--- Page 1 ---
:
17 2
VV --- Page 2 ---
<
R
E
a 2 >
.
Carter Groton.
3ohn --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
RAPPORT
S UR LE 1e S TROU BLE S
DE SAINT-DOMINGUE. --- Page 6 --- --- Page 7 ---
R APPORT
SUR L ES TROUBLE: S
DE SAINT-DOMINGUE,
FAIT CIL nom de la Commission des Colonies >
des Comités.de Salut Public, de
et de Marine, réunis ,
LApAEn
PAR J." Pa. GARRAN,
E
DÉPUTE par le département du Loirer.
-
IMPRINÉ PAR ORDRE DE LA CONVENTION NATIONALE.
Quis nescit primam historia legem ne quid falsi
dicere audeat, deinde ne quid weri non audeat,
ne qua suspicio gratia sit in scribendo, ne qua
simultatis.
( CICER. de Orat. lib. 2. )
T O M E IV,
Distribué au Corps législatif en Nivose an VI1,
A PARIS,
DE L'IMPRIMERIE NATIONALE,
- AN VII DE LA RÉPUBLIQUE, --- Page 8 ---
j'ai vu en Cochinchine, je ne puis douter que
Après'ce gas libres, à qui on auroit partagé sans résérve
des cultivateurs
le
de PAmérique, ne leur eussent fait rapporter
les terres
tirent les esclaves.
double du prodait que
si éclairée sur
Qu'a donc gapné T'Europe pelicée, l'Europe décrets les oules droits de Phumanité, en autorisant par ses
colonies, s
journaliers faits à la nature humaine dans nos
trages
aviliz les hommes au point de les regarder
en permestant d'y
de charge? La loi de Pesclavage
absolument comme des bêtes
la loi naturelle et
contruire à ses intérêts qu'd
a été aussi
à son honneur.
de rabondance
La liberté et la propriété sont les fondemens"
dans les
Je ne l'ai vue Aorissante que
et de la bonne agriculture.
étoient bien établis.
pays oi ces deux droits de Thomme
de
multiplie ses dons avec une espèce proLa terre, qui
libres, semble se dessécher,
digalité sous des cultivateurs Ainsi l'a voulu l'auteur de
méme par la sueur des esclaves.
lui a abandonné
la nature, qui a créé Phomme libre, et qui
à la
avec ordre que chacun cultivât sa possession
la terre ,
liberté, (Voyage d'un Philosophe,
sueur de son front, mais avec
les arts des peuples de
ou Observations sur les moeurs et
POIPKE, intendant
PAfrique, de PAsie et de PAmérique, par
a Visle de France.)
insi l'a voulu l'auteur de
méme par la sueur des esclaves.
lui a abandonné
la nature, qui a créé Phomme libre, et qui
à la
avec ordre que chacun cultivât sa possession
la terre ,
liberté, (Voyage d'un Philosophe,
sueur de son front, mais avec
les arts des peuples de
ou Observations sur les moeurs et
POIPKE, intendant
PAfrique, de PAsie et de PAmérique, par
a Visle de France.) --- Page 9 ---
CONVENTION NATIONALE
I APPO R de T
( U R
LES TROUBLES DE SAINT-DOMINGUE.
SUITE DE LA TROISIEME PARTIE.
CHAPITRE V.
D E Pagranciiesement général des Noirs.
S. I.
Au milieu du bouleversement général que le terrible évé- Le Cap rens
nement du 21 juin avoit produit, les commissaires civils ne du à l'auto.
désespérèrent point du salut de Saint-I Domingue. Ils ne songérent rité nationa;
lc.
qu'a tirer parti des circonstances qui avoient accompagné le
désastre du Cap, pour sauver encore, s'il étoit possible, lcs
restes de la population blanche, et assurer la conservation de
la colonie àla République, en fermant peu-à-peu la plus grande
des plaies faites a Thumanité dans les siècles modernes.
Dis qu'ils eurent appris la retraite de Galbaud sur la Aotte, 2
ils s'occupèrent des moyens de redevenir maitres du Cap, ct
d'en préserver les tristes débris. Des le 22 juin au matin, ils y envoyèrent deux hommes de couleur, Villate et Martial Besse,
avec une partie des troupes qui les avoient suivis an Haut-du-.
Rapp. de Garran- Coulon. Tome IV.
A
des plaies faites a Thumanité dans les siècles modernes.
Dis qu'ils eurent appris la retraite de Galbaud sur la Aotte, 2
ils s'occupèrent des moyens de redevenir maitres du Cap, ct
d'en préserver les tristes débris. Des le 22 juin au matin, ils y envoyèrent deux hommes de couleur, Villate et Martial Besse,
avec une partie des troupes qui les avoient suivis an Haut-du-.
Rapp. de Garran- Coulon. Tome IV.
A --- Page 10 ---
(2)
voisins.
venues se joindre à eux des camps réCap, ou qui étoient
commandant du soisaate-trciziène des
Ils ordonnérent à Bedos,
de la troupe de ligne,
de rallierce qu'il pourroit citoyens qui étoient desgiment de couleur 3 G des nouveaus
la Républiqut, et
citoyens des mornes pour combastre pour auroient la loyauté
n cendus nombre de citoyens Biangnegwi des'armer pour les
12 du petit
leurs erreurs, et le courage
Villate ct
enfin
avec
> d'abjurer
de s'entendre
Gal5 ils lui enjeignirent
et des forts dont
> expier
de P'arsenal
seul
Martial Besse, pour s'emparer
leur dirent - ils,le
parti
s'étoit rendu maître. ( C'est,
de vivres et
baud
à prendre pour vous pourvoir désolent la ville
) que vous ayez
et les horreurs qui
cesser les brigandages
avoient été enlevées
> faire
Les couleurs nationales
ci-
(1) >.
Les commissaires
3, du Cap
par Galbaud.
de dessus les forts possédés arborer de nouveau, et de prendre
ordonnèrent de les y
si l'on ne
vils
les tâtimens du commerce,
même des pavillons sur
(2).
pouvoit pas en avoir autrement
effectué qu'aprèsle départ
Tout cela ne put être entièrement alors dans une situation
fotte, et la ville du Cap se trouva
Quelques
de la
dans les annales du monde.
peut-être sans exemple
la sénéchaussée et le quartier
tel que l'arsenal,
c'étoit àédifices pablics, avoient été préserv#f de Yincendie;
les
du petit Carénage
la ville (3). Dans tout le reste,
le sixième de
milieu des cendres et des ruines
peu-pris
encore du
fammes s'échappoient
civils à Bedos , et à Jean-Louis, adjudant de
1 Lettres des commissaires Martial Besseàla commission des colonics.
du
Villate, du 22 juin 1793.
de la place du Cap,
civils au commandant
2 Ordre des commissaires à Galineau de Gascq, du 30 juin.
27 juin 1793. Autre
du Cap ; du 26 juin 1793.
3 Lettre des commissaires civils au commandant
Autre à Montbrun, du 6 juillet.
ient
civils à Bedos , et à Jean-Louis, adjudant de
1 Lettres des commissaires Martial Besseàla commission des colonics.
du
Villate, du 22 juin 1793.
de la place du Cap,
civils au commandant
2 Ordre des commissaires à Galineau de Gascq, du 30 juin.
27 juin 1793. Autre
du Cap ; du 26 juin 1793.
3 Lettre des commissaires civils au commandant
Autre à Montbrun, du 6 juillet. --- Page 11 ---
(3)
qu'elles avoient produites. Onya avoit à craindre tout à-la-fois,
et le retour de Galbaud et les esclaves qui s'étoient affranchis
au milieu de cette affreuse circonstance, et les nègres insurgés
depuis près de deux ans dans la province du Nord, qui cominuniquoient alors librement avec cux, enfin les attaques des Espagnols par terre et celle des Anglais par mer. L'arsenal et les
magasins de PEtat étoient vides, et les navires du commerce,
qui auroient puifournir des secours avoient suivi Galbaud dans
sa fuite. On a déja vu qu'il avoit fait prendre., pour leur
approvisionnement, ce qui étoit échappé aux fureurs de l'incendie;
qu'il avoit fait encloter les canons et couler bas tout ce qu'il
n'avoit pu emporter, sous prétexte d'empécher que les nègtes
n'en fissent usage contre la fotte (1).
Les commissaires civils avoient accueilli au camp Breda totis
$, [ls
les blancs qui s'y étoient venus refugicr, les hommes faits > les De diverses
femmes 2 les viellards et les enfans. Des mémoires en
le mesures et de
portent
Josuah Batnombre à plus de trois mille. Ils firent
danribuerinditinctemen, ney.
durant les premiers jours, des rations à tous ceux qui se présentèrent. Ils procurèrent, autant qu'ils le purent 2 des logemens à
ceux dont la situation leur paroissoit l'exiger le plus impérieusement, soit a l'habitation Charier 2 ou ils s'étoient établis en
attendant que la commission civile pât retourner dans la ville
soit dans le voisinage (2). Bientôt ils s'occupèrent à utiliser les s
1 Voyez le S. XXXIV du chapitre précédent.
2 Lettre des commissaires civils au Gouverneur Delassalle, du 26 juin
1793. Autre à Laveaux, du 2 juillet. Ordre à Robquin, du
Autre du premier juillet, pour la réintégration des deux vicaires 29 juin,
dans le
du
du Cap
presbytère 2
1 juillet. Eillet à Vincent > du 10
dans l'affaire des colonies, tome
juillet. Débaes
VIII, 2 pag. 117 et suiv.
A 2
tre des commissaires civils au Gouverneur Delassalle, du 26 juin
1793. Autre à Laveaux, du 2 juillet. Ordre à Robquin, du
Autre du premier juillet, pour la réintégration des deux vicaires 29 juin,
dans le
du
du Cap
presbytère 2
1 juillet. Eillet à Vincent > du 10
dans l'affaire des colonies, tome
juillet. Débaes
VIII, 2 pag. 117 et suiv.
A 2 --- Page 12 ---
(4)
ils commirent un
du Cap. Dès le 23 juin,
et Martial
restes encore famans
de concert avec Villate
afin de
Baptiste Léveillé,
en leur pouvoir,
nègre,
user de tous les moyens
et faire rentrer
Besse, pour
faire cesser le pillage
dans les
chasser les marelots, 2 Ils ordonnèrent de conduire ruines,
dans le devoir.
pût sauver des
les nègres
toutes les denrées qu'on
qu'il lear étoit
dépôts publics
pour empécher, autant dernières resdes mesures
de ces
et prirent
et le gespillege
seulavoit
> la dilapidation
Tdmérica, qui
posible.
de ce vaisseau
finit aussi par
sources. Un canennicr Finsurrection, mais qui
des
suivi leur fortune depuis autres (1), rétablit ane partie
le Cap comme les
(2). On trouva quinze
quitter
Galbaud avoit encloués
prise par Cambis
canons que
à bord d'une corvette
mais que
cents livres de poudre
qu'on avoit condamnée, adressèrent
la Hyend,,
Ils
sur les Anglais,
frent servir depuis (3)-
civils
ministre de la République
les commissaires
pressantes au
des sccours
les instances les plus Etats - Unis, pour en obtenir
consuls dans les
accueillie (4).
et à ses
demande Sat favorablement
qui
et leur
et dès les premiers jours
en denrées, des secours si desirés,
de vaiseaux marchands
En sttemdant Fincendie, quelques capitaines
Barney eurent la
suivirent
Josuah
et panicalièrement
des Etats-Unis,
Lettre de
du 23 juillet 1793.
de VAmérica,
de raquipage
du 7 novembre 1793.
à
1 Déclaration ministre de la marine,
da 2 juiller 1793. Autre
Sonthonax au
civils à Gign ux 7
Ordre d'arrestar
des commisaires
du 30 juiller.
du 1
2 Lettre 30 juin. Ordre à Pamirauré,
Autre à Allemand ,
Troguet, du
pégresse. mandaigsoise
suspectes, etc.
tion de Marie-tonis. des mulets montès par des personnes du 2 juillet.
juilier. pour Yarestation des mesurerprias par Gignouf, VIII, page 189.
handarmabanion Vaffaire dcs colonies, tome
du 9 jwillet a793,er.
3 Dévats dans commnisuzires civils à Moissonnier, du 5 juillet:
4 Lettres des à Pordonnarsur civil, Masse,
Autre des mémies
gresse. mandaigsoise
suspectes, etc.
tion de Marie-tonis. des mulets montès par des personnes du 2 juillet.
juilier. pour Yarestation des mesurerprias par Gignouf, VIII, page 189.
handarmabanion Vaffaire dcs colonies, tome
du 9 jwillet a793,er.
3 Dévats dans commnisuzires civils à Moissonnier, du 5 juillet:
4 Lettres des à Pordonnarsur civil, Masse,
Autre des mémies --- Page 13 ---
(5)
de livrer tout ce qu'ils avoient de denrées à la disgénérosité
P'assurance du paiement
position des habitans du Cap, quoique
très-préçaire dans de si tristes circonstances.
fût nécessairement
Sonthonax assure, 'dans les débats, que Berney n'a été payé que
cn
le gouvernement français >
long - temps après
assignats par
quoiqu'il ait fait tout ce qu'il a pu pour lui assurer un paiceffectif. Cet accident n'a pas empêché ce généreux Amément
C'est lui
ricain de rester attaché à la cause de notre révelution.
d'offrir à la nation franqui fut.chargé par son gouvernement
çaise le drapeau des Etais- Unis, qui Aotte encore aujowrd'hui
dans la salle de la, Convention nationale à côté du drapeau de la
République (1). Le comité de salut public lui a depuis donné le
commandement d'un batiment, et son corsaire le Vengeur, caPEveillé, a peut-être été celui de tous qui a faitle plus
pitaine
La commission des colonies a ende prises a PAngleterre (2).
et
sa
il y a rendu la justendu ce bon citoyen reçu déclaration;
tice la plus éclatante au patriotisme et à la bonne conduite de
Polverel et Soathonax lors du désastre du Cap (3).
Les commissaires civils ouvrirent des travaux publics pour le
déblaiement des ruines du Cap et son assainissement ; ils retranchèrent alors les distributions des denrées publiques à ceux qui,
I Débats dans) l'affaire des colonics,tome VIII, page 189. Procès-verbaux
de la Convention nationale, du
de l'an 3. Vovez aussi les journaux
d'alors. Lettre des commissaires civils à Saint Martin : commandant du camp
du Limbé, des 26 juin ct 2 juillet. Autre à J. Barney, du 2 juillet. Lettre
de Sonthonax à Pordonnateur Rainville > des 5 octobre 7 11, 28 ct. 30
décembre 1793, ct 22 janvier 1794.
2 Voyez unc multitude de numéros du Bulletin, etc.
3 Déclaration dudit Barney, du ventôse an 3.
A 3
d'alors. Lettre des commissaires civils à Saint Martin : commandant du camp
du Limbé, des 26 juin ct 2 juillet. Autre à J. Barney, du 2 juillet. Lettre
de Sonthonax à Pordonnateur Rainville > des 5 octobre 7 11, 28 ct. 30
décembre 1793, ct 22 janvier 1794.
2 Voyez unc multitude de numéros du Bulletin, etc.
3 Déclaration dudit Barney, du ventôse an 3.
A 3 --- Page 14 ---
(6)
ne voudroient pas le faire (1). Pour
étant en état de travailler,
les mesures ordinaires
arrêter cnfin le pillage et le désordre que
dans de telles circonstances >
de police ne pouvoient réprimer
une
3 la peine
ils furent obligés de prononcer, s par
proclamation délit
contre ceux qui seroient pris en Aagrant
(2).
de mort
ils
un
l'ordre commença à se rétablir,
chargérent
Enfin quand
nommé Artaud, de faire les fouilles
entrepreneur particulier,
dans les ruines du Cap, et d'y recueillir les cuivres , plombs
les mettre
et autres métaux qui s'y trouvoient ensevelis s pour service
de Padministration, qui les emploieroit au
à la disposition
à des formes
de la République. Ils assujcttirent sa comptabilité
(3)-
les circonstances le permettoient
aussi régulières que
de la Aotte, le 5 juillet, ils insDouze jours après le départ
dans la ville, et
tallèrent de nouveau les autorités constituées
du moins durant quelques
vinrent eux - mêmes s'y établir,
jours (4).
publics avoient péri dans la catas4.11.
Plusieurs fonctionnaires
fui le théâtre de cet horrible
Changement trophe du Cap; d'autres avoient
passés
les malheurs
de divers événement. Quelques- uns, découragés par
fonctionnaide V'avenir, avoient donné leur démission.
respublics. et par la porspective
civils, du 3 juillet 1793. Ordre à Gi1 Proclamation des commissaires
civils à Pageot 2 du 18
du 15 juiillet. Lettre des commissaires
gnoux, :
à Laveaux, du 20 juillet. Ordre des mêmes au commandant
juillet. Autre
du 30 juin. Ordre au chirurgien Perrein, du 1 juildu poste de Phôpital,
let.
civils, des 3 et 18 juiilet 1793. Débats
2 Proclamations des commissaires
et suiv.
dans l'affaire des colonies, tome VIII , page 171
civils, du 18 juillet 3793. Ordre de Ga3 Proclamation dçs commissaires
lineau de Gascq, du 3 juiller 1793.
civils, du 6 juillet 3793,
4 Lettre à Montbrua, par les commissaires
1 juildu poste de Phôpital,
let.
civils, des 3 et 18 juiilet 1793. Débats
2 Proclamations des commissaires
et suiv.
dans l'affaire des colonies, tome VIII , page 171
civils, du 18 juillet 3793. Ordre de Ga3 Proclamation dçs commissaires
lineau de Gascq, du 3 juiller 1793.
civils, du 6 juillet 3793,
4 Lettre à Montbrua, par les commissaires --- Page 15 ---
(7)
enfin
leur apathie dans cet événement, ou leur
D'autres
, par
commissaires ciconnivence avec Galbaud, avoient paru , aux
Ils destituèrent
vils, indignes des fonctions qu'ils remplissoient.
et
la municipalité qui n'avoit
ces derniers, particulièrement
la ville
pris aucune mesure pour arrêter l'insurrection et sauver
de tant de maux. Les places vacantes farent remplies par des
citoyens qui avoient resté filèles à la cause des commissaires
civils et de la République. Galineau de Gascq fut nommé commandant en chef de l'armée. Martial Besse, commandant de la
place, fut remplacé peu de jours après par Gignoux, d'abord
nommé commandant de l'arsenal; le sénéchal du Cap, Vergniaud,
eut de plus la lieutenance provisoire de l'amirauté ; Dufay et
Garneau, depuis députés de la province da Nord à la Convention
nationale eurent celles de
en chef de la sénéchaussée
>
greffiers
du Cap et de l'amirauté (1). La multiplicité des emplois vacans, >
la difficulté de trouver les sujets convenables, ct peut-être aussi
le souvenir des maux que la municipalité avoit fait jusqu'alors,
déterminèrent les commissaires civils à la remplacer provisoirement, d'abord par un bureau de surveillance, pris dans la commission intermédiaire $ puis par un bureau municipal 5 qui fut
composé de trois personnes (2). Quelques changemens eurent
aussi lieu dans la commission intermédiaire (3), qui, il faut
1 Lettre des commissaires civiis à Delassalie, du 7 juiilet: Destitution
de Lefranc, greffier de la sénéchaussée, du 30 juin. Nomination de
Dufay, du 1 juillet. Autre de Garneau, du 3 juillet. Nemination de GaOrdre à
du 2 jaillet.
lineau - Gascq ct Gignoux, du 7 juillet.
Vergniaud,
2 Lettre des commissaires civils à la commission intermédiaire,du 7juilIct 1793. Afiches américaines, du 13 juiliet. Débats dans l'affaire des colonies, tome V, page 345.
3Lettre des commissaires civils aux général et intendant s da 20 juiller
A 4
, du 3 juillet. Nemination de GaOrdre à
du 2 jaillet.
lineau - Gascq ct Gignoux, du 7 juillet.
Vergniaud,
2 Lettre des commissaires civils à la commission intermédiaire,du 7juilIct 1793. Afiches américaines, du 13 juiliet. Débats dans l'affaire des colonies, tome V, page 345.
3Lettre des commissaires civils aux général et intendant s da 20 juiller
A 4 --- Page 16 ---
(8)
le salut du Cap,lors de sa
Tavouer, n'avoit pas plus fait pour
catastrophe, que la municipalité.
été
dont on vient de parler ont
Presque toutes les mesures
les commicsaires ciimpxtations contre
$. IV. l'objet des plus graves'i d'avoir appelé aux fonctions publiques
Examen de vils. On leur a reproché
étoient étrangers, tels
des hommes qui y
ces opéra les plus importanies
s'est
du privilege donné à
tions.
le dentiste Gignoux. On
plaint d'une violation des
que
les fouilles du Cap, comme
Artaud pour
les commissaires civils y avoient
propriétés. On a osé dire que
immenses. On a
leur compte des sommes
trouvé et pris pour
criminel la proclamation qui porcondamné comme un attentat
pris en fagrant délit,
la
de mort contre les pillards
toit peine
Liveaux et le commandant"
et l'on a prétenda que le général exécutée de la manière la plus
de l'arsenal Gignoux l'avoient
plusieurs douzaines de
féroce en faisant fusiller chaque jour
tandis que le:
en vertu de cette proclamation 3
servoit de
personnes
civile, Picquenard,
secrétaire de la commission
il vendoit des passe - ports
geolier auz prisonniers 9 auxqueis
pouvoient les
les Etat-Unis au poids de lor, lorsqu'ils Ics plaintes
pour
cité des déclarations qui contiennent
payer. On a
barbare dont les commissaires civils
les plus vives sur la manière
les infortumés qui se réfuavoient, difoit-on, reçu
le
et Laveaux
Bréda. Enfin on a déploré
gioient auprès d'eux.an camp réduites à servir à Thopital les nègres
sort des femmes blanches,
de Polvercl ct Sonthonax,
malades 9 et Pun dcs accusateurs
du Cap, s'cst plaint
Fondeviolle, ex-greffier de la municipalité n'avoit
obtenir les
d'amertume de ce qu'il
pu
avec beaucoup
à Gerbier, du Permis au même pour la Nouvelle-An1753. Sauve- garde
gleterre, du 6 juillet.
ès d'eux.an camp réduites à servir à Thopital les nègres
sort des femmes blanches,
de Polvercl ct Sonthonax,
malades 9 et Pun dcs accusateurs
du Cap, s'cst plaint
Fondeviolle, ex-greffier de la municipalité n'avoit
obtenir les
d'amertume de ce qu'il
pu
avec beaucoup
à Gerbier, du Permis au même pour la Nouvelle-An1753. Sauve- garde
gleterre, du 6 juillet. --- Page 17 ---
(9)
secours qu'ils faisoient distribuer aux indigens , qu'en travaillant
dans les ruines du Cap à en retirer les ca.lavres pour les brûler
au bord de la mer (1.
C'est unc des suites les plus communes des grandes catasexigent des mesures extraordinaires et rép"-
trophes 7 qu'clles
gnantes sous divers rapports, pour prévenir de nouveaux malheurs ; et c'cst un grand inconvénient de notre ancienne éducation, qu'elle aitrendu tant de citoyens impropres aux travaux
les plus grossiers et les plus fatigans; mais la première des lois
est celle de la nécessité. Il faut que les membres du corps
social aient des moyens personnels de pourvoir à leur subsistance, ou gue ceux qui SC portent bien se soumettent 9 pour
l'obtenir , aux travaux que la société a' le droit d'exiger des indigens valides. La même loi de la nécessité légitime sans doute
dans des circonstances aussi impérieuses que ceiles oil se trouvoient les commissaires civils les ordres les plus rigonreux >
qui seroient des actes de barbarie inexcusables dans d'autres
temps. Tel étoit celui de fusiller les pillards qui seroient pris
en Aagrant délit dans les débris du Cap. Rien ne justifie heureusement ce que disent les accusateurs de Polverel et Sonthonax sur les exécutions multipliées faites par Gignoux > quoicu'elles lui soient anssi reprochées dans bcaucoup de mémoires
écrits sur l'incendie du Cap. I! n'est question que de peu
d'exemples de cette espèce dans les pièces les plus authentiques
qui nous ont passé SORS lcs yeux (2).
I Débats dans l'affaire des colonics, tome VIII, pag 1mi et suiv., 107
et suiv. Circonstances et faits passés au Cap, devuis l'arrivée de Galbaud
en Amérique jusqu'au premier juiller. Suite de l'affaire du Cap-Français,
par J. M. R. D. R. (Deraggis.)
2 Lettte des commissaires civils à Gignoux, du 30 juin 1793. Débats dans
l'affaire des colonics, tome VIII, page 178, 188, etc. --- Page 18 ---
Dans la
(10)
civils, ili n'est pénurie de sujets oi se trowvoient
point étonnant qu'ils
les commissaires
dinaires; mais
aient fait des
s'il a pu
qu'importe la profession
choir extraorremplir les
antérieure de
au reste qu'un mois fonctions auxquelles il fut
Gignoux,
toujours fait
et demi après ,le général appelé, On voit, >
civils
preuve d'humanité,
Laveaur, s
, non de la
s'étant plaint aux
qui a
commandant, ils barbarie, , mais de
commisaires
Mais rien ne
le firent mettre en linsubordination de ce
constate les
prisou à sa demande
veaux , ct au secrétaire inculpations faites au
érieure de
au reste qu'un mois fonctions auxquelles il fut
Gignoux,
toujours fait
et demi après ,le général appelé, On voit, >
civils
preuve d'humanité,
Laveaur, s
, non de la
s'étant plaint aux
qui a
commandant, ils barbarie, , mais de
commisaires
Mais rien ne
le firent mettre en linsubordination de ce
constate les
prisou à sa demande
veaux , ct au secrétaire inculpations faites au ilny a pas d'hommes de la commision,
général Lasufficoit d'une
dont Thonnéteté ne
Picquenard > et
sumable
calomnic Pour y Porter
pit être Aétrie, s'il
ya eu bien nénmoins que 3 dans une si attcinte. Il est fort pré.
des
des actes arbitraires et extréme confusion, il
les agens employés par les
des vexations de Ia
ordies qu'ils
commissaires civils. On
part
tens de leurs
expédioient, qu'ils étoicnt
lit, dans
iis avoient agens, qu'ils se
souvent mécond'abord le plus
plaignoient même de ceux
que les ourriers
approuvé la conduite
dont
miers à se livrer qu'on employoit aux fouilles (2). On y voit
si
au pillage
étoient les
extrémement difficiles
(3); mais dans les
prechoix des hommes
ou ils se
circonstances
ger des
et des mesures. trouvoient, Tout
on n'a guère le
Commisaires civils,
ce qu'on
exipour diminuer les
c'est qu'ils fissent pouvoit
accablés : et rien maux dont ceux qui les
de leur mieur
sacré,
ne prouve qu'ils aient environnoient étoient
Certes, il seroit trop
manqué à ce
injuste de s'en
devoir
rapportcr aux
1 Lettre de
dé2 Ordres à Vergniaud à Sonthonax, , du 3 aodt
de Gascq, des Gignoux, 3 ct des 2, ,3, ct 17
1793, ctc,
3 Lettre des
4 juillet.
juillet 1793. Autres à Galineau
commissaires civils à Laveaux, du
20 jiillet 1793,
ient
Certes, il seroit trop
manqué à ce
injuste de s'en
devoir
rapportcr aux
1 Lettre de
dé2 Ordres à Vergniaud à Sonthonax, , du 3 aodt
de Gascq, des Gignoux, 3 ct des 2, ,3, ct 17
1793, ctc,
3 Lettre des
4 juillet.
juillet 1793. Autres à Galineau
commissaires civils à Laveaux, du
20 jiillet 1793, --- Page 19 ---
(11)
Marations de leurs ennemis sur des déprédations que rien ne
onstate, ou sur la manière dont ils ont accueilli les infortunés
uise réfugioient auprès d'eux, quand tant d'autres témoignages
tleurs actes publics indiquentle contraire (1).
S. V.
Livraison
On ne pouvoit pas espérer que les causes qui avoient produit d'Ouanaincendie du Cap Lorneroient leur funeste influence à cette minthe et
ille seule. Cet événement devoit naturellemeut encourager tous d'autres pos.
tes à l'Espade la
soit dans la colonie 3 soit à l'exes ennemis
République,
gnol,
irieur; la révolte seu'e de Galbaud pouvoit ébranler la fidélité
de fonctionnaires
et sur-tout les miliie beaucoup
publics,
aires, qui étoient accoutumés à ne reconnoitre que lui depuis
on arrivée dans la colonie, au commencement de mai. Dès le
ojuin, il avoit adressé Pordre aux commandans des princibaux postes de la province du Nord d'arrêter Polverel et Sonhonax, (2). De leur côté, ces deux commissaires civils
voicnt envoyé par- tout leurs proclamations contre lui; ct
lans la crainte qu'it ne vint les attaquer par un e autre partie
lc la colonie, ils avoient rendu unc dernière proclamation pour
brdonrer de repousser des côtes la fotte qui les portoit (3).
On sent combien un confit d'autorité si désolant produisit de
les militaires les
mauvais effets par - tout. Il découragea
plus
Energiques, enleur montrant la diminution des forces déja trop
I Lettre all gouveraeur Delassalle pour le logement s du 27 juin 1793.
Ordre pour les subsistances aux officiers dc l'administration, , du 23 juin,
Ordre à Duclos Guyor, du 3o juin, pour les vivres. Autre à l'ordonnateur
civil, pour idem , dudit. Voyez aussi la troisième note du S, VI.
2 Lettre de Galbaud au commandant du cordon de l'Ouest, Neuilly, du
21 juin 1793.
Proclamation des commissaircs
3 Minute de Polverel, du 24 juin 1793.
civils, dudit jour. Gazette des Cayes, du 11 juiller.
administration, , du 23 juin,
Ordre à Duclos Guyor, du 3o juin, pour les vivres. Autre à l'ordonnateur
civil, pour idem , dudit. Voyez aussi la troisième note du S, VI.
2 Lettre de Galbaud au commandant du cordon de l'Ouest, Neuilly, du
21 juin 1793.
Proclamation des commissaircs
3 Minute de Polverel, du 24 juin 1793.
civils, dudit jour. Gazette des Cayes, du 11 juiller. --- Page 20 ---
(12)
résiste
ils
jmsqu'slorpoar
avoientcompté
foibles, sur lesquelles
attaquoient la colonie , ou qui
ennemis multipliés qui
Yor de
aux
spécieux a ceux que
meneçoient. Il fournit un prétexte
avoient déja tentés ;
étrangers, et les intrigues des émigrés
de ccux qui avoien
la balance auprès
au
suffit enfin pour emporter
sur leur soumission gou
resté jusqs'alors dans l'incertitude
colonel du vingt - qua
républicain. Le lientenant
veriement
gwi, la fn de Fannée précédente
trième régiment, Nenilly, Sonthonax les témoignages d'estim
avoit reçu de Polverei et
fut sur-tout de ce nombre
et de confiance les plus distingués, commmandant au cordo
il avoit été nommé par Rochambeau, succès distingués contre le
oi il eut d'abord des
moi
de Y'Ouest,
Laveaux fit quelques
nègres , lors de T'attaque générale que commandoit eurent dès-lor
aupacavant; mais les troupcs qu'il C'cst à lai que Galbaud s'a
des soupçons sur sa fiiélité (1).
lui livràt les coramissaire
pour qu'on
ce
dressa particalierement
du Cap 5 Neuilly transmit
civils, lorsqu'ils s'enfuirent
du Gros Morne; deu
de la paroisse
, san
ordres au commandant
aux commissaires civils
jours après il en envoya uce copie
travailler les soldat
gagner du temps, afn de pouvoir
d'entre eux
doute pour
avec une partie
commandoit : il se rendit
fût dans un état de dé
T'Espagrol qu'il
dès le lendemain , quoiqu'il
n'eut que tro)
(2). Ce funeste exemple
fensive tres-imposant
1793. Autre de Sonthona
de Polverel à Neuilly, du3i janvier même aux municipalités d
1 Lettre du 13 décembre aryp. Autres du
Lettres de Neuill
à Neuilly,
de Plzisance, des 12 ct 15 décembre. Autre du
la Marmelade et civils, des 21 octobre et jours swivans. de Fouei,d
aux commissaires du même sur les opérations de V'arméc
mars 1793. Rapport aussi le 5.. L du chap. I! ci-desus.
aux commistaird
20 fevrier. Voyez
VII, page 261. Lettre de Ncuilly
2 Débats susdits, tomc
de Neuill
à Neuilly,
de Plzisance, des 12 ct 15 décembre. Autre du
la Marmelade et civils, des 21 octobre et jours swivans. de Fouei,d
aux commissaires du même sur les opérations de V'arméc
mars 1793. Rapport aussi le 5.. L du chap. I! ci-desus.
aux commistaird
20 fevrier. Voyez
VII, page 261. Lettre de Ncuilly
2 Débats susdits, tomc --- Page 21 ---
13 )
d'imitateurs dans la partie orientale de la province qui confine
à la partie espagnolc, et que César Galbaud avoit particulierement inspectée un mois auparavant (1). Le bourg d'Ouanaminthe, qui en est l'une des clefs les plus imponantes et que
lcs hommes de couleur avoient deja livré une ou deux fsis aux
(2), fut rendu par le commandant la Feuillée, sans
nègres
qui
présentèrent, à la
coup férir, aux Espagnols (3),
s'y
vérité, avec des forces très - concidérables en blancs et en
noirs On assure que le défaut de vivres et la crainte d'exmalades ct les blessés de Phôpital , qui étoient au nomposerles
bre de deux cent cinquante 2 à être égorgés, contribuèrent beauà déterminer la capitulation. Quelques braves gens , qui
coup
trouvèrent néanmoins le
avoient ouvert l'avis de se défendre ,
de se rendre au fort Dauphin (4) ; mais ils eurent peu
moyen
d'imitateurs. Vainement les commissaires civils rappellèrent-ils
les lois sévères de la Convention nationale
aux commandans
la dernière excontre ceux qui ne se défendroient pas jusqu'à
civils, du 23 juin 1793. Lettre des commissaires civils à Neuilly, du 24
Ordre à Barrière de l'arrèter, dudit jour. Lettre de Pacot aux comjuin. missaires civils, du 26 juin. Relation des événemens arrivés à Saint-DaSuite de l'affzire du Cap Français après le départ
miugue s par Picquenard.
du Convoi, par J. M. R. D. R. (Deraggis.)
1 Martia) Besse , àl la commission des colonies, etc.
2 Voyez le chapirre IV dc la seconde partie, S- XXVIII, P. 333, et cidessus le S. XI du chapitre II.
3 Relation des événemens arrivés à Saint- Domingue, par Picquenard.
* Pageor dans sa lettre aux commissaires civils, du 29 juin 2 annonce,
< qu'il y avoit six mille. Espagnois, et, dit-on, quatre mille nègres. >>
4 Lettre de Pacot à sonthonax, du 25 juin. Lettre des mêmes à Neuilly
du 24 jain Ordre à Batrière pour l'arrêter, dudit jour.
us le S. XI du chapitre II.
3 Relation des événemens arrivés à Saint- Domingue, par Picquenard.
* Pageor dans sa lettre aux commissaires civils, du 29 juin 2 annonce,
< qu'il y avoit six mille. Espagnois, et, dit-on, quatre mille nègres. >>
4 Lettre de Pacot à sonthonax, du 25 juin. Lettre des mêmes à Neuilly
du 24 jain Ordre à Batrière pour l'arrêter, dudit jour. --- Page 22 ---
(14)
et Verdun (3)
les décrets rendus contre Longwy
a
trémité, et
autres postes se rendirent aussi
de plusieurs
dévoué à l'inlcs commandans
parmi eux, comme
YEspagnol. On doit signaler
civils venoieni
Brandicourt : les commissaires
la trahifamic poblique, commandant au cordon de F'Ouest , après
de
de le nommer
du seizième régiment
de
et Hieutenant-colonel
avoit fait prison Neuilly,
de Leblanc ,' que Galbaud
dragons, en la place
du Cap. Avant d'é
Polverel fils, lors de Yattaque
sonnier avec
de concert avec les Espagnols
migrer à l'ennemi, il répandit, nouvelles les plus désastreuses sur
et les généraux nègres, les
il annonça que les Espagnols
la situation de la métropo'e 5
villes, que Paris étoil
avoient conquis plusieurs grandes
en
bralé, etc. (2),
de tenir la conduite la
S.VI.
Le brave Pageot, qui n'avoit cessé Ia
ne se déDév:uement
dans les troubles de colonic,
a
de Pageotet plus iréprochable
circonstance 3 quoiqu'il edt alors
de quelques mentit point dans cette
peu, commandant
aucres,
les obstacles. Il étoit, depuis
vaincre tous
de l'est de la province du Nord,
chef de toute cette partie
il avoit
en
Dès le 17 juin ,
oi tant de trahisons se commettoient. étoit sans vivres ni munitions,
qu'il
annoncé au gouverneur
par les Espagnols 7 que
tous ses convois étoient attaqués
très - supérieurs en
que
insurgés rendoit
leus réunion aux nègres
il avoit envoyé un
la foiblesse de ses moyens,
forces. Malgré
hommes à Ouanaminthe > peu
secours de près de deux cents
de ce poste la
en écrivant au commandant
avant sa reddition,
civils à Vernet, du 28 juin 1753.
Lettre des commissaires
du juillet, et a Lepordes commisaires civils à Duvigneau, 2 17 aussi les lettres de
2 Lettres
Autre à Candy > du 6 juillet. Voyez
tier, du :8 juillet.
civils, des Get7 juillet.
Brandicourt aux commissaires
Ouanaminthe > peu
secours de près de deux cents
de ce poste la
en écrivant au commandant
avant sa reddition,
civils à Vernet, du 28 juin 1753.
Lettre des commissaires
du juillet, et a Lepordes commisaires civils à Duvigneau, 2 17 aussi les lettres de
2 Lettres
Autre à Candy > du 6 juillet. Voyez
tier, du :8 juillet.
civils, des Get7 juillet.
Brandicourt aux commissaires --- Page 23 ---
(15)
dissuader de cette reddition 5 il ne se
a le
letire Ia plus propre
exemple. Voici ce qu'il
laissa point décourager par cC coupable civils. < La main me
le lendemain aux commissaires
marqua
cette nouvelle : - . - Aussitôt
tremble en vous annonçant
les armes à toute la
que je l'ai reçue 1 j'ai fait prendre fait le serment de
de cette ville, ct la ils ont
7 garnison
L'incendie du Cap m'a
que de se rendre.
0 périr tous plutôt
la République sous
mais P'espoir de combattre pour
> ruiné $
Nous travaillons à nous fortifier en
>> vos ordres me console.
Le Fort-Dauphin,
>. Ce brave colon tint parole.
9 ville (1)
fut conservé à la République
od il avoit fixé sa résidence,
du Cap
commanda. Les restes du régiment
qu'il
tant qu'ily
restèrent fidèles, et prouvèrent encore
avoit sous ses ordres
d'un commandant patriote
fois
n'avoient besoin que
une
qu'ils
entier dévouement à la République (2).
pour ètre animés du plus
Pacot il rede même du commandant du Dondon 9
Il en fut
soldats de Neuilly qui n'avoient pas partagé
cueillit ceux des
militaires dont on aura occasion
sa trahison (3).Plusieurs autres
la même fidélité.
de parler dans la suite > montrèrent
4. VII.
d'autant plus re- Nécessitede
Les trahisons qui rendoient ce dévouement
changer le
n'étoient pas les seuls obstacles que les com- régime colocommandable >
dans les mesures qu'ils vouloient nial.
missaires civils rencontrassent
civils, du 29 juin 1793. Voyez aussi
1 Lettre de Pageot aux commissaires Jean-François > du 9 juillet.
la lettre de Th. Benjamin à Monseigneur
Autres de
des commissaires civils à Pageot, du 2 juillet 1793.
2 Lettrc
la
du Fort-Dauphin 2 des 2 et 4 février 1794.
Pageot aux mèmes, sur prise
Lettre de Polverel aux
3 Lettre de Pacot à Sonthonax, du 26 juin 1793.
Dondon, du :
du
régiment 9 au
braves grenadiers quatr-winge-quatrième
du 2 juillet,
juillet. Autre à Martin , commandant au Limbe,
issaires civils à Pageot, du 2 juillet 1793.
2 Lettrc
la
du Fort-Dauphin 2 des 2 et 4 février 1794.
Pageot aux mèmes, sur prise
Lettre de Polverel aux
3 Lettre de Pacot à Sonthonax, du 26 juin 1793.
Dondon, du :
du
régiment 9 au
braves grenadiers quatr-winge-quatrième
du 2 juillet,
juillet. Autre à Martin , commandant au Limbe, --- Page 24 ---
(16)
de ses
defendre la colonie de Saint-Domingue colons blancs qui
prendre pour
Presque tous ceux des
des factions
nombreux ennemis.
directement aux complots
n'avoien: point participé
la France étoient découragés par
contre les agens de
bien petit nombre. Il étoit
diverses
et ils étoient en
cesse renouvetani de secousses, de tant d'agitations sans
côié
difficile qu'au milieu
n'eussent pas été entrainés d'un
d'entr'eox
qu'ils
lécs, la plupart
de parti; ct dans P'abattement
la
ou d'autre par l'esprit
du moins compter sur eux pour
éprouvcient, on ne pouvoit
meurtrière du climat, beaudéfense de la colonie. L'inAuence mal-faine et le défaut de
trop aidée par une nourriture ordre et du manque de
coup
étoient une suite du mauvais publics et de l'égoisme
soins, qui
des malieura
fonds dans stadministration, beascoup augmenté la mortalité
dans les habitans > aveient
de la métropole, à moins
avoit réduit les troupes venues de cette année (1)- Dans
qui tiers dès le coinmencement
civils ne virent
d'un
si inquiétante > lcs commissaires des blancs (2) comme
une position
à suivre pour Fintérêt
parmi les
plus qu'un parti
: ce fut le recrutement
à
celui de la mère-patrie
force arméc, qui n'eit
pour enx-mèmes, d'une nouvelle
du climat. On voit,
nègres ni la fatigne, ni lesintempérics
avoit eu de trèscraindre
de Sonthonax, qu'il
des insurgés,
dans la correspondance
de la réduction
doutes sur la possibilité des trois commisaires cigrands
après la séparation
en entrepeu de tempa avoit eu d'abord plus d'espérances,
vila (3). Polverel
lettre de Sonthonax à la
ci-dessus le $. L du chap. II, et la
Débats, pag.a257.
1 Voyez
du 18 février 1753, au tomevides
Convention nationale,
à Finiels, du 13 juillet 1793.
des commisaires civils,
2 Lettre
du 21 novembre 1790.
de Sonthonax à Polverel,
prenant
3 Lettre
u de tempa avoit eu d'abord plus d'espérances,
vila (3). Polverel
lettre de Sonthonax à la
ci-dessus le $. L du chap. II, et la
Débats, pag.a257.
1 Voyez
du 18 février 1753, au tomevides
Convention nationale,
à Finiels, du 13 juillet 1793.
des commisaires civils,
2 Lettre
du 21 novembre 1790.
de Sonthonax à Polverel,
prenant
3 Lettre --- Page 25 ---
(17)
du Sud; mais les obsiacles de toute esprenant la campagre
bientôt aussi lui ouvrir les yeux.
pèce qu'il y éprouva, durent
à Pun ct à l'autre qu'il
dans la suite à montrer
Tout concourut
soumettre les esclaves
étoit désormais impossible de pouvoir de ceux qui ne l'éinsurgés, et de prévenir le soulèvement Vaffranchissement d'un
toient pas encore, autrement que par
des chaînes de
nombre des premiers, et le relâchement
grand
Sonthonax sur-tout tavoit indiqué
tous les autres. C'est ce que
février
en PinConvention nationale dès le mois de
1793,
à la
le sort des nègres à Saint-Domingue sans
vitant à statuer sur
du
des assemblécs coloniales. ( Les principes
attendre le vcu
lcs intérêts
ditil, les droits de Phumanité,
> gouvemnement, y
la
de la colonic, tout exige
s> du commerce,! la paix et prospérité les droits du peuple >
Ia Convention, investie de tous
>, que
P'assembléc constituante a mises dans
> rompe les entraves que
nationale. Je ne pré-;
à la souveraineté
> ce point important
Convention le moment d'opérer une
> tends point indiquer à la
mais, s'il n'est
entière dans le régime colonial;
> réforne
modifé, si Ze SOTL des esclaves n'est amélioré,
> promptement
le terme des malheurs de Saint-
> il est impassible de prévoir
à Ce sujet, sera
Le décretsalutaire quiinterviendra
>> Domingue. naturelle de la'loi du 4 avril. Il assurera à la Convention
>> Ia suite
dans les colenies, qu'on
> nationale son crédit et son autorité
il anéand'affoiblir par tous les moyens possibles 5
> s'efforce
de schisme et de contre- révolution ; il
3) tira tous les projets
la colonie à la métropole, et
> resserrera les liens qui unissent
après laquelle on
dans la
la tranquillité
> rétablira
première
desiré
tous les gens
depuis si long-temps:il est
par
> soupire
la
intéressée au bonet sur-tout
la classe
plus
* sensés,
par
de Garran Coulon. Tome IV.
B
Rap.
de contre- révolution ; il
3) tira tous les projets
la colonie à la métropole, et
> resserrera les liens qui unissent
après laquelle on
dans la
la tranquillité
> rétablira
première
desiré
tous les gens
depuis si long-temps:il est
par
> soupire
la
intéressée au bonet sur-tout
la classe
plus
* sensés,
par
de Garran Coulon. Tome IV.
B
Rap. --- Page 26 ---
(18 )
avril (n) s
celle des citoyens du 4
heur de la colonie,
ses dan-
>>
plus encore que
mèmc de cette guerre,
les troupes venues
s. VIII,
La nature
moins propre à décourager
oi tous les
Affranchis- gers, n'étoit guère colons blancs. Dans un temps la liberté
sement des de France que les
pour assurer à leur pays ou à la
noirs deman- Français d'Europe s'armoient les poussoit à la mort
de de1789.
ou ce noble sentiment
bataillons venus d'Eurcpe
politique, pouvoiton compter que les
contre des hommes
victoire,
le mêmc enthousiasme
avec
marcheroient
liberté cent fois plus précieuse
combattoient pour une
d'eux, de leurs femqui
la liberté personnelle
attendu jusqu'alors
encore > pour
enfans. On n'avoit pas
guerre
et de leurs
d'une pareille
mes
pour sentir et l'injustice de la servitude des
dans la métropole, absolument inexcusable
de
et la criminalité
Presque dès le commencement avoit
Pavoit produite.
de Provence
noirs qui
constituante, un député
des noirs dans
de TAssemblée demandé l'abolition de l'erclavage s'étoit exprimé
formellement
Mirabeau
le
colonies (2). Son compatriote ct avec T'énergie qui
les manière non moins décisive,
Th. Millet assure
d'une
dans son Courrier de Provence. reprocher aux colons
distinguoit, il lui avoit dit, comme ponr
dormoient
que dès 1790
les habitans des Antilles
leur impréroyance 2 que
du Vésuve (3).
d'une idée nouau pied
toujours Yadoption
de grands
Les difficultés qu'éprouve est de nature à opérer
être
velle, lors sur-tout qu'eile faciles à prévoir qui devoient
changemens, les secousses
du 18 février 1793.
Sonthonax à la Convention nationale 2
1 Lettre dc
des colonies, tome VI, page 257.
11.
Débats dans Paffaire
décrets, par Camus, no. XX, page Débats dans
2 Notice des principaux comte de Mirabeau à ses commettans.
3 Cinquième Lettre tomel, du page 340.
l'affaire des Colonies,
, lors sur-tout qu'eile faciles à prévoir qui devoient
changemens, les secousses
du 18 février 1793.
Sonthonax à la Convention nationale 2
1 Lettre dc
des colonies, tome VI, page 257.
11.
Débats dans Paffaire
décrets, par Camus, no. XX, page Débats dans
2 Notice des principaux comte de Mirabeau à ses commettans.
3 Cinquième Lettre tomel, du page 340.
l'affaire des Colonies, --- Page 27 ---
(19)
une suite de l'affranchissement général des noirs, ct les objets
d'an intérêt plus immédiat pour la métropole, qui occupoient
toutes les têtes, empéchérent bien qu'on s'occupât alors de tout
ce qui pouvoit tendre à effectuer de pareilles vucs, ou à en
préparer la réalisation. Oa les considéra généralement
comme
prématurées, et même comme dangereuses à examiner. Mais le
levain étoit jeté dans T'opinion publique.
fermentoit
Ily
sourdement en faisantde grands progrès, quoiqu'ils ne parussent
aller directement au but. Les écrits des hommes de couleur pas
la réclamation de leurs
pour
droits 2 ceux des amis des noirs pour
l'abolition de la traite, ceux même de leurs adversaires ramenoient sans Cesse à des questions plus ou moins relatives à
celle de l'esclavage. Ces derniers n'avoient raison qu'en un seul
peint. Ils sentoient bien que ces questions se tenoient toutes:
aussi ne cessoient-ils d'ontreprendre la justification de la servitude, , en se prévalant sur-tout de sa prétendue nécessité
Ja culture des colonics et leur conservation. La foiblesse pour
turelle de leur cause étoit encore desservie
napar l'association
gu'ils en avoient faite avec les principes les plus
contraires à la liberté, et par les liaisons de la généralement
plupart d'entre
eux avec les contre-révrolationmairer les plus chargés de l'animadversion publique.
On convenoit,du moins généralement
dès-lors, en
$. ix,
qu'il étoit nécessaire d'adoucir cet odieux régime de France, l'escla- Vues d'Ogé
vagc, puisqu'on ne pouvoit pas encore le
à cet égard,
supprimer sans des
S. cousses plus funestes. Les défensenrs da systême
colonial,
pour empécher que la mère-patrie ne songeât aussi à y remédier,
étoient réduits à soutenir que c'étoit là une des tâches des
semblées coloniales,
asqui ne manqueroient pas de s'en
ct de faire pour les noirs tout ce qui scroit conciliable occuper
avec la
B 2
puisqu'on ne pouvoit pas encore le
à cet égard,
supprimer sans des
S. cousses plus funestes. Les défensenrs da systême
colonial,
pour empécher que la mère-patrie ne songeât aussi à y remédier,
étoient réduits à soutenir que c'étoit là une des tâches des
semblées coloniales,
asqui ne manqueroient pas de s'en
ct de faire pour les noirs tout ce qui scroit conciliable occuper
avec la
B 2 --- Page 28 ---
(20)
libres. Le néant d'un pareil espoir ne pousûreté des hommes
ceux qui ne connoissoient pas
voit être douteux que pour
domestique avoit
invinribies préjugés que la sonvera'neté bien peu de ces
ies
tous les colons. II y avoit
inspirés à presque
sentir la posibilité ou la convederniers à qui lon pût faire
loi et du magistrat entre le
de Tinterposition de la
les foibles esnance
3 toujours ils avoient repousé donner aux
maître et T'esclave
h.sardes afin de
sais que l'ancien perenementaren pour leur cxistence. Ce
de protection
liberté,
noiis un commencement
son ardeut amour pourlal
jeune Ogé, si intéressant par manifestoit ses vues, toutes
il
par la franchise avec laquelle s'il n'y cit vu aucun danger 2
dirigées vers ce but, comme
jeter un ceil de pitié sur
le seul colon qui daigna
la révolution. On
fut presque
de
Ics esclaves noirs, au commencement Phumanité et la politique lui
ignore quel. est le projet que de leur sort; mais il est prouvé
avoient dicié pour T'amélioration le présenta au club Massiac
en avoit conçu un > qu'il
que c'étoit le seul
qu'il
1789, en annonçant
des
dès le mois de septembre
Pincendie général
Za révolte des esciaves,
conclure
moyen de prévenir
des hommes libres. On peut
habitations et Pégorgement discours , que son plan consistoit
expreusions de son
le
de queiques
graduel, et que rapproche.
d'.firarchitsement
de
dans un système
chaque nègre devoit dépendre
ment de cette époque pour
et de sa conduite pe sonnelle.
ou moins d'industrie
étoit faite pour
son plus
du moins sans d tour que la libeite
Ogéyavouoit
falloir la donner à ious (0).
2ous les hommes, ct qu'il
déposé au burcau, le 7 septembre
du mémoire du Sr. Ogé,
du préssnt rap1 Copie
III du second volume
1789. Voyez aussi le chapitre
port, S. X,
ment de cette époque pour
et de sa conduite pe sonnelle.
ou moins d'industrie
étoit faite pour
son plus
du moins sans d tour que la libeite
Ogéyavouoit
falloir la donner à ious (0).
2ous les hommes, ct qu'il
déposé au burcau, le 7 septembre
du mémoire du Sr. Ogé,
du préssnt rap1 Copie
III du second volume
1789. Voyez aussi le chapitre
port, S. X, --- Page 29 ---
(21)
La catastrophe de cet infortuné ne servit pas moins la cause
des noirs, que celle des hommcs de couleur 5 comme si la na- S. X.
ture, par une sorte d'expiation, edt voulu du moins attacher a Progrès des
sa inémoire la régénération de l'espèce humaine dans les Antilles. idées philanLa traite des noirs ne trouva pas un apologiste dans P'Arsemblée en thropiques France.
législative, ma'gré la diversité des élémens dont elle étoit composée. On se rappelle que, peu de temps après la loi du 4 avril,
Pastoret annonça 1 au nom du comité colonial, qu'il
roit bientôt les moyens de couper les dernières racines propose- de l'esclavage (1). C'étoit le cri général de la métropole. Il n'y a
peut-ètre Pas une des opinions prononcées en faveur des hommes
de couleur, qui n'exprime la plus forte détestation de ce crime
de lèse-humanire 3 plusieurs placent l'assassinat d'Ogé dans la
liste sanglante des forfaits sans nombre que l'esclavage a
duits dans les colonies.
proCette philanthropie acquit une grande exaltation lors de la
lutte qui amena la victoire du 10 aott sur le despotisme. On
dénonça dans toute la France, comme l'aistocratic la
odieuse de toutes, ce que les sociétés populaires
plus
Paristocratie de la peau. Le clab de la Rochelle invita appeloient à s'en
méfier (e), les marins et les soldats de l'expédition qui
Polverel et Sonthonax à Saint-Domingue,
porta
de
Quelques bataillons
gardes nationales demandèrent à l'Assemblée lgislative a aller
planter l'étendard de la liberté à Saint-Domingue
Les
(3).
com1 Voyez ci dessus le S. XIV du chapitre I.
2 A.lresse du club de la R ochelle aux volontaircs nationaux.,
à l'expédition Four Saint-Domingue, du 1 juillet 1732.
employ.s
3 Lcare des commissaires de Passemblée coloniale
assemblie, du 11 avril
en France à ladire
1752,
B 3
èrent à l'Assemblée lgislative a aller
planter l'étendard de la liberté à Saint-Domingue
Les
(3).
com1 Voyez ci dessus le S. XIV du chapitre I.
2 A.lresse du club de la R ochelle aux volontaircs nationaux.,
à l'expédition Four Saint-Domingue, du 1 juillet 1732.
employ.s
3 Lcare des commissaires de Passemblée coloniale
assemblie, du 11 avril
en France à ladire
1752,
B 3 --- Page 30 ---
(22)
coloniale avoit envoyés en France, vers
missaites que l'aisemblée
à la sanction du roi leur décret
cette époque, pour présenter dans la colonie , n'osèrent faire
sur la maintenue de l'esclavage du conseil exécutif provisoire 3
démarche, soit auprès
naaucune
ligislative ou de la Convention
soit auprès de l'Assemblée
acte 3 quoiqu'ils en aient
P'exécution d'un pareil
tionale, pour
commissaires de Yessemblée
fait beaucoup d'ailleurs comme
le système de l'esclacoloniale. On sentoit généralement que
libéraux qui fonavec les principes
vage étoit incouciliable
de l'Assemblée législavive ;
dèrent la Répubique dès le temps avoient cru 2 par le même
commissaires civils
à
les premiers
publier les lois de la métropole
motif, qu'on ne pouvoit
de leur dâte T'énonciation
Saint-Domingue qu'en supprimant La loi même du 4 avril fut
de la liberté.
de Pan - . . .
la promulgua dans la colonie (1)-
ainsi mutilée, lorsqu'on
devoir supprimer des drapeaux
Peu de temps après, on.crut
la légende vivre libre ou
de Saint-Domingse
firent
de Pexpédition
de Vassemblée coloniale
mourir (2). Les commissaires dans la suite pour engager le gouaussi tout ce qu'ils purent les exemplaires des lois envoyces
vernement a supprimer, dans
éloquent, liberté, égace frontispice trop
it
la
à Ssint-Domingue,
La révolution, qui passer
licé. Ils-n'y purent réussir (3).
plas ces vains méFrance à l'état républicain, ne permettoit repoussoit avec inla majesté du peuple français
nagemens ;
coloniale à ladite asscmblée, du
commissaires de V'assemblée
1 Lettre des
20 juillet 1793.
ministre de la marine, du 9 juin 1792.
2 Lettse de Roume au
coloniale à ladite assembiée, du
3 Lettre des commissaires dc V'arsenublé
2o juillet 1-92,
ains méFrance à l'état républicain, ne permettoit repoussoit avec inla majesté du peuple français
nagemens ;
coloniale à ladite asscmblée, du
commissaires de V'assemblée
1 Lettre des
20 juillet 1793.
ministre de la marine, du 9 juin 1792.
2 Lettse de Roume au
coloniale à ladite assembiée, du
3 Lettre des commissaires dc V'arsenublé
2o juillet 1-92, --- Page 31 ---
(123)
toutes ces déviations locales des principes dc la liberté,
dignation
une constitution différente dans quelques parqui supposoient
ties de la République.
Julien Raimond consacra Pun de ses écrits à S. XI.
C'est alors qué
Décret du
la néccssité d'adoucir cnfin la misère insupportable des 51 mars 1793
prouver
d'afiranchissement
esclaves noirs. Il y joignit un projet
gra- et lettre de
duel (1), auquel O1l a droit de reprocher qu'il y assujettisse Monge.
à racheter de leur maitre une liberté qu'ils
ces malbeureux
n'ont poirt vendee eux- mêmes, et dont l'acquisition ne pourêtre légitime. Un décret rendu, au comroit, en aucun cas,
mencement de mars 1793, sur le rapport du comité de déles commissaires civils
fense générale, autorisa expressément
faire
dans les réglemens de police et de
C à
provisoirement,
) discipline des areliers, tous les changemens qu'ils juge-
> roient nécessaires au maintien de la paix intérieure des colonies
X.
cominissaires de l'assemblée coloniale en
)
(e)
Les
France, qui, malgré sa dissolution ne continuoient pas moins
leurs fonctions auprès de la Conventien nationale, obtinrent,
quinze jours après, un sursis à l'expédition de CC décret, qui
fat renvoyé à l'examen des comités de marine ct des colonies (3)--
Sonthonax assure que les commissaires civils le reçurent néanI Réflexions sur les véritables causes des troubiss et des désastres de ros
colonies, notamment sur ceux de Saint Domingue 1 par J. Raimond. Proclamation à faire aux esclaves révoltés dans les colonies françaiscs, ibid.,
pag. 19 ct suiv.
2 Décret du 5 mars 1793, art. III. Débats dans l'affairc des colonics,
tome V, page 45.
31 Décrets des 15 et 19 mars 1793. Débats dans l'affaire des colonics,
tome V, page 74 et 75.
B 4
et des désastres de ros
colonies, notamment sur ceux de Saint Domingue 1 par J. Raimond. Proclamation à faire aux esclaves révoltés dans les colonies françaiscs, ibid.,
pag. 19 ct suiv.
2 Décret du 5 mars 1793, art. III. Débats dans l'affairc des colonics,
tome V, page 45.
31 Décrets des 15 et 19 mars 1793. Débats dans l'affaire des colonics,
tome V, page 74 et 75.
B 4 --- Page 32 ---
(24)
des décrets, peu avant Vinterruption
mcins par le feuilleton
la guerre maritime occasionna
totale de correspondance que
d'une année ()- Il
la France et la colonie, durant près
leur adminisentre
Polverel et Iui se prévalurent, dans
est ceriain que
vient de citer, et dc plusieurs
tration, de la disposition qu'on
également dans le dé-
> qui se trouvent
le miautres, très-importantes,
cerlain que
Il est également
cret du 5 mars 1793 (2).
civils, quelques
aux commissaires
nistre. Monge > en annonçant
3 et en les engaia rupture avec PEspagne,
de
jours auparavant,
de la partie espagnole
la conquête
geant à entreprendve
aussi: < Voyez sil ne seroit pas
Saint-Domingue, leur disoit
contre les Espade tirer parti des noirs révoltés,
vous croi9 possible
à cet égard avec ceux que
) gools. Concertez-vous donner des avis salutaires; consultet
) rez dans le cas de vous
qu'ils vous servent de
et l'esprit public;
5> les circonstances
> guides (3). >
des ateliers n'étoit
dans la police
La nécessité d'un changement
mêmc 2 pour tous ceux
a Saint-Domingue
n'étoit
HXt, plus un problème
les préjugés coloniaux,
furedes dont Taveuglement, causé par
la révolution, ce besoin
colonselee
incurable. Plusieurs annécs avant de la colonic, qui se
sc deTan- pas
senti
les administrateurs
huguy-la Bois- avoit été
par
des dispositions les plus
sire à Gal- plaignoient, ct de Tinexécution
de quelques autres.
baud.
du code noir, et de la barbarie
maines
62, 75, 76 ct 875 ct come VI, pag.
susdits, tome N, pag.
1 Débats
Proclama114,1 182,etc.
civils à Dslpech, du 7 juillet 1793. août.
2 Letre des commissaires août. Autre de Polverel, du 26
sion de Sonthenax, du 29
civils, des 15 :: 25 févricr 1793.
3 Lettres de Monge aux commissaire tome Vil; page 121.
Dibats suedits, tome V, pag. 6) et76;
susdits, tome N, pag.
1 Débats
Proclama114,1 182,etc.
civils à Dslpech, du 7 juillet 1793. août.
2 Letre des commissaires août. Autre de Polverel, du 26
sion de Sonthenax, du 29
civils, des 15 :: 25 févricr 1793.
3 Lettres de Monge aux commissaire tome Vil; page 121.
Dibats suedits, tome V, pag. 6) et76; --- Page 33 ---
(25)
Une ordonnance du3 décembre 1784y fit quelques modifications;
clle défendit de frapper les esclaves à coups de baton, en
bornant à cinquante le nombze de coupsde fouet qu'on pouveit
infige: pour chaque punition (1). La même loi condamne
lcs propriétaites, procureurs et économes girans, qui conireviendroient à ces dispositions, à 2,000 liv. d'amende pour ia
première fois, ct, en cas de récidive, clle Ics déclaré incapables de posséder des esclaves, ct les renvoic en France.
Enfin, outre Ics peines ci-dessus, cile ordonne que < cCux qui
a
auront fait mutiler des esclaves, seront notés d'infamie, ct
> qu'its encoarrent la peine de mort toutcs les fois qu'ils en
D auront fait périr de leur propre autorité, pour quelque cause
1 que Cc soit, voulant qu'ils soient, esdils cas, poursuivis
> comme meurtriers, à la diligence dcs procureurs du roi (-) >.
Mais, quoi qu'en aient pu dire les accusateurs de Polvcrel et
Sonthonax (3), il est certain que les tribunaux de la colonie >
après beaucoup de difficuités pour l'enregistrement de cette loi,
surent en empècher Pexécution (1). Toutes les autorités constituéesde Saint.Domingue, depuislar révolution comme auparavant.
n'ont cessé de soutenir, avec les assemblées coloniales, qu'il
étoit contre l'essence de la servitude des noirs de laisser intervenir les dispositions du gouvernement, ou les formes des
1 Suite des moyens proposés pour rétablir la paix ct l'ordre dans nos colonies, par Kersaint, page 13. Voyez sussi lc chapitre I de la première
partic, S. IV, pag. n5.
2 Ordonnance du 3 décembre 1784, titre V, art. I ct IlI. Debars sleSdits, tome Ill, pag-, 8 ety. Moniteur de Saint-Domingue, du 5 mai 173,
31 Dibats susdits, tome III, pag. 11 et 15.
4 Suite des moyens proposés pour récablir la paix et Pordre dans ros COlonies, par Kersaint, page 13. Débats susdirs, tome III. pag. 12,14e516.
.
2 Ordonnance du 3 décembre 1784, titre V, art. I ct IlI. Debars sleSdits, tome Ill, pag-, 8 ety. Moniteur de Saint-Domingue, du 5 mai 173,
31 Dibats susdits, tome III, pag. 11 et 15.
4 Suite des moyens proposés pour récablir la paix et Pordre dans ros COlonies, par Kersaint, page 13. Débats susdirs, tome III. pag. 12,14e516. --- Page 34 ---
(26)
l'esclave (1)- On prétend que le
tribunaux entre le maitre et
de part à l'ordonnance
marquis de Rouvrai avoit eu beaucoup coloniale la lui ont
et les particans de Passemblée
de 1784,
sa trahison envers la République.
plus reprochée que
leitres de Tanguybeaucoup l'on vcit sur-1 tout dans une des
Cest ce que
pour ses détestables
la- Boissière à Galband, olil osc invoquer Les articles de la proprincipes Pautorité de Montesquieu. (
ici, dit-il, ne
dont il s'agit
des commissaires,
de tout
D clamation
le code noir renouvelé ; il fut
> sont autre chose que
Pexécution n'en a jamais été
si absurde, que
> temps jugé
contre l'espcit de Y'esclavage qu'une
>> tentée. Il est absolument
entre le maître et l'esclave.
intermédiaire s'élève
de
) autorité
détourner celui-ci du respect et Pobéis-
> C'est évidemment
Voyez à cet égard ce que dit
doit à l'autre.
> sance qu'il
ouvrage de PEsprit
dans son grand
> M. de Montesquicu,
le ressort du
despoet
gonvernement
) des lois, sur la nature
ici SOLLS le nom de la venCet édit perfle, connu
de Ver-
> tique.
avoit été arraché ail ministère
> geance de Rouvrai,
avoit été proscrit à Saintnos localités,
rai-
) sailles, ignorant
publié; on le regardoit avec
aussitôr que
les
>> Domingue
nos atteliers, en livrant
devant désorganiser
du
> son comme
des esclaves, à r'inquisition
> maitres au mécontentement
etc. (2). )
) gouvernement,
les préjugés,
S. XIII.
La force des choses, plus puissante encore que à abandonner
Concesgions
bientôt les colons de toutes les couleurs coloniale
contraignit
P'Assemblée
cxigées par
de férocité. Tandis que
les noirs dans ces principes
"Ouest et le
$. XXIV.
Sud.
lc chap. II de la seconde-parie,
I Voyez ci-dessus
Galbaud, sans date. Débats dans l'affaire
de
à
2 Lettre Tanguy-la-Boisièrs 15.
des colonies, tome 11I, page
ner
Concesgions
bientôt les colons de toutes les couleurs coloniale
contraignit
P'Assemblée
cxigées par
de férocité. Tandis que
les noirs dans ces principes
"Ouest et le
$. XXIV.
Sud.
lc chap. II de la seconde-parie,
I Voyez ci-dessus
Galbaud, sans date. Débats dans l'affaire
de
à
2 Lettre Tanguy-la-Boisièrs 15.
des colonies, tome 11I, page --- Page 35 ---
(27)
s'occupoit de rendre de plus en plus indissolubles et durs les
en se réservant le droit exclusif de l'affranliens de l'esclavage,
chissement (1), les colons de POuest et du Sud ne pouvoicnt
arrêter les progrès de l'insurrection qu'en offrant la liberté aux
chefs des insurgés. On fit bien périr, contre la foi des traités,
tous les Suisses que lcs hommes de couleur avoient
presque
amenèrent le concordat de la
armés lors des mouvemens qui
Croix-de-Bouquets;" mais on n'osa en replonger aucun dans l'esclavage. Quelques jours après ce concordat, des nègres qui
avoient aussi combattu avec les hommes de couleur, ayant été
condamnés à mort par Ja jurisdiction prévôtale 3 les hommes de
couleur menacèrent de se soulever, en disant ( qu'ils venge-
> roient cet attentat, et que tout nègre qui combattroit avec
enLx devoit étre libre.n On doit juger quelle
> euc et pour
influence des propos tenus si publiquement devoient avoir sur
les esclaves (2). Dès auparavant, un bruit général qu'on attriaux contre-1 révolutionnaires, , s'étoit
bue, non sans probabilité,
répanda dans les ateliers,'que le.roi avoit accordé trois jours
francs de travail par semaine aux esclaves, et par - tout ils réclamoient l'exécution de cette prétendue concession. Dans plusieurs paroisses, on ne 'put empècher le soulevement complct
des ateliers qu'en leur accordant une partic de leur demande.
Lorsque le commissaire Roume appaisa du moins pour quelque
le soulèvement des esclaves dans les environs du Porttemps,
milieu de
les colons et
att - Prince et de Saint-Marc, au
1792,
d'accorder cent libertés aux
lui furent non - sculement obligés
nègres de la Croix - des - Bouquets, et cent quarante - quatre à
1 Décret sur le maintien de Pesclavage, du 15 mai 17)2.
2 Ecrit intirulé: Les Suisses.
le commissaire Roume appaisa du moins pour quelque
le soulèvement des esclaves dans les environs du Porttemps,
milieu de
les colons et
att - Prince et de Saint-Marc, au
1792,
d'accorder cent libertés aux
lui furent non - sculement obligés
nègres de la Croix - des - Bouquets, et cent quarante - quatre à
1 Décret sur le maintien de Pesclavage, du 15 mai 17)2.
2 Ecrit intirulé: Les Suisses. --- Page 36 ---
(28)
d'avoir. empéché Pins
CeUT lArcabaye pour les récompenser mais il promit aussi une
cendie des cannes el des bâtimens 5
Peu avant l'atdans la discipline des ateliers (1).
amclioration
civi.s, le général Rigaud n'avoit pas
rivée des commissaires
les nègres du Sud,
imagmné de meilleur moyca pour soumetire
qu'on porte
un grand nombre de libertés,
que de leur accorder
L'Assemblée coloniale assure
nombre de sept cents (2).
des Plajurqu'au
près quatorge cent aux Règres
qu'on en offrità- peules enfans, pour obtenir leur
compris Jes femmes et
tons - y
extrémité de la province de POuest, >
soumission (3). A l'autre
n'étouffa Pinsurrection
homme de couleur 2 Chanlatte,
un autre
générale dans les Hate-de-Stint-Mae,
de devenir
quimenaçoit
voisines, qu'en traitant aussi aveclesesclaves
et dans les paroisses
jours francs , par semaine. H
pour leur accorder un ou plusicurs T'erécution de cette condigarant de
se rendit personnellement
et les commissaires civils
tion. La commission intermédiaire
avoir pris surlei une
eux-mêmes le poursuivirent d'abord pour
intentions fut si
si extraor inaire 3 mais la bonté de ses
mesure
sur-tout qu'il avoit ainsi prévena
évidente, on fut si convaincu
intermédisire, de conde plus g ands maux, que la commission
sa mission, pag. 46 et suiv. Lettre du mene
1 Rapport de Roumc sur
Voyez aussi le $. XLVII du
au ministre de la marine, du 11 jaillet 1792.
chap I, ci-dessus.
datée des Cayes, le 12 sepa Lecre (de Laval, i ce que je crois.) F D. de Pinreataire de
à
Thibaud, cotc
tembre 1792, > Larchevesque
du 25 juiller
Lettre dc Polverel au général Rigaud,
Polvetel ct Sonthonaz.
de ces affianchissmens, faits au nom
1733. Voyez aussi le modèle imprimé
du général Pigaud.
en France, du 8 sep3 Lettre de Passemblée coloniale à ses commissaires
rombre 1792.
re (de Laval, i ce que je crois.) F D. de Pinreataire de
à
Thibaud, cotc
tembre 1792, > Larchevesque
du 25 juiller
Lettre dc Polverel au général Rigaud,
Polvetel ct Sonthonaz.
de ces affianchissmens, faits au nom
1733. Voyez aussi le modèle imprimé
du général Pigaud.
en France, du 8 sep3 Lettre de Passemblée coloniale à ses commissaires
rombre 1792. --- Page 37 ---
(29) )
cert avcc Polverel, fit cesser les poursu" tes contre lui (1).
La révolution qui avoit fait passer la France de la monarchie S. XIV.
àl'état républicain, les sccousses mêmes qu'elle produisit dans la Encouragecolonic, en y mettant plus encore q"'en 1789 le nom de li- men; pour
berté dans toutes les bouches; ; la formation des clubs ol leur eux dans li
conlut des
rétablissement dans les principales villes des trois provinces; culons.
les séances publiques qu'on y tenoit, en parlant sans cesse de
liberté et d'égalité; tant de mouvemens , dont ces noms aroient
élé le prétexte dans la bouche des agitateurs, l'embarquement
même de ceux qui étoient les ennemis de la révolution ; toutce
qui se passoit enfin depuis dix mois dans la colonic sembloit
n'avoir pour objet que de rappeler aux nègres leurs droits à la
liberté commune > à leur annoncer que la Nation française
ne voudroit plus prodiguer son sang et ses trésors pour le maintien de la plus odieuse tyrannic, à leur persuader qu'elle nc tarderoit pas à reconnofire leurs droits, malgré l'opposition des
blancs et d:s honmes de couleur, comme elle avoit reconnn
ceux des hoinmes de couleur, malgré tous les efforts des co'ons
blancs et de l'Assemblée coloniale. Les colons blancs eux mêmes
D'avoient cesse, dans leur aveugiement, de propager cette idée,
en représentant tous les agens de la France comme des philanthropes venus de l métropole lavec la mission secrète de prononcer la liberté générale (2).
1 Débats dans l'affaire des colonies, tome V, page 154 ct 155,tc.
d'cil impertial sur Saint Domingue > par Polverelfils, page 33. Procès-verbal Coupde Chanlarte, Lafont, etc. du 11 noveinbre 1792. Arrêté de la commission
intermédiaire des 11 janvier 1793.
2 Voyez le discours de Daugy aux commissaires civils, ci-dessus, $.. IX
du chapitre II; la lcttre de Cougnac-Mion à l'assembléc coloniale, du
ai juin 1792, ibid, $. V; la lettre VIII dc Junius, du 10 mai
4792, 2
. Procès-verbal Coupde Chanlarte, Lafont, etc. du 11 noveinbre 1792. Arrêté de la commission
intermédiaire des 11 janvier 1793.
2 Voyez le discours de Daugy aux commissaires civils, ci-dessus, $.. IX
du chapitre II; la lcttre de Cougnac-Mion à l'assembléc coloniale, du
ai juin 1792, ibid, $. V; la lettre VIII dc Junius, du 10 mai
4792, 2 --- Page 38 ---
(30.)
de la partie espagnole de
D'un autre cbté,le gouvernement
depuis la
insurgés et leurs généraux
Pile reconnoissoit les nègres
2 la nécessité ou
Dès auparavant,
fondation de la République.
toutes les parlies de la coT'esprit de parti avoit suggéré, dans avoient les principes les plus
3 aux hommes qui
de l'eslonie française
moins contraires au maintien
des mesures non
de couleur de
opposés,
reprochoit aux hommes
clavage, Tandis qu'on
leur cause, on avoit armné
soulever les ateliers pour soutenir au Port- au - Prince , à
contre eux des esclaves
et celle d'une
pabliquement
La présence du gouverneur
seules
Jacmel et à Jérémie.
de ligne empêchèrent
plus grande quantité de troupes
du Nord, et l'on voit,
n'en fit autant dans la province
de P'Assembiée coloqu'on
des commissaires
à
dans la correspondance
donnant les plus grands éloges
niale, que le côté ouest, en
beaucoup qu'ons'cit pas
de Jérémic 2 regrettoit
la conduite
tout le reste de la colonie (1).
suivi son exemple dans
force sur lades esclaves étoit la principale
Cet armement
du Portau-Prince,
jusqu'à la canonnade
S. XV. quelle, on avoit compté,
civils dans les villes qu'on.vient
Proclamarésister aux commisaires
y conduisit sa
tion des com- pour
en se réfugiant à Jacmel,
ci- de nom.ner; et Borel,
suites
missaires
Les
commissaires cheilipourpréseminies
vilssurla dis- troaped'Africains.
recoururent à un moyen qui n'auroit
cipline des
exemple,
; it
de ce dangereux
s'ils eussent pu faire antrement
atelliers.
moins été imprudent
dans l'esclavage
pas
possible que juste de replonger
en
n'étoit pas plus
enrôtèrent au service de la République,
ces Africains. Il les
2ussi la lettre des commissaires de
et une mulritude d'aucres pamphlets. assembléc, Voyez du 11 avril 1792.
l'assemblée coloniale à ladite
coloniale aux comde Fassembslée
1 Lettre du comité de comresgondance du juin 1793.
missaires de ladite assembiée en France,
possible que juste de replonger
en
n'étoit pas plus
enrôtèrent au service de la République,
ces Africains. Il les
2ussi la lettre des commissaires de
et une mulritude d'aucres pamphlets. assembléc, Voyez du 11 avril 1792.
l'assemblée coloniale à ladite
coloniale aux comde Fassembslée
1 Lettre du comité de comresgondance du juin 1793.
missaires de ladite assembiée en France, --- Page 39 ---
(31)
en faisant un corps particulier, sous le nom de Ligion de P'égalité. Ils prirent la même mesure pour d'autres nègres gue
leurs mnaitres avoient armés, soit à Jérémie, soit dans d'autres
parties de la colonie (1). Il paroît que cette idée appa tient
sur-tout à Polverel; enfin, enjappaisant encore une fois l'insurrection des ateliers du Cul- de - Sac, dont Borel avoit Su tirer
un si grand parti pour perdre Hanus -de - Jumécourt ettoas les
chefs des pempons blancs, ils furent obligés d'accorder plusieurs
libertés (2); ils annoncérent les réformes qu'ils croyoient devoir faire à la police des ateliers. Ce fut l'objet d'une proclamation qui fut publiée en français et en langage créole,u commencement de mai 1793. Les commnisaires-civils
3 après avoir
observé dans lc préambule que c'étoient les hommes librcs
eux- - mêmes qui avoient excité les derniers soulèvemens des
nègres pour perdre la colonic, ou l'enlever à la France, proposent deux moyens pour rétablir l'ordre et la discipiine dans
les ateliers : le premier est l'augmentation du nombre des
surveillans et des gérans sur les habitations 5 le second est
l'observation des lois précédemment rendues,
pour asssurer aux
nègres une nourriture saine 2 des vêtemens suffisans 2 et surI Arrêté du I juin 1793, qui déclare nulle l'organisation de Ia municipalité et de la garde nationale de Jérémie. Autre, dudit jour, sur l'affranchissement des nègres du Grand-Bois, armés par leurs maitres. Autre du 2
mars pour la liberté de ceux de la Cayemitte. Autres semblables des 3 ct
7j juin pour la liberté de Jacinthe. Conspiration contre la R. P., Par CreuzéPascal , page 24. Proclamation de Polverel ct Sonthonax, du 1) avrili 1793,
art. IX. Proclamation de Delpech, du 17 juillet. Lettres de Polvere! à Rigaud, du 25 juillet,
2 Rapport de la commission de Saint-Domingue (créée à Bres:), sur les
événemens de cette colonie, et notamment sur la canonnade du Port-auPrince,
pour la liberté de Jacinthe. Conspiration contre la R. P., Par CreuzéPascal , page 24. Proclamation de Polverel ct Sonthonax, du 1) avrili 1793,
art. IX. Proclamation de Delpech, du 17 juillet. Lettres de Polvere! à Rigaud, du 25 juillet,
2 Rapport de la commission de Saint-Domingue (créée à Bres:), sur les
événemens de cette colonie, et notamment sur la canonnade du Port-auPrince, --- Page 40 ---
(32)
arbitrairement et
empècher qu'on ne les punit trop
tout pour
civi's y rapprochent toutes
crucllemeni. Les commissaires
trop
et i's en prescrivent
de ces anciennes lois,
les dispositions
Ils ordonnent, pour en assurer Vexécution,
l'observation exacte.
imprimée dans les deux
qu'en exemplaire de leur proclamation,
de
affiché dans le lieu le plus apparent
langages 7 restera
les lundis de chaque semaine >
chaque habitation 5 que tous
le
3 Pécode meitre les esclaves au travail, proprictaire
avant
les fera asvembler au devant
nost, ou le procureur - gérant' ,
voix, la
ct leur lira, à haute et intelligible
de la grande-anse, créole de.1 la proclamation 1 sous peine de
traduction en langue
le propriétaire 9 et de destitution
2,0c0 livres d'amende poar
qui seroient de plus
les procureurs et économes gérans >
l'avenir dans
pour
d'avoir aucune autre gestion à
décierés incapables
les esclaves à Végard desles colonies 5 enfin ils autorisent
énoncées dans la proqueis on ne rempliroit pas les obligations mal vêtus et entretenus 2
clamation, qci sercient mal nourris, barbares et inhumains, à en
recevroient des traitemens
ou qui
militaires aux commissaires du
donner avis aux commandans
q-a1
et à eux ; ils promeitent
pouvoir exécutif, at gouvernement possible, selon l'exigence
lcur sera fait droit ie plus diligemment
des cas (1).
des commisszires
soins
les accusateurs
XVI
Malgré ces
paternels,
unes des dispo4.
osé leur faire un crime de quelquesJustification civils ont
dans cette proclamation 2 qui pronondecutacte. sitions pénales rappelées
contre les nègres marrons 2 ou
ceni une espèce de mutilation
CES dispositions péfngitifs, en cas de récidive. Ils assurent que
du5 mai 1793. Moniteur de
de Polverel et Sonthonax,
pag.
i Proclamation
Débars dans PafStire des.colonies, tome I1I,
Saine-Domingut, dueimai.
nales
:0 et 11.
dans cette proclamation 2 qui pronondecutacte. sitions pénales rappelées
contre les nègres marrons 2 ou
ceni une espèce de mutilation
CES dispositions péfngitifs, en cas de récidive. Ils assurent que
du5 mai 1793. Moniteur de
de Polverel et Sonthonax,
pag.
i Proclamation
Débars dans PafStire des.colonies, tome I1I,
Saine-Domingut, dueimai.
nales
:0 et 11. --- Page 41 ---
(3 33 )
nales du code noir n'ont jamais été pratiquées à Saint-Domingue
par l'humanité des colons (1)-
Sans doute plusieucs des peines énoncécs dans la proclamation
des commissaires civils sont non-seulement beaucoup trop sévères, mais même véritablement barbares : on y condamne à
avoir les oreilles et le jarrét C coupés l'esclave qui, après une première évasion, écoutera' une seconde fois le cri de la nature
pour se soustraire à la plus intolérable tyrannie. De telles dispositions sont, pour ainsi dire, des suites inévitables du régime
de l'esclavage, sur - tout dans un pays oi il étoit aussi dur
dans nos colonics. Mais, lors de leur Proclamation, les commis- que
saires civils ne croyoient pas encore pouvoir prendre sur eux
d'abolir la servitude à Saint- - Domingue, et il suffit de comparer
le code noir et les autres ordonnances précédemment rendues
sur cct objet pour les colonies, avec leur Proclamation , quoiqu'ils
y disent qu'ils n'ont fait que rappeler les anciennes lois, pour
s'assurer qu'ils les ont beaucoup adoucies. S'ils n'ont pas cru
pouvoir SC permettre de supprimer ces horribles mutilations
qu'elles prononçoient en cas de récidive, contre les nègres marrons 7 ils en ont du moins ôté la peine de mort, gui avoit lieu
dans le code noir pour la troisième fois (2).
Il n'est point vrai que ccs peines atroces fussent tombées en
désuétude par l'humanité des colons. Polvercl assure qu'ila
vu,
1 Débats dans l'affaire des colonies, tome II, pag- 14 et 15. Defrance
au citoyen Creuzé Pascal, page 54.. Conspiration contre la
par Creuzé-1 Pascal 1 page24.
République, 2
2 Proclamation susdite, du 5 mai 1793. Moniteur de
du 26 mai. Débats dans l'affaire des colonies, tome III, Saint-Domingue,
VI, pag. 92. Proclamation de Polverel, du 25 aolt
page dans 7, ett tome
pule.
1793,
le préamRapport de Gurran-Coulon. Tome IV,
C
en Creuzé Pascal, page 54.. Conspiration contre la
par Creuzé-1 Pascal 1 page24.
République, 2
2 Proclamation susdite, du 5 mai 1793. Moniteur de
du 26 mai. Débats dans l'affaire des colonies, tome III, Saint-Domingue,
VI, pag. 92. Proclamation de Polverel, du 25 aolt
page dans 7, ett tome
pule.
1793,
le préamRapport de Gurran-Coulon. Tome IV,
C --- Page 42 ---
(34)
d'esclaves
de rOuest et du Sud, beaucoup (1)- Sans
dans les provinces maîtres de leur autcrité privée
ainsi mutilés par leurs
ailleurs de ces assassinats multipliés
Y'on a dit
et de
rappeler ici ce quel
tant de maitres sur leurs esclaves les clôcommis impanément par barbare Caradeux bordoit
dont-le
blancs
se
têtes
sanglantes
colons
eux-mèmes
ces
habitation (2), des
avec
tures de son
les moins équivogues,
les inculpations
duute le fonsont fait à cet égard
pas d'en révoquer en
dans un
qui ne permet
des Dunes ,
une publicité
reproche à Ressignol
les mânes
dement. Damontellier
sans cesse poursuivi par
mémoire imprimé , d'être
avoit sacrifiés de sa propre
des esclaves nombreux quil d'instruire le lectéur que le
plaintifs
dit-il,
un camp
main. G Il est nécessaire, été aise de se voir protégé par
des Dunes eût
des hommes de couleur
> sieur
le défendre des attaques
ame sans ) cesse
p moins pour
contre l'efftoi de son
immole soutenir
victimes
> que pour
les ombres des nombreuses
superss épouvantée par
sur des soupcons
et PAR SA MAIN
errantes >
> lées à sa rage
voir à toute heure ces mânes la venI1 croyoit
excitera
9 titieus.
ardeur ,
de son impudique
qui conservent
>
tristes fruits
leurs frères, , leurs enfans,
cette idée
pères,
et
) ganceleurse
du
de leurs parens,
le souvenir supplice
force protectrice 9
> encore
faisoit desirer Tappareil d'une
Dilui
(3)."
> tecrible
à ces esclaves courroucés avoir fait
> capable d'en imposer
qu'an autre colon 2 après
constatent
versesa aatrespièces
page 354,et tome III,pag.
des colonics 3 tome II,
1 Débats dans l'affaire
7 et 8.
du capitre III de la seconde parci-dessus le $. XI et suivans,
2 Voyez sur-tout le S. XV.
du sieur Rossitic, et
2 en réponse à selui
3 Mémoire du sieur Dumontellier
gnol sias Dunes, page 10.
> capable d'en imposer
qu'an autre colon 2 après
constatent
versesa aatrespièces
page 354,et tome III,pag.
des colonics 3 tome II,
1 Débats dans l'affaire
7 et 8.
du capitre III de la seconde parci-dessus le $. XI et suivans,
2 Voyez sur-tout le S. XV.
du sieur Rossitic, et
2 en réponse à selui
3 Mémoire du sieur Dumontellier
gnol sias Dunes, page 10. --- Page 43 ---
(35 )
souffrir de grandes cruantés à une quarteronne qui avoit noutri
ses enfans 3 mais dont sa femmc étoit
jalouse, s l'envoya pour
s'en défaire dans les Etats-Unis, - oi l'on ne put la vendre
qu'elle étoit estampée (1). Enfin Polverel et
parce
après leur entrée au Port-au-) Prince, avoient Sonthonax, été
peu
obligés de
rendre une Proclamation pour défendre aux maîtres ou aux
gérans, sous les peines portées par l'ordonnance de 1784, de
muciler ou de faire périr les esclaves de lcurs habitations
ayant été parmi les révoltés, rentreroient
qui,
paisiblement sur les
habitations auxquelles ils appartenoient (2). C'est une vérité
bien triste à proférer, mais elle est trop incontestable. Si Polverel et Sonthonax n'eussent pas beaucoup adonci le sort des
nègres dans leur prociamation du 5 mai; si sur - tout ils l'eussent aggravé, comme on l'a prétendu, leurs accusatcurs ne la
leur auroient pas reprochéc: le fameux
Tangay-la-Boissière en
avoit une opinion bien différente de celie que ces derniers'feignent d'en avoir aujourd'hui, I1 la leur reprochoit aussi dans
une de ses lettres à Galbaud, mais comme une mesure qui devoit nécessairement entrainer la ruine du systême colonial. xSi
> la fameuse proclamation (connue) d'hier, en patois
>
nègre,
disoit -il, n'est pas une pièce supposée par les contre - révo-
> lutionnaires; si elle est vraiment émanée des commissaires
- civils, ou ils sont tombés dans le délire, ou ils ont voulu lever
1 Voyez lcs déclarations de l'avocat Cormeau 9 du 18 janvier 1793, et
plusicurs autres, dans les papiers de Larchevegue-Thibaud, cote 70 ct
9 et suiv. de l'inventaire de Polverel et Sonthonax. Lettre de Polony suiv., à
archevesque Thibaud, datée de Charlestown le 30 juin 1792.
2 Proclamation des commissaires civils, du 21 avril 1793. Moniteur de
aint-Douringue, du 5 mai,
Ca --- Page 44 ---
(36) )
intentions
rester encore 3 sur leurs
doate,vil pouvoit en
de Saint-1 Domin-
> tout
d'achever la dasorganistion écrit. en parlant
> criminelles
ajoute, dans un autre
est absolu-
(1).> Tanguy
de 1684, cc qu'il
> gue
et de T'édit
antorité interméde cette proclamation de Pesclavage, qu'une
contre Pesprit
(2).>
> ment s'élève entre le maitre etl'esclave
lieu peu
>> diaiie
des ateliers avoit eu
XVII.
Saint-1 Domin-
> tout
d'achever la dasorganistion écrit. en parlant
> criminelles
ajoute, dans un autre
est absolu-
(1).> Tanguy
de 1684, cc qu'il
> gue
et de T'édit
antorité interméde cette proclamation de Pesclavage, qu'une
contre Pesprit
(2).>
> ment s'élève entre le maitre etl'esclave
lieu peu
>> diaiie
des ateliers avoit eu
XVII. sur la police
elle
encore
$
et suspendit
Ménagemsns La proclamation du' Port-au - Prince,
du Cul -de - Sac. les in- après la canomnade de nègres de la plaine
pour
civils affranchirent
surges et une fois linsurrection
commisaires
à Jaccominsace- Presque dans le même tempsles amenés du Pont-an-Prinee armés
ment de néque Borel avoit
et ses partisans avoient
gociations. les Africains
que cette ville
de couleur (3)-
mel, et tous ceux année contre les hommes
pour la
depuis plus d'une
Sorthonax, en partant
au
trois mois auparavant,
cxtrordinaire
Deux ou
avoit établi un tribunal tribunaux crimide T'Oueet, modèle des premiers
province
sur le
afin de préparerles
Cap, h-peu-pres
conanituante,
devant
jurés. La procédure
nels
par
à y
lisipetAoealie
bienfait du jugement
étoient autorisis
esprits au
des adjoints, les accusés rendoit en public. Les
s'y faire devant
et le jugement s'y
comme les ciavoir un défenieur, les insurgés panicipoient,
humaifaits sur
de ces dispositions
à
prisonnicrs
au bénéfice
dès - lors
toyens eux - mèmes,
Sonthonax songeoit
Il est à croire que
nes (4). Galbaud, du 17 mai 1793. à
de ce dernier
1 Lettre de Tanpuylatolsite cote A 61, de l'inventaire
de Tanguy à Galbaud,
2 Lettre ci-dessus le S. XII. dans la note 1 de la page 31. Voysz
dessus, les aurorités citécs
Débats dans T'affaire de
3 Voyez cisuivant, et lcs
4 Voyez le S. du chapitre 78 ct suiv. tome VI, pag. colonics,
--- Page 45 ---
(37 )
gagner les chefs des noirs par des mesures d'humanité, et
que
les commissaires civils entrérent en négociation avec eux sitot
leur retour au Cap, peut - être même en repassant à SaintMarc, afin de tâcher d'en tirer parti dans la guerre contre l'Espagne 2 ainsi que le ministre Monge le leur avoit recommandé (1). Les commissaires civils disent même, 3 dans leurs lettres à la
Convention nationale et au ininistre de la marine sur l'incendie
du Cap, que des nègres insurgés s'étoient prononcés pour la
République dès un mois auparavant. D'un autre côté, les accusateurs des commissaires civils et plusieurs mémoires annoncent que bien avant cette catastrophe ils avoient formé le
projet de T'ffranchissement général, et que l'espoir d'avoir Ics
noirs pour défenseurs n'avoit pas peu contribué à les maintenir
dans la plus grande sécurité contre les tentatives de Galbaud.
incendie
du Cap, que des nègres insurgés s'étoient prononcés pour la
République dès un mois auparavant. D'un autre côté, les accusateurs des commissaires civils et plusieurs mémoires annoncent que bien avant cette catastrophe ils avoient formé le
projet de T'ffranchissement général, et que l'espoir d'avoir Ics
noirs pour défenseurs n'avoit pas peu contribué à les maintenir
dans la plus grande sécurité contre les tentatives de Galbaud. On ajoute que lorsqu'on leur fit des représentations sur la
sévérité de leurs mcsures envers les marins, Sonthonax répondit : <On n'a rien à craindre quand on peut donner à la
> France, d'un coup de sifflet, quatre cent mille républicains de
> plus (2). Ni l'une ni l'autre de ces allégations n'est prouvée; et si elles
étoient vraics, il seroit bien étrange qu'on n'en trouvêt aucune
preuve dans cette multitude de pièces relatives à l'insurrectionde Galbaud, qui nous ont passé sous les yeux et qui remplissent
1 Lettre de Sonthonax à Laveaux,. du. 12 mai- 1793. 2 Récit succinct et préparatoire de ma conduite au Cap > par Galbaud:
Voyez aussi la déclaration de Lô. et. Moulin, faite à bord de VEole, suuS
l2. date du. 21 jein.. C. 3. --- Page 46 ---
(36) )
dans quelques écrits de
dix à douze cartons. On dit sculement, des commissaires civils
lors de la rentrée
leurs ennemis, , que,
retour du Port-a au-F Prince, pludans la ville du Cap, à leur
les hommes de couleur qui
esclaves s'étoient mélés parmi
venoient au desicurs servoient de cortège, ou parmi ceux qui aussi dès -lors anleur
les féliciter (1)- Ils avoient
formé
vant d'eux pour
Laveaux, qu'ils avoient
noncé dans une lettre au général l'insurrection des nègres et pour
pour faire cesser
de triompher de
un plan
des forces capables
à bout
donner à la Républiques
sans doute en venir
(2). Ils espéroient
des
tous ses ennemis
esclaves par une meilleure police
adoucissant le sort des
des nègres
en
la liberté d'une partie
sonder
ateliers, et en reconnoissant
civils firent
Il est probable que les commissaires étoient les plus
insurgés.
des noirs, sur. : tout de ceux qui
C'est cela
plusieurs chefs
leur sortie de cette ville.
voisins du Cap, dès avant
des nègres qui arhvèrent
peut expliquer le concours
les défenseurs des
seul qui
Breda et au Cap, sans attaquer
alors au camp
commisaires civils.
décivils fut alors nécesmairement une
Le plan des commissaires
forcée. Toute la Aotte, et
$. XVII. rangé et leur marche absolument s'étoient armés contrel'autoricé
Affranchispartic des blancs du Cap, Après leur retraite au camp
sement,lear grands la nation leur avoit déléguée.
sorte reconnue que
EAN juin.desnb que
la
plus en quelque
d'européens
gres quicom- Breda, ils ne voyoient de couleur et quelques compageics entre les arbattroient par les hommes d'eux. Ils se trouvoient pressés
du
pour la Ré- rassemblés autour
presque toute la province
publique, mées de nègres qui occmpoient
à la Conventien nationale, pag. du Voyez ci-dessus le S.
1 A. Conscience commissaires civils à Laveaux,
2 Lettre des'
365.
dernier du chap- III, page
'européens
gres quicom- Breda, ils ne voyoient de couleur et quelques compageics entre les arbattroient par les hommes d'eux. Ils se trouvoient pressés
du
pour la Ré- rassemblés autour
presque toute la province
publique, mées de nègres qui occmpoient
à la Conventien nationale, pag. du Voyez ci-dessus le S.
1 A. Conscience commissaires civils à Laveaux,
2 Lettre des'
365.
dernier du chap- III, page --- Page 47 ---
(39)
Nord, depuis le Port-de-Paix jusqu'au fort Dauphin, et les
milliers d'esclaves qui venoient de sc soulever dans la ville du
Cap. Ils ne pouvoient même pas avoir la plus légère espérance
en se retirant, de voir la colonie conservée à la France par d'autrcs qu'cux , puisque Galbaud s'étoit déja rembarqué, ct qu'il
s'éloigna presque aussitôt avec sa fotte. Il n'y avoit pas un
momentà perdre. Les commissaiies civils prirent leur parii sans
balancer ; ils donaèrent des ordres aux commandans des postes
voisins, de se tenir sur la simple défensive envers les nègres,
et de les laisser faire des vivres par-tout ot Ns cioiroient,cn
trouver (1). Dès le jour même de leur sortie du Cap, ils
K
la volonté de la
firent une proclamation pour déclarer, que
étoit de donner
> République française et celle de ses délégués
A
la liberzé à tous les négres guerriers qui combattroient pour
> la Républigue,sous les ordres des commissaires civils, tant
contre les Espagnols que contre les autres ennemis, soit de
> l'intérieur soit de Pextérieur. > Ils y ajoutoient, cc tous cSD claves qui, seront déclarés libres par les délégués de la Répu-
> blique, seront les égaux de tous les hommes blancs oul de
> toute autre couléur. Ils jouiront de tous les droits apparte-
> nans aux citoyens français. Telle est la mission que la Con-
>a vention nationale et le Conseil exécutif de la République ont
> donnée aux commissaires civils (2). > Ils envoyèrent aussitôt
cette proclamation aux commandans des postes voisins (3).
1 Ordre au comnandant du poste du Mornc-aux-Anglais, etc. 3 du 22
juin 1793. Lettre des commissaires civils à Pacot, du 30 juin.
2 Proclamation des commistaires civils, du 21 juin. Débats dans l'affaire
des colonies, tome VIII, P. 20.
3 Lettre des commissaires civils à Pagcot et à Montbrun, du 26 juin
1793. Autre des mêmes à Vernet, du 24 juin. Aurre à Martial Besse ct à
Pacor > du 25 juin, Autre à Candy, du 30 juin.
C 4
in 1793. Lettre des commissaires civils à Pacot, du 30 juin.
2 Proclamation des commistaires civils, du 21 juin. Débats dans l'affaire
des colonies, tome VIII, P. 20.
3 Lettre des commissaires civils à Pagcot et à Montbrun, du 26 juin
1793. Autre des mêmes à Vernet, du 24 juin. Aurre à Martial Besse ct à
Pacor > du 25 juin, Autre à Candy, du 30 juin.
C 4 --- Page 48 ---
(40)
Parrèté suivant : C Auendu le pèril
Le lendemain ils prirent
Galbaud
dans lequel le contre-rivelationsaire nous a
) imminent
par les devoirs que
la colonie ; obligés
d'un
> a plongé
d'allerau-devant
gélintérêt de la Républiqne
et
) imposés
le traitre Dumouriez, son patron
> néral qui a servi sous
des défenseurs à la
par la nécessité de créer
de laa
> ami; pressés
de nous toutes les forces
et d'appeler autour
39 France,
Poizac et Janvier de parcolonie; autorisons les citoyns
>>
et d'ordonner de notre part
toute cette côte du Nord,
à
>) courir
libres, et même, s'il en est besoin,
> à tous les hommes
le devenir, de se réunir
les individus qui voudroient
> tous
trouveront sur les lieux 2 pour
de ligne qui SG
la com-
> aux troupes
les
à la disposition de
des forts et garder
> s'emparer civile de la République (1). )
> mission
écrivirent à divers commandins 2
Dans d'autres lettres qu'ils
les
eségalement à armer K tous sang-mélis,
ils les autorisèrent
esclaves, sur lesquels ils pour-
> claves, et même les nègres
aus-itôt Tafiranchisseroicnt compter >). Ils en prononcèrent
>
lon avoit faits prisonmême ceux que
ment, sans excepter
niers (2).
aux
émissaires faire des propositions
Ils envoyèrent plusieurs
les hostiS. XIX.
Ils mirent tout en usage pour suspendre
OCEffets im- nègres (3).
néanmoins la sûreté des postes
médiats de lités, sans compromettre
de couleur. En votant des
gette mesurc. cupés par les blancs et les hommes
civils, du 22 juin 1793.
I Arrêté des commissaires
du 26 juin. Autre à Finiels 9
des commissaires civils à Montbrun,
du 30 juin.
2 Lettre
du 28 juin. Autre à Candy,
du 6 juillet. Autre à Vernet,
dc Lallemand aux commissaires
3 Commission à Viart, du 25 juin, Lettrc
civils, du 3 juillet,
ant des
gette mesurc. cupés par les blancs et les hommes
civils, du 22 juin 1793.
I Arrêté des commissaires
du 26 juin. Autre à Finiels 9
des commissaires civils à Montbrun,
du 30 juin.
2 Lettre
du 28 juin. Autre à Candy,
du 6 juillet. Autre à Vernet,
dc Lallemand aux commissaires
3 Commission à Viart, du 25 juin, Lettrc
civils, du 3 juillet, --- Page 49 ---
(41)
remerciemens à un corps qui étoit resté fdete à l'autorité nationale, ils lui dirent : Cc Nous vous recommandons sur-tout
> d'épargner les negres igarés, autant que votre stireté n'en
> scra pas compromise ; déclarez-leur sur-fout que ce n'est
n point contre eux que vous êtes armés, que vous n'en voulez
> qw'aux ennemis de la Républiqae, ct que vous ne mettez
) au nombre de cenx-là que ceux qui maintiennent la cause
s des rois (1) ). Enfin ils ordonnerent de traiter avcc humanité les prisonnicrs, les femmes et les enfans dort on s'empareroit, et de ne leur imposer que des travaux modérés (2).
Ces mesures eurent un effet très-sensible, - 9 moins sur les negrcs
du Cap, , si nouvellement livrés à cux-mêmes , que str ceux de
12 campagne, dont les, chefs, étonnés du nouvel ordre de choses
qui se présentoit à eux, laissèrent aux commissaires civils
le temps de SC rcconnoître dans des circonstances S1 difficiles.
Un grand nombre entra en négociation avec eux. Quelques-uns
même vinrent immédiatement sC ranger autour de l'autorité nationale. C'est CC que l'on voit dans les lettres écrites par les
commissaires civils à la Convention nationale, et dans quelques
autres : ( A netre arrivée au Haut du Cap, y disent-ils, nous
5 y trouvâmes diverses troupes d'esclaves insurgds, qui, depuis
> zn mois avoient quitté les couleurs royales pour prendre
> celles de la République ; ils vinrent au-depant de nous,
> nous demandèrent de servir la nation contre les rois, cn jurant
> d'obéir aux commissaires civils en tout ce qu'ils leur ordonneroient. Nous leur promimes la liberie au nont de la Ré1 Lettre dcs commissaires civils aux braves grenadiers du quatre-vingtquatrième régiment, au Dondon, du
2 Ordrc à Gignoux, du 10 juillet 1793, Autre à Finiels, du 13 juiller,
ils vinrent au-depant de nous,
> nous demandèrent de servir la nation contre les rois, cn jurant
> d'obéir aux commissaires civils en tout ce qu'ils leur ordonneroient. Nous leur promimes la liberie au nont de la Ré1 Lettre dcs commissaires civils aux braves grenadiers du quatre-vingtquatrième régiment, au Dondon, du
2 Ordrc à Gignoux, du 10 juillet 1793, Autre à Finiels, du 13 juiller, --- Page 50 ---
(42)
leur déclaràmes que tous ceux qui porte-
> publique ; nous
devenoient les égaux de lears ans roient les armes pour elle
avec la
maîtres. Quelques compagnies se présentérent
> ciens
avec les cocardes bianchcs. Nous
d'autres
> cocarde espagnole,
de roi en France ; nous
n'y avoit pas
> leur apprimes qu'il
très-bicn que c'étoit les
> leur expliquimes, etils comprirent
Sur-le- champ ils
rendoient les hommes esclaves.
a> rois qui
arborèrent le ruban
les signes du royalisme >
> dépouillèrent
autour de nous; 5 mélés parmi les
> tricolor , se rangérent
de troupes de ligne
> hommes du 4 avvil, et avec le peu
des mandataires
avions, ils formèrent la garde
> que nous
nationale (1). >
> de la Convention
tout
d'une partie des insurgés,
Malgré ce zèle apparent
eux eurent dès le
semble annoncer que la plupart d'entre
des doutes sur la sincérité des commissaires
commencement
s'attribuoient d'ètre en cela lorcivils, ou sur le droit qu'ils
et les généraux
de la volonté nationale. Les Espagnols
gane
de ces incertitudes
pas de se prévaloir
la
noirs ne manquérent
leurs drapeaux (2). Dans
retenir leurs soldats sous
civils ,
pour
les commissaires
position précaire oi se tronvoient
laisser la cod'abandon oit la France paroissoit
dans l'espèce
aussi douter si eux
mois 2 on pouvoit
lonie depuis quelques
suffisans pour proavoient des moyens
et la République
la causc. Enfin l'ambition
téger ceux qui en embrasseroient
nationale, du 10 juillet
Lettres de commissaires civils à la Convention
I
Paffaire des colonies, tome VIII, page 32.
1793. Débats dans
Chanlatte, du 27 août 1793. Autre
21 Lettre, de Toussaint (Louverune) à commissaires civils : du 3 septemdu Cap, Lacombe, aux
du commandant
à Polverel, du 3 septembre 1793.
bre. Autre de Sonthonax
ceux qui en embrasseroient
nationale, du 10 juillet
Lettres de commissaires civils à la Convention
I
Paffaire des colonies, tome VIII, page 32.
1793. Débats dans
Chanlatte, du 27 août 1793. Autre
21 Lettre, de Toussaint (Louverune) à commissaires civils : du 3 septemdu Cap, Lacombe, aux
du commandant
à Polverel, du 3 septembre 1793.
bre. Autre de Sonthonax --- Page 51 ---
(43 )
doute
chefs des nègres a rester dans
dut sans
engager plusieurs
d'indépendance dont ils jouissoient à la tête de leurs
l'espèce
Si la liberté politique et l'égalité sont des biens prétroupes.
cieux pour le plus grand nombre, il faut avoir quelque élévation d'ame pour les préférer au pouvoir quand on a une fois
connu l'ivresse du commandement. On ne devoit pass'attendre
les officiers nègres sortant de l'esclavage fussent plus déque sintéressés
tant de blancs éclairés par T'éducation, et tout
que.
ce qu'ils voyoient depuis deux ans 9 toutes leurs habitudes,
devoient trop souvent leur faire confondre la licence avec la
liberté. Les commissaires civils ne S3 dissimulèrent pas sans
doute ces difficultés; ils nc négligerent rien, soit dans leurs
actes publics 7 soit dans leur correspondance privée avec les
chefs des insurgés pour leur inspirer l'orgueil de Tégalité, la
haine des auteurs de leur asservissement, et tous les motifs
qui devoient les attacher au gouvernement républicain > par les
sentimens les plus appropriés à leur état particulier. ce Ce
) sont les rois, leur disoient-ils, qui veulent des esclaves :
B) ce sont les rois de Guinée qui les vendent aux rois blancs.
> La nation française veut briser et brisera leurs fers. Ne craivendent les né-
> gnez pas vos indignes chefs espagnols, qui
>. Ils
> grillons et les négrites 5 bientôtils n'existeront plus (1)
ajoutoient à ceux qui se rangeoient sous les étendards de la
République : ( Vous vous êtes élevés à Za dignité de citoyens
à mériter cC titre
- français ; continuez par votre conduite
> bonorable. Répétez sans cesse aux soldais dont veus renforcerez votre armée s qu'en se dévouant à la cause de la Ré1 Lettre à Pacot, commandant le cordon de l'Ouest, du 28 juin 1793.
Autre à Pierrot, du 17 juillet.
ient à ceux qui se rangeoient sous les étendards de la
République : ( Vous vous êtes élevés à Za dignité de citoyens
à mériter cC titre
- français ; continuez par votre conduite
> bonorable. Répétez sans cesse aux soldais dont veus renforcerez votre armée s qu'en se dévouant à la cause de la Ré1 Lettre à Pacot, commandant le cordon de l'Ouest, du 28 juin 1793.
Autre à Pierrot, du 17 juillet. --- Page 52 ---
(44)
sa défense : ils sont
, et cn prenant les armes pour
> pablique
de tous les citoyens (1 ).>
> libres et les égaux
Macaya s
commandant d'un camp au Haut-du-Cap;
S. XX,
Pierrot,
avoit un autre camp au Limbé
Premiers son lieutenant; Barthélemy 7 qui chef des nègres de la montagne
chefs nègres et au Port-Margot; Zephirin,
et
gagnés à la
Pierre Michel, Paul Lafrance, plusieurs
République. du Port-de-Paix;
furent les premiers à reconnoitre la
autres chefs particuliers,
avoient eu de plus grandes espéRépublique. Les commissaires
Jean- François seroit
Il avoit été facile de prévoir que
rances (2).
Général en chef de tous les
sourd à toutes les prévenances. accoutumé depuis deux ans à
nègres armés contre la colonie,
luxe
s'cfforce
de l'orgueil et du
qu'on
toutcs ces jouissances
et de la grandeur >
d'anoblir en les appelant de la magnificence
par lui
des cordons du rci d'Espagne 3 et gratifié
déja décoré
il auroit été obligé de pe-.
d'un brevet de maréchal-de-camp, l'ambition et de la vanié, sous.
noncer à tous ces alimens de
cette raison la même
étendards dc la République; mais par
les
beaucoup compté sur la reddition
les commissaires civils avoient
faisoit supporter imde Biassou , à qui la jalousie de pouvoir
Dès le 22 juin,.
la domination de Jean-François.
patiemment
citoyens du. Limbé et
des nouveaux
I Lettre à Birthelemy 3 comimandant
du Port-Margor.
du 6 juillet 1793. Autre
des commissaires civils à Barthelemy,
aussi
2 Lettre
Autre à Dubisson, des 6 ct 7 juiller. Voyez
à Pierrot, , du 17 juillet.
de Poiverel et Sonthonax , diverses lectres
à la cote C Q de Pinventaire
lc n". 65 jusqu'au no. 75, Circivils, depuis
de Pierrot aux commissaires depuis l'arrivée de Galbaud cn Amériqueconstances et faits passés a Cap Lettre de la citoyenane Vernct à sa fillc,
jusqu'au premier juillct, page 2f.
du 13 juin (ou plutàt juillet 3793.)
Pierrot, , du 17 juillet.
de Poiverel et Sonthonax , diverses lectres
à la cote C Q de Pinventaire
lc n". 65 jusqu'au no. 75, Circivils, depuis
de Pierrot aux commissaires depuis l'arrivée de Galbaud cn Amériqueconstances et faits passés a Cap Lettre de la citoyenane Vernct à sa fillc,
jusqu'au premier juillct, page 2f.
du 13 juin (ou plutàt juillet 3793.) --- Page 53 ---
(45)
ils entrèrent particulièrement en négociation avec lui; ils accordèrent des sanf-conduits à lui et à ses agens ; ils donnèrent
l'ordre de lui rendre les grands honneurs militaires, et de lui
offrir ( un ruban tricolor > en signe de fraternité, et pour lui
> témoigner la confiance qu'ils avoient dans son géle et son
> autachement pour la République (1 Mais cet homme, 7
non moins ambitieux que Jean-François, bréveté comtne lui
par le roi d'Espagne, et beaucoup plus féroce, pouvoit bien
moins supporter encore le joug des lois que celui d'un supé.
rieur. Il trompa les seconds commissaires civils , au mois de
juin 1793, comme il avoit trompé les premiers à la fin de
1791 (2).
Il restoit à gagner, s'il étoit possible, un homme plus impor- S. XXT.
tant peut être parses qualités personnelles 2 quoiqu'ilfit suborRéfus de
donnéaux deux autres dans ses fonctions militaires, le général ToussaintLouvetture.
Toussaint-Louverturc. Doué parla nature d'un caractérehumain,
sensible et généreux, et d'une grande facilité de conception,
il avoit à peine pu donner la moindre culture à ces heureuses
1 Lettre de sauve-garde à Biassou , du 22 juin 1793. Autre à Farcy, , à la
Montagne-Noire, du.. juiller 17)3. Adresse philosophique aux citoyens commissaires civils, par l'abbé de la Haye. Circonstances ct faics susdits, ibid.
Débats dans l'affairc des colonics, tome VI,- 351 et suivantes 5 tome
VII, pag. 18 et suiv., 121, etc.
2 Voyez ci-dessus le chapitre IV de la secondé partie, S. XXIII. Voyez
aussi la proclamation de To"ssaint ct Riassou, du 25 jui 175, la lettre
de Brandicourt, du 6 juillet, et celle de la citoyenae Vernet à sa flie,
du 13 juin (ou plurôt juillet) 17). Déclaration de Raison, officier au
dix-huitième régiment d'infanterie, au comité de surveillance de Brest,
du messidor dc l'an 2. Lettre dc Sonthonax à Polverel, du 12 septembre
1793.
Voyez
aussi la proclamation de To"ssaint ct Riassou, du 25 jui 175, la lettre
de Brandicourt, du 6 juillet, et celle de la citoyenae Vernet à sa flie,
du 13 juin (ou plurôt juillet) 17). Déclaration de Raison, officier au
dix-huitième régiment d'infanterie, au comité de surveillance de Brest,
du messidor dc l'an 2. Lettre dc Sonthonax à Polverel, du 12 septembre
1793. --- Page 54 ---
(46)
à lire
liens de l'esclavage ; il avoit appris
dispositions dans les
bestiaux de Phabitation Breda s
écrire lorsqu'il gardoit les
lui donnèét à
humaines
élémens des connoissances
et ces premiers
de
ses dispositions
dans la suite le moyen
perfectionner
par le
rent
ics armes avec ses frères que
militaires; iln'avoit pris
même envers ses
de la liberté. Ennemi généreux
honoseul amour
la cruauté la cause
il n'avoit jamais souillé par
toutyrans,
Plusieurs fois ses représentations
rable qu'il défendoit.
de Biassou , et de pluactes de férocité
les
danteiaroientandichss nègres : c'est un témoignage que
sieurs autres généraux
de lui rendre (1)- Presque seul
prisoaniers blancs n'ont cessé Thumanité, au milieu de la
accessible à tous les sentimens de
parmi les hommes de
démoralisation générale qui se manifestoit réclamé contre linfame
toutes les couleurs, il avoit fortement
espagnols 9
des chefs nègres, et de leurs correspondans les faavidité
des blancs 2 enlevoient
qui, en pillant les habitations
vendre à la Havanne
milles des nègres pour les envoyer
sont 'succédés à la Grande-Rides événemens qui se
ci-dessus le chapitre IV
I Récit historique
43 ct 44- Voyez aussi
vière, etc- par Gros, page
de la seconde partie, S. XX.
à Pun des agens du gouverne-
* Il existe une requète de Jan-Frangois de protestacions de dévonement
oû, au milieu de beaucoup être autorisé à faire cet inment espagnol,
il demande à
Tabert
pour la cause de la royaute, lignes de cette pièce : < A. M.
Voici les premières
Mr. Jean-François,
fame commerce. de S. M. supplie tres-hamblement amiral de route la
> commandant ordres royales et militaires de Sainz-Loxis,
de très-
>> chevalier des
conquise, que comme ayant avons re-
> partie française de Saint-Domingse, le cceur de les détruire, nous
sujets > et n'ayant pas
vous les faire passer
>> matvais
bon caur, pour vous demander de
du roi, et
a cours à votre
aimons mieux les vendre an profir
les dépayser. Nous
ce qui concerne
>> pour
mêmes sommes à faire des emplettes cn,
> employer les
de Sainz-Loxis,
de très-
>> chevalier des
conquise, que comme ayant avons re-
> partie française de Saint-Domingse, le cceur de les détruire, nous
sujets > et n'ayant pas
vous les faire passer
>> matvais
bon caur, pour vous demander de
du roi, et
a cours à votre
aimons mieux les vendre an profir
les dépayser. Nous
ce qui concerne
>> pour
mêmes sommes à faire des emplettes cn,
> employer les --- Page 55 ---
(47 )
UJne ame si élevée lui avoit donné une grande infuence parmi
tes frères, dont un très-grand nombre n'auroit pas manqué de
suivre son excmple ; mais Toussaint - Louverture n'ayant vécu
Hepuis Finsurrection des nègres qu'avec cux ou avec les
Espagnols, ne connoissoit notre révolution que sous les traits
que lui prètoient lcs ennemis de la France , et les #ureurs des
partis divers à Saint- - Domingue n'étoient pas propres à dissiper
es préventions qu'il avoit reçucs. Estrêmement attaché au Catholicisme, dirigé dans ses pratiques de dévotion par des prétres espagnols, il craignoit de se soumettre à un gouvernement
qu'on lui représentoit sur-tout comae l'ennemi de cette religion. Une multitude de pièces priscs dans une attaque postérieure constate que les émigrés, les prètres espagnols , et surtout le curé de Laxabon, ne cessoient d'égarer les nègres, et
de les fanatiser, en confondant, suivant leur usage, s la cause de
Dieu avec ceile des rois 3 en les soulevant par cette épithète
de rigicides qu'ils donnoient aux républicains (); 5 qu'enfin ils
répandoient > sous le nom des généraux noirs, des écrits pleins
d'emportement contre la France ei les commissaires civils, cn
réponse aux proclamations que ceux - ci faisoient publier. Il
existe plusicurs écrits de cette espèce. > publiés sous le nom du
général Tauaist-Louverture, qui contiennent les déclamations
les plus violentes contre la République (2). Dans une lettre à
> pour l'ucilité de l'armée campée pour défendre les droits de S. M. >
Voyez la pièce 55 de la cote CG. de l'inventaire de Poiverel ct Sonthonax,
1 Lettre de Jean-François au curé de Laxabon, du 8 juillet 1793. Autre
du mêmc curé à P. Cecile et à Pierrot des 23 ct 26 août. Autre d'Allemand au mâmc, du 6j juiller. Autre dc Brandicourt aux commissaires civils,
du 6 juillet.
2 Voyez entre autres sa lettre à Chaulatte, du C7 août ; celle du 25 à
. de l'inventaire de Poiverel ct Sonthonax,
1 Lettre de Jean-François au curé de Laxabon, du 8 juillet 1793. Autre
du mêmc curé à P. Cecile et à Pierrot des 23 ct 26 août. Autre d'Allemand au mâmc, du 6j juiller. Autre dc Brandicourt aux commissaires civils,
du 6 juillet.
2 Voyez entre autres sa lettre à Chaulatte, du C7 août ; celle du 25 à --- Page 56 ---
(48) )
et Biassou 3
l'un des curés de la partie française 2 Jean-François
de jours auparavant,
avoient feint de vouloir se rendre peu
reçu de
qui
étoient Français, et qu'au
qui avoient déclaré qu'ils
civils 2 ils marchoient au
des commissaires
la proclamation
aller les rejoindre (1),
nombre de neuf mille en triomphe pour sentimens : ( Nous ne
plus leurs véritables
vu
ne dissimulent
conformer à la nation
que
> pouvons, > y disent-ils, 2 nous
n'avons esolcuré que celle
que le monde règne nous
nous
> dpuis
celui de France 5 mais
roi. Nous avons perdu
des
> d'un
de celui d'Espagne > qui nous témoigne
> sommes chéris
comme cela s
et ne cesse de nous secourir;
) récompenss,
commissaire que lorsque vous
> nous ne pouvons reconnoitre
trôné un roi (2). >
> aurez
d'ailleurs le malheur de
Enfin les commissaires civils éurent
de
S. XXII.
dansle choix du négociateur qu'ils chargèrent
Trahison se méprendre
: ils s'étoient adressés au
d'Allemand traiter avec Toussaint - Louverture
qui, premier centre
etperfidiede commandant de ce camp de la Tanneric, été ples d'une fois
quelques nè.
de Jean - François 2 avoit
gres.
de la domination
eux 3 mais qui étcit alors
pris sur les nègres, et repris par
leurs affaires fuseent
des républicains 3 sans que
on
au ponvoir
meillear état. Allemand, à qui
de ce côté-la dans un
du
assure qu'il n'avoit
avoit confé le commandement Pun camp, des mieux fournis en
pour garder ce poste important,
sentimentale à la lettre sur Ia révolution
ses frères du Cap, et sa C Réponse
>> de Saint-De mingue > du 28.
civils, du 28 juin
et Biassou aux commissaires
1 Lettre de Jan-François
de Jean Frangois à Candy, du 27 juin.
1793. Yoyez aussi les deux lettres
du Dordon, de la Haye,,
de
et Biassou, au curé
2 Lettre Jean-Frangois
du 6 juiller 1793.
vivres
imentale à la lettre sur Ia révolution
ses frères du Cap, et sa C Réponse
>> de Saint-De mingue > du 28.
civils, du 28 juin
et Biassou aux commissaires
1 Lettre de Jan-François
de Jean Frangois à Candy, du 27 juin.
1793. Yoyez aussi les deux lettres
du Dordon, de la Haye,,
de
et Biassou, au curé
2 Lettre Jean-Frangois
du 6 juiller 1793.
vivres --- Page 57 ---
(49 )
canonriers d'un bataillon
vivres et en manitio ns, que quinze franches, dont la moitié
du Morbihan, et quelqu 1eS troupes
Il est certain que les
étoit malade, le reste trés -indiscipliné.
une cessation
donnés par les commis:aires civils pour
ordres
furent mal observés au milieu
d'armes, durant la négociation,
les derniers ivénemens
de la désorganisation gérérale que
les soldats d'un autre
amenée. Toussaint se plaignit que
avoient
lui avoient tué plusieurs hommes qui
camp, celui du Dondon,
Il rejetta les propositions des
alloient chercher des vivres (1).
commissaires civils (2).
de néAllemand étoit ur traître 1 qui, sous prétexte
Enfin,
livra lui-méme le
gocier la reddition de Tossin-Lasverture, considérables qu'il contede la Tannerie et les munitions
comme il
camp
de Jean-François et de Toussaint >
noit, aux troupes
curé de Laxabon (3). Un autre
eut la làcheté de l'annoncer au
Lesec , fut piis par un
non moins important, le camp
de
poste
avec trois milliers poudre 2
brigand qui en portoit le nom 2
l'enlèvement ou
irréparable pour la République, d'apiès
de toutes les
perte
Galbaud avoit fait, en partant,
la destruction que
Charles Lesec , pour s'emparer
munitions de l'arsenal du Cap.
avoir été infeignit de vouloir se rendre 5 et, après
du camp,
les malheureux soldats 2 dont
il fit main basse sur
troduit >
le
de se sauver (4)-
presque aucun n'eut temps
d'Allemand à Polverel et Sonthonax 1 du 3 juiller 1793. Autre
1 Lettre
dudit jour. Lettre des mèmes à Pacot, du 28 juin.
'des mèmes au même,
de Toussaint Louverture aux com2 Voyez aussi la lettre de Pétat-major
missaires civils, du 26 juin 17)3.
du 6 juillet 1793. Autre de
3 Lettre d'Allemand au curé dc Laxabon,
Brandicourt aux commissaires civils, dudit jour.
1793.
Lettre de Candy aux commissaires civils, du 4 juillet
Tome IV.
D
Repp. de Garran-Couton
Pacot, du 28 juin.
'des mèmes au même,
de Toussaint Louverture aux com2 Voyez aussi la lettre de Pétat-major
missaires civils, du 26 juin 17)3.
du 6 juillet 1793. Autre de
3 Lettre d'Allemand au curé dc Laxabon,
Brandicourt aux commissaires civils, dudit jour.
1793.
Lettre de Candy aux commissaires civils, du 4 juillet
Tome IV.
D
Repp. de Garran-Couton --- Page 58 ---
58 )
ou moins de succès
furent répétées avec plus
après avoir
Ces tentatives
chefs nègres,
quarticrs. Quelques
de nouveau avec
dans plusieurs rendre à la République 7 se liguèrent ellectivement
paru sc
lors même qu'il n'y avoit pas
et
avoient la perfidie
les Espagnols, Jean-François et SES généraux
parmi leurs
de trahison,
pour semer la méfiance
de ses
d'en répandre le bruit, vantoit dans quelques-unes
Jean-François se
du Cap pour
ennemis.
de la population
et
lettres, d'avoir les trois-quarts avoit des intelligences 7
que Pierrot, qui y
à
de dislui. Il ajoutoit
petit port peu
au
étoit maitre du Port-Francais,
Il ne demandoit
qui
vouloit pas de la Répoblique.
arrêter
tance, ne
deux vaisseaux de ligne pour s'esgoavernement cspagnol que cherchoient, disoit-il, à
civils, qui
les commisaires
quiver
civils extrèimedes commiseaires
Tout cela rendoit la position de prévenir de nouvelles traembarrassante. La nécessité
de leur part, et des
ment exigeoit la plus grande surveillanee faire naiire l'idée dans ceux
hisons
méfiance pouvoient en
avoient eu la plus
temoigraperder
autrement. Ils
n'y auroient pas songé
et Allemand, quiles avoient
qui confiance dans Brandicourt
Pierre Michel, Paul Lagrande
trahis. Ils frent surveiller à la République (2'.
indignement
restèrent fidèles
france et Pierrot, qui
par Mahé Corfaits relatifs à la colonie de Saint-Domingus, du 8 juillet. Autre du
1 Précis des
au curé de Laxabon,
Autre du même, s
meré. Lettre de Jean-françois du Dondon, dugi juillet.
commandu cordon
du mème à Gui,
même au commaniaut habitans du Haue-du-Cap. Autre 26 octobre. Lettre dudit
sans date, aux nationale à la Grande-Rivière, dà
daat de la gaide
civilsy du 30 octobre.
juillet 1793.
Gui aux commisaires
civils à Dubisson, des 6 et des 7 mémes à Paul
atettres des commissaires mèmes, du 19 juiller. Lettre
Lettre de Paul Lafrance aux
.
commandu cordon
du mème à Gui,
même au commaniaut habitans du Haue-du-Cap. Autre 26 octobre. Lettre dudit
sans date, aux nationale à la Grande-Rivière, dà
daat de la gaide
civilsy du 30 octobre.
juillet 1793.
Gui aux commisaires
civils à Dubisson, des 6 et des 7 mémes à Paul
atettres des commissaires mèmes, du 19 juiller. Lettre
Lettre de Paul Lafrance aux --- Page 59 ---
d.
(51).
Tel est néanmoins l'attrait de la cause de la liberté, pour les
hommes les plus grossiers, qu'une grande quantité de nègres
abandonna sincèrement les drapeaux espagnols pour se réunir
civils. Les
de la Tannerie et de Lesec
aux commissaires
camps
furent bientôt repris sous les ordres du général Laveaux (1),ct
les républicains auroient eu de bien plus grands succès, s'ils
n'eussent pas manqué d'armes et de munitions. Les commissaires
civils essayèrent d'y suppléer, en faisant fabriquer des piques
et des lances, dont les Espagnols faisoient encore usage dans la
partie de Pile qui leur appartenoit (2); mais ces armes étoient
d'une foible ressource pour les nègres, qui combattoicnt rarement de pied ferme.
viendroient s. XXIII.
En proclamant l'affranchissement des nègres qui
Projets d'ase ranger sous les drapeaux de la République, les commissaires mélioration
civils avoient bien prévu que ces mesures conduiroient très- pour le sort
des esclaves,
prochainement à la liberté générale (3); mais indépendamment du desir qu'ils avoient d'éviter les secousses violentes 9
qu'une trop grande précipitation leur faisoit redouter, ils vouloient aussi que la perspective de la liberté fût un attrait pour
attacher les noirs à la République, et leur faire abandonner la
Lafrance, du 20 juillet. Lettres des mêmes à Dubuisson ct au général Laveaux,
du 13 juillet. Autre de Laveaux à Pierrot 9 dudit jour. Autre de la ciroyenne
Verner à sa fille, du 13 juin (ou plutôt juillet.)
1 Lettre des commissaires civils à Galineau de Gascq, du 14 juiller 1793.
Relation détaillée des événemens malleureux qui se sont passés au Cap, par
les députés du Nord de Saint Domingue, P.
Lettre de Sonthonax à Polverel, du 12 septembre 1793.
2 Leitre des commissaires civils à Basile, commandant des compagnies
franches, du 21 juillet 1793.
31 Letcre des çommissaires civils ADuvigneau - du 17 juillet 1793.
D 2
de Gascq, du 14 juiller 1793.
Relation détaillée des événemens malleureux qui se sont passés au Cap, par
les députés du Nord de Saint Domingue, P.
Lettre de Sonthonax à Polverel, du 12 septembre 1793.
2 Leitre des commissaires civils à Basile, commandant des compagnies
franches, du 21 juillet 1793.
31 Letcre des çommissaires civils ADuvigneau - du 17 juillet 1793.
D 2 --- Page 60 ---
(52)
disoient à
contre clle. C'est ce qu'ils
bien
cause des rois ligués
4 Nous comptons
chef des nègres en insurrection. noirs ; mais tout se gagne
un
la liberté générale des
vous imiterez les
> assurer monde : yous ne Paarez que quand
(1). >
> dans le
vous armant pour la République
du Cap, en
leur pro-
> nègres
avoient annoncé, par dans le
C'est dans ces vues qu'ils
considéralles
clamation du 21 juin, des améliorations restoient encore en servitraitement de ceux des nègres qui
les commissaires civils,
y disoient-ils,
soit en
tude. < La Républiqus, adoucir le sort des autres esclaves, soit en
> veulent aussi
les maltraite comme autrefois,
qu'on ne
de
places
s
empéchant
vivres,
plus grandes
donnant de meilleurs
plus de temps
D leur
plus de rechanges par an,
leur aisance,
affaires, plus
D pour
s'occuper de lcurs propres
et les
> par semaine pour
pour les femmes enceintes
de douceur et de respect
sirs de se ra-
>
leur donnant des moyens
ert
soit en
soit enfin
>> nourrices,
des sommes déterminées, qui auront
> cheter, moyennant
la liberté aux nègres
leur
et
> donnant graducilenent de leur bonne conduite,
des
le plus de preuves
e;2 méme temps
> donné
et en leur donnant
d'eux
> assi uité au travail, suffisantes à Yhonnête subsistance
en proprièté,
Tès mèmes vues en-
> zerres
familles (e) >. C'est dans
Polverel et
> ct de leurs
une seconde fois,
qu'avant de se séparer
citoyens les nouveaux
core,
rendre véritablement
doux liens 2
Sonthonar, pour
à la patrie par les plus
libres, en les attachant
femmes auxquellcs ils se mariela liberté des
des enfans qu'ils auroient pu
prononcitent
et
reient devant la municipalité,
civils à Pierrot du joillet 1793.
1 Lettre des commissaires
tome VI, page 26.
dans l'affaire des colonies,
2 Débats
ant de se séparer
citoyens les nouveaux
core,
rendre véritablement
doux liens 2
Sonthonar, pour
à la patrie par les plus
libres, en les attachant
femmes auxquellcs ils se mariela liberté des
des enfans qu'ils auroient pu
prononcitent
et
reient devant la municipalité,
civils à Pierrot du joillet 1793.
1 Lettre des commissaires
tome VI, page 26.
dans l'affaire des colonies,
2 Débats --- Page 61 ---
(53) )
avoir
Ils déclarèrent que les maîtres des
en
précédemment.
ainsi affranchies seroient indemnisés par le trésor
personnes
public, suivant le tarif établi par leur proclamation (1).
La siluation du Nord, et sur-tout celle de la ville du Cap, s. XXIV.
A
Demandede
ne permirent pas d'attendre ces mesures graduées.
peine la liberté géPolverel étoit-il retourné dans la province de POuest, après nérale. par
avoir solemnellement fêté avec Sonthonax l'anniversaire du Vergniaud.
14 juillet (2), que des blancs profitèreut de l'exaltation des
esprits, augmentée par ce spectacle, 3 pour mettre en avant
l'idée de Vaffranchissement immédiat de tous les nègres. Ils la
firent aisément accueillir dans une ville, ou ces hommes si
opprimés sentoient enfin leur force, avec la conlong-temps viction de leurs droits. On vit à leur tête un européen, d'un
illustre dans les fastes de la liberté, Guiilaumenom à jamais
Henri Vergniaud, que les commissaires civils avoient nommé
sénéchal du Cap, et lieutenant de l'amirauté. Il avoit eu le
malheur de devenir l'ennemi du général Laveaux, dont les
spins avoient le plus contribué à rétablir une espèce d'ordre
dans les divers mouvemens du Cap, depuis sa malheureuse
catastrophe : il chercha de l'appai auprès des commissaires civils, et la considération dans l'opinion publique, en rejetant
toute espèce de temporisation pour la proclamation de la li1 Proclamation de Polverel et Sonthonax, du 11 jullet 1793. Débats
susdits, tome VI, page 27 ct suiv.; tome VIII, pag- 122 ct suiv.
2 Lettre de Sonthonax à la Convention nationale 7 du 30 juillet 17)5.
Débats susdits, tome VIII, page 121. Affiches américaines , du 16 juillec
1793. Relation détaillée des événemens malheureux qui se sont Pass:"s 'S au
Cap, par les députés de la partic du Nord de Saint- Domingue 5 supplément,
pages 65 ct 66.
D 3
tome VI, page 27 ct suiv.; tome VIII, pag- 122 ct suiv.
2 Lettre de Sonthonax à la Convention nationale 7 du 30 juillet 17)5.
Débats susdits, tome VIII, page 121. Affiches américaines , du 16 juillec
1793. Relation détaillée des événemens malheureux qui se sont Pass:"s 'S au
Cap, par les députés de la partic du Nord de Saint- Domingue 5 supplément,
pages 65 ct 66.
D 3 --- Page 62 ---
(54),
civil
marquoit au commissaire
Voici ce qu'il
répondre aux
berté générale. milieu du mois d'août 1793, pour
n'ai
Sonthonar, au
le général Laveaux. ( Jc
portées contre lui par
et viendrois avec
plaintes
ferois battre la générale,
dit que je
Mais j'ai dit,
> point
demander la liberté génétale.
mais bien-
> tous les nègres
Tu fais le prince colon ;
à Robquin : (*)
en venant
> par'ant
ta principauté,
et moi, dérangerons
la liberté genérale s
> tôt Gignoax
les nègres demander,
la tête de tous
les commis3) à
l'ob.iendrons, parce que
et suis str que nous
leurs principes :
> je
doivent être las d'agir çontre
alors et est
civils
étoit
> saires
monintention
jure, slir Thonneur, que
la téte de tous les nègres,
> je
chez vous, à
et si je
> encore de me porter
les droits de Phomme ,
sans armes, pour réclamer
à
>
j'ai craint une émeute populaire
> ne T'ai pas fait, c'est que de Gignoux (1)- >
caure de Pinjuste détention
a
>
écrivoit encore
après , le mème Vergniaud
me préDeux jours
m'y autoriser, je
il vous plaira
Sonthonax : ( Quand
d la tête du peuple pour
chez vous avec Gignoux,
desire ardemment.
> senterai
droits de Phomme, et le
troules
si vous le
> réclamer
le contenir encore,
Nous
cependant
le 14 juillet
>
pouvons de la liberté fut planté à Paris
bon. L'arbre
fut
au Cap
39 vez
furent libres. Il planté
et tous les Français
dans Tescla-
> 1789,
dernier, et nous sommes chicore l'ombre de la
> le 14 juitlet
mème encore de
Nous ne jouiscons pas
Au nom de ThuD vage.
nous pas des hommes?
laissez
>> liberié; ne sommes- contre vos principes 5 ne vous
cessez de lutter
> manité,
baraillon de PAisne depuis que Laveaux étoit
Com:nandant du troisière du Nord.
aussi les
devenu commandant dc la province
du 13 aoit 1793. Voyez
1 Lettre de Vergniaud à Sonthonax, à Delassalle, du 14 août.
iettres de Lavaux à Sonthonax et
de ThuD vage.
nous pas des hommes?
laissez
>> liberié; ne sommes- contre vos principes 5 ne vous
cessez de lutter
> manité,
baraillon de PAisne depuis que Laveaux étoit
Com:nandant du troisière du Nord.
aussi les
devenu commandant dc la province
du 13 aoit 1793. Voyez
1 Lettre de Vergniaud à Sonthonax, à Delassalle, du 14 août.
iettres de Lavaux à Sonthonax et --- Page 63 ---
(55) )
aller aux insinuations perfides de quelques officiers de
p pas
habitude, et par là nêmc
> l'ancien régime , liberticides par
ennemis. Ils ne connoissent pas le prix de Ia liberté,
> vos
leurs fers sont dorés, et qu'ils ont encore le plai-
> parce que
> sir de vexerd d'honnêtes républicains; mais vous, citoyen 9 mais
> moi, nous sommes français, nous sommes républicains 2 et
>> ne devons avoir d'autres maitres que la loi. Dites 2L72 mot;
est heureus et libre. Les filles de mémoire
D Siaint-Domingue
> vous attendent dans le temple de l'immortalité, pour placer
D la couronne civique sur votre tête : pouvez-vous recevoir
> aillenrsset de plus belles mains, une plus digne récompense
X devos vertus (1)2 >
5. XXV.
Peu de jours après, la commune du Cap, dont l'assemblée Pétition de
avoit été autorisée par la municipalité (2) , présenta à Sontho- la du commune
Cap.
nax, au nom des cultivateurs de Saint-Domingue, une pétition revêtue de huit cent quarante-deux signatures. Après y avoir.
remarqué l'opposition qui subsiste entre les institutions républicaines et l'esclavage, on y ajoute : ( Jusqu'à quand la cupide
> avidité doit-elle faire taire la nature : jusqu'à quand la politique
> privera-t-elle lhomme de ses droits? Ah ! citoyens, jetez. les
2 des cendres, des
>> yeux autour de vous 5 qu'y verrez-vous
des monceaux de
> masures,. des membres épars : que dis-je!
> morts : et voilà la politique ! Mais vous êtes français, fran-
>> çsis républicains, et votre cceur n'a pas été corrompu par les
> excès de nos tyrans. Vous n'avez jamais fait couler notre sang
caiculé notre vie sur
> pour vous enrichir; vous n'avez jamais
1 Lettre du même au même, du 15 août 1793.
2 Relation détailléc des événemens malheureux qui se sont passés au Cap, 2
Par les députés de la partic du Nord de Saint-Domingue; supplément, P-74.
D 4
>> çsis républicains, et votre cceur n'a pas été corrompu par les
> excès de nos tyrans. Vous n'avez jamais fait couler notre sang
caiculé notre vie sur
> pour vous enrichir; vous n'avez jamais
1 Lettre du même au même, du 15 août 1793.
2 Relation détailléc des événemens malheureux qui se sont passés au Cap, 2
Par les députés de la partic du Nord de Saint-Domingue; supplément, P-74.
D 4 --- Page 64 ---
(56)
diminué
travail; vous avez de beaucoup
de notre
vous avez versé
> lc produit
droits de nos anciens maitres;
en défendant
> les prétendus le beaume le plus salutaire,
de
> sur nos plaies
Eh bien ! un mot plus,
artitraire de notre sang.
Un mot de plus ,
> P'effusion
est heureux et libre.
Africains
tous les
> tout Ssint-Domingue tomber des mains de
mil-
> et les armes vont
La France va acquérir des
sont dans cette colonie.
Saint-
> qui
la terre une infinité de cultivateurs.
de soldats, et
et la France
b> liers
devenir plus Aorissant que jamais,
va
seront d'autant
is Domingue
riches jroductions qui lui
encore les
libres, et libres par
> recevra
les recevra de mains
à e
chères, qu'elle
> plus
5> elle.
toutes les puissances
réclamons des droits que
droits que
> Nous
nous reficstr,des
divines et humaines ne peuvent
les droits de Phomme 5
s5
elle-méme nous a concédés,
La France
> la nature
propriété, résistance a Toppresion.
des
sûrelé,
pas
> liberté,
les hommes. Ne sommes-nous
à tous
à des Européens
> les a garantis
lci barbare a donné
? Eh ! queile
et de nous y con-
> hommes
sur un sol étranger,
:
> le droit de nous porter éternelles 2 Vous nous avez expatriés
à des tortures
mais nous
> sacrer
patrie devienne la nôtre;
D ch bien ! que- votre libres et français!
> voulons être reconnus
Nous n'en traçons
Nos maux vous sont connus, citoyen.
dé hi-
>
déchirant. Ce seroit trop cruellement avez le
> pas le tableau
Faites-les donc cesser. Vous en
votre belle ame.
vous a
> rer
La Convention nationale
5 nous le savons.
5 mars dernier.
> pouvoir
sort, par le décret du
de notre
à suivre les lois
> laissél'arbitre
et nous nous soumettrons
de
cesser,
d'avance
> Faites-le:
bien nous dicter, promettant
vous voudrez
suffisant
> que
de paix, qu'en nombre
rester armés en temps
e ne
les donc cesser. Vous en
votre belle ame.
vous a
> rer
La Convention nationale
5 nous le savons.
5 mars dernier.
> pouvoir
sort, par le décret du
de notre
à suivre les lois
> laissél'arbitre
et nous nous soumettrons
de
cesser,
d'avance
> Faites-le:
bien nous dicter, promettant
vous voudrez
suffisant
> que
de paix, qu'en nombre
rester armés en temps
e ne --- Page 65 ---
(57 20 )
défendie les proprictés ct la streté individuelle des cipour et,pendant cette gacrre, jusqu'à ce que le pavillon
toyens,
tricolor ait battu en Jiberté sur les fort: de Santo-I Domingo 1
de mettre en culture les habitations de la République, et
de les cultiver jusqu'a la fin de la guerre s sans rétribution
de travailler à salaire compétent pour tous ceux
quelconque,
souffrir
de
qui nous emploieront, et de ne pas
qu'aucen
nous reste dans une coupable oisiveté (1). >
S. XXVI.
Cette pétition fut présentée à Sonthonax par presque toute Sonthonax
du
du bonnet de la liberté. Les proclame la
a population
Cap, précédée
leurs enfans, ou les tenoient à la main. liberté dans
lemmes y portèrent
le Nord.
Elles se jetérent à ses pieds, en faisant des voeux pour Ja
République et la liberté (2) : il étcit impossible de résister à
un tel spectacle. Sonthonax promit une réponse po,itive dans
quatre jours, et cette réponse fut la proclamation de la liberté
générale dans toute la province du Nord. On a prétendu que
ce' commissaire civil ne fut pas libre dans sa détermination 2
et Polverel lui-mème lui en fit le reproche dans la suite (3).
Sonthonax a soutenu fortement le contraire. J'ai été libre, lui
dit-il, et parfaitement libre dans cet acte. Les circonstances
l'exigeoient ; 1.s Espagnols promettoient la liberté aux nègres
1 Copie de la pétition des cultivateurs de Saint Domingue à Sonthonax, $
cercifiés par Gault, secrétaire de la commission civile. Lettres de Polverel
à Delpech, dcs 5 ct 8 octobre 1733. Autre de Sonrhonax à Polverel, da
8 septembre,
2 Relation détaillée des événemens malheureux qui se sont passés au Cap,
par les députés de la partie du Nord de Saint-Domingue; supplément,
page 7431 Lettre de Polverel à Delpech, des 5 et 8 septembre 1793.
, $
cercifiés par Gault, secrétaire de la commission civile. Lettres de Polverel
à Delpech, dcs 5 ct 8 octobre 1733. Autre de Sonrhonax à Polverel, da
8 septembre,
2 Relation détaillée des événemens malheureux qui se sont passés au Cap,
par les députés de la partie du Nord de Saint-Domingue; supplément,
page 7431 Lettre de Polverel à Delpech, des 5 et 8 septembre 1793. --- Page 66 ---
( Ae 58 )
ranimer la culture à Saint-1 Doinsurgés, et cette mesure va
lettre, il disoit aussi à soI
mingue (1). Mais dans une autre
je vous avois préveni
: ( Dsns ma dernière dépèche,
20 de ci
collègue
avoient eu lieu atl Cap,le
qui
> des mouvémens
m'ont été faites pour déclarer
> mois, des pétitions qui
je vous fais passer vingt
des cultivatenrs :
s> liberté générale
Vous sentirez aisémen
de ma proclamation.
auss
> cinq exemplaires
oil je me trouve, elle est
dans les circonstances
du séné
> que
(2) >). Il exiete une autre lettre
D politique que juste
à Sonthonax, de ce que le:
chal Vergniaud, oi il se plaint
à reprendre l'arsena
frères Nicolas, qui avoient aidé Gignoux des plus belles sucrerie
d'une
sur Galbaud, et qui, propriétaires été les premiers à demande
de la plaine du Cap, ( avoient alors incarcérés (3) >. Il paroi
> la liberté générale, étorent n'eut à craindre, lors de cette
résulter de la que Sonthonax
quoigu'il soi
aucune violence personnelle,
détermination 2
les circonstances les plu:
incontestable qu'il fut commandé par à Thistoire, cst au surimpérieuses. Ce fait, qui peut importer de l'affranchissemen
absolument étranger a la légalité
aved
plus
sont en état de guerre perpétuel
général. Des esclaves
qui maintient l'esclarage.
leurs maitres et avcc le gouvernemenat toute sorte de moyens
Ils ont le doit de revendiquer dont par ils ne peuvent étre privé
même par la force, la liberté,
d'une grande modération
la violence: Ils font preuve
soit leui
que par
droit de pétition ; mais quelle que
en recourant au
on ne peut pasle faire
attitude, on ne doit pas les refuser,
à Polverel, du 11 septembre 1733. le
1 Lettre de Sonthonax
du 3> aodt 1793. V. aussi rapror
2 Lettre de Sonthonax à Polverel I1 et suiv.
sur Saint- Domingue par Dufay, P du 8 octobre 1793.
3 Lettre de Vergniaud à Sonthonax,
ui
que par
droit de pétition ; mais quelle que
en recourant au
on ne peut pasle faire
attitude, on ne doit pas les refuser,
à Polverel, du 11 septembre 1733. le
1 Lettre de Sonthonax
du 3> aodt 1793. V. aussi rapror
2 Lettre de Sonthonax à Polverel I1 et suiv.
sur Saint- Domingue par Dufay, P du 8 octobre 1793.
3 Lettre de Vergniaud à Sonthonax, --- Page 67 ---
(59) )
à Ia justice naturelle, et perpétuer l'état de
ans manquer
uerre.
La proclamation sur la libcrté générale par Sonthonax est S. XXVII.,
lu 29 aoit 1793. Cette pièce est trop longue pour être trans- Préambule
crite ici en entier. On la trouve dans les Débats des colonies. de sa proclamatjon.
On sc contentera d'en rapporter les principales dispositions >
E ce qui, dans lepréambule, est le plus propre à en carac- -
ériser l'esprit. On y voit que Sonthonax éprouvoit quelque
mbarras à concilier cette promulgation avec ses déclarations
précédentes, et l'on regrette d'y trouver, à côté de l'expresion la plus pure des droits dc Thomme > des preuves d'un
vif ressentiment que le magistrat doit toujours écarter, quels
que soient les souvenirs de l'individu : ( Les hommes naissent
9 et demeurent libres et égaux en droits. Voila, citoyens >
l'évangile de la France. Il est plus que temps qu'il soit pro-
) clamé dans tous les départemens de la République.
> Envoyés par la nation, en qualité de commissaires civils
la
) à Saint-Domingue. 3 notre mission étoit d'y faire exécuter
> loi du 4 avril, de la faire régner dans toute sa force, et d'y
> préparer graduellement, sans déchirement et sans secousse, $
) L'affranchissement des esclaves.
> A notre arrivée, nous trouvâmes un schisme épouvantable
> entre les blancs, qui, tous divisés d'intérêts et d'opinions s
) ne s'accordoient qu'en un seul point; celui de perpétuer à
> jamais la servitude des négres, ct de proscrire également tout
9 systême de liberté et même d'amélioration à leur sort. Pour
> déjouer les mal-intentionnés, et pour ramenerles esprits tous
> prévenus par la crainte d'un mouvement subit, nous déclaA
rames que nous pensions que l'esclavage étoit nécessaire a
D la culture.
és d'intérêts et d'opinions s
) ne s'accordoient qu'en un seul point; celui de perpétuer à
> jamais la servitude des négres, ct de proscrire également tout
9 systême de liberté et même d'amélioration à leur sort. Pour
> déjouer les mal-intentionnés, et pour ramenerles esprits tous
> prévenus par la crainte d'un mouvement subit, nous déclaA
rames que nous pensions que l'esclavage étoit nécessaire a
D la culture. --- Page 68 ---
(60) )
l'esclavage étoit alors essen-
> Nous disions vrai, citoyens,
la conserautant à la continuation des travaux qu'à
> tiel,
étoit encore au pouvoir
>> vation des colons. Seint-Domingue
publiquehorde de tyrans féroces , gui. préchoient
> d'une
devoit étre le signe de la
> ment que la couleur de la peau
du malheureux
ou de la réprobation. Les juges
> puissance
membres de ces infames commis-
> Ogé, les créatures et les
villes de gibets et
avoient rempli les
> sions prévôtales, qui
atroces les Afrisacrificr à leurs prétentions
>> de roues 2 pour
tous ces hommes de sang
>> cains et les hommes de couleur;
des imla colonie. Si, par la plus grande
> peuploient encore
les liens qui
nous eussions a cette époque rompu
> prudences,
à leurs maitres, sans doute que
> enchaînoient lcs esclaves
sur leurs bourmouvement elt été de se jeter
> leur premier
fureur, ils eussent aisément con-
>) reaux, et, dans leur trop juste
d'ailleurs,
l'innocent avec le coupable. Nos pouvoirs,
> fondu
SUT le sort
pouvoir prononcer
> ne s'étendoient pas jusqu'i
et criminels
des
et nous eussions été parjures
>
Africains,
> si la loi cit été violée par nous.
sont bien changées, les né-
> Aujourd'hui les circonstances
11e sont plus. Les uns ont péri
> griers et les anthropophages
les autres ont cherché leur
> victimes de leur rage impuissante 3
des blancs
salut dans la fuite et P'émigration. Ce qui reste
>>
La moyenne
> est ami de la Zoi et des principes français.
est formée des hommes du 4 avril,
3 partie de la population
liberté,
les
ces honmes à qui vous devet votre
qui,
> de
donné
du courage à défendre
> premiers, vous ont
l'exemple
de la nature et de Thumanité; de ces hommes qui,
D lcs droits
perte de leurs pro-
> fiers de leur indépendance > cnt préféréla
honte de reprendre leurs anciens fers. N'oubliez
w prictés à la
principes français.
est formée des hommes du 4 avril,
3 partie de la population
liberté,
les
ces honmes à qui vous devet votre
qui,
> de
donné
du courage à défendre
> premiers, vous ont
l'exemple
de la nature et de Thumanité; de ces hommes qui,
D lcs droits
perte de leurs pro-
> fiers de leur indépendance > cnt préféréla
honte de reprendre leurs anciens fers. N'oubliez
w prictés à la --- Page 69 ---
(6)
jamais, citoyens, que vous tenez d'eux les armes qui vous
ont conquis la liberté. N'oubliez jamais que c'est pour la
République. française que vous avez combattu; que de tous
les blans. de l'univers, les seuls qui soient pos amis,sont
les franguis d'Europe.
> La République française veut la liberté et l'égalité. entre
tous ies hommnes, 3 sans distinction de couleur: : Les rois ne se
plaisent qu'au milieu des esclaves. Ce sont eux,qui, sur
les cot2s d'dfique, wOuS ont vendlus aux blancs; 3 ce sont
les tyrans d'Europe qui poudroient perpéuer cet infame
trufic. La Répablique vous adopte au nombie de ses enfans 5
les rois n'aspirent qu'à vous couvrir de chaines ou à vous
aneantir.
> Ce sont les représentans de cette même République, , qui,
pour venir à votre secours, s ont délié les mains des commissaires tivils, en Leur donnant le pouvoir de changer provisoiienient La police et la discipline des atcliers. Cette
poiice et cette discipline vont être changées. Un nouvel ordre
de choses va renaitre, et l'ancienne servitude disparoitra (1).
Le reste du préambule contient des instructions touchantes
$. XXVit.
ur la nécessité du travail, et sur les autres devoirs que la Dispositif.
iberté impose à ceux qui ont le bonheur d'en jouir. Vient
nsnite le dispositif de la proclamation, dont voici les prinipaux articl:s: : < Art. I. La déclaration des droits de Phomme
et du citoyen sera imprimée, publiée et affichée par-tour
1 Proclamation de Sonth onax, du 29 aot 1793. Traduction de la même
roclamation cn espagnol, cote CK de l'inventaire, de Polyerelet Sonthonax.
Débats danslaffaire des colonics, rome VI, page So.
jouir. Vient
nsnite le dispositif de la proclamation, dont voici les prinipaux articl:s: : < Art. I. La déclaration des droits de Phomme
et du citoyen sera imprimée, publiée et affichée par-tour
1 Proclamation de Sonth onax, du 29 aot 1793. Traduction de la même
roclamation cn espagnol, cote CK de l'inventaire, de Polyerelet Sonthonax.
Débats danslaffaire des colonics, rome VI, page So. --- Page 70 ---
(62)
etbourgs, e
des municipalités
besoin sera, à la diligence
S oil
militaires dans les camps et postes.
> des commandans
mélés
dan
-
actuellement
II. Tous les nègres et sang
tous les droit
)
diclarés libres, pour jouir de
ce
sort
ils seront
> l'esclavage
de citoyen frangais :
à la qualité
sont cor
e arachés
dont les dispositions
assujettis à un régime
> pendant
les articles suivans-
> tenues dans
esclaves iront se faire inscrire
III. Tous les ci-devant
du lie
>
leurs enfans à la municipalité
leurs femmes et
de citoye
> eux,
ou ils recevront leur billet
>> de leur domicile,
civil.
signé du commissaire
S français,
des deux sexes ne pourront être enga
) V. Les domestiques maltres ou maitresses que pour troi
au service de leurs
eux, et a
s gés
le salaire qui sera fixé enire
> mois, moyennant
> gré à gré.
domestiques attachés au:
Les ci-devant esclaves
aux nourris
> VI. au-dessus de 60 ans, aux infirmes,
poin
9 vieillards
de dix ans, ne seront
sons et aux enfans au-desrous
fixé à une por
>
Leur salaire demieure
de les quiuter.
pa
> libres
les nourrices, et six portugaises
par mois pour
9 tugaise
sans distinction de sexe.
les autres,
> an pour
arrachés aux habiration
actuellement
> IX. Les nègres
tenus" d'y rester; ils seron
leurs anciens maîtres seront
> de
à la culture de la terre.
ou dan:
D employés
dans les camps
enrôlés quiservent
> X. Les puerriers
fixer sur les habitations, , en.s'a
pourront se
un conge
> les garnisons,
et obtenant préalsblement
donnant à la culture ,
leur être
>
de nous 2 qui ne pourront
leur chef ou un ordre
homme de bonne
> de
remplacer par un
délivrés qu'en sc faisant
>
> volonté,
tres seront
> de
à la culture de la terre.
ou dan:
D employés
dans les camps
enrôlés quiservent
> X. Les puerriers
fixer sur les habitations, , en.s'a
pourront se
un conge
> les garnisons,
et obtenant préalsblement
donnant à la culture ,
leur être
>
de nous 2 qui ne pourront
leur chef ou un ordre
homme de bonne
> de
remplacer par un
délivrés qu'en sc faisant
>
> volonté, --- Page 71 ---
(63)
> XI. Les ci-devant esclaves cultivateurs seront engagés pour
unan, perdant lequel temps ils ne pourront changerd'habitation que sur une permission des juges-de-paix, dont il sera
parlé ci-après, et dans les cas qui seront par nous déterminés.
>> XII. Les revenus de chaque habitation seront partagés en
trois portions égales, déduction faite des impositions, 3 lesquelles sont prélevées sur la totalité.
> XIII. Un tiersdemeure à la propriété de la terre 2 et appartiendra ait propriétaire. Il aura la jouissance de l'autre
tiers pour les frais de faisance-valoir. Le tiers restant sera
- partagé entre les cultirateurs de la manière qui va être fixée.
>> XIV. Dans le tiers du revenu appartenant aux cultiva9 teur, les commandeurs, qui seront désormais appelis con0 ducteurs de travaux, auront trois parts.
> XIX. Les cultivateurs auront en outre leurs places à vivres;
) elles seront réparties équitablement entré chaque famille, eu
> égard à la qualité de valeur et à la quantité qu'il convient
> d'accorder.
> XXIV. IZ sera établi dans chaque commune zn juge de.
s) paix et deux assesseurs, dont les fonctions seront de pro- e
> noncer sur les diférens entre les propriétaires et les cul-
>> tivateurs, et de ces derniers entre euxx, relativement à la
> division de leurs portions dans le revenu ; ils veilleront a
>2 ce que les cultivateurs soient bien soignés dans leurs anala32 dies, à ce que tous travaillent également, et ils maintien-
>> dront l'ordre dans les ateliers.
> XXVII. La correction du fouer est absolument suppri33 mie; elle sera remplacée, pour les fautes contre la disci-
les diférens entre les propriétaires et les cul-
>> tivateurs, et de ces derniers entre euxx, relativement à la
> division de leurs portions dans le revenu ; ils veilleront a
>2 ce que les cultivateurs soient bien soignés dans leurs anala32 dies, à ce que tous travaillent également, et ils maintien-
>> dront l'ordre dans les ateliers.
> XXVII. La correction du fouer est absolument suppri33 mie; elle sera remplacée, pour les fautes contre la disci- --- Page 72 ---
(64)
suivan
un, deux ou trois jours,
par la barre pour
la perte d'une
so pline,
cas. La plus forte peine sera
des
Elle sera prononcée pail
>> l'exigence de la totalité des salaires.
celui ou de
> partic ou
assesseurs. La portion de
et ses
de l'atelier.
> le juge-de-pair
privés accroitra au profit
en seront
es
>> ceux qui
des délits civils, les ci-devant
A Pégard
> XXVIII
comme les autres ciroyens.
seront jugés
de
* claves
être contraints
Les caltivateurs ne pourront deux heures pa
>> XXIX.
Il leur sera laissé
le dimanche.
régle-
> travailler
de leur place. Les jugesde-paix
jour pour la culture
T'heure à laquelle les travau:
suivant les circonstances,
> ront,
et finir.
> devront commencer
changer thabicction
Les cultivateurs pourront
de caractère re
> XXXII. de sitreté ou d'incompatibitié
s> pour raison
de Patelier oit ils sont employts
OLL sur la demande
assist
D connu,
soumis à la décision du juge-depais,
2 Le tout sera
> de ses as esseurs.
attachées à la culture, et le
> XXXVI. Les personnes aucun prétezte, quiter,san
ne pourront,sous
la commune oit il
> domestiques
de la municipalité,
seron
>> une permission contreviendront à cette disposition
> résident. Coux qui déterminée dans l'article XXVII.
> panis de la manière
du code noir demeurent pro
Les dispositions
>> XXXVIIL.
abrogées.
affichée
s visoirement
sera imprimée et
> La présente proclamation
duns les car
oi besoin sera. Elle sera proclamée du Nord
> partout
de la province
des pilles et bourgs
di
> refours
municipaus en écharpe > précidés
* par lesogiciers
bonn
> résident. Coux qui déterminée dans l'article XXVII.
> panis de la manière
du code noir demeurent pro
Les dispositions
>> XXXVIIL.
abrogées.
affichée
s visoirement
sera imprimée et
> La présente proclamation
duns les car
oi besoin sera. Elle sera proclamée du Nord
> partout
de la province
des pilles et bourgs
di
> refours
municipaus en écharpe > précidés
* par lesogiciers
bonn --- Page 73 ---
(65)
> bonnet de Za liberté, porté au haut d'une pique (1). >
En se reportant aux circonstances ou de trouvoit alors Sonthonax, on trouvera peut-être diflicile de faire un réglement $. XXIX.
plus sage que celai dont on vient de lire les priscipales dis- Transports touchans
positions. La proclamation solemnelle de la liberté par les offi- qu'elle cxcite
ciers municipaux, précédés du bonnet de la liberté, pouvoit dans divers
sans doute avoir quelques inconvéniens par Ia fermentation licux.
qu'clle devoit exciter. Mais il s'agissoit d'attacher à la République des hommes qu'oh avoit long-temps opprimds au nom de
la France, et de raménerdans son giron,s'il étoit posible,ceux
quis'en étoient déja déclarés les enuemis. Enfin il aurcit fallu
avoir dans le caractère une freideur dont peu d'hommes sont
capables, pour n'être pas animé de quelque en:housiasme, en
songeant aux heureux résultats que la première déclaration de
Ia liberté des noirs auroit un jour sur Je sort de P'humanité
dans le Nouveau-Monde, Elle produisit un grand cffet lors de
sa promulgation. Voici ce que mandoit à Sonthonax sur cet
objet un homme de coulcur, membre de la commission intermédinire, qui se prêta sincèrement à l'exécution de cette grande
mesure. C'étoit l'ua des agens que Sonthonax avoit envoyés dans
les.diverses parties de la province pour cêt objet. ( Les nègres,
> dit-il, se sont empressés à me servir. I's ont porté sur leurs
> têtes des madriers à trois lieues pour refaire les
ponts ?
> afin que ma voiture pit passer. Ils ont détourné et préparé
>> Zu route , de manière que je me suis rendu du Port-de-Paix
> au Gros-Marne, en chaise .
Je suis arrivé au Gros1 Susdite proclamation, du 29 août 1793. Débats dans l'affaire des colonies, tome VI,,pag- 112 ct suiv.
Rap. de Guran-Couion,
Tome IV,
E
ont porté sur leurs
> têtes des madriers à trois lieues pour refaire les
ponts ?
> afin que ma voiture pit passer. Ils ont détourné et préparé
>> Zu route , de manière que je me suis rendu du Port-de-Paix
> au Gros-Marne, en chaise .
Je suis arrivé au Gros1 Susdite proclamation, du 29 août 1793. Débats dans l'affaire des colonies, tome VI,,pag- 112 ct suiv.
Rap. de Guran-Couion,
Tome IV,
E --- Page 74 ---
(56) )
trouve une très - jolie poà sépt heures du soir, j'y
le 5 courant, nonD Morne
a étépublice
Votre proclamaticn dans sept endroits différens,
> pulation. dans le bonrg, mais
ateliers, , suivant les
7 seulement rassemblé de quinze à vingt
di
7 oi Pon a
lu et fait entendre votre proclamation 9
On leur a
le monde travaille
> lieux.
dont ils ont été ravis.leltout a Y'exception du PiD 29 aodt,
sont en activité,
des inles habitations
la
) toutes
Plaisance, dont proxianitélaise
quarlier de
que les habirans
> late,
iln'est rien de plus keureus règnent (1). >
> quiétudces
: la concorde et l'union y
autres com-
> du Gros-Mome
eut licu dans plusicurs
telleLe même enthousiasme
général étoit
nécesité de P.afranchisemeat
la
du
menes; la
ou se tronvoit province des colons
ment sentie dans les conjonctures
de la plupart
maigré tou3 les préjugés
son exécution ne
Nord , que, hommes de couleur eux-I mèmes,
de cette
blancs et des
dans la plupart des paroisses Plusouffiit aucane dificulié n'étoient pas les maitres (a).
dont les insurgés
à Sonthonax
province,
votèrent des remerciemens
la perte
sieurs municipalit's demander des dédommagemens pour On ju
en se bornant à
la propriété des blancs (5). de Saint
sppeioient
colons
de ce qu'elles
la nature humaine, etles
geroit mal néanmoins
1793, Voye:
Boisrond jeunc à Sonchonax, du 7 septemibre du 11 sep
1 Lettre de L.
du Gros-Morne à Sonthonax,
aussi la lettre de la municipalité
de Jean-Rabe
tembre.
à Sonthonax par les mmnicipalités du Terrier
2 Voyez les actes envoyés
du 6 septembie 17933
au Camp-Brrtin,
du
da 17 septembre
et du Por-Marget, des 8 et 15 septembres du Borgne,
Rouge à Jacquezy,
du Limbé, 24 septeunlbre.
du Port-Margot, du 18 s€ eprembre;
à Sonthonax du 11 septembe
3 Lettre de la municigaliné du Eorgne
3793.
ax par les mmnicipalités du Terrier
2 Voyez les actes envoyés
du 6 septembie 17933
au Camp-Brrtin,
du
da 17 septembre
et du Por-Marget, des 8 et 15 septembres du Borgne,
Rouge à Jacquezy,
du Limbé, 24 septeunlbre.
du Port-Margot, du 18 s€ eprembre;
à Sonthonax du 11 septembe
3 Lettre de la municigaliné du Eorgne
3793. --- Page 75 ---
(67)
sil'on croyoit qu'ils se soumirent sans
Domingue en particulier,
franregret à cette nécessité. Le commandant des compegnies
ches de Plaisance, Porchet , qui felicitoit Sonthonax de ce grand
temps apiès,lui disoit à cette occasioni 8
acte de justice, quelque
blanc de
z ne sera pas dit qu'il n'y aure pas un
philunchrope. Il étoit, comme illobserve, plus fait que personne pour
Hétester la tyrannie et les crimes dont elle a besoin pour se soutenir. Ses ancètres avoient été du nombre des victimes que le
Foi Charles IX tua à la Saint-Bartheiemi i(1).
So XXX.
Malheurensement des ambitieux et des agitateurs s'emparè- Excès dans
rent de cette mesure glorieuse pour troubler plusicursparoisses. quelques
même qu'on mit à la promulgation leur fournit un communess
Lappareil
enflammer les esprits ; mais dans plusieurs
grand moyen pour
l'intervention du magistrat. On voit
lieux ils n'attendirent pas
dans la relation déja citée de Boisrond jeune et dans d'autres
mémoires, que Pierre Cecile, l'un des prisonniers nègres qui
avoient été délivrés lors de l'incendie du Cap (2), vint dans
le quartier du Pilate, et dans la paroisse de Plaisance, publier
la proclamation de Sonthonax, sans l'ordre et même contre les
ordres de ce commissaire civil 2 qu'il y joignit expressément
la défense de travailler, malgré les précautions prisés par la
proclamation pour ne pas interrompre les travaux de la culture $
qu'on répandoit en même tenaps le bruit que la liberté seroit
bientôt révoquée 5 que les nègres, soulevés par ces manceuvres,
e livrèrent aux plus grandes dévastations, et qu'il fallut faire
narcher des troupes pour réprimer lèur brigandage , et dégager
1 Lettre de Porchet aux commissaires civils, du 21 novembre 1793.
21 Lettre de Boisrond jeune à Sonthonax, 2 du 17 septembre 1793. Autrs
le la municipalité de Plaisance, du 9 septembre.
E 2
voquée 5 que les nègres, soulevés par ces manceuvres,
e livrèrent aux plus grandes dévastations, et qu'il fallut faire
narcher des troupes pour réprimer lèur brigandage , et dégager
1 Lettre de Porchet aux commissaires civils, du 21 novembre 1793.
21 Lettre de Boisrond jeune à Sonthonax, 2 du 17 septembre 1793. Autrs
le la municipalité de Plaisance, du 9 septembre.
E 2 --- Page 76 ---
(68)
zvoient
du cordon de FOuest, qu'ils
du
commandant
excès. Des manceuvres
Chanlatte, y'oppossit a leurs
ville da Port -de-Pais,
cerné lorqu'il jetèrent Yeffroi dans la
du Nord, aprè:
même genre consilérable de la province qu'ils devoient
qui est ia plus
annonça aussi aux nègres
au
du Caz. Cn y
dans le mème temps
celle
et Pon persuad:
la ville; clle
cesser leurs travaus,
libres alloient incendier niais la pru
blancs que les nouvezux bezucoup de ses habitans : atelicrs e:
fut abandonnée par
rétablit le calme dans les excès aux
dence de la municipalité blancs. Au Port-! Margot, les
sécurité. parmi les
en chassèrent une partic
la
l'arméc du général Fisrrot
quels se livra
des kabitans u).
P'aumanité fse avec
excès,
con
Au milieu de ces déplorables dont un homme estimable
S. XXXI
sur le calme
colonis 2 qu'il avoi
De Pile de plaisir ses regards jouir une partie de la
de- la petite
la Tortue ct tinua de faire
de tousles orages. Les habitanse colonie frangaise
de Labatur, jusqu'alors préservée avoit étéle bercsau de la
del
ile de la Tottue , cui
avoient confié le commendement riche pro
dans ie siècle dernier ,y Labatut, qui en étoitle plas
nationale à Pierre
n'avoient cessé de le démoncer à
garde
du Cap
comme un ennemi
priétaire. Lesagitateurs habitans de lile,
les excès pa
autres
de tous
avec quelques
qu'il éloit Y'snmcmi
et se
,
la révolution parce
la souilloieat (2). Labatut,
lesquels ses dinonciateurs
du 9 septembr
du Porode-Rais à Sonthonax, soprembre. Autre d
'Lenre de la mwonicigalit de Doisroud jeune, du 17 du 15 octobre.
1953. Voyez aussi de ceile la commune du Bore-Mlargot, le Moniteur de Saint
Bance, procarsur de Flanet de Vieux- Fourg, Jans de Ssint-Dontingue
Dénonciation novembre 1792. Annales patriociques du 25 juillet 1793. Voye
Domingue, du 10
de Sonthonax à Labatur,
du 23 novembre. Lettre II ci-dessus.
aussi le S. XL du chapitre
isroud jeune, du 17 du 15 octobre.
1953. Voyez aussi de ceile la commune du Bore-Mlargot, le Moniteur de Saint
Bance, procarsur de Flanet de Vieux- Fourg, Jans de Ssint-Dontingue
Dénonciation novembre 1792. Annales patriociques du 25 juillet 1793. Voye
Domingue, du 10
de Sonthonax à Labatur,
du 23 novembre. Lettre II ci-dessus.
aussi le S. XL du chapitre --- Page 77 ---
(69)
ompagno S, ne répondirent à ces calomnics qu'en maintenant
ordre public à la Tortue 2 en y faisant chérir Jes lois de la
tépublique,- en comb'nant les dispositions militaires les plus
ropres à écarter les ennemis de la France. Dis les premiers
roubles des colonies, CC petit coin de terrc avcit servi de reiage anx malheureux habitans de la partie occidentale de la
rovince du Nord, et sur-tout àl ieurs fermcs et à leurs cnfans,
ui y trouvèrent les secours et lcs soins de Thospitalité la plus
énéreuses elle nc cessa point depuis d'ouvrir un asyle invioable aux infortunés qui faront chassés de leurs possessions, dans
es scènes sanglantes que ia partic voisine de Ssint-Domingue
'off.it que trop souvent. Dans tous les temps,ia Tortue SC
listingua par 1: soumission sans réserze qu'elle témoigna aux
ctes de l'autorité civile. Après la proclamation publiée contre
Galbaud, elle s'empressa d'ofrir aux commissaires civils la
ie et la fortune des habitans pour soutenir leur autorité (1)-
Ivant même que ia liberté générale cût été proclamée par
Sonthonax, la municipalité de la Tortue et le commandant gou
néral Labatut avoient pris, avec les citoyens dc lile, les
nesures néccssaires pour préparer leurs esclaves ân bienfait
le la liberté en ies préservant de la licence. Dès qu'ils curent
reçu cette proclamation, ils la firent publicr, en installant un
luge- de-paix pour la faire exécuter sans troabie. Quelques commandans d'habitations. cédant à des instigations étrangères 2 firent le complot horrible de s'cmparer des propriétaires et d'en
égorger une partic. On se contenta d'arrêter ces brigands ;
mais les agitateurs parvinrent à surprendrc, à cette occasion,
a Sonthona: un ordre d'arrestation contre lc maire de la Tortue.
1 Letere de Sonthonax à Labatut, du 25 juilict 1797.
E 3
ie. Quelques commandans d'habitations. cédant à des instigations étrangères 2 firent le complot horrible de s'cmparer des propriétaires et d'en
égorger une partic. On se contenta d'arrêter ces brigands ;
mais les agitateurs parvinrent à surprendrc, à cette occasion,
a Sonthona: un ordre d'arrestation contre lc maire de la Tortue.
1 Letere de Sonthonax à Labatut, du 25 juilict 1797.
E 3 --- Page 78 ---
(70)
de deet se contenta
lui dessilla les yeux,
assassins ,
La manicipalité
de Pile les commandeurs lindignation de
mander qu'on renvoyit seroient pas en sûreté contre ile ne cessa
qu'ils n'y
cette petite
parce
des nègres (1). Depais,
en vivres au général
la majorité
les plus considérables
Funion
de fournir les secours
si excellente contenance par les
et présenta une
son importance, 3
Laveaux, >
des noirs 2 que 1 malgré
fussent de la
des blancs ct
Pattaquer, tout maitres qu'ils
Anglais n'osèrent pas
du Portmer (2).
civils avoient promis ell revenant pour la
Les commissaires
enfin les assemblécs primaires Sonthonar
de convoquer
nationale. (3)
#
au-Prince des députés à la Convention
sa
sur
&. XXXIL.
nomination
que proclamation des
Députés des
devoir profiter de Venthotsiasme
dans la plapart
crut
excité au Cap,et
l'auxrois cou- la liberté générale avoir
Nord qui reconnoissoient
lcurs à la
de la province du
pour assurer
Convention. autres parties
faisant enfin cette convocation
nationale, en
citoyens comme
torité
droits politiqucs aux nouveaux
en
des
dans divers écrits publiés
la jouissance autres. On a prétenda
du Cap partià tous les
que la commune
de la
France et dans les Éuats-Unis,
les autres paroisses
opération, sans que
leurs éleccipa seule à cette aient concouru, en envoyant
consprovince du Nord y
de Tassembléc électorale
mais le proces-verbal
teurs (4);
du 18 septemde la Tortue à Sonthonax,
de la municipalicé
1 Lettre
des 13, 14 et 15 octopre 1793.
Labatur aux commissaires civils,
du Port-Margot, *
2 Lettres de
de la communc
Autre de Bance, 2 procureur
bre 1793.
du 18 octobre.
XIII du chapitre précédent, Fage 3;5.
3 Voyez ci-dessus le 5.
37,38, A12 3,44, Ct
CreuntPascal, gage
- 4 Defranees 24 citoyen
1 Lettre
des 13, 14 et 15 octopre 1793.
Labatur aux commissaires civils,
du Port-Margot, *
2 Lettres de
de la communc
Autre de Bance, 2 procureur
bre 1793.
du 18 octobre.
XIII du chapitre précédent, Fage 3;5.
3 Voyez ci-dessus le 5.
37,38, A12 3,44, Ct
CreuntPascal, gage
- 4 Defranees 24 citoyen --- Page 79 ---
(71)
le
et les séances,de cette assemblée furent putate contraire,
bliques. On y nomma pour la Convention nationale des députés
couleurs
Sonthonax présuma assez bien de son
des trois
(1).
croire que ces nouveaux enfans de la République
pays pour
la mère commune. Il Ies fit passer en
seroient accueillis par
France
les Érats-Unis, à cause de la guerre. Son espoir
par
La Convention nationale fut fddle à la
ne fut point trompé.
déclaration des droits, malgré tous les efforts des çommissaires
de l'assemblés colonizle; ctl l'Europe étonnée vit peser ses destinées dans le sénat français par ces coirs que les rois tenoient
sous le
du plus dur esclavage dans leurs coloencore
joug
nies (2). Les électeurs rassemblés au Cap ne nommèrent point
coloniale. Les
de l'unité de
de députés à l'assemblée
principes
l'empire étoient trop reconnus alors pour qu'on pit senger 3
créer une autorité rivale de la souveraineté nationale 7 quiavoit
détransmis à la Convention tous les pouvoirs qu'cile pouvoit
léguer.
S'il étoit besoin de preuves ultérieures pour établir que la $. XXXIIL,
la plus prompte de la liberté géréralc étoit devenue Appel de
proclamation
on en trouveroit de l'Espaynol et
indispensable pour les commissaires civils,
nouveaux
biea décisives dans'les crises violentes qu'éprouvoient alors les troublesdans
sur-tout celle dont Polverel s'étoit ré- P'Ouest.
deux autres-provinces,
servé Padmin'stration et dans les mesures extraordinaires auxquellesilr recouroit pour retarder, s'il étoit possible, Vaffranchiffede l'asemblée électorale tenuc au Caples 23et 24 septembre
1 Procès-verbal de Sonthonax à Polverel, du 3 septembre. Relation détaillée
1793.Lettre
de
des événemens malhenreux qui se sont passés au Cap, par les dépurés
la partiedu Nord de Saint-Domingue > page 75.
2P Procès-verbal dela Convention nationale, du 16 pluviôse de l'an 24
E 4
possible, Vaffranchiffede l'asemblée électorale tenuc au Caples 23et 24 septembre
1 Procès-verbal de Sonthonax à Polverel, du 3 septembre. Relation détaillée
1793.Lettre
de
des événemens malhenreux qui se sont passés au Cap, par les dépurés
la partiedu Nord de Saint-Domingue > page 75.
2P Procès-verbal dela Convention nationale, du 16 pluviôse de l'an 24
E 4 --- Page 80 ---
(72)
donnée par les terribles événeLa commotion
ment générais
étenduc à toutes les paroisses
mens du Cap S'étoit rapidement fois soulevées pat T'insurrecelles étoient tout-à-la
contenir
de POnest;
n'étoit presque plus possible dè
tion des nègres, qu'il
du plus grand nombre
nuile part, et par le mécontentement de couleur, qui ne condes homnes libres, sans distinction
le travail des esd'autres moyens de culture que
noissant pas
la République n'auroit plus
claves, et bien convaincus que
trésors pour assurer la
l'injustice de prodiguer son sang et ses
alors déclarée
domination des maîtres, profitoient de la guerre, deux
pour appeler ces
puiscontre TEspagne et TAnglererre, de la ville du Cap, furieux
sances dans la colonic. Des réfugiés
étoient venus
succès de l'entteprise de Gaibaud,
du mauvais
haine les feux violens que le désespoir des
eouffier de toute leur
ennemis extérieurs qui
hommes libres allumoit par-tout 1 et les
leur propre compte
songeoient bien moins à s'emparer, pour
sous leurs lois s
devenu désormais impossible à régir
d'un pays
en achevant de le boulequ'a l'arracher à la nation française
de la liberté
étoient les premiers à y répandre la doctrine
verser,
même alloient cn quelque sorte
générale ; plusicurs propriétaires
de faire leu: conditicn
au-devant des brigands dans l'espérance
du roi d'Espagne,
meilleure, ou de trouver sous le goavernementd
le ponvoir, leur ancienne tranquillité.
dont ils invoquoient
encore que couCe système de trahison, 9 plus extravagant de la province
dans la partie
pable, commença à se développer
après la défection de
du Nord, voisine du,cordon de TOuest, Ouanamintheet pluet de
Neuilly
Brandicourt, quiavoientliveé
leurs alliés.
voisins à T'Espagnol oul aux nègres
sieurs quartiers
la Marmelade se rendirent à
Les. paroisses du Dondon et de
Polverel
derniers. Celle de Plaisance les appeloit déja quand
ces
dans la partie
pable, commença à se développer
après la défection de
du Nord, voisine du,cordon de TOuest, Ouanamintheet pluet de
Neuilly
Brandicourt, quiavoientliveé
leurs alliés.
voisins à T'Espagnol oul aux nègres
sieurs quartiers
la Marmelade se rendirent à
Les. paroisses du Dondon et de
Polverel
derniers. Celle de Plaisance les appeloit déja quand
ces --- Page 81 ---
(73).
accourut avec un corps de nouveaux libres. Sa présence inat-,
enduc etson éncrgic atterrèrent les conspiraleurs, dont plusieurs
urent envoyés att Cap en état d'arrestation. Les negres rebelles
:t les Espagnols furent repoussés avec pertc. Ennery, et quelques autres paroisses, furent reconquises par Chanlatte. Desrenorts nombreux, venus du Eorgne, du Gros-Morne 3 du Port-depaix, etc., la voix de Polverel, grossirent son armée, et bienôt il songea à aller inquiéter 'Espagnol sur son propre terrein.
M.lheureusement il futappelé dans POuest, par lcs troubles qui
iy manifestoient, avant d'avoir pu lui-même suivze Pexécution
du plan qu'il avoit formé. Une expédition qu'il avoit ordonnée
contre San Miguel de la Atalahaya, fut dirigée par Desfourneaux.
L'armée que Polverel n'animoit plus par sa préscnce ne montra
plus la même viguear; elle fut repoussée avec perte, et Pon
fut de nouveau réduit à disputer aux Espagnois ou plutôt aux
nègres qui s'étoient donnés à eux, le territoire de la province
du Nord. Une autre expédition dirigée par Sonthonax contre
te Grand-Boucan, oil se tenoit le quartier général de Jean-François.n'cut pas un meilleur succès (1).
Une conspiration plus dangerease encorc avoit été concertée
de i'autre côté des Gonaives dans la province de l'Oucst pour
livrer tout ce pays aux nègres rebclles et à lEspagnol; ellc
dtoit liée avec ceile de Plaisance;mais elle avoit jetédesracines
bien plus profondcs: c'est ce que l'on voit dans une Icttre de
Polverel à Sonthonax, qui contient dcs détails précienx à CC
I Lettres de Polverel à Sonthonax, des ct 23 août 1793. Lettrcs de
Sonthonax à Poiverel, , des 1 aott ct 11 seprembre. Atttre du mêmc à
Lavenux, du 22 septembre. Autre da Polvercl à Desfourneaux, du 4 août.
Autres du même à Delpech 2 Beauvais, Chanlatte ct Bleck, des 18,19, 22
et2z acut. Débats dans l'affaire des colonics, tome VIII, pag. 122 et 281,
23 août 1793. Lettrcs de
Sonthonax à Poiverel, , des 1 aott ct 11 seprembre. Atttre du mêmc à
Lavenux, du 22 septembre. Autre da Polvercl à Desfourneaux, du 4 août.
Autres du même à Delpech 2 Beauvais, Chanlatte ct Bleck, des 18,19, 22
et2z acut. Débats dans l'affaire des colonics, tome VIII, pag. 122 et 281, --- Page 82 ---
(74)
je quiftasse le Nord pour
eujet: e Il étoit temps, dit-il, que arrivée à Plaisance, pluvenir dans FOuest. Lors de mon
aux brigands,
>>
s'étoient déja joints
d'ar-
> sieurs propritaires leurs ordres à leurs commandans
avoient donné
les brigands
>> d'autres
blanc dés qu'ils verroient
notte
> borer le pavillon désigné. Parmi ceux-ci se trouvent Didud'un pos:e
et
> maitres
Charrier du Hau-du-Cap. dô conduire
> gros petit courtaut, de Plaisance, qu'Achille a
> maine , chirurgien dans les prisons du Cap.
>0 par mon ordre
nous avions trouvée en passant
lieu de l'insolence que
serviles ; mais
> Au
n'y ai vu que des adulateurs les Gonaives
> à Ennery 2 je
fair avec PEspagnol;
marché étoit déja
les Espagnols
> leur
nousles avons vus , artendant
> étoient ce que comme le messie (1).
> et les brigands
le récit du plan de conspiration
Pelvere! entre ensaite dans
tous les nègres, et ex-pro4.XXXIY.
avcit é:é tramée pour affranchir
et quielques agene
Conjuration qui
de concert avec les Espagrols
dipour! laiiber- prier les blancs
Le projet étoit principalement les
segintralser de T'ancien régime émigrés.
nommé Guyambois, que
contre les
du Cutde-Sac,
du
rigd par un nègre
affranchi après la canontade
peegrilsiret, commisaires civils avcient avoitaidés à appaiser VinsurrecPort-au-Prince ,parce quilles
Voici les principaux détails
de ce quartier (2).
Guyambois,
tion des nègres
bicn du temps
donne Polverel : < Depuis
que les royalister
que
avoit adopté un plan
:
- major,
bien simples
b Tadjudant dicté. II consistoit en six points devoient être
> lui avoient
Biassou et Jean.Frnçois, traiter avec
> 1°, Jean Gayambois, de la coloris ; 2°, ils devoient
> les trois chefs
du 26 acût 1793.
de rolverel à Sonthonax,
I Lettre
civils, du 2 juin 1793.
2 Arrêté des ccmmissaires
que
avoit adopté un plan
:
- major,
bien simples
b Tadjudant dicté. II consistoit en six points devoient être
> lui avoient
Biassou et Jean.Frnçois, traiter avec
> 1°, Jean Gayambois, de la coloris ; 2°, ils devoient
> les trois chefs
du 26 acût 1793.
de rolverel à Sonthonax,
I Lettre
civils, du 2 juin 1793.
2 Arrêté des ccmmissaires --- Page 83 ---
(75)
l'Espagnol; ; 3°. l'Espagnol devoit céder tout le territoire de
> San-Miguel, de Saint Raphaël et d'Hincha; 4°, IA LIBERTE
> UNIVERSELLE DES ESCLAVES: 5 5°, Guyambois , à la tête
> de son armée, devoit mander dans son camp tous les proprié-
> taires et tous leurs créanciers, les premiers. pour distribuer
) aux nègres toutes les propriltés d zitre de vente; les seconds
des délégations de leurs créances sur les
2 pour accepter
) nouveaux propriétaires; : ceux-ci se seroient engagés à payer
>> annuellement les intérêts, et une portion cu capital dont
> leurs proprictés demeureroient grevées 3 6°. Fontanges et ses
dans la colonie. Ainsi le
> adhérans devoient étre rappelés
> grand protecteur Guyambois devoit terminer, sans effusion de
>> sang 3 toute guerre intestine et étrangére.
> Guyambois avoit eu une entrevue ayec Biassou ; son frère et
>> lui avoient des entrevues fréquentes et correspondance suivie
> avec deux colonels de Biassou. , qui commandoient chacun un
> camp sur les frontières de la Petite-Rivière. Ils leur fournis-
>> soientdes approvisionemens debouche. François Guyambois
limites
> commandoit un camp > sur le territoire français près des
9 espagnoles, composé de citoyens anciens CI nouveaue de la PeD tite-Rivière, auxquels il avoit fait arboier la cocarde rougée
2 Les deux Guyambois excitoient ou -appaisoient à volonté
D les insurrections des ateliers; its allumoient ou étcignoient i
> volonté les torches des deux colonels de Biassou. C'étoit par
s> la terreur que répandoient ces incendies et ces insurrections 2
$ qu':1 étcit parvena à persuader aux habitans de la Petiic-RiD vière, qu'ils 72e pouvoient étre sauvés que par le protectoras
>> de Biassou et de Jean Guyembois.
> Le 4 de CC mois Lefèvre 2 Lachanssée, mcire ; P'abbé Bous-:
a quet, procureur de fa comaune 2 (ex-d dépaté de P'assemblée
pandoient ces incendies et ces insurrections 2
$ qu':1 étcit parvena à persuader aux habitans de la Petiic-RiD vière, qu'ils 72e pouvoient étre sauvés que par le protectoras
>> de Biassou et de Jean Guyembois.
> Le 4 de CC mois Lefèvre 2 Lachanssée, mcire ; P'abbé Bous-:
a quet, procureur de fa comaune 2 (ex-d dépaté de P'assemblée --- Page 84 ---
(76)
Laplaine, €t deux notables écrivent
> coloniale ) Jcan-Jacques
pour le prier de presser sa dernière
)) à Jean Guyambois
> confirence avec Biassou.
Jean Gayambois écrivit à Biasson, lui envoya son
Lc 5,
triumvirat de Jean-François, Biassou et
> plan, lui proposa le
de Biassou ; le trium-
>) Jean Guyambois. Il obtint une réponse
s virat fut acce pté.
arrivé à Saint- Marc le le 6 Duvigneau, et Jean
y
J'étois
5;1
Guyambois demande une
>) Guyambois, 2 pressent la conclusion.
de la commune 5 elle est convoquée. Guyambois
> assemblée
Biassou, et de
donner lecture de son plan, de sa lettre à
>> fait
et
de Biassou. Tous les cizoyens applasdissent
y la réponse
à Punanimité les me-
> crent Za paix, la paix. Ils approuvent
Biassou et Jean Guyambois
> sures sages ct pacifiques prises par
les
sans
ramener la
et la sûreté de tous partis
>) pour
tranquillité
de
effusion de
Ils prient Jean Guyambois poursuivre
>>
sang.
> ce qu'ila si bien commencé (1).>
dominoit dans la paroisse du Mirebalais, et
Le même parti
Mirebalaisiens de la rive
dans d'autres du voisinage. K Tous lcs
de l'Artibonite, dit toujours Polverel, s'étoient réunis
> droite
Ils avoient envoyé un dépuré ail
> et avoient formé un camp.
chef
Ils avoient écrit àJean Pineau,
> gouvernement espagnoi.
étoit à leur
aux Crochus. Despinville
> des brigands, campés
dans le
de
Ce
étoit aussi entré
complot
> tête.
Despinville
de PArtibonite ne valoit guère
> Guyambois; la rive gauche
la droite. Ils n'étoient pas coalisés avec les Espa-
> mieux quc
mais ils redontoient les uns et
> gnols, ni avec les brigands 3
de Polverel à Sonthonax, du 26 août 1790. Voyez aussi cclle
1 Lettre
dc Delpech à Rigaud, du septembre.
Ce
étoit aussi entré
complot
> tête.
Despinville
de PArtibonite ne valoit guère
> Guyambois; la rive gauche
la droite. Ils n'étoient pas coalisés avec les Espa-
> mieux quc
mais ils redontoient les uns et
> gnols, ni avec les brigands 3
de Polverel à Sonthonax, du 26 août 1790. Voyez aussi cclle
1 Lettre
dc Delpech à Rigaud, du septembre. --- Page 85 ---
(77)
0 lesantres, ct rcfusoient tonte eepèce de servicc. Absolument
) étrangers à la République, 1ls n'en comnoissoiert nile
nom, ni la chose, préts d se rendre ilu premier occupant,
) pourvu qu'on Les laissit tranquilles dans leurs monta-
> gnes (1).>
Polverel avoit été prévenu de ces complots > soit par le S. XXXV.
commandant Duvigpeau, qui avoit paru s'y prèter, et qui peut- Arrestation
être ne les dénonça que lorsqu'il vit que Polverel en ctoit ins- de Guyamboisctdesautruit d'ailleu:s, soit par d'aut es agens de la République. Ii se
tres sconjures,
transporte à la petite rivière de l'Artibonite 5 il y corvoque la par Polverel.
manicipalité, sei fait remettre V'arrêté qui contenoit les dérails da
complot, revétu de cent quaure-vinge-huit sigratures , y compris celle du procureur de la commune, l'abbé Bousquet, ainsi
que la minute du pian de Trinmvirat par Guyambois, et celle
d'une de ses leitres à Liassou. I! rassemble les nouveaux libres,
c'est- à-di:c, les nègees armés, dont la liberté avoit été déclarée
par la proclamation du 21 juin. Il: a le bonheur de les persuader;
il leur fait préter ( le serment de fidélité à la République, et de
> combattre jusqu'à la mori contre les rois. ) EnSn il fait arrêter Jean Cuyambois, et François son frère, l'un de SCS complices. Il les cnvoie tous deux dans les prisons de Saint- Marc.
Des désarmemens et d'autres mesures militaires parureni rétablir
le calme dans la paroisse pour quelque temps (2).
Polverel s'cfforça ensuite, par ses exhortations, de rattacher
sincèrement à la République les citoyens de la rive gauche de
l'Artibonite. Il fit arrêter, à la Croiz-des-Douquets, le fameux
1 Lettre de Polverel à Sonthonax, du 25 aott 1793.
2 Isid, Lettre de Polverel à Sonthonax, du 15 novembre 1793,
rétablir
le calme dans la paroisse pour quelque temps (2).
Polverel s'cfforça ensuite, par ses exhortations, de rattacher
sincèrement à la République les citoyens de la rive gauche de
l'Artibonite. Il fit arrêter, à la Croiz-des-Douquets, le fameux
1 Lettre de Polverel à Sonthonax, du 25 aott 1793.
2 Isid, Lettre de Polverel à Sonthonax, du 15 novembre 1793, --- Page 86 ---
(98 )
dirigé toutes les insurrection
Hyacinthe 2 qui avoit jusqu'alors de T'Ouest (1), et qui venoit en
des nègres dans cette parie
dans la montagne des Cro
core d'exciter un grand soulèvement
pris les arme
avec onze de ses compagnons
chus. Il l'envoya,
qu'il avoit établi au Port-auà la main, à un conseil de guerre toujours sous 'a cendre, et ce
Prince (2); mais le feu couvoit
retarder Pexplosion pou
actes de vigueur ne pouve oient qu'en bien et pour donner à,la Ré
de temps. Pelverel le sentit
il crut pou.
peu
des défenseurs sur qui elle pêt compter, aux nègre
publique
extraordinaire de distribner
voir recourir a la mesure
de Saint - Domingue, et di
les propriétés des émigrés
de:
guerriers
étcient assimilés par plusieurs proclamations
ceux qui ieur
commissaires civils.
la cointestine et extérieure od se tronvoit
Létat de guerre
SG découvroient tous le:
qui
$ XXXVI. lonie > les trahisons multipliées
des dispositions s
Projet de
seulés lai faire adopter malgrélni
admidistribution, jours 2 parent
persuadé qu'il pourroit
Il s'étoit long-temps
mais il vit alor:
aux nègres, irrigulières.
observant exactement les lois;
de
des habita- nistrer rOuest en
la dissolution générale
tions vacancela étoit devenu impossible par la révolution avoit opérée:
res,
que les anciennes institutions, que
Sonthonaz
toutes
il employa peut - être plus que
la néet dès cette époque, absolument arbitraires, lorsque
lui-n méme des nesures
T'exiger. Dès le 20 aodi
cessité des circonstances lui parut
lcs dis1
qui contenoit
1793, il avoit publié une proclamation militaire. Une multitude
les plus sévères de discipline
> d'après les
positions
punis de mort ou de déportation
de délits y étoient
qu'il avoit instituée. Une dispojugemens d'une cour martiale
le S. XXIV du chap. III.
1 Voyez ci-desus
du 26 aoûr 1793,
a Lettre de Polverel à Sonthonax,
des circonstances lui parut
lcs dis1
qui contenoit
1793, il avoit publié une proclamation militaire. Une multitude
les plus sévères de discipline
> d'après les
positions
punis de mort ou de déportation
de délits y étoient
qu'il avoit instituée. Une dispojugemens d'une cour martiale
le S. XXIV du chap. III.
1 Voyez ci-desus
du 26 aoûr 1793,
a Lettre de Polverel à Sonthonax, --- Page 87 ---
(79)
tion postérieure ajoutoit K que les condamn's seroient,ett
outre, déchus de toutes les proprittés mobilières et immobilières qu'ils possédoient dans la colonie, lesquelles seroient
à cet effet séquestrées et mises au pouvoir de P'admministration,pour lesdites proprittés et les revenus en provenant $
étre distribués aux bons et filéles républicains qui combattent et qui continueront de combattre les ennenuis de la
République, tant du dehors que du dedans, jasqu'a la cessation de la guerre extérieure et des troubles intérieurs (1).>
Polverel annonçoit que le mode de cette distribation seroit
(terminé par une autre proclamation : clie eut lieu peu de
ours après. Polverei y falt marcher de front l propristé et la
bertés mais qu'elles que pussent être la pureté de ses intenons et Péiendue de ses connoissances, dont it a donnébeaucoup
c preuves, il faut ayouer quc sor plan avoit les plus grands
nconvéniens par les atteintes qu'il portoit au droit de proriélé (2),et que, malgré les reproches qu'il fit deputs à Sonhonax sur sa proclamation d'afrinchissement général', Ses prinipes ne devoient guères moins causer de cemmotion: par le
rand nombre de ceux qu'il appelloit subitement à la liberté:
ant il étoit dificile d'éviter les écueils les plus funestes dans
ne route qui en étoit semée de toutes psris ! Les principes
u'il annonçeit dans le préembule étoient sur - tout fort d.nereur. ( Le droit de propricté, y disoit-il, ne peut exister
sans une force protectrice. Cette force ne peut exister que
par la réunion des forces individuelles de tOiS les proprite
1 Proclamation de Polverel, du 21 aoûit 1793, art. XLVIII ct XLIX,
2 Débats dans l'affaire des colonies, tome VI, page 38. Voyez aussi le
ettre de Polverel à Beauvais, du 10 septenibre 1793.
sur - tout fort d.nereur. ( Le droit de propricté, y disoit-il, ne peut exister
sans une force protectrice. Cette force ne peut exister que
par la réunion des forces individuelles de tOiS les proprite
1 Proclamation de Polverel, du 21 aoûit 1793, art. XLVIII ct XLIX,
2 Débats dans l'affaire des colonies, tome VI, page 38. Voyez aussi le
ettre de Polverel à Beauvais, du 10 septenibre 1793. --- Page 88 ---
- 80 )
leur
n'ont r'en à sacrifer
car ce n'est pasà ceux qui
> taires ;
défense des propriéiés d'autrui.
> vies pour la
culture lc droit de propeiésé es
D'un autre côté, sans la
défriche les terres
>
stérile 5 et le culrivateur qui
à qui la na
> absolument
est le premier
les féconde par son travail,
> qui en a destiné ilesfruits.
doit don
> ture
déclarées vacantes
Le
> Le partage des propsiatés le guerrier et le cultivareur.
se faire entre
d: cultivateu
> maturellement inégaless car si les fatigues le guerrie
> parts doiventiètre sont à - peu - près égales, doit don
2 et celles du guerrier
pour sa vie ; sa part
de plus des dangers
> court
celle du cultivateur (1)-7
forte que
beaucoup d
> étre plus
qui est écrit avec
Le surplus du présmbule, faisoit Polverel, ne contient qu
comme tout ce que
des
que la po
force,
patriotiqses et
développemens le droit du gouver
des exhortations d'avouer. On y établit
dcs reven:
litique shonoreroit
contributions une partic
€
nement à prélever comme
même des propiétés
qu'exige le maintien
de chasser d
pour les dépenses Polverel Y annonce Pintention
les, pic
de Pordre public.
espagnol, et d'en conisquer invite 1e
rile le goaremeient du ciergé et des nobles; il Y
priétés ainsi que celles
nègres qui leur étoient soumis,
enx - mèmes, ct'les
il met en oppc
Erpagnols
de la maison de Bourbanj-enfin des deux gouverne
seonucrele joug
d'art, les principes
révc
sition, avec beaucoup Pheureuse époque oi K par nne grande I
Iiy préssge
révolution telle que la paix
mens.
de Thumanité,
.
cessar
> Intion en faveur
en arrèter le cours .
croire qu'au
ne sauroient
a
> la gaerte
africaine, o3 commencera
de cilomaier la race
>
Polverel, da 27 aoit 17,3.
Antille
1 wiecdamaniende
art, les principes
révc
sition, avec beaucoup Pheureuse époque oi K par nne grande I
Iiy préssge
révolution telle que la paix
mens.
de Thumanité,
.
cessar
> Intion en faveur
en arrèter le cours .
croire qu'au
ne sauroient
a
> la gaerte
africaine, o3 commencera
de cilomaier la race
>
Polverel, da 27 aoit 17,3.
Antille
1 wiecdamaniende --- Page 89 ---
(8 81 )
- Antilles, comme par-tout ailleurs, la terre peut Etre cultivée
par des mains libres; et les colons à qui il resteroit des ess claves, éclairés sur leurs véritables intérêts, se convaincront
> par des calculs exacts que la culture par des mains libres,
3 moyennant salaire ou moyennant une portion décerminée
des fruits,est moins cotteuse et plus productive gue la culture par des esclaves : alors ils donneront,à l'envi les uns des
autres, la liberté à leurs ateliers et fonderont l'espoir de leur
opulence 2 non sur l'esclavage, mais sur des conventions libres, qui détermineront d'une part l'engagement au travail,
de l'autre le prix et les conditions du travail. > Polverel
annonce au surplus que ( les commissaires civils ayant reçu
des pouvoirs plus étendus de la Convention nationale et du
pouvoir exécutif, ils vont s'occuper d'un nouveau réglement,
qui tempérera, à l'égard des esclaves, la rigueur des dispositions excessives indiquées par le code noir, et qui, par le
bien-être qu'il leur assurera, les mettra presque auL niveau
des hommes libres (1).>
C'est dans ces vues qu'est conçu le dispositif de la proclamation, dont voici les principaux articles. ( I. Tous Africains ou S. XXXVIL
descendans
de
Plan de cette
d'Africains, tout sexe et de tout age, qui res- distribution
teront otl qai rentreront sur les habitations auxquelles ils ont dansune proci- devant appartenu, qui ont été ou qui pourront être dé- clamation de
clarées vacantes en exécution de ma proclzmation du 21 de Polverel.
ce mois, sont déclarés libres et jouissent dès d présent de
tous les droits de citoyen français 2 sous la seule condition
de s'engager à continuer de travailler à Fexploitation desdites
habitations.
a/Proclamation de Polverel, du août 2793.
Rapporepar Garran- Coulon. Tome IV.
F
proci- devant appartenu, qui ont été ou qui pourront être dé- clamation de
clarées vacantes en exécution de ma proclzmation du 21 de Polverel.
ce mois, sont déclarés libres et jouissent dès d présent de
tous les droits de citoyen français 2 sous la seule condition
de s'engager à continuer de travailler à Fexploitation desdites
habitations.
a/Proclamation de Polverel, du août 2793.
Rapporepar Garran- Coulon. Tome IV.
F --- Page 90 ---
( 82) )
insorgés ou marrons,
jasqu'a présent
ou antres
II. Tous les nègres
habitent le Muniel ()
les indépendans, qui Saint - Doningue , poaisont
S et même
espagnole de
de ia partie
e lieux
de' Particle premier. dans la prodes dispositions
> profiter
des habitasions vacantes
VIII. La rosalité
en conmun a Tuniviralite
>
des culvince de POuest appaniendra et
p
atunisenalis
de ladite province
dans les proponions
s des guerriers
habitations vacantes,
> tivateurs. desdites ci-après déterninées.
la durée de la
qui seront
indivises pendant toute qui sera indiy IX. Elles resteront intérieurs jusqu'au terme versès dans la
et des troubles
revenus en seront
> guerre Vanicle XXIV ; les
comptable en rendri
> qué pat
le trésorier chzcun sa
de Padninisieation;
à
part,sivam
> caisse
année et distribuera
et celles que
chaque
Y'article précédant
) compte
indiquées par
s les proportions
pas;
> le seront ci-après.
o1l absent qui de réclameroit
Tout créancier présent est déclaré déchu.
