
havanna. Bally
(2). Bally
Philadelphie
(4)
pag. 65.
1795. / Bally
(5) Chisholm T. I. pag.
pag. 64.
Bally-pag. 66.
204. - / Bally pag, 66.
--- Page 264 ---
(242 )
de la Martinique
1798. Ce fut un: bâtiment dans le nouvel
Timporta à Portsmouth,
qui Hempsire (x).
le navire la Debora
Le D' Currie prétend que Jérémie à Saint Dolintroduisit du port de
oû elle fit
en la ville de Philadelphie est confirmée
mingue, ravages. Celte assertion cette ville qui déde grands des médecins de
(2).
par le collége
avait été importée le mois
clara que la contagion fut portée pendant des ma1799- La contagion ville de Charleston par
de juin dans la espagnol (5).
telots d' un navire
19 siècle.
5 époque.
admise
le plus gineraleiment Cadix
1800. € L'opinion
du vomito dans venait
attribue lintroduction (el Delfn), qui dans
à la corvette le Dauphin perdu trois hommes
de la Havane et avait
d
sa tra versée. > mémcépoque. T'Aguila arriva après
Apeupeesslan Barrameda et tensuite: à Cadix, de
San Lucarde
hommes dans sa traversée ce
avoir perdu cinq
et lon crut aussi que
la Havane en Europe,
de Jonnès d'après le D' Brackette. fever, 1798, 9
(1) Moreau memoirs on the yellow
Jonnès.
(a) Currie, on the yellow iener-Haendei
Philad. - Report
(5) B ally pag. 70.
que. T'Aguila arriva après
Apeupeesslan Barrameda et tensuite: à Cadix, de
San Lucarde
hommes dans sa traversée ce
avoir perdu cinq
et lon crut aussi que
la Havane en Europe,
de Jonnès d'après le D' Brackette. fever, 1798, 9
(1) Moreau memoirs on the yellow
Jonnès.
(a) Currie, on the yellow iener-Haendei
Philad. - Report
(5) B ally pag. 70. --- Page 265 ---
945)
navire aurait bien
dans la ville
pu inoculer la
(a).
contagion
1802. Les troupes françaises
en 1802 la
destinées à former
été débarquées à la
emttite
fièvre jaune,
Martinique ou
la
prirent la maladie
régnait
nière ile, et la portèrent
dans cette derelle ne cessa point d'exercer dans la première, ot
pendant une année entière ses effets meurtriers
(2).
à Brest
des
Aenneelenieeat
par l'escadre
Saint-Domingue
l'amiral Villaret
française commandée
(5).
par
1804. On attribue
parti de Gibraltar généralement a un juif
jaune dans la ville de lintroduction de la fièvre
et 32° de latitude, Livourne située par les 45*
les plus élevés ou c'est-adire, à un des
cette naladie soit points
parvenue (4).
jusqu'ici
M. Thiébault de
adressée au Dr
Berneaud, dans une lettre
Desgenettes,
origine; (nous disonslaidonatis luidonnait une autre
parce que depuis
(:) Bally, pag.72.
(2), Moreau de Jonnès,
surles fièvres de mauvais caractère pag. 181.-Pugnet. (Mémoite
vant).
des Antilles et du Le-
(5) Moreau de Jonnès, d'après M.
(4) Bally , pag-91.
Keraudren.
--- Page 266 ---
(2 244 )
a reconeette
nous le
N.miabrutdcbernend
époque,
dans sl'erreur, comme
alors
nu quilétait
suivant lui, c'était le vaisseau
verrons ailleurs); aborda le 18 août 1804, dans
TAnna Maria qui
vaisseau venaitde Cadix,
le port de Livourne; ce neuf jours avant d'aravait touché à Alicante
totale avait été
et la traversée
river à Livourne,
ce temps il avait
jours; pendant
douze
de trente-neuf hommes de son équipage:
perdu plusieurs)
deux malades qui étaient
jours après son arrivée, mis à terre et transportés
à bord du na vire furent dela vieille poissonnerie;
dans une auberge, rue hommes moururent. Nous
trois jours après, ces
du mal (a).
suivrons ailleurs la propagation elle est introduite à
1805, De Sinto-Domingo la Nanoy, qui déPhiladelphie par le schooner
attaqués de la
Lazaret des hommes
barqua au
fièvre jaune (2).
la santé des
en Géorgie,
1808. A Sainte-Marie
fait à l'institut par MM. Hallé et
(1) Voyez le rapport
Desessart.
leur rapport, ils disent : < Nous
Nota. En commençant qu'aux faits que nous supposons
E ne nous attacherons M. Thiébault n'ait, à ce qu'il paE exacts, encore que
que du 5 brumaire au 24,
résidé à Livourne
force. $
< ralt,
atteignait sa plus grande
d temps où Tépidémie du bureau de 'santé de cette ville.
(2) Rapport offic.
Moreau de Jonnès.
Desessart.
leur rapport, ils disent : < Nous
Nota. En commençant qu'aux faits que nous supposons
E ne nous attacherons M. Thiébault n'ait, à ce qu'il paE exacts, encore que
que du 5 brumaire au 24,
résidé à Livourne
force. $
< ralt,
atteignait sa plus grande
d temps où Tépidémie du bureau de 'santé de cette ville.
(2) Rapport offic.
Moreau de Jonnès. --- Page 267 ---
habitans
(: 245 )
qu'au cinq n'avait éprouvé aucun
côte entre septembre, lorsqu'un changement jusSavannah et
navire, gardePolly, arriva dans
Sainte-Matie,
marins malades
ce dernier endroit appelé le
dans la ville; qui furent
avecdeux
après;
un d'eux mourut débarqués et logés
dans l'autre languit
peu d'heures
les symptômes long-temps: on reconnut
ceux du typhus
qu'ils présentérent
180g.
qui devint si fatal à la
tous
D'après un document
ville (r),
lespie, de New-York
officiel du Dr Gildaus le bourg de cettemalidie fut
le navire la Concorde Brooklyn près de ce introduite
Le méme fait
venant de la
port par
manière
est rapporté par M. Havane (2)
suivante . a Il parait
Bally de la
village de Brooklya,
qu'il y eut dans
une épidémie
pendant lété et
le
jaune el qui enleva quiavait des rapports avec Tautomne, la
Les uns
trente à quarante
fièvre
aux
Tattribuent à
personnés.
exhalaisons locales. Timportation,
de New-York
Une vingtaine d'autres
saisis par le qui avaient été à
d'habitans
rien d leur typhus, mais ne Brooklyn furent
ville (5). 2 On emumenigsorent
remarquera que cette
(*) Bally,
(a) Amer. Dag-o5-Letice méd.
de Seagrave au D:
de Jonnès.
régis., pag 101, tome I. Hosack.
(3). Bally, , pag. 94.
Moreau --- Page 268 ---
( 246 )
faveur
nstance est loin d'être en
dernière circo
de la contagion. brick la Favorite qui, au mois la
1811. Ce fut le
la fievrejaunedel
1811, importa
du Newde septemabre
5 sillemaritime et trèsHavane à Herth-Amboy. situation élevée
Jersey, qui git dans une
cependant
etoi la maladie se propagea
salubre, l'activité la plus meurtrière (4). Cadix ct ses
avec
qui ravagea
vaisseau
1819- Lépidémie
attribuéc au
Sanenvirons fut tour-à-tour amiricaine au
Asia, à une barque Calcutta (2).
Julian venant de
des médecins français
1821. La commission la maladie qui ravageait
chargés d'aller observer
à plusieurs
arrivés réquespagnols.
dans
tant étrangers
E
navires,
et de la Vera-Cruz
cemment de la Havane
de quelques
de cette ville; les équipages
le port
fevrejaunes à la amueidaatrer et
unsavaient cula
avaient eu des malades
pendant la traversée
lidée de cette origine
des morts; pour fortifier assure que jamais la
exotique. la commission été plus florissante dans
santé publique n'avait
Rapp
theyellow fever, 14.p06385. Moreau de
(a) Bowen,on Bureau de Santé de New-York.-
offic, du
Jonnès.
Pariset, pag. 58 et 59.
(2) Voyez
vrejaunes à la amueidaatrer et
unsavaient cula
avaient eu des malades
pendant la traversée
lidée de cette origine
des morts; pour fortifier assure que jamais la
exotique. la commission été plus florissante dans
santé publique n'avait
Rapp
theyellow fever, 14.p06385. Moreau de
(a) Bowen,on Bureau de Santé de New-York.-
offic, du
Jonnès.
Pariset, pag. 58 et 59.
(2) Voyez --- Page 269 ---
cette ville
(347)
laquelle qu'avant le quinze
la célébration de juillet, époque à
constitution et le spectacle T'anniversaire de la
attirèrent sur le
des joûtes sur l'eau
tateurs
port une
qui se mélérent fouleimmense de spechommes des
tout le jour avec les
équipages; à dater de ce jour,
vit.suivantocs
on
de fièvre jaune
arrivé le
prise sur le
FEEUEEEEE
29 juin 1821, sur Grand-Turo, la
navire
dél Carmen,
Nuestra Senora
Havane à Barcelonne polacre espagnole arrivée de la
connu sous le
le II juillet, sur le brick
le
double-nom de
Saint-Joscph, 9 sur le brick Taille-pierve ou
phine. Nous nous
français la Josése passa sur le
bornerons à rapporter ce qui
plus
Grand-Ture, navire qui a été le
généralement et le plus
(1); peu de temps après
vivement inculpé
M. Sagréras fit venir à sonarrivée, le capitaine
meurait à Sitjès; ellene bord sa famille qui desur le batiment; à
resta qu'un jour ou
sa sortie, elle tombe deux
malade
(:) a Le capitaine Sagréras
Grand-Ture,a auquel on attribuel commandant le brick le
ladie épidémique à
l'introduction de la madans le détroit ; et il Barcelonne, aurait
avait perdu un mousse
enfant était tombé dans la mer. déclaré seulement que cet
des médecins du Lazaret
D (Voyez les
sul-Général des iles Baléares, de Marseille. Lettre observations du Conpag. 122). --- Page 270 ---
( 248 )
Le contre-maitre fait
et meurt à Barcelonette.
yenir également à bord, le 15juillet, sa femme,
belle-sceur et son-beau frère ; vingt-quatre
sa
deux derniers sont altaqués et
heures après, ces
l'autre le trois
expirent, Tun à la fin de juillet,
août. Enfn lon raconte que de quarante perquinze juillet, montèrent surle
sonnes qui,le
voir le spectacle des joutes,
Grand-Turc pour
trente-cinq ont péri peu de temps après (1).,
médecin envoyé par le ministre
M. Audouard,
sousle rapport
delaguerre à Barcelonne, partage,
exotique de la maladie, l'opinion
de l'origine
le ministre de linde la commission envoyée par
été
térieur : suivant lui, le germe en a
apporté
plusieurs bâtimens quien parde la Havane par
la contirent le 19 avril ; ceux à bord desquels sont les
tagion s'est manifestée primitivement dit Taillebricks le Crand-Turc, et le St-Joseph
Pierre. L'un et l'autre fournirent les premiers la
moururent à Barcelonette avant
malades qui
fin de juillet (2).
et du contreC'est Thistoire du capitaine
ci-dessus,
maître du Grand-Turc, rapportée
de la Commission française à Bar-
(a) Voyezle rapport 20 , 21, 22, 23, 24,25.
celonne, pag. 19, rel. hist. et méd. de la fièvre jaune
(2) Audonard, à Barcelonne en 1821, pag. 37.
qui régna
premiers la
moururent à Barcelonette avant
malades qui
fin de juillet (2).
et du contreC'est Thistoire du capitaine
ci-dessus,
maître du Grand-Turc, rapportée
de la Commission française à Bar-
(a) Voyezle rapport 20 , 21, 22, 23, 24,25.
celonne, pag. 19, rel. hist. et méd. de la fièvre jaune
(2) Audonard, à Barcelonne en 1821, pag. 37.
qui régna --- Page 271 ---
qu'il cite
249 )
du foyer qui comme ayant été la première
Les médecins couvait dans le port (1)., étincelle
Marseille viennent et chirurgiens du
de
lazaret de
d'importation dans
signaler un
vations
un
nouveau fait
sur la
ouvrage
le port de
intitulé: de
Obseret
dnshemcteneas
septembre Pomigue au lazaret de Malaga dans
Nicolino, 1821.11 en résulte
Marseille, en
capitaine
que le brick
août 1821, avait Mold, Parti de
danois
ce port, ou
contracté la
Malaga le 26
danoise
elle avait été
fièvre jaune dans
Gnicsion,
portée par la
de Barcelonne
capitaine
goélette
arriva
vers les
Decker, qui,
le 1er aout à derniers jours de Partie
MM. les médecins Malaga : on sait, juillet,
avait reçu
du lazaret,
ajoutent
primitivement
que Barcelonne
espagnol lle
linfection par le
nant de la Grand-Ture, capitaine
brick
Havane
eu à son bord
(2); le
Sagréras, veun matelot capitaine Mold avait
jauue; ce malheureux
attaqué de la fièvre
jours sans secours
délaissé
après dix
au fond de la cale, pendant trois
un autre jours de maladie; dans
était mort
malade avait
la
leudemain de son
guéri; le 8 traversées
arrivée, ce capitaine soptembre,le
() Audoward,
ouvrit les
(2) Ainsi,
pag. 8.
d'après ces Messieurs, il
d'importation celonne
: Io de la
y a ici triple
à Malaga ;2 5° del Havane à Barcelonne; ; 2' exemple de Bar"
Malaga à Pomégue.
pendant trois
un autre jours de maladie; dans
était mort
malade avait
la
leudemain de son
guéri; le 8 traversées
arrivée, ce capitaine soptembre,le
() Audoward,
ouvrit les
(2) Ainsi,
pag. 8.
d'après ces Messieurs, il
d'importation celonne
: Io de la
y a ici triple
à Malaga ;2 5° del Havane à Barcelonne; ; 2' exemple de Bar"
Malaga à Pomégue. --- Page 272 ---
( 250 )
bâtiment.et la vapeur délétère
écoutilles de son
à Tinstant la contagion
qui s'en exhala répandit étaient à ses côtés. (1)
sur six bâtimens qui
il y eut
le tableau annexé à Touvrage,
D'après
sont morts (2).
vingthuit malades ; quatorze
faits sur lesdes principaux
Telle est T'histoire
cherchent à établir le
quels les contagionistes G Il est sans imporsystème de Timportation.
que
M. Moreau-de-Jonnis.
tance, dit à ce sujet
soient contestés; pour
quelques-uns de ces faits
seul soit auil suffit qu'un
décider la question,
que la fièvre jaune
s'il est prouvé
certitude de
thentiquescars une seule fois, la
a été transportée
est complétement acson caractère contagieux
quise.,
DEUXIENE
SECTION
SYSTÈME D'INPORTATION.
RÉFUTATION DU
d'impartialité que nous
Fidèles au système
les moyens de
nous allons exposer
avonsadopté,
les anti-contagionistes
réfutation qw'invoquent
sont puleurs adversaires : ces moyens le syscontre
ils tendent à établir que
rement négatifs ;
fragile,
est un échafaudage
tètne de Timportation
avait 41 bâtimens dans le port. lazaret de Mar-
(:) Il y Observations recueillies au
(=) Voyez
71 116, 117.
seille, pag. 1, 2, --- Page 273 ---
(251 )
laborieusement construit sur des traditions
pulaires, , sur des récits de
popréjugés nationaux
voyageurs, sur des
ou des articles de
que, partant de là, il ne
gazette, et
dement
repose sur aucun fonsolide; mais laissons parler l'un
zélés adversaires de la
des plus
voici comment il
contagion, M. Devéze;
incroyables
s'exprime : a Malgré les efforts
qu'ont fait les
les pays pour trouver à la contagionistes fièvre
de tous
gine étrangère, ils n'ont
jaune une oriD Currie; dans le
pù y parvenir; car le
cela, en laisse
tableau qu'il a dressé pour
plusieurs en blanc, ce qui est
important; mais ce qui l'est
peu
qu'ils n'ont pu constater
beaucoup, c'est
breuses
une seule de ces nomimportations et qu'ils en ont
sont évidemment fausses
avancé qui
serait et
; on sent aisément
trop long et surtout inutile de
qu'il
à un les exemples
suivre un
parler de
d'importation; il suffira de
sentés
quelques-uns de ceux qui sont
comme les plus célèbres
pré.
constatés (1).
ou les mieux
Al'exemple de M. Devéze
rons à prendre dans
, nous nous bornedes faits
les auteurs la réfutation
le
qui paraissent les mieux accrédités
plus solidement établis
et
; en effet, si l'insuf-
(1) Devéze,p. 16g.
exemples
suivre un
parler de
d'importation; il suffira de
sentés
quelques-uns de ceux qui sont
comme les plus célèbres
pré.
constatés (1).
ou les mieux
Al'exemple de M. Devéze
rons à prendre dans
, nous nous bornedes faits
les auteurs la réfutation
le
qui paraissent les mieux accrédités
plus solidement établis
et
; en effet, si l'insuf-
(1) Devéze,p. 16g. --- Page 274 ---
252 )
de ceux-ci peuvent
fisance et Tinauthenticité des faits dont se comêtre demontrées..le reste
dénué
n'est-il pas
pose le système d'importation d'une nullité absolue,
de toute valeur, frappé
Les bases détruites,
conviction?
comme preuvede
entier de l'édifice doit nécessairement
le corps
donc en revue les principaux
s'écrouler, passons
employés par les non-coningionistes
moyens
disent être si
sapper des fondemens qu'ils
pour
mal-assurés.
avoir cité en faveur du sys1" M. Bally, après
deux faits de 1648 et
tème d'importation les
1688 (1). la page 423 de son ouvrage.ajoute: déde sanction à leur
a Ce qui donne une espèce
c'est qu'ancision, ( des auteurs de ces temps,)
auxAntilless
térieurement ce fléau étaitinconnu 28 du même
et cependant M. Bally dit à la page
le
Dutertre qui paraîtrait
ouvrage: a C'est père
documens sur
nous avoir transmis les premiers Antilles sous le
celle qui, en 1635, régnait aux
ordinom de coup de barre(a).. Elle attaque des iles
défrichent les terres
nairement ceux qui wénéneuses qu'elles eahan
à cause des wapeurs
par,
lent. Une bile jaune se répand quelquefois
() Voy. la sect. précéd. ann. 1648, 1688. douleur
nom venait d'une lassitude et d'une
(a) a Ce
si l'on avait été frappé de coups
de cuisses, comme
de barre. --- Page 275 ---
tout le
C 255 )
trière avait corps (1).- Ainsi cette
celle de 1688 devancé celle de 1648 épidémic de
meurfièvre
de
treize ans, et
jaune était cinquantetrols ans : donc
deux époques. connue aux Antilles
la
On a
avant ces
était passée supposé, dit Lind,
vaisseau
aux Indes
que cette fièvre
venu de
Occidentales à bord d'un
Siam; cette opinion
Heigte.puinses à celle-ci,
a Vii des maladies est chitales, mais non-senlement méme
dans les Indes semblables
dans
OrienNeamonitilonsladd
quelques-unes des
dans les saisons delEaropese ot
elles se
parchaud et mat-sain l'air était montraient
Pouppé
(2). D
estrénement
Siam, s'exprimes Desportes, en parlant de la
elle se reproduit, ainsi: La régularité maladie de
comme une de semble devoir la éavec laquelle
la cause dans la ces maladies donti il faire faut regarder
*La fièvre jaune, constitution de l'air chercher
tous temps
dit M. Gilbert
(5)..
dans les Colonics (a), a frappéde
les étrangers
qui
(i) Duterire. Hist. Génér.
(T. (2) I. Lind, essai sur les des Antilles. (Pag.
Pag. 172.)
maladies des
81.)
(5) (Pag. 191.)
Kuropeen,ec
(4) Hist. Méd. de
(Pag. 5.)
l'armée franc. à
Sauc-Dontigpne
l'air chercher
tous temps
dit M. Gilbert
(5)..
dans les Colonics (a), a frappéde
les étrangers
qui
(i) Duterire. Hist. Génér.
(T. (2) I. Lind, essai sur les des Antilles. (Pag.
Pag. 172.)
maladies des
81.)
(5) (Pag. 191.)
Kuropeen,ec
(4) Hist. Méd. de
(Pag. 5.)
l'armée franc. à
Sauc-Dontigpne --- Page 276 ---
(1a54)
revient sur la
Plus loin il
a-t-elle été
y ont abordé. : e la fièvre jaune
dans
même question iles? non. elle a son origine
importée aux
d'émanations marécasaturé
un air très-chaud,
se développeoù ces principes verra naitre la
geuses; partout en activité. on
en
ront et se mettronte individus qui porteront
maladie dans les
(1).-
les causes prédisposantes jaune du dic:
eux-mémcs de l'article fièvre
du même
Les auteurs Sciences Médicales sont du mal
tionnaire des
de Timportation
avis : G Avant lépoque la maladie qui nous occupe Taut
de Siam; disent-ils, dans le Nossc-Nendeo cette
nesistaitelley pas
aflirmativement
à résoudre
qui
nous porte
certain que les Européens dans
question : il est
sur le continent ou
setablirent les premiers furent moissonnés en
les iles de rAmérique des malarlies tres-aigues.. angrand nombre par
que les épidémies
concourt à prouver
naissance aux
Tout
à 1682 ou 16g0 ont pris et que la fièvre
téricures elles ont été observées,
du
lieux où
dans toutes les contrées ce
jaune est endémique où elle exerce ses ravages;
Nowveau-Nonde
force à notre opinion 1
donne une nouvclle
toutes les conqui
contrées réunissent
c'est que ces
l'armée franç- à saint-Doniague.
() Hist. Méd. de
(Pag 94-) --- Page 277 ---
ditions
255 )
reconnues propres à
loppement de la fièvre
favoriser le déve2° Warren a
jaune. >
prétendant
commis une grave
que la fièvre
erreur en
paru à la Borbadeavant jaune n'avait jamais
été importée de la
1721, et qu'elle y avait
cette époque, cette bentmgpeintaned maladie
avant
bade et notamment
avait ravagé la Baretc (x).
en 1647. 1691, 1696,
Gemble a fait mention du
qui régua à la Barbade
vomissement noir
que la maladie ait été en1yi5, eti il ne dit pont
contrée (2).
apportée d'une autre
- 5' Le D.
l'épidémie Lining a méconnu la
[u'il a observée à
source de
toujours é $ locale; ;
Charleston : elle a
de
par là il a induit
fait praticiens à erreur; ainsi
besticoup
le reproche (5);
que Rush lui en
lieu du siècle dernier d'ailleurs c'est vers le miqu'il
qu'il avait vu cette
croyait être
maladic
regné en 1699,
importée ; elle y avait
1732 etc
déjà
Moultrie et Makittrick
remment (4). Voici
ont pensé bien diffécomment s'exprime
(1) Voy. Savaresi.
Moultrie
(2) Dict des Sci. Méd. Bibliog. Méd. art. Warren.
(5) Voy. Mémoire de (Pag. 544.)
an 1805, Annales de litt. Rush au D'. Edward
(4) Voy. Dict, des Sci. méd. étrang. T. 5.
Miller,
manuscrit de M. Valentin. Méd. (Pag. 551),
d'après un
ick
remment (4). Voici
ont pensé bien diffécomment s'exprime
(1) Voy. Savaresi.
Moultrie
(2) Dict des Sci. Méd. Bibliog. Méd. art. Warren.
(5) Voy. Mémoire de (Pag. 544.)
an 1805, Annales de litt. Rush au D'. Edward
(4) Voy. Dict, des Sci. méd. étrang. T. 5.
Miller,
manuscrit de M. Valentin. Méd. (Pag. 551),
d'après un --- Page 278 ---
(256 )
croire avec d'autres que
à cet égard : ( Je nepuis
voie de
d'un pays à un autre par
ce mal passe
maladie exerçait d'afcontagion ; en 1745 cette
méridionale, et
freux ravages dans la Caroline
nulled'un autre pays ne parut
son transport
qui fut
ment en être la cause. En effetle premier
cette année de la fièvre jaune, était un masaisi
dans l'ivresse pendant deux ou
telot, qui. plongé
tomba malade à la suite
trois jours continuels,
une exde cet excès; à dater de cette époque,
chaleur s'étant soutenue tout le mois,
cessive
dans Charla maladie commença à se propager
aussi
leston; ; et lorsqu'il régne une température fièvre
élevée, il est toujours à craindre que la
commune ne se transforme en cette
ardente maladie ; effet qui peut même provenir
cruelle
convenable et d'un maud'une médication peu
c'est ce dont je ne doute nullement;
vais régime;
dont
été moi-même tébien plus, c'est ce
j'ai
moin, sije ne me trompe (1).
malle
4 Le fait d'importation attribuée à une
détails
en 1741 se réfute assez delui-mémeparles
Noultrie, dissertatio de Febre maligna biliosâ
(1)
72. D'après le tableau chronoAmericae, etc. (Pag. )
la fièvre jaune existe
logique de M. Bally, on voit que
à Charleston.
très-souvent d'une manière sporadique
(Voy. pag. 57.)
moin, sije ne me trompe (1).
malle
4 Le fait d'importation attribuée à une
détails
en 1741 se réfute assez delui-mémeparles
Noultrie, dissertatio de Febre maligna biliosâ
(1)
72. D'après le tableau chronoAmericae, etc. (Pag. )
la fièvre jaune existe
logique de M. Bally, on voit que
à Charleston.
très-souvent d'une manière sporadique
(Voy. pag. 57.) --- Page 279 ---
dans
(a 257)
conté lesquels nous sommes
d'abord à Lind
entrés; en effet, raconnu, il passe bientôt par un gentillomme inet partout il subit
dans d'autres ouvrages,
que
quelque
modification; en sorte changement, quelun argument banal
qu'il finit par devenir
que l'on veut,
auquel on donnel la
pas le moindre sans songer que son tournure
caractère
origine n'a
vraisemblance (1).
dauthenticte.n de
5 e Lind n'impute
régna à Cadix en
point Ifia èvre jaune
rique
1764 à un vaisseau
qui
(2). Elle fut due, selon
venu d'Améexcessive et au manque d'eau lui, à une chaleur
melscirconatanenr qui
pendant plusieurs
et octobre des
firent naitreens
dug
maladies violentes, septembre
genre des
épidémiques,
des Indes - wisnegurmadturs à celles
jusqu'a cent Occidentales ; elles
hommes
moissonnaient
alors
par jour: les vents
commumément à
étaient
soleil était suivi de la l'Est, et le coucher du
ordinaire et tres-abondante chite d'une rosée extra60 En parlant de
(5).
en propres termes : Tépidémie C Cette de 1795, Clarck dit
importée àla
maladic n'a point élé
Dominique; ni dans les autres
iles,
(1) Voy. art. importation,
(2) Voy. la sect.
année 1741.
(5) Lind. T. 1. (Pag. précédente, année 1764.
172.)
--- Page 280 ---
(a58 )
mais elle y a été produite
ni dans TAmérique;
(1)."
Philapar des causes naturelles fièvre jaune se déclara à
la
on ne voulut
< Lorsque
dit M. Devéze, des causes
delphie en 1795,
qu'elle avait
arrivés
même soupconner
vaisseaux
pas
et tous les malheureux Tavoir apportée
locales ,
furent accusés de des médecins,
depuis peu membres du collége
avec eux. Les
répondirent
interrogés par lc gouvernemest. la fièvre jaune avait
leur opinion était que des vaisseaux arrivés
que
par quelqu'an de cette réponse
été importée
le vague
combien
après la mijuillet: sufisant pour prouver devient
serait sans doute leur opinions 3 mais cela
inétait peu fondée
sait
des vaisseaux
évident quand on
la que, fièvre jaune sur son
culpés pas un n'avait les lieux ; je fis les perJ'étais alors sur
certifier la
bord.
exactes, et je puis brick le
quisitions les plus
assertion. Le
vérité de cette dernière fut de tous le plus vivement
venant du Cap
sur son bord,
Mary étant moi-méme passager maladie tant soit
accusé: quilny eut aucune
.Après le brick
j'assure
à la fièvre jaune. . mais le rappeu analogue accusa le Sans.Culotte:
proule Mary on
et celui du chirugien
port du capitaine
Ellow-fever.
25), a treatise on they
() Clarck, (Pag:
London, 1797.
vérité de cette dernière fut de tous le plus vivement
venant du Cap
sur son bord,
Mary étant moi-méme passager maladie tant soit
accusé: quilny eut aucune
.Après le brick
j'assure
à la fièvre jaune. . mais le rappeu analogue accusa le Sans.Culotte:
proule Mary on
et celui du chirugien
port du capitaine
Ellow-fever.
25), a treatise on they
() Clarck, (Pag:
London, 1797. --- Page 281 ---
vèrent
(: 259) )
corsaire, qu'il n'y avait aucun
ni sur les deux
malade, ni sur le
duites avec lui. On accusa prises quilsavaient convaisseaux, et tour-à-tour les tour-à-tour les autres
disculpérent; cependant, autres vaisseaux se
pas en avoir le
commel'on ne voulut
fixés sur le démenti, les soupçons
après
Ilankey, et ce ne fut
restèrent
d'une que leur peu de fondement que trois ans
manière évidente
fut
etl le D: E. H.Smith
par M. Noah Webster prouvé
Ecoutons Rush (1)..
a Un bruit public parlant surl la
de plusieurs
avait fait venir ménecridénies la
iles
fièvre jaune
vaisseau à vaisseau, dillerentes, l'avait
T'avait
de rivage à
chassée de
envoyée dansla ville à
rivage, et enfin
alternativement portée
différentes reprises,
vivans. De tous" ces contes, par des corps morts et
examinés, furent trouvés qui après avoir été
collége de médecine
sans fondement, le
Ce que l'on faisait composa sa lettre (2)..
n'était qu'uner
ainsi à
dans toutes les répétition de ce qui se Philadalphie faisait
ce
autres villes des
alors
quisenaitonjours fait dans États-Unis et de
Partout l'on s'accusait
toutesles Antilles;
tation de la fièvre mutuellement de limporjaune, lorsqu'elle
paraissait;
(1) Devéze; (Pag. 121).
(2) Rush, (Pag. 164, T.5).
17. --- Page 282 ---
(260 ).
pesaient sur une foule
et toujours les soupçons pàt parvenir à prouver
de vaisseaux, sans qu'on
-
d'aueun (1)."
pula enlpabilité
était de notoriété
M. Valentin dit qu'il
encore à Saintqu'elle ne régnait pas
et que
blique
d'une manière épidémique, débarqués
Domingue
nombre des réfugiés,
lei plus grand de la flotte du contreramiral
tous ensemble
lieux de la VirgiCambis à Norfolk et autres de cette calomnie.
furent point chargés
M. Vanie, ne
établirent leurs domiciles;
et
En effet ils y
composé de militaires
lentin forma un hopital habitant, ni un franfrançais; pas un
de marins
année la fièvre jaune (2). tout
çais n'eut cette s'est trompé dans presque
€ Chisholm Le D Caldwell de Philadelphie
avance.
qu'il
ce qu'il
d'une manière si victoricuse, dit
luia répondu
Il serait facile de prouver, de la
n'a pu répliquerplusieurs passages
Benj. Rush, d'après
de Chisholm, qu'il
dernière édition delouvrage maladie est endémique
et que la
s'était réa été trompé iles où il a supposé qu'elle a longdans les
Le D' Moseley qui
pandue par contagion.
dit que Timportation
temps habité les colonies de Bulam aux Antilles
américaine
de la peste
() Devèze, (Pag- 192). Méd. (Pag. 552.)
(2) Dict. des Sci.
d'après
de Chisholm, qu'il
dernière édition delouvrage maladie est endémique
et que la
s'était réa été trompé iles où il a supposé qu'elle a longdans les
Le D' Moseley qui
pandue par contagion.
dit que Timportation
temps habité les colonies de Bulam aux Antilles
américaine
de la peste
() Devèze, (Pag- 192). Méd. (Pag. 552.)
(2) Dict. des Sci. --- Page 283 ---
(461)
et autres lieux est une idée
raison. Le Dr Ed. Milleraa
qui répugne à la
de Chisholm
aussidémontré l'erreur
et le peu de solidité de son
nion (1). > On trouve
opiencore dans
précieux du D' Bancroft
l'ouvrage
une réfutation del'opinion de Chisholm, réfutation fort
motivée sur les documens
détaillée et
Il en résulte
les plus authentiques.
M. Smithers que, d'après le rapport fait par
au gouverneur de la Grenade, le
Hankey n'a pu à son arrivée
maladie à' aucun colon
communiquer la
livre de
(2). En effet, d'après le
mer, tous les hommes
ce vaisseau, si l'on
deléquipage de
déjà malade
excepte un marin qui était
quand il vint du Charon etl
taine Coxe qui se rétablit
lecapiavaient joui de la
bientôt, tous, dis-je,
traversée,
meilleure santé pendant la
tenir,
malgré de pénibles travaux à souet tous continuèrent à se bien
7" Nousavons vu queles
porter (5).,
loin d'être d'accord
contagionistes étaient
sur les circonstances de l'importation de l'épidémic
en
quiravagea l'Andalousie
1800; nous avons vu que différens
en étaient accusés... Les
vaisseaux
ont
soupçons les plus
plané sur la corvette le Dauphin; graves
mais, sui-
(1) Dict. des Sci. Méd., d'après Valentin,
(2) Bancroft, (Pag. 715).
( Pag. 552).
(5) Bancroft, (Pag. 723). --- Page 284 ---
(262 )
cctte corvette n'entra dans
vant M. Valentin (),
et il fut prouvé
la baie de Cadix que le 6 juillet,
étaient
plusieurs) personnes
qu'avant cette époque
dans la ville. 11 fut
mortes de la fièvre jaune del'audience de Séville
certifié aussi en présence
qui
le D' Josué Carro, médecin espagnol, malades,
par
et qui avait soigné les
était à bord
il n'était mort que
que, pendant la traverséc, et que leur maladie
trois hommes deléquipage, la fièvre jaune; enfin
n'avait aucun rapport avec
nullement ni à
il fut reconnu qu'elle n'existait ni à Charleston,
ni à Vera-Cruz,
la Havane; vaisscau avait touché.
points où le
T'intendant de
Qu'on joigne à ces raisons, que
étant la
comme
la Havane mis en jugement fut honorablede l'entrée de la corvette,
cause
onze mois de prison; que
ment acquitté, après
entre diverses hypole D' Arejula (2), partagé
déclare
l'origine de cette épidémic,
thèses sur
seule dont il soitsatisfaitet
quilin'en est pas une dans le doute, et l'on
qu'il finit par rester
Réflexions sur le rapport de la Faculté
() Valentin.
fièvre jaune. (Journ.
de Paris concernantia
de Médecine
129).
des Sci. Med. T. II, Pag.
(2) Voy. Pariset, (Pag. 60).
' Arejula (2), partagé
déclare
l'origine de cette épidémic,
thèses sur
seule dont il soitsatisfaitet
quilin'en est pas une dans le doute, et l'on
qu'il finit par rester
Réflexions sur le rapport de la Faculté
() Valentin.
fièvre jaune. (Journ.
de Paris concernantia
de Médecine
129).
des Sci. Med. T. II, Pag.
(2) Voy. Pariset, (Pag. 60). --- Page 285 ---
(263) )
pourra juger du degré de réalité
cette importation (1).
que présente
8° G On n'a pas acquis
tude sur les causes de
une très-grande certidans la ville de
lintroduction du vomito,
Malaga en
ces sortes de
1802, parce que dans
fort tard à la source catastrophes, des
on ne remonte que
9'En 1804, la ville
calamités (2). D.
par la fièvre
deMalaga est encore ravagée
jaune; le vaisseau accusé de
importation était arrivé le
son
n'éclata qne le 26
9 juin, et la maladie
cette
juillet; mais M.
origine en disant : a Il est
Bally rejette
les germes s'étaient
plus probablequo
par le retour de l'hiver conservés, rendus inertes
tivité par les
et rétablis dans leur acpremières chaleurs
réplique M.
(5).. e Ainsi,
laissé dormir Devéze, ce n'était pas assez
le virus pendant
d'avoir
encore faire remonter
47 jours, il fallait
ou méme trois
son existence à un, deux,
ans; en suivant une pareille mé-
(1) Devéze, (Pag. 172, 173).
Quoiqu'il en soit, toutes les
jusqu'ici pour découvrir le vaisseau perquisitions faites
germe de la maladie ont été
quiavait apporté le
donné aucun résultat évident. infructuenses, et n'ont
(Extrait d'Arejula, Journal D
le cit. Renaud.)
de Méd. Vent. an. XI. par
(2) Baily, (Pag. 82).
(5) Bally, (Pag. 86). --- Page 286 ---
(264)
défie bien d'être jamais embarrassés
thode, je
attaquée ; car bien cerquelle que soit la contrée
quin'ait
tainement il n'est aucun port en Europe depuis sa
vaisseau de TAmérique
reçu quelque Christophe Colomb (1).
découverte par
se sent élevées
Io' Beaucoup de contestations de la fièvre jaune à
au sujet de Timportation Suivant M. Bally, elle était
Livourne, en 1804.
autrefois M. Thiébault
due à l'arrivée d'un juif;
à VAnna-Maria;
de Bernéaud l'avait attribuée navire venant
aussi accusé un autre
enfin on a
d'Ostia dans les, États rode Fumicino, près
de
les
dont matelots sontatrivésattciats2
mains et
cheyalier Fabbroni, qui fut
la maladie; mais le d'Etrurie à Livourne, pour
envoyé par la reine
et sanitaires, nie
prendre des mesures politiques à M. Valentin (2)
il a assuré
cette importation; recueilli toutes les preuves.Ajouter
qu'il en avait Thiébault de Berneaud, après
à cela que M.
des pièces du procès 2
avoir pris connaissance. abandonner les bannières
n'a pas balancé à
sont ses exhomicides de la contagion 3 (ce
dans la
pressions). Il a publié sa rétractation cahier de
bibliothéque physico -économique,
(a) Devèze, (Pag- 175, 174).
85).
Valentin, Yoy. Méd. en Italie, (Pag.
(a)
en avait Thiébault de Berneaud, après
à cela que M.
des pièces du procès 2
avoir pris connaissance. abandonner les bannières
n'a pas balancé à
sont ses exhomicides de la contagion 3 (ce
dans la
pressions). Il a publié sa rétractation cahier de
bibliothéque physico -économique,
(a) Devèze, (Pag- 175, 174).
85).
Valentin, Yoy. Méd. en Italie, (Pag.
(a) --- Page 287 ---
265 )
décembre
tablettes 1820, et dans le premier cahier
universelles.
des
les T"MPariset, diverses
après avoir sévérement
hypothèses
discuté
de la fièvre
émises sur
e Deice jaune en 1819, se résume Timportation en
qui vient d'être
disant:
fièvre jaune de
dit, il résulte que la
en
1819, en la supposant
seau Espagne,ne l'a pas été du moins importée
rAsia, ainsi que le
par le vaiscomparaison' des dates démontre la seule
jaune avait été
(1) En effet, la fièvre
juillet,et le vaisscau reconnue par M. Florès le
n'arriva
l'Asia venant de Vera-Cruz 29
dont me quele51.Mais l'a-t-elle été par la
parlait M.
barque
par le San-Julian? Cabanillas, où l'a-t-elle été
I° parce que rien n'est probléme diflicile à résoudre :
rivée d'une barque
moins prouvé que l'arses communications américaine à Tarifa et
illicites aveç un
que
San-Pornando.u. venait
20 Parce
le
patron du
de Calcutta
que San-Julian qui
ni malades ni
n'avait eu dans sa traversée
qui me sont morts; et que des informations
m'ontappris Parvenues récemment en France,
des côtes de quelechalbraaferkus épidémique
Coromandel et
contagieux D (2).
d'Orixa, n'était point
() Pariset, (Pag. 58).
(2) Pariset, (Pag. 53, 59).
.u. venait
20 Parce
le
patron du
de Calcutta
que San-Julian qui
ni malades ni
n'avait eu dans sa traversée
qui me sont morts; et que des informations
m'ontappris Parvenues récemment en France,
des côtes de quelechalbraaferkus épidémique
Coromandel et
contagieux D (2).
d'Orixa, n'était point
() Pariset, (Pag. 58).
(2) Pariset, (Pag. 53, 59). --- Page 288 ---
266 )
touchant T'origine et la pro12° Un manifeste
à Barcelonne
pagation de la maladie qui a régné
une réuaux Cortès par
en 1821, été présenté
et nationaux (4).
étrangers
nion libredemédecins
se sont appuyés,
Les auteurs de cet opuscule
de limportation
pour réfuter le système
I° 'On na pu
circonstances suivantes :
des
celui ou ceux des navires qui
encore signaler maladie de la Havane. 2° D'après
ont apporté la
les premiers
les actes de la junte municipale, la
napoont été observés sur polacre
malades
stationnée dans le port
litaine la Conception.
pàs fait le
depuis le 23 avril 1821, quin'avait certain
5° Il est également
voyage d'Amérique. il sortit de la Havane un
que le 28 avril 1821,
bâtimens dont vingtconvoi de, cinquante-deux du 17 au 23 juin; et,
unarrivèrent à Barcelonne
D. M. à Londres.- Las-
(a) Ces sont MM. Ch. Maclean, M, P. - Franc. Piguillem,
sis, D. M.P. Rochoux, D.
de médecine. -Fr.
de la subdélégation Durand, de TAcavice-président de clinique int. - Man.
membre de
Salva, prof.
Lopez,
démie de médecine pratique.-J. Campmany, médecin de
la Junte sup". -Salvador Porta, de T'Académie de MéThôpital militaire. -Ig.
membre de la subdélédecine pratique. -J. Calvéras, Mayner, D. M. - Raym.
gation de médecine. Ant. général. - Buen. SaDuran, médecin de T"hôpital
huc, idem.
Man.
membre de
Salva, prof.
Lopez,
démie de médecine pratique.-J. Campmany, médecin de
la Junte sup". -Salvador Porta, de T'Académie de MéThôpital militaire. -Ig.
membre de la subdélédecine pratique. -J. Calvéras, Mayner, D. M. - Raym.
gation de médecine. Ant. général. - Buen. SaDuran, médecin de T"hôpital
huc, idem. --- Page 289 ---
(267 )
selon des documens
authentiques, alors
jaune ne régnait pas dans cette
la fièvre
pendant la traversée, il n'est
ville; d'ailleurs,
individus, et la maladie
mort qu'un ou deux
naire. 4 On
était une affection ordiTurcet le Taille accuse principalement le GrandPierred'avoir
jaune de l'ile de Cuba
apportélat fièvre
déclaration
; mais il résulte de la
14 août
publiée dans le journal de Brusi du
(déclaration qui n'a été démentie
personne), à
que ce bâtiment a relâché le
par
Carthagène, où il a
12 juin
et quel le 5du même débarqué deux passagers,
mois, ila laissé
passagers à Cadix; et
vingt-quatre
s'est pas manifestée pourtant la fièvre jaune ne
situation, leur latitude dans ces ports qui, par leur
plusexposésaux
et leur température, sont
5*Sans
atteintes du mal que
nous arrêter aux
Barcelonne.
qui prouvent qu'en février, observations exactes
juin (),ilye eut dans la ville mars, avril, mai, et
des fièvres
et à Barcelonette
avec vomissemens noirs,
ictère, et
(+) M. Lopez fut
premiers jours de février appelé en consultation, 9 dans les
qui demeurait derrière la 1821, auprès d'un homme
jaunisse, de nombreuses Bourse. Il le trouva avec la
noirs et un saignement pétéchies, des vomissemens
homme mourut
considérable des
Note).
peu de jours après. (Manifeste, gencives. Cet
Pag. 9- --- Page 290 ---
268 )
alarmans, comme on en
autres symptômes
la
les ans régner
sporadiquementz)
voit tous
dans le port que lés
maladic ne se manifesta d'est-à-dire, trente-trois
premiers jours d'août,
cequi, joint aux
après T'arrivée du convoi;
forme
jours
dura la traversée,
soixante jours que
jours, temps plus que
plus de quatre-xingt-dix
du germe consuffisant pour le développement plus de deux quatagicux, puisqu'il comprend
étant
rigoureuses. 6 Les marchandises de
rantaines
en divers points
réparties ct emmagasinées déclara que 23 jours
la ville, la maladie ne se
les
qui
non sur personnes
après cette opération,
les objets infectés,
avaient touché et conduit
obligées
mais surc celles qui par état se trouvaient On voit dans
à bord des navires. 7
de séjourner
de santé que,
les archives de la junte supérieure du fabricant de
plusieurs jours avant Larrivée
atteint
il y avait eu un malade
savon à Tortose,
alarmans, et provenant
de tous les symptômes
depuis quinze jours
stationnée
d'une barque
n'avait certainement
dans la rivière; ce malade
8-L'invasion
pointété dansle port de Barcelonne. individus à la fois, le
de la maladie chez trente
dans la
août, et la rapidité de ses progrès
contraires à l'idée de limportation.
ville, sont
delimportation à préciser
g'Cest aux partisans les doutes, et à concilier
les dates, à dissiper
mes
depuis quinze jours
stationnée
d'une barque
n'avait certainement
dans la rivière; ce malade
8-L'invasion
pointété dansle port de Barcelonne. individus à la fois, le
de la maladie chez trente
dans la
août, et la rapidité de ses progrès
contraires à l'idée de limportation.
ville, sont
delimportation à préciser
g'Cest aux partisans les doutes, et à concilier
les dates, à dissiper --- Page 291 ---
les
(269 )
contradictions
qui se
système : tant
présentent dans leur
qu'ils ne le feront
qu'ils supposent, loin d'être
pas, T'origine
considérée comme
prouvée, devra étre
considèrent
une pure fable, telle
en effet les médecins
que la
tingués des Antilles,
les plus disd'importation (1).> qui repoussent toute idée
Une note
N.Rochouxnous ajoutée au même manifeste
pitaine
apprend que niM. Sagreras,ca- par
edn@rand-Tureal
n'a été alteint de
personnedesa famille
firmé à ce médecin, l'épidémie; ce fait a été conlazaret de Bellegarde pendant sa quarantaine au
Barcelonne,
par M. Zahn, négociant de
très-liéavecM.
ajoute M. Rochoux,
Sagreras;ec c'est moi,
trompé M. Pariset, qui, sans le vouloir, ai
ce capitaine,
relativement à la famille
en lui racontant un
de
ginaire que j'avais cru vrai,
désastre imagneur de
sur la parole du baiPour Barcelonne, M. Castelin (2).,
complederfensemble des
voquées contreloriginee
circonstancesi inBarcelonne, nous
exotique dela maladie de
Audouard les
opposcrons à l'opinion du D:
sais : C M. Audouard ebaenationssutrantesl del M. Brousveut que la
importée à Barcelonne,
maladie ait été
qu'elle n'ait point été le
(2) (1) Manifeste, (Pag. 7, 8, et suiv ).
Manifeste, (Pag. a1). --- Page 292 ---
2701)
vicieuses de T'atmosrésultat des modifications
il prétend que
phère de cette ville; et avide cependant de biens et de déprécet ennemi, nullement Thabitant des champs et qu'il
dations, épargne
Je ne lui
recherche les grandes ennemi populations. ne trouverait pas
demanderai pas si cet
dans
exercer ses déprédations
plus de biens pour
mais seuleles villes que dans les campagnes; affecte pour les cités
qu'il
ment si la préférence de ce qu'il y trouve une
ne vient pas
ses ravages,
populeuses plus propre à faciliter
la plus
atmosphère
pas de la manière
et si ce fait ne prouve sirebattue de la contagion
positive que la question T'auteur. affecte de mépriser, ,
etde r'infection que
des médecins et des
mérite de fixer Tattention bâtimens infectés, qui
Quoilles)
malgonverweiens étroits, remplis de miasmes
sont deslocaux la fièvre jaune à une grande
sains, donneront dont T'air est lui-méme rempli
ville maritime, malfaisantes, tandis qu'ils ne
d'émanations
dans un endroit dont
pourront la communiquer bien ventiléelet M. AuTatmosphère est pure et
de l'infection!
douard refusera de tenir compte mesure dans des
la maladie se propagera sans d'immondices,
étroites, toutes remplies
rues'
malades sortis de ce cloaque
pendant que les
les habitans des villages
n'infectéront point
dédaignera de
voisins bien aérés, et M.Audouard
'ils ne
d'émanations
dans un endroit dont
pourront la communiquer bien ventiléelet M. AuTatmosphère est pure et
de l'infection!
douard refusera de tenir compte mesure dans des
la maladie se propagera sans d'immondices,
étroites, toutes remplies
rues'
malades sortis de ce cloaque
pendant que les
les habitans des villages
n'infectéront point
dédaignera de
voisins bien aérés, et M.Audouard --- Page 293 ---
traiter la
(271 )
question de la
ignorer que la variole contagion ! e Il ne peut
véritablement
et les autres maladies
habitations saines contagieuses ni
ne respectent ni les
C'est
les individus isolés
encore M. Broussais
(1)..
les argumens
qui va nous fournir
spécifiquement contradictoires à l'idée d'un
contagicux
germe
en 1821: a Des malades
importé à Marseille
Pomégue, dit ce
conduits au lazaret de
les autres ont été médecin, les uns sont morts,
éteinte dans
guéris; mais la maladie
sa source et n'a point
s'est
bitans du lieu; il est
infecté les has'est point
même à noter
à
communiquée à MM. les qu'elle ne
aucun des
médecins ni
du
employés du lazaret. Le
capitaine Mold s'est donc
bâtiment
faut des soins de
trouvé, par le désalubrité, converti propreté et des mesures de
foyer sont sorties en un foyer rd'infection. De ce
pour infecter les des émanations assez actives
bâtimens les
lesquels le vent les a
plus voisins sur
dirigées (2); mais elles ont
(1) Ann. de la med.
vrages nouveaux,
phys. oct. 1822. Voy. anal. d'ou-
(Pag. 5 et 4).
