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RÉCLAMATIONS
DE M. B.' MY FÉDON. --- Page 4 --- --- Page 5 ---
RECLAMATIONS
DE M. B."Y FÉDON
CONTRE UN OUVRAGE INTITULÉ:
Campagnes des Français à Saint-Domingue, et
Réfutation des Reproches faits au CapitaineGénéral ROCHAMBEAU.
A PARIS,
DE L'IMPRIMERIE DE DRASSEUR AINK.
MDCCCY, 1er DE I'EXPIRE, --- Page 6 --- --- Page 7 ---
RÉCLAMATIONS
DE M. B. MY FÉDON
CONTRE UN OUVRAGE INTITULÉ:
Campagnes des Français à Saintet Réfutation des ReDomingue 5
proches faits au Capitaine - Général
ROCHANBEAU.
Fixt e à Paris depuis neuf mois, à l'effet
de poursuivre le Capitaine-Gensral Rochambeau, que j'accuse d'avoir. - assassiné mon
frère à Saint-Domningue, j'attendais, dans
un douloureàx silence, le jour de la jusitice, quand j'ai vu paraitre unei brochure
ayant pour titre : Campagnes des Français
I --- Page 8 ---
(6)
à Saint - Domingue, et
Reprochès
Refutation des
faits au Capitaine-Gentral Rochambeau.
Quelle a été ma surprise et mon aflliction
profonde, en reconnaissant que cette
tendue Relation des
préà
Campagnes des Français
Saint-Domingue n'est qu'un moyen adroit
employé pour répandre dans le
sous
un titré captieux, un factum,souventr public,
ger;- dans le dessein d'atténuer les mensond'un mandataire infidèle!
crimes
Par respect pour la Haute Cour
riale qui a reçu ma plainte, je n'aurais impérompu le silence, si tous les détails relatifs pas
àl'assassinat de mon frère n'eussent étéindi- 1
gnement tronqués et défigurés dans ce
si mon nom n'y eût été livré à T'opprobre, libelle;
puisqu'on semble m'accuser de n'avoir
employé tous les moyens possibles
arré- pas
ter l'exécution d'un crime
pour
prévoir,
que je n'avais pu
que mes prières, mes
et celles de toute une ville ne purent démarches, même
suspendre de quelques minutes.
L'espèce de mort civile dont l'homme.
que j'accuse, prisonnier en
se
trouve en ce moment frappé, Angleterre, m'avait
engagéa
encore
contenirl'explosion de ma douleur: --- Page 9 ---
(7)
celle de
mais lorsque, malgré ma résignation, et conFindignation profonde
ma. famille,
de l'Emcentrée des places commerçantes demanpire, et l'austère voix de la justice qui a été,
dant vengeance du sang innocent infortuné
la mémoire de mon
répandu,
nom sont en proie à la cafrère et mon
sans
lomnie, puis-je me taire plus long-tems lacheté,
rendre
d'une insigne
me
coupable
devant
sans devenir indigne de me présenter en ce mol'auguste Tribunal dont j'invoque
mentlappui?
vais
cette tàche
ff il faut donc, et je
remplir les
du
pénible , que je mette sous
yeux véritapablic lè tableau des cifconstances et suivi
bles qui "ont précédé, accompagné Fédon; mon
Tassassinat de Jean-Baptiste motif, sans
malheureux frère; qui, sans
a été fusillé, à lage de vingtjugement ,
avoir quelques instans marneuf ans, après société
les qualités qui disqué dans- la
par
le' négociant instinguent l'homme sensible,
ami de
truit , courageux, et. véritablement
sa patrie.
ux véritapablic lè tableau des cifconstances et suivi
bles qui "ont précédé, accompagné Fédon; mon
Tassassinat de Jean-Baptiste motif, sans
malheureux frère; qui, sans
a été fusillé, à lage de vingtjugement ,
avoir quelques instans marneuf ans, après société
les qualités qui disqué dans- la
par
le' négociant instinguent l'homme sensible,
ami de
truit , courageux, et. véritablement
sa patrie. --- Page 10 ---
(8)
ios noifade 1 ani Soptius
Fats RÉETS,
de ma
ectelsqarits ont dte extraits
plainte présentée à la Haute Cour
Imperaateil
ab
B
lesr 1:s.
Jean-Raptiste
Fedon, :
mon frere,et moi
3.
Barthelemy
E
ckercions.n société, le
merce au -
comCap-Franeais, is:
ile Saint-Domingue.
o 131
#
Le 2 brumaire ani2, un officier de
darmerie; suivi de deux soldats,,
gentifieun, ordre du,
nous nogénéral jen chef Rochambeau,, en, date du,
nous enjoint. de premier brumaire - G qui
dans la caisse du versers, sous deux heures,
de 6,000,
trésor del'armée la somme
gourdes (ou 33 mille francs.)
