--- Page 1 ---
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BAUD F. S
3ohn Carter Broton. --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
R APPO RT
SUR LES TROUBLES
DE SAINT-DOMINGUE. --- Page 6 --- --- Page 7 ---
R A PPORT
SUR LES TROU BLE S
DE SAINT-DOMINGUE,
FAIT atL nom de la Commission des filin s
des Comités de Salut Public, de Lgndagien
et de Marine, réunis,
PAR J. PH. GARRAN,
R
DÉPUTÉ par le département du Loires
a
-
IMPRIMÉ PAR ORDRE DE LA CONVENTION NATIONALEQuis nescit primam historia legem ne quid falsi
dicere audeat, deinde ne quid veri.non cudeat,
ne qua suspicio gratia sit in scribendo, ne qua
simultatis.
( CICER. de Orat. lib. 2. )
TOME III,
Distribué au Corps legislatif en Nivose an PII,
A PARIS,
DE L'IMP R IMERIE NATIONALE,
AN VII DE LA RÉPUBLIQUE, --- Page 8 ---
Après ce que j'ai vu en Cochinchine,
des cultivateurs
je ne puis douter que
les
libres, à qui on auroit
sans
terres de
partagé
réserve
double du L'.Amérique, ne leur eussent fait
le
produit que tirent les esclaves.
rapporter
Qu'a donc gagné TEurope policée,
les droits de
l'Europe si éclairée sur
trages
Thumanité, en autorisant par ses décrets les oujournaliers faits à la nature humaine
en permettant d'y avilir les hommes
dans nos colonies,
absolument comme des bêtes de
au point de les regarder
a été aussi contraire à
charge? La Zoi de l'esclavage
d son honneur.
ses intéréts qu'a Za Zoi naturelle et
Lalibertt et la propricté sont Zes
et de la bonne
fondemens de Pabondance
Pays oil
agriculture, Je ne l'ai vue Aorissante
ces deux droits de l'homme
que dans fes
La
étoient bien établis.
terre, qui multiplie ses dons avec une
de
digalicé sous des cultivateurs
espèce proméme par la sueur des
libres, semble se dessécher,
la nature,
esclaves. Ainsi l'a voulu l'auteur de
qui a créé T'homme
et
la terre, avec ordre
libre, qui lui a abandonné
sueur de son front, mais que chacun cultivât sa possession à la
avec liberté.
ou Observations
(Voyage d'un
sur les maeurs et les arts des Philosophe,
Pafrique, de PAsie et
peuples de
à VIsle de France.) deldmbrigut, par POIPRE, intendant
semble se dessécher,
la nature,
esclaves. Ainsi l'a voulu l'auteur de
qui a créé T'homme
et
la terre, avec ordre
libre, qui lui a abandonné
sueur de son front, mais que chacun cultivât sa possession à la
avec liberté.
ou Observations
(Voyage d'un
sur les maeurs et les arts des Philosophe,
Pafrique, de PAsie et
peuples de
à VIsle de France.) deldmbrigut, par POIPRE, intendant --- Page 9 ---
CONVENTION NATIONALE
I APPO RT
- U R
a
LES TROUBLES DE SAINT-DOMINGUR
TROISIE M E PARTIE
A
DE Ladministration de
-
Polverel et Sontonaux 3 et de
lafranchisement général des Noirs.
Ex arrivant à la dernière époque des troubles de Saint- Introduction
Domingne, il seroit impossible all narrateur, découragé
parle spectacle continu de tant de désastres, d'en suivre
jusqu'au bout la pénible description, si la certitude de
voir fermée la plus grande plaic qu'ait reçue Thumanité,
n'étoit pas sans cesse devant ses yeux, : pour le soutenir
au milieu des scènes de sang et de trahisen qui lui restent
à parcourir. A peine la tardive reconnoissance des droits
des hommes de couleur par la métropole commençoitelle à tarir l'une des principales sources des maux de
la colonie >
les deux factions qui la déchiroient
crurent voir, ae, la révolution qui fouda la
le moyen de réaliser a Saint-Domingue leurs République, voeux couRap. de Garran-Coulon, Tome III.
A
soutenir
au milieu des scènes de sang et de trahisen qui lui restent
à parcourir. A peine la tardive reconnoissance des droits
des hommes de couleur par la métropole commençoitelle à tarir l'une des principales sources des maux de
la colonie >
les deux factions qui la déchiroient
crurent voir, ae, la révolution qui fouda la
le moyen de réaliser a Saint-Domingue leurs République, voeux couRap. de Garran-Coulon, Tome III.
A --- Page 10 ---
(2)
rablissement pables pour la restauration de l'ancien régime ou l'éde lindérendance. Tour-à-tour
dans leurs nombreux complots par la fermeté comprimées des
veaux commissaires civils, elles se réunirent
noudans la colonie les ennemis extérieurs, et leurs pour appeler
criminelles
manceuvres
contrelaFrancenes se bornèrent
de Saint-Domingue. Tandis
les pasau territoire
que,
réfugiés des deux
factions, en dénigrant dans les Erats-Unis tout ce
tènoit à la révolution française - contribuoient
qui
émigrés d'Europe, à éloigner de nous nos alliés plus que les
les commissaires de T'assemblée coloniale dans la narurels, métropole, et leurs affidés, prenant alternativement les
de tous les partis 3 lançoient au tribunal
couleurs
Poyr y être dévorés, les plus illustres amis révolationnaires de la
ce presque tous ceux quis dans les affaires relatives liberté, aux
colonies, n'avoient pas constamment servi les vues
assemblées coloniales et des quatre-vingtcing Les des
veaux commissaires civils ne pouvoient pas
d'être noudestinés au même sort. Les émissaires de manquer
coloniale
l'assemblée
surprirent contre
à
a
tionale, un décret
eux, la Convention Naà la VOIX impérieuse d'acusation, de la
dans le temps ou, cédant
nécessité, d'accord enfin
avec la justice naturelle, ils
ici
Tafanchissement de
prenoient sur eux de prononcer
tous les esclaves pour conserver
Saint-Domingue à
a la mère-parrie 3 au milieu de la
mort qu'ils eurent à soutenir contre les deux
lutte
coalisées. Mais tandis que la Convention arrachoir factions à
colonie 3 parl'éxecution de ce terrible décret les
la
de cette mesure généreuse ; elle avoit en
auteurs
préjugé leur absolution en proclamant quelque sorte
plus
2 d'une manière
solemnelle, aux yeux du monde entiér la liberté
générale des noirs. Et telle a été son invariable
de la justice de'cette loi, si
conviction
IIE amo supérieure aux petits calculs --- Page 11 ---
(3)
une fausse politique, qu'elle l'a constamment maintenue
nalgre les eforts que les accusateurs, trop long temps
coutés des commiss.uires civils, nont cessé de faire auprès
'elle,
y porter atteinte au sein des orages qui ont
lus ateet fois plie la Convention nationale dans des
ens opposés. Les débats qui ont éu lieu entre les acusateurs et les accusés ont déja commencé à jete- du
our sur ce chaos d'allégations mensongères 2 par lesuelles on a voulu sans. cesse tromper la mère-p patrie sur
véritable état de Saint - Domingue depuis la révoation. Ce rapport a pour objerd'achever de l'éclairer, et
on n'est pasi sans quelque espoir d'y, réussir, 9 s'il suffic
our cela d'avoir apporté le plus grand soin à l'examen
es renseignemens très-muitipliés qu'on a eus sous les
eux.
A 2
d'allégations mensongères 2 par lesuelles on a voulu sans. cesse tromper la mère-p patrie sur
véritable état de Saint - Domingue depuis la révoation. Ce rapport a pour objerd'achever de l'éclairer, et
on n'est pasi sans quelque espoir d'y, réussir, 9 s'il suffic
our cela d'avoir apporté le plus grand soin à l'examen
es renseignemens très-muitipliés qu'on a eus sous les
eux.
A 2 --- Page 12 ---
(4)
CHAPITRE
PRENIER,
OWFREEINIXAIAE
Dr la loi du 4 avril
1792 s et de ses efets
immédiats à Saint-Doningue.
S. I.
DurAxT Pépoque que l'on vient
Etat de la Précédente
de
dans
partie, il s'étoit
parcourir
la
France au importans, quien
passé en France des changemens
cemmences la
présageoient dé plus considérables
menrde l'as- méropole et les colonies. Des
encore pour
semblée lé- épaissis dans les derniers
nuages, de quis'étoient rapidement
gislative. avoient terni l'éclat
temps l'Assemblée
que tant de travaux
constituants
sur sa mémorable session. Elleavoit
glorieux avoient répande
du roi, à vouloir concilierla
persisté, même après l'évasion
les principes d'une liberté conservation de la monarchie aver
droits, dans
fondée sur la théorie de
un pays ou la plus antique
l'égalité de
arlitraire > les artificieuses circonventions possession du pouvoi
ordres del'état et des
des deux premier
leurs
Privilégiés sans nombre qui
pas; toutes lesinstitutions
marchoient su
nion avoient tellement lié l'idée primitives et les préjugés de l'op
de la royanté, qu'on
du gouvernement absolu à cell
états croire
y pouvoit moins encore que dans
aux théories purement
d'autre
ginées pour les séparer. Et
hypothétiques qu'on a ima
comme si l'on
cune
n'edt da avoir au
inquiétude sur la consolidation d'un
cette assemblée n'avoit Pris aucune des
pareil amalgame
pour prévenir la dis:olution du
précautions nécessair
point présenté la constitution
corps politique : elle n'avo
à lacceptation du peuple po
ats croire
y pouvoit moins encore que dans
aux théories purement
d'autre
ginées pour les séparer. Et
hypothétiques qu'on a ima
comme si l'on
cune
n'edt da avoir au
inquiétude sur la consolidation d'un
cette assemblée n'avoit Pris aucune des
pareil amalgame
pour prévenir la dis:olution du
précautions nécessair
point présenté la constitution
corps politique : elle n'avo
à lacceptation du peuple po --- Page 13 ---
(5)
elle étoit faite. Cédant au souffle méprisable des intrigues
lequel
violens
dont elle avoit si honoraqui succédèrent aux
orages
elle abandonna les règles de la prudence
blement triomphé,
la plus ordinaire", en laissant à une nouvelle représentation
nationale le soin de mettre en activité un régime si récemment
établi, et d'en protéger la foible enfance contre les convulsions produites par le ferment de la révolution.
Le gouvernement de P'Etat, qui seul avoit été conservé sous
ancienne dénomination et sous la même forme à bien des
son
égards, n'étoit guères plus propre à maintenir la nouvelle constitution. Le chef héréditaire qui en tenoit encore les rênes,
avoit perdu toute considération par son extrême foiblesse s par
l'arrestation humiliante qu'il avoit
sa méprisable duplicité, 2 par
essuyée à Varennes, et par l'espèçe de compromis qui en avoit
été la suite. Les républicains , qui n'avoient jusqu'alors manifesté leurs vues qu'avec une sorte de retenue, s'étaient fortement enhardis en voyant leur nombre se grossir considérablement. Beaucoup d'amis de la liberté, que la crainte d'une seavoit
empêchés de se procousse trop violente
précédemment
le
n'avoient plus dénoncer pour
gouvernement populaire,
guisé leur veeu à cette époque. Leur coalition naissante avoit
elle l'opinion des hommes les plus éclairés de la nation
pour
entière. Elle s'étayoit même en quelque sorte
et de l'Europe
de celle du parti qui, dit-on, ne voyoit plus de possibilité
raffermir le trône qae dans un changement de dynastie.
pour Ces principes fermentoient sur-tout dans les sociétés populaires, qui avoient déja établi une sorte de démocratie irrégulière dans presque toutes les partics de la France et parmi
les jeunes gens, pour qui tout ce qui est grand et généreux
doit nécessairement avoir des atiraits, lors nêne que la conA 3
et de l'Europe
de celle du parti qui, dit-on, ne voyoit plus de possibilité
raffermir le trône qae dans un changement de dynastie.
pour Ces principes fermentoient sur-tout dans les sociétés populaires, qui avoient déja établi une sorte de démocratie irrégulière dans presque toutes les partics de la France et parmi
les jeunes gens, pour qui tout ce qui est grand et généreux
doit nécessairement avoir des atiraits, lors nêne que la conA 3 --- Page 14 ---
(6)
guéte en est difficile, et dans qui le sentiment de
rend presque nuls ies dangers des révolutions.
leur force
Toutelois, le besoin de gouvernement et la crainte
chie sont si naturels à la majorité des hommes
de l'anarcial, le respect pour les
dans l'état sopexple s'imprime si
engagemens contractés au nom du
facilement dans ceux qu'il appelle à le
représenter s tant qu'ils ne sont pas égarés par des
tions perfides, ou par des exemples antérieurs,
suggesgrand nombre des députés à la
que le plus
sir sincère de maintenir
législature y entra avec le dela constitution dont le
avoit été confié, si le
dépôt leur
former, Mais
gouvernement lui-même vouloic s'y. conplus jaloux de recouvrer les
noit de perdre que de conserver les
usurpations qu'il veété laissées, le roi ne s'entoura prérogatives qui lui avoient
mis de la constitution
dans son palais que des ennecorrespondit
par laquelle il régnoit encore, Il ne
plus au-dchors qu'avec eux ; il en salaria
tracteurs des fonds de la liste
les dédétails de l'exécution,
civile; il la mina dans tous les
par les mesures les plus artificieusement
combinées, tandis qu'il professoit le
elle dans les actes
plus grand respect pour
ostensibles du
les amis les plus sincères de cette gouvernement. Bientôt
chérissoient sur-tout les
constitution méme, qui en
à l'alternative de
principes de liberté, se virent reduits
souffrir qu'elle fût remplacée
l'ancien
gime, ou de chercher une
par
récipes dans une constitution garantie plus digne de ces prinvéritablement
s* II.
A côté de la
populaire.
Opinions 28 septembre constitution de 1791 on avoit placé la loi du
opposées sur
sur l'organisation des
la loi du 29 présentée comme elle à
colonies, qui avoit été
septembre ennemis de la liberté T'acceptation du roi, Les intrigues des
17y1.
l'avoient arrachée à
tuante dans 8a vieillesse,
l'Assemblée constiaprès avoir empéché, contre le vocu
éritablement
s* II.
A côté de la
populaire.
Opinions 28 septembre constitution de 1791 on avoit placé la loi du
opposées sur
sur l'organisation des
la loi du 29 présentée comme elle à
colonies, qui avoit été
septembre ennemis de la liberté T'acceptation du roi, Les intrigues des
17y1.
l'avoient arrachée à
tuante dans 8a vieillesse,
l'Assemblée constiaprès avoir empéché, contre le vocu --- Page 15 ---
(7)
même, T'exécution du décret vraiment constitutionnel
national mai
qui auroit pu sauver Saint-Domingue, en prédu 15
(1),
des hommes de couleur, et par contrevenant l'insurrection
l'eit fait exécuter dès qu'il avoit
coup celle des noirs, si on
des
rendu. Cette loi du 28 septembre fut un
premicrs
été
les membres de l'Assemblée législagermes de division parmi
venoit d'être dontive. Quelques amis de la constitution qui
de T'attachenée à la France, ceux aussi qui feignoient pour elle
l'esafin de ramener le pouvoir arbitraire en arrêtant
ment,
seutenoient qu'elle étoit placée au-delà des
sor de la liberté,
la constitution elle-même.
limites du pouvoir législatif, comme
dans les colonies un
Ces derniers desiroient d'avoir au moins
et la disindépendant de la représentation nationale,
pouvoir
libres. La plupart des
tinction des diverses classes d'hommes
les membres du
étoient restés en France 5
grands planteurs , qui
même de Saint-Domingue
club Massiac, et quelques députés
encore représenà T'Assemblée constituante , qui prétendoient
la séparation de cette assemblée (2) 5
ter la colonie, depuis
tous ces
des négocians enfin de quelques villes maritimes, que même
colons avoient sçu mettre dans leur parti, > professoient la
la
ils donnoient une grande influence 1 en
opinion 1 à laquelle
nombreux qu'ils
par les journaux et des pamphlets
propageant
contraire avoit pour
envoyoient dans tout l'empire. L'opinion
étoient
les zélateurs les plus ardens de la liberté, qui
elle
du chadans seconde partie les six premicrs paragraphes
I Voyez
la
pitre IV.
divers autres écrits de lui
de
d'Arsy au roi,
2 Voyez l'adresse Gouycoloniale à ses commissaires
et de ses collègues, et la letcre de l'assembléc de lassemblée. coloniale
en France ,2 du janvier 1792. Extrait des registres
Moniteur de Saint-Domingue, du 10 janvier.
du 7 janvier 5
A 4
qui
elle
du chadans seconde partie les six premicrs paragraphes
I Voyez
la
pitre IV.
divers autres écrits de lui
de
d'Arsy au roi,
2 Voyez l'adresse Gouycoloniale à ses commissaires
et de ses collègues, et la letcre de l'assembléc de lassemblée. coloniale
en France ,2 du janvier 1792. Extrait des registres
Moniteur de Saint-Domingue, du 10 janvier.
du 7 janvier 5
A 4 --- Page 16 ---
(8)
répandus en si grand nombre dans
beaucoup de ceux-là même
toutes les parties de Pétat;
tien de la constitution de qui vouloient sincèrement le mainpouvoit que perdre
1791, et qui Pensoient qu'elle ne
le club des amis par cet alliage de la loi du 28
des noirs, qui voyoit dans
septembre ;
truction de toute espérance
cette loi la desgime colonial ; le
pour l'amélioration de l'affreux rétronvoient
petit nombre d'hommes de
alors en France; ; enfin
couleur qui se
Populaires, qui jouissoient du
presque toutes les sociétés
excès révolationnaires n'en plus grand crédit, parce que les
tisme; leur surveillance avoient point alors terni le patrione vouloit porter atteinte inquiette avoit facilement vu
nies,
à l'égalité des
qu'on
2 que pour Parvenir un
droits dans les colométropole.
jour au même but dans la
S. III.
Telle étoit la disposition des
Efetdespre- y reçut, par la voie de
esprits en France, quand on
mières nou- de l'insurrection des
T'Angleterre, les premières nouvelles
vellesdel'in- mois d'août
nègres, qui avoit éclaté dans le Nord
surrection
1791. Leur réalité fut d'abord
au
des nègres. coup de personnes qui
contestée par beauques colons pour faire croyoient y voir un manège de guelà
appuyer, par l'envoi de grandes forces
Saint-Domingue, la loi du 28
que T'Assemblée
septembre, et pour
fait
législative ne songeât à la
empécher
depuis de cette incrédulité
réroquer. On a
amis des noirs et les hommes un sujc Ide reproche pour les
dit-on, de ne
de couleur, Ils avoient
pas croire à l'insurrection
feint,
l'envoi das secours de la
s pour suspendre
Domingue. Mais si l'on
mère-patrie aux blancs de Saintsemblée coloniale
se rappelle l'embargo général
l'asavoit mis à cette
que
mations du commerce
époque, malgré les réclaprit
français, et les autres
pour cacher cet événement à la
précautions gu'elle
métropole, jusqu'a ce
, Ils avoient
pas croire à l'insurrection
feint,
l'envoi das secours de la
s pour suspendre
Domingue. Mais si l'on
mère-patrie aux blancs de Saintsemblée coloniale
se rappelle l'embargo général
l'asavoit mis à cette
que
mations du commerce
époque, malgré les réclaprit
français, et les autres
pour cacher cet événement à la
précautions gu'elle
métropole, jusqu'a ce --- Page 17 ---
(9)
des
cit su le résultat de ses démarches auprès
gouqu'elle
auprès de celui de
vernemens étrangers, et particulièrement
(1), on verra que c'est sur cette assemblée et
a Jamaique
toute la
du reproche.
ses agens seuls que doit porter
gravité
eût
que la colonie
gardé
La métropole ne devoit pas supposer
sincérité
silence envers elle. Il y avoit tant de
ce coupable
soutenoient que la nouvelle de
dans Y'opinion de ceux qui
dans une
l'insurrection étoit controuvée, qu'on la retrouve
confidentielle de Julien Raimond à des hommes de coulettre
l'assemblée coloniale (2).
leur, qui fut depuis interceptée par
Bientôt les détails contenus dans une multitude de lettres
P'Angleterre, et celle que Blanchelande avoit
qu'on reçut par
la même voie, sans consulécrite au ministre. de la matine par
doute. Il n'y
l'assemblée coloniale, ne laissèrent plus de
ter
dans T'Assemblée nationale pour voter
eut d'abord qu'an voeu
victimes de ces
provisoirement des secours considérables aux
désastres (3).
fut
de rechercher les
Ilr'en fut pas ainsi lorsqu'il
question
remède. Les correspondans
causes des désastres pour y porter
nombre dans la
de l'assemblée coloniale, qui étoient en grand
III de la seconde partic, 5.28 et suivans.
1 Voyezl le chapitre
les hommes de couleur s du 21
2 Lettre dudit Raimond à ses frères
Garran, pag. 21 et 22;
octobre 1791 5 rapport sur ledit Raimond 2 de par décret relatif à la révolte
aussile discours de Brissot sur un projet
voyez
des noirs, du 30 octobre 1791.
de lassem3 Déctet du novembre 179E. Lettre des commissaires Adresse des commisblée coloniale à ladite assemblée, du 16 novembre.
Lettre
l'assemblée coloniale à ladite assembléc, du 2 décembre.
saires de
al'assemblée ginèrale de
du président de PAssemblée Nationale , Vaublanc,
la partic française de Saint-Domingue. - du 23 novembre.
ot sur un projet
voyez
des noirs, du 30 octobre 1791.
de lassem3 Déctet du novembre 179E. Lettre des commissaires Adresse des commisblée coloniale à ladite assemblée, du 16 novembre.
Lettre
l'assemblée coloniale à ladite assembléc, du 2 décembre.
saires de
al'assemblée ginèrale de
du président de PAssemblée Nationale , Vaublanc,
la partic française de Saint-Domingue. - du 23 novembre. --- Page 18 ---
(10)
métropole, les
attribuèrent au club des amis des
émissaires qu'il avoit, disoient-ils,
noirs, aux
et aux hommes de
envoyés à Saint-Domingue
forts
couleur, auxquels ils
les
qu'ils avoient faits
reprochoient
efpour obtenir la plénitude de
litique (). Le club des amis des noirs,
l'état potous ceux qui avoient embrassé
de son côté, et presque
tion,soutenoient
les principes de notre révoluque l'insurrection des noirs n'avoit
cause que l'anarchie introduite à
eu d'autre
sentions des blancs et
Saint-Domingue par les dislité
par leur refus de reconnoitre
politique des hommes de couleur. Ils
l'égaculièrement à
l'attribuoient
l'inexécution du décret du 15
partinaeuvres qui avoient amené
mai, et aux matembre. Ils
sa révocation par la loi du 28
invoquoient le témoignage d'une
septeurs ou de négocians bien
multitude de plancoloniaux,
connus pour partager les
qui tous étoient d'accord
préjugés
malheur cette révocation
pour regarder comme un
et la publication de loi
tembre (2).
la du 28 sep6.IV.
Efferdecelles Les nouvelles qu'on regut,peu de
del'insurrec- rection des hommes de
temps après, de l'insurcouleur dans la
tiondeshom- fournirent de nouvelles
province de l'Ouest,
mes de cou- fenseurs de
armes aux uns et aux autres, Les déleur.
l'assembléc coloniale s'en
buer au décret du 15 mai tous
prévalurent pour attriles maux de la colonie 5 ils
I Adresse au roi, et discours à Sa
Saint-Domingue réunis à Paris, Adresse Majesté par les colons français de
amis des noirs, par Dutronc.
aux Français contre la sociélé des
Observations sur l'affaire des
2 Discours de Brissot sur les causes des
Colonies, etc.
du premier décembre 1791. Second
troubles de Saint . Domingue, s
Opinion sur les mesures
discours du même, du 3 décembre.
Voyez aussi dans lcs journaux provisoires la
relatives aux Colonies, par Garran,
motion de Guadet, du 2 décembre,
é par les colons français de
amis des noirs, par Dutronc.
aux Français contre la sociélé des
Observations sur l'affaire des
2 Discours de Brissot sur les causes des
Colonies, etc.
du premier décembre 1791. Second
troubles de Saint . Domingue, s
Opinion sur les mesures
discours du même, du 3 décembre.
Voyez aussi dans lcs journaux provisoires la
relatives aux Colonies, par Garran,
motion de Guadet, du 2 décembre, --- Page 19 ---
(1)
insistèrent
laisser à cette assemblée le droit de statuer
pour
des hemmes de couleur (1). Ccux qui étoient
sur l'état politique
contraire rejetèrent les mèmes événemens sur
d'une opinion
P'inexécution de cette loi et de celle du mois de mars 1790.
Ils mirent en opposition avec les principes généreux et patriotiques qui faisoient la base des concordats, l'éloignement
de l'assemblée coloniale pour la mère-patrie, ses arrètés contre
ceux qui en arrivoient, les notions qu'on avoit déja sur quelques-uns de ses actes d'indépendance ou de contre-révolation,
et son recours exclusif aux puissances étrangères. Ils conclurent
des adhésions multipliées qui avoient été fies aux concordats,
nombre des colons blancs étoit pour
que le voeu du plus grand
la révocation de la loi du 28 septembre. Ils demandèrent la
ratification des concordats dès la fin de 1791, afin qu'on n'emcontre les hommes de couleur les secours militaires
ployât avoit pas votés
la colonie. Guadet en fit la motion
qu'on
pour
l'Assemblée nationale seroit resexpresse, 2 en déclarant que
ponsable de tout le sang qui seroit versé, si elle tardoit plus
long-temps à se prononcer sur cette question (2).
1 Rapport sur les troubles de Saint - Domingue, par Tarbé, du 10 décembre 1791. Second rapport du même 2 du 10 janvier 1792. Opinion de
Ducastel dans Paffair: des colonies, du 7 décembre 1791. Sur les troubles
des colonics, par Dumorier.
2 Adresse de Dumorier à PAssemblée Nationale, contre la motion faite
par Guadet, relative à l'état politique des gens de couleur. Rapport de Tarbé,
seconde partic, du 10 janvicr 1792, P. 24- Opinion sur les mesures provisoires relatives aux colonies 3 par Garran, du 7 décembre 1791. Opinion de
Ducos sur l'exécution provisoire du concordat. Lettre dcs commissaires de
Passemblée coloniale à ladite assemblée, du 22 mars 1792.
PAssemblée Nationale, contre la motion faite
par Guadet, relative à l'état politique des gens de couleur. Rapport de Tarbé,
seconde partic, du 10 janvicr 1792, P. 24- Opinion sur les mesures provisoires relatives aux colonies 3 par Garran, du 7 décembre 1791. Opinion de
Ducos sur l'exécution provisoire du concordat. Lettre dcs commissaires de
Passemblée coloniale à ladite assemblée, du 22 mars 1792. --- Page 20 ---
$. V.
(12)
Manceuvres C'est peu de temps après ces
des commis- arriver en France les
premières nouvelles qu'on vit
premiers
saires de l'as- loniale. Fidèles à
commissaires de l'assemblée cosembléecolo- ils se
l'exemple que. leur avoient donné les
niale.
liguèrent avec le parti
85,
mençoit à se former dans contre-sérolutionaire qui coml'Assemblée
contribuèrent pas peu à en
législative, et ils ne
sions qu'ils semèrent
augmenter la force par les diviplusieurs
dans cette Assembléc. On a nié, dans
pamphlets et dans les débats,
eussent en des liaisons
que ces commissaires
du club, et la
avec le club Massiac 5 mais les registres
correspondance méme dès
semblée coloniale,
commissaires de l'asy voit
repoussent cette assertion
que la première démarche de
mensongère. On
ler au club
ces commissaires fut d'alMassiac, avec ceux de la
Malo qui les avoient
municipalité de Saintciant des efforts
accompagnés à Paris; qu'en le remerl'assurèrent
qu'il avoit faits pour la cause
de l'attachement de la côlonie commune, ils
tèrent avec lui leurs
; qu'ils concerdans cette intention principales mesures, et qu'ils réunirent
les commissaires de ce club
putés extraordinaires du
avec les déavec eux tous des adresses commerce ; enfin qu'ils combinèrent
à l'Assemblée nationale
pécher de rien statuer sur l'état
pour l'emlui
des hommes de
persuadant que l'assemblée coloniale
couleur, en
cer en leur faveur (4). Les
étoit prête à prononplus dévonés
papiers publics de la colonie les
au côté Ouest contenoient alors le
plus grand
1 Procès - verbaux du club Massiac, des 20
Autre des commissaires réunis
et 21 novembre 1791 3 etc.
des mois de novembre
avcc les députés extraordinaires du
et décembre. Lettre des
commerce, a
coloniale à ladite assemblée, du 16
commissaires de l'assemblée
auxdits commissaires, du
novembre, Lettre de ladite assemblée
12 novembre.
Na
ie les
au côté Ouest contenoient alors le
plus grand
1 Procès - verbaux du club Massiac, des 20
Autre des commissaires réunis
et 21 novembre 1791 3 etc.
des mois de novembre
avcc les députés extraordinaires du
et décembre. Lettre des
commerce, a
coloniale à ladite assemblée, du 16
commissaires de l'assemblée
auxdits commissaires, du
novembre, Lettre de ladite assemblée
12 novembre.
Na --- Page 21 ---
(13)
éloge du clab Massiac, et des adresses inciviques qu'il avoit
présentées au roi, et c'est presque à la même époque que
l'assemblée coloniaie faisoit imprimer et répandre avec la plus
grande profusion son procès verbal contre les commissaires civils Mirbeck, Roume et Saint-Léger
Tel étoit la fexibilité de leur caractère, > que ces mandataires
d'une assemblée si prodigieusement révolutionnaire à Saint-Domingue, éloient à Paris les plus humbles sujets du monarque français. HIs en prenoient le titre, comme cette assemblée elle-même
et les démamogues du Port-au-Prince, dans les adresses qu'ils
lui présentoient officicllement (2); et tandis qu'ils luttoient
de tous leurs efforts contre le Voeu national exprimé par PAssemblée législative ; tandis qu'ils ne cessoient de la déprimer
dans leur correspon.lance , dans le temps même o elle votoit
ils
les secours les plus généreux pour Saint-Domingue (3),
prodiguoient les protestations du plus affectueux dévouement
au roi et à sa famille. Iis recueilloient précieusement, pour
les adresser à la colonie, les moindres témoignages d'intérêt
la reine et lui daignoient leur accorder du haut de leur
que trône (4), tout en mettant les plas grandes ienteurs à lex1 Moniteur de Saint-Domingue des 1 ,7 > 17 et 18 janvier 1792. Lettre de
l'assenablée coloniale à ses commissaires, du 12 novembre 1791. Voyez aussi
ci-dessus le chapitre IV, S. 4, et le chapitre V, S. 22 de la seconde partie.
2 Lettre de l'assemblée coloniale au roi, du 13 septembre 1791. Voyez
aussi la lettre du roi à nos bons et amés sujets les colons des iles Sous-leVent. Adresse de la garde nationale du Port-au-Prince au roi, du 19 juin
Débats dans Paffaire des colonies 3 tome II, pag. 258 et 200.
1792.
coloniale à ladite assemblée,
3 Lettre des commissaires de P'assemblée
des 20 janvier, 14525 et 28 février , 20 mars, etc. 1792.
4 Adresse de l'assemblée C. jloniale au roi, du 19 féviier 1792. Adresse
de ses commissaires au même, et discours à leurs majestés par les colons de
roi, du 19 juin
Débats dans Paffaire des colonies 3 tome II, pag. 258 et 200.
1792.
coloniale à ladite assemblée,
3 Lettre des commissaires de P'assemblée
des 20 janvier, 14525 et 28 février , 20 mars, etc. 1792.
4 Adresse de l'assemblée C. jloniale au roi, du 19 féviier 1792. Adresse
de ses commissaires au même, et discours à leurs majestés par les colons de --- Page 22 ---
(14)
pédition des secours décrétés par l'Assemblée nationale
doute pour appeler aussi la contre-révolation
s sans
par le mécontentement général dans cette partie de l'empire français
Ils firent enfin voter des remerciemens glais,
au gouvernement anpour se laver du repro:he d'y avoir cherché un
pour leurs projets d'indépendance
appui
(2).
S. VI.
Ces commissaires avoient reçu de l'assemblée
Leurs Pro- 25,000 Iv. en traites sur
coloniale
ductions au
France, pour les employer en frais
comité colo- d'impreffion. Ils en firent usage pour
la
#
les
égarer
sur
nial.
veritables
métropole
causes des malheurs de
dénigrant la révolution et ses
Saint-Domingue, en
plus sincères amis,
tous s'etoient prononcés
la
qui presque
pour
cause des hommes de
leur (3). Comme ces fonds n'étoient
coupas acquittés assez
tement par les voies ordinaires, ils s'adressèrent
prompau
au banquier de la cour et à l'intendant de la liste ministre,
civile
en obtenir Yavance, et cette demande fut
pour
bienveillance
accueillie avec
(4). Ils parvinrent même, par leurs obsessions et
Saint- Domingue, 9 du 2 novembre 1791. Voyez aussi l'adresse au
cours à S. M. par les colons français de
roi et dis.
du 2 décembre
Saint-Domingue 2 réunis à Paris,
1 Lettre de Mirbeck au: ministrc de la marine
2 Bertrand 2 pag. 7.
2 Dicret du novembre 1791.
3 Lettres du comité de correspondance de l'assemblée
commissaires en France, des 31 décembre
coloniale à ses
de ladite assemblée du 8 février
1791, 9 et 11 avril 1792.Arrêté
26 novembre
17 2. Procès - verbal du club Massiac, du
1791. Lettre des commissaires de l'assemblée coloniale à
assembléc, du 15 décembre,
ladite
(4) Lettres des commissaires de l'assemblée coloniale à Laborde
CC. 14 de leur inventaire 5 autre à Laporte, du
7 cote
de la marine, du 20 avril
: autre au ministre
1792,
1791, 9 et 11 avril 1792.Arrêté
26 novembre
17 2. Procès - verbal du club Massiac, du
1791. Lettre des commissaires de l'assemblée coloniale à
assembléc, du 15 décembre,
ladite
(4) Lettres des commissaires de l'assemblée coloniale à Laborde
CC. 14 de leur inventaire 5 autre à Laporte, du
7 cote
de la marine, du 20 avril
: autre au ministre
1792, --- Page 23 ---
(15)
leurs publications s à mettre les membres du comité colonial
dans leur parti, ou à les effrayer, en leur faisant craindre lindépendance de la colonie, si la loi du 28 scptembre n'étoit pas
maintenuc. Tandis que dans des adresses officielles ils assuroient l'Assemblée nationale du plus entier dévouement, et
qu'ils y repoussoient, comme des calomnies abominables, les
projets de révolte et d'indépendance (1) qu'on avoit si justement reprochés aux assemblées de la colonie, eux et les
autres agens de leur parti produisoient au comité colonial les
lettres les plus alarmantes > souvent fabriquées en France,
pour prouver que la scission de la colonie seroit inévitable
si l'on touchoit à son régime intérieur, en reconnoissant les
droits dcs hommes de couleur. On y dépeignoit avec les plus
vives couleurs les preuves d'aversion pour la métropole 3 et
les projets d'indépendance qui s'étoient manifestés à la nouvelle du décret du 15 mai et à celle de l'insurrection des
nègres. On y rappeloit la séance du 4 septembre, ou Blanchelande ce avoit prononcé le nom de notre digne monarque,
> les larmes aux yeux > mais ou il ne fut jamais question
> de PAssemblée nationale, de la nation et de l'état >, On
y rappeloit que le commerce avoit inutilement alors présenté
(1) ) Lettres de l'asserblée coloniale à l'Assembiée Nationale, du 13 septembre 1791. Adresse de la même à la même, du 30 novembre. Pétition
des commissaires de l'assemblée colonialc faite à l'Assemblée Nationale le 3
novembre. Lettre dos commissaires de l'assemblée coloniale à ladite assemblée, des 16 novembre 1791 9 20 janvier 2 14 et 25 février 1792. Discours
de Roustan à l'Assemblée Nationale 2 du 3 décembre 1791. Rapport de
Tarbé sur les troubles de Saint-Domingue, seconde partic. Voyez aussi l'extrait des registres de l'assembléc générale de la partic française de SaintDomingue, da 17 novembre 1791 2 imprimé à Paris.
issaires de l'assemblée coloniale à ladite assemblée, des 16 novembre 1791 9 20 janvier 2 14 et 25 février 1792. Discours
de Roustan à l'Assemblée Nationale 2 du 3 décembre 1791. Rapport de
Tarbé sur les troubles de Saint-Domingue, seconde partic. Voyez aussi l'extrait des registres de l'assembléc générale de la partic française de SaintDomingue, da 17 novembre 1791 2 imprimé à Paris. --- Page 24 ---
D
(16)
des adresses à l'assemblée coloniale
2 pour la levée de l'embargo, 3 Pintention des colons n'étant
nationale
pas que PAssemblée
apprit par eux Ce qui arrivoit (4). On disoit
nettement : €c Mieux vaudroit pour les blancs
y
> droits politiques et laisser subsister
renoncer à tous
l'ancien
> ne donneroit pas aux
régime, qui
compagnies de
> libres des officiers de leur
mulâtres et nègres
couleur... <On
> le rétablissement de l'ordre à
y ajoutoit que
> venir que de la guérison en France Saint-Doningue de
ne pouvoit
> zique > ; que les maux y étoient si notre maladie poligrands que le
périroit ou guériroit infailliblement
malade
core, 3 dès le
(2). On y annonçoit endu
commencement, qu'on se disposoit dans la
Cap à fouler aux pieds la cocarde
ville
si l'on prendroit la blanche
nationale, sans savoir
voix
ou la noire $ qu'il y avoit eu des
pour arborer immédiatement le pavillon anglais
d'après le décret du 15
(3); que
mai, ( on
> mer pintôt la
paroissoit résolu à réclaprorection de quelque autre
> de se soumettre à ce décret
puissance, que
çoit à
(4) >. Enfin un colon annonLarchevenqse-Taiband un secours de
mille Anglais, et il finissoit ainsi sa lettre
quinge
: cc Je suis aussi
> çais que qui que ce soit au monde,
bon Franct je suis attaché 4
1 Lettre écrite du Cap à Lambert aîné,
août ct 10 septembre 1791.
négociant de Bordeaux, des 2
2 Lettre des Fouache frères, du 24 décembre
3. Autre à Imbert, Américain,
1791,
nais, no, 42. Autre , de Fr. Seur chevalier de
de Saint-Louis, , rue Chaba
banais, n", 8, à Paris.