(2) Ce mode d'infection n'a-t-il
avec le fait suivant : en
pas unes grande analogie
et plusieurs pieds de terrain 1786, on enleva les ossemens
ce transport, exécuté
du cimetière des Innocens;
grandes chalcurs, devint sans précaution pendant les
funeste à la santé des habitans --- Page 294 ---
272 )
leur forces; puisque sur quarante
bientôt perdu
la rade, six ont seuls reçu
navires que contenait
Voilà des faits . e ils confirment
la fièvre jaune.
soutiennent que cette maTopinion de ceux qui fort loin au-delà de son
Jadie ne se propage pas des individus extraits
foyer d'infection, et que dans un lien sain,
de ce foyer; et transportés s'ils étaient isolés
la reproduire,
ne pourraient
D (Ouv. cit.)
bien aérés et tenus proprement.
du système
terminerons la réfutation
Nous
l'opinion de queldellimportation. en exposant
qui doit étre
médecins à ce sujet; opinion
conques
suspecte, qu'elle se trouve
d'autant moins
d'hommes que la consignée dans les ouvrages
les plus
parmi ses défenseurs
tagion compte
distingués,
dit M. Bally avec Hillary
Nous croyons,
d'Amérique,
etautres, cette maladie originaire les vastes contrées
qu'elle a, dans
des
et nous pensons
son foyer, que
des iles comme du continent. renouvellent sans
toujours renaissantes
causes
cesse (1).
chargées d'ossemens et
des rues où passnientles voitures des fièvres malignes se made cette terre sépulorale : dans ces rues. > ( Hist. de
nifestèrent abondamment Dulaure. T. II. Pag 27.)
Paris, par
des Antilles et du continent
() Si les vastes contrées
, dans
des
et nous pensons
son foyer, que
des iles comme du continent. renouvellent sans
toujours renaissantes
causes
cesse (1).
chargées d'ossemens et
des rues où passnientles voitures des fièvres malignes se made cette terre sépulorale : dans ces rues. > ( Hist. de
nifestèrent abondamment Dulaure. T. II. Pag 27.)
Paris, par
des Antilles et du continent
() Si les vastes contrées --- Page 295 ---
Entendons
275 )
M.
partie de la
François, le méme qui
commission
a fait
envoyéc en
leenterment C Pour
Espagne par
pu être importée
que la fièvre
Cadix, il
au Continent
jaune eut
faudrait qu'elle fut
curopéen ct à
contact, comme la
communicable
quin'est
peste, la gale, la
par
pas, puisque ceux
yariole : ce
pour. se soustraire àl
qui ifuient les villes
relations de
lépidémic J conservent
avec ceux qui commerce, d'affaires de
des
à moins
restent, et n'en sont
nécessité
qu'ils n'aient
point
de la maladie
cmportéavec eux le atteints,
Américains (1).1 Le même dit
germe
croient en
encore : C Les
jaune a été importéc
général que la fièvre
seau venant des
chez eux par quelque vaisAntilles... Les
partisans de
santes Américain sont un foyer où des
saire renouvellent sans cesse la causes toujours renais-
, est-il possible
maladic, est-il
d'un germe contagieux même d'admettre le nécesville, de contrée en
voyageant sans cesse de transport ville
l'on rencontre, contrée? Si partout dans
en
essentielles
comme l'atteste M.
ces régions
au
Bally, les
besoin
développemment de la
conditions
d'appeler à leur" secours
fièvre jaune, est-il
inconnue, extraordinaire? une puissance
Siam, Bulam,
Faut il accuser éirangère,
d'avoir
S.-Jenn-tAere, la
toura-tour
envoyé ce fatal présentp Vérn-Crus, etc..
(2) François.
à
Disserlation sur la fièvre
MaintDomingue, en l'an XI et XII
jaune observée
(Pag 8. ).
--- Page 296 ---
(274 )
maladie
avouent que cette toujours
l'idéc d'importation Yété, qu'elle débute
insan'ajamais parti que
sales et les plus dans
dans les lieux les plus elle ne s'est répanduc
lubres, que jamais
la liberté des comTintérieur des terres, malgré bien plus naturel de
munications. . N'est-il pas
marécageux que
sol bas, humide, sans cesse à la
croire queles commerciale dispute
resserrées,
Yavidité
habitations mal saines,
des
mer; que des les hommes sont entassés; les
dans lesquelles
dimmondices,
étroitos, encombrées
courues
des bords de la mer, toujours d'aniexhalaisons
de coquillages
de débris de plantes, bralant sucoédantà
verts
un été
maux en dissolutions sont des causes bien suifisantes à
hiver glacial,
la fièvre jaune
un
spontaniment
Charlespour développer
Baltingore,
AnPhiladelphic. mêmes causes aux
New-York,
nait des
ton, paisqu'-ille à la côte ferme
sur la fièvre
tilles' et
dans ses obeervations livre à des reM. Parisct, à Cadix en 1819, se
et en tire la
jaune faites les faits d'importation
de tels
cherches sur
: G Il faut Favouer, la fièvre
conclasion suivante
de
sur Timportation manquent touapprocdhenen d'Amérique en Europe faute de vérijaune
certaine authenticitée,
jours d'une
Frangois (Pag- 8,etg),
la fièvre
tilles' et
dans ses obeervations livre à des reM. Parisct, à Cadix en 1819, se
et en tire la
jaune faites les faits d'importation
de tels
cherches sur
: G Il faut Favouer, la fièvre
conclasion suivante
de
sur Timportation manquent touapprocdhenen d'Amérique en Europe faute de vérijaune
certaine authenticitée,
jours d'une
Frangois (Pag- 8,etg), --- Page 297 ---
fications
: 225)
suffisantes; ils ne sauraient
limportation ce degré
donner à
T'esprit et tranche
d'évidence qui
toute objection
subjugue
L'épidémie de 1819 lui
(1):,
que nous ne devons
suggère des réflexions
raisons qu'aient les pas omettre : C
ser que la fevre
médecins espagnots Quelques de
en Andalousie; jaune est désormais
pencette fièvre est cependant toutes les endénigue fois
de population, venue aflfiger de
que
ils l'ont
grandes masses
comme étant
unanimement
d'origine
considéréo
portée,soit parles
étrangère et comme imsoit par ceux de la vaisseaux de la marine royale,
dominante à Cadix, marine; telle était
démie de
même relativement T'opinion
1819; mais bien
à l'épipremier point, les
que d'accord sur ce
les hommes
médecins ne
ou le vaisseauq
l'étaient plus sur
présent si fatal
e Rien
(2). D
squatieatapentier
peste occidentale ne prouve, assure M. Bally,
ralisée
ne soit
que la
en
pas maintenant
quens vers Espagne; les
ses retours ont été si natuqu'il y aurait de premières années de ce siècle, frérer la péninsule limprudence à ne pas considé.
comme appartenant
aujour-
(1) Pariset (Pag. 125).
(2) Pariset (Pag. 55).
18. --- Page 298 ---
(996)
les foyers de
régions qui renferment
d'hini laux
>
Miller,
ce mal a). Pariset reconnait que
M. le docteur
a fourni des argumens
médecin de New-York
de la fièvre jaune
contre la contagion
il s'agit
décisils
(5). Maintenanti contadans le Nouvean-Monde maladie qui n'est pas de ce
de savoir si une
peut être importée
gieuse dans un pays, autre où elle le Onvendrit?
méme payedans un: trouve résolue aflirmative- de
La question se
adressé au ministre chef de
ment dans un rapport officiers de santé en
l'intérieur par les
1812; ils prétendent que et
armée d'Espagne en
à Carthagine,
fièvre jaune fut importée maladie qui, sous
la
en disant que K cette
peut le deconcluent
n'est pas contagieuse. nouveau. D
les tropiques elle est dans un pays messieurs
venir, quand observe M. Bally (4), ces
arriver
G Mais,
pas réfléchi que, pour il faut
w'ont peut-étre nouveau par importation. dans la
dans un pays qu'elle soit contagieuse
nccasifement elle tire son origine. >
région d'où
Bally (Pag- 576).
les foyers de ce mal,
()
renferme
(2) Si la péninsule arriver de la Havane?
quoi bon le faire 119).
(5) Pariset (Pag. 96).
(A)Bally (Pag
(4), ces
arriver
G Mais,
pas réfléchi que, pour il faut
w'ont peut-étre nouveau par importation. dans la
dans un pays qu'elle soit contagieuse
nccasifement elle tire son origine. >
région d'où
Bally (Pag- 576).
les foyers de ce mal,
()
renferme
(2) Si la péninsule arriver de la Havane?
quoi bon le faire 119).
(5) Pariset (Pag. 96).
(A)Bally (Pag --- Page 299 ---
A la suite de
(277 )
tème
ces argumens contraires
placer d'importation, viennent
au sysdes considérations
naturellement se
ne laissent
d'un ordre
vant
pas qued'avoir
moral, qui
et illustre
quelque poids. Unsavoyageur, M. de Humboldt les a
a puisées dans T'obervation
qu'il nous soit
immédiate
F
tous les
permis de les
des fails,
climats, les
reproduire : C Sous
une consolation dans hommes croient trouver
l'on regarde
l'idée qu'une
comme
maladicque
origine étrangére. Comme pestilentielle, est d'une
naissent facilement
des fièvres
entassé dans
sur un équipage malignos
des
nombreux,
mencement d'une aattestremre maladie
; le comTarrivée d'une escadre; date assez souvent de
le mal à T'air vicié
alors au lieu
privés de
que renferment des d'attribuer
ardentetr mal ventilation sain
ou à l'ellet d'un vaisscaux
sur des
climat
débarqués, on affirme mstedessovollement
port voisin dans lequel qu'il a été importé d'un
touché
l'escadre ou le
entend d'Europe en Amérique; c'est convei a
souvent dire à Mexico
ainsi qu'on
guerre qui a conduit tel
que le vaisseau de
ra-Cruz, a introduit la ou tel vice-roi à la V6cessé de régner depuis fièvré jaune qui avait
ainsi que, pendant la
plusieurs années; c'est
la Havane, la Véra-Cruz saison des grosses chaleurs,
et les ports des Etats- --- Page 300 ---
(978)
Tun
de recevoir
Unis s'accusent mmutuellement maladie. Il en est de
le germe de la
connu
de Tautre
du typhus mortel.
la fièvre jaune comme d'Orient, que les habitans
sous le nom de peste à Tarrivée des vaisseaux
attribuent
de T'Egypte
Grèce et à Constantinople de
grecs; tandis qu'en
peste comme venant
cette méme
on regarde
(1).
Rosette. ou d'Alexandrie
M wmm W
CINQUIÈNECHAPITRE
SECTION PRENIERE.
ALLÈGUÈS EN FAVEUR DE LA CONTAGION.
DES FAITS
la
nécessaire du systême d'importation, la voie
Suite
de ses partisans
contagion est aux yeux étranger une fois introlaquelle le germe
s'y répand
par dans une contrée s'y propage,
à
duit
d'individu
de toutes parts, en se transmettant Il nous reste donc
individu, d'objet à objet. de doctrine du parti
compléter le plan
à déterminer
pour
sur la fièvre jaune, individuelle et de
contagioniste
mode de transmission
les
son
succesive par les hommes ? par
propagation
(*) De Humboldt (Pag. 556).
anger une fois introlaquelle le germe
s'y répand
par dans une contrée s'y propage,
à
duit
d'individu
de toutes parts, en se transmettant Il nous reste donc
individu, d'objet à objet. de doctrine du parti
compléter le plan
à déterminer
pour
sur la fièvre jaune, individuelle et de
contagioniste
mode de transmission
les
son
succesive par les hommes ? par
propagation
(*) De Humboldt (Pag. 556). --- Page 301 ---
choses
(279 )
et par l'air, ses
moyens de
proportions avec les
de la séquestration. communication établis et les effets
observations
L'ensemble de ces diverses
être réuni individuelles et
en un seul
collectives doit
unes etles autres se lient, faisceau, parce que les
tiennent mutuellement, s'enchalnent, se souseurs de la contagion par ce que les défenmême leurs armes les tirent de cette réunion
C'est
plus puissantes.
grandes principalement épidémics
dans les tableaux
cins modernes
tracés par quelques méde- des
cette chaîne de qu'il faut aller saisir et suivre
pour les
circonstances dont se
qu'ils disent contagionistes, une masse de compose,
solm ont décrit invincibles. Ainsi Rush (1) preuves et ChiTépidémie de 1795,
Philadelphic et une
qui
du Continent
grande partie des ravagea
américain. De
Antilles et
mens recueillis de toutes
nombreux docufourni à Berthe les
parts en Espagne ont
rique sur la maladie matériaux d'un précis histotheâtre
dont
en 1800. M.
TAndalousie fut le
qui a régné à
Bally a observé l'épidémie
plus tard, en Saint-Domingue en 1802 et
1805, il a fait partie
1805;
d'une com-
(1)Rush étaitalors
qu'il était dans l'erreur, contagioniste. Plust tard il a
chauds défenscurs du
et s'est montré l'un reconnu des
parti contraire.
plus --- Page 302 ---
(280 )
Dans ce voyage
mission envoyée en Espagne Mais il a fait de
il n'a point vu la fièvre jaune. obtenu des ménombreuses recherches, et il a
défort
des renseignemens
decins Espagnols
servi à la confec:
taillés,qui ont principalement
dAmérique.
tion de son ouvrage sur le typhus la marche
de Berneaud a exposé
M. Thiébault
à Livourne en 1804de l'épidémie qui apparut
que lui
M: Pariset, d'après les renseignemens
les
les médecins espagnols,
ont communiqués habitaus, a tracé une élégante
autorités etles
afligea Cadix en
histoire de la fièvre jaune qui
des
s'est placé par là au premier rang
1819,et
Enfin le rapport de la
soutiens de la contagion.
envoyés à
commission des médecins français
M.Audouard
Barcelonne en 1821, etl'ouveagede3 dans le même
sur le même sujet, sont écrits
sens.
nous venons deciter,
Les divers ouvrages que
sont comme
autres moins connus,
et quelques
les partisans de la
autant d'espèces d'arsenauxoi
leurs armes
contagion vont chercher et prendre allons aussi
: c'est là que nous
les plus puissantes;
et les plus
puiser les faits les plus remarquables
commission était composée de MM. Desge-
() Cette
nettes,Duméril,' Bally et Nysten.
même sujet, sont écrits
sens.
nous venons deciter,
Les divers ouvrages que
sont comme
autres moins connus,
et quelques
les partisans de la
autant d'espèces d'arsenauxoi
leurs armes
contagion vont chercher et prendre allons aussi
: c'est là que nous
les plus puissantes;
et les plus
puiser les faits les plus remarquables
commission était composée de MM. Desge-
() Cette
nettes,Duméril,' Bally et Nysten. --- Page 303 ---
(281 )
concluans qu'ils
cause, Mais avant appellent d'entrer au triomphe de leur
vons prévenir le lecteur en matière, nous deprincipaux faits allégués que , plusieurs des
ayant été combattus
par les contagionistes
avons cru devoir, par leurs adversaires, nous
pour éviter les
renvoyer à la fin du
répétitions, les
sition des faits
chapitre consacré à
contre la
Texpod'attaque et de défense contagion: : là les
et établis
se trouveront
moyens
dans toute leur
rapprochés
leur force.
étendue et dans toute
Maintenant nous allons nous
généraux ou particuliers
occuper des faits
doute aux anticontagionistes qui n'ont offert sans
secondaire, et qui dès lors qu'une importance
blé mériter une
ne leur ont pas semRush
réfutation spéciale.
rapporte
la
plusieurs circonstances dont
plepartrappantiennents à
qu'on invoque comme T'épidémie de 1795,ct
soutenait
preuves de
alors; les voici:
l'opinion qu'il
1° Plusieurs
portes et leurs personnes fenêtres qui fermèrent leurs
eurent le soin de
de toutes parts, ét
maladie
ne pas sortir,
qui
(1).
échappérent à la
2° Les servantes
Tattribue
souffrirent
aux fatigues
beaucoupseth Rush
qu'elles
éprouvaient et à
(1) Rush (Pag.
101). - Bally (Pog. 425). --- Page 304 ---
(28a )
de miasmes contagieux dont
la grande quantité
elles se saturaient (1).
visité sa sceur ,
5° Mistriss Leaming ayant douta
d'aBradfort alors alitées, ne
pas
mistriss
d'elle, parce qu'elle se
voir pris la fièvre auprès désagréable qu'elle
souvenait de Timpression
et difT'effet d'une odeur particulière
reçut par.
avait senti à côté d'autres
férente de ce qu'elle
malades (2).
dit M. Bally, la maG Quand on considère, l'histoire de sa propanière dont Clark décrit il est bien diflicile de
gation dans la Dominique,
caractère contaà la croyance d'un
se refuser
degré. Il nous apprend que
gieux au supréme afluence des émigrés de l'ile
par la prodigieuse arrivèrent dans la ville de
de la Martinique qui
les ruesetles maiRoseau; vers le IO juin 1793,
encombrées; peu de jours après
sons étaient c'est-h-dire le 15 juin, cette fièvre
leur arrivée,
victime fut un mafit explosion, et la première
depuis quinze
qui était seulement
rin anglais,
les Indes occidentalcs
jours dans l'ile, et voyait
la première fois (5).
pour
() Rush (Pag. 98). Bally (Pag- 425).
(2) Id. (Pag. 12). -Id. (Pag. 45).
(5) Bally (Pag- 427).
ées; peu de jours après
sons étaient c'est-h-dire le 15 juin, cette fièvre
leur arrivée,
victime fut un mafit explosion, et la première
depuis quinze
qui était seulement
rin anglais,
les Indes occidentalcs
jours dans l'ile, et voyait
la première fois (5).
pour
() Rush (Pag. 98). Bally (Pag- 425).
(2) Id. (Pag. 12). -Id. (Pag. 45).
(5) Bally (Pag- 427). --- Page 305 ---
(2 285 )
Lorsque le 17 juillet 1802, cette
déclara à New-York, les
maladie se
ceux qui demeuraient premiers atteints furent
les paquebots
près des warfs où étaient
; elle se
vers le mois d'aout, répandit dans] les environs
Market-Stroct.
et sur la fin, ellé
Comme on
gagna
d'en arrêler les
négligea les moyens
progrès, elle
quartiers les plus avancés
pénétra dans les
toute la ville (r).
et finit par occuper
Lors de lépidémic
la même année
qui régna à
1802, les Drs
Philadelphic,
après avoir inutilement
Cathral el Currie,
dans les effets des
recherché ses causes
riations
exhalaisons locales ou des vanavires
qu'un de
stmageigteepretente
ils trouvérent appelés paquets était arrivé du
ces
que les
Cap; et
les marins de ce
premières victimes furent
vidus qui avaient bâtiment, ainsi que les indique le charpentier communiqué du
avec eux, tel
( Pendant la redoutable brigantin TEspérance (a).
1802 et 1803 à
maladie des années
M. Bally,
Sant-Domingue,
que tous ceux qui
j'observai, dit
amis ou leurs parens
avaient soigné leurs
diatement
tombérent malades immétyphus, après eux. Lorsque je fus saisi du
ment
plusieurs officiers de santé, nouvelledébarqués, me
prodiguérent les soins les
(1) (2) Evening. Bally
Post, 5 oct, Bally.
(Pag. 455.)
(Pag. 428). --- Page 306 ---
- 284 )
empressés, etj'eus le malheur, aussitôt après
plus convalescenge, de voir ces courageux amis
ma, le fatal tribut en se succédant au lit sans
payer
interruption (1). >
résisté - dea Unchirurgien avait constamment
fut
plusieurs mois, lorsque son ami intime
puis
fièvre
ill lui prodigua les soins
atteint de la
jaune;
dans
les plus tendres ; c'était lui qui le portait
bras, l'assistait seul à l'époque où le typhus,
ses
laissait toutà craindre.
dans sa troisième période,
a id
Après sa mort, son amile suivit de très-près;
û
ajoute M. Bally, qu'il s'était saest présumer,
aussi continu
turé de. miasmes par un contact
Dans la maison que jhabitais, je
que prolongé.
d'une infinité de malheurs
fus le triste témoin
de cette nature (a)1...
continue M. Bally, qu'au
4 Je puis affirmer, il était mort à Saint-Do1" septembre 1803, huit officiers de santé à dater
mingue, deux cent
du 20 avril 1802; il faut, ajoute-t-il, renoncer
à toute croyance, et adopter un scepticisme
aveugle, si ce nombre ne porte pas la conviction
contagieux 5).,
etne met pas en évidencelegénic
est
Cependant aujourd'hui ce génie contagieux
(H) Bally (Pag- 451).
(2) Bally (Pag- 452).
(5) Id. (Pag. 452)..
3, huit officiers de santé à dater
mingue, deux cent
du 20 avril 1802; il faut, ajoute-t-il, renoncer
à toute croyance, et adopter un scepticisme
aveugle, si ce nombre ne porte pas la conviction
contagieux 5).,
etne met pas en évidencelegénic
est
Cependant aujourd'hui ce génie contagieux
(H) Bally (Pag- 451).
(2) Bally (Pag- 452).
(5) Id. (Pag. 452).. --- Page 307 ---
(2 285 )
génératement méconnu
linent américain.
aux Antilles et au Consujet; voilà
Inya plus de
trées
pourquoi nous
discussionsi.o ce
ou s'est établie
abanudononse ces converselle des
une concorde
esprits, pour
presqu'univiennent de s'allumer des passer en Espagne ot
jamais sur la question débats plusanimés que
que
qui nous occupe.
dans lesceatagiontiten se sont
C'estlà
une position
retranchés comme
que nous devons les inexpugnable; c'est là aussi
grandes époques qui suivre pour signaler les
ont
triomphe du génie
marqué, selon eux, le
La première
contagieux.
1800, dont
qui se présente, est
Berthe nous a laissé l'épidémie de
rique; c'est à lui
un précis histotails qui
que nous
suivent :
empruntons les déK Cest du 10 au 15 août
Cadix une maladie
que se manifesta dans
par un apparcil de remarquable dès son début
qua d'abord quelques symptômes graves; ; elle attaSainte-Marie
habitans du
les
placé au sud-est de
quarticr
rues sont étroites et
la ville, dont
propres que celles des autres ordinairement moins
bitans sont des marins, des quartiors; ses hades employés de la douane. ouvriers du port et
faubourg voisin du
Borné d'abord à ce
temps stationnaire, port, le mal fut
T'intérieur
avant de se
quelque
de la ville : a Preuve répandre dans
incontestable, dit --- Page 308 ---
( 286 )
ne provenait pas de l'influence
M. Bally, qu'il
atmosphérique( D Telle est Tépoquedelinvade la maladie à Cadix, marquée par T'opision
mais il est certain que déjà,vers
nion générale;
habitans des rues Sola fin de juillet, quelques atteints d'une maladie
pranis et Boqueta étaient
observés
caractérisée par les mêmes symptômes malades
dans la suite : on sait que les premiers communiceux qui avaient
furent précisément de la corvette le Dauphin;
qué avec Téquipage
malades furent ou des
on sait que ces premiers de peine du port et plus
marins ou des hommes
de la douane et
particulièrement les employés
le visiteur
bureau de santé; on sait aussi que
du
le garde de la porte de mer et le
de la douane,
de santé périrent en peu de
greflier du bureau deux
placés en surjours; ; on sait que les
gardes
après
veillance sur la corvette immédiatement
entrée dans le port, tombèrent aussitôt mason
de retirer celui qui parait
lades; on est obligé
l'autre essuye
l'être d'une manière plus grave;
le lieutenant visiteur se rend
sa maladie à bord;
il voit le mauvais
également sur le bâtiment;
trois matelots
état de ce dernier malade, il voit
lui
pouvant à peine se soutenir, qui
maigres,
tombé malades avant que le nadéclarent être
Berthe (Pag. 52, 55). Bally (Pag 71, 430).
(1)
lades; on est obligé
l'autre essuye
l'être d'une manière plus grave;
le lieutenant visiteur se rend
sa maladie à bord;
il voit le mauvais
également sur le bâtiment;
trois matelots
état de ce dernier malade, il voit
lui
pouvant à peine se soutenir, qui
maigres,
tombé malades avant que le nadéclarent être
Berthe (Pag. 52, 55). Bally (Pag 71, 430).
(1) --- Page 309 ---
vire eût obtenu
(287 )
entrée.
ment éprouve du mal-aise, Lui-méme depuis ce mobout de quelques
de Tinquiétude; au
ainsi
jours, il est obligé de
que toute sa famille
s'aliter,
a Une troupe de gens de tris-nombreuse (1)..
Ceuta à Cadix, est atteinte guerre, revenue de
jours; tous périssent;
au boutdedeuxitrols
la mort (2.),
l'oflicier seul échappe à
K Paterne fut long-temps
taine d'hommes en sortent préservéesune vingrentrent malades et meurent pour commercer; ils
un lazaret (5).
presque tous dans
a La Caraque, petite ile située
oriental de la baie de
dans le fond
marine royale; il est Cadix, est l'arsenal de Ia
ne s'y manifesta
prouvé que la maladie
ayant des
qu'après l'arrivée d'une
malades à bord, dont la
frégate
rent, dès qu'ils eurent été
plupart péride la marine; depuis transportés à Thôpital
nous assura le médecin cette époque, à ce que
la maladie se
en chef de la Caraque,
dans tous les développa en très-peu de
points de cet
temps
enleva, en très-peu de
établissement, et y
tans (4). D.
temps, le quart des habi-
(x) Berthe (Pag. 54, 55).. - Bally
(a) Bally (Pag. 45). / Pariset (Pag. 429, 430).
(5) Pariset (Pag. 76).
(Pag. 26).
(4) Berthe (Pag. 41). --- Page 310 ---
(288 )
habitans d'Utrera n'avaient éprouvé
e Les
de l'auvers la fin de l'été et au commencement rémitdes fièvres bilieuses simples,
tomne que
lorsque le régiment
tentes ou intermittentes, laissa plusieurs sold'Ibernia, venant deCadix, y
commalades logés chez les particuliers:ils
dats
bientôt la contagion qui se répanmuniquérent
dit assez rapidement (1).-
la contamalades apportérent
a Des fugitifs
bourg situé sur la route
gion à la Carlota, petit
telle
dit Berthe, que
de Cadix, ce qui prouve, à la Carlota, c'est que
de la maladie
est T'origine victimes de la maladie furent préles premières
avec les
cisément ceux qui communiquèrent et les domestic'est-à-dire, le maître
étrangers,
d'abord unique,
de T'auberge; de ce point
ques
dans les maisons voisines placées
la maladie passe côté de la rue; elle se répand ensur le même
suite dans tout le bourg (2).>
d'une autre
raconte le même fait
M. Bally
sans être pleinement
manière : On a soupçonné,
la contaconvaincu, que des réfugiés portérent
de 735individus:
gion dans ce village, composé
un nwergrandnombeil
la terreur enfitémigrer
dont
cent soixante-treize,
n'en resta que quatre
221). 1 Bally. (Pag- 452 ).
(1) Berthe (Pag-
(2) Berthe (Pag, 15).
>
d'une autre
raconte le même fait
M. Bally
sans être pleinement
manière : On a soupçonné,
la contaconvaincu, que des réfugiés portérent
de 735individus:
gion dans ce village, composé
un nwergrandnombeil
la terreur enfitémigrer
dont
cent soixante-treize,
n'en resta que quatre
221). 1 Bally. (Pag- 452 ).
(1) Berthe (Pag-
(2) Berthe (Pag, 15). --- Page 311 ---
il y eut cent
(289 )
cent-vingt-deux quatrewingt-quinze malades et
a Chiclana, l'ile victimes (1).
la contagion
del Léon, Puerto-Real
dont elles immédiatement de la ville de reçurent
terre (2).. occupent le voisinage du côté Cadix,
de la
a Le port Sainte-Marie,
méda, Xerès de la
San-Lucar de Barrajaune exerça d'affreux Frontéra, villes ot la fièvre
lamité aux nombreuses ravages, durent cette ca.
de Cadix (5)..
émigrations des habitans
a Ainsi, dit M. Pariset,
désastreuses, on voyait
dans ces épidémies
mort se multiplice avec toujours le péril et la
tions; ;au contraire
et par les communicase montrait pas, par Tisolement, ou le mal
En voici
ou il s'arrétait
ne
des
tout court.,
C A Cordoue, exemples :
furent traités dans quelques fugitifs de Cadix
quatre de ces
un endroit isolé de
y
ils ne
malheureux
Thôpital;
propagérent aucun succombérent, mais
( A Ecija, ville
germe (4)..
tait manifestée
très-peuplée, la maladie
peu de temps après
s'e.
T'arrivée des
(1) Bally (Pag. 74).
(2) Id. (Pag. 75).
(5) Id. (Pag. 451).
(4) Berthe (Pag. 14,
15). -Bally
(Pag. 74 et 451).
--- Page 312 ---
( : 290 a )
fugitifs de Cadix, de Séville; les sages
étrangers
le dévouement etle
précautions des magistrats,
de la mazèle des habitanserrétcrent) les progrès
la ville contre une nouvelle
ladie, et garantirent
introduction de miasmes(1)..
Conil,
Scipiona rompirent
a Véjer,
Estepona,
toutecommunication: avec les lieux circonvoisins,
que de nom (2)."
ct ne comnurentlépidemie
campé sur un
de Marie-Louise
4 Le régiment l'ile de Léon, le port royal et
terrain bas entre
Xerès, c'est-à-dire e, entre les foyers les plus
actifs de l'épidémie, en fut entièrement préservé
le soin serupuleux de se maintenir dans
par
un entier isolement (5). ))
lesde
mille âmes, parmi
G Plus
cinquante des familles de 15 et20 indiquelles on compte
conservèrent la santé,
vidus, entre Xerès et Cadix,
disséminés dans leurs maisons de camen vivant
les domespagne, et ne recevant aucun étranger;
dehors
tiques seuls, obligés. de communiquer au
acheter des provisions, tombaient malades,
pour
dans les lieux mêmes où se tenait
et mouraient
le marché(4).
() Berthe (Pag. 19). - Bally (Pag. 25).
(2) Pariset (Pag. 77). 1 Bally ( Pag 45a).
(5) Bally (Pag. 451). -Pariset ( Pag. 77).
(4) Pariset (Pag-i 92)-
aucun étranger;
dehors
tiques seuls, obligés. de communiquer au
acheter des provisions, tombaient malades,
pour
dans les lieux mêmes où se tenait
et mouraient
le marché(4).
() Berthe (Pag. 19). - Bally (Pag. 25).
(2) Pariset (Pag. 77). 1 Bally ( Pag 45a).
(5) Bally (Pag. 451). -Pariset ( Pag. 77).
(4) Pariset (Pag-i 92)- --- Page 313 ---
4 Il est constant 291 )
ville, des familles que dans lintérieur de lu
s'interdisant
entières furent
sonnes
tout contact avec sauvées, en
(1),
d'autres perLintroduction de la fièvre
expliquée diversement
jaune à Séville est
près M. Pariset,
par les auteurs : 1° D'ad'une commune l'épidémic de
qui venait
voix à
Soofatatiribude
de la Havane. Tequipage, d'un vaisseu
séparé en deux bandes;1 Cet équipage s'était
lautre se rendit à
l'une entra dans Cadix,
éclata presqu'en
Séville, et la fièvre
dix (2). 2° Berthe même temps à Séville et jaune à
tions habituelles Tattribue aux
Camarins et les
entre Cadix et Séville communica.
maladic a été conipebendiem, suivant par les
ville
portée directement
lui, In
M. par la voie de mer (5).5 de Gadix à SéBally, le typhus de
On attribue, dit
avec raison, à
Séville, ct probablement
mérique, qui remonta léquipage d'an navire venu d'Anavire avait perdu
par le
traversée.
plusieurs Guadslquivits ce
Ce souppon est tout hommes dans sa
Taccusation intentée
aussi fondé
contre Tintendant
que
venu de
() Bally (Pag. 451).
(2) Pariset (Pag. 77).
(5) Berthc (Pag, 58, 60 ). --- Page 314 ---
( 292 )
la corvette américaine, qui passa
la Havane sur
de Cadix à Séville (1).
d'apromptement
soit, la maladie se déclara
a Quoi qu'il en
Triana, qu'habord à Séville dans le faubourg
etles ouvriers jotroellement
bitent les mariniers
sud-ouest de la
: bâti au
occupés au cabotage
le Guadalquivir. Les
cité, il en est séparé par furent des individus
premiers malades connus
à la mort (2).
caboteurs; un seul échappa
tous
dans ce faubourg
La maladie resta concentrée après luice futle
pendant plus de quinze jours; fut le premier
faubourg de Los Humeros qui
ses habitans
quartier infecté en deçà du fleuve; du port et
aussi des marins, des ouvriers
relasont
aisés, qui ont des
en général des gens peu tous les bâtimens qui
tions continuelles avec le mal gagne la paroisse
arrivent; de ce faubourg toute la ville; les rues que
Saint-Vincent et enfin
aller à l'église sont
traversent les cadavres pour
infectées (5).,
les premières
Tinfection était enracinée
G Dans le temps que
dit
chose bien remarquable!
à Séville, on vit,
ceux du
les bateliers du Guadalquivir,
Berthe,
restèrent sur leurs barques séquesmoins qui
() Bally. 1 Voy. le Ch. importation. (Pag. 75).
(2) Berthe (Pag. 60 ).- Bally
Berthe (1 Pag. 61, 64, 65).
(5)
res pour
infectées (5).,
les premières
Tinfection était enracinée
G Dans le temps que
dit
chose bien remarquable!
à Séville, on vit,
ceux du
les bateliers du Guadalquivir,
Berthe,
restèrent sur leurs barques séquesmoins qui
() Bally. 1 Voy. le Ch. importation. (Pag. 75).
(2) Berthe (Pag. 60 ).- Bally
Berthe (1 Pag. 61, 64, 65).
(5) --- Page 315 ---
trés de leurs
(: 293 )
Tinfection, quoique concitoyens; on les vit résister
foyers les plus
placés au centre des
à
et Los Huméros terribles, les faubourgs deux
a Sur
(4).
tn
Triana
à Séville, quaranto-sept prétres français
leur dévouement quarante-deux ont péri
refugiés
et
et de leur
victimes de
jour les mourans
zèle à assister nuit
( Soit que les (a).,
que fort tard à germes n'eussent été
sent été
Meslina-Sidoin, soit introduits
que des assoupis par des causes qu'ils eusencore individus ou des ellets locales, soit
imprégnés de
qui en étaient
eussent
Tanuce
communiques dans précédente les
opportun, ils ne firent
un temps
1801. Une chose
leur explosion plus
temps on observa remarquable, c'est
qu'en
le
que longrues, toutes à côté les typhus dans les mémes
entre elles des
unes des autres, et
a Pendant communications
ayant
cette
(5)..
lettes de deux
épidémie, les religieuses
ville et l'autre couvens, situés lun en
récoconduite
en bas, semblent
haut de la
tout opposée,
avoir suivi une
solution du probléme pourrendre plus facile la
qui nous intéresse;
en
(1) Berthe (Pag. 255).
(2) Berthe (Pag. 325).
(5) Bally (Pag. 26)., --- Page 316 ---
( 294 )
celles d'en haut ne voulurent souffrir aueffet,
lés habitans, et celles d'en
cune relation avec
habituleurs anciennes
bas ne changèrent point
acciaucun
des : les premières n'éprouverent
dent; les secondés" "virent le poison produire
parmi elles les plus' grandes calamités (1). médémontrent, et tous les
t! Ces faits parlans
enveloppé à
decins conviennent, quesilont'avaite
toute commutemps cette ville pour empécher
malheurs allaient planer
nication, dei nouveaux
(2). >
sur tontelAndalousie
l'Espagne une époque
: L'année 1804 fut'oour
ins
(1) Bally (Pag. 455).
(2) Id. (Pag. 455).
assertion de M. Bally,avee
Comment concilier cette
454), en parlant de la
ce, qu'il dit plus haut, (pag- voisins des premières rues inmême épidémie P a Les
durent
s'enfuirent à temps à la campagne,
fectées qui
mesure; mais ceux qui venaient
leur salut à cette sage
à leur maison, ou qui, sans y entrer, comimuniquaient saisis
simplement avec les malades, étaient tout-à-coup demeuraient
Ons
ceux qui
du typlius. as'apperpatanssiquee couraient des dangers égaux, si, sans
dans les champs
des relations avec
paraitre à la ville, ils, établissaient la
des méen sortaient; de sorte que plupart
ceux qui
>
tairies devinrent des foyers d'infection.
ils sont
faits
en faveur de la contagion,
Si ces
parlent eut interdit toute communication
loin de prouver qu'on ville avec Textérieur : dès lors,
de Pintérienr de la
'apperpatanssiquee couraient des dangers égaux, si, sans
dans les champs
des relations avec
paraitre à la ville, ils, établissaient la
des méen sortaient; de sorte que plupart
ceux qui
>
tairies devinrent des foyers d'infection.
ils sont
faits
en faveur de la contagion,
Si ces
parlent eut interdit toute communication
loin de prouver qu'on ville avec Textérieur : dès lors,
de Pintérienr de la --- Page 317 ---
de deuil
295 )
et de désolation : la
ses ravages horriblement fiévrejaune étendit
grandes provinces
destructeurs sur cinq
près semblables à espagnoles. Des faits à peude 1800 se sont
ceux relatés dans T'épidémic
contagionistes reproduits : je Veux dire que les
nous
ladie se manifestant représentent partout la macations,
avec et par des
3 naissant dans un
communipropageant de
point et de la se
bornerons à
proche en proche. Nous nous
les plus
emprunter quelques-uns des traits
remarquables cités
a Le
par M. Bally.
déreloppement de la maladie
querra rend évident le
à Antela fièvre jaune.,
caractère contagieux de
a Joseph Delgado s'enfuit
juillet chez son père,
de Malaga le 25
rue des
habitant
comédies; 2 il y tombe
dAntequerra, 2
ct meurt le 2
malade le
août; sa mère
27juillet
père le 2 septembre;
expire le 24; son
frères,
Jérome et Antonio, ses
septembre succombent, l'un le 21 août, l'autre le
; et Fransisco
guéri le 23 aout; leurs 9 son jeune frère, est
malades le 18
deux soeurs tombent
août; la première entre
valescence lea5, et la seconde
en con-
<On observe encore la
succombe le 22. 9
même marche dans les
comment de nouveaux
toute T'Andatousin? malheurs n'ont-ils pas plané sur --- Page 318 ---
( - 2 296 )
de Malaga qui arrivèentourages des émigrés
leurs amis
à
: leurs parens ,
rent Antequerra
atteints (1).
furent toujours les premiers
sortent en pro-
( Les habitans d'Antequerra
cession sur le. soir du 12 octobre, (novembre, de
suivant M. Pariset ), pour promener l'image heures du
jusqu'à trois
Notre-Damedustonie
que5o morts toumatin ; on ne comptaitalors
jours après
heures : quatre
tes les vingt-quatre
dans
il y en eut quatre-vingts
la procession,
(2). Au lieu de trente
le même espace de temps
malades, nombre
morts, M. Pariset dit trente
qui s'éleva ensuite à quatre-vingts (5). eut lieu
frappant de contagion
e Un exemple
muletier, arrive de
à Espejo : Jean Cordoba,
qu'il est atteint
Malaga, déclare à sa femme
infecter les
de la peste de Malaga; pour ne pas une barahabitans d'Espejo, il veut construire d'entrer,
mais sa femme le force
que en dehors;
où il meurt le 27
le fait cacher dans sa maison,
toujours
août. Comme ce muletier apportait vendre,
divers comestibles pour
de Malaga
qui communiquéla plupart de ses voisins
de ses
rent avec lui ou qui firent emplette
(1) Bally ( Pag. 457).
(2) Bally (Pag 436).
(S) Pariset (Pag. 72).
jo, il veut construire d'entrer,
mais sa femme le force
que en dehors;
où il meurt le 27
le fait cacher dans sa maison,
toujours
août. Comme ce muletier apportait vendre,
divers comestibles pour
de Malaga
qui communiquéla plupart de ses voisins
de ses
rent avec lui ou qui firent emplette
(1) Bally ( Pag. 457).
(2) Bally (Pag 436).
(S) Pariset (Pag. 72). --- Page 319 ---
297 )
warchandises, furent saisis du
époques plus ou moins
typhus à des
du muletier meurt
rapprochées. La femme
presque aussitôt atteinte en quatre jours : sa fille est
( A Ronda,
(1)..
maisons,
3 le- corrégidor fait cerner les
séparer les malades
contagion n'atteint
suspects, , et la
que ceux qui
Malaga, ou qui avaient
venaient de
eux (2)..
communiqué avec
e] De Carthagène
par la femme et la T'épidémie fille
fut portée à Vera
dant de la marine;
du second commancette dame tombe trois jours après son arrivée
ques meurt bientôt, malade; un de ses domestiet son fils guérissent. puis sa belle mère; sa fille
voisines furent
Les habitans des maisons
e Dans le promptement infectés (5).,
des soldats
bourg de Los-Barios, ce sont
mes de la fièvre quiy introduisent les premiers
jaune
gere Carthagene la dut (4).. à des
bâtiment sorti de
marchandises d'un
sa quarantaine; Malaga qui n'avait pas achevé
mouchoirs
une religieuse travaillant à des
débarqués en fraude, est
frappée et
(1). Bally (Pag. 440, 441).
(2) Id. (Pag. 441).
(5) Pariset (Fag. 75).. -Bally
(4) Bally (Pag. 445).
(Pag. 442). --- Page 320 ---
( 298 )
sept autres religieuses ont le même sort;
meurt;
aller périr ailleurs. Bientôt
le restes'enfuit pour
du
ia maladie s'étend le long de la grande rue
sud au nord; elle passe d'une maison à l'autre,
d'un ami à un ami, et s'accroit avec tous les caractères de la contagion (1).-
Les mêmes observations ont été faites à Alitoutes les populations voisines
cante; presque
des
éprouvèrent les influences de l'importation
miasmes (2).
, la
Nous avons vu, d'après les contagionistes,
cette même année 1804 à
fièvre jaune importée
Livourne; suivons-en ici la propagation.
l'arrivée du vaisseau
a Douze jours après
étaient à bord
LAma-Maria, deux malades qui
sont mis à terre et transportés dans uneauberge,
trois jours après
rue de la Vielle-Poissonneries
douze
cès hommes meurent; en peu de jours
locataires de la même auberge subissent la
même destinée. D
avec le
cette auberge
a Un Napolitain quitte
soin d'éviter Tapproche des personnes attaquées
de
des rues adjacentes; ;] pris au bout
et s'éloigner de la même maladie, il meurt le
de six jours
neuvième. D
() Bally (Pag. 447).
(2) Id. (Pag. 448).
ouze
cès hommes meurent; en peu de jours
locataires de la même auberge subissent la
même destinée. D
avec le
cette auberge
a Un Napolitain quitte
soin d'éviter Tapproche des personnes attaquées
de
des rues adjacentes; ;] pris au bout
et s'éloigner de la même maladie, il meurt le
de six jours
neuvième. D
() Bally (Pag. 447).
(2) Id. (Pag. 448). --- Page 321 ---
299 )
G Un boulanger livournais,
vend du biscuit
rue Saint-Antoine,
au bâtiment espagnol,
porter à bord dans des
le fait
au bout de
sacs. Lorsqu'on les rend
dessus
deuxjours, ses ouvriers se
; ils sont atteints du mal,
couchent
suivis du
meurent et sont
boulanger, de sa femme;
gagne toute la maison. Un
l'infection
qui logeait dans la maison où boucher français
les Espagnols,
étaient descendus
après,
meurt en dix jours; deux
son épouse meurt aussi; et
jours
quatre jours, meurt
au bout de
la maison, ainsi
également la maîtresse de
de ligne,
que M. Morel, capitaine au 62m,
qui était venu visiter le
G Les gardes de santé mis à
boucher., D
Maria, les ouvriers
bord de LAnnaplusieurs
employés à son radoub,
succombent personnes habitant le môle du
à la même
port,
a Bientôt le mal
maladie. D
François et
s'étend, gagne les rues SaintSaint-Jean,
sons ot sont
apparait dans les maidéposés les sucres, les
autres marchandises
cuirs et les
ment du
qui formaient le
vaisseaus les portefaix
chargetransports meurent du
chargés de leurs
jour; le directeur des quatrième au septième
deux jours
magasins succombe en
(1). D
lettre () Voyez de le rapport de MM. Hallé et
M. Thiébault de Bernéaud à Desessart, M,
sur la
Desgenettes, --- Page 322 ---
( 500)
Palloni assure,
Pendantla même épidémie,
n'eurent
dire de M. Bally, que ceux qui
au
les
infectées,
point de contact avec
personnes les
point dans quartiers
ceux qui ne pénétraient
développée, en fuoù la fièvre jaune s'était déjà
rent garantis (1).>
le fait relatif à Palloni
Nous verrons ailleurs
lui-méme.
générale du même auteur
a Une remarque
qu'on a eus sur le caconfirmera les soupçons
comractère de cette maladie; il assure qu'au
à
de novembre elle était parvenue
mencement
menaçait de se
haut degré, et qu'elle
son plus
de la ville,
répandre dans les divers quartiers
arrêter
médicale réussit à en
lorsque la police
de temps diles progrès, et qu'on la vit en peu
minuer d'une manière apparente (2).
dans les premières épia Ce qui s'est passé
dans celle
démies de 1800, 1804,s'est reproduit
de la maladie de
touchant l'origine et la propagation déjà vu que ce savant
Livourne. Nota. Nous avons était alors dans l'erreur;
avait reconnu et avoué qu'il
rapporter cette série
malgré cela, nous avons cru devoir comme de puissans téles a cités
de faits, parcequ'on
moignages en faveur de la contagion. cherché ce fait dans le
(1) Nous avons vainement M. Révolat.
mémoire de Palloni, traduit par
(s)Falloni (Pag. 59). - Bally (Pag. 454).
que ce savant
Livourne. Nota. Nous avons était alors dans l'erreur;
avait reconnu et avoué qu'il
rapporter cette série
malgré cela, nous avons cru devoir comme de puissans téles a cités
de faits, parcequ'on
moignages en faveur de la contagion. cherché ce fait dans le
(1) Nous avons vainement M. Révolat.
mémoire de Palloni, traduit par
(s)Falloni (Pag. 59). - Bally (Pag. 454). --- Page 323 ---
- - 3o1 )
dont la petite ville de Jumilla
1811 et 1812;
fut le théâtre en
bralent
sauf les grandes chaleurs
pendant les étés
qui la
source d'insalubrité.