Nous n'avions. pas cette
AN
somme ' àr notre
disposition, Les seuls moyens,
eussions de déférer à cet ordre que nous
nous
étaienticeux
que
présentait la vente de
marchandises de nos magasins. J'écris quelques sur-lechamp aux notables de la ville du
une lettre par laquelle je les prie de Cap
poser de toutes les
disbles et immeubles marchandises , meufrère, et moi
que Jean-Baptiste; mon
possedions dans la
ville, a --- Page 11 ---
(9 )
le produit de la vente enfit verse
pour que lai caisse du trésor de, Parméc.
dans
suis
Péu d'hearés après, moi Barthélemy mais mon
enlevé de chez moi et emprisotné : désignée;
malheureux frère était la victime
mis
il est bientôt saisi, coustitué prisonnier,
au secret, et je suis élargi:
ordre de
Le'lendemain, 3 bramaire,un. expédié
Néraud,
l'adjudant - commandant: en chef, enjoint au
d'après ceux. du, général
Collet,
chef d'escadgon de la gendarmuerie,
au
fusiller Fédon, negociant
dei faire
Cop:
a à PHôtel-deEperdu de douleur, je cours
de se
conjure les notables
* Ville; jesupplie,je solliciter, la, révocation
joindre à moi pour certificat dont je suis
de:) l'ordre fatal. Un
porteur atteste que,. pari un. mouvement les hales notables et. tous
spontande,
Pordre
bitans se sont réunis pouraollieiter rendent chez
de révocation: Les notables se : ils metle général en chef l'abandon Rochambenu fait par nous
tent sous ses yeux
un délai pour
de tous nos biens, et sollicitent faite. Le
que. la vente puisse en être
général écrit le
consentirg mais il exige par
paralt y
Un
porteur atteste que,. pari un. mouvement les hales notables et. tous
spontande,
Pordre
bitans se sont réunis pouraollieiter rendent chez
de révocation: Les notables se : ils metle général en chef l'abandon Rochambenu fait par nous
tent sous ses yeux
un délai pour
de tous nos biens, et sollicitent faite. Le
que. la vente puisse en être
général écrit le
consentirg mais il exige par
paralt y --- Page 12 ---
(10)
de tous les membres de la
cautionnement
c'est adire du conseil des nolables;
commune ,
l'acte,
accorde une heure pour en rapporter
et ordonne à un sergent de sa garde, porteur
de Pordre d'ezécution, d'accompagner. les
membreside la'commune, et de.ne pas les
quitter pendant ce délai.
à THôtel-de-Ville. L'acte
Tous retournent
est rédigé, signé des node cattionnement
des plus recommantables : vingt négocians
leurs
dables du Cap accourent, et joignent
à celles des membres du conseil: A
signatures
L'heure fatale
n'était pas expirée : je reavec les membres du conseil et le sertourne,
Rochambeau. Il
gent, à Thôtel du général
refuse de nous recevoir... on nous annonce
n'est plus tems... Et en effet, pendant
qu'il membres du conseil, tous les signaque les
et moi,
taires de l'acte de cautionnement
rassurés parla présence du sergent porteurde -
nouslivrions, sur
l'ordre d'extécution,(t)nots:
Le défensetr de M. Rochambeau rapporte ce
second () ordre en ces termes : Si dans une heure les six
milleguurdes ne sont pas versées au trésor, le citoyen --- Page 13 ---
(II )
la foidugénéral,a une trompeuse sécurité, ,un
second ordre d'exécution: avait été donné; (1).
et Jean-Baptiste Fédon, conduit par un : sentier détourné au pied du fort Bel- Air,y
avait été fusillé!!!
Ici les réflexions sont inutiles.
Quel était le délit deJean-Baptiste Fédon?
Comment en a-t-il été convaincu? ?
Qui l'a jugé?
Où est le jugement?
3 Le rnealemandistlias de
relevée,le président du tribunal de première
instance, àla
du commissaire du
s
réquisition
gouvernement, d'après les ordres du général
en chef, consignés dans salettre dumémejour,
et d'aprèslalettre du grand juge par intérim,
quirecommandattla plus prompte exécution j
appose le scellé, avec description des meubles, effets et marchandises qui peuvent appartenir à Jean-Baptiste Fédon, mon frère,
Fédon sera fusillé, , conformément. aux ordres du
général en chef. Signé NÉRAUD.
I
(1) Ou du moins l'on avait eu la barbarie dene pas
réyoquer le premier.
salettre dumémejour,
et d'aprèslalettre du grand juge par intérim,
quirecommandattla plus prompte exécution j
appose le scellé, avec description des meubles, effets et marchandises qui peuvent appartenir à Jean-Baptiste Fédon, mon frère,
Fédon sera fusillé, , conformément. aux ordres du
général en chef. Signé NÉRAUD.
I
(1) Ou du moins l'on avait eu la barbarie dene pas
réyoquer le premier. --- Page 14 ---
()
chez lequel aucunes espèces
furent trouvées.
iétalliques ne
Cette-apposition de scellés se faisait avant
mémeque la mort de mon frère fut constatée
d'une manière légale.