Bordeaux 2 à Bourcel, rue Chia
4 Copic d'une lettre de Prévost, ordonnateur
The venard, du 20 aout
à Bordeaux, certifiéepa
1791.
A
, des 2
2 Lettre des Fouache frères, du 24 décembre
3. Autre à Imbert, Américain,
1791,
nais, no, 42. Autre , de Fr. Seur chevalier de
de Saint-Louis, , rue Chaba
banais, n", 8, à Paris.
Bordeaux 2 à Bourcel, rue Chia
4 Copic d'une lettre de Prévost, ordonnateur
The venard, du 20 aout
à Bordeaux, certifiéepa
1791.
A --- Page 25 ---
(17)
les
du sang, de Pamitié, de la
> la mére-patric par
liens
mais
de voir ma fortune, acquise
> reconnoissance ;
plutôt que
devenir Ia
de
qu'une autre
>
honorablement,
proie
brigands
de
séante à Paris excite,
>
réunion
brigands
jepréfère
> mille fois de venir aux Anglais.
La scission avec la mèrede
à tous ceux à qui
>> patrie ne m'empéchera pas
payer
le retour de l'ordre ; mais
> je dois, et bien vite, après
>> tout le monde pense-t-il comme moi (1)!
On se gardoit bien néanmoins de donner de la publicité à ces S. VII.
lettres, qui attestoient plus encore l'incivisme du parti quiles Pamphlers,
écrivoit, que les dangers réels de ce systême d'indépendance. adresses et
sollicitations"
On se contentoit de les montrer confidenticllement aux membres
influençans du côté droit de l'Assembiée nationale > et quand on
imprimoit des lettres de la colonic, pour dénigrer les amis des
noirs, on ne manquoit pas d'y supprimer les passages propres
à éclairer la Métropole sur les principes de ceux qui les avoient
écrites. C'est ainsi qu'en imprimant une lettre d'un colon,
nommé Tausias, que l'on croit membre de l'assembléc coloniale, et en la faisant 2fficher à Paris, parce qu'elle contenoit de fortes imputations contre lcs amis dcs noirs, on supprima, >, au milicu de la lettre, cette phrase remarquable de la
copie déposée au comité colonial : ( Cette colonie autrefois si
9> brillante, et aujourd'hui à moitié ruinée, inspirera encore un
> certain intérêt à quelque puissatice, qui nous prétera des sc97 cours ct nous prendra sous sa protection (2) >. Dans Ics
rapports même qui furent faiis à l'Assemblée nationale par le
1 Lettre de Lalaune à Larchevergse-Thiaud, à Paris, du 5 septembre 1791.
2 Lettre de Tausias à madame Camusat, du premier septembre 1791.
Rapp. de Garrun-Coulon. Tome II,
B
itié ruinée, inspirera encore un
> certain intérêt à quelque puissatice, qui nous prétera des sc97 cours ct nous prendra sous sa protection (2) >. Dans Ics
rapports même qui furent faiis à l'Assemblée nationale par le
1 Lettre de Lalaune à Larchevergse-Thiaud, à Paris, du 5 septembre 1791.
2 Lettre de Tausias à madame Camusat, du premier septembre 1791.
Rapp. de Garrun-Coulon. Tome II,
B --- Page 26 ---
(18)
contre toute vérité, que
comité colonial, on nia fortement, eussent abjuré la cocarde
coloriale et la ville du Cap
edt en rien
Yassemblés
étrangéres, ou qu'on'y
mationale et pris des couleurs
(1). On produisit les actes
témoigpé le veeu de Tindépendance coloniale, avant de conlesquels Taseembléc
ostensibles, par
avoit annoncé des dispositions
noître la loi da 28 septembre,
mais on laissa presqu'enles hommes de couleur;
depuis la
favorables pour combien clle avoit changé d'opinion
tièrement ignorer
de cette loi (2).
réception
loi du 28 septembre ne se bornérent pas
Les défenseurs de la
adresse de T'assemblée coloIls envoyèrent une
à
à ce manége.
et, conformément
trois départemen",
de Paris,
niale aux quatre-vingtPappui de la commune
iis réclamérent
que
ses instructions,
de ces villes de commerce,
et des principaux négocians
cessoient de vexer par leurs
de la colonie ne
l1s
parles assemblées
déclamations. répandirent
arrétés,et d'ontrager parleurs
pour égarer l'opinion
tout les pamphlets les plus mensongers colonies et les causes de ces
publique sur la situation des
Bertrand de Molleville, et
le ministre de la marine,
toujours, les
troubles;
ils se cencertoient
le club Massiac, avec lequel semblables (3). On y rejetoit
secondoient par des publications
de
2 du 1O janvier
de Tarbé sur les troubles Saint-Domingue à J. P. Brissot,
1 Rapport
pag.20 et 21. Réplique de Tarbé
1799, seconde partie,
à
page 12.
de Vassemblée coloniale
Ibid. Voyez aussi la lettre des commisaires
Adresse des mèmes
des16 novembre et 6 décembre 1791.
ladite assemblée, Nationale, des 2 et3 décembre.
du commerce 9
à l'Assemblée
des séances des députés extraordinaires des commissaires de
3 Procès-verbaux
du 25 novembre 1791. Lettre
Discours du
et desdits commissaires, à ladite assemblée, du 20 mars 1792.
l'assembléc coloniale
iale
Ibid. Voyez aussi la lettre des commisaires
Adresse des mèmes
des16 novembre et 6 décembre 1791.
ladite assemblée, Nationale, des 2 et3 décembre.
du commerce 9
à l'Assemblée
des séances des députés extraordinaires des commissaires de
3 Procès-verbaux
du 25 novembre 1791. Lettre
Discours du
et desdits commissaires, à ladite assemblée, du 20 mars 1792.
l'assembléc coloniale --- Page 27 ---
(19)
de Saint
sur les décrets rendts en fatous les maux
Domingue
des hommes de couleur. On attribuoit lcur insurrection,
veur
selle des esclaves même, à de prétendus émissairesdes amis des
et
assuroit
des blancs d'Europe étoient à la tête des
noirs. On y
que
armées des nègres, et dirigeoient tous leurs mouvemens, tanéroient démenties par les aveux même
dis que ces allégations
de l'assemblée coloniale ().
Ces manceuvres eurent un succès momentané. Les municipalités de Nantes et de Saint-Malo avoient témoigné aux commissaires de l'assemblée coloniale le plus vif intérêt à leur
arrivée. Les négocians de quelques ports de mer envoyèrent à
PAssemblée nationale et au roi des adresses en faveur de la
loi du 28 septembre, pleines de déclamations virulentes contre
le club des amis des noirs (2).
ministre de la marine Bertrand de Molleville) à PAssemblée nationale
du 19 novembre 1791. Observations du même sur les discours prononcés
Gensonné et Erissot dans la séance du 23 mars. Sur le troubles des
par colonics, par Duinorier. Adresse aux Français contre la société des amis
des noirs, par Dutrone. Réponse à l'article Variétés ou lettre de Dupont
(de Nemours). Observations sur P'affaire des- colonies, etc. Lettre des commissaires de l'assembléc coloniale à ladite assemblée, du 16 décembre 1792.
L'assembléc coloniale de la partic française de Saint Domingue aux 83 départoncns de la France, aux places de commerce et aux manufactures de
la mécropole.
1 Arrêté de l'assemblée coloniale du JO février 1792. Lettre de l'assemblée coloniale à ses commissaires, du 12 novembre 1791. Autre, desdits
commissaires à ladite assembléc, des 17 novembre et 10 décembre 1791,
8 et 20 mars1792. Voyez aussi,Sur les troubles des colonies, > par Dumorier; ct une multitude d'autres pamphlets.
2 Adresses à P'Assemblée nationale, des négocians de la Rochelle et de
Bordcaux, dans le Moniteur de Saint-Domingue, des 22 et 24 janvier, et
B 2
à ses commissaires, du 12 novembre 1791. Autre, desdits
commissaires à ladite assembléc, des 17 novembre et 10 décembre 1791,
8 et 20 mars1792. Voyez aussi,Sur les troubles des colonies, > par Dumorier; ct une multitude d'autres pamphlets.
2 Adresses à P'Assemblée nationale, des négocians de la Rochelle et de
Bordcaux, dans le Moniteur de Saint-Domingue, des 22 et 24 janvier, et
B 2 --- Page 28 ---
s. VIII,
(20)
Meuresdi- L'opinion de ia Métropole étoit
latcires.
noncéc en faveur des
néanmoins si décidément
hommes de
promodération qu'ils avoient
couleur, la sagesse et Ia
insurrection
mises dans les premiers actes de leur
y ajolitoient un si grand poids
quine vouloient pas de la révocation de
3 que ceux même
ne contestèrent
la loi da 28
point la justice
septembre,
des hommes de couleur.
intrinsèque de la réclamation
Mais ils soutinrent
nationale n'avoit pas le droit de
que l'Assemblée
qu'clle devcit s'en
prononcer sur cette loi, et
rapporter à l'assemblée
dcs hommes de
ils
coloniale sur le sort
les
cou'eur; ; se prévalurent du veeu
provinces de r'Ouest et du Sud
exprimé dans
en faveur des
pour en conclure que l'assemblée
conco-dats,
refuser à reconnoître leurs
coloniale ne pourroit se
droits 5 ils
mêmes vués, quelques arrétés
invoguèrent, dans les
de cette assemblée
çorent des dispositions favorables
qui annoncelui du5 novembre
pour eux, et particulièrement
s'oppeseroit
1791, par lequel elle déclaroit
pas à l'exécution du décret du 15
qu'elle ne
ofliciellement
mai, dès
envoyé dans la colonie
qu'ilseroit
(1).
premier févricr 1792,. Autres de ceux de Nantes
Ceux du Hayre, et lettre des mêmes
et de Marseille. Autre de
habitans de Nantes à P"Assemblée
2u roi, du 30 octobre. Autre des
Autres de Saint-Malo, daas le nationale et au roi, du 10 novembre,
vier et 5 mars 1792. Autre des Moniteur de Saint- Domingue,des 2f jansentéc par Tarbé, Lettres des citoyens actifs de la ville de Rouen, préassemblée, des 26 février et commissaires de l'assemblée coloniale à ladice
gue, des 20 et 22 janvier. 20 mars 1792. Moniteur de Suint-Domin.
Constitution de Bordeaux Voyez sur-tout la lettre du club des amis de la
aux sociétés affiliées, du
1 Discours de Ducastel dans
4 décembre 1791.
Opinion de Dumas sur les troubles l'affaire des colonies, du 7 décembre 1791.
apporter, du 22 mars
de Saint - Domingue, et les secours à
Viennor.
1792. Discours sur la colonie de
y
-Vaublanc, du 21 mars.
Saiure-Domingus par
Moniteur de Suint-Domin.
Constitution de Bordeaux Voyez sur-tout la lettre du club des amis de la
aux sociétés affiliées, du
1 Discours de Ducastel dans
4 décembre 1791.
Opinion de Dumas sur les troubles l'affaire des colonies, du 7 décembre 1791.
apporter, du 22 mars
de Saint - Domingue, et les secours à
Viennor.
1792. Discours sur la colonie de
y
-Vaublanc, du 21 mars.
Saiure-Domingus par --- Page 29 ---
(21) )
Une seule difficulté balança quelque temps les suffrages. La $ IX.
Discussicm
loi du 28 septembre avoit été déclarée consticutionnelle pour sciemnelle à
les colonies; elle avoit été acceptée comme telle par le roi, PAssemblée
au lieu d'être simplement sanctionnée par lui: P'Assemblée légis- Nationale.
lative pouvoit-eile y porter atteinte 2 La question fut discutée
avec beaucoup de solemnité dans l'Assemblée nationale. A cette
formule constitutionnelle, on opposa les principes de la déclaration des droits, tels qu'ils avoient été proclamés par PAssemblée constituante, pour servir de base à la constitution
française 3 on opposa les déclarations les plus explicites, faites
par cette Assemblée elle-même dans divers actes qui en étoient
émanés, et particulicrement celle qui se trouvoit dans lc décret
du 29 mai 1791, ou elie disoit, en parlant du décret du 28
mars 2 récognitif des droits des hommes de couleur, ( qu'il ne
D dépendoit pas d'elle de se refuser à rendre ce décret du
> 28 mars; qu'il ne dépendoit pas d'elle d'en restreindre le
> sens, en portant atteinte aux droits essentiels des citoyens 5
)) gu'elle ne pouvoit accorder à une partie de l'empire la fa-
) culté d'exclure des droits de citoyens actifs, des hommes à
> qui des lois constitutionnelles assurent ces droits dans l'empire
> entier; que les droits des citoyens sont antérieurs à la S0-
>> ciété; qu'ils lui servent de base; que l'Assemblée nationale
> n'a pii que les reconnoitre et les déclarer; qu'elle est dans
D T'heureuse impuissance de les enfreindre >. On fit observer
que la rétractation de ces décrcts n'avoit point été proncncée
par l'article de Ia constitution française qui portoit que les COlonies n'étoient pas comprises dans ses dispositions 5 que cet
article étoit au contraire une réserve tacite des lois antérieurement rendues pour les colonies; que l'Assemblée constituante,
qui n'y avoit pas dérogé textuellement dans la loi du 28 sepB3
'elle est dans
D T'heureuse impuissance de les enfreindre >. On fit observer
que la rétractation de ces décrcts n'avoit point été proncncée
par l'article de Ia constitution française qui portoit que les COlonies n'étoient pas comprises dans ses dispositions 5 que cet
article étoit au contraire une réserve tacite des lois antérieurement rendues pour les colonies; que l'Assemblée constituante,
qui n'y avoit pas dérogé textuellement dans la loi du 28 sepB3 --- Page 30 ---
- -
(22)
tembre, n'avoit pa y dérager intirectement
sealement Parce qu'elle avcit déclaré
par cette loi, nonconstitution étoit
le 3 ceptembre, que la
terminés, et qu'elle ne
rien
ger; mais aussi parce qu'il n'avoit
pouvoit y
chanjettir les
Pas dépendu d'elle d'assula déf représertans, que le peuple avoit déja
nse des lois constitationnelles
nommés pour
alors
mettre à de nouveaux liens de
existantes, àse soucette
tation du roi
espece; qu'après Yacceplui-mème, on n'avoit pu non
lui
courir la déchéance par le refas de
plas
faire enT'acceptation d'ane
loi; qu'on n'avcit exigé ni des représentans du
pareiile
lui,la promesse d'observer cette
peuple, ni de
prétendue loi
comme on l'avoit fait pour la constitution constitutionnelle,
voit Pas même fixé le temps ni le mode française; de
qu'on n'ala révision de
décret, Ce qui est une condition récessaire
ce
coustitutiernerles,
cela
pour toates les lois
doit
par
même que la législature du
ne
Pas pouvoir y porter alteinte;
pays
sous tant de
qu'enfin un décret vicieux
essentiel
rapports manquoit encore du caractère le
aux lois
plus
peuple
constitutionnelles, qui est l'acgwiescement du
pour lequel elles sont faites,
avoit
crit d'avance par les concordats
puisqu'il
été prohommes de couleur dans
passés entre les blancs et les
la plus grande partie de
mingue s et que les premières
Saint-Doà exécution, avoient excité
tentatives, faites pour le mettre
la colonie
de nouveaux soulèvemens dans toute
(1).
1 Opinion de Garran sur les causes et les remedes des désastres
nics, du 29 février 1792. Premier projer de décret
des coloà la suite de ladite opinion,
non sujet à la sanction,
Gensonné sur les
pag.39 et suivantes, Opinions de Guader Ct
colonics, des 22 et 23 mars.
les premières
Saint-Doà exécution, avoient excité
tentatives, faites pour le mettre
la colonie
de nouveaux soulèvemens dans toute
(1).
1 Opinion de Garran sur les causes et les remedes des désastres
nics, du 29 février 1792. Premier projer de décret
des coloà la suite de ladite opinion,
non sujet à la sanction,
Gensonné sur les
pag.39 et suivantes, Opinions de Guader Ct
colonics, des 22 et 23 mars. --- Page 31 ---
(23)
6. X.
Embarras
des raisons si fortcs ne l'emportassent
conIl étoit impossible que
du parti
dénomination de loi constinutinnnelle, traire aux
pas sur cette imprudente
même de 1791 perdoit de hommes dc
dans un temps oii la constitution
couleur.
considération par le peu de bonne
jour en jour de sa première
mettoit dans son cxécution.
foi que le gonvernement
La conduite même de ceux qui partageoient les prijugés
devenoit de plus en plus incertaine et timidc.
coloniaux extraordinaires du commerce avoient rompu leurs
Les diputés
des villes de commerce qui
confirences avec eux (1); plusieurs
le maintien de la loi du 28 seps'étoient prononcées pour
coloniale a
condammoient la lenteur de l'assemblée
tembre,
la déstatuer sur la sort des hommes de couleur, depuis que
éié abandonnée. Les commissaires civils,
cision lui en avoit
faisoient les
arrivoient de la colonie ,
tous les marchands qui
des lettres
mèmes plaintes. Elles se retrouvojent dans la plupart
qu'on en recevoit (2).
de cette espèce dans les archives du
II en existe plusieurs
On
comité colonial ou dans les papiers du club Massiac (3).
séances des députés extraordinaires du commerce, etc.
1 Procès-verbaux des
coloniale, du 2 décembre 1791. Proavec les commissaires de Passemblée
de
cès-verbaux du club Messiac, du 27 novembre. Lettre dcs commissaires
l'assemblée coloniale à ladite assembléc, du 20 mars 1792.
II. Lettre des commissaires civils
2 Compte rendu par Mirbeck page
au miaistre de la marine, du 23 février 1792 Autre de Roumc au même 1
des 29 mars, et 4avril1792; Moniteur de Saint-Domingue, des 15janvier 9
25 février, 16,24 et25 mars. Lettres des commissaires de l'assemblée coloniale àladite assemblée, des 10 et 31 mai 1792. Voyez aussi lcs pièces
justificatives du rapport de Tarbe, et, ci-dessus > l'avant-dernière note.
3 Lettre de Mangin d'Oucuce, au député à l'Assemblée nationale Lefrancq,
du 15 avril 1792. Lettre de
aux commissaires de Passeniblée coloB 4
, 16,24 et25 mars. Lettres des commissaires de l'assemblée coloniale àladite assemblée, des 10 et 31 mai 1792. Voyez aussi lcs pièces
justificatives du rapport de Tarbe, et, ci-dessus > l'avant-dernière note.
3 Lettre de Mangin d'Oucuce, au député à l'Assemblée nationale Lefrancq,
du 15 avril 1792. Lettre de
aux commissaires de Passeniblée coloB 4 --- Page 32 ---
(24)
lit même dans une lettre de l'assemblée
saires en
coloniale à ses commisFrance, qui se gardérent bien de Ia
l'Assemblée nationale : cc Le décret du
communiquer a
>) changé à notre situation,
2.f septembre n'a rien
> que ce décret plit étre peut-Stre méme ciit-il été d desirer
suspen.du.
D dans les pièces
Vous en aurez la preuve
ci-jointes () >. Ces mêm:s
apprenant l'adhésion de tant de
nouvelles, en
traités de paix faits avec les paroisses aux concordats et aux
aussi
hommes de couleur,
quc presque par-tout leur cause étoit
annongoient
pompons blancs ct le Farci
embrassée par les
avoir toujours
opposé aux
faverisé le rétablissement quatre-vinge-cing, qui
Saint-Domingue. Le côté droit de
de l'ancien régime à
voit pas combattre directement PAssemblée nationale ne peucause à
ceux qui servoien: si bien sa
Suint-Domingse,Aui le comité
la remarque des
colonial, qui, suivant
commissiires de
fort mal vu dans l'assemblée
T'assemblée coloniale, étoit
guéres, par l'organe de Tarbé, législative (2),e proposa - t- il
vouloit
que des mesures
qu'on se bornât à
dilatoires. Il
sans entrer dans la
envoyer des secours à Saint- Domingue
discussion du fond. Les
semblée coloniale
commissaires de l'assuivoient le même plan. On doit
se rappeler
niale, datée de Nantes, du 29 mai
saires de l'assemblée
1792. Lettre de Barillon aux commisBorgae, du 9 novembre coloniale, du IO mai. Extrait d'une lettre datée du
Lettre des commissaires de 1791. Autre du Port au- Prince, du 27 ectobre.
15 novembre
Passemblée coloniale à ladite
1791, 14 ct 26 février 1792.
assemblée, des
I Lettre de l'assemblée coloniale à
Vayez aussi celle du 12 novembre. ses conmissaires, du 5 novembre 1791.
2 Rapport de Tarbé, seconde
missaircs de P'assemblée coloniale parrie, du 10 janvier 1792. Lettre des commars. Opinion de Ducastel, du à ladite assemblée, des 20 janvior et 20
7 décembre 1791.
As N
1791, 14 ct 26 février 1792.
assemblée, des
I Lettre de l'assemblée coloniale à
Vayez aussi celle du 12 novembre. ses conmissaires, du 5 novembre 1791.
2 Rapport de Tarbé, seconde
missaircs de P'assemblée coloniale parrie, du 10 janvier 1792. Lettre des commars. Opinion de Ducastel, du à ladite assemblée, des 20 janvior et 20
7 décembre 1791.
As N --- Page 33 ---
(25)
encore de cC mot de leur adresse, qui causa tant de murmures
dans l'Assembléc nationale : Ce sunt des secours et 12012 des lois
avoir défendu la loi
gu'il nous faut. Enfin, Vautlanc, après
du 28 septembre dans un discours très soigné, finit pourtant
G:npar acquiescer en quelque sorte au projet présenté par
sonné pour assurer aux hemmes de couleur l'égalité des droits,
néanmoins des modifications goi en auroient rendu
en y ajoutent
Pexécution impossible (1).
Ua premier décret avoit déja invité le pouvoir exécutifh ne $. X7,
les sccours votés par PAs- Décret 2n
pas employer contre les concordats
leurfaveurs >
semblee nationale (e). Enfin,après divers ajournemens, VAssem- du 23 inars 9
blée nationale rendit 1: décret suivant à la pesqu'unaninié,te ou loi, da 4
considéranto
aveil,
(
nationale,
queles
28 mars 1793 (3): L'As:emblée
ennemis de la chose pablique ont profité des germes de discorde
quise sont déveleppis dans les colonies, pour les livrerau danger
d'une subversion totale, en sculevant les ateliers, er déserganisant la force publique, et en divisant ies citoyens, doat les
efforts réunis pouvoient seuls préserver leurs propridtés des horreurs du pillage et de P'incendie;
> Que cet cdieux complot parcit lie aux projets de conspition qu'on a formés contre la nation française, etqui devoient
éclater à la fois dans les deux bémisphères;
1 Lettre des commissaires de Passemblé: coloniale à ladite assemblée, des
20 janvier, 25 février, 20 et 25 mars et premicr avril 1712. Discours de
Viennot-Vaublane sur la colonie de Saint Domingue, du 24 mars.
Rapport de Tarbé. Opinion de Ducastel. Discours de Dumas, etc.
2 Procès. verbaux de l'Assemblée nationale des 7 et 8 décembre 17y1. Lettre
de la Rivoire ainé à Latapic, du 4 mars 1792.
31 Procès- verbaux de PAssemb'ée nationale dudit jour. Lettre des commissaires de l'assemblée colenialc à ladite assemblée, du 20 mars 1794.
, du 24 mars.
Rapport de Tarbé. Opinion de Ducastel. Discours de Dumas, etc.
2 Procès. verbaux de l'Assemblée nationale des 7 et 8 décembre 17y1. Lettre
de la Rivoire ainé à Latapic, du 4 mars 1792.
31 Procès- verbaux de PAssemb'ée nationale dudit jour. Lettre des commissaires de l'assemblée colenialc à ladite assemblée, du 20 mars 1794. --- Page 34 ---
(26)
4> Considérant qu'elle a lieu d'espérer de
lona pourleur patrie,
Tamourdetens les Cotorts respectifs
qu'oubliant les causes de leurdésunion et
qui en ont été la
les
serve à la douceur d'une
suite, ils se livreront sans réseule arrêter les troables réunion franche et sincère, qui peut
dont i's ont tous été
times, et les faire jouir des
également vicrable, décrèie
avantages d'une paix solide et duqu'il y a urgence.
> L'Assemblée nationale
de couleur er négres lilres rezonoltet déclare que les hommes
blancs, deligalité dis
doivent jouir, ainsi que les colons
droits
T'ergence, décrète ce
politigues; et, ai près avoir décrété
qui suit."
)) Art. Ter Imméliatement
cret,ilsera procidé, dans
après la publication du Présent déchacune des cclonics
du-vent et sour-le-vent, à la réélection
frangaiscs des Ilesniales et des
dans
des azsemblées colomunicipalités,
les formes
Cret du 8 mars 1790, et l'instruction
prescrites par le dédu 28 du même moir,
de l'Assemblés nationale
> II. Les homries de couleur et négres libres
voter dans toures les assemblées
seront admis à
gibles d toutes les places,
paroissiales, et seront éliconditions
lersqu'ils réuniront d'ailleurs les
prescrites par l'article IV de
mars.
l'instruction du 28
) III. Ilsera nomme par le roi des commissaires
nombre de trois, pour la colonie de
civils, an
quatre pour les iles de la
Sains-Domingue, et de
Sainte Lucie, de
Martinique, de la Guadeleupe, de
Tabago et de Cayenne.
> IV. Ccs commissaires sont autorisés à
pension et même la dissolution des
prononcer la suslemcnt
assemblées coloniales actuelexistantes, à prendre toutes les mesures récessaires
pour
) III. Ilsera nomme par le roi des commissaires
nombre de trois, pour la colonie de
civils, an
quatre pour les iles de la
Sains-Domingue, et de
Sainte Lucie, de
Martinique, de la Guadeleupe, de
Tabago et de Cayenne.
> IV. Ccs commissaires sont autorisés à
pension et même la dissolution des
prononcer la suslemcnt
assemblées coloniales actuelexistantes, à prendre toutes les mesures récessaires
pour --- Page 35 ---
(27)
accélérer la convocation des assemblées paroi siales, à y entretenir l'union, l'ordre ct la paix, comme aussi à prononcer provisoirement, sauflc recours à l'Assemblée nationale 3 sur toutes
les questions qui pourroient s'élever sir la régularité des convocations, la tenue des assembldes nationales, la forme des
élections et T'dligibilité des citoyens.
> V. T's sont également antorisés à prendre tortes les informatiens qu'ils pourront se procurer sur les autenrs des troubles
de Saint-Domingue, et leur continuation, si elle avoit lieu; à
s'assurer de la personne des coupables, à les mettre en dtat
d'arrestation, et à les faire traduire en France ponr êire mis
en état d'accusation en vertu d'un decret du Corps légis'atif,
s'il y a lieu.
x VI. Les commissaires civils seront tenns,à cet effet, d'adresserà l'Assemblée nationale une expédition cn forme des procèsverbaux qu'ils auront adressés, et des déclarations qu'ils auront reçues concernant lesdits prévenus.
) VII. L'Aesemblée nationale auiorise les commissaires civils
à requérir la force publique toutes les fois qu'ils le jugeront convenable, soit pour leur propre sdreté, soit pour l'exécution
des ordres qu'ils auront donnés en vertu des précédens arcicles.
> VIII. Le pouvoir exicutifest chargé de faire passera dans
les colonies une force sufisante, e composée en grande parzie de gardes nationales.
> IX. Immédiatementapes leur formation et leur installaiion,
les assemblées coloniales émettront, au nom de chaque colonie,
leur vou particulicr sur lacor nstitution, la législation et Tadministration gui conviennent à sa prospérité et au bonheur des
habitans, à la charge de se conformer aux principes généraus
précédens arcicles.
> VIII. Le pouvoir exicutifest chargé de faire passera dans
les colonies une force sufisante, e composée en grande parzie de gardes nationales.
> IX. Immédiatementapes leur formation et leur installaiion,
les assemblées coloniales émettront, au nom de chaque colonie,
leur vou particulicr sur lacor nstitution, la législation et Tadministration gui conviennent à sa prospérité et au bonheur des
habitans, à la charge de se conformer aux principes généraus --- Page 36 ---
(28 )
qui lient les colonies à la
servation de Hewrintadinrenpeis, Mitropole, et qui assurent la conprescrit par le décret du8 mars conformément à ce qui est
da meme mois.
1790, et l'instruction du 28
) X.
feront Ausioig que les colonies acront
paiser sans délai au
émisleur veu, elles le
aussi des
Corps législatif; elles
tisnle, representans, 2 qui se réuniront d
nommeront
suivant le nombre
PAssemblée nadéterminé par P'Assemblée proportionnel qui sera incesamment
comité colonial est chargi nationale de lui d'après les bases que son
> XI. Le comité
pré. enter.
colonial est également
de
incessamment à T'Assemblée
chargé présenter
surer F'exécution des
nationale un projet de loi pour ascolouics asiatiques. dispositions du présent décret dans les
> XII. L'Assemblés
la colonie de
nationale, desirant venir au secours de
la marine SuintDomingus, met à la
une somme de six
disposition du ministre de
des subsistances et des
millions pour y faire parvenir
maux et des instrumens matériaux de construction, des aniaratoires.
n XIII, Le ministre indiquera
jugeza les plus convenables
incessamment les moyens qu'il
de ces fonds, afin d'en
pour l'emp'oi et le recouvrement
pole.
assurer le recouvrement à la Métro-
)) XIV, Les comités de
colonies, réunis,
législation, 3 de commerce et des
projec de loi pour Mecagerntircnmamments assurer
de la rédaction d'un
aux créanciers
pothique Sur les biens de leurs
l'exercice de L'hylonies.
dibireurs dans toutes nos Co2 XV. Lcs officiers
généraur,
administrateurs ou ordonna-
l'emp'oi et le recouvrement
pole.
assurer le recouvrement à la Métro-
)) XIV, Les comités de
colonies, réunis,
législation, 3 de commerce et des
projec de loi pour Mecagerntircnmamments assurer
de la rédaction d'un
aux créanciers
pothique Sur les biens de leurs
l'exercice de L'hylonies.
dibireurs dans toutes nos Co2 XV. Lcs officiers
généraur,
administrateurs ou ordonna- --- Page 37 ---
(29)
teurs,et les commissaires civils, qui ont été ou seront nomm-e,
pour cette fois seulement, pour le rétablissement de l'erdre
dans les colonier des fles-du-vent ousous-le-vent, particulièrement
pour l'exécution du présent décret, 1ic pourront étre choisis
parmi les citoyens ayant des propriétés dans les colonies de
Ldmbrique.
> XVI. Les décrets antérieurs concernant les colonies seront
exécutés en tout ce qui n'est pas contraire aux dispositions du
présent décret.>
La sanction de ce décret eut lieu lc 4 avril, et dès-lors les S. XII.
commissaires de l'assemb! blée coloniale lui écrivirent
Voyege en
qu'ils considéroient leur mission anprès de l'Assemblée nationale
Anglerertede
comme Pun descomabsolument finie. Iis ne cessèrent pas cependant d'avoir des fe- missaires de
lations avec le ministre de la marine (s),et par leurs intrigrer, l'assembléa
ils conservérent encore une asscz grande influence sur les évé- coloniale,
nemens postérieurs, , soit en Europe 9 soit à Saint-Domingue,
L'un' d'entre eux, Cougnac - Mion, passa immédiatcmers en
Angleterre; ct quoique SCS collègues aient cu grand soin d'annoncer dans leur correspondance avec l'assemblée coloniaie,
qu'il y étoita allé sans caracière officiel; quoiqu'on n'ait aucun de
tail sur les mendes criminelles auxquclies il se livra contre
la mére-patrie, on ne peut pas se refuser à croire qu'il alla
dès-lors concerter avec le gouvernement anglais la trahison
qui mit, quelques mois après, une partie de Ja colon'e au
pouvoir de la Grande
Bretagne > et qui tendoit à lui en assurer
la totalité. L'ignorance même ou les Jettres de ses collègues
1 Lettre des commissaires de l'assemblée coloniale à ladite
25 mars, 7 ct 22 avril 1792, Séance desdits
assemblée, les
aout.
commissaires 2 des 23 ct 23
erter avec le gouvernement anglais la trahison
qui mit, quelques mois après, une partie de Ja colon'e au
pouvoir de la Grande
Bretagne > et qui tendoit à lui en assurer
la totalité. L'ignorance même ou les Jettres de ses collègues
1 Lettre des commissaires de l'assemblée coloniale à ladite
25 mars, 7 ct 22 avril 1792, Séance desdits
assemblée, les
aout.
commissaires 2 des 23 ct 23 --- Page 38 ---
(35)
but de son voyage 9 et la dislaissent sur le véritable
de l'asnous
des archives des commissaires
parition de ses lettres
d'one fois mention de sa corsemblée coloniale , qui font plus donner le plus grand poids
(1), sufiroient pour
pas une de ses
respondance de trahison, quand on n'auroit dans laquelle
à ces soupçons
a l'assemblée coloniale,
lettres écrite de Londres
contre la mére-patrie (2).
formellement à ia révolie
il excite
de soupgomer que les
même guère se dispenser
On ne peut
coloniale restés en France,
autres commissaires de,lasembiée n'étoient pas étrangers au plan
T'assemblée coloniale elle-méme,
à quelques phrases de
quand on fait altenlion
cette
de son voyage,
écrivirent à
époque,
deux lettres que ces commissaires dans leurs registres, soit dans
et à la non injertion, soit lettres qai se rapprochent enleurs minutes, de deux autres
avril. On lit au bas d'une
de la date de la ioi du 4
de la colonie :
core plus
relative aux approriionnemens
du 14
lettre du 8 avril
coloniale du 11 avrilsiei,
à Passemblie
ces deux lettres.
( Ici,leure
tout ce qu'on connoit de
le
> dit (3)2. C'est-la
à un de leurs collagues
Peu de jours après ils annongérent
qui devoit d'abord
de résolution de Cougnac-Mtion,
motivé,
changement
la Rochelle s changement
passer à Saint-Domingue par
coloniale à ladite assemblée $
des 'commissaires de Passemblée dans Vaffaire des Colonies, tome
1 Lettres avril et 13 juillet 1792. Débats
des 7, 14
VIII, pag. 271 et 272.
coloniale, datéc dc Londres,
de Cougnac- Mion à Passemblée
$ V.
2 Lettre
ci-dessous le chapitre 11,
du 20 juillet 1792. Voyez
à
du 8 avri
Lettre des commisaires de Vassemblée coloniale, du 20 mars.
aussi leur letcre Alasemiiée coloniale
3792. Voyez
Lettres avril et 13 juillet 1792. Débats
des 7, 14
VIII, pag. 271 et 272.
coloniale, datéc dc Londres,
de Cougnac- Mion à Passemblée
$ V.