> XII. année pour tout délai,
des habitation
es dans une
être procédé au partage
ne
qu'apre
D XXI. Il pourra entre les nouveaux propiétaites, intérêts."
vacantes,
et
> déclarées totale des dettes en capitaux entre les cultiva
> Yestimation
devoit être distribué
suivant u
Le restant du revenu mentionnés en l'article VIII,
teurs et les guerriers
qui sépa
celui de Bahoruco, à des montagnes la partie du Suc
* On donne cc nom 3 ou de la colonie espagnole avoient dans fait reconpoiorele
roienr la colonie française des nègres marons qui
les rois de France
clles étoient habicécs par sortc leur indépendance, par l'a eniporié dans rous
liberté, et en quelque volonté décidée d'ètrc libres
d'Espagne : tant la si redours dc la syranniel,
cemnps sur ie pouvoir
à des montagnes la partie du Suc
* On donne cc nom 3 ou de la colonie espagnole avoient dans fait reconpoiorele
roienr la colonie française des nègres marons qui
les rois de France
clles étoient habicécs par sortc leur indépendance, par l'a eniporié dans rous
liberté, et en quelque volonté décidée d'ètrc libres
d'Espagne : tant la si redours dc la syranniel,
cemnps sur ie pouvoir --- Page 91 ---
( 83 1 )
arif propo: tionné à l'age ou au grade. e Les afficiers généraux,
administrateurs ou ordonnateurs. employés dans la colonie, et
les commissaires civils, ne pourront, suivant la loi, accepter
aucune part dans la distribution des revenus, ni dans celle du
sol; c'est assez pour eux s'ils peuvent se dire qu'ils ont bien
mérité de la patrie. ) (Ibid. art. XXVI.)
> XXVII. Les proportions déterminées par Particle précédent
pour la distribution des revenus seront observées, pour le partage de fonds.
> XXXVII. Seront admis à CC partage, 3 comme guerriers,
tous les nègres armés qui sont actuellement en état d'insurrection, qui remettront la République olL qui l'aideront
d se remettre en possession desdlits territoires avant d'y
avoir été contraints par la frce des armes 7 qui préteront
serment de fidélité à la République 1 et qui combattront pour
ellc jusqu'à la fin de la guerre extérieure et des troubles in9 térieurs,
> XXXVIII. La liberté leur sera irrivocablement acquise
par le Fait seul de Za remise du territoire et de la, prestation du serment de fidélité à la République 5 T'obligation de
porter à l'avenir les armes au service de la République ne
leur étant imposée que comme cendition nécessairé pour être
- admis at partage des terres comme guerriers, ils poariont y
être admis comme cultivateurs, quand même ils renonceroient
au métier des armes, pourvu qu'ils remplissent d'ailleurs les
conditions ci- dessus prescrites aux cultivateurs.
> XXXIX. Toutes les possessions immobilières appartenantes
à la couronne d'Espagne, aux nobles, 1 aux moinés et aux
P prètres, dont la République fera la conquète, seront partaF 2
être
- admis at partage des terres comme guerriers, ils poariont y
être admis comme cultivateurs, quand même ils renonceroient
au métier des armes, pourvu qu'ils remplissent d'ailleurs les
conditions ci- dessus prescrites aux cultivateurs.
> XXXIX. Toutes les possessions immobilières appartenantes
à la couronne d'Espagne, aux nobles, 1 aux moinés et aux
P prètres, dont la République fera la conquète, seront partaF 2 --- Page 92 ---
(84)
service de la Ré
les guerriers étant au
de ménie entre
les ouyriers ou cultiratcurs
pi gles
et
a SaineDoningwe,
5 publigue
à leur exploiration.
guer-
> gui s'auracheront
et admis au partage 2 comme insurSeront considérés
les Africains
> XL.
tous lcs Espagnols, tous autres individus > de
s riers français,
et tous
les
marrons ou indépendans,
auront secondé
> ges 2 nation qu'ils puisent être, qui contribué à lui faci-
> quelque
et qui auront
de la République,
> armes
de la partic espagnole.
la conquéte
comme guer-
>> liter
de même admis au partage, de YOuest, qui
>> XLI. Scront
armés de la province
leurs frères
tous ciloyens
tandis que
2 riers,
défendre leurs foyers,
de Pile.
A resteront pour
la partic orientale
iront conquérir
et admis
> d'armes
déclarés libres, citoyens français, tous lei
Seront
callivateurs,
> XLII. desdites terres * comme
ainsi que tous
> au partage
insurgés oul indépendans, des nobles, des
martons,
> Africains de la couronne d'Espagne voudront s'attacher a
) les esclaves
espagnols, gui
moines et des prêtres
desdites terres.
> culture et à l'exploitation
dans le partage des
> la
observées,
s
XLIII. Seront au surplus
des moines et des prètres,
>
2 des nobles, 3
relade la couronne
proclamation,
9 terres
de ma présente
dans la proles dispositions
déclarées vacantes
> toutcs
des terres
> tives au partage
a
vince de P'Ouest.
civile jugera pro-
>
Dans le cas oi la commission
aux provinces
> XLIV.
ladite proclamation commune. masse de toutes
> pos de rendre
il sera fait une seule
du Nord et du Sud,
dans les trois provinces,
>
déclarées vacantes
la parlie française
>> les propriétés
de toute
et cultivateurs
> et lés guerriers
présente
dans la proles dispositions
déclarées vacantes
> toutcs
des terres
> tives au partage
a
vince de P'Ouest.
civile jugera pro-
>
Dans le cas oi la commission
aux provinces
> XLIV.
ladite proclamation commune. masse de toutes
> pos de rendre
il sera fait une seule
du Nord et du Sud,
dans les trois provinces,
>
déclarées vacantes
la parlie française
>> les propriétés
de toute
et cultivateurs
> et lés guerriers --- Page 93 ---
( 85 )
seront admis, sans distinction de province, à partager entre
la totalité desdites
déclarées vacantes, et des
eux
propriétés
l'ordre et aux conditions
))
suivant
qui
revenus en provenant >
depuis
la province de l'Ouest. >
ont éléprescrites
pour
Enfin, par un dernier article, Polverel ordonnoit la traducen créole et en espagnol, en la faisant
tion dc sa proclamation
d'ailleurs publier dans les tribunaux, > dans lesadmuinistrations,
Hans les caips et à tous les postes militaires (4).
Polverel reçut, d'une ma- 6. XXXVIIL,
C'est dans ces circonstances que
Son embarnière non officielle 7 les premieres nouvelles de la proclama- ras 2 en aption de Sonthonax pour la liberté géiérale dans le Nord. Il prenant l'afjui écrivit
lui témoigner ses doutes sur l'existence de Ia franchissepour
lui ment des nè :
mesure 2 sur sa légalité, et sur les conséquences qu'elle
gresduNord.
paroissoit devoir entraîner. ( Avez-vous, lui ditil, ou n'avezla liberté
dans le Nord 2 Averk< vous pas proclamé
générale
vous été libre de ne pas le faire ? L'assemblée de la comun
mili-
> mune du Cap n'a-t-elle pas été piutôt attroupement
> taire, qu'ane assemblée de citoyens libres, délibérans paiL'assemblée d'une seule paroisse, oit il ne reste
n siblement?
suffi
déterminer
) presque arcure propriété, aura-t-elle
pour
un acte de cette importance dans la province du Nord, et
les contreêtre terribles dans toute la
s dont
coups peuvent
> colonie 2 Avez-vous reçu, et reçu assez tôt ma dépêche du
9) 26 aoit,. et les deux exemplaires de mes deux proclamations
cette
:
>>
du 20 et du 21 aott, qui accompagnoient
dépèche
sois
0 J'ignore tout cela, et jusqu'à cC que J'en
instruit, je
D ne puis ni discuter, ci décider, ,'mzis je crains tout.
) Proclanation du 27 avût 1793.
F 3
2 Avez-vous reçu, et reçu assez tôt ma dépêche du
9) 26 aoit,. et les deux exemplaires de mes deux proclamations
cette
:
>>
du 20 et du 21 aott, qui accompagnoient
dépèche
sois
0 J'ignore tout cela, et jusqu'à cC que J'en
instruit, je
D ne puis ni discuter, ci décider, ,'mzis je crains tout.
) Proclanation du 27 avût 1793.
F 3 --- Page 94 ---
(86) )
je déteste antant que vous Yesclavage dé
le savez,
soient
9 Vous
la libetté et Yegalité
que vous je veux que
Mai:
> autant
de Saint-T Domingue.
la base de la prospérité
que celà
> sorm.is
celle des brigands ! quelle égalitt !
> quelle liberté que
loi
le droit du plus fort quelle
d'aure que
peut-
> oi iZ ne règne
sans travail ! et quel travail
peut-on espérer
si
n'avepa:
> prompérité
Africains devenas libres, vous
des
en leui
> on attendre
sentir la nécessité,
leur en falre
qui
> commencé par
ct leur créant des jouis.ances,
des
>
donnant propridtés, inconnues?
leur étoient
du
> juqwa préscnt,
de ma proclamation
Je vous envoie un exemplaire
du 20 et
x
un des deux proclamations
lal
août jy en joins
du 26, dans
> 27 ;
de ma dépèche
ne
et un duplicata
le 27
> du 21,
Pordonnance que je vous ai expédiéc
> crainte que
3 vous soit pas parvenuc.
troisième proclamation,
verrez, sur-tout par ma
2 mais
> Vous y
aussi vers la liberté générale,
m'acheminois
et
je croyois
> queje
douces, plus légales, que
des voies plus
aucune comme-
> par
notre but, sans causer
de défier
> propres à atteindre
créer une force capable
et sur-iout a nous
>
tion,
Si vous avez mieux rencontré
mêmes et Castillans.
votre plan, pour
S Navarrais hâtez-vous de me commu.iquer
A que moi,
sur la même ligne ()- s
> que nous marchions
la proclamation de
Polverel apprit que
dans toute ta
s. XXXIX. Deux jours.après,
circuloit déja
sur la liberté générale
Nord. Il en
1l soumet Sonthonax
de la province du
sette mesure purtie de YOuest, limitrophé
à la délibéVoy:z aussi
ration des
du 3 soptembre 17)3.
des
nègres de
1 Lettre de Polverel à Sonthonax, à Cases. jeune, à Faubert ct a pleck,
POuest. les lettres du même à Gendeist,
1,2, 6 ct 8 septerabrea
it déja
sur la liberté générale
Nord. Il en
1l soumet Sonthonax
de la province du
sette mesure purtie de YOuest, limitrophé
à la délibéVoy:z aussi
ration des
du 3 soptembre 17)3.
des
nègres de
1 Lettre de Polverel à Sonthonax, à Cases. jeune, à Faubert ct a pleck,
POuest. les lettres du même à Gendeist,
1,2, 6 ct 8 septerabrea --- Page 95 ---
(87) )
Pexécution ct la Publication (1) 3 mais il ne
défendit d'abord
avoit déja acquise dans
douta pas que la publicité qu'elle
de grandes secousses, et il n'imagina
POuest n'y produisit
de présenter aux nègres
pas d'autre moyen pour y obvier, que
, la comparaison
eux-mèunes, dans une nouvelle proclamation
d'affrancroyoit résulter pour eux du systême
des avantages qu'il
et d'en appeler à leur
chrissement graduel qu'il avoit adopté,
de Pun ou de l'autre mode. Cepenjugemen: sur la préférence
étoient déja libres; et
dant une telle délibération supposoit qu'ils
on leur déclaroit qu'ils
quand, après une si longue oppression,
secouer le joug, 011 ne devoit pas s'attendre qu'aupouvoient
déterminer ces hommes groesiers, ou
cune considération piit
long-temps,
même aucune espèce d'hommes, à le supporter plus
d'un meilleur avenir. Enan tous les motifs que
dans l'espoir
desir impatient de la
présentoit Polverel devoient augmenterie
liberté, enlcur en fiisant sentir de plus en plusle prix. ( Frères
disoit il, ma
du 27 août derniez
> et amis, leur
proclamation
la
des
donné à
de la moitié d'entre vous
liberté,
) a
plus
mais
et les droits de citoyen français;
s terres en propritié,
condition
vous vous rendriez
> elle a attaché à ce bienfaitla
que
de l liberté,-les uns en défendant vos pro-
> tous dignes
lcs fécondant par leur travail.
> priétés, et les autres en
un
la liberre de zous par grand
> Et cependant je préparois
les terres
auroit
aux propriétaires que
> exemple, qui
prouvé cultivées
des Africains
être
par
> de l'Amérique pouvoient
qu'ils vaus
s libres, et que leur intérêt bien calculé exigeoit
> rendissent tous libres.
dans mora
> Et en auendant la liberte universelle, qui,
Iettre de Polverel à la municipalité de fa Croix-des Eouquets., du 4
septembre - 1743
F 4
ois
les terres
auroit
aux propriétaires que
> exemple, qui
prouvé cultivées
des Africains
être
par
> de l'Amérique pouvoient
qu'ils vaus
s libres, et que leur intérêt bien calculé exigeoit
> rendissent tous libres.
dans mora
> Et en auendant la liberte universelle, qui,
Iettre de Polverel à la municipalité de fa Croix-des Eouquets., du 4
septembre - 1743
F 4 --- Page 96 ---
88)
m'occupois de la rédaction
étoit tres-procheine, je
hommes
> plan,
mettoit presque cil niveau des
> d'un réglement, , qui
restoit encore pour quelque
la portion d'Africains qui
> libres
à-des maîtres.
> temps soumise
vous ériet tous libres et tous pro-
>> Six mois de plus, ez
ont
la marche
événemens inattendus
presé
Des
> pribtaires.
Sonthonax. Il a proclamé la liberté univer-
> de mon collègue
lui-méme, lorsqu'il Pa prononcée,
> selle dans le Nord, et
libre.
> n'étoit pas
liberté sans propriétés, ou plutôt
> IL vous a donné la
des terres en fiiche > sans
un tiers de propriété sur,
de
> avec
sans moulins et sans aucun moyen
> bàtimens, sans cazes,
moi
donné, avec la liberté,
et
j'ai
en valeur,
> les remettre
des
dc régénérer prompterres en production, ou moyens
> des
avoient été dévastées.
> tement celles qui
de
à ceux de vos frères
> Il n'a donné aucun droit propriété de la colonie . - . e Et
sont armés pour la défense
> qui
de
à ceux qui combatdonné un droit co-propriété
A moi fai
cultiviez, . - e : Frères et amis,
vous
8> toient pendant que
tous animés des mêmes
Delpech et moi sommes
> Sonthonax,
voulons tous que P'ile Saint-DoS principes : :
- Nous
de La Républigue francomme zoues les parties
en
> mingue,
d'hommes libres et égaux
D gaise, ne soit peuplée que frères et amis, sur votre
3) droits . . - a Réfléchissez, de la République veulent
intérêt. Les trois délégués
A propre
le chercher que dans la
mais vous ne devez
>> votre bonheur;
n'est
dans l'oisiveté et le
et le travail, Ce
pas
> propritté
>
vous le trouverez.
> brigandage que
8 XL.
Polverel ordonna que cette dernière
Sa lectre à D'après tous CES motifs,
militaires, tant
son Rouveau proclamasion scroit lue par les commandans
collàgue Delpech.
veulent
intérêt. Les trois délégués
A propre
le chercher que dans la
mais vous ne devez
>> votre bonheur;
n'est
dans l'oisiveté et le
et le travail, Ce
pas
> propritté
>
vous le trouverez.
> brigandage que
8 XL.
Polverel ordonna que cette dernière
Sa lectre à D'après tous CES motifs,
militaires, tant
son Rouveau proclamasion scroit lue par les commandans
collàgue Delpech. --- Page 97 ---
(85)
ax nègres armés qu'aux atcliers, avec sa précédente du 27 aott
ernier, et cclle de Sonthonax sur la liberté générale > pour
resser procès-verbal du voeu que les Africains émettroient
'après ccttc lecture > 1 et lui CIl faire parveair sans délai une
xpédition (1)- Enfin, , pour prévenir de nouveaux embarras, si
eur nouveau collègue Delpech prenoit d'autres mesares pour
troisième province de la colonie, il lui envoya aussi toutes
es proclamations, en l'invitant à optcr entre son plan d'affran--
hissement et cclui que Sonthonax avoit adopté. ( Si vous rcjettcz l'un et l'autre, lui dit-il, ou que vous cn créiez un
troisième, CC n'est plus danger, c'est dissoiution totale de la
commission civile, ct perte infaillible dc la colonie (2). RéRéchissez-y, ajoutoit-il dans une seconde lettre écrite trois
jours après, mais réf@-hissez-yrapidement.Sije ne reçois pas
rapidement votre adhésion à mes mesures, j'adopte esans hésiter
celles de Sonthonax 3 toutes dangereuses qu'elles me paroissent (3)., >
Delpech lui-mème sortoit, 2 à cette époque, , d'une nouvelle 5. XIJ.
rise, qui, si clle lui laissoit sa liberté personcelle, ne lui per- Soulèvement
nettoit guères de maftriser les événemens. It gouverncit déjs contre cC
dernier aux
a province du Sud, sous l'autorité des commissaires civils, en Cayes.,
qualité d'ordonnateur, quand ils lui annoncérent sa nomination
la place d'ailhaud, par le conseil exécutif provisoire (4). La
1 Proclamation de Polverel, du 4 seprembre 1793. Lettre da même au
rocureur de la commune du Port-au-Prince, Thouron, du 8 septembre.
Autre a Faubert, commandant à Baynet, du 9 septembre.
2 Lettre de Polverel à Delpech, du 5 septembre 1793.
31 Lettre du mêne au méme, du 8 septembre 1793. Voyez aussi celle du
aême à Rigaud > du 27 septembre.
4 Lettres de Delpech à Polvercl, des 16 ct 30 juin 17)3.
1793. Lettre da même au
rocureur de la commune du Port-au-Prince, Thouron, du 8 septembre.
Autre a Faubert, commandant à Baynet, du 9 septembre.
2 Lettre de Polverel à Delpech, du 5 septembre 1793.
31 Lettre du mêne au méme, du 8 septembre 1793. Voyez aussi celle du
aême à Rigaud > du 27 septembre.
4 Lettres de Delpech à Polvercl, des 16 ct 30 juin 17)3. --- Page 98 ---
(90)
excité aux Cayes une grande fer
du Cap avoit
contr
entastrophe
de diriger toute Pimpression
mentation, dont il tà.ha
de ses collègues contr
Galbaud, en publiant la proclamation il e'eilorça de rattache
(1). Peu de temps après,
réunissant tou
ce génétal
républicain, en
les citoyens au gouvernement dans une Tète civique, pour célé
les corps civils et militaires
Le général Rigaud s'y élo'
brer l'anniversaire du 14 juillet.
qui venoit d'étre créé pa
rendu a la tête d'un nouveau cerps, de lègion de Pégalité. 1
civils, sous le nom
qu
les commisaires
composé de ces esclaves insurges,
étoit principalement
scit T'aszemblée du Sud, comm
avoient éte déclarés libres,
par
lui-mème, un an aupa
le' dit Sonthonax (2), soit par Rigaud de Polverel (3), soit enfi
comme Tannonce une lettre
toutes les li
ravant,
civils 2 qui avoient confirmé les nègre
par les commissaires
celle de tous
bertés précédentes 2 en prononçant
à Jacmel, au
leurs maitres, au Portau-Pince,.
des Ri
armés par
revenoit alors du camp
Cayemites, etc. (4). La légion P'avoient envoyée avec d'autre
ou les commis: aires civils
biancs, qui san
vaux 2
de Jérénie 5 et des
troupes contre la coalition
de cette coalition, avoient déj
doute partageoient les principes route s'epposer à son passage
dans
lieux de s2
di
voulu
quelques
Cct incident, et une proclamaticn
notamment à Cavailion.
rendue trois jours aupara
commandant de POuest, Montbrun,
1793. Gasétte des Cayes, a
de Delpech, du 1 juillet
ont cu lieu dans 1
1 Proclamation
artial relatif aux troubles qui
21 juiller. Mémoire inpa Dacunba,
ville des Cayes, par des colonies, rom VH, p. 16.
2, Dibats dans Paffaire
du
17)3.
3 Lettr: de Polverel à Rigaud,
* Voyez ci-dessus le $. XV.
ion.
rendue trois jours aupara
commandant de POuest, Montbrun,
1793. Gasétte des Cayes, a
de Delpech, du 1 juillet
ont cu lieu dans 1
1 Proclamation
artial relatif aux troubles qui
21 juiller. Mémoire inpa Dacunba,
ville des Cayes, par des colonies, rom VH, p. 16.
2, Dibats dans Paffaire
du
17)3.
3 Lettr: de Polverel à Rigaud,
* Voyez ci-dessus le $. XV. --- Page 99 ---
(91)
défendre les enrôlemens d'esclaves, avoient, dit-on,
vant pour
La fête s'étoit néancausé d'avance beancoup d'inquictade (1).
moins passée paisiblement, , et le commissaire civil alloit se
retirer, quand le capitaine des grenadiers blancs, Badolet, vint
lui demander, à la tête de sa compagnie, la remise des
négres dont on vient de parler. Delpech et le commindant de
s'efforcèrent jnutilement de lui fairesentir
la province, Harty,
l'inconvenance d'une pétition présentée à main armée. Badolet
retourne à sa place cn murmurant, et ordonne a sa troupe de
charger les armes. Son lieutenant, Morellon, prend sur lui de
le défend:e, et est obci Mais Badolet n'étoit pas le seul des
chef. blancs déterminés à ensanglanier la scène. Mouchct, Commandant de la garde nationale blanche, en défilant devant la
maison commune , tire an coup de pistolet sur le général Rigaud, qui y commandoit un détachement d'hommes de couleur. Le coup ne porta point 5 mais Badolet se jeta alors sur
Rigaud, le sabre à la main. Des citoyens veulent l'arrêter.
D'autres prennent son parti, et bientôt il s'en suivit, dans divers quartiers de la ville, une action sanglante entreles gardes
nationales blancs et les hommes de couleur. Le commissaire
civil Delpech, craignant pour sa propre stireté, oi voyant,
comme il ie dit dans sa relation, l'impessibilité d'arrêter P'effusion du sang, se retira chez lui, accompagné de plusieurs officiers municipaux. Rigzud y arriva un instant apres, avee SOt.
détachement. Mouchet el Badolct vinrent l'y poursuivre, et
braquer sur la miison de la commission civile une pièce de
dont ils tenoient la mêche allumée. Le courage et
campagne, 2
la prudencz du commandant de la province, Harty, et da
1 Mémoire imparcial relatif aux troubles qui Ollt cu lieu aux Caycs, Pas.
Dacunba. Extrait y jeint de la Gazette dcs Cayes, du 21 juillss.,
t.
détachement. Mouchet el Badolct vinrent l'y poursuivre, et
braquer sur la miison de la commission civile une pièce de
dont ils tenoient la mêche allumée. Le courage et
campagne, 2
la prudencz du commandant de la province, Harty, et da
1 Mémoire imparcial relatif aux troubles qui Ollt cu lieu aux Caycs, Pas.
Dacunba. Extrait y jeint de la Gazette dcs Cayes, du 21 juillss., --- Page 100 ---
(92)
seuls cette nouvelle attaque,
, Wattiez, prévinrent
reste de la
son lieutenant,
à arrèter le carnage dans le
Ils parvinrent même
tuer à côté de lui le lieutenantville, après qu'Harty eut vu Demelet, et blesser son aidecoloncl de la Seine-Inférieure, bataillon de PAube. Les frères
de-camp, Mathieu, officier au colonie par leurs principes
O'Shiell, connus dans toute la
pour armer les décontrenérolstionniren, ouvrirent les prisons
formée ducompagnic de nègres esclaves,
tenus, ainsi qu'ane
aussi, en prodiguant les liqueurs
rant les troubles. Ils soulevèrent PAstree, du bricq le Serin,
fortes, les équipages de la frégate sous le nom de flibustiers,
et des marins vagabonds connus rade des Cayes. Tous se joignirent
qui se tronvoient alors dans la
des deux forts qui
de Badolet, qui s'étoit emparée la
à la troupe
nomme PIlet et Tourterelle.
dominent la ville, et qu'on
et prirent d'assaut
hommes de couleur les y assiégirent,
de monde
Les
beaucoup
les deux forts (). Il périt malheureusement dans les dernières. Rigaud
sur-tout
dans toutes ces actions,
cinq heures du soir jusqu'à
le combat dura depuis
assure que
les blancs eurect cent cinquante
dix heures du matin, que hommes de couleur n'en perdirent
hommes de tués, ct que les
la perte toiale qu'à
D'autres mémoires ne portent
que dix (2).
la Gazette des Cayes > du 21 juiller 1733. 21
1 Récit dela fédération , dans
1, page 39 , et tom VII, pag.
Dibats dans Paffaire des colonier,tome
coloniale nommée à Brest
56. Rapport de la commision des 14 et 15 juillet. Relaet suiv., ct page du peuple, sur lévénement
par les
par les représentans
malheureux qui se sont passés au,Cap, Mémoire
tion détaillée des événemens
5 supplément, t,pag. 67 et 68.
députés du Nord de Saint-Domingues lieu dans la ville des Cayes, par
relatifaux troubles qui ont eu
impartial
Dacunha.
du 15 juillet 1793,
d'André Rigaud à Desfournaux,
2 Lcitre
illet. Relaet suiv., ct page du peuple, sur lévénement
par les
par les représentans
malheureux qui se sont passés au,Cap, Mémoire
tion détaillée des événemens
5 supplément, t,pag. 67 et 68.
députés du Nord de Saint-Domingues lieu dans la ville des Cayes, par
relatifaux troubles qui ont eu
impartial
Dacunha.
du 15 juillet 1793,
d'André Rigaud à Desfournaux,
2 Lcitre --- Page 101 ---
(93)
de personnes des deux partis. Les deux prinne cinquantaine
n'attendirent pas même
lipaux coupables, Mouchet et Badolet,
Ils
des ténèbres de la nuit pour se
fin du combat.
profitèrent
à Jérémie. Sonthonax et des colons blancs eux-mêmes,
éfugier
à Jérémie, assurent que
jui ont été quelque temps prisonnicrs
violens de la
tcs deux hommes y ont été les ennemis les plus
sous les drapeaux de PAnRépublique, qu'ils ont combattu
dans les Elatspleterre, quoiqu'ils se soient depuis retirés
Unis (1), oi ils ont trouvé un apologiste dans Th. Millet (e).
D'autres de leurs complices sont encore aujourd'hui au service
Re l'Angleterre à Jérémie (3).
de leurs complices, s. XLII.
Delpech fit arrêter une cinquantaine
Son dissenRont i! ordonna la déportation en France. Il licencia la com- timent d'al'état-major et tous les officiers de Ia vec Polverel
pagnic des grenadiers,
dans une de ses lettres etSonthonax.
garde nationale des Cayes. Il annonce 2
événement assura à la commis-
- Polverel, que ce déplorable
difauroit acquis bien plus
pion civile (C un ascendant qu'elle
sans ccla D. Il
dit-il, de la défaite des re-
)) ficilement
profita,
belles et de la fuite de leurs principaux chefs, pour refondre
former entièrement la légion de 1'égalité,
la garde nationale >
1 Récit dc la fédération dans la Gazette des Cayes du 21 juillet 1793.
Débatsdans l'affaire des colonies, tome VII, 2 page 25. Mémeire du citoyen
Dacunha, relatif à la mission donz il a été chargé, page 35, note 46, ct
36. Relation détaillée des événemens malheurcux qui se sont passés au
page
les députés du Nord de Saint-Domingue 5 supplémeut, pages 67
Cap, par
ec 68.
2 Mémoire de Th. Millet, sans date ni signature.
3 Proclamation de Delpech, du 17 juillet 1793. Almanach de Saint:
Domingue pour Pannée commune 1795, page73, 77+ 89,ctc.
chargé, page 35, note 46, ct
36. Relation détaillée des événemens malheurcux qui se sont passés au
page
les députés du Nord de Saint-Domingue 5 supplémeut, pages 67
Cap, par
ec 68.
2 Mémoire de Th. Millet, sans date ni signature.
3 Proclamation de Delpech, du 17 juillet 1793. Almanach de Saint:
Domingue pour Pannée commune 1795, page73, 77+ 89,ctc. --- Page 102 ---
(94)
qui, après avoir refuséle passage
réduire la ville de Cavaitlon, révolte ouverte. I1 ajoute que pai
à cette légion, s'étoit mise en hommes de couicur, il forga les
prises avec les
les mesures à se rendre à discrétion (1).
nègres insurgés
derniers faits, dont Delpech atOn n'a aucun détail sur ces
et Lefranc
Rigaud, a Toureaux
tribue la gloire au général lai avoient été indiqués par ses
trois hommes de conleur qui
d'autres mémoires, qu'a la
collègues (2). Mais on voit dans
les hommes de cou
nouvelle de l'affaire des Cayes,
que
première
Saint Louis, chez qui on avoit répandu
leur d'Aquin et de
tous les blancs, qui coururent le:
Rigaud étoit tué, arrètèrert nowvelles qu'on reçut de Rigaud
plus grands risques jasqa'aux
à marcher contre Jarémie
lui-mème (3). Delpech se disposoit Polverel relatives à l'affranchisquand il reçut les letires de
mesures ni celles de Sonsement général. Il n'adopta ni ses
que la commislui répondit-il,
thonax. ( Je suis convaircu, droit de changer le régime colonial,
> sion civile n'a pas le
les esclaves ; que ce droit
de donner la liberté à LOLS
> et
représentans de la nation entiére,qui
qu'aux
> n'appartient
délégué.
> ne nous Pont pas
civile est autole suis encore 3 que si la commisien
) Je
de la République les proprié
> ri: ée à metire à la disposition
elie ne l'est pas à disdans certains cas 9
> tés dcs citoyens
de tels autres individus.
de ces propriètis en faveur
> poser
commissaire civil n'a pas
le suis bien plus > qu'un
3> Mais je
des 8 août ct 15 septembre 1733.
de Delpech à ses collégues,
1 Lettre
sbide
troubles qui ont eu lieu dans la ville des
3 Mémoire impartial relatif aux
Cayes, par Dacunha.
disposition
elie ne l'est pas à disdans certains cas 9
> tés dcs citoyens
de tels autres individus.
de ces propriètis en faveur
> poser
commissaire civil n'a pas
le suis bien plus > qu'un
3> Mais je
des 8 août ct 15 septembre 1733.
de Delpech à ses collégues,
1 Lettre
sbide
troubles qui ont eu lieu dans la ville des
3 Mémoire impartial relatif aux
Cayes, par Dacunha. --- Page 103 ---
(95.)
le droit, séparément, et sans le concours de ses collègues,
de prendre des mesures de cette espèce, ni cn géneral aucune de celles qui tiencent à l'intérêt de la colonie entière,
ou à ses rapports avec la métropole.
> Ne croyez pas cependant que je vcuille protester contre
vos opérations, ni donner à la colonie le spectacle d'une division scandaleuse.
* Ne pensez pas non plus que je préiende rivaliser avec
D vous, ni vous disputer la gloire de prononcer sur les grands
D objets. Je suis au-de:sus de cette petile vanité; l'amour de
> ma patrie et de l'hamanité est la seule passion qui m'anime:
>> mais je ne dois pas m'astrein.Ire servilement à vos dispo-
> sitions, conire mes vues et nii conscience; c'est moins pour
D mes droits que je réclame que pour lc bien public.
>> La proclamation de Sonthonax ou la vôtre, adoptées pu-
> rement et siplement, me paroissent devoir entrainer de
grands désordres, sur- tout la première.
> Cependant celle de Sonthonax est un coup d'électricité
> dont il est impossible d'arrèt:r la commotion ; il n'y a plus
> moyen d'y revenir, il faut doncJa modifier, et iZ estpos-
> sible de Za rendre telle, en combinant ses vues avec les
> vôtres, et celles que je vous Co nmaniquerai, qu'elle n'ait
>> plus que le défaut d'itre prématurée.
> Mais il est indispensable que nous prononcions de concert,
a et que des décisions de cette importance soient le résultat
D de nos délibérations communcs : c'est le seul moyen de leur
J donner le caractère qui leur convicnt, et de commander le
X respect et l'obéissance des colons ; c'est le seul moyen de
D coxvrir ce qu'elles auront d'iilégal; c'est le seul moyen
maniquerai, qu'elle n'ait
>> plus que le défaut d'itre prématurée.
> Mais il est indispensable que nous prononcions de concert,
a et que des décisions de cette importance soient le résultat
D de nos délibérations communcs : c'est le seul moyen de leur
J donner le caractère qui leur convicnt, et de commander le
X respect et l'obéissance des colons ; c'est le seul moyen de
D coxvrir ce qu'elles auront d'iilégal; c'est le seul moyen --- Page 104 ---
(96)
une marche un
donner a leurs effets un ensemble,
9 de
prévenir les troubles et Ic
> forme et régulière, , qui puisse
> désordres.
cette hardiesse nous im
>> Je songe à la responsabilité que
dans le sticcè
et ne trouve notre sauve-garde que
5 pose, je
(). Je vou
faut donc user de la plus grande prudence
> Il
autant que vous le pour
>' prie donc, ajouta-t-il, de suspendre,
nous ayor
jusqu'à ce que
> rez, Yeffet de vos proclamations, matière, et que nous ayons pr:
> délibéré tous trois sur cette
sous quatre o
arrêté commun : e - e ,je partirai
> un
huitaine auprès de vous
et je serai sous
> cinq jours,
quelques mesures dc siret
( Je vais en attendant prendre
leurs
e
les citoyens sur
propriétés
> et sur-tout tranquilliser
de liberté générale ont jet
> sur leur vie, car ces bruits
s Palarme dans les esprits (2). >>
auroient sans dotite ét6 sans :é
de
a
S, XLIII.
Les observations Delpech circonstance et pour un tout auire ob
Mort de plique dans toute autre
est une tclle
D:lgech,
celui dont il s'agissoit. Mais l'esclavage le droit d'et
jet que
naiurelle que tout homme a
violation de la justice
même dire que c'est pour
Vabolition, et l'on pourroit
proclamer
le faire avec succès ct sans se compro
lui un devoir, s'il peut
mettre personneilement.
l'indécision de Delpech, 1
Quoique Polverel désspprouvit
invitant Sonthonax a
réunit néanmoins au même veeu, en
se
arrêter enfin un plan uniforme sur cel
venir dans T'Ouest pour
du 12 septembre 1793.
ALettre de Delpech à ses collégues,
à Polverel, du 12 sertembre 1793.
2 Lcttre de Delpech
objet
ui un devoir, s'il peut
mettre personneilement.
l'indécision de Delpech, 1
Quoique Polverel désspprouvit
invitant Sonthonax a
réunit néanmoins au même veeu, en
se
arrêter enfin un plan uniforme sur cel
venir dans T'Ouest pour
du 12 septembre 1793.
ALettre de Delpech à ses collégues,
à Polverel, du 12 sertembre 1793.
2 Lcttre de Delpech
objet --- Page 105 ---
(97)
avoir lieu. Delpech tomba
piet (1). Cette couférence ne put pas
(2). Il
de temps après, le 27 septembre
alade et mourut peu
de couleur, et quoique Polpar les hommes
être
t tresiregreté
sa mort doit
partager ces regrets
Prel n'ait pas paru
la colonie $ dont l'admionsidérée comme un malheur pour
des trois commissaires
au-dessus des forces
stration étoit déja
vils.
la déclaration de l'affranII n'étoit plus possible de retarder
Pol- S. XLIV.
dans TOuest. Les mesures sévères que
Affranchis
issement général
et quelques autres chefs sement gé-
:rel avoit prises contre Guyambois retardé l'explosion que néral dans
i soulevoient les nègres, n'avoient
dans l'Ouest et
jours. De nouvelles insurrections se montroient
dans le Sud,
quelques
elles avoient commencé dans
utes les parties de la province ;
d'ou elles s'étoient
les plus voisines du Nord,
s communes
rapidité jusque dans le Sud, 9
endues avec la plus grande
général du Nord.
ême avant la nouvelle de Yaffranchissement
les
de toute espèce en signaloient
cs Aammes et les ravages
s'étoient manifestés
rogrès. Des monvemens très - alarmans
beaudu Port-au Prince 2 qui contenoient
ns les prisons
(3). Polverel parut toujours
d'esclaves pris sur les insurgés
bup
de Polverel à Sonthonax , du 16 seprembre 1793.
1 Lettte
à Polvercl, du septembre 1793.
2 Lettre d'André Rigaud
sa mort à Sonthonax. ce Jo
* Voici ce qu'en dit Polverel en apprenant homme et bon citoyen 5 mais i2
regrette Delpech, parce qu'il étoith chonnète
eavie, voilà son caracest mort un mois trop tard. Pusillanimité. deux 7 vanité, de sa perte 5 et le Sud
tère, voilà ce qui a mis le Sud à
deigts
de la colonie >.
quiauroit reflué sur nous , auroit entraîné le bouleversement 17933 voyez aussi cclle
Lettre de Polverel à Sonthonax, du 30 septembre
lu 17 novembre.)
du 25 août 1793. Autre du même à Mont3 Lettre de Polverel à Rigaud,
prun, du 7 septembre.
Tome IV,
G
Rap. de Garran-Coulon.
Sud
tère, voilà ce qui a mis le Sud à
deigts
de la colonie >.
quiauroit reflué sur nous , auroit entraîné le bouleversement 17933 voyez aussi cclle
Lettre de Polverel à Sonthonax, du 30 septembre
lu 17 novembre.)
du 25 août 1793. Autre du même à Mont3 Lettre de Polverel à Rigaud,
prun, du 7 septembre.
Tome IV,
G
Rap. de Garran-Coulon. --- Page 106 ---
(98)
inopinément faite par Sonconvaincu que, sans la proclamation àl T'afranchisement généra
thonax, le 29 août, il seroit parvenu patrie et pour les mègre
manière plus utile pour la mèrelcs
qu'i
d'une
conduisant à la liberté par degrés
eux-mémes, en les
excès commis par les nègres dc
avoit préparés. En parlant des à Rigaud: : < Ce n'est pas d
il écrivoit
une liberté vivifiante
Hastede-Saime-Mare.
voulois
liberté je voulois ; je
et 1
> celte
que
fat la prospérisé générale
dont le résultar
aux Africain
> ficondanie, chacun. Je ne puis faire un crime
est ma
de
mais elle
> bonheur
leur vengeance est juste 5
> de leurs excès ;
c'est sur eux-mémes qu'ils se vengent dar
D dirigée 5 en brdiant,
>. Il montre lesmèmes regrets
> et non sur la République il tàcha, au surplus, d'cfface
plusieurs autres lettres (1)3
qu'iis pouvoient avoir
des nègres les ressentimens des sentimens d'ai
dans l'esprit
même, s'il étoit possible s maitres Phonneu
et d'y substituer anciens libres, en laissant aux
aussi atta
fection pour les
de leurs esclaves. Il vonlut
a
de prononcer la liberté
française en liant Tépoque
cher les noirs à la constitution de la fondation de la République;
à celle
pour célebre
leur afranchisement commune tous les citoyens
dans chaque
en les invitant à y prononce
convoqua
mémorable >
T'anniversaire de ce jour esclaves ea présence du public,
de leurs
ouverts à ce
Taffanchisement
inscrites dans des registres
n'osèrer
furent
lescouleurs
ces déclarations
les colons de toutes
effet. On sent bien que
et Paffanchisement génér
réfuser à cette invitation,
Prince, et dans
pas se
solemnité au Port-au-I Sud. Les commun
se fit avec une grande villes de rOuest et du
hommes de
plupart des autres
et de Saint-Louis oules
d'Aquin
de Saint-Marc,
Voyez aussi cel
à Rigaud, du 6 novembre 1793. 2 et celle à Pi
Lettre de Polverel à Bleck, des 1 ct 8 septembre,
du même a Gendrier et
chinat, du 18 décembre,
fuser à cette invitation,
Prince, et dans
pas se
solemnité au Port-au-I Sud. Les commun
se fit avec une grande villes de rOuest et du
hommes de
plupart des autres
et de Saint-Louis oules
d'Aquin
de Saint-Marc,
Voyez aussi cel
à Rigaud, du 6 novembre 1793. 2 et celle à Pi
Lettre de Polverel à Bleck, des 1 ct 8 septembre,
du même a Gendrier et
chinat, du 18 décembre, --- Page 107 ---
(99)
couleur étoientles plus forts, firent d'abord
mais elles finirent aussi
quelgues diffiedltés;
par se soumettre(s). C'est néanmoins
cette mesure hi maine et politique tont-à-la-fois
de Saint Marc,
qie les habitans
qui y'accédèrent aussi
unanimenient, ont
représentée comme un rafincment de
depuis
tyrannie et une comédie
atroce 3 lorsqu'ils trahirent la
ennemis
République en se donnant à ses
(2).
Polverel retourna peu de temps oprès dans la province du 6. XLV.
Sud, dont T'administration étoit restée
vacanle par la mort de Retour ct
Delpech. II confia celle de l'Ouest, en atteodant la
travaux de
arrivée de Sonthonax à
prochaine Polvereldans "
Pinchinat, qui avoit été
ses délégués dans le Sad
déja Pun de le Sud.,
avant la nomination de
dans l'intervalle
Delpech, et
qui s'étoit écoulé depuis le décès de ce dernier (3). La reconnojssance de la liberté
provinces de la colonie
générale dans ces deux
y rendoit moins nécessaire l'entrevue
dont les commissaires civils étoient
et la manière
convenus avec Delpech 5
précipitée dont Polverel avoit été entrainé à cette
mesure par la prociamation de Sonthonax avoit
froideur qui avoit
renouvelé la
déja eu lieu entre eux lors de
subvention (4). En arrivant dans le
l'impôt sur la
Sud, Polverel y renouvela
presque toutes les autorités constituées sur
il
lesquelles ne pou1 Relation détaillée des événemens malheureux
Cap, par les députés de la partie du Nord de Saint- qui se sont passés au
page 55. Circulaire de Polverel aux communes de Domingue 3 supplément,
2 Résistance a
POuest, du 23 septembre.
P'oppression, ou Acte d'union des
des Vérettes et de la Petite- Rivière, du 15 février paroisses de Saint-Marc
3 Commission de Polverel pour Pierre Pinchinat 1794. du
Lettre de Poiverel à Sonthonax, du30
1 octobre 1793
septembre. Autres de
Delestang aux commissaires
des
Pinchinat et de
4 Voyez ics lettres de civils, 16, 28 et 31 octobre , 13 et 3or nov.
décembre 1793.
Polyercl à Sonthonax, 2 des 21 novembre, 1 et 15
G 0 2
arc
3 Commission de Polverel pour Pierre Pinchinat 1794. du
Lettre de Poiverel à Sonthonax, du30
1 octobre 1793
septembre. Autres de
Delestang aux commissaires
des
Pinchinat et de
4 Voyez ics lettres de civils, 16, 28 et 31 octobre , 13 et 3or nov.
décembre 1793.
Polyercl à Sonthonax, 2 des 21 novembre, 1 et 15
G 0 2 --- Page 108 ---
100 )
derniers événemens; il destitua
compter depuis les
le brave Harty, dont
voit plus
les motifs,
même, sans qu'on en connoisse
si honorable durant le
conduite s'étoit montrée sous un jour celui de Delpech; il
la
de Polverel aux Cayes ct
de l'égalité,
premicr séjour
de la légion
le commandant
nomma en sa place
d'abord à lutter contre la malveilRigaud. Tous deux eurent
et leur habitude du
la licence des nègres,
lance des blancs,
des hommes de couleur, dirigés
pillage. On assure même que
avoient formé le projet
quelques - uns de leurs officiers, forcer Polverel d'évacuer
par
général pour
un
d'exciter un soulèvement
tous ces obstacles par
I1 vint à bout de vaincre
la colonie.
de fermeté et de prudence
mélange heureux
il suivit encore s autant qu'il
Au milieu de ces agitations, formé pour affoiblir les sele plan qu'il avoit
de l'esclavage à
lui fut possible,
ce passage rapide
d'une
cousses que devoit produire des lois et la surveillance
il substitua T'empire
des maîtres 5
la liberté;
présente à la domination
police active et par-tout
attacher les nègres à la culture 2
il fit de sages réglemens pour il créa un conseil d'administrale vagabondage ;
dans
atelier, et
cn prévenant
eux-mémes
chaque
tion nommé par les nègres
milieu de tant de troubles,
autant qu'on le pouvoit au
; mais fiveilla,
des institutions républicaines
enseià leur instructien par
il défendit qu'on y
de la métropole,
On a
aux
prédèle
principes
religion particulière (2).
gnât les dogmes d'aucune
Autre du même a
Polverel à Rigaud, du 25 août 1793.
le camp Per1 Lettre de août. Autre du même à Petit, commandant du 12 décembre. AuDelpech, du 31
Autre du même à Pinchinat, du même à Rigaud,
rin, , du 5 novembre.
du 18 décembre. Autres
tre du même à Toureaux,
des co mmisdes 18 ct 22 décembre.
, des 4 et ( 1794. Lettre
de polvetel,
2 Ordonnances
Dural, du 29 mai,
eaires civils à P'ordonnateur
camp Per1 Lettre de août. Autre du même à Petit, commandant du 12 décembre. AuDelpech, du 31
Autre du même à Pinchinat, du même à Rigaud,
rin, , du 5 novembre.
du 18 décembre. Autres
tre du même à Toureaux,
des co mmisdes 18 ct 22 décembre.
, des 4 et ( 1794. Lettre
de polvetel,
2 Ordonnances
Dural, du 29 mai,
eaires civils à P'ordonnateur --- Page 109 ---
(101) )
tendu que le régime qu'il avoit établi étoit attentatoire à la liberié, et qu'il rapprochoit dans beaucoup de points le sort des
cultivateurs de celui qu'éprouvent les main-mortables dans les
Pays sujels à Ia servitude de la glèbe. Mais quoiqu'on ait, diton, cffectivement abusé dans la suite de ses réglemens
pour
assujettir les nègres à des gênes inconciliables avec la liberté,
on n'y voit rien qui puisse justifier ces attentats, 3 qu'il a réprimés toutes les fois qu'on les lui a dénoncés. Lui et son collègue cassèrent une ordonnance du commandant de l'arrondissement de Baynet; 2 Faubert, qui, sous prétexte de réprimer le
vagabondage, avoit défendu aux nègres de sortir de l'arrondissement. Faubert fut même emprisonné ; sa défense avoit failli
soulever tout le quartier 3 et la proclamation qui l'annulle observe qu'on avoit réprimé le vagabondage par des mesures toutes
différentes aux Cayes, , à Torbeck, à Cavaillon 3 oi le désordre
avoit été bien plus grand (4). Dès le 12 septembre 1793, le même
Polverel, écrivoit a une commune qui refusoit de soumettre à
la délibération des nègres , l'option qu'il leur avoit déféréc entre
Ies mesures de Sonthionax et les siennes : ( Vous parlez d'ef-
> fervescence,fentends, c'est l'efervescence des maitres dont
>) vous me parlez, et moi je vous ai ordonné d'instruire les
esclaves. C'est le seul moyen d'empécher une effervescence
> bien plus terrible > qui feroit égorger tous les maîtres
) . : Sije n'apprends pas que vous avez promptement e
réparé
votre faute s vos tétes m'en répondront (2) >,
1 Ordonnance ou proclamation des commissaires civils , du
Lettre de Sonthonax à Martial Eesse, du 6 mai.
4 mai 17942 Lettre de Polvercl aux officiers municipaux de l'Anse-i-Veau
tembre 1793.
du 12 sep.
G 3
> bien plus terrible > qui feroit égorger tous les maîtres
) . : Sije n'apprends pas que vous avez promptement e
réparé
votre faute s vos tétes m'en répondront (2) >,
1 Ordonnance ou proclamation des commissaires civils , du
Lettre de Sonthonax à Martial Eesse, du 6 mai.
4 mai 17942 Lettre de Polvercl aux officiers municipaux de l'Anse-i-Veau
tembre 1793.
du 12 sep.
G 3 --- Page 110 ---
102 )
CHAPITRE V I.
civils durant
des commissaires
D E Padministration
les anciens
et des trakisons commises par
la guerre,
libres.
française rendoit à la liberté dans
S. I. TAsDiS que la révolution de Pespèce humaine, si intéVoeu des le Nouveau-Monde une famille
extérieure offroit enfin à
deux partis ressante par ses malheurs, la guerre l'occasion si impatiempour! Pancien
l'avoient tenue sous le joug
#
régimedans ceux qui
temps dans une partie
de réaliser pour quelque
lcs assem- ment attendue, 2
pour le rétablissement de
bléss colo- de la colonie leurs vaeux coupables
coloniaux sur la
niales.
l'ancien régime et la maintenue des préjugés
de la révofrançais. Dès le commencement
ruine des principes
illimité avoit eu un parti puissant
11t4
lution, le monarchismele plus
dans la plupart des grands
dans les agens du gouvernement et obtenir la croix de Saintplanteurs qui s'y étoient attachés pour et les autres faveurs
Louis, le commandement des paroisses,
de la nobless *
ils s'efforçoient de se rapprocher
avantagy
par lesquelles
avoit Jutté avec
d'Europe. Non-seulement ce parti
du Nord, dans les deux
dans l'assemblée
contre ses antagonistes dans les divexses parties de la colonie,
assemblées coloniales, et
On en trouve la preuve dans
à plusieurs époques différentes.
constituante, dans
avec les révisetrs de T'Assemblée
de Saintses relations
du Nord contie lassemblée
le succès de Yassemtlée
dans la coalition entre une partie
Ma:c et le comiié de TOuest,
à la
de
couleur
Croir-des-Bouquets,
des b'ancs et les hommes
et dans le triomphe qu'obtint
à S.int Mirc, a Léogane, etc.,
le côté Ouest de la
Blanchelande au milieu de 1792 contre
constituante, dans
avec les révisetrs de T'Assemblée
de Saintses relations
du Nord contie lassemblée
le succès de Yassemtlée
dans la coalition entre une partie
Ma:c et le comiié de TOuest,
à la
de
couleur
Croir-des-Bouquets,
des b'ancs et les hommes
et dans le triomphe qu'obtint
à S.int Mirc, a Léogane, etc.,
le côté Ouest de la
Blanchelande au milieu de 1792 contre --- Page 111 ---
(103)
assemblée coloniale ; mais il est remarquable que le
seconde
contraire, malgré ses querelles continuelles avec. le gouparti
n'étoit
moins royaliste que lui.
vernement de Ja colonic,
pas
Cocherel, et les autres députés de Saint t- DoGoiy-d'Arsy,
constituante, qui y dénoncèrent avec tant
mingue à l'Assemblée
administration de
d'emportement le ministre la Luzerne pour son
toujours par leurdévouement
la colonie, se distinguèrent presque
les
à la royaité. Dès le 31 aouit 1788, ils s'écrioient, avec
planteurs de Francc , dans une lettre au roi: 66 Toute
grands
est créole, sire ; les liens du sang ont pour jamais
> votre cour
>. Dès
les
> uni votre noblesse avec Saint - Domingue (:)
que
furent débarqués en France , ils disputèrent en
quatre-vingt-cing
de l'assemblée du Nord la
quelque sorte avec les députés
de
clientèle du club Massiac. Hs ne cherchèrent d'appui auprès
l'Assemblée constituante que dansle côté droit de cette assemblée.
L'abbé Maury fut particulièrement leur défenseur; Barnave, ne
le devint qu'en abandonnant la cause populaire. lls ne cessèrent
dans leurs adressesau roi, de se qualifier de SUJETS de sa macette dénomination avilissante étoit
jesté (2), dans un temps oi
tellement proscrite par l'opinion publique dans la métropole 2
que le roj lui-même n'osoit pas F'y employer.
Les commissaires de la seconde assembléc coloniale en France
suivirent le même exemple 5 ils n'eurent de liaisons qu'avec le
du
II, S. IV.
I
Voyez la première partie
présent rapport, chap.
* Voyez une adresse de Gouy-d'Arsy et des autres députés des colonies
à l'Assemblée constituante , placardée à Paris au mois de septembre 1791.
Voyez aussi la lettre de Passemblée coloniale au roi, du 13 septembre 5
l'adresse dc la garde nationale du Port-au-Prince au roi, du 19 juin 1792; 2
ct l'Opinion sur les colonies, par Cormier, page 8.
G 4
Voyez la première partie
présent rapport, chap.
* Voyez une adresse de Gouy-d'Arsy et des autres députés des colonies
à l'Assemblée constituante , placardée à Paris au mois de septembre 1791.
Voyez aussi la lettre de Passemblée coloniale au roi, du 13 septembre 5
l'adresse dc la garde nationale du Port-au-Prince au roi, du 19 juin 1792; 2
ct l'Opinion sur les colonies, par Cormier, page 8.
G 4 --- Page 112 ---
(104 )
législative, et c'est par son crédit
côté droit de P'Assemblée du 28 septembre 1791 , jusqu'a ce
firent maintenir la loi
devoit
qu'ils
fforts de T'explosion républicaine 3 qui
que les premiers
cufin la loidu 4 avril 1795 ; ils
reenverser le trénespreduisirent
de jouir de la plus grande
n'avoient cessé dans le même temps
de la marine,
Benund-de-Boleil,
faveur-auprès du ministre
n'échapperont à la détestadont les vues contre-révlationsiess
ct la basTineplie de son administration
tion générale que par
avoit mis la plus grande lenteur dans
sesse de son caractère ; il
par IAssemblée
l'expédition des secours votés à Saint-Doningue il avoit accueilli
mais il étoit l'ennemi de la liberté;
;
législative ;
commissaires de l'asscmblée coloniale
avec bienveillance les
lors de sa destitusion (1).
ils lui votèrent des remerciemens
étoit si bien dévouée au
L'assemblés coloniale elle-mème Ouest y dominoit sans pardans le temps oi le côté
le
royalisme
entretenir de relations qu'avec
tage, qu'elle n'avoit voulu
qu'elle donna a
on lc voit dans les instructions
roi, comme
seule des circonstances
et ce fut la nécessité
à
ses commissaires, tenir une autre conduite en s'adresant
qui les détermina à
obtenir des secours. Aussi Th.
l'Assemblée nationale pour en
ardens du côté Ouest, s'opMillet, Pun des membres les plus
Y'assemblée colode toutes ses forces à l'adoption par
la disposa-t-il
constitutionnel qui abolissoit en France
niale du décret
c'est le marquis de Cadusch qui eut
tinction des ordres, et
accueillir contre le vocu des préhonneur de le faire
l'étrange
de cette assemblée (2).
tendus patriotes
coloniale en France à ladite as1 Lettre dcs commissaires de l'assemblée
semblée, du 11 juillet 1792.
S. XXVI; et ie chap. V de
le chap. IV de la première partic,
2 Voyez
la seconde partie, $. XL.
du décret
c'est le marquis de Cadusch qui eut
tinction des ordres, et
accueillir contre le vocu des préhonneur de le faire
l'étrange
de cette assemblée (2).
tendus patriotes
coloniale en France à ladite as1 Lettre dcs commissaires de l'assemblée
semblée, du 11 juillet 1792.
S. XXVI; et ie chap. V de
le chap. IV de la première partic,
2 Voyez
la seconde partie, $. XL. --- Page 113 ---
(105)
On se tromperoit néanmoins si l'on croyoit que ces partisans
si prononcés du royalisme conservassent de l'altachement
6, I.
la maison royale de France : c'étoit Pinstitution
pour Leur cor.
de maintenir
qu'ils desiroient respondance
, parce qu'elie leur paroissoit, aycc raison, la seule avcc PAn.
propre à perpétuer l'esclavage et la distance qui existoit entre gleterre dès
cux et les hommes de couleur. La personne la
1790.
pays même de celui
famille et le
qui régneroit à Saint-Domingue leur étoient
indifférens. Its courtisoient le roi de France
liaisons avec les
, parce que leurs
royalistes de la métropole leur
que la cour triompheroit
persuadoient
probablement dans sa lutte à
contre les patriotes; mais dans le même
ils
mort
aussi des liaisons avec les cours
temps entreienoient
de liberté
étrangères 2 et les seules idées
qu'ils eussent accueillies durant la révolution avoient
pour objet de profiter des embarras de la mèreéchapper à lasouvéraineté
patrie pour
des dettes
nationale,et parvenir ainsi à S3 libérer
envers le commerce français, qui les accabloient. Tel
avoit été le but de la convocation de la
première assemblée
coloniale; tel avoit été l'esprit qui la
dans
noissance du décret du 28
dirigea
sa méconmars 3 dans l'établissement des bases
constitutionnelles qu'elle décréta le 28 mai, et dans sa
centre le gouvernement de Ia colonie (1). Les
lutte
Domingue à l'Assemblée
députés de Saintconstituante. s les
rant leur séjour en France et
quatre-vingt-c cinq duassemblée
, les commissaires que la seconde
coloniale y envoya n'ont cessé de
lonie comme un étatseuverain
représenter cette Coeti indépendant,
liens avec la France
quin'avoit d'autres
que ceux qui avcient é16 convenus entre
I Voyez le chapitre V de la première
XV. Voyez aussi les
partic, et sur-tout la note du S.
de mener les colonics preuves à
complètes et matérielles du projer des colous
J. Raimond,
l'indépendance, tirécs dc lcurs propics écri:s,
pag. 1, 2 Gt 3.
par
enter cette Coeti indépendant,
liens avec la France
quin'avoit d'autres
que ceux qui avcient é16 convenus entre
I Voyez le chapitre V de la première
XV. Voyez aussi les
partic, et sur-tout la note du S.
de mener les colonics preuves à
complètes et matérielles du projer des colous
J. Raimond,
l'indépendance, tirécs dc lcurs propics écri:s,
pag. 1, 2 Gt 3.
par --- Page 114 ---
(106)
sur-tout le système du
contractantes; ; c'étoit
les deux parties
qui avoit une grande prédiparti opposé au gouvernement
(1).
Iection pour le gouvernement britannique
de Polverel et Sonthonax > et leurs partisans, :
Les accusateurs
les colons de Saint - Domingue
ont néanmoins prétendu que
Tincendie du
n'avoient songé à se donner à T'étranger qu'après leur enleva; :
de la liberté générale qui
Cap, et ia proclamation
leur sûreté
(2).
et leur
et
personnelle
disent - ils ,
propricté
à cette époque que diverses
Mais quoique ce soit à peu près
c'est alors seupartics de la colonie ont été livrées, parce que les ennemis
la guerte a fourni P'occasion d'appeler
lement que
Vintention de ces trahisons
de ja France,il est bien prouvé que
étoit antéricur à
auparavant > que le projet
existoit long-temps
civils, qu'il n'a jamais été
Y'arrivée des premiers commissaires
relâche l'exécution,
abandonné depuis , et qu'on en tramoit sans mois avant rincen-
, soit en Europe, plusieurs
soit en Amérique
général des nègres.
die du Cap, et Paffranchissement
de Y'assemblée de
Onvoit,dès les premiers procès - verbarx
des relations
entretenoit avec la Jamaique
Ssint-Marc, qu'elle
L'un de ses membres les moins exadont on ignore l'objet (3).
de la
partie , ss. 1, Il, v, XII, XVII,
1 Voyez le chap. IV
première dela seconde partie, sS. V, VI, xXVi, 3
XVI,XXVI, etc. le chapitellt complèces et matérielles susdites , par
XXIX, XXX, XXXIX, ctc. Preuves 13, 14 et 15. Mémoire sur les'
J. Raimond, pag. 4, 5, 6, 7, 8, de 12, Saint Dominguc 2 par le même 2 page
causes des troubles ct des désastres
33, nore 1.
de la conduite de Polverel, Sonthonax ct
2 N,3 et' no. 4, Examen des notes sur le rapport fait par Dufay > pag.
Ailhaud, pag. 46 ct 47. Suite
62 et 63.
IV de la première partic, S. I,
3 Voyez ci-dessus le chap.
pag. 4, 5, 6, 7, 8, de 12, Saint Dominguc 2 par le même 2 page
causes des troubles ct des désastres
33, nore 1.
de la conduite de Polverel, Sonthonax ct
2 N,3 et' no. 4, Examen des notes sur le rapport fait par Dufay > pag.
Ailhaud, pag. 46 ct 47. Suite
62 et 63.
IV de la première partic, S. I,
3 Voyez ci-dessus le chap. --- Page 115 ---
(107)
Frés, Legrand, qui en étoit l'archiviste et
secrétaire des commissaires
qui a depuis
de la seconde assembléc Coniale en France, sondoit alors ses commettans
confadération entre toutes les iles de
sur un projet
l'Archipel de l'Améaae, dont l'objet étoit de se liguer ensemble et de
tout leur pouvoir à toute innovation relative
s'opposer
s droits de l'homme. Legrand
au décrct sur
favdune
ajoutoit que Za Jamaique et la
étoient, disoit - on, tacitement à la tête de Ia condération (1).
Enfin il paroît incontestable que l'assemblée de
un parti puissant dans la seconde assemblée Saint-Marc,
pas dire ces deux assemblées
coloniale, pour
buvernement
elles-mémes, 3 ont eu avec le
anglais des relations dont le but étoit de
urs vues criminelles
réaliser
piers
d'indépendance. A la fin de 1790, s les
anglais parlent d'émissaires envoyés à Saint-I
r le cabinet de
Domingue
Saint-James, et d'un coup de main
réparoit sur cette colonie (2). Une déclaration
qu'on
specte qu'elle est faite
d'autant moins
ii s'y
par un déporté da Port-au-Prince,
plaint beaucoup des seconds commissaires civils et du
buverncur Delasalle,. assure gu'après le rapport de
it contre les
Barnave
Quatre-vingt-cing , au 12 octobre
eurs d'entre eux
1790, plupassèrent en Angleterre. L'aide
Enéral Galbaud, Conscience,
de-camp du
> qui a eu dans la suite de
Hlations avec quelques-ans des
grandes
:e l'un d'entre
guatre-vingt-cing, dit aussi
ette
eux, Valentin-de-Callion, alla a Londres à
époque (3).
1 Lottre de J. B. Legrand à la paroisse du Dondon du
dessus le chapitre III de la seconde
, 11 avril 1790. Voyez
2 Gazerte de
partie, $. III, dans la note,
3 Déclaration Saint-Domingue, faita à
du 5 janvier 1791.
bord du Jean-Bart, par Basset, le 4 prairial de
vingt-cing, dit aussi
ette
eux, Valentin-de-Callion, alla a Londres à
époque (3).
1 Lottre de J. B. Legrand à la paroisse du Dondon du
dessus le chapitre III de la seconde
, 11 avril 1790. Voyez
2 Gazerte de
partie, $. III, dans la note,
3 Déclaration Saint-Domingue, faita à
du 5 janvier 1791.
bord du Jean-Bart, par Basset, le 4 prairial de --- Page 116 ---
(108 )
Thomas Millet assure dans les débats, et dans plusiears
néanmoins d'une manière fort obscure 3 €
primés, 2 en s'énonçant
de Saint-Doming
I'Angleterre fongeoit à profiter des troubles
constituante , oul qu'elle les atti:
du temps de l'Assemblée
belle colonie. Il dit (
par des sous main pour ruiner cette
sir Gilbert Elliot fut envoyé en France en 1791 pour cet ob)
les différends de sa cour ai
mais sous le prétexte d'arranger
convient
Nootka-Sund. Th. Millet
celle d'Espagne pour
de
heur
eut avec lui à cette époque une conférence plusieurs
avoir pénétré le véritable motif dc :
dans laquelle il prétend
des colonies français
tendoit au bonleversement
voyage 3 qui
déclara a Gilbert Elliot, que les (
Th. Millet ajoute < qu'il
bien T'A
voiloient demeurer Frangais 2 qu'ilsavoitl
que
> lons
les
mais non 1
les détruire ou
conquérir,
5 gleterre pouvoit
la balance du système politique
> les conserver, , parce que
il convenoit mic
> T'Europe ne le permettroi: jamais 5 qu'ainsi
la
intérêts de l'Angleterre de provoquer dès-à-présent
> aux
d'y contraindre
> berté du commerce des Antilles , que
de les rétablir lorsque le cabin
> France, par Timpossibilité
les auroit fait bouleverser
> britannique, par ses intrigues,
D détruire (1).>
l'idée, que l'on se forme sur l'exact
$. III.
Qu'i1 est certain que
de la plupart des coloi
Publicité tude de cette narration, les relations
de leurs vues
après le dédésastr
crer du 15
aussi le Mémoire sur les causes des troubles et des
mai 1791. l'an 2. Voyez
par J. Raimond , page 23, note. A. Con
de la colonie de Saint- Domingue,
cience à Ia Convention nationale, , page 67.
suiv, 3c
dans l'affaire des Colonies, tome VIII, pag. 297 ets
I Débats
268, et 269, 304 et 305, ct la lctti
et 305. Voyez aussi les pag. 267,
de Th. Millet à
du 10 septembre 1793.
1. l'an 2. Voyez
par J. Raimond , page 23, note. A. Con
de la colonie de Saint- Domingue,
cience à Ia Convention nationale, , page 67.
suiv, 3c
dans l'affaire des Colonies, tome VIII, pag. 297 ets
I Débats
268, et 269, 304 et 305, ct la lctti
et 305. Voyez aussi les pag. 267,
de Th. Millet à
du 10 septembre 1793. --- Page 117 ---
(109) )
ancs avec les agens de l'Angletcire n'ont pas été innoEntes 3 sur - tout depuis les décrets favorables aux hommes
couleur, qui donnèrent un grand essor aux projets d'indéEndance. Après le décret du 15 mai 1791, on disoit au club
assiac, dans un discours qui fut envoyé oficicllement à Saintomingue, 2 que les colonies étoient peut-être aussi une nation,
d'elles n'avoient plus qu'un code commun avec la métropole,
Hlui de laj justice éternelle (1). Le fameux Daugy, en annonant la même nouvelle à la province du Nord,l'engageoit à déarer que la colonie de Saint - Domingue retenoit le pouvoir
gislatif sous la seule sancrion et accepiation du roi. Il l'intoit toutefois à ne donner d'abord pour motif de sa résistance
uoc décrets de L'Assemblée nationale que son attachement, à
métropole (2). C'est aussi à cette occasion que le marquis
Rouvrai, qui étoit alors très - bien vu des prétendus patriotes
Saint - Domingue 9 écrivoit que le seul moyen de sauver
colonie étoit d'arborer la cocarde blanche 2 et que bientôt
nquante mille Allemands jeteroient par la fenétre la canaille
gislative (3).
Un grand nombre de colons de Saint- Domingue ne céda
que
1 Procès-verbaux du club Massiac, séance du 20 mai 1791. Voyez cissus le chap. II de la seconde partic, S. IX. Voyez aussi la lertre du même
jib aux corps administratifs de Saint-Domingue 3 du 16 juin 1791, au S.
I du même chapitre, er sa lettre aux députés du commerce, du 12 féier 1790.
2 Lettre de Daugy à l'assembléc du Nord, du 7 juin 1791, au S. XI
dit chapitre II dc la seconde partie,
3 Voyez le S. XIII dudit chapitre II, et les Débats dans l'affaire des
lonies, tome II, page 216. Preuves complères et matérielles du projet des
lons de mençr les colonies a l'indégendance, par J. Raimond, , page 19.
députés du commerce, du 12 féier 1790.
2 Lettre de Daugy à l'assembléc du Nord, du 7 juin 1791, au S. XI
dit chapitre II dc la seconde partie,
3 Voyez le S. XIII dudit chapitre II, et les Débats dans l'affaire des
lonies, tome II, page 216. Preuves complères et matérielles du projet des
lons de mençr les colonies a l'indégendance, par J. Raimond, , page 19. --- Page 118 ---
(110 )
tout dans la ville du Cap. A lap
trop à ces impressions, sur- du 15 mai, on quitta la cocarde 1
mière nouvelic du décret
noire. On proscrivit le serme
tionale pour arborer la cocarde
résistance con
civique ; on se prépara à la plus vigoureuse d'arborer le pavillon a
la métropole 5 on applaudit la motion
à une ce
glais, et l'en assura dans les papiers publics,soumis d'dngleterre avoit (
K que P'ambassadeur
sure rigoureuse,
la
du décret,
deux heures après prononciation
>> pêché,
préparoit un armemént de quaran
> courier à sa cour, , qui
enfin ( que te
vaisseaux de ligne (1)- > On annonça
(
> cing
étoient à Paris, et une partie de ceux
> les Américains qui
pour demander des
étoient en Angleterre
s provinces 2
(2).> Le procureut-géné
2> cours et établir des intelligences d'emportement encore sur ce (
Laboric s'exprimoit avec plus
lettre à Tun des députés
sous ses yeux, dans une
se passoit
constituante. ( Vous sn'avez
à l'Assemblée
Saint - Domingue
violentes faites et 1
tAl
y disoit -il, des propositions
> d'idée,
contre les E. d. C. (les gens de couleur)
> contraribes, et
les uns, déserter Pautre, ct a
> contre la France : égorger
cela : trois jours se SC
les Anglais; pas moins que
ne s'o
> peler
soit diminuée, on
et loin que la commotion
D passés;
de réunir la colonie a un seul pa
> cupe que de la propager, nécessaires pour enlever à
> pour prendre les mesures
l'existence : . e
le
dont elle a compromis
ur
> France pays
les plus voisines; ; elle est
la
des paroisses
> Ona réponse
être que très - prompte, et je
92 forme. La réunion ne peut
seconde partic, $5. XIII, XIV, XV. ct s
1 Voyez le chap. II de la
vans.
a Ibid, S. XIX,
colonie a un seul pa
> cupe que de la propager, nécessaires pour enlever à
> pour prendre les mesures
l'existence : . e
le
dont elle a compromis
ur
> France pays
les plus voisines; ; elle est
la
des paroisses
> Ona réponse
être que très - prompte, et je
92 forme. La réunion ne peut
seconde partic, $5. XIII, XIV, XV. ct s
1 Voyez le chap. II de la
vans.
a Ibid, S. XIX, --- Page 119 ---
(111) )
serois pas étonné qu'avant quinge jours iZ ne paitit des
commissaires pour Londres, par la Jamaique (1).>
C'est dans ces circonstances qu'on élut les députés à la seconde Assembléc ccloniale, pour avoir un point d'appui dans 9. IV:
E
sa résistance contre la métropole. Ils ne
les
Actes contrompèrent pas es- fornes de ia
pérances qu'on avoit eues en lcs nommant. L'Assemblée colo- seconde asniale, au lieu de se constituer sous Cc nom, en vertu des décrets semblée cos
de la métropole, se forma sous le nom d'assemblie générale de loniale.
la partie française de Saint - Doningue, cn vereu des pouvoirs
gu'elle avoit regus de ses constituans. Rien n'est plus séditieux que la discussion qui eut licu à cette occasion. Les deux
partis qui se monirèrent des-lors dans l'assemblée furent entièrement d'accord sur la nécessité de repousser le décret du 15 mai.
Uls ne furent divisés que sur l'époque oii cette mesure devoit être
prise. Le côté Ouest vouloit qu'on se prononçât 1 immédiatement.
Les députés de Saint - Domingue étoient, disoit - il principalement, rassemblés pour s'opposer d la promulgation du décret du 15 mai; le côté Est vouloit qu'on attendit l'envoi officiel du décret, ( et alors, dit-il, il ne seroit pas de moyen
d'opposition directe qu'on ne pât mettre en usage comme
D auparavant. Il ne falloit d'autre temps que celui de faire
sonner le tocsin dans tous, les coins de la colonie (2).x
C'est pour être mieux à portée de diriger cette opposition
que l'Assemblée coloniale 8c transféra de Léogane au Cap, aussi1 Lettre de Laborie à Chabanon, du 3 juillet 1791. Voyez ci-dessus le
chap. III de la scconde partie, S-V.
2 Voyez le journal des débats et procès-verbaux de P'assembléc coloniale
des5, 6,7e 8 aoûc 1771, et ci-dessus le chapitre II de la seconde parcic, S. V.
ée de diriger cette opposition
que l'Assemblée coloniale 8c transféra de Léogane au Cap, aussi1 Lettre de Laborie à Chabanon, du 3 juillet 1791. Voyez ci-dessus le
chap. III de la scconde partie, S-V.
2 Voyez le journal des débats et procès-verbaux de P'assembléc coloniale
des5, 6,7e 8 aoûc 1771, et ci-dessus le chapitre II de la seconde parcic, S. V. --- Page 120 ---
(1ta)
n'attendiren
s'ètre constituée ; et ses commisaires effacer le nom de L
tôt apeès
fat arrivée pour faire
même qu'elle y
du Nord, qui devcit désormai
pas nation de la salle de Y'assemblée (1). Bientôt l'insurrectico
celle de l'Assemblée co'oniale
lui fournirent d
être
de couleur et celle des nègres A peine fut- ell
des hommes
de révolte et de scission.
nouveaux prétestes
qu'eite envoya des commissaires
le 24 août,
réunie au Cap, demander des secours.
la Jamaique pour y
séances de cette as
des premières
On ne connoit au reste,
que ce qu'elle a bien voul
tenues en comité secret,
dans ses lettre
sembléc
la suite. On voit néanmoins,
dans
y protesto
en publier constituées de la Jamaique, qu'elle
de cett
aux autorités
fraterneis pour le gouvernement son
des sentimens lcs plus
la cocarde nationale, que pre
colonic, tandis qu'elle abjuroit
et tous les députés un cos
avoit pris la cocarde noire 2
toute communi
sident
tandis enfn qu'elle interdisoit
sévères
tume incivique 3
les mesures les plus
avec la métropolc, par
français. On convier
cation
réitérées du commerce
d
malgréles instances
Cadusch, lui proposa formellement
encore que sen président,
la vérité, que cette pro
On prétend,à1
raisonnable
se donner à PAngleterre.
; mais on peut
fut rejetée avec indignation Cadusch > qui ne quir
position
on voit que
àl
ment en douter 2 quand
tant de confiance Tassemblée
noire, inspira
le veeu du régl
point la cocarde
contre
continué dans sa présidence
avecla Franc
qu'il fut
certain encore que la communication de la Jama
ment 3 il est
qu'on eiit eu des nouvelles
ne fut rétablie qu'après
(du proj
XXIV. Preuves complètes et matérielles de leurs propt
ibid., le S.
tirées
1 Voyez d'amener les colonies à Tindépendance,
des colons
page I1.
que
écrits, , par 3. Raimoud,
gl
point la cocarde
contre
continué dans sa présidence
avecla Franc
qu'il fut
certain encore que la communication de la Jama
ment 3 il est
qu'on eiit eu des nouvelles
ne fut rétablie qu'après
(du proj
XXIV. Preuves complètes et matérielles de leurs propt
ibid., le S.
tirées
1 Voyez d'amener les colonies à Tindépendance,
des colons
page I1.
que
écrits, , par 3. Raimoud, --- Page 121 ---
(113 )
ac, qui annonçoient sans doute que les Anglais ne vouloient
oint alors accepter le dangereux présent qu'on leur offroit (1).
ous les papier's publics de la Jamaique et des Etats - Unis sont
Reins au sarplus des ténibignages d'afection que les nembres de
Assemblée coloniale ct lcs colons du Cap prodiguérent a cette
poque aux Anglais, qui les visitérent, des vecux qu'ils faisoient
autement pour que le gouvernement britannique s'emparit
C la coionie Enfin Tausias, qui, à cc que l'on croit, avoit
1 Débats dans l'affaire des colonies, tome I, page 38 et suiv.
ssi 1: chap. II de la seconde partie, S. XI, et la lettre de Page Voyez à la
pavention nationale, du
* 11 a paru en Angleterre une histoire de la guerre de la révolution à
int Domingue, par Bryan-Edwards, qui étoit alors président de l'assem.
- coloniale de la Jamaique, > et qui passa à Saint-Domingue lorsque lord
Recky y alla, sous prétexte de porter quelqucs sccours en armes à cette conie. Cet ouvrage,. comine tous celx de
Bryan-Edwards, respire une
ine pour la liberté et pour la nation française ; mais on y trouve grande en
nche une grande affection pour le régim: colonial, tel qu'il étoit avant rebtre révolution, L'auteur y assure qu'il n'y avoit qu'un vau parmi les
lons pour se donner à l'Angleterte > et qu'on lui témoigna par-tout la
us grande considération, parce qu'on s'imagina qu'il avoit été envoyé par
n gouvernement pour son.ler Ics dispositions des colons. On laisse au
:teur à juger si cette dernière supposition cst aussi destituée de fondement
c le prétend Bryan-Edwards. Voici le texte de cet auteur, tel
le
nnoit d'après la traduction allemande de la première partie,
qu'on
qu'on a
ule se procurer. c Dans ces circonstances, on cût dit que rous les colons pu
français de Saint-Domingue, réconciliés par le malheur
tous animés par le même esprit, malgré la diversicé des commua, étoient
tiques qu'ils avoient eucs jusqu'alors. Dans toutes les classes opinions des poliet dans tOLS les états, O1l n'enteadoit gu'un cri de méccn:entement liabitans
PAssemblie nationale, dont chaque colon regardoit la conduite contre
la source de tous ses malheurs. Ce senriment étoit si
comme
jeté de si Profondes racines,
dominant, il avoir
qu'il avoit fait naitre dans tous les blancs
Rapp, de Garran- Coulon. Tome IV.
H
avoient eucs jusqu'alors. Dans toutes les classes opinions des poliet dans tOLS les états, O1l n'enteadoit gu'un cri de méccn:entement liabitans
PAssemblie nationale, dont chaque colon regardoit la conduite contre
la source de tous ses malheurs. Ce senriment étoit si
comme
jeté de si Profondes racines,
dominant, il avoir
qu'il avoit fait naitre dans tous les blancs
Rapp, de Garran- Coulon. Tome IV.
H --- Page 122 ---
(114)
osoit écrire en France,
coloniale,
membre de PAssemblée
a ia Jamaique
élé
après Fenvoi des commissaires
à moitic
quelques jours
autrefois si brillante et anjourd'hui puis
cette colonie,
à quelque
K
que
encore un certain intérêt
inspireroit
> ruinée,
liensavec la mits-patria Cr
entièrement leurs
dan
violen: desir de rompre
lieu de celleaux trois couleursjet
>> le plus
la cocarde noireaul
réserve le vou ardontguel
>> avoit pris par-zout
sans aucune
faire la cor
les sociétés on exprimoic
escaire pour
>> toures
la
enveydzure
de ses habiran:
de Grande-Brasgne
volontaire
a gosvememenre
pour aspuriadidion Pon desire > la dispe
delile, ou plutôr
de ce quc
> quête
facilement à la réalité
une opinion qui plas
on croit
ft nitre
>> Comme
à Saint - Domingue y
On sait asse
>> sition des esprits
dans une siruation tressingulière. mais à cette fois let
de cet ouvrage
tout outrer 5
39 l'auteur
de
ridicul
ont Thabitude
aussi extrémement
>> que les Frangais seulement excesive, mais
avoit eu la bonré €
>> crédulité fut non
de la Jamsique)
: cct
Effingham (gouvemeur
pour M. Blanchelande
a) Le comte
lettre de recomandistion
tant par ce gouvernet
S> me donner une la manière dont je fus accueilli, seulement Vartention du, P
2), dirconsaace.pecl coloniale, excita non- devois avoir les plus Pu
Tassemblée
quc je
à
3> que par fit naitre aussi le soupson
on me le donna ente:
s blic, mais
être passé à Salnc-Doningues devint rout-a-fait pénil
>) sans motifs pour
que cela mc
ce voyage 9
si souvent et si clairement,
je n'avois entrepris
2 dre
L'assurance répétée que me donner une gyande rép
w et embarrasiant. curiosité, 11€ servit qu'à demeura convaincu 9
satisfaire ma
5 enfin on
les d
9) pour
ct de prudence
powr découvrir
> ration de discrétion cabiner de Saint-James > envoyé
que cct état c
un agent du
la Grande - Bretagre, 2 avant
dans
s yivois des colons envers
les possesions des Franguis d'acco
>> positions escadre pour conquérir idée étoit parfaitement
>> voyàr une
Et comme cette
3 ils ne c
Occidentales.
de Sain-Domingees
si ric
2> Indes
et les desirs des habirans
et de projes
s avec les vues
de toutes sorzes de propositions de rire. >> ( Geschic
> soient de in'accabler imposible de m'empécher
aus denk
cules , qu'il m'étoit
von BoyomEdwandi,,
a>
in Sanct Domingo, 13 und 14-) Note du rapporteux
des resibuibontboioges Vorrede, S. 12,
glischen. Leigzig 1798,
si ric
2> Indes
et les desirs des habirans
et de projes
s avec les vues
de toutes sorzes de propositions de rire. >> ( Geschic
> soient de in'accabler imposible de m'empécher
aus denk
cules , qu'il m'étoit
von BoyomEdwandi,,
a>
in Sanct Domingo, 13 und 14-) Note du rapporteux
des resibuibontboioges Vorrede, S. 12,
glischen. Leigzig 1798, --- Page 123 ---
(115) )
sance qui lai préteroit des secours et liz prendroit sous sa
protection (1)-> Th. Millet assure, de son côté,,qu'après
'insurrection des nègres, ( les Anglais faiscient passer tous les
mois ane corvette au Cap, pous informér le ministre d'Angleterre des progrès de Ia dévastation (2)n.
Presque dans le même temps 2 l'assemblée de l'Ouest envoyoit de son cétd à la Jamaique d'autres députés dont la mis- (6. V,
tion n'a jamais été bien connue (3). Mais, depuis cette
de Apclogles
époque,
ce sysa
un parti très puissant dans l'Assembléc coloniale n'a pas dis- tême crimia
continué ces relations avec le gouvernement angluis ; il ne cessa nel.
de mettre en opposition la générosité anglaise avec la prétendue insouciance de la mère - patrie; il fit voter des remerciemens au ministre Pitt, à l'amirauté d'Angleterre, au
gouverneur, àl'amiral et à PAssembiée coloniale de la Jamaique. Dans
la1 lettre à Pitt, on le pria de présenter au roi ( les assurances
) de' la reconno'issance gue Saint - Domingue vouoit d jamais à
)) P'Angleterre 2 dent la générosité s'étoit montrée au - dessus
2 de toute politique pour venir disputer aux flammes, s'il étoit
possible, les restes d'une fle dont la splendeur avoit
D)
fixd
jadis la prépordérance de la France dans le commerce (4)a
1 Lettre de Tausias à madame Camusar, du I septembre 1791.
le chapitre I de la seconde partic, S. VII,
Voyez
2 Lettre de Th. Millet à Tanguy-la-Boisière du
Débats dans l'affaire des
septembre 1793.
i la Convention
colonies, tomc VIII, page 278. A. Conscience
nationaic, page 68.
3 Voyez ci-dessus le chap. II de la seconde partic 2 S. XXIX.
4P Procès-verbaux de P'assembléc générale, du 25 septembre
au soir.
Voyez aussi le chapitre III de la seconde partie S.
Leblois au calomniatcur
> XXXV 3 et Léonard
Therou, page 13.
H 2
septembre 1793.
i la Convention
colonies, tomc VIII, page 278. A. Conscience
nationaic, page 68.
3 Voyez ci-dessus le chap. II de la seconde partic 2 S. XXIX.
4P Procès-verbaux de P'assembléc générale, du 25 septembre
au soir.
Voyez aussi le chapitre III de la seconde partie S.
Leblois au calomniatcur
> XXXV 3 et Léonard
Therou, page 13.
H 2 --- Page 124 ---
(116)
coloniale fudes membres de PAsemblée
que des
Peu de temps aprèt,
y négocier un emprunt
envoyés à la Jamaique pour
mais Yamiral AMfleck
rent
autre parti frent avorter 5
conduire cc!
émigrés d'un
sous prétexte d'y
seconde fois au Cap,
avoit dérevint une
le capitaine Colmin
malheureux nègres suisses que
comme la précédente, étoi
mission qui,
(x). Sans
posés à la Jamaique; de son caractère politique
au- dessous
les colons blancs
certainement
par leurs passions que
de
doute moins avenglés
virent dès-lors Fimpossibilité Saintémissaires de la Jamaique
pour faire de
les
comme il l'auroit fallu,
à sucre
soumettre les nègres
appelient une colonie
ce que les Anglais
alors leur firent auss:
Domingue qui se déchiroient encore
compter sut
Les factions
combien ils pourroient peu
du
sentir
Enfin la révocation
prolablement de ces nouveaux sujets.
diminua un pet
le dévouement
la loi du 28 septembre,
coloniale ;
décret du 15 mai, par
dans Y'Assemblée
et
Yéloignement pour la métropole à croire que cette scission
elie n'en persista pas moins
étoient des recours trèsnais
étranger
linvocation d'un gouvernement
pas tous les préjagés
ne respectoit
en
léptimes,si la mére-patrie si peu, que ses commisaires
coloniaux. Elle le dissimuloit
en son nom a P'Assemdans l'adresse qu'ils présentérent tout en niant qu'elle
France 3
osèrent en justifier lidée ,
crise vioblée nationale >
< Dans cette
accueillie à Saint - Domingue.
subversion totale,
eit été disent-ils, et qui menaçoit d'une
à répandre
> lente 2 y
qui étoit si propre
ceux
cédant à un mouvemient
effets; si, comme
>> si,
en avions ressenti lcs
en ce mo
> l'effroi, nous
et qui nous menagoient
9 qui nous environnoient
troubles ct des désastres de Sc-Domingue
sur les causcs des
1 Mémoire
par J. Rainond, page 29.
,
eit été disent-ils, et qui menaçoit d'une
à répandre
> lente 2 y
qui étoit si propre
ceux
cédant à un mouvemient
effets; si, comme
>> si,
en avions ressenti lcs
en ce mo
> l'effroi, nous
et qui nous menagoient
9 qui nous environnoient
troubles ct des désastres de Sc-Domingue
sur les causcs des
1 Mémoire
par J. Rainond, page 29. --- Page 125 ---
(117)
ment, nous n'avions vu dans notre patrie que la cause de
toutes nos infortunes; si nous avions appels une puissance
éerangere, pour arracher les coions à leurs bourreaur 1 pour
préserver leurs propriétés, pour conserver même la créance de
la métropole, quel est Phomme qui, ayant une conscience 9
auroit oss nous condamner ? ih bien ! nous sommes restés
français (1)p.
Cette suppo:ition parricide du prétendu droit invoqué pour
les colons de Saint - Dominguc de se donner à l'Angleterre se
retrouve dans une quantité d'écrits des agens de PAssemblée
coloniales On ne cessa de s'en prévaloir dans la dircuasion faite
PAssemblée législative, lors dc la loi du 4 avril 1792. On lisoit dins un discours de Dumorier, secrétaire du comité colonial. qui fot répandu avec une grande profusion dans toutc la
France : aSi vous enfreignez le pacte social du 28 septembre s
) je vous dirai que veus n'avez plus de colonies que par le
> fait; de droit elles sont independantes : je vous dirai que
> vous avez plus fait cn un jour pour les perdre que l'Angle-
) terre ne fit,durant un siècle de dom'nation, pour aliéner les
> colonies qu'elle a perdues. Vous aurez donné à toutes les
> puissances de la terre plus de sujcts de venger vos colo-
> nies de vous, que la France, l'Espagne et la Hollande n'en
> ont jamais eu pour seconder la scission des Américain (2)>.
Tarbe soutint les mêmes principes dans son rap, ort sur les
troubles de Saint - Domingue. ( Si la loi du 24 septembre der1 Voyez le même chapitre III de la seconde partie, S. XXXVI, et lc
chapirre I ci-dessus, S.VI.
2 Sur les troubles des colonics, cll réfutation de deux di cours de M.
Brissot, par M. Dumorier, page 60. Réponse à P'article Varic:é ou Lettre
de M. Dupont (de Nemours) aux Autcurs du Journal de Paris, pag:10,noto.
H 3
troubles de Saint - Domingue. ( Si la loi du 24 septembre der1 Voyez le même chapitre III de la seconde partie, S. XXXVI, et lc
chapirre I ci-dessus, S.VI.
2 Sur les troubles des colonics, cll réfutation de deux di cours de M.
Brissot, par M. Dumorier, page 60. Réponse à P'article Varic:é ou Lettre
de M. Dupont (de Nemours) aux Autcurs du Journal de Paris, pag:10,noto.
H 3 --- Page 126 ---
(118)
quel lien attacheroit les copas,
* nier, diucit-il,n'esitolt
nous affranà la
? e
-
Enfin,en
3 lonies
mdtropole
envers elles, ne les autoriserionsD chissant de nos obligations
leur donnerions - rous
à s'affranchir des leurs ne
> nous pas
réels d
? car ci la garantie
D pas des droits
Pindépendance de devoirs sociaux > il
> des droits n'existe pas, i1 n'y a point
> n'y a point de société (1)P.
de T'Assemblée coloniale n'entendirent que
6. VI.
Les commiosaires
le décret du 15 mai
Lettres des trop Cès inspirations : de même qu'après
constituante
çommissaires
les députés de Ssint-Domingue à Passemblée
de Wassem- 1790,
lcs commiscaires de T'Ascessèrent d'assister à ses séances,
blée çoloniadéclarèrent à
la loi du4evril 1792,
le et de Ra- semblée coloniale, après
leur mission comme abboteau,
V'assemblée nationale qu'ils considéroien:
1'un d'entre
solument finie, et c'est dans ce temps la mème que
Angleierre sans aucun motif connu
eux, Cougnac-Miien > passaen condamnoient déja les lois sur les
pour faire cé voyage, que
encore que ses coilèémigrations. C'étoit dans le même temps
déécrivoient à PAssemblée coloniale, en lei annonçant ce
gues
beaucoup de changement dans le systeime de
part : K O: parie
Nouveau- Monde; nais nous
> PEurope, par rapport ail
en faire
avons aucune certitude 3 et nous ne pouvons
D n'en
nouveiles officieiles. Tout ce que nous pouvons
> l'objet de
colons n'ont d'ausre parti à prendre
S affirmer, c'est que les
de Saintet de sauver ce qu'ils pourront
S que de temporiser
terre moins malheualler habiter une
>> Domingue pour
> reuse (2) >.
sur lcs troubies de Saint- Domingue 3 par Ch. Tarbé, scconde
1 Rapport
partis, , page 29.
a Voyca ci-dessus le chapitre I, S. XII.
iles. Tout ce que nous pouvons
> l'objet de
colons n'ont d'ausre parti à prendre
S affirmer, c'est que les
de Saintet de sauver ce qu'ils pourront
S que de temporiser
terre moins malheualler habiter une
>> Domingue pour
> reuse (2) >.
sur lcs troubies de Saint- Domingue 3 par Ch. Tarbé, scconde
1 Rapport
partis, , page 29.
a Voyca ci-dessus le chapitre I, S. XII. --- Page 127 ---
(119 )
La révolution du 10 aott augmenta les espérances des prétendus révolationnaires de Saint - Domingue, parce qu'clle lear
persuarla que la métropole auroit trop d'embarras chez elle pour
pouvoir conger aux colanics. On verra dans un instant qu'on
négocioi: alois en leur nom la livraison de Saint - Domingue au
gouvernement britanniqne. Tout semble indiquer que les factieux du Cap,"déportés Par Sonthonax au mois de décembre
1792, ct ceux qui voulurent lui fermer lcs portes du Port-auPrince au mois d'avril suivant, n'avoient d'autre but, en SC révoltant contre l'autorité nationale, que de chasscr les agens de
la France pour se donner à lAngleterre. Il existe une lettre
d'un de ces déportés, Rabotcau, que PAssemblée coloniale avoit
envoyé un an auparavant à la Jamaique, sous prétexte d'y négocier an emprant. IL avoit toujours été présenté comme Pun des
plus chauds pairiotes parle coté Oacst, qui le nomma à la conmission intermadiaire (1). On ignore comment il alla à Gibraitar, peu après S2 déportation; peut-être fat-il pris par les
Anglais dans la traversée. Quoiqu'il en soit, c'est de cette ville
qu'il écrivit sa lettre, lorsque la déclaration de guerre y étoit
déja connue. Ony voit qu'il jouissoit d'une entière liberté,t
iln'y dissimule pas ses coupables espérances sur l'envahissement
de la colonie par la Grande - Eretagne. J'espère, dit-ilàsa
femmne, que tu seras restée à Saint - Domingue, ( parce que
> si les daglais nous prennent, c'est - à- dire, s'ils s'empa-
> rent de Saint - Domingue, comme tout le monde le dit, et
) comme iZ y a. apparence, nous aurons D'espoir d'y voir re-
> naitre Pordre sous ZL72 gouvernement protecteur . . - . Tire
> lc meilleur parti de T'habitation > si les Anglais nous pren1 Le Républicain 2 ct Afiches américaines, du 20 janvier 1793.
H 4
si les daglais nous prennent, c'est - à- dire, s'ils s'empa-
> rent de Saint - Domingue, comme tout le monde le dit, et
) comme iZ y a. apparence, nous aurons D'espoir d'y voir re-
> naitre Pordre sous ZL72 gouvernement protecteur . . - . Tire
> lc meilleur parti de T'habitation > si les Anglais nous pren1 Le Républicain 2 ct Afiches américaines, du 20 janvier 1793.
H 4 --- Page 128 ---
(120)
à
en Angleserrs, d'icip:
Jc suis très a décidé passer
y nent.
que jai été voir il y
convoi. Le gouverneur >
) le premier
de me faire avoir un passage agréabl
> peu de jours, m'a promis str
tu ne serois pas partic
Siféteis bien
que
> et commode.
d'ici àla Jamaique; ; mais cett
> je me serois décidé à passer
de me refaire le sang, Z
le grand besoin que j'ai
> incertitude,
tirer de mon séjour en Angleterre,
>> parti que je pourrai maitres de Saint - Domingue, tou
>> les Anglais se rendent
> ccla me décide (1)>.
aux, commisanimoit ceux qui s'opposoient
Le même esprit
de Jacmel et de
6 VII.
civils dans les villes du Port-an-Prince,
Traité fait saires
de la lettre de la Jamaique, que, suivani
à Londres au Jérémie. Sans parler
Port - au-I Prince, durant la C3mois de fé- Sonthonax, on faisoit circuler au
à tenir bon dans Y'espé
vrier17y3. nonnade de cette ville, pour l'engager Pexistence n'est pas
rance d'un prochain secours , mais maire dont du Port - au - Prince ,
constatée, il est certain que lex-:
fait aussi des voyages à
habitans avoient
Lerembours, et d'autres
réfugia après que les commisla Jamaique, et que Borel s'y
ville: ii est certain encivils curent été admis dans cette
saires
au lieu d'y être
fut accueilli avec bienveillance,
core qu'il y
s'y loua beaucoup de la
de guerre ; qu'il
traité en prisonnier
des ligncs
du peuple anglais, et qu'indépendamment
loyauté
habitans de Jacmel, qui annonçoient
effacées de sa Jettre aux
il les engagea d
l'envalissement des colonies par P'Angleterre,
civils, en leur promettant
contre les commissaires
se difandre
à madame T. J. Raboteau, à Saint1 Letire de P. J. R. (Rabotean) aussi la lettre de Marie à Th. Miller dane
Marc, du 2) mars 1793. Voyez
tomc IV, pag. 112 ct 113.
les Débats, tomc III, pag. 284 ct 2943
de sa Jettre aux
il les engagea d
l'envalissement des colonies par P'Angleterre,
civils, en leur promettant
contre les commissaires
se difandre
à madame T. J. Raboteau, à Saint1 Letire de P. J. R. (Rabotean) aussi la lettre de Marie à Th. Miller dane
Marc, du 2) mars 1793. Voyez
tomc IV, pag. 112 ct 113.
les Débats, tomc III, pag. 284 ct 2943 --- Page 129 ---
121 )
que ies afaires changeroient de fice, et que leur résistance ne
seroit pas vaine (1).
On se rappelle enfin que dans le même temps un des compagnons de Borel écrivoit aussi de la Jamaique à une de ses
amies du Port-au-Prince : ( J'ose espérer que, sous un nicis ou
a
> six semaines, la tranquillité sera anl Port-au-Prince ainsi que
> dans toute la colonie. Les moyens que l'on prend (à la Ja-
> maique ), et les forces qui y seront 3 nous ramèneront le
> calme, puniront les scélérats et feront rentrer les nouveaux
>> frères (les hommes de couleur ) dans l'état d'ou ils n'auroient
> jamais di sortir. Soyez assurée que si je n'étois pas sir de
D cette nouvelle; je ne vous la donnerois pas. Le détail ne
> sera pas long (2). )
Tout prouve effectivement que le ministère britannique mcditoit dès-lors l'invasion des ports de Saint-1 Domingue; mais
ce n'étoit pas par Ia force qu'il comptoit s'en emparer : c'étoit
par la trahison et les dissentions des habitans. Tandis que
Cougnac-Mion invitoit l'assemblée coloniale, dans une lettre
officielle, datée de Londres, à résister aux agens de la métropole et à s'en emparer, d'autres émissaires du même parti
avoient cté envoyés de Saint-Domingue au roi de la GrandeI Lettre de Borel à la municipalfté et au commandant de la garde nationale de Jacmel, du 27 avril. Voyez le tome VII des Débats, pag. 267
et suiv.; le tome VIII, pag 281 3 ct ci-dessus les $. XLVIII, XLIX ct L
du chapitre III. Voycz aussi la lettre de Picquenard à l'éditeur dcs Affiches
américaines s dans le no du 30 mai.
2 Lettre à madame Adam, datée de Kingston, > du 27 avril 1792. Débats
dans laffaire dcs colonies , tome V, pag. 18 ct suivantes. Voycz aussi cidessus le S. XLIX du chapitre III.
et suiv.; le tome VIII, pag 281 3 ct ci-dessus les $. XLVIII, XLIX ct L
du chapitre III. Voycz aussi la lettre de Picquenard à l'éditeur dcs Affiches
américaines s dans le no du 30 mai.
2 Lettre à madame Adam, datée de Kingston, > du 27 avril 1792. Débats
dans laffaire dcs colonies , tome V, pag. 18 ct suivantes. Voycz aussi cidessus le S. XLIX du chapitre III. --- Page 130 ---
122 )
lui de la reddition de la coloBretagne, pour y traiter avec
lc 25 février 1793; et
nie. Le traité fut conclu à Londres,
en aient nié
de Polverel et Sonthonax
en
quoique les accusateurs
rien n'étoit plus notoire
l'existence dans les débats (1),
à Saint-Dodans les Etats-Unis,
Anglcterre, à la Jamaique, habitant du Port au-Prince, qui
mingue et en France même. Un
de 1793, et qui, malarrivoit d'Angleterre au commencement
n'a cessé de donaux préjugés coloniaur,
Victor
gré son dévouement
à la République >
ner des preuves de son attachement ministre de la marine, en
dénonça ces négociations au
del
Hugues,
à la fn de 1792 (2). Les commissaircs comité de
arrivant d'Angleterre,
au
l'assemblée colonicle, , Page et Brulley protestérent
non pas
contrel'exiutence
eslutpublic et àla Convention nationale, lui-mème; ils en ont avoué
de ce traité, mais contreletraité (3). Enfin les propositions
T'existence dans plusicurs pamphlets britunnique par les prole a5février 1793 à sa majesté
résidans C12
faites
de P'ile de Saint- Domingue
de
pristaires frangais
suivies dans les capitulations
Angleterre, furent littéralement livrées à TAngleterre.
places de la colonie
plusieurs
trahison fut donné par ce quarLe premier exemple de cette
dont lc côlé Ouest de
$. VIII.
de Jérémie ou de la Grande-Anse, ,
Dispositions tier
et suiv.; tome V1lI,
de Jérémie ,
dansl'affaire des colonies , tome VI,pag99
ou de la
1 Débats et tome IX, pag. 42 et suiv.
du 21 octobre
erande Ansc pag. 272; 5
au ministre de la marine ,
le Mé2 Lettre de Victor Hugues VIII des Débats > pag. 271 et 272 2 et
1792. Voyez aussi le tome
des troubles de saint-Domingue, pag.
moire de J. Raimond sur les causes
23, note.
Examen dc la conduite de Pol3 N8.3 et no. 4, par Page et Btulley, Suite des notes sur le rapSonthonax ct Ailbaud, pag. 46 ct 47- de Th. Millet, sans date
verel,
Dufay, pag- G2 ct 63. Mémoire
port fait par dans les papiers de Galbaud. V
ni signature,
2. Voyez aussi le tome
des troubles de saint-Domingue, pag.
moire de J. Raimond sur les causes
23, note.
Examen dc la conduite de Pol3 N8.3 et no. 4, par Page et Btulley, Suite des notes sur le rapSonthonax ct Ailbaud, pag. 46 ct 47- de Th. Millet, sans date
verel,
Dufay, pag- G2 ct 63. Mémoire
port fait par dans les papiers de Galbaud. V
ni signature, --- Page 131 ---
(123 )
seconde assemblée coloniale n'a cessé d'exalter le patriotisme,
noiqu'il se fit en quelque sorte déclaré indépendant de cette
ssembléccomme du gouvernement lui-même, par l'établissement
pontané d'un conseil d'administration. On a déja vu que cet état
'indépendance continua à se maintenir dans ce quartier sous
es nouveaux commissaires civils 7 jusqu'al leur entrée au Fort-aurince au mois d'avril 1793; que la loi du 4avril n'y fut jamais
xécutée, et que lcs autorités constituces de la Grande-Ansc reusèrent jusqu'à cette epoque de correspondre ayec eux. C'est
lors seulement qu'effrayée des suites qu'avoit eucs la résistance
u Port-an-Prince 3 la commune dc Jérémic essaya de se jusiler du reproche d'indépendance, ou qu'elle feignit de l'enreprendre pour gagncr du temps. Elle envoya des commisaires à Polverel pour lui proposer des conditions à peu près
emblables à celles que la ville dc Jacmel lui avoit faites pour
'introduction des hommes de couleur. Polverel exigca une sounission sans résczve à l'autorité nationalc. Au lieu d'y consenir,la municipalité de Jéremie recourut par d'autres commissaires
u gouverneur Galbaud pour eit appeler à son tribunal. Dans
3 lettre qu'elle lui écrivit, ellc repoussa l'imputation d'inddendance, 3 sous prétexte qu'az mois d'aour 179°, clie avoit rapvclé ses députés à l'assemblée de Saint-Marc, sur le simple
oupçon que cette assemblée ne prenoit pas pour base de ses
ravaux les décrets nationaux : clle prétendit même qu'elle avoit
louvellement repousssé deux bâtimens anglais qui s'étoientpréentés sur ses côtes; mais elle invoqua sur-tout la résistance
: l'opression, consacrée par l'article II de la déclaration des
Iroits, que l'Asscmblée constituantc avoit proclamée. Elle renonça
néanmoins à se prévaloir de ce droit, quels que fussent ( ses
moyens de résistance, la force du Fays, le nombre de ses
qu'elle avoit
louvellement repousssé deux bâtimens anglais qui s'étoientpréentés sur ses côtes; mais elle invoqua sur-tout la résistance
: l'opression, consacrée par l'article II de la déclaration des
Iroits, que l'Asscmblée constituantc avoit proclamée. Elle renonça
néanmoins à se prévaloir de ce droit, quels que fussent ( ses
moyens de résistance, la force du Fays, le nombre de ses --- Page 132 ---
(124)
etla fidélité de leurs esclaves >, pourvi
> citoyens, la quantité
qu'on sursit à toute action (1).
éloit en quel
Il avoit déja long-temps que tout ce quartier en vit une
s. IX,
y
arglais. On
Intervention que sorte dévoué au gouvernement Un pirate de Ia Jamaique
de la Jamai- preuve bien remarquable en 1792.
de mal à toute cette
que dans T'af- nommé Perkins, qui avoit fait beaucoup
s'y étoil
faire de Percolonie durant la guerre des Etats-Unis,
kins.
partic de la
il fut arrêté et traduit denéanmoins établi depsis sept ans ;
vendu des murition:
prévôtale, pour avoir
vant la jurisdiction
de couleur et aux nègres insurgés, Suide guerre aux hommes
coloniale, très : exactement
vant les arrêtés de l'assemblée de la Grande-Anse , c'étoit
suivis à cet égard dans le quartier
faire réclaJ
Perkins trouva le moyen de se
un crime capital;
La municipalité de J6le gouverneur de la Jamaique:
mer par
arrétèrent d'en référer à T'assemblée colorémie et le tribunal
délai, Pémissaite du gouverneut
nialc. Après quelques jours de
décision défavorable, parut
anglais, qui craignoit sans doute une Il s'en plaignit à la mufaccommoder de ces lenteurs.
lui
ne pas
hauteur, en exigeant qu'on
nicipalité avcc la plus grande
le parti de le faire jngera
remit Perkins sur T'heure. Elle prit
après avoir rrendu
Pinstant mème; on le livra à l'envoyé anglais,
On acdérisoire de bannissement.
contre lui une condamnation
cette négociation des éloges
cette décision et toute
britannique
compagna
Aatteurs pour le gouvernement
les plus bassemens
de la Grande-Anse à Galbaud, du
1 Lettre du conseil d'administration
tome VII, pag. 66 ct suiv. Suite
mais7y3. Débats dans Paffaire des colonies Sonthonax 7 et Ailhaud, par Page ctBrulde lexamen del la couduice del Polverel, le rapport fait par Dufay 2 P- 62 ct 63.
ley,P-46 et 47. Suitc des notes sur
annique
compagna
Aatteurs pour le gouvernement
les plus bassemens
de la Grande-Anse à Galbaud, du
1 Lettre du conseil d'administration
tome VII, pag. 66 ct suiv. Suite
mais7y3. Débats dans Paffaire des colonies Sonthonax 7 et Ailhaud, par Page ctBrulde lexamen del la couduice del Polverel, le rapport fait par Dufay 2 P- 62 ct 63.
ley,P-46 et 47. Suitc des notes sur --- Page 133 ---
(125)
dont l'émissaire n'avoit cessé de s'exprimer avec la plus grande
insolence (1)-
Polvercl et Sonthonax, en quittant l'Oucst pour retourner
S, X.
au Cap, lors de l'arrivée de Galbaud, avoient chargé leurs
Liveaison
délégués Pinchiaat, Albert et Delestang, avec lc général Ri- de toute ia
Grande Angaud, d'alier à Jérémie assurer l'exécution de Ia loi du 4 avril, se aux Ae
d'y réintégrer sur leurs possessions les hommes de couleur, glais.
dont on avoit mis, dit-on, les têtes à prix, pour trois cent
trente livres chaque (2), et d'y faire reconnoitre enfin Pautorité
nationale. On voulut encore négocier avec ccs délégués. Ils
répondirent qu'ils ne pouvoient pas composer sur l'exécution
de la loi, et que si les habitans persistoient dans leur refus de
les recevoir sans condition, ils les traiteroient comme ennemis
de la République. Malheureusement ils n'avoient pas des forces
suffisantes pour réduire un pays que sa position rend d'un trèsdifficile accès. Après une longue action, que la haine des deux
partis rendit extiémesent sanglante, Rigaud fut repoussé, le
19 juin, deux jours avant la catastrophe du Cap, quoique les
accusateurs de Polverel et Sonthonax aient donné dans les débats
ceite catastrophe comme la cause de ia résistance de Jérémie (3).
1 Lettre du consail général de la commune de Jérémie à l'assemblée coloniale, des 23 et 24 février 1792, avec les pièces y jointes.
2 Mémoire sur les causes des troubles et des désastres de Saint-Domin.
gue, par J. Raimond, page 51.
3 Lettre des commissaires civils, à la municipalité de Jérémie du 14 mai
1792. Mémoire sans date ni signature, par Thomas Millet, dans les P piers
de Galbaud. Ordre à Rigaud, donné par Polverel 3 le 6 juin 1793. Commission de Pinchinar, Albert et Delestang 7 dudit jour. Lettre de Pinchinat, Albert ct Delestang, aux citoyens du camp des Rivaux , du 18 juin
17)3. Réponse desdi:s citoyens, dudit jour. R.éplique de Pinchinat ct Delss.
ai
14 mai
1792. Mémoire sans date ni signature, par Thomas Millet, dans les P piers
de Galbaud. Ordre à Rigaud, donné par Polverel 3 le 6 juin 1793. Commission de Pinchinar, Albert et Delestang 7 dudit jour. Lettre de Pinchinat, Albert ct Delestang, aux citoyens du camp des Rivaux , du 18 juin
17)3. Réponse desdi:s citoyens, dudit jour. R.éplique de Pinchinat ct Delss.
ai --- Page 134 ---
(a26)
administration fot
la nouvelle
dès cette époque,
sous le no
Il paroit que,
coalisées de la Grande-Anse
mée par les paroisses
et revêtue par clle de to:
de conseil de stereté et d'exécution, reddition de cette part
à négocier la
les pouvoirs, , songeoit
suivant les conditiol
de la Jamaique,
de l'ile au gouvernement
au mois de février préc
avoient été stipulées à Londres
La capitulation f
qai
de la colonic.
dent par des commissaires
Venant de Charmilly >
1793, > par
signée le 13 septembre
Anse, et par Adam Williamsor
des habitans de la Grande
mais 1
nom
pour le roi Georgess
de la Jamaique,
à la Jamaique 1
gouverneur
Venant de Charmilly
pouvoirs pour envoyer conseil de sûreté : le 18 août pre
avoient été donnés par le
le marquis de Caduscl
Ils trouvèrent à la Jamaique
de guer:
cédent (1).
depuis la déclaration
avoit enfin jeté le masque
des députés du Môle, a ave
qui
de colons et
à TAngleterre > beaucoup
II n'est donc pas vrai, comm
(2).
lesquels ils se concertèrent
de Polverel et Sonhonas(3
encore les accusateurs
le disent
dudit jour. Arrêté de la commui
dudit jour. Autre desdits citoyens
Extrait d'une lettre (
tang,
dudit jour, avec la note y jointe.
civils, à Mon
des Cayemittes,
du 23 juin. Lettre des commissaires
capitaine général Elie,
Vaffaire des Colonies, tom. 1, page
brun, du 6 juillet. Débats dans 330; tome VII, page 77 ct suiv.
tome IV s page 723 tome VI, d'Honoré page Guérin à Brulley, du 15 noved
tome VIIL, page 169. Lettre
bre 1793.
de Sonthonax, Polverel et Ailhaud
Suite de l'examen dela conduite
, page 63.
fait par Dufay,
48. Suite des notes sur le rapport
Polverel ct Ailhauc
page
de la conduite de Sonthonax, 2
63. Couri
2 Suite de V'examen
le
fait par Dufay, page
43. Suite des notes sur rapport du 28 septembre 1793.
page de la France et de scs colonies,
politique
271 note 38.
3 Mémoire du citoyen Dacunha page
ax, Polverel et Ailhaud
Suite de l'examen dela conduite
, page 63.
fait par Dufay,
48. Suite des notes sur le rapport
Polverel ct Ailhauc
page
de la conduite de Sonthonax, 2
63. Couri
2 Suite de V'examen
le
fait par Dufay, page
43. Suite des notes sur rapport du 28 septembre 1793.
page de la France et de scs colonies,
politique
271 note 38.
3 Mémoire du citoyen Dacunha page --- Page 135 ---
(127 )
que la capitulation de la Grande-Anse n'ait été déterminée que
par la proclamation dc la liberté générale, qui n'eut lieu que
le 29 aoûit au Cap, et dont la nouvelle , a cause des troubles, 2
ne put guère parvenir a Jérémie qu'un mois, après. Le 20 sepembre, les Anglais se présentèrent à Jérémic, avec Ce même
Venant de Charmilly, et deux petits bâtimens. Ils furcnt reçus
avec transport par les hibitans, et sur-tout par le conseil de
sireté, aux cris de vipe le roi Georges, vipent les Anglais
Les habitans prètèrent serment au roi d'Angleterre; il en fut de
même dans les trois paroisses du Cap-Dame Marie, de Tiburon ct des Cayemites. On trouve parmi les membres du conseil
de sireté et d'exécution, qui machinerent cette trahison, un
Favaranges, ex-président de l'assen:biée coloniale, pais procucureur de la commune de Jérémie , et un autre membre de la
même assemblée (1). Tous deux remplissent aujourd'hui, avec
la plupart des autres membres du conseil d'exécution, des
Tonctions publiques sous le gouvernement de Ia Grande-Bretagne (2).
Voici la copie fidèle de la capitulation qui a servi de mo- S. XI.
Bele à plasieurs actes de trahisons semblables, exécutées depuis Texte dc ia
capitulation.
I Procès verbal dc .la prise de possession de Jérémie par les Anglais,
du 20 septembre 1793. Extrait de la Gazette dc Nasseau, ile de la Provilence. Lettre de Moreau, capitaine de Port, à Sonthonax, du 18 octopre, Déclaration faite à Brest, par Fr. Dupuis > le 28 messidor 1794. Autre
ans dare, pac Lavalette. Interrogatoire de Pascal-François Erard, fait audit
Brest,, le 5 thermidor de l'an 2. Compte que rend Hyac. Laruffie de la redlition de Jérémie aux Anglais, du 4 thermidor an 2. Débars dans l'affaire
les colonies, tome VII, page 110, et tome VII, page 272.
2 Almanach de Saint-Domingue pour Pannée commune 1795, page 91.
Mémoire du citoyen Dacunha 7 pag. 5, 37 ct 3g.
-François Erard, fait audit
Brest,, le 5 thermidor de l'an 2. Compte que rend Hyac. Laruffie de la redlition de Jérémie aux Anglais, du 4 thermidor an 2. Débars dans l'affaire
les colonies, tome VII, page 110, et tome VII, page 272.
2 Almanach de Saint-Domingue pour Pannée commune 1795, page 91.
Mémoire du citoyen Dacunha 7 pag. 5, 37 ct 3g. --- Page 136 ---
(128)
On verra effectivenent, pai
d'autres parties dc la colonie. de ses
que
dans
dispositions,
titrc de la pièce 3 ct par plusieurs
de la Grandelc
sculement pour objet le quartier
verra enle traité n'a pas
les colonies françaises. On y
Anse, mais aussi toules
ces colons qui réclamoien
dans le dernier article, que
le prétendu droit
core, d'emporiement contre la métropole
intérieur, re
avec tant
constitution et leur gosvetnsment ont stipude régler leur
des conditions qu'ils
connoissent pourtant qu'aucune
être considérée comme
la capitulation ( ne pourra
de la Grande
Jées par
le parlement
co:
restriction au poturoings'aural
de la
> unc
le
politique
de rigler gousemencnr
> Bretagne
D lonie >.
février 1793, a sa majesté bri
faites le 25
de l'ile de Saint
K Propositions
français
tarigut, par les proprisaires approuvées par les prorésidans en Angletetre,
pa
Domingue
de la Grande-duse, 2 reprèsentés Saint
priétaires et habitans
propriétaire de
Pierre Venant de Charmilly,
brevèt du conseil
M.
porteur de leurs pouvoirs s par méme année,
Domingue,
lieu, en date du 18 aoit
de sûreté dudit
Adam Williamson, licasenant
à son excellence
présentés de la Jamaique 2 etc.
recou
gouverneur
ne pouvant
I. Les habitans de Suint-Domingue délivrer de la tyranni
Art.
souverain pour les
bri
rir à leur légitime
la protection de sa majesté de lu
qui les opprime, invoquant de fidélité, la supplient
lui prétent serment
bons et fidéle
tannique >
et de les traiter comme
conserver la colonie,
époque à laquelle sa majest
jusqu'à la paix générale,
et les puisances alliée
sujets
français
Saind
britannique, le goavetement elles de la souverainecté de
définitivement entre
décideronto
Tarticle I,
I1
Domingue. 1 Accordé
quant de fidélité, la supplient
lui prétent serment
bons et fidéle
tannique >
et de les traiter comme
conserver la colonie,
époque à laquelle sa majest
jusqu'à la paix générale,
et les puisances alliée
sujets
français
Saind
britannique, le goavetement elles de la souverainecté de
définitivement entre
décideronto
Tarticle I,
I1
Domingue. 1 Accordé --- Page 137 ---
(129 )
II. Jasqu'à-ce que l'ordre et la tranguillité soient rétablis
dans Za colonie, le représentant de sa majesté britannique
aura tout pouvoir de régler ct d'ordonner toutes lcs mesures
de surcté et de police qu'il jugera convenables. - Accordé
P'article II.
III. Personne ne pourra être recherché pour raison des
troubles antéricurs 2 excepié ceux qui seront juridiquement
accuses d'avoir provoqué ou exécuté des incendies et des assassinats.
Accordé Particle III,
IV. Les hommes de couleur auront tous les priviléges dont
jonit celte classc d'habitans dans les colonies anglaises.
Accorde D'article IP.
V. Si, à la conclusion de Ia paix, Za colonic reste sous la
domination de la Grande.Bretagne, et que l'ordre y soit, ré
tabli, alors les lois relatives à la propriété. a tous les droits
civils qui eccistoient dans ladire colonie avant la révolution
de France, scront conservées néanmoins jusqu'a la formation
d'une assemblée coloniale; sa majesté britannique aura le droit
de la tenir provisoirement ainsi que l'exigera le bien générel
ct la tranguillité de la colonic; mais aucune assemblée ne pourra
êire, convoquée qu'après le rétablissement de l'ordre dans tous
tes quartiers de la colerie, Jusqu'à cette époque, le représentant de sa majesté britsaniene sera: ansiats, dans tous les
détails de police et d'administration, par un comité de six personses qu'ildevza choisir parmi les proprigtairs des trois provinces de Za colonie. - Aecordé P'arzicte V.
VI. Attendu les incendies, insurrections, révoltes des nègres,
vols et pillages qui ont dévasté la colonie. , le reprérentant de
63 majesté britznnigue, clll monent oi iZ prendra possession
Rapport de Garran-Coulon, Tome IV.
A
ails de police et d'administration, par un comité de six personses qu'ildevza choisir parmi les proprigtairs des trois provinces de Za colonie. - Aecordé P'arzicte V.
VI. Attendu les incendies, insurrections, révoltes des nègres,
vols et pillages qui ont dévasté la colonie. , le reprérentant de
63 majesté britznnigue, clll monent oi iZ prendra possession
Rapport de Garran-Coulon, Tome IV.
A --- Page 138 ---
(130 )
font les
satisfaire à la demands qu'en
le
de la colonie, pour
à proclamer qu'il accorde, pour
habitans, les a autorisés
de dix années , qui commenpaiement des dettes, un sursis de possession 1 et la suspenà courir du jour de la prise
Pépoque du precera intérêts commencera à courir depuis dix dites annécs
sion des
n'expirer qu'a la fin dcs
mier aoit 1791, pour
des dettes, et cependant
de sursis accordées pour le paiement lesdits sursis les dettes pour
être comprises dans
des biens des proptiéne pourront tutèle et compte de gestion
de fonds de
compte de
les dettes pour tradition
taires absens, et aussi Parlcle V1.
les den-
- Accordé
pour
propiétaires.
et d'exportation
le même
VIL. Les droits d'importation seront réglés sur
VII.
d'Europe
Particle
rées et marchandises anglaises. - Accordé
dans les colonies
et affiché, pour que
pied que
le tarif sera rendu public,
En conséquence
le droit
personne n'en ignore.
de sucre blanc conzerveront des droits
VIII. Lcs manufactures tenus stjeis aux réglemens
P'arleurs sucres,
dccordé
d'exporter nécessaire de faire à cet égard.
les mêmcs
quil sera
droits sur les sucres blancs seront
ticle VIII. Les
dans la colonie de Ssizt-Donirgae
ceux qui étoient perçus
que
maintenue sans acception
en 1789.
catholique sera
Particle IX, a
IX. La religion
- 1 dcordé
de
d'aucun autre culte érangelique. auront prétà le serment palécondition que les prètres qui renvoyés et remplacés par ceux
lité à la Ripuslique seront
britannique
dans les états de sa majesté
réfigiés
qui sont aux articles précidens,
modification, et quelques autres
du Môlc, qui cst d'ailCette
dans les copies de la caitalation de jérémic.
ne se trouvent pas tous lcs articles, à celle
leurs conforme, pour --- Page 139 ---
(131)
X. Les impositions lociles, destinées à
de
2cquitter les frais
garnison et d'administration de la colonie
> scront
sur le même pied qu'en 1780, sauf les modifications perçues
ct décharges qui seront accordées aux habitans incendiés,
moment oii leurs élablissemens seront réparés. Il
jasqu'au
conséquence
scra tenu en
compte par la colonie de toutes les avances
pourront être faites par la
qui
déficit desdites
Grande-Bretagne, pour suppléer au
impesitions.
les frais
garnison et d'administration de la colonie
> scront
sur le même pied qu'en 1780, sauf les modifications perçues
ct décharges qui seront accordées aux habitans incendiés,
moment oii leurs élablissemens seront réparés. Il
jasqu'au
conséquence
scra tenu en
compte par la colonie de toutes les avances
pourront être faites par la
qui
déficit desdites
Grande-Bretagne, pour suppléer au
impesitions. Ledit déficit,. ainsi que toutes les
autres dépenses publiques de la colonie (autres que ceiles relatives aux escadres de vaisseaux du roi quiy seront
seront
employées),
défrayés par la colonie. - Accords. XI. Le représentant de sa majesié britannique à Saint-Domingue s'adressera au gouvernement espagn:1
la
tion des nègres et des animaux vendus dans pour res:itules règres révoltés. son territoire par
XII. L'importation des vivres, bestiaux,
toute espèce, des Etats-Unis de
grains et bois de
Saintl'Aadrique, sera permise à
Domingne sur des vaisseaux
américains. - a
les
Accordé,
pourvu que
bâtim-ns américains n'aient
seul
>
qu'un
port
d'importaiion ; cette importation aura lieu tant
> roitra nécessaire pour
qu'ele paT'approvitionnenent ct le
) ment de la colonie, ou jusqu'à ce qu'on ait rérablissepris das
> sures pour la mettre à cet égard suf le même
mepied
>) colonies anglaises. Il sera tenu on état exact des
que les
)) avec la dercription de leur cargaison,
vaisseanx,
lequel sera
>) tous les trois mois aux commissaires de la trésorerie envoyé
> majesté britannique, ainsi
de sa
qu'à un des principau:
> d'état. Sous aucun
secrétaires
prétexte il ne sera permis auxdits
) seaur de prendre en
vaischargement aucune denrée de la colonie, à l'exception de la mélasse, du rhum et tafia. >>
--- Page 140 ---
(13a)
être
des susdites propositions ne poutra
XJ1, Ancune partic
au pouvoir qu'aura le parconsidérée comme une restriction
le
polide rigler gousemement
lement de la Grande-Britagne
sique de la colonie. Accordé. ci-dessus et
les treize articles de la capitulation faites er,les
G J'accorde
suivant les conditions que j'ai
de
> des autres parts,
britannique. Saint-Jago
au nom de sa majesté
p accordant
1793. Signé, ADAM WIELTAMSON. le 3 septembre
> la Vega,
écrit:
> Et plus bas est
de' la capitulation ci-dessus et
lcs tzeize articles
la Grande-Anse,
> J'accepte
au rom des habitans de
9 des autres parts',
sen excellencs Adam Williamles conditions faites par
DE
o avec
Signe, VENANT CHARSIILLY. D3 son, le3 septembre 1793. > Et ensuite est encore écrit: extraordinaire de sûreté des. paNous membres du conseil
membres du conseil
>
unics de la Grands-Anse, ct nous nom de tous les
>> roisses exécutif desdites paroisses, acceptons, au articles de la capi-
>
les treize
de la Grande-Anse,
a acce ptés
>> citoyens
déja M. Venant de Charmilly
S tulation ci-dessus, que
et nous promctions
nom des habitans de la Grande-Anss, en conseil à Jéré-
> au
fidèlement l'exécution.
membres du conseil
membres du conseil
>
unics de la Grands-Anse, ct nous nom de tous les
>> roisses exécutif desdites paroisses, acceptons, au articles de la capi-
>
les treize
de la Grande-Anse,
a acce ptés
>> citoyens
déja M. Venant de Charmilly
S tulation ci-dessus, que
et nous promctions
nom des habitans de la Grande-Anss, en conseil à Jéré-
> au
fidèlement l'exécution. Fait
> d'en accomplir
1793, et ont les membres signéavec mili-
> mie, le 19 septembre des communes, le commandant
général
de la garde
D le procureur de la place, le premier capitaine
le major
dinsi signé,
> taire,
deux membres du conseii exécurif. >
ct
(). 7 nationale,
VoROSE DE Maroxe,seerdbaine
> Lacomes,présaln;
de l'assembiée
dudic traité dans les papiers des commisaires certifiée par
3 Copie
dans les papiers de Polverel.et Sonthonax,
colunialc. Aurre, --- Page 141 ---
(133 )
Il est remarquable que les accusateurs de Polverel ct Son- S. XI7.
thonzx, et cette multitude de cclons qui cnt soutena le même
Rclations
parti, soit CB France, soit dans Te continent américain, n'ont continuées
cessé de donner les plus grands éioges à Ta coalition. de Ia entre la Grande- Ansc et
Grande-Anse, après cette trahison comme auparayant. Ils ont des colons.
osé dire aux comités de gouvernement, répéter à la commission des colonies, et imprimer dans plusieurs écrits
les
colons de Saint Domingue avoient
, que
cu le droit d'appeler les
Anglais pour SC soustraire à CC qu'ils appeloient Ia tyrannie
des commissaires civils. Page s'est vanté dans les débats d'avoir
dit au comité de salut public, en proiestant contre le traité
de Jérintie: G Jevous donne ma parole d'honneur que si j'avois
a été à Jérémie, entre les égorgeurs de Polverel et
>
Senthonax
et les Anglais, je n'aurois Pas balancé, non pas à recevoir,
>> mais d appeler les Anglais,
> parce que le premier devoir
> des hommes en scciéié est de veiller à leur consérvation
(-) D
Cependant le traité qui servit de'base à la livialson de Jérémia
fut négocicà Londres au mois de février 1793, dans un
oil l'oa ne connoissoit
temps
guèrcs en Enrope que les actes d'administration des commiscaircs civils,
appreuvés, et le plus
Delassalle ct. par lcs autorirés du, Méle. Ausrescertifiée Par Genton, sur- la:
pièce déposéo au bureau de la place. Débats dans Paffaire des colonics, >. toma
VI, Fag. 91 Ct suiv; tome VII, page 290; tome IX, pag.
43 et
suiv. Supplément au no.2du Journal des Révolutions de
18,
imprimé à Padladdlphie.Condier politique de la France &. Saiat-Domingte, de SCS colonics
imprimi iit, du 71 novambre 1793.
>
1 Debats dans l'affaire des colanies, tom. IV, page 53, 56, 72 *
3503 tome VII, pag. :85 ct suiv. Lettrc de Mahy Corineré aux 1o, comgaissaires. civils, du IO décembre 1793. Autre de Michel à
du 41 novembre, Lettre de Th. Millet, au ménic, du 27 uciobres, Claussoza
Io
, de SCS colonics
imprimi iit, du 71 novambre 1793.
>
1 Debats dans l'affaire des colanies, tom. IV, page 53, 56, 72 *
3503 tome VII, pag. :85 ct suiv. Lettrc de Mahy Corineré aux 1o, comgaissaires. civils, du IO décembre 1793. Autre de Michel à
du 41 novembre, Lettre de Th. Millet, au ménic, du 27 uciobres, Claussoza
Io --- Page 142 ---
(134)
membres du côté Ouest de
gouvent même provoqués par les
de TOuest et
coloniale, sur-tout pour les provicces
les coT'assemblée
aussi dans le chapitre suivant que
du Sud. On verra
firent depuis des
iélugies aux Etats-Unis,
lons du même parti,
le
du
sous
commandement
armemens pour aller à Jérémie,
à la Jamaique,
Bo.el, si bien démasqué par son voyage
s
traître
Cambefort et Touzard,
dans le même temps ou les royalistes
d'opinions, resi divisés
CCs co'ons paroissoient
pour lcs
avec lesquels
leur côié les
emntie-rivolutiemnier,
crutoient de
de la colonie ()- Il suit bien
amener dans la méme partie.
da traité, que ce plan
Pindique encore le texte
de la, comme
combiné pour la Grande-Anse,
de trahison n'étoit pas seulement de le réaliser la première 9
dont la sitvation iso'ée lui permit
adopté par la
un système
mais que c'étoit aussi probablement
coloniale, et de ses
généralié du côté Ouest de Yassemblée
on le verra
comme on l'a déja vu, et comme
partisans, qui,
suivans, n'ont jamais dissimulé
encore dans les deux chapitres
Les protestations
vccux sactilèges pour ces insulaires.
de
leurs
commisaires
faites contre ces trahisons par les prétendus
été qu'un
coloriale en France n'ont probsblement
T'asseniblée
mis en avant comme une pierre
acte de prudence politique,
Sonthonax et Ailde Pexamen de la conduite de Polverel 2
des notes sur
1 Suire
page 30 , 46 et suiv. Suite
haud, par rage et Brulley > 63. Débats dans l'affaire des colonics >
le rapport fait par Dufay 2 rage
347 ct suiv.5 tome IX, page 54.
10i 5 tome vIII, page
de Danton,
tome VI, page des cnnemis de la République. Déclaration ct Brulley 9
Etat nominatif
aux commissaires Page
de
- Cormcré
du : : Leitre Mahy
à Clausson, du 4 novembre.
du 10 décembre 1793. Aurre de Michel, Autre d'Honoré Guérin à Brulley,
Autre de Th. Millet, du 10 sepremibre.
par Th. Millet 2 dana
Mémoire sans date ni signature,
du 15 novembres
les papiers de Galbaud.
de la République. Déclaration ct Brulley 9
Etat nominatif
aux commissaires Page
de
- Cormcré
du : : Leitre Mahy
à Clausson, du 4 novembre.
du 10 décembre 1793. Aurre de Michel, Autre d'Honoré Guérin à Brulley,
Autre de Th. Millet, du 10 sepremibre.
par Th. Millet 2 dana
Mémoire sans date ni signature,
du 15 novembres
les papiers de Galbaud. --- Page 143 ---
(1 135 )
d'attente, pour être invoqué un jour par ces mêmes colons >-
si la République triomphoit, contre leur opinion, de ses ennemis On doit néanmoins rendre la justice aux habitans de
Jérémie de déclarer que beaucoup d'entre eux ne supportérent
qu'impatiemment le joug étranger. Sonthonaz assure que plus
de cent soirante hommes de couleur 3 qui étoient restés dans
ce quartier, ont été fusillés pour avoir voulu se rendre à la
République, et qu'il en,a été de même d'un grand nombre de
ceux des autres communes qui furent depuis livrées aux Anglais (2). On faisoit épronver le même sort à presque tous les
colons blancs qui témoignoient encore quelque attachement
la métropole. Les auteurs de la trahison de Jérémie,
pour les.
que
accusateurs de Polverel et Sonthonax ont tant loués, avoient, s
contre tous ceux qui tenoient encore à la France, > bien plus de
haine que Jes Anglais eux-mêmes, qui, malgré leurs promesses.
et leurs protestations perfides., laissèrent néanmoins souvent un.
libre cours à la fureur des traîtres. Ces derniers ne se contentoient pas d'outrager indignement les prisonniers que les Anglais conduisoient à Jérémie, ainsi que tous ceux qui ne partagcoien; pas leur haine contre la République. Le colon blanc
Dacunha, dont il suffit de lire les écrits pour s'assurer qu'it
étoit bien loin d'être prévenu contre les habitans de Jérémic (3), atteste, dans un mémoire imprimé, qu'ily courut
1 Voy. ci-dessous lc chap. VIII, ct lcs débars' susdits,. tom.. IV 2- 15a
et 152.
P.
2 Débats dans P'affaire des colonies > tome IX, pag. 96. Rapport sur
la colonie de Saint-Domingue > du 25 messidor an 3, pa: Defermnon, 9pag. 5.
31 Mémoire du citoyen Daçunha, 2 pag. 39, ct notes 52 et 58. Voy.
la déclaration du même faite à Brest le.
ausst
I 4
ct lcs débars' susdits,. tom.. IV 2- 15a
et 152.
P.
2 Débats dans P'affaire des colonies > tome IX, pag. 96. Rapport sur
la colonie de Saint-Domingue > du 25 messidor an 3, pa: Defermnon, 9pag. 5.
31 Mémoire du citoyen Daçunha, 2 pag. 39, ct notes 52 et 58. Voy.
la déclaration du même faite à Brest le.
ausst
I 4 --- Page 144 ---
(136)
Whiteecke.ofm.
de la vie ; que lc colone!
plasieurs fois risque
dans ce quartier, n'entendant
cier de fortuns, qui commandoit
les sentimens d'humanité
étoit obligé, malgré
le conpas le français,
de se laisser mener par horreurs
avoit panonaetlenent,
T'a vu affecté des
qu'il
de Jérémis, K qu'il
a sauvé la vie
seil tyrannique
et que ce commandant
commises à son égard,
erécutés à mort par
>
qui auroient été
trois
> à plasicurs patriotes,
dans Ics fers ). Il nomme
-
et gémissoient
et' le
de la
D le conseil,
frères Hennequin >
greffier
les
ne durent la
de ces patriotes,
Dacunha ajoute qu'ils
Thevenzaux.
qui n'ofroit que
menicipalité, lavarice du conseil de Jérémie, tandis que cclui qui
vie qu'a
les faire exécuter,
cind poraugaises pour de bourreau ci exxigeoit huit
remplissoit les fonctions
est dans la proaprès, 1a ville du Male > qui
fut livrée
S. XIII.
Peu de jours
extrémité de la colonic,
Espeitdela vince du Nori, Pautre
Cotte place, qu'on a souville du MO- de la mè.nc manière à VAngletorrs.
de Saint Domingue,
lc.
dans les Debats le Gibraltar
sur-tout
vent nommée,
forte de la partic Frangaisc,
bien
ellectivemant la plus
d'ètre
est
Elie avoit de plus Yazantage
resdu côté de la mcr.
de guerze 2 qui étoient d'une
agproriionnde de munitions
dans ces contrées loiuinecrimable pour la République, avoit enlevé ou détruit
source sur-tout depuis que Galband
du Cap. Comme
taincs,
dans Parscnal
toutes celles qui se trouvoient de la colonie, elle fut longtoutes les autres villes divers partis qui déchiroient
presque
dcs
temps e1l proie aux agitations blancs et les soldats de la garnison
Saine-Doningue,. Les petits
dans plus d'unc eccasion.
dévoués au côté Oyest,
avoient paru
4, et pag. 39 S
Dacunba s, pag. 5 et 37anote
1 Mémoire du citoyen
sote 52.
les qui se trouvoient de la colonie, elle fut longtoutes les autres villes divers partis qui déchiroient
presque
dcs
temps e1l proie aux agitations blancs et les soldats de la garnison
Saine-Doningue,. Les petits
dans plus d'unc eccasion.
dévoués au côté Oyest,
avoient paru
4, et pag. 39 S
Dacunba s, pag. 5 et 37anote
1 Mémoire du citoyen
sote 52. --- Page 145 ---
(137 )
Is envoyèrent même une députation pour servir les mouvemens
nsurrectionnels du Cap contre Blinchelande, dans le temps oi
es saliniers, 3 commandés par Dumonteilier, s'étoient réfugiés
u Moie, après avoir été chassés de l'Artibonite parles hommes
le couleur de Saint-Marc (). C'est par Ccs saliniers, ou par
eur connivence, que fut cxécuté l'assassinat borrible des nègres
uisses, qu'on avoit d'abord condamnés à étre déportés à la baie
cs Mousquites (2)- Il est reconnu que le même parti, qui tahoit de propager ses fureurs dans toute Ia colonie, commit,
peu près dans le même temps, au Mole, ou dans Tes environs,
autres mnassacrcs, sur lesquels on a peu de renseignemens,
n sait sculement que celui de Molet et du fancux Gujion,
ui avoit son habitation dans les environs, fut accompagné de
irconstances extrémement révoltantes, et que l'assembiée coloiale ne fit rien pour parvenir à la punition des coapables,
arce que Guiton étoit d'un parti opposé à celui qui la demi
oit alors (3)3 mais en général, Ta majorié de cefte ville, Fétatnajor, ctles officiers de la garnison qu'on y avoit mise, , avoient
é jusqu'alors dévoués aux agens de P'ancien régimc, sous le
remier commandant de la place, Sainte-Croix (4), comme scus
1 Lettre de Roumg, à la municipalité du Mole, du 9 juin 17)2, Rén
onse au mémoire du sieur Rossignol des Duncs, par le sicur Dumontlier, pap. 22, 23 ct 24. Voyez aussi divers numéros du Moniteur de
lint-Domingue, en 1742.
a Voyez ci-dessus le $ XXXII du chap. premicr.
3 Voyez ibid. le 3 XXXII, et divers numéros dy Monjteur de Saint-.
somingue,
4 Dénonciation contre Sainre-Croix, par Genron, dans lc Monitcur de
tint- Doringue, du 2) décembre 1701. Lettre de PAsseibiée coloniale à
anchelande, du 1f janvier,. dans le-numéro du 15 janvier, Voyez a0834
ui du 17 févrict,
us le $ XXXII du chap. premicr.
3 Voyez ibid. le 3 XXXII, et divers numéros dy Monjteur de Saint-.
somingue,
4 Dénonciation contre Sainre-Croix, par Genron, dans lc Monitcur de
tint- Doringue, du 2) décembre 1701. Lettre de PAsseibiée coloniale à
anchelande, du 1f janvier,. dans le-numéro du 15 janvier, Voyez a0834
ui du 17 févrict, --- Page 146 ---
(1 138 )
Blanchelande avoit, dit-en, sori
ceux qui lui succédèrent.
à transférer le siège du go
plusieurs fois, par cette raison, y Roume avoit eu au.
vernement et Passemblée coloniale.
temps la même idée
quelque
favorisoit le côté Ouest dans la vi
Au reste, le parti qui
envers la mère-patrie 9
$ XIV. du Mole, n'étoit pas micux disposé discussions qui eurent li
Son éloi- celai du gouvernement. Lors des
gnement anpour l'affaire de Nootka-Sund
cien pour la entre PAngleterre et l'Espagne
de Londres venoit d'c
mnére-patric. Blanchelande fut instruit que la cour
de terre et de me
voyer à la Jamaique des forces considérables ministère français, il cr
Qaciqu'il n'eût reçu aucun avis du de la colonie en état (
devoir mettre les principales places
du Môle
défense. Il écrivit en conséquence au commandant
les batteries de la presqu'ile
Deneux, de faire tenir prêtes
avancés de la ville (
forment en quelque sorte. les postes
qui
jusqu'au Cap,
Mole 5 d'établir des signaux correspondans de se
à récevoir
Port-de-Paix 5 enfin
préparer
da moins jusqu'au
troupes qui se trouvoient dans
s'il étoit necessaire, quelques donné P'ordre de se porter a
voisinage, et auxquelles il avoit
Deneux ayant commu
Môle, dès que les Anglais paroîtroient.
on excita dd
niqué ces ordres à la garnison et aux habitans, de les exécuter ; 6
contre Blanchelande au lieu
mouvemens
du Mole eussent éié jusqu'alors préserve
quoique les environs
leur situation isolée , Ia muni
de l'insurrection des nègres par
de cett
de la place se prévalurent
cipalité et le commandant
contre les Anglais
insurrection pour ne faire aucune dispositien
les force
valoit infiniment mieux porter
ils prétendirent < qu'il
fait
quartier > que ver
vers un ennemi qui ne
pas
> actives
le chap. V de la seconde partis, So. XXIY, CE.o
2 Voyez
les environs
leur situation isolée , Ia muni
de l'insurrection des nègres par
de cett
de la place se prévalurent
cipalité et le commandant
contre les Anglais
insurrection pour ne faire aucune dispositien
les force
valoit infiniment mieux porter
ils prétendirent < qu'il
fait
quartier > que ver
vers un ennemi qui ne
pas
> actives
le chap. V de la seconde partis, So. XXIY, CE.o
2 Voyez --- Page 147 ---
(139 )
un ennemi imaginaire, et, en tout cas, plus généreux que
des cannibales (1) >. Ces principes furent applaudis par
côté Ouest de l'assemblée coloniale, et par la municipalité
u Cap. Ils étoient si bien ceux de presque tout ce qui tenoit
u méme parti, qu'ils se retrouvent dans un mémoire publié par
commandawt des saliniers, griy donne de grands éloges au
ommandant du Môle. ( Cette lettre extraordinaire, dit-il, en
parlant de celle de Blanchelande, fit naître bien des conjectures, On n'avoit à cette époque aucune nouvelle de la Jamaiqu", > qui pât venir à l'appui de CeS avis. L'ordre d'armer deux batieries, éloignérs de trois lieues de la ville, et
conséquemment d'y entretenir garnison, sembloit zne précaution destructive pour une ville entourée de révoltés antropophages, quin'avoit qu'une garnison dedeuxcents hommes,
dont un tiers à Phopital, et qui n'avoit aucune fortification
capabie de lIa défendre contre les attaques de l'intéricur des
terres. D'ailleurs, les habitans du Méle ne croyoient pas gu'il
pit exisier un ennemi plus dangerenae que celui qui fait
rôtir ses prisonniers, et le résultat de touies ces observations
ne fut pas à l'avantage du projet de M. Blanchelande (2). >>
Les mêmes principes se retrouvent aussi dans les écrits des
ccusateurs de Polverel et Sonthenax. Page et Brulley discnt,
n parlant da la reddition du Môle, ( 9s'2 pouvoit résister d
PAngleterre; ; qu'il ne pouvoit se défendre des assassins des
I Adresse de la dépuration du Mo'e aux ciroyens du Cap., dans le Moiteur desaint-Demingue, , dus mai 179". Voyez aussi cenx des 1 ct 2 mai,
éponse au mémoire du sieur Rossignol des Dunes, par le sieur Dumonteler, Fag. 25 ct 25.
2 Réponse au mémoire du sieur Rossignol des Duncs, par lc sicur Dumen-
:lliet, pag. 25, 20 ct 27a
pouvoit se défendre des assassins des
I Adresse de la dépuration du Mo'e aux ciroyens du Cap., dans le Moiteur desaint-Demingue, , dus mai 179". Voyez aussi cenx des 1 ct 2 mai,
éponse au mémoire du sieur Rossignol des Dunes, par le sieur Dumonteler, Fag. 25 ct 25.
2 Réponse au mémoire du sieur Rossignol des Duncs, par lc sicur Dumen-
:lliet, pag. 25, 20 ct 27a --- Page 148 ---
(140 )
de deux ennemis, le moins atro
S commiesaires civils; gue
> a été reçu (1). ).
insurgés dans
commandant des esclaves
6. XV.
Le nègre Joseph,
fut le premier à bien juge: ces pr
Sa garnison montagne de Jean Rabel,
de temps après de
dénoncé: à tendus amis de la révolution. Il écrivit peu réunir à lui, en lui fa
Sonthonax. lettres à Dencux, pour T'engager à se
cause (2). Dene
obserzer qu'ils défendoient la mêmc
ville du Môl
sant
mais la généralité de la
rejeta ces propositions 3
n'en restèrent pas moi
partie de sa garnison,
et la plus grande
et l'on sent bien que la révoluti
dévouées à l'ancien régime;
ces mauvais
ne ft qu'augmenter
qui fonda la République,
de quelques comp
dispositions. La garuison étoit composés sur qui Pon ne deve
irlandais de Dillon,
L
gnics du régiment
sur les autres troupes étrangères.
pas pius compter que
ceux qui les entouroient, ,
commiseaires civils, trompés par méme Deneux, de quiD
avoient laissé pour commandant ce au même parti, discie
montelier, et tous ceux qui tenoient
les factions avoie
de bien. Au milieu des mouzemens que
tant
de la colonie, ils n'avoienit pas
excités dans toutes les parties
qui, n'ayant rien a craind
le temps de s'occuper de cette ville, situation et ses approvisio
insurgés, étoit, par sa
des c:
des nègres
état de résister aux attaques
nemens, sufisamment en
vrai, comme on Ta dit da
nemis extérieurss mais il n'est pas
qui nomma Dereus po
ce soit Sonthonax
les Débats (3),que
sur ie, Rappor: de Dafay, pag 48.
1 Notes
Josegh, àM. Denent, des.2pjeitlet 279
c1 Lesre dn général des nègres,
du 2 février 1793.
1793. Mioniteur de Ssist-Doriingat,
ni
:t 22 jansier
aussi le mimoire sans date sigparue
3 Tome IX, pag. 74 Veyez de Galbaud,
ce Th. Milles dans les paplers
les Débats (3),que
sur ie, Rappor: de Dafay, pag 48.
1 Notes
Josegh, àM. Denent, des.2pjeitlet 279
c1 Lesre dn général des nègres,
du 2 février 1793.
1793. Mioniteur de Ssist-Doriingat,
ni
:t 22 jansier
aussi le mimoire sans date sigparue
3 Tome IX, pag. 74 Veyez de Galbaud,
ce Th. Milles dans les paplers --- Page 149 ---
(141 )
ommandant de Ia placc. On a déja vu que Cet homme y coms
pandoit dès les troubles du Cap, au mois d'avril 1793, et quand
ua.onteilicr vanta SCS principes inciviques.
Il est pourtant vrai que le maire du Môle, Genton, qui n'a
inais varid dans sa fidélité à la République, dénonça la
son du Mole, et son état-major, à Sonthonax (1). Le club garI Cap lui-même, dans le temps oti il cherchoit à
enveillance des commissaires civils
des
capter la
par
démonstrations de
atriotisme, ft une dénonciation semblable,
toujours contre
garnicon seule (2). Sonthonax invita Rochambean à la chanr (3); mais, entrainé par lc torrent de la
il
t
bientôt cette affiire de vue. Elle
révolution, perne lui fut rappelée
ux mois après la catastrophe du
que
Cap, par son collègue Polrel, qui connut enfin l'esprit contre-révoluticnnaire de Deax, de Soil état-major, et de la municipalité, dans
ion qu'il fit à Plaisance et aux environs, lors de
l'expéns la province de l'Ouest (4). Il
son retour
envoya à Sonthonax
urs pièces qui constatoient l'incivisme de la
plugarnison. Il lai
indiqua d'autres qui prouvoient que l'état-major de la
oit méconnu l'autorité des commissaires
place
civils, dans le
ceux-ci étoient réfugiés au
temps
hâtez
Haut-du-Cap. ( Si vous ne vous
pas, lui dit-il, de changer l'esprit dc ce
quartier, ce
Débats dans l'affaire des Colonies, > tom. IX,
nt - Domingue, des 29 décembre
pag. 74. Moniteur de
1791 ct 16 janvier 1792.
Annaies pacrioriques, du 3 novembre 1793. Débats dans P'afftire des
onies, tome II, pag. 17 ct suiv.; tome IX, pag.
er
sencé à la Nation par Verneuil,
15.
71 7i, Ménuire
page
, Débats susdits, tome IX, page74.
Voyez ci-dessus le 5. XXXIII du chapitre précédent. --- Page 150 ---
(34)
d'anglicism
dangereuz de royalisme,
M6
encore un foyer
du
9a sera
d'un moment à Pautre la iplace
s. XVI, > et d'espagnoliame;
de la Républigue . . e
On repousse
Étre livrée aux ennemis
(son adjt
les bâcimens > petr
destitué et déporté; si Jaunas la
qu'il y en- > Deneux n'est pas Bombarde et le commandant de garc
voye
le maire de
même sort 3 si la ga
> dant)
Forme ne subissent pas le
(
Plate
à la place
> de la
changée ; si vous n'envoyez pas
saut
S nison n'est pas
tel que Dubois (qui avoit
un ferme patriole,
du Cap
> Deneux
Portds-Paix, après la catastrophe
le
du
de compagai
n quartier de Dillon, une forte garnison
dans (
> à la p'ace
citoyens, tout est perdu
et de nouveaux
ême sort 3 si la ga
> dant)
Forme ne subissent pas le
(
Plate
à la place
> de la
changée ; si vous n'envoyez pas
saut
S nison n'est pas
tel que Dubois (qui avoit
un ferme patriole,
du Cap
> Deneux
Portds-Paix, après la catastrophe
le
du
de compagai
n quartier de Dillon, une forte garnison
dans (
> à la p'ace
citoyens, tout est perdu
et de nouveaux > franches
besoin d'èire totalement régénéré
n quartier : il a
temps : Sonthonax veno
I1 n'étoit probablement plus déja munitions de guerre par
faire demander au Mole des
etsc
de
commandant la corvette Las-Cusas,
capitaine Adclon,
contre l'état-major et la garnison
qu'il cût déja des soupçons la renforcer , il avoit envo
voulit simplement
hommes de
soit qu'il
de quarante
corvette un détachement
Deneux, cel
par cette
commandant de la place,
légion de l'égalité. Le
et la municipalité, ,se réunire
de Dillon O'Farel,
unanime
du régiment
demande, qu'ils rejetèrent
délibérer sur ceite
dans le port la corvet
pour
même de recevoir
Lc brid
ment. Iis refusèrent
à Adelon de se retirer (2).
Lus-Casns, cn ordonnant
Vartillerie de Bombard
fut également repoussé par
annexe du Môle (3
PActif
sorte une
place qui est en quelgue
petite
du 26 août 1793.
de polverelà Sonchonax,
du 1 décembre 179
1 Lettre
des affaires értangères, G2.
de Genet au minigtre
53,54 et
2 Lettre
descolonics, , tome IX, p2E53 ct 62. Proci
Débats danst'afaire
tome IX, pages
Débars dans Paffaire des enlonies,
du 19 septembre 17,3.
mation de Senthonax,
en quelgue
petite
du 26 août 1793.
de polverelà Sonchonax,
du 1 décembre 179
1 Lettre
des affaires értangères, G2.
de Genet au minigtre
53,54 et
2 Lettre
descolonics, , tome IX, p2E53 ct 62. Proci
Débats danst'afaire
tome IX, pages
Débars dans Paffaire des enlonies,
du 19 septembre 17,3.
mation de Senthonax, --- Page 151 ---
(1 143 )
Peneux et 1a municipalité donnèrent
pour prétexte de cette
onduite l'ordic général donné par les co:missaires civils,
rs de Ja fuite de Galb:ud, de Ic Pas admettre les bâtimens
sa Aotte dans les ports de la colonic Ils alligucient
icore que la demande de Sonthonax n'étcit
pas signée de sa
ain, mais avcc une grife 3 quoique la lettre qui
hoit cette pièce fit bien signée par lui. Ils
acco:paajoutérent que le
nuement oil ils étoient des denrées de premicre nécessité
ar permeitoit pas d'admettre de nouvelles bouches dans ne la
ice, qui n'en avoit pas bescin pour sa défense (1).
Toutes ces allégations n'étoient que des faux-fayans. Deneux
bit sans doute dévoné au parti de Galbaud,
comme à celui
l'étranger. Un aide-de-camp de Ce général, qui ne l'a pas
andonné un instant jusqu'à son retcur en France, et
a
blié un mémoire pour sa défense, assure qu'en partant du qui
Galbaud propo:a à Cambis de Sc
Cap,
reticeravec toutes ses forces
au. mJle Nicolas,, Gibraltar de Suint-Doming gue, de s'y dé.
Les accusareurs de Polveral ct Sonthonax ont falsifié CCt
l'af.
ant à Paris, et en en rendant compte dans les Débats. ordre,en Les
:s civils, après avoir annoncé dans cet ACtc P'attaque du Cap commispaud et par les bâtimens de la République gu'al emmenoit avec lui, par
efendoient de recevoir, sous queigqi 12 prétexte 9'e ce fuc, c:cun desbétimens armés eit guerre. Leurs accusarcurs ont supprimé ce mot dizs;
sorte que ia défense paroit géherale pour tous les bâtinens de la
ublique armés en gucrre. Débats dans l'affzire des colonies, tune
200, 207,208 et et 20y.)
VII,
Débats dans l'affiire des colonies tome VII!, page 201 ct
Pag. 61 ct suiv, Lettre de Sonthonaxan commandant du suiv.; Mole. ttme
:ommandant de la place, de "éasmajor, du comranda at di Lectre
e-septième régiment du commandaat géuéral de
nacicnale quarrea municipalité du Môle, Sonthonax, du 25 aoit laperde
ct
1792.
, tune
200, 207,208 et et 20y.)
VII,
Débats dans l'affiire des colonies tome VII!, page 201 ct
Pag. 61 ct suiv, Lettre de Sonthonaxan commandant du suiv.; Mole. ttme
:ommandant de la place, de "éasmajor, du comranda at di Lectre
e-septième régiment du commandaat géuéral de
nacicnale quarrea municipalité du Môle, Sonthonax, du 25 aoit laperde
ct
1792. --- Page 152 ---
1144)
nationale fat instrui
jurqu'à ce que la Convention celte colonie ; mi
> fendre
maiheurs qui afmigocient
refusa d'adopt
> des nouveaux
conciroyen de Brissot,
>) que (Cambis),. ()- >
la
> cette mesure
du refus de Deneux qu'à
Sonthonax ne fut instrnit
des noirs Exoit toute son
d'aodt, lorsque Talfranchissement terminé cette grande opération, , q
Mais à peine eut-il
au Mole l'au
tention.
propres à faire recomnoitre
Dehet
s'occupa des mcrures
par unc proclamation,
nationale. Il déclara,
de la garde
rité
Jaunas, et Chaumette commandant et crimin
O'Farel,
traitres à Ia Républigue,
vin
tionale du Môle, (
cereient arrêtés dans les
Ise-nation ; ordonna qur'ils
sa
a
> de
de la pablication dc proclamation, les feroit c
) quatre heures
du Môle, qui
Portde la manicipalité
sire garde, au
> diligence le-champ s sous bonne ct Mole de prête: mi
> duire sur ordonna à tous les citoyens du de les arrêter c
> Paix;
Fexécntion du présent ordre;
5> forte pour
de refus de la part de la menicipalite la Ré
en cas
ennemis de
> mémes,
déclarés rebelles à la loi,
ma
5 peine d'ètie
comme tels ; destitua Belle-lele, les déd
et traités
de Bombarde;
> blique, les officiers manicipanx
dans la
> ainsi que
aucune fonction publique
d'erercer
mis en état e'arrertation
> incapebles ordonna qu'ils seroient
au Male
D lonie 5
P'officier nommé pour commander
> diligence de
ordonna en outre que la gernisen
de Deneux : il
des troupes de 1
> place
et remplacée par
fraccl
seroit changée,
95 Mole
nationaux, ou par des compagnics
> et volontaires
nationale, sur les derniers 6
Consgience à la Convention
1 André
page 53.
)) Ci
mens de saint-Domilegus,
onna qu'ils seroient
au Male
D lonie 5
P'officier nommé pour commander
> diligence de
ordonna en outre que la gernisen
de Deneux : il
des troupes de 1
> place
et remplacée par
fraccl
seroit changée,
95 Mole
nationaux, ou par des compagnics
> et volontaires
nationale, sur les derniers 6
Consgience à la Convention
1 André
page 53.
)) Ci
mens de saint-Domilegus, --- Page 153 ---
( 145 )
créées par la proclamation du 16 décembre 1792;
le
ancien capitaine de la garde nationale du Mole que plus
rempliroit
provisoirement les fonctions de commandant militaire,
auroit la troupe de ligne sous ses ordres jusqu'à l'arrivée et.
la garnion destinée pour le Méle 3 qu'enfin il seroit
de
au
formé,
Port-de-Paix, un ras-emblement de force armée
marcher contre le Mole, dans le cas ou oFr
pour
résistance
opposero t de la
aux ordres ci-dessus énoncés. Il chargea spécialement le commandant en chef de la province du Nord de
l'exécution de la présente Pioclamation (4). ))
Sonthonax, à qui l'on n'avoit dénoncé que la garnison du Mole, 6. XVII,
n lui vantant le patriotisme des habitans,
Sa livraison
n parti dans cette ville lorsqu'il
compioit encore sur aux Anglais,
publia sa proclamation. Le
orteur en fut emprisonné par erdre de Deneux et de la
nalgré quelIBu- ques braves
icipalité,qui depuis long -temps deja négocioit la reddition du gens.
Lôle à T'Angleterre. Des soldats fidèles du régiment de
ui fureni
Dillon,
depuis déportés. aux Etats-Unis par le parti des traîes, assurent que la livraison de la place au gouvernement de
Jamaique fut arrêtée dès la fin de juin
1793 dans un conseil
guerre tenu chez O'Farel, capitaine au régiment de Dillon,
que ce projer ayant été alors découvert, le complot échoua
ar le civisme de quelques - uns d'entre eux 2) 5 mais il fut
noué dans le courant de juillet. Le vieux baron de la Valre, à qui ses dettes et sa bassesse ne permetioient de
1 Proclamation de Sonthonax, du 19 septembre 1793. Débats
ne IV, page 73; tome IX, pag. 63 ct suiv.
susdits,
2 Copie à peu près conforme de la dénonciation
New-Yorck, par Al. Aloard,
de
que nous avons faite
€ copie donnée à Brest le 8 sergent grenadiers, et deux autres , lamessidor an 2
Rapportpar Garran- Coulon, Tome IV.
K
dettes et sa bassesse ne permetioient de
1 Proclamation de Sonthonax, du 19 septembre 1793. Débats
ne IV, page 73; tome IX, pag. 63 ct suiv.
susdits,
2 Copie à peu près conforme de la dénonciation
New-Yorck, par Al. Aloard,
de
que nous avons faite
€ copie donnée à Brest le 8 sergent grenadiers, et deux autres , lamessidor an 2
Rapportpar Garran- Coulon, Tome IV.
K --- Page 154 ---
(146)
un officier de Dillon, , nomir
rien de trop déshonorant;
; Técrivain de
trouver
du même régiment
O'Neil,le sergent - major
furent saccessivement envoye
Carle, et deux habitans,
avec Ie
marine,
cu ils se concerièrent
é
à la Havanne et à la Jamaique, de la garnison n'avoit point
La totalité
lcs d
députés de Jérémic.
l'on avoit répandu le bruit que
instruite du complot, et
demander des subsistanc
étoient allés seulement au Cap
Aussi, quoiqu'on €
putés
commissaires civils.
et de T'argent aux
engager ceux qui étoie
travaillé les soldats pour
un grai
beaucoup
France par les Etts-Unis,
fidèles à retourner en
lorsque
son mécontentemeut
nombre d'entre eux témoigna Sonthonaxsurl la corvette LasCasa
capitsine Adelon, envoyépar
étoit de service à la poin
Le détachement qui
anglais qui s'y P1
fut repoussé.
fit feu sur des bâtimens
C'd
de la presque ile,
et les força de gagner le large.
sentèrent le 8 septembre ,
de Poiverel et Sonthon
événement que les accusateurs
du Mole avoie
de cet
soutenir que les habitans
de la J.
se sont prévalus pour
que le gouverneur
d'abord repoussé les propositions tandis que leurs déput
leur avoit fait faire (); de la trahison auprès
maique dès-lors les conditions
les soldats q
stipuloient
maltraita depuis
9 et qu'on
eurent néanmol
ce gouverneur Y'ennemi. Ces braves gens
da
avoient repoussé
faire tenir une assemblée, ir
assez d'infuence pour
au Cap pour
encore
arrêta de faire une dépatation
mais l'éta
laquelle on
civils de l'état des choses ;
ce pe
truire lcs commissaires
réduisirent facilement
major de la place etla menicipalité farent mis en prison sous dive
Les uus
noyau de patriotes.
sur le rapport fait
de Page ct Brulley,
1 Numéros 3 et4 1 notes
Dufay, pag. 47 ct 48.
z d'infuence pour
au Cap pour
encore
arrêta de faire une dépatation
mais l'éta
laquelle on
civils de l'état des choses ;
ce pe
truire lcs commissaires
réduisirent facilement
major de la place etla menicipalité farent mis en prison sous dive
Les uus
noyau de patriotes.
sur le rapport fait
de Page ct Brulley,
1 Numéros 3 et4 1 notes
Dufay, pag. 47 ct 48. --- Page 155 ---
( 147 )
rélextes parordre d'OFareislesautres farent
Tois, oil l'on envoya aussi bientôt les
déporté-aux Etatsjue la ville du Mole fut enfin rendue premiers ; et c'est alors
pante
à un seul vaisseau de cincanons, qui portoit un détachement de cent
nglais, le 22 septembre 1793. Les habitans
soliats
stans ptirent Ia cocarde noire
et les soldats
Les conditions
sse livrèrent furent les mêmes qu'à Jérémie,
auxquelles
ose près (2). On y Prit aussi
, à tres-peu de
pour bases les articles arrêtés
Londres, le 25 février
précédent, par les prétendus députés
Saint-Domingue. Il y avoit néanmoins deux cents
pur défendre la place, ct,
canons
dit-on, autant de milliers de
c, un bataillon du régiment de
pouDillon, ct 4 ou 500
gardes nationales habituées
hommes
au service (3).
La petite ville de Bombarde, qui étoit
soumise au même
mmandant, et qui n'est peuplée que par des
Allentands, SC
Débats dans l'affaire des colohies, tome VI,
ct 51, 57, 58 et 59, 65, 66 ct ;5. Mémoire page 28y; tome IX,pag.
Th. Millet. Relation de qui s'est
sans date ni signature,
ry, d'Henin et Guyclle
passé dans la ville du Môle, Par
Copie à-1 -
1 que nous avons faite à New-York, Peu près conforme 3 de la dénonciabr de l'an 2, Déclaration de Juvain, par Al. Alouard, etc. du 8 mesGener au ministre des affaires , sergent d'artillerie, sahs date. Lettre
e à Brest le 28 messidor étrangères, du 1 décembre. Déclaration
P. Poullain, du 24 octobre. an 2, Par Richard ct autres. Déclaration de
3. Lettre dc Polvere! à
Déclaration de Lorminé, du 30 septembre
4 novembre.
Sonthouax, dudit jour. Déclaration de Deville,
Voyez ci-dessus le S. XI, et la copie de
naire Genton, sur la pièce
capitulation 9 certifée par
pats dans l'affaire des
déposée au bureau de la place du Môle,
colonies, tomeIV > page 66, et tonie VI,
Lettre de Genet au ministre de la marine du
pag. 28y.
laration de Deville, du 4
>
1 décembre 1793.
novembre, etc.
K 2
dudit jour. Déclaration de Deville,
Voyez ci-dessus le S. XI, et la copie de
naire Genton, sur la pièce
capitulation 9 certifée par
pats dans l'affaire des
déposée au bureau de la place du Môle,
colonies, tomeIV > page 66, et tonie VI,
Lettre de Genet au ministre de la marine du
pag. 28y.
laration de Deville, du 4
>
1 décembre 1793.
novembre, etc.
K 2 --- Page 156 ---
(148) )
tout des villes du Môle
lamème manière. C'est sur
n'oi
rendit de
ces essaims d'émigrés qui
de Jérémie que sont depuis partis dans les quartiers restés fidèl
cessé d'exciter des soulèvemens du baron de Montalembert
sous les ordres
et des autr
à la République,
de Cambefort,
Dillon
colonel de la légion britannique; bataillon du régirent de
de Pancien régime. Le
O'Farel en a é
agens
Mole sous. sa dénonination.
aid
été conservé au
L'écrivain Carie a été fait
nommé major - commandant.
la méfiance qu'escitent néce
mais telle est
major dc la place 3
Deneux R'a eu que le command
sairement les traitres 3 que
en chef à 1
second. On a confié le commandement
ment en
Grant (1).
Anglais, le Heutenant-colonel
de Dillon, déport
soldats
soixante et quelques
voulu être complic
On compte
pour n'avoir point
6 XVIIL.
américain
, Barry, d'Hen
Bannise- au continent d'infamie. Trois de leurs officiers
d'oà
smencdamai- de cet acte
aussi réfugiés dans les Euts-Unis,
re Genton, et Guyelle, se sont
Mais quelques - uns des soldats
et de plu- sont revenus en France.
de ces officiers n'avoit P
Sieursoldats.
que la conduite
Genion fut
dèles ont prétendu
les habitams, le maire
(2). Parmi
Sa résistance 2
été sans nuage
làche trahison (3).
s'opposa à cette
scul qui
5,67 et73. Débats d
pour 1795, pag.65,
dc Sainte-Doningue
1 Almanach
VI.
Barr
Paffaire des colonies 2 tome
dans la ville du Mole , par <
de ce qui s'est passé
de la dénonciation
2 Relation
Copie à peu près conforme ctc.. du 8 messidor ai
d'Henin et Guyelle.
par Al. Aloard,
de Vergnis
hous avons faite à New-Yorck, du 130 septembre 1793.Auere da 4 novembre
Lettre de Polverel à Sonthonax, Déclaration de Deville,
même, du 4 messidor 1794.
tome
page 1545 tome
au
Paffaire des colonies,
Il, Th. Millet, dans
3 Débats dans
sans datc ni signature, par
pag. 53 et 51. Mémoire
papiers de Galbaud.
Guyelle.
par Al. Aloard,
de Vergnis
hous avons faite à New-Yorck, du 130 septembre 1793.Auere da 4 novembre
Lettre de Polverel à Sonthonax, Déclaration de Deville,
même, du 4 messidor 1794.
tome
page 1545 tome
au
Paffaire des colonies,
Il, Th. Millet, dans
3 Débats dans
sans datc ni signature, par
pag. 53 et 51. Mémoire
papiers de Galbaud. --- Page 157 ---
(149 )
opinion générale de la ville est d'autant plus digne d'éloges,
u'il avoit été l'un-des membres les plus ardens du côté Ouest
e la seconde assemblée coloniale, ct que de concert avec la
hunicipalité du Cap, il avoit piusieurs fois employé son inuence au Mole pour s'opposer aux vues du gouvernement 5
hais il étoit du petit nombre de ceux que, la passion de la
iberté avoit entrainés dans le parti du côté Ouest de l'assemiéc coloniale. D'accord avec ce parti pour les mesures les
lus irrégulières, lorsqu'elles lui paroissoient propres à servir
révolution, il étoit incapable de participer aux atrocités
u'on vouloit couvrir de son nom, et de trabir la patric
ui étoit devenue
chère
, qui
plus
par Cette révolution même ; il
hontra la plus grande indignation contre P'horrible massacre
es nègres suisses, qui souilla la rade du Môle (1). On voit
ussi dans les pièces relatives à la mission d'Adelon,
qu'il ne
ut pas du nombre des officiers municipaux
qui rejetérent sa
emande. Un si bon citoyen pouvoit avoir l'estime de ses ennehis, mais non leur confiance. Les Anglais le déportèrent (*)
ux Etats-Unis, ou il fat insulé pour 83 fidélité dans jes jouraux que publioient les réfugiés de la colonie (2). Depuis, il
1 Débats dans l'affaire des colonies tome I1,P. 154. Voyez aussi, le chap. I
idessus, S. XXXIIL,
* Le cominandant Deneux lui écrivit
auparavant, 9 le 23 seprembre une
ettre où il lui dit que le général anglais n'étant pas venu faire des pri.
onniers, C puisque Genton étoit seul d'une opinion contraire à la capitulation, il falloit qu'il s'éloignàt de la dépendance des deux paroisses du
Môle et de Bonbarde, s'il vouloit épargner au général les voics de rigueur pour ly contraindre. 5
2 Courier politique de la France ct de ses colonies, du 14 novembre, 1793,
uite de la lertre des colons de Saint Domingue au citoyen Genton, dans
même Courier, du 17 décembrc.
K 3 --- Page 158 ---
(150)
Polvarel et Son
de
oi les accusateurs
ils y on
revenu en France,
dans les débats (1);
est
déclamé contrelui
de la trahiso:
thonax ont aussi
du Mole comme les auteurs
défendu les habitans
accusation des commissaire
Jérémic (2). Ils y ont fondéleur
dans les Etats-Unis
de
colons réfugiés
k n'a plu
civils sur unl actedeplusieunse intéricur des colonies
€
dit que le régime
de Jirèmic
ol.
en France,
dans les débats (1);
est
déclamé contrelui
de la trahiso:
thonax ont aussi
du Mole comme les auteurs
défendu les habitans
accusation des commissaire
Jérémic (2). Ils y ont fondéleur
dans les Etats-Unis
de
colons réfugiés
k n'a plu
civils sur unl actedeplusieunse intéricur des colonies
€
dit que le régime
de Jirèmic
ol. il est
la fermeté des hubitans
(3)-
que duns
résister à Yoppresion
> d'appui qu'eux seuls ont pu
-
> du Mole,
où les trahisons de Jérémie
Zans le temps mème
les plus ma
C'étoit
les disentinens
S. XIX. du Môle sc consomutoicut. , que la
des collègues de Sonthon:
Tendance
manifestés de part
général de
des hommes qués s'étoient la mesure de Eranchiwemest invitations d
de couleur de relativement à
fat-il instruit qu'il céda aux
POuest à la nègres. A peine en
dans T'Ouest pour se concili a
défection. en retournant
ordres les plus pressans
SCS collègues, avoir donné ies
l'avoir chargé C
avec eux, après
attaquer le Mole 1 et
Il ne pre
Laveaux pour
du Nord (4). général
de la province
enlever u
la défense du surplus
trahisons alloient
alors que de nouvelles la
> et qu'ell
voyoit pas
proviace à métropole
moitié de cette dernière
HI, page 201 7 ct rome I
lafaire des colonics, tome,
1 Débats dans
150 et 152; toi
pag. 52. IV , page 53, 56,72,
de lasse
2 Débats susdits, tome Lettre de Maby-Comncré aux commisaires de Vexamen de lacc
VIII 3 pag. 28 ctS suiv. décembre 1793. N.33 suite
49 et
du 10
page 36, 47.4,
blée colonialé, Sonthonax ct Ailhaud,
colons de Saiat-Doming
duite de polvercl,
et prorestations des
1793. DSbats d
3 Représeniadtions, Fouvoirs amiricain, du 19 octobre
réfugiés dans le continent
60, 65,72 ct 73. Vaifaire des colonics, tom: IV,ag tome VII 3 page 285. Dsbats dans Paffair: des solonies,
--- Page 159 ---
(151 )
eroient sur-tout effectuées par les citoyens da 4 avril. Mais
rop grand nombre de ces hommes, dont tous les amis de un
iberté avoiznt défendu la cause avec tant de zèle
la
préjugés des colons blancs,
contre les
Herniers,
3 n'étoient pas plis traitables que CCS
lorsqu'ils'agissoit des droits des nègres, qui souffroient
Hepuis si long-temps une oppression cent fois plus intolérable. fls s'étoient prévalus des principes de la révolution
pour s'affranchir. Ils n'avojent pas cessé
française
ion des droits de Phomme
d'invoquer la déclarapour obtenir l'égalité, dans le
même oi ils s'étoient crus autorisés
temps
rue
à se coaliser dans cette
avec les ennemis les plus décidés des
:t tous les agens de l'ancien régime à principes populaires,
avoient même armé
Saint - Domingue ; ils
pour leur défense leurs propres
:t soulevé, dit-on, les ateliers de leurs ennemis.
é
française
ion des droits de Phomme
d'invoquer la déclarapour obtenir l'égalité, dans le
même oi ils s'étoient crus autorisés
temps
rue
à se coaliser dans cette
avec les ennemis les plus décidés des
:t tous les agens de l'ancien régime à principes populaires,
avoient même armé
Saint - Domingue ; ils
pour leur défense leurs propres
:t soulevé, dit-on, les ateliers de leurs ennemis. esclaves,
la révolution par la loi du 4 avril ct
l'intérêt Rattachés à
moignèrent Ics seconds
par
que leur téils furent les
commissaires civils dès leur arrivée >
fidèles défenseurs de la métropole et de ses
ant qu'ils eurent à redouter la faction des
agens,
leurs plus cruels
quatre-vingt-cing,
ennemis, ou des injures à venger sur elle. Cependant, malgré les nouvcaux accroissemens
tion des nègres
que l'insurrecacquéroit sans cesse, ils n'étoient pas
familiarisés que les blancs à l'idée de voir un
plus
claves devenir libres
jour tous ces escomme eux et participer à l'égalité. Les
commissaires civils les avoient bien déterminés à demander
des lois pour l'adoucissement de l'esclavage
leur
(1). Mais fiers de
supériorité dans l'exercice des armes,et de
tages obtenus dans des affaires
quelques avangénérales, ils avoient
cru qu'ils Parviendroient à réduire les
toujours
nègres avec le secours
I Adresse de la commission intermédiaire à la
2 féyrier 1793, > approuvée Par les habitans de Saint-Marc.
er
des lois pour l'adoucissement de l'esclavage
leur
(1). Mais fiers de
supériorité dans l'exercice des armes,et de
tages obtenus dans des affaires
quelques avangénérales, ils avoient
cru qu'ils Parviendroient à réduire les
toujours
nègres avec le secours
I Adresse de la commission intermédiaire à la
2 féyrier 1793, > approuvée Par les habitans de Saint-Marc. Convention nationale, 3 du
K 4 --- Page 160 ---
(152)
ou de celles qu'ils er
troupes que la France, avoit envoyées, cen'étoient plus les même:
attendoient encore( (1)- On eit dit que les offces de Caradenx
home-o quis'étoient vantes sd'voirrefusé lorsqu'ils leur avoien
nationale du Port au-Prince,1
et de la garde
indépendans de la métropole, , et qui
proposé de se déclarer
( qu'il péritoient
avant avoient ious protesté
long - temps
dans le drapeau de la
>> Français 3 et qu'ils Y'envelopperoient (2)>. Les Wommes de
leur serviroit de suaire
s) France 7 qui
oublièrent leur ancien
couleur de Saint-I Marc en porticulier
Polverel et Soncommissaires civils, quand
dévouement aux.
à la liberté
du Cop appellérent
thonax lors de la cata.trophe viendroient comme eux te rànger
lcs noirs insurgés et ceux qui
Ils partagérent sur-tout
les drapeiux de la Republique.
sous
nombre des colons blancs 3 lorsque
l'indignation du plus grand liberté générale , le 29 aout 1793;
Sonthonax eut proclamé la
aigris contre leurs anciens
ils étoient néanmoins encore trop comme eux, lavrs regards
oppresseurs pour tourner d'abord, d'ailleurs que dans les colonies
vers les Anglais ; ils savoient
de couleur n'étoient guércs
les hommes
de ces insulaires,
l'avoient été dans les colonies françaises
moins opprimés qu'il ne
pas se dissimuler qu'en
avant la révolution ; ils ne pouvoient
dans leur anils retomberoient
se donnant à la Grande-Pretagne, si généralement détestés par
cienne humiliation. Les Espagnols,
plus convenaleur
des protecteurs
les colons blancs ,
parurent Madrid avoit dans tous les temps
de
bles. Le gouvernement
sur-le même pied que les blancs.
traité les affranchis à peu près
avec Jean - François et les
la vérité, de se liguer
Il venoit, 2 à
insurgés 3 mais les hommes de couleur,
autres chefs des nègres
des forces envoyées à Saint-Domingae.
1 Note sur l'espédition
seconde partic, S. XX, dans la note.
2 Voyez le chapitre II de la
les colons blancs ,
parurent Madrid avoit dans tous les temps
de
bles. Le gouvernement
sur-le même pied que les blancs.
traité les affranchis à peu près
avec Jean - François et les
la vérité, de se liguer
Il venoit, 2 à
insurgés 3 mais les hommes de couleur,
autres chefs des nègres
des forces envoyées à Saint-Domingae.
1 Note sur l'espédition
seconde partic, S. XX, dans la note.
2 Voyez le chapitre II de la --- Page 161 ---
(153)
qui n'étoient point humiliés de voir-des nègres libres, craignoient seulement qu'on ne leur enlevât les esclaves
toient dans leurshabitations
qui res-
; ils cspéroient que les Espagnols, et
les nègres insurgés eux-mêmes, 2 si les hommes de couleur s'unissoient à cux s les aideroicat à contenir leurs ateliers.
Tellc paroît sur-lout avoir été l'opinion des hommes de
couvleur, qui dominoient à Saint-Marc et dans lesautres
S. XX,
l'Ouest les plus voisines de la
paroisses de Mauvais es*
province du Nord. La nouvelle prirdela ville
de l'alfranchissement général y causa la plus grande fermenta- de St.-Marc,
tion; l'indignation des hommes de couleur ne fut pas moindre
que celle des blancs; et quoique Polverel edt prohibé dans
cette province l'exécution de la proclamation de Sonthonax sur
la liberté générale, ses mesures tendoient si manifestement
même but, avec un peu plus de lenteur
au
> qu'il n'éprouva
moins que son collègue l'animadversion pablique. Il suffisoit guère
l'un et l'autre voulussent la liberté
à
que
générale, une
ou
époque plus
moins rapprochée , pour qu'ils ne fussent plus, aux yeux de
ceux qui les avoient le plus exalté,que des
bles, dont l'astucieuse
tyrans impitoyapolitique vouloit perdre tous les hommcs
libres, les uns après lcs autres > pour livrer ensuite la
Africains Leurs plaintes n'éclatèrent
colonie aux
pas néanmoins tout de
suite 3 ils ne montrèrent d'abord qu'une malveillance
sourde.
Qaelqu'un ayant proposé de faire une adresse à Sonthonax
le remercier de sa proclamation sur la liberté générale il pour
se trouva que
2 ne
cinq personnes pour la souscrire (2).
1'Lettre de la municipalité des Verettes aux hommes libres du
Résistance d l'oppression 2 ou Acte d'union des
de la Mirebalais.
de Saint-Marc, du 17 novembre 1793.
paroisses
dépendance
2 Adresse à Sonthonax , parl- periz nombre de
du 18 septembre 1793.
philantiropes de Saint-Marc
le remercier de sa proclamation sur la liberté générale il pour
se trouva que
2 ne
cinq personnes pour la souscrire (2).
1'Lettre de la municipalité des Verettes aux hommes libres du
Résistance d l'oppression 2 ou Acte d'union des
de la Mirebalais.
de Saint-Marc, du 17 novembre 1793.
paroisses
dépendance
2 Adresse à Sonthonax , parl- periz nombre de
du 18 septembre 1793.
philantiropes de Saint-Marc --- Page 162 ---
(154) )
demander aux habitans
civils ayant envoyé
quand
Les commisaires
la paroisse des Gonsives, et
des secours pour
de Neuilly
de Saint-Marc *POuest fut rompu par la trahison
les refusa
le cordon de'
le désastre du Cap, on ne
des
après
l'envci
de ses complices, mais on ne cessa de retarder
pas directement;
malgré toutes les sollicitations
'sous divers pretextes,
du ter-,
secours
facilitoit ainsi la communication
de Polverel (). On
espagnoles et les nègres
ritoire de Saint-Niarc avec les troupes Polverel avoit rendu des oret de Biassou.
des esclaves ; il
de Jean-François
adoucir le traitement
donnances bumaines pour
de la taille des nègres
défendu Paffreux usage
y avoit sur - tout
les colons des villes faisoient
Aagellation cruelle, que
de la
cu de cette
à la geole par l'un des exécuteurs tous
arbitrairement infiger
plus douloureux que
C'étoit un supplice beaucoup
pour 6terla vie
justice.
dans Fancien régime
membres
ceux que l'on employoit
l'usage de leurs
condamnés ;il privoit les negresde
pour toute
aux
ils s'en ressentoient
plusieurs mois 3 et souvent
douleur qu'1
pour
étoit néanmoins si fréqsent,ecla
la vie ;1 l'usage en
officier des batailions de la métropcle à
causoit si violente 2 qu'un
des délits militaires, demandoit
condamné à la détention pour
prix que ce fit, parce
Polverel de sortir de prison, à quelque arrachoit aux nègres
cris habituels que ce supplice
lui (2).
que les
ctoient un insapportable pour
durant tout le jour en
point à Saint-Marc après les
L'usage de la taille ne discontinua et Sonthonax rendirent pour
civerses ordonnances que Polverel il y subsista jusques vers
du sort des nègres; Sonthonax sur la liberté
T'adoucissement
générale de
le temps de la proclamation
générale.
Polverci à Savary, du 17 sepgembre 1793.
1 Lettre de
du juia 1733.
2 Lettre de Servin à Polverel,
durant tout le jour en
point à Saint-Marc après les
L'usage de la taille ne discontinua et Sonthonax rendirent pour
civerses ordonnances que Polverel il y subsista jusques vers
du sort des nègres; Sonthonax sur la liberté
T'adoucissement
générale de
le temps de la proclamation
générale.
Polverci à Savary, du 17 sepgembre 1793.
1 Lettre de
du juia 1733.
2 Lettre de Servin à Polverel, --- Page 163 ---
(155)
Ce ne fut point la municipalité, à qui appartenoit la police
des prisons, , qui s'opposa à la continuation de cette
ce
fut le nouveau sénéchal de Saint-Marc,
cruauté;
Gendrier, et un
officier de la troupe de lignc. Polverel, en leur observant
avoient entrepris sur les attributions de la municipalité qu'ils
se dispenser d'approuver les motifs d'humanité
,ne put
qui les avoient
portés à cette usurpation de pouvoirs (1).
Sonthonax passa à St-Marc à la find'octobre
ailer
concerter: avcc Polverel au
1793, pour
se S. XXI,
Port-au-Prince; il assure
forma
des attroupemens
qu'on y
Conspirapour s'emparer de sa personne, de celle de Chan- tion contre
latte, commandant de la garde nationale, et du maire
Sonthonax.
qui, durant toute cette annéc du
Savary 7
moins 3 avoit témoigné un
grand dévouement à la cause de la révolution (2 ). Le but des
conjurés étoit, dit - il, de l'assassiner. Les déclarations
Sonthonax a produites pour constater ce fait (3) sont très- que
informes (4); et l'on sait en général combien de
sont
parcils actes
suspects 2 sur-tout dans l'exaltation de tous les sentimens
quc produit la révolution. Polverel s'est toujours
de
que Cette affaire n'uvoit Pas élé suffisamment
plaint
ce
éclaircie (5). Mais,
1 Lettres de Polvercl, à Savary et à Gendrier, du 1
du même à Savary, du 14 septembre,
scptembre 1793. Autre
2 Voycz, entre autres, la Chronique de
du 8 juin 1793. Débats dans Paffaire des Saint-Marc et Aficheramiricainer,
colonies, tome VIII, pag. ct317.
Déclarations de Bordes, Renaudin, Martial
Vergniaud,
Besse, François Raimond,
Fr. Marchais Luxembourg, ctc., du 7 novembre 1793.
et d'Et. Braquemont, du 8 novembre.
Iaterrogatoire de
D7, de Pinventaire des commissaires
Voyez aussi la pièce C
civils.
41 Débats dans Paffaire des colonics,
5 Lettre de
tome IX,P1f et 15.
mêmc à
Polverel à Sonthonax, des 14 ct 30 novembre
Pinchinar, du 12 décembre,
1793, Autre du
ond,
Fr. Marchais Luxembourg, ctc., du 7 novembre 1793.
et d'Et. Braquemont, du 8 novembre.
Iaterrogatoire de
D7, de Pinventaire des commissaires
Voyez aussi la pièce C
civils.
41 Débats dans Paffaire des colonics,
5 Lettre de
tome IX,P1f et 15.
mêmc à
Polverel à Sonthonax, des 14 ct 30 novembre
Pinchinar, du 12 décembre,
1793, Autre du --- Page 164 ---
(156) )
de
antérieures à la trahison
de plasieurs pièces
violent contre les
indipendumment
femportement le plus
(1 );
St-Marc, > qui annoncent contre Sonthonax en particalier
commisaires civils , et
dans une multitude d'écrits
du complot est reconnue
étoient
T'ezistence
dont les opinions politiques des lettres du
faits par des personnes d'ailleurs confirmée par
tnèedifterentes; 5 elle est
devoir pas être un témoin susmaire Savary , qui semble ne
dans une de ces lettres
dans cette affaire. On entrevoit
le complot fut
pect
obscurément conçue 3 que
mais assez
de Ia haine
fort longue,
biancs, qui profita
tramé par le parti des pompons
contre Sonthonax , pour
dans la ville de Saint - Marc
de ce commissaire
excitée
à-la-fois
chercherà se relever, en se vengeant
depuis la catastrophe
avoit ordonné leur désarmement
qui avoient fait
civil qui des chefs des hommes de couleur, Mais
ue
du Cap, et
les abattre (2).
quelq
commune avec lui pour
de nouvelles percause
soit d'être réduit à chercher
pasla
déplorable qu'il
trahisen elle- même, on ne rempliroit
fidies aul milieu de la
sil'on ne discit pas que la sintâche qu'on s'est imposée,
de soupçons, dans
pénible
entièrement exempte
cérité de Savary n'est pas
impossible qu'il ait recouru
circonstance , et qu'iln n'est pas
Sonthonax,
cette
imaginaire pour effrayer
d'un complot
de la trahison
au stratageme facile par sa retraite T'exécution
et reudre plus
des colonies.
1 Martial Besse à la commision
1793. Autre de la munià Sonthonax, du 9 novembre
du 30 novembre.
2Lettre de Savary hommes libres du Mirebalais,
de
cipalité des Verettes aux
du 12 novembre. Lettre Pouzols, l'affaire
Récit de Gab. Lafond à Sonthonax, Sonthonax, du 21 août. Débats dans Sonthosous-chef d'administration, à
aussi la lettre de Polverel à
des colonies , tome IX,P. 14. Voycz
nax, du 14 novembr: 1793.
ax, du 9 novembre
du 30 novembre.
2Lettre de Savary hommes libres du Mirebalais,
de
cipalité des Verettes aux
du 12 novembre. Lettre Pouzols, l'affaire
Récit de Gab. Lafond à Sonthonax, Sonthonax, du 21 août. Débats dans Sonthosous-chef d'administration, à
aussi la lettre de Polverel à
des colonies , tome IX,P. 14. Voycz
nax, du 14 novembr: 1793. --- Page 165 ---
(157)
frop réelle qu'on méditoit dès-lors à Saint - Marc
traire aux lois de la République.
pour se sousLa conduite de Savary avoit toujours été fort
la révolution. Sous les
ambigué durant 5. XXIIL,
premiers commissaires civils, il avoit
marché de concert avec les pompons
incertaine Conduire
dominer
blancs, ou s'étoit laissé
par eux. La municipalité, à la tête de laquelle il étoit, du maire
s'opposa long-temps à l'exécution des ordres de Roume
Savary.
chelande pour la mise en liberté de Borcl, Elle
et Blanne fit rien
empêcher le meurtre odieux de Praloto dont
pour
les assassins bravérent, sous son autorité, les poursuites de la justice
ou quatre mois après au
(1). Trois
Roi
lieu d'exécuter contre leurs chefs 3
Delagrange et Decoign:, les ordres de
son passage à
elle
Polverel, lors de
les
Saint-Marc,
se ligua en leur faveur avec
paroisses voisines pour former une nouvelle
contre l'autorité des commissaires
confédération
la garde nationale,
civils; le commandant de
Chanlatte, ramena néanmoins la
lité aux sentimens qu'elle devoit à Ia
municiparentrée triomphale des hommes de
mère-patrie 3 après la
de 1792 (2). Depuis
couleur au Cap, à la fin
cette époque, Savary montra
d'attachement à l'autorité nationale
beaucoup
lui donnèrent
9 et les commissaires civils
des témoignages réitérés de leur
annonça même à Polverel qu'il
satisfaction. Il
manière de conduire
partageoit ses opinions sur la
promptement les esclaves à la liberté
nérale; il défendit aussi l'horrible
gésupplice de la taille des
quelque temps après la prohibition de
nègres,
qui avoit eu
Gendrier; et Polverel,
quelques doutes sur sa religion, lui rendit alors
1 Voyez ci-dessus lc chap. I, S. XLVI.
2 Voyez ci-dessus le chap. III, S. XXXIII,
verel qu'il
satisfaction. Il
manière de conduire
partageoit ses opinions sur la
promptement les esclaves à la liberté
nérale; il défendit aussi l'horrible
gésupplice de la taille des
quelque temps après la prohibition de
nègres,
qui avoit eu
Gendrier; et Polverel,
quelques doutes sur sa religion, lui rendit alors
1 Voyez ci-dessus lc chap. I, S. XLVI.
2 Voyez ci-dessus le chap. III, S. XXXIII, --- Page 166 ---
(158 )
civil eut
(1). Enfin quand ce commissire
toute sa confiance
communes de r'Ouest à prononinvité les citoyens des diverses
célébra l'annide leurs esclaves 3 lorsqu'on maire' Savary
cer Taffanchissementd fondation de la République s le
versaire de la
du moins
de Saint-Marc se conformérent.,
et toute la commune invitation (2).
ostensiblement à cette
s'entendifficile de ne pas croire que Savary coalisérent
Tontefcisilparoit avec une parlie de ceux quise
$. XXIL. doit dès-lors du moins
civils, ainsi qu'il s'en
Ses protes- dès cette époque contre les commissaires On
croire que c'est
tations aSonlui-même dans la suite (3)-
peut
de la
thonax.
est vanté
mit tout en usage pour se débarrasser
dans ces vues qu'il
devoit le gêner dans ses mesures.
de Sonthonar, qui
doute déja conçu des
présence
civil, qui avoit sans
lui
Ce commissaire
lui ordonna les arrêts. Savary
soupçons sur son compte,
annonçoit encore un comalors une lettre anonyme 2 qui et des tentatives pour
envoya
la vie de Fun et de l'autre,
demanda en
plot contre
gardoit la ville (4). Il lui
s'emparer du fort qui
d'un dévouement
sa liberté avec des protestations
d'une
même temps
et qu'il exprima
borne qu'il étoit loin d'éprouver,
( Je demande, Y
sans
messéante à un républicain :
manière bien
1793. Autre des
de Polverel à Savary, des22 août et 14 septembre des mêmes à Savary, 3
1 Lettres
du 29 juin. Autre
commisaires civils à : - - Guadet
du 7 juillet.
Acte consenti par les ciroyens de SaintRésistance à Poppression, otl
dc tous ics hommes
2 des" Verettes et de la petepatbenpeethonisn
Marc, libres, le 17 novembre 1793.
à Beauvais 2 du 24 novembre
ci-dessous la lettre de Savary
3 Voyez
1793.
du 29 octobre 1793. Lettre
Première lettre de Savary à Sonthonax 2
incluse dans la précédente.
anonymc
adet
du 7 juillet.
Acte consenti par les ciroyens de SaintRésistance à Poppression, otl
dc tous ics hommes
2 des" Verettes et de la petepatbenpeethonisn
Marc, libres, le 17 novembre 1793.
à Beauvais 2 du 24 novembre
ci-dessous la lettre de Savary
3 Voyez
1793.
du 29 octobre 1793. Lettre
Première lettre de Savary à Sonthonax 2
incluse dans la précédente.
anonymc --- Page 167 ---
(159 )
> dic-it, citoyen
commissaire, , que vous
> arrêts chez moi; ma
me releviez de mes
présence cst
> suerveiller ToS sennemis, qui
niccosaire en ville pour
croient avoir
> dans leurs trames, quand ils
dcja fai: un grand pas
> désagrément. Ils ne savent apprennent que j'ai essuyé du
pas, les
) sommes dévouts aux
scélérats, combien nous
déliguis de
) nous ne savons
la République, et
pas nous
que
) tôt ou tard punis de leur masguert comme eux, Ils seront
audace.
> fecté de la manière
Quoique sensiblement afquc vous m'avez
> que je ne méritois
je suis
traité ce matin, et
> rir à voS pieds, pas,
aussi prêt qu'avast à mounon-seulement
> encore pour les sentimen.s
pour notre révolation, mais
> inspirés (1). >
particuliers que vos vertus m'ont
Ces protestations n'avoient sans doute,
mieux couvrir la trahison des
pour objet que de
habitans de
elle fut consomméc,
Saint-Marc. Quand
lettre
Savary assura l'un de ses amis, dans une
confidentielle, qu'il avoit pris ses
ses concitoyens, dès la
mesures pour sauver
proclamation de Sonthonax sur la
générale, ou même dès la
liberté
préparée. C'est du moins promulgation de celles qui l'avoient
suivant d'une de
ce qui paroit résulter du
ses lettres au commandant de la
passage
sine da Mirebalais : ( Tant
les
paroisse voiD saires civils, dit-il,
que proclamations des commisassuroient un bonheur
> exécutées sans restriction
fatur, je les ai
; mais dés
D qu'elles préparoient la
Tinstant que j'ai PiL
> j'ai pris des
foudre qui éclate de toutes
mesures pour sauver mes
Parts 9
> tir leurs propriétés. Je suis
concitoyens et garanlibre, et je le suis véritableSeconde lettre de Savary à Sonthonax, du
29 novembre 1793.
dit-il,
que proclamations des commisassuroient un bonheur
> exécutées sans restriction
fatur, je les ai
; mais dés
D qu'elles préparoient la
Tinstant que j'ai PiL
> j'ai pris des
foudre qui éclate de toutes
mesures pour sauver mes
Parts 9
> tir leurs propriétés. Je suis
concitoyens et garanlibre, et je le suis véritableSeconde lettre de Savary à Sonthonax, du
29 novembre 1793. --- Page 168 ---
(160)
coalition des trois paroisses
depuis le jour de la
> ment
(). D
résister à Yoppression
> pour
les détails que
événement dont on n'a probablement sont guère connus
Un
paisqu'ils ne
$. XXIV. d'une manière fort inexacte, contribua à accélérer le dénoueSes lettres sur
le récit de Savary,
des environs de Saintle soulève- que par
Les nègres
de couleur de
nent des nè- ment de la conspiration.
que les hommes
en
du voiindignés de T'opposition
se soulevèrent,
gres
Marc, mettoient à la liberté générales
leurs précésinage.
cette ville
excès qui avoient accompagné
avoient
livrant à tous les
qu'ils y
se
On répandit a Saint-Marc
lorsdenterimarrections.
de la suite de Sonthonax,
été excités par une personne bruit, vrai ou faux 1 angmenta
cette ville, et ce
déja dans la ville. C'est
qu'il quitta
qui subsistoit
lui
beaucoup la fermentation lettres de Savary à Sonthonaz ur
lon' voit dans deux
dans la première,
ce que
dimanche, dit-il,
en ville , ei
même > < Avjourdhui, d'Africains se sont rendus
considerable
La consternation
>> nombre absolument piller et incendier. s'étoit arrêté sur 1e
> vouloient
Quelgu'un de votre suite
égor
>> étoit
générale.
aux Africains guitfallbit
dit hautement
à votre pas
et avoit
, prêchée
> route,
mulâtres. Cette doctrine
seroit devenue
) ger tous les
de votre voiture, 9 nous
nous n'aet sur les traces
sur nos gardes. Si
> sage
n'avions pas été
pour ar
> funeste si nous
des délégués de la République nous se
vons la protection
l'envie tourmente, >
>
que
II ne reste plu
les antropoph-ges
dé-espoir.
> rèter
réduits au plus cruel
5 le rivage , toute
> rons tous
tous ont été embarqués
s'embar
dans la ville',
et d'enfans qui
> d'effets
étoit couvert de femmes
> la journée,
Mirebalais, du 24 no
commandant au
de Savary à Beauyais,
I Lettre
> quoient..
vembre 1793.
envie tourmente, >
>
que
II ne reste plu
les antropoph-ges
dé-espoir.
> rèter
réduits au plus cruel
5 le rivage , toute
> rons tous
tous ont été embarqués
s'embar
dans la ville',
et d'enfans qui
> d'effets
étoit couvert de femmes
> la journée,
Mirebalais, du 24 no
commandant au
de Savary à Beauyais,
I Lettre
> quoient..
vembre 1793. --- Page 169 ---
(161 )
> quoient..
ce sont les patrouilles qui nous orit sauvés...
D Des hommes sages" que j'ai envoyés sur diverses
D voisincs ont fait rentrer les Africains dans l'ordre habitations
D douceur, Ceux
étoient
avec lz
qui
en ville en sont sortis, ct
> père que, d'icià l'autre dimanche, avec les forces
j'es-
> m'avexpromises, nous sauverons non seulement le yue vous
> de Saint-Marc, inais encore ceux des Vérettes
quartier
D tite-Rivière
et de la Pe-
(1). )
Dans Ia seconde lettre, écrite deux jours après la
précédente,
Savary ajoute : ( Le plus horrible des complots s'exécute
s
rous. Les Africains, à qui nous n'avons fait
du contre
> été trompés et soulevés
que bien, ont
pour nous égorger. Déja
uns de nos frcres du 4 avril ont été victimes. Ils quelques
> gés de se relirer en ville
Sunt oblipoar ytrouver leur
> citoyen commissaire,
salet; venez,
promptement à notre
> quoi nous somies perdus. Depuis
secours, sans
cinq
> dort; des personnes de confiance
jours 2 personne ne
bonite m'assurent
que j'ai envoyées à l'Artique si nous prenons de promptes
nous pouvons encore empêcherla dévastation de mesures,
C'est le parti queje vais
netre plaine.
prendre, en appelant les
voisines. Jusqu'ici il n'y a cncore rien de bralé; paroisses
sieurs
nais
personnes ont été égorgdes (2). )
pluSi l'on réféchit que l'cn complottoit
dés-lors la coalition de
Saipt-Marc et des paroisses voisines, qui fut souscrite
pu cinq jours après, on n'aura que trop de
de
quatre
sujet croire que
I Lettre de Savary à Sonthonax du 101 novembre
u mème au même, du 9
1793. Voyez aussi celle
onthonax, du 2y novembre. novenmbre; ct celle de Michel et Pierre Louis à
2 Lettre de Savary à Sonthonax du 12
>
povembre 1793.
Rapp. de Garran-Coulon; Tome IV.
L
isses voisines, qui fut souscrite
pu cinq jours après, on n'aura que trop de
de
quatre
sujet croire que
I Lettre de Savary à Sonthonax du 101 novembre
u mème au même, du 9
1793. Voyez aussi celle
onthonax, du 2y novembre. novenmbre; ct celle de Michel et Pierre Louis à
2 Lettre de Savary à Sonthonax du 12
>
povembre 1793.
Rapp. de Garran-Coulon; Tome IV.
L --- Page 170 ---
(162 )
Sonthonax par tous ces récits,afin
Savary cherchoit à tromper
sans doute que les
de gagner du temps (). Il est peu probable entièrement d'acblancs et le parti de Savary fussent
les uns et les
pompons
mais il paroit incontestable que
cord entre eux 5
formé dès-lors le projet de livrer cette
autres avoient également
fussent
.
extérieurs, quoiqu'ils
partie de la colonie aux ennemis appelleroient ; les pompons
partacés sur le choix de ceux qu'ils
et la plupart des
blancs vouloient qu'on s'adressàt aux Anglais,
desiroient qu'on recourit aux Espagno's.
hommcs de coulcur
civils espéroient
Les nouvelles forces que les commissaires depuis que Polverel
5. XXV. trouver dans T'affranchissement général, fourni les moyens
Nouvelles lavoit aussi publié, leur auroient peut-être
avoit insdu dicret
de trahison que cette mesure
d'accusation d'arréter les projets
et des environs, sans un évécontre les pirés aux habitans de Saint-Marc
porta la plus grande
commissaires
de la plus grande importance , qui
nement
conservet
civilse
crédit que la commission civile' pouvoit
atteinte au
de l'assemblée coloencore dans la colonie. Les commissaires agissoient toujours dan:
niale en France > Page et Erulley , qui
s'étoient
malgréla suppression de cetie assemblée,
cette qualité,
Verneuil, Baillio, Fournier
réunis à Tarcherenqpe-Tiaud,
patriotes du Cap, déportés parSonthona
et aux autres prétendus
aux commissaires civils 1
à la fin de 1792, pour faire perdre Leurs efforts furent long-temp
confiance de la métropole (2). et le conseil exécutif provi
inutiles. La Convention nationale
de Gahriel Lafond à Sonthonax, du 121 norembre 1792 <
1 Voyez le récit
D no, de Tinventaire de Polverel
et l'écrit informe de la cote C
Sonthonax.
Brulley, Verneuil, Baillio, Larcheves
2 Voyez les divers Ecrits de Page,,
que - Thibaud, etc,
long-temp
confiance de la métropole (2). et le conseil exécutif provi
inutiles. La Convention nationale
de Gahriel Lafond à Sonthonax, du 121 norembre 1792 <
1 Voyez le récit
D no, de Tinventaire de Polverel
et l'écrit informe de la cote C
Sonthonax.
Brulley, Verneuil, Baillio, Larcheves
2 Voyez les divers Ecrits de Page,,
que - Thibaud, etc, --- Page 171 ---
(163)
soire de la Répablique ne donnèrent 2 pendant huit mois, que'des
téinoignages de satisfaction à Poiverel et Sonthonax
la
conduite qu'ils avoient tenue ;' mais les colons
1 pour
ligués contre eux,
profièrent de la division funeste
qui éclata, au - comimendement
de 1793, dans la Convention nationale
but. Ces
; pour parvenir à leur
mêmes Page et Brulley, qui avoient été des.
listes si prononcés avant le 10 aout, étoient devenus tout roya- -à.
coup des démagogues sans frein. Reçus au mois de février
la
1793,
sur présentation de Collot-d'Herbois, au club des Jacobins
contre lesquels ils avoient tant déclamé au mois de juillet
>
précédent, , ils se lièrent avec les usurpateurs qui mirent la Convention sous le joug, et trompèrent tous ces amis ardens de la
liberté, qui furent les instrumens aveugles des premiers. Après
avoi: fait rayer les commissaires du tableau des Jacobins ils
obtinrent, sur leur pétition , convertie en motion
>
par BillaudVarennes, un décret d'accusation, le 14 juillet 1793 (). Le
comité de salut public, qu'on avoit chargé de présenterle mode
Hexécution, et gui prévit sans doute les suites funestes de ce
Bécret dans la colonic, 1 fut plus de huit mois sans rien faire
pour l'exécuter, maigré les instances réitérées de ceux
"aroient sollicité. Mais les Anglais, dont ilservoit
qui
merveilleusement Jes vues, se chargérent de le faire publier à Saint-Doningue. Le compte de la séance oi le décret
porté contre les
d'acçusation T fut
commissaires civils, fut imprimédans les
bublics de la Jamaique, et répandu dans toute la colonie papiers
imigrés retirés at Mole et à Jérémie, On l'imprima bientot parles
lans le journal de Saint-Marc
après
(2).
: Pro:ès-verbaux dela Convention nationale, du 14 juillet 1793. Débats
lans l'affaire dcs colonies, tome VIII, pag. 290 et 294.
21 Lertre de Lelong, écrite du Môle, à Léger de Jean-Rabel, - sans date.
L2
répandu dans toute la colonie papiers
imigrés retirés at Mole et à Jérémie, On l'imprima bientot parles
lans le journal de Saint-Marc
après
(2).
: Pro:ès-verbaux dela Convention nationale, du 14 juillet 1793. Débats
lans l'affaire dcs colonies, tome VIII, pag. 290 et 294.
21 Lertre de Lelong, écrite du Môle, à Léger de Jean-Rabel, - sans date.
L2 --- Page 172 ---
(164)
de Jérémie faisoit circuDans le même temps,. la commune
, Pexurait d'un
ler dans toute la colonic, par ses correspondans,
publioit
que
Tampariebeinaise
journal contrerévolationnaite contenoit une lettre d'un colon
dans les Elats-Unis, et qui Paris, oul lon trouvoit les dé
nommé Coste, alors résidant a,
mais les plus propre:
tails les plus mensongers sur cet objet, couleur cont:c les commis
les colons blancs ct de
de
à souleve:
chaque ville ou ies déportés
saires civils. On y disoit que
avoient député contre Pol
avoit débarqué
Saint - Domingue
Convention nationale , les homme
verel et Sonthonax, à la
leur patriotisme 5 qu
purs et les plus connus par
)
les plus
du décret du 5 mars 1793
Brissot, camboulus (mapporteor avoient été é.jetés dans les pri
Za horde des nigrophiles
venoien
et toute
des tyrans de la colonie
sons; que tous les agens
F'opinion. générale de la Franc
d'èire rappelés avec eux; que mais que l'on ienoit à fair
étoit cortre la liberté générales
On louo
les hommes de couleur des droits politiques. les c:
jouir tous
rapportoit cette lettre ,
braucoup, dans le journal qui
conformément à la con
et d: Jeripie, qui,
lons G dueMole
à cel.e qai venoit d'être soumise
de 1789, et
de I
> titution
avoient eu le courage
des dépaitemens,
> Yapprobation
c). >
D sister à l'oppression
une procl
encore dans le même temps
Enfin on répandoit
des forces britar
$. XXVI.