Ce ne fut que guatre jours
acte fut rédigé.
après que cet
Cependant l'ordonnateur général Perroud,
quiavait été présent al'apposition des'
avait rempli toute sa mission : il avait scellés,
ser dans, les magasins de. l'état les meubles faitvéreffets trouvés dans notre maison,
et
informé le.
et'en avait
général i Boyer, chéf de l'état:
inajor général.
a) %
Témoin. de l'assassinat de mon frère, et
dépouillé de tous mes biens, je sollicite vainement un passeport pourn'éloigner de éette
malheureusel colonies trois fois ce
m'est refusé. Je m'enfuis à la
passeport
déposeso entre les mains
Havanes jy
déll'agent du' Gouvernement français dans cette colonie
la déclaration de tous les faits
alliée,
je consigne entre les mains de qui précedent;
naire mes
ce fonctionprotestations.contre lacte arbitraire dont mon frère a ete la victime, et
les réserves d'en poursuivre les fauteurs --- Page 15 ---
(13 )
aussitôt que les circonstances me permettront d'en atteindre Pauteur.
faits réels et dénués de réTels sont-les
flexions.
Je vais remettre sous les yeux du public
l'auteur de la broces mêmes faits, tels-que
chure a- cru devoir les altérer, les peindre
et les dénaturer pour tenter de. sauver au
Rochambeau l'odieux, de cette acgénéral,
tion criminelle, et les terribles conséquences
qu'elle attirera bientôt sur. sa tète.
Extrait de la brochure, page 12I et
suivantes.
VI REPROCHE.
Emprunt force au Cap. 1 - M. Fedon
fusille.
Il était dà cing mois de solde à Parmée; etc.
( Il, fallait de l'argent, etc.
ordonna- un emprunt force
K Le capitaine-général
cent mille
Pour rendre la
&
de huit
francs.
réparfacile entre les habitans de la ville,
& tition plus
e
ientôt sur. sa tète.
Extrait de la brochure, page 12I et
suivantes.
VI REPROCHE.
Emprunt force au Cap. 1 - M. Fedon
fusille.
Il était dà cing mois de solde à Parmée; etc.
( Il, fallait de l'argent, etc.
ordonna- un emprunt force
K Le capitaine-général
cent mille
Pour rendre la
&
de huit
francs.
réparfacile entre les habitans de la ville,
& tition plus
e --- Page 16 ---
(14)
C il en taxa huit, qui passaient pour millionnaires, à
K trente-trois mille francs chacun, Il chargea les
< notables de fixer la contribution des autres. La
C non exécution de la part des premiers entrainait,
c anmonça-t-on, la peine de mort. MM. Fédon.,
( Brassier, Hardivilliers, Allard et Wantron
oppoC sèrent des difficultés : ils furent conduits
en
( prison. Lès autres satisfirent à l'emprunt.
a Le général en chef en taxant ces huit
e
personnes n'entendait pas agir arbitrairement : ce
< qui le prouve, c'est qu'ayant été constaté
que
( M. Wantron, l'un de ceux imposés à trente-trois
c mille francs, jouissait de plus de réputation
( de richesse, le capitaine-général lui rendit la que lia berté. MM. Brassier, Hardivilliers et Allard
C payèrent.
< Ce n'était pas une contribution de guerre, ni
4 méme un emprunt, mais un échange de valeur
( réelle contre valeur réelle, qui sauvait aux; partic. culiers une partie deleur fortune; c'était échanger
c enfin des écus contre des' récépissés négociables
sur le trésor national. Il est rare à Saint - Do-
€ mingue que le capitaliste millionnaire ne soit
e égoiste': sa patrie est son coffre. Il a été prouvé,
e par les divers régimes sous lesquels la colonie a été
asservie, que peu lui importe qui commande, --- Page 17 ---
(15) )
son trésor. Le capitaineK pourvu qu'il augmente
avait défendu l'exportation du numé-
< général
les Anglais en dépouillaient ceux
< raire, parce que
et
le défaut de circulation
G qui Pemportaient , que
e aggravait les maux. Les riches préférèrent courir
& le risque que leurs écus fussent pris, à Pemployer
< aux besoins de P'arméer
e M. Fédon, principal intéressé à l'entreprise
fut fusillé le 3-bru-
& des transports militaires,
C maire, vers neuf heures du matin.
avait sensiblement
a Cette sanglante catastrophe
a affectél les habitans, et l'armée : elle doit être une
e leçon pour tous les hommes; mais en pesant avec
( impartialité toutes les circonstances qui ont préil est
de faire de
& cédé cette exécution. 2
impossible
C cette mort un reproche aul capitaine-général Ro6 chambeau.
intéressé dans l'entre-
< M. Fédon, principal
< prise des transports militaires, réclamait, con-
& jointement avec ses associés ? à la charge du
*-Gouvernement, pour solde de ce service. 2. une
& somme de plus d'un million.
a Etait-il présumable que M. Fédon. et ses assoa ciés ne pussent, par eux ou par leur: crédit, préter
ayec.nantissement trente-trois mille francs pour
ral Ro6 chambeau.
intéressé dans l'entre-
< M. Fédon, principal
< prise des transports militaires, réclamait, con-
& jointement avec ses associés ? à la charge du
*-Gouvernement, pour solde de ce service. 2. une
& somme de plus d'un million.
a Etait-il présumable que M. Fédon. et ses assoa ciés ne pussent, par eux ou par leur: crédit, préter
ayec.nantissement trente-trois mille francs pour --- Page 18 ---
((161)
K les besoins d'une armée qaiavait
considérablement
augmenté leur fortune ?
