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- --- Page 2 ---
4 A : - -
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CH, CHADENAT,
Librairie Americaine et Coloniale,
17 Quai des PARIS. Grands-Augustins,
A2ic
a
F4O
% ERTDA
Jsbit Carter Aromn
Library
Bromn Hninersity - --- Page 3 --- --- Page 4 ---
--- Page 5 ---
7 I
RECHERCHES;
n MÉMOIRES ET OBSERVATIONS
S U R
LES MALADIES ÉPIZOOTIQUES
DE SAINTD OMINGUE,
Recueillis 6 publiés parle Cercle des Philadelphes
du Cap-Frangois. --- Page 6 ---
d --- Page 7 ---
RECHERCHES,
MÉMOIRES ET OBSERVATIONS
S U R
LES MALADIES EPIZOOTIQUES
DE SAINTDONINGUE,
Recueillis 6 publiésparle Cercle des Philadelphes
du Cap-François.
Nous ferions, trop heureux, fi nous
avions rempli dignement les vues du
Gouvernement : nous le ferions encore
plus, fi cet Ouvrage peut contribuer a
furiliré publique pour laquelle il a été
uniquement fait.
Ke:h. hift. phif. fur les Mal. épigoot.
par M. Paulet, D. M. P. M. T. II,
page 477.
AU CAPFRANÇOIS,
DE LIMPRIMERIE ROYALE.
M. DCC. LXXXVIIL
AVEC APPROBATION ET PERMISSION. --- Page 8 ---
A --- Page 9 ---
*
RECHERCHES,
MÉMOIRES ET OBSERVATIONS
S U R
LES MALADIES ÉPIZOOTIQUES
DE SAINT-DOMINGVE,
Publiés par le Cercle des Philadelphes du
Cap-Frangois.
L-ETOxNENE IENT que les Naturels du pays
rémoignérent tés fur des
lorfqu'ils virent les Efpagnols monChevaux (I), annonce qu'ils n'avoicnt
jamais Vu de grands quadrupèdes.
Cependant le pays pouvoit en nourrir. Les
Efpagnols, qui avoient apporté avec eux
efpèces dc quadrupedes,
plufieurs
dans
furent trés -
un moment de difette, de trouver heurcux, un troubois peau de cochons qui avoient multiplié dans les
(2) & bicntôt les chiens devinrent fi
breux que l'on crut qu'ils ne laifferoient nom- un
feul cochon dans l'ile (3)-
pas
(1). Hift. de St-Doming. par Charles Voix. Liv.
(2). L. C, L. IV, P- 297.
I1,p.119.
(3), L. C. L. V.p. 351e
A
urcux, un troubois peau de cochons qui avoient multiplié dans les
(2) & bicntôt les chiens devinrent fi
breux que l'on crut qu'ils ne laifferoient nom- un
feul cochon dans l'ile (3)-
pas
(1). Hift. de St-Doming. par Charles Voix. Liv.
(2). L. C, L. IV, P- 297.
I1,p.119.
(3), L. C. L. V.p. 351e
A --- Page 10 ---
Sur les Maladies
2.
avoir, dans les forèts, des
L'on ne tarda boeufs pasi fauvages, qui ont exercé
chevaux & Y'ardeur des barbare & guerrière des Boulong-temps
n'étoient plus
caniers. Tous ces animaux, Thomme, qui avoient reçu, dela
foumis all joug dc
des caraétères
nature & de Findépendance, plus petits quc Pies
ticuliers ; & s'ils paroifloient ils étoient plus
fouches d'ou ils provenoient, le > pays, plus
agiles, mieux conftitués pour & la chair de
au climat,
Mm
pres à réfifter
une faveur qui la failoit préuns avoit acquis 'des animaux de la mème clpèce
férer à-celle
d'Europe.
que l'on apportoit des Recherches philofophiques fir
L'Auteur
dit
ics animaux d'oriles Américains nous
que qu'on a tranfportés
ginc europécas immédiatement oul afiatiques, après la découen Amérique
que lcur taille s'eft
verte,, fc iont rabougris,
unc partic de leur
dégradéc, & qu'ils ont perdu lcs cartilages- 8
inttinet cu de leur chair génic; font
plus rigides,
leur
detcmese
lcs fibres-de & fi pleins de flaflcs qu'on a
plus coriaces, à les mâcher (4),
:peinc Auteur, dont le Aile foduit quelquefois,
Cet
exaôt, & il a mérité, à bicn
n'eft pas toujours
qui lui ont été faits;
des
les reproches difant
les chevaux & les
il fn trompé en
que qu'ils ont perdu une
bocufs fc font inftinét rabougris, 8 de leur génic. La viande
partic de leur
la mêmc faveur, ni le mêmc
de boeuf n'a pas mais celle des boeufs gras
fuc
Europc,
& qui n'ont pas été de
ont 2E bien laignés, marches, n'eft pas mauvaife,
après de longucs mâche fans peine.
& on la
Recherches ph. furles Américains. Tome I, page 9.
(4).
fc font inftinét rabougris, 8 de leur génic. La viande
partic de leur
la mêmc faveur, ni le mêmc
de boeuf n'a pas mais celle des boeufs gras
fuc
Europc,
& qui n'ont pas été de
ont 2E bien laignés, marches, n'eft pas mauvaife,
après de longucs mâche fans peine.
& on la
Recherches ph. furles Américains. Tome I, page 9.
(4). --- Page 11 ---
Epizootiques.
M. Decout, maître en ehirurgic, affocié
Cercle
ad
à Acquin, nous dit que Ton pourroit
manger ici de très-bonne viande de boucherie;
qu'il a vu pluficurs fois des boeufs qui ne le
cédoient en rien aux plus beaux du Limoufin.
Qu'on vilite, dit-il encorc, les favannes du
quartier de l'Azile, on y verra fréquemment des
baufs de cinq à fix cents pefants,
fous le lourd fardeau dc leur graiffe. qui M. gémiffent Decout
a vu deux boeufs chez Madame Maupin,
leur grande beauté ont été vendus 400 qui livrés par
picce; mais un Boucher, au lieu de tuer de
parcils animaux, n'achette lc plus fouvent
ceux qui font près de fiuccomber fous le que
des années & dcs infirmités ; & l'on ne doit poids
être étonné dc voir fréquemment fur nos tables pas
des viandes dont la qualité molaffe & baveufe
attefte
la police dcs
/
aeRet.cus
boucherics eft encore
(5).
Ce quelemême Auteur dit, en parlant des COchons, n'eft pas plus exact pour Saint-DominRo ceux qui font errants dans les bois, &
appelle marrons, ont récllement pris es
caractéres fauvages 5 leur taille eft plus petite,
plus ramaffée que celle des cochons
mais ils ont un caraétère de force qui n'apparticnt d'Enrope;
pas à des animaux rabougris; ils n'ont
pas de couenne, & leur chair a un gout prefque
culier qui la fait rechercher. Ces animanx parti- habide tent ordinairement les montagnes, ou ils vivent
fruits, de graines & de racines : il n'en refte
guére à préfent dans la partie françoife, fi CC
(s). Cette police vient d'être réformée par MM. de la
Luzerne de F'ordonnance & de Marbois 5 & le Public ne Peut que fe louer
fage qu'ils ont rendue à ce fujet, en 1787.
A 1j --- Page 12 ---
e
2 y a a
Sur les Maladies
n'eft tàla Gonave, ala7 Tortue, parce quelese détruits. chiene
& les Chaifeurs les ont de prefque & tous de corail clt
La chair de cochon mais parc élle ne convient
favoureufe & délicate, & Tes Médecins ne'Torpas à tous les fujets,
malades
donnent furement pas aux
préférablement à tout autre fi (6). les animaux Tauvages des
On ne fait pas
ont jamais éprouvé
forêts de Saint-Domingue ils fe
avec
des maladics épizootiques 5
portoient les abreuver,
agileté dans les lieux qui pouvoient convenable : mais
oil leur fournir affujettis une nourriture fous la main de Fhommc,
ceux qui fervent font à fà nourriture &
fcs
& qui contractent des habitudes nMerte qui
affer:
travaux, & qui altèrent & dégradent lcur confviffent, titution.
ont jamais éprouvé
forêts de Saint-Domingue ils fe
avec
des maladics épizootiques 5
portoient les abreuver,
agileté dans les lieux qui pouvoient convenable : mais
oil leur fournir affujettis une nourriture fous la main de Fhommc,
ceux qui fervent font à fà nourriture &
fcs
& qui contractent des habitudes nMerte qui
affer:
travaux, & qui altèrent & dégradent lcur confviffent, titution. Ne pouvant franchir les barrières
dans le même
det
les captivent, ils reçoivent les variations des faifons
toutes les' impreflions quc fur
mais fur les
portent non feulement fur eux, les > fubftances qui
eaux qui lcs défaltérent,
de
changeles nourriffent: ils éprouvent des grands travaux forcés,
ments 5 fouvent excédés failis par une
ils font frappés &
par
température réparer leurs
contraire, 8 ils ne trouvent, pour
qu'une eau corrompac & une nourriture
pertes, infuffifante, altérée ou mal faine. Ilfemble quelhomme gâte tout cequ'iltouche: foucroit
les animaux qu'il
on
quil perfectionne
qu'il leur
met au régimc de la domellicité, convenables parce
aux
fait contraôter des il les habitudes deftine: : mais, dans le fait,
ufages auxquels & les qualités qu'il leur donne
il les dégrade,
lcurs difpofitions
font des défauts qui augmentent
aux maladies. (6). Recherches fur les Américains. L. C. a
--- Page 13 ---
Epizotiquer
Le médecin Delportes eft lc
fait mention dcs maladies
premier de qui ait
épizootiques
SaintDomingue. Il paroit que ces maladies ont exercé
leurs ravages principalement dans les plaines. Lcs
fécherefles, la température, ne font jamais
mèmc degré dans les mornes que dans les
au
& lcs eaux, les aliments n'y éprouvent plaines; des
altérations anfli fenfibles. pas
On fait que l'excés de travail, lcs marches
longucs, les courfes forcées, difpofentles
à. une fepticité cauftique, capable de humeurs
des maladics charbonnenfes
Si l'on produire
Ics animaux qui font dans Cct (71. état, filon. cxamine
fidère queile éft la nature du principe
conqui fe développe dans leurs
cauftique
les impreftions qu'ils reçoivent humeurs, dans On vcrra
fes ardente
une faides
par Faltération de l'air, dcs caux,
paturages, doivent favorifcr Ic
ment du même principe, & fixcr une développedans Ics phénoménes
doivent
analogic
mais on doit auffi
en réfulter :
que Ce
Rand
avoir plus d'adtivité,
principe doit
capables de le produire lorfque fc
toutcs les caufes
augmenter leur énergie. trouvent réunies pour
La réunion de toutes ces caufes fe trouve
core plus fouvent dans les plaines que dahs en- les
montagnes. Les travaux font
forcés dans ies ficreries. On ne prefque toujours
animaux comme ils devroicnt l'être, foigne & pas les. ils ont la nourriture. qui leur convient ; ils rarement
fuants des cabroucts dcs moulins ; ils fe vautrent fortent
humide pendant le jour, commc dans la nuit, fir T'herbe
ou dans la pouflicre cmbrafce
du Solcit; iis courent fe défaltérer dans par des le feu
mares
(7).
es. Les travaux font
forcés dans ies ficreries. On ne prefque toujours
animaux comme ils devroicnt l'être, foigne & pas les. ils ont la nourriture. qui leur convient ; ils rarement
fuants des cabroucts dcs moulins ; ils fe vautrent fortent
humide pendant le jour, commc dans la nuit, fir T'herbe
ou dans la pouflicre cmbrafce
du Solcit; iis courent fe défaltérer dans par des le feu
mares
(7). V. Mal. épiz. par Paulet. T. II,p. 228 & 449:
A 111 --- Page 14 ---
a
-
a
Sur les Maladies
chaudes 6
& fangeufes; ils ne trouvent même fouvent ils
qu'une herbe. rare & bralée : fouvent
cherchent dans le fein de la terre, en fouillant nc
les racines avec le picd, une nourriture donne qu'ils
trouvent pas à fa furface : on leur de la cepen- canne
dant quelques têtcs de cannes, ou
lon
au moulin & réduite en bagalc, que cette
palféc
Pécume des chaudièrcs : mais
mèle avcc fermentefcible ne doit pas convenir
nourriture à des animanx échauffés par le travail.
Il faffit que la féchcreffe, la mauvaife forcés, qualité dédes caux, des paturages, les travaux & charbonterminent une difpofition cauftique que l'on conçoive
neufe dans les humeurs, humorale pour parvenue au plus
Rlcr cette altération d'intenfité & d'adivité, puiffe fe comdegré à des animaux qui font d'autant plus fufmuniquer.
qu'ils fe trouvent dans
ceptilbles de fes imprellionts, favorables : nous ne croyons donc
des difpofitions T'air foit le véhicule propre à tranfmettre
que
des maladies contagieufes; 3 nous penTe principes
ne fe communiquent que
fons que ces principes
mais nous fommes perpar une voie immédiate, que fi la conftitution de
fuadés, aveç
faire naître la difpofil'air ne contribuoit pas
Eit
lc germe dc la contagion, lcs
tion qui produit épidémiques nc paroîtroient pas fuivre
maladies des faifons, & leurs ravages ne ceffele cours
dès
auroient commencé (8).
roient jamais
qu'ils de l'été de 1739 fut féche, 8c
La conftitution des beftiaux a été grande : voilà CC.
la mortalité
(9) ; mais comme il ne.
que dit M. Defportcs de cette épizootic, on ne
parlc par du caractére
(8). V. Sydenh. des oper. raal. de T. Saint-Domingue. I.
T. I, P. 92.
(9). V.Hift.
ès
auroient commencé (8).
roient jamais
qu'ils de l'été de 1739 fut féche, 8c
La conftitution des beftiaux a été grande : voilà CC.
la mortalité
(9) ; mais comme il ne.
que dit M. Defportcs de cette épizootic, on ne
parlc par du caractére
(8). V. Sydenh. des oper. raal. de T. Saint-Domingue. I.
T. I, P. 92.
(9). V.Hift. --- Page 15 ---
Epizootiques.
peut tirer d'autre induétion de la mention qu'it.
en fait, fi ce n'eft
la féchereffe dc cette
conftitution en étoit 9 caufe déterminante: cela
cit encore confirmé
le même Auteur > qui
dit que la féchereffe PAE 1742 fut fi confidérable :
qu'on conferva peu de beftiaux dans la Colonie (I), &
y Cilt difette dans les Bouchechcries (2) : T paroit que la mortalité continua.
en 1743 par la même caufe (3).
L'humidité exceflive qui domine quelquefois
à Saint-Domingue, les alternatives du chaud &c
du froid occafionnent aufli des maladies fur lcs.
beftiaux. Dans la conftitution humide de l'été
de 1745, M. Defportes a obfervé que les beftiaux furent attaqués d'une contagion particulière qu'on n'avoit pas cncore vue : on leur trouvoit dcs vers en quantité au fondement ou dans.
les narines, mais fur-tout dans les plaics qui
voient leur arriver par accident; it s'en formoit poupromptement aul nombril des veaux & des poulains, & à la nature des mères (4). Cettc ma-,
ladie, fuivant M. Defportes, , ne provenoit
de l'abondance des mouches produites par RMS
chaleur qui a. fuivi l'humidité ; elles trouvoient
dans les bleffures des animaux, dont les chairs.
étoient plus molafes que de coutume > par rapport à l'cffcr des pluics &àla quanticé des pâtitrages trop aqueux > une matiére propre à re-.
cevoir lès vermiffeaux qu'elles ont coutume de
dépofér fur toutes Ics matières corrompues ou:
(1). L. C. P- 12I.
(2). L. C. P- II6.
(3). L. C. P. I3o.
(4). L. C. P. 141.
A iv
afes que de coutume > par rapport à l'cffcr des pluics &àla quanticé des pâtitrages trop aqueux > une matiére propre à re-.
cevoir lès vermiffeaux qu'elles ont coutume de
dépofér fur toutes Ics matières corrompues ou:
(1). L. C. P- 12I.
(2). L. C. P- II6.
(3). L. C. P. I3o.
(4). L. C. P. 141.
A iv --- Page 16 ---
a
S
Sur les Maladies Cettc maladic
fufceptibles de corruptions Thiver (6). (5). & clle exiftoit
continua pendant dont la conftitution fut trèsencore en 1746,
pluvicufe (7) des
après les féchercffes, eft
L'époque des maladies
La végétation eft
cellc
NESATE
aétive, & les infeétes paroiffent faifir ce moment
où ils trouvent une nourriture abondante, pour
reproduire & perpétuer Thumidité leurs clpèces. & la chaleur
'Il paroit aufli que
de quelques autres
favorifent le développement comme le froid & fhu4
maladies dcs animaux 5
font particulières.
midité en procarent qui les maladies régnent
Cela fait encore que
les mèmes qui
dans les mornes font rarement dans lcs
que
celles qui attaquent les animaux
plaines. qui ont
Les maladies malignes épizootiques,
régné dans la plaine depuis 1773, n'ont occa- pafTé
la morve
a
al
dans les mornes, & confidérables qui dans la dépenfionné des pertcs
jufqu'à préfent s'être fixée
dance du Cap, paroit
à la plaine.
de vers que l'on a trouvéc
La grande quantité des animaux en 1773 , & dans les
à l'ouverture
la maladie
années fuivantes, > a fait penfer que
L'École
qui les faifoit périr étoit été vermineufe. confultéc fur cctte
vétérinaire de Paris," quia
maladic, a cru, ainfi que M. Regnaudot quil'a fièvre
obfervéc & décrite, que CC n'étoit qu'une n'étoicnt
maligne peftilentielle, & que les vers
qu'unc complication. la maladie qui s'eft maniNous croyons que
(5). Hift. des mal. de Saint-Domingue. L. I, P. 147*
(6). L. C. P- 193.
(7). L.. P. 179.
," quia
maladic, a cru, ainfi que M. Regnaudot quil'a fièvre
obfervéc & décrite, que CC n'étoit qu'une n'étoicnt
maligne peftilentielle, & que les vers
qu'unc complication. la maladie qui s'eft maniNous croyons que
(5). Hift. des mal. de Saint-Domingue. L. I, P. 147*
(6). L. C. P- 193.
(7). L.. P. 179. --- Page 17 ---
Epiroociques.
feftée en 1773 n'étoit pas cffentiellement ver- 9
mincufe, mais nous fommes bien éloignés de
penfer que les vers que l'on a trouvés dans les
animaux n'aient jamais occalionné leur mort.
On fait
les vers font périr
les hommes 5
quclquefois
Saint-Domingue, mais
fouvent
pluis
lcs enfants. Il eft également vrai que les
vers qui corrodent l'eftomac, les inteltins, ceux
qui forment des tumeurs &. qui pénétrent dans
les voics circulaires peuvent occalionner des maladies putrides des enflurcs, des écoulements
les nazeaux, &c. enfin toutes les maladies d'irri- par
tation que l'on obferve même chez lcs hommes.
Étant occupé en 1770 de recherches firl'adion
desartères, nousavons ouvertàNancy, en préfence
de M.Jadelot, profeffeur en médecine, un cheval
tres-maigre, chez lequel nous avons trouvé dans
lesinteftins gréles une quantité prodigicufe de vers
ftrongles qui y étoient amaffés en pelotons
nous avons ouvert en 1774, 1776 &
(8):
fieurs animaux qui étoicnt morts fubitement 1777 pludes convulfions, & chez
dans
trouvé dans l'eftomac & dans'les lefquels inteftins nous n'avons
érofions Ol des tuberculcs produits
que de
Mrs Joubert & Sire, qui ont
parles vers :
Port au
publié cn 1776, au
Prince, un Avis fur la caufe de
tie qui régnoit au Cul de Sac dans la partic
l'ouelt difent avoir trouvé
LET
avoient percé les inteftins & qui des étoient crinons
dus dans le ventre & fur
Pedl
le méfentére
En 1761, dans le Boulonnois, dans (9),
zootic fur Ies brebis, à la fiite des > pluics une & de épi- la
II, (8). V. Méd. vétér. par M. Vitet, feet. I, mal:
P. 41 & 42.
fuperf. e(p.
(9). V. Mém. vétér. par M. Viret, feet. IV, mal, fpalin.
pag. 667.
fur
Pedl
le méfentére
En 1761, dans le Boulonnois, dans (9),
zootic fur Ies brebis, à la fiite des > pluics une & de épi- la
II, (8). V. Méd. vétér. par M. Vitet, feet. I, mal:
P. 41 & 42.
fuperf. e(p.
(9). V. Mém. vétér. par M. Viret, feet. IV, mal, fpalin.
pag. 667. --- Page 18 ---
- 3
TO
Sur les Maladics
dans le foic
féchereffe, on a trouivé dcs attribue dogues la maladic dc.
dc CCS animaux. Pleneix vermincux. En Suède, cn;
1761 à un principe des boeufs contenoit fréquemment
1764, le fang
qu'on nomme Plie. Les:
des infcétes l'eitomac particuliers contenoicnt aufli beaucoup
inteftins > En
M. de Sauvagc a obfervé des,
de vers.
1745,
& les ycux. Lancif Pavoit
vers entre les paupières
fait la même obfervation d'autres en 1711. que Ton pourCes faits & beaucoup
a dans les aniroit rapporter, prouvent Thomme, qu'il y dcs maladics vermaux, comme chez
peuvent les faire périr 5
mineufes effenticlles qui Yopinion de ceux
mais ils ne détruifent pas fouvent une
Fon trouve
m
penfent quc de vers dans la malle alimentaire des
prodisicule font nourris avec Therbe verte >
animaux qui réfulte d'accidents, & queles vers
fans qu'il en fouvent les maladics maligncs &
compliquene
ils occafionnent desi
putrides, dans lefquelles
fymprômes partieuliers, M's Worloch & Regnaudor écri-.
Tandis que
des oblervations inftruétives,
voient avec fagete dc circonftances favorables devoit
que le défaut
rendre inutiles - pour le momalheurcufemene
foutenoient les,
ment, la crédulité abfurdes & Tignorance & les plus dangercufes
opinions les plus
& l'on
>
fur les caufes de la maladic,
cmployoit le cours,,
dans quelques endroits, pour en arrêter encore les perdes expédicnts qui angmentoient faivoit des traitements:
tes dès Colons, où lon maladic même.
auffi meurtriers que la temps que la Colonic géMais dans le mémc & fur la diminution dei
miffoit fur fcs pertes
fc plaignoit, avec raifon reveni, tandis qu'elle fecours de la Médefon, de n'avoir reçu aucun
-
a
es de la maladic,
cmployoit le cours,,
dans quelques endroits, pour en arrêter encore les perdes expédicnts qui angmentoient faivoit des traitements:
tes dès Colons, où lon maladic même.
auffi meurtriers que la temps que la Colonic géMais dans le mémc & fur la diminution dei
miffoit fur fcs pertes
fc plaignoit, avec raifon reveni, tandis qu'elle fecours de la Médefon, de n'avoir reçu aucun
-
a --- Page 19 ---
Epizootiques.
II
cine ni de F'Art vétérinaire, on donnoit à M.
Vicq-d'Azir, fur cette maladie 3 quelques détails
auroit été bien plus intércfant de publier Riri les lieux.
Epizootie de Saint-Domingue en 1774 6
1775 (I).
Vers la fin de l'année 1774, & pendant toute
l'annéc 1775, on a éprouvé à Saint-Domingue,
près du Cap, dans les habitations appartenantes
a M. lc Normand de Mezi, & dans pluficurs
autres fituées aux environs, une épizootic quia
régné fur lcs boeufs, fir les mulets, fur les chevres, fur les moutons, 3 far lcs cochons, far Ics
chiens, 3 fur les chats & fur lcs poules. La perte
des mulets a fur-tout été confidérable, parce
ce font cés animaux qui abondent le plus raRes
ce pays, & dont les fervices font les plus importants. M. B. médecin très-infbruit,
> demeurant au Cap,, a obfervé cette maladie, & nous
a envoyé lcs détails fiivants dans une lettrc dont
jai cru que l'on verroit avec plaifir les principaux articles.
ce J'ai été aflez heurcux, Monficur 3 pour me
rencontrer avec vous > tant dans les précautions
préliminaires que vous indiquez >
pour. la
méthode curative en général 5 & qes changements qu'il y a eus dans ma méthode n'ont été:
déterminés
par Ics circonftances & la nature
du fol. Le RES point dans Iequel nous
différé, c'eft fur l'ufage dcs faignées comme ayons pré-
(1). Expofé des moyens curatifs &
vent être employés contre les mal. peft, préfervatifs des bètes à qui cornes, peupag. 173 &c fuiv. édit, de 1776.
général 5 & qes changements qu'il y a eus dans ma méthode n'ont été:
déterminés
par Ics circonftances & la nature
du fol. Le RES point dans Iequel nous
différé, c'eft fur l'ufage dcs faignées comme ayons pré-
(1). Expofé des moyens curatifs &
vent être employés contre les mal. peft, préfervatifs des bètes à qui cornes, peupag. 173 &c fuiv. édit, de 1776. --- Page 20 ---
E2
Sur les Maladies
fervatif ; car, aut refte, nous ordonnons à
remédes. J'ai été déterminé
E
près lcs des mêmes faignées par la nature de la maladie
Fufage
comme infammatoires, jai mè-.
que je regardois
me fait répéter pluficurs fois cette opération, déconfuivant le degré d'inflammation
je
vrois dans lc fang de chaque. antrmal quc je
confervois dans des vafes féparés; j'ai été étonné,
dans le principe ? quc cette précaution fut inutile à plufieurs animaux, & quils fufent attaqués
de la maladie aufli promptement que ceux auxquels on n'avoit fait aucune préparation. ils font
Quant aux fignes qui la caraétérifent,
ici cil affez grand nombre. l'animal eft trifte:
I°, Dans le commencement
ce fignc eft commun à tous les animaux qui
fouffrent.
2°, Il commence à boiter de la hanche gauche. c'eft
3°, Il fc mord les Alancs & lc ventre > &
toujoars un figne certain de la douleur aigue
qu'il refent. L'animal n'a point dc dareté dans aucune.
4, du bas-ventre, mais ils'eft fouvent formé
partic
tantôt fur le col &
des tumeurs limphariques
de. la
le poitrail, tantôt fur différentes partics des
furface abdominale auxquelles on a appliqué
fétons, & que l'on a ouvertes en pluficurs €ndroits: on a employé tous les moyens poflibles
pour les faire dégorger par continuellement la fuppuration. dans le
5"; Les Alancs battent la refpiration eft trèsdernier période, lorfque des ailes du nez cft tres-copgènéc, le battement
fidérable. L'animal balance fur les quatre pieds, il
6°, avoir peine à fe foutenir & être toujcers
paroir
prèt à tomber.
a - à 2 d a
€ndroits: on a employé tous les moyens poflibles
pour les faire dégorger par continuellement la fuppuration. dans le
5"; Les Alancs battent la refpiration eft trèsdernier période, lorfque des ailes du nez cft tres-copgènéc, le battement
fidérable. L'animal balance fur les quatre pieds, il
6°, avoir peine à fe foutenir & être toujcers
paroir
prèt à tomber.
a - à 2 d a --- Page 21 ---
Epizootiques.
7°, Les mufclcs cutanés font agités par des
convulfions continuelles.
8°, L'oreille elt plus ou moins chaude, fuivant lc degré de la fièvre,
9°, L'appetit diminue très-vite, difparoit mé
me quelquefois; on a pourtant vu dcs animaux
qui font tombés en mengeant, & qui font morts
prefque tout de fuite.
10, Ils boivent avec beaucoup de peinc 3 il
y en a même qui n'ont jamais voulu boire, &
tous ont été dans CC cas, lorfque la maladie a
été au dernier période.
II°, Les urines, dans le courant de la maladie,
font trés-ardentes.
12°, Les animaux éprouvent dans l'état de la
maladie un ténefmc confidérable, dans
ils rendent plus ou moins dc fang; leurs excré- lequel
ments, dès le principe, font tres-fccs &z trèsfriables.
On a obfervé à l'ouverture des cadavres,
I°, Quc les nazeaux n'étoient point fétides,
que les finus ne contenoient pas une matière
ichorcufe, & que la membrane qui les tapiffe
n'étoit altérée en aucun des points de fa farfacc.
2°, Que le cerveau a toujours été dans l'état
naturel ; aufli ne lirez-vous rien dans notre
cès-verbal qui regarde la tête, par T'habitude
nous
PRS
étions-de n'y rien trouver d'extraordinaire,
3°, Lc poulmon étoit toujours parfemé de
taches livides, & de points gangrencux 5 la fubf
tance de ce vifcère > lorfqu'on la coupoit, laiffoit
couler un fang noirâtre & épais.
4°, Le cceur, dont la texture des fibrcs eft
plus ferrée, , étoit exempt de ces taches
neufes; mais jy ai conftamment trouvé des gangre- concrétions polipeufes plus ou moins confidérables,
mon étoit toujours parfemé de
taches livides, & de points gangrencux 5 la fubf
tance de ce vifcère > lorfqu'on la coupoit, laiffoit
couler un fang noirâtre & épais.
4°, Le cceur, dont la texture des fibrcs eft
plus ferrée, , étoit exempt de ces taches
neufes; mais jy ai conftamment trouvé des gangre- concrétions polipeufes plus ou moins confidérables, --- Page 22 ---
a
A
Sur les Maladies
14 & le fang contenu, tant dans les ventricules que
dans lcs orcillettes, étoit toujours épais & noird- dans
tre. Je vous obferverai même à ce fujet que
l'état de la maladie & dans certains animaux, fi conTépaififement du fang étoit quelquefois dc le faire forfidérable, qu'il a été impoflible
dc
tir
'on cût donné pluficurs coups
flammes , quoiqu dans différentes veines, ce qui cft arrivé
fix heures après l'invafion de la maquelquefois
ont péri très-vite.
ladic: CCs animaux des mulcts étoit généralement
enflammé. s°, L'eftomac II cft bon de vous faire part ici de
fai obfervé à l'ouverture de cinq boeufs
ce que
aflifté; quatre chez M. de Breda
à laquelic chez j'ai M. de Mczi. Les quatre eftomacs
& un
vous le décrivez dans votre Méétoient comme
étoient très-enflammés
moirc. Les trois premiers & cettc inflammation
ainfi que le quatrième, dans la feconde membrane,
étoit tres-manifette: été enlevéc avec les herbes
la première ayant
CCS herbes étoient trèsétoient contenues,
interne étoit
RaL 8c très-friabless la membrane obfervé,
de même & y adhéroit. Je n'ai jamais des inentre les cftomacs & les circonvolutions
teftins, dcs concrétions muqueufes & rougcâtres;
jai, commc vous le verrez par notre procesverbal, rencontré une fois feulement une glande
dans l'intérieur de l'inteftin ileum qui contenoit
une humeur glaireufc.
n'étoient jamais dans
6°,, Lcs inteltins gréles étoient
de tâches
leur état naturel; ils
parfemés confidérables; il
inflammatoires, plus ou moins
: les
y avoit auffi quelques points le redum, gangrencux étoient tougros, & particulièrement affedtés, par la raifon que vous verrez.
jours plus
dans notre procés-verbal.
-
'inteftin ileum qui contenoit
une humeur glaireufc.
n'étoient jamais dans
6°,, Lcs inteltins gréles étoient
de tâches
leur état naturel; ils
parfemés confidérables; il
inflammatoires, plus ou moins
: les
y avoit auffi quelques points le redum, gangrencux étoient tougros, & particulièrement affedtés, par la raifon que vous verrez.
jours plus
dans notre procés-verbal.
- --- Page 23 ---
Epizooziques.
7, La véficule du fel n'a jamais rien offcrt
de remarquable. La bile qui y étoit contenue
étoit un
plus épaiffe & noirâtre, &javoue
que je tl ricn dit de cet article dans mon
proces-verbal, non parce qu'il étoit plus cffentiel à CC fujet, mais par pur oubli.
8o, Lc foic, la ratc & lcs reins étoient gonfés,
& d'ailleurs prefque dans leur état naturel.
9°, La qualité du fang étoit bien différente
de celle que vous rapportez dans votre Mémoire,
car clle a toujours péché par trop d'épailliffement, comme il eft dit au quatrieme articlc.
IO°, Nous n'avons jamais trouvé de vers dans
les yeux ni dans les finus pituitaires; mais il avoit
régné avant cette maladic inflammatoire une maladic vermincufe, dans laquelle les vers étoicnt
accumulés dans l'eftomac & dans le canal intef.
tinal, & en fi grande quantité
ccla paroiffoit fort étonnant. Ccs vers ECoREIE de plufieurs
cfpèces qu'il fcroit affez inutile de vous détailler,
puifque ics feuls qui fuffent nuifibles étoient ceux
qui Fcffembloient à des aiguilles très-fines & qui
avoient la têtc noire. J'ai vu chez M. le Normand deMezi un Négre qui, ayant mis fa main
dans la fiante d'un de ces animaux qui cn avoit
beaucoup rendu, la retira couverte dc CCS petits
vers qui y étoient fufpendus commc le font ordinairement lcs aiguilles à une pierre
& qui lui ont fait dès l'inftant confidérable- d'aimant,
ment enfler la main & le bras. Cette cnflure
n'a même paffé qu'avec des cataplafmes de thériaque qu'on y a tenus fort long-temps. Sigré, B.
Le fiége de' cette maladie, dit M.
ou
Vicq-d'Azir,
au moins fes principaux ravages, fe trouvoient
encore dans Ics voies alimentaires. Plufieurs Negres quiavoient communiqué cavec lcs bétes ina- --- Page 24 ---
A Sur les Maladies leurs mains dans
lades, ou
avoient introduit été
de
le redtum de" ces animaux, ont
attaqués
même en font morts. Ayant
charbon : pluficurs
dernière maladie, 2 jai
été confulté pour cette
de méthode curaenvoyé fur les licux un plan
le mal avoit
tive s & jai appris depuis eft que encore pris à la
cefié tout-a-fait. On s'en
méchanceté des Nègres 5 on a Anppole qu'ils effct
les beftiaux : on ôte en
avoient empoifonné elclave toutes les reffources & toutes
à Thomme dc faire le bien ; mais d'un autre côté
les raifons
beaucoup plus riche en moyens
on le fippofe effet
fairc le mal: Cette
qu'il ne T'elt en
pour.
jai appris depuis eft que encore pris à la
cefié tout-a-fait. On s'en
méchanceté des Nègres 5 on a Anppole qu'ils effct
les beftiaux : on ôte en
avoient empoifonné elclave toutes les reffources & toutes
à Thomme dc faire le bien ; mais d'un autre côté
les raifons
beaucoup plus riche en moyens
on le fippofe effet
fairc le mal: Cette
qu'il ne T'elt en
pour. des exemples dans les
elpécc d'injuftice anciennes trouve de notre hiftoire. La
époques les plus à Paris & dans pluficurs villes de
pcftc régnante
lcs Juils, en empoila France, on imagina & les que fources d'eau vive > en
fonnant les puits
étoient la caufe, 8 Onl les punit rigourcufement été capad'un crime dont ils auroient pcut-êtrc M. lc Normand
bles (2). S'il eût été poflible,
de Mezi
Ceft fans doute par inadvertance que cette idée Nous a
(2). de M. Vicq-d'Azir. échappé à la plume autant philofophique d'un paffage dans lequel M. Paulet
pourrions en dire
Ton peur femer des maladies
paroit incliner à penfer pouidres que enchantées, que Thiftoire en
peltilentielles avecdes des exemples, & que lon a
en
offre malheureufsment à Touloufe fur-tout, des Eabat
Allemagne, en France, ont avoué dans les tourments. pour ce crime forcés qu'ils par les tortures ne font pas des preuves,
Les aveux une mère avouer qu'elle avoit empoifonné
Nous avons la vu veille de fa mort, avec une planté qui lui
fon enfant, donnée
un Nègre : cet enfant infiltré dans
avoit été
étoit par mort de cachexie dans un temps platoute fa fubftance la mère, elle nous dit que le chagrin
vieux; & en Tavoient raffurant fait mentir, parce qu'elle aimoit mieux
& la peur d'ètre tourmentée. On ne croit plus aux forciers
mourir que
--- Page 25 ---
Epizooriques. de Mezi n'a
adopté ces
il a mis 17
toute
fa apoter dans les foins préjugés;i & dans les
cautions confeillées par les
de l'art; iln'a prépas cu moins à coeur les ERCEL de fes voifins
que les fiens propres, & il a eu la douce fatisfaction de voir fes cfforts couronnés
lc
fuccès. par
En 1777, M. Emard Millot a obfervé le charbon fur fon habitation au pied de la
du Bonnet, dans le quartier de la
montagne
on a guéri quelques animaux, chez Petite-Anfe: lefquels il
s'eft manifefté des tumeurs au
dehors, qui ont
fuappuré : on trouvoit, fur les vifcères, des infilirations d'une humeur rouffe, & des traces de
gangrene & d'érofion qui avoient été annoncées
par un flux dyffenterique gangréneux.
le charbon fur fon habitation au pied de la
du Bonnet, dans le quartier de la
montagne
on a guéri quelques animaux, chez Petite-Anfe: lefquels il
s'eft manifefté des tumeurs au
dehors, qui ont
fuappuré : on trouvoit, fur les vifcères, des infilirations d'une humeur rouffe, & des traces de
gangrene & d'érofion qui avoient été annoncées
par un flux dyffenterique gangréneux. Cette
zootie attaquoit les boeufs & les mulets épife
5 elle
communiquoit aux hommes. M. Millot nous ayant confulté le 4 juillet
1777, en nous envoyant l'eftomac d'un
nous répondîmes que l'excoriation de la mulet,
veloutée de l'eftomac, étoit abfolument tunique
de la maladic; que l'engorgement du
l'efer
des inteftins, la tenfion du reétum, méfentére,
un état inflammatoire dyffenterique; annonçoient les
vulfions qui avoient précédé la mort que étoient conTeffet de l'irritation nerveufe, produite par la dif
folution âcre des humeurs : nous ajoutions
les veflicatoires, qui ne peuvent qu'irriter & aHE
ni aux revenants. Il faut, pour T'honneur de la raifon
maine des > oublier tous ces rêves de barbarie, & ne
citer huarrêts pour attefter des crimes,
pas
en a beaucoup qui ont fait gémir parce qu'on fait quily
duife avec des poudres une maladie Timpocence. Que l'on
croirons 5 mais on citeroit toutes les annales, pefilentielle : nous E
croirions pas. R. h. P. S, les m. ép. t. I, P. que 76 nous & De le
77,
B --- Page 26 ---
X
Sur les Maladies
pas dans cette maladic (3)-
foudre, ne convenoient T'Ecole vétérinaire de
M. Millot a confulté les
qui ont été
Paris, mais malgré tous
de moyens foixante mulets.
cmployés, il a perda plus
de PEcole vétériEsctrait de la confultation date du 17 juin 1778.
naire de Paris, en
laquelle on confulte n'a
La maladic pour cclle
nous a été décrite
pas de rapports avec de Mezi, qui & qui attaquoit
par M. le Normand
Nous voyons ici
ies mulets de fon habitation. indolentes remplies d'un
des tumeurs froides abfolument &
fans action, des viffuc limphatique
une
cères plutôt macérés Qw'enflammes, daus HPac les
ou platot une ferolité répandues innombrable de
férentes cavités, une quantité non-feulement dans les
vers de toutes cfpéccs, hors des inteftins, dans les voies
entrailles, mais dans le canal torachique, 8c. de
circulaires, défordres font abfolument ceux
Tous ces
en France la
la maladic que nous appelons éit
par des Four
riture Oul cachexie; clle fubmergés, produite par des plantes
rages lavés, vazés,
âcres, canftiques, &c.
de. fuccès
Nous la combattons rhubarbe, avec beaucoup le
infula
quinquina,
les martiaux vin blanc 5
ou des plantes aromatiques :
per dans le
dans cctte maladic.
la faignéc eft préjudiciable des tumeurs, percez-les de toutcs
S'il furvient fond avec un fer rouge; couvrez baliparts jufqu'au cantérifée avec Tonguent
enfuite la partic
vous incorporerez
licum, fur une once cantharides duquel : lorfque les tuun gros de mouches
V.Méd. vétér. par M. Vitet, claffe X, pag. 321.
().
aromatiques :
per dans le
dans cctte maladic.
la faignéc eft préjudiciable des tumeurs, percez-les de toutcs
S'il furvient fond avec un fer rouge; couvrez baliparts jufqu'au cantérifée avec Tonguent
enfuite la partic
vous incorporerez
licum, fur une once cantharides duquel : lorfque les tuun gros de mouches
V.Méd. vétér. par M. Vitet, claffe X, pag. 321.
(). --- Page 27 ---
Epixootiques.
mcurs feront prêtcs à cicatrifer, vous
un ou deux purgatifs.
donnerez
Si l'on avoit éré inftruit que la maladic
laquelle on confultoit étoit une maladie pour
qu'elle étoit contagicufe, qu'elle fe
aigue,
quoit même aux hommes J on n'auroit communic'étoit la cachexie: mais les inftructions pas jugé
a
fes
faire envoyées n'étoient pas fuffifantcs que
connoitre la nature de cette
pour
eft facile de fe tromper
maladic. Il
bitude d'obferver
> quand on n'a pas l'ha5 & lorfque cela arrive dans une
la confultation, on induit en erreur celui à
on
L'Ecole propofe, & on l'oblige de s'égarer avec qui foi.
fércntes vétérinaire de Paris a dit, dans lcs dif
&
confultations qu'elle a envoyées cn
faits 1774, que les détails méme
avoient
par les
farits.
Médecins du Cap Tremol infuffifeils fir Ayant des donc été obligée d'établir fcs confuppolitions, & de les rendre conditionnels, on ne doit pas être étonné
pas cu l'utilité qu'elle auroit
leur qu'ils n'aient
elle les avoit
fur pu
donner, fi
fidéle: mais en appuyés
un rapport exaét &
que l'on demanderoiz fmppofant à Paris que lcs confuiltàtions
faffent rédigées fur des obfervations pour la Colonie
en fuppofant que ceux que l'on confulte bien faites,
troient parfaitement toutes les
connoilicux, ce qui eft difficile; il y convenances a toujours des
ces confultations lointaines le
dans
vénient que les avis que l'on reçoit tres-grand arrivent incon- lorf
maladic eft éteinte, Ou lorfqu'clle a
caraétére
Srriu
changé
(4).
à En examinant que, dans le
Saint - Domingue une épizootie temps qu'il régnoit
maligne, la
(4). Cette feule confidération doit faire fentir le fervice
B ij
que
difficile; il y convenances a toujours des
ces confultations lointaines le
dans
vénient que les avis que l'on reçoit tres-grand arrivent incon- lorf
maladic eft éteinte, Ou lorfqu'clle a
caraétére
Srriu
changé
(4).
à En examinant que, dans le
Saint - Domingue une épizootie temps qu'il régnoit
maligne, la
(4). Cette feule confidération doit faire fentir le fervice
B ij
que --- Page 28 ---
Sur les Maladies
(5) & les Provinces méridionalés avoit
Guadeloupe fouffroient d'une maladic
de Francc
caractères, on EE comà peu près les mêmes d'attribuer cctte maladic au
bien on étoit injufte eft convaincu que les Nègres n'amaléfice : lon
que les Paylans
voient pas confpiré davantage maladic, & Yon doit
de France à produire étoit cette ridicule d'avoir pu croire
juger combien il
cuffent empoiun moment que les Négrcs donner aux animaux
fonné du chocolat, charbonneutes, pour & qu'ils produilifles maladics
vermineufes, en faifantavaler les
fent les maladics
fur laquelle
des boles de viande corrompuc, leurs ceufs.
mouches avoient dépofé fimultanéité d'effets dans
Mais d'ou vient cctte & dans des climats qui pades licux fi différents éloignés : On dit que des cuirs aproifent Gi
à Bayonnc contenoient
portés de la Guadcloupe
répanduc dans
ies principes de l'infeétion quiselt que cette afferla Guienne 3 mais en admettant elle ne jert pas à eX=
tion fût bien prouvée maladie 5
a régné en mème
pliquer pourquoi la iles de l'Amérique qui éproutemps dans pluficurs St. Domingue & la Guadeloupe,
voient, , comme effets d'une fechereffe cktraordinaire:
les funeftes
Miédecine que les mèN'eft-il pas prouvé en en même temps dans
mes maladics ont régné
N'eft-il pas
plufieurs pays tres-cloignés: tant d'influence
la
EE
que les vents 1 qui ont ont établi, dans le mêmc
conflitution de lair differents >
licux, une difpolition
temps & dans de maladies particulières & épiqui a été fuivie
des
TAdminiftrarion a rendu à la Colonie , de en France. lui procurant
élèves des Écoles royales fur les vétérinaites mal. de la Guadeloupe,, par M.
(s). V. Mém.
ch. J. Renaud, année 1778.
Bertin, impr. à la Guadeloupe,
li, dans le mêmc
conflitution de lair differents >
licux, une difpolition
temps & dans de maladies particulières & épiqui a été fuivie
des
TAdminiftrarion a rendu à la Colonie , de en France. lui procurant
élèves des Écoles royales fur les vétérinaites mal. de la Guadeloupe,, par M.
(s). V. Mém.
ch. J. Renaud, année 1778.
Bertin, impr. à la Guadeloupe, --- Page 29 ---
Epirotiques.
démiques ? N'eft-if pas probable, d'après cela,
les rapports de la conftitution de T'air, établis
Sucl le même temps en Europe & en Amérique par une caufe générale, ont déterminé les.
maladies épizootiques qui ont régné aux mêmes
époques 5 & que Gi nous manquons de preuves
de pour la appuyer cette opinion , c'cft moins la faute
nature que celle del'oblervation (6).
Il paroît par deux procès-verbaux faits en
lun en date du vinge - fept février par M. 1780, Peliffot, & l'autre du vingt-neuf par Mi B. & d'A.
des boeufs deftinés aux Boucherics du
8u qui avoient fans doute été furmenés, Cap, font
tombés morts fubitement, & que l'on a trouvé
dans leurs cadavres des tumeurs charbonneufes à
l'eftomac, fir les inteftins & fir lc méfentère
MM. les Adminiftrateurs avoient rendu, (7).
ques mois auparavant une ordonnance > quel- obliger les Bouchers d'affainir & nétoyer pour leur entrepôt de la Petitc-Anfe, & leur défendre
mettre des animaux avant deux mois, &
d'y
dre aucune viande fufpeéte (8)3 ils s écrivirent deven- à
cette époque au Juge de Police, en datc du Ier
mars 1780: : cc Nous avons l'honncur de vous envoyer & nous joignions ici le procès-verbal relatif à Touverture, qui a été faite par pluficurs
Chirurgiens du quartier de la Petitc-Anfe, d'un
boeuf mort fubitement far Ics terres de M. Decourt. Nous ne pourrons, Monficur, que nous
(6). Effai fur l'action de l'air, par M. J. J.
XXXVII. :
XI, pag. $4.
Menuret, S.
(7). M. Buffon, juge fénéchal du
a bien voulu
nous remettre ces procès-verbaux, avec.quelques Cap, autres
fur le même fujer.
pièces
(8). V.L. & C. de S. D. par M. M. D. S. M: t. V.
pag. 917.
Bi i:j
nous
(6). Effai fur l'action de l'air, par M. J. J.
XXXVII. :
XI, pag. $4.
Menuret, S.
(7). M. Buffon, juge fénéchal du
a bien voulu
nous remettre ces procès-verbaux, avec.quelques Cap, autres
fur le même fujer.
pièces
(8). V.L. & C. de S. D. par M. M. D. S. M: t. V.
pag. 917.
Bi i:j --- Page 30 ---
Sur les Maladies
à ce que votre
& votre pra
en rapporter
à cet
dence vous
RESA
fuggéreront ies
occalionnées par des
On fait
donnent farigues, au fang & aux autres
voyages
nontame
humears une difpolition très-âcre, qui mais peut le charfeulement produire le mal à Butin,
les
bon: il n'eft pas étonnant, d'aprés fouvent cela, des que aniBouchers du Cap perdent aufli
ils font
aménent de T'Efpagnol (9);
maux qu'ils les faire fortir & pour éviter des'
obligés,
de les faire paffer
des détours
droits CalEete
& de fales excèdent
STRIEA
très-longs amènent fouvent dans leur entre-
&
Aet
tigue ;
furmenés, dont la viande nc
pôt des animaux
qu'ils croient qu'ils
leur paroit pas fufpeête, & parce qu'ils ignorent que ces
ne font que fatigués,
une difpofition
animaux pcuvent avoir devenir contradé funefte même aux
charbonneufe, quipeut
hommes (1),
êtrc de faire vifiter les
Il conviendroit peutde la Colonie,
animaux deftinés aux Boucheries Ies bouchers fiffent
mais il faudroit auffi que
à prévenir les
fous dc fortes pcines,
affiujcttis nommés >
à cet effet, pour qu'ils puffent
Experts
(9). Lorfque ceux qui conduifent des troupeaux s'apperçoivent d'animaux
de la partie efpagnole dans continuer la partie françoife la route, , ils le tuent &
animal ne peut plus ateliers des habitations voifines.
T vendent la viande aux Marchand cherche à augmenter
Comment empècher diminuer qu'un fes pertes : Et qui empéchera
fes bénéfices d'acheter ou à de la viande qu'on leur donne à trèsles Nègres marché : La police générale ne peut pas s'étendre fur
grand ies abus qui doivent être furveillés par la police particulière
des habitations. Mém. de P'Acad. des Sciences, année 1766, édit. in-I2
de (1). Paris,. I, fur une mal. fing, arrivée à deux Bouchers
de Thôpital royal des Invalides de Paris.
a
A
qui empéchera
fes bénéfices d'acheter ou à de la viande qu'on leur donne à trèsles Nègres marché : La police générale ne peut pas s'étendre fur
grand ies abus qui doivent être furveillés par la police particulière
des habitations. Mém. de P'Acad. des Sciences, année 1766, édit. in-I2
de (1). Paris,. I, fur une mal. fing, arrivée à deux Bouchers
de Thôpital royal des Invalides de Paris.
a
A --- Page 31 ---
Epizootiques.
ouvrir les animaux morts fubitement, & remet- 23
tre leurs procés-verbaux au Juge,,an Commandant, ou au Subdélégué de chaque quartier.
OBSERVATIONS
De M. Lompagien-Lapole, vétérinaire breveté du Roi, fiur Lépixootie qui régroit
dans la dépendance du Cap en 1780.
CETTE maladic paroit être la même que celle
qui parcourut nos Provinces dès 1744: jc l'ai
cxactement fuivie dans la dernière
autour du Mont de Marfan, d'aprés épidémie l'ordre du
Subdélégué de M. UIntendant, & je crois
n'y a de différence que dans quelques
qu'il
mes qui proviennent probablement de fymptôdu climat,
l'influencc
> & de la modification des caufes :
avant que de; parler des ouvertures de
je
crois devoir donner la defcription cadavre, des
mes de la maladie.
fymto-.
Les animaux étoient triftes 5 ils avoicnt une
fièvre confidérable: : il y avoit grande gênc dans
la refpiration, 3 les yeux étoient
nazcaux diftiloient une matière rouffe larmoyants. & jaunâtre. 3 les
Des animaux, qui paroiffoient bien portants
étoient furpris tout d'un coup par la maladic > :
ils fe couchoient, fc relevoient fans cefle commc s'ils avoient eu des tranchées, & ils mouroient au bout d'une heure : la maladie s'annonçoit quelquefois par un cours de ventre, &l les
animaux fe formoit périffoient dans vingt-quatre heurcs : il
quelquefois des tumeurs à différentcs
B iv
3 les
Des animaux, qui paroiffoient bien portants
étoient furpris tout d'un coup par la maladic > :
ils fe couchoient, fc relevoient fans cefle commc s'ils avoient eu des tranchées, & ils mouroient au bout d'une heure : la maladie s'annonçoit quelquefois par un cours de ventre, &l les
animaux fe formoit périffoient dans vingt-quatre heurcs : il
quelquefois des tumeurs à différentcs
B iv --- Page 32 ---
Sur les Maladies
24 partics du corps, & on a fauvé quelques-uns il furve- des
animaux qui les ont éprouvées : enfin enflure
noit quelquefois fous la ganache les une étouffoit qui en
les empéchoit douze d'avaler, heures. ce Je Rer ai ouverts prefmoins de & j'ai trouvé à ces derniers des phlicque tous,
bouche dans la trachée artère
tônes à Y'arrière
étoit enduit d'unehumeur
jufqu'au poulmon, qui : lc fang étoit coagulé dans
glairenfe & jaunâtre les inteftins étoient dun noir
les gros vaifeaux, trouvé dans les autres anifoncé. J'ai également des infiltrations de cette
maux que j'ai ouverts & jaunâtre: lc fang étoit égalehumeur épaiffe & très-noir dans les groffes veiment très-épais des inteftins 5 mais jc n'ai jamais rien
nes autour
à T'eitomac.
obfervé de particulier mon arrivée au Cap, ja
Peu de temps Thabitation après
Vaudreuil ou je refus mandé fur
fis les mêmes obtrouvai la même maladic : je
j'ouvris 3 ils
fervations fur douze cadavres aC cette humeur
avoient tous des épanchements j'avois obfervéc en Franglaircufe & jaunâtre quej
étoient pleines d'un
ce: les veines du bas-ventre épais & noir : je priai
fang extraordinairenent habitation, qui venoit de
le Gérant d'une autre d'animaux, de me laiffer ouperdre beaucoup mulet maladc qui fe rencontrevrir le premier obtenu, j'en tuai un, & je trouvai
roit : Tayant également noir 8x épais dans les groffes
le-fang
veines du bas-ventre. s'élève avec raifon contre le malM. Lapole
attribuoit cette maladie au
heureux préjugé, qui fes idées à cct égard font
maléficc des Negres i
& il mérite dela reféloge dc fon jugement, eule courage de faire des
connoiffance, pouravoir
rendu à
repréfentations qui font un hommage
vai
roit : Tayant également noir 8x épais dans les groffes
le-fang
veines du bas-ventre. s'élève avec raifon contre le malM. Lapole
attribuoit cette maladie au
heureux préjugé, qui fes idées à cct égard font
maléficc des Negres i
& il mérite dela reféloge dc fon jugement, eule courage de faire des
connoiffance, pouravoir
rendu à
repréfentations qui font un hommage --- Page 33 ---
Epirotiques,
f'homme qui, avili & dégradé dans l'état 22
Telclavage, n'cft pas aufli méchant
roit le préfumer.
qu'on pourM. Lapole rapporte l'obfervation d'un
que l'on croyoit avoir été empoifonné & bacuf
étoit mort fuffoqué par une orange
qui
qui s'étoit arrêtée dans lacfophage très-grofe,
coup d'herbcs. Il avoit été aficz
avec beauune parcille circonftance,
heureux, dans
en pratiquant
pour fauver une vache
rons avec plaifir Taefophagotomie que M.
: nous obferveVétérinaire qui ait
Lapole eft le premier
fuccès ; car C'eft pratiqué cette opération avec
l'Éleve vétérinaire, par accident & fans vue
fon Traité du
dont parle M. Chabert alus
charbon, a ouvert Taefophage, en
traitement emportant une & la tumeur charbonncufe, dont le
guérifon font
neur à l'Artiftc,
cependant honhabitation Le 27 février 1780 je fus
fur une
où il étoit déja mort appelé
le propriétaire, allarmé,
pluficurs nulets;
naître un fléau dont la Colonie voyoit s'étoit avec peine refentie précédemment.
déjà ref
du On me préfenta un mulet malade à huit
de matin; il fe couchoit & fe relevoit au heurcs.
quatre minutes 3 il avoit le bout du nez bout
froid, & lc battement du coeur
trèstoit trés-fouvent fes extrémités violent; 5 ilagireculoit en arriere chaque fois ; poftéricures, il avoit de &
petit, A quatre heures du foir je
f'ap-.
pouffoit quelques foupirs, &x avoit m'apperqus un
ment de Fancs. Je
petit
iSnd
animal, mais tous donnai tous mes foins à cet
laitrouvé mort. J'en mcs aif efforts furent inutiles: je
le fang coagulé dans faitl'ouverture:] lcs veines
j'ait trouvé
il étoit d'un noir foncé: j'obfervai méfentériquess
aufi une ma-
ir je
f'ap-.
pouffoit quelques foupirs, &x avoit m'apperqus un
ment de Fancs. Je
petit
iSnd
animal, mais tous donnai tous mes foins à cet
laitrouvé mort. J'en mcs aif efforts furent inutiles: je
le fang coagulé dans faitl'ouverture:] lcs veines
j'ait trouvé
il étoit d'un noir foncé: j'obfervai méfentériquess
aufi une ma- --- Page 34 ---
Sur les Maladies
tière féreufe &c jaunâtre, & un tubercule rempli
de vers fur une branche dc la méfentérique ailtérieure. Le lendemain 28 de mars 3 un autre mulet
tombe maladc; il préfente des fymptômes différents 5 il fc couchoit & fc rouloit, 5 mais il fe
relevoit bientôt & cherchoit à manger. Dc quatre en quatre minures il levoit la tête & battoit
du pied: je le fis prendre 3 & lui trouvai, comme au premicr, lc bout du nez & les orcilles
froides 5 il paroiffoit faire bien toutes fes fonctions. Pour prendre le mal dans fon originc, &
croyant lc micux obferver, je demandai à ihabitant de tuer cet animal 5 il y. confentit : j'en
fis l'ouverture en préfence de pluficurs Médecins
& Chirurgiens que javois appelés : je trouvai,
avec le plus grand étonnement 5 le fang tout
coagulé noir, un épanchement dans les veines
méfentériques d'une humeur d'une couleur jaunâtre une tumeur de la
d'une noix
groffeur
remplic de petits vers pointus prefque invifibles
avoient rongé T'aorte defcendante à la fortie
q la poitrine : il n'y avoit rien de particulier
dans tout le refte du corps. Étoit-il poflible de
faire quelque remède pour prévenir la mort de
cet animal, qui n'eût peut-étre pas vécu quatre
heures de plus?
Le 3 de mars, un troifième mulet eft reconnu
malade le matin à fix heures. A quatre heures
de l'après midi, il meurt avec les mêmes fymptômes que les deux premiers. J'en fis Y'ouverture,
&, trouvai à celui-ci fur Teftomac un tubercule
où étoit un feul ver long d'un pouce. Cette
maladie attaquoit aufli lcs chevaux: : il en tomba
un malade à huit heures du matin : on s'en apA
ifième mulet eft reconnu
malade le matin à fix heures. A quatre heures
de l'après midi, il meurt avec les mêmes fymptômes que les deux premiers. J'en fis Y'ouverture,
&, trouvai à celui-ci fur Teftomac un tubercule
où étoit un feul ver long d'un pouce. Cette
maladie attaquoit aufli lcs chevaux: : il en tomba
un malade à huit heures du matin : on s'en apA --- Page 35 ---
Epitootiques.
à fa ganache
l'on vit un
E deux heures la ee lui devint cngorgéc.
fa refpiration n'étoit
pas
ARCDRD
ment par le nez une écume gênée: il jeroit feulcJe lui fis des incifions fur blanchâtre. la
fortit beaucoup d'cau claire
ganache, il en
étoit jaune : jallai le voir dans : le la tifft ccllulaire
trouvai mort.
nuit, & jele
J'en fis l'ouverture ; il avoit un tubercule
mineux de la groffeur d'une noix dans l'artére verémulgenre artère
droite : Tarrière-bouche, la trachécreufe étoient enduites d'une humeur
d'un pouce d'épaiffeur.
jaune glaiLe feize mars 3 un mulet
eut les mémcs
tomba, malade &c
tite tumeur fymptômes : il lui fortit une
devint
qui 1 dans deux heures de temps pcaufli monftrucufe: je lui fis pluficurs incifions 3
férofité profondes queje le
il'n'en fortit
glaireule. Le
midi
ceffà,
EY
les incifions
etegrer
midi, à deux heures, parurent l'animal gangreneufes. L'apres
tre' des fiancs 5 il eut la
commença à batpouflà quelques foupirs ; il refpiration fe coucha généc > &
de fuite; il mourut le 18. J'en fis & fc releva
& lui trouvai un tubercule plein de Touverrure,
tère aorte que ces infeétes avoient vers furl'arJ'ai ouvert au moins
rongée.
vaux tous morts de la même cinquante mulets Ou chepréfenté à peu près les mêmes maladic, & ayant
j'ai toujours trouvé les mêmes fymptômes ; &
quelquefois trouvé des vers phénoménes. J'ai
rongéle pilore ott ils étoicnt implantés cettres, qui avoient
quantité. Quelquefois la maladie fc en grande
par une fieur
caractérifoit
ration avec un abondante, râlement 3 par lagéne de la refpiétoit trés-agité, il
confidérable : l'animal
frappoit du picd contre terre,
& ayant
j'ai toujours trouvé les mêmes fymptômes ; &
quelquefois trouvé des vers phénoménes. J'ai
rongéle pilore ott ils étoicnt implantés cettres, qui avoient
quantité. Quelquefois la maladie fc en grande
par une fieur
caractérifoit
ration avec un abondante, râlement 3 par lagéne de la refpiétoit trés-agité, il
confidérable : l'animal
frappoit du picd contre terre, --- Page 36 ---
Sur les Maladies
Lc 22 mars, à dix heures du matin, je vis
fortant du pâturage pour fc rendre à
un mulet,
tout d'un coup la courfe & fairer
l'écurie, prendre le
malade, le trouvai fort
mille bons: je jugai
Jc l'ai quitté
chaud & fingulierement fuffoqué.
un inftant pour aller lui préparer un breuvage :
je ne fus pas quatre minutes abfent > T'ouvris que fon &
mc vint prévenir qu'il étoit mort : je
feului trouvai environ quatre-vingt vers rouges
lement à l'orifice inférieur de F'eftomac : je regardai ces vers comme la caufe de fa mort. J'obfervai que cette même humeur glaircule, trou- à
vée chez tous les autres fujets > commençoit trachéefc former chez celui-ci, le long de la
artère : les vers crinons, qui font dans les tuberculcs artériels, font rouges 5 ceux qui fe trouvent dans les tubercules de l'eftomac font blancs.
M. Lapole croit que la plus grande quantité des
animaux périffent à Saint-Domingue par les vers;
il dit cn avoir trouvé dans tous les vifcères, &
chez toutes les efpèces d'animaux qu'il a ouverts,
mais que malheureufement on n'a pas encore
trouvé dc fpécifiques contre ce féau deftruéteur.
Les enflures qui font compliquées de vers ne
forment pas une maladie épizootique. M. Lapole
a tenu dans fes écuries des animaux attaqués
de cette maladie avec des animaux bien portants; cfcail en a également vu dans les écuries des
drons de Belzunce & de Condé en garnifon fit au
Cap, & il n'a pas vu que cette maladie d'une
contagienfe. Un de fes chevaux fut attaqué
enflure qui lui entreprit tout le deffous du ventre 5 il parut guéri: mais il mourut huit jours à
après. M. Lapole trouva dans le duodenum,
huit pouces de l'orifice de l'eftomac > environ
étoient
quatre-vingt vers - ceftres qui
implantés
-
Condé en garnifon fit au
Cap, & il n'a pas vu que cette maladie d'une
contagienfe. Un de fes chevaux fut attaqué
enflure qui lui entreprit tout le deffous du ventre 5 il parut guéri: mais il mourut huit jours à
après. M. Lapole trouva dans le duodenum,
huit pouces de l'orifice de l'eftomac > environ
étoient
quatre-vingt vers - ceftres qui
implantés
- --- Page 37 ---
Epirootiques.
de linteftin. Ce cheval étoit
dans les tuniques mois dans les écuries du fieur Ladepuis trois
fa maladic à
pole, & il n'avoit communiqué le charbon
aucun des autres. Suivant M. Lapole, dc Saint-Doeft très-commun dans les plaincs
il attaque les bacufs & les mulets prinmingue 5
& il exerce fes ravages, loriquil
cipalement 3
de grandes fofurvient de petites pluies après
efpèces
cherefles. M. Lapole a ouvert pluficurs des
dcs
d'animaux domettiques, comme
chiens,
chats qui étoient morts de cette maladic. féchereffes
M. Lapole penfe que Ics grandes maladie; il
font les caufes principales de cette
dcs
croit avoir oblervé que la mauvaife qualité &
la
occafionner dcs maladies,
que,
eaux difette peut & le défaut d'attention de faire boirc lcs
animaux à la main, les expofe à Tobfervation des indigeltions, d'un
à la phtylie feche;il rapportc
venant du travail tout fuant, > but des
baufqui,
dont il lc guérit.
écumes, & eut une indigeftion ou Yon eft de lâcher
M. Lapole blâme l'ufage
fortent fuants
dans Ics favannes les animaux qui
vicnnent
des cabrouets > des moulins i ou dit qui cn "avoir vu
de faire de longues courfes; dcs Auxions de poibeaucoup qui ont été contracté faifis par le froid, &
trine pour avoir
ou des
de Teau
Selner
avoir bu
corrompuc les narines, dans les
Ces animaux rendoient par une matière jaune
derniers jours de leur maladie, des flancs, ils
fanguinolente 5 ils battoient
perdoientl'appetit & les forces, & ils périfoientaprés L'obleravoir fouffert pendant dix à douze jours.
dans
vation
les animaux fe portent mieux
> que
n'a
échappé àM.
les mornes qu'à la plaine >
pas
aux
Lapole, & il attribue cela , avec raifon, de Pair
fourrages, aux eaux & à la conftitution
ie, des flancs, ils
fanguinolente 5 ils battoient
perdoientl'appetit & les forces, & ils périfoientaprés L'obleravoir fouffert pendant dix à douze jours.
dans
vation
les animaux fe portent mieux
> que
n'a
échappé àM.
les mornes qu'à la plaine >
pas
aux
Lapole, & il attribue cela , avec raifon, de Pair
fourrages, aux eaux & à la conftitution --- Page 38 ---
Sur les Maladies
30 font meilleurs; 5 il fe fert de cette obfervaqui
que le poifon n'eft pas la
tion pour prouver
les Nègres des
caufe de la mortalité, parce eft AE même, 2 fe limornes, dont la condition mêmes
de venvreroient fans doute aux
projets
geance que ceux de la plaine. des Habitants
Pour répondre à la confiance dont M. Lapole
& à cellc du Gouvernement,
vouavoit déjà reçu une grace encourageante, détruire les prévenlant ne rien négliger Habitants pour avoient que leurs
tions que étoient plufieurs cmpoifonnés avec la canne à
animaux
M.
a fait des eXmadèrc ou le quebees, de la Lapole canne à madère ; il
périences 5 il a du râpé
& il en a fait manger
f'a mélée avec
firop,
pendant huit
à un cheval deux fois par jour,
verres
jours : après ce temps, ila exprimé quatre avaler à
dc jus dc la même plantc qu'il enfuite a fait dans les nal'animal ; il lui en a injeété dans le fondement ; il
rines, dans les orcilles, & des épines dans le
a trempé des épingles l'animal dans plufieurs
même jus, & il a piqué
les
endroits, parcc que c'eft le moyen par occalionnent lequel
Habitants prérendent quel les Nègres ces cffais penles enfures. M. Lapole a continué le cheval parût madant quatre jours, enfuite fans que pendant un mois : il
ladc; il l'a nourri
de plufieurs
la tué après ce temps, en préfence & il n'a rien trouvé
Médecins & Chirurgiens,
de remarquable dans cet animal. expérience fur un
M. Lapole a répété cette
fain; il a haché
mulet, & ill'a trouvé également il l'a mélé avec
de quebec;
une grande quantité
far lefquels M. Lapole
du firop. Deux mulets,
ont été
vouloit effayer les effets de cette plante 2 ils cn
deux jours fans vouloir y toucher : mais
-
fence & il n'a rien trouvé
Médecins & Chirurgiens,
de remarquable dans cet animal. expérience fur un
M. Lapole a répété cette
fain; il a haché
mulet, & ill'a trouvé également il l'a mélé avec
de quebec;
une grande quantité
far lefquels M. Lapole
du firop. Deux mulets,
ont été
vouloit effayer les effets de cette plante 2 ils cn
deux jours fans vouloir y toucher : mais
- --- Page 39 ---
Epirotiques,
ont mangé enfuite pendant huit jours. M
3r
leur a fait avaler à chacun
Lapole
de cette plante; il leur en a quatre injedté verres dans les de jus
rines, dans lcs orcilles & dansle
nan'ont pas
fouffrir, & il les fondement: a trouvés trés- ils
fains, en Esol ouvrant.