2 Lettre
ci-dessous le chapitre 11,
du 20 juillet 1792. Voyez
à
du 8 avri
Lettre des commisaires de Vassemblée coloniale, du 20 mars.
aussi leur letcre Alasemiiée coloniale
3792. Voyez --- Page 39 ---
(31).
lisoient-ils, par économie et par raison de santé. Pais ils ajouoient : ( Nous tetournerons successivement dans la colonie pour
tenir au courant. Vous connoissez les d'spositions de l'assemblee coloniale à l'égard de la traite; elle sera abolie définitivement, et nous craignons quelàfiranchissemeat graduelsoit prononcé. Onp parle beaucoup de changemens dans le systéme de
l'Europe par rapport au Nouvzau-Mionle; mais nous n'en
avons aucune certitude, et nousne pouvons en faire l'objet
da nouvelles oficielles. Tout ce que nous pouvon: affirncr,
c'est que les colons n'ont d'autre parti à prendre que de
temporiser, et de sauver ce qu'ils pourront de Saint - Domingue pour aller habiter une terre moins malheureuse (1).>
Enfin on lit, dans Ia lettre de Pun d'entre eux à SeS colléi
gues les phrares suivantes, précédées de beaucoup de déclamations sur la loi du 4 avril, et sur les dangers oi se troaveroit
la colonie aprèsl'arrivée des troupes envoyées par cette loi: < Il
faut di courage; et pour qu'il ne soit pas stérile, il n'y a
qu'une unité de volontés et de moyens. Comment l'opérer ?
par le concours de tous les individus qui ont intérêt a conserver Saint-Domingue, Tel est le plan que j'ai conçu en
arrivant au Cap. Cependant avant de le réaliser, je vous
prie, par grace, de vouloir bien d'abord le discuter entre
vous et nos six nouvcaux collègzes; car il importe qu'une
pareille résolution ne soit pas hasardée. Délibérez ensemble
)) sur cet objet; faites-m'en. passer le résultat, et je m'y conformerai. Le bien est dans mon coeur : je voudrois le salut
1 Lettre des com missaires de l'assemblée coloniale à leur collègue Lagourguc, du 17 avril 1792.
rie, par grace, de vouloir bien d'abord le discuter entre
vous et nos six nouvcaux collègzes; car il importe qu'une
pareille résolution ne soit pas hasardée. Délibérez ensemble
)) sur cet objet; faites-m'en. passer le résultat, et je m'y conformerai. Le bien est dans mon coeur : je voudrois le salut
1 Lettre des com missaires de l'assemblée coloniale à leur collègue Lagourguc, du 17 avril 1792. --- Page 40 ---
(3>)
51 de la colonie : il faut l'opérer, à
Ils
quelque prixe gie ce soit
ajoutoient, par post-scripium : Je vais écrire d M,
d Londres (1).
Cougrac
$. XIII.
Les instractions de l'assemblée coloniale
Leursvains
imposoient à ses
efforts pour commissaires le devoir de ne rien porter à l'Assemblée natioempêcherla nale de cC qoi pouvoit concerner le régime intérieur de la
sanction. colonie, et particulièrement l'état des hommes de coulear. De
nouvelles instructions, çu'elle leur adressoit dans le temps même
oil cette ques.ion venoit d'être décidée par l'Assemblée nationale, les chargeoient ( de réitércr au roi des Français I'hom-
> mage du profond respect et l'inviolable attachement des ha-
> bitans de
Saint-Domingue pour sa
de le
)
de maintenir
majesté;
supplier
avec toute la force et l'autorité que Zui don-
> noit la consticution , dont il étoit le gardien
9>
Zoi constinutionnelle
suprême, la
pour les colonies frangaises du 28
> septembre dernier; de le supplier, atl nom de ses colonies,
> et autant pour leur conservation que pour l'avantage même
A de la métropole 3 de ne jamais souffrir qu'il fût
la
s>
porté
plus légère atteinte à cette loi tutélaire (2).
Les commiesaires de l'assemblée coloniale en
connoître
France, sans
encore ce mandat, y conformérent fidèlement leur
conduite; ils firent ce qu'ils purent pour que Ce décret restât
sans exécution. Hs avoient compté d'abord sur un projet cxI Lettre de Chesneau de la Mégrière à Ses collègues, écrite de
rue Dauphinc 2 maison du Chesne, du 29 mai 1792, cotée
Nantes,
linventaire des commissaires de l'assemblée
FF, no, 206 de
coloniaie.
2 Instructions de l'assemblée coloniale à scs commiseaires
semblée nationale, du roi, des 83
awprès de l'Asde France, du 28
départemens et des places du commerce
dans le s
mars 1-92, art. II. Voyez le discours de Th.
Moniteur de Saint-Domingue, du 16 févriet.
Miller,
traordinaire,
ée
Nantes,
linventaire des commissaires de l'assemblée
FF, no, 206 de
coloniaie.
2 Instructions de l'assemblée coloniale à scs commiseaires
semblée nationale, du roi, des 83
awprès de l'Asde France, du 28
départemens et des places du commerce
dans le s
mars 1-92, art. II. Voyez le discours de Th.
Moniteur de Saint-Domingue, du 16 févriet.
Miller,
traordinaire, --- Page 41 ---
(33)
traordianire, qui pouvoit, disoismt-ile,rendre inutile la discassion
de cette loi, en envoyant néanmoins dans la colonic toules lus
forces qu'clle demandoit,et quin'est pas autrement expliqué dans
leur correspondance (1).Leurs voeux ne farent point accomplis
àd cet égardymais fidèles aux instructions que leuravoient données
les discussions de l'assemblée coloniale (2), ils appelerent
au roi du voeu national; its complèrent durant queique temps
qu'il refuseroit sa sanction. Ils éioient soutenus dans cet espoir
par le ministre de la marine 1 Laceste, dont l'opinion coutre
les hommes de couleur étoit d'autant plus imposante, qu'avant
son ministère il avoit été député du commerce de Saint-Domingue, et intendant de la Martinique (3); mais le surplus du
nouveau ministère, dont les patriotes avoient décidé la nomination, l'emporta dans le conseil. On fit sentir au roi le mauvais effet que le refus de sanction pour un décret aussi populaire produiroit dans la France continentale, et les suites funestes dont il seroit pour les colonies clies-mêmes, qai couroient le risque de manquer des secours et des denrées même
les plus nécessaires qu'elles tiroicnt de la mére-patrie,si le roi
repoussoit ainsi les conditions auxquelles P'Assemblée nationale
avoit en quelque sorie attaché ces secours (4).
1 Lettre des commissaires de P'assemblée coloniale à ladite assemblée 2 du
20 mars 1792.
2 Voyez le discours de Poncignon dans le Moniteur de Saint- Domingue,
du 23 février 1792. Lettre de l'assemblée coloniale à ses commissaires eri
France, , du 12 novembre 1791. Instructions de ladite assemblée auxdits com -
missaires, du 20 mars 1792.
3 Lettres des comimissaires de l'assemblée coloniale à ladite assemblée,
des 20 ct 25 mars.
4 Lettre des commissaires de l'assemblée coloniale à ladite assemblée, des
20 mars et 10 juin 1792.
Rap. de Garan-Coulon, Tome III,
C --- Page 42 ---
(34)
de Passeamblée coloniale
les commikaires
contre
9. XIV. Quoi qu'il en soit,
indisposer la colonie
Leurs lettres
tout ce qu'ils purent pour
centre ceux qui
contre Pau- firent
nationale, et plus panicollersmeat hautement lors de
teur du pré- T'Assemblés
de se prononcer plus
de ce décret,
sent rapport, avoient eu Yoccasion
de la sanction
ne
avril. Le surlendemsin
: ( Vous
etc. la loi du 4
de leurs collègues à Bordeaux du 24 mars 5
à un
le décret
ils écrivoient
écrivant à Tarbé,
intérêts
connoissiez pas, en
efirayante, et nos
>
à un majorité
3 que depuis
> il a été prononcé mécopnus dans cette assemblée faire entendre
tellement
d'y
> sont
avons perdu Yespérance
> long temps nous réclamations (2) >. rapde nos
Pauteur du présent
la justice
qae
Il
>)
doit pas dissimuler
particulière.
décret
ils écrivoient
écrivant à Tarbé,
intérêts
connoissiez pas, en
efirayante, et nos
>
à un majorité
3 que depuis
> il a été prononcé mécopnus dans cette assemblée faire entendre
tellement
d'y
> sont
avons perdu Yespérance
> long temps nous réclamations (2) >. rapde nos
Pauteur du présent
la justice
qae
Il
>)
doit pas dissimuler
particulière. On ne
mériter une animadversion deux opinions
port leur parut
plus librement dans ses
à ce
exprimé d'autant
étranger
s'étoit
des colonies , qu'absolament les hommes de cousur les troubles
relation, soit avec
n'ayant aucune
n'ayant même eu jusqu'alors
pays-la,
leurs ennemis 5
sur le systême
leur, soit avec
sa façon de penser
occasion de manifester
mi dans sa détarmination
aucune
étoit bien str de n'être
avoir précolonial, i1
Cependant, après comme un
aucune affection personnelle. à toute la France
eu
par
en le présentant
n'ait jamais
tendu Yinculper,
amis des noirs 2 quoiqu'il
membre du club des
si distinguée par le patriotisme, de
d'une association
à la colonie
Thonneurdttre
ils le dénoncèrent blancs (;et
les talens de ses membres,
des celons
et
comme un ennemi décidé
St-Domingue
Brard, du 6 avril
coloniale > à
de Passemblée
des commisaires
2 Lettre
(député de
: C M. Guadet
1792. de cette dénonciation
que M. Carran
* Voici le texte précis demandé la parole; et, sous,le prélexte
avoit
>> Bordeaux)
a
--- Page 43 ---
(35)
it fut effectivement traité comme tel dans plusiéurs journauz
de la colonie Les plus connus des députés de la Gironde
Brissot et Pastoret lui-même, > furent aussi dénoncés à la colonie
comme ses ennemis. Ce dernier avoit di: à P'Assemblée légisative: ( Vos comités méditent les moyen: de couper lcs dernières
> racines de l'esclavage (2).>
3> de Coulon remplissant > actuellement les fonctions de grand procurateur
> à Orléans, étoit inscrit pour parler le sccond dans l'aftire des colonics,
>> il a obtenu la permission de lire l'opinioa dudit sieur Garran de Cou'on,
>> malgré les représentations sages de deux ou trois membres de l'assem3> bléc, qui observoient d'abord qu'il ne s'agissoit pas de cennoître les
3> auteurs des troubles ct de prendre une mesure définitive, mais seulement
>> d'envoyer des secours 3 en second lieu > parce que M, Garran de Coulon
3) ne pouvoit pas énoncer son opinion sur des faits que le rapporteur dé-
> claroit n'être venus à sa connoissance que depuis pcu de jours, et q'i
3> paroissoicnt chang.r totalement Pétat dc la question, en donnant aux
>> malheurs de Saint-Domingue une nouvelle cause.
de cennoître les
3> auteurs des troubles ct de prendre une mesure définitive, mais seulement
>> d'envoyer des secours 3 en second lieu > parce que M, Garran de Coulon
3) ne pouvoit pas énoncer son opinion sur des faits que le rapporteur dé-
> claroit n'être venus à sa connoissance que depuis pcu de jours, et q'i
3> paroissoicnt chang.r totalement Pétat dc la question, en donnant aux
>> malheurs de Saint-Domingue une nouvelle cause. M. Garran de Coulon
s est connu pour tenir un des premiers rangs parmi nos ennemis. D'ailleurs,
> la réclamation faite par M. Guadet, qui ne monte jamais à la tribune
a qu'au milieu des applaudissemens, pouvoit souffrir d'autant moins de dif-
>> ficulté, qu'une grande partie de l'Assemblée étoit prévenue de la manière
3) désobligeante avec laquelle M. Garran de Coulon devoit parler des co-
€ lons blanes, en même temps qu'il faisoit le plus grand éloge des gens de
s> couleur, et que l'autre partic, à quelques exceptions près, paroit jouir
> à Ia lecture d'un pareil discours : aussi celui de M. Garran de Coulon
s a-t-il été applaudi par la très grande majorité, et à plusieurs reprises:le
> projet de décret sur-tout a paru faire une certaine impression: nous votls
3> remettons ce discours, no, 1. 3> Lettre des commissaires de l'assemblés
coloniaie à ladite assemblée, du 20 mars 1792.)
1 Moniteur de Saint-Domingue, du 11 juin 1792, etc. 2 Adresse aux 83 départemens par les commissaires de l'assemblée coloniale.
été applaudi par la très grande majorité, et à plusieurs reprises:le
> projet de décret sur-tout a paru faire une certaine impression: nous votls
3> remettons ce discours, no, 1. 3> Lettre des commissaires de l'assemblés
coloniaie à ladite assemblée, du 20 mars 1792.)
1 Moniteur de Saint-Domingue, du 11 juin 1792, etc. 2 Adresse aux 83 départemens par les commissaires de l'assemblée coloniale. Lcttre desdits commissaires à l'assemblée coloniale > du N3 juillec 17924
C 2 --- Page 44 ---
(36)
S. XV.
Ces suggestions parurent d'abord avoir une
Effets de la effets qu'elles avoient
partie des
Ioi du.fa avril
pour objet de produire ; beaucoup de
surlescolons colons biancs furent pénétrés dindignation à la nouvelle du
blancs.
décret rendu en faveur des hommes de couleur. Voici
comme un d'entre eux s'exprimoit à cette occasion : ( Nos
> bourreaux, nos assassins, , les monsires, qui ont fertilisé la
terre des ossemens de nos frères, triomphent donc! Mon
s> cceur est pénétré de la
plus profonde alliction.. e Le décret
> du 24 mars est une horreur, une
turpitude. e
Plus de
> colonies, plus d'esclaves. Le décret du 24 mars est un brevet
) de liberté pour 166,000 révoltés. Ce décret
est une mons-
) truosité aux yeux de la politique; c'est un crime aux
> de la saine philosophie 3 il coitera la vie d 40,000 indi- yeux
D vidus (1).>
Dans une lettre postérieure 2 le même colon donnoit plus de
développement à ses idées : ( Le salut de Saint Domingue
> disoit-il,
,y
estimpossible 3 si l'onne prend lle parti d'être
> et sévère envrsles muldtres, en
juste
lesexterminane OIL du moins
> en les déportant dans l'ile de l'Afcension, près les iles du
> Prince en Gankpenkarfonisumda vivres
)) desinstrumens
pour un an > et
aratoires; en leur donnant pour évèque ce CO :
>> quin de Grégoire, et pour maire ce liche Brissot
)) défendoit en 1789 les intérêts de Saint -
> qui
Domingue, et
> chante aujourd'hui la palinodie,
qui
parce gu'il compte sur les
>> sept millions promis par Raymond-. . e Ainsi que vous le
>> pensez, on peut encore sauver Saint -
mais ce
>
Domingue;
n'est pas avec des motions, ce n'est pas avec des décrets
1 Lettre de Barillon, arrivé à Bordeaux, aux commissaires de
blée coloniale, du 11 mai 1791. Voyez aussila lettre du
l'assemdu IO mai, *
même aux mêmes,
a -
> chante aujourd'hui la palinodie,
qui
parce gu'il compte sur les
>> sept millions promis par Raymond-. . e Ainsi que vous le
>> pensez, on peut encore sauver Saint -
mais ce
>
Domingue;
n'est pas avec des motions, ce n'est pas avec des décrets
1 Lettre de Barillon, arrivé à Bordeaux, aux commissaires de
blée coloniale, du 11 mai 1791. Voyez aussila lettre du
l'assemdu IO mai, *
même aux mêmes,
a - --- Page 45 ---
(37)
D immoraux, impolitiques, 2 maisavec des bayonnettes. Le syscolonialdoit
et s'écarter de la consti-
> tême
changeralsolament,
) tutionfrangaise, en marchant en sens contraire. J'ailaissé cette
s opiniou à M. Daugy 5 il la convertie le 4 avril dernier en
> motion extraordinaire 5 elle a étb vivement applaudie; mais
l'idée étoit si
des
D ellc n'a pas passé, parce que
grande que
> espris très-rétrécis n'ont pas osé s'élever à son niveau. e
) II faudroit qu'une confédération de tous les Américains qui
> sont actucllement en France, se réunit pour donner l'im-
) pulsion aux colonies, qui,en conservant les liens politiques
> qui les uni-sent a la France, doivent cependant s'occuper
s'embarrasser s'ils sont hors de la consti-
> de lcur salut, sans
> tution, ou dans ce cercle extrèmement vicieux pour elles.
52 Si cette réunion d'Américains étoit une chose faisable 3 je
> soutiens qu'il est encore possible de sauver et de rétablir
des
a
) Saint-Domingee. Ii nes'agit que
moyens, etj'aiconçu,
> cet égard, un plan que j'ose croire bon, > mais dont le déve-
> loppement est irop long pour trouver place ici. Cependant
w-le premier point est la déportation des muldtres, et la
> confissation de leurs biens au profit des blancs incen-
> diés(1).
Des boute feux souffèrent le même esprit presque par toute Sa XVIS.
la colonie > et n'eurent que trop de succès dans bien des Eratdel'as.
endroits, quoique l'emportement des colons blancs fit extrè- semblée co"
mement affoibli dans la majeure partie de la colonie. Ceux-ci, lonialeàcects:
époque.
fatigués de tous les maux que la double insurrection des
hommes de coeleur et des nègres leur avoit fait éprouver,
ne cessoient depuis long-temps de presser l'assemblée coloniale
1 Lettre de Barillon à Baron-de-la-Carvalieie, à Paris, du 30 mai 1702a
C 3
ement des colons blancs fit extrè- semblée co"
mement affoibli dans la majeure partie de la colonie. Ceux-ci, lonialeàcects:
époque.
fatigués de tous les maux que la double insurrection des
hommes de coeleur et des nègres leur avoit fait éprouver,
ne cessoient depuis long-temps de presser l'assemblée coloniale
1 Lettre de Barillon à Baron-de-la-Carvalieie, à Paris, du 30 mai 1702a
C 3 --- Page 46 ---
(38) )
actives, en prononçant
lune des causes les plus Dès le mois de déd'en supprimer des hommes de couleur.
assuroit qu'il
enfin sur le sort
de l'assemblée coloniale touies les
cembre :791, le président
sur cet objet de Roume
avoit reçu plus de cent pétitions El.nchelande et le commissaire
de la colonie (9),
mêmes instances. Le premier
parties
souvent réitéré les
dans son refus,
lui avoient
déclarer ( que si cile persistoit
à sa
fini parlui
: il remettoit
avoit
sollicitations, 9
tenu envers la
> malgré ses pressanies
dont il éloit
inétoute la responabilié
D
provogueroisnt
charge
et dont lcs événemens
et le roi,
). Enfin les commitaires
> nation
examen(s)
de
le rigoureux
les mêmes plaintes
> vitablement coloniale lui avoient adressé
de T'Assemde Yassemblée
cida comité de commerce
de
du comité colonial
dès la fin de 1791,
la part
ils Yavoient pressée,
et de faire
blée nationale 5
des hommes de couleur,
statuer sur les réclamations
(3).
tout ce qu'ils pourroient
fût dans
pour eux
T'assemblée coloniale
Il s'en falloit de beauconp que compté, suivant l'expresion
Elle avoit toujours
ces sentimens.
26 février ct 6
des 21 décembre 3791, à lenembice
de Sainc-bomiagae.
du Nord,
1 Moniteur
de Saint-Louis
du 22 mars.
mai 17)2. Lettre de la municipalité Autre de celle du Port-de-Paix, cclie del'ascoloniale, du 18 avril 1792.
de POuest, du 20 févriers du quaraussi l'adresse de Passemblée
des citoyens blancs
Voyez du Sud, et la lettre des commisaires du 15 avril.
sembléc
à Passemblée coloniale,
du 22 mars 1792. Lettre
tier de Partibonite,
à Vassemblée coloniale,
mars. Autre de
2 Letre de Blanchelande Passemblée coloniale, du 10
au mides commissaires civils à
Autre de Mirbeck et Roume
du 2 mai.
Roume à ladite assemblée,
de la marine, du 12 mars.
à ladite assemblée, des
nistre
de Passemblée coloniale
des
3 Lettre des commissaires
Moniteur de Saint-Domingue,
1791 et 14 février 1792.
25 décembre
23 et 25 mars.
ée coloniale,
mars. Autre de
2 Letre de Blanchelande Passemblée coloniale, du 10
au mides commissaires civils à
Autre de Mirbeck et Roume
du 2 mai.
Roume à ladite assemblée,
de la marine, du 12 mars.
à ladite assemblée, des
nistre
de Passemblée coloniale
des
3 Lettre des commissaires
Moniteur de Saint-Domingue,
1791 et 14 février 1792.
25 décembre
23 et 25 mars. --- Page 47 ---
(39)
sur les bayonnetzes de France, pour
de Bacon-la-Chevalerie 9
( le31 mars,
soumettre les insurgés ; elle venoit d'y envoyer s
peindre les hemmes de cou-
) six nouveaux commissaires pour
se
libres sous des traits si odieux, queile
> leur et nègres
destruction totale >. Ce sont les
> Rattoit d'en provoquer la
adressa, dit il, au
du commissaire civil Roume , qui
expressions
sur cet objet, dans
nistrede la marine des preuves authentiques
la crainte ou il étoit de périr dans un de ces orages politiques
renouvelés au Cap (1). Aussi cetie' asqui s'étoient si souvent
le désespoir dont
semblée ne dissimula point à ses commissaires
elle
Ja nouvelle de la loi du 4 avril la pénétra. C'étoit pour
un
de poignard qui la forzine tyrannie sans exemple,
coup
Elle auroit voulu s'y opposer 3
goit d'accucillir ses assassins.
elle Pauroit dii (2);
ou pour rendre exactement ses expressions,
dans son sein. Elle avoit d'abord esmais la désunion régnoit
seroit
péré, comme ses commissaires 3 que le décret ne
pas
frémissant la supposition
sanctionné; clle n'cntrevoyoit qu'en
sa désolation lorsqu'elle fut
contraire, et rien ne sauroit exprimer
obligée de renoncer à cette espérance; on avoit traité, dans son
sein, de criminels de lèse-nation ceux qui oseroient attenter à la
loi du 24 septembre 1792 (3). La faction qui y dominoit
du Cap et l'abaissement du
depuis les derniers mouvemens
1 Rapport de Roume à l'Assemblée nationale sur sa mission, pag. 8, Moniteur de Saint-Domingue 2 du 25 mars 1792. Voyez aussi la lettre de Simonet à Dunard, du 16 mars.
21 Lettres de l'assemblée coloniale à ses commissaires en France, des 13 mai
Lettre desdits commissaires à ladite assemblée, du 22 mars
et 7 juin 1792.
1792. Voyez aussi celle de Doré à Brulley 2 sur le même objet.
3 Rapport de Roume à l'Assemblée nationale, pag. 8.
C 4
Saint-Domingue 2 du 25 mars 1792. Voyez aussi la lettre de Simonet à Dunard, du 16 mars.
21 Lettres de l'assemblée coloniale à ses commissaires en France, des 13 mai
Lettre desdits commissaires à ladite assemblée, du 22 mars
et 7 juin 1792.
1792. Voyez aussi celle de Doré à Brulley 2 sur le même objet.
3 Rapport de Roume à l'Assemblée nationale, pag. 8.
C 4 --- Page 48 ---
-
(40)
côté Ouest, étoit néanmoins
pour prendre des
trop circonspecte dans sa marche
fit-ce
mesures violentes dans les
que parce que c'étoit le vaeu du parti circonstances, ne
du
opposé. Les amis
gouvernement, auxquels elle devoit l'espèce de
gu'eile avoit enfin obtenu, étoient d'ailleurs
triomphe
dans presque toutes les parties de la
plus ou moins liés
de couleur,
colonie avec les hommes
qu'ils se fatioient d'amener tôt ou
au rétablissement de l'ancien
tard à consentir
fnence toujours
régime. Telle étoit néanmoins linassemblée,
subsistante des préjugés coloniaux dans
que le parti même du
cette
sins cffroi, le décret qai reconnoissoit gouvernement ne put voir s
Tézalité des draits,
aux hommcs de couleur
quand sur- tout il étoit émané de la
patric, et des hommes qui s'étoient le
mèreen faveur de la révolution.
plus fortement prononcés
$. XVI,
C'est pour parer aux suites reloutées de
Décretsren- des qu'on en entrevit la
cet évènement que 3
dus par elle, de la
probibilité d'après Ics nouvelles venues
et projets de
métropole, T'Arsemblée coloniaie
décret.
la colonie,parle projet de
songea à fixer le sort de
nom du comité, On
constitution que Dumas lui présenta au
sion des
se fattoit que, s'il avoit une fois l'adhéparoisses, toute la colenie se réuniroit
les lois de la métropole, à qui il ne
pour repousser
geit à le présenter (1). Le
paroit pas même qu'on sonplan de constitution
député Léaumont proposa un autre
(2), qui n'étoit guères autre chose
que
I Rapport fair par Dumas sur le pian
Organisation de la partie française de
d'organisation, le 12 mai 1792,
Demingue 3 des I , 5, 6, tO mai et Saint-Doringue, jours suivans, Moniteur de Saintprocurcur de la commune des Cayes, du
Lettre de Rénéaulme,
pitre V de la seconde partie,
29 mai. Voyez ci-desus lc chaS.39.
2 Opinion de Léaumont 1 dépuré de Torbeck, sur la
noment qui convient à une colonie à esclaves, du 13 forme de gouvermai 1792.
, le 12 mai 1792,
Demingue 3 des I , 5, 6, tO mai et Saint-Doringue, jours suivans, Moniteur de Saintprocurcur de la commune des Cayes, du
Lettre de Rénéaulme,
pitre V de la seconde partie,
29 mai. Voyez ci-desus lc chaS.39.
2 Opinion de Léaumont 1 dépuré de Torbeck, sur la
noment qui convient à une colonie à esclaves, du 13 forme de gouvermai 1792. --- Page 49 ---
(41) )
P'ancin régime converti enloi.Enfin pour prévenir, s'il étoit possible, l'entremise de lAssemblée nationale sur un objet plns
encore, l'Assemblée coloniale rendit un décret pour
important
la
de l'esclavage dans la colonie, ct nomma
assurer perpétuité
commissaires pour le porter directement à la
trois nouveaux
sanction du roi. Il est remarquable qu'on nomma pour cela
trois membresdu côté Ouest, malgré la prédominance du parti
contraire (1).
dans lc même temps, un autrc prejet de déGault proposa, 3
P'état des hommes de
crct, au nom da comité de constitution, sur
couleur. Onaurapeine à croire, après tout ce que les commissaires
de P'Assemblée coloniale avoient publié en France des bonnes
dispositions de cette assemblée pour les hommes de couleur,
fait
le
avoit témoigné le moins
que ce projet,
par parti qui
n'admcttoit à la
des droits
dc prévention contre eux,
jouissance
les personnes de sang-mélé chez lesquelles ies
politiques que
Ce
traces de la couleur noire ne seroient plus apparentes (2 )-
trouve
ni dans les journaux de la
plan ne se
d'ailleurs imprimé
colonie, ni dans aucun autre pamphlet qu'on ait été à portée
de voir , tant les divers partis dcs blancs étoient d'accord sur la
nécessité de ne rien pablier sur cct objet (3).
1 Décret du 15 mai1792. Moniteur de Saint-i Domingue, du mai 1792.
Débats dans l'affaire des colonics, tome 1, pag. Lf1 ct suivantes. Monitenr
de Saint-Domingue, du 14 mai 17)2et jours suivans. Lettres de l'assemblée
coloniale à fes commissaires cn France, du 13 mai.
2 Monitcur de Saint-Domingue, 2 du 14 mai 1722 et jours suivans. Lettres
de l'assemblée coloniale à ses commissaires en France, du 13 mai.
3 Moniteur de Saint-Domingue, des 25 mars, 18 et 22 mai 1792.
. Lf1 ct suivantes. Monitenr
de Saint-Domingue, du 14 mai 17)2et jours suivans. Lettres de l'assemblée
coloniale à fes commissaires cn France, du 13 mai.
2 Monitcur de Saint-Domingue, 2 du 14 mai 1722 et jours suivans. Lettres
de l'assemblée coloniale à ses commissaires en France, du 13 mai.
3 Moniteur de Saint-Domingue, des 25 mars, 18 et 22 mai 1792. --- Page 50 ---
(42)
5. XVIII,
Les membres
Emeutesusdu côté Ouest, quine
citéepar la tempérament, et qui connoissoient vouloient pas méme de ce
monicipaliré juger gu'ils
assez leurs adversaires
du Car.
n'oscroient pas lutter à force ouverte
pour
tropole, Profitèrent du
contre la mémécontentement
mières nouvelles de
qu'inspirèrent.les
ce décret pour essayer de
preparti par uine nouvelle émeute. Ils la
relever leur
nicipalité du Cap, ctils
combinérent avec la mula question relative
eurent soin de ne point mettre en avànt
aux hommesde
vouloit rien
couleur, sur lesquels on ne
publier en bien ni en mal dans la
cureur delscommune,
colonie. Le proà T'ordinaire, lun des
Tandonge-maiabatret fut,comme
On a
moteurs, en fut aussi l'un des
déja vu que l'Assemblée du Nord,
prétextes,
grande partie, dévouée
qui étoit, pourla
au
plus
blée coloniale la
gouvernement, avoit portéà l'Assemdénonciation
contre lui (1). Cette
publique que Mazères avoit faite
un
dénonciation, qui le représentoit
factieux, avoit paru quelque
comme
tons del'Assemblée
temps oubliée (*) dans les carcoloniale (2).
1 Journal politique de
coloniale, du 7 mai Saine-Domingue, par un membre de l'assemblée
tie, $.37.
1792. Voyez ci-dessus lc chapicre V de la seconde
* L'incident
paraprès
relarifà cette dénonciation ne se termina
l'appaissment de l'émeute. Mazères avoit
que quelques jours
nonciation en France à la barre de
déclaré qu'il porteroit sa déchevesque-Thibaud de l'y suivre. Celui-ci T'Assemblée nationalc, en défiant Larquand Mazères lui
accepta publiquement le défi; mais
n'eit recours, annonça son départ, en lui
la
pour se dispenser de tenir sa témoignant crainte qu'il
sition de la commune du Cap,
parole à une prétendue interposa promesse, en invitant Mazères larchevesque-Thibaud à plus de
rétracta effectivement
la commune du Cap. (Voyez le Moniteur de ménagemens pour les membres de
8 juin 1792.
Sainc-Domingue, des 4,: 5,6et
2 Lettre de l'assemblée coloniale à
3792. Moniteur de
ses commissaires en France, du 13 maf
Sainc-Domingue, des 22 et 23 mai,
à une prétendue interposa promesse, en invitant Mazères larchevesque-Thibaud à plus de
rétracta effectivement
la commune du Cap. (Voyez le Moniteur de ménagemens pour les membres de
8 juin 1792.
Sainc-Domingue, des 4,: 5,6et
2 Lettre de l'assemblée coloniale à
3792. Moniteur de
ses commissaires en France, du 13 maf
Sainc-Domingue, des 22 et 23 mai, --- Page 51 ---
(43)
deux officiers
Le22 mai 1792, un attroupement, guidé par
municipaux, se précipite dans les galeries de I'Assemblée, qui,
la discussion de la Constitution, ou même quelque temps
lepuis
avoient été fermées au public : il demande impéuparavant,
ieusement qu'on statue sur Ce qui concerne Larchevesque-Thiaud, et qu'on ordonne de nouveau l'ouverture des galeries.
avec
et dignité. Il répondit
Le président se comporta
courage
le
qu'une partie des objets demandés étoit déja réglée; que
este Ic seroit guand il seroit temps. Des membres plus timi
ies s'étant néanmoins évadés, la séance fut levée et l'attrouperent se dissipa en murmurant (1).
L: tumu'te continua le lendemain. Des hommes répandus
ans les leux publics cherchoient à soulever le peuple, en accusant T'Assemblée coloniale d'en trahir les droits. Ele envoya
thercher le commandant de la garde nationale, d'Assas, qui déHlara qu'il ne répondoit de rien, si P'on ne contentoit pas le
peuple. Malgré cetie connivence des autorités chargécs du mainien de l'ordre, la grande inajorité des habitans du Cap ne prit
ucune part à l'émeute. Le commissaire Roume se transporta a
"Assemblée coloniale. Après avoir remercie d'Assas, elle envoya
les commissaires au peuple, et fit demander au gouvernement
n détachement de vingt cinq hommes, qui suffit pour dissiper
les attroupemens et rendre P'Assemblée coloniale à la liberté. On
Hit néanmoins que deux oul trois personnes furent blessées dans
le tumulte
I Moniteur de Saint- Demingue, des 25 et 26 mai 1792.
Voyez le Moniteur de Saint - Domingue 2 des 25,26, 28 et 29 mai
1792. La commnission des Colonies n'a pu trouver cclui du 27.
n détachement de vingt cinq hommes, qui suffit pour dissiper
les attroupemens et rendre P'Assemblée coloniale à la liberté. On
Hit néanmoins que deux oul trois personnes furent blessées dans
le tumulte
I Moniteur de Saint- Demingue, des 25 et 26 mai 1792.
Voyez le Moniteur de Saint - Domingue 2 des 25,26, 28 et 29 mai
1792. La commnission des Colonies n'a pu trouver cclui du 27. --- Page 52 ---
S. XX.
(44)
tietx Arrét: de cap- Tandis que l'on
sou- la
dissipoit cette misérable émeute, on
mission à la question relative au projet de loi sur les
agitoit
loi,
Le côté Ouest qui,
hommes de couleur,
cune
pour maintenir les troubles, ne vouloit
décision sur cet objet, se retira en
auparce qu'il se sentoit le plus
protestant sans doute
mise aux voix. On la
foible, et la question ne fut pas
renouvela le lendemain, et il se
dit-on, un partage égal parmi les votans des
trouva,
décida, trois jours
deux partis, On
mais la nouvelle de apres,qu'on ia
iroit aux voix par scrutin Secret ;
discussions
sanction de la loi du 4 avril termina ces
(1).
Ce fut un coup de foudre qui atterra
TAssemblée coloniale.
tous les partis dans
la contre -
Cexagitateurs,qui, dans l'espérance de
révolution en France, ou dans celle d'être
par P'.Angleterre, avoient abandonné la
soutenus
prendre des couleurs
cocarde nationale pour
avoient
étrangères, lors du décret du 15
alors manifesté lintention si décidée
mai, qui
à force ouverte
d'en empêcher
pius désolante T'exécution, ne sentirent, en voyant une loi bien
pour leurs préjugés, quel'abandon oi
voient et la déjection de
ils se troude révolte
l'impuissance. lls n'osèrent
; mais iis n'eurent
plus parler
pas non plus la
mettre franchement à la loi. Sabstituant loyauté de se soude village au caractère de
l'astuce de praticiens
représentans du peuple de SaintDomingue 9 qu'ils s'étoient attribué, ils
nager, dans un arrêté
> cherchèrent à sc mécaptieux, une espèce de
qu'ils poscient comme une pierre d'attente
des protestation,
heureux. Ils 7
pour
temps plus
consignèrent une apologie de leur conduite
tivement aux hommes de
relacouleur, et s'efforcèrent d'y
gu'iis avoient toujoirs jeu pour eux des dispositions persuader
favorables 9
3 Voyezi ic Monitour
des
declin-Demingas, 26, 28,29 et 30 mai 1792.
-N
écaptieux, une espèce de
qu'ils poscient comme une pierre d'attente
des protestation,
heureux. Ils 7
pour
temps plus
consignèrent une apologie de leur conduite
tivement aux hommes de
relacouleur, et s'efforcèrent d'y
gu'iis avoient toujoirs jeu pour eux des dispositions persuader
favorables 9
3 Voyezi ic Monitour
des
declin-Demingas, 26, 28,29 et 30 mai 1792.