C D'autre part, le
capitaine-général avait
ci du l'exécution : pourquoi a-t-on
suspena ordres ? Qui lesi a
ontre-1 passé ses'
outre-passés? A
C L'ordonnateur Perrond demanda
e général une heure de
au capitainerépit à
* nonçant que les notables Texécution, en an-'
K dans) cej délai,
s'obligeaient à payer, 2
pour M. Fédon. Le
K cheflaccorda. L'ordonnateur
général en,
invita. alors le come mandant Néraud de changer le
< donner Theure
premierordre, et de
accordée, Ce second ordre fut
& vré ainsi conçu :
déliC Si dans une heure les six mille
gourdes ne sont
pas mersées au tréson, le citoyen Fédon
e sillé, conformément
serafiu,
aux ordres du
K chef.
général en
( Cest l'adj udant - commandant Néraud,
a mandant de la place et de la garde d'honneur comG général en A chef, qui avait fixé Pheure du du
< part, celle de
dél'exécution, et la marche du dé-
< tachement de gendarmerie; c'est lui
K remis à Pordonnance l'ordre
qui avait
de
< dant une heure l'exécution.
suspendre penQui a
à
C donnance
prescrit Pord'accompagnet les notables? Pourquoi
ce second ordre n'a-t-il pas été porté de suite au
et de la garde d'honneur comG général en A chef, qui avait fixé Pheure du du
< part, celle de
dél'exécution, et la marche du dé-
< tachement de gendarmerie; c'est lui
K remis à Pordonnance l'ordre
qui avait
de
< dant une heure l'exécution.
suspendre penQui a
à
C donnance
prescrit Pord'accompagnet les notables? Pourquoi
ce second ordre n'a-t-il pas été porté de suite au --- Page 19 ---
((:7.)
Collet, commandant de la gena chef d'escadron
darmerie, puisqu'il était porteur du premier pour
Fédon, et
était en marche
K faire fusiller M.,
qu'il
se rendre au lieu du supe avec le patient, pour
Il
avait que deux portées de fusil du
e. plice? n'y.
du Gouvernement au lieu de l'exécution.
a palais
et M. Fédon jeune étaient au palais
e Les notables
P'ordre
Pexécution pendant
& lorsque
pour suspendre
c- une heure a. été délivré. Qui donc, on le répète, 2.
à l'ordonnance d'ascompagner les noe a prescrit
C tables?
1i
IVS a
C MM. Renouard et Stansant, président et trésoa rier du conseil des notables >i: s'occupèrent 2 en
le
gir de faire
e soriant de chez
Capitaine-Général,
e entre eux les 33 mille francs : ils se transportèc' rent: sans. perdre de tems chez le commandant
avec Pordonnance,
lui annoncer
< Néraud,
pour
a que les fonds étaient faits. Qu'y apprirent-ils?
e Que M. Fédon était fusillé. -
e Pourquoi le frère de M. Fédon, qui n'ignorait
le
en chef avait accordé un déa pas' que général
laià à P'exécution, ne fut-il pas rendre Pespérance
au patient, et le consoler, au lieu d'accompagner
les notables' ne firent-ils
R les notables ? Pourquoi
pas prévenir M. Collet?
--- Page 20 ---
(18)
de
sur cette cruelle
& Ilest pénible sappesantir
la
mais
M. Fédon jeune ne
d catastrophe;
pourquoi
la
2 prévint-il pas ? On ne peut se dissimuler que
était horrible, que son esprit devait étré
& situation
de terreur, et son ame dans la stupeur;
e frappe
de sauver un frère, etl le moind mais il s'agissait
est arrivé:
être fatal : ce' qui
(" drel délai pouvait
remis à
de Pexécution M. Fédon avait
G La veille
les membres du
a son jeune frère une lettre pour
de lui
des notables : il lui demandait,
< conseil
il était imposé. A
à
(t
avancer la somme laquelle
M. Fédon
henres du soir de ce même jour
<c. quatie
cette lettre - à N M. Dat, ex- -
C. jeanes sscommuniqua
qui lui dit
des hopitaux militaires,
< entrepreneur
président
wide la porter de suite à M. Renouard,
des notables, et s'obligea,par lécrit 5
d du: conseil
dans' la somme à avana d'entrer pour un quart
C Aat tiol 1 ur
K cer. milivg
conseil des notables, la
( Si on doit en croire le
de M. Fédon n'a été remise à son, présiS leltre
du matin, environ trois
C dent qu'à six heures
<. heures avant Pexécution. 014 V
d'inconséquences de lajj part de ceux; qui
1860 Que
sauver. M., Fédonls S
41 pouvaient
Telle est la version mensongé ère que n'a
à la véritable le
craint de substituer
pas
g
conseil des notables, la
( Si on doit en croire le
de M. Fédon n'a été remise à son, présiS leltre
du matin, environ trois
C dent qu'à six heures
<. heures avant Pexécution. 014 V
d'inconséquences de lajj part de ceux; qui
1860 Que
sauver. M., Fédonls S
41 pouvaient
Telle est la version mensongé ère que n'a
à la véritable le
craint de substituer
pas --- Page 21 ---
(19)
défenseur officieux de M. Rochambeau.