M. Lapole dit quc le
a
avec les
cft aufli farcin, qui du rapport
dartres,
commun fir les
maux dans Ce pays, quc cette dernière anidie left fur lcs hommes.
malaIl parle enfuite du mal des eaux
une maladie très-commune fur
qu'il dit être
tations; ; elle eft caractériféc par de toutes les habigroffes comme une chataigne; clles petites font tumeurs
plics par une humeur épaifle 3 ellcs
rem-
&i il en fort une matière blanche, s'ulcérent,
dâtre; elles paroiffent formécs
jaune & verde la lymphe dans les glandes par cutanécs. répailillement
droit, guérit quelques-unes il
de ces tumeurs dans un Silon enM.
en paroît de nouvelles dans un autre.
Lapole > croyant quc cette maladic a des
rapports fervi
avec la inaladie vénérienne, dit
du mercure & du cautère potentiel s'être
fuccès; 5 il condamne
avec
quelques Habitants > avec raifon, Fufage de
maladies
qui célent foigneufement les
qui règnent dans leurs
voudroit qu'il fufent tenus de les troupeaux déclarcr 5 il
Commandant du quartier, pour
lc
au
neur pdr prendre lcs précautions que
Gouverfes vues &c aux intérêts publics. convenablesà
Extrait de la confiultation de PEcole
vétérinaire.
royale
Lc Diredteur célebre dcs Écoles
de Paris a répondu à M. Lapole que lon vérérinaires
De pou-
qui règnent dans leurs
voudroit qu'il fufent tenus de les troupeaux déclarcr 5 il
Commandant du quartier, pour
lc
au
neur pdr prendre lcs précautions que
Gouverfes vues &c aux intérêts publics. convenablesà
Extrait de la confiultation de PEcole
vétérinaire.
royale
Lc Diredteur célebre dcs Écoles
de Paris a répondu à M. Lapole que lon vérérinaires
De pou- --- Page 40 ---
Sur les Maladies
32 méconnoître, dans la mialadie qu'il regar
voit
vermincufe, un véritablc charbon: :
doit comme des cadavres a montté, dit M. ChaYouverture
de fang noir & coagulé,
bert, des épanchements
jaunes & coagudes épanchemenes défordres lymphatiques ne peuvent êtrc que T'effet
lés : charbon ces
& le produit de Thumeur qui lc
du
conftituc.
humeur, fuivant M. Chabert, qui,
C'eft cette farles organcs eflentiels à la vic ,
en agiflfant
occafionnent les NERRRg
duit des irritations frénéfie qui dont les animaux font attal'efpèce de
contribuent
à leur fin.
qués, &les vers ne
M. Lapole quepeu a obfervées,
Toutes les tumeurs enfures que confirment l'opinion
& qu'il appeile & il lui femble que la gangréne
dc M. Chabert, tumcurs ne
être Teffct
qui furvient à ces trés-malin. Lcs peut caufes qui OCque d'un charbon maladic à Saint-Domingue font
cafionnent cette celles qui la prodaifent en France,
les mêmes quc cxcellives, des caux de mares 3
des fecherciles chargécs d'infectes, 8zc.
des plantes Chabert croit que lc charbon eft enzootiM.
qu'il tient à des caufes
que à Sainr-Dominguc,
exiftera toujours,
communes & générales, qu'ily
tard, &
qu'il fe renouvellera plutôt Oul plus tant qu'on E
y fera plus ou moins meurtricr, & que l'on abandonvra le régimc aétuel 2
dans les favannes,
nera les animaux en d'eau fueur de mare,
lcur
qu'on les abreuvera du fucre, qu'on les amte
donnera Pécume dans des temps qui nc font pas réglés
de travail
féront expofés a
par T'heure des
qu'ils
les
une nourriture
SrE
dre dans les
elt
aar
varient fuivant les faifons, & qui
qualités d'infeétes & d'ocufs qu'ils Y dépofent.
couverte
M:
-
favannes,
nera les animaux en d'eau fueur de mare,
lcur
qu'on les abreuvera du fucre, qu'on les amte
donnera Pécume dans des temps qui nc font pas réglés
de travail
féront expofés a
par T'heure des
qu'ils
les
une nourriture
SrE
dre dans les
elt
aar
varient fuivant les faifons, & qui
qualités d'infeétes & d'ocufs qu'ils Y dépofent.
couverte
M:
- --- Page 41 ---
M. Chabert croit Epizootiques.
les intettins & dans queles l'eftomac vers qu'on a trouvés dans
du fucre, dont les mouches font dus à l'écunic
elles dépofent leurs ceufs; il croit font friandes & ou
indigeftions dcs animaux
encore que lcs
par des écumes, & qu'on doit peuvent les être produites
une dcs caufes prochaines des regarder comme
maux 5 il voudroit,
maladics des anique Tony: mit du fel marin pour corriger & des ces écumyes,
Il penfe que l'on devroit plantes améres.
maux une nourriture choifie, donner &
aux anifufifante; qu'on devroit les
en quantité
lcur donner un abri convenable panfer exaétement
fon pure & prendre des
> une boif
apres leur exercice. M. Chabert précautions avant &
la propreté dans les abris
recommande
pour les animaux
qu'il veut que. I'on faflc
font expofés à une > parce que les excréments
décompolition
>
lc climat eft plus chaud; d'autant ; il
que
le
EeNetNCs Sec
Pe:
l'étrille n'enlève panfement à la main, lorfque
l'animal a une difpofition que peu ou point de craffe,
néc à la maladic; il
plus ou moins éloigment de laver les jambes, recommande la
dans le panfezeaux, les Yeux, T'anus, , bouche > lcs nade l'eau fraiche,
lesparties namrellesavee
vinaigre.
quelquefois aciduléc avcc, du
Si lon fe détermine à
dans des écuries ou à les renfermer recevoir les animaux
temps fous des hangars, il faut leur dans certain
fourrage qui, fubiffant un
de préparer du
détruit la plus grande degré fermentation,
mincufes : on pourroit partic des femences vcren temps comme correétif. leur en doiner de temps
M. Chabert veut que l'on
repas des animaux 5 il recommande regle I'heure du
de ne les
C
, du
Si lon fe détermine à
dans des écuries ou à les renfermer recevoir les animaux
temps fous des hangars, il faut leur dans certain
fourrage qui, fubiffant un
de préparer du
détruit la plus grande degré fermentation,
mincufes : on pourroit partic des femences vcren temps comme correétif. leur en doiner de temps
M. Chabert veut que l'on
repas des animaux 5 il recommande regle I'heure du
de ne les
C --- Page 42 ---
Sur les Maladies lorfque le folcil
abandonner al roléc, paturage & il que veut quils en fortent
aura diflipé la
commencent à fc condenavant que les vapeurs rentrer à midi fous les hangars
fer. Or les donnera fera
alors les fourrages fccs : on
8 on leur intervalle plus ou moins long entre le
mettra un du travail & celui des repas.
moment
les animaux avec de l'eau pure,.
- Il faut abreuvérl la températuire de Tair, &c
noins chaude que de vinaigre ou de jus" de
aiguifée avec un peu
de mare moins malcitron : on peut battant réndrel'eau avéc des vafes & la lai
faifante en-la
ajouter du vifant repofer enfuite : on peut de T'acide y. vitriolique,
migre, du jus de citron, il faudroit mettre les marcs
de Teau de Rabcl : du foleil, au moyen d'arbres
à l'abri des rayons
garnir le
touffus : il faut les nétoyer du gravier fouvent, : on peut prafond & les bords avec picds de la mare > un bat
tiquer à quelques
faire couler Teau fuffin Riis lequel on puiffe les animaux, en la faifant
fifante pour abreuver tranchée de communication qui
paffer par une de gros fable & de graviers, au
feroit garnie defquels fe filtreroit l'eau.
travets, avoir indiqué les moyens de prévenir
Après maladics des beltiaux, M. Chabert prefcrit
les
lcs préferver lorfque les malaceux qui peuvent il établit enfin une méthode cudics exiftent :
rative.
dans ce traitement la faignée
Il rccommandc jcunes & vigoureux, de favodans les animaux véficatoires & par Tapplication du
rifer par fermation les
des tumeurs qui fc manifeftent
feu la
long-temps, de
aul dehors, de les faire fupparcr
fuivant lés
donner quelques alexipharmaques. volatil, des apéritifs incififs
indications, lalkali
établit enfin une méthode cudics exiftent :
rative.
dans ce traitement la faignée
Il rccommandc jcunes & vigoureux, de favodans les animaux véficatoires & par Tapplication du
rifer par fermation les
des tumeurs qui fc manifeftent
feu la
long-temps, de
aul dehors, de les faire fupparcr
fuivant lés
donner quelques alexipharmaques. volatil, des apéritifs incififs
indications, lalkali --- Page 43 ---
Epizootiques.
communs 3 des antifeptiquies l'antimoine dia- 35
phorétique > l'oximel fcillitique, le nitre, le
kina, laliquenr minérale d'Hoffiman, que
les animaux font hors de danger; il rejette lorfque du
traitement toutes les drogues
on
incendiaires, dont
a tant abufé par ignorance dans
dc 1774 & des annécs fitivantes. M. Tépizootic
qui dit avoir tiré fes formulcs de
Chabert,
M. Poupée-Defportes,
l'Ouvrage de
tement dcs vers Thuile recommande dans le traidont le fuccès lui a été empyreumatique garanti
animale,
d'expériences.
par une foule
dc Malgré l'ordonnance de MM. de Valliere &
Vaivre, qui enjoint d'enterrer les cadavres des
ànimaux dans des lieux éloignés dans des foffes
profondes (I), on trouve encore à l'entrée des
villes , dans les grands chemins, des cadavres
d'animaux qui pourriffent far le fol: chacun fe
plaint de Tinfalubrité de l'air ; chacun fc
du défaut de police, & Onl a peine à fc
mettre aux lois
PAatur
lcs plus fages: on néglige les
précautions qui peuvent arrèter le
inent & l'activité des principes contagicux. développeLes Habitants devroient enterrer les animaux
dans un lieu clos. Lcs belles expériences de M.
Vicq d'Azir fur la contagion des
/
naires, fuffifent
démontrer foffes vétérifaire tucr & enterrer pour les animaux le dans danger des
fions
Tatt
&c ou fréquentées l'on
les Negres, > par les chiens
plante Bes vivres & des
Un procés-verbal fait à la Petite-Anfc fourrages. en
par M. Peliffot, ayant expofé que les Efpagnols 1776
M. (1). V. Lois & Conft, de St-Dom. par M. M. D.
t. V,Pag. 530.
S.
Cij
étérifaire tucr & enterrer pour les animaux le dans danger des
fions
Tatt
&c ou fréquentées l'on
les Negres, > par les chiens
plante Bes vivres & des
Un procés-verbal fait à la Petite-Anfc fourrages. en
par M. Peliffot, ayant expofé que les Efpagnols 1776
M. (1). V. Lois & Conft, de St-Dom. par M. M. D.
t. V,Pag. 530.
S.
Cij --- Page 44 ---
Sur les Maladies
CA
de la viande fufpecte, préparée qui €h
eoportoient
la vendre aux Nègrès
aiguillette, 2 pour maladics charbonneufes : M. le
des
général ordonna provfoirement
dans la ville, ou à la plaine, 2
NEA
d'arrêter fur le port
les Elpagnols; 7
la viandc qui fcroit apportéc Police (2) par de fe joindre à
il follicita le Juge de mefures convenables dans
les
lui pour prendre & il a été rendu une ordoncette circonftance, >
défend à tout particulier
nance provifoire
du taffeau (3) apporté par
2 dc
t
d'acheter,
& de faire brûler celui, qui avoit de
les Elpagnols, Cette ordonnance a été publiée
été apporté.
(4) fur de nouvelles plaintes
nouveau en 1779
& d'après une lettre
portées au Gouvernements Général & Intendant, par laquelle
de MM. les
du Cap de faire vérifier juridiils prioient le Juge leur avoient été dénoncés , &
quement les faits qui
qu'ils auroient ou poufde donner aux confeiguences Paitention & févérité que Pintérét
roient avoir toute
pablic exige (5): les cargaifons de chevaux anDepuis la paix, & dc bacufs abondoient dans la
glois, de mulets
doit pas douter que des aniradc du Cap. On ne dans des navires ou ils font
maux très rapprochés nourris avec dcs fourrages altérés
expolés à être
eau, même de l'eau
& à boire de la mauvaife froid dans un pays
de mer, arrivant d'un pays
du Cap, & aujourd'hai
(2). M. L'Amirauté, Efteve, storsjuge-finéchal
de citron &
juge de Le taffeau eft une viande imbibée dejus
defféché (s). au foleil. Conftit. de St-Doming, par M. Moreau
(4) V. Lois &
701.
à
de St-Mery, tom. lettre V.F P" MM. d'Argout & de Vaivre date du
(p). Ext. Procureur d'une du Roi & le Juge du Cap, en
MM. le
12 décembre 1779.
-
ve, storsjuge-finéchal
de citron &
juge de Le taffeau eft une viande imbibée dejus
defféché (s). au foleil. Conftit. de St-Doming, par M. Moreau
(4) V. Lois &
701.
à
de St-Mery, tom. lettre V.F P" MM. d'Argout & de Vaivre date du
(p). Ext. Procureur d'une du Roi & le Juge du Cap, en
MM. le
12 décembre 1779.
- --- Page 45 ---
Epizootiques.
trés-chaud, où ils ont non-feulement à contrac- 37
ter l'habitude d'une nouvelle température, mais
d'une nourriture nouvelle, ne. foient
fésà être malades : cette révolution lcur tres-difpo- clt fouvent funefte: il en périt un grand nombre, &c
ccla eft d'autant plus ficheux pour la Colonic,
que ce commerce ne fe fait pas en denrée, mais
en argent, & que cela porte un grand
dice à l'exploitation des manufaétures. préjuLe fieur Lapole dont le zèle a toujours été
louable, a rapporté dans un procés -verbal du IO
janvier 1780, qu'il avoit vu périr une cargaifon
entièrc de chevaux anglois qui avoient été nourris avec du foin, de l'avoine & des patates
échauffés.
Iten cftde mêmc des mulets que les Efpagnols
apportent 5 ils peuvent non-feulement apporter
des maladies des lieux d'oui ils viennent, >. mais
ils font dans les difpofitions les plus favorables
pour cn être attaqués; & l'on ne doit pas être
étonné d'en perdre beaucoup, lorfqu'au lieu de
leur donner dcs foins attentifs jufqu'a ce
foient aclimatés, on leur fera fitpporter tout qu'ils de
fuitc des travaux qui accélèrent la
de leurs humeurs : nous avons. vu périr dépravation en
d'une pévroperipneumenitc, pluficurs mulets 1776,
avoient été defcendus de bord pendant un
nous avons
Caotil
trouvé la plévre & fc poulmon enflammés & encroûtés de fuppuration : les bronches étoient remplies d'une glaire fanguinolente,
M. le Chevalier de Ladebat vient de nous marquer dans une lettre, en datc du 24 avril de
cette année: ce Les pertes confidérables que j'ai
elfiyées fur mes mulets n'ont point été OCCafionnécs
lcs épizootics dont plufieurs ficrerics ont EE frappées : tous les mulets que j'ai
C iij
poulmon enflammés & encroûtés de fuppuration : les bronches étoient remplies d'une glaire fanguinolente,
M. le Chevalier de Ladebat vient de nous marquer dans une lettre, en datc du 24 avril de
cette année: ce Les pertes confidérables que j'ai
elfiyées fur mes mulets n'ont point été OCCafionnécs
lcs épizootics dont plufieurs ficrerics ont EE frappées : tous les mulets que j'ai
C iij --- Page 46 ---
Sur les Maladies
les foins
étoient tombés lentement, malgré dans un état
perdas & la nourriture la
abondante, la maigreur &
de diffolution qui
par a trouvée à
Hrenea
la chdte du poil (6). L'cau qu'on
cet état
par
a
fouverture prouvé inconrelablement la canfe :
-êtré
de diffolution dont jignore à bord & alors RSen
achetés
CCS animaux,
- ils été
CCLIRE
avoient
tants en apparence dans ia traverféc ? Et c'cft peutd'eau de mer
lon doit attribuer la maladic
être à cela
dans les fix premicrs mois (7).
a
aenlis
quiles
du Cercle, nous a envoyé
M. Millot, affocié
fuivante.
robfarvation
été abondantes en mars & en
Les pluies ont
d'herbes dans les faavril : il y avoit T'humidité beaucoup & l'alternative du froid
mais
été
à des
2EL" & de
chaleur ont
préjndiciables achetés dans uncnmulets nouveaux que j'avois
trepôr à Limonade. trois heures après midi, le garLe 2 mai, à
un mulet qui étoit enflé
dien d'animaux amena
jufqu'au milicu du
depuis le milicu du ventre étoit extrémement
cou. L'épaule, hors le dans montoir, le ventre beancoup de
tenduc : il y avoit fait des fcarifications à la
borborygmes : on a de T'enflure,, & on a mis
partic la plus déclive écurie. L'oeil étoit étincclant,
Y'animal dans une
longue 5 lcs fcarifications
la refpiration un peu
brile
toujours le poil des animaux,
(6). La mer loriquils prefque font à terre.
eft au
& ils en L'habitation changent de M. le chevalier de Ladebat de cette ha-
(7). de Louife, quarrier de T'Acul : le terrain
Camp bitation eft bas, & les eaux y font mauvaifes.
déclive écurie. L'oeil étoit étincclant,
Y'animal dans une
longue 5 lcs fcarifications
la refpiration un peu
brile
toujours le poil des animaux,
(6). La mer loriquils prefque font à terre.
eft au
& ils en L'habitation changent de M. le chevalier de Ladebat de cette ha-
(7). de Louife, quarrier de T'Acul : le terrain
Camp bitation eft bas, & les eaux y font mauvaifes. --- Page 47 ---
Epizootiques.
rendoient une humcur lymphatique ou fércufe, 39
& le tiffu cellullairc en paroifloir rempli.
- Jc fus voir cet animal à minuit : on me dit
qu'il avoit mangé; il avoit fianté & uriné, mais
ilp paroiffoit triftc. A cinq heures du matin la refpiration étoit généc: : il y avoit un écoulement
par les nazcaux d'une huméur femblable à celle
des fcarifications; ; il mangea un peu, mais il fe
développa pcu de temps après une cnflure fous
ia ganache, & elle fut tres-confidérable en moins
d'unc heure.
On avoit fait fir les enflures une embrocation de tafia camphré mais jc les fis. panfer aveç
le fuppuratif chargé de cantharides.
A onze heures la refpiration étoit
Ics nazeaux étoient engorgés - far tout gênée le côré 3
droit, l'enflure de la ganache n'avoit pas
menté, celle du poitrail étoit un peu bailfée augles fcarifications rendoient beaucoup de férofité
& l'animal mangcoit un peu.
A cinq heures du foirlenfure du poitrail étoit
diminuéc, celle de ia ganache étoit dans le même
état, celle du nazeau droit étoit augmentée,
& l'animal jetoit beaucoup d'humeur lymphatiquc blanche filandreufe.
Il y. a eu dans CC jour un orage avec beaude pluic, 2 de vent & de tonnerre.
A fix heurcs la refpiration étoit courte &c
gênée, les flancs battoient, l'oeil étoit morne
la tête baifféc, les oreilles abattues : l'animal s
cft mort quelque temps après.
M. Millot avoit déjà perdn trois mulets fitr
douze qu'ihavoit achctés, en remplacement 2 le
16 févricr 1787, dans l'entrepôt des fieurs Molinc à Limonade, & il Cil avoit trois autres
avoicnt du farcin. Nous avons Vu chez lui, qui le
C iv
ancs battoient, l'oeil étoit morne
la tête baifféc, les oreilles abattues : l'animal s
cft mort quelque temps après.
M. Millot avoit déjà perdn trois mulets fitr
douze qu'ihavoit achctés, en remplacement 2 le
16 févricr 1787, dans l'entrepôt des fieurs Molinc à Limonade, & il Cil avoit trois autres
avoicnt du farcin. Nous avons Vu chez lui, qui le
C iv --- Page 48 ---
Sur les Maladies
mulc qui avoit, depuis la
IO mai, une jeune aedématéufe conlidérable fur
veille, une tumeur
On avoit fcarifié
T'épaule hors du montoir. dans toute fon PERSTE
fondément cette tumeur
infiltré, T'animal
le tiffu cellullaire étoit jaune
ilavoitloil
étoit gras; ; il portoit la tête
pouls étoit
on
difficilement;
CESTAN
vif: Tapprochoit n'étoit pas génée : les accilent, la relpiration
à peu. M. Millot nous
dents ont angmenté peu
de ma jeune &
écrivoit le II: ce Je défefpere tombe depuis plus d'une
jolie mulc. La pluie det bien 5 elle eft trifte, clle
heure ne lui fait pas la refpiration eft génée,
mangc dificilement, : lcs vers font érablis
les Hancs font déprimés
fans quel l'animal
dans les plaics & ia dévorent, animal cft mort le IZ
y paroilfe fenfible. trouvé Cet à fon ouverture des infilmai, & Yon a
le long de la trachéc-artère
trations lymphatiques dans le méfentère fous la
dans le médiaftin,
ces muganache. M. Millot nous a rapporté bien portants que penlets nouveaux avoient paru
les
mois,
c'eft à cettc époque. qu'il
dant un
que
leur avoit fait braler le
avoit fait cabelter, qu'il barbes, &
lcur avoit
lampas, coupcr les dans la bouche qu'on de l'ail pilé avec
mis, après ils ccla, n'ont été mis au moulin que fix fedu fcl;
& on nc les y a tcnus qu'une
maines après >
heurc far vingt-quatre. infeété le troupeau pendant
Le mal des eaux a
, ce qui a jetéles
T'hiver
a été trés-pluvicux, & de dépériflemulets aint un état de maigreur étoient agés (8).
ment, & a fait mourir ceux qui
(8) Nous avons trouvé, le avoient 5 juin, des dans gonfements le troupeau fur
de M. Millot, fep: mulets de qui ulcères rouges : ces animaux
les articulations avec tubercules petits fur la peaw, quiétoit feche.
avoient auffi quelques
-
les
T'hiver
a été trés-pluvicux, & de dépériflemulets aint un état de maigreur étoient agés (8).
ment, & a fait mourir ceux qui
(8) Nous avons trouvé, le avoient 5 juin, des dans gonfements le troupeau fur
de M. Millot, fep: mulets de qui ulcères rouges : ces animaux
les articulations avec tubercules petits fur la peaw, quiétoit feche.
avoient auffi quelques
- --- Page 49 ---
Epixpotiques.
M. Millot a fait
les
de
maux cn décembre 5 nétoyer il leur a parcs fes animes ; & quoiqu'il y. ait fir fon fupprimé les écufavannes aflez confidérables
habitation des
turages chaque jour, il leur pour a fait changerd donner de pibagafe hachée avec des têtes à
de la
técs par le moyen d'une râpe préparée cannes, humcccinquièmes d'eau, & deux
avec trois
bralé, il a obfervé que les animaux cinquiémes de firop
bagafe au fourrage vert.
préféroientla
M. Millor a remarqué
lcs
avides de lécher la terre que fort mulets font
ftcrc; & comme il a cru qui
de deffis le
incommnoder, il a foin que de cela la pouvoit les
dans des licux écartés. Nous
fairc jeter
Chimiftes à examiner cettc invitons quelques
ait fervi à purifier le facre, & terre avant qu'elle
noitre les principes qu'elle après, pour condont elle fe charge.
contient, & ceux
M. Millor penfc que l'eau des
tant plas mal-faine,
marres eft d'audes canx pluviales qu'elle fc n'eft que la réunion
immondices des favannes qui chargent ou
de toutcs les
Il croit que l'alterhative du clles paffent.
la pluic & le foleil, l'altération chaud & du froid,
la malpropreté des animaux
fc des paturages,
les cendres ou dans la
qui vautrent dans
chaud, Ou lorfqu'ils font pouflière, lorfqu'ils ont
ches, font des caufes
inquictés par les mouNous obferverons fréquenites de maladie.
préfident du Cercle, que dont M Barré de St-Venant,
une lieue de celle de
Thabitation n'eft
fition de
M. Millot, d 3 a fait lacqui- qu'a
au fort entre vingt-quatre lui &c M. mulets qui ont été choifis
pas fait travailler
Millot 3 qu'il ne les a
aucun.
encore, & qu'il n'en a perdu
ufes
inquictés par les mouNous obferverons fréquenites de maladie.
préfident du Cercle, que dont M Barré de St-Venant,
une lieue de celle de
Thabitation n'eft
fition de
M. Millot, d 3 a fait lacqui- qu'a
au fort entre vingt-quatre lui &c M. mulets qui ont été choifis
pas fait travailler
Millot 3 qu'il ne les a
aucun.
encore, & qu'il n'en a perdu --- Page 50 ---
Sur les Maladies
Artiftes vérérinaires, breverés & entrete-.
Les la Cour dans la Colonie, ont reprénus par
ia nécclité de viliter les
fenté au Gouvernement
les
cargaifons des animaux - qui font apportés ar-
:
on a
Er
Anglois 8c par les Efpagncls ordonner mais cctte vifite,
rèté jnfqu'a préfent pour
donner des
parcc que, Ion a cru qu'elle pourroir Ton doit favorientraves à un commcrcc que qu'il valloit cacore
fcr (9), &que lon a penlé des initruétions fur
micux donner aux Habitants
lorfqu'ils
les précantions qu'iis doivent prendre de rebuter les
ont acheté dcs animaux quc
par
marchands anglois, &c infodricse cfpagnols,
des lois conditionnelles & exclufives.
fouLes Nantois & les Bayonnois appertent Ccs vaches.,
vent des vaches dans la Colonie. & les arrêts de
d'après les édits de Sa Majefté
d'une S.
fon Confeil, devroient être marquées devroient
far le front, & fans cela clles ne
Be
être reçues dans la Colonic. Les Capitaines un certifivroient être tenus aufi de repréfenter n'cxiftoit pas de
cat légalifé, pour affitrer On devroit quil ufer des mêmes
maladie épizootique.
que lcs Habitants
précautions pour lcs animaux en allant en France,
embarquent quelquefois, du lait, dans la traverfée : car
pour fc procurer
(9). En 1761, la Chambre d'agriculture dans les perts du Cap o il a y folli- a un
cité la permiffion d'introduire, les chevaux & mulets étrangers, la Colofiége d' Amirauté, 7 dès-lors fournir les animaux néceffaires à
nie ne pouvant des manufactures 2 & ne pouvant réparer les des
Texploitation occafionnées parles fécherelles ou parlabondanee néceffaire aujourpertes pluies. Cette introduétion eft cultures encore dans plus la Colonie : mais il
d'hui par l'extenfion des
& téconomie rolrique exigefemble que Tintérêt particulier de la fanté des animaux importés,
roient que l'on des s'affurat pertes 8 une confommation onéreufe.
pour prévenir
a - -
1 8 J
2 & ne pouvant réparer les des
Texploitation occafionnées parles fécherelles ou parlabondanee néceffaire aujourpertes pluies. Cette introduétion eft cultures encore dans plus la Colonie : mais il
d'hui par l'extenfion des
& téconomie rolrique exigefemble que Tintérêt particulier de la fanté des animaux importés,
roient que l'on des s'affurat pertes 8 une confommation onéreufe.
pour prévenir
a - -
1 8 J --- Page 51 ---
Epigootigues.
on ne doit négliger aucune des précautions pour
empécher lc tranfport des maladies contagicufes.
Les habitants du Cap s'étoient plaints plufieurs
fois de l'infeétion occalionnéc par la voirie,
qui étoit à l'entréc de la villc: nous avons vifité cette voirie, affifté dc M. Roulin, > en
fence de M. Defchamp, fuubfitut dc M. le RE
cureur-général du Roi; & nous y avons compté
plus de foixante cadavres, qui exhaloient unc
odeur que les vents du fad &i de fud-oueft
toient dans la ville. Nous en avons parlé Sots
notre defcription modiso-opogaligicdola ville
du Cap, dans la féance publique du Cercle du
II mai 1785. M. Buffon, juge du
a rendu,
dans la mêmc année (I), une ordonnance Cap, de
lice qui établit un Entrepreneur pour faire cn-- poterrer les animaux.
Les habitants ne vendent fouvent leurs animaux
fur les habitations, que lorfque la caducité ou
des maladics les ont mis hors de fervice : cela
fait que les boucheries font fouvent pourvucs
de mauvaife viandc. Si l'on n'étoit pas arrêté
par la crainte de diminuer les fubfiftances, 2 On
pourroit établir des prohibitions contre les boumême contre les vendeurs : mais y a-t-il
rien
plus dangereux
de laiffer
E
que
vendre dans
lcs boucheries des viandes fulpectes, qui peuvent
être une fource dc maladie?.
Comme un homme avide & trompeur fait
vendre quelquefois judiciairement lcs Négres maladcs qu'il craint dc voir mourir en fes mains,
il y a des particuliers qui font vendre à la barre
du fiége les animaux qui font attaqués de queldu (1). Ordonnance du
provifcire de police concernant la voirie
Cap,
2 feptembre 1785.
lcs boucheries des viandes fulpectes, qui peuvent
être une fource dc maladie?.
Comme un homme avide & trompeur fait
vendre quelquefois judiciairement lcs Négres maladcs qu'il craint dc voir mourir en fes mains,
il y a des particuliers qui font vendre à la barre
du fiége les animaux qui font attaqués de queldu (1). Ordonnance du
provifcire de police concernant la voirie
Cap,
2 feptembre 1785. --- Page 52 ---
Sur les Maladies
44 maladies, le fieur Lapole croit que c'eft a
ques abus
Yon doit attribuer la propagation
cet
que maladies contagieufes, & il a prode quelques
de vifiter
poléen 1780, dans. un voudroit proces-verbal. vendre judiciailes animaux que l'on
rement. Lcs maladics charbonneufes qui font cnzooti- anià Saint-Domingue, ont artaqué lcs du
ques
dela dépendance Cap,
maux 5 non-feulement
en 1776,
mais elles ont règné du Cul épizootiquement dc Sac & de TArtibodans les plaines
maître en chirurgic, nous a
nite. M. Bouvier,
le charbon avoit
fait connoître en 1776 de
à T'Artibonite > &
beaucoup
felir
fait périr
Nègres qui avoient
qu'il avoit foigné plufieurs avoir mangé de la
contracté le charbon pour l'on avoit jetéc impruviande de ces
demment dans la
FERMEE
OBSERVATION
Par M. Auvrai fur la voracité des Nègres.
J'ACHETAI des Nègres à bord d'un nombre navire
venant de la côte d'Angole > dans le
defquels il fe trouva un Nègre & une Négreffe
nc laiffoient échapper
de nation Mondonguc, qui dcs charognes, quoiaucune occafion de manger nourris comme lcs auqu'ils fuffent amplement que j'aic pu prendre,
tres. Quelques précautions remédier à la dépravation de
je n'ai jamais pu
leur goût. tomba dans un état de maigreur &
Le Négre
il commençoit
de diffolution. Surveilleathôpital,
a
C
Nègre & une Négreffe
nc laiffoient échapper
de nation Mondonguc, qui dcs charognes, quoiaucune occafion de manger nourris comme lcs auqu'ils fuffent amplement que j'aic pu prendre,
tres. Quelques précautions remédier à la dépravation de
je n'ai jamais pu
leur goût. tomba dans un état de maigreur &
Le Négre
il commençoit
de diffolution. Surveilleathôpital,
a
C --- Page 53 ---
Epirootiques.
à reprendre un peu de force, & fon état don- 45
noit quelque efpoir de le réchapper; mais à
put -il marcher, > qu'averti par un Nègre de fa peine nation (qui étoit fur une habitation
avoit enterré un veau dans les environs, voiline), ils'é- qu'on
chappa de Thôpital, fut avec fon camarade déterrer T'animal, & en mangea tant
revint
tout enflé: peu de temps après il mourut qu'il (2.).
La Négreffe avoit le même goûr pour la charogne: on lui avoit fouvent vu manger des chats
morts & des rats (tous les Congos
des
rats dans leur pays, & quand ils. font mangent frais ils ne
font aucun mal). Ilya quelque temps
à la pourfitite de quelques Negres marons qu'étant dans
les mornes , j'en furpris un dans fon ajoupa OCcupé à faire rôtir deux rats embrochés
n'étoient ni écorchés ni vidés.
qui
La Négreffe, après un an de Colonie, tomba
dans un ctat de maigreur, & il-étoir probable
qu'elle fuccomberoit comme le Negre. Jc me
décidai à la fairé tranfporter fur T'habitation ou
je demeurc : je la fis furveillerle jour &l la
ellc couchoit à Thôpital. Un foir
nuit;
faifant fa vifite dans les chambres dcs Thofpitalière,
fut frappéc d'une odcur infecte; elle chercha Négrelles,
tout & ne découvrit rien : mais elle
parque plus elle s'approchoit du lit de la s'appercut Négreile
congo, plus l'odeur étoit forte, ce qui la décida à chercher jufques fous la
ot
elle trouva deux rats morts depuis plaficurs paillalle,
pleins de vers 5 elle en avoit déjà
jours,
& fe propofoit de manger Ics deux mangé autres un,
la nuit. J'ai fait redoubler de foins pour lui dans fairc
(2). Il paroft
les Bambaras de la côte d'Or, & les
Mondongues de f" côte d'Angole font les plus carnivores.
étoit forte, ce qui la décida à chercher jufques fous la
ot
elle trouva deux rats morts depuis plaficurs paillalle,
pleins de vers 5 elle en avoit déjà
jours,
& fe propofoit de manger Ics deux mangé autres un,
la nuit. J'ai fait redoubler de foins pour lui dans fairc
(2). Il paroft
les Bambaras de la côte d'Or, & les
Mondongues de f" côte d'Angole font les plus carnivores. --- Page 54 ---
Sur les Maladies
réulfi,
habitudc: je nè fais G j'ai
perdre cette
bien rérablic & dans
mais elle eft parfaitement
le meilieur état. d'habitations ou lon ne trouve de
H a pcu
fur-tout fi on fuivoit de
eiiale exemples, tombent dans la maigreur
prés les Négres qui
& la diffolution. le navire le Pacifique, armé
En Y'annéc 1773,
pour traiter à Juda,
211 Havre de Grace, fon expédié retour au Cap-François,
côte d'Or, faifant
relâcha à lilc du Prince.
ilc Saint-I Dominguc, Bambaras féchappérent, & au bout
Deux Nègres firent trouvés à fc regaler d'un
de trois jours
pluficurs jours & à
vieux cheval mort depuis deux affamés carnivores,
moitié pourri. Dc ces nuit, l'autre furvécut à fon
un mourut la même & finit fa carrière le huicamarade fept jours,
dans la nuit la ration,,
tième, après avoir mangé hommes d'équipage.
cn lard falé, de 40
alors chirurgien à bord'
M. Duport-Datertre, fitl'ouverture du cadavre;i il trouva
dudit navire,
à Y'orifice fupéricur de l'ef
un ulcère gangreneux d'un double efcalin, & un
tomac, dcla dans grandeur le fond de ce vifcèrc.
un autre
Pefelavage des
Extrait des Oéfervations fur M. RobertNoirs à Saint-Dominguc, par envoyées all
Coël 29 5 habitant PAzile, 9
Cercle le 28 mai 1787.
pcindre le caraétère des Négres de.
Jc voudrois leur
eft partagé en quantité
la Côte, mais
pays ont chacune une nuance
de pctites nations qui m'entraîneroit dans un
qui les diftingue , (ouvent ce qui fcroit trop minuticux:
long détail, qui
Oéfervations fur M. RobertNoirs à Saint-Dominguc, par envoyées all
Coël 29 5 habitant PAzile, 9
Cercle le 28 mai 1787.
pcindre le caraétère des Négres de.
Jc voudrois leur
eft partagé en quantité
la Côte, mais
pays ont chacune une nuance
de pctites nations qui m'entraîneroit dans un
qui les diftingue , (ouvent ce qui fcroit trop minuticux:
long détail, qui --- Page 55 ---
Epizootiques.
je ferai feulement remarquer que chez les
d'Angole un homme fe croiroit avili s'il Negres
voit la terre, &
ce foin cft tout
cultidonné aux emutse cC qui rend les entierabancctte Côte
Nègres de
cultivateurs, pareffeux, s'ils > peu fufceptibles de devenir
dans nos Colonies; ne font point amenés jeunes
que le vol chez cix, qu'ils loin font d'emporter trés-ivrognes, &
Finfimic,
EomAcarE
MeedwygnekeNcoredeht & voleur mais
côte d'Orcitaufii
>
plus proprc à la culturc; ivrogae
généra! tous les Negres font
qu'en
de beloins, de la plus grande indolents, indifférence ayant far pcu
aifances & Ics commodités de la
les
avec voracité (principalement les Négres vie, aimant Bambaras) toutes fortes de viandes, mêmc
& facrifiant jufqu'à leur fanté
fe infectées,
J'ai Vul uil de ces Negres fur pour une fatisfaire.
dont j'étois chargé, attiré par l'odeur habitation
du cadavre d'un chién qu'on avoit
déteftable
ragé, & qu'on avoit tué le dimanche, foupçonné l'aller enoui chercher le jeudi au milieu des joncs d'un
on l'avoit caché, & Ic manger
marais
fur des charbons : auffi a-t-il
cher demi-grillé
il eft mort deux jours apres, payé cnflé à faire ce repas;
reur, > malgré tous. les remédes
Iui horpour T'évacuer, & CC n'étoit point qu'on le beloin donna
favoit fur
contraint , ayant des vivres en
Thabitation : il avoit
i
qu'il étoit dans le y
fur déjà plus de fix ans
tation.
pays
cette même habise
marais
fur des charbons : auffi a-t-il
cher demi-grillé
il eft mort deux jours apres, payé cnflé à faire ce repas;
reur, > malgré tous. les remédes
Iui horpour T'évacuer, & CC n'étoit point qu'on le beloin donna
favoit fur
contraint , ayant des vivres en
Thabitation : il avoit
i
qu'il étoit dans le y
fur déjà plus de fix ans
tation.
pays
cette même habise --- Page 56 ---
Sur les Maladies
maitre
Extrait d'une let re de M. Paulet,
au Terrier-Rouge.
en chirurgie
vous faffe
Vous defitez, Monficir, > que je ont
aux
qui
RIEA
des accidents arrivés
Negres morts du charbon.
dc la chair des animaux été appelé chez M. dc Vailly,
En 1776, fai
pour voir un Negre
habitant aux Fonds-Blancs, un point charbonqui avoit fur la joue gauche confiderableala face,
neux, avec un gonfienient Je demandai à ce Negre
au cou & à la poitine. dc la viande de
ani- faire
s'il avoit mangé
il héfita à
Ta
maux morts de maladic; dit
avoit mangé un
Y'aveu : enfin il me
qu'il mais que cétoit un
morceau de boeuf mert, fiège de la maladie
morceau de cuifc, & quele iir n'avoit pas cru que cela
érant dans le ventre, J'ai traité cC Negre, & il a
pât Tincommoder.
d'une fitguéri. Dans la même annéc quatre déterrèrent Nègres un mouton
crerie, au Terdier-Rouge, Un de ces Nègres fut atteint
& lc mangérent. charbonneufe au vilage, & mou- dans
d'une humeur eut le ventre affeété, & périt
rut 5 un autre de temps; dans des convulfions
heures
Emiaa
pluficurs Nègres du charbon
Ayant vU mourir Brethoux, jc dis au gérant
R
fur fhabitation
des
ESE
Y'atelier avoit infailliblement mangé il fit des rechermouroient fur Thabitation; toutes les cafes à
qui ches, & trouva dans prefque étoit dans la plus grande L
Nègres de la viande qui
fait lc
corruption.
de cette paroiffe, >
fubiteUn particulier bêtes à cornes > a
S
commerce des
ment
Nègres du charbon
Ayant vU mourir Brethoux, jc dis au gérant
R
fur fhabitation
des
ESE
Y'atelier avoit infailliblement mangé il fit des rechermouroient fur Thabitation; toutes les cafes à
qui ches, & trouva dans prefque étoit dans la plus grande L
Nègres de la viande qui
fait lc
corruption.
de cette paroiffe, >
fubiteUn particulier bêtes à cornes > a
S
commerce des
ment --- Page 57 ---
ment un
Epirootigues
été
Negre dans lc mois de mai
appelé dans le même
1787. J'ai
Negre qui étoit fans
temps pour voir un
fueur froide, & connoifance, eft
couvert d'une
Plufieurs Négres 21 la même mort deux heures aprés,
vant tres-incommodés, & habitation fe troumême fort, nous ont avoué craignant de fubir le
de la viande des boeufs
qu'ils avoient mangé
commune, & qui n'avoient morts dans la favanne
pas été enterrés,
Lc charbon régnoit encore à
1783. M. Gelin, élève diftingué de T'Artibonite en
rinaire de Paris & entretenu
l'École vétéa donné pour Thabitation Ciber dans la Colonie,
dont nous allons rapporter
une confulcation
Sur les renfeignements l'extrair,
Gelin a rcconnu que la qui ont été donnés, M.
le confultoit étoit le charbon maladic il pour laquelle on
que cette maladic fe manifefte 5 de établit d'abord
nières, & les qu'elle attaque les animaux pluficurs lcs
maplus forts , & que les effcts en plus gras
prompts, qu'il y a peu danimaux
font G
pent.
qui en réchapLe charbon fe divife en extéricur
dangereux, & en intéricur qui eft qui eft moins
jours incurable : on reconnoît le prefque tou-.
rieur à une O1l pluficurs
charbon extévolumineufes, quif farviennent tumeurs, plus ou moins
toutes les parties, après un inditinctement fur
& qui parviennent à leur mouvement febrile,
pace de cinq à fix heures. accroiffement Ces
dans l'efvent cedémateufes douloureufes tumeurs font foud'une férofité rouffitre
& infiltrées
fois la gangrenne apparoîr très-corrofive : quelqueLe charbon intéricur fe. avec la tumcur.
trifte, la tête baffe, le refus manifefte des
par l'air
aliments, 3 lc
D
inditinctement fur
& qui parviennent à leur mouvement febrile,
pace de cinq à fix heures. accroiffement Ces
dans l'efvent cedémateufes douloureufes tumeurs font foud'une férofité rouffitre
& infiltrées
fois la gangrenne apparoîr très-corrofive : quelqueLe charbon intéricur fe. avec la tumcur.
trifte, la tête baffe, le refus manifefte des
par l'air
aliments, 3 lc
D --- Page 58 ---
Sur les Maladies
Toa des oreilles & des extrémités, l'inflammz
tion de la bouche & de la membrane pitui- fc
des coliques : le malade fe lève,
taire, par regarde fon flanc; il fe livre quelquecouche, mouvements effrénés, 8 il meurt plus
fois à des
dans les convullions,
ou moins promptement le charbon affeéte des vifcères plus
fuivant que effentiels à la vie.
ou L'ouverture moins
des cadavres montre des extravafions d'un fang noir enflammé avec des points du
entre cuir & chair : les vifcères
gangrencux font enflammés S,
& l'on
bas-ventre
déchirements,
trouve des excoriations ,
EOES
Y des infiltrations d'un fang noir épais, d'une férouffitre, des épanchements de fang dans
rofité
des tumeurs plus ou moins confiles inteftins, environs des reins, les vifcères de
dérables aux
du cerveau engorla poitrine, les membranes fortement enflammé.
-gécs d'un fang noir &
&c
M. Gclin établit un traitement préfervatif l'on inDans le
il veut que
un curatif.
premier, de travail aux' animaux exterdife toute efpèce
l'on diminue la moitié
pofés à Tépizootic, que les abreuve avec unc
de la nourriture , qu'on eau blanche nitrée >
eau pure acidulée & une
les bouchonne
qu'on les panfe à la main, qu'on les renferme depuis
le matin & le foir 3 qu'on
heures après
neuf hcures du matin jufqu'à quatre leur ôte les
midi pour éviter Tinfolation, 2 qu'on
écumes (3), que I'on pratique trois ou quatre
(3). Je crois que Thabitude oi l'on & eft chaudières de tranfporter deftià toute heure des écumes dans les bacs hachées, ou les herbes
nées à mettre les têtes à cannes eft dangereufe, fur-tout quand
deftinées pour. les animaux,
couverts. La chaleur du
ces bacs & chaudières ne font pas & forte fermentation : il fe
foleil excite une très-prompte
2 qu'on
écumes (3), que I'on pratique trois ou quatre
(3). Je crois que Thabitude oi l'on & eft chaudières de tranfporter deftià toute heure des écumes dans les bacs hachées, ou les herbes
nées à mettre les têtes à cannes eft dangereufe, fur-tout quand
deftinées pour. les animaux,
couverts. La chaleur du
ces bacs & chaudières ne font pas & forte fermentation : il fe
foleil excite une très-prompte --- Page 59 ---
Epirootiques.
faignées à un ou deux jours d'intervalle,
S
ics indications 5 que l'on applique un féton, fuivant &
que l'on y. entretienne la fuppuration jufqu'a cc
quel'onn'ait plus à craindre l'invafion du charbon.
Dans le traitement curatif, M. Gelin veut
qu'on
les animaux fains dcs
& que ftar tienne ceux-ci à la diette, malades,
lcur donne de l'eau blanche & acidulée > qu'on
vinaigre. Il faut pratiquer de largcs incilions avec fur le
les tumeurs : on les cautérifera, on
des fuppuratifs animés par lcs veflicatoircs. appliquera La
faignée doit être profcrite à cette
l'on ne doit employer des
époque, &c
les plaics font prètcs à fe purgatifs cicatrifer. que lorique
Si nous connoiflions bien toutes les
peuvent produire les maladies
caufesqui
nous dirions pourquoi elles fe manifeftent charbonneufes,
des lieux différents,
dans
calmer dans un - pourquoi elles paroiffent fe
autre: nous
temps pour reparoître dans un
pourrions faire connoître leurs
ports avec d'autres maladics, & pourquoi ellcs rapregnent fur une habitation, tandis
les animaux des habitations voilines font que
d'autres maladies, comme nous l'avons attaqués par
au Quarticr-Morin & à la Peritc-Anfe. obfervé
La morve, cette maladie terrible, n'eft
nue à Saint-Domingue
connées. M, Lapolle croit que depuis quelques anen 1780 par des animaux qu'elle a été apportée
qu'il f'a obfervéc
la étrangers, & il dit
écurics du S. L. voiturier pour
première fois dans Ics -
public au Cap, qu'elle
dégage beaucoup d'air fixe
fa
ces bacs ou chaudières, ce qui, qui par pefanteur, refte dans
des maladies, peut-étre même Lenty contribuer à occafionner
quée par M. Auyray,
épidémies. Note communiDij
animaux qu'elle a été apportée
qu'il f'a obfervéc
la étrangers, & il dit
écurics du S. L. voiturier pour
première fois dans Ics -
public au Cap, qu'elle
dégage beaucoup d'air fixe
fa
ces bacs ou chaudières, ce qui, qui par pefanteur, refte dans
des maladies, peut-étre même Lenty contribuer à occafionner
quée par M. Auyray,
épidémies. Note communiDij --- Page 60 ---
Sur les Maladies
de
aux animaux des Pères
a été communiquée du Roi ; qu'elle a paflé
la Charité à Thopital
du quartier Morin &
de là fur les habitations
de la Petitc-Anfe.
du révérend pèrc SéSuivant les obfervations de la Charité du Cap-1 Franraphin, fiupéricur lcs mulets attaqués de la morve ont
çois (4), la tête balle, les oreilles tombantes, leur
fair trifte,
hérifle, les flancs
batI'oeil morne,, lc poil les
de la ganache
tent 5 ils maigritient :
rendent eft roufàfe gonfient Phumeur
la confiftance de
L
&
de jour à autre
tre
prend
Bocons avec une
pus 5 elle fort en gros
bien : il eft
a
tion bruyante 3 ils iangent ou au fourreau à quelun gonflement au dernière poitrail éroque, les extrémités
ques-uns : à la
& il en fcrt une eau
ie gonfient, fe gercent
puante.
ont été inutiles, les faignées
: Tous les remèdes
mort. Les fu-
& les purgatifs ont accéléré-la les fétons ont paru la
migations 2 lcs cautères ,
que lon a tenus
retarder (5): Tous les animaux : il
a eu que
enfermés font morts plutôt & il n'y n'en eft mort
chevaux attaqués, >
quatre qu'un.
étoient fains,
Les organes de la refpiration : mais la memainfi que ceux du bas-ventre ulcéréc, & les corbrane pituitaire étoit gonfiée, de Saint - Domingue,
nets détruits : la morve eft plus meurtrière quc
fuivant le R. P. Séraphin,
celle d'Europe.
cette maladic dans
M. Gelin, qui a obfervé
d'une lettre, datée de T'hôpital du Roi, du
(4). Extrait
57 avril V.Méd. 1787. vét. Clafe VI. pag. 818.
(s).
ventre ulcéréc, & les corbrane pituitaire étoit gonfiée, de Saint - Domingue,
nets détruits : la morve eft plus meurtrière quc
fuivant le R. P. Séraphin,
celle d'Europe.
cette maladic dans
M. Gelin, qui a obfervé
d'une lettre, datée de T'hôpital du Roi, du
(4). Extrait
57 avril V.Méd. 1787. vét. Clafe VI. pag. 818.
(s). --- Page 61 ---
Epizootiques.
brc plufieurs quartiers ou il a foigné un grand nom- 53
d'animaux , a préfenté à MM. les Adminif
trateurs un mémoire dont nous allons donner
lextrait.
Extrait dumémoire de M. Gelin/ furlamorve.
La morve eft une maladie
elle eft ordinairement
tres-contagicufe;
nous croyons qu'on pourroit (poradique l'envifagerà en Europe - :
SaintDomingue comme épizootique. Cettc
n'a commencé à paroître, dans la plaine maladie de la
dépendance née
du Cap, que vers le milien de l'an1784; ellc s'cft manifeftée depuis cette
que fur pluficurs habitations.
époCette maladic s'eft portée
les mulets : nous l'avons cependant principalement obfervée fitr fur
quelques chevaux.
Ori fait par Thiftoire des
des maladies qui n'attaquent qu'une épizootics feule qu'ily a
comme
efpèce
danimaus, à
il y en a qui fc communiquent toutes. les efpéccs.
Les mulets travaillent beaucoup: plus
chevaux : les fatigues exceflives
que les
leur occafionnent des fieurs
qu'ils éprouvent
perditions confidérables : le abondantes, des déhumeurs s'apauvriffent 5 ils contractent fang s'épaiflit, des dif- les
politions à pluficurs maladics, & ils font
fufceptibles à l'aéion des principes
plus
S'il eft difficile de connoître lcs contagicux. caufes des
maladies des animaux, il ne.left pas moins
leurs quefois de prononcer fir leur caraétère &
fuites : c'eft
EE
réferve à l'invafion cC de qui nous a infpiré de la.
nous viflions une analogie cette maladie ; & quoique
tômes
Parfaite entre les
qu'elle nous préfentoit & ceux quc fymp- nous.
D iij
principes
plus
S'il eft difficile de connoître lcs contagicux. caufes des
maladies des animaux, il ne.left pas moins
leurs quefois de prononcer fir leur caraétère &
fuites : c'eft
EE
réferve à l'invafion cC de qui nous a infpiré de la.
nous viflions une analogie cette maladie ; & quoique
tômes
Parfaite entre les
qu'elle nous préfentoit & ceux quc fymp- nous.
D iij --- Page 62 ---
Sur les Maladies
54 obfervés, en 1780, fur un très-grand nomavions
à Beaumont fur Oife, nous
bte de chevaux, devoir prononcer fut fa nature
n'avons cfpèce, cru julqu'a ce que nous ayons été
& fur idae Poblervation & par Y'oaverture des
inftruits par
cadavres.
eftune maladic chronique;
La morve en Europe trés-aigué à Saint-Domingue.
elle 'eft au contraire raifon
lcs progrés de cette
M. Vitet dit avec
que dans lcs mulets que
maladic font plus (6). prompts Nous penfons auffi que ces
dans les chevaux rapides dans lcs pays chauds
progrès font plus
que dans les pays, tempérés. que les animaux
Lcs Négres ne Sappergoivent commencent à jeter,
font malades ordinairement lorfquils
par les deux naLe fux
un
bicn
Resbire
zeaux. La matièrc de ce Aux eft dépendre pus de
formé, dont les qualités leurs paroiflent humeurs. Les malades
T'état des fujets &de état de maigreur confidérable.
tombent dans un
de cette maladie &
l'intenfité des fymptômes fait douter pendant quelleur rapidité nous véritable ont
caradtèrc : nous avons
que
de fon
maligne
ET c'étoit une péripneumonic femblable à celle
compliquée d'uleèrcs chancreux, & comme elle
qui a règné à Paris en tres-jeunes, 1769 (1);
nous avons
attaquoit des animaux être regardée comme
cru aufli qu'elle pouvoit à la dépuration des
un flux critique & néceffaire cela a lieu dans la gourme >
humeurs, comme
la péripneumonic,
la'fauffe gourme, 2 la pleuréfic,
la morfondure.
vétér.
M. Vitet, cl. VI. mal. évas. P. 824.
(6). Mém. Méd. de la S R. de méd. année 1779, pag. 366
(7).
367.
aux être regardée comme
cru aufli qu'elle pouvoit à la dépuration des
un flux critique & néceffaire cela a lieu dans la gourme >
humeurs, comme
la péripneumonic,
la'fauffe gourme, 2 la pleuréfic,
la morfondure.
vétér.
M. Vitet, cl. VI. mal. évas. P. 824.
(6). Mém. Méd. de la S R. de méd. année 1779, pag. 366
(7).
367. --- Page 63 ---
Enfin les faits Epizootiques. ont fixé
que nous avons été affirés notre opinion, & AdE
la morve, nous avons infité que fir cette la maladie étoit
folue non-feulement de
néceffité abdes fujets malades, mais féparer les animaux fains
pour arréter les
de encore de tuer ceux-ci,
Rien n'eft plus progrés incertain Ce fleau redoutable.
morve. Les Auteurs ont écrit que le fiége de la
ne font pas Musetare : les uns farthyppitrique
le foie, les autres dans la
I'ont placé dans
reins, quelques-uns dans les rate, d'autres dans les
dans le cerveau. M. Lafoffe poumons, d'autres
tendit démontrer. que, le
pére, de en 1749,préétoit dans la membrane fiége
cette maladie
fils adopta cc fentiment pituitaire. M. Lafoffe
que le
de cette : mais M. Chabert croit
-
Il eft liege bien vrai
maladic eft dans le
toujours
que la membrane
fang.
plus ou moins affeétéc dans pituitaire la
eft
qu'elle paroit fouvent la feule
morve,
mais les défordres obfervés dans partie attaquée:
lcs vifcèrcs du
le cerveau, dans
ticulierement, femblent bas-ventre, dans la poitrine parladic dépend de la
annoncer que cette manos obfervations nous perverfion des humeurs, &
nion de M. Chabert. Nous portent à adopter l'opi
morve fe caraéérife
penfons que f la
des nafeaux c'eft toujours par l'écoulement
membrane >
parce que l'étendue de la
& le nombre pituitaire, de fes la foibleffe de fa tiflire
morbifique une iffuc glandes offrent à T'humeur
Les recherches.
plus favorable.
la nature du virus qu'on a faites pour découvrir
fir les caufes qui morveux, obrenir des notions
la manière dont il peuvent fc
fe développer, & fur
préfent infructucufes. tranfinet, On
ont été jufqu's
comme une des principales a regardé en Europe
caufes de la morve
D iv
nombre pituitaire, de fes la foibleffe de fa tiflire
morbifique une iffuc glandes offrent à T'humeur
Les recherches.
plus favorable.
la nature du virus qu'on a faites pour découvrir
fir les caufes qui morveux, obrenir des notions
la manière dont il peuvent fc
fe développer, & fur
préfent infructucufes. tranfinet, On
ont été jufqu's
comme une des principales a regardé en Europe
caufes de la morve
D iv --- Page 64 ---
Sur les Maladies
1 mauvaifc qualité des eaux & des fourrages:
Fattribuer à cette caufc
mais nous ne pouvons la conftitution des faifons,
dans ce pays, puifque
ne paroit pas
depuis mil fept d'altération cent quatre-vinge, fenfible aux paturages
avoir apporté
fe nourriffent habituellement,
dont les animaux obferve dans les longues (échereffes,
comme con en
ont été abondantes, ou dans
ou lorfque les pluics de pluie & de féchereffe, confles alternatives
favorifer particuliérement le
titution qui paroit du charbon.
développement jamais les animaux à Saint-DoOn' ne On panfe lâche dans les favannes les animaux
minguc. fortent du travail 5 ils font expofes à
fuants qui des grains de pluie & à fouffrir des
recevoir
Rta
preflions de tranfpiration., par Timprellion les nourair froid & hamide : les 'aliments occafionnées qui
riffent ne réparent pas les pertes doit
ce
produire
etr
des travaux excellifs, du qui fang & de la limphe.
fiffement & T'arrêté
Morin, fur
Nous avons obfervé morve all quartier 2 fait des ravages
une habitation où la
maladic prenoit de
confidérables (8) que cette davantage, & avoit
Tintenfité, fe développoit dans le temps des roulaiun caraétère plus aigu
fariguoient beaucoup,
fons, lorfque les animaux
plus entr'eux au
& lorfquils communiquoient
moulin ou au cabrotet. caufes ont cxifté dans tous
Mais toutes ces
& fi elles favo-.
les temps à Saint-Domingue, de la morve, elles ne
rifent le développement cette maladie , qui
fuffifent pas pour produire
Lhabitation de M. Lefevre. Cette habitation tous a perdu les
(8). de deux cent mulets depuis trois ans > malgré
plus foins d'une adminiftration très-attentive.
& lorfquils communiquoient
moulin ou au cabrotet. caufes ont cxifté dans tous
Mais toutes ces
& fi elles favo-.
les temps à Saint-Domingue, de la morve, elles ne
rifent le développement cette maladie , qui
fuffifent pas pour produire
Lhabitation de M. Lefevre. Cette habitation tous a perdu les
(8). de deux cent mulets depuis trois ans > malgré
plus foins d'une adminiftration très-attentive. --- Page 65 ---
Epigootiques.
auroit été connue, fans cela, bien
avant l'époque dont nous avons Parlé. long-temps
dans Nous la Colonic penfons que la morve a été apportée
érrangers. Lcs Habitants par des chevaux ou des mulets
en achetant des animaux ont été jufqu'à préfent,
ou par les Efpagnols, dans apportés par les Anglois
reufe; mais les pertes qu'ils une fécurité dangeles décider à n'introduire dans éprouvent devroient
des animaux nouvellement
leurs favannes
avoir fait vifiter.
exportés, qu'apres les
Comme il eft très- difficile de
caufes de la morve &
connoître les
cn examiner que les effets que & nous les ne pouvons
nous décrirons avec exaétitude fymptômes, 3
avons obfervés, & les fignes qui ceux que nous
diftinguer des autres maladics peuvent la faire
elle a des rapports.
avec lefquelles
Tous les chevaux ou mulcts
font pas attaqués de la
qui jettent, ne
font attcints dc cette maladie morve : mais CCuX qui
ment, & dans ce cas lcs
jettent néceffaireche font gonflées, & l'on glandes de la ganafur la membrane
obferve des chancres
Nous avons obfervé, pituitaire.
degrés dans la morve. Dans avec M. Chabert, trois
mal a un air
le premier, 9 l'anibaffe, lc poil trifte, 2 abattu, l'ocil morne, la tête
piruitaire
terne, la bouche & la membrane
flux s'établit tres-enflammés ordinairement > les urines crues : le
deux nafeaux: la matière eft tout de fiite par les
& s'attache à l'orifice des blanche, 2 vifqueufe
limphatiques de la ganache nafeaux: fe
les glandes
nairement; elles font mobiles tuméfient ordicet engorgement précéde
& fans doulcur: :
mais ordinaircment il lui fuccèdc. quelquefois le fux,
la membrane
flux s'établit tres-enflammés ordinairement > les urines crues : le
deux nafeaux: la matière eft tout de fiite par les
& s'attache à l'orifice des blanche, 2 vifqueufe
limphatiques de la ganache nafeaux: fe
les glandes
nairement; elles font mobiles tuméfient ordicet engorgement précéde
& fans doulcur: :
mais ordinaircment il lui fuccèdc. quelquefois le fux, --- Page 66 ---
Sur les Maladies
Dansl le fcconddegré, tous les fympômes
arrive
Reds
nent de l'intenfité ; cela
ordinairement tombent dans
cinq au feptième jour : les malades fe bourfoulc marafine, la membranc tranfverfal pituitaire des nafeaux;
fe ainfi
cartilage
deviennent quelles
de dellous l'auge
découle des
le
Te
quetois donloureufes,
qui vifqueux : il
eft
nafcaux
trés-abondant RR plus
eft fouvent grumeleux & jaunâtre il tombe par &
flocons,, il devient âcre & corrofif, il ronge
détruit la tiffure des parties qu'il touche : on
voit alors les chancres qui paroiffent far les pades foffes nafales : le pus
rois du cartilage mitoyen
nous
étoit fi cortclif dans plufieurs fujets 3 que
avons vu le cartilage percé, rongé & prefque
entiérement détruit : les yeux fc fuxionnent, s
les larmes font épaiffes & purulentes; ; elles obfervé coulent le long du chanfrein, Nous avons
&
dans plufieurs animaux que les OS angulaires
fupéricure des OS du nez étoient, pour
la ainfi partic dire, foulevés, & qu'ils rendoicnt, ainft que
lorfqu'on lcs frappoit, un fon
lcs zygomatiques, la quantiré du pus content
fourd qui annonçoit
dans l'intéricur des finus. maladic,
nous
Enfin, vers la fin de la
que chanappelons le troifième degré 3 les uleéres devient labola refpiration
creux fagrandillent.,
confidérable,
rieufe.: on entend un obferve ralement dans les chevaux
comme celui que I'on devient verdâtre, fancornard ou halley: fétide: le pus il furvient quelquefois
guinolent, très- confidérables: : la fiévre fc dévedes hémoragies du quinze aut vingt. : le battement de flanc
ES a
& les animaux cadavres périffent. nous a montré la
L'ouverture des
démembrane pituitaire ulcérée , entièrement
un obferve ralement dans les chevaux
comme celui que I'on devient verdâtre, fancornard ou halley: fétide: le pus il furvient quelquefois
guinolent, très- confidérables: : la fiévre fc dévedes hémoragies du quinze aut vingt. : le battement de flanc
ES a
& les animaux cadavres périffent. nous a montré la
L'ouverture des
démembrane pituitaire ulcérée , entièrement --- Page 67 ---
Epirootiques.
truite dans la partic lupérieure des foffes nafales 59
& dans les finus.
Nous avons quelquefois trouvé cettemembrane
cnflammée & fuppurée, 3 les finus frontaux maxillaires & zygomatiques remplis d'un pus femblable
à celui quifuoir au dehors, 9 le cerveau molafle, le
choroide
engorgé 3 les ventricules pleins
rouffe, les
Rear
glandes (pinéale & pituitaire)
engorgées & ablcédées ; lcs glandes du
rla ganache & les tyroides plus ou moins deffous, engorgécs ; lcs poulmons remplis d'hydatides de tubercules &c dc points blanchâtres répandus far la
furface de CC vifcère & fappurés: les appendices
fur-tout nous ont paru fortement affcctés: nous
avons trouvé les glandes bronchiques d'un vola lume confidérable & fappurées : les bronches &
trachéc-artère contenoient quelquefois du
les glandes axillaires nous ont paru fouvent pus: engorgées, ainfi que les glandes
nous avons trouvées plulicurs fois méfenrériques
tout chez les fujets farcineux. fappurées, Anc
Voila à peu près le réfultat de nos obfervations depuis l'année 1784 jufqu'en 1785; mais à
cette époque, nous avons obfervé un
ment notable dans le développement de change- la maladie.
Nous. avons peu vu d'animaux qui n'aient
éprouvé, dcs
avant que d'être attaqués de la morve >
claudications plus ou moins fortes &
Oll
moins longues, fans aucune apparence plus de tumeur, d'engorgement, d'inflammation, ni
cune léfion extérieure; elle eft furvenuc à d'auà la fiite d'ulcères chancreux
d'autres
qui environnoient la bouche , carcinomateux
la. commiffure des lèvres; & s'étendoient 2 particulidrement fur les
mufcles maxillaires, fitr les releveurs de la lèvre
plus ou moins fortes &
Oll
moins longues, fans aucune apparence plus de tumeur, d'engorgement, d'inflammation, ni
cune léfion extérieure; elle eft furvenuc à d'auà la fiite d'ulcères chancreux
d'autres
qui environnoient la bouche , carcinomateux
la. commiffure des lèvres; & s'étendoient 2 particulidrement fur les
mufcles maxillaires, fitr les releveurs de la lèvre --- Page 68 ---
Sur les Maladies milohioidiens
antéricure, fur les maffeters, fur les
& fur le menton. Ces ulcères commençoient indolente par reune tumeur dure, circonfcrite,
s'élevoient ,
nitente, fur la furface de laquelle d'un
fétide,
plulicurs petits boutons remplis extrème âcreté, pus ronichoreux, > &
fon dcs cfcarres confidèrala
E' Elmadte
gcoit peau avons vu la morve fuccéder au farcin,
bles: nous
avec cette maladic, fans
& fe compliquer
Quelques gec
la mort furvint plus promptement. le mal des eaux, ont été
maux, qui avoient
& les ulcères réattaqués de la morve (9),
defechés, lorfpandus fur tout le corps fe font
obfervé fur
que le flux a été établi. Nous Merin, avons que le plus
unc habitation du quartier déterminer cette maléger accident fuffifoit pour
ladie formidable.
TRAITE M E N T.
très-petit nomOn n'a guéri en Europe de qu'un la morve, & ce n'a
bre d'animaux attaqués la maladie étoit dans
été encore que lorfque n'avoit aucune. comfon principe, & loriqu'elle
plication. Nous n'avons pas VII un feul animal, depuis
1785, qui eût la morve, fans complication: faire ont
toutes les tentatives que nous avons cette pu maladie
été inutiles & nous regardons
comme abfolument incurable. fuivant lcs indications,
Nous avons employé, les tempérants, les
la faignée, lcs délayants,
les fumigations
antiphlogiftiques, les apéritifs,
fur le mal des eaux par
(s). V. ci-après une confultation
M. Gelin, P-
feul animal, depuis
1785, qui eût la morve, fans complication: faire ont
toutes les tentatives que nous avons cette pu maladie
été inutiles & nous regardons
comme abfolument incurable. fuivant lcs indications,
Nous avons employé, les tempérants, les
la faignée, lcs délayants,
les fumigations
antiphlogiftiques, les apéritifs,
fur le mal des eaux par
(s). V. ci-après une confultation
M. Gelin, P- --- Page 69 ---
Epizootiques.
6r
èmolientes ou acidulées avcc le
vinaigre s lcs
fumigations avec le camphre, le fucre brut.
Nous avons ajouté de l'eau de chaux (I; dans les
boiflons délayantes & fudorifiques : nous avons
adminiftré l'alkali volatil fuor & concret à
forte dofe (2) : nous avons touché les ulcères
fait chancreux des avec l'eau phagédenique : nous avons
injeétions adoucillantes, des déteriives:
nous avons appliqué des cataplafmcs émolients,
des emplâtres fondants fur lés glandes
gées : nous avons appliqué des vetlicatoires, engornous
mais
avons obfervé, avec M. Chabert
hâtoient la fin des malades. Nous avons s qu'ils tenté
l'opération du trépan fur les finus frontaux &
maxillaires pour pouvoir déterger les ulcèrcs de
la membrane pituitaire par des
mais
nous
injections;
n'avons obtenu aucun fuccès : nous n'avons
pas voulu eilayer les vapeurs de l'orpiment recommandées par M. Vitet (3): dans la, crainte de
quelques accidents fur les Négres. Il y a beaucoup d'autres remèdes qui ont été employés inutilement contre la morve : on peut confulter à
ce fujet la Matière médicale de M. Bourgelat
& un ouvrage de M. Huzard (5), vétérinaire (4)
rccommandable par fon zèle & par fes
affocié nationnal du Cercle.
lumières,
Lcs Nègres font pareffeux, négligents & maladroits : on ne peut pas compter fur l'exécution
des foins & des précautions dont on les
dans le traitement des animaux, & c'eft charge
une des
(1). Mém. de la S. R. de méd.année
&
(2). Mém. de la S. R. de méd. L. C. 1779 > P. 361 C
(3). Méd. vétér. pag. 129.