-N --- Page 53 ---
(45)
ont les circonstances avoient seules empèché Peffet. L'Assemlce y rappeloit ses promesses d'exécuter la loi du 15 mai, ct
'aller même av-delà pour les hommes de couleur, comme elie
y étoit engagée avant la réception du décret constitutionnel
u 24 septembre, accepté par le roi le 28, comme le comlément de la Constirution française. Elle s'excusoit de n'avoir
as réglé, aussitôt après cette loi, Pétat des hommes de couleur,
omme elle y étoit autorisée,sur ce qu'on auroit pu croire que
a loi auroit été dictée par la contrainte ou la violence; elle
voit en conséquence alors déclaré qu'elle statueroit sur leur
kat politique dès qu'ils auroient mis bas les armes; d'après le
eu de succès de ces dispositions bienfaisantes 1 elle
étoit enfin occupée ( de prononcer définitivement sur leur état
politique, et S décision eiit rempli P'efet de ses promesses,
sans blesser les convenances locales,lorsqu'elle fut instruite de
la loi du 4 avril. D
< Quoique ce décret, ajoute l'Assemblée coloniale, soit diamétralement opposé aux dispositions de la loi constitutionnelle du 28 septembre 1791 2 néanmoins l'Assemblée coloniale, ne voulant pas compromettré, par la résistance, le
salut des restes de Sain-Domigue, qu'il importc de conserver à la France, puisque soi commerce et Pexisience de
six millions d'hommes reposent entièrement sur leur conservation; ne voulant pas ron plus mettre en oppesition Za loi
qu'elle a ledroit defaire, arec la décision qui estémande de
l'assemblée nationale, parce que de ce confiis d'autorité pourroient naitre des divisions et des désordres qui accélérerolent
la ruine de cetie malheurcuse colone. >
( L'Assemblée déclare qu'attendu la connolssance certaine
qu'elle a du décret de l'Assembléc nationale ligislative, du
voulant pas ron plus mettre en oppesition Za loi
qu'elle a ledroit defaire, arec la décision qui estémande de
l'assemblée nationale, parce que de ce confiis d'autorité pourroient naitre des divisions et des désordres qui accélérerolent
la ruine de cetie malheurcuse colone. >
( L'Assemblée déclare qu'attendu la connolssance certaine
qu'elle a du décret de l'Assembléc nationale ligislative, du --- Page 54 ---
(46)
ell
le roi le 4 avril suivant,
dernier, sanctionné par
des hommes de
s 24 mars
sur l'état politique
de si
de prononcer
la nicessité
> s'abstient
libres, et qu'elle reconnoit
et du roi
et negres
nationale
> couleur à la volonté de PAssemblie T'Assemblée, en ordon
> soumettre
manifestés. Enfin
lui sera
invite Blancheland
> lorsqu'elle
de cette déclaration, hommes de cou
> nant la publication
pour ordonner aux et de se réuni
) à faire une proclumation libres de rentrer dans Pordre, faire cesse
)) leur et nègres
reipectives, > pour
blancs dans leurs parisses
> aux révolte des esclaves (1).>
colo
> la
défenseurs de Tassembtée
qu'aient pu dire les
combien de répugnanc
S. XX
Quoi
arrêté prouvoit avec
des temp
Manceuvres niale (2), cet
à la loi du 4 avril, en attendant le droit d
pour en em- elle se soumettoit faire valoir ce qu'eile appeloit de nou
pécher Texe- plus heureux pour
Elle en donna
cutioit,
des lois à Saint - Domingue.
mit à faire exécuter
faire
dans la lenteur qu'elle exécution étoit ré
velles preuves
qu'une partie de cette
P'envoi avoit ét
loi. Sous prétexte commissaires civils, dont faire cesser 1
servée aux nouveaux
d'aut:e mesure pour
décrété (3), elle ne prit
libres, que cette injonctio
civile entre les hommes
de rentrer dans Pordre
guerre
hommes de couleur
la révolte de
faite aux seuls
blancs pour faire cesser
lc
et de se réunir aux
comme on le verabientot (4),
esclaves. Eile favorisa même,
Débats dans laffaie
coloniale, du 27 mai 1792. de sinte-bomingne
de Vassemblée
Moniteur
1 Arrêté
76 et suizantes.
du 28 mai 1794
des colonics, tome 1, page
de Blanchelande,
Voyez aussi la proclamation
et suivantes,
du 2)mai.
des colonics, tcme 1, pa5-76
dans Paffaire
2 Débats
tome Vil, P. .214 et suivantes.
3 Ibid. pag. 87, et les SS. XXXVI et XXXVI,
4 Voyez ci.dessous
de sinte-bomingne
de Vassemblée
Moniteur
1 Arrêté
76 et suizantes.
du 28 mai 1794
des colonics, tome 1, page
de Blanchelande,
Voyez aussi la proclamation
et suivantes,
du 2)mai.
des colonics, tcme 1, pa5-76
dans Paffaire
2 Débats
tome Vil, P. .214 et suivantes.
3 Ibid. pag. 87, et les SS. XXXVI et XXXVI,
4 Voyez ci.dessous --- Page 55 ---
(47 )
expéditions que le Port-au-Prince projetoit alors contre ceux
qui s'étoient retirés à Saint - Marc. La loi ne fut publiée
que plusieurs jours aprés dans la ville du Cap, en Veriu
d'une) réclamation officielle du comm'ssaire Roume (1). Le
jour même de l'arrêté, le Moniteur de Saint-Domingue,
qui
Etoit particulièrement soumis à la censure des autorités consituées du Cap, et qui ne disoit rien, sur-tout sur des questions de cette nature, sans y être autorisé, osa inculperlinégrité des auteurs de la loi du 4 avril, dans le no. même
ii il en annonça la présentation pa: Roume. II déclara qu'elle
avoit fait gagner (de l'argent) aux philosophes qui P'aroient
Faire (2).
On peut enfin juger de la sincérité de l'acceptation de cette
oi, sur-tout de la part du côté Ouest, par une lettre que
un de SCS membres écrivoit à l'un de ses amis à Jacmel, et
ui n'y fructifia que trop, comme on le verra dans la suite.
censeille à cette ville ( de se conformer d la loi jusqu'd des remps plus heureuss, parce que la résistance dans
ce moment seroit vaine et ne. feroit qu'accélérer leur ruine;
mais de ne point désarmer, de ne point se recevoir les mulàtres armés, > sous quelque prélexte que ce fât. Enfin il
firme gu'il n'y a que la prompte réussite de Za contreévolution en France qui puisse sauver les colonies (3).
D'après ces insinuations perfides, il n'est pas étonnant
f. XXI,
loi du 4 avril ait éprouvé des difficultés dans
que Dificuicés
plusieurs par- sur les hom1
Moniteur de
mes de couSaint-Domingue, du 3 juin 1792.
leur embar2 Moniteur de Saint-Domingue, du 30 mai 1792. Voyez aussi celai du quésau Porg.
mars.
de- Paix,
3 Lettre de Pitra à Cotterclle, du 12 juillet 1792, Débats dans l'affaire
colonies, tome VII,.pag. 214 et suivartes.
ait éprouvé des difficultés dans
que Dificuicés
plusieurs par- sur les hom1
Moniteur de
mes de couSaint-Domingue, du 3 juin 1792.
leur embar2 Moniteur de Saint-Domingue, du 30 mai 1792. Voyez aussi celai du quésau Porg.
mars.
de- Paix,
3 Lettre de Pitra à Cotterclle, du 12 juillet 1792, Débats dans l'affaire
colonies, tome VII,.pag. 214 et suivartes. --- Page 56 ---
(48)
communes, et panticiline
la colonie. Dans quelques
vers la pointe occities de
petite ville située
tenoient depuis
ment au Port-de-Paix, du Nord, les blancs
sous prédentale de la province de couleur en arrestation,
cette
long-temps les hommes
On dit, pour justifier sortic
de remuer.
d'une
texte de les empécher
avoient profité
ceux du Portde-Paix
dans ce quarmesure, que
contre les nègres insurgés
conforme
faite par les blancs
la
un concordat
estorquer a monicipalité
au Pont-a-Prince
tier, pour
été faits si inutilement
souavoient
du Portade-Pais,
à ceux qui
lieux. La municipalité étoient rentrés avec un
et dans d'autres
de la ville qui y
devoir tetenue par les blancs
de la Reine, ne crut pas perfidie.
déchement du régiment
conduite une grande
et mit dans sa
hommes de couleur
nir ce traité,
enjoindre aux
avant d'y
Elle prit un arrêté pour de mettre bas les armes
rendre en ville et
>. Leur com-
( de se
assurant streté et prosection Tarrêté, les
leur
exécuté
> entrer,
d'entre eux ayant
quils fussent
mandant et plusieurs de la Reine demandéreat fut exécoté,
soldats du régiment
de la rade, ce qui furent désur un bâtiment
(1). Ils
La
embarqués
de la ville sans exception sur le navire
même pour ceux d'environ deux cents (*) combien ces infor
posés au nombre
pas besoin de dire
Rosalie seconde. Iln'est
coloniale 1 du
du Port de-Paix à Pasemblée
ci
de la manicigalité
coloniale à ses commissaires di
1 Lettre
Lettres de Passemblée
de Saint-T Domingue
premier avril 1792. et 11 avril 1792. Moniteur 1792. Débats dans l'af
France, des18 mars, de 4 la Valcière, du 23 mars
4 avril. Proclamation tome I, pag- 153, 304 et suivantes. lettre de l'assem
faire des colonies,
comme le porte une
Et non pas quarante sculement, en France, du 18 3 avril 1792. tunés
blée coloniale à ses commisoscires
de Saint-T Domingue
premier avril 1792. et 11 avril 1792. Moniteur 1792. Débats dans l'af
France, des18 mars, de 4 la Valcière, du 23 mars
4 avril. Proclamation tome I, pag- 153, 304 et suivantes. lettre de l'assem
faire des colonies,
comme le porte une
Et non pas quarante sculement, en France, du 18 3 avril 1792. tunés
blée coloniale à ses commisoscires --- Page 57 ---
(49)
si
nombre dans un si petit espace,
kunés, entassés en grand
vieillards, ddrent
distinction de femmes, d'enfans et de
sans
climat bralant. Plusieurs d'entr'eax et quelsouffrir dans ce
furent massacrés dans
blancs misalliés ou de leur parti
ques
ou exéculés comme des conspirades mouvemens populaires,
(4). On prétend 3 à la
teurs, en vertu de jugemens prévôtaux
dénoncé des comuns des détenus avoient
vérité, que quelquesd'entre eux contre les blancs, et
plots formés par la majorité
demandes pièces qui semblent constater qu'ils
T'on rapporte
sur la Rosalie seconde,
dèrent eux-mèmes à être déposés
à la fureur populaire, et particulièrement
pour se soustraire
mais on conçoit facilement
à celle des soldats de la Reine 5
la crainte même
le desir de recouvrer leur liberté, et
que
de la torture ct du dernier supplice 2 si légèrement prononcés
prévôtales, purent en déterminer plupar les commissions
n'en savoient sur ces prétendus
sieurs à dire bien plus qu'ils
en soit,n mit tout en usage pour
projets (2). Quoi qu'il
On les envoya
leur captivité sous divers prétextes.
prolonger
ne fussent délivrés par une
au Cap, dans la crainte qu'ils
venoit de se
d'hommes de couleur ct de blancs qui
coalition
couruient, dit-on, plus d'ane fois
former à Saint-Marc; et ils
assure même
risque de la vie dans le transport. Sonthonax continuellement la
des scélérats du Port de-Paix faisoient
que
des forts
les couler bas; qu'on
motion de tirer les canons
pour
le
pièce de quatre sur rivage,
amena, dans cette vue,une
à Passemblée. coloniale, des 1, 2 ct 3
11 Lettres de ladite municipalité
avril 1792.
à Vassemblée coloniale, des
2 Lettres de la municipalité du Port-de-Paix
a et 3 avril 1792.
Tome III,
D
Rap. de Garran Coulon.
ix faisoient
que
des forts
les couler bas; qu'on
motion de tirer les canons
pour
le
pièce de quatre sur rivage,
amena, dans cette vue,une
à Passemblée. coloniale, des 1, 2 ct 3
11 Lettres de ladite municipalité
avril 1792.
à Vassemblée coloniale, des
2 Lettres de la municipalité du Port-de-Paix
a et 3 avril 1792.
Tome III,
D
Rap. de Garran Coulon. --- Page 58 ---
(50)
Lahabitans de la ville, Françols
des
riches
avec le géet qu'an <
plus
de confondre
faut bien se garder
pour demandera
5> vaux (qu'il
une pétition
dont il offrit
Etienne Lareaus),
le bateau.,
3 néral
qu'on lui vendit
le couler bas (4) >.
> la municipalité avoir le plaisir de
liv., pour
fait
D d'efforts pour
>
30,000
Sonthonax ont
beaucoup
il est
Les accusateurs de
crime aussi atroce (2; mais
d'un
et surrepousser Timputation
qu'il en a données,
de se refuser aux preures dans une adresse écrite
dificile détails qui sont consignés délivrance (3)-
tout aux
à l'instant de leur
ces malheureux
coleniale
par
et T'assemblée
du
du Port-de-Pais
et à celles
La municipalité égard à leurs réclamitions
du avril.
s. XXII. n'avoient eu aucun
l'arrivée de la loi 4
Leur délicivil Roume 3 jusqu'a
étoit néanmoins si invrance.
commissaire des blancs du Port-de-Paix
dans PasLa conduite
même qui régnoient
les
suivant les préjagés
put faire pour ne pas
justifiable coloniale, que tout ce qu'on affaire le plus qu'il fut
sembléc
d'obscurcie cette
fut fait à
condamner 3 fut
absolument insignifiant qui du Portdans un rapport
à la manicipalité
Le
posible assemblée, et de s'en rapporter hemmes de couleur (4)-
cette
décider du sort des
de-Paix pour
153, et tome III,
des colonics, tome I, pag. Port-de-Paixs 3 du 22
Débats dans Paffaire
du
Arrété de la municipalint
pag. 191 ct suivantes.
304 ct suiv., et
avril 1792.
des colonies , tome I, pag.
dans Vafaire
2 Débats 193 et suiv.
ot tome III, pag- 190
tome III, pag.
1, pag. 153, 311 etsuiv.,
3 Débats susdits, tome
du 10 mai 1792.
RapMoniteur de Saint Domingue,
27 et 28 avril 1792.
et suiv.
des 17, 22,
de couleur du Port4 Moniteur de Ssint-Deringue, coleniale sur les 107 hommes
gort fait à Faxemblée
, tome I, pag.
dans Vafaire
2 Débats 193 et suiv.
ot tome III, pag- 190
tome III, pag.
1, pag. 153, 311 etsuiv.,
3 Débats susdits, tome
du 10 mai 1792.
RapMoniteur de Saint Domingue,
27 et 28 avril 1792.
et suiv.
des 17, 22,
de couleur du Port4 Moniteur de Ssint-Deringue, coleniale sur les 107 hommes
gort fait à Faxemblée --- Page 59 ---
(51)
l'assemblée coloniale relativelendemain de l'arrêté pris par
Roume , en venant
à la loi de 4 avril, le commissaire
ment
avoit demandé la liberté de ces inforla notifier officiellement, étoient détenus de la même manière
tunés et de tous ceux qui
Il auroit pu lui - même
dans d'autres partics de la colonie.
lui
en vertu des pouvoirs que
ordonner leur élargissement
conciliant lui avoit
mais son esprit
donnoit sa commission ;
des hommes libres de
utile à la réconciliation
fait juger plus
coloniale. Il lui fit observer s dans
Y'assemblée
laisser prononcer
la France avoit bien préjugé des dispoles mêmes vues que
immédiatement la loi à Saintsitions des colons 9 en envoyant
force. L'assemblée
d'aucune
Domingue sans l'accompagner liberté d'une partie des détenus s en
coloniale prononça la
Nord
statuer sur le surplus (1).
renvoyant à Y'assemblée du
pour
ordonna la mise
arrêté général, rendu quelques jours après,
Un
mais on en demanda le rapport le lendeen liberté de tous;
fut maintenu (2). Les hommes
main, et ce fut avec peine qu'il
la Aute la Normande,
de couleur furent alors mis en liberté par
fut
Mestral, qui la commandoit,
qui arriva au Port-de-Paix. France oi il retourneit les fers
prié par eux de porter en
adresse qui contenoit la
dont ils avoient été chargés, avec une
Il s'acquitta de sa
relation de tout ce qu'ils avoient souffert. malheureux au club de
commission et déposa les fers de ces
Brest (3).
11 avril. Lettre de Roume à l'assemblés
de-Paix 1 par Icard Batagliny 2 le
coloniale, du 9 mai.
de
du 30 mai.
1 Moniteur Saint-Domingue,
de Saintdu S juin 1792.
3 Moniteur
Domingue,
190 et suiv.
colonics, tome 11I, pag.
- Débats dans Paffaire des
D 2
oient souffert. malheureux au club de
commission et déposa les fers de ces
Brest (3).
11 avril. Lettre de Roume à l'assemblés
de-Paix 1 par Icard Batagliny 2 le
coloniale, du 9 mai.
de
du 30 mai.
1 Moniteur Saint-Domingue,
de Saintdu S juin 1792.
3 Moniteur
Domingue,
190 et suiv.
colonics, tome 11I, pag.
- Débats dans Paffaire des
D 2 --- Page 60 ---
(53)
du ressentiment que ces
XXIII.
sut se prévaloir
de cou4.
Le gouvernement laissé dans l'esprit des hommes
Du régime
avoient
la
du Nord, comme
militaire persécuiions les attacher dans province
dans sleNord, leur, pour se
celle de rOuest; ; et bientôt leur union
et de Casa- il l'avoit déja fait dans d'abattre entièrement le parti contraire
Major.
lui fournit le moyen restoient en la possession des blancs.
dans les paroisses qui
militaire, qui y fut rétabli à-peuTouty plia sous le régime
Si létat de guerre
étoit avant la révolution.
une
près tel qu'il
la colonie pouvoit motiver
partie
intestine ou se trouvoit
justifier le choix des agens
mesures, rien ne pouvoit
le
de Roude ces
C'étoient marquis
l'exécution en fut confiée.
et Poitou pour le
à qui
de YOuest,, Tousard
vray pour le cordon
Sainte Croix, celui de la Valtière
Fort-Dauphin, le baron de occidentale de la province. Tous
pour la partie
conveet Casa-Major
forcenés (1). Cette dénomination même Portétoient des royalistes
commandoit à ce
sur-tout à Casa-Major, qui
recouvré si tarnoit
de couleur avoient
été
de-Paix od les hommes
de cette paroisse avoit
divement la liberté. Le territoire
s'étoient révoltés dans
touta-la-fois par les nègres qui de couleur de rOuest,
ravagé
voisines , par les hommes de cette
et
les montagnes
limitrophe
province,
dominoient dans la partie
s'étoient réfugiés dans la
qui blancs du même quartier, 3 qui
Froissés entre les
par les
qui en est limiiropbe.
des
commune du Mole >
combattus avec toutesles fureurs
divers partis qui s'étoient
de la plupart des habitations
civiles, les propriétaites conleur, qu'ils Re trouguerres
les hommes de
crurent, comme
en France, du 11
coloniale à ses commissaires Moniteur de Saint-Do1 Lettte de Passemblée de Doré au mêmc, du 3 avril. de la Valtière, mdavril 1792. Lettre 28 mars ct 18 avril. Proclamation
à
mingue, des 27 et
du roi, du 23 mars. Lettre dc Blanchelade
réchal des camps et armées
lassemblée coloniale, du 21 juin 1792.
Re trouguerres
les hommes de
crurent, comme
en France, du 11
coloniale à ses commissaires Moniteur de Saint-Do1 Lettte de Passemblée de Doré au mêmc, du 3 avril. de la Valtière, mdavril 1792. Lettre 28 mars ct 18 avril. Proclamation
à
mingue, des 27 et
du roi, du 23 mars. Lettre dc Blanchelade
réchal des camps et armées
lassemblée coloniale, du 21 juin 1792. --- Page 61 ---
(53)
dans les bras du gouvernement. Casaveroient d'appui que
leur persuada que le rétablissement de l'ancien régime
Major seul leur rendre le repos, et bientôt il mit ouvertepouvoit
les actes lcs plus arbitraires contre ceux qui
ment en usage
à ses ordres. Quelques-uns
ne se soumettoient pas avenglément
de
d'auires furent exilés du quartier par
furent emprisonnés,
donnoit
même la peine
véritables lettres-.de-cachet. Il ne se
pas
de chercher des faits pour motiver ces proscriptions. En voici
du Port-de-Paix. K IL
une qu'il adressa à un officier municipal
votre
et votre génie ne vous
>
est impossible que
influence
aient fait jouer un grand rôle dans une révolution inexpliostensible de la majorité des bons
cable. Aussi une pétition
des
d'être l'une dee principales causes
citoyens vous accuse
de cculeur, remis
malheurs qui les affligent, et les citoyens
d'être un des
des
D
à leur place , vous accusent
provecateurs
La tranquillité publique exige,
vexations sur eux prodiguées.
menée ténémonsieur, que vous vous absteniez de toute
vous voudrez bien ne
breuse, etc. A ceS conditions 3 que
enfreindre, sireté et protection seront accerdées pour
pas
vous restent
D tous les vôtres et vous-même aux propriétés qui
les événemens qui ne se préD
dans cet arrondissement, sauf
furent bannis du
> voient pas (1). Cing citoyens au moins
des lettres conçues
Port-de-Paix et de ses . dépendances par
de la même manière (2).
de
à Leroi, du 20 juin 1792. Moniteur de Saint-Do1 Lettre Casa-Major
suivans. Débats dans Paffaire des colomingue, du 31 juillet 1792 et jours
de l'assemblée conies, tome III, pag. 196 et suiv. Lettre des commissaires
doniale à ses commissaires en France, du 4 août 1792.
de Saim-Domingue, des 31 juillet et 2 août
2 Débats ibid. Muniteur
1792,
D 3
, du 20 juin 1792. Moniteur de Saint-Do1 Lettre Casa-Major
suivans. Débats dans Paffaire des colomingue, du 31 juillet 1792 et jours
de l'assemblée conies, tome III, pag. 196 et suiv. Lettre des commissaires
doniale à ses commissaires en France, du 4 août 1792.
de Saim-Domingue, des 31 juillet et 2 août
2 Débats ibid. Muniteur
1792,
D 3 --- Page 62 ---
(54)
qu'à aigrir de plas en
arbitraires n'étoient propres
les victimes $
4. XXIV.
Ces actes
ceux qui en étoient
Actes.con- plus les esprits, en exaspérant jours de calme 2 par. T'efroi qu'ils sautre révolu- mais ils procurèrent quelques crut ou feignit de croire qu'il
tionaaires de inspirèrent , et Casa-Major
s'en vanter dans une proclamace commanainsi la colonie. Il osa
la folie. 6 Propriétaires
dant.
veroit
qui tient de
avoir
tion, avec une impudence les états, leur dit-il, pouvez-vous comde tous
de vous
> et citoyens
Thomme qui a Thonneur
vous a
seul doute sur
od
> un
17857 Les affreuses circonstances des poua mander depuis de la révolution, la vacillation des autole délire
> conduiis sommeil peride des lois, Posurpation IL faut que
> voirs, le
amenés alt bord du précipice.
étre que
>. rités vous ont
tire, et ce quelgu'un ne peut
revous en
des localités et mes
> quelguun
mon étude
me sent
moi. Mes instructions,
ostensibles qui
autamt que les pétitions
des ennemis de votre
> marques.,
des perturbateuts, verations prodiguées
>
faites, m'indiquent
connus des
Ma
des
des coupables.
> repos;
provocateurs de couleur 3 en un mot
) aux hommes
me manque !
m'est con-
> raison
et votre guérison
;
maladie est grave,
de vos plaies
> Votre
et la qualité
Je connois la profondeur
: et j'ose croire
> fiéc.
remède actif , mais puisant
changera
D. iy porte un
politique que je viens d'ordonner Les conséD que la médecine c'est pour le moment beaucoup.
votre
et
ameneront
> votre position, desire diriger encore,
confiance, et
> quences que je dépend en entier de votre
qui
> convaleicence, crois digne.
es3 je m'en
les craintes ont glacé quelques à T'ar-
> Je sais pouriant que croient proscrits ou condamnés
beaucoup se
libres, s'ils étoicot
A prits, que Pesvent-ils penser qu'ils seroient
restation.
decine c'est pour le moment beaucoup.
votre
et
ameneront
> votre position, desire diriger encore,
confiance, et
> quences que je dépend en entier de votre
qui
> convaleicence, crois digne.
es3 je m'en
les craintes ont glacé quelques à T'ar-
> Je sais pouriant que croient proscrits ou condamnés
beaucoup se
libres, s'ils étoicot
A prits, que Pesvent-ils penser qu'ils seroient
restation. --- Page 63 ---
(55) )
prévenus 2 Mon caractère connu Zes laisseroit-il maitres
de leurs actions ? Je veux qu'ils sachent que je connois
les moindres pensées, que je sais ce qu'ils répandent dans
aisément; qu'ils connoissent ma
le public, qui s'inquiète
profession de foi. Il n'y aura d'arrêté que les cinq personnes
de détenues. Il n'y aura de sermoné que ceux qui recevront
des lettres (1). >
cet homme étoit un
Tout paroit au surplus indiquer que
traitre vendu au parti de l'étranger, et il ne se donnoit plus
guères la peine de le cacher. On peut en juger par la manière peride dont il annonça, dans une autre preclamation,
ia déclaration de guerre faite par l'Assemblée nationale, au mois
d'avril 1792. <Je voudrois bien, dit-il à la commune de Jeanla
fonction
j'exerce sur votre mal-
> Rabel, que première
que
fut
un Aéau
ma
*
heureuse paroisse > ne
pas
que
charge
La France a déclaré la
au
* m'oblige de lui annoncer.
guerre
Bohême et de
la loi du 20 avril,et le
> roi de
Hongrie par
28 nos premiers essais ont été des revers sur Tournai,
> Mons et Furnes. I'unsubordination dans Parmée a con-
> sommé nos pertes, au point que nul ne veut commander,
tous
envoient leur démission.
Vous
> et que
les chefs
les décrets de l'Assemblée consti-
> connoissez assurément
de
haute
)) tuante : lorsque l'Empire est en état
guerre > la
D main pour la police des places reste aux commandans mili-
> taires (2) >, Cependant il n'existe pas un acte de Blanche1 Proclamation de Casa-Major, commandant pour le roi au Port-de-Paix,
et lieutenant colonel des troupes. du TOL, du 25 juillet 1792. Voyez aussi la
proclamation du même, du 15 juillet.
2 Proclamation du même à Jean-Rabel, du 28 juillet 1792.
D 4
Empire est en état
guerre > la
D main pour la police des places reste aux commandans mili-
> taires (2) >, Cependant il n'existe pas un acte de Blanche1 Proclamation de Casa-Major, commandant pour le roi au Port-de-Paix,
et lieutenant colonel des troupes. du TOL, du 25 juillet 1792. Voyez aussi la
proclamation du même, du 15 juillet.
2 Proclamation du même à Jean-Rabel, du 28 juillet 1792.
D 4 --- Page 64 ---
(56)
si odicux, qui lui fut
lande pour improuver un despotisme coloniale (). Ce furent
plusieurs fois dénoncé par V'assemblée Casa-Major en France
Polverel et Sonthonax qui déportèrent quoique leurs accusateurs
leur arrivée dans la colonie,
peu après
comme ses complices (2).
les aient représentés
n'oscit plus
le parti opposé au gouvernement
Tandis que
du Nord, Blanchelande
lutter contre lui dans la province
avec le
3. XXV. même
pour retourner
Voyage de
profiter de son abattement
point allé
crut pouvoir
dans TOuest, oi il n'étoit
Blanchelan- commissaire civil Roume
lors de la catastrophe
de erRoume
fuite au mois de mars 1791,
dans POuest. depuis sa
le but secret de ce voyage
de Mauduit. On a prétendu que dans l'Ouest en s'unissant
étoit de rétablir aussi T'ancien régime et la conduite du gouvercenfédérés de cetie province, 3
à cette
aux
donner du poids
présomption.
nement dans le Nord peut
avoir appaisé les troubles
probable qu'après
BlancheMais il est également
les hommes libres,
subsisté parmi
que
gai avoient jusqu'alors
des bonnes dispositions
encore, de profiter
de conleur,
Jande se proposoit
aux hommes
la loi du 4 avril devoit avoir inspirées de la province du Nord,
à marcher au secours
pour les engager
coloniale (3).
comme il l'annonça à T'assemblée
de TOuest fut
falloit de beaucoup que la province
Tout avoit
I1 s'en
que cette dernière.
S. XXVI. auesi soumise au gouvernement
Isolement
erpremières révolutions
2 et 3 aolt 1792.
dc St-Marc.
de Saint-Domingue, des 31 juillet,
et 3c6, et tome
1 Moniteur
des colonies, tome I, pag. 305
2 Débats dans l'affaire
IIF, pag. 199.
Passembléc coloniale > des 3ojuin et 30 juil- un
3 Lettres de Blanchelande à
au Portau-Prince, par
Relation du séjour de Blanchelande
let 17)2
créole, pag. 1 et2.
3 aolt 1792.
dc St-Marc.
de Saint-Domingue, des 31 juillet,
et 3c6, et tome
1 Moniteur
des colonies, tome I, pag. 305
2 Débats dans l'affaire
IIF, pag. 199.
Passembléc coloniale > des 3ojuin et 30 juil- un
3 Lettres de Blanchelande à
au Portau-Prince, par
Relation du séjour de Blanchelande
let 17)2
créole, pag. 1 et2. --- Page 65 ---
(57 1 )
eoncouru à l'en détacher depuis la fuite de Blanchelande, et la
violence des factions qui P'avoient déchirée, et le bonheur même
entièrement de l'inqu'elle avoit eu d'être, préservée presque
surrection des nègres jusqu'en 1792. Tandis que la partie méridionale étoit entraînée dans les orages de la province du Sud,
dont on a rendu compte dans le chapitre précédent, la ville
du Port-au-Prince, dominée par les factieux qui dirigeoient l'assemblée de l'Ouest, se trouvoit, pour ainsi dire, isolée du surplus
F'insurrection des nègres, qui avoit chassé
de la province depuis
cruelle
l'armée de Praloto de la plaine du Cul-de-Sac, après sa
expédition de la Croix-des-Bouquets (1).1 La partic septentrionale de la province n'avoit pas attendu cet événement pour s'isoler aussi au milieu du désordre général. La ville de Saint-Marc,
qui en est le principal établissement, avoit conçu un grand éloignement pour la première assemblée coloniale, en en voyant de
plus près les coupables excès; et les dispositions défavorables de
n'avoint
contribué à déterminer P'embarces habitans
pas peu
quement de cette assemblée sur le Léopard. Depuis cette époque,
les volontaires au pompon blanc maintinrent leur domination à
Saint-Marc jusqu'après l'assassinat de Mauduit. Ils allèrent alors
déposer leurs drapeaux à l'assemblée du Nord. La foiblesse de
Blanchelande ne sut point tirer parti de ces dispositions. La ville
de Saint-Marc et les paroisses voisines 3 abandonnées à ellesmêmes, après des luttes violentes entre les deux partis qui troubloient la province (2), farent quelque temps subjuguées par les
1 Voyez la partic II, chap. VI, $. 47.
2 Procès-verbal de la municipalité dc Saint. - Marc 2 du 3 juillet 1791, 1
avec l'exposé à mi-marge des motifs qui ont déterminé les réponses faites
par lesdits habitans audic procès verbal, Exposé dos motifs qui ont détcr-
3 abandonnées à ellesmêmes, après des luttes violentes entre les deux partis qui troubloient la province (2), farent quelque temps subjuguées par les
1 Voyez la partic II, chap. VI, $. 47.
2 Procès-verbal de la municipalité dc Saint. - Marc 2 du 3 juillet 1791, 1
avec l'exposé à mi-marge des motifs qui ont déterminé les réponses faites
par lesdits habitans audic procès verbal, Exposé dos motifs qui ont détcr- --- Page 66 ---
(58)
agitatenrs du Port-au-Prince. La sénéchaussée
qui s'étoit fortement
de Saint-Marc :
Prononcée pour les pompons
contrainte de céderà l'ascendant de
blancs, se vit
cassa tous les tribunaux de la
l'assemblée de T'Ouest, qui
province, Mais elle
protestations au gouvernement de
envoya ses
blée nationale et au roi.
Saint-Domingue, à P'Assem-
$ XXVIL.
La confédération de la
Nouvelle ses mesures pour créer à Saint-Marc Croix-des-Bouquets combinoit dès-lore
caalition sance. A peine cette ville
un nouveau centre de puisdans cette miers commissaires
fut-elle instruite de l'arrivée des preville pour los
civils, qu'on y nomma pour
d'eux, une députation
aller, auprès
hommes de Ieur.
compesée de blancs et
couleur.
Les dificultés
d'hommes de couqu'iprouvèrent ces députés
quer avec Ies commissaires
pour communileur fit
civils, et le dur traitement
essuyer, ca les détenant sur un bâtiment
qu'oa
achevèrent
de la rade, 3
noit alors dans diodipateuncennsuad les deux
contre le Parti qui domiprovinces. L'assemblée de fOuest
quelque temps T'erplosion, soit
retarda
ment des bataillons de
par la présence d'un détacheNormandie et d'Artois
y fit passer avec de l'artillerie
que Blanchelande
à sa réquisition, soit
par celle
miné les opérations de Passemblée des
cembre 1791.
citoyens de Saint- Marc, du 12 déI Extrait des registres de l'assemblée de
dudit jour. Procès-verbal de la
l'Ouest, du 27 juiller 1791. Autre
sée de Saint-Marc
cessation des fonctions de la
, du 6 aoûr. Lettre de ladite
SénéchausAutre de Blanchelande à ladite
sénéchaussée à Elanchelande,
verbal de la reprise des
sénéchaussée 3 des 4 et 11 aoit. Procèsbre. Lettres de ladite fonctions de ladite sénéchaussée, du premier
des 14 cr 16 décembre, sénéchaussée et du subseitur aux commissaires décemMoniteur de
civils,
et 13 janvier 1792. Voyez aussi la Saint-Domingue, des 28 décembre 1791,
pitre VI, s.XXI.
seconde partic du présent rapport, cha-
à Elanchelande,
verbal de la reprise des
sénéchaussée 3 des 4 et 11 aoit. Procèsbre. Lettres de ladite fonctions de ladite sénéchaussée, du premier
des 14 cr 16 décembre, sénéchaussée et du subseitur aux commissaires décemMoniteur de
civils,
et 13 janvier 1792. Voyez aussi la Saint-Domingue, des 28 décembre 1791,
pitre VI, s.XXI.
seconde partic du présent rapport, cha- --- Page 67 ---
(59) )
cl frégate la Galatée s que Grimouard y envoya en vertu
réquisition ; mais le capitaine Cambis, quila com-
'une autre
de
et de neutralité
pandoit, pariageoit trop les principes
paix
commandant, pour que sa présence dans cette ville pit
eson
utilité à l'assemblée de l'Ouest. Il fut bientôt
tre d'une grande
appelé avec sa frégate au Port-au-Prince (1)-
La ville de Saint-Marc avoit été l'une des premières à ratifier
traité de paix fait entre la confédération de la Croix-dese
le Port au-Prince. Le cruel évènement qui chassa
Bouquets et
dernière
ranima la fureur
de couleur de cette
ville,
es hommes
de
dans celle de Saint - Marc. Après quelques jours
Res partis
vit armés lun contre l'autre et sur le point d'en
utte oû on les
venir aux mains dans la ville même, les coalisés l'emportérent.
avoir été forcée de proscrire son propre
La municipalité,apres
la
fut casséc. Un bureau de police fut établi à sa place;
parti,
vertu d'une décision des commissénéchausséc fut réinstallée en
ses fonctions', lors de l'airêté
sairescivils ; mais elle ne çessa point
coloniale concerté avec les commissaires civils, 3
de l'assemblée
et les hommes
qui mit les tribunaux de cette ville en vacance,
couleur furent admis à la jouissance de l'égalité des droits
de
de décembre 1791 (2). La coalition, dont
dès le commencement
de Blanchelande au ministre de la marine, du 13 septembre 1791.
1 Lettre
Savary et du Bourg, à Pinchinat, du
Lettre du conscil de Saint-Marc, par
novembre. Extrait des registres de ladire assemblée $ des 20 novembres
Adresse à Blanchelande par ladite assemblée, du 27 no1et 2 décembre.
du 2 décembre. Convocation
vembre. Extrait d'une lettre de Saint-Marc,
des citoyens par le comité provisoire de Saint-Marc, du 7 novembre.
motifs ont déterminé les opérations de Passembléc des
2 Exposé des
qui
Extrait des registres de la
eitoyens de Saint-Marc, du 12 décembre 1791.
de ladite musi"
municipalité de Saint-Marc, des 24 et 25 novembre. Lettre
27 no1et 2 décembre.
du 2 décembre. Convocation
vembre. Extrait d'une lettre de Saint-Marc,
des citoyens par le comité provisoire de Saint-Marc, du 7 novembre.
motifs ont déterminé les opérations de Passembléc des
2 Exposé des
qui
Extrait des registres de la
eitoyens de Saint-Marc, du 12 décembre 1791.
de ladite musi"
municipalité de Saint-Marc, des 24 et 25 novembre. Lettre --- Page 68 ---
(60)
ils faisoient partie
3 étoit déja si
secours à la confédération de la puissante, qu'elle envoyoit d
prenoit des arrêtés
Cretr-des.Bsoquets, et qu'el
pour disposer des fonds
veur (4).
publics en sa f
$ XXVIII. La cruelle
expédition da
Assassinars de la
Cul-de-Sac, qui opéra la
confédération de la
disselutio
publics par ter atteinte à celle
Croix-des. Bouquets, tien loin
les coalisés,
de
de po
augmenter la
Saint-Marc, ne fit pour ainsi dire
force, en y chassant les
qu'e
Bouqueis.Peu de temps
fugitife de la Croix - de
de-Sac,
après, T'insurrection des
qui força l'atmée du
négres du Cu
mu:s
Port : au- Prince à
> ne laissa plus à la coalition de
rentrer dans s
crainte (2) 5 mais clle perioit dans
Saint Marcaucun sujet C
son sein le germe de la divisic
cipalité anx députés à lassemblée
vembre, Autre de Carère auxdits coloniale, Besnard ct Michel, du 26 nr
gistres de l'assemblée de la
députés, du 2) novembre, Extrait des r
de Gatechair à
paroisse de Saint-Marc, du 12
Ouvicre, du 28 janvier
décembre. Lett
Saint-Domingue à Cochon et
1792. Extrait d'une lettre écrite
nicipalité de Saint Marc, séante Trope, à la le 5 décembre 1791. Lettre de la mi
du 13 décembre 1791. Lettre de Grande-Saline, à l'assemblée coleniale
vôtale, et accusateur
Mont-Lausun, , assesseur à la commission
moire de M.
public, aux commissaires civils, du 12
pri
Borel, pag. 21 et 22.
rendu
décembre. M
et Clausson, page 19. Voyez aussi ci-dessus Compte
par MM. Jonon, Biun
tic, S 21.
lc chap. VII de la seconde pai
1 Discours d'un officier major de Ia garde
présence de la municipalité, le
nationale de Saint-Marc e
cipalité, du 20 novembre. Déclaration 27 novembre 1791. Arrêté de ladite mun
la municipalité du
de Lacroix, capiraine de navire,
lité de Saint-Marc, Port-au-Prince, du 15 décembre. Lettre de la
réfugiée à la
du
municipa
2 Lettre de Beaud,
Grande-Saline, 12 décembre.
blée
commissaire du camp de la
coloniale, du 26 mars
Grande-Saline, à l'assem
1792.