Jean Whiteleck, commandant
Proclama- mation que
tion de whiDébats snidits, tome VIII, page 290
telock, et Courier de Saint- Marc, no 40.
du gouver- suivantes,
dans le Courier politique de
neur espa. 1 Lettre de Coste, du 20 juillet 1793, la-Boissière, du 3 novembre 17
gnol,
France ct de ses colonics, par Tanguy- des colonies, tome VI, page 222
Voyez aussi les Débats dans l'affaire
Beauvais, du 20 novembre 179
de Petit-Doisà
suiv.s 31a et suiv. ecunelattre --- Page 173 ---
(165 )
niques envoydes à Saint - Domingue, avoit publiée au nom du
gouverneur dé la Jamaique, Wiliamson ; i! y invitoit tous les
colons à se ranger SOUS l'obéissance de la Grande -
Bretagne,
jusqu'a ce que la paix générale enire les puissances alliées
3> et le gouvernement de Fiance établit une souveraineté déciD sivede cette colonie ). Pour Piix de la trahison, il promettoit
aux habitans la garantie de leurs proprittés et tous leurs droits.
au nom du
gouverneur dé la Jamaique, Wiliamson ; i! y invitoit tous les
colons à se ranger SOUS l'obéissance de la Grande -
Bretagne,
jusqu'a ce que la paix générale enire les puissances alliées
3> et le gouvernement de Fiance établit une souveraineté déciD sivede cette colonie ). Pour Piix de la trahison, il promettoit
aux habitans la garantie de leurs proprittés et tous leurs droits. Au milieu de beaucoup de déclamations contre les commissaires civils et la Convention nationale 1 on n'est pas peu étonné
d'apprendre que le roi de la Grande- Bretagne auroit accucilli
les réclamations qui lui avoient été faites par beaucoup de Colons, >si les rois pouvoient toujours céder d leur sensibi-
> lités. Ony annonçoit que les moyens de conviction seroient
employés avant de faire usage ( des forces prêtes à marcher
> pour rédnire ce qui résisteroit, et punir les auteurs et fauteurs
> de la révolte >. On y exhortoit à la soumission aux lois civiles ces hommes qu'on invitcit à vicler par Ja trahison la plus
sacrée de toutes les lois civiles. On leur disoit enccre 4 qu'une
> expérience.t très - longue leur avoit prouvé que le lien-le
> propre à contenir les esclaves consistoit dans
plus
l'exemple donné
par les blancs de leur obéissance à des chefs >. On leur pré. sentoit ensuite, pour régle de conduite, cette maxime bien
digne d'étre proposée par des marchands d'esclaves. C Ce n'est
>> pas pour devenir le thedtre des vertus républicaines ri du
> développement des connoissances
humaines ,
établit
>
qu'on
une colo.ic daas les Antilles. Sa véritable prospérité consiste
> à faire beauconp de denréessetle but de la
A
métropole est d'en
exporter le plus avec le moins de frais qu'il lui est possible. On avertissoit eil outre les habitans : (( qu'une colonie dépendante d'une métropole , pour ses rapports commerciaux,
sa protection et sa défense, n'avoit
pour
conséquemment aucune
L 3
--- Page 174 ---
(166 )
devoit rechercher aucun des atexeérieure, et 72e
> politique
T'impôt, en surveillet
de la souveraineté ; qu'asseoir
5 rribats
de souveraineté que dévoit avoir
>> T'emploi, voilà la portion
les lois utiles a son
colonie, qu'elle devoit présenter
> une
avec celui de la métropole 2 quila
et les combiner
D bonheur,
aux colons : lorsEn conséquence on promettoit
de
n protégeoit. coloniale chargée
seroit rétablic, une assemblée
que la paix
d'ailleurs le maintien
Yexercice de ces droits. On y promettoit
pas conen ce qu'elles ne se trouveroient
des lois françaises,
la paix. On y faisoit beaucoup
traires auix moyens de rétablir
de la protection
valoir T'avantage résultant pour des insulaires sur-tout que le IO. maritime ; on y annonçoit
IT
d'une puissance
demande des habitans, accordoit
Georges ( sur Pexpresse
etla suspension des intéres
de dettes,
> sursis pour poursaite
douze années > : sou:
du
acut 179ispendant
s compter premier
adreasoit particu
quelques exceptions.
. On y faisoit beaucoup
traires auix moyens de rétablir
de la protection
valoir T'avantage résultant pour des insulaires sur-tout que le IO. maritime ; on y annonçoit
IT
d'une puissance
demande des habitans, accordoit
Georges ( sur Pexpresse
etla suspension des intéres
de dettes,
> sursis pour poursaite
douze années > : sou:
du
acut 179ispendant
s compter premier
adreasoit particu
quelques exceptions. Enfn la proclamation pleines de la plu
hommes de couleur ces lignes
lièrement aux
de couleur, avez-vous P'
insolente protection : ( Hommes déclamations de ces traitres
Taisser
par les
D vous
aveugler
ne vous ont-i's p2
vous vantant la liberté et l'égalité,
>5 En
vous les font partager aver
>; avilis vous- mêmes, puisqu'ils de votre propriété : :
>) vos esclaves en vous dépouillant des droits que notre constitu
entre la jouissance
> Choisissez
de votre couleur dans nos colonie
) tion accorde aux bommes
Rendez - vous enfin à 1
de touS vOS crimes. de l'in
> et la punition
proftez du moment
de la nature et de la raison,
y voir
: et quand le jour de
il passera promptement;
rien
5 dulgence,
le repenti: ne vous servira de
> vengeance sera arrivé,
vous décider >. > Je vous donne quinze jours pour d'amnistie aux esclaves q:i s4
On promettoit aussi une espèce --- Page 175 ---
(167)
soumettroient dans le même délai; on inviloit tous les habitang
de la partie française à rendre au néant dont ils etoiznt sortis
les trois in lividus qui les opprimoient ; et l'on osoit dire
que
( ceux mêmes qui les avoient délégués, étonnés de la patience
> des colons, tremblant devant les forces combin'es qui les
> pressoient de toutes parts, les livroient d la vengeance des
> Anglais (1)n.
De son côté, le goaverneur de la partie cspagnole promettoit
les plus granies faveurs aux colons qui se soumettroient à son
prince, en menaçant dec raser les maisons et de confisquer les
biens de ccux qui feroient résistance (2). Telle éroit la morale de ces gouvernemens > qui prétendoient s'être ligués pour
empécher les excès que la révolution française avoit entraînés
avec elie.
Dans le même temps encere, les émigrés, les Anglais etles $. XXVII,
contre - révolutionnaires leurs alliés, répandoient les libelles les Libelle de
plus propres à soalever tous les colons contre les commissaires Tanguy-lacivils, en annonçant tantôt qu'ils avoient été tués, tantôt qu'ils Boissière $
avoient été blessés dangereusement ou faits
contre les
prisoriniers (3). On commissaires
doit distinguer sur- tout parmi eux une lettre que Tanguy- civils.
la - Boissière avoit adressée , dans le style ordsrier du père
1 Proclamation de J. Whitelock, licutenant colonel du treizième
ment
régid'infanterie, datée de Jéremie, le 5 octobre 1793, dans le Courier
rolitique de la France et de ScS colonies;du 14 novembre, Débats susdits,
tome VIiI, pag. w85 ct suiv.
21 Proclamation de Dom Joachim-Garcia de Moreno, 5 'du 18 octobre 1793,
3 Voyez plusieurs. numéros du Courier politique de la France ct de ses
colonies, ct du Journal des révolutions de Saint-Domingue, Voyez aussi
la Proclamation de Sonthonax, du 20 novembre 1793,
L 4
1793, dans le Courier
rolitique de la France et de ScS colonies;du 14 novembre, Débats susdits,
tome VIiI, pag. w85 ct suiv.
21 Proclamation de Dom Joachim-Garcia de Moreno, 5 'du 18 octobre 1793,
3 Voyez plusieurs. numéros du Courier politique de la France ct de ses
colonies, ct du Journal des révolutions de Saint-Domingue, Voyez aussi
la Proclamation de Sonthonax, du 20 novembre 1793,
L 4 --- Page 176 ---
(168 )
marins du convoi que Galbaud avoit conduit
Duchesne, aux
l'incendie du Cap, et oi les hommes
dans les États - Unis, après
n'éjoient guères plus ménagés que 1:s commissaires
de couleur
y disoit- il, sont
civils (1) ). ( Ces chiens de commissaires,
le
ZL12 bel et bon décret rendu tout juste
> rappelés par
une inspiration
mai, jour de la pentecôte, par
> dimanche 19
n'est pas un aristecrate , quoique
> du Saint- Esprit ; qui
à Szintde commissaires aient fait imprimer
> vos menteurs
l'étoit
Ils en ont menti de
le
Éternel > Marc que
père
ne veulent pas
tous les diables. Ces chiens d'enragés
> par
les casse comme 2172 verre de bière :
> exécuter le décret qui
apparseuls, inoculés de la révolution, gu'il
> c'est aux Français
le lit du malade; ils savent sculs
> tient d'aborder sans risque
faire boire les mulets
cela se traite. On a voulu
D comment
de l'égalité avec les hommes; les-
> ou mulàtres) à la tasse
soulés comme des bêtes
troublé la liqueur, après s'être
> ont
cela, M'entendez- vous, enfans ,je
> brutes 5 il faut clarificr
marins 3 aux colons,
tout le monde, aux soldats, aux
> parle à
ont dcs prohommes portant lc nom français, qui
> à tous
à
ct la gloire 2
à
> des outrages venger
> priétés conquérir
s chercher.>
le style des honCc pamphlet au reste, tout en empruntant
d'égards pour
mesles plus grossiers > ne témoignoit guères plus
enfans des vaisseatx le Jupirer et PEol:,
1 Le père Duchesne auix bons à la lign: dans la rivière du Nord, cti
et à tous les Fratigais qui pèchent des rucs. Extrait à la suite de la proqui mangent des pommes aux coins novembre 1793. Débats dans J'affaire des
clamation de Sonthonax 2 du 20
er.suiv.
colonies, tomc 2 page ;et tome IX, page11o
XXIII du chap,
dont il cst parlé au $.
* Allusion à Pécrit de Catineau,
III ci- dessus.
auix bons à la lign: dans la rivière du Nord, cti
et à tous les Fratigais qui pèchent des rucs. Extrait à la suite de la proqui mangent des pommes aux coins novembre 1793. Débats dans J'affaire des
clamation de Sonthonax 2 du 20
er.suiv.
colonies, tomc 2 page ;et tome IX, page11o
XXIII du chap,
dont il cst parlé au $.
* Allusion à Pécrit de Catineau,
III ci- dessus. --- Page 177 ---
(169 )
la Convention nationale que pour les commissaires civils et les
hommes de couleur. IL. disoit aux marins que l'on vouloit engager à conduire Galband en France : (< Vous vous disposez,
n dit-on, à ailer, le sac sur le dos, comme despiysans de Beauce
> ou de Bgic, plaider cette affaire devant les baillis de la
33 Convention, Eelle
besogne ! joli
consell
vous
A
que
donne la votre avocat ! C'est'--bien la peine d'avoir des
D canons , des vaisseaux et des bras pour aller à l'audi.nee;
Dr c'est au combat, mille bombes, que des républicains doivent
> marcher et non au greffe de la Convention . . - - e
a
Ilya
dans Cc pays- ci mille bons lurons qui se démènent depeis
> Savanah jusqu'à Boston, pour trouver des armes, des muni-
> tions, des vaisseaux de transport ct des vivres, etc. pour
>' aller-le tour à Sonthonax et à une. troupe de mulets qui
D font la garde (*)n.
Les hommes de couleur, uniquement frappés par la crainte
de perdre leurs esclaves, ne sentizent point les outrages
9. XXVIII.
contenoient
quc Acte d'union
pour cux ces libelles et ces proclamations. Une de St. -Marc
sorte de pudeur les empêcha néanmoins d'appeler d'abord. les ct desparois.
Anglais. Les trois paroisse: de la sénéchaussée de Saint-) Marc Ses voisines.
qui sont cciles de cette ville, des Verettes et'de la petite ri- 3
vière de l'Artibonite formèrent un nouvel acte d'urion entre
toLs les hommes libres, ou, en abjurant l'autorité des commissairès civils, elles les vouent à l'exécration
elles
publique 3
y protestent ncanmoins de leur fdélité di la France. Cette
sure avoit sans doute été jugée nécessaire
les chefs mepar
de la
coalition, pour ne pas révolter les habitans qui pouvoient tenir
On ile supprime de l'extrait qu'on donne ici que les expressions les
plus grossières, que Taaguy avoit empruutées du Pire Duchène.
, en abjurant l'autorité des commissairès civils, elles les vouent à l'exécration
elles
publique 3
y protestent ncanmoins de leur fdélité di la France. Cette
sure avoit sans doute été jugée nécessaire
les chefs mepar
de la
coalition, pour ne pas révolter les habitans qui pouvoient tenir
On ile supprime de l'extrait qu'on donne ici que les expressions les
plus grossières, que Taaguy avoit empruutées du Pire Duchène. --- Page 178 ---
170 )
de la trahisom,
accélérer les progrès
lien sacré; 5 mais pour
mis cn élat d'arà ce
des prisonuiers
erdonnoit la déliviance
le
des déportés
on y
de sûreté générale, rappel
restation par mesure
retirés chez une puissance étrangère
cde ceux qui s'étoient
l'on appeloit malet
à la tyrannie , ct que
ce 1i'6-
> pour se soustraire
des éntigrés, tandis que
et malignement
qu'en condam-
> à- propos
D. 11 est remarquable
que des refugiés
contre eux jusqu'alors,
> toient
qui avoient été prises
semnant les mesures avoir le droit d'en prendre d'a-peu-près revenir dans la
on croyoit pourtant même, on ne donnoit 3 pour
la Noublables. Dans cet acte
mois à ceux qui étoient à
qu'un délai de six
qui étoient sur le
cclonie,
trois semaines à ceux
abdivelle - Angleterre, 2 et
ils seroient censés avoir
après quoi
au proft de la
territoire espagnol; leurs biens confisgués
qué leur patrie, et
tout citoyen se doità son pays
République, K attendu que
étoit duc en grande partie
r'abience de Saint-Domingue
s et que
(1) >.
à
des propriétsires
;et
> Pabience
Résistance àfoppression
Onavoit osé intituler cet acte, des motifs qui déterminoient
cette résistance à la tête
blancs de Jacmel et ceux
en plaçant
confédérés comme les
les mesures des
une cause toute opposée
au-Prince Favcient fait pour
que c'étoit cc Pun
du Port
(2), on y déclaroit
queiques mois amparavant
les citoyens de Saintou Actc consenti pat
de tous les hom
a topprenion,
pour Punion
1 Risistance ct de la Petite-Rivierre,
des Vérettes
Marc, des Vérettes
1793. Lettre de la municipalité à Beauvais, du
du 17 novembre
Autre de Petit-Bois
et
mes libres,
novembre.
tome VIII, page 308
à celle du serebalais,dang dans Vaffaire des colonies,
Débats
20 novembre.
322, et S. XXXVIHT 2
suivantes.
IT, $. XXXVI, page
ci-desus le chap.
2 Voyez
page 326.
istance ct de la Petite-Rivierre,
des Vérettes
Marc, des Vérettes
1793. Lettre de la municipalité à Beauvais, du
du 17 novembre
Autre de Petit-Bois
et
mes libres,
novembre.
tome VIII, page 308
à celle du serebalais,dang dans Vaffaire des colonies,
Débats
20 novembre.
322, et S. XXXVIHT 2
suivantes.
IT, $. XXXVI, page
ci-desus le chap.
2 Voyez
page 326. --- Page 179 ---
(171 )
9 DES DKOITS DE
L'HOMME , peut-être Ze
saint
D plus précieux > : cependant
plits
et le
d'empécher
l'objet aveud de ia coalition étoit
Tafranchisement général des noirs. Au milieu des
reprochcs vagues que l'on y faisoit aux
celui- là étoit le seul qu'on eut
commissaires civils,
nonce equ'iln'existe
proprement spécifié. Oniyanplus un homme libre dans la
du
Nord, et que le sort de' 'cette malheureuse'
province
> réservéet projeté pourles deuxa
province est celui
> reste la proclamation du
autres 2 ainsi quele prouvent de
commissaire
> (sur la liberté
Sonthonax, , du 29 aont
générale), et ceiles de Polverel
> suivie. On
à
qui l'avoient
reproche Ce dernier
9 et
d'y ériger le vol,le
Passassinat en maxime, et
pillage
d'atroce com:die la
presque en.devairs. On traite
hommes libres
mesure que sa bienveillance enyers les
lui avoit
Fafranchissement
suggérée 9 de faire prononcer par eux
de leurs esclaves. On assure
( qu'un rafinement de
que ce n'est là
tyrannic
a nellement à l'abri des
s puisqu'il se mettoit personreproches de. cet
> tat, en donnant à la France,
impardonnable atten-
> une demande
pour le veeu spontané des colons
qu'il les avoit forcés de
> dictéla formule,
éioit
signer, et dont il avoit
Enfin
qui
la même pour tous les
on ne manque pas
quartiers. D
) les pouvoirs des
d'alléguer que ( cette mesure excède
commissaires
>
but
civils; on ajoute qu'elle n'a
pour
que d'enlever à la France
> colonie
la possession de cette
, puisqu'un pays d'Amériqae
> d'Africains de
> peuplé exclusivement
3 noirs , ne seroit plus une colonie
On se prévaut sur-lout de l'acte
française. >
commissaires civiis
d'accusation porté contre les
par la Convention
nationale > qui
disoit-on, , leurs opérations de
frappoit,
toute fonction, de
nullité, en les dépouillant de
toute autorité,
En conséquence, les communes réunies
Pretestent formelle-
> d'Africains de
> peuplé exclusivement
3 noirs , ne seroit plus une colonie
On se prévaut sur-lout de l'acte
française. >
commissaires civiis
d'accusation porté contre les
par la Convention
nationale > qui
disoit-on, , leurs opérations de
frappoit,
toute fonction, de
nullité, en les dépouillant de
toute autorité,
En conséquence, les communes réunies
Pretestent formelle- --- Page 180 ---
(172)
lequel elles ont déclaré af.
ment contre G Pacie public pur
les commissaires. civils à
leurs esclaves", et invité
ledit acte
> franchir
P.ffranchinsement universel;
> solliciter de la France
été dans lcur coeur, et cette
un vocu qui n'ajamais
la
> exprimant
ét6 arrachée à la fsiblesse par
d'asseniiment ayant
> ombre
spécialement au nombre des objets
> tyrannic >. Eiles metient
la répression
soin de Fa.ion le travail desateliers,
> confiés au
sy élever, le maintien du res:
> des mouvemens qui pourroient hommes libres, et de T'obéistance
di
esclazes aux
(
)) pect parier
aient soin d'annoncer que
maitres > 5 et quoi qu'elles
vccu
> à leurs
d:s esclaves n'avoit jamais édle
> raffanchisement général
ég-lement contre toute
la Francej.. - . elies protestent
de la Con-
> de
qui émaneroit
ou autre disposition
l'astu-
> ratificution
résnlteroient de
nationale., en tant qu'elles
leur avoit fail
> vention.
machination, dont l'acte qu'on.
> cieuse et peride
ressort s a Enlin , pour cimenter
étoit le premier
de
> souscrire
hommes libres, les blancs s'engagent
l'union entre tous les
la loi du 4 avril, dont on ordonne
nouveau à l'observatien dc
T'affiche dans tous les lieux publics (0).
rerêtu de
déclarèrent adresser cet acte,
4- XXIX.
Les paroisses coalisées
nationale, au Conseii exé
Contre-ré- huit cents signatures, àl la Convention
5 elle:
volution et
et aux quatre - vingt- cinq départemens avoir legr adhé
livraison à cutif provisoire
voisines pour
VAngleterte. l'adresserent anssi aux commnunes étoit précédée du compte rende
sion (2). Leur leitre d'envoi
de la séance de la Convenle Courier de Saint - Marc
par
Acte susdit, consenti par les citoyens d
1 Résistarce à Poppression, novembre ou 1793.
Saint Marc, ctc., du 17
2 Ibiz.
ingt- cinq départemens avoir legr adhé
livraison à cutif provisoire
voisines pour
VAngleterte. l'adresserent anssi aux commnunes étoit précédée du compte rende
sion (2). Leur leitre d'envoi
de la séance de la Convenle Courier de Saint - Marc
par
Acte susdit, consenti par les citoyens d
1 Résistarce à Poppression, novembre ou 1793.
Saint Marc, ctc., du 17
2 Ibiz. --- Page 181 ---
(173) )
tion, relative à l'accusation des commissaires civils
intimider ceux qu'eiles ne pouvoient
(1). Pour
gagner, elles avoient
posé leur coalition bien plus considérable
supqu'elle ne l'étoit réellement (2); clles avoient annoncé des forces copables de résister aux ennemis extérieurs et- aux nègres
ligués avec les Espagnols ; elles.s'étoient vantécs de soumettre les
ne voudroient pas entrer dans la
paroisses qui
coalition, et méme la
de l'Ouest (3). Mais peu de jours
capitale
après, , une dcs paroisses de
IUnion prit un nouvel arrêté, dans
lequel, en protestant toujours qu'elle vauloit rester française, eile wréclama la
des rois d'Espagne et
protection
d'Angleterre, 2 en leur demandant la confirmation des lois françaises, et particul érement de Pédit de
1685, qui, meitoit les bommes de couleur sur le même
que les blancs. Sur la réponse favorable
pied
rétablit le
qui lui fut faite, elle
pavillon de P'ancienne monarchie. Telle étoit la
perfidie avec laquelle cette trahison éioit conduite
jours après avoir invoqué la
que, trois
protection de ces deux
même paroisse
cours, la
écrivoit aux hommes libres du
comme si elle fat restée attachée à la
Mirebalaie,
révolution. cc N'en croyez
I Circulaire des membres du conseil de paix et d'union des
de
Saint-Marc, des Vérettes et de la Peticc-Rivière, du 15 novembre paroisses
2 Débars susdits, tome IV, Page 152. Circulaire du conscil dc 1793.
d'union', du 15 novembre 1793. Lettre des habitans des
paix et
frères du Mirebalais, du 12 novembre
Vércites à leurs
1793. Lettre circulaire
fils, 2 aux paroisses de POuest et du Sud, non
de Chanlatte
de T'inventaire des commissaires
encore coalisées; cotc C D a
décembre
civils, Autrede Bcauvais à Sonthopax, du 10
1793. Autre de Saljuzan au même, du 14 décembre. Autre
président de l'assemblée des Vérertes aux citoyens du
du du
cembre. Voyez ausst celle de Perit Bois à
Mircbalais, du
2 déBeauvais, 20 novembre,
3 Voyez la lettre de Laveaux à Savary, du 4 décembre 1733.
S4H
D a
décembre
civils, Autrede Bcauvais à Sonthopax, du 10
1793. Autre de Saljuzan au même, du 14 décembre. Autre
président de l'assemblée des Vérertes aux citoyens du
du du
cembre. Voyez ausst celle de Perit Bois à
Mircbalais, du
2 déBeauvais, 20 novembre,
3 Voyez la lettre de Laveaux à Savary, du 4 décembre 1733.
S4H --- Page 182 ---
(174)
les plus
hommes
sous les prometses
> point ces
pervers,qui,
bonheur et à la liberté,
veulent vous arracher au
> séduisantes,
vous trompent et vous sédui-
> à ces pompons blancs qui introduit, depuis quinze jours,
sent
On avoit dès-lors
a>
(1)*.
de la garde nationale des Véconsidérables
deux détachemens
On
la manière
dans la ville de Saint - Marc (2).
igntore
rettes
dans cette paroisse et dans toutes
dont la trahison" se consomma
aussi par y arborer le
les autres. Il paroit qu'on commença vives
sur le
eut ensuite de
querelles
pavilion blanc ; qu'ily
et que ce dernier gouchoix de 1'Espagne ou de T'Angleterre,
des
voipossession de Saint - Marc et
parcisses
vernement prit
bommes de couleur eussent pu y introsines, avant que les
l'on connoisse *
(3). La seule pièce que
duire les Espagnols
de Saint t- Marc pour
est ah acte de la commune
cet égard
Après y avoir rappelé les maux
recourir à ces deux puissances.
à la
(
irrévocablement attachés
de la colonie, les délibérans,
sur l'état dans
leur mère - patric, gémissant
> France,
colonie , voulant y remédier autant qu'il
)) lequel se trouve la
infortunés de la MonarD est en eux, et conserver les restes déclarent 1o. que le
à Saint - Domingue,
>> chie frangaise
et respectable de la monarblanc, étendart antique
52 pavillon
arboré de suite sur tous les forts et dans
> chie française, sera
de la paroisse des Vérettes 1 des 27 novem: du
I Extrait des registres
de laditc paroisse aux hommes libres
bre et 2 décembre 1793. Lettre Lettre de Sonthonax à Laveaux du 12
Mirsbalais, du 30 novémbre 1793.
janvicr 1794.
Marc à son frère au Port-au- Prince, du
2 Lettre de Labouisse de Saint12 novembre 1793.
VIII, page 309 et suiv.; tome
3 Débats dans laffaire des colonics tome
du 12 janvier 179443 ct 4t Lertre de Sonthonax à Layeaux,
IX, pag,
bre et 2 décembre 1793. Lettre Lettre de Sonthonax à Laveaux du 12
Mirsbalais, du 30 novémbre 1793.
janvicr 1794.
Marc à son frère au Port-au- Prince, du
2 Lettre de Labouisse de Saint12 novembre 1793.
VIII, page 309 et suiv.; tome
3 Débats dans laffaire des colonics tome
du 12 janvier 179443 ct 4t Lertre de Sonthonax à Layeaux,
IX, pag, --- Page 183 ---
(1 175 )
> tous les camps de la dépendance, et sera salué de
et
un
>
vingt
coups de canons j 20, que la protection offerle par les
> clamations des puissances anglaise et cspagnole'sera
pro-.
>
acceptée
de suite 5 3°. qu'il sera envoyé incessamment
> missaires aux
de
quatre comreprésentans
sa majesié catholique à Saint-
)) Raphael, pour leur donner connoissance de cet acte
;
>
que les commissaires demeurent autorisés
la glorieux
> libération à conclure
par présente déavec lesdits représentans les
> accords, conventions qu'ils jugeront convenables, traités,
vant
en conserexpressément leurs titres et qualités de
> leurs lois et usages, et notamment les
Frangais,
) de Louis XIV de 1685,
dispo:itions de l'édit
relativement aux hommes de
> leur et nègres libres , dont les droits
coupolitiques ont été
D velés et fixés par la loi du 4 avril
revétue
renou-
> tion du roieLouis XVI
1792,
de la sancD. -On nomme ensuite des commissaires charges de se rendre auprès du commandant de SaintRaphael et d'autres pour aller auprès de celui du Môle. On
assure que l'acte est revêtu de plus de cinq cents
sans y comprendre trois cents habitans en détachement signatures,
à P'Arcahaye, qui ont annoncélesmémes
sept
dispositions; et cent trenteperscnnes qui , ne sachant pas signer, ont manifesté le
méme vau par un acte devant notaires (4)-1
De quclgue manière que le parti anglais Soit
à
'emporter sur le
parvenu
fut
parti espagnol, on assure que le maire
mis en prison par le conscil de la coalition à
Savary
tque les Espagnols
Saint-Marc, S. XXX.
qui trouvèrent ensuite le moyen de l'avoir Complicité
de Savary.
1E Extrait des minutes du conscil de
lu 1 décembre 1793. Courrier
paix et d'union, séant à SaintMarc >
lu 20 février 1794.
politique de la la France Ct de ses colonies,
LIS
venu
fut
parti espagnol, on assure que le maire
mis en prison par le conscil de la coalition à
Savary
tque les Espagnols
Saint-Marc, S. XXX.
qui trouvèrent ensuite le moyen de l'avoir Complicité
de Savary.
1E Extrait des minutes du conscil de
lu 1 décembre 1793. Courrier
paix et d'union, séant à SaintMarc >
lu 20 février 1794.
politique de la la France Ct de ses colonies,
LIS --- Page 184 ---
(176)
mains, l'envoyèrent aux mines du continent esen leurs Sonthonax s'est prévalu de cette circonstance dan:
pagnol
contre l'imputation de
les débats pour essayer de justifier Savary
dans la trahison de Saint-Marc. Mais son arrestatiot
complicité
n'est
prouvée. Quoique l:
le conseil de la coalition,
point
par
espagnol pour la révolution > don
hainc du gouvernement
temps, ait pu influe:
Savary avoit embrassé la cause quelque
doutei
traitement barbare qu'il éprouva, on ne peut guère
surle
l'aient considéré comme un homme qu
que les Espagnols ne
Il est certain du moin
les avoit trompés dans celte négociation.
dans cette affaire ne constate que tro;
que toute sa conduite France. Sa signaiure se trouve la presa trahison envers la
trois.
et lon a vt
mière à lacte de coalition des
paroieses,
faire entrer le commandant du Mirebalais
qu'en voulant y
c'étoit lui qui, après les proclaBeauvais, il se vantoit que
liberlé générale, (( avoi.
mations des commissaires civils pourla
ct
des mesures pour sauver ses concitoyens
garanti
> pris
étoit libre, et Pétoit vétitablement,
> lcurs propriétés 5 qu'il
des trois paroisses poui
92 depuis le jour de la goalition
bientôt que Beauvai
résister à Poppression (a) >. On verra
>
Savary ait écrit dans ce sens la (3). Ur
n'est pas le seul à qui
dingratitude
blanc, républicain, qui lui reproche beaucoup
conduite
écrivoit à Sonthonax, que Savary, pour justifier sa
le conseil lui avoit été donné d'incendier
prétendoit ( que
dans Paffaire des colonics,tom IX, P. 40 ct 41.
1 Débats
commandant du Mirebalais, du 24 novem
2 Lettre de Savaryà Beauvais, Débats dans l'affaire des colonies, tome VIII
bre 1793. Voyez aussi les
pag- 52 ct 53.
3 Voyez ci-dessous le S. XXXII.
A ville
thonax, que Savary, pour justifier sa
le conseil lui avoit été donné d'incendier
prétendoit ( que
dans Paffaire des colonics,tom IX, P. 40 ct 41.
1 Débats
commandant du Mirebalais, du 24 novem
2 Lettre de Savaryà Beauvais, Débats dans l'affaire des colonies, tome VIII
bre 1793. Voyez aussi les
pag- 52 ct 53.
3 Voyez ci-dessous le S. XXXII.
A ville --- Page 185 ---
(177 )
> ville, et d'en faire égorger tous ies blancs ;
>
qu'un coup de
canon, lors du départ de Sonthonaz, en devoit être le si-
) gnal; mais qu'il avoit préféré de conserver cette ville im-
>> portante >
La commune de l'Arcahaye,
tres-importante par la richesse
de son territoire, et le petit port qu'elle
5. XXXI.
à l'étranger à peu près de la même manière possède 1 se donna
Trahison
Marc. Les hommes de
que celle de Saint- semblablede
couleur y étoient les plus
la Pointe ct
et
la commune étoit entièrement dirigée
l'un mombreux 3 de l'Arcanomié Lapointe,
par
d'entre eux,
qui y réunissoit tout à la fois la qualité de haye.
maire et de commandant de la garde nationale : depuis la
mière arrivée des commissaires civils dans
prel'Ouest, il avoit
paru sincèrement attaché à la' révelution, et il leur avoit inspiré la plus grande confiance (2). Il avoit témoigné les
sentimens lors du passage de Sonthonax à
mêmes
missaire civil
Saint-Marc. Ce comcrut même devoir dans cette occasicn son
a ses soins et à l'escorte considérable
salut
qu'il lui fournit.
dant à Peine Sonthonax fut-il arrivé au Port-au-Prince, Cepencahaye entra dans la
, que l'Arcoalition, en invoquant aussi la
les Espagnols et des Anglais, La même lutte
protection
es partisans des deux
y eut lieu entre
nations, et elle eut à peu près le même
ésultat; la situation maritime de cette
Houte l'introduction des
paroisse y facilita sans
Anglais. On ne conaoit Pas
d'aileurs Ia manière dont fut conduite cette
plus
le Saint-Marc. Mais
trahison, que celle
quoique Sonthonax ait aussi essayé de
Lettre de Lohier. Beaupuy à Sonthonax, du 12 février 1794.
21 Lettre de Sonthonax à Ia municipalité de T'Areahaye, du
intre de Polverel à Lapointe, des 17 et 20 août. Débats dans 16mars1793. l'affaire
olonies, tome VIII, pag. 248 et suiv.
dcs
Rap. de Garran-Coulon. Tome IV.
M
ahison, que celle
quoique Sonthonax ait aussi essayé de
Lettre de Lohier. Beaupuy à Sonthonax, du 12 février 1794.
21 Lettre de Sonthonax à Ia municipalité de T'Areahaye, du
intre de Polverel à Lapointe, des 17 et 20 août. Débats dans 16mars1793. l'affaire
olonies, tome VIII, pag. 248 et suiv.
dcs
Rap. de Garran-Coulon. Tome IV.
M --- Page 186 ---
(1 178)
le maire Lapointe, qui fut, ditit,
dans les Débats (:)
il
justifier
aux mines du continent espagnol,
envoyé comme Savary,
c'est cet homme de couleur
n'est pas permis de douter que de PArcabaye aux ennemis
proroqualai-meme la livraison
entier dans la prise de
qui
On a eu soin d'insérer en
de la France.
Grande - Bietagne le discours qu'il
possession des agens de la
rassemblés en armes sur la
tint à cette occasion aux habitans
les sujets de plainte
publique. Après y avcir exposé les
ci
place
avoir contre
commissaires
que les colons prélendoient de la mesure du désarmemen
vils, et s'être prévalu sur-tout qu'ils avoient ordonné pou:
de quelques communes suspectes ajoute : ( La France, notri
prévenit lear trahison, Lapointe
intestines, résultat de
en proie à des divisions
2> mère-patrie,
gémit sans doute sur notr
commis dans son sein,
> crimes
: YEspagnol, indign
mais ne peut nous protéger
2 situation,
croit les complices de tous les forfait
s> parce qu'il nous
abominable, nous menace d'entre
D exicutés par une secte dont il est déja voisin, la torche d'un
> .dans notre territoire, l'autre, si nous ne nous hâtons d
25 main et le poignard de
rouché de nos malheur
sa puissance. L'Anglais,
est de
> reconnoitre
Je sens, messieurs, qu'il
> nous offre sa protection. Phonneur a toujours guidés, d'abai
> à des Français, que
mais telle est la fatalité de noti
> donner leurs drapeaux; ;
le fer meurtrier des destructeu
faut opter entre
C
> sort, qu'il
la domination espagnole,
la
riche des contrées,
> de plus
me
pas de cherch
anglaise. Je ne
permettrai
devo
> la protection
sur le parti que nous
> à influencer, par mon opinion satisfaction que de la mienn
Plus jaloux de votre
9 prendre.
VIII,
2343 ct tume IX, page 240.
I Tome
page
de noti
> donner leurs drapeaux; ;
le fer meurtrier des destructeu
faut opter entre
C
> sort, qu'il
la domination espagnole,
la
riche des contrées,
> de plus
me
pas de cherch
anglaise. Je ne
permettrai
devo
> la protection
sur le parti que nous
> à influencer, par mon opinion satisfaction que de la mienn
Plus jaloux de votre
9 prendre.
VIII,
2343 ct tume IX, page 240.
I Tome
page --- Page 187 ---
(179.)
c'est à vous de prononcer. Je vous exhorte seulement à réAéchir sur vos convenances: 2 nos rapports commerciaux
et sur les avantages que nous pouvons retirer de l'adoption 2
d'un des deux derniers partis. Croyez, messieurs,
la
France ne sauroit vous blâmer d'avoir cherché là conserver que
les restes infortunés des hommes et des propriétés de cette
colonie. S'il est des cas ou l'abandon de ses drapeaux soit
excusable, c'est sans contredit alors que l'on est réduit au point
ou nous sommes, D'après cela > messieurs, Prononcez, et que
Za bannière de la nation que vous aurez choisie, arborée sur
vos forts 3 soit le signal Id'une protection sans laquelle nous ne
pouvons espérer de survivre long-temps aux trames ourdies
contre nous. >>
Le procès-verbal ajoute gue 2 ( du silence le plus profond,
obtenu pendant le temps qu'a parlé M. Lapointe, s'est élevé
un cri unanime de vive sa majesté britannique! vive sa
protection ! vive Louis XPII! vivent tous les rois de Za
terre !
D Alors le commandant des paroisses coalisées contre l'oppres.
sion a ajouté : Messieurs, que l'engagement que vous
de contracter ne soit pas vain et illusoire : il est inutile verez
de vous en exposer l'importance, vous avez da la pressentir. Jurer-vous de Ze maintenir de toutes pos forcess.Jurezvous de soutenir ses lois envers et contre tous ceux qui
pourroient s'y opposer : Les mêmes cris de vive sa majesté
britannique! vive sa protection ! vive Louis XPII! vivent
zous les rois de la terre ! s'étant fait entendre, le pavillon
de Georges III a été arboré sur les forts, salué de vingtun coups de canon du calibre de dix-huit; et M.
Brisbane, 2
major et commandant de Saint Marc et dépendances, invité
M 2
ir ses lois envers et contre tous ceux qui
pourroient s'y opposer : Les mêmes cris de vive sa majesté
britannique! vive sa protection ! vive Louis XPII! vivent
zous les rois de la terre ! s'étant fait entendre, le pavillon
de Georges III a été arboré sur les forts, salué de vingtun coups de canon du calibre de dix-huit; et M.
Brisbane, 2
major et commandant de Saint Marc et dépendances, invité
M 2 --- Page 188 ---
(180 )
de la place au nom du roi son maître
> à prendre possession
tous les officiers des différens corj
* a accepté ct signé avec ensuite la signature de Thom
s armés >. L'acte relate officiers de la garde nationale > €
Brisbane et de tous les
(1). Les accus
de
se fit la livraison de TArcahaye
nom
qui
Sonthonax ont assuré dans les Débats (e)
teurs de Polverel et
c'étoient tous des hommes (
sans avoir été démentis, que
couleur, à Fexception de deux.
le maire Lapointe n'a poi
Il paroit certain aul reste que
conservé son autori
cessé de rester à T'Arcahaye 3 qu'il y a
cons'an
anglais, et quils'y est montré
sous le gouvernement ennemis de la République et de to
ment Pun des plus cruels
sont demeurés fidèles.
les colons qui y
avoient souscrit oi
Indépendamment des trois paroisses qui
d'union, et de celle del'Arcahaye, , qui yaccé
6: XXXII, ginairementlacte
la majorité des habitans
Funesresef. si promptement, on assure que
ou de celles d
fets des traautres commanes de la province ,
ci
hisons dans plusieurs
entrèrent dans la coalition. On
le voisinage. voisinage dans le Nord,
Gonaive
le Petit-Goave,les
particuliltement le Grand-Goave,
Jean-Rabel, Leborgn
le Gros-Morne 1 le Petit-Saint-Louis, dernières sont de la provin
et le Port-à - Piment. Ces cinq
ainsi sous la de
du Nord. Plusieurs dé ces paroisses passèrent
que P
les autres n'en furent empèchées
mination des ennemis;
des commissaires civils
la plus continuelle
la surveillance
(3). Mais les officiers furent vi
militaires
des commandans
des colonies, tomc VIII, pag. 250 et suiv. To:
1 Débats dans laffaire
IX, pag. 39 ct 40.
2 Tome VIII, pag. 252. colonies, tome VIII, pag. 309 et suiv.
3 Débats dans l'affaire des
dé ces paroisses passèrent
que P
les autres n'en furent empèchées
mination des ennemis;
des commissaires civils
la plus continuelle
la surveillance
(3). Mais les officiers furent vi
militaires
des commandans
des colonies, tomc VIII, pag. 250 et suiv. To:
1 Débats dans laffaire
IX, pag. 39 ct 40.
2 Tome VIII, pag. 252. colonies, tome VIII, pag. 309 et suiv.
3 Débats dans l'affaire des --- Page 189 ---
(181)
emment travaillés par le parti des traitres ; les foibles détachemens qu'ils avoient sous leurs ordres ne pouvoient pas manjuer d'être abattus par les progrès de la coalition, que de faux
Pruits exagéroient encore 3 par la nouvelle de l'accusation des
commissaires civils > le défaut de communications avec la mérpole, et la défection de beaucoup de nègres que des circonstances si décourageantes rejetoient dans le parti de JeanFrançois et Biassou. Enfin la ville de Saint - Marc avoit fait ce
ju'elle avoit pu pour entraîner dans la coalition le général Lareaux, qui étoit alors au Port-de-Paix, et dont elle intercepta la
orrespondance avec les commissaires civils. Elle lui avoit pronis depuis plus d'un mois des munitions dont elle étoit aboulamment pourvue et dont il manquoit absolument (1). La sureille même du jour oii elle envoya des commissaires aux Anlais et aux Espagnols, le maire Savary l'invitoit encore à venir
u secours de la coalition : ( Les forces en troupes de ligne,
lui disoit-il, qui vous restent au Port-de.Paix, peuvent saulver les quartiers des Gonaives, de la Petite-Rivière et des
Vérettes qui sont fort menacés par les Espagaols de l'envalissement des brigands (2) >. Laveaux crut sans doute qu'on
louloit seulement le tirer de la position avantageuse qu'il
ccupoit. Quoi, répondit-il à Savary 1 la coalition si impointede Saint - Marc, qui devoit marcher contre le Port-aurince, ne peut pas secourir les Gonaïves ! j'apprends que
1 Lettre de Poiverel à Savary, du 17 septembre 1793. Autre dc Savary
Sonchonax, du 11 novembre, Autre de Laveaux à Sonthonax,
oveibre.
du24
La commune de Saint-Marc avoit dès lors fairvenir chez elle la majcure
artic de la garde nationale des Vércttes. Voyez ci-desssus S. XXIX, P. 174.
2 Lettre de Savary à Layeaux, du 29 novembre 1793.
M 3
ves ! j'apprends que
1 Lettre de Poiverel à Savary, du 17 septembre 1793. Autre dc Savary
Sonchonax, du 11 novembre, Autre de Laveaux à Sonthonax,
oveibre.
du24
La commune de Saint-Marc avoit dès lors fairvenir chez elle la majcure
artic de la garde nationale des Vércttes. Voyez ci-desssus S. XXIX, P. 174.
2 Lettre de Savary à Layeaux, du 29 novembre 1793.
M 3 --- Page 190 ---
(182)
le
blanc. ( Quand cette nouvell
vous avez arboré
pavillon
trois cents hommes qu
fausse, je ne partirai avec
> seroit
deu
je serai averti que vous avez fait passer
> lorsque
à canon aux Gonaives pour mon al
>> milliers de poudre
je ne veux Pa
sortant du Port-de-Paix,
> mie, attendu que >
deux milliers de poudre
> en sortir les munitions. Ainsi, envoyez de
, et cent d
mille balles, deux cents boulets quatre
> vingt
Gonaives, je partirai pour m'
> deux. Quand tout sera aux
> rendre (1). >
à l'extrémité de la province d
La ville de Léogane , située
à celle de Saint-Marc, en suivit pour
T'Ouest, qui est opposée
$. XXXIII.
excmple. Elle avoit eu les mêmes liai
Trahison de tant aussi le pernicieus
blancs, qui n'y firer
la Buisson- SonS qu'elle avec le parti des pompons
Ple
nière de
leurs
contre-rérslationsires,
et que trop fructifier
principes
comme celle de Saint
Léogane. d'une fois la ville de Léogane avoit,
l'autorité nationale, et ce n'est guère qu'apré
Marc, méconnu
civils sur les fac
la victoire remportée par les commisaires
la Ré
qu'elle parut enfin reconnoître
tieux du Port-au-Prince,
leur offrit alors les forces dor
publique et leur autorité. Elle
Jacmel (2). Mais la prc
elle pouvoit disposer, pour soumcttre
tout les habitans
clamation de la liberté générale y souleva d'union de Saint
de couleur. On y adopta l'acte
sans distinction
éloigné des Espagnols pour pouvoir compte
Marc. On étoit trop
éloit d'ailleur
de Saint-Marc et del'Arcahaye
sur eux. L'exemple
les partisans de cette nation
trop peu encourageant pour
de Laveaux à Savary, du 4 décembre 1793.
1 Lettre
III, la lettre de Polverel
ci-dessus le S. LIII du chapitre
2 Voyez
et celle du même à Lacombe ct à Beau
Labuissonnière, du 3 février 1793,
vais, des 9 ct 10 avril,
étoit trop
éloit d'ailleur
de Saint-Marc et del'Arcahaye
sur eux. L'exemple
les partisans de cette nation
trop peu encourageant pour
de Laveaux à Savary, du 4 décembre 1793.
1 Lettre
III, la lettre de Polverel
ci-dessus le S. LIII du chapitre
2 Voyez
et celle du même à Lacombe ct à Beau
Labuissonnière, du 3 février 1793,
vais, des 9 ct 10 avril, --- Page 191 ---
(183)
Lc maire Labuissonnière 1 qui avoit obtenu l'estime de Roume
et de Saint - Léger, par P'attachement gu'il avoit montré
principes de la justice et de T'humanité, fut l'un des
aux
à manifester ses vues contrerésolationaires. Les
premiers
civils le destituérent, ainsi que d'autres
commissaires
blics de son parti, dont
fonctionnaires puplusieurs méme furent arrêtés. Mais
la majeure partie des habitans, du moins parmi les hommes de
couleur, éloient déja dévoués à l'étranger. Ils entrèrent
respondance avec
en corJérémie, et bientôt ils livrèrent leur
une poignée
ville à
d'Anglais que cette commune y enyoya (1).
C'est ainsi que les Anglais acquirent par la trahison tout
qu'ils possédent à Saint-Domingue.
ce
tion
Par-tout,gous leur dorina-
, l'esclavage des noirs a été rétabli avec une dureté
le ressentiment des colons et la crainte des soulèvemens que
beaucoup augmentée. Voici Ce que mandoità Sonthonax ont
ques mois après, un colon blanc qui venoit du
5 quelterritoire de
Saint-Marc : ( La barbarie a repris de nouveau son
> retentit du bruit des
empire. L'air
fouets et des fers. La terre étoit
> du sang de nombre de cultivateurs
teinte
qui venoient
> lés quelques jours avant
d'etrefusilquej'entrasse dans cette plaine fer1 Débats dans l'affaire des colonies, tome IV
tome IX, pag. jo, Lettre de Sonthionax à , pag. 150, 151, 152 et 153,
Polverel à Montbrun, du
Savary, du 7 juillst. Lettre de
cipalicé du
20 novembre 173. Autre du même à la munipetit Goave 2 du 2) novembre. Autre du mêmeà
30 novembre et 7 décembre. Déclarations
Sonthonax, des
thonax, Je 31 janvier 1794. Lettre de euvoyées par Petitiniaud à Son1793. Autre du même à
Polvere! à Kigaud, du décembre
du 12 décembre,
Savary, du 29 août. Autre du même a
Autre du même à Martial
Pinchinat.,
de Polverel pour la destitution de
Besse, du 17 décembre, Arrêté
ttution de Labuissonnière,
Gacechair, du 3 juin, Autre pour la des.
Ctc.
MI 4
31 janvier 1794. Lettre de euvoyées par Petitiniaud à Son1793. Autre du même à
Polvere! à Kigaud, du décembre
du 12 décembre,
Savary, du 29 août. Autre du même a
Autre du même à Martial
Pinchinat.,
de Polverel pour la destitution de
Besse, du 17 décembre, Arrêté
ttution de Labuissonnière,
Gacechair, du 3 juin, Autre pour la des.
Ctc.
MI 4 --- Page 192 ---
(184)
cruels n'étoient pas éteints dans les
> tile (a) >). Ces sentimens
civils parvinrent à conserpartics même que les commisssaires
la livraison de SaintPeu de temps avant
ver à la République.
de Jacmel mandoit à Sonle commandant
Marc aux Anglais,
habitante près de celte ville, >
thonax : < La citoyenne Ogé,
de cette place > s'est perd'un ancien commandant
ont
> épouse
des défenses et des proclamations qui
> mis, au mépris
du fouet de la maété faites, de punir ILT Africain
barre
>
inhumaines ; elle la ensuite mis à la
5 nière la plus
par les bras . 7
avec des menottes, et méme suspendu
>
cette habitante ; car ses Africains
ne plait pasà
des
> La République
souvent des Espagnols et
3 m'ont dit qu'elle les ménaçoit
la téte à toLS (2). >
qui doivent venir leur couper
> Anglais,
de Tefet que les coalisés
Cette barbarie détruisit une partie
de Yaccusation des
la nouvelle
s'étoient proposé en répandant des habitations éloignées des
commissaires civils. Les nègres
qui avoient été
même dans les paroisses
villes se soulevérent,
dans les montagnes. >
Iis se cantonnèrent
livrées aux Anglais.
les plaines les mieux
inopinément ravager
d'oi ils descendoient
les propriétaires avec leurs
cultivées > en détraisant souvent
en cendres la riche
habitations. iis réduisirent particulièeement également le territoire
plaine de Léogane (3). Ils dévastèrent s'étoient données à l'étrandes autres communes de T'Ouest, de qui TOuest qui les avoient apger. Les Anglais et les colons bioqués dans les villes, sans
pelés, ont été en quelque sorte
à Sonthonax, du 12 février 1794Lettre de Lohier.Beaupuy
novembre 1793.
du 16
2 Lettre d'Agé à Sonthonax,
décembre 1793.
3 Lettre de Polverel à Sonthonax, du 1'
rent s'étoient données à l'étrandes autres communes de T'Ouest, de qui TOuest qui les avoient apger. Les Anglais et les colons bioqués dans les villes, sans
pelés, ont été en quelque sorte
à Sonthonax, du 12 février 1794Lettre de Lohier.Beaupuy
novembre 1793.
du 16
2 Lettre d'Agé à Sonthonax,
décembre 1793.
3 Lettre de Polverel à Sonthonax, du 1' --- Page 193 ---
(185) )
pouvoir presque rien retirer des fertilas territoires qui les environnent (1).
Au milieu de tant de trahisons, l'on a la satisfaction de trou- 9. XXXIV.
ver dans l'Ouest quelques hommes de couleur fidèles à la Ré- Fidélicé de
pablique. Chanlatte le jeune, dont lc c.ractère ardent cédoit Beauvais et
si facilement à toutes les impressions qu'on lui donnoit, entra de Chanlarte.
d'abord dans la coalition s et il écrivit alors une lettre pleine
d'emportement contre les commissaires civils (2); mais il ne
tarda pas à se réunir eux dès qu'il vit la trahison de ses compatriotes. 11 n'a cessé depuis de combattre avec le plus grand
courage pour la République, soit à Saint-Domingue, soit dans
Ia métropole 3 oi il est repassé dans les derniers tensps. Ily a
été lun des plus braves défenseurs de la Convention nationale
au 13 vendémniaire. Un autre homme de couleur
3 Beauvais,
qui paroît avoir tenu une conduite irréprochable durant l'administration de Polverel ei Sontbonax 2 comme sous les premiers
commizsaires civils, avoit le commandement des deux paroisses
importantes du Mirebalais et de la Croix-des-Bauquets, Il résista à toutes les séductions de Savary, son ancien ami, et sa
fidelité à ia Républiqne conserva encor e pendant quelque temps
à l'autorité nationale ces deux communes, qui étoient fortement
travailiées par le parti des traitres (3). Le Mirebalais avoit enI Rapport sur la colonie de Saint-Domingus, du 25 messidor an 3, par
Defermion,
2 Lct:re circulaire de Chanlacte fils aux paroisses non encore coalisées,
cotte C D2 de l'inventaire des commissaires civils. Letcre de Lavcaux à
Sonthonax, du 2 novembre. Autre de Degras à Laveaux, du 2 novembre.
3 Lottre de Polverel à Beauvais 2 du 19 aoûr 1793. Autre du même à
Chanlatte, du 22 août. Autre de Petit-Bois à Beauvais, du 20 aovembre.
Lct:re circulaire de Chanlacte fils aux paroisses non encore coalisées,
cotte C D2 de l'inventaire des commissaires civils. Letcre de Lavcaux à
Sonthonax, du 2 novembre. Autre de Degras à Laveaux, du 2 novembre.
3 Lottre de Polverel à Beauvais 2 du 19 aoûr 1793. Autre du même à
Chanlatte, du 22 août. Autre de Petit-Bois à Beauvais, du 20 aovembre. --- Page 194 ---
(186)
avec les Espagnols dès le mois de septamé des négeciations
il avoit osé l'annoncer à Polvercl, en prétendant
tembre 1793;
ceite mesure par les troubles de la colonie
justifier
civils étoient presque les seuls qui
S. XXXV.
Les commissaires
lancé contre
Incrédulicé n'avoient pu croire à la réalité du décret d'accusation
des commis- eux
la Convention nationale > etce fait, qui est constaté par
par
saires civils
la
confidentielle (2) comme par leurs
leur correspondance plus
sur leur accombien ils avoient la conviction incusation, actes publics, prouve
de faire
time de mériter un autre sort. Ils s'efforcèrent
partaleur incrédulité à la colonie, dans des proclamations et
ger
ot ils
la manière dont cette noudans d'antres actes
exposoient
velle avoit été répandue à Saint-Domingue par les papiers anpublioient sams cesse les mensonges les plus odieux
glais, qui
les amis. Ils se précontre la Répubique, pour en décourager
dans les
valurent de plusieurs contradictions quise trouvoient
nouvelle, de l'inexécution du décret, ct du
détaiis de cette
aucune
silence du conseil exécutif provisoire, qui ne prenoit
leur ôter l'administration de la colonic et la mettre
mesure pour
enfin de faire naître un juste
en d'autres mains. Ils eesayérent
ressentiment dans Ics hommes de couleur, en y faisant ressorles couleurs les plus fortes, les outrages que contetir,vec
des ennemis de la France,
noient pour eux les proclamations
(3). Ils leur rapet ies pamphlets des contreaévolationnaires
même, du 24 novembre. Autre des habitans des VéAutre de Savary au
frères du Mirebalais, des 2 et 28 novembre.
rettes et des Roseaux à leurs
du 18 octobre 1793. Voyez
1 Lettre dcs habitans du Mirebalais à Polverel,
du 20 noaussi les pièces y jointes. Lettre de Polverel à Montbrun,
vembre. Lettre de Polverel à Sonthowax, du 4.novembre 1793, etc.
du 20 novembre 17)3. Examen critique
31 Proclamation de Sonthonax,
selon Saint-Marc sur lcs deux andes prophéties de Jérémie ct de Pévangile
à leurs
du 18 octobre 1793. Voyez
1 Lettre dcs habitans du Mirebalais à Polverel,
du 20 noaussi les pièces y jointes. Lettre de Polverel à Montbrun,
vembre. Lettre de Polverel à Sonthowax, du 4.novembre 1793, etc.
du 20 novembre 17)3. Examen critique
31 Proclamation de Sonthonax,
selon Saint-Marc sur lcs deux andes prophéties de Jérémie ct de Pévangile --- Page 195 ---
(187 )
pellèrent vivement tout ce qu'ils devoient à la France
(1).
La nouvelle n'en porta pas moins
S. XXXVI,
autorité et à leur crédit
une afteinte mortelle à leur Insubordii elle anima leurs ennemis
nation des
courageant leurs
en dé- nouveaux lilibres,
partisans > et particulièrement les nouveaux bres,
qui, depuis la catastrophe du Cap, faisoient la
pale forcc sur laquelle ils pouvoient
principrovinces du Nord et de l'Oucst compter, sur-tout dans les
tendre
(2). On ne pouvoit
s'atque ces hommes, abruttis
pas
éducation et sans
par un long esclavage :. sans
connoissances, acquissent tout
nergie et les vertus qui
d'un coup l'éCeux des
manquoient à leurs anciens maitres.
nègres qui avoient quelque usage des
la révolution 3 savoient plutôt faire des
armes, depuis
les terres de lers ennemis
incursions et ravager
étoit donc très-dificile
que combattre régulièrement. Il
de les Soumettre à la
ranger en bataille et de les
discipline, 3 de les
ferme. Il ne l'étoit
accoutumer à se battre de pied
guère moins de leur faire
torité du
reconnoître l'augouverneur ou des commandans des
même de les déterminer à rester
provinces, ou
En secouant le
de
au poste qu'on leur assignoit.
joug leurs ancicns maîtres
> ils s'étoient habitéchrists, Polvercl et Sonthonax. Lettre de Polvercl à
bre 1793. Autre du même à
Rigaud, du 1 décemfaire des colonics,
Delestang > du 11 décembre. Débats dans l'aftome VIII, P- 30y ct 310.
1 Lettre de Polverel à
Martial Bessc, du
Duvigneau, , du 17 juillet 1793. Autre du même à
du 6 juiller.
17 décembre, Autre de Sonthonax à Finiels et à Réchin,
2 Lettre de Case à Laveaux , du novembre
même, , du Autre dc Laveauxà
1793. Autre de Porchet au
des 26 et 27 septembrc. Débats dans Case, du
Autre de Polverelà Rigaud,
311 ct suiv. Lettre de Polverel à
l'affaire de colonics - tome IX , pag.
même à Rigaud, du 26 novembre. Pinchinat, du 21 novembre 1793. Autrc du
re de Sonthonax à Finiels et à Réchin,
2 Lettre de Case à Laveaux , du novembre
même, , du Autre dc Laveauxà
1793. Autre de Porchet au
des 26 et 27 septembrc. Débats dans Case, du
Autre de Polverelà Rigaud,
311 ct suiv. Lettre de Polverel à
l'affaire de colonics - tome IX , pag.
même à Rigaud, du 26 novembre. Pinchinat, du 21 novembre 1793. Autrc du --- Page 196 ---
(188 )
l'idée de la liberté avec celle de Pindépentués à confondre
ils
Vafranchissement général fut prononcé,
dance; et quand
avoient le droit de n'être soumis
crurent plus que jamais qu'ils
à personne 7 et sur-tout de ne pas Pêtre aux blancs.
Si les anciens libres eux-mêmes eussent respecté les lois et
les magistrats, il elt éié facile de faire cesser assez promptement
insubordination, en profitant de la docilité des nègres, de
cet' e
les
leur goût peur Pimitation et de leur extrêmes sensibilité,qui
rend capables de tout pour ceux qui leur témoignent quelque
bienveillance ct de la douceur. Mais la disso'ution genérale de
parmi les anciens libres, la trahison d'un
tout gouvernement
donnoient sans cesse aux noirs les
si grand nombre d'entre eux,
des commisplus funestes exemples. Les premiers dissentimens
saires civils sur la liberié générale > la nouvelle du décret d'accusation rendu contre eux , etle silence même de la mère-patric,
affoiblissoient de plus en plus les foibles liens qui pouvoient enattacher à une
absolument inconnue au plus
core les
métropole
les
les émigrés, >
grand nombre (1)- Les Anglais, >
Espagnols,
les blancs, et les hommes de couleur , infidèles à la République,
des noirs
étoient restés dans le parti de Jean-François
ceux
qui
Biassou
toutes sortes de manceavres pour auget de
employo'ent
s'étoient
menter cette désorganisation. Plusieurs nègres qui
d'aber rd soumis à la République en, désertoient la cause ; d'autres vivoient dans une indépemdance absolue sous la direction
chefs
s'étoient donnés. Plusieurs de ceux-là mêmes qui
des
qu'i's
l'antorité des commissaites cipars issoient enc re reconnoitre
vils, le T étoient guère plus utiles. Leur habitude du pilde Laveaux à
du 31 octobre 1793. Débats dansi'af
1 Lettre
Sonthonax,
faire des colonics,tom: VI, page 5c.
vivoient dans une indépemdance absolue sous la direction
chefs
s'étoient donnés. Plusieurs de ceux-là mêmes qui
des
qu'i's
l'antorité des commissaites cipars issoient enc re reconnoitre
vils, le T étoient guère plus utiles. Leur habitude du pilde Laveaux à
du 31 octobre 1793. Débats dansi'af
1 Lettre
Sonthonax,
faire des colonics,tom: VI, page 5c. --- Page 197 ---
I 189 )
lage et leur indiscipline les rendoient aussi redoutables
des
ennemis aux pays qu'ils occupoient ou qu'ils traversoient. que On
avoit à craindre leur résistance ou leur défection, si l'on vouloi employer contre eux des mesures sévères de discipline militaire.
Un résultat si désolant > sur-tout l'infidélité de tant d'hommes $. XXXVII.
de couleur, affectèrent vivement les commissaires civils, et par- Ordres déticalièrement Sonthonar, qui avoit vu toute l'étendue du mal sespérés dondans les différentes parties du Nord et de POuest qu'il avoit tra- nés thonax par Scnversées. Son caractère ardent lui avoit persuadé qu'il suffisoit projet de CC rede Prononcer le mot de liberté pour obtenir des nègres le dé- tourner en
vouement que la patrie a droit d'exiger de ses enfans. II avoit France.
également eu jusqu'alors la confiance Ia plus décidée dans les
hommes de couleur: en songeant à tout ce que la révolution
et la métropole avoient fait pour eux, il avoit compté qu'ils
en'seroient les plus zélés défenseurs. Son
indignation ne connut
plus de bornes, en voyant ses espérances si cruellement trompées. Il s'cfforça d'abord de se roidir contre tant d'obstacles;
il songea à opposer à des maux si grands les remèdes les plus
extrêmes.
Des le mois d'aoit 1793, il avoit mandé au ministre de la
marine : < Saint Domingue sera sauvé pour la France, et dût-il
> même cesser d'appartenir à la République, nous
>
préfirerons
toujours la mort d des capitulations honteuses (:) ). Près
de deur mois après,il lui écrivit encore, en lui apprenant la
prise du Môle : ( La partie du Nord ne
manque pas d'hommes
> qui seront fidèles à la Répablique , qui verseront pour elle
1 Lettre de Sonthonax au ministre de la marine, du 1O août 1793.
ût-il
> même cesser d'appartenir à la République, nous
>
préfirerons
toujours la mort d des capitulations honteuses (:) ). Près
de deur mois après,il lui écrivit encore, en lui apprenant la
prise du Môle : ( La partie du Nord ne
manque pas d'hommes
> qui seront fidèles à la Répablique , qui verseront pour elle
1 Lettre de Sonthonax au ministre de la marine, du 1O août 1793. --- Page 198 ---
( : 190 )
de leur sang; mais il est à craindre
>) jusqu'à la dernière goutte
succombent
leur courage ne soit impuissant 3 qu'ils ne
> que
est affreuse.
de moyens de défense; . - notre position
> faute
de conserver Saint-
> Cependant je ne perds pas toute espérance
les
à ia Republique; elle peut compter sur citoyens
> Domingue
et du août; ils périront
sur ceux du 20 juin
> du 4 avril,
à Pavilissement (1) >.Latra-
> tous plutôt que de se soumettre
toutes
nombre d'hommes de couleurbouleversa
hison d'unsig grand
il çrut
tout devoit être permis pour empécher
ses idées;
qte
Laveaux > à un
Pennemi d'en profter. Il ordonna au général
Finiels, d'incendier tous les lieux qu'on
commandant nommé
disoit-il, s'il
d'abandonner. Nous nous retirerons,
seroit obligé
comme les
dans les mornes les plus escarpés >
est nécessaire,
vivrons de patates et de fruits sauvanègres marrons; nous y
envoie des secours. Mais
ges 3 jusqu'à ce quela mère-patrie nous
de leurs comlcs traîtres et les ennemis ne tireront aucun profit
de la
d'abandonner la cause
plots, nous périrons tous plutôt gue
République (2)-
a fourni
dont l'exaltation du patriotisme
Ces ordres barbares,
bien
féroce à Nuexécutés d'une manière
plus
des modèles 3
anciennes, excitèrent les
mance, et dans d'autres républiques
comme il
réclamations du général Laveaux. Sonthonax >
justes
de rage en les signant (3). II ne
le dit lui-même , avoit pleuré
même, du 2 octobre 1793.
1 Lettre du mème au
1794. Voyez aussi sa pro2 Lettrede Sonthonax à Laveaux, du 12 janvier
du 12 novembre 2
clamation du 12 novembre 1793, sa lettre à Laveaux, du 30 juillet.
celle des commissaires civils au ministre de la marine,
et
Autre de Polverel
3 Lettre de Sonthonax à Laveaux, du 12 janvier 1794.
à Sonthonax 2 du 22 décembre 1793.
2 octobre 1793.
1 Lettre du mème au
1794. Voyez aussi sa pro2 Lettrede Sonthonax à Laveaux, du 12 janvier
du 12 novembre 2
clamation du 12 novembre 1793, sa lettre à Laveaux, du 30 juillet.
celle des commissaires civils au ministre de la marine,
et
Autre de Polverel
3 Lettre de Sonthonax à Laveaux, du 12 janvier 1794.
à Sonthonax 2 du 22 décembre 1793. --- Page 199 ---
( 191 )
farda pas à les rétracter; ; mais, pour la première fois, il parut
reculer devant les obstacles ; il ne vit d'autre moyen de salut
que de recourir à la mère-pattie pour en obtenir des secours,
en envoyant l'un des deux commissaires civils l'instruire de la
véritable situation de Saint - Domingue 9 comme l'avoient fait
leurs prédécesseurs, Mirbeck et Saint-Léger, dans des circonstances moins critiques. Il communiqua ses vues à Polverel,
qui étoit toujours dans le Sud; il lui laissa le choix de rester
dans la' colonie, ou de retouiner dans la métropole.
Rien n'est plus honorable pour la mémoire de Polverel que $. XXXVIIL.
la constance imperturbable dont il montra l'exemple à Son- Lettrc de
thonax dans une situation si difficile. Dès qu'il fut instruit des Polverel cons
ordres donnés
tre CCS ora
par son coilègue pourincendier, il lui écrivit dres.
une première lettre pour le dissuader de ce projet barbare. ( Il
> me tarde autant qu'a vous > lui dit-il, que les révoltés soient
) punis, et que la liberté générale triomphe; mais
quelles
armes employez-vous 2 les flammes ! Vous vouez donc à l'in-
> cendie tous les édifices, toutes les plantations des
quartiers
ou la révolte s'est manifestée ! Vous voulez donc
la RéD
que
publique perde toutes les habitations sequestrées et confisca3 bles à son profit ! Vous voulez donc que les guerriers et les
cultivateurs perdent toutes les propriétés qui leur étoient desD tinées par l'émigration 2 la révolte ou la trahison des anciens
N propriétaires ! Et quand les Alammes auront dévoré toutes nos
ressources et toutes nos espérances en denrécs, quels
a vous restera-t-il pourles dépenses publiques? et comment moyens
)
ramenerez-vous les cultivateurs au travail, lorsque vous ne
> leur offrir que des monceaux de cendres, et trois ou pourrez
années de fatigues et de dépenses sans revenus ; et si vous quatre
> les ramenez pas au travail, comment les empécherez-vous de ne
anciens
N propriétaires ! Et quand les Alammes auront dévoré toutes nos
ressources et toutes nos espérances en denrécs, quels
a vous restera-t-il pourles dépenses publiques? et comment moyens
)
ramenerez-vous les cultivateurs au travail, lorsque vous ne
> leur offrir que des monceaux de cendres, et trois ou pourrez
années de fatigues et de dépenses sans revenus ; et si vous quatre
> les ramenez pas au travail, comment les empécherez-vous de ne --- Page 200 ---
(192) )
si une fois ils en ont pris ou repri
> se livrer au brigandage,
> Phabitude?
des hommes pussen
> Ainsi la plus belle entreprise que
l:
le rétablissement des droits de Phomme 2 pour
> fuire pour
la paix et la prospérité de, Saint
> liberté et l'égaiité, pour déshonorer les entrepreneurs
n'aboutint qu'à
> Domingue,
retour et river pour toujours Le.
> perdre la colonie sans
les Antilles ; car c'est de notri
>> chaines des dfricains dans
doit dépendre leur sort chez les autres puissinces.
> succès que
d'un début aussi désas
> Vous parcissez vous mêmcs cffrayés
Têtes ; mais vo
treux. Je vous crois sincère; je sais que vous
>
du mal qui se fait sous vo
> larmes ne vous excuseront pas
et que vous n'empèche:
> yeux, que vous pouvez empécher de la liberté ne légitim
La scélératesse des ennemis
> pas.
vous même d'arroci
>> pas des représailles que vous qualifiez
rend
in
la nécessité de,l2 défense ne les
pas
> tés, lorsque
D dispensables.
aura-t-i
J'ai dit
je vous croyois sincère : peut-etre n'y
D
que
dans la colorie qui pénsent coim
> pas vingt personnes
disent déja : Sonthona:
> moi. Les révoltés dircnt ce qu'ils
il a donn
le fou, le feu le suit par-tout $
> ne respire que
briiler en cas de retraite forcée :
> ordre à Finicls de tout
la ville du Cap a tt
donné le méme ordre d Laveaux 5
> a
ses ordres. La pluine de Léo
> brilée sous ses yeux et par
ordres. Delà à Pordr
> gane Pest sous ses yeux et par se5
verrez
le
il n'y a pas loin; et vous
qu
>) d'incendier Cap,
Galbaud, qui auront rédui
> bientôt ce sera nous, et non pas
> cette ville en cendres.
indi
me direz e yous, de contenir la juste
* Mais le moyen,
>. gmatio
> a
ses ordres. La pluine de Léo
> brilée sous ses yeux et par
ordres. Delà à Pordr
> gane Pest sous ses yeux et par se5
verrez
le
il n'y a pas loin; et vous
qu
>) d'incendier Cap,
Galbaud, qui auront rédui
> bientôt ce sera nous, et non pas
> cette ville en cendres.
indi
me direz e yous, de contenir la juste
* Mais le moyen,
>. gmatio --- Page 201 ---
(1 193)
D. gnation des Africains! vous les empécherez de brdler,
D je les ai ramenés au travail, par leur
comme
propre intérêt : s'ils
D ne travaillent pas, ce sont eux - mêmes qui se
de
> vivres et de revenus; s'ils brilent, Ce sont eux-mênes privent
> ruinent. Croyez-moi, ils ne sont
qui se
pas si généralement
> qu'ils vous l'one paru. Il n'y a pas une idée abstraite bétes
ne puisse mettre a leur poriée. Ils savoient fort
qu'on
>
même
bien, avant
que nous eussions commencé leur
ne devoieat pas dévaster la terre qui leur éducation, donae les qu'ils
et les revenus; ils entendent bien, ,
vivres
d'après mes expiications
ce que c'est qu'une
s
république 2 et pourquoi il ne
) de roi (1) .
. à Comptez,
faut pas
quoique je
> beaucoup près toutes les
n'approuve pas à
> quoiqu'elles aient
mesures que vous avez priscs 5
singulièrement contrarié les
et
qu'elles aient détruit mon ouvrage dans l'Ouest, miennes,
> suis pas moins prèt à tout
que je n'en
sacrifier 3 à me sacrifier moi-
> même pour mettre à la raison, une fois
> ennemi: de la liberté, Je
pour toutes, les
m'enterrerai, s'il le
>> ruines de
faut, sous les
Saint-Domingue; mais je n'en
> destruction. Depuis
provoquerai pas la
que nous sommes dans la
> ne me suis vu dans aucune situation
colonie, 2 je
qui ait
n cri de fureur, briilons
pu motiver ce
tout; et je n'en prévois aucune
> l'avenir qui puisse me l'arracher. Ne brilons
dans
> servons LOut 9 sauvons la colonie, la liberzé rien, con-
> mais
et Pégalité 5
entendons - nous une fois, et que je sache
> je me bats, contre qui je me bats, et
pourquoi
> nemis (2). >
quels sont nos en1 Voyez aussi les Débats dans l'affaire des colonies,
2 Lettres de Polverel à
tome Iil, pag. 14,
Sonthonax, du i décembre
ses lettres à Rigaud, à Agé et à Bleck, du
1793. Voyez aussi
22 septembre,
Rapport par Garran- Coulon. Tome IV.
N
5
entendons - nous une fois, et que je sache
> je me bats, contre qui je me bats, et
pourquoi
> nemis (2). >
quels sont nos en1 Voyez aussi les Débats dans l'affaire des colonies,
2 Lettres de Polverel à
tome Iil, pag. 14,
Sonthonax, du i décembre
ses lettres à Rigaud, à Agé et à Bleck, du
1793. Voyez aussi
22 septembre,
Rapport par Garran- Coulon. Tome IV.
N --- Page 202 ---
(194)
répondit avec non moins de magnanimité à Ia proPolverel Sonthonax lui avoit faite ensuite de retourner en
S. XXXIX. position que
réclamer des secours de la mèreAutrccontre France, Tun ou l'autre, pour
lui dit-il, le déle projet de patrie. a Dans Pétat actuel de la colonie ,
retourner en
de l'un de nous deux auroit l'air d'une fuite, et en
France.
> part véritablement une. Ce départ accréditeroit les calon-
> seroit
d'une fois répandues sur les richesses que
7 nies qu'on a plus
mises à couvert, et sur le des-
> nous avons accumulées et
d'aller hors de la Conous a si souvent imputé
> sein qu'oa
hors de la France jouir de nos rapines. Celui qui
x lonie et
faire aucun bien à Saint-Domingue,
> resteroit ne pourroit plus
lui feroit perdre à luila fuite de son collègue
3> parce que considération et toute confiance. Que pourroient
> même toute
la défense de la colonic, la présence
) de plus opérer, pour
de nous à la barre de la Convenles réclamations de l'un
> et
somnes entourés de révoltés, de traitres,
5 tion nationale : Nous
instant. Le voyage que
et d'Anglais ; le mal est
>> d'Espagnols
tout au plus amener des se-
> vous me proposez ne pourroit
à huit mois. A cette
à
que dans sept
> cours Saint-Domingue
rendue aux ennemis,
la colonie seroit, ou totalement
>> époque,
débarrassée d'eux: dans l'un ou dans l'autre
> ou entièrement
serions allés réclamer seront par-
> cas, les secours que nous
France ni à la nouvelle
inutiles. Ce n'est point en
> faitement
devons chercher les moyens de défense
> Angleterre que nous
5 c'est à
la liberté et de l'égalité dans Saint-Domingue
>) de
même. Je suis atteint depuis sixe mois d'une
9) Saint-Domingue
et qui aménéront
dont les
sont rapides 2
> maladie
progrès
mon séjour à Saintinévitable, pour peu que
25 ma destruction
J'aurois donc plus de raison que
9 Domingue soit prolongé.
le courage de
de fuir cc climat meurtrier ; mais j'aurai
> vous
bout, et depérir,s'il le faut,
> remplir ma mission jusqu'au
>) de
même. Je suis atteint depuis sixe mois d'une
9) Saint-Domingue
et qui aménéront
dont les
sont rapides 2
> maladie
progrès
mon séjour à Saintinévitable, pour peu que
25 ma destruction
J'aurois donc plus de raison que
9 Domingue soit prolongé.
le courage de
de fuir cc climat meurtrier ; mais j'aurai
> vous
bout, et depérir,s'il le faut,
> remplir ma mission jusqu'au --- Page 203 ---
(195)
d
que
Sin-Domingseyploit
d'abandonner mon
Ces idées se retrouvent
poste (1).
par-tout dans les
e ne pense pas, counme
lettres de Polverel:
u'il faille attendre
vous, 2 disoit-il encore à
les troupes
Montbrun,
rance a besoin de toutes
d'Europe pour nous battre. La
Peut-être aussi
ses forces poar vaincre ses
fait elle T'honneur à ses
ennemis.,
auxquels elle a confié la défense
délégués et aux chefs
qu'ils
de la
sauront par leurs
colonie, de croire
terricoire
propres forces > conserver
intact, ou reprendre celui
leur
pu livrer à l'ennemi;
que la trahison auroit
justifions la confiance de la
blique (2) >. Enfin il écrivoit
Répuparlez de vous
au général Chanlatte : ( Vous
replier : des républicains
énnemis ? Nous saurons
comptent-ils leurs
s nous 3 mourir à notre
pendant nous ne sommes
posie, et cepas de
n'en sero:t pas moins
Saint-Domingue, et la France
libre, quand
conqais par les Anglais et les
Saini-Domingue seroit
Espagnols (3). >
Sonthonax, qui jnsqu'alors avoit
e, Par l'ascendant
lui
tosjours subjngué son collèque
donnoit un caractère
S. XL.
enant, s'honora de céder à son tour à des
plus entre- Mcsures cxux. Il est remarqusble
dans
sentimens si géné- trêmes des
que
leur
jet, on ne trouve pas un mot
correspondinse sur cet commissaires
ndu contre
sur le décret
civils.
eux 3 quoique la nouvelle en
d'accusation
temps dans la colonie
circulât depuis bien
maux. Ils
, et qu'elle leur edt déja
ne s'occupèrent
fait tant
que des devoirs qui leur étoient
Lettre de Polverel à
abre 1793. Voyez Sonthonax, datée de Phabitation
aussi les lettres du
O'Shuel, le 22 dér 1794.
mêmc à Rigaud, des 17 et 20 janLettre de Polverel à
: Lettre de Polyerel à Montbrun, 2 du 22 janvier 1704Chanlatte jeune , du 22 septembre 1793.
N a
s'occupèrent
fait tant
que des devoirs qui leur étoient
Lettre de Polverel à
abre 1793. Voyez Sonthonax, datée de Phabitation
aussi les lettres du
O'Shuel, le 22 dér 1794.
mêmc à Rigaud, des 17 et 20 janLettre de Polverel à
: Lettre de Polyerel à Montbrun, 2 du 22 janvier 1704Chanlatte jeune , du 22 septembre 1793.
N a --- Page 204 ---
(196)
ieur situation, et ils le remplirent éminemment e
imposés par
On verra dans la suite que cette glorieus
restant à leur poste.
romme il l'avoit prévu lui
résolution couta la vie à Polverel,
tout
Mais, au milieu de tant de perfidies, ayant
méme (1).
extérieurs, les traîtres biancs (
la fois à redouter les ennemis
Pindifférence même d
de couleur qui les environnoient, et sauver leur pays , i
ne faisoient aucun effort pour
ccux qui
le droit de s'emparer de tous les por
crurent qu'ils avoient
extrèmes éloient justifiée
voirs, et que les mesures les plus
la colon
ils tendoient, celui de conserver
par le but auquel
à jamais la liberté des noirs.
à la mère-patrie, en assurant
de la colonie avoient toujours été maintent
Les tribunaux
et avec leurs ancienn
gous leur dénomination originaire 3
eussent destitué 1
formes 7 quoique les corps populaires en
généraleme
membres pour y appeler des pratiojens, qui
plus de patriotisme que ceux qu'ils rempl
n'avoient pas
de département et de district n'
çoient. Les administrations
et les astemble
voient jamais été établies à Saint-Domingue,
n'avoie
provinciales, qui, dansleurs prétentions ergueilleuses,
fonctions utiles de ces administration
guères songé à remplirles
T'assemblée col
avoient été supprimées cn même temps que
seules avoient été formées à peu P
niale. Les municipalités
les décrets de la métropole. M
de la manière prescrite par
linsurrecti
d'entre elles avoient été dispersées par
plusieurs
civils des blancs et des homm
des nègres 2 par les troubles
Quelques-unes n'avoic
extérieure.
de couleur, ou parla guerre
la loi du 4 avril 1792 y a
point été renouvelées depuis que
avec les blan
peloit les hommes de couleur en concurrence
ci-dessous le chapitre VIII. Débats susdits , tome IV > pag. 12
1 Voyez
ministre des affaiies étrergères,du 1 déccr rbre
126. Lettrede Genet tau
m
des nègres 2 par les troubles
Quelques-unes n'avoic
extérieure.
de couleur, ou parla guerre
la loi du 4 avril 1792 y a
point été renouvelées depuis que
avec les blan
peloit les hommes de couleur en concurrence
ci-dessous le chapitre VIII. Débats susdits , tome IV > pag. 12
1 Voyez
ministre des affaiies étrergères,du 1 déccr rbre
126. Lettrede Genet tau --- Page 205 ---
(197 )
Presque toutes avoient été désorganisées par les mouvemens
qui s'étoient manifesté. de toute part, . par l'émigration , la déportation ou la destitution d'une partic de leurs membres, et
l'on manquoit de sujets pour les compléter. Il en éloit de
même, à plus forte raison, des sénéchaussées, des amirautés
ct des conseils supérieurs. Le ministre de la marine avoit enjoint, de la manière la plus expresse 2 aux commissaires civils,
d'après les décrets de la Convention nationale, de destituer
sans ménagement tous les fonctionnaires publics suspects d'incivisme, et l'état de crise ou se trouvoit la colonie
rendoit cette précaution plus indispensable
dans
3 y
que
aucune autre
partie de la République
Des municipalités de la colonie, 2 en approuvant la suppression des commissions prévôtales 2 en ce qui concernoit le 6. XLI.
jugement des hommes libres, avoient pressé Polverel et Sontho- Tribunalex- traordinaire
nax, presque dès leur arrivée, de rétablir CES commissions
créé au Cap
juger les malheureux nègres que l'on prenoit dans lcs combats. pour par SonthoLes commissaires civils se refusèrent constamment à
nax,
mandes (2). Mais Sonthonax,
Ccs depour disposer les esprits à la
bienfaisante institution des jurés, avoit essayé ( d'établir au
lors de son premier voyage dans l'Ouest, un tribunal
Cap,
criminel
semblable à ceux que l'Assemblée constituante avoit créés
le
par
1 Instructions du conseil exécutif provisoire du février.
nistre de la marine aux commissaires civils, des 13
Lettres du mifévrier 1793. Lettre de Polverel au ministre de la novembre 1792, ct 15
Débats dans l'affaire des colonics,
marine, du 9 février 1793.
ci-dessus lc
tome V,P pag. 41, 43 ct57. Voyez aussi
chap.IV, S. XVIII; tome III,
2 Lettrcs de la municpalité du Port-au-Prince page 413.
ct 18 mars 1793. Débats dans l'affaire
à Polverel, des 23 février
suivantes,
dcs colonies, tome VI, Page 78 ct
N 3
2, ct 15
Débats dans l'affaire des colonics,
marine, du 9 février 1793.
ci-dessus lc
tome V,P pag. 41, 43 ct57. Voyez aussi
chap.IV, S. XVIII; tome III,
2 Lettrcs de la municpalité du Port-au-Prince page 413.
ct 18 mars 1793. Débats dans l'affaire
à Polverel, des 23 février
suivantes,
dcs colonies, tome VI, Page 78 ct
N 3 --- Page 206 ---
( 198 )
décret du 9 octobre 1789. La torture , tant préparatoire que
dont l'usage subsistoit encore dans la colonie, de
définitive, avoit annullé la prem ère dans la métropole, plupuis l'édit qui
l'instruction
sieurs années avant la révolution 2 fut supprimée 5
faire devant des notables a djoints ; on donnoit aux
devoit se
cation de la procédure ; le
accusés des défenseurs et commun
Les vues humaines qui
jugement enfn se rendoit en public (1).
mais i
cet établissement étoient manifestes ;
avoient dirigé
des
colons blancs, et sur-tout au parti
quatre-vingtôtoit aux
avoient dans des tribenaux renouvelée
cing, l'infuence qu'ils
distinction de couleur, de
eux. Tous les hommes , sans
par
étoient jugés de la même manière. Aussi
libres ou d'esclaves,
cette création
de Sonthonax ont-ils présenté
les accusateurs
sous prékexte que
comme un acie de la plus grande tyrannic,
des juges et
commissaire civil s'étoit réservé la nomination
ce
pourroient s'élele droit de prononcer sur les contestations qui
à ce redu tribunal. Un mot répond
ver sur la compétence
Saint- Doningue, il étoit
proche : dans l'état oi se trouvoit
de laisser subsister 2
impossible de faire différemment,àr moins
de la
formes , si contraires aux principes
avec les anciennes
dévoués au parti qui en avoit
liberté, des corps évidemment
Sonthonax institua n'a
nommé les membres. Le tribunal que
lettres de ce
personne à mort (2). 'II existe plusieurs
condamné
réformation de quclques points dc jurisprudence crimi1 Décret sur la
Proclamation de Sonthonax, du 8 février
nelle, des 8 et 9 octobre 1789.
du 10 février. Débats susdits, tome
1792. Moniteur de Saint- Domingue, 73, 75 et suiv. Lettre de SonV, page 34, et suiv. ct rom VI, pag. Autre du même à Vergniaud,
thonax à Polverel, du 10 février 1793. à la sénéchaussée de Saint-Louis,
des 12 et 13 févtier. Lettre, de Polverel
du 7 novembre.
78 et suiv, 149, 175, ctc,
2 Débats susdits, tome VI, pag.
its, tome
1792. Moniteur de Saint- Domingue, 73, 75 et suiv. Lettre de SonV, page 34, et suiv. ct rom VI, pag. Autre du même à Vergniaud,
thonax à Polverel, du 10 février 1793. à la sénéchaussée de Saint-Louis,
des 12 et 13 févtier. Lettre, de Polverel
du 7 novembre.
78 et suiv, 149, 175, ctc,
2 Débats susdits, tome VI, pag. --- Page 207 ---
199 )
commissaire civilà l'accusateur public du tribunal
Leclerc, qui toutes respirent l'amour de la extraordinaire,
manité, ( Je vous exhorte
justice et de l'hu3 lui-dit-il dans
D à mertre la plus grande célérité
l'une d'entre elles,
dans
> ct sur-tout à nser, dans l'exercice l'expédition des procès,
> les procédés humains
de vos fonctions, de tous
n'est
que la justice peut
>.
pas inutile de remarquer,
permetere Il
Pandues contre les
pour apprécier les calomnies rédestitué
commissaires civils, que Leclerc, 3
été
par eux, soit
ayant
parce qu'il se réunit au
baud, soit Par des motifs
parti de Galsa
dincivisme, prétendit n'avoir
place que parce qu'il avoit refusé de
perdu
positions pleines de barbarie,
se prêter à des pro3 qui lui furent, dit-il, faites
Sonthonax, ou aux mesures irrégulières des
par
sur la liberté des
commissaires civils
noirs; et cependant il existe de lui
lettrespostédieuresi sa destitution, ou il s'efforce de plusicurs
leur confiance par les plus basses
regagner
en leur
protestations de
envoyant un hymne de sa
dévouement $
thropie(s).
composition à la philanCes institations humaines ne
convenir à la colonie dans l'état pouvoient malheureusement plus S. XLII,
guerre
ou elle se trouvoit
avec FEspagne et
depuis la Cours mars
de
P'Angleterre, qui avoit facilité
tiales.
trahisons, et qui en appeloit, pour ainsi
tant
de nouvelles. Il n'y avoit
dire, chaque jour
dût être
peutêtre pas une commune qui ne
réputée en état de
toutes parts
les
siége > tant on étoitmpressé de
par
ennemis divers. La police
> qui est cn
I Lettre de Sonthonax à Leclerc, du 13
Sonchonax, 3 du 13 avril. Autre de
mars 1793. Lettre de Leclerc à
Lettre de Leclerc aux commissaires Sonthonax à Leclerc , du 22 avril,
cur inventaire, etc,
civils, du 10 aour 1793, cotc D E de
N 4
les
siége > tant on étoitmpressé de
par
ennemis divers. La police
> qui est cn
I Lettre de Sonthonax à Leclerc, du 13
Sonchonax, 3 du 13 avril. Autre de
mars 1793. Lettre de Leclerc à
Lettre de Leclerc aux commissaires Sonthonax à Leclerc , du 22 avril,
cur inventaire, etc,
civils, du 10 aour 1793, cotc D E de
N 4 --- Page 208 ---
200 )
sorte la justice ordinaire dans les temps de troubles s
quelque
militaires, et tous
appartenoit nécessairement aux commandans
les citoyens devcient être soldats, quand par-tout on manquoit
d'hommes et que tous les points de la colonie étoient
civils l'ordonnèrent ainsi dans dimenacés. Les commissaires
oi ils rappeloient les lois sévères de
verses proclamations s
la
de mort
la métropole , celles même qui prononçoient peine
contre les citoyens qui ne se rendroient pas à leurs drapeaux,
Polverel avoit combiné ces lois
ou qui les abandonneroient.
les ordonnances militaires, et peut-être y avoit-il ajouté
avec
la peine de mort dans une quantité de délits
en prononcant avoit du moins donné une grande extension, en
militaires. Il y confiscation dans presque tous ces cas (). Il
ordonnant anssi la
ces
établit dans le Sud des cours martiales, chargées d'appliquer
les traîtres et contre ceux qui refuseroient le
peines contre
s'il eut des exemples de cette terrible
service. On ignore
y
On
du moins avoir le bonpunition dans le dernier cas.
peut
n'est allégué par les accusateurs
beurd'en douter, puisqu'aucun
tant étendus sur les
de Polverel et Sonthonax , qui se sont
seulement
d'autorité qu'ils leur reprochoient. On voit
abus
Sonthonax ordonna de sédans un cas de cette expèce,
que,
des lâches qui ne s'étoient pas rangés
questrer les propriètés
Mais il est trop certain qu'un grand
sous leurs drapeaux (2).
conde condamnations à mort furent prononcées pour
nombre
de Polverel, du 21 août 1792. Lettre du même à Renaud1 Proclamation
Voyez aussi ci-dessus le S. XXXIV du chades Ruisseaux, du 8 décembre.
Creuzé-Pascal, page 15,
pitre précédent. Defrance au citoyen
à Cases jeune, du a3 aoûr 1793.
2 Lettre de Soathonax
il est trop certain qu'un grand
sous leurs drapeaux (2).
conde condamnations à mort furent prononcées pour
nombre
de Polverel, du 21 août 1792. Lettre du même à Renaud1 Proclamation
Voyez aussi ci-dessus le S. XXXIV du chades Ruisseaux, du 8 décembre.
Creuzé-Pascal, page 15,
pitre précédent. Defrance au citoyen
à Cases jeune, du a3 aoûr 1793.
2 Lettre de Soathonax --- Page 209 ---
201 )
viction de trakison (1). Sonthonax fut aussi
tribunaux semblables dans
obligé de créer des
l'Ouest. Malgré les circonstances dé:
plorables qui en nécessitoient l'établissement
civils en rapprochérent les for.nes,
, les commissa'res
de celles des
, le plus qu'illeurfut possible,
tribunauxordtinaires, et ils y introdaisirent
d'humanité inconnucs
desrègles
jurés
jusques-là dans la colonie. C'étoient des
qui y décidoient les questions de fait, et il
nimité des trois juges qui
f.lloit l'unaprononcer la
de
composoient la cour martiale, pour
peine
mort (2).
Plusieurs mesures absolument injustifiables dans
nement régulier
un gouver- S. XLIIT.
militaires. Dis accompagnèrent ces créations de tribunaux
leur reatrée au Cap, après l'incendie,
Proclamamissaires civi's avoient ordonné
les com- tion contre
E
que ceux qui seroient
quelquestraipiller, s incendier, ou attaquer avec des
surpris tres,
seroient fusillés sur-le-champ
armes offensives,
clarèrent traîtres àla
(3). Peu de jours après, ils déPatrie le coa.mandant de
plusieurs autres officiers, quiavoient assisté T'Ouest,Neuilly;
tenu pour la reddition
au conse il de guerie
ciers municipaur de la d'Onanamisthe à 1Espagnol ; les offiles
Marm-lade, qui. avoient aussi
Espagnois 3 ceux de Jérémic, de la
appelé
cots, qui avoient formé des
Cayemitte et des Abricamps et armé leurs esclaves
repousser les commisaires pacificateurs
pour
envoyés auprés d'eux;
1 Lettre de Poiverel à Sonchonax, da To
Ia cour martiale établie a Jacmel, le 26 novembre 1793. Jugement de
21 Proclamation de
janvier 1794, etc,
Crcuzé Pascal,
Polverel, du 21 août 1713. Defrance aa
page 14. Lettre de la municipalié du
citayen
Sonchonax, du 5 féviier 1714.
Port-au-Prince
3 Proclamation de Polverel ct
l'affaire des coloaics, tome Sonthonax, du 25 juin 1733. Débats daas
VII, page 102,
le 26 novembre 1793. Jugement de
21 Proclamation de
janvier 1794, etc,
Crcuzé Pascal,
Polverel, du 21 août 1713. Defrance aa
page 14. Lettre de la municipalié du
citayen
Sonchonax, du 5 féviier 1714.
Port-au-Prince
3 Proclamation de Polverel ct
l'affaire des coloaics, tome Sonthonax, du 25 juin 1733. Débats daas
VII, page 102, --- Page 210 ---
202 )
de la Cayemitte et de Jér
enfin les commandans des troupes de la République 2 cor
mie, qui avoient combattu l'armée civils les déclarèrent toi
mandéc par Rigaud. Les commissaires
fonction publique
d'exercer aucune
hors de la loi, incapables
action et de former aucur
déchus du droit d'intenter aucune
libres C
en défendant à toutes personnes
demande en justice,
retraite et de leur prêter secours (
esclaves de leur donner
à peine d'être pou
quelque cause que ce fit,
assistance, pour
du crime de haute
comme complices
suivies et condamnées
que les lois de la gueri
trahison. Ils ne se dissimulèrent pas circonstances si extraoi
seules pouvoient faire tolérer, dansdes
qui I
terribles de P'autorité souveraine 2
dinaires, ces actes
des traitres avérés ().
portoient du moins que sur
de Jérémie et du Môle aux Anglais, Soi
f.XLIV.
Après la livraison
tous les citoyens de
Autre sur thonax mit en réquisition permanente de la République dai
L'ambassadeur
les émigrés prevince du Nord (2) ).
colons
étoiei
des culonies.
instruit que les
qui s'y
les Etats - Unis Pavoit
contre la mère - patrie. I
réfugiés ne cessoient de conspirer
par let
- tout le désoidre et la désorganisation
semcient par
des agens enlever les nègre
correspondance; ils envoyoient vendre à la Jamaique ou dar
sur les habitations pour les
civils recevoient le
Les commissaires
les Etats - Unis (3).
Poiverel et Sonth onax 1 du 2 juiller 1793. Déba
1 Proclamation de
Coup-d'ail impartial sur Saint Domingue
susdits, tome VI, pag. 7 ersuiv. no. 5, pag. 62 et suiv.
par Polverel fils. Pièces justificatives, octobre 1733. Débats susdits, tom
de Sonthonax, du 8
2 Proclamation
VIII, page 282.
Afiches américaines, du 7 fc
3 Dabars susdirs,some VI, pago 175.
vrier 1793.
1793. Déba
1 Proclamation de
Coup-d'ail impartial sur Saint Domingue
susdits, tome VI, pag. 7 ersuiv. no. 5, pag. 62 et suiv.
par Polverel fils. Pièces justificatives, octobre 1733. Débats susdits, tom
de Sonthonax, du 8
2 Proclamation
VIII, page 282.
Afiches américaines, du 7 fc
3 Dabars susdirs,some VI, pago 175.
vrier 1793. --- Page 211 ---
( - 203 )
mêmes dénonciations du ministre de la marine
de la métropole (1).
et des citoyens
D'après tous ces faits,
> sidérant que la Convention nationale
Sonthonax, ( conàvoit
> de la marine
chargé le ministre
2 par son décret du 5 mars
> passer à Saint : Domingue les
1793, de faire
naturels des
D les avoir organisés en compagnies
colonies, après
> fendit aux naturels du
franches : .
,dépays de
> F'autorisation de la
quitter la colonie , sans
hors de la loi,
commission civile, à peine d'être mis
et de la confiscation de
> liers et immobiliers; déclara
leurs biens mobi-
>
émigrés tous ceux
partis sans congé de la commission
qui seroient
> ment hors de la loi
civile ; déclara pareilletous les émigrés, et leur
> reparoître à
défendit de
> cret du Corps Saint-Domingue sans y être autorisés par un délégislatif, ou la
du
> tif de la
permission
conseil exécuRépublique, ou par celle de
> fitla même défense à
la commission civile;
ceux partis ayec
> tion de quitter la colonie dans
congé, portant injonc-
> capitaines
un délai fixé; défendit aux
qui abordoient dans la rade de
> Nord de laisser
la province du
débarquer aucun
> sion émanée de lui (2), >
passager, sans une permisLes déplorables usages de la
peuples dans les
guerre, l'exempte de tous les 5. XLV,
décrets
guerres civiles et dans les
rendus contre les
révolutions, les Mesures du
émigrés, les mesures que les repré- même geure
prises par les
I Lettred'envoi de la liste des
assembléesde
la Rochelle, du 5 janvier
émigrés de la colonie, par le club de la colonic.
novembre, Autre du
1793. Lectre de Polverel à Renaud,
18 février,
même au ministre de la marine, des
du 7
Voyez sur-tour celle de Sonthonax
3 janvier et
2 Proclamation de
à Polverel, du 14 février.
YI, pag. 161,
Sonthonax, du 28 aoûc 1793. Débats
170 ct suiv. Moniteur de Saint-I
susdits, tome
Domingue, du 5 mai 1793.
colonic.
novembre, Autre du
1793. Lectre de Polverel à Renaud,
18 février,
même au ministre de la marine, des
du 7
Voyez sur-tour celle de Sonthonax
3 janvier et
2 Proclamation de
à Polverel, du 14 février.
YI, pag. 161,
Sonthonax, du 28 aoûc 1793. Débats
170 ct suiv. Moniteur de Saint-I
susdits, tome
Domingue, du 5 mai 1793. --- Page 212 ---
(204)
lors de Vinvasion
envoyés aux frontières,
sentans du peuple
de Dumouriez, et dans d'autres
des Prussiens, de la trahison
la dure loi de la nécessité,
crises semblables, plus que tout
ne permettent pas d'apimpose silence à toutes les autres,
les
ordiqui
civils
principes
pliquer à ces actes des commissaires contrarient si manifestement s et
naires du droit public, qu'ils
si difficiles, suidans des circonstances
de juger leur conduite,
des sociétés con-tituées. Leur:
vant les règles tracées pourlétat
prétendent reaccusateurs,ou les colons que ces accusateurs les commis
P'ont si bien senti qa'ils avoient prévenu
être
pré enter,
de ces mesures extrêmes, sans
saires civils dans plusieurs
aussi exigeantes. L'assembléc
déterminés par des circonstances
autorité privée, l'ancien
du Nord avoit rétibli au Cap, de son
depuis plusieur:
conseil supérieur de cette province , supprimé le tribunal du même
années. Celle de TCuest avoit renouvelé
et à celle du
fat commun a cette province
nom , quoiqu'il
communes oû it existoit des rénéchaussées
Sud. La plupart des
suivi le même exemple, et tout
ou d'autres tribenaux avoiert
des deux assemactes d'autorité avoient eu lapprobation
créé dans
ces
La secende de ces assemblées avoit
dort
blées coloniales.
des commissions prévôtales,
chaque parei:se de lacokn'e
libres comme sur les
s'étendoit sur les hommes
du Port-aula jurisdicticn L'assemblée de l'Ouest et la minicipalité conire les coesclaves. avoient pris les mesures les plus sévères même oi des
Frince
cette ville, dans lc temps
lons qui quittoient
presque tous les jours, prouvoient
sassacres publics, renouvelés
pas cu ne vouloient pas
ces autorités ne pouvoient
trop que la sareté des citoyens.
des
garantir
celoniale enfin avoit prononcé
La seconde Assemblée
L'arrêté du 8 mai 1792
les émigranr.
peines très a sévères contre
les plus sévères même oi des
Frince
cette ville, dans lc temps
lons qui quittoient
presque tous les jours, prouvoient
sassacres publics, renouvelés
pas cu ne vouloient pas
ces autorités ne pouvoient
trop que la sareté des citoyens.
des
garantir
celoniale enfin avoit prononcé
La seconde Assemblée
L'arrêté du 8 mai 1792
les émigranr.
peines très a sévères contre --- Page 213 ---
205 )
condamnoit.
Slemprikonnement, età une amende de dix
mille francs suivant les circonstances,
ou vingt
colonie sans
ceir X qui partiroient de la
congé et sans avoir rempli les formalités
par la loi Un simple arrêté de la
prescrites
rendu sur le réquisitoire du
municipalité du Cap,
procureur de la commune
vergne, ordonne que ctoute personne arrivant
> La-
> Pour avoir été absente de France
au Cap,reconinue
) que avoit
au moment ou la Républiprononcé une proscription
D'
et
générale contre tous les
émigrés, qui ne pourra prouver par un congé bien circonstancié, qu'à cette époque sa sortic
> Publique a eu une cause
des terres de la Ré-
> sons civiles
légitime, sera détenue dans les
comme coupable de haute
pricouru lee peines portécs
tratison, et ayant enD et
par le décret du 23 octobre
comme telle renvoyée en France
dernier,
) ment, parl: premier bâtiment
3 pour y subir son juge-
> à la
qui mettra à la voile, et adressée
municipalité de l'endroit oti le navire doit
La même mesure est prononcée
débarquer D.
un bâtiment
contre ceux qui, arrivant sur
étranger, ne justifieroient pas de
départ de France, et des
l'époque de leur
passe-ports nécessaires
pays étrangers, etc. (2).
pour aller en
Polverel et Sonthorar se trouvoient dans
plus difficile, lors de leurs derniers
une position bien f. xivr.
baud avoit privé la colonie de
actes. Le départ de Gal- Lettred'un
toutes ses forces maritimes; etle de ces émi.
1 Extrait des registres de l'assemblée
grés.
politique dc
du
coloniale, du 8 mai 1792. Journal
présentées à l'assemblée Saint-Domingue,
10 mai. Voyez aussi les Considérations
nattonale et au roi, sur
borgne , page 14.
Saint-Domingue, s par Le2 Arrêté de la municipalité du
l'affaire des colonies, tose
Cap, du 31 décembre 1793, Débats dans
16 et 22,
I, pag. 48 et suiv., 126, etc.; tome II,
pag.
ique dc
du
coloniale, du 8 mai 1792. Journal
présentées à l'assemblée Saint-Domingue,
10 mai. Voyez aussi les Considérations
nattonale et au roi, sur
borgne , page 14.
Saint-Domingue, s par Le2 Arrêté de la municipalité du
l'affaire des colonies, tose
Cap, du 31 décembre 1793, Débats dans
16 et 22,
I, pag. 48 et suiv., 126, etc.; tome II,
pag. --- Page 214 ---
(206 )
n'avoit pu y en envoyet
Conseil exécutif, malgré ses promesses,
civils n'avoient
Les commissaires
d'autres pour les remplacer.
des déportations pour chasser
donc plus même la triste ressource On peut juger par un seul
les hommes les plus dangercux.
leur pays. Le
des maux dont ceux - ci menaçoient
des coloéxemple
a transmis à la commission dans la
comité de sûreté générale
nommé Préval, résidant
nies une lettre qu'un planteur,
écrivoit à aa
livrée aux Espagnols,
Ce
paroisse de T'Artibonite, retirer de France ses neveux.
belle - socur à Londres pour du député de Saint - Domingue
digne beau- frère
dénoncé à Polverel
colon 2. trop
Cocherel, fut
à P'Assemblée constituante,
et arrêté par son ordre.
comme un contre - révolutionnaire , à une pétition qu'il llui
Polverel lui avoit annoncé, en répondant inquiétude sil étoit
avoit adressée, qu'il ne devoit avoir aucune lui dit-il, ne prode la République 2
innocent. ( Les délégués
les
de Pincivisme
d'après des faits et preuves dans les Etats-
> noncent que
Ce colon se réfugia depuis
dénoncé (1)- >
la livraison de
> du
à Saint- Domingue , après
Unis, d'ou il retourna
de Cacherel à Londres,
Dans sa lettre à la femme
soufferts depuis
PArtibonite.
sculement des maux qu'il a
violens
il ne se plaint pas
les outrages les plus
les troubles ; mais il y profère
et contre la Répugénie de la révolution,
32C secontre Pinfernal
contribuoit alors par
blique qui, malgré sa détresse, II s'y félicite de ce que son
cours à l'entrctien de ses neveux.
Au milieu des
les Anglais et les Espagnols,
mère lui
quartier a appelé
ses neveux 1 que leur
qu'il témoigne pour
la crainté
inquiétudes
haine contre la Ripubligue,
au
a, dit-il, confiés, par
l'aîné < ne porte les armes
le tourmente le plus est que
qui
du 2 avril 1793.
de Polverel à Préval, à PArtibonite,
1 Lestre
ien de ses neveux.
Au milieu des
les Anglais et les Espagnols,
mère lui
quartier a appelé
ses neveux 1 que leur
qu'il témoigne pour
la crainté
inquiétudes
haine contre la Ripubligue,
au
a, dit-il, confiés, par
l'aîné < ne porte les armes
le tourmente le plus est que
qui
du 2 avril 1793.
de Polverel à Préval, à PArtibonite,
1 Lestre --- Page 215 ---
(207)
service delinfime République. Nya-t-ilpas,
de quoi mourir de cette seule idée?(1)
ajoute-t-if,
Le décret du 5 mars 1793, qui paroit avoir été
S. XLVI.
ommissaires civils
envoyé aux Adoucisse-
(2), quoigue la Convention nationale en ait ment dans
ispendu l'exécution dansla suite, autorisoit du moins en
Pexscution
es, mesures
partie de ces mestrigoureuses, 2 en défèndant à ceux que les commistires civils avoient déportés ou qu'ils
res missaircs dcs COUydéportereient à
cide retourner à Saint - Domingue avant la cessation des l'avenir, vils.
bles, et sans avoir obtenu une autorisation
trouspéciale da
législatif (3) >. Cependant malgré les trames
Corps
pus ces colons il
dangereuses de
> paroît que les commissaires civils euxêmes ne considérérent le réglement qu'ils avoient
S habitans sortis de la colonie
fait contre,
que comme une mesure cominatoire, faite seulement pour écarter ces
et
her qu'ils ne retournassent
le
colons, empêporter trouble à
s se contentèrent de renvoyer dans les Etats Saint-Domingue.
-Unis, et de tenir
sques-1à en arrestation ceux qui en étoient revenus
ttorisation. C'cst le parti
sans leur
qu'ils prirent en particulier
lotte et lebaron de
pour
Beauvois,qui, attirés dans la colonie, comme
aucoup d'autres par l'arrivée de Galbaud,
jours après l'incendie du
y debarquèrent peu
Cap (4). Ils n'ignoroient pas néanLettre (non signée) de Préval à-M. Cocherel
rtibonite, le 29 avril 1794.
3 à Londres, datée de
byen Fouasse ,
Voyez aussi la lettre signée du même au
négociant au Havre, datée de Philadelphic, le
2 Débats susdits, tome
7 jain.
VI, page 183.
3 Article V du décrec du 5 mars 1793. Débats
5, rome V,
idans l'affaire des colopage 45; tome VI, page 172.
4 Arrêté sur Ruotte et Beauvois, du 3 juillet 1792. Ordre à
juillet.
Ruotte, 2 du
Voyez aussi la lettre signée du même au
négociant au Havre, datée de Philadelphic, le
2 Débats susdits, tome
7 jain.
VI, page 183.
3 Article V du décrec du 5 mars 1793. Débats
5, rome V,
idans l'affaire des colopage 45; tome VI, page 172.
4 Arrêté sur Ruotte et Beauvois, du 3 juillet 1792. Ordre à
juillet.
Ruotte, 2 du --- Page 216 ---
(208)
d'avance contre leu
combien Beauvois s'étoit prononcé
prouv
moins
lui qui avoit publié un ouvrage pour
mesures; c'étoit
mulâtres n'étoient pas des homme
les nègres et les
esclaves, réduire 1
que falloit laisser les premiers toujours
mobitières 9
qu'il de couleur a des propriétés purement s'oubliere
hommes
pilain tout blanc qui, à lavenir,
déclarer infame et
femme de couleur. Quelqu
de se mésallier avec une
au point
lui-même marquoit atix administrateu
mois après, Polverel
considérer comme émigrés 9
de la colonie qu'on ne devoit
avoient été contraints
pas qu'ils
ceux qui ne prouveroient les insurrections (1)-
sortirpar les troubles et
civils et la difficulté
L'extrême embarras des commissaires les fit recourir à u
5. XLVIL.
des fonds pour les besoins publics
par leurs a
Financeexi. trouver
quin'a pas moins été condamnée
moi
gée pour pas- autre ressource,
, quoiqu'elle fût beaucoup
scr dans les cusateurs que les précédentes
pour objet de les dispen:
Etats-Uais. rigoureuse, et qu'elle eêt évidemment de celle-ci. Au milieu C
de la triste nécessité de faire usage éprouvées 3 dans le désordre
dévastations que la colonie avoit
nécessair
de l'administration se trouvoient
toutes les parties
épuisées dès le temps de Passe
ment, les finances, qui étoient plus de produit par les revei
blée coloniale, ne fournissoient
des lettres.de-chan
ordinaires, et Pon n'avoit plus la ressource de cette assemb
depuis que les prodigalités
biens mè
sur la métropole,
à l'excés. Les
les avoient avilies, en les mulipliant
de la cominune de la Croix-d
de Polvere! à Robiou 9 procureur
- Charmette, pro
1 Lettre
1793. Autre du même à Mahy
Débats d
Bouquers,d du 1 septembre
du 10 décembre 1793. -
de la commune du Petit-Trou,
etc.
aussi Gi dessus
reur
colonies, tome VI, pag. 177
Voyez
Paffaire des
partie, S. X11.
chapicre I de la seconde
les mulipliant
de la cominune de la Croix-d
de Polvere! à Robiou 9 procureur
- Charmette, pro
1 Lettre
1793. Autre du même à Mahy
Débats d
Bouquers,d du 1 septembre
du 10 décembre 1793. -
de la commune du Petit-Trou,
etc.
aussi Gi dessus
reur
colonies, tome VI, pag. 177
Voyez
Paffaire des
partie, S. X11.
chapicre I de la seconde --- Page 217 ---
(209 )
des émigrés, malgré l'extension qu'on avoit
de ceux qu'on y comprenoit, n'offroient
donnée aux listes
qu'un foible
l'interrruption de la culture et du
secours, par
numéraire et d'une bonne
commerce, , par le défaut de
administration. Les
vils n'avoient pas seulement ordonné
commissaires ciquantité d'arrestations
par eux - mêmes une grande
menacés
pour prévenir les trahisons dont ils
de toutes parts; ils avoient été
étoient
quer le même
obligés de communipouvoir aux commandans militaires et à
agens qu'ils avoient délégués dans les
divers
lonie, oil ils ne
principaux lieux de la COpouvoient se transporter eux-mêmes, Il
pas toujours des preaves.sufmantes
n'existoit
etlà oi il en existoit, P'humanité pour condamner les détenus; ;
indistinctement
ne permettoit pas de
tant de coupables que des
Punir
doient excusables
maux si inouis rensous tant de rapports. Il eit été
dangereux de laisser en liberté dans la
néanmoins
naturellement mal
colonie des hommes
disposés, presque
les rigueurs qu'on leur avoit fait
nécessairement aigris par
encore pour ceux
éprouver : cela étoit plus vrai
que leur fortune mettoit à portée d'avoir
grande infuence à Saint -
une
Domingue. Les commissaires civils se
prétérent aux demandes qui furent faites
d'entre eux (1)
Par un grand nombre
pour passer dans les Etats - Unis; mais ils
prévalurent du service auquel ces habitans
se
jettis,s'ils fussent restés dans la
auroient da être assude
colonie 1 pour exiger une sorte
compensation, en faisant
demnité qui étoit versée payer pour ces permissions une indans' le trésor public. Cette
percep11 Lettres et pétitions à Polverel,
du 20 3 par D. Sans, du 26;
par Assolit, du 10 août; par Rousquet,
du 29, par
du 30 par Daudouin, du 275 par le
Chréticn, 2
août, par
Chastelain,
Duboë, 3 Viau jeune et Basile, du
Clouzeau, du 6 septembre, par
du 30 septembre, etc
10; par Guérin, dui2, , par la Houssaye,
Rapport par Garran-Coulon. Tome IV.
D. Sans, du 26;
par Assolit, du 10 août; par Rousquet,
du 29, par
du 30 par Daudouin, du 275 par le
Chréticn, 2
août, par
Chastelain,
Duboë, 3 Viau jeune et Basile, du
Clouzeau, du 6 septembre, par
du 30 septembre, etc
10; par Guérin, dui2, , par la Houssaye,
Rapport par Garran-Coulon. Tome IV. --- Page 218 ---
210 )
dénoncée dans les Débats comme une concussion
tion, qu'on a
du 24 novembre 1793, qui fu
fut établie par une ordonnance, d'administration genérale. L
publiée, coime tous les arrêtés
les
ordinaires (1).
produit en fut reçu par percepteurs
beaucoup moins sévère que les précé
Une dernière mesure,
effets, soit pir la inanièr
s. XLIX, dentes, produisit de plus mauvais
soit
militaires,
parci
Désarme- dont elle fut exécutée par plu.ieurs agens
de con
ment des ann'ôta pas à ceux qui en étoient Pobjet la faculté
ci ns libres qu'clle
Les blancs de plusieurs communes (2
d. diverses tinuer leurs complots.
Polvere! en donna Texemple, soi
communcs. furent désarmés. On croit que
soit a Léogane (3)3 mais cette mesure n'empèch
a Baynet ,
n'en con
la reddition de cette ville aux Ang'ais: aussi
point
moins
acies de cette espèce, qu
damna - t-il pas
plusieurs
de POuest (4)
Sonthonax ordonna dans diverses commures
dit- il avec raison, ont le grand incon
Ces mesures générales,
le
et l'on n
vénient de confondre l'innocent avec ccupable,
réarmant ceux
avoit désarmes; or
répare pas le mal en
qu'en iépublicain ( Cc sera
ne Ies relève pas à la hanteur du courage
rend
cr.mila soif de la vengeance ne les
pas
> beaucoup,si
dans Paffaire des colonies, tome V, page 182, ct tome VIII
1 Débats
312. Voyez aussi les pièces dela cotc B M, de
page 160 et suiv. 3 251 et
Pinventaire de Polverel et Sonthonax.
Débats dans l'affair
de Sonthonar, du 27 février 1704.
des 2 colonies, Proclamation tomel IX, page 47 et suiv 5 p.215, etc.
de Polverel à Caudelatte et au bareau municipal de la Petite
3 Lettres
Rivière, du 28 aoûr.
auss
dePolverel à Montzigu, du 6 décembre 1793, ctc. Voyez
4lettre
Morcau, du 24 novembre, et à Brunache, > du
leslettres du même à Pierie
2gnovembte. --- Page 219 ---
(211)
> nels, s'ils ne tournent pas contre la
les
République
armes
A qu'ils avoient auparavant consacrées à sa défense. Le désar-
> mement du Port-Républicain n'a-t-il pas été le
élec-
> trique qui a porté le feu de la révolte à
coup
Léogane, au Grand-
> Goave, au Fond-des-Nègres, 3 et qui l'auroit propagée dans
tout l'Ouest et le Sud, sans l'active surveillance des
> mandans des places.
ournent pas contre la
les
République
armes
A qu'ils avoient auparavant consacrées à sa défense. Le désar-
> mement du Port-Républicain n'a-t-il pas été le
élec-
> trique qui a porté le feu de la révolte à
coup
Léogane, au Grand-
> Goave, au Fond-des-Nègres, 3 et qui l'auroit propagée dans
tout l'Ouest et le Sud, sans l'active surveillance des
> mandans des places. Je crois que le désarmement étoit com-
>
nécessaire à Jacmel et aux Cayes de Jacmel; je ne crois
> le fut autant à
pas qu'il
Baynet . e - . Dites -
si
moi, ce
désarmement a absolument annullé la garde nationale de;
> trois paroisses : dans ce cas, dites- moi aussi en
> siste votre force militaire (1)>. quoi con-'
$. L. L'usage que l'on fit le plus souvent des armes
De Jacmel
blancs acheva de les
enlevées aux et de Martial
aigrir. On les leur arrachoit pour les dis- Besse. tribuer aux nègres qui étoient leurs esclaves
quelques mois
auparavant (2). Les hommes de couleur eux - mêmes ne furent
pas toujours exempts de ces désarmemens dans les lieux oi l'on
craignoit qu'ils ne suivissent l'exemple de ceux de Saint -
et de Léogane; et l'on pressent d'avance
Marc
mentation
qu'au milieu de la fergénérale les exécuteurs de cette mesure humiliante
nettoient bien rarement les ménagemens et les égards
y
roient pu la rendre supportable. C'est
qui auce que l'on voit sur-tout
lans la correspondance de Martial Besse, homme de couleur
constamment fidèle à Ia République, bon militaire, mais
>
:aractère extrêmement disposé à
d'un
le
l'arbitraire, et à quelque chose
plas que de la sévérité. Il commandoit dans F'arrondissement
1 Leltre de Polverel à Marcial Besse, des 6 et 17 décembre
nême à Rigaud du7 décembre, Autre du même à
1793. Aurredu
Pinchinat, du 12 décembre,
21 Débats dans l'affaire des colonies 9 tome
45,etc. IX, page 47 et suiv. 5 page
--- Page 220 ---
(212)
méconnu les
les blancs avoient presque toujours
le
oi
lui-mème avoit jugé1
de Jacmel,
(4), et dont Polverel
s depuis
lois de la métropole
(2); les hommes de couleur
disdésarmement nécessaire
, nyéisient que trop
de la liberté générale
et de Léogane
la proclawiation
de ceux de Saint-Marc et les autre
posés à suivre Y'exemple
de contenir les uns
con
Besse ne trouva d'autre moyen dur 3 etle plus propre par
militaire le plus
Ii vécu
que le régime
les trabisons qu'il vouloit prévenit. dan
séquent à appeler
ennemi; il ne parle
comme un partisan en pays
sans cesse re
à Jacmel
d'arrestations et de conspirations de Jacme
ses lettres que
le
naissantes (3). (
dans cette partie, tous
-amcaec
J'ai fini la révolution
les
, et encoi
s est soumis. trente-six dans
prisons nombre q"
désarmés,
main. Le
> blancs
qui sont sous ma
ld
> vingt à prenire,
Les citoyens du 4 (avil,oul
n'est pas considérable.
pays
sans cesse re
à Jacmel
d'arrestations et de conspirations de Jacme
ses lettres que
le
naissantes (3). (
dans cette partie, tous
-amcaec
J'ai fini la révolution
les
, et encoi
s est soumis. trente-six dans
prisons nombre q"
désarmés,
main. Le
> blancs
qui sont sous ma
ld
> vingt à prenire,
Les citoyens du 4 (avil,oul
n'est pas considérable. al la liberté générale
>> reste
) paroissent soumis
de couleur
service. Quelque
> hommes
négligence pour le
Goave
mais de la dernière
Grand
>
pour Leogane (4.-Le les avoir dai
)) uns sont partis fait tout ce qu'ils ont pu pour
un déta
ont
Delille avec
> Léogane exécrable coalition (5)-Tenroel
au Port-Rép
9> leur
hommes pour conduire
cau
dé quatorze
fait arrêter pour
D chement
que j'ai
> blicain
vingehrefscdlirate
XXXVI ctI
III du chap. III, sS. VII,VIII,
ci-dessus au tome
2 décembré 2 e]
1 Voyez
des 23 novembre,
ses lettres à Sonthonax,
2 Voyez
aussi lejugem
2793. Pinchinat 1 du 26 octobre etc. Voyez
3 Lettres de Polverelà du 31 janvier 1794Adresse
rendu à la cour martiale,
, du 5 décembre 1793. Lettre de Martial Besse à Sonthonax,
4 Besse à la commision des colonics. Martial du même au même 2 du 23 novembre. 5 Autre --- Page 221 ---
(2 213 )
9 d'incivisme, et de la trame combinée
A devez l'avoir va
à Jacmel, comme vous
a Rien de
à
) et les Cayes de
nouveau Jacmel, Baynet
Jacmel, à l'exception de
> biancs et de couleur à
beaucoup d'émigrés
Léogane - Il
> un don
faudroit demander
patriotique aux paroisses de mon
> acheter des fusils aux bâtimens
arrondissement pour
tous les prisonniers
neutres. Pour m'en procurer,
que j'ai dans les fers
) ont des moyens de
à Jacmel, et qui
>> 25
payer, je leurfais rançonner, aux uns
portngaises, aux autres, 50, 60,
>8 possible. De là je les fais
80 et 100, s'il est
> suite pour la Nouvelle conduire à bord pour partir de
> établi chez moi
Angleterre sans passe-port. J'ai
une caisse dans
) versés,
laquelle les fonds sont
jusqu'à ce qne vous en
> y a déja une somme de
ayez autrement ordonné. Il
> mentera
31,191 liv. ; et j'espère qu'elle
(2). -Je distribue les
s'aug-
) personnes se présentent,
passe-ports à mesure que les
>> pon blanc. Du
comme le maire de Jacmel pom--
reste, tout va mieux dans
> à l'essception des citoyens du
mon arrondissement,
s5
4, qui sont de la
gence pour le service ; ils sont
dernière négli-
>> Ma
toujours cachés dans les
ressource est sur les nouveaux libres
bois:
de nouveau conspiré contre moi. (3) >. l On a
> str, n'rst
( Un Belliot, qui, à
pas un
coup
93 du 4, s'étoit mis à Catilina,de la tête
concert avec quelques hommes
d'une
) ainsi que la légion, etle
conspiration pour m'égorger,
peu de
)) dans les différentes
républicains qui se trouvent
couleurs
> reuse cité
existantes dans cette
. 0 . Je vois avec la plus grande
malheupeine qu'il faut
I Autre du mêmc au même , du 8 décembre
2 Aurre du même au même, du
1793.
coup
93 du 4, s'étoit mis à Catilina,de la tête
concert avec quelques hommes
d'une
) ainsi que la légion, etle
conspiration pour m'égorger,
peu de
)) dans les différentes
républicains qui se trouvent
couleurs
> reuse cité
existantes dans cette
. 0 . Je vois avec la plus grande
malheupeine qu'il faut
I Autre du mêmc au même , du 8 décembre
2 Aurre du même au même, du
1793. 3. 24 décembre 1793. Autre du même au même du
> 3 janvier 1794. --- Page 222 ---
(214)
martiales. Le temps de la clécorrections
* encore quelques
donné des ordres pous
5) mence est passé . . . - J'ai déja
des diverses ha-
> faire descendre un grand nombre d'Africains
les travauv. Je les armerai
> bitations des montagnes pour
dans les environs de
> comme je pourrai, et les ferai camper
ceux
main-basse, s'il le faut, sur tous
> Jacmel, et ferai
A Tout est tranquille ici J
chanceller (1) >. b> qui oseront
avoir fait arrêter deux espions
grace a mes mesures. ( Après
si tout
de suite, j'ai dit publiquement que
> queje fis expédier
( avec Léogane ) ne
et toute correspondance
> attroupement
leur jurois, sur ma foi de
cessoient dès l'instant , que je
dans la ville, et de
de marcher avec la légion
> républicain,
à defaur de 8 . e . . > à tous
> faire zne barbe nationale,
fût
ennemis de la liberté. Craignant que ma menace
> les
s'en est saisi, et 012 eit dit qu'ils
> effectuée , un tremblement
tous la fèvre quarte (2). >
> trembloient
de Sonthonax a Martial Besse,
On voit, dans plusieurs. lettres
fortement plusieurs des actes de ce commanqu'il improuva
et la
ses
de arrestations
légèreté
dant, et sur-tout la multiplicité
mais dans la tourmente
avec laquelle il se les permettoit (3);
civils n'étoient
la colonie > les commissaires
affreuse qu'éprouvoit
mesure, ni
maitres ni de choisit les hommes pour chaque
les
ils l'auroient desiré. Cela étoit vrai 7
de les diriger comme
couleur
étoient restés
ccux des hommes de
qui
sur-tout pour
même, du 8 janvier. Voyez aussi le jugementrends
1 Autre du même au
à la cour martiale, le 26 janvier 1794. 2 Lettre du même au même du 18 janvier. Lettre à
à Martial Besse, des 3 et 8 mai 1794. 3 Lettres de Sonthonax
Martial Besse à Sonthonax, du 3 janvier. --- Page 223 ---
(215),
idèles à la République. Ils sentoient le besoin que les come
missaires civils avoient d'eux, et ils étoient devenus extrêmement exigeans. Quoiqu'ils remplissent presque toutes les fonckions civiles et mililaires dans P'Ouest et le Sud, ils ne cessoient
Hese plaindre dès qu'on y appelloit des blancs ou des noirs (1);
t on ne pouvoit user de trop de ménagemens avec eux. Tout
Indique, au surplus > que Martial Besse étoit de bonne foi, et
tincèrement attaché à la République ; qu'il revenoit même de
pon coeur sur les premières impressions qu'il avoit re çues.
. Quoiqu'ils remplissent presque toutes les fonckions civiles et mililaires dans P'Ouest et le Sud, ils ne cessoient
Hese plaindre dès qu'on y appelloit des blancs ou des noirs (1);
t on ne pouvoit user de trop de ménagemens avec eux. Tout
Indique, au surplus > que Martial Besse étoit de bonne foi, et
tincèrement attaché à la République ; qu'il revenoit même de
pon coeur sur les premières impressions qu'il avoit re çues. Il
Avoit d'abord mis le sénéchal de Jacmel, Pétiniaud, au nombre
les blancs dont il falloit se méfier; il avoua ensuite qu'ils s'étoit
mnépris dans ce jugement, et il reconnut que c'étoit un ami
le la constitution républicaine > quoigu'un républicain 12012
xalé(2). Le Port-au-Prince otl Sonthonax résidoit depuis sa retraite
9. LI. c Saint-N Marc, étoit l'une des communcs ou le désarmement Blocus du
es blancs avoit eu lieu. Onne devoit pas s'attendre à y trouver Port - Répun bon esprit public. Malgré éles formes révolutionnaires du parti devant blicain s Porte ciui y avoit le plus habituellement dominé, il n'y avoit pas de au-Prince. eu Oil les préjugés coloniaux eussent régné avec plus de vioEnce : en soumettant cette ville, lors de la cznonnade > les comhissaires civils n'en avoient pas changé l'esprit. Polverel avoit
hit ce qu'il avoit pu pour y ranimer quelques étincelles de
alriotisme dans le court séjour qu'ily avoit fait en retournant
1 Voyez les lettres de Polverel à Pierre Moreau, du 24 novembie 1793,
Nic. de l'Esrang > du 28 novembre, et à Brunache, du 29 novembre. 2 Lettres de Martial Besse à Sonthonax 7 des 23 novembre 1793, ct 30
nvier 1794. Autres du même au même, sans datc. Adresse dc Martial
:sse à la commission des colonies, du 9 vendémiaire an 3. --- Page 224 ---
(216)
la mort de De'pech. Il avoit engagé 1
dans le Sud , après
lor
le changement de sa dénomination
commune à demander
y célé
de la fondation de la République 7 qu'il
de Y'anniversaire
il lui donna le nom d
bra avec beaucoup de solemnité ;
le
rappeler sans cesse aux habitans
Port-Républicain 2 pour
Mais là, comm
la révolution leur imposoit (1). ob'igations que
l'aff anchissement génér:
dans tout le reste de la province >
les colons. LesAn
avoit causéle plus grand abattement parmi
entr
des villes de Saint-Marc et de Léogane ,
glais, maîtres
est situé, et les traîtres de leu
lesquelles le Port-Républicain
mauvaises dispositions et d
parti pe cessoient d'entretenir ces
Quelques bâtimer
les augmenter même par leurs émissaires. bloquer la ville dès le cosmen
anglais se présentèrent pour renfermoit alors une quaraniaine d
cement de 1794. Son port
avec 1
richement chargés, qui n'avoient pu partir
navires
convoi du Cap. le Port- Républicain, quoique bien appro
Malheureusement
considérables, et il e
visionné (2) , n'avoit que des forces peu
d'une aussi grand
auroit fallu beaucoup pour garder une place affaire n'étoiet
étendue (3). Les ennemis auxquels elle avoit habileté dans 1
réanmoins guères redoutables que par leur
avoieat livt
les séductions perfides qui leur
trahisons 2 et par
Le com
tout le territoire qu'ils occupoient à Saint-Domingne.
heureusement
considérables, et il e
visionné (2) , n'avoit que des forces peu
d'une aussi grand
auroit fallu beaucoup pour garder une place affaire n'étoiet
étendue (3). Les ennemis auxquels elle avoit habileté dans 1
réanmoins guères redoutables que par leur
avoieat livt
les séductions perfides qui leur
trahisons 2 et par
Le com
tout le territoire qu'ils occupoient à Saint-Domingne. mouillée devar
commandoit P'escadre
modore John Ford, qui
C
du Port-au-Prince, du 23 sef
1 Lettre de Polverel à la municipalité
tembre. d'artilleric au Port-au-Priace, P:
2 Erats général des effets et munitions
Dubocage, du 20 avril 17,3, etc. 311 tome IX
3 Débats dans Paffaire des colonies 7 tome VI,' P. 5
p. 21. --- Page 225 ---
(217) )
le Port - Républicain, tenta cette dernière voie.
ville ( les némes termes
II ofrit à la
accordés 1ux habizans
)) Marc, les navires dans le
de Saint-
) voient être
port exceptés , lesquels ne pouraisonnablement compris dans la
> puisqu'on l'avoit porté à employer la force capitulation,
> prière , qui avoit été sans cffet. Il
3 au lieu de la
> foi, de recommander
promettoit aussi, de bonne
cIL ministre de Za
tels autres privilèges et immunités
Grande-Bretagne,
> qui pouvoient Etre
aux hommes de couleur,
jugés convenables et
> l'exigence des cas 3 àl la conclusion de la expédiens, suivant
> viction entière que toute
guerre > avec conconcessien raisonnable
>> fate à cette
leur seroit
période >. Le capitaine Rowley étoit
proposer ces conditions à
chargé de
proche de
Sonthonax, et de lui annoncer
plus grandes forces venant de la
l'apla reddition aux armes
Barbade, 2 ainsi que
britaniques de
tans en France (1).
quelques postes imporSonthonax ne négligea rien pour faire
mens qui l'ani.moient à tonte la
partager les senticain. Il confia la
population du Port - Républi- $. LII,
défense du fort lTiet,
est la
Eloignement
aux équipages de ces bâtimens du
qui
clefdu port, momnentané
doit
commerce dont on
l'abandon ; il leur rappela dans
deman- desAnglais.
patrie avoit droit d'attendre de
une Proclamation ce que la
guales
leur dévouement (2);i il communide
propositiens du commodore anglais à tous les
la force armée et à la
commandans
municipalité; il répondit en leur nom et
1 Letter from J. Ford to Sonthonax, dated
certifiée par B. Rowley,de laditelettre.
2 january 17943 traduction
ct suivantes.
Débats susd. , tome VI, Pag, 164
2 Aux officiers de l'érar - major,
marine marchande : du 2 janvier officiers, marinicrs ct matelots de la
1794. Débats susd., tome VI,p-3 330.
armée et à la
commandans
municipalité; il répondit en leur nom et
1 Letter from J. Ford to Sonthonax, dated
certifiée par B. Rowley,de laditelettre.
2 january 17943 traduction
ct suivantes.
Débats susd. , tome VI, Pag, 164
2 Aux officiers de l'érar - major,
marine marchande : du 2 janvier officiers, marinicrs ct matelots de la
1794. Débats susd., tome VI,p-3 330. --- Page 226 ---
(218)
il tàcha de les meitre dans Pkeupar T'éncrgic de sa réponse, conformer leur conduite. ( J'ai
reuse impossibilité de ne pas y
de la force armée et
dit-il, aux commandans
> communiqué,
du Port -Républicain la dépèche
du peuple
> aux représentans
m'ont été transmis hier de
de capitilation qui
> et le projet
tous ont rejeté unanile capitaine Rcwley 5
> votre pa:t par
ils veulent vivre et mourir
A mement vos propositions 5
de leur serment. Les
ils ne s'écarteront pas
> Frangeis ;
nt attachés aux principes de
5 citoyens blancs sont invariablem
dans l'article 1V des
Convention nationale; ils ont vu,
> la
britannique, un mépris formel
> propositions du gouvernement
jamais que leurs
5 de la loi du 4 avril 1793 3 ils ne souffriront
et dans
une seconde fois dans l'ignominie
> frères scient plong:s
devenu intolérable chez un pevple
3> la barbirie d'un préjugé
couleurs sont réunis
éclairé. Les anciens libres de toutes
>
Li Ziberté générale ; les Africains,
> de caeur et d'esprit pour
les propriétés de leurs
$> de leur côté, ont juré de d.fendre
à la communican. Enfin Sonthonat, pour répondre
> patrons
lui avoit faite le commodore
tion des pritendues nouvelles que
étoit
celle de la reprise de Toaion, qu'il
anglais, lui annonça
n'ade savoir à Saint : Dominguc 1 puisqu'elle
alors impossible
jours, mais que le dérouement
voit ett lieu que depuis quelques
infaillible (1
des armées françsises Jui faisoit présumer
Sonde cette lettre étoit le inême Adelon que
Le porteur
après sa reddition ; il venoit
thonax avoit envoyé au Mole peu
charde la marine marchande,
de lui confier le commundement Adelon fit les préparatifs de
géc de la défense du fort Plet;
débats susdits tome VIII 2 pag. 328
1 Réponse de Sonthonax à J. Ford;
ct 32).
infaillible (1
des armées françsises Jui faisoit présumer
Sonde cette lettre étoit le inême Adelon que
Le porteur
après sa reddition ; il venoit
thonax avoit envoyé au Mole peu
charde la marine marchande,
de lui confier le commundement Adelon fit les préparatifs de
géc de la défense du fort Plet;
débats susdits tome VIII 2 pag. 328
1 Réponse de Sonthonax à J. Ford;
ct 32). --- Page 227 ---
(219) )
défense les mieux entendus. Les Anglais virent bienque la trahison n'étoit pas encore mire dans cette partic de la colonie.
Ford s'éloigna du port, en se contentant de croiser devant la
rade pour être à portée de profiter des occasions qui pourroient
se présenter (1).
Cependant on faisoit circuler dans toute la colonic les écrits S. LIII,
les plus incendiaires contre la République et les commissaires
Procédés
civils. Une proclamation de John Gervis et Charles Gray, Pun descommanamiral, l'autre vice-amiral du roi Georges, qu'on avoit in:érée dans anglais
dans les papiers publics de la Grenade, osoit qualifier l'assem- ctdeSontho- nax.
blée des représentans du pcuple français de Conrention prétenduc nationale. Ceux qui proféroient des outrages si insultans
pour la seuveraineté des peuples descendoient néanmoins de
ces mêmes Anglais qui , pour défendre quelques privitèges
des communes, avoient tant dé fois bouleversé lcur
leur
religion 3
gouvernement et leurs lois; encore aujourd'hui leurs successeurs maintiennent sous le joug le plus tyrannique les
personnes et les biens du peuple irlandois, et d'un grand nombre
d'Anglais eux - mêmes, parce qu'ils restent altachds à la religion
primitive de Ia Grande - Bretagne. On ne peut se défendre de
la plus grande indignation, en voyant, dans cette proclamation,
queles agens d'un gouvernement si machiavélique, après avoir
reproché à la Convention nationale d'avoir détruit la
lc
religion,
gouvernement et les lois du royaume de France, l'accusent
encore ( d'avoir ajouté d tant de forfaits la déclaration d'une
> intention d'entrainer dans les mêmes calamités les autrcs
na1 Lettre de Sonthonax à Laveaux > du 12 janvier 1794. Autres de Polverelà
Sonthonax, des 22 décembre 1793 et 22 janvicr 1794. Débats susdits, tome
Vur, P. 330.
religion,
gouvernement et les lois du royaume de France, l'accusent
encore ( d'avoir ajouté d tant de forfaits la déclaration d'une
> intention d'entrainer dans les mêmes calamités les autrcs
na1 Lettre de Sonthonax à Laveaux > du 12 janvier 1794. Autres de Polverelà
Sonthonax, des 22 décembre 1793 et 22 janvicr 1794. Débats susdits, tome
Vur, P. 330. --- Page 228 ---
220 )
leurs constitutions respectives et les prin-
* tions, de renverser de tout état civilisé 3 et pour parvenir à
>> cipes fondamentaux
servir des manceuvres des incen-
> ce but, non contente de se
à des hostilité
et émissaires secrets, de s'être portée
>> diaires
con
et à une déclaration de guerre, nonprovoguée,
2> ouvertes
enfin d'avoir conçu
> tre sa majesté britannique, celui de détruire entièremen
>> entre autres projets atroces,
dans les Indes - Occidentales , proje
> les colonies françaises
endroits, avec toutes le
avoient exécuté dans quelques
> qu'ils
horribles et par les moyens les plu.
5 circonstances les p'us
et d'avoir en même - temp
> criminels et les plus détestables,
les
de
des intentions semblables contre
possessions
D manifesté
dans cette pariie du Monde (1)>.
> sa majesté
commandant :
Dans le même temps, un capitaine Smith 3
lel
vomissoit dans une autre prociamation les injures
Léogane,
civils (2), et Ford,qu
plus grossières contre les commissaires
d
devant le Port- au -Prince, osoit se plaindre
étoit revenu
avoit insérées dans soi
guelques représailles qu'un journaliste
la
Peut-être Sonthonax ne soutint - il pas assez dignit
journal.
la profonde indignation
de son caractère, en ne témoignant pas
comme 1
si odicux devoient inspirer 5 mais,
que des procédés
ne pas encore se pcr
plupart des républicains, il ne pouvoit
fussent devenus étrangers à tous les prin
suader que des Anglais
de faire sentir au commodor
cipes de la liberté. Il se contenta
de
de ses plaintes 5 il n'eut pas peine
toute Finconséquence
des généraux anglais s du 1 janvier 1794- Weckl
1 Pruclamation
et suivantes.
Débats susd. s tome VIII, p.274
courant, 20 february 1794du 1 février 1794- Débat
de Guillaume-Patrice Smith s
2 Proclamation
dans l'affaire des colonies, tome IX, P. 94 etg5.
cipes de la liberté. Il se contenta
de
de ses plaintes 5 il n'eut pas peine
toute Finconséquence
des généraux anglais s du 1 janvier 1794- Weckl
1 Pruclamation
et suivantes.
Débats susd. s tome VIII, p.274
courant, 20 february 1794du 1 février 1794- Débat
de Guillaume-Patrice Smith s
2 Proclamation
dans l'affaire des colonies, tome IX, P. 94 etg5. --- Page 229 ---
221 )
établir la différence qui existe entre les actes des autorités
constituées et la publication des opinions individuelles. Ford venoit
d'arrêter quelques femmes à qui Sonthonax n'avoit
pas cru devoir refuser d'alier joindre leurs familles à Léogane ct à PArcahaye. Le commissaire civil, pour lui donner une leçon de générosité, lui renvoya 9 sous Ja simple parole de ne pas servir
contre la France, quinze prisonniers
anglais qui ne pouvoient
pas être échangés > parce que. la cour de Londres méconnoissoit les anciens traités faits sur cet objet avec la France. John
Ford, un peu confus de devoir des leçons d'humanité aux
missaires de cette
comRépublique que son gouvernement outrageoit si grossièrement, loua cet acte céleste de délivrance,
qu'il déclara n'attribuer d aucun motif
terrestre, et
à
son tour les femmes qu'il avoit arrêtées. Il ne
renvoya
se dispenser de blâmer aussi Ia conduite du put pas même
capitaine Smith,
qui avoit, disoit-il, manqué aux égards qu'on se doit
dans la guerre (1).
toujours
Les Anglais furent obligés de s'éloigner une seconde
les dispositions
fois, par S. LIV.
imposantes que fit faire Sonthonax. II
de
cette occasion
profita
Mesures sé.
pour exciter, s'il étoit possible, le dévoucment vères
des habitans 3 en louant dans une proclamation leur bonne par Sontho- prises
volonté pour repousser l'ennemi (2); mais on verra bientôt nax.
combien il étoit éloigné 1 ainsi qu'il le dit dans les Débats (3),dy avoir confiance. Il avoit désarmé la
garde natio1 Letter from J. Ford to Sonthonax 6
lad. lettre, Lettres de
7 march 1794. Traduction de
2 Proclamation Sonthonaxà J. Ford, des 6,7,10et 11 mars.
des colonies,
de Sonthonax 2 du 27 février 1794. Débats dans l'affaire
tome IX, pag. 45. Voyez aussi la déclaration faite
par Guian, le 28 messidor an 20
à Brest,
3 Tome IX, P. 47 et suiv.; tome VIII, P. 31x ct suiv.
ax 6
lad. lettre, Lettres de
7 march 1794. Traduction de
2 Proclamation Sonthonaxà J. Ford, des 6,7,10et 11 mars.
des colonies,
de Sonthonax 2 du 27 février 1794. Débats dans l'affaire
tome IX, pag. 45. Voyez aussi la déclaration faite
par Guian, le 28 messidor an 20
à Brest,
3 Tome IX, P. 47 et suiv.; tome VIII, P. 31x ct suiv. --- Page 230 ---
222 )
temps auparavant: ; et il est
nale du Port - Républicain quelque
pour la
Polverel, malgré son éloignement
à remarquer que
avoit pourtant fini par
mesure du désarmement en général (1),
Sonthonax
celui-ci (2) )- Dans le même - temps
approuver
de faire des réglemens extrèmement sévères
avoit été obligé
défendoit à tous les individus non
pour la police du port. Iy
un permis de lui,
employés sur les bàtimens d'aller en radesans
et
d'être considérés comme suspects d'émigration 2
sous peine
pour cette fois seuleemprisonnés comme tels, à T'exception,
des
des vieillards au - dessus de cinquante - cinq ans,
ment,
senfans de
ans. II ordonneit pareillement
femmes, et des
quatorze
saus être attachés à la
de traiter comme émigrés tous ceux qui,
leurs effets et
iroient coucher en rade, y tiendroient
marine 2
de les livrer à la cour martiale pour être pourmarchandises, et
public. Il prononçoit une
suivis à la requête de l'accusateur
des bâtimens franamende de 6000 livres contre les capitaines
individus; il
recevroient à leur bord ces
çais ou étrangers qui
dénoncés à la cour martiale
statuoit de plus qu'ils seroient
encore la confisfauteurs d'émigration ; il prescrivoit
comme
les effets et marchandises qui y seroient ainsi
cation de tous
Enfin, le danger devenu plus
embarqués sans permission (3).
armés et non enrôlés de
grand, il ordonna à tous les citoyens
la
des volontaires nationaux, et prononça
se joirdre aux corps
seroient trouvés sans passe-port
peine de mort contre ceux qui
tous ceux qui seroient
hors ides murs de la ville, contre
1 Voyez ci-dessus le S.XLIX, P. 210.
Débats susdits
de Polvercl à Pinchinat, du e
17912 Lettre
tome IX, P. 97.
décembre 1793. Débats susdits,
3 Proclamation de Sonthonax, du 27
some 1X, P. 104 et suiv,
corps
seroient trouvés sans passe-port
peine de mort contre ceux qui
tous ceux qui seroient
hors ides murs de la ville, contre
1 Voyez ci-dessus le S.XLIX, P. 210.
Débats susdits
de Polvercl à Pinchinat, du e
17912 Lettre
tome IX, P. 97.
décembre 1793. Débats susdits,
3 Proclamation de Sonthonax, du 27
some 1X, P. 104 et suiv, --- Page 231 ---
(223 )
trouvés à piller ou à incandier, et contre tout soldat
vaincu d'avoir venda ses arines (1). Ces ordres,
concenx de certe espère, paroissent n'avoir
cmme tous
reçu aucune exécution
dans leurs parties les plus rigoureuses (2).
L'éloignement temporaire des Ang'ais n'empêcha
S. LV.
ne donnât suite à leur plan de
pas qu'on Tentatives
corrupti n et de trahison. Un
Emigré nommé la Rue adressa, au ccmmandant de la
de corruppro:ince, tion les
Montbrun, une lettre oi en lui rappelant
Anglais. par
quelques relations
Ru'ils aroient cues ci -devant l'un avec l'autre il
prausoup le boaheur dont
>
exaltoit
jouissoient les parties de lile occupécs par les Anglais,et la générosité de cette nation. La lettre
toit calculée de manière à exciter les soupçons de Montbrun
ontre Sonchonax, et ceux de Sonihonax CO ntre
iele tomboit dins les mains de ce
Mon:brun,
dernier. K Le
est-il dit, pourra vous devoir lui-même
delégué,y
son salut. En traitànt, vous fixerez son sort. Il desire se
il
dir; la France l'a
retirer, me l'a
proscrit. Vous ne vous affranchirez
vous même d'un pareil coup. Votre fortune seroit
pas
de
un tiire
proscription :
o Parlez avec confiance
adressé d un autre : mais j'ai détourné de la jons'est dljut
tissant votre discrétion,
vo e en garanvotre habileté à
et
talens à exécuter :
. Si j'ai bien
minager,
vOs
interprété vos
ses, je vais au-devant de vous;
-
promesefectuex les - a
vous rappellerez aisément
Vous
l'auteur, >
la tiste des
comparez l'écriture à
quarante - neuf passagers dont la maman fait
1 Proclamation de Sonthonax > du 1 mars 1794. Débats
8- 151 et 152.
susdits, > tome VI,
2 Lettres de Montbrun à Sonthonax, des
:ttres de Sonthonax à Montbrun, du
29 mars, I ct 2 avril 1794.
2 avril,
efectuex les - a
vous rappellerez aisément
Vous
l'auteur, >
la tiste des
comparez l'écriture à
quarante - neuf passagers dont la maman fait
1 Proclamation de Sonthonax > du 1 mars 1794. Débats
8- 151 et 152.
susdits, > tome VI,
2 Lettres de Montbrun à Sonthonax, des
:ttres de Sonthonax à Montbrun, du
29 mars, I ct 2 avril 1794.
2 avril, --- Page 232 ---
(224) )
de justice à messieurs de Ju-
> partie . e e o Rendez assez
être bien convaincu qu'il
et la Buissonnière > pour
D mecourt
ressentimens personnels (). >>
D ont sacrifié leurs
du général WhiteA cette lettre étoit jointe un sauf-conduit à Saint - Domin
locke, commandant pour le roi d'Angleterre
disoit-on
d'une prétendue lettre qu'il avoit,
gue, et la copie
Williamson, pour lu
de la Jamaique,
écrite au gouverneur
ne pourroit jamai
déclarer que la colonie de Saint-Domingue obtenoient pas l'éta
prospérer, si Ics hommes de couleur n'y
de cett
demandoient 5 qu'ils étoient dignes
politique qu'ils
jamais compter sur eux sar
favenr, et qu'on ne pourroit
cela (2).
suffisamment de
si bassement insidieux étoient
Ces moyens
oi sont tenus les hommes de couler
S. LVI. mentis par l'état d'abjection
de Jérémie et C
Proclama- dans les colonies anglaises, par la capitulation contenoit la pre
tion ducom- Mole (3),et par les insolentés menaces que
mandant de
Whitelocke (4). Le commandant de Léogane
clamation de
co!
Léogane 2
bicn senti le mauvais effet des menaces que
Smith.
Smith, avoit
contre les hommes de couleur , et (
tenoit cette proclamation
tenoient avec eux. Da
la conduite oppressive que les Anglais
si
Pd
oi il outrageoit indignement
cette même proclamation
commissaires,
Sonthonax, en les traitant d'infames
verel et
dans les trois pièces cercifiées par Montbru
Lettredu 28 mars 1794,
de Vinventaire de Polverel et Sc
sont le no. 19 de la cote B 2,
qui
thonax.
certifiéc pat Montbrun 2 sous la mê
2 Voyez la copie de ces pièces
vote,
l'article IV ci-dessus, S. XI.
3 Voyez-en
4 Voyez ci-dessus le S. XXVI.
s'ét
thonax, en les traitant d'infames
verel et
dans les trois pièces cercifiées par Montbru
Lettredu 28 mars 1794,
de Vinventaire de Polverel et Sc
sont le no. 19 de la cote B 2,
qui
thonax.
certifiéc pat Montbrun 2 sous la mê
2 Voyez la copie de ces pièces
vote,
l'article IV ci-dessus, S. XI.
3 Voyez-en
4 Voyez ci-dessus le S. XXVI.
s'ét --- Page 233 ---
(225)
étoit efforcé de rassurer Ics hommes de couleur
positions du gosvernement
sur les disanglais. Après avoir
prétendue calomnio , qui lui attribuoit,
repoussé une
beaucoup
discit-il, d'avoir reçu
d'argent pour se préter à un massacre
;ette classe d'hommes, il professoit des
général de
hropie, dont les contradictiens même
sentimens de philandans
e démentoient que trop la sincérité.
lesquelles il tomboit
de Ia manière la plus
( Je déclare, y disoit-il,
jesté
solemnelle, que les troupes de sa
britannique ne sont venues dans cctte
maA rétablir l'ordre, la
colonie que pour
tranquillité ct la streté
A c'est le seul motif qui les ait
individuelle; ; que
> les anime; etje
déterminées, , et lc seul
peux assurer les citoyens de toutes les
qui
sans distinction, sur la foi et l'honneur du roi de la classes,
Bretagne et de ses troupes,
Grandetenu dans tous ses droits
que chaque individa scra mainétat d'oppression
et priviléges; 3 et qu'au lieu de cet
dans lequel ils gémissoient , il laur
prodigué tous les
sera
les mettre à même encouragemens de
et moyens nécessaires pour
Mais
jouir du plus grand bonheur
, pour arriver à
possible,
il faut considérer
Taccomplissement d'un semblable
ce qu'il doit en coiter
projet,
une nation telle que la France
pour rappeler à l'ordro
plus
$ déchiréc par les factions
forcénées, et jetée dans les convulsions
les
au-delà du systême de
d'une révolution
années. Pour démontrer gouvernement établi depuis si longues
suffit seulement
fa vérité de ce que
il
de faire attention aux
Favance,
ont agité la
différentes cabales
France, et les assassinats sans
qui
été succestivement commis,
nombre qui ont
mais l'ameur
, et on verra facilement
du bien public n'a écé le
que jamais l'esprit
moteur des fiacrieux,
d'umbition, de haine et de
a dirigé toutes leurs
vengeance, qui seul
liers de Français, actions, 2 jusqu'an moment oi des milRapr. de
ouvrant cnfn les yeux et reconnoissant
Garran-Coulon, Tome IV,
P
France, et les assassinats sans
qui
été succestivement commis,
nombre qui ont
mais l'ameur
, et on verra facilement
du bien public n'a écé le
que jamais l'esprit
moteur des fiacrieux,
d'umbition, de haine et de
a dirigé toutes leurs
vengeance, qui seul
liers de Français, actions, 2 jusqu'an moment oi des milRapr. de
ouvrant cnfn les yeux et reconnoissant
Garran-Coulon, Tome IV,
P --- Page 234 ---
(226) )
dans
on les avoit plongés 2 ont manifes
> Terreur
laquelle
sous le pavilion C
unanime de se ranger
>> un consentement
comme le seul moyen de recouvre
> sa majesté britannique, ,inconnues depuis plusieurs années:dan
's> la paix et la prospérité,
comme nol
malheureuse patrie. C'est pourquoi,
> une trop
éte T'opinic
que chacun, qeels qu'zient
> devons présumer l'ont dirigé dans ia révolution 3 a C1
> et les préjugés qui
doivent anjourd'hui ne plus
> fuire pour le mieux, tous
oubli. Une seul
et les jeter dans le plus profond
> songer,
animer tous dans cet instant, et de nott
>> cause doit nous
aussi belle doivent naître bientt
> union dans une circonstance
et notre bonheur (1). >>
> notre tranquillité
divisions , qui s'étoient manifestées parmi 1e
S. LVII.
De nouvelles
augmentérent beaucoup le
Divisions hommes libres du Port-Répablicain, tentatives de corruption faite
entre Mont- dangers qui pouvoient résulter des
brun et Desdes
de leur fotte. Le commandat
fourneaux. par les Anglais, ou
attaguca la résidence étoit fizée au Por!
de POuest, Montbrun, dont
étoit ven
étoit ce même homme de couleur, qui
au-Prince,
dans la colonic, et qu'on avoit accusé d'avo
avec Desparbès
Ics mettre du parti de Cambele
travaillé ceux du Cap, pour
dans les troubles d
de l'ancien régime,
et des autres agens
civils lui rendiret
mois d'ostobre 1792 (2). Les commissaires dans le Sud, d'd
depuis leur confance, et ils l'employèrent
biento
de la province, Harty, le renvoya
le commandant
(3). C'étoit Pun des plus riche
pour cause d'insubordination
Guill.-Patrice Smics, du 1 février 1794- Débats dai
1 Proclamation de
l'affeire des colonies, toms IX., pag. g5.
ci-dessus zu tome III, le S. XXIX du chapitre II, P.194.
2 Voyez
3 Lettres de Polvercl à Harty, des
et ils l'employèrent
biento
de la province, Harty, le renvoya
le commandant
(3). C'étoit Pun des plus riche
pour cause d'insubordination
Guill.-Patrice Smics, du 1 février 1794- Débats dai
1 Proclamation de
l'affeire des colonies, toms IX., pag. g5.
ci-dessus zu tome III, le S. XXIX du chapitre II, P.194.
2 Voyez
3 Lettres de Polvercl à Harty, des --- Page 235 ---
( 227 )
plantcurs de la colonie; il avoit beaucoup de
de l'éducation ct de P'ambition.
moyens naturels 3
son, qu'ilne failoit rien
Polverel, qui croyoit avec rai.
à la
negliger pour aitacher les
révolution, fit renirer
propriétuires
T'appela
Montbran en grace auprès
sucessivement au commandement de la ville d'Harty, du
Républicain, à la présidence de la Cour martiale
Portde commandant de la
et au grade
province de l'Ouest
connoisse de lui aucune action
(1), quoiqu'on ne
avancement.
d'éclat, qui justifie un si rapide
Ces diverses promotions avoient
Sonthonax.an
eu lieu avant le retour de
il déféra le Port-Républieain. Des que c:lui-ci y fut arrivé,
commandement particulier de la ville a
neaux, lieutenant - colonel du bataillon du
DesfourCet officier avoit
Pas - de - Calais.
témcigné dans tous les
Attachement à la
temps un grand
métropole ct beaucoup de
principes de liberté professés
dévonement aux
s'étoit battu
par les commissaires civils (2).
avec courage dans
1 avoit été repoussé
plusieurs occasions ; mais
par les Espagnols, à
Miguelde la Atalahya.
P'aitaque de SanPolverel, qui n'étoit pas toujours
Pemportement, l'avoit d'abord fait mettre
exempt
liscours que Desfourneaux lni àvoit
cn prison pour un
attribué et
Polvercl, avoit ei partie déterminé la
qui, suivant
ommandant de FArcahaye(3).
trakison de Lapointe 3
Depuis, Ce conmissaire civilavoit
I Voyez divers:s lettres de Polverel à
igaud, du 11 juin 1794.
Montbrun, et celle du même à
2 Lettre des commissaires civils à
utre de Soathonax à Leblanc, du 8 Desfourneaux, du 17 octobre 1792.
la municipalité du
février 17)3. Autre de
Fort - Dauphin, du 6 février.
Desfourneaux
Pomingue, du 12 février. Proclamation de
Moniteur de Saintw17juin. Voyez ci-dessus lc S. XXXIII du Desfourneaux à Scs concitoyens,
3 Lettre de Polyerel à
chapitre V.
Dasfeurnzaux, du,
P 2
Soathonax à Leblanc, du 8 Desfourneaux, du 17 octobre 1792.
la municipalité du
février 17)3. Autre de
Fort - Dauphin, du 6 février.
Desfourneaux
Pomingue, du 12 février. Proclamation de
Moniteur de Saintw17juin. Voyez ci-dessus lc S. XXXIII du Desfourneaux à Scs concitoyens,
3 Lettre de Polyerel à
chapitre V.
Dasfeurnzaux, du,
P 2 --- Page 236 ---
(228) )
a la cour martiale pour des abt
fait traduire Desfourneaux qu'on lui imputoit. Desfourneat
d'astorité ct des malversations diton, un grand ressentime)
fut acquitté. Mais il conserva,
il attribuoit sc
y
aux instigations duquel
contre Montbrun >
il prétendoit avoir eu beaucou
arrestation 3 et conire qui
de la cour martiale. D
de plsintes a former, comme président entre ces deux hommes (:
vives dirsentions éclatèrent bientôt dans leur principe, ni peu
Sonthonex ne sut pas les réprimer la balance de limpartiali
être même tenir assez exactement les trshisons multiplices 9
entre ces deux rivàux. Depuis de rOuest, ses préventio
avoient eu lieu dans la province s'étoient beaucoup affoiblies; s
les hommes de couleur
lesien, ne pouvoit P
affection, pour
qui, dans un caractère comme
politique
d'avoir de TinSuence Sur ses déterminations il est probat
manquerd principalament du cô:é des nègres;
sa cO
se portoit
il auroit donné plutôt
même que dans ces dernierstimps, ceux de couleur. Il ft mettre
fance aux colons blancs qu'a
Polverel avoit fait arrêt
liberté ce même Guyambois que tendoit à soumettre la col
comme chef de la conspiration qui
tous les Pr
triumvirat de nègres, en dépouillant
auti
nie à un
employa Guyambois avec quelques
Sonthonax
plusieurs par
priétasires.
pour gagner à la République
de ses co-accusés,
et d'autres communes
de nègres de la Crcix des-Bouquets,
Il ft recru:
vivoient dans une sorte d'indépendance. été mis en
sines qui
ceux qui avoient
parmi ces nègres, ou parmi
bataillon
général, pour compléterle
Emneputahuaebinemem ci-devant Artois, qui étoit toujo:
régiment,
d'autres hommes de coulet
quarante-balième Montbrun, et
au Port-Républicain.
ct la lettre de Polverel à Dafourmeses.é
1 Voyez la norzsuivant:
septembre 1793.
épendance. été mis en
sines qui
ceux qui avoient
parmi ces nègres, ou parmi
bataillon
général, pour compléterle
Emneputahuaebinemem ci-devant Artois, qui étoit toujo:
régiment,
d'autres hommes de coulet
quarante-balième Montbrun, et
au Port-Républicain.
ct la lettre de Polverel à Dafourmeses.é
1 Voyez la norzsuivant:
septembre 1793. --- Page 237 ---
(229 )
craignant de se voir supplantés par ces nouveaux
gnirent de ces mesures comme si elles
libres, se plaieussent é1é
perdre. Ils mirent dans leur Parti le bataillon
prises pour les
posé de quélques hommes de
de l'Egalité, comenrôlés diverses
couleur, et desnoirs qui avoient é:é
par
communes 3 et dont les
par cette raison, avoient prononcé la liberté commissaires civils,
Hu Port-au-Prince.
après la soumission
Pinchina:, qui avoit conservé une
nfluence sur les hommes de couleur, étoit
si grande
blicain. On assure qu'il
alors au Port-Répupartageoit le
et
prun, qu'il le dirigeoit. Il
mécontentement de Montplus Ia confiance de
paroît certain dun moins qu'iln'avoit
Sonthonax. Ce commissaire civil
uadé qu'il avoit été lun des auteurs de la
s'é:oit perivré Saint Marc avec tant d'autres
coalition qui avoit
voit trempé dans le complot de paroisses à l'ennemi, et qu'il
es motifs qui avoient fait
son assassinat (z). On ignore
naître ces soupçons chez
Pavary dit bién à Beauvsis, cn
Sonthonax,
Pinchinat
parlant d'un écrit
contre la nouvelle de l'accusation
publié par
des
ivils, ( que l'état de géne oit se crouve Pinchinat commissaires
à croire que son caur n'a aucune
le porte
les furieux dévastateurs
part dans cet écrit; que
l'auroient
qui l'entourent au Port-F
rendu victime de leur
Républicain,
par l'heureuse coalition de
rage, devenue impuissante
Saint-Marc, s'il edt discontinué
propager les principes dévastateurs
de
belle colonie, et détruit
qui avoient anéanti cette
Mais rien n'annonce
une grande partie de ses habitans (2).
d'ailleurs que Pinchinat ait mérité
;ons de Savary.
ces soup1 Rapportl faire aux citoyens
C. 1794, par Bideaur. Voyez commissaires scrutateurs en rade de Brest,
onthonax, Thistorique de
aussi la correspondance de Boauvais ct
Delaval, etc.
21 Lettre de Savary à Beauvais, du 24 novembre
1793.
P 3
qui avoient anéanti cette
Mais rien n'annonce
une grande partie de ses habitans (2).
d'ailleurs que Pinchinat ait mérité
;ons de Savary.
ces soup1 Rapportl faire aux citoyens
C. 1794, par Bideaur. Voyez commissaires scrutateurs en rade de Brest,
onthonax, Thistorique de
aussi la correspondance de Boauvais ct
Delaval, etc.
21 Lettre de Savary à Beauvais, du 24 novembre
1793.
P 3 --- Page 238 ---
(230)
la division entre Montbrun et DesfourS. LVIII.
Quoi qu'il en soit,
la nuit du 17 au
Affaire du neaux éclata d'une manière tezible dans
akn mars, eh11 eut
entre les hommes de coutrcMostbrun 18 mars. y
un.engagement
les soldats du qualeur, qui étoieni du parli de Montbrun,
ct D:sfourci-devant Artois, et quelques détaneaux.
rante-huitième régiment
du
de Desfourchemens de blarcs d'Europe, qui étoient
parti
Les premiers furent les plus forts, & Desfourneaux fut
neaux." de faire sa. retraite au fort Sainte Claire, en cmmenant
obligé
les hommes de couleur et la
avec lui Sonthonax, contre qui
lude I'Egalité étoient fort animés. On n'a d'ailleurs aucune
légion
dont cet événement fut amené. Montbrun
mière stire sur la manière
lui
d'avoir voula se défaire de lui pour
a impaté à Desfourneaux
Desfourneaux et
succéder dans le gouvernement de I'Ouest.
les
Sonthonax ont dit que Montbrun vouloit les embarquer ou
livrer lc Port-Républicain aux Anglais. I1 est
assassiner, pour
fait avec Sonthonax,
certain que, par une espèce d'arrangement de
le PortDe fournéaux fut obligé, après cette affaire, quitter
Républicain, avec ce qui y restoit de son bataillon.
P'on croit, dans les papiers de la comIln'existe, à ce que
si ce
mission des colonies, aucuns détails sur cet événement,
dans une déclaration du commissaire
n'est ceux qui se trouvent
France un an
de la rade du Port-Républicain, faite en
après,
de Monibrun. Suivant cette déclara11s sont tous à la charge
de
qu'ils
aux soldats de la légion l'Egalité
tion, on persuada
régiment,
seroient zn jour désarmés par le quarante-huitième
T'enrôlement des nègres,
Sonthonax avoit fait compiéter par
que
les confirma dans cette opinion par sa conduite.
et Montbrun
il ft faire feu, par sa légion, sur les
( La nuit du 17 mars,
heures du soir. La fusillade
> soldats d'Artois, vers les onze
d'Artois, qui ne
Partillerie. Les soldats
> étoit appuyée par
égiment,
seroient zn jour désarmés par le quarante-huitième
T'enrôlement des nègres,
Sonthonax avoit fait compiéter par
que
les confirma dans cette opinion par sa conduite.
et Montbrun
il ft faire feu, par sa légion, sur les
( La nuit du 17 mars,
heures du soir. La fusillade
> soldats d'Artois, vers les onze
d'Artois, qui ne
Partillerie. Les soldats
> étoit appuyée par --- Page 239 ---
(231 )
savoient rien de Cc qui SC passoit, éfoient
9 n'y avoit de lovés que ceux qui avoient
conchés, et il
) ment, et qui cherchoient
entendu du mouveinutilement à
> furent aussi les premiers
s'en instruire ; ila
sacrifiés, et
> l'intérieur
ceux qui étoient dans
réussirent I en partie à se sauver par les
qui donnoient-dans une savane
fenêtres
oi ils se rendirent
dépendante du gouvernement,
pour sauver le commissaire civil,
exposé dans ce moment d perdre la
qui étoit
A porte étoit déja
vie. La garde de sa
tule, et zn feu roulant, dirigs dans
appartement, l'obligea de suivre les soldats
son
mirent en sireté au fort Sainte-Claire.
d'Artois, qui le
fans suivirent
Les femmes, les enl'escorte, et se trouvèrent sous la même
Protection.
> La fusillade de la caserne, entendue
de la ville, les
par les citoyens nègres
ils
porta aux plus grands excès contre les blancs;
assassinérent tous ceux qu'ils
;
lement ceux trouvés en-dehors de la rencontrérent, principade famille furene
ville. Plusieurs pères
égorgis dans leurs
avoir défoncé les portes : notez
maisons, après en
armés que Ceux quis s'étoient
qu'il n'y avoit de blancs
incorporés.
>> Li fusillade dura
et
jusque vers les cinq heures du
recommença à huit heures
matin,
arrivés de la plains
par l'entrée de plusieurs nègres
blancs dans
; nous perdimes encore
de
cette matinée.
beaucoup
> II fut formé quelques
> de l'ordre du
patrouilles pour l2 sdreté des blancs,
commissaire; ; mais il s'en
qui, sous prélexte de conduire les
glissa d'étrangères,
les forts, les fusilloient
blancs au quartiet et dans
D fut accompagné
avant d'y arriver. Néanmoins il er
B certain
quelques-uns au quartier,
pendant un
temps n'étoient pas
qui,
plus en suireté,
P 4
> II fut formé quelques
> de l'ordre du
patrouilles pour l2 sdreté des blancs,
commissaire; ; mais il s'en
qui, sous prélexte de conduire les
glissa d'étrangères,
les forts, les fusilloient
blancs au quartiet et dans
D fut accompagné
avant d'y arriver. Néanmoins il er
B certain
quelques-uns au quartier,
pendant un
temps n'étoient pas
qui,
plus en suireté,
P 4 --- Page 240 ---
(23a) )
leltre à Sonthonar, à huit heures
> Montbrun écrivit une
de
il luiprescrivoit Ce qu'il exigeoit
> du matin, dans liquelle
régiment et son
du quarantehuiliàime
> lui; Pembarquemen:
nombre de personnes qa'il lui désiainsi qu'un
> commandant,
dans le cas contraire, il présumeroil
> gnoit, Passurant que,
lui, et qu'il l'engageoit de
marcher contre
D qu'on voudroit
P'assuroit de sacrifer tous les
> n'en - rien faire, parce qu'il
>>
tenoit dans les casernes ().
> blancs qu'il
Montbrun se mit à la tête de ce
Il paroît résulter de la que
tous les blancs et le commouvement, qui fut dirigé contre
régiment fut surpri
missaire civil, que le quarante-butiène
beaucoup de
dars es casernes par une attaque nocturne 5 que la
féroce
défense furent massacrés de la manière plus
blancs sans
Sonthonaz fut obligé d'acquiescer au:
La déclaration ajoute que
éviter Tefusion de san
conditions dictées par Montbran, pour
Montbrun le ramena au gouvernement, qu'i
ultérieure 5 que
T
qu'ili n'droirplus commissaire, puis
déclarcit, en y retoumnant,
Montbrun exigea la re
qu'on avoit méconnu son autorité; que
l'abandon du for
mise des forts à la légion de rEgalité; que
du com
alarmes dans la marine
lIlet causz les plus grandes
enfn, qu'une multitut
merce, qui lavoit gardé jusqu'alors ; les blancs, se refugi
d'habitans, de femmes, d'enfans parmi
le
tous furent obligés de se sauver chez
dana la rade; que
après avoir souffert beaucoyp d'ou
Anglais à Léogane: d'ou, livré cette ville, ils furent con
trages par ceux qui avoient
à la Jamaique. L'auteur d
duits comme prisonniers de guerre derniers
/
est du nombre de ces
, qui lavoit gardé jusqu'alors ; les blancs, se refugi
d'habitans, de femmes, d'enfans parmi
le
tous furent obligés de se sauver chez
dana la rade; que
après avoir souffert beaucoyp d'ou
Anglais à Léogane: d'ou, livré cette ville, ils furent con
trages par ceux qui avoient
à la Jamaique. L'auteur d
duits comme prisonniers de guerre derniers
/
est du nombre de ces la déclagation
commissaires scrutateurs, en rade d
1 Rapport à faire aux citoyens
Brest, cc 1794, par Bideaut.
cammissaires scrutateurs , par Eideaus
21 Rapport à faire aux cisoyens --- Page 241 ---
( 235 )
Cette pièce ne suffit pas sans doute pour faire
Mais
on ne peut se dispenser d'obscrver
l'auteur preuve.
tion
que
de la déclaran'y témcigne aucune passion, et qu'il n'a pris aucune
à l'affaire du 17 mars. On doit ajouter
l'homme
part
leur, Martial
quc
de couBesse, que la fougue de son caraétère ne dispescit pas à altérer la véritd, présente, à ce
l'on
le même résultat contre
que
croit,
Montbrun, dans un écrit
sur la redditien du Port- Républicain
particulicr
commission
qu'il avoit remis à la
des colonies, mais çue l'on n'a pu reirouver
en faisant Ce rapport. Il sembloit avoir
ce
arriva
prévu une partie de
qui
un mois auparavant; et il avoit même
dès. lors à Sonthonax beaucoup de méfiance
témoigné
< Nous avons plus à craindre, lui
conire Montbrun.
dans
disoit-il, l'ennemi du deque celui du dehors 5 mais sévissez sans
> tout ira bien. Vous avez pris de grandes
ménagement:
> en est d'autresi
mesures j mais il
indispensables pour votre sireté et la
> lité de la province. C'est AU CHEF
tranquil-
> L'Américain
gu'ilfiut s'en prendre.
qui m'a apporté des nouvelles de Barné
> Barney) ) avoit bien raison de ne dire de la
de (Josuah
> qa'iz falloic vous mifer de
part Earné,
> auour de
ceux qui sont tous les jours
vous, et auxquels vous paroissez accorder une
grande confiance (:) >. Ilest certain enfin
ses préventicns
que Polverel, malgré
originaires en faveur de Montbrun, a fini
par condamner Sa conduite dans cette affaire.,
bientôt La mor: de ce
comme on le verra
commissaire civil, dès le comméndaté de ia rade de Brest, ce - 1794. Débats dans Paffaire des
tome VIII , peg. 256. Voyez aussi les lettres de
coloni:s,
des 15, 21 , 22 ct 25 mars
Montbrun à Sonthonax,
mâme, des 17
1794, et celles de Sager et de Martial Besse au
mars et 6 avril,
I Lettre de Martial Besse à Sonthonax, du 16 février
Quelques écrits publits par
1794.
Moutbrua, ou d'autres hommes de couleur,
1794. Débats dans Paffaire des
tome VIII , peg. 256. Voyez aussi les lettres de
coloni:s,
des 15, 21 , 22 ct 25 mars
Montbrun à Sonthonax,
mâme, des 17
1794, et celles de Sager et de Martial Besse au
mars et 6 avril,
I Lettre de Martial Besse à Sonthonax, du 16 février
Quelques écrits publits par
1794.
Moutbrua, ou d'autres hommes de couleur, --- Page 242 ---
(234) )
de beaucoup de renseignedes Débats, nous a privés
cement
à cet égard et sur d'autres points.
mens précieux
au Port - Républicain
civil étoit accouru
Ce commissaire
Il
LIX.
paroissoit
s.
nouvelles de ce mouvemeat.
Détressedu aux premières
des deux partis 2 et particuliérePort - Répu- conserver la confance
Pinchinat. Sa présencc, et le
blicain ctre- ment celle de Montbrun, ct de
régiment,
tour de Polde Desfonineaux avec le quarante-huitiène la
déja
vercl.
départ
Mais les forces de ville,
parurent y rétablir le calme.
diminuées par cettc
considérables, étoient beaucoup
de
trop peu
des marins et le découragement
retraite, par celle d'une partie
du parti- de Montbrun.
tous ceux qui n'étoient pas décidément encore peu de temps
Quoique les Anglais, qui se montrèrent fussent éloignés de nous'en
après devant le Port-Républicain, à les voir bientôt revenir avec
veau, on s'attendoit généralement Dès avant même cette nouvelle
des forces plus considérables.
journaux des EtatsSonthonax ayant lu dans quelques
crise,
une escadre aux Hles-du-Vent;
Unis que la France envoyoit
de ces iles, pour lui deécrivit à Rochambeau 2 gouverneur
de la manière la plus
mander des secours, en lui peignant,
lui
situation. K Il est impossible,
forte tout Pembarras de sa
détresse ou les fureurs de Galde. vous peindre la
> disoit-il,
Conseil exécutif de la Convention
> baud et l'oubli soutenu du
Domirgue. Les cola colonie de Saint
% nationale ont plongé
les
; ils leur ont liles Anglis et Espagnols
des
>> lons ont appelé
dont la foiblesse ou la complicité
>> vré tous les postes.
1ls disent
législatif, présentent un autrerésultat.
le
depuis Vinstallation du Corps
Montbrun , pour lui enlever
Desfourneaux avoit conspiré contte
Mais il cst remarquable qu'ils
commandement que
de la province de POuest. détail sur un événement si
d'entrer dans aucun
avec perévitent soigncusement
Monthrun n'a jamais pu s'entendre
grave. On verra bientôt que couleur. ( Note particulière du rapporteut.)
sonnc, pas même avec ceux de sa
latif, présentent un autrerésultat.
le
depuis Vinstallation du Corps
Montbrun , pour lui enlever
Desfourneaux avoit conspiré contte
Mais il cst remarquable qu'ils
commandement que
de la province de POuest. détail sur un événement si
d'entrer dans aucun
avec perévitent soigncusement
Monthrun n'a jamais pu s'entendre
grave. On verra bientôt que couleur. ( Note particulière du rapporteut.)
sonnc, pas même avec ceux de sa --- Page 243 ---
(235 )
> garnisons ont empéché la défense. Aujourd'hai,
> en possession des deux tiers de la
l'ennemi est
partie
de
>
française
SaintDomingue ; Laveaux est biogné par terre et
mer
> de-Paix ; je le suis au Port-Repablicain, par
au Port-
)>
ci-devant Port-auPrince, et Polverel est' réduit aux
à se
)
toute l'armée, de
Cayes
nourrir lui, ct
patates et de bananes; : le
5> que nous avons est avarié, et
peu de poudre
non-seulement
> de fusils de
mais
nous manquons
rechange;
ceux qui nous
) le plus mauvais état. Les caisses
restent sont dans
> lcs ressources
sont absolument vuides, et
nulles; rien dans les
)
de toile pour habiller
magasins, pas une aune
d'Afeicains
nos nouvelles troupes, toutes farmées
ou d'hommes du pays. Dans cette
nurie de moyens, il nous
afligeante p6reste, en rade du
un convoi de quarante navires, bondés de Port-Républicain,
0 et qui tente
denrées coloniales, s
furieusement la cupidité des
> ont faits deux tentatives
Anglais. Déja ils
) ont été
pour Y'enlever, et deux fois ils
repoutssés ; mais comme le
D nisme ne dure
prestige du charlatapas
et
) force réelle C Zr long-temps, que la résistance sans
terme sje serai forcé de tout
si ia France ne vient à notre
abandonner
> ligne, P'un de 50
secours $ deux vaisseaux de
et l'autre de
)) notre rade avcc
64, sont stationnaires dans
plusieurs frégates et des
> port. Ils attendent un
bâlimens de transmouvement
> descendre et
favorable en ville pour
pour canonner (1). >
Cette fatale
revinrent
prédiction ne s'accomplit que trop. Les
une dernière fois devant le
Anglais 0. LX,
toient fait
Port-Républicain. Ils s'6- Nouvelles
précéder, comme à P'ordinaire, par les moyens de tentatives de
corruption
1 Lettre de Sonchonax à
par les Antome VIII, P. 340 cc3f1. Rochambeau, du 8 ma:s 1794. Dibats susd., glais,
>
Cette fatale
revinrent
prédiction ne s'accomplit que trop. Les
une dernière fois devant le
Anglais 0. LX,
toient fait
Port-Républicain. Ils s'6- Nouvelles
précéder, comme à P'ordinaire, par les moyens de tentatives de
corruption
1 Lettre de Sonchonax à
par les Antome VIII, P. 340 cc3f1. Rochambeau, du 8 ma:s 1794. Dibats susd., glais, --- Page 244 ---
(236)
à les dispenser de recourir à l'emploi
séduction les plus propres
une lettre de ce Vades armes. : On faisoit circuler par-tout
membres les
lentin de Cullion, qui, après avoir été l'un des
de la première assemblée coloniale et des quatreplus' fougueux
la
dit-on, à Londres, pour y préparer
vingt-cing, passa >
Il s'y prévaloit sur-tout
livraison de la culonie à P'Angleterre.
la
des commissaires, en y joignant tout ce que
de l'accusation
employer de vil.
calomnic, Ia fraude, la corruption peuvent Polverel et Son-
> y disoit-il, quc
< Vous supposez peut-être
vertu des décrets de la Na-
> thonax n'ont jamais agi qu'en
d'une autorité légitime ,
soat revètus
3> tion française s qa'ils
humain: combien vous
> et dévoués au bônheur du genre
n'ont jamais été
dans l'erreur ! Polverel et Sonthonax
> êtes
a trompé les blancs , les
> que les agens dune faction, qui
de couleur et les nègres. Cette frction coupable,
> hommes
et tous
dont ils servcient les desseins, est enfin démasquie,
>
dans la métropole. Brissot, Gré-
> les chefs ont é1é exterminés
leurs crimes ; ils
Roland, Condorcet, etc. ont expié
> goire,
La Gonvention n'a pas épargné leurs com-
> ne sont plus.
colonie 3 Polverel et Sontho-
> plices dans cette malheurcuse
est exécré dans tout
> nax sont condamnés à mort. Leur nom
ils ne trouveront d'asyle : e
> Punivers, et nulle part
d'or ee de sang 2 le joar
> Vainemeni ils se sont rassasits
effecleur
cst arrivé. Ne crignez pas quiis
> de
punision
dans les bois et d'y vivre
> tuent leur menace de se réfugier
nile courage . .
; ils n'en auront ni le pouvoir
y de racines;
leur reste sera bientôt conquis.
> Le peu de territoire qui
arrivent tjournelleforces
de terre ctde mer
> Les
imposantes ils vous ont denné l'exemple 5 ayez
> ment. Qu'atendes-vous?
et sur- tcut
de le suivre. Tous ces quartiers,
> donc la sageste
punision
dans les bois et d'y vivre
> tuent leur menace de se réfugier
nile courage . .
; ils n'en auront ni le pouvoir
y de racines;
leur reste sera bientôt conquis.
> Le peu de territoire qui
arrivent tjournelleforces
de terre ctde mer
> Les
imposantes ils vous ont denné l'exemple 5 ayez
> ment. Qu'atendes-vous?
et sur- tcut
de le suivre. Tous ces quartiers,
> donc la sageste --- Page 245 ---
(237) )
ceux qui ont arboré lc pavillon anglais, jouiszent de l'abon-
> dance et de la paix ; l'union entre les hommes libres
faite, et toutsouvenir des anciennes divisions est
est par-
> Sans avoir perdu la qualité de
passé . :
Français 3 nous
> sous la protection du roi de la
sommcs
>
Grande-Breiagne, qui nous
fait jouir de la streté individuclle, et marcher au
>
rétablissement des proprictés de toute espèce : .
. : Je suis au-
> torisé à vous déclarer que vous n'aurez point à regretter les
) faveurs des commissaires civits; celles-là sont
> et passagéres: celies d'un
perfides et
gouvernement régulier sont permanerites et glorieuses. J'ai le droit d'ajouter
ceux
>> Concourront efficacement à la délivrance de la que
qui
paroisse, recevront des traitemens favorables, et proportionnés au secours
> qu'ls rendront () >. Dans le même temps, d'autres lettres
de ce Valentin de Cullion et de Jean-Susanne de Léaumont,
ex-député à la seconde assemblée coloniale
> offroient plus clairement encore 100,000 liv. aux commandans militaires
livrer leurs places aux Anglais (2).
pour
Les forces des Anglais étoient bien plus considérables à cette S. LXI.
fois qu'elles ne l'avoient été précédemment. Ils avoient alors Reddition
deux vaisseaux de 74, un de 64, un de 5o, 6
du Port - Ré.
frégates, douze gros bâtimens de
corvettes ou publicain à
transport, sans compter beau- leur Aorte,
coup de goclettes. Ccs batimens portoient trois
glais, formant 1464 hommes. Deux
régimens ande
auires armces venoient
terre au Nord parl'Arcahaye, et au Sud, par Léogane, Elles
1 Lettre de Valentin-de Cullion ct deiluguer aux hommes libres du PetitGoave, datée de Léogane, le 15 mai 1794. Débats dans l'affaire des
tome VIII, P- 312 et suiv.
colonies,
2 Débatssusd. tomeVIlI, pag. 315 et suiv,
1464 hommes. Deux
régimens ande
auires armces venoient
terre au Nord parl'Arcahaye, et au Sud, par Léogane, Elles
1 Lettre de Valentin-de Cullion ct deiluguer aux hommes libres du PetitGoave, datée de Léogane, le 15 mai 1794. Débats dans l'affaire des
tome VIII, P- 312 et suiv.
colonies,
2 Débatssusd. tomeVIlI, pag. 315 et suiv, --- Page 246 ---
I 1e 238 )
formées par les colons de ces quartiers:
étoient principatement
des émigrés. On assure qu'elles montoient a peu prè
ou par
de
La
à la même force que les troupes
débarquement.
garniordinairement composée de 1200 homson du Port-Républicain,
étoit diminuée de plus de moitié, tant par ia maladic
mes,
de Desfourneaux, et l'envoi forcé de quel
que par le départ
l'Ouest.
détachemens dans d'autres partics de la province de
ques Ces faits sont constatés par des états en règle, que les accusateurs de Polverel et Sonthonax ont voulu vainement criti-
(1)- L'ennemi attaqua d'abord-,le 1 jain, le Fort-Bizoquer
du côié de l'ouest. Après
ton, qui couvroit le Port-Républicain
avoient déheures de canonnade > les Anglais, qui
quatre
du Lamentin, entre Bizoton et le Port Répubarqué au port
profitérent, dit-on, d'un moment d'orage pour prenblicain,
trouvoit fut forcée
dre le fort par derrière; la troupe qui s'y
Pévacuer. Il étoit alors impossible de tenir dans la ville:
de
le
en second de la prole général Montbrun > commandant
inviter les comvince et celui de la place 3 se réunirent pour
civils à sortir du Port-Républicain, oi ils auroient
missaires
été pris. Ils cédèrent à l'invitation le lendemain,
infailliblement
étoient encore
les
de l'Angleterre, qui
et aussitôt
partisans
au fort Saintnombre dans la ville, se rassembièrent
en grand
et la livrèrent a l'ennemi, qu'ils inJoseph, qui la domine,
devintroduisireut par la porte du mêmc nom. Les Anglais
ainsi les maîtres du riche convci qui étoit dans le port (2).
rent
tome VIII, pag. 331 et 332 3 tome IX,P. 31.
1 Débats susd.,
Creuzé2 Ibid. Pag. 332 et 333, Conspiration contre la République, par 255;
31 et 32. Débats dans Palfaire des colonies, tome VIII, P.
Pascal, pag. 38. Lettre dc Brunache aux commissaires civils, du juin
tumc IX, page
2794.
les maîtres du riche convci qui étoit dans le port (2).
rent
tome VIII, pag. 331 et 332 3 tome IX,P. 31.
1 Débats susd.,
Creuzé2 Ibid. Pag. 332 et 333, Conspiration contre la République, par 255;
31 et 32. Débats dans Palfaire des colonies, tome VIII, P.
Pascal, pag. 38. Lettre dc Brunache aux commissaires civils, du juin
tumc IX, page
2794. --- Page 247 ---
(: 239 )
Quelle que fit la foiblesse de la garnison du
cain et des forts qui le défendoient, Sonthonax Port-Républiété d'accord
parcît avoir
avec ses accusateurs (1) pour croire
la
dition du Fort-] Bizoton,
que redqai entraina celle de la
cu lieu par trahison
ville, avoit
; que Montbrun, qui y
d'accord avec les Anglais. Son
commandoit, étoit
opinion a été, ce
partagée par Polverel, qui se réunit à lui
semble,
bran au comité de salut
pour dénoncer Montde la
public (a), et par les autres
colonie, dont la plupart étoient,
généraux
hommes de couleur (3). Il
comme Montbrun, des
paroft constant que le fort
ne répondit point, ou presque point, à la canonnade Bizoton
glais. Voici comme Polverel
des Anbrun dans 'la
s'exprimoit sur le compte de Montdernière lettre gu'il écrivit au
< La renommée a da vous
général Rigaud.
apprendre
le
> a été livré aux
que Port-Républicain
Anglais : cetre trahison est
>, anciens libres de zoutes les couleurs.
l'ouvrage des
>
Il s'en faut beaucoup
que Montbrun soit exempt de soupçon : il est à
o livrera aux Anglais tous les
craindrc qu'il
>>
quartiers ou il aura de la
pondérance, et qu'il intriguera dans les autres
pré-
> pager le même plan de trahison
pour y pro-
> jamais EIL de
d
; vous savez que je n'ai
confnce sa moralieé: Je ne
D sur la justesse de son
comptois que
esprit, > sur son ambition bien
> Il m'a trompé-même
calculéc.
sur ce dernier
iZ est
s ennemi de Za
point;
dicidémene
liberté et des nouveaux libres : il l'assassine
I Débats dans l'affaire de
tome IX, pag.22,
colonies 3 tome VIII 7 P- 255, 258, 7 335;
1794.
40. Lettre des commisraires civils à Boyer, du 8juia
2 Débats susd. tome IX, pag, 22.
3 Martial Besse à la commission des colonics.
commissajres civils, du 15 mai 1793.
Lettre de Brunache aux
liberté et des nouveaux libres : il l'assassine
I Débats dans l'affaire de
tome IX, pag.22,
colonies 3 tome VIII 7 P- 255, 258, 7 335;
1794.
40. Lettre des commisraires civils à Boyer, du 8juia
2 Débats susd. tome IX, pag, 22.
3 Martial Besse à la commission des colonics.
commissajres civils, du 15 mai 1793.
Lettre de Brunache aux --- Page 248 ---
(240)
la caressant ; il fimira par recevoir la récompense qu'il
> en.
vrai
Montbrun fut blessé à
>. mérite () >. Il est pourtant
que commissaires civils se
l'attaque du fort Bizoton ) et que lcs
du
accident
donner le commandement
prévalurent de cet
pour
avoient fait venir, la
Port-Républicain à Martial Besse 2 qu'ils
sarveille, de la ville de Jacmel. Mais ce changement lui-mème, Martial
motifs qu'on l'ait coloré, et T'appel de
de quelques
probablement que la
Besse au Pert t- Républicain, n'indiquent
contre
civils avoient déja conçue
méfiance que les commissaires
Coustard 7 qui
Montbrun. Le lieutenant de la gendarmerie 2
fondestitué, fut aussi rappelé à ses
avoit été précédemment
Ces mesures furent prises trop
tions sur le même pritexte (2)-
civils lévacoèrent
la ville. Les commissaites
tard pour.sauver
, au surplus 2 que les Anglais
dès le lendemain. Rien ne justifie
aient fait fusiller
ou lcs émigrés de la légion de Montalembert
comme
trentaine de blancs , en entrant au Port-Républicain,
une
mémoires (6). Un trop grand nombre
on le dit dans quelques
ceux
avoient pris
des habitans de cette vile, même parmi
qui
aujourd'hu
les
révelationnaires, 2 y remplissent
les formes
plus
du roi
Vincendon
des fonctions publiques au nom
d'Angleterre.
Petit
substituts du procureur-général.
du-Tour et Croisier > ysont
Chanca-deic-Hégoiere et Valentin-de-Callion
Deschampeaux,
coloniale , y sont conseillers au consei
ex-membresd de l'assembiée
coloniale, Dumas
L'auteur de la prétendue constitution
supéricur.
dans l'affaire ede
de Polverel à Rigaud, du 11 juin 1794-DEbats
1 Lettre
Voyez la suite de la même lettre , ci-dessous
colonies, tome VIII , pag- 3415.) LXIII,
com rmissaires civils , du 2 juin 17942 Ordtesdes
Creuzé-Tascal, pag. 32,ctc.
3 Conspiration coatre la Ripublique 2 par
coloniale, Dumas
L'auteur de la prétendue constitution
supéricur.
dans l'affaire ede
de Polverel à Rigaud, du 11 juin 1794-DEbats
1 Lettre
Voyez la suite de la même lettre , ci-dessous
colonies, tome VIII , pag- 3415.) LXIII,
com rmissaires civils , du 2 juin 17942 Ordtesdes
Creuzé-Tascal, pag. 32,ctc.
3 Conspiration coatre la Ripublique 2 par --- Page 249 ---
(241 )
y ect, comme il l'avoit toujours ambitionné
premierprésident (1).
, chef de justice,
Les commisaires civils, en quittant le
oient :
retirés dans la province du Sud, Podt-Répubficzin,se Sa LXII,
héral Rigaud et Martial Besse
que Polverel, le ge- Retraite
fon, depuis la
avoient préservée de la trahides
Grande - Anse jusqu'a Léogare.
commissaires
gaud avoient profité de la
Polverel et Ri- civils dans le
pouleur, , et de leur
grande supériorité des hommes de Sud, 'ct leur
indignation contre les blancs
arrestation,.
pour inspirer à toutés les parties de
de Jérémie
même esprit, La soumission de
cette petite province le
les
Jacmel, Févasion des
Cayes, après le mouvement du 14
factieux
€ la trahison même de la
juillet contre Delpech,
e grands
Grande - Anse, leur donnèrent
avantages pour cela. L'extrême
ommes de couleur contre les blancs de ressentiment des
our empêcher la plupart d'entrc
Jérémie suffisoit
niter
eux - de songer. à en
l'exemple, et les commissaires civils ne
u'ils ne conservassent du moins toute
doutoient pas
lique. D'heureuses nouvelles
cette province à la Répuqu'ils avoient
aveaux leur donnoient la même
reçues' du général
u Nord
Ils
espérance pour la
-
(2).
avoient pris la route des
province
ar Martial Besse, le général Beauvais montagnes, escortés
rrivèrent à Jacmel, , non
et quelques nègres. Ils
julets chargés, d'or,
pas avec soixante ou scixante - dix
comme on l'a répété
:s Débats et dans
plusicurs fois dans
ane telle imputation, quelques pamphlets 2 malgré l'absurdité
mais avec deux mulets seulement,
qui
1 Almanach de Saint- Domingue
oyez aussi, dans la seconde partic, les pour P'année commune 1795 2 P. 8i:
2 Lettre de Polverel
Ss. IVer XXX du chap. V -
:s
à Rigaud, du 11 juin 1794. Débats
colonies, tome VIII, P.344.
dans l'affaire
Rap. de
Garran-Contog, Tome IV.
Q
lets 2 malgré l'absurdité
mais avec deux mulets seulement,
qui
1 Almanach de Saint- Domingue
oyez aussi, dans la seconde partic, les pour P'année commune 1795 2 P. 8i:
2 Lettre de Polverel
Ss. IVer XXX du chap. V -
:s
à Rigaud, du 11 juin 1794. Débats
colonies, tome VIII, P.344.
dans l'affaire
Rap. de
Garran-Contog, Tome IV.
Q --- Page 250 ---
(242) )
papiers de la commission civile (1) 1
portoient les principaux France avec eux (*) ; ils n'étoient a
depuis transportés en
jours,
le capitaine
Jacmel que depuis quatre ou cinq
quand d'exécuter le
chargé par le comité de salut public
Chambon,
rendu contre eux > y arriva, sur la corvett:
décret d'accusation
il avoit été instruit du lieu
FEspérance. On ignore comment
de leur nouvelle résidence.
ni léur fidélité à 1
Les commissaires civils ne démentirent terrible. Ils avoien
ni leur fermeté dans ce moment Convention na
République, dès un an et demi auparavant > que la
barrre
annoncé,
toujours prèts à se rendre à sa
tionale les trouveroit
le sort de Brisso
Ils connoissoient
dès qu'elle les y appelleroit.
ils avoient et
de la Gironde, avec lesquels
et des députés
commissaires de l'as
autrefois des liaisons, dont les prétendus
faire Por
coloniale ne s'étoient que trop préralus pour
d
semblée
décret d'accusation après la proscription
ter contre. eux le
Chambon n'avoit aucuni
au 31 mai. Le capitaine
ces députés
pas à sc soumettre au décret
force avec lui. Ils ne balancèrent
l'affaire des colonies, tome VIII , F. 251, ctc.; tome IX
1 Débats dans
la Républiqu:, par Creuzé-Pascal, P. 32
P- 83 et84. Conspiration contre
Creuzi-Pascal.
Defrance au citoyett
tome VIII, P. 251 et suiv., quele
aussi dans les, Débats,
* On a prétendu
verbalement de poursuivre les commissaires civil
Anglais avoient défendu
déclarations ( d'hommes dé
dans leur fuite, ct l'on a cité de prétendues Sonthonax ), que Pon a dit fausse
noncés pour des faits très-graves par commission des colonies. Sonthonax
exister dans les archives de la
étrange phé
ment
à cette oecasion quel
fait remarquer avec quelque malignité, qui, pouvant prendre soixante muler
nomène offriroit ce un génèral anglais
de
un homme qui.de
d'or, défendroit à ses troupes poursuivre
> chargés
D emmène avec lui. >>
a cité de prétendues Sonthonax ), que Pon a dit fausse
noncés pour des faits très-graves par commission des colonies. Sonthonax
exister dans les archives de la
étrange phé
ment
à cette oecasion quel
fait remarquer avec quelque malignité, qui, pouvant prendre soixante muler
nomène offriroit ce un génèral anglais
de
un homme qui.de
d'or, défendroit à ses troupes poursuivre
> chargés
D emmène avec lui. >> --- Page 251 ---
(243)
Ht tcutes leurs mesures eurent pour objet de
tousses que cet événement inattendu
prévenir les sepolonic. Le dernier
pouvoit Produire dans la
acte de leur administration fut de
pir le commandant de l'arrondissement
prévede Jacmel,
Besse > < que toute la forcé armée dont il étoit
Martial
étoit en ce moment à la disposition du
dépositaire
citoyen Chambon ;
qu'en conséquence il devoit obéir à
les réquisitions que ce commandant
toutes
même contre etx
pourroit lui faire,
(*) ). Avant de
ils
irent
s'embarquer 3
écriviindividuellement, , Polverel au général
ax au gouverneur
Rigaud, ct SonthoLaveaux, pour les inviter à
ar leur courage et leur fermeté, l'honneur
maintenir,
ans la colonie.
du nom républicain
Le découragement que l'accusation des
ouvoit donner dans la colonie à
commissaires civils S. LXIII.
She
tous ceux
étoient
vec eux fideles à la
qui
restés Nouvelle
République, fut heureusement
du
ar le décret sur la liberté
prévenu la décretsue
générale des
le
liberté g6ine Chambon
noirs, que
capiapporta en même
nérale, ct leta
aconnu à Saint-Domingue,
temps, et qui étoit encore tre de Polye:
quoiqu'il eit été rendu
verel.
re mois auparavant. Les commissaires
plus de quade l'assemblée
s colons réfugiés dans les États-Unis
coloniale
épandu bien plas
ctles Anglais, qui avoient
promptement la nouvelle du décret
ation, avoient gardé le silence sur cette
d'accue
robablement
dernière, qui edt
empéché la livraison du
Port-Républicain aux
2 Copiedu billet de Polverel et Sonthonaxà Martial
ertifiée par CC dernier. Débats dans l'affaire des
Resse, du 8juin 1794,
suiv. 3 tome VII, P- 342 et 343. Martial
colonies , tome VI, P. 281
ies, Sonthonax, ci-devant
Besse à la commission des colou6 fructidoran
commissaire civil, à la Convention
2, P. 8.
nationale,
Q
raison du
Port-Républicain aux
2 Copiedu billet de Polverel et Sonthonaxà Martial
ertifiée par CC dernier. Débats dans l'affaire des
Resse, du 8juin 1794,
suiv. 3 tome VII, P- 342 et 343. Martial
colonies , tome VI, P. 281
ies, Sonthonax, ci-devant
Besse à la commission des colou6 fructidoran
commissaire civil, à la Convention
2, P. 8.
nationale,
Q --- Page 252 ---
(244) )
aux commissa
d'autres désastres, en fournissant
Anglais,.et
de défence dans le dévouemer
res civils un nouveau moyen
Sonthonax, dont ell
Polverel et
des noirs à la République.
s'en prévaluren
combloit les veeux au sein de leur diagrace,
zèle : c'e:
animer les amis de la liberté d'un nouveau
pour
voit sur - tout dans une lettre de Polverel
ce que l'on
il tcrmina dignement son admi
André Rigaud, par laquelle
su
avoir invité ce général à ne plus compter
nistration. Après
n'avoit plws la confiance de
Montbrun, qui, , discit Polverel,
en force à Nérel
'Africains, il ajouta : ( Ceux-ci sont campés dans
à la Crête de Picary et
plusieur
> à la Rivière-froide,
leur liberté, et d
bien résolus de défendre
> autres poftes,
chefcelui qui les a trahis. Mettez
> ne pas reconnoitre pour
devienn
à la tête de cette fainte insurrection; qu'elle
> vous
des ennemis de la liberté e
oi il y aura
> générale par-tout
: .
a
Je crois qu?
> des traîtres envers la République
aux com
de votre devoir d'envoyer des parlementaires
> est
de Jérémie et de Léogane 2 pour leur no
> mandans anglais
Convention nationale sur la libert
> tifier le décret de la
les hommes, san
pour leur déclarer que ( zous
> générale,
domiciliÈs dans les colonies franca
de couleur,
> distinction
doivent être traités comm
étant
français,
) ses,
citoyens subir comme eux la loi commune du droi
> les Europeens,
stipulées par le cartel entrele
> des gens, et les conventions
protester
de France et d'Angleterre ; pour
> gouvernemens
contre le commerce infame qu
5> au nom de la République,
britannique et le
> font les commandans du gouvernement hommes de couleur
des Africains et des
) corsaires anglais,
de la présente guerre
> par eux pris depuis le commencement
les
sé
la République exercera plus
D pour leur annoncer que
commune du droi
> les Europeens,
stipulées par le cartel entrele
> des gens, et les conventions
protester
de France et d'Angleterre ; pour
> gouvernemens
contre le commerce infame qu
5> au nom de la République,
britannique et le
> font les commandans du gouvernement hommes de couleur
des Africains et des
) corsaires anglais,
de la présente guerre
> par eux pris depuis le commencement
les
sé
la République exercera plus
D pour leur annoncer que --- Page 253 ---
(245)
vères représailles; pour les sommer de vous certifier', dans un
délai que vous lui fixerez, de l'existence sur les possessions
britanniques, et du bon traitement de tous les citoyens de
Ssint-Domingue, noirs, et de couleur, par eux faits prisonniers de guerre; pour leur signifier que jusqu'à ce qu'ils vous
aient donné cette certitude officielle , zous les sujets du roi
de la
Grande-Bretugne, qui sont au pouvoir de la République, seront traités et employés comme
esclaves 2 et que
jusqu'alors vous ne consentirez au renvoi ni à l'échange d'aucun prisonnier anglais (1). >
Les commissaires civils ne furent point remplacés ; mais le s LXIV,
énéral Rigaud n'en resta pas moins fidèle aux conseils de Pol- Succès de
erel. Il conserva intacte à la
Rigaud dans
colonie
République toute la partie de . le Sud.
dont le commandement lui avoit été confié, et
ientôt il poursuivit avec succès les Anglais jusques dans les
syles que leur avoit ménagés la trahison.
A-peu-près. dans le
ême temps o les commissaires civils fuyoient du
il
licain,
Port-Répureprenoit avec Martial Besse et le général Beauais, la ville de Léogane, qui avoit donné
icilité
jusqu'alors tant de
pour inquiéter toute la partie du Sud, et dont la
ession fournit à son tour à Rigaud le
posmoyen d'aller
:s Anglais dans plusieurs communes de
attaquer
es murs du Port-Républicain.
T'Ouest, et presque sous
Sonthonax a même annoncé dans les
Débats la reprise de cette dernière ville (2); mais cette nouvelle
est point confirmée. Quant à
c'cst
ne
Léogane 2
un devoir de dire
1 Lettre dc Polverel à
du
olonies, tome VIII, Rigaud, 1t juin 1794. Débats dans l'affaire des
page 344 ct suiv.
21 Débats dans Paffaire des colonies,
,tome IX, pag, 102,
Q3
'Ouest, et presque sous
Sonthonax a même annoncé dans les
Débats la reprise de cette dernière ville (2); mais cette nouvelle
est point confirmée. Quant à
c'cst
ne
Léogane 2
un devoir de dire
1 Lettre dc Polverel à
du
olonies, tome VIII, Rigaud, 1t juin 1794. Débats dans l'affaire des
page 344 ct suiv.
21 Débats dans Paffaire des colonies,
,tome IX, pag, 102,
Q3 --- Page 254 ---
(246) )
habitans s'étoient concertés d'avance ave
qu'une partie de ses lui livrer leur ville, 3 et expier ainsi
le général Rigaud pour
d'entr'euxsans doute n'avoient poi
trahison, à laquelle plàsieurs fut découvert par le parti anglai
participé. Mais leur projet
ne se laissa poi
Rigaud, qu'on instruisit de ce contre-temps, dès
fut sous S
décourager : il livra l'assaut à la ville
qu'il
et
si rapidement, que la Buissonnière,
murs , et l'emporta
de la trahison, n'eurent pas le tem
plupart des autres auteurs
; ils furent , dit on
de se réfugier sur les vaisseaux anglais d'autres succès à P'extrémi
fussillés sur-le-champ. Rigaud eut
11 T
du Sud, contre la Grande-Anse.
opposée de la province
qui restoit aux Anglais (
prit Tiburon, la seule possession du Sud - Ouest, et il parc
côté méridional de la presqu'ile
est resté d
après diverses attaques,
que ce poste important,
Les obstacles naturels qui s
finitivement à l'armée Française.
du
sorte le territoire de Jérémie surpl
parent en quelque
les difficultés que Rigaud épro
de la presqu'ile, et sur-tout
ont seules garar
des munitions de guerre,
voit à se procurer
des invasions qu'il y a tentées pl
ce quartier si important
toute la partie qui règne depe
d'une fois. Les Anglais possèdent
Irois. Tout le reste de
la Cayemitte, jusqu'à la pointe des
reconnoit les lois
presqu'ile du Sud-Onest, sans exception,
la République (i).
du Sud ont seuls fourni à ses dépenses et at
6.LXV.