5 elle n'offre aucune
qui a suivi et décrit Le dr. Ramon de Roméro,
jaune apportée de Murcie cette épidémie, vit la fièvre
se
àJumilla, observer
propageant un ordre constant de
en
marcher par un temps
succession,
proche en proche, de calme, et s'étendre de
ritable centre ; d'oi elle manière à occuper un vépar le souffle des vents, rayonnait ensuite, soit
cations imprudentes; soit par des communiquarante pas de ce cercle tandis qu'à vingt, trente,
qu'on s'abstint d'y
dangereux, pouryu
monde, on était sûr commuiniquer le moins du
buaient merveillensement d'échappers à quoi contriquente et les soins
une ventilation fréQue s'ilarrivait
ordinaires de la
à la maladie de franchir propreté.
coup un grand intervalle et de
tout-àun point fort
se montrer dans
dloigné du centre
recherchant les causes d'une
primitif, en
étrange, on finissait
transmission si
qu'elle s'était opérée toujours par découvrir
individu sain et d'un par le rapprochement d'un
individu
ou qui du moins avait
qui ne l'était pas,
sphère des malades
séjourné dans l'atmo-
(1)..
-
(*) Pariset (Pag. 75, 77,
"réfutation, deux faits rapportés 78).-Voyez à l'article
par le Dr, Ramon,
'une
primitif, en
étrange, on finissait
transmission si
qu'elle s'était opérée toujours par découvrir
individu sain et d'un par le rapprochement d'un
individu
ou qui du moins avait
qui ne l'était pas,
sphère des malades
séjourné dans l'atmo-
(1)..
-
(*) Pariset (Pag. 75, 77,
"réfutation, deux faits rapportés 78).-Voyez à l'article
par le Dr, Ramon, --- Page 324 ---
502 )
de 1819. la fièvre jaune
a Dans l'épidémie à l'ile de Léon, où elle resta
d'abord développée.
d'un mois dans un seul
concentrée pendant près
de la ville, ( el barrio del Christo), ne
quartier nulle part que parce qu'elle y fut apporparut
l'avaient prise dans
tée par des personnes qui
des
C'est par le déplacement
son foyer primitif.
des troupes,
hommes, c'est par le mouvement
le
ordinaires, que
c'est par les communications à Cadix de Sanmal voyagen; il fut introduit
Fernando et des champs de Chiclana qui en
sont voisins ; une fugitive de San Fernandol'apde Sainte-Maric. Un soldat licenporta au port de Léon vint à Xerès dans le courant
cié de l'ile
le 51, il tombe malade, et sa
du mois d'août;
de- la fièvre
maladie offre tous les caractères
jaune.: D
de Xerès s'était rendue à l'ile
a Une femme
fils
avait la
de Léon pour y soigner son
qui
chez
fèvre jaune. et qui en mourut. De retour
femme fut obligée de loger deux solelle, cette venaient de l'intérieur et se rendaient
dats qui
soldats contractèrent la
dans un port; ces deux
dans la maison
l'un
de
maladie et moururent,
où il s'était fait
son hôtesse, l'autre à T'hôpital,
étre traité d'une hernie (1). D
porter pour
La mère du jeune homme était-clle revenue avec
()
--- Page 325 ---
( 505
a Au
)
lien venant commencement de
de la
également de l'ile septembre, de
un Itamême fièvre et
Léon fut pris
a La place
mourut. D
tal et la rue delArroyo, de la
la rue de Pavie,
de la ville ou
Gloire, voilà les
Thôpices malheureux quatre points
partit le mal; avec cette
périrent et d'ou
dattention,
circonstance
que la rue de la
tres-digne
étroite, et pleine de
Gloire, petite,
n'était peuplée
cabarets et de
c'est là
que de pauvres et tasernes,
que la fièvre
Je ne
déploya toute
dedrangens;
sais rien, ajoute M.
sa fureur.
du mal à
Pariset, sur
Port-Hoyal et à
T'origine
constant aujourd'hui
Sau-Lucar; mais il est
malade que l'on
qu'à Séville, le
rabas, était
observa dans la rue premier de
une femme
BarCeux qu'on découvrit qui venait de Chiclana.
d'un chanoinc
plus tard dans les
l'ile de
s'étaient
maisons
Léon (1).
probablement sauvés de
a Partout où les
terrompucs d'assez counmunications bonne.
ont été inabsolument nul. C'est ainsi heure, le mal a été
élant Partis de Cadix
que quatre hommes,
Véjer, deux à Conil, pour se rendre, deux à
comme ils portaient
avec
la fièvre
un mal jaune? on n'en dit rien.
() Pariset qu'elle n'avait pas P Nous Put-elle le
communigues
( Pag. G2, 65, 66). demandons.
a Partout où les
terrompucs d'assez counmunications bonne.
ont été inabsolument nul. C'est ainsi heure, le mal a été
élant Partis de Cadix
que quatre hommes,
Véjer, deux à Conil, pour se rendre, deux à
comme ils portaient
avec
la fièvre
un mal jaune? on n'en dit rien.
() Pariset qu'elle n'avait pas P Nous Put-elle le
communigues
( Pag. G2, 65, 66). demandons. --- Page 326 ---
504 )
de la maladie, ilsl l'ont subie et en
eux le germe
que de
sont morts sans la transmettre, parce
les avaient séparés du reste
sages précautions d'un autre côté le village de
des habitans ; et
située entre
Chipiona, etla petite ville d'Utréra,
Xerès ct Alcala, près de Séville, ont conservé
l'un et l'autre la plus parfaite santé, parce que,
ces deux populations ont romdès le principe,
;
tout commerce avec les lieux environnans:
pu du moins ont- elles assujetti toute corresponformalidance extérieure aux plus rigoureuses
tés (1).-
arrivé d'une ville à une autre,
a Ce qui est
d'homme à
est arrivé dans la même ville,
homme, de rue à rue, de quartier à quartier (a).>
ne parut
a Le mal sorti de San-Fernando
dans les lieux voisins qu'avec et par les perqui arrivaient de cette ville. Or ces personnes militaires ou autres, en troupe ou
sonnes,
au sud, à l'est, à
isolées, se portaient au nord,
néselon
l'exigeait leur devoir ou la
l'ouest,
que
marchait
cessité de leurs affaires, et la maladie
leurs
et les suivait comme à la piste (5). >
sur
pas
(1) Pariset (Pag- 66, 67).
(2) Pariset (Pag. 77).
(6) Id. (Pag. 72).
. Or ces personnes militaires ou autres, en troupe ou
sonnes,
au sud, à l'est, à
isolées, se portaient au nord,
néselon
l'exigeait leur devoir ou la
l'ouest,
que
marchait
cessité de leurs affaires, et la maladie
leurs
et les suivait comme à la piste (5). >
sur
pas
(1) Pariset (Pag- 66, 67).
(2) Pariset (Pag. 77).
(6) Id. (Pag. 72). --- Page 327 ---
305 )
Nous avons indiqué ailleurs
d'origine que MM. les membres les divers points
française ont assignés
de la commission
en 1821. Nous allons allépidémie de Barcelonne
eux dans son
maintenant la suivre avec
gation, en développement et dans sa
les plus
empruntant à leur rapport les propaconcluans en faveur de
faits
a L'un des premiers
leur opinion.
a été Gabriel Roma, malades de Barcelonne
rue de los
sellier, demeurant dans la
Encantes; à la suite
péche et d'un repas fait
d'une partie de
nans à
avec des amis
léquipage de l'un des
appartechezlui,
batimens, il rentre
tombemalidea le
meurt; la femme qui le vomissement noir, et
tans desdeux étages
soigne meurt: les habivisite
sdelamaison
meurent; cette maison quiluirendaient
personnes. Une belle-sceur perdit ainsi neuf
dehors; elle trouve la
le venait voir du
entre dans
mort; une autre femme
curiosité; elle Tappartement pour affaires ou
prend le
par
R Un menuisier
mal etmeure(s).
habitations de la muraille demeurant dans une. de ces
terrasse, travaillait
de mer situées sous la
ils'alite..
sur un des
on
batimens du
de
penseque ce fut le premier port:
Barcelonne. Il
malade
guérit; mais les quatre
per-
(1) Rapport de la comm.
(Pag, 40).
--- Page 328 ---
( 506 )
vivaient chez lui moururent prompsonnes qui
tement (1)-
la Bourse était venu le voir
de
a Le portier
sa femme et ses
dans sa maladie; ce portier, bientôt. Une petite Gille, ,
trois enfans périrent famille, fut accueillie par
dernier reste de cette située dans le voisinage;
la maison Dels-cops, enfant mourut et qu'elle comc'est là que cet
delamaison,
muniqualaf perejemcamsiantes de douze inet à tous ceux qui les assistaient;
dividus, un seul échappa (2).
Marti,
nommé François
e Un chaudronnier,
une femme qui dans
faisait faire son ménage par entra dans un bâtijours du mois
les premier
rendit chez le chaudronnier;
ment, et delà se
malade et éprouva
elle se sentit
trois
preaqeausaitiot. fort peu de temps après,
des défaillances; maison Marti, une fille et deux
de la
ainsi que la
personnes sont atteints et meurent,
ouvriers,
femme de ménage (5).-
était de Badalona,
de ces ouvriers
d L'un
de Barcelonne; il s'y fit
village à deux lieues Dès cette époque, l'autoet y expira.
retransporter
de mort quiconque
rité du lieu fit menacer
(a) Rapport (Pag. 40).
(2) Rapport (Pag. 40).
(5) Rapport (Pag 41).
de la
ainsi que la
personnes sont atteints et meurent,
ouvriers,
femme de ménage (5).-
était de Badalona,
de ces ouvriers
d L'un
de Barcelonne; il s'y fit
village à deux lieues Dès cette époque, l'autoet y expira.
retransporter
de mort quiconque
rité du lieu fit menacer
(a) Rapport (Pag. 40).
(2) Rapport (Pag. 40).
(5) Rapport (Pag 41). --- Page 329 ---
307,)
cevrait des malades
Badalona
venant de
est situé entre cette Darcelonne; or,
de Mont-Alégre,
ville et le lazaret
la voiture
qui a reçu des
qui les
malades; mais
ia mer et napprochait transportait suivait le bord de
qu'une
jamais du
plage de sable et des
village même,
séparent de la
terres en culture
a
Méditerranée.
Le 10 août un
(1),
du
employé des douanes
brigantin le
sortit
il est pris de faiblesse, Taille-Pierres arrivé chez lui,
conduit à
où de vomissemens. On le
demeurait Thôpital
il meurt le
dans] la
lendemain. Il
mité nord de la HgeLeNtRLosared ville, et
éloigné du port; la fille dans le point le plus
femme et la sceurd'un
de cette maison, la
le soignèrent,
nommé Mariano
dirent
avant son entrée à
Pou, qui
la vie ainsi que celles
Thôpital, perLa maladie
qui les
gagne un autre
secoururent.
un beau-frère de
étage ; deux
et un cousin l'une, 2 le père de ce femmes,
germain
beau-frère,
avaient reçu beaucoup de périrent; et comme ils
visites, tous ceux qui
(a) Rapport (Pag-41). Mais
T'ouvrier n'ait pas répandu la commentse fait-il que
N'avait-il été soigné par
contagion dans ce
éteint en route? ou enfin personne? ou le germe village?
ils pas favorablement ceux qui l'assistnient n'étaient. s'était-il
disposés pour recevoir le virus?
90, --- Page 330 ---
508 )
de leur vie ce témoiles avaient faites payèrent
gnage d'attention..
est pleine de farue de Las-Molas
A Cette
y emploie furent
briques: les ouvriers qu'on visiter les malades
ceua qui allèrent
Dans la
précisément le mal dans toute la rue.
et répandirent
our sont également beaucoup
rue Den-Astruch, mémes causes eurent le même
de fabriques, les la rue fut infectée (1).>
effet : bientôt toute
fort étroites et sur4 De ces rues, en général
à la rue Neuve,
chargées de population, passons la plus saine de
belle, la plus large,
la plus
Barcelonne. >
servaient le duc de
qui
e Les domestiques
ils en
allaient souvent à Barcelonette;
Hijar
maladie; trois d'entre eux pérevinrent avec la
trente-quatre périssent
rirent; sucoessivement La maladie passe à la maison
dans ce seul hôtel.
de proche en proche,
elle gagne
de vis-d-visspuis
l'une après l'autre,
parcourant les habitations extrémités de la rue. On ne
jusqu'aux dernières
d'habitans; le
combien cette rue perdit
sait
considérable.
nombre en est certainement eut lieu dans les derle fort de cette catastrophe
et dans le cours
mois de septembre
niers joursdu
d'octobre (a). >
() Rapport (Fag.4a).
(s) Id. (Pag- 45)
che,
elle gagne
de vis-d-visspuis
l'une après l'autre,
parcourant les habitations extrémités de la rue. On ne
jusqu'aux dernières
d'habitans; le
combien cette rue perdit
sait
considérable.
nombre en est certainement eut lieu dans les derle fort de cette catastrophe
et dans le cours
mois de septembre
niers joursdu
d'octobre (a). >
() Rapport (Fag.4a).
(s) Id. (Pag- 45) --- Page 331 ---
C I
* Dans la rue.
30g )
un fils qui avait Moncade, 9 la maison Catala
jeune fille de
épousé depuis deux mois avait
Barcelonette. La
une
composée de onze
famille du
de sa nouvelle personnes, recevait les mari,
fièvre
épouse; avec eux elle parens
Ensuite jaune : la jeune mariée seule reçut la
voisines sont venues les calamités a survécu.
(a). D
des maisons
Tous les autres faits
ceux que nous
relatés sont
missaires
venons de citer : MM. analogues les
à
gieux
signalent la grande
comqui assistaient les
mortalité des relicelle des
malades et. les
médecins, des
mourans,
maciens, des éléves, etc. chirungiens, des
Ils nous montrent
civils ou
phardans les
la contagion se militaires.
hôpitaux comme dans les transmettant
ticulinres; en voici deux
maisons
* Le premier
exemples:
parreçut à la
dimanche de
ans qui avait clinique une jeune fille septembre, de
on
le vomissement en apparence un
quatorze
la fièvre
noir apprit bientôt Gietimeiforbat
jaune; cette enfant
qu'elle avait
nette; elle ne mourut
venait de Barcelomalades des lits voisins pas; mais trois femmes
Dans la salle de
moururent.
de Thôpital général, Sainte-Maric, qui fait
et que conduisait partie
un ha-
(*) Rapport (Pag. 44). --- Page 332 ---
( 510 )
de Barcelonne, M. Saint-Gerbile chirurgien
dans un rang, et dans
main, on s'aperçut que
coucertains lits de ce rang, tous ceux qui y
d'autres maladies, contractaient
chaient avec
la fièvre jaune. M. Saint-Germain
promptement
bràlerles effets, blanchir
fit enlever les malades,
la muraille, et la fièvre disparut (1).-
terminent en
Enfin, MM. les commissaires
où l'on n'a point reçu de madisant que, partout
toute comlades, partout où l'on a intercepté
munication directe ou indirecte avec ceux qui
n'a
vu la maladie; ils citent
l'étaient, on
point
des
de cette assertion la maison
orpheà l'appui
les dépôts de menlins, la maison de charité,
dans
dicité et même les prisons, établissemens
continuelle et rigoureuse
lesquels une vigilance
la
Les maisons particulièa prévenu contagion.
, au moins
res n'étaient pas moins préservées
se gardaient
dans les premiers temps > lorsqu'elles
avec la même sévérité (2).
moment de faiblesse pouvait tout
( Mais un
d'une des hôtelperdre : témoins les ialheurs
Rapport (Pag-49). Comment se fait-il que M. Raym
(1)
de
qui a da avoir
Duran, médecin
Thopital-général, le manifeste des
connaissance de ces faits, ait signé
anti-contagionistes?
(2) Rapport (Pag. 51, 5>).
iers temps > lorsqu'elles
avec la même sévérité (2).
moment de faiblesse pouvait tout
( Mais un
d'une des hôtelperdre : témoins les ialheurs
Rapport (Pag-49). Comment se fait-il que M. Raym
(1)
de
qui a da avoir
Duran, médecin
Thopital-général, le manifeste des
connaissance de ces faits, ait signé
anti-contagionistes?
(2) Rapport (Pag. 51, 5>). --- Page 333 ---
- d 511 )
leyes de
re par Barecdonne,appelée des
la
Français. Les habitans fontained'or,te
serie, au nombre de huit,
de l'hotelprovisions et ne reçoivent s'enferment avec des
se maintiennent ainsi
plus personne : ils
sains et saufs, les pendant vingt-huit jours
rieures
portes et les fenétres
ouvertes nuit et jour. Au
intévingt-huit jours, une femme
bout de ces
prend que son fils, commis de Thôtellerie apétait
chez un
malade, et que son maître le marchand,
pitié
T'emporte sur la
renvoyait; la
son fils soit
prudence : elle obtient
reçu dans
que
reux expire la nuit du Thôtellerie; ce malheudemain de son
II au 12 octobre. Le lenainsi que la
entrée, sa mère tombe
petite fille de M.
malade,
II ans, sur le lit de laquelle Lapouge, âgée de
imprudemment passé
cette femme avait
toutes deux sont
une heure à côté d'elle;
cette enfant (1). mortes, ainsi que le père de
Comme nous l'avons
portation, M.
déjà vu au sujet de l'imla
Audouard a embrassé le
contagion; il le soutient
parti de
leur. La deuxième
avec zèle, avec chatout entière
parlie de son ouvrage est
consacrée à
grande question. Les
l'examen de eette
nombreux,
faits qu'il
bien
présente sont
classés, et divisés en trois
or-
(1) Rapport (Pag. 51, 52, 55). --- Page 334 ---
( 512 )
dans T'épidémie e
dres, tendant à établir que
arrivé su.
Télément de la contagion
Barcelonne,
19 par
bâtimens de la Havane a été transmis;
les
des personnes, 20 par l'usage
lei rapprochement 5°
l'air qui circulait audes ellets infectés, par
série de faits
tour des malades (1). A cette triple à prouver
d'autres pour chercher
il en ajoute
des rues de Barcelonne, ainsi
que Vétat du portet chaleur, ont été tout-à-fait
l'influence de la
et
que
à la propagation
étrangers au développement, Comme la pluà la contagion de la fièvre jaune. relation ont la
des faits consignés dans sa
avons
part
analogie avec ceux que nous
plus grande
de la commission, nous
puisés dans le rapport
des
bornerons à signaler quelques-uns
nous
plus remarquables.
suivant comme l'un des
M. Audouard cite le
concluans en faveur de la contagion:
plus
Seleric, habitant à Sans, village
C Lc nommé
et dans l'enceinte du
à une lieue de Barcelonne
et se rendait
cordon, était marchand de graines affaires. Il y
fréquemment à la ville pour ses
en 0Cla maladie et mourut à Sans,
contracta
après sa mort, son épouse qui
tobre; deux jours
n'avait mis le pied à
depuis plus de six mois
de la même malaBarcclonne, 9 s'alita et mourut
(2) Audouard (Pag-390).
é
et dans l'enceinte du
à une lieue de Barcelonne
et se rendait
cordon, était marchand de graines affaires. Il y
fréquemment à la ville pour ses
en 0Cla maladie et mourut à Sans,
contracta
après sa mort, son épouse qui
tobre; deux jours
n'avait mis le pied à
depuis plus de six mois
de la même malaBarcclonne, 9 s'alita et mourut
(2) Audouard (Pag-390). --- Page 335 ---
515 )
die queson mari. Ils avaient
qui furent retirés de la
plusieurs enfans
tait entourée d'aucune maison celle-ci n'éétait presque isolée
cause dinfection; elle
au milieu des
Tépouse n'a pu recevoir la maladie champs:or,
mari, qui, probablement,
que de son
Barcelonne (r)..
l'avait contractée à
Plusieurs habitans de
retirés sur des barques Barcelonne s'étaient
vivaient exempts de la amarrées au môle, et y
poséla loi de ne revenir maladie. Ils s'étaient immaladie
à la ville
serait terminée. Un
quelorsque la
transgressa la
seul d'entre eux
barque, il éprouva convention; et de retour sur sa
la maladie
niqua à toute sa famille, La
qu'il commutant plus manifeste,
contagion y fut d'auqu'un seul des
que la maladic n'épargna
qu'elle
membres de cette
ne se montra
famille et
ques (2)..
pas sur les autres barVoici un exemple de la
jets mobiliers), que M.
contagion par les obla voix
Audouard répète
publique : 4 une femme
d'après
quelle on avait donné à
ouvrière, à laqui provenaient d'un raccommoder des hardes
jaune, fut saisie
homme mort de la fièvre
tout-d-coup, en ouvrant lepa-
(*) Audouard (Pag. 551).
(2) Id. (Pag. 542) ). --- Page 336 ---
(514)
une vapeur qui s'en
quet de ces hardes, par
de pousser un
dégagea; ; elle n'eut que le temps subitement (1).
cri de mort, et mourut seule
Serautre femme, épouse du nommé
e Une
d'observation,
ret, est mise dans une maison
d'épreuve
après la mort de son mari. Le temps
renécessaire passé, elle en sort bien portante; les
touche les habits,
vient à son domicile;
avaient servi au
draps de lit et autres objets qui
la maladefunt; devient malade, communique
et celle-ci à plusieurs autres perdie à sa soeur,
sonnes (2). a
T'intermédisire
Pour prouver la contagion par
les miasde T'air, M. Audouard nous montre
où
de l'infirmeric des Orphelines
mes passant
malades, (dans les
étaient groupées plusieurs
ce pasmaisons de la rue de la Galere-Vieille; fenêtres qui
sage s'opéra au moyen de petites furent rouavaient été longtemps murées et qui de la Galèrevertes à cette époque. De la rue T'intérieur
Vieille la maladie se propagea par
et par les cours à la rue d'Enroig
des maisons
à celle de la Galère. Enfin, selon
qui est parallèle
et des courans d'air, les
la direction des vents
projetés dans la
miasmes de Tinfirmerie étaient
(i) Audouard (Pag 554).
(2) Id. (Pag. 554).
ient été longtemps murées et qui de la Galèrevertes à cette époque. De la rue T'intérieur
Vieille la maladie se propagea par
et par les cours à la rue d'Enroig
des maisons
à celle de la Galère. Enfin, selon
qui est parallèle
et des courans d'air, les
la direction des vents
projetés dans la
miasmes de Tinfirmerie étaient
(i) Audouard (Pag 554).
(2) Id. (Pag. 554). --- Page 337 ---
515 )
rie ou dans l'intérieur de
Jernière circonstance
Thopital; dans cette
ils furent
quartier occupé par les fous,
dirigés vers le
rurent en peu de temps
dont quatre mouLes autres faits
(1).>
de scènes
ne sont que la répétition
blables. afiligeantes et toutes à peu-près
semmode Pour compléter T'histoire de la marche
et du
rode d'envahissement de la
au milieu des
contagion ictéravage, nous allons grandes populations qu'elle
générales de deux rapprocher les descriptions
de 1819, exposée épidémies majeures, l'une
1821, tracée
par M. Pariset; l'autre de
par MM.les
Bally et François. Ces commissaires Pariset,
comme des types
deux tableaux seront
généraux,
rapporter les diverses
auxquels on pourra
les médecins
descriptions que donnent
contagionistes du mode de
loppement et de
dévea Dans
propagation de la fièvre jaune.
cellede lépidémie de 1819, comme
1820, partout ot s'est
dans
toujours par un individu montrélemal,e'est
premier malade
qu'il a commencé:ce
ses
donné, ses parens, ses
voisins, ceux qui
gardes,
vaient, le touchaient, Tapprochaient, le serJement le même air ceux qui respiraient seuque lui, tombaient à leur
(1) Audouard (Pag. 562 , 563). --- Page 338 ---
(516 )
les autres plus tard, t
tour, les uns plutôt,
la même scène S€
quelquefois tous ensemble;
, bienrépétant d'appartement en appartement
tôt toute une maison se trouvait enveloppées la
elle, venait la maison contigué, ou
après
vis-à-vis; ainsi de suite pour les
maison bâtie
toute la rue, pourl la
maisons ultérieures, pour
toute la
tout le quartier 2) pour
rue voisine, pour
toute une contrée. Le
ville, et finalement pour
ainsi, d'abord avec un mouvemal se répandait
et àla fin très-accément très-lent, mais graduel
selon celle
léré; il prenait telle ou telle direction
les
du vent, ou selon les communications que
vivaient dans leur atmosmalades ou ceux qui
les habitans, soit
phère entretenaient soit avec
du dehors (1). D
avec leurs connaissances
une main'est-il pas
a Eni 1821,.. peut-étre
introduite,
son, où une première fièvre jaune
une seon n'en ait vu, successivement paraitre une cinconde, une troisième, une quatrième, nombres
quième, ainsi de suite, jusqu'à des
tantôt après deux, trois, quatre,
effrayans;
Tantôt le même jour, après
cing jours, etc...
instans; tous
quelques heures, après quelques
malade,
du premier
ceux qui s'approchaient
le déshabilqui le servaient, le touchaient,
(S)Pariset (Pag-75).
où une première fièvre jaune
une seon n'en ait vu, successivement paraitre une cinconde, une troisième, une quatrième, nombres
quième, ainsi de suite, jusqu'à des
tantôt après deux, trois, quatre,
effrayans;
Tantôt le même jour, après
cing jours, etc...
instans; tous
quelques heures, après quelques
malade,
du premier
ceux qui s'approchaient
le déshabilqui le servaient, le touchaient,
(S)Pariset (Pag-75). --- Page 339 ---
3 517)
laient, lui prétaient
dans le lit, lui faisaient un soutien, le mettaient
plongeaient dans son
changer de linge, se
son haleine, femmes, atmosphère ou respiraient
amis, voisins, serviteurs, enfans, frères, sceurs,
notaire, tous
confesseurs, médecin,
comme lui; tous s'exposaient étaient à tomber malades
quelquefois tous
également menacés, et
uns plutôt, les mouraient sans
à Tinstant,
autres plus tard, exception, 9 les
et avant que le
souvent même
pirât. Ces scènes de
premier malade eXse passaient dans le multiplication de la maladie
bien d'un
méme
à
appartement à appartement, ou
un autre, de la maison l'autre, d'un étage
son contigué, de cette
attaquée à la maitroisième
seconde
2 à une
maison à une
pour toute une quatrième, ainsi de suite
continuité de cette rue, pour tout un quartiér. La
de cette production transmission, ou si l'on veut,
jours aussi constante successive, ni
n'était pas touports qui lient les habitans aussi régulière. Les rapétant très variés, les
d'une même ville
amis les plus intimes parens les plus chers, les
degrandes
étant souvent séparés
distances, il
par
qu'un ami, allant dans larrivaitansifort souvent
visiter un ami
une maison tres-dloignée
de cette maison malade, rapportait Ja maladie
dans la
opposée de la ville; de là sienne, à T'extrémité
Pransportait dans une
une visite reçue la
autre extrémité, Or, si la --- Page 340 ---
( 518 )
pouvait se prêter à ces singulières
fièvre jaune à plus fortc raison pouvait-elle pasmigrations, maison à uneautre située vis-à-vis, par
ser d'une
ouvertes ou clanune de ces communications voisinage ne favorise
destines qu'un si prochain
que trop (1).- contagionistes étayent encore
Les médecins
d'observations
leur opinion d'un grand nombre
isolé
de la navigation. a Un vaisseau
empruntées
n'est
dit M. Bally, surveillé sans interruption, dans le
tellement étendu qu'on ne puisse,
pas
nombre de cas, apprécier avec
plus grand
introduit:
précision T'époque où la contagion,s'y
là qu'il faut étudier principalec'est peut-étre
ment l'histoire de l'infection (2)..
Comme la plupart des faits sde ce genre, qui
les plus concluans, ont été réfutés
paraissent
ils trouveront plus
par les anticontagionistes,
consacré à
naturellement leur place au chapitre
cet objet. 1
SECTIONDEUXIENE
DES FAITS ALLÉGUÉS CONTRE LA CONTAGION.
venons de voir le systême de la contaNous
de toutl'appui des faits pringion' soutenu, étayé
(1) Rapport (Pag. 58, 59).
(2) Bally (Pag. 455).
les plus concluans, ont été réfutés
paraissent
ils trouveront plus
par les anticontagionistes,
consacré à
naturellement leur place au chapitre
cet objet. 1
SECTIONDEUXIENE
DES FAITS ALLÉGUÉS CONTRE LA CONTAGION.
venons de voir le systême de la contaNous
de toutl'appui des faits pringion' soutenu, étayé
(1) Rapport (Pag. 58, 59).
(2) Bally (Pag. 455). --- Page 341 ---
cipaux
519 )
faits que font valoir ses plus zélés
rience
défenseurs;
qucamtithentegente ont
saires, positive. Entendons à leur appelé une expéet
examinons les preuves tour ses adver.
exposons avec la même qu'ils invoquent,
constances et les faits sur impartialité les ciropinion
lesquels se fonde
une expérience contradictoire et d'oà résulte
leur
Cette
négative.
pour eux
de
expérience se fonde sur
preuves : au
quatre
les faits qui ont premier ordre se rattachent ordres
ladie ne se
pour but de prouver
tous
d'infection: communique jamais
que la male second
hors du foyer
exemples d'inoculation rappelle les
de la maladie nombreux
frichueusenent, ; le
tentée injaune se
troisièmo montre la fièvre
seaux parl Ia seule
dans les
orereene
enfin le
influcuce des causes
vaisquatrième ordre se
naturelles;
qu'employent les
compose des moyens
principaux faits allégués contagionistes pour réfuter les
par leurs
S I. Des faits
adversaires,
que ta fièvre qui ont pour but de
hors du
jaune ne se
prouver
foyer d'infection. communigue pas
Tous ces faits,
variés qu'ils soient, quelque nombreux, quelque
choses :
tendent à
"'Que la fièvre
démontrer trois
jours sous la double
jaune se développe touinfluence des causes locales --- Page 342 ---
320 )
(1); 20 Que hors
et des agens météorologiques
contracte
de cette influence, cette maladie ne se
jamais; 50 Qu'en venant
ni ne se communique
dela
d'acdu dehors se plonger au milieu
sphére du
tivité de ces causes, on peut y puiser le germe
aux lieux d'oû l'on est parti,
mal, le reporter
autour de soi.
mais ne jamais le transmettre est cellc sur laCette dernière circonstance insistent avec le
quelle les non-contagionistes
là git
plus de force, parce qu'ils pensent que
des mesures sanitaires à emtoute la question
à prendre;
ployer et des précautions hygiéniques
laissons à M. Valentin le soin de développer
mais
toute l'étendue convenable:
cette idée avec
(la chaleur et les
(). Partout où ces principes,
et se
émanations marécageuses), se développeront la maladie dans
mettront en activité, on verra naître
les causes
qui porteront en eux-mêmes
les individus C'est ainsi qu'on l'a vue se manifester
prédisposantes.
dans un été extrèmement chaud et
à Cadix, en 1764,
et dans toute PAndalousie,
sec; à Pensacola, en 1765,
présente des caen 1800. La double tierce de Minorque méridionales de
ractères de fièvre jaune, et les contrées mêmes circonl'Europe auront à la craindre dans les
aucune
stances. Il n'existe dans les Indes-Occidentales cette maladie;
cause propre à y produire exclusivement redoutables que
elle exerce des ravages d'autant plus voisins des foyers
les lieux où elle se répand sont plus
des miasmes. D Gilbert (Pag. 94).
des caen 1800. La double tierce de Minorque méridionales de
ractères de fièvre jaune, et les contrées mêmes circonl'Europe auront à la craindre dans les
aucune
stances. Il n'existe dans les Indes-Occidentales cette maladie;
cause propre à y produire exclusivement redoutables que
elle exerce des ravages d'autant plus voisins des foyers
les lieux où elle se répand sont plus
des miasmes. D Gilbert (Pag. 94). --- Page 343 ---
321 )
Que des habitans d'un lieu
dit-il, viennent dans celui ou salubre, nous
jaune,
règne la fièvre
conséquemment où
quinde; qu'ils y passent Tatmosphère ést inrestent même
une nuit, qu'ils
que quelques
n'y
dans des maisons ou
heures, sans entrer
trouve dans le
ily a des malades'; il s'en
sitions,
nombre qui, selon leurs
reportent chez eux les
dispo.
maladie, comme on porte
germes de la
termittente des marais
ceux d'une fièvre inversés; ils en sont saisis que la veille on avait traaprès; qu'ils
un, deux, ou trois jours
meurent ou
comme les autres, ils
qu'ils guérissent,
maladie à ceux qui les ne communiquent pas la
Les faits qui
soignent.
attestent cette vérité sont
nombrables, soit aux
inou en
Antilles, soit en
Europe (1)., a
Amérique
C'est aussi dans ces trois
suivrons
régions que nous
étudier, successivement la fièvre
avec les
jaune, pour
dont elles'y
anti-contagionistes, la manière
cette revue, comporte;mais avant de commencer
ter à
qu'il nous soit permis
l'ouvrage de Lind,si riche
dempruns
précieuses sur les véritables en observations
dies.quelques faits
causes des malapropresàf faire
puissance des influences
ressortirla toute
riques, sur la production locales et atmosphéde la fièvre jaune.
() Voy. Dict, des Sci. Med.
(Pag. 552, 554. )
2 1 --- Page 344 ---
522 ) )
Un des exemples les plus
puisse citer à ce sujet est remarquables qu'on
Wind, de la manière
rapporté, d'après le d
suivante: Le
vaisseau deguerreh hollandais,
Mildebourg,
25 décembre
fit voiledu' Texel le
1750, et entra dans le havre de
Curaçao le 12 mars de l'année
époque tout son
suivante; à cette
leure santé;
équipage jouissait de la meilun seul homme était mort
la traversée. On
pendant
mideà
respira un air épais et très-huCuraçao, et les chaleurs furent
en sorte qu'au commencement
excessives,
ribles maladies se
d'avril deux terdéclarèrent:
putride, avec de grandes
lunedyssenteric
tions infectes et le
douleurs, des évacuahoquet; 20 une fievre trèstôme. Le 17 avril, le vaisseau
EMEE
aller en course; il eut en mer appareilla pour
et pluvieux; les maladies
un temps humide
mais avec moins de force continuèrent à régner,
qui avaient la
que dans le havre: ceux
dyssenterie n'étaient
mentés du hoquet, et
point tourautres facheuxs
n'éprouvaient aucun des
symptômes. Le
nese déclarait pas non plus chezceux somissementnoir
la fièvre comme
qui avaient
quand ils étaient à
aucun de ceux qui contractérent
Curaçao;
en mer n'en fut victime. Mais
ces maladies
tré ( ce qui eut lieu vers la fin quand on fut rendaveil),les prc-
havre: ceux
dyssenterie n'étaient
mentés du hoquet, et
point tourautres facheuxs
n'éprouvaient aucun des
symptômes. Le
nese déclarait pas non plus chezceux somissementnoir
la fièvre comme
qui avaient
quand ils étaient à
aucun de ceux qui contractérent
Curaçao;
en mer n'en fut victime. Mais
ces maladies
tré ( ce qui eut lieu vers la fin quand on fut rendaveil),les prc- --- Page 345 ---
miers
325 )
accidens se
survint dans
renoirvellrent; le hoquet
dans la
ladysentorie.les
fiévre; le nombre des vomissement noir
augmenté; on en perdit
malades fut trèsNous ne saurions plusieurs (1).
remarquer combien nous empécher de
ce fait est
faire
Jerapport des influences
intéressant sous
fet, nous voyons la fièvre morhifiques; ; là, en ef
unéa action terrible
jaune naître et
sous
déployer
chaleur combinée
Tempire immédiat de la
diminuer ensuite avec un air épais et humide,
de ces mémes d'intensité par la diminution
causes; et
premier caractère de
reprendre enfin son
la puissance des
violence, en rentrant sous
premières
sphériques : on mesure, circonstances atmoles degrés d'intensité
en quelque sorte, tous
causes elles-mémes. des effets par T'intensité des
Passons à un autre fait
dans l'intérêt de la
non moins concluant
cause que
contagionistes : C En 1766, seize plaident les antitantes, composéesde
familles protessont envoyées à la Floride sohsante-quatre personnes,
assigne un terrain situé sur le occidentale; on leur
tagne environnée de
côteau d'une monde la rivière de
marais, vers
Scambie. Ces
Tombouchure
nouveaux planteurs
(1) Lind, maiadie des
chauds. (T.J I. Pag. 168, Européens dans les climats
169.)
21, --- Page 346 ---
I 324 )
en hiver et continuent à jouir d'une
débarquent
mois de juillet et août; à
bonne santé jusqu'au
éclate parmi eux
cette époque la fièvre jaune
telle violence qu'elle les emporte
avec une
presque tous (1):>
ailleurs les observations
Nous avons rapporté
la chaleur
de M. Leblond, pour montrer que
quelque soit son degré de température,
seule,
de la fièvre
est insuffisante pour la production
dans la
le même auteur,
jaune; € mais, ajoute
méridionale,
même région chaude del'Amérique
des causes putréfiantes
partout où se trouvent
habinombre, les malheureux
réunies en grand
et la fièvre
tans sont soumis aux fièvres putrides;
sur tous les étrangers non
jaune se développe
acclimatés (2).*
l'atSavaresi considèreles vents méridionaux,
chaude et humide comme les causes
mosphère
déterminent la fièvre jaune aux
immédiates qui
toujours les
Antilles, et qui en multiplient
cas (5).
de T'article
Aux Antilles, disent les auteurs
médu Dictionnaire des sciences
fièvre jaune
(1) Lind (Pag. 295.)
(2) Leblond (Pag- 150.)
(5) Savaresi (Pag. 242.)
atSavaresi considèreles vents méridionaux,
chaude et humide comme les causes
mosphère
déterminent la fièvre jaune aux
immédiates qui
toujours les
Antilles, et qui en multiplient
cas (5).
de T'article
Aux Antilles, disent les auteurs
médu Dictionnaire des sciences
fièvre jaune
(1) Lind (Pag. 295.)
(2) Leblond (Pag- 150.)
(5) Savaresi (Pag. 242.) --- Page 347 ---
525 )
dicales, c'est pendant la saison
mide, appelée
chaude et huhivernage, que la fièvre
développe avec plus de violence
jaune se.
matés.
sur les inaccliIl serait facile de
servations de
multiplicr à l'infini les obrapportés
ce genre; mais comme les
en témoignage de cette vérité fails
produiront très-souvent dans le
se reexposé, , nous
là
cours de cet
nous livrer de bornerons suite
ces citations,
dent à
à l'examen des faits qui pour itentrouve prouver dans
qu'aux Antilles, la fièvre
les influences
jaune
les causes naturelles de
locales et générales
que jamais elle ne s'y montre son développement, et
Il suffira de
contagieuse.
passe dans
jeter un coup d'oeil sur ce qui se
de ce quia quelques-unes lieu dans
de ces iles, pour juger
celles où cette
les autres. Nous choisirons
ment
mnaladie déploie le
ses effets meurtriers.
plus habituelle1° Lind rapporte
épidémie
que vers l'année 1756, une
terrible se déclara
les matelots, vivant dans
dans l'ile d'Antigoa; ;
le Hâvre
moissonnés en grand nombre Anglais, étaient
et par le flux : dans le
par la févrejune
composantl la
même temps les soldats
çaisneutres, garnison de Monk'shill, et les Franpaysfroid,jouisaient quoiqu'arrivant depuis peu de leur
dela santéla plusbrillante, --- Page 348 ---
326 )
totalement exempts des maladies
et se voyaient ailleurs. Lind apprit d'une persi redoutables
dans le Hâvre
sonne qui avait vécu long-temps fièvre
s'éd'Antigoa, que si la
jaune de
Anglais
chez les habitans,
tait déclarée quelquefois
après avoir passé
Monk'shill, c'était tonjours humides et malla nuit sur des terrains bas,
sains, (1),
dit M. - Devéze, est, de toutes
2" a Sainte-Lucie, Américain, celle où la fièvre
les iles de T'Archipel
et avec le plus de viojaune sévit çonstamment d'elle est un lieu qui
lence ; cependant tout près
conservant avec
en est toujours exempt, quoique C'est un partisan
elle des relations constantes.
s'exprime ainsi
de la contagion, M. Pugnet, qui
même
: a La fièvre jaune ne règne point, quine
quilsuit:
automnale, dans les lieux
durant la saison
d'insalubrité,
aux mêmes causes
sont pas.soumis chaleur humide ne trouve auc'est-dedire, où la
qu'elle puisse discune substance putrescible
environdans l'atmosphère
soudre et répandre
des Français arrivés
nante. Je n'ai vu aucun dans le gros ilet situé
avec nous la contracter
vis-à-vis le bourg du même nom. est un peu
Cet ilet, ainsi appelé parce qu'il les autres,
étendu etun. peu plus élevé que
plus
() Lind. (Pag. 214-)
mis chaleur humide ne trouve auc'est-dedire, où la
qu'elle puisse discune substance putrescible
environdans l'atmosphère
soudre et répandre
des Français arrivés
nante. Je n'ai vu aucun dans le gros ilet situé
avec nous la contracter
vis-à-vis le bourg du même nom. est un peu
Cet ilet, ainsi appelé parce qu'il les autres,
étendu etun. peu plus élevé que
plus
() Lind. (Pag. 214-) --- Page 349 ---
527 )
offrait un asile assuré contre elle.
renouvellait la portion de
Chaque mois on
le service militaire;
troupes qui y faisaient
revenait saine et intacte. chaque mois cette portion
fait celte
Nous n'avons pas seuls
mise par obscrvation; les habitans elle nous avait été transde
un fait annuellement
Sainte-Lucie, comme
constaté (1).
Suivant le même
s'était point encore auteur, la fiévre jaune ne
Lucie : un lieutenant sdéveloppécenfanse àSaintecoup mortellement d'artillerie en fut tout-àdeux jours dans les atteint, après avoir passé
épaisse pour
parties basses d'une forêt
nécessaires y désigner et faire abattre les
à son service ; deux des
bois
employait furent
ouvriers qu'il
5° La
également atteints (2).
l'un des Martinique est encore, sans contredit,
principaux théâtres où la
exerce le plus de
fièvre jaune
témoin tout à la fois ravages; et
cependant Savaresi,
terribles quiy
historien des épidémies
combat vivement régnèrent en 1803 et en, 1804,
l'opinion de la
tagieuse comme souverainement propriété consure que le quartier
erronée : il asSainte-Aune,
sec, et où la végétation
qui est trèsn'est pas riche comme
(1) Pugnet. (Pag. 542.)
(2) Pagnet, (Pag. 544 ) --- Page 350 ---
328 )
de l'ile, est très-sain, et
dans le autres parties
jamais (r).
la fièvre jaune n'y apparait
que
médecin a vu que dans les hopitaux
Ce même
atteints de fièvres
de cette ile, les malades
chroniques 9
simples, de diarrhées , d'affections avaient la fièvre
ceux qui
étaient péle-et-méleavec
recueillir une seule
jaune, et qu'il ne put jamais
la conà soupçonner
observation quilautorisata
ceux
en
moursientétaient
tagion. Les lits de
qui
leurs vêtede nouvéaux arrivans ;
occupés par
des hommes bien pormens étaient pris par fourni aucun fait pour
tans, et cela ne lui a
ja constater (2).
à Saint-Pierre
SpeeNtorewaanaue: douzaine d'infirde la Martinique, que sur une
dans
qui vivaient constamment
miers européens
les males salles de Thôpital, et qui soignaient de fièvre
affligés
lades, il yen eut deuxseulement
leur déjaune; et ce fut quelques jours après
barquement. >
médecin du Roi à la MartiM. Lefort (5),
() Savaresi ( Pag. 181.)
(2) Savaresi (Pag. 151.)
l'opinion de la
(5) M. Lefort avait d'abord soutenu ébranlé, nous dit-il,
contagion; mais insensiblement ultérieures et son séjour aux Etatspar ses recherches était réduit a un état de doute absolu, lorsque
Unis, il en
ce fut quelques jours après
barquement. >
médecin du Roi à la MartiM. Lefort (5),
() Savaresi ( Pag. 181.)
(2) Savaresi (Pag. 151.)
l'opinion de la
(5) M. Lefort avait d'abord soutenu ébranlé, nous dit-il,
contagion; mais insensiblement ultérieures et son séjour aux Etatspar ses recherches était réduit a un état de doute absolu, lorsque
Unis, il en --- Page 351 ---
(529 )
nique, dit qu'il est jusqu'ici sans
la fièvre jaune se soit
exemple que
gionà un seul
communiquée par contaemployé, malade ou convalescent,
delhôpital du Fort-Royal,oi
1818,
depuis le Ior juillet
jusqu'au I juillet 1819, six cent soixantesept hommes ont été traités de
die (1)..
cette malaa Pendant le premier semestre
le même
de 1 819, ajoute
auteur, la fièvre jaune a
ment et çà et là des soldats
attaqué isoléville, au
casernés dans la
aussi
Fort-Saint-Louis, et à l'Arsenal; ; elle a
frappé des marins à bordde
mens de commerce et de
quelques bâtisoldats et ces marins
l'Etat, sans que ces
avec des hommes
aient eu communication
qu'ils l'aient
qui en étaient atteints, et sans
eux-mémes
camarades. Oi en ont-ils communiquée à leurs
quoi ne l'ont-ils
pris le germe? et pour4° AI la
pas propagé? (2) b
Guadeloupe, M.
des observations
Rochoux a recueilli
que nous venons absolument de
semblables à celles
rurgien
rapporter. M. Leblanc chilongues trés-distingué, qui pratiquait
années dans l'ile, lui
depuis
a dit avoir vu
l'occasion de voir, étudier et
jours, lui a donné l'intime traiterettemaladice tous les
contagieuse.
persuasion qu'elle n'est point
(1) Opinion de M. Lefort sur la
fièvre jaune, publiée par M. Sedillot non-contagion de la
(2) Id. (Pag. 8.)
(Pag. 5.) --- Page 352 ---
330 )
nombre de fois recevoir à Thopital militaire des
l'on mettait immédiatement dans les
blessés que
litsencore chauds, emnpahtesteasdeupemes et dont
des sujets morts de la fièvre jaune,
par
et les matelas étaient souvent souillés
les draps
ou des déjecpar les matières des vomissemens
surtions alvines, sans qu'aucun des nouveaux
été incommodé (4)- D
venans en aitj tjamais
déclara àla Dominique
50 La fièvrejaune qui se
afllux d'émigrés
en 1795, à la suite du prodigieuxs
arrivant de la Martinique, ne peut être attribuée été
d'eux n'avait
à ces étrangers, puisquaucun
cette maladie
malade pendant la traversée, et que
ils l'abanà la Martinique, quand
ne régnait pas
donnèrent (2).
cause. à cette maladie l'air
Clark donne pour
des
vicié par la chaleur et par le dégagement
miasmes (5).
étaient affectés de cette.
C Lorsque ceux qui
situations élevées,
fièvre, étaient envoyés sur des
frais et plus
leur faire respirer un air plus
pour
fussent victimes de la maladie,
pur, quoiquils
ne furent jamais inceux qui les entouraient
Rochoux. Recherches sur la Fièvre Jaune. (Pag.
(:)
516.)
(a) Clark (Pag- 1, et suiv.)
(5) Id. (Pag. 65.)
miasmes (5).
étaient affectés de cette.
C Lorsque ceux qui
situations élevées,
fièvre, étaient envoyés sur des
frais et plus
leur faire respirer un air plus
pour
fussent victimes de la maladie,
pur, quoiquils
ne furent jamais inceux qui les entouraient
Rochoux. Recherches sur la Fièvre Jaune. (Pag.
(:)
516.)
(a) Clark (Pag- 1, et suiv.)
(5) Id. (Pag. 65.) --- Page 353 ---
351 )
fectés, et la maladie ne se
ces tieua, Je me suis
répandit point dans
en a été de même dans assuré, ajoute Clark, qu'il
Le méme auteurassure toute IAmérique (1). ))
de son
dans différens endroits
attaqués ouvrage, que les habitans ne sont
sur les
de
jamais
est pur et
montagnes cette ile, où l'air
les citoyens remarquablement de
salubre ; lorsque
toujours la fièvre Roseau y émigrent, ils évitent
promptement,
jaune, ou se rétablissent
s'ils y sont
maladie (2).
transportés en état de
60 A
Saint La Domingue, ile malsaine
plusieurs points, la fièvre
dans
toujours
jaune règne presque
avec
sporadiquement, etyéclate
une violence extréme;
quelquefois
dernier cas, T'Européen
cependant, dans ce
est hors de ses atteintes nouvellement débarqué
son séjour sur les
meurtrières en fixant
tiqué
mornes, M.Dalmas quia
vingt-cinq ans la médecine,
praAntilles, soit en
soit aux
doute à cet égard; Amérique, ne: laisse aucun
la fièvre jaune n'a écoutons-le été
parler: : C Jamais
comme une maladie
considérée aux Antilles
par le
susceptible d'être
voisinage et le contact. Jai propagée
guerre de lindépendance
vu dans la
américaine, plus de
(1) Clark. (Pag. 64.)