Lta-t-il fait par ignorance ou avec: connaisde cause ? Je m'abstiens de prosance
J
noncer.
démontrer la' fausseté. naeel
ciJe vais en
:
sur lindécente léJe passe rapidement cet article est écrit.
gérêté avec laquelle yoir dans lassassinat
L'auteur affecte de ne
ordinaire
de mon frère qu'un évènement
naturel ; il dédaigne ; ott platot
et presque
si; quelque fhele bel
il n'ose approfondir
le
soin d'argent o se trouvait Capitaine-Gés
néral ; il avait le droit pour s'en procurer eivers
d'employer des moyens ausstratroces
français, qui n'avaient pas
des négocians leur fortune et: tlear vie aux
craint d'associer
efforts du Gouvernement dans son généreux dwi
projet de rétablir les colonies.
al E
force de 800 mille
Cecheffait un emprunt du Cap; il taxe lui
francs sur le commerce a la somme 21
de 33 mille
même notre maison de verser dans le délai
francs, qu'il ordonne
menacer de
de deux heures, mais sans avancé l'aumort, quoique l'ait faussement
teurdul livre: Certes,mon frère; les autresnégocians et moi étions loin de supposer même --- Page 22 ---
(20)
lidée d'une pareille menace pût jamais
que venir à celui qui était spécialement chargé
de notre protection.
N'est-il pas étrange de dire, ainsi que
qu'en prenant une telle
l'avance l'auteur,
mesure le général en chef n'entendait pas
agir arbitrairoment2,
chez des né1 Quoi! fondre à l'improviste
gocians paisibles avec l'appareil militaire,
faire à chacun d'eux un emprunt forcé de
33 mille francs, ne donner que deux heures
le remplir, faire incarcérer ceux qui
pour
satisfaire, en faire mettre d'aune peuvent y
leur ravir jusqu'à
tres au secret; comme pour eux-mémes, ou de
Ia faculté d'emprunter
obéir: à la
vendre leurs marchandises pour
réquisition qui leur est faite, n'est; pas agir
arbitrairement! Si de pareilles mesures sont
légitimes, ou commencera donc Tarbitraire,
deviennent désormais les notions du
et que
juste et de Vinjuste? (:)
(r) La preuve donnée par Pauteur que le général
Rochambeau n'a pas entendu agir arbitrairement
est aussi ridicule que mal-adroite; car M. Wantron
'emprunter
obéir: à la
vendre leurs marchandises pour
réquisition qui leur est faite, n'est; pas agir
arbitrairement! Si de pareilles mesures sont
légitimes, ou commencera donc Tarbitraire,
deviennent désormais les notions du
et que
juste et de Vinjuste? (:)
(r) La preuve donnée par Pauteur que le général
Rochambeau n'a pas entendu agir arbitrairement
est aussi ridicule que mal-adroite; car M. Wantron --- Page 23 ---
(ar)
de donner aux termes
f Fidèle a son systême
à leur sens naturel,
une acception opposée l'ordre de verser
cet auteur prétend que dans le délai de
6000 gourdes en espèces,
n'est pas une contribution: , pas
deux heures,
qu'il est réduit
méme un emprunt (tandis
sur cette
lui-même à donner à son chapitre
Mais
Force).
opération le titre d'Emprunt
contrisi ce n'était ni un emprunt, ni une
nom-donner doncà une pareille
bution ; quel
Cest,
mesure ? Je n'ose le prononcer. réelle conajoute-til, un échange de waleur
tre waleur réelle , qui sauvait aux particude leurfortune. Quelle cruelle
liersune partie demande a tout homme imdérision! et,je le
P'assassinat de mon frère,
n'a été relâché qu'après
de céder à l'opinion
et lorsqu'on a, été contraint: commandé' par. la
publique. Cet élargissement, ,
donc: être cité
politique et la nécessité, ne peut
de modération. Quant à M. Allard,
comme un acte
d'une arrestation aussi
il est devenu fou des suites
mourir à Philaet est allé
arbitraire qu'imprévue,
d'aliénation. L'auteur
delphie dans un état complet
sir ces noms; 7
de la brochure, en sappesantissant
directen'a-t-il pas senti qu'il accusait encore plus
ment M. Rochambeau? --- Page 24 ---
(22)
partial, l'auteur n'a-t-il pas eu en vue,
ayoir: indignement persiflé des
après
qui on enlevait leurs dernières négocians à
de rendre encore
ressourcés,
suspect au Gouvernement
ces mêmes hommes qui lui avaient consacré
leurs propriétés et leur vie?
L'auteur se répand ensuite, contre le commerce, en général , en injures vagues et
sières, dont le public saura bien faire gros-
-
ticey et que je. ne veux pas même relever. jusI1 s'efforice de faire entendres aussi
MM. Fédon a été fasillé comme
que
téresse à
principal inPentreprise des transports militairess
C'élait la maison Dalté et
avait. eu l'entreprise des compagnie qui
taires. Monifrère avait été lun transports des
miliacette
intéréssés
entréprise :14 mais, à d'époque dé la
calastrophe, lay maison Dalté n'était
chargéd de ce.s service; il y avait deux mois plus
queile général Rochambeau l'avait
de son autoritde privee et sans reliré,
formes, à cette
aucunes
maison, pour le confier à
l'unede ses créatures), qui m'avait aucun des
ustensiles et mobiliers nécéssaires à cesérvice.