Les revenus
de la guerre. La, culture, qui semblo
Etar de cette besoins extraordinaires
province,
du 25 messidor an 3,P
1 Rapport sur la colonie de Saint-Domingue, des colonies, tome VI ,pag. 192
Defermon, 2 pag.5. Débats dans l'affaire Brunache aux commissaires civils 2 du
223; tome IX, P: 96. Lettre Polverel de
à
ct à Toureaux , du :
avril 1794, etc. Lettres de Pinchinat, Rigaud des 6, 10 &c 12 octobre.
décembre 1793. Autres du mêmc à
3,P
1 Rapport sur la colonie de Saint-Domingue, des colonies, tome VI ,pag. 192
Defermon, 2 pag.5. Débats dans l'affaire Brunache aux commissaires civils 2 du
223; tome IX, P: 96. Lettre Polverel de
à
ct à Toureaux , du :
avril 1794, etc. Lettres de Pinchinat, Rigaud des 6, 10 &c 12 octobre.
décembre 1793. Autres du mêmc à --- Page 255 ---
(247 )
devoir dépérir de plus en plus par les suites ordinaires de ce
fléau et celles d'une révolution aussi terrible, a
dit otl
une nouvelle activité. Polverel avoit su rétablir repris, l'ordre
,
et l'économie dans la province par de sages réglemens. Dès le mois
de janvier 1794, il mandoit à Sonthonax que les revenus du
Sud suffisoient à sa défense, et qu'il n'avoit plus besoin de
recourir au crédit que la France avoit accordé aux commissaires civils sur la dette des États-Unis (1). Ces réglemens de Polverel paro'ssent avoir été religieusement observés
depuis son
départ, et les habitans du Sud, sur-tout les hommes de couleur, qui y ont une grande prédominance, ont conservé la
plus grande vénération pour sa mémoire. On assure néanmoins
que , par suite de ses préventions originaires contre l'affranchissement subit de tous les esclaves, ceux qui sont attachés à la
culture n'y jouissent que d'une liberté très-incomplète; ;
sous prétexte de réprimer le vagabondage on a substitué à que, l'es
clavage domestique une espèce de servitude de la glebe,
ne laissé pas aux nègres la disposition libre de leurs
qui
et de leur industrie; qu'ils ne
personnes
peuvent pas se transporter d'une
habitation dans une autre ; que chacune d'elles a une administration despotique, qui leur inflige les peines les plus
sans
dures,
qu'ils puissent interjeter appei de CCS décisions
devant aucune autorité légale. On ajoute
les rigourcuses blancs
mêmes sont dans la dépendance la
servile que
euxplus
et dans l'humiliation; que la plupart d'entre eux ne sont pas plus
lés que les anciens esclaves aux fonctions
appeseuls hommes de
a
publiques, et que les
couleur"y sont les maîtres de tout.
Il est certain du moins que la province du Sud est abso1 Lettre de Polverel à Sonthonax,
3 du 24 janvier 1794.
Q4
oute
les rigourcuses blancs
mêmes sont dans la dépendance la
servile que
euxplus
et dans l'humiliation; que la plupart d'entre eux ne sont pas plus
lés que les anciens esclaves aux fonctions
appeseuls hommes de
a
publiques, et que les
couleur"y sont les maîtres de tout.
Il est certain du moins que la province du Sud est abso1 Lettre de Polverel à Sonthonax,
3 du 24 janvier 1794.
Q4 --- Page 256 ---
( 2 248) )
le
militaire, qui y est main:
lument régie par gouvernement
de
tenu avec beaucoup de sévérité, suivant les proclamations
Polverel. Il n'y a pas même de recours à une autorité supérieure, contre les abus qu'il pourroit commettre. La foiblesse
marine.
toutes les communicade noire
a interrompu presque
la
etle Sud n'a plus guères de relations
tions avec métropole,
lesc négocians. des Etats - Unis. La même cause > et
qu'avec
de 1'Ouest par les Anglais ou
Pinvasion de la presque totalité
toutc communication
les Espagnois, ont. également intercepté
avec la province du Nord. Il paroit d'ajlleurs que Polverel avoit
au
Rigaud le titre de gouconféré,squs ce prétexte ,
général
il avoit
de SeintDomingue dans le Sud, comme
verneur générel
invité Sonthonax à donner un titre semblable pour l'Ouest au
général Montbrun (). L'auterité du gouverneur, 9 résidant dâns
la province du Nord,n'auroit donc pas été probablement reconbien même on auroit eu la facilité d'y recourir.
nue, quand
$. LXVI.
Dès avant la prise de Léogane et de Tiburon, une nouveau
Arrestation
qui eut lieu parini les hommes de couleur des
deMontbrun mosvement,
contribua beaucoup à dopner une grande
par Rigaud. frontières de l'Ouest,
du
Rigaud, Montbrun avoit touforce à ce pouvoir
général
la
jours conservé le titre de gouverneur de rOuest', depuis
prise du Port - Républicain. Il résidoit à Jacmel, ou, comme
l'avoit annoncé Polverel, son autorité n'étoit respectée ni par
les noirs, ni par les hommes de couleur eux- mêmes. Il eut
bientôt, avec le général Beauvais, qui y commandoit la légion
dans le voisinage, les
de l'Egalité et un petit arrondissement
mêmes dissentions qu'il avoit eués au Port- au- Prince avec
2 Lettre de Polverel à Sonthonax, du 30 novembre :793,
it à Jacmel, ou, comme
l'avoit annoncé Polverel, son autorité n'étoit respectée ni par
les noirs, ni par les hommes de couleur eux- mêmes. Il eut
bientôt, avec le général Beauvais, qui y commandoit la légion
dans le voisinage, les
de l'Egalité et un petit arrondissement
mêmes dissentions qu'il avoit eués au Port- au- Prince avec
2 Lettre de Polverel à Sonthonax, du 30 novembre :793, --- Page 257 ---
: 249 )
Desfourneaux, On connoît bien moins encore les détails de
cette nouvelle querelle que ceux de la' précédente ; mais le
résultat en fut tout contraire: : quoique Beauvais se soit toujours
distingué par la douceur de scn caractèfe comme
fidélité à la métropole, il méconnut l'autorité s
par sa
de
et,
au lieu
Montbrun,
de se soumettre aux arrêts, que ce dernier lui
il se renferma dâns le fort de Jacmel, qui domine la ordonna,"
ville, avec
une bonne partie de la légion qu'il commandoit. Les dispositions
de la plupart des hommes de couleur en faveur de Beauvais,
ne permirent pas à Montbrun de songer à employer la force
pour le réduire. Tois deux consentirent à s'en
général Rigaud, qui donna tous les tortsà Montbrun rapporter au
: il l'engagea
d'abord à se retirer sur son habitation à Acquin, sous prétexte
lu rétablissement de sa santé; mais il le fit arrêter peu de temps
après : on ignore sur quels motifs. Personne ne s'est rangé de
on parti dans cette circonstance (1). Ses lettres aux commissaires
;ivils prouvent qu'iln'avoit cessé de s'occuper beaucoup de ses
Intérêts personnels parmi des objets si propres à fixer toutes
es affections (2) et les hommcs de couleur eux-mêmes lui
nt reproché une avidité, que sa grande fortune rendroit
blus incxcusable, > si Pexpérience n'avoit pas appris que la méliocrité est le. garant le plus sir de la
modération, comme elle
'est aussi de l'incorruptibilité de l'homme public.
I Lettre de Laveaux à Polverel et Sonthonax en France, du 6 germinal an
Débats dans l'affaire des colonics, tome VIII., pag. 337. Lettre de
cauvais à Rigaud, du juillet 1793. Rapport sur la colonie de Saint-
'omingue > par Defermon,
2 Voyez les lettres de Montbrun à Sonthonax, des annécs
794, coté E O,de l'inventaire dc Polverel ct Sonthonax.
1733 ct
'homme public.
I Lettre de Laveaux à Polverel et Sonthonax en France, du 6 germinal an
Débats dans l'affaire des colonics, tome VIII., pag. 337. Lettre de
cauvais à Rigaud, du juillet 1793. Rapport sur la colonie de Saint-
'omingue > par Defermon,
2 Voyez les lettres de Montbrun à Sonthonax, des annécs
794, coté E O,de l'inventaire dc Polverel ct Sonthonax.
1733 ct --- Page 258 ---
(250 )
de Ia même tranquillit
$ LXVIL, La province du Nord, sans jouir
Voyage du
aussi, après de nouveau
que celle du Sud, éprouva pourtant
la sou
gouverneur décastres, des améliorations qui paroissent en présager
Delasalle à
Sonthonax quitt
la Tortue. mission totale aux lois de la République. Quand
il e
retourner dans celle de POuest 2
cette province pour
Delasalle
laissa le commandement nominal au gouverneur
foi
civils y avoient appelé une seconde
que les commissaires
la destitution de Galbaud, et 9'
à remplir ces fonctions après
l'in: endic
arriva du Port-au-Prince au Cap > deux jours après
d
civils achevèrent alors de se convaincre
Les commissaires
du climat avoier
de moyens auxquels Pàge et l'intempérie
peu
militairc. Ils le lui firent sentir avec trop peu d
réduit ce
adressa plus d'une fo
ménagemens( 1 ). Sonthonax, sur-tout, Laveaux et awx autre
au commandant du Nord,
ses réquisitions
le canal d
chefs de la force armée, sans les transmettre par
Delasalle, las du rôle désagréable qu"
nouveau gouverneur.
alloit passer quelque
jouoitau Cap, annonça à. Sonthonax qu'il
se rcn
à Tile dela Tortue pour y rétablir sa santé, et qu'il
jours
de Polverel, par la route de terre, en partat
droit delà auprès
la livraison d
On ignoroit encore au Cap
du Port-de-Paix.
n'eut lieu que quelqu
Môle aux Anglais, et celle de Saint-Marc
n'éto
après (2). Il est à croire que Delasalle, qui
temps
de Sonthonax (3)
guères moins mécontent de Polverel que
Sonthonax à Delasalle, des 28 et 29 avril,
1 Lettres de Polvercl ct
mai , a3 juillet 1793, etc.
Lasalle, P. 32, 33 et 34. Lettr
2 Tableau de la vie militaire d'A.-N.
Lettre de Laveal
civils à Delasalle, du 13 juillet 17,3.1
des commissaires
à Sonthonax, sans date.
3 Tableau de la vie militaire d'A-N. Lasalle; > P. 32n
Sonthonax à Delasalle, des 28 et 29 avril,
1 Lettres de Polvercl ct
mai , a3 juillet 1793, etc.
Lasalle, P. 32, 33 et 34. Lettr
2 Tableau de la vie militaire d'A.-N.
Lettre de Laveal
civils à Delasalle, du 13 juillet 17,3.1
des commissaires
à Sonthonax, sans date.
3 Tableau de la vie militaire d'A-N. Lasalle; > P. 32n --- Page 259 ---
(251 )
ne cherchoit qu'un prélexte pour s'éloiguer de la colonie,
dont les agitations étoient fort au-dessus de ses forces.
Après un court sejour à l'ile de la Tortue ch Z lhospitalier S. LXVIIT.
Labatut et quelques excursions sur la partie voisine de Saint- Sa corresDomingue s Delasalle apprit la nouvelle de la livraison du pondance
Mole aux Anglais (1). Cet événement lui fit perdre absolument avecle comle tête ; il offrit d'abord à Sonthonax d'aller
modoreFords
attaquer le Môle,
pourvu qu'on le laissât le maître de ses dispositions, et
ne lui donnat point à commander des
du
qu'on
citoyens 20 juin, absolument indisciplinés. Mais il ajouta, , par un.post-seriprum, qu'on
lui avoit annoncé que les Anglais avoient au Môle une Aotte de
8o voiles, ce qui rendoit inutile toute espèce de tentative. II
confirma cette prétendue nouvelle dans deux autres lettres, quoique Finiels la lui eût démentie (2); et il refusa
absolument 2 en
allégant sa mauvaise santé, de sc rendre aux réquisitions
Sonthonax lui fit pour cette attaque (3). Dans le même
que
au
lieu de partager l'indignation que la trahison cencertée temps,
les Anglais avoit inspirée à tous les soldats
il ayec
français,
entama
la correspondance la plus amicale avec le commodors Ford,
gui commandoit les forces tres-peu considérables de terre et
de mer que la Jamaique avoit envoyées an Méle. Il s'y plaint
d'abord de ce que John Ford avoit adressé a : cominandant local
de Jcan : Rabel 3 et non à lui, comme gouverneur, une
proclamation qui avoit pour objet d'engager aussi cette place
à se rendre. II lui déclare bien que SOT2 devcir éloit de
repous1 Tableau de la vie militaire d'A.-N. Lasalle 7 P. 33 et 34. Lettre de
Labatut à Sonthonax, 3 du 13 octobre 1793.
2 Lettre de Finiels à Delasalle, du 27 septembre 1793.
3 Lettres de Delasalle à Sonthonax, des 25, 27 ct 29 septembre 1793.
Tableau dela vie militaire d'A.-N. Lasalle, p.35.
lui déclare bien que SOT2 devcir éloit de
repous1 Tableau de la vie militaire d'A.-N. Lasalle 7 P. 33 et 34. Lettre de
Labatut à Sonthonax, 3 du 13 octobre 1793.
2 Lettre de Finiels à Delasalle, du 27 septembre 1793.
3 Lettres de Delasalle à Sonthonax, des 25, 27 ct 29 septembre 1793.
Tableau dela vie militaire d'A.-N. Lasalle, p.35. --- Page 260 ---
( d 252 )
les vues
la force par la force : ( Cependant, ajoute-t-il,
ser
respire, les intentions
> d'humanité que voire proclamation
connue de la narenferme, LA LOYAUTÉ
> pacifiques qu'elle déterminent à vous proposer, , pour ne pas
> tion anglaise, me
malheureuse colonie, déja trop
> aggraver ies maux de cette
dans l'état ou nous nous
> déchirée, de demeurer respectivement
le Môle jusqu'à
vous gardiez provisoirement
> trouvons; que
deux nations, mais que vous n'en-
>> la paix générale entre nos
hors de l'enceinte de cette
de vous étendre
>) trepreniez point
verrai forcé de profiter de la posi-
> place; sans quoi je me
de
difficile et coupée du pays, pour le garnir
postes
p tion
rendant votre marche impraticable,
>' ct d'embuscades, qui,
braves, qui s'estiment et se
D feroient perdre à deux nations
sans faire
une
de citoyens courageux,
> respectent,
quantité
m'efde
et d'autre 3 et moi , de mon côté, je
> de progrès part
et à m'oppoà rétablir le calme dans les ateliers,
>> forcerai. du
aolt, qui
de la proclamation
> ser à l'effet illégal
des
dans la
du Nord les propriétaires
> dépouille
province
acquis >). Delasalle prie
35 esclaves qu'ils avoient légitimement
de confirmer les
aussi le commedore Ford par la même lettre
accordés aux noirs par la loi du 4"avril, sanctionpriviléges
dit-il, K le voeu général de la nation,
née par le roi, qui est,
la confirmation du
la
saine partic de la colonic, et
D de plas
Louis XIV, en 1689 p. Il finit par
> code noir donné par
qui n'avoit eu des
annoncer à cet agent d'un gouvernement
verroit
par la trahison, < Qu'ille
succès à Saint Domingue que
a
a
vrai Français, ami de Phonneur, et prêt payer
> toujours
les Anglais le tribut d'es-
>> des ennemis aussi généreux que
> time di à leur loyauré (1).>
à Ford du 2gseptembre 1793. Courier Politique de
1 Leitre de Delasalle
--- Page 261 ---
(253)
John Ford répondit à Delasalle
venus à
que les Anglais étoient
Saint.-Domingue comme protecteurs
et non comme ennemis de leur
des vrais Français,
moyen de sauver la colonie, patrie, gu'il n'y avoit d'autre
qu'au
que de se réunir à
surplus, il ne dépendoit pas de lui de PAngleterre;
modifier les conditions qui avoien été
cha: ger ou de
de Saint-James ; mais
fixées par le cabinet
> rêt et la conservation que cc Delasalle pouvoir, dans l'inté-
> qu'd ia paix
de tous, assurer > sans crainte d'errer,
générale, si la colonie
> la
le
restoit au pouvoir de
Gande-Bretagne, sort des
> amélioré (2) >>.
se réunir à
surplus, il ne dépendoit pas de lui de PAngleterre;
modifier les conditions qui avoien été
cha: ger ou de
de Saint-James ; mais
fixées par le cabinet
> rêt et la conservation que cc Delasalle pouvoir, dans l'inté-
> qu'd ia paix
de tous, assurer > sans crainte d'errer,
générale, si la colonie
> la
le
restoit au pouvoir de
Gande-Bretagne, sort des
> amélioré (2) >>. hommes de couleur seroit
Delasalle ne termina point là cette
Tandis qu'il se refusoit aux
étrange correspondance. faites Pour marcher contre réquisitions que Sonthonax lui avoit
dore Ford
les Anglais, il
( qu'aimant sa patrie et
annonça au commo-
> avoit écrit (à Sonthonax)
* respectant ses devoirs, il
D de. lui résister, s'il
pour rassembler une
vouloit faire
force'capable
> partie ; qu'il n'avoit obtenu du quelques tentatives vers cette
> injures et point de
commissaire du Nord que des
à l'ordre d'incendier moyehs >. Il ajoutoit, en faisant allusion
donné à
D couvert un complot de
Finiels, < qu'il avoit en outre dés impossible d'empécher meurtres et d'incendies dont il lui étoit
> Permettoit
l'effet, mais dont sa sensibilité
pas d'être le
ne lui
disoit-il enfin,
temoin. C'est à votre
que je m'adresse
générosité,
pour en avoir le moyen, Je
la France et de ses Colonics
Dutacq à
du 23 novembre.
allusion
donné à
D couvert un complot de
Finiels, < qu'il avoit en outre dés impossible d'empécher meurtres et d'incendies dont il lui étoit
> Permettoit
l'effet, mais dont sa sensibilité
pas d'être le
ne lui
disoit-il enfin,
temoin. C'est à votre
que je m'adresse
générosité,
pour en avoir le moyen, Je
la France et de ses Colonics
Dutacq à
du 23 novembre. ectobre. Sonthonar, du octobre, et celle de Voyez aussi la lettre de
Couvé à Sonthonax, du 28
2 Lettre de Ford à
susd. du 23 novembre, Delasalle, du 30 septembre 1793, Cdutier
Politique --- Page 262 ---
(254)
le
bil je n'ai vu que des crimes, et je vous
> veux quitter pays sauf conduit pour que je ne puisse
> prie de m'accorder un
ou ceux de la Propas être arrêté par les corsaires anglais
dans ma traversée d'ici à la Nouvclle-Angletere, 2
a vidence,
sur un vaisseau neutre.
me rendre en Europe
D d'oi je compte
la confiance que j'ai DANS LA
ma demande
> Vous voyez par
aussi brave et aussi généreuse que
) LOYAUTÉ d'une nation
> la vôtre (1).>
adulations. K Je
Le commedore Ford fut peu sensible à ces
accorder de sauf-conduit qu'aux Français
> ne puis, lui dit-il,
foibles
la France et son roi 2 trop
> qui, par amour pour
acceptent avec joic la pro-
) et trop divisés pour les venger,
des secours que sa
du roi mon maiire, et profitent
> tection
ont destinés a cet effet. a
> bonté et son humaniti
et vous ne pouvez
de se montrer est venu,
> Le moment
S
l'avez fait
le réle
'conserver, comme vous
jusqu'ici,
> plus
deux partis; il faut en adopter un, 2
impassible et de
> d'homme
ou de rallier autour de vous
la colonie,
> celui d'abandonner
et les amis de la monarchie, pour
malheureux
> les Français
leurs contre les commissaires ci-
> tourner ves armes et les
destructeuirs d'une si belle colonie (2). >
> vils,
entèrement sourd à ces conscils d'un
6.LXIX.
Delasalle ne fut pas
Sa proclas
On ne connoit point la lettre d'injures qw'it
ennemi perfide.
lui
mation conà Sonthonax ; mais au lieu de Pinertie qu'il
tre Sontho- reproche
civil envoyoit alors au Port-deaussi, ce commissaire
nax.
attribuoit
Ford, du 5 octobre 1793. Courier
1 Lettre de Delasalle au commodore
Politique susd., du 23 novembre.
susd.
S octobre 1793. Couricr Politique
2 Lettre de Ford à Delasile,'du
du 23 novembre.
ures qw'it
ennemi perfide.
lui
mation conà Sonthonax ; mais au lieu de Pinertie qu'il
tre Sontho- reproche
civil envoyoit alors au Port-deaussi, ce commissaire
nax.
attribuoit
Ford, du 5 octobre 1793. Courier
1 Lettre de Delasalle au commodore
Politique susd., du 23 novembre.
susd.
S octobre 1793. Couricr Politique
2 Lettre de Ford à Delasile,'du
du 23 novembre. --- Page 263 ---
( I 255.)
Paix une armée de terre et de
Mole, sous la conduite du
mer pour tenter Ia reprise du
tendit
général Laveaux
que c'étoit là une destitution de fait.
Delasalle présans en donner de
Il ajoute,
blié
preuve, daus un mémoire
toujours
pour sa justilication,
qu'il a depuis puTortue d'y venir
que Sonthonax menaça l'ile de la
qu'il
porter le fer et le feu, à cause de
y avoit reçu chez Labatnt
Il
l'accueil
gouverneur, lors de la
(2). est remarquable que ce
chissement
Proclamation du 29 aout pour
général, en avoit félicité Sonthonar
l'affranqu'il étoit impossible, dans
en lui disant
un moment aussi
celui-ci, de mieux concilier
critique que
a droits de Phomme
le bien de la culture arec les
trait d'une de
>. C'est du moins ce qu'on lit dans
ses letires, certifié
l'excommission civile
par le secrétaire de la
Hans les
(3); mais on n'en a Point trouvé
papiers des commissaires civils. Il
l'original
briginal une de ses lettres
existe encore en
qui
- oi, en annonçant
paroissoient subsister entre les
quelques divisions
Lajoute
troupes de diverses
que tous paroiscent soumis à la
formations,
bA piroit bien disposé à l'exécuter
loi, , et qu'àla Tortue
avoriser alors, autant
(4). Cependant, au lieu de
qu'il étoit en lui,
rcaux, dont il avoit refusé de
l'expédition de Laal pour lui défendre
se charger, il écrivit à ce
d'obéir à Sonthonax
géné-
(5). Quelques jours
1 Tableau de la vie militaire d'A,-N.
2 Tableau de la vie militaire
Lasalle, P. 35ct 36.
3 Extrait d'une
d'A,-N. Lasalle, P. 36 et.37.
ihé
lettre de Delasalle à
du
Par Gault, coté C P2, de P'invenraire Sonthonax, 30 août 1797, cer4 Lettre de Delasalle à
de Polverel ct Sonthonax,
5 Lettre de
Sonthonax, du 16 septembre 1797.
uu méme, du Delasalle 8 octobre, à Layeaux, du 3 octobre, Voyez aussi celle du même
Extrait d'une
d'A,-N. Lasalle, P. 36 et.37.
ihé
lettre de Delasalle à
du
Par Gault, coté C P2, de P'invenraire Sonthonax, 30 août 1797, cer4 Lettre de Delasalle à
de Polverel ct Sonthonax,
5 Lettre de
Sonthonax, du 16 septembre 1797.
uu méme, du Delasalle 8 octobre, à Layeaux, du 3 octobre, Voyez aussi celle du même --- Page 264 ---
(256 )
une proclamation tell
après il fit, contre ce commissaire civil,
l'auroit attendue des généraux anglais. I1 y qualifie Son
qu'on
son ordre d'incendier, donné
thonax de cannibale, 3 d'après
Finiels, et de parjure, à cause de la promulgation de la libert
des noirs. Le reste de la proclamation de Delasalle n'est qu'ut
recueil d'inconséquences, que son départ, déterminé dès-lors
si elle eût été le fruit de la ré
auroit rendu criminelle.,
dit Delasalle , n'est moins provi
Aexion. ( Comme rien, y
la liberté
, Parmement des bandits et 1
> soire que
générale,
d'armes
nous resdistribution qu'on leur a faite du peu
qui
>
déclare
j'ai interjeté appel au tribunal légis
> toient, je
que
arbitraires, destructive:
> latifde la nation, des proclamations
Sonthonax s'est permises sans s'être con-
> et vexatoires que
ce que
> certé avec moi, et que, provisoirement , jusqu'à
en ait autrement ordonné 3 Pautoriti
> l'assemblée législative
est la seule que les troupes, le
>> du gouverneur général
confirme
tribunaux, les citoyens aient a reconnoitre ; queje
la liberté accordte aux citoyens du 20 juin
> provisoirement
de la République, mai:
> qui sont venus en armes au secours
la
de celle- prononcée illégalement par
> sans approbation
attentatoire à tous les droits de
> proclamation du 29 aout,
:
>> propriété (1).>
une copie de l'ordre donné
s. LXX.
Delasalle joignit à sa proclamation
Ford,
fit imprimer
Son retout à Finiels. Il envoya le tout au commodore
qui
du Môle; Delasalle lui envoya
en Francepar ces pièces à Pimprimerie royale
leMôle ct les
Etats-Unis,
datée de Pile de la Tortue , le 8 octobre
1 Proclamation d'A.-N. Delasalle,
royale du Môle. Courier politique
1793, imprimée en placardà Pimprimeric du 26 novembre. Lettre de Dufay aux
de la France et de ses Colonies 2
de Laveaux à Sonthonax, sans date.
commissaires civils, du 4 décembre, Autre
en
en Francepar ces pièces à Pimprimerie royale
leMôle ct les
Etats-Unis,
datée de Pile de la Tortue , le 8 octobre
1 Proclamation d'A.-N. Delasalle,
royale du Môle. Courier politique
1793, imprimée en placardà Pimprimeric du 26 novembre. Lettre de Dufay aux
de la France et de ses Colonies 2
de Laveaux à Sonthonax, sans date.
commissaires civils, du 4 décembre, Autre
en --- Page 265 ---
(257 )
en même temps, , en parlementaire, cet officier,
Iui
demanderde nouveau Ia permission de passer sur un navire pour neutre
ala Nouvelle-Angleterre ; caprés avoir néanmoins conféré
) le commodore sur les malheurs de cette infortunéc
avec
colonie,
s et sur les moyens d'en conserverles tristes débris
cette lettre, Delasalle
(1)>. Après
s'embirqua effectivement à Pile de la
Tortue,sur un bateau du continent qui devoit le mener
Elats-Unis; mais sa dernière lettre au commodore
aux
inconcevable
Ford, cette
proposition de conférer avec lui sur les moyens de
conserver les débris de la colonie , prouvent que ce n'est
contre son gré ct par la seule force des vents et des
pas
qu'il fut mené au Mo'e, comme il l'assure dans
courans >
Delasalle
son mémoire;
y ajoute quc son bateau fut confisqué, et qu'il
les propositions qui lui furent faites d'embrasser le
rejela
prétendant. Lcs
parti du
Anglais , qui se convainquirent du moins
ce ne pouvoit pas êtrer un ennemi
que
rent un sauf-conduit
dangereux 9 lui accordèpour aller à Philadelphie sur un autre
batiment neutre. C'est ainsi
qu'il passa aux Etats-Unis, ou il fut,
Hit-il, persécuté tout -à-la - fois par les colons de Saint-Domingue , qui lui reprochoient d'avoir marché contre le Port-auPrince avec les commissaires civils, et
a
par l'ambassadeur de
République > Genet, qui désappreuva fortement l'abandon
Delasalle avoit fait de la cau:e des commissaires
que
histre lui foarnit
civils. Ce micependant les moyens dc repasser en
ur un convoi qui partoit de la baye de
France,
Hu contre-amiral Van-Stabel
Chesapeak, > aux ordres
(2).
1 Lcttred'envoi de la
ar Delasalle, du
proclamation 2 du 8 octobre 1 att commodore
du
12 octobre. Courier politique de la France et
Ford,
onies, 25 novembre.
de SCS Co2 Tableau de la vie militaire d'A.-N.
Rapporspar
Lasalle, P.39 : 40 et 41. Lettre
Garran-Coulon. Tome IV.
R
France,
Hu contre-amiral Van-Stabel
Chesapeak, > aux ordres
(2).
1 Lcttred'envoi de la
ar Delasalle, du
proclamation 2 du 8 octobre 1 att commodore
du
12 octobre. Courier politique de la France et
Ford,
onies, 25 novembre.
de SCS Co2 Tableau de la vie militaire d'A.-N.
Rapporspar
Lasalle, P.39 : 40 et 41. Lettre
Garran-Coulon. Tome IV.
R --- Page 266 ---
(258) I
$. LXXI. :
succéda à Delasalle dans le gouvernement provisoire
Des motifs Laveaux
d'une expédition contre le Môle,
de Laveaux de Ia colonie. En le chargeant
dans la place et
sur des intelligences
pour ne pas Sonthon-x avoit compté
sur ces deux
attaquer le
l'aiie des nouveaux libres ; ses espérances
sur
avoit
trop d'unaniMôle.
furent également déçues. 11 n'y.
que
ville, et
points
les habitans de cette
mité contre la France parmi
dans des dispositions
T'armée du général Laveaux n'étoit pas
hommes
résistance. Les blancs ou les
propres à vaincre cette
nombre pour qu'on pit tende couleur y étoient en trop petit
risl'expédition sans courir les plus fgrands
ter avec eux sculs
avoit envoyés du Cap'et du
Les nouveaux libres qu'on
insubordinaques.
livrés à la plus extrème
voisinage étoient encore
plus favorables, il cût
dans des circonstances
tion, et même,
règles de la
les accoutumer aux premières
fallu du temps pour
le
Pierrot , qui commanmilitaire. Soit que général
discipline
le maître de sa troupe,
l'infanterie des nègres, ne fàt pas
doit
perdu Phabitude du pilsoit qu'il n'edt pas encore plus qu'elle de s'y livrer en allant au
et du désordre, elle ne cessa
redouté
lage
fut, dit - on, aus: i
que
Port-de-Paix; et son passage
du gouverneut
de l'ennemi (1).1
tinoeorabipecduaatien
celui
Ordre de Delasaile à Jean Brook,
du mème à Laveaux, du 11 octobre.
dans Pinventaire de Polverel
octobre. Dénonciation de cette piècc
du 14 octobre.
du 12
C P, n". 12. Certificat de Jean Brook,
a
et Sonthonax, cote
du 13 octobre. Lettre de Dutacq
Leitre de Labatut à Sonthonax, de Genet au ministre des affaires
du.. octobre. Autre
des colonies:
Sonthonax >:
Martial Besse i la commission
étrangères, du 1 décembre.
1793. Voyez aussi
de Laveaux à Sonthonax , du 2 novembre
1 Lettre
V, et la lettre de Pierrot à Jean-Frangois.
ci dessus le 5. XXX du chapitre
Creuzé-Pascal, P- 33. Lettre datée du
du 19 novembre. Defrance au citoyen dans les Nouvelles récentes de Saint
Môle Sai int Nicolas, du 20 janvier 1794,
Domingue, P. 1.
la commission
étrangères, du 1 décembre.
1793. Voyez aussi
de Laveaux à Sonthonax , du 2 novembre
1 Lettre
V, et la lettre de Pierrot à Jean-Frangois.
ci dessus le 5. XXX du chapitre
Creuzé-Pascal, P- 33. Lettre datée du
du 19 novembre. Defrance au citoyen dans les Nouvelles récentes de Saint
Môle Sai int Nicolas, du 20 janvier 1794,
Domingue, P. 1. --- Page 267 ---
(259 )
Delasalle, et la nouvelle confédération
peu de
qui se forma à Saint-Marc
temps après, contribuèrent beaucoup à
désordre (1). En montrant des
augmenter le
tière désorganisation
exemples si frappans d'une enparmi les anciens libres, et
es premières autcrités
jusques dans
royées à
constituées, que la métropole avoit enSaint-Do.ningue, Laveaux se trouvoit pressé
Fois par les Anglais du Môle,
tout-h-lapar les
> qui éloigpt maitres de la mer 3
Espagnols et les nègres rebelles qui avoient
cordon des
enfin
percé le
qui
Gonaives,
par la coalition de Saint - Marc >
interceptoit ses communications avec les commissaires ciils (2), et qui ébranloit, par son
et
fidélité des anciens libres dans exemple ses invitations,
toutes les communes du voinage.
Indépendamment de cet état douteux d'une
si grande
l'armée, le général Laveaux n'avoit
partie
ens de
presque point de muniguerre : deux milliers et demi de poudre faisoient
ressource (3). Il ne crut pas dans cette situation toute
sarder un coup de main coatre le Mole,
pouvoir
quoique cette place
1 Lettre" de Sonthonax à Polverel, du 3
el à Sonthonax, des3 ct 4 août Lettre de septembre 1793. Autres de Pol.
nbre. Voyez aussi la lettre de Picrrot à Laveaux au même , du 2 no+
2 Lettrc du conseil de
Jean-Frangois, du 19 novembre.
paix et d'union de Saiat-Marc à
:embre 1793. Autre de Laveaux à
Laveaux, du 29
Savary à Laveaux, du
Sonthonax, du 28 janvier 1791- Autre
ithonax, du
29 novembre 1793. Autre de
12 février 1794. Autrc de Laveaux à
Lohier-Beaupuy à
Autre de Laveaux à Caze, du 4 décembre. Savary, 3 du novemRichebourg, du7 décembre,
Autre de J.-F. Rouge ainé,
Echonax, du 28
Autre de la municipalité du Port-de-Paix à
janvier 1794.
Rapport sur la colonic de
du
ermon 2 P. 3. Lettre de Laveaux Saint-Domingue, a
2 25 messidor an 3, par
re du même isavary, du...
Sonthonax, du 2 novembre 1793.
novembre.
R2
. Savary, 3 du novemRichebourg, du7 décembre,
Autre de J.-F. Rouge ainé,
Echonax, du 28
Autre de la municipalité du Port-de-Paix à
janvier 1794.
Rapport sur la colonic de
du
ermon 2 P. 3. Lettre de Laveaux Saint-Domingue, a
2 25 messidor an 3, par
re du même isavary, du...
Sonthonax, du 2 novembre 1793.
novembre.
R2 --- Page 268 ---
(260 )
du côté de la terre que du côté di
soit beancoup moins forte
la perte de toute la prola merj un échec pouvoit entrainer de la colonie, en facilitant 1
vince, et par contre -. coup celle
qui r'auroient été retenu
jonction des Anglais et des Espagnols, intentionnés ou des ignoran
obstacle. Des mal
par aucun
civils que cette expéditio
avoient persuadé aux commisaires ils ne cessèrent de presse
étoit cn ne peut plus facile (1);
même de la plus te:
Laveaux, que Sonthonax menaça
refuse
le général
la fermeté de sy
il eut néanmoins
de renonce
rible responsabilté;
finit par le lai.ser maître
constamment. Sonthonax
trop sujet de se fét
(2). Laveaux n'eut que
de Sain
à ceite entreprise
il apptit la livraison
citer de sa détermination > quand
Tout ent été perc
voisines aux Anglais.
Marc et des paroisses
mis dans la nécessité de fai
si un échec au, Môle l'eit
imposible, par le d
une retraite : elle eût été probablement ennemis qui r'entouroic
et le nombre des
faut de munitions
oi la Répablique ne pouve
de toutes parts, dans un pays
commune. Laveaux 1
d'une seule
compter sur r'attachement
quelque temps sur la défensi
donc réduit à se tenir pendant de cette inaction peu assortic
la plus absolu'c ; il se consola
mieux faire,
la conscience de ne pouvoir
son caractère, par
à Fabius Cunctator (3).
quelquefois
il se comparoit
du 29 octobre 1793. Autre de Lave
1 Lettre de Delaire à Sonthonax,
au même, du 2 novembre.
bataillon de T'Aisne, en
de Laveaux aux officiers du sccond
de Sonthona
2 Lettre
du 28 novembre 1793. Lettre
Sonthor
tachement au Gros-Morhe, novembre. Autres de Laveaux à
Laveaux, des 24 octobre et 1
novembre.
des 20 et 26 octobre, 1,2,4 et 12
du 25 messidor an 3,
3 Rapport sur la colonis de Saint-Domingue Sonthonax 1 3 des 26 ct 27 octubre 17
Defermon, ,P. 3. Lettre.de Laveaux à
Lettre
du 28 novembre 1793. Lettre
Sonthor
tachement au Gros-Morhe, novembre. Autres de Laveaux à
Laveaux, des 24 octobre et 1
novembre.
des 20 et 26 octobre, 1,2,4 et 12
du 25 messidor an 3,
3 Rapport sur la colonis de Saint-Domingue Sonthonax 1 3 des 26 ct 27 octubre 17
Defermon, ,P. 3. Lettre.de Laveaux à --- Page 269 ---
(261 )
Malgré son intime conviction de l'inutilité et des
même d'une tentative sur le Mole, qui avoit été le dangers 5, LXXII.
motif de sa venue au Port-de. - Paix, Laveaux.
principal De ccux qui
pas moins de fixer son quartier général dans
n'en résolut le fixèrent at
La grande difficulté
cette dernière ville. Portde-Paix,
d'y aborder de tous les côtés, qui avoit
gagé les Français à y former leur premier établissement cnils vinrent à Saint -
donnoit
quand
néral de
Domingue ?
aussi l'espoir au geB'y maintenir plus facilement jusqu'à ce qu'il pit
compter sur ses forces pour agir offensivement. Les
assez
qui l'entonroient étoient àparoisses
Nord
peu - près celles de la province du
qui avoient le moins souffert de l'insurrection
gres, et la présence de l'armée
des nèdiverses
pouvoit seule empécher ces
paroisses de suivre l'exemple du Môle dont
Etoient plus out moins rapprochées,
J
elles
lition de
ou d'entrer dans la
Saint - Marc (1).II importoit de
coaconserver à la
blique un territoire moins privé de
Répulance de l'armée
ressources pour la subsisque le surplus de la province. Le
Hel l'ile de Ia Tortue, sur la fidélité de
voisinage
ter, augmentoit
laquelle on pouvoit I compencore ces ressources, tant parles
He son
productions
territoire, sur - toutpar les bestiaux qu'on
par Ia facilité qu'elle donnoit
y élevoit, que
la mer de ce côté-là,
aux navires neutres, en gardant
d'arriver sûrement au Port-de-Paix.
Laveaur et Sonthonax avoient cru
Enfin,
pouvoir se reposer sur les
Autres du même au même, des e novembre 1793 et 6
susd. de Laveaux aux officiers du second bataillon février 1794. Lettre
vembre 1793. Autre du même, en
de P'Aisne 9 du 28 nodécembre.
réponse à la lettre de Porchet, du 2
I Lettre de Laveaux à Sonthonax, du 8décembre
aux commissaires civils du
1793. Autre du même
novembre. Marrial 2 24 mai 1794. Autre de Péré au
Besse à la commission des colonics.
même, du3:
R 3.
second bataillon février 1794. Lettre
vembre 1793. Autre du même, en
de P'Aisne 9 du 28 nodécembre.
réponse à la lettre de Porchet, du 2
I Lettre de Laveaux à Sonthonax, du 8décembre
aux commissaires civils du
1793. Autre du même
novembre. Marrial 2 24 mai 1794. Autre de Péré au
Besse à la commission des colonics.
même, du3:
R 3. --- Page 270 ---
(262 )
libres du Cap pour la défense de cette ville et celli
nouveaux orientale de la province , il est à présumer qu'il
de la partie
maîtres de leur
avoient déja entrevu combien ils seroient peu
aussi
que ses désastre
opérations dans une commune
populeuse,
encore de l'esprit de faction et de
même n'avoient pu guérir
mouvemens intestins.
S. LXXIII.
fussent les avantages relatifs de cette position
Erat misé- Quels que
l'état oi se trouvoient alors li
rien n'étoit plus déplorable que
rable et consLaveaux et le petit nombre de troupes de la métropoli
rancedessol- général
Rien aussi n'est plus digne d'éloge
dats d'Euro- qui lui restoient encore.
dévouèrent à la défense
ge.
que la constance avec laquelle ils se
Les comdans des circonstances si difficiles.
de la République
munications avec la France étoient absolument interceptées
armée n'en connoissoient la situation si pet
Laveaux et son
extraits des feuilles contre - révolubrillante alors que par les
les Anglai
tionnaires de la Jamaique ou des Etats- Unis, que
traitres da Môle et de Saint - Marc répandoient par leur
ou les
La
même
émissaires dans toute la colonie (1). correspondance
Sonthonax étoit devenue très- d ficile depui
avec Polverel et
Las'étoient livrés aux Anglais.
que Saint -Marc et l'Arcahaye
du décret d'accuveaux ct ses troupes furent bientôt instruits
civils, et les lettres de ce
sation porté contre les commissaires
indiquer qu'on ne fut pas aussi persuadé
général paroissent
fausseté de cette nouvelle.
qu'eux, d 1S l'armée, de la prétendue
Laveaux
E fin, outre les ennem's déclarés de la République,
égalenent à redouter lextrême méfance des nouavoit presque
si estraordinaires rendes circonstances
veaux affranchis, que
des
doient à bien des ég ards excusables, et le mécontentement
des affaires érrangères, du.. novembre 1793.
3 Lottre de Genct au ministre
qu'eux, d 1S l'armée, de la prétendue
Laveaux
E fin, outre les ennem's déclarés de la République,
égalenent à redouter lextrême méfance des nouavoit presque
si estraordinaires rendes circonstances
veaux affranchis, que
des
doient à bien des ég ards excusables, et le mécontentement
des affaires érrangères, du.. novembre 1793.
3 Lottre de Genct au ministre --- Page 271 ---
(263) )
anciens libres qui, ne comptant
chissement
plus sur le maintien de l'affrangénéral ni sur la protection
espérée sous ce Rouvel ordre de
qu'ils avoient d'abord .
mières idées et
choses, revenoient à leurs
se Aattoient par - tout que les
preAnglais leur donneroient des
Espagnols ou les
secours plus efficaces.
Les soldats venus
étoient les
d'Europe avec les commissaires
seules
civils
mais elles étoient troupes sur lesquelles le général pit compter;
réduites, suivant un calcul
son résultat, à un dixième de leur
bien cffrayant par
nombre
àsix ou sept cents hommes
primitif, c'est-à-dire,
qu'it n'y avoit
de
(1). Leur dénuement étoit si
pas viande même pour les
grand
vent les cadavres restoicnt
hôpitaux, oil sousonne ne
deux jours sans être enlevés. Perrecevoit de paie. Les officiers
point de souliers ; et Laveaux, à
même n'avoient
voyer le brevet de
qui Sonthonax venoit d'engouverneur
nationale lui a depuis
provisoire > que la convention
confirmé, étoit réduit à
comme toute sa troupe.
boire de l'eau
braves
Malgré une misère si
gens ne se découragérent
excessive, ces
plus grande constance
point; 5 ils travaillèrent avec Ia
la ville du
aux ouvrages nécessaires pous fortifier
Port-de-Paiz, les côtes du
par ou on pouvoit venir les
voisinage et les passages
fois,
attaquer par terre. Une
égarés par un petit nombre
ou deux
qu'ils ne pouvoient
d'agitateurs > ils déclarèrent
pas travailler aux
n'étoient pas nourris. Laveaux
fortifications puisqu'ils
et ses officiers
travail, et les soldats qui lui étoient
continuèrent le
soumirent à des maux
tendrement attachés se
les partageoit
inévitables en voyant que leur
avec eux (2).
général
I Lettre de Laveaux à Sonthonax du
Lettres de Laveaux à
:
. novembre 1793.
et8
Sonthonax, des 4 ct 26 ocrobre, 2,
décembrex7,3 et 23 mai 1794. Autre de J.-F,
12, 24 novembre,
Rouge ainé, à Richebourg a
R 4 --- Page 272 ---
(264)
juger de la vérité du tableau précédent par l'estrait
On peut des lettres de Laveaux, qui est conforme a vingt
suivant d'une
étions réduits, officiers
autres : C Depuis p'us de six mois nous
le 13
à six ouces de pain par jour 5 mais depuis
> et soldats,
excepié lcs malades à
> de ce mois. qui que ce soit n'ena,
nous
Si nous avions de la poudre,
>> Phôpital.
264)
juger de la vérité du tableau précédent par l'estrait
On peut des lettres de Laveaux, qui est conforme a vingt
suivant d'une
étions réduits, officiers
autres : C Depuis p'us de six mois nous
le 13
à six ouces de pain par jour 5 mais depuis
> et soldats,
excepié lcs malades à
> de ce mois. qui que ce soit n'ena,
nous
Si nous avions de la poudre,
>> Phôpital. a
conselis de tout. Notre misère est vraiment grande;
> serions
et soldats éprouvent les plus grandes privations. > officiers
ni souliers, ni chemises > ni véte-
> Nous n'avons en magasin
des soldats
ni savon 7 ni tabac 1 etc. La majorité
> mens,
nuds, comme les Africains. Nous
> viennent à la garde pieds
sculement pas une pierre à fusilà donner aux soldats. > n'avons
bien assuré, et je vous le jure au nom de
> Malgré cela, soyez
jamais ncus ne nous rendrons, que
> Parmée républicaine , que
les ennemis, après
nous ne capitulerons; que
> même jamais
trace du Port-de Paix 3 platôt
> nous, n'auront pas la moiudre
quand tout sera détruit au Port-
> que d'être faits prisonniers,
n'aurons plus rien pour
> de-Paix par les boulets 2 que nous
défendre, nous nous retirerons de rorne en morne 2
> nous
ce que les secours de France
>) sans cesse nous battant,jusqu'a
> soient arrivés (1).>
5. LXXIV. de difficulté à maintenir dans la ligne du deCorrespon- Ilyavoit plus
occupcient les communes
dance de plu- voir les différens détachemens qui
peut - être plus
sieurs corps voisines du Port-de-Paix, ct qui éprouvoient
du
avecla coali- de misère encore > sans être consolés par la présence
gétion de SaintMarc,
Autre de Richebourg à Sonthonax, du 27 janvier 1791. du7 décembre 1793. du 6 février. Voyez aussi la lettre de Polverel à
Autre de Saget à Sonthonax, ,
Desfourneaux, du 28 août 1793. Lettre de Laveaux aux commissaires civils, du 24 mai 1794. --- Page 273 ---
(265 )
néral (1). Ils'étoient tout à - la - fois travaillés
révolutionnaires de l'intérieur,
par les costrepar les
par les coalisés de
Anglais et les émigrés qui éloient venus Sint-Mare,,
les Espagnols. Plusieurs de
au Môle, et par
des
Ces détachemens étoient formés
compagnies franches, composies
par
de couleur et de
principalement d'hommes
quelques nouveaux libres. La
purent résister à tant de
plupart ne
postes et des
séductions, et livrèrent bientôt leurs
communes entières à l'Espagnol, Les autres
n'échappèrent au même sort que par la
suivie da général Laveaux
correspondance la plus
de quelques officiers
(2), par la survcillance sans reliche
et par l'admirable dévouement des soldats
HEurope aux principes de la niétropole.
quelques nouveaux libres. La
purent résister à tant de
plupart ne
postes et des
séductions, et livrèrent bientôt leurs
communes entières à l'Espagnol, Les autres
n'échappèrent au même sort que par la
suivie da général Laveaux
correspondance la plus
de quelques officiers
(2), par la survcillance sans reliche
et par l'admirable dévouement des soldats
HEurope aux principes de la niétropole. De bons
Attachés à la
furent
militaires, 2
coalisés de République >
d'abord trompés
Saint -
par les
H'accusation
Marc, sur - tout après la nouvelle du décret
rendu contre les commissaires civils. capitaine au quarante - huitième
Masseron,
tous officiers blancs, Paul
régiment, Porchet et Chorié,
pagnies franches de la
Lafrance s commandant les comThommesde
Marmelade , Caze et d'autres chefs
couleur, qui commandoient tous des
tans, dans lc dénnement oi l'on étoit de
postesimporen
troupes stires, entrèrent
correspondance avec la coalition de
rent persuader au général Laveaux
Saint-Marc, et vouluintentions, Ils n'avoient
qa'elle n'avoit que de bonnes
mesures des
pas de peine à prouver combien les
commissaires civils pour
Etoient irrégulières.
Marmelade , Caze et d'autres chefs
couleur, qui commandoient tous des
tans, dans lc dénnement oi l'on étoit de
postesimporen
troupes stires, entrèrent
correspondance avec la coalition de
rent persuader au général Laveaux
Saint-Marc, et vouluintentions, Ils n'avoient
qa'elle n'avoit que de bonnes
mesures des
pas de peine à prouver combien les
commissaires civils pour
Etoient irrégulières. La coalition
Paffranghissement général
le droie de résistance à
les avoit égarés en invoquant
Zoppression, solemnellement consacré
Z Lettre de Chorié à
du
deau au même , du 30 novembre. Laveaux, . - novembre 1793. Autre de Blon2 Léttres de Laveaux à
2793. Sonthonax, des 24 novembre ct 8 décembre --- Page 274 ---
(266 a )
la constitution de 1793. ce Quel est celui, disoient-ils, 9
par
voir en nous des enfans ingrats et dénaturés : Dar
> pourroit
coalition , ne jurons nous pas d'étre fidéles à la Re
> notre
d'avoir
ennemis tous ceux qui oseroiei
> publique 2
pour
> conspirer contre elle 3 et si la loi n'avoit pas prévu qu'un
en
cas > faudroit - il pou
> coalition fût indispensable
pareil
et toute coalition seroit-elle bla
s cela se laisser égorger >
> mable (1)p2
Laveaux ne cessa de les prémunir contre les suites d'un
liaison si dangereuse : il leur rappeloit le principe que la forc
obéissante il se
de l'inter
armée est essentiellement
;
prévalut
ception de ses lettres qui avoit eu lieu plusieurs fois à Saint
Marc, et de l'arrestation de ses agens 3 pour prouver combie
la coalition avoit des vues contre -révo'utionnaires (2). ( C'es
les
les Espagnols etles brigands, leu
> pour combattre Anglais,
auroit été vraiment louable de faire une coa
> disoit- il, qu'il
mais étant
et
est - il néces
3>
lition ;
français républicains,
les ennemis (3)57 Le
> saire de se coaliser pour repousser
Anglais et les Espagnols savent que nous serions invincibles, , s
nous restions unis : voila pourquoi ils sèment les divisions parm
nous (4). ( Soyez assez réféchis, ajoutoit-il, pour croire que
annonce contre les commissaires civils n'esi
a le décret qu'on
de Caze à Laveaux, des 27 novembre et 1 décembre. Autres
1 Lettres
desdits
Autre de Masseron, du 27 node Paul Lafrance au même 3
jours.
vembre.
2 Lettre de Laveaux à Caze, du 4 décembre 1793.
3 Réponse de Laveaux à la lettre de Porchet, du 2 décembre 1793.
4 Lettre de Laveaux aux officiers du second baraillon de PAisne, en désachement au Gros Morne, du 28 noyembre 1793.
aux, des 27 novembre et 1 décembre. Autres
1 Lettres
desdits
Autre de Masseron, du 27 node Paul Lafrance au même 3
jours.
vembre.
2 Lettre de Laveaux à Caze, du 4 décembre 1793.
3 Réponse de Laveaux à la lettre de Porchet, du 2 décembre 1793.
4 Lettre de Laveaux aux officiers du second baraillon de PAisne, en désachement au Gros Morne, du 28 noyembre 1793. --- Page 275 ---
(267 )
pas parvenu officiellement,
>
peuvent ils pas l'avoir fait
Quelques mal intentionnés ne
mettre dans les
> Dans cette incertitude, il est
gazettes anglaises?
plus
D velles de France
sage d'attendre des nou-
. .
En attendant
> convention nationale
la décision de la
, j'attends de
D aux ordres du
vous une entière soumission
gouverneur général.
> donnés que Pour l'exécution
Ces ordres ne seront
battrai la coalition
des lois. > Quant à moi,je compar la raison et Thumanité, et
jusqu'h la mort contre les Espagnols
je me battrai
(1).
Les yeux de beaucoup d'entr'eux furent
$. LXXV.
guand la coalition de Saint- Marc
néanmoins desillés
et- envoyé des
eut arboré le pavillon blanc, Communes
députations à
et
livréesàJean
D sommes
T'Anglais à l'Espagnol. d Nous
Français et militaires, lui
François, par
>> rendrons dignes des
dirent-ils ; HOUS nous les hommes
> mais nous
places que vous nous avez confiées; ja- de couleur,
n'arborerons le pavillon blanc
des troupes commandées
(2)x. La position
embarrassante,
par ces officiers n'en fut que
C'étoit de Saint - Marc
plus
entrées dans la coalition
même, ou des paroisses
foibles
qu'une partie d'entre elles
ressources qu'elles avoient
tiroient les
et Laveaux lui-méme
pu se procurer
n'avoit pu se
jusqu'alors;.
cette indication pour leurs
dispenser de lcur donner
besoins 3 dans le
prémunissoit le plus fortement
temps oul il les
contre la coalition
(3). La
1 Lettres de Laveaux à Caze ct à son arméc
Autre du même à Paul
3 des 27 novembre et 4
des 27 novembre
Lafrance, 2 desdits jours, Autres du
décembre.
et I décembre. Autre du
même à Masseron, a
Borgne, , du 18 novembre. Antre du même
même à la municipalité du
du 2jnovembre. Autredu
à la municipalité du Gros Morne
à Sonthonax, du: 24 novembre, mémelChorié, 2 du... a novembre, Lettre de Laveaux >
2 Lettres de Masseron et de PaulLafrance
Réponse de Laveaux aux mêmes.
à Laveaux, , du 2 décembre 1793.
3 Lettre de Lavcaux à Masscron,
3 du 1 décembre, --- Page 276 ---
(268 )
avoir percé le cordon des Gotroupe de Jean - François, après
tous les jours des nègres du voisinage qui
naives, se grossissoit
ne vouloit ni ne pouvoit
se persuadoient que la République
écrivoit le
garantir leur liberté. ( Nos compagnies franches,
Altier, vont grossir l'armée de Jean-
>2 commandant du camp
Trois
ont arboré la cocarde rouge 3
> François. compagnies
enfin tous
5> et plusieurs de mon poste en ont fait autant,
de la plaine se sont rendus à Jean - François, et
>> les nègres
à fondre
une armée de quinze cents hommes, prêts
> forment
côtés
C'est ainsi que Ce général des
> sur nous de tous
(1).
( Nos compagnies franches,
Altier, vont grossir l'armée de Jean-
>2 commandant du camp
Trois
ont arboré la cocarde rouge 3
> François. compagnies
enfin tous
5> et plusieurs de mon poste en ont fait autant,
de la plaine se sont rendus à Jean - François, et
>> les nègres
à fondre
une armée de quinze cents hommes, prêts
> forment
côtés
C'est ainsi que Ce général des
> sur nous de tous
(1). maitre de Plaisance >
nègres rebelles se rendit successivement
des
de
du Limbé, de Terreneuve,
du Grcs - Morne,
T'Acul,
toudu Port - Margot et du Borgne (2), qui
Gonaives 3
Port- de-I Paix, dans la partie
choient immédiatement au
les
orientale sur la route du Cap. Ces brigands, en sommant
à eux, disoient aussi, comme les Anparoisses de se soumettre
rétablir Pordre dans
glois, qu'ils ne se présentoient que pour les hommes de couIa colonie (3). Ce furent principalement
leur livrèrent tout ce territoire. Les soldats éuropéens,
letr qui
surent faire leur requi éioient dans la plupart de ces paroisses,
leur
Port-de Paix, et la rendre respectable par
traite jusqu'an
bonne conterance (4). de Blondeaw à Laveaux. - du 30 novembre 1793. I Lettre
des 24 novembre, 8 décembre 1793,
2 Lettres de Laveeux à Sonthonax 2
du novembre 1713. Autres
et 6 février 1794. Autre de Péré à Sonthonax, 7 décembre. de Villate à Laveaux , des 31 octobre , 12, 21 et 27
décembre
chef des nègres rebelles à Porchet, du 2
3 Lettre de Paparel,
du novembre. Autre de Jean François
1793. Autres de Case à Laveaux, 27 Vasques à Barthélemy et Plonà Péré, du 23 décembre. Autre de Joseph
deau, sans date. Lettres de Laveaux à Sonthonax, du6 féyrier 1794, etc,
--- Page 277 ---
(269)
De l'autre côté du
Jean
Port-de-Paix, un homme de
Delair, qu'il ne faut pas confondre
couleur, 5. Delaire,
avec le négociant
LXXVI,
que Sonthonax avoit fait déporter du
Trahison de
paravant , exécuta une trahison
Cap un an au- Delair à Jean
circonstances; ; il avoit séduit le extrêmement perfide dans ses Rabel. trations d'un
général Laveaux par des démonspatriotisme cxagéré, et s'étoit vanté
pèché la livraison de Jear-Rabel
d'avoir emdant Duchesne ; il avoit
aux Anglais par lc commanemparé du
soulevéles soldats contre lui, et s'étoit
magasin à poudre, , qui contenoit le
tions qu'on avoit dans cette
peu de munimandement de
place. Laveaux lui donna le comcette paroisse 3 qui a un petit
portant alors par sa situation entre le Mole port, trés-imblicain (4).
èché la livraison de Jear-Rabel
d'avoir emdant Duchesne ; il avoit
aux Anglais par lc commanemparé du
soulevéles soldats contre lui, et s'étoit
magasin à poudre, , qui contenoit le
tions qu'on avoit dans cette
peu de munimandement de
place. Laveaux lui donna le comcette paroisse 3 qui a un petit
portant alors par sa situation entre le Mole port, trés-imblicain (4). Cet homme n'avoit
et le Port-Répudu Mélc
cessé de représenter la
comme extrémement facile ; il avoit
reprise
dénoncé le général Laveaux à
en quelque sorte
constant d'en faire la
Sonthonar, à cause de son refus
tentative : mais quand Laveaux
concerter avec lui pour exécuter le
voulut se
en examiner tous les détails,
plan qu'il avoit donné, et
Jean Delaire fut
connoître l'impossibilité : il étoit
obligé d'en recoalition de
sans doute d'accord avec la
Saint-Marc, et il n'avoit d'autre
l'attaque du Môle, que de
tut, en pressant
perdre la petite armée du
Laveaux, et de faciliter la prise du Port
général
lui - même les Espagnols
-de - Paix. Il appela
territoire de Jean
pour leur livrer le bourg et tout le
Rabel, immédiatement
à force. de
après avoir obtenu,
follicitations de Laveaux, une
denrées et de munitions de
Petite provision de
voit les plus grands
guerre, lorsque Ce général éproubesoins (a). I Leccre de Laveaux à
au 2) ocrobre 1793. Sonthonax, sans date. Autre du même au méme,
1 Lertre de Laveaux à Sonthonax
- des 24 novembre 1793, ct 6 février
tout le
Rabel, immédiatement
à force. de
après avoir obtenu,
follicitations de Laveaux, une
denrées et de munitions de
Petite provision de
voit les plus grands
guerre, lorsque Ce général éproubesoins (a). I Leccre de Laveaux à
au 2) ocrobre 1793. Sonthonax, sans date. Autre du même au méme,
1 Lertre de Laveaux à Sonthonax
- des 24 novembre 1793, ct 6 février --- Page 278 ---
(270) )
4.IXXVII.
Des revers si multipliés découragèrent les meilleurs so'dats
Décourage- de la République. Ce même Porchet, qui avoit approuvé d'une
mentdes posY.franchissement général des noirs (), avoit
tes extérieurs manière si décidée
dissipé par l: tenu le plus long-temps qu'il iui avoit été possible à Plaisance
général LaGros - Morne mais il fat aussi abattu par la défection
veaux.
et au
libres. Il demanda a
nombreuse des nègres et des anciens
au Port-de-Paiz, ou des secours en homLaveaux son rappel
sommes
lui disoit-il, sans pain, ni biscuit,
mes. ( Nous
ici,
ni beurre, ni mantègue, ni sel, ni sae> ni teffia,ni vin,
anciens
hommes de couleur, et
> von : e . Tous les blancs,
abandonné.
9 nègres libres, sont sort's de la paroisse et m'ont
reste ici seul avec le commandant militaire et ma
s Je
font la
forcc de
.
principale
> femme : : . Les negres, qui
ont des communications avec les révoltés, depuis
> l'armée,
lintention de la coalition est pour rétablir
> qu'ils savent que
d'un moment à Tautre, se join're
A P'esclavage. Ils peuvent,
et je
être la première victime . e
> aux brigands,
pourrois
bon
tiens
tout dans un assez
ordre;
> - : . je
cependant
La
> mais ce ne sont pas des troupes de ligne .
met une fermentation diabolique dans Tarmée; il
> coalition
contenir, et si vous ne me rapD faudroit être un dieu pourla
en eire la'victime. J'ai environ cent qua-
> pelez, je pourrai
hommes da Cap qui deman.lent à y retourner 5
>> tre-vingts
: à
> eje ne sais ce 9u2 peulent nos compagnies franches
moment, non cimee. s'imagine que > d'un côté 3 les révoln tout
Autre du même à-Villate, du 18 décembre 1793. Déciaration, sans
1794.
Jacques Dutartre, dece qui a précedé, accompagné et suivi la
prisede date, par Jean Rabe! par les Angiais, le 20 décembre 1793.
1 Voyez ci-dessus le S. XXIX du chap. V.
eje ne sais ce 9u2 peulent nos compagnies franches
moment, non cimee. s'imagine que > d'un côté 3 les révoln tout
Autre du même à-Villate, du 18 décembre 1793. Déciaration, sans
1794.
Jacques Dutartre, dece qui a précedé, accompagné et suivi la
prisede date, par Jean Rabe! par les Angiais, le 20 décembre 1793.
1 Voyez ci-dessus le S. XXIX du chap. V. --- Page 279 ---
C 271 )
tés, et,de l'autre, les coalisés, nous tombent dessus toutà-la-fois . e
Mon armée me contraint à
un Conseil de guerre, qui aura lieu demain. Je convoquer
prévois
je serai contraint à me replier quelque part, soit
que
au PortMargot ou ailleurs. Ce qui m'embarrasse, c'est mon artillerie, que j'aurai bien de Ia peine à faire franchir les
montagnes (1). )
Plusieurs autres demandes de secours arrivoient tout-à-labis au général Laveaux de la part de presque tous les
handans des postes, qui annonçoient aussi
comqu'ils seroient forés sans cela de se replier (2). Laveaux étoit dans
ibilité de leur en accorder; mais il ne cessa de les l'imposager par les motifs les plus puissans. ( Je ne
encoudit-i il, vous envoyer ni hommes ni munitions, puis, 2 leur
étant
ma garnison
presque toute malade. Il vous faudroit faire un. acte
de vigueur, qui est de reprendre l'embarcadaire du PortMargot (3) .
. . 11 seroit déshonorant de
tre poste sans tirer un coup de fusil (4). Si néanmoins quitter voêtes forcés à la retraite
vous
9 ne le faites qu'après Ia
reuse défense (5); enclouez ce
plus vigouque vous ne pourrez emmener, et faites porter sur le dos des soldats toutes les
pou1 Lettres de Porchet à Laveaux, des 24,28, 29 et 30
oyez aussi celle du même au même, du 2 décembre. novembre, 1793.
2 Lertre de Dercourt 2 commandant au Gros Morne, du 6
793,etc.
décembre
3 Réponse dc Laveaux à la lettre de Blondeau, du 30 novembre
4 Autre à la lettre de Dercourt, du 6 décembre
1793,
1793.
5 Lettre de Laveaux aux officiers du second bataillon de l'Aisne,
hement au Gros-Morne, du 28 décembre,
2 en déta-
celle du même au même, du 2 décembre. novembre, 1793.
2 Lertre de Dercourt 2 commandant au Gros Morne, du 6
793,etc.
décembre
3 Réponse dc Laveaux à la lettre de Blondeau, du 30 novembre
4 Autre à la lettre de Dercourt, du 6 décembre
1793,
1793.
5 Lettre de Laveaux aux officiers du second bataillon de l'Aisne,
hement au Gros-Morne, du 28 décembre,
2 en déta- --- Page 280 ---
(272)
Dit toute la colonie
> dres queavons pourrez . :
il, se rendre aux Anglais oit aux, Espagnols
> ajoutoit
un endroit oi 1
bons ; conservons à la République
> tenons
débarquer, et trot
enverra strement pourront
>> forces qu'elie
les
Pour moi, je I
la minute un lieu qui
reçoiva.
2 ver à
j'ai le bonheur de comr
Les troupes quc
> merendraijamais. les mêmes sentimens (1). Vainement. 2 ajot
> mander sont dans
les ennemis croient-ils nous intimider en menaçal
> toit il,
des forces formidables : nous oppe
> de déployer contre ncus
s'il el
à ces forces notre courage, nos sermens > et,
)) serons
tous les armes à la main. Par (
> nécessaire, nons périrons
nos sermens, nous emporterons
)) moyen, nous remplirons
noti
de nOs concitoyens, de tout ce qui compose
x regrets
l'estime de tous nos ennemis, qui d
> patrie, et nous aurons
à la trahison. Avec de te
> ront: ils ont préféré la mort
Voi
l'on meurt sans jamais avoir été vaincu.
> principes,
les sentimens d't
en
termes j'exprime.
> pouvez publier quels
c'est les vêtres (2) D. Eni
> républicain, etje suis sur que
qui avoit rejeté
vitant à tenir bon un autre commandant
aussi
Laveaux lui marquoit
propositions de Jean-François,
des boulets ct de
ne répondez que par
e Une autre fois,
sont des
qui jamais ne compromet
> balles; ce
réponses
>> tent (3). >
de Laveaux à Chorié, du... décembre 1793.
1 Lettre
Laveaux à la letttre de Porchet 1 du 2 décembre 179
2 Réponse de
même, du 30 novembre et du
Voyez aussi les lettres du même au
décembre.
du mème
3 Lettre de Laveaux à Sonthonax, du 6 février1704. du Réponse même al la lettre C
Warme, du.. novembre 1793. Voyez aussi celles 13 novembre.
Porche:, da 2 décembre, et à celle de Bleck, du
L
3.
1 Lettre
Laveaux à la letttre de Porchet 1 du 2 décembre 179
2 Réponse de
même, du 30 novembre et du
Voyez aussi les lettres du même au
décembre.
du mème
3 Lettre de Laveaux à Sonthonax, du 6 février1704. du Réponse même al la lettre C
Warme, du.. novembre 1793. Voyez aussi celles 13 novembre.
Porche:, da 2 décembre, et à celle de Bleck, du
L --- Page 281 ---
(275)
La consfance de Laveaax et ses
rent enfn leur effet. Porchct lui manda encouragemens produisinière lettre, il. avoit
que, d'après sa dermée
convoqué tous les chefs de la petite arqu'il commandoit, que tous étoient déterminés
lcur poste, et à ne faire de rétraite
à rester à
mité. a Je ne vous dirai
gu'à la dernière extré-
> le bien qu'on a dit de pas, ajoutoit-il, mon général, tout
vous dans cetle assemblée ; nous
tous promis d'être soumis à vos
avons
ordres, et
>) persuadé de notreinviolable
je vous pric d'être
Un autre commandant de attachementivotre personne (4).>
poste lui marquoit: ( Je
ma parole de me battre et de battre
vous donne
> pas se battre, et de mourir
ceux qui ne voudront
sur la brêche
> rendre (2) >. Le commandant de la
plutôt que de me
rade du
Mireur,a qui avoit partagé les travaux dc Laveaux Fort-de-Paix,
place, mandoit, quelque temps zprès, à
pour cette
nonçant qu'il avoit repoussé
Sonthonax, en lui anpour enlever une corvette
plusicurs attaques des Anglais
qui étoit dans la
>
rade : ( Nous
somatsicdlimpremabiles, et nos ennemis
>. attaquer. Wous devons tout d la
n'oserontjamais nous
b veaux er d SOTL patriotisme
vigilance du général Lainfarigable,
> de troupes au
Vous n'avez point
Fort-Républisain; vous
> à nous, et venir
pourriez vous
par mer ou par terre. Il
joindre
> gardions un endroit dans la colorie,
suffit que nous
) (de la métropole) arrivera, elle pour quand notre armée
> La conquête de la colonic, ainsi puisse mettre pied à terre.
> en sera faite aussi
que de la partie
rapidement
cspagnole, 2
> troupes. Le Port-de-Paix
que Pourront marcher nos
est le premier endroit oi les
1 Letcre' de Purchet à
du
2 Lettre de Chorié à Laveatx, 1 décembre 1793.
Laveaux,da 29 novembre 1793.
Rapp. de Garran Coulon, Tome IV,
S
notre armée
> La conquête de la colonic, ainsi puisse mettre pied à terre.
> en sera faite aussi
que de la partie
rapidement
cspagnole, 2
> troupes. Le Port-de-Paix
que Pourront marcher nos
est le premier endroit oi les
1 Letcre' de Purchet à
du
2 Lettre de Chorié à Laveatx, 1 décembre 1793.
Laveaux,da 29 novembre 1793.
Rapp. de Garran Coulon, Tome IV,
S --- Page 282 ---
(274)
à terre, et nous le garderons. Sa po
ont mis pied
ne peu
% Français
une escadre ennemie
est
et deu
N
sition
très-avantageuse; d'eau dans la rade,
embosser. Ily a trop
J'ai fait embosse
D point y
le général a fait faire.
> forts de plus que
l'avenue et, la barrièr
très-près de - terre ; je bats
o
> la corvette
sa rade avec mes canons (1).
>> de la ville et toute
le courag
Laveaux de soutenirl
Il ne suffisoit pas au général
Il falloit aus:
s. LXXVII,
l'ordre dans l'arméc.
Ses mesures des troupes et d'entretenir
vivement aigris par le pe
pour gagner regagner la confiance des habitans,
ct cruellemen
la confiance
qu'on avoit eus pour leurs préjugés, si récemmer
des blancs. d'égards
des maux trop réels. Les noirs,
dc P'op
froissés par
conservoient encore le ressentiment
sortis d'esclavage,
éprouvée, et ne s'en vengéoient q4
qu'ils avoient
envers les an
pression
la durcté et les outrages
d
trop souvent par
incapables de sentir la nécessité
ciens libres. Presque
qu'aucun d'eux n'avoit é
respect pour les proprictés, avoir parce le droit d'y commettre toi
ils croyoient
force capable de 1e
propriéuire,
aucune
tant qu'ils ne voyoient
l'autorité d
les excès,
les plus soumises à
réprimer, et les communes toujours échapper à la dévas
ne pouvoient pas
La
la République
du Gros-Moine que
La municipalité
tation et au pillage.
la coalition de Saint-Marc, t
veaux avoit engagée à rejeter même : ( Nous nous sommes soum
mandoit dans ce temps-là exécuté, et notre état a empire
nous avons tout
nos ateliers
w à tout,
la plus complète travaille
lcs re
7 L'insubondination
de la lettre, et tous
ont
la liberté au pied
de, culti
> ils pris
la terre n'aura plus
et bientôt
>> venus se perdent,
du 12 février 1794- Voyez aussi
1 Lettre dc Mireur à Sonthonax, du 29 janvier.
lertre, dc Dupont Hérissé au même,
, et notre état a empire
nous avons tout
nos ateliers
w à tout,
la plus complète travaille
lcs re
7 L'insubondination
de la lettre, et tous
ont
la liberté au pied
de, culti
> ils pris
la terre n'aura plus
et bientôt
>> venus se perdent,
du 12 février 1794- Voyez aussi
1 Lettre dc Mireur à Sonthonax, du 29 janvier.
lertre, dc Dupont Hérissé au même, --- Page 283 ---
(275) )
vateurs ; les désertions sont
semble
journalières; enfn tout
ferméa un
retour
d'une médiocrité honnête. rélabliasement, non pas de fortune , mais
s'éteint
Cependant, le sentiment
qu'avec le dernier soufle de
qui ne
Rous plait. Jetant de douloureur l'infortune, l'espérance,
que, nous attendons les eflets regards vers la RépubliNous sonffrons
de sa justice et de sa
tout avec une patience
bonté,
térêt que vous prenez à nous,
augmentée par FinPhumanité
3 par vOs sentimens dignes de
(1) >. Laveaux soutint
quelque
ncouragemens les bonnes
temps par ses
hais n'ayant
dispositions de cette
pas alors des forces sathisantes
municipaliré;
s amis de la
le
pour y protéger
République,
Gros - Morac
es paroisses qui arborèrent le
fut du nombre
-an-François,
pavilien blanc ; il se rendit à
Lc Port-de-Paix
Enéral, étoit loin lui-mème,oi Laveaux avoit fixé son
de présenter un état
quartier S. IXXIX,
arriva. C'étoit l'une des villes ou Ia satisfaisant quand il Du Port- -deng et du côté ouest avoit
faction des quatre-vingt Paix, et de
dominé avec le
3 là comme
plus de
Galineau de
ailleurs, elle avoit fait consister
violence; Gascq.
jetterles lois et les principes de la
le patriotisme à
mmes de couleur n'aveient été
métropole. Nulle part, les
vils y avoient d'abord
plus persécutés; lescommisaires
l'exécution des
nommé poer délégué, afin de veiller
lois, l'un de ses
hi fut depuis
habitans, 3 Lavergne 3 lc même
procureur de la commune du Cap
evesque-Thibaud. Sa connivence
agres Laraux préjugés des colons blancs
1 Dilibération de la paroisse du
ctre de la municipalité de ladite Gros-Morne, , du 28 novembre 1793,
ttres de Laveaux aladite
paroisse à Laveaux, du 20 novembre.
si cellcs du même à municipalité, des 20 ct 28 novambre, etc,
Sonthonax, des 26 octobre et8 décembre, Voyez
Sa
procureur de la commune du Cap
evesque-Thibaud. Sa connivence
agres Laraux préjugés des colons blancs
1 Dilibération de la paroisse du
ctre de la municipalité de ladite Gros-Morne, , du 28 novembre 1793,
ttres de Laveaux aladite
paroisse à Laveaux, du 20 novembre.
si cellcs du même à municipalité, des 20 ct 28 novambre, etc,
Sonthonax, des 26 octobre et8 décembre, Voyez
Sa --- Page 284 ---
(276 )
Il n'en fut pas ainsi (
feur rendit sa mission agréable. l'assemblée coloniale, 9
à
Galineau de Gascq, ex-député
Les blancs lui ont f
dans les mêmes fonctions.
lui o
le remplaça
sur son administration ; ils
lcs plus graves reproches
et même beaucoup
attribué la conduite la plus opptessive, objet que des plai
concussions. On n'a trouvé sur ce dernier
contre d
les colons se sont souvent permises
tes vagues que
que fussent les mauvais
hommes irréprochables; mais quelles d'habitans, et leur incivisn
dispositions d'un grand nombre
la conduite
bien avéré tout paroît annoncer que et dire, mêt
trop
fut extremement arbitraire
Galineau de Gascq
fort oppressive. On peut
sans motifs,-ct par conséquent formoit de la révolution E
de' l'idée que cet homme se
de ses lettre
ger
donnoit a Sonthonax dans plusieurs
le ra
le titre qu'il
dictareur. Ce commissaire civil
il l'y, appeloit citoyen
T'arrivée de Galbaud, contre leqi
pela quelque temps avant
néanmoins en faveur de l'aut
Gilincau de Gascq se prononça
après aux États-Unis, 9
rité nationale. Il passa peu de temps richesses, qui étoier
d'avoir emporté de grandes
on P'accuse
(2).
dit-on, le fruit de ses rapines
à faire triompher
LXXX.
De teis hommes n'étoient pas propres
colons. D
S.
sur les préjugés des
Assassinat principes de la République
du colon Ladu 4 mars 1793. Lettre de Laveaux
vaux, ct pude Finiels à Sonthonax 7
la municipa
nition des 1 Lettrel du 8 décembre. Réquisition de Galincau-de-Gaxga de la royauté 2 du
coupables. même,
pour Pentévement des, attributs
du Port-de-Paix,
avril.
VIII, P. 182 et suiv., 192 '
2 Débats dans P'afaire des coionies,tome
Adresse de 'la municips
à Sonchonax, du 27 mars 1793. de Galincau de Gasci
Lettredelaveaux
sans date. Lettres
du Port-de-Paix à Sonthonax,
1793. Autre de Féré à Sonthon
Sonthonax, des 4.26 mars 2 et rg.aviil Creuz-Pascal, P. 52 et 53.
du 3 novembre, Defrance au citoyen
., 192 '
2 Débats dans P'afaire des coionies,tome
Adresse de 'la municips
à Sonchonax, du 27 mars 1793. de Galincau de Gasci
Lettredelaveaux
sans date. Lettres
du Port-de-Paix à Sonthonax,
1793. Autre de Féré à Sonthon
Sonthonax, des 4.26 mars 2 et rg.aviil Creuz-Pascal, P. 52 et 53.
du 3 novembre, Defrance au citoyen --- Page 285 ---
(277)
les moavemens qui suivirent l'incendic du
ct les nègres rebelles qui
Cap, les Espagnols
furent
percérent le cordon des
sur le point de s'emparer du Port- de-Paix Gonaives,
le territoire du
et de tout
et d'un
voisinage ; il fut sauvé par les soins de Polverel
commandant nommé Dubois,
des hommes de couleur,
qn'il y envoya (1). Mais
part de Galineau de
qui avoient conservé, après le déGascq, le commandement
postes dans les environs du
de plusieurs
Hespotisme
Poft-de-Paix,y y exerçoient le même
qte lni, en y joignant souvent une
On remarquoit
grande férocité.
parmi eux Simon Gaulard, qui
camp Lacorne : il s'étoit rendu
commandoit le
tinat de ce colon François
extrèmement odieux Far l'acsasvoulu faire couler bas les Lavaux, qu'on avoit accufé d'avoir
hommes de couleur,
ils
léposés sur un bateau au Port-de-Paix
quand étoient
phéri des colons blancs,
(2); mais il étoit fort
ortune dont il
pour lesquels il prodiguoit la grande
jouissoit. Il avoit enrôlé
ervice, et fait
plusieurs marins à son
vivoit dzns
construire sur son habitation yn
oil
une cspèce
fort,
il
'il pit y introduire les d'indépendance, en attendant, dit-on,
"avoit fait dans les
Anglais, comme on annonçoit qu'il
es
papiers publics des
(3). Sonthonax eut beancoup de
contre-rérolutionnaipeine à faire
orteresses et comme si Gaulard edt
détruire cette
le François Lavaux contre les
voulu justifier la haine
achement. On n'a
hommes de couleur, il l'assassina
pas craint de dire, dans les Débats;
que Son1 Lettre de Polverel à Sonthonax
- Xv.
> du aout 1793,*Voyez ci-dessus le
2 Voyez ci- dessus, au tome III, le S. XXI du
3 Courier
chap. 1,p. 50,
1794.
politique de la France ct de ses coloniss
s du. 25 - janvier
S 3
lu justifier la haine
achement. On n'a
hommes de couleur, il l'assassina
pas craint de dire, dans les Débats;
que Son1 Lettre de Polverel à Sonthonax
- Xv.
> du aout 1793,*Voyez ci-dessus le
2 Voyez ci- dessus, au tome III, le S. XXI du
3 Courier
chap. 1,p. 50,
1794.
politique de la France ct de ses coloniss
s du. 25 - janvier
S 3 --- Page 286 ---
(278) )
avoit donné une place à Gaulard pour le récompens
thonax
le général Laveaux le
de ce crime (). La vérité est que
nommé Jouneat
fusiller avec un autre homme de couleur,
du Por
venoit de nommer conseiller à la sénéchaussée
qu'on
de-Paix (2).
furent arrêtés, ils avoie
Dans le temps où ces deux scélérats
de livrer le Port - de - Paix aux Anglais apr
5. LXXX'. formé le projet
nombre de nègres (
Conduire ayoir égorgé ious les blancs et le petit
humainc du
de couleur qui étoient restés fidèles à la Républiqu
génfral La- d'hommes
des chefs de ces nègres indisciplinés qui paroi
Pun
veaux,
Joseph,
voulut exiger la délivrance '
soient encore la reconnoitre, Laveaux de tout incendier
Gaulard, en menaçant le généra
cette grace. L
de se rendre aux Anglais, s'iln'cbtenoit pas
Joseph lu
fut infexible, et donna l'ordre d'arrêter
veaux
Cependant les accusatet
même au milieu de ses nègres (3).
le génés
Sonthonax n'ont cessé de représenter
de Polverel et
les
comme un homi
Laveaux, dansleurs écrits et dans
Débats,
tandis que toute sa conduite et sa correspondan
sanguinaire,
s'est
démentie, et qu
prouvent que son humanité ne
jamais
extrémité.
n'usoit des mesures de rigueur qu'a la dernière
les ressources de la raison et du P
avoit employé toutes
de la coalition de Sain
triotisme pour empécher les progrès lordre d'incendier 9
Marc (4). Il réclama avec force contre
dans l'affaire des colonies, tome 1,pag. 307.
1 DChats
des colonies, tome VIII, P- 181 et suiv., 191
2 Debars dans Paffaire
à Sonthonax 2 du 6 avril. Copic
suiv. Lettre de Galincau-de Gascq des matelots.
divers cougés donnés par Fr. Lavaux à
novembre
Co;
3 Lettres de Laveaux à Sonthonax, des 12 ct 24
17)3. à Ia leti
lettre de Joseph à Laveaux, certifiée Par ce dernier, , jointe
d'une
Débacs dans Paffaire des.colonies, tome JX, p. 35.
du 13 novembre.
Lettre de Laveaux à Caze, du 28 décumbre 1793.
A
Gascq des matelots.
divers cougés donnés par Fr. Lavaux à
novembre
Co;
3 Lettres de Laveaux à Sonthonax, des 12 ct 24
17)3. à Ia leti
lettre de Joseph à Laveaux, certifiée Par ce dernier, , jointe
d'une
Débacs dans Paffaire des.colonies, tome JX, p. 35.
du 13 novembre.
Lettre de Laveaux à Caze, du 28 décumbre 1793.
A --- Page 287 ---
(279 )
le desespoir avoit arraché à Sonthonax (); et voici les conseils qu'il donnoit aux commandans des
postes : ( luspirez
> à tous vos soldats que l'on fait plus dans les troubles inté-
> rieurs par une patience réfléchie
que par Ja
)
violence, qui,
souvent, ne nous est dictée que, par notre passion (2). Jc
compte sur votre zèle et votre patriotisme, sur votre hu-
> manité envers tous les citoyens, sur votre
les ennemis
Faites
courage, contre
(5).
votre retraite avec
> tenez la discipline
prudence; main-
; empêchez le pillage; songez que vous
êtes sur le territoire français (4) >. Dans une multitude d'autres circonstances, Ce général empêcha l'exécution des lois les
plus rigoureuses contre les rebelles et les émigrés
les
mes à la main, et leur fit grace des la vie. Il traita pris
arsonniers avec la plus grande humanité;
ses priet le général anglais ne
put se dispenser de lui en faire des remerciemens
rés (5).
reitéC'est ainsi que le général Laveaux
fiance d'une
parvint à regagner la conpartie des habitans du
s. LXXXIL,
Port-de-Paix, et des colons
Retour des
hommes de
2 Lettre de Laveaux à Sonthonax, du 12 rovembre
toutes cou1793.
2 Réponse de Laveaux: à la Iettre de Porchet, du 2 décembre
leursàla Ré.
3 Lettre de Laveaux aux officicrs du second hataillon
1793.
publique.
de
tachement at Gros-Morne, , du 28 novembre
PAisne, en dé.
valier commandant à Terre
1793. Autre du même à Che-.
Neuve, du 5 mai.
4 Lettre dc Laveaux à
Porchct 2 du 3 décembre 1793.
Promesse souscrite par les prisonniers anglais le
Conditions prescrites aux citoyens
3 22 décembre 1793.
avoir Été forcés parlos
qui se sont émigrés ,*ct qui rentrent sans y
vier
armes. Lettres du major Grantà
, 2,7et 18 avril, et10 mai 1794. Réponse de Laveaux,des) jan17ct 21 avril. Lettre du même aux
Laveaux * des 4, 8, Sv
Voycz aussi les Pièccs relatives à la commissaires civils , des 2 ct 24 mai,.
cagitulation du camp Fouache.
S 4
avoir Été forcés parlos
qui se sont émigrés ,*ct qui rentrent sans y
vier
armes. Lettres du major Grantà
, 2,7et 18 avril, et10 mai 1794. Réponse de Laveaux,des) jan17ct 21 avril. Lettre du même aux
Laveaux * des 4, 8, Sv
Voycz aussi les Pièccs relatives à la commissaires civils , des 2 ct 24 mai,.
cagitulation du camp Fouache.
S 4 --- Page 288 ---
(280 )
voisins, après avoir été long-temps en butte àleurs préventions. On vit enfin que le calme pouvoit succéder aux orages
de la révolution, et que si l'établissement de la liberté générale avoit occasionné de grandes secousses, sa consolidation pouvoit se concilier avec la tranquillité publique. Les citoyens ne
des
dans les soldats d'Europe qui
virent plus que
protecteurs
Les
défendoient le pays coutre les Anglais et les Espagnols.
blancs s'accoutumérent à se passer d'esclaves, et les noirs à traleur subsistance. Plusieurs des chefs noirs
vailler pour gagner
avoient
du côté des Eset des hommes de couleur qui
passé
pagnols, quand la coalition de Saint-Marc se forma pour mainretournèrent sous les drapeaux de la Républitenir l'esclavage,
du
Laveanx et la fermeté
que , lorsque la constante: général
des chefs quiservoient sous ses ordres, leur enrent montré qu'il
existoit dans la colonie un noyau de républicasins.qui vouloient
et
défendroient les insincèrement la liberté géniérale 2
qui y
térêts de la métrepole. Dès la fin de novembre 1793, le commandant de Plaisance' marquoit au général: ( Je viens de recede chef. des révoltés, qui, ayant oui
> voir une députation
s'offroient
> dire qu'on les vouloit faire rentrer dans T'esclavage,
la cause de la liberté, et pour acca-
> à nous pour soutenir
Jes
D. Je Pai maintena dans ces sentimens,
> bler oppressenrs
de l'Ouest
en lui disint que ce qui se passoit dans la province
le
étoit terrassé dans le
ne nous regardoit pas ; que préjugé
Nord;
la lutte seroit sanglante dans les deux autres proque
crise seroit la
forte, la plus terrible
vinces; que cette
plus
les
dernière
blancs des pays occupés par
et la
(s)-Eeaucoup.de
du 2f novembre 1794. Voyez aussi celle de
1 Lettre de Porcherà Laveaux,
les Nouvelles récentes de SaintLaveaux à Sonthonax, du 6 février 1794, er
Domingue ,P. 3.
Nord;
la lutte seroit sanglante dans les deux autres proque
crise seroit la
forte, la plus terrible
vinces; que cette
plus
les
dernière
blancs des pays occupés par
et la
(s)-Eeaucoup.de
du 2f novembre 1794. Voyez aussi celle de
1 Lettre de Porcherà Laveaux,
les Nouvelles récentes de SaintLaveaux à Sonthonax, du 6 février 1794, er
Domingue ,P. 3. --- Page 289 ---
(281 )
Anglais, et particulièrement de
extrémité de la
Jérémie, gai est à l'autre
colonie 3 vinrent aussi rejoindre le
au Port-de-Paix
gouverneur
Lcs Anglais du Mole et de Jérémie, lcs
naires et les
contre révolution- S. LXXXIII.
émigrés mirent tout en
maitres de ce nouveau boulevard
usage pour se rendre LcsAnglais
de la province du Nord. Ils at- constamment
taguérent le Port de-Paix par mer; ils firent des
repoussés du
terre contre ses postes
tentatives par Port-de Paix,
avancés; ils furent
et éprouvèrent des
toujours ropoussés,
leur de voir
pertes considérables (2); ils eurent Ia douqu'ils ne pouvoient Pas
sur
que la trahison leur avoit" données. compter
lcs troupes
Plusieurs des soldats de
Dilion, ou d'autres hommes qu'ils avoient
pris par le général Lavcaux dans
séduits, ayant été
ces attaques, refusèrent d'être
échangés s ct préférèrent à l'abondance tant vantéc des
Phonneur de partager le dénuement
Anglais
Le général
des soldats républicains.
Whitelocke, en rendant justice, dans
lettres, d Zu conduite noble
une de ses
Ves
et généreuse du gouverneur envers
prisonniers, > ajoutoit avec chagrin,
gle pour l'avenir de ne
gu'il se feroit une rèHes troupes coloniales jamais exposer des soldats anglais avec
(3).
Avant d'avoir recours à la force
gouvernement, qui
ouverte, les agens de ce
croyoit venir à bout de
s.LxxxIv.
:t dont les ministres se sont
tout avec son or, Tentarives
effectivement vantés d'avoir le ta- pour corrom1
prelogénéral
Lettre de Laveaux à Sonthonax, du 6
Laveaux.
les 5S XCIV ct XCV ci-dessous,
février 1791, ctc. Voycz aussi
2 Lettre de Mireur à
Advertiser, de
Sonthonax, du 12 février 1794. Extrait du
Philadeiphie ? du 28 juiller
genéral
Léonardle-Bloir, s au calomniateur Therou
1794, dans Pécrit intitulé :
31 Lettre de
, P. 4, note,
Whiteloske à Layeaux, du 18 avril 1794.
IV ct XCV ci-dessous,
février 1791, ctc. Voycz aussi
2 Lettre de Mireur à
Advertiser, de
Sonthonax, du 12 février 1794. Extrait du
Philadeiphie ? du 28 juiller
genéral
Léonardle-Bloir, s au calomniateur Therou
1794, dans Pécrit intitulé :
31 Lettre de
, P. 4, note,
Whiteloske à Layeaux, du 18 avril 1794. --- Page 290 ---
(282 )
la vénalité de tous les hommes publics de leur pays
rif de
Laveaurl lemploi de ces vils moyen
avoient essayé sur le général
si
di
ils avoient déja acquis une grande partie
par lesquels
Ils n'avoient pas cru avoir de
territoire. de Saint-Domingue.
dont ils con
refus à craindre d'un officier de l'ancien régime,
e
noissoient la position difficile sous ses rapports politiques,
Le colonel Whitelocke et le majo
la détresse personnelle.
infames. au géné
Grant s3 chargèrent de faire ces propositions
situation mal
en les
de tout ce que la
ral Laveaux,
appuyant
offroit di
heureuse oii se trouvoit Ia France à cette époque
don
à faire impression sur un homme
circonstances propres
à celui des commissai
le sort étoit lié par tant de rapports
les Ancivils.
avoir beaucoup cxalté les forces que
res
Après
celles qu'ils y attendoien
glais avoient à Saint- Domingue,.et
doute
Whitelocke ajoutoit : ( Je ne
point que
incessamment, aussi été informé que la partie de la Conven-
>) vous n'ayez
avoit sanctioné Ia mesure d'en-
> tion nationale de France qui
civils, que l'or
les commissaires
> voyer dans Saint-Domingue de la ruine totale puisque tou:
> regarde comme la cause
POUR CE CRIME und
y les membres de ce parti ont souffert
a été acBrissot, le. chef de ce parti,
> mort ignominieuse.
le premier est celui d'avoil
> cusé de trois crimes capitaux :
commissaires civils. Les
la mesure d'envoyer ici les
52 conseillé
lui êtent les moyens d'envoyer des
> malheurs de la France
beaucoup
ce qui a.engagé
) secours à ce malheureux pays,
à depropriétaires de Saint-Domingne
> des plus respectables
qui leur a été accorla
de l'Angleterre,
> mander protection
dans-la lettre dc wrhitelocke, quia Éck
Cette phrase est ainsi tronquée
écrite en français.
aires civils. Les
la mesure d'envoyer ici les
52 conseillé
lui êtent les moyens d'envoyer des
> malheurs de la France
beaucoup
ce qui a.engagé
) secours à ce malheureux pays,
à depropriétaires de Saint-Domingne
> des plus respectables
qui leur a été accorla
de l'Angleterre,
> mander protection
dans-la lettre dc wrhitelocke, quia Éck
Cette phrase est ainsi tronquée
écrite en français. --- Page 291 ---
( 283)
dée. Jc vous offre, ct à votre
les
> tions qui ont été accordées e
troupe 2
mémes condiau
la
))
Môle, conservation de
ce qui vous
tout
appartient . e
. en outre
a plaira à la bonté ( du
dc
le rang gu'if
roi)
vous
> ment. J'ajoute de plus,,
accorder Personnellepour
Ia
je vous demande
le
récompenser confiance quc
pour gouvernement sous
que la sommie de cing mille livres
lequelje SCTS,
> cinguante mille écus
sterling, , faisant celle de
tournois, vous sera
> lement, ou déposée à la banque
payée personnel-
> après que vous aurez remis la ville d'Angleterre, avec ordre,
> fort,
du Port-de-Paix, le
l'artillerie, les
s0 dévastation leur
munitions, > et sans qu'aucun tort ou
ait été fait, dans les
- je
mains de l'officier
nommerai, ainsi que les bateaux de
que
> dans ledit
garde qui seront
port (1). >>
Le commandant du Môle, James
qui avoit livré cette
Grant, le traitre Deneux, S.IXXX.
YN,
blis, écrivirent
place, et des émigrés qui s'y étoient éta- Refus de ce SaE
des lettres semblables à Laveaux,
généraletron
Prodiguèrent de perfides
auquel ils indignation.
éloges; ils lui
cienne noblesse, qu'il avoit
rappeloient son ançoient,
Sans doute oubliée, et lui annonpour laigrir, la promotion que Polverel avoit
Montbrun au gouvernement
faite de
général de T'Ouest
se contenta pas de
(2). Laveaux ne
cette circonstance rejeter-ces offres honteuses : il profita de
de
pour réhausser de plus en plus
sa petite armée. Il y lut
l'esprit public
publiquement les leltres des comI Lettre du commandant Whitelocke
1794.
2u ginéral Laveaux 1 du 9 février
2 Lettre du majorJames Grant à Laveaux, du
Denedxau même , du
12 févricr 1794. Autre de
lignac, à af. le comte sinovembre2ss. de
Billet du marquis de Piqué-M, 3l
Laveaux, du 12 décembre,
armée. Il y lut
l'esprit public
publiquement les leltres des comI Lettre du commandant Whitelocke
1794.
2u ginéral Laveaux 1 du 9 février
2 Lettre du majorJames Grant à Laveaux, du
Denedxau même , du
12 févricr 1794. Autre de
lignac, à af. le comte sinovembre2ss. de
Billet du marquis de Piqué-M, 3l
Laveaux, du 12 décembre, --- Page 292 ---
f 284)
mandans.a anglais et la réponse digne d'un soldat français gu'il
au major Grant, la cony ft : K Vous me promettez 3 dit-il
n'aurez
de
de tout ce
m'appartient : vous
pas
> scyvation
qui
de celui du soldat, ce
> peine; mon butin est à P'uniforme
la nourriture est la méme,
> quime rend encore plus gloricux;
me
bien - e
: Vous
> c'est ce qui fait que je porte
seront
tous les cfficiers, les troupes de ligne
> m'assurez que
les troupes de Deneux :
9> immédiutement à la paie qu'ont reçue
c'est bien
vous
cu nom de toute l'armée, que
3> je
réponds,
de
Nous ne
> donner son honneur pour zn morceau
paig.
encore affamés; ainsi nous vous jurons tous que
> sommes pas
et
nous vous for-
> jamais nous ne trahirons notre patrie, que
(1).>
sinon à nous aimer, du moins à nous estimer
> cerons,
moins
La réponse de Laveaux au coionel Whitelocken'est pas
puissent être vos forces, lui dit-il,
honorable. Quelles que
de quoi sont
( nous ne nous rendronsjamais : vous apprendrez
A l'exemple des trois cents Spar-
> capables des républicains.
détruit une partie
> tiates qui sont morts a leur poste ayant
vendrons
leurs ennemis, nous mourrons tous au nôtre, et
> de
instans
nous avons à vivre . .
1> bien cher les derniers
que
le
sije
demande à 1oute mon armée de me couper cOu,
> Je
de foi, le général
> suis un traftre >. Après cette profession
des mceurs
Laveaux, entrainé par son indignation et l'exempie
celui-ci se garda
modernes, ft à Whitelocke un déf, que
lui dit-il, de me plaindre
bien d'accepter. K Permettez-moi,
m'avez faite en me
de l'indignité que vous
> à vous-mème
scélérat et assez bas pour ima5 croyant asset vil, assez
de Laveaux à James Grant,. du février 1794
Après cette profession
des mceurs
Laveaux, entrainé par son indignation et l'exempie
celui-ci se garda
modernes, ft à Whitelocke un déf, que
lui dit-il, de me plaindre
bien d'accepter. K Permettez-moi,
m'avez faite en me
de l'indignité que vous
> à vous-mème
scélérat et assez bas pour ima5 croyant asset vil, assez
de Laveaux à James Grant,. du février 1794 --- Page 293 ---
( 1e 285 )
giner que cette offre de cinquante mille écus
> pas tout mon ressentiment. En cela
(+) n'exciteroit
> à vous-même. Je suis
vous vous êtes fait tort
générai; jasqu'à présent j'ai mérité
commander l'armée. Vous-avez cherché
de
> yeux de mes frères d'armes
à me deshonorer aux
; c'est un
D) devez une satisfaction
outrage dont vous me
personnelle : je la
> I'honneur qui doit exister
demande au nom de
parmi les nations. En
avant qu'il y ait une action générale,
conséquence,
>> bat singulier,
je vous offre un comjusqu'à ce que l'un de nous
> vous laisse le choix des
deux tombe : je
atnes, soit à
5 Si je suis vainqueur,
pied, soit à cheval.
j'aurai prouvé
> commanderà des
que je suis digne de
républicains; ; si je succombe
> l'armée
glorieusement,
républicaine aura un autre chef
92 midable, et chaque individu de l'armée beaucoup plus for-
> plc. Votre qualité d'ennemi
imitera mon exemne Vois donnoit
> de votre nation, le droit de
pas, 3. au nom
me faire une
> nelle; comme particulier,
insulte personje vous demande
) l'injure que vous m'avez faite
satisfaction de
comme individu. )
En terminant ainsi cette négociation odieuse,
edt pu montrer, comme le
, le général français
général romain a T'enveyé du roi qui
* On ne parle que de cing mille écus dans la traduction
anglais, oi , malgréles préventions de Pauteur
d'un ouvrage
il; rendaux sentimens du général Laveaux
coitre la révolution frangaise,
Phistoire abrégée de l'Empire
Thominage qui leur est da; (Voyez
traduite de l'Anglais, de Britannique s depuis le mois de mai
whitelocke ct la téponse de, Plowden > tome II > P. 151.) mais la lettre 1792, de
mille écus, cing mille livres Laveaux parlent effectivement de cinguance
steriings, Ou cent cinguante mille
1 Lettre de Laveaux i Sonthonax, du
francs.
Britannique, depuis le mois de mai 1794. Hirtoire abrégéede Empire
Par Fr. Plowden, tradai:
1792 jusqu'à la fin de l'année
par J.-Fr, And:s, tome II, P- z5o : 151 er 179i; 152,
2, de
mille écus, cing mille livres Laveaux parlent effectivement de cinguance
steriings, Ou cent cinguante mille
1 Lettre de Laveaux i Sonthonax, du
francs.
Britannique, depuis le mois de mai 1794. Hirtoire abrégéede Empire
Par Fr. Plowden, tradai:
1792 jusqu'à la fin de l'année
par J.-Fr, And:s, tome II, P- z5o : 151 er 179i; 152, --- Page 294 ---
(286)
etl'eau qui faisoient toute
vouloit le corrompre le platde légume
à Sonthonax dans
nourriture et celle de ses soldats. Il mandoit
sa,
avoir vendu tout ce que j'avois
une de ses letttes : cc Après
fait ce que j'ai dd.
subsister, je n'ai plus rien : j'ai
> pour
d'un mois je ne mange plasdepain
>>
e . - Depuis plus
votre amitié, ctje suis
ne bois
de l'eau; mais j'ai
> ctje
que
> content (1). >
PofLaveaux se vit en état de reprendre
S. LXXXVI. Bientôt le général
eut contre lcs enneConquète
et les avantages successifs qu'il
de la ma- fensive,
révoltés ne furent plus troublés
jeure partie mis extéricurs et les nègres
hommes de couleur ou les
Les
du Nord. par, par de nouvelics trahisons.
du Nord, et dans d'aul'armée de blancs qui en méditoient à Saint-Louis
et Jean-FranLaveaux et
farent contenus. Les Espagnols
les noirs. tres communes,
les nègresqui s'étoient rendus
çois furent chassés par lui ou par
de Plaisance,
de la République, des paroisses
sous les drapeaux
Vallière, la Grande-Rivière, Terrela Marmelade, lc Dondon,
du chef-lieu
le Terrier Rouge et Limonade,
Neuve, le Trou,
du G:os-Morne,
et du Limbé. La paroise
du Port-Margot
formoient alors la colonie franétendue de celles qui
Ja plus
fut instruite du décret
aussi - tôt qu'eile
çaise > se rendit
nationale sur la liberté des'noirs. Sa
émis par la Convention
qui ne fut repris néanentraina celle du Borgne,
soumission
très-vive (2). Des succès semblables
mcins qu'après une action
Laveaux à Sonthonax, du 23 mai 1794être admis
1 Lettrede imposées à Delair, à Pégard des Anglais, pour Letire de
2 Conditions
de la République, du 20 mars 1794
à rentrer sous les drapeaux
Autres dc Laveaux aux commissaires civils,
Polvere! à Rigaud, du 11 juin.
à Chevalier, commandant de Terredes; 23act 24 mai 1794. Autre du mème à Laveaux, du 18 mai. Voyez
Neure, du 2 mai. Lettres de Sonthonax dans Paffaire des colonies, tomc VII 2
ausssi Pordre du même jour. Débats
120,
VIII, pag- 314 ct 352; tom: IX, P.
pag. 191 ;tome
aveaux aux commissaires civils,
Polvere! à Rigaud, du 11 juin.
à Chevalier, commandant de Terredes; 23act 24 mai 1794. Autre du mème à Laveaux, du 18 mai. Voyez
Neure, du 2 mai. Lettres de Sonthonax dans Paffaire des colonies, tomc VII 2
ausssi Pordre du même jour. Débats
120,
VIII, pag- 314 ct 352; tom: IX, P.
pag. 191 ;tome --- Page 295 ---
(287 )
eurent lieu dans la partie orientale du
vers le Môle. Lcs AnglaisPort-de-Paix, en tirant
dans la prise de
avoient supplanté les Espagnols
possession de Jean-Rabel, lorsque Jean
Res y avoit appelés, Ile ne lui donnèrent
Delaize
ment de la paroisse gu'it avoit
point le commandeton; et l'on assure même
stipulé pour prix de sa trahican-Rabel
qu'il s'étoit opposé à leur entrée
(1). Cet événement fit sur lui
à
aire le sentiment de son
ce que n'avoit pu
pour chasser les
devoir; il s'entendit avec Laveaux
Anglais de ce poste
emps il est resté fidèle à la
important; et depuis ce
le
couleur, nommé
République (2). Un autre homme
Chevalier, 3 qui avoit aussi
agnols la paroisse de
livré aux Eseaux à
Terre-Neuve, la rendit au
peu près de la même manière
général Laème
(3). Plus loin
côté, cette colonie intéressante
encore du
voit entraînée dans sa défection
d'Allemands que le Méle
Entimens
ne tarda pas à
dignes de la nation
reprendre des
e chasssa de Bombarde
française qui l'avoit adoptée :
les Anglais, qui s'en
ue temps après en enlevant les bestiaux
vengerent queln incendiant toutes les maisons de
de ce territoire 3 ct
u'ils avoient brilé, dans la
la plate-forme. C'est ainsi
e Norfolk, de
guerre des États-Unis, 2 les villes
Charlestowa, de
manière dc faire la
Plimouth, etc. Telle étoit
guerre,1 lorsque la trahison ne suffisoit
pas,
1 Extrait d'une lertre de Derre à son frère dc
ouvelles récentes de
> Philadelphie, dans les
Saint-Domingue s p.3.
2 Conditions imposées à Delaire, , à l'égard des
rentrer sous les drapeaux de la
Anglais, pour être admis
ettre de Laveaux aux commissaires République, en datc du 20 mars 1794.
31 Lettre de
civils, du 2 mai 1794.
alier,
Laveaux à Chevalier 3 du 5 avril
du 6 avril, Lettre de Tounaint-Louveraure 1794-Répanse dudit Che:
à Laveaux, sans date.
.
2 Conditions imposées à Delaire, , à l'égard des
rentrer sous les drapeaux de la
Anglais, pour être admis
ettre de Laveaux aux commissaires République, en datc du 20 mars 1794.
31 Lettre de
civils, du 2 mai 1794.
alier,
Laveaux à Chevalier 3 du 5 avril
du 6 avril, Lettre de Tounaint-Louveraure 1794-Répanse dudit Che:
à Laveaux, sans date. --- Page 296 ---
(288 )
osoit accuser de barbarie et d'in
dc ce gouvernement qui
moralité les agens de la France à Saint-Bominguesecondé L:
s. LXXXVIL. Un administrateur probe ct actif a pujssamment
négociant au Port-d
Del'adminise veaux dans ses efforts. Henry Perroud,
tratcur Perdes fonctions
de
dedomirur-gisdal.a
roud et
Paix, a osé se charger
avoient abandonnées por
Labatut.
Rochefort et d'auttes administrateurs
la diff
du côté de l'ennemi (i)- Sans être effrayé par besoi
passer
il
de foucnir aux
culté des circonstances. > entreprit absolument de moye
dans un temps od l'on manquoit
publics ,
trouver de ressoure
crédit. Il sentit qu'on ne pouvoit
et de
de concert avec le génér
dans la culture. Il y rappela,
avoit ar
que
de nègres que la révolution
Laveaux, une quantité
Il envoya des émissair
coutumés au pillageet au vagabondage.
créole, et lei
pour les instruire en langue
sur les habitations
l'amour du travail. Il fit des régle.nens économiqu
précher
des biens des émigrés, et de ceux 94
pour Padministration
laissoient vacans; etc'e
V'absence ou la mort des propriétaires d'échange, il appela 1
ainsi qu'en se procurant des moyens
à l'armée (
vaisseaux neutres au Port-de-Paix, ct procura
Il n'ap
sinon l'abondance, au moins le nécessaire.
Laveaux,
fat une vertu étrangèrel
pas cru sur-tout que le patriotisme En haussant le prix des produ
un administrateur républicain. faisant baisser celui des denré
tions de la colonie, et en
il pa
Américains vendoient au prix le plus exorbitant,
que les
donner du pain aux soldats et même aux habitai
vint bicntôt à
depuis plusieurs mois (2
du Port-de-Paix, qui en manquoient
Laveaux à Sonthonax, du 6 février 17941 Lettredel
, du 25 messidor an 3,P
2 Rapport sur la colonie de Saint-Domingue, Sonthonax, du 6 février 1792. Au:
Defcmon, P-9. Lettre deLaveaux à
ient au prix le plus exorbitant,
que les
donner du pain aux soldats et même aux habitai
vint bicntôt à
depuis plusieurs mois (2
du Port-de-Paix, qui en manquoient
Laveaux à Sonthonax, du 6 février 17941 Lettredel
, du 25 messidor an 3,P
2 Rapport sur la colonie de Saint-Domingue, Sonthonax, du 6 février 1792. Au:
Defcmon, P-9. Lettre deLaveaux à --- Page 297 ---
(2 289 )
Ce respectable négociant, disoit
bon patriore, bon
Laveaux, ( est propre
>
ca'culazeur, vigitant,
dxout,
Il a sans cesse donné
actif, brare . .
D magasins, ignorant
tout ce qui étoit dans ses
D
quand et comment il
Léloge que je vous en fais est
seripay...
vérité :
encore au- dessous
e
Au
de la
A
ses
Gros-Morne > les
revenus et ont fusillé
de
habitans ont ptis
> que Perroud vouloit
cinq ses nègres, Pour avoir dit
sent sous le
que ses conducteurs et ses nègres
régime
fus-
)) nous devons notre républicain .
. . C'est à lui que
D
à
existence; c'està ses
à
lance, sa sage
soins, sa surveil-
>
administration
de l'armée (1). >
3 que je dois la nourriture
Le commandant de la Tortue,
de
Labatut, ne montra
dévouement: : il épuisa, pour ainsi
pas moins
denrées qu'elle pouvoit
dire, cette petite fle des
fournir
produire, et sur-tout de
quelques
bestiaux, pour
et c'est ainsi approvisionnemens à l'armée de la
que l'on put enfin donner
République;
livre de viande
aux soldats une demide cet
par jour (2). Telle a été la conduite
homme , que les colons déportés
constante
devenus depuis les dénonciateurs
par Sonthonar, et
cessé de représenter
des commissaires civils, n'ont
comme un aristocrate incorrigible
(3).
de Dupone-Hériné au même, du
bourg à Sonthonax, du
29 janvier 1794, etc. Lettre
février. Autre de
27 janvier. Autre de Saget à'
de RicheLaveaux à Chevalier, du 2 mai.
Sonthonax , du 6
1 Lettre de Laveaux à
Sonthonax, du 23 mai
2 Rapport susd. sur la colonie de
1793,
Extrait d'une lettre du Môle
Saint-Domingue, par Defermon, P. 4.
nouvelles récentes de Saint Saint-Nicolas, du 20 janvicr 1794, dans
5 février et 23 mai
Domingar, Lettres de Laveaux à
les
1794. Autre de Mireur au
Sonthonax, des
3 Voyez ci-dessus le S. XXXI du
méme, du 12 férrier.
Rapp. de Gerran.
chap. V.
Coulon. Tome IV.
T
lettre du Môle
Saint-Domingue, par Defermon, P. 4.
nouvelles récentes de Saint Saint-Nicolas, du 20 janvicr 1794, dans
5 février et 23 mai
Domingar, Lettres de Laveaux à
les
1794. Autre de Mireur au
Sonthonax, des
3 Voyez ci-dessus le S. XXXI du
méme, du 12 férrier.
Rapp. de Gerran.
chap. V.
Coulon. Tome IV.
T --- Page 298 ---
(290) ).
Laveaux auroit eu de bien plus grands suc6IXXXVIL. Le gouverneur du Nord, s'il edt été aidé par la comNouvelles cès dans la province
moimais les habitans de cette ville, plus qu'à
factions au mune du Cap 5
de la terrible leçor
Cap.
tié détruite, n'avoient su tirer aucun profit
nombre
malheur. Les blancs n'y éloient plus en assez grand
du
redoutable; et l'on assure que le:
pour y former un parti
d'usure les ou
hommes de couleur leur rendoient avec trop. années de 1
qu'ils en avoient reçus dans les premières
trages
Les noirs, qui faisoient la plus grande popu
révolution (1).
moins de prévention conti
lation du Cap, avoient psut-être
c'étoit à des blancs
qu'ils savcient fort bien que
eux, parce
devoient leur li
du moins à ceux de la métropole, qu'iis étoient moins op
ceux des colonies s'y
berté, et qu'en général
eux-mèmes dans les dernier
posés que les hommes de couleur
inhé
mais le dçsir de la -domination est un sentiment
temps;
de la nature humaine, dans quelque
rent à toutes les variétés
Son énergie se déve
circonstances qu'elles se trouvent placées.
activité dans les révolution
loppe sur - tout avec une grande
ans au moins, au
brisent le frein des lois. Depuis quatre
intacte
qui
autorités de la colonie ne s'étoit conservée
cune des
lassem
le
les corps populaires,
Les tribunaux, gouvernement,
elle-même, comme les assemblées provinciales
blée coloniale
et toutcs les prérogative
des blancs,
enfin l'antique supériorité été d'abord ballottés, puis en quel
des hommes libres avoient
de la révolution, sans cess
que sorte engloutis par le torrent
des événemens malheureux qui se sont passés a
1 Relation détaillée Nord de Saint-Domingue, supplément, 2 pag. 7:
Cap, par les députés du
du 13 septembre 1793. Lettre de Laveaux
Lettre de Pouzols à Sonthonax,
Sonthonax, etc,
enfin l'antique supériorité été d'abord ballottés, puis en quel
des hommes libres avoient
de la révolution, sans cess
que sorte engloutis par le torrent
des événemens malheureux qui se sont passés a
1 Relation détaillée Nord de Saint-Domingue, supplément, 2 pag. 7:
Cap, par les députés du
du 13 septembre 1793. Lettre de Laveaux
Lettre de Pouzols à Sonthonax,
Sonthonax, etc, --- Page 299 ---
(291) )
ossi dans son cours, On s'éteit
autre règle que celle de la
accoutumé à ne connoitre
toute couleur s'étoient
force. Des hommes nouveaux
publes
élevés au
civils; et ccs élévations subites commandement dans les
le à Personne de ceux qui avoient
ne perhettoient presktère, de se contenter de la quelqu'activité dans le cabire impossible de
place qu'il occupoit, ou de
Dès lc
parvenir à celles qu'il voyoit
premier voyage de Sonthonax
au-dessus de
canonnade du
dans l'Ouest, avant
Port-au-Prince, des
bins excités par des
nègres, qu'on disoit néanp.Un des
blancs, se disputèrent la domination du
memkreedelscmmmiieal
commissaire civil: ( Il se forme des intermédiaire écrivoitalors
au carénage, et ils sont présidés
rassemblemens de noirs
hoire et atroce. Ces
Par des blancs qui ont l'ame
IZc la viile
nègres ont nommé zn roi et une
(1) 22, On voit, dans une
reine
res s'étoient même divisés
autre lettre, que les
P chacun des deux avoit' en deux partis à cette occasion; 3
tentats
nommé un roi, et
An
devoient se battre
que ces deux
pour déterminer auquel
définitivement Ia puissance
demeurela ville du Cap (2).
souveraine sur tous les noirs
Le besoin que les commissaires civils
res après la catastrophe du
eurent de recourir aux
al du
21 juin,
6.LXXXIX,
29 aott, et les nouvelles
T'alltanchiesesient gé- Esprit d'inse ou le prétexte dans
dissentions dont il fut la dépendance
rent
tant de parties de la
de la munibeauconp le
colonie, favo- cipalitéetdes
atation. Le
développement de Ces principes de fer- hommes de
généralLavcaux mandoit à
retour dans l'Onest,
Sonthonax, 3 peu après couleur.
que les négres
ictère; et vouloient
méconnoisicient son
que Pierrot eit le commandement
du
Lettre de Boucher à
Lettre de Sager à Sonthonax, du 8 mnars 1793.
Sonthonax, du 7 mars 1793,
T 2
etdes
atation. Le
développement de Ces principes de fer- hommes de
généralLavcaux mandoit à
retour dans l'Onest,
Sonthonax, 3 peu après couleur.
que les négres
ictère; et vouloient
méconnoisicient son
que Pierrot eit le commandement
du
Lettre de Boucher à
Lettre de Sager à Sonthonax, du 8 mnars 1793.
Sonthonax, du 7 mars 1793,
T 2 --- Page 300 ---
292 )
la difficulté de fa
Cap (1). Il est même présumable que de cette ville cC
l'autorité nationale la population
plier sous
de porter des forces au Porttribua, autant que la nécessité
dans la province de l'Oue
Paix, ou celle d'aller rétablir l'ordre
les mêmes Ct
à faire sortir du Çap Laveaux et Sonthonax;
quoic
doute à
leur éloignement,
ses servirent sans
perpétuer absence d'environ unmois s
Sonthonax n'eit annoncé qu'une
lcment (2).
eut lieu dans le N
presque générale qui
La désorganisation
nouvelle de l'accuration.des come
et dans POuest, après la
dans cette ville.
saires civils, mit le comble à P'anarchie
d'instruction
anciens libres, qui avoient généralement plus
seuls les fonctions publiqu
les noirs, remplissoient presque
avec
s'assurer l'autorité absolue, en se liguant
q
etilssurent
chefs militaires parmi les no
ques uns des principaux
commandant du Cap, et la n
L'homme de couleur Villate;
avant le départ
qui avoit été créée peu
velle municipalité,
absolument l'autorité du gouvern
Sonthonax, méconnurent
toutes les munitions et les
Laveaux 5 ils lui refusèrent
du Portcours dont il avoit besoin pour son expédition civil (3), en
Paix, malgré les ordres précis du commissaire
aussi le t
dont V'armée éprouvoit
plaignant de ce que Laveaux,
de Laveaux à Sonthonax, des 2 ct 4 octobre 1793.
1 Lettres
date.
2 Lettre d'Artau à Sonthonax, 9 sans
1793. Lettr
3 Lettre de Lavcaux à Sonthonax 3 des 2 et 4 novembre
sans date. Autre du même au même, , du 27 janvier
Villate à Sonthonax,
des 31 octobre , 12, 21 ct 27 décembre
Autres du même à Laveaux,
3 novembre 1793. L
février. Autre du délégué Péré à Sonthonax 2 du
civ
du 18 octobre. Autre du même aux commissaires
de Laveaux àVillate,
du 23 mai.
du 24 mai 1794. Autre du même à Toussaint Louvercure,
Autre du même au même, , du 27 janvier
Villate à Sonthonax,
des 31 octobre , 12, 21 ct 27 décembre
Autres du même à Laveaux,
3 novembre 1793. L
février. Autre du délégué Péré à Sonthonax 2 du
civ
du 18 octobre. Autre du même aux commissaires
de Laveaux àVillate,
du 23 mai.
du 24 mai 1794. Autre du même à Toussaint Louvercure, --- Page 301 ---
( 293 )
and dénuement, ne leur envoyoit point les denrées qu'ils dcandoient. Le délégué de Sonthonax,
rti. Pierre
Péré, se rangea du même
Léveillé, et d'autres chefs nègres, qui voulurent
soumettre aux réquisitions, furent emprisonnés,
n projet de trahison en faveur des
sous prétexte
constate Tels étoient les
Espagnols 1 que rien
solement de
principes d'indépendance et
cette commune > que deux cents hommes de
uleur ou des nouveaux libres du Cap, qui servoient
ires de Porchet et du général
sous les
Laveaux, demandèrent absonent à retourner dans cette ville, et que Laveaux fut
consentir (2).
obligé
Cependant un exemple terrible auroit da
ans du Cap la nécessité de la
prouver aux ha- S. XC.
er aux ennemis extérieurs
plus grande union pour ré- Livraison dz
le du
et aux nègres rebelles. La petite Fort - DauFort-Dauphin, 9 qui éloit le boulevard de la
phin, brare le Cap et la partie espagnole de Saintprovince, Voure de Patre livrée par ses
Domingue, venoit geor.
Hats
défenseurs 2 malgréla résistance de quelques
d'Europe (3). On ignore une partie des circonstances
Lettres de Villate à
neau
Sonthonax, 3 du 27 janvier
etc.
même s sans date, Autre de
1794.
Autre du
embre 1793. Aprêté de la
Roger-Duclosmenil à. Sonthonax du 31
pintes du procureur de la municipalité du Cap dudit jour. Observations
às Sonthonax des
commune s Richebourg, Lettres du
, 3 novembre 1793, et 27
délégué
eaux audic Péré, dn 21
janvier 1794. Autre de
janvier 1794. Aurres de Péré à
Fe1793, et 27 janvier 1794. Autre de Léveillé à Laveaux, des 31 OC-.
1794. Voyez sur-tour celles de Saget et de Laveaux Sonthonax, à
du >8 ja -
:, ct celle de Laveaux au même, du
Sonthonax s du 6 féLettre de Porchet à Laveaux
4 novembre.
caux du 3 décembre,
s du 29 novembie 1793, Réponse de
Lettre de Laveaux à
Lohier.
Sonthonax, , du 6 février 1794. Autres de
Beaupuy au méme, du 12 féyrier.
Mireur ce
T3
Saget et de Laveaux Sonthonax, à
du >8 ja -
:, ct celle de Laveaux au même, du
Sonthonax s du 6 féLettre de Porchet à Laveaux
4 novembre.
caux du 3 décembre,
s du 29 novembie 1793, Réponse de
Lettre de Laveaux à
Lohier.
Sonthonax, , du 6 février 1794. Autres de
Beaupuy au méme, du 12 féyrier.
Mireur ce
T3 --- Page 302 ---
(294) )
événement. Les accusateurs de Polverel et Sontho
de cet
de la trahison est ce même Candy
assurent que l'auteur
noirs lors de leur première insurr
s'étoit rangé du côté des
rendu
aussi fameux par ses cruat
tion, oit il s'étoit
presque
Jeannot lui-même. On se rappelle
centre les blancs que
des blancs,
T'avoit ensuite rattaché au parti
le brave Pageot
sa fidélité ct par son courage (1),
il s'éioit distingué par
civils pour la libe
proclamations des commissaires
qu'aux
dit
cette époque , il P
générale des noirs. Mais on
que,dès
de 1
les hommes de couleur de Saint - Marc,
jeta, comme
de tant d'autres communes de la
cahaye, de Léogane, et
cut V'infamic
lonie d'embrasser le parti des Espagnols, et qu'il
>
une somme de 300,cco 1.
leur rendre le Fort-Dauphin pour
l'auteur de la trahi
Sonthonax a soutenu, au contraire 3 que
licutenant-colonel du guatre-vingt-qsatrième
étoit Knappe 1
C
qui avoit été nomme quelque temps auparavant
giment,
Il remarque > à cette occasion 1
mandant du Fort-Dauphin.
(3). N
Candy a élé envoyé aux mines par les Espagnols
pièces constatent que Candy et Villate empéchèrer
plusieurs
de reconnoitre l'auto
ville et la garnison du Fort-Dauphin
restàt définitiven
le commandement
de Knappe, pour que
mieux cacher
à Candy. Cet homme de couleur, pour
Es
Knappe de voulsir livrer la place aux
inteniions, 2 accusa
lui-mème, peu de jours api
gnols 3 et cependant il signa
le chap. IV, de la seconde partic, S. XXVet XXVI.
1 Voyez
des colonies, tome VI,pag 196 et 197 5 tome
2 Débats dans l'affaire
à Laveaux ,
40. Lettre de Grissot, commandeur au Port-de-Paix
pag.
février 1794.
fait Gran
41. Voyez aussi le rapport par
3 Ibid. TomelX,pag. 4oet
sur la livraison du Fort-Dauphin, sans date.
3 et cependant il signa
le chap. IV, de la seconde partic, S. XXVet XXVI.
1 Voyez
des colonies, tome VI,pag 196 et 197 5 tome
2 Débats dans l'affaire
à Laveaux ,
40. Lettre de Grissot, commandeur au Port-de-Paix
pag.
février 1794.
fait Gran
41. Voyez aussi le rapport par
3 Ibid. TomelX,pag. 4oet
sur la livraison du Fort-Dauphin, sans date. --- Page 303 ---
(295 )
1a capitulation telle ga'ils la
cune attaque. I1 venoit alors propostrent, sans avoir essuyé atid'écrire à Villate, qui lai
dit-on, un secours de 700 hommnes,
envoyoit,
de la ville (1). On n'a
quand il apprit la reddition
d'ailleurs aucune
laissé corrompre. Ce qui
preuve qu'il se soit
qu'on assure.
peut indiquer le contraire, c'est
généralement qu'il fut eifectivement
mines du continent
envoyé aux
espagnol ; il étoit fort hai des
négres, 2 Jean- François et Biassou,
généraux
leur parti,
depuis qu'il avoit quitté
Le brave Pageot, : qui avoit eu
commandement du Fortquelque temps auparavant le
moindres forces.
Dauphin, avoit su le garder avec de
Dans le temps même ou l'on en
la trahison, il
consominoit
forçoit, avec quelques blancs, le
dans le quartier du
camp Jamet,
Moustique à se rendre sans combat. Ce
camp étoit gardé par une force très - considérable,
d'une nombreuse artillerie. Pageot n'en avoit
et garni
les ennemis virent la
aucune 5 et quand
poignée de monde à laquelle ils s'éioient
rendus, ils déclarèrent
été
qu'ils ne l'auroient pas fait, s'ils eussent
instruits du petit nombre de leurs ennemis.
offrit alorsde se remettre, de
Pagcot leur
part et d'autre ,à la place oi ils
2 1 Rapport fait par Grandet sur la livraison du Fort
Lettres de Knapre à Laveaux, des octobre
Dauphin, sans date,
de Laveaux à Knappe, du
et 15 décembre 1793. Autre
février 1794. Autre de
9 décembre. Lettre de Péré à Sonthonax, du 3
au même
Laveaux. au même, des. 2 ct12 février. Autre de
, du 27 janvier. Autre du même à Laveaux, du 3
Villate
Gabriel Aristizaval à Villate , du 16 janvier. Autre du
févtier. Autre de
janvier. Autre de Candy à Aristizaval,
même à Candy, du 8
Villate, dudit jour. Autre
du'13 janvier, Autre du même à
du
d'Aristizavalà Candy, du 14janvier,
Fort-Dauphin, du 28 janvier,Lettre de Péré à
du Capitulation
Autre de Pageot au mêmc, , fu 8 février. Autres Sonthonax, 27 janvier
Mireur à Sonthonax, du 12féyricr,
dc Lohier - Beaupuy, et
T 4
,
même à Candy, du 8
Villate, dudit jour. Autre
du'13 janvier, Autre du même à
du
d'Aristizavalà Candy, du 14janvier,
Fort-Dauphin, du 28 janvier,Lettre de Péré à
du Capitulation
Autre de Pageot au mêmc, , fu 8 février. Autres Sonthonax, 27 janvier
Mireur à Sonthonax, du 12féyricr,
dc Lohier - Beaupuy, et
T 4 --- Page 304 ---
(296 )
avant la capitulation, en leur prometfant
étolent respectivement
à
le camp de vive force, et de ne faire grace
de prendre
faits n'osèrent pas accepter
perionne ; les prisennicrs qu'ilavoit
Malgré les avantages que le nombre et la trasa proposition.
ne cessa de les harhison ménageoient aux ennemis, Pageot
dans la province
eeler et de conserver les postes qu'il occupoit
du Nord (1). 1
en se livrant aux Espagnols, fut bienloin
Le Fort-Dauphin,
S. XCI.
la sécurité sur laquelle il avoit compté 3 et la protecMassacre d'obtenir
les
révoltés. On a peine à cfoire
général des tion qu'il espéroit contre nègres
blanche.
blancsdecet- le crime horrible quiy ôta la vie a toute la population
la commission des colonies a
te ville. / Mais tous les témoignages que
de
et d'atrosont uniformes sur cet acte perfidie
pu se procurer
connoit
même de prétexte. Les habitans
cité, auquel on ne
pas
Y'armée
formellement stipulé dans la capitulation que
avoient
venir dans la ville (2). Cependant
des nègres ne pourroit point
nombre de blancs au Fort-Dauphin,
après avoir attiré un grand
introduisit les
les plus spécieuses, on y
par lcs proclamations
de Jean François. Au
nègres rebelles, sous le commaniement
tous les blancs
méme insiant ils se jetèrent inopinément sur
sans distinction
français s et les massacrèrent impitoyablement,
Les troupes
d'àge ni de sexe 2 dans les rues et dans les maisons.
avoit eu soin de mettre sous les armes, ne
espagnoles , qu'on
horrible boucherie. On préfrent rien pour empècher cette
à Sonthonax, des 4 et 26 octobre 1793, et 6 février
LeitresdeLaveaux
1794 Lettre de Sager au mème > du 6 février.
Prode dom Gabricl Aristizaval à Villate, du 16 janvicr 1794.
2 Lettre
habitans du Fort-Dauphin, ou capitulation dud:
positions dela garnison et
du 13 janvicr.
lieu, du 3 fvrier. Lettre dc Candy à Aristizaval,
rien pour empècher cette
à Sonthonax, des 4 et 26 octobre 1793, et 6 février
LeitresdeLaveaux
1794 Lettre de Sager au mème > du 6 février.
Prode dom Gabricl Aristizaval à Villate, du 16 janvicr 1794.
2 Lettre
habitans du Fort-Dauphin, ou capitulation dud:
positions dela garnison et
du 13 janvicr.
lieu, du 3 fvrier. Lettre dc Candy à Aristizaval, --- Page 305 ---
(297 )
end que le curé de Laxabon, Vasquez, qui s'étolt fait
pulièrement
partiremarquer par sa haine pour la
Hivers écrits gu'il avoit faits contre
révolution 3 et par
trime,
elle, fut l'instigateur de Cc
, qu'il combina avec Jean
c paix, donné à la
François, et que le baiser
mcsse solemnelle qu'il célébra Ce
n fut l'affreux signal. A
jour-là,
peine une douzaine de Français
pérent-ils à cet affreux
échapmassacre, qui en fit périr, dit-on,
ieurs centaines (1). On doit déclarer
pluuéres que des oui-dires
néanmoins qu'on n'a
sur cet affreux événement.
Il faut rendre cette
justice aux habitans du
halgré leur insubordination leurs
Cap, que > 5. XCII.
ambition des
>
divisions entre cux 3 et Belle déchefs, aucun n'oublia qu'il étoit
ctte circonstance. Jeart
Français dans fense de la
issentions
François avoit d'abord profité de leurs commune du
pouravoir sur eux quelques avantages mais bientôt Cap.
Eunis par le même
les
(2);
c couleur
sentiment, blancs, les noirs, les hommes
jurèrent tous de s'enterrer sous les débris de
ille infortunée , et de souffrir les
leur
Hlutôt que de la rendre
maux les plus extrêmes >
handant du
aux ennemis de la France. Le comCap, Villate, se distingua sur-tout
ts son courage. Il refusa, dit-on
par son zèle
uilui furent faites
aussi, les offrcs considérables
par les Espagnols et les
II
uma les nègres à un service
Anglais. accouÉfense
régulier. Il fit des dispositions de
conçues avec tant d'intelligence,
les
eux
que
armécs des
nations, qui se présentèrent par mer et
n faire le siége, furent
par terre pour
héme s'avancer
toujours repoussées sans pouvoir
par terre jusqu'aux mers de la ville. Elles
ornèrent à la bloquer aussi exactement
se
qu'il leur fut possible,
1 Débats dans Paffaire des colonics tome
2Lettre de Laycaux
VI,P-196e ct 197, ctc,
a Sonthonax, du 24 novembre 1793,
armécs des
nations, qui se présentèrent par mer et
n faire le siége, furent
par terre pour
héme s'avancer
toujours repoussées sans pouvoir
par terre jusqu'aux mers de la ville. Elles
ornèrent à la bloquer aussi exactement
se
qu'il leur fut possible,
1 Débats dans Paffaire des colonics tome
2Lettre de Laycaux
VI,P-196e ct 197, ctc,
a Sonthonax, du 24 novembre 1793, --- Page 306 ---
(298)
dans l'espérance de la réduire par la famine, ou de s'y mén
la leur livreroient. Tout fut inutil
ger des intelligences qui
La population du Cap supporta Ia disette la plus extrème sa
On vécut plusieurs semaines du suc des cann
murmurer.
y
deux mois d'attente inutile, 1
à sucre et d'oranges ; et après
furent obligéside se retirer. Depuis, le Cap a con
ennemis
les hommes. de toutes 1
mencé à se rétablir de ses pertes;
désastr
couleurs reviennent s'y: fixer, et les traces de a ses
disparoitront rapidement , si de. nouvéaux mouvemens n
viennent pas troubler Pordre public (1).
de l'Ouest est celle ou les ennemis de la R
$. XCIII.
La province
de succès. Les Angl
Retourlà pablique se sont maintenusavecle plus
les' côtes , depuis Saint L Marc jusqu'?
la Républio en poteèdent toujours
quede'Tous Port-Républicain: Les partics qui sont au-dela',i jusqw'aLéoga
-
saint Louravagées par eux et par les Français. L
sont alternativement
verture,
maitres de quelques communes impo
Anglais sont également
colonie de Saint-Domingue, du 25 messidor an 3,
1 Rapport sur la'
détailléc des événemens qui se sont pas
D-fermon , pag. 3 ct 4. Relation
supplément expositi
au Cap, par les députés du Nord de Saint-Domingue ,
Autre du mèr
Lettre de Vi'late à Sonthonax 2 du 27 janvier.
pag. 71.
date. Autres du même à Laveaux, des 31 octobre, 12,
au même, sans
Lettre de dom Gabriel Aristizaval à Villate, du
c: 27 décembre 1793.
du
Autre de pété
janvier 1794. Autre de Villate au même > 19 janvier. du 16 janvier : et
Sonthonax, du 3février. Discours du maire Fleury 2 dudit Richebourg
procureur de ia commune , Richebourg, du 19. Lettre Sonthonax, sa
Sonthonax, du 27 janvier. Autres de (Pabbé) de la Haycà 1793, ct du 27ja
date. Autres de Péréau même, des3,7 et 25 novembre de Lavcaux "ai
vier 1794. Autre de Saget au mème, du 6 février. commissaire Autre
civil,
commissaires civils , du 24 mai. Sonthonax, ci-devant
Convention nationale, du 6 fructidor, an 2.
. Lettre Sonthonax, sa
Sonthonax, du 27 janvier. Autres de (Pabbé) de la Haycà 1793, ct du 27ja
date. Autres de Péréau même, des3,7 et 25 novembre de Lavcaux "ai
vier 1794. Autre de Saget au mème, du 6 février. commissaire Autre
civil,
commissaires civils , du 24 mai. Sonthonax, ci-devant
Convention nationale, du 6 fructidor, an 2. --- Page 307 ---
(299) )
fantes de l'intérieur, telles que le Mirebalais
mais tout y annonce la châte
et lés Vérettes;
guand bien même la
prochaine de leuir domination,
voyer de secours à la mére-patrie colonie.
ne Pourroit pas encore enégarés par"des
Les nègres rebelles, long-temps
suggestions perfides et
ouvert les yeux sur leurs devoirs.
T'indiscipline , ont enfin
plus
et leurs vrais
intéressant de leurs chefs leur
avantages, Le
saint-Louyerture,
a montré l'exemple. Tousn'avoit cessé de qui, méme en combattant contre la. France,
s'honorer Par son
pour le droit des gens, et
la humanité, par son respect
tenir parmi les
par discipline qu'ilavoit.su maintroupes qu'il
lois de la
commandoit, s. s'cst soumis aux
République, dès avant qu'on connût
mingue le décret de la Conyention
à Saint-Donérale. Il a entraîné,
nationale sur la: liberté
de
> dans sa défection, son armée
géquatre à cing mille combatians
composée
gnols & les émigrés des
d'élite, chassé les Espatruisant beaucoup de montagnes des Gonaives, en leur, dédans
monde, et planté
toutes les paroisses oi il
l'étendard républicain
pagne. C'est à lui
l'on
commandoit sous le roi d'EsMorne,
que
doit sur-tout la reddition
2 d'Eanery, Plaisance, la
du Groscul et le Limbe dans la.
Narmelade, le Dondon, Laprovince du Nord. Il
quis tout le territoire de la
a aussi reconde
province de I'Ouest, à la
Tartibonite,.t ses partis inquictent
gauche
glais, à la droite de cette
souvent ceux des Angrands succès, s'il n'eût
rivière, Il auroit eu de bien plus
comme le
pas manqué de munitions de guerre,
les
gouverneur Laveaux. Il n'avoit pris
armes, il ne s'étoit
originairement
ligué avec le
que pour se soustraire avec ses frères à gouvernement espagnol
que suivre son'attachemen:
l'esclavage. Il n'a fait
à la liberté, en se réunissant à la
de cette
souvent ceux des Angrands succès, s'il n'eût
rivière, Il auroit eu de bien plus
comme le
pas manqué de munitions de guerre,
les
gouverneur Laveaux. Il n'avoit pris
armes, il ne s'étoit
originairement
ligué avec le
que pour se soustraire avec ses frères à gouvernement espagnol
que suivre son'attachemen:
l'esclavage. Il n'a fait
à la liberté, en se réunissant à la --- Page 308 ---
- 300 )
donné l'exemple de proclamer
République 2 qui a la première
Pafranchissement général des noirs (1).
$. XCIV.
de cet homme extraordinaire a ôté aux ennemis
Infuencede L'exemple
leurs plus sûres armes. Ses soldats sont
de la liberté générale
son cxemple
et
mieux
surless nègres, disciplinés comme ceux d'Europe, incomparablement Biassou.
de Jean François et de
tenus que toutes les troupes
ses talens
Il a su se les attacher par sa moralité comme par
à
et c'est ainsi qu'il est parvenu à leur apprendre
militaires, >
et à éviter les brigandages, à leur
combattre de pied ferme,
la soule respect des personnes et des propriétés 5
inculquer
P'humanité
les ennemis vaincus. Les
mission aux lois, et
pour
les
faisoient par-tout imprimer que
agens de l'Angleterre, qui
qu'il suffisoit
nègres étoient aussi lâches qu'indisciplinables 5 d'Africains ;
pour dissiper rdes milliers
d'une poignée d'Européens
les noirs n'ont
jamais, en nombre doubie, triple et quadruple,
et
que
corime Pont répété Page
fait reculer les Européens; qu'enfin,
tombés à genoux
cent mille d'entre eux sont
Bralley 9 quatre
dis-je, ont appris,
devant un régiment anglais (2), ces agens >
insultant.
s à revenir de ce mépris
par leur propre expérience
affaires qu'ils ont eues 2vec
Ils ont été battus dans plusieurs
été obligés de mettre
Touxmaint-Lonverture 3 leurs soldats ont
d'une hubas les armes devant lui, et en ont reçu l'exemple
du 25 messidor an 13, par
I Kapport sur la colonie de Saint-Domingue, civils, du 241 mai 1794.
Defermon, P.4.Lettre de Laveaux aux commissaires date. Autre de Laveaux à
Autre de Toummine-louvenute à Laveaux, de Chevalier sans
à Laveaux, du 17 mai.
Toussaint Louverture, du 5: unai. Autre Débats dans Paffaire des colonics,
Autre de Polverel à Rigaud, du 11 juin.
tome.VIII , pag- 344.
115 ct 116. No, 4,
dans P'affaire des colonies, tome IX 3 page
2 Débats
de Polyerel let Sonthonax.
Suitc dsPcxamen de la conduite
Toummine-louvenute à Laveaux, de Chevalier sans
à Laveaux, du 17 mai.
Toussaint Louverture, du 5: unai. Autre Débats dans Paffaire des colonics,
Autre de Polverel à Rigaud, du 11 juin.
tome.VIII , pag- 344.
115 ct 116. No, 4,
dans P'affaire des colonies, tome IX 3 page
2 Débats
de Polyerel let Sonthonax.
Suitc dsPcxamen de la conduite --- Page 309 ---
/ 301 )
manité trop rarement pratiquée
ne reste plus de
envers leurs prisonniere. Il
noître les lois de Ia prétexte aux nègres rebelles pour méconRépublique. Plusicurs
vagabonds, , qui vivoient dans une
troupes de ces
pillant tous les
sorte d'indépendance 3 en
chef si
partis s se sont rangés sous les
propre à inspirer la confiance
drapeaux d'un
dans les atteliers ils
3 d'autres sont retournés
dans
; justifient déja, 9 par leur honorable
piasicurs parties du Nord et de
industrie,
les amis de Thumanité
rOuest, ce qu'avoient dit
sont plus
2 que les travaux des hommes libres
les
productifs que ccux qu'on arrache à
fers et les punitions (4).
l'esclavage par
Les colons eux - mêmes ont été forcés
de
préjugés, en voyant une conduite si
renoncer à leurs
et de conceroir du
uniformément honorable, .. XCY.
respect pour l'auteur d'un
Etatdescom.
avantageux. Ceux d'entr'eux qui ont
changement si munes conla cause de leur
eu le malheur de déserter quises sur la
pays pour jouir de la
France.
,
ennemie se sont doulourensement protection d'une Puissance
ain
pas obtenu la paix et la sécurité
convaincus qu'ils n'avoient
Avant même T'horrible
par le sacrifice de leurs devoirs.
massacre du fort
pagnols ne pureat, ou ne voulurent
Dauphin, que les Escolons infidèles à leur
pas empécher, un de ces
Les Espagnols
pays, écrivoit à Tanguy - la - Boissière :
établissent, dans les
tent à eux, zn régime
quartiers qui se soumet.
ils
pire que celui des
n'y mettent point d'autre
commissaires ; car
> François et de
garnison que la troupe de JeanD vail le
de Biassou, qui ont achevé d'arracher au
peu nègres qui ne l'avoient
trapoint encore quitté.
1 Lettre de
Sonthonax, du Toasaint-Lonverture 18 décembre
à Laveaux, , sans date, Autre de
à
da 5 mai 1793. Autres
1793. Autres de Laveauxà
Saget
du même aux commissaires Tousains-tevarure,
civils, cCc,
garnison que la troupe de JeanD vail le
de Biassou, qui ont achevé d'arracher au
peu nègres qui ne l'avoient
trapoint encore quitté.
1 Lettre de
Sonthonax, du Toasaint-Lonverture 18 décembre
à Laveaux, , sans date, Autre de
à
da 5 mai 1793. Autres
1793. Autres de Laveauxà
Saget
du même aux commissaires Tousains-tevarure,
civils, cCc, --- Page 310 ---
(302 )
dermièrement, à Plaisance, un massacre de
> Ilyaeu encore
et le peu de blancs qui restent
>> vingt-cing ouL trente blancs,
sont à chaque
Margot, au Borgne et ses environs,
> au.Portà la férocité des nègres, qui ne connoissent
> instant exposés
affreuse des Espagnols ;
frein. Telle est la politique
> aucun
blanches pour conquérir, ils sou-
> n'ayant point de troupes
sauf à les réduire
à
frais celles des brigands 3
> doient grands
les
>). Enfin les constans
> sans doute lorsqu'ils en auront moyens d'en voir les titres, les
amis de l'ancien régime ont eu le regret
les
décorations
à ces noirs, de ne plus
henneurs et les
prodigués Jean-François et Biassou,
voir que lajet chez quelques émigrés.
mille francs, avoient
traitement de soixante ou de cent
cutre un
des cordons bleux et rougess des titres
des gardes du corps >
autre d'enetc. On assure qu'un
de mandetous-d-Frant,
adrescer ses lettres par les
tr'eux, ncmmé Cagnet, se faisoit
avec la suscription suivante : aA monseiofficiers espagnols 3
Cagnet,duc et pair, maréchal-de-France,
5> gneur, monseigneur l'embarcadaire du Port Margot (1)>.
)) commandant
curent
s'étoient jetés dans les bras de T'Angleterre
Ceux qui
de
troupes de
d'abord plus d'espérance 2 à cause
quelques
nation avoit débarquées dans la colonie
ligne que cette
la mortelle inmais T'insolente domination de ces insulaires,
des
fluence du climat sur les soldats anglais, et les triomphes
les couleurs à Léogane, à Tiburon > à
républicains de toutes
T'intérieur de T'Ouest, ont
Bombarde, à Jean - Rabel, et dans
nombre
des illusions si chères. Le plus grand
aussi bientôt dissipé
avoient fait déserter la cause
des infortunés à qui des ambiticux
datée du MOleSaint-Nicolas , lc 2C janyier
1 Lettre à Tanguy-la-Tolvdère, récentes de Saint-lomingue, P. 2,
1794, dans les Nouvelles
Tiburon > à
républicains de toutes
T'intérieur de T'Ouest, ont
Bombarde, à Jean - Rabel, et dans
nombre
des illusions si chères. Le plus grand
aussi bientôt dissipé
avoient fait déserter la cause
des infortunés à qui des ambiticux
datée du MOleSaint-Nicolas , lc 2C janyier
1 Lettre à Tanguy-la-Tolvdère, récentes de Saint-lomingue, P. 2,
1794, dans les Nouvelles --- Page 311 ---
(303 I
)
rançaise n'aspirent qa'après le moment oi la clémence
ale voudra bien les accueillir
natioédées les
(1). Dans les communes
par. Anglais, on craint chaque jour des
posegres dans les ateliers, d'autant
soulevemens des
vec
plus indignés de la barbarie
laquelle on les traite, qu'ils ont devant leurs
remples bien différens dans les parties
yeux des
lique (2). Pour
possédées par la Répuéchapper à Ces mouvemens, 2
ont trouvé d'autre ressource
plusieurs colons
que d'émigrer dans les Etatsois, en y transportant leurs esclaves
Ent (3). Les
pour cn faire de l'arr'ils
Anglais, de plus en plus resserrés dans les ports
possèdent encore 2 bien convaincus qu'ils ne
us se maintenir à
peuvent pas
Saint-Domingue que dans la Corse,
fja tout évacué, s'ils n'eussent été
auroient
voient chaque
retenus par leur orgucil,
jour périr, par la mauvaise nourtiture
Idats
> leurs
européens > privés de bons alimens, ma'gré les
vitaillemens de leur Aotte, ainfi
fréquens
s
que les traîtres qui ont livré
places, et les émigrés qui s'y sont rendus de toutes
bur organiser la trahison dans les quarticrs
parts,
voisins.
Il pareit au reste que les auteurs de ces trahisons,
bignages d'affection
leur
malgré les t6.
que
ont prodigués plusieurs colons réfusen France, ou dans les Etats-Unis, et
sateurs de Polverel et de
particulièrement les acSonthonaz, ne desirent guères de
tourner parmi eux ceux qui sont sortis de
voir
qu'on voit encore dans une lettre d'un habitant Szint-Domingue. C'est
du. Moleà
Boissière, > à laquelle on a donné la plus grande
Tanguybien à tous les Français, lit-on dans
publicité. ( Dites
sent, s'ils s'imaginent
cefte lettre > qu'ils s'abuqu'on desire beaucoup leur retour;
Voyez ci-dessus, S. LXXXIL,
Lettre de Laveaux à
3 Lettre de Polverel à Toussint-tonvernure, du 5 mai 1794.
Rigaud, du 11 juin 1794, etc.
du. Moleà
Boissière, > à laquelle on a donné la plus grande
Tanguybien à tous les Français, lit-on dans
publicité. ( Dites
sent, s'ils s'imaginent
cefte lettre > qu'ils s'abuqu'on desire beaucoup leur retour;
Voyez ci-dessus, S. LXXXIL,
Lettre de Laveaux à
3 Lettre de Polverel à Toussint-tonvernure, du 5 mai 1794.
Rigaud, du 11 juin 1794, etc. --- Page 312 ---
(304)
dans tous les lic
se sont rendus si redoutables
de
les Français l'ordre et les lois, qu'ils doivent inspirer
> oi l'on aime
oi l'on cherchera à les faire renaître.
> méfiance par-tout
de protéger leur retour dan:
donc qu'on ne s'occupera
s crois
aura assez de force pour y mainte
lorsqu'il y
> colonie que
sévère. Cette politique, qui ne
la plus
> la subordination
néammoins fort sag
T'affaire de toutle monde, me paroit
> pas
les Français ne soient reçus ici,
> cela n'empêche point que conduite sage et tranquille (1)>
donnant caution de leur
>
c'est au nom de Louis XVIT que
Il est remarquable que
à Saint - Marc, à l'Arcahaye
$. XCVI. forces anglaises ont été appelées néanmoins c'est en son propre n
Michiavé- dans d'autres communes; et
régit toutes les parties
lismedugoubritannique
vernement que le gouvernement lui ont été. livrées par la trahison.
Angleisast.- Saint - Domingue qui il affecte un intérêt si hypocrite,
Domingue. prétendant, pour lequel
ne l'a été en Eur
plus reconnu à Saint - Domingue qu'il
contre la Ré
pas
III, ou par les autres rois ligués
f
par Georges
émigrés 2 qui avoient
blique. Cependant ces méprisables royale de France, coml
pour la maison
tant d'attachement
en Europe pour ce roi d'AD
comme
tent à Ssint-Domingue
titre celui de roi de Fra
qui joint toujours à ce
terre >
fait ce qu'ils ont pu pour corrom
Ses agens ont, dit-on,
ils l'avoient déja essayé à Té
Tenaimc-Lenvernure, comme
le regret d'échouer , et
de Laveaux 3 ils ont cu de nouveau d'honneur et de moralité
recevoir des leçons bien inutiles
Breda
esclave sur Thabitation
cet homme, qai étoitiencore
mois d'aoit 1791.
à
le 20 ja
écrite du Môle Saint-Nicolas Tanguy-la-toisitre,
I Lettre
récentes de saint-Domingue, 2 P. 2 et 3.
1794, dans les Nouvelles
regret d'échouer , et
de Laveaux 3 ils ont cu de nouveau d'honneur et de moralité
recevoir des leçons bien inutiles
Breda
esclave sur Thabitation
cet homme, qai étoitiencore
mois d'aoit 1791.
à
le 20 ja
écrite du Môle Saint-Nicolas Tanguy-la-toisitre,
I Lettre
récentes de saint-Domingue, 2 P. 2 et 3.
1794, dans les Nouvelles --- Page 313 ---
(305 )
On ne peut se
dispenser, , en finissant,
cette conduite les
de rapprocher de
éloges que s'est donnés le
tannique dans un ouvrage officiel
gouvernement briqu'il publia à
mingue , et od sa politique
Saint - Dodes insinuations
mackiavélique eut soin de
perfides contre
placer
considérée comme
l'Espagne 7 qu'il avoit
sa rivale plutôt que commc
toujours
y avoir beaucoup déclamé
son alliée. Après
dit la prochaine
contre la République, dont il
ruine 3 il y dit : a A ces
prétion viennent se joindre les
élémens de dissolude la Vendée
efforts de I'armée des
, et le rapprochement des
royalistes
averties de leur
puissances,
danger, se rapprochent,
qui,
loir tenir une marche
et paroissent vou-
> pour faire des efforts uniforme, se prêter toutes la main
> des généraux plus
immenses en tout genre, 2 employer
> tique naissance, connus par leur activité que par une anRENONCER A
> CHIE
DÉMEMBRER
FRANFAISE, en reconnoitre le
L4 MONAR-
)) l'étendard, accueillir tous les bons
roi, en réinstaller
> près duquel ils combattront
Français à un centre au-
> dangereux
avec joie, et faire cesser le
exemple donné aux peuples
voir des princes malheureux
depuis deux ans, de
35 de
et respectables rester le
l'infortune et de
jouet
vernement
L'oubli. e
e Le rôle que le
anglais joue, au milieu de la
gouen Europe, est au-dessus de
confusion qui règne
sait lequel est le
ZOuE éloge :
On ne
D tel
plus heureur, ou du peuple d'avoir 22
gouvernemene, ou du
>
.
gouvernement d'avoir Un
peuple
e
e
tel
D fugitifs rebutés
L'Angleterre a accueilli les
en
malheureux
Europe, et
D oit les liens du
de
repoussés sur-tout des pays
sang leur maitre
> la croyance
et la communauté de
religieuse devoient leur
> plus
assurer une
marquée .
Elle a arboré la
protection
première le paRap, de Garran-Coulon,
Tome IV,
V
peuple
e
e
tel
D fugitifs rebutés
L'Angleterre a accueilli les
en
malheureux
Europe, et
D oit les liens du
de
repoussés sur-tout des pays
sang leur maitre
> la croyance
et la communauté de
religieuse devoient leur
> plus
assurer une
marquée .
Elle a arboré la
protection
première le paRap, de Garran-Coulon,
Tome IV,
V --- Page 314 ---
(306 )
français, et créé des corps, dont la
villon du royalisme'
décitardive, peut avoir une influence
> formation, quoique révolution. Elle a senti que si des gen-
> sive sur la fin de la
émigrés se battoient et mouroient sans répugance
> tilshommcs
la raison leur disoit qu'er
> sous ses drapeaux, 7 parce que combattoient pour la France
> s'alliant à leurs défenseurs, ils
de Franpour l'ordre, il y auroit beaucoup
> en combattant
préjugé, de s'unir à la cause com-
>> çais qui refuscroicnt, par
les armes. Elle a
pour qui ils porteroient
> mune > ignorant
détruit la force maritime de 1a
>> seule combaitu 2 et a moitié
les deux Indes de ce
française ; eile a affranchi
> République
aussi tous les voeux et presque tout Poi
> joug intolérable :
chez elle. Sa prosde
tremb'ante se concentrent
> l'Europe
inspire est univerest intacte ; lu confunce qu'elle
> périté
du
en est aussi P'espérance >
>> selle, et le dépôt globe
P'annéc commune 1795, pag. 58;
I Almanach de Saint-Domingue pour
60 et 61.
; eile a affranchi
> République
aussi tous les voeux et presque tout Poi
> joug intolérable :
chez elle. Sa prosde
tremb'ante se concentrent
> l'Europe
inspire est univerest intacte ; lu confunce qu'elle
> périté
du
en est aussi P'espérance >
>> selle, et le dépôt globe
P'annéc commune 1795, pag. 58;
I Almanach de Saint-Domingue pour
60 et 61. --- Page 315 ---
(307 )
CHAPITRE VIL
DEs colons de
Saint-Doningue
Etats-Unis, et de
réfugiés dans les
lambassadeur français, Genet.
Les rapports des États-Unis
gue ont eu une telle
avec la colonie de Saint-Damintravail seroit absolument importance durant la révolu.ion
S. I.
le tableau.
incomplet, si l'on
s que ce Enthousias.
Ces rapports avoient
n'y en trouvoit pas me des cie
par les désastres de la colonie
acquis une nouvelle
toyens des
Hes puissances de
et par la guerre de presque intensité, Etats - Unis
I'Europe contre la
toutes
Etats - Unis > le peuple,
France. Dans la plupart des révolusion. pour. notre
paru se souvenir qu'il devoit partageant notre enthoasiasme, avoit
ction. Il avoit vu, avec
aux Français le succès de sa
principes
un étonnement mélé
révovénitablement populaires
d'admiration, les
fa,
grand caractére que la Naiion
qui distinguent la
ct ses
nôtre, le
Pane, en formant ses assemblées députés avoient
en état libre, quand
primaires, pour se témoigné, $
toute TEarope
constituer
laguer; les autres, en se réunissant s'ébranloit pour venir l'atpour voter la République,
de tous les départemens
ptusiennes le courage enfn presque sous les yeux de
nos armées
et les succès
l'armée
en 1792; cette haine
déja si glorieux de
gui s'étoit montrée d'une manière presgu'aniverselle de la royauté,
si
partis,au milicu des déchiremens de reinarquable dans tous les
mémorables n'avoient
1793.Tant de
surdes hommes
pu manquer de faire une vive circonstances
Hc leur
qui, après avoirfondé leur
impression
sang, avoient montré, les
indépendance au prix
grande nation, légalement
premiers, l'exemple d'ane
béréditaire,
constituée sans roiet sans
Dansgusiques états, 2 tels que la
magistrature
Caroline du Sud,
V 2
quable dans tous les
mémorables n'avoient
1793.Tant de
surdes hommes
pu manquer de faire une vive circonstances
Hc leur
qui, après avoirfondé leur
impression
sang, avoient montré, les
indépendance au prix
grande nation, légalement
premiers, l'exemple d'ane
béréditaire,
constituée sans roiet sans
Dansgusiques états, 2 tels que la
magistrature
Caroline du Sud,
V 2 --- Page 316 ---
(308 )
française avoit été reconnuc pabliquement. , de
la République
au commencemet
avoit été assuré de son établissement,
qu'on
trois mois avant la notification officielle (:
de janvier 1793,
formés dans le même état ; C
Des clubs républicains s'étoient
arboré le drapeau tr
assure que les milices du pays avoient
en brilai
color (2). On foula aux pieds le pavillon espagnol, dressé dat
celui de la Gande - Bretagne sur un échafaud célébroit 1e
de Charlestown (3). Par - tout on
la placee
enthousiasme. A Colombia
triomphes de nos armées avec
David Ramsay, 9
président du sénat,
dans le même Etat,le
de la liberté américaine , et qui C
a été lun des fondateurs
dans deux ouvrages (),
a décrit les principaux événemens
tous les représentans C
lemnisa une pareille fête avec presque
furent autorisé
cet Etat. Dans la Géorgie , ces réjouissances
un décret de la législature (5).
par
celui de plusieurs des Etats pa
5. 11.
Le gouvernement fédéral et
cet enthousizsm
Froideur
étoiènt très-éloignés de partager
ticuliers
la scission des col
Au gouverqui avoit assuré
nent 16- Malgré la lutte sanglante
américaine n'avoit chang
crol ers ses nies anglaises, comme la révolution même les lois originaires st
Ruocse
ni les mccurs ni le langage , ni
connexions ancienne
nombre de points 2 les
le plus grand
adresses des muaicipalités, etc; P. 14, 22 23
1 Mémoire de Mangourit,
etc,
2 Ibid.pag. 14, 22 et23.
3 Ibid. pag. 14 ct 23.
South-Carolina ; The history of ti
The history of tlie revolution of
American revolution.
14 et 22. Extrait de la Gazette
5 Mémoire susdit de Mangourit, pag.
Charlestown, ibid, pag. 25 et suiv. --- Page 317 ---
avoient
( 309 )
timement repris, à la paix, entre les deux
qu'avant la guerre. Les
pays,
innement
aroient
hommes
presqu'russi
livres
presque tous puisé lear appelés au gouveranglais ; plusieurs avoient été instruction dans des
Bretagne 5 quelgues-uns même
élevés dans lz Grandenombre d'entre eux
y étoient nés. Un
notre révolution pariagérent, , dès le
trop grand
les préventions
commencement, contre
vernement anglais.
qu'elle avoit
lir, dans
Plusieurs de ceux
inspirées au gou-.
son ptincipe, sous
qui avoient paru l'accucitessayoit d'enter la royauté l'Assemblée constituante ,
attachés
sur sa foible
lorsqu'elle
guand la chiite du trône lui tige, cessèrent d'y être
démocratique qu'on n'en avoit
donna un caractère plus
d'aucune des grandes sociélés encore trouvé dans le
Des affections
politiques.
régime
E T'appui de
individuelles étoicht,
Ces préventions
pour ainsi dire, venues.
çais avec qui les Américains originaires. La plupart des Frandurant Jeur révolution, étoient avoient pu contracter des
lorsqu'elle
guand la chiite du trône lui tige, cessèrent d'y être
démocratique qu'on n'en avoit
donna un caractère plus
d'aucune des grandes sociélés encore trouvé dans le
Des affections
politiques.
régime
E T'appui de
individuelles étoicht,
Ces préventions
pour ainsi dire, venues.
çais avec qui les Américains originaires. La plupart des Frandurant Jeur révolution, étoient avoient pu contracter des la noblesse
des officiers nés dans
liaisons
: .aires
francaize, comme tous ceux de
la classe de
n'avoient pas perdu dans
nos armées, Ces mitinctions et leurs préjugés
cette guerre l'amour des disdouteux que plusieurs de Pour le royalisme. Il est au moins
révolution américaine
ceux qui se trouvèrent à la tête
royal, lors même
3 fussent les ennemis du
de la
laire, ils
qu'entrainés par le torrent de gouvernement
torien le combattoient pour lindépendance de T'opinion popurévolution plus détaillé, et à cc que l'on croit leur pays. L'hisaméricaine, lors du moins
le' plus exact de la
jugés religieux, William Gordon, qu'il ne s'agit pas de ses préEtats-Unis avoit été'votée
assure que
des
contre
Tindépendance
l'opinion de
1 The history of the rise
Washington (1).
ofthe
: progress, , and
of
Usited.srmres, , vol, IV, chapt, III, establismen: the
P. 171, andiza. independance,,
V 3 --- Page 318 ---
(310 )
La fondation de l'ordre de Cincinnatus montre combien il éto
éloigné d'être Pennemi du syftème de la noblesse, même hére
ditaires, et diverses indications semblent annoncer que, comm
beaucoup d'Anglais, il avoit été élevé dans la haine contre
Crance On connoit louvrage du vice-président du congrès
Samuel Adam, sur les constitutions européennes : ilsemble n'a
objet
de persuader aux habitans des Etats - Un
veir pour
que
s'ils ne S
que leur gouvernement ne pourra pas se soutenir
bâtent
d'établir nn roi et une noblesse héréditaire. Beau
pas
et des fonctionnaires public
coup des priacipaux propriétaires
avoient conservé des usages anglais les qualifications d'écuyer
restes des distinctions féodales, auxquelles ils n'étoier
ou d'autres
moins attachés que les nobles d'Europe ; ils craignoier
guères
la contagion de la révolution, et déj
de les voir disparcitre par
avoient effectivement renoncé à ces déno
quelques municipalités
ne prendre d'autre titre que celui de citoyen (1)
minations, , pour
comment les militaires fran
Tout cela explique suffisamment
avoient fait la guerre de la révolution américain
gais qui
attachemen
rapportèrent dans leur pays le plus superstitieux
et le conservèrent durant la révolution, soit qu'il
au royalisme,
absolue, comme elle existoit ancienne
voulussent une royauté
éta
ment en France , soit qu'ils y admissent les modifications
blies
la constitution de 1791. Tels. avoient été manifeste
par
d'avoir vu dans sa première
* L'auteur du présent rapport se rappelle
d'indignation, la traduction d'une correspondance
jeunesse, , avec beaucoup
On y trouve plusieurs lettres de Washing
rclatiye au meurtre de Jumonville. les qualific toujours de traitres 3 expreston, qui, en parlant des Français, dans les actes relatifs à cet événement.
sion bien étrange 3 sur-tout
de
adresses des municipalités, etc., pag. 5, note 1
1 Mémoire Mangourit;
er pag. 25, , nore c.
d'indignation, la traduction d'une correspondance
jeunesse, , avec beaucoup
On y trouve plusieurs lettres de Washing
rclatiye au meurtre de Jumonville. les qualific toujours de traitres 3 expreston, qui, en parlant des Français, dans les actes relatifs à cet événement.
sion bien étrange 3 sur-tout
de
adresses des municipalités, etc., pag. 5, note 1
1 Mémoire Mangourit;
er pag. 25, , nore c. --- Page 319 ---
(311)
ment, dans les troubles de
Saint-Domingue, les
Touzard, ainsi quebeaucoup d'officiers
Mauduir, les
dance de
Européens. La
tous ces militaires français
corresponpublics de la
concourut, avec les papiers
Grande-Bretagne, à faire
sa
voir à plusieurs membres du
partager manière de
s'étcient habiteés à confidérer gouvernement fédéral (1), qui
de leur révolution.,
Louis XVI comme le défenseur
liance dcs
parce que tous les actes politiques de l'alEtats-Unis avec la nation française s'étoient
nom du roi, quoique tout indique
faits au
déja
que c'eft la voix
tes-pniseante en France, malgré la
publigue,
donnoit la monarchie, qui détermina
compres:ion que lui
enbraser la cause des
le gouvernement royal à
annécs de la révolution colonies anglaises. Dès les premières
du trône des
française, sur-tout après le
,
émigrés français se
renversement
Unis : ils y portèrent
réfugierent dans les Etatspresque tous la haine dont la
laquelle ils étoient nés étoit animée
caste dans
fondé en France la liberté
contre tout ce qui avoit
et l'égalité. Plusieurs
colonics et sur-tout de celle de
habitans de nos
faction qui les proscrivcit dans] les Saint-Domingue, chassés Par la
encore que par l'insurrection
a-semblées de la colonie 3 plus
de couleur,
des esclaves ou celle des hommes
yportèrent les mêmes sentimens dès
Ils
presqe tous du parii des
1791. étoient
le gouvernement
pompons blancs, qui avoit défendu
dans
français, pour y maintenir le
toute son étendue, et les
Pouvoir royal
Millet a bien dit dans les
priviléges de la noblesse. Th.
Débats
ne s'étoit réfugié dans les
(2), qu'aucun pompoa blanc
établi
Etats-Unis. Mais le fait
par tous les renscignemens
contraire est
qui concernent les relations
1 Mémoire de Mangourir; adresses des
2' Tome I, Pag. 285,
municipalicés, ctc., pag.29, note 2o.
V 4
les
Pouvoir royal
Millet a bien dit dans les
priviléges de la noblesse. Th.
Débats
ne s'étoit réfugié dans les
(2), qu'aucun pompoa blanc
établi
Etats-Unis. Mais le fait
par tous les renscignemens
contraire est
qui concernent les relations
1 Mémoire de Mangourir; adresses des
2' Tome I, Pag. 285,
municipalicés, ctc., pag.29, note 2o.
V 4 --- Page 320 ---
(312)
colons de Saint-Domingue dans T'Amérique septentrionale s
des
des Débats. Ces pompons blancs
et même par d'autres passages
dont ils
lièrent avec les émigrés de la France continentale,
se
les sentimens. Dans un temps oi les commissaires
partageoient
avoient senti le bede l'assemblée coloniale, Page et Brulley 2
soin d'affecter la démagogie pour le succès de leurs intrigues >
ils savoient que le ministre de France auprès des Etatset oi
blancs au
Unis avoit dénoncé les manceuvres de Ces pompons
français, ils disoient, dans une. de leurs lettres
gouvernement
ceux de nos
au ministre de la marine : ( Nous apprenons par
récemment arrivés de la Nouvelle-Angleterte, :
> compatriotes
de Saint-Domingue qui se sont
>> que les congre-réogluciounaire des richesses se montrent
>> échappés de cette colonie avec
des autoetse sont emparés de la confunce
> avec audace,
constituées des Etats-Unis ()- D
> rités
dans la Caroline du Sud, ne trouUn d'entre cux, réfugié
lois
$ 111.
rien de bon dans les institutions de cet Etat, que les
Journaux voit
été rendues sur les négres et les hommes
contre-révo- oppressives quiavoient
dans les Etats-Unis
lutionnaires de couleur Les uns et les autresétablirent
avoit
de Gatereau
français, pour dénigrer la révolution. Il y en
des journaux
et autres.
villes des Etats-Unis, à Philadelphie, à
dans les principales
La commission des colonies posBoston; à New-York, etc. (3)
de Page et Brulley au ministfe de la marine, du 4 frimaire, 24
1 Lettre
des délibérations desd. commissaires, du même
novembre 1793. les Registre Débats dans l'affaire des colonies, tome . 2 P. 11:
jour. Voyez aussi
2 Lettre de Baudry à Delaire, du novembre 1792.
3 Mémoire pour servir de suite à celui remis au représentant du aussile peuple
Prieut ( de la Marnc) , par R. Dujat, du 21 novembre 1793. Voycz
mémoire de Mangourit, P.16.
des délibérations desd. commissaires, du même
novembre 1793. les Registre Débats dans l'affaire des colonies, tome . 2 P. 11:
jour. Voyez aussi
2 Lettre de Baudry à Delaire, du novembre 1792.
3 Mémoire pour servir de suite à celui remis au représentant du aussile peuple
Prieut ( de la Marnc) , par R. Dujat, du 21 novembre 1793. Voycz
mémoire de Mangourit, P.16. --- Page 321 ---
(313)
de un assez grand nombre de numéros de
celui qui
Philadelphie, sous le nom de
s'imprimoit,
I de ses colonies : il étoit
Courierpolitique de Za France
voit été alternativexient rédigé parce Gatereau du Cap,. qui
ing et par les
déporté par le parti des quatre-vingtme dans tous les commissaires civils, parce qu'il avoit été exent-être
partis, comme Tanguy-la- Boissière. Il
pas un de ces numéros qui ne contienne
n'est
splus emportées, et les plus odieuses
les diatribes
poques, contre la
calomnies, à toutes les
République, la Convention
mécs françaises, pas un oul les malheurs
nationale, les
tion produisit trop
publics que la révosouvent, et les excès
mmis sous son
mêmes qui furent
nom, 9 ne soient racontés avec
omphe, l'eragération la plus extrême
l'exultation du
Frénée. Là, comme dans les'
et l'immoralité la plus
aux soldats français
journaux des émigrés, ces nouqui vainquoient
s de l'Europe, étoient
lestroupes les plus aguercs, comme des lâches représentés, au milieu de leurs triommis; etl'on
toujours fuyant devant une Poignée d'enles
croyoit les avilir, quand on ne pouvoit les batire,
désignant toujours sous la dénomination
toles (1). On ne cessoit d'y
de carmalité à toutes les autorités de reprocher la plus grande immola République
poussoit l'oubli de T'humanité.
françuise, et l'on
a de plus sacré au monde
jusqu'à se jouer de ce qu'il
ge jusgu'aux derniers
3 le malheur qui lutte avec couinsultoit sur-lout la momens contre les coups du sort; on
partic de la Convention
rannie de Robespierre,
opprimée sous la
oient combattu les
parce que plusieurs de ses membres
préjugés coloniaux. Dans un compte rendu
:5, Yeyepandtontiremene du IO décembre le Couricr politique dc la France et de ses Colo207.et 208.
1793, col. 1 ct lc n", , du 15 jaavicr
1794,
malheur qui lutte avec couinsultoit sur-lout la momens contre les coups du sort; on
partic de la Convention
rannie de Robespierre,
opprimée sous la
oient combattu les
parce que plusieurs de ses membres
préjugés coloniaux. Dans un compte rendu
:5, Yeyepandtontiremene du IO décembre le Couricr politique dc la France et de ses Colo207.et 208.
1793, col. 1 ct lc n", , du 15 jaavicr
1794, --- Page 322 ---
(314)
de Texécution de Brissot et de ses associés, on ne rou
d'insulter à la constance qu'ils avoient témoignée dans ce
pas
terrible épreuve. ( La manie de la discussion n'a quitté
est-il dit,
la guillotine : chemin faisan
> législateurs, y
qu'à
se sont
sur l'immortalité de l'ame, et ont 1
> ils
disputés
décréter à Punanimité que Pame étoit immortelle (:)
> par
Dans d'autres numéros, on donnoit le titre des ouvrages les P
féroces ou les plus odieux, sous le nom du philosophe Condo
de l'eloquent Vergniaud, du jeune Fonfrède, de son bea
cet,
Ducos, de Pétion, Buzot, Gu
frère, non moins intéressant,
det, et leurs infortunés collègues (2).
$.1 IV.
De tels journaux ne pouvoient pas manquer d'altérer tout
Leurs im- qui tcnoit aux colonies, et phrticulièrement à Saint-Domingu
postures sur en débitant sans cesse les plus fausses nouvelles pour ce
les colonies
Dans le' même numéro, qui rendoit un comj
et les agens les concernoit.
la
de la Répu- si odieux de l'exécution des députés, on annonçoit prise
blique.
l'ile de la Tortue et da Port - de -Paix par les Anglais. ( I
Pageot et Laveaux, ajoutcit-on, ont étéfaits P
2 généraux
de cavale
> sonniers de guerre .
- Un détachement
du 20, juin s'est emparé de Sonthonax, et
>> de citoyens
dans les mornes des environs du Port-au-Prince.
> conduit
d'hommes de couleur s'est emparé de Polt
> détachement
cachot, oi il étoit encore. Les ordo
> rel, Ct l'a mis au
Peine de mort po
sevères ont été publiées.
> nances les plus
le
à un blanc ; jarret coupé
> zout nègre qui manqueroit
Le
C
se refuseroit au travail.
passager
> zout nègre qui
dc la France ct de ses Colonics , du 25 janvier 179
I Courier politique
pag. 224.
2 Courier susd., du 11 janvier 1794.
cachot, oi il étoit encore. Les ordo
> rel, Ct l'a mis au
Peine de mort po
sevères ont été publiées.
> nances les plus
le
à un blanc ; jarret coupé
> zout nègre qui manqueroit
Le
C
se refuseroit au travail.
passager
> zout nègre qui
dc la France ct de ses Colonics , du 25 janvier 179
I Courier politique
pag. 224.
2 Courier susd., du 11 janvier 1794. --- Page 323 ---
(315) )
D apporte ces détails . .
e . dit
D Port-de-Paix, trois
quc 9 pendant son séjour au
jours avant l'arrivée des
saeu le bras cassé d'an coup de barre;
Anglais, > Gignoux
s lotte, le
Renaudin, dr Sans-Cugeolier , a été pendu; ; la
> du 20 jun, dite la
compagnie des citoyens
compagnie des
>, par la troupe de
téméraires ; a été fusillée
ligne 3 dont clle avoit
> armes. Ces derniers faits
voulu enlever les
ont eu lieu
> ticulière, avant l'arrivée des
dans une émeute pars même avoir pendu le
Anglais. Le passager avoue luiofficier, nommé
citoyen Renaudin, avec l'assistance d'un
Saint-Gervais, , et avoir été
parce que les Anglais le recherchoient
obligé de fuir,
lence. Le fameux
pour cet acte de vioJoseph, chef des
coupée à Jean-Rabel,
brigands, a eu la tête
il maintient, ainsi
Jean-François est aux Gonaives, od
que dans les autres
mis, , la discipline la plus sévère. Il fait quartiers qu'il a souqui ne veulent
couper la tête aux
pas subir le fouct, et
nègres
cir. . . 0 Le général
appelle cela raccour.
a
nonce Pas bien
anglais, dont le Pascager ne proles braves
distinctement le nom, a beaucoup demandé
sévérité Cambefort et Touzard, Il traite avec la
les priconniers qui n'avoient
plus grande
des commissaires. Les
Pas abandonné le parti
le plus leger chitiment coups de sarcette et' de biton sont
Tautres
qu'il leur fait éprouver
>
numéros, on annonçoit la prise du
(1). Dans
a fuite des commissaires
Cap et des Cayes >
plus considérables
civils, le débarquement des forces les
par les Anglais.
On sent bien que les agens de la
ningue ou dans les Etats - Unis
République à Saint-Done devoient pas être ménagés
Courier politique de
et
. 225, Voyez aussi les Nouvelies IaFrance de ses Colonies, du 25 janvier
rolitiques de Sainr Domingue,
1754,
it la prise du
(1). Dans
a fuite des commissaires
Cap et des Cayes >
plus considérables
civils, le débarquement des forces les
par les Anglais.
On sent bien que les agens de la
ningue ou dans les Etats - Unis
République à Saint-Done devoient pas être ménagés
Courier politique de
et
. 225, Voyez aussi les Nouvelies IaFrance de ses Colonies, du 25 janvier
rolitiques de Sainr Domingue,
1754, --- Page 324 ---
(316) 9
feuilles. Tout ce que Pindustrie de la calon
dans de parcilles
imaginer de diffamation y étoit P'
nie la plus haineuse peut
qui fou
blié contre eux; et comme les contrc-révelationnaite entretenoient des corret
nissoient des matériaux au rédacteur,
soit dans la métro
très-suivies, soit dans la colonie,
pondances
toujours instruits les premic
pole; comme ils étoient presque
de la manière
des nouvelles politiques, qu'ils défiguroient écrits dans la lang"
étrange 2 trop de journaux américains,
plus
leurs renseignemens et en répandoient
du pays, y puisoient
dansles divers Eta
venin, avec plus ou moins de modifications,
de la confédération (A)-
Iong
officielles relatives à la métropole furent
5. V.
Les nouvelles
Roger Morris, > 9
De l'am- temps empreintes de la même contagion. de Louis XVI P
basadeurdes
ambassadeur à la cour
Erats- Unis, avoit été envoyé
prononcé,que tout Paris a cont
Mortis.
Washington, étoit un royaliste actifs de la contre - révolution
comme un des agens les plus
lesquels lcs émigr
étoit l'un des canaux par
on assure qu'il
Louis XVI, et qu'il voulut partir ave
correspondoient avec
les événemens du 10 aoit (2).
Y'ambassadeur anglais, après
/
nombreux que la révolutio
L'espoir des amis trop peu
Etats - Unis fut d'
les
résidant aux
S. VI. comptoit parmi Français ministre Genet. Quoique jeun
De l'am- bord soutenu par P'arrivée du
de la liberté. Il avoit tâch
bassadeur de encore, il étoit déja un ancien ami
de la républi
France Genet
les ptincipes, dès Pétablissement
de
ct de Was- d'en propager
avec son père une traduction
américaine, en publiant
hington.
que
de
écrits de leurs politiques
lois des Etats - Unis, et plusicurs
adresses des municipalités, etc., P. 25, note
1 Mémoire de Mangourit 5
lettre de Genet à Jcferson, du 1
les journaux du temps et la
2 Voyez 1793, ci-dessous, s S. X.
septembre
dès Pétablissement
de
ct de Was- d'en propager
avec son père une traduction
américaine, en publiant
hington.
que
de
écrits de leurs politiques
lois des Etats - Unis, et plusicurs
adresses des municipalités, etc., P. 25, note
1 Mémoire de Mangourit 5
lettre de Genet à Jcferson, du 1
les journaux du temps et la
2 Voyez 1793, ci-dessous, s S. X.
septembre --- Page 325 ---
(1317) )
n n'avoit pas changé d'opinion dans la
ou son amour du travail et
carrière diplomatique, 3
suré de l'ayancement. Dans quelques talens lui avoient asles premières
révolution, il s'étoit fortement
années de notre
Pétersbourg, ou il résidoit
prononcé pour elle à la cour de
ardent lur avoit
alors; et son caractère
procuré ce qu'il considéroit
extrêmement
neur, son renvoi par la plus mortelle
conme un honfrançaise et de celle de l'Europe,
ennemie de la liberté
Catherine II
envoyé aux Etats - Unis par le
(1). Il avoit été
a République,
conseil erécutif provisoire de
ou les
quelques mois après sa fondation, dans
partis qui déchiroient la Convention
un temps
Rémoignoient un enthousiasme
et la France entière,
Paroit constant qu'il avoit
Presque égal pour la liberté, Il
peloit alors le
eu des liaisons avec ce
parti de la
qu'on apqu'il en
Gironde, et l'on devoit
partageroit les principes humains
s'attendre
hommes de couleur et les noirs. Il
et généretx sur les
le 8 avril
arriva dans les Etats1793, par le port de
Unis,
les états méridionaux
Charlestown.. En
qui se trouvoient
traversaxt
rendre auprès du
sur la route, pour se
vivement ému
gouvernement fédéral"à
S1
par les démonstrations Fhiladelphie, fut
d'admiration pour la révolution
publiques d'intérét et
grande majorité du peuple
française qu'il reçut de la
(2); mais il fut douloureusement
1 Lettres de Genet à Jefferson des
Voyez aussi le recueil publié >
18 septembre et 15 novembre
lc titre suivant: : A
par ordre de la chambre des
:793.
relative to France and message of the presidenz of the Unized Stasesto représentans sous
papers cherein
Grcar-Briain, delivered december 5, 1793, congress,
et de ses rdfemeda,p.mo,21, 72,and 73, Courier
with rh
Colonier, du 31 décembre.
politiquede laFrance
2 Letter of Jefferson to Morris
efferson, , du 18
, august 16, 1793. Lettre
novembre, A
de Gener à
message a etc., P. 58. Courier
politique de
and message of the presidenz of the Unized Stasesto représentans sous
papers cherein
Grcar-Briain, delivered december 5, 1793, congress,
et de ses rdfemeda,p.mo,21, 72,and 73, Courier
with rh
Colonier, du 31 décembre.
politiquede laFrance
2 Letter of Jefferson to Morris
efferson, , du 18
, august 16, 1793. Lettre
novembre, A
de Gener à
message a etc., P. 58. Courier
politique de --- Page 326 ---
(318) )
affecté parle contraste trop marqué de l'accueil glacial que
fit le président des Etats - Unis. Lorsqu'il fut admis à son a
dience, il en vit sortir les agens coanus des contre - révol
tionnaires français, Noailles et Talon, qui ont toujours conser
les relations les plus intimes avec les deux principaux membr
fédéral. En cntrant dans le sallon de ce pr
du gouvernement
d'un peuple libre, la chose qui s'offrit d'abo
mier magistrat
fut les médailions de Lovis XVI ct de sa famille, 9
à SES yeux
La
servoient à Paris de signes de ralliement aux royalietes.
cc
versation de Washington lui-mème. ne coincida que trop av
Il parut nc prendre aucune part à
ces premières apparences:
France' ( Le cara
révolution qui venoit de s'opérer en
1).
tère ardent de Genet, arquel les circonstances glorieuses, m:
difficiles oui se trouvoit la République naissante, donnoient u
nouvelle véhémence, lui fit appercevoir bientôt des sujets
plaintes plus réels contre le gouvernement fédéral.
Par le traité d'alliance fait entre la France et les Etals-Un
4 VII. le 6 février 1778,on avoit stipulé une garantic réciproque po
Mesures de les deux nations dans IeNeuveau-Mionde. Les Etats-Unis avoien
ce président
à la France ce qu'elle possidoit alors
contraires en particulier, garanti
le trai
aux traités Amérique, ainsi que ce qu'elle pourroit acquérir par
avecla Fran- de paix qui suivit la guerre de l'indépendance. Un artiçle pd
Cco
ct
168. Suite de
la France et de ses Colaniek,ss njdécembro.page Pufendorf à Gener, dans le mét
cinquième lettre et sixième-leitre de décembre. Lottre de Genet aux cor
journal, Nos. des :o novembre et 3
du juin.
missaires civils, du 2 juin. Moniteur de Saint Domingue, 17
1 Lettres de Genct à Jefferson - du 13 septembre 1723. A messagc..
France and Great-Dritain 1 p..50. Article' d'un colon de Sair
relative to
politique de la France ct de ses colonies, du:
Domingue dans le Courier
déembres7,1,p. 163.Voye: aussi celui du sgnovembre.
Genet aux cor
journal, Nos. des :o novembre et 3
du juin.
missaires civils, du 2 juin. Moniteur de Saint Domingue, 17
1 Lettres de Genct à Jefferson - du 13 septembre 1723. A messagc..
France and Great-Dritain 1 p..50. Article' d'un colon de Sair
relative to
politique de la France ct de ses colonies, du:
Domingue dans le Courier
déembres7,1,p. 163.Voye: aussi celui du sgnovembre. --- Page 327 ---
(319 )
Erieur ajoutoit : ( Afin de fixer
T'application de l'article
plus Précisément le sens et
déclarent
précédent, lcs parties
qu'en cas de rupture entrc la France contractantes
la garantie
et
réciproque énoncée dans cet
TAngleterte,
force et valeur 9 ail moment oi2 la article aura toute sa
a République française avoit donc
guerre éclatera (1).>
ipulations énoncécs dans
eu le droit, en vertu des
tats-Unis
ces deux articles, d'exiger
s'atmassent pour elle 3 dès
que les
pmmis les premières hostilités
que les Anglais eurent
ns les Indes.
contre les coionies
Eme besoin Occidentales, ou plutôt la France françaises
de fsire cette
n'avoit pas
ats-Unis devoit s'armer réquisition : le gouvernement des
ntre PAngleterre.
dès lors en faveur de la France
claréc
Cependant, à peine la
entre ces deux nations,
lc
guerre fut-elle
his fit une proclamation
que président des Etatsgoureuse
pour prescrire la
entre les puissances
neutralité la plus
int été mise sous les yeux de la belligérantes. Cettc pièce n'a
n'a jamais été contesté
commission des coloniesy'n mais
cune récerve
qu'elle ne faisoit aucune
pour les stipulations
exception,
ats- Unis à une garantie
antécédentes qui lioient les
iner maintenant
envers la nation française. Sans
si, dans une guerre que la
exautenir, non pas seulement
République avoit à
oits de tous les
pour elle, mais aussi
hommes et
Pour les
ur et la prudence
T'indépendance des nations, > l'honpermettoient au seul Etat libre de
quelque
Articles XI ct XII du traité
ordre de matières, Dictionnaire, d'alliance, dus février 1778. Encyclopédie
ne Il,p. 425. A treaty of aliiance d'économie politique CC
1 XII. The
eventual and defensive, diplomatique, -
Constitution of the
articles XI
. the treatics between his most several Chr. independent States of America,
plisaed by order of COXGRESS;
Majescy - and the
5 Phlladelghia, 17915P.225. Caited-Scates,
ct XII du traité
ordre de matières, Dictionnaire, d'alliance, dus février 1778. Encyclopédie
ne Il,p. 425. A treaty of aliiance d'économie politique CC
1 XII. The
eventual and defensive, diplomatique, -
Constitution of the
articles XI
. the treatics between his most several Chr. independent States of America,
plisaed by order of COXGRESS;
Majescy - and the
5 Phlladelghia, 17915P.225. Caited-Scates, --- Page 328 ---
(320) )
existât avec elle, d'observer les règles d
importance qui
la
des rois évidemment al
neutralité ordinaire envers ligue
la liberté elle : même, il est du moins bien manil
contre
d'alliance entre les deux nations écartoit t
que le traité
concernoit les colonies f
idée de neutralité pour ce qui
l'influence
çaiscs dans les Indes - Occidentales. Cependant
président des Etats - Unis fit approuver cette proclamation
deux chambres du congrès, lorsque ce corps fut asser
les
Washington y avoit joint des instruct
quelques mois après.
mettre la France et l'Anglet
analogues,qui, en paroissant
cela mêm
absclument sur le même pied, enfreignoient par
les
importans. Le secrét
traité de 1778 dans ses poiats plus
Hamilion, écrivit peu de temps après une
de la trésoreric,
leur enjoindre d'
culaire aux receveurs des douanes 2 pour
Enf
cuter ces instructions avec la plus grande ponctualité.
des Etats- Unis adressa au congrès un message
président
addit
lui soumettre ces mesures 2 en indiquant quelques du
lois des Etats - Unis, afin d'investir les tribunaux
aux
nécessaire pour en assurer l'exécution
de la compétence
l'année suivante; 3 mais on V
Cette loi ne fut rendue que
les atieintes les plus graves au traité
bientôt qu'elle porta
Washin
liance des deux nations, et les mesures prises par
exécutées provisoirement.
furent presque par-tout
français tenoit une conduite bien C
4- VIII,
Le gouvernement
la
de la cause qu'il souter
Instructions rente. Sa confiance dans justice
d
du Conseil
nationale, plus encore que le besoin
exécutif à et dans l'énergie
Genet,
de la chambre des représentans au président des Etats-Un
1 Adresse
dans le Courier politique de la France et d
réponse de WASRINGTON,
Circulaire d'Hamilton, du aoûr 1
Colonies, du 12 décembre 1793.
ançais tenoit une conduite bien C
4- VIII,
Le gouvernement
la
de la cause qu'il souter
Instructions rente. Sa confiance dans justice
d
du Conseil
nationale, plus encore que le besoin
exécutif à et dans l'énergie
Genet,
de la chambre des représentans au président des Etats-Un
1 Adresse
dans le Courier politique de la France et d
réponse de WASRINGTON,
Circulaire d'Hamilton, du aoûr 1
Colonies, du 12 décembre 1793. --- Page 329 ---
(32x)
pas multiplier ses
procédés des Puissances ennetis, le rendoient Peu dificile
tif
alliées ou
sur les
provisoire étoit
neutres(i). Le
bien-éloigné de
conseilexécupulée en faveur des colonies
renoncer à la garantie stiles journaux
par le traité de 1778,
avoit annoncé conirerérolationaites eussent
quoigue
cette renonciation
publié que Genet
pas du gouvernement
(2). Mais il ne la réclamoit
jautorisoit.
fédéral, avec Tinfexibilité
-
C'est ce que l'on voit dans
que le traité
net avoit reçues à son départ.
les instructions que Gea'r nation qu'il étoit
Eiles étoient digncs en tout de
chargé de
Fause dont elle venoit d'embrasser représenter, et de la
es peuples. On avoit
la défense au
grande
eu la
nom de tous
her les trop justes sujets de magnanimité de ne pas y mentionoit eu à porter contre le
plainte que le peuple français
prévenu de
ministre des Etats-Unis, si
auionale.
complicité avec Louis XVI contre
fortement
Mais, pour détruire les,
la liberté naouvernement des Etats-Unis préventions favorables
le
fe
avoit pu
quc
France, on y avoit dévoilé le
conserver pour la cour
het de Versailles avoit
machiavélinne que le cabipations ctoient enthousiasmées employé dans le temps ou les
du
deux
méricaine. On y énonçoit les
spectacle de la révolution
esseurs de Genet
instructions données aux
par Vergennes et
prédéplissoient ( qu'il convenoit d laz
Montmorin, 2 qui étane prissent poine la
France que les Erazs-Unis
consistance
politique dont ils éroient
1 Lettre de Gener à
itoyen Genet et les membres Jeferson, du 23 mai 1793.
du gouvernemen: Correspootlance entre le
Instructions
fadéral, P15.
ienet. Correrpondance additionnelles du Conseil exécutif
11.
entre Genet et les membres du provisoire au ministre
ela Cinquième lettre de Puffendorf à
Eouvernemene fédéral, $
France ct de ses Coloniss, da3
Genet dans le Courier politique
Rayporipar
décembre 1793,
Garran-Condon, Tome IV,
X
erson, du 23 mai 1793.
du gouvernemen: Correspootlance entre le
Instructions
fadéral, P15.
ienet. Correrpondance additionnelles du Conseil exécutif
11.
entre Genet et les membres du provisoire au ministre
ela Cinquième lettre de Puffendorf à
Eouvernemene fédéral, $
France ct de ses Coloniss, da3
Genet dans le Courier politique
Rayporipar
décembre 1793,
Garran-Condon, Tome IV,
X --- Page 330 ---
(3aa) )
bientôt une force
parce qu'ils acquerroient d'abuser >. Ony
z suscepibles, probablement empreseés
> dont ils sercient
de Louis XVI s'étoit constamment
rappeloit que le cabinet
soit dans les négoci.tions de
refusé, soit durant la guerre ,
par lui desiré
acquit la possersion
paix, àce que le Congrès
et de la nouvelie Ecosse. On
du Canada
des deux Floriles,
que le catinet de.Verssille
rappeloit enfin P'espèce de mépris
ses nouveaux alliés
cette paix 2 pour
à cett
avoit témoigné 2 depuis
britannique avoit repris,
le crédit que le gouvernement
une suite des mancenvre
du Congrès, C soit par
époque, auprès
des partisans anglais à Philadelphie
>> secrètes du ministre et
membres du gouvernemen
soit
la timidité de plusieurs
avoient tou
>
par
leur patriolisme connu ,
> fédéral, qui, malgré
aversion pour toutes les mesure
montré la plus forte
>
> jours
à T'Angleterre
déplaire
d
> qui pouvoient
déja faites au prédécesseur
les ouvertures
con
En accucillant
américain, pour
Genet, Ternan. par le gouvernement
le veeu de
commerciales, en annonçant
solider nçs liaisons
fussent fondécs sur les princip
France pour que ces liaisons le décret du 2 juin 1791,
d'une éternelle vérité, suivant intentions les plus décidées
conseil exécutif manifestoit les
étenduc, en le conve
à ce traité une latitude plus
< donner
national, dans lequel les deux peupl
> tis-ant en un pacte
avec leurs intér
leurs intérêts commerciaux
>
confondroient
intime pour favorise
et établiroient un concert
> politiques,
Genet, ailanc en An
servic d'instruction 2ll citoyen
1793. Extr
1 Mémoire pour
du 4 janvier
de ministre peniporentiaire,
du 17 janvi
vique en qualité instructions données au cicoyen Genet,,
d'un supplément aux
Gener ct lcs membres du gouvernem
Correspendance entrc le ciroyen
fedéral, P. 6 et 8. --- Page 331 ---
( 323 )
sous tous les rapports
> garantir la souveraineté > l'esctension de P'empire de la
des
liberté,.
> qui tenoient encore à
peuples, et punir les
un
puissances
D exclusif, en déclarant
systême colonial et commercial
ne seroient
que les vaisseanx de ces
point reçus dans les ports des deux puissances
tractantes. Cc
nations coatoute
pacte, 3 que le peupie français
l'éhergic qui le
soutiendroit avcc
) tant de
caractérise, et dont il avoit déja donné
liberté,.
> qui tenoient encore à
peuples, et punir les
un
puissances
D exclusif, en déclarant
systême colonial et commercial
ne seroient
que les vaisseanx de ces
point reçus dans les ports des deux puissances
tractantes. Cc
nations coatoute
pacte, 3 que le peupie français
l'éhergic qui le
soutiendroit avcc
) tant de
caractérise, et dont il avoit déja donné preuves,conduiroit
mosde >. La France offroit rapidement à affrancbirle nouveau
libre des Antilles,
encore aux E:ats-Unis. Le commherce
) possessions des pourvu quc ( la garantie
deux
réciproque des
> traité de 1778, fit nations, > stipalée dans l'article [I du
> avoient déja été
établie sur les Principes généraux qui
voir, oi le
indiquées (1) 22. Dans le cas facile à prélui seroient faits gouvernement fedéral, alarmé par les
sur la situation
rapports qui
çaise , et sur les
iniérieure de ia
orages dont elle
République fran-
< dans ses négociations
étoit menacée, ne
avec elle
suivroit,
> et timide, le conseil exécutif qu'une marche chancelante
que le gouvernement
chargeoit Genet, en attendane
>> criuse commune
américain se fit déterminé d
avec nous 3 de tenir
faire
D roitroit la plus convenable
la marche qui lui pa-
> bérté er de
pour servir la cuuse de la li-
> le cas très L'afrachizsement des peuples .
probable d'une
Dans
D lgi enjoignoit
guerre maritime .
on
consuls
particulièrement de faire
et agens da commerce la
surveiller, par les
> les différens ports,
> condaite des Anglais dans
d'insister
rigoureusement sur l'exécution
1 Mémoire Pour servir d'instruction
Extrait d'un suppléent aux instructions 24 citoyen Genet, du 4 janvier 1793.
janvier. Lettre de Genet à
du données 2u citcyen Genet, du
citoyen Genet ct les membres Jeferon, du
23 mai, Correspondance cntre 17 le
gouvernement fédéral, P. 7, 11 ct 15,
X 2
condaite des Anglais dans
d'insister
rigoureusement sur l'exécution
1 Mémoire Pour servir d'instruction
Extrait d'un suppléent aux instructions 24 citoyen Genet, du 4 janvier 1793.
janvier. Lettre de Genet à
du données 2u citcyen Genet, du
citoyen Genet ct les membres Jeferon, du
23 mai, Correspondance cntre 17 le
gouvernement fédéral, P. 7, 11 ct 15,
X 2 --- Page 332 ---
( 324 )
XXI et XXII du traité de 3778, ct d'ems des articles XVII,
tout armement cn course,
dans les ports américains:
> pêcher,
le compte de la nation frangaise, et Pad-
> si ce n'est pour
celles qui auroient été
d'aucune prise autre que
> mission
de la République 5 de s'énoncer
des bâtimens
5 fuites par
les occasionis, avec la dignité et
> sur cet objet, dans toutes
qui, en-remdu représentant d'un grand peuple,
> Pénergie
, sait aussi faire resfidèlement ses engagemens
> plissant
Enfin on lui remit un certain nombre
> pecter ses droits.
les délivrer à des
lettres de marque en blanc, pour
> dc
Mais pour assurer pleifrançaia ou américains.
> armateurs
et pour écarter des
le succès de ses négociations,
2> nement
si artificieusetoutes les insinuations perfides,
> Etats-Unis
les ennemis de la Répument
cn Europe par
>
répandues
epécialement au citoyen
le conseil exécutif enjoignit
> blique,
kes formes établies pourles
> Genet de suivre scrupuleusement
et les agens
officielles entre le gouvernement
>) communications
aucune démarche qui pdc
et de ne se permettre
> étrangers,
libres, à l'égard de la
ombrage aux Américains
> donner
s'étoient donnée, et qui s'écartoit en plu-
)) constitution qu'ils
établis en France (1).>
des principes
> sieurs points
fédéenvers le gouvernement
S. IX
La France suivit constamment
décrets de la Convention
Décrets de
si
Les
ral un systême magnanime.
des Etats-Unis de presque
la Convenle commerce
tion en fa- nationale exemptèrent
établit per son acte de navigation.
veur des toutes les prohibitions qu'elle
des colonies françaises
Etars Unis. Ellcouvrit auxtâtimens américainsles ports
d'instruction au ciroyen Genet, 7 du 4janvier 1793.
1 Mémoire pour servir
Genet et les membres du gouvernement
Correspondance entre le ciroyen
fédéral, P. 6, 7 et 8.
is de presque
la Convenle commerce
tion en fa- nationale exemptèrent
établit per son acte de navigation.
veur des toutes les prohibitions qu'elle
des colonies françaises
Etars Unis. Ellcouvrit auxtâtimens américainsles ports
d'instruction au ciroyen Genet, 7 du 4janvier 1793.
1 Mémoire pour servir
Genet et les membres du gouvernement
Correspondance entre le ciroyen
fédéral, P. 6, 7 et 8. --- Page 333 ---
3 325)
dans les Indes
Occidentales, en
tages qu'aux navires français leuraccordant les mêmcs avande bienveillance
(4). Mais ces marques
ne parurent faire
d'estime et
gouvernement fédéral. Toutes les aucune impression sur le
mations de la France farent
demandes, toutes les réclacelles de lAngleterre
rejetées ou éludées, presque toutes
farent
marques de déférence les
acceptées, ou reçues avec les
plus extrzordinaires
pas y déférer en tout.
lorsqu'on ne put
décrets
Genet, en communiquant les
rendus.par la Convention nationale
premiers
Uais, avoit commencé
en faveur des Etatsder, suivant ses
ses négociations avec eux par demanun pacte
instructions, non un traité de
accepté par les deux nations,
commerce," mais
réciprocité et l'intérêt vrai et immuable d'après la plus entière
II déclara que ce
de l'une ct dc l'autre.
pacte ne seroit point exclusif
peuples, pas même pour
pour les autres
au systême odieux de
P'àngleterre, lorsqu'elle renonceroit
crétaire d'état au
prohibitions qu'elle avoit embrassé. Le sefit entendre
département des affaires
au ministre Genet
étrangéres, Jefereon,
et ne devant s'assembler
que le sénat, étant alors séparé,
tance retarderoit toute que l'automne suivant > cette circensréponse difinitive, à
amicales, vu la participation
ses propositions
branche du
assignée par la constitution à cette
Genet réitéra gouvernement fédéral en matière de
sa demande vers
traités. Lorsque
pondit simplement qu'elle seroit l'époque indiquée, on lui rétout le respect et l'intérêt
prise en consilération avec
que son objet devoit nécessairement
1 Décrets dc la Convention
9et23 mai 1793. Correspondance nationale > des 16 et 19 février, 26 mais,
gouvernement fedéral, P. 15, 16, entre le citoyen Genet et les membres du
décrer delAosemblés
17, 21, 22, 23 et 26, Voyez aussi le
Jelarson, du 21 novembre constituante, du 2 juin 1791, ct la lettrc de Genet
1793.
à
X 3
1 Décrets dc la Convention
9et23 mai 1793. Correspondance nationale > des 16 et 19 février, 26 mais,
gouvernement fedéral, P. 15, 16, entre le citoyen Genet et les membres du
décrer delAosemblés
17, 21, 22, 23 et 26, Voyez aussi le
Jelarson, du 21 novembre constituante, du 2 juin 1791, ct la lettrc de Genet
1793.
à
X 3 --- Page 334 ---
(326) )
On ne lui fit d'aiileurs dans la suite aucune
commander (1).
autre réponse, à cet égard.
dès lors d'envoyer à Londres un
On s'occupoit probablement
S.X.
du
fédéral, qui partit quelque temps
Traité des ministre
gouvernement
redressement
étoit d'obtenirle
Etats - Unis après. Le prétexte de sa mission
au
ct de l'AR- des griefs très-multipliés que les Arglais faisoient épronver
gleterre,
durant la
(e). Mais le vrai
commerce des Etats - Unis
guerre
étoit de
garda bien de faire conncitre à la France,
motif, qu'onse
un traité de commerce plus avantageus
faire avec T'Angleterre
Cette
traité d'alliance offerisive et défensive.
pour elle qu'un
arrêtée par la participation
importante négociation ne fut point
des Éiats
le sénat devoit y prendre suivant la constitution
que
d'état au département de:
Unis. Washington 2 le secrétaire
seuls avec
affaires étrangères, et le ministre ,Jay, réglèrent
les conditions du traité. Il ne fut soumis
la cour de Londres
fut entièrement concla
la ratification du sénat que lorsgu'il
avec les puissance
comme les traités de la République française
suivan
sont soumis à la ratification des deux conseils,
étrangères
Le résultat de Cc traité a été, comme tou
notre constitntion.
les droits acquis à la Répu
le monde sait, la violation de tous
fait
les traités "d'ailiance et de commerce
blique frangaise par
fédéral au mois de févrie
entre la France et le gouvernement des États - Unis n'y ont pa
1778. L'indépendance et les droits
et l'on a vu avec étonnement le gouverne
plus été respectés ;
des 23 mai, 27 et30 septembre 2 et 4
1 Lettre de Genet à Jeffereon 2
Genet et les membres du
novembre 1793. Correspondance entre le citoyen
26 ct 27.
fédéral, P. 15, 17 ct suiv.; 23 et 24,
gouvernemeht
of the United-States, to the senate, relatiy
2 A message from the president
april 16; 1794t9 France.and Great-Britain, delivered,
plus été respectés ;
des 23 mai, 27 et30 septembre 2 et 4
1 Lettre de Genet à Jeffereon 2
Genet et les membres du
novembre 1793. Correspondance entre le citoyen
26 ct 27.
fédéral, P. 15, 17 ct suiv.; 23 et 24,
gouvernemeht
of the United-States, to the senate, relatiy
2 A message from the president
april 16; 1794t9 France.and Great-Britain, delivered, --- Page 335 ---
327)
ment fédéral autoriser par un traité volontaire presque tous ces
attentats commis conire son commerce > et CCS violations du
droit des gens 3 dont le redressement avoit été le
de
l'envoi de son ministre à Londres
prétexte
Ce traité ne fut conclu avec l'Angleterre qu'après le
de Genet. Mais tous les griefs qu'il régitime
rappel
contre la nation
française, et un grand no.nbre d'autres avoient déja été commis
par le gouvernemeut fédéral durant la mission de cet ambassadeur,
Lors de ia guerre qui avoit fondé
F'indépendance des États:
Unis, ils avoient contracté envers la France
S. XI,
sieurs
une dette de piumillions; le mauva's éiat des finances du
Proposition de la France
fédéral après la guerre avoit long-temps mis dans gouvermement réfusées
l'impossibilité
par
d'acquitter aucune partie de cette dette, doat les
égard pour
termes avoient resté
années
premiers t'Angleterre
échéance.
sept
satis êtrc cxigés, après leur
Na
Lesgouvernement fédéral Paya depuis ces
termes en entier durant les
anciens
premières années de la révolution
française ; il y a même ajouté quelques
demande du ministre
anticipations, sur la
Ternan, prédécesseur de
restoit de néanmoins
Genct (2). Il
dont le
plusieurs autres termes non encore échus,
paicment auroit été de la plus grande utilité
France dans la situation
pour la
Genet étoit
critique ou se trouvoient ses colonies.
visoire
spécialement autorisé par le conseil exécutif
à traiter avec le gouyernement
pro- e
américain pour le paieI Trai-é de Londres cntre les Etats-Unis
octobre 179f.
ct la Granda-Bretagne, du 19
2 Lettre de Jelferson à Morris, dans le recueil
relarive to France ani Grext-Bricain,
inrirele : 4 message.
P.67,
X 4
toit
critique ou se trouvoient ses colonies.
visoire
spécialement autorisé par le conseil exécutif
à traiter avec le gouyernement
pro- e
américain pour le paieI Trai-é de Londres cntre les Etats-Unis
octobre 179f.
ct la Granda-Bretagne, du 19
2 Lettre de Jelferson à Morris, dans le recueil
relarive to France ani Grext-Bricain,
inrirele : 4 message.
P.67,
X 4 --- Page 336 ---
I 328 )
ment anticipé de ces sommes, ou même à négocier lcs créances
pour les besoins des colonies, ou les autres dépenses dont il
étoit chargé. Cest le droit de tout créancier, qui peut disposer
il le
à moins de convende sa créance comme
juge à propos,
tion contraire. De son côté, le gouvernement fédéral éloit autorisé par le congrès à changer P'ordre des remboursemnens de la
dette étrangére, lorsque les États-Unis y trouveroient un avantage évident. Genet, en faisant d'ailleurs au gouvernement
fédéral les propositions les plus avantageuses pour obtenir un
paiement anticipé, offrit, suivant ses instructions, de se soumettre à n'employer les sommes qui lui seroient payées qu'en
acquisitions de subsistances, ou d'autres productions des EtatsUnis, pour les besoins de la Républiqne française ou de ses
colonies (1). Cependant le gouvement fédéral ne se contenta
de rejeter ces propositions (2). Mais quand Genet, pressé
pas
alloit négocier la dette du
par les circonstances, annonça qu'ii
vouldt
congrès, en demandant que le trésorier des États-Unis
bien accepter les assignations pour les payer au porteur à leur
échéance le
s'opposa à la négociation 3 et parmi
2 gouvernement
les raisons qu'il donna pour établir que cette opération pouratteinte au' crédit des Etats - Unis, les amis dc la
roit porter
liberté virent méler avec peine la crainte de mécortenter
aussi simple. Le secrétaire
l'Angleterrc, par un arrangement
de Genetà Jefferson , du 22 mai1793, avec les pièces y jointes.