, du 20 novembre. Déclaration 27 novembre 1791. Arrêté de ladite mun
la municipalité du
de Lacroix, capiraine de navire,
lité de Saint-Marc, Port-au-Prince, du 15 décembre. Lettre de la
réfugiée à la
du
municipa
2 Lettre de Beaud,
Grande-Saline, 12 décembre.
blée
commissaire du camp de la
coloniale, du 26 mars
Grande-Saline, à l'assem
1792. --- Page 69 ---
(61)
criminels. Ceux qui étoient à la tête des
des désordres les plus
convient à des chefs de
alisés n'avoient ni la force de tête qui
les crimes si fari, ni la moralité nécessaire pour prévenir
révolutionau milieu des orages
es à commettre impunément Roi de la Grange, qui avoit
ires. C'étoient pour les blancs,
secrétaire du prédécesseur de Blanchelande,
quelque temps
de la marine. Tous deux étoient des
Decoigne , écrivain
contresdrolationnaiteh, et survalistes fougueux, de véritables
ambitieux avides de domination et de vengeance, qui
ht des
les moyens
voyoient dans les troubles de S.int-Domingue que
Savary, maire de Saint - Marc 2
satisfaire leurs passions
hommes de coucommandant Chanlatte, et quelques autres
étoient à la tête du bureau de police, étoient, ou subr, qui
deux chefs. Bientôt Saint-Marc degués ou séduits par ces
théàtre des fureurs populaires -
it, comme le Port-au-Prince, le
contraire, ne furent ni
i, pour avoir éié dirigées par le parti
ni moins funestes dans leurs résultats, > quoibins criminelles,
Ilparoît seulement qu'un blanc,
"onn'en connoisse paslesdétails.)
mmé Pouvert, fut enlevé de son domicile et pendu publiqueavoir été mutilé, et que d'autres subirent le même
nt après
qu'avec peine (2).
t, ou n'y échappèrent
les habitans de Saint Marc à réExpos des motifs qui ont déterminé du 3 juillet 1791. Lettre de la
adre au procès-verbal de la municipalité, à l'assemblée coloniale, du
anicipalité de la Petite-Rivière à ses députés du 8 décembre. Rapport de
décembre. Autre de Decoigne à Lopinot,
ume sur sa mission à Saint- Domingue, P.24 et 25.
à Lopinot, du 8 décembre 1791. Déclaration de
2 Lettre de Decoigne de Saint-Marc, du 12 avril 1792. Rapport de
brosses et autres émigrés
du sieur
bume sursa mission, , P.: 24 et 25. Réponse au mémoire
Rosignol
Dunc, par le sieur Dumestellior, , P- 5et7-
oigne à Lopinot,
ume sur sa mission à Saint- Domingue, P.24 et 25.
à Lopinot, du 8 décembre 1791. Déclaration de
2 Lettre de Decoigne de Saint-Marc, du 12 avril 1792. Rapport de
brosses et autres émigrés
du sieur
bume sursa mission, , P.: 24 et 25. Réponse au mémoire
Rosignol
Dunc, par le sieur Dumestellior, , P- 5et7- --- Page 70 ---
f. XXIX.
(62) - I
Effort de Le commissaire
Saint : Léger hommes
civil, SaintLéger, appelé à Saint-Marc
pour rétablir
decouleur dans des circonstances si
par
l'ordre.
dabordy rétablir l'ordre. Il
déplorables, par
soumettre à la loi du 28
engageales hommes de couleur à
septembre, tout en
porter contre elle leurs
envoyant des déput
réclainations à la
consentir à la
Métropole. Il les
suppression du bureau de
renoncer à la nomination d'une
police 3 et même
nouvelle
peler l'ancienne, à
municipalité, pour rraj
laquelle on faisoit de grands
Ces mesures
reproches (
pacifiques ne pouvoient
bitieux des deux factions,
Pas cenvenir aux ar
blée de
3 et sur-tout aux partisans de l'asse
l'Ouest, qui ne cherchoient que des
citer de nouveaux troubles, Lors de la
prétextes pour e
police > les' personnes les
création du bureau
toient réfugiées dans
plus attachées au parti contraire S
les montagnes du Tapion qui
ville, et qu'on appelle aussi
dominent
Suint-Marc
par cette raison les Hauts
(2). Un dee officiers
nommé Dumontellier,
municipaux qui les dirigeo
s'opposa au retour de la
quoi qu'il eut fait peu de temps
municipalit
la réinstaller
auparavant une tentative pc
Il
par force, de concert avec le Port an - Prine
prétendit gue les circonstances n'étoient
et qu'au surplus il falloit attendre la
pas favorable
loniale ; il en obtint
décision de l'assemblée C
un arrêté pour autoriser ce refus (3).
1 Discours de Saint-Léger à l'Assemblée
de l'assemblée coloniale à ses commissaires Nationale, P. 6o ct 61. Let
1792,
en France, des 1 et 11 at
2 Lettre de l'assemblée coloniale à ses commissaires
avril.
en France 2 du
3 Lettre de Savary à la garde nationale des Vérettes
Autre de la municipalité de
3 de 28 février 17
tibonite à Saint
Saint-Marc, séante à la Grande-Saline-de-t
Léger, 3 du 2 avril 1792, etc, Adresse de
l'Assembléc nationale, sans darc,
Saint-Léger
France, des 1 et 11 at
2 Lettre de l'assemblée coloniale à ses commissaires
avril.
en France 2 du
3 Lettre de Savary à la garde nationale des Vérettes
Autre de la municipalité de
3 de 28 février 17
tibonite à Saint
Saint-Marc, séante à la Grande-Saline-de-t
Léger, 3 du 2 avril 1792, etc, Adresse de
l'Assembléc nationale, sans darc,
Saint-Léger --- Page 71 ---
(63)
l'amour de Pordre & de la
II s'en falloit de beaucoup que il avoit été l'un des agens
paix entràt pour rien dans ses vues;
d'ofticier
actifs des troubles précédens, en sa qualité
les plus
de Pun des districts de Saint - Marc S il
de la garde nationale
la haine la plus
sur-tout connu dans toute la province, > par
Etoit
les hommes de couleur. Dès le commencement
Extrême contre
de Saint-Marc
ie décembre 1791, avant que la municipalité
l'avoit- accusé devant cette municipalité
it été cassée, on
de comploter dans les monrième, dont il étoit membre >
ateliers pour
le soulèvement des quatre
agnes du voisinage
et faire main-basse sar
renir publier la loi du 28 septembre,
ous ceux qui s'y opposeroient.
couleur allèrent
quelques hommes de
Sur cette dénonciation,
mit d'abord
traduisirent devant la municipalité, qui
'arrêter, et le
le dénoncé 5 elle voulut ensuite
n prison le dénonciateur et
occasion
Dumontellier à la liberté, et c'est à cette
qu'elle
endre
le bureau de police ()- Dumonut cassée 3 et remplacée par
élargi peu de temps
ellier avoit néanmoins été effectivement
par les commissaires
près par l'effet de l'amnistie proclamée
la haine de ses
ivils, et peut-être aussi, parce que, malgré
l'abbé Ouvière, du 2 août 1792, Lettre de la municipalité
Lentre à
à Passembléc coloniale, du
Saint-Marc, séante à la Grande-Saline, de l'assemblée de la paroisse de
3 décembre 17)1. Extrait des registres des motifs qui ont déterminé les optaint- Marc, 1 du 12 décembre: Exposé de Saint Marc, du 12 décembre.
ations de l'assemblée des cirovens
Domingé, du 10 déDénonciation en marge de la pièce précédente 9 par
aux commissaires
embre. Lettre de la commission prévècale de Saint-Marc de Dumontellier , du
Procès-verbal d'arrestation
ivils, du 20 décembre.
du bureau de police de Saint-Marc, du
O décembre. Excrait des registres
du 16 dé1 décembre. Extrait du registre de la commission prévôtale
bre.
de l'assemblée des cirovens
Domingé, du 10 déDénonciation en marge de la pièce précédente 9 par
aux commissaires
embre. Lettre de la commission prévècale de Saint-Marc de Dumontellier , du
Procès-verbal d'arrestation
ivils, du 20 décembre.
du bureau de police de Saint-Marc, du
O décembre. Excrait des registres
du 16 dé1 décembre. Extrait du registre de la commission prévôtale
bre. --- Page 72 ---
(64)
ennemis, on manquoit de preuves pour justifier l'accusation intentée contre lui, Il se réfugia dans les
oil il recueillit les réfugiés de cette Hauti-de-Saint-Mare, S
ville, et rassembla avec
eux une troupe de vagabonds de tous les pays, pareils à ceus
qui faisoient la loi au Port-au-Prince sous les ordres de Pra
loto. Ily joignit une compagnie d'Africains,
les hommes de couleur
Le
qu'il arma contre
().
pillage étant le seul
eit pour faire subsister
moyen qu'i
sa troupe, 3 elle commit des
tions semblables à celles des nègres
dévastainsurgés,
sur les habitations des hommes de couleur et des principalemen riches
blancs qui en avoient embrassé la
colon
cause; son camp étoit étabi
dans un lieu nommé la Grande-Saline, sur les frontières de
deux provinces du Nord et de l'Ouest. C'est de là que ses satel
lites se répandoient pour piller les campagnes des environs
et poursuivre tous ceux qui avoient embrassé la cause de
hommes de couleur. On leur donnoit le nom de Saliniers
cause de la situation de leur camp, et ils étoient
>
rendre cette dénomination
parvenus
presque aussi redoutable que cell
des brigands du Trou-Coffy (2).
1 Réponse au mémoire du sieur Rossignol des Dunes 3 Par le sieur D
montellier, pag. 14.
2 Débats dans l'affaire des colonies 3 tome I, pag.313, et tome
201. Mémoire des commissaires descitoyens de
III,pa
Mémoire du Sieur Rossignol des Dunes
couleur, pag. 85 et sui
2 cité dans la réponse du sie
Dumontellier 2 pag. 4, 6, 9, 10, 15, 17, 28, Réponse susdite,
13, 22, 23 et 24. Lettfe des commissaires des citoyens blancs du pag.
del l'Artibonite, à Blanchelande, 3 du 15 avril 17y2. Lettre de Blancheland quart
àl l'assemblée coloniale, des 26 juin et 6 juillet.
. 85 et sui
2 cité dans la réponse du sie
Dumontellier 2 pag. 4, 6, 9, 10, 15, 17, 28, Réponse susdite,
13, 22, 23 et 24. Lettfe des commissaires des citoyens blancs du pag.
del l'Artibonite, à Blanchelande, 3 du 15 avril 17y2. Lettre de Blancheland quart
àl l'assemblée coloniale, des 26 juin et 6 juillet. --- Page 73 ---
(65))
P'effroi qu'ils inspiroient , par un crime S. XXXI
On peut juger de
on ne
du Des nègres
dont on les a accusés, ct auquel
peut
suisses et de
Épouvantable
d'avoir connivé. Dans l'origine de l'insur- leur déportamoins les défendre
de T'Ouest, qui amena le con- tion perfide.
rection des hommes de couleur
Port-au1791 et leur entrée au
pordat du 11 septembre
certain nombre d'esPrince, les confédérés avoient armé un
méritèrent
ils avoient promis la liberté,et qui
laves, anxquels
avec lequel ils la défennom de Suisses par le courage
dans le traité
(1). Ces braves gens s'étoient crus compris
Hirent
c'étoit aussi l'opinion d'un grand
les hommes de couleur, et
ils entrèrent au Porthombre de ces derniers, avec lesquels redoutant les suites
Mais les chefs des blancs 3
aPrince.
résolurent de se défaire des nouYan exemple si dangereux,
de couleur eurent la làreaux libres, et ceux des hommes
néanmoins, et Boisconsentir. Plusieurs d'entre eux
heté d'y
condammèrent cette perfidie (2).
ond le jeune, en particulier,
seroient déeonvint, ou lon feignit de convenir qu'ils
Dn
aratoires et des provisions pour
portés avec des instrumens
sauvage du contirois mois à la baye des Mosquites, plage
savent
déja occupée par des Indiens libres, qui
ent espagnol 7
leur intrépidité. Malgré
aire respecter leur indépendance par
dans laffaire des colonies, tome III, pag. 185, et tome VII,
Débats
ag. 207.
à
cote FF. de Pinventaire des coma
2 Lettre de L. Boisrond jeune Lettre de ladite assemblée auxdits comhissaires de Passémblée coloniale, Mémoire du second bacaillon, du neuvième
hissaires, du 27 octobre 1791.
Post-scriptum d'une lettre du Portégiment, ci-devant Normandie, de Nantes p.15. , du 27 octobre. No. 99 des pièces
u-Prince, à des negocians de Tarbé sur les troubles de Saint - Domingue,
astificatives du rapport
285.
2g. 136. Débats susdits, tome I, pag.
III.
E
Rapport de Garran-Couion. Tome --- Page 74 ---
$
(66)
d'exécuter cette mesure,
avec lequel on s'efforga
de deux cents ("
le secret
se sauyérent 5 plus
d'enire eux
le navire TEmmansel,d
plusieurs furent embarqués sur
néanmoins capitaine Colmin
même les laisser
Nantes,
manifeste qu'on ne vouloit pas l'une des lettre
II est trop
séjour. On lit, dans
qu
vivre dans ce nouveau Massiac : < Tous les nègres esclaves d
recueillices par le club
de Suisses, 3 au nombre
dans l'armée sous le nom
3 et sont partis c
> étoient
environ 1 ont été embarqués
cents ou
des
2 continer
> trois
dans la baie
Mosquites leur a donn
être portés
pivre.
manifeste qu'on ne vouloit pas l'une des lettre
II est trop
séjour. On lit, dans
qu
vivre dans ce nouveau Massiac : < Tous les nègres esclaves d
recueillices par le club
de Suisses, 3 au nombre
dans l'armée sous le nom
3 et sont partis c
> étoient
environ 1 ont été embarqués
cents ou
des
2 continer
> trois
dans la baie
Mosquites leur a donn
être portés
pivre. On
> matin pour le diable ne sauroit
et
oiù
travailler
>> espagnol, mois de vivres, des outils pour auront à com
> pour trois
le trouveront bon i ils
suivant qu'ils
comité de correspon
> vivre
du pays (2) >. Le
nouvell
les sauvages
la même
>> battre
coloniale, en annonçant
réfexion
dance de Passemblée
sans autre
en France 3 ajoutoit, emmenotés , qu'c
a ses commisaires de couleur les avoient dans une ile,
< que les hommes
disoit-on,ou déposer
* xXXIt. avoit fait sombrer,
(3) >. Le capitair
Deleur as- s les
inhumanité révoltoit les nègres
les gros temj
sassinat au > que cette
de leur conduite . assura que
à
Môle. Colmin, chargé
pas de les débarquer d
obstacles ne lui permirent
qu'il avoit reçu
et d'autres
(4)- Mais il est probable
baie des Mosquites
le dit Tarbé dans son rappe
les chefs, comme
* Et non pas sculement
3 page 31. de Tarbi
sur les troubles de Saint-Domingue, 153 ét 154- Suite du rapport
Débats susdits, tomc 1, pag. dudit rapport. au
1 31. No, 99 des pièces juscificatives du 2 novembre 1791. 136. Voyez
pag. d'une lettre du ort-au.Prince, de Tarbé, no. 99,pag. 2 Copie
dudir rapport
du 12 novembre 1791. les pièces juwifcatives dudit comité de correpondance. nationale, 9
du30 juin 1792. 3 Lettre de Fr. Colmin à l'Assembléc
Adrese
--- Page 75 ---
(67)
ordres contraires des meneurs du Port-au-Prince. On craignoit
que
les g-ns de couleur, qui avoient armé les Suisses, n'allassent
les chercher sur celte côte, et ne les réintroduisissent dans la
colonie par le cabotage Quoi qu'il en soit, Colmin les dépo-a sur une des côtes de la Jamaique dont le gouvernement, peu jaloux de ce dangereux présent, les renvoya à l'assemblce coloriale, au mois de fevrier 1791 > par le commodore
Afleck, quiretournoit alors en Europe. La haine des autorités constituées du Port-au-Prince les y poursuivit. La municipalité de cette ville voulcit absolument qu'on les condamnât
à mort; et il paroit, par une de ses lettres, que le droit des
maîtres sur leurs esclaves fut la seule dificulié qu'on lui opposa. Il n'y avoit pas besoin, disoit-elle, de l'avea des maitres, ni
d'aucun autre pour leur supplice : C Il suffisoit, pour des étres
> présumts oupables par leur embarquement, de l'accord fait
> avec les mulâtres pour leur embarquement.
cit absolument qu'on les condamnât
à mort; et il paroit, par une de ses lettres, que le droit des
maîtres sur leurs esclaves fut la seule dificulié qu'on lui opposa. Il n'y avoit pas besoin, disoit-elle, de l'avea des maitres, ni
d'aucun autre pour leur supplice : C Il suffisoit, pour des étres
> présumts oupables par leur embarquement, de l'accord fait
> avec les mulâtres pour leur embarquement. . e e Nous pen-
) sons que les pièces incluses seront suffisantes pour leur condamnation (2). )
L'assemblée coloniale les envoya dans la rade du Môle sur un
navire, oii ils étoient tous enchaînés. Peu de temps
après 3 des
scélérats montent sur le navire durant la nuit; et, après avoir
renfermé le capitaine dans sa chambre 9 ils choisissent soixante des
plus vigoureux de ces malheureux nègres, leur coupent la tête,
$
I Post-scriptum de la lettre susdite à des négocians de Nantes, du 27
octobre 17y1.
dans la rade du Môle sur un
navire, oii ils étoient tous enchaînés. Peu de temps
après 3 des
scélérats montent sur le navire durant la nuit; et, après avoir
renfermé le capitaine dans sa chambre 9 ils choisissent soixante des
plus vigoureux de ces malheureux nègres, leur coupent la tête,
$
I Post-scriptum de la lettre susdite à des négocians de Nantes, du 27
octobre 17y1. NO 99 des pièces justificatives du rapport de Tarbé, pag. 136,
Sonthonax dit, sans en donner de preuve, qu'on voulut les y vendre
Voyez le tome I des débats dans i'affaire des colonics, page 154. 2 Lettre de la municipalité du Port-au-Prince aux députés de la paroisia
à l'assemblée coloniale, du 21 mars 1792. E a --- Page 76 ---
mX
(68)
dans la rade du Mole 9
les autres, et les jettent Rotter les cadavres de ces
les Uns après
plusieurs jours
ni T'assemblée cood T'on vit pendant les antorités constituées
(). Le
infortunés, sans que
la punition des assassins
loniale aient rien fait pour misère sur ce batiment, à T'exception de
des Suisses périt de
: c'étoit le reste
surplas
Sonthonax retira en 1793
embarde dix-huit que
avoient été originairement
de deux cents qui
plus (2).
faire quelques pour
qués
coloniale avoit d'abord paru fut bientôt acquitte
L'assemblée
Colmin ; mais ily
de
suites contre le capitaine L'assemblée ne parut inquiète
d'une manière honorable. mauvais effets qu'elle avoit prodait
affaire qu'a cause des
elle chargea Blanche
cette
de la Jamaique;
lui donner satis
sur le gouvernement démarches nécessaires peur
lande de faire les
de la Jamaique fut invité, plu
faction : et le gouverneur possible 7 à rendre justice aux sen
encore, silétoit
qni animoient tou
> fortement d'amitié et de reconnoisance
voisin
> timens purs
pour leurs génèreux
de Saint-Doningse
à cette parti
>
les citoyens
qui avoient témoigné
amis de la Jamaique 3
dans les circons
> et
français un intérêt si pressant (3) >. Colmin ft
> de T'empire
ou elle étoit plongée
à ce que l'o
> tances désastreuses l'Assemblée nationale, ct,
ensuite dénoncé à
pag. 153, 154, 15
l'affaire des colonies, tome I, suivantes. Moniteur
1 Débats dans tome III, pag 185, 200 ct février 1792. Adresse
285, 310 et 3145 des 10, 14, 17, 18 ,19 ct 30 27 juin. Lettre du Port-a
Saint- Domingue, à PAssemblée nationele, du
de la société d'agrice
Frangois Colmin
certifiée par les commisaires
Prince, du 3 mars,
III, page 201.
ture de Nantes. susdits tom. 1, page 314, et tome 16 ec 17 mars 1792.
2 Débats Vassemblée caloniale, des 13,
3 Arrêté de
%
10, 14, 17, 18 ,19 ct 30 27 juin. Lettre du Port-a
Saint- Domingue, à PAssemblée nationele, du
de la société d'agrice
Frangois Colmin
certifiée par les commisaires
Prince, du 3 mars,
III, page 201.
ture de Nantes. susdits tom. 1, page 314, et tome 16 ec 17 mars 1792.
2 Débats Vassemblée caloniale, des 13,
3 Arrêté de
% --- Page 77 ---
(69) )
mais Pimportance des événemens
croit, décrété d'accusation; ;
de suivre
dans la métropole ne permirent pas
qai survinrent
cette affaire (1)-
des soixante $ XXXIII.
Polvere! et Sonthonax ont assuré que Y'assassinat commandoit Des auteurs
avoit été commis par les Saliniers 2 que
de cct assasSuisses
de ces deux commissaires civils sinat.
Dumontellier. Les accusateurs
les soldats du régiment
rejeté ce crime sur
ont 3 au contraire,
étoient alors en garnison au Môle, et
irlandais de Dillon, qui
livrer cette place aux
qui trahirent depuis la France pour avoit été commis dans
Anglais. Ils ont ajouté que l'assassinat
avoient été débarla ville du Mole, ou les infortunés Suisses
alors, et que
le camp de la Saline subsistoit encore
qués; que
Dumontellier leleva pour
cen'est que quelques tempsaprès que
Sonthonax a invoqué
au Môle avec sa troupe (s).
se réfugier
, celui
un
contraire témoignage tresrespectable.
pour l'allégation
fut long-temps Pun des pardu maire du Môle, Genton, qui de Saint-Marc 5 mais qui
tisans les plus chauds de l'assemblée
et mérita seul d'étre
n'en resta pas moins attaché à la France s
lors de la livraison du Mole , parce
déporté par les Anglais,
constant du moins que ce
qu'il s'y opposa seul (3). Il paroit de leur retraite au Mole,
sont des Saliniers qui commirent, lors
dont
de deux colons nommés Guiton et Mollet 3
l'assassinat
Dumontellier
connoit
d'ailleurs les circonstances.
on ne
pas
Colmin à P'Assemblée Nationale 9 du 30 juin
1 Pétition de François
204 et 205.
1792. Débats susdits, tome III, pag.
201 ct
Débats susdits, tome I, pag. 312 et suiv., et tome III, pag.
suiv., pag. 219, etc.
201 et suiv.
3 Ibid. tome I, pag. 155 et suiv. 9 ct toie III, pas
pag- 219, etc,
E 3
ailleurs les circonstances.
on ne
pas
Colmin à P'Assemblée Nationale 9 du 30 juin
1 Pétition de François
204 et 205.
1792. Débats susdits, tome III, pag.
201 ct
Débats susdits, tome I, pag. 312 et suiv., et tome III, pag.
suiv., pag. 219, etc.
201 et suiv.
3 Ibid. tome I, pag. 155 et suiv. 9 ct toie III, pas
pag- 219, etc,
E 3 --- Page 78 ---
fut accasé de
(70)
maire de Saint-Marc, complicité par la veuve de
comme lui
Rossignol des
Mollet, et par le
Par les hommes de
Danes, qui avoit été
cité; mais il ne Prit
couleur; ; ilnia bien
chassé
aucune
cette
Quelque vrai d'ailleurs
mesure contre les
complicusateurs de
que soit ce gu'ont dit
assassins (),
de
Polverel et Sonthonax
en France les ac.
Dillon, il paroît
sur l'incivisme des
eux étoient du même également constant que les
soldats
Les uns et les
parti lors de l'azsassinat saliniers et
autres furent soutenus
des Suisses.
loniale, qui Protégeoit les
par l'assemblée
ofliciers, Elle ne fit
soldats de Dillon,
coaucune
contre leurs
Suisses, et l'on sent bien poursuite contre les assassins
prendre ce crime
qu'eile n'auroit Pas
des
parti
au nombre de ceux
manqué de comn'eussent Roaverementaire du Mole, si
qu'eile reprochoit au
pas été du parti
ceux qui l'avoient
le surplus des
contraire, Enfin il est
commis
prés de deur Suisses, à T'exception de
recennu que
cents de Ces
diz-huit,
mauvais traitemens
infortunés, mourut de c'est-a-ditre,
sur le bateau ou
misère ou de
municipalité du
on les avoit
coloniale ne Port-au.Prince et le côté Ouest déposés. La
Pitaine
cesserent de prendre le
de l'assemblée
semblée Colmin (2), dont ils adressérent plus grand intérêt au canationale; et l'on a déja
la jastification à l'Aspour obtenir la mort des
vu tout ce
S. XXXIV, Le
nègrcs suisses.
qu'ils avoient fait
Insurrection
camp de la
etconcordat tellier a rendu si Gande-Siline, que la troupe de
des hommes Patite-Riviére de fameux, étcit situé dans la
Dumonde couleur de
L'dnibonite,
paroisse de la
l'Artibonite. 1
qu'onappelle aussi
Réponse du sieur Dumontellier
simpiement
pag. 21, 22, 23 et 2f. Moniteur au mémoire du sieur
2 Débats
de
Rosignol des Dunes,
dans l'affaire des
Sc-Domingue 3 des 1, 3et 12
teur de
colonies, tome IlI,
mai17g2.
Sain-Doningue, des 27 févricr, 16 ct pag. 204 ct 2o5. Moni17 mars 1792,
Réponse du sieur Dumontellier
simpiement
pag. 21, 22, 23 et 2f. Moniteur au mémoire du sieur
2 Débats
de
Rosignol des Dunes,
dans l'affaire des
Sc-Domingue 3 des 1, 3et 12
teur de
colonies, tome IlI,
mai17g2.
Sain-Doningue, des 27 févricr, 16 ct pag. 204 ct 2o5. Moni17 mars 1792, --- Page 79 ---
(7)
et dont la'municipalité avoit
Artibonite, ou la Petite-Rivière,
Eté1 lune des plus dévouées au parti de l'assemblée de l'Ouest 01)-
Une pareille troupe étoit plutôt faite pour soulever contre ellele
qu'elle occupoit que pour faire des conquêtes. Ses brigan
pays
parmi les hommes de
Hages excitèrent une indignation générale
couleur de P'Artibonite 9 qui ne s'étoient point encore insurgés;
d'une manière
ils formèrent une espèce de conspiration, quiéclata
terrible le 7 avril; réunis à plusieurs auxiliaires de la Croix-desBonquets, ils attaquèrent inopinément le bourg de T'Artibonite
ets'en rendirent les maitres après avo'r tué beaucoup de blancss
des mémoires écrits par des blancs eux-mèmes portent à des
que
deux cents); ils
nombres très différens (depuis dix-sept jusqu'a
chassèrent les autres
en frent cent cinquante prisonniers, 2 et
du'bourg (2). La municipalité fut obligée de se réfugier au camp
de la Grande- - Saline.
Le bourg de l'Artibonite étoit l'une des clefs du cordon de
l'Ouest, quiavoit été établi sur les frontières de cette province,
1 Lettre de la municipalité de la Petite-Rivière à sCS députés à l'assembléa coloniale, du 5 décembre 1791. Moniteur de Saint Domingue, du 30
février. Réponse de Dumontellier au mémoire de R.ossignol des Dunes,
page 5.
une
et
avoient
* Les blancsprétendent que cette attaque fut
trahison, qu'ils
dans la matinée de ce jour-là même, une lettre du chef des homreçu, >
dés assurances les plus pacifiques. Voyez la letmes de couleur, pleine
à lassemblée coleniale, du
tre de la municipalicé de la Petite - Rivière,
21 février 1792 5 mais son témoignage ne peut guères être impartial.
de
des Dunes fils, à l'assemblée coloniale , du 21
2 Lettre Rossignol
de la Petite-Rivière à ladite assemfévrier 1792. Autre, de la nunicipalité
de la communo de la
blée, du 25 mars. Discours de Nouguez s procureur
Petite-Rivière, a1 l'assemblée coloniale. Lettre des commissaires des citoyens
blançs du quartier de PArtibonite, aux commissaires civils, du 15 avril.
Autre des mêmes à Blanchelande, dudic jour.
E 4
Rossignol
de la Petite-Rivière à ladite assemfévrier 1792. Autre, de la nunicipalité
de la communo de la
blée, du 25 mars. Discours de Nouguez s procureur
Petite-Rivière, a1 l'assemblée coloniale. Lettre des commissaires des citoyens
blançs du quartier de PArtibonite, aux commissaires civils, du 15 avril.
Autre des mêmes à Blanchelande, dudic jour.
E 4 --- Page 80 ---
(72)
en suivant la chaine des montagnes
partie
depuis la mer jusqu'a la
espagnole, et qui avoit jusqu'alors
son objet en empéchant les nègres
rempli parfaitement
dans la:
insurgés du Nord de
province de l'Ouest. La crainte de cette
pénétrer
étoit bien plus redoutable depuis
commumication
s'étoit aussi manifestée
qu'une insurrection d'esclaves
d'une manière si alarmante devant
Port-au-Prince dans la plaine du Cul-de
le
que les hommes de
sac. Ilétoit à craindre,
couleur, maîtres de
ouvrissent le
de
T'Artibonite, ne leur
passage
ce côté-là pour se
ment odieux qu'on faisoit souffrir
venger du traiteles mémoires du
à ceux du Port-de-Paix. Tous
temps sont d'accord sur
un si grand danger (). C'étoit dans
l'effroi qu'inspiroit
l'insurrection des
ce temps-là même que,
nègres du Nord venoit de s'étendre dars
partie la plus voisine de
la
l'Artibonite, dans les
Port-de-Paix et de Jean Rabel,
montagnes du
préservées, Les blancs de
qui en avoient été jusque-la
été acculés
cette dernière paroisse,
sur les bords de la mer
après avoir
avec les hommes de
par les négres, d'accord
couleur, furent bientôt
fugier au Méle. Les
obligés de se réhommes de couleur de
côté, eurent encore de
"Arlibonite, de leur
nouveaux avantages sur les
voisinage : ils étoient soufcaus
blancs du'
quiméditoit
par la coalition de
des projets bien plus
Saint-Marc,
que le Port-an-Prince
vastes,malgré quelques secours
mandant du cordon envoya dans ce quartier (2). Le comde l'Ouest, Fontanges, et le
de
vaisseau, Cambis, profitérent de
capitaine
l'abattement des blancs pour
1 Lettre de la municipalité des Gonaives à
avril 1792, Autre de celle de Saint-Louis du l'assemblée coloniale 2 du 22
Rossignol des Dunes fils, à l'assembléc
Nord, du 18 avril. Letere de
de Fremin du Gtos-Morne, à l'assemblée coloniale du 21 février 1792. Autre
2 Lettre de la municipalicé de
coloniale, du 12 avril.
Jcan-Rabel à l'assemblée colopiale 3 du 3
municipalité des Gonaives à
avril 1792, Autre de celle de Saint-Louis du l'assemblée coloniale 2 du 22
Rossignol des Dunes fils, à l'assembléc
Nord, du 18 avril. Letere de
de Fremin du Gtos-Morne, à l'assemblée coloniale du 21 février 1792. Autre
2 Lettre de la municipalicé de
coloniale, du 12 avril.
Jcan-Rabel à l'assemblée colopiale 3 du 3 --- Page 81 ---
(73)
offrir leur médiation; ; ils firent en leur nom avec lus hommes
pur
de T'Artibonite un concordat,qui, dans ses principales
e couleur
Port-au-Prince et de la Croix-desases étoit conformeà ceux du
Les hommes de couleur s'y engagèrent à mettre en
ouquets.
blancs qu'ils avoient faits,
berté les cent cinquante prisonniers
demandant la relaxation des hommes de couleur qui étoient
n
détenus dansla rade du Mole (1). On a dit depuis
ncore alors
avoit été, de la part de Fonue le but de cette négociation
la
d'attacher les hommes de couleur de PArtibonite à
anges,
Mais quelles qu'aient été ses vues
ause du gouvernement (2).
ecrètes, le péril étoit si imminent , et l'on jugeoit si difficile
chasser les hommes de couleur de ce poste impertant,
e
u'on regarda ce traité comme un avantage inappréciable pour
l'acceptèrent avec reconnoissance. C'est ce qu'a
ès blancs, qui
coloniale
de l'assemblée
pujours soutenu un des commissaires
ai. Autre de ladite municipalité séante au Môle, al'assemblée coloniale, 2 du
reinier 2oût.Lettre de Joseph, commandant des révoltés du camp Fourré,
ux officiers municipaux ou au commandant du Mole, du premier juillet.
éponse du commandant, du 20 juillet. Lettre de la municipalité de Saintouis du Nord à l'assemblée coloniale, des 21 mars et 18 avril 1792. Lettre
Beaud, commissaire du camp de la Grande-Saline 2 à Passembiée coloiale, du 25 mars. Autre de Gaudin, député du Port-de- Paix, à ladite
semblée, du 19 mars. Lettre des représentans des hommes de couleur
impésà à la montagne de Jean-Rabel, aux blancs de ladite paroisse, des
et quatorze mai 1792. Discours susdit de Nouguez à l'assemblée coloale. Adresse de l'administration de la garde nationale du Mirebalais, du
2r mai.
1 Traité entre les blancs et les hommes de couleur , du 14 avril 1792.
ertres des commissaires conciliateurs des blancs du quartier de P'Artibonite,
PAssemblée nationale, du 16 avril.
2 Rapport de Roume sur sa mission, page 16. Lettre de P'assemblée copniale à ses commissaires en France, du 20 mars 1792.
'assemblée coloale. Adresse de l'administration de la garde nationale du Mirebalais, du
2r mai.
1 Traité entre les blancs et les hommes de couleur , du 14 avril 1792.
ertres des commissaires conciliateurs des blancs du quartier de P'Artibonite,
PAssemblée nationale, du 16 avril.
2 Rapport de Roume sur sa mission, page 16. Lettre de P'assemblée copniale à ses commissaires en France, du 20 mars 1792. --- Page 82 ---
en
(74)
France,
Brulley, , qui n'a cessé
anti
d'être dévo. Rt
gouvernementaire, 2 et qui avoit été
parti
presque dès sa formation
au cordon d: iOuest
de la
(1). L'é.at ot se trouvoi
colonie,e et lesaveuxméme de
cette partie
tifient que trop son opinion.
l'assemblée coloniale ne jusbalança-t-il
Aussi le commnissaire Roume
pasà ratifier ce concordat,
ne
la nouvelle de la loi du 4avril
avant même d'avoir reçu
(2).
s XXXV.