(4). Pag, 135 & 136.
morve, (s). Notice inférée des dans principaux le Journal Hipiaftres qui ont trairé de la
de méd. en mai 1786.
les
dans le traitement des animaux, & c'eft charge
une des
(1). Mém. de la S. R. de méd.année
&
(2). Mém. de la S. R. de méd. L. C. 1779 > P. 361 C
(3). Méd. vétér. pag. 129.
(4). Pag, 135 & 136.
morve, (s). Notice inférée des dans principaux le Journal Hipiaftres qui ont trairé de la
de méd. en mai 1786. --- Page 70 ---
Sur les Maladies
le plus les fuccès queTon
caufes qui contrarient
pourroit obtenir.
Moyens prophyladiques.
Si la morve fe- déclare fur une habitation, trois fois
il faut s'alibjettir à vifiter le troupeau
par jour avec cxadtitude. le moindre fux chez
Dès qu'on appercevra le
fur le champ, & on
un animal, on (éparera ce que la maladie pale tiendra enfermé jufqu'à
roiffe caradtériféc.
la cafe deftinée à fervir
On doit conftrire lieu fous le vent : cctte cale
d'hôpital dans aérée, un fablée & garnic d'une mandoit être bien
geoire avec un râtelier. aucun animal fain dans
On ne laiffera entrer les étrilles, les cornes,
cct hôpital: les broffes, les éperlins les bailles,
les bouteilles, les licols, les uftenfiles confacrés
lcs feringues, enfin tous attaqués de la morve,
au fervice des animaux
pour les animaux
ne doivent pas être employés
fains.
deftinés au fervice de Thôpital,
Les Nègres,
les animaux fains, à
ne doivent pas approcher fe foient lavés & baignés.
moins qu'ils ne animaux qu'on aura féparés fcront
Lorfque les
on les fera tuer fur le champ
reconnus morveux, de la foffe qui doit être profonde, >
fur le bord
des branches de cam-
& fur laquelle on mettra animaux d'en approcher.
pèche pour empécherles d'affainir les lieux oul la morve'
On aura foin râtifera les râtelicrs, les auges,
eft établic : on
les lavera avec de l'eau
s'ils font en bois : on lc vinaigre, on grattera.
bouillante acidulée avec
les fera. crépir.s &
lcs bacs en magonneric,.on.1
, >
fur le bord
des branches de cam-
& fur laquelle on mettra animaux d'en approcher.
pèche pour empécherles d'affainir les lieux oul la morve'
On aura foin râtifera les râtelicrs, les auges,
eft établic : on
les lavera avec de l'eau
s'ils font en bois : on lc vinaigre, on grattera.
bouillante acidulée avec
les fera. crépir.s &
lcs bacs en magonneric,.on.1 --- Page 71 ---
Epiootiques.
après les avoir enduits, on les blanchira
la chaux.
avec de
M. Vitet recommande de frotter les
de chaque animal avec l'effence de nafeaux
thine (6), mais ce moyen ne nous a térébencertain.
pas paru
Nous n'avons obtenu de fuccès fur
habitarions, & nous ne fommcs
quelques
lentir les
de Ja
parvenus a ranous avons TaRR fecondés contagion, lc
que lorfque
tude des perfonnes
par
zèlc & l'exactibiens.
chargées de la régie de CCs
Nous avions cru qu'il étoit de
que l'on vifitât les bâtiments
l'intérét public
cargaifons de chevaux & de mulers qui apportent de
des
velle-Anglererre & de la côte
la NouNous avons propofé de faire d'Efpagne.
vifitc, qui pouvoit cmpécher graruitement cette
maladics
T'introduchion des
qui font contagienfes, > & prévenir des pertes
fait
tres-onéreufes à la Colonic. Nous
part de nos vues > en
à la avons
royale de médecine; clles 1785,
Sociéré
quées aux Députés de la ont été communipondu : cc L'infpection des Colonie, mulets qui ont révaux., à leur arrivéc dans I'lle,
& des checonvénicnt: : on pcut craindre n'elt pas fans inloi qui fordonneroit, il
qu'àla faveurdfune
& des monopoles
ne fc glifit des frandes
Colonic >,
contraires aux avantagcs dcla
convénients Ces obfervations, qui font preffentir des indonnant cette que vifite, l'on pourroit prévenir en ortages qui pourroient en n'attaquent réfultér: pas les avanrempli notre tâche à cet
mais nous avons
égard, & nous ne
(6). Méd. vétér. T. 2. pag. 831.
'àla faveurdfune
& des monopoles
ne fc glifit des frandes
Colonic >,
contraires aux avantagcs dcla
convénients Ces obfervations, qui font preffentir des indonnant cette que vifite, l'on pourroit prévenir en ortages qui pourroient en n'attaquent réfultér: pas les avanrempli notre tâche à cet
mais nous avons
égard, & nous ne
(6). Méd. vétér. T. 2. pag. 831. --- Page 72 ---
Sur les Maladies
été
qu'on nous reproche d'avoir intérêt
craignons pas
par notre
diriges dans nos repréfentations qu'il étoit de
pariculier, puifque nous croyons vifite fans rétribution.
potre devoir de faire cette détruire le virus morM. Vitet dit que pour toutes les nations s'accorveux il faudroit quc
à détruire tous les
daient > en mème- temps >
chevaux morveux. trouveroit pcut-étre plutôt fon
Cc projet
PaiCA
plicution dans la Colonie, qu'en Europc, d'animaux fufTintrodudlion
vonloit empécher
la communication qui
peds, fi Yon empéchoit lcs habitations & les diffca lieu entre toutes & fi lon prenoit le parti de tuer
rents quartiers, dans lefquels la morve eft étatous les animaux
s'exécuter
par des
blic : mais cela ne pourroit comme le dit FREP Vitet,
ordres fupéricurs 5 &, toujours de tous les déles particuliers ufcront
pour éluder
lais, de tous les moyens leurs animaux. poflibles
Farrêt de mort de
nous a été écrite de la
La lettre fuivante
par M.
Grande-I Rivière le 5, feptembre affocié T Cercle.
Peyre, médecin du Roi,
mon cher Conec Une maladie épidémique,
fur T'hafrère, qui règne depuis quelque
à faire
> la
EAEEL
bitation de M. Dufay développer la caufe d'un
venir M. Lapole bien pour des Habitants. Après avoir
fiéau qui ruine
paroioient plus
cxaminé tous les animaux
donné
onl moins affcdtés, il a
enAtISE
depuis
fes foins à une mule qui Cette languilfoit bète ne mangeoit
viron cinq à fix jours. les nafeaux une écumc
pas 5 clle rendoit par
étoit trés-génée
fanguinolente. 3 la refpiration tres-confidérable : après
& la chaleur du corps la mule eft morte CC matin :
bien des agitations,
Touverture
aminé tous les animaux
donné
onl moins affcdtés, il a
enAtISE
depuis
fes foins à une mule qui Cette languilfoit bète ne mangeoit
viron cinq à fix jours. les nafeaux une écumc
pas 5 clle rendoit par
étoit trés-génée
fanguinolente. 3 la refpiration tres-confidérable : après
& la chaleur du corps la mule eft morte CC matin :
bien des agitations,
Touverture --- Page 73 ---
Epirootiques.
l'ouverture en a été faitc par M.
6;
trouvé la trachéc-artére
Lapole ; il a
comme de l'encre les toute ulcéréc & noire
adhérents à la plévre. s
poumons 5
fphacclés &
L'ouverture du bas- ventre nous a fait voir
quelque chofe de plus intéreffant : l'orifice
férieur de l'efomac étoit entouré de
inpetits vers courts, dont le nombre
pluficurs
prodigicufement, en
augmentoit
num, qui en étoit tout s'avançant vers le duodéretiré
fc trouvoient tapiffé : j'en ai même
branes de l'inteftin
nichés cntre lcs memfurprife, deux facs : nous avons vu 3 non fans
ches des artères rénales anévrifinaux du
dans les brantenoient une prodigieufe
côté droit; ils concomme des aiguilles. Jc quantité de petits vers
pièces
vous envoic les deux
féparées dans deux
les examiniez à loifir. Quelle Bacons, cit pour à que vous
caufe de la mort de cet animal préfent la
mon jugement :
? Jc fufpens
çon dc penfer à communiquez Cct
- moi votre faparoiffoit bicn
égard : cctte maladic me
PEYRE, médecin. compliquéc. Je fuis tout à vous 2
M. Gaubert
> habitant au
nous a envoyé dans lc même quartier Morin,
tion fuivante
temps l'obfervaDucaffe
2 qui a été faite fur
aux gallerics du Dondon. Thabitation
Un mulet maigrilfoir
&
fon appétit : le farcin eft beancoup furvenu avoit perdu
devenu fi foible,
: l'animal cft
qu'avec
fes qu'il ne pouvoit fc foutenir
vulfions l'ont peine 5
yeux étoient enflés, lcs conheures
tourmenté pendant
avant fa mort.
vingt- quatre
On a trouvé dans Ics inteftins
vers
une infinité de
dans blancs, l'eftomac gros comme nne aiguille : il y avoit
plus de foixante vers ceftres qui
E
avoit perdu
devenu fi foible,
: l'animal cft
qu'avec
fes qu'il ne pouvoit fc foutenir
vulfions l'ont peine 5
yeux étoient enflés, lcs conheures
tourmenté pendant
avant fa mort.
vingt- quatre
On a trouvé dans Ics inteftins
vers
une infinité de
dans blancs, l'eftomac gros comme nne aiguille : il y avoit
plus de foixante vers ceftres qui
E --- Page 74 ---
Sur les Maladies
dane
adhéroient à fes parois : on a mis dix CCS heures vers : on
du tafia; ils y ont vécu environ
par
mulets fur cctte habitation
a perdu plaficurs
la même caufe. été
cn 178; chez M. BrifM. Lapole a
appclé
voir uin cheval
far, att quartier Morin, malade , pour de la vcille: cet
qui n'avoit paru
quc M. Lapole arriva.
animal étoit mort, lorfque comburejulqu'an
Le fond dcl l'eftomac 3 ta grande de la tunique vCduodénum étoient dépouillés il y avoit pluficurs
loutéc & membraneufe: inflammatoire, la
érofions & un engorgement de T'eftomac,, la petite courpartie fupéricure
l'orifice carbure étoient moins endommagés,
oeftrcs
diaque étoit rétréci : il y avoit plufieurs de T'cefodans la partie moyenne poltérieure confidérables
phage: : ily en avoit deux & groupes antérieure de Teitodans la partie r oyenne
par leuts crochets
mac ; il y étoici t implantés adhéroient fortement:
noirs & cornés, & ils Y
la
inférieure
il y. avoit dc ces vers dans
partic
& ces
de Y'eltomac au pylorc, au duodénum,
partics paroiffoicnt rétrécies. vivants, lorfque notts
Ces vers étoicnt encore
fuffent
les avons vus avec M. Auvray, quoiquils
dans le tafia depuis plufieurs heures. d'eftomac où
Nous avons coupé des morceaux : nous les avons
il y avoit des vers implantés
mis à cinq heures du foir,
; ils étoient
I°, Dans Phuile de à térébenthine huit heures du matin.
vivants le lendemain Thuile de pétrole; ils étoient vivants.
2°, Dans Dans lc jus de' citron 5 ils étoient vivants.
3°, Dans l'eau aciduléc fortement avec l'acide
vitriolique; 4".
ils étoient vivants.
ils étoient
s°, Dans unc folution de nitre:
vivants.
mis à cinq heures du foir,
; ils étoient
I°, Dans Phuile de à térébenthine huit heures du matin.
vivants le lendemain Thuile de pétrole; ils étoient vivants.
2°, Dans Dans lc jus de' citron 5 ils étoient vivants.
3°, Dans l'eau aciduléc fortement avec l'acide
vitriolique; 4".
ils étoient vivants.
ils étoient
s°, Dans unc folution de nitre:
vivants. --- Page 75 ---
Epirootiques,
6°,Dans l'alkali volatil fiuor érendu dans l'ean: 67
ilny avoit que ceux qui étoient déachés
fulfent morts.
qui
M. Anvray a verfé fir ceux qui tenoient à
l'eftomac, beaucoup d'al'ali volatil
& ils nc font pas .mc rts.
Ruor, pur,
M. Chabcrt n'a rien trouvé de plus efficace
pour détruire cette élpcce de vers, > qui eft trèsIl Rper l'huile cmpiréumatique animale (7).
effenticl, &
MTa
laer de lc
de nous ne pouvons nous
érofions
répéter, 2
ne pas confondre les
que les vers peuvent
cellcs des poifons : on ncs'y trompera produire > avec
eft exercé à obferver & à
pas > filon
a malheureufement des hommes comparer : mais il
préventions &
dominés par 12
lignorance ,
que le défaut d'attention &
égareront toujours.
C'eft cn 1785, au mois d'oétobre
M.
Odelucq, affocié du Cercle, a obfervé 2 la que
pour la première fois, fur Thabitation morve,
de M. le marquis de Gallifer, dans le principale
de Ia Petite-Anic : il eft mort
quartier
de cctte maladic jufqu'à la fin de dix-fept l'année. mulcts
Il eft tombé, fuivant les obfervations de M.
Odelucq, dans cette annéc
pouces un
d'eau : lc mois d'oétobre a E
quart
On a éprouvé, pendant lcs tres-pluvieux.
mois de 1786, une grande féchereffe. quatre prcmiers
de
Les vents
& fud-oueft, qui ont régné cn févricr , mars
dinaire avril, ont occafionné une chaleur extraor-
: on a vu les armoires les tables,
vaideaux de vefre fe fendre & éclatter: : le dcs
a été fouvent obfcurci par une cfpice dc folcil
& par la fumée occalionnée par l'incendic breire,
dcs
(7). V. le Traité des malad. vermin. par M. Chabert.
E ij
fud-oueft, qui ont régné cn févricr , mars
dinaire avril, ont occafionné une chaleur extraor-
: on a vu les armoires les tables,
vaideaux de vefre fe fendre & éclatter: : le dcs
a été fouvent obfcurci par une cfpice dc folcil
& par la fumée occalionnée par l'incendic breire,
dcs
(7). V. le Traité des malad. vermin. par M. Chabert.
E ij --- Page 76 ---
Sur les Maladies
63,
Ili n'eft-tombé, penforêts de la partic cfpagnole.
dix lignes un
dant cette année, doat 29 la MRIRLE pendant les
douzième d'cau & de décembre : il cit mort
anois d'odtobre dans les trois premiers mois de l'anonze mulets
deux en avril, ftize en
néc ; on en macchdte a perdu de 12 pouces quatre lignes
mai, après
mort en octobrc : on en a
d'cau: : Ineniet pas
& cinq en décembre.
perdu deux' 'en novembre, maladie a commencé à paroitre
Lorique habitation, cettc
le troupeau étoit dc quatrefur cettc mulets dans lc meilleur état : les travaux
n'avoient vingt
pas été obfervations forcés. de M. Odelucq, que
1 Il réfulre des
érablir cliez les animaux
Ics fécherefes peuvent à la morve 3 mais que la pluic
une difpolition favorifent le développement de
& T'humidiré
cettc maladic. nous a priés, le 25 mars 1787, de
M. Odelucq
étoient atraqués dc la
voir quciques mulets qui
morve.
un jeune mulet bien gras,
On nous a montré étoit lille & luifant, dont toute
dont le poil
de la fanté; il avoit été
Tattitude annonçoit depuis la veille,
qu'on
féparé du troupcan jetoit par le Pealiara du côté
s'étoit apperçn qu'il
blanche muqueufe : cet
du montoir, unc humeur jours après.
animal eft mort quelques cinq autres mulets qui
On nous a montré pluficurs jours ; ils jetoicnt
étoient maladcs depuis matière muqueufe puru*
des deux nafeaux unc tirant fur le vert.
lente, blanche mulets ou avoit eu une enfure à l'exUn de ces Y'arrière main du côté du montoir:
trêmité de
le feu, cC qui formoit un
aade on avoit fordide, appliqué qui rendoit un pus fanieux,
-
après.
animal eft mort quelques cinq autres mulets qui
On nous a montré pluficurs jours ; ils jetoicnt
étoient maladcs depuis matière muqueufe puru*
des deux nafeaux unc tirant fur le vert.
lente, blanche mulets ou avoit eu une enfure à l'exUn de ces Y'arrière main du côté du montoir:
trêmité de
le feu, cC qui formoit un
aade on avoit fordide, appliqué qui rendoit un pus fanieux,
- --- Page 77 ---
: Epizooriques. -
"Cet animal avoit unc allure trife; fon 69 ceil
étoit flétri, il portoit la téte-baile, il
avec peine, fes tiancs hnibattoient, il étoit refpircit
fon poil étoit hérié & fec.
maigre,
Un autre milet, qui n'avoit CtI ni enflure ni
engorgement fenfibles, jetoit des deux nafeaux
une humeur abondante verditre, fans mauvaife
odeur ; il refpiroit avec peine, ies flancs lui battoient, fon allure étoir tritte, il avoit
maigri, fon poil étoit hériié & fec. beaucoup
Nous avons fait tuer cet animal: les vifcérés
du tas-ventre étoicnt trés-fains ; ccuX de la
trine n'avoient aucune altération : la trachéc poitére étoit dans l'érat naturcl: il y avoit un peu ar-
"d'humeur glaireunfe dans le larinx; mais cette
partie n'étoit affcatée d'aucune phlogofe, ni ulcéracion : la langue étoit brunc & un
la membranc pitnitaire qui tapife lcs peu foffes feche,
falcs étoit gonfée, rubercuieufc, ulcérée dans naprefque toute fon étendue : la cloifon
neufe des narines. paroiffoit affcétée de cartilagi-. carie. Il
Y de avoit dans uin finus maxillaire une collection
pus blanc: lcs autres finus n'étoient
affeétés.
pas
Le 26 mars nous avons examiné deux
Tun avoit des glandes engorgées le
mulers; du
deptis la ganache jnfqu'au poitrail. long Lcs cou,
-de l'auge formoient une tumeur
glandes
ceuf: l'extrémité de T'arrière-main, plus grolfe du côté qu'tin du
"montoir, 2 étoit engorgéc: il y avoit
tumeurs qui avoient fuppuré, & on les plufieurs
avec la fiantc de vache &. la chaux : on panfoit avoit
appliqué un féton au poitrail.
L'animal refpiroit avec peine, fon cou étoit
allongé, fa tête bafle, fcs oreilles écartécs fes
flancs agites, fon eil ternc, fon poil hériffe &
E 11j
"montoir, 2 étoit engorgéc: il y avoit
tumeurs qui avoient fuppuré, & on les plufieurs
avec la fiantc de vache &. la chaux : on panfoit avoit
appliqué un féton au poitrail.
L'animal refpiroit avec peine, fon cou étoit
allongé, fa tête bafle, fcs oreilles écartécs fes
flancs agites, fon eil ternc, fon poil hériffe &
E 11j --- Page 78 ---
Su les Maladies
R. il jetoit des deux nafeaux, avec bruit, une
humeur d'un blanc verdâtre.
en lui ouvrant
Nous avons tué cet animal,
abiceune carotide : lcs glandes du blanc cou éroient & fércux, les
dées & contenoient un pus
les vifcères dela
fublinguales étoient engorgécs, du bas-ventre étoient dans
têtc, de la poitrine,
qui recouun état fain; la membrane étoit pituitaire, dans toute fon étenvre les fofes nafales,
ulcèrée, & cettc
dnc tuberculeufe, rougeâtre 2
de la cloifon:
altération affeétoit les'cartilages dans les finus,
il n'y avoit rien n'avoit de remarquable ni enflure ni engorgeL'autre mulet fon
étoit lunfant &c poli:
ment glanduleux :
poil fon allure étoit natuil avoit de T'embonpoint, la tête haute, fes yeux étoient
relle: il portoit avec bruit, par les deux naéclatants : il jetoit blanchâtre, ce qui annonfeaux, unc humeur étoit à fa troifième
çoit que la maladie feroient rapides : on a
STal
& que les accidents
t oblizé de lc tuer quelques années jours auparavant, après.
lcs
Onavoit vu,
fur les habitations deM.
maladies
morve,
CEanE
de Gallifets mais il eft fingulier quela mulers far CHREL
a déjà tué près de quatre-vingt n'ait
wagné fur les deux
bitation principalc, font pas voifines, & qui comautres habitations qui
les travaux (8). I1 eft
muniquent enfemble pour d'Agont, qui eft auffi voivrai que l'habitation fouffert de la morve; &
fine, > n'a pas encore
M Gelin vient de nous dire, le 14 jvin 1787; de qu'il M.
étoit (8). mort depuis quelques jours, fur lés du habirations charbon. & qu'il
de Gallifet,, plafeurs animaux muler arraqués n'avoit été malade
avoir vu péir la veille un
qui
que douze heures.
iquent enfemble pour d'Agont, qui eft auffi voivrai que l'habitation fouffert de la morve; &
fine, > n'a pas encore
M Gelin vient de nous dire, le 14 jvin 1787; de qu'il M.
étoit (8). mort depuis quelques jours, fur lés du habirations charbon. & qu'il
de Gallifet,, plafeurs animaux muler arraqués n'avoit été malade
avoir vu péir la veille un
qui
que douze heures. --- Page 79 ---
Epixootiques.
cc n'eft pas cettc maladic qui a produit les 71
que M. Decour: de la Tonnelle,
pertes
tient à celle de M. dc Gallifet, donelhabiration a
M. Odelucq a fait mettre les animaux éprouvécs.
Iades dans unc favanne dc retraire, dans
mail avoit fait paifer le feu; il a foin
laquelle
les épcrlins qui ont, fervi anx animaux queles licous,
ne foient pas employés pour les animaux malades
il fait laver les bacs avec l'eau & le
fains;
il mct du fel: les malades ne boivent vinaigre, de
Pel blanche nitréc s.il fait enterrer Ics que
dans des foiles profondes.
animaux
Extrait des obfervations de M. Darnaudin,
churugien : major des camps G armées,
demeurant à Gallfat.
Cap Depuis. font
les. entrepôts des boucherics du
30s les, quartiers de la
du Bonnct, on n'a pas fait attention Petite-Anfe &0
voient être un foyer de maladies
qu'ils pous
I°, Parce
ces
contagicules.
entourrés, Fadaen les entrepôts ne font pas bien
vent paffer fur que Ics habitations animaux qui y font peu2°, Parce qu'it y a des ravines voilines. dans
il y a des caux, croupiffantes.
lefqucllcs
3°, Parce qu'on laife pourrir fir le bord
ravines des bêtes mortes de maladies
des
neufes & autres., s ce qui peut infecter charbon- les eaux
qui abreuvent les animaux qui font au deffous.
4o, Parce qu'il Y a bea:coup
meurent dans CCS éntrepôts, & qu'on d'animaux lcs laille qui
pourrir fur le fol..
& 5°, Les Négres qui gardent dans ces entrepôts
qui foignent fréquemment des animaux maE iv
fir le bord
ravines des bêtes mortes de maladies
des
neufes & autres., s ce qui peut infecter charbon- les eaux
qui abreuvent les animaux qui font au deffous.
4o, Parce qu'il Y a bea:coup
meurent dans CCS éntrepôts, & qu'on d'animaux lcs laille qui
pourrir fur le fol..
& 5°, Les Négres qui gardent dans ces entrepôts
qui foignent fréquemment des animaux maE iv --- Page 80 ---
Sur les Maladies
72 lades, communiquent dans les habitations voifines &
y porter l'infection. animaux sinoculent,
6", Il ETE prouvé quc lcs ou des bêtes malen brouttant les piturages
faines ont pafié. animaux
les Bouchers mènent
73 Les,
ou que dans lcs boucherics, paifdans les entrepôts,
& ils fe mélent
fent Therbe des grands chemins, 2 des habitations.
avec lcs troupeaux d'après cela, que les aniSANRER Il eit poflible, mutuellement, loriqu'il y aura
maux sinfectent des
de contagion.
parmi cux
principes
le Tol des
9°, Il faudroit purifier
des favannes, en.y
des entrepôts
rEm
pirurages,
paffant le feu.
braler lcs entourra1o°, Il faudroit également
le fol, lorfque
ges des parcs & en renfermé recouvrir des animaux attafon fait qu'ils ont
qués de maladics utile contagicufes. eût des Infpeéteurs
II, Il fcroit
quvil y &
faire cxécuter
"pour vifiter ces entrepôts, convient y.
à l'intérét
févèrcment la police qui
public., Nous avons vu beaucoup de Négres attamaladies charbonneufes, pour avoir mances
E
T de la viande des animaux morts dans
entrepôts.
fouvent fait braler de la
139, Nous avons avoit été féchée & fumée
viande fufpecte qui des Nègres, dans lc remps oul
dans les hopitaux charbonneules faifoient plus dc rales maladies
vages. 14°, Les Nègres & les garçons bouchers lèvent
les cuirs des animaux morts dans lcs entrepôts,
êtrc une caufe de contagion.
ce qui peut
été fouvent confulté pour le
M. Darnaudin a
fait braler de la
139, Nous avons avoit été féchée & fumée
viande fufpecte qui des Nègres, dans lc remps oul
dans les hopitaux charbonneules faifoient plus dc rales maladies
vages. 14°, Les Nègres & les garçons bouchers lèvent
les cuirs des animaux morts dans lcs entrepôts,
êtrc une caufe de contagion.
ce qui peut
été fouvent confulté pour le
M. Darnaudin a --- Page 81 ---
Epirootigues.
charbon des animanx. Sachant quc les fccours 73
externes iont lcs plus utiles, il a cmployé lcs
fcarifications profondes fur les tumeurs 5 il cn
enlevoit les bords, il lcs failoit laver enfuite
avec du vinaigre & du fel, il appliquoit le fcu
dans lcs tumcurs cmarhifemateufes, il
des monchetures, il appliquoit des véficatoires pratiquoit
fir cclles qui paroiltoient ambulantes, qui ne
des répandoient fétons qu'une cai roufitre; ilfaifoit mettre
lorique laf fappuration étoit terminée;
il abreuvoit les animaux avec de l'ean blanche
camphréc & nitrée ; il leur faifoit donner des
lavements émolients ; il les nourriffoit avec le
bois patate, ou le plan de petit- 1 mil fané il
terminoit le traitement par quelques
dans une décodion de
purgatifs
cours
plantes améres : ces fcont été infrudtucux, lorfque lcs tumcurs
difparoiffoient d'un inftant à l'autre & fe portoient dans l'intériéur : les animaux périffoient
promptement.
Les fignées, les boifons nitrées, lcs lavements émolients ont produit de trés-bons
lorfque les maladies avoient un caractère infiam- cffets,
matoire.
Il n'cft ras étonnant que les animanx faccombent fréquemment à des maladics Dutrides
vermineufes ; ils ne boivent, dans beaucoup de
favannes, que dcs eaux flagnantes
nent dcs principes verminenx: 5 ils qri font conticri- continuellement au vert & on ne leur adminiftre
des remedes écharffants, dcs draftiques, que des
réfinerx, qui portent dans tous lcs vilcères l'irritatien & le ipafime.
Il vant micux, dans un. climat ou la fibre
tant de difpolition à T'imirabilité, employer dans a
lcs maladies vermincufes & intlammatoires lcs
cs eaux flagnantes
nent dcs principes verminenx: 5 ils qri font conticri- continuellement au vert & on ne leur adminiftre
des remedes écharffants, dcs draftiques, que des
réfinerx, qui portent dans tous lcs vilcères l'irritatien & le ipafime.
Il vant micux, dans un. climat ou la fibre
tant de difpolition à T'imirabilité, employer dans a
lcs maladies vermincufes & intlammatoires lcs --- Page 82 ---
Sur les Maladies
rafraichiffants 74
acidulés, l'eau faturée de crême
de tartre, les décoétions blanches nitrécs, les
lavements mucilagincux & quelquefois acidnlés;
& dans la claffe des purgatifs, le tamarin, 3 dé- la
caffe, leiféné, la crême de tartre dans une
cocion de mauve du pays.. dit M. Darnaudin, des
J'ai trouvé fouvent,
vers à
vers ceftres., que - lon nomme dans le pays ou ils
haricots, dans Veftomac, dans le pylorc
étoient cntaffés en forme de
de raifin,
& dans le reétum. Lorique je
apperçu
EmTouN
lcs animaux avoient des
dans les dijcétions que leur donnois deux fois
vers de cctte efpècc, de s je lait, dans lequel l'ajoupar jour une pinte de fuic difoutc dans une demitois une once
donnois des lavements
boutcille d'huile (9) : je
de la même cfpèce trois fois le jour : j'ordonnois
enfuite quelques décoctions amèrcs avec des rendre pur
gatifs légers, & ces remedes ont fait de vers;
quelquefois une très-grande eu le quantité même fuccès.
mais je n'ai pas toujours voies de la digeltion,
J'ai fouvent vu dans les
&
& fiur-tout dans I'cftomac, des vers oblongs
rougcitres. J'ai trouvé dans les inteftins des vers
blancs, grèles & pointus par les deux extrémités: l'abdoces vers fc répandent quelquefois dans dans le
men : ils pénétrent dans le méfentère, de
canal thorachique, dans le réfervoir
dés
ai vu pluficurs fur la farface
ITSS
j'en
Les animaux attaqués de cCs vers'
poumons.
fubitement dans un état
périffent convulfif, quelquefois fans qu'ils aient donné auparavant aucun figne de maladie.
(9). Médec. vétérin. par M. Vitet, ch. - I, pag. 42, &
el, IV, pag. 666 & 667.
ère, de
canal thorachique, dans le réfervoir
dés
ai vu pluficurs fur la farface
ITSS
j'en
Les animaux attaqués de cCs vers'
poumons.
fubitement dans un état
périffent convulfif, quelquefois fans qu'ils aient donné auparavant aucun figne de maladie.
(9). Médec. vétérin. par M. Vitet, ch. - I, pag. 42, &
el, IV, pag. 666 & 667. --- Page 83 ---
La gourme répercurée, Epiorieurs. cc
dans la Colonic,
qei cft
les travanx forcés, 9 par les intempérics tes-fiequent di climat &
autres maladics qui prend fe le caractère de pluficurs
ladies vermincufes, de maniére compliquent à avec les maplis habiles, & à rendre lcs embarraffer lcs
difficiles,
traitements plus
Je me fiis toujours attaché, dans
combattre lcs vers & à établir des ce'cas, à
employant les
les égodes, en
les cantharides mouchetures, fr lcs
fcarifications,
paroitlont à des tcmps tomeurs éloignés. ambulantes qui
fois, La
qui paroit & difparoft
Eteater trouve fouvent
pluficurs
ve. J'ai vu pluficurs mulcts compliquée avec la morde la morve, qui avoient & chevaux, arraqués
différentes partics du
eu & des tumeurs en
lc ventre.
corps,
notamment fous
J'ai abfervé que plaficurs mulets
qués de la toux avant de jetcr des étoicnt attaqui m'a fait penfer que les
nafcaux, ce
attaqués avant la
poumons étoient
la morve n'étoit membrane pituitaire, &
cette partic.
Pas une maladic cfenticlle SuE
J'ai effayé différents
ment ceux de Mrs Malouin tnsitements, &
principaleécrit fr la morve d'unc
la Fole qui ont
mais je n'ai pas réuffi. Un manicre faticfinlante,
traité a ceffé de icter : jc le cheval que i'avois
lui eft furvenu, quelque
croyois guéri : il
tumeurs fir le dos, an temps aprés, différentes
je les ai fearifiées, iy'ai poitrail, fons lc ventrc:
mal a jeté de nouveau, applique le feur: l'anitité ; il ett mort heit mois ,. mais en petite quanétoit rempli de tubercules. aprés : le posimon
u feroit à défircr que l'on ordonnât
de vili-
jc le cheval que i'avois
lui eft furvenu, quelque
croyois guéri : il
tumeurs fir le dos, an temps aprés, différentes
je les ai fearifiées, iy'ai poitrail, fons lc ventrc:
mal a jeté de nouveau, applique le feur: l'anitité ; il ett mort heit mois ,. mais en petite quanétoit rempli de tubercules. aprés : le posimon
u feroit à défircr que l'on ordonnât
de vili- --- Page 84 ---
Sur les Maladies
dâns
ter avec foin les animaux que Fon apporte
la Colonic.
dans les villes les carOn nc débarque pas infectées, mais on les
gaifons
paroiffent diférents quartiers,, & on les andeicend T.
temps après dans les papiers punonce comme quelque des animaux faits au pays.
blics,
fouvent des mulets fortant des bâtiJ'ai vu
avoient l'air trifte, les yeux larments & & qui des tumeurs fous le ventre. J'en ai
moyants
dans les parcs ou on lcs dévu périr plolicurs obfervé la même chofc fur des chepofe: Fai nouvellement débarqués : on allure
vaux angluis
I'cau de mer que
cela n'eit produit dc
Pr ces animaux : mais
elt
ldbtier
Ros
obligé
font fouvent charbonje crois
ces tumeurs conviendroit d'ifoler les anineufes, e qu'il
empècher qu'ils
maux qui en font attaqués, pour le
de
fur les habitations
germc
ne portalent
quelques maladies contagicufes.
ORSERYATION
à prouver que le virus de la morves
Quirend
Domingue dans la dégui règne à Saint-1
chey les
pendance du Cap, peut occafionner.
hommnes de maladies peftilentielles, par
M: Darnaudin.
gardeur des anima"x malades fur
Le Nègre, Gallifet, eft entré à Thôpital le IO
Thabitation
beancoup dcs reins : Ic
avril 1787 5 il fouffroit
ventre étoit très - donloureux, principalement irrègule pouls-ctoit
-la région hypogaltriques
-1
chey les
pendance du Cap, peut occafionner.
hommnes de maladies peftilentielles, par
M: Darnaudin.
gardeur des anima"x malades fur
Le Nègre, Gallifet, eft entré à Thôpital le IO
Thabitation
beancoup dcs reins : Ic
avril 1787 5 il fouffroit
ventre étoit très - donloureux, principalement irrègule pouls-ctoit
-la région hypogaltriques --- Page 85 ---
Epizoôtiques.
lier, quelqnefois intermittent : la
étoit froide & gincinenie, & la languc tranfpirarion paroiffoit limoneufc. Le onze, les anxiétés avoicnt
augmenré, le pouls étoit véhément & fouvent
inégal a : le malade fe plaignoit d'une douleur
vive, lancinante à la racine de la verge, & il
y avoit le ioir unc tumeur fenlible
doit fur le corps çaverneux : le malade quis'éten- avoit
d'un inftant à l'autre des
haleine avoit
défaillances , & fon
une odeur putric infupportable.
Les fymprômes ont argmenté du onze au
douze: 1! a paru une tumcur aux deux régions
inguinales : le fcrotum étoit tuméfié, & .
formé far cette partic fur les aines & à ils'cft la racine de la verge, pluficurs pofteles véficulaires
gangrencufes : le treize, les défaillances étoient
plus fréquentes > le pouls étoit trés -
tranfpiration exhaloit une odeur infecte: petit jai > la
rifié profondément Ics tumeurs il en
fcaune humeur noire puante & J
eft forti
>
il s'eft
avec une forte de rutilement, des
dégagé
faites fur le fcrotum, un air putride, fcarifications lcs
hofpitaliéres qui m'environneient ont
que
de fc retirer pendant un grand moment, étéobligées &
j'ai éprouvé moi-même un foulèvement que
mac
d'cftopendant toute la journée : le malade eft
mort le même foir.
J'ai regardé comme peftilentielle les
mes dont ce Négre a été artaqué, & fymptô- j'ai
fumé qu'il avoit contracté cctte infcétion préfoignant les animaux malades. J'ai traité dans en
le même temps un autre Négrc, gardeur, quia
éprouvé une fièvre maligne
mais qui a guéri (I).
cxauthématcufe,
(1). Mal. épiz. par M. Pauler, t. II, S II, P. 86& fuiv.
Moyens curat. par M, Vicg-d'Azir, pag. 162 & fuiv.
umé qu'il avoit contracté cctte infcétion préfoignant les animaux malades. J'ai traité dans en
le même temps un autre Négrc, gardeur, quia
éprouvé une fièvre maligne
mais qui a guéri (I).
cxauthématcufe,
(1). Mal. épiz. par M. Pauler, t. II, S II, P. 86& fuiv.
Moyens curat. par M, Vicg-d'Azir, pag. 162 & fuiv. --- Page 86 ---
Sur les Maladies
73 L'Adminiftration ayant été inftruite que l'on
beaucoup d'animaux fur plufieurs habicaperdoit &
les maladics qui les détruiloient
tions,
que
fachant qu'il y avoit beauétoicnt d'animaux contagicufes, malades, & un tres-grand nomcoup bre de cadavres dans les favannes
fervent mulets
&
d'entrepôt aux boucheries avec pour raifon que CCs
de bâteaux , & font craignant le féau de Tagriculture,
maladics 9 qui
à
n'occalionnalilent une mortalité prejudiciable à la
T'exploitation des revenus & très-onéreufe fur les homColonic, & qu'clles ne s'étendifient double Aéau, encore
mcs 2 ce qui produiroit intérêts un des Colons & à Thuplus fumncfle ordonné aux
(2) aux Médecins, Chirurmanité, a
Artiftes vétérinaires, bregiens du Roi & aux la Cour, de vifiter les
vctés & entretenus par ou régnoit la maladic;
entrepôts & leshabitations la nature & de faire un
qui
d'examiner & la mettre dans le cas prenLOFICTR
linftruire meftres les
convenables pour déSRc les
plus
truire ou arrêter les progres de la contagion. a éré
On a conftaré dans cette vifite, qui de MM:
faitc le 2 avril 1787, médecin fous l'infpection & chirurgien du
Arthaud & Roulin, Gelin, Tringlet & Lanole, vés.
Roi; parles ficurs
ou les Fermiers
térinaires, 1'o queles Proprictaires fervent d'entrepôt
de plnfienrs habitarions deftinés aux qui boucheries & au com 4
aux animaux des mulets, n'ont pas fcin de faire crimerce
&
leurs f.vancs étoient
terrer les animanx,
d'oTements 5 29. qite
de cadavres
T
couvertes avoient entrainé lcs débris de pluficurs
lcs chiens
Ordonnance de MM. de Vincent & Jauvin . commandant & ordonnateur au Cap, en date du 31 mars 1787-
ions deftinés aux qui boucheries & au com 4
aux animaux des mulets, n'ont pas fcin de faire crimerce
&
leurs f.vancs étoient
terrer les animanx,
d'oTements 5 29. qite
de cadavres
T
couvertes avoient entrainé lcs débris de pluficurs
lcs chiens
Ordonnance de MM. de Vincent & Jauvin . commandant & ordonnateur au Cap, en date du 31 mars 1787- --- Page 87 ---
Eprootiques.
cadavres dans tne rivière qui arrcfe une
du quartier de la Petite-Anfe;
partie
maux voraces qui fc font vantrés 3, for les que ces ani-
& qui ont mangé de la chair d'animaux cadavres,
dans un état capable de prodeire des
morts
contagicux, peuvent porter l'infection principcs fir les
habitations; 4,qu'on levoitles cuirs des
morts dans un état fafpect;
animaux
bable qu'on avoit falé de ia
qu'il de étoit
maux,
ces
TASt
pour la
Em
charbon & la cachexic vendre aux Négres 3 6°, que le
fur pluficurs habitations ou pourriture exiftoient
tinuoit fes ravages fur ; 7 quela morve conpluficurs autres.
On a joint aui procès verbal les
fivantes.
obfervations
Le 2 avril 1787, on a tué fir
Gallifet un cheval igé de I2 ans, aflez T'habitation
& jetant depuis un an une humeur
maigre
plus cu moins abondante, d'abord de purulente, la
du côté du montoir, enfuite dcl l'autre narinc. narine
Nous avons trouvé à la grande courbure de
l'eftomac, culcufe, entre la tunique externe & la muf
une tumeur dc 5 pouces de circonférence, contenant une matière
& purulente, & paroiffant formée muqueufe, fercufe
gement limphatique de quelques glandes par l'engorques.
gattriLes poumoris étoient tuberculeux; les
bronchiques paroifloient engorgées, la glandes
pituitaire de la narine dui côté du montoir membrane
Mariqucuf@-tuberedente) sôté du
; celle dc la narine étoit du.
ulcérée dans montoir étoit cngorgéc, tuberculeufe,
pluficurs endroits. La
qui tapiffe le finus frontal 3 le
membrane,
maxillaire, les cellulcs de l'éthmoide, zigomatique, le
étoient fup-
iques paroifloient engorgées, la glandes
pituitaire de la narine dui côté du montoir membrane
Mariqucuf@-tuberedente) sôté du
; celle dc la narine étoit du.
ulcérée dans montoir étoit cngorgéc, tuberculeufe,
pluficurs endroits. La
qui tapiffe le finus frontal 3 le
membrane,
maxillaire, les cellulcs de l'éthmoide, zigomatique, le
étoient fup- --- Page 88 ---
Sur les Maladies
& les finus contenoient une grande quanpurés,
tité de pus. extéricure du foic étoit calleufe
La tunique
dans toute fon étendue. II
& obftruée prelque blanchc gypleufe dans la
y avoit une concrétion foie. La tunique externe- de la rate
fubitance du
étoit obftrnéc.
dans
Il yavoir plufieurs points
pituitaires
Les
pinéalcs
AogrEnet
le cervea".
glandes
dans l'état naturel.
paroilfoicer plus grolfes que de férofité dans les
Nous avons tronvé un pou du cervelct étoit molle.
ventricules. La fubltancc nous montre les défordres
Cette obfervation chronique, à laquellc il auroit, été
d'unc maladic
un traitement. Par quel moyen
dilictled'apliquere
lcs engorgements & les
acroit-on Pu attaquer
& des
obitruations des vaiffeanx lymplatiques
des
glandes ? lcs Scolaftiques nous il propoferont faut dcs moyens
aopéritifs, des fondants : mais des mots 5 & il
dans la pratique, & non pas & Texpérience
faut convenir que fi roblervation
nous éclairent pas, nous aurons long-temps
ne plus de mots
de moyens. perdrc dc vue
Cependant 9Se ne faut
a jcté pendant
dE
lc
dc cette
REE
fujet & que la maladic qu'on nc reconnoit
d'un an,
par lc fux des nafcaux eft
erdinairement chcz que lcs mulets, qui meurent fouplus rapide
de
ou ils ont comvent du 6 au 15 D'ailleurs Tépoque ce cheval a d'abord
mencé-à jeter. narine du côté di montoir. Cet éconjeté dc la ceffé cnfuite, & on le croyoit guéri
lement a Técoulement a reparu de l'aritre côté;
lorfque c'eft de cC côté quc l'on a trouvé des ti1- la
enfin
ulcérés, tandis que l'on n'a Vil fur
bercules
de Tautre- côte., que des
membranc pitnitaire,
callofités
d'abord
mencé-à jeter. narine du côté di montoir. Cet éconjeté dc la ceffé cnfuite, & on le croyoit guéri
lement a Técoulement a reparu de l'aritre côté;
lorfque c'eft de cC côté quc l'on a trouvé des ti1- la
enfin
ulcérés, tandis que l'on n'a Vil fur
bercules
de Tautre- côte., que des
membranc pitnitaire,
callofités --- Page 89 ---
a
Epinooriques.
callofités & des
8r
permet d'inférer vaileanx fi la variqueux 00 ce qui
la
que
maladic
que nembrane pitsitaire, il feroit n'attaquoit
Poflible de parvenir à détruire les ulcérations peut-étre
cicatricc. qui produifent l'écoulement & à obtenir une
On a tué un autre mulct
dix jours 5 fon allure étcit trifte qui ; il jetoit avoit depuis la tête
baffe, l'oeil terne, de la maigrcur, le
& fec; il jeroit avec bruit, dcs deux poil hériffé
unc hunerr muqueufe, blanche, fans odeur. nafcaux,
La mafe alimentaire contenoit
de
crinons : il avoit une très -
beaucoup
de CCS vcrs M la tunique intcrne grande de quantité
un tubcrcule placé entre les
T'eltomac: de
cérc en étoit rempli, lcs glandes tuniques
ce vif
éroient engorgécs : il y avoir un méfentériques
féreux dans le ventre : nous avons épanchement trouvé dans
l'eftomac aui moins vingt ceftres, qui étoient implantés dans les tuniques : il y avoit
frongles dans lcs inteitins gréles.
quelques
Les poumons avoicnt
lcs glandes bronchiques étcient quelques fort tuberculés :
& molages, 3 la membranc pitnitaire engorgées des
narincs étoit tuberculeufe fuppuréc dans
dcux
points, les finus ne parcifoient
pluficurs
y avoit de la férofité dans les foffes pas aficéhés: il
& dans lcs ventricules: la fubftance du occipitales
étoit un peu molle, ainfi que celle du cerveaui
le plexus choroide étoit engorgé, ainfi cervelet;
glandes pinéales & pituitaircs.
que les
Le 3 avril 1787, on nous a préfenté fir
Thabitation de M.
une mule de fix Lefevre, > au quartier
ans
Morin,
hors le montoir,
qui nc jetoit du nafcau
meur blanche;
que depnis la veille, > une huépaiffe, fans odeur : l'animal paF
erveaui
le plexus choroide étoit engorgé, ainfi cervelet;
glandes pinéales & pituitaircs.
que les
Le 3 avril 1787, on nous a préfenté fir
Thabitation de M.
une mule de fix Lefevre, > au quartier
ans
Morin,
hors le montoir,
qui nc jetoit du nafcau
meur blanche;
que depnis la veille, > une huépaiffe, fans odeur : l'animal paF --- Page 90 ---
Sur les Maladies
8z
chair,
& il ne montroit
roiffoit en:
annonçat vigoureux, des déiordres cilenticls.
aucun) ligne tué qui cct animal : on a trouvé pluficurs
On a
lc
& fur lcs in7 çrinons répandus fur méfentére. contenoit unegrande
telins: la mnaie alimentaire de la même cfpècc : il y. en
quantité de vers fur les.. parois de L'ettomac :
avoit une couche trouvé un tubercule entre les tuninous de avons ce vilcère : ce tubercule communiqwoit
ques
par un trou fituleex 5 il contenoit
à des l'eltomac crinons & da pus.
étoient engorgées,
Les glandes dn mélentère
Plulicurs de
ccllcs du méfocolon.
principilement étoient dans un état de fapperation,
ccs. glandcs
des crinons: unc branche dc l'ar-
& conrenoient
roftérieure étoit dilatéc, &
tèrc méfentérique dc crinons qui ne diféroient
contenoit un raquet
leur couleur ronge:
de ceux du bas-ventre
étoient engorgées
de cctte
RESE
les. tuniques
: il y.avoit
&
paroidolent roeteintneiemet tuberenleux dans le foie 51 lcs
quelques paroifoiene points
fains : ily avoit un pusde
poumons férolité jaune dans le iraire péricardc. de la narinc du côté
La membranc pitp cngorgée & varigucufc;
di montoir narine étoit rouge, hors le montoir étoit plus encolle de la
&
avoir fouffert
goraée 2 plus rouge Ginus paroilloit
le maxila: T'irritation : le
zigomatique,
d'un
laire contenoient une trés-grande du naleau. quantité ne
pus blanc, & Mécoulement
de CC ahe
roifoit être que le dégorgemene la membrane pituitaire
étoit confidérable :
ulcéréc & infiltréc
qc ce finus étoit engorgéc, gélarincule & féreufe.
par-1 unc humeur Général jaunc. & rIntendant ayant pris comMM. lc
obfervations, MM. leurs Rcmunication dc ces.
zigomatique,
d'un
laire contenoient une trés-grande du naleau. quantité ne
pus blanc, & Mécoulement
de CC ahe
roifoit être que le dégorgemene la membrane pituitaire
étoit confidérable :
ulcéréc & infiltréc
qc ce finus étoit engorgéc, gélarincule & féreufe.
par-1 unc humeur Général jaunc. & rIntendant ayant pris comMM. lc
obfervations, MM. leurs Rcmunication dc ces. --- Page 91 ---
-
Epizootiques.
préfentants au Cap ont rendu, le
une ordonnance
7 avril
principal de régler provifoire la
, à ayant pour TL
entrepôts qui fervent police obferver dans lcs
merce des mulets.
aux boucheries & au comOn a obfervé des écoulements
pluficurs efpcces d'animaux, & dans morveux chez
efpèces de maladics (3); mais la morve différentes
ment dite
lcs
n'attaque que les chevaux 1e 2
mulets, le
PRS
Lcs
joumard & le zébre (4).
Grecs, qui délignent la
nom de Malis
morve fous le
maladic étoit dans > penfoient la tête. que le fiége dc cette
Mrs- Lafoffe, pèrc & fils, détruifant toutes
différents opinions
fixoient le fiége de la morve dans les
l'ont placé dans
RSE
pituitaire. Cettc opinion,
la mcmbrane
démie des fciences, 2 a eu accucillic par l'AccaM. l'Abbé Rozier l'a beaucoup dc parti ans: :
trécie 3 & nous
adoptéc ; mais clle cft reraifon de dirc qu'elle croyons eft que M. Bourgelat a
les fuffrages les plus éclatants. infoutenable, malgré
On pourroit croire
les
vées fir lcs différents
altérations obferfont
dans la
Siceea
l'effet d'une altération fucceflive morve, des
meurs, & d'un dépériflement
hunos obfervations nous ont
chronique ; mais
ration des humeurs,
démontré que l'altéla léfion de plufieurs l'engorgement vifcéres
des glandes,
pluficurs partics exiftoient avant 1 l'ulcération de
proprement dite s'établit &
que la morve
qu'il y edt ulcérala (3). morve Inftruét. & d'en fur les moyens de s'affurer de l'exiftence de
Guide du Maréchal, prévenir S III, les, effets, art, Ier, Pag 8. V.
(4). Mém. de la S. R. de méd. pag. I3o. année
1779, P: 361&f
F 1J
exiftoient avant 1 l'ulcération de
proprement dite s'établit &
que la morve
qu'il y edt ulcérala (3). morve Inftruét. & d'en fur les moyens de s'affurer de l'exiftence de
Guide du Maréchal, prévenir S III, les, effets, art, Ier, Pag 8. V.
(4). Mém. de la S. R. de méd. pag. I3o. année
1779, P: 361&f
F 1J --- Page 92 ---
Sur les Maladies avec écouletion de la membrane pitrinaire,
ment purulent par les nafeaux. toutes les induétions
M. T'Abbé Rozier prélente T'opinion de Mrs Lafolle.
qui penvent auroriler dans lc cheval & dans
1°, Il
dit-il (5). & des abcès quin'ont lcur
des plaics
n'en fcroit-
;
Rr
dans une partic pourquoi
fiège
méme dans la morve ?
il
S
pas oblerverons que la plaic eft un accident
Nous intércifer toutes les parties qui auront la
lapplication des moyens
peuvent ordinaire
lcur
EA
abcès,
fe
produire : quant aux ils
fe former dans
eit lc tiTit cellallaire ; pcuvent
toutes les parties. dit M. Rozier, dans Phomme des
2°, ny a,
aux lèvres & dans le nez :
chancres rongeants n'ont leur fiége que dans lcs lèvres
ces chancres
ils ne donnent ancun fignc de
ou dans le nez 5 lcur guérifon locale : pourleur exiftance après
dc même de la morve
quoi n'en feroit-il pas
dans le cheval:
des ulcérations & des chanIl peut fe former
auront été irritées
cres fur toutcs les parties âcres & qui cauftiques 5 mais ces
par des fubftances chancres font plus fouvent
ulcérations & CCs quydiopatiques : on ne les guéfympromatiqnes
local: if cft
rit pas toujours par un traitement de le tentcr. D'ailleurs
même fouvent dangereux comme cela cft vrai > qu'unc,
en admettant 3
pûr prodnire une
canfc irritante on rongeante
pitnitaire,
ulcération locale dans la membrane ulcération foit la
CC n'eft pas avouer fandroit que bien cette d'autres preuves pour
morve, & i1
établir cette affertion.
Cours comp. d'agr. t. VI, art. morve, P- 63686
(s).
cr. D'ailleurs
même fouvent dangereux comme cela cft vrai > qu'unc,
en admettant 3
pûr prodnire une
canfc irritante on rongeante
pitnitaire,
ulcération locale dans la membrane ulcération foit la
CC n'eft pas avouer fandroit que bien cette d'autres preuves pour
morve, & i1
établir cette affertion.
Cours comp. d'agr. t. VI, art. morve, P- 63686
(s). --- Page 93 ---
Epitooriques.
3, La pulmonic 3 continue M. Rozier 8;
la fappuration du poumon, n'affcétc
> ou
mon : pourquoi la morve n'affecteroit-elle que lc pouuniquement la membrane pituiraire ?
pas
Il ya des pulmonies dc
a d'accidentelles. Les
condittion, ily y en
duire font
caufesqui peuvcnt lcs proles caufcs tres-multiplices 2
; mais en cxaminant
terminantcs éloignées, de la s lcs prédifpofantes, les démoins fouvent eifenticlle pulmonic, on voit qu'elle cft
la fuppuration du que fympômatique, &
B grand nombre des poumon n'cit dans le
vice humoral &
cas,
la fuitc d'un
développement s'elt organique, aone le plus grand
plus foible & la
manifefté fir la Fartic la,
impreflions.
plus dilpofée à en recevoir les
4°, Si la morve n'étoit pas locale,
Rozier,
dit M.
venoit > dc ou la CC qui eft la même chofc, fi elle
corruption générale des
pourquoi chaq"e parcie du corps, du moins humeurs, 3
qui font d'un même tifu
la
celles
tuitaire, c'eft à-dirc d'un AE membranc pi-
& glandalenx, tel que le cerveau mou,. & vafculeux lc
mon., lc foic > lc pancréas > la rate,
pouferoient-clles pas affedtées de même 3 la &c. ne
branc pituitaire?.
que memelles pas affeétées Pourquoi CCs partics ne feroientfois,
plulicurs & même toutesàla
abrenvées puifque toutes lcs parties font
& nourrics de la mafe dcs également
& quc la circulation du
eft humeurs, la
do toutes les humeurs fc fang, fait qui
fource
toutes les parties : Or ' il eft certain également dans
morve. proprement ditc toutcs lcs que dans la
corps font parfiitement faincs.,
partics- du
brane pituitaire : cela a été démontré excepté-la mem*
grand nombrc de diffections.
par un
Fiij
abrenvées puifque toutes lcs parties font
& nourrics de la mafe dcs également
& quc la circulation du
eft humeurs, la
do toutes les humeurs fc fang, fait qui
fource
toutes les parties : Or ' il eft certain également dans
morve. proprement ditc toutcs lcs que dans la
corps font parfiitement faincs.,
partics- du
brane pituitaire : cela a été démontré excepté-la mem*
grand nombrc de diffections.
par un
Fiij --- Page 94 ---
Sur les Maladics des érreurs de
Ces propolitions renferment Je dirai d'abord, pour les
fait & d'oblervations, I'on décide fouvent trop legéreattaquer, de Y'état que fain ou malade dcs humcurs ou
ment des organes. Il y a des altérations fenfibles
&
nous découvrons
us
nous frappent bien que des nuances - qui nous échapmais il y a font toutes ces nuances qu'il fapent, & ce faifir, pour connoître avcc précidroit pouvoir
les differents degrés.
fon les differentes cfpèces, 2
de l'état fain Ott
d'altérations, 8 pouvoir des juger
Ces conmalade des humeurs ou
organcs.
5 clles
noiffances ne font pas faciles a acquérir ne les,
à la médecine; 3 & tant qu'on
manquent il y aura toujours dans les recherchcs
aura pas, beancoup de jugements hafardés,
anaromiques dobfervations vicieufes.
& béaucoup
lc cerveau, le foic, la rate > le
Le poumon,
leur texture 5 & ils
pancréas, 8zc. ont chacun
de circulation,
ont chacun des lois particulières les rendent
de fenfibilité, de motivité qui leur eft
fonétion
reate
pres à exercer la
les humeurs qui
& le principo
mais comme toutes
ils font fiulcepvital ont une fource communc,
qu'ils retibles, fous la modification particulière d'une alération
coivent dans chaque établit lcs organe, maladics de toute la
générale fubltance, qui La morve eft de ce genre, 8z Fon fur a
afez fouvent quc fon principe avoit agi
vu
lcs humeurs & fur tous les vifcères, pour
toutes foit
permis de douter que cette maqu'il nc
pas
locale, mais qu'elle
ladic n'eft pas fimplement fir toutcs les partics.
porte fon impreflion avcc M. Chabert, que le fang
Nous croyons, dans la morve : nous cn avons vil des
eft vicié inconteftables dans nos obfervations
preuves
8z Fon fur a
afez fouvent quc fon principe avoit agi
vu
lcs humeurs & fur tous les vifcères, pour
toutes foit
permis de douter que cette maqu'il nc
pas
locale, mais qu'elle
ladic n'eft pas fimplement fir toutcs les partics.
porte fon impreflion avcc M. Chabert, que le fang
Nous croyons, dans la morve : nous cn avons vil des
eft vicié inconteftables dans nos obfervations
preuves --- Page 95 ---
Epirootigues.
mais elles nous ont montré aufli
mcur n'étoit pas la fesle
hat que cette hules glandes nous ont
qui
affectéc: : toutes
dymphe nous a paru viciée, paru entreprifcs, & nous
toutc la
c'et avec raifon que M.
renfons
falloit chercher la fource Pourgclat de 1a
a dic a
dyferafe ou dans la corruption du morve dans la
humeurs
fang & des
I°, Si dans la morvc, continue M.
da mafc totale des himeurs étoit viciée, Rofier, 2
hrmetr particulière q:i en émanc le feroit chaque
& produiroit des accidents dans
aufli,
La morve feroit dans le cheval, chaque ainti Partie.
vérole dans Phomme, tin compeféde
que la
de maladics; lc cheva! maigriroit, toutes fortcs
guiroit 8e périroit bientôts des hun fouffriroit, lanine pcuvent pas entrerenir le corps en ers fanté, viciées
'on fait q'e dans la morve le cheval
Or
point, qr'it n'a ni fiévre ni aucun autre ne forffre
excepté dans la membrane
mal,
& mange commc à
pituitaire : qu'ilboit
fes fonctions
lerdinaire, qu'il fait totités
fervice
avec facilité, qu'il fait le mêmc
eft
comme s'il n'avoit point de mal,
gai & gras, qu'il a le poil life & tous qu'il
fignes de la plus parfaite fanté (6).
Ics
La vérole n'eft pas un comnofé de toutes
de maladics $ fon principe cft un : il
fortes
fcs cffets qui varient. Comme l'on voit n'y des a
mes
hdte
fonétions qui confervent de l'embonpoint & dont lcs
s'exécurent avec régularité,
aient la vérole, demême onvoitdcs chevaux quoiqn'ils &dcs.
bonne (6). fanté; Il eft cerrain que ces fignes font la marque d'une
les donne. Au mair contraire, il s'en faut bien que le cheval morveux
trifte, à fon poil hériffé on & à reconnoit fon état à on regard:
corps, L'art du manège, chap. l'amaigriffement IS,
de tout fon
pag. 226.
Fiv
régularité,
aient la vérole, demême onvoitdcs chevaux quoiqn'ils &dcs.
bonne (6). fanté; Il eft cerrain que ces fignes font la marque d'une
les donne. Au mair contraire, il s'en faut bien que le cheval morveux
trifte, à fon poil hériffé on & à reconnoit fon état à on regard:
corps, L'art du manège, chap. l'amaigriffement IS,
de tout fon
pag. 226.
Fiv --- Page 96 ---
Sur les Maladies
malets qui ne paroient pas fouffrir, des quoiqu'ils principcs
foient atraqués dela morve:Tadtion la méme chez tous lcs indicontagionx n'eft bas
la même
vidas; leur développement ne gardc pas
mefure chez tous les fujets; ils nc portent pas
conftamment far les mêmcs
leurs impreflious
dela variation GLANTS sla
tics, & l'on obfervetoujours mais gardons-nous
marche & dansles fymptômes:
ne
d'établir nos erre"rs cn principes; vérités, & préfentons ne réglons
pas nos illafions pour fur des des exceptions- Il y a des
pas nos opinions ont la morve & qui ne paroiffent
animaux fouffrants qui : cela cft vrai; nous en avons vu
pas
Mais à quelle époque de la mades excmples. état de fanté
en impofer? cc
ladic cet
celle de pentil la rémiflion dcs
ne peut-érre qu'à
& de la fièvre, lorfque
rE
tômcs inflammatoires eft forméc dans les glandes n'a
fuppuration
les humeurs par une diathèfe
encore
SRat
irritante pas
& feptique, ni porté dans les la organes texture
une alération qui
en dénaturer
& troubler les
ett
TEEERE
Comment M. Rofier, qui dit
la morve avec inécoulement dc mucofiré par R nez
un
de la mcmbrane pituiflammation Oul ulcération a pas de fièvre dans
taire 3 peut-il dire qu'il n'y mal. La morve feroit
la morve ni aucun inflammatoire autrc
ne feroit
la feule maladic
mais S nature ne Pis
accompagnée de fièvre exiftc 5 dans la morve, dans
dément pas, la fièvre
à léfon principe ou dans fon développement, elle n'exifte plus lorfpoque inflammatoire : mais
& il paroit que
que la fuppuration eft de érablie; la maladie n'a pas cté
le premicr période n'a cxaminé que lc (ccond
obfervé, & quc. J'on
& lc dernicr.
ule maladic
mais S nature ne Pis
accompagnée de fièvre exiftc 5 dans la morve, dans
dément pas, la fièvre
à léfon principe ou dans fon développement, elle n'exifte plus lorfpoque inflammatoire : mais
& il paroit que
que la fuppuration eft de érablie; la maladie n'a pas cté
le premicr période n'a cxaminé que lc (ccond
obfervé, & quc. J'on
& lc dernicr. --- Page 97 ---
Faizooriges
Après avoir avancé des atlertions
à prouver quic la morve ci une maladic qui tendent
Ret n'attaque établic des quela membranc pituitaire, M. locale Roguére de lien an faits doute gui, & fiivant lui, nc laident
Premierfaut.S Sonvent la
à la difpurc.
brane pituiraire
d'un' marven'affiétela côré du
memeit localc. Si E1212 étoit dans la nez, maile donc ellc
mears, elle devroir an moins
des hubrane pituitaire des deux côtés. attaquer la memIl Y a: toujours un côté
dans les animaux
qui paroit plus affcaté
n'eft pas pour cela morveux; mais l'autre côté
Lc virus morvenx, exempt de toute alération.
maladics
comme tous les principes des
toute la contagicufes , agit non-feulement fir
volutions fubftance, mais il fc porte par des rétres-rapide, tres-promptes d'une
& avec un mouvement
fortc impreflion far partie telle fur Tautre; & fa plus
déterminée par les
ou telle partic paroit
meurs
rapports fa qu'il a avec les hubilité qilabrenvener &e fon irritabilité. conititution, fa fenfiprodhifent Deuxièm: la fait: Les coups violents fir lc nez
fur le nez a vicié morve; la mate dira-t-on des qu'ua coup porté
Eft-il bien prouvé
les htimonrs 2
lc nez aient produit la que: morve coups portés fir
Troifièm: faic. La léfion de propremcnr la
dite?
tuitaire prod lait la morve. En membrane pinovembre, aorès avoir trépané 1779,u &
mois de
pan un cheval, il devint
guéri du trés
linflammation fc continua morveux, parce. q"e
pituitaire. L'infammation iufgrà la membrane
la corrtiption dans tontes d'une kcs partic ne met pas
Cette troiliéme
humeurs.
conde, Lc principe propolition refemble à la fequ'clle conticnt cit delitud
prod lait la morve. En membrane pinovembre, aorès avoir trépané 1779,u &
mois de
pan un cheval, il devint
guéri du trés
linflammation fc continua morveux, parce. q"e
pituitaire. L'infammation iufgrà la membrane
la corrtiption dans tontes d'une kcs partic ne met pas
Cette troiliéme
humeurs.
conde, Lc principe propolition refemble à la fequ'clle conticnt cit delitud --- Page 98 ---
Sur les Maladies
dc preuves; & il cft permis de dotter, fans vouloir difpnter m.is arrêté Dar la néceflité d'exiger
de T'exaétitude dans les obfervations phyliques,
que la morve qui eft farvenue au cheval. qui
avoit été trépané tir de l'efnèce contagienfe.
Qui eft-ce qui ne fait pas, qui eft ce qui n'a.
pas obfervé que la plus petitc inflammation,
accompagnée d'un mo: vement fébrile. prodnit
d'abord de Forgafime dans lcs humeurs, de Porétifme dans lcs folides, & enfuite unc certaine
nuance de décoloration qui annonce que les
humeurs pénétrécs par une farabondance de fou
ont éré atténuées, ou quils'ett formé des ftafes,
des cmbarras dans les voies de la circalation, 8c
que les humeurs furchargées peut-êtrc par des
principes hétérogènes ont befoin ponr corriger
faltération qu'elles ont fibie, de fe dépurer par
lcs voies d'excrétion qui font les micux difpofces
pour s'y préter.
toutes les mances de la
C'eft cn examinant maladics
Pon pent juger avec
fanté & des
de Téconomic aniexadtitude des
ROLE
male dans l'un 8r'dans l'autre état; mais ou font
les fignes qui peuvent nous fairc connoitre, > prin:
cipalement chez les animaux, ces altérations
prefque imperceptibles 3 & combien ce défaut
de fagacité, d'attention ou d'obfervation ne nous
fait il pas porter de faux jugements fain devient ?
mors
Quatrième fait. Un cheval fi on lui fait dans
veux prefque fur le champ, cortofives.
lc nez des injeétions âcres &
Or;
nc vicient
la maffe des hua
ces injcétions
pas
meurs. Cettc propofition clt auffi vicieufe quic les deux
précédentes. Le tabac excite lclarmoiement chcz
Thomme & la fécrétion de la morve, mais il ne
de faux jugements fain devient ?
mors
Quatrième fait. Un cheval fi on lui fait dans
veux prefque fur le champ, cortofives.
lc nez des injeétions âcres &
Or;
nc vicient
la maffe des hua
ces injcétions
pas
meurs. Cettc propofition clt auffi vicieufe quic les deux
précédentes. Le tabac excite lclarmoiement chcz
Thomme & la fécrétion de la morve, mais il ne --- Page 99 ---
Epirooriques.
produir pas l'ozènc ni le coriza. Iln'eft
teux que des
pas
dant
fent enflammer, injections âcres & corrofives ne puif
&
, ulcérer la membranc
écoulement produire un écoulement morveux : pituitaire mais cct
eft-il la morve effentielle &
gicufc? Nous ne nous lafferons
de contacette queftion, quipcur fc réfoudre pas fans répétce
par de bonnes expériences.
difpute,
remédes Cinquième fait. On guérit de la morve par des
Il eft certain topiques. que l'on a cité des
ils prouvent peue-être, s'ils font exaéts faits; & mais
oblervés, brane
que lulcération morveufe de la mem- bien
qu'il fc pituicaire manifefte pent être guérie quclqucfois fans
veloppement de ia dans la feite un nouveau déC'elt ainfi
maladic fur d'autres partics.
traitement quel'on voit guérir quelquefois par un
de vérole plus heureux quc fage dcs
ou des maladics
fymptômes
des externes fans qu'il arrive cutanées, pardes remé
bien n'a-t-on pas dc preuves accidents des
mais comde ces traitements inconfidérés fiites ficheufes
fécurité qui avoit féduit & trompé qui détruifent les
la
n'a-t-on pas mêmc des
malades:
rifon des animaux
cxemples quc la guétement local n'eft morvenx par l'ufage du traivu des animaux qu'illufoires 3 & n'a-t. on pas
que l'on croyoit qui avoient ceffé dc jetcr &
guéris redevenir
éprouver Nous tous les ravages de la maladic? morveux, 8e
de M. l'abbé n'aurions pas examiné les propofitions
Rofier,
font celles de
Lafoffe, 3 fi eiles ne 2"t trouvoient
Mellicurs
ouvrage qui mérite à bien des égards pas dans un
autorité, & fi nous n'étions
de faire
M. Roficr feroit fâché
la pas perfuadés
dont il jouit fervit à que
julte Reteats
Ferpétuer des errcurs qui
-
de M. l'abbé n'aurions pas examiné les propofitions
Rofier,
font celles de
Lafoffe, 3 fi eiles ne 2"t trouvoient
Mellicurs
ouvrage qui mérite à bien des égards pas dans un
autorité, & fi nous n'étions
de faire
M. Roficr feroit fâché
la pas perfuadés
dont il jouit fervit à que
julte Reteats
Ferpétuer des errcurs qui
- --- Page 100 ---
Sur les Maladies
92 ont pent-être déjà pendant troplong-temps donné
des entraves aux recherches & aux obfervations
qac l'on auroit p1 taire pour perfectionner Thif
toire d'une maladie qi cit à peinc conn nc.