(2) Vide passim. --- Page 354 ---
532 )
dansles différens hôuntiniltentdlanereadge environnaient le cap ; la fièvre jaune
pitaux qui
dans aucun
dans tous, sans acquérir
se montra
A côté d'un homme
le caractère contagicux.
un autre
mourant de cette maladie, on en voyait
de
ou d'une fluxion
atteint d'une dyssenterie
influer en
poitrine, sans que ce voisinage parût
son état. Il en a été de même, lorsqu'en
rien sur
quelques régimens à
1792, la France envoya
les anglais
Saint-Domingue, et en 1796, lorsque
cinqà six millehommes detroupes
ont débarqué dans cette colonie; la fièvre jaune
Européennes le tiers en six mois; mais à cette
en a moissonné
l'avaient précédée,
époque comme à celles qui
étaient desuivie, les régimens qui
ou quil'ont
quoique
long-temps à Saint-Domingue,
puis
quoique logés
soumis à la même discipline,
lorsdans les mêmes casernes, quoique soignés,
étaient malades, dans les mêmes hôpitaux,
n'en qu'ils ont point eu à souffrir (1) >.
à ceux, dit le même auteur, qui,
e Malheur
salubres
dans les endroits
après un long séjour
où la maladie exerçait
sapprochaient des foyers
ils étaient d'autant plus susceptibles
ses ravages!
s'en étaient tenus plus
d'en être atteints, qu'ils
au
Thouvenot se rend cap,
éloignés. Le générol
(*) Dalmas. (Pag. 52.)
n'en qu'ils ont point eu à souffrir (1) >.
à ceux, dit le même auteur, qui,
e Malheur
salubres
dans les endroits
après un long séjour
où la maladie exerçait
sapprochaient des foyers
ils étaient d'autant plus susceptibles
ses ravages!
s'en étaient tenus plus
d'en être atteints, qu'ils
au
Thouvenot se rend cap,
éloignés. Le générol
(*) Dalmas. (Pag. 52.) --- Page 355 ---
555 )
y demeure environ vingt
qui
heures:l lejouneofficier
Taccompagne, mon encore
contracte lai maladie et meurt le
acclimaté,
Plaisance (1).
troisième jour à
Le même général
major, assura à M. Dalmas, Thouvenot, chef de l'étatoccupaient le plateau élevé de que les troupes qui
toujours joui d'une bonne Plaisance avaient
maladie y eut été
santé, quoique la
des personnes qui plusieurs T'avaient fois apportée par
ailleurs (2).
prise au cap ou
Invoquons ici un
rait être suspect, témoignage qui ne sauplus zélés défenseurs puisque c'est celui" d'un des
de la
qui a observé et, décrit contagion, s M.Bally,
et 1805, à Saint -
T'épidémie de 1802
une fatalité
Domingue : a c'était, dit-il,
la ville du pour nos soldats, de descendre dans
cap du plateau dé Plaisance où
campaient, et surtout d'y
ils
parce qu'ils en repartaicnt passer ta muit,
typhus. Les détachemens avec les germes du
de la petite ile de la Tortue placés sur les mornes
rables, tant
parurent invulnéqu'ils ne
rivage; mais une fois sapprochérent pas du
ou
changés et rentrés
dirigés sur d'autres points
au cap,
partagèrent
maritimes, ils
promptement la facheuse destinée
(1) Dalmas. (Pag. 41.)
(a) Id. (Pag-40.) --- Page 356 ---
I I 554 )
relevaient dans les positions mide ceux qu'ils
litaires (1) s.
les
Voici comment le même auteur explique
l'armée française à cette
désastres qu'éprouva
le
de douloureuse mémoire : G Lorsque
époque
à deux mille lieues de son
soldat est transplanté
dans un climat dévorant, qui excite une
pays,
continuelle et excessive; où une
transpiration
nourriture nouvelle détruit, en quelque sorte 1
les facultés digestives par un usage immodéré
abondans; ou les bivouacs sont
de fruits trop
les fraicheurs des muits opposées
mortels par brilantes dujour; ; où des erhaauc chaleurs
de stupeur le genre
laisons délétères frappent
où le moral est profondément affecté
nerveux;
les craintes, les souffrances, la
par les ennuis,
mélancolie, etc.; s'étonnera-t-on qu'il ne puisse
résister à cette combinaison de causes malfaisantes, et que l'armée ait été ravagée parla fièvre
jaune (2)?,
Le même médecin dit ailleurs : a Pendant
de Saint-Domingue, le mal n'a point
lépidémie
à
dans l'intérieur : San-Yago, quarante
pénétré
de
n'a pas fourni
lieues du port
Monté-Christ,
seul exemple du typhus, de même que cette
un
(1) Bally. (Pag. 555.)
(2) Bally. (Pag- 494-)
'armée ait été ravagée parla fièvre
jaune (2)?,
Le même médecin dit ailleurs : a Pendant
de Saint-Domingue, le mal n'a point
lépidémie
à
dans l'intérieur : San-Yago, quarante
pénétré
de
n'a pas fourni
lieues du port
Monté-Christ,
seul exemple du typhus, de même que cette
un
(1) Bally. (Pag. 555.)
(2) Bally. (Pag- 494-) --- Page 357 ---
petite place de
( 535 )
était le point de Monté-Christ, qui cependant
partie
comnmunication
t'ile franeaise et ta partie
entre la
(1).,
espagnote de
même M. François a fait les mêmes
époque: G Aux
observations à la
villes maritimes
Antilles,
ravagées
seules et par fois les assure-t-il, les
de
par la fièvre jaune; mais les plaines sont
lintérieur, celles des
habitations
sont exemptes.. Nous n'avons mornes surtout, en
vent dans les hôpitaux,
vu que trop soud'une maladie
placer un soldat atteint
même lit,.
étrangère à la fièvre jaune
sous
enveloppé de la même
sur le
laquelle un autre venait
couverture
maladic, sans que T'arrivant d'expirer de cette
jaune, ou qu'elle se
contractat la fièvre
primitive (2)..
compliquat avec la maladie
J'ai, ajoute encore ce
plusieurs de mes
médecin, ainsi que
mingue, palpé, touché, collaborateurs à Saint-DoT'hôpital, fait de nombreuses changé des malades à
davres, sans que la fièvre ouvertures de caminée chez ceux qui
jaune ait été déterque d'autres périssaient s'exposaient ainsi, tandis
quelquefois après leur
quatre ou cinq
fait de service
sans jours
>:
débarquement,
(5)
avoir
(1) Bally (Pag. 557.)
(2) François. Dissert.
(5) François (Pag, 8.) Inaug. (Pag. 7 8 ) --- Page 358 ---
536 )
chirurgien-major des hôpitaux
M. Beaujeu,
le règne de ces funestes
militaires pendant
rapporte que pluépidémies à Saint-Domingue,
chirurgiens furent, ainsi qne lui, occupés
sieurs
cada vériques. I
et que
du soin des autopsies
cette maladie que
malgré cela, ils n'éprouvèrent
moins de temps après, et seulement
plus ou
de blocus de la place les eût mis
alors que l'état
de toutes
dans le dénûment le plus complet
resserrés en très-grand
choses. A cette époque,
la
nombre dans un espace peu considérable,
d'intensité tel, quede
maladie prit un caractère
réduits
mille hommes ils furent bientôt
quatre
centaines; ;et parmi tous ces individus
à quelques
état
soumis aux causes générales, ceux qui, par effets
setrouvaient le plus à portée de ressentirles
si elle eût existé, ne furent pas
de la contagion,
fièvre
les premiers atteints de cette
(1).
Le Dr. Bancroft rapporte le fait suivant:
au 20 août 1 805, deux cent
a Du 27 juillet
dix-huit hommes du quinzième régisoixante
récemment arrivés d'Anglement d'infanterie, furent attaqués de la fièvre
terre à la Barbade,
hommes
jaune, qui en fit périrsohante-eptsoes) le long
principalement les baraques
occupaient où le terrain est de tous côtés bas et
de la mer,
(1) Beaujeu. Disser.t Inaug (1815):
1 805, deux cent
a Du 27 juillet
dix-huit hommes du quinzième régisoixante
récemment arrivés d'Anglement d'infanterie, furent attaqués de la fièvre
terre à la Barbade,
hommes
jaune, qui en fit périrsohante-eptsoes) le long
principalement les baraques
occupaient où le terrain est de tous côtés bas et
de la mer,
(1) Beaujeu. Disser.t Inaug (1815): --- Page 359 ---
humide;
557 J )
carentplasaise coux qui habitaient le
rezde-chausace
supérieur dans
siirgucennsque
la
Les
de
proportion idaimtatenage
D, don Francisco
trois à un (1).,
et à la
Balmis au
Hlavanne, en 1781 et
capPrançais
ladamaique, ont fait des
1782, et Hunter à
sur T'influence
ceematioremtuante
lieux, comme remarquable de la situation
jaune plus
contribuant à rendre
des
ou moins terrible
la fièvre
comme dans ses effets
dans son extension
8° Une
(2).
observation, faite
Jamaique, nous
par M. Bally à la
sens de la
parait être
non contagion; entièrement dans le
tuellement: C Mon
nous la citerons texm'a mis à
séjour à la
portée de voir,
Jamaique, dit-il,
des sources demaladies quindipendamment
vaste
propres aux Antilles un
marais.partant du
s'étendait au loin sur la voisinagedel belle
Kingstown,
Town. Ce marais
route de
menter l'insalubrité concourt sans doute Spanish- à
d'ailleurs
de cette
augest un port de mer, première ville, qui
Town,situéip plus de six milles taudis queSpanishdistance considérable des
dur trivage, et à une
eaux
stagnantes, voit
(1) Bancroft (Pag. 229). Fait
chirurgien des troupes.
communiqué par le
(2) Voyez, pour le fait de
/ Huntor, On the
Balmis, Berthe (Pag.
diseases of the army (p.
164),
506).
--- Page 360 ---
(558 )
dépeupler ses environs ;
souvent la fièvre jaune
enceinte (1).-
pénètre dans son
sans qu'elle
qu'il est inutile de parcourir
Nous pensons
américain:la même
toutes les iles de T'archipel
de la même
maladie doit se comporter partout
manière.
à T'Amérique
Si des Antilles nous passons
plusieurs
septentrionale, nous trouverons que
la
de temps à autre par
: de ses états sont ravagés
cette
fièvre jaune; que
mais
eninalceeahageaine
épidémnique;
maladie y a été très-souvent
été contaqu'elle n'y a jamais
que tout prouve
circonstances
Examinons les principales
gieuse.,
cette vérité (2).
qui servent à démontrer
n'est pas contafièvre
dit Rush,
a La
jaune,
que parlos exhagieusc, et n'est communiquée
et par leur
laisons des matières corrompues
: ceci est
propagalion au moyen de T'atmosphère Hector, Léarn,
confirmé par Hillary, Huck,
Scolt, etc.>
Jackson, Borland, Pinkard,
Clark,
d'endroit où la fièvre jaune est
Il n'y a point
on ne découvre
connue, où en même temps
avec des marais,desétangs.
une communication
autres sources d'un air
des quais, des canaux et
(1) Bally (Pag. 547 ).
(2) Devèze ( Pag. 220)
eci est
propagalion au moyen de T'atmosphère Hector, Léarn,
confirmé par Hillary, Huck,
Scolt, etc.>
Jackson, Borland, Pinkard,
Clark,
d'endroit où la fièvre jaune est
Il n'y a point
on ne découvre
connue, où en même temps
avec des marais,desétangs.
une communication
autres sources d'un air
des quais, des canaux et
(1) Bally (Pag. 547 ).
(2) Devèze ( Pag. 220) --- Page 361 ---
( 559 )
corrompu. On w'en trouve
dans les
point d'enceptions
Le
Be-Una0).
D. Lining, dans sa
qu'il dit avoir été
desctiption de la fièvre
en
introduite à Charlestown
l'infection se répandit
quoique
cohcsatmarea
cependant ceux qui arrivaient rapidement dans la ville,
s'en retournaient après
de la campagne et
temps, étaient malades yavoir séjourné quelque
maladie a ceuc qui
sans cemmuniguer ta
son. Il
habitaient la méme maide petites remarque aussi que ceux qui habitaient
ment, étaient chambres ou l'air circulait difficilefection était plus gravement malades; que l'infroid la diminuait; augmentée par le chaud, et que le
rentes périodes de la que les symptômes des diffémoins violens, selon maladic étaient plus ou
ou moins chaud; de que le temps était
venait à
sorte que,
plus
augmenter
forsquelachaleur
malades qui étaient jusqu'à le
un certain point, les
tombaient et périssaient mieux en apparence retraire, quand le
quelquefois; au conplusalades
temps se mettait au froid, les
échappaient au danger (2).
Phil. (*) 8 oct. Mémoire 1805. du prof. Rush au Dr. Edw.
pag. 140. )
(Voy. Annal de Litt. Etr. Med. Miller. T.
(2) Voyez lettre du Dr.
3,
Lining, dans les Essais Phy22, --- Page 362 ---
( 540 )
dit Moultrie, plusieurs individus
4 J'ai vu,
les malades, restérent
qui, assistant chaque jour
évitant de s'expohors des atteintes du mal, en
de Tair, et de se livrer à un trop
ser aux injures
grand exercice (1).-
dans les
a pu se convaincre
a M. Valentin
multipliées et
Etats-Unis, par des expériences atteintes dela
incontestables. que des personnes des lieux infectransportées hors
fièvre jaune, d'autres plus élevés et plus salubres,
tés dans
cette maladie; que
n'y ont jamais communiqué les malades hors de
les individus qui ont soigné
bien distinguer
d'infection (qu'il faut
la sphère
dite), qui ont porté
de la contagion proprement
soit
couché : dans leurs draps,
leurs vétemens,
soit après la mort, n'ont
pendant la maladie,
aussi
d'Edimbours- (Vol. 2, pag. 573.)-Voy. an
siques
(Journ. de Med. T. 8, pag 408,
extrait de Lining,
1,58).
tenté de se. demander ce que Lining enOn est
quand on voit qu'il appelait
tendait par contagion, maladic qui ne se propageait jamais à
contagieuse une
une maladie
la campagne malgré les communications, immédiate de la
dont l'intensité était sous Vinfluence mis le systême de la
chaleur. C'est cependant lui qui a
de pratien vogue, et qui a induit beaucoup
luicontagion
comme Rush le lui reproche pour
ciens en erreur, de Litt. Med. Etr. T.5. mém. cité.)
même. (Voy. Anna.
(4) Moultric. (Pag- 169-)
contagieuse une
une maladie
la campagne malgré les communications, immédiate de la
dont l'intensité était sous Vinfluence mis le systême de la
chaleur. C'est cependant lui qui a
de pratien vogue, et qui a induit beaucoup
luicontagion
comme Rush le lui reproche pour
ciens en erreur, de Litt. Med. Etr. T.5. mém. cité.)
même. (Voy. Anna.
(4) Moultric. (Pag- 169-) --- Page 363 ---
pas contracté la (541 )
éprouyé la plus fièvrej jaune, etn'ont
enfin que des légère altération dans leur pas méme
des objets qui étaient coffres, des ballots renfermant santé;
plusieurs étaient morts extraits de
des maisons o
transmise en aucun
cette fèvre, ne l'ont
campagne (1)..
temps aux habitans de
Le méme médecin
la
la fièvre jaune
a vu des sujets atteints
isolés, où cette maladie transportés dans des
de
milieu d'individus
n'existait pas, mourir hopitaux
paires, sans
alligés de
rau
Peussent
que ceux-ci ni maladies ordides
contractées quelquefois aucun employé
Avaient héotrbagics, souillé
la matiére des même, le sang
n arrivant
les fournitures ou vomisseumcns
sans qu'il alfecté d'une
l'on plaçait
en résultôt
maladie
Pheuse (a).
pour lui aucune trisraimple, suite
M. Devèze a fait à
faions analogues à celles Phalidelphie des
titer : c aussitôt,
que nous venons observajue la fèvre
dit-il, que l'on eut
de
le
janerégnit,
annoncé
Philadelphie se
beaticoup de
tette émigration retirèrent dans la citoyens
continua méme campagnes
pendant toute
némoire (4) Voy. Dict. des Sci. Med.
(2) Id. manuscrit de M" Valeatin, (Pag. 553.) d'après un --- Page 364 ---
(544)
déjàe atteints
Tépidémie, et Neucomnpihadisae allérent guérir
de la maladie avant leur lieux départ, des environs, sans
ou mourir dans tous les
eut communi
qu'on ait pu en citer un seul qui
rendu des
maladie à ceux qui lui avaient disaient malades
quéla Tous les pauvres qui se
soins.
maison Bush-Hill, hopital
étaient envoyés à la
certifier, dit
très-bien situé et trés-sain. Je puis que je n'en
qui en était le médecin,
M. Devèze,
n'avaient pas déjà
ai pas vu un seul de ceux qui
après leur arrégnante, la contracter
la maladie
le imnemeair, se servant
rivée, quoique respirant
en étaient atdes mêmes linges qne ceux dans qui les lits de ceux
teints, quoique couchés (1).>
qui venaient de succomber
venus de
nombre de malades
Un grand
furent d'abord placés
Thôpital du Cap-Français bois que l'on fit construire
dans des baraques en
dans la suite, au fur et
autour du même hopital;
devenait
quelque lit de Tintérieur
de
à mesure que le faisait occu per par un malade
vacant, on
entrèrent ainsi peu à peu, sans
Textérieur; tous
qu'aucun pritlaf
Rush en parlant de
CeeE
Il fut bien remarqué, dit fièvre ne.se répanla même épidémie, que cette
(s) Devèze (Pag: 220, a21)"
(2) Devèze (Pag. 222 ).
fur et
autour du même hopital;
devenait
quelque lit de Tintérieur
de
à mesure que le faisait occu per par un malade
vacant, on
entrèrent ainsi peu à peu, sans
Textérieur; tous
qu'aucun pritlaf
Rush en parlant de
CeeE
Il fut bien remarqué, dit fièvre ne.se répanla même épidémie, que cette
(s) Devèze (Pag: 220, a21)"
(2) Devèze (Pag. 222 ). --- Page 365 ---
( 545)
dait pas dans la campagne
infectées qui s'y retiraient, avec les personnes
mouraient (1).
lors même qu'elles
Valentin Seaman assure
épidémie qui désola
que, pendant la forte
pital de Belle-Vue New-Yorck en 1795, l'hoposition, aucun des se trouvant dans une belle
avoir la fièvre
malades qui y allèrent sans
fussent couchés jaune ne la prit, quoique tous
déjà atteints
auprès d'autres qui en étaient
(2),
William Currie, l'un des plus
plus intrépides soutiens de
anciens et des
Etats-Unis, s'exprime
la contagion aux"
ladie soit puissamment ainsi: 4 Quoique la made la
contagieuso,
contagion est bornée à
l'influence
et pendant que cette
une sphère étroite;
des progrès dans la formidable maladie faisait
de la
ville, la santé des
campagne d
habitans
ne futjamais plus plusieurs milles de la ville
ouvrage, il dit que la Rorissante. Dans un autre
ment contagieuse
fèvre jaune est seuten'est pas
dans. les endroits oi l'air
ezhalaisons renowveté, et lorsqu'on taisse
des malades
Les
gligeant les moyens de s'accumuler, en né
propreté(S),.
(4) Rush (Pag. 157.)
(a) Voy. Devèze (Pag. 225).
(5)
Edmabeurg-Jourmal, 11 (Pag. 552.) --- Page 366 ---
- 544) )
les sept ans que
Rush affirme que, pendant
delindependances la fièvrej jaune
durala guerre
villedes Etats-Unis,
ne se manifesta dans aucune
des
dans toutes il arrivât des malades
quoique
infectées, et que l'on portât
iles britanniques avaient servi dans les hôpitaux
tous les effets qui
où régnait la fièvre jaune ().
et les prisons
Miller, remarquaL'été de 1805 fut, d'après
chaleur sur
lintensité etia durée de la
ble par
presque toutes les
toute la côte des Etats-Unis;
cause d'être
villes de l'atlantique durent à cette
mais dans plusieurs
frappées de la pestilences montra dans l'esd'entr'elles cette maladie s'y
heures ou environ : cirpace de quarante-huit
par le fait
constance qui ne peut être expliquée
de la contagion (2).
(1805),
s'est passé à cette époque
a Ce qui
fournit une
à New-Yorck et à Philadelphie
de la non contagion
preuve bien remarquable Vers le milieu de septembre,
de la fièvre jaune.
abandonnent Newcinquante mille personnes
dans
de deux ou trois jours,etse
Yorck
l'espace sortes de directions; presportent dans toutes
étaient des artisans,
que tous ceux qui restèrent
(:) Rush (Pag. 92.)
report dated januari 12.
(2) Miller, in his masterly
1806.
fournit une
à New-Yorck et à Philadelphie
de la non contagion
preuve bien remarquable Vers le milieu de septembre,
de la fièvre jaune.
abandonnent Newcinquante mille personnes
dans
de deux ou trois jours,etse
Yorck
l'espace sortes de directions; presportent dans toutes
étaient des artisans,
que tous ceux qui restèrent
(:) Rush (Pag. 92.)
report dated januari 12.
(2) Miller, in his masterly
1806. --- Page 367 ---
dep
545 )
Plus petitsmarchande, de dix mille des charreticrs etc desnègres.
champ gazonné et personnes élevé de s'établissent sur le
mité d'un
Greenwich, à l'extréet des
faubourg ; elles y dressèrent des tentes
baraques, y
etleurs
trausportérent leurs meubles
et des marchandises, y formèrent des
pect d'une magasins, et bientôt ce lieu eut boutiques pris
les
petite ville attenante à
l'asbanques, les
New-Yorck:
rance, la douane, tribunaux, la
les chambresd'asa.
pareillement établis. Des poste aux lettres y étaient
fièvre jaune
malades atteints de la
les fugitifs. On accompagnérent ou furent joindre
Greenwich; communiqua
on yapporta de constamment avec
nombre d'objets de toute New-York ung grand
fut frappé de la
espèce; personne n'y
ché des malades contagion, et des
quoiqu'on eût touParmi d'autres lieux objets supposés infectés.
ou il régnait des fièvres qui ont servi de refuge et
intermittentes
rimpuretédelair. de
dit le Dr. Miller, n'a graves,
conducteur à la
puservir
New-York allèrent à contagion. Boston
Des fuyards de
quérent pas (4).:
et ne la communiAla suite de ces observations
lectives,
générales etcoltewdiemasmintendigefes faits isolés et
Valentin. (4), Yoy, Dict. des Sci. Med.
(Pag. 356 ), d'après --- Page 368 ---
546 )
les mêmes résultats.
individuels? Ils fournissent
à Touquelques-uns
Nous allons en emprunter
vrage de M. Dalmas.
rend de la campaBrek se
a Mademoiselle visiter une de ses amies
gne à la ville pour
n'y reste que trois
dangereusement atteinte, bout de trois ou qua
heures, tombe maladeau
et meurt le cinquième."
tre jours après,
de la campagne
€ M. Mourgues se transporte
peu de
de M. Olive à New-York, y séjourne
trois jours après,
temps, revient à la campagne; le
le frappe et Tenlève quatrième
la fièvrejaune)
la bouche, le nez, les
jour, rendant lesang par
oreilles, et le fondement. >
fait un voyage à PhiladelM. Schewgawser.
Il part de cette
phie; sa femme l'accompagnait: eut la certitude
ville peu de jours après qu'on le surlendequela fièvre jaune s'y répandait;
et expire
main ile est atteint à Elisabeth-Town,
du
baigné dans son sang, au commencement
septième..
d'observer, dit M. Dale Il est essentiel
Brek, entourée de
mas, que ni mademoiselle
qui en avait
ni M. Mourgues
toute sa famille, celle de M: Olive, ni M. Shewtrouvé une dans
amis n'abandongawser, que sa femme let ses
'on le surlendequela fièvre jaune s'y répandait;
et expire
main ile est atteint à Elisabeth-Town,
du
baigné dans son sang, au commencement
septième..
d'observer, dit M. Dale Il est essentiel
Brek, entourée de
mas, que ni mademoiselle
qui en avait
ni M. Mourgues
toute sa famille, celle de M: Olive, ni M. Shewtrouvé une dans
amis n'abandongawser, que sa femme let ses --- Page 369 ---
(547) )
nérent pasun instant, n'ont
la contagion (1).>
point communique
a Lesassistans furent
continuel avec l'air pourtant dans un contact
des malades,
qui sortait de la
la sueur qui s'exhalait de poitrine
corps, avec les maticres
leurs
lentes qu'ils rendaient
noires et sanguinoM.
(2). >
des Chabert a recueilli à la
faits entièrement
Nouvelle-Orléans
contenterons d'en choisir analogues; nous nous
quables.
trois des plus remar-
( En 1819,
inspirée par la uinjeune-dméricain, fièvre
que la terreur
de plusieurs
jaune avait fait repousser
Victorin
habitations s fut recueilli
et Bienvenu Roman.
par MM.
ces messieurs, et soigné
Visité souvent par
rut, et sa maladie
par M. Chabert, il moune se.
C En 1820, un
communiqua pas (5).-m
Thabitation de
Français fut recueilli dans Ta
mort,
madame veuve Roussel; il
après avoir présenté les
est
plus graves de la fievre
symptômes lés
quietudequisest
jaune; et malgré l'in-un
emparée de ceux
qui l'avaient à
(1) Dalmas (Pag. 57,
(2) Voy. la 2me, édit. 58,59. ire, édit.) ).
exemples et en
de M. Dalmas, où ilcite d'autres
personnes qui ont appelle au témoignage de plusieurs des
soigné ees malades.
(5) Chabert. réflex. med. sur la f. j.
(pag. 97.) A --- Page 370 ---
(548 )
soigné, la maladie s'est éteinte avec ce malheureux et ne s'est pas reproduite (1).>
fait
a M. S. B créole de la campagne, ayant
à lal Nouvelle-Orléans, pendant quel la
un voyagea
la
fureur,
maladie y régnait avec plus grande
le
malgré son mépris pour
en emporta germe,
sur son couelle, et après s'ètre en vain reposé
Pendant sa maladie, il a été constamment
rage.
MM. ses frères ne T'ont
entouré de sa famille;
quitté un instant; ils n'ont pris quelques
pas heures de repos que dans sa chambre, et lui ont
prodigué sans aucune espèce de précautions
tous les soins de l'affection la plus tendre. Monsieur Chabert a été lui-même constamment aude lui. Ayant trouvé convenable de le faire
près
de lit, afin de le sortir d'un cabinet
changer
trop resserré, pour le mettre dans un appartement spacieux et suffisamment aéré, cemédecin
a couché sur le lit, sous la moustiquaire d'où
onvenait de le faire sortir; il n'a pris de repos
dans ce même lit. Le malade est guéri, après
que avoir donné les plus vives inquiétudes, et la
santé d'aucun de ceux qui l'avaient soigné n'a
été altérée (2).
M. le dr. Martin a affirmé à M. Chabert que
() Chabert (Pag. 99-)
(2) Id.
édecin
a couché sur le lit, sous la moustiquaire d'où
onvenait de le faire sortir; il n'a pris de repos
dans ce même lit. Le malade est guéri, après
que avoir donné les plus vives inquiétudes, et la
santé d'aucun de ceux qui l'avaient soigné n'a
été altérée (2).
M. le dr. Martin a affirmé à M. Chabert que
() Chabert (Pag. 99-)
(2) Id. --- Page 371 ---
( 549 )
pendants sa longuer
torze ans de service pritique aux
en
colonies, et
Thôpital de la
qualité de
quatré aucun
médecin de
cas de
il
Noanedledntasn
connu un
fièvre jaune
n'a rencon-.
a observéune caractére contagieux, auquel il ait refoule
tandis
ment que
qui lui ont
qu'il en
gicuse
cette maladie n'était prouvé évidemLe
pas contadicale rapport de la publié au nom de la
société méquiy a régné Aouneic-Oriam sur la fièvre
vient à Tappui durantléte
jaune
et
des
clfantonine de
se prononce obaervations de M.
1819,
tation et la
formellement contre Chabert,
y est-il dit, contagion : C Nombre
Timporà la
d'individus,
attaqués de la fièvre Neudie-Orieali ont été
diverses, et se sont
jaune à des
plusieurs y sont
retirés à la
époques
maladie aux
morts sans
campagnes
chandiscs, habitans. Le communiquer la
des
transport des
de toute espèce, comestibles , des
marpar les
s'est fait sans
denrées
cmbarcations
Aleuve, et parles
qui naviguent intorruption
démies, et la voitures, dans le
sur le
cela dans maladie ne s'est
temps des épila
pas montréc
appelés
campagne :
pour
pour leurs
plusieurs habitans
allires à la ville,
pendant
(:) Chabert (Pag. 96 ) Voy. la note. --- Page 372 ---
( 550. )
y sont venusinses ravages,
qu'elle y exerçait
la fièvre jaune,
y ont contracté morts au sein
considérément, retournés chez eux, et sont
lés
sont
de ceux qui
de leurs familles, sans qu'aucun donnaient des soins en
approchaicnt ou leur
ait été victime (1).-
suivant
décisif de tous les exemples,
a Le plus
arrêtée d'avance par
est la mesure
M. Dalmas,
Baltimore, Philadelphie,
Aenhsbtenadenomoik. etc.., lesquels, pour se
New-York, Boston,
ont tous une
à l'abri de la fièvre jaune,
mettre
où ils vont se réfugier,
maison de campagne
se vétir, et un lit
commei on a un habit pour toderlestribunaus.
Ce n'est pas
pour se coucher.
et d'assurance s'emles chambres de commerce et T'exemple; : mais
de donner le signal
mais le fait sur
pressent
assez répéter, ,
ce que je ne puis
la question esttoutela,
lequeljinsiste parce quel
nombreux et les
c'est que les rapports les plus comnmunication de
plus intimes, c'est qu'une
existententre
tousles jours, de toutes les heures,
dont je
infectées et les établissemens
les villes
établissemens qui n'en sont pas
viens de parler;
et ou ceux quiyrtsident
à une lieue de distance,
de la fièvre jaune
préservés
sont sussi'ebrement
(i) Rapport ( pag. 40).
queljinsiste parce quel
nombreux et les
c'est que les rapports les plus comnmunication de
plus intimes, c'est qu'une
existententre
tousles jours, de toutes les heures,
dont je
infectées et les établissemens
les villes
établissemens qui n'en sont pas
viens de parler;
et ou ceux quiyrtsident
à une lieue de distance,
de la fièvre jaune
préservés
sont sussi'ebrement
(i) Rapport ( pag. 40). --- Page 373 ---
55.) d
que s'ils en étaient
lieues (2)..
dloignés de deux cents
Après avoir examiné
gionistes la manière
avec les anti-conta.
dont se
jaune aux Antilles et en
comporte la fièvre
à franchir Tintervalle Amérique, il nous reste
l'étudier au continent des mers pour la suivre et
trouvent le plus
européen : c'est là qu'ils
plus
d'obstacles à surmonter, le
dantagonistes à
part des médecins combattre; en effet, la plutenu le système de espagnols ont toujours soutagion.D'autres:
Timportation et de la conmédécins,
ont vu, pensé et parlé envoyés d'autres pays,
eux, ont fait valoir. dans d'après eux et comme
mens qu'ils en avaient leurs écrits les docuvenus leurs plus
reçus,et par là sontdepuissans
uns méme, tout en
auxiliaires ; quelquesconvenant qu'elle n'était
contagieusedansles contrées du
pas
où elle parait, ont
Noureau-Monde
Espagne, voire même prétendu qu'elle l'était en
comme si une maladie qu'elle y était importée;
gieuse sur un point du qui n'est point contade ce lieu dans
globe, peut étrei
un autre et y
importée
gicuse. Il faut Tavoucr,
devenir contacevoir une pareille nous ne saurions conchoses l'une : ou c'est contradiction; la
; de deux
même maladie, ou ce
(2) Dalmas (Pag. 62.) 1 --- Page 374 ---
352.)
la mée. Si c'est la même, elle doit se
n'est pas
et dans tous. les cas de la
comporter partout au moins sous le rapport
même manière
celle de
d'une propriété aussi remarquable que il faut
la contagion ; si ce n'est pas la méme,
le dire etsurtout le prouver.
T'exposiQuoi qu'il en soit, avant d'aborder les contation des faits propres à combattre redoutable,
dans leur position la plus
gionistes
le lecteur que le gouvernous devons prévenir
utile de défendre
nement espagnol avait jugé
écrit tendant à soutenir la non-contagion
tout
maladie. C'est ainsi que don Rodriguez
de cette
intitnlé:(Oser
Armesto, dans un petit ouvrage
d Cadia
vations sur Vépidémie qui a regné 1800,
durant la fin de Fannée
et ses environs
la fièvre jaune n'était pas
ayant soutenu que
et obligé
contagicuse, fut mis en jugement
son
la rétractation de son opinion ;
de signer
contenant des idées
ouvrage fut brûlé comme
M. Bally nous apprend
fausses et séditieuses (2). furent le sort réservé
que la persécution et l'exil
1805 une malade
à Martorell, qui crut voir en
heuatteinte de la fièvre jaune sporadique qui
reusement ne se commauniqua pas (5).
ou ne l'être
(a) C'est-à-dire, être partout contagicuse,
nulle part.
(a) Devèze (Pag. 225.)
que la libertak
(5) Bally (Pag. 505.) - Aussi, depuis
séditieuses (2). furent le sort réservé
que la persécution et l'exil
1805 une malade
à Martorell, qui crut voir en
heuatteinte de la fièvre jaune sporadique qui
reusement ne se commauniqua pas (5).
ou ne l'être
(a) C'est-à-dire, être partout contagicuse,
nulle part.
(a) Devèze (Pag. 225.)
que la libertak
(5) Bally (Pag. 505.) - Aussi, depuis --- Page 375 ---
353 )
D'après cela, nous serons
prunter aux ouvrages des souvent obligés d'emmémes les faits et les
contagionistes euxsent évidemment
circonstances qui paraisceux que
contraires à leur
quelgues-uns
système, ou
avec bonne foi dans d'entr'eux ont rapportés
S'il est vrai, dit M. l'intérêt du parti opposé.
effetss supposent les
Dalmas, que les mémes
quis'est déjà plusieurs mémescauses, la
dont la
fois montrée fitvrejaune, en
marche et les
Espagne,
qu'en
progrès sont les
Amérique, doit avoir
mémes
pagne comme en
rencontré en Esson
Amérique, les conditions
vexistenccetdesap
de
t-on dans la péninsule propagation; a;8
des
ausiretrouve:
entourent ses villes maritimes, caux stagnantes qui
embrasée qui en favorise
une atmosphère
rues étroites et sales ou l'air les émanations, des
une population sans
ne peut circuler,
tellement misérabled travail,sans asyle, sans
pour expliquer
que cette cause suffirait seule pain,
blent
l'excès des
(). a
maux qui T'accapenser et d'écrire est établie
plusieurs médecins distingués en Espagne, a-t-on vu
contraire à la
soutenir une
à peu près sans contagion: ce qui jusqu'alors avait opinion
exemple. Nous citerons
été
anti-comingioniste Salva,
s MM.
parmi les
Duran, Lopez Piguillem s
Mayner,
s Mir,
Campmany 2
Sahuc, Oller, etc.
Porta, 2 Calveras,
(1) Dalmas (Pag.
75,76) ).
--- Page 376 ---
554 )
Lind attribue T'épidéNous avons déjà vu que excessives, et autres
mie de 1764 aux chaleurs Le même auteur dit en
nuisibles.
crainte de cette
circonstances même époque: a La
de disparlant dela
plusieurs personnes elles
maladie contraignit asile àla campagne :
tinction à chercher un santé (1).>
vécurent en parfaite
le Twed, vaisy
la même épidémie.
de Cadix :
a Pendant
dans la baie
de guerre, mouilla
venus à terre 9
seau
hommes de Téquipage, mais ils se réplusiteurs! attaqués de cette maladie; à bord ; il ne
furent quand on les eut portés
noir, ni
tablirent dans la rade ni vomisement
se déclara
dangereux (2)..
aucun autre symptôme et 1800 avait été remar- lon-
*Lhiver de 1799 T'Andalousie, par sa
dans toute
;à cet état succéquable,
qui
gueur et son eceuhnehumtasts des chaleurs brolantes de
dérent brusquement sucesivement: ; les habitans
sugmentérent
furent tourmentés pendant
Cadix , en particulier,
par un vent d'est, dont
quarante jours consécutifsy tout ce temps, que 1
l'action fut telle pendant du docteur Francisco
suivant le témoignage laissait d'autres momens
Ameller, elle ne leur
Lind. T. 1. (Pag. 174-)
() Lind. (Pag. 174 et 222.)
(2)
antes de
dérent brusquement sucesivement: ; les habitans
sugmentérent
furent tourmentés pendant
Cadix , en particulier,
par un vent d'est, dont
quarante jours consécutifsy tout ce temps, que 1
l'action fut telle pendant du docteur Francisco
suivant le témoignage laissait d'autres momens
Ameller, elle ne leur
Lind. T. 1. (Pag. 174-)
() Lind. (Pag. 174 et 222.)
(2) --- Page 377 ---
de
( 355 )
bain repos que ceux qu'ils
(1).,
passaient dans le
Le vent d'est
la plus pernicieuse exerce à Cadix, pendant
l'été,
tamment la fièvre influence:il exaspérait conspeut
jaune, et s'il
contribuer d la
loggrave, it
dans les épidémies produire, Le fuit est
régna presque
majeures de 1800 et 1819. que,
n'eut que des pendant trois mois de suite
a La situation interruptions tres-courtes 5 il
des
(2)..
quartiers, et même villes, 9 celle des
culier,
celle des maisons différens
moins contribua à rendre la
en partiactive dans sa
maladie plus ou
ou moins meurtrière Propagation, -. 9 et méme
masse
dans ses
plus
(5). D
effets estimés en
a A Cadix les rues du
sont
faubourg
reserrées, et
Sainte-Maric
pres que les autres ; ordinsirement les
moins pronéral moins
maisons, quoiqu'en
un plus grand spacieuses, renferment
gétain
nombre d'individus cependant
que cette partie de la
: Il est cerfoyer de cette maladie,
cité fut te premier
ellroyable , en
éprouva une mortalité
dans les différens comparaison de celle qui eut lieu
quartiers; bien plus, la maladie
(1) Berthe (Pag. 51).
(2) Pariset (Pag. 86,
(5) Berthe ( Pag 157). 87).
25, --- Page 378 ---
( 356 )
stationnaire, ettellemente tensymontravraiments
exercer ses fureurs
racinée, qu'elle ne cessa d'y
eut entièrement disparu (1). D
que lorsqu'elle
Sainte-Marie, c'est sure Al Xerès, au port
bas, les moins
tout dans les quartiers les plus
la dévastaaérés, les plus populeux C, que
du terme
tion a été portée beaucoup au-delà
moyen (2).>
dans les
Les médecins de Cadix assurèrent
assemblées que la maladie qui
trois premières
se communiquer,
régnait itn'était pas ssuscoptibledes et qui exigeât
qu'elle n'offrait rien de particulier
extraordinaires; ils la qualides précautions
bilieuse, qui dégénéfiaient de fièvre gastrique
Un religieux
rait quelquefois en fièvre maligne.
les
dans la troisième conférence que
représenta
étaient très-aigués et trèsfièvres qui régnaient
ne fut pas
meurtrières ; mais le mot contagion
elle ne fut reconnue que le 29 aorit,
prononcé;
mois après son apparition, d
c'est-d-dire, aun
oi elle était dans toute Sa force (5'.,
Vépoque
Rod. Armesto, le même dont
Le D Don
la maladie fut
nous avons parlé, assure que
() Berthe (Pag. 162).
(2) Id. (Pag. 162. ) Journ. de Méd. Vent. an 11.
(5) Extrait d'Aréjula.
le mot contagion
elle ne fut reconnue que le 29 aorit,
prononcé;
mois après son apparition, d
c'est-d-dire, aun
oi elle était dans toute Sa force (5'.,
Vépoque
Rod. Armesto, le même dont
Le D Don
la maladie fut
nous avons parlé, assure que
() Berthe (Pag. 162).
(2) Id. (Pag. 162. ) Journ. de Méd. Vent. an 11.
(5) Extrait d'Aréjula. --- Page 379 ---
( 357 )
augmentée par les feux
rues de Cadix pour
qu'on faisait dans les
une chaleur
purifierlair; ils
artificielle
produisaient
effets
quisopposait aux bons
il ajoute
qu'elle fut
brises;
sRaLen
crainten de la
également accrue par la
actes religieux scommunicatione et parles nombreux
mens, l'exposition quiavaient pour objet les enterredesi images sacrées,
prédications de la
en plein air au milieu et par des
maladie (a).
des ravages
e Le mal se montra
quartiers bas. les
terrible, surtout dans les
bitations se trouvaient personnes riches dont les hapartagèrent
dans ces foyers de
toujours le sort de
mort,
matgré les précastions
leurs voisins,
quérent pas de
qu'elles ne mana Dans la maison prendre (2)..
langue
de M. Acuna, maître
torze espagnole de M. Parisct,
de
personnes qui
habitaient quatoutes d la fois
(5), une seule
Rceerse
vomissementr
mourut après un
Henfemmamemaesdre
(4)..
(1) Voy. Bancroft (Pag. 452).
(2) Berthe (Pag. 16s).
(5) Des personnes qui sont
presque toutes à la fois,
atteintes de la maladie
autres?
l'ont-elles prise les unes des
(4) Parisct (Pag. 72). --- Page 380 ---
(558 )
Dans T'hôpital de Cadix, une sentinelle,
de la salle où l'on avait réuni
placée à l'entrée
tombemalade
les soldats atteints de fièvrejaune,
troideuxième sentinelle, une
et meurt; une
une
une cinquième,
sième, une quatrième,
eurent le
sixième, placées de la même manièré,
matgré le soin qu'elles prenaient
même sort,
et même de
toucher les malades
de ne point
nes'en laisser pas approcher (1). D
la maladie débute par le faubourg
( ASéville,
ses maisons
Triana; ses ravages sont terribles,
désolatoutes à la fois; la
infectées presque
d'eatrèmes
tion est d son comble; on éprouve
à distritruer des secowrs (2). D
dificultés
Séville, tandis que dans
a Il est reconnu qu'à
les
7 les mieux percés.
les quartiers
plus propres,
aisées, dont
dans ceux habités par les personnes
sont bien aérées, il périssait environ,
les maisonis
malades, on
un individu sur dix-huit ou vingt
contraire succomber le quart, le tiers,
voyait au
avaient le malheur d'habila moitié de ceux qni
les Tues
ter des quartiers sales et enfoncés,
les maisons peu étendues et renferétroites 5
nombre d'indivimant à la fois wne plus grand
(i) Pariset (Pag. 84). 61 ). - Est-il de causes plus actives
(2) Berthe. (Pag.
de la propagation d'un tel fléau?
sur dix-huit ou vingt
contraire succomber le quart, le tiers,
voyait au
avaient le malheur d'habila moitié de ceux qni
les Tues
ter des quartiers sales et enfoncés,
les maisons peu étendues et renferétroites 5
nombre d'indivimant à la fois wne plus grand
(i) Pariset (Pag. 84). 61 ). - Est-il de causes plus actives
(2) Berthe. (Pag.
de la propagation d'un tel fléau? --- Page 381 ---
( 559 )
dus, ou bien qu'on
les hôpitaux (1).. étaitobligé d'entasser dans
e Dans cette même ville, les tombes
Vincent, paroisse du
de Saintfaubourg
pouvant suflire à contenir les Los-Ilumeros, ne
étaient portés, V'église
cadavres qui y
pestitentiel, d'ois la
devint un vrai foyer
à la multitude
maladie se communiqua
ment
quis'y réunissait
(2).
journellee Saint-Vincent est situé dans
ville; la maladie se déclare
lintérieur de la
ment de cette même
dans T'arrondisseaprès
paroisse,
qu'elle eut frappé le immédiatement
meros; les rues
faubourg Los-Hupour aller à
que traversent les cadavres
l'église, sont les
fectées (5).
premières inG La commission, dit M.
les lieux mêmes
Berthe, a appris sur
qu'à différentes
individus ont éprouvé à
époques, des
deux lieues de Séville, Alcala, petite ville à
celle qui désolait les une maladie semblablea
on y a compté
autres villes environnantess
dont dix-huit jusqu'à vingt-quatre malades,
sont morts ; il est bien essentiel de
remarquer, d'après Tassertion du médecin
de ce
(1) Berthe (Pag. 163).
(2) Berthe (Pag. 65).
(5) Berthc (Pag. 64). --- Page 382 ---
( : 560 )
ont été affectés de la
bourg, que tous ceux qui
attendu
l'ont apportée du dehors,
dans
contagion,
commamiquée
qu'elle ne s'est jamais
d'rn individu à an autre (1).,
Alcala
et plusieurs autres,
e La' ville de Scipiona,
ravagé par la
quoiqw'enclavées dans le pays
(2).>
entièrement exemptes
maladie, en restèrent
fort aride,
située sur un rocher
a Carmona;
d'accidens, ce qu'on doitatn'éprouva que peu
position, ou à des metribuer à son excellente
sures prises à temps (5).
dit
les exemples,
00 e Je pourrais multiplier dans les villes, bourgs
Berthe, et démontrer que
et foumides, en
resserrés
ou villages enfonces, les lieua mal situés, la
dans tous
un mot, que
rapide
s'est montrée singulièrement
contagion
et toujours très - meurdans sa propagation
trière (4). D
aussitôt
comme en Amérique,
a ( En Espagne
rafraichie par des vents
que latmosphère était
diminuer le
noni-seulement
salubres, on voyait
ceux-là même qui
nombre des malades; mais
(1) Berthe (Pag. 158).
157).- - Devèze (Pag. 226).
(2) Berthe (Pag.
159).
(3) Bally (Pag- 556). - Berthe (Pag:
(4) Berthe (Pag. 161).
D
aussitôt
comme en Amérique,
a ( En Espagne
rafraichie par des vents
que latmosphère était
diminuer le
noni-seulement
salubres, on voyait
ceux-là même qui
nombre des malades; mais
(1) Berthe (Pag. 158).
157).- - Devèze (Pag. 226).
(2) Berthe (Pag.
159).
(3) Bally (Pag- 556). - Berthe (Pag:
(4) Berthe (Pag. 161). --- Page 383 ---
361 )
l'étaient déjà d'une manière
subitement un
grave, éprouvaient
soulagement
Telles sont les
marqué (1).
tradictoires
principales
au système de laj circonstances conmarqué Tépidémie de 1800, contagion, qui ont
par les contagionistes,
et qui, relatées
eux-mémes.
semblent tourner contre
nologique, Poursuivons, suivant l'ordre chroLe Dr Texposition des faits du même
Gonzales rapporta à M.
genre.
1802, l'amiral Gravina fit
Pariset, qu'en
cinq cents malades de la fièvre embarquer à Cadix
rent portés à Thôpital
jaune, qui fufurent traités sans deS:-Jean de-Dieu, et qui
maladie à
qu'ils eussent transmis la
personne (2)..
a A cette même
de cette maladie, époque, des hommes atteints
à Alcala, à
quittent Séville pour se rendre
Ecija, à
à
y achèvent leur maladie; Carmona, Cordoue; ils
rent sans nuire à
ils se sauvent ou meua La fièvre
qui que ce soit (5). D
don
jaune régna à Barcelonne
Francisco Salva,
en 1 803;
cette ville, et don profseurdemédecised Raph.
dans
decin du Port, informèrent Steva. y Cebria, méque cette maladie
M. Louis Valentin,
qu'elle avait
n'avait point été
pris naissance dans le apportée,
port même
(1) Berthe (Pag. 155).
(2) Pariset (Pag. 81).