L'impression causée
Traité d'u- fut si vive dans
par ces succès des hommes de
nion de St.-
tout le voisinage,
la
couleur
des quatre
que majerité des blancs, 3
Marc,et des
paroisses qui forment la
se
sénéchaussée de
M
paroisses voi- ligua avec eux pour appuier leurs
Szint-Marc,
sines,
sont celles de Saint-Marc,
réclamations. Ces paroisses
Gonaives. Le
de l'Arcahaye, des Verettes et
19 avril 1792, elles se coalisérent
des
qui méconnoissoit l'assemblée
par un traité
d'union
coloniale, et nommèrent un conseil
pour administrer les quatre paroisses.
paroisses de la province de
Plusieurs autres
celles du
l'Ouest, et quelques-unes même de
Nord, telle que la Marmelade,
temps après (3).
y accédèrent peu de
1 Lettre de Roume au ministre de la
de la municipalité de la Petite-Rivière marine, du 11 juiller 1792. Autre
Discours de Nouguez,
de P'Artibonite, du 25 mars 1792
PArtibonite al'assemblée Procureur de la commune de la Petire-Rivière de
aux archives de l'assemblée coloniale. de
Pièce en forme de protestation déposé
crétaire,
l'Ouest, du 27 février, signée, Beaud, sc
2 Discours susdit de Nouguez. Lettre de
de la Grande-Saline, du 26
Beaud, commissaire du camj
ses commissaires
mais 1792, Lettre de l'assemblée coloniale
assemblée
en France, des 21 février et 18 mars.
le 12 avril. Rapport de Roume à
Rapport fait à ladit
mission , page 16,
l'Assemblée nationale sur S:
3 Traité d'union entre les quatre paroisses de la
Marc, du 19 avril 1792, Lettre des
dépendance de Saint
Roume, du 4 avril,
commmissaires desdites paroisses
commissaires
mais 1792, Lettre de l'assemblée coloniale
assemblée
en France, des 21 février et 18 mars.
le 12 avril. Rapport de Roume à
Rapport fait à ladit
mission , page 16,
l'Assemblée nationale sur S:
3 Traité d'union entre les quatre paroisses de la
Marc, du 19 avril 1792, Lettre des
dépendance de Saint
Roume, du 4 avril,
commmissaires desdites paroisses --- Page 83 ---
(75)
S. XXXVI.
en donnant une protection imposante aux De Borel et
Cette coalition, de cette partie de I'Ouest, ne suffit pas de son camp.
bmmes de couleui
en assurer la paix. L'une des quatre paroisses
fanmoins pour
avoit le malheur de posséder dans son
rimitivement coalirées
de la colonic 2 le trop
in Tun des hommes les plus dangereux
un facBorel. Iln'avoit cessé d'ètre dans tous les temps
meux
d'août
il avoit proposé au club Mascux. Dès le mois
1789,
avoit
rendre la colonie indépendante - *). Il
ac des mesures pour
des troubles qui avoient dé61 lun des artisans les plus connus
de Saint-Marc (1);il porta les mêmes principes
irélassemblée
coloniale. Comme plusieurs autres
us la seconde assemblée
après sa forembres de cette assembléc, il l'avoit quittée peu
d'alier défendre ses propriétés dans la paation, sous prétexte
à
semdes Vérettes. Il
formé un camp peu- près
bisse
yavoit
il s'étoit étroiable à celui de la Grande-Saline, avec lequel
châtelains des siècles de la féodalité,
ment lié. Semblable aux
même sans distincton
s'y entretenoit par le pillage, souvent
d'ennemis. Il
les passans sur les grands
amis et
interceptoit
ne vouloient pas se
insul:oit et maltraitoit ceux qui
hemins, ,
faisoient de la résistance , et prenoit
Eunir à lui, tuoit ceux qui
Il
trouvoit sur les habitations (3).
bur son usage tout ce qu'il
fic le 25 août au soir 3 existe ençore dans les
* La motion qu'il y
alors de faire aux hommes de coulcur
piers de ce cleb; il y proposoir
de les enrégimenter 2 de se tenir
ures les concessions que lon pourroir,
de
l'asisuite sur la déjensive, en empèchant les députés Saint-DomingucA
mbléc nationale de rien faire dans cette assemblée.
le chapitre V de la première partic, S. 17 ct 19.
1 Voyez-ci-desnus
Réponse de Borel,
2 Lettre de Saint-Léger à Borel, du 30 mars 1792.
réunie
des
de la municipalité de Saint-Marc
1 premicr avril. Extrair registres
et des Verettes, du 16 mars. Lettre
ecles commissaires de la Petite-Rivière --- Page 84 ---
(76)
répondoit à un de ses anciens amis gui lui
duite si odieuse
reprochoit une con3 que la nécessité la justifioit,
la
la colonie étoit
que majorité de
pour lui, qu'on le verroit
> bien, ajoutoit
bientôt. G Je sen:
il, que vous êtes tous à
D vous abandonnerons
l'agonie ; mais nous ne
pas comme le mauvais
> appliguerons
médecin, et vous
tris-incersamment les
> faire revenir, s'il en est
cantharides, pour vou.
ite si odieuse
reprochoit une con3 que la nécessité la justifioit,
la
la colonie étoit
que majorité de
pour lui, qu'on le verroit
> bien, ajoutoit
bientôt. G Je sen:
il, que vous êtes tous à
D vous abandonnerons
l'agonie ; mais nous ne
pas comme le mauvais
> appliguerons
médecin, et vous
tris-incersamment les
> faire revenir, s'il en est
cantharides, pour vou. >> vous faites de
encore temps, de l'entier oubli que
vous-mêmes () n. Dans une autre lettre à
semblée coloniale, il disoit plus clairement
l'as
> heurs sont au
encore : a Nos mal
comble; le sac de Saint Marc est
>
si
urgent et in
dispensabie, vous vouiez, mes chers
> ver à la colonie et à la
collègues, conser
métropole
> malheureux
quelques vestiges de Cr
pays; de la célérité sur- tout dans le
D moyens >. Tel étoit son
choix de
cher contre les
emportement, qu'il refusoit de mar
négres avec ceux qui ne vouloient
ravant marcher avec "lui contre les hommes de
pas aupa
eut même le crédit d'obtenir des
couleur (2). I
duite et des
arrêtés approbatifs de sa con
secours (3). Il força alors les blancs des
rettes de révoquer le traité d'union
Vé
et une partie de
pour ce qui les concernoit
ceux de l'Artibonite d'anéantir le
dat. Il déploya le drapeau
fit
concor
rouge, marcher les troupes dij
de Breton des Chapelles, à Borel, du 13 mars, Suite du
des troubles de l'ouest, page Il. mémoire historiqu
1 Lettre de Borel à Breton des Chapelles, du 20 mars
2 Lettre de Borel à l'asemblés
du
1792. date, du même à la même. colonials, 2 avril 1792. Autre,san
3 Lettre de Saint-Léger à Borel, du 30 mars 1792. avril. Extrair des registres de la municipalité de
Réponse, du premic
du 20 mars. Lettre de Borel à
Saint-Marc , réunie, ctc
de Saint-Liger, a Passemblés l'assemblée coloniale 3 sans datc. Discour
nationale, pag. 6f. --- Page 85 ---
(77)
cordon de T'Ouest, malgré la réquisition contraire de
igne du
Saint-Léger
tentative n'eut aucun succès : les hommes de couleur de 6. XXXVIL
Cette
fidèlement exécutéle concordat en mettant Sa défaite et
"Artibonite, quiavoient
quoiqu'on eût refusé de celle de Duen libertél leurs cent-cinquante prisonniers,
montellier. Bélivrer les détenus du Port de-Paix, soutinrent avec avantage une
Le conseil d'union de Saint-Marc envoya al leur
première attaque. bientot ils devinrent agresseurs à leur
secours une petite armée, et
Dumontellier assure qu'ils soulevoient les ateliers en massaour. refusoient de les suivre, qu'ils faisoient
prantles commandeurs qui
dans
le même sort à tous les blancs qui tomboient
prouver
les hommes et les femmes d'une maeurs mains, en mutilant
leur armée défit
hière horrible.
conseil d'union de Saint-Marc envoya al leur
première attaque. bientot ils devinrent agresseurs à leur
secours une petite armée, et
Dumontellier assure qu'ils soulevoient les ateliers en massaour. refusoient de les suivre, qu'ils faisoient
prantles commandeurs qui
dans
le même sort à tous les blancs qui tomboient
prouver
les hommes et les femmes d'une maeurs mains, en mutilant
leur armée défit
hière horrible. Il est certain du moins que
détruisit son camp et le força
Borel complétement 2 qu'eile
d'aller demander de nouvelles forces à l'assemblée coloniale. Dumontellier, et ses Saliniers, qui voulurent aller à son secours,
dans leur camp.Ils avoient, deson aveu, ( dixFurentrepoussés
huit bouches à feu, dont douge de fort calibre ; quelques
retranchemens trop forts pour D'espèce d'ennemis qu'ils
avoient a combattre, et l'avantage inappréciable de pouvoir
une lieue à la
sans
seule haie pût
N
balayer à
ronde,
qu'une
> dérober l'assiégeant à leur vue >. Cependant ils n'osérent pas
y attendre l'ennemi, sous prétexte ( qu'ils n'auroient pu diriger
seules richesses du
de
) leurs coups que contre les
quartier,
> malheureux esclaves, rebelles par instigation, et que jusques1 Lettre de Saint-Léger à Souquet, du 23 mai 1792. Lettre de Borel à
lassemblée coloniale, des 28 et 31 inars. Autre du même à Souquet, des
30 et 31 mars.
ils n'osérent pas
y attendre l'ennemi, sous prétexte ( qu'ils n'auroient pu diriger
seules richesses du
de
) leurs coups que contre les
quartier,
> malheureux esclaves, rebelles par instigation, et que jusques1 Lettre de Saint-Léger à Souquet, du 23 mai 1792. Lettre de Borel à
lassemblée coloniale, des 28 et 31 inars. Autre du même à Souquet, des
30 et 31 mars. Réponse de Souquet, du 31 mars. Lettre de Borel à la mu,
nicipalité des Verettes du 30 mars. Extrait des registres de la municipalité
dela Petite Rivière,du 19 mars. --- Page 86 ---
:
(78)
douceur dans le devoir, par
9 1à ils avoient maintenus avec Le
fut levé, et les Salinies
de la force 9.
camp
Dillon
> seul apparcil
auprès de ces soldats de
obligés de se retirer au Mole,
(1).La coalition d
leurs défenseurs accusent aujourd'hui
partisans, , (
que
de jour en jour de neuveaux France q
Saint-Marc gagnoit mandoit à ses commissaires en
P.1
Y'assemblée coloniale accédoient toutes ai concordat de
du Nord
éto
les paroisses
de la ville du Cap, dont T'opinion loi du
tibonite, à V'exccption
la nouveile de la
inceriaine (2) quand on reçut
par l'a
encore
elle fut reçue
avril. La répugnance avec laquelle à opérer une réconcili
semblée coloniale, n'étoit pas propre
de leur succès
sincère entre les coalisés déja enorgueills
aigr
tion
dirigeoient la ville du Port-an-Prince,
et les autorités qai
blocus qu'elle éprouvoit depu
de plus en pius par le nouveau Cul-de-Sac. On resta de part
linsurtection des négres.du
d'autre sous les armes (3).
dans cette province , quar
Tel étoit létat des partis
Saint-Marc sur le Jupite
$. xXXVII.
arrivèrent à
Arrivée de Roume et Blanchelande furent écrits, à la vérité 2 que fort postérie
Roume etde Des mémoiresquine
disent qu'ils furent ac
Blanchelan- rement par des plumes très-partiales,
de à SaintMarc.
conéiliateurs de la dépendance de Saine-Marc
1 Lettre des commissaires avril
Réponse du sieur Dumontellier
l'assembléc coloniale, du 26
1792. 6,7, 16, 18, 19 et 20. Relari
mémoire du sieur Rossignol des Dunes, dimanche P.
8 avril , d'après le rappc
de ce qui s'est passé à PArtibonite 2 le au régiment de Picardie. Discours
de
M. Richard, capitaine
Nouguez, :
à Possemblée coloniale.
en France, du 2 juil
de l'assemblée coloniale à ses commisaires
2 Lettre
coloniale à ses çor
1792.
de Roume, P. 35. Lettre de Tassemblée
3 Rapport
du 10 mai 179a,ctc.
missaires en France,
d'après le rappc
de ce qui s'est passé à PArtibonite 2 le au régiment de Picardie. Discours
de
M. Richard, capitaine
Nouguez, :
à Possemblée coloniale.
en France, du 2 juil
de l'assemblée coloniale à ses commisaires
2 Lettre
coloniale à ses çor
1792.
de Roume, P. 35. Lettre de Tassemblée
3 Rapport
du 10 mai 179a,ctc.
missaires en France, --- Page 87 ---
(79)
cueillis par le cri unique de vive le roi (1). Il est cerfain du
moins qu'ily: avoit à Saint - Marc une faction très-puissante de
royalistes qui remiplissoit en grande parcie toutes les autorités
constituées de cette ville. Roume assure qu'il auroit bien voulu
anéantir le conseil d'union qui y avoit été établi d'une manière
i irégulière. Mais l'assemblée coloniale laissoit elle - même
subsister une institution tout aussi illégale à l'autre extrémité de
la province, dans le conseil d'administration de Ia Grande-Anse.
Il falloit d'ailleurs ménager les hommes de couleur, parce qu'on
en avoit besoin pour tenir tête aux factieux de l'Ouest, et que
Blanchelande leur avoit demandé des secours pour combattre les
asclaves insurgés de la province du Nord. Enfin Roume assure
gu'il vouloit détacher insensiblement 3 par ces témoignages de
sienveillance, les nouveaux citoyens du parti des pompons blancs,
qui n'avoient embrassé la cause des hommes de couleur que
pour les gagner à la contre-révolation. C'est dans les mêmes vues
qu'il avoit ratifié le traité d'union avant même d'avoir appris la
nouvelle de la loi du 4 avril (2).
Roume ne put donc pas se dispenser de confrmer le conseil
le paix et d'union de Saint-Marc (3). Il mit d'ailleurs en usage
out ce que son caractère conciliant lui put suggérer pour rapprocher les caeurs si vivement exaspérés dans les deux partis,
1 Mémoire de M. Borel, du 24 septembre 1792 7 pag. 1O. Compte rendu
par MM. Jouon, Brunct ct Clausson 2 envoyés commissaires au Cap auprès
de M. Borel, P.7.
21 Lettre de Roume au ministre de la marine, du 11 juiller 1792. Rapport du même sur sa mission 3 P. 17, 22 et 23. Lettre de Bournissieu à
Brulley, du 8 août 1792.
31 Proclamation de Blanchelande et Roume, du 3 juiller 1792.
1O. Compte rendu
par MM. Jouon, Brunct ct Clausson 2 envoyés commissaires au Cap auprès
de M. Borel, P.7.
21 Lettre de Roume au ministre de la marine, du 11 juiller 1792. Rapport du même sur sa mission 3 P. 17, 22 et 23. Lettre de Bournissieu à
Brulley, du 8 août 1792.
31 Proclamation de Blanchelande et Roume, du 3 juiller 1792. --- Page 88 ---
( - 80)
et Pour les rattacher à la mére-patrie,
tement représentée
qu'en leur avoit si
comme une marâtre; mais il
injas
grandes dificultés. Tous les coalisés lui
rencontra di
lution de l'assembléc de
demandoient la disso
les plus
T'Ouest, la déportation de ses
furieux, et des factieux qui avoient
membre
aux troubles du
eu la plus grande par
etsen envoi à la Porkau-Prince, haute-cour
celle de Borel en particulier
ciement des
nationale. Enfinon exigeoit le
troupes soldées du
licen
cette ville des citoyens de Port-an-Prince, et la rentrée dan
sés durant les trowbles. toute couleur qui en avoient été chas
C'est à cette condition
sentoita denner à Bianchelande les
seule gu'on coI
contre les nègres
secours gu'il avoit demandé
nécessaires
insurgés On offroit d'ailleurs toutes les
pour vaincre la résistance du Port
force
II fut
au Prince (1).
convenu en comséquence entre Roume
que ce dernier iroit par mer au
et Blanchelande
tille composée des vaisseaux de Pott-au-Prince, sur une fot
le navire armé,
ligne, le Jupiter, et le Borée
port, montés
TAgathe, et quelques bâtimens de tran
hommes de par des réfugiés du Port - au- Prince
couieur ou des blancs du même
3 par de
dans le même temps,
parti, On devoit
au camp Bizoton
rassembler deux perites armées de
et à la
teri
plus étroitement
Croiz-des-Bonqsets, pour bloque
gue jamais le
tit effectivement
Port-au-Prince. Blanchelande
sur cette fottille ; mais Roume
pa
résoli
I Rapport de Roume sur sa mission,
juiller 1792. Note mise par lui à la chemise P.35ct 37. Arrêté dumême, du
qu'il envoyoir au ministre de la marinc,
du troisième état des pièc
coloniale et à Pinchina: et
Lettres du même à l'assembl
capitaine du navire le Poisson- Decoigne, J du 9 mai 1792. Autre de Denis
Autre de l'assemblée coloniale Volant, à .
du 30
à ses
juin 179
17ye. Lettre de Blanchelande à l'assemblée cemmissaires en France , du 2 20
coloniale, du 21 juin.
d'alle
la marinc,
du troisième état des pièc
coloniale et à Pinchina: et
Lettres du même à l'assembl
capitaine du navire le Poisson- Decoigne, J du 9 mai 1792. Autre de Denis
Autre de l'assemblée coloniale Volant, à .
du 30
à ses
juin 179
17ye. Lettre de Blanchelande à l'assemblée cemmissaires en France , du 2 20
coloniale, du 21 juin.
d'alle --- Page 89 ---
(81)
terre ala Croix-des-Bouquets, tenter amprès des con
haller pàr
dérés qui s'y rassembloient de nouveau, les voies de conliation. Accompagné d'une soixantaine d'hommes de couleur,
traversa vingt lieues de terrein occupé par les nègres noullement insurgés de la province de lOuest. Tel étoit, dit-il,
respect que son caractère public et sa réputation de justice
roient inspiré à CcS hommes simples, qu'il passa librement
hrmi eux, et qu'il en obtint même la suspension des hostilités,
attendant les améliorations qu'il leur annonça dans la disciline des atteliers (1).
Les factieux du Port-au-Prince avoient tâché de prévenir l'o- S. XXXIX.
ge qui les menaçoit, en se disposant à la résistance. Ils ve- Armement
bient d'appeler au commandement de la garde nationale de de Borelpour
tte ville, l'ennemi le plus dangereux des horames de couleur, le Port- au:
prel. A p:ine rentré dans le sein de l'assemblée coloniale, Trince.
avoit accepté cette nouvelle mission. Il s'étoit méme adressé
Blanchelande, > lors de son départ du Cap, pour en obtenir un
timent quil le conduisit au Port-au-Prince. Illui avoit annoncé
rétablir l'union et la
dans
S meilleures dispositions pour
paix
tte partie de I'Ouest; sa conduite précédente démentoit trop
s apparences, et l'on verra aussi par celle q.1 tint dans la
combien elles étoient peu sincères. Blanchelande lui offrit
ite 3
- passage sur un bâtiment de l'Eiat qui alloit partir pourlOuest;
ais une telle proposition s'accordoit mal avec ses vues. Il
manda qu'on laissât embarquer avec lui trois commissaires que
1 Rapport de Roume, P. 27. Lettre du même au ministre de la marine
11 juillet1792. Lettre de Blanchelande à l'assemblée coloniale > du 21
in.
Rapp. de Garran Coulon. Tomc III.
F
Blanchelande lui offrit
ite 3
- passage sur un bâtiment de l'Eiat qui alloit partir pourlOuest;
ais une telle proposition s'accordoit mal avec ses vues. Il
manda qu'on laissât embarquer avec lui trois commissaires que
1 Rapport de Roume, P. 27. Lettre du même au ministre de la marine
11 juillet1792. Lettre de Blanchelande à l'assemblée coloniale > du 21
in.
Rapp. de Garran Coulon. Tomc III.
F --- Page 90 ---
( 82)
Sur le refus de
lui avoit envoyés.
fréta pou
la ville du Port-au-Pince sur un petit bateau qu'il corsaire
Blanchelande, il Yembarqua qu'on annonça que des
T'ar
5 et sous prétexte
croisoient pour
son comple
d'union de Saint-Marc
armés par le conscil Mole ()-
rêter, il relâcha au
lui-mêae fut l'auteur de ci
improbable que Borel
n'ont pas oS
Il n'est pas
du PortarPrincs
de cett
dont les commissaires
qu'ils rendirent
bruit,
fondement dans le compte
des vue
soutenir le
(2). Il avoit éxidemment dès-lors
le
affaire dans la suite
oà il se battoit contre
hostiles : dès le temps des Vérettes, il n'avoi
estrémement couleur dans la paroisse
des bâtimen
hommes de
coloniale d'armer
de demander a l'assemblée
Plusieurs commune
cessé
de Saint-Marc (3).
avoier
croiser à la hauteur
celle du Poran.Prince,
pour TOuest et du Sud, sur-tout
coloniale avoit dé
de
semblables, que Vassembléc
des exce
fait des armemens
réitérées qu'on lui avoit portées
d
fendus. Sur les plaintes
elle avoit ordonné aux vaisseaux d'ex
commis par ces corsaires, bâtimens armés qui n'auroient point
FEtat d'arrêter tous les
des ordres émanés du coinmandar d
pédition légale, c'esta-dire,
au Cap. La municipalité et
stations, et de les conduire
reçu cet arrêté,
des
point
Port-auPince, qui prétenditn'avoir
Passemblée coloniale, , du 21 juin 1792.1 M. Borc
Lettre de Blanchelande à
3 pag. 14. Mémoire de ct Clau
serrogatoire et jugement de Blanchelande rendu par MM. Jouon, Bruner
2,3, 4, 5, 6, 7. Compte auprès de M. Borclpag-, 4pag, envoyés commissaires au Cap Jouon, Brunet ct
son,
susdicrenda par MM.
8 et 20 mai 1792. Lett
2 Compte Borel à Y'assemblée coloniale, des
des 2 ct 11 juille
3 Lettres de colonialc à ses commissaires en France, coloniale, du 2 aout. Ai
de Fassembléc
de POuest à lassemblée aout.
Autre de Passembléc
du 3
de saiut-Domingue,
nales patriotiques
4pag, envoyés commissaires au Cap Jouon, Brunet ct
son,
susdicrenda par MM.
8 et 20 mai 1792. Lett
2 Compte Borel à Y'assemblée coloniale, des
des 2 ct 11 juille
3 Lettres de colonialc à ses commissaires en France, coloniale, du 2 aout. Ai
de Fassembléc
de POuest à lassemblée aout.
Autre de Passembléc
du 3
de saiut-Domingue,
nales patriotiques --- Page 91 ---
(83) )
roya au Mole le navire PAgathe, et quelques autres petits bàtinens pour aller chercher Borel et tous ceux qu'il jugeroit à
propos d'emmenet avec lui. Ily embarqua avec les commissaires
du Port-au-Prince plusieurs réfugiés de cette ville, une mulitude de gens sans aveu, dont un grand nombre avoient servi
ous lui dans son camp des Vérettes, et les Saliniers de Dunontellier. Il n'en exclut même pas les assassins bien connus
e Guiton et Mollet, qui avoient été plusieurs fois dénoncés
l'assemblée coloniale. La municipalité du Môle délivra, suiant Borel lui-même, à cette troupe un passe-port général qui
it donné à lun d'eux pour tous les autres. Ils remplissoient
nze petits bâtimens, outre le navire TAgathe, monté par Bo1, et non pas deux ou trois seulement, comme il le dit dans
on mémoire, avec les commissaires du Port-au-Prince. Ilsn'aoient point d'autorisation du commandant de la station, ainsi
ae le prescrivoit l'arrêté de l'assemblée coloniale (1).
Un armement aussi considérable, et le choix des personnes
ai le composoient, ne justifioient que trop les craintes
S. XL.
qu'on Son arrestavoit eues sur la mission de Borel. On répandoit que sa petite tion et sa mimée alloit au Port-au-Prince ranimer la guerre civile 3 et
se en liberté,
que,
ivant un complot formé par l'assemblée de l'Ouest et les faceux de cette ville, elle devoit en incendier les restes et
fer etle fcu dans les plaines du Cul-de-sac et de Léogane porter
(2).
Réponsedu sieur Dumontellier au mémoire du sieur Rossignol des Dunes,
29. Mémoire de M. Borel,p. 6,7, 16, 19,25,28 et 2y. Compte rendu
MM. Jouon, Brunet et Clausson 3 pag. 3,4, 5, 11, 12. Rapport des
mmissaires de l'assemblée coloniale, sur le mémoire de M. Borel. Lettre
Blanchelande à ladite assemblée, des 26 juin et 10 juillet 1792. Lettre
Borel à l'assemblée coloniale, des 8 et 20 mai 1792.
Rapport de Roume sur Sa mission, pag. 23.
Fa
pte rendu
MM. Jouon, Brunet et Clausson 3 pag. 3,4, 5, 11, 12. Rapport des
mmissaires de l'assemblée coloniale, sur le mémoire de M. Borel. Lettre
Blanchelande à ladite assemblée, des 26 juin et 10 juillet 1792. Lettre
Borel à l'assemblée coloniale, des 8 et 20 mai 1792.
Rapport de Roume sur Sa mission, pag. 23.
Fa --- Page 92 ---
(54)
Grimouard,
de la station du Port-an-Prince, sur le vaisseau
Le commandant
d'envoyer à Saint-Marc
Blanchelande venoit
et Pun des bâtimens qui le
que
le Borbe, arrêta VAgathe
deux commisde ligne
entre autres passagers ,
a
suivoient. Il portoit,
Clausson, qui
de la municipalité da Port-au-Prince, et ce même
saires
de Polverel et Sonthonax,
disété Pun des accusateurs du comité de r'Ouest lors de sa
Imbert, qui étoit secrétaire
au service du roi de la
Mauduit. 11 a depuis passé
de son
solution par
beauceup d'autres personnes
Grande - Bretagne, comme
deux prises à Saint - Marc :
Grimouard conduisit ses
(2).
pari().
fotte lui échappèrent
les autres bâimens de cette petite
du Cap pour Saintétoient alors partis
Roume et Blanchelande
après. La plus grands fermenMarc; ils y arrivèrent deux jours On avoit mis une garde considé
tation régnoit dans la ville.
Grimouard. Blancheles denx bàtimens amenés par
rable sur
les passagers qui *
ordonna de condaire en prison
Jes dénonçi
Jande
de plus de cent cinquanie, et
tronvoient, au nombre
d'après l'irrégalarité de l'ex
à la sénéchanssée de Saint-Marc,
hostile. Blan
de l'armement et son but manifestement coloriale, que
pédition
dans une leitre a T'Assemb'ée
chelande ajoute,
de plus grands malheurs (3).
c'étoit le seul moyen de prévenir
Compte rendu par Jouon, Brunet
de M. Bore, pag. T.
l'année 1796, P.
1 Mimoire Almanach de Saint-Dominge, pour
Bru
Clausson, P. 4et 25. Cumpte rendu par Jouon,
2 Mémoire de M. Borel, pag. 7
net et Clausson , pag. 5, 6et 7.
et 25. Compte renlu par MM
3 Mémoire de M. Borel, pag. 16, 20 16. Lettre de Blanchelande à l'a
Jouon, Bruner et Clausson > pag 8 et
Interrogacoire ct jugemer
coloniale, des 26 juin et 6 juillet 1792.
semblée
de Blanchelande, pag. 14-
par Jouon,
2 Mémoire de M. Borel, pag. 7
net et Clausson , pag. 5, 6et 7.
et 25. Compte renlu par MM
3 Mémoire de M. Borel, pag. 16, 20 16. Lettre de Blanchelande à l'a
Jouon, Bruner et Clausson > pag 8 et
Interrogacoire ct jugemer
coloniale, des 26 juin et 6 juillet 1792.
semblée
de Blanchelande, pag. 14- --- Page 93 ---
- à 85 )
inutilement à Grimouard > a
Borel se plaignit long - temps
coloniale, , qui prit son
Blanchelande, à Roume et à l'Assemblée
avoit prononcée en
linviolabilité qn'elle
fait et cause, enréclamant
de sa session. Mais
faveur de ses membres, au commencement
la loi du4avril;
kel étoit l'abattement de cette assemblée depuis
secrète des vues perelle étoit aussi sans doute sa conviction
qu'au lieu de
fides de Borel, auxquelles elle avoit trop connivé,
emhautaines qu'elle avoit si souvent
recourir aux mesures
auprès de
jusqu'alors, elle envoya deux commissaires
ployéss
solliciter la liberté de ce député, et de ceux qui
Bianchelande
Ceux-ci l'obtinrent quelque
voient éte arrêtés avec lui (1).
le Portempsaprès le départ de Roume et de Blanchelande pour
accordée à Borel que plus tard (2). Quoi
u- Prince. Elle ne fut
homme
aient dire depuis les partisans de cet
dangereux,
ju'en
pu
; mais ses intentions coupaona arresiation n'étoit que troplegitime
des
légaples étoient plus manifestés que constatées par preuves difficultés.
etla poursuite de son procès présentoit de grandes
les,
d'inviolabilité que l'Assemblée colondépendamment de l'espèce
la sénéchaussée
tiale avoit prononcée en faveur de ses membres 3
formelleeSaint-Marc, en continuant ses fonctions, contrevenoit
cette assembléeavoit pris pour mettre en vanent aux arrêtés que
avoient été approuvés par
ance les tribunaux de r'Ouest, et qui
de Saint-Domingue, du 3 août 1792.
1 Ibid. pag. 24. Annales patriotiques coloniale, du 21 juin.
ettre de Blanchelande à l'assemblée
de Passemblée coloniale à Blanchelande, du 30 juin 1792.
2 Réquisitions de ladite assemblée du 2 juillet. Lettres du comité de corresponrrêté
en France, des 2 juiller et:
iance de ladite assemblée à ses commissaires
rendu par MM:
aout. Mémoire lde M. Borel, pag. 11 ct 12. Compte
ouon, Brunet et Clausson, pag. S et 16,
F 3
de Blanchelande à l'assemblée
de Passemblée coloniale à Blanchelande, du 30 juin 1792.
2 Réquisitions de ladite assemblée du 2 juillet. Lettres du comité de corresponrrêté
en France, des 2 juiller et:
iance de ladite assemblée à ses commissaires
rendu par MM:
aout. Mémoire lde M. Borel, pag. 11 ct 12. Compte
ouon, Brunet et Clausson, pag. S et 16,
F 3 --- Page 94 ---
a
(86)
Blanchelande etl Roume (1). Il étoit d'ailleurs
les jugesde cetribunal,
trop manifeste que
blancs
quiavoient tous été du parti des
et de la coalition de Saint - Marc,
pompons
déclarés de Borel, Tel éloit
étoient les ennemis
lui dans cette ville,
l'emportement qui régnoit contre
ordonné
qu'après que Roume et
sa
Blanchelande
mise en liberté, le conseil d'union de
eurent
opposa, et que Roume fut
Saint - Marcs'y
obligé de lui écrire du
une lettre très-sévère
Port- -au-Prince,
civil
pour l'y faire consentir, Ce
assure même que Borel couroit
commissaire
d'être egorgé dans les cachorsde
perpétuellement le risque
Borel a depuis été l'un des
Saint-Marc. Cette arrestation de
chefs
$. XLI, semblée coloniale
d'accusation présentés par l'AsArrivée de
contre Blanchelande (2).
Blanchelande La défaite de l'armée de Praloto
ct Roume de- sac, la détermination
par les nègres du Cul-demontrée
vant lc Port- du 4
par la mère - patrie dans la
avril, et l'arrestation de
loi
au-Princc,
Borel qui avoit eu lieu
temps avant l'arrivée de Roume et de
peu de
Port-au-Prince, avoient
Blanchelande devant le
dans cette
beaucoup abattu les forces des
ville. Ils étoient
du
factieux
division de
bloqués
côté de la mer par la
Grimouard, qui avoit conduit
côté de la terre, parl'armée des
Blanchelande, et, du
coalisés postée à la Croix-desBouquets, et par un autre corpsSud à Bizoton,
que Rigaud avoit amené du
Blanchelande venoit de publier une
proclamation
1 Extrait des registres de l'assemblée coloniale
7 du 16
2 Réponse de
janvier 1792.
Dumontellier au mémoire du sieur
29 ct 30. Compte rendu par MM. Jouon, Brunet Rossignol des Dunes, pag
24 et 26. Mémoire de M. Borel,
et Clausson 1 pag. 10, 19
sur sa mission, pag. 41, Lettre du pag. 14, 22, 24 et 30. Rapport de Roume
Saint Marc, du 26 juin
même au conseil de paix ct d'union de
1792. Débats dans l'affaire des
pag. Arrêté de l'assemblée coloniale, des
colonics, tome II
clamation de Blanchelande du 25
24 septembre, ctc.1792, Projuin,
. Borel,
et Clausson 1 pag. 10, 19
sur sa mission, pag. 41, Lettre du pag. 14, 22, 24 et 30. Rapport de Roume
Saint Marc, du 26 juin
même au conseil de paix ct d'union de
1792. Débats dans l'affaire des
pag. Arrêté de l'assemblée coloniale, des
colonics, tome II
clamation de Blanchelande du 25
24 septembre, ctc.1792, Projuin, --- Page 95 ---
(87)
ces habitans à le recevoir avec son armée; et dès
pour inviter
de
e lendemain le club du Port-au-Prince fut fermé en vertu
coloniale le
'arrêté général rendu sur cet objet par l'Assemblée
la clôture de ses
Les me3
premier juin 1792: depuis
galeries.
heurs du club et le président de l'assemblée de POuest, Croisier,
e même qui avoit présidé le comité de I'Ouest, lorsqu'il fut disMauduit, réclamèrent vainement une exception en fasous par
reur du club, sous prétexte qu'il n'étoit composé que de proavoient constamment veillé au salut de la chose
priétaires, qui
ublique: Ils assuroient que l'ordre qui régnoit dans se8 séances
levoit suffisamment rassurer contre les craintes de fermentation
qui avoient fait interdire le club de la ville du Cap. Les évé-.
emens antérieurs démentoient trop cette apologie. La'muicipalité, qui pouvoit bien n'être pas fachéede voir disparoitre
n rival si dangercux, et qui d'ailleurs n'étoit pas toujours en
onne intelligence avecl'assemblée de T'Ouest, déclara qu'il ne
ouvoir pasy avoir lieu à délibérer sur la demande de Croisier;
lle a'testa néanmoins,sur) la demande du président du club, qu'il
c Jui avoit été fait aucune dénonciation contre SES traaux (1).
L'admission au Port-au-Prince des hommes de couleur que S. XLII.
lanchelande et Roume amenoient avec eux étoit une mesure Déportation
us difficile à exécuter. Quoique la loi du 4 avril eit été fort de plusieurs
hal vue dans cette ville, > quoique la garde nationale eût même habitans.
hit contre elle une adresse au roi, pleine d'affection pour lui
1 Lettre de la société des amis de la constitution à la municipalité du
ort-au-Prince, du 21 juin. Lettre du président de l'assemblée de l'Ouest
ladice municipalité, du 24 juin. Arrêté de ladite municipalité dudit
ur.
F 4
us difficile à exécuter. Quoique la loi du 4 avril eit été fort de plusieurs
hal vue dans cette ville, > quoique la garde nationale eût même habitans.
hit contre elle une adresse au roi, pleine d'affection pour lui
1 Lettre de la société des amis de la constitution à la municipalité du
ort-au-Prince, du 21 juin. Lettre du président de l'assemblée de l'Ouest
ladice municipalité, du 24 juin. Arrêté de ladite municipalité dudit
ur.
F 4 --- Page 96 ---
I I 1e 88 )
et d'amertume contre l'Assemblée nationale et les hommes d
couleur (1), ce n'étoit pas les blancs restez dans cette vill
qu'on avoit le plus à craindre : c'étoit la furenr de leurs ad
versaires, sur - tout celle des blancs qui s'étoient
la Croix des Bouquets, et que la réunion des coalisés refugiés de
Marc er hardissoit. Roume,
Sain
quiétoit alléà la Croix des
tandis que Blanchelande restoit dans la rade
Bouquet
Grimeuard,
sur la division C
fit taire assez facilement les ressentimens des hor
mes de couleur. Leur commandint,Bcanvais,
qu'il
son rapport ten homme vertueux
appelle dar
par
et
cipes
tempérament, par prin
par coutume, et qui ne paroit pas avoir démenti
bonne réputation dans les circonstances bien
que + trop souvent été
difficiles ou il n
depuis 3 ( trouvant dans son
> morale que Roume préchoit, la
caur
propageoit, secondé
5 chefs de son armée,parmni les hommes
par 1
de couleur et
> libres, qui y venoient de tous côlés
négr
(2).) ))
Les blancs de la coalition furent inexorables. Ils
demander
persistérent
l'expulsion ou l'embarquement d'une partie de leu
ennemis. Ils assurèrent même qu'il seroit
rentrer au Port- au-Prince les coalisés
impossible de fais
velleés
sans les exj poser à de noi
perfidies, à moins de déployer la force
la ville. Ils avoient déja remis à Blanchelande publique cont
de cinquante
une longue lis
quatre proscrits dont ils demandoient
ment. Roume alla se concerter avec lui
l'embarqu
sur le
à prendre. Ce général
partiqu'ils avoie
fEs
pouvoit n'être pas fâché d'avoir cet
occasion de se venger de ceux qui l'avoient forcé
dix-sept mc
I Adresse de la garde natienale du Port-au Prince
Débats dans Paffaire des
. du 19 juin 17)
colonies, te me II,pag. 257 et suiv.