1 Lettre
of the United-States, to the Congress, relative
A message ofthe president,
december
P-5-66. Lettre de
to France and Great.I Britain, delivered
51793,
Genet aux commissaires civils, du 25 juin.
from Jefferson to Genet , june 11 and 19, 1793. Report by
2 Lettre
8. Lettre de Genet à Jefferson, du 14juin. A message..
Hamilton, june
P. 34and 35.
: .relative to Hanccand,ormc-Bniaa 2
the United-States, to the Congress, relative
A message ofthe president,
december
P-5-66. Lettre de
to France and Great.I Britain, delivered
51793,
Genet aux commissaires civils, du 25 juin.
from Jefferson to Genet , june 11 and 19, 1793. Report by
2 Lettre
8. Lettre de Genet à Jefferson, du 14juin. A message..
Hamilton, june
P. 34and 35.
: .relative to Hanccand,ormc-Bniaa 2 --- Page 337 ---
(3 329 )
e la trésoreric déclara
positivement à Genet
hème cti cette
que, dans le cas
ne pourroicnt anticip-tion seroit praticable, > ( les Etats - Unis
poist s'y préter, Pu qus
ne
queroit point de
PAngletere mannaire, fourni
confdérer ce remboursement extraordi.
à une nation avec laquelle elle étoit
comme iL acte d'hostilité
en guerre,
(1)x >. Cette
e LAngleterge étoit sans
crainte pusillanime
e
cesse opposée à toutes les
Genet 7 et l'influence du cabinct
opérations
r toutes les décicions du
britannique répandoit
té dont la nation
gouvernement fédéral uge partiafrançaise edt da le moins
Enic la victime.
s'attendre à dcQuand, au lieu de la garantie des
ançaises que le traité d'alliance de
colonics
fpulée, Genet se' borna à
1778 avoit si exprese ément
demander la permission
helques armes à Saintd'envoyer
Domingue, le secrétaire
irtement de la guerre lui
d'état au dépar le
répondit K que les principes établis
président nie lui permettoient pas de
à
mêmc un pistolet >. La même
préter la France
enet voulut mettre à
opposition eut lieu lorsque
iacco:doit
exécution le décret de la
aux consulats français la jurisdiction Convention 3
Amirauté, quoique Cette attribution
des tribunaux
une convention
fat absolument conforme
consulaire 3 faite entrela France
nis, en conséquence du traité de
et les Etatscommerce de 1778 (2).
Suivant l'article 17 du traité de
les Etats-Unis
commerce entre la France
3 ( les vaisscaux de guerre de Sa
S. XI.
Majesté
Lettres de Gener à
ContravenJeferson, des 14 juin, et 11
tions formelJelferson : to Genct 2 june 19 and
novembre 1793.Letters les au traité
tary ofthe Treasury, A message, november 14. Report by the sc- de
Voyez ladite
etc., P. 96, 97.
dei commerce
rce, du 6 février Convention consulaire 7 et l'article XI dutraité de
1778,
8 septembre
1778, Lettre de Gener à Jefferson, des
com1793,
44 juin - juillee
juin, et 11
tions formelJelferson : to Genct 2 june 19 and
novembre 1793.Letters les au traité
tary ofthe Treasury, A message, november 14. Report by the sc- de
Voyez ladite
etc., P. 96, 97.
dei commerce
rce, du 6 février Convention consulaire 7 et l'article XI dutraité de
1778,
8 septembre
1778, Lettre de Gener à Jefferson, des
com1793,
44 juin - juillee --- Page 338 ---
(330 )
ct ceux des Etats-Unis, de même que C
* tres-chréticnne
pourront, en to
auront armés en guerre,
D que leurssujets oil bon leur semblera les prises 9
5 liberté, conduire
ennemis, sans être obligés à at
> auront faircs sur leurs
l'amirauté, ou d'at
soit des sieurs amiraux ou de
P droit,
lesdits vaisseaux ou dites prises ent
> autre, sans qu'auesi
de Sa Majesté très-chrétienne
>> dans les havres ou ports
ni
puissent être arrétés ou SAISIS,
> dssdits Etais-Unis,
connoissance de
> les offciers des lieur puissent prendre
sortir et
desdites prises, lesquelles pourront
> validité
et en toute liberté aux lieux pe
> condu'tes franchement
desdits vaisseau:
les commissions dont les capitaines
y par
de faire apparoir. . e
. . Il ne sera
> ront obligés
à 9
> mis à aucui corsaire étranger, non appartenant
tres-chrétienne, ou à un citc
> que sujet de Sa Majesté
commission de la
> desdite Etats Unis, lequel aura une
l'une
ou d'une puissance en guerre avec
17 d'un prince,
leurs vaisseaux dans les port:
d'armer
5 deux nations 2
ni d'y vendre les prises S
D l'une des deux parties 3
ni décharger, cn autre manière quelconque
)) aira faites,
aucune
de leur car
marchandises, ou
partie
>> vaieseaux,
avoient conclu de ces dispositions
> son (:) n. Les Français
d'armer leurs navires de gu
verses qu'ils avoient le droit
vendre leurs prises cor
dans les ports des Etats-Unis, et d'y
du commerce national, lorsqu'ils ne porterc
tout autre cbjet
la contre-ba
pasatteinte aux lois du ghorermememt@cid@atsert Tarrivée de G
On avoit commencé à rerécuter ainsi avant
le
dans les Etats-Unis. On y avoit vendu publiquement
Art. XVII et XXII du traité de commercc, du 16 février 1778. --- Page 339 ---
(331 )
Fit de plusienrs prises
Fulté de la
françaises, sans éprouver aucune dif
part du gouvernement
culiers de l'union (2). Le
fédéral, ou des Etats parsda ministre
président Washinsgton, sur les plainquation de cet anglais, Hammond, s'opposa néanmoins à la conusage d'un droit légitime : il fit
ns égard aux réclamations du consul
même saisir,
e de ces
français à Philadelphic s
Aité de prises, contre Je texte précis de l'article 27 du
commcrce (2).
part du gouvernement
culiers de l'union (2). Le
fédéral, ou des Etats parsda ministre
président Washinsgton, sur les plainquation de cet anglais, Hammond, s'opposa néanmoins à la conusage d'un droit légitime : il fit
ns égard aux réclamations du consul
même saisir,
e de ces
français à Philadelphic s
Aité de prises, contre Je texte précis de l'article 27 du
commcrce (2). C'est Principalement
er l'exécution de cette
pour empêpartic du traité de commerce
1778, que lc président des Etats-Unis demanda
e loi, qui fat rendwe le 5
au Congrès
bunaux du
la
juin 1794, pour attribuer aux
oit des
pays connoissance des prétendues infractions au
gens, commises à cet égard par lcs Français depuis
commencement" de
de la guerre. Les mesures mêe
Ia
1794 établ t à ce sujet, furent exécutées dans que
nis, dès les premiers mois de
les Etatsrance très- considérable
1793, par-tout oi la préponde Wa ashington
le aux traités et sur l'obéissance
l'emporta sur la foi
ur de la Caroline du
aux lois ; mais le gouver. Sad, William
he parcille invitation du
Moultrie 3 ayant reçu
président
ger par les tribunaux du
Washington, pour faire
hole faite
pays la validité d'une prise
par un corsaire français, refusa
espaptaordinaire, fondé sur son
cette commission
garde les traités
serment, et sur la constitution, gui
comme loi suprême des Etats-Unis (3). I Lettre de Jefferson à Morris, du 16 août
ance et de ses Colonies, du 26 décembre. 1793. Courier politique de la
2A message,
I
EIG,p.37,6a, 68, 80 ct 88. Lettre de Genet
8jetlesizy. Voyer aussi le Courier
dc
àJeferson,
ploniss, du 12 décembre : P. 147. politigue la France ct de scs
3) Mémoire de Mangourit; adresses des
cttre de Genet à Tefferson, da 18
municipalinés, etc., P.32,note f
septembre 3793.
3. Courier politique de la
2A message,
I
EIG,p.37,6a, 68, 80 ct 88. Lettre de Genet
8jetlesizy. Voyer aussi le Courier
dc
àJeferson,
ploniss, du 12 décembre : P. 147. politigue la France ct de scs
3) Mémoire de Mangourit; adresses des
cttre de Genet à Tefferson, da 18
municipalinés, etc., P.32,note f
septembre 3793. --- Page 340 ---
( a 332 )
Washington décidoit dans le mêmc temps que les corS
frangais, malgré les traités, ne pouvoient point armer
dans les
des Etats-Unis, et que 1
bâtimens en course
ports
des lettres de
bassadeur Genet n'avoit pu leur délivrer
eit été fornellement autorisé par le co
quc, quoiqu'il y
navires
furent saisis
cxécutif provisoire Des
français
d'apiès les plaintes du ministre ang
ce préteste, toujours
s'étoient ergage
Hammond 5 ct des maiclots américains qui
de la
furent aussi arrêtés
brement au service
République,
d
navire français, malgré l'oppesition du commandant
un
Van
et du vice-consul dc Fr
frégate la Concorde,
Dongen,
Le.
des Etat:-Uunis soi
à Philadelphic.
procureur-général
même
le ministre de France ne pouvoit pas se méld
que
de citoyens des Etatscette affaire, parce qu'il s'agiesoit
la contestation att tribunal criminel de Philadelpl
renvoya
furent
aux acclamations publiques,
oi les matelots
acquittés
des Etats-Unis partageoient peu les prévention
les citoyens
Mais le vice-consul de la Républic
leur gouvernement (2).
refusé de reconnoitre
Charbonnet du Plaine , qui avoit
américains dans cette affaire et dans to
torité des tribunaux
se vit retirer par le
cclles qui étoient relatives aux prises, lui avoit été acce
sident Washington Y'exequatur qui
from Jefferson to Ternan, may 15h 1793, and to Gener
1 Letter de Gener à Jefferson, des 27 mai et 8 juin. A message
june. Lettrcs
aux instructions de Genet, du 17
P. 16, 17,21 and 23. Supplément
vicr 1794.
Genet
1 1793. Opinion of
2 Letter from Tefferson, to
de 7 Genet june à Jefferson > des 1,
attorney general , mai Se. Lettres Procès-verbal dc Hauterive, du 9 14
22 juin, et 18 septembre de 1793. Fr. Dupont des 21 ct 22 juin, A mess
Protestation du même et
etc..p.25, 27,, 31, and33.
16, 17,21 and 23. Supplément
vicr 1794.
Genet
1 1793. Opinion of
2 Letter from Tefferson, to
de 7 Genet june à Jefferson > des 1,
attorney general , mai Se. Lettres Procès-verbal dc Hauterive, du 9 14
22 juin, et 18 septembre de 1793. Fr. Dupont des 21 ct 22 juin, A mess
Protestation du même et
etc..p.25, 27,, 31, and33. --- Page 341 ---
( 333 )
hrsa mission; il fat même
ordre du
emprisonné quelques jours après
gouvernement, et les autres
t menacés du même sort
consuls français fupar une circulaire (1)
Lun des derniers articles du traité de
i néanmoins autorisé
commerce de 1778 S.
l'établissement
XIII.
ons des
respectif chez les
consuls , vice - consuls, ,
deux Autresdla
les fonctjons seroient
agens et commissaires, convention
ère. Cettc convention riglées par une convention parti- consulaire de
te, entre
eut lieu peu de temps
la même anautres
après; elle néc,
el les Français dans dispositions , que tousles différens ou
les
procès
Etats-Unis, et
citoyens des Etats-Unis
réciproquement ceux
trens qui pourroient
en France , notamment tous les
s'élever entre les matelets
ines, ou entre des capitaines de
et leurs Canation, seront terminés
divers bâthnens de la méenvoi devant des
par les consuls respectifs, soit par
ans frais.
arbitres, soit par un jugement sommaire
Cependant le gouvernement fédéral
sal'exercice de cette jurisdiction,
s'opposa toucho:e, il en anéantit les
ou , CC qui est la méles moyens de faire
effets, en refusant aux consuls
exécuter leurs
la convention dont on viept de décisions, sous prétexte
ficier territorial, civil
Farler ajoute, (
ou
qu'ancun
r dans CCS
militaire, ne pourra intervel'affaire contestations; ou prendre une part
(2). >
quelcongue
Procèsverbal de Fr: Dupont, du 7 juin
Pupont, etc. > sepsember 7. Others of the 1793. Letter from Jefferson to
Morris, , october 3. Lettre de Genetà. Same to Duplaine 2 Genet,
A mesage. . . relative to France Jefferson, . du18 septembre
39, erc. Courier politique de la France and GrearBritain, P. 73,
abre.
et de ses Colonics, du 31
Art XXIX du traitéde
-ncion consulaire delamémeannto, commerce, du 5 férrier 1778. Art. XIIde la
sember 7. Others of the 1793. Letter from Jefferson to
Morris, , october 3. Lettre de Genetà. Same to Duplaine 2 Genet,
A mesage. . . relative to France Jefferson, . du18 septembre
39, erc. Courier politique de la France and GrearBritain, P. 73,
abre.
et de ses Colonics, du 31
Art XXIX du traitéde
-ncion consulaire delamémeannto, commerce, du 5 férrier 1778. Art. XIIde la --- Page 342 ---
( - 334) )
fédéral tenoit une conduite bien différ
Le gouvémement
dix années Fexécu
éludoit depuis
S. XIV, avec T'Angleterre 3 qui
Toléranceet du traité de paix relatif aux frontières, et dontles entrep
juscification
et
des Etats-Unis sur
sur le droit des gens T'indépendance
dans
parlegouver.
les excès
avoit commis en ce genre
nement fédé- soient tcus
qu'elle
de
enti
ral des attenprécédentes. Le traité de commerce
1778,
guerres
contractant
tats de T'An- France et les Etats-Unis, antorisoit les partics
gleterre.
librement avec leurs vaisseaux et marchandises, m
naviguer
ennemies, sans oppocition ni t
dans les ports des puissances
le présent traité, ajoute-t-on ,
bles; ( Il est stipuié par
lu liberté des T
batimens libres assureront également
> les
libres toutes les choses q
> chandises, et qu'on jugera
d
à bord des navires appartenans aux sujets
> trouveront
quand méme le chargement ou
>> des parties coptractantes,
ennemis de Pune des de
aux
> tie d'icelui appartiendroit
sera toujour:
entendu néanmoins que la contre-bande
> bien
cettc même lil
Il est
convenu que
> ceptée.
également
à bord
pourroient se trouver
> s'étendra aux personnes qui
ennemies de
libre ,
méme elles seroient
55 Lâciment
quand
contractantes ; et elles ne pourront
> des deuse parties
moins qu'elles ne soient mi
desdits navires, à
> enlevées
service de Fennemi (4). >
D res et actuellement au
sans égard à ce traité, qoi avoi
Les corsaires anglais,
et même notifié, peu après sa signature
public dès 1778,
Y'ambassadeur français 2
roi de la Grande-Bretagne par trouvoient sur les bâtir
toient les passagers français qui se
du 6 février
art. XXII. A treaty cf
S I Traité de commcrce,
Chr. 1778, Majesty and the United-Scates,
and commerce between his mo:t
XXIII,
4). >
D res et actuellement au
sans égard à ce traité, qoi avoi
Les corsaires anglais,
et même notifié, peu après sa signature
public dès 1778,
Y'ambassadeur français 2
roi de la Grande-Bretagne par trouvoient sur les bâtir
toient les passagers français qui se
du 6 février
art. XXII. A treaty cf
S I Traité de commcrce,
Chr. 1778, Majesty and the United-Scates,
and commerce between his mo:t
XXIII, --- Page 343 ---
(3 335 )
commerce des Etats-Unis, et ies retenoient
Hlevoient également des mêmes navires les
prisonniers. Ils
s eflets quiappartenoient à des
marchandises et tous
citoyens
T l'usage récemment introduit
frangais;ils se fondoient
usieurs Etats,
les choses en Europe par les lois de
que
et les
des
buvées à bord des bâtimens
personnes
ennemis
neutres sont sujettes à être
confisquées : et tandis que la cour de Londres
capturées
pe et T'Amérique de ses
inondoit lEu.
loit les crimes
déclamations contre ce qu'eile
et l'immoralité de la nation
aprsaires faisoient de ce prétendu
française, ses
droit public
lieux, en piliant les infortunés colons
l'usage le plus
bient échappé à l'incendie du
de Saint-Domingue qui
ats- Unis (1). Des
Cap.sur des bâtimens des
ht que le
témoignages solemnellement recueillis aitcscapitaine du bâtiment négrier le
la révolution
Hope, en haine
isonniers
française, mettoit à la chaîne des nègres les
qu'il pouvoit faire, et ne leur donnoit
ure que de l'eau et du biscuit
d'autre nour-
(2).
Enfin les Anglais se mirent sur le
de
hens qui portoient des fatines
pied saisir tous les balies de la France
ou d'autres denrées dans les COou dans les ports de la
texte qu'ils étoient
métropole, sous
bloqués par ses flottes, et leur ambassaLettres de Genet à Jefferson, des 9 et 25
tre de Jefferson à Genet, du
juillet et 18 seprembre 1793.
aoûr, dans le recucil inciculé 24 juillet. Autre du mêmne à Morris, du
sres relative to France and : A message ofthe presideni, ofthe United.
lonics, , du 28 décembre. England, , P... Courier politique de la France et
mbres du gouvernement Correspondance entre de citoyen Genct ct les
des Débats dans l'affaire des fedéral, P. 29 et suiv. Voyez aussi le tone
2 Lettre dc
colonies, P. 29.
Mangourit aux commissaires civils, du I auguste 1793.
. Autre du mêmne à Morris, du
sres relative to France and : A message ofthe presideni, ofthe United.
lonics, , du 28 décembre. England, , P... Courier politique de la France et
mbres du gouvernement Correspondance entre de citoyen Genct ct les
des Débats dans l'affaire des fedéral, P. 29 et suiv. Voyez aussi le tone
2 Lettre dc
colonies, P. 29.
Mangourit aux commissaires civils, du I auguste 1793. --- Page 344 ---
(336 )
ces odicuses mesures étoient
deurHammond osa soutenir que
raison. ( C
fondées en justice et en
gitimes et honorables,
de savoir si les intérêts
> du moins, dit-il, une question
des
sont
mieux assurés quand une
part
> Thumanité ne
pas
honorables de rédu
recourt à tous les moyens
> belligérantes
de se soumettre à des tern
>> son ennemi à la nécessité
ainsi la durée
raisonables, et d'abrèger
e d'accommodement
de réduire la France à ce
> calamités de la guerre. L'espoir
à autori
nécessité est le molif qui a déterminé l'Angleterre
>
du 8 juin 3793,1 la saisie de tous
> par ses instructions,
de
bâtimens neutres chargés, en tout ou en partie, grains
>
port de France que ce soit. C'est
2 de farine pour quelque
Il
reccnnu de tous mes éclaircissemens précédens.
> motif
raison. Il a
garant une pratic
> fondé en justice et en
pour
dont les st
il est recommandé par des anteurs
> antérieure;
de cette espèce, méritent
> timens, sur des opinions
> égards et fon autorité (1).
des Etats-Unis fit de foibles réclamati
Le geuvernement seul. Il n'en ft aucune contre la s2)
sur ce dernier article
bâtimens
et de leurs effets sur les
des passagers français,
de la'
dans ses relati
Etais-Unis 5 il essaya même
justifier
avec. Ge net (2).
un droit des gens plus libéral , en S
s. XV.
Genet invoqua
les bâtimens : neut
Inutiles ré- tenant > d'après divers auteurs 2 que
clamations
de Genet.
with the answer of Mr. Hammond,pri
1 Memorial of M. Pinckney,
by order ofthe Congress 2 pag. 9 and 10.
aussi la lettre de Jefferson à Genet, du
2 Ibid. Yoyez
dans le recueil inticulé : A T
celle du même à Mortis 7 du août,
sage,ere.
fuisoi
XV.
Genet invoqua
les bâtimens : neut
Inutiles ré- tenant > d'après divers auteurs 2 que
clamations
de Genet.
with the answer of Mr. Hammond,pri
1 Memorial of M. Pinckney,
by order ofthe Congress 2 pag. 9 and 10.
aussi la lettre de Jefferson à Genet, du
2 Ibid. Yoyez
dans le recueil inticulé : A T
celle du même à Mortis 7 du août,
sage,ere.
fuisoi --- Page 345 ---
( 337 )
faisoient la cargaison neutre, Il
tions du traité de
invoqua sur-fout les disposidroit public de commerce, en soutenant que quel que
Unis
l'Europe en général, la France
fdcle
avoient réglé le leur par les
et les EtatsEtats Unis en en
traités de 1778; que les
souscrivant les divers
plicitement engagés à en maintenir
articles, s'étoient imrespecter par les autres
l'exécution et à les faire
nement fedéral, en tolérant puissances; qu'en tout Cas le
à bord de
la capture des
gosverses
propriétés
bâtimens 1 autoriscit la
frangaises
même manière pour les propriétés
France à en agir de la
bâtimens des Etats Unis. Le
anglaises trouvées à bord des
moinstoutes ces
gouvernement fédéral contesta néandans le traité de conséquences; il soutint que l'autorisation
1778, de faire le
portée
en guerre, éloit ce une
commerce avec les nations
) des Cas particuliers, convention spéciale 2 qui
au
dérogeoit, Pour
s lequel, par
principe général du droit des
-
conséquent, n'avoit
gens,
tions que d'après les
plus son effet entre les na-
) convenues de
modifications auxquelles elles
seroit sculement l'assujettir >. Il conclud de là
étoient
autorisée par le traité
que la France
avec les nations ennemies des
de 1778 à commercèr
avec quclque.
Etats Unis, s'ils étoient en
lc saisir les puissance; ; mais que les Anglais avoient guerre
propriétés françaises trouvées
le droit
Euts-Unis, sans que les Frangais
sur les bâtimens des
celles des Anglais trouvés
Pussent également
sur les
confisquer
aux malheureux fugitifs,
mêmes bâtimens < Quant
ajouta t-il, qui, pour sauver leurs
11 Lettres de Genet à
I Genet, du juiller. Jefferson Autre du 1 des 9 erasjuil'ler 1733, Autre de
ntiralé: A
même à Morris, du 16
Jefferson
lu 26 décembre. message , etc. Courier palitique dela France aodt, dans le recueil
Supplémenr au,No, 33 du journal des et de ses Colonies 2
Rapporipar Garran-Coudon,.
révolutions 2 etce
Tome IV.
X
11 Lettres de Genet à
I Genet, du juiller. Jefferson Autre du 1 des 9 erasjuil'ler 1733, Autre de
ntiralé: A
même à Morris, du 16
Jefferson
lu 26 décembre. message , etc. Courier palitique dela France aodt, dans le recueil
Supplémenr au,No, 33 du journal des et de ses Colonies 2
Rapporipar Garran-Coudon,.
révolutions 2 etce
Tome IV.
X --- Page 346 ---
( 338 )
à bord de nos bâtimens avec toui
> vies, s'étant réfugiés
dans le moment , ou retirei
avoient pu ramasser
> ce qu'ils
maisons et des débris de leur fortune
> des cendres de leurs
restes par les voleurs de
été dépouillés de ces tristes
> ont
leurs ennemis .
e . ;c'est une
> mer commissionnés par
s'expodéplorables et imprévues auxquelles
> de ces calamités
de
leçon terrible pou
ceux
entrent en état
guerre, 3
9 sent
qui
d'éviter la guerre par la justice et la
> nous, qui nous avertit
> modération (1). >
de partialité encere et
fédéral montra plus
Le gouvernement
ne pouvoi
d'autres attentats à sa souveraineté, 9 qu'on
souffrant
Le traité de 1778 portoi
pas même colorer d'aucun prétexte. donné d'asyle ou de retraite
expressément qu'il ne seroit pas
aux bâtimens qu
dans les ports de France ou des Etats-Unis, des deux
fait des prises sur les sujets de P'une
puissances
auroient
forcés d'y entrer par tempête ou péril de
A et que s'ils étoient
sortir (*) le plutôt qu'il seroi
> la mer, on les feroit
> possible (2). >]
à aucun co1
même traité ajoutoit qu'il ne seroit permis
Le
commission de la part d'u
saire étranger, ( lequel'auroit une
avec l'une des deu
prince ou d'une puissance en dans guerre les ports de lune de
> nations , d'armer ses vaisseaux
auroit faites ,
ni d'y vendre les prises qu'il
N deux parties,
du 15 août 1793, dans lc susdit recuei
1 Lettre de Jefferson à Morris, de ses Colonies > du 28 décembre.
Courier politique de ia France et
plus précis. C All prop
américain est encore
* Le texte de l'original used that they go out and retire from thene
>> icans shall be vigorously
2 as soon as possible. >>
du 6 février 1778.
2 Art, XVII du traité de commerce,
faites ,
ni d'y vendre les prises qu'il
N deux parties,
du 15 août 1793, dans lc susdit recuei
1 Lettre de Jefferson à Morris, de ses Colonies > du 28 décembre.
Courier politique de ia France et
plus précis. C All prop
américain est encore
* Le texte de l'original used that they go out and retire from thene
>> icans shall be vigorously
2 as soon as possible. >>
du 6 février 1778.
2 Art, XVII du traité de commerce, --- Page 347 ---
( 33, )
décharger en autre
5 chandises ou
manière quelconque lcs
aucune partie de
vaisseaur, mats
> mème pas permnis d'acheter leur cargaisen ; qu'il ne seroit
seroient nécessaires
d'autres vivres que ceux
lui
du
pour se rendre dans le
qui
prince, ou de l'état dont il
port le plus voisin
ténoit sa
Les instructions
commission (). >
exécutif
remisés au ministre Genet
provisoire, lui
par le conseil
> sister
avoient ( enjoint particulièrement
S. xvt.
Figourcusement sur
d'in-
>
l'exécution
Autres ata
traité, ct d'empécher dans
de cetle
tentats des
)
les
partie, du
en course > si ce n'est
ports américains tout
Anglais, lé-
>
et T'admission
Pour le compte de la nation armement galisés par
d'aucunes
> été faitcs
prises, autres que
française le traité de
par des bâtimens de
celles qui auroient commerce
les réclamations répétées de
la République (2) >.
de 1794.
les corsaires
Genet et le texie formel Maigré
les
anglais trouvèrent un
du traité,
Ports des
asyle sur et habituel
les forçoit Etats-Unis, de
lors même que le
dans
pas
s'y
mauvais
ne
en
réfugier. lls s'y
temps
station, en se
tinrent, pour ainsi
l'entrée
remplaçant les uns
dire,
ou la sortie des navires
les autres 1 pour épier
anglais armèrent en course
français ct s'en cmparer. Des
ports, et ces armemens furent plusieurs batimens dans les mêmes
journaux du pays qui étoient annoncés sans détour dans les
dans ceux que les
prebablement à leur
établis.
contre - révolutionnaires
solde 9. et
Enfin, lAngleterre osa
français y avoient
ses bdtimens, en soumettant
completter les
à la
équipages de
Unis; le gouvernement
presse les matelots des
plainte qu'il prétendoit fédéral, 9 si sévère sur tous less Etatsavoir contre la France,
sujets de
2 n'eut aucun
1 Ibid. Art. XXII,
poudance Supplément aux instructions de
entre Gener et les membres Genet, du 17 janvier 1793.
du gouyernement
Corresfedéral, P. 10,
Y 2 --- Page 348 ---
( de 340 )
Genet fit à cet égard. Il parut mème
égard aux réclamations que violation si outrageuse de sa propre
se ressentir d'une
se rendre
à peine
point auxlois du pays pour
souversineté. I1 ne recourut
l'avoit fait contre les corsaires
à lui-méme, comme il
au ministre de la
justice il adressa des plaintes insignifantes
son
français :
il feignit ensuite d'envoyer
Hammond 3
de ces
Grande-Bretagne
obtenir le redressement
ministre , ,Jay, à Londres , pour
Podieux traité du
lieude s'en occuper, il y négocia
de la
gricfs ()- Au
légitime toutes les entreprises
mois de novembre 1794, qui
furent expressémient autorisés
Grande Bretagne.
re de la
justice il adressa des plaintes insignifantes
son
français :
il feignit ensuite d'envoyer
Hammond 3
de ces
Grande-Bretagne
obtenir le redressement
ministre , ,Jay, à Londres , pour
Podieux traité du
lieude s'en occuper, il y négocia
de la
gricfs ()- Au
légitime toutes les entreprises
mois de novembre 1794, qui
furent expressémient autorisés
Grande Bretagne. Les Anglais y les farines et autres denrées
à saisir et ptendre pour leur compte
en France ou
navires des Etats-1 Unis transporteroient
difficile
que les
qu'il est estrémement
dans ses colonies sous prétexte denrées et autres articles exceptés
les cas oi les
de guerre. On
de préciser
être répulés contrebande
extension
en général peuvent
dernière dénomination unc
donna d'ailleurs à cette
les traités. On déclara contredans
jusqu'alors sans exemple confiscables par la Grande-Bretagne 2
bande, pour les rendre
7 la résine , le cuivre
bois de construction 2 le goudron
et générales
le chanvre et les cordages,
en lames, les voiles,
d'un vaisseau 3 le fer
lement tout ce qui sert à Yéquipement (2). On ne fit d'ailseuls exceptés
brut et le sapin en planche
portées en faveur de
réserve pour les stipulations
d'énoncer
leurs aucune
traité de 1778. On se contenta
la France par le
conventions faites avec VAngleterre, on
vaguement que > par les
aux traités que les Etatsn'entendoit porter aucun préjudice avec d'autres puissances. faits
Unis avoient précédemment
to the Congress,
from the president of the United-States,
1 A mesage
delivered april 16,1794. du 19 novembre 1794. Article XVIII du traité de Londres,
--- Page 349 ---
(341)
Les Etats-Unis n'exigérent d'ailleurs
les insultes multipliées faites à leur aucune réparation pour
lation de leur territoire. Hammond pavillon, ou pour la violettre au secrétaire d'état des affiires déclara seulement dans sa
qui regardoit la sureté des matelots étrangères, desdits
que > pour cC
ticle restoit sur le même
Etats-Unis, cetarpied; que le
ne se refusoit Point à mettre à l'abri de gouvernement la
anglais
américains, en
presse les matelots
mais
prouvant qu'ils étoient réellement
que l"Angleterre ne vouloit
Américains; j
pes qu'elle
point se relicher sur les preuexigeoit (I ), et qui 3 presque toujours
Impossibles. Quant aux p'aintes du ministre
> étoient
oujours sous divers prétextes. On
Genet, on lcs éluda
>ccurrences
déclara 3 dans
3 qu'il falloit consulter des hommes quelques
es questions, ou attendre le
de loi sur
Unis, alors dans
retour du président des
sa terre. D'autres
Etatsernement fédéral n'avoit été
fois,on assura que le gouinstruit des
es Anglais dans les Etats-Unis
armemens faits par
imens, ou que les ordres
qu'après le départ de leurs bàrrivés trop tard.
Genet, on lcs éluda
>ccurrences
déclara 3 dans
3 qu'il falloit consulter des hommes quelques
es questions, ou attendre le
de loi sur
Unis, alors dans
retour du président des
sa terre. D'autres
Etatsernement fédéral n'avoit été
fois,on assura que le gouinstruit des
es Anglais dans les Etats-Unis
armemens faits par
imens, ou que les ordres
qu'après le départ de leurs bàrrivés trop tard. Un
pour prévenir ces attentats étoient
leterre fut
seul des corsaires armés
arrêté par les ordres du
pour PAnela Georgie, qui s'étoit fortement gouvernement particulier
nfin on voulut exiger des
prononcé pour la France. ux bâtimens
corsaires français qu'ils accordassent
anglais un délai de
heures
ouvoir les
vingt-quatre
avant de
poursuivre, au lieu d'attendre
nt hors des eaux des Etats-Unis,
seulement qu'ils fuscomme on l'a pratiqué
I Letters ofJefferzon to Gener, , june 23
ttres de Genet
des
and 30, july 12 and 24,
the United States iJefsron,d 9 et a5juillet. A message of the 1793,
Hivered december to the Congress, relative to France,and
presidere
livered aptil 16, 5, 1793,P 40, 41, 49,50, 51 and Great-Britain, 55. 1794. Another,
Y 3 --- Page 350 ---
( 0 342 )
bien que le traité de commerce de
suivant le droit des gens,
les ports, havres , rades
1778 ne parlàt de garantie que pour
le
sur la
Avant même que congrès,
ou mers de ces pays (r).
loi
attribuer aus
ett rendu une
pour
demande de Washington,
des difficultés sur la validite
tribunaux du pays la connoissance
le régla ains
contre le traité de 1778, ce président
des prises,
d'amirauté ayan
Des cours particulières
par ses instructions.
point au pouvoi
néanmoins déclaré que ce droit n'appartenoit résultoit de là que la con
judiciaire, Washington soutint qu'il
chargée de 1
à lautorité exécutive,
noissance en appartenoit
de PUnion, et de la conduite d
direction des forces militaires
affaires avec les nations étrangères (2).
ses
Genet d'avoir agi avee trop d
'6. XVII.
On a reproché au ministre
et de n'avoir pas m]
Condescen- chaleur dans ses relations diplomatiques, mais ce reproche pa
danceerprinde
dans ses plaintes :
assez
ménagemens
de sa mission
cipes libéraux
moins pour les premiers temps
i
de Genct. roit injuste, du
n'auroit
vaincre la malveillance d
Il est à croire que rien
pu
les Anglais l
fédéral, ou la pusillanimité que
n'
gouvernement
oi la République frangaise
avoient inspirée dans un temps
s'assurerle respect que 16
toit pas assez solidement ascise pour
manque
auxquelles elle est appelée ne peuvent pas
destinées
La supériorité de
d'obtenir un jour de tous les gouvernemens. de son commerc
marine anglaise étoit si décidée, les relations
du traité du 6 février 1778. Lettre de Jefferson à Morris,
1 Art. VI
16 acût 1793.
du 16 août 1793. Autre de Genet
2 Lettre. de Jefterson à Morris, politique de la France et de ses Colonic
Jefferson, du 18 septembre. Courier
de Genetsur la décision d'Hamilto
du 17 décembre.Voyet aussi les observations des navires de commerce qui sant vep
relative à la réclamation dcs capitaines Etats- Unis.
chercher un asyle dans les ports des
février 1778. Lettre de Jefferson à Morris,
1 Art. VI
16 acût 1793.
du 16 août 1793. Autre de Genet
2 Lettre. de Jefterson à Morris, politique de la France et de ses Colonic
Jefferson, du 18 septembre. Courier
de Genetsur la décision d'Hamilto
du 17 décembre.Voyet aussi les observations des navires de commerce qui sant vep
relative à la réclamation dcs capitaines Etats- Unis.
chercher un asyle dans les ports des --- Page 351 ---
( 343 )
avec les Etats-Unis si multipliées,
ne croyoit pas devoir achcter
que le gouverment fédéral
la
par trop de sacrifices la paix avec
Grande-Bretagne. D'un autre côté, les
étoient si
besoins de la Franice
urgens, qu'on ne pensoit pas
cune des conditions
qu'elle piit refuser aulations commerciales qu'ou exigeroit pour le maintien des reentre elle et le gouvernement fédéral.
En arrivant dans lcs
Etats-Unis,1 le ministre Genet
moigné un grand respect pour les lois du
avoit téE l'opinion du
pays. Il s'étoit soumis
baie de la Delaware. procureur - général sur une prise faite dans la
Hlavoitégalement consenti,
apair,à ne plus faire armer de corsaires
par amour pour
Unis, quelque évident
dans les ports des EtatsFgard et quelque
que lui parit le droit de la France à cet
cutif. Il déclara précisesque fussent les instructions du conseil exé.
même, d'après les mesures
pour faire juger par les tribunaux du prises par Washington
res aux plintes
pays les questions relatiqu'on avoit faites de
D avoit promis depuis
quelques prises, 4 qu'il
de
long-temps à tous les consuls
n'opposer et de ne laisser
français
la Force morale de la
opposer aucune résistance d
pouvoirse mêler des justice des Etats-Unis, si elle croyoit
du
affaires relatives aux prises s ( et à
gouvernement, s'il persistoit dans le
celle)
il n'avoit cessé de lui faire les
systême contre lequel
> dées (1). >
représentations les plus fonIl négocioit enfin sur des
posant au gouvernement
principes si libéraux, qu'en protière
fédéral un pacte fondé sur la plus enréciprocité et l'intérêt immuable des deux
nations, en
1Letter of Jefferson to
the attorney general of the Ternan, United-States, may 15, 1793, with the opinion of
27 mai ct 25 juin 1793. A
Lettre de Gene: à Jefferson, des
ctc., P. 16, 18 and 21. message of the president of the United
Starcs 2
Y 4
es si libéraux, qu'en protière
fédéral un pacte fondé sur la plus enréciprocité et l'intérêt immuable des deux
nations, en
1Letter of Jefferson to
the attorney general of the Ternan, United-States, may 15, 1793, with the opinion of
27 mai ct 25 juin 1793. A
Lettre de Gene: à Jefferson, des
ctc., P. 16, 18 and 21. message of the president of the United
Starcs 2
Y 4 --- Page 352 ---
(344)
point à le rendre exclusif
annonçant que la France ne songeoit
le
il avoit déclaré qu'il ne demandoit
pour les aatres peuples,
persisteroit
eile-même, que tant qu'elle
tel contre T'Angleterre
Voici comme ils'exodieux de prohibitions.
dans son systéme
de ses lettres au secrétaire d'état
prima sur cet objet dans une
Sans doute , Monsieur:
des affaires étrangères : *
du. département
des lois
contre l'Angleterre
> la France scllicite avec répugnance Sans doute, son voeu le
> dont elle condamne le principe.
ainsi
touchéri
de voir; la nation anglai e,
que
a > plus
seroit
libre, par us
autres nations, unies par un commerce
:
5) tes les
d'autres régles et d'autres bornes que
n'eût
9> commerce qui
celte nation se soit afleur
mais jusqu'à ce que
>
activité;
elle
, jusqu'
hie du système fiscal sous lequel
gémit
> fran
de domination sur les
ait renoncé àa son projet
> ce qu'clle
universel, jusqu'à ce quelle ait con-
> mers et de commerce
aussi impolitique pour elle
Pabandon d'un systême
2> senti à
la France est obligé
révoltant pour les autres nations 2
> que
fait son ministre
une réaction égale aux cfforts que
> d'apporter
elle est obligée de suivre vis-
> pour un commerce exclusif; réprouve, mais que l'intérè
5> à vis d'elle un système qu'elle
sera la base de la
rendra nécessaire s tant ce qu'il
> des Françsis
de Saint-James. (1)>
> conduite du gouvernement
s'être convaincu, par des représentations
$. XViIl.
Il est vrai qu'après
Genet ne dissimula plur
de leur inutilité absolue 7
Scs discus- réitérées,
du
fédéra
foible et
gouvernement
sions avec combien la conduite
parti.le
sans le
le gouvernecondamnable. Il exprima ses plaintes
lui paroissoit
mentfédéral.
1793. Correspondanc
de Genet à Jeff-rson , du 30 septembre
e
1 Lettre
membres du
fédéral > P. 20
entre le ciroyen Genet et les
gouvernement du 29 aoûit 1793. Voyc
21. Lettrc de Delaire à tarchevessethibaud, : ct 23 mars:733.
aussi les décrets de la Convention nationale 3 des 9
nable. Il exprima ses plaintes
lui paroissoit
mentfédéral.
1793. Correspondanc
de Genet à Jeff-rson , du 30 septembre
e
1 Lettre
membres du
fédéral > P. 20
entre le ciroyen Genet et les
gouvernement du 29 aoûit 1793. Voyc
21. Lettrc de Delaire à tarchevessethibaud, : ct 23 mars:733.
aussi les décrets de la Convention nationale 3 des 9 --- Page 353 ---
(345)
Fnagemens usités dans les relations
inchise fut
diplomatiques, et cette
prise pour une insulte Par le gouvernement des
ats-Unis,
C'est ce que l'on voit sur-tout dans sa
elle avec le ministre des affaires
correspondance offiardes lumières
étrangères Jefferson 2 des
duquel, et de ses anciens rapports avec
ance , la République auroit obienu
la
anoissance de
sans doute moins de méses intérêts et de ses droits, s'il n'eit
us obligé de suivre les directions du
pas été
président Washington
propre impulsion. Il étoit notoire dans les Etats- Unis que
esque toutes les dépêches de Jefferson
que
bient absolument
au ministre Genet
changées par
La
S
colonies a sur ce point des Washington.
commission
renseignemens sûrs, quoiqu'elle
puisse pas en publier les sources. La retraite de Jefferson
aaprès le rappel de Genet indique, seule, combien
ouvoit la conduite
il disapqu'on avoit tenue envers cet
ur. On ne doit donc
ambassaétaire
pas considérer les lettres de ce séd'étatau ministre Genet comme le résultat de
e opinion, mais comme
sa prol'expression de celle de
Probablement aussi de la majorité du ministère Warhington,
nis. Quant à Genet, il ne balança
des Etatstoit la conduite du
pas à déclarer qu'il attriprésident Washington à des
rangères, dont le temps et la vérité
impressions
fus tendoit à accomplir Ze
triompheroient; que ce
systéme infernal du roi
eterre et des autres rois ses
d'An-
:
faire
complices, qui avoit pour o'jet
périr Par la famine les républicains francais
berté(1). Il
avec la
exprima ses craintes à cet égard avec la plus
I Voyez les lettres de Genet à Jefferson 1 des
93, et sur-tout celle de Jefferson à
8, 14, 22 juin, et.) juiller
titulé : 4 message of the
Morris, du 16 aoit, dans lc recueil
president, ctc.,P. 66.
An-
:
faire
complices, qui avoit pour o'jet
périr Par la famine les républicains francais
berté(1). Il
avec la
exprima ses craintes à cet égard avec la plus
I Voyez les lettres de Genet à Jefferson 1 des
93, et sur-tout celle de Jefferson à
8, 14, 22 juin, et.) juiller
titulé : 4 message of the
Morris, du 16 aoit, dans lc recueil
president, ctc.,P. 66. --- Page 354 ---
(346 )
force. Eu vain, dit-il à Jefferson dans une de S
grande lettres, e le desir de conserver la paix fait-il sacrifier les intéré
> de Ia France à l'intérêt du moment; en vain la soif a
sur Phonneur dans la balance P
> richesses P'emporte-z-elle
> litique de P'Amérique : tous ces ménagemens, toute cet
toute cette humilité n'aboutissent à rien, 2
> condescendance,
confans sont punis pour avoir cru que
> les Français trop
avoit un
avoit quelqi
D
nation américaine
pavillon, qu'elle
> égard pour ses lois > quelque conviction de ses forces,
au sentiment de sa dignité. Il ne m'est P
D qu'elle tengir
de
toute ma sensibilité sur ce scandale
D possible
peindre
> qui tend à la diminution de votre commerce , à T'oppressic
à l'avilissement des République
D du nôtre, età l'abaissement,
ont été trompés ; si vous n'êtes pas €
>) ---Si nos concitoyens
état de soutenir la souveraineté de votre peuple, 3 parlez
nous étions esclaves > no'
55 nous l'avons garantie quand
la rendre redoutable étant devenus libres(1).>
3> saurons
des Etats-Unis fut extrèmement choqué C
Le président
leur vérité devo
S. XTX.
la conviction intime de
Allégations ces reproches, que
offensans : On attribuoit d'ailleu
rendre malheureusement plus
de John Jay
avoit, dit-on, ten
et Rufus au ministre Genet un propos emporté qu'il
fédéral
King.
de la
du gouvernement
pou
en se plaignant
partialité
avoit amené dans le poi
PAngleterre. Une frégate française
1e
anglais the litzle Sarah, que
de Philadelphie un bâtiment,
de Genet à Jefferson, du 25 juillet 1793. Autre de Jefferso
1 Lettre du 16 aoit, dans le recueil intitulé : A message , etc. Couric
à Morris,
du 28 décembre 1793. Corres
politigue de la France et de ses Colonies,
fédéra
pondance cntre le citoyen Genet et les membres du gouvernement
pag-32,
frégate française
1e
anglais the litzle Sarah, que
de Philadelphie un bâtiment,
de Genet à Jefferson, du 25 juillet 1793. Autre de Jefferso
1 Lettre du 16 aoit, dans le recueil intitulé : A message , etc. Couric
à Morris,
du 28 décembre 1793. Corres
politigue de la France et de ses Colonies,
fédéra
pondance cntre le citoyen Genet et les membres du gouvernement
pag-32, --- Page 355 ---
( 347 )
ançais nommèrent depuis Za pecite D'mocrate. On prétend
Pils en augmentèrent convidérablement
Téquipage et l'armeent 0); ils en avoient incontestablement lc drojt
hité de commerce et d'aillance de
d'après le
1778. Cependant le gouver-
;ur de Pensilvanie, Walter M:flin
3 envoya le secrétaire Dallas
près du ministre Genet, pour l'engager à retenir la
émocrate dans le port, afin d'éviter l'emploi de la petite
litaire pour cet effer. On prétend
Genet
force
nt de cette demande et de la
que
3 méconle étoit
manière peu mesurée dont
faite, refusa formellement d'y avoir égard;
plaignant de la malveillance du
qu'en
'il
gouvernement, il déclara
appelleroit du président au peuple. On ajoute
le
puverneur M:flin envoya
que
pssession du
cent-vinge hommes pour prendre
bâtiment 3 mais que le ministre Genet avoit
buvé le moyen de le faire Partir (2).
Deux agens du gouvernement fédéral, John
s Etats. Unis, et Rufus
Jay, grand juge
King, publièrent ce
bs avec des circonstances
prétendu proaggravantes dans les
ut en avouant
papiers publics,
qu'ils ne l'avoient point en:endu personnelleent, qu'ils ne ne l'avoient pas même appris directement
du
1, Lettre de Genct à Jefferson, des
793. Letter of Jefferson to
8, 14, 21 juin et 18 septembre
e
Mortis, dans le recueil incitulé : A
presiden:, etc. Courier politique del la France ct de ses
message of
écembre.
Colonies, du 26
2 Certifcat de John Jay ct de Rufus
du
"Alexandre Hamilton et d'H. Knox Kipg, 12 août 1793. Autre
asérées dans le Couricr
2 du 29 novembre , lesdites pièces
écembre 1793. Lettre de politique de la France et de ses Colonies, du 12
Jefferson du
Jefferson à Morris, du 16 aott. Autrede
olonies, des 1
18 seprembre. Courier politique dc la France et de Genet
28 et 3i décembre,
ses
de John Jay ct de Rufus
du
"Alexandre Hamilton et d'H. Knox Kipg, 12 août 1793. Autre
asérées dans le Couricr
2 du 29 novembre , lesdites pièces
écembre 1793. Lettre de politique de la France et de ses Colonies, du 12
Jefferson du
Jefferson à Morris, du 16 aott. Autrede
olonies, des 1
18 seprembre. Courier politique dc la France et de Genet
28 et 3i décembre,
ses --- Page 356 ---
( 20 348)
Dallas, mais da trésorier Hamilton , etd'Henry Knc
secrétaire
déclarant le tenirdu gouvern
effectivement,en
quilattentérent
à
le secréta
Miflin et du secrétaire d'Etat Jefferson, 2 qui
Dallas Pavoit rendu (1). Il est remarquable que ces agens
leurs allégations à cet ég
gonvernement fédéral déposèrent
de Za France et de ses colonies, 2
dans ce Courier politique
fra
étoit si évidemment vendi_aux contre - révolutionnaires
cette
étoit une calo
çais (2). Genet assura que
imputation
qu'il ne creyoit
nie. 11 avoit bien annoncé précédemment droit de décider
des Etats-Unis eut seul le
que le président
traités faits avec la Franc
dificu'tés quis'étoient élevées sur les
d'Etat des affais
mais i1 1lavoit déclaré franchement au secrétaire
Ilavoit dit dans sa lettre du 8 juin, qu'il respect
étrangères.
du
jusqu'a ce que les représentans
roit les opinions président
Il avoit formel
peuple les eussent approuvées ou rejetées.
Washington ( co
ment demandé, dans une autre lettre 2 que
recueillir le véritable vaçu du peupl
>> voquitle congrès pour
pour décid
fixer le
politique des Etats-Unis,
> pour
système
leurs lie
ou resserreroient
> s'ils romp "oient, suspendroient,
même avoit donné
>> avec la France >. Washington luid'entamer des négociations po
même indication en refusant
du
traité avec elle jusqu'à la rentrée
congrès,
un nonveau
de nouvelles lois pour assurer M
demandant à cC corps
extérieures (3).
droits des Etats - Unis dans leurs relations
Rufus
du 12 août 1793. Autre d'
1 Certificat de John Jay et de
King, lesdites pièces insérécs dar
lexandre Hamiltor et d'H. Knox, du 20 novembre, du 12 décembre 1793
dela France et de ses colonies,
le Courierpolitique de la France ct de ses colonics, des 28 novembre ct 1
2 Courier politique
décembre1793.
de Genet à Jefferson, des S,14 ct 21 juin 2 ct 18 septembr
3 Lettres
Rufus
du 12 août 1793. Autre d'
1 Certificat de John Jay et de
King, lesdites pièces insérécs dar
lexandre Hamiltor et d'H. Knox, du 20 novembre, du 12 décembre 1793
dela France et de ses colonies,
le Courierpolitique de la France ct de ses colonics, des 28 novembre ct 1
2 Courier politique
décembre1793.
de Genet à Jefferson, des S,14 ct 21 juin 2 ct 18 septembr
3 Lettres --- Page 357 ---
(349 )
het ct cru effectivement avoir le droit de faire
peuple des Etats-Unis dans les circonstances
un appel
la République
extraordinaires
française se trouvoit alors, toute sa conduite
uve que, bien loin de désavouer ce gu'ilauroit dit à cet
suroit écrit au gouvernement lui même; i demanda égard,
t au président des
inutileEtats-Unis, au serésireuEaulefcmon
l'avocat- générai Edmund Randolph de
et Rufus
poursuivre John
King, pour ( cette série monstrueuse de mensons, de cerrificats imposteurs et de bruits absurdes
oyen desquels on avoit fasciné,
3 art
pendant quelque temps,
sprit public, et cbranté peut éireT'alliance des deux nations,
le tout invitoit à s'aimer et à s'unir >. Edmund
clara à Genet qu'il étoit persuadé
Randolph
u dans ce cas de faire les
qu'il C n'y avoit pas
épondit
poursuites qu'il méditoit >. Genet
alors que ( d'après ce refus de sa part, il
esseroit immédiatement
s'aaux juges ordinaires ; et que s'ils
fusoient de recevoir sa plainte, ilse couvriroit du
z16 de deuil, et courroit les rues en
manque n'est plus libre
s'écriant : l'dme-
(1). s3
gouvernement fédéral, de son côté, étoit si
crétaire d'Etat au département des affaires cxaspéré, que S.XX,
étrangeres dé. D:mandeda
rappel de GeLettre deJefferson à Morris, du 16 aoft dans
nerpar Wasssagi, etc. Courier politique de la
le recueil intitulé : hington,
31 décembre.
France ct de ses colonies, des'
ettre d'Ed. Randolph à Genet 3 du 18 décembre
du 21, dans le Courier politique de la France 1733, er réponse de
cembre. Voyez aussi les numéros des 28
ct de ses colonies,du
de Genet à Jefferson , du 20 décembre. novembre ct 28 décembre.
- ministre plénipotentiaire de la
Correspondance entre lc citoyen
ec les membres du
République frangaise près les Ecats.
gouvernemen: fédéral, P. 4.
re d'Ed. Randolph à Genet 3 du 18 décembre
du 21, dans le Courier politique de la France 1733, er réponse de
cembre. Voyez aussi les numéros des 28
ct de ses colonies,du
de Genet à Jefferson , du 20 décembre. novembre ct 28 décembre.
- ministre plénipotentiaire de la
Correspondance entre lc citoyen
ec les membres du
République frangaise près les Ecats.
gouvernemen: fédéral, P. 4. --- Page 358 ---
(355 )
si les Eials-Unis n'obtenoient pas la rest
clara à Genet que
le gouvernement fédéra
tion des prises gu'ils réclamoient,
Genet sit bien
exigeroit la compensation ; ( et afin que
de compensation le regardoir,et qu'ilya
> la promesse
à continuer ses courses, on lui obse
> poar lui du danger
sur la dette (des E
seroit prise
>> que cette compensation
Enfin Washington ai
envers la France (1)>.
>> Unis)
de Genet à la France; il cha
de demander le rappel
étoit toujours min
demande Robert Morris, qui
de cette
de la République, et à qui elle at
des Etats-Unis auprès
mais Morris avoi
faire des reproches bien plus graves ;
La lettre
pu
rendre les preuves bien moins sensibles.
l'art d'en
Jefferson écrivit à Morris à cette occas
le secrétaire d'Etat
réi
à produire son effct, qu'elle
étoit d'autant plus propre
d'égards pour la Fr
force avec beaucoup
soit une grande
rappeloit les discussions qu
dans les expresions. Jefferson y
Genet et
fédéral avoit eues avec
quelques
gouvernement
les actes d'autorité qu'on leur re
suls de la République,
des Etats-Unis,
choit de s'être permis sur le territoire et le peu de m
des corsaires français,
tivement aux prises
offici
Genet avoit mis dans sa correspondance
gemens que
disoit-il, vous rendre les sentir
4 Nous ne ponvons pas >
mais ils n'échappe
pareil style a produits en nous i
>> qu'un
d'une nation amie et magnanime, qui
D pas à la sensibilité
trouvons ni notre portrait ni la
justice. Nous n'y
D rendra
mais le projet de nous brosiller ave
9 che de nos amis,
Another ofthe sai
of Jeffersonto Genet 2 august 7, 1793.
Colonic:
1 Letters
de la France ct de ses
Morris, august 16. Courier politique
s8 décembre.
ons pas >
mais ils n'échappe
pareil style a produits en nous i
>> qu'un
d'une nation amie et magnanime, qui
D pas à la sensibilité
trouvons ni notre portrait ni la
justice. Nous n'y
D rendra
mais le projet de nous brosiller ave
9 che de nos amis,
Another ofthe sai
of Jeffersonto Genet 2 august 7, 1793.
Colonic:
1 Letters
de la France ct de ses
Morris, august 16. Courier politique
s8 décembre. --- Page 359 ---
(351 )
France, et d'ajouter une nation de
pays, en exposant lun et l'autre plus aux ennemis de ce
Fapétons, n'en tachera
à un reproche, qui, nous
Rucune occasion de manifester jamais Phistoire. Nous n'avons omis
en Payant en deux
nos dispositions
ans les septa années
amicales, soit
plesse de notre première
d'arrérages que la foimis
constitution ne nous avoit
He d'acquitter, soit en secourant les
pas PerSunt-Doningus. Mais une nation malheureux réfugiés
hous enfreignions toutes les lois de juste ne voudra pas que
pour favoriser le
l'humanité et de la morale
ue des pirates brigundage, les vols et les
veulent faire sur des
assassinats
iennent ici commercer
hommes paisibles
lement de France
avec nous, Renouvelez au
gui
hement
les assurances de notre inviolable gouverpoursa Nation. Déclarez-lui
antaempli nos traités avec
que nous croyons avoir
ous nous sommes
une fidélité sans atteinte; que si
rêts à entrer à trompés sur quelques points, nous
cet égard dans des
sommes
u'en nous opposant aux
explications franches; et
e connoissoit
extravagances d'un
pas bien sans doute
agent, qu'on
oyé, nous avons été déterminés > quand on nous l'a enhêmes, notre justice
par nos devoirs envers nousenvers les
robation de tous ceux
autres, qui doit avoir
uaprès notre
qui sont justes eux -
l'apindépendance et le droit
mémes; enfin
er, il n'est rien que nous desirions
de nous gouvermitié perpétuelle
plus sincèrement
avec le gouvernement
guune
ett été desirable
frangais (1).
ifier
que le
sur un prétendu droit gouvernement des
fédéral, au lieu de S. XXI,
gens les pirateries des corVoyez la susdite lettre de Jefferson
LetredeGe- ner à
essage of the president,
à Morris, dans le recucil
cette
paies, des 28 et 31 décembre etc. Couricr politique de la France et intitulé: de occasion.
1793,
ses
plus sincèrement
avec le gouvernement
guune
ett été desirable
frangais (1).
ifier
que le
sur un prétendu droit gouvernement des
fédéral, au lieu de S. XXI,
gens les pirateries des corVoyez la susdite lettre de Jefferson
LetredeGe- ner à
essage of the president,
à Morris, dans le recucil
cette
paies, des 28 et 31 décembre etc. Couricr politique de la France et intitulé: de occasion.
1793,
ses --- Page 360 ---
(352 )
ceite éncrgie à reprocher au ca
saires anglais, edt employé du droit des nations, ses attent
net dc Londres sa violation
et l'odieux pillage C
des Etats-Unis,
contre l'indépendance
bâtimens neutres des dernië
ses corsaires avoient fait sur les
avoient sauv
les réfugiés de Saint Domingue
ressources que
du Cap.
fédéralp
Genet, instruit de la démarche du gouvernement
secrétaire d'Etat des affaires étrangi
son rappel, écrivit au
ni de justesse dans les idées, ni
une lettre qui ne manque Il rappelle à son tour lesju
lévation dans les sentimens. y
fédéral, et il
griefs qu'il avoit présentés au gouvernement lui faisoit éprouver C
marque en passant la bizarreric qui qu'il avoit essuyé a
libre le même traitement
un peuple
Il n'entreprend point
de Ssint-Péteribourg
cour despotique
ou.moins inusitées qu'il a pu
pologie des expressions plus
seulement
5 il ies explique
ployer dans sa correspondance
des Etatsle contraste qu'il a vu entre le gouvernement qu'il avoit éprou
national, par Y'impression sur-tout
et l'esprit
du président Washington. K Le
lorsqu il eut son audience
française, lui disoit-il, a
>> seil exécutif de la Répablique
bien différente que Ce
> aussi des plaintes d'une espèce
contre M. Mor
l'on allègue contre moi , à porter
20 que
mais pénétré d'un juste sentia
D votre ambasszdeur à Paris;
du peuple américain, il
> de respect pour la souveraineté des observations confid
de ne vous faire que
> recommandé
de rappeler ce ministre plévipotential
> tielles sur la nécessité
des
constatés, n
la voix publique sur
faits
> accusé par
ins du peuple 7 après une enquête
a non par les représent autant qu'il a pu les projets con
>
gulière, d'avoirfavorisé XVI; de leur avoir fait parv
de Louis
> réyolutionnaires
D
ain, il
> de respect pour la souveraineté des observations confid
de ne vous faire que
> recommandé
de rappeler ce ministre plévipotential
> tielles sur la nécessité
des
constatés, n
la voix publique sur
faits
> accusé par
ins du peuple 7 après une enquête
a non par les représent autant qu'il a pu les projets con
>
gulière, d'avoirfavorisé XVI; de leur avoir fait parv
de Louis
> réyolutionnaires
D --- Page 361 ---
(353 )
des mémoires dans
leuquels iZ leur
accepter la constitution ; de n'avoir conseilloit de né point
des hommes suspects;
eu de iaisons-
; d'avoir affecté le
qu'aved
pour tous ceux qui servoient
plus g and mépris
ple; ; d'avoir été le canal des loyalement la cause du peudans les cachots dela Prusse; corseils qui ont conduit Lifty ette
peuple français
; d'avoir abusé da
portoit à l'envoyé da
resp:ci qte le
faciliter plus surement la
peuple améicain, pout
tions de tous ses ennemis corespondauce der
et les conspira-
;
da à s Ses relations avec les n'avoir montté que de laigreue
voir aff-cté cn leur écrivant ministres de la Ré, usliqne;
de
d'acucif des Etats-Unis,
n'employer, en parlant del'eiéchoquant pour des oreilles que Ces mois, s au nom de su cour,si
passe-p port le IO aoit
republicalness d'avo.r d.m.naé un
Lunbassudour d:
1792 pour passer en dngleterre avec
avec une confince George 1lI; et d'avoir dit
quel Tévénement aciuel
piblgsemenr,
bassadeur de la Republique étoit
jussific, que si Tamexistence ct celle des consuls
reçu à Fhilad. Ipbic, son
seroiert pas de longue durée ripubtcainsen Amérique
-
n'y
>
a Il résule de tous ces
fondément affecté de la Gis,Manser, conduie
que f'ai da être proenveis ina patrie, $ conduite si
du gouvernement fedéral
lonté ds son Souverain, itot contrai-e à tout ce que la VO"
me domoieriten d'attendre; ce 9ne le: proscdes du mien
meté,c'est qu'il étoit indiepensuble ct que sifaimontré deli feral'oyprersion, aux
que n13 résistance fo.égile
les intérèts qui m'étoient cinjasticesunqerla SS tTosvoien: en buue
Ron carectére de parler, confiéss c'est quitn'écvit pas dans
Rap. de Garran.Coulon, commebeaucuup d: gens, d'une m4Tome IV,
Z
proscdes du mien
meté,c'est qu'il étoit indiepensuble ct que sifaimontré deli feral'oyprersion, aux
que n13 résistance fo.égile
les intérèts qui m'étoient cinjasticesunqerla SS tTosvoien: en buue
Ron carectére de parler, confiéss c'est quitn'écvit pas dans
Rap. de Garran.Coulon, commebeaucuup d: gens, d'une m4Tome IV,
Z --- Page 362 ---
(354)
d'avoir unl langage officiel et unlanniére et d'agird'une autre;
,jai défendu
confidentiel. J'ai faitstrictement: mon devoir,
des
D. gage
laisserai prescrire contre aucun
> mon terrein, et je ne
me restera un soufle de
droits du peuple français > tant qu'il
D
n'auront pas changé
tant que nos deux Républiques
> vie,
et commerciaux;
de leurs rapports politiques
>> les fondemens
américain qu'il esi
n'aura pas persuadé au peuple
a tant qu'on
lui de relevesirimenaibiement) P'esclave
pour
Z
> plus avantageur
tributaire passif de son commerce,
le
> de PAngleterte,
de rester l'allié de la seule puisde sa politique 2 que
et sot
) jouet
intéressée à défendre sa souveraineté
% sance qui soit
et à offrir à toute:
à lui ouvrir ses colonies,
> indépendonce, 2
doublent la valeur. Si c'es
des débouchés qui en
> ses richesses
machinations que l'on fait agir contre
tendent toutes les
Etats
>> là que
et contre leurs amis dans les
français
Tos
> les républicains
plus commodément que
si c'cst pour y parvenir
ur
> Unis;
lieu d'un ambassadeur démocrate
zvoir ici, au
bien doux
>> veut
l'ancien régime, bien complaisant,
de
à se conD ministre
faire sa cour aux gens en place,
à
leurs vue
> bien disposé
à tout ce qui peut Aatter
former aveuglément
sur-tout à Ia société modest
leurs projets, , et à préférer
des hon
> et
fermiers, des simples citoyens,
> et stre des bons
distingués qui spe
celle de ces personnages
> nêtes artisans 7
les
publics, Sur les terre
Sur fonds
> culent si patriotiguenient.
si la
français
:
République
les papiers d'état jignore
dans son sein
> et sur
anjourd'hui un parcil homme
> vous trouvera
monsieur, je puis vous certifier qu
dans tous les cas,
>> mais,
de me sncrifiersan
vivement son gouvernement
utilité (1).
> je preserai
présente la moindre
si ceite injustice
> balancer,
1793. A message C
de Genet à Jefferson, du 18 septembre
1 Lettre
ient.
si la
français
:
République
les papiers d'état jignore
dans son sein
> et sur
anjourd'hui un parcil homme
> vous trouvera
monsieur, je puis vous certifier qu
dans tous les cas,
>> mais,
de me sncrifiersan
vivement son gouvernement
utilité (1).
> je preserai
présente la moindre
si ceite injustice
> balancer,
1793. A message C
de Genet à Jefferson, du 18 septembre
1 Lettre --- Page 363 ---
( - 355 )
Jefferson ne fit aucune
5 dans une
réponse à la lettre de
simple note jointe au recueil de Genet: il ..
ndance,. gui a été imprimée
cette corresXXII,
tre de Genet étant
par ordre du congrès
Retraite du
arrivée à
3 que la,s ssccrétaired'é.
fut. envoyée en
Phitadelpiie le 30
Virginie, cu il étoit
septembre, taJ.ferson.
Philadelphic par an accident de la
alors, puis renvoyée
que le 2 décembre suivant
poste,et qu'il ne la reitre ses vrais sentimens
(4). On ne tarda pas à
nt fédéral avoit
sur le systême que le
connistère dont les adopté contre la France. Il se retira gouverneprincipes
d'un
bit montrés
s'accordoient mal avec ceux
jusqu'alors dans sa
gu'il
; il, emporta les
conduite et dans ses
time de ceux de regrets de tous les amis de la
ouvrala France en
liberté, et
à Tavocat-général Edmund particulier. Sa place fut doncru devoir
Randolph, le même
prêter son ministère à Genet
quin'avoit
omnie qu'il vonlut rendre
lors de la plainte en
bompter de cette
conire Rufus King etJohn Jay
époque, le ministre
(2).
pposition dans le gouvernement
anglais ne trouva plus
nés pour asservir les Etats Unis fidéral aux projets qu'il avoit
à ses volontés.
P'est au milicu de Ces discnssions
et le gouvernement fédéral
entre le ministre franrappel de
3 un mois avant la
$.
Genet, que di fotte partie du
demande
XXII,
Hie, arriva dans les Etats-Unis, Elle
Cap après l'in- Sécours donsapcak, à la fin de juillet.
mouilla dans la baie de nés aux réfugiés du Cap
danst les Eratspresidenr of thc United-States
Unis,
renet à Jefferson, , du 30 octobre, etc., P.69, etc. Voyez aussi les lettres
ctc,
Ameoge of the président of thc
Courier Politique de la France United-States, erc., P. 73,
187,. col. 2, Lettre de Th, Millet ct de ses colonies, du 4 janvier
à Galbaud, du 1793. 1794,
Z 2
de nés aux réfugiés du Cap
danst les Eratspresidenr of thc United-States
Unis,
renet à Jefferson, , du 30 octobre, etc., P.69, etc. Voyez aussi les lettres
ctc,
Ameoge of the président of thc
Courier Politique de la France United-States, erc., P. 73,
187,. col. 2, Lettre de Th, Millet ct de ses colonies, du 4 janvier
à Galbaud, du 1793. 1794,
Z 2 --- Page 364 ---
(3 356)
d'autres fugitifs, qui n'avoient pu parlir av
Une multitude
sur des bâtime
arrivèrent peu de temps après,
la fotte,
On eut la douleur de voir ci
de commerce des Etats - Unis.
américain par les comm
envoyés au continent
d'
cents malades,
ré.ablir, périr sur la côte en allant
saires civils pour s'y
les accusateurs de 'Polvere!
à l'autre. C'est là ce que
port
des noyades à la Carrier, en, suppos
Sonthonax ont appelé
ces malades P"
civils avoient embarqué
que les commissaires
hors d'état de servir. Il
les faire périr, , sur une frégate
fut
néanmoins bien constaté que ce malheur déplorable avoit fa
d'une tempête, et que le capitaine Truguet
résultat
du Cap aux Etats-Unis sur ce
avec' : les malades, la. routc de tenir la mer (4)- Les fugi
frégate qu'on disoit hors d'état
n'étoient guères plus heure
échappés aux périls de la traversée
ressource ; d'aur
Plusieurs étoient partis, presque sans aucune
comme on l'a vu, par les pirates
avoient été dépouillés,
sauver des désastres
de tout ce qu'ils avoient pu
glais 2
Cap. .
hommes, femmes et enfa
La posilion de tant d'infortunés,
dans un dénuer
à lincendie de leurs propriétés,
échappés
de faire impression
presque absolu, ne pouvoit manquer tous les soins de Phus
américain ; il leur prodigua
le peuple
colons
avoient des connoicsan
manité. Presque tous les
qui elles avec une hospita
dans les Etats-Unis furent accucillis par de la manière la F
touchante 3 les autres furent secourus
villes (2). ( P
les habitans des principales
généreuse par
et suiv.
dans laffaire des colonics, tome I, P. 316,324
1 Débats
dans les Ecats-Unis
2Sur la conduite des colons de Saint-Domingue français, du 1 février 1
particulièrement à New-Yorck par le consul
qui elles avec une hospita
dans les Etats-Unis furent accucillis par de la manière la F
touchante 3 les autres furent secourus
villes (2). ( P
les habitans des principales
généreuse par
et suiv.
dans laffaire des colonics, tome I, P. 316,324
1 Débats
dans les Ecats-Unis
2Sur la conduite des colons de Saint-Domingue français, du 1 février 1
particulièrement à New-Yorck par le consul --- Page 365 ---
(357 )
tout , disoit Genet dans une de ses lettres
civils, on a fait des'
aux commissaires
reux, et le peuple américain souscriptions pour secourir les malheua montré dans cette
combien il étoit bon et reconnoissant
circonstance
quon Ze laissoit livré à lui
envers la France, lorsméme
( Philadélphie foarsit
(1).> Un colon assure
87,000; les Etats (c'est-à 120,000 gourdes, New - York >
-dire la
ous les bescins de la vie
législature) de Virginie,
orda aussi la
(2) >. La législature de
moitié de ce qui se trouvoic dans Maryland
ntant à 25,000 gourdes (3).
sa caisse, 9
Le petit nombre de Français vraiment
se trouvoient alors dans les
dignes de ce nom, 9
1 par leur
Etats - Unis, se
dévouement à la cause de
distinguérent
le temps d'examiner si les
Phumanité. Ce n'étoit
sincères d'une révolution nouveaux réfugiés étoient des
qui leur coitoit si
Partageoient les sentimens de
cher, ou
nellement les
ceux qui s'en montroient
plus mortels ennemis. Une
Amis de la Liberté et de
société française
à Philadelphie. Le
TEgalités'assembla à ceite occaprocas-verbal de sa séance
loigu'elle n'approuvde en
porte que :
2 Za plupart des
aucune manière la conduite de
colons, quoiqu'elle fit convaincue
que
Lettre dc Jefferson à Morris, 2 du 16 août
hinistre de la marine, , du 25 août. Avis
1793. Autre de Cambis
urnai des Révolutions de
aux ames bienfaisantes, dans
que dela France et de scs Saint-Domingue, du 6 janvier 1794. Courier
rteau de
Colonies, des 30 novembre 'ct 16
Philadelphie à Fr. Carteau de Eordeaux du janvier. Lettre
Lettre de Genet à Folverel
, 17 mars.
et Sonthopax, du 26
Ports des Etats-Unis dc
juillet 1793.
Courier
P'Amérique, par J. M. R. D. R. (de
politique de la France et de ses
Raggis ).
Débats dans l'affaire des
colonies $ du 28 novembre
colonies, tome 1I1, P. 308 et 309.
Z3
phie à Fr. Carteau de Eordeaux du janvier. Lettre
Lettre de Genet à Folverel
, 17 mars.
et Sonthopax, du 26
Ports des Etats-Unis dc
juillet 1793.
Courier
P'Amérique, par J. M. R. D. R. (de
politique de la France et de ses
Raggis ).
Débats dans l'affaire des
colonies $ du 28 novembre
colonies, tome 1I1, P. 308 et 309.
Z3 --- Page 366 ---
(3 358:)
leur aristocratie de couleur, non moi
> leurs préjugés, et
avoient
celle des ci-devant nobles français,
> absurde que
lcs accabloient a
cause de tous les maux qui
> la principale
des êtres infortur
ne voyant que
>> jourd'hui, cependant
de f
venoient d'être obligés en dernierlieu
D dans ceux qui
femmes et leurs enfans à
soustraire leurs
> le Cap pour
de la Société avoient ouv
les membres
> danger éminent,
s'étoit montée sur-
> en leur faveur une soutcription > qui
plushar
espéroient porter
> champ à huit cents gourdes,qu'ils
la
grat
nc seroit faite qu'avec plus
> mais dont la répartition
verbal ajoute que le citoy
> circonspection >. Le procès-v
membre de la
comme
Genet a concowru générensement,
cicté, à cet acte de charité (1).
dans
avoient amené tant d'infortunés
$. XXIV.
Les désastres qui
calmé la viole:
Nouveaux Etats-Unis, n'avoient malheureusement pas
de leurs ma
soulèvemens
qui avoient été Pune des causes
dansla Rottc des passions
trouvoient sur le convoi du Cap, avoi
duraptlatra- Les déportés qui se
semer,les divisions par
verséc.
continué, durant la traversée, d'y
Le contre-a;
cessé de désoler leur pays.
quelles ils n'avoient
de la Ad
Cambis avoit bicn repris le commandement
ral
de
le Cap ; mais la subordi
lors qu'on eût arrê:é
quitter du
du convoi 7 G
étoit
retablie. Lors départ
tion ne s'y
pas
la Normande, la mé
baud s'étoit retiré sur la gabarre
colons réfugiés à Philadelphic, par la société fran
1 Secours donnésaux
de cette ville, cote CS de Pinvent
des amis de la liberté et de l'égalité
sans titre ni date, P
des papiers de Galbaud. Ectit d'Aug. Binsse jeune,
civils, di
de Galbaud, ibid. Lettre dc Genet aux commisaires
les papiers
de
dans les Etats U
juiller Sur la conduite des colons Saint-Domingue français, du 1 février 1
à New-York, par lc consul
et particuliirement
de la France ct de ses colonics, du
(v. st.) Courier politique
vembre 1793, P. 127.
date, P
des papiers de Galbaud. Ectit d'Aug. Binsse jeune,
civils, di
de Galbaud, ibid. Lettre dc Genet aux commisaires
les papiers
de
dans les Etats U
juiller Sur la conduite des colons Saint-Domingue français, du 1 février 1
à New-York, par lc consul
et particuliirement
de la France ct de ses colonics, du
(v. st.) Courier politique
vembre 1793, P. 127. --- Page 367 ---
(359 )
qui, sous sa direction, avoit donné lc 20
l'insurrection contre les
juin, le signal de
fidèle à ses devoirs,
commissaires civils. Cambis, toujours
voulut renvoyer le général sur
pour y rester à leur disposition. Gâlbaud
I'América,
surle
se fit alors reconduire
Jupiter, que montoit le contre-amiral il
de nouvcau les matclots,
; y harangua
e
en lear déclarant
avec toute sa famille sous leur
qu'il venoitse mettre
bis comme un traitre
protection. Il y dépeignit Camqui vouloit le livrer à ses
ennemis. Il souleva ainsi une seconde
plus morteis
Cambis aux arrêts dans
fois l'équipage, qui mit
sa chambre. Tous les
mirent de sacrifier leur vie
la
matelots prodéférèrent même le
pour défense de Galbaud; ; ils lui
commandement du
néral accepta (1); mais il ne connoissoit vaisseau, que ce géet l'état-major de Cambis
rien à la manceuvre,
refusa de lui obéir. Le
toit toujours dans la rade du Cap durant
Jupiter resces agitations.
Cambis, instruit sans doute des divisions
sur le vaisseau, leva Ics arrêts
qui se manifestoient
eés,
ilégaux qu'on lui avoit
rassembla les matelots,.et leur fit sentir les
impoleur position.
dangers de
e
Il- consentit que Galbaud restât sur son
qu'à Ce qu'on pit trouver le
de
bord, jusen
moyen
le renvoyer sirement
France, , pourvu qu'il ne se mélât de rien, ct
atrêts. Les matelots,
qu'il y fit aux
Cap,
qui desiroient sur- tout quitter la rade du
parurent çonsentir à cet arrangement, ct le
vit Ic convoi à la
Jupizer suiplus d'une fois des Nouvelle-Angletaire, ; mais il s'y manifesta
sonlèvemens dans la traverséc ; et l'on
que Cambis y courut risque de la vie
assure
(2).
1 Détails sur les événemens arrivés
Par Coroller, F.20 et 21, Lettre de Fr. Polvercl au Cap, att mois de juin dernier 3
du 21 septembre 1793.
fils aux commissaires civils,
2 Ibid., Ibid.
Z4
c convoi à la
Jupizer suiplus d'une fois des Nouvelle-Angletaire, ; mais il s'y manifesta
sonlèvemens dans la traverséc ; et l'on
que Cambis y courut risque de la vie
assure
(2).
1 Détails sur les événemens arrivés
Par Coroller, F.20 et 21, Lettre de Fr. Polvercl au Cap, att mois de juin dernier 3
du 21 septembre 1793.
fils aux commissaires civils,
2 Ibid., Ibid.
Z4 --- Page 368 ---
: 360 )
avoient
$, xXV.
que les élémens de fermentation çui
Rappoitsde I1 étoit impossible
la Aote
leur dangereuse
causétant de mouvemens sur
perdissent
et
Ternal.er.de
od le
des contre révolutionnaires
Geastavecles activité dans un pays
parli
accroître les
commssaires celui de l'Ang eterre mettoient tout en usage pour
avoient
civils.
les réfugiés el les agens de la France
précentions que
contre les autres. Lors de larconç:e ses,avant de se voir, les uns
des liaide Galbaud dans les Etats-Unis, il existoit déja
rivee
les
entre Genet et les commisson, qui seres-erioient tnus jours
d'abord
à S.int-Domingue. Elles avoient eu
sair: civis envoyés
de
nécessité 3
objet les secours en denrées
première
pour
avoit autorisé les commissaique ie conseil exécutif piovisoire
les fonds
à tirer du continent américain , en en prenant
res civils
avoit contractée envers la France,
sur la dette que le congrès
avoient commencé avec Ternan,
Leurs relations à ce sujet
dès
la cour de France avi it envoyé dans les Etats-Unis
que
et qui avoit continué
1791, comme ministre plénipotentiaire,
l'arrivée de Genet, Les commissaires
ses fonciions jusqu'a
d'activité
d'avoir mis trop peu
civils lui ont beancoup reproché
à cet égari. Mais il est remarquable qu'il
dans Ses négociations
qu'ils avoient
déclara à Ford:nnateur de la marine, Wante,
dans les Etats -Unis pour le presser, que ces lenteurs
envoyé
des Etats-Unis craiprovenoient de ce que < le gouvernement
d. meitre la colonie en élat de résister au gouverne-
> gnoit
prévaudroit en France > 3 tant P'admini-tration
> nement gui
l'affermissement de la République
de Wish ngton desiroit peu
Ternan que Sonthofr ncais:. Cest encore pour aiguillonner
collégue avoien: employé, dans une requisition qu'ils
Px EUSOI
suivante, qui a tant été calomniée par
Jui alresserent, la phrase
suffisante dans
mais
une apologie
levr. 1 cusateurs,
quitrouve
nationaux
le motif qui ia dictoit, K C'est aux commissaires
l'affermissement de la République
de Wish ngton desiroit peu
Ternan que Sonthofr ncais:. Cest encore pour aiguillonner
collégue avoien: employé, dans une requisition qu'ils
Px EUSOI
suivante, qui a tant été calomniée par
Jui alresserent, la phrase
suffisante dans
mais
une apologie
levr. 1 cusateurs,
quitrouve
nationaux
le motif qui ia dictoit, K C'est aux commissaires --- Page 369 ---
(361 )
tivils, investis par la loi du 22 juin et par celle du
Hernier, de la dictature
17 aoit
eurs
coloniale, à suppléer, , cn vertu de
pouvoirs au coupable silence des anciens
du
voir exécutif de
agens pouFrance, et sur- tout à faire tous ses
pour éloigner du peuple soumis a leur
effo:ts
ibles fiaux
gouvernement les horque Zui prépare la disette des vivres
juméraire (1). >
Ct du
Dès que Gene fut Pzrivé dans,les
es civils
Elats-Unis, les commiss'adressérent à lui avec confiance, elils
de se louer de son activité,
eurent sures pu être sensibles
quoique les effets n'en aient
qu'après l'incendie du
ligea rien alors pour leur
Cap. Genet ne
la
envoyer des secours avec les fonds
Réputlique avoit mis à sa
rs négocian: des Etats-Unis disporition ; il détermina pluà fuire des envois
pre compte à
pour leur
de cette
Saint-Domingue 3 malgré la"déplorable situacolonic. Bientôt l'ident té de lu cause
amissaires civils et lui
que les
défendoient, celle des ennemis
attachement à la Républiqse leuravoit
que
ports dans les sentimens et dans la
procurés, plusiecra
lens politiques,
manière de voir les évéresserrèrent ces
a plupart des consu's
premières liaisons. Genet
français dans les
cèrent hautement
Etais-Unis sC propour les commissaires civils, que les jourLettre de Senthonax à
du
cau même, dudit Tornan, 9 décembre 1712. Réquisition du
pre. Autre de Folverel jour, Lettre de Polverei à Sonthonax, du 22 dé.
ana aux mêmes
et Sonthonax à Ternan , du
, du 21 novembre 1792. Autre.du
Lertre de
ovambre. Autres de Wante auix
même à Laforêt, du
mbre, 26 décembre 1733, er3j conmissaires civils, des7, 11, ct 2Q
précédent.
janvier 1794. Voycz aussile S. EXXVdu
olverel jour, Lettre de Polverei à Sonthonax, du 22 dé.
ana aux mêmes
et Sonthonax à Ternan , du
, du 21 novembre 1792. Autre.du
Lertre de
ovambre. Autres de Wante auix
même à Laforêt, du
mbre, 26 décembre 1733, er3j conmissaires civils, des7, 11, ct 2Q
précédent.
janvier 1794. Voycz aussile S. EXXVdu --- Page 370 ---
(362 )
aux émigrés et aux contrenaux dévoués au parti anglais,
volationnaires des colonies ne cessoient de calomnier (1).
de la slance.des amis de la liberté et de l'e
procès-verbal
qui cut pour objet de donner des secc
lité de Philgdelghie,
le citoyen Genet après y ai
aux fugitifs du Cap, porte que
membre de la société, G s'occupoit 3 com
concouru comme
avec la plus gra
9> ministre de la République françaire, subsistances à la colc
> activité des moyens d'envoyer des
étoit
- Domingue, et de seconder, autant qu'il
) de. Saint
nationaux, dont le C
les commissaires
> son' pouvoir,
la plus grande confia
> rage et Pénergie devoiert inspirer
patrioti
de Z Républigue, Frangaise ; que leur
> aux amis
étoient au niveau des circonstan
> éprouré et leurs talens
oik ils se trouvoient (2). >
> péritleuses
et l'on press
$.XXVI.
Cette pièce fut répandue par Pimpression,
civils dirent vivem
Autres de que ces éloges donnés aux commissaires
les col
Genetavecla
leurs ennemis contre Genet. Galbaud et
fott:duCap. indisposer
furent bientôt dans la nécessité d'avoir
venus cu Cap
lui. Le conseil exécutif P
rapports les plus importans avec
de coI
visoire de la République, en supprimant la place
des commissaires civils à Genet, des 2 ct 8mai, 8 et9 juiller
1 Lettres
et 27 juin , 12, 25,26 c
Autres de Genet aux mêmes, des sgavdl,a,05
Autre des commnissi
juillet, 1 septembre 9 18 et 30 octobre et 30 novembre. à
du 2 mai. A
du 8 juillet. Autre des mêmes Laforêt,
civils à Mangouric,
civils, da 1 aout. Lettre de Bournon
de Mangourit aux commissaires de
le 20 seprembre. Autre
civils, datée Philadelphie,
aux commissaires
des juin - ct5 juillet. Voyez aussi les De
Moissonnier aux mèmes,
dans l'affaire des colonies, tome VIII,-P. 3fBet 349
Sccours donnésaux colons réfugies à Philadelphie, par la sociétéfranga
des papiers de Galbaxd.
cote C S delinventaire
out. Lettre de Bournon
de Mangourit aux commissaires de
le 20 seprembre. Autre
civils, datée Philadelphie,
aux commissaires
des juin - ct5 juillet. Voyez aussi les De
Moissonnier aux mèmes,
dans l'affaire des colonies, tome VIII,-P. 3fBet 349
Sccours donnésaux colons réfugies à Philadelphie, par la sociétéfranga
des papiers de Galbaxd.
cote C S delinventaire --- Page 371 ---
(363 )
Enéral dans les
Etats-Unis, en avoit réuni l'autorité, cêlle
fordonnatcur de la marine, 3 et même le
aux de
ponvoir des tribuPanirauté, dans la personne de l'ambassadeur. Genct
venir la flotte à New-York, oi il se rendit
ar lui-même le parti
aussi pour voir
qu'il y avoit à prendre sur ce
la
oncernoit (1). Il auroit desiré faire
qui
Helles elle étoit
cesserles agitations auxlivrée, en l'employant à quelque
pntre le commerce et les
entreprise
possessions de
- servir tout à-la-fois la
P'Angleterre, afin
version. Mais il
métropole et les. colonies par cette
falloit pour cela enlever les germes de ferentation qui y étoient, 3 en renvoyant en France Galbaud
helques-uns des agitateurs
et
vant. Genet
qui ne cessoient de le mettre en
espéroit n'y pas trouver de difficulté de la
Galbaud lui-méme, Ce général lui avoit écrit
part
baye de Chesapeak,
en arrivant à
i
pour avoir- un entretien avec
et
demander les moyens de retourner
Ini,
i l'on a puisé la
en France. Un mémoire,
plupart des détails
tite de Galbaud dans
précédens sur la conson passage du Cap aux
qui a été fait par l'un de ses
Etats-Unis,
révenu énsa faveur contre les ablaedi-.cmip,ingealin trèscommissaires
lenet offrit à Galbaud tous les
civils, assure que
esoin pour lui et
secours dont il pouvoit avoir
la
pour sa famille ; qu'il lui laissa le choix
frégate qui lui conviendroit le mjeux
rance; qu'il l'invita même à lui
pour passer en
s officiers' en
il avoit
iadiquer pour la commander
qui
le plus de
ti promit d'accorder le
confiance; ; enfin qu'il
passage sur la frégate à tous ceux
1 Proclamation de Genet, du 23 août
x commissaires civils
1793. Lettre de Fr. Polverel fils
u 20 septembre.
, du 21 septembre, Autre dc Bournonville auxmêmes,
le mjeux
rance; qu'il l'invita même à lui
pour passer en
s officiers' en
il avoit
iadiquer pour la commander
qui
le plus de
ti promit d'accorder le
confiance; ; enfin qu'il
passage sur la frégate à tous ceux
1 Proclamation de Genet, du 23 août
x commissaires civils
1793. Lettre de Fr. Polverel fils
u 20 septembre.
, du 21 septembre, Autre dc Bournonville auxmêmes, --- Page 372 ---
364 )
qui vondroient le suivre pour déposer en sa faveur. Galbaud
convient aussi a peu près des mêmes faits dans divers écritsede
sa main. Il y reconnoit particulièrement que le ministre' Genet
lui avança une somme de mille écus pour ses besoins 5 mais
l'ambassadeur vouloit que 2 pour rétablir Lordre sur la Aotte,
Galbaud montràt l'exemple de la soumission aux autorités constituées, en retournant cn France dans l'état d'arrestation oi l'avoient mis les commissaires civils (1).
Des vues si propres à ramener le calme ne pouvoient pas
6. XXVII. convenir aux facticux qui obsédoient le géuéral Gaibaud. Après
Lepartide aveir débarrassé la Alctte'des femmes, des cnfans ct des invaGalbaudsouéteit
ils vouloient se réunir aux colèveencorele lides dont elle
chargée 2
Jupiter.
lons de leur parti qui étoient dans Ies Etats-Unis, pour refaire une nouvelle attaque contourner à Ssint-Domingue
tre les commissaires civils (2); et tandis qu'ils combinoient ce
qui eit achevé la destruction de la colonie ou sa livraiplan,
entière à
ils répandoient que Genet, dont, 3
son
P'Angleterre,
les
comme on le verra bientôt, ils connoissoient parfaitement
projets et le caractère incapable de dissimulation, vouloit enGalbaud aux commissaires civils en feignant de le faire
voyer
passer en France.
1 Lettre de Galbaud à Th. Mille: 9 du 10 août 1793. Projet d'adresse mois
du même à la Convention nationale. Détails sur les événemens arrivés au
de juin dernier, par Corroler. vaisseaux de Pescadre d'Amérique 2 dans le
2 Avis aux équipages des
de Louis Jones (à Newballetin du 6 septembre 1793; de l'imprimcrie
de Genct aux commissaires civils, du 1 septembre 1793.
York ). Lettre
Journal des révolutions de
Proclamation de Southonax, du 16 septembre.
anglais ct franla partie française de Saint Domingue > du 16 septembrc,
gais, Autre du 20 novembre.
dernier, par Corroler. vaisseaux de Pescadre d'Amérique 2 dans le
2 Avis aux équipages des
de Louis Jones (à Newballetin du 6 septembre 1793; de l'imprimcrie
de Genct aux commissaires civils, du 1 septembre 1793.
York ). Lettre
Journal des révolutions de
Proclamation de Southonax, du 16 septembre.
anglais ct franla partie française de Saint Domingue > du 16 septembrc,
gais, Autre du 20 novembre. --- Page 373 ---
2 365 )
Galbaud, circonvenu par enx,
l déclara qu'il ne vouloit
refusa les offres de
point
Genet;
Equipages, dont il connoissoit séparer sa caure de celle des
le
moigna sur- tout beaucoup de
dévonement pour Jui. Iltéqu'il appeloit la Faction Brissot crainte d'être à ia merci de cc.
nissaires civils de
et girondine, dent ies comPherchoient,
Saint-Domingue, 3 qu'ilen appeloit lcs
disoitil, à répandre sur lui tout
agms,
rophe du Cap , en lui attribuant dans
l'odieux dela CatasFelte ville et le projet de livrer le
leurs écrits l'incendie de
éportésy dont Gaibaud avoit le convoi aux Anglais (). Les
a femme ct son aide-de
malheur de suivre les conseils,
toit extrâmement
camp Conscience, dont le caractère
ardent, l'entretinrent. dans Ces
éterminèrent à ienter un nouveau
idées, et le
a fermentation se ranima de la soutèvement dans la Alotte.
S Jupiter.
manière la plus alarmante sur
L'ambassadeur Genet assembla chez lui
ui concerta avec Cambis et les officiers un conseil de guerre,
e plus, les mesures
sur lesquels on
qu'iis crurent les plus
comptoit
houvemens. On y arrêta
propres à prévenir les
que Cambis
u commandement, de la fotte , et que exesenuitmensmastmunt le
ontre quiléquipage du Jupiter n'avoit contre-amiral Sercey,
ions,feroit
pas les mêmes
désarmer ce vaisseau; qu'au moment oi ptérenescendroit à terre, on s'empareroit de
Galbaud
n France Par une frégate
ce général, pour T'envoyer
(2).
1 Projet d'adresse de Galbaud à la Convention
bnt desirer d'aller à terre 2 par le même. Le nationale, Raisons qui me
miral Cambis > cote A. 4 des pièces de son général Galbaud aul contre-
'nis de l'Amérique, par.J. M. R. D. R. ( invenraire, Ports dcs Etats2 Lettre de Cambis au ministre de la Deraggis.)
embre 1793.
marine, 3 des 25 aojt ct 21 scpe
1 Projet d'adresse de Galbaud à la Convention
bnt desirer d'aller à terre 2 par le même. Le nationale, Raisons qui me
miral Cambis > cote A. 4 des pièces de son général Galbaud aul contre-
'nis de l'Amérique, par.J. M. R. D. R. ( invenraire, Ports dcs Etats2 Lettre de Cambis au ministre de la Deraggis.)
embre 1793.
marine, 3 des 25 aojt ct 21 scpe --- Page 374 ---
(366)
continuoient tou
Tangay-ls-Boisière et Thomas Millet,qui
furent instruits de ce projet, qu'ils trou
jouts leurs intrigues,
'n
de communiquer à Galbaud, quoiqu'il
vèrent le moyen
Les matelots du Jupiter s'in
fit pas sur le même navire
arrestation. O
de nouveau, et mirent Cambis en
surgèrent la femme de Galbaud, la citoyenne Cormeille, qu
assuré que
Conscience, passérent tout
lui étoit attachée, et l'aide-de-camp
envoyè
la nuit à faire des copies de la lettre de Tanguy, qu'ils
les faire prendre part à leu
rent sur les autres bâtimens pour
mais
tentative n'eut pas alors de succès;
l'équi
révolte. Cette
moins Pautorité de Sercey qa
page du Jupiter ne méconnut pas
ramener le
celle de Cambis. Ce fut en vain que pour
que
illeur
la hont
sentiment de leurs devoirs 2
représenta
mprins au
à rester inactifs dans un port des Etats
qu'ilyavoit pour eux
leur
de rien écouter
Unis : Galbaud et ScS affidés ne
permirent
le
convient, à cette occasion, que Sercey ne qua
Ce- général
lifioit pas autrement que chefde brigands (2),
assemblé par Genet mit tout en usag
Le conseil de guerre
d'embrase
s. Xxvili.
appaiser cette fermentatation, qui menaçoit
Mesures inu- pour
de s'étendre même dans les Etats-Unis, pa
tiles de Genet toute la Aotte, et
avoient avec tous ceux qui S
pour calmer les relations que les déportés
le soulève.
ment.
découveit de la main de Tanguy la Boissière et de Th. Millet
1 Complot
sans citre 2 cotes A5, et A7 des papicrs de
autre avis de Th. Miller,
Tanguy.
Galbaud. Avis important à Péquipage du Jupiter, par
de Cambis au ministre de la marine 7 du 3" septembre 1793
2 Lettre
Galbaud à la Convention nationale. Voyez aussi dan:
Projet d'adresse de
deux minutes de lettre de l'équipage du
les papiers envoyés par Genet
de
Lettre
Jupizer à Genet , dont Punc est de la main Tanguy-la-Boisière. du
de Cassan àl Péquipage du Jupiter, da 25 juillet. Les républicains Jupiters
Genet, du 19 août.
re de la marine 7 du 3" septembre 1793
2 Lettre
Galbaud à la Convention nationale. Voyez aussi dan:
Projet d'adresse de
deux minutes de lettre de l'équipage du
les papiers envoyés par Genet
de
Lettre
Jupizer à Genet , dont Punc est de la main Tanguy-la-Boisière. du
de Cassan àl Péquipage du Jupiter, da 25 juillet. Les républicains Jupiters
Genet, du 19 août. --- Page 375 ---
(367)
honçoient contre le parti français. II se
seau T'Eole, afin d'être
transfera sur le
:s de la
plus à portée de prévenir les racontagion, et pour répondre aux
destinité qu'on avoit faits à ses
reproches de
Hipage du Jupiter, dont il ordonna premières séances;i il somma
Galbaud pour être
le désarmement, de lihations
envoyé en France; il publia des
pour inviter, au nom de la
proyens à quitter ce navire,
République, les bons
qui s'y
en déclarant traitres à la patrie
xefuscroient; enfin il annonça
nt Pas obligée de nourrir des
que la République
oit plus.de vivres à
enfans rebelles, on n'enceux qui y resteroient.
ette dernière mesure Parut avoir du succès, a
jours de
Après queldu biscuit persistance , les matelots se lassèrent de
et de la.viande salée, dont le
n'avoir
ment pourvu. Plusieurs d'entre
navire étoit abonautres, faire leur
eux vinrent, les uns après
s dans le navire, soumission; et bientôt ceux qui étoient
craignant de se trouver en
derent à capituler. Ils offrirent
minorité, dere Cambis
au conssil de
en liberté et de mener Galbaud guerre de
vouloit ne pas désarmer leur navire.
en France,si
ière demande; mais l'on insista
On consentit à cette
aud sur un bàtiment
sur la nécessité d'envoyer
upiter. On offrit
particalier, pour pouvoir faire
même aux marins du
usage
ipage du bâtiment de Galbaud de
Jupiter'de former
nt le plus attachés
ceux d'enire eux qui lui
,et de le confier à leur seulc garde
équipage du
(4).
Jupiter parut se soumettre à ces conditions
:
ettres dc l'équipage du Jupiter à
issions de plusieurs marins de Gener, des 12 août et jours suivans,
umbis, du 14 septembre,
Péquipage du Jupizer, avec les azostilles
même aux marins du
usage
ipage du bâtiment de Galbaud de
Jupiter'de former
nt le plus attachés
ceux d'enire eux qui lui
,et de le confier à leur seulc garde
équipage du
(4).
Jupiter parut se soumettre à ces conditions
:
ettres dc l'équipage du Jupiter à
issions de plusieurs marins de Gener, des 12 août et jours suivans,
umbis, du 14 septembre,
Péquipage du Jupizer, avec les azostilles --- Page 376 ---
(368 )
des conseils de Galbat
mmaisbientôt les suggestions perfides
firent encore une
les' prières et les Jarmcs de sa famille, refusèrent abrolumer
changer les marins d'opinion; ils se
P'effectuer ()-
voulut
la translation de Galbaud, lorsqu'on
roin
pas vint néanmoins
événement auquel on nes'attendoit
ces trames dangereuses.
des déportés du Cap, et particnlièrement
La plupart
et Thomas Mill
conseils de Galbaud, Tanguy-la-Boiwière entretenir leurs liais
$. XXIX. avoient
la Aotte pour micux
Saisie des
quitté
ct Duny 3 autre dépo
papiars de sur le continent. Tangay-l-Boisière, devenu trop célebre (
Tanguy-la- s'éioient réunis à Breton Villandry, liaisons avec la troup:
Boissière et les troubles du Port-au-Prince par ses
de Galbaud.
dont il étoit le lieutenant dans la cruelle expédition
Praloto,
(2). Genet, instruit que la demeure
la Croix-des Bouquets
d'ou
toutes les
trois hommes étoit le foyer
partcient
ces
soulever la Aotte, obtint du gouverneur Clint
chinations pour de la liberté et de la cause française (3),un
ami sincère
et Breton-Villan
dre d'ariestation eonnotagap-i.Bauie excita un mouven
Duny, qui n'étoit poin: alors avec eux,' ministree de 1a?
qui arracha les decx détenns aus
populaire
avoit saisis furent remisa
tice; mais leuis papiers qu'on
de salut pul
bacsadeur frangais, qui les envoya au comité avoit 66 a
partic de ceux de Galbaud y
Il paroît qu'une
d'après les conseils de Tho
réunie depuis peu de jours,
des vaisseaux de Pescadre d'Amériqns, dan
I Avis aux éqaipages del l'imprimeric de Louis Jones (a New-Yor
bulletin du 6 septembre 1793,
civils, du s-ptembre.
Lettre de Fr. Polverel fils aux commissaires
2 Voyez le tome I,,chap. VI, 6.XLVI,
135.
3 Débats dans l'affaire des colonics, tome IV , page
Mi
d'après les conseils de Tho
réunie depuis peu de jours,
des vaisseaux de Pescadre d'Amériqns, dan
I Avis aux éqaipages del l'imprimeric de Louis Jones (a New-Yor
bulletin du 6 septembre 1793,
civils, du s-ptembre.
Lettre de Fr. Polverel fils aux commissaires
2 Voyez le tome I,,chap. VI, 6.XLVI,
135.
3 Débats dans l'affaire des colonics, tome IV , page
Mi --- Page 377 ---
Her
(365 )
(t). Les uns et les autres
mmission des
ont ét6 depais
renvoys à la
sur-tout trouvé les
de
LOnRMSNNte
pretves les plus décisives setscipnempens,
Tangey-la-Doinitre et Th. Millet
des manceuvires
pduire cette insurrection de
auprds de Galbaad
la fotte
pour
Cap (3).
> qui causa Fincendie
Galbaud, aguilon avoit
aide du témoignage des persuadé jusgu'alors qu'il
S XXX,
Astre du
marins et des
pourroit,
Cip sur les commissaires
déportés > rejeter le Fuitede Galbncer à ccile éspérance.
civils, vit bien gu'il falloit baud dans le
Genet ne
Etfrayé des suites des
Canada.,
manqueroit Pas de faire dans
découvertes
utdabandonnerlis Aotte:
ses Papiers (3), il
Vupiter, qui lui étoient guatre-vingts hommes de
plus
T'equipage
erent, avec quarante hommes partieuliérement du
dévouds, , s'enaettre à
terre, 2 ct à y
cinquième régiment
partager sa fortune. Le
(),
29 aoit 1793,
Lettre de Gener aux commissaires
on de Sonthonar, du 16
civils, du 1
c frangaise
septembre. Journal septembre des
1793, Proclaul de
desam-Doninguc, du 20
révolutions de la
New-York au ministre dcs affaires novembre. Rapport
Jucions de la partie
étrangères,
d'lauterive,
res du colon Thomas française de
pag. du 10, Journal des
Miller au général Satar-Domingue, 7. octobre
août 1793 ( V.s ).
Galbaud, datées de New-York, 1793.
Voyez ci-dessus le chap. IV du tome III
Lettre de Genet aux
: $5. XVI cts suiv,
évolutions de la partie commissaires civils, 5 du I septembre
: aussi la lettre dc frangaise de
1793. Journal
Th. Miller à SalatDomingue, > du 20
d'Hauterive au ministre des affaires Clausson > du 29 ocrobre > novembre, crle
Cidevanr de la Reine.
étrangères, pag. 10.
rap.
agenr, les avoient séduits Corolier en leur assure que Galbaud ct le sergent
itiment américain,
ptomertant de les
Bonne, 2
que Galbaud disoir avoir frété ramener en France sar
Rapp. de Garran. Coxion.
pour son compte,
Tome IV.
Aa
20
d'Hauterive au ministre des affaires Clausson > du 29 ocrobre > novembre, crle
Cidevanr de la Reine.
étrangères, pag. 10.
rap.
agenr, les avoient séduits Corolier en leur assure que Galbaud ct le sergent
itiment américain,
ptomertant de les
Bonne, 2
que Galbaud disoir avoir frété ramener en France sar
Rapp. de Garran. Coxion.
pour son compte,
Tome IV.
Aa --- Page 378 ---
(370)
, il s'échappa du Jupin
après avoir fait débarquer sa famille
Pun des agens Hles pli
Conscience et le sergent Bonne. 2
avec
bâtiment. Les
matelo
ce
quatre-vingts
actifs des insurrectionsde
descendirent le lend
etle détachement du cinquième régiment
il
mais, dévoré d'inquiéade 2 prit
main pour suivre Galbaud;
comme il le
iieu d'aller à Philadelphic,
route du Nord,au
saisis chez Tang
avoit annoncé (1). Genet, à qui les papiers
ces de
de plus en plus à redouter ce que
avoient appris
obtint un nosvel ordre du gouvi
hommes pouvoient faire,
de Galbaud. On P'atteigni
neur Clinton pour l'arrestation milles de New-York; mais
East-Chester, petite ville à vingt
des habit:
des Anglais, ou la compassion
mouvementcausé par
Canada
les moyens de se sauver en
(2).
lui procura
tent sur VEole, les 16, 17,18,
séances du comité permanent
du Jupiter à Genet, des
20, 22 ct nfaoir 1793. Lettres Coroller des républicains à Genet, du 5 septembre. Autre
19, 22 et 23 acût. Lettre de 28 août. Lettre de l'équipage du Jupit
Voitins à Sercey, des 26 et Cambis au ministre de la mariue 2 du
Sercey, du 28 acût. Lettre de de Galbaud à la Convention nation
septembre 1793. Projét d'adresse du Jupizer, sans titre ni signature >
Avis de Th. Millet à Péquipage pièce sans titre ni signature, cote A
A7, des papiers de Galbaud. Autre
aux commissaires civils , du
Lectre de Bournonville
desdits papiers.
aux commissaires civils, du 1 septem
septembre 1793. Autre de Genet affaircs
P. 10. Débats
d'Hauterive au ministre des
étrangères,
127, 13
Rapport
tome 1, p.11 et suiv.; tome IV, P.
Paffaire des colonies 3
232.
des vaisseaux de l'escadre d'Amérique 2 dar
2 "Avis aux équipages
Courier pulitique de la Frânce CI de
bulletin du 6 septembre 1793
de Galbaud à Genet, du 23 décer
cclonies, du 2 janvier 1794. Lettre décembre. Débats dans lafaire
apy%letere de Genet à Galbaud, du 24
133 ct 134 ; tonie VI,
coicnicss tome iV 1 -P. aa7,2het 129,132, nommés à Brest, pa: Pricur (a
3fhet 357.Ragport. dc da comamission
Aarne.)
6 septembre 1793
de Galbaud à Genet, du 23 décer
cclonies, du 2 janvier 1794. Lettre décembre. Débats dans lafaire
apy%letere de Genet à Galbaud, du 24
133 ct 134 ; tonie VI,
coicnicss tome iV 1 -P. aa7,2het 129,132, nommés à Brest, pa: Pricur (a
3fhet 357.Ragport. dc da comamission
Aarne.) --- Page 379 ---
( 371 )
Les matheureuses victimes de
donné leJupiser
sesi intrigues, qui
pour le suivre, furent
ayoient abanPhildelphic, et mis en prison
arié ées sur la route de
de Genet, suiyant les
comme diserteurs, à la réquisition
du conseil exécutifp
instructions générales gu'l avoit
de
provisoire et les
reçues
comsierce du 6 février
dispositions précises du traité
ton,
1778 (1).1 Ils
instruit de cette arrestation, préiendent que Washiogfaire mettre en
donna des ordres
refusa
liberté, mais que le consul de
pour les
nouvelle preuve de la
New-York s'y
sident des Etats-Unis
mauvaise volonté de ce
envers la
préqui régnoit dans
France, et de la
ce gouvernement
confusion
fédéral, si fsiblement
orger
1Arc, VI et IX du traicé de
Unis. Lettre de Bourgonville commerce entre la Frauce ct les
Déclaratjon sincère
aux commissaires civils, du 20
Etatsmariniets maitres que fonr aux autorirés cunstteées de France septembre 1793,
Américain, du d'équipage, etc. j de l'escadre
les officiers
desaint-I
octobre 1793. Journal des
françaiss daasle continent
Domingue, du 18 octobre,
révolutions de la Partie
vaisseaux de l'escadre
pag. 47 ct 48. Avis aux
fraungaise
imprimerie de Louis d'Amérique > dans le bulletin du 6 équipages des
civils , du I
Jones à Now-York, Lettre de Genetaux. septembre, dp
Journal des septembre. Proclamation de Soarhonax, du commissaires
hoyembre, révolutions de la partie française de
16 septembre,
SaietcDomlegae, du 20
Le. récit des marins joint
solument
néanmoins à ce fait des
invraisemblabies. C Nous
circonstances
a d'aller ev2 prison ie
avons oublié de dire, y lit-ca, absop
S faisoit à des
général Washingtoa 2 instruit de la
qu'qveng
Français sur le territoire
violence
> autoriré, 3 ni pouvoir
américain , oi M, Genet qu'on
s reldcher; mais le
: a envoyé u' € lettre au juge >
n'a ni
* si audacieux, consul français qui se croit tour
pour aous faire
a lerre
gue M. Genet, a faic arrêter
permis avec un ministre
ez Pa dichirée, et Ie
le parteur, s'esc'
a
avec celui
nous ca a pas moins fait
emparé de ls
qui avoir apporté la Jettrey,
conduire CI) prison,
Pargie frangaiste de
(Jourazl des réveluciçns de 4g
sim-Demingus, du 13 octobre
"plsp. 47-)
ta ?
pour aous faire
a lerre
gue M. Genet, a faic arrêter
permis avec un ministre
ez Pa dichirée, et Ie
le parteur, s'esc'
a
avec celui
nous ca a pas moins fait
emparé de ls
qui avoir apporté la Jettrey,
conduire CI) prison,
Pargie frangaiste de
(Jourazl des réveluciçns de 4g
sim-Demingus, du 13 octobre
"plsp. 47-)
ta ? --- Page 380 ---
(372) )
On doit ajonter qu'an des marins fugitifs s en passant
nisé(1).
et voulut même lu
New-York, insultale contreaminlCanbis,
Cambis,enle parant de sa canne
porter un coup de sabreàlatéte.
fu
doig: de la main droite coupé. Le canornier
eut le sccond
Genet
de la fuit
remis entre les mains de la justice (2).
profita
Galbaud et de celle des matelots rebelles du Jupiter pou
de
été pri
fils de Polverel et ceux quiavoient
méttre en libertéle
du Jupite
lui
Galbaud le 21 juin au Cap ; l'équipage
avec par
ôtages. Genet leu
s'étoit jusqu'alors obstiné à les garder pour
de lui, et fournit à Polvere
donna les secours qui dépendsient
de repasser en France, ou il arriva quelque
fils les moyens
mois avant les commisaires civiis (3).
dadresse de Galbaud à la Convention nacionale. Lettre de Gen:
1 Projet du 30 occobre. Autre du mème à Hauterive, du 25 décembre
à Jcferson,
civils, du 4 décembre. Dulletin de New
Autrede Dufay aux commissaires
aux commissaires civils, a
Yorl:, du2 septembre. Lcttre de Boamonville
20 septembre 1793.
de Cambis au ministre de la marine, du 21 septembre 179
2 Lettre Cerroller à Genct, du 5 septembre. Dsbats dans l'affaise dc
I.ettre de
cclonics, tome VIII, P. 98,. 137 ct 147Av
3 Avis important à Péquipage da Jupizer, par Tanguy-la-Boisière. de Galband
de Th. Millet â Gaibaud, sans titre, cote A 7 de Piuventaire
civils, des 26 juiller et 1S octobr
Lertres de Genct aux commisszires
Th. Millec 2 du
Modèle de certificat pour léquipage du Jupiter. par du
Ccurier
de la France et de ses colonics,
janvier 1794
acût.
politique de New York), du 6 septembre 1793. Lettre de Polver
àla fin. Bniletin/
Autre de Bournonville at
fils aux commissaires civils, du 21 sapt:mbre.
Genet, des 1
Letredes républicains du Jupiterà
mêmes, du 20 septenibre.
de
du 23 déceibre
ct 19 acit. Journal des révolutions Sainr-Homingue,
dévoilées
167, note demnière. Conspitations. 2 trahisons ct calomnies
Fag. dénoncées rlus, de dix millefrançais, P. 3g. Lettre de Eaudry à Larch
par
verque-thibaud, due7 sepienibre.
Letredes républicains du Jupiterà
mêmes, du 20 septenibre.
de
du 23 déceibre
ct 19 acit. Journal des révolutions Sainr-Homingue,
dévoilées
167, note demnière. Conspitations. 2 trahisons ct calomnies
Fag. dénoncées rlus, de dix millefrançais, P. 3g. Lettre de Eaudry à Larch
par
verque-thibaud, due7 sepienibre. --- Page 381 ---
(373)
Genct espéra du moins alors qu'il
dition qu'il avoit
pourroit exécuter T'expéprojetée : il avoit accueilli
S. XXXI:
ces dragons d'Orléans,
quelques- uns de
avoient
, toujours fideles à la
Expédition
été pris avec Polverelfils,
République 3 qui maritimeprénouvellement
d'autres quc Sonthonaxavoit paréc parGeenvoyés dans Ies Etats-Unis
net.
snté; quelques soldats d'un bataillon
pour y rétablir leur
Walsh, qui s'étoicnt trouvés
d'Agenois et de celui de
du
sur la fotte lors de la
Cap, ou que les événemens du 21 juin
catastrophe
réfugier ; enfin un petit nombre de
avoient forcés des'y
même cas , et qui avoient
colons qui étoicnt dans le
témoigné des sentimens
Genet en forma plusieurs
patriotiqnes.
compagnies
Partie sur les
franches; il en mit une
vaisseaux, 2 pour ramener la
eremple > aux deyoirs qu'elle avoit si
station, par leur
vue; il se concerta avec les officiers long - temps perdus de
crut pouvoir le mieux
sur le civisme desquels il
de détruire les mauvaises compter pour épurer les équipages. Afn
les papiers publics des ennemis impressions de
que produisoient sur eux
un bulletin,
la République, il fit
oi, en leur donnant des nouvelles
imprimer
de
TAmérique, , il cherchoit à exciter leur
France ct de
ples de courage ct de patriotisme
émulation par les exemde la métropole ct
que lcur donnoient les'
fait
> Par la crainte du mauvais
armées
à l'escadre à son retour en France,
accucil quiseroit
tions, de
si,après tant de modiputations et de dilibtrations, elle
guoit pas par quelque action d'éclat
ne se distinsur l'escadre
(: ). L'ordre
3 même sur le
se rétablit
partie renouvelé
Jupiter 2 dont
fut
après le départ de Galbaud léguipage
en
(e).
1 Bulletin des 2 et 6 s-prembre 1793,
commissaires civils > du 20
etc. Lettrc de Bournonville aux
8 novembre.
seprenibre. Lettre de Beauvarlet à Genct du
2 Rapport d'Hauterive
>
> consul à Nety : York, au miniscre des affaires
Aa 3
même sur le
se rétablit
partie renouvelé
Jupiter 2 dont
fut
après le départ de Galbaud léguipage
en
(e).
1 Bulletin des 2 et 6 s-prembre 1793,
commissaires civils > du 20
etc. Lettrc de Bournonville aux
8 novembre.
seprenibre. Lettre de Beauvarlet à Genct du
2 Rapport d'Hauterive
>
> consul à Nety : York, au miniscre des affaires
Aa 3 --- Page 382 ---
(374)
Genet aveit projetée étoit de la plus grarde
L'erpadiion que
Saint-Pierre de
importatice : elie avoit pour objet de reprendre
de détruire
dont les Anglais venoient de demparer 3
Miqueloni;
Terreneuve onl Newfotundland (*)
les pécheries anglaises de
dont une partic
dans P'Acadie,
de favorisèr une insurreciion
anglais; de délivrer cine
parbissoit disposée a secouerle joug
étoit presqu
français détenus à Halifax, qui
cents prisonniers
lieus qu'on vient de nommer
sans défense comme les autres
devoient partir de Quebec
d'inteicepter de riches convois qui
de s'emparer ensuit
de la Hivanne et de la Nouvelle- Orléans;
tous les cor
étoit le refuge de presque
de la Providence, qui
de trois cent
saites angluis, ét qui n'avoit qu'une garnison Lonisianne 5 0
liommes; enfin d'aller attaquer la Floride et,la
On assur
beaucoup de partisans.
la France avoit également
de la Caroline et de
que'Genet, avoit reçu une députation
du Kentucki; s'ol
Géorgie $ dont les citoyens, ainsi que ceux concourir aux succi
frojent de s'armer en grand nombre pour
accusoier
des Espagnols, qu'ils
d: Pescadre, afin de se venger
des frontières, et qui leu
de sonlever contre eux les sauvages
refusoicnt la navigation.da Mississipifs):
commissaires civils, du 1 seprembs
étrangères, P. 10. Lettre dc Genetaux
Débats dâns faffaire de
Proclamation des mènies, du 16 septemibre.
1753. colonies tomie I, p. 13.
Cià
letrie de Genet dit, de Teire-Neuivé ei de Sewfoundisnd.
Unc
sans dcute unc faute de son copiste.
du S décembre 1793. Leitt
Genet at: ministre de la marine,
1 Kamporeded du 10 décerbre. A vis important à réquipage du Jupiter
du inemeen mênie,
des vaisscaux de l'escadre d'A
pdr Tarigny la-Buissière. Avis atix Équipages de Pimprineric de Louis fonss
mériqué, dans ie bulletin du 15 septembre; dunoion du Cap 3 Efugié dànis le
(à ie York ) Cople H'uné lettic
1793. Leitt
Genet at: ministre de la marine,
1 Kamporeded du 10 décerbre. A vis important à réquipage du Jupiter
du inemeen mênie,
des vaisscaux de l'escadre d'A
pdr Tarigny la-Buissière. Avis atix Équipages de Pimprineric de Louis fonss
mériqué, dans ie bulletin du 15 septembre; dunoion du Cap 3 Efugié dànis le
(à ie York ) Cople H'uné lettic --- Page 383 ---
(375 )
Laréussite de céfte expédition avoit
Aul s'en étoient chargés,
paru assurée aux officicrs s. XXXIL,
comme à Genet lui-mème,
'intrépidité française et le pcu de forces que les
d'après par Ellemanque une nouvoient y opposer; l'exécution en avoit ét6.
enriemis pou- velle insuriée, sous les ordres du contr'amiral
principalement con- rection de
Bompart, qui venoit de
Sercey 7 au capitaine l'escadre.
New - York,
repousser sur les côtes de Fétat de
avec des forces très-inégales la
le Boston ; lorsqu'il commandoit
3 frégate anglaise
voit depuis le plus contribué celle de P'embuscade, et qui
Cap. On destina à
à rétablir P'ordre sur la flotte du
cette expédition le Jupiter et V'Eole, de
oixante-quatorze canons 3 les deux frégates la Précieuse
Poncorde avec quelques petits bâtimens.
êt la
fté bien
Les vaisseaux avoient
approvisionnés 3 ils étoient montés des
ranches, formécs par Genet. Cent vingt
compagnies
quiformoient le convoi du
vaisseaur marchands,
Cap, avoient fourni la moitié
natelots, qui devoient leur être rendus
deleurs
Dn n'avoit plus que soixante lieues
après l'expédition ().
lc Migu-lon, quand le
pour arriver à Saint Pierre
capiaine du
u contr'amiraf Sercey, qui
Jupiter, Bonpart, envoya
verbal signé de fout
commandoit l'escadre, un procèsl'état-major de son
fater qu'on l'avoit forcé de faire voile vaisseau 1 pour consVainement
pour la-France (2).
occasion
un conseil de guerre 3 tenu sur PEole à
par Sercey, persista-t-il dans la
cette
sa destination
résolution de
> que lcs deux frégates desiroient
suivre
vivement,
Erats. - Unis, envoyés au comité de salur
.D. (Delayre) ), à
public, par Moissonnier. Autre de
Lafaire des colonies, Larcievesqte-Thibud, toine
du 2) août 1793. Débats-dansI, P. 12 et 13.
I Lettre de Beauvarlet à Gener,da 8 novembre
2 Koppott de Genet au mipiscre de la
1793.
riarine, du 10 décembre 1793.
Aa 4
,
Erats. - Unis, envoyés au comité de salur
.D. (Delayre) ), à
public, par Moissonnier. Autre de
Lafaire des colonies, Larcievesqte-Thibud, toine
du 2) août 1793. Débats-dansI, P. 12 et 13.
I Lettre de Beauvarlet à Gener,da 8 novembre
2 Koppott de Genet au mipiscre de la
1793.
riarine, du 10 décembre 1793.
Aa 4 --- Page 384 ---
( 3;6 )
f'équipnge de TEole demanda à suivre le Jupiter 3 il fut SOl
à toutes les représentations du contre - amiral, qui crut al
devoir donner Pordre aux deux frégates de le suivre. El
étoient effectivement trop foibles pour tenterseules l'expéditic
Sercey envoya à New-York l'aviso le Cerf instruire le m
nistre Genet de ce fàcheux événement. Le vaisseaux P'É
et les deux frégates arrivèrent dans la rade de Erest le 2 I
vembre 1793, peu après le Jupizer. Genet crut que Bonp:
Iui-même étoitlinstigateur de cette défection ; elle étoit d'auta
plus funeste qu'elle laissoit en quelque sorte à la merci
d'une partie de ses matelots, le riche CO:
T'Angleterre. , privé
voi qui étoit parti du cap ayec Galbaud, et qui étoit toujou
dans ics Etats-Unis. Genet assure même que sans cet évén
ment les Etats-Unis, qui avoient besoin d'une force navale po
les protéger, alloient se décider à faire cause commune avi
la France, d'après les dernières négociations qu'il avoit et
l'Amérique entière eit été bier
famées, et que probablement
tôt affranchie de la domination de T'Angleterre et de celle C
FEspagne. Il n'est pas douteux du inoins > comme il le dit
la défection d'une force si importante dans ces circon
que
tances fit le plus grand tort à la cause française , par l'op
nion qu'elle y donna de l'indiscipline et du peu d'union de
Français (). La fotte marchande du Cap fut néanmoins sau
véc 'par un nouveau convoi quele conseil exécutif envoya dar
la suite pour la protéger, sous les ordres du contre-amire
Vanstabel (2).
1 Rapport deGenet au ministre de la marine, du 10 décembre 1793. Lettre
du même à Jefferson, du décembre.
2 Courier politique de la France et de ses Colonies, du 2 janvier 1794-
l'indiscipline et du peu d'union de
Français (). La fotte marchande du Cap fut néanmoins sau
véc 'par un nouveau convoi quele conseil exécutif envoya dar
la suite pour la protéger, sous les ordres du contre-amire
Vanstabel (2).
1 Rapport deGenet au ministre de la marine, du 10 décembre 1793. Lettre
du même à Jefferson, du décembre.
2 Courier politique de la France et de ses Colonies, du 2 janvier 1794- --- Page 385 ---
(377 )
Au reste, c'est contre la vérité que les accusaleurs
perel et Sonthonax,
de Potaprès avoir tant contribué à
"escadre venue de
désorganiser
les Débats
Saint-Domingue, ont reproché à
ct divers écrits, de l'avoir
Genet, dans
précisément dans le
envoyée à iMiiguelon
plus petit
temps ou les vaisseaux angiais, en biert
nombre, sc rendoient maitres de Jérémie
Môle (1) ) >. Jérémie et le Mole étoient
et du
t la trahison en étoit
livrés aux Anglais,
vant l'expédition
connue aux Etats - Unis long - temps
érité
tentée par Genet..Cest encore contre la
que, pour établir entre les commissaire civils
n concert qui n'auroit eu rien de
et Genet
Ettre de ce ministre, dans
condamnable, ils citent une
Ant de la fotte,
laquelle ils lui font dire, en
avant les nouveaux troubles
parrcita à New-York : Je suivrai
que Galbaud y
ance; ; tandis
NOTRE plan avec persévéque l'original et les copies de cette
Ent simplement : Je suivrai
lettre porance (2).
MON plan avec persévéOn ne connoît Ce qui concerne le séjour de
ada que par'ce gu'il en dit lui-même
Galbaud en Ca- 6.XXXII,
hanuscrits. I1 n'y erplique
dans plusicurs mémoires Retour de
acore les causes de
guère mieux, ou même moins
Galbaud dans
sa faite de cette colonie
bien' Jcs Eratshotifs du refuge qu'il y avoit cherché,
anglaise, que, les Unis.
onduit à Quebec ; il y fnt traité
On l'avoit, > dit-il,
uerre, et menacé d'être
comme prisonnier de
u'il ttouva les
conduit en Angleterre. C'est alors
moyens de
tats - Unis. Il
dans s'échapper pour retourner dans les
avoue,
les Débats, qu'il fat déterminé
1 Débats dans l'affaire des
par
abisonsce calomnies dévoilécs colonics , tome VIII, P. 219.
2 Débats
Par plus de dix mille Frangais, P. Conpirations,e 66,
susd., tome VIII,
71 ct, 75.
pathonar, du 1 septembre 1793, Pag. 240, et tome 1, P. 13. Lettrc de Generà
Conspirations, trahisons, etc.,p. 47.
qu'il fat déterminé
1 Débats dans l'affaire des
par
abisonsce calomnies dévoilécs colonics , tome VIII, P. 219.
2 Débats
Par plus de dix mille Frangais, P. Conpirations,e 66,
susd., tome VIII,
71 ct, 75.
pathonar, du 1 septembre 1793, Pag. 240, et tome 1, P. 13. Lettrc de Generà
Conspirations, trahisons, etc.,p. 47. --- Page 386 ---
( 0 3,8 - )
du décret d'accusation rendu contte les commissai
ta nouvelle La demande du' rappel de Genet, qui eut alo
res civils (r):
américain, et
dans le continent
la plus grande publicité
d'être ac
ccrtitude qu'clle rie pouvoit pas manquer
presque
telles circonstamces, contribdèrent aussi proba
cueillie dans de
blement béaucoup à son retour:
même alors desirer d'aller en France. Son aide-di
$XXXIV.
Il parat
milieu de
oi St
Lettres in- camp s Conscience , qui, au
T'emportement
jurieuses de
l'entrainoient, n'a cessé de témoigner de l'attacheme
Conscienceet passions
avoit déja demandé à Genet de 1
GalbaudaGe à la cause de la liberté ,
armées de la
fournir les
de rejoindre les
métropol
Ret.
moyeris
de
lui dit-il, je ne vcux point l'asy
Malgré ma misère 2
du mien et de la libert
qu'on m'off.e dans un pays ennemi
Je suis français, je suis malhei
pour servir contre ma patrie.
caractère m
reux, voila mes titres. ( La franchise de mon
des énnemis. Cependant si ces hommes sont eux-mêm
> fait
ils doivent m'imiter. .
> républicains, loin de me hair,
Au hom dé la patrie, rendez-moi à mes foyers
:
C'est-là que je veux me venger C
> rendeg-moi à l'armée.
ennemis en me sacrifiant à mon pays (2). > Conscience
s mes
doute d'être arrêté > s'il indiquoit sa de
qui craignoit saus
les papiers public
meure
Genet de lui répondre par
3 pria
des eentimens
ce jeune homme m;
L'ambassadeur. - touché
que
malheu
nifestoit ; lui écrivit par la voie qu'il avojt indiquée 3
d'adresse dé Galbaud à la Conventioni nationale, Gopie d'u
I Projet
à ses parens, du 19 novembre 1793, certifiée P
Jettre de A. Conscience
Lettre de Richebourg
Wed. Conscience ét Galbaud , le 20 novembre. laffaire des colonies, tomell
Sonthonax 1 du 26 janvier 1794. Débats dans
pag 133 et 134:
à Genet; du 4 novembres
2 Lettre d'A. Conscience
3
d'adresse dé Galbaud à la Conventioni nationale, Gopie d'u
I Projet
à ses parens, du 19 novembre 1793, certifiée P
Jettre de A. Conscience
Lettre de Richebourg
Wed. Conscience ét Galbaud , le 20 novembre. laffaire des colonies, tomell
Sonthonax 1 du 26 janvier 1794. Débats dans
pag 133 et 134:
à Genet; du 4 novembres
2 Lettre d'A. Conscience --- Page 387 ---
(379) j
Hisémeht ii avoit mal saisi le sens de Ia lettre de
Hlal-ci, en disant qu'il avoit refusé
Conscience,
oiént olfert, avoit voulu
l'asyle qie lcs Anglais lui
patler des propositions
pitavoir é1é faites à Galbaud età lui
qu'il prétencontraire
er Canada. Genet crut
suivre que Conscience annonçoit par Tà qu'il avoit refusé
Galbaud dans la colonie anglaise. II offrit à cet
He-de-camp, , dans sa réponse , un passage en France ct tou's
moyens en soft pouvoir, ( pour solliciter'du conseil
uf Tindulgence
exécujattendu,
que méritoicnt sa jeunesse et sort zèle,
disoit-il, qu'ilavoit refiusé de passer en Canada,
proposition gui lui avoit paru aussi déshonorante
celui qui l'a Faie que pour celui qui
pour
nce, indignédu réproche
P'acerpte(s) )- > Consrent, refusa les offresde indirect gue contenoit cet éloge ap-
;ine des injures
Genet, ct Jui répondit par une lettre
les plus grossières ; le traita d'homme vil
infume, toujours double et astucieuse
mphibologie gour cacher
> qui avoit recouts z
ses crimes, 3 en laissant croire que
propnsitions honteuses repoussées par Conscience lui
faites par Galbaid. [1 finit sa lettre
avoient
lache que criminel,
par ces mots : ( Aussi
ce n'est
au ministre de la République
qu'à Genet et non
uelque
que je viens de parler (e) s.
temps après Conscience, écrivit une dernière letire
lanbasiadeur de la
uveau son
République 9 pour lni demander. de
Passage en France, afin d'y dénoncer le
enet et les procédes atroces de
perfile
mme sans lumanité
cet homme sans principe
ur à l'ambassadeur (3).. Galbaud écrivit aussi lc même
i-peu-prés dans lc même style, 3 et leurs
1 Avis de Genet, dela fin de novembre.
2,Lertre d'A. Couseiénce à Génet: du 27 novembre
a kettres d'André Conscience à
1793,
Genct, du 23 décembre 1793:
cer le
enet et les procédes atroces de
perfile
mme sans lumanité
cet homme sans principe
ur à l'ambassadeur (3).. Galbaud écrivit aussi lc même
i-peu-prés dans lc même style, 3 et leurs
1 Avis de Genet, dela fin de novembre.
2,Lertre d'A. Couseiénce à Génet: du 27 novembre
a kettres d'André Conscience à
1793,
Genct, du 23 décembre 1793: --- Page 388 ---
(3 380 )
lettrcs furent insérées par eux dans les papiers publics ang
et français (), dont presque tous les numéros contenoient.
diatribes aussi ouirageantes contre l'ambassadeur et les con:
de la République dans les Eiats - Unis. Genet, excédé de
d'insultes, répondit à Galbaud par ce simple billet: ( Puis
> les Anglais ont dédaigné en vous comme en Dumouriet, ve
votre
le traitre dont ils avoient mis
y
apr
ami et
patron,
le consul vous indiquera un bord sur lec
> la trahison,
et conduit en France, oi vous seriez dei
>> vous serez reçu
rebellion terminée par Pi
b long-temps sans votre absurde
> lâche désertion (2). >
A peu près dans le même temps, Galbaud et Conscienc
6. XXXV.
de Bre
Ils insultent accompagnés de quelques colons, et particulièrement
le consul Vilandry et Duny, dont les papiers avoient été saisis avec C
Eaurerive! dc
vinrent demander au consul français de New - Yc
Tanguy,
aller en France. Tel étoit
Hanterive , un passage pour
la
pour les autorités, qu'ils adressèrent pa
manque d'igards
chapcau sur la tête, en le qualifiant
2u consul français,le
Monsieur. Hauterive leur offrit néanmoins le passage su?
corvette la Perdrix, en leur annonçant qu'ils y seroient re
Galbaud prétendit, comme il l'avoit f
comme prisonniers.
ne vouloit le mettre
lorsqu'il étoit sur le Jupiter, qu'on
lc livrer aux commissaires civils,
ce bâtiment que pour
vaisscau de ligne q
demanda à partir sur le Saint-Honoré,
de Galband à Genet, du 23 décembre 1793. Courier polic
1 Lettre
du janvicr 1793. Débats dans l'affaire
de la France er de ses colonies, 4
colouies, tome IV, F. 12S ct 129.
de Genet à Galbaud 1 des 23 et 24 décem'sre. Courier polit
2 Lettres
Débats dans T'affaire dcs colonics, tome
sus.., du 4 janvier 1794.
pag. 219.
Saint-Honoré,
de Galband à Genet, du 23 décembre 1793. Courier polic
1 Lettre
du janvicr 1793. Débats dans l'affaire
de la France er de ses colonies, 4
colouies, tome IV, F. 12S ct 129.
de Genet à Galbaud 1 des 23 et 24 décem'sre. Courier polit
2 Lettres
Débats dans T'affaire dcs colonics, tome
sus.., du 4 janvier 1794.
pag. 219. --- Page 389 ---
(381 )
quipageavoit été fortement travaillé
ince, gai y éioient
par les déportés du Port.
rassemblés lors de
réclima en outre le traitement
l'inceridie du Cap.
uverneurde
qui appartenoit au grade de
S-iat-Domingue. Hauterive s'y refusa.
gnons de Gilbaud se livrèrent alors
Les comportemens si grands
contre le consul à des
obligé
qu'apres avoir appelé la sentinelle, il
d'envoyer son secrétaire chercher
e(1 un con table ). Il paroit avéré
un oficier-dajustte circoastance
que Conscience mit, dans
3 un pistolet sur la
et ses
poitrine
compaguons ne SC retirèrent
d'Hauterize;'
crivé du cousiable ct de
avec Galbaud, qu'à
quelques français
consul. Ils lc menacèrent même
accourus au secours
e l'ambassadeur, des
dit-on, en s'en allant, ainsi
feailles de
La ccène qui venoit de se
Tangay-la-Eoinitre (1).
ux aux moins
passer chez Hauterive ouvtitles
clairvoyans. Les marins de la
bient é:é les premiers a se soulever
Normande,qui
pour Galbaud
envoyé en arrestation sur cette
lorsqu'il
P, se prononcérent
gabarre dans la rade du
erché à les
hautement pour le corsul, quoiqu'on eiit
soulever de nouveau depuis qu'ils
ik. Ils lui envo;èrent
étoient à New-.
une députation de quinze marins
défense. Le capiaine de la gabarre,
pour
bit aussi entraîné dans
Maistral, que Galbaud
son parti dans la rade du Cap
Lettre d'Hauterive à Gener, du 23 ou 25
(2),
décembre
d'Hauterive aux républicains français, Lettre de Galbaud :1793. Proclamaasdécembre. Déclaration de R. Dujar,
à Hauterive,
Pas de Calais > faite à Bresc le 28 messidor licutenant. au croisiène bataillon
'rance ct deses colonies
an 2. Courier
de
Galbaud
2 du 4 janvier 1794,
politique
à la Convention nationale, du 30 pag. 184. Projet d'adresse
Déclaration sincère que font aux autorités décembre 1793.
ciers mariniers, erc. 3 octobre 1793; dans le consticuées de France Ies
parcic française de
journal des révolutions de
.essus au tome II, Saint-Domingue les S:. XXXVLer 7 du 18 octobre 17,3. Voyez aussi
XXXVII, P.456 ct 457 du chap, V.
4,
politique
à la Convention nationale, du 30 pag. 184. Projet d'adresse
Déclaration sincère que font aux autorités décembre 1793.
ciers mariniers, erc. 3 octobre 1793; dans le consticuées de France Ies
parcic française de
journal des révolutions de
.essus au tome II, Saint-Domingue les S:. XXXVLer 7 du 18 octobre 17,3. Voyez aussi
XXXVII, P.456 ct 457 du chap, V. --- Page 390 ---
(382) )
consul
pouvoit compter sur sa soumissic
manda au
qu'il
étoit
de la Normande
parfa
ses ordres, K que Péquipage
Galbaud é
n2e douroit plus que
> ment tranquilie, qu'il
semer la discorde en CE
)) un traitre, qui ne vouloit que
les intérèis de la République (1). D
> piomettant
$. XXXVI.
étoit de retour à Philadelphie, approuva la c
Retour de Genet. qui
fut instruit. 1l Pinvita ne
Galbaud cn duite d'Hauterive dès qu'il en
ou
Françe,
laisser
Galbaud sur le Saint Honore,
anoins à
partir
itarir la source
tel autre bâtiment qu'il lui plairoit pour
qu'il ne redoutoit pas son ret
tant de troubies, 2 et prouver
Hauter
France comme ses partisans le répandoient.
en
en lui déclarant ( que ceux qu'il accu
l'annonça à Gaibaud,
étoient aussi empre
D de craindre son retour en France,
d'enye
délivrer les Etats-Unis de ses intrigues que
> de
l'accusé qu'elle réclamoit (2). >
> à la justice nationale
de
Galbaud n'accepta pas plus ses offres que celle
P:
il étoit ballotté entre ses inquiétudes et 9
sur la Perdrix;
exciter de nouve
intrigans, qai s'en servoient pour
de
ques
achever de faire perdre aux agens
troubles, et pour
Les colons
toute considération dans les Etats-Unis,
France
le malheur de se confier ne cesscient de
quels il avoit eu
commissaires civils àla Conyen
presser d'aller accuser les
à Genet ; du 23 ou 25 décembre 1793. Proclama
I Lettre d'Hauterive
Lettre de Maistral à Hauterive,
du même aux républicains fraugais. du 25 déceibre. Lettre du mên
décembre. Letttc dc Gepet au même,
Cambis, du a5 juillet,
A
à Genet, des 23 ou 25 , ct 30 décembre 1793.
2 Lettresd'Hauterive
Autres de Genet au mème,
du même à Galbaud, du 11 janyier 179425 St 30 décembre 1793,
'Hauterive
Lettre de Maistral à Hauterive,
du même aux républicains fraugais. du 25 déceibre. Lettre du mên
décembre. Letttc dc Gepet au même,
Cambis, du a5 juillet,
A
à Genet, des 23 ou 25 , ct 30 décembre 1793.
2 Lettresd'Hauterive
Autres de Genet au mème,
du même à Galbaud, du 11 janyier 179425 St 30 décembre 1793, --- Page 391 ---
(383 )
ationale ; ils Pengageoient à
leur parti le supplice des profiter des avantages qu'offroient
ion de fous ceux qui
vingt-deux députés, et la proscripvec Brissot
paroissoient 'avoir eu
ou avec la députation de la quelques relations
aux d'ici, lui disoit Th. Millet,
Gironde. Les joureux de France : ces derniers
sont pour vous ainsi que
kire du Cap. Washington
ne vous imputent rien dans l'af
vient d'annoncer
clé. C Mais ce qui achève de-lever
que Genet est rapGenet, c'est que le principal
tout-à-fait le masque de
ministre Lebrun est d'avoir chef d'accusation contre le
agens de la faction
confié les ambassades d des
tout. à-fait tourner brissotine :
La chance
en votre faveur
)
va
es contre-rérotationnuires
(1). Les papiers publics
lus grand soin toat ce
recueilloient elfectivement avec le
e la mêne faction
que Saint-Just et les autres membres
avoient dit à la
ions de Brissot et des
Convention sur les opics colonies.
députés de la Gironde dans l'affaire
Tout cela ne suffisoit
témoigna
pas néanmoins Pour rassurer
beaucoup d'inquiétudes à Th.
Galbaud $
le rassurer d'après le
Millet, qui chercha
ouvellement
rapport d'un capiraine du
arrivé, ( Je vais vous dire
commerce
vit il, ce gu'il m'a dit. La
sincérement, lui écrigui doit maintenant étre
correspondance de Raimond,
missaires civils étoient guillotiné, prouve que les comchargés de la ruine de
mingue; mais que l'imprudence du
Suint.Dorapproché le moment
général Galbaud avoif
cendre léquipage. par une prorocation, en faisant des.
sur quoi roulera
Voilà, comme je l'ai toujours
voire cause,
pensé 2
Aiiprirowrneg de gu3iprou1 Lette de Th. Millet à
du
Galbaud, 29 janvier 1793.
ient guillotiné, prouve que les comchargés de la ruine de
mingue; mais que l'imprudence du
Suint.Dorapproché le moment
général Galbaud avoif
cendre léquipage. par une prorocation, en faisant des.
sur quoi roulera
Voilà, comme je l'ai toujours
voire cause,
pensé 2
Aiiprirowrneg de gu3iprou1 Lette de Th. Millet à
du
Galbaud, 29 janvier 1793. --- Page 392 ---
(384)
n'est pas votre ouvrage, écla
9 ver que cette provocation dès moment (1)- >
> tez sans réserve, et ce
avoir ou
Galbaud et Th. Millet lui-mème ne pouvoient pas
Tar
avoient élé les auteurs de cette provocation avec
blié qu'ils
que Genet en avoit ac
Ils n'ignoroient pas
avo:
goyda-Belaière.
dans ies papiers qu'il
quis la preuve la plus complette
mais ils espéroient veni
fait saisir chez Tangay-la-Boisilère; les certificats qu'ils avo'er
à bout d'obscurcir la vérité par
d'autres marins de I
du Jupiter et à
fait signer à l'équipage
d'après le triomphe d
fotte 5 peut-être mème espéroient-ils, la Convention nationale > fair
parti qui opprimoit en France Genet. Ils comptoient sur 1
disparcitre les papiers saisis par
avoient défendu les principes frança
supplice de tous ceux qui
celui de Raimond (a
dans l'affaire des colonies, comme sur
la correspondance de ce co.on, indique
Ii est femarquable que
étcit ceile que 1e
Th. Millet dans sa lettre à Galbaud,
par
coloniale avoient falsifce en la fa
commissaires de Passemblée
sant imprimer (3).
surmontèrent enfin la répugnance de Galbaud
S. xxVn. Tous ces motifs
Millet, et
autres des acct
Th.
queiques
Son exclu- peu de temps après
lui
sur iet
sion des D3- sateurs de Polverel et Sonthonax
procurérent, ainé, un bât
bats.
persennel avec Marie et Chotard
engagement
de"Th. Millerà Galbaud, du 3 février 1794I Lettre
à Pkiladeiphic à la Convention nationale
2 Adresse des colons réfugiés de Th. Millet à Galband, sans datc ni signature
du Sveptose e, an 3. Lettre mêmc au même 2 des 29 janvior ct 6 févri
mais paraphéc. Autres du
1794lcs hommes de couleur, P. 3 eg
3 Lettres de J. Raimond à ses frères
Arrètis du comité de inarine ct descclonies a du. *
met
tre
à Pkiladeiphic à la Convention nationale
2 Adresse des colons réfugiés de Th. Millet à Galband, sans datc ni signature
du Sveptose e, an 3. Lettre mêmc au même 2 des 29 janvior ct 6 févri
mais paraphéc. Autres du
1794lcs hommes de couleur, P. 3 eg
3 Lettres de J. Raimond à ses frères
Arrètis du comité de inarine ct descclonies a du. *
met --- Page 393 ---
( 0 385 )
ment américain pour son
germinal de l'an 2 (1). Il Passage s'est en France, od il arriva
colonies, comme
présenté à la
en
un des accusateurs des
commission des
quand Polrerel étoit à Y'erttémité,
commisaires civils,
avoir langui durant
et Jorsque les Débats,
y fut d'abord long-temps, acquéroient une
après
admis ; mais,
grande activité,
que lui fit
d'après l'objection
dans
Sonthonax, et la certitude du
d'émigration
un pays ennemi de la
fait matériel de sa fuite
Fru pouvoir lui laisser
République; la commission n'a
fout dans une
T'exercice du droit
pas
question politique,
d'acensation, suruer sur T'imputation
jusqu'à ce gu'it edt fait staroir au comité de d'imigration. Elle l'a renvoyé à se
ances extraordinaires législation pour y faire valoir les pourqui
circons.
n sa faveur (2).
formoient, disoit-il, une
exception
Cette exclusion des Débats,
ucls Galbaud a pris
T'importance des
la
une si grande
événemens aux- s. XXXVIIL:
commission des colonies
part, ont fait un devoir, Réflexions
examen de tout ce
d'apporter le plus
sur la ccnils et Genet
qui le concernoit. Les
grand scin à duitedeGaln'ont pas douté qu'il ne fit commissaires ci- baud dansles
oyalistes et de Péranger. Ses
dévoué au Parti des Etats-Unis,
ionnaires du Cap, qui
liaisons avec les
uite elle-méme
continnérent dans les
contre-révolnette
, sont les principauz faits Etsts-Unis, et cette
inzalpation.
sur lesquels on a fondé
On voit bien dans les
aisons avec
papiers de Galbaud qu'il
Tanguy-la Boissicce
continua ses
, même après son
1 Débats dans l'affaire
Fctonr du
utler, ctc.
des colonies s tome IV , P1 136,
2 Lettre de Galbaud à la
Marchs passé avec
urrêtés de la commission des comnission des colonics, du
affaire des colonics,
co'onies, des 12
17 ventôse an 3...
teme IV, P. 123, 121, et19 125, germinal Déhats dans
Rapporipar Garran-Couton.
126, 165 et 166,
Tome IV,
Eb
l'affaire
Fctonr du
utler, ctc.
des colonies s tome IV , P1 136,
2 Lettre de Galbaud à la
Marchs passé avec
urrêtés de la commission des comnission des colonics, du
affaire des colonics,
co'onies, des 12
17 ventôse an 3...
teme IV, P. 123, 121, et19 125, germinal Déhats dans
Rapporipar Garran-Couton.
126, 165 et 166,
Tome IV,
Eb --- Page 394 ---
(386 )
fallut les instances les plus vives de Th. Mil
Canada, et qu'il
demeurer avec ce journaliste che;
let pour le détourner d'aller
disoit.il
Lemaigre, dont les vrais républicains
un nommé
assiduement fréquentée par le
évitoient ce la maison, trop
, e
les Talon, qui en dirigeoient T'opinion
Noailles, par
faisoient res
comme Galbaud avoit pu F'appercevoir,
9 qui,
de Tanguy >. Th. Millet, qu
> sentir leur influence au journal
mais
à voir Tanguy - la - Boissière ,
q
continuoit toujours
dans ces relations 2 n'et
évitoit soigneusement toute publicité
à établir combien une démarche aussiimprudent
pas de peine
ennemis communs (1 ). On vo
donneroit de prise à leurs
da
avo
Galbaud, lors de son évasion Jupiter,
bien encore que
un militaire républ
très-fortement condamné par
un projet
attaché
C'est ce qui résuli
cain, qui lui avoit été
jusqu'alors. paroit avoir ét
d'une lettre sans date et sans signature, qui
de la fotte
vers le temps de son évasion
écrite à ce général
demande un certific:
- camp Coroller, qui y
par son aide-de donnant ici cette lettre , on n'en supprim
de ses services. En
demandé de Coroller. Les poin
que ce qui est relatif à la
aussi dar
dans la partie que l'on transcrit, se trouvent
marqués
l'original.
< Général,
larmes aux yeux et la mort dans le cceur, 94
* C'est,, les
il n'y a pour vous aucu
je vous adresse ces lignes. Citoyen 2
su
avec confiance comme je
danger à aller croiser; allez-y
des événemens; ra
mettez-vous au-dessus
a disposé à y aller;
montrez cette énei
toutes les forces de votre ame;
> semblez
Galbaud, des 30 décembre 1793, a er 1
1 Lettre de Th. Millet à
Th, Millet, sans date.
janvicr 1794. Autre de Galbaud à
pour vous aucu
je vous adresse ces lignes. Citoyen 2
su
avec confiance comme je
danger à aller croiser; allez-y
des événemens; ra
mettez-vous au-dessus
a disposé à y aller;
montrez cette énei
toutes les forces de votre ame;
> semblez
Galbaud, des 30 décembre 1793, a er 1
1 Lettre de Th. Millet à
Th, Millet, sans date.
janvicr 1794. Autre de Galbaud à --- Page 395 ---
-
(387 )
gie qut vous caractérise, et vous
contraire vous
le
triompherez; mais si ais
N
déclare
embraisex parti .
e
que vous vous
a je vous
* peut manquer de
perdrez; que votre Cause 1 qui ne
rééchisery; triompher, va devenir détestable.
ordonnez, mon bras
Ganéral,
vous servant je sers ma patrie
est à vous 2 Parce qu'en
mon devoir
; mais je croirois
sije ne vour avertissois
manguer d
veux prendre aucune part d ce
que je ne puis et ne
qui est le seul que vos ennemis projet . -
vous donner.
les plus déclarés pourroient
>> Général, ma vie me doit être
cependant je jure de vous suivre aussi chère que la vôtre ;
abandonnier l'idte de
par-lout, pourvu
je serai forcé;
:
. e e Sans cela, 6 que douleur! vous
malgrémsi, de
je suis prêt de faire tous les quitter un citoyen pour lequel
sacrifises.
> Général, encore ltne fois,
tout avec vous 3 je me ferai je suis tout à vous ; j'irai
mais
un devoir de
pargers;
je ne consentirai
partager vos dantant le
jamais à me
projer -
perdre en
>
adopOn ignore quel étoit ce Projet si
Poroller; peut-être étoit-ce
fortement
celui de
désapprouvé par
ingue attaquer les commissaires
retourner à Saint Doensible qu'ait été la conduite
civils. Mais quelque
de Gilbaudaur
repréSuint-Domingue, on ne peut
Etats-Unis comme
endu aux ennemis de la France. pas en conclure qu'il ait été
onnant qu'on n'en ett
S'il l'edt été, il seroit
on a trouvé
vu aucune trace dans ses
bien
Un si grand nombre de
P'piers, onl
ables mancenvres, Tout
preuves de ses condampurage ct les talens militaires annonce que ce général 3 malgré la
dont il a donné des
preuves en
Bb 2
, on ne peut
Etats-Unis comme
endu aux ennemis de la France. pas en conclure qu'il ait été
onnant qu'on n'en ett
S'il l'edt été, il seroit
on a trouvé
vu aucune trace dans ses
bien
Un si grand nombre de
P'piers, onl
ables mancenvres, Tout
preuves de ses condampurage ct les talens militaires annonce que ce général 3 malgré la
dont il a donné des
preuves en
Bb 2 --- Page 396 ---
(388 )
absolument de force dans le caractère (1);
Eurepe, manquoit
facilement séduire par tous cenx qui l'entouroient,
il se laissoit
factieux
Tobsession de ses
et alors il devenoit intrigant et
par
lettres à
alentours. Si l'on en croit la minute d'une de ses
trouvée dans ses papiers, il lutta quelTangay-l-Boiwière,
de
la fotte dans les Etatstemps contre le projet réinsurger
que
avec Th. Millet, et celle de ce
Unis (2). Sa correspondance
c'est
dernier avec Clausson et d'autres colons, prouvent que
desiroient son retour en France
uniquement pour eux qu'ils
du
dans le nom
gouverneut
afin de trouver un appui imporant
le malheur
de la colonie. Il n'est pas douteux non plus que
il en éprouva les atteintes le:
n'ait contribué à aigrir Ga'baud;
cuisantes; et rien n'est plus propre à exciter la pitiéque
plus
réduit lors de son voyage du
les extréinités ou il se trouva
Canada. II trouva à son retour sa femme et ses enfans qu'or
volés de leurs dernières ressourcei, réduits à recevoir le
avoit
secours de la charité publique. Quels qu'aient été ses égaremens
dans cette situation déplorable , il ait voul
rien n'indique que,
trahir son pays. Resté sur la fotte jusqu'à son départ pour
Canada,il n'est point étonnant qu'il n'ait pas reconnu 2 sitô
le royalisme de
qui
so1l
Tangay-la-Hoistire,
après
retour,
lors de la catastrophe du Cap, l'avoit égaré par d'hypocrite
démonstrations d'un patriotisme exagéré. Sa lettre à ce jour
dans les Débats, peut se concilier avec se
naliste, rapportée
de Galbaud'à Tanguy, du 17 juiller 1793. Autre du même à Th
1 Lettre
Autres de Th. Miller à Galbaud, des 28 et 30 décembre
Millet, sans date.
3et 6février 1794. Autre du même au mêm
8, 9, 18, 24 et 29 janvier,
Autre de Clausson au même
sans dare ni signature, mais avec paraphe.
du 27 décembre.
du 17 juillet 1793.
2 Lettre de Galbaud à Tanguy-la-Boisièr,
juiller 1793. Autre du même à Th
1 Lettre
Autres de Th. Miller à Galbaud, des 28 et 30 décembre
Millet, sans date.
3et 6février 1794. Autre du même au mêm
8, 9, 18, 24 et 29 janvier,
Autre de Clausson au même
sans dare ni signature, mais avec paraphe.
du 27 décembre.
du 17 juillet 1793.
2 Lettre de Galbaud à Tanguy-la-Boisièr, --- Page 397 ---
(.38 )
idées, et l'on sait combien les
preduisent de
mouvemens des révolutions
rapprochemens extraordinaires (1).
Dés avant le départ de
mingue avoient dressé Galbaud, les déportés de Saint-Do- S. XXXIX.
dans les Etats-Unis la
a servi de base à l'acte
dénonciation qui Dénonciad'accueation présenté
tion de Polmission des colonies contre les
depuis à la com- verel et Sondans divers
commissaires civils. On a dit thonax >
pamphlets, et dans les
par
ciation avoit été faite
Débats, que cette dénon- lcs colons dés
giés dans les
Par plus de dioc mille Français réfu- portés, e
Etats-Unis. Page et Brulley ont même
un extrait peu fidèle des pièces
fait imprimer
sous le titre (
relatives a cette dénonciation,
d'dnalyse des picces adressées d Za
> de
commission
Saine-Dominguepar dixe mille
> giéesà la Noavell-Ang'eterre familles frangaises: réfunonciation fut dressée
(2)>. La vérité est que ia dépar
une centaine de colons Tanguy-la-Boisibre, et adoptée par
déportés quif
au plus. Ç'étoient presque tous des
formèrent une espèce de club à
avoir pu obtenir l'autorisation
Philadelphie, sans
engagés à accéder
du magistrat 2 ou qui farent
au vocu du club de
Millet à Baltimore et
Philadelplic par Th.
par Duny, , à New-York
cette pièce
(3), Lesauteurs de
protestèrent contre toutes les
missaires civils, et
epérations des comparticulièrement contre F'affranchissement
1 Projer d'adresse de Galbaud à la Convention
cembre 1793. Lettre. de la citoyenne Galbaud
nationale, du 30 déDébats dans l'affaire des colonies,
à Gener, du 19 novembre.
2 Conspirations,
tome IV, P. 127 et 128,
de dix mille
trahisons et calomnies dévoilées, et dénoncfes par
Erangaisréfagiés au continent de
plus
3'
l'Amérique 2 P. 9.
/Bitap.11,12 et 13, 27, 28 et 35. Lettre de Th.
daay octobre 1793, Voyez diverses
Millet à Clausson,
Clausson, de la fin de 1793. Débats dans autres letires de Th. Millet ct de
P.88 et suiv.
l'affaire des colonies, tome IV,
Bb 3
dévoilées, et dénoncfes par
Erangaisréfagiés au continent de
plus
3'
l'Amérique 2 P. 9.
/Bitap.11,12 et 13, 27, 28 et 35. Lettre de Th.
daay octobre 1793, Voyez diverses
Millet à Clausson,
Clausson, de la fin de 1793. Débats dans autres letires de Th. Millet ct de
P.88 et suiv.
l'affaire des colonies, tome IV,
Bb 3 --- Page 398 ---
( 3g0 )
de la province du Nord de Saint
des noirs et la députation
sur
à la Convention nationale. Ils s'y prévalurent
Domingue
constituante, qui mettoien
tout des décrets de l'Assemblée
hors de la Constitution française, et qui plaçoien
les colonies
la nation les
coloniales
de
proprittés
sous la sauve-garde
les esclaves nègres. Ils y ré
c'est-à-dire,, suivant les colons,
fait le droi
erfin, comme ils l'avoient toujours
>
clamèrent
intérieur, dont l'exercice, disoient-ils
de régler leur régime
maux. On
juger de
la colonie de tous ses
peut
auroit garanti
des faits dans cette dé
1a vérité qu'on a mise à l'exposition
Après avoir rendi
nonciation pàrle dernier qui y est rappelé.
ol
concernent Polverel et Sonthonar >
compte de ceux qui
révolter les escla
aux
Delpech a fait
ajoute: c Enfin,
Cayes,
14 juillet, et fait tuer cen
>> ves, le jour de la fédération,
étoient sans car
blancs, qui, trop confians,
> cinquante
assister à une fête nationale, et non
> touches , croyoient
boucherie méditée (1),
> une
successivement par deux colon
Cette assemblée, présidée
alle
6. XL.
Barault de Narçay et Desroches 3 élut, pour
Sous la di- nommés
les principaux conseillers de
rection de porter en France sa dénonciation,
autres colons
Tanguy-la- Galbaud, Th. Millet, Clausson, Duny et quelques
mission
Boissière.
de ceax qui furent choisis pour cette
Quelquesuns
parvint à le
et ce ne fut pas sans peine qu'on
la refusèrent,
Dénonciation des Français blancs de Saint
I Ibid. Pag. 15,19 et 24.
millions de blancs
dans les Etats- Unis, aux vingt-cinq
Domingue > réfugiés
composant la nation française,
leurs pères > leurs frères ct leurs concitoyens, dans le Journal des Révolutions de
contre Polvercl s Sonthonax et Delpech $
et en anglais. Supplé
du 16
1793, en français
Saint-Domingue s
septembre aussi le chap. V ci-dessus, 3 $ XLI
ment au No. 33 dud. journal. Voyez
millions de blancs
dans les Etats- Unis, aux vingt-cinq
Domingue > réfugiés
composant la nation française,
leurs pères > leurs frères ct leurs concitoyens, dans le Journal des Révolutions de
contre Polvercl s Sonthonax et Delpech $
et en anglais. Supplé
du 16
1793, en français
Saint-Domingue s
septembre aussi le chap. V ci-dessus, 3 $ XLI
ment au No. 33 dud. journal. Voyez --- Page 399 ---
(391 0 )
remplacer (r). Q:oique le
été
principal auteur de cette
Tanguy - la - Boissière, il n'osa
mesure eut
nombre des députés
pas cependant se mettre de
bien
envoyés à la métropole à cette occasion
qu'avant l'incendie du Cap il eût
expressément
déportation en France aux commissaires
demandé sa
les dénoncer à la Convention
civils, pourpouvoir aller
nationale.
penser dans les
Ilallégua > pours'en disEtats-Unis, sa mauvaise
mais
nous apprend que son vrai motif fut la santé;
Th. Millet
terribles
crainte des
qu'on auroit. pu tirer contrelui, des
conséquences
donnés à Galbaud
ia
conseils qu'il avoit
moins
pour descente da Cap. Ce fut lui
qui dressa la dénonciation
néananglais et en français,
et qui la fit imprimer en
sous sa seule
huméro de la continuation du
signature, dans le second
partie
Journal des révolutions de
française de Saint - Domingue
la
qu'il avoit commencé
(2). On a déja vu
Ce même journal dans la
reprit dans les
colonie ; il le
arraché des mains Euts-Unis, de
avec ce même Duny, , qui l'avoit
la justice à New- Yerk
huméros de cette feuille farent
(3). Tous les
consacrés à
française et sa
outrager Ja Nation
révolution, s à insulter les
Hans les Etats-Unis, les
agens de la France
et tous ceux qui
commissaires civils de
de
témoignoient
Suint-Domingue,
l'attachement à la République,
Conspirations, 9 trahisons et calomnies
5, 27, ctc. Débats dans l'affaire des dévoilées, , etc, a P. 14 et 15,
38 et suiv.
colonies, tome IV, P. 65 ct suiv.,
2 Journal susd., du 16 septembre
Autre ( avec quelques différences) du a5 1793 ( anglais et français ), No, 2,
etitre du No, 2, Voyez aussi dans le septembre 3 également imprimé soue
le Saine- Domingse d leurs frères de même No, : Le dernier cri des blancs
tome IV, P. 65.
France a par Tanguy. Débats susd,
31 Débats daus l'affaire des
colonies, tome II, T 66 et 67.
Bb 4
susd., du 16 septembre
Autre ( avec quelques différences) du a5 1793 ( anglais et français ), No, 2,
etitre du No, 2, Voyez aussi dans le septembre 3 également imprimé soue
le Saine- Domingse d leurs frères de même No, : Le dernier cri des blancs
tome IV, P. 65.
France a par Tanguy. Débats susd,
31 Débats daus l'affaire des
colonies, tome II, T 66 et 67.
Bb 4 --- Page 400 ---
( : 392 )
On peutjuger de T'esprit qui dirigeoit ce journal par les extrait
S. XLI. suivans du
nombre de numéros que la commission des cc
Extraits de
petit
dans les
des accusateurs de Polvere
son journal lonies a trouvés
papiers
contre les et Sonthonax. Dans le numéro 7, ot Tanguy ne paroissoit pa
commissaiavoir entièrement abjuré les sentimens républicains 2 o
res civils, encore
du
de Brissot, et de la prétendue défait
etc.
rend compte
procès
lo
d'une armée de Girondins par le général Santerre 5 puis
ajoute ( que le projet de cette infernale faction, sousle masqu
outré, ne tendoit qu'a opérer la guetr
> d'un républicanisme
France
avoit cabalé pour faire nom
> civile en
>i ; qu'elle
ci
mer les plus intrigans de son parti aux premières places
viles, militaires et diplomatiques 3 tant en France que dan
les
étrangers et dans les colonies ; ( qu'on a trouvé le pla
pays
instruction
> de conspiration contre Saint - Domingue 9 les
à Sonthonax, Polverel et Delpech 3 et une parti
> envoyées
> de la correspondance de ces derniers; qu'on conncitaujourd'he
de cette faction philanthropique, et jusqu'au
5 tous les agens
décre
> agens de leurs agens >. Vient ensuite un prétendu
T'atrestation des commissaires civils, leur envoi an tribu
pour révolntionnaire, la réintégration des colons déportés ou ex
nal
dans leurs proptiétés, et des mesures pour faire rentre
patriés
dans l'ordre. On finit pàr annoncer que la Conven
les nègres
mille hommes : - - e 2 qui doi
tion a cc décrété. quinze
Gal
30 vent sans délai étre envoyés aux ordres du général
> baud >
Dans le numéro 9, Tanguy prête à Brissot ce mot terrible
attribué jusqu'alors : G Périssent le3
qu'on ne luiavoit jamais
1 Journal des révolutions de la partic française de Saint-Dominguc, da7
octobre 1793.
. On finit pàr annoncer que la Conven
les nègres
mille hommes : - - e 2 qui doi
tion a cc décrété. quinze
Gal
30 vent sans délai étre envoyés aux ordres du général
> baud >
Dans le numéro 9, Tanguy prête à Brissot ce mot terrible
attribué jusqu'alors : G Périssent le3
qu'on ne luiavoit jamais
1 Journal des révolutions de la partic française de Saint-Dominguc, da7
octobre 1793. --- Page 401 ---
(393 )
colonies, plutôt que la mort d'Ogé ne soit
y prête à Polverel, tout aussi
pas vengée *.
Atigue prononcé le 10 juin
faussement, ce serment frébn incendie : ( Nousj jurons 1793 au Cup, neuf jours avant
cette ville
que nous ne sommes venus dans
le
que poury exterminer, comme nous
faire cl2l Port-au-Prince,
renons de
de couleur
> tous les ennemis des
>. Tanguy y attribuc d'autres
hommes
roces aux commissaires civils, ainsi
propos encore plus
impute à l'homme de couleur
qu'à leurs partisans; il
Chanlatte,
e Binssou 2 une. trahison qui n'a
qui venoit de batEnéral des nègres rebelles. I!
jamais eu lieu envers ce
méro, c'cst Ia troupe de
est remarquable que 'dans ce
igends (1).
Chanlatte qui y est qualifiée de
Dans le numéro 12, est insérée
claration des marins du
avec beaucoup d'éloges une
Jupiter, qui suivirent
fuite, et qui contient beaucoup
Galbaud dans
issaires civils, le
d'insultes contre les comcontre - amiral Cambis et le
t (2).
ministre GeDans le numéro 24, on fait
pup d'autres, de ceur
F'apologie, comme dans beauqui ont livré Jérémie et lc
nglais, On y joint une relation d'un colon de
Môle aux
he, nommé Turpinot, od l'on
Saint-Dominnt pas de la liberté, Ce colon assure que les nègres ne veuPolverel
ajoute : K Le 22
continuoit à faire des
septembre,
connoissance que celle
proclamations. IZ est d ma
sous
pour la destruction des blancs étoit
presse ; qu'elle n'a été retirée qu'à la sollicitation
des
1 Jeurnal des révolutions de la partie
atcbre 1793.
française de Saint-Domingue, du 12
23 Journal susde, du 18 octobré 1733.
assure que les nègres ne veuPolverel
ajoute : K Le 22
continuoit à faire des
septembre,
connoissance que celle
proclamations. IZ est d ma
sous
pour la destruction des blancs étoit
presse ; qu'elle n'a été retirée qu'à la sollicitation
des
1 Jeurnal des révolutions de la partie
atcbre 1793.
française de Saint-Domingue, du 12
23 Journal susde, du 18 octobré 1733. --- Page 402 ---
(394) )
pour eux des suites de ce
s hommes de couleur, effrayés
dans le même numé
s effroyable mesure x. On annonce
le cout
grand nombre de colons ont été sacrifiés sous
qu'un
le farouche Poiverel. . e
de l'infernale guillotine K par
dont il est,
sans autre délit que le caprice sanguinaire
le
peut le dire, agité et tourmenté au point que sang de
cette ame féroce, un besoin
blancs est devenu, pour
la g
nécessitéls) > ; et cependant jamais
> plus impérieuse
de
lotine n'a été établie dans la colonie
Ssint-Dowingue
des commissaires civils. On y donne une longue 1
temps
fait monte
des prisonniers blancs du Port-au-Prince, qu'on
plus de neuf cents. On y joint les Guyambois frères, emp
leur attachement aux blancs.
sonnés, y est-il dit, pour
vouloient établir
peut se rappeler que ce sont eux qui
et s'en
triumvirat de noirs pour expulser tous les blancs,
P
On ajoute enfin que tout est dans
tager les propriétés (2).
oi l'on attend K le t
tranquillité des tombeaux à Léogane,
D
Polverel, qui doit aller remplacer
D rible exterminateur
doucement aux Cayes (3)
D pech, mort naturellement et trop
On dit dans un autre numéro, que c'est Polverel qui
empoisonné.
Sonthonax a été arrêté
Dans le no, 26, on dit encore que
vouloi
Port-au-Prince, C à la téte de quelques furieux qui
n'avoit pas pu contenir
D
mettre le feu aux prisons; qu'on
l'avoit mis
s'étoit jetée sur le monstre et
> multitude, qui
oul l'on raconte un prétendu m;
D pièces >. Dans le numéro 40,
1 Journal susd., du 15 novembre 1793.
2 Voyez ci dessus le chap. V, $ XXXIV.
3 Journal susd., du 15 novembre 1723.
vouloi
Port-au-Prince, C à la téte de quelques furieux qui
n'avoit pas pu contenir
D
mettre le feu aux prisons; qu'on
l'avoit mis
s'étoit jetée sur le monstre et
> multitude, qui
oul l'on raconte un prétendu m;
D pièces >. Dans le numéro 40,
1 Journal susd., du 15 novembre 1793.
2 Voyez ci dessus le chap. V, $ XXXIV.
3 Journal susd., du 15 novembre 1723. --- Page 403 ---
(395)
re de quinge mille personnes,
pnax d'une autre manière
faitaParis, on tue encore Sen-
: ce Un passager, y est-il dit,qui a
-
ihcmatlzodicembe,
la tite de ses
,assure que Sonthonax d éeétus,
nouveaux libres, 3 dans un combat
parti et l'armée de ceax qui desirent
entre son
Folonie; ilavoit été
rétablir l'ordre dans. la
de
abandonné par les gens de
sa
couleur, irrités
proclamation, qui donne la liberté générale, Les
ans de Jacmel expriment le besoin
habirection des
qu'ils ont de la
Anglais :
La
prou13 de ce mois,
gazette de New-Y York,
rapporte a d'après des
que Sonthonar ne s'est point enfui,
rapports fdeles,
instant oi
comme onl le disoit, à
ilasu qu'il alloit être sacrifié;
fré tué à li tête des
qu'il a positivement
s Jacmel
nègres révoltés, dans une rencontre
>
Enfia en trouve dans le même numéro 26 le
t d'injures
vrai motif de S. XLIT.
prodiguées aux agens de la France. On
Autres od
départ de deux grandes flottes
y annonce il manifeste
à la Jamaique
anglaises ) armées à Londres SCS VUCS conpour aller achever la conquête de Saint- tre-révolumingue. On ajoute : (C Puissent ces nouvelles
tionnaires,
Par
se vérifier;
Saint-Domingue ne peut s'échapper des mains des
nissaires Polverel et Sonthonax
comqu'autant
Bance respectable opposera la force à la fureur qu'une puisassure que plusieurs K vaisseatix,
.
glais doivent arriver
frégates et transports ansous peu pour prendre ici ceux
lons de Saint: Domingue
des cotoit
qui voudront y retourner. Si cela n'épas, cela n'en devroit pas moins être,
C'est une néces3
ilé,méme politique, de rendre l'habitant à ses
foyers; c'est
Journal susd., du 23 décembre.
Sonthonax
comqu'autant
Bance respectable opposera la force à la fureur qu'une puisassure que plusieurs K vaisseatix,
.
glais doivent arriver
frégates et transports ansous peu pour prendre ici ceux
lons de Saint: Domingue
des cotoit
qui voudront y retourner. Si cela n'épas, cela n'en devroit pas moins être,
C'est une néces3
ilé,méme politique, de rendre l'habitant à ses
foyers; c'est
Journal susd., du 23 décembre. --- Page 404 ---
I 396)
lui d'y retourner, comme une justice €
> un besoin pour
9 reuse de l'y reporter avec sûreté(1) D.
Tangay-la-Boisièe avoit au surplus manifesté ses vues
long-temps auparavant. On lit dans le n
tre-révolutionnaites
( l'armée du N
dont on a déja cité d'autres passages, que
par le brave marquis d'Espain
> balais, commandée
entar
pas encore
> (
chez les Anglais) n'étoit
( émigré
avoit volé au secours d
> que M. de Fontanges, qui
les commiss
insurrection de Plaisance (contre
> première tête d'un détachement des Gonaives, y avoi
> civils ), à la
aussi va
e
que ce chef,
> grièvement blessé;. venoit de mourir des suites de ses 1
> reux qu'intelligent,
aux eaux de Banique dans la partie espagno
> sures s
comme dans plusicurs aut
Tandis que dans ce numéro,
donnoit d'éloges
chefs des émigrés, on prodig
on ne
qu'aux de la France, et lon an
de nouveaux outrages aux agens
diss
la Convention nationale étoit menacée d'une
çoit que
les armées ennemies ave
tion forcte, par les aventages que
remportés sur elie (2).
avoi
Dès son début aux Etats-Unis, Tangay-la-Roinière
colons
formoient le club de Philade'phie les
noncé aux
qui
C'est ce qu'on voit dans le discours qu
mes principes.
séarec
déerminer la dénor
prononça à la première
: pour
avoir justifié les cd
tion de Polverel et Sonthonax. Après y
que les émigrés faisoient aux répu
de plusieurs reproches
aussi de la mort
cains, il y avoit dit : ( On nous assure
1 Journal susd., du' 20 novembre 1793..
des révolutions de la partie frangaise de Saint Demin
2 Journal
du 11 octobre 1793.
mes principes.
séarec
déerminer la dénor
prononça à la première
: pour
avoir justifié les cd
tion de Polverel et Sonthonax. Après y
que les émigrés faisoient aux répu
de plusieurs reproches
aussi de la mort
cains, il y avoit dit : ( On nous assure
1 Journal susd., du' 20 novembre 1793..
des révolutions de la partie frangaise de Saint Demin
2 Journal
du 11 octobre 1793. --- Page 405 ---
(397) )
is XVI. K L'humanité nous ordonne de 'le
n avons zous gémi (1).>
plaindre; nous
Tel étoit l'esprit des membres de ce
kcita alors
club, que cette phrase . XLITI.
aucune réclamation. Il paroit même que lc club Des motiff
ta d'abord lenvoi en son nom du discours de
qui lc déter;
égislature
Tanguy à
française et aux
minérent,
départemens ; mais
ne tardérent pas à sentir le mauvais effet quelques COHuiroit en France. Le club
que cetie pièce
se réunit de nouveau
er contre; et comme Tangay-la-Boisière
pour proent encore dans le parti
se jela plus déciroyaliste, son.collaborateur
Autres accusateur-É i de Polverel et Sonthonax
Duny et
la misère seul: l'avoit
ont dit en France
précipité dans cet égarement
(2). On a déja vu que ce foliculaire
coupapartis, suivant les
se prostituoit à tous
circonsiances (3).. Th, Millet, qui le
hoissoitbien, mais qui, comme Duny, avoit.aussi des
is à garder avec lui, a'beaucoup
ménadans la manière dont il
plus approché de la véa cherché à expliquer sa conduite:
ene suis point étonné , dit-il daus une leltre à
es intentions manifestées
Clausson,
par quelques-uns de nos concipyens, de protester contre Penvoi à la
épartemens du discours inséré dans Ze Ligislacure et aux
numéro de
e ne suis pas plus étonné de la conduite de
Tangui,
ersatilité, de son
celui-ci, de sa
incohérence : attendez-vous à tout de
t sur-tout de la
lui,
véhémence, non de son caractère , mais de
ssée Lettre sans signature 2 datée de New-York, le 13
bre
à Clausson à Fhiladelphic.
7y et,
Débats dans l'affaire des colonics, tcme III,,
5et 136.
P-358, etc. 3 tome VIII,
Voyez ci-dessus dans le tome III, le SXV, du chap. IVe
-ci, de sa
incohérence : attendez-vous à tout de
t sur-tout de la
lui,
véhémence, non de son caractère , mais de
ssée Lettre sans signature 2 datée de New-York, le 13
bre
à Clausson à Fhiladelphic.
7y et,
Débats dans l'affaire des colonics, tcme III,,
5et 136.
P-358, etc. 3 tome VIII,
Voyez ci-dessus dans le tome III, le SXV, du chap. IVe --- Page 406 ---
( 398 )
qui le font si souvent déraisonne
sa ses crispations nerveuses,
C'est vraiment un a
s droit public comme en patriotisme.
la cra
son bâton, et qui ne pourra, par
> gle quia perdu
lui dira
se livrer au premier qui
> de se fourvoyer, que
sur-tout de le m
> est bon guide, et qui lui prometrra
> à bien.
faur qu'ilse précautionne ; que
> Rappelez-vous qu'iZ
et
ce con.
la descente au Cap, que
B Zui quia conseillé
est entre les mains d'un homme quipo
A donné par écrit 3
a
Il faut donc qu'il se prépare un patron
D s'en servir.
l'on découvre que cette
D événement; 5 car s'il arrive que
contre laquelle je me suis si fort élevé i
cente, mauvaise intention 3 son conseil par écrit entri
faite à
ne sera-t il
contre lui une pr
a mains de Galbaud
pas
Je ne sais s'il a combiné tout cela; ma
> de complicisé?
s'il l'avoit fait, et craindre le
me semble agir comme
veloppement de toute cette affaire (1). >0
s. XLIV.
Quelque opinion qu'on ait de Tinterprétation donnée
Identité de Th. Millet à la conduite de Tanguy, on voit dans la prem
principes de
la protestation du club contr
la plupart des phrase de ce passage 2 que
de calcul. A
déportés.
discours de Tanguy n'étoit qu'une affaire
après le discours ; et
n'eut-elle lieu qu'assez long-temps
aussi immédiates de la participo
* Quoiqu'il n'y ait pas des preuves exécutée
Galbaud s il
de Th. Miller au projet de la descente
par l'en considérer cor
pas possible, , malgré cc qu'il dic ici, de ne pas dans le chap. V de
l'un des auteurs. On peut à cet égard consulter, le S. XXXV,
volume, le 6. XV, P. 4oo;le .. XVI, P. 405 ct 406;
P.
st le S. XXXVI, P. 455.
1 Lettre de Th. Millet à Clausson, du 29 octobre 1793.
Galbaud s il
de Th. Miller au projet de la descente
par l'en considérer cor
pas possible, , malgré cc qu'il dic ici, de ne pas dans le chap. V de
l'un des auteurs. On peut à cet égard consulter, le S. XXXV,
volume, le 6. XV, P. 4oo;le .. XVI, P. 405 ct 406;
P.
st le S. XXXVI, P. 455.
1 Lettre de Th. Millet à Clausson, du 29 octobre 1793. --- Page 407 ---
( 399 )
s correspondans du club de
ssi limprudence
Philadelphie, ca
dangereuse de
désapprouvant
Eme les protestations
Tanguy, en annonçant de
posoit fort
qu'on se proposoit de faire
naivement les
contre,
propose, disoit-il, de
républicains aux colons, G On se
à votre Première
Protester contre le discours prononcé
avons tous
assemblée, 3 à cause de Ces mots :
Blicains gémi, en parlant de la mort du roi,
Nous
ne laissent rien
Les ripulsd'èire extravagans,
échapper. Les colons ne cesseronttorsgu'its'agieder
I cst difficile sans doute
nosproprittés (1),.
République
qu'il n'y eût pas quelques amis
Parmi les déportés de
de
ta-Unis; mais quoique les
Saint-Domingue dans les
nax ayent soutenu dans les accusateurs de Polverel et SonDébats
tous les colons réfugiés dans
(2) que tous ou presriotes, quoique Th. Millet
les Etats-Unis étoient des
avoit
ait dit,dans ce sens-la
pas un pompon blanc dans les
1 qu'iz
contraire approcheroit
Erao-Unis,talipe
oit annoncer que la
beaucoup plus de la vérité. Tout
de Ia
plupart de ces réfugiés étoient des enneRépublique. Il est même difficile de
près les pièces qu'on a sous les
ne pas croire,
Parti de
yeux, qu'ils étoient dévoués
l'Angleterre comme Tanguy-la
ssent un peu plus de
Boissière, quoiqu'ils
tôt il entroit dans cette politique dans leur conduite 5 ou
mes sentimens,
politique de ne Pas montrer,
de se diviser en deux
tous, les
pnoncés et en républicains
clasies, en royalistes
facilités
apparens 3 afin d'avoir
pour se rallier au parti qui
toujours
prévaudroit dans
-ssée Leltre à sans signature > datée de New. - York, le 18
Clausson, cote P, n°. a6, de
octobre 1793, et
emblée coloniale.
l'inventaire des comoxisaires de
lome I, P.
iser en deux
tous, les
pnoncés et en républicains
clasies, en royalistes
facilités
apparens 3 afin d'avoir
pour se rallier au parti qui
toujours
prévaudroit dans
-ssée Leltre à sans signature > datée de New. - York, le 18
Clausson, cote P, n°. a6, de
octobre 1793, et
emblée coloniale.
l'inventaire des comoxisaires de
lome I, P. --- Page 408 ---
( 400 )
la cause de la liberté avoit fait nait
la grande lufte que
entre les uns et les autr
L'accord remarquable qui a régné
affecté
les agens de la France ; leur respect
P'
contre
anglais et pour les magistrats des Et
le gouvernement étoient le plus dévoués ; Pextrème modération
Unis qui y
habitués à lexcès de l'emportement metto:
des hommes si
étoient forcés de paroitre
dans leurs expressions lorsqu'ils
des doute
guères de conserver
combattre, ae permettent
cet égard.
de Polverel et Sonthonax disent bien dans
Les accusateurs
de leur soci
S. XLV. Débats qu'ils ont chancTangpiebesuise
Ménagedeux extraits de délibérations des colons
mens respec- Ils citent en préuve
mais ces pièces , dont 'on
tifs d:Tan- New-York et de Philadelphic; ;
guy cteux.
trouvé de copie entière dans leurs papiers, s'exprim
point
contre Tanguy. Les colon
avec'beaucoup de ménagemens
qu'ils n'ont pu voirsans peine les princ
disent simplement
l'opinion du journaliste
du rédacteur. ( Ils observent que
de
de nuire 1
à
mais qu'elle pourroit servir
moyen
> lui,
travestie par les ennemis de la colonie.
> qu'elle seroit
contre toutes les ind
les colons protestent
> conséquence
tirer des réfexions journalisées sur
> tions qu'on pourroit
qu'ils n'y prennent aucune P
> maux de Saint-Domingue,
ne P
comme des erreurs dangereuses, qui
> et les regardent
de
(x) >. De
les maux Ssint-Domingue
> vent qu'aggraver
de ces
se plaignit
protestations
côté, Tangoy.la.Beisiète dans son journal : ( Je demande
beaucoup de modération
dénoncées par plus de dix mille Français réfugiés
1 Conspirations
28, 31 et32. Débats dans Paffaire des colom
conrinent dc T'Amérique > P.
tome II, P. 63, 66,67 et 68.
dit
De
les maux Ssint-Domingue
> vent qu'aggraver
de ces
se plaignit
protestations
côté, Tangoy.la.Beisiète dans son journal : ( Je demande
beaucoup de modération
dénoncées par plus de dix mille Français réfugiés
1 Conspirations
28, 31 et32. Débats dans Paffaire des colom
conrinent dc T'Amérique > P.
tome II, P. 63, 66,67 et 68.
dit --- Page 409 ---
(401)
"dit-il, oii l'on a puisé la belle idée de
journal .
protester contre un
. Le comité n'a pas
protestation : et puis, qu'est ce"comité
asser miri sa
colons réfugits? Est-ce la
qui s'intitule, les
libre de tout Saintreprésentation réelle, légale et
comité ? Des
Domingue ? hélas non. Qni compose Cc
citoyens respectables, maisen
bre, et de plus sans aucun caractère
trop petit nom.
avoué
pour St croire CIl droit de
par-la majorité,
son nom. Ceci cst
les parler en son nom, d'agir en
les
pour
étrangers qui, voyant Ces
colonss.président, secrétaires
mots :
que c'est une zutorité
> etc. Pourroient s'imaginer
tout cela. Nous les conctituée, lorsque ce n'cst rien de
pas encore sur le respectons, pour qu'on ne se
sens de nos expressions
méprenne
citoyens trés estimables; mais ils
j Ce sont des
public
n'ont point de
pour faire un acte public: Ce n'est
caractère
de vie que nous considérons leur
que sous ce point
Aussi la lettre à Clausson
protestation (1).>
e, dans le discours de qu'on vient de citer, ne blâme-tal-adresse ; aussi les colons Tanguy, que Timprudence et -la
iphie continuérent-ils
qui formoient le club de Philaà correspondre avec
re, à déposer dans son journal leurs
Tanguy-la-Boisire annoncer leurs convocations
pièces oficielles, à y
le de ses lettres à
(2) ; aussi Th. Millet, dans
Clausson, > trouvoit-il la plus
nséquence dans la conduite des colons
grande inroit voulu voir montrer, du
de son parti, qu'il
patrioiisme > depuis le décret
I Journal des révolutions de la partie
25 octobre 1793, note de lap.5). française de Saint Domingue 9
2 Lettre des colons de Saint-Domingue,
18, novembre 1793, dans le
réfugiés à Philadelphie, à Gener,
supplément au no. 25 des révolutions.
Rap. de Garran-Coulon, Tome IV,
Cc
conduite des colons
grande inroit voulu voir montrer, du
de son parti, qu'il
patrioiisme > depuis le décret
I Journal des révolutions de la partie
25 octobre 1793, note de lap.5). française de Saint Domingue 9
2 Lettre des colons de Saint-Domingue,
18, novembre 1793, dans le
réfugiés à Philadelphie, à Gener,
supplément au no. 25 des révolutions.
Rap. de Garran-Coulon, Tome IV,
Cc --- Page 410 ---
(4sa)
civils : & Av
d'accussation rendu contre les commissaites c'est que La m
fait attention, , dit-il, à une chose,
vous
sont à-peu-P
des colons qui vous entourent,
dévi
9 jorité
indirests, cependant, de la
coupables 2 et complices
comment donc réclameronttation de Saint-Domingues
s'adeesseront-ils à
contre les dévastateurs : et comment improuvent, aux ch
nationale qu'ils
diabl
3 Reprisentation
voudroient à tous les
qu'ils
>) d'un gouvernement
motif de leur apparente apath
> N'eat-ce pas là le véritable n'en est pas un qui ne de:
aisément qu'il
et le n
S Je conçois
de Y'ordre
de voir le rétablissement
sont
> ardemment
sur ses propriètés 5 mais tous 1
> ment oi il rentrera
tous sont-ils d'avis qu'il
sur les moyens ?
cesser
> d'accord
nationale, et de
de recourir à. P'autorité
de seco
> importe
chimères de contre-revolution,
> se bercer de ces
par l'acte d'accusat
: sont-ils bien convaincus
)
étrangers
nos malheurs récens viean
Philippe Egalité, que
si €
> contre
comme je l'avois déja ct
la faction a'Orléans , qui,
d
32 de
chassé c:lle de Lonis Capet? sentiront-ils
3s vent dit, avoit
n'ont jamais pu vouloir, n'
les patriotes qu'ils dénigrent, colonies. Enfin, conviendront
voulu la ruine des
de to
5 jamais
colonial, il faut faire abnégation
Pintérèt
> que , pour
s'il est possible, de toute opini
> petite passion , même 2
étranger au n3tre, ou il
système politique
est
>) de tout
et profiter del'occasion 1 qui
> se réunir sincèrement,
le dicret d'accusation con
,le 16 juillet
e2
vorablespuisgue,
ordre au comité de siteré
a passé, avec
décret
5 nos tyrans
d'exécuter le
()2)
de
les moyens
> biique présenter
Miller à Claussoz, du 23 septembse 1793.
k Lettre de Th.
tre, ou il
système politique
est
>) de tout
et profiter del'occasion 1 qui
> se réunir sincèrement,
le dicret d'accusation con
,le 16 juillet
e2
vorablespuisgue,
ordre au comité de siteré
a passé, avec
décret
5 nos tyrans
d'exécuter le
()2)
de
les moyens
> biique présenter
Miller à Claussoz, du 23 septembse 1793.
k Lettre de Th. --- Page 411 ---
(43)
On trouve encore une adresse du mois de
la Convention nationale
décemlre 1793 faite
colons
contre les commissaires civits
déportés , otl ils s'en référent de nouveau à
par
inguy-la-Boissière. K Nous les
l'ouvrage de
les faits articulés dans la accusons, y est il dit, desous
de
dénonciation des Français blancs
révolution: Saint-Domingre, insérée dans le numéro 2 du
de
du
journa! des
imprin.é à New-York, Saint-Domingue > lundi 16 septembre
en français et en anglais,
1793,
Tanguy >. Il est remarquabie que les
rédigée par
bessairement affecter le patrictisme déportés, qai devoient
n. nationale > disent duns leur
en parlant à la Convenhation que nous accusons
adresse : a C'est devant la
ces déégués nommés par
Tanguy-la-Beisitre, qui avoit
Caper P.
plice de Louis XVI, inséra temoigné tant de douleur du
ts un supplément de son
cette pièce, sans observations,
posés en apparence dans jouraal (1): tant des hommes si
hent, quand, il
leurs principes s'accordoient fais'agissoit, d'outrager les
Hlique !
agens de la RéI en étoit de même du Courier
partie des déportés de Saint
politique de Gatereau,
sentimens de démocratie les - Domingue qui affectoient
place, et si
plus outrés y trouvoit toujours
quelquefois on se permetttoit contre
-Iques observations, c'éloit avec des
: elle
Hoient d'une manière
ménagemers qhi con- a
ntroit sans cesse contre remarquabie les
avec lemportement qu'on
dansle numéro
agens de la République. C'est ainsi
ettre
40, on employa deux grandes
a insérer
que Galbaud avoit adresséc à la
pages
ir demander la
Convention nationale
suppression du veto du
gouverneur sur
Sapplément au no.33 du journal des
révolutions, > cic.
Cc 2
loit avec des
: elle
Hoient d'une manière
ménagemers qhi con- a
ntroit sans cesse contre remarquabie les
avec lemportement qu'on
dansle numéro
agens de la République. C'est ainsi
ettre
40, on employa deux grandes
a insérer
que Galbaud avoit adresséc à la
pages
ir demander la
Convention nationale
suppression du veto du
gouverneur sur
Sapplément au no.33 du journal des
révolutions, > cic.
Cc 2 --- Page 412 ---
404) )
et l'une des adres
les actes des assemblées coloniales' 1 civils et le minis
contre les commiesaires
des déportés
seuiement de faire sar cette d
Genet. Gatereau se contenta
suivante. eJe ne crois pas qu'ile
nière pièce la remarque
est des colons réf
d'observer ici que cette pièce
> nécessaire
et que les autres, qui Si
blicains de Saint- Domingue,
ont aucune part (1)
en aussi grand nombre, n'y
D peut-être
le rédacteur, en insérant une let
Dans un autre numéro,
d'injures contre les co
des déportés, qui contient beaucoup
dans les Et
missaires civils et les agens de la République
de cet avertissement : 4 Quoique
Unis, la fait précéder
MM. les colons patriotes
de
de
A
ne sois pas
l'opinion
mc refuset à la
etc.; je crois ne pouvoir
s New-York,
d'insérer la lettre suivante, qui vi
mande qu'ils me font
dans Ci
m'ètre remise de leur part p. On se plaignoit
s de
rendant compte d
lettre, entre autres choses de ce qu'en
dénoncés, le je
civils avoient été
séance oui les commisssires
Desrochcs, ct
naliste n'avoit rien dit du nouveau président
a
du Cap, Fondeviolle, qui
secrétaire de la municipalité
civils. La le
puis été un des accusateurs des commissaires
devo
que ces deux citoyens
finit par dire au journaliste
étre afectés de Poubli (2).
il n'est pas moins cons
Quant à Tangay-la-Boisière,
qui se sont vantés
les déportés de Saint-Domingue
que
de la France et de ses colonies, du 19 décembre 1
2 Courier politique
de ses colonies , du 3 décembre, (
2 Courier politique de la France et
P'arrivée de Galbaud , P
duite des colons dans les Erats-Unis depuis
commission de Brest, du 11 thermidor an 2.
au journaliste
étre afectés de Poubli (2).
il n'est pas moins cons
Quant à Tangay-la-Boisière,
qui se sont vantés
les déportés de Saint-Domingue
que
de la France et de ses colonies, du 19 décembre 1
2 Courier politique
de ses colonies , du 3 décembre, (
2 Courier politique de la France et
P'arrivée de Galbaud , P
duite des colons dans les Erats-Unis depuis
commission de Brest, du 11 thermidor an 2. --- Page 413 ---
(405) )
S Débats (1) de lavoir rejeté arec horreur
C leur sein, dès le commenceiment
et indignation 1
purs continué d'entretenir
d'octobre 1793, ont toudes relations avec lui,
vitassent autant qu'il étoit possible de les rendre quoiqu'ils
qu'ils les démentissent même
ostensibles,
voir détourné Galbaud
publiquement. Huîtjours aprés
d'aller demeurer avec
à
es.inductions que Genet
Tanguy, cause
pourroit tirer conire les colons de cette
:constance, Th. Millet mandoit à cc général : K Je
niquerai à Tanguy la partie de votre lettre
commuattribuées à votre inf-riuné
concernant celles
frère; mais crains
ne soit incurable. J'ai à
je
bien qu'il
vous conseiller une
vous répugnera
mesure qui
Peut-étre , mais que les
ont bien fait de ne
bons'Français d'ici
Pas négliger, puisqu'elle
Punce les inductions que tire le ministre
contredit d'ade
Genet des
Tanguy contre Zes opinions des colons
feuilles
plus forte raison contre
réfiugiés ici, et à
l'auteur
vous, puisqu'il l'a dénoncé
d'un complot dénoncé avec vous.
comme
et faire imprimer
C'est de déclarer
que vous n'avouez de tout ce
imprimé , tant en France qu'en
qui a ét6
ou ayant avec vous la plus
Angleterre, vous concernant
revêtu d: votre
petite relation, que Ce qui cst
signature, et que vous prorestex contre
induction qu'on pourroit tirer de votre
toute
lecture de tous les
opinion, d'aprés la
fair mention de
journauz, oit, sans votre aveu, ilese
vous (2). >
-
1. Tome III, P. 358, et tome VIII,
rahisons et, calomnies dévoilées et dénoncées P. .277 et suiv. Conspirations >
ic.,P. 28 ct 29.
par plus de dix mille Français,
2 Lettre de Th. Miller à Galbaud, du 8
a mème au mâne, du 30 décembre janvier 1794 Voyer aussi celle
1793,
Cc 3
journauz, oit, sans votre aveu, ilese
vous (2). >
-
1. Tome III, P. 358, et tome VIII,
rahisons et, calomnies dévoilées et dénoncées P. .277 et suiv. Conspirations >
ic.,P. 28 ct 29.
par plus de dix mille Français,
2 Lettre de Th. Miller à Galbaud, du 8
a mème au mâne, du 30 décembre janvier 1794 Voyer aussi celle
1793,
Cc 3 --- Page 414 ---
( 406 )
XLVI.
eut beaucoup de peine i
$.
Malgré ce conseil, anquelGatlaud
Conanuiré conformer, Th. Millet ne retourna pas moins chez Tanguy-1
des rapports Boissière pour la même affiire, peu de jours après. Ils étoie
des coloas
fussent les couleu
avec Tan- si bien d'accord ensemble s quelies que
guy et le qu'ils eussent a.ioptées de part ou d'autre * que Galbaud
contrerévo. Th. Millet
Tanguy à se charger d'insérer ce dés
lutiornatre
engagèient
feuille
Il existe aussi une lettre écriteà Tang
Gatercau. veu dans sa
(3).
invi
Galbaud, quelques jours auparavant, oi CC général
par
à continuer de défendre les color
beaucoup le journaliste
la vériré le républicanisme de Tangu
Galbaud y vante 3 à
,
mais il eut da savoir à quois'ea tenirà cet égard,puisqu'il lajou
dans lettre
toutes les feuilles. de Tanguy lui étoie
sa
que
France 9
parvenues ( 2). Enfin Duny, qui ne partit pour
écrivit peu auparavant une lettre à Tanguyd
vers 1794,
entretiendroit une co
Boissière, oii après avoir annoncé qu'il
exacte avec lui, il ajoute : ec II convient - . . 9
respondance
> vous éctivicz . .
en commun 1 avec Breton-Villand-y
> une adresse ala Convention nationale contre Gentt, quivo
comme conspirateur, oû vous peindreztousses crime.
> déronce
Ia France
Ia belle saison > vit v
5 oà vous assurercz
qu'a
vous vous rendrez en personne; ; e. e : que vo:
> infiemités,
dans votre lettre, votre sentimer
>> disicz à nos compatriotes ,
le
que sa vertil et son républicunism
> sur général Galbud,
une coA
> austère ont perdu $ : . : . que vous m'envoyez
de tous vos numéros; une pour moi > un
>9 lection complete
commissaires en France, et quelques - unes 3
> pcar nos
de Th. Miller i Galbaud s- du 18 janvier 1794. Lestre de Galbau
2: Lettre
à Th Millet, sails datc.
décembre
Déba
Galbaud à
> du 23
1793.
1 Leurede
Tanguy-la-Doisière 128..
dans l'affaire des. colonies,. tomcIV, > P. 127 ct
numéros; une pour moi > un
>9 lection complete
commissaires en France, et quelques - unes 3
> pcar nos
de Th. Miller i Galbaud s- du 18 janvier 1794. Lestre de Galbau
2: Lettre
à Th Millet, sails datc.
décembre
Déba
Galbaud à
> du 23
1793.
1 Leurede
Tanguy-la-Doisière 128..
dans l'affaire des. colonies,. tomcIV, > P. 127 ct --- Page 415 ---
(407 )
vous le jugez à propos > Peur la
hial, etc. (1). > Il est vrai
Convention, comité colojournaliste de
que cette lettre ou Duny
son cher Tanguy n'a point de
qualilie
nonce du prochain départ de
date; mais
tion des journaux, dont le Duny, * la demande de la colis d'octobre
deuxième numéro n'eut lieu
1793, et plusieurs autres
qu'au
ht invinciblement que la lettre ne fut écrite circonstances, Prouvante (2).Enfin Page et Brulley mandoient que vers l'année
colons réfugiés aur Etats- Unjs,
qaclquestempssprés
pres Chotard et Tangul-l-Boisière gu'ils attendoient les payaux (3).
pour les aider dans leurs
S. XIVII,
I n'est pas étonnant
Eeurs dialiaisons aussi
gu'avec une conduite aussi
cussions ave:e.
suspectes, les déportés de
donteuse, Gener,
yent pu s'entendre avec Ie ministre
Saint-Domingue
ns de la
Genet et les autres.
ès
République aux Etats - Unis. On a
que Duny > Bretondéja vu les
portés s'étoient
Villandry, et quelques autres de ces
permis lors de Ja saisie des
Boissière et du rctour de Galbaud
papiers de Tanguydans les
seignemens trouvés dans.ces
Etats-Unis. Les:
ustifier les préventions papiersn'étoient les
que trop propres
donner à Genet contre que les
commissaires civils avoient
une correspondance
déportés. Ceux-ci avoient voulu
secrétaires de leur officielle avec lui, par le président et
club, En lui
IX de Ieurs séances ils
adressant les
>
avoient demandé
procès-ver000. francs pour les frais de
une sonme de
voyage des commissaires
qu'ils
Lettre de Duny à Tanguy et Parent, sans date,
Lettre de Duny à Tanguy-la- Boissière,
Thurninger à Larchevesque
, sans date, Voyez: aussi- la lettre
pats, tome HI, P.358. Thibaud : du 21 frimaire de Pan 3, , dans les
3) Procès. verbaux de. la
commission dc Szint- Domigte, dug pluvidse
Cc 4 an2,.
me de
voyage des commissaires
qu'ils
Lettre de Duny à Tanguy et Parent, sans date,
Lettre de Duny à Tanguy-la- Boissière,
Thurninger à Larchevesque
, sans date, Voyez: aussi- la lettre
pats, tome HI, P.358. Thibaud : du 21 frimaire de Pan 3, , dans les
3) Procès. verbaux de. la
commission dc Szint- Domigte, dug pluvidse
Cc 4 an2,. --- Page 416 ---
( 408 )
avoient chargés de leur dénonciation centre Palverel et Sc
thonar. Genet leur avoit offert à tous individuellement le
passage en France , en annonçant néanmoins qu'il y enverr
en état de détention ceux que les commissaires civils avoie
déportés, Il refusa d'ailleurs de reconnoître aucun caracte
officicl au club des déportés ou, à leurs commissaires. Il le
à tout ce qui auroit 1'
d'clara expressément qu'il s'opposeroit
de corporation (1). Ils n'en ont pas moins fait imprimer
France que Genet les avoit oficiellement reconnus (2).
5. XLVIII.
d'autant
le club des déport
Leurs insul- Cela est
plus remarquable, que
tes et leurs comprit alors Genet comme complice des commissaires civil
menacescon. dans ses dénonciations contre ces demiers; it l'accusa d'ave
tre lui.
refusédes secours et leur passage en France aux réfugiés
SaintDom'ngue, malgré la notoriété pablique du contraire
d'avoir fait mettre en liberté 1ès dragons d'Orléans etPolverel fil
des
ct secrétaires de l'assemblée des colons de Philad
1 Lettres président
Autre dc T
phica Genet , des 25 1 28 octobre, , 4, 8 ct 11 novembre.
Millet à Genet, du 8 décembre 1793. Autre de Genct à Barraul-de-Narga
du 2 novembre. Débats dans l'affaire des colonies, tome III , P. 287 et 3c
Conspirations, trahisons ct calomnies dévoilées et dénoncées par plus de d
mille Français réfugiés au continent de l'Amérique, p.14, 15, 28, 33,3:
41, 43, 44 et suiv. Lettres d'Esnault à Genet . des 11 novembre et
décembre 1793, 10 ct 16 janvier 1791. Apostilles de Genet en marge des
lettres. Lettre de Clausson, du 10 janvier, avec l'aposcille en marge
Genet. Autre de Bre: on-Villandry à Gener, du 2 janvier, avecparcille apostil
en marge. Réponse de Genet à la lettre dc Duny, du 8 décembre 179
Lettrcs des sans-culortes Simonnor 1 Barault-Narçay, etc., au même, da3
décembre 1793. Lettre de Genct à Dumon:ellier, du 19 novembre 179
Lcttrede Dumontellier à Genet - du 19 févricr 1791. Lettre de Bournonvil
aux commissaires civils, du 20 septembre 17;3.
a Débats dars l'affaire dcs colonies, touc IV, P. 67.
décembre 179
Lettrcs des sans-culortes Simonnor 1 Barault-Narçay, etc., au même, da3
décembre 1793. Lettre de Genct à Dumon:ellier, du 19 novembre 179
Lcttrede Dumontellier à Genet - du 19 févricr 1791. Lettre de Bournonvil
aux commissaires civils, du 20 septembre 17;3.
a Débats dars l'affaire dcs colonies, touc IV, P. 67. --- Page 417 ---
( 420 )
que lès déportés disoient avoir été pris
Mue Cap, dans la maiheureuse
égorgeant les ciroyens
journée du 20 juin
Non
tens de ces odieuscs
(1).
conde
imputations s Duny et
corcert avec Gatereau, osoient
Tingnyla-Boiuibre,
prétexie de la saisie de leurs
traiterGenet de voleur 3 sous
Jeurs domiciles
papiers, et du scélé mis dans
par autorité de justice (2). L'insolence des
chefs des déportés redoubla quand ils
pnis lej jogement et l'exécution de Brissot apprirent l'accusation,
Tanguy.
et de ses coaccusés.
la-Bo'ssière, en, rendant compte de Cet
nonca qu'on avoit la preave
événement, ancabalé
que cette infernale faction avoit
pour élever aux premières places dans la
tomme dans toutes les autres partics du
diplomatie,
P) de son parti qui lui étoient lés
service public, ( ceux
plus
plus dévoués, et sur-tout les
incrigans >>, H ajouta dans une
* le plénipotentiaire
note : C On sait que
Genet > qui joue ici le
ps façon de Barbarie,
républicain à la
qui n'en impose qu'a
> pages, qui verront
ala rade et aux équibientôt le dessous des
D des amis de
cartes, est zn
Brissot, et n'a été nommé
> Il n'a Pas grand
que par la faction.
temps à vexer lés pauvres réfugiés, On le
renverra vers ceux qui l'ont envoyé, Il
s l'acquit de sa
devroit bien, pour
conscience, ct avant de
) pour aller
quitter le continent
rejoindre ses bons amis Brissot et
consores, $
1 Adresse des colons de Saint. -
législature française, du 29 octobre Domingue 1793.
> réfugiés à New-York , à la
susd., P. 37 ct 38.
Conspirations, trahisons et calumnics
2 Rapport de Hauterive, consul à New -
étrangères, 9 P. 10, avec les pièces
York, au miniscre des affaires
des 8 décembre
y jointes. Lettres de Duny à Gener 9
colonies,
1793 , ct 15 pluviôse de Pan 2. Débats dans
tome IX 7 P. 82. Duay aux
l'affaire des
de leur étre. Réponse de
hommes libres qui sentent la dignité
Lettre de Genet au
Genet à la lettre de Duny, du 3 nivôse de Can %
mâme, du 22 niyôse.
iscre des affaires
des 8 décembre
y jointes. Lettres de Duny à Gener 9
colonies,
1793 , ct 15 pluviôse de Pan 2. Débats dans
tome IX 7 P. 82. Duay aux
l'affaire des
de leur étre. Réponse de
hommes libres qui sentent la dignité
Lettre de Genet au
Genet à la lettre de Duny, du 3 nivôse de Can %
mâme, du 22 niyôse. --- Page 418 ---
(410)
nos, lettres et pièces probantes contr
restituer nes papiers,
nos livres, nos manuscrits
et Polverel, ainsi,que
> Sonthonax
lit .
. enfin tou
> nos journaux, nos habitsynotre
avoir brisé et en
fait, entever de chez nous après
) ce qu'il a
Oarépandoit, dans le même temps , qu
> foncé la porte (1)>.
d'autres personnes qui avoier
Grégoire, Raimond, bcaucoup
avoient aussi été guil
défendu la causc des hommes de couleur
leurs correspon
lotinés 5 les colons avoient effectivement engagé
nationale
France à les dénoncer tous à la Convention
dans en
le décret da 5 mars 1793
avec Camboulas, qui avoit présenté
commis
des atcliers 5 les. précédens
pour réformer la discipline
Saint-Léger, Barnave, , Delas
éaircs civils 3 Roume, Mi:becket Montbrun, Pinchinat, Char
salle, Rochambeau , Desfourneaux,
tous ceux qui
Rigaut, Lapointe, et prespresque
le
latte, Savary,
n'avoient pas adopté toutes
à quelque époque que ce fut, du côié ouest de Ia second
vues des quatre - vingt - cinq et
dans Ia lettr
coloniale (2 ) On lit également
assemblée
la - Boissière dont on a déj
du général Galbaud à Tanguy- m'estimerai heureux si , en m
parlé : ( Quant à moi, je
faire tomber la hâche
pour les colons, je pouvois'
> sacrifiant
Sonthonax ct Genet, comme elle
>) sur la' tête de Polverel,
dont ils sont
ci j'écris, sur Brissot,
> doit l'être au moment
> les agens (3). >
de la partie française de Saint Dominguc, , du
1 Journal des révolutions la lertre des colons de Saint-Demingue. , réfugié
ectobre 1793: Yoyez aussi
dans lécritintitulé : Conspirations
à Philadelphie, à Genet, du 8 novembre, 50.
trahisons ct calomnies dévoilées 3 P. 48, 49 ct
Thibaud, du 27 septembre 1793.
2 Lettre de Baudry àlarchevesque.
décembre
Débatt
de Gaibaud à Tanguy la Boissière, du 23
1793.
dans 3 Lettre P'affaire des colonics tome 1V, P. 128.
écritintitulé : Conspirations
à Philadelphie, à Genet, du 8 novembre, 50.
trahisons ct calomnies dévoilées 3 P. 48, 49 ct
Thibaud, du 27 septembre 1793.