L'origine des mnaladies contagieufes cit toujours tres-obfeure, & l'on peut dire qu'il y a
beaucoup d'erreurs dans tous lcs raifonaemenrs
que l'on fait à ce fajet.
été
On a préfumé quela morve avoit
apportée des ch:-
dans la Colonie par des mnlets 0'1 par
vaux étrangers: on a Vil plaficurs fois des chevanx
qui arrivoient de la No-vell-An-laterre, & q'ii
avoient des éconlements Darles nafeaix; mais on
n'a jamais conftaté par des obfervations exactes,
fices écoulements étoient prodwits rar la gourme,
parla morve on rar d'antres maladi-s; e1 forte
cette allégation far l'introdnétion dela morve
0s. la Colonie n'eft qr'ane conj:êtire probable,
& qui cft deftitnéc de prenves II). On porte
des mnlets efpagnols & des chevaux anglois dans.
la partie de T'oneft & dans celle dit fud, com ne
dans la partic dn nord; cenendant la morve ne
s'eft encore manifeftéo que, dans celle-ci,-& fon
principe n'a pas encore 6rd tranfporté dans les
autres partics de ta Colonie, ou il n'y a pas
encore pris de attendan: dévelompement. lai morve ait P: fe
Mais en
que
former dans la Colonie, nous nc pouvons pas le
faire connoitre les canfes qui ont pu prodtire
premier germe de la maladie; ni celles qui peuvent favorifer fon développement, Nous dont avons le
Vi régner la morve far des habitations
fol eft bas, hamide, argillenx, oi il y a peu
de favannes, oi les animaux font nourris en par-
(7). V. notre huitième obfervation:
lai morve ait P: fe
Mais en
que
former dans la Colonie, nous nc pouvons pas le
faire connoitre les canfes qui ont pu prodtire
premier germe de la maladie; ni celles qui peuvent favorifer fon développement, Nous dont avons le
Vi régner la morve far des habitations
fol eft bas, hamide, argillenx, oi il y a peu
de favannes, oi les animaux font nourris en par-
(7). V. notre huitième obfervation: --- Page 101 ---
Erignoriques,
tic avec desaliments é hafants
ou ils boivenr & fc baignent furmenrefciblos, dacs des
chandes & denr les caux font altérées, martes od ils
font cmployés à des travaux continuels & fatigants, ouils font fréquemment réunis, ou ils font
expolés à contraéter du froid,
un exercice violent. Cependant d-Paumidinéapres toates CCs caufes,
qui font à peu prés lcs mêmcs
cclles
ont été indiquécs par M, Chabert, q":c exiftent 9ut
toutes lcs habitations dc
RPLrL &
n'y voit pas paroître la Saint-Domingue, morve (8).
On regarde la. morve en Earope comme une
maladie chronique qui ne parcourt fcs
qu'avec ou une extrêmc lentcur (9). L'été cit périodes la faifon
le virus morvenx cft lc pl-is
o il agit avec beauccup plus dactivités contagicux, c'cft
pourquoi dans les pays chauds la morve fc communique fi facilement & prend un
fi prompt (I).
accroilfèment
Il faur dittinguer plaficurs
morve. Cellc de l'incubation époques eit dans la
dant laquelle le virus fe
qui & celle penhumeurs & fur lcs organes
agit far les
les
manière
RETASL
difpofe à fubir l'altération rclative au
de cctte maladie, & à
ELl
qui convicnt à fon caraétérc. prendre lc ton d'action
On ne connoît pas T'étendac de cette
& fouvent ellc échappe à l'obfervateur. époque,
Iy a une feconde époque dans
mal eft inquict, trifte; il a des laquelle l'aniil fc conche plus
attitedes gênées,
fiévre : il fe formc fréquemmene dcs
: il y a de la
gonflements, dcs ulcéla (8). morve. Inftrné. Art. fur les moyens de s'affurer de
(9). L.C. p. 16, 3, caufes de la morve, P. I3 l'eriftence &
de
(1), V. Méd. vétér. cours claffe d'hippiatrique, VI,
P. 255. 14.
P. 284.
es gênées,
fiévre : il fe formc fréquemmene dcs
: il y a de la
gonflements, dcs ulcéla (8). morve. Inftrné. Art. fur les moyens de s'affurer de
(9). L.C. p. 16, 3, caufes de la morve, P. I3 l'eriftence &
de
(1), V. Méd. vétér. cours claffe d'hippiatrique, VI,
P. 255. 14.
P. 284. --- Page 102 ---
Sur les Maladies
des
farcineufes, des épilations,
rations pforiques différentes articulations, des clautumeurs far les narines ne jettent qu'une humeur
dications :
& peu abondante: la memclaire, muqueufe paroit plus ou moins rouge; les
brane pituitaire commencent à Yengorger. Cetreicconde
glandes époque qui n'a pas unc étenduc détcrminéc, parcc
éechappe fouvent encorc fur les habitations, ailez d'attention
Ton n'examine pas lon avec ne failit pas toutcs
f animaux, parcc que éprotvent, parcc que l'on
les indifpofitions fur le qu'ils carackére de" ccllcs que lon
fe trompe & que lon ne fait pas quily a dans'
apperçoit
d'accidents, & une
la morve une variation
cn impofent, EE
greflion de fymptômes lcs rapports fucceflifs.
n'en a pas
E.31
qu'on
elt Tétat purulene
Enfin la troifième époque celle
lon connoit le
de la maladic : c'eft fixé que le nom de la mamieux, c'eft ellc 2 les a fymptômes de dégradaladic 3 fcs progrés
font plus rapides dans les
tion qu'elle préfente dans les pays froids ; & c'cft
pays chauds que
abitraétivement que l'on
parce qu'on Ta examinée dans la Colonie paroiffoir
a dit que la morve C'eft à cette époque que
être une maladic aigué. &. s'abcédent,
les tuIcs glandes s'engorgent
que le tita ccllubercules da poumon fiupurent,
pituitaire fe
la membranc
laire s'infiltre, les que défordres décrits par tous les
charge de tous Ton retrouve dans nos obfervaAutcurs & que de la
s'établit, que
tions, que la gênc forces relpiration vitales combinécs,
Fon voit toutes les fe réunir pour déplacer des
toutes les ofcillations
lcs
fur diverfes
portions du virus, des efforts pour inutiles porter pour éteindre
partics & faire
eft indomptable.
une caufe de deftruction qui
s'infiltre, les que défordres décrits par tous les
charge de tous Ton retrouve dans nos obfervaAutcurs & que de la
s'établit, que
tions, que la gênc forces relpiration vitales combinécs,
Fon voit toutes les fe réunir pour déplacer des
toutes les ofcillations
lcs
fur diverfes
portions du virus, des efforts pour inutiles porter pour éteindre
partics & faire
eft indomptable.
une caufe de deftruction qui --- Page 103 ---
Epizooriques.
n eft prouvé que la morve cft unc maladie 99
tontagicule la
(2). M. Chaberr dit, en parlant
gourme, de la morfondurc,
Çes
de
nc deviennent contagicufes quepar que le flux maladics
occalionnent. Tout cheval fain., dit-il, qu'elles
roir en effet lécher, avaler ou recevoir, de nc fauqic manière que ce foit, l'humeur
s'échappe par les nafeaux d'un
aNE
fans contracter
animal matômcs font un flux plus une maladie dont les fymLa contagion de la morve ou moins agit copieux (3).
viré relative à la difpofition des fujets, avec à une la acti-
& àla force des
maffe
tirution des faifons principes & contagicnx D à la confclle cft appliquéc. M. Blein aux partics de
fur lefquelles
birant au Limbé, qui doit fes talents Villeneuve, à fon ha-
& fa confidération à fon
génie
fr les mulets de fon
méritc, a eu la morve
fifoit des progrès & habitation avoit
: la contagion
rapide; il a: fait tuer ceux chez un développement la
étoit confirmée; il a ifolé ceux lefquels quii
morve
légérement affcctés, & chez
paroidoient la
étoit à la première & à la feconde lefquels maladie
Blcin a étcint, par cette conduite
M.
la contagion 5 il a
foyer de
FEm
toit : la difpofition individuellea difperfé & affoibli ce qui ref
avec la confitution : lcs
peut-être changé
été les mêmes : dcs influences circonftances n'ont
pas porté des,
trop foibles
E
ic
impreflions fiffifantes pour exciter
la développement des principcs
maladie a paru ceffer.
contagieux, &
plaifir, M. Chabert dit
> que nous citons toujours avec
que tous les chevaux qui habitenr,
(2). (3). V. V. Inftrud. Mém. de la (oc. de méd. L. C;
P- a1.
été les mêmes : dcs influences circonftances n'ont
pas porté des,
trop foibles
E
ic
impreflions fiffifantes pour exciter
la développement des principcs
maladie a paru ceffer.
contagieux, &
plaifir, M. Chabert dit
> que nous citons toujours avec
que tous les chevaux qui habitenr,
(2). (3). V. V. Inftrud. Mém. de la (oc. de méd. L. C;
P- a1. --- Page 104 ---
Sur les Maladies avec dès che*
travaillent, boivent & mangent contracté la
n'ont pas toujours
vaux morveux,
de la morve," fuivant lei,
morve : il en-clt lcs maladics contagieules: fa
comme de toutes
des fujets,
malignité cit relative a la difpolition les chevaux
& ellca d'autant plus d'activité que de
lcurs humeurs gourme
font plus jeuncs > que
que leur tempérament
font plus en mouvement, leur nombre fera plus confcra plas altéré, leur que fervice exigera quils foient
fidérable,
plus mèlés les uns avec lcs
plus
mechine
autres (4). le virus morveux attaque les mulcts,
dit Lorique M. Vitet, il fait des ravages confiderables
& fe communique avec promptitude plus (9). comPourquoi la morve attaque-t-elle
que
munément-les mulcts, à Saint-Domingue. font pas micux
les chevaux ? les chevaux ne les mulets: on les
nourris ni mieux foignés des que courfes forcées : Thafatigue également par fait
ne les mé
bitude d'aller très - vite
qu'on étant couverts
nage pas; ils pafent lcs rivières auctn foin d'eux lorfdc fireurs : on nc prend les lâche fouvent dans les
arrivent : on
à toutc l'intempéric
ftert oul ils font expolés dans les' mêmes bacs,
des faifons; ils mangent chaudières s:ils s'abreuvent dans
dans les mêmes
& cependant on n'a' pas enlcs mêmes marcs, to"tes CCS canfes aient pro-.
core obfervé que
fpontané de
duit chez aucun le développement
la morve
qui jertent ne font pas at-
: Tous lcs animaux Il y a des écoulements protaqués de la morve.
(4). V. Infhruét. Méd. vétér. P-i 21. claffeVI,P. 824.
duits
(s). V.
dans les mêmes
& cependant on n'a' pas enlcs mêmes marcs, to"tes CCS canfes aient pro-.
core obfervé que
fpontané de
duit chez aucun le développement
la morve
qui jertent ne font pas at-
: Tous lcs animaux Il y a des écoulements protaqués de la morve.
(4). V. Infhruét. Méd. vétér. P-i 21. claffeVI,P. 824.
duits
(s). V. --- Page 105 ---
Epizotiques.
duits
la gourme, par la pulmonie, par des 27
HutcIer du finus maxillaire,
nous avons vue. fir un cheval dont comme nous celle que
tons T'obfervation; mais dans ces cas, la rappor- membrane pituitaire n'eft pas enflamméc, tuberculeufc, ulcérée ; les glandes ne font pas
tuméfiées & iuppurées.
engorgées,
L'art
difficultés vétérinaire, & fes écucils. 3 comme la médecine, a fes
On n'a
encore
couvert le fpécifique de la morve, pas & le
dément de cette maladic, abandonné
traiteà l'empirifmne hardi ou au charlatanifme trop fouvent
peur, n'a pas encore fait les progres
trom- l'on
peut defirer.
que
Mts Lafoffe & Servier ont
des chevaux morveux
prétendu avoir guéri
M. Malouin dit avoir par T'application du trépan.
néral & la pervenche guéri avcc l'éthiops mivolatil fuor, le
: l'eau de chaux l'alkali
à M. Chabert. > On concret ont réufli quelquefois
la morve eft
nc peut donc pluis dire
une maladie incurable (6), & il
à
AUe
s'occuper perfeétionner le traitement
a été
indiqué par ceux qui ont obtenu quelques qui
La morve n'eft pas incurable, dit M. fuccés.
mais for traitcinent a été jufquà
Chabert,
& difpendieux. Il eft encore
préfent long
lcs chevaux, chez
très-incertain dans
grès: mais ,
leiquels elle a fait des
ce qu'il y a de fur, c'eft la proénorme qu'cile peut occafionner, en fe perte
gcant d'un individu à l'autrc. Ce feroit propamal entendre fes intérêts que dc chercher donc à
guérir, firtout lorfqu'clle cit
la
ne left pas, lorfque le virus ancienne; &fi elle
temps des
a fait cn peu de
progrès rapides : ainfi la cure de cette
(6). V. Méd, vétér. claff, VI,
a1
P. 8j0.
G
cile peut occafionner, en fe perte
gcant d'un individu à l'autrc. Ce feroit propamal entendre fes intérêts que dc chercher donc à
guérir, firtout lorfqu'clle cit
la
ne left pas, lorfque le virus ancienne; &fi elle
temps des
a fait cn peu de
progrès rapides : ainfi la cure de cette
(6). V. Méd, vétér. claff, VI,
a1
P. 8j0.
G --- Page 106 ---
Sur les Maladies
maladic 98
ne doit ètre ehtreprife qu'autant dans qu'elle fon
fera dans fon principe, ou tout au plus les anifccond période. & il faut de encore traiter que foient en
maux que lon fc propofe
& cxempts de
bon état, d'un bon tempérament
tous autres vices ifolant 7):
les animaux, faire des
On pcut, différentes en
époques de la maladie ;
effais aux
de faire des expériences fur
mais ilfant, avant curatifs, que bien examiner Yordre nales moyens
5 & c'eft pour n'y avoir
turel des fymptômes d'attention, & parcc que fon. 1 n'a
pas fait allez
qu'un diagnollique incomplet,
eu jufqu'à préfent des méthodes confufes, oùt
lon a propolé
det traitements infuffifants.
d'orIl n'y a rien de fi aifé en général rien
fi diffiil
a
R
donner des remèdes, & n'y La méthode nous
cile
de les bien appliquer. mais la règle nous manque;
Rat quelquefois
des réful-
& nous obtenons fouvent avec regret
différents de ceux
nous attendions, > parce
tats
n'avons R choifir les circonftances
nous
pas leur application, & parce
RErp plus favorables pour fa prévoir les effets qu'ils
quc nous n'avons pas
pourroient produire.
dit M. Paulet (8), du
Ne pourroit-on bète pas, malade eft condamnée &
momcnt qu'une au licu de la tier tout de fuite,
cenféc morte 2
endroit
à l'abri de
lenfermer dans u
& particulier faire fur clle l'effai
toûte communication, méthodes que lon propofej jufqu'à
de différentes
décidément mortcls,
CC que les fymptômés >
&
méd. vétér. claff. VI,P- 829.
(7). V. Inftr. 15 &c phil. alfar les mal. épiz. t. II,P. 236
(8). Rech. sR
8 237.
e 2
endroit
à l'abri de
lenfermer dans u
& particulier faire fur clle l'effai
toûte communication, méthodes que lon propofej jufqu'à
de différentes
décidément mortcls,
CC que les fymptômés >
&
méd. vétér. claff. VI,P- 829.
(7). V. Inftr. 15 &c phil. alfar les mal. épiz. t. II,P. 236
(8). Rech. sR
8 237. --- Page 107 ---
tel
la difenterie. Epirootigues.
Mage l'état & les
paruffent. De cette màce qu'il cft impofible particuliers-nc de
perdroient que
au moins la facilité dc faire fauver, des & l'on auroit
pourroicnt avoir quelque
tentatives
vouer, la conduite
fuccès; Car il faut T
triomphe des
qu'on ticht eft à la vérité ie
tration, mais fait moyens la honte politiques de l'Art de l'Adminifaucune cfpérance.
& né donne
facrés Il feroit à defiret qu'il y cût dcs
à CCS expériences. Nous
Artiftcs conM. Rozicr 2 que les dépenfes convenons, en feroient avec
confidérables; ; mais on ne doit
fort
cette confidération,
pas être retcnu
BRE qu'en faifant tous ics puifqu'il facrificcs n'cft pas poflinéceffaires Pour fuivre toutcs lés qui feroicht
préfenteroient, én nc
vués qui fe
les dépenfes foient
négligeant aucun détail,
néfices
jamais à comparer aux béticuliers Pe pouirroient cn réfulter pour lés
reux pour pour l'état, fi l'on étoit affez
parvenir à fixcr
Rar
aprés avoir recônnu la nature, une lc méthode curative, >
che, les fymptômes dc chaque caraétérc, la mar
le peu d'importance dcs victimes maladic: d'ailleurs
grés de l'Art
favorifc les
ambitionner vétérinaire, la
& chaque Nation SOTE
dans cctte
gloire de faire dcs découvertes
lc commerce partic, &c qui ne péuvent qu'améliorer
M. Vicg-d'Azir Fagriculture.
lation pour s'affurcr propofe de l'adtivité de pratiquer l'inocud'unc maladic
de la contagion
excellent. fans doutc, épizootique s'il (9) : cC moyen fercit.
conftances qui peuvent faire n'y avoit pas des ciril a été employé cn
varier les réfmltats;
1748 par M: Decourtivron ;
(9). V. Expofit. des moyens cur. & préferv.
pag. 97.
Gi ij
Azir Fagriculture.
lation pour s'affurcr propofe de l'adtivité de pratiquer l'inocud'unc maladic
de la contagion
excellent. fans doutc, épizootique s'il (9) : cC moyen fercit.
conftances qui peuvent faire n'y avoit pas des ciril a été employé cn
varier les réfmltats;
1748 par M: Decourtivron ;
(9). V. Expofit. des moyens cur. & préferv.
pag. 97.
Gi ij --- Page 108 ---
IOO
Sur les Maladies
la maladie
il vouloit s'affurer dc quelle manière
:
épizootique qu'il obfervoir fe communiquoit &
un feul inoculé avec la bile l'a contractée,
en eft mort. Layar a tenté le même moyen Hollande en
Angleterre en 1758: on l'a pratiqué en
dans
cnfin on s'en eft fervi à Sélan,
en lcs 1770: ilcs de Fimen, de Falfter, de Laland, d'Ar-
& on eft parvenu à faire ceffer
roë en 1779,
f'épizootic qui ravageoit ces de pays faire (I). fur des aniM. Mauduyt a propofé
chercher
maux Finoculation de la pefte, pour
M.
les moyens d'affoiblir le virus loymique de la (2). pefte
Samoilovitz croit que linoculation
être utile aux perfonines qui, par état, 5 font
peut
d'être auprès des malades; mais il eft
obligées
lon aimera mieux attendre les
probable événements que de cette maladic terrible, que de
chercher à s'y expofer. de M. Vicq-d'Azir, dans
Les belles éxpériences
la maladic
T'épizootic de 1775 ont prouvé chevaux, que mulets,
ne fc communiquoit pas cochons, aux moutons & chèâncs, chiens, chats,
maladie étoit fans
vres. Le principe de cette
n'avoit aucun
doute fous une modification de viralité qui de cès différapport avec lc d'animaux principe : mais cela n'arrive pas
rentes efpèces dans toutes les épizootics, car il y, en
toujours
d'une efpèce à Tautre; & on n'en
a qui padent étoient répandus en même-temps fur
a vu qui
d'animaux.
différentes efpèces de M. Vitet far F'humeur. muLcs expéricnces
que
queufe des animaux morveux prouvent, I°,
(1). Effai fur l'aétion de Fair dans les maladies contagpag. III & II2.
L. C.p. 69.
, car il y, en
toujours
d'une efpèce à Tautre; & on n'en
a qui padent étoient répandus en même-temps fur
a vu qui
d'animaux.
différentes efpèces de M. Vitet far F'humeur. muLcs expéricnces
que
queufe des animaux morveux prouvent, I°,
(1). Effai fur l'aétion de Fair dans les maladies contagpag. III & II2.
L. C.p. 69. --- Page 109 ---
la morve d'unc brebis, Epizootiques. introduite dans les nafeaux IOI
d'un chcval fain, , ne le rend pas morveux, de
même que celle d'un cheval morveux
fir la membrane pituitaire d'unc brebis n'agit pas
2°, que fi on inocule la morve d'un cheval fainc: à un :
autre dans une plaic faite aux
ccluici ne devient pas morveux; mais téguments, s'il
des herbes infeétécs de morvc., il que la
mange
cette voie : 3°, qu'un cheval fain
habite prend par
un cheval morveux au dernier
en eft avec
infedté
plutôt
E
que dans tout autre cas, &
ment encore s'il cft jeune & dans plus une facilc- faifon
chaude (3).
Il réfule des
au Cercle,
expériences que nous avons faites
& de
parl'invitation de MM. de la Luzerne
de la Marbois, en préfence de MM. de Vincent,
Plaigne & Jauvin, commandants & ordonnatcur au Cap, que la morve eft contagieufc;
que l'activité de la contagion eft relative à fa
maffe, à fon éncrgie, à l'époque de fon déveJoppement, > à la conftitution de la faifon, à la
difpofition des fujets & à quelques
tions dont Ics nuances n'ont pas été bien
vécs 5
Faut
ERE
femble qu'il
que les animaux habitent enfoient iohmais contraéter la. maladie > ou qu'ils.
immédiatement à l'action dcs
cipes contagicux ; qu'il eft doutcux que prin- cette
infection puiffe fc tranfmnettre par le moyen de
l'air, comme l'a avancé M. le Baron de Sind
Roe les fitjets igés & domprés par lc travail (4);
plus fufeeptibles dc contraéter la maladie
que lcs jeunes animaux chez lefquels le principe
(3). V. Rech. fur les maladies épizcot.
M.
part. II, t. II, pag, 355.
par
Pauler,
(4). L'Art du mantge, cbap, XVIII de la morve, P. 222,
G lis
l'air, comme l'a avancé M. le Baron de Sind
Roe les fitjets igés & domprés par lc travail (4);
plus fufeeptibles dc contraéter la maladie
que lcs jeunes animaux chez lefquels le principe
(3). V. Rech. fur les maladies épizcot.
M.
part. II, t. II, pag, 355.
par
Pauler,
(4). L'Art du mantge, cbap, XVIII de la morve, P. 222,
G lis --- Page 110 ---
102,
Sur les Maladies
tous les.
vital eft énergique & fougueux 3
pas la.
éçoulements des narines ne
EAE
morve, & qu'outre ceux qui ont été foient indiqués
par les Auteuirs, il peut Y en avoir qui des
une
PARINT
duits par
altération particulidre exclefivement
le virus morveux n'agit pas
22 abfolument fur la membrane pituitaire;
les, humcurs,
E
porte fon impreflion far toutes virus.
çoagule la
tous les vifcèress que ce fubtile qui 8 trés caufti-.
lymphe cft d'une nature des nafcaux n'cn cf
que; que lécoulement les différentes tumeurs. qui TE
lè véhicule 3 dans quc le développement de la mamanifeftent
être
les effets inutiles des,
ladie ne paroiffent fait que
l'ab-.
efforts que la nature
pour Y'engouer,
forber - 1 > l'adoucir ou le rejeter; que maladics, la morve: des.
admet, comme toutes les autres confondres
complications qu'il ne faut pas. &
E
le développement de la morve
répoque
la fuppuration font annoncés par un mouvement
febrilc; quc l'altération de la membrane pitui- fc
taire eft fouvent le dernier fymptôme lc dit T le
manifefte 5 que fouvent comme
la cor-.
Baron de Sind, cet état ét précédé par lçur altéra-.
ruption de la maffe dçs humcurs &
tion corrofive (5). outre
les ouvrages fur
Il eft prouvé en
que
fauffes, conla morve contiennent des opinions les Auteurs
tradiétoires & problématiques; 5 que
la
qui ont "propofé des remédes topiques bien fon. pour carac-.
morve ne connoiffoient pas
rechertèrc
refte encore maladic beancoup.de dont les fignes
ches PAR à
fur cette
(s). L'Art du manège, L. C. page 224.
(6). Id. page 226,
eft prouvé en
que
fauffes, conla morve contiennent des opinions les Auteurs
tradiétoires & problématiques; 5 que
la
qui ont "propofé des remédes topiques bien fon. pour carac-.
morve ne connoiffoient pas
rechertèrc
refte encore maladic beancoup.de dont les fignes
ches PAR à
fur cette
(s). L'Art du manège, L. C. page 224.
(6). Id. page 226, --- Page 111 ---
font incertains, &c Epixootiques. dont la
I03
principes ne font
nature & lcs vrais
quc l'on doit
pas encore bien connus (7)3
fairc à toutes multiplier lcs
les expériences & les
l'on ne doit pas étrc époques arrêté de la maladic; que,
par les mauvais fuccès,
par les difficultés ni
pas
les réfultats parce l'on que l'on nc peut
ELET la nature
que
peut obtenir en
Les Habitants
plus quc les livres.
ront combien il eft qui effenticl liront notre travail fenti-,
troupeaux avec plus d'attention qu'ils obfervent leurs,
ordinairement, > & qu'ils
qu'ils ne le font
qui montrent des fymptômes féparent les animaux,
altérations obfcurcs.
équivoques, dcs:
Notre fixième obfervation & la huitième
cipalement doivent les empécher d'acheter prinanimaux qui ont des écoulements
dcs
elles démontrent, fans doute
fifpedts, &c
raifonnements que l'on a pu
que tous lcs
fent >
Eet
combien il ef nécefaire julques les à préfons foient vifitées par des Experts, que
cargaiféparer ou tuer les animaux
pour pouvoir
reils écoulements &
qui auroient dc padus, jufqu'à ce
leur empécher état ait qu'ils été foient ventérifé, reconnu e conftaté.
bien caracLes.maladics des beftiaux font fouvent
tables, & fouvent elles éludent
indompdes. On pcut fouvent attribuer les tous les remefait, les mauvais fuccès
l'on pertes quel'on
confiançe mal dirigée à que
éprouve à la
préventions que l'on a laquelle on fc livre, aux
fléchis que fon cmploic. adoptécs, Nos aux moyens irréfans fer doute un terme : nous ne connoilfances pouvons
ont
tous les écarts'de la Nature;
redrefnous n'avons
(7). Id. page 217,
G iv
pcut fouvent attribuer les tous les remefait, les mauvais fuccès
l'on pertes quel'on
confiançe mal dirigée à que
éprouve à la
préventions que l'on a laquelle on fc livre, aux
fléchis que fon cmploic. adoptécs, Nos aux moyens irréfans fer doute un terme : nous ne connoilfances pouvons
ont
tous les écarts'de la Nature;
redrefnous n'avons
(7). Id. page 217,
G iv --- Page 112 ---
Sur les Maladies
pas Ic pouvoir d'arrêter tous les moyens qu'clie
emploic pour détruire. Notre précipitation nous
égare fouvent. Nous établiffons nos faux jugements en règles & nos préventions en principes:
Nous agiffons fans rien faire dc bien; le hafard
nous fert quelquefois 2 mais il nous trompc &
nous L'attention carreffons cft nos la erreurs. mère des fciences; ; c'eft elle
dirige le jugement 5 elle forme lc Médecin
2 le Vétérinaire. Nous devons révérer fon culte, >
& c'eft à eile qu'il faut nous attacher pour rcctifier nos connoiffances, nous dépouiller de nos,
préjngés & prendrc dans lc fanduaire dela Nature
lcs notions juftes qui nous manquent fur le caractère des maladics, & fur Ics moyens dont nous
pouvons difpofer pour les guérir.
OBSERFATIONS
Et expériences fur la Morve par M. Arthauds
affifté par M. Roulin.
Première Obfervation.
LE 9 août 1787, M. Lompagicu - Lapole nous, M.
a prié de vifiter un mulet qui appartenoit à
Roger, négociant cn Ville.
Cct animal, âgé de fept ans, paroiffoit maladc depuis un mois; s'érant apperçu
étoit ne
mangcoit
à fon ordinaire, que fon
luifant,
portoit la tête balle, que yeux
-
e
étoient cngorgés, qu'il avoit de la chalcur, on
lui fit trois faignées qui fournirent un fang trèscouenneux, & on établit un régine rafraichif-
égociant cn Ville.
Cct animal, âgé de fept ans, paroiffoit maladc depuis un mois; s'érant apperçu
étoit ne
mangcoit
à fon ordinaire, que fon
luifant,
portoit la tête balle, que yeux
-
e
étoient cngorgés, qu'il avoit de la chalcur, on
lui fit trois faignées qui fournirent un fang trèscouenneux, & on établit un régine rafraichif- --- Page 113 ---
fant : quelques jours Epizootiques.
Tos
fublinguales étoiént après on vit
les glandes
pluficurs tumcurs roulantes engorgées, 3Teu qu'il y avoit
à la partic fupérieurc
plus ou moins groffes
la cuiffe hors du montoir. interne Il
& poftéricure de
tres le long du cou, à la cuife en parut du bientôt d'autoir & fur d'autrcs
côté du monde la moleffe dans une partics. dc M. Lapole, fentant
un
de
CCS tumcurs, y donna
épais ST 5 appliqua flamme, 3 &il cn fortit un pus blanc
ces tumcurs qui étoit un bouton de la de feu fur une de
de pigcon : pluficurs de CCS groffeur d'un ceuf
Ipontanément, & il en réfulta tumeurs des s'ouvrirent
fonds & ronds qui
ulcères pro-
& fanieufe, Les jambes rendoient une humenr roulle
bientôt une humeur
enférent; l'animal jeta
che, cnfaite jaune, & muqueufe, apres
qui devint blanbrune & féride :
cela fanguinolenre,
de fa maladic étoit Fanimal, qui dans le principe
étoit fec, hérie;
avoit maigri; fon poii
avoit
la
Ro
les oreilles pendantes, portoit
tête baffc, il
roiffoit arquéc, les nafcaux étoicnr l'épinc du dos
refpiration difficile &
écartés, P
grande quantité d'humeur bruyante, & il jetoit une
& tres-fétide.
rouffe, fanguinclante
les M. Lapole a tué cet animal en notre
épais, tumeurs formoient un kifte rempli préfence, d'un
cellulaire quclques-tines des extrêmités étoient skirrcufes, lc Et
meur lymphatique féreufc étoit rempli d'une hux
de remarquable dans lc rouffe, Il n'y avoit rien
étoit
ventre : le poumon
doit engorgé par un fang noir, CC
lc droit
tuberculcs: compact: il y avoit dans CC
qui rcnplus
: le poumon gauchc avoit vifcère une pluficurs
denfe naturelle, il étoit moins
couleur
: lcs glandcs bronchiques engorgé & moins
ctoient cngor-
ufc étoit rempli d'une hux
de remarquable dans lc rouffe, Il n'y avoit rien
étoit
ventre : le poumon
doit engorgé par un fang noir, CC
lc droit
tuberculcs: compact: il y avoit dans CC
qui rcnplus
: le poumon gauchc avoit vifcère une pluficurs
denfe naturelle, il étoit moins
couleur
: lcs glandcs bronchiques engorgé & moins
ctoient cngor- --- Page 114 ---
1O6
Sur les Maladies
gécs, molaffes: : le tiffut cellulaire qui cft à Ia
partic fupéricure du médialtin, & qui foutient des
la trachée artère & les premières divilions
bronches, contenoit une humeur roufe lympha- dans
tique, comme cellc quc nous avions trouvéc
les extrémités. nafeaux étoient chancrés, ulcérés : il y
Les
des tubercules
avoit fur la membrane pituitaire Le cartilage de la
rouges ulcérées confidérables. étoient altérés
carie, les
cloifon, le vomer ulcérés & recouverts parla d'une macornets étoient & purulente. Nous avons trouvé
tière même glaircufe humeur dans les finus. La partie droite
la
étoit noire,
de fang.
de l'éthmoide
engorgée
Deuxième Obfervation.
Le 4 décembre nous avons ouvert M. une la mule Fauqui nous avoit été abandonnée par
cherie, négociant au Cap-François. fix femaincs;
Cet animal étoit malade trifte depuis & fans appérit : il
il avoit d'abord paru
de
lui étoit furvena des enfurcs aux extrémités
T'arrière-main : il s'eft formé des engorgements
dans les glandes lymphatiques, de principalement Yarrière-main.
fous la peau des extrémités
& ont
Plufieurs de Ccs tumeurs ont fappuré > écouformé des ulcères ronds : il s'cft établi un
lement par les nafeaux. M. Lapole qui a été con- 8c
déclaré
Fanimal avoit la morve
fulté, falloit a
lc tuer. que On a voulu tenter quelques
qu'il
eft devenu plus confidéremedes: : Técoulement jaune, gluant : ily a eu
rable 5 il étoit épais, du côté droit trois jours avant
une hémoragic mule étoit maigre; elle avoit lc
la mort: : cette oreilles baffes, ic cou allongé: la
poil.fec, les
8c
déclaré
Fanimal avoit la morve
fulté, falloit a
lc tuer. que On a voulu tenter quelques
qu'il
eft devenu plus confidéremedes: : Técoulement jaune, gluant : ily a eu
rable 5 il étoit épais, du côté droit trois jours avant
une hémoragic mule étoit maigre; elle avoit lc
la mort: : cette oreilles baffes, ic cou allongé: la
poil.fec, les --- Page 115 ---
Epizootiques.
refpiration étoit difficile, bruyante, les 107
étoient agités, le dos étoit arqué : i
flancs avoit
pas de févre & point d'appétit.
n'y
La tunique externie des poumons éroit
culeufe : ily avoit pluficurs tubercules qui étoicnt tuberlcs glandes fublinguales, lcs
EEt les bronchiques étoient
thyroigées & infiltrées de férofités : le molles, cngortenoit un épanchement jaune
péricarde conétoit fondu de > le méfentère étoit fércux : Tépiploon
reins mous; le foie, la rate contenoient infiltré, les
noir difous : il y avoit pluficurs ceftres un fang
lore, l'eftomac étoit vide, racorni,
au Pymaxillaires La membrane &
pituitaire qui recouvre les finus
qui tapiffe les zigomariques, cornets, le vomer, principalement la cloifon cclle
tilagineufe étoit gonfiée, ulcéréc,
carfanieufe : les OS mêmes & les cartilages parulente, étoient
étoicnt attaqués par la carie, les chairs & le cerveau
mous.
Troifème Oéfervation.
Lc 3 décembre nous avons ouvert une
qui nous avoit été envoyée de Thabiration mnle Def
glaireaux, par M. Blanq : nous fumes
que cette bêtc qui étoit au dernicr étonnés du
marafine, & qui fe foutcnoit à
degré
faire deux licues 5 elle jetoit depuis peine, cit pu
femzincs dcs deux nafeaux une
plufieurs
blanc jaune, lcs glandes de la humaur d'un
engorgées.
ganache étoient
Le tifu cellulaire du méfentère
du coeur étoit infiltré de férofités. du médiaftin
falivaires & lymphatiques étoient les glandes
filtrécs & engorgécs: le fang étoit noir molles, &
indifious,
deux licues 5 elle jetoit depuis peine, cit pu
femzincs dcs deux nafeaux une
plufieurs
blanc jaune, lcs glandes de la humaur d'un
engorgées.
ganache étoient
Le tifu cellulaire du méfentère
du coeur étoit infiltré de férofités. du médiaftin
falivaires & lymphatiques étoient les glandes
filtrécs & engorgécs: le fang étoit noir molles, &
indifious, --- Page 116 ---
Sur les Maladies
les poumons étoient noirs -
&
denfes, 3 tuberculeux
lente EE fanieufc. par une matière muqucufe, puruLes finus frontaux étoient alcérés, les maxillaires & les zigomatiques contenoient
quantité de matière purulente,
une grande
cloifon des narines, Ics
> grumeleufc: la
altérés par Ia carie, & la cornets du nez étojent
étoit tuberculeufe, ulcérée membrane &
pituitaire
mac étoit racorni 5 il contenoit purulente : l'eftoduodénum, plus de
2 ainfi que le
fort longs.
cinquante vers frongles,
Il y avoit un anévrifme affez confidérable
tronc de la méfentérique antérieure
au
ques internes étoient filandreufes & : les tunicelluleufes.
Quatrième Oéfervation.
Le 4 décembre, M. Lafaucherie nous a envoyé une jeunc mule
avoit paru malade
depuis trois femaines, 3 8 qui ne jetoit que depuis quatre jours par les déux nafeaux une
meur d'un blanc jaune, purulente &
huCette béte avoit eue dcs enflures, & vifqucufe. fon
étoit fcc 3 elle relpiroit avcc bruit &
poil
clle étoit maigre & fc foutenoit avec lentement;
Nous l'avons tuée, en lui ouvrant une peinc.
& une carotide qui n'ont donné qu'unc jugulaire
quantité d'un fang diffous : la membrane petite
taire de la cloifon des narines étoit variqueufe, pittituberculcufe, ulcérée: il y avoit du
dans lcs
finus maxillaires & zigomatiques. pus
Les poumons étoient tuberculeux: il
un épanchement féreux dans le
y : avoit l'cftomac
péricarde
étoit fort racorni.
Nous avons trouvé pluficurs crinons dans le
unc jugulaire
quantité d'un fang diffous : la membrane petite
taire de la cloifon des narines étoit variqueufe, pittituberculcufe, ulcérée: il y avoit du
dans lcs
finus maxillaires & zigomatiques. pus
Les poumons étoient tuberculeux: il
un épanchement féreux dans le
y : avoit l'cftomac
péricarde
étoit fort racorni.
Nous avons trouvé pluficurs crinons dans le --- Page 117 ---
Epiroobiques,.
ventre. Il y en avoit pluficurs dans un
t6g
du tronc de la méfentérique antérieure anévrifme
au deffous de CCt anévrilme, dans le : tifti ily avoit
laire du méfentére
celluune orange, qui étoit 3 une formée tumeur groffe comme
cret, noir & terreux. Cette par in fang converfée par une branche de l'artère tumeur & de étoit la veine traméfentérique, leur diametre qui étoient dilatées au doubie de
naturel.
Les glandes lymphatiques de la ganache, du
cou, des bronches, du méfentére étoient
gorgées molles infiltrées : le tiffit
enétoit infiltré dans pluficurs endroits.
cellulaire
Cinquième Obfervation.
Le 5 décembre, M. le chevalier de
habitant au Limbé, confultoit M.
Pont, 3
une mule de quatre ans
avoit Lapole pour
nient par les nafeaux, qui
un éconlogauche, lorfque j'arrivai. , principalement M. de Pont, du côté
convaincu par CC que lui avoit dit M. étant bien
que cette bête avoit la morve, voulut bien Lapole
labandonner pour fervir aux
me
féés par le Cercle.
expériences propoLes narincs jetoient une humeur
muqueufe, claire : la narine gauche blanche,
chancrée $ elle jetoit plus que la paroifbic
avoit fur les graffets dcs extrémités droite. de
Ily
main une épilation avec une petite érofion l'avantcineufe; & fur la partie interne du
fare
côté du montoir, it y avoit une
genou du
rougeâtre & fanieufc,
petite pulule
Lc
T'écoulement étoit
il étoit bante un peu de fang, & plus la confidérables matière
plus jaunc & plus épaifie: Tanimal avoit de étoit
l'ap-
émités droite. de
Ily
main une épilation avec une petite érofion l'avantcineufe; & fur la partie interne du
fare
côté du montoir, it y avoit une
genou du
rougeâtre & fanieufc,
petite pulule
Lc
T'écoulement étoit
il étoit bante un peu de fang, & plus la confidérables matière
plus jaunc & plus épaifie: Tanimal avoit de étoit
l'ap- --- Page 118 ---
Sur les Maladies
1IO il étoit en bon état $ fon poil étoit fccs la
pétit,
de temps cn temps la têtc. baffe :
il portoit étoit affez aiféc.
reipiration
eft devenu plus abondant,1 l'enL'écoulement dcs glandes de T'auge a augmenté. avoit
le quinze & le leize, il y & le
quatorze,
: les OS du nez
ERCh
des itries fanguinolenves & fenfibles : lcs narines
chanfrin étoient gonflés lambeaux de membrane pituiont jeté pluficurs
hémorragics : is'eft
tairc, & il y a eu pluficurs dans diverles
formé des cngorgements dans T'extrémité de
EER
mais principalement
il eft furvenu fur la
main du côté du montoir:
qui fuin-
& fur lc dos des excoriations L'animal
queuc toient une: humeur roufic muqueufe. a angmenté ;
la féchereffe dc fon poil
a maigri;
la tête bafle, lcs yeux
il avoit le cou alongé, trifte. Nous n'avons pâs
ternes, la contenance
a diminué lc onze
obfervé dcs fièvres : Tappétit la bouche, l'exjanvier : l'animal infpiroit ii par s'eft abattu, & il
piration étoit bruyante tama après.
cft mort quelques de la ganache, du cou, des bronLes glandes méfentére avoient unc texture mollé,
ches, du
: la rate étoit même blanmacérée & infiltréc large que dans Pétat nache à fa furface 2 plus
obftrucs par
turel, 8 les vaiffeaux lymphatiques & concrète : le foie avoit
une lymphe adhérences blanche avec le péritoine : les reins
quelqes
de
la veffie conten'avoient rien d'urine, remarquable, T'cftomac étoit vide, renoit beaucoup
celtres attachés au
tréci : ily avoit quelques
antéricure ROR
lorc: : lctronc de la méfenrérique ceuf, & il y avoit pluficuirs
de la groffeur d'un la poitrinc, le péricarde
crinons : lc ventre , de férofité citrinc: : les poucontenoient ull peu
de
la veffie conten'avoient rien d'urine, remarquable, T'cftomac étoit vide, renoit beaucoup
celtres attachés au
tréci : ily avoit quelques
antéricure ROR
lorc: : lctronc de la méfenrérique ceuf, & il y avoit pluficuirs
de la groffeur d'un la poitrinc, le péricarde
crinons : lc ventre , de férofité citrinc: : les poucontenoient ull peu --- Page 119 ---
Epicotiques,
ItI
mons étoicnt denfcs, remplis d'écumes : le coeur
contencit un fang noir coagulé & des concrétions lymphatiques jaunes : la membrane
taire étoit gonfiée, ulcérée, détruite : la cloifon pituicartilagineulc & le vomcr étoicnt
la
carie : les cornets, les finus étoicnt rongés
un
blanc
Popecwlene
pus
& jaunc, trés-abondant :
par
une
ily avoit
nuance fenfible entrc le pus du finus &
celui des foflcs nafalles.
Sixième Otfervation.
Le 4j janvier 1788, Ic révérend pére Merdier,
fupérieur de la Charité, nous a abandonné une
cavale angloife, âgée de huit à ncuf
avoit depuis trois ans un écoulement ans, le qui
feau gauche.
par naOn avoit cru que cct écoulement étoit
duit par la gourme 5 il a ceffé pendant
protemps 5 & alors l'animal qui avoir
quelque
pris de l'embonpoint & de l'appétit. maigri a reNous avons fait des injections dans la narine
malade avec une décoétion de dentelaire & de
karatas : cela n'a produit aucun effct.
M. Lapole a tuc cet animalle 19, en lui ouvrant une carotide.
Il y avoit un épanchement féreux affez confidérable dans le ventre 5 il contenoit
crinons. Deux tubercules
pluficurs
étoient placés à la face antérieure gros comme de dcs noix
du côté gauche de l'eftomac; ils contenoient l'extrémité du
pus, des crinons : CCS tubercules avoient une
ouverture fiftuleufe dans l'eftomac :
avoit
pluficurs ceftres autour du pyiorc,
ily
La tunique extérieure du foie & dc la
étoit laiteufc & obftruée : le foic avoit pluficurs rate
adhérences; ; fa fubftancc étoit altéréc.
noix
du côté gauche de l'eftomac; ils contenoient l'extrémité du
pus, des crinons : CCS tubercules avoient une
ouverture fiftuleufe dans l'eftomac :
avoit
pluficurs ceftres autour du pyiorc,
ily
La tunique extérieure du foie & dc la
étoit laiteufc & obftruée : le foic avoit pluficurs rate
adhérences; ; fa fubftancc étoit altéréc. --- Page 120 ---
it2
Sur les Maladies
Lcs ovaires étoicnt engorgés & contenoient
plufieuirs hydathides.
engorgés, tubercuLcs poumons avoit paroiffoient dans le poumon gauche deux
lcux : il y
comme dcs ceufs: ils étoient
tubercules gros
une matière purulentc, coudurs & contenoient
leur de lic de de vin. l'os maxillaire du côté gaiche
n'exiftoit La cavité plus 3 elle étoit remplic par une humeur fubftance offcufc, lamelleufe, s'étendoit enduite dans d'un le tiffu aljaunc, glutineufc qui collets des dents molaires.
véolaire jufqu'aux
du finus maxillaire,
A la partic du finus fupéricure frontal & de I'os ethmoide,
au-deffous
fiftuleux qui contenoit une
il y. avoit un point & d'un blanc jaune : la memmatière purulente de la cloifon, du côté gauche,
branc pituitaire & engorgéc: : les glandes fublinétoit granulcufe
n'avoient
guales : les maxillaires, les bronchiques
rien de remarquable. dc l'animal, fon appétit vorace
La maigreur bien faire foupçonner des vers : la refpouvoient n'étoit point généc les glandes n'étoient
piration
bien fourni : l'animal
engorgées > lepoilétoir n'avoit aucune ulcération fur
FESIA pas trifte ; il dc la narine gauche étoit
"la pean. L'écoulement confidérable : la membranc
continucl, mais peu
& phlogofte par Pirripituitaire étoit granulée
mais clic n'étoit
tation de la matière purulente, maladic étoit particupas ulcéréc : donc maxillaire, cette & elle ne préfentoit
liére au finus
caraétérifent
pas la réunion des fymptômes qui
la morve. janvier, M. Lapole a envoyé aul Ccrcle
affemblé Lc 23 la tète d'un mulet qu'il venoit dc tuer.
étoit tubcrculcufe, épaiffe
La membraneptuitaire
&
toit
tation de la matière purulente, maladic étoit particupas ulcéréc : donc maxillaire, cette & elle ne préfentoit
liére au finus
caraétérifent
pas la réunion des fymptômes qui
la morve. janvier, M. Lapole a envoyé aul Ccrcle
affemblé Lc 23 la tète d'un mulet qu'il venoit dc tuer.
étoit tubcrculcufe, épaiffe
La membraneptuitaire
& --- Page 121 ---
& chancrée : le Epiootiques. finus
Ti3
noit une matière albumineufe maxillaire gauche contcquelques flocons de matièrc blanché jaune > méléc à
puruilente.
A la partie
épaide, 3
ricure de la mâchoire flipéricure moyenne & poftéexoftoze: les deux dents infericure, il Y avoit un
doient étoient écartécs & molaires qui y
avoir une ulcération
l'on voyoit
les alvéoles pouvoit être alvéolaire une : ce dépôr
pendante de
CT
la morve. Nous complication indé.
préfomprion fur
de établiffons notre
ceux qui fe forment Tanalogie chez
CC dépôt avec
duilent fouvent dcs cxoftofes, Thomme, des & qui proulcérations fiftulcufes.
caries & des
Septième Olfervation.
M- Dorfon, maitre en
Morin, dans la
chirurgic atl quartier
fait fa réfidence far dépendance du Cap-) François,
febvre; il nous a dit Thabitation des héritiers Letorze' mille livres
avoit perdu pour quadepuis
CRAuL
l'invafion de cettc attaqués de la morve,
encorc fes ravages dans CC maiadie qui exerce
biration février ; il nous a envoyé moment deux fur cette ha-
: lun, igé dc neuf
chevaux le I3
gre, fon poil fec, les glandes ans, étoit trés-maigroffes, dures, douloureufes
de la ganache
lartére étoit lent & foible, : Ic mouvement de
& bruyante : il fortoit des 2 la refpiration génée
humeur abondante,
deux nafeaux une
jaune : T'animal avoit 2 fétide, encore épaiffe, > d'un blanc
qu'il pardt trilte & foible. de T'appétit, quoinous Lc 16, M. Lapole lui a ouvert
y avons introduit de T'air la jugulaire:
avec un chaluH
ache
lartére étoit lent & foible, : Ic mouvement de
& bruyante : il fortoit des 2 la refpiration génée
humeur abondante,
deux nafeaux une
jaune : T'animal avoit 2 fétide, encore épaiffe, > d'un blanc
qu'il pardt trilte & foible. de T'appétit, quoinous Lc 16, M. Lapole lui a ouvert
y avons introduit de T'air la jugulaire:
avec un chaluH --- Page 122 ---
Sur les Maladies
114 la
a été fréquente dans linfmeau : l'animal refpiration a cu de Tinquiétvde - 2 il a vacillé,
tant;
fixcs & inclinés, ils'eft abattu
les yeux ont le dos; ; il a"eu quelques mou-
& renverfé
Rart
convulfifs qui ont précédé la mort.
vements
tres-fortcs avec
- Le foic 'avoit des adhérences la
cxtéle diaphragme & le péritoine : avoit tunique des points
rieurc 'dui foic étoit blanche : humcur il y
épaille gratuberculeux remplis d'unc
blancs
nulée. Pluficurs vaifeaux lymphatiques extéconvergeoient à CES tumcurs : la tunique : il
ricurc de la rate étoit blanche & leftomac obitruée un tu- y
avoit à la partie antéricure de
berdale gros comme une noix, compofedafépait
fifement & de Tobitruction des vaifeanx du
contenoit
pus
vas
phatiques. Le tubercule
une matière
grumeleufe Einche,
crinons &
antérieure formoit un
épaiffe. La rempli méfentérique de crinons. Le péricarde conanévrifine férofité jaune. Les glandes bronchitenoit une fort
& molles. Les finus
qucs étoient contenoient engorgées de l'air, ainfi que les
du cerveau du cceur. Les finus des narines, l'os
ventricules étoient fains. Le vomer, la cloifon,
cthmoide
étoient rongés par la carie, & la
cartilagincufe pituitaire étoit gonfée, tuberculeufe, :
tunique ulcérée & couverte de pus.
étoit moins
Le fecond cheval > agéde dix ans des >. deux nafeaux
maigre que le premier; 5 il jetoit & abondante.
une humeur féride > jaune, puantc mais on avoit
Les glandcs étoient far engorgécs, la ganache qui avoit profait une incifion vermincux. La re/piration étoit
duit tin ulcèrc avoit dc la toux. L'animal mangénéc : il y & paroiffoit vigoureux. La tunique
geoit bien du foic étoit obltruéc, ainfi que celle
oxtéricure
re que le premier; 5 il jetoit & abondante.
une humeur féride > jaune, puantc mais on avoit
Les glandcs étoient far engorgécs, la ganache qui avoit profait une incifion vermincux. La re/piration étoit
duit tin ulcèrc avoit dc la toux. L'animal mangénéc : il y & paroiffoit vigoureux. La tunique
geoit bien du foic étoit obltruéc, ainfi que celle
oxtéricure --- Page 123 ---
de Ia rate : ily y Epirooriques avoit un tubercule
IIS
l'eftomac : la macfentérique dilatée vermincux à
étoient crinons. Les finus des narincs & contenoit lcs
des
taire affez fains, mais la membranc cornets
tilagineufc qui recouvre le vomer & la cloifon pituilcule,
des narines étoit
Car-
> ulcéréc 3 couverte de épaiffe > tubercucarie des OS & des cartilages. fuppuration avec
Huitième Oéfervation.
Lc IO avril 1787, le R. P.
cureur de la maifon de
Chérubin, proacheté, dans une cargaifon Charité de
du Cap, a
une cavale âgée de huit ans. chevaux anglois,
la narine gauche jetoit du On s'apperqur
far ce que dit le
pus : mais on cruit, que
de gourme.
vendeur, que c'étoit un refte
Il firvint un petit ulcère
boulet del lextrémité de
rond,en dchors du
L'écoulement perfifta. M. Tavant-main au montoir.
& il fut d'avis quel l'animal Lapole fut confilté,
qu'il falloit le tuer : nous avoit la morve, &
chofe au mois d'octobre jugeâmes la même
demandâmes pour être
dernier, & nous le
ces. L'ulcère du bouler employé à nos expérienmais ils'eft formé des
a paru fe deffécher,
L'écoulement a augmenté, excoriations fir les cuiffes.
ment des glandes de la > ainfi
Ia
Fengorgetrifteffe & la fécherelle ganache > uc maigreur,
Le 23 févricr, cette
du poil.
née 5 elle jetoit des deux jument nous a été abanabondamment du côté du nafcaux, mais plus
des de ce côté étoient
montoir, & les glandécouvert une jugulaire plus de gonflées. la
Nous avons
pouces, nous avons fait un nand longueur de trois
coulant aux
H ij
des glandes de la > ainfi
Ia
Fengorgetrifteffe & la fécherelle ganache > uc maigreur,
Le 23 févricr, cette
du poil.
née 5 elle jetoit des deux jument nous a été abanabondamment du côté du nafcaux, mais plus
des de ce côté étoient
montoir, & les glandécouvert une jugulaire plus de gonflées. la
Nous avons
pouces, nous avons fait un nand longueur de trois
coulant aux
H ij --- Page 124 ---
I16,
Sur les Maladies
deux extrémités: nous avons introduit milicu un fiphon &t
dans une couverture faite dans le
avons. 5
après avoir lâché les nceuds coulants nous
foufflédc Tair dans la veine. L'animal a vacillé
&2 a tombé tout de fuite : les yeux fc font & ren- il
verfés; il a été agité par dcs convulfions,
cft mort en moins de trois minutes. d'une férofité jaune
Iy y, avoir un épanchement entre le foic & la petite extrédans le ventre:
il
une hydatide lonmité de l'eftomac., yavoir du diamétre dc
de plus de fix pouces, contenant de la féro- cinq
Pis fix lignes, Hottante formoit &
un, rézcau entrcfité jaune. L'épiploon blancs qui paroiloient
lacé par. des vaiffeaux concrète. L'cftomac étoit
contcnir d'herbe une lymphe feche; il étoit dur, il paroilloit
rempli dans fa petite extrémité. ly avoit dans
EE fon
& au pylore des ruches de vers. ceftres fur lef-
&.l'on voyoit far Iç pylore des morfures callofités des vers
quelles étoient imprimées attachés. les Entre le pancréas &e
qui y avoient été nous avons trouvé pluficurs
la veine fplénique,
tiffu, cellulairc., abreuvé
vers crinans dans un Il avoit fur l'eftomac
par une férofité jaunc.
des crinons. La
un
tubercule
LJAE
petit du foie & 2 la rate étoient d'un blanc
tinique laiteux, & il y avoit fur lc foic plaficurs dc la méfen- grains
très-blancs & fort durs : le tronc
térique contenoit des crinons.
en
Les poumons avoient des tubercules quanétoient cn fiuppuration. : les. glantité : plufieurs
& Ics bronchides inguinalcs, lcs méfentériques molles & infiltrécs.
ques étoient engorgées, le
le maxilLe finus frontal,
zigomatique, cffacés:
laire du côté du montoir étoient prefque une fubitance
les OS étoient gonfés & formoient
onc
térique contenoit des crinons.
en
Les poumons avoient des tubercules quanétoient cn fiuppuration. : les. glantité : plufieurs
& Ics bronchides inguinalcs, lcs méfentériques molles & infiltrécs.
ques étoient engorgées, le
le maxilLe finus frontal,
zigomatique, cffacés:
laire du côté du montoir étoient prefque une fubitance
les OS étoient gonfés & formoient --- Page 125 ---
Epirootigues.
fpongieufe, réticulaire, qui étoit
II7
une membrane pituitaire engorgée tapifféc &
par
d'un pus blanc & épais, excepté dans imbibéc le
du finus
bas
cavité maxillaire, > ou ily avoit une très-petite
glutinculc. applatic qui contenoit une matiere jaune,
&
L'os cthmoide étoit également
abrcnvé d'un pus blanc. Les corncts, la gonflé
fon du même côté étoient abreuvés dc
cloimembrane pituitaire de la cloifon & de la pus. La
moyenne des cornets étoit couvert de cicatrices partic
étoilées bianches, calicufes. Les finus du
hors du montoir, & l'os crhmoide-éroient dans côté
l'état naturel : les cornets & la cloifon étoient
couverts de pus, & la membranc pituitaire
étoit gonfiée préfentoit aufi quelqucs cicatrices qui
étcilécs & calleufes.
En détachant une épaule, après avoir
une artère axillaire, lc fang eft forti en coupé
Nous en avons reçu à peu près deux livres arcade.
un vale:lorfqu'ila éré
dans
an-deffus d'un
refroidi, nous avons trouvé
fiftant, une
coagulum, d'un rouge noir concouenne de fix lignes d'épaifeur d'un
jaune mis terne, tenace & glutineufe : nous cn avons
un morceau dans du jus de citron
Ia point diffous.
qui ne
Neuvième Obfervation fur la Morve.
Lc 12 février 1788, M. Lapole a
aotre préfence & celle de M.
ouvert, en
qui fortoit d'une écuric d'un Roulin, un mulct
cabroucts dans la ville du Cap. Entreprencur de
Cet animal jetoit depuis deux
de matière jaune,
jours beaucoupétoit
liée > épaiffe ; fa refpiration.
bafe, dificiles il avoit le COLI alongé, la tételes oreilles écartées, lc poil fec; il manH 111
c 12 février 1788, M. Lapole a
aotre préfence & celle de M.
ouvert, en
qui fortoit d'une écuric d'un Roulin, un mulct
cabroucts dans la ville du Cap. Entreprencur de
Cet animal jetoit depuis deux
de matière jaune,
jours beaucoupétoit
liée > épaiffe ; fa refpiration.
bafe, dificiles il avoit le COLI alongé, la tételes oreilles écartées, lc poil fec; il manH 111 --- Page 126 ---
Sur les Maladics le foureau étcit
gcoit encorc avec avoit appétic fous le : ventre, lcl long de
cedématré: il y
conla ligne blanche, une tumeur ordémateule chancrées.
fidérable: les narincs du paroiffoient fang dans un vafe : il
Nous avons reçu
du coagulum
s'eft formé à la partie épaille, fupéricure tenace, qui ne s'cft
unc diffoutc couenne dans jaunc, le jus de citron.
dans Ie
pas Il y avoit un peu- de férofité infiltré jaune une féventre: Ic méfentère étoit des reins par avoient un
rofité jaune: Ics ballinets de férofité jaune, mutiffu cellulaire engorgé méfentériques étoient
queufe. Plufieurs glandcs
tuméurs anévrifcngorgées : il y avoit pluficurs méfentériques 3 elles conmales fur les divifions
extérieure du
tenoient des crinons. La tunique d'un blanc laiteux : Ia
foic avoit pluficurs tachcs de la rate étoit blanche, ratunique extérieure
cornic, skireufe. alimentaire de Feftomac contenoit
La maffe
dc crinons : il y avoit
une prodigicufe quantité oeftres dans le duodenum prés
beaucoup dc vers
tubercules, placés dans la
du pilore. Deux petits
contenoient du pus
grande courbure del'eftomac,
& des crinons.
& lcs maxillaires, prinLes finus zigomatiques du côté du montoir, éroient remplis
cipalement d'une matière jaune, muqucufe, alvéoles. qui La infiltroit memmême le tiffit réticulaire cloifon des étoit tuberculeufe,
brane pituitaire de la Ic vomer & Ia cloifon carrougeltre, ulcéréc:
& abreuvés d'une
tilagineufe étoient gongés
fanie qui les avoit corrodés en pluficurs points:
les glandos de la ganache étoient gonflées. dans la
Iya quatre ans que I'on avoit perdu, avoient été
même écuric, quinzo mulcts qui
memmême le tiffit réticulaire cloifon des étoit tuberculeufe,
brane pituitaire de la Ic vomer & Ia cloifon carrougeltre, ulcéréc:
& abreuvés d'une
tilagineufe étoient gongés
fanie qui les avoit corrodés en pluficurs points:
les glandos de la ganache étoient gonflées. dans la
Iya quatre ans que I'on avoit perdu, avoient été
même écuric, quinzo mulcts qui --- Page 127 ---
Epizootiques.
affectés par lc charbon &
les
avons vu depuis CC temps un par mulct vers: nous y
fon fervice, quoiqu'it fut
qui faifoit
farcincufes qui rendoient couvert de tumeurs
tout ce qu'elle touchoit. Deux une fanie quiinfeétoit
mois ont péri par Ic charbon. mulcts depuis un
EXTRAIT de deux
M. Gelin,
Procès-verbaus de
MM. de la qui nous onz été remis par
Plaigne & Jauvin.
Le 22 mars Mrs de la
fait paffer un ordrc à M. Plaigne Gelin, & Jauvin ont
traniportit chez madame D**, pour qu'il fe
quartier de la Petite - Anfc,
habirante au
animaux firfpeéts. M. Gelin Pour y vifiter des
qu'il avoit trouvé une jument a conftaré le 23, -e
chancréc, qui avoit dc la qui étoit glandéc,
Ics nafcaux depuis trois mois toux, & jcroit par
rulente, épaiffe; il établiffoit
unc matière pula morve au fecond
que cet animal lavoit
la guildive de. madame degré, D** & il concluoit que
maux dans le cas de
mettant fes aniles habitations da
communiquer ftr toutes
tout de fnite la jument Quartier, il convenoit de tucr
êtrc exéeuté d'après les morveufe; ordres
ce qui a dd
Plaigne & Jauvin.
de MM. de la
Ic M. François Millot, habitant au
voilinage de madame
Bonnct, dans
dont il nc connoiffoit
D**, > avoit un mulet
noit dans unc écurie pas la maladie; ; il lc tcjours qu'il jctoit du nafean particulière depuis treize
quantité d'humcur glaireufc gauche une petite
depuis long-temps
: cn s'étcit apperçu
piration dinicile quc Cct animial avoit ia refLc 2 ayril loriqu'il travailloit:
s M, Gelin a été requis par M.
H iv
Bonnct, dans
dont il nc connoiffoit
D**, > avoit un mulet
noit dans unc écurie pas la maladie; ; il lc tcjours qu'il jctoit du nafean particulière depuis treize
quantité d'humcur glaireufc gauche une petite
depuis long-temps
: cn s'étcit apperçu
piration dinicile quc Cct animial avoit ia refLc 2 ayril loriqu'il travailloit:
s M, Gelin a été requis par M.
H iv --- Page 128 ---
Sur les Maladies
Millot; il a conftaté, en préfence de Mrs Ars
thaud, Odelucq, Barre, dHeilcour,
Prat & Ducatel qui ont figné le
nc
cet animal avoit la morve & qu'on
que
M
Voit pas héliter de Ic tuer. Cela a été exécuté dans la
tout de faite,
l'infufflation de Fair
jugulaire. M. edin a dreffe un proces-verbal
M. Millot a fait pafer à MM. de la Plaignc 3E
Jauvin. Il difoit
le mulet, poil alezan brale,avoit: cededix ans;
avoir les jambes de derrière
unc
sr
matiées, qu'il jetoit du côté gauche la petite- memquantité d'humeur albumineule, tuberculeufe que & chanbranc pituitaire paroiffoit fublingales étoient engorcréc, que far-tout les glandes du côté ganche 3 & que d'ailleurs
gécs, Yanimal avoit la refpiration aifce, qu'il avoit
bon appétit, qu'il étoit fort gras.
inguinales.
I1 difoit encore
les glandes dc férofités, & le
étoient
Ahintes
engorgées, environnoit abreuvé; qu'it
tiffi cellulairc quiles
féreux dans le ventre >.
y avoit la couleur un épanichenent des vilcères étoit altérée > que la
que
extérieure du foie 8c de la rate avoit
tunique couleur blanche laiteufe & pluficurs points.
une calleux,
la fubftance du foie étoit ramollic
que
adhéroit au dia-
& fort altérée, > que Tépiploon avoient pluficurs tuphragme, que les poumons
étoient
bercules > que Ics glandes bronchiques
cngorgées, mollaffes & infiltrécs. d'extraordinaire dans
M. Gelin n'a rien trouvé
la membrane
Ics finus, mais il rapportoit cloifon que
qui recouvre la
cartilagineufe
EmSan dcs
étoit gonilée & ulcérée princupale- membrane
ment du côté gauche, &
étenduc. cettc
étoit engorgéc dans toute gos
agme, que les poumons
étoient
bercules > que Ics glandes bronchiques
cngorgées, mollaffes & infiltrécs. d'extraordinaire dans
M. Gelin n'a rien trouvé
la membrane
Ics finus, mais il rapportoit cloifon que
qui recouvre la
cartilagineufe
EmSan dcs
étoit gonilée & ulcérée princupale- membrane
ment du côté gauche, &
étenduc. cettc
étoit engorgéc dans toute gos --- Page 129 ---
Epizootiques.
I2I
Dixième Obfervation.
Lc; avril, madame M**
au Cap, nous a envoyé > tenant des cabroucts
depuis quatre jours une matière unc mule qui jetoit
cipalement par le nafeau droit. purulentc Cerre
3 prinouverte en notre préfence, celle de Mrs béte a été
Mouzin ; clie étoit
elle
Roulin &
fur lc dos, le poil maigre, étoit
avoit des ulcères
Tarriere-main étoient
fec, Ics extrémités de
paroiffoien: chancrés, cedématices, la
les nafeaux
cile & bruyante: : toutes les refpiration étoit diffiques étoient engorgées, molles, glandes lymphatiavoit fir les inteltins pluficurs infiltrécs. Il y
ftéatomateufes: étoit
: une branche de la petitcs tumcurs
dilatée & contencit des
mézo-colique
un épanchement d'unc férofité crinons. Il y avoit
ventre, dans laquelle nous avons jaune dans le
crinons. La partic gauche de trouvé plulicurs
fedtée intéricurement d'unc l'eltomac étoit af
nique veloutée paroifioit phlogofe, & la tutrouvé dans cette
engorgéc. Nous avons
mc un ceuf, s'ouvrant partic un tubercule gros comF'eftomac, & contenant par des un trou fiftuleux dans
un épailiffement calleux & ulcéré crinons, , du pus &
niques de l'eftomac, La
entre les turate étoit laiteufe & parfemée tunique de extérieure déla
gcs : la tunique extéricure du foic tubercules rou-
& obftruée. Lcs
étoit laiteufc
d'adhérence fous poumons avoient deux points
formées
lcfquels il y avoit deux
par une congeftion
tumcurs
guine. Lesfinus du
lymphatique & fande pus d'un blanc MFEAERCSET verd fluide : la
taire des cornets & de la cloifonétoit membrane pituigéc, épaiflc, ulcérée : cette altération rouge, étoit engormoins
-
& obftruée. Lcs
étoit laiteufc
d'adhérence fous poumons avoient deux points
formées
lcfquels il y avoit deux
par une congeftion
tumcurs
guine. Lesfinus du
lymphatique & fande pus d'un blanc MFEAERCSET verd fluide : la
taire des cornets & de la cloifonétoit membrane pituigéc, épaiflc, ulcérée : cette altération rouge, étoit engormoins --- Page 130 ---
Sur les Maladies
II
forte dans la narinc du côté du montoir.
tumeurs fanguines
EZ
avoit plufiours internc petites du
à la balc de colonla tunique charnues
ferveht foutenir & à faire
nes
qui
eeTi
mouvoir avions lcs valvules. tiré du fang dans un vafc: le
Nous
étoit trés-noir, étoit farmonté
coagulum, > qui fibreufe tenace, d'un blanc
par unc couenne
J
jaunc.