(5) Pariset (Pag. 81). --- Page 384 ---
562 )
non-seulement dans les
qui est fort insalubre,
aussi dans les navibâtimens de guerre, mais
dans
qu'elle se manifesta ensuite
res marchands;
dans uneautre de Barceune maison de la ville,
lonette et dans le régiment Suisse de Ruttiman;
avaient acquis la conviction que cette afqu'ils
du concours de causes locales
fection provenait
et qu'elle ne
qui avaient altéré T'atmosphère,
de conleur avait pas fourni un seul exemple
Dans le lazaret, aucun médecin, aucun
tagion.
ni les chirurgiens qui ont
religieux ou infirmier,
n'en ont été atteints. Après
ouvert les cadavres,
soldats Suisses du régiment
la mort de quelques
à une cerde Ruttiman, on fit camper ce corps
distance de Barcelonne; mais tout soupçon
taine
s'évanouit quand on sut que le réde contagion
fournitures et
giment avait porté ses lits, ses
mélés
ustensiles à un magasin où on les avait
sans
en soit résulté aucun
avec d'autres ,
qu'il
foyer de maladie (1).-
envoyée à
La flottille royale de Barcelonnefut du briMahon ; J. M. Recio, médico-chirurgien M. Vala Prueva, m'a assuré, ajoute
gantin
lentin, dans des notes qu'il me remitàMarsille,
s'était déclarée sponque la maladie en question
à son
tanément dans le port; que ce bâtiment,
Segundo ano clinico del D", Salva. (Pag. 157).
(*)
foyer de maladie (1).-
envoyée à
La flottille royale de Barcelonnefut du briMahon ; J. M. Recio, médico-chirurgien M. Vala Prueva, m'a assuré, ajoute
gantin
lentin, dans des notes qu'il me remitàMarsille,
s'était déclarée sponque la maladie en question
à son
tanément dans le port; que ce bâtiment,
Segundo ano clinico del D", Salva. (Pag. 157).
(*) --- Page 385 ---
565.)
arrivée à l'ile de Minorque,
de son
avait perdu le tiers
équipage, et qu'ila été
fièvre ne s'est
notoireque cette
tant (1).,
communiquée à aucun habi-
-L'épidémie qui régna en
lousie,
1804 en Andacommença au mois d'août
tons différens; et en
dans dix canhuit des vingt-trois septembre, elle en atteignit
année (2). D
qu'elle aflligea cette même
C En 1804, dit M.
concentrée dans la
Pariset, la maladie s'est
ville, et malgré la liberté des
communications, lieux
elle n'a point passé dans les
environnans; on a
en 1810, et même
observé la même chose
Le Dr Ramon en 1812 (5)..
1804,
dit dans son mémoire,
lorsque les ports d'Alicante
qu'en
gène étaient ravagés
et de Carthaeut, dans ses rues les parla fièvre jaune, Murcie
douzaine de malades, plus mal propres, une
dont
rurent : leurs cadavres
quelques-uns mougnes
présentaient tous les sicaractéristiques de la fièvre
maladienes serépandit
jaune; mais la
point dansl la ville, quoique
(:) Voyez réflexions sur le
médecine de Paris concernant rapport de la faculté de
L. Valentin.
la fièvre
(2) Manifeste (Journ. des Sci. Med. t. 11. jaune, par
des méd. nat. et
pag. 129).
(Pag. 20).
étrang. à Barcelonne
(5) Pariset (Pag. 105). --- Page 386 ---
( 564 )
avec tout de
les malades eussent communiqué arriva enmonde. Ce qui était arrivé en 1804,
mais
à Murcie,
core en 1810, non-sculement voisin de la ville; cepenencoreà Alberca, bourg
n'avait été prise (1)."
dant aucune précaution
visiblement
son caractère
a En 1804, malgré
elle épargna
pestilentiel, nous dit M. Bally,
tels
petits villages voisins de Malaga :
quelques
Alkaurinejo, Torre-del-Mar,
furent Churiana,
malades que des fugioù l'on n'eut d'autres
alchose remarquable e!) ceux qui,
tifs, ou, (
Timprudence d'y coulant à Malaga, avaient
cher (2).
le Gouvernement
La commission (5) que
prendre
français envoya à Cadix en 1805, pour
ne la
surlépidémic de 1804,
des renseignemens essentiellement contagicuse :
regarde pas comme seulement dans les lieua
elle a dit qu'elle l'était
cur il a été prouné
oiv elle ezerçait sesravages;
des personnes
par. des faits nombreua, communiqué que
da ma i
infectées n'avaient pas
elles s'élaient reladie dans les villages oi
tirées (4). D
(i) Pariset (Pag. 81).
(2) Bally (Pag- 87).
Duméril et
(5) Composée de MM. Bally, Desgenette,
Nysten.
de M. Bally 2 sur la contagion de la
(4) 1805. Opinion
elle ezerçait sesravages;
des personnes
par. des faits nombreua, communiqué que
da ma i
infectées n'avaient pas
elles s'élaient reladie dans les villages oi
tirées (4). D
(i) Pariset (Pag. 81).
(2) Bally (Pag- 87).
Duméril et
(5) Composée de MM. Bally, Desgenette,
Nysten.
de M. Bally 2 sur la contagion de la
(4) 1805. Opinion --- Page 387 ---
365 )
Dans l'épidémie
vourne,
qui ravagea la ville de Liles mémes cettemémeannéer 1 804, nous
sources
retrouvons
de faits ; c'est dinsalabrité, le même ordre
la
Palloni, l'un des
contagion en Italie, qui
défenseurs de
sons-le
nous
parler :
T'apprend; laisa ATexception de deux
mal-propres, et non aérées ou trois rues étroites,
elle
dans
parut se fixer de
Livourne, où
n'atteignit
préférence, cette
que momentanément
maladie
quelques aufièvre jaune. - - M.
cite ce passage extrait Caillot, de médecin,
tagion, s'étonne
T'opinion de M. contagioniste, Bally
s qui
fièvre jaune
que ce médecin ait
sur la conmais
n'était pas
pu dire que la
comment concilier essentiellement
M. L. Valentin,
ce reproche avec contagieuse ;
contagioniste qui prétend que ce médecin l'assertion de
citer
qu'à son retour
n'est devenu
servé ses propres paroles : C d'Espagne P Nous allons
la fièvre jaune, dans Quant à M. Bally qui a obcap-français, je dois dire l'année de sa
qu'il ne croyait
qu'il m'a assuré résidence à
au
n'a changé
point du tout à sa
son retour
1805.
d'opinion qu'après son contagion, et qu'il
il a Quoiqu'il n'y ait pas vu un seul voyage cas d'Espagne en
appris par la tradition
de fièvre
ses reeherches,
des médecins
jaune,
ces documens qu'elle élait
espagnols et par
ultérieurs contagieuse, s et c'est
très-savant
qu'il a publié son d'après
letyphus d'ailleurs, à quelques inexaetitudes ouvrage,
tentin, p. d'Amérique.. 145.
(réflea. sur le
près sur
)
rapp. par L.Fa-
'Espagne en
appris par la tradition
de fièvre
ses reeherches,
des médecins
jaune,
ces documens qu'elle élait
espagnols et par
ultérieurs contagieuse, s et c'est
très-savant
qu'il a publié son d'après
letyphus d'ailleurs, à quelques inexaetitudes ouvrage,
tentin, p. d'Amérique.. 145.
(réflea. sur le
près sur
)
rapp. par L.Fa- --- Page 388 ---
( 366 )
de la villes à part certains cas aussi
tres parties
seuls individus qui en poroù elle se borna aux
elle ne s'étendit pas
taient le germe avec eux, de la ville, quoique
d la plus petite distance
des marchanon transportat
journellement nombre de personnes se répandises , ou que
elle
dans les camdissent des lieua oi
régnait
pagnes voisines (1).>
que dans les
Le même médecin rapporte soin de mainbien situés, où l'on a eu
hôpitaux
infects'est
tenirlaplus sévère propecté.lefeain
malade, sans se communiborné à tindividu
ni d
qui les soignaient,
quer aus personnes
indispod'autres sujets affectés de différentes
sitions (5). )
cette maladie qu'un seul
cOnn'a vu périr de
asdes ministres du culte , qui journellement qu'atieun
sistaient les malades. On a remarqué
les
dans les hôpitaux n'en a éprouvé
infirmier
l'infection n'a atteint que deux ou
effets, et que
celles qui, en
de l'art, parmi
trois personnes
ont
nombre et tris-long-temps.
très-grand
malades les soins les plus asprodigué à ces
sidus (5).
() Palloni (p. 41, 42).
(2) Palloni (p. 59, 40, 41).
() id. (p. 42, 43). --- Page 389 ---
. 567 )
Le chevalier Fabbroni,
parlé au sujet de
dont nous avons déjà
les bras nus de limportation 1, a fait introduire
plusieurs
tas de cuirs de
porte- faix dans un
vire TAnna-Maria Buehos-Ayres, débarqués du naétémaniés
dans un lazaret, ou ils ont
d'eux en ait
sans
peadantguarantejounee
ressenti le moindre
qu'aucun
un autre
mal. Il en a vu
accompagnant une voiture
matelas et de couvertures,
chargée de
crétions et de la matière encore teints des exmalades,
du
se couvrir de l'une de vomissement des
parce qu'il pleuvait
ces fournitures,
en avoir éprouvé
pendant le transport, sans
Il résulte,
aucunei incommodité
entre autres
(1)..
adressé à lal Reine
choses, d'un rapport
résidence à Livourne d'Etrurie, par onze consuls en
Io Que dans le
:
était dans la
temps même où la maladie
point
plénitude de sa
vue s'étendre dans les force, on ne la
en se
anciens hôpitaux,
2° communiquant Que
d'un lit à un autre.
certaines
vourne, sans doute personnes, en sortant de Lidans le sein,
avec le germe de la maladie
Calci etc
périrent de linfection à
à
sans la
Pise,
munes.
communiquer dans ces com50 Que les religieux
assistant Thôpital Saint-
(1) Voyage méd. en Italie de M. Valentin.
p. 85,8 86.
, on ne la
en se
anciens hôpitaux,
2° communiquant Que
d'un lit à un autre.
certaines
vourne, sans doute personnes, en sortant de Lidans le sein,
avec le germe de la maladie
Calci etc
périrent de linfection à
à
sans la
Pise,
munes.
communiquer dans ces com50 Que les religieux
assistant Thôpital Saint-
(1) Voyage méd. en Italie de M. Valentin.
p. 85,8 86. --- Page 390 ---
- 368 )
ainsi quc les religieuses et serrantes de
Antoine,
atteints
Sainte-Barbe, ne furent point
T'hôpital
de la fièvre redoutée.
individus em4 Qu'aucun des trente-huit
compris
dans Thôpital Saint-Jacques, y
ployés
ne fût frappé de la
les médecins et chirurgiens,
l'on
maladie et ne la gagna des personnes que
tenait en suspicion.
les
des gens de service parmi
5 Qu'aucun royales de mer et de terre,
forts des douanes à la bouche du port ne péaucun des employés
rit de la maladie. ))
cette pièce
M. Devéze, après avoir rapporté
est
officielle dans tous ses détails, ajoute qu'elle
la maladie ne fut ni contagieuse
une preuve que
les employés de service,
ni importée, puisque lazaret, n'en furent afsoit au port, soit au
fectés(1).
d'une manière épiC La fièvre jaune a régué
deux iles Canadémique en 1810 et 1811 dans
Ténériffe et à la Canarie. Dans la preries, à
de la sixième à la cinmière année, il a péri
des habitans qui n'avaient pas
quième partie
villes
Dans la
abandonné les deux
capitales.
les
il a étél bien constaté que
deuxième épidémie,
et del Puerto de la Orohabitans de Santa-Cruz
(1) Devéze, p. 235.
gué
deux iles Canadémique en 1810 et 1811 dans
Ténériffe et à la Canarie. Dans la preries, à
de la sixième à la cinmière année, il a péri
des habitans qui n'avaient pas
quième partie
villes
Dans la
abandonné les deux
capitales.
les
il a étél bien constaté que
deuxième épidémie,
et del Puerto de la Orohabitans de Santa-Cruz
(1) Devéze, p. 235. --- Page 391 ---
tava
I 3 36g )
dans Ténérifle,
s'étaient réfugiés à la qui, ayant déja la maladie,
élevés de cette ile, Laguna et à la Villa,
quée aux autres
ne l'ont point communi- lieux
ajoute M. Valentin, habitans. J'ai entre les
confirme
une lettre de M.
mains,
ces détails (1).
Calogan qui
Revenons à
cante ne se ressentit TEspague. a En 1811 et 1812, Alibien que dans
point de la fièvre
et dans une une maison sur la place jaune,
vomissaient hôtellerie, il y eût des publique,
noir (2).
malades qui
Onlitdansl le journal
and plynicatjsurat, anglais, the new medicat
observations de M. cahier de juillet 1815, des
pes
Amicl,
britanniques à
chirurgien des trousont présentés des Gibraltar, dans
ceux relatés
faits nombreux lesquelles
c'estqu'a jusqu'ici; l'un des
analogues à
Gibrallar,
plus
les malades
pendant T'épidémic concluans,
tres-petite transportés hors de la ville de1814,
distance, n'ont
à une
jaune. à personne (5).
communique la fièvre
M.
voyage Pascalis, qui a fait à Cadix et à
sanitaire exprès pour étudier la
Gibraltarun
de ces deux
situation et l'état
villes, y a trouvé les mêmes
(*) Réflexions sur le
(2) Pariset (p. 81). rapp. cité par L. Valentin.
(5) Voy. dict. des sci, méd.
art. F. J. p. 356.
--- Page 392 ---
( 5zo )
d'infection, les mêmes causes locales et
sources
déterminent la fièvre jaune au congénérales qui
tinent américain (1)- la marche et tous les phéLe développement,
de 1819 sont
nomènes qui ont signalél'épidémie offerts dans
les mêmes que ceux qui se sont
celle
celle de 1800 et qui vont se reproduire dans
de 1821; ainsi ce sera avoir fait son histoire, que
d'avoir tracé celle de ces deux époques déploNous arrivons de suite à la trop célèbre
rables.
la malheureuse Barceépidémie qui a dévasté
cité et à une note
lonne : c'est au manifeste déjà adressée à M. le
M. Piguillem, et
- publiée par
les faits
docteur Lassis, que nous empruntons
suivans:
disent les auteurs du manifeste,
a Il suffit,
lexistence
d'ouvrir les yeux pour reconnaitre
locales, évidentes et palpables, qui,
des causes
sourdement la salubrité de la
après avoir miné
leur acville, ont enfin causé une épidémie par
et
tion combinée avec celle de la température
conditions météorologiques (2). )
autres
modernes du port l'ont cona Les ouvrages
dont le
verti en une sorte de mare fangeuse
négligé depuis plusieurs années, a
nettoiement
jonrnal univ. des sci. méd. mai 1820,p. 161.
9) Voy.
(2) p. 14-
ubrité de la
après avoir miné
leur acville, ont enfin causé une épidémie par
et
tion combinée avec celle de la température
conditions météorologiques (2). )
autres
modernes du port l'ont cona Les ouvrages
dont le
verti en une sorte de mare fangeuse
négligé depuis plusieurs années, a
nettoiement
jonrnal univ. des sci. méd. mai 1820,p. 161.
9) Voy.
(2) p. 14- --- Page 393 ---
(571)
produit un foyer dinfection
aupararant()en
qui n'existait
propreté excessive Ilssignalent encore T'étatde pas
canaux des
des
malrucs et cloaques, des égouts, des
( L'examen
autres conduits
mission
pratiqué avec soin souterrains.
chargéc du
par la comtré que T'Acéquia était nettoiement du porta monchure par un banc de sable obstrué. à son emboudégorgement, avait
qui, empéchant son
rable d'eau
occasionné un amas
pourrie,
considé.
fournies par les
chargée des immondices
autres établissemens fabriques, tueries, lavoirs
s'exhalait
situés sur ce
et
une odeur
ruisseau, d'ou
opérations la méme insupportable. Dans ses
croupissante près de commission a trouvé
écoulement,
ce banc de sable l'eau,
mer et
élevée d'un pied
et sans
plusou moins dans
au-dessus de la
a M.
d'autres
celonne Lopez a eu occasion de
trois
endraiteo).
malades dans
soigner à Barposées de onze, de huit
trois familles,
mal s'est
et de six
comindividus. cependant borné à ces trois personnes; le
il est mortàn D'aprés lei erapport du même premiers
dans une iRoquetas,
médecin,
petite majson présTortose, un
et un autre dans
qui contenait 72 épidémié
une sorte de cabane, réfugiés,
ou il s'en
(*) p. 17.
(2) p. 16.
24. --- Page 394 ---
572 )
dix-huit : le mal ne s'est communiqué
trouvait
à personne (1).
de la maladie dans
la manifestation
a Après
nombre de malades
le port, on a vu un grand
sans qu'ils
rendre à Salou, Sitges, Malgrat,
se
aucun de ces endroits. M. Rochoux
aient contagié
est mort plus de 500 perajoute en note qu'il
de Tortose
aux environs de Barcelonne,
sonnes
d'elles n'a commuet de Palma, et qu'aucune
niqué la maladie (2).>
de santé
a
actes de la junte supérieure
C Les
jours avant T'arrivée du
attestent que plusieurs à Tortose, on y avait obmarchand de jambons
de l'émalade avec tous les symptômes
servé un
d'une barque mouillée depuis
pidémie ; il venait TEbre, et qui n'avait pas été
quinze jours dans
à Barcelonne (5).,
le mal s'cst propagé
* Lai rapilitéaveclaqulle
remarquable
et cette particularité
à Tortose,
atteints en même temps le
de trente individus contraires à l'idée de l'importa29 août, sont locales et météorologiques se
tion. Les causes
d'intensité, dàrent
déployant à Tortose avec plus
ravages;.
nécessairement produire de plus grands
(1) Manif. voy. la note p. 17.
(2) Manifeste P. 12.
(5) Id. P. 15.
aqulle
remarquable
et cette particularité
à Tortose,
atteints en même temps le
de trente individus contraires à l'idée de l'importa29 août, sont locales et météorologiques se
tion. Les causes
d'intensité, dàrent
déployant à Tortose avec plus
ravages;.
nécessairement produire de plus grands
(1) Manif. voy. la note p. 17.
(2) Manifeste P. 12.
(5) Id. P. 15. --- Page 395 ---
3,3 )
c'est à elles qu'il faut attribuer
pagation et la
l'origine, la prodisparition de la
( Aucun fait ne
maladie (1).
ait gagné le mal, prouve hors qu'une personne saine
la sphère
causes locales,
d'action des
quoiqu'elle ait
avec les malades ou avec leurs conmmuniqué
( Une infinité
effets (2). )
d'individus,
tout le jour à Ia
après avoir passé
les campagnes ville, se retiraient la nuit dans
d'autres
voisines, au sein de leurs familles;
quittaient la ville le jour
venaient de perdre
méme ou elles
tout cela se
quelqu'un de leurs
passait sans que l'on prit proches;
caution, et cependant le mal
aucune prépagé (5). 5)
ne s'est pas pro-
( L'emploi journalier des voitures
conduit furtivement des
quiayaient
des matelas,
malades, le transport
sortis du
linges de corps, habits et
foyer de lépidémie,
meubles
maladichors des limites
n'ont pu porter la
a Dans le lazaret de la quiluiétaient fixées (4). ))
7août jusqu'au
marine, ou depuis le
dix-neuf
15septembre entrèrent soixanteépidémiés, desquels
sont morts et vingt-quatre
cinquante-cing
ont guéri, aucun des
(1) Manif. p. 13.
(2) Id. p. 21.
(5) Id. P., 22.
(4) Id. p. 22. --- Page 396 ---
(574 )
de toutes classes, n'a contrente-deux employés
tracté la maladie (1): >
qui reçut cinCA l'hôpital de la Vice-Reine,
moururent
malades; donttrente-neuf
quante-six
de vingt-trois employésde
et dix-sept guérirent,
malades
Tétablissement, il n'y eût que quatre
rétade Barcelonne, et qui se
qui étaient venus:
blirent (2).-
dans Thôpitaldu séminaire,
a Dans Thôpital
rendirent, dit
ceux d'entre nous qui s'y
général,
ni même ceux qui prodiguérent
M. Piguillem: malades la nuit et le jour, n'ont
leurs soins aux
Cet ennemi féroce
éprouvéla moindre atteinte.
attaquer les soeurs dethopital-general.
n'osa pas
Cupsardtucamnaeaes
tandisqwilatteignut"
qui
en chef, le procuretretautses
le pharmacien
dans les salles, qui firent,
ne pénétrérent jamais
n'avoir de
-
tout le possible pour
au contraire,
malade, ni avec rien qui
contact avec aucun
. e st
leur eût appartenu (5).5
renfermées
se tenant
(
Quelques familles qui,
imagitous les moyens
chez elles, prenaient
avec le
éviter les communications
nables pour
(1) Manif. P., 23.
(a) Id. p. 25.
Annales phys. mai 1822.
(5) Note de M. Piguillem.
2 409.
n'avoir de
-
tout le possible pour
au contraire,
malade, ni avec rien qui
contact avec aucun
. e st
leur eût appartenu (5).5
renfermées
se tenant
(
Quelques familles qui,
imagitous les moyens
chez elles, prenaient
avec le
éviter les communications
nables pour
(1) Manif. P., 23.
(a) Id. p. 25.
Annales phys. mai 1822.
(5) Note de M. Piguillem.
2 409. --- Page 397 ---
(575 )
dehors, ne furent pas
maladie produite
pour cela à l'abri d'une
par des causes, à
desquellos de pareilles
l'influence
les soustraire; c'est ainsi précautions ne pouvaient
batiment, arrivédu
que le capitaine d'un
malade à son bord nord le4 septembre, tomba
peu de jours
T'ancre, et n'ayant
après avoir jeté
la terre; c'est ainsi pas encore communiquéave
chambre depuis qu'une dame, retenue à sa
tion de poitrine près de cinq mois pour affecles symptômes du chronique, mourut avec tous
C'est encoreainsi typhus le 27 juillet (1)..
leurs loges, étaient que les fous séquestrés dans
deur brilante à la téte, inopinément saisis d'une arles symptômes du
et mouraient avec tous
Lhistoire de
typhus (2).
Palma a été démentie limportation de la maladie à
l'on attribuait cette par celui-là même à qui
capitaine Coll (5). prétenduc importation , le
@ Ceux
quisortirent de
leurs effets, sans se soumettre Barcelonetteavec tous
exigées par les
aux purifications
maladiedans aucun contagionistes, des
ne portèrent la
lieux ou ils se retirèrent;
(1) Fait communiqué à M. Rochoux
Voy. P. 24 du manifeste, la note
par M. Lopez,
(9) Manif. P. 24.
ni.
(5) Id. p. 29. --- Page 398 ---
( 5,6 )
c'est qu'ils
du mal avec eux ; comme
deeteatera:
emportaient le germe
ils ne la
tard les réfugiés de Barcelonne,
plus
assistans qui n'avaient pas
transmirent pas aux
été dans le foyer d'infection (a).
s'éde la maladie chez ceux qui
a Linvasion
la plus exacte,
de la manière
taient séquestrés
dans une même maison, le
l'attaque simultanée
à la même heure, de
même jour, et quelquefois même six individus 3
deux, trois, quatre, et
loin
la fièvre
évidemment que
que
prouvaient de l'un à l'autre; tous étaient mase transmit
lades
suite d'une causeg
egenterate.afiaflaenee
par
avaient été exposés en même
de laquelle ils
temps (2). D
que, si la conmédecin remarque
a <Le même
de Barcelonne,
tagion eût existé, la belle plaine
lalieu de santé, ett été un vaste
qui a été un
changé en un affreux
zaret, qui bientôt se serait
contides communications
cimetière; puisque
existaient entre
nuelles et non interrompues et ce lieu de rela ville, foyer de l'épidémie,
traite (5). D
(1) Manif.p. 51.
Aun, de la méd. phys-mai
(2) Note de M. Piguillem.
1822. p. 407.
(5) Id. p- 410.
, ett été un vaste
qui a été un
changé en un affreux
zaret, qui bientôt se serait
contides communications
cimetière; puisque
existaient entre
nuelles et non interrompues et ce lieu de rela ville, foyer de l'épidémie,
traite (5). D
(1) Manif.p. 51.
Aun, de la méd. phys-mai
(2) Note de M. Piguillem.
1822. p. 407.
(5) Id. p- 410. --- Page 399 ---
d 327)
La relation de M. Audouard
fournit des faits qui
lui-méme nous
Ponedelbercodontredime prouvent que la maladic,
ne s'y est ni
différens lieux voisins,
Surla communiquée, ni
route de Gironne à
propagée (1).
remarqua que plusieurs Mataro, cel médecin
en garde contre la
villes et villages étaient
a
maladie..
Puis il
Quoique ces précautions
ajoute:
avait des craintes,
montrassent qu'on
peuple était
cependant il faut dire que le
n'avait vu généralement rassuré, parce
fièvre
que quelques cas infiniment qu'on
jaune dans la
rares. de
première émigration province, à la suite d'une
et que ces cas
des habitans de Bareelonne,
cheuse (2).. navaient er acune swite fàC Elle (la fièvre
plusieurs
jaune ) a été introduite
de
petits ports, > tant au nord
dans
Barcelonne, à
qu'au sud
de celui-cis
quatre, six ou huit lieués
blir (5)..
ceperidant elle n'a pu s'y éta-
(1) Il est vrai qu'il
que la ventilation et le explique ce phénomene en disant
miasme
grand air détruisent
tent contagieux; ; mais les
l'action du
peu : le fait est
la explications nous
ni transmise ni
que maladie
imporclusion
répanduesque le
importée ne s'est
que bon lui
lecteur en tire la
(2) Voy.
semblera !
con-
(5) Op. Tavant-propos cit,
p. xviij.
p. 427. --- Page 400 ---
(5,8 )
Gracia,
est à demi-lieue
a Le village de
qui
de Barcelonne, étaitvisité tous les jours, aprèsd'habitans de la
midi, par un grand nombre
et buvait dans les rues, et
ville: on y mangeait
Ala
la
la gaieté y régnait.
sur place publique;
rentraient en villed'un
nuit, tous ces promeneurs
et même joyeux (1). > Or, on sait
ton bruyant,
journalières S,
que malgré ces communications
la maladiene s'est point répandue à Gracia.
de
et les villages de
a Les maisons
campagne
beaul'enceinte du cordon, quoique renfermant
d'habitans, ont été épargnés; la fièvrejaune
coup
de loin en loin: ces cas ont été
s'y est montrée
extrémement rares, et l'on assure qu'ils ne s'y
multiplitrent pas par la contagion, excepté
deux ou trois (2). >
S. II. De f'inoculation pratiquée sans succès.
Pour achever le tableau des faits négatifs de
il
de jeter un coup-d'oil
la contagion 2 importe
de cette marapide sur les effets de l'inoculation
ladie reçue quelquefois par hasard 1 tentée souvent à dessein, et toujours sans succès.
données et descon-
<On manque toujoursdes
pour déterminer son caditions indispensables
(1) Ouv. cit. p. 456.
(2) Id. p. 457.
f'inoculation pratiquée sans succès.
Pour achever le tableau des faits négatifs de
il
de jeter un coup-d'oil
la contagion 2 importe
de cette marapide sur les effets de l'inoculation
ladie reçue quelquefois par hasard 1 tentée souvent à dessein, et toujours sans succès.
données et descon-
<On manque toujoursdes
pour déterminer son caditions indispensables
(1) Ouv. cit. p. 456.
(2) Id. p. 457. --- Page 401 ---
(579 (
)
ractère contagieux : le poison
trouvé dans le
morbide a-t-il été
bile, dans les sang, dans la lymphe, dans la
vomissement excrémens, dans les matières du
spiration
noir, dans les produits de la
cutanée? On n'a point
percherches et les
épargué les retiles (1).,
expériences : elles ont été inuMM. Devèze, Savaresi,
assurent avoir fait de
Dalmas, François,
de cadavres, en avoir nombreuses ouvertures
rurgiens, eti n'avoir vu faire par d'autres chidinoculation,
jamais pu constater un cas
fussent fait des quoique plusieurs d'entr'eux se
blessures
a Ne craignant
souvent très-profondes.
noirs dans les
pas de toucher ces liquides
M. Bally,
dissections; je n'ai éprouvé, dit
aucune irritation surla
vu survenir aucun accident
peau, et je n'ai
nombreux officiers de
particulier chez les
autopsies
santé, qui faisaient des
a La même cadavériques au cap (2). >
démicde
observation a été faite dansl'épiblessé: Barcelonne, où le sieur Ribera s'étant
profondément le doigt,
accident qu'un
n'éprouva d'autre
selle (5)..
gonflement des glandes de l'ais-
(1) Journ. univ. des sci. méd. mai
(2) Bally. p. 241.
1820, p. 167.
(5) Manif. p. 25, --- Page 402 ---
380 )
LeD-Firth, de Salem dansle
a fait tout ce qu'il était possible nouveau. Jersey,
la fièvre jaune, etn'a
pour s'inoculer
avoirtenté
jamais pu y1 parvenir. Après
inutilement plusieurs
les animaux, il
expériences sur
sinoculnafavrant-hras, expérimenta sur lui-méme : 111
gauche del la
au moment où un moribond la matièrenoite
parvint par-là qu'à exciter
rejetait, et ne
tion, qui se
une légère inflammala
dissipa en trois jours; 2° il
même matière sur une
plaça de
droit, et l'y maintint fixée coupure faite au bras
l'examen nulle trace
pendant deuxjours; à
guérit sans
d'inflammation; la plaie se
suppuration; 30 ce médecin
ces expériences sur les différentes
répéta
corps plus de vingt
parties de son
dent; 4 à
fois, et toujours sans accide
Philadelphie, en 1802 et 1803, il mit
cettematière sur sesyeux, sans
vât plus de sensation
qu'il en'éprous'exposa
que de l'eau froide; 5° il
al'évaporations de cetter
un poëlon de fer, et inspira les matièremisedans
la chaleur; 6ilavala
gaz dégagés par
sie
en pilules la matière
restanta après cettel
épaisestomac en futincommodé, évaporation sans queson
dematière
7ilavala deux onces
8 de
pure, etn'en ressentit pas plus d'effet;
les nombreuses inoculations, faites sur toutes
parties deson corps avec. lasalive ou la
des malades, n'eurent
sueur
pas plus de suites que
les matièremisedans
la chaleur; 6ilavala
gaz dégagés par
sie
en pilules la matière
restanta après cettel
épaisestomac en futincommodé, évaporation sans queson
dematière
7ilavala deux onces
8 de
pure, etn'en ressentit pas plus d'effet;
les nombreuses inoculations, faites sur toutes
parties deson corps avec. lasalive ou la
des malades, n'eurent
sueur
pas plus de suites que --- Page 403 ---
581)
celles qui avaient été faites avec la
vomissement. (1)
matière du
Les expériences très-hardies
faites par les Dr Potter,
et très-variées
ker confirment le
Firth, Cathrall et Parsentiment de la
aux Etats-Unis (2).. D
non-contagion
S III.Du déuetoppement
Ladie
spontané de la masur les vaisseauz.
On a pu se convaincre
tous les efforts des
jusqu'à présent que
principalement à démontrer anti-contagionistes tendent
trouve toujours dans les
que la fièvre jaune
véritables sources
pays qu'elle ravage ses
n'étend son redoutable d'origine, et que jamais elle
elle a pris
empire hors des lieux où
naissance, et où s'exerce
ces mêmes causes. Ils vont
l'action de
n'est plus seulement à
plus loin encore; ce
les conditions
terre que se rencontrent
elles
nécessaires à son
peuvent encore exister développements
a, disent-ils, de nombreux en pleine mer; on
loppement de la fièvre
exemples du dévejaune dans des
pendant la navigation : dans
vaisseaux
doit être
ces cas, le navire
comparé à un lieu
quelconque, ou l'air
New-York. (1) Dissert. du docteur Firth sur la fièvre
médicalrepository. vol. 2.
maligne de
(2) Pariset (p. 119).
p. 70 --- Page 404 ---
582 )
stagnant, chaud ct humide est
diverses sources de
infecté par
preuves.
corruption. Passons aux
e En 1799 la frégate le général
de New-Port,
Green partie
(Rhode-lsland),
essuie une forte
pour la Havane,
tempéte, fait
quoique neuve; une grande beaucoup d'eau,
les
chaleur survient, et
provisions se corrompent;
mesures priecsimmédiatementy malgré toutes les
la fièvre
pour la salubrité,
jaune se déclare avant même
touché au port de la Havane,
qu'on eût
ladie n'existait
où du: reste la mapas alors : cette frégate,
avoirquittélal Havane,
après
sur
son
voitrenaitrela fièvre jaune
équipage, et perd
à son arrivée, on en
quarante hommes;
débarque
atteints de diverses affections quarante autres
à Thôpital, et
; tous furent traités
quoique les vétemens
portés du bâtiment
fussent apdes communications, avec lequel on entretenait
teint de la fièvre
personne à terre ne fut atElle
jaune (1).,
se développa encore
les navires de
spontanément sur
Gange, la
ren etc. (2).
Delaware, le Ware Une flottille française
d'Italie à
portant des troupes
mai 1802 Saint-Domingue, ; battue
part de Tarente le 2
par la tempête dans la Médi-
(1) Médical repository, vol. IV. no 1.
(2) Id.
ait
teint de la fièvre
personne à terre ne fut atElle
jaune (1).,
se développa encore
les navires de
spontanément sur
Gange, la
ren etc. (2).
Delaware, le Ware Une flottille française
d'Italie à
portant des troupes
mai 1802 Saint-Domingue, ; battue
part de Tarente le 2
par la tempête dans la Médi-
(1) Médical repository, vol. IV. no 1.
(2) Id. --- Page 405 ---
585 )
terranée, elle relâche dans
vres étaient de mauvaise divers ports ; les viétait
qualité; ; le
corrompu et répandait
poisson salé
fecte qu'on fut obligé de le une odeur si inchaleur avaitété excessive jeter à la mer; la
juillet et août; la maladie dans les mois de juin,
premiers
se manifesta
jours et dura
dés les
elle
jusqu'au
attaquait, dit M.
déharquement;
du service. de
Beguerie, médecin
santé, un plus grand
chargé
personnes et acquérait plus
nombre de
que nous avancions
d'intensité, à mesure
conséquent
vers le tropique et
nous étions
que par
plus forte.-M.
exposés à une chaleur
la fièvre
Begueric avait lui-méme
jaune à
essuyé
régner à
Madagascar en 1790, T'avait vue
circonstances SuintDomingue à son
qui le mirent à debarquement :
toutes les nuances et de
portée d'en saisir
les divers
T'observer avec attention;
conduità conclure rapprochemens qu'il en a faits l'ont
lors de son arrivée que de la fièvre de la flottille
mingue,
à celle qui désolait Saint-Doqu'aucun inlyavaitgu'sene muance
miasme
imperceptible,
atteindre, et qu'elle ene contagieux s'est
n'avait pu les
par contagion (1).,
point communiquée
(r) Histoire de la fièvre
flottille frangaise sortie du jaune qui a régné sur la
lantau Cap-Français
port de Tarente en 1802, alpar Begueric. -
Nontpellier 1806, --- Page 406 ---
584 )
le Hibber, navire anglais, partit
a En 1803
sur son lest de Porstmouth en Angleterre, et arriva le 5juillet à New-York; les ouvriers chargés
de Tapproprier trouvèrent que le lest composé
de sable n'avait pas été changé depuis nombre
d'années, et que la charpente,ainsiquel eles ponts,
étaient couverts de matières excrémentitielles;
on enleva tous ces centres de putréfaction ; mais
des ouvriers occupés à ce travail éprouplusieurs
la fièvre jaune, et
vèrent des hémorrhagies,
périrent tris-promptement: à Newquelques-uns)
York, la santé publique était alors très-bonne.
Le Hibberavait fait quatre voyages sur son même
lest, et avait été jusqu'alors exempt de maladie.
Ce vaisseau partit de New-York sans avoir été
nettoyé et désinfecté; aussi dans
complétement
matelots de la
sa traversée perdit-il plusieurs
fièvre jaune; et à son arrivée à Honduras, un
nombre de personnes employées à le dégrand
furent-elles atteintes de
charger ou à le réparer
cette même maladie; plusieurs périrent; toutefois la maladie se borna strictement à ceux qui
étaient allés s'infecter dans le vaisseau (1).>
le mois d'août 1802, le navire le Coe Dans
dans unesaison où
lumbia parti de Providence,
()' Devèze (p. 161) - méd. repository.
une; et à son arrivée à Honduras, un
nombre de personnes employées à le dégrand
furent-elles atteintes de
charger ou à le réparer
cette même maladie; plusieurs périrent; toutefois la maladie se borna strictement à ceux qui
étaient allés s'infecter dans le vaisseau (1).>
le mois d'août 1802, le navire le Coe Dans
dans unesaison où
lumbia parti de Providence,
()' Devèze (p. 161) - méd. repository. --- Page 407 ---
il ne
585 )
régnaitaucuue
de
mnladie, entre dans le
Atamelbp.apresaneire relaché dans
port
d'Espagne; ; il subit quinze
deux ports
il n'y avait
jours de
versée;
point eu de malades quarantaine;
après la quarantaine, pendant la trapage eut
et lorsque
débarqué, le
T'équicier et quatre matelots, second, le troisième offistuccessivement atteints y compris un nègre,
périrent, dont
de la fièvre
sont
trois dans la ville jaune. Tous
maisons difftrentos,
et dans
ceux qui
, et les autres au lazaret. trois
soignèrent les
Ni
et chirurgiens
malades, nil les
qui les visitérent
médecins
Touverture de leurs
et qui firent
pas le plus légère cadavres ne contractérent
Marseille n'eut la fièvrej affection, et nul habitant de
En 1804,la fièvrej jaune (i).
les
jaunes'est
équipages de six
développée parmi
en octobre et
bâtimens arrivés à Marseille
novembre;
rent traités au lazaret
plusieurs malades fumit à aucun des
, et la maladie ne se transcommunication individus qui avaient été
avec eux
en
C En 1807, le
(2).
capitaine Jonathan
Titcomb,
(t) Dict. des sci, méd.
aussi les observations
d'après M.
firment la non
des médecins du Valentin. lazaret,
Voy.
(2) Observat. communication del la
qui conLazaret
sur la fièvre
maladie, P. 83.
de Marseille, p. 83. jaune par les médecins du
--- Page 408 ---
( 586 )
de Boston le 30 juin avec six hommes d'é
parti
le schooner Fame chargé de morue
quipage sur
sans
arriva à Marseille le 20 août suivant,
salée,
subit quinze jours
avoir touché à aucun port,
messieurs Gade quarantaine, et alla loger chez
la
briac et Goshing. Il était un peu indisposé ;
sous le type continu avec les
fièvre se développa
universelle; vers la
vomissemens et la jaunisse
furent
fin de la maladic, les matières vomies
dénoires : il mourut le huitième jouraprès son à
la maladie ne fut communiquée
barquement; M.Canvières le soigna, et M. Delacour,
personne.
du cadavre, dit à M. Vatémoin de T'ouverture
lésions
avait retrouvé les mêmes
lentin qu'on y
malades
dans les cadavres des précédens
que dans le lazaret. Ons'assura qu'ilyavait
morts
dans la chambre du capitaine,
àbord du navire,
odeur de poisson altéré trés-désagréable.
une
ordinaire toutes les fois que l'on
ce qui est
de
pareilles cargaisons pendantrete
transporte
dit M. Mabit chirurgien aux
( Je fus charge,
de 150
d'accompagner en Europe près
armées,
embarqués sur le navire le
malades ou blessés,
fûmes conduits
Mars. Pris par. les Anglais,nous
de leur
d'ou, avec un équipage
à la Jamaique,
pour Plymouth;
nation, nous fames expédiés
de cettc navigation , les prisonle huitième jour
lun lieutenant, l'autre
niers Fouquet et Sarras,
M. Mabit chirurgien aux
( Je fus charge,
de 150
d'accompagner en Europe près
armées,
embarqués sur le navire le
malades ou blessés,
fûmes conduits
Mars. Pris par. les Anglais,nous
de leur
d'ou, avec un équipage
à la Jamaique,
pour Plymouth;
nation, nous fames expédiés
de cettc navigation , les prisonle huitième jour
lun lieutenant, l'autre
niers Fouquet et Sarras, --- Page 409 ---
( 587 )
sergent, sont atteints de la fièvre
rent, l'un le neuvième
jaune et meuQuoiqu'ils eussent
jour, l'autre le sixième.
nous étions entassés couché dans l'entrepont, oi
quel était mort le 7 quoique le canot dans lesonniers
lieutenant, dont
se partagérent les effets, quelques prisans étre nettoyé, aucun
fatlongtemps
die. >
Ce même
ne contracta la malament fort de T'opinion chirurgien ajoute : C Lgalse
santé de Tarmée de
unanime des ofliciers de
que la maladie n'y Saint-Domingue, fut
J'assurerai
a En 1814, la fèvre pas contagieuse ))
pendant la croisière
jaune s'est
de Sa
dans la flottille développée
Majesté
Garde-Cote
dant cette
catholique. M. Venero,
flottille, avait fait
commancante, en trois temps
débarquer à Aliatteints de la
dilférens, seize hommes
en mer ou à maladio,et il en avait
son arrivée dans la
perdu neuf
communiqué avec
rade, sans avoir
M. Lefort assure personne (2).,
commerce venant de que plusieurs bâtimens de
Royal pendant
France et arrivés au Fortsieurs hommes Thivernnge de 1818, ont vu
eu aucune
frappés de la maladie,
plurelation avec d'autres
sans avoir
batimens, et
(1) Essaisur les maladies
en l'an XI. p. 20.
del l'armée de St-Domingue,
(2) I.. Valentin, Réflex.
ouv. cit.
25. --- Page 410 ---
588 )
communiqué avec la lerre. Il cite,
avant d'avoir
Fabricius de Marseille, qui,
entre autres, le
grains en louvoyant
ayant éprouvé plusieurs
avait, en jetant
dans la baie du Fort-I Royal,
atteint de la
Tancre, la moitié de son équipage
fièvre jaune (4). >
des principaua faits atDe la réfutation
SIV. -
légués par les contagionistes.
nombreux qui viennent d'être passés
Les faits
pour objet d'étaen revue ont eu principalement circonstance d'importablir qu'il n'est aucune
qu'au contraire,
tion évidemment démontrées
trouve les
partout ou elle nait, la Gèvre jaune dans la double
conditions de son développement et de T'influence atpuissance des causes locales
jamais au
qu'elle ne se contracte
mosphérique: salubres et heureusement expomilieu de sites
soit par les choses, soit
sés; que transportée, lieuxou sévissent de vastes
par les hommes, des
communiquée
épidémics , elle ne s'est jamais
ont sucailleurs, lors méme que les malades multiplices.ct y
vacombé; que les expériences la maladie ont été
riées à l'infini pour s'inoculer qu'enfin elle peut
présent infructueuses
jusqu'a *
() Opinion de M. Lefort, p: 5.
de sites
soit par les choses, soit
sés; que transportée, lieuxou sévissent de vastes
par les hommes, des
communiquée
épidémics , elle ne s'est jamais
ont sucailleurs, lors méme que les malades multiplices.ct y
vacombé; que les expériences la maladie ont été
riées à l'infini pour s'inoculer qu'enfin elle peut
présent infructueuses
jusqu'a *
() Opinion de M. Lefort, p: 5. --- Page 411 ---
I 589 )
apparaitre
des terres, spontanément, loin de
en pleine mer, loin
milieu d'un navire toute communication, au
causes nécessaires qui récèle en lui toutes
les
à son existence.
les
Maintenant
anti-contagionites vont
saires de plus
aborderleurs advertème
près ; ils vont attaquer leur
les faits directement, en s'efforçant de
sysles plus favorables
prouver que
cause de la contagion
en apparence à la
le domaine de Tinfection rentrent entièrement dans
l'action
locale combinée
atmosphérique;
avec
conçoit, tout
qu'en un mot tout se
la fièvre
s'explique au moyen des
jaune et de leur manière causes de
l'économie animale,
d'agir sur
d'admettre T'existence sans qu'il soit nécessaire
imaginaire,
gratuite d'une
qui semble
contagion
pour augmenter la terreur placée ici tout exprès
Tapparition de ce redoutable qu'inspire toujours
Ce sont ces faits
fléau (1).
contagion et les
rapportés en faveur de la
mémes faits
moyens de réfutation de
que nous allons
ces
poser.
sucessivement exe Je passe sans
tous les
m'arréter, dit M. Devéze,
exemples tirés de la
sur
gardes-malades, des
multiplicité des
qui deviennent la religieux et des médecins
proie de la maladie:
vivant
(1) Chabert (p. 75). --- Page 412 ---
5g0 )
constamment dans le centre de Tinfecpresque
n'en pas étre atteints des pretion, peuventils
acclimatés?Jel laisse
miers.lorsquils nesont pas
de côté tous les exemples de messieurs et mesont
la maladie pour
dames tels et telles, qui
pris
avoir été visiter leurs parens ou leurs amis qui
atteints, comme si les causes qui
en étaient déjà
malades, n'avaient
avaient rendu ces, derniers
et dû agir que sur eux; comme si,méme par
pu
action, elles n'avaient pas augleur première
J'arrive à quelques faits
menté d'intensité..
séduire
plus spécieux, parce qu'ils pourraient
des esprits peu attentifs
de 1802 et
( Dans la mémorable irruption
les Antilles et plusieurs con1803 qui a ravagé
était certaitrées des États-Unis, la fièvre jaune
(dit M. Moreau de Jonnès,
nement contagieuse
oû elle ne
qui convient avoir vu des épidémies
point); sur trente-deux perse communiquait
de l'armée de la
sonnes attachées à l'état-major
trente-une moururent (M.Moreau
Martinique,
ait
A cette époque, les
est le seul qui
survécu).
officiers de santé furent presque tous frappés,et
périrent.,
M. Chabert, que cette
a Il parait, réplique
mais où est la
épidémie fut très - meurtrière;
(1) Devéze p. 250,
trente-deux perse communiquait
de l'armée de la
sonnes attachées à l'état-major
trente-une moururent (M.Moreau
Martinique,
ait
A cette époque, les
est le seul qui
survécu).
officiers de santé furent presque tous frappés,et
périrent.,
M. Chabert, que cette
a Il parait, réplique
mais où est la
épidémie fut très - meurtrière;
(1) Devéze p. 250, --- Page 413 ---
(591 )
preuve de la contagion P dans le nombre
times Ceux qui ont été
des vicils pas tous d'Europe?
frappés n'arrivaientT'empire desi mêmes n'étaient-ils pas tous sous
également condamnés causes PPuisque tous élaient
sonné, quoi
à respirer un air empoid'extraordinaire
létère produisit sur tous le que son action déAu
même
commencement de
résultat(s)?,
rapporte Berthe, le chanoine Tépidémie de 1800, 3
Sanchès entre dans la
don Christoval
(Quartier
chambre d'un malade
odeur
Sainie-Marie), se sent frapper d'une
particulière,
lui, et
insupportable; il rentre chez
il tombe depuis ce moment ne se sent pas bien
jour,
bientôt malade, et meurt le
;
avec tous les symptômes de
troisième
Le quartier habité
la fièvre jaune.