2 Rapport de Roume sur sa mission, p. 28,
alla se concerter avec lui
l'embarqu
sur le
à prendre. Ce général
partiqu'ils avoie
fEs
pouvoit n'être pas fâché d'avoir cet
occasion de se venger de ceux qui l'avoient forcé
dix-sept mc
I Adresse de la garde natienale du Port-au Prince
Débats dans Paffaire des
. du 19 juin 17)
colonies, te me II,pag. 257 et suiv.
2 Rapport de Roume sur sa mission, p. 28, --- Page 97 ---
(89 )
de fuir du Port - au - Prince, et les conscilsqui l'enaupararant
trop les principes des coalisés.
touroient ne partageoient que
Pour prévenir l'effusion du sang, Roume ne vit d'autre moyen
de communiquer les demandes des coalisés à une députation
que
ct de l'assembiée de l'Oucst, qu'il trouva aude la monicipalité
prés de Blanchelande (1)
même dans les corporations les plus factieuses,
Ilya toujours >
demandent
mieux
des hommes simplement égarés qui ne
pas
de revenir dans le bon hemin. Les forces imposantes quc
que
coalisés avoient amenées autour du Port-auBlanchelande et les
Prince, Pabandon oi cette ville se trouvoit depuis l'acrestation
de Borel, avoient ouvert les yeux à beaucoup de citoyens sur
les dangers d'une lutte devenue trop inégale. Les députés de
et de l'assemblée de l'Ouest trouvèrent, dit le
la municipalité
à
commissaire Roume, sur la liste de proscription présentée
Blanchelande beaucoup de citoyens paisibles, qui ne pouvoient
avoir été placés que parce qu'ils étoient créanciers de ceux
y l'avoient dressée; mais ils y reconnerent aussi p'usieurs perqui
l'arrestation momentanée indispensable
sonnes dont ils jugeoient
au salut public : ils promirent que Passemblée de POuest etla
municipalité feroient ce qu'elles pourroient pour que cette arrestation eût lieu ; mais ils n'en cachèrent pas les difficultés (2).
Il régnoit effectivement la plus grande fermentation dans la
ville. Les principaux agitateurs, qui se doutoient bien que la paix
ne pourroit sc faire 91a leurs dépens, mettoient tout en usage
la prévenir. Ils excitoient le peuple à canonner et à bompour
1 Rapport de Roume sursa mission, pag. 22 ct 30.
2 Ibidem, pag. 30 et 31.
roient pour que cette arrestation eût lieu ; mais ils n'en cachèrent pas les difficultés (2).
Il régnoit effectivement la plus grande fermentation dans la
ville. Les principaux agitateurs, qui se doutoient bien que la paix
ne pourroit sc faire 91a leurs dépens, mettoient tout en usage
la prévenir. Ils excitoient le peuple à canonner et à bompour
1 Rapport de Roume sursa mission, pag. 22 ct 30.
2 Ibidem, pag. 30 et 31. --- Page 98 ---
(90)
barder les vaisseaux, tandis
travailloient les équipages que > suivant leur coutume, ils ei
pour les soulever. Ils se
dit-on,si Ces mesures ne leur
proposoient
restes de la ville, de
réussissoient pas, d'incendier le
disciplinés depuis
passer, avec deux cents nègres armés e
ton, trop foible plusieurs mois, sur l'armée de Rigaud à
pour leur résister, et de
Bizo.
tagnes la ville de Jacmel, oi ils
gagner par les mon
pour revenir porter le fer etle feu trouveroient assez,de méconten
sac, de
dans les plaines du
Léogane et de T'Arcahaye. La
Cul-deconstituées du Port-au-Prince
députation des autorité
majorité des
ne dissimula pas à Roume
de
habitans, , exaltés, se
que 1:
ces mesures
préteroit peut être à
désespérées. Elle ne vit
l'adoption
pécher que l'essai de l'infuence
d'autre moyen de l'emcivil sur le peuple du Port-a
individuelle de ce commissaire
Roume se rendit à l'invitation au-Prince (1).
blée générale
des dépntés; ct,dans une
qui se tint dans l'église du
assemposa; pour sauver la ville, des
Port-au-Prince, il proméme, parce qu'elles étoient mésures qu'il désapprouvoit luitien lui avoit été confié, Il contraires aux lois, dont le mainet
fut entendu dans un morne
lembarquement demandé par les coalisés
silence,
opposition; tant la voix de la simple
n'éprouva aucune
sur les plus grands
raison peut avoir d'empire
digne usage. Le comité rassemblemens, de
lorsqu'on sait en faire un
niale, dans ses lettres aux correspondance de l'Assemblée coloFrance, porte le nombre commissaires de celte assemblée en
qués à cent cinquante. des habitans qui farent ainsi embarrapport imprimé,
huit Roume assure au contraire 9 dans son
que
à dix seulement furent
portés en France, oil ils furent mis
arrêtés et déen liberté comme des paI Rapport de Roume 2 pag. 29, 30 ct 31,
qu'on sait en faire un
niale, dans ses lettres aux correspondance de l'Assemblée coloFrance, porte le nombre commissaires de celte assemblée en
qués à cent cinquante. des habitans qui farent ainsi embarrapport imprimé,
huit Roume assure au contraire 9 dans son
que
à dix seulement furent
portés en France, oil ils furent mis
arrêtés et déen liberté comme des paI Rapport de Roume 2 pag. 29, 30 ct 31, --- Page 99 ---
(91)
à la nouvelle du 10 août(1); ; une quarantaine
iotes persécutés,
s'enfuirent ou se cachèrent. Le
autres, également dénoncés,
Etatsfameux Dumontellier obtint un passe-port pourles
op
Inis.
dans la suite 3 comme il l'avoit
Roume ajoute qu'il parvint
même des
faire rétracter, sur la demande
njours espéré 9 à
de
la
de plusieurs de ceux qui
ommes
couleur, proscription
yoient été mis originairement sur la liste (2).
sourd de la plupart des habitans du $. XLIIL.
Outre le mécontentement
Entréc de
ort-au-Prince, Roume avoit eu à vaincre dans cette entreprise, Roume ct de
l'animosité des blancs coalisés, qui avoient voulu le détourner Blanchelande
rendre à l'invitation des députés du Port-au-Prince, en avecl les coaese
de Mauduit, et la foiblesse de lisése
hi rappelant la catastrophe
Hianchelande,quils avoient facilement intimidé, et les inquiédes des hommes de couleur, dont on ne cessoit de réveiller la
héfiance
les manceuvres les plus odieuses (3). On profita
par
leur
le commisa son voyage dans la ville pour
représenter
aire civil comme un ennemi vendu au Port-au-Prince. ( Les
de la ville étoient minées, leur disoit - on, et l'on
portes devoit faire sauter les deux armées à leur entrée. Un excide Blanchelande au tribunal révolutionnaire,
I Interrogatoire cr jugement
pag. 9.
2 Rapport de Roume, pag. 33. Débats dans P'affaire des colonies, tome 1
11, pag. 149 et 150. Lettre de l'assemblée coloniale à ses commissaires
en France, des 11 juillet et 4 août 1792. Autre de Blanchelande, du 3
juillet. Autre de Roume au ministre de la marine, du 11 juillet. Interrogatoire et jugement de Blanchelande, pag. 18.
3 Rapport de Roume, pag. 25 ct 32, Lettre de Dufretey 2 du 30 juillet 1792,
tome 1
11, pag. 149 et 150. Lettre de l'assemblée coloniale à ses commissaires
en France, des 11 juillet et 4 août 1792. Autre de Blanchelande, du 3
juillet. Autre de Roume au ministre de la marine, du 11 juillet. Interrogatoire et jugement de Blanchelande, pag. 18.
3 Rapport de Roume, pag. 25 ct 32, Lettre de Dufretey 2 du 30 juillet 1792, --- Page 100 ---
(92)
> fateur blanc eut même l'audace
5 tendre ni
de proposer de ne
a
gonverneur ni
plus
> lendemain matin,
commistion, et de marcher dès
>
avec tous les esclaves armés
pour ne pas laisser un seul étre
de la plaine
> dans cette abominable
vivane ni une seule maise
Croix des
Bahylone >. Roume, de retour à
Bouquets, parvint encore à
çence. Les citoyens de
calmer cette elferve
et ce futà qui
couleur revinrent bientôt à eux-mémes
montreroit le plus de
nérosité, Un jeune homme,
grandeur d'ame et de g
femme
nommé Beaulieu, avoit
peu après l'incendie du
perdu
ceinte alors, et fet tuée dans Port-an-Prince. Elle étoit er
de Praloto,
les bras de sa mère
nommé la Rousse,
par un satelli
frémir
avec des
Cet horrible
circonstances qui foi
mémoire, Il Promit néanmoins spectacle étoit toujours présent à S
retrnuvoit le
à Roume de ne Pas se venger,s'
fut livré
meurtrier, et il tint sa
aux tribunaux, l'année
parole ; mais l'assassi
thonax (1),
suivante, par Polverel et Son
* Cun des accusateurs de Polverel
tome II, pag. 1.48, que la femme et Sonthonax a dit dans les débats
cendie du Por: au-Prince, dans
Beaulieu avoit été tuée lors de l'ir
trouvé chez elle des matières un mouvement populaire , parce qu'on avo
cc précexte, donr rien n'a constaté combustibles, Mais la femme qui fuc tuée
lieu:calle.ci fir tuée à
la vérité, n'est point la
SoL
de fusil. L'aseassin
sa fenêtre, oû clle étoit avec sa
femme Beau
eut ensuite la barbarie de
mère, par un cou
ouvrir le ventre, Les autorités
monter chez elle et de lu
lui. Voyez le Mémoire
constituées ne firent aucune poursuite
lpur,
historique des commissaires des
contr
Pog. 33, et les débats des colonics,
citoyens de cou
164.
tome III, pages i50 > 163 c
1 Rapport de Roume, pag. 33. Débats dans Paffaire
II, pag. 131, 150 et suivantes,
des colonies s tom
tion du Port au-Prince,
163, etc. Suite de l'histoire de la
par l'abbé Ouvièrca
conspira
ées ne firent aucune poursuite
lpur,
historique des commissaires des
contr
Pog. 33, et les débats des colonics,
citoyens de cou
164.
tome III, pages i50 > 163 c
1 Rapport de Roume, pag. 33. Débats dans Paffaire
II, pag. 131, 150 et suivantes,
des colonies s tom
tion du Port au-Prince,
163, etc. Suite de l'histoire de la
par l'abbé Ouvièrca
conspira --- Page 101 ---
(93)
des esprits, Roume et Elanchelande
Dans cette disposition
introduire les coalisés au
furent entin qu'ils pouvoient
le 5
ont-au-Prince. Ils y furent admis sans aucun accident,
Les blancs coalisés se fondirent dans la garde naillet 1792.
les
n'étoient pas encore assez affoionale (1). Mais
préjugés
les hommes de coulear.
is pour qu'on pai y fondre également
d'accoutumer les blancs et eux à ne plus
Pétoit beaucoup que
considérer comme des cnnemis.
doit
dissimuler que Roume, en publiant ces déOnne
pas
n'ont
été contredits, mais qui ont rcçu de sa plume
ails, qui
pas
être lun des traits disteinte un peu romaneigue,csipatel honorable témoignage à la
inctifs de son caracière, y rend un
d'Hanus de Jumécourt, et du commandant de la proonduite
s'étant enfui du Port- au- Prince avec
ince, Coustard, qui, aussi éié lun des chefs de la coalition de la
Hanchelinde, avoit
Croix- des- Bouquett. C Ce dernier étoit, dit-il, un vicilia:d
aussi respectabie par son mérite personnel que par son zèle
le bonheur pablic (2) >. Ces deux éloges sont d'autant
pour
Roume peint dans son rapport, avec les
plus remarquables, que
de la plupart des
couleurs les plus vives, lcs intentions perfides
plancs coalisés (3).
fut
dans cette occasion avec l'appareil le S. XLIV.
Blanchelande
reçu
du Port- séancesolemplus capable de lui faire oublier tout ce que sa sortie
nelle des au.
toritésconstide Saint-Domingue, > du 3 août 1792. Lettre de tuécs, ct de
1 Annales patriotiques
en France, des 10 juiller et.. août. Blanchelandes
assemblée coloniale à ses commissaires
Rclation duséjour de Blanchelandeau Port-au-Prince, par un créule, pag:11.
Discours de Beauvais, du 21 jeillec 1792. ministre de la marinc, du 11
2 lba., pag 28 Ct 37. Lettre de Roume au
juillet 1792.
31 Rapport de Roume, pag. 28, cte.
ct de
1 Annales patriotiques
en France, des 10 juiller et.. août. Blanchelandes
assemblée coloniale à ses commissaires
Rclation duséjour de Blanchelandeau Port-au-Prince, par un créule, pag:11.
Discours de Beauvais, du 21 jeillec 1792. ministre de la marinc, du 11
2 lba., pag 28 Ct 37. Lettre de Roume au
juillet 1792.
31 Rapport de Roume, pag. 28, cte. --- Page 102 ---
(94)
et même avec une pompe beaucouj
au-Prince avoit eu d'amer,
minoit si heureu
au régime que la révolution
La muni
plus appropriée
qu'elle y substituoit.
sement tous les jours, qu'acelui La séance des antorités cons
cipalité lui vint offrir le dais (1).
il assista, rappelle troj
tituées du Port-au-I Prince, à laquelle Il avoit de justes reproches:
naturellement les lits de justice.
mais on trouve
il leur en fit effectivement;
faire à ces autorités,
assez de sévérité dans ses disbeaucoup trop de morgue et pas
dont il avoit fait personcours. Il y donne enfin des conseils l'assemblée de TOuest, er
nellement bien peu d'usage. Il dit à
du Port- au - Prince:
la catastrophe qui Pavoit éloigné
mai:
rappelant
être fait tout ce que vous avez pu;
K Vous avez peutcrois, tONL ce que vous deviez
> vous n'avez pas fait, je
vexations occasionnées à T'hades fonds, les
D La dilapidation
inconstitutionnels de corsaires, que
des armemens.
et
S bitant par
dépose contre vous..
Parlez
* vous avez faits 5 tout
souffrez pas que l'on comau nom de la loi; ne
> agissez
d'administrer. Là se bornent
> pose avec elle; contentez-vous force et énergie tous les enRepousset avec
> vos fonctions.
les
X. Il ajoute, en parlant
nemis de P'ordre et
factieux
êtes surchargés vous
: ( Les détails dont vous
vous
à la municipalité: souvent les grands points sur lesquels
> ont fait oublier
La foiblesse va rarement avéc
deviez vous appesantir..
nationales et aux
>. Enfin ii rappele aux gardes
A la justice
nécessité de la subordination et l'éloignetroupes de ligne la
toutes les factions. Il finit
devoient avoir pour
ment qu'elles
du commandant de YOuest,
par faire aussi un grand éloge
au Port-au-Prince > par un ctéole,
1 Relation du séjour de Blanchelande
pag. 3, 6 et suirantes.
La foiblesse va rarement avéc
deviez vous appesantir..
nationales et aux
>. Enfin ii rappele aux gardes
A la justice
nécessité de la subordination et l'éloignetroupes de ligne la
toutes les factions. Il finit
devoient avoir pour
ment qu'elles
du commandant de YOuest,
par faire aussi un grand éloge
au Port-au-Prince > par un ctéole,
1 Relation du séjour de Blanchelande
pag. 3, 6 et suirantes. --- Page 103 ---
(95)
de Roume ne lui perinit de jouer
Poustard ()- La simplicité
d'apparat.
rôle dans cette séance, qui n'étoit que
ucun
dernière mesure de rigueur. Les deux
Blanchelande prit une
odieux S. XLV.
d'Artois et de Normandie étoient extrêmement
Embarqueataillons
le
de la. cenfédération de ment du baux blancs 2 qui avoient formé noyau
raillon de
Crois-de-Bouquets, parce que leur arrivée au Port-au-Prince Normandic.
de leur
de cette ville et du meurtre
voit été la cause
expulsion
les hommes de
Mauduit. Ils étoient tout aussi mal vus par
le
les agitateurs du Port-au-Prince
ouleur contre lesquels
elles s'étoient
avoient communiqué leurs préventions i,
eur
la
civile qui - avoit désolé cette
prtement accrucs depuis guerre obtenu du ministre l'auartie de l'Ouest. Blanchelande avoit
France. I1 céda aux
orisation de renvoyer ces deux corps en
autorités constituécs, en laissant encore
ollicitations des
le bataillon d'Artois;
au Port-au-Prince
our quelque temps
celui, de Normandie, qui
hais il fit immédiatement embarquer
de l'assemblée de l'Ouest, séance du 5 juiller 1792.
1 Extrait des registres
dans l'Oucst, par un créole, pag. 12
elation,du séjour de M. Blanchelende
suivantes.
s'expliquoient sur leur compte et sur quelques autres
Voici comment
coalisés de Saint-Marc, dans une
prces qu'on avoit envoyées de France;les deux baraillons corrompus, 2 assasdresse aux commissaires civils. ( A quel titre
de l'Ouest > dont ils
sins, incendiaires, sonr-ils encore dans la capitale
la frégate la:
les habitans? Quels affreux services ont rendu
repoussent
le Serin, à Tacmel :.. Ils ont apporté la guerre,
Prudente, aux Cayes,
par d'autres forces la garnil'incendie et le pillage dans ces lieux. Remplacez
sa propre révoson du Port-au- Prince. Craignez que la France, épuisée rivale par la colonic. Que
lution, nc soit obligée d'abandonner à une nation commissaires réunis de
deviendroient alors les amis de la France ? 5 (Les
commissaires civils,du 2 féyrier 1792.)
Ouest et du Sud à Saint-Marc, aux
e, aux Cayes,
par d'autres forces la garnil'incendie et le pillage dans ces lieux. Remplacez
sa propre révoson du Port-au- Prince. Craignez que la France, épuisée rivale par la colonic. Que
lution, nc soit obligée d'abandonner à une nation commissaires réunis de
deviendroient alors les amis de la France ? 5 (Les
commissaires civils,du 2 féyrier 1792.)
Ouest et du Sud à Saint-Marc, aux --- Page 104 ---
(96)
éloit, dit-on, le plus dévoué aux agitateurs
Si
eût cu lui même un patriotisme
(1). Blanchelande
tirer
décilé, il. lui elt été facile de
parti de ces deux bataillons et d'y rétablir la
Par des mesures de
discipline
prudence et de fermeté bien
Tous deux s'étoient battus
combinées.
les nègres
avec beaucoup de courage contre
insurgés au cordon de P'Ouest.
leur zèle pour la révolution
C'étoit en égarant
que les factieux du
avoient su en faire linstrument de leur
Purt-au-Prince
vengeances (2).
ambition et de leur:
S. XLVI."
Un événement affreux ne
Assassinat la
prouva que trop dans ce
combien, au milieu de tous ces
tempsde Praloto. insuflisantes
troubles , les lois étoien
pour garantir la vie deceux mêmes
plus spécialement sous leur
qu'elles prennent
sauve-garde, Par cela s-ul
suspendent sur Jeur iête le glaive de la vindicte
qu'elle
commandant de l'artillerie du
pablique. Le
avoit eu tant de
Port-au-Prince, Praloto,
part aux désastres de cette
qu
sous Tapparence d'un grand dévouement
ville, et qui
à la cause de la ré
volution, n'avoit pas cessé d'y commettre les actes de féro
citéles plus coupables, étoit du nombre de
lande et Roume avoient
ceux que Blanche.
fait arrêter. On le conduisit à Saint
1 Proclamation de Blanchelande et Roume, du 3 juiller
mêmes du 28juin. Lettre de Rlanchelande à l'assemblée 1792. Arrêté de
let. Relation du séjour de
coloniale , du 3 juil
20, Rapport de Roume. Lettre Blanchelande de
dans l'Oucst, par un créole, , pag
niale, du 2 août.Lettre de
l'assemblée de POuest à P'assemblée colo
Lettres de l'assemblée Blanchelande à Passemblée coloniale, du 3 juilled
coloniale à ses commissaires en France, des
ct 4 aoic. Débats dans l'affaire des
11 juille
du second bataillon du neuvième eolonies, tome I, pag. 288. Mémoir
régiment d'infanterie, etc.
2 Voyez ci-dessus le chapitre VI de la scconde partic, S XXXIX,
Marc
assemblée de POuest à P'assemblée colo
Lettres de l'assemblée Blanchelande à Passemblée coloniale, du 3 juilled
coloniale à ses commissaires en France, des
ct 4 aoic. Débats dans l'affaire des
11 juille
du second bataillon du neuvième eolonies, tome I, pag. 288. Mémoir
régiment d'infanterie, etc.
2 Voyez ci-dessus le chapitre VI de la scconde partic, S XXXIX,
Marc --- Page 105 ---
(97)
Marc. Blanchelande le fit transporter à Saint-Marc sur un bâtinent, avec huit autres détenus 9 pour êtie tous déportés en
France. Ces derniers y furent elfectivement emmenés 5 mais,
vant leur départ, dans la nuit du 9 au 10 juillet, un scéérat, qui portoit dès-lors les livrées du royalisme, le prévôt
lela maré.haussée, Roi de la Grange, vint avec quelques
ssassins sur le bâtiment ou Praloto éloit detenu, sous prélexte
e le transférer dans les prisons de Sainr-Marc. Roi de la
Grange et ses satellites l'emmenèrent dans un canot,. ou, après
ai avoir mis les fers aux pieds et aux mains, il l'assassiérent avec son propre sabre, et jettèrent son cadavre dans
mer (1).
Les défenseurs de l'assemblée coloniale, qui n'ont cessé de
présenter. Praloto comme un excellent patriote, ont voulu
ter l'odieux de ce crime sur Blanchelande ei sur Roume
I Lettres du comité de correspondance de l'assemblée coloniale à ses comissaires en France, des 5 décembre 17)1, 2 juillet ct + août 1792. An.
les patriotiques-de [Saint - Domingue, du 3 août. Rapport de Roum:
sa mission, pag. 40 et 41. Débats dans l'affaire des colouies, tome I,
s: 355, ctc,
Page a répété la même inculpation dans les débats, tom. 1, pag.355,
illa met perfidement dans une lettre de Phomme de couleur, Labadic,
Julien Taimond, en mélant, sans les distinguer, SCS propres assertions à
te tertreagu'il a néanmoins donnée avec des guillemers. Suivant ce pasgedes débats, la lettre porteroit Ces mots : c Le bruit court qué Praloto,
commondant d'artillerie et parriore renommés'cst sauvé: EL a é4 tis assiné
par ordre de Blanc'elande et Roume >. Maistous les mots qui sont ici eni
lique ont été ajourés par Page : les autres seuls se trouvent dans la lectre
Labadie. On peut la consulter dans la correspondance de Julien Raipnd avec Ses frères les homines de.couleur, pag. 91.
Rapport de Garran-Coulon, Tome III.
G
oto,
commondant d'artillerie et parriore renommés'cst sauvé: EL a é4 tis assiné
par ordre de Blanc'elande et Roume >. Maistous les mots qui sont ici eni
lique ont été ajourés par Page : les autres seuls se trouvent dans la lectre
Labadie. On peut la consulter dans la correspondance de Julien Raipnd avec Ses frères les homines de.couleur, pag. 91.
Rapport de Garran-Coulon, Tome III.
G --- Page 106 ---
(58)
On retrouve cette accusation dans le mandat
tontre ce cemmissaire
d'arrét lanc
lutionnaire
civil, un an après, parle tribunal révo
(1); mais quoiqu'on croie avoir
quelques-ans des premiers actes administratifs remarqué dan
que Roi de la Grange lui avoit été
de Blancheland
ainsi qu'à
attaché comme secrétaire
Peynier, on ne trouve pas le plus léger indice
complicité ou même de
d
connivence à ce forfait
Ce gouverneur. II n'étoit
de la part d
il fut
plus dans la province de
commis. Quant à
l'Ouest quan
que Blanchelande dans la Roume, qui resta plus long-temp
toute sa détestation de province, non content de témoigne
ser la
cet assassinat, 2 il ne cessa d'en
poursuite dans les tribunaux.
pres
extrême de cette partie de l'ordre Malgré la désorganiratio
effectivement
social'dans T'Ouest, il
une longue procédure faite à ce
exist
crédit des assassins de Praloto
sujet 3 mais 1
3 qui, suivant
Roume, avoient pour protecteurs à
l'expression d
chaussée, la
Saint-Marc la sen
municipalité et les pompons
l'achèvement du procès,
blanes, empêch
thonar
jusqu'à l'arrivée de Polverel et
(2). Roi de la Grange et ses
Sor
libres à cette époque.
complices étoient encor
$. XLVII,
Ces mesures extraordinaires
Dernières
rendirent le gouvernement
puissant au Port-au-Prince et
tout
mesures de
dans tout le voisinage. Il n
Roumedans
l'Ouest.
1 Note de Page sur un extrait d'une lettre de Labadie dans
pondance de Raimond, page 94. Analyse des
la corre
des archives de la commission de
pièces les plus important
des temps, par le même. Mandat Saint-Domingue, d'arrêt
classées suivane l'ord
juin 1793, signifié le 28.
par Fouguier-Tinville 3 du
2 Annales patriotiques de Saint
-
Roume sur sa
Domingue, du 3 août 1792.
mission * pag. 41, Débats dans l'affaire des
Rapport
YIII, pag. 274.
Colonies, tor
la corre
des archives de la commission de
pièces les plus important
des temps, par le même. Mandat Saint-Domingue, d'arrêt
classées suivane l'ord
juin 1793, signifié le 28.
par Fouguier-Tinville 3 du
2 Annales patriotiques de Saint
-
Roume sur sa
Domingue, du 3 août 1792.
mission * pag. 41, Débats dans l'affaire des
Rapport
YIII, pag. 274.
Colonies, tor --- Page 107 ---
(99)
plus d'opposition (). Roume y resta jusqu'a
rouva presque
commissaires civils. Il y mit tout en
rrivée des nouveaux
si long-temps
rendre le calme à une province
age pour
furent
sans succès. Les pompons
itée, et ses efforts ne
pas
formé le
avec les hommes de couleur 3 avoient
ncs, qui,
de la Croix des-Bouquets, travailyau de la confédération
exciter de nouent inutilement la ville et la campagne pour
Ils refusèrent même de participer à la fédéaur troubles.
Roume fit célébrer au Port-au-Prince.
ion du 14 juillet, que
détacher de leur parti les
Ais ce commissaire civil parvint à
liaiéclaira sur les dangers de leurs
mmes de couleur, qu'il
Beauvais le
de la liberté. Le générai
ns avec ces ennemis
beaucoup de zèle, et c'est dans cette circonsconda avec
des hommes de, couleur, cette réhce qu'il fit, au nom
sur leur coalition avec les contre-révolunse remarquable n'avons
été les, dupes des pompons
anaires : C Nous
jamais
avions
blancs. Il nous falloit conquérir nos droits ; nous
besoin d'auxiliaires : le diable se seroit présenté que nous
Ces messieurs se sont offerts, et nous
P'aurions enrégimenté.
en leur permettant de croire qu'ils nous'
les avons employés
de tromper
dupoient. .
Mais nous sommes incapables
Les hommes de couleur étoient sans doute sinla nation >.
blancs
res alors, et ils forcèrent effectivement les pempons
dans la garde nationale du Port-au-Prince, ou
s'incorporer
quitter la ville (2).
même à faire rentrer les esclaves révoltés
Roume parvint
Lettre de l'assemblée coloniale à ses commissaires en France, du 4 août
22.
Débats susd. tom. I1,p.225.
2 Rapport de Roume > pag. 42, 43 et 44G2
.
blancs
res alors, et ils forcèrent effectivement les pempons
dans la garde nationale du Port-au-Prince, ou
s'incorporer
quitter la ville (2).
même à faire rentrer les esclaves révoltés
Roume parvint
Lettre de l'assemblée coloniale à ses commissaires en France, du 4 août
22.
Débats susd. tom. I1,p.225.
2 Rapport de Roume > pag. 42, 43 et 44G2 --- Page 108 ---
(100)
de la province de l'Ouest dans leurs'
blir la discipline. Il en vint à
ateliers, et à y rét
coup de fusil, par la confiance bout, dit-il, sans tirer un se
les ésclaves avoient
illimitée que les maîtres
lieu des
en lui. Les travaux furent
fêtes et des danses : ( Les
repris au m
> confessant leurs torts
maitres et les esclaves
)
réciproques,
parer, ct scelleient leurs
promettojent de les re
> lesquels se confondoient promesses par des baisers dai
> paternelles et filiales du pour la première fois les larme
farouche Dumontellier
maître et de l'esclave (1) >. I
peint la même scène sous des
Ii
différens, qui nous
traits bic
montrent, sans qu'il s'en
que lon doit penser des démonstrations
apperçoive, (
volution, tant prodiguées
d'attachement àla re
> chassés de leurs
par son parti. CC Les maîtres, dit-i
domiciles Par les
> droit d'y revenir qu'au prix de esclaves, n'obtinrent 1
Phumiliation
> abreuvés jusqu'à la
dont ils furei
a lie, en chequant le
30 tins avec leurs
verre dans des fe
> rougissoient
propres commandeurs, euse qui
d'admettre d leurs tables des
nanguén
>> prictaires..
Et cette indécente
blancs non-pre
> pas de l'assassinat
orgie ne sauva cependar
> dans leurs
quelques-uns d'entre eux, 3 sacrifiés ensuit
propres maisons (2). *
Il fallut du moins donner
exemple bien
pour cette pacification un prix d't
dangereux. ( La paroisse de la
>> quets donna cent libertés, et celle de
Croix-des Bon
> rante-quatre aux chefs des révoltés, PArcahaye cent que
>) d'avoir empéché l'incendie des
pour les récompense
cannes et des bjtimens
y
I Rapport de Roume, pag.. 45 et 46.
-2 Réponse du sieur Dumontellier au mémoire du sieur
Danes, page 14. Voyez aussi la page. 2.
Rossigno! de
La paroisse de la
>> quets donna cent libertés, et celle de
Croix-des Bon
> rante-quatre aux chefs des révoltés, PArcahaye cent que
>) d'avoir empéché l'incendie des
pour les récompense
cannes et des bjtimens
y
I Rapport de Roume, pag.. 45 et 46.
-2 Réponse du sieur Dumontellier au mémoire du sieur
Danes, page 14. Voyez aussi la page. 2.
Rossigno! de --- Page 109 ---
2 1e I01 )
mais à condition qu'ils serviroient pendant cinq ans dans
une gendarmerie, et qu'ils maintiendroient pendant ce temps
la discipline parmi les esclaves. Les cent quarante-quatre
affranchis, comme autant de prédicateurs, se disséminèrent
sur les habitations, et justifiérent par leurs prompts succès la
bonté du moyen (:) >, Telle étoit Ia confiance de Roume
ans les mesures qu'il avoit prises, que, dans une lettre aux
onveaux commissaires civils, qu'on attendoit alors au Cap, il
ur annonça ( qu'ils seroient reçus par les citoyens des trois
couleurs comme des anges tutélaires de la partie française
de Saint-Domingue (2) D. Quant à lui, il reçut à son déart les témoignages de confiance et de reconnoissance les plus
onerables de la part des autorités constituées da Port-aurince (3).
Blanchelande étoit déja parti pour son faneste voyage du
id, lors de ces derniers événemens. II passa d'abord par cette $. XLVIII,
trémité de la pointe occidentale des deux provinces, qu'on Voyage de
Blanchelande
pelle la Grande-Anse, et dont le lieu le plus remarquable à Jérémie,
t le bourg de Jérémie. Il y avoit été par terre, en laissant
Port-au-Prince la petite division sur laquelle il étoit venu,
arce queles vaisseaux de ligne ne peuvent mouiller sur ces côtes
1 Rapport de Roume, page 46.
2 Lettre de Roume aux commissaires civils, du II juillet 1792. Débats
ins l'affaire des colonies, tome T, page 27, tome III, page 150.
3 Acresse à Roume du Conseil d'administration de la garde nationale du
or-au-Prince,du 14 septembre 1792 5Autre des ciroyens de couleur, dudic
jursAutre de l'assemblée de P'Ouest, du 23 septembre 3 Extrait des regis-
:s de ladite assemblée 3 des 12 et 14 septembre, numéoss,6,7, er8
s piéces justificatives du rapport de Roume, page 66 et saivantes.
G 3
150.
3 Acresse à Roume du Conseil d'administration de la garde nationale du
or-au-Prince,du 14 septembre 1792 5Autre des ciroyens de couleur, dudic
jursAutre de l'assemblée de P'Ouest, du 23 septembre 3 Extrait des regis-
:s de ladite assemblée 3 des 12 et 14 septembre, numéoss,6,7, er8
s piéces justificatives du rapport de Roume, page 66 et saivantes.
G 3 --- Page 110 ---
102 )
sans le plus granddanger (i).L'isolement de ce petit
peu de communication avec le surplus de la colonic pays etsc
préservé de l'insurrection des nègres,
l'avoie
qui y sont en bien moi
grand nombre ; mais les dissentions entre les blancs ct 1
hommes de couleur y furent Peut-eire portées à un pius ha
degré d'animosité que nulle part ailleurs, par cela même
les passions y étoient plus
des
concentrées, et que la fréçuen
rapports entre tous les habitans ne leur permettoit
de refter étrangers aux divers événemens
guér
C'est ici le lieu d'ea présenter le tableau qui s'y passoier
abregé.
La paroisse de Jérémie, qui est la plus étendue de
celles de cette pointe, comprenoit
tout
liers, tels que l'Islet à
plusieurs quartiers partic
Pierre-Joseph, les
cots et les Cayemites. Il
Roseaux, les Abi
tiers
paroit que ces deux derniers
ch avoient été détachés depuis la révolution
qua
paravant pour former des paroisses
ou peu a
particulières (2); mais le
médiocrité et leur situation en-deçà des
sert considérable,
montagnes et d'un d
qui séparent la Grande-Anse de
le reste de la colonie, ont toujours lié leur
presque to
Jérémie. Il en a été de même le
sort à celui
de
plus souvent de la parois
Tiburon, qui, dans la division politique de
étoit attribuée à la province du Sud; mais Saint-Domingu
côte méridionale de la même
qei, située à
côté de la terre
pointe, n'est guères bornée (
que par les autres parties de la
Anse (3).
Grandi
1 Lettre de Blanchelande à l'assemblée coloniale du 3
2 Débats dans l'affaire des
juiller 1792.
136, Voyez ci-dessus le colenies, tome I, page 2g0, et
> chapitre I de la première partic, $ tomelt,p 6.
3 Voyey Ibid.
côte méridionale de la même
qei, située à
côté de la terre
pointe, n'est guères bornée (
que par les autres parties de la
Anse (3).
Grandi
1 Lettre de Blanchelande à l'assemblée coloniale du 3
2 Débats dans l'affaire des
juiller 1792.
136, Voyez ci-dessus le colenies, tome I, page 2g0, et
> chapitre I de la première partic, $ tomelt,p 6.
3 Voyey Ibid. --- Page 111 ---
(103 )
troubles qui avoient précédé l'insurrection
Dès les premiers
du Port-au-Prince, et la formades hommes de couleur autour
des mouyede la Croix-des Bouquets,
tion de la confédération
manifestés dans Ia paroisse de
mens du même genre s'étoient colonies n'en connoit ni l'origine
Jérémie. La commission des
administra
ni les détails. Le commissaire civil Polverel, qui
avoit
de POuest et du Sud,
long-temps les deux provinces
sur toute
recueilli beaucoup de pièces et de renseignemens été
par un
de la colonie ; mais la plupart ont
pris
cette partic
les
en France. Les allégacorsaire anglais, quand on envoyoit dans les débats par Th.
tions qui ont été faites à cet égard
inspirer la
Millet, n'ont aucun des caractères qui pourroient le
rien. C'est, dit-il, marquis
confiance, et ne circonstancient
des hommes de couleur
de Cadusch qui machina l'insurrection
homme fut envoyé
dans le quartier de la Grandè-Anse. ( Cet dans le moment
Barnave dès le mois de février 1791,
par
Paris les
de dévastation de Saint-
> oi l'on formoit à
projets
Il y avoit dans
Domingue, dans la commune des Cayemites.
hommes
riches,
9 cette commune trois ou quatre propriétaires Noel Azor, Lafond,
de couleur, dont les noms étoient
avoir
et un autre.. 9 connus notoirement pour
> Lepage
qu'ils pivoient trop long-temps,
assassiné leurs pères parce
tôt de leur immense foret les empêchoient de jouir assez
ce vertueux,
fut examiné et jugé par
tune.. e
Ce procès
Ferrand de Baudières, qui, l'on
ce respectable magistrat, assassins innocens. La première
ne sait comment, trouva ces
e Cadouche (*)
* insurrection vint de ces hommes.
de Cadusch. Voyez ci-dessus le
* C'est ainsi qu'on prononçoit le nom
tom. II, chap. VII, S. XXI,P. 560, lig. 17 er,18.