EXTRAIT d'une Obfervation envoyée au
Cercle par M. Ferrié, dodteur enmédecine,
ancien 11: édecin du Roi à Saint-Domingue,
affocié colonial,fur une maladie charbonneufe qui anaque les mulets & les boeufs
de Phabitation Beot, à Maribaroux.
Cette maladic règne fur cette habitation de- les
puis pluficurs mois ; ellc a d'abord fur attaqué les boeufs.
mulets; clle s'cft enfitite portée
ils éroient
On n'a pas obfervé fes phénoménes; mourir
fi rapides, que les animaux paroilfoicnt
fabitcments ils rejctoient par T'anus unc grande faifoit
quantité de fang noir & fétide : T'anus
faillie au dehors &c paroiffoit ulcéré
dc
On a trouvé les cftomacs parfemés
& livides : les intcftins
dnt
cards d'un roux gangreneux brun : le tifu cellulaire du méfentérc
étoit bourfouflé & noir.
vifiter" les aniM. Gelin a été appelé pour
le trainimaux de cette habitation 5 il a prefcrit
tement que nous avons confcillé rapporté la ci-defius. faignée, lcs
M. Ferrié avoit déjà
émollients, des
boifons acidulécs, les lavements de
lcs
vifites fréquentcs du troupeau, >
féparer
animaux fufpeets.
ifu cellulaire du méfentérc
étoit bourfouflé & noir.
vifiter" les aniM. Gelin a été appelé pour
le trainimaux de cette habitation 5 il a prefcrit
tement que nous avons confcillé rapporté la ci-defius. faignée, lcs
M. Ferrié avoit déjà
émollients, des
boifons acidulécs, les lavements de
lcs
vifites fréquentcs du troupeau, >
féparer
animaux fufpeets. --- Page 131 ---
Epigootiques.
EXTRAIT d'un
Morin le 24 avril rapport fait au quartier
faur Phabitacion
1788, par M. Gelin,
Menard.
les M: Gelin conftate quc la maladic
animaux de cette habitation
qui attaque
il a trouvé des
eft lc charbon;
guinolantes dans épanchements le
de férofités fanméfentére enfammés, ventre, des 5 les inteftins & lc.
fir le colon, des tumeurs taches gangreneufcs
la deuxième & la troifième charbonneufes cntre
lc foie mou, blafard, la corburc du colon,
& décompolce, le tifit rate également noire
inSltré, d'unc férofité jaune, cellulaire des reins
mac enflammés, la
la veflic & l'eftoles ceftres qui fc trouvoient tunique veloutéc, corrodée
RRE à l'orificc
en grande
&
du pylore 1e , lc
quanputride. : la plévre, les
fang noir, diffous
enflammés.
poumons, le médiaftin
SXPERIENCES
SUR la Morve,
affifté
s faites par M.
par M, Roulin, au Cercle Arhaud, des Philadelphes.
Première Espérience.
M. Millor nous a envoyé une
portante le.28 mars 1787. M.
jeune mulc bien
procuré une méchc de coton Odelucq nous ayant
meur puruiente que jctoit un mulet, imbibée de T'hucoupé ccttc méche en deux
nous avons
morccaux : nous en
IENCES
SUR la Morve,
affifté
s faites par M.
par M, Roulin, au Cercle Arhaud, des Philadelphes.
Première Espérience.
M. Millor nous a envoyé une
portante le.28 mars 1787. M.
jeune mulc bien
procuré une méchc de coton Odelucq nous ayant
meur puruiente que jctoit un mulet, imbibée de T'hucoupé ccttc méche en deux
nous avons
morccaux : nous en --- Page 132 ---
Sur les Maladies
avons 124 formé des tampons que nous avons tenus
dans lcs narines pendant deux heures.
fc bien
:
Le 25 avril, l'animal paroiffoit
porter:
nous avons roulé fur un morceau de bois une:
mèche de coton qui avoit été imbibée de la
morve d'un mulet : nous avons tenu CC morceau
de bois dans la bouche dc Y'animal jufqu'à CC
le coton ait été mâché cntiérement, nous.
que ne lui avons fait donner du fourrage qu'unc
- heure après.
Le 7 juin M. Roulin s'eft apperçu qu'ilyavoit Textrémité
aedémateux dans toute
un gonfement Yavant-main du côté du montoir, avec un
de
dans
il y avoit des.
petit ulcère au boulct,
lequel
vers. L'animal a été conduit chez M. Lapole, qui
le feu far toute l'extrémité. Pour
feconder lui a appliqué les vucs de la Société, il a bien voulu
fe charger de fon entreticn & de fcs penfements.
L'ulcère s'eft détergé, Ies vers ont péri, la cicatrice s'eft faite, & il nc refoit aucune apparence
de gonflement, loriqu'on 2 cru devoir cxaminer
s'il n'y aurcit pas dans Fintérieur des défordres. &c
qui auroient des rapports avec le gonfement
Tulcération que l'on venoit de guérir.
lui
Le 30 juillet M. Gelin a tué ce mulet en celleouvrant une carctide, cn notre préfence de
de MM. Barre, Odelucq, Auvray & plufieurs:
Habitants. La trachée artère étoit ploine d'écume blanche:les appendices antérieurs despoumonséroient
cclles du côté gautuberculeufes. 3 principalement côté étoit
denfe,
che. Le poumon de CC
plus
plus engorgé, les véficules pulmonaires conte- lcs
noient une humeur glaireufe & purulente, &cabreuglandes bronchiques étoient engorgées
vécs par une humeur fércufe.
ieurs:
Habitants. La trachée artère étoit ploine d'écume blanche:les appendices antérieurs despoumonséroient
cclles du côté gautuberculeufes. 3 principalement côté étoit
denfe,
che. Le poumon de CC
plus
plus engorgé, les véficules pulmonaires conte- lcs
noient une humeur glaireufe & purulente, &cabreuglandes bronchiques étoient engorgées
vécs par une humeur fércufe. --- Page 133 ---
Epizootiques.
Raf.
Hyavoit un épanchement féreux dans lc ventre; les glandes du méfentére étoient engorgées
confidérablement.
fon La membrane pituitaire qui recouvre la cloiparoiffoit avoir été injeétéc. Les finus
cornets n'avoient rien de remarguable
Sles
Le tifli cellulaire dc l'extrémité iur
avoit appliqué lc fer ne différoit
Jequelon de
des autres parties.
pas
cclui
L'aedèmc de la jambe, l'ulcération du boulet
préfentoient dcs fymptômes
caufe étoit obfcurc. II falloit équivoques détruire les dontla
mais ne pas faire d'autre traitement,
vers,
pas géner lc développement d'une maladic pour qui ne
s'annonçoit feu
peut-étre par CCS phénomènes. Le
pcut avoir agi comme répercuflif; il
avoir réprimé les mouvements de la
peut
courant des humcurs, & changé abfolument naturc,le
l'afpect fous lequel la maladic fc
à fe
montrer.
préparoit
Cette expérience a été manquée; elle
fente des défordres intérieurs
préqui ont
analogic avec ceux que la morve
quelque
nos inductions n'ont aucune bafe produit; mais
nous ne pouvons les préfenter
probable, &e
conjedtures tres-hafardécs.
quc comme des
Deuxième Espérience.
Lc 27 novembre, M. Jauvin nous a fait délivrer, d'après lcs ordres de MM. le Général &
lIntendant, deux mules qui étoicnt
ainfi que la cargaifon dans laquelle cllcs très-faines, avoient
été choifics.
Le même jour, le Cercle étant affemblé
préfence de MM. dc la Plaigne &
en
Jauvin, nous
edtures tres-hafardécs.
quc comme des
Deuxième Espérience.
Lc 27 novembre, M. Jauvin nous a fait délivrer, d'après lcs ordres de MM. le Général &
lIntendant, deux mules qui étoicnt
ainfi que la cargaifon dans laquelle cllcs très-faines, avoient
été choifics.
Le même jour, le Cercle étant affemblé
préfence de MM. dc la Plaigne &
en
Jauvin, nous --- Page 134 ---
Sur les Maladies
mis en clôture une dc CCS mules, agée
avons
avec le fujet de la feconde obfervade 7 ans,
fuccellivement: avcc ceux
tion; elle a communiqué & de la cinquième obfervation.
de la troifième étoient nourtis & abreuvés dans
Ces animaux
communs.
& dans un abreuvoir
une mangeoire fortir matin & foir la mule fainc,
On faifoit
& lui laiffer paître Therbe de
pour la promener
ordinaire étoit de
la favannes fa nourriture
Therbe de mil & dcs graminées. le fujet à inoculer a
Les mulets avec lefquels fi
communiqué jetoient une
grande T'écuric, quantité le
de morve infeétc & fanglante,
d'entourage, gRs mangeoire >
parc, les planches étoient falis : lc fujet à inoculer
Fabrenvoir en
en fortc
en étoit lui-mème couvert quelquefois, Tinfecqu'il étoit impoflible qu'il ne reçdt pas les
toutes les voics & par tous
pores.
tion par décembre T'animal a pris un bain dc
Le j
les nafcaux
légérement
mer. Le 6,
bumeur paroilloient muqueufe &
humedtés par une humeur étoit un peu
Le cette
RERE
pide.
7:
la mer. Lc 9, toute
dante : l'animal a érébaignéAl
étoit
l'extrémité de l'arrière-1 main au bain montoir dc mer. Le
engorgée : Fanimal a pris uin Le boulct étoit
IO, l'enflure avoit augmenté. molle & fenfible : on a
cerné par une tumeur mer. Le I2, nous avons
fait balgnertaninalils ulcération à la partie inférienre
vu une petite
près le boulet : nous avons
externe du graffet, ulcère cn coupant lc poil tout atldécouvert cet
panfé avec de l'aloës frais
tour, & nous l'avons T'animal qui avoit été iufque-la
pilé. Le 133 dificile, fc laifoit approcher plus
d'un accès
il étoit trifte; il sétoit couaifément. Le
l'avons fait bouchonner
ché plufieurs a: nous
inférienre
vu une petite
près le boulet : nous avons
externe du graffet, ulcère cn coupant lc poil tout atldécouvert cet
panfé avec de l'aloës frais
tour, & nous l'avons T'animal qui avoit été iufque-la
pilé. Le 133 dificile, fc laifoit approcher plus
d'un accès
il étoit trifte; il sétoit couaifément. Le
l'avons fait bouchonner
ché plufieurs a: nous --- Page 135 ---
pour lc nettoyer Epizcotiques, & entretenir la
Lc 15, la trifteffe étoit la même, l'animal tranfpiration. s'étoit
couché, & on l'a bouchonné, Lc 16, il
de la fièvre 3 de la chaleur. L'artère avoit yavoir
pulfations dans une minute. L'ulcère &
mation étoient les mêmes : lc poil étoit l'inflamhériffé : l'animal avoit moins
il fec,
mençoit à maigrir. Nous avons dappétit, obfervé dans com- lcs
nafcaux une rougeur inflammatoire : la narine
droite rendoit une petite quantité de mucofité
laiffé épailfe. On a bouchonné T'animal, & on l'a
libre dans la favanne pendant toute la
journée. Lc foir la fièvre continuoit :
avoit
claudication à l'excrémité droite de
ily
nous avons obfervé un gonflement l'avant-main: à la partic
poftéricure & inférieure du canon, &
de tubercules fous la peau.
beaticoup
Le 17, iln'y avoit plus de claudication :
flure du canon avoit diminué, Il avoit lenla vulve & la feffe une tumeur y dure entre
comme un ceuf, & doulourcufc : la fièvre , grofle
toit toujours : les narines étoient
exifhumcctées, fir-tout celle du côté hors phlogofées du
&
toir, par une mucofité aqucufe & plus abon- mondantc
les jours précédents,
Lc N l'écoulement étoit plus
narines jetoient une humeur
abondant, les
Nous avons obfervé une petite épaiffe & jaune.
cloifon de la narine au montoir ulcération fàr la
de l'extrémité avoit diminué : le gonflement
agrandi, il y avoit toujours de la l'ulcère fièvre :le s'étoit
la refpiration étoit difficile & bruyante: : l'animal foir,
étoit trifte; il avoit lc cou
la têtc
il mangcoir encore : fes excréments allongé, étoient baite; humides, fon urinejaune & trouble, fesyeux étoient
larmoyants.
fàr la
de l'extrémité avoit diminué : le gonflement
agrandi, il y avoit toujours de la l'ulcère fièvre :le s'étoit
la refpiration étoit difficile & bruyante: : l'animal foir,
étoit trifte; il avoit lc cou
la têtc
il mangcoir encore : fes excréments allongé, étoient baite; humides, fon urinejaune & trouble, fesyeux étoient
larmoyants. --- Page 136 ---
Sur les Maladies
narines
Lc 19, la fèvre avoit diminué de : matière les
d'ui
avoient jeté lc matin beaucoup étoit
Lc foit
jaune verd : la refpiration dans la favannc; bruyante. fa. refpi-.
T'animal étoit couché difficile, fréquente. Lc
ration étoit bruyante,
il avoit les jam20, Y'animal ne mangeoit avec plus; peinc, la téte étoit
bes écartées, il marchoit il ouvroit la bouche dans
baffe, lc cou allongé, étoit plaintive, il la fermoit dans
Tinfpiration étoit bruyante; toutcs les glandes
T'expiration
faillie. Le tiffir cellu-
-
de
du cou avoient & plus cclui du cou dans la longueut
laire de Tauge, artère jufqu'an poitrail, étoient créde la trachéc
Lalangue éroitbrune
pitants & emphifematiques
ternes. Comme
& féche, les
paroilfoiene étoient forcés
les mouvements ACa la refpiration
de
l'anus avoit des mouvements
& fréquents, dedans: il Y. avoit quelques jets d'udchors en nafeaux jetoient une humeur jaune,
rine : les ftriée dc fang: il s'étoit formé fur
écumeufe,
cxcoriations fors"
la tumeur dc la vulve pluficurs
dides.
de MM. dc la
Lc 20 décembre, Blein en de préfence Villeneuves Mouzin,
Plaigne & Jauvin, chirurgic, & Lapolc, nous avons tué
maitre en
lui ouvrant la carotidé & la jugucet animal, en
laire gauiche. lc tiffu cellulaire, depuis lc larynx julTout
lc long de la trachéc artère étoit,
qu'au poitrail, d'air. Les glandes du CO1 étoient. dures,. les
rempli
contenoient du" pus. :
cngorgécs & pluficurs étoient mnbercrleufes, & fupglandes fublinguales fur-tout du côté gauche : lc tiffn cellu-.
purécs,
ganchede l'arriere-main étoit
laire de T'extrémité férolité jaunc.
infltré par une frontaux maxillaires & zigomatie
Les finus
qucs
'air. Les glandes du CO1 étoient. dures,. les
rempli
contenoient du" pus. :
cngorgécs & pluficurs étoient mnbercrleufes, & fupglandes fublinguales fur-tout du côté gauche : lc tiffn cellu-.
purécs,
ganchede l'arriere-main étoit
laire de T'extrémité férolité jaunc.
infltré par une frontaux maxillaires & zigomatie
Les finus
qucs --- Page 137 ---
eues contenoient Epiootigaet
La membrane beaticoup de matière verdâtre. 129
des narines & la pituitaire cloifon atir recouvre les cornets
tubereuleufe, reux &
ulcérée & couverte gonflée, granulée,
Le tiffit fanglanr. Le cerveau
d'un pus ycocarde & du cellulaire qui eft à paroiffoit la bafe du fain.
laorte, le médiaftin cceur, celui qui
&i
humeur
étoient
PAts
carde jaune, féreufe & remplis
& d'unc
SE
humeur contenoit un peu de férolité: muqueufe. Le périvoit dans jaune, lc tiffit féreufc & muquenfe cette fe mémc
fentère, Les poumons cellulaire des reins & du retrou- mécules, dont plufieurs éroient étoient remplis de tuberpalement du côté
fapparés,
Le foic étoit altéré gauche.
princifa confiftance; fa
dans fa couleur & dans
che, &il y avoir à tunique fa
extérieure étoit blanleufe. vexe du grand lobc, furface, unc firla Partie conzone blanche, caldenfe, L'eftomac feche, contenoit une mafe
putride d'une odeur qui avoit fubi une alimentaire
Lc fang ne fc
infoutenable. fermentation
pâles.
coaguloit pas : Ics chairs étoient
Troifeme Espbience.
Le i7 décembre nous
fervation nication avec les animaux avons dc la mis en commumule
& de la feconde
cinquième obqui nous avoit été expérience la feconde
nement.
donnée par. lc Gouveril avoit Cet animal le
avoit. 4 ans, fcs yeux
fiére, les Port alticr & noble, étinceloients la
difficile. Nous mouvements lavons fongueux & d'un démarche accès
laiffé dans la favanne
I pen-
bience.
Le i7 décembre nous
fervation nication avec les animaux avons dc la mis en commumule
& de la feconde
cinquième obqui nous avoit été expérience la feconde
nement.
donnée par. lc Gouveril avoit Cet animal le
avoit. 4 ans, fcs yeux
fiére, les Port alticr & noble, étinceloients la
difficile. Nous mouvements lavons fongueux & d'un démarche accès
laiffé dans la favanne
I pen- --- Page 138 ---
Sur les Maladies
clôture
dant 139 le jopr, & nous ne le tenions en la nuit.
avec lcs autres animaux que pendant a été un ulLe prèmier fymptôme qui a erd diamétre fur lc
cèrc rond de quelques montoir lignes à l'avant-main. Cet
boulet du pied du s'accroitre.
ulcère a perlité fans mule a mangé des herbes
Le II janvier, imbibées cettc
du pus trouvé dans les
que nous avions les foffes nafales de l'animal de
finus & dans
la cinquième obfervation.
du dos étoit
Le 12, nous avons vu que avoit lc poil
points
hériffé & fec. Le 15, il
l'animal plnfieurs couché
: nous avons
Maee
d'épilation
il paroiffoit un
trifte : il
dans la favanne;
il y avoit RCle le dos plun'y avoit pas de fièvre: paroiffoiene humides &c
ficurs excoriations, humeur qui jaune & muquenfe.
couvertes d'une
tenu cette mule dans le
Le 19, nous avons mis avec elle la mule de la
parc, & nous avons
quatrième expérience. jufque-là fi fier, fi farouIe 20, cet animal allongé & l'air triftc : le mouche, avoit le cou étoit accéléré, la relpiration
vément de l'artère il avoit un peu de chaleur,
plus fréquente :
aifément. Les narincs
on
L
& Tapprochoit
une
PHEARE
roiffoient humectécs légérement par
blanche glaireufe. étoit dans le même état : nous
Le 21, Y'animal
le baigner. Le 23,
T'avons envoyé à la mer état pour & un bain de mer.
le 24, le 25, même & Tépilation étoient plus
Le 26, T'excoriation,
fur la poitrine:
confidérables 5 clles sétendoient d'unc humeur jaune &
il y avoit un fnintement
formoit fur la
qui en fe defféchant
étoit
muqueufe,
blanche farineufe : lc pouls
peau une écaille Le fuintcment de la narine
toujours fébrile.
la mer état pour & un bain de mer.
le 24, le 25, même & Tépilation étoient plus
Le 26, T'excoriation,
fur la poitrine:
confidérables 5 clles sétendoient d'unc humeur jaune &
il y avoit un fnintement
formoit fur la
qui en fe defféchant
étoit
muqueufe,
blanche farineufe : lc pouls
peau une écaille Le fuintcment de la narine
toujours fébrile. --- Page 139 ---
droite étoit un peu Fpirooriques
rinc gauche, & d'unc plus fort que cclui de la 13T napidc. lly avoit de la nature muqueufe &
des mouvements de la roideur cuiffe & de la gênc a
Le 28,Fartére avoit
du côté du montoir.
dans une minutc. Le 29, cinquante-cing il
pullations
le fuintcment étoit y en avoit foixanteRCHe a rien cu de
plus confidérable : il
Ily eut un nord & remarquable dc la
jufqu'au Io février.
plus humides le II: la pluie: : lcs narincs étoicnt
roifoit plus rougc, l'artère membrane avoit pituitaire papulfations.
fonante-quatre
la feptième Nous avons reçu, lc 13, les deux chevaux
une claudication obfervation. Le 14, notre mule. dc
main du côré du montoir: dans l'extrémité de l'avant- avoit
de
le
il n'y paroiffoit
Le sontiements, 16, il y avoit pouls avoit la même
pas
un gonflement
viteie.
Tavant-caeir Thumerus fur T'articulation de confidérable à
étoit dans du le côté du montoir. Le Tomoplate avec
écoulement mêmc état : il y avoit 17, un T'animal
Lc' 18, la muqueux tranfparent par les narines. petit
diminué, les' claudication & la tumeur
aucun gonflement: glandes de la ganache avoient
lcs
n'avoient
ventre, des extrémités excoriations étoient
du dos, du
fous n'y avoit
quclques points plus fèches : il
la erlit.o & la
de fuintements
froncéc. Les narincs peau de cette partic étoit
une humcur blanche paroifoient humectées
d'aeuf battu. Le 19, la , légérc comme du blanc par
fible : iln'y avoit plus de tumcur étoit à peine fenmétaftafe rapide avoit claudication ; mais cette
purulent & languinolenr produit un écoulement
commencement de gêne dans par la la narinc , avec un
glandes de Tauge, fur- tour celle refpiration. du
Les
côté du
Iij
cette partic étoit
une humcur blanche paroifoient humectées
d'aeuf battu. Le 19, la , légérc comme du blanc par
fible : iln'y avoit plus de tumcur étoit à peine fenmétaftafe rapide avoit claudication ; mais cette
purulent & languinolenr produit un écoulement
commencement de gêne dans par la la narinc , avec un
glandes de Tauge, fur- tour celle refpiration. du
Les
côté du
Iij --- Page 140 ---
A
Sur les Maladies
tôti*
étoient très-grofles. L'artère avoit
montoir foixante-quatre pilfations.
abonjours
Técoulement des narincs étoit
Lc 20, T'extrémité de T'arrierc-main aul montoir
dant,
&clanimal appuyoit avec peine
étoit engorgéc, L'artèrc avoit foixante-dix pul
far .cettc partic.
une tumcur à la
fations. Nous avons 82 Frioie il
forti quclques gouttes
mamelle gauche, la vulve.
de fang par
tué cet animal en lui ouvrant
M. Lapole & a une jugulaire en notre préfence,
une carotide
& Mouzin. Lc fang veineux
celic de M's Auvray noir, le fang artériel étoit d'un
étoit d'un rouge
étoit excoricc, écailleufc: le
rouge clair : la peau une forte loupc, nous a paru
cuir, examiné avec bulbes des poils étoient détruits: :
plus denfe. Les
de petits
il avoit faur la peau étoient beaucoup noires. Le tiffu Peat
baher dont lcs pates
far-tout
lulaire de Textrémité dc l'avant-main, moncclui de T'extrémité de d'une Tarriere-main-an humcur jaune, mutoir, étoient infiltrés
queufe & féreufc. des cuiffes, principalement
Les articulations étoient abrenvées par unc huecilc du montoir,
8z purulenre. Les glandes
meur jaune, muqueufe
celles du côté gauinguinales étoient abreuvées engorgées, de pus. La mamelle
che paroilloient côté formoit une tumeur oblonguc qui
du même Y'expreflion, par lc mamelon lait. , unc Lc
rendoit par
blanche comme du
matière purulente, mamelle étoit engorgé & abreuvé
corps de cette humeur. La vellic contenoit une
par la même
d'un blanc jaune. Les glandes
humcur bourbenfe
& abreuvécs :
méfentériques étoient du engorgécs foic, celle dc la rate,
la tunique extéricure taches blanches produites par
avoient pluficurs
'expreflion, par lc mamelon lait. , unc Lc
rendoit par
blanche comme du
matière purulente, mamelle étoit engorgé & abreuvé
corps de cette humeur. La vellic contenoit une
par la même
d'un blanc jaune. Les glandes
humcur bourbenfe
& abreuvécs :
méfentériques étoient du engorgécs foic, celle dc la rate,
la tunique extéricure taches blanches produites par
avoient pluficurs --- Page 141 ---
Epiootignes
Fengorgement fubitance de des vaineaux
Lc tronc de la ces vifcères étoit lymphatiques. bruine & ramolic, La
laté & contenoit méfenrérique. des
antéricure étoit diLes
crinons.
dont plafieurs poumons étoient chargés de
&
contenoient une
tuberenles,
les RUIET autres une matière matière graffe, purulente,
du cou de la bronchiques étoient abreuvécs; concréte:
filtrées. Le finus ganache maxillaire étoient engorgécs & cellcs incontenoit une matière féreufe du côté du montoir
blanc verd. La
& purulente,
& dc la cloifon membrane étoit
pituitaire du vomer d'un
avoit pluficurs points
granuléc, engorgée &
velet, Icrons pas de la moleffe d'aulcération du
: nous ne parprécis > de parce que nous n'avons cerveau & du cerdenfité comparaifon des
pas un tableau
Fétat de ce vifcère dans diférents l'étar fain degrés de
fujet, malade, à
& que toutc
& dans
extrèmes, moins qu'elle ne foit allégation far CC
nous paroit fort
fondée fr des
indéterminée,
Quatrième Expériences
Lc 29 décembre, M.
une mule de fept ans Anvray nous a
Nous avons mis
> d'unc petite taille. envoyé
féparée, & clle ne cet animal dans une écurie
favanne, > pendant le communiquoit jour
que dans la
cinquième obfervation, & 2 avec le fitict de la
cédente expérience.
avec celui de la
Nous avons frotté Ics
précette mule avec l'efence narines de
& les lèvres de
qu'cile avoit été écorchéc térébenthine,
vicicufe,
par une
Elle
PRESARNTE
couchoit avcc le chcval de la fixième
Iiij
animal dans une écurie
favanne, > pendant le communiquoit jour
que dans la
cinquième obfervation, & 2 avec le fitict de la
cédente expérience.
avec celui de la
Nous avons frotté Ics
précette mule avec l'efence narines de
& les lèvres de
qu'cile avoit été écorchéc térébenthine,
vicicufe,
par une
Elle
PRESARNTE
couchoit avcc le chcval de la fixième
Iiij --- Page 142 ---
Sur les Maladies & ils avoient une mangeoire
obfervation, >
un abreuvoir communs. nous avons compté quarante
Le 8 février. ,
tres-bien portant,
pulfations. L'animal paroiffoit fur le dos quelques taches
cependant ii paroiffoit s'épiloient. Le 20, il n'y avoit
d'excoriations qui
des excoriations 5 ciles
qu'un peu d'augmentation une petite quantiré d'hucommençoienc à rendre & rouffe : l'artèrc avoit quameur muquenfe pulfations dans une minutc..
rante-cinq
la morve étoit à (on premier
Regardant que
- > nous avons cru devoir
degré de développement, trouverions dans l'intéricur
cxaminer altération,, fi nous & fi la membrane pituitaire
quelque
quelque impretlion,
auroit déjà éprouvé
dans une juigulaire de
M. Lapole a introduit
fc font inclinés:
T'air avec un fiphon. Les yeux convalfives : le reil ya eu quelques mort agitations s'eft établi, & Yanimal
lâchement de la
minutes.
a expiré après quelques
détruit dans les
Lc bulbe des poils paroiffoir avoit fur Yeftomac un
endroits excoriés. Il Y, de crinons & de pus qui
tubercule rempli
ouverture fittulenfe.
Ee vidoit en dedans par une
contenoit
qui étoit dilatée,
La méfentérique,, La ratc étoit racornic, fa tuauffi des crinons. étoit calleufe dans pluficurs ennique cxtérieure extéricure du foie avoit pludroits. La tunique blanchcs produites par une lymphe
fieurs taches
aifément de la fubfconcrète; cle fc détachoit macérée d'un noir brun.
tance du foic qui étoit dcs tubercules; pluficurs
Les pounons avoient matière concrète blanche: : un
contenoient une étoit abreuvé d'une matière.
de: CCS tubercules
Sar Tappendice antéricure
punto-fanguinolease hors du montoir > nous avons vu
du poamon
cs produites par une lymphe
fieurs taches
aifément de la fubfconcrète; cle fc détachoit macérée d'un noir brun.
tance du foic qui étoit dcs tubercules; pluficurs
Les pounons avoient matière concrète blanche: : un
contenoient une étoit abreuvé d'une matière.
de: CCS tubercules
Sar Tappendice antéricure
punto-fanguinolease hors du montoir > nous avons vu
du poamon --- Page 143 ---
unc petite tumeur Epiootigues
Poumon, large de lenticnlire fix
de la couleur du
petit pédicule blanc, & lignes , tenant par un
jaune 3 graiffeufe, 2 granulée: contenant le
une humeur
recouvre l'aorte & les
tiffi cellalaire
fu la plévre, le
vaifleaux
étoit abrenvé
loug de la colonne intercoftaux
d'une humeur
épinière,
muqueufe blable
: nous avons trouvé jaune, fércufe &
dans les cavités
une humcur femles narincs n'avoient cotiloides des deux cuiflès:
ration.
cncore reçu aucune altéEXTRAIT
DU JOURNAL
TENU
MÉTEOROLOGQUE
6 des pendant le temps des Oéfervations
M. Arthaud. Expériences fir la Morve
J par
1787.
LE
de
thermomètre a été en
16,
& 18
janvier, lc matin
21 2 $ Ic Eor de 18, degrés; à midi de 18, 20 &c
dominé du fid-oueft à I9 f'eft, & 20. Les vents ont
nord-oucft. il
Le ciel a été
nord-eft & au nordeft tombé en douze nébuleux
:
de pluic. Le
jours deux pouces fréquemment: fix
Ic 14 un
3, il y CtI une écliple de lune, lignes
orage.
&
En février, le
18 à 19. degrés; thermométre à midi
a été le matin de
de 20-à 21. Les vents de de 21 à 22; ; & le foir
forts : lé cicl étoit
nord-cft ont été trésbanqué au nord lc matin, &
Eiv
:
de pluic. Le
jours deux pouces fréquemment: fix
Ic 14 un
3, il y CtI une écliple de lune, lignes
orage.
&
En février, le
18 à 19. degrés; thermométre à midi
a été le matin de
de 20-à 21. Les vents de de 21 à 22; ; & le foir
forts : lé cicl étoit
nord-cft ont été trésbanqué au nord lc matin, &
Eiv --- Page 144 ---
As
Sur les Maladies
136 Toueft le foir. Il n'eft tombé, en trois.jours,
à trois lignes & demic de pluic.
que
le thermomètre a été le matin de.
En mars, & 20 degréss à midi de 19, 20 2
17, 18,19,
20 & 21 lc foir. Les vents
21 & 22 ; de 19,
fud & à T'oueft. Il eft
ont dominé au nord, au
d'cau.
tombé fept pouces fix lignes
en avril a été de 18 & 19.
Le thermomètre de 2I & 22 à midi, & de
degrés le matin 5
ont dominé au fud-.
19 & 20 le foir. Lcs vents & au nord: La tctre. a
oucft > au nord-oueft à huit heures quarante -1 huit mi-.
tremblé le 23 Le ciel étoit nébaleux, il tom-.
nutes du matin.
lcs vents étoient au fud-.
boit une petite pluic, nord-oueft. Iy, a cu des. nords,
oueft & aToueft
il cft tombé douzc
orageux, & en douze jours
pouces une ligno d'eau.
a. été. de. 18., 19:
En mai, le thermomètre de 22 & 23 à midis,
& 20 degrés le matin foir. 3 Les vents ont dominé
de 20, 21 & 22 le
: il y a, eu trois oradu fud-oueft au nord-cueft il eft tombé huit pouces
ges 3 8c en neuf jours,
une ligne d'eau.
le thermomètre a été de 20 à 2I
En juin,
de 23 à 24 à midi, & de 2I
degrés le matin;
ont été de l'eft-fid
& 22 le foir. Les vents derniers ont foufflé avec
eft aul nord-eft : CCS fad-eft ont été frais par la
force. Lcs vents du
Le cicl a
chôte des pluics dans les montagnes. il a cu trois oraété nébuleux fréquiemment : y neuf ligncs d'cau
& il eft tombé un poucc
ges, des vents de fud-cueft.
par
de 2I
degrés le matin;
ont été de l'eft-fid
& 22 le foir. Les vents derniers ont foufflé avec
eft aul nord-eft : CCS fad-eft ont été frais par la
force. Lcs vents du
Le cicl a
chôte des pluics dans les montagnes. il a cu trois oraété nébuleux fréquiemment : y neuf ligncs d'cau
& il eft tombé un poucc
ges, des vents de fud-cueft.
par --- Page 145 ---
a
En
Epiootiques.
juillet, le
T37
degrés le matin ; thermométre de
a été de 20 &21
de 22 &23 le foir. Lcs 23, 24 & 25 à midi, &
eft à l'eft &. au nord-cft vents ont été du fudpaffé au nord-oueft & à ; ils Ont quelquefois
nébulcux &
l'oueft. Le ciel" a éré
nerre s'eft fait banqué au fid & al'oueft. Le tonges dans les entendre, & il y a eu dcs orafois Par petits montagnes : la pluie a tombé deux
la nuit du
grains. La terre a tremblé dans
2g.
En aoûit, le thermométre
21 & 22 degrés ; de
& a été le mati ndc
foir de 20, 22 &
24 à midi, & lc
fird-eft à
23. Les vents ont varié
Peft, au fud, au
du,
CCS derniers ont fouflé fud-oueft & au nord:
pluficurs orages. Il cft tombé avec force : il y a cu
pouces huit lignes d'eau,
en dix jours deux
En feptembre, le
de 20 à 2I degrés; ; de thermométre a été le matin
à 23 le foir. Lcs
23 à 24 à midi; de 22
nord-eft.
vents ont foufflé du fud-eft
duit
Ily a eu quelques
au
onze ligncs d'eau.,
orages qui ont proEn ogtobre, le
& 21 degrés le thermométre a été de 19, 20
de 20, 21 & 22 matin, le foir. de 22, 23 &244, midi;
au fud-oueft à l'oueft, Les vents ont dominé
Il y,a eu pluficurs nords nord oueft & au nord.
tombé en douze
mélés d'orages. Il cft
lignes d'eau,
jours dix - fept pouces & fix
En novembre le thermometre
marin 19 & 20 degrés; à midi
a marqué lc
& le foir 19, 20
20, 21, 22 &
%
& 21., Les vents ont fouflé 23;
fud-oueft à l'oueft, Les vents ont dominé
Il y,a eu pluficurs nords nord oueft & au nord.
tombé en douze
mélés d'orages. Il cft
lignes d'eau,
jours dix - fept pouces & fix
En novembre le thermometre
marin 19 & 20 degrés; à midi
a marqué lc
& le foir 19, 20
20, 21, 22 &
%
& 21., Les vents ont fouflé 23; --- Page 146 ---
Sur les Maladies
du fud-oueft à P'oucft & au nord : il y a ett
quelques orages. Il eft tombé en feize jours trois
pouces neuflignes d'eat.
En décembre, le thermomèrre a été le matin
dc 18, 19 & 20 degrés; ; à midi de 19, 20 &
21, & de 17, 18 & 20 degrés le foir. Les vents
ont dominé du fud-oueft % l'oueft 8c:au nord.
Il eft tombé douze pouces & une ligne d'cat
en treize jours.
1788.
Lc thermomètre a été en janvier de 18, 19
& 20 degrés le matin; de 21 & 22 à midis
& le foir de 20 à 21. Les vents' ont fouffé du eft
fud-oueft à l'oueft > à Feft & au nord. Il
tombé cn cinq jours deux pouces quatre lignes
d'eau.
En février, le thermométre a étéle matin de
15,16, 17, 18, 19 & 20 degrés; à midi de
17,18, 19, 20 & 21 5 & de 15 18, alterna- 19,
20 & 21 lc foir. Les vents ont paffé
tivement du fud-oueft à l'eft, nord-eft, au nord
& à Y'oueft. Le ciel a été fréquemment nébuleux : il eft tombé en huit jours de pluic cinq
pouces fept lignes d'eau.
En mars, lc thermométre a été le matin dc
18,19 &zodegrés ; à midi de 18,19,
15,16, 20 & 21; & le foir de 152 17,
Toueft, 19, 20
Les
ont été du fud-oueft
a
& 21.
vents
nord ait nord-cft & à
au ouef-nord-oueft, au deux
d'cau.
Teft : il n'eft tombé que
pouccs
le thermomètre a été le matin à
En avril,
de 21 & 22 à midi; &c
18, 19 &z 20 degrés;
16, 20 & 21; & le foir de 152 17,
Toueft, 19, 20
Les
ont été du fud-oueft
a
& 21.
vents
nord ait nord-cft & à
au ouef-nord-oueft, au deux
d'cau.
Teft : il n'eft tombé que
pouccs
le thermomètre a été le matin à
En avril,
de 21 & 22 à midi; &c
18, 19 &z 20 degrés; --- Page 147 ---
de 20 & 21 le foir. Epizooriques. Les brifes
fnd-onefil'eft déux
& au nord-eft ont : il fouflédel'oucit n'eft tombé
ligncs de pluie.
que
pas Les les chevaux feuls
> les mulets & les boeufs ne font
animaux qui éprouvent des
épizootiques à Saint -
maladics
ne peuvent pas s'élever Dominguc dans
: les moutons
de flle; ils réuflifent mal
tous les cantons
ils éprouvent dans les
dans les mornes, &
charbon, mais la clavelée plaines & non-feulemenr le
feroit à delirer
l'on
la pourricure. IL
lonie quels font que les foins recherchâr dans la Coanimatix, tant en fanté qui conviennent à ces
Nous n'avons pas vu des qi'en maladic.
fur les chévres: il nous a maladics épizootiques
étoient fujets au vertige, paru à quc ces animaux
tanos > aux rumatifincs
répileplic, au té
dans les articulations
avec des gonfements
froid & à Thumidité, ; ils font fi ienfibles au
plufieurs fois qui avoient 2
des nous cn avons vu
avoir reçu un grain de pluie. claudications, aprés
Les moutons &c les chèvres font
empoifonnés telles
par pluficurs cfpèccs de quelgnefois
que deux apocins
lon
plantes,
rement Lianne à cabrit, & quc qui fontle appelle vulgaiSuberofum (I). M. de
Cynancham,
Morne -
Morancy, 3 habitant
Rouge, 2 vient de nous
au
plantc que M.
envoyer unc
du Cercle, a reconnue Dubourg > dircécur du jardin
umbellata (2). M. de pour être la Maregravie
Morancy nous a marqué
(1). Méfiez-vous, dit
cins, des Periploca, des Tithimales, Defhortes, des de la famille des ApoFiguiers. (2). Tr. abr. des pl. uf. t. III, P. Convolvulus & des
defcript. Polyand. de cette plante monogyn. par M. no 507 du gen. 214. plant. Voy, la
Dubourg. V. nos Expériences.
(2). M. de pour être la Maregravie
Morancy nous a marqué
(1). Méfiez-vous, dit
cins, des Periploca, des Tithimales, Defhortes, des de la famille des ApoFiguiers. (2). Tr. abr. des pl. uf. t. III, P. Convolvulus & des
defcript. Polyand. de cette plante monogyn. par M. no 507 du gen. 214. plant. Voy, la
Dubourg. V. nos Expériences. --- Page 148 ---
Sur les Maladies
avoir 140 perdu, en moins de quinze minutes, > des
moutons & des chèvres qui avoient mangé de qucl Mofeuilles dc cette plante; mais M.
qucs rancy s'cit trompé, Voyez nos Expériences. charLes cochons éprouvent aufi les maladics ils font
bonncufes S ils ont fouvent des vers. 5
expofés à s'empoifonner avec le manioque. le
M. Gelin nous a rapporté qu'il avoit vu fur
charbon détruire les dindes & les. poules
une habitation. volaille eft d'une très-grande reffource à
Saint-Dominguc, La
mais on nc peut la préferver
des maladics qui la font périr fréquemment le >
même fur les habitations ou l'on prend plus
de foins pour Péiever.
mauvaife à StSi la volaille eft généralement M. Decourt on doit en
Dominguc, faivant
-
&e
accufer Tinfouciance de ceux qui Télèvent,
non le climat. J'ai enfermé, dit-il, douzc jeunes
chapons treès-maigres: on leur donnoit avecprofufion de Yeau & du grain de bonne qualité, od. ils
on avoit foin de bien nettoyer la détruire cage une
étoient, précaution néceflaire s'attachc pour à la volaille &x
efpèce dc verminc qui
étoient aufli
la tuc : trois mois après ces chapons à Barbezieux.
bons
ceux quc Ton mange.
dindes ;
J'ai ARS lc mêmc cfai fur fx poules
de graiffe : une feule cn
elles ont acquis trop. & demic. Le canard de Saintrendit une livre celui de France, &, le pigeoa
Domingue vaut
y cft généralement meilleur. fois far les dindes une
Nous avons VUI pluficurs
nommaladic charbonneufe qui en a tuéun grand étoit fec &
bre; leur fang étoit noir : étoit le gélier fèche, & lc
leur foie pourri : la faifon
per
dc grains que l'on avoit étoit mauvais.
elles ont acquis trop. & demic. Le canard de Saintrendit une livre celui de France, &, le pigeoa
Domingue vaut
y cft généralement meilleur. fois far les dindes une
Nous avons VUI pluficurs
nommaladic charbonneufe qui en a tuéun grand étoit fec &
bre; leur fang étoit noir : étoit le gélier fèche, & lc
leur foie pourri : la faifon
per
dc grains que l'on avoit étoit mauvais. --- Page 149 ---
Les poules font Erizoarigues. lujettes à
inine qui les tourmente & une les cfpèce de verle marafme (3).
fait périr dans
La maladieé épizootique la plus
plus commune, c'cft lès
fichcufe & la
vcléc dcs dindes, clic affccte pians; commc la clala téte, lc cou & les pattes 3 elic particulierement la
jetine volaillc: il paroit qu'cile attaque eft
fir-tout
Nous attribuons ies maladies dc contagicufe.
comme celles des autres
la volaille,
la coniitution de l'air, à animaux, aux viccs de
de la nourriture.
Taltération des caux &
C'eft dans les faifons féches,
font mauvaifes,
lorfque les eaux
lorfqu'ils font lorfqu'il y a diferte de
lcs
piqués par les vers O1l
grain, 5
mittes,
la volaille éprouve des rongés par
ReoeRr c'eft au contraire
maladics
froidcs & humides que la maladic dans lcs faifons
tablit. Il paroit far la téte, fur le des pians s'6pluficurs têtc fc boutons élevés d'un jaune COH, un oul
rulentc, gonfe, les yeux rendent une rouge : la
leur bec les volailles perdent la vue: humcur puune humeur
il fort de
avec peinc, elles ont glaircufe une
elles relpirent
elles font triftes ; lcur tête cfpéce eft
de hoquer, 3
alongé, lcurs ailes & leurs
bafe, leur cou
leurs plumes hériflees, &c clles queues pendanres,
pcinc: quelquefois cctte maladic mangent fe
avec
pians noircigent, fc Aétriffent, fc
guérir, les
quefois auffi clle fc termine deffechents quelM. Rocquere de
par la diarrhéc.
nous a écrit en juin Kerguiden, habitant auTrou,
1787 Ce qui fuit fur cette
gris (3). noir. C'eft Il un paroit pou large & plat comme une
capite utrinque mucronatis que c'eft le Pediculus gallina, lentille, d'un
de Linné. V. fift. nat, no thorace 1166,
ent, fc
guérir, les
quefois auffi clle fc termine deffechents quelM. Rocquere de
par la diarrhéc.
nous a écrit en juin Kerguiden, habitant auTrou,
1787 Ce qui fuit fur cette
gris (3). noir. C'eft Il un paroit pou large & plat comme une
capite utrinque mucronatis que c'eft le Pediculus gallina, lentille, d'un
de Linné. V. fift. nat, no thorace 1166, --- Page 150 ---
Sur les Maladies
invitant le Cercle à faire des rechet
maladic, ches fur lcs en moyens dc la guérir. élever de la
Depuis deux ans je m'occupe à fur les diffévolaille, à fairc des expériences leur
: ily a fix
rentes cfpèces & fur
population éclos prefmois que j'aveis feize cents Jc pouflins, les ai prefque tous
quc dans le mêmc temps. des
clle règne prinperdas par la maladic décembre pians; jufqu'en juin; clle
cipalement depuis
les poulets ont deux ou
cft contagicule : lorique à la maladie; la grande
trois mois, ils réfiftent : elle fe déclare
dcs
volaille en périt rarement fur la tête & Rar les
boutons qui accroiflement paroiffent eft rapide; elle produit
pattes 3 leur
altérant les membranes & lcs
Faveuglement en elle déforme le bec, & ellc
humeurs dcs ycux de 3 trois femaines. Les malades
tuc dans T'efpace
font fort altérés.
confervent. dc T'appétit : ils
maladic aux
Quclques pcrfonnes attribuent mais cette c'eft une erfeurs dc pommier inutilement d'Acajou, le foufre > l'antireur : j'ai tenté
mifes dans les abrcumoinc, d'autres anciens drogues Habitants
j'ai convoirs : les plus
m'ont dit
n'avoient
fur ce fiujet
dr
fultés
de remèdes. Les Nègres portent
jamais connu dans les marchés des volailles atteintes
fouvent maladic 3 ils la font difparoitre cxtéde cette
des defficatifs: mais Thumeur
ricurement avec
effentielle
refue dans le fang, & cette nourriture les convalefles hommes en fanté & pour
pour cents, nc peut être que mal-faine. Ariftotc (4) que les poifLe préjugé établi par
V. Mal. épizoot. P. Ire, pag. IeS. M. Paulet eft vrai (e
(4).
attribuant cette erreur à Ariftote, s'il
trompe, ait dit, en 1. 8, Hift. des animaux, comme le rapporte
qu'il
refue dans le fang, & cette nourriture les convalefles hommes en fanté & pour
pour cents, nc peut être que mal-faine. Ariftotc (4) que les poifLe préjugé établi par
V. Mal. épizoot. P. Ire, pag. IeS. M. Paulet eft vrai (e
(4).
attribuant cette erreur à Ariftote, s'il
trompe, ait dit, en 1. 8, Hift. des animaux, comme le rapporte
qu'il --- Page 151 ---
Epirooriques.
fons n'éprouvent pas de maladies
a été détruit par le doéteur
épizootiques,
obfervé en 1722 unc mortalité Scheuzer, > qui a
poiffons du lac de Conftance.
générale fur les
Nous ne penfons pas avec M. Paulet
cette obfervation détruit l'opinion de ceux que
ont cru que toutes les maladics
qui
noient de l'air, parce
les poilfons épidémiques veéprouver des influences 207e fon action, peuvent
peut s'exhaler même du fond dcs parce qu'il
principes
entrent dans la conftitution eaux dc des
parce que Yee pcut s'imprégner dc
Tair,
de ces cxhalaifons nuilibles, & quelques-uncs
ne fent pas bien jufgu'ou
parce quc lon
de la température de l'air & peut de aller fa T'intluence
fur la qualiré des caux, & fixr la confiturion fanté des
poiffons.
Nous avons péché en pleine mer une trèsdans grande les quantité de bonites, qui toutes avoient
de
inteftins & dans lcs chairs
vers de l'efpèce des douves.
beaucoup
M. Defportes nous dit quc
ont été
pluficurs perfonnes
de petites empoifonnécs fardines
en 1741, pour avoir mangé
La faifon étoit qu'aux iles on appelle Cayeus.
befliaux avoit été tres-féche & la mortalité des
grande.
Nous avons VuI au Cap-François
fonnes empoifonnécs par les
pluficurs per-
& ona vu > comme en
caycux des Ca 1778,
font morts pour avoir mangé 1741, des
chats qui
ces poiffons : la faifon étoit également entrailles fèche de
maladive pour les animaux.
&c
M. fons Menurer, qui n'aien: 1. C. pag. 55, qu'il n'eft pas jufqu'aux poic
fur-tour ceux qui participé habizoient queiquefois les
aux fléaux pellilenriels,
eaux douces & dormantes.
caycux des Ca 1778,
font morts pour avoir mangé 1741, des
chats qui
ces poiffons : la faifon étoit également entrailles fèche de
maladive pour les animaux.
&c
M. fons Menurer, qui n'aien: 1. C. pag. 55, qu'il n'eft pas jufqu'aux poic
fur-tour ceux qui participé habizoient queiquefois les
aux fléaux pellilenriels,
eaux douces & dormantes. --- Page 152 ---
-
Sur les Maladics
144 Nous avons ouvert en 1779; à avoir Léoganes
étoit mortc aprés
mangé
une Négreffe fardincs qui dorées. La fardc, la becune;
Yorphic, quelques le brochet; la carangue produifent quet
quefois des cfiets femblables. accidents viennent de ce qué
On dit que CCS
des graines véneneules.
ces poillons mangent mais nous ne le croyons
Defportes le penfoir, aufli que ces poiflons contracpas; on prétend vénéneufe fur les bancs cuitent une qualité
mériteroit d'être exavreux, mais cettc opinion que les cayeux manminéc. Il n'ctt pas vénéneufes:i prouvé il n'eft pas démongent dcs Pcau graines de la mer puiffe fe charger d'une
tré
cuivreufe qui Puifte donner aux poiffons
RLAEL vénéneufe fans les faire mourir: on
une qualité fardines le long des côtes dans unc
pèche les
clles quittent des
où la
certaine faifon 5
les qualités PETE ne
température mmes & peut-etre fur les côtes; elles confont pas les
des que maladics qui leur donnent
traétent peut-être
dans les
vénéneufe, princinalement
tne qualité
fait
M. Wallis, dans foni
faifons fèches : on
quc ne
à fon
voyagc autour du monde, permettoit heures le
équipage de garder
vingt-qpuatrc avoit obfervé que cequ'il prenoit 16 5
poiffon
confervoit plus long - temps occaloi quc fon maladics & corrompoir l'air du bâfionnoit des
elt-ce qui ne fait pas que
timent: : d'ailleurs qui fa faveur mêmc, quelques
la qualité du poillon, varient fnivant la nature
cargekères extéricurs 3 dcs caux ou il a été pedes licux & la qualité qu'un homme ayant
ché : Geoffroy rapporte avoit trouvés morts
mangé des poiffons qu'on d'une maladic pefdans des lacs furent firent attaqués un très-grand nom.
tilentielle qui en
périr
brc,
elt-ce qui ne fait pas que
timent: : d'ailleurs qui fa faveur mêmc, quelques
la qualité du poillon, varient fnivant la nature
cargekères extéricurs 3 dcs caux ou il a été pedes licux & la qualité qu'un homme ayant
ché : Geoffroy rapporte avoit trouvés morts
mangé des poiffons qu'on d'une maladic pefdans des lacs furent firent attaqués un très-grand nom.
tilentielle qui en
périr
brc, --- Page 153 ---
bre, & que tous Epituotigues les chiens
14;
furent attaqués de la
qui en mangérene
Chronic. ann. 1655, mal. rage. V. Gotho. Fréd.
fait combien la qualité du epix. par Paulet : on
nomie Triti ou
poifon que l'on
eft à T'embouchure Pilqucr dés eft diferente, Torfquil
remontécs; fa couleur riviéres, ou lorfqu'il lesa
mode
change alors, &
fréquemment ceux qui en
ilincommangent,
Précautions à prendre fur les
pour éviter la maladie des habitations
befiaux.
Si on foignoit les
à la main, G on les animaux, vifitoit firon les panfoit
tion, li on les abritoit fur-tout avec plus d'attenpluvicufes, loriqu'ils fortent dans les faifons
avoit des favannes plus
du travail, fi on
eut dcs fourrages
les étenducs, & que l'on
préviendroit fans Bent bicn temps dcs de difetre, on
Téloignement Nous favons que la conftitution maladics, de la
tain intérêt de des grands
Colonie,
dc faivre
commerce, propriétaires, ne
un cerun autre fyftéme permettent guèfe
adopté, il feroit &c qui vraiment eft que celni qui eft
fans doute de
deltruSteurs mais
que de celui des
Tintérét de l'Erat autant
noitre dans le régime propriétaires, de faire confon exécution & qui aétucl les vices qui génent
d'indiquer les moyens peuvent de
être réformés, &
habitation dc manicre à diriger les forces d'nne
même pendant un plus long clpace pouvoir de lcs employer
activiré,
temps, avec la
plus On a déjà demandé bien dcs fois
avantageux dans les
s'il ÉtoTE
prendre de
épizooties de ne
dcmi 2 C
précaution, que de n'en prendrc point qu'à
K
on exécution & qui aétucl les vices qui génent
d'indiquer les moyens peuvent de
être réformés, &
habitation dc manicre à diriger les forces d'nne
même pendant un plus long clpace pouvoir de lcs employer
activiré,
temps, avec la
plus On a déjà demandé bien dcs fois
avantageux dans les
s'il ÉtoTE
prendre de
épizooties de ne
dcmi 2 C
précaution, que de n'en prendrc point qu'à
K --- Page 154 ---
Sur les Maladies
exagéré. les recommandariods
On arrêter a peut-être le cours des maladies épizootiquess de
pour mais nous fommes obligés, par ignorance avoir de ,. l'innous attacher à tout ce & qui fur peut Thomme car fi
fluence fur les animaux caufes
ces
les
qui produifent
nous connoillions feule
fuffiroit peut-être:
maladies, une
précaution réduits à fuivre des routes
nous ne ferions difficiles pas
chercher la vérité 3
G longues, fi curative pour feroit plus fimple, plus
& la méthode celle que nous fuivons.
convenable que
eft fi fevère,
La police des habitations aflez exacte qui pour que les
n'eft peut-éure pas ne foient pas fouvent vimoyens préfervatifs T'on ne fe trompe pas quelcieux, & pour lcs que
que Pon prend pour
quefois fur
précautions
arrêter la contagion. d'affuietir Ies Négres à fuivre
Il cft très-difficile la méthode préfervative qui
avec néceffaire, poncualité & qui eft fouvent la plus utile.
eft fi
que les mares des habitations
Nous voudrions fouvent.
fuffent écurées plus d'établir des puits , des
Il fera avantageux des baffins fur toutes les habitations
pompcs & Ic faire.
ou on peut
eft forcé d'avoir des mares,
11 faut, lorfqu'on avec des arbres : les mombins, les
Ics entourer cirouéliers font trés-propres à cela.
mapoux établiffoit & les
des baflins corre/pondants aux
Si on
M. Chabert Pa fait pratiquer en
marcs, comme auroit la commodité de Ics nettoyer
Europc, on
Ics faire couvrir, > ce
à volonté, & on pourroit
qui fcroit tres-avantageux. qu'il eft dangereux de faire baiNous croyons boire les animaux dans les mares dans
gner &
dans lc moment oiles
le temps des épizooties,
mapoux établiffoit & les
des baflins corre/pondants aux
Si on
M. Chabert Pa fait pratiquer en
marcs, comme auroit la commodité de Ics nettoyer
Europc, on
Ics faire couvrir, > ce
à volonté, & on pourroit
qui fcroit tres-avantageux. qu'il eft dangereux de faire baiNous croyons boire les animaux dans les mares dans
gner &
dans lc moment oiles
le temps des épizooties, --- Page 155 ---
pluics fuccèdent Epiootiquer à la
T47
ett chaude & altéréc. féchereffe, & lorfque l'cau
On devroit planter dcs ormès,
gers, des citronicrs, dcs
> des oran-
-rentes clpéces de
goyaviers, des diffedes cirouéliers cachimens, des
cicrs, dans lcs 5 des tamarins > des mombins, canefi- 3
auroit peut-être hayes & dans Ics favannes : cela
'cela préfente de quelques fi grands inconvenicnts, mais
confervation des
avantages, pour la
ne pouvoir mieux ahamaux, faire
qué nous croyons
dés Habitants fur cet objet, pour fixer T'attention
fenter que Layar & M. dc quc de leur repréfervé que les animaux
Courtivron ont obture, >. avoient un gout malades, décidé livrés à Ja napour les fruits aigres &
pour les
la pomme fauvage. On acerbes, fait
le petit acides, lait 3
animaux recherchent l'ombre avéc quel foin lcs
lcs grandes chaleurs du jour, fous les arbres dans
par lcs expériences dé M. & l'on fait aufli
y refpirent un air plus doux & Yngenhouz plus
qu'ils
lcs Pourquoi, dans un pays dévoré fi
fecherelles, ou
par
ibont
dent & altérent T'herbe noyé des dcs pluics qui Tinear
pas des magafins de
favannes, n'a-t-on
chofe qui cft jugée impofible fourrages ? C'eft encore une
docile , qui regarde àvec
par la routine inut contrarient l'exécution délain de
les difficultés
utile,
ce qui pourroit
Nous ne doutons
des expériences, l'on pas qu'avec dcs
des plantes
ne parvienne recherches; à connoitre
nourrir lcs animaux, propres à étrc enmagafinées & à
au Fond dés
M: Dingrande, habitant
fait dcs effàis Nègres, heurcux affocié à
du Cercle, avoit
toyen eft mort, mais il ce fujet. Cc digne cine doit pas manquer
K ij
ile,
ce qui pourroit
Nous ne doutons
des expériences, l'on pas qu'avec dcs
des plantes
ne parvienne recherches; à connoitre
nourrir lcs animaux, propres à étrc enmagafinées & à
au Fond dés
M: Dingrande, habitant
fait dcs effàis Nègres, heurcux affocié à
du Cercle, avoit
toyen eft mort, mais il ce fujet. Cc digne cine doit pas manquer
K ij --- Page 156 ---
Sur les Maladies
Colonie d'hommes bien intentionnés &2
danis la
répéter ces effais avec attenaffez éclairés découvrir pour les moyens les plus furs, les
tion faciles &
& les moins difpendicux, > pour que
plus
puiflent cultiver & en magalinct
les Habitants
à nourrir les animaux dans
des fourages ou propres les pacages font brulés ou noyés
les faifons
par l'abondance des caux.
foignént les aniLe nombre des Négres qui On voit fouvent
maux n'elt jamais aflez grand. conduire les ani
eti Europe de jeunes garçons font ici de jeunes
maux dans les pacages ordinairement : ce
de ce foin,
Nègres que lon charge
tout le jouf 3
& ils en ont la garde le pendant matin fous Tinfpeaion
après les avoir réunis
avoir des Négrcs
des Commandeurs. On ne pcut
les
pour garder
>
trop intelligents, non-feulement ne s'écartent, mais
animaux & empêcher qu'ils
pour les foigner & pour les panfer. règlent le temps
Il Y a des ordonnances qui la dégradation des
des charrois pour empéchet
doit affitrer
chemins ; mais l'intérêt particulier & lon ne peut
1'exécution de ces ordonnances, fairc ces charfois
avoir trop d'attention convenables, pour ne & pour donner
dans des temps aux animaux dont on fc fert.
L foins particuliers
aux moulins y. reftent
Les animaux detix employés heures dans toutcs les faiordinairement
fur-tout dans les faifons fefons : il faudroit, reftaflent que pendant une heure,
ches, qu'ils n'y
lorfqu'ils en for-
& Ton devroit les bouchonner leur donner des fourtent, les tenir à couvert, les abreuver lorfqu'ils fcrages particulicrs &
roient repofés (I).
s'étoit très-bien trouvé
(1); M. Auvray nous a & dit quil les maladies lui paroiffoieat
'd'avoir adopté cet ufage, qu'il que le fuivoit.
moins fréquentes depuis
roit, reftaflent que pendant une heure,
ches, qu'ils n'y
lorfqu'ils en for-
& Ton devroit les bouchonner leur donner des fourtent, les tenir à couvert, les abreuver lorfqu'ils fcrages particulicrs &
roient repofés (I).
s'étoit très-bien trouvé
(1); M. Auvray nous a & dit quil les maladies lui paroiffoieat
'd'avoir adopté cet ufage, qu'il que le fuivoit.
moins fréquentes depuis --- Page 157 ---
Epixootiques.
II ef reconnu
un Maréchal dans Ies 149
pagnes fait plus 3 mal que de bien,
camva d'une étable à l'autre vifiter, fans lorfqu'il
les animaux fains & lcs malades attention,
contagion
: il porte la
faire lentir par-tout la
(2). Cette obfervation doit
nications dans néceflité les
d'ompécher les commufaire craindre
temps d'épizooties, & doit
que les Pacotilleurs, lcs
commifes pour traiter les maladics fur perfonnes les habitations, ne tranfportent l'infecion d'un
un autre.
lieu à
& Les Négres ne devroicnt pas àvoir dc
on ne devroit permettre qu'aux chiens,
deurs, aux gardicns d'animanx &c des commanvivres d'cn avoir
placcs à
êtrc obligés de les quelques-uns, tenir à
& ils devroient
On ne devroit
l'attache (3).
pas fouffrir
les
ves cuffent des chevaux que
Nogres efclapeut trop veiller que les en propriété : on ne
à cheval.des courfès de nuit; Negres né faffent pas
tribuer à répandre la
elles peuvene conautre, & quelquefois dans contagion des d'un lieu à un
lieux' fort éloignés.
LETTRE de M. Auvray a M. Arthaud, datée
du Terrier- Rouge, du 7feptembre
1787.
Monfieur & cher confrère,
Jc vous ai promis, auflitôt quc je ferois en état
(2). Mal. épizoor. par M. Paulet, T.
(3). Il n'y a pas d'année qu'il n'y ait des II, P- 61.
duits par la rage, Nous favons que le
accidents prochien. comme le compagnon de. fon
Nègre regarde le
une jouiffance pour lui de dominer efclavage, fer un & que c'eft
mais il vaut mieux diriger fon
vers
être fenfibles
en tuant fon chien on peur lui donner, plaifir une un autre objer, &
& il fera content, parcé
n'y aura poule, un cochon,
vaiiou,
qu'il
ni violence ni priK 113
61.
duits par la rage, Nous favons que le
accidents prochien. comme le compagnon de. fon
Nègre regarde le
une jouiffance pour lui de dominer efclavage, fer un & que c'eft
mais il vaut mieux diriger fon
vers
être fenfibles
en tuant fon chien on peur lui donner, plaifir une un autre objer, &
& il fera content, parcé
n'y aura poule, un cochon,
vaiiou,
qu'il
ni violence ni priK 113 --- Page 158 ---
Sur les. Maladies
de ma maladic : je vais
de le faire, Thiftorique
tâcher d'y fatisfairc. dernier, un de mes gardiens d'aLe 9 aotr
une mule malade : jc l'exanimaux m'amcna
les flancs & vouloit fe
minai 5 elle fe regardoit indiquer des tranchées:
coucher, cC quilembloi jc lui fis donner des lavements,
iy fus trompe, deux
dc leffive de cen-
& lui fis avaler
pintes javois exprimé du jus
dres coulée, dans laquelle la nuit affez trande citron (4). L'animal de paffa manger à plufieurs rcquillement; il cilaya
prifes.
matin il avoit de la fièvre &
Le lendémain
: je le faignai & lui fis
paroiffoit fouffrir beaucoup lavements; il mourue fuc
donner eucore quelques lc fis
dans la favanne
les dix heures : jc
porter & j'en fis Youverture
ou il devoit être enterré,
fur le vifitai champ. les nafeaux, que je trouvai propres,
Je
d'aucun, écoulement,
& fans apparence
taches
Je trouvai fur le poulmon tuberculcs quelques çontenant
noires, & auffi quelques
cette
une férofité jaunâtre. Je remarquai moins Qe confif
partic affcctéc avoir beancoup qui étoit fain.
tance que le refte du poumon dans l'état de
Lc méfentère étoit en général mais fur-tout vers
la plus grande inflammation, de couleur noire & violette
le milieu; il étoit
de tachcs gangrencufes.
trés-foncéc, parfemé
effort des,
Cette portion cédoit atl facilement. plus léger
doigts, & fc déchiroit
(4). Cette efpèce de fel neutre, tranchées purgatif des & chevaux diurétique, & mu- eft
un excellent remede pour les
fuis dans la Colonie 2,
lets. Depuis près de quatre de ans que je &: toujours, avec le,
joi eu fouvent occafion Temployer
plus heureux fuccès.
ufes.
trés-foncéc, parfemé
effort des,
Cette portion cédoit atl facilement. plus léger
doigts, & fc déchiroit
(4). Cette efpèce de fel neutre, tranchées purgatif des & chevaux diurétique, & mu- eft
un excellent remede pour les
fuis dans la Colonie 2,
lets. Depuis près de quatre de ans que je &: toujours, avec le,
joi eu fouvent occafion Temployer
plus heureux fuccès. --- Page 159 ---
Epixooriques.
Les gros inteftins étoient parfemés de ISL
veflies pleines d'une liqueur jaunâtre.
petites
Les inteltins gréles légérement
Les mufcles pfoas étoient d'un enflammés.
foncé, & parfemés verslen milicu de taches rouge trésToujours
noires.
côtcs du côté intérieuremcnt, droit,
& fur les faufles
je trouvai une
platôt un gros bouton charbonneux tumeur, Ou
trois pouces de diamétre; fe terminant d'environ
comme un tcton. La couleur extérieure cn pointe
d'un violet très-foncé, & le bout jaunâtre étoit
donnai pluficurs coups de fcapcl, Il découla : iy
fiftance liqueur fanguinolente. L'intéricur étoit de con- une
Comme coucnneufe & de coulcur rouge brun.
la maladie, ily en avoit affez pour reconnoître
cherches, Jc jc fis ne pouffai pas plus loin mes recautions
enterrer le cadavre avec les
requifes en pareil cas (5)-
préAduellement voici Ce
me
Dc retour à ma cafe, aut lc midi regardc.
je me lavai les mains & les frotai (Ioaodt)
trons. Je ne m'étois
avec des ciEn cffet, ccla ne pas apperçu de m'être bleffé,
une égratignure. pouvoit pas même s'appeler
fleuré,
J'avois à peine l'épiderme cffort,
comme lcs
par ricochet, à trois endroits
prés
uns des autres.
Lc foir je fentis une légère
me gratai fans y faire attention, démangeaifon 17 je
chaleur. Il fe forma fur le
je fentis de la
boutons.
champ trois petits
Le lendemain II, les
térent, les boutons groflirent démangeaifons augmenmencèrent à
un peu, > & comprendre une coulcur rougcâtre. Dés
de (g). fept La à huit mule étoit en très-bon érat,
mois, le mal des ans; elle avoit eu, il y tres-vigoureufe, a un an ou âgée
caux, don: elle étoit bien guérie.. dix-luic
K iv
.
champ trois petits
Le lendemain II, les
térent, les boutons groflirent démangeaifons augmenmencèrent à
un peu, > & comprendre une coulcur rougcâtre. Dés
de (g). fept La à huit mule étoit en très-bon érat,
mois, le mal des ans; elle avoit eu, il y tres-vigoureufe, a un an ou âgée
caux, don: elle étoit bien guérie.. dix-luic
K iv --- Page 160 ---
Sur les Maladies
152 ce moment je fus perfadé que je m'étois inoculé
le charbon. Je fis voir ma main atl doéteur
Charet, qui m'affira que ce ne feroit rien, fc BREE
pareille chofe arrivoit fouvent lorfqu'on
foit à Y'ouverture de quelque cadavre.
Le 12, les boutons me caufèrent une légère
douleur, & en les preffant il fortoit unc liqueur.
féreufe. Je fus à ma forge : je fis rougir un morde fer, & je brilai les boutons auffi procean fondément quc je pus réfifter à la douleur. Prén
caution bien brûlure inutile! avoit fait une trace qie les
Le 13,, furmontérent la
des deux côtés, à peu près
boutons dans la forme d'un grain de café, mais plus gross
ils me canfèrent une démangeaifon infupportable, & bicnitôt après de la dculeur. état.