éloigné de celui
par don Sanchès était trèsdans lequel la
core concentrée au moment maladie était enajouter, dit Berthe,
ou il la prit; je dois
ravagés
qu'il a été un des
par elle (2).,
derniers
Le professeur de
visite au bourg Sainte-Marie Montpellice conclut de cette
éminemment
que la maladie était
M. Devéze contagieuse dès son
en tire uue conclusion origine; mais
contraire :
() Chabert p. 76. Voy. aussi
Savaresi sur la méme
l'opinion du médecin
(2) Berthe, p. 55, épidémie, à l'article Martinique. --- Page 414 ---
L 592 )
la maladie eût été
s'écrie-til, que
a Pour peu, chanoine Sanchès l'aurait comle
contagicuse,
et son quarmuniquée à ceux quilentouraient. derniers ravagés.
tier n'aurait pas été un des existe entre l'inC'est là la grande différence qui
aller
il faut toujours
fection et la contagion; dans le lieu où elle se
chercher la première
hors de ce lieu,
trouve; et on ne la propage pas la seconde au
avec soi;
même en T'emportant
où elle est, on la
contraire, on la prend partout
avait eu
ou Ton va. Si le chanoine
porte partout
ses domestila petite-vérole, sa gouvernante, l'auraient prise de
ses voisins, ses amis
ques,
elle ne serait pas restée penlui, et certainement confinée dans le faubourg
dant quinze jours
Triana (1).
d'après le D: Capmas, que
e Berthe raconte,
dans une rue d'un
la maladie s'étant déclarée
de barrer cette
village, on eut ausitôtlattention muraille dans laquelle
rue de deux côtés par une
qu'on
c'est par cette grille
ou plaça une grille;
nécesles alimens et autres objets
faisait passer habitans de la rue clôturée, ayant
saires aux
la sortie d'aucune
l'attention de ne permettre
Cette
ou d'aucun objet de T'intérieur.
personne
ayant été continuée penprécaution tres-sage
() Devèze (P- 185, 186)3
, on eut ausitôtlattention muraille dans laquelle
rue de deux côtés par une
qu'on
c'est par cette grille
ou plaça une grille;
nécesles alimens et autres objets
faisait passer habitans de la rue clôturée, ayant
saires aux
la sortie d'aucune
l'attention de ne permettre
Cette
ou d'aucun objet de T'intérieur.
personne
ayant été continuée penprécaution tres-sage
() Devèze (P- 185, 186)3 --- Page 415 ---
( 593 )
dant tout le temps nécessaire, réussit
tement; la maladie,
complé.
barrière (2)..
encffet, ne dépassa pas la'
En admettant ce fait, méme dans
réplique M. Devéze, il ne
son entier,
nant: : à New-York,
présente rien d'étonqu'un
en 1805, la maladie
quartier; à
n'occupa
que six rues
Philadelphie elle n'a
en 1802, et sans
occupé
ona vu
remonter si haut,
la fièvre rencoredNew-York,d dans l'année dernière,
aux rues jaune naître dans une rue et se borner
adjacentes (2). Ces exemples
semultiplier à l'infini; dans
pourraient
fection n'a pas été
tous, le centre d'inassez fort
ticules infectantes hors
pour jeter des par-i
sans qu'on bâtit des
des lieux désignés, 9 et,
qué que les
murs, , la maladie n'a attale germe du personnes mal.
quisont allées y chercher
dans ce
On n'aurait pas bati de murs
die
bourg dont parle Berthe,
ne se serait
que la maladire que les pas davantage étendue, c'est-àcelte
individus qui l'avaient
rue auraient bien
la
prise dans
part avec eux, mais
pu transporter autre
Nous nous
non l'y propager (5).-
ques réflexions permettrons de joindre ici quelau sujet de ce fait; d'abord
(:) Berthe (p. 275).
(2) Pascalis.
(5) Devèze (p. 252.) --- Page 416 ---
(594 )
est le nom de ce village dont parle Berthe?
quel
la maladie qui s'y était manifestée?
D'ou venait
nécessitaient les besoins de
Les rapports. que de tous les instans, le passage
tous les jours,
on
n'établissaicnteils
seul des alimens dont parle
plus ou
sans cesse des communications
pas
Textérieur et l'intérieur?
moins directes.entre privés des secours de la
Les malades étaient-ils
de la religion? Lcs
médecine, des consolations
ou étaientcadavres restaient-ils sans sépulture, rue ? voilà autant
ils ensevelis dans cette même
voir résolues
de questions que nous voudrions pleine et entière sur
pour avoir une conviction les effets d'un isoleTauthenticité, du fait et sur
ment complet.
qu'ayant une dent cariée,
Palloni rapporte
le doigt et sans préil yi portait fréquemment immédiatement après avoir toucaution, même atteints de la fièvre jaune, et
ché des individus
maladie s'est développée
que bientôt après cette
ajoute M.
sur. lui (1). Peu de faits particuliers, en faveur
Bally, parlent avec, autant d'éloquence
de la propagation par contact (2), à accorder
M. Devéze,
a Je consens, réplique décrit étaient ceux de
que les symptômes qu'il
dans T'ordre
la maladie régnante ; n'était-il pas
() Pallonip. 20.
() Bally p. 455.
maladie s'est développée
que bientôt après cette
ajoute M.
sur. lui (1). Peu de faits particuliers, en faveur
Bally, parlent avec, autant d'éloquence
de la propagation par contact (2), à accorder
M. Devéze,
a Je consens, réplique décrit étaient ceux de
que les symptômes qu'il
dans T'ordre
la maladie régnante ; n'était-il pas
() Pallonip. 20.
() Bally p. 455. --- Page 417 ---
( 595 )
que soumis à l'influence du foyer
y succombat comme les autres? d'infection, il
tion que peuvent avoir
Et quant à l'acavec son
eue les frictions faites
doigt sur la gencive, c'est une
coincidence, ou tout au
simple
minante de la maladic, plus une cause déterfecté (1)..
Palloni étant déjà inCe qui est. arrivé au
pelle-t-il
professeur de Pise ne
pas ce que l'on observe
rapdans les amphithéatres
quelquefois
dividu plongé
d'anatomie?.. Un inmilieu d'une chaque jour plusieurs heures au
atmosphère saturée
putrides, se fait une
d'émanations
qui lui sert à étudier piqure avec l'instrument
mort. Presque
ces tristes débris de la
aussitôt une inflammation
développe au lieu de la
se
envahit les parties
blessure; bientôt elle
affection générale voisines, s'étend au loin; une
suit ce désordre local: des
sepenesspmpatligue de
namie la caractérisent.
malignité et d'adycas la maladie est due à Dira-t-on que dans ce
l'inoculation d'un
contagieux? ou plutôt ne devra-t-on
virus
simplement une maladie
pas voir
gue influence des
préparée par une lonnée tout-d-coup causes infectantes et détermitellep Tout
par une circonstance accidense passe de la même manière
dans
(1) Devéze p. 251. --- Page 418 ---
( 596 )
Palloni:sous Tinfluence
r'observation du docteur!
si active d'ind'une carie dentaire, cause déjà
répétés
flammation,ets sous celle d'attouchemens
dent avec les doigts souillés de matières
sur cette
violente se dévecontaminées, une phlegmasie face interne des joues,
Joppe aux gencives, à la
à la gorge : le mal s'étend, se propage jusqu'al'es se détomac ; les phénoménes sympathiques une telle béd'ailleurs avec
clarent et marchent de l'aveu de l'auteur luinignité qu'il n'y eut,
ni vomisseméme, ni doulour de têle aiguè,
raisonnijaunisse successive. Peut-on
mentnoir,
en faveur de la contagion
nablement présenter
un fait où les symptômes s'il psthognomoniques fàt arrivé en tout
ont manqué, un fait qui,
,n'eût ofautre temps que celui d'une épidémie,
et de très-naturel?
fert rien que de très-simple
comme
.On a cité de la même épidémie la mort
de contagion, dit M. Valentin,
preuve
boulangers, pour avoir coude quatre garçons infectés qui étaient restés quaché sur des sacs
navire
ils
rante-huit heures sur un
espagnol;
étendus sur la terre au rez-de-chausles avaient
fois cette maison, rue Saint-.
sée. J'ai visité deux
par
Antoine; la première fois j'étais accompagné
Dufour qui m'a montré la place préle docteur
ils avaient
cise du sol non pavé sur laquelle
est
couché. Je lui ai fait remarquer quc ce lieu
ons infectés qui étaient restés quaché sur des sacs
navire
ils
rante-huit heures sur un
espagnol;
étendus sur la terre au rez-de-chausles avaient
fois cette maison, rue Saint-.
sée. J'ai visité deux
par
Antoine; la première fois j'étais accompagné
Dufour qui m'a montré la place préle docteur
ils avaient
cise du sol non pavé sur laquelle
est
couché. Je lui ai fait remarquer quc ce lieu --- Page 419 ---
- I 597 )
iout près d'une porte
tite ruelle humide, commmiquant à une pefort mal
une odeur fétide (1)..
propre, et ayant
On
existait remarquera en outre que la fièvre
déjà à Livourne, et qu'ils
jaune
comme les autres dans le
étaient plongés
foyer d'infection
centre d'activité du
(2).
la suite L'expérience de
faite par le docteur Valli, et à
laquelle il a péri, a été
voquée comme un
également intagion : ce médecin, témoignage puissant de conarrivée à la Havane peu de jours après son
fait dépouiller
( le 21 septembre
nait
de sa chemise un
1816),
de mourir de la fièvre
matelot qui vele corps avec cette
jaune, se frotte tout
Le
chemise, la revét et s'habille.
il premierjour il fut assez
le
se sentit
gai; lendemain 22
cablé, et le indisposés le 23 if se trouva trés-acexpira
24, troisième jour de sa
sans conyulsions ni
maladie, il
Nous allons
douleurs, (5). >
présenter
que fait naitre le plus
quelques observations
en tentant cette
simple examen de ce fait: :
n'était-il
expérience, le docteur
pas à la Havane, sous
Valli
nemment producteur de
ce climat émila fièvre jaune? était-il
(1) Valentin. Voyez médecine
(2) Devéze (p- 251).
en Italie, p. 86.
(5) Larrey.
Consilérations sur la fièvre
jaune, P. 22. --- Page 420 ---
( 598 )-
venaito d' Parriver depuis
acclimaté? Non, puisquil n'était-il pas soumis à
peu de jours ; dès lors déterminent la maladie
toutes les causes qui débarqués? Car, en bonne
chez les nouveaux
à conclure quilna
logique, pour être autorisé
parce qu'ila
été atteint de la fièvre jaune que l'avait cueyil
revêtu la chemise du matelot qui prouvé que
faudrait qu'il fàt préalablement
se
spontanément
cette maladie ne développepas climat de la Havane ; or, les
sous Tinfluence du
ont mis le fait hors de
preuves du contraire
la Havane comme
toute contestation, et signalent
qui
des lieux les plus funestes aux Européens
un
y abordent.
expériences pussent
Pour que de semblables matière de contaacquérir force de, preuve en ayant servi penque des effets, à divers indigion.ifaudrait dant tout le cours de la maladie Antilles et en
vidus morts de la fièvre jaune aux bien hermétifussent aussitôt après
Amérique,
envoyés sur quelque point
quement fermés,
méridionale, et que là des
maritime de T'Europe
de toute
dévouées, se séquestrant effets, les
personnes déballant elles-mêmes ces
société,
quelque temps immédiateportassent pendant leur corps. De telles expément appliqués sur
fois en différens
riences, répétées plusieurs desindividus diftemps, en différens lieux, par
bien hermétifussent aussitôt après
Amérique,
envoyés sur quelque point
quement fermés,
méridionale, et que là des
maritime de T'Europe
de toute
dévouées, se séquestrant effets, les
personnes déballant elles-mêmes ces
société,
quelque temps immédiateportassent pendant leur corps. De telles expément appliqués sur
fois en différens
riences, répétées plusieurs desindividus diftemps, en différens lieux, par --- Page 421 ---
599 )
férens d'age et de tempétament,
étre le seul moyen d'arriver
nous paraissent
utile et positif. Nous
à quelque résultat
médecin
pensons qu'il n'est pas un
soumettre antt-contagtioniste à une
qui refusât de se
pareille
M. Pariset
épreuve.
Jumilla,
rapporte que lors de
en 1811 et 181a,une l'épidémie de
vivant Parfaitement
jeune personne, %
il n'y avait point de séquestrée dans une rue ou
distance de celles
malades, et à une grande
fièvre
ou il y en avait, périt de la
jaune; on parvint à découvrir
elleavait eu Timprudence
que la nuit
par une petite fenêtre basse d'entrotenir son amant
rue; quant à lui,
qui s'ouvrait sur la
point malade
ajoute M. Pariset, il ne fut
(1)..
Nous ne nous
fait qu'une seule permettrons à l'égard de ce
pas la. fièvre
réflexion : un individu qui n'a
jaue peut-il la transmettre à
personne avec laquelle il s'entretient
une
nétre? jusqu'a ce
par une fequ'on nous
sibilité de ce
aitexpliqué la posphénomène, nous. ne
T'exemple de M.
pouvons, 7 à
der
Pariset, nous résoudre
ce fait comme
à regarcentagion.
péremptoire en matière de
Ne peut-on pas en dire autant d'un fait
tifà une petite fille de dix
relaans, orpheline, qui,
(1) Pariset p: 78. --- Page 422 ---
I 400 )
toute seule dans la maison où elle
demeurant
et sa mère, allait coucher
avait perdu son père
soir furtivement avec sa grand'mère
chaque
M. Pariset, ne dura que deux
Comanége, ajoute
cette
nuits mais il en 1 coûta la vie à
pauvre
;
mère ():
de ce fait, l'on ne dit
Outre Tinvraisemblance
Or, la
sila'petite fille avait la fièvre jaune.
point
probable, puisque chaque soir
chosen'est guère
entrait par
elle se rendait chez sa grand'mère,
l'enfant
et que de très-bon matin
sa fenêtre,
retournait à la ville : un malade peut-il
s'en
courses ? et sil'onn'est pas mafaire de pareilles
mal
n'a
communiquer un
qu'on
lade, peut-on
pas?
familles ont passé tout le temps de
C Plusieurs
campées à droite de
Tépidémie de Barcelonne,
du lieu
la porte de mer, endroit tres-rapproché effets d'un
ressenti les
infecté, sans presqueavoir
perdu
tel voisinage, de sorte qu'elles.n'auraient été
deux individus, qui encore auraient gaque
gner le mal à Barcelonette (2).*
les
a Outre qu'il a été constaté, répondent
auteurs du manifeste, qu'un assczgraudnoxabre
(:) Pariset (p- 79)-
française, p. 16. - Voy.
(a)Rapport de la commission
manifeste, p. 19.
infecté, sans presqueavoir
perdu
tel voisinage, de sorte qu'elles.n'auraient été
deux individus, qui encore auraient gaque
gner le mal à Barcelonette (2).*
les
a Outre qu'il a été constaté, répondent
auteurs du manifeste, qu'un assczgraudnoxabre
(:) Pariset (p- 79)-
française, p. 16. - Voy.
(a)Rapport de la commission
manifeste, p. 19. --- Page 423 ---
de Ces
401 )
personnes ont été
comme elles ont' du reste atteintes de lT'epidemic,
munication non
entretenu une comde Barcelonette, interrompue avec les habitans
cable contre la Targument est égalament applibien la position contagion. du
Enfin, si l'on
lieu' où
examine
verra qu'ils éaienta Tabri du vivaient ces gens, on
ductéur des miasmes
sud-est, vent conla direction
délétères,
suivant laquelle la sonmneleproue
pandue (1)..
maladie s'est réM. Rochoux fait
observer
qu'outre la position de
dans une
au vent
ces hommes parr note,
de' leur dominant, il faut encore
rapport
mode de
tenir
des toiles tendues logement qui avait lieu compte
sous
nombre, qui, d'aprés hortizontalement, M.
et de leur
à soixante ou
Salva, s'élevait au
Dans certaines quatre-vingts individus (2). plus
sonnes se mettre à contrées, l'abri
cn a vu des
se séquestrant
des atteintes du mal pertoute
parfitement, et en
en
lieux communication avec les interrompant
infectés.
individus ou les
r Cela, dit M. Devéze,
dinaire que de voir
n'est pas plus extraorbiter avec des femmes beaucoup d'hommes cohaqui ont la syphilis,
(a) Manifeste
et
(a) id,
(p. 19).
--- Page 424 ---
(.402 )
la
cela n'est pas plus
cependant ne pas prendre;
au moins la
extraordinaire que de voir toujours
d'une
moitié de la population d'une ville ou
maladie, et
contrécinfectée ne pas contracterla
aucune précaution. Si
souvent sans prendre
et l'était en
toute personne était susceptible,
depuis long-temps les maladies par
tout temps,
infection auraient dépeuplé la
contagion ou par
terre (1).
d'ajouter que l'idée
Nous nous permettrons
milieu d'une
complète au
d'une séquestration
au moins
ville infectée est, sinon impossible,
bien difficile à concevoir : en effet, a-t-on pu,
momens de malheur et d'effroi, réunir
dans ces
nécessaires à une séquestratoutes les provisions
de
mois? et dans le cas contraire,
tion
plusieurs
pas des moyens
les domestiques ne deviennent-ils Enfin toutes les
journaliers de communication?
les bechoses introduites dans la maison pour
recéler quelsoins de la vie ne peuvent-elles pas
il n'est
parcelles du virus contagieux? car
ques
même alimentaires qui,
point de matière, pas
des contagionistes, ne puisse
dans l'opinion
de ce germe subtil. -
servir à la transmission
de cet
Mais la réfutation la plus péremptoire
n'a
c'est qu'à Barcelonne la maladie
argument,
(1) Devéze (p- 255).
les bechoses introduites dans la maison pour
recéler quelsoins de la vie ne peuvent-elles pas
il n'est
parcelles du virus contagieux? car
ques
même alimentaires qui,
point de matière, pas
des contagionistes, ne puisse
dans l'opinion
de ce germe subtil. -
servir à la transmission
de cet
Mais la réfutation la plus péremptoire
n'a
c'est qu'à Barcelonne la maladie
argument,
(1) Devéze (p- 255). --- Page 425 ---
Point
405 )
respecté plusicurs
séquestrés de la manière personnes qui
de faits attestent
la plus
s'étaient
a Que si des cette vérité (1), sexacternombee
ont joui de Tavantage corps d'armée ou des
démie
d'être
individus
après s'être
préscrvés d'une
àlas salubrité du séquestrés, il faut
épilieu qu'ils
Tattribuer
cownmunications ladie,
sulisaient ocmipaient; car si les
les habitans de Sans, pour donner la macoup d'autres lieux
Gracia, et de beauqui entourait
renfermés dans le
de celles qu'ils Barcelonne, auraient été cordon
tandis
n'ont cessé
victimes
qu'ils ont pu
davoiravece cette
ceux de ses habitans secourir
ville,
d'eux (2).,
qui ses sont impunément réfugiés tous
Quantal
auprès
moyen duquel lisolement qui se
a
quoique placé on se préserve fnitaurfeau, de la
et au
met-il pas les près des lieux ou elle maladie,
même position individus qui l'opérent règne, ne
camper à quelque que ceux, auxquels il suffit dans la
pour se soustraire distance du lieu
d'aller
aux atteintes du d'infection
malp
: () Voyez (ann. dela
Ne
adressée à M, Lassis médecine phys., mai
manifeste, p. 24.
par M. Piguillem, - 1822)1 la note
(2) Piguillem. Note à M.
Voyez aussi
phys., mai 1822, p. 411. Lassis, 64 ann. de la
i
médecine
26. --- Page 426 ---
404 )
d'un air
de tous les avantages d'une
jouitsoent-ils pas
et de T'excellence
sans cesse renouvele circonstances qui suffisent,
grande ventilation?
(1), pour
même des contagionistes
Or,
de l'aveu
Taction du virus contagieux.
détruire toute
ont assez de pouvoir
si de telles circonstanees effets d'un germe spécilique
annihiler les
suivant les contagiopour Texistence soutient,
de plusieurs
dont répreuve d'une traversée forte raison
nistes,
pas aà plus
par
mois, ne peuvent-elles des midsmes projetés est
anéantir l'influence dont la sphère d'activité
un foyer dinfection:
locale et trtselteonnatier la refutation
toujours
terminentl leurs adverermarcengenet font valoir
des faits principaux que
emprusices
celle des obervations M. Bally insaires par
que
; observations
favorables
de la navigation:
les plus
comme les preuves M. Devéze prétend
roque
, tandis que
les lois de
aa son opinion, Wexpliquent très-bien par
1 4
qu'elles
les faits.
Tinfcction : examinons
enos vaisseaux
FAnCirPasei Benucoupden n'eurent pas à soufM. Bally qui parle):
pas avec
(e'est
ne Rommliquereal du
frir, tant qu'ils
malades atteints typhus
nous : le nombre des
S 57
(
Barcelonne,
des epiciminaroal
(1) Yoyez rapport
(P- 54),
opinion, Wexpliquent très-bien par
1 4
qu'elles
les faits.
Tinfcction : examinons
enos vaisseaux
FAnCirPasei Benucoupden n'eurent pas à soufM. Bally qui parle):
pas avec
(e'est
ne Rommliquereal du
frir, tant qu'ils
malades atteints typhus
nous : le nombre des
S 57
(
Barcelonne,
des epiciminaroal
(1) Yoyez rapport
(P- 54), --- Page 427 ---
(405 )
américain était
la fréquence des presque toujours en raison de
page du Dugay-Tromin relations avec la terre, L'équifaite pendantles
jouit d'ane santé pardans la rade; mais huitpremiers mois de sa station
amiral Latouche
peu après que le contre.
le vaisseau amiral, Tréville l'eut choisi pour être
cevoir un grand nous ne tardâmes pas à reéquipage,
nombre de matelots de
atteints de l'affection
son
changement vint de ce
dominante, Ce
commandant de f'escadre que ta présence du
tions
nécessita des relae L'auteur trinanutigphizes avec ta terre (1).,
M. Devéze, qui rapporte ce fait,
en donne
réplique
La fièvre
lui-méme
jaune se
Texplication :
Téquipage, dès
développa sur les gens de
avec la terre, que ceux-ci 6 eurent des relations
aller chercher c'est-a-dire quand ils purent l'y
Il aurait (2).,
M. Bally fait pu ajouter, ce nous semble,
encore observer
que
ce vaisseau,
dans une note
d'une
pendant les huit mois
que
santé parfaite, avait
qu'il jouit
positions de la
une des meilleures
des rescifs
rade, se trouvant plutôt du
que du côté des
côte!
anse (5)..
marais de ta petite
(1) Bally (p. 455).
(2) Devéze (p. 250).
(5) Voyez p. 455. --- Page 428 ---
406 I 1
bloqua le 1as cap pendant
La flolte anglaise
d'une
sept mois, et jouit durant tout ce temps
malgré les fatigues de la navigasanté parfaite, la reddition du, cap, les Anglais
tion : après
ne point
poussèrent si loin les précautions pour
accommuniquer avec les malades, qu'ayant le
cordé à M. Bally le navire la Justine, malades pour
transport d'un grand nombre d'officiers
et d'officiers de santé bien portans, ils n'osérent
l'amariner, et le laisserent libre jusqu'à
jamais
ou il les suivit : mais la flotte
la Jamaique,
conservéc, ayant distribué à
ennemie, si bien
immense
bord de chaque vaisseau une. foute
et
d'infortune de M. Bally,
des compagnons
de ses équipages sur nos
ayant porté une partie
traversée de nompropres mavires, vit pendantla d'Amérique parmi
breux exemples du typhus intacts. Il en fut de
ses matelots précédemment avait reçu l'ordre de
même de la division qui
du Port-auconduire à Kingstown les bâtimens
Prince; l'infection y fit des progrès encore plus
quoique précédemment on n'eut aperçu
rapides,
aucune. traçe de sa présence (4). textuellement
Pour réfuter cette observation
le lecd'après M. Devéze, nous devons prévenir Loteur que ce médecin a cru devoir combattre
(1) Bally (p- 456).
reçu l'ordre de
même de la division qui
du Port-auconduire à Kingstown les bâtimens
Prince; l'infection y fit des progrès encore plus
quoique précédemment on n'eut aperçu
rapides,
aucune. traçe de sa présence (4). textuellement
Pour réfuter cette observation
le lecd'après M. Devéze, nous devons prévenir Loteur que ce médecin a cru devoir combattre
(1) Bally (p- 456). --- Page 429 ---
403 )
pinion qui attribueà un
de la
grand nombre
Martinique la fièvre
d'émigrés
juin 1795 dans la ville de jaune qui éclata le 10
ment ila
Roseau: et voici
tient à la argumente : ( La ville de Roseau comsoit soumise Dominique; on ne peut nier
appart
à une forte
qu'elle ne
de juin; avec cette
chaleur, surtout au mois
condition
pour faire naître la fièvre
qu'y manque-t-il
Aluence d'un foyer
jaune? rien que l'innement elle
d'infection, et bien
y fut fournie alors
certaineréunion des émigrés de la
par ta grande
un pareil ensemble de
Martinique : c'est a
la maladie qui désola de circonstances que fut due
villages de lEspagne, temps à autre certains
qui n'en
susceptibles; et c'est
paraissaient pas
semble de circonstahces encore à un pareil enque l'on doit
ledesdoppement de cette maladie
attribuer
individus transportés
chez certains
étaient déjà
dans des vaisseaux
leur
infectés, ou qu'ils infectèrent qui
rassemblement (1).,
par
C'est à la suite de cette
le fait ci-dessus
réfutation que, citant
relaté, M. Devéze
pense qu'après tout ce
ajoute : e Je
est inutile
que j'ai dit plus haut, il
mense
d'expliquer comment la fioule imtransportée sur les
en faire autant de foyers vaisseaux anglais put
d'infection; comment
(1) Devéze (p. 246). --- Page 430 ---
(408)
renfermant déjà des principes
nos vaisseaux,
(4).-
nuire aux: marinsanglais
délétères, purent
d'après le docteur Blane,
M., Bally rapporte, Ja, Thétis et le Hussard
que le A6. mai 1795,
deux navires
prirent sur la côte d'Amérique L'un d'eux
français venant de la Guadeloupe. atteints de la fièvre
avait quelques hommes
quatorze
jaune, et ils infectèrentr rapidementles
neuf
chargées de garder les prises; du
personnes
à Halifax le 28
moururent avant d'arriver
furent misesa à
même mois, et lesi cinq autres affection. Une
T'hôpital, tourmentées de Ja même
à bord du
partic des. prisonniers furent envoyés siactiver
Hussard,, et la fièvre jaune s'y répandit fut plus
ment que près du tiers de léquipage
ou moins gravement atteint, (2)
est-il aussi
fail,
M. Chabert,
( Ce
répond le docteur Blane? prouconcluant que l'assure,
contagicuse de
ve-t-il invinciblement la qualité
En
fièvre
Nous.ner le pensons pas.
la
jaune? l'intérieur du bâtiment pris était
effel, l'air de
contagioux, mais
infecté, non par des_miasmes
Devéze (p. 249, 250). - Il pense qu'il esti inutile
(1)
les autres faits de fièvre jaune communide rapporter
paree qu'ils ressemblent tous à
quée sur des vaisseaux,
ceux-ci (p. 249)-
(2) Bally (p. 458).
Nous.ner le pensons pas.
la
jaune? l'intérieur du bâtiment pris était
effel, l'air de
contagioux, mais
infecté, non par des_miasmes
Devéze (p. 249, 250). - Il pense qu'il esti inutile
(1)
les autres faits de fièvre jaune communide rapporter
paree qu'ils ressemblent tous à
quée sur des vaisseaux,
ceux-ci (p. 249)-
(2) Bally (p. 458). --- Page 431 ---
(4 409)
par desémanations
agi avec. d'autant plus putrides, délétères, qui ont
détachés du Hussard, d'énergie sur les Anglais
en bonne santé et
que ces individus élaient
qu'un air pur (1). > n'avaient jusqu'alors respiré
des Ajoutons documens que M. Bancroft a établi,
d'après
suivies avec la plus authentiques et des recherches
fièvre jaune ne
grande persévérance, quela
du vaisseau la régnait point parmi
accusé de
Raison, celui des deux léquipage
l'avoir
qui était
Musard; or, si elle communiquée a
au navire le
ne peut que s'y étre existé sur ce dernier, elle
par l'eflet des mêmes développée spontancment,
lées (9).
circonstances déjà
(
signaEn 1808 le brick français
mouiller dans le port du
le Palinure vint
tinique : la fièvre
Fort-Royal de la Marla mortalité devient jaune gagne
voir lax
:
shimattensdieert
maladie s'affaiblir eflrayante dans T'espoir de
treprend une croisière; le en pleine mer, on enbrick anglais la Carnation Palinure rencontre le
n'ayant point
venant
à
d'Europe,
bord; un combat Ireliehd.etagantg point demalades
est capturé;] la plupart s'engage; le brick anglais
des hommes de son équi-
(1) Chabert (p. 79).
(a): Bancroft (p. 773 et suivantes). --- Page 432 ---
(410)
à bord du Palinure : un
page sont transportés
de la fièvre jaune. Il
grand nombre est frappé M. Moreau de Jonnès)
est indubitable (ajoute communiquée par contala maladie s'était
que
); - région (1).2 médecin d'ici ( de la Martinique
e Un
de publier ce fait.
plique M.Le Fort, se propose couleurs bien difféSous sa plume, il aura des
M. Moreau de
rentes de celles sous lesquelles qui aimons à
Pour nous,
Jonnes T'a représenté.
admettons le fait tel
croire à sa véracité, nous
disons qu'il n'est
qu'il nous le donne, et nous faveur de la con-.
rien moins que concluant en
tagion.
paroles de M. de JonReprenons les propres
article: e Je reconnès; il dit en terminant son de la Carnation,
des soixante hommes
nus que
déjà morts del'épidémie qu'ils
vingt-deux étaient
des
avaient :
contractée par la communication choses. ) Or,
et par le contact des
et
personnes
supposer la question
c'est là évidemment C'est une espèce de sOnullement la résoudre.
hoc. En bonne
phisme : post hocs ergo propter
conclure rigouretsement
logique, pour pouvoir dà la fièvre jaune qu'aux
les Anglais n' ont
que
des sciencès médicales, art.
()Voyez Dictionnaire M. Moreau de Jonnès.
F.J., fait communiqué par
. ) Or,
et par le contact des
et
personnes
supposer la question
c'est là évidemment C'est une espèce de sOnullement la résoudre.
hoc. En bonne
phisme : post hocs ergo propter
conclure rigouretsement
logique, pour pouvoir dà la fièvre jaune qu'aux
les Anglais n' ont
que
des sciencès médicales, art.
()Voyez Dictionnaire M. Moreau de Jonnès.
F.J., fait communiqué par --- Page 433 ---
(4rt'y
communications avec 1 des
il faudrait
hommes quilavaient,
maladie, à certaines démontrer, au préalable, que cette
conditions et sous certaines
nous avons
pas
itsaendadonen
tous les jours des spontanément: or,
traire: qu'on se
exemples du conment spontané rappelle les faits de
de la fièvre
développe:
seaux (a). D
jaune sur les VaisL'éditeur de
Topinion de M. Le Fort,
lot,ajoutch note
M.Sédildans le
suivante: a Le
Carénage du
Paliuure.mouille
fièvre jaune, et devient, Fort-Royal, est envahi par la
par le fait même de cet
envahissement, un
à la mer. Dans cet foyer d'infection. Il est mis
de la
état,il rencontre dans les
la
Martinique et sous te méme
eaua
Carnations il s'en
ciel, le brick
soixante hommes de empare et prend à son bord
non acclimatés
Téquipage. Les prisonniers
augmentent
Palinure; ils y prennent la Tencombrettent du
ils Tauraient
ievrejaune,
prise en débarquant
comme
quelconque des Antilles ou
sur un point
des causes d'infection
se seraient trouvées
pement, comme ils favorables à son dévelopleur brick,
auraient pu la prendre
sans qu'il eut touché
sur
aucun batiment, aucun
aucune terre,
cela' arrive
individu infecté, comme
fréquemment (2).
(1) Opinion de M. Lefort,
(2) Note de l'éditeur,
p. 16.
p. 17 s r8. --- Page 434 ---
( 412.) /
de
T'histoire du Palinure, M. Moreau
A
succéder un fait dans le récit duquel
Jonnès fait
de la
la vérité sur le caractère non contagieux matelot emfièvre jaune lui échappe. Cest un mort de la
le
qui y est
ar
barqué sur Mercury
à qui que ce
fièvre jaune sans la communiquer était si grande qu'on
soit; et cependant la frayeur tout viyant. M. de
failli jeter à l'eau le malade
a
cette même année la fièvre jaune
Jonnèsidit que
à la Martinique:
n'avait pas. été contagieuse tantôt est contaQu'est-cc qu'une maladie qui ? La faculté de se regieuse et tantôt ne l'est pas: caractère essentiel des
produire, qui, forme le bien être suspendue
maladies contagicuscs, peut individus; mais ik rén
accidentellement sur des faculté cesse entièrepugne d'admettre que cette une année (4)-
rement dans l'espèce pendant dit M. Chabert, ne pas
a Nous voudrions, manière de voir de ceuxi qui
nous. arrêter à la
est souvent consoutiennent que la fièvre jaune
ont observé
tagieuse, après, être convenus qu'ils elle n'a point
pendant lesquelles
des épidémics
revêtu cette funeste propriété. véritable acception
A moins que changeant la lépidémie avec la
des mots, l'on ne confonde comme pouvant
contagion, et lon ne considère
(1) Note de l'éditeur (p.18).
ions, manière de voir de ceuxi qui
nous. arrêter à la
est souvent consoutiennent que la fièvre jaune
ont observé
tagieuse, après, être convenus qu'ils elle n'a point
pendant lesquelles
des épidémics
revêtu cette funeste propriété. véritable acception
A moins que changeant la lépidémie avec la
des mots, l'on ne confonde comme pouvant
contagion, et lon ne considère
(1) Note de l'éditeur (p.18). --- Page 435 ---
( 415 I
devenir contagietuses toutes les
miques; à moins qu'on
maladies
nomination
ne veuille
épidéde
donner la dédies auxquelles contngieuscs à toutes les
de
on est forcé de donner malareconnaissent wnatinutonniaita à toutes les
le nom
émanations pour causes évidentes maladies les
qui
ou miasmes
efluves,
substances
qui se
végétales et animales dégagent des
lesquels, élevés par Taction
en putréfiction,
pension dans Tatmosphère solaire, tenus en susd'humidité, souillent l'air par un certain degré
sans faire éprouver
par leur
ses élémens
aucune altération présence, sensible
à
nous parait constitutifs: se réfuter Topinion de ces sayans
d'eclle-meme (1)..
CHAPITRE SIXTENE.
RAISONNENENS POUR ET CONTRE
Le double
LA CONTAGION.
nous représente tableau l'un que nous venons de
armé de Ses faits
et l'autre parti aux tracer
vations collectives, individuels, fort de ses prises,
Tinvincible
et proclamant tour obsermaintenant supériorité de son
à tour
les' combattans
opinion. Suivons
sur le champ de l'ar-
(1) Chabert (p. 80). --- Page 436 ---
t 414 )
raisonnement à raisongumentation : opposons et plaçons le lecteur
nement, système à systême. favorable
qu'il
dans une situation assez
pour leurs derembrasser d'un seul coup-d'ail
puisse
d'attaque et de, défense ; c'estalors
niers moyens
d'observation où il sera
seulement que du point
des diverses circonsélevé, dominant) l'ensemble
la contagion,
tances qui militent pour ou contre
imparavec une rigoureuse
il pourra prononcer
la victialité auquel des deux camps apparticnt
toire.
d'abord la maladie sous
Si nous enyisageons nous allons voir s'oule rapport de ses causes, $ champde contestations
vrirdevant nous un vaste
y péopposées : osons pourtant
et d'assertions
nétrer.
nnespuraithier) l'influence
M.Bally avouequ'on émanations marécageuses
de Thumidité et des
du typhus occidensur le retour plus fréquent dit-il, que partout ou
tal : e Il est remarquable,
et là surtout où
il vient le plus habituellement,
le connaissance, on peut soupconner
il a pris
causes (1). D Mais pour prouver
cours de ces
n'est pas essentiella présencc de celles-ci
et
que nécessaire; il prétend qu'aux Antilles
lement
plusieurs lieux, qui n'offrent pas
en Amérique,
.
(1) Bally (p. 545).
occidensur le retour plus fréquent dit-il, que partout ou
tal : e Il est remarquable,
et là surtout où
il vient le plus habituellement,
le connaissance, on peut soupconner
il a pris
causes (1). D Mais pour prouver
cours de ces
n'est pas essentiella présencc de celles-ci
et
que nécessaire; il prétend qu'aux Antilles
lement
plusieurs lieux, qui n'offrent pas
en Amérique,
.
(1) Bally (p. 545). --- Page 437 ---
les mêmes
(415)
sources dinsalubrité
pourtantle théâtre des
1 deviennent
Laffuence des
ravages da typhus, quand
mens
étrangers tri
(céci ne doit
fournit des alin
Il cite
s'entendre que des
colas Baltimore, la
Antilles),
à
Havane, le Môle Saint-Ni.
d'iles dans Saint-@Domingue, la
les Antilles dont Barbade, et une foule
salehrité(a)
Chisholm vante la
M. Devéze lui
première
répond : e Cette
faits
proposition est-elle
restriction à Sa
concluans?
appuyée sur des
d'abord
Examinons.le
tuée
Baltimore est-elle
rapidemnent: et
au fond d'une
une ville salubre? siellea ses rues
bais,entourée de
point
assez larges; mais plantations,
pavées, et deviennent de toutes ne sont
pendant la pluie; ;un
véritables mares
en bois sont bâties grand nombre de
bord de l'eau
sur des terres
maisons
dans. Iaquelle
rapportées au
quelques-tunes; et
baigne le pied de
en étaient couverts, pour combler les
bois, des troncs
on y a jeté des espaces qui
de
et des branches
pièces de
rocailless il est peu de
d'arbres mélés
ou dans Tintervalle
ces maisons dessous
santes, laissant
desquelles les eaux
ment
ça et Ià le limon à
croupistion beaucomp de corps
nu, ne renfer.
(2)..
organisés en putréfac-
(1) Bally (p. 548).
(2) Valentin (p. 101).. / Devéze
(p. 163). --- Page 438 ---
( 416) )
d'une partie de la BarChisholm, en parlant
observe quele côté oriental où sont situées
bade,
très-étendue,
la maison du roi et une baraque
être infecté par les miasmes marécageux
peut
d'un bras de mer qui s'avance consiprovenant
dérablement dans le pays (1).
M. Deat e Sans poursuivre plus loin, 9 répond
M. Bally lui-même ne peut-il pas nous servéze,
que les Antilles
virà prouver quilestimpossible jamais? > - C On a refertiles en manquent
(c'est M. Bally qui parle).
connu aux Antilles
à un
qui sature T'atmosphère
une évaporation
manifeste son activité en
point extrême, et qui
à l'air. Une
oxidant rapidement les fers exposés
nuit suffit pour leur faire subir une métamorsensible : la rosée est quelquefois si forte,
phose
et avec le bruit
qu'elle tombe à grosses gouttes
le ciel,
de la pluie : on élève ses regards baisse vers vers la
on le voit pur et serein; on les
couverte d'eau (2).
térre, sa surface parait
M. Devéze,
g Est-il facile de croire, ajoute
partie de cette eau ne séjourne pas asqu'nne
pourrir les plantes dans les
sez long-tempspour
0 30
lieux ou elles abondent (5)?
(1) Chisholm (vol. 2. p. 160).
(2) Bally (p. 549).
(5) Devéze (P. 164).
:
et serein; on les
couverte d'eau (2).
térre, sa surface parait
M. Devéze,
g Est-il facile de croire, ajoute
partie de cette eau ne séjourne pas asqu'nne
pourrir les plantes dans les
sez long-tempspour
0 30
lieux ou elles abondent (5)?
(1) Chisholm (vol. 2. p. 160).
(2) Bally (p. 549).
(5) Devéze (P. 164).
: --- Page 439 ---
( 417 )
Alappui de cette dernière
on peut encore
manière de voir,
même
rappeler des
genre 2 faites par le
observations du
Bally): a Ceux
même auteur (M.
dorment sur un qui,pendant tillac,
les plus belles nuits,
réveiller le
sont tout
matin . avec un froid étonnés de se
ayant leurs couvertures
pénétrant, et
C'étaient tesmemes
trempées d'humidité.
accidens des soldats causes quiesopiraient auxc
teurs environnant ta binowaqués sur les haubrôlante du
ville. Après une chaleur
quement la nuit de
baisse brusAnratneneeber
damment de
plusieurs degrés,
tres-rapides ce que les courans d'air indépen-
(1).
y sont
Passant
vient
que d'amériqueen Europe, ,M. Bally
dans des plusieurs villes
conlieux
dEspague sont situées
de marécages; humides,et comme
mais il
environnées
d'autres occupent des ajoute que beaucoup
par leur salubrité; et positions remarquables
de Tinfection
pour combattre le
les réflexions locale, il oppose à ses
système
tion
suivantes : e Il est
adversaires
que chaque ville a cru
digne d'obsersacauses locales de la
pouvoir trouver des
ces causes different maladie; or, comme toutes
qu'aucune n'a
entr'elles, il est
eu un pouvoir présumable
exelusif, ou
() Bally(p. 569).
--- Page 440 ---
( 418-)
s'étaitdemême réel. A Séville, le Guadalquivir considérsbles, ,et les
bordé à la suite de pluies Écija, même événechaleurs furent excessivesta sur la fin du prinment, le Xénil se déborda
ainsi qu'en
temps 1800, et l'été fut très-chaud la fin de 1802 une
1804:à Malaga, il y eut surl
torrent comdu Gual-Médina,
de la
grandeinondistiond on a parlé à Carthingène
munément à sec;
qu'on n'y a point trouvé
chaleur de 1804parce déborder, et à Antéquerra.
de fleuves à faire
de la même année, l'eau,
des pluies du printemps
dans les rues de la
dit-on, était restée en mares odeurs infectes; mais
d'où s'exhalaient des
ville,
situées sur les hautes montagnes,
pour les villes
recourir à ce genre de causes,
comme on n'a pu dont la direction a varié
les vents
on a accusé des endroits. D
selon T'assielte
tour Tanti - contagioniste :
Écoutons à son
M. Devéze, qu'on puisse
Je ne crois pas, s'écrie chose de plus fort tque ce pasrapporter quelque T'infection: Les causcs d'oà
sage, en faveur de
celles qui y sont
elle provient sont précisémient d'elles n'a eu un
Sans doute, aucune eût été ainsi, il
inculpées.
car s'il en
ont
pouroir exolusifs d'infection; mais toutes
n'y aurait plus eu
elles ont toutes concouru
eu un pouvoir réel; de former des centres de puau même but, celui
l'infection. A Séville,
tréfaction, et de disperser
T'infection: Les causcs d'oà
sage, en faveur de
celles qui y sont
elle provient sont précisémient d'elles n'a eu un
Sans doute, aucune eût été ainsi, il
inculpées.
car s'il en
ont
pouroir exolusifs d'infection; mais toutes
n'y aurait plus eu
elles ont toutes concouru
eu un pouvoir réel; de former des centres de puau même but, celui
l'infection. A Séville,
tréfaction, et de disperser --- Page 441 ---
à
i 419 )
Beija, à Malaga, le
le
Gundalquisir, le Xénil,
Gual-Medina. en
même effet que les débordant. ont produit le
tropabondante n'a pluies à Antéquerra; l'eau
ou vaporisée par le pu soleil; étreabsorbée parla terre,
les lieux bas,
elle a séjourné
y a dissous les
dans
trouvés, et de cette
végétaux qu'elle a
ticules délétères
opération sont nées les parqui ont
chaleur est
empoisonné T'air; la
clarée.
survenue, et la fièvre
Pour produire
jaune s'est déchaleur
un semblable fléau, une
extraordinairea a suffi à
naturellement
Carthagene, pays
contre
mardeageux; et quant aux
lesquels M. Bally Se
vents,
ils présenté quelque
récrie si fort, ontchose
transportant les principes d'extraordinaire en
dans un
d'infection
autre P.
d'un lieu
en Italie, après avoir Ignorerait-on que certain vent
va porter la mort dans balayé les Marais Pontins,
Ne connaîtrait-on
les campagnes de Rome?
miels
pas les effets
en Afrique P ou bien terribles des Satout vent infect
penserait-on que
élevés P Si cette perd son action sur les lieux
de T'ouvrage de pensée pouvait exister, une page
Etats-Unis
Volney sur le sol et le climat des
truire (1).. d'Amérique, suffirait pour la dé
sJene fais pas, dit cet auteur
célébre, une
(1) Devéze (p. 166).
o
27.
?
miels
pas les effets
en Afrique P ou bien terribles des Satout vent infect
penserait-on que
élevés P Si cette perd son action sur les lieux
de T'ouvrage de pensée pouvait exister, une page
Etats-Unis
Volney sur le sol et le climat des
truire (1).. d'Amérique, suffirait pour la dé
sJene fais pas, dit cet auteur
célébre, une
(1) Devéze (p. 166).
o
27. --- Page 442 ---
4a0 1 )
ni absolue de cette condition des
règle générale
même en France, nous
tieux élevés , parce que,
mal sains et fiéavons des lieux élevés qui sont
ou
et cela parce qu'ils sont au voisinage,
vreux,
humides et marécasous de vent de terrains
commun
(1). Le cas est beaucoup plus
geux
chauds ; et une foule de côteaux
dans les pays
Corse et en Italie, sont toutet de hauteurs, en
qu'ils soient
à-fait inhabitables. , parce qu'encore
des marais, ils ont T'inconvénient
très-distans
dans la ligne et dans le lit du
grave d'être placés
les exhavent le plus habituel qui leur apporte
même chosea lieu dans le Bengale,
laisons. La
ont trouvé sur des hauou les troupes anglaises
séduisant, dans
teurs boisées, de l'aspect le plus
leurs méchaud, la fièvre décrite par
un pays
de fièvre de colline, trilly
decins sous le nom
qu'avec ce nom elle
fever;Ton n'imaginerait pas
dans des lieux bas et marécageux;
fàt la même
réellement telle, ayant pour
et néanmoinselleest
humidité locale,
une
causes , non-seulement énormes des moussons, mais
établieparles pluies
de Bengale, dont
l'évaporation detoute la plaine
les bois qui
sont arrêtés et fixés par
les nuages
la plaine de Trappes près Versailles,
(r) Par exemple,
est infectéo de fièvres par
quoiqu'élevée et découverte,
Jes étangs de Saint-Cyr.
( Note de Volney. ) --- Page 443 ---
(421 )
couvrent ces monts ou chaînons. On
signer les lieux élevés
ne doit déqu'ilsj joignent les conditions comme salubres, qu'autant
d'abri de courans
de sécheresselocale,
fraiche et libre d'air infectés, et de ventilation
(1).,
mieux Cettecitation, reprend M. Devéze, est d'autant
de fièvre appropriée 9 qu'elle fournit un
jaune elle-méme
exemple
vents, et repousse ainsi le ridicule transportée par les
drait jeter sur ceux qui osent
que l'on vouLa grande
les en accuser...
de s'imaginer erreurdebeaucoup de médecins, c'est
les pluies, tantôt que, parce qu'on inculpe tantôt
n'admet
les vents, tantôt la
pas toujours le méme
chaleur, on
cause de la fièvre jaune, et
principe pour
de
que, quand on
Tinfection, on ne doit
parle
rais (2). ))
parler que des maLe mode de
un dès points propagation de la fièvre
est
lement
surl lequel se fondent jaune
les défenseurs de la
principalesurtout dans la marche
contagion; et c'est
qui étendit ses
de Tépidémie de 1800,
qu'ils
ravages sur toute
prennent leurs plus forts TAndalousie,
les présententdel manière
argumens; ; ils
bord à un point,
suivante : Borné d'aou
ordinairement voisin du
appartenant à un lieu bas, sale et
port,
humide, le
(i) Volney (p. 516).
(a) Devéze (p. 168).
urtout dans la marche
contagion; et c'est
qui étendit ses
de Tépidémie de 1800,
qu'ils
ravages sur toute
prennent leurs plus forts TAndalousie,
les présententdel manière
argumens; ; ils
bord à un point,
suivante : Borné d'aou
ordinairement voisin du
appartenant à un lieu bas, sale et
port,
humide, le
(i) Volney (p. 516).
(a) Devéze (p. 168). --- Page 444 ---
i I 422
stationnaire plus ou moins long-tems,
mal y reste
; ensuite il se protoutes ses fureurs;
et y déploic
de maison en maison,
page deproche en proche, quelquefois devant une
de rue en rue,s s'arrétant autre endroit spacieux,
place publique, ou tout
la longue qwilfirétrograder; ce n'est qu'a
une contrée;
pour
toute une ville, toute
nit parenvahir
à la suite des geandes
il se multiplie toujours
réunions du peuple,
voilà
dans la marche de répidémie,
Ainsi,
dignes d'être notées : laprequatre circonstances
prewve inconmière, c'est son état stationnaire;
pas
dit M. Bally, que le mal ne provient
testable,
()- La sugader
de Tinfluence atmosphérique sauts et par bonds, et
c'est qu'au lieu d'aller par
points
en même temps sur plusieurs clle
d'attaquer
nombre diudividus,
diffétens un grand
que des lieux bas
s'étend ientement, pas à pas; le sont moins,
humides elle passeà ceux qui
et
n'arrive aux lieux plus élevés, que
et qu'elle
ont étéenvahis,
lorsque tous les autres quartiers
La troimaladie a multiplié ses ravages. c'est
et quela
digne de remarque,
sième circonstauce,
d'une rue, qu'il
le mal suit toute la longueur
comme
sarrételi que
ou il yadé grandes séparations, out tout
large, une place publique,
une rue plus
0) Bglly (p. 430). --- Page 445 ---
(423 ) -
autre lieumieux aéré, pour ne franchir
que plus tard, et
l'espace
toujours en
duellement. Enfin, la
s'avançant graconstance, c'est
quatrième et dernière cirque par le moyen
assemblée
detoutegrande
publique, la maladie acquiert tout-àcoup un plus grand
( N'est-ce paslà, dit développement. Berthe,
démie de 1800, la
historien de l'épid'une affection marchenaturelle. et nécessaire
gré (1)?
contagieuse au plus haut deVoyons, réplique M. Devéze, si on ne
pas plutôt faire dériver de l'infection
doit
circonstances notées.
les quatre
1° Est-il delessenced'une maladie
de stationner pendant
contagicuse
lieu 2 Prenons la variole quelque temps dans un
obstacle est capable de pour exemple : quel
née P Ne doit-elle
T'arrêter dès qu'elle est
ou elle est
pas se communiquer partout
transportée, et apparaître
sieurs points à la fois? Car si
sur plulade la communique d'abord l'individu mases
à ses
à
voisins, 9 il la transmet aussi aux
parens,
viennent le visiter, et qui, à leur étrangers quiminent dans les divers
tour, la dissé.