2 Lettre de Baudry àlarchevesque.
décembre
Débatt
de Gaibaud à Tanguy la Boissière, du 23
1793.
dans 3 Lettre P'affaire des colonics tome 1V, P. 128. --- Page 419 ---
(411)
De son coté, le Courier politique,
laudi au supplice de Erissot
qui avoit également apet de ses compagnons,
après quelques journaux
annonça,
francais, une préiendue fuite de
ière en Angleterre, ot ils'étoit
Clafait, dit-il,
ajonia: < Ily a grande
nasuraliser; puis
charsà
apparence qu'il ira beetre des entreTyburn : Car,u il CSt Français, ou il est
cst Français, il est zn des assassins du
Anglais; s'il
roi de
est, Anglais, il a déclaré la
à
Francess'il
etyle odieux de
guerre son pays (1) >. Tel étoit
ces hommes qui ne cessoient d'accuser les
publicains de barbarie et d'ivmoratité:
ainte de ccs
Genet ayant rendu
outrages devant les tribipaux du
ncore y obtenirjustice, tant le
pays, ne put
égards pour la nation
gouvernement fedéral manquoit
française, ou de moyens
ecier le droit des gens. Gatcrean
pour faire resbn journal une
inséra à cette cccasion dans
u'il-s s'étoit
satyre plus dégodtante encore que toutes celles
permises jusqu'alors; il lui avoit donné les
un jugement ren.a au rapport de
formes
al
Poignardin, par le triburevolutionnaine k séant à New-York,
du citoyen Genet
sous la présidence
>, qu'on y nommoit Ja:
Ravaillac. Dans le méme
ques-Climenenuméro, on
la
e ce ministre contre la desticution ajoutoitque protestation
cédoit
du consul
K
en impudence à rien de ce
Dupleine ne le
boutique
qu'on avoit vu sortir de Laz
diplomatigue du citoyen Genet (2) >. Dans un
uméro, on mit une acrostiche
autre
redin à la
5 dent le dernier vers envoyoit ce
potence (3).
2 Courier politique susd., des 10 septembre
2 Courier politique de la
1793, et 35 janvier 1794-
"93,
France et de scs. Colonies, du 25 novembre
3 Courier politique susd., du 21 janvicr 1794
upleine ne le
boutique
qu'on avoit vu sortir de Laz
diplomatigue du citoyen Genet (2) >. Dans un
uméro, on mit une acrostiche
autre
redin à la
5 dent le dernier vers envoyoit ce
potence (3).
2 Courier politique susd., des 10 septembre
2 Courier politique de la
1793, et 35 janvier 1794-
"93,
France et de scs. Colonies, du 25 novembre
3 Courier politique susd., du 21 janvicr 1794 --- Page 420 ---
(412)
aussi du supplice de Brissot pour écrire à Gei
Duny profita
outrageantes : il T'y traicoit d'intrigan
les lettres les plus
atre il lui disoit : 4
de fourbe, de scilérat. Dans une
; cette faction désorganisatrice a été cc
>> brissotinière régnoit
Vous avez favorisé les Brissotins . *
> nuei et punic 7.
colonie de Saint-D
Vous accusez Galbaud d'avoir ruinéla
Pétion, Guadet, Gensonné, Vergniau
A mingue. Brissot,
en sont reconnes les a
> Ducos et Fonfrède, vos patrons,
Il disoit enfin dans une dernière : ( J'eapère que
>> teurs >.
tardive administrée à lafazti
médecine politique et trop
meinbres exp
brissotine n'en aur pas épargné quelques
2 pour vous juger > ().
toutes ces lettres étoient insérées dans les journa
5.XIIX.
Presque
de
mais les déportés
Lerttes de de Tangay-ha-Deisière et
Gatereau;
Th sinler Suint-Domingre ne se bornerent pas à ces vils libelles con
et cetres, à
de la
Ils contrarierent toutes ses m
wusiingon le ministre
Républiqne.
à Saint-D
même celles qui, étant les ples étrangères
c: à Ran- sures,
de servir la France cont
dolgh,
mingne,n'svoient d'autre objet que
extérieurs. Pour mieux réussir dans ces vues 2
les ennemis
et
directe avec Washington
entâmèrent une correspondance
du
fédéral les plus maldisposés po
ministres
gouvernement
avec cet Edmund Randolp
Ia République, particulièrement Th. Millet conseilia à Ga
qui avoit succédé à Jefferson (2).
baud de les aider dans cette correspordance. ct Il faudroit,
dans une de ses leitres 3 que vous réunissiez v
> disoit-il
de
à Genet, des 8 décembre 1793, 4 et 15 pluviôse
1 Lettres Duny Hauterive au ministre des affaires étrangères 1 P.
lan 2. Rapportdu consul
Maric a
2 Letter of Edm. Randolph to Millet, Tauszon ( Clausson)',
Cnotard,january 16, 1794-
dans cette correspordance. ct Il faudroit,
dans une de ses leitres 3 que vous réunissiez v
> disoit-il
de
à Genet, des 8 décembre 1793, 4 et 15 pluviôse
1 Lettres Duny Hauterive au ministre des affaires étrangères 1 P.
lan 2. Rapportdu consul
Maric a
2 Letter of Edm. Randolph to Millet, Tauszon ( Clausson)',
Cnotard,january 16, 1794- --- Page 421 ---
(413.)
démarches aux nôtres auprès de
Jefferson,
Randolph, 2 successeur de
qui a quicté le ministère. II faut être
ce gouvernement
auprès de
foible, qui n'a pas pris encore
pour profiter des circonstances
d'essor,
roit dans d'autres
et le décider (1) >. On
lettres que les commissaires
club des déportés et Galbaud
nommés par
lui-même demandèrent
ivement à Randolph les fonds nécessaires
effecFrance (2). Dès auparavant, Tb. Millet
pour passer en
Washington
avoit écrit une lettre
pour exciter sa méfiance sur le
otte du Cap dans la baie de
séjour de la
Chesapeak, II y osoit dire que les
tommissaires civil. avoient peut être causé l'incendie du
voirune occasion
le
Cap pour
d'snvoyer convoi porter le trouble dans les
1 Lettrede Th. Miliet à Galbaud, du 8 janvier
2 Lettre du m me au même , desger 18
1794.
Th. Miller saus date.
janvier 1794. Autre de Galbaud
du
Voyez aussi la lettre de J. Delaire à Larcheveschibaud, 29 août 1793,, ct la suite de la
ic Puffendorf au
cinquième lettre de l'ombre
citoyeu Gener, dans le Courier pelitique
ses Coloni:s, , du 3 décembre.
dela France ct de
Voici le texte de Th. Millet, suivant la minute
ses papicrs. On la transcrit
mêsne
qu'on a trouvéc dans
fautes d'Anglais
ici,
avec les barbarismes et les autres
n combination. gai s'y trouvent. < In these circumstances, here is
Would the faction which crushes
my
b agens are struggling now
France, faction whose the
D of the traitics
your excellency : to claim the strict exccution
N don wizh 3 ofthose traities made by a King, whose the
his life, traities according the
authorizy filt
> Convention, 1 in their letter to
very expression of the national
N more dangerous than usefulzo your excellency ?the consequences may be
D admiral Gadner,
our allies; am i well acquainted: When the
>
, or another british squadron falt upon Martinico,
Do-ningo, agreing i1l it with the
or St.-
3 ojliget with
aristocratical party 9 are no: United-Stares
a claimed for. their, troops or vessels to assist the fiench colonies if
Bat you have neizher
they are
b Englands, cte.
troops, reither pepulasion to resis: zo
than usefulzo your excellency ?the consequences may be
D admiral Gadner,
our allies; am i well acquainted: When the
>
, or another british squadron falt upon Martinico,
Do-ningo, agreing i1l it with the
or St.-
3 ojliget with
aristocratical party 9 are no: United-Stares
a claimed for. their, troops or vessels to assist the fiench colonies if
Bat you have neizher
they are
b Englands, cte.
troops, reither pepulasion to resis: zo --- Page 422 ---
(414)
Eine-tiit,dacond avec les aristocrates français et le parti at
vouloient absolument que le go.verment fédéral $
glais, qui
dans la
contre Ia France. TI
prononçàt pour ou contre
guerre
résiste
Mi let ajoutoit que les Eats-Unis ne pourroient jamais
s'il. s'erposcient à en être attaques,en exécutat
à T'Angieterre, ,
à défendre les colonic
strictement les traités qui les obligeeient
françaises contre Jes Anglais 5 et 2 pour que le gouvernemet
fit
de
de les enfreindre, il ir
fedéral ne se
pas
scrupule
la mort d
sinuoit que ces traités avoient été rompus par
la faction ( de Bsissot),qui tourmento
Louis XVI; que
leur exécution, mais que la Conventio
la France, vouloit seule.
les ins
la jugeoit plus nuisible que" profitable (1), quoique
données au ministre Genet par le conseil exécut
tructions
leussent expressément chargé de demander cett
provisoire
réclama inutilement.
exécution > qu'il
même
les déportés mettoient tou
C'est dans ce temps-là
que
que Genet avoit pré
$. L. en usage pour faire manquer Texpédition
Les lettre
et espagnoles.
Leus ma- porée contre les possessions arglaises
neuvrespour de Tanguy la- Boissière et de" Th. Miilet à Galbaud prouvent qu'il
faire man- connoisoient parfaitement les projets de Genet; qu'ils étoien
quer) les plans
des résolutions du conseil de guerre qu?
de Genet. instruits, jour par jour,
iis répé
f: tenir chez lai ou sur le navire PEole. Cependant
Genet vouloit renvoyer Galbau
toient toujours aux marins' que
pour le livret aux commissaires civils
à Saint : Dominguc
acheve
quil vouloit aussi y renvoyer les vaisseaux pour
détruire les biancs et de livrer le pays aux esclaves; qa
>> ded
vouloit emplover un
2> c'est à cette ceuvre infernale qu'on
1 Letter of Th. Millet to Washington , withoat date.
ir chez lai ou sur le navire PEole. Cependant
Genet vouloit renvoyer Galbau
toient toujours aux marins' que
pour le livret aux commissaires civils
à Saint : Dominguc
acheve
quil vouloit aussi y renvoyer les vaisseaux pour
détruire les biancs et de livrer le pays aux esclaves; qa
>> ded
vouloit emplover un
2> c'est à cette ceuvre infernale qu'on
1 Letter of Th. Millet to Washington , withoat date. --- Page 423 ---
(415)
partie des équipages ct une partic mêmé des déportés
Les correspondans des déportés ont osé réitérer cette
(1)*,
n France; ils ont prétendu que Genet étoit d'accord accusation
arti anglais, qui le
avec le
persécutoit avec la même fureur que les
éportés. Ils ont soutenu que c'étoit Genet qui avoit retenu
endant quatre mois les navires venus du Cap dans le contient américain (2). Ce furert néanmoins les déportés
Eunirent avec les agens de l'Angleterre
qui se
à la
pour crier à la trason,
violation du territoire des E:ats-Unis, dès
furent procurés la
gu'ils
rmé 2
connoissance du projet gife Genet avoit
contre la Louisianne et lcs deux Florides. Il
fet que des émigr's et des déportés sonnèrent
paroit en
Caroline du Sud
l'alarme dans
(3), ct parvinrent à engager la
ture de cet étet à prendre des informations
légisen auire chose que ce que l'on a vu ci - dessus qui n'apprirent
s projets de Gemet; mais les dénonciateurs
(4) sur
it en faisant
parvinrent à leur
manquer toutes les mesures de Ce ministré. Tansque les journaux des contre-sévclationnuires
ar-tout leurs calomnies et leurs déclamations à répandoient
S déportés firent des dénonciations
cet égard,
officiciles au gouvernement
déral. Un de ces journaux avoit publié, comme extraits
lusieurs lettres de Charletown, les deux articles
de
suivans, qui
1 Minate d'une lettre de Th. Millet à Washingron. Autre d'un
même, 3 sans date ni signarure. Journal des révolutions de Saint mémoire
ingue, du 16 septpmbre 1793, en français et en anglais. Lettre de Doministre de la marine, du 14 aoûr 1793.
Cambis
2 Consirations, 9 calomnies et trhisons, dévoilées et dénoncées
dix mille Français, etc. ; P. 54,55, 61, 71 et 75.
par plus
31 Voycz ci-dessous le 5. LVII, p.43a.
4.Voycz le S. XXXII,
moire
ingue, du 16 septpmbre 1793, en français et en anglais. Lettre de Doministre de la marine, du 14 aoûr 1793.
Cambis
2 Consirations, 9 calomnies et trhisons, dévoilées et dénoncées
dix mille Français, etc. ; P. 54,55, 61, 71 et 75.
par plus
31 Voycz ci-dessous le 5. LVII, p.43a.
4.Voycz le S. XXXII, --- Page 424 ---
(416)
moins dirigés contre le gouverneut Moultrien'étoient pas
attachés à la France , qu: conire Gen
les autres magistrats
de cet Etat, dit-le jourr
lui-méme: ( L'assemblée génrile
et le premier ob
s'est
a quelques jours,
15 lite,
tenue,ily
V'arrestation du major Ham
elle s'est occupée a été
D dont
Draitoa (ce dernier est secrétaire de no.
> ton, et d'un M.
comme co:pab
ils doivent étre poursuivis
> gouverneur) )5
ayant accepté anc commissi
> du crime de haute trahison, de cinq miile hommes , d
7 de M. Geret pour.la levéc derrières du pays. Ces m
> tinés à aider les Français sur les
d'argent: ct étoic
9> sieuts ont reçu une somme considérable Piusieurs membres (
enrôler des hommes.
> préposés pour
suffisantes pour les convainc
ont des preuves
> clarent qu'ils
M. Greenup 3 est accusé d'avi
juges,
5 Un denos premiers
sa
devoir, et l'on pense qu'il) perdra piace.
> négligé son
sera, sous peu de jour
> croit aussi que notre gouverneur avoir assisié et favorisé
> mis en état d'arrestation pour ioi.
au mépris de la
D corsaires français,
de la Car
suivant des séances de la législaiture
> L'extrait
confirmer la lertre ci-dessus : Arrèié
line du Sed paroit établi un' comité muni de pleins pouvo
sera
> l'onanimité qu'il
et registres, po
arréter des perzonnes,papiers
>> pour faire
des éclaircissemens sur la vérité d'
> examiner et prendre
certaines personnes lèvent a
a été fait, que
> rapport qui
état une force armée sous une autor
> tuellement dans cet
de la défense e
la permission et au mépris
7 étrangère,sans
des Etats-Unis et de cet Etat (1)
> presse du gouvernement
dc ia France ct de ses Coloniss, du 26 décamt
Courier politique
1793.
Presg
nes,papiers
>> pour faire
des éclaircissemens sur la vérité d'
> examiner et prendre
certaines personnes lèvent a
a été fait, que
> rapport qui
état une force armée sous une autor
> tuellement dans cet
de la défense e
la permission et au mépris
7 étrangère,sans
des Etats-Unis et de cet Etat (1)
> presse du gouvernement
dc ia France ct de ses Coloniss, du 26 décamt
Courier politique
1793.
Presg --- Page 425 ---
( 417 /
)
Presque dans le méme
ttre à Washington
temps, Th. Millet écrivit une
ontre Genet,
2 en lui envoyant tout ce
seconde
Ce colon ne se
qu'il avoit écrit S. LI,
t du ministre de France contenta Pas d'y dénoncer
Autre
comme une atteinte
le-pro
lettre
FPendance et à la nestralité des
portéc à l'in- de Th Milations prétendues qui avoient été Etats-Unis, d'après les infor- let à Wasd; il osa annoncer
prises dans la Caroline du hington,
Genet, qu'il
comme une chose probable
le
appeloit un ministre étranger,
que
but
destination des troupes
étoit de
pour
changer
s Etats-Unis, et les entraîner troublerla tranquillité intérieure
nemis de la France.
dans des hostilités
(
avec les
couvert dans ia
Voyez, > Iui dit-il, ce qu'on a dénés Par le
Caroline du Sud, sur les
ministre Genet, et sur leurs enrôlemens ordonmité nommé par l'assemblée de
intentions. Le cOcette affaire fait
cet Erat pour l'examen de
de celte levée de son(rapport en ces termes : Le projet avoue
de Géorgie,
troupes, est un rendez-vous dans
pour de là se rendre dans les
l'Etat
pagnoles, avec ies vues de les
possessions essuivant que leurs forces ou
conquérir ou de les piller,
cas qu'une fotte
l'occasion le permettroient;
française pardt, vers les Etats du
qu'au
Pommerieememienates devoient
Sud, les
avec elles. Mais ajoute Th.
s'y jnindre, et CO cpérer
avoué des
Millet, quoi que Cc
troupes et de leurs chefs,
Projet soit
leur étoit faite de cacher tout
d'aprés l'inionction
hes qui n'y étoient
ce plan à toutes les
qui
u ministre
pas initiées ou s:bordonnées
personGenct, l'autear du
directement
rité drs officiers, il
plan et la source de l'autoauroit pu changer de estprobable guc le corps une foislevé,
ugement du ministre destination, suivant "inclination et le
nosures de la part d'un Genst, et que Loljes direct de ces
pler la tranquitliné
minictre ékranger, étoit de trouRepporipar
intérieure des
Garran- Coulon. Tome Exerr-unis, IV.
et de les
Dd
, l'autear du
directement
rité drs officiers, il
plan et la source de l'autoauroit pu changer de estprobable guc le corps une foislevé,
ugement du ministre destination, suivant "inclination et le
nosures de la part d'un Genst, et que Loljes direct de ces
pler la tranquitliné
minictre ékranger, étoit de trouRepporipar
intérieure des
Garran- Coulon. Tome Exerr-unis, IV.
et de les
Dd --- Page 426 ---
(418)
des hostilités avec des nations avec lesque
> entrainer dans
en paix. (4). >
> iZ est maintenant
comme à P'ordinaire, en pas
Ces nouvclles se grossissoient,
par-t
$. LII.
et les déportés les répandirent
Nouvelles de bouche Cn bouche;
de ceux qui étoient réft
calomnies Dès le mois d'octobre 1793, un
cn Frat
contreGe- Charlestown mandoit à Larchevesque - Thibaud
à
a découvert une trame horri
act,
( Déja dans la Virginie on
d'êtré le c
grand personnage
> dont on soupçonne quelque
Genet et les consuls sont brissotins; 9 les soup
> et comme
tomber sur eux. Dans cet Etat ici
> ne 'sont pas loin de
ct l'on se met sur ses gal
> a fait aussi quelques découvertes, du gouverneur qui en dé
> Il paroit même une ordonnance libres
Il n'est pas in
aux mulâtres ou nègres
(2).
> P'entrée
est ce même William Mot
30 d'cbserver que ce gouverneur
à C
dont Gatereau annonçoit la prochaine arrestation,
>
avec Genet>.
D de ses intelligences
occasion d
Tangay-la-Boistière ne laissa pas tomber cette
la révolution et les agens de la Fr
pirer des craintes contre
vient de recevoir
en Amérique : ( Un Français, dit-il,
C
de Charlestown; elles lui annoncent un plan qui
> lettres
sytème de la liberté des negres dar
> été forméde propagerle
et de mettre à
sud de T'Amérique > de les armer >
> Etats
de les
des mulâtres libres de Saint-Domingue,
> têie
Louisiane et les autres possessions e
3D marcher contre la
étoit P'agent secre
ct
des commissaires
53 gmoles, qu'un
instruire de Ja vér
Le temps seul peut nous
> ce projet.
de la main de Th. Millet, sans titre, date, ni signa
1 Mémoire aussi la lettie du même à Galbaud, du décembre 1793.
Voyez
Delaire) à Larcheveaque-Tlibaud 2 d
2 Lettre de J. D. ( Jean
octobre 1793. --- Page 427 ---
(419 )
5 de cette nouveile. Le
gouverneur
) du Sud, a donné une
Moultrie, de la Caroline
S qui ordonne à
proclamation, en date du 5 octobre,
leurarrivés tous négres libres ou autres gens de coude Saint-Domingue, de quitter ledit Etat dans
l'espace de dix jours,surlavis
qu'ila reçu qu'il se
parmi eux des hommes
trouvoit
citer
suspects 3 ct dont le plui écoit
une insurrection parmi les negres de cet état d'exLc courier politique de la France et d:
é une
Moultrie, de la Caroline
S qui ordonne à
proclamation, en date du 5 octobre,
leurarrivés tous négres libres ou autres gens de coude Saint-Domingue, de quitter ledit Etat dans
l'espace de dix jours,surlavis
qu'ila reçu qu'il se
parmi eux des hommes
trouvoit
citer
suspects 3 ct dont le plui écoit
une insurrection parmi les negres de cet état d'exLc courier politique de la France et d: pas, comme Tanguy, des mulatres
ses colonies ne mit S. LIII,
de ce prétendu
ou négres libres à ia tête Autre contre
projet ; il en confia la direction à
Ce colon blanc s'étoit battu
Lachaise. Lachaise, de
avec distinction contre les
la Louisiane,
nsurgés, ct dans les agitations du Cap, il s'étoit
nègres
les plus ardens
montré lun
gue de combattre révolutionnsires, tant qu'il n'avoit été questign
l'aristocratie des grands
u gouvernemenk; c'est lui qui avcit
planteurs et le parti
Cription
rédigé la liste de
qui donna lieu à
ProsP'embarquemint de
Cambefort, de Touzardet de
Desparbes, de
kégime à
Presque tous les agens de l'ancien
Saint-Domingue au mois d'ectobre
le
pour lors commandant de la
1792;on nomma
mais il ne crut
garde nationale du Cap (2);
Pas devoir se ranger du parii des
dans, et préférer le joug de
indépenla mére-patrie. Il éloit Péranger aux liens quilunissoient,
servoit
originaire de ja
il
pour la France le tendre attachrment Lotiliane; conressante colorie n'a Cessé de lui
Que cette intéque Louis XV en a faite à témoigner, maigré la cession
vient de citer assura
PEspagne. Le journal que lca
K que Lachaise avoir été atrêté dans sa
1 Journal des révolutions de la partic
de
dé: cembre 1793. Débats dans l'affaire des frangaise Saint Doningue, dug
coloni-s,
2 Voyez ci-dessusle chapitre II du tome
tomeIx, P. yletys,
III, S. XXVI; P. 183.
Dd 2
a faite à témoigner, maigré la cession
vient de citer assura
PEspagne. Le journal que lca
K que Lachaise avoir été atrêté dans sa
1 Journal des révolutions de la partic
de
dé: cembre 1793. Débats dans l'affaire des frangaise Saint Doningue, dug
coloni-s,
2 Voyez ci-dessusle chapitre II du tome
tomeIx, P. yletys,
III, S. XXVI; P. 183.
Dd 2 --- Page 428 ---
(420) )
* mission chez les nègres de la Louisiane 2 et qu'il avoi
> éié pendu >. Il ajouta des plaisanteries sur cette nouvelle
qui heureusement n'étoit pas plus véritable que tant d'autre
qu'il publioit journellement (t). Mais Lachaise fut encore dé
noncé au gouvernement fédéral à cause des projets plus réel
qu'il avoit formés pour rendre la Louisiane à la France (2),
ces mêmes colons qui dénonçoient les amis de la Républiqu
aulieu de se réunir à eux pour sa défense, offroient au gou
verneur de Charlestowa de s'enrégimenter pour repousser ie
projets du ministre.Genet (3).
Genet avoit démenti officiellement tous ces bruits aupre
du goivernement fédéral, avant qu'ils eussent été l'objet de
déclamations des journalistes. Il avoit démandé une enquèt
solemnelle pour punir les consuls à qui l'on attribuoit ces at
tentats, ou leurs accusateurs, s'ils éioient innocens (4). Iln
put rien obtenir, et ces calomnies se dissipèrent d'eiles-même
comme tant d'autres. Gatercau se contenta de dire dans sol
journal, trois mois après, que l'ambassadeur français avoit C écr
au
des Etats Unis une lettre par laquelle il nio
D président
d'hommes et leur armement dar
> avoir antorisé une levée
Etats-U Unis;
y avouoit cependant avec la plus grand
> les
qu'il
avoir donné des commissions à quelques républ
3> franchise,
s cains de la Caroline du sud, qai vouloient s'expatrier (5)
1 Courier politique de la France et de ses colonies, du 19 décembre 179
2 Débats dans l'affaire des colonies, tomIV, P. 311.
3 Lettre de Gener à Jefferson, du 2 novembre 1793, etc,
4 1bid. Voyez aussi la lettre de Génet au ministre des affaires étrangère
du 10 décembre 1793.
5 Couricrpolitique de la France ct de sescolonies, D du 3oj janvier 1794-
qai vouloient s'expatrier (5)
1 Courier politique de la France et de ses colonies, du 19 décembre 179
2 Débats dans l'affaire des colonies, tomIV, P. 311.
3 Lettre de Gener à Jefferson, du 2 novembre 1793, etc,
4 1bid. Voyez aussi la lettre de Génet au ministre des affaires étrangère
du 10 décembre 1793.
5 Couricrpolitique de la France ct de sescolonies, D du 3oj janvier 1794- --- Page 429 ---
(421 )
Les accusatenrs de Polyer-l et Sonthonax n'en
ont
répété en France les calomnics de Th.
pas moins
Millet ct des
déportés contre Genet. On ne peut lire
autres
qu'ils ont dit à cet égard dans les Débats sans indignation ce
ter d'avoir dénoncé
: ils ont csé s'y vanLachaise et le ministre de la
à Washington. Jls y ont dit' que Lachaise avoit
République
> soulever les Etats-Unis
( intrigué pour
contre les Espagnols,
D avoit voulu soulever les
comme Geret
Ils ont cherché à faire naitre Etnts-Unis contre la France >.
des préventions contre ce
nais, en disant gu'il avoit'été l'un des
Louisiasur la liste civile,
gardes du corps poriés
que c'étoit zen des agens de
et l'on doit se rappeler
Monsieur j
que les auieurs de ces
sont constamment annoncés
calomnies se
plus déveués
comme les plus humbles et les
sujets de Louis XVI jusqu'au 10 aoit.
core présenté Genet, dansi la
Ils ont enfaction
métropole comme un agent de la
anglaise; et quand Genet luttoit contre -elle
Etats - Unis, ils ne cessoient de
dans lcs
et
vanter les vues
généreuses des Anglais de
bienfaisantes
les
Saint - Domingue, de se rendre
apologistes des traitres du Méle et
appeiés. Ils ont répété Ces calonnies dans deJérémic,quiles, avoient
sans en donner
les Débats en déclarant,
aucune preuve > ( qu'ils avoient
d'un arrêté du conseil exécutif
connoissance
aux Btats-Unis le méne
provisoire > qui organisoie
systéme de
)) lonies
désolation qu'aux cofrançaises, - . . .
gue Genet étoit un
teur; : .
etque si Washington
conspiraforce de son
n'elt pest par la
génic et sa
)) c'en étoit fait de la liberté des popularitésur la) faction unglaise,
Etats-Unis. (1)>
1 Débais dans l'affaire descolonies,
p.311. Voyez aussi la lettre de
tome I, P.15, 16 et 2943 tome IV p
septembre 1793.
Baudry à Larchevesqse-rhstiand, , du 27
Dd 3-
etque si Washington
conspiraforce de son
n'elt pest par la
génic et sa
)) c'en étoit fait de la liberté des popularitésur la) faction unglaise,
Etats-Unis. (1)>
1 Débais dans l'affaire descolonies,
p.311. Voyez aussi la lettre de
tome I, P.15, 16 et 2943 tome IV p
septembre 1793.
Baudry à Larchevesqse-rhstiand, , du 27
Dd 3- --- Page 430 ---
(422)
de ia soureraincté de
3 LIV,
Cependant ces hommes, si jaloux
€
Armemens
n'épargnoien: rien pour y armer des bitimens
des Émigrés Etats-Unis,
pas que- leur bu
et des dé- enrôler des troupes. Ils ne dissimuloient contre les commis
portés pour éicit de les enyoyer à Saint- Domingue
- Uni
Saint - Dotandis que les émigrés réfugiés aux Etats
mpinguc. saires civils,
dans ies mêmes vues ct 9u
faisoient aussi des armemens
y
livroient le Mole et Jérémie aux Anglais, Voic
leurs affidés
Tanguy- la - Eoissièr
ce qu'on lit dans un pamphlet que du Père Duchéne, at
adressa à cette époque 3 sous le nom
de la Aotte venue du Capi Ou ne retranche que quelque
marins
à la vengeance qu'ii faut couri
expressions orduiières. ( C'est
dansce
-
d'un procès. Il y a
pays
D et non à V'instruction
depuis Savana
mille bons Zurons qui se, dimènent
> deux
trouver des armes 2 des mun
> jusqu'd Bostor, pour
des vivres, etc. pou
des vaisseaux de transport,
D tions,
de mulets qui for
à Sonthonex, une troupe
> aller
a tout le monde
: Je patle
>> la garde : e .
colons, à tous les homme
soldats, aux marins , aux
D aux
qui ont des propriétés à conque
> portant le nom fiançais,
la
à chercher >. I1 n'e
des outrages a venger et gloire
> tir,
parlant à des équipages fançais
besoin de dire qu'en
pas
encore alors tout-à- fait lev
Tangeyla-Bolsitre, quin'avoit pas
formes ré
etoit bien obligé de prendre quelques
le masque,
déclamer contre les Anglais, tout en les ins
publicaines, et de
donc dans le posterip
truisant des projets de Genet. Il ajouzoit
Y'apprend
de cettelettre : ( Depnis ma pataraphe grifonée
tum
ètes décidés à tenter de prendre 2472 convoi su
> que vous vous
bien! enfans, puisgue votre dépar
Bretons. Eh
9> ces dogues
ne veulent pa
rossez ces enragés, qui
> est fxb, pariez,
mais rentret bien vite et partox
s9 que nous soyons libres;
truisant des projets de Genet. Il ajouzoit
Y'apprend
de cettelettre : ( Depnis ma pataraphe grifonée
tum
ètes décidés à tenter de prendre 2472 convoi su
> que vous vous
bien! enfans, puisgue votre dépar
Bretons. Eh
9> ces dogues
ne veulent pa
rossez ces enragés, qui
> est fxb, pariez,
mais rentret bien vite et partox
s9 que nous soyons libres; --- Page 431 ---
(423 )
pour Saint Domingue; et après nous iroma mener ce
argent de
grippeSonthonax, , etr complices, à la Convention nationale )
Genet assure dins une lettro aux commissaires
des
civils, qte
correspondances étoient établies sur toute la côte d'Amérique, que pius de deux mille colons devolent être
barqués sur l'escadre pour servir à cette nouvelle infamie emans d'autres lettres à Jefferson, il lui dénonce
(=) >.
H'on préparoit à Charlestown
un armement
contre la Tortne, i qui les cone-révolationnaires ne pouvoient parlonner 5a fidélité envers
métropole. Il y dit, que ce 200 hommes
del la Chesape:k pour Jérertie,et
les
s'embarquoient
que
presses contre révolutionnaires françuises de Philadelphie annonçoient
deux
bâtimens alloient prendre des passagers pour ie Mole que
e Courier politique de la France et de ses
(3) >.
bit
colonies annonaussi, tout en désapprouvant la P' écipitation des
ue C les dernières nouvelles de Saint-Domingne
colons,
prise du Mole etde Jérémie
(celles de la
parles Anglais) paroissoient avoir
déterminé lc départ d'un grand nombre d'habitans de
cctte
1 Lep père Duchesnc aux bons enfans des vaisseauxle.
Ebats dans PalFaire dcs colonies, tonie III, p.314 ct JupiseretlBole, 345. Lettre de erc.
onville aux commissaires civils, du 20 septembre,
Bourprétenduc) commission de Sainc-Domingue, du
Procès-verbaux de la
-dessus, , le chapitre VI, S. XXVIL.
24 frimaire an 2. Voycz aussi
2Lettre de Genet aux comaisaires civils, du 1 septembre 1733. Journal
srévolutionsee la parcie frangaise de Sainr-D
Domingue 1 du 20 novembre.
onspirations, 3 trahisons et calomnies dévoilées ct dénoncécs
de
ille colons s p- 47 ct 51.1 Débats dans Palfaire des
Par plus dix
12. Lettre de Fr. Polverel fils aux commissaires
colonies, > tome I,
civils, du
3 Lettres de Genet à Jefforson, des 2 et 25 novembre 1793. Auttes de
ferson à Genct, , des 22 ct 3c novembre.
Dd 4
.
onspirations, 3 trahisons et calomnies dévoilées ct dénoncécs
de
ille colons s p- 47 ct 51.1 Débats dans Palfaire des
Par plus dix
12. Lettre de Fr. Polverel fils aux commissaires
colonies, > tome I,
civils, du
3 Lettres de Genet à Jefforson, des 2 et 25 novembre 1793. Auttes de
ferson à Genct, , des 22 ct 3c novembre.
Dd 4 --- Page 432 ---
I 424)
> celonie (1) >, Le vice-consul de Newyork,
quoit de même aux commissaires
Moissonnier, m:
civils, en parlant des
pages dévonés à Galbaud: ( Leur dessein étoit de
éq
> Saint-Domingue, de se reunir auz
retourner
> parer de toute la partie
Espagnols et de s'ei
française de cette ile : douze
D cents scélérats devoient
à trei
s'embarquer sur les
>
de la
différens navii
République >. Malgré les mesures de Genet, les colo
n'abandonnent pas ce projet. ( Près de 200
> corps qui doit partin souS
forment déja
peu pour Jirémie. A la
> ce parti sont le médecin Gerard, riche
tête
propriétaire,
> Pascal et Touzard
Labrou
(2) ). On lit cnfn dans un
d
voué alix colons de Saintjournal
Domingue : (
batimens
D> gés de passagers et de vivres sont
Cing
cha
Partis
>
dernièrement
Charlestown pour Sain-Doningue; trois vont d
) deux au Môle. Le trop fameux Borel
Jiremis
a suivi la
> de ces derniers (e) >.
destinatic
Deux jours après, le même journil, en annonçant la
du Cap par les Espignols, ajoatoit
pri
gue 4 M. de
) ci-devant colonel du régiment du
Cambefor!
Cap, et
> ceux qui eavent apprécier le médite.,
toujours P'idole C
a et reconnoitre les
respecter l'infortun
services, étoit arrivé à Biltimore
>> décembre au
le' 3
matin, par un batiment venant du Harre )
C'étoit Pun de ceux quiaveient été
(4)
déportés avec Desparbesa
1 Courier politique susdit, du 19 novembre 1793.
2 Lettre de Moissonnier aux commissaires civils, du 15 septembre
3 Courier politiquedela France et de ses colonies, du 31 décembre 1793.
pag. 180. Voyez aussi le bulletin du 6
chez Louis
septembre, > imprimé à
>
Jones et la lettre de la Ruffie à Genet, du 30 août Philadelphi 1793.
4 Courier politique susd, > du 2 janvier 1794.
avec Desparbesa
1 Courier politique susdit, du 19 novembre 1793.
2 Lettre de Moissonnier aux commissaires civils, du 15 septembre
3 Courier politiquedela France et de ses colonies, du 31 décembre 1793.
pag. 180. Voyez aussi le bulletin du 6
chez Louis
septembre, > imprimé à
>
Jones et la lettre de la Ruffie à Genet, du 30 août Philadelphi 1793.
4 Courier politique susd, > du 2 janvier 1794. --- Page 433 ---
(425)
pis d'octobre 1792. II alla peu de
nglais da: Molc.
temps après se réuniraux
On ignore si Borel prit
effectivement le même
monçoi: le Courier
parti, comme
il étoit désigné
politique, mais il est certain du moins
pour CO nmandant de
piés voulsient faire à Siint-I
T'erpédition que les réres civils; qu'il étoit desiré Domingue contre les commispntroient les plus' ardens
par ceux d'entre eux qui se
révalationnaires,
héra'ement son émigration à la Jamaique quoiqu'on conndt
apré; la canonade
Port-au-Paince, les re'ations qu'il y avoit cues avec le
nement de cette ile, et les Jettres qu'il avoit
goumingue pour fiire espérer le
écrites à Saintnmissires civils
secours des Anglais contre les
lettre di fameux (1) O: trouve une Preuve de CC fait dans
Srcton Villandry, ce lieutenant
p, qui commanda
de PraPexpédition de la Croix
92 (2). Scs papiers farent saisis à la
des-Bonquets en
:c ceux de
réquisiton de Genet,
Duny 3 son compagnon
héral Galbaud. Voici a
dhabitation, et ceux du
tes
copie fidèle de sa lettre, avec les
d'orthogephe : ( Mon cher Barrel,
êtes à Charlestwn, ct c'est ici oii
j'aprend que vos
Domingue devriez
vous et les amis de Saintéire. Les forces de la
encore ici. De Philadelphie, de
République sont
on
Baltimore, ainsi Qu'ici
fomente un projet de reour,
même,
pays. Ce prejet n'est
pour reconquéri notre
faudsoit encore des hommes. pasimpossible à faire réussir; ma S il
qui ont encorre
Vous êtes desiré par tous ceux
quelque sentimens d'honneur, Car
pour chasser de nos propriétez,
se tenir
par les Sonthonax, Paul
Voyez ci-dessus le chap. III, du toie IIE,. L
Voycz ci-dessus le chap. VI du tome II, $. XLVI,
un projet de reour,
même,
pays. Ce prejet n'est
pour reconquéri notre
faudsoit encore des hommes. pasimpossible à faire réussir; ma S il
qui ont encorre
Vous êtes desiré par tous ceux
quelque sentimens d'honneur, Car
pour chasser de nos propriétez,
se tenir
par les Sonthonax, Paul
Voyez ci-dessus le chap. III, du toie IIE,. L
Voycz ci-dessus le chap. VI du tome II, $. XLVI, --- Page 434 ---
(425)
et
ei par les mulets et par les sac -
* Verel Delpech, le comble de la honte pour des Fr
S peaux noire, seroit
les colons voient. Vo
> çais blanc: C'est ainsi que touS
de même, et venez nous aider à partager le pre
D donc
louable
Mon sermon ne S
> etla gloire d'une si
entreprise.
ct vous n'ête plus Baurel, si vous ne venez F
> pas long,
le Breton- Villandry, car
) Quant à moi, je suis toujours
à Saint -Domingue (1).2 >
s) veax retourner
cette lettre est adressée à Borel,ch
Il est remarquable que
assure de ses T
le citoyen Caradeux, que Breton-Villandry
;ie consull Mangourit nous apprend que ce Caradeux,
pects dté aussi Tun des chefs du parti des indépendans à Sai
avoit
étoit l'un des aristocrates les plus prononcés d
Doaingue,
les Etats-Unis (e).
Indépendamment de ces armemens préparés pour Saint-Dom
6. LV.
dans les Etats-Unis, de concert avec les émigrés; les
Vcics de fait gue
avec eux les voies de fait les plus cc
commises par portés s'y permirent
arracha
vu
Tanguy-la-Bolssi
les uns ct les damnab'cs. On a déja que Duny
dans l'Etat de Ne
sutrcs.
Bretondes mains de la justice
et
Villandry
de cet Etat il fallut recourir a
York; que dans la capitale
po
officiers de police ct à ia protection de quelques Franiçais
soustraire lc consul Hauterive aux aggressions des I ompagna
de Gaibaud, parmi lesquels SC trouvoit encore Duny. Ap
le consul de Charlestown et de Ral
près daps le même temps
et il fallut faire march
more fut aussi insulté par des colons (3),
de Breton villandry i Baurcl, du 27 août 1793.
I Lettre
ministre des affaires étrangères s' du I1 n
2 Lettre de Mangourit au
civils, du I auguste.
yembre 1793. Autre du tuême aux commissaires
3 Lettres de Genet à Jefferson, des 18 et 25 noyembre 1793. Autres
Ral
près daps le même temps
et il fallut faire march
more fut aussi insulté par des colons (3),
de Breton villandry i Baurcl, du 27 août 1793.
I Lettre
ministre des affaires étrangères s' du I1 n
2 Lettre de Mangourit au
civils, du I auguste.
yembre 1793. Autre du tuême aux commissaires
3 Lettres de Genet à Jefferson, des 18 et 25 noyembre 1793. Autres --- Page 435 ---
(427 )
troupes avec du canon pour arrêter les marins et les
ats du Japizer, quc les manceuvres : des déportés avoient
evés, et qui marchoient au nombre de plus de cent homarmés dins le tercitoire des Etuts-Unis, pour suivre Gal1a Philadelphic. Enfin on lit dans le journalde Tanguy,
la date du 3 cctobre 2 New-York, ( Que plusicurs maHlots de différens bords ont été chez le ministre Genet, ont
it du bruit, ct causé du dommage dans son hoiel
(1) >,
consul de New-York, Hauterive, assure que dans une de
expéditions, Duny étoit avec plusicurs émigrés. Il est du:
ns certain que Noailles et Talon se rendirent à Newk, dès que la Aotte du Capiy fut arrivée, et qu'ils se donnt les pus grands mouvemens pour exciter des troubles
la flotte (2).
C mépris poar les lois du pays se montra d'une manière
bre pius marquée, lors du
dans les
S. LVI,
passage
Etats - Unis des Autresvoies
utés des trois couleurs que la province du Nord de Saint- de faitcontre
ningne envoya à la Coavention nationale an mois de
la dépucation
bre 1793 (3). Flusicurs indications
sep- de Saint Do:
sant à la Convention le droit de prouvert qve tout en minguc,
comprendre les colonies
; la Corstitution française, les, déportés de Saint-Domingue
rsonà Gener, des 24 ct 30 décembre. Lettre circulaire de
procureurs généraux( Attorneys) , des E:ats-Unis, du 30 novembre. Wachington
Journal des révolutions de ia partic frangaise de Saint
octobrc 1793. Dullerin du 6
Domingue a
:, à Philadeiphic.
septembre , de l'imprimetic de Louis
Conduite des colons dans lcs Etats-Unis, par la
2 thermidor de P'an 2.
commission de Brest,
Lettre de Sonthonax à Genet, du 28 seprembre 1793.
raux( Attorneys) , des E:ats-Unis, du 30 novembre. Wachington
Journal des révolutions de ia partic frangaise de Saint
octobrc 1793. Dullerin du 6
Domingue a
:, à Philadeiphic.
septembre , de l'imprimetic de Louis
Conduite des colons dans lcs Etats-Unis, par la
2 thermidor de P'an 2.
commission de Brest,
Lettre de Sonthonax à Genet, du 28 seprembre 1793. --- Page 436 ---
(428)
avoient aussi élu, dans leur clab, ai nom de la coloni
prétendus députés à la législature qu'on disoit devoir remj
la Convention , aprés l'acceptation de la
Constitution de 1
comme ils le firent depuis en France, > à la fin de l'an 3,p
Corps législitif (1), C'étoient
probublement quelques - ui
commissaires qu'ils avoient chargés de leur dénonciation C
Polverel et Sorthonax. L'irrégularité de leur nominatic
leur a pas permis sans doute d'oser la préseater en Fran
seroit dificile de peindre leur emportement et celui des
meneurs du club, qaand ils apprirent qu'une députation f
des blancs restés dans la colonie 3 des hommes de coule
des noirs, alloit siéger parmi les représentans du peuple frat
et qu'elle devoit passer par les Etats-Unis pour se rend:
France.
Les déportés avoient été prévenus de leur
jours
passage, 2 plu
d'avance, par leurs correspondans du Cap 5 et dès
Parrivée des députés dans les Eiats Unis, f'on inséra une
trible contre eux dans les journaux: contre - révolution
dévoués aux colons (2). I! paroit certain que pour excite
mouvement à cette occasion, des déportés se réunirent
l'émigré Talon, qui vint New-Yoik à cette époque, CC
ily étoit venu Iors de P'arrivée de Galbaud. Indépendam
de sa haine pour la révolation frança'se, cet émigré avoi
1 Conspirations, trahisons et calomnies dévoilées et dénoncées par
de dix mille Français, P. 41, note 3 etc. Lettre de Page et Brulle
colons patriotes réfugiés à Philaieiphic, ctc, du 127 pluviose an 2, Excra
procès-verbaux de l'assemblée des électeurs de Saiut-Domingue, séantei
du vendémiaire de Pan 42 Courier politique de la France ct deses colonies, du 7 novembre 1
p. 8y. Lettre de Michel à Claussoa, dacée de Baltimore
1793.
> le 4 nove
41, note 3 etc. Lettre de Page et Brulle
colons patriotes réfugiés à Philaieiphic, ctc, du 127 pluviose an 2, Excra
procès-verbaux de l'assemblée des électeurs de Saiut-Domingue, séantei
du vendémiaire de Pan 42 Courier politique de la France ct deses colonies, du 7 novembre 1
p. 8y. Lettre de Michel à Claussoa, dacée de Baltimore
1793.
> le 4 nove --- Page 437 ---
(429 )
ft particulier pour empécher, s'il étoit
éputation en France, et
possible 3 l'arrivée de
ers. De concert avec le sénateur sur-tout pour s'emparer de ses
oser quelques mois
Morris il avoit fait
inelle
auparavant à Polverel unc
sur les envois de denrées ou d'autres spéculation
ient des Etats-Unis à Saint-Domingue.
objets, 2 qui se
brd ne pas rejetter cette tentative de Polverel avoit paru
oir recueilir les
corruption, afin d'en
arrêter
preuves. Dès qu'il se les fut
l'abbé Colin, l'agent de Talon et de procurées,
ia leurs propositions criminelics dans les
Morris. Il
voya les pièces qui en faisoient la papiers publics (1);
tet au gouvernement
prenve au ministre
ingue. On assure
français, 2 parla députation de Saintque Talon etles
n de gagner, dès avant le
déportés trouvérent le
e français, à qui Sonthonar débarquement, lc capitaine du
avoit confé la
-Domingue avec cent soixante malades
députation de
tablir dans le continent Américain.
qu'il énvoyoit pour
: discule faire
Cette mizsion d'humanité
respecter les passagers,
aractère dont les députés étoient
indépendamment
eau fut-il mouillé dans la rivière revêlus; 5 mais à peine le
de
aires vinrent s'y introduire,
Philadelphie, que des
iens sur ceux qui étoient 3 prirent de nouveaux renseilus
à bord, et proférèrent lcs
grossières contre les députés contre la
injures
5, soit à SaintFrance et scs
Domingue, soit dans Ics
va les matelots, qui menacerent de
Etats-Unis, On
fusiller les députés et
Pignores si c'escle même que l'ambassadeur des Etats-Unis
Lettre de Genet à Jefirson, du 30
en Francc,
:s. Lettre de Poiverel à Sonthonax novembre 1793, avec les piècesy
yj jointes, Déclaration de Dufay, > du septembre, aussi avec lcs
late. Moniteur de
Gatnot, Mills, Boisson ct
Saintc-Domingus, du septembre 1793, Belley,
On
fusiller les députés et
Pignores si c'escle même que l'ambassadeur des Etats-Unis
Lettre de Genet à Jefirson, du 30
en Francc,
:s. Lettre de Poiverel à Sonthonax novembre 1793, avec les piècesy
yj jointes, Déclaration de Dufay, > du septembre, aussi avec lcs
late. Moniteur de
Gatnot, Mills, Boisson ct
Saintc-Domingus, du septembre 1793, Belley, --- Page 438 ---
(430)
dragons d'Orléans qui étoient avec eux, ou de
quelques
pendre à la lanterne. On- déclara aux uns et aux autres
c'étoit le sort qui les attendoit quand ils descendroient à
ladelphic. Ils y éprouvèrent effectivement les plus grands
trages de lIa part d'un attroupement évidemment préparé
vance. Dufay, lun d'entre eux, eut beaucoup de peine
sauver chez le consul français. On jai en vouloit autant 9
hommes de couleur, ou aux noirs eux-mèmes > pour
prononcé d'une manière si décidée ei faveur de ces dernier
Les députés noirs ne furent pas moins maltraités; la rage
assaillans se porta sur-tout aux derniers:e excès contre Be
qui, après s'être disiingué dans la guerre des Etats-Unis,
les ordres du général d'Estaing, dtoit parvenu, depuisla ré
tion à un commandement dans les troupes de ligne. Iine s
pas moins honoré par son bumanité envers les blancs > de
avoitsauvé un grand nombre durant les troublcs de la ccl
que par son intrépidité à toute épreuve. L'attroupemes,
vint à bord lui reprocha d'oser servir dans un régime:
ligne comme officier et de commander des blancs. Il :ép
quand on savoit sauver des blancs et les difindre
que
pouvoit bien les commander (2)- On remarqua particulière
parmi les assaillans ce même Flanet de Vieus-Bourg, c
puté à l'assemblée coloniale, quiavnit été Pun des princ
auteurs des troubles du Cap à ja fin de 1792 , et quiy
1 Déclaration sus-l Lettre écrit: de Néw-York rar les députés de
Domingue à leurs commettans, du, 14 décembre :793, P. 3,4, 56
2 Letter of J. Delayre to Th, Miliet, october25, 1793. Lettre de
a4X ccmmissaires civils : du 4 décerbre 1793. Lettre susd, écri
New-York, par les dépurés de Saint- Dominguc, P. 7.
, et quiy
1 Déclaration sus-l Lettre écrit: de Néw-York rar les députés de
Domingue à leurs commettans, du, 14 décembre :793, P. 3,4, 56
2 Letter of J. Delayre to Th, Miliet, october25, 1793. Lettre de
a4X ccmmissaires civils : du 4 décerbre 1793. Lettre susd, écri
New-York, par les dépurés de Saint- Dominguc, P. 7. --- Page 439 ---
(431) )
particulièrement dénoncé l'estimable
ue, Labatut. On assure
commandant de la Torqu'il mit un poignard sur le sein
Belley, pour le forcer à quitter la cocarde
de
uifat alors arrachée sur son
nationale 2 qui
t sa montre. Le consul
refus; on lui prit aussi son épée
endeniain de
français, 3 Bournonville, fut obligé le
requérir la force publique
Aébarquemient des députés
mais
pour protéger le
porteurs
(1),
les paguets dont ils ctoient
pour la Convention nationale
Frécutif
, et pour le conseil
provisoire 3 furent enlevés avec
qui
presque tous les effets
appartenoient aux députés (2).
Les agitateurs ne respectèrent
Etats - Unis sur
pas plus un bâtiment des
lequel se trouvoit
Is y commirent les mêmes
Garnot, autre député blanc.
excès ou de
Le Courier politique avoit
plas grands encore.
cun
dès
annoncé d'avance, sans citer augarant, que
avant la révolution
Pondamné, à Nantes, à être
2 Garnot avoit été
grande peine à la
pendu. Il n'échappa qu'avcc la
mort, ct il cut quelque temps la corde plus
col (3).
au
Les mêmes attentats se rerouvellèrentdans tout le
S. LVII,
Elats-Unis, contre quiconque arrivoit de la
territoire des Autres concolonie après avoir tre Delasalle
1 Lettre de Beauvarlet à Genet, du 8
et Robquin,
des. colons de Saine-Domingue dans les novembre 1733. Sur la conduite
New York, par Hauterive, Lettre de Etats - Unis , et particulièrement à
1793. Autre de Richebourg à
Genet à Jeiferson 3 du 18 novembre
écrite de New-York"
les Sonthonax,du 18 janvier 1794. Lettre
, par
dépatés de
susd.
Lettre imprimée à la suite de la précédente Sainr-Domingue, P. 6,t ct 8,
vencion nationale, à ses frères, du
,de Beiley, dépuré à la Con2 Lettre de Gener à
14 décembre.
3 Courier
Jefferson, du 18 novembre 1793.
Lettre de Folitique de la France et de ses colonics, du
Beauvarlet à Genet, du 8 novembre
7 novembre 1793,
New York, par les députés de
1793. Lettre susd. écrite de
Saint.Domingue, P. 5 et 8,
. 6,t ct 8,
vencion nationale, à ses frères, du
,de Beiley, dépuré à la Con2 Lettre de Gener à
14 décembre.
3 Courier
Jefferson, du 18 novembre 1793.
Lettre de Folitique de la France et de ses colonics, du
Beauvarlet à Genet, du 8 novembre
7 novembre 1793,
New York, par les députés de
1793. Lettre susd. écrite de
Saint.Domingue, P. 5 et 8, --- Page 440 ---
(432 )
rapports avec les commissaires civils. Le goui
eu quelques
avoit coamandé l'armée contre le P
neur Delasealle, qui
à ces in
au-Priece durant la canonnade, ne put échapper
malgré les vives diesentions qu'il avoit eues avec
tes (1),
commissaires civils dans les derniers temps.
sonnoit Palarme a
C'étoit sur-tout à cette époque, qu'on
mini
de
le plus de violence contre les prétendus projets
Genet
soulever les nègres dars les Etats méridionaux;
pour
s'en prévalurent pour suscitér
déportés de Saint-Domingue
mouvemens contre le lieutenant colone! Robquin,
noureaux
militaire avoit été Pun des fondateurs du C
y débarqua. Ce
contribué à faire chasser de Ci
du Cap; il avoit besucoup
attaché
ville les agens de Pancien régime; mais sincérement
comme le colonel Lachaise, ila
principes de la métropolc,
défendu le cemmissaire civil Sonthonax cenire les agitateurs
Il avoit, à ce que l'on croit,
mois de décembre 1792.
celui d'avoir épc
des déportés un tort non moins grave,
yeux
de couleur. Il mouiila à Charlestownle 3 octo
une femme
rem
3793.11 fut insulté dès son arrivée par une chalouppe
dont ilnommeplesieurse dans la relat
d'émigrés et de déportés,
donnée de cet évencment. Les uns ctles autres a avoi
qu'il a
suivant
Robq
> forgs et imprimé des lettres >
lesquelles
a Charlestown, de la part des commissaires
> étoit envoyé
des
et des armes pour
de Za
négres
>> vils, avec
poudre,
du sad de V'àmérique S
> surger les négres des provinces
il fut dénoncé comme tel au gouvernenr
> tentrionale;
d'Assas, Roulle, et six ce
> Charlestown, par Degrasse,
de la vie militaire d'A.-N. Lasalle, P. 4o. Courier politig
1 Tableau
susd., etc.
D auf
des commissaires
> étoit envoyé
des
et des armes pour
de Za
négres
>> vils, avec
poudre,
du sad de V'àmérique S
> surger les négres des provinces
il fut dénoncé comme tel au gouvernenr
> tentrionale;
d'Assas, Roulle, et six ce
> Charlestown, par Degrasse,
de la vie militaire d'A.-N. Lasalle, P. 4o. Courier politig
1 Tableau
susd., etc.
D auf --- Page 441 ---
(433 )
autres de fa méme
eau, od il n'y avoit trempe D, II suffisoit de visiter
Pas plus
son vaise
tions, pour reconnoitre la d'émissaires nigres que de muientôt désabusé ; mais l'on calomnie : aussi le
Ermentation
étoit Parvenu à gouverneur fut-il
onsul
2 que, malgré ses ordres et exciter une telle
Mangourit, Robquin fut
les. bons offices du
ment sous la
obligé de rester à bord
'y aborder. On protection du fort, avec défense
d'un bâ.
assure même
à
ans cesse menacé
qu'après y avoir
personne
er
par les
passé 15
aux assassins qui
déportés, le bâtiment ne
jours
arer, qu'en
avoient armé des corsaires
put échapPartant furtivement la nuit
pour s'en emSi ceux qui s'étoient
pour New-York (1).
ommissaires civils
Prononcés pour la
Ps magistrats s'étoient n'étoient pas en sireté dans métropole les
et les 5. LVIII,
n doit sentir'
le plus montrés les amis
Etats dont Poursuites
combien éloit
de la
empéchées
rotection qu'ils
précaire s dans d'autres France, Par Talon
bible ou trop pouvoient attendre d'un
états, la et Par les
Efogiés osoient partial pour réprimer les gouvernement trop déportés
exciter sur son terzitoire. mouvemens que des
efierson, qui n'avoit pas encore
Le secrétaire d'Etat
Emoigner au ministre
donné sa
tentats et le desir Genet gue d'inutiles démission, ne put
de les voir penir
regrets sur ces
Hlphie, Mathieu Clakson,
(2). Le maire de PhilaAlomnier, à Cause de son que les déportés n'ont cessé de
Htachement à notre
dévouement à la liberté et de
es chefs de
révolution, fit néanmoins
son
Fattroupement, nommé
emprisonner l'un
Labédens ; cet homme
11 Lettre de
Robquin aux commisaires
Lettre de Jefferson à
civils, du 6 décembre
-ferson, du 18 novembre. Gener, du novembre 1793. Autre 1793.
Hn-Dominge à leurs
Lettre écrice de New-York
de Genet a
Rap. de
commettans, du 14 décembre
par les députés de
CaranCosion Tome IV, 1793, P. 9.
Ee
emprisonner l'un
Labédens ; cet homme
11 Lettre de
Robquin aux commisaires
Lettre de Jefferson à
civils, du 6 décembre
-ferson, du 18 novembre. Gener, du novembre 1793. Autre 1793.
Hn-Dominge à leurs
Lettre écrice de New-York
de Genet a
Rap. de
commettans, du 14 décembre
par les députés de
CaranCosion Tome IV, 1793, P. 9.
Ee --- Page 442 ---
(434)
reconnoitre plusieurs de ses effets parmi ce
avoit prétendu
colons
étoit arrivé de Sai
de Galineau de Gascq, l'un des
qui
députés, et à qui T'onreproch
Domingue en mêmetemps qucles
de dilapidations (1). Labedens se porta aux plus grat
beaucoup
ses effets avcc ceux (
excès contre lui, et pilla ou fit piller
divers autres passagers : mais tel étoit le crédit
députés etde
les poursui
parti arglais et des déportés, qu'ils empêchérent
Labedens fut excusé par les journaux cont
de la' justice.
l'ont été les assassins du midi de
révélutionnaires 3 corme
cautic
France après la réaction. Il fut mis en liberté moyennant
Talon qui fournit cette caution. Plusieurs
et ce Tutlémigré
trouve Senac, l'un des accusate
portés, parmi lesquels on
de l'assemblée cO
de Polverel et Sonthonax, un ex-député
Flanet l'ainé, etc. , se réunirent. à leur t
niale, Prieur 2
refusa leurs offres (2).
indemniser Talon, qui
pour
des commissaires civils n'ont ce
Cependant les accusateurs
dans les Débats qu'ils avoient toujours été étrang
de répéter
Ils ont témoigné be
réfugiés aux Etats-Unis. y
aux émigrés
de haine contre eux. Senac y a dit personnellemes
coup
Talon, les Noailles n'avoient jamais eu de corr
K Que les
avec ceux qui, 1
> pondance ou de liaisons particuliéres
Polverel et Sonthonax, ni avec ceux qu'ils rep
5 accusoient
Le Courier
de la France et de
3 sentoient (3) >.
politique
2 Voyez ci-dessus le chap. VII, S. LXIX.
de la France et de ses colonies, du 19 octobre 17
2 Courier politique
de Saine-Domingue , du
Journal des révolutions de la parcie française
51 et
novembre. Defrance au citoyen Creuzé-Pascal, son collégue, p. à k
les' députés de Saint-Domingue,
Lettre écrite de New-York, par
dans la note.
commettans, du 18 décembre 1793, P. 9,
Tafliredescolonics, tome III,P- 288 ct 239.
3 Débatsdans
19 octobre 17
2 Courier politique
de Saine-Domingue , du
Journal des révolutions de la parcie française
51 et
novembre. Defrance au citoyen Creuzé-Pascal, son collégue, p. à k
les' députés de Saint-Domingue,
Lettre écrite de New-York, par
dans la note.
commettans, du 18 décembre 1793, P. 9,
Tafliredescolonics, tome III,P- 288 ct 239.
3 Débatsdans --- Page 443 ---
(435)
polonies dit bien aussi
pas avant le
que Talon et Labedensnes se
M. de
capdionnement, it répéta, d'après connoissojent
Talonn'avoire eu d'autre intérét
Labedens, gue
Agir dans cette
que sa
>
circonstance,
Bienfuinance
le l'abbé Colins
quoigue la Publicité de pour
prouvit le
l'affaire
moins la cause des
contraire ; mais ii n'associa
qu'il
déportés et celle de
pas
prodigua à cet
Talon dans les
pentre-r
émigré, 2 dontil ne dissimuloit
éloges
révolationnaires, K Ce
pas les vucs
dont les colons de
service, dit-il, n'est pas lc Seul
de Talon, n'est
Suint-Domingse sont
Pas le seul.dont
redevables à M.
le souvenir. Que de
ils conserveront
misère par
familtes abandopnées à la long-temps
Fambassadeur
plus affreuse
çaise M. de Talon n'a-t aphilanthrope de la
fortunés
il pas secourués ! de République frann'a-t-il pas, essuyé les larmes !
combien d'inque votre ame
Homme
de celle
généreuse et
respectable, b
di monarque
compatissante étoit bien
et desonamitiét
qui vous honoroit de sa bienveillance digne
le seul voeu que puissiez-voust fassent long-temps faire le bien : c'est
le secret de votre
pour votre bonbeur ceux qui
portés dans
politique, et des desseins
ont
LAmérique
que vous avet
méptisable d'une faction septentrionale ! Puisse le ministre
au lieu de vous calomnier scélérate vous prendre Pour modèle
ournaliste donna ausei
() ) ! Deur jours après, le
étoient
avec éloge les no ns des
même
cotisés, par une souscription
signataires qui
aiser Talon ; et Senac s'y trouve
généreuse, pour indemdivers déportés, Il n'est
avec Prieur, Flanet l'ainé cf
Boissière fut
pas besoin de dire
encore ici l'écho de Gatereau que Tanguy-la-
(2).
I Courier politique de la France et de
2 Courier politique susd. du
ses colonies, 5 du 19 hovembre
de
> 21 novembre 1793.
1793,
SineDomingue, du 20 noyembre et jeurs
Journal des révolutions
suivans,
Ee 2
, pour indemdivers déportés, Il n'est
avec Prieur, Flanet l'ainé cf
Boissière fut
pas besoin de dire
encore ici l'écho de Gatereau que Tanguy-la-
(2).
I Courier politique de la France et de
2 Courier politique susd. du
ses colonies, 5 du 19 hovembre
de
> 21 novembre 1793.
1793,
SineDomingue, du 20 noyembre et jeurs
Journal des révolutions
suivans,
Ee 2 --- Page 444 ---
( 430 )
conttc-érolatiennsires et les chefs des dép
t. LIX.
Les journaux
circonstance pour insulter les amis
Nouvelles tés profitèrent de cette
insultesfaices la. France tandis qu'ils cn combloient les ennemis d'éloges.
à Genct dans
del T'Etat de New-York, Clinton, ayant célébrélc
les journaux gouverneur V'annivereaire de l'evacuation de cette ville par
à cecte occa- novembre >
les
sion,
Anglais, yinvita, avec le ministte Genet, tous républica
combattoient alors pour la méme cause. On d
français qui
Delassalle la justice de déclarer 9
rendre à F'ex-gouverneur
eut été mal accueilli,
s'empresa de s'y trouver, quoiqu'il
Genet. Il n'en fut pas ainsi des colons déportés de Sai
Domingue. Voici la lettre que Duny adresea au gouverne
Clinton à cette occasion, et qu'ii ft insérer, comme 'à son
dinaire, dans le journal de Tanguy : K Ripublicain Frenga
ami et allié des généreux Américains, j'ai partagé viveme
>
de New- York dans la célébration de l'
> la joie descitoyens
J'aisenti
ét
de Tévacuation de cette ville.
qu'il
> niversaire
d's
d'un vrai français de témoigner ce sentiment
>> du devoir
habitans de cet état dans la
> térêt et d'affection alix
person
mais j'ai été arrété par la crainte
> de leur gouverneur;
chez vous Genet, ministre de la Républiq
>> rencontrer
indigne de ce titre respectable par ses liais
D française,
et criminalles avec les Lassalle, les Dufay, 2
> scandalenses de
les Robquin, les mulêtres, les nig
P Galineau
Gascq,
de Saint- Domingue, encore teints du sang
59 arrivant
blancs qu'ils ont egorgés 2 couverts de 1:OS
> colons
d'hd
enrichis de leur pillage. C'est un sentiment
5> pouilles,
les Fra
à la vue de ces monstres, tous
> rear qu'éprouvent,
comme moi, ont à pleurer un père, une mèr
> çais qui,
des frères, des amis. Je tire ie rideau sur a
> des enfans ,
tribunal de la nation française à
>> forfaits; je laisse au
del Frangais ont, avec moi,assisté de ca
3 paniz: bezucoup
> colons
d'hd
enrichis de leur pillage. C'est un sentiment
5> pouilles,
les Fra
à la vue de ces monstres, tous
> rear qu'éprouvent,
comme moi, ont à pleurer un père, une mèr
> çais qui,
des frères, des amis. Je tire ie rideau sur a
> des enfans ,
tribunal de la nation française à
>> forfaits; je laisse au
del Frangais ont, avec moi,assisté de ca
3 paniz: bezucoup --- Page 445 ---
à cette fête
(437)
présenter civigue, et lc même
chez vous
motifies a
Lc
D
empéchés dese
journalite Tanguy
ar Genetà Clinton à la ajoutoit, en parlant du festin
même
renda
donné sa fete; mais c'étoit
eccasion : (C Celui-ci a aussi
orgic
unevraic
demoniaque, dans
saturnale, ou plutôt une
muldtres, blancs
laquelle on ne voyoit que
du sang des
nigrophiles, couverts des
négres, 2
malheureuzs
dépouilles ou
gue. :
propritsaires de
pouvoir décrire
- Il n'appartient Saint-DominU
T'ancienne
avec dignité les horribles qu'à Juvenal de
Rome, insultant
fêtes des.tyrans de
citoyensaccablésd dela
par leurs prodigues
contoit dans
plusaffreuse misère
orgies les
un autre numéro
(2) >. Enfin Gatereau
julâtres nouvellement
une prétendue querelle
vec des
arrivés de Saint-1
que huit
Fment blessé volontaires blancs, qui en avoiznt Domingue tué avoient eue
cing Pour avoir voulu
OuL dangereualiste ajoutoit : ( On attribue
manger avec eux.
des malitres,
ce meurtre à
Lejour-
, qui s'étoient vantés
Tinconnéquenece
sacre de ieurs Frères
d'avoir échappé d ZL12 mascrate de France, dont le qu'on avoit fait dans une ville
de Tincendie
nom m'est
à
aristo.
et des assassinats du échappé, la nouvelle
que les matelots de VImpatiene Cap. L'on dit.ici tout hzur
Saint-I
(qui portoit la
la Domingue en France) ont
députation de
mer les dépués tricoior des fait le complot de jeter d
ront à une certaine hauteur
commissaires, lorsqu'ils se-
(3). >
1 Journal des révolutions de la partie
lkcembre :793. Tableau de la vic
françaire de Saint-I
2. Ibid,
militaire d'A.-N. Lassalle, Domingue 3 du S
3 Courier
p.i 40..
793, Autrc politique de la- France et de sCs colonies dudew.décembrs.
2 22 décembre
Ec 3
dépués tricoior des fait le complot de jeter d
ront à une certaine hauteur
commissaires, lorsqu'ils se-
(3). >
1 Journal des révolutions de la partie
lkcembre :793. Tableau de la vic
françaire de Saint-I
2. Ibid,
militaire d'A.-N. Lassalle, Domingue 3 du S
3 Courier
p.i 40..
793, Autrc politique de la- France et de sCs colonies dudew.décembrs.
2 22 décembre
Ec 3 --- Page 446 ---
(438)
des provocations et de fausses no:
C'estpar des calomnies,
prép
velles du même genre 7 que les contre-résolatienrsite
Rome Passassinat de Basseville, et à Gènes celuid
rèrent à
làchement. Silesauteu
Français : que des Anglaisyé égorgèrent
même but > da
de tant d'outrages ne purent pas parvenir au
le
malgré leurs coupables efforts 2 on ne do
les Etats-Unis,
nombre, à Thumanité du peuple américain
qu'aleur trop petit
de
magistrats qui ne partageoie
et aux dispositions plusieurs
fédéral contre la révolutic
pas les préventionsdu gouvernement
$. LX: française.
Eloges du
faits aux amis de la République
gouverneAu milieu de tant d'outrages
Anne dis imuloient même pas la prédilectic
ment
les chefs des déportés
l'ame de leur conduit
glaispar les pourle gouvernement étranger, quiétoit
déporcés.
dans tousleurs écrits, d'exalter la générosité
Ils ne cessoient,
anglais
venoit d'ac
la bienfaisance de ce gouvernement
qui
le Mole et Jérémie par la trabison. Ils ne cessoient C
quérir
leur avoient livré ces deux place
prendre le parti de ceux qui
de la
des amis de Th. Millet lui marquoit
pa
Voici ce qu'un
homine
de foi, ayec lequel il étoit en . correspor
d'un
digne
avoient aussi livi
dance, quoique ce fut un de ceux, qui
e Nous nous trouvons fort heureu
Saint-Marc aux Anglais:"
mais il s'en faut de béau
>> à raison de notre condition passée ;
S
nous ayons à nous louer de la puissance qui
> coup que
Si elle étoit généreuse, 2 le Port-au
s dit notre protectrice.
lieu
est toujours e
s Prince seroit en sor: pouvoirs.au
qu'il
de
qui finira par tout anéantir, ct, tant qu
> celui Sonthonax,
des monstre
etle Port- au-Prince seront au pouvoir
> les Cayes
dire
Saint-Do
> Polverel et Sonthonax 7 on ne petit pas
que
3 mingue soit sauvé (). >
au citoyen Th, Millet, en son absence aux citoyen:
1 Leutre de R. Marie 2
notre protectrice.
lieu
est toujours e
s Prince seroit en sor: pouvoirs.au
qu'il
de
qui finira par tout anéantir, ct, tant qu
> celui Sonthonax,
des monstre
etle Port- au-Prince seront au pouvoir
> les Cayes
dire
Saint-Do
> Polverel et Sonthonax 7 on ne petit pas
que
3 mingue soit sauvé (). >
au citoyen Th, Millet, en son absence aux citoyen:
1 Leutre de R. Marie 2 --- Page 447 ---
(439)
Voici encore comment Th.
lc compte du
Millet lui-méme
vention
gouvernement anglais, dans
s'exprimoit sue
nationale : cc!
une adresse à
> erthemi
Ennemi de la France,
la Conqui a conservé les
il est vrai, mais.
empêché
restes-de Saint -
Th. Millet lanéantisement da systême
Domingue, > et
ne pouvoit pas. avoir
colonial (1) >.
gue les Anglais
oublié les
Cependant
avoient formés
projets
sur
destructeurs.
toujours présent à l'esprit
Saint - Domingue. Il avoit
objet avec sir Gilbert
l'entretien qu'il avoit eu
illeurs (2). Il l'avoit Elliot, en 1790, et dont
sur cet
rappelé dans une
on a parlé
hington, et dans. une autre à
de ses lettres à
cette dernière
son. ami
Was-
: ( Il est des
Clausson. Il ajoutoit
>> au
choses
dans
papier ; et si je me
qu'on ne sauroit.
A faire à
rendois à
conferceux dc mes
Phildeiphie, je
e quelques
concitoyens qui sont bien
pourrois
> bat utile ouvertures, dans lesquelles ils
intentionnés.
pour la
pourroient
- avoue
colonie de Saint -
trouverun:
que je ne vois
Domingue, oi
) que bien
pas l'arrivée des
je vous.
les
d'autres (3) >. Qu'on
Anglais du même aeil
opinions de ces. derniers,
juge par la qu'elles étoient
Enfin le club des colons
qui avoit dénoncé Polverel réfugiés à Philadelphie, le méme
adresse envoyée
et Sonthonax, osoit dire
contre eux à la Convention
dans une
nationale : ( Les
larchevesque.
des, colonics, -Thibaud, , Daugy, ctc., du 18.
tome IV,
mars1794. Débats
1 Mémoire de Th. P. 142 et 143.
danstaffaireConduite des
Millet à. la
colons dans les légilannefnamgate, s du 4
àBres, par Prieur (de la
États - Unis > par la commission décembre 1793.
2 Voyez ci dessus' le Marne.)
nommée
des
chap, VI,. s. II.
colonies, 2 tome II, P.
Voyez aussi les Débats dans
saus date.
11, ct la lettre. de Th. Millet à
l'affaire3 Lettre de Th. Miller à
Washington, S
Clausson,. du 10 novembre 1793..
Ee 4s.
du 4
àBres, par Prieur (de la
États - Unis > par la commission décembre 1793.
2 Voyez ci dessus' le Marne.)
nommée
des
chap, VI,. s. II.
colonies, 2 tome II, P.
Voyez aussi les Débats dans
saus date.
11, ct la lettre. de Th. Millet à
l'affaire3 Lettre de Th. Miller à
Washington, S
Clausson,. du 10 novembre 1793..
Ee 4s. --- Page 448 ---
(440 )
5 monstres qui ont achevé notre destruction luftent
5> sur nos débris contre la bienfaisance
encor
d'une
>> ennemie, qui voudroit arracher au néant les
puissanc
restes de la
> Aorissante des
plu
colaniesfangaiseoxa). Telles étoientles
avouées de ces colons, qui, dans
opinion
plusieurs autres actes
prenoient la qualification démagogique de sans-culottes
(2).1
C'est ce penchant mal dissimulé
pour
qui in
disposa sur -
T'Angleterre,
tout le ministre Genct contre les
l'avoua avec sa franchise ordinaire dans
déportés.
une de ses lettres at
président de leur club,. ot il annonce
moire et
qu'il envérra leur mé
toutes leurs pièces à la Convention nationale
regrettant la nécessité oil il s'est
> er
vu de se méler des
des
affaire:
colonies. ( J'en appeile à vous-mème, lui dit-il :
> vous que les événemens ne changeront
croyez.
5) mémoire ? L'éloge de
pas l'influence de ce
Jérémie et du Mole vous
a des approbateurs ou des
donne-t-il
juges : Justifie-t-il vos
>) ennemis ou vos prétendus
prétendus
défenseurse : e
Oi
* C'est ainsi qu'on lit dans lç recueil indiqué dans la
zccusateurs de Polverel ct Sonthonax
note suivante. Les
zome III, P. 113, 284
ont prétendu (dans les
3 296, et tome IX,
Débats,
les efforis au lieu de la
P. 73), que l'original portoir
L'exemplaire
bienfaisance. Mais cet original n'est poinr
que l'on a ciré a été imprimé 'Far les
des
rapporté,
Polverel et Sonthonax S en admerrant mêms
scins accusatcurs de
jours qu'ils ont faic un crime a
leur legon, il s'ensuivroir rouaation anglaise,
Polyerel et Sonthonax de lutter contre la
qu'ilsyprésertent comme le sauveur de
1 Adresse des colons réfugics à
Scint-Domingue,
lc recueil intitulé
Philaslelphie, du 23 novembre 1793, dans
ct5z.
: Conspirations 3 trahisons Ct calomnies
> ctc., P. 56
2 Lettre des sans-culottes
du 30 novembre 1793.
Simonnor > Barrault-Nargai et autres à Genet,
Adresse à la Convention nationale
sofugiés à Philadelghic, du 2S venrôse de
par les colons
P'an 3.
Scint-Domingue,
lc recueil intitulé
Philaslelphie, du 23 novembre 1793, dans
ct5z.
: Conspirations 3 trahisons Ct calomnies
> ctc., P. 56
2 Lettre des sans-culottes
du 30 novembre 1793.
Simonnor > Barrault-Nargai et autres à Genet,
Adresse à la Convention nationale
sofugiés à Philadelghic, du 2S venrôse de
par les colons
P'an 3. --- Page 449 ---
sont
(441 )
ceux gui ascréditent les
méprisent son enthousiasme ressources de la
- qui
et ridiculisent Scs Ripubligues
ryalisene les ames
ellorts , .
Uberté, 2 qui soudoient enfin
lassées du régime de la
le venin de la calomnic
ces presses payées
bliguer On
3 contre la
Pour vomir
veutse séparer
délégation de la
le Môle, etc.
d'eux, mais on
Répu-
>
canonise Jérémie,
Cette prédilection
pour les
Jverel et Sonthonax n'ont Anglis, que les accusateurs
Frouve dans tous les
cessé de manifester en
dc S. LXT.
Amingue. Le
actes que les déportés
France,s se
maire du
faisoient à
Reproches
a livraison de cette Môle, 2 Genion, qui seul
Saint- faits parcux
pts-Unis
ville aux Anglais
s'étoit cpposé du maircdu.
al
comme il lavoit fait à Saint (2), s'annonga, dans les Môle,GenEces républicain (3) ; mais il y fit
-Domingue s Pour un ton 5 à cc
qui prouvoient la trahison connoitre, le premnier, les sujet.
moigna Tindignation
du Môle, contre
qu'elle
laquelle il
que, et à tous ceux qui
inspiroit aux amis de la
;tère. Le club des
avoient quelque honnêteté dans Répupublia contte Genton déportés osa lui en faire des
le Cades
une lettre oficielle
seproches 5
sécritiliter,od, au. milieu
, signée du
cuser cette
de
président
de
perfidie, , ils lui disoieat beaucomp d'efforts pour
discerhement, 3 en
: ( Vous avez
les hommes
supposant aux Anglais du
manqué
d'honneur, et du respec:
mépris Pour
pour les traîtres.
L Lettre de Genct à
On
mémoire intitulé : Sur Barrast-Nangay, la conduite > du I novembre 1793,
e-Unis, , et
des colons de Saint.
Voyez aussi
:2, par Hauterive. percieuliromens a Now-Xerk,de 15 du Domingue dans Les
cingaième mois de
Voyez ci dessus le chap, VI, S.
3 Courier
XVIII,
3. Yoyez Folitique aussi de la France et de ses
celui da norembre, colonics a du et 17 décembre
moire intitulé : Sur Barrast-Nangay, la conduite > du I novembre 1793,
e-Unis, , et
des colons de Saint.
Voyez aussi
:2, par Hauterive. percieuliromens a Now-Xerk,de 15 du Domingue dans Les
cingaième mois de
Voyez ci dessus le chap, VI, S.
3 Courier
XVIII,
3. Yoyez Folitique aussi de la France et de ses
celui da norembre, colonics a du et 17 décembre --- Page 450 ---
(442)
peut refuser une place à un homme d'honneur sans le I
> priser, de même qu'on se sert d'un traître sans le respect
bien étonnant
été fonciionnaire public, V
> Il est
qu'eyant
inst
>> ne sachiez pas ces choses-là; vous eussiez épargné une
D grave à un peuple que nous devons respecter quoic
> ennemi >. Les auteurs de cette lettre y soutenoient , suiv
être bien commune, > n'est pas enc
une tactique qui, pour
civils
sans effct, que c'étoit Genet et les commissaires
travailloient pour l'Angleterre (1).
$. LXII.
révolution
Ecrits con Enfin, il existe une prétendue Histoire de la
tre - révolule frère de Favras, Malé- Cormer
tionnaires de Saint - Domingue, par
de Saint-Dom
Mahy-Cor- que les commissaires civils avoient déporié
meré,
et qui paroit avoir été l'un des corréspondans des coi
gue, missaires de l'assembiée coloniale en France La comm
n'a vu
la
livraison de cet: C
sicn des colonies
que première
nc contient aucun fait, mais sculement une
vrage 3 qui
et bea
clamation perpétuelle contre la révolution française,
d'éloges de tout ce qui tient à l'Angleterre. Voici
coup
coalition de Jérémie, dans une espe
que T'auteur dit sur la
qui précède l'ouvrage. K Comme la condu
de prospectus
forment le quartier de Jérémi
> des quatre paroisses qui
est aussi ferc
> coalisées sous le nom de la Grande-Anse,
et
la colouie auroit déjoué les proje
92 que généreuse,
que
les mulâtres et la pr
- ambitieux et destructears conçus par
de Moissonnier au ministre de la marine , du 15 germinal
1 Lettre
trahisons ct calomnies dévoilées et dénoncées F
Yan 2. Conspirations * réfugiés dans les Etats-Unis, p. 53 et 57.
plus de dix mille Français
insérées dans leur recu
* C'est de lui qu'est la dernière des pièces
dénoncies
inticulé : Conspirasions > trahisons et calomnies dévoildes e
gere
de Moissonnier au ministre de la marine , du 15 germinal
1 Lettre
trahisons ct calomnies dévoilées et dénoncées F
Yan 2. Conspirations * réfugiés dans les Etats-Unis, p. 53 et 57.
plus de dix mille Français
insérées dans leur recu
* C'est de lui qu'est la dernière des pièces
dénoncies
inticulé : Conspirasions > trahisons et calomnies dévoildes e
gere --- Page 451 ---
(443)
paginds, si lcs autres
et la même
quartiers avoient eu 1 même
tres le récit énergie, je donnerai à la suite des douze prudence
particulier des événemens
letquartier-de Jécémie,
et dc la conduite du
gu'à la prise de
depuis la naissance des troubles jusjesté
possession par le gouverneur de Sa Mabriuamigies certe conduite doit servir de
H'exemple à tous les établissemens
modéle et
monde, dont les affranchis,
enropéens dans le nouveau
voudroient
de concert avec la
entreprendre la ruine et la
propagande,
ajouter que c'est le même homme destruction (1) >. On
hce avec Page et
qui, dans sa correspondénoncer les
Brulley > les pressoit le plus vivement
commissaires
avoit pas un moment à
civils, en disant : ( Qu'il n'y
précicux, si la France perdre, qae tous les instans étoient
La colonie de
étoit dans l'intention de conserver
Sainc-Domingue (2). >
Un grand nombre de colons
jient que trop disposés à
réfugiés aux Etats - Unis n'é- S. LXIIL.
ns. Gatercau
profiter de Ces dangereuses
Refuge de
Que les dernières annonça > dès le mois de novembre insinuag divers déd'obtenir
nouvelles de
1793, portis sous la
des passe-ports du ministre Saint-Domingue, et l'espoir domination,
soient avoir détermiré lc départ
d'Angleterre , parois- anglaisc.
tans de cette colonie
d'un grand nombre d'habiittendre
). L'auteur leur conseilla
jusqu'au printems suivant,
néanmoins
prudent de retourner avec
4 Parce qu'il n'étoit
tant de
pas
précipitation dans un pays
dix mille Français
tis on y a déguisé son réfegiés au continent de PAmsrigue ,
nom sous celui
P.72 crsuivantes
I Histoire de la
de G. F, Mahi Cornière,
S.
F. Mahé de révolution dc la partic française de
Cormeré, P. 11
Saint-Damningue, >
2 Lettre de Mahé Cormert
par
à Page, du 10 septembre
1793.J
toit
tant de
pas
précipitation dans un pays
dix mille Français
tis on y a déguisé son réfegiés au continent de PAmsrigue ,
nom sous celui
P.72 crsuivantes
I Histoire de la
de G. F, Mahi Cornière,
S.
F. Mahé de révolution dc la partic française de
Cormeré, P. 11
Saint-Damningue, >
2 Lettre de Mahé Cormert
par
à Page, du 10 septembre
1793.J --- Page 452 ---
(444 )
S encore en proie à toutes les horreurs de l'anarchie, oi
3>
So
thonax et Polverel avoient encore un parti assez
> les y maintenir et immoler leurs
puissant pc
> servoit
victimes; ; que si l'on C
que l'Angleterre n'étoit pas encore informée des
5 quétes du commodore Ford . dans l'ile de
CC
> on verroit qu'il n'é:oit
Saint-Domigu
pas possible que' le' ministère
> nique eût encore autorisé son ambassadeur
brita
> Unisà fournir des
près les Etat
secours et à délivrer des
> colons immolés par la Convention nationale passe-ports ai
de
> verroit que le
France ;
départ ne pouvoit avoir lieu
> avril prochain
qu'en mars
() >, Des auparavant, l'un des colons réi
giés à Trenton mandoit à sa soeur en France : a
> à repasser an premier jour à
J'atter
> vailler à
Saint-Domingue, , pour y ti
rpuveaux frais ma fortune; ; mais ce
7 Cas que TGuS apprenions
les
n'est qu'
5>
que
Espagnols en sont les me
tres, et que le patriotisme et son étendard bariolé
3 bannis. - Nous pouvons à
en 30
présent avoir
> Les Espagnols, d'un
quelque espérane
autre côté les
%
Anglais,
à nous rendre
contribuerd
parfzitement tranquilles. Nous attendons
> continuation de Ces bonnes nouvelles
Teltres de divers
(2) >. Plusieurs autr
colons > écrites postérieurement
gu'ils vont aussi, comme les
> annonce
autres, retourner à Saint-Domi
gue dans les parties occupées par les Anglais ou
les
gnols, L'un de ces colons annonce
par
Esp
qu'il est l'ami de Verneui
qui a depuis été l'an des accusateurs des commissaircs
civil
J Courier polirique de ia France ct de ses colonies, de 19
793.
novemb
2 Lettres de Tom, Chanchezuime à madame Piqué, sa sceur > à Bordeany
des 4 août et
1793. i
annonce
autres, retourner à Saint-Domi
gue dans les parties occupées par les Anglais ou
les
gnols, L'un de ces colons annonce
par
Esp
qu'il est l'ami de Verneui
qui a depuis été l'an des accusateurs des commissaircs
civil
J Courier polirique de ia France ct de ses colonies, de 19
793.
novemb
2 Lettres de Tom, Chanchezuime à madame Piqué, sa sceur > à Bordeany
des 4 août et
1793. i --- Page 453 ---
(445.)
qu'il lui marque Ia même chose
andoit que les réfugiés de
(1). Enfin un autre colon
du Mole: que les
Philadelphie < recevoient
dans
uns partoient,
des lettres
un mois; et que les
que les autres partiroient
doient que les affaires derniers, plus circonspects, attenpit leur faire
prissent en France une
prendre 272 parti plus
tournure qui
mps, le journal de Gatercau
stir (2) ). Dans le même
stre Genet, parce qu'il faisoit, traitoit de tigre feroce le mie, qu'il destinoit
dit-on, préparer de la
il vouloit enrôler pour T'oxpédition contre les
charles
S commettans
colons pour le service des Anglais, et
(3).
jucobins
Malgré Passertion de Th. Millet
rélugiés (B;beancoup de
sur le patriotisme de tous fs LXIV,
Erats - Unis sc
ceux des colons qui restèrent dans Projets et
prononcèrent tout, aussi
vues sembla.
puvelles République, sur - tout vers la fin de décidément contre bles de beauqu'on recevoit sur la
1793, oi tonies les coup d'autes à donner des
métropole sembloient
tres.
espérances aux,
proscoatre-résolatinmien Les
1 Lettre de Vassal de
mbre 1793, Autre d'int. Baltimore, , à Denin de Marscille
gociant de
Lacombe de
, du 20 noesse et Bordeaux, du 22
Ehiladeiphie, > à Th. de
décmnbre.Autre de
Cases,
- Michel compagnis, à
, à Bordeaux, du: 23 dicembre, Pinaguy, de Norfoik, à
-llan à Paris, Clausson, du du 25 octabre, celle de , etc, Voyez aussi la lettre
24 2oût, celle de
à madame
pembre, etc.
Stockart à son beau. -
Cham2 Conduitc des"
frère, du 2
ar
colons dans lcs
lacommission de
du Erats-Unis , depuis
e Philadelphie, à Brest, 11 messidor de
Partivés de
Fr.
dc
l'an 2, Lettre de Galbaud, >
3 Couricr
Cartean, Bordeaux, du 17
Cartean,
793.
politique de la France et de
mars 1794.
ses colonics > du 28
4 Voyez cidesausles
a
novembre
*1,g.3u,
des"
frère, du 2
ar
colons dans lcs
lacommission de
du Erats-Unis , depuis
e Philadelphie, à Brest, 11 messidor de
Partivés de
Fr.
dc
l'an 2, Lettre de Galbaud, >
3 Couricr
Cartean, Bordeaux, du 17
Cartean,
793.
politique de la France et de
mars 1794.
ses colonics > du 28
4 Voyez cidesausles
a
novembre
*1,g.3u, --- Page 454 ---
(446 )
de Tangay: la-Boissière et de Gaterean ne parloi
journaux
étrangères et des rebelles de
que des succès des -puissances
fr
Vendée. Ils. annonçoient le prochain partage du territoire
entreles rois coalisés. Ils y disoient, avec limbécille byt
çais
de T'Europe 3
crisie des journaux contre-revolutionaires
de Jesus-Christ et l'étendard royal l'emp
R le signe sacré.
de l'an
> toient de toutes parts sur les drapeaux sanglans
la douceur et thumanité caractérisoient par-t
> chie, que
colon faiseit ainsi
des royalisies (1) ). Un
> la conduire
K Vous saure
profession de foi dans les mêmes journaux.
suis bon
aimant le roi >
Monsieur 5 que je
aristocrate,
les
abhorrant la République 2
royaume et
royalistes,
vos feuilles pa
et les
; aussi j'aime
> révolution
patriotes
Un autre disoit P
> que vous êtes de notre parti ).
y
niaisement encore : K J'aime le roi : vous dire pourguoi,
sais rien; mais j'aime le roi, le nom du roi, l'arn
>> n'en
du roi, lcs édits du roi ,etc. (2) >) ;
> du roi, les portraits
lors de la livraison
qui rappelle cette acclamation répétée
Vive le
l'Arcahaye aux Anglais : Vive le roi d'Angleterre !
d'Espagne ! Vivent tous les rois de la terre !
n'étoient pas plus mal vus pour C
Ces colons royalistes
ex-déput
le surplus des déportés. Belin de Villeneuve,
par
constituante ; Gauvin, Pun des membres les P
l'Assemblée
Assemblée coloniale
dans la seconde
dévoués au gouvernement
avoit fait effaceride la salle de cette assemblée
le même qui
les extraits insérés dans la lettre écrite de New-York, par
1 Voyez
à leurs commettans, F. 11 et 13.
députés de Saint-Domingue
éctite de New-York, par
2 Voyez les extraits insérés dans la lettre
Il ct 12,
députés de Saiat a Domingue, à leurs commettans, P.
iale
dans la seconde
dévoués au gouvernement
avoit fait effaceride la salle de cette assemblée
le même qui
les extraits insérés dans la lettre écrite de New-York, par
1 Voyez
à leurs commettans, F. 11 et 13.
députés de Saint-Domingue
éctite de New-York, par
2 Voyez les extraits insérés dans la lettre
Il ct 12,
députés de Saiat a Domingue, à leurs commettans, P. --- Page 455 ---
m de la Nation
(447 )
ur
() ; d'autres
que l'on députa dans FEtat déportés du même Parti furent
secours qu'ils obtinrent de la de Maryland pour solliciter
peutj juger enfin des sentimens législature de cct Etat
par le passage suivant
de la plupart des (2),
Horce d'ailleurs
d'une lettre de Th.
déporJons de s'attacher beaucoup d'y prouver qu'il Millet, qui
t d'accusation à la Convention nationale importoit aux
vous fait
rendu contre les commisaires d'après le décolons attention à une chose? ? c'est
civils, cc Avezqui nous entourent
que la
complices indirects
sont à peu près majorité des
Domingue;
cependant de la dévastation coupables ou
comment donc
de Saintkateurs, et comment
réclamerent-ils contre les dévasnale, qu'ils voudroient s'adreseront-ils à la
pas là le véritable
voir à tous les diables Convention natiosont-ils
morif de leur
? N'est-ce
d'accord sur les
apparente apathie? mais tous
qu'il leur importe de moyens; ; tous sont-ils bien
cesser de se bercer de recourir à l'autorité
d'avis
secours
ces chiméres de
nationale, et de
Angourit, étrangers (3) ) ? Enfin le consul comre-rbobation, de
de
lc, un seul, assure que, parmi les colons Charles-Town,
houveler
Claude Mège, se
réfugiés dans celte
avec lui le serment présenta, au 14 juillet
2s invités. Mangourit
civique, quoiqu'il les pour
S de ceux qui étoient ajoute qu'il ne put déterminer y edt
décorés à abjurer leurs
quelguesjoujouz rouges
xxiv, Voyez ci-dessus le tome I; chap, II, 5.
P.219.
Il, ct le tome II,
2 Courier
chap. III, 9
53.
politique de la France et de ses colonies
> du 28 novembre
Lettre de Th, Millet à
Clausson, du 26 septembre 1793.
ique, quoiqu'il les pour
S de ceux qui étoient ajoute qu'il ne put déterminer y edt
décorés à abjurer leurs
quelguesjoujouz rouges
xxiv, Voyez ci-dessus le tome I; chap, II, 5.
P.219.
Il, ct le tome II,
2 Courier
chap. III, 9
53.
politique de la France et de ses colonies
> du 28 novembre
Lettre de Th, Millet à
Clausson, du 26 septembre 1793. --- Page 456 ---
(448)
qu'en mettant, au aom. des commissaires civils, cette condit
du
apposé sur leurs habitations à Sa
à la main-levée séquestre
ceux mêmes qui signèrent un acte
Domingue ; qu'encore
renonciation, déclarèrent-is avoir perdu leurs croix de Sa
Louis dans les troubles de la colonie (1). Il est remarquable
Borel, qui venoitalors de la Jamaique , ne fut pas du nom
la renonciation, quoiqu'il fat incont
de ceux qui signèrent
tablement chevalier de Saint-Louis (2).
Ces marques d'incivisme auroient probablement décidé à
duverte dans le plus grand nombre des coi
Se LXV. contre-révolution
le
Signes de réfugiés, sans la surveillance du ministre Genet, conce
contre révo- de quelques magistrats patriotes des Etats-Unis, le peu
ution et andes "royalistes les plus décidés, et les succès bril
nonce d'un courage
la fin de 1793.
service pour des armées françaises qui signalèrent
LouisXVI.
nombre de colona avoient quitté la cocarde nation
grand
Quelques - uns Favoient foulée pul bliquement aux pieds (3
la cocarde blanche dans les rues de Phila
et arborèrent
phie (4). Enfin, on annonça dans cette ville, au commencem
de Mangourit aut ministre des affzires étrangères, du,
1 Lettre du même au comité de salut public 7 du 8 germinal de T'ai
Autre aussi les lettres du même aux commissaires civils, des 15, 24c
Voyez
et l'Etat nominatif des ennemis de la Républic
mai,et 20 juin 1793;
par Moissonnier. des
de la première assemblée coloniale >
2 Voyez la lisre
députés
3 Pièces relatives à Jonas 2 envoyées au comité, de salut public
Rapport fait aux colons réfugié à Philadelphie, par leurs C
Mangourit.
du ministre Fauchet, le ventôse de Pan 3.
missaires auprès
Débats dans l'affaire des colonies, tome III 3 p. 343 ct 349. Rapport
leurs commissaires envoyés au
aux colons réfugiés à Philadelph'e, par conduite des cclons dc Sa
niscre Fauchet, le ventôse de l'an 3. Sur la
, de salut public
Rapport fait aux colons réfugié à Philadelphie, par leurs C
Mangourit.
du ministre Fauchet, le ventôse de Pan 3.
missaires auprès
Débats dans l'affaire des colonies, tome III 3 p. 343 ct 349. Rapport
leurs commissaires envoyés au
aux colons réfugiés à Philadelph'e, par conduite des cclons dc Sa
niscre Fauchet, le ventôse de l'an 3. Sur la --- Page 457 ---
+1794,
( 449 )
unsensicépaue
ar un placard affiché T'amiveraire dus
de
-
Service
avec
supplice Louis
funebre de Louis profusion 3 sous le
XVI,;
auxXVI,
titre
Français de tous les ages proposé Pour le 21 suivant:
honorent la vertu,
et de tous les
janvier,
aire de
servent Dieu et aiment climats, qui
Plilidelptie,
le
s déportés
Mathieu
roi () P. Le
insultérent à cette Clakipn, que les
Pposer à ces deux
oecasion, eut la journaut
de Porter la
tentatives de
fermeté de
vice
cocarde
et centre-rtrolidien Il
pour Louis XVI, blanche, empécha la
défenler la contre. révolution Tous ceux qui se
célébration du
Eparer Téablisement par leurs vocur contentoients d'apapprourérent
par les insultes
secrets 3 et d'en
uvoit les
alors cette imprudente faites aux patriotes,
Etres de comprometire d'une
levée derbouclier
l'église
manière trop
gui
vice
catholigue qui avoit été
décidés. Les
hce avoit déclarérent au maire de
dérignée
été faite
Pour le
elit parlé, ils
sans lear Ehiladeiphie que cette anent se Prêter auroient nettement Participation; 5 Sue si on leur
à cette
déclaré qu'ils ne
principes de leur église cdienone, de
parce qu'il étoit pouque (2).
méler la religion
conire
Le même essai
avec la pomanqua aussi à New-York
tingue
par les soins des
dans les Etatsterive,
Unis, et
Service
paroienilerement à New. - York
8et 69. fumébeede Louis XVI. Débats
, Par
Protestzations des colons dans l'affaire des
atss Miadelphie, 3 contre un écrit patriotes de
colonies, 3 tome II,
sundits, , P. 6, et;
intitulé : Service San-Domiegue ,
:
70.
funèbre de
réfugiés
Frangats, P. 28 ct 31. Coaipirations, trahisons, ctc, Louis XPI,
Courier politique de la
3 Par plus de dix
Rapp. de
France et de ses
Garran Coulon.
colonice, du 21 janvier
Tome IV.
1794.
Ff
3 contre un écrit patriotes de
colonies, 3 tome II,
sundits, , P. 6, et;
intitulé : Service San-Domiegue ,
:
70.
funèbre de
réfugiés
Frangats, P. 28 ct 31. Coaipirations, trahisons, ctc, Louis XPI,
Courier politique de la
3 Par plus de dix
Rapp. de
France et de ses
Garran Coulon.
colonice, du 21 janvier
Tome IV.
1794.
Ff --- Page 458 ---
(450 )
de cette ville. Les journalistes Gatereau et Tangu
magistrats
gui n'étoient que les échos des contre - révolutionaires plus
moins décidés par lesquels ils étoient salariés, désapprouvèr
tout- à-la-fois et ces tentatives , qui leur parurent prématuré
les magistrats du pays y avoient mmi
et l'opposition que
un effet de la légèr
< N'est-ce pas, disoit Gatereau, par
a vu avant hier sept à huit jeunes g
> française 2 qu'on
ainsi les rues?
> arborer la cocarde blanche, et parcourir
les a
à cette étourderie est digne
> sentiment qui
portés
la
Mais ie signe de la justice, de l'ordre et de F
eo loges.
été sur le
de devenir entre leurs mains un instrum
>. a
point
D de trouble et de désordre . :
. Au reste -
le droit d'être admise
-
tricelore n'a
plus
qu'
> la cocarde
pas
> autre dans un pays neutre 3 sur-tout lorsqu'clle est appliq
d'un bourgeois. Que les oficiers des sa
> au, chapeau
à la bonne heure. Mais j'oublie 9u
D culortes la portent,
trouver à redire à la pc
> me suis promis de ne jamais
s de IM. le maire de Philedelphic () ). Dans un autre
méro, qui parut le 21 janvier 1794, le même journaliste
Mathieu Clarkson, n'ayant pas
soit encore: K Le citoyen
droit de défendre le service du roi, sans lequel il ne
D
a trouvé le moyen de l'empècher. Il a
85 roit pas maire,
aux
disposent des églises catholiques
> peur
prêtres qai
Ce
homme n'est pas le
> le service n'aura pas lieu.
digne
P qui ait mis obstacie à cette pieuse cérémonie >2, Enfin
tereau employa un autre numéro à pronver que les pre
catholiques n'étoient pas conséquens dans les motifs 9
donnoient pour justifier leur refus du service pour Louis 2
3 Courier politique de la France et de ses colonies 1 du 19 noyembre
posent des églises catholiques
> peur
prêtres qai
Ce
homme n'est pas le
> le service n'aura pas lieu.
digne
P qui ait mis obstacie à cette pieuse cérémonie >2, Enfin
tereau employa un autre numéro à pronver que les pre
catholiques n'étoient pas conséquens dans les motifs 9
donnoient pour justifier leur refus du service pour Louis 2
3 Courier politique de la France et de ses colonies 1 du 19 noyembre --- Page 459 ---
cita les Te
(45: )
Deun, lcs
Es de quarante heurcs, bénédictions de
les
les
drapeaux,
s autres
espositions des
prida
énemens pratiques de l'ancien régime,
chisses, et toutes
politiques n'étoient pas
pour prouver que les
lolique (1). On trouve
érangers à la
méme journal
néanmoins dans un numéro religion CaFiphic à un l'extrait d'une lettre d'zn
postérieut
royaliste de
royaliste de PhilaEneralement convaincu de New-York, ou il est dit qu'on étoit
bur Lonis XVI. a La paixdu limprudence du projet de service
et du scandale, T'évidence pays, dit- on, la crainte du
contréc oui ils doiven:
des deux Partis de
trouble
étre
Français dans une
fiéxions du maire 3 les démarches pelnigamomfindar en un , les rénistre français 7 lcs sollicitudes sages et mesurées du mimultitude de bons royalistes
prudentes et réfiéchies d'ane.
signalement trop prononcé, qui craignert, et avec raison, un
personnes, mais gui
, qui illestreroit, il est vrai, leur
propriétés, ont fait cuvrir compromatcroiz les
infiuilliblement leurs
même à nos jeuses
yeux a beaucoup de
gens (). >
monde,
Plusieurs des réfugiés, excités
éral de tous les amis de
enfin par le
la
soulevement
S, IXVII,
21 janvier,
liberté,se
gepour protester
réunirent,la surveille Rappel de
bit déja que le projet
contre ce service, dont on
Gener ct son
a acte conçu dans les n'auroit pas licu. Ils
sa- érablisemene
I
consulat
termes les plus
déclarétent par dafslertiats
français de
énergiques, et
Unis,
Ions de
Philadelphie , que * la
déposé
Saint-Domingue étoit amie de la majorité des CoConstitation franHon' I Courier de Brache, politique susd., du 21 janvier
No, du 20 février. dans le No. du 22 février, 1794. ct celle Voyez aussi la lettre du
de
2 Couricr
Bonfls-Smith, dang
politique suad.y du as-javier
1794.
Ffa
ançais de
énergiques, et
Unis,
Ions de
Philadelphie , que * la
déposé
Saint-Domingue étoit amie de la majorité des CoConstitation franHon' I Courier de Brache, politique susd., du 21 janvier
No, du 20 février. dans le No. du 22 février, 1794. ct celle Voyez aussi la lettre du
de
2 Couricr
Bonfls-Smith, dang
politique suad.y du as-javier
1794.
Ffa --- Page 460 ---
(45)
de cette pièce, intitulée se
*. çaise ()5 que le distributeur
excitoit l'indignation d
pice
de Louis XVI, qui
>
funébre
n'étoit point colon de Saint-Domi
> tous les bons citoyens,
aussi, ( Que cet acte dangereux pou
> gue >. Ils observoient
des ennemis de la Franc
sersir à justifier la conduite
> roit
que déja le peup
de Saint-Domingue 5
> envers les colons
bientô: les ennemis dela Franc
et que
> frangais triomphoit, de leur
à tous les princip
c'éloit
opposition
> sentiroient que
découlés tous 1
s d'ordre et de justice naturels qu'étoient
effectiv
(1) >. Tels étoient
> maux dont ils se plaignoient
que d
les éclatans succès des armées républicaines,
ment
plus se ranger sous les drapeaux du roy
Français ne pouvoient
leurs
et toi
lisme, sans courir le risque de perdre
propriétés
de retour dans le territoire de la République.
espoir
même qu'on apprit dans les Etat
C'est dans ce temps-là
Unis la nouvelle du rappel de Genet. Le gouvernement
mettoit ine telle importance 3 que, suivant une lett
déral y
en absorboit tous les inomens
de Th. Miliet, cet objet
d'a
Washingion, et ne lui permettoit pas de s'occuper
affaires. Le rappel fut bientôt notifié officiellement à
tres"
les députés de la Conventic
ministre (2). Il avoit vu proscrire.
avoient dit, trois mois auparayant 1 dans une adresse à la Co
11s
le bonlieur des colonies ne pouvoit être dans
vention nationale ( que
au No. 33 dujournal des révolution
>> corstitu" ion >), Voyez le supplément
dans l'extrait de cette piè
mais il sc sont bien gardés de niettre CC passage
trahisons et calomni
contient le recueil intitulé : C Conspirations 2
que
etc. >> Voyez les p.36 ct suivantes.
> dévoilées,
des colons patriores. Débats dans P'affaire d
1 Protestations susd.
colonics, tome II,P. 70 et suiv., et tome 1II, P. 317.
de la France ct de ses colonies, des 16 et 21 janvi
2 Courier politique
de cette piè
mais il sc sont bien gardés de niettre CC passage
trahisons et calomni
contient le recueil intitulé : C Conspirations 2
que
etc. >> Voyez les p.36 ct suivantes.
> dévoilées,
des colons patriores. Débats dans P'affaire d
1 Protestations susd.
colonics, tome II,P. 70 et suiv., et tome 1II, P. 317.
de la France ct de ses colonies, des 16 et 21 janvi
2 Courier politique --- Page 461 ---
(453) I
tionale
dontilparageeit les
prté à la légation des
opinions, et qui T'avoient,
ux des colons
Etats-Unir; il avoit encoura la dit-on; ;
qui avoient fait décréter
haines de
Sonthonax. On assure
d'accusation
Honiale
que les
Polverel
avoient obtenu du comité commissaires de l'assemblée
purle réclamer du
de salut public un ordre
tribunal
gouvernement des
révolutionnaire : il est Enats-Unis, et T'envoyer
vint Point en France ; mais il
certain du moins qu'il ne
achement à la République, Le témoigna jusqu'à la fin le méme
son rappel, lui transmit aussi bâtiment qui portoit la nouvelle
mées, dans la glorieuse
celle des premiers succès de
nsidéroit comme
campagne de l'an 2. II oublia
nos
pur ne
l'injustice d'un pays qu'il
ce qu'il
s'occuper que des triomphes de avoitscrviavec zèle,
nonça la nouvelleaved des
la Répubiique. II en
peuple des Etats - Unis, transports qui furent partagés
uvernement (1).
quelle que fit la froideur de par
(), ilavoit
Malgré toutes les calomnics
son
conservé son honorable
des déporstration beaucoup plus
Pauvreté dans une admichargée de
dinairement celle d'un ministre
comptabilité que ne l'est
ance dans les Etats- Unis diplomatique. Lés amis de la
sgrace. La fille du
ne Tabandonnérent pas dans sa
main, de
gouverneur Clinton lui a,
l'aveu.de son père,
dit-on, donné
timables des Etats-Unis
3 lun des patriotes lcs
et les plus dévoués
plus
aux principes de
94. Lettre de
burier politique, Washingron du 25 au congrès 2 du 20
avier.
janvier. Autre de Th, Miller janvier - dans le susdie
à
du
I Courier
Galbaud, 1&
nies, toree politique IX, 2 du 21 janvier 1794. Débats
F. 92.
dans Paffaire des CO.
21 Débats dans l'affaire des
colonics, tome IX, P. 83, etc.
Ff 3
oués
plus
aux principes de
94. Lettre de
burier politique, Washingron du 25 au congrès 2 du 20
avier.
janvier. Autre de Th, Miller janvier - dans le susdie
à
du
I Courier
Galbaud, 1&
nies, toree politique IX, 2 du 21 janvier 1794. Débats
F. 92.
dans Paffaire des CO.
21 Débats dans l'affaire des
colonics, tome IX, P. 83, etc.
Ff 3 --- Page 462 ---
(454)
révolution. Ceux qui ne consulteront que les usag
notre
facilement des torts > que S
diplomatiques lui trouveront
général de la France lors de son dépar
instructions, l'esprit
oi ilse trouva doive
les circonstances tout à-fait extraordinaires
de la justi
affoiblir. Mais les amis de la liberté ,
beaucoup
conserveront une grande estin
universelle, et de la vérité,
co
inaltérable, pour la franchise de sa
pour son patriotisme
duite >2 et l'intégrité de son administration.
des Etat
4. LXVIII. A
près dans le même temps, le ministre
Envoidu mipeu
Robert Morris fut aussi remplacé par Jam
nistre Mon- Unis en France >
ont fait un contras
roé en Fran- Monroë, dont le patriotisme et la loyauté
de son pr
cc.
remirquable avec l'incivisme et l'esprit d'intrigue
d
le
fédéral nc s'est
décesseur. On assure que gouvernement
son 0)
termine à envoyer en France un homme si connu pour
en redoutoit les lumière:
position à ses vues, que parce qa'il
laiffer
aussi pour ne pas
soupçonn
et la popularité, peut-être
dans le temps oi
à la Répeblique ses véritables scntimens ,
l'odieux traité de commerce, du mois de novemb
négocioit
français aura du moi
1794, avec PAngleterre. Le gouversement
lui un ministre sur la sincérité daquel on peut compt
eu en
dévo-ement à la cause de la liberté des per
ainsi que sur son
de lui et de ceux qui l'ox
ples. Il aura sans doute apptis
conduite du minist:
accompagné en France la vérité sur la
Genet et de ses calomniateurs.
demande du
de Genet avoit été officiellement ar
La
rappel
41 LXIX.
une lettre du président Washington 5
Efetsdu rap- noncée au congrès par
en ajoutant go
peldeGenet, l'instruisit de la mème manière de ce rappel,
etpositionde la conduire de Generavoit été ouvertement disapprourée (:
ses successcurs.
litrérale de la lettre du pr. Washingron au congrès, du2
1 Traduction
et et de ses calomniateurs.
demande du
de Genet avoit été officiellement ar
La
rappel
41 LXIX.
une lettre du président Washington 5
Efetsdu rap- noncée au congrès par
en ajoutant go
peldeGenet, l'instruisit de la mème manière de ce rappel,
etpositionde la conduire de Generavoit été ouvertement disapprourée (:
ses successcurs.
litrérale de la lettre du pr. Washingron au congrès, du2
1 Traduction --- Page 463 ---
( 455 )
Dn pressent aisément que, malgré lés
a'f République sur le continent
succés - des armées de
plomatique, en comblant les européen , cet événement diEtats - Unis
voeux du parti anglais
3 diniinua de plus en
dans les
a France. Plusicurs desip
plus le, crédit des amis de
moigné de l'attachement principaux magistrats qui avoient tépréatures de
pour elle ont été remplacés par les
de
Washington : c'est ainsi que le
du
commerce avec
négociateur traité
verneur de l'état de PAngleterre, John Jay, a été nommé. gouNew-York, en la place de
Fauchet et Adct, qui
George Clinton.
Jutter
succédèrent au ministre
contre le parti
Genet, eurent a
prédécesseur
anglais, avec moins de ressources
; ils ne furént pas non plus
que leur
series qu'il avoit éprouvécs de la
exempts des tracasfugiés de
part des déportés et des rédans leur Sains-Domingse conduite
, parce qu'en gardant plus de mesure
de témoigner de 1 ils ne purent pas néanmoins se dispenser
inciviques d'en T'éloignement pour les intrigues et les
trop grand nombre
principes
contre -
d'entr'eux Lcs
révolationnaires, > si souvent
journaux
tribes de ces colons contre
alimentés par les diades préventions
Genet, avoient commencé à
cortre son successeur dès
inspirer
cc que l'onvoit en
avant son arrivéc. C'est
particulier dans une
recueillie par Gatercau. En.nous
prétendue lettre du Havre,
dans Pintérienr à cette
exagérant Ies maux de la France
des Etats-Unis de faire des époque, on y détournoit les armateurs
faux que leurs bâtimens envois dans cet État, sous le préexte
lors même
étoient par- tout exposés à des
qu'ils avoient une cargaison considérable vexations,
Puis l'on ajoutoit : K Ecrivez-moi
en vivres;
sans réfexions sur lcs affaires
anvier 1704 5 dans le Courier
du 25 janvier.
politique de la France cr de scs
colonies, p
1 Débats dans Pafaire des colonies, tome
IX D P. 8r et 82,
Ff 4
cet État, sous le préexte
lors même
étoient par- tout exposés à des
qu'ils avoient une cargaison considérable vexations,
Puis l'on ajoutoit : K Ecrivez-moi
en vivres;
sans réfexions sur lcs affaires
anvier 1704 5 dans le Courier
du 25 janvier.
politique de la France cr de scs
colonies, p
1 Débats dans Pafaire des colonies, tome
IX D P. 8r et 82,
Ff 4 --- Page 464 ---
(456 - )
2 du temps; à peine j'ose ajouter
Genet
> crains
que
est
qu'on ne le remplace
rappelé;j
D pas mieuse
par un ministre qui ne vaudr
que Zui > et n'aura pas ses talens
Il es
remarquable que Duny, l'un des coinmissaires (1).
Etats - Unis en France
envoyés de
déclaré
pour accuser Polverel et
dans les Débats
Sonthonax,
que lui- etises collégues
accuser aussi les ministres
entendoien
successeurs de Genet, et même
consuls gni avvient été nommés
le
nier (2).
depuis le rappel de ce der.
f. LXX,
Soumission a Lès succès toujours
des colons
croissans des armées de la
ne
réfugiés au
permettoient plus guères néanmoins à ceux
République
décrer de à la France
leurs
qui tenoient encore
la liberté
par
propriétés, de balancer à se
dcs noirs. pour elle : le décret du 16 pluviose de
prononcer
moit la liberté
l'an 2 : qui proclagénérale des noirs, annonçoit d'une manière si
décidée les principes de la Convention nationale
oi l'on n'avoit plus le
2 dans un temps
prétexte de dire qu'elle éloit infuencée
par la faction de Brissot et des Girondins,
le
nombre des déportés fut enfin
que plus grand
obligé de plier sous la volonté
nationale. Ils avoient toujours été tenus au courant des événemens
parla correspondance des commissaires de l'assemblée coloniale
Page et Brulley, qui leur envoyèrent ainsi, diverses
des commissaires, tels qu'Honoré Guerin,
époques >
Elias
ete(3). Enfin, la flotte de Vandongen,
Thurninger 3
du
qui ramena le convoi
Cap, releva aussi pour quelgue temps le crédit de Ia nation
française dans les Etais-Unis(4). La plupart des accusateurs de
1 Courier politique de la France et de ses colonies, du 30 janvier 1794.
2 Débats dans l'affaire des colonies, : tome IX, P. 82.
3 Voyez le S.XLIII du chapitre suivant.
4 Mémoire pour servir de suite à. cclui remis à Pricur ( de laMarne 9
par R. Dujat,
)
Cap, releva aussi pour quelgue temps le crédit de Ia nation
française dans les Etais-Unis(4). La plupart des accusateurs de
1 Courier politique de la France et de ses colonies, du 30 janvier 1794.
2 Débats dans l'affaire des colonies, : tome IX, P. 82.
3 Voyez le S.XLIII du chapitre suivant.
4 Mémoire pour servir de suite à. cclui remis à Pricur ( de laMarne 9
par R. Dujat,
) --- Page 465 ---
(457 )
iverel et Sonthonaxr, avec
ce convoi; le plus
quelques autres déportés, partirent
ints avec tant d'amertume grand nombre des autres > qui s'étoient
du prétendu refus de
renvoyer en France, rejettérent les offres
Genet de
cesseur leur fit à cette occasion
réitérées que son
ct dans
elesyrenvoyer. Mais ils cédèrent du moins quelques autres
se soumettant au décret de la
aux circonstances,
Erté des noirs. Le 27 mai
Convention nationale sur la
hardet, de
1794, ils tinrent à Ia taverne
Philadelphie , une assemblée
slaquelle , après avoir
extraordinaire,
faitysur-tout de la rappelé de tout ce qu'on avoit , disoientcolons dans
Part l'ex-ministre Genet, Poar
l'opinion de la
perdre
pertitude du décret
métropole ; un d'entr'eux
essité de
sur la liberté générale et
exposa
s'y sbumettre, Sur sa
lindispensable
esse à la Convention nationale
Proposition on ft une
fut signée d'une
pour lui transmettre ce
sle diucoursqui cinquantaine de colons. On
veu;
détermina
t
la meilleure
l'adresse les aveux remarque
justification des mesures
suivans, qui
saires civils,et qui auroient
prises par les comcolons les eussent faits
prévenu bien des malheurs si
egres étoit prononcé plutôt : (
des
à
Laftanchissement
keleur révolte en
Saint-Domingue, depuis.
un seul,
1791 . - .
. C'est du
l'instant
Dn
depuis 1790, que sont
gouvernement
nous dira : mais la liberté
découlés tous nos maux.
près les principes de la
générale ctoit inévitable d'aes principes de. la
France, On peut répondre
i lbin ;
constitution
que
que
momarchique n'alloient
nême
cependant on s'y- est
Pas
, et'o que ce sont ceux-la
opposé dars la colonie
rui ont provogué la liberté mémes qui s'y SOnt opposts,
uneste qu'elle n'eit été,
gentrate > en la rendant
Par la réyolte
plus
impelitique dlaquelle
générale ctoit inévitable d'aes principes de. la
France, On peut répondre
i lbin ;
constitution
que
que
momarchique n'alloient
nême
cependant on s'y- est
Pas
, et'o que ce sont ceux-la
opposé dars la colonie
rui ont provogué la liberté mémes qui s'y SOnt opposts,
uneste qu'elle n'eit été,
gentrate > en la rendant
Par la réyolte
plus
impelitique dlaquelle --- Page 466 ---
(458 )
donné les mains , et dont est résultée lanécessit
ils" ont
auxq
des
de la France, principes
A l'exécution
principes
se
de déroger (1).>
> elle 7e peut plus permettre
L'adresse a la Convention est d'ailleurs généralement cor
mais on y voit aussi l'influence
dans des vues patriotiques 3
En fai
alors sur la France.
systême de terzeur qui pesoit
loue
Cc Ro
T'éloge de ce système , on y
particulièrement
avoit dit à PAssemblée constituante : ( Périssent
pierre qui
>. Ce n'est pa
de violer un principe
> colonics plutôt que
mais Ia contre - révolu
philanthropie, disent les colons,
a fait tous nos maux. E Noas re
qui, sous ce nasque,
la Convention na
3 dons la nouvelle mesure prise par
dans la colo
Textinction de la culture
D nale , non comme
les
de de
T'anéantissement de tous
genres
x mais comme
Le génic français,
> tisme dans les deux hémisphères.
la culiur
saura, au nom de la liberté, suppléer
> doute,
si florissantes contrées : e
> ces riches et jadis
sublimes que
sommes consolés par les principes
> Nous
Convéntion le 18 plusiose: Le
> bespierre présenta à la
révolution
populaire, dit-il; en
* sort du gourernement
sans
la
fois la vertu et la terreurs la vertu,
laquelle
> à la
la vertu est
> reur est funeste; la terreur 2 sans laquelle
> puissante (2). >>
de lassemblée des colons réfugiés à philadeiphic, d
1 Procès-verbal
mai 17945 oli 8 prairial de l'an 2. T
à Philadelphie, aux représer
2 Adresse des colons républicains réfugiés
: Conspirati
Voyez aussi la pages du recuenl intitulé
du peuple français. dévoilécs ct dénoncées par plus de dix mille
rahisons et calomnies
séfugiés auix Erats Unis:
semblée des colons réfugiés à philadeiphic, d
1 Procès-verbal
mai 17945 oli 8 prairial de l'an 2. T
à Philadelphie, aux représer
2 Adresse des colons républicains réfugiés
: Conspirati
Voyez aussi la pages du recuenl intitulé
du peuple français. dévoilécs ct dénoncées par plus de dix mille
rahisons et calomnies
séfugiés auix Erats Unis: --- Page 467 ---
(459 )
Quelques mois aprés, les colons
s. LXXI.
ebrérent avec beaucoup de
réfugiés dans les Etats-Unis Célébration
ita Philadelphie. Les autorités solemnité l'anniverssire du 10 par eux de
une multitude de
constituécs de
l'anniversaihistre Fauchet, citoyens des Etats- Unis se Pensylvanie, re du 10
pour donner
réunirent au août.
I porta les
plus d'éclat à cette
drapeaux des deux
fétc, od
par Chotard ainé, l'un des républiques. Elle fut présipie présidé le club lors de la colons réfugiés, le même qui
ils (4). Enfin les mêmes dénonciation des commissaires
tion dans laquelle ils étoient colons essayérent de juctifier Pile adresse qu'ils firent à la restés jusqu'ators; par une nouSt, lui dirent-ils,
Convention nationale. K.AussiEspérons
que des forces
depuis
républicaines, que nous
hous nous
long-temps, arriveront à
Ara que le yioindrons, citoyens, et notre chère Sunt-Doningue, 9
reste infortané de
:.
ses
pauricapprenchasser les'
fidèles enfans ont
qu'ils
Anglais et les. Espagnols de
contribité
n'uuroient jamais osé
si
Suit-Demingue,
TOuS n'eussions pas été autaquer, et c'est une vérité,
es torches et les poignards diponés, ou obliges de fuir
(2). >>.
Ces
a démonstrations de patriotisme
S LXXI,
paroft que le comité de salut pouvoient sembler tardives; Dicusions
bit appris sur la conduite des
public, alarmé par Ce. gu'il descolonsré
is, nomma quatre commisaires colons réfugiés dans les Etats- fugifsavecle
ns sur les lieux. Leblanc,
Pour prendre des' informa- ministre'Fau. chet,
t pas confondre' avec
secrctaire de légation ,
cet officier
qu'il ne
d'O:léans, que Galbaud
s.). Procès-verbal Débats dans de célébration de lai fête du 23
Débars
Paffaire des colonies, tome III thermidor , 10 aoûr
danstafaite des colonies,
, page 327 ct suiv,
tomelif, pag-327.
ns sur les lieux. Leblanc,
Pour prendre des' informa- ministre'Fau. chet,
t pas confondre' avec
secrctaire de légation ,
cet officier
qu'il ne
d'O:léans, que Galbaud
s.). Procès-verbal Débats dans de célébration de lai fête du 23
Débars
Paffaire des colonies, tome III thermidor , 10 aoûr
danstafaite des colonies,
, page 327 ct suiv,
tomelif, pag-327. --- Page 468 ---
(1460 )
fr prisonnier au Cap , en même temps quePolverel fils, dans
duz1 juin, fut chargé de faire le rapport et de le pi
journée
les
justificatives. La commission C
ter en France avec
pièces
trouvé cette pièce parmi celles qui lui (
colonies n'a point
Mais tc
été envoyées de la part du comité de salut public.
annonce qu'elle étoit on. ne peut plus défavorable au gra
désignoit comme de vérii
nombre des colons réfugiés, qu'elle
assemblée tenue à cette oct
bles traîtres. Dans une. nouvelle
sion, ils arrêtèrent de porter leurs plaintes à Fauchet, et
du
et de tous les signat:
> le sommer, au nom
patriotisme
l'acc
D res,.d d'avoir à déclarer par écrit s'il entendoit avouer
en son nom >. On ne connoit la I
> sation générale portée
colc
du ministre Fauchet que par ce qu'en dit aux
ponse
vers 1
assemblés Chotard , l'un des commissaires envoyés
Fauchet
rendoit un compte exact de tout ce qu
annonça qu'il
avoit appris à la Convention nationale; qu'il lui adressoit
de la fête du IO aoit, avec toutes les autr
procès-verbal
sur la conduité des cclo
pièces qu'il avoit pu se procurer
vend
en joignoit six mille, qu'il
dans les Etats-Unis; qu'il y
Leblanc avoit eu tol
de recevoir de Saint a Domingue.; que
da
s'il avoit confondu tous les colons sans aucune exception
seroit
de sa condui
la même accusation, et qu'il
responsable
donnés
les pouvoirs qui lui avoient été
P
s'il outrepassoit
des colo
le ministre. ( Je sais, ajouta - t-il, qu'il y a
des certificats de résidence 3 et qui ont prè
> qui prennent
et aux Espagnols
* Ze serment de fitélité aux Anglais
ici me demander la subsistance, etso
> d'autres sont veaus
Je vois aussi que les Ci
D ensuite partis pour La Jamaique.
depu
sont
multiplites
D cardes nationalesse
singulièrement
Je ne crois pas 9
P quenous sommes heureuc -
. ( Je sais, ajouta - t-il, qu'il y a
des certificats de résidence 3 et qui ont prè
> qui prennent
et aux Espagnols
* Ze serment de fitélité aux Anglais
ici me demander la subsistance, etso
> d'autres sont veaus
Je vois aussi que les Ci
D ensuite partis pour La Jamaique.
depu
sont
multiplites
D cardes nationalesse
singulièrement
Je ne crois pas 9
P quenous sommes heureuc - --- Page 469 ---
(461 )
:s colonsaicnt tous foulé aux
jient tous insulté et
pieds la cocarde
ucs les patriotes assassiné dans les rues. et nationale, qu'ils
de France >. Fauchet
places publiplaisance de
eut au
5 qu'il leur promettre aux commissaires
surpluts Ia
donneroit comme
une réponse
pte de ses opérations
simple citoyen, ne
par
eur envoya
qu'd Za Convention
devant
quelgues jours
nationale. Il
par le compie
après, On ne la connoit
ant le
qui en fat rendu aux colons
encore
he esprit proces-verbal ci-dessus cité.
assemblés,
ssions
que duns sa réponse
Omy remarque le
y soient plus modérées. verbale, quoique les exte gue les colons étoient
Fanchetsy plaint néanmoins
leur eit offert
restés dans les Euats-Unis,
().
plusieurs fois leur
bien
passage pour Franour détruire les mauvais
colons réfugiés firent
cffets du rapport de
nationale
une nouvelle
Leblanc, s. LXXII.
savoir
: on y remarque cet
adresse à la Conven- Dernilre
se plier aux
art qu'ils ont toujours eu adresse des
ent-ils, aux
circonstances, ( On nous
réfngiés dla
Hanchelande émigrés. Les sans-culottes
cempare, di-.
et Brissot
des colonies,
Convention
ondus avec les
accurèrent, pourroient ils
que nationale.
ité de
princes colons, avec cette'
être conplanteurs et de
fastueuse
t des corps
négocians, enaemis
majon
populaires: ? . -
e
de'la révolution
Allemagne contre les
A-t-on
lie vous avons
services de Louis
protesté
pas laissé ignorer
Capet 7 Nous
érolutionaites, s ennemis de
qu'une foule de
e sont formés à
tous les corps
contrepopulaires
Saa-Doniague, 3 qu'an grand nombre qui
d'aArrêté des colons de
aux mêmcs , le Yentôse Philadelphic, suivant. du 8 pluviôse de l'an 3,
Rapport
lemagne contre les
A-t-on
lie vous avons
services de Louis
protesté
pas laissé ignorer
Capet 7 Nous
érolutionaites, s ennemis de
qu'une foule de
e sont formés à
tous les corps
contrepopulaires
Saa-Doniague, 3 qu'an grand nombre qui
d'aArrêté des colons de
aux mêmcs , le Yentôse Philadelphic, suivant. du 8 pluviôse de l'an 3,
Rapport --- Page 470 ---
(462) )
cabinets de Saint-James et de Madrid ont trafig
gens des
dénoncés, Ce n'est do
y de leur patric : nous vous les avons
cesse. de nc
les : mettre à l'abri qu'on affecte sans
> que pour
ne devons pas nous dissimuler qu
> confondre avec eux.Nous
attendu, pour se déc
nombre
a toujours
> grand
d'égoistes
ont eu lieu dans la color
> rer., les divers mouvemens qui
et le gra
ou contre la révolution. Ces considérations,
D pour
qui sont en France 3 font C
S nombré de colons patriotes
d'autant de signatu
nos réclamations ne sont pas appuyées
hors de
devroient l'étre (1) >. Il n'est pas
proj
qu'ellcs
commissaires de l'assemblée coloni
de remarquer que. . les
que le refus
France disoient , dans le même temps,
en
colons réfugiés par les agens de la Ré
passage, fait aux
ceux de France
blique dans les Etats- Unis 2 empèchoit
nombre
joindre à lcurs réclamations un plus grand
pouvoir
signatures (2).
L'adresse dont on vient de rendre compte porte une soixanta
c'est la dernière dès pièces que la commission
de signatures;
des colons réfugiés dans les Eta
colonics a eues sur la conduite
français, les sugg
Unis. Les mauvais exemples des émigrés
avoi
et sur-tout les maux que ces.colons
tions du parti anglais,
colonie
excuser
soufferts dans les révolutions de la
2 peuvent
il
eus la plupart d'entre eux. Mais
partie les toris qu'ont
leur incivisme et leurs
par leurs intrigues,
trop vraique, *
à Philadelphic, du 28 ventôse de l'an
1 Adresse des colons réfugiés
de Leblane à la Convention nationa
contrel'accusation portée par la lettre
du 30 fructidor dernier.
commissaires dc Passemblée coloniale à la Convention
2 Adresse des
du
suivant.
rionale, du
de l'an 2, V. aussi le S.LVII chapitre --- Page 471 ---
(463 )
scandaleux avec Ie ministre Genet
Hiter la cause de la
2 ils n'ont cessé de dé.
Frarce, qui étoit évidemment
s les peuples. On va voir
celle de
it en partie
au surplus que Jeur conduite
dirigée par les commissaires
pniale avoit
que l'assemblée
envoyés en France peu ayant sa
9. en se perpétuant
dissolution, et
illégalement dans leurs
ticulièrement contribué à souiller
fonctions, ont
re révolution.
par leurs excès l'éclat de
la
2 ils n'ont cessé de dé.
Frarce, qui étoit évidemment
s les peuples. On va voir
celle de
it en partie
au surplus que Jeur conduite
dirigée par les commissaires
pniale avoit
que l'assemblée
envoyés en France peu ayant sa
9. en se perpétuant
dissolution, et
illégalement dans leurs
ticulièrement contribué à souiller
fonctions, ont
re révolution.
par leurs excès l'éclat de --- Page 472 ---
(464)
CHAPITRE VIII
en France, sous
Des Colons de Saint-Domingue
d
Nationale, et de Vaccusation
Convention
commissaires civils.
la République en renversant
4.L.
LA révolution qui prépara
de Polverel et Sonthonax
Dernières trône, eut lieu durant le passage
év
lois del'AsAu milieu des agitations que ce grand
semb léc lé- Ssint-Domingue. de toutes les mesures politiques et militair
gislativesur nement produisit,
maintenir les mécontens de l'int
lcs colonies. qu'il nécessita d'abord pour
du dehors, il auroit été P
rieur et repousser les ennemis
des coloni
étonnant que la métropole ne se fàt pas occupée
oil ell
le faisoient desirer les circonstasces critiques
autant que
l'Assemblée nationale prit toutes
se trouvoient. Cependant celui de la France paroissoient ex
mesures que leur intérêt et
le projet de la 1
Le même Gensonné qui avoit présenté
ger.
un autre peu après le 10 aod
du 4 avril 1792, en fit adopter
C
confirmer tous les pouvoirs donnés aux commissaires
pour
dans les colonies. ( L'Assemblée nationale y er
vils envoyés
constituées, corps civils et militaire
> joignoit aux autorités
les ordres et les décisions 9
> d'exécuter ponctuellement elle déclaroit traître à la patrie tot
>> pourroient en émaner ;
refuscroit l'c
civil et militaire > tout citoyen qui
> corps
étoit due. Le motif. de ce décret éto
a béissance qui leur
de la révolu
seroit
de laisser aux ennemis
> qu'il
dangereux d'altérer les faits, d'induire par cette vo?
D tion les moyens
et de lcs diviser ,dar
les habitans des colonies en erreur >
u
elle déclaroit traître à la patrie tot
>> pourroient en émaner ;
refuscroit l'c
civil et militaire > tout citoyen qui
> corps
étoit due. Le motif. de ce décret éto
a béissance qui leur
de la révolu
seroit
de laisser aux ennemis
> qu'il
dangereux d'altérer les faits, d'induire par cette vo?
D tion les moyens
et de lcs diviser ,dar
les habitans des colonies en erreur >
u --- Page 473 ---
(465 )
uh femps oil l'intérêt
une même opinion (1)x. général exigeoit qu'on les
Aticulièrement
Par un second
ramendt à
les députés des
décret, elle
nale qu'elle
colonics à lai
appela
troisième convoqua pour, constituer tont Convention naenfin,' elle déclara a
T'empire (2). Par
porter par son décret du
qu'elte n'avoit entendu
changement à la
1O aott (sur la
apJes colonies
nature des fonctions légalement déchéance) aucun
par le pouvoir
établies dans
accordée aux gouvernebrs éxécutif, ni suspendre la faculté
bation nécessaire
d'accorder ou de
être
aux arrêtés des assemblées refuser T'approprovisoirement exécutés
coloniales, pour
Ces
(3). >
témoignages de la sollicitude
rers les colonics furent
de P'Assemblée nationale
mere-patrie, par les dénaturés, comme tous les actes de
tion de l'esprit
agitateure, qui s'étoient
public à
arrogé la diserrer les liens des colonies Saint-Domingue ; ils tendoient
Atorité des
et de la
à
même
agens de la France, Ils avoient métropole, à assurer
Gensonné qui avoit
été proposés
ose avouer, dans
rédigé la loi da 4
par
le
une adresse faite à
avril. Th. Milaprès le supplice des
la Convention natiotpour soulever ses compatriotes vingt-deux députés, qu'il fit ce
Felle une loi de
contre le premier
qu'il
les violences
sang. ( Je
décret, qu'it
des commissaires remarquai, civils
dit-il, que tontes
pouvoir dictatorial
étoient
Je dis à
que leur donnoit Ia lci légitimées par le
mes
du 17 aodt
concitoyens que cette loi de
1792,
sarg, qui autoLoi du 17 août 1792. Débats
160 et 161. Voyez ci-dessus dans Paffaire des colonies
Décret du 22 aoûrr
le tome IlI, chap. I, S. XVIIL, , tome IV,
Loidu 25 avûr 1792,
1792,
Rapporipar Garran. Coulon.
Tome IV.
Gg
Ia lci légitimées par le
mes
du 17 aodt
concitoyens que cette loi de
1792,
sarg, qui autoLoi du 17 août 1792. Débats
160 et 161. Voyez ci-dessus dans Paffaire des colonies
Décret du 22 aoûrr
le tome IlI, chap. I, S. XVIIL, , tome IV,
Loidu 25 avûr 1792,
1792,
Rapporipar Garran. Coulon.
Tome IV.
Gg --- Page 474 ---
(466 )
les
les massacres, les incendies 3 or
A risoit
déportations,
les commissaires civils, n'avoit été ni délibérée'
> donnés par
fac
eux ni par leurs représentans, qu'une
>> consentie par
leur dis qu
avoit éloignés de la législature francaise; je
> tion
même faction avoit revétu, à deux mille lieue:
> si cette
l'autorité dictatoriale sans lui donner C
> deux forcenés, de
elle n'avoit pu nous dépouiller du droit impre
> régulateur,
celui d'une résistan
> criptible de tout citoyen français,
> ligitime à Poppression-(1) )
F $. II.
La Convention nationale porta un jugement bien différe
Premiers sur cette loi et sur le premier usage que les commissaires civi
Décrets de
avoient fait. Ils s'étoient prononcés dès leur arrivée d'ur
la Conven- en
les
qu'ils n'ei
tion natio- manière si décidée pour
principes populaires,
à faire dans leur conduite
nale sur le rent presque aucun changement
même objet.
ils furent instruits du décret qui établissoit la Républ
quand
furent-ils honorablement exceptés de l'improbati
que : aussi
dans les colonies, par le d
donnée aux agens du gouvernement
ordonnoit l'envoi de nouveaux commissaires aux Iles-d
cret qui
(
Vent. La Convention nationale y déclara formellement, qu'e
toutefois les commissaires civils actuellement à Sair
> cepté
dont le
est reconnu 3 tous les coi
>> Domingue,
patriotisme
commandans militaires, administrateurs et autr
> missaires,
employés jusqu'à ce jour a
> fonctionnaires quelconques,
de
pour y propager le patriotisme
> colonies
P'Amérique,
faire exécuter les nouvelles lois, n'ont que trop secon
> y
criminelles d'une cour perfide, en abusant d
les intentions
1 Adresse de Th. Millet à la légisiature frangaise, datée de Baltimore
le 8 décembre 1793.
>> Domingue,
patriotisme
commandans militaires, administrateurs et autr
> missaires,
employés jusqu'à ce jour a
> fonctionnaires quelconques,
de
pour y propager le patriotisme
> colonies
P'Amérique,
faire exécuter les nouvelles lois, n'ont que trop secon
> y
criminelles d'une cour perfide, en abusant d
les intentions
1 Adresse de Th. Millet à la légisiature frangaise, datée de Baltimore
le 8 décembre 1793. --- Page 475 ---
pouvoirs
(467 )
qui leur étoient
Aspotition, pour y
confiés, et des forces
Mérimables amis de maintenir la
remises à leur
Peu de
la liberté et de tyrannie, Pégalité et persécuter les
le
temps après, la Convention
(x). >
spprobation à la
nationale donna
sàs
conduite des
ure nouplare Sint-Pemingie Le décret du commissaires civils déléqu'elle
ministre de la approuve les mesures
décembre 1792 ( démarine,
provisoires, prises
chvoyés en France relativement aux
par le
ivils délégués
par ordre des individus qui ont été
aux iles
commissaires
bargaés dans les divers sous-le-vent, et qui nationaux
ret ordonnoit la
Ports de la
ont déja été
interogés traduction à la barre Répubtigue de
>. Le même
par le président
ces
seroient ptésentées
sur les séries de individus, Pour
sort, soit
par ses comités, et
guestions qui
ts qui" lui seroient d'après leur
pour statuer sur
faits interogatoire, soit
nies. D'après
par les comités d'après les
Furent ensuite Ces interogatoites,
de marine et rap- des
rétés
absous par la Convention quelgueruns des dépors (2). dacusation, ou renvoyés devant nationale; dautres,
les tribunaux
Ta dernicr décret,
miliHion du
rendu le 6 mars
la
quart, et les autres
1793, approuva la subport province du
du Nord. Un autre, mesures prises par Sonthonax
comité de
rendu la
pa de
défense
veille, sur un
nouveaux pouvoirs générale > comme le
aux commissaires précédent,
civils et aux
Décrer du 81 novembre
fiets suiv.
1792. Débats dans P'affaire des
Pechevenbaux de la
colonies, 3 tome V,
Convention nationale
> des IO et 23 décembrt
Gg 2
rouva la subport province du
du Nord. Un autre, mesures prises par Sonthonax
comité de
rendu la
pa de
défense
veille, sur un
nouveaux pouvoirs générale > comme le
aux commissaires précédent,
civils et aux
Décrer du 81 novembre
fiets suiv.
1792. Débats dans P'affaire des
Pechevenbaux de la
colonies, 3 tome V,
Convention nationale
> des IO et 23 décembrt
Gg 2 --- Page 476 ---
(468 )
des colonies. On y déclara les colonies françai
gouverneurs
tous les hommes libres à
en état de guerre 2 en autorisant
franch
réunir,
leur défense, en légions ou compagnies
pour
celles de ces compagnies que
On approuva expressément
On chb
commissaires civils avoient formées à Saint-Domingue.
même le ministre de la marine d'organiser de cette I
gea
étoient alors en France , et de les fa
nière les colons qui
le plus promptement possible à Saint-Domingue.
passer, d'ailleurs les commissaires civils et les gouverne
y autorisa
dans les
de police et de discipline
K à faire,
réglemens
nécessaires
D ateliers, tous les changemens qu'ils jugeroient
maintien de la paix intérieure des colonies >. Enfin on
>
avoient été déportés par ordre
donna que les citoyens qui
commissaires civils, ou qui le seroient à l'avenir,, ne po
la cessation
roient retourner à Saint-Domingue qu'après
troubles, ou après avcir obtenu une autorisation spéciale
Corps législatif Il paroit que ce décret fut envoyé
commissaires civils par le ministre de la marine (2), quoi
Texécution en ait été suspendue quinze jours après, a
qu'on le verra dans la suite.
Cette approbation des mesures prifes par les commifla
9s IHI,
civils n'éprouva aucune opposition, tant que ceux-ci, d'aco
Changement
de systéme
dans la Conde la Convention nationale, du 5 mars 1793. De
vention na"
Procès-verbaux
tionaleàleur dans l'affaire des colonies, tome V, P. 44,45 et 46. Développement
égard.
causes des troubles et des désastres des colonics, par les çommissaite
Saint-Domingue, P. 2 et suiv.
2 Lettre de Polverel et Sonthonax à Delpech, du 7 juillet 1793. De
dans laffaire des colonies, tome V > P. 86 et 87. Voyez aussi lc
pitre V ci-dessus, $.XI,
ux
tionaleàleur dans l'affaire des colonies, tome V, P. 44,45 et 46. Développement
égard.
causes des troubles et des désastres des colonics, par les çommissaite
Saint-Domingue, P. 2 et suiv.
2 Lettre de Polverel et Sonthonax à Delpech, du 7 juillet 1793. De
dans laffaire des colonies, tome V > P. 86 et 87. Voyez aussi lc
pitre V ci-dessus, $.XI, --- Page 477 ---
(469)
rec les membres du côté Ouest
eurent à lutter
de l'assemblée
ent de
que contre les agens de l'ancien coloniale s
perent S-int-Doningne. Mais quand
gouvernerésister aux factieux
Polverel et Sonthonax
ées de la colonic dans
qui avoient entraîné les
près la dissolution
tant de mesurcs
assemde la seconde
sédiieases; quand,
onax eut ferméle club du
assemblée coloniale > SonS principaux
Cap, et dépor.é ceux qui en
agitateurs, il s'éleva
étoient
S commissaires
dans la
civils, un
métropole 3 contre
ns avec la faction
parti puissant, qui, par ses liaigla tout ce qui
oppressive de la Convention
concernoit la colonie de
nationale, s.
adopter un systême tout
Saint-Domingue, et
lu jusqu'alors,
différent de celui qui aveit
préCe systéme fut sur-tout
ndoient être les commissaires' dirigé par deux hommes qui
S. IV.
tis même qu'elle avoit
de l'assemblée coloniale, pré- de- Des commiza
r. On a déja vu
révoqué leurs pouvoirs, et cessé
sairerdel'As.
ssaires
quel étoit lincivisme des
d'exis- semblée COque cette assemblée avoit
premiers com- loniale,
4a avril (). C'étoient eux
en France, lors de la loi ct Brulley, Page:
c.et le ministre de la marine, qui, d'accord avec le club Masient cessé de déprimer
Bertrand de
n'al'Assemblée
Molleville,
me oil eile prodiguoit les
nationale, dans. le
, oi elle acquittoit
sccours de toute espèce à la temps
oit: sur elle
toutes les traites
coiosans aucune mesure et que
fin: de
,
Saint-Domingue
l'entretien des enfans des
ot elle se chargeoit
ance (2). C'étoient eux qui
colons qui se trouvoient en
avoient témoigné le dévouements
Voyez ci-dessus le chap. I du tomc
Décrets de P'Assemblée
IIE, Ss. V ct VI,
Henté,. au nom du comité. nationale colonial , du 14 mai 1792. Projec de décree:
> Par Tarbe, Rapport ct Projer de:
Gg3.
omingue
l'entretien des enfans des
ot elle se chargeoit
ance (2). C'étoient eux qui
colons qui se trouvoient en
avoient témoigné le dévouements
Voyez ci-dessus le chap. I du tomc
Décrets de P'Assemblée
IIE, Ss. V ct VI,
Henté,. au nom du comité. nationale colonial , du 14 mai 1792. Projec de décree:
> Par Tarbe, Rapport ct Projer de:
Gg3. --- Page 478 ---
. ( (470)
quand son nom serv
le plus servile au monarque français,
de ralliement à tous les contrerésolutidhraites 1 qui avoic
sorte d'idolâtric, au nom de la colorti
recueilli, avec une
la reine et lui le
les moindres marques de bienveillance que
donnoient. C'étoient eux encore qui, comptant sur. une cont
que des sujets de sarcas
révolution prochaine, 2 ne trouvoicnt
nation
et de ridicule dans le développement de l'énergie
inspiroit aux amis de la liberté,
et de la confiance qu'elle
mandoient enfin à l'assemblée coloniale , en lui annonçant
la maison d'Autriche, et la ligue des rois
guerre contre
des nouvelles assurées ; mais . - .
TEurope : ( On en a
les
est dans un etat à faire trembler tous
E
3 la France
> tentats ligués contre elle (). 5>
Après la loi du 4 avril, ces commissaires furent renout
la
que le parti g
lés en partic > et, malgré prépondérance l'assemblée colonia
vernementaire venoit alors d'obtenir dans
commissaires furent pris, comme presque t
les nouveaux
dans le côté Ouest et pai
ceux qui les avoient précédés,
affectoient les sentimens les, plus révolutionnaire
ceux qui
à avoir des succès d
parce qu'on les jugeoit les plus propres
fame
On remarquoit sur-tout parmi eux les trop
la métropole.
réunirent bientôt dans leurs mains tous
Page et Brulley, qui
Pexécution du décret du 14 mai derni
décret sur lcs difficultés que présente
comité colonial, sur les secour
par le même. Rapport, fait au nom du
des lettres-de-chan,
accorder à Saint-Domingue , ct sur Pacquittement
traites tir
Journu-Aubert. Rapport et projet de décret sur les
etc.; l'ordonnateur par
de Saint-Domingue, par Mazade,
par
de l'assemblée coloniale cn France à ladite
1 Lettre des commissaires
aussi le chap. I du tome III, s.
sembiée, du, 22 avril 1792. Voyez
VI,
our
par le même. Rapport, fait au nom du
des lettres-de-chan,
accorder à Saint-Domingue , ct sur Pacquittement
traites tir
Journu-Aubert. Rapport et projet de décret sur les
etc.; l'ordonnateur par
de Saint-Domingue, par Mazade,
par
de l'assemblée coloniale cn France à ladite
1 Lettre des commissaires
aussi le chap. I du tome III, s.
sembiée, du, 22 avril 1792. Voyez
VI, --- Page 479 ---
(471 )
ouvoirs qui avoient été délégués
uà eux par l'assemblée
jusqu'alors à leurs prédécesseurs
ulièrement
coloniale. Ils avoient été
avec leur collègue Lux,
nommés partidécret de cette assemblée
pour aller présenter au roi
Lomme tous les
sur le maintien de l'esclavage
commissaires
bus les autres méme, ils envoyés avant cux, et plus que
métropole, le plus extréme professèrent, dès leur arrivée dans
hique et un grand attachement dévouement à l'autorité monaru'ils espéroient
à la personne du
que son Parti étoufferoit
roi, Parce
liberté, Ils furent des
en France celui de
B trône abattu, et les démagogues forcenés quand ils virent
ouvrirent la France agens les ples féroces des tyrans
d'échafauds en 1793 (2). Il
qui
éveloppement des causes des troubles
importe au
'entrer dans les détails de la
de Saint-Domingue
angereux, et des
conduite de ces deux hommes
ion
moyens qu'ils employèrent
Publique sur les malheurs de la colonie. pour égarer l'opiLe 16 juillet
l'Orient.
1792 > ces nouveaux
s. V.
Voici ce que. mandoit, commissaires débarquérent Leur roya.
emens du
trois. jours
lisme et
temps, 2 Page 3 à son cher frère après, sur les évéleur
aud, qui jouoit
corresponHour servir
alors, au Cap, le rôle de Larchevesque-Thi. dance avant
aussi la faction du côté
tribun du peuple, leioaolt,
foule immense profana
Ouest, ( Le 20 juin, une
T'asyle du roi que la
aujourd'hui, et le
France chérit
der. L'Assemblée monarque se montra digne de
refusoit
nationale avoit émis plusieurs commandapproaver; voilà le
décrets qu'il
sujet ou le prétexte de cette
1 Cahier de divers
oloniale 2 du 15 juiller procès : verbaux des commissaires de
lage 140, Voyez ci-dessus le 1793, Débats dans l'affaire des
Passemblée
2 Voyez lcs
tome III, chap. I, S. XVII, colonics, tome: I,
Débats dans Paffaire des colonies,
129.
hdnt
it
nationale avoit émis plusieurs commandapproaver; voilà le
décrets qu'il
sujet ou le prétexte de cette
1 Cahier de divers
oloniale 2 du 15 juiller procès : verbaux des commissaires de
lage 140, Voyez ci-dessus le 1793, Débats dans l'affaire des
Passemblée
2 Voyez lcs
tome III, chap. I, S. XVII, colonics, tome: I,
Débats dans Paffaire des colonies,
129.
hdnt --- Page 480 ---
(472 )
-
: L'Assemblée nationale étoit divisée e
> incursion
les monarchistes et les républicistes. Le7
> deux factions.,
embrassés, et le lendemain, ils 5
> ils se sont rapprochés,
etc. La France est tranquille et tres-constitu
> sont bauus,
arborer la cocarde blanche
* tionnelle. Nul n'a osé, ni osera
sentiment de
gardes nationales est, vive la loi
> et le
plusicurs
at
le
toutes les factions paroissent se fondre
> périsse tyran 5
c'est
les consti
en deux seulement, et
déja trop,
> jourd'hui
; les
sont les ple
> tutionnels et les républicistes
premiers
est sans respect pou
> nombreux. LAssemblée nationale
la constitution, et le peupl
> les propriétis, sans respect pour
se lasse de son audace >. Page finissoit cette lettre, comm
>
annoncer le départ du convoi sur leque
on l'a déja vu, par
les commissaire
étoient Polverel et Sonthonax, qu'il appeloit
cipils des jacobins (1).
alors mojns dévoué aux royaliste
Brulley ne paroissoit pas
oi il écrivoit à l'as
de la métropole. Dans une autre lettre,
la besogne des com
semblée coloniale qa'il ne croyoit pas que
missaires civils pût tenir, , il disoit qu'il ne reconnoissoit plusl
donnereit la préférence sur elle au séjour de Sain
France, qu'ii
Domingue.
Il annonçnit, à la vérité, en même temps qu'arrivé si récem
ment en France , il pouvoit être induit en. erreur par ceux qu
tran-mettoient les nouvelles : mais sa manière de les rendre
lui
étoient bien à lui 2 et voici comme
et ses expressions
de
à
, du 19 juillet 1792. Lettres de
1 Lettre Fage Larcheregne-Thibaud,
Débats dan
parriotes Page ct Brul'ev, au patriote Lardheveaqus-Tibeud ci-dessus le chap. n
Paffaire des colonies, tome. II, P. 211 et 212. Voyez
du tome I!, S. VI, et la lestre de Fontanilles à tarchevenqee-Tubaud
COEEV, de linyentaire des commissaires civils,,
à
, du 19 juillet 1792. Lettres de
1 Lettre Fage Larcheregne-Thibaud,
Débats dan
parriotes Page ct Brul'ev, au patriote Lardheveaqus-Tibeud ci-dessus le chap. n
Paffaire des colonies, tome. II, P. 211 et 212. Voyez
du tome I!, S. VI, et la lestre de Fontanilles à tarchevenqee-Tubaud
COEEV, de linyentaire des commissaires civils,, --- Page 481 ---
(473 )
minoit sa lettre : ( On touche
clle ne paroit Pas devoir être au moment de la crise, et.
cuels; ; ib commencent
farorable auc décriteurs actransférer PAssemblée cux-mémes a craindre; ils parlent de
décidé. Lesarmdes
nationale a Tours : mais Cc n'est
ritoire de Frarce. enneniessont Point
cependant entrées sur le ter- pas
les armées nationales, d'union, peu de subordination dans
coup de
très-pen
bcau,
dénonciations 3 zne
ehsypoanitisemenets,
autres: c'est ce
difance genérale les uns des
tières
qu'ecrivent des défenseurs
(4), >. Aussi ia sisuation des
campéssur la fronaoit inquiéa-t-elle
nouveaux commissaires au
hnoissoit bien
beaucoup un de leurs
leurs principes en
collègues, qui
ndoit lui-mème alors avec
révolution, et qui corresand ce dernier
Cougnac - Micn , à Londres
La
y préparoit la livraison de
(2),
journée du IO aont à Paris, leur
Saint Domingue,
m'a donné,
écrivoit. il de
messieurs et chers
Nantes,
quiétudes Sar votre sort
coliègues, les plus vives invous demander si
: je m'empresse en
à
cetce
personne de vous n'a été conséquence
canastrophe $ je nc serai
enveloppé dans
m'aurez
tranquille
rassura/. )
que lorsgue vous
Ce 10 aodt, si décisif Pour la liberté
ment, sinon dans la manière de
, apporta un grand channblée
voir des
S. VI,
coloniale, du moins dans leur commisaires de l'as- Leur conconduite
extéricure, et version appa:
Lettre de Brulley à Delaire
renteaprés
riotes Page et
ct Chaudruc, , du 30
cette jour
Haire des
Brulley au Patriotc
juiller. 1792. Lettres des néc.
colonies, tome II,
Lanchevenge-TliBhasd Débats
: Lettre de
P. 204 ct 205,
dans
Paris, , du 2) Chesneau mai dela Mégrière aux commissaires de
1792.
Saint-Domingue
Lette du même aux mémes, du 16 aolc
1739,
renteaprés
riotes Page et
ct Chaudruc, , du 30
cette jour
Haire des
Brulley au Patriotc
juiller. 1792. Lettres des néc.
colonies, tome II,
Lanchevenge-TliBhasd Débats
: Lettre de
P. 204 ct 205,
dans
Paris, , du 2) Chesneau mai dela Mégrière aux commissaires de
1792.
Saint-Domingue
Lette du même aux mémes, du 16 aolc
1739, --- Page 482 ---
(474)
Une lettre de Page, datée du le
dans leur correspondance.
annonce combien il étoit embarrassé de cette journe
demain,
entretiendrai pas, disoit-il, d'affaires politique
K Je ne, vous
adress
lecture des divers papiers que je vous
90 en prenant
lisez32 vous saurez tout ce que je pourrois en apprendre;
les faire
à leur adresse respective .
> et veuillez
parvenir
colonie est bien malade, et nos propriétés coure
>> Notre
c'
chance bien
! Un seul esprit règne ici;
> une
dangereuse
de la libert
> Phorreur. de l'esclavage, et L'enthousiasme
frénésie
toutes les têtes, et. toujot
> C'est une
qui gagne
raison, de C
> elle va croissant () >. Page concluoit, avec
esprit vraiment national , que l'esclavage ne pourroit pas êt
maintenu : il espéroit néanmoins que, par pitié pour les colon
etpar la crainte des secousses qu'entraineroit un affranchisseme
en reculer
à vingt ou trente an
subit, on pourroit
T'époque
maître
le
comme engagé à son
et considérer nègre jusqu'alors
de
le mot même, sero
car 9 ajoutoit - il, l'idée
l'esclavage,
< Je ne vois de salut que dans deux moye
bannis. : . . :
nationale à considér
> que voici : Déterminer la Convention
leur 2
colonies comme des états fédérés et libres dans
> les
de cons
intérieure, ou bien il faut se contenter
>3 gislation
mais comme ur
> dérer l'esclave, non comme propriété,
lAssemble
l'époque que déterminera
> somme engagée pour
> nationale 3 et laisser au temps à faire le reste (2).
l'on se forme sur la véritable date C
Quelque opinion que
de
à
, du 11 août 1792. Débats dai
I Lettre Page Larcheveigae-Tliband
Paffaire des colonies, tome II > pag. 223 et 224.
2 Cahier des procès-verbaux de la commission de Saint-Domingue, séanc
des 20 et 27 juiller 17y2.
terminera
> somme engagée pour
> nationale 3 et laisser au temps à faire le reste (2).
l'on se forme sur la véritable date C
Quelque opinion que
de
à
, du 11 août 1792. Débats dai
I Lettre Page Larcheveigae-Tliband
Paffaire des colonies, tome II > pag. 223 et 224.
2 Cahier des procès-verbaux de la commission de Saint-Domingue, séanc
des 20 et 27 juiller 17y2. --- Page 483 ---
ttc lettre,
(475)
Page y avoit bien
sc convainquirent bientôt jugé T'esprit national.
sister directement
qu'on ne Pouvoit
Brulley et
avec succès.
plus espérer
En inutile, Ils avoient
Ils en firent d'abord
d'y
tre, de la marine
obtenu, peu avant le 10 aodt, un essai
du
S drapeaux
Dabouchage, que cette
mifrançais : Pivre libre ou
inscription civique
celle-ci: : La nation, la loi
mourir, seroit
plus en plus les
et le roi, afin de ne changée
ent une pareille nègres à la liberté par cC nouvel pas pousser
au ministre tentative, après cette
aiguillon, Ils -
Monge 5 pour
journée , auprès du nouHonic le décret de
empécher gu'on ne publiât dans la
Tégalité, si
espèces : ils ne Purent rien redoutable aux tyrans de toutes
li couvrirent le berceau de obtenir (1).Les lauriers
rfaire sentir
la
nombreux
la nécessité
République achevèrent alors de
Hre , les drapeaux de d'abandonmer, du moinsjusqu'a nouvel
ht parvenir à leur but T'aristocratic et du royalisme, ils
ngue comme
favori, de faire
espérèun état simplement
considérer Saint-Doaffectant la démagogie la
confédéré avec la France,
antage, , que Brissot et les plus outrée. Ils y trouvoient cct
ne pouvoient
députés de la Gironde,
pes libéraux pardonner ni la loi du 4
auxquels
sur le régime
avril, ni leurs
ntre eux un parti
colonial, commençoient à prinla Convention Puissant dans les hommes les
avoir
anc démocrate nationale. Page se fit annoncer plus ardens
son
dans une lettre qu'il
comme un
sujet, 2 par une jeune
faisoit écrire du Cap,
alifiérent de sans-culottes dans personne (2). Brulley et lui se
imer de concert
des écrits
sur les colonics
qu'ils faisoient im-
(3); et cet
1 lbid. Séances des
homme, qui
21 Lettre de mademoiselle 20, 23 ct 2f août 1792.
31 Discours
Ducrer às son amie, du 11
bistorique sur la cause des désastres de lz scptembrerzga,
partic frangaise de
oit écrire du Cap,
alifiérent de sans-culottes dans personne (2). Brulley et lui se
imer de concert
des écrits
sur les colonics
qu'ils faisoient im-
(3); et cet
1 lbid. Séances des
homme, qui
21 Lettre de mademoiselle 20, 23 ct 2f août 1792.
31 Discours
Ducrer às son amie, du 11
bistorique sur la cause des désastres de lz scptembrerzga,
partic frangaise de --- Page 484 ---
(476)
tant de mépris des républicistes au mois de juille
parloit avec
de commander, au 20 juin, le mc
qui avoit trouvé si digne
profané Paryl
chéri, dont la foule avoit, disoit-il,
narque
en républicain 2 (
ne sc fit aucun scrupule > en se transformant
par des calomnies, les princip
rejeter sur ses adversaires,
de Saint - Domingu
qu'il avoit si tard abjurés. ( Les patriotes
sol
quelques mois après, se
9> disoit-il dans un imprimé, publié
Pancien régime
ruiner
que de composer avec
>> laissé
plurôt
Girondois osent proposcr à leur plus zélé défenser
> et les
Les
! ilsignorel
crimincl - e
perfides
> cet arrangement
mérita jamais de l'huma
> que si Louis Capet, leur fétiche 9
amé
T'indépendance du peuple
s nité, c'cst alors qu'il proposa
sont-ils donc moie
Les droits du pemple desAntilles
> ricain.
éternelle a-t-elle deux poids et deux me
N sacrés ! la justice
> sures (): >
t. VII.
avoient trouvé dès-lors le moyen de se donne
Ils s'arro- Page ct Bruiley
seuls le titre d
gent le titre une grande infuence, en concentrant en eux
mêm
de commis- commissaires de l'assemblée coloniale, qu'ils changérent
saires de St.-
de Saint- Domingue , depuis que
dars celui de commissaires
Dominguc,
assemblée eut cessé d'exister. Elle avoit néinmoinsrappelé
cette
les commissaires qu'elle avoi
des le 24 septembre 1792,tous
fut renouvelé pet
et son arrèié à cet égard
envoyés en France,
intermédiaire qui la rem
de temps aptès par la commission d'atord annoncé qu'ils Se
plaça (2). Page et Brulley avoient
nationale et au roi,par P. Fr. Page,
Saint-Domingue, adressé à P'assemblée
et Brulley à la Convention na
de Pédition de Paris. Les sans : culottes Page ci-dessus le teme II > S. XIII . dt
tionale , du 11 avril 1793. Voyez
chap. IIl.
sur les colonies, par Page 2 P. 91 Réflexions
culoniale, du 24 septembre 1792
2 Extrair des registres dc Vassembléc
Page et Brulley avoient
nationale et au roi,par P. Fr. Page,
Saint-Domingue, adressé à P'assemblée
et Brulley à la Convention na
de Pédition de Paris. Les sans : culottes Page ci-dessus le teme II > S. XIII . dt
tionale , du 11 avril 1793. Voyez
chap. IIl.
sur les colonies, par Page 2 P. 91 Réflexions
culoniale, du 24 septembre 1792
2 Extrair des registres dc Vassembléc --- Page 485 ---
(477 )
umettoient à cette décision -
tronvérent le
5 comme leurs
moyen de s'y soustraire. collegues (1); mait
étendu, dans les Débnts,
Vainement ont - il
aire ne leur avoit
que l'arrêté de la conmissien
Jut
jamais été connu
intermé
cas cette décision ne pouvoit officiellement ; et qu'en
(a):il est évident
pas être obligatoire
arla dissolution
gne leur mission cessoit de
pour
légaie de l'assemblée
plein droit
ptificition officielle ne
coloniale, et le défaut de
second et troisième peut, au surplus 3 être alligué
aire
arrêtés rendus Par la
que pour
pour l'éxécution de celui de
commission intermé
tes
l'assemblée coloniale.
puvoient authentiques, qui sont de Page et
Des
Pas avoir oublics lors des Brulley, et qu'ils ne
ptification oflicielle de
Dibats, prouvent que la
remier des arrêtés
l'arrêté de cette
de la commission
assemblée, et du
Fellement eu lieu à Jeur égard.
intermédiaire, a bien
On voit dans les
registres de Za commission
Noniale, dont Page et Brulley
de P'assemblée
pmmission iotermédiaire de
envoyèrent une expédition à la
mbre
Saint -
1792, ces commissaires Domingue , que le 10 d6lée coloniale du 24
reçurent l'arrêté de
septembre
Fassemurs fonctions 3 on y voit qu'a la précédent pour la cessation de
es onze
réception de cette
commisaires, 2 4 Jean -
pièce,huit
pas confondre avec Th.
Baptiste Millet ( qu'il ne faut
Millet), Lebugnet
Ldhaup-des-Perellyle Grand,
, Sainte-James,
et (Eacon) la
de
Meun
Fetides-Champecans,
Clevalerie, déclarèrent
qu'ils cesseroient,
straitde ceux de la commission
3 et 17 mai 1793.
intermédiaire, des 10 et 30 décembre
2 Débats dans l'affaire des
1792,
2D Débars susd.,
colonies, > tome III > P. 311, 312
, ibid, P. 314 er 315,
et 315.
Yoyez aussi les P. 285 ct 285.
) la
de
Meun
Fetides-Champecans,
Clevalerie, déclarèrent
qu'ils cesseroient,
straitde ceux de la commission
3 et 17 mai 1793.
intermédiaire, des 10 et 30 décembre
2 Débats dans l'affaire des
1792,
2D Débars susd.,
colonies, > tome III > P. 311, 312
, ibid, P. 314 er 315,
et 315.
Yoyez aussi les P. 285 ct 285. --- Page 486 ---
(478 - )
* dés aujourd'hui leurs fonctions; ;
> Domingue le
qu'ils se rendroient à Sai
plurôt qu'il leur seroit
5) archives demeureroient
possible, et que
entre les mains des
> et Brulley, qui en fourniroient
citoyens P:
> eux d'en readre
récépissé, à la charge
compte à qui de droit ( I ).p
C'est de cet arrangement, qui devoit étre
à la conservation des
uniquement rela
archives, que ces deux derniers
missairés se prévalarent
COI
écrivirent
pour continuer leurs fonctions
en conséqnence à la commission
leur avoit de nouveau notifié l'arrêté
intermédiaire >
delassemblée coloniale
24 septembre (2), qu'ils ne croyoient pas leur mission
>
que cette mission avoit deux objets
terminé
> l'un, qui leur étoit
avec les autres commissaires, et qui les
comm
de veiller aux intérêts de
chargeoit tous enseml
Saint-Domingue; 3 T'autre, quileur ét
particulier, etqui exigeoit toujours la plus grande
c'étoit la
circonspectio
présentation au gouvernement français du décrer de
semblée coloniale sur le maintien de
l':
l'esclavage (3). En con:
quence, ils se firent remettre les archives de la commissi
de Saint-Domingue, et une somme de dix mille francs
toit dans la caisse. Ils employèrent
qui re
principalement ces fon
à l'impression de divers pamphlets en faveur de leur
le 22 octobre 1792, ils donnèrent
parti. D
2,000 francs pour l'impre
sion, au nombre de trois mille exemplaires, du discours hi
1 Extrait des registres de la commission de l'assembléc coloniale
et 30 décembre 1792, et 12 février 1793.
3 des
2 Extrait des registres de la commission de l'assemblée
22 ct 23 décembre 1792.
coloniale 3 d
3 Lettre de Page et Brulley à la commission intermadiaire, du 6 janvi
1792,
i. D
2,000 francs pour l'impre
sion, au nombre de trois mille exemplaires, du discours hi
1 Extrait des registres de la commission de l'assembléc coloniale
et 30 décembre 1792, et 12 février 1793.
3 des
2 Extrait des registres de la commission de l'assemblée
22 ct 23 décembre 1792.
coloniale 3 d
3 Lettre de Page et Brulley à la commission intermadiaire, du 6 janvi
1792, --- Page 487 ---
( 479 )
rique de Page, et du précis des
anairesy Par, Brulley (1). Ces deux manauvres conure-révôlutres qu'ils
écrits, comme
frentimpriner en tres-grand
tous les
contiennent, malgré le
nombre dans la suite,
irs, que Tapologie la prétendu républicanisme de leurs 2
bes contre les
plus odieuse de
aucommissaires
l'esclavage et des diales noirs.
civils, les hommes de
couleur
Le caractère ainsi
posant par les attributions usurpé Par Page et Brulley devint
n qu'ils surent faire
qu'ils Sarrogerent, et
bientôt la
tr parti, dont les
autour d'eux de tous les par réupient
premiers et les seconds
mécontens de
prononcé la
commissaires civils
me
déportation. Le second
régiment, ci-c devant
bataillon du neuume avoient
Normandie, que
ur se
déporté au mois de juillet
Blanchelande et
moire, justifier. Page et Brulley dressèrent 1792, s'adressa à eux
itenu le qui fut publié au nom de ce
ou révisèrent le
contraire dans les Débats bataillon, quoigu'ils aient
Fmander, par le comité
(2). Ils se firent
en
colonial, leur
ensuite
attestérent la vérité, et
opinion sur cet écrit.
eseconde édition du
payérent des fonds de leur
pandus dans toute mémoire, à mille
caisse
préta,
la République
La exemplaites, qui furent
sur le rapport de
(3). Convention nationale
giment avoient bien mérité Camboulas, de
que les soldats de ce
la patrie, que les officiers
Extrait des
qui
bembre 1792. registres de la commission de
2 Veyez le tome
l'assemblée coloniale, du 27
les accusés dans l'affaire I,pag. des 15$ et 155, des Débats entre
3 linventaire de Page et colonies, > et la minute de Page les acusateurg
Extrait des
Brulley.
> cotée N. 71,
vembre ct 28 décembre registres de la commision de Saint.
ricr 1793.
1792, 6, 17,38,19, 20 t-Domingue et 31
> des 23
janvier, ct 13 --- Page 488 ---
(480.). étoient déchus de leurs fonctio
avoient abandenné leurs postes
Presque da
déclarés incapables de servir la République ()
et
fournirent également aux fra
le mêne temps , Page et Brulley
Bridieu
d'un autre mémoire, qui fut publié par
d'impression
civils qui les avoient d
Lignières contre les commissaires
portés (2). néanmoins approuver Ics mesui
VIIT.
--- Page 488 ---
(480.). étoient déchus de leurs fonctio
avoient abandenné leurs postes
Presque da
déclarés incapables de servir la République ()
et
fournirent également aux fra
le mêne temps , Page et Brulley
Bridieu
d'un autre mémoire, qui fut publié par
d'impression
civils qui les avoient d
Lignières contre les commissaires
portés (2). néanmoins approuver Ics mesui
VIIT. Page et Brulley avoient paru
$. révolutionnaires des agens de la mère-patrie, tant qu'el
Ils se fent les plus
de Saint-Dominge
recevoir aux n'avoient frappé que Vancien gouvernement
côté Ouest
Jacobins. les Quatre-Vingt-Cing ct le
On se rappelle que
cessé de ictier contre lui da
Passemblée coloniale n'avoient
od les commissaires de cette assemblée aup)
le même temps
si dévoués de l'ancien I
du roi se montroient des partisans
de Verneui
gime : mais quand on sut en France la déportuion
tous
Fournier et des autres factieux qui avoient occasionné
et Brulley ne virent plus dans
mouvemens du Cap; Page
intolérables. Ils accneillire
commissaires civils que des tyrans
comme des victimes du patriotisme
les nouvcaux déportés
comme tels au miniftre de
plus pur. Ils les présentèrent
Convention nationale (3). au comité colonial et à la
marine 9
publique en leur faveur da
cherchèrent à disposer l'opinion
s'assurer un apP
publièrent. Enfin, pour
les pamphlets qu'ils
de la Convention nationale, du 7 février 1793. Monite
1 Procès-verbaux
de Saint-I Domingue, du 7 mai. arbitra
Minute de l'imprimé intitulé : Bridieu et Lignières, citoyens
avec, le certificat au pied 1 du 28 d
rement déportés du Port-au-Prince,
dc la commission de Sain
cembre 1792. Voyez aussi le procès-yerbal
Domingue, du 27 décembre. coloniale 3 des 1
3 Extrait des registres de la commission de lrassemblée
a:, a3, 26 ct 31 janvier, ct premier février 1793. --- Page 489 ---
e tien ne pdt
(481 )
détruire, ces ennemis
pubticisnes, se firent
jurés des
février
recevoir à la société
jacobins et des
1793. Ils y furent
des jacobins au mois
-Dôme) et par
présentés par Monestier
ns leur conduite Collate-dHertols (1). Ils
(du Puyr
et dans leurs écrits adoptérent dès-lors
lesquelles cette société se mit
toutes les
le-méme, et les mesures
au-dessus de la cragérations
ois après la France
sanguinaires qui
Conrention
ires ou les
dans le deuil,
plongérent quelgues
étendu autres accusateurs de Polverel Cependant ces commisdepuis, dans les Débats,
et Sonthonax ont
tipalité du
justifier Ia lettre de la
ntre ce
Port-as-Priscs, qui
mu.
-lors
lesquelles cette société se mit
toutes les
le-méme, et les mesures
au-dessus de la cragérations
ois après la France
sanguinaires qui
Conrention
ires ou les
dans le deuil,
plongérent quelgues
étendu autres accusateurs de Polverel Cependant ces commisdepuis, dans les Débats,
et Sonthonax ont
tipalité du
justifier Ia lettre de la
ntre ce
Port-as-Priscs, qui
mu. qu'clle appeloit
prémunissoit celle de
rance
L'espric
Jacmel
(2), en disant que le
dominant et efrayane de Za
Tesprit des jacobins
Fort-au-Prince
1793 (3) >. Ils n'ont qui dominoit en
entendoit par là
Intre les
cessé de déclamer dans France, en janvier
ir
jacobins, les terroristes
ces mémes
quelle a été leur
et les anarchistes. Débata
Pour
conduite en 1793 et
On va
fonder leur
Fannée d'après,
r
nouvelle popularité,
poursuivre les agens de
ils avoient
Inthonax avoient
l'ancien régime,
commencé $. Ix,
gouverneur
dépertés. Ils publièrent des que Polverel et Ils accusene
iciers du Banchelande, Cambefort,
mémoires contre les agens de
régiment du Cap,
Touzard et les autres T'ancien réa
prmenant, et tous les officiers contre Girardin, la
gime cm. Saint
de la station
Villeon > ployés à S.-
Domingue en 1791 (4). Ces
qui étoit atrivée Domingue,
Extrait des
mémoires
T1793. registres de la
contenoient
Débats dans P'affaire commission des
intermédiaire, des
40 et 41. coloaies, tome II,
22 ct 24 fé. Voyez ci-dessus le chap. III
P. 209; tome VII,
Débars dans laffaire des da tome III, S. XXI. laneier, Prochuvetbaux de la commision colonies, de tome VII, P. 294 ct
Mapperele et12 février 173. Saint Domingue, des 295. Garranenton,
9, 13,28,
Tome IV,
Hh
dans P'affaire commission des
intermédiaire, des
40 et 41. coloaies, tome II,
22 ct 24 fé. Voyez ci-dessus le chap. III
P. 209; tome VII,
Débars dans laffaire des da tome III, S. XXI. laneier, Prochuvetbaux de la commision colonies, de tome VII, P. 294 ct
Mapperele et12 février 173. Saint Domingue, des 295. Garranenton,
9, 13,28,
Tome IV,
Hh --- Page 490 ---
(482) )
plus de déclamations que de preuves, parce que cell
beaucoup
administrer contre les déportés auroient cor
que l'on pouvoit
Tassemblée coloniale. Au
promis peut-être encore davantage
écrivoient-ils dans le même temps à la cot
Page et Bralley
des
fisse
mission intermédiaire, pour lui demander
pièces qui
contre les accusés (1). Voilà pourquoi sans doute
preuve
nationale n'apperçut dans li plupart des préver
Convention
des indications d'incivisme, qui ne suffisoient pas pour
que
Un décret du 4 février 1793 ordonna
mettre en accusation.
mise en liberté de Cambefort et Touzard, qui ne pourroid
néanmoins servir dans les armées de 11 Républiqee qu'après av
justifié leur conduite devant une cour martiale, 9
pleinement de la marine seroit tenn de convoquer à leur C
le ministre
mande. Girardin, la Villeon, Dormienant, Poiton, et les aut
ofnciers qui avoient été déportés avec eux, furent mis défini
liberté
seul, plus excusable peut-à
vement en
(2). Desparbès
la plupart des précédens, fut décrété d'accusation. Page
que
vivacité
Brulley le poursuivirent d'abord avec beauconp de
(3
les charges envoyées contre lui étoient étrangé
parce que
à l'assemblée coloniale.
Il fut ( accusé devart le tribunal ctiminel du départem
d'avoir, méchamment età dessein, étant fonctic
> de Paris,
et dépositaire de la force publique, refusé
naire public,
en avoir étérequis légitimemet
> faire agir ladite force, après
1 Lettre de la commission de Saint-Domingus à la commission in
médiaire, du 20 janvier 1792. Voyez les procis-verbaux de ladite comp
Sion, séance dudit jour.
2 Art. II,III et IV du décret du 4 février 1793. Voyez aussi les pro
verbaux de la Conyencion nationale > des 8, 21 janvier et 4 février.
3 Procès-verbaux dela commission de la partie française de Saint-Doming
des 11 ct 23 déeembre 1792,3 ct 9 janvicr, 4 février 1793.
ire, du 20 janvier 1792. Voyez les procis-verbaux de ladite comp
Sion, séance dudit jour.
2 Art. II,III et IV du décret du 4 février 1793. Voyez aussi les pro
verbaux de la Conyencion nationale > des 8, 21 janvier et 4 février.
3 Procès-verbaux dela commission de la partie française de Saint-Doming
des 11 ct 23 déeembre 1792,3 ct 9 janvicr, 4 février 1793. --- Page 491 ---
davoir,
(483)
Par abus de Ses
citoyens militsires
fonetions,
voir pratiqué
à désabétr aux provoqué divectement iés
des
antorités
des officiers,
marcsuvres tendantes à léghimes, et d'ale tous ccs soldats et autres
ébranter la fidélité
faits ne Parussent citoyens français (1) >.
Pbunal, soit qu'une
pas sufisamment
Soit
nces dificiles o:l Partie lui pardt excusable
Pronvés au
Puvernement
Desparbes s'étoit
dans les circonsque,
monarekique à la révolntion trouvé,Tors du Passage du
e, lozs Desparbès du
fut acquitté, On doit qui fonda la Répuge et
jngement de son affaire, néanmoins observer
Brulley cui s'étoient
> il invoqua
fres civils, et qu'ils
déja Prononcés contre T'appui de
ils en avoient mis prirent sa défense avcc
les commisbché, sans donner d'abord à sa poursuite autant de chaleur
peuple
aucune espèce de
(2). Ils avoientrete
Hlazade, qui avoit été
Preuve 3 au
affaire, d'avoir voulu
d'abord chargé du représentant
isant pas les
favoriser les
rapport de
ent tout
pièces les plus
accusés, en ne
aussi
graves contre eux. Ils prohs Ce rapport, gratuitement à
impuau tribunal
d'avoir livré, dans Camboutas, l2
qui lui succéda
pable à liérolationaie, un
personne de
ses yeux
brave oficier, Desparbés,
He la fuction
que dentavoirpar voulu qui n'étoit coucrininelle de Polverel
Étre
et
tinutramene
drt.
Sonthones
I du décret du
(3) >. Ils
:s suivanr,
4 février 17)3. Acte
11 et22 Voyez aussi les
d'acunation, > décrété
décembre 1732. proces-verbaux de la Convention
le 4
I Jugemenr Voyez du 27 avril 1797. Lettre de
nationale, s
Procès verbaux aussi leurs prochevertans, des Desparbes à Fage et
17fév.
dela commission de la 21 ct.30 avril. Brulley, duia
avil 1793, Voyez aussila lertie c de
partic française ds
calomnics cote GG. 8, deson Page au prisident da comiré SalncDantague,
qu'on a fai:
ingentaires la
colonial,da
signer au citoyen Réponse de Page et Brulley
Bellsy, P. 16; le Déycloppe.
Hh 2
parbes à Fage et
17fév.
dela commission de la 21 ct.30 avril. Brulley, duia
avil 1793, Voyez aussila lertie c de
partic française ds
calomnics cote GG. 8, deson Page au prisident da comiré SalncDantague,
qu'on a fai:
ingentaires la
colonial,da
signer au citoyen Réponse de Page et Brulley
Bellsy, P. 16; le Déycloppe.
Hh 2 --- Page 492 ---
(484)
du mème genre aux commissaires civ
frent des reproches
déporté, et au ministre de la marin
pour l'avoir criminellement
Rochambea
avoir enyoyé à la Martinique
Monge 2 pour
civils avoient nommé à sa place
que les commissaires
interim
avoit trop scuvent cédé aux préjugés
Elanchelande, qui
de Sai
des assemblées politiques
loniaux et aux impulsions d'une fois aussi avoit eu à lut
Domingue, mais, qui plus
elles, n'eut pas le même bonheur que Despark
contre
lui faire des inculpations graves
On pouvoit, sans doute,
la révolution; mais
l'éloignement qu'il avoit montré pour
de n'av
tort envers Saint-Doningne, que
n'avoit eu d'auire
diverses factions qui avoient
pas résisté assez fortement aux
d'accusation
l'assemblée coloniale. Il avoit été décrété
cbiré
Brulley, quiavoit été Pun des quat
la Convention nationale.
rôle d
avoieut joué un si grand
vingt-cing, Page et lui, qui
de lassemblée coloniale, ne parent pardonne
le côté Ouest
de Y'assemblée du N
ses liaisons avec le parti
ce gouverneur
coloniale. Ils commencèrent d'abr
et le côté Est de l'assemblée
divers pamphl
les esprits, en faisant imprimer
par exaspérer
distribuant par-tout, et particulièrement: (
contre lui, en lès
son jugement jusq
(2). Mais jls ne pressérent point
jacobins
troubles ct désastres des colonies, P. 77, ct les Dél
ment des causes des
tome 111, P. 357.
dans Taffaire des colonies,
1 Développementst susd., P. 55.
d; Saint - Domingue 2 convaincu
2 Blanchelande > ex- gouverneur
Page à Paul Alliot, maire
grahison par ses propres moyens justificatifs.
des causes des troul
Lévroux. Voyez aussi la P. 76 du Developpement dc Saint - Domingue ,
et désastres des colonies * par les Lommissaires
des 9 janvier ct
procès-verbaux de la commission de Saint-Domingue 2 du comité coloni
sévrier ; et les lettres de Page ct le Grand, au président
des 14er 15 avril.
elande > ex- gouverneur
Page à Paul Alliot, maire
grahison par ses propres moyens justificatifs.
des causes des troul
Lévroux. Voyez aussi la P. 76 du Developpement dc Saint - Domingue ,
et désastres des colonies * par les Lommissaires
des 9 janvier ct
procès-verbaux de la commission de Saint-Domingue 2 du comité coloni
sévrier ; et les lettres de Page ct le Grand, au président
des 14er 15 avril. --- Page 493 ---
(485)
Fublinument du tribunal
fors avec une grande activité. révohationmaire. Ils l'y
adammer, non pour les
On a déja vu poursivirent
faits dont il
qu'ils l'y firent
pavention, et qui
avoit été accusé
ec unc grande pouvoient
par la
Partie des
ciascompromatte
uis pour ceux
membrcs de
perionaellement
qu'ils y firent substituer T'assemblée coloniale,
Ces pourstites
(4).
Htoient,
contre lcs agens d'un
Pour ainsi dire,
parti entièremert
Brulley avoient
que lintroduction
abattu f. X,
noigné de
conçu Pour
au plan que Page Leur haine
Tdoigaenent contre proscrire tous ceux qui
contre Bris-.
stéme
les Préjugés
avoient sot et les déases divisions dindépendarce des quatre -
coloniaux et le putés de la
lc,
qui se manifestérent dans vingt-cing. Les malheu- Gironde,
Presque dés ses
la
e trop les
premières séances, Convention natiomeyens d'y parveair. Il
ne leur facilitérent
débarasser de Erissot
falloit
cla
et des
surtout, Pour cela,
commune de
députés de la Gironde,
hommex de couleur Rardcant,arelent toujours été
qui,
systême de
et les adversaires les les défenseurs
particulier Tindépendance des colonies, plus formidables
alité des droits gui avoit présenté la loi du 4 C'étoit Gensonné
posé cette loi aux hommes de
il avril, pour assurer
du 17 aodt, couleur; avoit
amissaires civils
qui cenfirmoit les également
aud avoit
envoyés à Saint
pouvoirs des
oit
un parent de son -Domingue. L'orateur Verfortement prononcé
nom, sénéchal au
rs, et l'on verra
Pour la cause de la Cap, qui
voit Pas
dans la suite
liberté des
échappé aux
que ce
e coloniale (2).
prétendus
rapprochement
Leur compatriote, commissires de T'assemVoyez
Boyer - Fonfrède, 1 9 avoie
colonies, ci-desus, au chap. II du
le
tome 1, P. 144, et tomellI, une
$. XVII;l les Débats
Voyerc-deous le S. XVI, P.498ct déclaration del Brulley, sans dansrafaire datc.
499.
Hh 3
ce
e coloniale (2).
prétendus
rapprochement
Leur compatriote, commissires de T'assemVoyez
Boyer - Fonfrède, 1 9 avoie
colonies, ci-desus, au chap. II du
le
tome 1, P. 144, et tomellI, une
$. XVII;l les Débats
Voyerc-deous le S. XVI, P.498ct déclaration del Brulley, sans dansrafaire datc.
499.
Hh 3 --- Page 494 ---
( 486 )
déjabien mérité des colonies, en présentant, dans divers écrits (
des vues utiles sur la liberté de Icur commerce. C'étoitlui C
avoit été le rapporteur du projet de décret qui antorisa lesb
timens dcs Etats-Unis à les approvisionner. Il avoit consu
Page et Brulley sur Ies moyens d'y rappeler la tranqu
lité (2); mais il avait dit dans son rapport : cc Des modificatio
> lentes, mais néccssaires pour changer le sort des csclare
> peuvent seules assurer la paix des colonies; et nous savon
> citoyens, que lorsqu'on fait un premicr pas vers la libert
> après avoir parcouru la chaine des calamités qui l'entoure
> à sa naissance, il fizut arriver zen2 jour aux. limites
> bien (3) >. Enfn, lersque Verneuil ctlesautres colons dépor
par Sonthonax, au mois de décembre 1792, se présentérent à
Convention nationale pour demander leur liberté provisoir
Boyer-Fonirede ft décréter qu'ils ne l'obliendroient que moye
nant caution. Le procès-verbal de la prétenduc commiesion
Saint-Demingue ajoute que ( quelques voix sorties de la G
> tion de la Gironde et de Brissot demandoient
que ces C
lons fussent envoyés à l'Abbaye (4). >>
1 Des moyons de conserver les Antilles à la France, si nous avons U
guerre maritime. $ par J. B. Boyer-Fonfrède. Rapport et projer de décrers
Ics approvisionnemens des colonies, > par le même. Réporse des commissai:
de Saint : Dominguc aux questions du même. Procès-verbaux de la cor
mission de Saint Domingue, du 30 janvier 1793.
2 Procès-verbaux de la commission de Saint-Domiague, des
5 et 12 février 1793.
29 janvie
3 Rapporr et projer de décrec sur les approvisionnemens des colories
par Boyer- Fonfrède, P. 14.
4 Procis-verbaux de la cammission de Saint- Domingue * des 22 ct 2
Revricr17g3.
Saint : Dominguc aux questions du même. Procès-verbaux de la cor
mission de Saint Domingue, du 30 janvier 1793.
2 Procès-verbaux de la commission de Saint-Domiague, des
5 et 12 février 1793.
29 janvie
3 Rapporr et projer de décrec sur les approvisionnemens des colories
par Boyer- Fonfrède, P. 14.
4 Procis-verbaux de la cammission de Saint- Domingue * des 22 ct 2
Revricr17g3. --- Page 495 ---
(487) )
in autre
TRtodhere-a-snarseae
député qui avoit cu le courage colonialeleur de
adjoignit S. Xt
amélioration du sort des csclaves
faire un pas dans
tf fit
: Camboulas avoit
sur Discussions
adopter, au nom du comité de défense
proposé le décrec
u5 mars
générale,le décret du 5 mars
pagnics 1793, qui, en approurant l'établissement des
pour la disfranches (1), autoriso't les commissaires
com- cipline des
ourerneurs des colonics ( à faire
civils ct les atcliers,
glemens de police et de
provissirement, dans les ré.
discipline des
changemens qu'ils jugeroient
ateliers, tous les
paix intérieure des
nécessaires att mainticn de 1.
ifié cc décret de
colonies>. Page et Brulley s qui ont qualivers pamphlets contrepbvolatioanatre dans les Débats et dans
(2), vinrent avec
lemander le rapport à la Convention quelques autres colons en
cs colonics en fut en
nationale. L'envoi dans
nois. Julicn Raimond conségmence suspendu le 19 du même
nandé
Ct d'autres hommes de couleur
presque dans le même
ayant decomité de marine et des
temps l'e:écution du décret, le
ent
colonies, à qui les deux
renvoyées 2 ouvrit une discussion
pélitions funond ct Ies préiendus
contradictoire entre RaiCeux-ci
commissaires de l'Assemblée
assurent qu'ea conséquence de cette
coloniale.
mité prit un arrêté pour demander la
discussion > le COmars (3); mais d'autres
révocation du décret du 5
mémoires semblent annoncer. au con3 Prosès-verbaux de la Convention
veloppement des causes des troubles nationale 1 du 5 mars 1793.
missaires de
ct désastres des colonies, par les -Dé.
vations sur Saint-Domingue, le rapport ct le Voyez ci-dessus, le 5. XI, P:468, et les Obser- con2 Débats dans l'affaire des Projer de décret présentés par Dotnier, s P.7.
susd. Lettre de Monge à la colonies 9 tome I, P. 234.
3 Développement susd. Convention nationale du 21 mars Dévelogpemenr 1793.
tome 1,p.adpitome , P. 12 - 13, Débars dans l'affaire des
mars 1793. Voyez VIIL, P.318. Pétition dePage et
colonies,
auesi leurs Frocès-verbaux du, 5 Brulley, etc., du 15
mnars au 4 avril,
Hh 4
. Lettre de Monge à la colonies 9 tome I, P. 234.
3 Développement susd. Convention nationale du 21 mars Dévelogpemenr 1793.
tome 1,p.adpitome , P. 12 - 13, Débars dans l'affaire des
mars 1793. Voyez VIIL, P.318. Pétition dePage et
colonies,
auesi leurs Frocès-verbaux du, 5 Brulley, etc., du 15
mnars au 4 avril,
Hh 4 --- Page 496 ---
( 488 )
traire que Page et Brulley renoncèrent à la discussion, parc
gu'elle ne leur fut pas favorable (1). Il est certain du moir
qu'elle se prolongea jusqu'au mois de juin 1793, et qu'el
fournit aux prétendus commissaires de Saint-] Domingue le
texte d'insulter dans divers pamphlets tous ceux qui avoier pre
approuvé le décret du 5 mars. Ils ont osé y dire que K Brissot
s Guadet, Boyer - Fonfrède et Camboulas, après leur avo.
> offert de faire prononcer, à la fin de la guerte,'indipondant
> des colonies,s'ils vouloient leur laisser passer, sans rien dire
> le projet qui fut décrétéle 5 mars
> 2 proposérent, sur leu
refus, au comité de défense générale de les mettre en arresta
tion. Ils traitèrent en conséquence dans leurs libelles ces repré
sentans du peuple de traitres et d'agitateurs (2). On voit
peu près les mêmes faits dans les procès - verbaux de la
due commission de Saint - Domingue. On
préten
y ajoute que Guade
se permit des diatribes criminelles contre les déportés de Saint
Domingue; ; que Camboulasy dénatura un propos de Verneuil
gu'enfin ( la majorité du comité parut à Page dans les même
> principes et la méme mauvaise volontés, et que c'est la Ce
qui détermina Brulley et lui à se faire recevoir à la société de
jacobins quelque temps après (3).Dans d'autres écrits, ils représentent Brissot comme ( un monstre social, qui préparoit Ic
> chite du trône en jurant la constitution
2 comme il pré1 Réflexions de Page ct Brulley sur les 'maux de Saint-Domingue.
2 Développement susd., P. 55 et 56. Réflexions sur les
note
Page, P.9,
5. Motifs du décret proposé furtivement colonies, M. par
boulas > au nom du comité de défense gémérale,
par Caml'affaire des
Par Page. Débats dans
colonies, tome III, P. 357.
3 Développement susd., P. 72. --- Page 497 ---
(489 1
paroit le retout du
rale (1). On verra despotisme en votant la liberté
ècher
bientôt coumbien ils
généqu'il ne pdt vivre assez
contribuerent à embur cette liberté,
pour concourir à
prociamer un
Lc ministre de la marine
ans ces pamphlets.
> Monge, ne fut pas plus
ct plus funeste
C'étoit ( une torpille funeste
ménagé
aux coloniess, qu'ils
à la France
Pavière et Lebrun, d'avoir voulu
accusoient, avec Brissot,
Hrre, Parce que les instructions livrer les colonies à
voient
du conseil
T'Anglechargé le ministre Genet de
exécutif provisoire
ui n'avoient point de
négocier avec les
nse de ces
marine, un nonveau traité Elst-Uis,
ime à Bris:ot établissemens (2). Enfin ils faiseient pour la déparine
d'avoir porté Ce même
un dernier
, et soutenu Ader,
Monge au ministère de la
ureaux de ce même ministère son gendre etson adjoine dans les
ient
du conseil
T'Anglechargé le ministre Genet de
exécutif provisoire
ui n'avoient point de
négocier avec les
nse de ces
marine, un nonveau traité Elst-Uis,
ime à Bris:ot établissemens (2). Enfin ils faiseient pour la déparine
d'avoir porté Ce même
un dernier
, et soutenu Ader,
Monge au ministère de la
ureaux de ce même ministère son gendre etson adjoine dans les Dans la discussion entamée
es colonics sur le décret du devant 5
les comités de marine et
iculpé plus positivement
mars, Page et Brulley avoient 5. XII,
loyé ou voulu
encore Julien Raimond d'avoir
Altération
mis des
employer à salaricr
cm- pa: Page et
noirs une somine de
Driisot et quelques autres Brulleyd'uno
hond avoit aunoncé l'offrands, plusieurs millions, dont Rai. lettre de J.
l'Assemblée
au nom des hommes de
Raimond,
ic, Page et Brulley constituante. Pour donner du Poids à couleur,
aimond,
avoient fait imprimer des
cette calomque T'Assemblée coloniale
leitres deJalien
hoyen de quelques altérations
avait interceptéess et au
assez peu sensibles qu'ilsy y arcient
11 Procès-verbanx de la comanission
aars 1793.
de Saise-Domiague, des
2 Déveleppement
22 ct a3
31 Dévelopgement susd., P- 90 et 91, note 2
surd., P. 78 ct 79s
aimond,
avoient fait imprimer des
cette calomque T'Assemblée coloniale
leitres deJalien
hoyen de quelques altérations
avait interceptéess et au
assez peu sensibles qu'ilsy y arcient
11 Procès-verbanx de la comanission
aars 1793.
de Saise-Domiague, des
2 Déveleppement
22 ct a3
31 Dévelopgement susd., P- 90 et 91, note 2
surd., P. 78 ct 79s --- Page 498 ---
(490 )
faites, ces Iettres paroissoient justifer leurs "incuipations. It
eutià ce sujet une séance extraordinaire au comité de marine
des colonies. Julien Raimend y prouva la perfidie de SCS adver
sairer; ils ne répondirent que par des faux-fuyans étrangers à
qnestion. Enfin, quand on voulut, dans la scance suivante, vér
fier'le farz sur les originaux, Page ct Brulley refusèrent de s
préter. Iis annoncérent dans une Jetire ( qu'ils ne se livreroier
D d aucure autre discussion sur cet cbjet, convaincus
D
qu'ilr
résulteroit de la qu'une perie de
ie
temps pour comité > :
n'est pas vrai d'ailleurs que Ia séance de la veille n'cût
éié destinée à cette discussion, ct qu'ils eussent dès-lorsrefus Pi
d'yentrer, come ils l'ont depuis prétendu dans divers pan
piicts ct dans les Débats (1). Quoi qu'i ensoit, lc comité
virficarion faire des pièces, C déclara qu'il étoit unanimemer
> cide plus en plus convaincu que les commissaires de Saint
Domingue avoient présents, dans l'écrit dont il étoit
s tion,des passages tronqués de cette lcttre (de3.Raimend que
> des rapprochemens de phrascs isolées de celles qui en fixcr
>> le véritable eens, et même des omissions OIL des
y
changemen
de mots qui caractérisoient d'une manière très -
difrente (
> la viritable les sentimers, les avis ou les exhortations
D> le cit. Raimond
qu
communiquoit ou donnoità ses
Enfin le comité autorisa Julien Raimond à
concitoyens,
se faire donner un
expédition de ses procès-verbaux. > relatifs à cette
(
discussion
comme le seul moyen de justification qu'il piit lui accor
)) der (2).
1 Tome III, p.81. Réflexions sur les colonies 2 Far Page.
2 Extraits des registres du comicé de marine et des colonies, , des II er2
septembre 1793. Lettre de Page et Brulley audir comité, du 23
Débats dauslaffaire des colonics, tome I, P. 17f,et tome III, P, 8o septembre et 174
. > relatifs à cette
(
discussion
comme le seul moyen de justification qu'il piit lui accor
)) der (2).
1 Tome III, p.81. Réflexions sur les colonies 2 Far Page.
2 Extraits des registres du comicé de marine et des colonies, , des II er2
septembre 1793. Lettre de Page et Brulley audir comité, du 23
Débats dauslaffaire des colonics, tome I, P. 17f,et tome III, P, 8o septembre et 174 --- Page 499 ---
( 491 )
Page et Brulley s'étbient dés
moyens plus efficaces
-lors appergus
avoit
leurs
gus CCS discussions
qu'ily
des S XIIT.
adiveriaires. Ils proftérent de
pour se débarrasser de Leurs dequelques ambiicur à F'epinien
leragération imprimée par nonciations,
Brissot ct dcs députés dela Gironde. pablique pour assurer la perte de de Brissot cz
contribmèren:
II paroft même
dela Gironterminer baauconp, par leurs
et
certainqu'ils de, aux Jacette direction. Onay vu intriguee leurs libelles, à dé- cobins,
ennemis des
quc CCs hommessi
fait recevcir ripablicises au mois d'août
décidément
aux jacobins de Paris
1793 (1), s'étoient
Deux mois après, ils dénoncèrent au mois de février 1793 (2).
tous ceux qui avoient
Erissot à cefte
des
eu quelques rclations
société, ainsi que
colonies, comme des
avcc lui danst'allaire
gleterre. Ils ne
cosire-sérelationaiter vendus à l'Anils savoient que s'embarrasabrent des
guère de fournir dcs
duire de l'effet.
assertions audacienses
preuves; j
On remarque, dins In lettre suffiroient pour prodénonciation, les ligtes
qui contient
> ment rasscmblé
suivantes : ( Fabrecette
lcs traits
d'Eglantine a
> faction criminelle
divers qui caractériscnt
savam-
> palement
: .
Les
Brissot etsa
ceile de Saintcolonies, et
) mainsune spéculation Domingue .
ont été dans princi-
>> Brissor, seul, sut canpeadrebidesnaire - Le
ses
> ces
apprécier les' moyens
traftre. *
circonstances, et les
gue lui
) rent Potrlui une
différentcs classes d'hommcs présentérent
spéeglation
devinvernement fut son
>
complice et
ceunobetisinearerier
devenns SCS
5 les mulâtres et nègres gouD Brissot fît instrumens, furent mis en
libres,
nommer pour commissaires révolte. .
civils à Saint-Doningae
1 Voycz ci-dessus le S. VIII,
P. 481.
Procès-verbaux de la
1793. Débars dans l'affaire commision des
de
celonies, tomc Salac-Domingue, III,
, du 24 février
P.20), tome VII,P. 40.
PANIl
devenns SCS
5 les mulâtres et nègres gouD Brissot fît instrumens, furent mis en
libres,
nommer pour commissaires révolte. .
civils à Saint-Doningae
1 Voycz ci-dessus le S. VIII,
P. 481.
Procès-verbaux de la
1793. Débars dans l'affaire commision des
de
celonies, tomc Salac-Domingue, III,
, du 24 février
P.20), tome VII,P. 40.
PANIl --- Page 500 ---
(492 )
> Mirbeck, Roume et Saint-Léger.
est'un
>
Lepremier
aristocrate; les deux autres sont deux
sybari
assassins
D révolutiornaires,a dont le tribunal révolationnaire CORETE
8> bicntôt le civisme d la hauteur de
mesurer
l'ichafaud. Brissot
Rommer les commissaires demeurésà la
b gue. Brissot fit nommer les.
Martinique avec Beh:
commissaires Sonthonax et
>> verel. .
Brissot,
Pol
Gensonné, Guader, car
> marcher tous les factieux
je fa
sur la même ligne ,
> leursactes etaleursa agens firent
applaudissant
sortir,le 5 mars
dernier
un décret contre - révolutionnaire, qui
légitimoit toutes
5 scélératesses de ces commnissaires leurs
le
complices.
D intrigues du député
Malgré le
Camboulas, dont
a
lignorance peut seul
égaler la lacheté, ce décret fut, à la sollicitation des colons
> renvoyé à l'examen du comité de marine
>
7 qui en a reconnu Z.
perfidie, et les colons n'attendent que le retour de la
>> montagne pour en provoquer le rapport.
saint
> pille politique
Monge, celte tor
3 qui par des combinaisens criminelles (
> volontairement immolé les
Antilles, 3 secondoit par son
>
inerti
et scs actes ceite faction désorganisatrice (1).>
6, XIV.
La déplorable révolution du 31 mai ne servit
vues de
et
que trop les
Leura adresse
Page
Brulley. Ils contribuèrent plus que
contre eux à à préparer le supplice de Brissot et des
personne
la Conven- sacrifiés avec lui. Peu de
députés qui furent
tion après le devant
temps après cette journée > le ci31 mai,
chevalier de Verneuil, qui avoit joué un si grand rôle
dans les troubles du Cap, au commencement du mois de déI Lettre de Page au président de la sociéré des amis de la liberté et de
Tégalité, du 21 avril 1793. Aûtre de Page et Brulley att mâme, du
Extrait des registres de la commission de
1 mai.
Saint-Domingue, desd. jours.
députés qui furent
tion après le devant
temps après cette journée > le ci31 mai,
chevalier de Verneuil, qui avoit joué un si grand rôle
dans les troubles du Cap, au commencement du mois de déI Lettre de Page au président de la sociéré des amis de la liberté et de
Tégalité, du 21 avril 1793. Aûtre de Page et Brulley att mâme, du
Extrait des registres de la commission de
1 mai.
Saint-Domingue, desd. jours. --- Page 501 ---
cembre
(493)
1792,
gucs autres colons vinrent à
, Bruiley, et
fardemt-rissed.pen
nale demander
la barre de la
queltous ses
Quc prompte justice fit firire Convention de
natiode Paris. compliees. Leur pétition fut placardée Brissot et de
action Non-seulement ils y
à tous les murs
féroce comme des
dépeignirent Ces victimes d'une
porter contre cux la
centre-ebsetutonsirere mais,
la Convention
fermentation à l'extréme, ils
pour
royauté, qu'ils deux drapeaux souillés des présentérent
1ls
disoient avoir
attributs de la
observèrent que lun d'eux appartenu aux nègres
les colons du Dondon
avoit été pris parles insurgés.
y lisoit
après le massacre des
nègres sur
voient autrefois Za Nation er la Loi,
patriotes ; qu'on
remplacé cette
mais que les rebelles
irent tous leurs cfforts légende par un vive le roi ! Ils
Derandiais, à dénaturer pour engager le directeur du
berté des nigres
une pantomime
lycée,
produire
, qu'il faisoit alors
iptitulée 2 la Livention un des drapeanr qu'ils avoient représenter > et à y
le
nationale (1). On eût
offerts à la Conparti des geatre-vingt-cing
pu se rappeler alors
ala barre, éloit celui
, qui envoyoit les
que
salle de l'assemblée qui, en 1791, avoit fait efficer péitionnaires
litionnaires
coloniale le nom de la Nation
de la
répétoient au surplus qu'on
(2). Lespécorruption de Brissot Par
avoit la preuve de la
pêcher qu'il ne s'élevât Raimond, et: ils ajoutoient,
b n'est donc
quelques voir Pour sa
Pour em-
> des
pas étonnant de voir des
défense : ( Il
Brissotins, , parcouri: les bancs de appelans au peuple >
la Convention, vo1 Procèt- verbaux de la commission
janvier 1793. Letcre de lad. commission à de Sain-Domingue, des 14 et 15
2 Voyez ci-dessus le chap, I, du
Dssaudrass, du a3janvier,
tome II,. XXIV,
suil
n'est donc
quelques voir Pour sa
Pour em-
> des
pas étonnant de voir des
défense : ( Il
Brissotins, , parcouri: les bancs de appelans au peuple >
la Convention, vo1 Procèt- verbaux de la commission
janvier 1793. Letcre de lad. commission à de Sain-Domingue, des 14 et 15
2 Voyez ci-dessus le chap, I, du
Dssaudrass, du a3janvier,
tome II,. XXIV,
suil --- Page 502 ---
(494.)
D missant des invectives contre les colons; leur intention e
>. d'atténuer leur témoignage contre Brissot et autres destru
> teurs de lcur pays(1).
XV.
Quoiqu'il y ait ici une lacune dans les
Ils concou- tendas commissaires
registres des pre
renrdrédiger
de Saint-Domingue, iln'est pas moins cons
Pacre-dacen- taté par ces registres ct par leur correspondance, que ce furcr
sationcontre eux qui fournirent à Amar la partic de l'acte
eux.
d'accusatio
contre les vingt-deux députés condamnés quclque temps apre
au tribunal révolutionnaire. Ils s'en sont même glorifiés dar
divers écrits. On lit dans une leitre de Page à Camboulas
(C Quia,depuis un an, poursuivi Brissot?c'tse Brulley, c'e:
> moi.