Lc 14, le mal reita dans le même d'un léger
Le IS dans la matinée, je fus pris
& fur
mal de rêtc, qui augmenta très-mal Taprès-midi, à mon aife. Mes
le foir je me trouvai foule, & fe fuccédoient
idées fe préfentoient en
d'en fixer
fi rapidement qu'il m'étoit dans impoflible cet état, dans ma
ancune. Je me promenai, neuf heures
je fus me coufavanne jufqu'à dans mon lit, le oitas de têtc devint
cher. A peine & la fièvre furvint. Il me fut impofa
violent, fible de fermer l'oeil. Je paffai la nuit dans une
continuclle, jufqu'à fix heures du matin
agitation que je fis appeler mon Médecin. beaucoup de fièvre : le
Le 16, il me trouva
j'avois mal aux
mnal de tête étoit infapportable; laffitude générale; il me
reins,, je fentois une la limonade d'acide vitriopreferivit la dictte, alternativement & le bains
lique, & la végérale
journée.
Jc palfai une trés-mauvaife & la main enflat
Lc 17, Içs boutons groflirent
mon Médecin. beaucoup de fièvre : le
Le 16, il me trouva
j'avois mal aux
mnal de tête étoit infapportable; laffitude générale; il me
reins,, je fentois une la limonade d'acide vitriopreferivit la dictte, alternativement & le bains
lique, & la végérale
journée.
Jc palfai une trés-mauvaife & la main enflat
Lc 17, Içs boutons groflirent --- Page 161 ---
le mal de tête toniours Epiroriques. violent,
diminuoit
Je fus
& la fièvre ne
eut point Be" diminution faigné dans Tapres-midi : il n'y
le fang étoit un peu plus icc lcs fympeômes:
mais il n'étoit pas
qu'à Tordinaire,
Lc.18, la ficvre couenneux. me
diminua. J'oblervai le quita, & lc mal de tête
tons augmentérent ; ils mème étoient régime : les boucentre & noirs dans leur
livides dans leur:
enfla confidérablement, circonference, Ma main
vant-bras, & le
ainfi que lc bras & l'afur lc mufcle
gonfiement S'étendoit
des inquiétudes, peétoral du mémc côté. J'avois jufque
& tombois dans des
fréquentes. lcs
M. Charet fit des
défaillances
endroits
fcarifications fur
les lava.avec charbonneux; ; il les laifa
&c
Le
del'cau & de l'eau de vie faigner,
19, les mêmes
camphréc.
foiblefes étoient plus fymptômcs : cependant les
doient de
fréquentes, 3 & fc ficcénois toujours quart-d'heure de la limonade en quart-d'heure.
& le
à lacide
pour me quinquina en décoction, un
SE
foutenir.
peu de vin
tirpa ce qui étoit L'aprés-midi, M. Charct exfur
charbonneux : cettc
lava trésdouloureufe; il laifa
opération
avec l'eau & l'ean de vic faigner la plaie, la
avec le digeftif compofé, camphréc; il penfa
camphréch, de décoction de animé d'cau de vic
tations d'eau de vie camphréc qwinquina, des fomenflammées. Le foir, il fc
fur lcs parties enment afez confidérable à manifella, un fonfleLe 20, aux fymptômes Thypocendre droit,
rent des vemiflements
précédents fe ioignile même régime que les peu fréquents. J'obfervai
Charce y ioignit une portion jours précédents : M.
rée, l'eau de canelle orgée cordiale par cuillefanfifante quantité d'eau
étenduc dans une
ment.
édalcorée convenable-
il fc
fur lcs parties enment afez confidérable à manifella, un fonfleLe 20, aux fymptômes Thypocendre droit,
rent des vemiflements
précédents fe ioignile même régime que les peu fréquents. J'obfervai
Charce y ioignit une portion jours précédents : M.
rée, l'eau de canelle orgée cordiale par cuillefanfifante quantité d'eau
étenduc dans une
ment.
édalcorée convenable- --- Page 162 ---
Sur les Maladies
nuit,
Du 20 au 21, je paffai une-res-mauvaife je
les vomiffements devinreht plus
Il
rendois des matièrcs bilieufes & de
far différents
parut une quantité & de phlictènes la main : M. Charet les
points dcs doigts laiffer échappcr la férofité quelles
Icarifia contenoient pour 5 il ajouta la décoction de quinquina
aux lavements, qui dans les premictsjouts avoient
été émolients.
envies de
Le 2I au matin, j'eus quelques & Taprès-midi je
vomir; mais clles difparurent, M. Charet fupprima la limofis affez tranquille. il continua Ics mêmcs panfements.
nade minéralcs diminuoit beaucoup, & cependant
Legonfement il n'y avoit point encore de fiappuration établie un
autour des efcarres. Je commençai à prendre
pcu dc crème dc ris pour nourriture. de fomLa nuit du 21 au 22 fut tranquille, aux peu efcarres.
meil, il parut un peu de fiuppuration
Même régimc & mêmc panfement.
1D
fat affez
un
V
au
La nuit du 22
bonne, Le matin
peu plus de fommeil quela précédentc. & le gonfement
la fuppuration étoit augmentéc
beaucoup diminué,
Le 23, même fituation. de fommeil. Je me fentis
Du 23 au 24 un peu
beaucoup mieux.
étoit bien établic attLe 24, la fuppuration Je fentis une attaque de goutte
tour des efcarres. Cet accès diminua fenfiblement
au pied gauche. des
24, 25: & 26. M. Charct
la fuppuration
& n'infifta que fur lcs.
fupprima les
dc
enla
lavements de quinqaina, & la décoction quinquina prife intérieurement, fe manifefta : quoique.
Le 27, la fuppuration
nuit,. clle contiYeuffe paffé une très-mauvaifc
aque de goutte
tour des efcarres. Cet accès diminua fenfiblement
au pied gauche. des
24, 25: & 26. M. Charct
la fuppuration
& n'infifta que fur lcs.
fupprima les
dc
enla
lavements de quinqaina, & la décoction quinquina prife intérieurement, fe manifefta : quoique.
Le 27, la fuppuration
nuit,. clle contiYeuffe paffé une très-mauvaifc --- Page 163 ---
nua
Epizooriques.
jufqu'au 30 ou clle parut diminuer. 155
eu la nuit une tranfpiration
J'avois
pris huit gouttes anodines confidérable de
: j'avois
accès de goutte Ont été violents Sydenham. Lcs
tembre qu'ils Ont commencé à diminuer. jufqu'au 2 fepagité L'infomnie lcs continuant 2 & étant fortement
douleurs de la
3 au Ber des gouttes anodines, goutte, je pris le
nuit affez tranquile.
& je Paffai une
Le 4, la fuppurarion avoit
de Fefcarre, que M. Charct enleva. détaché une partic
panfements ont été de charpic feche. Depuis, lcs
L'efcarre étoit à
près dc la
geur & épaiffeur HRCL fiche à longueur, 3 larfenti trés-mauvais,
jouer. La plaie a
rement tombé.
jufqu'à CC qu'elle ait enticLa goutte ayant ceffé,
ment pour me
le je profitai de CC molc 22, & aujourd'hui purger
IO. J'ai été repurgé
ticrement cicatriféc. 27 la plaic eft prefqu'enNotre confrère
vint
deux mois. En caufant Dubourg
me voir il y a
les Péres dc la Charité agriculure il me dit que
découverte précicufc
venoient de faire une
avoient cultivé
pour la Colonic,
venoient
avec fuccés dc la
qu'ils
d'en récolter de la
luzerne, qu'ils
fait paffer à M. le Général. graine qu'ils avoiene
une pièce bien réuflie, & il fut Je lui en fis voir
ces RR. PP. n'avoient
lc
convaincu quc
premiers cultivé cette pas
mérite d'avoir les
il me gronda de n'en avoir plante à Saint-Domingues
dans ce temps 5 il pouvoit pas avoir fait part aui Cercle
n'y avoit plus de remède. Jc crois raifon, mais il
avoir fait mention dans des
cependant cn
ai remifes,
notes que je vous
Voici une obfervation à cet
n'être pas inutile &
égard, qui peut
quc je vous foumcis,
cu quc
premiers cultivé cette pas
mérite d'avoir les
il me gronda de n'en avoir plante à Saint-Domingues
dans ce temps 5 il pouvoit pas avoir fait part aui Cercle
n'y avoit plus de remède. Jc crois raifon, mais il
avoir fait mention dans des
cependant cn
ai remifes,
notes que je vous
Voici une obfervation à cet
n'être pas inutile &
égard, qui peut
quc je vous foumcis, --- Page 164 ---
Sur les Maladies
Les Pères de la Charité, dont je nc prétends
diminucr le mérite, étant le
àt rendre
pas juftice à leur zèlc, ont planté
la graine de
ET
ia Luzerne dans un fort bon terrain, & arrofé
à volonté. La réuffite n'eft
miraculeufe, &
le LIET dc cette culture
ne peut pas garantir
tous les Habitants n'ont
à la Colonie, terrains parce à que facrifier, & fur-tout n'ont
pas de bons
y
pas Ma Yavantage culture, d'arrofer. commc vous, allez le voir, eft
tout-à-fait différente, 8c préfente un plus Tentre- grand
degré de certitude à ceux qui voudront
prendre. J'avois demandé en Europe dcs graines de
luzerne, > de treffic & de fainfoin. Ccs graines fuite
m'arrivérent cn juin 1776: je les femai de fans
dans un mauvais terrain, fec &z rocailleux, la
prendre même la précaution de faire labourer
terrc. Je me contentai de faire Faire des efpèccs de
de fillons à la houe. On fe fouvient encore Le
Yexrrême féchéreffe que nous éprouvâmes.
trefle & le fainfoin périrent. La graine de luzerne
leva, mais à fur &z mcfure qu'il pouffoir une
feuille elle étoit brûlée par l'ardeur du foleil,
dc forte qu'il nc reftoit plus que les rameaux :
j'en défefpérois, lorfqu'aux premières pluics reverdir en
feptembre fuivant, j'ai vu avec plaifir
ma pièce de luzerne, à T'exception de quelques péri. J'ai
petites places par-cipar-la ma qui fervi avoient à les recourir,.
récolté de la graine qui
& qui a trés-bien levé depuis CC temps: mulets je & peux les
faire une coupe tous lcs mois, 2 friands. les
chevaux fur-tout en font fort
affurer qu'on
Jc pcux donc raifonnablement des prairics artipourroit faire à Saint-Domingue qu'onp pourroir
fciclles d'autant, plus avantageufes
petites places par-cipar-la ma qui fervi avoient à les recourir,.
récolté de la graine qui
& qui a trés-bien levé depuis CC temps: mulets je & peux les
faire une coupe tous lcs mois, 2 friands. les
chevaux fur-tout en font fort
affurer qu'on
Jc pcux donc raifonnablement des prairics artipourroit faire à Saint-Domingue qu'onp pourroir
fciclles d'autant, plus avantageufes --- Page 165 ---
en granger comme Epizontiques. en France
& conferver Cc fourrage la luzerne en bote, 157
fette.
pour le temps -dc di-
/ J'ai demandé de la graine
faire un nouvel elai-da
en Francc. : je veux
dont je vous rendrai
treic & du fainfoin,
Voici un autre
comptc en temps.
de fe procurer de-trés-bon moyen, bien peu dipendieux,
L'annéc dernière j'ai fait fourrage.
vilions des herbes fines, couper dans mes dila mode
jc les' ai fait fimner à
& les ai d'Europe, fait
j'en ai fair faire des
perches, de manjèrea mettre en grenicr fur de grandes bottes, >
Depuis un an
je procurer del'air en-deilous.
encore excellent,
garde CC fourrage il eit
bien.
animaux
REL
Les feuilles de petit mil le mangent trèsconferveroicnt également
que l'on bràlc fe
une excellente nourriture très-bien, & feroient
J'ai Thonneur d'étre, dansles &c. temps dedifettc.
Du mal des eaux,
, par M. Gelin.
de Le mal des caux, lc mal de
l'étang font les noms
lagon, le mal
une maladic
par lefquels on défigne
Ellc affccte trés-commtine les
à
baeufs
mulets &
Mame-Domagee
n'en font jamais
les chevaur, lcs
d'analogic avec cclle atteints; elle a
le farcin.
que nous appelons beauicoup en France
On la reconnoît à dcs boutons
faillants, durs & circonferits, plus ou moins
chaleur, de douleur &
accompagnés de
plus ou moins
d'inglammation ; ils font
ment fur toutes muiripliés lcs
& fitués indiftingtelement fur
partics du corps, principadire que ces les,membres, partics font & méme on pourroit
cclles qui fc trouvent.
atteints; elle a
le farcin.
que nous appelons beauicoup en France
On la reconnoît à dcs boutons
faillants, durs & circonferits, plus ou moins
chaleur, de douleur &
accompagnés de
plus ou moins
d'inglammation ; ils font
ment fur toutes muiripliés lcs
& fitués indiftingtelement fur
partics du corps, principadire que ces les,membres, partics font & méme on pourroit
cclles qui fc trouvent. --- Page 166 ---
Sur les Maladies
lc plus fouvent affectées : quelquefois l'engorgément & la tuméfaétion s'étendent dans touté
leur langucur, fur-tout fi les boutons avoifinent
Ics articulations; alors il y a claudication.
Ces boutons fe terminent dc deux façons, ou
par la réfolution ou par la fuppuration : la première de ces terminaifons eft alez rare & toujours dangercufc, car les boutons reparoiffent Thufouvent fur une autre partic : quelquefois
meur fe porte fur la poitrine; nous l'avons vue
fe jeter fur la membrane pituitaire, & produird
cetté maladie formidable appeléc la morve.
Lorfque la fuppuration s'établit, il fe formé
Ic plus fouvent dcs apoftèmes ou abcès trèsétendus & très profonds, prefque toujours il
fubftance dans la
d
a déperdition de
pcau
qui rénd leur guérifon très-longue : on obferve
affez fouvent
quoique ces boutons fuppurent
encore au bout d'un
long-temps > reparoitlent
Tire
ce
du peu de foin
certain temps >
dépend
dans e traitement dc cette maladie, qu'on apporte que l'on ne doit pas traiter feulement par
de topiques, mais par des remèdes internes appropriés. La chûte des efcarres qui recouvrent CCS abcès laiffe appercevoir lc plas fouvent des ulcères
finueux & à clapiers remplis d'un pus
&
infeét :
>
Raeat fanguinolent,
quelquefois
les chairs fontbaveufes, fongueufes & mollaffes:
il arrive que leurs bords fe renverfent, devicnnent durs & calleux; enfin dans de vicux fujets
en quila mafe cft infeétée & le mal trés-ancien;
ils dégénérent en ulcères cacoëtes: dans ce cas3
ils font regardés comme incurables:
Lcs caufes de cette maladic font intcrnes ou
externes. Le féjour des animaux dans des favan-
fois
les chairs fontbaveufes, fongueufes & mollaffes:
il arrive que leurs bords fe renverfent, devicnnent durs & calleux; enfin dans de vicux fujets
en quila mafe cft infeétée & le mal trés-ancien;
ils dégénérent en ulcères cacoëtes: dans ce cas3
ils font regardés comme incurables:
Lcs caufes de cette maladic font intcrnes ou
externes. Le féjour des animaux dans des favan- --- Page 167 ---
Hiés aquatiqués & Epirootiguen
if9
l'ayons obfervé dans maréeagenfes, des favanncs 3 quoique nous
des bacs, les coups, les feches, la mal
contulions
EREtE
&
chtites, les
coriations dégénérécs quelquefois de imples ef
les déperditions
par un mauvais traitement,
& de la lymphe, excelives, ainfi
Tacrimonic du fang
la fapprcition de la
quc leur épailifement,
mal jetée, &c. font les tranfpiration', caufes
> la gonrme
les plus communes.
quc nous croyons
Les différents traitements mis
cette Colonie n'ont
cn ufage dans
parce que l'on n'a jamais pas produit faili lcs l'effct deliré,
dications à remplit.
véritables infuif Lés friétions d'oranges fires boucannées &
fuif chaud, &x de noir un de onguent fumée, compofé d'huilc, de de
l'air libre, dont on
la chaux étcinte à
les moyens que les Nègres (oupoudre lcs ulcéres, font
ment fans aucun fuccés. emploient journelle2 toujours La méthode qui nous a le plus
il eft
cit pour bafe deux principes, fouvent rénfi
dangercux de s'écarteri il nous delquels
portant, de faciliter dans le traitement de cette paroir maladic, imau moyen du l'excrétion de Phumeur
les lieux ou panfement de la main, pefpirable,
réfident les
d'affainic
tenir la propreré.
animaux, & d'y entreLorfque les boutoris font
gorgement & d'inflammation, accompagnés d'enployé les cataplafines
nous avons cmémollientes répétées émollients OLI lcs lotions
tuation s'eft manifeltée tres-fouvene:l lorfque la fucfcarifié pour faciliter la fortie 3 nous & avons ouvert &
pus : nos ouvertures ont été
Tévacuation du
volume des boutons > & toujours proportionnées au
nous avons
.
animaux, & d'y entreLorfque les boutoris font
gorgement & d'inflammation, accompagnés d'enployé les cataplafines
nous avons cmémollientes répétées émollients OLI lcs lotions
tuation s'eft manifeltée tres-fouvene:l lorfque la fucfcarifié pour faciliter la fortie 3 nous & avons ouvert &
pus : nos ouvertures ont été
Tévacuation du
volume des boutons > & toujours proportionnées au
nous avons --- Page 168 ---
Sur les Maladies
fuivi la diredion des parties fur lefqueiles nous
avions à opérer.
déterSi la fimppuration étoit louable, nous
gions Pulcère avec une forte infifion aromatiquc que nous animions avcc le tafia, felon le
befoin.
Si les bords des ulcères étoient durs, renverfés, les partics environnantes gorgées, nous mettions cn ufage l'onguent digeltifon le balilicum:
fi les chairs étoicnt fongucules > baveufes, &c.
nous panfions avccl'onguent cegiptiac: enfin nous
employions tous les moyens que nous fuggeroient les différentes circonftances pour rappeller lcs ulcèrcs à l'état d'une plaie fimple, alors
nous nous conduilions ainfi que nous l'avons dit
plus haut, nous avons employé intérieurement
ies fondants & lcs dépuratifs.
Prenez racine dc paticnce 5 falfepareille O1 tout
autre bois fudorifique, de chaque quatre onces :
faites bonillir dans quatre bouteilles d'eau jufqu'à
réduétion de trois : retirez du feu : pa.lez &
ajoutez-y antimoine diaphorétique, ou fafran de
mars apéritif, ou gommc ammoniac, quatre gros.
Après avoir continaé l'adminiftration de CC
breuvage pendant dix ou quinze jours, ainfi
des
émollicnts répétés foir
PTRE
cclle
lavements
matin, & avoir eu l'attention de mettre l'animal à moitié nourriture, nous lui avons fait
prendre la médecine fnivante que nous avons
donnée plufienrs fois, felon l'ancicnneté du mal,
fcs progrès, la difpolition du fujer, &c.
Prenez féné denx onces 5 faites infufer
dant totte la nuit fr des cendres chaudes
Bens
l'eau commune bonillante, deux livres. Pafez
& ajoutez jalap en poudre, aloës ficcotrin en
poudre, de chaque quatre gros : faites prendre
au --- Page 169 ---
au
Epizpotiques
malade, le matin a
avec
r6r
our une bouteille.
jeun,
une corne
Il elt cffentiel
le fujet n'ait
per la veille, & 3e ne lui
cu à foufix heures aprés la médecine donner faa manger que
On peut, fi la chofe femble prifc.
faire prendre l'aloès & le
plus commode,
les incorporant dans du jalap en opiatc, en
petitcs boules qu'on
firop far : on en fait de
gue' avec un bâron porte
la bafe de la lanpar deffus l'infufion dc pointu, féné, & on fait prendre
pice Nous remarquerons que l'inftant le
pour faire prendre la
plus proou la fuppuration
médecine eft cclui
Nous avons fouvent commence à ceffer.
fi quelquefois elle a été guéri par cette méthode :
êtrc affiré
les caufes infructucufe, réfident
on peut
vicilleffe du Toer & dans celle des & dans la
ulcères.
L
porte
la bafe de la lanpar deffus l'infufion dc pointu, féné, & on fait prendre
pice Nous remarquerons que l'inftant le
pour faire prendre la
plus proou la fuppuration
médecine eft cclui
Nous avons fouvent commence à ceffer.
fi quelquefois elle a été guéri par cette méthode :
êtrc affiré
les caufes infructucufe, réfident
on peut
vicilleffe du Toer & dans celle des & dans la
ulcères.
L --- Page 170 ---
16s
Sur les Maladies
M E M OIR E
SUR la Maladie épizootigue peftilenzielle de P'ile Saint-Domingue > par
midecineinoculatcur,
M. Worlock,
afocié du Cercle.
PREMIERE PARTIE.
& de la nature de cette maladie,
Du principe
fymptômes.
avec fes diferents
CETTE maladie a pris naiffance en l'année On a
1773, dans la plaine du. Cap-Frangots, de chevaux
attribué fon principe à un parti
anglois, qui fut apporté du nord & del'Amérique cnfuite diffeptentrionale, vendu au Cap,
tribué dans la plainc.
une
L'ignorance & la prévention fuppoférent en la
caufe plus prochaine à des cette Nègres épizootic, efclaves : cette
rcjetant fur ic maléfice trouvé des
qui l'on
opinion abfurde & elle a a donné lieu partifans à dcs pourfuites
accréditéc, criminelles & à des châtiments odieux.
foit l'origine de cette maladic épiQuclle que
trouvé
la fuite, dans le
démique > dans elle le a fol de Saint-Dominguc, par
des
climat & particulières qui T'ont favoriféc, &
difpolitions
ont fervi à la propager. lefquelles Tépizootic a
Les faifons, > pendant
elle a a donné lieu partifans à dcs pourfuites
accréditéc, criminelles & à des châtiments odieux.
foit l'origine de cette maladic épiQuclle que
trouvé
la fuite, dans le
démique > dans elle le a fol de Saint-Dominguc, par
des
climat & particulières qui T'ont favoriféc, &
difpolitions
ont fervi à la propager. lefquelles Tépizootic a
Les faifons, > pendant --- Page 171 ---
été dans fa force, Ephooriques.
ralentie à T'approchc ont été très-féches; elle 16; fur
1774 & 1775; clle fe des pluies des années
au retour de la fécherelfe; renouvelloit avec vigueur 1773,
précifément la plus aride, & ce fur en 1776,
grands ravages:
eut qu'elle exerça les
de tremblement ily de'
alots pluficurs
ment
terré : il
VAEIERS
des vents d'eft, quelques régnoit journellelc température de l'air étoit excefivement degrés nord : la
termométre de Réaumur a monté chaude':
ment, cette année, de trois &
communégrés plus
l'ordinaire,
même de fix demois de 18r1 à celui de
dans l'intervalc du
& 33 degrés au-deffus de feptembre, celui
jufqu'à 32
lation, s tandis que la
de la congell'été varic de 24 à 26 température degrés. Le ordinaire de
dent, les paturages étoient brûlés, fol étoit arles gratoient la terre avec lc pied
les animaux
racincs & les manger
pour en arracher
fources étoient tarics, & : il prefque toutes les
marres ou ils s'abreuvoient n'y avoit dans les
beufe, corrompue &
qu'une eau bourdans l'air des miafmcs échaufféc,
répandoit
habitants qui ont été dans putrides. la
1 a eu des
conduire lcurs
néccllité de faire
pour les
troupeaux ce
aux rivicres voilines
coup contribné abreuver, à
qui aura fans doute beauCctte épidémie propager a
la contagion.
aprés de grandes féchcreffes toujours été plus violente
nouveat, fous un afpedt
; ellc reparoit de
clle fuit la marche ordinaire menaçant, dés
en 1779; $
tilenticlles fent
qui naiffent au
maladies pef
en été, s'affoibliffent à printemps, > s'accroif.
&
la fin de
du difparoiffent Nord.
en hiver, fir-tout dans l'automne les
Cette
pays
épizootie s'eft prefque toujours bornée
L ij
nouveat, fous un afpedt
; ellc reparoit de
clle fuit la marche ordinaire menaçant, dés
en 1779; $
tilenticlles fent
qui naiffent au
maladies pef
en été, s'affoibliffent à printemps, > s'accroif.
&
la fin de
du difparoiffent Nord.
en hiver, fir-tout dans l'automne les
Cette
pays
épizootie s'eft prefque toujours bornée
L ij --- Page 172 ---
Sur les Maladies
avoifine la mer 5 cette plaine
à la plainc qui
trois ou
lieues de
n'a communément que
à
cette maladic
ARaTENe
profondeur : peine mêmc les plus rapprochées re
les montagncs,
vient fans doute de la diffélieux infectés; ce qui de T'air, de fa conftitution,
rence dela température qui font plus abondants, des eaux
des pâturages il a eu des habitations interméplus pures : cclles y otrégnoit Tépizootic, qui ont
diaires entre
la première
été préfervées 5 CC qui prouve que dans Fair, &
caufe de la maladic n'exifte immédiat pas cntre les aniqu'il faut un contaét
la
maux malades & fains pour communiquer
maladic.
diféremment les gens
Ces faits ont frappé fervi qu'à renforcer les preprévenus, > & n'ont l'on avoit contre la méchanceté
ventions que : il a eu des animaux d'un même
des Nègres
y été exceptés, fans doutc parce
troupcan qui ont morbifique n'opère
fur ceux
que le principe
9 recevoir
qui font dans une difpofition propre à concourir
Timprellion des miafmes contagieux,
à fon action & à fon développement. également les chevaux,
Cette maladie attaque clle paroit avoir excrcé
mulets & bêtes à cornes; fcs ravages fur les mulets,
plus particulierement ceft T'efpècc d'animaux
probablement parce
& celle
commune à Sunce Domingue,
la plus
le plus. A nombre égal, les bêtes
qui fatique été moins attaquées > & il en a
à cornes moins ont : on a cru même obferver quelque
péri différence entre la maladic des bêtes cavalines doit-
& cclles des bêtes à corncs 5 mais cela de conftitu- ne
il pas être attribué à la différence
tion de ces animaux? atteints de cette maladic pcrLes animaux
'animaux
probablement parce
& celle
commune à Sunce Domingue,
la plus
le plus. A nombre égal, les bêtes
qui fatique été moins attaquées > & il en a
à cornes moins ont : on a cru même obferver quelque
péri différence entre la maladic des bêtes cavalines doit-
& cclles des bêtes à corncs 5 mais cela de conftitu- ne
il pas être attribué à la différence
tion de ces animaux? atteints de cette maladic pcrLes animaux --- Page 173 ---
dent leurs forces Epizootiques. & lcur
balle, les oreilles pendantes; appétit ; ils ont la tête
abattus & quelquefois
ils paroiffent triltes,
nent le plus foivent tremblants 5 ils fe tienlarmoyants & rougeitres, couchés, leurs
font
étincclants & égarés, la
d'autres ATE fecs 3
lante; la refpiration
peau eft fèchc & brapulfation des artères fréquente & pénible la
tres fois petite
trés-répétéc, dure & d'anfure que lc mal > fait refferrée des & irréguliére : à mcs'aggravent, les flancs de progres, Tanimal lcs fymprômes
frequemment; 5 il toufe &
battent plas
eft piquante, la langue & quelquefois le
T'halcine
& deviennent noiritres
palais font arides
difficilcs & rougcâtres ; lcs urincs font rarcs,
tention complette, lcs : d'autres fois il y a rénoiritres, dés lc
excréments font durs &
conftipation : quelquicfois commencement; aufli
alers il y a
diarrhée qui dégénére en
l'animal a unc
nifefte fir différentes
diffenteric : il fc mafures qui fc
partics du corps des entent principalement changent en tumeurs ; elles fep
fir la ganache le porTavant-main, aux partics
cou,
trinc & du bas-ventre, fur inféricures les
de la poi-
& en dedans des cuiffès:
parties naturelles
nature indolentc &
CCS tumeurs font d'unc
facilement en
aedématcufe, & dégénércne
ment à fuppuration, gangrène à 5 elles vicnnent raredécidécs parles fecours del'Art. moins qu'elles n'y foient
CCs tumeurs, il cn fort une férofité Lorlqu'on rouffitre ouvrc
fanicufe, trés-chande &
&c
tact avec un corps fain qui corrofive, vient dont lc concaufc fouvent à CC dernier des à être blefé
nature de Tauthrax, la fiévre de tumcurs de la
fois lignc & la mort. Ily en a cependant T'efpèce maqui font dures &
enflammées, > WAE &i qui
L iij
n'y foient
CCs tumeurs, il cn fort une férofité Lorlqu'on rouffitre ouvrc
fanicufe, trés-chande &
&c
tact avec un corps fain qui corrofive, vient dont lc concaufc fouvent à CC dernier des à être blefé
nature de Tauthrax, la fiévre de tumcurs de la
fois lignc & la mort. Ily en a cependant T'efpèce maqui font dures &
enflammées, > WAE &i qui
L iij --- Page 174 ---
Sur les Maladies
terminent par la fuppuration ; alors la maladie
cft bénigne. En géneral, la nature de ces tu-
& leur fiège décident du danger de la
meurs
maladie. doit
les tumeurs qui fe maniOn ne
regarder maladie,
du corps,,
feftent dans cette
furlhabitude
elles
comme des dépôts critiques > quand
que viennent à fopparation fpontanément, ou
de Tart. L'expérience a
AcLROS
les fecours n'étoient falutaires que dans ce cas, &
qu'elles
terminées par la
que les tumeurs aedémateu(es fouvent mortelles.
gangrène étoient le
Les boeufs ceffent Bber ruminer, & on a fouvent
extrait de leur anus & de leur rcétum une, efpèce
de furoncle de la naturc du charbon : les vaches
ccfent de donner du lait, après les deux oul trois,
premiers jours de lcur maladie, & ont les mêmes
fyniptômes que les boeufs.
La duréc dc cctte maladie eft indétermince lorfrarement on la voit paffer lc feptième jour, tomber
qu'elle eft mortelle: on a vu dcs animaux fois fous les,
morts dans les pâturagcs, d'autres
&c. ou
harnois atclés au moulin, au cabrouct, eft dans fa
arrivant de voyage; lorfque lc mal
plus grande forcc,il caufcla mort dès lc premier,
ou le deuxiéme, ou lc troifième jour, & plus.
particulièrement far les animaux les plus vigou-.
reux & les plus gras.
les
danLes fymptômes de cctte maladie plus
gereux font les tumcurs qui fe manifeftent au
ventre & à Tavant-main, qui étant d'une nature dif
cedémateufe dégénèrent en gangrenc, ou qui lcs,
paroiffent fubitement : l'abattement excfif,
défaillances. 3 les tremblements, lcs convalfions,
les rétentions d'urine, les diarrhées qui dégénérent en dyffenteric dans les trois premicrs jours,
mes de cctte maladie plus
gereux font les tumcurs qui fe manifeftent au
ventre & à Tavant-main, qui étant d'une nature dif
cedémateufe dégénèrent en gangrenc, ou qui lcs,
paroiffent fubitement : l'abattement excfif,
défaillances. 3 les tremblements, lcs convalfions,
les rétentions d'urine, les diarrhées qui dégénérent en dyffenteric dans les trois premicrs jours, --- Page 175 ---
de la maladie, & Epizootiques. fur-tout
font accompagnés de fièvre quand ces fymptômes
petit, refferré & irrégulier avec des un battement
qu'ils dénotent ordinairement les artères, parce
les infiltrations & les métaftafes engorgements,
les vifcères.
internes ou fur
Fabondance Les fymptômes favorables font au
des urines troubles, dcs eontraire
mous & copieux fans
excréments
teur & la moleffe de beaucoup la
les d'odeur, la moipagnées d'inflammation peau, & de tention tumeurs acomnent à fuppuration dans les lieux
qui vienvifcères eflentiels à la vie, la éloignés des
foif; le retour de
ceffation de, la
ruminement dans les Tappétit baeufs. ainfi que celui du
trachée L'ouverture des cadavres a démontré
artère, lcs poumons, la
la
carde, la diaphragme, n'étoicnt plévre, nme périétoient plus ou moins
jamaisfains, qu'ils
lateux, couverts de taches rouges, livides, crélipegangrenés : le coeur étoit gorgé noires fouvent > quelquefois
noir, les vifcèrcs du bas-ventre
d'un fang
prés affeétés de la même
étoient à pcu
fouvent le foie & la Tate manière d'une : on trouvoit.
& engorgés, couverts dc taches couleur noirâtre
La bilc contenue dans la véficule gangréneufes. du fiel
cauftique & d'une couleur verdâtre
étoit
méfentére plus ou moins enflammé & foncéc, le
l'eftomac & les inteftins
tacheté,
flammés & fouvent
prefque & toujours enquefois détruit: on a fphacelés, trouvé fouvent le mucus quelinteftinal des mulets des vers
dans lc canal
dans les parois de l'eftomac & vivants des implantés
qu'ils ont quelquefois percés.
inteftins,
vent des engorgements & des On trouvoit fouliqucur rouflatre,
infiltrations d'une
analogue à celle qui fortoit
L iv
l'eftomac & les inteftins
tacheté,
flammés & fouvent
prefque & toujours enquefois détruit: on a fphacelés, trouvé fouvent le mucus quelinteftinal des mulets des vers
dans lc canal
dans les parois de l'eftomac & vivants des implantés
qu'ils ont quelquefois percés.
inteftins,
vent des engorgements & des On trouvoit fouliqucur rouflatre,
infiltrations d'une
analogue à celle qui fortoit
L iv --- Page 176 ---
Sur les Maladies
ta
des tumeurs > ce qui paroiffoit produit s'offroient par
métaftafc dc ces demnières, puiqu'elles intéricures correfprefque toujours de celles aux ou partics lcs tumeurs s'étoient d'apondantes
bord montrées extérieurement. offcrt à
Les cadavres dcs boeufs ont
peu prés :
ceux des mulets
les mèmes phénoménes que
les eftomacs
on a remarqué généralenient d'herbes. que. La
étoient diftendus 8x pleins
étoient IORTSTE
le rediculum, le liber & l'abomafus interne &
vent dépouillés dc leur membranc Ie canal inteftiquelquctois fphacetés, ainfi que dans l'anus &
nal : on trouvoir furoncles communément de la nature du charlc rcétum des
fe déclaroient à Textés
bon, & les tumcurs qui ordinairement plus de, tenrieur du corps avoient
fur lcs mulcts.
dance à la gangrenc que
diagnoftiEn rapprochant les différents fignes
cours,
cette maladie préfente dans fon
>.
ques que la confidércr comme une fiévre maon pourroit
lignc En peftilentielle. cffet, ce Aéau s'eft toujours montré comme
& épizootique, avec
exanthémateux, 5 contagieux
le mal triomphe
lcs fymprômes les plus dés graves; le premier & lc fecond
de l'art, terminaifon l'animal périt des tumeursi internes & exterjour,1 la
la malignité de la manes par la gangrène prouve fon
On
ladic & paroit établir caraaérepetilentiel dc
pourroit envifager comme la caufc des prochaine Auides, lc
cette maladie la perverfion totale l'inertie des folides,
relichement, 3 la fupcur circonftances &
des faifons
& en confidérant les
dc l'air, & lcs autres
du fol, de la température
cette épizootic a
événements pendant lefquels
lcs confidérçr
régné dans fa force, onl pourroit
commc fcs caufes dloignécs.
des prochaine Auides, lc
cette maladie la perverfion totale l'inertie des folides,
relichement, 3 la fupcur circonftances &
des faifons
& en confidérant les
dc l'air, & lcs autres
du fol, de la température
cette épizootic a
événements pendant lefquels
lcs confidérçr
régné dans fa force, onl pourroit
commc fcs caufes dloignécs. --- Page 177 ---
Epirooriques.
On peut, d'après lcs différents
la maladic, la divifer en trois fymptômes de
l'a fait M. de Chaigne-Brun, à degrés, commc
zootie qui régna dans la Bric cn l'égard de l'épia beaucoup de
1757, & qui
Aui
rapport avec celle-ci.
attaqués premier à l'extéricur degré les animaux font feulement
à CC période la maladie par cft des enflures Oil tumcurs:
on amène lcs tumeurs à peu dangereufe quand
tômes qui
fuppuration, lcs lymplaccompagnent font
maux confervent à
benins. Les aniqu'en fanté; ils
peu prés lc méme
il cn meurt fort ont rarement de la fiévre, appétit &
mnent mortclle peu. La maladic n'eft ordinairefent
que quand lcs tumeurs difparoif
dans fubitement, la
Oul qu'il fe fait des métaftafes
eft
poitrine ou le bas-ventre:
plus Otl moins grave felon la cependant elic
mémes tumeurs comme
polition de CCS
marqué,
nous l'avons déjà rcAu fecond degré les parties internes
ternes font plus ou moins affeélécs la & eXdevicnt alors
: maladie
fymprômes diférene beaucoup plas à redouter, & fes
degré : on perd environ pcu la de ccux du troifiéme
l'on ne réchappe
moitié des animaux,
vient à dégager la que ceux chez lefquels on
nictoires, & fur-tout nature par les différents fNdr
meurs : c'cft vers CC but par la fuppuration des tul'art doivent étre
que tous les fecours dc
Au troifieme dirigés.
d'intenfité: les degré tous les fymptômcs ont plus
taquécs, il
partics internes font les feules atmal eft alors n'y a plus de tumeurs au-dehors, le
Ics deux premicrs beaucoup états plits dangereux que dans
trois
dcs
: il meurt au moins les
tion diagth générale animaux, 8x fouvent la deftruc-
: la duréc dc la maladic ne s'6-
tous les fecours dc
Au troifieme dirigés.
d'intenfité: les degré tous les fymptômcs ont plus
taquécs, il
partics internes font les feules atmal eft alors n'y a plus de tumeurs au-dehors, le
Ics deux premicrs beaucoup états plits dangereux que dans
trois
dcs
: il meurt au moins les
tion diagth générale animaux, 8x fouvent la deftruc-
: la duréc dc la maladic ne s'6- --- Page 178 ---
Sur les Maladies
123 jamais au-delà du troifième jour > & quelquefois elle eft terminée dans l'efpace de douze,
dix-huit, ou vingt-quatre heures.
SECONDE PARTIE
préfervatifs & curatifs de cette
Des moyens
maladie.
Quoique les fecours qu'on met en ufage pour
prévenir les progrès de cette maladie contagicule les
foient fouvent inéficaccs, on doit toujours
employer; ils confiftent,
dcs
1°, A empécher toutes communications malades, tant
animaux fains avec les animaux concoursdes' hommes,
direêtes qu'indireétes parle
des chiens, &c.
animaux
veut pré2°, A ne donner aux
qu'on la moitié de
ferver de cette ordinaire, maladie qu'environ & à ne les abrcuver
leur nourriture une eau faine & courante, & non avec
qu'avec une eau ftagnante & corrompue. animaux
3°, A tenir libre le ventre de ces
ou laxatifs,
BS
le moyen des lavements fimples
font conftipés. les animaux pléchoriques &gras,
4°, A faigner
foibles, vieux ou maigres:
& non les animaux
le fang eft couenon répétera la faignéc lorfque
peux, fec & entlammé.
qu'on veut
5°, A faire prendre au des troupeau bains de mer 2 une
garantir de fois la le contagion jour, & à fon défaut, des bains
ou deux
le fecours le plus puifdc rivière : c'eft peut-être
fant qu'on puife employer. dans la nourriture de ces
6°, "A faire mettre
vieux ou maigres:
& non les animaux
le fang eft couenon répétera la faignéc lorfque
peux, fec & entlammé.
qu'on veut
5°, A faire prendre au des troupeau bains de mer 2 une
garantir de fois la le contagion jour, & à fon défaut, des bains
ou deux
le fecours le plus puifdc rivière : c'eft peut-être
fant qu'on puife employer. dans la nourriture de ces
6°, "A faire mettre --- Page 179 ---
Epizootiques.
& animaux cela environ une once de fel marin
leur faire pendant boirc huit à dix jours de ntari jour, & à
deffis.
une pinte d'eau de goudron par
7°, A obferver la
les bacs ou auges, qu' plus 'on fcra grande proprcté dans
fois par jour, ainfi quc les rateliers, laver une ou deux
permettre aux animaux fufpects de & ne pas
les animaux fains.
manger avec
8°, Alaiffer à l'air libre tous les
tentera de préferver, & à
animaux qu'on
on les renferme, en y faifant parfumer braler des les licux oi
de citroniers OuI d'orangers enduites de. branches
9°, A changer les harnois, les
goudron.
lcs licous
auroient
traits, les bridcs,
infectés, 8" à ne
pu fervir aux animaux
des animaux malades pas permettre aux gardiens
fains, qu'après s'ètre lavés d'approcher & avoir les animaux
linge) il fcroit même plus à
changé de
nuds ou couverts feulement
qu'ils fuffent
toile), enfin
chemife de
PROS
que les uftenfiles
aux panfements, des animaux qui auroient fervi
entiérement deftinés,
maladcs y fufent
les changer aprés chaque ayant la précaution de
Ioo, A faire des fétons panfement. au bas du
chevaux & mulets, & au bout du poitrail des
boeufs qu'on fera fippurer lc
fanon des
poflible avec les onguents
plus long-temps
quels on incorporcra des mouches fippuratifs, dans lefpulvérifées, de T'euphorbe, &c.
cantharides
A employcr des
duréc de la contagion, maltigadours mais pendant toute la
gneufement de ne pas faire fervir on obfervera le
foideux animaux : prenez
même Pour
dc gingembre dcux gouffe d'ail trois racines,
ammoniac dc
gros, - fel de nitre & fel
chaque un gros, de camphre un
els on incorporcra des mouches fippuratifs, dans lefpulvérifées, de T'euphorbe, &c.
cantharides
A employcr des
duréc de la contagion, maltigadours mais pendant toute la
gneufement de ne pas faire fervir on obfervera le
foideux animaux : prenez
même Pour
dc gingembre dcux gouffe d'ail trois racines,
ammoniac dc
gros, - fel de nitre & fel
chaque un gros, de camphre un --- Page 180 ---
Sur les Maladies
pilez la racinc & lcs fcls, & broyez lc tout
égalc partic de
SCE
vinaigre & de gros firop;
envcloppez enfuite dans un morceau de groie
toile pour en fairc un mafticadour, & le fufpendre dans la bouche de l'animal en le fixant
a fa tête, 3 dc manière qu'il foit obligé de le
mâchcr pendant unc heure, matin &. loir. C
On
doit éviter tous les autres remedes, comme fudorifiques, purgatifs ; ils n'ont prefquc jamais été
utiles, comme préfervatifs'de cette maladic, &
font fouvent devenus nuifibles par leur mauvaife
application.
Voila à peu près les fccours qu'on doit. empour prévenir les progrés de la contagion,
E2r lc plus puidant fans doute eft indiqué dans
lc premicr article.
On ne peut donner que des préceptcs
raux
généfirr les moycns curatifs, par rapport à la
diverlité des fymprômes & des degrés de la maladie, & la différence effentielle qu'ily: a entre
chaque animal.
On remédicra à chacun des fymptômes de
la maladie, felon l'exigence des cas; c'eft-à-dire
qu'on emploicra la faignée autant qu'elle fera
nécefaire dans lcs cas des inflammations, les
diurétiques, les lavements avec les relâchants >
les. lotions d'cau chaude ou les fumigations aromatiques, les antifeptiques, les maturazifs, les
ftimulants & les cordiaux, fuivant lcs indications
de la maladic.
I°, Des qu'on fifpedtera un animal d'étrc malade, on leloignera du troupcau pour lc leger
dans un parc oll endroit très-aéré, & fous Ic
vent des autres animaux : on parfumcra,
unc
chaque
jour
ou deux fois, CC logement qu'on ticndra trés-propre en y faifant des fcux comme il
ptiques, les maturazifs, les
ftimulants & les cordiaux, fuivant lcs indications
de la maladic.
I°, Des qu'on fifpedtera un animal d'étrc malade, on leloignera du troupcau pour lc leger
dans un parc oll endroit très-aéré, & fous Ic
vent des autres animaux : on parfumcra,
unc
chaque
jour
ou deux fois, CC logement qu'on ticndra trés-propre en y faifant des fcux comme il --- Page 181 ---
eft indiqué à l'article Epirooriques. VIII du
vatif.
Traitement préfer
2°, On mettra lcs animaux
& on ne leur donnera
malades à la diette,
blanche faite avecla farinc pour de maïs aliment quc Peau
& la limonade ou l'eau de
ou dc; petit mil,
3°, On n'emploiera la goudron pour boifon.
trois premiers jours dc la laignée quc dans les
cas ou la fiévre feroit confidérable maladic, & dans le
exceflive : on doit la bannir dés
& la foif
tumcurs.
qu'il paroft des
4°, On tentera tous les moyens
amcner à fapparation lcs tumeurs auiflitôr poffibies pour
paroitront, tels
les
qu'elles
les véficaroires, Ree & caraplafmes on
matiratifs,
dès qu'il fera formé, mais le fecours donnera Sfhe au pus
& le plus fage fans
le plus prompt
tucl Otl fer rouge, contredit, cft le cautére acextrémité à
fur la tumcur d'une
rence
T'autre, > &
toute fa
EE
jufqu'au vif. On
circonféavec les onguents fuppuratifs, panfe enfiite lcs
licum, le digelif,
tels que le Rapt
dans lefquels on
Tagiptiac, le ftirax, &ec.
tharides cu de incorporcra des mouches Canl'euphorbe en poudre; &à chaUC du panfement &c on lavera les plaics avec de
fcl,
un tiers de taffia.
l'eau
so, On doit aider les efets du cautère &
ble, topiques pour rendre la fuppuration
des
par Iufage intéricur des
plrs louaftimulants : le breuvage firivant antiputrides & des
utile 5 pour cet cffet, prenez du a fouvent été
poudre une once, de fel ammoniac quinquina deux en
d'aflafarida & de gomme
gros,
trois gros : diffolvez les ammoniac, de chadons environ
gommes raifincs
ajoutez-y le kina quatre & le onces dc tafia > enfuite
fel, avec deux onces
Iufage intéricur des
plrs louaftimulants : le breuvage firivant antiputrides & des
utile 5 pour cet cffet, prenez du a fouvent été
poudre une once, de fel ammoniac quinquina deux en
d'aflafarida & de gomme
gros,
trois gros : diffolvez les ammoniac, de chadons environ
gommes raifincs
ajoutez-y le kina quatre & le onces dc tafia > enfuite
fel, avec deux onces --- Page 182 ---
Sur les Maladies
d'ean : mêlez & donnez-en
les matins,
ce
une feule dofe tous
louable : on jufqu'a doit ajouter que auffi la fuppuration foit
de fcl commun à la boiflon de environ l'animal unc once
6o, Lorfqu'on ne pourra
malade.
lcs tumeurs > ou qu'on jugera pas faire fuppurer
dans l'intérieur du
qu'il s'cn forme
quera fur les partics corps tuméfiécs de Tanimal, on
vélicatoircs à
des
& on
Ematole
tériéur toutes feuténieur, les fix heurés le donncra à l'inPrenez de thériaque demi-once, breuvage fuivant:
diaphorétique deux gros, d'alkali d'antimoine
ou à fon défaut de l'cfprit volatil volatil dc fel Aluor,
moniac un
de kermés minéral fix ambroyez & SCL tout dans environ
grains:
de gros firop, & autantd'eau
trois onccs
à Tanimal.
pour le faire avaler
7o, On emploiera lcs
à l'article premicr du traitement mafticadours indiqués
lcs animaux malades, ainfi
les préfervatif pout
8°, Dans le cas de
que
fétons.
à l'animal des lavements conftipation, d'eau
on donncra
matin & foir ; & fi la diarrhée & de fel marin,
compagnée de tranchées qui
furvient, acen dytfenterie avec fpacele dégénérent des
fouvent
donnera matin & foir à l'animal inteftins, on
demi-once de quinquina
malade une
moniac dans fuffifante avec un gros dc fel amfera prendre toutes les quantité d'eau, & onlui
ments de décoétions de quatre feuilles heurcs des lavede
de citronicr
& raquettes, fi les douleurs 3 avec deux gros de corne de cerf; &
étoiént
recourir à la faignée : on trop vives, on pourra
temps des boiflons nitrées emploiera avec le en mêmecamphre.
a 9e, Lorfque les foibleffes &
rCCs furvicnnent, ce qui le plus proftations foavent eft de
lui
ments de décoétions de quatre feuilles heurcs des lavede
de citronicr
& raquettes, fi les douleurs 3 avec deux gros de corne de cerf; &
étoiént
recourir à la faignée : on trop vives, on pourra
temps des boiflons nitrées emploiera avec le en mêmecamphre.
a 9e, Lorfque les foibleffes &
rCCs furvicnnent, ce qui le plus proftations foavent eft de --- Page 183 ---
Epizorigiek.
mortel, on tentera le
ticle fixième ; & fi l'on brouvage indiqué à
juge l'animal
fources, on l'emmenera au bord d'une fans ref.
profonde de huit à dix pieds,
fofe
droits fréquentés; & après l'avoir éloignée dcs enaffommé, on l'enterrera
étranglé Ou
effets de fa contagion. > afin de prévenir les
Io°, Pour terminer la cure, on
ou deux fois les animaux,
purgera une
nc fippureront plus. La médecine lorfque fera lcs tumeurs
aveelejalap, l'aloès ou antimoine cru compofée
demi-once jufqu'à une once, délayé dans depuis unc
fifion de feuilles ou de fruits de tamarins une incaffe, ou bien huit ou dix grains dc
& de
que, qui, étant corrigé par l'acide tartre du émétipurge très-bien lcs animaux : on doit varicr tamarin,
purgatifs felon lindividu &
les
animaux foibles, trop
ne donner aux
antiphlogiftiques & des jeunes lenitifs, ou vicux, que des
fufions de tamarins ou de caffe, tels que les inon fera diffoudre
dans lelquelles
d'epfom.
quatre ou cinq onces de fel
I1o, On ne fera rentrer dans le
animaux qui auront été malades troupeau les
affaré de leur guérifon, & les avoir qu'après être
on doit faire briller les toiles,
fait baigner:
effets qui auront fervi à
licous & autres
capables de retenir la
ces animaux, comme
lelogement quileur contagion, & on purifiera
il eft indiqué ci-delflus aura à fervi d'hôpiral, comme
traitement préfervatif, & T'article huitième du
de l'eau chaude les
en faifant lavcr avec
en donnant un lait rateliers, de chaux auges ou bacs, &
12°, Il eft de la plus grande aul mur.
faire enterrer
conféquence de
de cctte maladic, profondément mais.
les animaux morts
plus Pagticulièrement lcs
ion, & on purifiera
il eft indiqué ci-delflus aura à fervi d'hôpiral, comme
traitement préfervatif, & T'article huitième du
de l'eau chaude les
en faifant lavcr avec
en donnant un lait rateliers, de chaux auges ou bacs, &
12°, Il eft de la plus grande aul mur.
faire enterrer
conféquence de
de cctte maladic, profondément mais.
les animaux morts
plus Pagticulièrement lcs --- Page 184 ---
Sur les Maladies far le cadavre.
bocufs & leur famier : on jettera
un baril de chaux vive, enfuite une grande quan- & aut
tité de pierres, d'épines ou de raquettes,
de
fur) laquelle
moins trois O1l quatrc pieds des terre,
: CC
on plantera des raquettes cclui ou de brûler campèches les corps
parti cft plus fage quc inconvéniens. Ona vu les
morts, qui a quelques faneites
avoir négligé ces préfuites les plus
pour
mangé de
cautions : des Nègres voraces ayant maladie,
la chair des animaux morts charbon, de cette les autres
les uns ont été attaqués du des fymprômes les
de dyfenterie accompagnée vraiment
plus ficheux, ou de fièvres
lcs
tous en ont été
ELSE
tielles, & prefque
déterré les cadavres mis
Des chiens, qui avoient terre, ont
la ma -
profondément en
& gagné en font morts.
ESher ont fervi à la propager de dire ici
la poOn ne peut s'cmpécher qu'extéricure de 1 plupart
lice, tant intérieurg
exaêtc pour
des habitations, a été trop pcu
des
ces triftes accidents : on a vu
NES
venir
vendu fans
la chair des anivils qui ont
affrcufe pitié maladic, & le bas
maux morts de cctte viande infeétée n'en a procuré
prix de cettc facilement le débit.
que trop
l'errcur qu'on s'eft cfforcé
Nous ofons attaquer de la canfe de cctte épide répandre au fujet
&
qui
démic. Des hommcs ignorants
féroces, voulu
n'ont vu que poifon par-tout;, facile : ont à féduire Sors
fuader à la crédulité, trop
la caufe dc
des circonftances de malheur,
dans
n'avoit d'autre Rbete
cctte épizootic
Ofons lc dire HTe en cft
lc maléfice dcs Négres. des revenants; plus on a de
lumières, des poifons & comme moins on en voit.
En cffet, quel eft le poifon qui peut produire les
que poifon par-tout;, facile : ont à féduire Sors
fuader à la crédulité, trop
la caufe dc
des circonftances de malheur,
dans
n'avoit d'autre Rbete
cctte épizootic
Ofons lc dire HTe en cft
lc maléfice dcs Négres. des revenants; plus on a de
lumières, des poifons & comme moins on en voit.
En cffet, quel eft le poifon qui peut produire les --- Page 185 ---
-
les diférents fymptômes Epirootiques
maladic: Aucun dc ceux qui accompagnent cette
hous a fait connoitre dans que Ics T'hiftoire naturelle
nc peuvent agir que de deux trois règnes : ils
rodent ou ils
manières, ils corpas-là les effets coagulent; de
or on fir quc.ce ne font
donc point avoir les cette maladic, 2 elle ne peut
vérité on a trouvé à poifons l'ouverture pour caufe; à la
S
animaux mhorts de cette maladie dc le quclques
teftinal corrodé; mais il éfoit manifefte canal inladics fymptôme ett tres-équivoque, &
les que ce
peltilentielles, & mémc celles que
mague fimplement malignes,
qui nc font
cet cffet par la difpolition produifent quelqucfois
crimonic des humeurs dc parziculiere,ou par l'alcurs les antidotes, tant lanimal du
malade; d'aildu règne animai & du
régne végétal,
les vertus font conftantés, régne mineral > S8He
effct falutaire dans cette n'ont produit aucun
Tandis qu'à Saint- -
épizootic.
Negres d'être la caufe Domingue de
on accufoit les
mique, une épizootic à cette maladie épidévageoir les Provinces méridionales peu prés femblable ràfous les yeux des hommes de l'Art de la France;
lebres,
y ont à peine porté des les
céFeaces: L la nature dcs
Roun efd'être fouvent plus puiffantes maladies peftilentielles
la médecine ; & dans Ce quc. les fecours de
que Tignorant & le charlatant cas, il eft ordinaire
raifon dc lcur peu de fuccés
donnent pour
turelle.
unc caufe fuirna-
- LJer
M
blable ràfous les yeux des hommes de l'Art de la France;
lebres,
y ont à peine porté des les
céFeaces: L la nature dcs
Roun efd'être fouvent plus puiffantes maladies peftilentielles
la médecine ; & dans Ce quc. les fecours de
que Tignorant & le charlatant cas, il eft ordinaire
raifon dc lcur peu de fuccés
donnent pour
turelle.
unc caufe fuirna-
- LJer
M --- Page 186 ---
Sur les Maladies
TROISIEME PARTIE.
Onfervations relatives à cezte épidémie, qui
sefiquelquefois communiquée aux hommes,
avec les moyens qui ont le mieux réuffi
dans le traitement.
IL n'eft pas douteux que les maladies épizootiques ne fc communiquent aux hommes:
les témoignages de Wierus, Herment, Hartmann, Chaigne-Brun, Nicolau, Bertin,ne
vent pas être révoqués.
peuJe pourrois peut-être me difpenfer d'en
ler, mais Ce que je vais dire fervira à
la reffemblance
adeutier
de cette épidémic avec celle
a régné à la Guadeloupc en 1774, ainfi
cclles dont Chaigne-Brun, Hartmann &
lau ont fait mention.
FE
Tous ies fujets
ont gagné la maladic épidémique fc font
dans le cas de
idange
de toucher ou d'ouvrir les animaux malades foigner, ou
morts > o11 enfin dc mangcr de leur chair, CC
qui peut êtrc regardé comme une forte d'inoculation : on peut obferver auffi que cette maladie communiquée aux hommcs a ccffé d'être
contagienfe parmi eux, CC qui feroit croire qu'elle
change de nature fiivant ics efpèces.
Les fymprômcs qui furvicnnent aux hommcs,
attaqués de cctte maladie, font des charbons
fur différentes parties du corps, foit pour s'être
blefé avcc un inftrument qui auroit fervi aux
panfements ou à l'ouverture des animaux malades ou morts, foit pour avoir reçu la matière --- Page 187 ---
a
tics tumeurs ou Ppixdotiper dés excrémenrs de
éprouvent animaux 3 ceux qui ont mangé de cès mêmcs
des accidents
leur chafr
que des fièvres de
plus dangereux - telles
teries dé même
l'elpèce maligne, des
tômes les plus nature, Ficheux - accompagnées des dyffen- fymdépend de la
& dont la guérifon
fecours qui font promptitude cepehdant & de la nature dcs
Les remédes
quelquefois
font la faignée dans qui ont eu le' plus de incfficaces.
Ics fujets fangums, les les premiers moments fuccés, pour
T'acide végétal ou minéral, boiffons acidulées avec
catoires & T'alkali volatil Témétique, fluor
les véfiintérieurenient
cmployé tant
res, après la Qu'extérieurement far lés blefidifparition de la
fcarifiations, tumeurs
lès ventonfes & phlogofe. Les
a enfuité extcrnés ont eu, des fucces, lextirpation des
louable amené les plaics à une loriqu'on
Ccs par les fuppuratifs & les lappuration
l'Art chargés oblervations du foin péuvent fuffirc antilfcptiques, aux gens de
cetté épidémic ainfi dès animaux inaladics de
Nègres, pour ie avertir qu'aux propriétaires des
rent & des précautions dès dangers qu'ils coupour éviter Ccs accidents qu'ils doivent
fi l'Auteur
facheux: : trop prendre
& les
garantir à la fois, & heureux
PETELEST J des effets
le maître
gle & cruelle.
d'une prévention aveuM ij
du foin péuvent fuffirc antilfcptiques, aux gens de
cetté épidémic ainfi dès animaux inaladics de
Nègres, pour ie avertir qu'aux propriétaires des
rent & des précautions dès dangers qu'ils coupour éviter Ccs accidents qu'ils doivent
fi l'Auteur
facheux: : trop prendre
& les
garantir à la fois, & heureux
PETELEST J des effets
le maître
gle & cruelle.
d'une prévention aveuM ij --- Page 188 ---
Sur les Maladies
OBSERVATIONS
Sur le Charbon 5 par M. Peliffot, maitre
en chirurgie à Galifet, en 1776.
TANT que la maladie n'a attaqué que lcs
bètcs cavalines fur lefquclles ellc a commencé
a exercer fcs ravages, les' Nègres n'en ont point
été la viétime 5 ilnya eu que quelques-tins à
qui on avoit fait ouvrir les-mulets, qui aicnt été
attaqués légérement & à l'extérieur ; mais la
contagion a paffé aux bêtes à cornes, & elle
s'eft communiquée aux Négres, parce qu'ils ont
mangé la viande des animaux qui en étoient
morts. Cettc maladic ne portoit pas dans le principe
des caractères de malignité. bien deftruétcurs 5 il
étoit extraordinaire qu'un Negre en nourût:
mais enfuite elle s'eft développéc avec plus de
Giolence, & cllc paroit dc jour en jour acquérir
plus de force, & avoir pour caufe un délétaire
pius actif: quelques Blancs qui avoient des bleffures aux mains en ont été attaqués, après avoir
ouvert des animaux.
Lorfque i'ai traité des Nègres du charbon, 5
j'ai fais des informations, &cjait prefque toujours
découvert qu'il étoit mort des boeufs fubitement
fur T'habitation à laquelle ils appartenoient C J &
fur la voifine; qu'ils avoient déterré ces bacufs,
& qu'ils cil avoient mangé oti qu'ils en avoient
achctés dc queiques Nègres voilins, Oul des Bouchers, ou dcs Marchands cfpagnels.
L'air ne communique point aux hommes cette
du charbon, 5
j'ai fais des informations, &cjait prefque toujours
découvert qu'il étoit mort des boeufs fubitement
fur T'habitation à laquelle ils appartenoient C J &
fur la voifine; qu'ils avoient déterré ces bacufs,
& qu'ils cil avoient mangé oti qu'ils en avoient
achctés dc queiques Nègres voilins, Oul des Bouchers, ou dcs Marchands cfpagnels.
L'air ne communique point aux hommes cette --- Page 189 ---
Epixooriques.
dans contagion : j'ai vu dans une même
18e
un même lit des peftiférés
chambre,
màladcs qui n'en ont jamais été avec d'autres
Les gardes & bofpitalieres
attcints.
dans la méme chambre
reltent &z couchent
de cette maladic, qui dure pendant tour le cours
& elles ne contractent queiquefois un mois,
Les
jamais la maladic.
variés, fymptômes font
queiquefois il n'y trés-différents a qu'une
& trésextérieure couverte de
fimple tumeur
fans doulcur, fans chaleur, quelques fans petites pufules,
Quelquefois la tumeur eft d'un fièvre.
traordinaire 5 clle attaque
volume CXtêtc qite les autres partics du plus ordinairement la.
fiévre, plufieurs petitcs
corps, avec chaleur,
tumcur qui paroit fans puftules au centre dela
d'une entlure ardémateufe fentiment, & entourée
l'interftice des mufcles fur le qui s'introduit dans
qu'elle couvre & remplic d'une trajet des vaifeaux
ncafc & roulfeâtre.
lymphe couenSi l'on fait des incilions fur
fort quelquefois
de les tumeurs, il en
on n'y ca voit beaucoup fang; 3 d'autres fois
une couenne
point : on découvre feulement
rofité limpide roudeirre, qui fèche de laquelle fort une f8point la couleur du papier dificilement bleu.
& ne change
Ou quatre jowrs, fi ia tumeur du Au bout de trois.
par un cercle de
centre fc cerne
clpérer; ; l'efcarre fiuppuration, du
on peut
dc
centre s'cnlève ou beasicomp.
lui-mémc, & laiffe un vide
tombeconfidérable.
plus ou moins.
mateufe Chez lcs uns it y a une fimple enflure
qui paroit avoir fon centre
aedépières ou fur les glandes
fur les
des incilions, on trouve parotides : fi on y PA
infiltrée dans lc tiff cellulaire; une humenr porulentes
bientôt les mufM iij
efcarre fiuppuration, du
on peut
dc
centre s'cnlève ou beasicomp.
lui-mémc, & laiffe un vide
tombeconfidérable.
plus ou moins.
mateufe Chez lcs uns it y a une fimple enflure
qui paroit avoir fon centre
aedépières ou fur les glandes
fur les
des incilions, on trouve parotides : fi on y PA
infiltrée dans lc tiff cellulaire; une humenr porulentes
bientôt les mufM iij --- Page 190 ---
Sur les Maladies
eles
Ont été frappés du délétaire tombent CI
; i! s'y établit une
ELer
fappuration abondantc, & le malade, aprés avoir perdu une
de fes forces, guérit.
partie
Chez d'autres, la tenfion du vifagc, du cou
eft fi confidérable, que le fang ne peut plus defcendre du cerveau ; i femblc que les yeux vont
fortir de leur orbite fur-tout fi le délétaire a
fon foyer fir les glandes parotides : on leur faie
des incifions , on n'y découvre qu'une couenne
dont le tif cellalaire eft rempli: on efpère dé- 2.
brider & donncr de l'aifance au retour du
les malades périffent en deux ou
fang: jours
au plus, foit qu'on ait incifé ou qu' quatre on nc l'ait
pas fait.
On en voit où le délétaire fe porte fir les
bras, fur lcs mains, fur les jambes &
forme.
une tumeur qui, quelquefois, tend confidéra- y
blement la partic ; d'autres fois il n'y a de levé
que le lieu de la tumeur. S'il fc forme
ment une efcarre, > qui n'eft qu'tune fimple promptecule noire, le malade eft fauvé; mais fi la pelli: tumeur difparoit fubitement, il eft bientôt perdu :
il y, en a oi le délétaire fe porte avec tant de
violence fur l'eftomac, qu'l-occafionne dcs vomiffements d'une humeur jaunâtre & épaiffe
qui bientôt aprés change. & devient d'un noir
foncé; le pouls eft fans mouvement, les extré-.
mités font froides : la mort paroit dans peu
d'heurcs. Il y ena d'autres chez lefquels le virus.
peftilentiel fc jette fur les inteftins; les malades.
rendent par les felles une matière bilicufe, fanguinolente qui ne tarde
à changer de coulcur
& à en prendre une derdinee ou noire; le pouls
elt petit, ou plutôt fc fait à pcinc fentir, les
extrémités font froides & le ventre fe remplit
.
mités font froides : la mort paroit dans peu
d'heurcs. Il y ena d'autres chez lefquels le virus.
peftilentiel fc jette fur les inteftins; les malades.
rendent par les felles une matière bilicufe, fanguinolente qui ne tarde
à changer de coulcur
& à en prendre une derdinee ou noire; le pouls
elt petit, ou plutôt fc fait à pcinc fentir, les
extrémités font froides & le ventre fe remplit --- Page 191 ---
d'une férofité rouffeitre Epitootigues
pofition de la partie
qui marque la
du
dctls
lade expire dans l'efpacc rouge de fang, & lc maheures. Le délétaire fc
douzc Oll quinze
méfentère, fur les reins, porte fur quelquefois le
fur le
vaifeaux du
trajet des
bord un violent bas-ventre accès de ; les malades ont E3
a abfoluc profration de févre, après quoi il y
rien fentir; il cherche à force: fe le malade dit ne
fon lit, cet état dure deux ou précipiter trois
hors de
lefquels le malade
jours,
froide & gluante. périt, - couvert d'unc aC
Les fignes du charbon ne font
Quand on voit une tumeur, point équivogread Couvert de quelques
dont le centre
férofité rouffeitre, avec pliétennes, enfiure
remplie d'une
chaleur autour de ce
quielquefois, fans
le malade a lc
foyer, on peut décider
fur les parties charbon; fi le délétaire s'oft
intérieures, il eft
TOE
reconnoitre, mais on n'eft
plus dificile à
l'incertitude; la violence des pas long- temps dans
compagnent avec autant de rapidité accidents qui n'acmaladic, annonce bientôt fa
aucune-autre
Si le charbon-ef à
nature.
ait peu ou point de fièvre, F'extérieur, que le malade
de
qu'il y ait des mardus le centre, fippuration, avec un cfearre bien
ne fera
, on peut décider que la formé
roit
pas mortelle; mais fi la tumeur maladic
avec fabirement. douleur
que le malade
difpade
devienne froid,
le malade va
reins, agiration, >
Si le charbon périr.
inquiétude >
on peut dire
eft dans Ics parties
n'eft
le malade
intérieures,
point ae bien conflaté périra ) Parce qu'il
rechappé un fenl: :
des
qu'il en foit
ni Taction extéricurc lufage
remédes intérieurs,
des vélicatoires ne font
M iv
avec fabirement. douleur
que le malade
difpade
devienne froid,
le malade va
reins, agiration, >
Si le charbon périr.
inquiétude >
on peut dire
eft dans Ics parties
n'eft
le malade
intérieures,
point ae bien conflaté périra ) Parce qu'il
rechappé un fenl: :
des
qu'il en foit
ni Taction extéricurc lufage
remédes intérieurs,
des vélicatoires ne font
M iv --- Page 192 ---
Sur. les Maladies
ni aflez puiffants, ni affez
ner un déléraire qui a déjà prompts détruit la pour détour
laquelle il s'eft jeté al'inftant même ott partie fut.