Il n'est donc
quartiers qu'ils habitent.
pasdel'essence d'une affection contagieuse de stationner; c'est au contraire le
pro-
() Berthe. (p. 62).
apparaître
sieurs points à la fois? Car si
sur plulade la communique d'abord l'individu mases
à ses
à
voisins, 9 il la transmet aussi aux
parens,
viennent le visiter, et qui, à leur étrangers quiminent dans les divers
tour, la dissé.
Il n'est donc
quartiers qu'ils habitent.
pasdel'essence d'une affection contagieuse de stationner; c'est au contraire le
pro-
() Berthe. (p. 62). --- Page 446 ---
424 )
parce
pre des maladies epidtemiantsumatiques dans les lieux où les
d'abord
que se développant
nombreuses, les
causes d'infection sont les plus
actives, elles y exercent leur fureur jusplus
les effets, devenus causes à leur
qu'à ce que
les foyers d'intour, multiplient et propagent
les quarsalubrité et de destruction jusquedans
d'abord inaccessibles.
tiers quiy paraissaient
cette proVoici la manière dont tRush explique
le mois de juillet et d'août,
pagation : € Durant
les miasmes ne sont que peu éparpillés
Jorsque
dans l'air près de leur source, les
et voltigent
et qui vont enpersonnes qui en sont attaquées,
endroits,
suite faire leurs maladies dans d'autres
mais
jamais aux autres ;
ne la communiquent
le soleil
lorsqu'a la fin de l'été ou en automne, hétéà agir surles restes invétérés et
commence
de notre ville, il s'en
rogènes des impuretés
dans
développe des exhalaisons pestilentielles alors aussi la fièvre
toutes nos rues et ruelles;
alléguée. c'estjaune se propage de la manière
famille
à toute une
(1);
a-dire, d'une personne
des exhalaisons d'ane personne
(1) Par là le stimulus
del T'intempérance,
affectée entre dans la même catégorie autres influences
des excès de la chaleur et de toutesles mais que nous
ordinairement la maladie,
qui produisent
dans ceux qui ont déjà respiré
savons ne le pouvoir que
sont la seule cause
des miasmes corrompus qui partont
. c'estjaune se propage de la manière
famille
à toute une
(1);
a-dire, d'une personne
des exhalaisons d'ane personne
(1) Par là le stimulus
del T'intempérance,
affectée entre dans la même catégorie autres influences
des excès de la chaleur et de toutesles mais que nous
ordinairement la maladie,
qui produisent
dans ceux qui ont déjà respiré
savons ne le pouvoir que
sont la seule cause
des miasmes corrompus qui partont --- Page 447 ---
I 425 )
Dans les états
tentes
méridionaux, les fièvres intermitsans
par la
sserepandentfortomene,
pour cela qu'il soit jamais
méme cause,
dequelqu'un de le déduire
entré dans l'idée
29 La seconde
de la contagion 1).a
marche de la fièvre circonstance qui caractérise la
quarliers bas, sales, jaune, c'est. de suivre les
riole présente un populeux, inaérés ; sila vablable, on en trouve phénomene la
à peu-près semnombre d'enfansqui raison dans le plus grand
le peu de soin qu'on habitent ces quartiers, dans
munications. Mais met à empécher les comduelle, elle
outre cette
va par sauts et
extension graparait en même
par bonds; elle apon la
tempsdans tous les
porte, et c'est ce qui n'arrive quartiersot
fièvre jaune; c'est ce qui
pas dans la
démie de Cadix:
n'arriva pas, dans l'épiChristoval Sanchez, qu'on se rappelle le fait de
au faubourg
qui va prendre la maladie
Sainte-Marie, et
pas aux lieux ou il va mourir. qui ne la propage
contraire dans la nature des N'est-il pas au
fection, de ne suivre
maladies par inles plus habités,
que les lieux bas, toujours
trouvent daus toujours les plus sales 2 Là elles
dans Taccumulation fencombrement des individus,
des immondices. dans le
éloignée de la fièvre jaune.
Miller. Ann. de titt. méd. étr. (Rush. mém. au docteur
() Rush (t. 3. p. 149.)
p. 158. ) --- Page 448 ---
( 2 426 )
défaut de propreté, de soins,
la présence dei tous les
en un mot, dans
breux élémens
agensd'infection, les nomelles n'arrivent delaplus active propagation smais
tiondes
quetrès-tard etp parla multiplicales rues causesinf-etantes, sont
sur les lieux élevés, ou
pluslarges, , mieux
tans moins nombreux,
aérées, 9 les habià la propreté de tout plus soigueux de veiller
maisons
ce qui les entoure, et les
plus favorables au
l'air.
renouvellement de
SoLatroisième
làot ilyadegrandess
éirconstancequi est de s'arréter
bien par cettelocalité séparations, s'explique trèsni aux hommes, ni edefiaftection.qutne permet
d'un lieu dans
aux choses de
un autre le principe transporter
ellestexpliqueiatuset
morbifique:
par le renouvellement
fréquent de l'air dans un lieu
plus
empéche les particules
spacieux : ce qui
sembler en assez
infectantes de se rasnuisibles.
grande quantité pour devenir
4Par la dernière
rentre
circonstance, la fièvre
encore sous les lois de
jaune
rive-t-il en effet dans les
Tinfection; qu'arpeuple, ordinairement
grandes réunions du
ligieux P
consacrées à des actes redans
Beaucoup d'individus sont
un même lieu ; l'air qui les environne rassemblés
tère;
s'alse-corrompt; au moment de la
l'action d'un soleil brûlant
réunion,
tombe d'aplomb sur
la dernière
rentre
circonstance, la fièvre
encore sous les lois de
jaune
rive-t-il en effet dans les
Tinfection; qu'arpeuple, ordinairement
grandes réunions du
ligieux P
consacrées à des actes redans
Beaucoup d'individus sont
un même lieu ; l'air qui les environne rassemblés
tère;
s'alse-corrompt; au moment de la
l'action d'un soleil brûlant
réunion,
tombe d'aplomb sur --- Page 449 ---
2 427
des tétes nues ;
queiquefois ces
prolongent fort avant dans la
processions se
circonstances les
nuit; joignez à ces
règnent déjà,
causes générales et locales qui
qui les pénétrent quileseinveloppent de toutes parts;
juge ensuite
par tous les pores, et
à quel mode
qu'on
la maladie, ou de la
morbifique appartient
tact, ou de l'influence communication par concale (1).
atmosphérique et loa Quel est le médecin, dit à cette
M. Chabert, qui ignore les funestes
occasion
tération
effets de l'alparticulière de Tair, causée
nion d'un grand nombre
par la réupleine santé, dans
d'individus, même en
quile démontrent un local resserrép Les faits
sont si nombreux, si
que nous croyons inutile d'en
connus,
cun (2). )
rapporter auBerthe lui-mème ne
de la doctrine de
parlait-il pas en faveur
l'infection,
tout T'encombrement
lorsqu'ila dit:cl Pardes cadavres
veaux des églises
dans les caengendraient des
insupportables; 9 de là le danger si exhalaisons
marqué des réunions
souvent redans les
trop fréquentes du
temples, des cérémonies
peuple
faites en public avec le plus
religieuses
grand éclat (5). ))
(), Voyez Devéze (p. 186,187, 188,
(2) Chabert (p. 26).
189, 190).
(5) Berthe (p. 29). --- Page 450 ---
I 428 )
Nous demanderons
funestes observés à la encore, au sujet des effets
ques, s'il est raisonnable suite des réunions publilades puissent
de penser que des madans le cas
prendré part à ces assembléesyet
une contagion contraire, s'il est possible de
bonne
apportée par des
supposer
santé,
hommes en
à-la-fois la faculté auxquels on est forcé d'accorder
de
et le privilége de
communiquer la maladie
De
ne pas en être atteints?
les autres T'analogic que présente la fièvre
maladies
jauneavec
tion ().M. Devéze essentiellement lire
par infecla
premièren'estq quele plus conséquence que la
exaspérées
hautdegré de
par une grande chaleur.
celles-ci,
Mais pourquoi, disent
Revrejaune n'est que le ses adversaires, si la
par infection, et si ce mazimum des maladies
par une haute
maaimum. est déterminé
températare, cette maladic se
(2) Ce sont les fièvres
les dyssenteries, les intermittentes, les rémittentes,
ressemblance
typhus. eJamais, dit Rush, la
plus manifestement ctl'identité de toutes nos fièvres nè se sont
actuelle. Les quatre différens montrées que pendant l'épidémie
voir : T'intermittente, la
degrés de cette fièvre, sabilieuse
rémittente bénigne, la
rent inflammatoire et la fièvre jaune maligne fièvre
l'autre. suceessivement ( Ann. de en plusieurs cas de l'une passè1805.),
lite. méd. étr. E. 3. p. 161. Phitad. dans
'identité de toutes nos fièvres nè se sont
actuelle. Les quatre différens montrées que pendant l'épidémie
voir : T'intermittente, la
degrés de cette fièvre, sabilieuse
rémittente bénigne, la
rent inflammatoire et la fièvre jaune maligne fièvre
l'autre. suceessivement ( Ann. de en plusieurs cas de l'une passè1805.),
lite. méd. étr. E. 3. p. 161. Phitad. dans --- Page 451 ---
(429 )
montre-t-elle pendant certaines
sont pas soumises à
années qui ne
tandis,
une chaleur
au contraire,
tres-élevées,
pendant d'autres années qu'elle ne se montre pas
excessive P
soumisesà une chaleur
C Parce que,
premières la chaleur réplique M. Devéze, dans Tes
daine, tandis
est forte, continue et souque
que dans les autres son action n'est
momentanée; c'est là une erreur
généralement de ne considérer
commise
rature relativement à la
dans la tempéjauneq que sond
production de la fièvre
compte de son degréd'élévration, action
sans teniraucun
pourtant la preuve
soudaine et continue; et
nière
incontestable de cette dercirconstance se trouve dans
parition de la fièvre
T'époque d'ap.
pérées; c'est
jaune au sein des zones temau com
toujours à la fin de l'été et
mencement de
souvent
La soudaineté
l'automne.
mentaire : tout le d'action n'a pas besoin de comde T'habitude
monde connait les influences
sur nos
nestes effets des
organisations, et les fuimpressions subites,
tumées; de la le danger
inaccou.
d'arriver aux Antilles
pour les inacclimatés
fatal qui attend Thabitant pendant l'été; de là le sort
sous les climats
du Nord, transporté
chaleurs; c'est méridionaux dans la saison des
en étudiant avec
vers modes d'action de la
attention ces di.
température que l'on --- Page 452 ---
(430 )
peut se rendre compte d'une foule de
mènes singuliers au premier
phénomieux appréciés, sont
aspect, mais qui,
tres-naturels (1).>
si Coument.objeetent la fièvre
encore les contagionistes,
jaune est une maladie par
concevoir qu'elle puisse rester
infection,
ans, sans paraître dans un
trente, quarante "
réunies toutes les
pays où se trouyent
ladie,
prétendues causes de la mapour s'y montrer ensuite
reparaitre périodiquement
tout-à-coup cty
années successives? Nombre pendant plusieurs
offert cet
de villes nous ont
esemplesentreanutres)
resta exempte de cette maladie Philadelphie.qui
qu'en 1795, ete qui,à dater de depuis 1763 jusest' afligée presque chaque
cette époque. en
de 1764à1800 resta
année; et Cadix, qui
qui depuis s'est ressentie étrangèreas sesi atteintes, et
ses effets meurtriers.
presque chaque été de
Je pourrais
M. Devéze,
demanderà mon tour, répond
comment ce phénomène
pliquer en admettant la nature
peut s'excette maladie; comment
contagieuse de
les relations des deux
on peut concevoir que
n'ayant jamais cessé villes, prises pour exemple,
avec les Antilles où la fièvre
jaune reguetoujours, soit dans les unes, soit
les autres; comment,
dans
dis-je, on peut concevoir
(1) Devéze (p. 200, 205, 206, 207).
a
mon tour, répond
comment ce phénomène
pliquer en admettant la nature
peut s'excette maladie; comment
contagieuse de
les relations des deux
on peut concevoir que
n'ayant jamais cessé villes, prises pour exemple,
avec les Antilles où la fièvre
jaune reguetoujours, soit dans les unes, soit
les autres; comment,
dans
dis-je, on peut concevoir
(1) Devéze (p. 200, 205, 206, 207).
a --- Page 453 ---
(45 )
qu'elle n'y ait jamais été
de trente ans, et
importée dans le cours
année, quand la que depuis elle y soit
chose est devenue
chaque
par les mesures de
plus difficile
mais sans nous arrêter précautionque à cette
l'on a prises;
tation
forme d'argumenT'autre, quineprouve démontrons pas plus pour l'un que pour
que la chose peut
s'expliquer dans le systéme de
encore
d'abord les conditions
linfection; et
elles toujours et
météorologiques viennentrégulièrement concourir
veloppement des causes d'infection
au dédernières elles-mémes
locale? Ces
égale quantité, en
existent-elles toujours en
supposons encore leur proportions suflisantes 2 Et
vents, Tabondance des existence, la présence des
atmosphériques
pluies, les constitations
antérieures ne
contrebalancer et détruire les peuvent-elles pas
ratrices de lépidémic? Si
puissances généhabitudes différentes
nous y joignons les
ment de population, du peuple, son accroisseles
par cela même dans les changemens survenus
toutes cescirconstances localités, au travers de
ment accessoires,
qui, quoique naturelleessentielles;
Peuvent si souvent devenir
qu'y.a-t-il
tions requises
d'étonnant que les condijaune restent pour la naissance de la fièvre
fois réunies longtemps à se réunir, et
elles continuent
qu'une
-années P... Les faits sur
pendant plusieurs
lesquels repose l'objec- --- Page 454 ---
- 452) )
tion, sont-ils d'ailleurs bien
plus raisonnable de
exacts P N'est-il pas
s'est montrée
penser que la fièvre jaune
plus ou moins souvent
laps de temps que l'on dit avoir
dans le
ses ravages, mais qu'on
été exempt de
n'y a point fait
parce qu'elle se présentait d'une
attention,
dique; qu'on la confondait
manière spora
bilieuses
avec des rémittentes
très-intenses, et qu'enfin ni les idées
peuple ni celles des médecins
du
de ce côté (1).
n'étaient tournées
Ce qui appuie cette dernière
qu'au début de toutes les
opinion, c'est
dies régnantes ont été épidémies, les malaconsidérées
fièvres gastriques intenses,
comme des
de fièvre jaune
quin'ont reçu le nom
que lorsque ces maladies se
multipliées et ont
sont
tômes
présenté un appareil de
plus graves (2); c'est surtout ce sympporte M. Pariset, d'après les docteurs que raplem deBarcelonne et
Piguiltrès-éclairés
Aréjula de Cadix, médecins
et très-dignes de foi: Outre
ques exemples épars de cette fièvre
queljulam'a dit avoir vus à Cadix
que M. Aré1792, il m'a assuré
en 1784. 1790 et
âgée de
que sa pelite fille, enfant
cinq ans , est morte de la fièvre
trois jours, et cela dans le mois de
jaune en
juillet 1817,
(1) Devéze (pag. 208, 209 , 210).
(=) Voy. ce que dit M. Arejula de
Tépidémie de 1800.
julam'a dit avoir vus à Cadix
que M. Aré1792, il m'a assuré
en 1784. 1790 et
âgée de
que sa pelite fille, enfant
cinq ans , est morte de la fièvre
trois jours, et cela dans le mois de
jaune en
juillet 1817,
(1) Devéze (pag. 208, 209 , 210).
(=) Voy. ce que dit M. Arejula de
Tépidémie de 1800. --- Page 455 ---
( 455 )
cest-a-dire, à une
Cadix était délivré époque ou depuis
detoute
quatre ans
e De son côté, M.
épidémie. a
mois de juillet
Piguillem me disait
mée
1819, un ancien
qu'au
mourut avec tous les chirurgien d'arfièvre jaune; or, cette maladie symptômes de la
cause de contagion
ne fut ni effet ni
d'autres
(1).. M. Pariset cite
exemples de fièvre
ençore
non contagieuse, mais
jaune sporadique
la même
auxquels il n'ajoute
croyance; on
pas
son ouvrage et les motifs peut la-dessus consulter
fiance.
qu'il donne de sa déIl existe, relativement
la fièvre jaune
à la manière d'être
aux Antilles
de
en Europe, une différence ou en Amérique et
néralement signalée par les remarquable et gépartis; entre les tropiques, médecins de tous les
très-souvent toute
cette maladic règne
les
Tannée,
étrangers et les nouveaux attaque seulement
gne presque
débarqués, et éparconstamment les
qui ont fait un long
indigènes et ceux
chauds; dans les
séjour dans les
elle
zones
climats
ne se manifeste tempérées, au contraire,
celui d'hiver, c'est-d-dire, qu'entre Téquinoxe d'été et
et là elle n'excepte
en été et en automne;
personne, ni nationaux,
ni
() Pariset (pag. 104).
--- Page 456 ---
(454) )
étrangers, si ce n'est ceux qui arrivent récemment de la zone torride.
C'est là,aux yeux des non-contagioniates, la
preuve indubitable que la fièvre jaune dépend
des, influences atmosphériques locales : , et n'est
nullement d'origine contagieuse : cC, qui confirme, disent-ils, cette opinion d'une manière
victorieuse, , c'est que les colonseux-mémess qui
en général n'y sont pas exposés,sont: susceptibles
dela contracter, si, après s'être absentés pendant
quelques années du lieu de leur naissance, ilsy
reviennent lorsqu'elle y règne; c'est que les
habitans des campagnes peuvent également en
être atteints, s'ils viennent au séjour de T'épidémie dans le temps qu'elle exerce ses ravages.
Et quel est le lieu, quel est le climat, dont le
séjour puisse exempter de la variole, de la rougeole, etc., lorsqu'on n'a pas éprouvé ces maladies (:)P
T e Ce serait, dit Savarésy, une contagion bien
bizarre, d'un genre nouveau, et bien différente
de toutes celles que nous connaissons et
nous étudions tous les jours, tandis
que
que nous
Ahem-asAcdbuademd
les
quelesEuropéens,
créoles, les nègres et les hommes de
-
couleur
(1) Rapport de la société médicale de la Nouvelle-Oréans, pag. 43.
pas éprouvé ces maladies (:)P
T e Ce serait, dit Savarésy, une contagion bien
bizarre, d'un genre nouveau, et bien différente
de toutes celles que nous connaissons et
nous étudions tous les jours, tandis
que
que nous
Ahem-asAcdbuademd
les
quelesEuropéens,
créoles, les nègres et les hommes de
-
couleur
(1) Rapport de la société médicale de la Nouvelle-Oréans, pag. 43. --- Page 457 ---
sont
455 )
à également soumis à la siphilis, à la
larougeole, à la gale, etc.
variolc,
A ces inductions
(1),
qui se passe aux Antilles tirées de Tobservation de ce
posent deuxa
, les
argumens
contagionistes opallons reproduire
contradictoires que nous.
leur force. Le
sucessivetnent et dans
premier est
toute
c Dans une'
présenté par M. Bally.
a
épidémic, dit ce
communément que les
médecin, 7 il 1 2 n'y
d'un pays qui sont malades, indigènes ou habitans
gers nouvellement arrivés tandis que les étranjamais; or, c'est absolument ne le sont presque
fièvre
le
jaune : les
contraire dans la
cris
personnes qui jettent les
ont surladmission de son
hauts
toutes éludé cette
caractère contagieux,
plus Puissantes qu'on objection qui est une des
Jaloux de ne
puisse leur
point éluder
opposer (2).
chouventre
Tobjection, M. Ropour prouver dwwedelsepedetaihsa
que cette
sdfanguimentation
ception générale et rien proposition de
est une exsuivre dans ses
plus (5). Sans le
même de subtilités raisonnemens qu'il qualific luipas trouver dans scolastiques, ne
dec quoile réfuter? louvrage de M. Bally pourrait-on
elle
Et d'abord, la
lui-mème
toujours
fièvre jauncestépidémique aux Antilles?
Nest-elle
() Savaresy, pag. 150.
(2) Bally , pag. 3g1.
(5) Rochoux, pag. 317
28.
dans ses
plus (5). Sans le
même de subtilités raisonnemens qu'il qualific luipas trouver dans scolastiques, ne
dec quoile réfuter? louvrage de M. Bally pourrait-on
elle
Et d'abord, la
lui-mème
toujours
fièvre jauncestépidémique aux Antilles?
Nest-elle
() Savaresy, pag. 150.
(2) Bally , pag. 3g1.
(5) Rochoux, pag. 317
28. --- Page 458 ---
I 436 )
lorsau
contrairet int.ionatntspe-dieps7as
pas
cemalheurn'est-ilgas
qu'elle devientépidemique, simultané d'un grand nomdà au débarquement:
bredindsatuocaclie ce nousemblennevéate
nombre des observaattestée par le plus grand
lui-même
M. Bally explique
teurs (1).Dailleurs
de cette exemptrès-clairement le phénomène faveur des indiqui existe en
tion remarquable habitans et des nègres; voici
gênes, des anciens
comment : ( Les blancs des tropiques 1 indépensont sans cesse plongés aw
dammentde ce qu'ils
ont eu les
milieu des émanations malfaisantes,
rudimens deleursorganes' façonnéssous
premiers
brilant, de même que ceu: X
un soleil toujours
dans les régions équiqui ont vécu long-temps coustitution qui les met
noxiales ont acquis cette
considérées comme
à l'abri des impressions vives
outre
mal
Quant aux nègres,
causes de ce
(2)..
et leur constituleur sensibilité peu développée
de rapil est important
tion toute lymphatique,
dit M. François, n'est point con-
() La fièvre jaune,
médiat; , soit immédiat : elle
tagieuse par contact soit
; elle devient épidéest endémique dans certains pays
et tes circonsmique selon la constitution régnante une activité bien meurtances particulières: ; elle prend vaisseaux malpropres
trière dans les hopitaux, prisons,
pag- 6).
( Diss. sur ta fievrejaune,
et encombrés.
(2) Bally (pag. 304-) --- Page 459 ---
peler
(437) )
qu'ils sont nés dans
d celui d'orb cette
wn climat
Nous le
matadie tire son origine analogue
demandons, buer à Tinfluence
n'est-ce pas là tout attricaractère
unique du climat et rien
contagieux de la
au
qu'un grand nombre
maladiep Dès-lors
sation n'est
d'hommes dont
vives
pas façonnée par ces
l'organiconsidéries comme
impressions
viennent à aborder dans
causes de ce mal,
Ces
plupart en
climats bràlans , la
mie de fièvre éprouveront les atteintes; une
M. Bally
jaune va éclater;
épidélui-méme, cette
or, d'après
emsitementeneintre épidémie ne devra nédans une éepidémie, que des étrangers : donc,
les étrangers
iln'y a
la
qui sont matades: communément que
conséquence ot l'on
: voilà du moins
voulant
pourrait être conduit
de ce médecin. argumenter et généraliser à la
en
manière
nord Ealinapliquce et de
aux épidémies
ment
TEurope, sa
delAmérique
dénuée de
proposition est entièrei
Page 559 que, hors fondement, les
puisqu'il dit à la
sont tous sujets à
tropiques, les habitans
page 554, d'aprés contracter M.
le typhus; ) et à la
de la zone tempérée dellumboldt, les habitans
lieu de naissance sont aussi exposés dans leur
que les
étrangers. D Ce phé-
(2) Bally page 305.
ment
TEurope, sa
delAmérique
dénuée de
proposition est entièrei
Page 559 que, hors fondement, les
puisqu'il dit à la
sont tous sujets à
tropiques, les habitans
page 554, d'aprés contracter M.
le typhus; ) et à la
de la zone tempérée dellumboldt, les habitans
lieu de naissance sont aussi exposés dans leur
que les
étrangers. D Ce phé-
(2) Bally page 305. --- Page 460 ---
( 458 )
nomène vient
étant plus évidemment de ce que, les saisons
marquées sous les zones
qu'entre les tropiques, l'une détruit tempérées
del'autre, etquel'espèce
l'ouvrage
par,les chaleurs de l'été d'acclimatement acquis
de l'hiver :
s'efface par le froid
qu'on se rappelle ce
créole qui revient dans
qui arrive au
abandonné
son pays, après lavoir
les
quelques années; il a perdu toutes
prérogatives de Tacclimatement.
Le second argument mis en avant et
par la plupart des partisans de la
répété
conçu
contagion, est
d-peu-près en ces termes : les
que fait la fièvre
exceptions
n'ontrien
jaune au milieu de ses ravages
qui doive surprendre, Ne
pas tous les jours des individus
voyons-nous
nément tous les dangers des affronter imputagions,
plus terribles contelles.que la variole, la syphilis, la
gale, etc.? Ne les voyons-nous
pas entretenir les
communications les plus
intimes avec des
fréquentes, les plus
personnes infectées de ces maladies, sans en éprouver jamais eux-mêmes
moindreaccident?
le
Laissons à M: Lefort le soin de la
e Il est commun, dit ce
réponse :
peuples connus d'étre
médecin, à tous les
toutes les maladies susceptibles de contracter
évidemment
ainsi, aucun peuple n'est à l'abri de contagiensess la
role, de la rongeole, de la
petite vésyphilis,ete.. In'y a --- Page 461 ---
459 )
d'exception contrel ces maladies-là
individus, et ces exceptions
que pour les
générale ces
confirment la règle
partout des
exceptions sont de fait; il y a
miasmes indhidusincesbls à l'action des
contagieux, tout
créoles qui ont eu la fièvré comme il'y, a des
connaissant que la nature jaune; mais en reàs ses lois générales,
admet des exceptions
d'une vertu
qu'elle a douédes individus
qui
réfractaire à l'action des
agissentsur la masse, on ne
puissances
attribuer sans abeurdité
pourrait point
une nation, ou à
une telle vertu à toute
serait une véritable plusieurs nations, parce qu'elle
de la physiologie. dérogation aux lois connues
Les
vivent entre les
peuples nombreux qui
exposés à avoir la tropiques fièvre
seraient donc aussi
était bien véritablement jaune, si cette maladie
exempts, parce que leur contagieuse; ils en sont
moral est en
système physique et
le
hermonieavec] le climat
cielles a fait naître,
sous lequel
doivent tle privilége. Il Cestà cela seul qu'ils en
gers qui ont subi
en est de même des étranont, sije puis ainsi l'épreuve de ce climat, qui en
lorsqu'ils ont passé dire, émousélinfluence: :
colonies, ils
quelques années dans les
partagent le
comme eux ils sont
privilége des indigénes;
fièvre
généralement
jaune; il n'en serait
exempts de la
la maladie était
point certes ainsi, si
réellement
contagieuse , parce
qu'ils en
gers qui ont subi
en est de même des étranont, sije puis ainsi l'épreuve de ce climat, qui en
lorsqu'ils ont passé dire, émousélinfluence: :
colonies, ils
quelques années dans les
partagent le
comme eux ils sont
privilége des indigénes;
fièvre
généralement
jaune; il n'en serait
exempts de la
la maladie était
point certes ainsi, si
réellement
contagieuse , parce --- Page 462 ---
( 440 )
que, je le répète, il n'y al nulle part pour personne
contre la vaen général, et jamais prescription
ete.. (1)>
riole 3 la syphilis
avec une reliNous avons exposé jusqu'ici
exactitude la double série d'argumens
gieuse
cherche à étayer sa doctrine;
dont chaque parti
trouvés consignés
nul de ceux que nous avons
n'a été omis;
dans les écrits des contagionistes
nul n'a été déguisé ni affaibli. Dirigés toujours
2 nous devons
par le même esprit d'impartialité.
ici plusieurs objections et raisonnemens
ajouter
leurs adversaires, et dont la réfuque font valoir
C'est ainsi que
tation ne nous est point connue.
sur
de la grande influence des agens physiques
de la maladie, ils se sont fait une
la production
toute idée d'un
arme puissante pour repousser M. Devéze dégerme spécifiquement contagieux.
de la maveloppe ce moyen d'argumentation
nière suivante :
la fièvre jaune
Iln'est pas de variations que
toutes ces
dans son état, et
ne puisse éprouver
constamment à quelvariations correspondent dansla manière d'ètre
ques changemens survenus les étudie, et l'on
des agens physiques; qu'on
ont
les vents forts, froids et continus
verra que
le nombre des
agi généralement en diminuant
(1) Opinion de M. Lefort 1 pag. 10. --- Page 463 ---
(441)
ialades et l'intensité de la
vents chauds, doux et humides maladie; que les
contraires on verra
ont agi en sens
ont nui à
que les pluies abondantes
l'ont favorisée; l'épidémie, comme les petites pluies
on verra enfin que si dans
ques cas une haute température
quelpendre les
est venue susravages d'une épidémie, c'est
produisant le desséchement
en
d'infection, et en détruisant complet des foyers
ment nécessaire de
T'humidité, élédécomposition; les mêmes
phénomènes se reproduisent d'une
core plus sensible, lorsqu'on
manière enladies
considère les maiodividuellements selon les
pluies, selon la chaleur
vents, les
ou augmentent
surtout, elles diminuent
d'intensité;
des agens
partout l'influence
physiques est manifeste;
gouverne les divers
partout elle
mouvemens de naissance,
d'accroissement, de
dela fièvre
diminution et de disparition
jaune, et ces
mettent entièrement
circonstances la souaux lois d'infection
Après avoir fait les mêmes
(1)..
linfluence des agens
observations sur
e La variole et la
physiques, B. Rush ajoute:
nature : celles-ci rougeole sont d'une tout autre
du mois de
n'ont pas besoin de la chaleur
juillet et d'août, et
une atmosphère
n'exigent point
impure ou tout autre stimulus
() Devéze (pag. 191 et 192-)
, et ces
mettent entièrement
circonstances la souaux lois d'infection
Après avoir fait les mêmes
(1)..
linfluence des agens
observations sur
e La variole et la
physiques, B. Rush ajoute:
nature : celles-ci rougeole sont d'une tout autre
du mois de
n'ont pas besoin de la chaleur
juillet et d'août, et
une atmosphère
n'exigent point
impure ou tout autre stimulus
() Devéze (pag. 191 et 192-) --- Page 464 ---
( 442 )
pour rendre leur contagion eflicace; elles se
pagentaussi bien pendant l'hiver et le printemps proque pendant l'été et l'automne: ; ni le
nileprintempsh humidene
temps sec,
peuventles arréter(i).
Une réflexion du D: Bally lui-même
vir à prouver combien est
peut sergrand l'empire des
agens physiques sur la production de la fièvre.
a Le Dr Mitchell rapporte que la maladie de
Siam parut en Virginie dans le printemps; cette
circonstance, (c'est M. Bally qui parle), est d'autant plus remarquable que les annales de la médecine n'en citeraient peut-étre pas deux semblables : reste à savoir si ce fut le typhus américain, ,ou si son appurition ne fut pus dre au
développementy prématuré de finfluence atmosphérique (2). ))
a Les contagionistes, dit M. Rochoux, se sont
hâtés de mettre la chaleur au nombré des
sans lesquelles la transmission de la fièvre causes
ne saurait s'effectuer; ils lui ont de plus associé jaune
une foule d'autres
conditions, comme la rencontre d'une plage basse et humide, voisine du
bord de la mer, un air vicié, l'émanation
des
marécages etc... L'action d'un principe conta-
(1) Rush, ann. de litt.méd. étr. tom. 5. pag. 154.
(2) Bally, pag. 46. --- Page 465 ---
445 )
gieux est bien peu active,
de tant de circonstances quand elle a besoin
maintenue... Avec
accessoires pour être
tant de
sa nature intime, le
secours étrangers à
core de la peine à
principe contagieux a enopiniatrément
agir; il se borne, il se confine
puisse le faire dans certains lieux, sans qu'on
s'étendre au-delà
e Nous reconnaissons
(1)..
lesmembres dela
qu'en général, disent
Commission
à Barcelonne,
Frangsiseenvoyée
lorsque la fièvre jaune
portée de la ville dans les
était aps'étcignait sans se
villages voisins, elle
déjà observé dans eommuniquer; mais ce fait,
plusieurs parties
Prouve seulement qu'une
delEspagne.
est moins exposée à l'action population clair-semée
des
tagieux : elle prouve surtout
miasmes congrande ventilation
l'excellence d'une
(2).
Un pareil aveu fait
d'un argument
aidoatsatepearite
ment concevoir, proposé par Savarésy: G Coms'écrie-t-il, qu'elle puisse être
transportée de
en Europe de la côte
la
atlantique ou
zone-torride, en traversant des
menses (5), a Cette fièvre
mers imqui, transportée des
(1) Rochoux, p. 325.
(2) Rapport, p. 54.
(5) De parcilles
les auteurs; c'est ainsi contradictions ne sont pas rares dans
que M. Moreau deJounès dit: : € Il
proposé par Savarésy: G Coms'écrie-t-il, qu'elle puisse être
transportée de
en Europe de la côte
la
atlantique ou
zone-torride, en traversant des
menses (5), a Cette fièvre
mers imqui, transportée des
(1) Rochoux, p. 325.
(2) Rapport, p. 54.
(5) De parcilles
les auteurs; c'est ainsi contradictions ne sont pas rares dans
que M. Moreau deJounès dit: : € Il --- Page 466 ---
( 444 )
lieux ot elle
à
règne une trés-petite
s'éteint suns se
distance,
auteur
communiquer Le même
ajoute plus bas : < Si
eût
lieu
limportation
eu
d'Amérique en
Espagne, je ne vois
quoi les navires des
pas pourEtats-Unis
Antilles et surtout ceux des
ne la porteraient pas dans tous les
points du globe, abordant
dans toutes les
par leur commerce
terres connues; si la fièvre
élait
jaune
contagieuse, ces vaisseaux devraient la répandre partout, et
l'Espagne ne serait pas desest des époques où la fièvre jaune
comme en 1802, sur une grande parait simultanément
rens; et en la jugeant
quantité de points difféd'après cette
on la prendrait pour le résultat d'une apparencetrompeuse,
constitution
démique; en effet, elle se montre
épides casernes, des
presqu'a-la-fois dans
bord des
citadelles, les villes, les hopitaux, à
navires; mais,ajoute-t-i1, le
servé depuis plus d'un siècle.
germe en est conun lieu, ily jette de
Une fois importé dans
grandes et profondes
autre côté, le même écrivain
racines... D'un
fièvre jaune est
assure que le germe de la
neutralisé et rendu
une ventilation forte et continue,
impuissant par
élevé; qu'ils'éteint
par l'air pur d'un lieu
par les premiers froids de
permet aux races Africaines et même
l'hiver, qu'il
aux habitans des
presque toujours
pays maritimes de la zone-torride
d'échapper à sa contagion. > Comment
nablement concilier des assertions
pouvoir raisonaussi
( Moreau de Jonnès, mém. sur laf. j. contradictoires? lu à
19 novembre 1821. Voy. aussi sa
l'institut le
mnonographie. )
'air pur d'un lieu
par les premiers froids de
permet aux races Africaines et même
l'hiver, qu'il
aux habitans des
presque toujours
pays maritimes de la zone-torride
d'échapper à sa contagion. > Comment
nablement concilier des assertions
pouvoir raisonaussi
( Moreau de Jonnès, mém. sur laf. j. contradictoires? lu à
19 novembre 1821. Voy. aussi sa
l'institut le
mnonographie. ) --- Page 467 ---
( 445 )
tinée elle seule à la recevoir
Les auteurs du
et à la fomenterct),
Barcelonne fontvaloir manifeste sur Tépidémie de
dis qu'il dépend de Targument suivant: e Tandes maladies
nous de conserver le
vaccine ,la contagieuses, comme la vérole, germe
gale, etc., 9 de les
la
répandre à volonté, et de les reproduire, de les
une épidémie de fièvre multiplier à l'infini,
aucun des moyens
jaune étant terminée
reparaître de
connus ne peut servir à laf faire 9
Un des
nouveau (1)..
gionistesi argumens snr lesquels les anti-contade la non-identité insistentavec le plus de force, est
de la
celui
de l'extrême
maladie à
variété des
elle-méme, et
pagnent; ; il est en effet symplômes quil'accomgion vraie reproduise nécessaire qu'une contasemblable,
une maladie
comme il arrive dans parfaitement
les maladies
pour
dentsemuentrecomneng
que la syphilis, la variole, contagicuses, telles
Cette condition
la vaccine, etc..
manque
jaune; M.
entièrement à la fièvre
versé
Pinckard, praticien
dans la
anglais, trèsqui signalent la connaissance fièvre
des phénomenes
tales, a trouvé
jaune aux
une si grande lodes-Occideninstabilité dans ses
() Savarésy (p. 154).
(2) Manifeste. --- Page 468 ---
- 446 )
symptômes, qu'iln'a pu on découvrir un
propre à fonder sûrement
seul
par, là conduit à
lediagnostic; et il fut
fierre
penser que la maladie,
jaune, n'est point une maladie appelée
et distincte, mais
spécifique
degré de la fièvre bilieuse simplement le plus haut
chauds, devenue
rémittente des pays
d'une nature
irrégulière dans sa forme, et
plus maligne, en traversant des
organisations
climat
inaccoutumées à l'influence d'un
nouveau (1).
Nous avons déjà vu que telle était
de Rush, de MM. Devéze,
l'opinion
Gilbert,
Caillot, et d'un grand nombre d'autres Valentin
distingués.
praticiens
Cetle variété, cette mobilité de
dans la fievrejamne, ont
phénomènes
et signalées parles
également été observées
ce caractère d'instabilité contagionistes; M. Ballypeint
de la manibresuivante:
pembi.NesumProtéecl les formes
la fièvre jaune
d'une fièvre. continue,
emprunte
d'une fièvre
surtout celles
foi à
rémittente, et même s'il
quelques relations. celles d'une fautajouter
tente; et quant aux
intermitquelles peuvent être complieations, celles
on conçoit
bifique qui s'étend
d'une affection moruniversellement sur un pays,
the (1)1 Félix pascalis, a statement of the occurence
malignant yellow fever elc. New-York,
during
1819.
'une fièvre. continue,
emprunte
d'une fièvre
surtout celles
foi à
rémittente, et même s'il
quelques relations. celles d'une fautajouter
tente; et quant aux
intermitquelles peuvent être complieations, celles
on conçoit
bifique qui s'étend
d'une affection moruniversellement sur un pays,
the (1)1 Félix pascalis, a statement of the occurence
malignant yellow fever elc. New-York,
during
1819. --- Page 469 ---
(4i7 )
et qui marque toutes les autres
cachet, sans les dénaturer
de son propre
Enfin, on doit s'attendre à entièrement..
nombre, à une variété
des anomalies sans
phénomènes
infinie de formes,
le
qui se feront
d'épicours de la même
remarquer, soit dans
épidémies
épidémie, soit entre deux
rences aux localités; ditérentescailleurs on devra ces difféaux variations
etend'autres circonstances,
etc
saison,
aimopheriques.an
(1) )
climat, à la
Enfin, nous retrouvons dans le
commission française
rapport de la
envoyée à Barcelonne la
suivans : Si
peinte des
meLRmsEs
interprétant
traits
notre propre expérience, mieux, non-seulement
verselle, nous voulions mais T'expérieuce uniélevé, peut-être
partir d'un point plus
que laction de la serions-nous fièvre
fondés à soutenir
point été
jaune à Barcelone
limitée, et
n'a
les habilans
qu'elle s'est portée sur
5 affectant
tous
ôter lavie; n'allumant ceux-cian pointde leur
mère simple, suivie chez ceux-là qu'une éphébien, mais
de sueurs
rarement.. d'une abondantes, ou
peau, et faisant ressentir
elllorescence à la
douleurs à la téte,
à tous les autres des
bres,des vertiges, auxlombes ou dans les memces, un sommeil des Jangueurs, des défaillanlaborieux et
(:) Bally,
tourmenté, de
P, 254, 256. --- Page 470 ---
(448 )
l'aversion pour les alimens, des
ficiles, des embarras du
digestions diftions opiniâtres,
ventre 5 des constipaséreuses,
des diarrhées ou bilieuses ou
et finalement cette géne
cette singulière
intérieure,
peine à vivre
si bien éprouvée
que nous avons
rait donc
nous-mémes : personne n'auéchappé d
de
terrible matadie
l'infuence
cetle
(1).,
Nous le demandons ici de bonne
bien une maladie
foi: est-ce
fluence de
contagieuse que celle à l'inlaquelle personne
celle qui, bravant tous les
n'échappe; que
de séquestration
moyens d'isolement,
été
autres que la fuite, n'a point
timitée, et s'est
tans placés
portée sur tous les habisous la fatale puissance des
morbifiques 2... Un germe d'une
agens
culière, spécifique,
nature partiaussi mobiles,
peut-il produire des effets
aussi contrastans?
une action aussi universelle?
peut-il exercer
cette géne
peut-il déterminer
intérieure, cette
vivre ? n'est-ce
là
singulière peine à
dent de
pas plutôt le résultat bien évil'influence
tions
qu'exerce sur les
une atmosphère altérée
organisaThumiditciongtemper
par la chaleur 9
ment des miasmes, prolongée, etparle dégagequi en est la suite
au milieu des grandes
constante
En un mot, cette
populations maritimes?..
description n'offre-t-elle pas le
(r) Rapport, p. 54.
vivre ? n'est-ce
là
singulière peine à
dent de
pas plutôt le résultat bien évil'influence
tions
qu'exerce sur les
une atmosphère altérée
organisaThumiditciongtemper
par la chaleur 9
ment des miasmes, prolongée, etparle dégagequi en est la suite
au milieu des grandes
constante
En un mot, cette
populations maritimes?..
description n'offre-t-elle pas le
(r) Rapport, p. 54. --- Page 471 ---
( 449 )
tableau fidèle de tous les degrés
passer successivement
par où peut
Firritation de Tappareil
Snoe-donulgeatiuntets t-elle
et ne
pas les causes
nousmontreagissant, à des degrés atmosphériques et locales
enfin, agissant
différens, il est vrai, mais
toujours d'uné
sur tous les individus
manière évidente
Nous en dirons
soumis à leur empire?
trait du même autant du passage suivant, exopuscule : e Ce serait ici le lieu
d'exposer une foule de vues, de détails
étranges phénomènes
sur les
jaune, selon les diverses qu'a présentés la fièvre
sur sa marche lente
époques de Tépidémie,
naisons qu'elle
ou précipitéé, sur les termila
affectait, sur les
faisaient
déguisemens qui
méconnaitre, etc.
Nous le demandons
(1):
ici la maladie
encore : ne voit-on pas
toujours
minée par des influences gouvernée, toujours dopas Tépidémie affecter naturelles? Ne voit-on
précipitée,
une marche lente ou
présenter
selon les diverses
d'étranges phénomènes
c'est-i-dire, selon époques de son existence,
générales et locales, T'intensité différente des causes
peuactives,
qui, d'abord peu étendues,
sur un
MAelscatieskoutimet
petit nombre
faiblement,
paces tris-circonserits; d'individus, et dans des esmais qui, bientôt ac-
() Rapport, p. 35.
--- Page 472 ---
450 )
crues de toute la force de leur
d'action et du mal
continuité même
pitent leurs
qu'elles ont déjà fait, préciravages, sévissent avec fureur
multiplient les
,
des lieux qui
-minsos.De
bles à leur semblaient devoir rester inacessiatteinte meurtrière? Nous
nous tromper, mais nous ne saurions pouvons
concevoir,
siatemprederastreneti les diverses
que nous venons de rappeler.
descriptions
Ala suite des raisonnemens
de rapporter, tant en faveur de que nous venons
pour combattre cette
la contagion que
quelques prémices propriété, nous ajouterons
sées dans les auteurs presque exclusivement puiabrégée du syllogisme contagionistes. La forme
que nous avons
pour présenter les diverses assertions adoptie
suivre, est à la fois simple,
qui vont
claire, précise. et
lesconséquencess sont facilesà déduire.
nière considération
Cette dern'élait pas
nous y avons eu égard d'autant indifférente, et
que. nous voulions nous abstenir plus volontiers,
clusion.
de toute cona SL'épidémie qu'a souffert
le typhus ictérode,
Barcelonne a été
jaune.
ou ce qu'on appelle la
(Rapp. de la junte
frévre
fièvre de Barcelonne
sup. p. 29.46) La
qui
ne différait point de celle
régne en Amérique
258)..
Audouard, rel. cit. p.
gard d'autant indifférente, et
que. nous voulions nous abstenir plus volontiers,
clusion.
de toute cona SL'épidémie qu'a souffert
le typhus ictérode,
Barcelonne a été
jaune.
ou ce qu'on appelle la
(Rapp. de la junte
frévre
fièvre de Barcelonne
sup. p. 29.46) La
qui
ne différait point de celle
régne en Amérique
258)..
Audouard, rel. cit. p. --- Page 473 ---
(451 )
Or, a les faits cités
la non
par le D Miller
contagion de la fièvre
établissent
que, d'une manière si
jaune en Amérimoyen de contester.
solide, qu'ils ôtent tout
Donc...
(Pariset, ouv. cit. p. 119)..
S.Le port de Barcelonne
dans un état
était, le 15
vaseux; des
aodt,
rables, jetées
immondices considé.
étaient
parlecloaque etle grand
amoncelées..; : de
conduit, y
étaient tenues
nombreuses
avec incuri
barques y
atmosphérique était
la constitution
avait été excessive, particuliere ; la
etc.
chaleur
santé, page 57.) (1). (Rapport de la junte de
Or, e à cette
vement
époque la fièvre
son foyer dans le
avait exclusimême page).
port (Méme rapp.,
Donc
S a Lhistoire de
jaune à
Tintroduction de la fièvre
Barcelonne est envelo
Ppée de ténèbres
the (:) Voyez la 2"e section de notre
governor ofNew-York, med. ch. III. report to
4, p. 207 - 8. - official
repos. vol. 3 p. 293; vol,
fever, etc. By Dr
report concerning the
au D' Mitchell, dans Rodgers le s p. 19. Lettre du Dr yellow Coit
p. 504, 572 à 378; vol. New-Yorck med,
- Cox's med.
5, p. 229; V. 6, repos. p. 538 vol, 2,
by Chisholm, V. museum, vol. 1 --essay on the
et 9.
ele., etc,
1, P: 281. --letter to D' Haygarth, malig. fever
p. 135,
29.
report concerning the
au D' Mitchell, dans Rodgers le s p. 19. Lettre du Dr yellow Coit
p. 504, 572 à 378; vol. New-Yorck med,
- Cox's med.
5, p. 229; V. 6, repos. p. 538 vol, 2,
by Chisholm, V. museum, vol. 1 --essay on the
et 9.
ele., etc,
1, P: 281. --letter to D' Haygarth, malig. fever
p. 135,
29. --- Page 474 ---
( 459 )
dont il est bien difficile de pénétrer l'obscurité;
ont été intéressées à les épaisTrop de personnes
puisse espérer d'arriver jusqu'a
sir, pour qu'on
la wvérité. (Rel. hist. cit. p. 1.)
la série des proOr, on sait qu'en parcourant de la fièvre de
babilités relatives à T'importation
M. Pariset n'en admet ni n'en reCadix, 1819,
suflisantes
60);
jette aucune, faute de raisons
(p.
le D'J. M. Arejula avoue qu'il lui fut imquel
l'épidémie de 1800,
possible de savoir d'ouvenait
incer-
(ouv. cit. P. 155 On sait que la même
au sujet de cette
titude a existé en Amérique (1)'
ce qu'on ait été convainct
importation , jusqu'à
que cette fièvre n'yest pas plusimportéequioll.