* Qui a fais tomber la tête de Blanchelande
>> c'est Brulley; c'est moi (e) >. On lit aussi dans le procès
verbal de leur séance du 13 septembre 1793: Les commis
saires se transportent chez le citoyen Amar, chargé de l'act
d'accusation de Brissot; ils restent avec Zui depuis hus
>> houres du matin jusqii midi, et travaillent avec Lii St
> la partie de cet acte qui prouve que Brissot est l'auteu
> de la perte des colonies. Ils fournissent à cet égard tou
> tcs les preuves et renseignemens qu'ils ent en leur Posse:
> sion contre ce grand coupable (9) >. A la séance du 16,
>> lit encore : ( Les commissaires vont chez le citoyen Amar
ar
1 CrBrisso: et complices, pétition dcs républicains frangais d'outre mer
dla Convention nationale, cn offrant des drapeaux piis par les patriores su:
-les révokés contrauérolntionssics.
2 Lectre de Page à Camboulas, lettre Q., no, 16, de linventaire dc
prpiers des commissaires de l'assemblée coloniale.
3 Extrait du registre des procès - verbaux de la commission de Saint.
Doningue, du 13 septcmbre 1793.
complices, pétition dcs républicains frangais d'outre mer
dla Convention nationale, cn offrant des drapeaux piis par les patriores su:
-les révokés contrauérolntionssics.
2 Lectre de Page à Camboulas, lettre Q., no, 16, de linventaire dc
prpiers des commissaires de l'assemblée coloniale.
3 Extrait du registre des procès - verbaux de la commission de Saint.
Doningue, du 13 septcmbre 1793. --- Page 503 ---
(495 )
auqtel ils font renise des
sot, auteur du désastre notes relatives à l'affaire
servir à
de la
de Brismotiver cn partie l'acte colonie; CCs notes soivent
Amar est chargé contre
d'accnsation dont lc
mité de stireté générale. Cc député perlide, au nom du citoyen
fore intéressante
Ils ont à cet ellet une
Coavec le
conversation
y ont depuis présenté dans citoyen Amar () >.
et
omme
les
Page Brulune Preuve
Débats cet acte
Brissot età
authentique des crimes
d'accusation
ndus
ses collégues (2).. Il est
qu'ils attribuoient
commissaires yr
remarquable que lcs préon de corruptica qu'ils renouvelitirent contre les accusés
te l'arréié du comité avoient faite à Julien
l'imputabit cette
de marine et des
laimond, quoiant. Voici calomnie, edt été rendu si colonies, qui repousce qu'on lit à Cet
peu de temps
résenté par
égard dans l'acte
auparant doané Amar, ct dans l'exirait
d'ascnstion
dans les Débats
que Page et
vouloit perdre.
pour justifior leur
Bruiley en
perdu
nos Colonics : Brissot inculpition. ( Pitt
nos colonies, Brissot,
et les Girandins ont
Pergniaud, Ducos,
Pétion, Guadet,
relatives a TOS
Fonfiede, ont rédigé les Gonsonne,
plus affreuse colonies, et nos colonies sont opérations
situation. Les
reduites d
ont bouleversées de
commissaires
la
fond en comble,
coupabies qui les
sontà-la-fois leur
Sonthonas et
qu'ils ont
ouvrage ct leurs
Polrerel,
de la essayé de déguiser leur projet complices. C'e:t cn vain
philanthropie, comme ils
perfide ,sous le voile
ressusciter Zaz
one'cachs
rayauté er France,
long-temps celui de
publique; ; il existe des
sous la forme de la RéPreuves méme litérales de
I
leurcors
Extrait dud. registre, du 16
e Débats dans l'atlaire
septembre 1793.
des colonies, tome I, P. 179, erc,
neswill
iser leur projet complices. C'e:t cn vain
philanthropie, comme ils
perfide ,sous le voile
ressusciter Zaz
one'cachs
rayauté er France,
long-temps celui de
publique; ; il existe des
sous la forme de la RéPreuves méme litérales de
I
leurcors
Extrait dud. registre, du 16
e Débats dans l'atlaire
septembre 1793.
des colonies, tome I, P. 179, erc,
neswill --- Page 504 ---
(496 )
du nommé Raimond, 1
a ruption dans la correspondance
les ho
et leur créature. Raimond pressuroit
> coopérateur
leur substance avec Brisso
> mes de couleur pour parlager
ils étoient 1ég
Guadet, Gensonné, Vergniaud ;
s Pltion,
sur les colonies étoient un od
> lateurs, et leurs opinions
de celui des tyr.
leur langage ne diffère point
s de trafic ;
aux
au m
contre nous. Brissot s'est présenté
jacobins
>> ligués
P'exécution d'un plan d'int
commencer
32 d'aoit 1790, pour
de
et d
sous wne apparence
philanthropic,
>> gue : déguisé
>
fut la ruine de nos colonies ().
> le résultat
ont néanmoins prétendu, au commencem
$. XVI.
Page et Brulley
concouru à l'acte d'accu
Fausseté de des Débats, qu'ils n'avoient jamais
at
de la Gironde; Bruiley a même ajouté,
jeursdénéga- tion des députés
tions à cet
que Page et lui ont toujours employée pe
égard.
cette hypocrisie
K que dans l'affaire de Eris
s'accommoder aux circonstances,
d'ho
confondu une grande partie d'honnétes gens,
5> on avoit
Convention nationale avoit (depu
auxquels la
> mes probes,
ils n'avoient été contre les 4
> rendu justice > 5 que jamais
ont étéde
de la Gironde (2). D'après les preuves gui
putés
a été forcé de modifier ces faus
nées du contraire, Brulley
etles députés de la Giron
allégations. Il a dit que si Brissot
de Pa
été accolés ensemble dans quelques ouvrages
avoient
ces derniers avoie
cela venoit des explications que
et de lui,
membrcs de la Convention national
1 Acte d'accusation contre plusieurs sûreté
Amar , le treizièmeje
présenté, an nom du comité de
générale,par Moniteur Universel > du 27 octob
du premier mois de l'an 2, p. 48 ct 49.
Débats dans Paffaire des colonies, tomell,P. 179.
VII
dcs coloaies, tome I, P. 178, et tomc
2 Débats dans Paffaire
p.321,
eu
membrcs de la Convention national
1 Acte d'accusation contre plusieurs sûreté
Amar , le treizièmeje
présenté, an nom du comité de
générale,par Moniteur Universel > du 27 octob
du premier mois de l'an 2, p. 48 ct 49.
Débats dans Paffaire des colonies, tomell,P. 179.
VII
dcs coloaies, tome I, P. 178, et tomc
2 Débats dans Paffaire
p.321,
eu --- Page 505 ---
eues avec
(497 )
noncé par Royer-Fonfide, et de ce
cux au comité
que Brissot
> des. députés de
de défense
ayant été dém
la
générale, (
- tie ce comité, Gironde, qui
en présence
Guadet s'étoit comperoient en
qui ne permicent
expliqué dans grande paraux
pas à Page de douter
des termes
opérations de Brissot, et
Quilne
quant à l'affaire des
qu'il ne AGt ma! participàt
Mais, ajoute
colonies
intentioné,
sot, ils n'ort Brulley, lorsque les colons ont
e
ronde.
jamais
atagué
€ - e
astaqué les dépueés de la Briscauses gu'il prétendoit Quand Page s'est
Givouloit faire de
devoir motiver la cxpliqué sur les
Pinfuence
Brisot, celui-ci étoit
dénonciation qu'il
qu'il avoit sur le comité présent ; on sait toute
. e il n'y avoit
de défense générale
Intionnaire; ; alors il n'étoit
pas alors de tribunal révomort; ; alors il étoit
Pas question de le
Les écrits
tout- - puissant (1). ))
conduire à la
et les
onstatent le contraire proces-verbapr même de
e la dénonciation
de tout cela. Ce n'est Page et Brulley
ae discussion contre Erissot, que
Point à cause
avec Boyer- Fonfrede Page et Brulley eurent
éméiale; c'est Parce qu'il
au comité de
simple de Vernenil
s'opposa à la mise en
défense
ortés avec lui. Les et des autres colons qui liberté Pure
vec Erissot dans Girondins ont été
avoient été déissaires de
presque tous les écrits cffectivement des
compris
prétendus
est démontré S.ine-Doningue etdes colons de
comque les poursuites les
leur parti. Enfin
plus actives de
Page ef
Les Débats portent ici
: streté générale au licu du par erreur, du moins dans
1 Débats dans
comicé de defenseg genérale, Limprimé : le comicd
l'affaire des colonies,
Rapport par Garran-Coulon tome IX, P. 8 et9.
Tome IV,
Ii
ut 1 nessil
étendus
est démontré S.ine-Doningue etdes colons de
comque les poursuites les
leur parti. Enfin
plus actives de
Page ef
Les Débats portent ici
: streté générale au licu du par erreur, du moins dans
1 Débats dans
comicé de defenseg genérale, Limprimé : le comicd
l'affaire des colonies,
Rapport par Garran-Coulon tome IX, P. 8 et9.
Tome IV,
Ii
ut 1 nessil --- Page 506 ---
( 498 -
)
contre tous ces députés eurent lieu depuis l'établissem
Brulley, révolutionnaire, et après le 31 mai. Indépendamm
du tribunal
vues, on trouve encore dans
des indications qu'on a déja
d'une visite qu'ils fir
registres de Page et Brulley, le compte
lui deman
second mois de l'an 2, 4 tant pour
à Amar au
sur Brissot, que pour I
de son rapport
> des eremplaires
La conversatic
>> faire relative à Milscent . e
de Brissot et complic
>> y est-il dit, s'engage sur l'affaire
serontassig
aux commissaires, lorsqu'ils
> Amar recommande
d'accusation, et à cet e
Sur tous les chefs
> de parler
rendre demain chez lui pour aller
> il les engage à se
prendre connoissance
>> semble au tribunal révolutionnaire
trouve en C
les pièces : ils le promettent(1) >>. On
> toutes
de Page et Brulley un mor
les papiers
> séquence parmi
sur les
dressé par ce dernier, qui portc
> de déposition Gironde comme sur Brissot lui-même (2).
> putés de la
des prétendus comi
trouve encore dans les procès-verbaux
(3) une lettre à des agens 9
saires de Saint-Domingue
ils les invitent à dire aux co
envoyoient dans les Etats-Unis; ;
d'anéantir les Brissot
la République aura grand soin
que
Blanchelandistes, dèsiqu'elle sera dél
les Girondins - les
Enfin, dans une pétition
rassée de l'affaire de Toulon.
contr
temps après par Page et Brulley
sentée quelque
qui venoit d'arriver en Frar
sénéchal du Cap, Vergniaud,
c'est lc
son arrestation, sous prétexte que
ils demandent
de Saint- Domingue, du 6 actobre 1
dc la commission
1 Procès-verbaux
du frimaire an 2. Voycz la pièce 55
2 Modèle de déposition 27
commissaires de Saint-Doming
cote MM. de Pinventaire des prétendus
du 18 pluviôse, P. 18, du registre bleu, coté CC.No,1,
3 Séance
chal du Cap, Vergniaud,
c'est lc
son arrestation, sous prétexte que
ils demandent
de Saint- Domingue, du 6 actobre 1
dc la commission
1 Procès-verbaux
du frimaire an 2. Voycz la pièce 55
2 Modèle de déposition 27
commissaires de Saint-Doming
cote MM. de Pinventaire des prétendus
du 18 pluviôse, P. 18, du registre bleu, coté CC.No,1,
3 Séance --- Page 507 ---
(499 )
sin-germain du
le fameux
conspirateur de ce nom
Larcheresque -
(1). Peu
ligne que les deux
Thibaud, qui marchoit supatavapt,
niale, demandoit prétendus commisaires de'
sur la méme
gui étoient aussi l'arrestation de deux hommes T'assemiblée colo-
) étoit plus
arrivés en France , sous
de soulcur,
> Paquets que probable qu'ils étoient préeste, ( qu'it
Pour Raimond,
chargés de leittes et
.
Brissot,
> des
e . et que Boisrond, l'un Yurgniaud, etc. . .
agens les plus
d'entre
) Prouyé
actifs de Raimond
eux, étoit l'un
par les écrits de ce dernicr , ainsi que cela éloit
Dans un mémoire
(2).
colon contre
envoyé à
voit marché Raimond, on ne Fougeier-Tincite cesse de
par le même S. XVII,
la faction de concert avec lesl
lui faire un crime d'a- 1ls les conde Brissot et de la Brissotins et les
datienral'é.
Publié par Eaillio aîné
Gironde, Dans un Girondins, avec chafaud.
d'autres déportés
(*) pour Baillio
autre mémoire
, ces derniers
jeune,
Page et
> qui
Verneuil, ct
Brulley, se vantent d'avoir alloient de concert avec
pour eux Collot
d'Herbois,
Z Lettre des
du 29 novembre commissaires 1743. de Saint Domingue au comité
du 11 frimaire aa
Autre des mémes aux
de sireté
2, ou 1
générale,
procès- - verbaux
décembre 1733, adnuiniatrateurs de la
> aux mêmes dates.
Voyez aussi le
police, >,
2 Lettre de
registre de leurs
maire an 25 dans CLaededgierinand les Débats
au comité de salur
dcs
public, du 30
Page ct
colonics, tome
bru.
moires sur Brulley ont cherché
VIII, P. 32f.
Baillio ainé, Parcs qu'il depuis n'est à rejetter tout l"odieux de
Verneuil, Baillio
signé
ce mé
de Page et Brulley, jeune, J Fournier et Gervais que de ce dernier et non de
Mais ils suffic de lirecer intitulé: Sentinelle, garde pour d qui il est faic( Voyez l'écrit
de-ceux
mémcire Pour voir
vous! a J.B,
surplus Pour guiil est' fait et les écrits qiln'ap de ptr être écrit quc lousee,p. sous la 10).
que trop d'accord ayec celui
ccs quatre
dictée
de Daillio ainé, hommes, le sont au
Ii 2
PSNIE
que de ce dernier et non de
Mais ils suffic de lirecer intitulé: Sentinelle, garde pour d qui il est faic( Voyez l'écrit
de-ceux
mémcire Pour voir
vous! a J.B,
surplus Pour guiil est' fait et les écrits qiln'ap de ptr être écrit quc lousee,p. sous la 10).
que trop d'accord ayec celui
ccs quatre
dictée
de Daillio ainé, hommes, le sont au
Ii 2
PSNIE --- Page 508 ---
( 500 )
Saint-Just, et zne foule de patriores montagnards ; ils ajoutenf
des Brissotins > des Girondins 3 des Fonfre
K Ilfaut quele règne
tribuna
dins
>. Enfin, dans une déclaration faitc au
fnisse ()
de Polvere
révolutionsaire par Th. Miliet, unautredesaccuuteurs
on soutient aussi que Raimond est. complice de
et Sonthonax,
brissotins , etc. (2). Il paroît, à la vér
conspirateurs, girondins ,
dans le
C
1é, qu'aucun des colons ne parla aux débats
procés
lettre de Verneuil
Brissot et des 22 députés > quoiqu'une
autres colons à Page et Brulley disent que Ci
de quelques
été entendus
On n'eut pas besoin de leurt
derniers ont
(3).
que le parti étoit déja pris : mais on vo
moignage, parce
et dans leurs régistres m
dan's les écrits de Page et Brulley,
avoicnt préparé, suivant les conseils d'Amar, ici
mcs, qu'ils
allèrent pendant six jou
déposition contre les accusés ; qu'ils
tribunal
étre entendus (4). On voit ei
consécutifs au
pour y
fn dans deux passages de leurs registres, qui ont été éviden
ment effacés après coup, quoique la radiation en soit approuv
la condamnation de Brissot, ils se réun
en marge; qu'après
d'autres colons pour assister K à Pexécution de C
rent avec
des colonics, et voir enfin ton
> agent de la contre-révolution
tête
ce
(5) ). C'est donc à tro
)) ber la
de
grand coupabie
1 Mémoire pour les ciroyens Verneuil , [Baillio jeune, etc.,p. 25,
et 27.
2 Déposition de Th. Millet, au tribunal révolutionnaire, > du
Rapport sur Julien Raimond, du 24 Aoréal an 3, par Garran 2 P. 3
note.
Bardet Fromente
3 Lettre des colons de Saint Domingue Verneuil,
etc.), aux citoyens Page et Brulley s du 26 frimaire 1793.
4 Procès-verbaux de la commission de Saint-Domingus, des 3,4,5,
7 ct 8 brumaire an 2.
5 Ibid. Stances des 9 et 10 brumaire an 2,
> du
Rapport sur Julien Raimond, du 24 Aoréal an 3, par Garran 2 P. 3
note.
Bardet Fromente
3 Lettre des colons de Saint Domingue Verneuil,
etc.), aux citoyens Page et Brulley s du 26 frimaire 1793.
4 Procès-verbaux de la commission de Saint-Domingus, des 3,4,5,
7 ct 8 brumaire an 2.
5 Ibid. Stances des 9 et 10 brumaire an 2, --- Page 509 ---
C 501) )
juste titre que > dans une lettre
reté générale, ils se vantent postérieure au comité de siles Brissotins à
d'avoir conduit Blanchelande ct
rechufuut().
Pageet Brulley ne bornérent
Iis poursuivirent
pas là leurs
non seulement
coupables vengeances. S. XVIITS
partagé l'opinion de Brissot Presque tous ceux qui avoient Ils y en.
les hommes de couleur
et des députés de la Gironde
voyent MilsBrissot avoient
, mais encore. ceux qui en
sur cent et Barcependant contrarié les
combattant nave,
guatre : vingt-cing dans l'affaire
vues du parti des
rainerent Milscent et
des colonies : c'est ainsi
té l'an des
Barnave à léchafaud, Milscent qu'ils
ution à
premiers et des plus chauds
avoit
Saint - Domingue
partisans de la révopremier des colons blancs (2); mais il avoit été aussi le
nes de coulcur. Soa
qui ent pris la défense des hompie, qu'il avoit
témoignage étoit d'antant
Vu persomnelleuent
moins récusaendu compie sur les
tous les faits dont il avoit
tontre cette classe persécutions exercées à
iaticnales de
d'homaes. Il avoit été Saint-Domingue
lu Nord
la colonie, et membre de
oficier des gardes
(3). Il rédigea ensuite dans l'assemblée provinciale
bublique, 9 intitulée le Criole
la métropole une feuille
ons blancs étoient fortement patr.ote, od, les préjugés des Coépendirent point à Ces écrits combattus. Page et Bruiley ne
ageuse pour eux : mais
; cette lutte eit été trop
on voit dans lcurs
désavanregistres qu'ils dé.
I Voyez le no, 2 de la cote M.
elastemblsc coloniale,
4. de l'inventaire des
2. Jusification de
commissaires
Domingus,
Milcent, créole, à
Voyez aussi Scs autres
Passemblés coloniale de Sainthap.1,4. X.
ouvrages et le tome II
3. lbiz,
ci.desus,
Ii 3
apmessil
cette lutte eit été trop
on voit dans lcurs
désavanregistres qu'ils dé.
I Voyez le no, 2 de la cote M.
elastemblsc coloniale,
4. de l'inventaire des
2. Jusification de
commissaires
Domingus,
Milcent, créole, à
Voyez aussi Scs autres
Passemblés coloniale de Sainthap.1,4. X.
ouvrages et le tome II
3. lbiz,
ci.desus,
Ii 3
apmessil --- Page 510 ---
(502 )
Milscent au comité de sireté générale et au tribuna
noncèrent
avant le jugement de Brissot
révolutionnaire 9 quelques jours
o Vaffaire de Brissc
ils l'accusèrent d'avoir, dans Tinstant K
alloit se jager, cherché à égarer l'opinio
> et ses complices
étoient des témoir
> publique sur le compte des colons 1 qui
Raimond
essentiels dans] T'affaire del Brissot et de
> trèss'élever contre un décret d
>
e de
Polverel et Sontha
en cherchant à justifier
> la Convention,
amis de Brissot et de Rai
D nax, qui étoient aussi les
> mond. (1) ))
cette adresse à Amar; ils lui firen
Page et Brulley portèrent
de Milscent 3 ( dans le mc
sentir zoute la perfiilie du journal
les amis de Brissot s'agitoient en tout sens pour at
5> ment oi
le résultat des dépositions im
> ténucr dans T'opinion publique
faire contre Bris
ces mêmes colons devoient
> portantes que
Milscent
été pour lors in
> sot et complices (2) n.
ayant mais il fut en
carcéré,il obtint une première fois sa liberté;
sur de pareils prétextes, au tribu
voyé, peu de jours après >
la
révolutionnaire. II y fut d'abord acquitté, sous présidenc
nal
enfin il y fut traduit de nouveau, pour avoi
de Foycault;
deux déportés de Saint
déposé de propos inciviques contre
qui étoient, en quelque
Domingue, Serres et Bardet-Fromenteat,
affaires coloniales
les témoins habitués du tribunal dans les
sorle
commefauz témoin
Milscent y futjugé à mort sotts ce prétexte,
de
d'accusation lui reproche d'ailleurs d'avoir eu
Son acie
d'avoir aussi donné, comme lui, à sor
liaisons avec Brissot;
de la commission de saint-Domingue, du 30 du premaie
I Procès-verbaux
nois de l'an 2. Adresse de Page et Brulley , ibid.
aussi la séane
2 Procès verbaux susd., des 1 ct 2 brumaire an 2., Voycz
do Goctcbre précédent, --- Page 511 ---
(503 )
ournal Tépithète de
Patriore, de l'avoir
mai, quand les
cessé à l'époque du
narais de la Convention conre-erolatoanatirer qui
ournaliste le
étoient tellement
siegoient aic
plus
démasqués, que le
ntreprendre la
ne
conse-rérslatibanaite
les jacobins, défense il enfin d'avoir été Pouvoit plus en
lors de lépuration
rejeté de la société
Brissot, Il fut
qui eut lieu après la
condamné ce
mort de
son indignation Contre après que le peuple eut
de la Convention conre-erolatoanatirer qui
ournaliste le
étoient tellement
siegoient aic
plus
démasqués, que le
ntreprendre la
ne
conse-rérslatibanaite
les jacobins, défense il enfin d'avoir été Pouvoit plus en
lors de lépuration
rejeté de la société
Brissot, Il fut
qui eut lieu après la
condamné ce
mort de
son indignation Contre après que le peuple eut lui >. C'est ce
témoigné
proces-verbal de
que l'on voit dans
voir dressélacte Cofinhal, qui présida à son
lens (1).
d'accusation, , d'oi sont tirés jugement,apres les
faits précéQuant à Barnave, 3 le peuple
le lui
français a sans
iére reprocher son abandon de la
doute le droit
année de Fassemblée
cause nationale dans la derrigues avec les faux amis de constituante, la
ses liaisons et ses inLameth et lui avoient concerté liberté, D'après un projct
bour servir les
avec le ministre
que
Vues des
de Louis XVI
lécrété d'accusation avec nenresbselationensires, il avoit été
eprocher dans l'affaire des Daport-Datertre. colonies
Onn'auroit pu Iui
nis en usage pour faire
que le manége qu'il avoit
:n avoir si bien
acquitter les
reconnu la
quatre-vingt-eing, après
octobre 1790; et sa conduite culpabilité à
dans son rapport du 12
qu'elle fut, ne métitoit
cet égard, toute
la
avoit euj pour but de assurément pas la peine de condammable mort
parti opposé,
scervirfassemblée du Nord
; mais
assemblée
qui forma depuis le côté Oucst plutôt que le
coloniale, Page,
de la seconde
Brulley 3 et d'autres colons
de ce
Jugement rendu contre
rana, Par le tribunal
Claudexichel.touis Milscent, le 71
rome II, S. XI. Les colons révolutionnatre. Voyez aussi ci-dessus le prairial de
comités de saluc
victinics des
chap. I du:
public et de sireté généralc, concrerérolusdonalser, 2 Ctc, aux
Ii 4
aesil
coloniale, Page,
de la seconde
Brulley 3 et d'autres colons
de ce
Jugement rendu contre
rana, Par le tribunal
Claudexichel.touis Milscent, le 71
rome II, S. XI. Les colons révolutionnatre. Voyez aussi ci-dessus le prairial de
comités de saluc
victinics des
chap. I du:
public et de sireté généralc, concrerérolusdonalser, 2 Ctc, aux
Ii 4
aesil --- Page 512 ---
( 504) )
parti, qui avoient été déportés par Sonthonax en décembi
1792, ne pouvoient pardonner à Barnave le
rapport du 1
octobre; ils déposèrent contre lui au tibumalrérolationaire
oi il fut aussi condamné à mort le 8 frimaire de l'an 2,
minuit et demi, suivant leurs registres (a). C'étoit si bie
eux qui dirigeoient linstruction tenue contre lei, que le regi
tre de leurs séances, pour les trois jours que dura son prc
cès, ne parle presque de rien autre chose, et que le compt
imprimé de son jugement, qui fut crié dans tout Paris, n
détaille que le témoignage de Brulley; on y voit que C
témoin se borna à reprocher à Barnave sa conduite envers le
qustre-vingl-cing, dont Bruiley fait le pius grand dloge dan
sa déposition (2).
f XIX.
Lcs
Leur 2ccupremiers commissaires civils, ou du moins deux d'en
sa'ioncontre tre eux, n'échappèrent au même sort que par une détentioi
Rom:erSt.. tres-prolongée, etsans doute aussi parla
activité
Léger.
le tribanal révolutionnaire
déplorable
qu
mettoit à servir les fureurs des hom
mes qui gouvernoient la France d'une manière si tyranniqu
en l'an 2 (3). On se rappelle que Roume avoit lutté long
temps contre le côté Ouest de l'assemblée coloniale, qu'il avoi
fini par le sabjuguer, et le réduire en quelque sorte à l'impos
1 Procès-verbaux de la commission de Saint-Domingue 9 des 6,7,c
frimairea an2.
2 Voyez la fenille intitulée : Jugement du tribunal révolutiounaire,
coniamre à la peine de mort Anroine-Pierre - Joseph - Marie Barnave, gu. e
Niogese-Zauinjospi Daport-da-Terert, du
Voyez aussi ci
dessusle chap.II du tome I, SV,VI, etc; et la brochare de Page ci
Braliey, inditule:Somiselle, garde a vous! d J. B. Louvet,p. 11,
3 Adresse dc Roume au comité de marine et des colonics, du 3 frimaire
an: 2, Autre du même à la commission des colonics, du
Joseph - Marie Barnave, gu. e
Niogese-Zauinjospi Daport-da-Terert, du
Voyez aussi ci
dessusle chap.II du tome I, SV,VI, etc; et la brochare de Page ci
Braliey, inditule:Somiselle, garde a vous! d J. B. Louvet,p. 11,
3 Adresse dc Roume au comité de marine et des colonics, du 3 frimaire
an: 2, Autre du même à la commission des colonics, du --- Page 513 ---
(505) )
bilité de s'opposer
tises ct de cclles da ouvertement 4 avril à l'exécution des lcis franSun-Domingue, ses
en particulier : son long séjour
alcs le rendoient
connoissances dans les affaires colotrés-redoncable aux prétendus
Sint-Doningue. Il en éloit àcommissaires
bilégue Saint Léger, qui,
peu-près de méme de son
moins de snccès
malgre beaucoup de
contre l'assemblée
moyens, avoit
us audacieuse encore et plus
provinciale de TOuest,
Moniaic. Cc commissaire civil independante que l'assemblée
dire quelgres mots en faveur ayoit cu en outre lc
gea. Mirbeck avoit
de Blanchelande
courage
eu moins
lorsqu'on le
colonie, ol, apres avoir d'occasions de Se prononcer dans
ciété, les feuilles publiques, beaucomp vanté les agrémens de sa
proche à lui faire lors des n'avoient guères trouvé que ce
issaires civils eurent
diccussions que les premiers
y,9
avcc l'assemblée coloniale.
comse
Page et Brul.
les
swintabisientrien,
contentèrent de
pampliets; mais ses deux
V'injurier dans quelmité de sizeté
coilégues furent dénoncés
ils restéren: générale, puis au tribunal
au
rent également jinsqu'aprés le 9 thermidor. Leurs révolitionnaire,
1 en recouyrer envoyés, ct la commission des papiers y
la fin de
qu'une partie. Roume éloit arrivé colonics n'a
1792, et dès que
et
en France
aits, ils
Page Pralley en
proposèrent au comité
furentinssation comme
colonial de lc décréter
complice de
d'acent dans leurs procès-verbaux Bianchelande: ils avouent naiverminés Parce qu'ils avoient qu'ils y furent sur-fout déinculper l'assemblée
appris que Roume se
coloniale (1).
proposoit
inger, en présentant le' compte de Roume échappa alors à ce
sa mission à ia Conven93. Procde-verbaux de la commissien dc Saint.
Domingue, du 14 janvicr
Fauil
lc décréter
complice de
d'acent dans leurs procès-verbaux Bianchelande: ils avouent naiverminés Parce qu'ils avoient qu'ils y furent sur-fout déinculper l'assemblée
appris que Roume se
coloniale (1).
proposoit
inger, en présentant le' compte de Roume échappa alors à ce
sa mission à ia Conven93. Procde-verbaux de la commissien dc Saint.
Domingue, du 14 janvicr
Fauil --- Page 514 ---
(506)
mais il ne put se soustraire à leur hai
tion nationale ();
diatribes
P
après le 31 mai. Voici, entre autres
imprimées
disoient sur Roume et ses co
Page et Brulley ce qu'ils
de Brissot est bien
légues : a Ce Roume, secrétaire
ait déshono
adroit
qui, depuis quatre ans 2
> plus
coquin
je le dénonce, lu
> le ruban tricolor. Depuis long-temps
attes
ses complices. Leur silence
> Mirbeck et Saint-Léger,
délourné l'attention publiq
Mirbeck n'a
>> leur scélératesse (2).
lui a attiré sa V
> de dessus sa tête que par le mépris que
Roume et Saint-Lége
>> luxur) use; et ses deuxicollégues,
de (eu
d'un cachot, le châtiment
> attendent, au fond
> trahisons (3). >
efforts de Julien Raimond en faveur des hor
$. XX.
D'après les
les discussions qu'il avoit eues au C
Poursuit:s mes de couleur > d'après
d'avan
de Page et mité de marine avec Page et Brulley, on pressent dont
Brulley co.1pas oublié sur la liste de ceux
ne l'avoient
tre T. Rai- qu'ils
l'éclatante justification qu'il ave
mond.
avoient juré la perte. Malgré
corruption, ils I
obtenuc au comité de merineseriscoreatiendes de sireté géni
nouvelèrent cette impatation contre luiau'comité
Ils avoient fait annoncer dans le rapport fait par Amars
rale.
de Roume sur sa mission, imprimé par décret du 29 janvi
1 Rapport
a7y3.
qu'il avoit éc
* Page lui donnoit sans doute cette qualification 7 parce Voyez ci. dess
une lettre à Brissot, durant sa mission à Saint-Domingue.
le tome II, chap. V, S. XV1.
du décret proze
aussi un
de Page 2 intitulé : Merijs
2 Voyez
pamphler nationale, 15 mars, par Mr. Camboulas.
furtivement à la Convenzion
désastres des colonies, P"
3 Développement des causes des troubles ct
de Saint Domingus
senté à la Convention nationale,rar les commissaires
pag.76.
dess
une lettre à Brissot, durant sa mission à Saint-Domingue.
le tome II, chap. V, S. XV1.
du décret proze
aussi un
de Page 2 intitulé : Merijs
2 Voyez
pamphler nationale, 15 mars, par Mr. Camboulas.
furtivement à la Convenzion
désastres des colonies, P"
3 Développement des causes des troubles ct
de Saint Domingus
senté à la Convention nationale,rar les commissaires
pag.76. --- Page 515 ---
(507 )
22 députés, que cet homme de
mplices, ct ils se prévalurent couleur étoit un de leurs
pport pour dire que
ensuite de l'énoncé de ce
woir soudoyé Brissot. étoit linculpation qu'ils lui avoient faite
linrent ainsi son-arrestation matériellement prouvée (a). Ils
Hationnaire (2).
et sa traduction au tribunal réRien n'est plus révoltant
prs dans leurs démarches que Tacharnement qu'ils mirent
ment et du tribunal
auprès des comités de
ortuné
rérolationnaite, Pour
gouvern'échappàr au supplice, On
empécher que cet
sla note de plus de
trouve dans leurs regisjet, et d'à
quarante visites faites à
peu - près un
Amar seul sur cet
S entre Robespierre,
pareil nombre, qui furent
's du
Coiuthon, Saint-Just, d'autres répargouvernement et l'accusateur
memionnaire, Fouquier-Tincille
public du tribunal révo-.
rtie déplorable de
(3). L'éclaircissement de cette
e exige
Thistoire de la révolution à
que l'on entre dans -
Saint-Dominelque pénibles qu'ils
quelques détails à cet
e d'extraire les
puissent être. On n'aura
égard,
procès-verbaux qui ont été gueres besoin
Brulley. Ces
dressés par
prorès-veibaur sans doute ne font
Page
Pas preuve
Lettres des
commissaires de
2yme. jour du premier niois Saine-Domingue au comité de sûreté
eès-verbaux de ladite
del'an 2 de la
générale,
onics, tome T,
commission, dudit jour, République, ct dug nivôsc,
P. 16. A la
Débats dans l'affaire des
illey, aux calomdics
Convention nasionale,
Lettre des mêmcs qu'on a fait signer au
réponse de Page et
aux colons
citoyen Belley, P.
: Preuves
réfugics dans les
3; note
onies à compiètes et matérielles du
Erats-Uhis, du 5 frimaire.
Tindsgendance ;
Projet des coluns Pour
B Voyez les
Par J. Rainond, P. I de
mener les
i; d: frimaire procès. - verbaux de la
Payertisement.
an: 2 et suiyans, commission de Ssiac-Domingue, des
FSHIl
ons
citoyen Belley, P.
: Preuves
réfugics dans les
3; note
onies à compiètes et matérielles du
Erats-Uhis, du 5 frimaire.
Tindsgendance ;
Projet des coluns Pour
B Voyez les
Par J. Rainond, P. I de
mener les
i; d: frimaire procès. - verbaux de la
Payertisement.
an: 2 et suiyans, commission de Ssiac-Domingue, des
FSHIl --- Page 516 ---
(508 )
contre ceiix avec qui ils ont eu des relations ; mais ils en fc
incontestablement une contre Page et Brulley; ils constate
bien ce qu'iis ont fait, et sur - tout ce qu'ils ont voulu fair
quelque opinion qu'on puisse avoir sur tout le reste. I
les premiers jours de brumaire de l'an 2, dans le tem
même du jugement de Brissot, les prétendus cemmicsaires
Saint - Domingue demandèrent à Fouquier-Tinville si Raimo
étoit envoyé au tribunal révolutionnaire. Fonquier (C répon
> que non , en leur observant que Raimond ne pouvoit ma
>> quer de lètre, d'après l'acte d'accusation contre Brisse
35 et que L'agent d'un grand coupable z2e pouvoit être inn
* cent >. En conséquence, Page et Erulley pressèrent Ama
A au nom du bien public, auquel il s'étoit voué sans iéserve
de mettre sous les yeux du comité de sûreté générale le t:
vail qu'ils lui avoient présenté sur l'affaire de Raimond,
de la termincr sans délai, ainsi que celle de Milscent (1).
On va voir quclles preuves absurdes ils invoquoient cont
le premier. Huit jours après, ils renouvelent leurs so'lic
tations euprès d'Amar, qai ( leur demande le développeme
D des rappo:ts de Raimond avec Brissot. Ils le donnent,
> démontrent avec la dernière évidence, que, pour la dévast
> tion des. colonies, ce citoyen de couleur avoit tonjours ma
5> chés sur la même ligne avec Brissot. Ilslui citent même 172 pr
> pos tenu par Raimond au citoyen Guiraud, rédacteur
X Logotachygraphe, qui le leur a rendu lors de l'instruction
> l'affiire de Brissot et complices au tribunal révolutionnair
5> li étoit relatif à la colonie de Saint-Domingue j et sur l'o
Procès-verbaux de la commission de Saint-Domingue, du 8 bruma
an: 2.
sur la même ligne avec Brissot. Ilslui citent même 172 pr
> pos tenu par Raimond au citoyen Guiraud, rédacteur
X Logotachygraphe, qui le leur a rendu lors de l'instruction
> l'affiire de Brissot et complices au tribunal révolutionnair
5> li étoit relatif à la colonie de Saint-Domingue j et sur l'o
Procès-verbaux de la commission de Saint-Domingue, du 8 bruma
an: 2. --- Page 517 ---
( 509 )
servation qu'on faisoit à Raimond
priétés dans cette colonie, il disoit qu'in'avoit plus de prosoin, et que lorsqu'il
qu'il n'en étoit pas bebien sir d'en étre déclaré paroîtroit à
il étoit
roi
Sanat-Doningue,
de couleur comme lui, Le Par ses compatriotes, hommes
saires que Ce fait, dont il citoyen Amar a dit aux commisHeu, ne serviroit
scroit fait usage en
dence
pas peu à démontrer avec la temps et
que Raimond devoit être
dernière évidestructeurs dc la colonie
considéré comme lun des
(1). >
Peu de jours aprés le
rent des
jagement de Barnave,
5. XXI,
conférences avec
Page et Brulley
jet (2). Ils furent aidés dans Fouquier - Tinville sur cet d'eux Relations et
lons de leur
leur odieux
de
buve dans
parti, , et sur - tout
complot par divers Larchevesles Pièces du
par lcs déportés, On que - Thi
Pages in-folio, adressé procès de Raimond un mémoire
baud avac
contre lui à
en Fouguier. (
Muchevenque-Thiband,
-rfides
qui Re contient Fongaier-Tinville par Tinville,
sur les malheurs de
que des déclamations
Raimond, 9 de Brissot et des Saint-Domingue, sur les
nouveler
Girondins, On ne
liaisons -
Tinculpation de corruption dont la manque pas d'y
instatée sia fauthentiguement
fausseté avoit 616
nies.
Parle comité de
Ony dit, e que Raimond étoit
marine et des Cole
le
soudoyé , que les sept millions soudoyeur, et Brissot
dix-huit mille livres
trois cent
semblée
(offects en contribution quatre-ringeconstituante), avoient été
patriotique à l'asBrissot, et peut-être
partagés entre
avec quelques
Raimond et
écrivains ). On ajoute
1 Procès-verbaux de ia commission
frimaire an 2.
de Saint
2 13ia.
Domingue - séance du
: Saint- Séances des 13 , 1fct 15 frimaire an
Domingus à Lignières et Bridieu, du 2. Lettre des commissaires
, 15 frimaire,
Autll
), avoient été
patriotique à l'asBrissot, et peut-être
partagés entre
avec quelques
Raimond et
écrivains ). On ajoute
1 Procès-verbaux de ia commission
frimaire an 2.
de Saint
2 13ia.
Domingue - séance du
: Saint- Séances des 13 , 1fct 15 frimaire an
Domingus à Lignières et Bridieu, du 2. Lettre des commissaires
, 15 frimaire,
Autll --- Page 518 ---
(5:0)
par Raimond pour la destruction
les moyens employés
que
du systême de Brissot -
colonies ( faisoient partie
de fédéralisme
combinoit de coatre-révolation,
> quisc
des élémens les plus destructeu:
> royalise, en un.mot,
d'avoir-fait parade cc sans
Ou reproche encore à Raimond
res
de cette obéissance entière et sans
> de modération,
de l'ordre ct de la paix
> tion aux lois, de cet amour
ses lettres - e
e : ce quiétoi
9 respirent
caractères de la faction Brissot (:) D. On:
> core Tun des
volume de notes prétendues
joint à ce mémoire un autre
du
de Ji
tificatives. Enfin on trouve dans les pièces
procès
lettres de ce même Larchevesque-Thi
Raimond plusieurs
son cher ami (2).
à Fonquier-Tinville, > qu'il y appelle évidemment conce
le même temps, et par une intrigue
éc
Vereeuil et d'autres déportés
avec Page et Brulley 3
une
commissaires de Saint-Domingue
rent à ces prétendus
de mollesse dans leurs déi
tre oi ils feignoient de lesaccuser
révolution
de l'accusateur public du tribunal
ches auprès
de Brissot tra
Après s'y être plaints de ce que les partisans
d
soustraire Raimond au glaive
loient en tout sens pour
s'élevoient contre
loi, malgré les preuves matérielles qui
l'intr
dire : ( Si, contre notre espérance >
ils finissent par
nous ne vous dissimulons pas
> l'emportoit sur la justice,
étant les seuls qui ayez
et vous,
>> Larchereique-Tibad
respons:
dans cette affaire, seriez personnellement
> posé
et
dans ce cas; nous som
> de ce déni de justice,
que,
Julien Raimond, du 21 floréal an 3, par Garran, P.
1 Rapportsur
de
- Thibaud aux comités de m
34. Voyez aussi la lettre Larchevesque
et des colonies de la Convention , P. 48er suiv.
12 et 13 de l'inventaire des pièces dudit pr
2 Voyez les cotes 11,
respons:
dans cette affaire, seriez personnellement
> posé
et
dans ce cas; nous som
> de ce déni de justice,
que,
Julien Raimond, du 21 floréal an 3, par Garran, P.
1 Rapportsur
de
- Thibaud aux comités de m
34. Voyez aussi la lettre Larchevesque
et des colonies de la Convention , P. 48er suiv.
12 et 13 de l'inventaire des pièces dudit pr
2 Voyez les cotes 11, --- Page 519 ---
(Sur)
déterminés à faire auprès de la
sociétés populaires
Convention nationale
que l'accusé
toutes les démarches
et des
être
ne puisse se soustraire
nécessaires pour
porté (1) >. Page et
au jugement qui doit
ne copic de cette lettre à Brulley s'empresèrent de
ur pièces de la procédure Fouquie-Tineile, qui la porter
contre
joignit
ncore, a les commissaires
Raimond. (2). Le
de
lendemain
Paccusateur public
Saat-Doningue se rendent
ner sur l'affaire Pour lui représenter
chez
de Raimond.
largence de
est Parvenu à leur
Ils lui détaillent tout termibales
connoissance sur les
ce qui
qui se formoient pour
intrigues et les cade la loi, Ils lui
soustraire ce
remise le
rappellent la lettre dont coupable ils au glaive
lité
jour d'hier, et lui
lui ont fait
sur l'espèce de suspicion témoignent toute leur sensibicette letere
que les colons
assure
semblenjeor sur eux.
signataires de
que cette affaire sera
L'accusateur public les
du présent mois
terminée sans faute
(3). >
le onge(")
Après de nouvelles
es membres des comités instances auprès d'Amar et
de gouvernement
quelques au- 5. XXII,
(4), , Page et Brul- Ils l'aident
1 Les colons de
dans ses tra.
utres), aux citoyens Sinc-Domingur ( Verneuil, Barder -
vaux au triimaire an 2,
Brulley et Page, commissaires Fromenteau etcing bunal,
de la
2 Proces-verbaux
colonie, du 25
n 2,
de la commission de
* lly a dans
Saiat-Domtngus, du 27 frimnire
vidente, , puisque cette la séance indication du onge du prisene mois
3 Ibid, Séance
cst datée du 2)
une erreur de date
du 29 frimaire an 2.
frimaire, 1) décembre.
41 Procheverbaux de la commision
tjours suivans,
de
Saiac-Domings te, 3 des 2 nivôse
an 2
#
,
de la commission de
* lly a dans
Saiat-Domtngus, du 27 frimnire
vidente, , puisque cette la séance indication du onge du prisene mois
3 Ibid, Séance
cst datée du 2)
une erreur de date
du 29 frimaire an 2.
frimaire, 1) décembre.
41 Procheverbaux de la commision
tjours suivans,
de
Saiac-Domings te, 3 des 2 nivôse
an 2
# --- Page 520 ---
(
(512 ) -
icy retournèrent le mois suivant au tribunal rérolationnai
ils n'y trouvèrent qu'unsubstitut de Fouguier-Tinville : )) ils
> représentent, suivant leur propre rcit, qu'il est essen
> que P'affaire de Raimond passe promptement, parce qu'il
a est com:p
> placé avec les grands conspirateurs,. parce gu'il
> de Brissot et de lafaction Girondine. Cc substitut rép
- Tinville des ob
2s qu'il fera part au citoyen Fouquier
> vations des commissaires, auxquelles il aura surement ége
a que cependant il croit que les généraux passeront ava
allèrent aussi solliciter les ju
y etc. (1) ). Page et Brulley
du tribunal révolutionnaire. Ils prouvèrent à trois d'entre
J < que Raimond devoit passer comme un grand conspirate
D les jages observèrent que son tour nc pouvoit passer G
7 près les généraux, qui devoient étre jrgés sans interrupti
> conformément au décret >. Quelques jours après, Fouqu
Tinvilie leur donna l'assurance que Paffaire de Raimondi
seroit la semaine prochaine (2); illeur apprit néanmoins C
avoit eu du comité de salut public un ordre verbal de
pendre celte pro.édure 5 mais qu'Amar avoit fait ordoun
par ZLI arrêté du comité de strete générale, pris à l'enanir
sur s2 motion, que l'affaire de Raimond passeroit de 52
Fouquier-Tinville ajouta 4 qu'il desiroit avoir l'avis des cd
> missaires sur un travail déja fait à ce sujet >, et leur do
un rendez-vous pour cela au lendemain (3). Ils s'y rendit
1 Ibid. Séance du 9 nivose an 2. Voyez aussi les séances des 21 c
nivôse.
2 ibid. Séance du 30 nivoscan 2.
3 Ibiz, Stance du 9 pluviôse an 2.
cffectiveme
52
Fouquier-Tinville ajouta 4 qu'il desiroit avoir l'avis des cd
> missaires sur un travail déja fait à ce sujet >, et leur do
un rendez-vous pour cela au lendemain (3). Ils s'y rendit
1 Ibid. Séance du 9 nivose an 2. Voyez aussi les séances des 21 c
nivôse.
2 ibid. Séance du 30 nivoscan 2.
3 Ibiz, Stance du 9 pluviôse an 2.
cffectiveme --- Page 521 ---
(513)
sifsctivemient : i Ils
n fativement à l'affaire travaillérene avec
D ner, ils furent
de Raimond; mais Laccuranturg public; ré-
> lis se rendent renvoyés au lendemain huit n'ayant Pi la termis
0s lent
à midi au tribunal
heuresda matin(s).
josqu'a quatre
A
beures,
révohaticansie,
minent P'owvrage,
relativement à
yittavail.
> saires à revenir etl'accusateur public Raimond; ils zer-
> tion (2)
dans trois jours 3
engage les commis-
>. Ces soilicitations
Pour en avoir lai
frent au tribunal
ne furent pas les seules solufois pour le même rérdiatienaitc, ils y retournèrent qu'ils
maire
objet dans deux
quatorze
jusqu'au i5 pluvidse
mois, depuis le 15
Page et Brulley
(3). Enân il paroît
"friTelles étoient du mangeoient souvent ayec
constant que
accusateur
moins les liaisons de Foogeie-Timille leur
(4).
public du tribunal
parti avec cet
Fromentesu , lun de ceux qui révolationssire , que Bardets
procès de
avoit déposé
utre
Blanchelande, > Barnave et
dans les tois
colon, de la patt de
Mtilscent s invitcit
e procès de Raimand ceticusateur public, à
un
(5).
déposet dans
Ces démarcherfarent
nond auprès des divèrs encore plusieurs fois répétées contre
membres des
Rais
comités de sirété
génd:
1 Voyez les
à 16 pluviôse procès-verbaux an 2,
de la commision de
Saint -
2 ibid. Séance du
Domingue, , séance
. XXVI ci-dessotis. 11 pluviose an 2, Voycz aussi ceile du 5
3v. les
frimaire ct
(Brulley àl lacmnareurg prects-verkaux susdi. pour cds denx mois, et là
4 Réporise des
public du tribunal
lettre de Page
coloris de
révdluttonraite, du 1 mai 1793;
honix, signée Eeliey, du Salne-Domingue 8 fructidor 2 l'adresse de Polverél et
51 Débats danslofatre
an 2, pag. 18.
Soné
c Tinyentaire des pièces dercolonies, du
- tome VII, p. 221, Voyez la
Raps de
procès de Jutien Raimond.
coté it
Garran-Canion, Tome IV,
Kk
coloris de
révdluttonraite, du 1 mai 1793;
honix, signée Eeliey, du Salne-Domingue 8 fructidor 2 l'adresse de Polverél et
51 Débats danslofatre
an 2, pag. 18.
Soné
c Tinyentaire des pièces dercolonies, du
- tome VII, p. 221, Voyez la
Raps de
procès de Jutien Raimond.
coté it
Garran-Canion, Tome IV,
Kk --- Page 522 ---
( : 514 )
salut public (1). Page et Brulley y dénoncèrent comme
rale et de
de couleur qui avoient
complices de Raimond quelqueshommes
d'après
une pétition en sa faveur. Ils y assurèrent,
présenté
de mort du frère d'Ogé, si suspect dans sa forme
le testament
le muldtre Fleury, carroset dans tout son contenu (2), que
quitté Paris desier dans la rue de Seine, qui n'avoit jamais
dans
la révolution , avoit été lun des compagnons d'Ogé
puis
avoit donné pouvoir de faire serson insurrection , C et qu'illui
de tous les mufidélité au roi d'Espagne, au nom
> ment de
(3). >
A lâtres de Saint-I Domingue
heureux événement sauva Julien RaiOn verra bientôt quel
de
au moment oi sa perte paroissoit
momd de tant
périls,
le plus assurée.
commissaires de Saint-I Domingue
Cependant les prétendus
les
5. XXIII.
leurs trames sanguinaires dans toutes
parties
Leur cor- étendoient
ils avoient eu soin d'établir des agens
respondance de la République 5
villes de comsanguinaire et des correspondances dans les principales
à
dans lcs dédans les
Brulley, en particulier 2 avoit
merce et
ports.
partemens.
Nantes des
et des amis, qu'il chargeoit d'y
Rouen et à
parens
même de les
distribuer ses pamphlets ou ceux de son parti,
C'est ainsi que Page et lui, après avoir dépravé
y afficher.
faisoient arrêter, sans
l'opinion publique dans les départemens 2
dans les procds-verbaux de la commission de
1 Voyez particulièrement, séances des 27 et 30 frimaire 7 2 et 30 nivôse ct 11
Saint- Domingue, les
ventôse an 2. s et la lettre à Amar 7 du 1 nivôse.
ci-dessus le chap. I du tome IL, sS. XXXII et XXXIII.
2 Voyez
mulatre, sur Fleury , Albert mulatres 2 pétitionnaires
3 Notes sur Raimond
de la commission de
pour Raimond mulitre. Voyez aussi les proces-verbaux
Saint-Domingue, du 2 nivôse an 2,
2 et 30 nivôse ct 11
Saint- Domingue, les
ventôse an 2. s et la lettre à Amar 7 du 1 nivôse.
ci-dessus le chap. I du tome IL, sS. XXXII et XXXIII.
2 Voyez
mulatre, sur Fleury , Albert mulatres 2 pétitionnaires
3 Notes sur Raimond
de la commission de
pour Raimond mulitre. Voyez aussi les proces-verbaux
Saint-Domingue, du 2 nivôse an 2, --- Page 523 ---
réclimation,
(515)
venoient par les comités
tager leur des colonies, et qu'ils srelaibniteat tous ceux
tribunal manière de voir. On soepronnoient de ne
qui
envoyoit ensuite
pas parlieu de pedtestsatseebin leur
3 s'il n'y
les détenus au
arrestation. Le
en avoit
Castaing et quelques
contre-amiral
pas un au
de Saint Domingue, autres hommes de Cambis, Boisrond,
des dépéches
Leborgne,
couleur, qui venoient
leur
Pour le
envoyé de la
artivée, et tradaits gouvernement, furent atariaigse, avec
crime à Cambis,
au tibunal
ainsi arrêtés dès
de
qui etoit né à
vesclatiomaite On fit
la Brissors ; on en fit un à Chartres, d'être le
un
commision
Boitro-der
compartiote
contre
intermédsire de
Castzing d'avoir été de
Leborgne le:
avoit faites
inculpations Sint-Doningur En
au club
que
K
du Cap
Flnet de
répétant
quitté
, on.ui fit aussi Vieuxbourg lui -
> cupoir, Sin-Deningue et la plice
un crime
pour suivre
d'avoir
C'est
Rochanbe.u à la
y OCMasenatingess
sur-tout dans les
Nartinigue (1).>
cette tyrannie secondaire deux principaux
Deux déportés de
fut exercée avec Ports del'Océan que S,
Brulley
Saint -
plus de
XXIV;
avoient fait
Domingue, les mêmes
violence. Leurs relade la Commision imprimer le mémoire
dont Page et tions au tri-
(2), Brudien et
justificatif aux frais bunal révo2 Extrait de la Feuille
Ligniéres, s'étoient fait nom- lutionnaire de Roche-
-
wenr-huitiène liasse, , P. nantaise, 24,
du 10
fort.
Domingae, Lettres de
de
sepremibre 1793.
les 15
Dastugue à Tinventaire des
Voyez aussi la
la frimaire et 2 pluviose an Brulley, , son
commisaires de Saint.
précédente, Notes
2, Autre de beansffére, da:ées de
uuidatée de
sur Leborgns. Lettre Fournicr at même, Nantes,
Denion ct des Nantes, le25 frimaire
de Deraggis à incluse dans
cs procès deax Guérin, aux mémes, ail 2, ctc, Voyez aussi Page les et Brulley,
verbaux de la
coteGG.
lettres de
Voyez ei-dereus le commision de
dolariavemaine ctc., et
aayers abunairocer S.VII, et Timprimé Silucbontiague, du aSfrimaire,
diporeis du Port.
intitule : Brudieu et
as-Printedl la Contension Lignitras,
Kk 2 nationale.
deax Guérin, aux mémes, ail 2, ctc, Voyez aussi Page les et Brulley,
verbaux de la
coteGG.
lettres de
Voyez ei-dereus le commision de
dolariavemaine ctc., et
aayers abunairocer S.VII, et Timprimé Silucbontiague, du aSfrimaire,
diporeis du Port.
intitule : Brudieu et
as-Printedl la Contension Lignitras,
Kk 2 nationale. --- Page 524 ---
(516)
les représentans du peuple envoyés à Rocheforf;
mer, par
révolutionnaire de cette ville. Ils faisoient
membres du comité
venoit des colonies directement ou par
arrêter tout ce qui
Vintermédiaire des Etats-Unis, et ceux qui vouloienty passer
avoir l'attache de Page et Brulley ; ils leur envoyoient
sans
des lettres qu'ils interceptoient et des interrogaensuite copic
fois
des
(1). Ils traitèrent ainsi en une seule
toires
prévenus arrivoient de Saint -Domingue, et divers
quarante colons qui
vinrent aussi : au
officiers de la marine de TÉtat, qui en
à
mois de brumaire de l'an 2. Le surlendemain de l'arrivée
relatives à ces officiers, Page et Brulley eurent
Paris des pièces
une conférence sur le contre-amiral
avec Fouquier-Tinville
plus sincère
Cambis (2). Un autre colon de Saint-Domingue,
avoit
révolutionnaire, puisqu'il
qu'cax dans son emportement
dès
les principes de la démagogie la plus fougueuse
professé
Victor
qui avoit dénoncé
1791 au Port au - Prince,
Hugues,
tramés à
français les complots
le premier au gouvernement
à l'AngleLondres par des colons pour livrer Saint-Domingue
a repris sur elle la Guadeloupe, qu'il
terre, et qui depuis
la fonction d'accusaa conservée à la République, remplissoit
de Saint Domingue, des 13 ct 25
1 Procès-verbaux de la commission
à
et Brulley, cotée. EB.
frimaire, an 2. Lettre de Lignières et Brudieu Page
92 de leur inventaire.
séances du 13
verbaux de la commission de Saint-Domingue :
2 Procès
de Victor Hugues à Page et Brulley, du 15
et du 15 frimaire an 2. Lettre
lettres venues des Erats-Unis ct
pluviose. Voyez aussi Pextrait de diverses
des comInterceptées à Rochefort 2 cotc N,no. 111 ct suiv., 2 de l'inventaire du 18
coloniale. Letrre de Lignières à Page et Brulley 7
missaires de Passemblée
à le Grand, datée de Ro:hefort,
brumaire an 2. Autres de Ledet et Simondès
leige octobre 1793.
ire an 2. Lettre
lettres venues des Erats-Unis ct
pluviose. Voyez aussi Pextrait de diverses
des comInterceptées à Rochefort 2 cotc N,no. 111 ct suiv., 2 de l'inventaire du 18
coloniale. Letrre de Lignières à Page et Brulley 7
missaires de Passemblée
à le Grand, datée de Ro:hefort,
brumaire an 2. Autres de Ledet et Simondès
leige octobre 1793. --- Page 525 ---
teur public
(517 )
au fribunal
avoir été secrétaire de rérolationnaire de
sident de la société l'un des représentans du Rochefort, apres
placés
populaire.
peuple, et pre
Par lui à la Rochelle
Beaucoup d'autres colons
au tribunal
et à Rochefort (1). Iis
furent
amiral révolutionnaire de cette derniére
traduisirent
Grimouard, dont la
commune le
avoir été digne
conduite à
contres'étoit
d'éloges dans les
Saint-Domingue paroît
trouvé, mais qui avoit
circonstances dificiles oil il
reurs de F'assemblée de
souvent refusé de servir les
au-Prince, , contre les T'Ouest, et de la municipalité du fuexécuté comme
hommes de couleur. Il
Portgnières
cemplice de
futjugé à mort et.
firent de même
Blanchelande (e): Brudieu et Lis
Hugues, tous. les marins emprisonner, 2 de concert avec'
les ordres
qui avoient suivi, à
Victor
irréprochable deragens de la France contre le Sint-Doninge,
qu'elit pu être leur
parti opposé, quelque
quiavoit montré un
conduite. Le navire 1
patriotisme si
dmérica,
échapper à cette
honorable, ne put pas
suivi les ordres des proscription 2. parce qu'il avoit
même
> ici, disoit P'accusateur commissaires civils. ( Je ne constamment.
> faire
public du
néglige rien,
> des prononcer les marins en ubmdsbrelntomnier Hotre
pour
représentans du
faveur, et en
D ici beaucoup de brait peuple Laignelot et
présence
> marine
et beaucorp de
Lequinio j'ai fait.
comme
choses ; j'ai
Ds patriote ici conure-révolutionmaites à
présenté la
; j'ai fait
). sa
destituer un
3 et.
Suiat-Doningne,
mauvaise condaite, etjai
capitaine de vaissean
dont je suis président
faitvoir dans la société
pour.
"América Ctoit
s que la conduite des populaire
atroce, s et déja le,
oficiers dé
représentant
Laignelat 2n
1 Lettre de Victor Hugues à
21 Littre
Page et Brulley , du.a5
delcudieu ct, Lignières à
pluvilse an 2,
Page ct Brulley >. du 20 pluviège,
au3s.
Kk. 3,
SHII
dont je suis président
faitvoir dans la société
pour.
"América Ctoit
s que la conduite des populaire
atroce, s et déja le,
oficiers dé
représentant
Laignelat 2n
1 Lettre de Victor Hugues à
21 Littre
Page et Brulley , du.a5
delcudieu ct, Lignières à
pluvilse an 2,
Page ct Brulley >. du 20 pluviège,
au3s.
Kk. 3,
SHII --- Page 526 ---
- 518 )
> voulu les faire mettre en prison, et ils iront, Je vais faire
> en sorte pour que le club envoie uce pétition à la Convention
> en faveur de nos patriotes opprimés ;j'ai fait aussi destituer
> quelques oficiers Bordelais, e: j'en poursuis quelques autres.
> Vous voyez que nors ne perdons point notre temps, et je
> puis me Ratter d'avoir fajt trembler toute la ville de
> Rochefort , et actucilement elle est bien prononcée en notre
>> faveur 1 et cela est d'autant plus essentiel que c'est d'ici
> d'ou partent les escadres (1). )
C'est ce navire PAmérica
> qu'on a prétendu porteur des
dilapidations de Polverel et Sonthonax 9 quoiqu'il eût aussi fini
par quitter Saint - Domingue 2 malgré eux (2); et
tant
de facilités pour acquérir la preuve de cette
malgré
inculpation, si
elle eût eu quelque réalité, on n'a pu en administrer lai
moin re indication (3).
$, XXV.
De Rochefort les mêmes colons se transportèrent à Brest
Suite de leur y former un nouveau tribunal révolutionnaire. Victor pour
Hugues
correspon- y fut encore accusateur public ; Lignières y remplitles
dance dans de
fonctions
les départe.
greffier s et Brudieu celle de directeur du jury d'accusamens,
tion. Il n'est pas besoin de dire qu'ils y portèrent le même
emportement contre tous ceux quin'étoient pas de leur parti (4).
Telle étoit par tout la conduite des colons qui
correspondoient
avec Page et Brulley. Presque toutes les lettres qui leur étoient
1 Letrre de Victor Hugues à Page et Brulley, du 5 octobre 1793.
aussi celles de Page et Brulley au même da 25
Voyez
verbaux de la commission de Saint
frimaire, ct les procèsDomingue, dudit jour.
2 Voyez ci-dessus le S II du chap. V 2 P. 4.
3 Dibars dans l'affaire des colonies, tome VIII, P. 11 et tome
F. 121 et suiv.
IX,
4 Lettre dc Victor Hugues à Page et Brulley > datée de Brest > le 15
pluvidse &B 2. Autre dc Brudieu ct Lignières aux mêmcs du 20
>
pluviése.
commission de Saint
frimaire, ct les procèsDomingue, dudit jour.
2 Voyez ci-dessus le S II du chap. V 2 P. 4.
3 Dibars dans l'affaire des colonies, tome VIII, P. 11 et tome
F. 121 et suiv.
IX,
4 Lettre dc Victor Hugues à Page et Brulley > datée de Brest > le 15
pluvidse &B 2. Autre dc Brudieu ct Lignières aux mêmcs du 20
>
pluviése. --- Page 527 ---
(519)
adressées
respirent les sentimens de la
exprimés de la manière la
plus extrême férocité
mission de
plus révoltante. On
>
rejeter dans les notes
demande la perquelques
correspondance, 3 que la vérité
extraits de cette
passer entièrement sous silence historique ne permet pas de * L'un des
>) compagnic onz correspondans bien joué d la de Brulley lui marquoi : Cc
> plaisir. Mais cclui
main chaude ;
Les Brissot et
s des blancs, ,
qui les secondoit dans SecDemkpatemaeu cette colonie
avec
2> nationale Raymand n'y jouera-t-il
à la destruction
; je crois que les
pas? s'il pouvoit
> à se réunic aux
citoyens de couleur
regarder d lafenère
Il n'est
blancs. >>
Pas inutile de
Repossorumpseeet
exécutions révolutionnaires remarquer que cet homme si
parloic fort
passionné Pour les.
Sain-Dominguer par les
de
>
canemis de 12 tranquillement la conquête de
ajouroit.il, a
République. C Le
>> habitans
constamment repoussé
quartier de Jérémie,
y sont
F'oppresion des
2> sion des
trahquilles, soutenus par leurs négres. comsnisaires, et les
datée de Espogrola, cela ne paroit passe
A Pégard de VinvaBordeaus, du 15 novembre
confirmer. b ( Lettre à
L'ex-dépuré à P'assembléc
1793.)
Brulley,
envoyoiene dans les
coloniale, , Honoré Guérin,
ravanr , c si
Etats-Unis, 3 leur demandoic
que Page ct Brulley
ajouroir
Brissot et compaguie joueroient aussi, pcu de temps
àla colonic, qu'ils scroit a desirer quel l'on
bientôt d la main chaude aupa- >. IF
mois de l'an (Lettre d'Honoré Guérin poriepromprmont à
cetre bonne nouvelle
2. Voyez aussi celle
Page et Brulley, da 12 du
mêmes, du 41 pluvi8se.) Gervais d'HionoréGuérin, , l'oncle du
second
Verneuil, par Sonthonax,
, Pun de ceux qui avoient précédent aux
1792, ne gardoir
3 pour les troubles du
été déportés avec
Brulley, dc la ville guères de plus de mesurcs dans commencement les lettres de décembre
sûreté générale,
Chauny 3 où il avoit été
qu'il adressoit à
du 22 du
pour faire des arresations,
envoyé par Ie comité de
lettre premier mois et du 13
(Lettres de Gervais à
précédente : c Je ne
pluviôse de l'an 2.. ) Il
Brulley, 9.
> tête hideuse de Brissor. mourrai Pas content
n'aie disoit, dans une
Un autre
>> ( Lettre du
que je
vu tomber la
jours avec correspondant de Brulley lui septembre 1793.)
notre ami Forget 1 président d'un, marquoir encore. : C Je sttis toubon club sans-culotres,
échaufé
Kk 4
Jf ARSSIN
écédente : c Je ne
pluviôse de l'an 2.. ) Il
Brulley, 9.
> tête hideuse de Brissor. mourrai Pas content
n'aie disoit, dans une
Un autre
>> ( Lettre du
que je
vu tomber la
jours avec correspondant de Brulley lui septembre 1793.)
notre ami Forget 1 président d'un, marquoir encore. : C Je sttis toubon club sans-culotres,
échaufé
Kk 4
Jf ARSSIN --- Page 528 ---
S, XXVI.
520 )
Deleurcor-. La cerrespondance sanglaute de Page et
respondance
Bruiley ne se bosen.amérique, noit pas à l'intésieur. de la France. Pour que rien ne pit
cona ecreffermi parla présence du dépuré Carrier 5 je. vojs avec
S ville se purge à force de tous les aristocrates
plaisir que cctte
qui
*
comité de surveillance, qui y esp établi,
Pinfestoieng. Un bon
>> ceux qui auroient intention de
mer , je vous assure, au pas
se regimber. J'assiste tous les
3 scances du çlub, c: on ne s'occupe, avec raison,
du. jours aux
5> République. S'il y aquelque jugement
que
salur de la
ultérieur, tel que celui de
3 e: Leborgre, fairesle moi parverir s ou plytôr faites moi.
Raimond
> escl'affaire,
+,
savoir ou cn
. Je compte sur la promesse
vous
5 fuire den'instruire sur Ce qui pourroit avoir lieu
que
m'avez
> des colonies : les jugemens de Raimond
relativement à nos affaires
> plaisir j'apprendrois gulilsct Leborgne , jugez avec quel
Fournier
aurcient mis la iite d la fenétre. > ( Lettrc. de
à Brulley, datée de Nantes,les 21 et 27 frimaire an, 2. Voyez
ceile, de même at mêmc, du 5 piuviôse.)
aussi
Enfu un des correspondans de Legrand, ex dépuré à l'assemblée
et secréiaire de la commission de Saint Domingue, lui écrivoit colonials,
pouyoir scuver cette colonie que par l'entier anéantissement de qu'on ne
hommes decouleur. ( Lettre de Morel àJ. B. Legrand, datée de tous les
le 17-mars 1793.)U autre colon lui marquoir encore : <, P'xi éce. Longwy,
Lyon, dic. Ville-Afianchie; jai 27 aves plaisir
jusqu'à
>> rebelles de ce:te ci-devant
grilloriner e: fiusi.ier les
ville, tous les jours vingt ct vingt-cinq. L'cn
>> tropve que cette expédicion seroir trop.longue; Pona commen:é à
>> avecd cing pièces à mitrailles ,pour essayer, quatre-vinge-six. canonner
>. Le lendemain en en a fusillé deuxcent neuf, le sur- lendemain trois
3> erquelques, ct l'on conzinuera jusgu'au nombre de six d
CeI
> ya dans les prisons, et tous les
Pon
sep: mille, qu'il
à
jours
en arrête. >( Lcitrede Pinard
Legrapd, cote A. n", 50 de linventaire des commnissaires de Passemblde
celouiale.)
La ligne qu'on a supprimée dans ce passage contient. une
époaventablement atroce
plaisanterie si
yeux de
3 qu'on n'a pa se déterminer à la mctcre sous les
lecteur. On en trouve d'à-peu prés semblables dans une Iettre
Brudics ct. Lignières à Page et Brulley, qui se trouve cote B B. de. de
invenraire. Enfin il yadans Ieurs papiers des chansons du même 92 lcgr
LCS exécurions révolutionnaires
style. sur
qui paroissenr avoir éré faires, par Brulley.
ie si
yeux de
3 qu'on n'a pa se déterminer à la mctcre sous les
lecteur. On en trouve d'à-peu prés semblables dans une Iettre
Brudics ct. Lignières à Page et Brulley, qui se trouve cote B B. de. de
invenraire. Enfin il yadans Ieurs papiers des chansons du même 92 lcgr
LCS exécurions révolutionnaires
style. sur
qui paroissenr avoir éré faires, par Brulley. --- Page 529 ---
(5211) )
ricr leurs vues > ils en entretenoient
Easts-Unis, et méme,
une très - suivie dans
Punt-Domingee. L'accés antant que cela leur étoit possible,
ux de la maxine),
qul'ils s'étoient ménagé dans les bumibistère, leur donna sur-tout après que Monge en eit
même le moyen
quitté
sprétextes, dans le continent
d'envoyer, sous dioicnt de leurs
américain des agens qu'ils charmment les
dépéches et de leurs instructions
colons réfugiés dans lea Etats
Voila
Astamment au même but,
- Unis marchésent si
messi diférentes. Tandis lorsqu'ils prenoient néanmoins des
des royalistes si
que Page et Bralley,aprés avoir
plus furieux, les prononcés, , étoient devenus les terroristes
oient la
déportés de Saint-Domingue,
correspondance la plus
qui entreent d'écrire et de déclamer
cordiale avec eux, ne cesstes, pour faire leur
contre les jacobins et les anarque cela ne lcs
cour au gouvernement fédéral. On a
même la fotte du empéchoit pas de soulever dans ce
net,
Cap, et d'exciter des
tempscontre les consuls de la
mouvemens contre
nt-Domingue à la Convention République et les députés de
plus la même tendance,
nationale. On
s1 les actes des
3 et souvent les mêmes. rejroave au
colons
expressions
is. A Philadelphie,
réfugiés çn France ou dans les
comme à Paris, à
Etatschefort, le but conmun étoit
New-York comme à
issotins et des Girondins.
toujours de se d.barrasser des
bient grand soin de tenir Les commissaires Page et
leurs
Brulley
ceurant de ce qu'ils faisoient correspondans des Etats-Unis
:cla confiance d'obienir
à cet égard, Ils en
des
parloient
applaudisemens. ( L'opinion
puVoyez les procde.verbaux de la
pareicuinerement ceux des
commizsion de Ssine-Domiague, passim,
ucôse et 28 nivôse ai 2., 4,6,14, 22, 26, 27 frimaire, 29 pluvioss,:
Autl
ce qu'ils faisoient correspondans des Etats-Unis
:cla confiance d'obienir
à cet égard, Ils en
des
parloient
applaudisemens. ( L'opinion
puVoyez les procde.verbaux de la
pareicuinerement ceux des
commizsion de Ssine-Domiague, passim,
ucôse et 28 nivôse ai 2., 4,6,14, 22, 26, 27 frimaire, 29 pluvioss,:
Autl --- Page 530 ---
(522)
9 blique, disoient-ils dans une de leurs
> rable aux colons au point
lettres, étoit dél
qu'il suffisoit de
> regardé comme aristocrate.
l'être pour
C'est par des
> discours,par des actes de
écrits, par
> parvenus à
civisme, que nous sommes
persuader qu'on pouvoit être
93 et patriote. Nous n'avons
tout-a-la-fois C
> se sont offertes de le
négligé aucune des occasions
démontrer, lors même
s à lutter contre Brissot et Za
que nous av
fuction
>
girondine, alors t
puissante . .
Nous n'avons cessé de
>> avec force contre
nous él
Brissot et les ennemis de la
> qu'à ce qu'enfin la suite des événemens
colonie 2
> amené la chite de cette faction.
révolutionnaire
Les
D Domingue dont
malheurs de S:
nous les avons accusés
> teurs, ont fait partic des chefs
d'étre les
d'accusation
>> tivé leur
qui ont
jugement et les ont conduits sur
> n'est plus;
l'échafaud. Bri
Raimond, son complice, maintenant dans
prisons, va paroître au tribunal révolutionnaire.
5> Cambis, et plusieurs autres scélérats
Leberg
> colonies subiront
agitateurs de
sans doute le même sort.
> même n'échappera pas à la
Barnave
>
vengeance nationale. Il ne
pendra pas de nous que chacun de ceux
ont
D> malheurs de notre
qui
concouru
pays ne soit puni de ses forfaits (1).:
Dans une autre lettre écrite à l'un dc leurs
dans les Etats-Unis, ils
correspond
annonçoient de grandes
dont ils ne disent pas positivement
espéranc
l'objet;
ils
E En
puis
ajouter
attendant, voas jugerez par la chite des têtes coupab
I Voyez les procès-verbaux dela commission de
du 5 frimaire. Voyez aussi la lettre de
Saint-Domingue , séa
intermédiaire de
Page et Brulley à la commiss
Saint-Domingue, du 6 janvier 1793.
ans les Etats-Unis, ils
correspond
annonçoient de grandes
dont ils ne disent pas positivement
espéranc
l'objet;
ils
E En
puis
ajouter
attendant, voas jugerez par la chite des têtes coupab
I Voyez les procès-verbaux dela commission de
du 5 frimaire. Voyez aussi la lettre de
Saint-Domingue , séa
intermédiaire de
Page et Brulley à la commiss
Saint-Domingue, du 6 janvier 1793. --- Page 531 ---
(523 )
Birshotande, Brissot et
as négligé les intérêts
Barrave, que nous n'avons
s une autre du même majeurs qui nous ont élé confiés
mie, avec
jour à la
(1) >.
laquelle ils entretenoient munieipatité rebelle de
ance aussi suivie
de mème une
:
qu'il leur étoit
corresFournier,
possible, ils
Porteur de la
disoient enpmmenz Polverel et Sonthonax présente, ( vous
vous apprendra
ont été décrétés expliquera
pourquoi sont tombées les d'accnsatiun.
Blanchelande,
têtes
bine
Brissot et Barnave,
coupables
en sont les affaires de
Il vous dira d quel
Aimond,
Roume, Mirbeck et
Leborgne et autres grands
St-Léger,
ncoura aux malheurs de netre
compables, qui ont
lettre écrite un mois
pays(e) >. Dans une derique, apres être débarrassée après, ils annençoient que la Rédsoin
de l'affaire de
d'anéantir les
Toulon, auroit
indistes (3). On Brissotins, , les Girondins, les
slettres
aura occasion de citer bientôt Blansemblsbles des prétendas
quelgues
ingue (4). On se contentera
commissaires de Saintirtés, et particalièrement d'ajouter ici que les autres
oient dans çette
Lareteresgte.Tisand, lcs seuxp pamphlets dans correspondance, les Etats
, en envoyant leurs danUnis (5).
Lettre de Page et Brulley a Marie.
pitsion de Saint Domingue, séance du Voyez le procès. verbal de la
bid: Voyez aussi les séances des
12 frimaire, 22 novembre,
ettre de Page et
25 et 27 frimaire an 2.
Brulley à Elias
nunicipalité he à
de Jérémie, du 11 frimaire, Turninger, du 1 nivôse an 2, Autre
Ennery, du 10 aoû:' 1793.
Lettre de Brulley au citoyen
Domingue 3 desdits jours.
Proces-verbaur de la commission de
Voyez ci-dessous le 6XXXI,
ettre de
lachevonge-zbibund à Page, du 13 segtembre
1793,
ail
.
Brulley à Elias
nunicipalité he à
de Jérémie, du 11 frimaire, Turninger, du 1 nivôse an 2, Autre
Ennery, du 10 aoû:' 1793.
Lettre de Brulley au citoyen
Domingue 3 desdits jours.
Proces-verbaur de la commission de
Voyez ci-dessous le 6XXXI,
ettre de
lachevonge-zbibund à Page, du 13 segtembre
1793,
ail --- Page 532 ---
(524)
s. XXVII.
Accorddes Plusieurs colons qui s'étoient réfugiés aux Etats - Uni
colons qui y suivirent que trop ces inspirations. Ils
des
étoient réfuenvoyèrent
ad
giés,
à la Convention nationale contre Brissot, et les déput
la Gironde (1). Dass les papiers publics imprimés à E
delphie ou à New-York, ils ne trouvoient pas de plus"
reproche à faire à Genet et aux autres agens de Ia Fran
Amérique , que d'étre Brissotins et Girondins. Aprè
exemples qu'on a déja vus, il sufira de rappeler ce pa
d'une lettre de Duny au ministre Genet. A La brissot
95 réguoit; cette faction desorganisatrice a été connue et P
s Vous avez favorisé ls brissotins; vous accusez Gal
> d'avoir ruinéla colonie de Ssint-Domingue; Brissot, Pé
>. Guader, Gensonné, Vergniaud, Ducos et Fonfrède
>> pairons, en sont Jes auteurs >. Cette lettre portoit la
cription sulvante : K Duny, citoyen français à monsieur
> net, Brissotin et complice des Polverel et Sonthonar (:
Il est remarquable que ces diatribes des prétendus patr:
colons éloient répétées dans les journaux des royalistes G
rau et Tangay-la-Bolsibs, 2 quiy joignoient de nouveaux
trages contre Brissot ct la Cironde. Cesjournaux. applaudi
de la manière la plus liche au supplice des vingt-deux
putés dans le même tomps oi ils déclamoient avec le
de fereur contre les mesures de Ganet 5 et tandis 9
poussoient l'impudence jusqu'a l'instituer président d'un préte
tribunal révolutionn.ire > en lai donnant Poignardin P
1 Adresses des colons réfugits à Philadelphic, des et 21 noven
173.
2 Letrres de Diny à Gener, du 4 plavioie an 2, et 9 décembre 17
Voyez aussi celle de Ti, Millet à Fangupla-Bcbuilire, au tome VIII
Dfbats, L 279 ct 282.
9
poussoient l'impudence jusqu'a l'instituer président d'un préte
tribunal révolutionn.ire > en lai donnant Poignardin P
1 Adresses des colons réfugits à Philadelphic, des et 21 noven
173.
2 Letrres de Diny à Gener, du 4 plavioie an 2, et 9 décembre 17
Voyez aussi celle de Ti, Millet à Fangupla-Bcbuilire, au tome VIII
Dfbats, L 279 ct 282. --- Page 533 ---
( 525 )
gue (1), ils combloient d'éloges
ient en quelque sorte
Page et Bruiley 1 qui
hirles tribunaux
chargés de l'infame entreprise de
efort: Dans révolutionnaires de Paris, de Brest
un des tuméros du
ct de
en
journalde
particulier, en rend
de Tangay-la-Bois-
:es à la Convention
compte deux adresses prénationale , par les
hevesque - Thibaud contre les
colons Page et
er Za parfaite
commissairds civils > poir
intérieur. On indipendance des colonics 2 quan: au r6Heur colons y donne de grands éloges au
5 on y loue sur-tout
courage de
si le systême de cette
ce gu'avoit dit Pages
colons
indépendance n'étoit pas
pourroient dire avec vérité
adopté,
rannie pareille à celle
qu'il n'est pas de
s colons s'enseveliroiene qu'exerce "un peuple libre, qu'alors
biene
sous leurs ruines, s'ils
rompre ce joug odieux, >. Les mots
ne pous, le sont aussi dans le journal
qui sont ici souvons-nous jamais écrit ricn ; puis on yajoute en note :
d'aussi
vons pensé, 2 mais nous n'avons
fortemene vraiz nous
s protestations
Pas voulu le
(2) >. Dans un autre
dire, crainte
Etats - Unis 3 on répétoit,
journal qui s'imprimoit
re la faction Brissot après beaucoup des calomnics
roit
> que cc le traitre
proposé aux commissaires de
Camboulas
: la Convention
Saint - Domiague auprès
it laissoit
nationale Tindépenlance des
Passer > sans rien dire, le décret colonies,
793(3) >. Brissot connoissoit bien
du 5 mars
Ces liens qui unissoient
Voyez ci-dessus le chap. VII, 5. XLVIII,
Journal susdir, du, 25 octobre.
Courier frangais, du 30 septembre
, tome H, P. 357. V.
1794. Débats dans l'affaire des cole.
ci-dessus le s.XI, P. 488.
MU
Tindépenlance des
Passer > sans rien dire, le décret colonies,
793(3) >. Brissot connoissoit bien
du 5 mars
Ces liens qui unissoient
Voyez ci-dessus le chap. VII, 5. XLVIII,
Journal susdir, du, 25 octobre.
Courier frangais, du 30 septembre
, tome H, P. 357. V.
1794. Débats dans l'affaire des cole.
ci-dessus le s.XI, P. 488.
MU --- Page 534 ---
(526 )
ies contre-rérolutionnaires dans les deux Mondes,
lant
sa
de radiation du club des jacobins ; il disoit lorsqu'er dan
no. de son journal : ( Il est bien extraordinaire
l'on
a crive à ce moment de
que
Philadelphie, que l'on doit me
> des jacobins (1) ). >
$.XXVIII.
Il n'est pas étonnant
>
Décret d'acque d'après un pareil concert, la
cusation con- vention nationale, les comités, les représentans du
tre les com- les départemens, et les principaux
du
peuple
missaircs ci- la
agens
gouvernement
métropole aient été circonvenus
VIIS,
par les inanceuvres de
hommes, 3 auxquels aboutissoient tous les fils relatifs à S:
Domingue; c'étoient par les prétendus commissaires de Sa
Domingue, ou parleurs correspondans, que passoient
toutes les nouvelles qu'on recevoit de cette colonie. pre
Pag
Bruiley avoient inondé la France, et sur - tout la comir
de Paris s de pamphlets contre les commissaires civils,
que ceux-ci, après avoir déporté les agens de l'ancien régi
attaquérent aussi la faction des quatre-vingt- t-cinq et du
Ouest, qui vouloit l'indépendance de la colonic. Dès qu'on
prit en France la déportation de Verneuil, de Larchevesg
Thibaud, ct des autres chefs des mouvemens du 1 décem
1792, Page et Brulley les présentèrent comme des répul
cains incorruptibles, qui avoient da nécessairement déplaire
des commissaires nommés par Capet, et dévoués d Bris
et aux Girondins. La canonnade du Port-au-Prince, dont
ne publia guères que le résultat dansla métropole,
tifier leurs déclamations : ils en firent retentir les 2 sections parutj
Paris, la municipalité de cette ville, les clubs des Jacobins
des Cordeliers, la Convention nationzie et ses comités. Ils d
i Le Patricte français, du . novembre 1792.
da nécessairement déplaire
des commissaires nommés par Capet, et dévoués d Bris
et aux Girondins. La canonnade du Port-au-Prince, dont
ne publia guères que le résultat dansla métropole,
tifier leurs déclamations : ils en firent retentir les 2 sections parutj
Paris, la municipalité de cette ville, les clubs des Jacobins
des Cordeliers, la Convention nationzie et ses comités. Ils d
i Le Patricte français, du . novembre 1792. --- Page 535 ---
Herent
( 527 )
alors contre les commisaires
Hion, qui fut Prononcé le 16
civils le décret d'acnationale, sur la motion de juillet $1793, par la
Bréard
Conven-
(1); mais il est
Bilnad-Varemes, appuyée
Hargé dans la suite de remarquable que ce
ra que toutés les
faire un rapport dernier, sur
ayant
et Sonthonaz, pièces étoiene à la
cet objets
C'est
disharge de
eux-méme
Page et Bruiley
Polcette
qui nous
i ne tardèrent cicconstance dans un de
apprenpas à calomnier
leurs pamphicts
I fond, le décret
Bréard(s).
honar n'étoit
d'aceusation rendu contre
$
propre gu'à servir les
Polverel et XXIX.
"publique à
vues des ennemis
Son accucil
atereau
Saint-Doninges Aussi
de par les jour.
ltation du sempretèrent-ils d'en publier Tanpay-luotuite la
naux contrees
triomphe et des
nouvelle
une
circonstances
avec rétolucionprétendue lettre
absolament
naires des
oit alors à Paris.
d'un colon
fausses,
K Enfin,
nommé
Erats-Unis.
ance, de la
3 y
Costes, qui
justice et de la vérité disoit-on, letempede la venPolverel, Sonthonaz et
est arrivé: : les' crimes
colons, Chague ville oi Delpech sont ici retracés
patriés a dépuré d la sont dibargués ces
par tous
rs et les plus
Convention les
malheureux
s féroces
connus par leur Patriotisme, hommes les plus
ccès.
commissires civils, Leur
pour accuser
Lhedheregaemiais,
mission a eu un plein
Brulley, Page et Verneuil
Procèsverbaux de la
les
Convention
procèsverbaur de la
nationale, , du 16 jailler
ecaffimaire. Débats dans commision dc
17)3, Voyce"
me VIII, P. 306. Lettres P'affaire des Sincboningne, , des 30 bru.
hon, du 24 frimaire de Page er Brulley celonies, à tome III ,
al.
an 2, Lettre des mâmes à Bibantvarene P.367, et à
ixtrait d'une lettre
Roboypietre, da 14
sur les malheurs de
Saine-Doningus
du 16 jailler
ecaffimaire. Débats dans commision dc
17)3, Voyce"
me VIII, P. 306. Lettres P'affaire des Sincboningne, , des 30 bru.
hon, du 24 frimaire de Page er Brulley celonies, à tome III ,
al.
an 2, Lettre des mâmes à Bibantvarene P.367, et à
ixtrait d'une lettre
Roboypietre, da 14
sur les malheurs de
Saine-Doningus --- Page 536 ---
( 528 )
> 'ont touràtout parlé à la barre ; tous ont énergiquement p
x les déldguds, et ont fait la plus vive sensation sur l'asse
7 blée et les galeries. Ils ont conclu ati rappel de ces me
)) tres, qui avoient des intelligences criminelles avec les B
> sot, Camboulas et autres : cette horde de nigrophilesv
> d'étre jetée dans les prisons 3 les tyrans dé la colonie
> rappclés, et tous les agens vont l'ètre. Je t'avoue que
> vois avec bien du plaisir que ton parti va triompher.
>> que je t'assure, et que tu apprendras arec plaisir, C
> Topinion générale de la France contre la libercs génére
> fais-la connoitre à tes amis et conncissances. Je dois te (
s aussi que l'on tient à faire jouir tous les hommes de coul
> des droits politiques.
> Chaquejour la Convention est occupée pacguelqne col
> qui dénonce s qui prouve que les délégués sont de vi's
> trigans, des scélérats, et en poursuivent avec chaleur la
>> nition . :
e e
La canonnade du Pe
> au-Prince a fait frémir d'horreur, et n'a pas peu contri
> au décret qui rappelle vOs extetminatsurs
On se rappelle que les extraits de ces feuilles de Tange
la-Boissière, répandus à Saint-Domingue par les Anglais et
émigrés, les lettres de Valentin de Cullion et de quelqt
autres colons vendus à la contre-révoluien, qui annonçoi
le supplice de Brissot, Grégoire, Roland, Condorcet 3. e
contribuèrest le plus à former la funeste coalition de Sai
Marc, qui livra à l'Angleterre unc si grande partie de la'pi
1 Lettre de Costes, du 20 juiller 1793; dans le Couticr politique de
France Ct de ses colories, du 19 novembre 1793. Débats dans Taif
des colonies, tome VII, P. 293 et suiv,
vin
-révoluien, qui annonçoi
le supplice de Brissot, Grégoire, Roland, Condorcet 3. e
contribuèrest le plus à former la funeste coalition de Sai
Marc, qui livra à l'Angleterre unc si grande partie de la'pi
1 Lettre de Costes, du 20 juiller 1793; dans le Couticr politique de
France Ct de ses colories, du 19 novembre 1793. Débats dans Taif
des colonies, tome VII, P. 293 et suiv,
vin --- Page 537 ---
vince de T'Ouest,
529 )
mafiresse de
et qui Dé tendoit
toute la colonie pas moins qu'à la rendre
En France même
inconvéniens de
s on ne tarda pas à
saires civils. On T'exécution du décret rendu s'appercevoir des S. XXX.
comités,
sait combien la
contre les comniis- Demande
ccs qui la quclles que fussent les Convention vues
nationale ct ses pour ntire
dominoient
des
>
horsdelaloi
ils vouloient
vouloient
ambitieux féro-" les
en conserver
siacéremtent la
commisblesse de la marine
toutes les
répabliques saires civils,
naticnale ne dépeidancer; mais la foi-,
Sun-Doningue des forces
permettoit pas
tis. Page el Brulley,
capables d'en imposer à d'envoyer à
vir leurs
qui s'ocupoient
tous les partoutes les vengeances que de sauver la beaucoup plus d'tssoureddition à indications, en desiroient colonie, qui, suivant /
PAngieterre,
plus
Proposérent de
que sa conservation Tindépendance a la
ou la
charger
France de l'exécution quelgues- : uns des colons République,
les commisaires
du décret, en mettant
refagiés en
reconnoisoient civils, en Proscrivant
hors de la loi
à
encore T'autorité de également ttous ceux
Sant-Doniague.
Ces agens de la
qui
Ces derniers faits
Répubique
ya Parsiculierement ont été déniés dans les
nale qui avoit
soutenu Que c'éloit la Dabats, Brulley
le décret
rendu, des son chef et sans Convention natio-
-
daccusation conre
impulsion
a-t-il dit, nous
Polverel et Senthonar, étrangére,
tre lcs
n'avons demandé le décret
* Jamais,
D
rappelés commistaires civils 5 nous avons d'ucusasion conpour rendre compte de leur demandé qu'ils fussent
condaite, et la Condes 1 Voyez ci-dessus le S. XXV du
Laveauz, colonies, , tome VIII, pag. 312. chap. VI, ct les Débats dans
rapportée ci-dessus au S. Voyez aussi la lettre de
laffaire
Rap, de Garran Coulon, LXXXII du chap. VI, Wlitelocke à
Tome IV,
LI
I
appelés commistaires civils 5 nous avons d'ucusasion conpour rendre compte de leur demandé qu'ils fussent
condaite, et la Condes 1 Voyez ci-dessus le S. XXV du
Laveauz, colonies, , tome VIII, pag. 312. chap. VI, ct les Débats dans
rapportée ci-dessus au S. Voyez aussi la lettre de
laffaire
Rap, de Garran Coulon, LXXXII du chap. VI, Wlitelocke à
Tome IV,
LI
I --- Page 538 ---
(530 )
indignée porta contre cux le décret d'accusation - .
> vention
Loir d'avoir demandé leur mise hors de
>
: demandé
qu'ils vinssent renD la loi, nous avons
positivement sommes bornés là
de leur conduite; nous nous
> dre compte
chose.
la Convention
n'avons pas fait autre
Que
> et nous
cela nous est étranger (1). >
> les ait décrétés d'accusation 3
Une multitude de pièces prouvent au contraire que Page,
et les autres déBrulley, Verneuil, Larchevesqse-Tliband le décret d'accusation conportés, ont effectivement provoqué
dans
civils ; ils s'en sont vantés depuis
tre les commissaires
la mise hors de la loi
divers écrits (2). S'ils ne demandèrent pas
le décret d'accusation, 3 il est certain qu'ils
en mêmc temps que
ils sollicitèrent lexécution
en frent la demande expresse quand
la dénégation faite à cet égard
de ce décret I 3).I Lorsqu'après
les
les colons dans les Débats > Sonthonax eut annoncé preupar
administrer, Verneuil déclara qu'iz se souves qu'il pouvoit demandé la mise hors de la loi (4). Il avoit
venoit d'avoir
fait la même reconnoissance dans un pamphlet qu'il pudéja
l'arrivée des commissaires civils en France.
blia peu après
de la catastrophe du Cap,
Il y déclare K qu'à la nouvelle
Débats dans l'affaire de Saint. Domingue 3 tome I, page 173 et 177,
16 et 17. Voyez aussi l'écrit intitulé: A la Convention nationale.
tome IX, P.
a
signer au ciroyen
Réponse de Page et Brilley aux cai lomnies qu'on fait
Belley, P. 19.
à Billaud - Varennes et à Couthon, du 24
2 Lettres de Page et Brulley
frimaire an 2. Autre des mêmes à Robespierre, , du 14prairial..
Débats dans l'affaire des colonies, tomell, P. 220. Voyez aussi la P. 29
du tome I.
4. Débats susd., tome IlI, P. 38.
ponse de Page et Brilley aux cai lomnies qu'on fait
Belley, P. 19.
à Billaud - Varennes et à Couthon, du 24
2 Lettres de Page et Brulley
frimaire an 2. Autre des mêmes à Robespierre, , du 14prairial..
Débats dans l'affaire des colonies, tomell, P. 220. Voyez aussi la P. 29
du tome I.
4. Débats susd., tome IlI, P. 38. --- Page 539 ---
les colons
(531 )
réunis avoient
> tionale, et
présenté une
> hors de la demnandé que Poluerel et pétition à la Convert
> qu'il étoit loi (1) >. Brulley est aussi Sonthonax feszere mis
maux
possible que les colons,
convenu pour lors
que les
, dans le
>
commissaires civils
sentiment des
mingue, dans un
avoient causés à
> mise hors de la moment d'explosion eussent Saint-DoD pétition
loi, et qu'ils
demandé leur
(2). >. On cite
l'eussent consigné dans
trait du Moniteur du elfectivement dans les
une
les colons de
mois de nivôse an 2, ou il Débats un exs mandent Sainr-Domingue qui se
est dit, que
que
tronvent à
B de lu loi, Sonthonax, Polverel et
Paris a déct que leurs
Delpech soient
> vonés
actes soient
ris hors
(3) >. Un mois après,
formellement désapétition semblable à la
Page et Brulley firent
sussi le décret
Convention nationale,
une
Polverel,
d'accusation contre les
en demandant
Sonthonax et
prétendus
> le charme
Delpech; ( Faites
complices de
religieux dont
tomber,
* litique ; dészvouez
les environne leur dirent-ils,
kors de la
leurs actes 3 dites qu'ils caractère poloi,ce que leurs
sont tous trois
cusation, , et vous verrez complices soient
* à leurs pieds
mille bras que le décrétés d'ac-
> s'élever pour les
respect
se
demande retrouve
immoler
enchaine
aprés
dans une
(4) >. La même
contre le traîté
protestation faite
souscrit, au nom des
quelques jours
colons, avec l'An1 Réponse des celons de
thonax, signéc, Belley. Saint-Domingue à P'adresse de
2 Débats dans
Polverel et Sonpag. 20, du tome l'affaire I. des colonies 7 tome II,
3 Ibid.
pag. 290, Voyez aussi Ia
Tomell, P. 37 et 38.
4. lbid. Pétition des colons
de
Sain-Domingue, > du 14
plaviôse an *
Lla
un
quelques jours
colons, avec l'An1 Réponse des celons de
thonax, signéc, Belley. Saint-Domingue à P'adresse de
2 Débats dans
Polverel et Sonpag. 20, du tome l'affaire I. des colonies 7 tome II,
3 Ibid.
pag. 290, Voyez aussi Ia
Tomell, P. 37 et 38.
4. lbid. Pétition des colons
de
Sain-Domingue, > du 14
plaviôse an *
Lla
un --- Page 540 ---
532)
gleterre, au mois de février 1795(1). Cette protestation
port
lessignatures de Verneuil, Larcieveaqse-Tibaud,
d
Brulley ,
contre - amiral Sercey., et quelques autres (2). Enfin on verr
bientôt que Page et Brulley ont présenté au comité de salu
public cette mesure comme lune de celles qui devoient sauve
Saint-Domingue (3).Dany a même osé ajouter dans les Débats
que les commissaires civils éloient de plein droit bors de la lo
Je soutiens, ya-t-il dit, dans son emponemens.fréndtigue
(4)
* que les forfaits de Polverel et Sonthonax les mettent encot
> aujourd'hui hors la loi vis-à-vis de tous les colons : si nou
> n'attendions pas justice de l'autorité
nous nous Z
)
nationale,
serions faite ily a long-temps. >
9. XXXI.
Page et Brelley firent même tout ce
Nouvelles
qu'ils purent
cette mise hors de la loi fit exécutée
la
pour qu
répandues à
de manière 1: plus ter
cet égard , rible 3 quoiqu'ils n'eussent pu en surpiendre le décret a I
par Page et Convention nationale. Ils écrivoient encore à leurs
Bruiley,
dans réfugiés dans les Etats-Unis
correspon
que tous les colons étoien
autorisés à arrêter Polverel et
Sonthonx,morrs ou vifs (5)
Brulley répétoit Ia même chose dans une letire à un colon d
la parcisse d'Ennery, la même qui l'avoit nommé maire, et
députa ensuite à l'assemblée coioniale : < Vous
guil
apprendrez aver
> plaisir, lui disoit-il, que les dictatears Polverel et Sonthona:
1 Voyez ce traité, €s. VII et XI du chap. VL.
2 Protestation des colons de Sainr -
cote
ventaire des papiers de
Domingtte >
GG. 18, de Pin
Page et Brulley.
3 Voyez ci-dessous le S. XXXVI.
4 Tomell,p.ago.
5 Lettre de Page et Brulley 2ux colons patriotcs réfugiés à
Baltimore et New-York,du 1 acût 1793.
Philadelphic,
Polverel et Sonthona:
1 Voyez ce traité, €s. VII et XI du chap. VL.
2 Protestation des colons de Sainr -
cote
ventaire des papiers de
Domingtte >
GG. 18, de Pin
Page et Brulley.
3 Voyez ci-dessous le S. XXXVI.
4 Tomell,p.ago.
5 Lettre de Page et Brulley 2ux colons patriotcs réfugiés à
Baltimore et New-York,du 1 acût 1793.
Philadelphic, --- Page 541 ---
ont été
( 533 )
décrétés
OU vifs, ainsi d'accusation, ct doivent étre
)
et
arrêtés, morts
Fierville ct
isuelounfuours
Simondés.
adherens,
)
Vous
par les citoyens
nergie de ces deux
connoissez le
a
colons 5 je ne doute
patriotisme etl'éempres-iez de les seconder dans
pas que. vous ne
tout le zèle et
leur importante
vous
lénergie dont
mission avec
Ilr n'est
vous êtes
blia
pasinutile de rémarquer
susceptibles (1). >
encore Ccs faussetés de
que
couleurs
Page et Tingeyha-Boisitre pu-.
spécieuses dont il
Brulley, en leur
D trois commisaires
faisoit un abus si
donnant Ics
3 conau
civils >
dangereur : K Les
et
dit-it, sont rappelés
) déclare promulgué, Un autre décret
par un décret
en état
>
courir
et
également connu les
S2S
d'arrestation,
pour les
ordonne aux
a donc maintenant amener à la Convention
citoyens de
) pour
sans pouvoirs, sans
nationale. Ils sont
agir au nom de
mission, 3
)
la
sans
dit; ce sont donc des Répabfique. Ils n'ont qualités,.
) pateurs de Ia
réfractaires, des rebelles plus de mansouveraineté
et des usurcondamnation est
nationale ! et comme tels
de la nouvelle manifestement prononcée
leur
. peroit la
Constitation : Que tout individu Par T'article 27
souverainert
a hommes libres
soit d l'instant mis à qui usur-
(2), D
mort Par les
Ce vccu des prétendus
se débarrasser de
commissaires de
réussi,
Polverel et
Sune-Domingse pour
sans qu'il-fat besoin
Sonthonax auroit
5. XXXII,
lavoient d'abord
de mise hors de la loi, probablement Iis surprenobtenu > on eit confié
si, comme nentalaConT'exécution du décret vention une
reconnoisLertre de Brulley au citoyen
sance impli2 Journal desr révoletions Laroche, à Ennery , du 10 août
cite de leurs
pctobre 1703.
de la partie frangaise de
1793.
pouvoirs,
Swacbemigen,dest
LI 3
EpAe Suil
mise hors de la loi, probablement Iis surprenobtenu > on eit confié
si, comme nentalaConT'exécution du décret vention une
reconnoisLertre de Brulley au citoyen
sance impli2 Journal desr révoletions Laroche, à Ennery , du 10 août
cite de leurs
pctobre 1703.
de la partie frangaise de
1793.
pouvoirs,
Swacbemigen,dest
LI 3
EpAe Suil --- Page 542 ---
(534)
d'accusation aux colons de leur parti, qu'ils avoient présente
pour cette mission. Page et Brulley ont bien encore souten
dans les Débats, qu'ils n'avoient jamais proposé personne pou
remplir des fonctions publiques à
qu'ils s'
toient
Ssint-Domingue,
seulement contentés de promettre au ministre Dalbarade
sursa demande,de contrôler ceux qu'il
voudroity envoyer 2
de motiver leur opinion cn présence des individus(1); mais
contraire est prouvé par_les Débats eux - mêmes, par les r
gistres de Page et Brulley , et par d'autres pièces qui SO!
également de leur fait. On y voit qu'ils s'étoient arrogé
direction de toutes les affaires qui concernoient les coloni
ct Saint - Domingue en particulier; qu'iis profitèrent même
l'espèce de crédit que l'accusation de Polverel et Sonthon
leur avoit donné > pour surprendre à la Convention nationale ul
recennoissance indirecte de leur qualité de commissaires (
Saint - Domingue. Un décret rendu,sr la proposition d'u
membre, aux premières nouvelles de l'incendie du Cap, re;
voya au comité de salut public une lettre ot les commissair
de Saint - Domingue demandoient des secours pour les colo
qui s'étoient réfugiés dans les Etats- Uris après cette cata
trophe. Lc même décret ordonna aussi, K Que le ministre
> ia marine se concerteroit avec les mémes commissaires Si
> lcs mesures à prendre pour le transport de ces infortunés
n soit en France, soit dans les colonies (2). 9
1 Débats dans l'affaire des colonies, tome II, P. 271 et 272,
2 Extrait des registres de la Convention nationale, du8 septembre 179
Débars dans l'affairc des colonies, 2 tome III, P. 313 et 314. Avis importa
aux colans de Saint-Domingue, , par Page ct Brullcy. Proces-verbaux dc
commission de Saint-Domingue, > du 24 frimaire an 2,
unés
n soit en France, soit dans les colonies (2). 9
1 Débats dans l'affaire des colonies, tome II, P. 271 et 272,
2 Extrait des registres de la Convention nationale, du8 septembre 179
Débars dans l'affairc des colonies, 2 tome III, P. 313 et 314. Avis importa
aux colans de Saint-Domingue, , par Page ct Brullcy. Proces-verbaux dc
commission de Saint-Domingue, > du 24 frimaire an 2, --- Page 543 ---
(535 )
comité
surpiirent au
après, Page et Brulley
fait sur lcurs
Peu de temps
évidemment
marine et des colonies an rapport
rendus contre lcs
de
les décrets d'accusation
à la
notes, oi, d'après
députés; on pioposoit lieu à
commissaires civils et Ics vingt-deux qu'il n'y avoit pas
nationale de déclarer
Gervais, LarConvention
Verneuil, Fournier , Baillio,
Bardetinculpation contre
Raboteau , Galibert,
un
chevesque : Thibaud, Daugy, qu'il leur seroit accordé
Fromenteau et leurs codéportéss leur
à Saint-Domingse
francs par jour, et
passige d'ailleurs la fasecours de cing
en leur réservant
les auteurs
aux frais de la République,
contre
inen dommapeciaitus fut ajourné
culté de se pourvoir
Mais ce projet
de
faunteurs de leur déportation.
au comité
et
général demandé
définiment jusqu'après en rapport
lcs colonics (1).
d'après le
salut publicsur
néanmoins le moyen,
trouvèrent
de comPage et Brulley
implicitement leur caractère demandes
décret qui reconnoissoit
presque toutes les
missaires, de se faire renvoyer sollicitassent des secours,soit
formées par les colons , soit qu'ils
Ils se frent pareillement
voulussent retourner en Amérique. le ministre les dequ'ils
le comité de marine et par Ils luttèrent même
renvoyer par
de résidence des colons.
des affaircs
mandes en certificats
contre le ministre dans leur
avec une sorte d'opiniltreté voulut pas se mettre
qu'il ne
que lui demanétrangères 2 parce
des passe-ports
Etatsdépendance pour la délivrance
par les
vouloient aller à Saint-Domingse
doient ceux qui
des colonies frangaises , par Martel. aussi
général sur lcs déportés
du 2 octobre 1793. Voyez
1 Rapport de la Convention narionale, salur public, du 25 nivèse an 2x
Proces-verbale et Brulley au comité de
la lettre de Page verbaux dudir jour.
LI 4
etleurs procès
passe-ports
Etatsdépendance pour la délivrance
par les
vouloient aller à Saint-Domingse
doient ceux qui
des colonies frangaises , par Martel. aussi
général sur lcs déportés
du 2 octobre 1793. Voyez
1 Rapport de la Convention narionale, salur public, du 25 nivèse an 2x
Proces-verbale et Brulley au comité de
la lettre de Page verbaux dudir jour.
LI 4
etleurs procès --- Page 544 ---
(536)
Unis (1). Enfin, pour consolider leur
le centre de tout
auforité, en se rendar
ce qui étoit relatifaux colonies, ils formèrer
autour d'eux ure espèce de club de colons
assembléc de notabies
7 OH plutôt un
3 qu'ils réunissoicnt dcux fois
décade
4 soit pour apprendre ce qui seroit déterminé ( par
>
soit
par Page
Brulley),
pour se faire respectivement part des not
> vclles que chacun reroit dans Je cas de recevoir relative
> ment à la colonic (e). ) Ils dirigeoient auesi toutes les en
treprises qui avcient pour objet des fournitures relativesà Saint
Domingue (3).
6.XXXUIT.
Les prétendus commissaires de Szint-Domingue n'avoient
pa
Ilsfont nom- même attendu l'espèce de reconnoissance de leur
mer des co- avoient
autorité, , qu'il
Jons pour
surprise à la Convention, , pour s'entreméier de tous le
exécuter le choix relatifs à Saint-Domingue * qui se faisoient dans Jes bu
décret d'ac- reaux de Ja marine. Ils firent charger de
cusation.
plusicurs missions pcu
Saint-Domingue ou les Etats-Unis, divers colons qui étoien
cn relation avec eux, tels que Fournier, Elias Turninger, Cardos
Saint-Laurent, etc. (4). Iis Froposérent successivement pou
les places de gouverneur de Saint
Domingue, 2 et de commandan
1 Procès - verbaux de ia commission de Saint- Dominguc, du mois de
septembre 1793. Lertre du ministre des atfaires étrangères aux commissaire
de Saint-Domingur, du 13 aoit. Voyez aussi les procès-verbaux de la com
snission de Saint. Bomingue, des 16 et 17 nivôse an 2.
2 Procès-verbaux de la commission de Saint-Domingus, des 25 frimaire
17 pluviôse et 20 nivôse an 2.
3 Voyez lesdits procès-verbaux passim, et Farticulièrement ceux dcs 16 ct
17 pluviôse an 2.
4 Voyezles procèr-verbaux des commissaires de Saint-Domingue - passim ;les
Débats dans Paffaire des colonies, tome VIII, page 255, cttome IX,
:
les lettres d'Honoré Guérin, à Page et Brulley, des 18 ct 20 pluviôse page an 37 2.
nivôse an 2.
3 Voyez lesdits procès-verbaux passim, et Farticulièrement ceux dcs 16 ct
17 pluviôse an 2.
4 Voyezles procèr-verbaux des commissaires de Saint-Domingue - passim ;les
Débats dans Paffaire des colonies, tome VIII, page 255, cttome IX,
:
les lettres d'Honoré Guérin, à Page et Brulley, des 18 ct 20 pluviôse page an 37 2. --- Page 545 ---
(537 )
qui
des colons de lcur parti,
de la colonic,
ie décret d'accues trois provinces
d'exécuter
evoient, avant tout, se charger Ils indiquérent d'abord pour
uion contre Polverel et Sonthonax. ct ce même Fierville (),
ette mission un colon nommeSimondise du Sud cn 1790, avoit interétoit commandant
et soulevé toute cette
ai, loraqu'it
du pouvemenente
(2). Fierville
epté les dépèches l'assemblée de Saint-Marc
rovince en faveur de
desa mauvaise santé,
refusé cette mission sous prétexte
Pun des quatreyant
pour le remplacer, prononcé pour
age et Brulley proposérent
s'étoit le plus
nommé Demun 1 qui
de St.-Marc (0);
ingt cinq - de la colonic dans Vas asemblée
formel et
indépendance
en même temps le rappel - amiral
ils demandèrent
3 du contre
t depuis
du général Laveaux, ainsi
de
nème Tarrestation
de la France ,
que.calle que
Cambis et des autres agens
et de divers
Rommerdetenaiee
famecourt, Decoigne
confondre avec ces agens, quoiquils ordonné
Page et Brulley feigmoientde et Sonthonax en avoient
sussent bien que Polverel égalementquel Demun etSimondès,
arrestation : ils demandoient Folverel et Sonthonar 2 fussent autosaisissant les papiers dc
servir contre
:
des pièces qui pourroient
à Saintrisés à faire le triage
et à décharge, qw'onlsissit
civils à charge
les commisaires
au ministre de la marine.
des commisaires de Saint- Domingue et suiv. 5 tome III ,p.3 334.
Notes Pafaire des colonics, rome Il, P. 238 277 et suiv.; les procès verbaux
Dibats dans) tomél, P- 20 5 le tome I1,P. frimaire an 23 la lettre de
Vorez aussile de Saint- Domingue , du 11
5. XXXI, et celle
de la commission Roche, du 10 août 1793, di-demmsrapponise S. XXXVIL.
Brulley à la
du :
,cidesous
et
de Hugues à Page et Brulley, du tomc 1, SS. XXVII, XXXI, XXXII
ci-dessus le chap. V
2 Voyez
XXXUI.
de lui ct de Th. Niiller,tc.
3 Voyez divers pamphlets
lettre de
Vorez aussile de Saint- Domingue , du 11
5. XXXI, et celle
de la commission Roche, du 10 août 1793, di-demmsrapponise S. XXXVIL.
Brulley à la
du :
,cidesous
et
de Hugues à Page et Brulley, du tomc 1, SS. XXVII, XXXI, XXXII
ci-dessus le chap. V
2 Voyez
XXXUI.
de lui ct de Th. Niiller,tc.
3 Voyez divers pamphlets --- Page 546 ---
538 )
Domingue ec ceux de ces papiers qui,
> direct avec Polverel
n'ayant pas un rapp
et Sonthonax, pourroient servir
> colonie >. Ils proposoient de faire le
à
présence des commissaires
triage 3 non pas en
civils > mais en
et
concert
présence
avec les autorités constituées de la colonie;
certain d'enlever à la métropole la connoissance de
moy
pièces qui auroient pu lui donner des lumières
toutes
aux accusés celles
sûres, et d'ôi
qui auroient été les plus nécessaires
leur défense.
po
Voicila partie la plus importante de cctte
tous les actes de Page et
note, qui,comr
Brulley, est conçue avec un artifi
très-insidieux. K Le citoyen Fierville ne
à
>> sa mauvaise
pouvant, cause
santé,se porter à Saint-Domingue, les comm
> saires de cette colonie proposent au ministre de la
>> le citoyen Demun, connu à Saint
mari
> tachement à la
Domingue par son
révolution, par l'estime ct la confance
s il jouit dans toute la
et
do
colonie, par seS connoissances
> litaires.
m
>
- . Les commissaires de
> estiment qu'il seroit instant que le ministre de Saint-Domings la marine
D pelât les citoyens Lassalle, commandant la
ra
>> l'Ouest,
province 4
Lacaus,commandant celle du
>
Norl,Jumécour
Decoigne 3 Lopinot, Coustard, Villars, , tous trés-connu
)) par leurs principes contre - révolutioaires,
>> compte de leur conduite à la Convention
pour rends
nationale.
>
- Il seroit nécessaire que les
>
pouvois
temporaires accordés aux citoyens Demun et Simondès eus
> sent pour durée le temps mécessaire pour mettre en
> ta:ion les complices dc Sonthonax
arres
et Polverel, qui n
umécour
Decoigne 3 Lopinot, Coustard, Villars, , tous trés-connu
)) par leurs principes contre - révolutioaires,
>> compte de leur conduite à la Convention
pour rends
nationale.
>
- Il seroit nécessaire que les
>
pouvois
temporaires accordés aux citoyens Demun et Simondès eus
> sent pour durée le temps mécessaire pour mettre en
> ta:ion les complices dc Sonthonax
arres
et Polverel, qui n --- Page 547 ---
(5 539 )
manqueroient colonic.
pas de sc venger par Ia destruction
de la
>> Si le général Galbaud n'cst
gouvernemènt de cctte
pas à Saiat-Domingue, le
provinces du Nord, du colonie Sud se trouve vacant; les trois
dénuécs de leur
et de POuest sont également
restation demandée commandant des
militaire, par la suite de l'arsuite de l'absence du citoyens Laveaux et Lassalle, et par
citoyen
séquence, les
Nomtenquioau-Pecmse, En con-
)
commissaires de
au ministre de la marine de Saint-Domingue proposcront
poraire de cette
pourvoir. au gouvernement temp des mesures
colonie, 2 jusqu'à ce qu'il puisse prendre
ultérieures.
p5 Il seroit aussi néceseaire
maritimes,
que le commandant des
Cambis, fût
forces
> plice des accusés;
remplacé, attendu qu'il est com-
> De nommer pour commandans
> le citoyen d'Assas,
de la province du Nord
>
pour la province de
Demun, et le citoyen
l'Ouest le, citoyen
> desforces navales. Ils
Simondès pour le commandement
> commander dans le Sud, proposerone le cizoyen Fierville pour
> d'aller à Saint-Domingue. lorsque sa santé- lui Permettra
s Le ministre est invité à donner
Simondés toute la Jaticude
aux citoyens Demun et
saisir les archives et
nécesasire pour qu'ils
Sonthonax
tous les autres papicrs des
puissent
et Polverel, tant ceux qui leur commisaires
que ceux qui sont relatifs à
sont personnels
)) en' étre fait
la commission, pour
>> les auorités Par eux en présence et concurremment inventaire
légalement
avec
D les citoyens Deman
constituées. Il sera nécessaire
ct Simondès fassent suivre
que
Sonthonax et
re BHEN
saisir les archives et
nécesasire pour qu'ils
Sonthonax
tous les autres papicrs des
puissent
et Polverel, tant ceux qui leur commisaires
que ceux qui sont relatifs à
sont personnels
)) en' étre fait
la commission, pour
>> les auorités Par eux en présence et concurremment inventaire
légalement
avec
D les citoyens Deman
constituées. Il sera nécessaire
ct Simondès fassent suivre
que
Sonthonax et
re BHEN --- Page 548 ---
( ( 540 )
D Polverel de ccux dc leurs papiers
pouvant servir coni
> eux à charge et à décharge ; comme aussi il
> de déposer en lieu stir d
sera nécestai
Saini-Domingue ceuic de ces
>> piers qui, n'ayant pas 2L72 rapport direct avec
p
> ee Sonthonax , pourront servir d la colonie
Polver
(1). >
Page et Brulley obtinrent da ministre Dalbarade tout ce qu'
demandoient : Simondès et Demun furent envoyés à Rochefor
oi l'on équipa 'une frégate pour lcs porter à
Ils étoient déja embarqués, quand des
Saint-Domingu
obstaclefimprevus, do
on ne connoit pas bien la nature 9 peut-être la division
commençoit à se manifester entre Ics nembres des comités 9 d
gouvernement, fit encore ajourner cette expédition
$. XXXIV,
(2).
Publication Cependant, les prétendus commissaires de Siint-Dominge
de leur sys- s'étoient crus assez forts pour
même
tême surl'in- leurs
manifester,
officiellement
dépendance
voeux sur l'indépendance des colonies. Ils avoicnt d'abor
des colonics. suivi les conseils prudens ou timides de Th.
Millet, qui, e
s'entretenant de cet objet avec Clausson, le trouvoit bien de
licar à traiter. Th. Milletavoi: ajouté : * Oui, sans contredit
> il faut cbtenirie régime intérieur; mais ilfant avoir lha
> bileté de le faire demander par d'autres
(3) >. On voi
dans les procès-ve:baux de la prétendue commission de Saint
Domingue que Page tâcha cfiectivement de faire accueillir se
opinions sur le système colonial à plusieurs représentans du
J Débars dans l'affaire des colonics, tomell > pag. 277 et suiv.
auss
le tome III, P. 37.
Voyez
2 Débats dans' l'affaire des colonies, tome I, P. 20; tome IX > P. 17 et 18
procès-verhaux de la commission de
de Victor
à
Saint-Domingue 2 des
Lertr
Hugucs Page ct Brulley, du 15 pluviose an 2. Autre de Simonde
aux mêmes, du 14 semprebre 1733.
3 Lettre de Th, Millet à Clausson, datéee Baltimore , le3 octobre 1793
37.
Voyez
2 Débats dans' l'affaire des colonies, tome I, P. 20; tome IX > P. 17 et 18
procès-verhaux de la commission de
de Victor
à
Saint-Domingue 2 des
Lertr
Hugucs Page ct Brulley, du 15 pluviose an 2. Autre de Simonde
aux mêmes, du 14 semprebre 1733.
3 Lettre de Th, Millet à Clausson, datéee Baltimore , le3 octobre 1793 --- Page 549 ---
(541 )
Euple. Dès avant le décret
osé le rappel dés commissaires d'accusation, il leur avoit
: quelques membres de la
civils, l'envoi en leur place proJon d'une assemblée
Convention nationale, la focmaS rapports que la coloniale, qui auroit avec la France
rec les autres
législature de la Caroline da
la
Etats-Unis, ( ou enfin, ce
Nord avoit
formation d'une
quiseroit plus simple,
Nice, etc. (1) >. Convention, comme au Miont Blanc
s esprits à cette Brulley et lui avoient eu soin de
à
imphiets
idée, en l'insérant dans la
préparer
rit
politiques. Page les avoit sur-tour plupart de leurs
Publié vers le mois de mars
développés dans un
ste haine qu'on avoit
1793, oi il se
re
en France contre
prévaloit de la
qu'on ne pouvoit pas
rce
s'y méler du Ferelarage, pour
qu'on ne pouvoit, ni détruire régime des colonies,
utoriser; qu'on ne Pouvoit
l'esclavage des négres 1 ni
issement graduel sans
pas même décréter T'affranent lesclavage. II
consacrer implicitement o1
déclarer
proposoit néanmoins dans
expliciteoitde que ZOLE homme libre dans les ce même écrit
erté cité,enfin il y
colonies avoit le
et de l'égalité, En invoquoit abusant sans cesse les maximss de la
S nations, il
du principe de
uple à part, posoit en fait que chaque colonie Tindépendance
: telle
qui avoit sa
formoit un
forme. de gouvernemene souversineté, gui pouvoit se donconcluoit que tout
gui Zui seroit
colonics étoit
ce que la France devoit convenable, Il
ur y
d'opvoyer des commissaires
faire pour
convoquer une
dans
roit la
Convention
chacune,
voir conatitution, afin que le particulière > qui en rédiacceptée, piit faire
peuple de la
Zn pacte dunion, colonie, après
d'amirié et de
Procèe-verbaux de la
p3, cote) EN 18, de Piaventaire commision de
du
de Polyerele Salat-Domingue, et Sonthonax,
13 févricr
BHINA
opvoyer des commissaires
faire pour
convoquer une
dans
roit la
Convention
chacune,
voir conatitution, afin que le particulière > qui en rédiacceptée, piit faire
peuple de la
Zn pacte dunion, colonie, après
d'amirié et de
Procèe-verbaux de la
p3, cote) EN 18, de Piaventaire commision de
du
de Polyerele Salat-Domingue, et Sonthonax,
13 févricr
BHINA --- Page 550 ---
(542 )
commerce avec la France.. Ce pamphlet constate si bien 1
vues des prétendus commissaires de Saint - Domingue et
leur parti, qu'on ne croit pas pouvoir se dispenser d'en 11
sérer ici le texte entier.
Réfexions sur les colonies.
S. XXXV.
( Toute autorité qui ne base pas ses opérations sur des
Ecrit de Page > cipes généraux marche au despotisme si elle
pri
à ce sujer,
ne touc
> à sa dissolution.
>> La Convention nationale a consacré la liberté, l'égal
> des hommes.
> Les hommes des colonies diffèrent entre eux par let
formes; mais ils naissent tous libres et égaux en droi
> La Convention ne peut s'occuper de la législation C
colonies sans s'occuper des hommes qui les habitent.
> Elle ne peut sans crime consacrer leur esclavage.
> Elle ne peut méme décréter leur affianchissement g'
a duel; car alors elle consacreroit implicitement ou
a
expli
tement l'esclavage.
> Si les hommes ont des droits à exercer, les peuples o
> aussi les leurs,
> La Convention a déclaré que la souveraineté est inh
> rente à tous les peuples.
> Les contrées que la France appelle ses colonies n'ont P
> été conquises ; elles n'ont pas été achetées; elles ne
A
pe
vent être Ia propriété de la France, parce qu'un peuple
> peut appartenir à un autre peuple.
> Si- les colonies ne sont pas la propriété de la France, elj --- Page 551 ---
sont donc libres
(543 )
reat les unir à la d'émettre France. leur vau sur les rapports
qui
*
doiLes amis et lcs ennemis de la
Hans les colonies avec
révolution
o Leur haine
plus ou moins de entrechoguent
Va toujours
violence.
Heux partis ne, servira croissant, et les succès de l'un
noyens extraordinaires. qu'a faire prendre au plus foible des
armés
-Alorsles hommes
des
par-tout, et bientôt, comme
non libres seront
borgeront eux-mêmes sur les
en Afrique, ils
- La Convention
cadavres de leurs maftres. s'entrépassions de tous : elle nationale doit ménager les
iliateur.
doit placer entre cux intérêts et les
son caducée
- Les hommes
contreront
libres réunis, les hommes
facilement dans
non libres rentrepéens
l'ordre, et
Jeutene périrone sur les plages de cinquante mille Euroen Faire la conquét.
Saine-Doningae , s'ils
Si les aristccrates de la
es colonies; si les hommes Gironde ne vouloient
ris ou trompés
à grands principes
opprimer
Neclateroit: Par cette tourbe
n'étoient asserliberticide, la
Convention
1. Que les colons
le libre exercice de la ont, comme tous les autres
2. Qu'its
souveraineté;
peuples,
ui leur sera peuvene se donner telle forme de
coavenable,
A cet effet eile
gouvernemene
1. Que
décréteroit :
chaque
aises, et de toutes municipalité de chacune des
celles od se
colonies franNépubtique ,
porteront les armées
:n assemblées convoquera les citoyens de son
de la
primaires.
artondiasement
TESHIN
ice de la ont, comme tous les autres
2. Qu'its
souveraineté;
peuples,
ui leur sera peuvene se donner telle forme de
coavenable,
A cet effet eile
gouvernemene
1. Que
décréteroit :
chaque
aises, et de toutes municipalité de chacune des
celles od se
colonies franNépubtique ,
porteront les armées
:n assemblées convoquera les citoyens de son
de la
primaires.
artondiasement
TESHIN --- Page 552 ---
( I 5 544) )
* 2. Que tout homme libre âgé de 21 ans est habile
> voter et éligible.
> 3. Que chaque assemblée primaire nommera des
> à une Convention.
dépu
> 4. Que chaque paroisse fournira le même nombre de
> putés qu'elle avoit à l'assemblée coloniale
préexistante.
>' 5. Que là ou il n'y aura pas eu d'assemblée colonia
>) on basera la représentation sur le centième de la
> tion active.
Popu
> 6. Que la convention de chacune des colonies éme
A son voeu sur la nature et la forme de gouvernement
apj
p cable au pays qu'elle représentera.
> 7. Que son voeu sera soumis à la délibération et
D
bation de tous les citoyens réunis en assemblées primaire app
> 8. Que le vaeu énoncé par la majorité des citoyens
> respecté et sacré.
) 9. Qu'il sera accordé amnistie pour tous les délits P
> tiques commis dans les colonies.
> 10. Que la Convention enverra des commissaires dans
> que colonie, pour maintenir la liberté des opinions et
> sufrages.
> 11. Que devant les commissaires, toutes les autorités
> meureront suspendaes., jusqu'a ce que le peuple ait rai
> le voeu émis par la convention de la colonie.
sa 12. Que le voeu de chaque paroisse sera compté
> raison des députés que chacune aura fournis à la conv
> tion.
> 13. Que toutes les difficultés qui pourront s'élever
ra des commissaires dans
> que colonie, pour maintenir la liberté des opinions et
> sufrages.
> 11. Que devant les commissaires, toutes les autorités
> meureront suspendaes., jusqu'a ce que le peuple ait rai
> le voeu émis par la convention de la colonie.
sa 12. Que le voeu de chaque paroisse sera compté
> raison des députés que chacune aura fournis à la conv
> tion.
> 13. Que toutes les difficultés qui pourront s'élever --- Page 553 ---
la
(545)
représentation des paroisses,
tion de la colonie elle-méme. seront jugées par la conven-
> 14. Que les dettes
nies ou leurs habitans publiques ou privées, que les coloblique ou avec les auroient Pu contracter avec la
dans les délais
citoyens français 3 seront
RépuNous
convenus. Alors les colonies diront rembourvées
organiscrons notre
à Ia France :
vous.
régime intérieur
exclasivement à
D Nous ferons avec
de
vous un pacte
commerce; ; et vous y
d'union, daminit er
frais de protection
trouverez le
que vous
dedommagement des
On voit que cet écrit
Pourrez nous accorder (1). >
ses conrtisutionnelles avoit pris pour modèle les
crétées à T'unanimité que l'assemblée de
fameuses
me
le 28 mai
Saint-Marc avoit
au-dela, Il est
1790 (2), et qu'il alloit
E y étoient
remarquable néammoins que, dane
jointes, 3 Page défendoit
des notes
Ipation d'avoir voulu
cette assemblee de l'inprodiguoit les injures à Tindépendance Brissot
des colonies, et
i avoient fait ce
et aux députés de la
qu'il
perfides,
reproche aux
Girohde,
leur
K
disoit-il,. e
quutre-vingieing.
la vertu, suivez
. . si vous pouvez Hommes
cette faction de
encore fixer
vous, a incendié ses possessions Saint-Mare, qui, suivant
Hance 3 mais que T'orgueilleux pour s'élever à l'indépenBarnave > que T'Assemblée
Réflexions sur les colonies,
Page à la Convention > Par Page. Voyez aussil la minute
baux de la commision nationa'e, du 8 décembre
d'une lettre
ettrede
de
1792 5 les
Brulley à Charles Saint-Domingus, des 13 et nivôse procèspar Et. Feuillant, du 51 février. Villette, du 3 féytier 1793, et lc an 2;
Voyez ci-dessus le
Journal du
Rapport de
tome I, chap. IV, , S. XVII ct suirans,
Garran-Couton. Tome IV,
Mm
sppaeswit
a'e, du 8 décembre
d'une lettre
ettrede
de
1792 5 les
Brulley à Charles Saint-Domingus, des 13 et nivôse procèspar Et. Feuillant, du 51 février. Villette, du 3 féytier 1793, et lc an 2;
Voyez ci-dessus le
Journal du
Rapport de
tome I, chap. IV, , S. XVII ct suirans,
Garran-Couton. Tome IV,
Mm
sppaeswit --- Page 554 ---
(546 1 )
n constituante elle-même ne put trouver coupable pour excu
y ses décrets vexatoires. La faction de Saint- - Marc, la C
) noissez-vous : Tous les patriotes de Saint-Doningue la cC
D posent, et les patriotes possédoient quatre milliards de
> chesses, qu'ils ont sacrifiés, non pas à leur projet d'in
> pendance, mais à leur auachement à la révoluion,
> vous déshonorez -
. . Sije demande
>
aujourd'
que mon P'ys ait le libre exercice de sa souveraineté,
> n'est que parce que vous opinet dans la Convention 1
> tionale (1). >
$. XXXVI.
C'étoit bien évidemment au contraire pour rendre les Co.
Ses iotes nies absolument indépendantes de la métropole que les prét
sur les me- dus commissaires de Saint-Domingue
sure:à pren- de fureur Brissot et les
de la poursuivoient avec t:
dre pours St.-
députés
Gironde. Ils ne cessère
Domingue. de solliciter l'adoption de leurs vues à cet égard auprès
comité de salut public, après le supplice des vingt-deux dép
tés plus instammenr encore qu'auparavant : ils furent seuleme
obligés de mettre, comme l'assemblée de Saint-Marc, qu.
ques modifications en faveur des relations commerciales av
a métropole, dans le besoin absolu qu'ils avoient de ses
cours contre les nègres insurgés (2). C'est ce que l'on voit SU
tout dans des notes qui avoient été demandées à Page et Brr
ley par Te comité de salnt public sur les mesures à prendre po
Saint-Domingue, et dont on a trouvé beaucoup d'exemplain
dans leurs archives, ou dans les pièces qui ont été envoyé
par ce comité à la commission des colonies. On y proposc
I Réflexions susd. sur les colonies, note 7 7 P.IO.
2 Voyez les éclaircissemens sur le paiement à faire des traites tirées
Saint- Domingue 1 Far Dufay, a du 28 pluviôse an 2, P.3er4.
salnt public sur les mesures à prendre po
Saint-Domingue, et dont on a trouvé beaucoup d'exemplain
dans leurs archives, ou dans les pièces qui ont été envoyé
par ce comité à la commission des colonies. On y proposc
I Réflexions susd. sur les colonies, note 7 7 P.IO.
2 Voyez les éclaircissemens sur le paiement à faire des traites tirées
Saint- Domingue 1 Far Dufay, a du 28 pluviôse an 2, P.3er4. --- Page 555 ---
( 547 )
c décréter pour bases d'un
uivans : ( 1. Chaque colonie systême colonial les six articles
administration
fera sa lyislation et
intérieure. 2. Les
réglerason
que colonic seront réglés
rapports extérieurs de chacommerce
par la Convention
entre la France et les
nationale. 3. Le
et exempt de tous droits.
colonies séra franc, libre
révoqués,
4. Tous décrets antérieurs
excepté celLi du 28 mars
sont
positions qui établissent l'égalité
1792, quant aux disde couleur et les blancs. 5
politique entre les hommes
sont mis hois dela loi, 6. Jonthonax, Le
Polverel et Delpech
dra.es mesures
comité de salut public
convenables pour faire
prendécrot, et pour porter secours
exécuter le présent
mingue (1). 33
et protection d Saint-DoOn demandoit dans Ces mêmes
ue des colons
notes lc retour à
civisme
réfugiés en Fiance ou dans les Saint-Dominne seroit pas suspect, la
Etats-Unis, donc
e ceux qu'on retiendroit
séquestration des
régimens
en France: ( Six mille hommes revenus
qui avoient déja passé aux
des
neuvième, ci- devant
colonies, sur-tout le
Tartillerie, des
Normandie; deux mille
armes et des.
chevaur, de
toire composé de douze
approrisionnemensy un direcmées par le comité de salut personnes, dont six seroient nomles colons de
peblic, et les sic autres
hinistration Saint-Domingue >. Cc directoire auioit par
suprème de la colonie, mais
l'adconvocation d'une assemblée
seulement jusqu'a
pit le régime intérieur.
représentative, qui en
hent
Malgré sa
réglecombinée que l'autorité des composition mixte, telleagens de la France y auroit
1 Notes relatives aux mesures à prendre
ièes, numéros 9, 10 , 11ct 13, de la pour la colonie de
cs papiers de Page ct Brulley
cote P., numéro Saian-Domirgue, 2 de
> etc.
T'inventairé
Mm 2
lement jusqu'a
pit le régime intérieur.
représentative, qui en
hent
Malgré sa
réglecombinée que l'autorité des composition mixte, telleagens de la France y auroit
1 Notes relatives aux mesures à prendre
ièes, numéros 9, 10 , 11ct 13, de la pour la colonie de
cs papiers de Page ct Brulley
cote P., numéro Saian-Domirgue, 2 de
> etc.
T'inventairé
Mm 2 --- Page 556 ---
548 )
été évidemment nulle à une si grande distance de la
métropolef
Page ct Brulley n'avoient consenti à le
K Si la colonie de Saint
proposer gu'à regre
Domingue,
)
disoient-ils dans leuy
notes, avoit été moins agitée, iZ auroit
d'un
sufi
ou deu
envoyés 2 porteurs du décret ci-dessus; mais cette
est aujourd'hui insuffisante, elle seroit désastreuse mesur
demandoient-ils
> j Aus
qu'après la formation de l'assemblée colonial
la France n'eût à
Saint-Domingue que deux commissaires
veiller aux intérêts de la République,
pou
dans l'intérieur
sans pouvoir s'immisce
(1).
$.XXXVII.
On avoit joint à, ce plan des instructions trés-courtes
L'unedeces les commissaires chargés de les exécuter
pou
mesures est trouve cet article devenu
5 et c'est la qu'o
de corromdepuis si fameux dans les Débats
pre,égorger qui surpasse en immoralité tout ce que les tyrans les
oue empoison- testables avoient osé professer
plus dé
jusqu'alors. Voici le
ner.
tier de ces instructions. a Entretenir
texte en
) hommes libres
l'égalité entre tous lc
sans exception de couleur.
>> Tenir les troupes en haleine, el ne jamais les
> célérité dans l'exécution.
fatiguer
> Entretenir des nègres espions parmi les révoltés
b les blancs qui dirigent leurs
j connoitr
> à prix. CORROMPRE,
mouvemens, mettre leurs tête
ÉCORGEZ OU EMPOISONNER
s Rien n'est plus facile,
leurs chefs
parce que le nègre peut étre
lement fanatisé. Alors il est aussi intrépide
fiaci
> le reste de sa vie.
qu'il est lâche
> Traiter avec lcs révoltés, en jeter deux
> sur la Jamaique. )
ou trois mille
I Ibid. procès-verbaux de la commission de
maire an 2.
Saine-Domningue > du 17 fri --- Page 557 ---
Cet écrit
( 549 )
nais divers fut rédigé Par Page seul en l'absence
exemplaires en furent
de
ey et lui au comité de
remis dans la suite Bralley;
: à
salut public eR
par Brulquelques autres
général, à
a marine
membres en
Robespierre
et à son adjoint
particulier, au ministre de
On trouve l'apostille
Pour la division des colonies
porrompre,
suivante à côté de l'horrible
---
Cet écrit
( 549 )
nais divers fut rédigé Par Page seul en l'absence
exemplaires en furent
de
ey et lui au comité de
remis dans la suite Bralley;
: à
salut public eR
par Brulquelques autres
général, à
a marine
membres en
Robespierre
et à son adjoint
particulier, au ministre de
On trouve l'apostille
Pour la division des colonies
porrompre,
suivante à côté de l'horrible égorger OIl empoizonner,
marime,
semplaires, et particulièrement
dans plusicura de ces
Fegistrement du comité de salut dans celui qui Porte le no. d'enle frimaire 2, On croit
public, 2564, avec le timbre
Srulley. ( Les nègres qu'il est écrit en entier de la main
étonnante les
emploient sur - tout avec
de
poisons que la nature a
ue adresse
Domingnesily en a dont les
prodiguis à Saint.
es prétendas
cftets sont
commissaires de
prodigieu >.
2 cette abominable
Sunt-Doningue avoient Ainsi,
lation lion moins proposition de
ajouté
horrible des facilités Fempoisonnement la
colonie
spécupour son exécution. Il
particulières qu'offroit la
ne s'est point trouvée à
paroît au reste qie celte apostille
produit dans les Débats l'exemplaire signé de Page,
(2).
qui a été
Il étoit impossible
les manceuvres des qu'un machiavélisme si
prétendus
abominable et toutes 4.3XXXVII.
ne Proy ocassent
commissaires de
Divisions
pas enfin
ennement
tre les
Tanimadvetsion SaatDomingue
qui existoit alors. Le
même du
colons
se faisoit chez
rassemblement des
gouver- réfugiés et
Page et Brulley deux fois
colons 3 qui Page et Brulpar décade fut ley,
1 Procès - verbaux de la commission
frimaire et 7 pluviôse an 2.
de Saint13 de la cote P.,
Voyez aussi les pièces, Domingue > des 29 et 30
queiques pièces trouvées numéro 2 de l'inventaire de Page numéross), 10 > 11 ct
dans les
cc Brulley :
2 Voyez le
papiers de Robespierre, duz l'état de
someV,p. 138.
ftimairean3,
Mm 3
ane VIN
ès - verbaux de la commission
frimaire et 7 pluviôse an 2.
de Saint13 de la cote P.,
Voyez aussi les pièces, Domingue > des 29 et 30
queiques pièces trouvées numéro 2 de l'inventaire de Page numéross), 10 > 11 ct
dans les
cc Brulley :
2 Voyez le
papiers de Robespierre, duz l'état de
someV,p. 138.
ftimairean3,
Mm 3
ane VIN --- Page 558 ---
( (550)
dénoncé au comité de streté générale (1). Ce n'étoit prob
blement pas sans raison 5 car on voit que dans une occasic
ou les colons n'avoient pa; obtenu' les éclaircissemens qu'?
demandoient au comité de salut public, Page et Brulley 1
envoyèrenten masse réitérer leur demande à Robert Lindet (2
(
Il n'etoit pas possible non plus qu'une association dirigée par
pareilshommes) pâtlong-temps se maintenir en bonne intelligenc
Plusieurs des colons avoient voulu partager le crédit et l'e
pèce d'auiorité que Page et Brulley s'étoient arrogés. Larch
vesque Thibaud se brouilla un des premiers avec eux. Le clu
des colons des Etats- Unis l'avoit nommément adjoint à Pag
et Brulley pour suivre les mesures qu'ils avoient prises >
particulièrement l'accusation des commisairescivils, avec Daug
et Raboteau , que le club croyoit de retour en France. La
chevesque- Thibaud ne put néanmoins obtenir aucune partic
pation aux travaux des prétendus commissaires de Saint-Do
mingue Page glissa même dans un de ses pamplle
des insinuations propres à le dépopulariser > quoiqu'il edt soi
de les entreméler de louanges apparentes, afin de ne paroitr
pas en contradiction avec celles qu'il. lui avoit ci-devant pro
diguées. L'archevesque-Thibaad essaya de repousser CeS incul
1 Procès-verbaux de la commissien de Sains-Domingue > des 4,5 ct 1'
pluviose an 2.
2 Procès-verbaux susd. 2 du 3 pluviose an 2.
* C'est contre la vérité que ces deux colons annoncérent aux réfugiés
que, suivant leur vccu, ils avoient effec:ivement admis larcheraiqse-Thibaud
à cette participation. ( Lettre de Page ct Brulley, aux -colons patriores réfugiés à Philadelphic, Baitimore ct New-York, du 27 pluvios: an 2. ) Procès
verbaux de la commission de Saint- Domingue, dudit jour.
pluviose an 2.
* C'est contre la vérité que ces deux colons annoncérent aux réfugiés
que, suivant leur vccu, ils avoient effec:ivement admis larcheraiqse-Thibaud
à cette participation. ( Lettre de Page ct Brulley, aux -colons patriores réfugiés à Philadelphic, Baitimore ct New-York, du 27 pluvios: an 2. ) Procès
verbaux de la commission de Saint- Domingue, dudit jour. --- Page 559 ---
(551 )
rations dans une lettre aux comités
qu'il fit imprimer
de marine et des
(1).
colonies,
De son côté, Victor
Hans une de ses
Hugues se plaignoit à Page et
de
lettres, d'avoir été
Bralley,
tun; ce qu'au lieu de
calomnié et bufoué par
leur avoit
répondre aux lettres
écrites, K ils
précédentes
a son absence
s'étoient attachés à le
qu'il
:
déchirer
3 clusion
. . qu'ils
depuis
en partant de la
avoiène voulu avoir
> brage de tout
colonie, et
l'exce que les
qu'ils prenoient omD que c'étoit un despotisme autres pouvoient dire ou
D qu'ils avoient fait
insupportable Pour
faire;
le diable
lui; . e
b mission d'arrêter
pour empêcher
Polverel et Sonthonax
qu'il n'eit la
Dans une de ses lettres
(2). >
s'étoit plaint fortement précédentes, le même Victor
des liaisons de
Hngues,
Page et
satre-revolutionnaiter de
Brulley avec les
> citoyens, leur dit-il, Saint-Domingue, a Il me semble,
> qu'a l'amour
qu'il vaut mieux
s
-
sacrifier à son
> deurs de
propre s et pour vous
Pays
Saint -
montrer les
>
ne
les braves
Domingue, vous deviez
ambassadéfenseurs de cette
pas faire trouver
> puis long -
colonie avec ceux
)
temps 2 se sont couverts d'un
gui, dedétruire, , et qui J travaillent
masque pour la
> d'après l'aveu de l'un de
encore en ce moment, méne
vous ). Victor Hugues
ajoutoi
I Procès-verbaur de la commission
pluviôse an 2. Lettre de ladite
de Saiat-Domingue > dcs .
Etars-Unis , dud. jour.
commission 1 au colons réfugiés dans le,
désastres des colonics Daveloppemene des causes des troubles
S
Lettre de Larehevesque- françaises, Par Page, P. 58, 50,61,0, Ct des
réunis , du 17 seprembre Thihaud, aux comités de marine et des 63ct 65.
Hagues,
1793, P. 1,
colonies
Page ct Beulley, du 28 nivôse 2,3, 29 2 ctc, Autre de Victor
2 Lettre. de
an 2,
Hagaeriage et
Brulley, 2 du
Mm 4
EMRRANIN
que- françaises, Par Page, P. 58, 50,61,0, Ct des
réunis , du 17 seprembre Thihaud, aux comités de marine et des 63ct 65.
Hagues,
1793, P. 1,
colonies
Page ct Beulley, du 28 nivôse 2,3, 29 2 ctc, Autre de Victor
2 Lettre. de
an 2,
Hagaeriage et
Brulley, 2 du
Mm 4
EMRRANIN --- Page 560 ---
552 )
par post-scriptum : G Suivant ce projet, vous devriez
D huit jours de plus à inviter nos amis de la
attend
>
Croix-des-Bo
quets, , qui sont à Tours , à Nantes, dans l'armée des
> voltés à la Vendée et à
Coblenty (1):x > Peu
nouvelle de l'incendie du Cap, la sincérité de
après
lui permit pas de dissimuler à
ce colon, 3 I
Page et Brulley ce qu'il
st
les risques qu'ils faisoient courir a la colonie
pensoit
parleurs
et leur
manceuvre:
aveuglement sur son véritable état. (C
D disoit-il,
Appelez, let
Larchevesque auprès de vous. Il
99 ques avis dans ces circonstances
pourra ouvrir que
critiques. Unissez
> oubliez les petites querelles, qui
vous
> la perfection
trop souvent ne font qu
que nous n'avons pas 9 et que nous
> trouver chez les autres. Je crois
voudrion
que votre
b mais été si
position n'a ja
critique, , et que jamais vous n'avez eu tant
D besoin d'agir, ou nous sommes à jamais ensevelis.
de
(2). >
Enfin, Victor
s. XXXIX.
Hugues rappeloit dans cette lettre ce
Lettre
à
qu'or
de commençoit déja répandre dans toute la
Victor Hu. plus compter sur les colons blancs de France, qu'on ne pouvoir
gues, surle toient les nègres affranchis
Saint-Domingue 5 gue c'é
patriotisme
par Polverel et Sonthonax
des nègres. doientl le Cap ; que, dans leur enthousiasme
qui défen
qui dura
pour la République
jusqu'àla nouvelle de l'accusation portée contre les commissaires civils, ils battoient par-tout les Espagnols;
indiquoit en eux les sauv eurs de la colonie; qu'ils la
que tout
à la métropole, en dépit de tous les efforts de conserveroient
l'Angleterre et de
PEspagne. ( Ce n'est point, dit-il, les nègres révoltés
qui sont
1 Lettre du même aux même, du 11 mai de l'an 2.
2 Autre du même à Page, du 7 septembre
aussi
même à Page et Brulley, du 28 nivôse
1793, Voyez
celle du
an 29
urs de la colonie; qu'ils la
que tout
à la métropole, en dépit de tous les efforts de conserveroient
l'Angleterre et de
PEspagne. ( Ce n'est point, dit-il, les nègres révoltés
qui sont
1 Lettre du même aux même, du 11 mai de l'an 2.
2 Autre du même à Page, du 7 septembre
aussi
même à Page et Brulley, du 28 nivôse
1793, Voyez
celle du
an 29 --- Page 561 ---
D
)
au Cap;ce sont les
9 làches maîtres
nègres domestiques, abandonnés
, qui, pour vouloir tout
par leurs
battre, ont tout perdu et se sont laissé conserver et ne pas Sc
domettiques, dis-je, qu'on a formés
assassiner; ce sont CoS
succés contre les révoltés etl les en aréginem.etquientesd des
qu'ax niom seulde
Espagnols. Un; pairiote
soient
patrie et de la
m'aassuré
plus de dangers CÉ se
Ripublicue, ilsnie connoisjuillet, jour de l'affaire du batroientcomne des lions. Lc 1O
tous les officiers des
camp dc la Tannerie,
gnol. La
troupes de ligne ont
presque
troupe a lâché le
passé chez TEsparemporté la victoire
pied, et Ces mèmes
et ont
nègres ont
fissent fusiller six blancs exigé que Polverel et Sonthonar
danger qu'il y auroit Pour avoir laché le pied. Jugez du
la prudence dans talapprendre tous ces détails
tout
tout ce que vous
; consultez
ce que je vous dis, qui
feroz; mais compeeg sur
est bien coupable d'avoir
est la vérité mémie.
habitans
fait piller le
et
Galbaud
; mais les habitans de
Cap assassiner les
été aussi bien lâches. Je
cette iouvelle Sodome ont
voir ( Par les événemens vous l'ai toujours dit,et vous devez
connoissois bien le
qui ont suivi mon départ)
caractère des
que je
pour ne pas vouloir se
habitans de Gap,
baud et des
battre, iis ont été la victime puisque,
marins, et des
de Gal
qui les ont sacrifiés. Ainsi commisesaires, et des mulâtres,
Prennent aucun parti dans périssent tous lcs lâches
exemple
une révolution : mais
qui ne
pour notre Pays (1)! e
quel funeste
Victor Hegues avoit
olons au mois de fevrier dès-Iors dénoncé le traité fait par des
1793, pour livrer Saint
S. XL.
Nonvelles
I
Domingue
Lettre du même à
de la' trahis
imondès au même Page, du 7 sepsembre
son du Mole
> du 8 septembre.
1793, Voyez aussi celle de et de Jerémic,
pEl a ANIN
une révolution : mais
qui ne
pour notre Pays (1)! e
quel funeste
Victor Hegues avoit
olons au mois de fevrier dès-Iors dénoncé le traité fait par des
1793, pour livrer Saint
S. XL.
Nonvelles
I
Domingue
Lettre du même à
de la' trahis
imondès au même Page, du 7 sepsembre
son du Mole
> du 8 septembre.
1793, Voyez aussi celle de et de Jerémic,
pEl a ANIN --- Page 562 ---
(4 554 )
à T'Angleterre (1). Les nouvelles qu'on cut peu de temps apr
de la trahiscn de Jérémie et du Mole, qui en fut las suite, I
justifiérent que trop ce qu'il avoit annoncé 2 et commencère
enfin à dissiper les illusions dont les prétendus commissair
de Saint - Domingue avoient jusqu'àlors environné le gouve
nement. Des membres du comité de salut public commun
quérent ces nouvelles à Page et Brulley , au mois de de
cembre 1793, en témoignant toute l'indignation que leur in:
pircit cette trahison. Page et Brulley parurent d'abord doutr
de l'existence du traité de Londres, qui avoit servi de ba:
aux capitulations de Jérémie et du M6le, quoiqu'il parois:
leurs correspondans les en avoient aussi instruits (2
que
On est même entrainé par leur conduite artificieuse à sout
çonner 2 iqu'ils étoient instruits de ces trahisons, lorsque
peu de jours avant qu'elles leur fussent annoncées par
comité de salut public, ils le pressoient de la manière la pli
vive > ainsi que le ministre de la marine > d'envoyer
prompts secours à Saint-Domingue. Ils demandoient spéci:
lement ces secours Cc pour les colons de Jérémie et déper
> dauces qui résistoient, disoient - ils, encore avec SUICCe
> aux enremis de la République et de leur pays 2 mai
> auxquels il étoit inpossible de lutter encore long- temp
> sans de promp:s secours (3). Ils payerdt néanmoins bie
I Lettre de Victor Hugtes au comité de salut public, du
2 Procès-verbaux de la commission de Saint-Domingue, des 2et 6 nivôs
Débats daas l'afaire descoloni:s, tome fv > P. 71, 72, 77, 79, 80 et 81
come VIII, P. 272 et 273; tome IX, P. 18 et 19. Lettre de Th. Millet
Tanguy la Boissière iid. P- 287. a
3 Procàs-verbaur de la commission de Saint-Domingur, des 24 et 2
fiimaire an 2,
-Domingue, des 2et 6 nivôs
Débats daas l'afaire descoloni:s, tome fv > P. 71, 72, 77, 79, 80 et 81
come VIII, P. 272 et 273; tome IX, P. 18 et 19. Lettre de Th. Millet
Tanguy la Boissière iid. P- 287. a
3 Procàs-verbaur de la commission de Saint-Domingur, des 24 et 2
fiimaire an 2, --- Page 563 ---
(555)
ôt d'audace
> en rejetant une trahison
long-t temps sur la terreur
tramée depuis si
He
inspirée par les
Polverel et Sonthonax ils
dernières mesures
quelques auires colons 5
se réunizent d'ailleurs avec
vec Pangleterre
pour protester centre le traité fait
(1); mais its
ance pour presser de
profitèrent de cette circonse comité de salut
nouveau le ministre de la marine et
ation contre
public de faire exécutertle décret
Polverel et
d'accuqu'ils avoient proposées Sonthonax, et d'adopter les mesures
joutèrent
relativement à Saint -
que ( les colons de
Domingue. Ils
sés en deux partis bien
Saint - Domingue étoient diviles
prononcés; savoir, les patriotes et
d
cemtm-colatomutregilie
mort entre les deuxe
assurdrentquril existoit une lucte
paroit de
partis, et que, si l'Angleterre s'emtricics Saint-Domingue, il seroit impossible
les
pussent jamais
que
pale gouvernement
supporter un tel joug, 1°, parce
20.
anglais dans les colonies est
que
Parce gu'il favoriseroit
trèsoppresif;
lationnaires
nécesfairement les
(2) >.
contre-révo
Bralley rénisoient Cspendant on a déja va
is
alors chez eux les
que Page et
(3); et ils n'ont cessé, dans
colons de tous les parpoque comme
tous leurs écrits, depuis cette
labitans du Niôle anparayant, de combler
ces
et de Jérémie
d'éloges
mêmes
Cormeré et d'autres colons
3 de proposer > avec Mahyie ces deux communes réfugiés aux Etats-Unis, la conduite
comme le modele le plus digne d'être
1 Débats dans P'effaire des
ttome VII, P. 272,
colonics, toine II, P.33; et tome III,
P. 41
Proces-verbaunz de la commission de
ivdseans 2. Débats susd., ibid,
Saint Doningue, des 2, 5et 6
31 Voyez ci-dessusles S. LXII, du chap.
VI, et le S. XXXVIII ci-dessus
P. 552.
ERAHIND
me le modele le plus digne d'être
1 Débats dans P'effaire des
ttome VII, P. 272,
colonics, toine II, P.33; et tome III,
P. 41
Proces-verbaunz de la commission de
ivdseans 2. Débats susd., ibid,
Saint Doningue, des 2, 5et 6
31 Voyez ci-dessusles S. LXII, du chap.
VI, et le S. XXXVIII ci-dessus
P. 552.
ERAHIND --- Page 564 ---
(556 )
suivi, Page a même osé déclarer au comité de salut publ
que s'il eit été dans la position des colons de
il a
roit aussi appelé les Anglais. Il a publié cette déclaration Jérémie, da
plusieurs pamphlets, et l'a répétée avec beaucoup de reflexic
dans les Débats. ce Lorsque j'ai eu
a-t-il
y
dir
>> du
connoisance,
traité fait avec les Anglais , je suis alle at comité de sal
> public, etje dis au comité que, comme commissaires
> Saint-Domingue, mon collégue et moi proiestions cont.
> ce traité; mais j'ajoutai : je vous donne ma parole d'hoi
> neur, que, si j'avois été à Jérémie entre les égorgeurs de Po
> verel et de Sonthonax et les Anglais, je n'aurois
ba
> lancé, non pas à recevoir, mais d appeler les pas
))
Anglais
parce que le Premier devoir d:s hommes en société e
> de veiller à leur conservation .
> resta stupefait (1).>
. Le comi
$. XLI,
Tant d'immoralité et d'incivisme si vainement couverts de
Arrivée des formes les plus révolutionnaires
dépurés de du crédit des
presagroit la chite prochain
St,-I Dominprétendus commissaires de Saint -
elle fut encore accélérée
Domingue
gue,deCampar de nouvelles lumières
bis, Lebor. rent presqu'au même instant éclairer le
qui vir
gouvernement de
gn:,etc, sieurs côtés. Le secrétaire de légation Pascal
plu
Etats-Unis
, envoyé de
par le ministre Genet, le contre-amiral Cambis
qui avoit quitté le continent américain avec le convoi 1
;
1 Débats "dans laffaire des colonies, tome IV, 150,
aussi les pages 53,56 et 72, du même tome; la P.1 P. 55 du 152, 167. Voyes
procès-verbaux de la commission de
tone IX; ley
lertre de Mahy-Cormeré
Saint-Domingue, du 27 pluviose 1:
bre
aux commissaires de Saint Domingue 3 du 10 décein.
1-93, le développement des causes des désastres de Sain:- Domingue,
P 5 et Puizimatum des colons léopardins au gouvernement
note 1.
français 3 page-i
; la P.1 P. 55 du 152, 167. Voyes
procès-verbaux de la commission de
tone IX; ley
lertre de Mahy-Cormeré
Saint-Domingue, du 27 pluviose 1:
bre
aux commissaires de Saint Domingue 3 du 10 décein.
1-93, le développement des causes des désastres de Sain:- Domingue,
P 5 et Puizimatum des colons léopardins au gouvernement
note 1.
français 3 page-i --- Page 565 ---
Enéchal du
(557 0 )
Jommes de couleur Cap 1 Vergniaud ; Boistond
istruire ia
envoyés Par Polverel et deux autres
métropole de la
et Sonthonax
ue, et des dernières
situation critigue de
Pour
S députés des trois révolutions qui y avoient Ssint-Dominarla province du couleurs, nommés à la
cu lieu; enfin
eau avoit
Nord, et ce même
Convention nationale
emmené de
Leborgne , 9'e
de 1792, arrivérent S.in-Doningue à la
Rochame dernier
en France
Martinique à la
assure que les
presque dans le même
ivoyé vers la
patriotes de la
temps.
S:
métropole pour
Martinique T'avoient
moyens de sauver cette coacerter avec le
2 vient de parler,
colonic (1). Lui, et tous goavernement
int
apportoient des
ceur dont
oient Domingue ; deux d'entre renaeignemens
de non moins
eux 3 Cambis et précieux sur
S Etats. Unis. Pascal importans sur la conduite
Pascal, en
isis chez
en particulier, étoit
des colons dans
toient
porteur des
tant
et
Togur-h-lointien
de
Duny
papiers
la
jour sur la
Bresevilundry, qui
province du Nord
catastrophe du Cap. Lcs
tionale la confirmation devoient demander à la
députés
Briliey
de la liberté
Cont ention
avoient été
générale des noirs.
ssage en France de prévenus Par leurs
Page
bur car; ils furent plusieurs de Ces hommes correxponedans du
S
instruits
si
autres; ils furent
sur-le-clamp du redoutables
vivement
Jumières : mais ils se
alarmés du
debarguement
ir les terribles
Aattèrent encore de concours de tant
s'adresserent armes qu'ils avoient
pouvoir les étouffer
au comité de salut employées
nérale, au burcau de
public, à celui jusqu'alors. de
police de la
sûreté
municipalié, aux comités
Lettre der. J.
ct 26. Enfin la Leborgne vérité à Janvier Littée > du 6
Haire des
sur les
vendémiaire an.
colonies > tome T,P. colonies, , Par le méme. 131p.8,
168, , et tome VIIT,
Débats dans
P. 323,
de salut employées
nérale, au burcau de
public, à celui jusqu'alors. de
police de la
sûreté
municipalié, aux comités
Lettre der. J.
ct 26. Enfin la Leborgne vérité à Janvier Littée > du 6
Haire des
sur les
vendémiaire an.
colonies > tome T,P. colonies, , Par le méme. 131p.8,
168, , et tome VIIT,
Débats dans
P. 323, --- Page 566 ---
( (558 )
révolutionnaires de diverses sections, pour faire arrêter Cambis
Vergniaud, Thomme de couleur Boisrond, et les autres com
missaires envovés par Polverel et Sonthonax; ils demandèrer
formellement aul comité de sireté générale quc lcs uns ct.l
autres fussent livrés au tribunal révolutionnaire, G comm
> complices de Polverel et Sonthonax, et par conséquent C
) Brissot D. Ils ajoutoient que Vergniaud étpit le cousin-ge:
main du conspirateur de ce nom (). Dans le même temps
Larchevesque-Thitand écrivoit au comité de salut public, poi
demander l'arrestation de Leborgne, de Pascal et des con
misszires envoyés par Polverel et Sorthonax. ( On lui avoit
> dit-il, appris de l'Orient que ces derniers étoient charg
s d'une mission terrible et qui tendoit à compliter la P T
c'es
> de Saint-Domingue. Des quatre individus, le premier,
s à-dire, Boisrond, étoit l'un des agens les plus affidés C
écrits de
35 Raimond , ainsi que cela étoit prouvé par les
>> dernier. 2 - Il étoit plus que probable qu'ils étoient charge
D de lettres et paquets pour Raimond, Brissot, Verg
> niaud, etc. (2). Ce fait, qui n'auroit eu d'ailleurs rien d
criminel, n'étoit point vrai 5 mais les dénoncés n'en furent P
moins arrêtés.
Legrand,secrétaire des prétendus commissaires de Saint-Do
mingue, leur avoit annoncé, l'on ne sait sur quel fondement
Cambis et Leborgne, instruits du supplice de Brissot 6
que
de ses collègues, n'osoient pas se montrer depuis leur arrivéd
I Procès verbaux de la commission de Saint-Domingue, des 5, 9 ct I
frimaire an 2. Lettre de Page et Brulley au bureau de police de la munici
palité, du 11 frimaire. Autre au comité de sûreté générale, dug frimaire.
2 Débats dans l'affaire des colonies 2 tome VIII, F. 314.
uits du supplice de Brissot 6
que
de ses collègues, n'osoient pas se montrer depuis leur arrivéd
I Procès verbaux de la commission de Saint-Domingue, des 5, 9 ct I
frimaire an 2. Lettre de Page et Brulley au bureau de police de la munici
palité, du 11 frimaire. Autre au comité de sûreté générale, dug frimaire.
2 Débats dans l'affaire des colonies 2 tome VIII, F. 314. --- Page 567 ---
Les
( 559 )
registres de Page et Brulley
nouvelle 4 il demeura
nous appreancRe
a mier des
pour arrésé et
qu'à cette
colons' qui
convenu que le
> arrêter et les
verroit Cambis et
prcconduiroit au comité
Leborgae les feroit
tous les colons se rendroient
de sireté générale, oi
En conséquence
alors pour les démoncer
chevalier de plusieurs déportés, condaits
() >.
pdreté
Verneuil, amenérent
Par le ci-devant
générale , oi, après l'avoir Leborgne au comité de
efirent interroger
gardé durant trois
peine arrivé
(2) en leur présence
jours, ils
à Brest
Victor
fent du tribunal
pour y remplir les fonctions Hugues, à .
de présiun
obtint
Marne) ordre révrolastionnaire,
de
lépatés de
Pour mettre, les
Prieur I de la
'Orient. la province du Nord, scellés sur lcs papiers des
Victor
quand ils
es vives
Hugues en instruisit
débarquérent à
discussions qu'il avoit
Page et Brulley,
eues avec eux. cc C'est malgré
à
vous, s
11 Proces-verbauz de la
entôse an 2. Notes sur commission de
adresse de Polverel ct Leborgne, Réponse Satat-Domingue, des colons de des
2 Mémoire
Sonthonax, signée Billey,
Saint. Domingue à
ien de la conduire pour servir à P'instraction de
P. 9.
ission de Saint-I du citoyen P. Jh, Leborgne, P'affaire des colonies et à P'exaans P'affaire des -Domingue, colonies, 9 des 28 bcumaire, I Froche-verbanr et 3
de la comC'est cet
tome VIL, P. 314 et 323. frimaire an 2, Débars
veux précieux interrogaroire contre
de Leborgne où Verneuil
: colonics, depuis Sonthonax, la
, et qu'ila dit être a prétendu trouver des
aimond (: Débars dans remise qu'on y avoit faite disparu des de la commision
: colons de
laffaire des colonies, tome,
papiers du procès de
dlley, P-9.) SincDemisgue à P'adresse de VIII,P. 326 ersuiv.
iond , dressé Cependant P'inventaire des Polverel et Sonthonax, Réponse
ommision Par le greffier du tribunal pièces du procès de , signée
des colonics 3
Julien Rai.
artie, ct qu'il n'aj jamais constare que cet rérolutionate > et vérifié par la
été remis à la commission interogaoire' n'en faisoir Poine
des colonies,
ès de
dlley, P-9.) SincDemisgue à P'adresse de VIII,P. 326 ersuiv.
iond , dressé Cependant P'inventaire des Polverel et Sonthonax, Réponse
ommision Par le greffier du tribunal pièces du procès de , signée
des colonics 3
Julien Rai.
artie, ct qu'il n'aj jamais constare que cet rérolutionate > et vérifié par la
été remis à la commission interogaoire' n'en faisoir Poine
des colonies, --- Page 568 ---
(560) (
> leur dit-il, à parer le dernier coup que l'on va porter
> la colonie (1). >
Page et Brulley mirent la plus grande activité dans leu
S. XLII, démarches pour obtenir aussi du comité suireté générale l'ar
Fage et Brel- restation de ces députés dont ils étoient bien loin de recor
ley les fonc
anieter.
noitre le caractère(2). Amar, à qui ils s'adressèrent plus part
culièrement, leur cbscrva néanmoins que le comité ne pouvo
agir sans une dénonciation par écrit, et qu'on trouveroit sar
doute plusieurs colons pour la faire K dans le nombre conside
de ceux
étoient à Paris, et qui avoient été le
> rable
qui
> témoins cculaires ct les victimes des atrocités de Sonthona
> etPolverels. Ils firent cffectivement revêtir une dénonciatior
de douze à quinze signatures, a d'après les différens faits 9
>> chacun des colons reprochoit à ces émissaires (3). >
Le lendemain, ils obsédèrent encore Amar, qu'ils revirer
trois fois dans lajournée. Iis lui dirent cc que les colonies étoier
22 perdues sans ressource 3 si ces honmes parvenoient à just
>> fier la conduite de Polverel et Sonthonax, et à faire con
5) vertir en loi leur proclamation du 29 août dernier, relativ
D. Iis firent les mêmes démaréhes che
s àla liberté générale
le ministre de la marine. Suivant leurs procès-verbaux, Adet
l'adjcint de la deuxième division, leur apprit que K ces tro
avoient parlé la veille au comité de salut public
> individus
été entendus ;
avoient dit que Poi
> qu'ilsy avoient
qu'ils y
> verel, Sonthonax et eux étoient les sauveurs de la colonie
1 Lettre de Victor Hugues à Page et Brulley, du 28 nivôse an 2. Voys
aussi cclle de Deraggis, aux mêmes, du 13 novembre 1793.
2 Lettre de Page et Brulley à Victor Hugues, du 3 pluvibse an 2. Procè
verbaux susd. > dudit jour.
3 Ibid. Séances des 5, 6 et 7 pluriose an 2.
qu
et eux étoient les sauveurs de la colonie
1 Lettre de Victor Hugues à Page et Brulley, du 28 nivôse an 2. Voys
aussi cclle de Deraggis, aux mêmes, du 13 novembre 1793.
2 Lettre de Page et Brulley à Victor Hugues, du 3 pluvibse an 2. Procè
verbaux susd. > dudit jour.
3 Ibid. Séances des 5, 6 et 7 pluriose an 2.
qu --- Page 569 ---
( 561 )
que presque tous les blancs
) ou en France étoient
refugiés à la nouvelle
des aristocrates
Ang'eterre
que les déportés
ou de faux patriotes;
ennemis de la colonic principalement étoient des
et de la
brigands, dcs
ayec des preuves
France, et qu'ils
)
suflisantes
venoient
ils le méritoient
pour les faire
(1). 3
Punir comme
Page et Brolley ajoutent
ment qu'ils Pussent
qu'Adet leur témcigna desirer
et qu'il leur
prévenir les desscins de cès
vivePromit pour le
nouveaux venus,
nations des commissaires lendemain les lettres et les proclaQuoiqu'il en soit, les trois civils, qu'ils avoient appertées (2).
bar ordre du comité de
députés furent efiectivement arrêtés
relles démasches de
sdreté générale , après
Page el
qielques nouérence qui cut lieu entre les Brulley 3 et une espèce de
public (3).
uns et les autres, au comité de consalut
II s'en falloit de
les comités de beancoup néanmoins que tous les
ure. Les
gouveinement fussent d'accord
membres 5. XLUII,
pièces dont les nouveaux
sur cette mc- Misc en li.
ouvoient pas manguer de faire arrivés étoient porteurs ne berté des dé.
ère, à qui Page et Brulley
une grande Iimpression. Bar- purés de St.-
na le plus grarid
s'étoient aussi adressés, leur
Doningus,
a
mécontentement, et les traita,
témoicomme ils le
1 Ibid. Séance du 6
2 Ibid.
pluviôse an 2,
31 Proces-verbaux de la commission
uviose an 2. Réponse à Dufay de Saint Domingue, des.
lative aux dépucés dela Gironde sur la rétractation tardive et
17er18
emeuil, ctc., , P. 10. Lettre 3 par les commisaires de mensougère,
int Domingue - à leurs
écrite de New - York > par Saine-Domiogae, les
sionale, page 16, note, conumettans, imprimée par ordre de la députés de
Kopporpir
Convention
Garran-Coudon, Tome IV,
Na
Dufay de Saint Domingue, des.
lative aux dépucés dela Gironde sur la rétractation tardive et
17er18
emeuil, ctc., , P. 10. Lettre 3 par les commisaires de mensougère,
int Domingue - à leurs
écrite de New - York > par Saine-Domiogae, les
sionale, page 16, note, conumettans, imprimée par ordre de la députés de
Kopporpir
Convention
Garran-Coudon, Tome IV,
Na --- Page 570 ---
562 1
disent eux-1 mêmes, de princes colons, ainsi que ceux de leu
parti (1). Les députés du Nord firent une adresse énergique
la Convention nationale (2). Les hommes de couleur, quiavoier
pris la défense de Julien Raimond, ceux qui s'intéressoier
aussi à Leborgne et aux autres personnes nouvellement arrivéd
des colonies ou des Etats-Unis, se donnèrent, de leur côté, do
Ils publièrent, et firent placarder à Paris les fa
mouvemens.
et Brulley avoient écrites en faveur d
meuses lettres que Page
roi et de la royauté peu de temps avant le 10 aoit; elle
avoient été saisies par les commissaires civils chez Larchevesque
Thibaud, avec les papiers de ce dernier, et les originaux e
ont été apportés en France avec ceux de Polverel et Sonthona:
Onn'en avoit remis que des copies authentiques à Boisrond et
Page et Brulley essayèrent encore de paye
ses collègues (3).
d'audace. Comme ils savoient qu'on n'avoit pas envoyé les or
ils nièrent lezistence de leurs lettres. ( Ils assurà
ginaux,
le comité de salut public qu'ils n'en avoient jamais écr
> rent de contraire à la révolution >. Ils attestèrent, dans u
>> aucune
fait
la Convention nationale, ( qu'il étoit faux et d
écrit
pour
eussent jamais écrit ni à Saint-Domingu
> toute fausseté qu'ils
ailleurs de pareilles lettres; qu'on les disoit être de leu
> ni
écriture, ,qu'elle étoit contrefaite; que ce procédé égoit fa
>
t
1 Procès-verbaux de la commission de Saint-Domingue 2 du 14 pluvio
an 2.
2 Les véritables députés de Saint Domingue, emprisonnés à leur arrivé
tous les
de la Convention nationale 3 du 1
sans savoir pourquoi, , à
députés
pluviose an 2.
3 Procès-verbaux de la commission de Saint Domingue 2 du 9 nivôs
an 2,
aite; que ce procédé égoit fa
>
t
1 Procès-verbaux de la commission de Saint-Domingue 2 du 14 pluvio
an 2.
2 Les véritables députés de Saint Domingue, emprisonnés à leur arrivé
tous les
de la Convention nationale 3 du 1
sans savoir pourquoi, , à
députés
pluviose an 2.
3 Procès-verbaux de la commission de Saint Domingue 2 du 9 nivôs
an 2, --- Page 571 ---
S
milier à
(563 )
Polverel et
>
Sonthonar,
Sonthonax les avoient faie
. . que Polverel
pour ôter une arme à leurs Jabriguar(s) 39, En même
et
des colons, qui avoient ennemis, ils firent Cesser
temps,
cause des
licu chez eux deux fois
les réunions
vescence conséquences qui pourroient en: Par décade, ( à
gui y régnoit (2).
résnlier, par
Tout fut inutile
L'ofer.
: la dénéga tion de
T'emporter sur les preuves
Page et
députés de la
fournies par lcurs Brulley ne put
pluviôse ils province du Nord furent mis adversaires : les
lendemain farent admis à la
en liberté, Le 15
la liberté
Convention
Convention
générale fut proclamée nationale, et dès le
tion de nationale (3). C'cst ainsi
par un décret de la
Nirabeau, qui avoit dit,
que fet réalisée la
française banniroit
dès 1789, que la prédic
T'esclavage de nos colonies
révolution
(4).
1 Procès. verbaux de la
pluviose. A la Convention comsnission dc
Page et Brulley , p. 3,4, 6. nationale 5 notcs Sain-Doningus, sur les
du 14 ct duaz
des égorgeurs de son
Voyez aussi la
lettres attribuées à
Réponse de
pays, du 8
Rencontre d'un colon
Belley, Page et Brulley aux fructideran 2; par
avec un
P. 7 et: 22.
calomnics iqu'on a Thérou, fait
P. 1,7et8,
2 Procesverbaux
signer au ciroyen
an 2.
de la commission de Saint
3 Déctet du
Domingue, du 5
16 pluviôse
pluviose
sineibontogre , des 16 et an 2, Procès. - verbaux de
colons patriotes de Saint 20 pluviôse. Lettre de la commision -de
New-York, du 27 pluviose Domingue > réfugiés à
Page et Drulley aux
nale; réponse de
ibid., séance dudit Philadelphie, - Daltimore et
ciroyen Dufay, Page ec Brulley aux
jour. A la Convention
Domingue, à P.3. Lettre écrite dc calomnies qu'on a fait nationationale, leurs rommettans
Ne-York, Par lcs
signer au
p. 16,nors.
2 imprimée par ordre de députés la de Saint4 Courier de
Conventioa
Provenee, no.
P.
Nn 2
nale; réponse de
ibid., séance dudit Philadelphie, - Daltimore et
ciroyen Dufay, Page ec Brulley aux
jour. A la Convention
Domingue, à P.3. Lettre écrite dc calomnies qu'on a fait nationationale, leurs rommettans
Ne-York, Par lcs
signer au
p. 16,nors.
2 imprimée par ordre de députés la de Saint4 Courier de
Conventioa
Provenee, no.
P.
Nn 2 --- Page 572 ---
: ( 564) )
$. XLIV. .Ce décret, qui brisoit dans tout l'empire français les fers de
Proclama- ia partie la plus malheureuse de f'espèce humaine > qui ne peui
tion de la
d'amencr le prochain afranchissement des noir:
liberté des pas manquer
motion
Noirsparla dans les colonies des autres étits, fut rendu sur la
de
Convention. Danton; et c'està-peu-prés par là que cet homme si célèbre
dans les fastes de notre révolution termina sa carrière législa
cet acte
les offenses dont T'impé
tive, en réparant par
genéreux
tuosité de son caracière lavcit trop souvent rendu coupable en
Phumanité. La séance fut levée au milieu des transport
vers
les plus touchans (1). Cc jour, qui fut l'un des plus beaux de
la Convention, annonça aux observateurs que la représentation
nationale ne tarderoit pas à rompre aussi les chaînes que de
ambitieux Jui avoient imposées. Il est doux de consigner ic
les députés de la plupart des autres colonies > qui étoien
que dès lors à la Convention nationale, ceux du moins de la Marti
nique et de la Guadeloupe, préparérent, autant qu'ilétoit en eux
cettc honorable détermination. On en trouve la preuve dans Ic
registres même de Page et Bruiley. Un représentant du peupl
avoit le malheur de
le
étranger aux colonies 2 mais qui
partager
opinions de ces prétendus commissaires, leur déclara ( qu'il
> avoit un systême de perfidie, qui'tendoit à élever des obsta
fois
vouloit traiter les affaires des colonies
> cles chaque
qu'on
> que ce qu'il y avoit de plus étonnant > c'est que c'étoieni
la
eux - mêmes
étoient le.
> les députés de
Martinique
qui
> plus opposés aux mesures salutaires qu'on proposoit
de la Guadeloupe, avoi
>> que le citoyen Lyons, dépuré
élever des douses SuT la
di
>
méme été jusqu'à
culpabilité
1 Décret du 16 pluviose an 2. Voyez les journaux du temps sur la séanc
de ce jour laà. Procds-verbaux de ia commissicn de Szint-Domingue 2 dudi
jour.
députés de
Martinique
qui
> plus opposés aux mesures salutaires qu'on proposoit
de la Guadeloupe, avoi
>> que le citoyen Lyons, dépuré
élever des douses SuT la
di
>
méme été jusqu'à
culpabilité
1 Décret du 16 pluviose an 2. Voyez les journaux du temps sur la séanc
de ce jour laà. Procds-verbaux de ia commissicn de Szint-Domingue 2 dudi
jour. --- Page 573 ---
(5 565) )
Polverel er
a vorable
Sonthonas, et cherchoit à tirer un
pour les colons de
parti défaM répandues dans les
Saint - Domingue des nouvelles
papicrs anglais (1).-
Page et Brulley étoient à suivre
auprès des comités de salut
le cours de leurs
ils
public et de streté
intrigues S. XLV.
apprirent la nouvelle de
générale,
Ce décret
quand Déuarches
coup de foudre
(2); ce fut un
inutiles de
pour eux. Ils
véritable
quelque
espérèrent
Page et Brultemps, en empêcher
néanmoins, derant ley
parvenus Pour celui du 5 T'exécution, comme ils y éloient décret, contre ce
renvoi qui avoit été fait mars 1793 (3), en se prévalant de
moyens d'exécution
au comité de salut public
(4). La veille de
pour les
Hngues, à qui ils avoient
ce jour-la même, Vicior
miers députés de la
annoncé l'arrestation des trois
arrêter les trois
province du Nord; en les
preautres dans le
oi
pressant de faire
de les assurer
port ils
qu'ils pouvoient
debargueroient, veneit
mesure. Page et Brulley mirent de compter sur l'exécution de cette
soulever les comités du
leur côté tout en usage
gouvernement contre
pour
Convention 2 en leur faisant
le déczet de la
les consalter (5). Ils
observer qu'il avoit été renda sans
dres:èrent une protestation
contre cefte
1 Procès-verbaux de la commission
an 2. Voyez aussi le no, 5 des
de Saint. - Domingue, du 13
Brulley, , P. 74 et 75.
notes sur Saint- Domingue
nivôse
2 par Page ec
Procès-verbaux dc la commission de Saint
pluvièse an 2.
Domingue, 2 des 14, 15 ct16
3 Voyez ci-dessus le S. XI.
4 Procès-verbaux de la commission de
pluvioeans, ct jours suivans,
SaintcDomingue, des 16, 20 et 22
5 Lettre de Rage et Brulley à Victor
verbaux de la commission de
Hugues, du 8 pluviose an 2. Frocès.
Hngues à Page ct Brulley, du Sainc-Doningae, 15;
3 dadit jour. Lettre de Victor
pluviôse,
Nn 3
ez ci-dessus le S. XI.
4 Procès-verbaux de la commission de
pluvioeans, ct jours suivans,
SaintcDomingue, des 16, 20 et 22
5 Lettre de Rage et Brulley à Victor
verbaux de la commission de
Hugues, du 8 pluviose an 2. Frocès.
Hngues à Page ct Brulley, du Sainc-Doningae, 15;
3 dadit jour. Lettre de Victor
pluviôse,
Nn 3 --- Page 574 ---
( 566)
loi., ci la firent signer par une centaine de colons, soit à Pariss
soit dans les autres communes de la
République, 9 ou ils entretenoient des correspondances (1); ils osèrent même dire au
comité de salut public, dans un mémoire gu'ils lui adressèrent
à cette occasion : K Votre décret élève entre les
colonies, et
> vous une barrière insurmontable : vous avex voté la more
p3 de tous les esclaves en révolte 5 vous avez armé leurs maîtres
D d'une verge de fer; vous avez voté la ruine du commerce
)) français, et de sa marine (2)> >. C'étoient les derniers traits
de l'orgueil aux aboi:. Presque tous ceux des membres du
gouvernement qui auroient pu nc pas approuver le décret sur
la liberté des noirs, 2 sentirent l'impossibilité de le
iapporter
ou de le modifier. Barrère, après aveir plusieurs fois entendu
Page et Brulley sur cet objet, leur déclara nettement
qu'il
ne vouloit pas s'exposer au sort de Brissot et de Barnave,
avoient
qu'ils
fait périr quelques mois auparavant pour leurs
sur les colonies (3):ils se bornèrent à lui demander opinions
connit aux assemblées coloniales le droit de
qu'on rerégler le régime
intérieur des colonies, et qu'on leur laissât ainsi le soin de
prendre les mesures pour l'exécution du décret du
Barrère leur
16pluviôse.
répondit avec beaucoup de justesse s (
>
que c'étoit
comme si on avoit proposé aux ci-devant scigneurs de France
1 Procès-verbaux de la commission des colonies, des
an 2. Lettre de Dénion, de Bordeaux
8, 17 Ct 18 pluviôse
Autre d'Honoré
à Page et Brulley, du 20
Guérin à Brulley, des 18 et 20 pluviôsc. Lettre de pluviosc,
Brulley à VictorHngues, du 8 pluviose,
Page et
2 Mémoire au comité de salut public, procès-verbaur de la commission
Saint- Domingue > du 17 pluviose,
de
3 Procès-verbaux de la commission de Saintpluviose an 2.
Dominguc 2 des 20 et 24
'Honoré
à Page et Brulley, du 20
Guérin à Brulley, des 18 et 20 pluviôsc. Lettre de pluviosc,
Brulley à VictorHngues, du 8 pluviose,
Page et
2 Mémoire au comité de salut public, procès-verbaur de la commission
Saint- Domingue > du 17 pluviose,
de
3 Procès-verbaux de la commission de Saintpluviose an 2.
Dominguc 2 des 20 et 24 --- Page 575 ---
(5 567 )
> d'abolir eux. - mêmes les droits
que la fermeté de la Convention féodaux (1) >. On a déja vu
commanda bientôt l'adhésion
nationale à maintenir ce décret
Philadelphic (2).
du club même des colons réfugiés à
Tout annonce au
pirées à Birrère n'étoient surplus que les craintes qu'ils avoient insvement que Padmission pas sans fondement : il paroit
$. XLVI,
Convention
des députés de Saint -
effecti- Leurs pour
furent
nationale , et le décret
Domingue à la suites contre
un des motifs qui
sur la liberté des noirs, Danton.
da moins ce que
conduisirent Danton à l'échafaud : c'est
t
T'onpeut induire de
Brulley. Si l'on en croit leurs plusieurs mémoires de Page
moignant le plus grand
registres, Amar, en leur téHéclara ( que ce décret mécontentement du décret du 16
complot formé
tenoit à une grande
pluviôse,
) étoit
depuis quelque
intrigue, à un
inoui que la
temps .
e
> faction n'avoient Convention edt fait ce que Brissot qu'il
> pas, contredire jamais osé faire ; que c'étoit
et sa
> décret
tout ce qui s'étoit fait,
revenir sur ses
d'accusation rendu
s'élever contre le
) justifier; 3 qu'il étoit étonnant contre les Girondins , ct même les
> fit prété 2 pareille
que ce fit zn Danton
> encore
chose; ; qu'au
qui se
perdu ; que le comité
surplus tout n'étoit
> prouvoit
de salut public,
Pas
Formellement les
2 qui
D Prendroit strement
mesures
désapune détermination conre-seeluionnutes,
toutes les colonies frangaises,
sage, 3 qui préserveroit
qui, sans cela, étoient infailli.
I Tbid., séance du 25 pluviose.
décret du 16 pluyiôse (par
Voyez aussi le projer de rédaction
Brulley,
Page), cote G'19 de
du
linventaire de Page et
2 Voyez ci dessus le S. L du chap, VII,
Na 4
mesures
désapune détermination conre-seeluionnutes,
toutes les colonies frangaises,
sage, 3 qui préserveroit
qui, sans cela, étoient infailli.
I Tbid., séance du 25 pluviose.
décret du 16 pluyiôse (par
Voyez aussi le projer de rédaction
Brulley,
Page), cote G'19 de
du
linventaire de Page et
2 Voyez ci dessus le S. L du chap, VII,
Na 4 --- Page 576 ---
f 568 )
> blement perdues (:) > De leur côté, les prétendus commis
saires de Saint - Domingue ne cessèrent de déclamer contre
Danton, dans leurs nouveaux panphiets, avec un acharnemen
Fresque égal à celci qu'ils avoient montré jusqu'alors contri
Brissot : ils dénoacèrent Danton à Robespierre, à Couthon >
Saint-Just, et à d'autres membres du comité de salut public
dans plasicars lettres : ils le présentérent ensuite après le
thermidor, avec Robespicrre et Saint-Just, comme un des au
teurs des maiheurs de Saint- Domingue (3). lls avoicnt néan
moins aussi Aaité Danton durant sa popularité; ; mais il paroi
que l'energie de son caractère avoit repoussé leurs prévenance:
insidieuses. Page ct Brulley ont gratté ou biffé les faits 9"
constatoient ces déa marches dans leurs journaux : on y en re.
trouve néanmoins quelques traces, en les examinant avec soin
on remarque ett paiticulier qu'ils lui avoient fait présenter pa
le ministre de la marine, Dalbarade, et son adjoint Adet, le
fameuses notes sur les mesures à prendre pour Saint-Domingue
oi Page proposcit de corrompre, égorger OlL empoisonner les
cheis des nagres insurgés (3). Jls n'en ont pas moins imprimé.
depuis le 9 thermidor, les injures les plus grossières 3 et le
1 Procès-verbaux de la commission de Saint-Domingus, du :8 pluviose
an 2.
2 Let:re de Page c: Brulley à Robespierre, du 14 prairial an 2, Autre des
mêmcs à Collor-d'tierbols, dudit jour. Adresse à la Convention nationale,
par Page, Brulley ct Legrand, , du 2 fructidor >P. 3 ct 5. J. B. Legrand à
la Convenrion n ttionale. Réponseaux observations présenrées dans le Courier
politique 1 relativement à un projet dc déportation des mulâtres. Les
commissaires de Saint-Domingue, 2 députés près la Convention nationale, au
citoyenAmar. Lettre des mêmes à Couthon > du Il prairial an 2.
31 Procès-verbaux de la commission deSaint- Dominguc, des 20 et 21 frimaire.
Voyez aussi celui du 17 frimaire,
à
la Convenrion n ttionale. Réponseaux observations présenrées dans le Courier
politique 1 relativement à un projet dc déportation des mulâtres. Les
commissaires de Saint-Domingue, 2 députés près la Convention nationale, au
citoyenAmar. Lettre des mêmes à Couthon > du Il prairial an 2.
31 Procès-verbaux de la commission deSaint- Dominguc, des 20 et 21 frimaire.
Voyez aussi celui du 17 frimaire, --- Page 577 ---
(569 )
hoins 'prouvées, contre
avoir été, avec
CC même Adet, en lui
Bouchotte, ( Pun des
reprochant
trigue et l'entrepôt de Danton
grands faiseurs de l'incolonies (+) >. Dès l'année
et Kobespierre, , quant aux
ux Jacobins, avec Roiland, d'auparavant,il ils l'avoient dénoncé
Clavière, etc, (2).
Bientôt, au milien des
rages qui annonçoient leg Auctnations que produisirent lcs
aires de
thermidor, les prétendus commis- S. XLVII,
e leur Parti, Sunt-Dopingue, et le plus grand nombre des
Décadence
ares arbitraires deviarent à leur tour les victimes
colons de leur créIs furent
don: ils avoient été de si
de ces me- dit,
dénoncés Par ceux qu'ils
ardens promotcurs.
oit dans leurs registres
n'avoient pu perdre. On
éré leurs
que dès le 9 pluvidse, ils aroient
ulien
sollicitaztions asprès de
réiRaimoni; ( sur ce que les Fonquier-Tinville contre
qui s'agitoient plus
ennemis de la colonie
dénoncés eux-imêmes que jamais, ton contens de les
>
au tribunal
avoir
comités, cherchoient à les
réroiutionanire et aux deux
former chez eux des
rendre suspects, en les taxant de
rassemblemens de quatre cents
afin de les faire mettre
colons, 3
tation; de retarder
en état d'arrestade faire
par ce moyen l'affaire de
convertir, 2 saus
Raimond, et
mations de Polverel opporition, en décrets, les
) les
ct Sonthonar,
proclapropriétés coloniales (3)
destructives de toutes
leur apprit
>, Cing jours
que , d'après les deux lettres
après, Barrère
gu'ils avoient
I A la Convention
écrites,
qu'on a fait signer aut nationale, > réponse de Page ct Brulley, aux
page 10,
citoyen Belley, P. 16. Leborgne à Janvier caiomnies
Littéc,
21 Pétition des commissaires de
dance des jacobins, du 1793. Sain-Domingue au comité de correspon31 Procès yerbaux susd., du
9 pluviose, an 2, ctc,
après, Barrère
gu'ils avoient
I A la Convention
écrites,
qu'on a fait signer aut nationale, > réponse de Page ct Brulley, aux
page 10,
citoyen Belley, P. 16. Leborgne à Janvier caiomnies
Littéc,
21 Pétition des commissaires de
dance des jacobins, du 1793. Sain-Domingue au comité de correspon31 Procès yerbaux susd., du
9 pluviose, an 2, ctc, --- Page 578 ---
( 1 570 )
aux mois de juillet et d'aoit 1792 9 ( le comité de sali
> public avoit pensé faire arrêter les commissaires de Saini
> Domingue 9 les dénonciateurs et les nouveaux venus d
> cette colonie, réfugiés ou; déportés; mais qu'il s'y étoit op
posé(1) >. Ils assurent qu'Amar leur communiqua, de son côté
une dénonciation que le représentant du peuple Camboulas avo:
remise contre eux au comité de sureté générale (2). Ils chei
chèrent à parer ce nouveau coup en assurant le comité d
sureté généaale, contre toute vérité, que les commissaires d
Saint-Domingue n'avoient jamais eu de relation avec Ie clu
Massiac; que l'assemblée coloniale avoit même fait de cctte in
communication une des conditions expresses de la mission don
elles les avoit chargés. Un pamphlet publié par un de lcur
partisans alla jusqu'à dire 2 (C qu'en lisant l'instruction du
>
de Barnave et de
proce
Blanchelande, on verroit que c'étoit Lar
03 chevesque-Thibaud, Page et Brulley qui avoient
>
découver
tous les complots et toutes les trames de cet infernal hôte
> Massiac (3)>; que, bien loin d'avoir témoigné de l'attachement à la royauté et d'avoir pris le parti de Louis XVI, il
avoient refusé de présenter à sa sanction le décret de l'assembléd
coloniale sur le maintien de l'esclavage.. Page et Brulley annoncèrent cn même temps, d'après les nouvelles qu'ils avoient
des Etats-Unis,
reçues
c'est-a-dire, d'après les journaux de Tanguy-laBoissière et de Gatereau (4), que Polverel et Sonthonax avoient
1 Procès-verbaux de la commission de Saint-I Domingue, du
an 2.
14 pluviëse
2 Ibid. Séance des 17 ct 18 pluviôse.
3 Extrait d'unc lettre sur les malheurs de
Saint-Domingue , P.24, note d,
4 Voyez ci-dessus le S, XLI, du chap. VII,
-a-dire, d'après les journaux de Tanguy-laBoissière et de Gatereau (4), que Polverel et Sonthonax avoient
1 Procès-verbaux de la commission de Saint-I Domingue, du
an 2.
14 pluviëse
2 Ibid. Séance des 17 ct 18 pluviôse.
3 Extrait d'unc lettre sur les malheurs de
Saint-Domingue , P.24, note d,
4 Voyez ci-dessus le S, XLI, du chap. VII, --- Page 579 ---
(571) )
E fués par les nègres qu'ils avoient
e les colons réfugiés dans
affranchis. Iis ajoutérent
ances ce même
ces Etats avoient chassé de leurs
t-républicaines Tanguy pour avoir manifesté des
r-huit
; qu'enfin ces réfugiés avoient
opinions
députés à la Convention
aussi nommé
oit zL12 négre et deux muldtres nationale, parmi lesquels il y
s colons
(1). Enfin ils
réfugiés dans les
assurèrent que
indataires, étoient
Ents-Unis, dont ils
au nombre de
étoient les
ouver, ils firent imprimer l'extrait quinge mille ; et Pour le
çues, sous le titre suivant
des pièces qu'ils en avoient
la
: ( Analyse des
commission de
pièces adressées à
Frangaises
Sain-Domingue par dix mille
rifugites à la
famulles
it rappeler à cette occasion Noureite-Anelnore (2). On
ance, pour excuser le
que Page et Brulley disbient en
irs
petit nombre de
adresses, que la plupart des colons signatures mises à
ugiés aux Etats-Unis, d'oi Genet
espatriés s'étoient
nir en Europe ; tandis
ne leur permettoit pas de
his
que ces colons
disoient au contraire,
réfugiés aux Étatsceux qui
pour expliquer aussi le petit
coopéroient à leurs
nombre
x étoient
actes, que la
passés en France (3). On doit plupart d'entre
ajouter que
-
Procès verbaux de la
Page
27 pluviôse, 3 an 2. Lettre de commission de Saint-] Domingue >
Page ct Brulley aux
des17, 18
hiladelphic 2 ctc., du 27 pluviôse.
colons patriotes
réfugiés
Conspirations, trabisons et calomnies
commission de
dévoilées, etc,
nt de ventôse, Salat-Doninge, dela fin de
Procds-verbaux de
irsde
an 2, Voyez aussi la
pluviôse et du commenceson pays, Par Thérou, P.2, Rencontre d'un colon aycc lcs
B Adresse des
égornale,du commissaires de Passemblée coloniale à la
elphie, du 28 ventôse Autre à la même 2 par les colons. Convention nage 462,
an 3. Voyez ci-dessus le chap. réfugiés à PhiVII, 3 S. LXXIII,
Procds-verbaux de
irsde
an 2, Voyez aussi la
pluviôse et du commenceson pays, Par Thérou, P.2, Rencontre d'un colon aycc lcs
B Adresse des
égornale,du commissaires de Passemblée coloniale à la
elphie, du 28 ventôse Autre à la même 2 par les colons. Convention nage 462,
an 3. Voyez ci-dessus le chap. réfugiés à PhiVII, 3 S. LXXIII, --- Page 580 ---
(572 )
e: Brulley consignoient dans leurs registres, à la mêmc épcq
qu'Amar, en prenant leur défense au comitéde sureté généra
avoit déclaré qu'ils lui, avoient été fors utiles lors de
travailcontre Brissot et sa faction (1). Ils écrivirent quel
temps aprés à Barrère quc, dans leur conduite, ( ils avoi
) toujours fit marcher d'un pas égal Thuumanite,la
philosop
et la politigue (2). >
S. XLVIII.
Arrestation Toutes ces manccuvres n'eurent pas le succès que Page
etdécretcon- Brulley en attendoient : l'arresiation successive de divers col
tre divers.co- auxguels ils s'intéressoient Isur
le sort
Ions.
présigea
qui Jes atti
doit. Dès le commencement de frimaire, Bacon de la Che
lerie, 'si fameux dans les premiers troubles du Cap, et P
micr préiilen: de l'assemblée de Saint-Marc, fut arrêté com
suspect, à Catisc de P'émigration de ses enfans. Non-seuleme
leurs sollicitations pour obtenir sa libcrie furent inutiles: ; m
Amar leur fit sentir qu'ils ne devoient se méler en aucune n
nière de cette aftire (3). A la fin du mois suivant , Fun
déportés les plus dévonés à leur parti, Deraggis, dont ils C
si souvent invoqué ie témoignage dans les Dibats, fut mis
arrestation avec un autre colon par le comité révolutionnai
de la section de Donnes-Nouvelles pour avoir colporté le
protestation contre l'admission des députés de la provincs
Nord à la Convention nationale : c'est le motif que
lui
Derage
mêmc donna de son arrestation à Page et Brulley, en lei
1 Procès - verbaux de la commission de Saint - Domingue , du 9 nivà
an 2.
2 Jbid. Séance du 11 ventose a 2.
3 Procès-verbaix dc la conumission de Saint Domingue > des 10 ct
frimaire an 2,
é le
protestation contre l'admission des députés de la provincs
Nord à la Convention nationale : c'est le motif que
lui
Derage
mêmc donna de son arrestation à Page et Brulley, en lei
1 Procès - verbaux de la commission de Saint - Domingue , du 9 nivà
an 2.
2 Jbid. Séance du 11 ventose a 2.
3 Procès-verbaix dc la conumission de Saint Domingue > des 10 ct
frimaire an 2, --- Page 581 ---
(573)
mandant Tinterposition de leurs bons
lils ont consigné dans leurs
offices (); c'est celui
mité de siireté générale
registres, et dans une lettre au
publié
(2). C'est donc contre la vérité
long-temps après que Decaggis
qu'ils
Jur avoir
n'avoit ét6
porté un de leurs
arrêté que
pn de la Convention
pamphlets au buceau de distribubué après
nationale, oil cet écrit fat au
l'arrestation de Deraggis
surplus disutes les démarches de
(3). Mais il est vrai
ettre
Page et Brulley ne
que
en liberté ces deux colons,
purent pas faire
me (4).
, dont ils vantoient le
patrioPeu de jours après, deux
embres trop fameux du autres colons , Goulin et Chaux,
comité
noncètent au bureau de
révolutionnaire de
police de Ja
Nantes,
ec quelques autres
municipilité de
ité de salut
personnes, le général Josuet,
lc Paris,
public envoyoit dans les
que CObit pas la confiance des
colonies, mais quin'aprétendus
ingue et de leur parti, On
commissaires de Saint-Doge et Brulley à cette
assure que Goulin avoit écrit à
ns-la d Parit,
occasion : ( Si On n'expédie
envoyer-nous les à Nantes
pas ces
(S)Josnetfutefice1 Lettre de Deraggis à Page et
2 Lettre de
Brulley, du 2 ventôse an 2.
2,
Page et Brulley au comité de sûreté
Procès-verbaux de la commission de
Sénérale, 2 du 29 pluviôse
aviôse,
Salat-Demingue > des 29 et 30
3 Notes sur
orgeurs de son Saint-Domingue, pays, du 8 fructidor , P. 49. Rencontre d'un colon avec un des
41 Enfin,la vérité
an 2 5 par Thérou, P.
sur les colonies, en réponse à Janvier
borgne, P. 15, nore 1.
Littée , par P, J.
51 Enfin, la vérité sur les colonics,
tenrar contre la liberté de la;
Par J. P. Leborgne, P.15, note
ige 4.
presse etl lc droit de pétition,
1.
par lc mâme,
idor , P. 49. Rencontre d'un colon avec un des
41 Enfin,la vérité
an 2 5 par Thérou, P.
sur les colonies, en réponse à Janvier
borgne, P. 15, nore 1.
Littée , par P, J.
51 Enfin, la vérité sur les colonics,
tenrar contre la liberté de la;
Par J. P. Leborgne, P.15, note
ige 4.
presse etl lc droit de pétition,
1.
par lc mâme, --- Page 582 ---
(574)
tivement arrêté par la police; mais son affaire fut portée à la C
vention nationale , oi il fut entendu à la barre. Il déclara
a ignoroit les motifs quiavoient puj
provoguerlordre de son ari
> tation; qu'il présumoit cependant que les colons
pouvoi
> y avoir eil beaucoup de part, les principes
avoit
qu'il
t
> jours professés étant entièrement contraires
aux
et
>
leurs,
connoissant pour un ami chaud de la liberté,
disposé à t
> sacrifier pour l'exécution des décrets de la Convention
> tionale (r) >. Plusieurs membres de la Convention
dénc
cèrent alors les colons; auteurs de tant de
manaeuvres, en ra
pelant toutes les preuves d'incivisme et
d'éloignement pour
métropole qu'ils avoient données à toutes les époques de la
volution. L'affaire de Josnet fut renvoyée au comité de sàlut
blic, et les dénonciateurs furent
P
envoyés au comité de suro
générale en état d'arrestation. Le même décret, rendu
motion de Thuriot, portoit
sur
que ec tous les colons qui avoie
> été membres de l'assembléc de Saint-Marc et de ceile
co
> nue depuis sous le nom d'assemblée coloniale, les
agens
> ces assemblées actuellement en France et
>
les membres (
> club Massiac, actuellement en France, seroient mis
en ét
> d'arrestation; que les scellés seroient apposés sur les
>)
papic
de tous les colons résidans à Paris (2). >
1 Procès-verbaux del la Coavention
nationale > du 19 ventôse an 2,
15yet 160, etc.
P-147
2 Décret du 19 ventôse an 2, qui ordunne P'arrestation des membro
de l'assembléc coloniale et de cellc dc Saint-Marc. Procès a verbal de
Convention nationale, dudit jour, P. 160 et 101.Les accusatcurs incarcérés
de Polverel ct Sonthonax, accucés ct libres 2 à la Convention
du 21 fructidor an 2, P. 7.
nationale
an 2,
15yet 160, etc.
P-147
2 Décret du 19 ventôse an 2, qui ordunne P'arrestation des membro
de l'assembléc coloniale et de cellc dc Saint-Marc. Procès a verbal de
Convention nationale, dudit jour, P. 160 et 101.Les accusatcurs incarcérés
de Polverel ct Sonthonax, accucés ct libres 2 à la Convention
du 21 fructidor an 2, P. 7.
nationale --- Page 583 ---
(575) )
Page et Brulley avoient
ant par ordre du comité déja été arrêtés deux jors
lénonciation
de la section des
aupara- S.XLIX,
ettres
qu'ils disent lui avoir été faite Tuileries, 2 sur la Arrestation
inciviques qu'ils avoient écrites
par Dufay, des de Page ct
u'Amar avoit obtenu leur liberté
cn 1792, Ils assurent Brulley,
lu 19 ventôse fut renda
provisoire quand le
t Legrand, leur
par la Convention nationale décret
ation de cette secrétaire, ne purent se soustraire Eux
loi, et comme
à T'appliiale, et comme
membre de
agens envoyés
T'Assembiée colorétendissent
par elle en
qu'ils ne devoient
France, quoigu'ils
'avoient pas été membres
pas y être compris,
Chibaud,
du club Massiac
parce qu'ils
Verneuil, et Ia
(2).
Paris,
plupart des autres Larchévesquesubirent le même sort. Il
colons gui étoient
dillet, Duny, , Clausson et de
en fat de même de Thomas
sFrance.pen de temps après quelguesautres, qui
au
(3),
debarquérent
honax, nom des colons
pour accuser Polverel et Sonrand nombre de
réfugiés aux Etts-Unis. Enfin
colons, dont
un
trangers au Parti de
plusieurs sans doute
ort par suite de la Page et Brulley,
étoient
confusion
éprouvèrent le méme
ures générales (4).
qui règne toujours dans
Page et Brulley recoururent
ces mevainement
1 Débats dans laflaire des
aax
spièces citées dansla note suiv. colonies, tome II, P. 285,
2. Adresse de
etc., Voyez aussi
n2, p.3. J. B. Page et Brulley à la Convention nationale
Legrand, secrétaire , garde des
s du 2 fructidor
SaincDomingue, > à la Conyention
archives de la
3Letres des commisaires de
nationale, P. 3 er 5. commission
ationale, à
Sain-Domingue
a Conyention Robespierre, du 14 prairial an 2. députés près la Conveution
lationale; nationale du 2 fructidor an 2, Adresse de Page ct Brulley à
réponse de Page et Brulley
pag. 7 et 8. A la
Hitoyen Belley, P. 17.
aux calomnies qu'on a fait Convention
4 Jean-Dapuite
signer au
Legrand, à la Convention
nationale, du8 fructidor an 2,
Sain-Domingue
a Conyention Robespierre, du 14 prairial an 2. députés près la Conveution
lationale; nationale du 2 fructidor an 2, Adresse de Page ct Brulley à
réponse de Page et Brulley
pag. 7 et 8. A la
Hitoyen Belley, P. 17.
aux calomnies qu'on a fait Convention
4 Jean-Dapuite
signer au
Legrand, à la Convention
nationale, du8 fructidor an 2, --- Page 584 ---
(576 0 )
membres du comité de streié
générale , qu'ils avoient tant CO
tribué à entrainer dans les plus grands excès. Iis s'adressère
tout aussi inutilement à des membres du comité de salut publi
et particulièrement à Robespierre
> qu'ils n'avoient cessé
fatter dans le temps de sa toute-puissante 2 et dont ils se SC
prétendus les ennemis et les dénonciateurs après le
9 thermido
comme on le verra dans la suite.
6. L.
Voici ce qu'ils lui écrivoient
Leurs lettres
peu après son prétendu assas:in
à Robespier- par la jeune Regnault. K C'est ainsi que ja même faction
re, Couchon, > en France, vouloit reduire les pauvres à la condition qu
etc.