Nous fuivons pour let traitement de ils'cit fixé.
maladic les indications
cette cruelle.
du malade; nous avons que nous préfente l'état.
eft capable d'envelopper reconnu & d'entrainer que lc pus feul
délétaire; cn conféquence nous
Thumeur
larges véficatoires , & nous favorifons employons des
qu'il cft cn notre pouvoir la
autant,
tumeur : fi c'eft dans lc
fuppuration de la
maladiç, que la-fièvre foit commencement de la
bufte, le pouls fort &
violente, le fujet roou deux
mais plein, nous faifons une.
faignées,
on doit craindre
menter la proftration des forces.
d'aug-
& Nous les minéraux; employons d'abord les acides végétaux
; lorfqu'il y a des marques de:
medc fuppurarion, paroît bien nous donnons le quinquina : ce rédu délétaire, mais opérer fon pour détruire les reftes
dans les
ufage m'a paru dangercux
Si la tumeur commencements. eft confidérable,
parties cnvironnantes au point qu'clle tende les
c'rculation, , on fait quelques incilions d'intercepter la,
moyen eft bien infidele, & il produit 5 mais ce:
l'efct qu'on en attend.
rarement.
Nous extirpons le plutôt
il contient une partie confidérable poflible T'efarre, du
Car.
Si l'enflurc dure
delétaire.
nous y faifons des long-temips autour du foyer,
nons iffuc à du ineifons, parce que nous donpus qui s'eft infileré dans le
cellulaire; & lorfque lcs mufcles font cn tiffu,
tif riture, on les enléve & on panfe avec. un pour-
: pour terminer la cure, on
digef
trois fois Ic malade avec un purgatif purge. deux ou,
joint le. quinquina,
auquel on
Si l'enflurc dure
delétaire.
nous y faifons des long-temips autour du foyer,
nons iffuc à du ineifons, parce que nous donpus qui s'eft infileré dans le
cellulaire; & lorfque lcs mufcles font cn tiffu,
tif riture, on les enléve & on panfe avec. un pour-
: pour terminer la cure, on
digef
trois fois Ic malade avec un purgatif purge. deux ou,
joint le. quinquina,
auquel on --- Page 193 ---
a
Epizpotigues.
Si la maladie cit internc, aucun n'a des eu remèdes aucun
que nous avons employé lcs indications: jnfqu'ici : fi c'cft fur
fuccès; nous fuivons s'elt jeté le délétaire, 2 ou fur Ies
I'citomac que
lcs mucilagincux les
inteftins, nous employons inutilement 5 fi ceft fur le
émolients toujours
trajet des
foye, le méfentère, les reins, 2 le
tenté les faignées,
E
vaiféaux s nous avons ni les acides minéraux ni lc
n'ont point réufli,
les malades d'emplitres
quinquina : nous couvrons évacuons avec des minorarifs,
véicatoires, nous
la
d'en
mais nous n'avons pas eu fatisfaction
fauver un feul,
OBSERFATIONS
du Trou.
Faites au quartier
Premrère Obfervation.
Nègre robulte, âgé de 24425 ans,
UN jeune
un accés de fiévre,, eut au
fort fanguin, aprés
tenant plurét de l'emcôté droit une tumeur,
fi ce n'citqu'au
phifème que de Vinfammation, puftules qui tendoient
centre il y avoit quelqucs
de la pcau : le
avec chaleur environ un ponce cette tumeur
relte étoit mou, cédant au doigts de huit poudans fon cntier occupoit un cercle
le pouls.
ccs, & s'élèvoit de deux au centre ; à faire,
étoit petit Cependant je n'héfitai denx point fortes faidans le laps de douze incilion herres, cruciale fur la ttgnées, & je fis unc
de forts,
mcur d'un bout à Fautre : j'appliqnai
forte
fuppuratifs fur l'ouverture anodinc, : jadminiftrai & je vis avec
dofc dc liqueur minérale,
un cercle
le pouls.
ccs, & s'élèvoit de deux au centre ; à faire,
étoit petit Cependant je n'héfitai denx point fortes faidans le laps de douze incilion herres, cruciale fur la ttgnées, & je fis unc
de forts,
mcur d'un bout à Fautre : j'appliqnai
forte
fuppuratifs fur l'ouverture anodinc, : jadminiftrai & je vis avec
dofc dc liqueur minérale, --- Page 194 ---
Sur les Maladies
une fatisfaétion complette qu'il fc formoit
milieu de l'incifion une efcarre qui avoit bien att
vironné quatre pouces, d'un
& qui commençoit à être enj'enlevai
cercle de fapparation : peu
l'efcarre,, & le malade a
apreès
guéri. Je crus avoir trouvé le
parfaitement
une maladie dont tout le monde moyen d'arrêter
s'alarmer, & que je ne devois plus commençoit la
à
je ne fus Pas long-temps à revenir de mon craindre: erreur.
Deuxième Obfervation.
Deux jeunes Négreffes furent à la fois attaquées, lune au dos & l'autre à
tumeur de la groffeur & de T'étendne l'épaule, de d'une celle
ci-deffus; la maladic avoit le même
je leur fis le méme remede; elles périrent caractére:
les deux : je trouvai à l'une une fubftance toutes,
neufe fur l'eftomac & le foie qui étoit
couen-
& à l'autre une même fubltance
enflammé,
un des reins.
couenneufe fur
Troifome Oéfervation.
Un autre Nègre vigourcux mourut fubitement.
Jc trouvai les inteltins remplis de viande, jy
environnées apperçus beaucoup de taches rouges & noircs >.
deur d'un d'une couenne jaunâtre de la granflammé & demi-pouce, le méfentère étoit cn-.
garni d'une couenne épaiffe
qui s'étendoir de fix pouces; les veines jaunitre, méfenaufi tériqnes qui aboutifent à la veine-porte étoient
toutés enflammécs, & le foie étoit
dc fang & d'une bile jaunc & tres-tenue. gorgé
de taches rouges & noircs >.
deur d'un d'une couenne jaunâtre de la granflammé & demi-pouce, le méfentère étoit cn-.
garni d'une couenne épaiffe
qui s'étendoir de fix pouces; les veines jaunitre, méfenaufi tériqnes qui aboutifent à la veine-porte étoient
toutés enflammécs, & le foie étoit
dc fang & d'une bile jaunc & tres-tenue. gorgé --- Page 195 ---
ARA a
Epizootiques.
OBSERFATIONS
de M. le marquis de
Faites fur T'habitation
Galifet, quartier de la Perite-Anfe.
Première Obfervation.
UN
nouveau fut artaqué, le 27 octobre étoit
dernier, LNGERE fièvre très-violente; CC Négre alors.
fort & robufte: le charbon ne régnoit alors point de diJe laignai ce Negre; force JC du m'amperçus la chaleur me
minution dans la mais la pouls; tête étoit plus enparut moins vive, ; le malade nc fe plaignoit
gagée
étoit météorife : je rcgarpas du
qai
NERt
dai cette maladic comme une fièvre: Tappliquai opérérent
des larges emplâtres véficatoires Tadminiftrai qui
lc
autant que je pouvois vitriolique;, T'efipérer: ce Negre fc tourkina & T'acide
à fc
hors de fon
mentoit, cherchoit
précipiter ou étoit fon mal,
lit; lorfqu'on lc queltionnoit enfin le
odtobre
it répondoit je fuis mieux ;
3,1 de fon caau foir il mourut. Je fis l'ouverture rempli d'une T6davre; je trouvai le bas-ventre
s'il
rofité rouffeâtre en auffi grande quantité fur
foie
& un
charbon Ee
eût été hydropique, & dont lç lobe moyen étoit
qui étoit gorgé,
rouffeitre.
couvert d'une couenne
Deuxième Obfervation.
Un jeune enfant de I2 ans fut attaqué à la
gorge, le29 novembre au matin, d'une le côté tumeur droit
lui envcloppoit tour
edématcufe qui
A
-ventre
s'il
rofité rouffeâtre en auffi grande quantité fur
foie
& un
charbon Ee
eût été hydropique, & dont lç lobe moyen étoit
qui étoit gorgé,
rouffeitre.
couvert d'une couenne
Deuxième Obfervation.
Un jeune enfant de I2 ans fut attaqué à la
gorge, le29 novembre au matin, d'une le côté tumeur droit
lui envcloppoit tour
edématcufe qui
A --- Page 196 ---
Sur les Maladies
du cou & de la face, dont le centre étoit fitr la
glande parotide ot il y avoit quelques
la fièvré étoit violente, les yeux lni fortoient puftuless de
la téte, toutes ies veines qui rapportent lc
de la tête paroifoient bridécs: on lui fit des fang
cifions fur la tumeur : on y appliqua des cata- inplafmes émolients 5 on employa le fel
ics acides vitrioliques, lcs emplitres
fédatif,
en' peu d'heures il devint froid, la véficatoires, tomeur s'af
faisa, & le maladepérit le foir. L'ouverture du
cadavrc fit voir platicurs points d'an
noir fur
les inteftins,
rouge
3. environnés d'une couenne comme.
aux autres.
Troifime Odfervation.
Un Negre infrme fut attaqué, lc I
furle foir,
décembre
> fabitement, d'un vomifement d'une
macèrejaunitre, du
qui bientôt devint noire comme,
fang pourri; en peu d'heures il devint
& expira: je fis Pouverture du
& froid
vai dans l'eftomac huit ôu dix cadavre, tumeurs trouenvironnées d'une coucnne de la grandeur noires, d'un,
Erote avec inflammation en plufieurs autres enQuatrième Otfervation.
Une Négreffe d'un certain âge fat
le I novembre, d'une tumeur au fein, attaquée, fans puf
tule, qui triploit fon volume, & d'une autre fous
l'aiflellc : on lui appliqua beaucoup d'emplitres
véficatoires au cou, > au dos, au bras : on lui
adminiftra lés remedes ci-deffus ; les tumeurs dif
parurent; ellc cut un cours de ventre de matière d'abord bilieufe, puis enfuite noire & vortes
& périt le deux. A Fouverture du cadavre- on
ur au fein, attaquée, fans puf
tule, qui triploit fon volume, & d'une autre fous
l'aiflellc : on lui appliqua beaucoup d'emplitres
véficatoires au cou, > au dos, au bras : on lui
adminiftra lés remedes ci-deffus ; les tumeurs dif
parurent; ellc cut un cours de ventre de matière d'abord bilieufe, puis enfuite noire & vortes
& périt le deux. A Fouverture du cadavre- on --- Page 197 ---
Ta U
Epinootigués.
trouva ics inteftins farcis de tumeurs noires, avec
unc coucnne autour.
Cinqai2me Obfervation.
enfant de huit ans entra à Thépital
Un petit & mourut la nuit fuivantc. A1 Pouverle deux, du cadavre on trouva plus de quarante tuture
d'un
dansle canali in*
meurs de la largeur étoient poucc comme des tuberteftinal: les tumeurs
noire.
culcs, d'unc couleur rouge
Sixième Obfervation.
Un aitre enfant, à la vérité valérudinaire, & eft mort 2 cft
entré à T'hôpital lc trois au Touverture matin, du cadavre
dans la nuit fuivantc. A de fang & d'une bile
on trouva lc foie gorgé
rouffeâtre
jaune & limpide, avec unc coucnnc
en pluficuts endroits.
Septième Obfervation.
Laurence fut attaquée lc deux fur la trois glande il
parotide droitc & fur les paupières; lc d'une
avoit fur les paupières trois champignons
Y
blanchc & giutincufe dc la grofifeur d'une
matière
ft des incifions en pluficurs cndroits:
noilette: on
véficatoires qui fouron renouvella les emplâtres le quatre la tumeur s'affaida,
nirent beaucoup; dans la nuit, après avoir cfliyé
& elle mourut
Alonvertre
un cours de ventre trés-opiniatre. enfiammés d'un
du cadavre on trouva les inteftins
bout à Y'autre.
Huitième Obfervation.
Unejeunc Négreffe nourrice fut attaqnéc d'une
ifions en pluficurs cndroits:
noilette: on
véficatoires qui fouron renouvella les emplâtres le quatre la tumeur s'affaida,
nirent beaucoup; dans la nuit, après avoir cfliyé
& elle mourut
Alonvertre
un cours de ventre trés-opiniatre. enfiammés d'un
du cadavre on trouva les inteftins
bout à Y'autre.
Huitième Obfervation.
Unejeunc Négreffe nourrice fut attaqnéc d'une --- Page 198 ---
Sur les Maladies
tumeur groffe comme une noiferte an-deffous de
la clavicule droite ; cette Négreffe n'a point cu
de fiévre; elle allaitoit fon enfant: on
une
Iniappli9
largc cmplâitre véficatoire ; elle avoit
l'appétit ; la tameur ne formoit point d'efcarre : lé cinquième, la tumeur difparut ; à cct
époque on lui ôta fon enfant qui n'a point été
malade, & qui n'a rien comminiqué à la nouvelle nourrice, On réitéra les véficatoircs : on
lui donna une forte décodtion de ferpentaire de
Virginic; ; clle cut un cours dc ventre qui termina
fes jours cn peu d'heures. A l'ouverture du cadavre on trouva les inteftins remplis de tumcurs
noires.
Neuvième Obferiation
Antoine cntra à T'hôpital lc huit, àvec une tu=
meur qui n'engorgeoit que la glande parotide:
cette tumeur étoit dure, fans douleur, fans chaleur; & fi lc charbon n'cût pas régné, cettc tumeur ne l'auroit jamais fait foupçonner. On lui
ft lc mêmc traitement qu'aux autres; ce Négre
difoit je n'ai rien, j'ai beloin de manger: lc dixfept la tumeur difparut tout d'un coup, le
devint froid : & expira en trois heures. A Négre Pouverture du cadavre on trouva le bas-ventre rempli d'une quantité prodigienfe d'eau rouffcâtre,
& le méfentère ne reffemblant plus qu'à une
mafe de fang noir couvert en pluficurs endroits
d'une couenne roufeâtre.
Dixième Oéfervation.
Un autre Nègre fut attaqué: le foyer du chafbon étoit fur les paupicres de P'oeil droit; il fe
forma au quatricmé jour un cercle de
ration qui a enlevé toute la peau dcs deux fappu- pau-
prodigienfe d'eau rouffcâtre,
& le méfentère ne reffemblant plus qu'à une
mafe de fang noir couvert en pluficurs endroits
d'une couenne roufeâtre.
Dixième Oéfervation.
Un autre Nègre fut attaqué: le foyer du chafbon étoit fur les paupicres de P'oeil droit; il fe
forma au quatricmé jour un cercle de
ration qui a enlevé toute la peau dcs deux fappu- pau- --- Page 199 ---
EN T 0
Epizootiques.
tot
le fix on lui fit dcs incifions d'ou il découla
pières; dc pus qui étoit infiltré dans lc tilu
beaucoup cellulaire : le huit une partic des mufclcs, des
paupières, des lèvres tombérent en pourriture;
il s'eft établi depuis unc abondante funpuration,
la
de CC Nègre.
qui nous promet guérifon mention des autres NeNous ne faifons point
CC ne
gres morts de cette maladie, parce que venons
Icroit qu'une répétion de cC que ics traits nous les plus
d'expoler; nous avons choifi faire connoître fa vidFrappants, afin de mieux
lence & fon caraétèrc.
ORSERYATION
M. Millot, préfident du
Communiquée membre par de la Chambre d'agriculCercle,
ture du Cap.
L'ÉPIZOOTIE fut les animaux a fait fes rava-
&
fur Thabitation Millot, dans
gcs en 1777 1778
M. Millot a obfervé
-le
de la Petitc-Anfc.
dit hcrbe à
que ATBL Gramen fecales vulgairement les animaux
bled, couvroit les favannes;
la maladie
de s'en nourrir,
8E
étoient obligés
trouvérent que d'autres.
s'arrêta, lorique les animatix
herbes à manger: il a vu périr fur une habitabitation voifine beaucoup de mulets & quelques
boeufs; & la mortalité a cefle, lorfque la fenfimatclaffoit la favanne a été arrachéc &
détruite tive qui (6). M. Millot penfe d'aprés cela, quc la
(6). M. Defportes dit que la fenfitive eft l'on vantée artribue par.
plufieurs, comme alexipharmaque: 5 mais fait que vomir, & qu'il
cette vertu à fa racine , parce faire qu'elle ufage. V. Tr. ab. des pl. de
eft plus fage T. III, de n'en 218 pas & 219. J'ai vu employer la racine
St-Dom: de fenfitive en décoction P. : c'eft un vomitif très-doux.
la
(6). M. Defportes dit que la fenfitive eft l'on vantée artribue par.
plufieurs, comme alexipharmaque: 5 mais fait que vomir, & qu'il
cette vertu à fa racine , parce faire qu'elle ufage. V. Tr. ab. des pl. de
eft plus fage T. III, de n'en 218 pas & 219. J'ai vu employer la racine
St-Dom: de fenfitive en décoction P. : c'eft un vomitif très-doux. --- Page 200 ---
Sur les Maladies
qualité des piturages peut infuer fur le carac
tère & la nature de cette épizootic,
s'annonce
quelquefois avec atlez de lenteur & Se bénignité;
pour pouvoirèrre obfervéc & foignée avec fuccès;
nais dont la marchc a été queiquefois fi rapide;
qu'il n'y a qr'un trés-court eipace de temps entre
l'épeque apparente de fon invalion & fafin, quis
dans cc cas, eft toujours funefte.
M. Millot a obfervé que cette maladie étoit
contagieufe, & qu'elle fc communiquoit aux
Nègres par une forte d'inoculation, ce qui lui fait
penfer qu'il feroit pcut-être avantageux d'inoculer
ics animaux à f'invafion d'unc maladie peitilenticlle.
Obfervation.
Le Nègre Nicolas; créole, fils d'un Négre &
d'unc Négreffe Arada, chargé de foigner lc troupeau de boeufs, avoit été obligé d'en panfer uni
quiavoit cu une douzaine de puftules à la cuiffe:
1i introduifoit fon doigt dans une de ces puftus
les, qui étoit devenue fanieufe, pour en fairc
fortir une matière blanche & épaific, & il a continué à foigner cet animal pendant trois femaines:
il eft venu à Thôpital dans lc mois d'aout:il avoit
à deux travers de doigt, du pli de l'ainc droitc,
une tumeur grofe comme un ceuf; elle étoit
ulcérée dans fon milien, tres-cnfamiéd & montroit une difpofition à la gangrène : on enleva
l'efcarre gangreneufe, l'ulcère fe détergea > la
cicatrice fc fit avec célérité & le Negre reprit
fes occupations.
Il revint à T'hopital en oéobre : la tumeur
s'étoit, renouvellée à la cuiffe : il en avoit ati.
bras droits 2 dans la rartic inrérieure, une feconde bien plus confidérable;Tiinfammation étoit
légére :
la gangrène : on enleva
l'efcarre gangreneufe, l'ulcère fe détergea > la
cicatrice fc fit avec célérité & le Negre reprit
fes occupations.
Il revint à T'hopital en oéobre : la tumeur
s'étoit, renouvellée à la cuiffe : il en avoit ati.
bras droits 2 dans la rartic inrérieure, une feconde bien plus confidérable;Tiinfammation étoit
légére : --- Page 201 ---
n
Epirootiques.
serendoir légère, mais ily avoit une grande tenfion 193
finéuation
le lavant-bras : on fentoit de
centrc
art
pliqua un emplâtre
de la tumeur j on apémollient.
dyachilum & un cataplafme
fimple On regarda &
cette tumeur commc
T'ouverture formée par congeftion : humorale, on en fit
le malade nc quclques parde jours aprés; mais, quoique
tération fenfible, le pas avoir de fièvre ni d'algangrène parut, & la gonflcment tumeur, augmenta, la
bord rendu qu'une humeur
qui n'avoit d'aneufe, exaloit une odeur fanglante & gangreOn reconnut alors
infourenable.
charbonneufes on fit des: que cctte tumcur étoit
une humeur jaunc &
incifions qui fournirene
CC que l'on
de la fanieufe: tumeur on enleva tout
ancifeptiques Res plus puiflants, 5 on employa les
l'efprit de tafia
comme le
3 le ftirax, le camphre, le kina,
ammoniac: 01l avoit
fel
voit pas produit linl donngtemcnque grand
quin'ale kina
cfet: on adminiftra
& paroifoir ineérieurement, bonne; cela la fippuration s'établic
les Panfements & à
détermina à changer
fimples 5 la
n'employer que Ics digcltifs
f'ulcere prit un fippuration mauvais ceffa fubitement > &
ftirax; la fappuration fe afpcét : on revint au
aller afez bien, lorfqu'on rétablit: : tout paroitfoit
fat velic tumeur entre l'aiffeile & apperçut le teton une nouencore ouverte &
; celle-ci
on employa le ftirax dans fournit le un pus louable :
s'érablit unc bonne
panfement, & il
La tumeur de la cuide, fippuration.
& panfée avec lés mêmes qui avoit été ouverte
fe cicatrifer.
moyens, paroifoit
L'abondance de la fuppuration & T'altération
/ N
paroitfoit
fat velic tumeur entre l'aiffeile & apperçut le teton une nouencore ouverte &
; celle-ci
on employa le ftirax dans fournit le un pus louable :
s'érablit unc bonne
panfement, & il
La tumeur de la cuide, fippuration.
& panfée avec lés mêmes qui avoit été ouverte
fe cicatrifer.
moyens, paroifoit
L'abondance de la fuppuration & T'altération
/ N --- Page 202 ---
Sur les Maladies
des hueurs avoit fait
lade, il repofoit bien &
beaucoup le ma-
& il ne
de
AHgtl
fouffroir guére
dans
fiévre,
il
idrpa
furvint un léger
: on panfements;
un
ardtne
minorarif avcc de la rhubarbe & un adminiftra
ce' EL produifit un bon effet.
cordial,
d'enlever novembre, on fut obligé de fcarifier &c
feflé
un point gangreneux
s'étoit
vers lc coude, cette opération qui
maniguer le malade; il témoigna de
parut fatide Thumeur 5 on fit malgré cela limpatience de nouvellcs &
taillades, parce que la gangrène faifoit des
grés, elles'étendit jufquau
étoit pro-
& livide 5 on y fit dcs
vifage, &c qui
pâle
les mêmes moyens. incifions, on continua
Quoique le malade s'affoiblit tous les
on crut pouvoir cfpérer encore
jours
gangrène parut s'arréter, que lcs , ulcères parce
dé- li
tergérent
eca
la
& fournirent une bonne
tumcur de la cuife étoit cicatriféc, fUppuration;
reftoit encore une glande dure &
mais il
ce fut un nouveau gerine
fe fquirreufe, &
perte du fang dans les
dévelope : la
ration
la
EELA
difolution abondante , jetérent le malade dans fuppu- la
&1 lépuifement : fes jambes
tout fon corps pâlit; ; il mourut le enflérent,
cembrc.
premier déEXTRAIT du rapport du Mémoire de M.
Peliffor, par M. Guiot, maitre en2 chirurgie, afjocié du Cercle.
lité L'EXACTITUDE des defcriptions eft une
précicufe dans lcs oblervations de
dcs circonftances
ne
tancgRer
vateur que mériter qui
paroiffoient. à l'Obferpeu d'attention, deviennent
pâlit; ; il mourut le enflérent,
cembrc.
premier déEXTRAIT du rapport du Mémoire de M.
Peliffor, par M. Guiot, maitre en2 chirurgie, afjocié du Cercle.
lité L'EXACTITUDE des defcriptions eft une
précicufe dans lcs oblervations de
dcs circonftances
ne
tancgRer
vateur que mériter qui
paroiffoient. à l'Obferpeu d'attention, deviennent --- Page 203 ---
dcs foyers de lumière Epirootigues.
fait pour les appercevoir pour Thomme de l'art
prolixité, ou de la
; cn forte que de la
premier de ces défauts trop eft grande concifion, lc
l'art que lc dernicr,
plus profirable Pour
M. Peliffot regardc, avec
fage que les Negres de CCS vraifemblance, Pude la viande des animaux habitations ont fait
ladie, comme la caufe de morts de cette maIl décrit d'une maniére fort l'épidémic.
tômes de la maladic; mais, abrégée les fymcilion, on reconnoît dans fon malgré cette prériétés dont parle M. de
tablean Ics vapeftis interna, peflis retrocedens. Sauvages: : Pefis benigna, J
Il rend comptc enfaite de la
a tenu dans la cure > tant de la conduitc
charbon.
fièvre que 311
Les moyens qu'il a employé, par
première, fc réduifent aux
rapport à la
rieurs > aux cordiaux & aux antifleptiques intéau charbon, il s'cft fervi des minoratifs ;
tirpation, 3 de l'efcarre, des incifions, dc ans
Il finit enfin
digeftifs animés.
verture d'unc douzainc par expofer de cc qu'ila vu àl'ouNous devons à M. Pelifor cadavres. la
que fon mémoire eft écrit
juftice de dire,
les moyens qu'il a employés avec ordre, &
terrible fléau qui a défolé lcs pour
M.
RACrTE
le marquis de Galifct font habitations de
heureufement, lon a prefque ccux que, malentre les mains des plus habiles toujours vu inutiles.
D'un autre côté, nous fommes gens de l'art.
quic nous aurions defiré
forcés à dire
d'étendne au détail des qu'il cût donné plus
vre peflilentielle,
fympeômes de cette fictitude Ics diférenccs qu'il en eût fuivi avcc exacindividuclles N qu'il eut
ij
quis de Galifct font habitations de
heureufement, lon a prefque ccux que, malentre les mains des plus habiles toujours vu inutiles.
D'un autre côté, nous fommes gens de l'art.
quic nous aurions defiré
forcés à dire
d'étendne au détail des qu'il cût donné plus
vre peflilentielle,
fympeômes de cette fictitude Ics diférenccs qu'il en eût fuivi avcc exacindividuclles N qu'il eut
ij --- Page 204 ---
Sur les Maladies
la préférence aux
Aame
émétiques fur les minoratifs, & même les
dans une
:
pargatifs,
maladie dont lc foyer étoicnt évidemment dans
l'eftomac.
Si la defcription de lépidémie des animaux
cût fait partie de fon. travail 3 fon mémoire déjà
fort intéreflant par l'importance du fujet, l'eût
été bien davantage.,
EXTRAIT d'un Mémoire quia pour titré: :
Defcription d'une maladie épizootique
qui régnoit à Saint-Domingue, dans la
dépendance du Cap-François , : dans les
années 1772 3 1773 & 1774, par M.
Regnaudot, 3 D. M. au Pont-Louis, ile
Guadeloupe, afocié du Cercle.
L'AUTEUR préfime que c'ett fur l'habitation
Carré > au quartier Morin, que la maladie a
pris fon origine; il paroit au
par toutes
les reclerches que l'on a pu R't faire cet cffct,
quie cctté habitation a été le foycr de la contagion, car il fcroit poflible que lc principe fic
venu de plus loin.
Cette maladic avoit déjà fait périr depuis fix
mois cinquante mulets ou chevaux fur Thabiration Carré, fans qu'elle fc foit communiquée à
aucuncs habitations voifines 5 clics n'én ont même refenti aucun cffct pendant plus de dixhuit mois.
La maladic, dont la marche étoit infidieufe
& la nature tres - malignc, attaquoit Ics chevaux 5 les mulets &c les bacufs S CCS derniers
animaux cependant ont : été les moins maltraités.
L'habitation Carré & l'habitation Dupary,
fur Thabiration Carré, fans qu'elle fc foit communiquée à
aucuncs habitations voifines 5 clics n'én ont même refenti aucun cffct pendant plus de dixhuit mois.
La maladic, dont la marche étoit infidieufe
& la nature tres - malignc, attaquoit Ics chevaux 5 les mulets &c les bacufs S CCS derniers
animaux cependant ont : été les moins maltraités.
L'habitation Carré & l'habitation Dupary, --- Page 205 ---
diftantcs l'unc de Epitootigues. l'autre dc
éroient adminiftrécs par la même pluficurs lieucs,
Négres & les animaux dcs deux habitations perfonné; les
muniquoien: nécellairement
com-.
prouvé
la maladic fut enfemble, & il cit
tation Chre fur Thabitation apportéc de T'habi-;
cheval qui avoit féjourné
Dupaty, par un,
fir la
pendant deux, mois;
Entasmer fur habitation, la
& qui far ramené
quelques jours aprés. feconde, ou il eft mort,
dans Cettc maladic fit périr
l'efpacc de trois mois, furlhabitation
fans
Dupaty,
compter lcs chevaux & quarre-vingt lcs
mulets,
Elle commençoit à fe ralentir fur booufs,
Dupary, lès
lorfqu'on la vit fe
Fhabitation
habitations voilincs,
répandre, non fur:
famé avec fraycur, mais cominc dans on l'avoit, pre-,
tions de la Petite-Anfe 8c de la quelques habita-
& CC nc fut
quelques
Plainc di Nord;
Parut fur les
temps après qu'cile,
&
ES
Macarty : dans le voifinage Laplaignc, de Sacanville.
Dupaty ; Phabitation
Thabitation.
de la maligniré dc cette Laplaigie foufirit autant
tation Dupaty; on nc fauva épizootic que T'habianimaux qui en furent
prefque aucuns des
canville perdic rapidement attaqués: Thabitation Sale mal parut ceffer, mais il fepe fc à huit mulets :,
corc, cependant avcc moins
renouvcila cn-,
n'y eut
quelques animaux d'intenficés car il
qués, rER on en guérit
qui cn furent attaguelques-uns.
Thabitation L'épizootic ne fit périr
trois mulets fre
cinquante qui Macarty,
y cn cût
EESR
La
ch furent atteints.
pius de
maladic paroiffoit éteinte far
Dupaty: : Onl crut, deux mois
Thabitation
remplacer lcs animaux quc l'on aprés avoit 2 pouvoir
N id perda 3
és car il
qués, rER on en guérit
qui cn furent attaguelques-uns.
Thabitation L'épizootic ne fit périr
trois mulets fre
cinquante qui Macarty,
y cn cût
EESR
La
ch furent atteints.
pius de
maladic paroiffoit éteinte far
Dupaty: : Onl crut, deux mois
Thabitation
remplacer lcs animaux quc l'on aprés avoit 2 pouvoir
N id perda 3 --- Page 206 ---
Sur les Maladies
mais il cn périt quinze dans T'efpace de
ques jours.
quelOn a Vu la contagion fe répandre
ment dans un grand nombre d'habitations fucceffive- de
l'Acul, dc la Plainc du Nord, & mêmc de la
Petite-Anfc; elle a montré dans CCS différents
quarticrs la même. irrégularité dans fa
le mêmc caraétère de malignité & de fixité marche,
fcs principcs ; ellc a fait dcs progres
dans
meurtricrs, non-intcrrompus, dans
rapides,
droits : fa marchc a été plus lente dans quclques d'autres enendroits, & elle a laifé dcs intervalles affez
longs entre fes différentes attaques.
Iy y avoit beaucoup de féchercffe
de la maladic: Fherbc des favannes étoit à.linvalion
lcs marrcs étoient
braléc,
des faifons ne
corrompucs; ; mais la variété
dans fon caraétérc. parut pas apporter dc changement
La peitc la plus terrible ne tue pas
tement quc cette maladic; elle ne plus prompnoncéc par aucuns fignes
paroifoit anmorts beaucoup d'animaux précurfeurs : on a trouvé
quclques heures
quc l'on avoit jugé
fanté; fouvent auparavant êtrc dans la meilleurc
a été celui dc la l'inftant apparcnt fa
dc la maladic
fort inccrtainc mort; duréc a toujours été
3 lc plus grand nombre des animaux périfoit dans la première femainc ; cezième, pendant & quelqucs-uns ont réfifté jufqu'an quinqui n'ont on a confervé une partie dc ceux
On
pas fuccombé à cctte époquc.
pourroit diftingucr cette maladie, relativement à fa durée, en tres-aigné & aigue fimplement dite, & en prolongéc.
Sous la premièrc dénomination, > on
droit, avec raifon, cclle qui tuc Ics comprenfur lc champ, ou dans peu d'heurcs 5 animaux fous la
ont réfifté jufqu'an quinqui n'ont on a confervé une partie dc ceux
On
pas fuccombé à cctte époquc.
pourroit diftingucr cette maladie, relativement à fa durée, en tres-aigné & aigue fimplement dite, & en prolongéc.
Sous la premièrc dénomination, > on
droit, avec raifon, cclle qui tuc Ics comprenfur lc champ, ou dans peu d'heurcs 5 animaux fous la --- Page 207 ---
e
Epizootigues:
feconde, celle qui ne fc termine que dans ccllc la
femainc; fous la troifième enfin,
première dure jufqu'au quinzième & au-delà.
qui Lorfque-la maladie agit avcc toutc l'énergic
elle ne
êtrc ni prévuc,
de fa malignité >
peut comme à fon ordini traitées Y'animal mange fon poil In'a
channaire, il n'a pas font maigri, les mêmes ; tout Pe coup il.
gés fcs allures
il refufe la nourriture,
paroit trifte & abattu, fcs orcilles font froides,
les flancs lui battent,
alternativement,
l'animal fc lève & fc couche
dans le
& il périt : quelques-uns font morts
Toupçonnant Ieur maladic,on plamoment quc,
les faigner.
çoit la ligature pour
Morin que les aniOn a obfervé au la quarticr douleur la plus vive avant
maux éprouvoient
des pieds,
de mourir ; ils s'agittoient, frappoient contre les"
cherchoient a mordre, la *élançoient même obfervation fur
murs : on n'a pas fait
Thabitation Dupaty. de la. maladic font FabatteLes del'animal, (ymptômes les tumcurs externes,
ment
fiflement de la
UEE
fion, le râlc, le
poitrinc, Yanus ; dans le
lement d'une fanic abondant putride par d'une humeur muboeuf, l'écoulement les nafeaux, comme dans la gourme,
queufe par
du redtum & dc la vulve qui
le fe bourlouflement font jour au-dehors : on n'a pas apperçu dc
fièvre dans cette maladie. redoutable. aucun acL'ouverture des cadavres. n'a produit
cident à ceux qui s'en font le plus occupé des : lu- CC
moyen, qui eft le plis propre maladies à donner & fur les démières fur la naturc dcs
2 fervi dans cctte
fordres qu'elles prodnifent,
malheurcufes
occafion à confirmer les préventions fc hâtant de prode quelques perfonnes qui,
N iv
erçu dc
fièvre dans cette maladie. redoutable. aucun acL'ouverture des cadavres. n'a produit
cident à ceux qui s'en font le plus occupé des : lu- CC
moyen, qui eft le plis propre maladies à donner & fur les démières fur la naturc dcs
2 fervi dans cctte
fordres qu'elles prodnifent,
malheurcufes
occafion à confirmer les préventions fc hâtant de prode quelques perfonnes qui,
N iv --- Page 208 ---
Sur les Matadies
noncer fiur des obfervations fuperficielles & fuc,
des
équivoques, ont attribué cette
moleMrun à un maléfice qui n'cxiftoit quc dans
lcur imagination.
On a obfervé I°, des engorgements inflammatoires fir différentes partics, mais principalement,
fur l'eftomac des chevaux & mulets, fur les cf-:
tomacs & les inteftins des baufs:2", des
mofes intéricures ou des engorgements d'unfang échyr,
noir coagulé, defféché, ce que l'on a pris mal
à propos pour des efcarres Rahngrenenfeay,dcs
épanchements de fang dans la poitrine, &
quefois fur les lombes dans lcs bouB:
épanchements fércux dans le ventre & 1 poitrinc: s°,, des infiltrations du, mêmc genre dans
le tifi adipcux, tant à l'extérieur que dans lcs,
vifcères : 69, dans lépoque delinvafion de la maladic, unc quantiré prodigicufe. de vers crinons,
& des ceftrcs, avec érofion du duodenum de.
l'eftomac, des petits abcès fifuleux placés cntrc:
les tuniques dc leftomac & : dcs inteftins, &e
remplis de vers crinons : CCS vers avoicnt percé
quelquefois. les intcftins &c avoient pénétré dans
lc mélentére out étoient tombés
-
dans le ventre.
Il cft bien cientiel de favoir que M. Vitet
qui donne la defcription de doize ou quinze épiZootics, rapporte que T'inflamimation del'cfomac
& du duodenum a été. obfervé tres-fréquemment; f lès perfonnes qui ont été confultées
fur la nature de cettc maladic avoient connu
cette obfervation, elles auroient cu F'avantage
de calmer les clprits, de prévenir dés châtiments :
injuftes.
Quoique l'inflammation dont nous parlons ait
été bicn communc, on nc Pa cependant
toujours obfervéc, mêmc chez des animprx aBae
du duodenum a été. obfervé tres-fréquemment; f lès perfonnes qui ont été confultées
fur la nature de cettc maladic avoient connu
cette obfervation, elles auroient cu F'avantage
de calmer les clprits, de prévenir dés châtiments :
injuftes.
Quoique l'inflammation dont nous parlons ait
été bicn communc, on nc Pa cependant
toujours obfervéc, mêmc chez des animprx aBae --- Page 209 ---
1i fnort avoit été Epirootiqtes. rapide.
20r
fammation n'étoit qu'unc. Qnelquefois ccttc ind'autrefois le duodénum légére phlogofes mais
firrface fanglante & livide: ne lcs préfentoit aliments qu'iuner
alors defféchés & couverts d'une couche étoient
d'humeurs blanchêtre & concrète
mince:
leur fitrface; lorique
qui adhéroit à
confidérable, ellen'étoit linfammation étoit moins
ment; il y avoit des points pas d'unr répanduc uniformdla membranc intéricure étoit rouge plus foncé;
en efpace : nous avons même fuppurée trouvé d'efpacemulcr de Thabiration Cagnet à
chcz un'
mac percé d'un trou à y mettre I'Elerre, le
l'eftoune inflammation livide à fa
pouce, avcci
inteltins dc Cet animal étoient circonférence; lcs:
la portion fispérienred del'eftomac trés-enflammés
faine : nous n'avons vu Ic contraire a toujours partt
deux animaux.
que chez
Dansle boeuf, la membranc
da feuillet s'enlèvoit avec
intéricure & ridéc
les autres tuniques étoient beancoup dei facilité;
flammation étoit plus forte trés-enfammés, fir la caillcte ; lingros inteftins, mais cilc paroitoir avoir
& les
intenfité fur les intettinsgreles
toute fon:
gangréneux, & rempli d'un qui étoient livides,
a été trouvée fouvent
fang putride; la rate:
& fans confiftance : on engorgée a trouvé d'un fang noit
chement d'un fang noir
aufli un épanreins : CCS animaux
grumelé, fec fur les
que les bétes cavalines." périfbicne plus promptement:
Lcs vifcères de la poitrinc étoient
paroiflbient avoir fouffert de
engorgés &
2 trouvé dcs vers dans lc thymus Tinflammation: : om
quelquefbis
qui étoient:
On
cngorgé par uu1 fang noir coagulé,
mais PAuteur'croit napasarpergn de léfions dans-lc cerveat,
que ce vilcère n'en étoit pas
, fec fur les
que les bétes cavalines." périfbicne plus promptement:
Lcs vifcères de la poitrinc étoient
paroiflbient avoir fouffert de
engorgés &
2 trouvé dcs vers dans lc thymus Tinflammation: : om
quelquefbis
qui étoient:
On
cngorgé par uu1 fang noir coagulé,
mais PAuteur'croit napasarpergn de léfions dans-lc cerveat,
que ce vilcère n'en étoit pas --- Page 210 ---
Sur les Maladies
excmpt; &
fion nel les a pas
parce que d0e obfervations n'ont apperçues, été c'eft
nombreufes, ni faitcs avec aflez pas
affez
Le fang que l'on tiroit aux animaux d'exaétirude.
après l'invafion de la maladie étoit d'abord avant ou
rouge vermeil; il fe couvroit deux ou
d'un
après d'une couche d'unc
trois heures
châtre.
gelée molle & blanLes collecions fereufes,
ventre & fur-tout au fourreau, qui paroiffoient aut
plus fouvent un événement
annonçoient le
paroiffoient & difparoiffoient ficheux; celles qui
étoient d'un mauvais
alternativement
ment des fancs fc
augure : lorfque le batteétoit défcfpéré; joignoit aux tumeurs, le mal
des flancs ceffoit, lorfqu'au &
contraire le battement
étoient dégorgécs & rendoient que CCs tumeurs féreufes
abondante & louable, c'étoit une fuppuration
gcux : les tumeurs cxtérieures un fignc avantatoujours la terminaifon de la maladie, n'indiquoient 1
pas
étoicnt un figne de fa durée.
mais clles
La douleur vive, marquée par les
impétucux de l'animal,
mouvements
fifilement de la poitrine qui l'oppreflion, le râle, lc
mation de cette partie & indiquoit des
F'infammaétoicnt des figncs mortels.
épanchements,
L'écoulement d'une fanic
dans lc boeuf, étoit un figne mortel; putride par T'anus,
muqueux par les nafeaux
l'écoulement
la tcrminaifon de la-maladic. n'indiquoit rien pour
Le bourfouflement de la
du rcétum & de la vulve membrane chez les intérieure
lcs mulets indiquoient la mort,
chevaux &c
de La la maladic dans fon invafion & à
& fitr plus grande.n mortalité au quarticr T'époque Morin,
habiatonDepay, paroiffoit vermineufe:
'anus,
muqueux par les nafeaux
l'écoulement
la tcrminaifon de la-maladic. n'indiquoit rien pour
Le bourfouflement de la
du rcétum & de la vulve membrane chez les intérieure
lcs mulets indiquoient la mort,
chevaux &c
de La la maladic dans fon invafion & à
& fitr plus grande.n mortalité au quarticr T'époque Morin,
habiatonDepay, paroiffoit vermineufe: --- Page 211 ---
Epizootiques.
en prefcrivit d'aprés cela un traitement:
mais les vers diminuérent dans la fuitc approprié, de
zootic; ellc
alors avoir moins de
lépi-
& l'on SSLAer qu'on doit attribuer malignité, ce
ment heurcux à la différence du traitement changeétoit moins incendiaire : cependant l'Auteur qui
ferve que la maladic ne parut réellement s'a- obdoucir, à lépoque de fon déclin, quc
parut des tumcurs, des infiltrations à l'extéricur lorfqu'il
qui furent fitivies d'une fuppuration abondante
&c de bonne qualité; il dit mêmc avoir vu une
habitation qui, n'ayant fouffcrt de la maladie
qu'à l'époque de fon déclin, n'a point pérdu d'animaux.
M. Regnaudor, dont nous nc
louer les vues & fhumanité, dit en pouvons affez
cure que fon objet eft bien moins d'établir paffant à des la
vérités que de détruire des erreurs; & après avoir
montré par les raifonnements les plus judicicux
tômes qu'il
avoit aucun rapport cntre les
ME la maladic, fa marche, Ics défordres fympproduifoit fur lcs vifcères & lcs effets
tant
Ermeu
poifons, réféchiffant minéraux quc végétanx ; ildit
fir la nature des accidents
l'ordre dans
R
tude de la
lequel lc ils ont paru, la promptimort, tableau des défordres intéricurs, les
iln'cft aucun Médecin qui ne reconnoiffe
caraétères d'une maladie contagicufe, maligne, tivité inflammatoire, dont le principc & l'acde fupérieurs aux forces de la nature, à
que
l'invafion & dc l'état de la
Tépoparu s'affoiblir au déclin & avoit moins maladic, d'éner- a
gic lorfqu'il s'eft porté à l'extéricur &
formé une dépuration
qu'ils'eft
dc
cntre
critique; ce
établiz
T'analogic
cette maladic &
dics
malaT
dcs parotides peftilenticlles & dcs caraétérifées par dcs bubons, s
anthrax.
'invafion & dc l'état de la
Tépoparu s'affoiblir au déclin & avoit moins maladic, d'éner- a
gic lorfqu'il s'eft porté à l'extéricur &
formé une dépuration
qu'ils'eft
dc
cntre
critique; ce
établiz
T'analogic
cette maladic &
dics
malaT
dcs parotides peftilenticlles & dcs caraétérifées par dcs bubons, s
anthrax. --- Page 212 ---
Sur les Maladies
Parmi les moyens que l'on a mis en
pour combattre cette maladic, les uns ont ufage" cté
manifeltement fuccés
nuifibles, les autres n'ont Ctt qu'un
équivoque. M. Regnaudor
auroit été auffi avantageux dc laifer penfe la qu'il
turc, que dc la troubler par un traitement agir nan'étoit fondé que fir dcs préventions, des obfer- qui
incertainc, vations infufifantes, & une analogic vague &
L'ouverture des animaux,
ment des léfions inflammatoires, manififtantconitam- auroit
dès les premicrs temps, faire preffentir
da,
de traitement
lutilité
antiphlogiftique, & fur-tout de la
faignée; mais les préventions de l'exiftence
vers 8E des poifons ont
des
ce fecotirs
égaré, &clon a
employé
qui a été lc plus eficacc,
cas cii la maladic étoit de
dans 1c
il étoitinstile, ainfi
quclquc durée;. car
lorfque la maladic étoit que tous les autres remédes,
devoient être abondantes tres-aigné & faires : les-faignées
Onl faifoit boire en mêmc temps promptement: de l'can
chc aux animaux, & fir-tout de la limonade blannitrée : on en donnoit aufi un mélange dc nitre
& de camphre, au moins deux fois par jour.
ou Lorfqu'il fc formoit des tumeurs dans descndroits
l'on pouvoit appliquer lc cautère actuel, on
ne négligeoit pas ce moyen, dans lcs vucs
citer une fuppuration que l'on entretenoit d'ex-. avec
le bafilicum animé, avec les cantharides : cette'
opération n'a Cu aucun faccés, lorfqu'on Fa fait
avant
lc gonflement annonçât unc.
tion gdlitn n'étoit pas pofible de déterminer, dépura- mais
qae lon pouvoit feulement accélérer &c
ter : on a quelqacfois donné des Javements augmen- avcc
l'eati citronnéc & lc gros
t Lcs pargatif, -la thériaque firop. ont. été aufi nuibles quic lcs vermiftges;
'
opération n'a Cu aucun faccés, lorfqu'on Fa fait
avant
lc gonflement annonçât unc.
tion gdlitn n'étoit pas pofible de déterminer, dépura- mais
qae lon pouvoit feulement accélérer &c
ter : on a quelqacfois donné des Javements augmen- avcc
l'eati citronnéc & lc gros
t Lcs pargatif, -la thériaque firop. ont. été aufi nuibles quic lcs vermiftges; --- Page 213 ---
Les moyens dc Epirotiques, diminser la
ceux par lefqueis Onl pcuë
contagion font
nication : cette regle a été empéchér la commuen France; mais on n'y a fuivic rigourcufement
dansla.Colonic avec afez pas faic d'attenrion
C'eft à cette inatréntion d'exactitude 8de foins.
buerlamarche irregulière
f'on doit attricn palant fucelivement que 3E maladic a fuivic,
éloignés les uns des antres, dans des lieux fort
Ic plus à faire
ce qui a contribné
produite que Par préfumer la
la mortaliré n'étoit
maalincet des
empoifonnoient les
Negres.qui
lcs crèches.
abreuvoirs, les paturages &
On doit enterrer lcs animaux
ment : on ne pcut
trés-profondéfains ne communiquent cmpécher que CCuX qui fonr
bicn prendre garde dc les enfemble; mais il faut
ries ou des parcs, quclques enfermer dans des écufent être; on doit méme fpacicux qu'ils puifbler cn troupcaux, fous éviter de lcs rafemde les panfer ou de les conduire prétexte de les vifiter,
à Tabreuvoir.
EXTRAIT d'une lettre de M. Pabbé de la
Haye,curé du Dondon, affocié du
fuor quelgues Plantes
Cercle,
Domingue.
véadreufes de Saintfolis, DRESIELET-HOux plam.
(7): : Mançanilla
30? Forma arboris
aqui folii
tate > Mançanilla, fruétus vero' habitus. Qualifunt hermaphrodire. Radicatio, differt. Flores
ramificatio fimplex, creéta, arriculis ramofa fibrofa:
cincta, foliatioilipulaccif
conduplicata, folia compofita
tefcentes (7). Sabnomine venenofe, Brefillet, nofcanrer plurimz plantz lac-
: Mançanilla
30? Forma arboris
aqui folii
tate > Mançanilla, fruétus vero' habitus. Qualifunt hermaphrodire. Radicatio, differt. Flores
ramificatio fimplex, creéta, arriculis ramofa fibrofa:
cincta, foliatioilipulaccif
conduplicata, folia compofita
tefcentes (7). Sabnomine venenofe, Brefillet, nofcanrer plurimz plantz lac- --- Page 214 ---
Sur les Maladies
fe pinnata cum impari, alterna, foliole
aculeata, nervis rotundis,
oblonge, cres
cia axillaris, corymbofa; integris. Inflorefcentalatria, acuminata,
; calix tridentatus;
culi
, patentia, concava :
tres, 3
PHRTE
filamenta brevia,
anthere didyma ovate : femina, receptaculo mafculis inferta;
ovata, trifulca, ftili tres breves fligtreata major,
fructus drupa parva trigona coccinea, obtufa:
fcrè trigonus, uniloculariss femen unicum. > nucleus
ficcas lactcus, perfide corrofivus & valde Virt.
ticus. Planta circum aquas intenemorofa caufPlurimi phafeoli funt dementantes & nafcens.
interquos prazcipuc.
fiulpedi
Pois à gratter: : Dolichos, florc racemofo atro
planta purpurco fifpccta phafeolis fpecies. Lin. 704, virt.
propter, odorem
cum, propter tomentum pungens empyreumati- &
tivam : vermifugum quidem, cum
inflammaaut olco fumptum, fed mea fententia melle, fyrupo
fim remedium.
periculoApocini afclepias flore rubro, & florc albo
nerii, plumeria, & omnes hujus familia
centes plantr, perverfum habent indolem lactcf- : his
jungi debent convolvuli flavo flore.
Emeri interquos indigo feri pracipue
pandi fant, hemerocallis flore rubro & nuncudelpha, > excitant potenter & periculofe
mitum.
Aatu
fera. Capficum Vomitum corrofivum, valde hujus radix lethiufque ad necem excitant
croton, fitiva ricini, jatrophe, & pracipue radix pinct fenipinofity quz omnia nocifima. Radicis
jatropha fuccus ptimitivus necat, fubltantia, farinacea, fucco purgata nutrit.
Rodomclis, Nicotiana Pomms > datura s narcotica dementates
rofe radice venenofi donatur,
fera. Capficum Vomitum corrofivum, valde hujus radix lethiufque ad necem excitant
croton, fitiva ricini, jatrophe, & pracipue radix pinct fenipinofity quz omnia nocifima. Radicis
jatropha fuccus ptimitivus necat, fubltantia, farinacea, fucco purgata nutrit.
Rodomclis, Nicotiana Pomms > datura s narcotica dementates
rofe radice venenofi donatur, --- Page 215 ---
DA
Epigootiques.
idem aflertio verfatur circa femina liat aiunt; Bois
dicti. Sufpcdi & rari dragni, vulgo
rouge Malpighia, fubnomine Bois
cunculi, fagittariz.
aculea foliorum:
capitaine 3 nota, fufpcéta delendes) propter venenofus dicitur.
melia fructus, (lilac indole donatus fos ille vulgb
Narcotica & pravâ
odor cjus offendit cereJafmin de Cayenne dictus, faecunda fungorum fabrum. Quid dicam de
necando deleétat.
milia ; quorum perfida indoles, & brinvillicra. Quis
Horrendum genus fpigclia
Pomme d'amour,
ignorat folani maniaci vulgô,
perverfas & narcoticas qualitatcs?
EXTRAIT d'une lettre de M. Gauché,
adminiftrateur des eaux de Boines, afocié
du Cercle.
L'ESPÈCE de Bréfillet, connu fous le nom de
bois bralant ou bois cfpagnol, eft lc Cafalpinia
du Spec. de Linné > no 3: Je ne l'ai pas encore vu ici,
jc n'ai pas encore parcouru hafard,
la plaine > aces t temps. j'ai vu
les bois du morne Re M. Defen bordes, paflant en erder , la 2 cfp. Cafalpinia caule
aculeato, 8c. mais qui eft de la pentandrie : toutes
font
& même plus
CCS cfpèces lc mancelinier tres-cauftiques, dont on paric tant. Il eft bon
gesA favoir
lc Bréfillet ordinaire paroit avoir
des ERnEdEe ce qui n'cft dû qu'aux différents de
fols dans lefquels il végéte 5 & qu'à caufe
ccla, il a différents noms en différents quartiers des
:
ceft CC qui m'a été confirmé ici par
habi-,
tants des Gonaïves, qui font aéuellement aux
eaux & qui m'ont montré le Bréfillet ordinaire
fous le nom de bois brûlant. veficaria eft un arLe Bréfiller ou_Cafalpinia
e ce qui n'cft dû qu'aux différents de
fols dans lefquels il végéte 5 & qu'à caufe
ccla, il a différents noms en différents quartiers des
:
ceft CC qui m'a été confirmé ici par
habi-,
tants des Gonaïves, qui font aéuellement aux
eaux & qui m'ont montré le Bréfillet ordinaire
fous le nom de bois brûlant. veficaria eft un arLe Bréfiller ou_Cafalpinia --- Page 216 ---
Sur les Maladies
balte très-commun à Léoganc. Nous avons va
des Negres, gardcurs d'animaux, attaqués d'cnflurcs véficulaires trés-bralantes, pour s'être endormis fous CCS arbrifleaux, & avoir reçu I'cau
O1 la roféc qui tomboit des feuilles : quelquefois des Negres parciloux s'appliquent des feuilles
dc CCt arbufte fur différentcs parties,
fe
procurer des gonflements & des uerauboenr fuperficielles, qui obligent de les garder à Thôpical.
DESCRIPTION de la Marcgravia umbellata,
parfeu M. Dubourg, affocié du Cercle.
POLYANDRIE MONOGINIE.
Calice. A fix folioles imbriquées perfiftants :
lcs folioies font obrondes & concaves.
Corole. Monopetale conique 8 inperforéc; elle
s'ouvre par fa bafe quelques temps avant fa chute.
Étamine. Nombreux filets courts & fubulés,
lcs anthères droites, grandes & ovales.
Piftil. Un germe ovalc fans ftilc, furmonté par
un Aigmat rond & perfiftant.
Fruit. Une baie coriace, globulcufc à pluficurs
loges &c plufieurs battants.
Semence. fres-nombrcufes, petites & obrondes.
Port. Cette plante parafitc croit par-tout fur
les arbres 5 fcs tiges font toujours pendantes ;
fcs fcuilles font charnucs, enticres, lancéolées,
alternes & portées fir dc courts petioles ; fcs
fleurs naifent cn forme d'umbelle fimple, > le
peduncule particl qui les porte cft garni conftaiment de petits points de conlcur grife &
trés-spparent : lon trouve fouvent au milieu de
lumbelle deux corps neétariferes plus gros qu'un
tuyau
par-tout fur
les arbres 5 fcs tiges font toujours pendantes ;
fcs fcuilles font charnucs, enticres, lancéolées,
alternes & portées fir dc courts petioles ; fcs
fleurs naifent cn forme d'umbelle fimple, > le
peduncule particl qui les porte cft garni conftaiment de petits points de conlcur grife &
trés-spparent : lon trouve fouvent au milieu de
lumbelle deux corps neétariferes plus gros qu'un
tuyau --- Page 217 ---
M
-
tuyau de plume, Epixootiques. &-long
qui diftillent une fubftance d'environ deux pouccs
Plumicr,
glutincufe,
donné chacun Jacquins une bonne 2 Brown & Sloanc en ont
figure,
DESCRIPTION de la plante nommée a
Sain-Domingue
le même.
Quibé OIL Quebec 3 par
CLASSE SYNGENESIE MONOGAMIE.
Lobelia LE Quebec ou Quibé n'eft autre chofe
la
le long longi des Rora de Linné. Cette
à
Ste.it
fes feuilles font ruiffeaux, la hauteur MRor
tclées, alternes, limples, longues, felliles,
5 &i
PELI
la chicoréc. A l'estrémité refemblent affez à celles de
tiges naiffent des fcurs d'un des branches & des
apparentes; clles font
beau blanc, trésle
nionopétales, leur
.
erds-long, fondément
limbc plane à cinq divilions tubc eft
cinq étamines lacinées : du fond de la fleur proà longs filets
fe
s'éléve
cylindre à leur extrémité
réuniffent en
cit
: le germe
LSLES
clt furmonté enveloppé d'un par un calice à cinq divifions ; il
ncs
fc termine Ail auli long que les étamiiSEl ce germe fc par un ftigmate charnu. &
ovale à deux Ou trois loges change en unc capfile
très-fincs : le
remplies de femences
Cette plante caliceaccompagad eft fi âcre
toujours le fruit.
une fois dc fortes érofions > qu'elle m'a caufé
oublié de me laver lcs mains au vifage, : pour avoir
tration publique
aprés la démonfque plus elle cft que plantéc j'en fis. Il clt à remarquer
clle eft âcre. Les
loin de l'ean, moins
fa malignité & du Éfpagnois font fi perfiadés de
tort qu'elle peut faire aux
O
accompagad eft fi âcre
toujours le fruit.
une fois dc fortes érofions > qu'elle m'a caufé
oublié de me laver lcs mains au vifage, : pour avoir
tration publique
aprés la démonfque plus elle cft que plantéc j'en fis. Il clt à remarquer
clle eft âcre. Les
loin de l'ean, moins
fa malignité & du Éfpagnois font fi perfiadés de
tort qu'elle peut faire aux
O --- Page 218 ---
2te
Sur les Maladies
beitiaux, qu'ils l'ont nommé matta cavallo
cheval).
(tué
DESCRIPTION du Quebec, par M. Pabbé
de la Haye:
belia QUIBE: : lobelia jafmini flora cardui folia-lolongi fiora, lin. 820, cl. 19. ord.
3I. tournef. SI. en Efpagnol mata
5- plum.
dicatio fibroia fuii formis. Ramificatio, cavallo. Rafevatterna herbacea, ercéla;
fimplex
cata > amplexiscanlis ; folia alterna foliatio, conduplifinuara, acuilcata ; oblonga, canaliculata, > fimplicia $
minata, quafi feffilia. Inftorefcentia
acupediculi breves. Calix germen
, axillaris ;
latus, irregulariter pentagonus, cingens 5 urceotus quinque foliolis ,
nervus, coronadentatis ciliatis,
linearibus : acuminatis,
verfa, fubliftit, crefcit , fuperiori, 3 breviori, furfum,
vatus : corolla monopetala cum alba fruétu deorfm cur-:
tubus oblongus, friatus, leviter leviter cingens;
ceptaculo affixus ; limbus patens pentagonus, > retitus, laciniis lanceolatis, fere > quinque
tubi, hians & tomentofa
aqualibus, Éutx
filamenta fubulata tubo.
: mafculi quinque i
nata in cylindrum
Longiora, anthera condecem lincis Ariatim, curvum, fuperne involutum,
ovariorum receptaculo > ftigma involvens : fem.
rum acuminatum, ftylus immerfum, firperne libedine ftâminum S (igma obtufum cylindraceus, . longitutus capfula, calice cinéta
hifpidum : fruc:
rotunda, acuminata, fiperne quafi dehifcens, pentagona &
cularis 3 diffepimento pulpofo : fem.
bilo=
exigua, ovata. Virt. odor factidus
Plurima
ticus, fuccus lacteus, perfide corrofivus, empyrcumacaufticus. Planta cirçum aquas, nafcens. & valde
(igma obtufum cylindraceus, . longitutus capfula, calice cinéta
hifpidum : fruc:
rotunda, acuminata, fiperne quafi dehifcens, pentagona &
cularis 3 diffepimento pulpofo : fem.
bilo=
exigua, ovata. Virt. odor factidus
Plurima
ticus, fuccus lacteus, perfide corrofivus, empyrcumacaufticus. Planta cirçum aquas, nafcens. & valde --- Page 219 ---
Epizootiques.
iit
Lobelic : lobelia galeata, oblongo folio, albinerva, arbuftiva. Fructificatio ut in fupcriori
fpecie, odor feetidifimus, naufcabuindus 2 ingrate à longe olfaciens, perfidum genus, forma perfide corollz
mula fpecies reccnfend excèpta
galeatz.
DESCRIPTION de la Canne Madere &
de la Canne Congo, par le même.
Ire, Canne Madere : Arum foliis lanceolatis
non auritis, arum colefcens canne indica foliis,
plum. 45: Ginandra polyandra lin. 849. cl. 2.0.
ord. I. herba flore monopetalo > aurito, tournef. Ramifi69. radicatio fibrofa, carnofa, repens. carnofa. Foliacatio fimplex, articulata, erecta
tio, convoluta , folia integra, lanceolata, longo iniipediculo, canaliculato, alato amplexicauli
dentia: Inflorcfcentia C. medio foliorum terminalis. Receptaculum, clava; calice > cui longitudinaliter affixa, longior, floribus androgini
cinéta calix fpatha monophilla aurità > deorfum curva, >
accumini unciata, pediculo rotundo
incidens. Corolla, nulla. Malculi fuperiori
infidentes 5 anthera hexagone 5
Senus
receptaculi felliles. Femina, infcriori parte recepraculi infidentes 5 ovaria rotunda fcfilia 5 ftyli nulli, ftigmata 3 punétata inter gemina notantur. Corpufcula quadam, rotunda, > depreffa,
incurva. Fructus, bacce uniloculares poly
viebr
Virtutes. Succus iftius plantac venenofifima, , cft,
valde corrofivus & caufticus, > planta odor foetidus, empircumaticus. Planta lacuftris.
20.- Canne Congo: Arum fcandes foliis auritis,
amplis integris-arum fcandchs, ampliflimo folio,
fiorc flavefcentc, plum. gyn. po!. lin. 849-feguine
O
va. Fructus, bacce uniloculares poly
viebr
Virtutes. Succus iftius plantac venenofifima, , cft,
valde corrofivus & caufticus, > planta odor foetidus, empircumaticus. Planta lacuftris.
20.- Canne Congo: Arum fcandes foliis auritis,
amplis integris-arum fcandchs, ampliflimo folio,
fiorc flavefcentc, plum. gyn. po!. lin. 849-feguine
O --- Page 220 ---
Sur les Maladies
batarde : radicatio fibrofa,
ramificatio fimplex,
repens, nodis affixa:
foliatio convoluta folia repens, rotunda, articulata:
dia, maxima, lanceolata terna 5 longo integra, intermeliculato infidentia. Infiorelcentia pediculo canamedio foliorum.
terminalis, €
minor, digiti formis, Receptaculum floribus 2 clava, calice
Calix , fpatha monophylla aurita androgynis teéta:
acumini tinciata, pediculo gracili 3 colorata >
rolla nulla. Mafculi fuperiori
infidens. Cofidentcs, anthera, flamentis brevibus parte fpadicis inaffixa, afpera ; femina inferiori
& craffis
culi infidentes; ovaria rhomboidalia, parte receptafia, Alyli nulli, ftigmata fimplicia, rotunda irregula- dcFructus > bacca polyfperma.
Rb laéteus valde
Virtutes,
emergit, odor faetidus, corrofivus, ex iftâ planti
nenum indicat. Planta ncmorofa. periculum nuntiat, Ve+
OBSERYATIONS fur les effees de la Marcgravia umbellata, de la Lobelia LongiHora, & de la Canne à Madère,
Arthaud,"
par M.
LE IO juin 1787, M. Demorancy nous a marque les moutons & les chèvres
avoit
Srat étoient devenu enflés; qu'il lavoit qu'il cru
étoient empoifonnés par le thibé ou
qu'ils
parce qu'il avoit manqué lui-même quebec
toutes les dents, pour avoir mis
de perdrc
dans fa bouche une fleur de cctte imprudemment
fi commune fur fon habitation, plante, qui cfe
fouiller & briler fept cent
qu'il en a fait
dans un jour; mais comme il quarante-deux pieds
fes animaux, il a cru quc cela continuoit provenoit à perdrc dc la
méchanceré de fcs Negres; & ayant trouvé
un d'eux des rameaux de la
chez il
marcgravia, a
dents, pour avoir mis
de perdrc
dans fa bouche une fleur de cctte imprudemment
fi commune fur fon habitation, plante, qui cfe
fouiller & briler fept cent
qu'il en a fait
dans un jour; mais comme il quarante-deux pieds
fes animaux, il a cru quc cela continuoit provenoit à perdrc dc la
méchanceré de fcs Negres; & ayant trouvé
un d'eux des rameaux de la
chez il
marcgravia, a --- Page 221 ---
Epizootiques.
c'étoit de cette plante dont ils fc fereru que
ies moutons & fes
voient pour empoifonner fait
à une chèvre qui cft
chèvres : il cn a
manger été empoifounées
morte avec deux qui avoient
autre fans lui
dans la nuit:il en a fait mâcherà un
le
laiffer avaler : la tête & bientôt tout
corps à
font devenus enflés. M. Demorancy a donné
de fel, de vinaigre &c
cet animal de un gargarifme : il a défenfié & a paru
de feuilles
poircaux
jours
fe rétablir; mais il eft mort quinze
après.
M. Demorancy a obfervé fur une dcs chévres
empoifonnées un écoulement purulent & fanguin
les narines. Quelques jours après, deux chicus
par avoient mangé de ces chévres, après lcs avoir
qui déterrées, font morts, Iun dans le même jour
après avoir fait des hurlements affreux, l'autre
deux jours après en jetant des cris aigus, têtc. ayant M.
les dents ferréés & ies yeux hors de la
Demorancy a trouvé dans Teftomac dec quelqu'uns
des animanx, qu'il a fait ouvrir > des jcunes
citrons entiers. , des morceaux
oranges vertes, 2 des
mais il n'a pas cru que ces
de patates affez gros 5
aucun cffct dancorps étrangers cuffent produit
gcreux (8).
plufieurs
M. Demorancy nous ayant envoyé fait
rameaux de marcgravia 5 nous avons
piler
en
fait lin bol nous
plufieurs feuilles, > &
ayant chat. Nous avons
l'avons fait avaler à un jeune
tenu cet animal enfermé fous une boîte pendant
trois heures : il eft forti d'unc manière très-alerte,
& il fc porte très-bien. à un chien un bot
Nous avons fait avaler
oblervé
de cette plante piléc, & nous avons
(8). M. Lapole a vu des vaches & des bacufs fuffoques
par des oranges qu'ils avoient avalés.
Oi iij
plufieurs feuilles, > &
ayant chat. Nous avons
l'avons fait avaler à un jeune
tenu cet animal enfermé fous une boîte pendant
trois heures : il eft forti d'unc manière très-alerte,
& il fc porte très-bien. à un chien un bot
Nous avons fait avaler
oblervé
de cette plante piléc, & nous avons
(8). M. Lapole a vu des vaches & des bacufs fuffoques
par des oranges qu'ils avoient avalés.
Oi iij --- Page 222 ---
Sur les Maladies.
pendant.
tous'les
nimal. area endormi
mouvements de Lae:
ila éprouvé at bout d'une pendant heure quelques de
temps: a
zécs, &i il a vomi une matiére verte fortes naucelle de la plante qui avoit été
qui étoit
T'eftomac. Six heures aprés cet animal délayée étoit dans
quille & dormoit : nous lui avons fait donner tran- à
manger huit heures aprés, & il n'avoit
altération : il fc porte bien
aucuné
he fcra fans doute
depuis trois jours. On
cechicn
pas étonné du vomiffement
Ae dans la a éprouvé, après avoir pris une plante
ECr
convenance de fes gouits.
quc M. expériences ne prouvent ricn contre CÇ
en faire Deinoranicy une qui fat cr'oit dans avoir lc obférvé : il failoir
inductions ; &cilfalloit,
cas de fournir de;
pour Ou contre l'opinion pour de M. acquérir dcs
dcs effais fur les
Demorancy,
ENE
avoit
animaux femblables à ceux
perdus.
-
qu'il
Nous avons fait manger a une chèvre
ramcaux de marcgravia : elle étoit
deux
heure après. Nous lui avons donné tranquille tin autre unc.
mcau, au fommité duquel
avoit
rade fruits encore'verts; ;1 Tanimalan ily
un bouquct
avecle même emprefementqueles mangéce ramcau
N'obfervant encorc rien de remarquable deuxpremicrs. dans
contenance de l'animal, nous lui avons.
la
une heurc,apres une petire branche qui donné
fieurs fraits verts &i un mur d'un beau avoit plurefemblant pas malà une grofe fraife rouge, ne
Il n'a pas paru manger ce fruit àvec desj la jardins.
facilité; mais nous n'avons' cncore tiré de-là même
fon cunc conféquence, parce quc la chévre' a aumanger un gout" exquis &
qu'elle rebute les
quinteux
PORE
Fourrages qu'elle: aime le
lorfqu'iis ont contraété quelquc fouillire, micux, &c
beau avoit plurefemblant pas malà une grofe fraife rouge, ne
Il n'a pas paru manger ce fruit àvec desj la jardins.
facilité; mais nous n'avons' cncore tiré de-là même
fon cunc conféquence, parce quc la chévre' a aumanger un gout" exquis &
qu'elle rebute les
quinteux
PORE
Fourrages qu'elle: aime le
lorfqu'iis ont contraété quelquc fouillire, micux, &c --- Page 223 ---
Épizootiques.