Ilnef fautidonc pas donner'le
change au
blic, et lui insinuer que C c'est en qualité pa-
astrophe, lay maison Dalté n'était
chargéd de ce.s service; il y avait deux mois plus
queile général Rochambeau l'avait
de son autoritde privee et sans reliré,
formes, à cette
aucunes
maison, pour le confier à
l'unede ses créatures), qui m'avait aucun des
ustensiles et mobiliers nécéssaires à cesérvice.
Ilnef fautidonc pas donner'le
change au
blic, et lui insinuer que C c'est en qualité pa- --- Page 25 ---
(j23)
d'intéressé à Pentreprise des transports
militaires que mon frère a été fusilld. Le
général en chefle savait si bien, que l'ordre
l'exécution de ce crime horrible est
ainsi pour conçu : LE CHEF D'ESCADRON COLLET
FUSILER
NÉCOCIANT AU. CAP.
FERA
FÉDON,
Dans cet ordre, laconiquément atroce, mon
frère n'est donc désigné que, comme negociant,. et non commel l'un des intéressés à
l'entreprise des transports militaires.
L'auteur ne peut dissimuler ici que cette
sanglante catastrophe avait sensiblement
affectd les habitans et Parmée. Oui,cet
épouvantable assassinat avait en effet contristé les citoyens et les militaires!(1) il donnait l'effrayante mesure de l'immoralité du
Capitaine-Général : chacun ressentait dans
son coeur le coup des balles homicides dont
on venait de cribler celui de mon malheureux
frère; etla stupeur dont la ville fut frappée ini-
(1) On apprendra avec intérét que quelques-uns
d'entre ces derniers refusèrent de recevoir leurs apen disant avec noblesse qu'il leur: répointemens, 2
avait'cotté
pugnait d'être payés avec de Pargent qui
la vie à un citoyen innocent. --- Page 26 ---
(24)
diquait assez qu'il fallait désormais
à tout dela part d'un chef.qui, s'attendre
pieds les lois et ses instructions, foulant aux
nait tout entier aux seules
s'abandondélire. Mais
convulsions deson
à l'auteur comment, après cet aveu échappé
qui s'est écrié qu'elle doit être une
leçon pour tous les hommes, (et c'est.
donte pour tous les hommes
sans
a voulu dire ) ose-t-il
puissans qu'il
qu'en
ajouter de sang froid
pesant avec impartialité les circonstances qui ont précédé cette
est impossible de
exécution, il
faire de cette mort un
reproche au Capitainc-Genéral Rochambeau?
Quoi.! peut-il se trouver des circonstances
quelconques qui excusent un
la mort d'un
chefd'ordonner
citoyen sans constater son prétendudélit, sansl'entendre, sanslejuger'Eh!
qui peut jamais espérer de
forfait ! Ajouter d'autres légitimer un pareil
réflexions sur cette
étrange assertion de l'auteur serait insulter
la justice même.
à
Si la compagnie Dalté réclamait le
des avances qu'elle avait
solde
le
seur du
faites, défenCapilaine - Général ne prouve-t-il
pas lui-mème que la presque totalité des ressources de IM. Fédon se trouvait alors entre les
endre, sanslejuger'Eh!
qui peut jamais espérer de
forfait ! Ajouter d'autres légitimer un pareil
réflexions sur cette
étrange assertion de l'auteur serait insulter
la justice même.
à
Si la compagnie Dalté réclamait le
des avances qu'elle avait
solde
le
seur du
faites, défenCapilaine - Général ne prouve-t-il
pas lui-mème que la presque totalité des ressources de IM. Fédon se trouvait alors entre les --- Page 27 ---
(25 )
mains du Gonvernement 3 dans lequel il avait
et était-il extraordimis toute sa confiance,
à la minaire qu'il n'eût pas 6000 gourdes
même où les demandait le général en
nute
qu'il lui fat
chef? (:) dsit-l-estraordisaire
dans
extrémement difficile de se les procurer
délai même beaucoup plus long que celui
un
les autres négocians
de deux heures, puisque
chez lesquels il aurait pu trouver cette reseux - mêmes d'une semsource , frappés étaient obligés de livrer
blable réquisition,
le peu de numéraire qu'ils possédaient?
Comment, d'un autre côté, M. Rochamoublier le débeau a-t-il pu si promptement
de notre maison, qui a
vouement généreux
ouverts aux besoins
toujours tenu ses magasins
de l'armée, et à laquelle il est encore dû plus
de 50 mille francs pour les différentes mar-
() Nous n'avions pas 300 gourdes disponibles
quand la réquisition nous fut faite. Il n'est personne
qui ignore que, quand on a des créances aussi considérables sur le Gouvernement, , c'est après avoir
et contracté des
épuisé ses ressources personnelles
dettes immenses. --- Page 28 ---
(26)
chandises que ses garde-magasins
puiser ?
y sont venus
Enfin, parce que mon frère ne
réaliser
pouvait
demandée, sur-le-champ la somme qui lui était
y avait-il matière à le faire
prisonner au secret (1), à le faire
emsans
fusiller
procès, sans interrogatoire et sans
gement?
ju-
<. D'autre part, continue
< taine-Général avait
l'auteur, le Capisuspendu
< pourquoi a-t-on
l'exécntion: :
( qui les a
outre-passé ses ordres ?
outre-passés?,
Questions bien
étranges sans doute de la
part d'un homme qui se charge de
M.
justifier
mander Bedunesaithrgvatcer pasà moi à de-
: Pourquoi M. Rochambeau a-t-il
donné primitivement cet ordre
pable ? a- t-il ensuite
illégal et coudonné un ordre de
suspension? en quelles mains l'a-t-il remis ?