> et soumettre le peuple à l'aristocratie des
d'ilote
riches, vouloit
>> un instant affranchir et armer tous les nègres
30 nos colonies, Tel étoit leur
pour détrui
langage, 2 lorsque, le 27
>
brumair
tu dessinas à grands traits la situation
de
>
politique
PEuro;
et les crimes de Brissot. Les héritiers de ce
> les agens de l'étranger pâlirent de
conspirateur
rage et de
)
déserpoir,
dans leur délire ils jurérent de t'immoler à leurs de:sein
> Iis jurèrent de marcher au despotisme à travers les cadavre
n des plus courageux défenseurs du peuple. Toi et Collet devie
> être les premières victimes Nous avons Frémi lorsque nou
> avons connu leurs attentats ; et du fond de la prison O
> nous out jetés les calomnies et les manceuvres
de Danton 6
> de son digne protégé le traitre Dufay, ce soi-disant
>
déput
de la province du Nord de
Saint-Domingue, nous avon
> béni la Providence 2 qui, 3 en détournant la main parricide
Adresse à la Convention nationale 3 du 2 fructidor, > par Page,
et
Legrand. Rapport ct intérrogaroire des hommes venanrde Saint- Brulley
état d'arresration au fort de la Loi, à Brest. Liste des mêmes Domingue,en ordre
alphabétique > etc.
par
> qui
-disant
>
déput
de la province du Nord de
Saint-Domingue, nous avon
> béni la Providence 2 qui, 3 en détournant la main parricide
Adresse à la Convention nationale 3 du 2 fructidor, > par Page,
et
Legrand. Rapport ct intérrogaroire des hommes venanrde Saint- Brulley
état d'arresration au fort de la Loi, à Brest. Liste des mêmes Domingue,en ordre
alphabétique > etc.
par
> qui --- Page 585 ---
( 577 )
qui alloit te
t'a
>
et pour venger frapper, les
conservé pour le bonheur du
patriotes
>
opprimés.
peuple,
Sans doute tu as assez
> pas assez vécu Pour la vécu pour ta gloire, 3 mais tu n'as
> vécu pour les colonies, société; tie n'as pas encore
) s'ils n'y languissent 2 puisque Ies pairiotes en sont assez
* plutôt Far les
opprimés par les agens de
bannis
> vécu
agens de Tétranger; ; tu
Erissot, ou
pour la
n'as pas
> sein même justice, > Puisque Dufay
encore assez
de la
conspire
3>
Convention
impunément au
les seuls vrais
nationale, et que nous,
représentans de Saint
3 les seuis,
dans la prison, sans
- Domingue,
> ment avec le
pouvoir être entendus
végétons
traître
> calomnies ef la
qui nous y a fait contradictoireplus
plonger
> pas assez vécu
crimineile intrigue . e
Par ses'
D vécu
pour les colonies, O2
- Tu n'as
> dont pour des les colonies . . . Il te reste à plurot ZU n'as pas
écrivains, des
dissiper les
35 contrées. Il te reste à intrigans salariés ont
nusges
>
faire connoftre les
enveloppé ces
l'Angicterre sur ces contrécs
vues
> de Brissot et la Girende . . - . A Peine la politiques faction de
> vention nationale,
fut-elle rejetée du sein
impie
) verel
2 que nous
de la Conet
obtiames, contre ses
B le seul Sonthonar, un décret d'accusation
agens Polpeut-étre
; mais ce
>3 la
qu'eussent dicté
décrct,
politique 1 ne fat
jusgu'alors la
> veillent
jamais exécuté,
justice et
toujours pour le
LAngleterre et ses
> toutes les mesures
malheur de nos
agens
> oil
salutaires furent entravées cempatriotes 9 e
Dufay parut se lier avec
jusqu'au
> gues de Brissot,
Danton, pour renouer moment
>
et servir
les in(rirepréentant, à
l'étranger. Il te
> liberticide.
developper cette ramification de reste, citoyen
C'est pour la faire
cette faction
Rap, de Garran-Coulon comnoitre que nous n'avons
Tome IV,
Oo
agens
> oil
salutaires furent entravées cempatriotes 9 e
Dufay parut se lier avec
jusqu'au
> gues de Brissot,
Danton, pour renouer moment
>
et servir
les in(rirepréentant, à
l'étranger. Il te
> liberticide.
developper cette ramification de reste, citoyen
C'est pour la faire
cette faction
Rap, de Garran-Coulon comnoitre que nous n'avons
Tome IV,
Oo --- Page 586 ---
578 )
y ceasé de demander à être entendus contradictoirement
avec
> Dufay (1). >
Lc même jour, et presque dans les mêmes termes, Page et
Bruiley adressèrent nne autre lettre à Coliot d'Herbois
2 oi,
enle filicitant aussi à la même occasion 1 ils répétoient leurs
déclamations contre Brissot, les députés de la Gironde, Danton
et Dufay. Ils en écrivirent dans le même syle à Couthon
> à
Ssint-Just, et à d'autres membres dcs comités de
gouvernement (2).
L'admission des députés de Saint-Domingue à la Convention
nationale n'empêcha pas l'exécution du décret
Traduction
d'accusation
en France rendu contre Polverel et Sonthonax ; il ne présentoit plus les
de Polverel mêmes inconvéniens pour ia tranquillité de la colonie
et Sontho- la loi qui confrmoit Paffranchissement
> depuis
nax.
général. Le capitaine
Chambon, qu'on envoya en porterla nouvelle à Saint-Domingue,
fut chargé d'arrêter les commissaires civils, ct de les ramener en
France sur la corvette YEfpérance, dont le nom éloit d'un si
heureux augure et pour les nègres et pour cux. Il s'acquitta
de cette double mission avcc autant de sagesse
que d'humanité;
1 Lettre de Page et Bruliey à Robespierre, du 14 prairial an 2.
aussi lc Procès-verbal de la commission de Saint-Domingte du
Voyez
1793.
> 20 octobre
2 Débats dans l'affaire des colonies, tome III, P. 170 et 181. Lettre
Page et Brulley à Collot - d'Herbois, du 14 prairial an 2, Voyez aussi de
lettre des mnêmes à Couthon, du, 11 prairial 3 P'Adresse à la Convention la
nationale, du 2 fructidor 2 Par Page 2 Brulley et Legrand, P. 3
la
lettre des commissaires de Saint - Domingue, députés
la et5;
nationale, au
près Convention
citoyen Amar, a et celle de la commission administrative
marine et des colonics, aux représentans du peuple
de
des colonics A du 15 thermidor an 3.
composant la commission
êmes à Couthon, du, 11 prairial 3 P'Adresse à la Convention la
nationale, du 2 fructidor 2 Par Page 2 Brulley et Legrand, P. 3
la
lettre des commissaires de Saint - Domingue, députés
la et5;
nationale, au
près Convention
citoyen Amar, a et celle de la commission administrative
marine et des colonics, aux représentans du peuple
de
des colonics A du 15 thermidor an 3.
composant la commission --- Page 587 ---
et
( 579 )
civils quoigu'iin'eit aucune force à sa
démentirent par leur
disposition, 3 les commissaires
avoient voulu faire craindre conduite cc Que Page ct
Prirent les mesures les
sur une résistance de leur Brulley
avec autant de
plus Propres à prévenir
part. Ils
sang-froid que s'ils
toute agitation
niers, mais les
cussent été non les
coopérateurs du
Prisonbarquerent à Rochefort le
capitaine Chambon
Theureuse révolution
9 thennilor, et bientôr (1). Ils décomme ils
qui venoit de
ils appeirent
l'ont depuis déclaré s'opérer (2). Ils virent
des colonies,
plusieurs fois
alors,
s disparoître tous
à la
sur la certitude de
les doutes qu'ils avoient commission
divers témoins
lear justilication. Le tils de conservés
les
assurent qu'en arrivant la
Polverel et
yeux des comités de
veiile à l'ile d'Aix,
festa de la manière
Rochefort, cet
scus
moient
la plus décidée cx-commissaire maniet son' éloignement
les principes qui l'aniFrance; qu'il exprima
pour la faction qui
de la
hautement ses vaux
opprimoit la
République et de la
pour la
refusa de crier
Convention
profpérité
: Pive la
nationale ; mais qu'il
touroient (3). Sonthonax montagne ! comme ceux
de suivre
et lui se gardèrent bien qui l'enl'exemple de ceux
lution du
qui se
néanmoins
9 thermidor pour établir prévalurent de la révolufuneste que la tyrannie
une réaction non
qu'on venoit de
moins
Il n'en fut
détruire.
de
pas ainsi, de leurs
Page et Brulley. On a
acensateurs,
déja vu avec quelle partieulièrement S. LII,
étrange
Page et
flexibiBrulVoyez les Débats dans Laffaire
ley, réaction.
tome VIIL, P.3f2 et33, et ci-dessus des colonies, tome II, P.
naires après
21 Dibats dans Paffaire
le chap. VI, 15. LXII ct 28retata, ley thermi.
tome
des colonies,
LXIII,
dor,
31 Pétition IX,P. 89 ctyo.
tomeI , P. 21 ; tome
à la Convention
H,P.001;
Polverel fils, P. 3, ctc.
nationale > du 30 getminal an 3,
Par Fr.
Oo 2
f2 et33, et ci-dessus des colonies, tome II, P.
naires après
21 Dibats dans Paffaire
le chap. VI, 15. LXII ct 28retata, ley thermi.
tome
des colonies,
LXIII,
dor,
31 Pétition IX,P. 89 ctyo.
tomeI , P. 21 ; tome
à la Convention
H,P.001;
Polverel fils, P. 3, ctc.
nationale > du 30 getminal an 3,
Par Fr.
Oo 2 --- Page 588 ---
(580 )
lité ils avoient su, depuis le commencement dc la révolation 3
s'accommoder au temps et aux circonstances ; rérolutionnaires
comme la majcrité de PAssembiée de Saint-Marc, durant cette
Assembléc, aristocrates avec le club Massiac etl'abbé Maury ,
lors du séjour en France des quatre-vingt-cing, redevenus démagogucs à la manière du côté ouest > sous la seconde Assemblée coloniale 3 royalistes bien prononcés en France avant
le 10 zolt; démocrates à bonnet rouge et satellites des décemrirs sous le règne de la terreur, ils étoient parvenus à
traiier a Péchafaud presque tous ceux qui avoient annoncé des
principes opposés à leurs vues illibérales et à leur système d'indépendance surles colonies. Ils continuèrent à feindre' une grande
exagération de patriotisme jusqu'au 9 thermidor. On a vu encore que c'est à Robespierre, à Saint-Just, à Collot-d'Herbois,
à Couthon, etc., qu'ils s'adressérent pour obtenir leur liberté. Après cette journée, ils se prévalurent de leur incarcération pour s'annoncer comme des victimes de la tyrannic, et
représenter leurs adversaires comme des buveurs de sang et des
égorgeurs. Ils frent distribuer à la Convention nationale 5 et placarder serles murs de Paris de nouveaux libelles, tous écrits dans
ce sens. Ils csèrent y assurer qu'ils n'avoient jamais eu de relations avec les hommes qui avoient tyrannisé la France avant le
9 thermidor; qu'ils n'avoient jamais écrit à Robespierre en particulier qu'une circulaire commune d tous les membres du comité de Falut public (1). Lors du precès de Brissot, Chaumette, procureur de la commune de Faris, avoit fait contre lui
une longue dépesition, cui il avoit dit beancoup de mal de
Polverel et Sonthonax, parce qu'ils avoient refusé de le prendre
1 Réponse de Page et Brulley aux calomnies qu'on a fait signct au ciroycn
Belley.
avoient jamais écrit à Robespierre en particulier qu'une circulaire commune d tous les membres du comité de Falut public (1). Lors du precès de Brissot, Chaumette, procureur de la commune de Faris, avoit fait contre lui
une longue dépesition, cui il avoit dit beancoup de mal de
Polverel et Sonthonax, parce qu'ils avoient refusé de le prendre
1 Réponse de Page et Brulley aux calomnies qu'on a fait signct au ciroycn
Belley. --- Page 589 ---
(584) )
pour secrétaire lors de leur
mais après le décret du 16 départ pour Saint-Domingue (3)3
la
pluviose, il
Raison , un discours sur la liberté prononça, à la fête de
Brulley se prévalsrent de cette
des noirs (2). Page et
députés de Saint-Domingue
circonstance pour 2ccuser les
lité du 9 thermidor
d'être complices de la
saires qui
(3). On vit alors ces
municipas'étoient si souvent
prétendus commiss'étoient fait recevoir
qualifiés de
aux
sans-culotzs, qui
tion de Collot-d'erbeis, jacobifis en 1793 s sur la présentaque leur cause éloit
qui avoient dit, peu
celle des
detemps
et
après,
des cordeliers (4), qui avoient montagnants 3 des jacobins
et ses collègues de l'ancien
Aattési bassement Robespierro
aussi la députation
comité de salut public
la chite de leur de Sunt-Domingue, à qui ils > accuser
crédit, d'être
attribuoient
plices de
composée des
Robespierre, dcs amis
créatures, 2 des comquoique tout annonce
9 des complices de Barrère, etc.,
solument
que Robespierre au moins avoit
opposé au décret sur la liberté
été abprétendiren: enfin, sans en donner
générale (5): ils
avoient été mis
plus de
dor; mais
eux-mémes sur la liste de mort preuves 5 qu'ils
que cc cet imbécille
du 5 thermi-
> avisé de remettre
de Fouquier - Tinville
leur
s'étoit
supplice au onze (6). > Cependant
1 Débats dans Pafaire des colonizs,
2 Discours sur
tome I, P. 181 et suiv,
lafranchisement des
3.
nègres, par
Sentinelle 3 garde à vous!p 14.
Chaumetre,
4 Mémoire pour les citoyens Verneuil
27. Voyez ci-dessusle S. XVII,
, Baillio jeune, etc., P. 25,25 et
5 Voyez les
la fin de Proces-verbaux de la commission de
les
pluviose, et P'écrit de Leborga:
Saint - Domingute, de
colanies, P. 29.
2 intitulé : Enfn la véricé Sur
61 Les terroristes de
Sain-Deningse, dénoncés à la Coayention
nationslea
Oo 3
Verneuil
27. Voyez ci-dessusle S. XVII,
, Baillio jeune, etc., P. 25,25 et
5 Voyez les
la fin de Proces-verbaux de la commission de
les
pluviose, et P'écrit de Leborga:
Saint - Domingute, de
colanies, P. 29.
2 intitulé : Enfn la véricé Sur
61 Les terroristes de
Sain-Deningse, dénoncés à la Coayention
nationslea
Oo 3 --- Page 590 ---
582)
ils contiauoient encore , du fond de la maison d'arrêt oi
ile étoient détenus s leurs poursuites contre ceux qui osoient
ne pas être de leur opinion dans l'affaire des colonies. Leborgne
ayant été mis en liberté, le 21 therrsidor, Page et Brulley
le frent arréter de nouveau, et traduire au tribunal révolutionnaire sur une denonciationqu'ils avoient sigrée , et que deux
colons portèrent à ce tribunal. On aura peine à croire que
l'objet de la dénonciation étoit une pétition que ce citoyen
avoit lue à ia barze de la Convention nationale 3 au nom des
homnes de couleur, et qai leur avoit obienu les honneurs de
la séancc. Leborgne fut remis en liberté presqu'aussitôt (1).
Dans les premiers jours de prairial as 3, Roume, l'un des
premiers commissaires civils, que les colons avoient également
trajuit au tribunal révolutionnaire, du temps de FouquierTinville 3 comme 2672 royaliste et un aristocrate, et qui
avoit aussi obtenu sa liberté, fot dénoncé à la section Lepeletier
comme un buveur de sarg par deux colons qui, osérent lire
par Verneuil, Page, Brulley, Th. Miller, Duny 2 Deaubonneati. , Clausson $
Senac et Fondeviolle 3 P.2, note 1, pag.5 et 7. Lutterntrele pouvoir législatifct le pouvoir exécutif, par Clausson et Th, Miller, p.3. Grands lébats
cntre Dufay et consorts 2 Polverel et Sonthonax, les égorgeurs et les
brileurs de Saint- Domingue, pag. S, 10,14, 15, etc. Impostures de Sonthonax et Polverel, dévoilées à la Convention nationale, par Clausson es
Th. Millet, du 19 fructidor an 2. Les accusateurs inca:cérés, de Polverel
ct Sonthonax, accusés et libres, à la Convention nationale , par les mêmes,
du 21 fructidor, P 3, 6 ct 8, Un détenu pendant onze mois à la Conciergeric, à Louvet (du Loiret ), par Leborgne. P. J. Leborgne à Janvier
Littée, P. 9et 1C. Laforêt à son collègue Gouly ,P. 7.
1 Attentat contre la liberté de la presse et le droi: de pétition, 7 par
Leborgne. Un détenu pendant onze mois à la
mème, Enfin, la vérité sur les
lc Conciergerie 2 etc., sparle
colonics, Far même 2 P.24 ct 29.
Loiret ), par Leborgne. P. J. Leborgne à Janvier
Littée, P. 9et 1C. Laforêt à son collègue Gouly ,P. 7.
1 Attentat contre la liberté de la presse et le droi: de pétition, 7 par
Leborgne. Un détenu pendant onze mois à la
mème, Enfin, la vérité sur les
lc Conciergerie 2 etc., sparle
colonics, Far même 2 P.24 ct 29. --- Page 591 ---
( 583 )
dans Fasemblée de cette
tation de Saint.
section, un mémoirc contre la
> désarmé
Domingue. ( Peu s'en
dépuet conduit de
fallut que Roume ne fat
> scélérat. ) (1)
nouveau en prison comme un infame
D'autres colons du même
les commissaires civils,
parti, qui avoient ét6
et parmi
déportés par S. LIV.
montellier, lieutenant de
lesquels on retrouve Ce Du- Ilen est de
de la Ciois-elesionquets Praloto, lors de la creelle
même des
(2),
expédition déportés.
déposé au tribunal récolutionnaire Rurda-Piemeneas, qui avoit
que Page et Brulley y avoient
contre presqie tous ceux
du comité de sûreté
conduits (3); Gervais, cet
les plus
générale, si grand
agent
révolutionnaires
approbatenr des mesures
le même sens des libelles (4), Thérou le pèrc qui faisoit dans
de toutes leurs forccs particuliers, Deraggis, etc.,
Convention
ce fyfême de réaction. Ils appuioient
nationale, dans
disoient à la
> buveurs de sang
une adresse : ( La France a eu
) sortis de la
; nous avons aussi eu les nôtres.
ses
caverne des
Tous sont
mêmes colons adressa
jacabins (5). > Une
Paris
aul comité de
Partie de Ces
une dénonciation
législation et aux sections de
Domingue, et Polverel, imptimée contre les députés de Saintfioient tous de buveurs Sonthonax, Raimond, etc. otilsles
desang,d de
qualivonpins,dernagis) jacobins,
I Péticion de Roume àla
Voyez aussi le 5. XIX ci-dessus, commission des colonies, du 1I
prairial an 3.
2 Voyez ci-dessus lc tome II, chap.
31 V. Ibid. chap.
VI, 5. XLVI,
I, S. XI, ct ci-dessus 5.
4 V. ci-dessuis le S.
XVIIL.
5. Adresse de
xxV, P.519 et 520 dans la note,
du22
Thérou, > Damontellier, etc.,
pluviôse an 3.1 V. aussi la
à la Convention
son Pays, Par Thérou,
rencontre d'un colon avee les nationate
égorgeurs de
Oo 4
us lc tome II, chap.
31 V. Ibid. chap.
VI, 5. XLVI,
I, S. XI, ct ci-dessus 5.
4 V. ci-dessuis le S.
XVIIL.
5. Adresse de
xxV, P.519 et 520 dans la note,
du22
Thérou, > Damontellier, etc.,
pluviôse an 3.1 V. aussi la
à la Convention
son Pays, Par Thérou,
rencontre d'un colon avee les nationate
égorgeurs de
Oo 4 --- Page 592 ---
584 )
d'égorgeurs jacobins, fêtés et caressés parlesjacobins robespier
ristes,les Hébert, les Chaumette et lapolice conspiratrice (r)-
Les mêmes expressions se retrouvent dans des pamphlets publiés par Clausson et Thomas Millet. Dix jours après la chite
de Robespierre, ces deux colons qui,d'accardavec) leurs commettans, avoient tant approuvé son systême de terreur, en le mettant
en opposition avec la conduite de Brissot dans les adresses qu'ils
avoient envoyées des Etats-Unis à la Coavention nationale en
présentèrent une presqu'aniquement dirigée contre Robespierre,
qu'ils associoicnt avec ce même Brissot, les Girondins et Louis
XVI pour la ruine des colonies. ( Le tyran Capet, y disoientils 2 la Lugerne, Bamave, Brissot, Boyer - Fonfrede, Guaa2 det, Pétion, Gensonné, Philippe Egalité, Barbaroux
>
> Pergniaud, Danton et Robespierre, ont ordonné, ont di-
> rigé cette calamité publique. Ils ont tous porté la peine de
)) leurs forfaits (2). ) Enfin Leborgne a imprimé, sans être
démenti, qu'on avoit vu les colons du même parti K dans les
> spectacles, dans les cafés, se faire honneur d'avoir les
> miers démasqué Louvet; qu'on les avoit vus à la tête pre- de
> quelques hommes se porter à sa demeure 2 lors du
A
dégit
que ion y commit (3).>
Page, Brulley, 2 et les autres accusateurs de Polverel et Son1 Dénonciation des buveurs de sang 7 par Thérou le père, du 10
an 3, P.1, 2, 4, 5 et 6.
prairial
2 A la Convention nationale, par Clausson et F. A. ( Thomas) Millet,
commissaires des colons de Saint-Domingue, du 20 thermidor an
et 4. Lutte entre le pouvoir exécutif ct le pouvoir législatif
les 2, P.
pag. 3.
> par mêmes,
3 Un détenu pendant onlze mois à la Conciergeric, à Louyet ( du
P. 5 ct6.
Loirer)
2, 4, 5 et 6.
prairial
2 A la Convention nationale, par Clausson et F. A. ( Thomas) Millet,
commissaires des colons de Saint-Domingue, du 20 thermidor an
et 4. Lutte entre le pouvoir exécutif ct le pouvoir législatif
les 2, P.
pag. 3.
> par mêmes,
3 Un détenu pendant onlze mois à la Conciergeric, à Louyet ( du
P. 5 ct6.
Loirer) --- Page 593 ---
(585) )
honax, ont suivi le même systême dans les
essé d'y déclamer contre les
Débats. Ils n'ont
eurs de sang.
jacobins, les serroristes,les bulicipalité du Port-an-Prince Senac, en essayant d'y justitier Ce que la mun de 1792, pour la
marquoit à celle de Jacmel, à la
prémunjr contre
ninant de la
l'esprit efrayane et doFrance, a dit < qu'er janvier
l'efprit des jacobins qui dominoit
1793 c'étoit
esprit qui a presque ancanti
en France 5 que c'cst cet
sang et de ruines
la France, qni l'a couverte de
les matériaux
(I).E Enfin Thomas Millet, qui avcit fourni
contre Julien Raimond à
irésenta pour déposer contre cet
Fonquier-Tinuills, se
it son procès. II eut
accusateur public lorsqu'on lui
grand soin de faire
ats sur les colonies
consigner aur D6-
(2) toutes les absences
ccasion, et ses collègues ont
qu'il fft à cette
irconstance
su depuis se prévaloi: de cette
pour repousser les
té en butte pour leurs relations reproches auxqueis ils avoient
avec
Dna vu néanmoins combien avoit été Fouguier-Tinville (3).
ieurs d'entre eux avec cet
grande l'intimité de pluagent de la
bierre, et l'asage qu'ils en
tyrannie de Robesnis (4). C'est
avoient su faire contre leurs
encore un autre des accusateurs
enneaires civils, Duny, , qui s'est écrié dans les
des commissance t'a abandonné,
Débats : ( Ta puisLe
Sonthonaz, en abordant sur le
français, 10 thermidor, en brisant le
territoire
crable patron, a briséaussi les
sceptre de ton exéterroristes et tous les buveurs
1 Débats dans l'affaire des colonies,
2 Ibid.1 Tome IV, P. 53,
tome VII, P. 295,
etc.
3 Débats susd. , tome IX, P. 13.
41 Débats susd., tomc I,P P. 3og.
puisLe
Sonthonaz, en abordant sur le
français, 10 thermidor, en brisant le
territoire
crable patron, a briséaussi les
sceptre de ton exéterroristes et tous les buveurs
1 Débats dans l'affaire des colonies,
2 Ibid.1 Tome IV, P. 53,
tome VII, P. 295,
etc.
3 Débats susd. , tome IX, P. 13.
41 Débats susd., tomc I,P P. 3og. --- Page 594 ---
(586)
> de sang. Vous n'érigerez plus des tribunaux et des gui
> Jotines (1). 35
C'est ainsi que Page, Brulley et les autres accusateurs
s. LIV.
d
Suspension commissaires civils parvinrent durant quelque temps à pass
du décrec aux yeux des personnes mal instruites pour des victimcs
d'accusation cette tyrannie 3 dont plusicurs d'entr'eux: avoient été les
contre les
agens
commissaires tous des approbateurs si décidés. Mais leurs efforts même à C
civiis.
égard, en appelant l'aitention publique sur les colonies, pr
paroient la connoissance de la vérité, dans un temps oi
Convention en desiroit la manifesiation, malgré les orages 9
la tourmentoient, et oi les accusés pouvoient aussi se fai
entendre. Un premier décret, rendu presque aussitôt l'arriv
de Polvecrel et Sonthenax, suspendit l'exécution de l'accusatic
portéc contre eux et les mit en liberté provisoire 2 sans qu'
pussent néaumoins sortir de Paris jusqu'à nouvel ordre. I
même décret ordenna de plus que les comités de salut public
de marine et des colonies, seroient chargés de faire, dans
plus bref délai, un rapport sur la conduite de ces commi
saires (2).
Les accusateurs de Polverel ct Sonthonax réclamèrent vain
ment contre cette décision, en se récriant sur ce que la Cor
vention nationale Jaissoit les accusés dans les fers, tandis qu
Tes accusateurs étoient en liberté (3). Le décret fut maintenu
Mais la Convention nationale, par suite de son impartialité
3 Débats susd, ibid.
2 Décret du 17 thermidor an 2.
3 Les 2ccusatcurs incarcérés, , de Polverel et Soathonax accusés et libres,
la Convention nationale, P. 3 ct 4. Luttc cntre le pouyoir exécutif ct k
pouvoir législatif, etc, 7 P.5ct 6.
ateurs étoient en liberté (3). Le décret fut maintenu
Mais la Convention nationale, par suite de son impartialité
3 Débats susd, ibid.
2 Décret du 17 thermidor an 2.
3 Les 2ccusatcurs incarcérés, , de Polverel et Soathonax accusés et libres,
la Convention nationale, P. 3 ct 4. Luttc cntre le pouyoir exécutif ct k
pouvoir législatif, etc, 7 P.5ct 6. --- Page 595 ---
(587)
rendit un second dans les derniers
torisa les comités de salut
jours de l'an 2, qui
rine et des colonies
public, de stireté générale, de
pvisoire, soit délinitive, , à Prononcer la mise en liberté, soit
des colons détenus (1).
Page ; Brulley et les commissaires
iadelphie, n'avoient pas
envoyés par le club de S. LV
mandérent à la Convention encore recouvré la leur, quand ils Décret qu
Polvercl étoient
nationale que, puisque
ordonne les
en liberté, elle entendit
Sonthonax Débats entre
accusateurs et les accusés,
contradictoirement eux et leurs
r les colonies(s). C'est ainsi Pour connoître enfin la vérité accusateurs,
iduction directe des
que Timpossibilié d'obtenir la
ponaire les força de recourir commisraires civils au tribunal révolulativement à Julien
à la mesure qu'ils avoient rejetée,
des colonies l'année Raimond, devant le comité de marine
Is demandoient la même d'asparavant (3). Les commirsaires cir le rapport des comités chose. Un nouveau décret,
de salut
rendu
marine et des colonies,
public, de sûrcté générale,
mmission de neuf membres, ordonna qu'il sercit formé une
inal, pour s'occuper de s immédistement et à F'appel no-
:s colonies. Cette
l'examen et du rapport de l'affaire
S scellés apposés commission eut le Pouvoir de faire
sur les papiers des
lever
ulement cni leur
de
détenus et autres', mais
brsignés dans lcs présences divers
retirer ceux qui se trouveroient
e les extraire
dépôts publics, de les
3 de les examincr,
inventorier,
d'appeler devant elle tous
I Décret du
la Convention quacrième jour des sans-.culotides de
nationale, dud. jour.
l'an 2. Procès-vérhaux de
2 Pétition à la Convention
utre Par Clausson ct Th. Millet. nationale , par Page, Brulley ,
Lcs
Verneuil, etc,
Sonthonax, > ctc,
acensateurs incarcérés de
3 Voyez ci
Pelveret
dessusle S. XII.
EAHENL
,
inventorier,
d'appeler devant elle tous
I Décret du
la Convention quacrième jour des sans-.culotides de
nationale, dud. jour.
l'an 2. Procès-vérhaux de
2 Pétition à la Convention
utre Par Clausson ct Th. Millet. nationale , par Page, Brulley ,
Lcs
Verneuil, etc,
Sonthonax, > ctc,
acensateurs incarcérés de
3 Voyez ci
Pelveret
dessusle S. XII.
EAHENL --- Page 596 ---
(588 )
dénoncés, > tous dénonciateurs, tous témoins dans l'affaire d
colonies; de leur faire subir tous interrogatoires nécessaire
de les entendre, soit contradictoirement, soit séparément. Ei
ne pouvoit d'ailleurs ordonner aucune arrestation ou mise
liberté; elle pouvoit seulement proposer ces mesures aux tre
comités réunis, suivant le décret précédent. L'existence de
commission étoit, au surplus, déclarée indépendante du I
nouvellement successif des divers comités de la Conventi
nationale. Les membres qui la composcroient y étoient mai
tenus jusqu'au rapport définitif de l'affaire des colonies, 9
ne pouvoit être présenté par elle à la Convention nationa
qu'après avoir été soumis à l'examen et à la discussion des trc
comités réunis (1).
Enfin deux autres décreis ordonnèrent que la commission d
colonies entendroit, sous trois jours, les accusateurs et 1
accusés dans l'affaire des colonics ; que les Débats qui auroie
lieu seroient recucillis en sa présence et sous sa surveillane
par des sténographes, imprimés et distribués à la Conventic
nationale (2).
Toute la conduite des accusateurs des commissaires civi
S. LVI.
De la coma porte à croire qu'en demandant une discussion contradictoire
mission des ils espéroient profiter de la réaction, qu'ils servoient avec tar
colonies ct de zèle, pour avoir une commission qui leur fit dévouée. Leu
detuelques vues furent déçues. La Convention nomma
commission
iibeller,
la
de
colonies au scrutin. Elle fut formée originairement des neu
1 Décret du 9 vendémiaire an 3. Preces-verbal de la Convention natic
nale dudit jour.
2 Lois des 4 ct 7 pluviose 21 3. Procès-verbaux de la Convention natic
nale desdits jours, Débats dans l'affaire des colonics, tom. 1, P. 1.
detuelques vues furent déçues. La Convention nomma
commission
iibeller,
la
de
colonies au scrutin. Elle fut formée originairement des neu
1 Décret du 9 vendémiaire an 3. Preces-verbal de la Convention natic
nale dudit jour.
2 Lois des 4 ct 7 pluviose 21 3. Procès-verbaux de la Convention natic
nale desdits jours, Débats dans l'affaire des colonics, tom. 1, P. 1. --- Page 597 ---
(589 )
embres suivans, , qui furent Pris
rties de la salle, et qui
indistinctement dans toutes les
nuance es d'opinion qu'on rasembloient, avoit
pour ainsi dire, toutes
la liberté, dont étoit
pu remarquer Parmi les amis
Intion nationale
composée la grande
: Garran,
majorité de la Conles Deux. Sevres) secrétaire président; Marec, puis Lecointe
ludeau, Fouché( de Nantes), 3 Gayomard, Grégoire, ThiMarec au comité de salut Mazade, Castillon, Le passage
ngés donnés à quelques
public, des missions ou des
ccessivement Marec
autres membres, firent
2 Mazade, et
remplacer
lassceur, Brunel, Peyre et
Lecointe -
rent,
Payraveau,
Par Dabray, Mollevaulte, Falune-Champesus quileur succéA peine Ia commission
Lanthenas et Merlino (4).
Polyerel et Sonthonar fut-elle formée , que les accusateurs
naires pour la
recourarent à leurs
ccessivement dégodter ou la faire
manaeuvres ordivers membres
renouveler, en écartant
:s griefs. Marec avoit fait contre quiils
un
prétendoient avoir
arine, oil il avoit attaqué rapport, au nom du comité de
aux. Les accusateurs de quelgues : uns des préjugés
1 libelle contre lui, oi Polverel et Sonthonax
cololtante.
iis lui
diastribuérent
Quand ils virent
imputèrent une partialité réfet, ils osèrent demander que cet écrit ne
bn de
à la Convention produisoit aucun
Grégoire > parce qu'il avoit
nationale l'excluonstituante s la cause des hommes defendu, à P'Assemblée
fendu celle des Juifs, et
de couleur, comme il avoit
liberté, Notre collègua geinéralement vouloit
tout ce qui tenoit a
donner sa démission : la
1 Procèsverbaux de la Convention
Aire, 24 nivôse an3. etc,
nationale, des 9
oycz aussi P.J. Leborgne Procès-verbaux de la vendémiaire, 24 bruà Janvicr
commission . -
Littée, P. 10,
RAMINE
P'Assemblée
fendu celle des Juifs, et
de couleur, comme il avoit
liberté, Notre collègua geinéralement vouloit
tout ce qui tenoit a
donner sa démission : la
1 Procèsverbaux de la Convention
Aire, 24 nivôse an3. etc,
nationale, des 9
oycz aussi P.J. Leborgne Procès-verbaux de la vendémiaire, 24 bruà Janvicr
commission . -
Littée, P. 10,
RAMINE --- Page 598 ---
f 5go )
commission des colonies ne crut pas devoir l'accepter d
de telles circonstances: ; et lorsque cet incident fut port
la Convention nationale 3 elle rejetta avec indignation la
clamation des accusateurs (1). Il étoit évident effectivem
qu'on ne pouvoit pas récuser un représentant du peup'e P
avoir émis des opinions tellement conformes à Ja justice, qu
les avoient été adoptées par des lois dont on ne demandoit
même le rapport.
Le président de la commission, Garran, ne fut pas non ple
l'abri de ces tracasseries. Il avoit émis à l'Assemblée législativ
lors de la discussion qui précéda la loi du 4 avril, une opin
dont les bases furent ssivies par ceite loi : il y avoit demai
l'égalité des droits pour les hommes de couleur. Les accu
teurs de Polverel et Sonthonax, qui n'ont cessé dans les Déb
de mentrer le plus grand ressentiment , tant contre cette
que contre les hommes de couleur, cherchèrent à inspirer
préventions contre Garran, en publiant dans un nouveau libe
qu'une pièce relative à l'état de l'un d'entr'eux s'étoit perd
depuis qu'on la lui avoit confiée. Il faut bien expliquer qu
étoient les prétextes de cette inculpation, quelque minutie
qre soient de tels détails. Il s'agissoit d'un certificat de m
decin, donné deux jours auparavant à Larchevesque - Thiba
pour constater sa mauvaise santé, On l'avoit présenté à la co
mission des colonies le jour mème oil des ouvriers commençoie
à préparer son local. On Jaissa, dit-on, le certificat dans
local, quoique Garran et d'autres membres de la commissi
cussent engagé ceux qui présentoient cette pièce à la rempe
1 Voyez divers pamphlets du mois de vendémiaire, par Page, Brulley, c
ct le décrer de la Conyention nationale, du. . vendémiaire.
santé, On l'avoit présenté à la co
mission des colonies le jour mème oil des ouvriers commençoie
à préparer son local. On Jaissa, dit-on, le certificat dans
local, quoique Garran et d'autres membres de la commissi
cussent engagé ceux qui présentoient cette pièce à la rempe
1 Voyez divers pamphlets du mois de vendémiaire, par Page, Brulley, c
ct le décrer de la Conyention nationale, du. . vendémiaire. --- Page 599 ---
(59: )
5 en leur observant
mmis pour s'en
que la commission n'avoit
table
charger, ui armoire
encore ni
ou de siége. Tout tela ft pour la serrer, > pas
Éme des colons
constaté Par
méme
hfin le sectétaire qui s'étoient permis ceile Tinterrogatsire
de la
inculpation (1).
argé
commission,
d'inventorier leurs
Lecointe :
icassecies
papiers,
Puyrareau,
semblables et les
éprouva une mulitude de
ndement de leur
inculpations les plus
part (2).
destituées de
Après avoir inutilement
Pyens Pour dégodter les cssayé l'emploi de tous ces
6 LVIL,
membres de la
petits De la
désorganiser, , il fallut bien
commision, ou
cont commencé la
procéder aux Débats. Dès Pour duire des ac.
nt le décret de distribution aux
qu'on en cusateurs dula
représentans da
rant les Dé.
sateurs excita
Convention
peuple , sui- bars,
une
nationale, la conduite des
n'a puy y voir qu'en indignation presque générale ;
accontre les
Partie leur
cependant
accusés, T'indécence emportement et leur
ent envers la
avec
ils mauvaise
cemmission
laguelle se
rsa marche
2 tout ce qu'ils ont
comporpreuves. (3), et Fincivisme dont ils
fait Pour entraLes accusateurs avoient
n'ont cessé de donner
terles accasés et
aposté des colons
ssion, à l'entrée quelgues-uns des membres
pour inet à la sortie de
méme de la.comchaque séance (4). Pour
Procès-verbal de la
yez aussi les Débats commission des colonies,
dans Paffaire des
2 du vendémiaire an
Voyez linventaire des
colonies, 2 tome Il, p. 320
3.
arrêtés de la commission papiers de Page, Brulley,
ct suiv;
faire des colonies,
qui y sont énoncés.
Clausson, etc., avec
Débats
tome II, P. 321 ct suiv, Voycz aussi les Débats dans
218, 322, susdits, 343; tome T, P. 17c, 171, 235,
he VII, P.
tomc III, P. 27; tome
et suiv., 276; tom.
307, etc.
IV, pag.
II,
: Débats susd.,
313, 33 CE suiv.;
tom, I, pag. 104, ctc.
,
qui y sont énoncés.
Clausson, etc., avec
Débats
tome II, P. 321 ct suiv, Voycz aussi les Débats dans
218, 322, susdits, 343; tome T, P. 17c, 171, 235,
he VII, P.
tomc III, P. 27; tome
et suiv., 276; tom.
307, etc.
IV, pag.
II,
: Débats susd.,
313, 33 CE suiv.;
tom, I, pag. 104, ctc. --- Page 600 ---
E 592) )
prévenir lès derniers excès contre les accusés,il fallut demand
unc garde au comité de streté générale , dont les membre
chargés plus particulidrement de la police de Paris, déclarère
que la plupart des accusateurs leur avoient été souvent dénonc
comme les plus dangereux perturbateurs de l'ordre public.
représentan: du peuple Dabray, membre de la commission,
crut pas pouvoir se dispenser de transmettre à ce comité
procès- verbal qu'i1 avoit dressé sur les discours contrerévol
tionnaires de Deny dans la salie des séances, avant leur ouve
ture (1). Ce même Dany fut exclu des Débats durant quelqu
jours pour les menaces les plus emportées, qu'il avoit faite:
Sonthonax; d'autres accusateuro furent, ou rappelés sévèremen
T'ordre,ou censurdadansleprocbi-verbal des Débats, pour desact
gui n'étoient guères moins repréhensibles; enfin les accusater
ne cesscient, dans leurs discussions, de parler de la manière
plus despectuense de la Conrenten,dmsemblis nationales q
Pavoient précédée, - ct des-lois qu'elles avoient portées sur
affectoient
de méler dans lel
colonics (2). 11s
perpétuellement
inculpations contre Polverel et Sonthonax les députés de Sain
Domingue, souvent même pour les faits qui étoient les pl
la commission ne cessât
étrangers à ces députés 2 quoique
leur rappeler qu'elle u'avoit aucun caractère pour recevoir d
dénonciations contre les représentans du peuple $ que si que
ques- uns d'ent:'eux en avoient à porter contre les députés
Saint -Domingue, ils devoient les adresser à la Conventic
etc. Procès-verbal de Dabray
1 Débatssusd., t.3,p.10, 97,104, 161,
du prairial. Ua désenu pendant onze mois à la conciergeric, à Louv
(du Loiret) par Lcborgne, P. 4, 5 ct 6.
2 Débats dans Paffaire des colonies, tome I,P. 234, 330 ctc. > tomei
P: 34es tomcIlI,. 2195 tome IY, P. 17 ct suiv.
nationa
-verbal de Dabray
1 Débatssusd., t.3,p.10, 97,104, 161,
du prairial. Ua désenu pendant onze mois à la conciergeric, à Louv
(du Loiret) par Lcborgne, P. 4, 5 ct 6.
2 Débats dans Paffaire des colonies, tome I,P. 234, 330 ctc. > tomei
P: 34es tomcIlI,. 2195 tome IY, P. 17 ct suiv.
nationa --- Page 601 ---
nationale
(593)
ou aux comités qu'elle
Les accusateurs
avoit chargésde
ont également
cettc mission
complices des accusés les
inculpé plusieurs fois ().
verel fils,
premiers
comme
Thomme de couleur
commisaires civils, Polpersonnes qu'ils avoient fait Raimond, Leborgne et Jes
jours éludé de les
incareérer; cependant ils autrcs
Pellations
accuser directement
ont touégard
réitérées que la commission 9 maigré les inter-
(2). Ils parurent
leur à faites à
lorsque la Conyention sculement vouloir accuser
cet
n'y avoit Pas licu à nationale eut déclaré
Raimend,
avoit été rendu
inculpation contre ce solemncllement qu'il
sans
citoyen, Cc
au nom de la commission réclamation, sur le rapport de
décret
pablic, de
des
Garan, fait
législation et de marine colonies, 3 des comités de salut
présentans du peuple qu'on
réunis, àl la demande des
Saint -
avoit nommés
re.
eux (3). Domingue et qui desiroient
alors pour aller à
emmener Raimond
avec
1 Débars dans l'affaire des
er.31c. Les colons dc Saint- colonies, tome I,
de Paris, du7
Domingue au comité de P.308; tome II, P.
rial. Copie d'une Prairial an 3. Décret de la
légidation et aux 30g
de
note remise au comité de Convention salut nationale, du 25 sections
vations Salnc-Domingte, de Verneuil du 29 prairial an 3. Au comité public, par la
praiDufay,
3 Page Ct Brulley,
de salur depuration
etc. a sur une note public, obser2 Débats dans l'affaire
remise par
270, 174, 319, etc. des colonics, tome L P. 7et 8,
3 Rapport sur Julien
18,15,16,
tionals, du prairial Raimond par Garran,
P. 170, 174; tome an 3. Débars dans Paffaire Décret de la Convention naprésencant du peuple Giraud III, pag. 129; tome VI, P. 138 'des colonies, $ tome I,
Arrété de la commision, à la commission des
et suiv, Lettre du redudit jour,
colonies, du 2 Roréal an 3.
Rapport par Guran-Couton.
Tome IV,
Pp
18,15,16,
tionals, du prairial Raimond par Garran,
P. 170, 174; tome an 3. Débars dans Paffaire Décret de la Convention naprésencant du peuple Giraud III, pag. 129; tome VI, P. 138 'des colonies, $ tome I,
Arrété de la commision, à la commission des
et suiv, Lettre du redudit jour,
colonies, du 2 Roréal an 3.
Rapport par Guran-Couton.
Tome IV,
Pp --- Page 602 ---
s. LVIII,
(594)
De chacun On a déja VH que les accusateurs s'étoient
d'eux en par- les représentans de dix
annoncés comme
ticulier ct de France
ou quinze mille colons refugiés el
leurs prétenet dans les Etats : Unis, dont ils disoient avoir la
duspouvoirs. curaticn (1). Page et Bruiley avoient dit,en
pro
Convention
particulier à 1
nationale et aux comités de gouvernement, lors
qu'ils s'opposoient à l'admission des députés de la province di
Nord, qu'ils étoient seuls les Légitimes, les véritables
sentans de Saint
repré
-Domingue, Clausson et Th. Millet avoien
dit aussi, dans les pétitions qu'ils avoient faites
leur
pour réclame
liberié, ec qu'ils étoient revêtus d'un caracière
public, ca
> ractère qui leur avoit été imprimé par une section du
>
peupl
françaiss ; que leurs constituans étoient refugiés aux Etats
> Unism; que leur arrestation étoit un attentat au droit de
gens (2). Ils vouloient parler sans doute de la prétendue élec
tion de députés à la Convention nationale que le club de Phi
ladelphie avoit faite (3); mais qu'on n'a jamais osé
à la Convention. Dans les Débats, et même lors des présente
qui les précédèrent, ils s'annoncèrent seulement inventaire
comme le
commissaires des colons réfugiés. La commission des colonie
s'eft bien gardée de leur reconnoître cette
ractère
qualité ou aucun ca
public (4). En examinant leurs prétendus pouvoirs, ell
1 Voyez ci-dessus le S. XXXVI,
2 Procès-verbaux dela (prétendue) commission de
pluviôse. Les accusateurs incarcérés de Polverel et Saint-Domingue J des
bres, à la Convention nationale
Sonthonax, accusés et li
mêmes à la Convention
par Clausson et Th. Millet. Pétition de
nationale, du 21 fructidor an 2,
3 Voyez ci-dessus les $S. LII, LV etLVI du chap. VII.
6 Voyez l'inventaire de Page, Brulley, Ciausson, etc.; les Débats dan
l'affaire des colonies, tome II, Fag. 250, ctc,
el et Saint-Domingue J des
bres, à la Convention nationale
Sonthonax, accusés et li
mêmes à la Convention
par Clausson et Th. Millet. Pétition de
nationale, du 21 fructidor an 2,
3 Voyez ci-dessus les $S. LII, LV etLVI du chap. VII.
6 Voyez l'inventaire de Page, Brulley, Ciausson, etc.; les Débats dan
l'affaire des colonies, tome II, Fag. 250, ctc, --- Page 603 ---
( 595)
vit gu'ils Sc réduisoient à des
de Phi'adelphie
actes assez informes
à la
d'après la dénonciation de
rédigés parle club
signature de quelques colons
Tanpa-laddinibre, ct
Les accusateurs
réfugics à Dordeaux (1).
étoient
C'étoient les trop-fameux orignairement au nombre de
Verneuil, Sénac,
Page et Brulley,
neuf.
Duny - Chausson,
Thomas
tous, à Ce que l'on croit,
Fondeviolle et
Miller,
les deix derniers
déportés par Polverel et Disbetnead,
cusation,
ont joué un rôle
On
peu
Sonthonaz:
peut se rappeler
considérable dans T'acplome au comité du petit Goave que Sénac 2 après'a avoir tenu la
de Baudières, , avoit
2 lors de T'assassinat de
la rebellion de
présidé le club du Port
Ferrand
dement
cette ville et sa
an-Prince, durant
de Borel(s). De son
canonnade sous le
ill'a avoué dans les
côié, Verneuil s'étoit mis, commanDébats, àla tête de Pune des
comme
eemsetentoetis 2
colonnes qui maret Thomas Millet avoient décembre 1792 (3).
été les
Duny, Clausson
mesures funestes prises par Galband instigateurs les plus actifs des
Etats-Unis (4). Thomas
à
et
Millet en
aux
Sun-Domingue
une adresse à la Convention
particulier s'est vanté, dans
lever les colors contre la loi du nationale, d'avoir
des
25 août
cherchéa soucommissaires civils
1792 sur les
(5): on ne l'avoit donc
pouvoirs
que trop bien
I Voyez toute la séance des 28 et
omc IV. P. 53 ct suiv., 65 et
29 ventose an 2, dans
. LVI du chap.
suiv. Voyez
S.
les Débats,
VII, et linvenraire de
aussile XLII ci -dessus
2 Voyez ci-dessus lc
Page ct Brulley,
; le
tome II,chap.
Clausson, etc,
3 Débats dans laffaire des
III, S. XLVII,
itre II du tome III,
colonies, tome IV, P. 330,
cidesus, S. XLVI.
Voyez aussi le ch24 Voycz le tome III, chap. IV,
KXVII ct suiv. du chap. VII.
SS. XV ct XVI, et ciles
5 Voycz ci-dessus
desus, 55.
le $. I, P. 465 ct 466.
e
Pp a
; le
tome II,chap.
Clausson, etc,
3 Débats dans laffaire des
III, S. XLVII,
itre II du tome III,
colonies, tome IV, P. 330,
cidesus, S. XLVI.
Voyez aussi le ch24 Voycz le tome III, chap. IV,
KXVII ct suiv. du chap. VII.
SS. XV ct XVI, et ciles
5 Voycz ci-dessus
desus, 55.
le $. I, P. 465 ct 466.
e
Pp a --- Page 604 ---
(5 596)
quoi qu'il ait pu dire (1), lorsqu'il fut arrêté par T'ordre de
jagé,
Sonthonax, dès avant l'arrivée de Galbaud, comme prévenu
d'avoir excité des mouvemens séditieux à la municipalité du
Cap, et dans les lieux publics de cette ville(2). Quant a Page
et Brulley, on a vu, dans les paragraphes précédens, quel rêle
odieux ils avoient joué à toutes les époques de la révolution, 9
mais sur-tout sous la tyrannie de Robespierre 5 on a vu particulièrement que c'étoient eux qui avoient provoqué Paccusation
des commissaires civils,qui en avoient demandéavec Verneuil la
la mise hors de la loi; qu'arec les autres accusateurs de Polverel et Sonthonax > ils avoient toujours été des ennemis déciarés de l'égalité des droits pour les hommes de coulear 3
comme ils l'avoient été de la liberté générale; qu'ils avoient
poursuivi sans relâche tous ceux quis'étoient prononcés à quelque époque que ce fût pour des causesaussi justes; qu'ilis'étoient
montrés dans tous leurs actes, et même dans des écrits publics 2
les partisans les plus marqués de l'indépendance des colonies :
ils n'ont cessé de manifester les mêmes. vues dans tout le cours
des Débats, sans respect pour la justice et pour les lois qui
avoient irrévocablement statué sur ces divers objets.
L'ex- procureur de la commune du Cap, Larcheverqee-Thisaud,
se présenta aussi, durant les Débats, au nombre des accusateurs,
après avoir loug-temps hésité. Mais plus jatoux de parler de lui
que de l'accusation : il finit par s'en retirer, parce que la -commission ne Crut pas devoir laisser un libre cours à ses divagations (3). On a déja observé que la commission avoit aussi admis
2 Débats dans l'affaire des colonies, tome V,pag- 9, 14 ct suiv.
2 Voyez le chap. IV , 3. XV du tome III.
3 Débats dans l'affaire des colonies, tomel
56, 1475 tome 11,p. 251
:
1, page
a5a; tome III, pag. 130; tome IV,P. 334 et suiy.
ne Crut pas devoir laisser un libre cours à ses divagations (3). On a déja observé que la commission avoit aussi admis
2 Débats dans l'affaire des colonies, tome V,pag- 9, 14 ct suiv.
2 Voyez le chap. IV , 3. XV du tome III.
3 Débats dans l'affaire des colonies, tomel
56, 1475 tome 11,p. 251
:
1, page
a5a; tome III, pag. 130; tome IV,P. 334 et suiy. --- Page 605 ---
(597)
comme accusateur le général
la circonspection
Galbaud; mais que,
ture des
qu'elle mit à ne rien
malgré tonfs
Débats, elle ne put
préjuger jusqu'à la clôjusqu'a ce qu'il eût fait
pas se dispenser de P'en
lui avoit été
statuer sur
exclure,
faite (1).
linculpation d'émigration qui
Sonthonax etPolverel étoient
cusateurs, ct bientôt Sonthonax seuls à lutter conire tant d'ac- 5. LIX,
collègue. Polverel,
fut privé de l'assistance de
Mort de Polde son
frappé d'une maladie
son vercl, ct Ses,
séjour à Saint- -
que la
suites,
l'avoit prédit
Domingue avoit rendue
prolongation
des
lai-méme (2), mourat
mortelle, comme il
Débats, auxquels il assistar
effsctivement avant le milieu
de son décès (3).
néanmoins' E presque jasqu'àla veille
cet homme,
Sonthonar a assuré, sans être
qu'on accusoit zinsi que lui
démenti, 2 que
cassions, et à qui l'on n'a
des plus grandes condépense, éfoit mort dans pas" même reproché le goût
pelle encore
le besoin (4). La
de la
avec horreur,
commission se
maladie, Verneuil
que, dans les derniers
rapeut la barbarie
jours de sa
en
de la
d'insulter à son état
convelint,
manière
sa voix affoiblie,
la plus révoltante déplorable,
C'est Pan de ces
, le ton. de
pu constzter, parce que
faits que les Débats n'ont.
sans que les motifaient Vemesilnuteetenente 6:6
rappelé à l'ordre
de sireté
exprimés. Des
générale ont dit à
membres de comité
quolques-ons de ceux de
11 Débarsdans! laffaire
Ia com124, 132, 133, 165. des Pétition colonies, tomel, P. 12 ct
des 14 et 16 thermidor
de Galbaud à la 13stomel IV, p.123,
thermidor. Voyez
an 3, Arrêté de Jadite commision des colonies,
aussi ci-dessus les sS. XXX et commtisiont, des.15 et 17
Voyez sa lettre à
XXXVII du chap. VII,
VI, S. XXXIX,
Sonthonax > du 22 décembre
3 Débats,dans
1793, ei-devus, chag,
4 Ibid, Pag. l'affaire des. colonies, tome IV,
125 ct 126.
P.22, ,.23, 216.
Pp 3
midor. Voyez
an 3, Arrêté de Jadite commision des colonies,
aussi ci-dessus les sS. XXX et commtisiont, des.15 et 17
Voyez sa lettre à
XXXVII du chap. VII,
VI, S. XXXIX,
Sonthonax > du 22 décembre
3 Débats,dans
1793, ei-devus, chag,
4 Ibid, Pag. l'affaire des. colonies, tome IV,
125 ct 126.
P.22, ,.23, 216.
Pp 3 --- Page 606 ---
I 598 )
mission des colonies que les accusateuirs des
avoient encore poussé la haine
commissaires civils
contre la mémoire
et Poulli du respect
de Polverel
faire
pour ce qu'il y a de plus sacré,
eahume r son cadavre, en vertu de l'ordonnance
jorqu'a
de police 3 sous préterte d'y rechercher
d'un officier
pas
si Polverel ne
empoisonné lui. - même
s'éloit
l'accusation Cet
pour se soustraire aux suites de
outrage étoitd'autant
et les progrés lents
plusgratuit, que la nature
dc sa maladie ne pouvoient
être
connus a SES accusateure. Sa mort fut
Pas
inles Débats. Il
une perte irréparable pour
joignoit à beaucoupde mémoire une
dans les idécs et dans les
grande netteté
dans la
expressions. Plus maître de lui-mème
écarter du discussion que Sonthonax 2 il savoit ne pas se
but par les
laisser
interruptions et les
sement combinécs de ses adrersaires.
inju:es artificieuadministré seul la
Il avoit Presque toujours
province du Sud, et même
celle de T'Ouest; et comme la commission
quelguc temps
permettre gu'on continuàt
n'a pas cru devoir
objets
après sa mort les Débats sur
qui ne concernoient
les
faits de
que lui 2 il est résulté
son administration n'ont
que plusieurs
auroient
pas été autant éclaircis
pu T'être,s'il avoit vécu,
qu'ils
Les Papiers déposés à la commission des
qu'imparfalicment
Colonies n'ont pu
suppléer à ce défaut de discussion.
de pièces
essen.ielles, 2 qui sont relativesà cette
Beaucomp
Domingue, rwanquent dans les archives
partie de Saintde la
grandnombre de papiers quele généra!
commission. Un
et dont ce dernier avoit demandé Rigaudadressoit: à Polverel,
mission ont été pris dans la
d'avance le dépôt à la comtraversée par un bâtiment anglais (1).
1 Débats dans laffaire dcs
8. 177.
colonies, tome III,P. 34, 54 et 55; tome IX,
elles, 2 qui sont relativesà cette
Beaucomp
Domingue, rwanquent dans les archives
partie de Saintde la
grandnombre de papiers quele généra!
commission. Un
et dont ce dernier avoit demandé Rigaudadressoit: à Polverel,
mission ont été pris dans la
d'avance le dépôt à la comtraversée par un bâtiment anglais (1).
1 Débats dans laffaire dcs
8. 177.
colonies, tome III,P. 34, 54 et 55; tome IX, --- Page 607 ---
Aussi les
(599 )
érénemens du Sud
elle a eu les
sont-ils en général
Polverel
connoissances les pius
ceux dont
César , celui-la même qu'il avoit imparfites. Le fils de
Galbaud, , lors de la
réfusé d'échanger contre
instamment à être admis catastrophe du Cap (1), a
moire de son père
aux Débats pour y défendre demandé
(2); ; mais la
la méhommage à sa
commission, tout
Elle a considéré piété filiale 1 , n'a pu accuillir
en rendant
> dans les
que < nul ne Pouvoit
cêtte demande.
procédures criminelles
représenter un accusé
étre traduits en
; que les citoyens ne
) condamnés
justice après leur
Peuvent
ou justifiés leur
mort > pour être
> ment de la
;
mémoire
y
du jour
postérité D. Elle à en
appartenant au juge-
(3).
conséquencé passé à T'ordre
La commission a eu d'ailleurs
allaire, une immense quantité
Pour séchairer, dans cetfe
commissaires civils
de papiers, ceux
S. LX.
rine
et du club
des premiers Sources oi
et des colonies, relatifs à Maviac; ceux du comité de ma- la commisdes commissaires de l'assemblée Saint- Domingue ; les archives siona a puisé,
que les commissaires civils
coloniale en France ; celles
tation'; les Papiers de avoient avec eux lors de leur
Galbaud 2 Duny
arresTangey-ha-Botnsire, avec beaucoup
> Thomas Millet et
iRépuslique dans les Etats-Unis d'autres, , que lesagens de
ceux d'un grand nombre de
ont envoyés au
comités avoient fait
marins et de colons, gouvernement; ,
arrêter à leur
que divers
débarquement, ou même
1 Voyez ci-dessus le
dans
21 Pétition à la
tome III chap.IV, SS. XLII,
nal an 3.
Convention nationale, par Fr.
Polverel, du 30
3 Lettrede Fr. Polverel
germi:
2n 3, Arrêté de ladite à la conmission des
du
Hies, tomc IV,
commission dudir jour, Débats colonics, 21 germinal
P. 180 ct 181,
dans lafaire des coloPp 4
même
1 Voyez ci-dessus le
dans
21 Pétition à la
tome III chap.IV, SS. XLII,
nal an 3.
Convention nationale, par Fr.
Polverel, du 30
3 Lettrede Fr. Polverel
germi:
2n 3, Arrêté de ladite à la conmission des
du
Hies, tomc IV,
commission dudir jour, Débats colonics, 21 germinal
P. 180 ct 181,
dans lafaire des coloPp 4 --- Page 608 ---
( 6e0)
l'intérieur de la République 5 enfin tout ce qu'elle a pu recous
vrer des pièces qui avoient été produites au tribunal révolutionnaire contre Blanchelande, Milscent, Raimend, et les autres
infortunés que les commissaires de l'assemblée coleniale y avoient
traduits. Mais le nombre même de Ces matériaur a empêché
l commission ne Pit faire usage de la plupart pour la diraction que
des Debats, sur-tout dans les commencemens. La Conrention
nationale, pressée par les circonstances, avoit ordonné l'ouverture de ia discussion avant que la plupart de ces papiers fussent
parvenus à la cemmission ou fussent inventoriés :i il est résulté
de Jà beaucoup de vague et d'indésermination dans ies premières
séances des Débats; 5 et cet état de choses s'est même perpétué
du plus au moins jusqu'à la fin (1), parce gue l'accusation étoit
suivie, non par une partie publique, mais par des hommes
passionnés, bien plus jaloux de servir leur haine par des déclamations emportées que de manifester la vérité, dont ils avoient
même à redouter la lumière.
Onse persuadera sans peine que les membres de la commission n'avoient pas 2 lorsqu'ils y ont été nommés, la connoissance de tous les faits qu'il auroit fallu connoftre
bien conduire une discussion relative à des objets si mul- pour
tipliés et si fort éloignés du théâtre ou elle se trouvoit. Mais
ils étoient tous étrangers aux accusateurs
et aux accusés
comme à Ia colonie elie a même ; ils n'ont
cette raison
pu manquer par
d'apporter une grande impartialité dans la direction . des Débats : aussi ne s'est - on pourvu à la Conventicn
1 Pétition de Sonthonax à la commission des
du
an 3. Autre de Polverel ct
colonies,
20 brumaire
Sonthonax, du 1I frimaire, Débats dans l'affaire
des-colonics, tome I, P. 16 et 195 tome VII,. 338 ct
tome
p.186.
339;
VIIT,
raison
pu manquer par
d'apporter une grande impartialité dans la direction . des Débats : aussi ne s'est - on pourvu à la Conventicn
1 Pétition de Sonthonax à la commission des
du
an 3. Autre de Polverel ct
colonies,
20 brumaire
Sonthonax, du 1I frimaire, Débats dans l'affaire
des-colonics, tome I, P. 16 et 195 tome VII,. 338 ct
tome
p.186.
339;
VIIT, --- Page 609 ---
( I 601 )
ationale contre aucun des
rendus pour l'instruction nombreux arrêtés que la
nt été pris à l'unanimité. de cette alfiire, et qui commission
inuation de
Forte de sa conscience presque tous
lle
confiance que lai a'
et de la cona méprisé les
donnée la Convention
herché à la lui pamphlets ct les affiches par natienale;
ut, dur nom de enlever, en'a abusant même
lesquels on a
quelgues-ens de nios
quelquefois, dans ce
Plusieurs
collegues (1).
représentans du
ances des
peuple 3 qui ont
Fouvé Débats, ou quien suivoient
assisté à quelgues
qu'ony donnoit une
assidument lalecture, ont .. LXT,
E pas assez aux accusés. trop grande latitude aux
De la conui ont d'abord
Cela étoit inévitable accasateurs, duite des Dé.
rendu la marche de la
par les obsiacles bats,
icertaine , et par le nombre des commision plus ou moins
aneuf ou dix, tandis que,
accusiteurs. Il y en a
eux accusés
durant la première moitié toujours
onthonax seulement avoient à lutter
des Débats,
s'est enfuite trouvé seul
contre eux, et
a commiuion, qui ne
par. la mort de son
que
léer à cet inconvérient, pouvoit que
collègue,
uuse du
sur-tout dans
sup.
las-iapanfintemenr
Peu de notions
les
à
u'on traitoit
préalables go'elle commencemens, avoit
roit
devant elle, balança
sur les faits
pas des représentations à la
quelque temps si elle ne
égalité si
Convention nationale
cainen. Elle frappante 3 mais elle rejela cefte idée
sur une
examiner considéra qu'il ne
aprés un mae
s'il y avoit réellement s'agissoit dans les Débats
s-lors être moins
lieu à accusation; ;
que
S prévenus
rigeareux sur les prenves
qu'on devoit
sultat
5 que si, dans cette
présentées contre
ne leur étoit
instruction
pas fvonble', ils
préparatoire, le
pourroient encore se
I Quels sont les vrais
suzt-Pascal, etc.
coupables dans Paffaire dc Saint :
Domingue , par.
oit réellement s'agissoit dans les Débats
s-lors être moins
lieu à accusation; ;
que
S prévenus
rigeareux sur les prenves
qu'on devoit
sultat
5 que si, dans cette
présentées contre
ne leur étoit
instruction
pas fvonble', ils
préparatoire, le
pourroient encore se
I Quels sont les vrais
suzt-Pascal, etc.
coupables dans Paffaire dc Saint :
Domingue , par. --- Page 610 ---
( 602) )
justifier devant le tibunal qui les jugeroit après l'admission
finitive de l'accusation
dans
dé
; que,
une discussion si
prolongée, et dont les détails se conservoient
long-temp
le jugement de la Convention
Par l'impression
du
nationale, qui faisoit ici l'offic
jury d'accusation, se détermineroit sur - tout
les
en laissant de côté les
par
pièces
déclamations,dont l'effet ne
avoir une longue duréc,
peut guère
C'est par les mêmes motifs que la commission a aussi
qu'elle admettroit aux Débats tous
annonc
ceux qui se présenteroient
accusateurs des'commissaires
pou
civils, en refusant néanmoins re
cevoir
d'y
ceuxqui, sans avoir été formellementaccusi demandoier
à y intervenir pour se justifier des inculpations qui leur
été faitcs
avoier
par cesaccusateurs ott par d'autres peisonnes. Telle e
particulièrement la conduite qu'elle a tenue avec l'excommis
saire Roume ct ses collègues (1), avec Julien Raimond
le contre-amiral Cambis (3), et Leborgne
(2)
vives instances
14),qui ont fait d
pour obtenir cette admission. Elle n'a pas no
plus admis dans ces Débats les
témoignages verbaux (5): elle
1 Pétition de Roume, des 11 pluviose, 22 proirial, ctc, Débats
faire de colonies, tomeI, P.145,152, 160, 162
dans l'2
, 166, 174, 308, etc.
2 Pétitions de Julien Raimond, des 3 brumaire et
bats dans l'affaire des
7 pluviose an 3. Da
colonies, tome I, pag. 130, 16), 180, > 308, etc,
'3 Pétitions de Cambis à la commission des colonies, des 20
a8 messidor an 3, etc. Débats dans l'affaire des colonies, tome pluviose
tome II, P. 1.
1 , p.366
4 Pétition de Leborgne à Ia commission des colonies : des
2 prairial, et 9 messidor an 3. Débats susdits, tome I, P- 145, 7 152,160 pluviose
168, etc. Voyez aussi les péritions de Dacunha, des 18 et 23
et 23 floréal an 3.
pluviose;
5 Débats dans l'affaire des colonies, tome III, P.218; tome
a56, ctc.
IV,P.2#
366
4 Pétition de Leborgne à Ia commission des colonies : des
2 prairial, et 9 messidor an 3. Débats susdits, tome I, P- 145, 7 152,160 pluviose
168, etc. Voyez aussi les péritions de Dacunha, des 18 et 23
et 23 floréal an 3.
pluviose;
5 Débats dans l'affaire des colonies, tome III, P.218; tome
a56, ctc.
IV,P.2# --- Page 611 ---
603 )
seulement invité tous les
stimprimé dans les
citoyens, par un arrêté qui a été affiché,
liemens qu'ils
papiers publics, à lui adresser les
sonsidéré
auroient sur cetle grande affaire
éclaircisles déclarations
(); mais elle n'a
ndications qui
qu'on lui a envoyées que comme des
trouvé des
pouvoient la mettre sur la voic. Elle a en effet
renseignemens plus exacts pourles
beaucoup plus sincères, dans les
détails, et souvent
qui avoient Précédé l'annonce mémoires ct dans les pièces
facile de pressentir
des Débats, Il étoit au
que les témoins
surplus
et d'autre ne pourroient
qu'on auroit produits de part
déposition, après avoir été guères mettre de F'impartialité dans leur
les troubles des colonies. tous , ou presque tous, acteurs dans
compor: oit
Enfin le local de la
Pas même cette
commission ne
auroit prolongé la discussion audition, et l'admission des témoins
été fixées par les décrets de la au-delà des bornes qui lui avoient
Convention nationale,
Quelque incohérentes néanmoins
qui ont eu lieu dans les
qu'aient été les divagations
premières
inutiles à l'instruction de
séances, > elles n'ont pas été S LXII,
nale. Les accusateurs licommision et de la Convention
Mesures pour
et les accusés
natio- les
y ont, pour ainsi dire, laissé
1 abandonnés à cux-mémes, crire circonsdivers traits de leur
voir dans tout leur ensemble les leurs limi- dans
mission la mesure de physionomie leur
politique 3 et donné à la com- tcs.
des égards. La commission moralité et de leurs Principes à bien
la discussion le plus d'ordre s'est pourtant attachée à metire dans
qu'elle a suivi,
qu'il lui a été possible ; et voici
Après avoir entendu les
celui
sur l'état o se troavoit la colonie accusateurs et les accusés
et Sonthonax (2);
avant l'arrivée de Polverel
après une courte discussion
sur les pouvoirs
1 Arrêté de la commission des
a Débats dans l'affaire des
colonies, du 22 plaviose an 3.
colonies, tom, I, II et III, jusqu'à la P. 265.
'elle a suivi,
qu'il lui a été possible ; et voici
Après avoir entendu les
celui
sur l'état o se troavoit la colonie accusateurs et les accusés
et Sonthonax (2);
avant l'arrivée de Polverel
après une courte discussion
sur les pouvoirs
1 Arrêté de la commission des
a Débats dans l'affaire des
colonies, du 22 plaviose an 3.
colonies, tom, I, II et III, jusqu'à la P. 265. --- Page 612 ---
( 604) )
en vertu desquels les premiers prétendoient, comme on Ta déj
vL, représenter toute la colonie de Saint - Domingue (1)
la commission leur a ordonné de mettre par écrit la séri
des difirens chefs de leur accusation : ils en ont présente
onze. L'ertension démesurée qu'ils donnèrent à leurs développemens sur le premier chef en y employant près de la moitic
du temps qu'ont duzé les Débats, , malgré tous les efforts que
la commission a pu faire pour les rappeler à l'objet qu'ils avoieni
annoncé (2), fit vivement sentir la nécessité de restreindre le
surplus de l'accusation dans des limites plus déterminées. La
coramission arrêta en conséquence que pour les chefs
&
ultérieurs,
les colons seroient tenus d'annoncer et de préciser sur chaque
* chefduesuzation les faits qu'ils imputeroient à Sonthonaz
> (dés-lors privé de son collègue ), et qu'ils écarteroient dans
> cette discussion tout ce qui se trouveroit étranger à ces faits,
a ense bornant à fournir sur chacun d'eux les
>
A seroient relatives
preuves qui y
(3) >, Par un second arrêté, elie ordonna
que ( les colons, > avant de passer à la discussion des chefs
> d'accusation qui leur restoient à traiter, seroient
%
tenusde se
concerter pour spécifier somnairement > dans un
a
acteadditionnel d celui de leur accusation, les faits précis
> ils entendoient
par lesquels
justifier ces divers chefs
sans
d'accusation,
y
joindre aucune preuve, ni développement 5 qu'ils se concer-
> teroient également ensuite pour donner verbalement sur chacun
Z de ces faits les preuves et les dévcloppemens qu'ils invo2 Débats susd., tome-ll, P. 250; to.ne Ilf, P.11, 271 ct suiv.
2 Arrêté dc la commission des colonies, du 12 ventosc. Débats dans Paf
faire des colonics, tomeIII, P. 252 es 157.
3 Arrêté de la commission des colonics du
2ans l'affaire des
3 37 germinal an 3. Débata
colonics, tome IV, P- 226 ct 227.
uves et les dévcloppemens qu'ils invo2 Débats susd., tome-ll, P. 250; to.ne Ilf, P.11, 271 ct suiv.
2 Arrêté dc la commission des colonies, du 12 ventosc. Débats dans Paf
faire des colonics, tomeIII, P. 252 es 157.
3 Arrêté de la commission des colonics du
2ans l'affaire des
3 37 germinal an 3. Débata
colonics, tome IV, P- 226 ct 227. --- Page 613 ---
f ( 605)
quoient à
la conumission T'appui, en écartant Kout ce qui éfoit
se
y
- les bornes dans réservant de fiser, sur chacun des éiranger,
leura
lesquels les accusateurs
chefs,
les accusation, , er L'accusé sa
devoiene renfermer
bornes, lorsque la nature des jastifiuation, saufà éiendre
choses
conséquence, > les accusateurs,
l'exigeroit; qu'en
additionnel primedi
après avoir fourni leur acte
la siance pour établic prochain le
> auroient tout le surplus de
voir être
second chef d'accusation
pondu intcrrompts 5 qu'après gue
2 sans poudans la séance
Sonthonax auroit réD étre interrompa, la
suivante , sans pouvoir
ce
pareillemene
second chcf, scommisienaccerdeoity
une
pour les.
- les Eccuisés
dernière séance 3 oil les
Débatssur
Pourroient SC répliguer
accusateurs et
Enfia, la Convention
respectivement (1).>
torité pour
nationale a interposé elle-même
prévenir les divagations. Après
sort au- $, LXm,
Débatsdurant quelques jours,
avoir suspenda ies
la commision,
elle a ordonné, sur le
Eéererdeia
qu'ils seroient terminés
rapport de Convention a
Hceades, à compter du
dans le courant de
cet égard.
quence de son décrct jour otl ils seroient
cinq
forcés de
(2). C'est ainsi
repris,en consécette assemblée
que, malgré les
colonice n'ont
, que les membres de la
travaux
pas da
commission des
gui ontsouvent
abandonner; malgré les
en nécessitant interrompu les Débats pour de fréquens orages
des scances
longs intervalles,
longées, à la Convention pernianentes, ou extrèmement
3 pu terminer, du moins mationale, la commission des colonies propour la plus considérable de
nos Co1 Arrêté. le la
raffaire deturolosies, commision des colonics, du 18 Aorcal
Décrets
tomé V, P. 2ytct 293.
an3. Débats dans
tome
des 12 ct 19 messidor ap 3. Débats
VI, 309 ct 3:0.
dans l'affaire des celonies,
pernianentes, ou extrèmement
3 pu terminer, du moins mationale, la commission des colonies propour la plus considérable de
nos Co1 Arrêté. le la
raffaire deturolosies, commision des colonics, du 18 Aorcal
Décrets
tomé V, P. 2ytct 293.
an3. Débats dans
tome
des 12 ct 19 messidor ap 3. Débats
VI, 309 ct 3:0.
dans l'affaire des celonies, --- Page 614 ---
( 6c6 )
lonies, la mission importante dont elle avoit été chargée pou
toutes. Les onze chefs d'accusation ont tous été discutés >
l'exception du dernier, qui avoit pour objet de remettre el
question la validité de l'élection des députés d- Saint Domingue
La commission n'a pas cru qu'il lui fit permis , sans une missio:
plus expresse > de laisser débattre devant elle un point jugé pa
la Convention lorsqu'clle avoit admis ces députés , ni mêmi
qu'elle eût caractère pour examiner rien de ce qui pouvoit intéresser la représentation nationale. Son opinion a été partagér
par les comités de salut public, de légisiation et de mariae réunis
auxquels elle a soumis cette question (1).
$. LXIV.
Voici l'acte d'accusation et l'acte additionnel.
Acte d'aca
cusatien.
ACTE D'ACCUSATIO N.
ec Nous, soussignés, commissaires de Saint - Domingue
> députés près la Convention nationals, et les colons sous-
>> signés, accusons Polverel et Sonthonax :
> Premier chef. De n'avoir pas exécuté la loi du 43 avril 1792,
s qui étoit l'objet exprès de leur mission 2 et même de s'être
>> opposés à son exécution.
>> 28. chef. De s'être opposés à l'exécution du décret du 22
> aoit 1792, relatif à la nomination des députés à la Conven-
> tion nationale.
> 3e. chef. D'avoir usurpé le pouvoir législatif, etde s'être
> attribué les fonctions des pouvoirs exécutif et administratif.
1 Arrêté des trois comités et de la commission réunis, du 20 prairiel
2x 3.
opposés à son exécution.
>> 28. chef. De s'être opposés à l'exécution du décret du 22
> aoit 1792, relatif à la nomination des députés à la Conven-
> tion nationale.
> 3e. chef. D'avoir usurpé le pouvoir législatif, etde s'être
> attribué les fonctions des pouvoirs exécutif et administratif.
1 Arrêté des trois comités et de la commission réunis, du 20 prairiel
2x 3. --- Page 615 ---
> 4. chef.
6o7 )
D'avoir
>. envoyées par la France paralysé les forces de terre et de
> et d'avoir tout tenté peur rétablir Tordre dans la
mer
pour ies
colonie,
> 5. chef. D'avoir
détruire.
> et provoqué Ja rebellion organisé la guerre civile dans la
contre
colonie
> 6. chef. D'ayoir
F'assemblée nationale.
a9 incendié celle du canonné la ville du
Port-au-Pince, et
>
Cap-Frangiit.
7. chef. D'avoir
D droit de vie et
délégaé des
de
pouvoirs, 3
> du Cap.
mort, au commandant notamment le
militaire de la ville
> 8°, chef, D'avoir
>
ordonné, dans tous
Domingue , de repousser à
les ports de Saintseaux de PEtat quis'y
coup de canon tous les vaisque fussent leurs besoins. préenteraient,sans distinction,
> 9. chef. D'avoir
quels
aux ennemis de la préparé la conquête de
> ville du
Frince, et d'avoir livré Suin-Domingue
Port-an-Peince
aux
> français qui
avec tous les
Anglais la
s'y trouvoient.
batimens du
)
commerce
10°. chef. D'avoir
fortunes
dilapidé le trésor
particulières.
public, et
110. chef.
eavahi les
D'avoir
> tionale, s en
cherché à avilir la
D complices envoyant Pour siéger dans sor représentation sein
naqui s'y sont présentés
ceux de lcurs
)) Signé,
avec des pouvoirs illégaux,
> Page, Danbonneau, Thomas Millet
Brulley >
>
> Fondeviolle
Verneuil, , Senac,
Chauston, Dany,
(1) )
Lacdereguetusnad
I Acte daecution, du 3
Honies, tome II, pag. 265 et vengose suiy. de l'an 3. Débats dans Faffaire des
co.
ger dans sor représentation sein
naqui s'y sont présentés
ceux de lcurs
)) Signé,
avec des pouvoirs illégaux,
> Page, Danbonneau, Thomas Millet
Brulley >
>
> Fondeviolle
Verneuil, , Senac,
Chauston, Dany,
(1) )
Lacdereguetusnad
I Acte daecution, du 3
Honies, tome II, pag. 265 et vengose suiy. de l'an 3. Débats dans Faffaire des
co. --- Page 616 ---
a
608 )
ACTE additionel aux chefs d'accusation présenté
par les comiissaires de Saint-Domingue contr
Poiverelet Sonthonax
3 conformément à Parrêt
de la commission des colgnies 2 en date du 1
foréal an 3.
Second chef.
& Nous les accusons de s'être opposés à l'exécution de 1
$. LXV. > loi du 22 aolt 1792, relative à la nomination des
Acte addidéputé
) à la Convention nationale.
tionnel d'accusation.
> 1.La majorité des communes de la colonie a fait tout Cr
> qui dépendoit d'elle pour l'erécution de la loi du 22 aodf
> 2°, Polverel et Sonthonax en ont Positivement défendi
> l'exécution sous des peines sévères.
Troisième chef.
* Nous les accusons d'avoir usurpé le pouvoir législatif, de
> s'ètre attribué les fonctions du pouvoir exécutif et adminis-
>> traiif.
> 1°, Ils se sont permis de faire des lois sous le titre de
23 proclamations et ordonnances.
> 2°, Ils ont formé une commissien intermédiaire.
>> 3°, Ils se sont arrogé le droit de confirmer ou d'infirmer
> les pouvoirs du peuple:
> 4°, Après avoir dissous les corps populaires, ils les ont
> remplacés Par des corporations inconsritutionnelles,
) 5o, Ils ont établi des impositions et dcs contributions
a sans le consentement des contribuables.
6°, Au --- Page 617 ---
D 6o, Au
(po d )
méptis de
5 thonax a créé
Tarticle III de la loi
> tribunal
et organisé Pour la
du 22 juin, Soncomposé de
province da
> servé la nomination cinq juges sans aucun
Nord un
> et s'est attribué desjuges, leur a alloué juré, s'cst ré-
>
le droit de statucr
des
sur
dérogeant
hosorsizes,
pour ccla à toute loi
leur
7°.
compéence,
Polverel a créd et
préxistante.
T'Ouest et du Sud,
organisé,, pour les
> sans aucun
un tribunal
provinces de
A betion.
juré, et a arbitrairement .composé de trois juges
déterminé leur
> 8°, Ils ont mis
alirihors la loi
* 9°. Ils ont donné
des fonetionnaires
9 grande extension
à Téligibilité des
publics.
12 octobre
que celle portée par les citoyens une plus
1790 et 4 avrit
lois du 28
> 10°, Ils ont
1792.
mars,
* d'hommes de organisé des compagnies
b blancs;
couleur et négres
franches comporées.
; ils ont
libres, à
organisé une
l'exclusion des
35 i1°, En remettant
compagnie de guides.
s supprimé
en vigueur l'édit de
d'autres. quelques articles et se sont 1685, ils cr ont
permis.d d'cn ajouter
120, Pour avoir sous
> solue des instrumens leurs mains et à leur
> au nom de la
de persécution et
disposition ab-
>
Convention
d'oppression, ils
affranchi les nègres
nationale > appclé sutour
ont,
ordres.
qui prendroient les
d'eux et
armes sous leurs
> 13°, Pour la
> affranchi
province du Nord
de
d'autres. quelques articles et se sont 1685, ils cr ont
permis.d d'cn ajouter
120, Pour avoir sous
> solue des instrumens leurs mains et à leur
> au nom de la
de persécution et
disposition ab-
>
Convention
d'oppression, ils
affranchi les nègres
nationale > appclé sutour
ont,
ordres.
qui prendroient les
d'eux et
armes sous leurs
> 13°, Pour la
> affranchi
province du Nord seulement,
des ceclaves arbitrairement ct fivé Te prix des Sonthonax a
o des
qui se sont wariés, ou
elfanchiserens
personnes libres.
pourroient se marier a
Rap. de Garran
Coulon, Tome IV.
Qq --- Page 618 ---
(60)
> 14°. Polvercl et Sonthonax ont affranchi les nègres sO11S
>
> le prétexte et en vertu d'une loi supposéc.
> 15°, Ils ont établi la loi agraire, en partageant aux nègres
> les terres cn culture de leurs maîtres.
n 16°, Ils ont appelé au gouvernement de Saint-Domingue
un autre que celui sue ia loi y appeloit.
> 17°. Ils ont disposé arbitrairement des forccs de terre et
> de mer.
> 18°, Ils ont destitué dans les différens corps les officiers
titulaites., pour y placer leurs ciéatures.
> 19°. Ils se sont réservé l'approbation et l'ordre de faire
> exécuter les arrétés de la commission intermédiaire.
> 200, Ils ont défendu aux corps administratifs de la colo-
> nie de connoitre de l'administration des deniers publics.
> a1o, Sonihonax, dans une pièce oficielle, s'est annoncé
s investi de la dictature coloniale.
Quatrieme chef.
> Nous les accusons d'avoir paralysé les forces de terre etD de mer envoyées par la France pour rétablir l'ordre dans
> la colonie, et d'avoir tout tenté pour les détruire.
> 10. Ils ont défendu aux chefs militaires de faire marcher
5 Jes troupes en masse contre les révoltés.
> 2o, Ils ont défendu aux chefs des bâtimens de l'Elat de
> faire aucun mouvement sans leurs ordres.
>> 30. Ils ont disséminé les troupes dans les endroits mal-
> rains, et les y ont laissé périr.
France pour rétablir l'ordre dans
> la colonie, et d'avoir tout tenté pour les détruire.
> 10. Ils ont défendu aux chefs militaires de faire marcher
5 Jes troupes en masse contre les révoltés.
> 2o, Ils ont défendu aux chefs des bâtimens de l'Elat de
> faire aucun mouvement sans leurs ordres.
>> 30. Ils ont disséminé les troupes dans les endroits mal-
> rains, et les y ont laissé périr. --- Page 619 ---
) 4°. Ils ont
(6r)
> étt portées négigé de faire droit
> tribuoit
sur la mauvaise
aux plaintes qui leur
dans les
qualité dcs vivres
on
) 5°,
camps et à bord des
Que l'on disIlsn'ont
)
tions
provoqué aucune
Latimenr de lEtat.
destinées qui leur ont été faites du poursuite sur les
aux
poison
dénoncia-
> faire rentrer militaires de terre et trouvé dans les boissons
les révolics dans
de mer,
> 6°. Ils ont
le devoir.
envoyés Pour
> dos
mégligé de rétablir l'ordre
hopitauz, maigré les
dans
ont été faites.
réclamations
Tadministration
93 7°. Ils ont
nombreuses qui leur
s ment des négligé de pourvoir à
troupes,
Thabillement et au paieCinguiime chef.
) Nous les
> la
accusons d'avoir
colonie, ct
organicé la
> tionale..
provoqué la rebellion
guerre civile dans
> 1°. Ils ont
contre T'Assembléc na-
> question de subordonné à la
> l'exécution savoir si elles délibération des
de la loi
accéléreroient ou communes la.
> 1792.
da 4 avril et de
diléreroient
> 20, Au
celle du 22 aoiit
> ché les hommes mépris de la loi du 4 avril
> tionale,
de couleur de se fondre 1792, ils ont empedans la
D 3°. Pour
garde na-
> posé la provoguer la guerre civile,
>
qu'il appeloit publicité d'un faux décret,
Sonthonax a
> nale.
une faction
qu'il a attribué à sepproscrite Par
ce
>
4o.
TAssemblée natioSonthonax a rendu, le
premier décembre
1792, une
Qg 2
is de la loi du 4 avril
> tionale,
de couleur de se fondre 1792, ils ont empedans la
D 3°. Pour
garde na-
> posé la provoguer la guerre civile,
>
qu'il appeloit publicité d'un faux décret,
Sonthonax a
> nale.
une faction
qu'il a attribué à sepproscrite Par
ce
>
4o.
TAssemblée natioSonthonax a rendu, le
premier décembre
1792, une
Qg 2 --- Page 620 ---
(612)
> proclamation qui remettoit au pouvoir de Rochambeau Ia
> disposition de toutes les gardes nationales du Cap, et en
> a dévétu ls municipalité: de là, les journées des 2, 3, 4,
> 5 et 6 décembre. Il a, sans l'intermédiaire de la munici-
> palité, et sans la participation du pouvoir exécutif, formé
23 des rassemblemens d'hommes de couleur armés, et de trouD pes de ligne.
M 5°, Sonthonax a autorisé des corporations de voiontaires
a> à pied et à cheval, sous les ordres directs du commandant
Ds de la province du Nord; et par sa lettre, datée de "Saint-
) Marc, du 10 mars 1793, adressée à Etienne Laveaux, il a
> Provoqué une prise d'armes dans la ville du Cap.
20 6°, Pour porter la guerre civile à Jacmel et Jérémie, ils
> ont marché contre ces deux villes sous préiexte de l'inexé3 cution de la loi du 4 avril,
s 7°. Ils ont mis en réquisition la force armée des guatorze
s paroisses de l'Ouest, pour attaquer Ia ville du Port - au -
> Prince.
> 8°, Ils ont arbitrairement destitué le gouverneur.
> 9°. Ils ont suscité des rixes entre les hommes de couleur
> et les marins de l'escadre et du convoi mouillé dans la rade
> du Cap.
> 10°, Ils ont ouvert les portes des prisons aux brigands de
60 toutes les couleurs, et ont appclé autour d'eux les
>
nègres
royalistes révoltés.
> 11°, Ils ont déclaré qu'ils s'opposeroient de toutes leurs
forces à tous les décrets de l'Assemblée nationale qui
clameroient T'affrznchissement des esclaves.
pro-
les marins de l'escadre et du convoi mouillé dans la rade
> du Cap.
> 10°, Ils ont ouvert les portes des prisons aux brigands de
60 toutes les couleurs, et ont appclé autour d'eux les
>
nègres
royalistes révoltés.
> 11°, Ils ont déclaré qu'ils s'opposeroient de toutes leurs
forces à tous les décrets de l'Assemblée nationale qui
clameroient T'affrznchissement des esclaves.
pro- --- Page 621 ---
( 613 )
Sizciéme chef.
> Nous les
>
accusons d'avoir
Prince, et incendié celie
canonné la ville du
du
a
1°. Dans
Cap Français.
Port-au-
> sur les côtes, un moment od des vaisseaux
, ils ont
anglais
> arrêté,
canonné la ville du
croisoient
> lens. déporté et mis en fuite une grande Fort-anirincs,
quantité de
) 20, I's ont fait
co-
> les
incendier la ville du
propriétés et égorger les habitans, Cap; ils ont fait piller
Septième chef.
> Nons les accusons d'avoir
ment le droit de vie
délégué des
> de la ville du
et de mort, au commandant pouvoirs, nofamCap.
militaire
> 1o, Ils ont donné des
> permis de faire arrêter pouvoirs à Pinchinat,
> même des officiers
dans les paroisses des qui s'est
>
municipaux.
citoyens, ,
2°, Ils ont donné mêmes
neau de Gascq pour la pouvoirs à Lavergne ef à
9 Albert pour la
dépendance du Port
Gali-
>
rebalais.
dépendance du
de-Paix, età à
Cul-de-Sac et celle du Mi-
> 3°, Ilg ont
) gaud, pour la pareillement délégué Pinclinat,
dépendance de
Léiang ct RiD) 4°. Tis ont donné le
Jérémie,
> dant militaire de la ville droit de vie et de mort au
du Cap.
commanHuitième chef.
> Nous Ics accusons
d'avoir
ordonné, dans tous les
poris
Qg 3 --- Page 622 ---
- 614)
>> de Saint-Domingue, de repousser à colips de canon tous
> les vaisseaux de TEtat sans distinction, 9 quels que fusscnt
> leurs besoins.
Neuviime chef.
> Nous les accusons d'avoir préparé la conquête de Saint-
> Domingue aux exnemis de la France, et d'avoir livré aux
>> Angiais la ville du Port-au-Prince avec tous les bâtimens
> du commerce français quis'y trouvoient.
>> 1°. Ils ont déporté axbitrairement, contraint de fuir olt
> fait massacrer les Français, défenseurs naturels de la Co-
> lonic.
> 20. Ils ont empêché que ia municipalité cn les comman-
> dans militaires ne missent les forts en état : de défense.
> 3°, Ils ont tenu tour à tour en stagnation et éloigné les
35 forces maritimes de la France.
s0 4°. Ils ont écrit à Genet, ministre aux Etats-Unis, d'y
> retenir les forces navales et les colons déportés ou réfugiés
> de Saint-Domingue, qui demandoient à venir défendre cette,
>> celonie.
> 5°, Ils ont fait marcher leurs satellites contre le Mole et
à Jérémie , précisément au moment ou les Anglais se présentoient pour contraindre les habitans à les appeler à leur
secours.
> 6°, Ils ont fait prendre par les Anglais tous les cabo-
)) teurs de la côte de
Saint-Domingue, 2 ainsi que la frégate,
> française PInconstanse,
> 7. Ils ont ordonné le désarmement des Frangais, et ont
>> celonie.
> 5°, Ils ont fait marcher leurs satellites contre le Mole et
à Jérémie , précisément au moment ou les Anglais se présentoient pour contraindre les habitans à les appeler à leur
secours.
> 6°, Ils ont fait prendre par les Anglais tous les cabo-
)) teurs de la côte de
Saint-Domingue, 2 ainsi que la frégate,
> française PInconstanse,
> 7. Ils ont ordonné le désarmement des Frangais, et ont --- Page 623 ---
> substitué
(6 615)
leurs affidés
>> dables Par leur
aur fonctionnaires publics
>
patriotisme.
recomman8°, Ils ont
>
paraly:é les forces
> Portaa-Priner à des
en confiant les environnant la ville du
hommes de couleur,
antorités civiles et
) 9°. Ils ont
leurs complices,
militaires
laissé prendre le fort
hommes, et celui
Bizoton
A forces
de la Saline
par trois cents
anglaises qui aient été
Par deux cents, , seules
après ils ont livré la
miscs à
> férir.
ville du
terre; deux jours
Port-an-Prince
sans
> 100. Ils ont
coup
> leur vendant des facilité aux ennemis de la
> Anglais
passe-ports, les
révolution, en
Pour grossir leurs
moyens de
)
forces.
joindre les
110, Le
>
commandant anglais a
Polverel et
défendu qu'on
D
Sonthonax, qui
se
pour rendre à Jacmel parioient du Port - au poursuivit -
> numéraire,
avec soixante mulets
Prince
)) 12°, Ils
chargés de
> sept navires ont préparé et effectué la
du
livraison de
> et plus de denrées commerce français, chargés depuis quaranteD Payer d'avance les coloniales, et dont ils
six mois
droits, contre lusage,
s'étoient fait
Disième chef..
) Nous les accusons
> vahi les fortunes
d'avoir dilapidé le trésor
particulières,
Public et en-
> 1°. En ce qui
> dans la partic du concerne Timposition du
nord de
quart du revenu
> 20, Les
Sint-Domingue 5
y
impositions
de TOuest;
volontaires dans la partie du Sud
et
Qg 4
les coloniales, et dont ils
six mois
droits, contre lusage,
s'étoient fait
Disième chef..
) Nous les accusons
> vahi les fortunes
d'avoir dilapidé le trésor
particulières,
Public et en-
> 1°. En ce qui
> dans la partic du concerne Timposition du
nord de
quart du revenu
> 20, Les
Sint-Domingue 5
y
impositions
de TOuest;
volontaires dans la partie du Sud
et
Qg 4 --- Page 624 ---
(616)
> 39. L'imposition forcéc au Cap de 673,000 liv.;
> 40. L'imposition forcée au Port-au-Prince de 450,000 1. ;
> 5°, La recette des droits d'octrois pendant leur séjour à
D Sain-Domingue.
D 6°, Le versement de toutes les caisses particulières dans
> 'la caisse genéralc de la colonie.
> 7". La séquestration juste de plusieurs
dont
>
habitations,d
le revenu a été perçu.
> 8°, La séquestration injuste de plusieurs hatitations, dont
S le revenu est entré dans la caisse généraie.
)) 9°. La confiscation des biens de plusieurs citoyens.
> 10°, L'enlèvement de la caisse des amis de la Conven-
> tion nationale, qui contenoit 132,000 liv. lors de la disso-
> lution de cctte société.
> J1°, Le. prodait immense de la fouille de Ia ville du
0> Cap.
>> 12°, Les sommes énormcs fournies aux receveurs par
>> les particuliers qui vouloient fuir une terre ensangiantée
> sans quoi ils n'obtenoient point de passe-port.
s
> 13°, De combien la colonie est grévée par les dettes qui
) lui ont é:é créécs pendant Fadministration de Polverel et
> Soathonax.
Onzième chef.
> Nous Ics accusons d'avoir che:ché à avilir ia représenta7 tion nationale en envoyant, pour siéger dans son sein,
* ceur de leurs complices, qui s'y sont présentés ayec des
> pouvoirs illégaux.
sans quoi ils n'obtenoient point de passe-port.
s
> 13°, De combien la colonie est grévée par les dettes qui
) lui ont é:é créécs pendant Fadministration de Polverel et
> Soathonax.
Onzième chef.
> Nous Ics accusons d'avoir che:ché à avilir ia représenta7 tion nationale en envoyant, pour siéger dans son sein,
* ceur de leurs complices, qui s'y sont présentés ayec des
> pouvoirs illégaux. --- Page 625 ---
(67)
9,1°. Ils ne Sc sont
à la Convention
occupés de la nomination des
nationale
députés
sion et le massacre
qu'après la
des colons
déporiation, FexpulD 20. I's ont
français.
nominztion de proroqué la réunion des
ces mêmes
Africains pour la
) 3°. Ils ont induencé députés,
Pont fait tomber
lc choix de ces mêmes
swr leuts
députés, et
) 4°. Iis n'ont observé complices.
les lois Pour la
aucune des formes prescrites
nomination des
par
nasionale; ils n'ont
d'patés à la Convention
substitrées
pas même suivi 'celles
aux formes légales.
qu'ils avoient
a A Paris, le 21 Aoréal,
une ct indivisible,
an troisième de la République
5 Signd, Clausson,
, Page,
Duny, Senac, , Fondeviolle Brulley, 2 Daubonnean, Verneuit,
Thibaud
, Thomas Millet,
(1). D
LarchevesgicEnsocapant plus
e l'accusation portée particulèrement dansles Débats de
contre
l'examen
hission a bien senti
Polverel et Sonthonar, la
hes; il étoit
qu'elle ne devoit pas borner la
com- s. LXVI,
impossible d'avoir ane
ses recher- Motifs qui'
ion de. ces deux commissaires
idée juste de Fadministra- ont détermi.
état de la colonie à leur
s sans s'être bien assuré de né le mode
toient montrés
arrivée, des différens partis
de ca Iaponduite à la jusqu'alors 1 et des événemens
qui s'y pore,,
crise terrible oil elle
qui l'avoient
t les accusés ont eu Ja
se trouvoit. Les
même
accusateurs
es seul point, ils ont cru devoir opinion, loraque, d'accord Sur
offrir dans les premiers volumes
1 Acte additionnel à
affaire des colonies, tome aaestscenaition, Y,
du 21 Roréal an 3. Dibats dans
P.Sersiiy,
ca Iaponduite à la jusqu'alors 1 et des événemens
qui s'y pore,,
crise terrible oil elle
qui l'avoient
t les accusés ont eu Ja
se trouvoit. Les
même
accusateurs
es seul point, ils ont cru devoir opinion, loraque, d'accord Sur
offrir dans les premiers volumes
1 Acte additionnel à
affaire des colonies, tome aaestscenaition, Y,
du 21 Roréal an 3. Dibats dans
P.Sersiiy, --- Page 626 ---
(613 )
des Débats, chacun à leur manière, l'état de la cclonie depui
le commencement de la révclution jusqu'au débargsement d
Polvercl et Sonthonar (1). La Convention nationale a d'ailleur
demandé un rapport non pas seulement sur l'accusation de
cominissaires; mais sur les troubles de Saint- Domingue ei
général. La commission des colonies a cru ne pouvoir bier
remplir cet objet, qu'en présentant un tableau fidèle de la.ré
volution à Saint-) Domingue 9 dans ses diverses époques, soi
durant la première assemblée coloniale, avant que la Fiaace
y eit envoyé des commissaires civils, soit durant la seconde
assemblée > ce qui comprend l'administration de Roume
Mirbeck et Saint-Léger, soit cnfin durant le gouvernement des
derniers commissaires, qui re Jaissèrent plus subsister d'assemblée coloniale. Le rapport sur les troubles de Szint-Domingue
s'est ainsi divisé presque de lni - méme en trois parties qui
correspondent asscz exactement à nos trois époques de l'assemblée constituante, de l'assemblée législa:ive et de la Convention nationale. Mais autant Ia commission s'est attachée à ne
rien préjuger dans les Debats, à ne montrer, pour ainsi dire,
dans leur direction que l'impassibilité la plus absolue, autant
elle a cru devoir se prononcer hautement dans son rapport,
toutes les fois qu'elie a trouvé les élémens nécessaires
assecir son opinion. Une conduite contraire n'eit
pour
été, Sotts
lapparence de l'impartialité 2 qu'nne foiblesse méprisable ou
une indifférence coupable pour la justice et la vérité : mais à
chaque pas qu'on a fait dans le compte des événemens, on a
joint les preuves à la narration , parce. qu'on a beaucoup
craint de propager des erreurs que d'essuyer des contradictions. plus
1 Voycz particulièrement lc tome I des Débats,
some II, P. 80, ctc.; ct tome III, P. 17 ct suiv. 241 p.25, et suiv. 34, 55, etc.;
isable ou
une indifférence coupable pour la justice et la vérité : mais à
chaque pas qu'on a fait dans le compte des événemens, on a
joint les preuves à la narration , parce. qu'on a beaucoup
craint de propager des erreurs que d'essuyer des contradictions. plus
1 Voycz particulièrement lc tome I des Débats,
some II, P. 80, ctc.; ct tome III, P. 17 ct suiv. 241 p.25, et suiv. 34, 55, etc.; --- Page 627 ---
(619)
Quelques soins au surplus que la
apportés à l'examen des divers
commission des colonics ait
leurs détails, clle n'a
chefs de l'accusations dans tous 5. LXVII,
par la Convention
pas cru que cette affaire dât êire
Point de vue
tribunaux
nationale comme un procès
jugée sous lequel
criminels, en votant
porté devant les Paccusation
n'a jamais été la marche des séparément sur chaque point : ce doit êtreconméme celle des jurys
assemblécs nationales, >: Ce n'est
sidérée,
Heux actes préscntés d'accusation. On doit ajouter
pas les
sation
par les colons
que
ne Peuvent avoir aucune
pour précise: leur accunationale, ni gêner sa marche. autorité pour la Convention
brdonnant qu'ils seroient
En autorisant les
troubles de
suivis d'un
Débats, en
rapport sur les causes
i portée de Saint-Doningue, 3 elle a seulement
des
cation des connoître la vérité sur une affaire voulu se mettre
érénemens,
que la compliceux qui
Téloignement des lieux et Ja
prétendoient lui en rendre
passion de
Rigieusement obscurcie, Mais
compte, avoient si
tion des commisaires
c'est l'ensemble de
prode la nation,
civils que doivent
P'administraet qu'ils ont à
juger les représentans
peuvent pas ignorer
juger en hommes d'état. Ils
lution bien
qu'an milieu de la tourmente
ne
plus grande encore dans les
d'une révométropole > il éteit impossible
colonies que dans la
missent pas
que des
beancoup de
admiristrateurs ne comforcés de prendre
fautes; que les commissaires
rapidement leur parti
civils,
imprévus > n'ont- pas eu le plus
dans des événemens
qu'ils ont été rédaits dans
sonvent le choix des
en
plus d'une
moyens; ;
comnoissance de
de
circonstance à
plns d'ane fois ils Cause, deux maux le
prendre, 3
roient.
ont da êire égarés
moindre, et que
par ceux qui les entouLes détails oi l'on est entré
de ce
dans lcs deux
$,
rapport, sur Fadministration
dernicrs volumes LXVIII.
de Polverel et Sonthonar, RÉSULTAT
DURAPPORTE
vent le choix des
en
plus d'une
moyens; ;
comnoissance de
de
circonstance à
plns d'ane fois ils Cause, deux maux le
prendre, 3
roient.
ont da êire égarés
moindre, et que
par ceux qui les entouLes détails oi l'on est entré
de ce
dans lcs deux
$,
rapport, sur Fadministration
dernicrs volumes LXVIII.
de Polverel et Sonthonar, RÉSULTAT
DURAPPORTE --- Page 628 ---
(620 -
)
en rendent le résuliat facile à pressniir. On a di y voir que
malgré la gravite d'en grand nombre des chefs d'accusation
préscutds par ies cnions, ce n'est point là qu'on trouve le
véritables reproches qu'on auroit à faire aux derniers commis
saires civils. Cosonil Jeurs funcstes divisions, qui, en affoiblis
sant leir autorité Ear le partage 2 en la décréditant par l
diversité de leurs manières de voir, et par la contrariété de
leurs décisions, oni fourni des armes puissantes asx ennemis
de la République comme aux leurs (1). On peut croire que:
fans leur
séparation, > qui seule a amené CCS divisions, 2 Pautorite
des commissaircs civils auroit plus facilement réussi à conV primer tous les partis, à conduire rapidement jusqu'a son terme
et sans de nouvelies secousses le beau projet de l'affranchissement des nègres, dont ils sentirent bientôt l'inévitable nécessité
comme l'exième justice > et que par cette mesure ils auroient
sauvé la pariie française de l'invarion des Anglais et des
Espagnols, en réuniscant autour d'eux les amis de la Républigue de toutes les couleurs. Mais la source même de ces
divisions, dont quelques restes se sont montrés dans les Débats
durant la vie de Polierel (2), paroît exister dans les instructions 2 qui autorisoient les commissaires civils à se séparer
s'ils le jugecient convenable, et dans T'habitude ou étoient les
trois provinces de la colanie, depuis la révolution, de s'administrer d'une manière en quelque sorte isolée. Dans les crises
convulsives que ces diverses parties de Saint-Domingue ont
éprouvées, ç'elit été une chose sans exemplc que des hommes
revêtus de pouvoirs si étendus SC fussent toujours rencontrés
1 Voyez le chap. II du tomeIll, SS. XXXII et XXXII; et ci-dessus le
chap. V, Ss. XXXVII, XXXIX, XL, XLI ct XLII,
2 Débats dans l'arfaire des colonics, tome I, P. 7. 18, 163 ct 161,8c.
es parties de Saint-Domingue ont
éprouvées, ç'elit été une chose sans exemplc que des hommes
revêtus de pouvoirs si étendus SC fussent toujours rencontrés
1 Voyez le chap. II du tomeIll, SS. XXXII et XXXII; et ci-dessus le
chap. V, Ss. XXXVII, XXXIX, XL, XLI ct XLII,
2 Débats dans l'arfaire des colonics, tome I, P. 7. 18, 163 ct 161,8c. --- Page 629 ---
(6a1 )
lans Ics mêmes mesures,
u'ils cussent pu se concerter lorsqn'ils n'étoieat plus ontemnble, ou
prendre dans
d'avance Pour cellee qu'ilo auraient
lue dans les léloignement. On pent du moins
nent des momens orl le salut public a
resarguee
commissaires civils et
exigé le
orme
rapproche-
, Polverel et Sonthonar Fadeptioa d'une marche
Pentions ou leurs dissentimens. ont bienide fait taire leurs uniHans leur première
On en voit des
pré.
nsuite
réunion a Saint-Marc
exemples frappans
Par Polverel de Proclamer
dans le Parti pris
tomme Senthonax (2) ; dans
Tafranchisement
hicr à la résolution
Paoguiescement donné général,
Polverel lui
magnanime de rester dans la par Ce der-
'etour' de proposa peu de temps après
colonie, que
Polyerel au
(3); enfin, dans le
-ollègue peu avant I prise For-Répuabienin, de celte
pour se réunir à son
En examinant
ville (4).
proposés devant la d'ailleurs en particulier les chefs
Jue donnent les Débats commission, en y adaptant les d'sccusation 5. LXIX,
bn voit 1°
ct les faits recueillis dans échircisemens De chzcus
le s'être queloin de pouvoir
ce rapport, deschefadtaes
opposés à l'exécution reprocher de la
aux commisaires civils cusation c2
hoisseit aux hommes de couleur
loi da 4 avril, qui
particulier.
ttribuer en grande
légalité dés droits, on reconians le
Partie les obstacles
ne doit
commencement de leur mission qu'ils ont
u-Prince , à
at Cap,
éprouvés
parties de la Jacmel, aux Cayer, à
puis au Portcolonie, , qu'à la ferme Jérémie, et dans d'autres
nanifestée de faire observer
ditermination qu'ils
celie loi, et à
avoient
T'opposition consVoyez lc chap. TII
2 Voycz ci descus le cidesus, $5. XXXI, XL ctsuiv.
3 Vovez ibiz. le chap. V, S. XLIV,
4 Voy:z
chap, VI, s. XXXIX,
ib:d., $. LIX,
, aux Cayer, à
puis au Portcolonie, , qu'à la ferme Jérémie, et dans d'autres
nanifestée de faire observer
ditermination qu'ils
celie loi, et à
avoient
T'opposition consVoyez lc chap. TII
2 Voycz ci descus le cidesus, $5. XXXI, XL ctsuiv.
3 Vovez ibiz. le chap. V, S. XLIV,
4 Voy:z
chap, VI, s. XXXIX,
ib:d., $. LIX, --- Page 630 ---
( à 622 )
tante de la faction des
quatre-vingt-cing, 3 qui mit tout en usag
pour maintenir les homies de couleur dans l'esclavage polilique (1).
20, Que le refus fait par la plupart des communes de 1
colenie d'envoyer aux commissaires civils les éclaircissemen
çu'ils avoient demandés pour la formation des assembiées électorales, qui n'avoient jamais existé dans la colonie 3 et les troubles qui se sont succédés dans les trois provinces 5 sufroient
peut-être pour justifier ces commissaires d'avoir retardé si longtemps la nomination des députés a la Convencion nationale
mnais sur-tout que si pour accélérer cetie nomination, ils cussent
dès-lors pris sur eux de trancher ces difficuités, ils n'auroient
pu se dispenser en même temps d'autoriser aussi la formation
d'une assemblée coloniale. 3 lagueile,d@apresTespeit de la faction
quiy dominoit, se seroit emparée de tous les pouvoirs pour
enlever la colonie à la inétropole, ou même pour la livrer à
T'Angleterre > suiyant le traité fait à Londres par les émissaires de cette faction au mois de février 1793; que Ja Con-
/vention nationale doit aussi s'estimer heureuse de n'avoir pas
eu dans son sein Ces nouveaux elémens de discorde, et les
ennemis de la constitution républicaine et de l'unité de gouverinent qu'on lui auroit inéviablement envoyés (2).
3°, Que l'extrème difficulté des circonstances ou se sont
1 Voyez les Débats dans l'affaire des coloues, tome IV, P- 238 et suiv.;
ctt tomc V, jusqu'à la p.2,2; voyez aus ile troisieme volum: du présent
rapport, chap. 1, s5. V-XXII, XXXVI-XL, L-LX; chap. II, S%. I
X, XXIV-XLVIEI; chap. III, $s. Vil ct suiv. jusqu'a la fin, etc.
2 Voyez les Débats susdits, tome V, page 201-341. Voyez aussi. le
tome III du présentrapport, chap, I1. $$.XXI erXXII ; chap: III, $5. XXII,
AXIII ct XXXII,esc.
du présent
rapport, chap. 1, s5. V-XXII, XXXVI-XL, L-LX; chap. II, S%. I
X, XXIV-XLVIEI; chap. III, $s. Vil ct suiv. jusqu'a la fin, etc.
2 Voyez les Débats susdits, tome V, page 201-341. Voyez aussi. le
tome III du présentrapport, chap, I1. $$.XXI erXXII ; chap: III, $5. XXII,
AXIII ct XXXII,esc. --- Page 631 ---
rouvés
( 623 )
les commissaires
palative, les instructions civils, les décrets de
ninistre de la
du conseil exécutif T'Asremblée 16uprès des
marine , l'eremple des
provisoire et du
armées, et
commisaires
:
sur-tout
envoyés
linterroption des
Téloignement de la
utorisé Polverel
communications
métropole
ont attribués et Sonthonax à
depuis la guerre 3 ont
5 qu'une
s'emparer des
ej justifie
partie de ces motif; pouvoirs qu'ils se
pas toujours, l'usage
excuse du
ration de Saint
qu'ils en ont fait dans moins, s'il
ranches et des Domingue, soit pour la création
l'adminispour les
tribunanx exiraordinsires
des compagnies
honax destitutions qu'ils ont
gqu'ils ont établis, soit
n'ont employé
prononcées; ; que Polverel
pour
gu'une seule fois, en
et Sonlont Sim-haningie le
dans les
sollicitant des secours
président de
Eiats-Unis, ce mot de
aent dans la céance PAssemblée coloniaie ses
dictature
a
de leur
servit si
police des nègres honorent installation; 5 que leurs
publiquepent de ces derniers
leur bumanité;
réglemens sur
rançaise,
éloit promoncé
que lafranchisesnandé corme par la nature,
d'avance par la révolution
parla nécessité la
quand il n'auroit
beu de
plus
pas été comrechercher quelie a impérieuse; ; que dès-lors
cet égard lors de leur éiéfopinion des
ilimporte
arrivée à
commisaites civils
4°. Que ce sont les
Sat-Doningur ().
ommnissaires civils
factieux de la
ux, par les
, qui ont paralysé, colonie, et non Pas les
orces de émeutes qu'ils ont
autant qu'il étoit en
terre et de mer
perpétullement
principaux désordres
envoyées Par la
suscitées, lcs
dans
France i que les
Tadminbstratien des
armées, qu'on
Voyez les Débats susdits,
u'ila; page 210, V. aussi tome V, P.
t ci dessus le chap,
le tome III du présent 3faets suiv 5 tome VI,
V, SS., II, IIl et IV; le rapport, 5s. XI P1,juis. ce XII,
chap, VI, $5, XL- -L ct LIV,
envoyées Par la
suscitées, lcs
dans
France i que les
Tadminbstratien des
armées, qu'on
Voyez les Débats susdits,
u'ila; page 210, V. aussi tome V, P.
t ci dessus le chap,
le tome III du présent 3faets suiv 5 tome VI,
V, SS., II, IIl et IV; le rapport, 5s. XI P1,juis. ce XII,
chap, VI, $5, XL- -L ct LIV, --- Page 632 ---
(624. )
areprochés aux commissaires civils; Ces abus dans les hôpitaur
dans le placement des camps dans la fourniture des vivres
cette accusation en particulier bien ou mal fondée de poisc
trouvé dans la boisson des soldats, remontent à des époques C
Iegsvcmsereigloitial del l'administration
desarmées, ou mêm
à des temps antérieurs à l'arrivée de Polverel et Sonthonax
que le défaut d'argent, l'intercepiion des communications ave
la métropole, et l'extrême difficulté dcs circonstances od ils S
sont trouvés ne leur ont pas permis de micux faire pour de
soldats q:e les premières notions de leur seul intérêt les invi
toient à traiter de leur mieux. (1).
50, Que ce sont encore les factieux de toutes les couleur
qui ont ( organisé ia guerre civile dans la colonie, et provo
> qué Ia rébelion contre l'Assemblée nationales, après l'arri
vée de Polverel et Sonthonax comme auparavant 3 que le
commissaires civils ont manifesté dans leur conduite et dans
tousies actes de leur adminietration le plus grand respect pou
l'autorité quele peuple français avoit déléguée, soit à l'Assembléc nationale, soit à la Convention; que le gouverneur Laveaux, les autres gonéraux et les troupés de toutes couleurs qui
sont restés attachés a la cause des commissaires civils, , soht les
seuls qui aient conservé une partie de Saint. : Domingue à la
Répubiliqees que les trabisons de Jérémie et du Môle, évidemment prénéditérsdepeir long-temps, sont ia meilleure apologie
des mesures que Polverel et Sonthonax avoient prises pour soumetire ces deux villes, comme ceile de Jacmel; que les excès
da club du Cap et des factieux qui le dirigeoient, les aveux de
1 Voyez les Débats susdits, tome VI, pag. 211 -314. Voyez aussi le
II du tome Iil; S. Xlit; et ci-dessus, le chap. Vi, SXL et suiv., etc. chap,
Verneuil,
ir long-temps, sont ia meilleure apologie
des mesures que Polverel et Sonthonax avoient prises pour soumetire ces deux villes, comme ceile de Jacmel; que les excès
da club du Cap et des factieux qui le dirigeoient, les aveux de
1 Voyez les Débats susdits, tome VI, pag. 211 -314. Voyez aussi le
II du tome Iil; S. Xlit; et ci-dessus, le chap. Vi, SXL et suiv., etc. chap,
Verneuil, --- Page 633 ---
- G25 )
Verneuil, de Thomas Millet
dans les Débats
et de Duny, dans leurs
ses. par
sjustiient également les
écrits ct
Sonthonax en décembre
mesures rigoureuses priinductions qui résultent du faux 1792;
des
ravant
quindipendamment
pour faire périr le colonel décrct supposé deux ans aupaatteste,comme Sonthonas,
Maeduit, le général Laveaux
facticux du Cap
que, le premier décembre
gatoire de la répandoient le bruit d'un
1792, les
loi du 4avril,
prétendu décret abrocolonie de se soumettre à
pour empécher les soldats
6°,
celte loi
de la
Que la canonnade du
rien ne
Port- ait-.
constate que les
Prince, 2 lors de
le dit l'acte
Anglais croisassent sur les côtes laguelle
cette, ville daceuation, qui,
a,été provoguée par les
, comme
et des antres après avoir méconnu Tautorité agitateurs de
agens de la
du.
tation et les avoir
France, après les avoir mis gouverneur
factieuxda
obligés de s'enfuir,
en arreset
correspondoient avec les
se
Cip,seurdedienel
pour débarrasser de tous les desautres
de
pariesdelacelanie,
disimuloient pas même leurs agens la métropole, et ne
dance (2).
voeux coupables
d'indépenQue l'incendie du
du soulvement
Cap a été l'effet d'une
de la fotte, excité
luttc semblable et
vils, par
contre les
quelques. uns de leurs
commissaires ciaccusateurs et le
contre-révoVoyez le come VI des Débats,
V, P. --127. Voyez aussi le chap. II du pag.315 et suiv., et le
VI, XIV et suiv; XXXIV,
tome III du prérent
toine VII,
$5. VII etsuiv., XVI ct
XXXVII, XL, XLII ct suiv.; rapport, le 56. IV,
ss. Iv.. XII, XV- soiv.,XXVIT ct suiv., XXXVHI,
chap, III,
VI, ss. I--X, XVII, XXVIII, XXXV. -
XLI; le chep.IV,
XI--XVIII,
XXXIX, er
2 Voyez le tome VII des
ci-dessus, chap.
chap. III du présent rapport, Débars, P.127-363, Voyez aussi le
Reppore par, Garrantome III,
Coulon, Tome IV.
Rr
suiv.; rapport, le 56. IV,
ss. Iv.. XII, XV- soiv.,XXVIT ct suiv., XXXVHI,
chap, III,
VI, ss. I--X, XVII, XXVIII, XXXV. -
XLI; le chep.IV,
XI--XVIII,
XXXIX, er
2 Voyez le tome VII des
ci-dessus, chap.
chap. III du présent rapport, Débars, P.127-363, Voyez aussi le
Reppore par, Garrantome III,
Coulon, Tome IV.
Rr --- Page 634 ---
626 )
Intionnaire Tangui, pour parvenir à leur déportation comme
ces accusateurs lont avoué dans les Débats (1) 5 que, dans ce
désastreux événement, , Polverel et Sonthonax ont pris toutes
lcs mesurcs qui dépendoient d'eux pour arrèter les excès épouventables quis'y commettoient (2).
79. Quesi pour réprimer l'incendie et le brigandage , ils ont
alors délégué le droit de vie et de mort au commandant militaire du Cap, en ordonnant de fusilier sur- le - champ ceux qui
seroicnt pris en Aagrant-délit, ils ont.usé d'ane mesure manifestement commandée par les circonstances 2 ct que le droit de
défense naturelle donne a toutes les autorités dans les temps de
trouble > et même à tous les hommes dans une situation si déplorabie ; que les pouvoirs délégués à Galineau de Gascq, Albert de Lestang, Pinchinat et Rigaud étoient également nécessités par les circonstances ; que Galineau de Gascq, 3 le seul
auquel on a reproché des abus graves dans l'exercice de ses
pouvoirs, a été rappelé; que Lavergne, l'ua des hommes les
plus dévoués au parii des accusateurs de Polverel et Sonthonax,avoit été revétu de la même délégation au Port-de- Paix
avant Galinean de Gaseq, et que ces accusateurs étoient
alors bien éloignés de trouver ses pouvoirs excessifs et illégaux (3).
8°, Qne les commistaires civils n'ont point ordonné, dans
tous les ports de Saiut-Domingue, de repousser à coups de
1 Tome III, page 111.
2 Voyez le tome VII des Débats , p.369 jusqu'à la fn, ct tome VIII
pag.
13y. T oyez aussi le chap. IV du tome II1, du présent rapport.
3 Voyez le tome VIII des Débats, P. 160,
201, Voycz aussi l:
chap, Vci-desous, S. JI, esle chap. VI, Se LAXXIX,
ordonné, dans
tous les ports de Saiut-Domingue, de repousser à coups de
1 Tome III, page 111.
2 Voyez le tome VII des Débats , p.369 jusqu'à la fn, ct tome VIII
pag.
13y. T oyez aussi le chap. IV du tome II1, du présent rapport.
3 Voyez le tome VIII des Débats, P. 160,
201, Voycz aussi l:
chap, Vci-desous, S. JI, esle chap. VI, Se LAXXIX, --- Page 635 ---
canon
( 627 )
TOUS les
> sans distinction, vaisseaux de l'Etet quis
in'ont donné ces
quels que fussent leurs s'y présenteroisnt
'nsurgée
ordres que pour les
besoins > j
par Galbaud,
seuls vaisseaux
qu'ils
civile par-tout oi quiauroient
de la Aotte
ils se seroient éridemmentr. rallumé la
9°. Que ce sont
présentés (1).
guerre
et non ces
encorc les adversaires des
K
commissires qui a ont
commisraires
Dymingue aux ennemis
préparé la
civils,
de la
conguête de Saint.
dindependance, leur haine
France > par leurs
débarrasserdel leurs
contre la
principes
négociations
dettes envers le révolution et l'envie de se
coupables à
commerce
rieures à l'envoi
Londres ct à la frangispar leurs
thonax ont
trop tardif des
Jamaique bien anzéfait marcher
treupes que
dans les
contre le Mole
Polverel et Sondestitations et les
et Jérémie
res dc Ccs commtisaives déportations
(2); que
civils il
nécessairement
d'errears; qu'ils Pr Bvent
y a .eu sans donte arbitraisures de défense
également s'être
beauconp
ment
qu'ils ont
trompés dans les metoujours eu Pour but adoptées, de
mais qu'ils ont évidemRépubique; que, d ipiis la conserver Saintréfugiés dans les
conduite de la Dumingue à la
que trop raison Etats - Unis, , Polverel et plupart des colons
la
d'écrire à Genet de ne Sonthonax n'ont eu
bre généralité de ccs colons à Ssini-D
Point laisser retourner
d'entr'enx vouloit aller
Domingue , oil un grand
Jérémie (3).
rejoindre les truitres da
nomMôle et de
du I Voyez lerome VIII (iCS
chap, VI.
Débats, P. 20 - 232,c
2 Voyez le tome
ci.dessus lc S. XVI
chap. VI,S
VIII des Débats , P. 237
MI-XVI,
ct suiv. 5 et
Yoyez le tom: VIII des
ci-dessus le
Débats : pag. 23 25f.
Voyez aussi la
Rr 2
érémie (3).
rejoindre les truitres da
nomMôle et de
du I Voyez lerome VIII (iCS
chap, VI.
Débats, P. 20 - 232,c
2 Voyez le tome
ci.dessus lc S. XVI
chap. VI,S
VIII des Débats , P. 237
MI-XVI,
ct suiv. 5 et
Yoyez le tom: VIII des
ci-dessus le
Débats : pag. 23 25f.
Voyez aussi la
Rr 2 --- Page 636 ---
( - 628 )
Que si c'est réellement par une trahison que * la ville du Port3 Républicain a été livréeaux Anglais, avec les forts et tous les
> bâtimens du commerce français qui s'y trouvoient > 3 ce qui
n'est pas entièrement éclairci, tout annonce du moins que les
cemmissaires civils, bien loin d'avoir été complices de la trahison, ont fait tout ce qu'ils ont pu pour l'empécher, qu'on ne
fournit aucune preuve de cette étrange allégation que les Anglais ont donné des ordres pour laisser sauver à Jacmel Polverel
et Sonthonax avec soirante mulets charges d'or ou de numéraire (1).
10°, Enfin qu'on n'a produit non plus aucune preuve sur le
chefd'accusation dans lequel on reproche aux commissaires civils < d'avoir dilapidé le trésor public et envahi les fortunes par-
* ticulières > ; que plusieurs des moyens auxquels ils ont eu
recours pour subvenir aux besoins publics > tels que la vente des
passe- ports), la séquestration d'un si grand nombre d'habitat'ons, les confiscations prononcées dans plusieurs Proclarnations
de Polverel, etc. ont sans doute été mal conçus, souvent même
désastreux et vexatoires pour les citoyens 3 comme
tous
presque
ceux qu'exigent l'état de guerre et celui de révolution,
mais qu'ils n'ont pas manié personnellement les deniers
publics ;
que rien n'indique qu'ils en aient détourné les fonds à leur
profit particulier, et que l'indigence de Polverel dans la maladie dont il est mort paroît une justification sans réplique
chap. VI ci-dessus SS. XFI, XXXVII, XL et suiv., et le
SS. III et IV , XLII XLVI, LIII, LIV,
chap. VII,
3 LX- LXIV.
1 Voyez le tome VIII des Débars, P. 255, jusqu'à la fia, et tome IX
jusqu'à la pag. 120, Voyez aussi le chap. VI
Sf. LI -
LXII,
ci-dessus,
de Polverel dans la maladie dont il est mort paroît une justification sans réplique
chap. VI ci-dessus SS. XFI, XXXVII, XL et suiv., et le
SS. III et IV , XLII XLVI, LIII, LIV,
chap. VII,
3 LX- LXIV.
1 Voyez le tome VIII des Débars, P. 255, jusqu'à la fia, et tome IX
jusqu'à la pag. 120, Voyez aussi le chap. VI
Sf. LI -
LXII,
ci-dessus, --- Page 637 ---
de son
( 629 )
lument collégue et de lui dans une
commune comme les
accusation qui leur est absoOn auroit
précédentes (1).
accusateurs voulu pouvoir rendre le méme
qu'on leur a descommitsires civils, et n'avoir à témoignage aux S. LXX,
se sont trouvés reprochés qu'aux dificultés des attribuer les torts Des accusaProduisent
et aux dissentimens
circonstances oui ils sateurs en géinévitablement, Mais d'opinion que les révolutions néral ct ca
conduite qu'ils ont tenue
cemment ne pas
parciculier,
les Etats- Unis :
en France, à Saint. -
condamner la
cilité
Comment se
Domingue et dans
avec laquelle leurs chefs, rappeler sans indignation la facommissaires de la colonie,
Page et Brulley, Ces
tenoient, des ennemis
ont été, comme le
prétendus
semblée
si prononcés du
parti auquel ils
coloniale, de si teadres amis gouvernement dans l'Asmétropole avant le 1O aoit,
de la monaichie
mencement de
des jacobins si
dans la
1793, des sectateurs si
emportés au comgénérale et du tribunal
zélés du comité de streté
pierre,desagenss si décidés révo'utionnaire de la
sous le règne de RobesOnn'a guères Pu
réaction après le 9 thermidor
devant chevalier de présenter sous un jour plus favorable,
(2)2
décembre
Verneuil, qui, dans la
ni le cide couleur 1792, dirigea les canons du
journée du premier
et contre Sonthonar
Cap contre les hommes
baud, qui, après avoir été
(3), ni ce
le tribun du
un aristocrate si décidé Larchevesque - Thi-.
peuple et
en 1789, puis
linstigateur de toutes les émeutes
du
1 Voyez le tome IX dcs
Pag. 126 et Skiv. Voyez aussi Débats, le P. 121 2 jusqu'à la fin
ct ci-desus, le chap. VI,
tome. III du présen:
ct tome III,
S5. XL
rapport, S5. LI ct.
Voyez les SS. IV, V,
XLVII, L, ctc.
LII,
XLVII, LII, LVI, VI, VIII,
LX, LXII,
Voyer tome III,
8a-apeRUesen,
chap) II, S, XLYIII,
c: ci-dessus, le S. XXXI,
Rr 3
le P. 121 2 jusqu'à la fin
ct ci-desus, le chap. VI,
tome. III du présen:
ct tome III,
S5. XL
rapport, S5. LI ct.
Voyez les SS. IV, V,
XLVII, L, ctc.
LII,
XLVII, LII, LVI, VI, VIII,
LX, LXII,
Voyer tome III,
8a-apeRUesen,
chap) II, S, XLYIII,
c: ci-dessus, le S. XXXI,
Rr 3 --- Page 638 ---
(630 )
Cap sotis la seconde Assemblée coloniale, ne se fendit le défenseur de la liberté individuelle des citoyens que lorsque Sonthonax déporta les facticux de cette ville ; qui, dans l'affaire de
Raimond enfin, ne cessa de solliciter Fouquicr - Tinville, en le
qualifiant de son cher ami, et en lui fournissant des mémoires
si furieux contre cet homme de Coaleur ct les brissotins.
On a vu également que Sénac et Clausson étoient à la tête des
sections du Port-au-P Priace, lorsqu'elles s'armèrent contre l'autorité nationale avcc le traître Borel; que Sénac tenoit la plume
au coinité da Petit-Goave, lors de cet horrible assassinat de
Ferrand de Baudières, que Lorehevesque-Thibaud appeloit ( un
exemple nécessaire qui montroit tout à-la-fois la justice >
Za force et Za modtration des colons (1) s0, On_se rappelle
enfin que Duny et Th. Nlillet, après avoir déterminéla catastrophe du Cap, Par leuts conseils perfides au général Galbaud, de
concert avec Tanguy- Laboiesière,n'ont cesséde combiner avec
Ce contre-rérolutiosnaire ct Clausson tous les moyens de desservir la France dans le continent américain, d'insulter ses ministres de la manière la plus outrageante, en indisposant conir e
cux les Etats - Unis; que c'est ainsi qu'ils ont fait avorter les
projets honorables que l'ambassadeur Genet avoit formés pour
préparer de nouveaux triomphes aux soldats français dans les COlonies de FFspagne et de l'Angleterre (2).
LXX:.
Un dernicr trait peindra mieux que tout ce que l'on pourroit
Preuve de dire l'extrême dépravation de ces maitres d'esclaves >
ont
cxtrelaplus
qui
mc immoralité.
I Voyez le tome III, chap. II, S. XLVII, et chap. II, S. XLVIII,
P. pfo.
2 Voyez ls tome III, chap.IV, $S, XV, XVI erXVII, 3 ct cl dessus
je55 XLVI-LII.
).
LXX:.
Un dernicr trait peindra mieux que tout ce que l'on pourroit
Preuve de dire l'extrême dépravation de ces maitres d'esclaves >
ont
cxtrelaplus
qui
mc immoralité.
I Voyez le tome III, chap. II, S. XLVII, et chap. II, S. XLVIII,
P. pfo.
2 Voyez ls tome III, chap.IV, $S, XV, XVI erXVII, 3 ct cl dessus
je55 XLVI-LII. --- Page 639 ---
(631)
affecté des sentimens de
thermidor. Sonthonax
modération si hypocrites
a produit
depuis le
ces a Notes relatives
dansles Débats un
>5 Saint-J
aux mesures à prendre surla exemplaire de
salut Domingue D > que Page avoit
colonie de
public ct à plusieurs de ses
présentées au comité de
nom des prétendus
membres en
Il dénonça
commisaires de l'assemblée particulier, au
cette horrible
coloniale
( corrompre,
mesure qu'on avoit osé
(1).
Il est impossible égorger oi empoisonner les chefs de la y insérer:
mission
d'exprimer
révolte >2,
des colonies éprouva Fimpression à
d'horreur que la ccminstans de silence, elie
cette lecture. Après
une doctrine
s'attendoit à entendre désavouer quelques
qu'elle ne croyoit pas
par Page
professer, ou du moins à voir
qu'l eit pu
ses
réellement
indignation. La lecture de cette collègues se séparer de lui avec
un instant. Th. Millet fut
pièce ne fit que les
Débats
lc seul qui
déconcerter
sur un autre objet.
s'efforça de détourner les
voit lu qu'une partie de la Vernenii observa que Sonthonax n'al'entière insertion ait
pièce 5 Page en demanda
neuil, la discussion procè-verbal, et, sur la
pour Iors
fut remise à la séance
demande de VerDans cette autre séance,
suivante.
de cette pièce ; il déclara Page avoua qu'ilétoit Pauteur
comité de salut
qu'il l'avoit présentée à
unigue
l'affairedes public avoit alors chargé de faire Barrère, , que le
colonics, et a Robert
un rapport dans
plan d'administration
Lindet, qui lui
lègue
Pour Saint-Domngne. II avoitdemandé un
Brulley, qui avoit
ajouta que son col
lonté avec lui étoit
toujours eu identité d'opinion et deroquc. Page oSa ensuite probablement absent O1 malade à cette
observa < que c'étoit une entreprendre lapologic de cet écrit; épopièce confidentielle,
it
que c'étoit dans
2 Voyez ci-dessus lc S. XLVI,
Rr 4 --- Page 640 ---
632 )
cette pièce qu'on trouveroit son opinion 3 gu'on trouvereit
)) sa religion politique; qu'il avouoit tout ce qui y éleit con5> tenu, et qu'il alloit démontrer que la justice et l'humanité
> lui avotent seules dicté ce plan>. Il dit que cette mcsure
ne concernoit ( qu'une poignée de scélérats , de brigands,
)
qui
asservissant cent mille esclaves, les dirigeoient, contre les
> colons, brilant, égorgeant ci dévastant . .
si le
3 gu'on trouvereit
)) sa religion politique; qu'il avouoit tout ce qui y éleit con5> tenu, et qu'il alloit démontrer que la justice et l'humanité
> lui avotent seules dicté ce plan>. Il dit que cette mcsure
ne concernoit ( qu'une poignée de scélérats , de brigands,
)
qui
asservissant cent mille esclaves, les dirigeoient, contre les
> colons, brilant, égorgeant ci dévastant . .
si le Que
gouvernemens ne pablient pas ces maximes, ils les praii-
> quent >. Le président de Ia commission, Garran, ne pouvant
plus contenir l'indignation qui l'oppressoit depuis long-temps,
rappella Page itérativement à l'ordre, en lui donnant cette leçon
trop méritée : ( Les mauvaises maximes sont pires
les
> crimes eux-mêmes : elles sont capables de pervertir la que merale
publique ; In'estpas permis de s'en servir méme pour sa
> justification "(1).
On aura peine à croire, après cela, que le collègue de Page,
Brullcy, ait repris cette abominable apologie. Ils commença
se plaindre de ce que Sonthonax avoit supposé
cette par
lui étoit commune
que
pièce
avec son collègue, et Sonthonax s'empressa
de déclarerique cette observation étoit juste, que Brulley
avoit aucune part. Le président de la commission
cher- n'y
choit
, qui
quelques traces d'affections honnêtes dans les accusateurs
pour affoiblir lesi impressions cruelles que cette partie des Débats
avoit laissée aux membres de la commission, ajouta également
(C que la réclamation de Erulley étoit fondée. , qu'eile seroit
> inscrite au procès-verbal >. Brulley entreprit néanmoins aussi
la defense des détestables principes de Page ; il prétendit, contre
lavérité, que Sonthonax les avoit attribués à l'universalité des
1 Débats dans Paffaire des colonics, come V. P. 138,139, 146 et 147.
avoit laissée aux membres de la commission, ajouta également
(C que la réclamation de Erulley étoit fondée. , qu'eile seroit
> inscrite au procès-verbal >. Brulley entreprit néanmoins aussi
la defense des détestables principes de Page ; il prétendit, contre
lavérité, que Sonthonax les avoit attribués à l'universalité des
1 Débats dans Paffaire des colonics, come V. P. 138,139, 146 et 147. --- Page 641 ---
533 )
colons, et,tout en élablissant
l'écrit de Page, il
que ces colons étoient étrangersa
de condamnable; prétendit qu'on ne Pouvoit y trouver riea
que ces mesures avoient
Puge et lui chez Robert Lindet,
été discutées par
public : il osa dire enfin
membre du comité de salut
que c'étoient les
qu'clles étoient les droits de la
Quoique
moyens que tous les chefs avoient guerre,
rappelé sévérement à l'ordre
employés.
l'avertit qu'on ne pouvoit
par le président, qui
poisonnement, il insista pas enseigner la théorie de Lemtion : le président demanda cacore avec la plus grande obstinaodieux incident; mais
que la commission délibérât sur
tous les membres;
cet
dindignation, 3 déclarérent à l'instant soulevés, comme lui,
commission ôtoit Ia
, sans délibérer,
la
parole à Brulley.
que
Cette partie des Débats
sateurs de Polverel
jette un jeur si terrible sur les
lement
et Sonthonax, 3 que la
accu- S. LXXIL,
chargé le rapporteur d'en
commission a spécia- Texte des
Lc
donner ici le texte
Débats à cct
voici, sans
littéral.
altération :
égard,
ERULLEY: ce pour qu'on pût tirer de
que Sonthonax en a
cette pièce l'induction
à l'ancien
tirée, qu'il y avoit
gouvernement et
complicité entre
> le burcas une
nous , il faudroit qu'il
pièce
déposât sur
A Legrand,
signée, 2 les commissaires Page et
secrétaire de
D
Brulley,
signées toutes nos pièces h-commiaion; c'est ainsi que sont
>> nous sommes mis
officielles, celles par
en
lesquelles nous
> gouvernement. Cette rapport avec les anciens comités de
il n'a donc Pas di pièce n'esc Pas signée
a2 morale
en tirer la
offciellemene ;
des colons, comme it l'a consàqience, dit
9 que c'étoit la
car il ne s'est pas borné
dans un auire endroit :
B rale de ses
seulement à dire que c'éloit la maaccusateurs 5 il a fait tomber cela,
non-sculement
les par
en
lesquelles nous
> gouvernement. Cette rapport avec les anciens comités de
il n'a donc Pas di pièce n'esc Pas signée
a2 morale
en tirer la
offciellemene ;
des colons, comme it l'a consàqience, dit
9 que c'étoit la
car il ne s'est pas borné
dans un auire endroit :
B rale de ses
seulement à dire que c'éloit la maaccusateurs 5 il a fait tomber cela,
non-sculement --- Page 642 ---
( 6 634)
5 sur Page ci Bruiley, mais sur tous les colons ses accusateurs
% S'il s'est tronvé un de nous qui a communiqué des, note
> tellcs que celles qu'il vient de lire, s'en suit-il, dis-je
30 parce gue Sonthonax prétend y trouver des preuves d'immo
> ralité, > que tous ses accusatcurs sont immoraux, 1 quc tous le
s colons sont immoraux : je vous laisse à apprécier cette ma-
> nière de raisonner.Je passe à un autre raisonnement, qui es
> infinimentsimple cetqui revient à ce qu'adit mon collègue Page
9> J'ai entendu agiter toutes les matiéres dont ils'agit dan:
> les notes : j'ai assisté à plusieurs conférences chez Rober
> Lindet;j j'étois malade ou absent quand cet écrit fut présenté;
> je P'aurois signé sans cela, ou i'y aurois fait quclques mo-
> difications, suivant que la discussion se sercit prononcéd
> pour ou contre Ze texte des notes ; mais le fait cst quej'ai
> entendu discuter, que j'ai moi-méme discuté ces matières
) chez Robe:t-Lindet, oti nous allions tres-fréquemment, Parce
> que nous étions en rapport avec lui pour les affaires impor-
> tantes de la colonie. Eh bien ! citoyens; pourquoi Robert
) Lindet a-t-il trouvé dans cet écrit des choses utiles pour la
> colonie: C'est que Robert Lindet étoit parfaitement instruit
> de ce qui s'étoit passé à Saint - Domingue; 5 il savoit quels
> étoient les hommes que nous avions à combattre. Vous vous
> révoltez en quelque manière de Ce que mon collègue a dit
> pour empécher l'effusion de sang . .
Mais si je
>> vous disois, citoyens > que l'on n'auroit alors usé que de
> représailles ; si je vous disois que les moyens que l'on proD pose d'employer ici l'ont été .
-
s LE PR: ÉSIDENT : Je te rappelie à l'erdre; on ne peut pas
> empoisouner, même par représailles.
% Ces points sont dans l'original,
tez en quelque manière de Ce que mon collègue a dit
> pour empécher l'effusion de sang . .
Mais si je
>> vous disois, citoyens > que l'on n'auroit alors usé que de
> représailles ; si je vous disois que les moyens que l'on proD pose d'employer ici l'ont été .
-
s LE PR: ÉSIDENT : Je te rappelie à l'erdre; on ne peut pas
> empoisouner, même par représailles.
% Ces points sont dans l'original, --- Page 643 ---
>
(635 )
BRULLEY : Jc Tai été moi-mème
A Le PRÉSIDENT : Je te
empoisonné,
))
rappelle à l'ordre,
BRULLEY: Ce sont des faits.
> Ls
PRÉSIDENT: A
peisonné ; mais tu ne l'ordre; tu peux dire que tu as été
sailles; ; c'est
peux pas justifier de
emcorrompre la morale
parcilles
>
reprépublique.
BRULLEY : Les
sont un peuple lâche Africains, contre lesquels nous
près pour le
; nous en avons vus assez combattions, ,
de
savoir; ils n'alloient au
souvent de
sabre, ctsans tafia
combat qu'à grands
ces gens-là. Nous
iln'y auroit jamais eu de
coups
lcs voyions marcher
combat avec
gémissions de leur espèce
contre nous , et nous
avec laquelle leurs chefs d'apathie ct de la facilité trop
donc dit : Si l'on
lcs lançoient contre nous;
grande
rentrera
Peut anéantir les chefs de
; nous avons
à l'instant dans
la révolte 3 tout
guerre, ce SOnE les
lordre; ce sont les droits de la
ployès.
moyens que tous les
.
chefs ont em-
) LE PRÉSIDENT : A l'ordre,
pelle mille fois à
à T'ordre >
F'ordre; on ne
citoyen 2 je te rapAelompotronammunr
peur pas enseigner la théorie
>
BRULLzv:Je ne prétends
dc
justifer ni la théorie ni la
Tempoisonnement : je cite des faits.
pratique
D LE PRÉSIDENT: Je t'ôterai
la
) (ERULLEY veut
parole, si tu continues,
continuer de
> LE PRÉSIDENT
parler. )
bère.
: Je demande que la
(*)
commission déli-
* Ces points sont à F'original,
2 je te rapAelompotronammunr
peur pas enseigner la théorie
>
BRULLzv:Je ne prétends
dc
justifer ni la théorie ni la
Tempoisonnement : je cite des faits.
pratique
D LE PRÉSIDENT: Je t'ôterai
la
) (ERULLEY veut
parole, si tu continues,
continuer de
> LE PRÉSIDENT
parler. )
bère.
: Je demande que la
(*)
commission déli-
* Ces points sont à F'original, --- Page 644 ---
636 )
5) LA COMMISSION déclare qu'il n'y a pas lieu à
>
délibérer
là-dessus, et qu'elle ête la parole à Erulley (3). ))
f. LXXIIL.
Différence La commission ne tarda pas à s'appercevoir de T'honorabl
honorable différence que les accusés mirent entre eux et leurs accusateur:
danslacon- pour la manière de se conduire dans Ies Débats.
duite desacIls n'ont pas toucusés.
jours été cxempts d'impatience et de vivacité, et CC sentimeni
étoit naturel à des hommes qui défendoient leur
vie et leur
liberté, leui
honneur contre une troupe d'accusateurs :
ils se sont généralement défendus avec décence 3 ils ont, dans mais tout
le cours des Débats, témoigné le plus grand respect pour la représentation nationale. 3 pour les décrets qui en étoient émanés,
même pour celui qui les avoit frappés d'accusation : ils n'ont
pas cru que ce décret leur donnât Je droit de sapper les fondemens de la République, en prétant des armes à Ia réaction
des déclamations perfides; ils n'ont
par
presque jamais dit rien d'injurieux pour les absens, à moins que les faits ne fussent d'une
absolue nécessité pour leur défense ; ils ont même
montré une véritable générosité contre leurs
quelquefois
adversaires, lorsqu'ils les ont vus servir la révolution, sous d'autres
rapports.
Sonthonax n'ignoroit pas les dispositions de Victor
son compte, le terrible
Hugues sur
appui qu'il avoit prêté à Page et
contre tous ceux qu'on pouvoit supposer d'être favorables Brulley
commissaires civils; il n'ignoroit
aux
pas que ce colon avoit particulièrement fait des démarches pour être chargé de la mission de
l'arrêter, en exécution du décret d'accusation.
Cependant > en
rappclant cette circonstance dans les Débats, ils'empressa d'an1 Débats dans l'affaire des colonies, tome V,P149,150 et 151.
oit prêté à Page et
contre tous ceux qu'on pouvoit supposer d'être favorables Brulley
commissaires civils; il n'ignoroit
aux
pas que ce colon avoit particulièrement fait des démarches pour être chargé de la mission de
l'arrêter, en exécution du décret d'accusation.
Cependant > en
rappclant cette circonstance dans les Débats, ils'empressa d'an1 Débats dans l'affaire des colonies, tome V,P149,150 et 151. --- Page 645 ---
- 1 637 )
honcer < qu'il rendoit
hommage à la conduite
Hugues , comme étant celle d'un
acteclle de Victor
manité )
estimable ami. de PhuSimaintenantfonp passe
les causes des
dujugement des personnes àla
S. LXXIV,
es trouvera troubles ct des désastres de
recherche Véritables
cs
dans linacompatibilité des Sine-Dasingee, on causes des I
principes de notre
préjugés coloniaux avec troubles de
Montesquien : (
révolution ct dans ce mot si vrai de Sainr. - Doau maitre > ni à L'esclavage l'esclave n'ese utile par sa nature
mingue.
rien faire
; à celui-ci,
3 ni
avec
par sa vertu 3 à celui -
parce qu'il ne peut
ses esclaves toutes sortes de la, parce qu'il côntracte
s'accoutame
mauvaises habitudes
morales;
insensiblement à
5 qu'il
; qu'il devient fer, manquer à toutes les vertus
tueux, cruel (2) >. Aux
Prompt 3 dur, colère,
ion
Premiers
volupfrangaise, les grands
symptêmes de la
e la
planteurs, comme
révolumétropole 3 songérent à
la haute noblesse
our établir à
profiter de Tagitation
Sunt-Doningue,
universelle
Paristocratic nobiliaire 3 dont
Parmi les blancs 3 une
fArénée, , que les mêmes T'opression auroit été d'antant espèce
a colonie
hommes songeoient des-lors plus
ent les indépendante de la mère-patric.
à rendre
otables premières démarches des
C'est ce que prouet du roi, les cahiers
grands plantcurs
ues des électeurs
si
auprès des
du
prodigieusement
éraux,
Cap, et leur
aristocratiprise, presque en entier, dans députation aux
uoiqu'on n'edt jamais
Tordre de la Ents-géconnu la
noblesse,
distinction des ordres à
1 Débats dans
Saintussi lc Se
lP'affaire des colonies, tome
précédent , P. 632,
IX, P.17 ct 18.
2I De l'espric des lois, liv,
Veyez
IV, cc le tome II, chap, XV, chap. I. Voyez aussi le
III, SS. VHL,-XVID, tomeI, chap. I,
L
uoiqu'on n'edt jamais
Tordre de la Ents-géconnu la
noblesse,
distinction des ordres à
1 Débats dans
Saintussi lc Se
lP'affaire des colonies, tome
précédent , P. 632,
IX, P.17 ct 18.
2I De l'espric des lois, liv,
Veyez
IV, cc le tome II, chap, XV, chap. I. Voyez aussi le
III, SS. VHL,-XVID, tomeI, chap. I,
L --- Page 646 ---
- 638 )
Domingue 3 et que l'élection même de cette
effectivement faite
députation 8e fd
au Cap par une scule assemblée (1).
Quand on apprit dans la colonie le triomphe obtenu
tiers-éiat, au 14 juillet, une partie de Ces grands
par
et de rouveaux ambiticux qui spéculérent à leur planteur
tour sur
révolation, virent bien gu'il falloit prendre le masque de
popularité pour sassurerlappui ide cette classe laborieuse d'Eu
repéens qu'on appelcit petits - blancs, 2 contre les hommes d
couleur, et les esclaves que Ja révolution française
On
agitoitdéja (2)
associa, en
quelque'sorte, > ces petits blancs à l'aristocratie Co.
oniale, enles excitant contre les hommes de couleur, quien éprou
verentlesactes de férocitélesplus épouventables dansl les trois pro
viucesdela cclonie (3). Naislesptincipes de la révolution avoien
étisip peas sinoèrement embrassés par les assemblées de la colonie
méme pour les objets les plus étrangers aux préjugés coloniaus
qu'on n'adopta jamais à Saint-Domingue, pour les blancs enire
eux, les principes libéraux qui ont immortalisé les premiers
travaux de P'Assembiée constituante. Les assemblées coioniales
n'y ont jamais accueilli la liberté de la presse, létablissement
desinges-de-paix, ceux de la publicité desprocedures criminelles
et du jogement par jurés. Quand l'Assemblée constituante
soit tousles anciens tribunaux de la
casmétropole pour y substituer
1 Voycz le tome I, chap. II, $. II,IHI, IV et v.
2 Voyez ibid. S5. KIV ct suiv.
SToyez. iid., tome I, chap. III, SS. TI-XI;
tome H, chap. I, SS. V, VII-X; chap. II, SS. 1 chap.TV, KKII, XXXIV, S. VI;e
XXXT et XXXIN; chap. IL,SXNII; chap. VI,SXLAI; chap. VII,
SS. VI eLI.; tome II, chap. I, S. XV > XVIII, NXI 2 XXX,
XXXI, XXXII, LIII, LVIi, LV III ct LIX.
SToyez. iid., tome I, chap. III, SS. TI-XI;
tome H, chap. I, SS. V, VII-X; chap. II, SS. 1 chap.TV, KKII, XXXIV, S. VI;e
XXXT et XXXIN; chap. IL,SXNII; chap. VI,SXLAI; chap. VII,
SS. VI eLI.; tome II, chap. I, S. XV > XVIII, NXI 2 XXX,
XXXI, XXXII, LIII, LVIi, LV III ct LIX. --- Page 647 ---
(639 )
cs institutions bienfaisantes
conscil supérieur du
> on rétablissoit à
les autres
Cap; ct sans rien
Saint-Domingue à
tribunaux de la colonic,
changer l'ordonnance
-s membres anciens
on se contentoit d'en
les ambitieux
pour donner leurs places à
chasser
Dis
la
qui s'étoient produits dans
quelques-uns
que féodalité fut abolic
la révolution (1).
rque-ladéclaration. des droits par l'Assemblée
un des deux
y fut décrétée au mois constituante,
e tiers-état, dépntés qu'on avoit pris a
d.oita,8s,
Saint-Domingue dans
ipation aux cahiers
déja conna
bvetenibma
du
par sa particette assemblée aristocratiques Cap" 2 quitta son
rincipes de la
pour venir soulever la colonie contre poste
ingue des assemblées métropole (e). On forma dès lors à Saint-Do- les
iale, qui, malgré leurs provincisles, Puis' une assemblée colo-
: pian d'indépendance divisions, suivirent avec
ontre la métropole
qui avoit été mnédité Par tous persévérance les
onme les
(3). Voili pourguoi toutes ces
partis
députés de la colonie à
assemblées
s commissaires de l'assemblée T'Assemblée conutituante,ct
'ont cessé de
coloniale qui leur
poursuivre et de dénoncer
succédérent,
néiropole envoyés à
tous les agens de la
es principes de leur Suint-Domingue, quelle que fut la différence
lepuis le commencement administration. C'est ce qu'ont
Convention
de la révolution jusqu'à
éprouvé
nationale les
li fin de la
gouverneurs la Luzerne,
Peynier et
I Voyez ibid., tome I, chap. III
XXI; chap, VI, S. XIV; tome II, , S. XXIII ; chap. IV, sS. XI,
ExxVII, chap. V, SS. XXXIX
chap, I,s. XXV; chap.
2 Voyez ibid. le
erXL,
III, S.
31 V.ibid, le
tomeI, chap. III, S. XV,
ome Il, chap. tome I, chap. IV;
AXX.
II, S. XXIX; chap, RE-V,X-X, I,9.
chap.V, S.I; le
LY, V, VI, XXIV.
XIV; tome II, , S. XXIII ; chap. IV, sS. XI,
ExxVII, chap. V, SS. XXXIX
chap, I,s. XXV; chap.
2 Voyez ibid. le
erXL,
III, S.
31 V.ibid, le
tomeI, chap. III, S. XV,
ome Il, chap. tome I, chap. IV;
AXX.
II, S. XXIX; chap, RE-V,X-X, I,9.
chap.V, S.I; le
LY, V, VI, XXIV. --- Page 648 ---
- - 640 )
Blanchelande, les intendans Marbois et Proisy
2 l'ordonnateur
Pouget, ctc., les premiers commissaires civils Roume, Mirbeck
et Saint-Léger, ceux qui les remplacérent Poiverel, Sonthonax cl
Delpech, 2 le gouverneur Laveaux, l'ordonnateur Perroud et
tous les commandans ou administrateurs particuliers de >
chaque
province(1). C'est ainsi qu'ils sont parvenus à tout désorganiser
à Saint-Domingue sans ricn substituer à Cc qu'ils détruisoient,
qu'ils ont sans cesse trompé la métropole sur l'état de cctte
colonie , et qu'ils sont ouvert les voies à ceux qui cn ont négoc.é
la livraison à l'Angieierre (2).
$. LXXV.
Dès 1791,le parti de l'ancien gouvernement, trop foible pour
Suite du mé- lutter contre ces novateurs couverts du manteau de la
me sujer.C rité,ce ligua avec leshommes de couleur 3 il ne réussit populaà faire partager à beaucoup d'entre eux leurs principes que de trop
royalisme et leur haine contre le nouvel ordrede choses qui menaçoit
déja les uns et lesautres de Ia perte de leurs esclaves (3). Ce fut
1 Voyez ibid., tome I, chap. Il, ss. XVII, XVIII et XXVI;
chap. IV, SS. NIII, XXXIII; chap. V, SS. HI,XIV, XV, XVI, XVII
ct XXII-XXXIE et XL; le tome II, chap. IV, SS. XX, XXVIII;
chap. V, SS. XII,XVI- XXII, XXV, XXVIII, XXXI;chap. VI,
SS. XXI, XXII, XXX, XXXIX, XLVIII; chap. VII, SS. XVIHI,
DEXYI,KKE.XEXH, XXXVIII, XLIII 5 le tome III, chap.
-
II,
SS. XIV XVII, XL; chap. III, SS. VII, XXVI - XXIX, XXXVI,
XXXVIII; chap. VI, SS. LXXXI et LXXXVII; chap. VII, SS. XXXIX,
-XLI, XLVIL-LII, LVIE et LIX; et ci-dessus, SS. IX, XXXVII;
XLI ct LII,
2 Voyezle tomc III, chap. I, S. XII; chap. III, $S. VII, XLVIIIL, chap, VI, S. I-XVIII 3 XXIX - XXXII, LV; chap. VII, S
III,IV, XLII-XLVI, L, LIIf, LV, LXI-LXIV; chap. VIII.
3 Voyez ibid., le tome [I, chap. II, S. XXV 5 chap. IIL, S. XXXII;
chap. V, S. XXIV; chap, VI, SS. II et XII;ietome. III, SS. XXVI
sans
chap. III, $S. VII, XLVIIIL, chap, VI, S. I-XVIII 3 XXIX - XXXII, LV; chap. VII, S
III,IV, XLII-XLVI, L, LIIf, LV, LXI-LXIV; chap. VIII.
3 Voyez ibid., le tome [I, chap. II, S. XXV 5 chap. IIL, S. XXXII;
chap. V, S. XXIV; chap, VI, SS. II et XII;ietome. III, SS. XXVI
sans --- Page 649 ---
sans doute
(6j1 )
régime réclamer un étrange spectacle de voir les
de
la déclaration des droits
agens de l'ancien
couleur, contre les prétendus
en faveur des hommes
colonic, et d'entendre ensuite paltiotes des assemblées de
dérés à Saint-Marc,
les hommes de couleur,
la
sion, Pour maintenir invoquer le droit de résistance à confécommissaires civils l'esclavage contre les
L'oppresen faveur de la
proclamations des
Du sein des premières
liberté générale (1).
guerre civile éclata
divisions entre les hommes
les hommes de
parmi lcs blancs, puis
libres, , la
couleur, , enfin entre les
entre les. blancs et
esclaves, qui entendoient
hommes libres et
les partis divers
sans cesse parler de
leurs
défense
eurent souvent
liberté, et que
(2). Cette
limprudence
une cruauté
guerre a été conduite de d'armer Pour leur
qui va même au dela des
part et d'autre avec
l'espérience des guerres civiles.
tristes présages
ment de tous les
Les blancs, revétus qu'offroit
plus encore sur les pouvoirs , ont sacrifié dans des originaireleur et de nègres échafauds, des milliers
émeutes, et
française de
esclayes, dans les trois d'hommes de couSaint - Domingue (3). Les provinces dc la partie
hommes de
XXVIII, LIX; chap,
couleur,
c: L,
III,'S SS. I-IV; le chap, VI,
1 Voyez ibid,
SS. XIX. / XXXIII
XXVIII,
tome II, S5. XXVI, XXVIII;
ct tome III,
2 Voyez ibid. tome I,
chap. VI,S,
ss. VI, VII,
chap. IV, S. XXXIT
XXXIII, chap. XVI,X, VI,S. XXI, XXIV, XXVI, et XXXIV; chap. V,
XXF ct XXVII; tome XXVIII et suiv.;
XXVII, XXX. -
chap. I, S5. xI, XAV- III, chap. r, SS. tomeII, chap. VII, SS. XVII,
XXII ct suiv; ; ibis,
AXVIE; : chap. XXXVHT. VII, S5. -XLV; tome Il,
S. XLYII, chap, VII,. chap. lIT, $6. VII, XvIIr, IV, VII et suiv.;
31 Voyez ibid.
XVI, XX-XXIY,
XXI; chap, VI,
tome
Repp. de
I,chap.1u1, ss. VIL-XI,
Garruncosdon, Tome IV. tome II, 5S. V,VI,
Ss
ct suiv; ; ibis,
AXVIE; : chap. XXXVHT. VII, S5. -XLV; tome Il,
S. XLYII, chap, VII,. chap. lIT, $6. VII, XvIIr, IV, VII et suiv.;
31 Voyez ibid.
XVI, XX-XXIY,
XXI; chap, VI,
tome
Repp. de
I,chap.1u1, ss. VIL-XI,
Garruncosdon, Tome IV. tome II, 5S. V,VI,
Ss --- Page 650 ---
( L 642 )
exerçant de trop crueiles représailles, ont, , dans plusieurs paroisses, égorgé tous les blancs qui ileur tomboient souS la main
dans les combats, ou qu'ils surprenoient dans les routes et sur
leurs habitations. Trop souvent ils SC sont pla a prolonger leurs
souff:ances par les supplices les pius recherchés (s). Les noirs,
qui ont enfin brisé leurs chaînes durant ces déplorables querelles,
ont vengé sur leurs anciens maitres, dans quelques mois, toutes
Jes cruautés qu'on leur avoit fait éprouver depuis deux siècles.
Ils ont fait dévorer par un torrent de flammes lcs édifices,et
ces riches plantations gu'ils avoient si scuvent arcosées de leurs
sueurs et de leur sang. Ils ont versé par flots celui des blancs,
sans excepter les vieillards, les femmes et les enfans. Pour en
augmenter les soufrances, ils ont combiné avec les supplices
de la roue et du feu, dont les blancsleur avoient donné l'affreux
exemple, tout ce que la férocité des sauvages a pu imaginer
de plus barbare (2). Des brigands de toutes les couleurs cnt
ajouté de nouveaux crimes à tant d'horrenrs, et les principales
villes de la colonie n'ont pas plus écheppé à leur rage et à
leur passion pour le pillage que lcs campagnes les plus ouvertes.
XI,XVII, XXIX ct XXX, chap. II; SS. XXXIII et XXXIV; chap.
1I!, $5. XII, XXII, XLI; chap. IV, Se XXIX; chap. VI,AXLVI;
chap. VII, S. XI, tome III, chap. I, SS. XXX, XXXII, XXXVILVII; chap. III, SS. X, etc.
1 Voyez ibid. tome II, chap. VI, SS.III, XXXIV, XXXVII, XLI ct
XLVII 3 chap. VII, SS. VII,, XIII, XIV, XXXIII, XXXV; tome
III, chap.I, SS. XXI, XXVIII, XXXIV, XLVI,
2 Voyez ibid. tomcII, chap. III, S.XNL,NLI et XLIII, chap. IV,
$. XXIX; chap. VII, S.XX; tome III, chap. IV , SS. XXXII ct
XLVIH, et ci-dessus, chap. V, SS. XXX Ct XXXIV, chap. VI,
S. XXIV.
ct
XLVII 3 chap. VII, SS. VII,, XIII, XIV, XXXIII, XXXV; tome
III, chap.I, SS. XXI, XXVIII, XXXIV, XLVI,
2 Voyez ibid. tomcII, chap. III, S.XNL,NLI et XLIII, chap. IV,
$. XXIX; chap. VII, S.XX; tome III, chap. IV , SS. XXXII ct
XLVIH, et ci-dessus, chap. V, SS. XXX Ct XXXIV, chap. VI,
S. XXIV. --- Page 651 ---
Il paroit
(643 )
au Port-su- constant -
que ce sont des blancs
Jacmel
Prince (1). Des hommes
qui ont mis le feu
(2), et ce sont
de couleur ont
réduit en cendres la ville sur-tout les esclaves
incendié
est venu semer de
du Cap (3). Enfin le nègres qui ont
nouveaux
Parti de
guerre extérieure ct la
germes de
Tétranger
le
trahison, dans Cc destruction, par la
des gouvernement et les prêtres
pays désolé, Onas vu
nègres insurgés contre la espagnols se liguer avec les
battre la révolusion
tyrannie des blancs,
chefs
l'égalité de tous les françaire > qui proclamoit la pour comrendue maîtresse
hommes. C'est ainsi
liberté et
et des autres. d'Ouananinte, du fort que TEspagne s'est
ministère
parties les plus voisines Dauphin, du
anglais et ses
de son
Mirebalais
Iong. temps
agens de Ia
territoire (4). Le
par les voeux
Jamaique > appelés
clurent avec eux Ic marché impies de fant de colons depuis si
de février 1793.
de la colonie à
blancs, conles
Ils furent
Londres dès le
murs de Jérémie et du introduits peu de temps
mois
dont les
Mole par les
après dans
niale avoit Quare-vingtcing et le côté
prétendus
tant vanté le
ouest de
patriotes,
de couleur qui devoient civisme, De leur PAssemblée colo-.
eu
à la métropole
côté, ces hommes
Tavenglement, dans
Tégalité des
de livrer
l'espoir de
droits ont
Saint. - Mare, Liogsne, conserver Jeurs esclaves,
Portlipuicaun, à ces insulaires, PArcalaye, et peut êre le
qui les traitent dans
leurs
1 Voyez ibid, tom: II,
2 Voyez ibid.
chap. I, SS. XXXVII ct
3 Voyez
tome IF, chap, VII, S. XIII, XXXVIII,
ibid.tome III, chap.
4 Voyez ci-dessus le
IV,S XLVIL.
$5, Xn,LXXF chap. V, SS. V, XXII
ct XC,
ct XXXIT, chap.
VI,
Ss 2
à ces insulaires, PArcalaye, et peut êre le
qui les traitent dans
leurs
1 Voyez ibid, tom: II,
2 Voyez ibid.
chap. I, SS. XXXVII ct
3 Voyez
tome IF, chap, VII, S. XIII, XXXVIII,
ibid.tome III, chap.
4 Voyez ci-dessus le
IV,S XLVIL.
$5, Xn,LXXF chap. V, SS. V, XXII
ct XC,
ct XXXIT, chap.
VI,
Ss 2 --- Page 652 ---
(644)
les blancs ne le faisoient à
colonics avec plus de mépris que
dans l'ancien régime (x).
Saint-Domingue
produit partant d'outrages faits à la
5. LXXV.
Au milieu de l'affaissement
consolations et les plus touEspérances morale et à T'humanité, de douces
le cceur de l'ami
qu'oafic l'6viennents'ollrir poursoulager
sarprésentde chantes espérances
et des autres crimes que
St.. Domin- des hommes. Les relevés des assassinats
des noirs prougue.
renouvellent sans cesse la traite et l'esclavage
l'abolition de la servitude, qui ne peut pas manquer
vent que
colonics des autres états, épargnera
de s'étendre bientôt aux
que
de meurtres aux nations europécnnes,
annuellement plus
celle des oppresseurs et des
la lutte des factions diverscs 7
n'en ont produit à Saintopprimés, la vengeance et la trahison
plus
la révolution. Ona déja remarqué que
Domingue depuis
de la traite mouroit
d'une moitié des esclaves qui sont l'objet
neuvième des
d'arriver dans les colonies, que plus d'un
avant
annucllement 5 CC qui donne une mortalité
noirs y périssoit
les plus terribles, ou des
plus grande que celle des gaerres
hospices ( 2 ). La
malades déposés dans plusieurs de nos grands
irrésistide la République frangaise, la puissance
conso'idation
de nos armées
ble
sa constitution et les giorieux triomphes
quc
de la liberté des noirs, la délui assurent : la reconnoissance P'assouvissement enin des
plorable expérience du malheur >
de P'effusion du
ainsi dire, la lassitude
vengeances, ct, pour
des troubles et des malcommencent à tarir les sources
sang,
cette belle colonie. Par l'effet du traité
heurs qui ont dévasté
France n'aura pas mème
conclu avec la cour de Madrid, la
ci-dessus le chap. Y, SS. VII, IX, XVII, XXIX, XXXI,
1 Voyez
JNI , LXXVI, etc.
ci-dessus lc tome I, chap. 1, S. IV > pag. 24.
2 Voyez
assitude
vengeances, ct, pour
des troubles et des malcommencent à tarir les sources
sang,
cette belle colonie. Par l'effet du traité
heurs qui ont dévasté
France n'aura pas mème
conclu avec la cour de Madrid, la
ci-dessus le chap. Y, SS. VII, IX, XVII, XXIX, XXXI,
1 Voyez
JNI , LXXVI, etc.
ci-dessus lc tome I, chap. 1, S. IV > pag. 24.
2 Voyez --- Page 653 ---
tresoin de
G45) )
Les
reconquérir les parties
Anglais, déja chassés de occupées par lcs Espagnols.
Bombarde, voient périr môic Tibaron, de Saint-Marc ct de
villes à côté des traîtres
sans combat,
et des
bloqués dans lcs
qui ne Peuvent plus être
émigrés, ces troupes européernes
sont, également menacés alimentées que par leurs Aottcs.
venir dela trahison
par T'abattement et l'cffroi
Ils
le
inapiretoujours à ceux qui l'ont que le soumécontentement des ancicns
achetée; par
trompés en leur
libres, qu'ils ont si
par la gloire de la promettant de soumettre toute cruelleiment la
plus égarés
République, qui
colonis ;
Par les préjugés,
rappelle aux colons les
par les esclaves des
qu'ils étoient aussi des
leur servitude
villes, à qui l'exemple de
Frangais;
de
cent fois plus
leurs frères rend
toutes les coulears, dont insupportable; j et par Ces
sous Is
le nombre s'accroit
hommes
drapeaux de la métropole.
tous lesjours
paroissent aujourd'hui convaincus
Presque tous lcs noirs
peut seule assurer leur
que la Répubtique
sement (1). Déja
bonheur et maintenir leur frangaise
cueillirle
leurs travaux a animés
alfranchisfruit, rétablissent la
par l'espoir d'en
tres parties de la colonie, culture dans le Nord et dans resi souvent opérés
avec une activité
d'auLa
par la liberté
que les prodiges
fécondité de leurs
peuvent seuls rendre
au monde les
femmes, qui ne craignent
croyables,
zisance
plus malheureuses des
plus de mettre
union actueile met à portée de créatures, et que leur
les toirs de la
donner aux fruits de leur
tour des habitations maternité, fait croître les
gai les
avec autant de facilité
enfans aunourrissent, On convient
que ics plantes
que leur nombre
I
toujours
Voyez lz lettre de
de
Delahaye à
Richebourg au même, du mêmc Sonthonax, ,. du 18 octobre
Saget. au méme >. du G février,
jour ct du: 26 janvier 1793; ; celle
1791 3 celle de
Ss 3
de leur
tour des habitations maternité, fait croître les
gai les
avec autant de facilité
enfans aunourrissent, On convient
que ics plantes
que leur nombre
I
toujours
Voyez lz lettre de
de
Delahaye à
Richebourg au même, du mêmc Sonthonax, ,. du 18 octobre
Saget. au méme >. du G février,
jour ct du: 26 janvier 1793; ; celle
1791 3 celle de
Ss 3 --- Page 654 ---
646 )
croissant dans une proportion
presqs'incalculibie, a déja réparé les pertes immenses que la gnerre et les maux dc la révolution avoient causés dans la population noire. Les anciens
libres, et sur-tout les biancs, n'ont pas encore le même bonheur;' mais l'espérance et la paix s'en rapprochent aussi joura nellement: : tout annonce qu'instraits par une expérience si terrible du néant de ces prétentions orgueilleuses qui leur ont codié
si cher, et de l'invariable détermination de la France
maintenir Ja liberté de toutcs les couleurs, ils renoncent enfin pour
à leurs anciens préjugés pour se livrer à leur première industrie, en dirigeant la culture des habitations, et en repeuplant
les villes. Des Américains des Etats-Unis, et d'autres
étrangers, 4
rassurés par le commencement du retour de l'ordre, viennent
déja chercher dans la colonie les moyens d'une fortune
rendus
rapide,
plus ficiles par les calamités mêmes qui ont désolé ce
beau pays. Tous les habitans de
Saint-Domingne, sans distinction de couleur, d'amis et d'ennemis, doivent désormais être
convaincus par les merveilles de notre révolution, qu'on ne
peut plus se Aatter de résister à la volonté de la Régublique,
qui a vaincu tous les rois de PEurope ; qu'en jetant dans la
nuit de l'oubli les erreurs passées, elle saura bientôt contenir
l'ambition la plus elffrénée,réprimer les factieux qui voudroient
encore perpétuer les troubles, assurer la paix et la prospérité publique 2 en punissant tous les crimes quise cemmeitroient
à P'avenir.
S. LXXVI.
Pour parvenir à ce but desiré, la France
Des répubii- dans la colonie des enfans
trouvera encore
cains deroudignes d'elle parmi les hommes de
tcs les cou- toutes les couleurs. Sans parler de Ces restes précieux des troulcurs.
Pes de la métropoie qui, sous le gouverneur Laveaux, ont lutté
avec tant de constance contre la terribie influence du climat,
crimes quise cemmeitroient
à P'avenir.
S. LXXVI.
Pour parvenir à ce but desiré, la France
Des répubii- dans la colonie des enfans
trouvera encore
cains deroudignes d'elle parmi les hommes de
tcs les cou- toutes les couleurs. Sans parler de Ces restes précieux des troulcurs.
Pes de la métropoie qui, sous le gouverneur Laveaux, ont lutté
avec tant de constance contre la terribie influence du climat, --- Page 655 ---
( 6A7 )
contre les besoins de toute espèce, les séductions des
les armes de tant d'ennemis divers
traîtres,
destinées de la
1 l'incertitude même des
République en Europe, plusieurs colons
tels que le général Pagect, le commandint
blancs,
de la
Labatut, et l'ordonnateur
Tortue,
Perroud, n'ont jamais varié
fidélité envers la
dans
dans leur
de la
métropole,
leur dévouement à la cause
révolution > et dans leur zèle à rompir leurs
Plusieurs hommes de couleur
devoirs.
ont atssi résisté au mauvais
exemple d'un grand nombre d'enire
sophismes des
cux, aux promesses et 2ux
traîtres, pour rester attachés à la
On
peut citer parmi eux le vainqueur de Tiburon république.
And:é
et de
ses
Rigaud,
Léogane,
Besse,
coopérateurs Chanlatte jeune ct Martial
malgré l'emportement du caractère de CC
sur- tout le général Beauvais, à
derniers et
qui l'on se trouve aacun
reproche à faire dens S3 conduite politique. Dirers
nègres enfin, et les troupes cu'ils commandens, n'ont généraux
non plus dans leur dévouement 2 la
jamais varié
République,
ont été adoptés par elle ou par ses déligués.
depuis qu'iis.
ture,
Fousszint-Louverencore esclave sur Thabitation Breda,cn
seul, par son courage, ses
1791, prouve
moyens militaires, son
constante envers les blancs, et son attachement hamanité
Pes de la liburté, combien est odieuse la
aux princivoulu établir entre les
différence qu'on a
hommes, i raison de leur couleut
et le plus grand nombre de ses
; lui
bonne conduite les
compagnons justifient par leur
principes de la déclaration des
de notre constitation
droits et
sur la liberté gén'rale et l'égalité des
hommes,
Ss 6
, son
constante envers les blancs, et son attachement hamanité
Pes de la liburté, combien est odieuse la
aux princivoulu établir entre les
différence qu'on a
hommes, i raison de leur couleut
et le plus grand nombre de ses
; lui
bonne conduite les
compagnons justifient par leur
principes de la déclaration des
de notre constitation
droits et
sur la liberté gén'rale et l'égalité des
hommes,
Ss 6 --- Page 656 ---
(648)
Arrêté de la commission des colonies, da premier brumaiie
delun4.
S. LXXVII.
La Commission dcs colonics, réunie aux commissaires des
Arrêté dc la
commission comités de salut public, de législation et de marine,
des colonies Après avoir entendu, durant plusicurs séances, le rapport
et décret de sur les troubles de Saint-Domingue, fait par
Ia CorvenJean-Philippe
tion natio. Garran, l'un de ses membres, l'adopte dans tout son contenu, s
nalc.
charge Garran d'en surveilier l'impression, 3 et d'en revoir les
détails avec tous les soins qui dépendront de lui,
Arrête qu'Etienre Mollevaut 2 un autre de ses membres
en présentera le résultat à la Convention nationale, et qu'il
lui proposera de déclarer qu'il n'y a pas lieu à inculpation
contre Sonthonar, et d'ordonner que sa mise en liberté provisoire sera définitive,
Signe, J. Ph. Garran, présilent ; Mollevaut,
Dabray 5
Merlino, Grégoire; F. Lanthenas, secrétaire.
Decret de la Convention nationale, du 3 brumaire.
La Convention nationale 2 après avoir cui le rapport de la
commission des colonies, laquelle a déclaré qu'il n'y avoit lieu
à inculpation contre Léger Félicité Sonthonax, 2 ex-commissaire
civil à Saint-Domingue,
Décrète que ledit Leger-Félicité Sonthonar, ex-commissaire
civil à Saint-Domingue, est définitivement mis en liberté,
Fin de la troisiëme Partie et du Tome quatrieme.
de la Convention nationale, du 3 brumaire.
La Convention nationale 2 après avoir cui le rapport de la
commission des colonies, laquelle a déclaré qu'il n'y avoit lieu
à inculpation contre Léger Félicité Sonthonax, 2 ex-commissaire
civil à Saint-Domingue,
Décrète que ledit Leger-Félicité Sonthonar, ex-commissaire
civil à Saint-Domingue, est définitivement mis en liberté,
Fin de la troisiëme Partie et du Tome quatrieme. --- Page 657 ---
TA B L E.
T A B L E
DE S
M A TI RE S
CONTENUES) DANSLE QUATRIÈME VOLUME.
QUATRIEME PARTIE
* CNS A SAX
CHAPITRE V.
De lafranchissemeut général des Noirs.
s. I. Le Cap rendu d l'autorité nationale.
S. 2. De diverses mestres ct de Josuah
Barney.
S. 3. Changement de divers fonctionnaires
publics.
S. 4. Examen de ces opérazions.
S. 5. Livraison d'Ouanaminthe et d'autres
pagnol.
postes d l'EsS. 6. Dévouement de Pageot et de guelques
autres.
S. 7. Nicessite de changer ie régime colonial,
S. 8. Afranchizsement des noirs demandé
dés 178g.
S. 9- Pues d'Ogé a cet égard.
S. 10. Progrés des idées
philanthropiques en France.
--- Page 658 ---
TA: B L E.
S. 11. Décret du 5 mars 1793ee lettre de Monge. Page 23
S. 12. Lutie des colons et lettre de Tanguy- la- Boissière à
Galbaud.
S. 13. Concessions excigles par les noirs dans l'Ouest et
Le Sud.
S. 14. Encouragemens pour eux dans la conduite des colons.
S. 15. Proclamation des commissaires civils surla discipline
des ateliers.
S. 16. Justification de cet acte.
S. 17. Ménagemens pour les insurgés et commencement de
négociations.
S. 18. Afranchissement, le 21 juin, des nègres qui combattroient pour la République.
S. 19. Efets immédiats de cette mesure.
S. 20, Premiers chefs négres gagnés à la République. 44
S. 21. Refus de Toussaint Louverture,
S. 22. Trahison d'Allemand ct perfilie de quelques négres.
S. 23. Projets d'amélioration pour le sort des esclaves.
S. 24. Demande de la liberté générale par Vergniaud.
S. 25, Pétition de la commune du Cap.
S. 26. Sonthonax proclame la liberté dans le Nord.
S. 27. Préambule de sa proclamation.
S. 28. Dispositif,
--- Page 659 ---
T A D L E.
5. 20. Transports touchans qu'elle excite dans divers lieuce.
S. 30. E.ecès dans
guelgues communes,
G7
$. 31. De lite du Za Tortue et de Labart.
S. 32. Députés des trois couleurs d Za Conrention.
S. 33. Appel de
P'Ouest.
P'Espagnol et nouveaic trozbles dans
S. 34. Conjuration pour la liberté
propriétaires.
gentrale et contre les
S. 35. Arrestation de
Guyambois et des cutres
par Polverel,
conjuris,
S. 36. Projet de distribution
aux négres des habitations
vacantes.
S. 37. Plan de cette distribution duns une
Polverel,
proclamation de
S. 38. Son embarras er appienent Pagranchissemene des
nègres du Nord.
S. 39. IZ soumet cette msure à la délibération des
de POuest.
nègres
S. 40. Sa lettre à son nouveau collégue
Delpech,
S. 41. Soulévement contre ce dernier aux Cayes.
S. 42. Son dissentiment d'avec
Polverel et Sonthonax.
S. 43. Mort de Delpech.
$. 44. Afranchissement, général dans l'Ouest
et dans le Sud.
5. 45. Retour et travau de Polverel dans Ze Sud.
S. 39. IZ soumet cette msure à la délibération des
de POuest.
nègres
S. 40. Sa lettre à son nouveau collégue
Delpech,
S. 41. Soulévement contre ce dernier aux Cayes.
S. 42. Son dissentiment d'avec
Polverel et Sonthonax.
S. 43. Mort de Delpech.
$. 44. Afranchissement, général dans l'Ouest
et dans le Sud.
5. 45. Retour et travau de Polverel dans Ze Sud. --- Page 660 ---
T A B L Ee
CHAPITRE V I.
DE Fadministration dcs commissaires civils durant la
guerre >
et des trahisons commises par les anciens libres.
5. 1. Vau des deux partis pour l'ancien régime dans les
assemblies coloniales.
S. 2. Leur correspondance avec P'Angleterre, dès 1790. 105
S. 3. Publicité de leurs vues après le décret du 15 mai
1791.
S. 4. dctes conformes de la seconde assemblée coloniale.
11l
S. 5. Apologie de ce systeme criminel.
S. 6. Leutres des commissaires de l'assemblée coloniale
et de
Raboteau.
S. 7. Traité fait à Londres au mois de février 1793. 120
S. 8. Dispositions de Jérémie ou de la Grande Anse. 122
S. 9. Intervention de ia Jamaique dans l'affaire de Perkins.
5. 10. Livraison de toute la Grande Anse aux Angluis.
S. 11. Texte de Za capitulation.
S. 12. Relations continuées entre la Grande Anse et les
colons.
5. 13. Esprie dela ville du Mole.
S. 14. Son cloignement ancien pour Za mére-patrie,
--- Page 661 ---
TA B L E.
5.15. Sa garnison dénoncée d Sonchonax.
.
16. On repousse les bâtimens
qu'ily envoie.
. 17. Sz livraison aux Anglais,
gens.
malgré quelques braves
. 18. Bannissement du maire
sollats.
Genton, et de plusicurs
. 19. Tendance des hommes de couleur de
défection.
l'Ouest d la
.. 20. Mauvais esprit de la ville de Saint Marc.
:. 21. Conspiration contre Sonthonax. . 22. Conduite incertaine du maire Savary.
. 23. Ses protestations d Sonthonax. . 24. Ses lettres sur le soulévement des négres du
voisinage. 25. Nouvelles du décret d'acaurationcontre) les
civils. commissaires
. 26. Proclamation de Whitelocke, et du
gouverneur espagnol. S. 27. Libelle de Tanguy- la- Boissière contre les commissaires civils. :. 28. Actes d'union de Saint-Marc ee des paroisses voisines. S. 29. Contre-rivolation et livraison à
P'Angleterre. s. 30. Complicité de Savary. S. 31, Trahison semblable de Za Pointe
et de PAreahaye,
--- Page 662 ---
TABI E. S. 32. Funestes efeis des tialisons dans Ze voisinage. S. 33. Trahison de la Buissonnidré et de Léogane. S. 34. Fidélitede Beauvais et de Chan'atte. S. 35. Incrédul.té des comnissaires civils sur leur accusation. S. 36. Insubordisation des nouveaic libres. S. 37. Ordres disespèrts dornés par Sonthonax et projet
de retourner en France. S. 38. Letire de Polrerel contrences ordres. S. 39. Autre contre le projet de retourner en France. 194
S. 40. Mesures exirimes des commissaires civils. S. 41. Tribunal extraorlinaire crée au Cup par Sonthonax.
édul.té des comnissaires civils sur leur accusation. S. 36. Insubordisation des nouveaic libres. S. 37. Ordres disespèrts dornés par Sonthonax et projet
de retourner en France. S. 38. Letire de Polrerel contrences ordres. S. 39. Autre contre le projet de retourner en France. 194
S. 40. Mesures exirimes des commissaires civils. S. 41. Tribunal extraorlinaire crée au Cup par Sonthonax. S. 42. Cours Martiales. S. 43. Proclamation contre quelques traitres. S. 44- Autre sitr les émigrés des colonies. S. 45. Mesures du méme genre prises par les assemblées de
la colonie. S. 46. Lettre de Pan de ces émigris. S. 47. Adoucissement dans Peccécution de ces mesures des
commissaires civils. S. 48. Finance exigde pour passer dans les. États - Unis. S. 49. Disarm:ment: des anciens libres de diverses communes,
--- Page 663 ---
T-AD L E. 50. De Jacmel et de Martial Besse. 5t. Monudsbuelipodindin, ci-devant Port-au-Prince. 52. Eloignement momentané des
Anglais. 53. Procédis des commandans
anglais et de Sonthonaz,
54. Mesures sévères prises
55. par Sonthonax. Tentatives de corruption par les Anglais. 56. Proclamation du commandant
57. Divisions
de Léogane Smith, 224
entre Montbrun et
58,
Desfourneaux. Afaire du 17 mars, entre Montbrun et Desfourneauz. 5g. Détresse du Port
Républicain, et retour de Polvercl,
60. Nouvelles tentatives de
corruption par les Anglais,
61. Reddition du
Port-Républicain d leur Rotce. 62. Retraite des commissaires civils
leur arrestation. dans le Sud, er
63, Nouvelle du décret sur la liberté
de Polverel,
générale, et letere
64. Succès de Rigaud dans le Sud,
65. État de cette province. 66. direstation de Montbrun
par Rigaud. 67. Voyage du gouverneur Delasalle à la Tortue. 68. Siz
correipondance avec le cemmodore Ford,
--- Page 664 ---
TA B L E
S. 6g. Sa proclamauon contre Sonthonax,
Page 25. S. 70. Son retour en France par le Môle et les Etars- Unis
S. 71. Des motifs de Laveaux pour ne pas attaquer le Môle
S. 72. De ceux qui le fixérent ail Port-de-Paix. S. 73. Etat misérable et constance des soldats d'Europe. 26:
S. 74. Correspondance de plusieurs corps avec la coalitioi
de Saint-Marc. 26. S. 75. Communes livrées à Jean François, par les homme. de couleur. 26:
S. 76. Trahison de Delair à Jean Rabel. S. 77- Découragement des postes extérieurs dissipe par Z
ginéral Laveaux. S. 78. Ses mesures pour gagner la confiance des blancs. 274
S. 79. Du Port-ds-Paix, et de Galineau de Gascq. S. 80. Assassinat du colon Lavecux 3 et punition des coupables. S. 81. Conduite humaine du général Laveaux. S. 82. Retour des kommes de toutes couleurs dla République. S. 83. Les Anglais consiamment repoussés dx Port-de-Paix,
S. 84.
S. 78. Ses mesures pour gagner la confiance des blancs. 274
S. 79. Du Port-ds-Paix, et de Galineau de Gascq. S. 80. Assassinat du colon Lavecux 3 et punition des coupables. S. 81. Conduite humaine du général Laveaux. S. 82. Retour des kommes de toutes couleurs dla République. S. 83. Les Anglais consiamment repoussés dx Port-de-Paix,
S. 84. Tentatizes pourcorrompre le général Laveaux. ibid. S. 85. Refus de ce général et son indignation. S. 86. Conquire de Za majeure partie du Nord,par P'armée
de Lareaue et les noirs. S. 87. --- Page 665 ---
S. 87. De
TA B. L E.
S. 88. Nouveiles Padminiuracur Perroul et de Labatut,
G57
factions au
S. 89. Espric
Cap.
hommes de couleur. tinlipmdance de Za
mumicipaliué - Ct
S. 90,
des
Livraison du
Fon-Dasplin, , et bravoure de
S. 91. Massacre
Pageot.
S.
général des blancs
92. Belle défense de la
decate ville,
S. 93. Retour d la
commune du Cap.
Republigue de
Toussaine -
S. 94. Infuence de sonz
Louverur, (,
S. 95. Etat des
exemple sur les négres.
S. 96. Machiasclirme commumes conguises sur la France. 300
du
Dominguc.
gosvernement
Anglais d Saint304.
CHAPITRE E
Des colons de
VIL
Saint-Dontingee
et de Fambassadeur réfugiés dans les Etr-Uais,
français, Genct.
S. 1. Enthowiasme des
révolution.
citayens des Exars-Unit
S. 2. Froideur du
Page pour notre
S. 3. Journaus gouvemnenene Pidéralec ses
contre -
causes. 308
autres.
réstationnaircs de Gatcrau
S. 4- Leurs
ec
impostures Sur lcs
Ripublique.
colonies" - et les
S. 5. De V'ambarsadeur
agens de la
des
Rapport par Garrai-Coulon. Esats-Uhnir, Morris.
Tome IV,
Tt --- Page 666 ---
TA B L E.
S. 6. De Pambassadeur de France Genet et de Washington.
S. 7. Mesures de ce président contraires aux traités avec
la France.
S. 8. Instruction du conseil exbcurifa Genet.
S. 9. Décrets de la Convention ei2 faveur des Etats: Unis.
S: 10. Traité des Etats-Unis et de PAngleterre.
S. 1A. Propositions de la France refustes par égard pour
PAngleterre.
S. s2. Contraventionsformelles au trairé de commerce de 1778.
S. 13, Autres à la convèntion consulaire de la même année.
S- 14. Tolérance et justifcation par le gouvernement fedéral
des auentals de PArgleterre.
Si 15, Inutiles réclamations de Genet,
S. 16. Autres aitentats des Anglais, ligalists par le traité
de cominerce de 1794.
S. 170 Condescendance et principes libéraux de Genet. 34a
S. 18. Ses discussions avec le gouvérnement fedéral.
S 19. Ailégations de John Jay et. Rufus King.
S. 20. Deinande du rappel de Genet par Washington. 349
S. 21. Eettre de Genet a ceite occasion,
S. 22. Rrtraite du secrêtaire d'état Jefferson.
S 23, Secours donnés aux rifugits du Cap dans les EtatsUnis.
ibid,
endance et principes libéraux de Genet. 34a
S. 18. Ses discussions avec le gouvérnement fedéral.
S 19. Ailégations de John Jay et. Rufus King.
S. 20. Deinande du rappel de Genet par Washington. 349
S. 21. Eettre de Genet a ceite occasion,
S. 22. Rrtraite du secrêtaire d'état Jefferson.
S 23, Secours donnés aux rifugits du Cap dans les EtatsUnis.
ibid, --- Page 667 ---
TABI E.
$.24. Nouveaux soulévemens
versée,
dans la forte durant la traS. 25. Rapports de Ternan
Fage 358
civils,
et de Genet avec les
commissiires -
S. 26, Autresde Genec
S. 27. Le
avec la forte du Cap,
parti de Galbaud souléve
S. 28,
encore le Jupiter. 364
Muaresinuiter de Genet
pour calmer lesodévement,
S. 29. Saisie des
Galbaud,
papiers de Tanguy - la- Boissiére
eE de
S. 30. Fuite de Galbaud
S. 31,
dans Ze Canada.
Expidition maritime
S. 32. Elle
préparée par Genet.
manque pur zne. nouvelle
3,3
insurrection del'escadre.
S. 33. Retour de Galbaud
S. 34. Leures
dans les Etats-Unir.
injurieuses de Conscience
et Galiaud à Genet,
S. 35. Ils insuliene le consul
S. 36, Retour de Galband Hauterive,
$. 57. Sor exclusion des en France.
38s
S. 38.
Débats,
Réfexions sur la conduite de
Etaus-Unis.
Galbaud dans les
S. 39. Démonchution de Polverel
déportés.
et Sonthonaxy par les colons
S. 40, Sous la direction de
S..41. Extraic desor
Tangmpta-toanie
3go
etc,
journat contre ies connissaires
civils,
Ti 2
Sga --- Page 668 ---
TA BL E.
S, 42. Autres oi iZ manifeste ses vues conurerisoluiennairesa
S. 43. Des morifs qui Ze déterminérent. -
S. 44. Iidenzitd de principes de la plupart des déportés, 398
S. 45. Minugemens respectifs de Tanguy et eus.
S. 46. Continuité des repports des colons avec Tanguy et le
conuR-rivalstiounuive Gatereau.
S. 47. Leurs discussions avec Genet.,
S. 48. Leurs insiltes et leurs-manaces contre lii.
S. 4c. Lettres de Th. Millet et autres, d Washington et
à Randoiph.
S. 50. Leurs manceuvres pour fuire manguer -les- plans de
Genet.
5. 51. Autre lettre de Th. Millet à Washington,
S. 5:. Nouvelles calomnies contre Genet.
S. 53. dlutre coitre Lachaise 3 de la Louisiane.
S. 54. Armement des émigrés et des déportés pour SaintDomingue.
S. 55. Poies da fait commises par lesuns et les autres. 426
S. 55. Autres voies de fait contre la députation de SaintDomingue,
S. 57. Aures contre Delasalle et Robquine
S. 58. Poursuites empéchtes par Talon et par les déportés.
S. 59. Nouvelles insultes fitites d Genet dans les journaux
d cette occasion,
S. 60. Eloges du gouvernement Anglais par les déportés. 438
.
S. 55. Poies da fait commises par lesuns et les autres. 426
S. 55. Autres voies de fait contre la députation de SaintDomingue,
S. 57. Aures contre Delasalle et Robquine
S. 58. Poursuites empéchtes par Talon et par les déportés.
S. 59. Nouvelles insultes fitites d Genet dans les journaux
d cette occasion,
S. 60. Eloges du gouvernement Anglais par les déportés. 438 --- Page 669 ---
TANT E.
S. 61. Reproches Faits
à ce sujet.
par eux au maire du Mole,
Genton,
S. 62. Ecrits contre -
révolutisonnaires de
Mahy - Cormeré,
S. 63. Refuge de divers
déportés sous la domination
anglaise.
S. 64. Projets et vues semblables
de beaucoup. d'autres,
S. 65 et 66. Signes de contre
service pour Louis XPI, révolution et annonce d'un
S. 67. Rappel de Genet etson
Unis.
érablissement dans les ErusS. 68. Envoi du ministre
S. 69. Efes du
Monrot en France.
rappel de
successeurs.
Genet, eE position de ses
S. 70. Soumission des colons
ibid.
des noirs.
rifugiés au décret de Za liberté
S. 71. Cilibration par eux de
l'anniversaire du 22 aoit.
S. 72. Discussions des colons
459.
Fauchet.
réfugiès avec le ministre
S. 73. Dernière adresse
ibid.
nationale,
des réfigits à la Convention
Rapport de Garran-Coulon.
Toine IV.
Tt 3 --- Page 670 ---
T A B L E2
CHAPITRE VIII
DES Colons de Saint - Domingue en France , sous la
Convention Nationale, et de l'accusation des commissaires
civils. $. 1. Dernidres lois de l'Assemblée législative sur les
colonies. S. 2, Premiers décrets de la Convention natonale sur le
méme ohjet. S. 3. Changement de systéme dans Za Convention nationale
à leur égard. S. 4. Des commissuires de PAssemblée coloniale 9 Page et
Brulley. S. 5. Leur royalisme et leur correspondance avant le 10 aoit. S. 6. Leur conversion apparente après cette journée. S. 7. Ils s'arrogentletitre de commissaires de Saint-Domingue. S8. I's 58 font recevoir aux Jacobins. S. 9. Ils accusent les agens de Pancien rigime employés d
Saint- Domingue. S. 10. Leur haine contre Brissot et les députés de la Gironde. S. 11. Discussions sutr le décret du 5 mars pour la discipline
des aveliers. --- Page 671 ---
TABI L E. S. 12. Altération
Raimond,
par Puge et Brulley d'une lettre de JS. 13. Leurs dénonciations
Jacobins. de Brissor et de la Gironde
aux
S. 14. Leur adresse contre
mai,
etx à la Convention après le 31. S. 15, IIs concourent d
réliger l'acte d'accusation contre
eux. S. 16, Fausseté de leurs
S. 17. Ils les conduisent dénigations d cet égard. di lichafaud. S. 18, Ilsy envoyene Milscent
S. 19. Leur accusation
et Barnave. contre Roume et Saint - Liger. S. 20, Poursuites de
Page et Brulley contre J. Raimond,
S. 21, Relation d'eux et de
Fuuguin-Tinville,
Larchevesque - Thibaud avec
S. 22, Ils Laiden: dans ses
S. 23. Leur
travaux au tribunal,
corraupondance sanguinaire d.ans les
départemtens,
S.
Milscent
S. 19. Leur accusation
et Barnave. contre Roume et Saint - Liger. S. 20, Poursuites de
Page et Brulley contre J. Raimond,
S. 21, Relation d'eux et de
Fuuguin-Tinville,
Larchevesque - Thibaud avec
S. 22, Ils Laiden: dans ses
S. 23. Leur
travaux au tribunal,
corraupondance sanguinaire d.ans les
départemtens,
S. 24. Leurs relations au tribunal
fort. révolutionnaire de RocheS. 23. Size de leur
correspondance duns les départemens. S. 26, De leur
S. correspondance en
27. Accord des colons
Amérique,
gui y étoient rifagiès,
--- Page 672 ---
TAB L E. S. 28, Décret d'accasation contre les commissaires
civils. S.2 29. Son accueil par les journaux conre-rdstutionaines
des Erats-Unisd
:
S. 30. Demande pour mettre kors de la Zoi les commissaires
civils. S. 31. Nouvelles répandues à cet égard par Page et Brulley. $. 32. Ils surprennent a la Convention une reconnoissance
implicite de leurs pouvoirs. S. 33. IIs font nommer des colons pour exécurer le décret
d'actusation. 5. 34. Publication de leur systéme sur l'indépendance des
colonies. S. 35. Ecrit de Page à ce sujet. S. 36. Ses notes sur les mesures à prendre pour SaintDomingue. S. 57. L'une de ces mesures est de
corrompre > égorger ou
empoisonner. S. 38, Divisions entre les colons réfugiés et Page et Brulley. S. 39. Letere de Pictor Hugues Str le patriotisme des nègres,
$. 40. Nouvelles de la trahison du Mole ct de Jérémie. S. 41. Arrivée des députés de Saint-Domingue, de Cambis,
Leborgne, etc. --- Page 673 ---
T A B L E. S. 42. Page et Brulley les fone
S. 43. Mise CT2 liberté des
arréter. S. 44. Proclamation
députés de Suint-Domingue. 561
del lc liberté des Noirs par la Convention. S. 45. Dimarches inutiles de
Page et Brulley, contre. CC décres. S. 46. Leurs pourstites
S. 47. Décadence
contre Danton. de leur crédit. S. 48. Arrestation et décret
5. 49. Arrestation de
contre divers colons. S. 50. Leurs lectres Page et Brulley. d Robéspierre,
S. 51. Traduction
Couthon, , etc. en France de Polverel et
S. 52. Page et Brulley,
Sonthonax. 5,8
réuctionnaires après leg thermidor. S. 53. Il enz est de méme des
S. 54. Suspension du décret, déportés. saires cipils. d'accusation contre les commisS. 55. Décret qui
accusateurs. ordonne les Débats entre euxe et leurs
S. 56. De la commission des
colonies et de quelgues libellès. S. 57. De la conduite des
accusateurs. - durant Zes Débats. S. 58. De chacun d'euxe en
pouvoirs,
particulier et de leurs prétendus
S. 59: Mort de
Polverel, et ses suites,
--- Page 674 ---
T A D L E.
isS. 55. Décret qui
accusateurs. ordonne les Débats entre euxe et leurs
S. 56. De la commission des
colonies et de quelgues libellès. S. 57. De la conduite des
accusateurs. - durant Zes Débats. S. 58. De chacun d'euxe en
pouvoirs,
particulier et de leurs prétendus
S. 59: Mort de
Polverel, et ses suites,
--- Page 674 ---
T A D L E. S. 60, Sources oi la commission a puise. S. 61, De laconduite des Débats,
S. 62. Mesures pour les circonscrire dans leurs limites. S- 63, Décres de la Convention d cet égard. S. 64, Acte d'accusation. S. 65. Acte additionnel d'accusation.
S. 66, Motifs qui ont déterniné le mode de ce
rapport.
S. 67. Point de. vue sous leguel P'accusation doit Etre considérée.
S. 68. RÉSULTAT DU RAPPORT.
ibid.
S. 69. De chacun des chefs d'accusation en
particulier. 621
S.7 70. Des accusateurs en général et er particulier. 629
S. 71. Preuve de Zaz plus exctrême immoralité,
S. 72. Texte des Débats à cet égard.
S. 73. Diffirence honorable dans Zaz conduite des accusés. 636
5. 74. Péritables causes des eroubles de Saint- Domingue. 637
S. 75. Suite du méme sujer.
S. 76. Espérances qu'ofie Pétat
présent de Saint-Domingue.
S. 77. Des républicains de toutes les couleurs.
S. 78. Arrêté de la commission des colonies
lu Convention
et décrer le
narionale,
Fin de la table du quatrième et dernier volume, --- Page 675 ---
Pace
En R A T A du Tome II,
69, Rayez les cing
avec lanore qui sy
premières lignes du second
rapporte,
alinia,
ERKA T A du Tome IP,
Pacr:
16,lig.no, On voit;
Page 34, lig. 3, de ces 5 lisez, placex ces mots à Za ligue.
Page 105,lig. dernière du
des.
tiset, les deux parties texte, les deux parties
Page 107 > lig. 1, depuis; contractantes.
contractanter; ;
Page 208, lig. 5, par des lisez, depuis été,
1bid. lig. avant dernière Sous 5 lisez, sous.
lisez, Quelque idéc. du texte, Qu'il est certain
Page 119, lig. 8,
que T'idée;
Page 150, lig. dernière voulurent du lui fermer ; liset, lui
liset, de la province de texte , de cette dernière fermèrent.
Page 151, lig. 15,
f'Oucst,
province; $
Page 152, lig. 1 > méme; rayer ce moz.
Ibid. lig. 4,
troupes; lisez, des
Page
lorsquils leur avoient; troupes.
170, lig. 16, l'absence de liset, lorsqu'il leur avoit.
tiset, lcs maiheurs de
Saint - Dominguc étoit
Page 174, lig. 4, On avoit Sint-Doningee étoient dus. due;
Page 234, dans la note
5 mertez ces mois d la
compterde ces
5 rayez les
ligne.
par fes papiers mots : Mais il est; dousidernidies et ajouez: phrases, a
Nantes des
publics que Montbran avoit On aapprif
ce sujet et à inculpations qui avoient été portées été acquitté à
gucigues autres,
conire lui à
174, lig. 4, On avoit Sint-Doningee étoient dus. due;
Page 234, dans la note
5 mertez ces mois d la
compterde ces
5 rayez les
ligne.
par fes papiers mots : Mais il est; dousidernidies et ajouez: phrases, a
Nantes des
publics que Montbran avoit On aapprif
ce sujet et à inculpations qui avoient été portées été acquitté à
gucigues autres,
conire lui à --- Page 676 ---
Page 269, > lig: 12, le Port-Républicain 5 lisez, lc Port-dePaix.
Page 310, lig. 6, Samuel Adam; lisez, John Adams.
Page311, lig. 12, Dès les premicres; mettez zn alinéa à ces
mots.
Fage 338, Mettet (72 marge dupremier alinéa le titre qui se
trouve en marge dans la page suivante.
Page 366, lig. 1 dc la note, découvert de la main; liset, découvert, de la main.
Page 375,lig. 8, celle de l'embuscade;
celle
TEmA
lisex,
de
buscade.
Page 413 , lig. aniépenultième des notes : their, troops 5 liset,
their troops.
Page 448 3 lig. 10; 2 dans le plus ; lisex, le plus.
Page 452, lig. 18 > en absorboit; lisez, absorboitPage 518, lig. 12, et malgré; liset, et avec.
Page 554, lig. 1 des notes 1 au comité de saiut public du
1793, liset; au ministre de la marine du 21 octobre 1792.
Page 575,1ig. 10, membre; lisex, membres.
Page 592, l'avant dernière lig. du texte : d'entr'eux; lisez, des:
colons.
Page 624, lig. 5, seul de l'administration ; lisez, seul l'administration.
Pege 634, lig. 8, Mettez un point à lafin de la ligne, au
lieu des deuxpoints.
Page 644, - cn marg:, S. LXXV; liset , S. LXXVI.
Rage 646,en marge,S. LXXVI; lisez, S. LXXVII.
Page 648, en marge, S. LXXVII; liset, S. LXXVIII, --- Page 677 ---
TABLE
GENÉRALE
DES
CRAPITRES
DE TOU T L'O U
VR. AGE.
TO M E P RE M
IE R.
IxTRODUCTION
GÉNÉRALE
PRENTERE PAR T. IE.
DES troubles parmi les blancs
Constituante, 2 etde lapr-mière durant LAssemblée
assemblée coloniale,
JHAPITRE IeR, De la colonie de
avant la révolution.
Saint-Domingue
CHAPITRE II. Des troubles
%
l'assemblée coloniale.
parmi les blancs avant
CHAPITRE III. De l'état des
durant la même
hommes de couleur
époque,
&
GÉNÉRALE
PRENTERE PAR T. IE.
DES troubles parmi les blancs
Constituante, 2 etde lapr-mière durant LAssemblée
assemblée coloniale,
JHAPITRE IeR, De la colonie de
avant la révolution.
Saint-Domingue
CHAPITRE II. Des troubles
%
l'assemblée coloniale.
parmi les blancs avant
CHAPITRE III. De l'état des
durant la même
hommes de couleur
époque,
& --- Page 678 ---
TAB I E
CHAPITRE IV. Dest troubles parmi les blancs durant
:la première assemblée coloniaie jusqu'a sa con-
#frmation."
CHAPITRE V. Suite des mêmes troubles, et dissoluticn de la première assemblée coloniale.
CHAPITRER VI. Des troubles parmi les blancs durant
linterruption des assemblées coloniales.
TOME II.
SECONDE PARTIE
DES insurrections contre les blancs 9 et de la
seconde assemblée coloniale.
CHAPITRE Tzx, Des persécutions contre les hommes
de couleur et d'Ogé.
CHAPITRE II. DE l'insurrection des hommes de
couleur dans I'Ouest > et des concordats.
CHAWITRE IV. De la seconde assemblée coloniale,
et de linserrection des nègres.
--- Page 679 ---
G ÉN E R A I E,
CHAPITRE IV. Du décret du
2;
et des premiers
24 septembre 1791,
commissaires civils
Sains-Doningue.
enyoyés à
CHAPITRE V. Des factions
dans Tassemblée
niale, et des troubles du
colocommissaires civils.
Cap sous les premiers
CHAPITRE VI. De la
province de
départ du commissaire
T'Ouest, > jusquau
civil Saint-Léger.
CHAPITRE VII. De la
voyage qu'y fit Blanchelande province du Sud, et du
en 1792,
T O M E. IIL
TROISIEN M E PARTIE
D. E Ladministration de Polverel
et de
et de Sonthonaz,
tagrancbinsenent généraldes Noirs. CHAPITRE I"a., OU
De la loi du 4 avril PRELINTNATRE
immédiats à
1792, > et de ses effets
Saine-Domingue,
CHAPITRE II. Arrivée et
nouveaux commissaires premières opérations des
civils; au Cap.
--- Page 680 ---
j2
TABI E
E N E R A L E.
CHAPITRE III. Du premier voyage de Polverel el
Sonthonax dans l'Ouest et le Sud.
25c
CHAPITRE IV. Du gouverneur Galbaud et de l'in
cendie du Cap.
TOME IP.
SUITEI DELA TROISIEME PARTIE.
CHAPITRE V. De T'afmanchissement
Noirs.
général des
CHAPITRE VI. Deladministration des commissaires
civils durant la guerre , et des trahisons commises
parlesanciens libres.
CHAPITRE VII. Des colons de
Saint - Domingue
réfugiés dans les États-Unis, et de l'ambassadeur
français, Genet.
CHAPITRE VIII. Des colons de Saint -
en France, SOuS la Convention
Domingue
l'accusation
nationale, et de
des çommissaires civils.
Fin de la table générale, --- Page 681 ---
EB
FB1S3
V.4 --- Page 682 --- --- Page 683 --- --- Page 684 ---
ARAS
AAA
-
M
VVY NYY YY
v
NTY PNS YIYIYS