21j
reprend dans un moment lcs feuillages réqu'elle aliments auxquels ellc avoit paru
ou autres inftant
fix heurcs aprés Y'aniun
avant:.
mSE fe portoit bien encore. le Cercle étant afLe lendemain de cet fait cllai, avaler à cctte chèvre
femblé, nous avons & de fruits de marcgravia:
deux bols de feuilles
accident.
il n'en eft réfulté aucun fuffifent fans doutc, pour déCes expériences M. D. M. s'eft trompé en attribuant
montrer
fçs moutons & de ics chèvres aux
la mort 1 dc la marcgravia : il cft
cffets vénéncux
ônt
d'unc Mslile
bable que ces animaux
péri
& ccla
aigué, malignc & d'un genre la mort pellilenticl; des deux chiens,
paroit prouvé encore M. par
ett cxaétc.
fi T'oblervation de
Demorancy
alliz
Il cft probable que. l'on, avoit des pas animaux entcrré 5 qui
profondément lcs cadavres
: on voit çomavoient. péri chez M. Demorancy dcs fofles
bien il eft cffentiel de faire
des profondes. accidents;
& de les charger pour s'cn cmpécher aux Negres
mais 1l ne faut pas
rapporter
pour cette favions opération. déjà combien il eft dangereux
de Nous croire des faits qui font rapportés par des
d'oblerver; EB
fonnes qui n'ont pas Thabitude à tenter les expéricnces
CC qui nous a. déterminé elles doivent donner aux
que nous avons faites :
juger dcs proHabitants de la circonfpedtion pour doivent
priétés des plantcs, & elles
apprendie aux
aux Médecins a ne pas avoir. dc confiance
rapports qui teur font faits par des perfonnes &
fe trompcnt par défaut d'attention fans examen par
nc
E
vention, & à
pas étrc. adoptcr fauffes & dangereufes.
opinions qai peuvent M. Millot nous a envoyé de la
Lc 14 juin,
Q iv:
avons faites :
juger dcs proHabitants de la circonfpedtion pour doivent
priétés des plantcs, & elles
apprendie aux
aux Médecins a ne pas avoir. dc confiance
rapports qui teur font faits par des perfonnes &
fe trompcnt par défaut d'attention fans examen par
nc
E
vention, & à
pas étrc. adoptcr fauffes & dangereufes.
opinions qai peuvent M. Millot nous a envoyé de la
Lc 14 juin,
Q iv: --- Page 224 ---
Sur les Maladies
lobelia longi- flora, plante réputée cauftique &
vénéneufe. Nous en avons prélenté à une chevre
n'a pas voulu y. toucher : nous lui en avons
Alt. avalcr de force plus d'une poignée fans qu'elle
en ait été incommodée, d'ou l'on pcut conclure
que cette plante n'eft pas vénéncufe pour lcs
chévres.
Le 19, nous avons fait avaler de force de la
canne madére à une chèvre : cette plante exhaloit une odeur piquantc nauféeufe. Les Nègres
qui l'avoient pilée &c mife en bol pour la faire
avaleràl la chévre fe font plaints d'une démangeaifon âcre dans les mains; ; cependant cet animal
n'en a pas été malade & il continue à fe bien
porter 5 cC qui nous fait inférer que cette plante
n'eft pas vénéncufc pour les chevres.
DESCRIPTION du Stramonium, , appelé
vulgairement l'Endormie 2 par feu M.
Dubourg.
Nom Latin, Stramonium vel datura.
Nom Francois. Pomme épineufe ou noix metclle.
Nom Vulgaire, L'Endormic.
Calice. D'une feulc picce oblong 3, tubulé un
EPA la renflé vers fa bafe, formant cinq angles
longucur, 8 découpé dans le haut en cinc
dentelures.
Corole. En clochc, de couleur blanche ou violette, tubc cylindrique ; le limbe droit, prefqu'enticr, a cinq angles & cinq pointes.
Etumines. Cinq filets fubulés, moins longs que
la corole, les anthères oblongues, droites &c
aplatics.
Piftil. Le germe ovoide, Ic ftil fimple & droit,
, formant cinq angles
longucur, 8 découpé dans le haut en cinc
dentelures.
Corole. En clochc, de couleur blanche ou violette, tubc cylindrique ; le limbe droit, prefqu'enticr, a cinq angles & cinq pointes.
Etumines. Cinq filets fubulés, moins longs que
la corole, les anthères oblongues, droites &c
aplatics.
Piftil. Le germe ovoide, Ic ftil fimple & droit, --- Page 225 ---
Epinooriques.
rond, obtus, & divifé en deux lames.
le Aigmate
couFruits. Capfule ovale, > à quatre loges, elle eft
verte de pointes courtes & grolles; nombre de
farlc calice. Un
enuatr
puyée
ridécs, grand
la forme d'un
noires > épailles 3
ayant
rcin.
pointues, découFeuilles. leurs Larges, bords, anguleufes, attachées aux tiges par de
pécs fur
font
molles, d'un
longs petioles : elles
graffes, en-deflous.
vert foncé en-deffus & blanchâtres
Racine. Rameufe & fibreufe.
deux juf
Port. Une grofe tige haute depuis creufe, divifée
qu'à quatre & cinq pieds, ronde,
velues, de
cn ploficurs branches, tant la foit feur peu eft violette &
couleur parpurine, quand
les ficurs font
verte 5 quand elle clt blanche s
folitaires, axillaires & terminales 5 les-feuilles
alternes. Lieu. Elle vient par-tour, mais particulièrement
près des maifons & aux environs des villes.
Propriétés Les fcuilles font d'une
femences nau-
&
5 la racinc,
Rertene
fécufé
affoupillante
& la fleur font moins infupportables. comme tous
Ufeges en médecine. Elle s'emploic, eile çaufc
Ics narcotiques, la manie, prife intéricurement; le délire furieux, lcs Coilla ftupeur, & devient même mortcllc fi la dofe
vulfions,
Dans T'ufage extéricur,
eft un peu confidérable. calmantc & réfolutive.
elle cft adouciffantc, Toutes les parties de cette plante
Olfervation.
étant ftupcliantes, on ne doit jamais T'employer cette
intérieurement, Le meilleurantidote contre
clpéce dc poifon eft le vinaigre, & conféquemment tous les acides végétaux. d'autre
cclle
je
Efpèces. Jer n'en connois
quc voit que des
vicns de décrire; car la différence qu'on
réfolutive.
elle cft adouciffantc, Toutes les parties de cette plante
Olfervation.
étant ftupcliantes, on ne doit jamais T'employer cette
intérieurement, Le meilleurantidote contre
clpéce dc poifon eft le vinaigre, & conféquemment tous les acides végétaux. d'autre
cclle
je
Efpèces. Jer n'en connois
quc voit que des
vicns de décrire; car la différence qu'on --- Page 226 ---
Sur les Maladies
fleurs blanches & violettes n'eft pas fuffifante
pour conftituer l'efpèce, mais les variétés.
DESCRIPTION du Bois rouge, par le même.
L'ARBRE appelé Bois rouge, dans la partiç
du nord de Saint-Domingue, eft le Gaurea ou
Guara, Trichilioides de Linné,
C'eft un grand arbre de vingt-cinq à trente
picds de haut, fort touffu; fcs feuilles font
nées & alternes; les folioles grandes, lanccolées, pin;
pointucs, liffes, d'un vert foncé, & au nombre
dc huit à douze de chaque côté du petiole &
unc impairc.
Lcs fleurs font portécs à l'extrémité des branches fur des épis de fix à huit pouces dc long;
clles font compolées d'un calice infère à quatre
dents, 3 d'une corole tetrapetale, d'un nedtairç
cylindrique couronné par buit étamincs > d'un
germe obrond, furmonté d'un fil filiforme, &
terminé
un ftigmate orbiculaire & aplati.
Aux abar faccèdent des fruits en caplule ou
bayes fèches à quatre loges, quatre valyules &
dont Ics femences font folitaires.
Les fleurs, lcs feuilles & les foliolcs ont toutes
un ftipule à leur infertion. Cet arbre fc trouve
fréquemment le long des ravines, & fleurit ca
avril & mai.
Son bois cft cmployé utilement dans Ics ou:
vrages de charpentc; & pourvu qu'il foit à couvert, il dure long-temps. Sa couleur rouge lui a
fait donner, par les premicrs Habitants, le nom
qu'ilporte. Delportes ic cite comme vénéneux (9);
mais il ne dit pas fi c'cft dans le fruit, lc fic
Ou les feuilles que réfide fa malignité. Je n'ai
fait aucune expérience fur CC fujet.
(9). C'eflag graine du bois rouge qui eft réputée vénéneufe,
ages de charpentc; & pourvu qu'il foit à couvert, il dure long-temps. Sa couleur rouge lui a
fait donner, par les premicrs Habitants, le nom
qu'ilporte. Delportes ic cite comme vénéneux (9);
mais il ne dit pas fi c'cft dans le fruit, lc fic
Ou les feuilles que réfide fa malignité. Je n'ai
fait aucune expérience fur CC fujet.
(9). C'eflag graine du bois rouge qui eft réputée vénéneufe, --- Page 227 ---
Épinooriques
d'une nouvelle efpèce de
DESCRIPTION 40 cl. Tetrand. Monogin.
Spermacocea,
Nom Latin. Spermacocea cardui folio.
Quebec à feuille de chardon,
Nom Frangois.
Lc calicc à quatre dents, petit, fupcre & perune corole tubuléc. un pcu
fiftant : il renferme lui, dont le limbe cft un pcu
plus longuc que
divifions ; aux parois de la
ouvert & à quatre
filets courts, portant
corole font attachés quatre
fimples. Sotts le
à leur fommer des anthères obrond furmonté d'un
calice exiftc un germc fe terminc par deux ftigmatcs
ftil bifourchu, fleur, qui fuccède une capfirie à deux
obtus. furmontée A la
de deux petites cornes 8 dcs
logcs,
dents du calice : elle ronferme deux
folioles Oul,
femences obrondes. nc s'élève guére au-deffus
Port. Cette plante fcs tiges font herbacées &
d'un pied & demi; qu'à fept ou huit pouces aune deffus fc bifarquent de la racine : fcs branches, qui fc divergent, font coudées & forment CC qu'on coude appelle de
le
: clles font garnies à chaque la plupart à trois
cinq LATR. à fcuilles amplexicanles, imitant. cellc du charroides & aigues, pctites. Sur chaque
mais infniment nait uin plus cônc couvert de quade
LE
étage à foixante. feuilles petites Acurs blanches peu aprante
fuccèdent dc pctitcs capparentes 2 auxquelles an-dchors, & renfermant deux
fules chagrinées
à l'acil nu.
femences prefque imperceptibles
cctte cfCe qui caractérife à huit particulièremene fcuilles radicales lon- -
pécc, ce font fept
& différentes abfolugues de cinq à formc fix
ceiles qui viennent aux
lcur
tedces
ment, par
. feuilles petites Acurs blanches peu aprante
fuccèdent dc pctitcs capparentes 2 auxquelles an-dchors, & renfermant deux
fules chagrinées
à l'acil nu.
femences prefque imperceptibles
cctte cfCe qui caractérife à huit particulièremene fcuilles radicales lon- -
pécc, ce font fept
& différentes abfolugues de cinq à formc fix
ceiles qui viennent aux
lcur
tedces
ment, par --- Page 228 ---
Sur les Maladies
branches; elles font ovales, étroites à leur bafe,
rondes à leur extrémité, & dentées cn pointes
tout au tour; elles font fouples, minces, & d'un
vert gai : leur parfaite reffemblance avec cclle
de la Lobelia longi-Rora a fait donner au Spermacocea le nom de Quebec que portc la
mière parmi les Habirants; on n'a pas manqué prenon plus de lui attribucr toutes les mauvaifes
qualités du Quebec; mais elle en diffère par-là
finguliérement, & je puis affirmer qu'elle n'eft
ni âcre ni cauftique. J'ai mâché des feuilles &
des tiges du Spermacocea fans reffentir la plus
légère douleur, & j'ai eu les mains & le vilage
bralés pour mc lcs être frotés avec les diverlcs
partics de la Lobelia ou véritable Quebee.
OBSERPATION fur une hydrophobie
Iponanée, par M. Arthaud.
Quingenta mendacia colliguneur facilius, quam unius
veritatis fatuitur demonftrat. Dilfere, de Rab.
Mem. de la S. R. de Méd.
Un Negre commandeur de l'habitation Butteler, an Morne-Rouge, avoit reçu lc fouct il y
"avoit à peu prés un mois, > pour avoir volé un
boeuf far une habitation voifine : CC Négrc, humilié de cette punition flétriflante pour un chef
d'attelier, en a confervé un chagrin, dont voici
les triftes effets.
Il a été pris par la fièvre le II feptembre 1787;
il fe plaignoit d'une douleur vive à la tête &
aux reins.
On s'eft apperçu le lendemain que CC Négre
buvoit avec difficulté, & qu'il avoit des mouvements convulfifs, lorfqu'il vouloit avaler.
: CC Négrc, humilié de cette punition flétriflante pour un chef
d'attelier, en a confervé un chagrin, dont voici
les triftes effets.
Il a été pris par la fièvre le II feptembre 1787;
il fe plaignoit d'une douleur vive à la tête &
aux reins.
On s'eft apperçu le lendemain que CC Négre
buvoit avec difficulté, & qu'il avoit des mouvements convulfifs, lorfqu'il vouloit avaler. --- Page 229 ---
Epirootiques.
22f
L'averfion pour Teau s'éft bientôt manifeltée.
L'imagination s'eftaffedtéc au point quele remue- fa
mcnt de l'eau, lc nom feul de cC liquide, fortes
excitoicnt les convalfions les plus
préfencc
de la face & dans ceux du dos.
dans les mufcles
le I6 : on m'a dit
l'aJ'ai vu CC Nègre
peine
avoit eul beaucoup
ET
voit faigné; qu'on un lavement & un bain; qu'on
à lui faire prendre
lui avoit donné du couché laudanum. fur lc ventre : il fc
Ce Nègre de la étoit têtc & des reins; il n'avoit plas
plaignoit de Iommcil; fon pouls étoit petit & fréquent.
pluficurs accès de convulJc l'ai vu éprouver
de I'cau auprès
fions, en remuant ou en parlant
de lui.
rendre maître de T'imagination
Voulant me & la calmer fi je pouvois,, je lui ai
du malade
lui denneroit plus d'eau, &
promis qu'on nc
grondé
qu'il n'en verroit mêmc plos./atbeaucoup
le
de ce qu'ils vouloient
ceux qui Fapprochoient leurai ordonnédosercclle
forcer d'en boire (I).Jc
avoit
qui étoit dans fa chambre. Voyant lui ai demandé qu'il ce
repris un peu de calme, je il m'a d'abord rendu
qui avoit produit fa été maladie; affeaté, en me difant qu'il
Fidée dont il avoit
avoir gagné une
avoit rcçu le fouet; qu'il croyoit n'avoit
été mordu,
fraicheur; il m'a dit qu'il
pas dans aucun
qu'il n'avoit el aucune fréquentation
de
lieu avec aucun animal fufpect: - il m'a prié
lui faire donner d'cau, & même en prone pas
eu une crife convullive.
nonçant CC mot, du ila vin à ce Nègre ; il m'a dic
J'ai lc propofé vouloit bien. Ayant pris de la confiance
qu'il
(1). V. Mém. de la Soc. R. de méd. Méma, de M. Bonseille, $ XCI.
e
'il n'avoit el aucune fréquentation
de
lieu avec aucun animal fufpect: - il m'a prié
lui faire donner d'cau, & même en prone pas
eu une crife convullive.
nonçant CC mot, du ila vin à ce Nègre ; il m'a dic
J'ai lc propofé vouloit bien. Ayant pris de la confiance
qu'il
(1). V. Mém. de la Soc. R. de méd. Méma, de M. Bonseille, $ XCI.
e --- Page 230 ---
Sur les Maladies
en moi, il s'eft levé; s'eft aflis, & il a marché
hors de fa chambre; en S'appuyant fur un bâton;
pour venir s'affeoir fous la galeric. Ses enfants
ic font approchés de lui; mais il les a reponffés
avec inquiétude & une agitation convulfive : on
m'a dit qu'il ne, vouloit- pas les voir depujs
étoit malade; il avoit aufli de l'antipathic pour qu'il
un vieux Négre. qui étoit prépofé pour le fervir.
Ii m'a demandé une orange (2) ; mais ch exprimant le jus dc chaque morceau qu'on lui préfentoir, on voyoir dans lc moment de la
tition les mufcles de la gorge & de la déglu: tace
entrer en convulfion. Lui ayant donné un quartier d'orange qui étoit humide, il l'a rejeré cri
criant de leau, & il a éprouvé une convulfion
cn retournant fur fa cabane, ce qu'il a fait avec
peinc , parce que l'action dcs mufcles du dos
& des lombes paroiffoit gênée; il a mis le picd
fur lc quartier d'orange qu'il avoit rejeté > &
Thumidité qu'il a fentic lui a fait jeter un cri
& lui a donné unc convulfion.
On a apporté le vin que j'avois propofé à ce
Négre; fa garde a youlu rincer lc gobelet avec
de Yeau : il s'en cft plaint, en criant avec effroi;
& ila été pris de. convulfions. J'ai chafé la Négrefe en la grondant; j'ai pris le gobelet sjc l'ai
rincé avec du vin 5 je, l'ai préfenté au malade;
il en a pris une gorgée avec confiance ; inais la
déglutition de ce liquide lui ayant donné une
convulfion, il a repoufé le gobeler, en difant
ne vouloit plus de vin, parce quc, comme
il montoit dans fon cerveau
Rear
pour l'étouffer.
Cct état m'a paru défefpéré. J'ai cependant
prefcrit une potion avec l'infafion dc feuilies
(i).V.L. $ XCII,
enté au malade;
il en a pris une gorgée avec confiance ; inais la
déglutition de ce liquide lui ayant donné une
convulfion, il a repoufé le gobeler, en difant
ne vouloit plus de vin, parce quc, comme
il montoit dans fon cerveau
Rear
pour l'étouffer.
Cct état m'a paru défefpéré. J'ai cependant
prefcrit une potion avec l'infafion dc feuilies
(i).V.L. $ XCII, --- Page 231 ---
Epirootiques.
x23
d'alcali volati;
d'oranger & quelqués fur'le dos gouttes une friétion avec demi-
& Yon a donné
once de pommade m'a mércurielle. dit que cc remede avois
Le Chirurgien fueur
que l'on aveit Cn
excité une
abondanté; lc malade aveic
un péu d'efpérance, parce mais quc cc repos produit par
paru
annonçoit tranquille; la mort (3). On a trouvé
les
une
Fe
dans le coeur &2 dâns
vaifféaux Ics vifcères pctité du
quantité d'un fang noir, & tous
bas-ventre étoient fecs.
nerveufe
La rage éft unc maladic
qui
être communiquéc ou fe développer
as
incnt (4). hié la
de la rage fpontanée
On a
poffibilité
d'erreur tous ceux
chez Phomme, & on a accufé fi l'on
s'élever
qui en ont parlé
5 mais
peut détruire
contre des faits, fi R raifonnement peut
des obfervations,, il doit encore faire difparoitre
la mienne 5 car elle prouve encore
qu'il la rage cit
chez Thommc, EE
peut fe développer fon intelligence, à payer CC triréduit, malgré
but d'horreur à Yanimalité.
le
la
Les paffions de l'ame, comme chagrin, intriftefe, la colère réunies à des difpolitions
dividuelles, &1 peut-être à quelque condition particulière dans ia conftitution & la température
affccter la fenfibilité au point
de T'air, peuvent
feront fuivis de
dc produire des fpafmes qui
dcs
écrtain dérangement dans laétion
organes
(3). V. Mém. de la fur S. R. la pag. 246: M. Anori, P- 8;
(4). V. fuiv. Recherches V. Hift. de la Soc. Rage; R. T méd. année 1783s
221 IIe part. &
57, 58 & fuiv. V.Mém. S.C. P.11.
(). V Mém. de la S. R. P. 296 & 322.
mes qui
dcs
écrtain dérangement dans laétion
organes
(3). V. Mém. de la fur S. R. la pag. 246: M. Anori, P- 8;
(4). V. fuiv. Recherches V. Hift. de la Soc. Rage; R. T méd. année 1783s
221 IIe part. &
57, 58 & fuiv. V.Mém. S.C. P.11.
(). V Mém. de la S. R. P. 296 & 322. --- Page 232 ---
224,
Sur les Maladies
d'unc certaine altération dans les humcurs qul
donneront. naifance aux fymptômes de la rage
&
le virus.
virus fe dépofe
dECReE
particulièrement dans les
organcs falivaires : il paroît prouvé quc la falive eft T'humeur la plus
à le tranfmettre
& celle qui lui fertde Talota chez les animaux;
car l'on doute, > d'après quelques obfervations,
que la falive de Phomme hydrophobe foit vénénenle (6): : il me fembie cependant
l'on a
un pcu négligé l'expérience pour Relser cette
opinion.
M. Roux (7) penfe quc la rage de caufe interne cft produite par une altération cxtraordinaire des fucs digeltifs qui occafionne fitr Ics
houppes nerveufes, des voies alimentaires, unc
irritation qui cft particulière à cette altération.
Cette afertion n'eft pas appuyée fur des preuves
fuffifantcs pour former une opinion probable.
A-t-on affez obfervé la conftitution des humcurs dans l'érat malade comparé à l'état fain?
A-t-on fait afez d'expériences pour s'affurer
le venin de la rage n'infeéte que telle ou raME
humeur, telle Ou telle partie : Ét ces expériences
ont- clles bien démontré que la rage dc caufe
externc cft toujours déterminée fur un venin local
qui excite for les nerfs qu'il touche la même
irritation que la rage de caufe interne :
La falive, dit M. Roux > eft bicn véritablcment le venin qui produira la rage à un autre
individu quile reçoit par une morfurc. Cct aveu
prouve que le venin rabifiqueeft non-feulement
un venin local quiagit fur les nerfs, mais qu'étant
(6). V. Mém, 206.
(7). V. Mém. &c la Soc, R. de méd,
parvenu
la même
irritation que la rage de caufe interne :
La falive, dit M. Roux > eft bicn véritablcment le venin qui produira la rage à un autre
individu quile reçoit par une morfurc. Cct aveu
prouve que le venin rabifiqueeft non-feulement
un venin local quiagit fur les nerfs, mais qu'étant
(6). V. Mém, 206.
(7). V. Mém. &c la Soc, R. de méd,
parvenu --- Page 233 ---
Epizooziques:
il infcâtc la
parvenu à certain fur développement, lcs autres humeurs une imTalive & produit
bien encore.
prellion que nous ne connoifions pas dépofée dans
On.nc dira
que la falive,
l'on
Te
avec le fang, parce que
une
RÉe
plaic, la falive n'eft quc le. véhicule du vecroit que le
fubril s'acroit & augmente,
nin dont principe dans les humeurs ou il trouve des
en pénétrant fufceptibles de fe préter à fa modificaprincipes
d'aprés ccla, avec
tion. On ne peut pas penfer,
s'anéantir par
M. Roux, que cc principe & fans puifle le comparcr à un
fon extrême divifions la circulation à laquelle
ferment, l'on croit que
préparer fon déil eft foumis eft néceffaire pour
veloppement (8). dcs obfervations rapportées
Il' n'y a pas une préfente la conféquence qui
M. Roux qui
de fon opinion., fi
E" déduiroit natorellement
contraire
elle étoit fondée, &c toutes au
interne perd'inférer
la rage de caufe
mettent
qui peut,
eft l'effet d'unc
particulière
atEsaon
s'engendrer dans
dans certaines circonftances les , nerfs.
les liqueurs & agir fur tous
tomba
1 Un payfan de 18 ans 3 dit M. le Roux,
après avoirfait fix licuesàpied
dans Thydrophobic, chaleur excelive. Un autre jeune homme
par une
le même accident pour avoir
de 302 ans marche éprouve forcée à deux licucs dc Paris.
fait une
Detalend meurt hydrophobe à la
Un nommé travail forcé dans une carrière expofé
fuite d'an le
ardent, & ou il ne fc trouvoit
au folcil Ccs plus faits montrent non-feulement la
pas d'cau. des fucs digeftifs portécà fon comble,
dépravation comme le dit M. Roux > mais que toutes les
(8). V. Mém. P. 202.
P
marche éprouve forcée à deux licucs dc Paris.
fait une
Detalend meurt hydrophobe à la
Un nommé travail forcé dans une carrière expofé
fuite d'an le
ardent, & ou il ne fc trouvoit
au folcil Ccs plus faits montrent non-feulement la
pas d'cau. des fucs digeftifs portécà fon comble,
dépravation comme le dit M. Roux > mais que toutes les
(8). V. Mém. P. 202.
P --- Page 234 ---
Sur les Maladies
humeurs avoient contraété cette altération. L'on
fait que les hameurs des animaux morts après de
longues courfes Oùl dc grandes agitations ont un
caraétère de fepticité, &) l'on ne peut pas douter
quc dans toutes les maladics contagicules, com--
me dans toutes cclles qui font produites
les
poifons, toutes les humeurs participent Eecae
fivement à l'akération qui leur a été imprimée
par lcs principes contagieux cu vénéneux ; &
quoique laction de Ccs principes ait d'abord été
locale, & qu'ils confervent peut-être encore un
centre d'aétion ou ils ont plus d'activité, on ne
peut pas nier qu'elle ne foit devenue générale.
Lcs fruits de hétre ont produit quelquefois
des fiévres lypiriennes, des pleuréfies, des, dévoiements qui annoncent non - foulement une
irritation locale : > mais une dépravation générale des humeurs par un principe âcre &
ticulier qui a pénétré leur male. Ces memer
fruits torréfiés ont produit T'hydrophobie > &c
ccla prouve que des circonftances fugitives, des
difpolitions inconnues peuvent faire varier les
cffets d'une même caufe; mais ccla ne démontre
pas du tout que la maladic, dans ce cas, n'ait
été l'effet que d'une irritation locale & d'une
dépravation ifoléc des fucs alimentaircs.
La colère & les paflions ont aufli quelqucfois
déterminé la ragc; mais fi l'on pcut quelquefois, dans ce cas , indiquer un centre d'action
& d'irritation locale 2 comme dans le cas çité
par M. Roux, il faut convenir que dans ces grands
troubles de lame, dans ces grandes agitations
du corps & dans CCS défordres excefifs dc laction organiquc 2 la modification des humeurs
peut être altérée tres-fiubiremept, & qu'il peut
naitre dans un temps incalculabie des principes
% --- Page 235 ---
Epizootiques. d'irritation qui, en affeétant plus particulière- moins
ment tcl ou tel organc, n'en auront M. pas Roux
une aétion générale. C'eft CC que difant (9)
lui-mêmc, en
que Eis
roît reconnoitre
falive devient vénéneufe & contagicule, lorfque
convulfifs 8c le ipafme univerIcs mouvements
fingulier 8c
fel lui impriment un changement
inexplicable, & lui donnent un caraétére propre
à cxciter fur le genre nerveux d'un autre individu les mêmes mouvements, que ceux par op:
clle a été altéréc ; mais qu'cilc n'acquière été
qualité contagicufe quelorlqu'elle dévient a
travailiéc de
parla fièvre rabifique, & qu'elle
plas
en plus viciée, ainfi que toutes les autres liqueurs, fin.
ingulier 8c
fel lui impriment un changement
inexplicable, & lui donnent un caraétére propre
à cxciter fur le genre nerveux d'un autre individu les mêmes mouvements, que ceux par op:
clle a été altéréc ; mais qu'cilc n'acquière été
qualité contagicufe quelorlqu'elle dévient a
travailiéc de
parla fièvre rabifique, & qu'elle
plas
en plus viciée, ainfi que toutes les autres liqueurs, fin. à mefure que Yanimal approche dc fa lincertiNous pouvons donc convenir > par la nature
tude où nous (ommc fur le caractère, la vérité eft endes principes dc la rage, & quc n'eft
aifé de
encorc loin de nous >
quil
de pas l'attcindre
franchir l'efpace qui nous empéche
& de la reconnoitre. avoir été connue trèsLa rage qui paroit Afie & en Europe () ne
anciennement en
des Eurol'étoit pas en Amérique avantlarrivéc depuis
les
péens 5 cile n'y cit connue. quc
quc avee le
animaux d'Europe Y ont été fervitude. indroduits Cette machagrin, le défefpoir &c la
ladic n'étoit pas, encore connue ASaint-Doningue mais crfin eile
du temps du médecin Defportes; 3
Ton
s'eft montréc, & il n'y a
a pas d'année quc
nc cite des accidents & des pcrtes. été
Le II feptembre 1762, fur ce qui a
re- du
préfenté à la Cotr par le procureur-general
(9). y. Mém. P- 22 & 25. (1). V. Mém. P. 2. P ij
--- Page 236 ---
Sur les Maladies
Roi,
les Citoyens du Port au Prince étoient
Remngrel de voir une quantité prodigicufe de
chiens, dont pluficurs étoient foupçonnés d'être
atraqués de la ragc, que même pluficurs Habitanits, Nègres libres & efclaves , ayant été
mordus par des chiens, font morts de la rage,
le Confeil fupéricur du Port au Prince a rendu
une arrêt, par lequel il cit ordonné à tous les
Habitants de faire tirer ou noyer leurs chiens
dans les vingt-quatre heures, du jour de la
blication; ; & comme cet arrêt n'avoit fans
Tasate
pas eu toure fon exécution, & que lc mal continuoit fes progrès, le même Confeil a rendu,
le II novembre de la même annéc, un fecond
arrêt, par léquel faifant droit au réquifitoire du
procureur-général du Roi, il a enjoint à tous
lcs Habitants des villes,, bourgs & campagnes
da reffort de la Cour, de tuer ou Faire tuer tous
leurs chiens qu'ils foupçonneront attaqués de la
ragc, à pcine de tous dépens - > dommages &
intérêts pour les accidents qu'ils pourront occafionner (2.). On voit par un arrêt du Confeil fupéricur du
Cap, du 9 février 1768 (3)5 que la rage n'étoit connue dans la Colonic que depuis lix ans
Xénophon dit, dans une harangue à fon armée 2. qie
les Cératuntiens voyant les Grecs qui paroiffoient fe préci- été
piter fur eux, fans motifs, craignoient qu'ils n'euffent
faifis par une rage fubire comme elle prend à des chiens.
it par un arrêt du Confeil fupéricur du
Cap, du 9 février 1768 (3)5 que la rage n'étoit connue dans la Colonic que depuis lix ans
Xénophon dit, dans une harangue à fon armée 2. qie
les Cératuntiens voyant les Grecs qui paroiffoient fe préci- été
piter fur eux, fans motifs, craignoient qu'ils n'euffent
faifis par une rage fubire comme elle prend à des chiens. V. Expéd. de Cyrus, T. II, L. V, P. 202, traduétion par
M. le comte la de Méd. la Luzerne. le Clerc, II€ Part. Ch. VII. Ib. Hitt. ds'
par
L. IV, Seêt. Iere, Ch. VI. Colon. de l'Amér. T. (2). V. Lois & Conft. des
franç. IV,
P. (1). 503 Lois & 509. & Conft. des Colon. franç. de l'Amér. fous le
vent, par M. Moreau de Saint-Méry, T. V,p. 155 & 156. --- Page 237 ---
Epizootigues:
commençoir à faire de nouou environ, qu'elle far pluficurs habitations aul quarvcaux progrés
chez madainc
ticr de Limonade, Particullésemenr officier des Troupes du
veuve Concgut été 5 de tuer dans la ville un chien
Roi avoit
LIE
de cette maladic : mais malgré l'injoncattaqué
on n'a pas obfervé cette mation 'de cet arrêt,
d'ou elle provenoit,
ladie, on n'a
remarqué
conftitution clle
dans quelle atenie dans quelle n'a rien fait pour la.
s'eft manifeftée > & on n'a excicé T'émularion &
guérir. Jamais talent; un arrêt & fi la Société royale de
fait naitre le
de parcils moyens,
médecine n'avoit difpofé Rar travaux utiles dont
elle n'auroit pas produit
nous lui avons obligation. invafion frappante cn 1782,
La rage a fait unc
fénéchal du Cap, a
puifque M. Buffon, Parrêt juge de 1768, par une utac
blié dc nouveau
août
en 1783. La.
nance en date du 2
du 1782, ficur Fréderic, hodame Fréderic, époufe
de T'Intendance > eft morte hydrophobe.
queton femme avoit un chien auquel clle étoit
Cette
agité, il mordit fa
attaché; il parut inquict, la blelfiure étoit légérc 5 on
maitrefe à la main : l'eau falée & du tafia : cile.
la baflina avec de
Plus d'un mois après,
guérit en quelques jours. les fymptômes de
la fièvre rabifique parut,
avoit
,
RE
drophobic fe développérent, ily, & la malade eft
coup d'écume à la bonche , fans avoir reçu d'aumorte au cinquième (aignéc jour, de pied , quelques
tre fecours qu'une d'alkali volatil dans lcs derfriétions & un pcu
nicrs moments.
été
dans la. ruc
En 1784, nous avons
appclé que l'on.
Efpagnole pour, voir un jeunc extraordinaire. Negre
Cct
difoit attaqué d'unc maladic
P itj
4 - - A
ft
coup d'écume à la bonche , fans avoir reçu d'aumorte au cinquième (aignéc jour, de pied , quelques
tre fecours qu'une d'alkali volatil dans lcs derfriétions & un pcu
nicrs moments.
été
dans la. ruc
En 1784, nous avons
appclé que l'on.
Efpagnole pour, voir un jeunc extraordinaire. Negre
Cct
difoit attaqué d'unc maladic
P itj
4 - - A --- Page 238 ---
Sur les Maladies
enfant avoit les yeux égarés; il paroiffoit triftes
fon coeur battoit contre les côtes avec une force
extraordinaire: ; fa pcau étoit fèche: il étoit aflis
lorfque nous le vimes. On nous dit
avoit
été mordu à la main, ilyavoir à peu
-
rante jours, par un chien qui étoit
pourfuivi ara
qu'il voulut arrêter en le failifant par la queue:
ce chien avoit déja mordu un enfant blanc qui
eft mort hydrophobe. La plaic n'avoit été batlinée qu'avec de T'eau marinée &c du tafia 5 clle
avoit guéric en quelques jours. Le maître de
ce Negee, le voyant agité extrèmement dans la
nuit, crut qu'il avoit de la fiévre: il fit appeler
le lendemain fon Chirurgien, Quatrc -jours fe
pafferent fans que l'on fit aucun 1 remede: on
in'appella au cinquème 1 5 on me dit quc le Negre
ne pouvoit pas boires je lui en fis préfenter
mais il eut unc convulfion qui ne me permit
pas de méconnoitre Thydrophobie, J'examinaila
cicatrice ; clle n'étoit pas doulourcufe, & elle
ne préfentoit rien d'extraordinaire. Je prefcrivis
quelques gouttes d'alkali volatil dans une infufion de Aeurs de tilleul, une friétion mercuriclle,
mais le malade cft mort le lendemain.
Nous doutons
le traitement, qui a été
employé avec cer fur les perfonnes mordues
par des animaux enragés, paiffe réuflir chez ccllcs
qui ont été attaquées fpontanément. On peut,
en quelque fortc, arrêter la réforbtion du viruss
on peut même l'anéantir ou en affoiblir l'impreflion 2 mais on n'a pas F'avantage, dans la
rage fpontanée, de pouvoir fuivre lcs progrés
du virus; ; on ne peut l'attaquer dans aucun dépôts
on ne peut le faivre dans fon développement
& on ne pcut lui oppofer du reméde que lorfqu'il domine le principc vital, lorfque'il a vicié
,
en quelque fortc, arrêter la réforbtion du viruss
on peut même l'anéantir ou en affoiblir l'impreflion 2 mais on n'a pas F'avantage, dans la
rage fpontanée, de pouvoir fuivre lcs progrés
du virus; ; on ne peut l'attaquer dans aucun dépôts
on ne peut le faivre dans fon développement
& on ne pcut lui oppofer du reméde que lorfqu'il domine le principc vital, lorfque'il a vicié --- Page 239 ---
Epizootiques,
23 I
& jeté le défordre dans tottoutes les humeurs
tes les fonétions.
nombre d'obfervations qui
Ily a un fi grand effets du mercure dans lc traiattclent les bons
tement de la
que l'on ne pcut picfane
douter de 8R7d cfricacité. On a adminiitré il
pas remède intérieurement & extérieurementi
ce
réufi : fes effets n'ont pas toujours
a également
cn a Fxit ulage dans la
été heureux, lorfqu'on fouvent l'inconduite du
rage confirmée ; mais
remede cn
malade & la méthode ont mis-le le reméde dont les
défaut ; d'ailleurs, qucl eft faivant les difpolitions
effets nc varient jamais, des lieux & T'infuence
des perlonnes, 3 du nombre temps, de circonfances?
d'un trés-grand n'cft
aufli bien prouvé que les antifpafIl
pas aient éte utilcs dans le traitement de
modiques &c
aient produits les chets que
la rage,
qu'ils
on cn attendoit.
far la confiance
L'expérience a prononcé bains froids aux bains duc
lon doit avoir aux
& préfamées avoient
mcr. Des cures équivoques réputation à CCS moyens, mais
donné quelque enfin reconnue, leur inutilité.
lon 2 doit craindre les cfcts d'une fenfibilité
On
prévenuc dans le
agitée & d'une imagination les faccès ou lcs maltraitement de la rage: d'une fois de la tranheurs ont dépendu plus de fes alarmes.
quilité de Y'efprit ou cela cft pollible, s'affurer
Il faut, autant que qui ont fait des morfures,
de Pétat des animaux à des traitements farigants
pour ne pas livrer
ont pas beloin.
& inutiles des perfonnes les quin'en animaux qui auront
Cependant > lorfque il vaut mieux dans cette
mordi fcront fiufpeets,
préfervatifs
inccrtitude fe livrer a un traitemont P iv
A
es.
quilité de Y'efprit ou cela cft pollible, s'affurer
Il faut, autant que qui ont fait des morfures,
de Pétat des animaux à des traitements farigants
pour ne pas livrer
ont pas beloin.
& inutiles des perfonnes les quin'en animaux qui auront
Cependant > lorfque il vaut mieux dans cette
mordi fcront fiufpeets,
préfervatifs
inccrtitude fe livrer a un traitemont P iv
A --- Page 240 ---
Sur les Maladies
quc dc s'expofer aux événcments redoutables qui
pourroient êtrc les fuites d'une fauffe fécurités :
mais il ne faut pas citer les cas douteux comme
des cures, &c les appeller en témoignagc pour
autorifcr unc méthode ou l'efficacité dun remède, comme nous croyons qu'on l'a fait quelquefois.
La Société royalc de médecine déclare qu'elle
regarde le traitement local de la plaic comme
indifpenfablc, comme lc plus important > que
fans lui tous les autres procédés font incertains,
& que ceux qui portent lc troublc dans léconomie animale ou quiafedtent fortement Ics nerfs,
cxpofent à des dangers plus ou moins grands (4).
Vanfwicten rapportc queSalins Diverfus affure
qu'il n'a jamais vul ni entendu dire qu'aucune
perfonne morduc par un chien cnragé edt eu
d'accident, lorfque la plaic a été panfée convenablement (s).
Les obfervations de M. Robert de Kiavalle;
D. M., tendent à prouver quc l'application fcule
du feu, fir dcs plaics faites par des animaux enragés, a fuffi pour garantir de tout événement
fâcheux.
On croiroit
Ics autorités les plus rcfpcctables en PERELRRE ne peuvent en impofer; on
n'imagineroit pas
l'on pût être féduit par
des rapports dc fadtea obfervés par des perfonnes
honnètes, judicicufes & inftruites; mais la vétité nous échappe, lorfque nous croyons la faifir:
nous fommes trompés par des événcments que
(4). V. Hift. de la Soc. R. de méd. 1783, 2€ Part. P. 2.
L. C.
& fuiv.
(s). M74 Vanfwieten Comm. in aphor. tom. III, apt.
E143, no I,
obfervés par des perfonnes
honnètes, judicicufes & inftruites; mais la vétité nous échappe, lorfque nous croyons la faifir:
nous fommes trompés par des événcments que
(4). V. Hift. de la Soc. R. de méd. 1783, 2€ Part. P. 2.
L. C.
& fuiv.
(s). M74 Vanfwieten Comm. in aphor. tom. III, apt.
E143, no I, --- Page 241 ---
Epizootiques
qui nous font inlc hafard Otl des circonllances
ne prodnit
: car lc hafard
connucs preduilent
ne font lc ples fouvent
rien, & nos oppinions
& des illudes cricurs de notre jugement
Roc de notre ignorance. jefqu'à préfent, en
Ona été bien perfuadé, n'avoit pas de fpécifique
médecine quc c'elt-h-dire,, l'on
quefon n'avoir pas
contrc la rage,
être employé avec un fuccés
de remede quipdr dans tous ics temps, chez tous
conftant & égal
les circontlances S; mais
les fujcts, dans toutcs été aTez heurcux pour avoir
on a cru avoir
êtrc cmployés
trouvé des remédes qui pouvoient
avec avantage. confiance étoit unc erreur : on n'a pas
Cette faits avcc allez d'exaéitude : on n'a
analyfé lcs toutes les circonftances phyfiques
pas examiné
aflez d'attention; on n'a pas
& morales avec allez de précifion lcs cffets des
apprécié avec
recueilli de fauffes eftimaremédes, & l'on a
de caufes
tions fur des cffets qui dépendoient on les a attridifférentes dc T'hiftoire celles auxqnelles de la rage eft encore un
buécs : enfin
n'cft qu'tne confefion:
cahos 5 fon traitement
& lon doit
une fauffe confiance en examen a.impole, fous lcs aufpices
fc livrer à un nouvel
& en fc
mefitrées de T'efprit MTE & de
crédulité
préfervant des préventions ce jour.
facile qui ont égaré jufqu'à fagc & indicioux, érablit
M. Roux, > praticien de Julien Paulmier, celle d'Anaque la poudre font d'ancunc utilité (6): le mercure,
galis nc aniourd'iui comme lc remède lc plus
regardé affuré contre la rage, n'a pas plus de vertu que
(6). V. Mém. pag. 59.
MTE & de
crédulité
préfervant des préventions ce jour.
facile qui ont égaré jufqu'à fagc & indicioux, érablit
M. Roux, > praticien de Julien Paulmier, celle d'Anaque la poudre font d'ancunc utilité (6): le mercure,
galis nc aniourd'iui comme lc remède lc plus
regardé affuré contre la rage, n'a pas plus de vertu que
(6). V. Mém. pag. 59. --- Page 242 ---
Sur les Maladies
les remédes précédents (7)5 & nous pouvons,
d'après l'opinion de Mts Fotherrgill, Vaughan,
Metzler, douter de l'efficacité du mercure. M.
Roux nous dit
nous nc pouvons nous empécher par la faitece d'imputer les malheurs, dont
il fera la caufe, aux gens de l'Art qui l'emploieront (8).
La curation de la
interne, fuivant M,
Roux, eft équivoque FEE >
il y a bien peu dc
remédes à employer (9).
Cependant M. Roux, qui regarde les maladcs
comme empoifonnés. 2 penfe qu'il fant les faigner, comme on traiteroit un homme qui auroit
avalé un poifon dont on ne connoitroit pas la
nature 5 & il propofc, d'après ce principe, les
boillons mucilagineufes, enfuite aiguifécs avec
l'émétique
exciter une légère contraction
dans le REsahPals alimentaire : on leur fera ficcéder
le lait, lcs huiles d'amandes douces, & l'on finira par nourrir le malade de farineux : on joindra
dans la maladic déclarée le
camphre > le mufc,
l'opium à grandes dofes.
M. Roux eft bien fâché de ne pouvoir propofer des moyens plus fars; mais en fc
lant les circonftances dans lefquelles étoient rappel- Laxrent, le fujet de l'obfervation de M.
Fournier de Talend, le fujet de l'obfervation Laviratte, de
M. Maret, celui de l'obfervation de M. Portal,
en confiderant les caufes qui avoient produit la
maladie chez CCS différentes perfonnes, M. Roux
auroit dû propofer un traitement plusméthodique,
plus régulicr & plus conforme à fes principcs.
(7). L. C. pag. 45.
(8). L. C. pag. 63.
(s). V. pag. 353*
end, le fujet de l'obfervation Laviratte, de
M. Maret, celui de l'obfervation de M. Portal,
en confiderant les caufes qui avoient produit la
maladie chez CCS différentes perfonnes, M. Roux
auroit dû propofer un traitement plusméthodique,
plus régulicr & plus conforme à fes principcs.
(7). L. C. pag. 45.
(8). L. C. pag. 63.
(s). V. pag. 353* --- Page 243 ---
Epizootigues.
furement Témétique,
Nous ne preferirons d'amandes pas
douces, de Todu mufc, dc Thuile dofes à dcs fujets enfammés par
pium à grandes
troublés
des nalffons; 3
viclent ou
par
un exercice
lc moyen de calmer une malacc ne feroit pas nervenfe & Tirritation du canat
die véritablement dont la fenfibilité eft extréme diftance (I).
alimentaire Mais fi M. Roux eft refté à la même Auteurs dans
de la vérité
prefque fpontannée, tous les
il n'cn eft
C la rage
le traitement dans lc traitement de la rage compas de mêmc lon
dire qu'il a rendu un
muniquéc, & à Fart pcur & à Thumaniré, en rapfervice cffenticl
qui avoit été négligéc, ou
pellant une pratique d'une manière à la rendre plus
en la prefentant
la fenfibilité.
loppertable en ménageant la rage de caufe exM. Roux convient foumife que à nos moyens, parce
terne eft bien plus
efficacement lc venin
lon peut attaquer
avant qu'il ait
le lieu ou il cit en réferve,
il ne faut
eCs
1 mais
pu acquérir fon développement: par des remèdes inchercher à le combattre que qu'tine véritable
ternes qui n'ont jamais prodnit ampliqués imillufion, mais par des médicamenis après les avoir renmédiatement dans les plaies,
ducs faignantes. la
la dilater en étoilc, la
Il fant fonder de plaic, favon,, & la tremper dans
laver avec de l'cau nature : on la tamponne enfuite
un bain dc mêmc fèche, & on la couvre dc bandes
avcc la. charpic jufqu'au lendemain.
& de comprelfes
onl trempe
A la levée du premier dans du apparcil, beurre d'antimoine
une fonde dc bois
& on porte le cauftique
tombé en deliquefcence,
(1). L. C. pag. 3 & II.
-
& la tremper dans
laver avec de l'cau nature : on la tamponne enfuite
un bain dc mêmc fèche, & on la couvre dc bandes
avcc la. charpic jufqu'au lendemain.
& de comprelfes
onl trempe
A la levée du premier dans du apparcil, beurre d'antimoine
une fonde dc bois
& on porte le cauftique
tombé en deliquefcence,
(1). L. C. pag. 3 & II.
- --- Page 244 ---
Sur les Maladies
dans le fond de la plaic, mais fpécialement fur
les bords, en l'étendant mêmc fur la peau environnante; ; on met par deffis un large emplâtre
véficatoire qui s'élève bien au-deffus de la plaic.
M. Roux n'a rencontré que deux fois des
tics dangercufes à brûler, & il s'cft repenti par- dc
les avoir ménagées 3 il eft d'avis que l'on ne
doit éviter que les artères trop confidérables dont
l'ouverture pourroit entraîner cn peu de temps
la perte du malade; mais n'eft-il pas également
dangereux, principalement dans ce pays, ou le
tétanos eft fi fréquent à la faite des plaics, d'appliquer un cauftique fur dcs tendons ou des
nerfs? La folution dc cettc queftion nc peut fe
faire par les obfervations connues de tétanos produit parfapplication des cauftiques; mais ces faits
doivent inlpirer de la prudence , en attendant
que l'expéricnce ait fourni lcs éclairciffements
néccilaires.
Au troifiémc panfement, dit M. Roux, Onl
enlève les vcllies produites par les véficatoires:
on applique un linge couvert d'onguent de la
mérc, recouvert de beurre frais, &lon continue
CC panfcment jufqu'à la chute de l'efcarre.
Lorfque l'efcarre cft tombée, on met dans
l'ulcére, > fiivant fa grandeur, un ou plufieurs
pois, Cu de racine de gentiane, ou d'iris dc Florence : pour entrctenir la fuppuration comme
celle d'un cautère. Si la plaic eft large, qu'il y
ait des lambeaux d'emportés, on la remplit avec
des bourdonnets garnis de fappuratif A mefire
queles chairs reviennent, on lcs brûie de nouveaut; on applique auffi des véficatoires à différentes reprifes, 8z on ne permct à la plaic de
fe cicatrifer qu'après quarante jours (2).
V. Vanfwieten, L. C.
enir la fuppuration comme
celle d'un cautère. Si la plaic eft large, qu'il y
ait des lambeaux d'emportés, on la remplit avec
des bourdonnets garnis de fappuratif A mefire
queles chairs reviennent, on lcs brûie de nouveaut; on applique auffi des véficatoires à différentes reprifes, 8z on ne permct à la plaic de
fe cicatrifer qu'après quarante jours (2).
V. Vanfwieten, L. C. --- Page 245 ---
Epigeotigues.
M. Roux donne, pour tout infulion remede interne, de Acurs
Falcali volacil Auor dans douze une
matin &c
de furcau, à la dofe de M. Roux
quc plufienrs
adultes.
rRee
foir
lcs
fait
& nc s'en
dc erble bleilés n'en ont pas
ufage
font pas mal trouvés. les bleffés, dont il rapportc
M. Roux partage cn trois claffes;la première comles obfervations ont été mordus à la tète; il placc
prend ceux qui ceux qui ont été mordus à nu;
dans la fcconde dernière ceux qui ont été mordus à
& dans la
vétements.
travers de leurs blefé n'a été traité que le troifième
jour; Lepremierl lc fecond ne l'a été qu'au cinquième; à la mémc le
troilième au feptième; ; lc quatrième
époque; ic cinquiéme eft mort cinq jours le après canfavoir été bleflé. Onn'avoit pas ofé porter qui a fervi
tique far une plaic de la paupière
de foyer au venin rabifiquc.
dans R
fer
jufques
DCRETv
hardi, a porté le
rouge réulli (3). Le fixième
che, & ia parfaiteinent huitième jour : il eft mort aufi.
a été traité au dc la feconde. clalc panfée au cinUne malade
quiême jour a blefe.de guéric. la troifième clafTe a été
Le premier
jour le fecond Ta été au
panfé lc quatrième
1 1a mêmc époque.
cinquiéme; le troifième M. Reux établit entre fon
Lc parallele quc
été faità Senlis, prouve
traitement 8z celui qui.a de fa méthodc. Il préévidemment Tavanrage les malades qui ont guéri à
fume même idhe des Commiffires dcl la Socicté,
Senlis parles falut
traitement local; &c
n'ont dà leur
qu'an fuffifante
faire douter.
cettc opinion feroit
pour
(3). V. Vanfwieten. L. C.
Reux établit entre fon
Lc parallele quc
été faità Senlis, prouve
traitement 8z celui qui.a de fa méthodc. Il préévidemment Tavanrage les malades qui ont guéri à
fume même idhe des Commiffires dcl la Socicté,
Senlis parles falut
traitement local; &c
n'ont dà leur
qu'an fuffifante
faire douter.
cettc opinion feroit
pour
(3). V. Vanfwieten. L. C. --- Page 246 ---
Sur les Maladies
de l'efficacité du mercure dans le traitement de
la rage, & qu'il ait contribué aux fuccès
l'on a obtenu, fi les bons effets qu'il a produits que
n'étoient pas conftatés, & fi la prudence & la
raifon ne fe réunifoient pour portér à tenter
d'autres remddes à des époques plus éloignéés
que celles auxquelles le traitement local peut
fuffire.
Nous defirons pouvoir nous inftruire deI répoque pofitive du développement du virus, &c
connoitre celle à laquelle lc traitement local,
devenant infaffifant, juftifiera les effofts
l'on
a fait pour trouver uin traitement qui puille gue le
feconder ou y fippléer. Cétte époque eft fans
doute celle dans laquelle M: Roux dit qu'il furvient une fenfation quelconque dans la partic
blefée, qui annonce, excite la fiévre
& précède dep plufieurs jours Thydrophobie :
fenfible de
E
l'époque
linfedion générale; & M.
Roux a très-bien fenti, comme M. Fontana l'a
démontré pour le venin de la vipère,
fi le
traitement local pouvoit détrnire le venin gue lorf-.
qu'il étoit en dépôt dans la bieffure, il devenoit
alors infuffifant, & qu'il préfentoit
rances
de fuccès.
péu d'cfpéC'eft à cettc époque même que MM. Bonel
de la Bragreffe & Mathicu (4) ont opéré des
curcs étonnantcs, qui peuvent infpirer. la plus
grande confiance pour l'utilité du mercure adminiftré à grandes dofes; mais fi nous ne pouvons
cn accorder aux affertions des Tauvry (5), dès
Aftruc, des Peliot, Sauvagc, Cantvel,&c. pouvons-nous rejeter comme des monuments, d'il-
(4). V. Mém. de la Soc. R. de méd.
(s). V. Recherches fur la rage, P. 72 & fuiv.
curcs étonnantcs, qui peuvent infpirer. la plus
grande confiance pour l'utilité du mercure adminiftré à grandes dofes; mais fi nous ne pouvons
cn accorder aux affertions des Tauvry (5), dès
Aftruc, des Peliot, Sauvagc, Cantvel,&c. pouvons-nous rejeter comme des monuments, d'il-
(4). V. Mém. de la Soc. R. de méd.
(s). V. Recherches fur la rage, P. 72 & fuiv. --- Page 247 ---
Epizootiques,
lufion & d'erreur les obfervations des Dartuc
dc Sault, du Haune , dc Laflone 8c
du Choifel,
dela Société royale? Il mc femdcs Commiffaires raifonnement & l'obfervation nous
ble que fi donner le
la
au traitement de
portent à
préférence de linfertion du venin &c
M. Roux, à Tépoque dans lc lieu de la morfure,
de fou incubation
l'infifla raifon & T'expérience nous prouvant du dévelopfifance de cettc méthode à Tépoque
du virus, commc ccla cft démontré
pement
ellcs nous
TML
Tobfervation de M. Metzler (6)3 à fuivre une route
quent la néceffité de continder
incertainc, mais qui eft marquéc
nouvelles quelques
fuccès; &x clles nous invitent à faire 33L mieux
tentatives & de nouvelles recherches pour
connoitre la nature de la ragc, & une méthode
efficace dans fon traitement; mais foyons obplus
vrais 8z fincères quand de bonnes
toujours
découvrent une vérité: difons, or2
fervations nous
aufli d'ajouter, 9
fait cela; mais ne manquons exciter! pas les Phyliciens à
on ne fait que cela, efforts pour qui fcront rarement
faire de nouveaux
infructucux (7).
(6). V. Mém. de la S. R. L. C. P. M. 340 Duhainel, & faiv. Pref,
(7). V. Phyfique des arbres, par
page'zs.
- /
ouvrent une vérité: difons, or2
fervations nous
aufli d'ajouter, 9
fait cela; mais ne manquons exciter! pas les Phyliciens à
on ne fait que cela, efforts pour qui fcront rarement
faire de nouveaux
infructucux (7).
(6). V. Mém. de la S. R. L. C. P. M. 340 Duhainel, & faiv. Pref,
(7). V. Phyfique des arbres, par
page'zs.
- / --- Page 248 ---
Sur les Matadies
EXTR AIT
Des Regiftres du Cercle des Philadelphes,
féance du 27 mars 1787.
LE Cercle avoit reçu pluficurs Mémoires &
des Obfervations fur les maladies épizootiques
qui ont régné dans la Colonie depuis 1772. Il
a été arrêté que M. Arthaud recueilleroit CC
travail
le faire imprimer., après cn avoir
obtenu ReE permiflion de MM. les Adminiftràteurs.
annécs.
La morve avoit paru depuis quciques
Cette maladic n'avoit pas été connue dans fon
principe, & on n'avoit oppofé aucun moyen
à fon développement & à fes ravages 5 elle avoit
déjà occafionné des pertes confidérables, lorfque M. Gelin a fait un mémoire intérefant qu'il
a donné facceflivement à MM. les Adminiftratcurs, à la Société royale de médecine de Paris,
à l'Ecole vétérinaire, ala Chambre d'agriculture
& au Cercle.
M. Arthaud avoit obfervé cette maladie chcz
M. de Galifet, à la Petite-Anfe. En comparant
CC qu'il avoit vu avec CC quc les Auteurs ont
écrit, il a cru que l'on n'avoit pas affez obfervé
les fymptômes qui peuvent annoncer la, morve
à répoque de fon invalion, & que l'on avoit
d'autant plus de peine à prefcrire un traitement
convenablc, que lon n'avoit pas étudié la nanature dc cette maladic, lordre fitccellif de fon
développement, les parties & les humcurs far
lofquelles clle portc fes premières impreflions,
&c
il a cru que l'on n'avoit pas affez obfervé
les fymptômes qui peuvent annoncer la, morve
à répoque de fon invalion, & que l'on avoit
d'autant plus de peine à prefcrire un traitement
convenablc, que lon n'avoit pas étudié la nanature dc cette maladic, lordre fitccellif de fon
développement, les parties & les humcurs far
lofquelles clle portc fes premières impreflions,
&c --- Page 249 ---
Epinootiques.
n'avoit été décrite qu'à une
& qu'clle
& à
il ny a plus' feSE
bien avancéc
laquelle
cours à adminiftrer. ont porté M. Arthaud à
Voila les vues qui
des apimaux. Cc
propofer au Cercle été d'inoculer utilc, a été adopté: Lc
projer, qui- a
jugé
chirurgien du Roi,
Cercle a nommé M. Roulin, dans fes obfervations.
pour aider M. Arthaud de
fi la maladic
: Il ne s'agifloit pas qu'il prouver h'étoit pas
étoit contagicule, parce fe
d'en
uinc
on
LRONE
d'en douter; mais vouloit propofoit écrire fous la diétée
nouvelle étitde : on
fucceflifs & les déde la nature les fymprômes parce que Fon étoit
fordres qu'elle c'étoit préfenteroit, lc feul moyen d'avoir un tableau
fur
&
cétoit la fculc route qui pâc
que
$
Eat
n'étoit
connu,
conduire à découvrir cc, qui
Res moyens
& à trouver, fi cela étoit poflible,
efficaces à lui oppofer. dc l'oeil la carrière
Quand on a mefuré fait le chemin qu'il :
l'on a à parcourir, avoir on déterminé celui que l'on a
à faire, après
n'a
rempli fon plan, la
fait. M. Arthaud
pas l'arrêter 5 mais les
difficulté du fujet auroit pu malgré lcs fecours
moyens lui ont manqués, été donnés par T'Adminifgénéreux qui lui ont Affociés du Cerclc. Ce
tration & par plufieurs
utile, même quand
qu'il a fait, fcra toujours indiquer la voie qu'il fauc
cela ne ferviroit découvrir qu'à un cnnemi redoutable que
fuivre l'on n'a pour pas encorc combattu avec avantage. de SaintEn publiant Phiftoire des Epizooties à la Colonic quelDomingue, c'étoit rappeller avoicnt fait dcs
ques hommes généreux c'étoit qui lui préfenter des
efforts pour la fervir, été
pour elle, c'étoit
travaux qui auroient
perdus
Q --- Page 250 ---
Sur les Maladies
lui faire connoitre qu'il exifte, quoique l'on CR
dife, un efprit public
pofte les particuliers
à s'occuper du bien AUIN & la venger, en
quelque Torte de l'opinion flétriflante qu'elle n'a
dans fon fein que des ingrats qui:la déchirent,
& des hommes qui ne lont dominés que par
l'indifférence & l'égoifme.
Lcs maladies des beftiaux occafionnent une
perte de numéraire & une diminution de revenu
qui nuifent à T'Habitant, au Commerce &à
l'État. Le Cercle ne pouvoit donc s'occuper d'un
objet plus utile pour la Colonie, & prendre un
moyen plus for pour acquérir des droits à fa
reconnoillance.
FI N.
:
nt,
& des hommes qui ne lont dominés que par
l'indifférence & l'égoifme.
Lcs maladies des beftiaux occafionnent une
perte de numéraire & une diminution de revenu
qui nuifent à T'Habitant, au Commerce &à
l'État. Le Cercle ne pouvoit donc s'occuper d'un
objet plus utile pour la Colonie, & prendre un
moyen plus for pour acquérir des droits à fa
reconnoillance.
FI N.
: --- Page 251 ---
TAB L E
matières contenues dans ce Volume,
Des
M. Decout, maitre en chis
BSERYATIONS du par Cercle à Acquin 3 fur la yiande
rurgies afocié
page 3
de boucherie PAuteur >
des Recherches fur les AmériErreur de
ibid.
cains ,
par M. Defportes 5
Maladie des animaux obfervée
médecin du.Roi aul Cap en 1739, 1742 6 &c 1743, fuiv.
1745. & 1746,
en 1774 & 1775, II
Epiootite de Saint-Domingue Millot
le charbon en
Obfervation de M. Emard
Jur
Z
Extrait 1777,, de la confultation de TÉcole vétérinaire 18
Paris fur cette obfervations" trouvées chet des boufs defTumeurs charbonneufes
tinés aux boucheries du Cap, régnoit dans la dés
Obfervations fir Pépigootie qui.
M. Lompagieupendance du Cap en 1780, par.
23 & luiv.
Lapole,
de PEcole royale vétériExtrait de la confultation
naire d'après ces obfervations , pour empécher
Mefures prifes par le Gouvernement
la vente de la viande fufpectes Ladebat & Millotsfar
Obfervations de MM. Lapole, nouvellement importés,
les maladies des animaux.
jb. & fuiv.
fur la voracité des Nègres, par M.
Obfervation44
Auvray > afocié du Cercle, 3
M. Robert-Coèl,
Obfervation far le même fajet; par
afocié div Cercle 2 habitant à PAiles
, pour empécher
Mefures prifes par le Gouvernement
la vente de la viande fufpectes Ladebat & Millotsfar
Obfervations de MM. Lapole, nouvellement importés,
les maladies des animaux.
jb. & fuiv.
fur la voracité des Nègres, par M.
Obfervation44
Auvray > afocié du Cercle, 3
M. Robert-Coèl,
Obfervation far le même fajet; par
afocié div Cercle 2 habitant à PAiles --- Page 252 ---
TAB LE.
Extrait d'une letere de M. Paulet, maitre en chirurs
gie, Fur le mâme fiajet,
Extrait d'une confultation fur le charbon, , par M.
Gelin, vétérinaire penfionné & breveté du Roi,
affocié du Cercle,
Extrait du mémoire de M. Gelin fur la morve, 53
Lettre de M. Peyré à MM. Arthaud fur une maladie
vermineufe,
Obfervation communiquée par M. Lapole fur lc même
fjets,
Expériences far les vers aftres , par MM. Arthaud &
Auvray.
ib. & fuiv.
La morve obfervée en 1785 à la Petite-Anfe, fur
l'habitation de M. Gallifct, par M.
du
Odeluig,
alfocié
Cercle, membre de la Chambre d'agriculture du Cap,
ib.
Oéfervations fur la morye faites a Gallifet,par M,
Arthaud,
68 & fiuiv.
Extrait des obfervations de M. Darnaudin, maitre
en chirurgie, demeurant à Gallifet, 71 & fuiv.
Obfervation Fur une maladie peftilentielle obfervée
deux Nigres à Gallifet, par le même J 76 & RiN
Ordonnance de MM. de Vincent 6
Jauvin, > commandant 6 ordonnateur au Capi, en date du 31
mars 1787,
Pro:ès-verbal de vifite fait d'après cette Ordonnance,
le 2, avril, dans les entrepôts 8fur plafieurs habitations de la Perite-Anfe, fous finfpedion de
MM. Arthaud & Roulin, médecin & chirurgien du
Roi au Cap - par MM. Gelin, Tringlet 6 Lapole,
vétérinaires brevetés du Roi,
ib. &c fuiv.
Oifervations fiur la morve jointes au procès-verbal,
79, 80, 81 & 8z
Examen de P'article morve du Didionnaire d'agriculture de M. l'abbe Roxier, par M. Arthaud,
8; & fuiv.
fpedion de
MM. Arthaud & Roulin, médecin & chirurgien du
Roi au Cap - par MM. Gelin, Tringlet 6 Lapole,
vétérinaires brevetés du Roi,
ib. &c fuiv.
Oifervations fiur la morve jointes au procès-verbal,
79, 80, 81 & 8z
Examen de P'article morve du Didionnaire d'agriculture de M. l'abbe Roxier, par M. Arthaud,
8; & fuiv. --- Page 253 ---
TABLE
6 expériences fur la morves par MM.
Obfervations & Roulin,
104 & fuiv.
Arthaud
fournis par M. Dorfon, maitre er
Chevaux morveux du Cercle,
II3
chirurgie , affocié
de M. Gelin, I19
Extrait de deix procès-verbaux de M. Ferrié, dodteur en
Extrait d'une obfervation
médecine, fur une maladie charbonneufe,
Extrait d'un rapport de M. Gelin, MM. Arthaud 13
Expériences fur la morve > par
ib. & fuiv.
Roulin > Journal météorologique tenu pendant le
Extrait du
la morves par M. Artemps des expériences fur
thaud, de M. de Morancy fur les efiets de la MarcErreur
gravia d'améliorer umbellata, la volaille à Saint-Domingue >
Moyens
par M. Decout, les pians de la volaille 5 par M. RoObfervations fur
quette de Kerguiden,
maladies des poifons
Obfervations Jur quelques
142 & fui.
Précautions à prendre far les habizations pour éviter
les maladies des beftiaux, Arthaud, fur une 145 maLettre de: M. Auvray à M.
d'entretenir
ladie charbonneufe & fur la polfibilité
& fuiv.
des prairies areificielles, M. Gelin, 157 & fuiv.
Du mal des eaux , par
de
Mémoire fur la maladie épizeotique Worlock, peftilencielle médecin,
Pile Saint-Domingues par M.
de la Société
affocié du Cercle, corre/prondant
royale de médecine de Paris 3 M. Pelifot, 180
Obfervations fir le charbon, par
& fuiv.
Obfervations far le même fujet, par M. Millot, 19I
Extrait du mémoire de M. Pelifot, par M. Guyot,
du Cerele,
maltre en chirurgie, alfocié --- Page 254 --- TABLE
Extrait d'unt: mémoire fer les épiyooties dela dépendance dul Cap en 1772, 1773 & 1774, par M.
Regnaudor, D. M. au Port-Louis 5 ile Guadeloupe, affocié du Cercle,
Extrait-dune lettre far quelques plantes vénéneufes,
par. M. Pabbé de la Haye, J curé du Dondon >
affocié idu Cercles
Extrait d'une lettre de M. Gauché, adminifrateur
des eaix de Boines,affocié du Cercle,
Defcription de la Marcgravia umbellata, par feu M.
Dubourg , affocié dui Cercle >
Defcription du Quebec, par le mâme,.
Defcription du Quebec, par M. Pabbé de la Haye,
Defcription de la Canne Madère & de la Canne
Congos par le mèmes
2II
Obfervations fierl les efets de la Marcgravia umbellata,
de la Lobelia Longi-fora, & de la Canne à Madère,
par MM. Arthaud,
Defcription du Stramonium, par feu M. Dubourgs,
Olfervations fuar une hydrophobic /pontanée 3 par M.
Arthaid,
rin de la Tablc. --- Page 255 ---
à --- Page 256 --- --- Page 257 ---
E788
C412r
Eedl.eomrber
ego
64( --- Page 258 ---