Quel'on ait ou non.
en cst-ilmoins
outre-passé ses ordres,
coupable de les àvoir donnés?
Mais non', il m'est permis de croirepersonne n'a outre- passé les ordres de que
ce
() Les autres négocians n'y furent
mis.
pas
Rochambeau a-t-il
donné primitivement cet ordre
pable ? a- t-il ensuite
illégal et coudonné un ordre de
suspension? en quelles mains l'a-t-il remis ?
Quel'on ait ou non.
en cst-ilmoins
outre-passé ses ordres,
coupable de les àvoir donnés?
Mais non', il m'est permis de croirepersonne n'a outre- passé les ordres de que
ce
() Les autres négocians n'y furent
mis.
pas --- Page 29 ---
(27 )
Capitaino- Général, que personne n'ent.osé à
n'avait intérêt
le faire , que personne
frère,. et
massacrer impitoyablement mon
l'on n'a obéi qu'en gémissant à l'ordre
que
criminel du Capiine-Genécal.
Si dans sa fureur il n'eût pas. résolu
la mort de mon frère, pourquoi, dès linstant oùt les notables venaient de s'obliger
à
pour lui dans le délai d'une heure,
payer
fut-il conduit par un chemin
cet infortuné
détourné au lieu de son supplice ?. pourquoi
s'est-il borné à ordonner au sergent porteur de son ordre d'exécution de ne pas
quitter ces mêmes notables ? pourquoi, lorsces iémes notables, 3 le. sergent et moi
que rétournâmes à l'hôtel de M. Rochambeau
même del'heure fatale, ne
avantl l'expiration
en 1 nous faisant
voulnt-il plus nous recevoir,
annoncer qu'il n'était plus tems ? (1)
Quant N
à la lettre que mon frère écrivait
comme elle ne. paraissait pas exaux notables, abandon assez absolu de nos proprimer un
conseilla d'en rédiger, une
priétés, on me
et
mieux motivée. Je le fis sur-le-champ,.
()Lauteur semble me reprocher de n'avoir pas
été rendre l'espérance au patient, et demande pour- --- Page 30 ---
28 )
cette lettre fut remise à six heures du soir
à la Commune. En ce moment il n'avait été
fait. aucune menace de mort, ni moins
été donné aucun ordre de fusiller. encore
Que signifie donc maintenant l'exclamaquoi le conseil des notables ne fit
commandant de la
pas prévenir le
gendarmerie.
Mais quels étaient mes moyens de pénétrer
qu'au patient que je présumais être encore au secret? juscomment aurais - je pu quitter une opération aussi
essentielle que celle du
quelle le
cantionnement, et' pour laterme d'une heure était fatal,
tion que ma présence et mes
opéraseules
prières pouvaient
activer? D'ailleurs la suspension accordée
était connue de toute la ville; si l'on, eût conduit
mon frère par la rue Espagnole, chemin ordinaire
où passaient les condamnés à la
de nos amis qui s'y trouvaient
mort, plusieurs
n'eussent pas manqué, dans leur sollicitude, de
M'était-il
m'en prévenir.
permis de prévoir gae le Capitaine-Général n'avait pas contre-mandé son premier
et que méme, dans ce cas, l'on conduirait ordre,
heureux frère
mon malau lieu de son supplice par un chemin détourné et inusité?
Oui, certes, mon ame était dans une situation horrible ! mais le besoin de sauver un tendre
ami, un
'y trouvaient
mort, plusieurs
n'eussent pas manqué, dans leur sollicitude, de
M'était-il
m'en prévenir.
permis de prévoir gae le Capitaine-Général n'avait pas contre-mandé son premier
et que méme, dans ce cas, l'on conduirait ordre,
heureux frère
mon malau lieu de son supplice par un chemin détourné et inusité?
Oui, certes, mon ame était dans une situation horrible ! mais le besoin de sauver un tendre
ami, un --- Page 31 ---
(29) )
de l'auteur quand il s'étion si inconsidéréc
de la part de
crie : Que d'inconséquences Fédon!
sauver MM.
ceux quipowvaient
donc pouvait le sauver 7 si ce
Mais qui
sa mort ? et au
n'est celui qui avait ordonné
dominait en moi tous les autres sentimens, et
frère
l'ardeur la plus vive de l'objet
je m'occupais avec
Rochambeau, de Tobcapital aux yenx du général
le croyais, pouvait seul sauver mon frère;
jet qui, je
mille francs dans le
de' la réunion des trente-trois
délai d'une heure.
d'ailleurs à
Etait - ce au conseil des notables
donner des ordres à la troupe ? Ne sait-on pas, qu'il
sans. caractère et sans, pouvoir ?