Têtre dans les vaisseaux ou elle se mon"
ne peut
et dans le cours d'une longue
tre tout à coup,
navigation (Pariset, P. 119) (2).-
Selon M. Hydede Neuville, le sentiment des parti-
(:)
est universellement abandonné
sans de la contagion;
mieux éclairé
dans les Etats-Unis, et le gouvernement
les médecins, s'occupe aujourd'hui à faire prévaloir
par
contraire, si conforme a ux intérêts
partout le sentiment
à la prospérité publidu commerce et par conséquent
que (Pariset, P. 120 )-
d'Améri-
(2) M Warden, ancien consul des Ktats-Unis
cite de nombreux exeniples de la fièvre jaune
que,
développée sur des vaisseaux. Voyez sa
spontanément Descript. statist. et polit. des États-Unis. --- Page 475 ---
455 )
Donc..
S *Recourir à des mniasmes
s'expliquer le
étrangers ( pour
est une sorte dételoppement de
de la fièvre jaune)
que des esprits ressource qui ne peut satisfaire
étrangers
peu difliciles; car ces miasmes
prendre à euix-mémes, eux,c'est ayant leur origine, s'en
le résoudre
reculer le problême et non
(Pariset, P. 69)..
Oryquelques médecins ont eu
cours à des miasmes
récemment reà des virus, à
étrangers, à des
un délétère
germes,
rendre raison de ce
spécifique, pour se
dévcloppement..
Donc..
de Sellimporte, pour bien juger la fièvre
comparer un grand nombre
jaune,
de ne point s'abandonner
d'épidémies, et
promptement des
au goût de tirer trop
isolés
corollaires de
.; une épidémie
quelques faits
d'autant qu'a certaines n'apprend point assez,
endroits, cette fièvre époques et dans certains
des fièvres
se comporte à la manière
manière des épidémiques, et dans d'autres à la
contagieuses.
405 (1).,
(Bally, page 557 et
Or, cette condition
manquait à plusieurs des
(a) Lorsque M. Bally écrivait cela, il: n'avait
épidémie ( voyez la préf. de son ouv. P/ 9 ) vu qu'one
'a certaines n'apprend point assez,
endroits, cette fièvre époques et dans certains
des fièvres
se comporte à la manière
manière des épidémiques, et dans d'autres à la
contagieuses.
405 (1).,
(Bally, page 557 et
Or, cette condition
manquait à plusieurs des
(a) Lorsque M. Bally écrivait cela, il: n'avait
épidémie ( voyez la préf. de son ouv. P/ 9 ) vu qu'one --- Page 476 ---
(454 )
médecins qui viennent d'écrire sur la fiévre
jaune (1)..
Donc..
S. e Imaginer que des émanations, aussi subtiles que les miasmes contagieux, sont toujours
arrêtées par nos précautions, serait pousser l'aveuglement un peu loin. > ( Bally, pag. 413414-)
Or, ce n'est que parce qu'on a imaginé un
semblable obstacle, de la partdeces précautions,
qu'on vient, dernièrement encore, d'en conseiller
de plus sévères que celles connues jusqu'à
sent (2)..
pré-
(1)1micus Plato,magis amica veritas! Aussi nous ferons-nous un devoir d'observer ici,que M. Pariset n'arriva
à Cadix, en 1819, quele 2 décembre,jour oul'onavaiteélébré par un acte religieux(le Te deum), la terminaison de
l'épidémie ( Pariset, P. 25 ); que MM. Bally, François,
Pariset, Mazet et Rochoux n'entrèrent à Barcelonne
que le 10 octobre, a lorsque cette ville était dans une si.
tuation affreuse y... les maisons infectées, les appartemens, les meubles imprégnés de miasmes;.. lorsque enfin les individus qui vivaient au milieu
A élémens devaient de toute nécessité tomber
de ces
successivea ment > (relat. hist. p. 109-179 ); et que M. Audouard
fut encore plus retardé que les membres de la
sion de l'intérieur, puisqu'il ne fit son entrée commis- à Barcelonne que le 21 ou 22 du même mois. -
(2) M. Audouard pense que le régime - militaire serait --- Page 477 ---
I 455 )
Donc..
S. .La bonne
contre les cffets foidésavouetous) de la
les préservatifs
dans son
contagion,
foyer. n ( Bally,
lorsqu'on vit
Or,la petite vérole
pag. 584).
quiest la vaccine.
reconnait un préservatif
Donc...
S Il existe un moyen
server del la fièvrej jaune, infaillible de se prépag. 588. )
c'est la fuite.. (Bally,
Or, lescordonss sanitaires
de ce moyen, ainsi
s'opposent à l'emploi
celonette,
qu'il arriva à
à
etc. (Rel. hist.
Tortose, BarDonc..
)
S. Le premier soin des
pour ne pas aggraver le magistrats de Séville,
autre, fut de soustrairela mal ( en 1819 par un
tôt d
villeauy régime, ou
f'indisciptine des cordons
plusanitaires (1); de
préférable à
aussi les p. 464, Tadministration 465, 466 civile (p. 461 ;
(s) Le cordon de
).
voyez
qu'un épouvantail; circonvailation le
n'était à Barcelonne
moyens de payer son passage franchissait Au qui voulait, avec les
dré, les bagages et les marchandises village de Saint-An-
'omne, pouvaient passer et
sortaient de Barcedans toute la Catalogne. se répandre
que la
contrebande franchit il est probable impunément aussi
don français, d'abord à cause de plus d'une fois le corl'étendue de la ligne
ordon de
).
voyez
qu'un épouvantail; circonvailation le
n'était à Barcelonne
moyens de payer son passage franchissait Au qui voulait, avec les
dré, les bagages et les marchandises village de Saint-An-
'omne, pouvaient passer et
sortaient de Barcedans toute la Catalogne. se répandre
que la
contrebande franchit il est probable impunément aussi
don français, d'abord à cause de plus d'une fois le corl'étendue de la ligne --- Page 478 ---
( 456 )
là, entre autres
motifs, ce silence
ché le mal; de ti le
qui a casecret, la
et l'heureux choix des
promptitude
touffer. D
moyens pris pour l'é-
- Or K tel fut le résultat de
d'oul'on avait exclu
ces sages mesures,
toute
taire, que les six
intervention milipremiers jours de noyembre
lépidémic n'existait
251
plus. D (Pariset, page 22.
qu'il occupait, etdu petit nombrede monde
employé; ensuite à cause des efforts
qu'ony avait
trebandiers
que fesaient les conpourpeacingerOrsitante
aucun résultat facheux ni
taiantractionsn'ontes
France,on en chercherla pour l'Espagne ni pour la
les denrées journellement cause P serait-ce par ce que ni
contrebandiers
apportées en France par les
ci-dessus; ni les
nil le beau-frère de M. Benités, magistrats de Madrid;
1a maladie, et avec deux carioles sortiavec lés germes de
les deux femmes,aveceleur
chargées d'eflets; ni
ni le bateau pris à
mobilier, arrivées à Figuières;
et
Tortose lors du désastre de cette
débarqué à Creus, eto., n'étàient
ville
miasme P Mais alors F. Colomine
porteurs du fatal
Vignals du village d'Els
du hameau du Tech; J.
Horts; le
cerda; le' mendiant de la vallée de colporteur sortide Payils davantage
Paillac,etc., étaient
On aurait
imprégnés des germes de la fièvre jaune P
de leur mort: peut-être ils besoin de le penser pour se
sanitairer
sont tombés sous le feu de notre consoler
( rel. hist. P. 66 à
cordon
débats du 25 octobre 1821 198, passim journal des
).
P) E Nous sommes un peu
désorganisés par la fièvre
la vallée de colporteur sortide Payils davantage
Paillac,etc., étaient
On aurait
imprégnés des germes de la fièvre jaune P
de leur mort: peut-être ils besoin de le penser pour se
sanitairer
sont tombés sous le feu de notre consoler
( rel. hist. P. 66 à
cordon
débats du 25 octobre 1821 198, passim journal des
).
P) E Nous sommes un peu
désorganisés par la fièvre --- Page 479 ---
-
{ 45; )
Donc..
S e Il est nécessaire
d'entourer les lois sanie jaune qui régne,
A del la ville située le depuisprès d'un mois, dans la partie
a fait sortir tous les habitans long de ThHdson; comme on a
a infecté, et comme
du quartier que l'on
on l'a
croit
a esty possible guele
fermé par des barrières, il
a dantilestp possible malnes'étende aussiq
pas plus loin; cepenle mauvais air de iquel'on ne pourra
a
est contenne
gagner plus avant;.. pasempécher
dans un
jusqu'ici, elle
A cinguantième
quartier qui ne forme
la
les
partie de la ville. Onne
pas
malades qui ont été
eraintpas
a
dans d'autres
transportés du quartier que
parties de la
infecté
6 quer la maladie. Cette ville, puissent 3 communiet on ne la prend
maladiez n'est pas
que lorsqu'on
contagieuse,
où elle règne. - I 20 aout
respire l'air de l'endroit
G
1822 ). >
bilans Lorsqu'une rue commençait à être
des quartiers voisins
infectée, les hasultat, iln'y a pas eu 250 prenaient la fuite, et en rédanshuitjours,
personnes qui en soientmortes..
et leurs affaires presque tous lesi négocians
se sont
deNew-Yorck,
n'est qu'un
transportés à
La fièvre faubourg de la ville, et oà l'on Greenwich, qui
ne s'est pas même
était en sureté,
est située ma maison
étendue jusqu'à une rue où
le centre de la ville, dlabsanionveiquietap mais
peu-près dans
vé et le mieuz percé,
dans le quartier le plus éleCes fragmens de etc. (9 novembre 1822 ). >
pectable de
lettres, écritespar un négociant resduite tenue New-Yorck, viennent à l'appui de la
dans
par les magistrats de
contout son jour,
Séville, et montrent,
une maladie
l'opinion des Américains touchant
naguère
ment contagieuse. regardée par eux comme éminem-
u-près dans
vé et le mieuz percé,
dans le quartier le plus éleCes fragmens de etc. (9 novembre 1822 ). >
pectable de
lettres, écritespar un négociant resduite tenue New-Yorck, viennent à l'appui de la
dans
par les magistrats de
contout son jour,
Séville, et montrent,
une maladie
l'opinion des Américains touchant
naguère
ment contagieuse. regardée par eux comme éminem- --- Page 480 ---
(458 )
laires d'un
grandeppareil,et de
cette force, , cette énergie
leurimiprinaer
pables d'en
qui seules sont Caassurer l'ecécution dans les
gers pressans.
danOr, cet
avertissement, sur
a encore renchéri
lequel IM. Audouard
(p.
n'est souvent bon
465-466). outre qu'il
qu'à faire de nouvelles
mes, ainsi qu'il est arrivé à
victitose, a sert de véhicule à la Barcelonette, à Tortagion ( si on vient à
maladie et à la cons'y
peur ou la frayeur
conformer), par la
accroit, etc.
qu'il fait naître ou qu'il
Donc..
(Bally, pag- 556 ).,
S. Les contagionistes
pouvoir de
savent qu'il est en leur
conserver le
tiplier, de l'artéteret contagium, , de le mul-
( Rapport de la
d'apaiser ses ravages, etc.
Junte, etc. pag. 15 ) (1)..
() Lorsque les signataires du
fait ce modeste aveu, ils n'ont rapport ci-dessus ont
responsabilité qu'ils
sûrement pas pensé à la
manderait
prenaient sur eux, et
leur
compte des victimes
qu'on
derible contagium; s'il en était que pourrait faire ce tercoupables de n'avoir
autrement, ils seraient bien
doroplerkermalh-urmier pasappaisé etarrété celui qui vientde
d'avoirào
patrie Itoutesfoisi il est pénible
confrères epterentrelapreoapion et la
se sont placés dans cette négligence, et nos
qu'ils auraient évitée, en disant
triste alterpative,
simplement que, par
victimes
qu'on
derible contagium; s'il en était que pourrait faire ce tercoupables de n'avoir
autrement, ils seraient bien
doroplerkermalh-urmier pasappaisé etarrété celui qui vientde
d'avoirào
patrie Itoutesfoisi il est pénible
confrères epterentrelapreoapion et la
se sont placés dans cette négligence, et nos
qu'ils auraient évitée, en disant
triste alterpative,
simplement que, par --- Page 481 ---
(4 459 )
Or, le froid et la fuite des
mis un terme à la fièvre
habitans ont seuls
rapport,
de Catalogne. (Méme
pag. 45.) )
Donc...
S. Les faits bien
teurs
établis, et les opinions
dignes par leur
d'auet la justesse de leur caractère, leur véracité,
decine, doivent
esprit, de faire foi en méêtre tour-d-tour
quiconque sera - désireux de
invoqués par
des idées
n'acquérir
de
justes sur les divers
de
que
cette fiévre.
points Thistoire
Or, un assez grand nombre
pour se former de telles
de médecins ont,
supposé beaucoup de
idées 9 tronqué, ou
auteurs des
faits, et prété à plusieurs
opinions qu'ils n'ont
momentanément professées
jamais, 3 ou que
(1).
moyen d'arréterle
des lieux
contagiam,i ils
le
infects, la fuite à la sendiendsicntférnacration
prévenir, la police bien campagnes.. par moyen de
preté; par moyen de le
faite, le maintien de la prodecine sage et d'une combattre, les secours d'une méalors ils auraient été hygiène bien entendue, etc. Mais
peut-être ne veulent-ils d'accord avec leurs
eux?
pas faire cause adversaires, et
commur ne avec
(2) Nous devons à la vérité
typhus d' Amérique n'a pas été d'observer que l'auteur du
jorsqu'il a. réduit à une
scrupuleusement exact,
praticiens
demi-douzaine le nombre des
anti-contagionites et tqu'eny regardant
atten-
d'une méalors ils auraient été hygiène bien entendue, etc. Mais
peut-être ne veulent-ils d'accord avec leurs
eux?
pas faire cause adversaires, et
commur ne avec
(2) Nous devons à la vérité
typhus d' Amérique n'a pas été d'observer que l'auteur du
jorsqu'il a. réduit à une
scrupuleusement exact,
praticiens
demi-douzaine le nombre des
anti-contagionites et tqu'eny regardant
atten- --- Page 482 ---
I 460 )
Donc..
s'accordent à assigner, à peu
S. Les auteurs
les mêmes causes à la fièvre jaunes..
près,
dans Ies effets deses causes,
plasicureonttroavé.
aurait retranché de celui des partisans de la
tivement, il
termine la phrase citée par
contagion- : 1° Moultrie, qui
hoc
en disant : plurimos vidi qui quotidiè
M. Bally,
assidebant, sed ab aéris injuriis et
morbo laborantibus incolumesevasere, etc. 2° Pouppéminimo motu defensi 5, Clark, P. 25, 49, 64 et 52,
desportes, (p. 217).5
est
du d' Lining : € il pense qu'elle
où il dit en parlant
Indes occidentales; mais il ne
des
e toujours importée
ni même par aucune raiaS soutient par aucune preuye s
être bien
d'ailleurs ne parait pas
e. son, cette opinion qui lettre du d' Lining dans TEfondée. s (Voyez aussi la 5,5).> 4° Le d' Hillary, qui
dinb. phys. Essays, vol. 2, p.
d'infection d'indin'a jamais observé un seul exemple
loin, From
vidu à individu; aussi ajoute-t-il un peu plus ofa conthat it has nothing
Whence, we may conclude,
etc. (His vol. on air,
tagious or pestilential nature init,
14, 5 6 ). 5 Gillespie observ. on diseases, (petc. p.
60 Le d' Valentin ( ouv. cit. passim ).
42, 130, 164 )-
se trouve textuel7°1 Le d'Dalmas, dans louvrageduquel et non contalement, que la fièvre jaune est spontanée
5). 8F.
domestique et non importée (p. 4,
gieuse,
cit
Gilbert, qui dit, entre autres
Pascalis ( ouv.
). 9
dans un air
choses, que la fièvre jaune a son origine
marécageuses. ( p. 95,
très chaud saturé d'émanations lui-mème, qui a fait éteindre la
94). 100 Enfin Chisholm
cit. Thiébaut de Bernéfièvre jaune par let froid. ( ouv. )
11*Le d' Piguillem
aud, qui s'est pubiqienentrétractée
bert, qui dit, entre autres
Pascalis ( ouv.
). 9
dans un air
choses, que la fièvre jaune a son origine
marécageuses. ( p. 95,
très chaud saturé d'émanations lui-mème, qui a fait éteindre la
94). 100 Enfin Chisholm
cit. Thiébaut de Bernéfièvre jaune par let froid. ( ouv. )
11*Le d' Piguillem
aud, qui s'est pubiqienentrétractée --- Page 483 ---
D
(461 )
assez de dissemblance
noms différens,
pour désigner, par des
minaient.
les épidémies qu'elles déter-
(Voyez notre chap. III.) )
Or, les moyens curatifs
sur ces causes et
doivent étre réglés
sur ces effets (1).
signalaire du
entre autres manifeste, etc. etc. Quant aux faits,
ceux relatifs au
voyez
et sa famille, à M. Coll et
capitaine du Grand-Ture,
manif.
sa famille, etc.
du
cité-p. 21 du
de
(p- 11,29
hist, et med. de M. rapport
la commis. - la rel.
(:) En novembre Audouurd).
ci-après à M. B.
1821, M. Dubreuil adressa la lettre
Delessert, qui a eu la bonté de
communiquer. Elle parle de la fièvre
nous la
(1802), et relate un
jaune de Tabago
moyen qui, bien
nouveau 2 est assez rarement
qu'il ne soit pas
avoir, dans
employé. Il peut pourtant
quelques cas, , des résultats
pour qu'il ne soit pas inutile de le
assez satisfaisans
d En 1802, la fièvre jaune
mentionner ici.
faisait des
àTabago; on n'approchait des
ravages horribles
des soins, qu'avec crainte. malades, pour lcurdonnér
une seconde fois cette Persuadé que l'on n'avait pas
avant, je me
maladie, Fayant eue deux ans
croyais en sûreté,
ner le général Saluguet
J'offris donc de frictionavait ordonné des frictions qui en était atteint, et à qui on
à midi... ctlelendemain mercurielles.
Le cinquième
à huit heures j'avais Jo.commiengsi la fièvre...
de
jour, voyant que 90 grains de catomet
poudrededames,e et les frictions
et
produit aucun effet, mon médecin mercurielles n'avaient
faire jeler subitement dans l'eau
me proposa de me
que le choc
froide, , en me
pouvait me faire mourir de
prévenant
suite, mais aussi
à midi... ctlelendemain mercurielles.
Le cinquième
à huit heures j'avais Jo.commiengsi la fièvre...
de
jour, voyant que 90 grains de catomet
poudrededames,e et les frictions
et
produit aucun effet, mon médecin mercurielles n'avaient
faire jeler subitement dans l'eau
me proposa de me
que le choc
froide, , en me
pouvait me faire mourir de
prévenant
suite, mais aussi --- Page 484 ---
I 462 )
Donc, etc., etc...
Nous pourrions facilement
blables
multiplier de semà
raisonnemens, et en trouver de relatifs
presque tous les points de l'histoire de
ladiequinous
la maceux
occupe; mais nous nous en tenons. à
que nous venons de
vant suffire à notre
rapporter, comme deobjet, si leur
est rigoureux, et dont il serait enchainement
menterle nombre, dans
inutile d'augterminons ici
lecas contraire; et nous
de dire
ce que nous nous étions
sur cet important
proposé
chapitre.
qu'il pouvait occasionner une crise
tis; on nie jeta dans l'eau à huit salutaire. Je consenminutes etfus remis dans mon lit. heures; i'y restai cinq
je commençai à
Une demi-heure après
transpirer... Je
quatre heures que dura mon m'endormis, et pendant
évacuations
sommeil, j'eus plusieurs
me lava avec tres-copieuses; de l'eau ; en m'éveillant je salivais ; on
lit, où je me rendormis chaude; on me remit dans mon
alors sans fièvre et
presque tout de suite; j'étais
Les
je ne l'eus plus. D
cas peu nombreux dans
mettre de jouer ainsi à
lesquels on peut se pertreindre beaucoup
quitte ou double, doivent resanalogues
l'emploi d'un pareil moyen et de
2 que repousse d'ailleurs
ses
ment la médecine
presque géméralephysiologique. --- Page 485 ---
-
( 465
CONCLUSION
Nous voilaarrivés au terme des
noncées par le titre de cet
recherches anrempli les obligations
ouvrage: avons-nous
dire, avons-nous
qu'il nous impose, c'est-àble des observations fidèlement reproduit T'ensemrecueillies de part et générales et particulières,
en différens
d'autre, en différens
nul
lieux, par des auteurs temps.
raisonnement n'a-t-il été
différens?
tation
négligé, nulle réfuantie.mollecbjection éludée?
sommes-nous parvenus,
en un mot,
térêts des deux
en mettant ainsi les inFinstruction de ce partis en présence, à rendre
que possible ? la grand plus procès aussi complète
a-t-elle présidé à
scrupuleuse exactitude
sés qu'ils
l'exposition des moyens
inroquen:Gnn'ety
oppopartient le droit de
point à nous qu'apTout ce qu'ilnous est répondre à ces questions.
nous en étant constitués permis d'assurer, c'est que,
rapporteurs, nous n'avons les simples et fidèles
aucune peine pour
épargné aucun soin,
parfaitement possible accomplir le moins imQue si nous
cette
quelques réflexions, avons joint entrepehelborieuse par fois à ce travail
quelques observations qui
des moyens
inroquen:Gnn'ety
oppopartient le droit de
point à nous qu'apTout ce qu'ilnous est répondre à ces questions.
nous en étant constitués permis d'assurer, c'est que,
rapporteurs, nous n'avons les simples et fidèles
aucune peine pour
épargné aucun soin,
parfaitement possible accomplir le moins imQue si nous
cette
quelques réflexions, avons joint entrepehelborieuse par fois à ce travail
quelques observations qui --- Page 486 ---
464 )
nous soient personnelles.cest
semblé ressortir
qu'elles nous ont
même des fails, naturellement de
et
Texposition
domaine des
que, ceux-ci étant hors du
reproduire tels opinions, nous avons bien dû les
dire le droit qu'ils sont, mais non nous interde la diseussion;
se trouve placé
du
par-là le remède
possible où
près mal. Car, dans le cas très
nous aurions mal CO
interprété les faits, le lecteur
mmenté, mal
toujours dans
judicieux trouvera
leurrécitexact les
et de réformer les
moyens de saisir
S'il
erreurs de notre
nous est encore arrivé de jugement.
faire ressortir des
signaler et de
contradictions négligences, des erreurs, des
choquantes,c'est
faute de leurs auteurs,
uniquement la
ce ne peut étré celle de
Thistorien; nous ne sommes
de notre exactitude et de
responsables que
notre
Enfin nous avons cru devoir impartialité
posé sévère des
écarter de T'exclamations
preuves contradictoires, ces exampoulées, ou Fon prendle ton d'une
comwienioninthraglbile ou l'on affiche
et l'intolérance
le dédain
tableaux
pour toute opinion contraire: ces
rembrunis, ces effrayantes
présentées avéc tous les artifices de l'art descriptions,
Un tel langage ne peut étre celui des oratoire.
qui cherchent la vérité de bonne
écrivains
foi; de
moyens ne sont propres qu'à séduire
pareils
superficiels
ces esprits
choses
pour qui les mots sont tout, et les
ne sont rien.
iche
et l'intolérance
le dédain
tableaux
pour toute opinion contraire: ces
rembrunis, ces effrayantes
présentées avéc tous les artifices de l'art descriptions,
Un tel langage ne peut étre celui des oratoire.
qui cherchent la vérité de bonne
écrivains
foi; de
moyens ne sont propres qu'à séduire
pareils
superficiels
ces esprits
choses
pour qui les mots sont tout, et les
ne sont rien. --- Page 487 ---
Tel était
(465 )
nous
notre but; ; telle est la
avons suivie pour
marche que
nous n'en sommes
Tatteindre : heureux si
Maintenant
pas restés trop loin
à remplir, c'est uneautretache bien délicate
celle de
reste
sons tout entière à
juges; nous la laisteur; en
Timpartialité éclairée du lecsurtout voulu commençant ce travail, nous
et des
que du contraste même avons
opinions, il en résultât
des faits
précintion solide des choses, pour lui une apjugement tout fait, bien
qu'il.en sortit un
eût voulu l'y conduire plus précis que si on
sion exclusive,
par la voie d'une discustage d'une seule
seulement
opinion.
sastemne
la distinction
Qu'il se rappellé
tions contagicuses et les établie entre les affecmaladies
matiquesequile en fasse une
épidémi-mias.
moyens contradictoires juste appliationsux
pesés, discutés,
quilaura préalablemient
dans le
comparés, et qu'il
de ces libre-exercice deux
de son jugement Prononce
la fièvre
ordres de maladies
auquel
jaune? C'est là le
appartient
pital; c'est de là
point essentiel, caquences
que découlent des consétable.mais therapeutliques d'une utilité
importance surtout les résultats de la incontes.
Sans
pour Thygiène
plus haute
entrer dans
prophylactigue FINT
ment nous devons aucun détail sur le traitefaire remarquer,
que si la
--- Page 488 ---
(466 )
la séquestramaladie est reconnue contagieuse,
tion du malade est nécessaire, indispensable;
entière, complète, c'estmais une séquestration
à-dire, opérée hors du séjour de la contagion,
dans un lieu déterminé et rigoureusement surveillé; dans le cas coutraire, il faut bien aussi
le malade,au foyer qui
soustraire promptement
nourrit et entretient le mal après l'avoir produit,
mais en lui laissant le libre choix de sa retraite;
fait pour la guérison.
et l'on aura déjà beaucoup
Quant à l'idée d'un spécifique,nous lui opposed'un zélé défenseurdela
rons les propres paroles
dit ce
contagion, M. Bally : € Il n'y a point,
médecin, d'antidote connu contrelafiésrejauner
les maladies qui
je ne sais s'il y en aura jamais;
d'un virus toujours le même: peudépendent bien être soumises au pouvoir d'un spécifivent
mais pour une fièvre qui est autant l'effet
que;
et des autres grands
de Finduenoestaeapherigser
agens del la naturé que dela contagionimmédiate,
à peine que la science des hommes
nous croyons dans les siècles futurs les plus reculés,
puisse,
garantir de ses atimaginer un moyen pour
teintes (a
sous le rapport de l'hyMais c'est envisagée
préservative que la solution du probléme
giène
(*) Bally( p. 556).
fièvre qui est autant l'effet
que;
et des autres grands
de Finduenoestaeapherigser
agens del la naturé que dela contagionimmédiate,
à peine que la science des hommes
nous croyons dans les siècles futurs les plus reculés,
puisse,
garantir de ses atimaginer un moyen pour
teintes (a
sous le rapport de l'hyMais c'est envisagée
préservative que la solution du probléme
giène
(*) Bally( p. 556). --- Page 489 ---
( 467 )
de la contngion
térêt; en
présente un haut degré d'ineffet, un mal qu'il est si
chainer et de combattre,
difficile d'enêtre prévenu et
quand il existe, doit
dont
repoussé par tous les
Texpérience et la raison ont
moyens
cacité; tel est le but constant,
consacré l'effiunanimes des
tels sont les efforts
saires; mais d'accord contagionistes et de leurs adverils different
sur les résultats à obtenin,
essentiellement sur les
employer; et cependant c'est dans
moyens à
cieusement établi de
le choix judirencontrer toutes les ces moyens que doivent SC
blique, toutes les
assurances de la santé pupeuples,
garanties de la
en un mot tous les prospérité des
bonne législation sanitaire
principes d'une
les
et
gouvernemens de tous commercisleraussi les
seulement menacés
pays ravagés ou
toujours demandé par ce terrible fléau, ont-ils
à la médecine la solution
Timportante question
de
miner; mais
que nous venons d'exajusqu'à ce jour, les
pu leur donner une
médecins n'ont
réponse
unanime; dirigés comme
positive, franche,
id'es contraires, ils
nous l'avons vu pardes
nières
marchent sous deux banopposées : l'une
* Germe exotique et porte pour inscription :
d tout pria
contagieuz, dont it faut
repousser
offre en signe de ralliement l'importation / D l'autre
locales et domestiques
ces mots : a Causes
fuir!.
qu'il feut détruire ou
30. --- Page 490 ---
I 468 )
De-là dérivent des
dont la diflérence
mesures
est
prophylaetiques
facile à
nous entendons
saisir. D'un côté
prescrire l'emploi
goureux de tous les
prompt et rià garantir de la transmission moyens d'isolement propres
du virus
quarantaines. lazarets, submersion contagieux:
cordons sanitaires,
des navires,
séquestrations
barricademens des rues, des maisons rigoureuses,
défense des rassemblemens,
suspectées,
animaux errans (1), interdiction destruction des
communication avec la
sévère de toute
serait en outre
maison soupçonnée qui
marquée d'un signe, surveillée
approvisionnée par les habitans du
et
téressés à n'avoir aucune
quartier indance. Tel est
espèce de condescenles
Taperçu rapide des mesures dont
contagionistes recommandent la
sévère exécution, au nom de la
prompte et
menacée.
santé publique
De l'autre côté les vues
conseils le sont aussi
sont differentes; les
des
: avant Tépoque du
épidémies de fièvre jaune,
règne
les sources d'infection
détruire toutes
locale,
cargaisons, nettoyer, aérer et décharger les
mens infectés,
purifier les bâtiles ouvrir à des creuser les ports, paver les rues,
courans d'air favorables, dessé-
(2). Leurs poils sont des
p. 581.)
conducteurs dangereux. (Bally,
ils le sont aussi
sont differentes; les
des
: avant Tépoque du
épidémies de fièvre jaune,
règne
les sources d'infection
détruire toutes
locale,
cargaisons, nettoyer, aérer et décharger les
mens infectés,
purifier les bâtiles ouvrir à des creuser les ports, paver les rues,
courans d'air favorables, dessé-
(2). Leurs poils sont des
p. 581.)
conducteurs dangereux. (Bally, --- Page 491 ---
cher les
(-69 )
marais salans dont
impraticable,
Tinondation est
dices,
prévenir la stagnation des
éloigner et surveiller le lieu
immontions; au premier signal de
des inhumadémie, se résoudre à
l'invasion d'une épiretraitedeslieux
l'émigration, choisir
élevés, bien
pour
ransdl'infection, éviter
aérésabritésdescoudans des
l'entassement deshommes
espaces trop resserrés,
comme inutiles, barbares
enfin rejeter
positions coércitives
et dangereuses, les dismettre les cordons signalées ci-dessus, et adde sortir des
sanitaires, non pour empécher
d'y pénétrer; lieuxinfectés, mais pour
voilà les voeux, voilàles empécher
anticontagionistes.
conseils des
tous Toutefois les
nous devons à la vérité de dire
rité des contagionistes ne Poussent pas la sévé- que
T'avons mesures à prendre aussi loin
indiqué ci-dessus;
que nous
rigent la rigueur
ou plutôt ils en corblent souvent
par des dispositions qui semmanière de voir; impliquer c'est contradiction avec leur
sous le titre de
ainsi que M.
e Moyens
Bally donne
rience et ta raison
avoués par l'earpéfeurejaune, les
pour se garantir de la
1"
conseils suivans:
fièvre Quiconque s'annonce abandonne la cité, dès
dans
dans
que la
les
quelque quartier,
champs un asile
trouve
assuré, s'il est partiavant --- Page 492 ---
( 470 )
que les germes du mal ne l'aient
ainsi que font les
atteint ; c'est
villes de l'union principaux habitansdesgrandes
américaine.
2° Une nourriture douce
charges de l'estomac
en prévenant les surne donne pas de
causes, et concourt à en atténuer
prise aux
l'eau vineuse, de la
les effets. De
limonade
acide et agréablement
peu chargée en
rhum ou
animée avec un peu de
d'eau - de-vie, 1 pourront au
fournir une boisson salutaire.
besoin
3* On recommandera la
légèrement tièdes,
propreté; les bains
sèches, le
ceux de mer, les frictions
changement fréquent de
pliront les indications
linge remvoulues.
4° On pense bien qu'il faut aussi
les autres causes
éviter toutes
qui tendent
connues du typhus ou celles
simplement à les aggraver. Ainsi
s'cloignera des villes, des marais,
on
des cimetières, des
des cloaques,
égouts, des
et puans, des bords de la
endroitshumides
qu'il est possible, sur les mer, etl'on vivra, autant
On
lieux élevés etl biena aérés.
recommande aussi de se coucher de bonne
heure, d'éviter les brouillards du soir
point paraitre dans les
et de ne
champs
ait dissipé ceux du matin.
avantquelesoleil
C'est-là, continue M.
notre
Bally, , que se borne toute
puissance pour prévenir la fièvre
et l'on voit que tout se réduit à
jaune,
Tobservation de
mer, etl'on vivra, autant
On
lieux élevés etl biena aérés.
recommande aussi de se coucher de bonne
heure, d'éviter les brouillards du soir
point paraitre dans les
et de ne
champs
ait dissipé ceux du matin.
avantquelesoleil
C'est-là, continue M.
notre
Bally, , que se borne toute
puissance pour prévenir la fièvre
et l'on voit que tout se réduit à
jaune,
Tobservation de --- Page 493 ---
- 47: )
quelques lois de Thygiène.
l'idée des
Renonçons donc à
antidotes, puisque la nature a
nos moyens de conservation
limité
sobres et calmes,
: soyons modérés 3
nous, et alors combattons sans cesse contre
nous aurons trowvé la vraie
panacée (1).
Nous ne savons si Ce langage est bien
doxe dans la bouche d'un
orthojours cst-il qu'il diffère
contagioniste; touindiqués
très-peu des préceptes
par les anticontagionistes;
il que la fuite présentée
toujours estl'ancre de salut des
par M. Bally comme
Américains, est une mesure
fondée S rla conviction que la fièvre
pas contagieuse; les écrits de
jaune n'est
Tattestent, tous les
leurs médecins
actes du
font foi.
gouvernement en
Long-temps, il çst vrai,
traire y a dominé.
l'opinion confuneste
En I 792 et 1793, époques de
mémoire pour les États Américains
système de
2 le
limportation, et par suite, de la
contagion, était celui de la
des
cins et des
plupart
médemagistrats. Le premier, M.
pensa dilféremment, et ft
Devéze,
tout haut. Sa voix
plus : il osa le dire
ne fut pas d'abord
mais la publication de sa doctrine
entendue;
le signal d'une
devint bientôt
les écrits de controverse violente et animée ;
part et d'autre se
multiplièrent; lcs
(5) Bally ( p. 589, 5g0). --- Page 494 ---
474 )
faits furent opposés aux faits , les
aux
raisonnemens
raisonnemens; la victoire flotta
incertaine; enfin
long-temps
après une lutte longue et
opiniâtre, le système de la
triomphé. B. Rush,
non-contagion a
long-temps chef du parti
contagioniste, reconnut son erreur, la confessa
hautement, et entraîna avec lui la plus
partie des médecins
grande
contagionistes et
que toute l'opinion publique. Honneur
presmédecin français
donc au
qui, le premier, osa
et soutenir ce qu'il crut être une vérité proclamer
Mais quel hommage
utile !
plus flatteur
sirer : Son
pouvait-il déopinion a été adoptée dans toutes ses
conséquences 9 et sanctionnée par les
unanimes d'une nation
suffrages
sage et éclairée!
Quand on rapproche ce qui s'est
en
de
passé alors
Amérique
ce qui se passe
en Espague, on est frappé de la aujourd'hui
ressemblance
que présentent entr'elles les circonstances de
deux époques. a C'est, dit M.
ces
incertitude dans ls
Dalmas, la même
faits, la même
tion dans les
contradicrapports, le même penchant à
(1) Aux États-Unis l'opinion de la non
compte plus pourdétracteurs un
contagion en
ou trois praticiens qui, d'une
peu notables que deux
reproduite, se sont fait une sorte longue de erreur trop souvent
de M. Hyde de Neuville à M. Devéze conviction. (Lettre
).
ques. a C'est, dit M.
ces
incertitude dans ls
Dalmas, la même
faits, la même
tion dans les
contradicrapports, le même penchant à
(1) Aux États-Unis l'opinion de la non
compte plus pourdétracteurs un
contagion en
ou trois praticiens qui, d'une
peu notables que deux
reproduite, se sont fait une sorte longue de erreur trop souvent
de M. Hyde de Neuville à M. Devéze conviction. (Lettre
). --- Page 495 ---
( 473 )
Texagération , et je pourrais
intolérance pour des
ajouter, la méme
même absence de tout opinions contraires, , la
esprit
d'analyse. > La similitude
d'observation et
jusqu'a la fin P. Et si,
se soutiendra-t-elle
et Tauthenticité
en Amérique, le nombre
les
des faits ont subjugué
préventions, forcé la
toutes
Tunanimité des
couviction et étalli
est-il réservé à la sentimens, un sort semblable
Tont semblenous fièvre jaune de la Péninsule?..
et les choses
en donner Theureux
en sont venues
présage,
ce qui est relatif à cette
au point que tout
rester plus long temps
question ne saurait
sontaux prises; de serviles stationnaire, Les partis
plus la liberté des
entrsvesnenchainent
les attaques
discussions; de partet
sont fréquentes,
d'autre
nions contraires
animées; les
sont tour-à-tour
opisoutenues avec
repoussées ou
est trop vivement chaleur; en un mot; la lutte
engagée,
puisse en être
pour que l'issue
seul sera désormais long-temps incertaine: : le silence
faite. Nous
l'aveu d'une véritable dépouvons donc le dire
n'estpase éloignéle 6
hautement : il
de tous les vrais amis moncatgnappeleaties de
voeux
licité des
Thumanité et de la féfondée peuples, ot nous verrons
sur la bonne foi, les
lexpérience
dépendance. commander lumières et l'infrages, et assurer un
Tunanimité des suftriomphe éclatant à la vé-
silence
faite. Nous
l'aveu d'une véritable dépouvons donc le dire
n'estpase éloignéle 6
hautement : il
de tous les vrais amis moncatgnappeleaties de
voeux
licité des
Thumanité et de la féfondée peuples, ot nous verrons
sur la bonne foi, les
lexpérience
dépendance. commander lumières et l'infrages, et assurer un
Tunanimité des suftriomphe éclatant à la vé- --- Page 496 ---
(4 474 )
rité, de quelque côté qu'elle doive
de cette
se trouver :
d'immenses sconcordeuniverelle des esprits jailliront
avantages. En effet,
par des
qu'ilsoit prouvé
exotique, constituant
germe
eeaties
essentiellement la fièvre
jaune, pent se reproduire
lade, et s'éterniser
par un individu mamettant partout où il par plusieurs en se transdoute, plus
sera porté : alors plus de
d'hésitation; ; au lieu de délibérer
menace
Wfaradr:foaeninmuir
prochaine, il faut le
d'une invasion
mier retranchement, surprendre dans son prel'y confiner,
partout où
l'y anéantir;
ilapparaitra, qu'il soit poursuivi,
cerné,enveloppé de toutes
les moindres issues, les parts;qu'on lui coupe
tions; mais surtout
moindres communicapoint de lenteurs, point de
deni-mesures.pointe de ces précautions
toujours plus nuisibles
tardives,
de l'exécution
qu'utiles. De la célérité
ration
dépend ici tout le succès de
: de vains
l'opécacher
ménagemens, et le
son existence sont
dessein de
Que l'autorité s'arme donc toujours dangereux.
de toute l'activité
de toute la sévérité,
anéantir un ennemi possibles pour comprimer et
de ses progrès
que la rapidité effrayante
rendrait bientôt
raison de salut public
indomptable. La
pourrait avoir de
justifiera tout ce que
pour quelques
rigoureux. de barbare même
individus, T'exécution des me- --- Page 497 ---
( - 475 )
sures commandées par la nécessité dans
térêt de tous : Salus
l'inMais qu'au contraire poputi suprema lex esto.
des faits
recueillis en différens
innombrables,
par des
temps et en différens lieux
observateurs judicieux et
viennent attester que la fièvre
indépendans,
munique jamais hors des
jaune ne se com -
causes générales
lieux où agissent les
et locales qui la
que cette consolante doctrine
produisent;
proclamée d'un assentiment
soit reconnue, 3
relations sociales
unanime, alors les
n'aura
resteront libres, le
plus d'entraves. des
commerce
par une longue et pénible équipages épuisés
veront plus dans le
navigation ne trouvoisinage des terres marécageuses, où on les retient en
germes de maladies funestes quarantaine, dcs
et amis ne se constitueront , des peuples voisins
d'apparente hostilité,
plus dans un état
n'auront
des cordons sanitaires
plus la mission
de Mézence à une
d'infliger le supplice
chaînant toute
population entière en l'enqui la dévore vivante auprés du foyer de mort
(). les victimes ne seront
plus
(9) La jeune et élogquente auteur
de Sainte-Camille a
de l'éloge des soeurs
effrayante énergie dans exprimé la même idée avec une
ces deux vers :
€ Les soldats plus craels encor
le
Ler repoussent vivant dans le sein que fléau,
dutombean. *
à une
d'infliger le supplice
chaînant toute
population entière en l'enqui la dévore vivante auprés du foyer de mort
(). les victimes ne seront
plus
(9) La jeune et élogquente auteur
de Sainte-Camille a
de l'éloge des soeurs
effrayante énergie dans exprimé la même idée avec une
ces deux vers :
€ Les soldats plus craels encor
le
Ler repoussent vivant dans le sein que fléau,
dutombean. * --- Page 498 ---
475)
séquestrées avec le mai, sans
ni le combattre
pouvoir ni le fuir
; alors les infortunés
ne Périront pas sans eau
malades
qui les
pour étancher la soif
à leurs consume, sans secours pour les arracher
propres excrétions, sans consolation
pour adoucir l'horreur des derniers
d'une affreuse existence alors
momens
resteront
;
les cadavres ne.
plus sans sépulture,
les
abandonnés dans
maisons, au milieu des rues, des places
bliques; et l'on ne verra plus se renouveler puhideux spectacle d'une femme
le
cadavre de son
expirante sur le
époux mort depuis
et d'un enfant à la mamelle
cinq jours 9.
la faim,
qui, tourmenté par
rongeait en criant le sein de sa mère
enfin, l'on ne verra plus la terreur seule (1);
contagion
de la
propager au loin, et en tous
la maladie et la mort, étouffer
lieux,
tous les sentimens de pitié, faire méconnaître les lois
de Thospitalité, autoriser des
sacrées
arbitraires,
mesures vaines,
injurieuses à T'humanité, et en repoussant les cultivateurs qui viennent
des vivres frais, livrer
apporter
breuse
une population nomaux craintes de la disette ouaux
de la faim, , comme
angoisses
pour réunir et
en même temps tous les genres de calamité multiplier !..
Car tel est l'affreux, mais trop véridique tableau
(1) Rapport de la comm, franç. p. 45. --- Page 499 ---
( 477 )
des maux sans nombre dont
s'est renouvelé, ,chaque
T'horrible spectacle
venue le théâtre d'une fois qu'une contrée, deété assiégée des terreurs maladie épidémique, a
Que si
de la contagion.
quelqu'un était tenté de nous
d'exagération, ce serait
accuser
des contagionistes
encore le témoignage
querions, ce serait eux-mêmes que nous invoe On sait, dit ce médecin, surtout celui de M. Bally :
des
que pendant le règne
des grandesépidémics, maladies
la terreur est le
et de la
véhicule
rité prouvée parl'histoire contagion ; c'est une védéfaites des armées
des longs siéges et des
cable d la fievre : vérité tien plus applision (1).,
jaune qu'à toute autre lé-.
Nous serait-il permis
d'espérer
cherches, en faisant jaillir du
que nos recontraires quelques
choc des opinions
doit dissiper
étincelles de la lumière qui
l'obscuritéde ce point de
contribueront à
doctrine,
rables P. Nous
prévenir des suitesaussi déploplus belle, la Tavouerons, ce serait à nos yeux la
efforts
plus douce
s puisque nous aurions récompense de nos
Thumanité !.
servi la cause de
(1) Bally(p. 566:)
FIN.
ches, en faisant jaillir du
que nos recontraires quelques
choc des opinions
doit dissiper
étincelles de la lumière qui
l'obscuritéde ce point de
contribueront à
doctrine,
rables P. Nous
prévenir des suitesaussi déploplus belle, la Tavouerons, ce serait à nos yeux la
efforts
plus douce
s puisque nous aurions récompense de nos
Thumanité !.
servi la cause de
(1) Bally(p. 566:)
FIN. --- Page 500 ---
TABLE DES MATIERES
Rapport de l'Académie des sciences.
Avant-propos. .
Pages.
CHAPITRE PREMIER.
VII
Coup-d'acil
-S. Diflrencedesopiniones
général. .
jaune. .
ssurl'origine de la fièvre
S. Sur ses causes.
S. Sur sa nature. .
S. Sur les résuliats des
autopsies
S. Sur sa
cadavériques. 40
thérapeutique. .
CHAPITRE
DEUXIENE, de la
Section 1". Définition
contagion.
-S Du virus
rigoureuse de la contagion. 73
proprement dit, ses
Section II. De
caractères.
l'épidémie, son acception
S. Epidémies divisées en deux
générale, 77
S.
classes. .
Constitationnelles.
S.
Epidémi-n
Section III. De
miasmatiques. .
l'infection, son acception.
-S. Efluves infectans, leurs
sources, leurs causes
productrices; 2 leurs effets, etc, e
S. Différence des miasmes d'avec le
CHAPITRE
virus.
TROISIÈME, son
Section I.
objet. .
Description des
épidémies de SaintDomingue. e
: a
S. De Charleston de la Caroline
- S. De
du Sud.
I1O
Minorque. .
S- De la Barbade .
S. De la
Dominique. a
S. De Philadelphie,
S D'Egypte. .
S. De Saint-Domingue. --- Page 501 ---
(4)
S. De
Livourne. :
S. De la
Guadeloupe. .
S. De Gibraltar. .
S De Séville et Cadix.
S. De
Barcelonne. -
Section II. Causes de ses épidémies
ci-dessus, pages 156, 156, 162, dans l'ordre
179, 186,188, 194,
165, 167, 174,
-S. Ces
196, ifig, 210.
épidémies ont elles d'autres
nalogie 2
points d'aS.
meresemeeti-erad P.
CHAPITRE QUATRIEME. Son
Scction I. Faits en faveur de
objet
que. .
imporistion.t-épu
- S. 2 époque. .
-S. 3. époque.
Section II. Réfutation du
CHAPITRE
système d'importation. 25r
CINQUIÈME. Son
Section I. Faits en faveur de la objet. e
Se tion II. Faits contre la
contagion -
S. Faits qui prouvent contagion. -
munique pas hors du que la fièvre ne se com-
- S. De l'inoculation du virus foyer d'infection. .
. 519
S.
de la fièvre
Développement spontané de la
jaune. - 578
sur les vaisseaux.
fièvre jaune
-S. réfutation des .
les
principaux faits allégués par
contagionistes. .
-S. Mode de propagation de la fièvre
CHAPITRE SIXIÈME.
jaune.
e
Conclusion.
Raisonnemens.
pas hors du que la fièvre ne se com-
- S. De l'inoculation du virus foyer d'infection. .
. 519
S.
de la fièvre
Développement spontané de la
jaune. - 578
sur les vaisseaux.
fièvre jaune
-S. réfutation des .
les
principaux faits allégués par
contagionistes. .
-S. Mode de propagation de la fièvre
CHAPITRE SIXIÈME.
jaune.
e
Conclusion.
Raisonnemens. --- Page 502 ---
07-131
ERRATA.
Pag. 55 entiét mobide. . lisez entiét
Pag. 100 woh give thier... lisez who morbide.
Pag. 101 Blene... lisez Blanc.
give their.
Pag. prevolent und... lisez prevatent and.
Pag. 103 et 106 contagions
diseases.
diseases.. e lisez contagious
Pag. 118 essais ou diseases... lisez
Pag. 142 distinguer d'alors
essay on diseases.
alors d'avec.
avec lisez... distinguer
Pag. 167 Ifia èvre... lisez la Rèvre.
Pag. 163 on account... lisez an account.
Pag. leibsh... lisez Leib.
Pag. 167 u cède... lisez et cède.
Pag. 165 a suffocante... lisez csuffocante.
Pag. 176 chevalier Poissonniere..
chevalier.
-Desperières . lisez
Rolwannior-Deperiras
Pag. 196 Barthe... lisez Berthe. --- Page 503 ---
E823
8t65r --- Page 504 --- --- Page 505 --- --- Page 506 ---