était à cet égard
sipouvait ce Conseil dans ce fatal moment,.
Que
? et c'est aussi ce qu'il
non remplir sa promesse
faisait avec zèle et humanité.
donc être Pespoir de Pauteur en insir
Quel a
pu
mon frère, et
encore sauver
nuant que je pouvais.
au
si mon coeur est exempt de reproches, 2 jai
que
de présence d'esprit en ce moment
moins manqué
démarches étaient
affreux ? Non, mon coeur et mes
d'accord ; mais aucun de nous ne
parfaitement
s'attendre à être aussi ins'attendait et ne pouvait
.
dignement trompé! --- Page 32 ---
(30)
lieu de dire
-
que d'inconsdquencor , n'a-t-on
pasle droit des'écrier: : quelle cruauté réflé
chie! quelle férocité de la part du mandas
taire qui seul pouvait et devait sauver.
frère, qui il'avait promis,et
mon
quil'a faitimpitoyablement massacrer !
: Telles sont les réclamations
faire contre cet
que j'ai dû
ouvrage, qui, sousi aucun rapi
port, ne pallie ni n'atténue le crime dont
M. Rochambeau s'est rendu
délit reste en entier et les.a altérations coupable, Le
dées dans l'écrit de son défenseur
hasar,
ne,servent
qu'à en prouver la gravité,
Eu
effet,iln'en demeure pas moins constant
que ce Capitaine-Général,
immédiat de la
que ce' délégué
lâcheté,
puissance souverainé a ett la
,1 Jorsqu'il disposait de toutesles' forces
d'une colonie, de faire égorger-um
citoyen
paisible et désarmé.
a B huy
Iln'en demeure pas moins constant 2
1 Inonit
que ce
Capilaine-Général a fait assassiner mon frere
sans motif et sans
34 88
tout un
4 jugement o. 3 aux yeux de
peuple
sollicitait sa
et
qUI
justice,
malgré toutes les satisfactions qu'on lui
offrait.
SyUDa 91t 23 Raboolia'
3011 n
colonie, de faire égorger-um
citoyen
paisible et désarmé.
a B huy
Iln'en demeure pas moins constant 2
1 Inonit
que ce
Capilaine-Général a fait assassiner mon frere
sans motif et sans
34 88
tout un
4 jugement o. 3 aux yeux de
peuple
sollicitait sa
et
qUI
justice,
malgré toutes les satisfactions qu'on lui
offrait.
SyUDa 91t 23 Raboolia'
3011 n --- Page 33 ---
(3:)
Que ce mandataire infidèle n'est pas seud'assassinat, mais encore de
lement coupable
haute trahison et de forfaiture.
Qu'il a trahi la confiance de la Nation et de
son auguste Souverain.
ce Capitaine - Général
En un mot,. que
les articles
a encouru les peines portées par
633 et 612 de la loi du 3 brumaire an 4J'ai eu recours à la Haute-Cour impériale
à ce
pour qu'on en fit un jour lapplication
coupable ; je me suis adressé à ce Trigrand
près du Trône pour être
bunal anguste placé r'éternel espoir du faible et
le constant appui,
des
du malheureux; a cette Cour vengeresse
attentats de Phomme constitué en dignité,qui
smemnhtonraeruntrelee citoyens cette autorité
luiconfieque pourl le bonheur
quelePrincenel
de ses peuplesJ'ai remis ma plainte entre les mains deson
LI
Procureur général, de ce magistrat
grand
juge, de toutes les rérégulateur et premier
clamations du faible contre le fort, et dépositaire de toutes les plaintes, de tous les vooux,
de toutes les espérances des opprimés. C'est
dansle sein de ce magistrat supérieur que j'ai
réclamations avec la condéposé mes justes
lui est due.
fance respectueuse qui --- Page 34 ---
79-204
E8051
R*D
F29tr
1 Mar 1979
(3a)
atroce qu'ait été la conduite du
Quelque Rochambeau à l'égard de mon frères
général
encore contre lui un juje ne provoque point
gement de condamuation.
une force
Il est éloigné de la France par
supérieure.
de
en Angleterre.
Il, est prisonnier guerre doit
être un
Mais cette circonstance ne
pas
elle
obstacle à l'instruction de la procédure; des
le soustraire à. la juste vengeance
ne peut
lois.
que l'abNotre législation ne permet pas
Pinstruction criminelle ,
sence empèche
les preuves déparce qu'elle ne veut pas que d'elleméme,
que la loi se désarme
périssent, 195 assure à jamais Timpunité des
et quellabsenoe
plus grands crimes.
Vindicte
Mânes de mon frère,
publique, T'homme
de quelque autorité qu'ait étéinvesti
Taccuse, vous serez satisfaits! Cen'est pas
que
imploré la justice du Moen vain' quej'aurai
)
narque et la protection des Lois.
33 € Viol ol s1l DARTHÉLENY 5
FÉDON.
3ot annisi
Paris, ce s7.mesilor an 15.
S
00 UR
- - AM
10) --- Page 35 --- --- Page 36 ---