G 4
ce vertueux,
fut examiné et jugé par
tune.. e
Ce procès
Ferrand de Baudières, qui, l'on
ce respectable magistrat, assassins innocens. La première
ne sait comment, trouva ces
e Cadouche (*)
* insurrection vint de ces hommes.
de Cadusch. Voyez ci-dessus le
* C'est ainsi qu'on prononçoit le nom
tom. II, chap. VII, S. XXI,P. 560, lig. 17 er,18.
G 4 --- Page 112 ---
(104)
> avoit habité quelque
temps chez Noel Azor
Aucune de-ces
(1).
des colonies n'en inculpations n'est prouvée, et la
a pas même retrouvé
commission
seule des pièces qui lui ont été
l'énonciation dans une
déja montré l'absurdité
remises sous les yeux.
de l'impuration faite
Ona
Cadusch, d'avoir soulevé les noirs
au marquis de
On a fait voir
dans la province du Sud.
l'unanimité
que l'assemblée coloniale l'en avoit
de la mai ière la plus
absous à
raisons Paroissent aussi le
authentique. Les mêmes
hommes de
justifier sur le soulèvement des
couleurde la Grande-Anse. Il
lors de l'arrêté rendu
est remarquable
en faveur de
que,
étoit alors dominant dans
Cadusch, le côté Ouest
l'assemblée
Millet, qui en étoit l'un des
coloniale, et que Thomas
aucun autre membre de
membres les plus ardens, ni
au marquis de 'Cadusch cette assemblée ne fit de reproc hes
couleur (2). Ce n'est sur sa conduite envers les hommes de
les
qu'après la révolution du 10 aoit
commis-aires de l'assemblée coloniale,
que
eiateur originaire de
dont Page,1e dénoncumuler tant
Cedusch, faisoit partie, ont imaginé d'acse rendre d'inculpation: sur ce
favorables les amis de la contre-résolatonaite 3 pour
avoient été si
révolution, dont eux-mêmes
ailleurs
long-temps les ennemis. On ne voit nulle
gue Noel Azor, Lafond et le
part
du crime horrible de
Page aient été
ce triple
ni
accusés
absous par Ferrand de
parricide,
qu'ils aient été
par haine
les
Baudières, qu'on ne cesse de
pour hommés de
calomnier
lement arsassiné
couleur, après l'avoir trop réelpour avoir pris leur
magistrat les auroit absous
défense; i et quand Ce
d'une telle
ou
accusation,
est la
1 Débats dans l'affaire des colonies,
2 Voyez ci dessus le
tome I, P. 20,
chap. VII de la seconde partie, S. XXI,
aient été
par haine
les
Baudières, qu'on ne cesse de
pour hommés de
calomnier
lement arsassiné
couleur, après l'avoir trop réelpour avoir pris leur
magistrat les auroit absous
défense; i et quand Ce
d'une telle
ou
accusation,
est la
1 Débats dans l'affaire des colonies,
2 Voyez ci dessus le
tome I, P. 20,
chap. VII de la seconde partie, S. XXI, --- Page 113 ---
(105)
n'edt pas dû le faire 2 On peut ajouter que la
euve qu'il
dont Ferrand de Baudières étoit
risdiction du Petit-Goive,
sénéchal, n'a dans son ressort, ni les Cayemittes, ni aucune
de la Grande-Anse, qui a toujours
S parties du territoire
sénéchaussée
et qu'enfin à Saintune
particulière (1),
bmingue comme en France, les sénéchausiées ne jugcoient
en dernier ressort des accusations de cette nature.
Il paroit constant que le nombre des hommes de couleur, $. L.
lativement aux blancs, est proportionnellement beaucoup Embarqueoindre dans la Giande-Ane que dans les parties voisines de ment deshommes forcé
POuest et du Sud. Ils n'en furent pas moins entraînés dans de couleur,
mouvement général que la conf. dération de la Croix-de:-Boujets imprima dans presque toutes les paroisses de ces deux
ovinces. Ils réclamèrent Pexécution des concoidats fai:s à la
roix-des-Bouquets, sur-tout dans le quartier des Cayemites.
municipalité les fit arrèter et embarquer sur un navire 9
mme on l'avoit fait aussi au Port-de-paix dans la province du
ord; dans le même temps, ceux de Jérémie se rassemblèrent
armes 3 dans un quartier appelé le Fond des Halliers,
tre Jérémie et Plymonth. Les blancs marchèrent contre eux;
9 si l'on en croit la municipalité de Jérémie, 3 ils se contenrent d'en saisir douze et de les garder comme ôtages de la
anquillité des autres. Mais il est certain qu'on créa un trinal extraordinaire pour procéder contre eux. L'assemblée colole, qui ne connoissoit point encore alors la loi du 28 sepmbre, et qui craignoit d'avoir à lutter tout à-la-fois contre
S nègres, contre les hommes de couleur et l'autorité de la
1 Voyez ci-dessus le chap. I de la première partic, $. VI.
d'en saisir douze et de les garder comme ôtages de la
anquillité des autres. Mais il est certain qu'on créa un trinal extraordinaire pour procéder contre eux. L'assemblée colole, qui ne connoissoit point encore alors la loi du 28 sepmbre, et qui craignoit d'avoir à lutter tout à-la-fois contre
S nègres, contre les hommes de couleur et l'autorité de la
1 Voyez ci-dessus le chap. I de la première partic, $. VI. --- Page 114 ---
(106)
mère-patrie, venoit d'annoncer des intentions
hommes de couleur (1). Dès
favorables 3
passoit à
qu'elle fut instruite de ce
Jérémie, elle ordonna la cessation des
gui
contre eux, et des fonctions du
poursuites fai
tribunal
renvoya chez cux en simple état
extraordinaire. E
juratoire, les dix hommes de d'arrestation, à leur caut
les prisons de Jérémic,
couleur détenus en ôtage d
à
jusqu'à l'arrivée des
vils, qui elle réserva de statuer
commissaires
déclara prendre K
sur cette affsire; enfin €
sous sa
et
>
municipalités de Jérémie sauve-garde mettre sous celle
a libres de couleur de
et de la Cayemite les homs
cette
99 à maintenir la
dépendance, > qui, en contribu
bienfaits de la nation tranquillité publique, se rendroient dignes
(2). >
s. LI,
La minicipalité de Jérémie
Pacification arrêté. Au lieu d'en
se refusa à l'exécution de
momentanée coloniale,
charger le gouve nement 9 l'assemt
qui croyoit devoir ménager un pays si fidele à
principes, envoya des commissaires
tion. C'étoient Cadusch
pour obtenir cette reia
et Raboieau, les mêmes
voyoit à la Jamaique
gu'elle
diation
pour y négocier un cmprunt, Leur 1
parut réussir. Les hommes de couleur
sur un bateau furent mis
qui étoient déte
mie
en liberté, La
en instruisit l'assemblée
manicipalité de Jé
faute des hommes de
coloniale, en lui déclarant que
couleur avoit été mise dans un écei
I Débars susd, tom. II, P. 146, Voyez ci-dessus
partie, S5. VII et VIII.
le chap. II de la secc
2 Procès verbaux de l'assembléc
-
soir. Débats dans l'affaire des
coloniale, du 13 octobre 1791 9
P183.
colonies, toniel, p. 300, ct tome
de Jé
faute des hommes de
coloniale, en lui déclarant que
couleur avoit été mise dans un écei
I Débars susd, tom. II, P. 146, Voyez ci-dessus
partie, S5. VII et VIII.
le chap. II de la secc
2 Procès verbaux de l'assembléc
-
soir. Débats dans l'affaire des
coloniale, du 13 octobre 1791 9
P183.
colonies, toniel, p. 300, ct tome --- Page 115 ---
(107 )
de Cadusch fut néanmoins si peu parubli La conduite
de couleur, que leurs commisale en faveur des hommes
fortement, quelques mois
Aires en France lui reprochérent d'avoir changé par son influence
près, dans un mémoire officiel,
du Sud avoit eues pour
ts bonnes dispositions que l'assemblée certain du moins qu'aussitôt
son arrivée (2). Il est
ux jusqu'a
de la Grande - Anse, les deux partis rcprès son départ
La nouvelle de la loi du 28
oururent aux armes de nouveau.
civils, le chanEptembre, celle de l'arrivée des commissaires
les hommes
de Tassemblée coloniale pour
ement des dispositions
par le Port-auenfin la ruptnre des négociations
e couleur,
fut la suite, ne suffisent que trop
rince, et l'incendie qui en
d'ailleurs encore la
On ignore
our expliquer ce changement.
Les hommes de
hanière dont les hostilités furent reprises.
ils avoient
eurent d'abord des succès;
ouleur des Cayemites
riches colons de couHectivement pour chefs trois des plus
Tous les
Azor, les frères Lafont et Lepage.
eur, Noel
troubles de la Grandemémoires qu'on a pu recouvrer sur les
les plus
leur reprocher les cruautés
Anse sont d'accord pour
nombre d'haincendièrent un grand
xtrèmes. On assure qu'ils
les Llancs qui tombèrent
jitations, et qu'ils massacrèrent tous
de Jérémie à P'assemblée coloniale, du 19 OC.
1 Lettre de la municipalité
du 20 octobre, dans les débats dc
tobre 1791. Susdite lettre, sous la dace
137 et 162, Procès-verbal
Paffaire des colonies, tom.I, P. 301,et t.II du 1 pag. octobre 1791 ibid. pag. 147
Hes commissaires de T'assemblée coloniale, 22 de lassemblée coloniale às ses
er suivantes. Lettre du comité de correspondance
commissaires en France, du 16 octobre.
de
des dernières révolutions des proviaces
2 Suite da mémoire historique
des citoyens de couleur,
'Ouest ct du Sud, publié par les commissaires
page 5.
colonies, tom.I, P. 301,et t.II du 1 pag. octobre 1791 ibid. pag. 147
Hes commissaires de T'assemblée coloniale, 22 de lassemblée coloniale às ses
er suivantes. Lettre du comité de correspondance
commissaires en France, du 16 octobre.
de
des dernières révolutions des proviaces
2 Suite da mémoire historique
des citoyens de couleur,
'Ouest ct du Sud, publié par les commissaires
page 5. --- Page 116 ---
(108)
enfre leurs mains, en leur faisant souffrir
ribles
des
(1). On ne connoit aucun écrit
supplices ho
ces inculpations
qui ait entrepris de réfut
répétées dans plusieurs
missaires des hommes de
imprimés. Les com
des cruautés
couleur, en convenant
commises par eux, et
expresséme
frères Lepage, ont seulement
particulièrement par 1
n'étoient point des hommes de prétendu que ces deux frér
de ces premiers habitans de
couleur, mais des descenda
ont presque tous
Saint-Domingue , que les
détruits. Ils observent
Espagne
cruautés ne furest commises
encore que C
traitement que les blançs que pour se venger de l'atror
hommes de
avoient fait dès - lors
couleur en les
éprouver al
mites, comme au Port-de-Paix embarquant à Jérémie et aux Cay
table que tous les
(a). Il est du moins
les
actes de barbarie ne furent
incontes
sçuls hommes de couleur.
pas commis Pi
Une lettre d'un de leurs chefs
> les avoit tous détruits
quifut interceptée, dit (
en
qu'c
> cots, le
gémèral, depuis Jérémie, , les
Cap Dame. - Marie, l'ilet et les
Abri
ailleurs qu'un autre de leurs chefs
Irois >. On vo
de tomber dans les mains
, Lepage, étant sur le
des
poir
blanes, dans une action, aim
I Débats dans l'affaire des colonies,
pag. 160 et suiv.; tome III, P.
tome I, pag. 291 et 263, tome II
rerpondance de l'assemblée coloniale 172, 182 et 188. Lettre du comité de co
octobre 179:. Lettre de la
à ses commissaires cn France, du I
des 6, II et 19 décembre, municipalité Autre
de Jérémie à l'assemblée
du 2 avril 1792, Moniteur
de Desmarais de
coloniale
de
Mont-Félic, à Béraulc
de l'assemblée du Sud à PAssemblèe Saint-Domingue, du décembre 1791. Adress
2 Suite du mémoire
nationale, du 23 février 1792.
l'Ouest et du Sud, historique des dernières révolutions des
publié par les commissaires
provinces d
pag. 9 ct1o.
des hommes de couleur
-
assemblée
du 2 avril 1792, Moniteur
de Desmarais de
coloniale
de
Mont-Félic, à Béraulc
de l'assemblée du Sud à PAssemblèe Saint-Domingue, du décembre 1791. Adress
2 Suite du mémoire
nationale, du 23 février 1792.
l'Ouest et du Sud, historique des dernières révolutions des
publié par les commissaires
provinces d
pag. 9 ct1o.
des hommes de couleur
- --- Page 117 ---
(109 )
lieux se donner la mort. Les hommes de couleur eurent néanhoins l'avantage dans les premières affaires; et les blancs,
halgré leur plus grande population et l'isolement du pays,
ceux des paroisses voisines du Sud ne profiraignirent que
pssent des traités qu'ils avoient déja fait avec les blancs pour
enir subjuguer toutl le pays (1); ils envoyèrent des députés
uprès de l'assemblée coloniale, lui demander des secours.
lle étoit elle-mème trop embarrassée par l'insurrection des
igres qui bloquoient le Cap, pour pouvoir leur en accorder 5
hais elle comptoit sur les forces prochaines qu'on attendoit de
'rance, et c'est alors qu'elle déclara nuls les concordats faits
rec les hommes de couleur, comme extorqués par la vionce,et contraires aux derniers décrets de P'Assemblée natioale (2).
Les hostilités continuèrent avec une nouvelle fureur dans la S. LII.
ointe du Sud. Les blancs de toutes les communes de la
Création
réduits à leurs
forces, se d'un conseil
Grande-Anse, se voyant
propres
administraiguèrent étroitement ensemble, ils formèrent à Jérémie un tif,et armeonscil d'administration pour la direction des affaires publiques, ment des cst n'eurent désormais que peu de communications, 9 soit avec claves.
1 Lettre de Pivergié, capitaine général à Bleck, du 12 février 1792. Lettres
u conseil général de la commune de Jérémie à l'assemblée coloniale, dcs
et 19 décembre 1791. Autre à l'assemblée de POuest, du II décembre.
Débats dans l'affaire des colonies 9 tome II, pag. 163, 181 et suivantes.
ettre des commissaires de l'assemblée coloniale au ministre de la marine,
lu 23 décembre1791.
2 Débats susdits, tome III, page 134. Extrait des registres de P'assembléee
oloniale, du 20 décembre 1791. Voyez ci-dessus le chapitre III de la se
onde partic , $ IX,
à l'assemblée de POuest, du II décembre.
Débats dans l'affaire des colonies 9 tome II, pag. 163, 181 et suivantes.
ettre des commissaires de l'assemblée coloniale au ministre de la marine,
lu 23 décembre1791.
2 Débats susdits, tome III, page 134. Extrait des registres de P'assembléee
oloniale, du 20 décembre 1791. Voyez ci-dessus le chapitre III de la se
onde partic , $ IX, --- Page 118 ---
le
I1o )
gouvernement, et T'assemblée
moins leur éiablissement
coloniale 3 qui
ciales de l'Ouest
(1), soit avec les approuva néar
et du Sud, dont
assemblécs
Malgré les
leur
provir
germes de
territoire
fois dans ce
dissention qui se
dépendoi
petit territoire,
manifestèrent
colonie (2), le conseil
comme dans tous les antres quelque
de
et
persévérance, eut dadministration suivit son but
néanmoins qu'en
généralement des succès. Il
ave
nègres,
recourant à la
ne les obtir
dont les plus forts furent dangereuse mesure d'armer le
surveillance fàt plus exacte
enrégimentés. Soit
étoit circonscrite
dans ce petit
que
nègres moins
dans un cercle moins distzict, parce qu'ell
luxe n'avoit maltraités par leurs maîtres étenda, seit que le
la
pas fait autant de
dans un pays oul
solonic, Partageassent,
progrès que dans le
contre les cruautés
comme on
surplus d
des
F'assure, leur
les esclaves des
hommes de
il indignatio
blancs leur
couleur; est certain
gu'ils furent les
furent généralement
qu
contre les insurgés. principaux auteurs des succès fidèles 9
Un d'entre eux
qu'ils eurer
distingua sur-tout dans
3 nommé Jean
mande 3 dit :
cette déplorable
Kina, 8
d'Angleterre on, aujourd'hui une
guerre 5 et com
(3).
compagnie au service du rc
11 Extrait des registres de
2792. Moniteur de
l'assemblée coloniale, des 17 février
2 Moniteur
Sain-Domingue du 20 février, à mal à
et 19 aot
Débats
de
des
propos daté du 1
dans l'affaire ssin-Doniague, des colonies, 24 décembre, s 1 février
3 Lettre du
rome I, page 294.
et 11 mar
21 décembre conseil général de Jérémie à
174 et
1791. Débars dans l'affaire des l'assemblée colaniale , des 66
Adresse suivantes, de l'assemblée 181. Voyez le no, 13 de la colonies 9 tome III, pag. 171
du Sud à l'Assemblée gazette des Cayes, du
nationale, s du 23 février 1792
24 décembre, s 1 février
3 Lettre du
rome I, page 294.
et 11 mar
21 décembre conseil général de Jérémie à
174 et
1791. Débars dans l'affaire des l'assemblée colaniale , des 66
Adresse suivantes, de l'assemblée 181. Voyez le no, 13 de la colonies 9 tome III, pag. 171
du Sud à l'Assemblée gazette des Cayes, du
nationale, s du 23 février 1792 --- Page 119 ---
(m)
de Jérémie prévint d'ailleurs la réunion d'une s. Lilt.
La commune hommes de couleur de son ter:itoire, par un
RembarAnde partie des
littéralement de la même quementperuvel embarquement. Il fut opéré
fidedes hompnière qu'on l'avoit fait au Port-de-) Paix Onprit d'a- mes de coudésarmer les hommes de couleur 2 et en leur.
rd un arrêté pour On ordonna ensuite à tous les autres de se
iger des ôtages.
la sauvede la commune 5 tous
hdre à Jérémie, sous
garde
obéirent furent aussitôt embarqués. C'est la commune
ux qui
rend compte à l'Assemblée coloniale de
ême de Jérémie qui
machiavélique, qu'elle s'efforce de justifier par
tte opération
d'une conspiraprétendues découvertes faites après coup 2
la sécurité des accusés dément suffisamment. < Les
bn que
dit-elle,avoient
hommes de couleur de notre dépendance, y
formé le projet de renouveler, à l'égard des blancs de nos
le projet de la Saint - Barthelemi, de les
campagnes,
ensuite de la
égorger dans leurs habitations pour s'emparer
ville.
d'étre instruits de ce
alarmés du sort de la
> Avant
projet,
ville du Port- au - Prince et des autres villes de l'Ouest et
du Sud, nous avons arrêté, pour prévenir de semblables
tous les hommes de couleur de notre paroisse
dangers, que
donneroient des ôtages qui
seroient désarmés, et qu'ils nous
nous seroient gatans de leur conduite : déja le désarmement
tedit commence lorsque le bruit des assassinats et des
incendies est venu alarmer nos coeurs. Pour mettre les
hommes de couleur 3 encore fidéles dans l'impuissance de
devenir coupables, ou les arracher à la fureur des brigands
I Voyez ci-dessus le $ XXI,
notre paroisse
dangers, que
donneroient des ôtages qui
seroient désarmés, et qu'ils nous
nous seroient gatans de leur conduite : déja le désarmement
tedit commence lorsque le bruit des assassinats et des
incendies est venu alarmer nos coeurs. Pour mettre les
hommes de couleur 3 encore fidéles dans l'impuissance de
devenir coupables, ou les arracher à la fureur des brigands
I Voyez ci-dessus le $ XXI, --- Page 120 ---
(112) )
>> quiles auroient
les
forcés, armes à la
35 eux, nous leur avons ordonné
main, de marcher av
de se
> garite de la
rendre, sous la sauy
commune, dans la ville.
) rendus. Deux cent
Presque kous se s0
vingt sont d bord
)) notre rade. De
des bitimens
ceux qui ne se sont
> sont au nombre des
pas rendus, les u
révoltés, les autres
> pour se rendre aux
ont pris la haute
Cayes. Nous
5> est. causé par la crainte
ignorons si leur dépe
ou par de mauvais
> présumons cependant
desseins. No
qu'ils vont demander
> fondre sur ros campagnes
du renfort po
(1)>.
$. LIV.
Les mêmes faits se trouvent avec
Refus deles dans une seconde lettre de la
quelques détails de pl
élargir, mé- assure que le complot des
municipalité de Jérémie. E:
me après la vert
la
hommes de couleur y fut déco;
loiduga avril,
par correspondance que l'un d'entre eux
Beauvais et d'autres chefs de
entretenoit av
ceux de l'Ouest, etc. Mais
prétenduc correspondance n'a jamais été
cet
néral Beauvais a tenu une conduite si
produite, et le g
au milieu des
constamment honorable
orages de la
soupçonrier
révolution 7 qu'on ne peut pas
complice d'une conspiration aussi abominable
l'égorgement de tous les blancs.
de couleur furent exécurés
Cependant plusieurs homm
d'incendic. Il est
comme convaincus de meurtre
étécomme
remarquable qu'on ne dit pas qu'ils l'aie
complices de la prétendue conspiration
(2.).
1 Lettre du conseil général de la commune de
coloniale, du 11 décembre 1791. Lettre de
Jérémic à l'assembi
décembre,
Decoigne à Lopinor, du
2 Lettre dudit Conseil à la municipalité
cémbre 1791. Suite du mémoire
(du Fort-au-Prince , du 20 d
l'Ouest et du Sud, publié
les listorique des dernières révolutions 4
pagey.
par commissaires' des çitoyens de
Coup-dailimpartal sur Saint.
couleur
Domingue > par Polverel fils, P.25
T.
érémic à l'assembi
décembre,
Decoigne à Lopinor, du
2 Lettre dudit Conseil à la municipalité
cémbre 1791. Suite du mémoire
(du Fort-au-Prince , du 20 d
l'Ouest et du Sud, publié
les listorique des dernières révolutions 4
pagey.
par commissaires' des çitoyens de
Coup-dailimpartal sur Saint.
couleur
Domingue > par Polverel fils, P.25
T. --- Page 121 ---
(13) )
de Jérémic fut continuée depuis le mois
La détention de ceux
de Blanchelande dans le Sud,
voyage
le novembre 1791 jusqu'au Sonthonax dit, dans les débats, que
ers le mois d'août 1792.
des détenus, on leur inocula
pour se défaire plus promptement des Aéaux les plus meurtr. ers de
P petite vérole, qui est Pun
la même
aux
Léonard le Blois fait
imputation
es climats (1).
les hommes de couleur du Portlancs qui aveient embarqué
point prouvé. L'idée en a
e-Paix (2). Un crime siodieuxn'est
des comté repoussée avec indignation par les accusateurs
vérole
civils. Mais on convien: da moins que la petite
pissaires
ou les hommes de couleur étoient détemit sur le bàtiment
qu'on les ait alors dé
us, et l'on n'a pas osé dire cependant
leur maladie. Les
leur donner les soins qu'exigeoit
hrqués pour
disent seulement qu'après
;cusateurs de Polverel et Sonthonax
les
les hommes de couleur pour
loi du 4 avril on débarqua
d'ou. on les reconire voter dans les assemblées primaires 2
leurs bateaux (3). C'étoit, comme on le voit,
uisit enssite sur
Enfin on ne nie pas que la meindre la dérision à la cruauté,
femmes, aux vieilhre barbare de T'embarquement s'étendit aux
furent tous, dit- on, jetés pêle - mêle
rds et aux enfans, qui
de
sans laisser ensemr des bâtimens de la rade, 9 chargés fers,
de la même famille (4).
e les personnes
dénoncé à l'Assemblée
Ce barbare traitement fut inutilement
dans l'affaire des colonies, tome I, page 152.
1 Débats
Thérou, page 13, dans la note:
2 Leonard le Blois au calomniateur
3 Débats susdits, tome 1, pag. 293 et 294) et tome 1I, page 143.
des dermières révolutions de l'Ouest et du
4 Suite du mémoire historique
Débats susdits, tome 1,
d,1 parl les commissaires des citoyens de couleur,P.9.
5e 152,
Tome III,
H
Rapporepar Garran-Coulon.
ats
Thérou, page 13, dans la note:
2 Leonard le Blois au calomniateur
3 Débats susdits, tome 1, pag. 293 et 294) et tome 1I, page 143.
des dermières révolutions de l'Ouest et du
4 Suite du mémoire historique
Débats susdits, tome 1,
d,1 parl les commissaires des citoyens de couleur,P.9.
5e 152,
Tome III,
H
Rapporepar Garran-Coulon. --- Page 122 ---
(14)
coloniaie par les hommes de couleur des autres parties de la
colonie, par des blancs de leur parti. ou par ceux qui craignoient les cruelles représailles dont la guerre contre le
hommes de couleur offroit tant d'exemples. Le commissaire
Roumej joignittout aussivainement ses réclamations aux leurs (1)
L'Assemblée coloniale n'y eut aucun égard avant la
cation de la loi du 4 avril; et depuis cette époque
publi
même, elli
n'interposa que bien foiblement son autorité en leur faveur. Ell
ne prévoyoit pas alors qu'un jour viendroit oi le Parti de
hommes de couleur devenant le plus fort,
de
plusieurs
se
membres, déportés par les agens de la métropole, se plain
droient avec amertume d'être détenus jusqu'a leur départ d'un
manière bien moins cruelle sur des bâtimens de la rade du
arrachés à leurs parens les plus chers, à leurs amis, etaux aisance Cap
de la vie, auxquelles ils étoient accoutumés.
Les accusateurs de Polverel et Sonthonax ont néanmoins
$ LV. tendu quela loi du 4 avril avoit été franchement exécutée à Jér prc
Blanchelan- mie, ainsi que dans le surplus de la colonie. Ils ont
del lesmet en Pourpreuve cette relaxation éphémère des
donr
liberté.
hommes de couleur
qui fut accordée en 1791 par la médiation de Cadusch et Rabc
teau (2). Il est trop vrai qu'après la loi du 4 avril, le conse
administratif de la Grande-Anse refusa long-temps l'elargi
sement de ceux qui avoient éié rembarqués, en alléguant d
vers prétextes.
Blanchelande avoit envoyé à Jérémie trois cent cinquan
hommes du régiment de Berwick. Il avoit chargé leur con
1 Voyez la seconde note du S. suivant.
2 Débats dans Paffaire des colonies, tome I, page 301.
trop vrai qu'après la loi du 4 avril, le conse
administratif de la Grande-Anse refusa long-temps l'elargi
sement de ceux qui avoient éié rembarqués, en alléguant d
vers prétextes.
Blanchelande avoit envoyé à Jérémie trois cent cinquan
hommes du régiment de Berwick. Il avoit chargé leur con
1 Voyez la seconde note du S. suivant.
2 Débats dans Paffaire des colonies, tome I, page 301. --- Page 123 ---
(n15) )
dant, Rochefontaine, de mettre en liberté les détenus. Ilea
va trois cents, enfergés deuxd deuxesur un batimsnt enrade.
excita contre lui des soulèvemens 5 on séduisit une partie de
oldats, et il ne put exécutersa mission. Le conseil adminisde la Grande - Anse envoya une députation extraordinaire
ssemblée coloniale $ pour demander un sursis à l'exécution
arrêté pris pour leur mise en liberté. Les députés raprent à l'Assemblée les principes qu'elle avoit promulgués
le rapport qui avoit servi de base à ses délibérations sur
nstitution de la colorie, et ou l'on représentoit les hommes
ouleur, comme une classe intermédiaire, devenue le féau
alni- Domingue et la cause de tous ses désastres. K S'il
it périr, ajoure l'an des dépatés, nous saurons le faire avec
nneur 5 mais laissez à d'autres le soin de nous porter
dernicrs coups. > L'Assemblée coloniale, fidèle à cette
ation, renvoya les commissaires pardevant Blanchelande,
l'effet de concerter avec lui les moyens les plus convenas de parvenir à l'exécution de son arrêté du 5 juin derer, sans Compromettre Ia strcté des quartiers de Jérémie
dépendances, ni l'existence des hommés de couleur de
rémie e
. Elle déclara en outre que les habitans de
quartier n'avoient cessé de déployer un courage s une ferté, une union qui leur avoient acquis des droits légitimes
2 reconnoissance publique 2 et qu'elle attendoit de leur
triotisme tous les sacrifices nécessaires pour opérer le salut
la colonie D (1).
oniteur de Saine-Domingue, s du 24 juin 1792. Débats dans l'affaire
lonies, tome II, pag. 137, 133, 13), 140,141, et 142,
). Relation du stjour de M, Blanchclande au Port-au Prinee 167,1 s un
2 page 19,
par
H: 2
gitimes
2 reconnoissance publique 2 et qu'elle attendoit de leur
triotisme tous les sacrifices nécessaires pour opérer le salut
la colonie D (1).
oniteur de Saine-Domingue, s du 24 juin 1792. Débats dans l'affaire
lonies, tome II, pag. 137, 133, 13), 140,141, et 142,
). Relation du stjour de M, Blanchclande au Port-au Prinee 167,1 s un
2 page 19,
par
H: 2 --- Page 124 ---
(116) )
fo
nouvelles
avec quelques des blancs
L'arrivée de Blanchelande une fois la répugoance
scule vaincre encore
des hommes de couleur,
put
Anse sur la liberté
dureté de leur situatic
la Grande
échapper à la
mai
qui avoient pu
de nouveau à la liberté;
ceux
furent rendus
et Sonthonax, qu'i
à la miladie,
de Polverel
fait
verra, sous Tadmisiatation lon sent qu'un éiargiosement
bientot, et
diminua pas Vaigreur qui
reperdirent bonne volonté ne
deux classes d'hor
si peu de
enire les
lieu depuis si longstemps
libres.
subsistoit toujours entre
même esprit d'éloignement
du Sud, quoique,
Le
partie de la province
on 1
S. LVI. dans la plus grande mettoit Vinsurrection des sègres, de la 1
Hloigsement l'embarras oi la
directe à Yexécation
des hommes
d'une manière
encore se fami
de couleur et pas sopposer les blancs ne pouvoient pas comme leurs
des blancs 4 avril. Mais
les hommes de couleur
dans routela à l'idée de voir
de celte province, :
colonic.
ser
du Sud et le commandant commissaire civil
Lassenbiée
pu croire quele de couleur, Ri
gin woumseidisedret chargé le général des hommes mois de mars 179
Léger edt
auprès d'cux au
et d
d'une mission de paix
lettres pleines d'humanité
de répondre aux intention. Depuis la promul
sefuserent écrivit dans cette
à Thiballier, 2 successe
pect qu'il avril, on ft un crime
lorsqu'i
de la loi du 4
on en St un à Blanchelande, d'avoir adm
Mangin d'Ouence,
des Platons, avoir térr
sa maiheureuse expédition table, ou de leur
paroit de couleur a leur
hommes
ordinaires G)-
les égards les plus
s'est passé aux Cayes depuis d
et fdèle de ce qui
à TAmemblée
1 Journal exact
Lcttre d'Aniré Rigaud
du 23 juillet.
fatale épogue
crime
lorsqu'i
de la loi du 4
on en St un à Blanchelande, d'avoir adm
Mangin d'Ouence,
des Platons, avoir térr
sa maiheureuse expédition table, ou de leur
paroit de couleur a leur
hommes
ordinaires G)-
les égards les plus
s'est passé aux Cayes depuis d
et fdèle de ce qui
à TAmemblée
1 Journal exact
Lcttre d'Aniré Rigaud
du 23 juillet.
fatale épogue --- Page 125 ---
(1 117)
les hommes de couleur, qui avoient conse leur côté,
61 les nègres comme une sorte d'auxiliaires, lorsqu'ils commême
contre les blancs, qui, suivant
oient en
temps qu'eux
Ers témoignages non destitués de probabilité, 5 les avoient
he excités à l'insurrection dans plusieurs endroits, qui sennt d'ailleurs dans le fond de leur ceeur, que les esclaves se
la leur, ne
oient pour une cause encore plus légitime que
prétèrent qu'à contre-cceur aux desirs des blancs, lorsqu'il
d'unir tous les hommes libres pour marcher contre
question
noirs (1). Les blancs 7 à leur tour, ne purent pas se disconsidérer' toujours comme leurs ennemis des colons
ser (de
l'etoient réelpas leur haine contre ceux qui
ne partageoient
subsistoient dans les trois
ent. Ces levains de discorde qui
la
force après la défaite de
vinces, agirent avec plus grande
Platons. Il avoit promis à la province du
nchelande aux
réEd de lui amener une armée d'hommes de couleur peur
revint seul, comme un
rc enfin les nègres insurgés. Ily
uif. Les blancs et les hommes de couleur reprirent les armes
contre les autres à Jérémie, à Jacmel, et dans d'autres
uns
Aussil'assemblée coloniale, en assuties du Sud et de T'Ouest.
avoit été
t à ses commissaires en France que la loi du 4 avril
cuée danstoute ia colonie avec franchise et leyauti,notamAutre de
d'Ouence à lassemblée du Sud, du
13 mars 1793.
Mangin
du Sud, en rémai 1792. Mémoire de lassemblée et des municipalités
des
seà la lertre de Blanchelande 1 page 75. Lettre de la municipalité
de ladite
à l'assemblée coloniale, du 22 juilyes aux députés
paroisse du
de la commune auxdits
1732. Autre de Boucher 2 substicut procureur
aux déutés, ctc. Autre du conseil général de la commune de Tiburon,
Es de ladite paroisse à l'assemblée coloniale, du 22 juillet.
Voyez lc chapitre VII de la seconde partic, S. XLII et XLVI.
H 3
75. Lettre de la municipalité
de ladite
à l'assemblée coloniale, du 22 juilyes aux députés
paroisse du
de la commune auxdits
1732. Autre de Boucher 2 substicut procureur
aux déutés, ctc. Autre du conseil général de la commune de Tiburon,
Es de ladite paroisse à l'assemblée coloniale, du 22 juillet.
Voyez lc chapitre VII de la seconde partic, S. XLII et XLVI.
H 3 --- Page 126 ---
(118)
ment par elle, ajoutoit-elle
les maux de la colonie
que cette loi n'avoit pas ado
(1). L'esprit
peut être Pasisuffi
conciliatear de Roume n'
tilités
pour empécher le
auprès du Port-au Prince
renouvellemient des h
Jeur qu'avoient inspirée les
et de Saint-Marc, sans la t
et lui avoient
mesures violentes que Blanchelai
cendre, et n'attendoit employées. Par-tout le feu couvoit sous
qu'une étincelle
pour éclater,
Des
S. LVII,
scélérats, cu des bommes bien
Affaire durf cette étincelle aui Cap, dans un
imprudens, firent jai
toût au Cap. paru cimentée Par la célébration temps ou la réconciliation av
des banquets civiques
de la fète du 14 juillet et
Le 13 aoit
prirent querelle au marché
1792, deur escla
Hizard, dit
Clugny. Un nègre libre, nom
Montfoct, voulut les
nommé Sourbes, dont la
séparer. Un chirargien bla:
frappe
maison étoit vis-à-vis, prend son sab
indistinctement les esclaves
nègre libre quiles
qui se querelloient, et
séparoit. Ce dernier
sidérable au bras. Le lendemain
reçut une blessure Co
culière, sans doute fomentée
matin, cette querelle parti
et devint
par des malveillans, se renouv
générale; un grand nombre de blancs
armes, et un autre homme de
courent a
fut tué de deux coups de
couleur, nommé Desmangl
matin. Les hommes
feu, surles huit à neuf heures
sacre
de couleur qui se
que l'on avoitfsit de
rappeloient du m
beaucoup d'entre eux le 23 du mè
I Letres de Passemblés coloniale auxdirs
1792.Autre de Leborgne au ministre de la commissaires, des 4 ct20 a
aussicelle du conseil général de Tiburon marine, du 2 septembre. Vo
deCorbeu, du 22 juillet.
à Couturier des Flottes et Da
2 Lettre de Leborgne au ministre de la
bats dans T'affaire des coloaies,
mnarine, du 29 juillet 1792,
tom: I, pag. 40 et 4la
mè
I Letres de Passemblés coloniale auxdirs
1792.Autre de Leborgne au ministre de la commissaires, des 4 ct20 a
aussicelle du conseil général de Tiburon marine, du 2 septembre. Vo
deCorbeu, du 22 juillet.
à Couturier des Flottes et Da
2 Lettre de Leborgne au ministre de la
bats dans T'affaire des coloaies,
mnarine, du 29 juillet 1792,
tom: I, pag. 40 et 4la --- Page 127 ---
(119)
Pannée d'auparavant, sous prétexte de l'insurrection des
mois,
ou ils étoient
s'armèrent aussi, et sortirent deguartier
nègres, Plusieurs coups de fusil partoient de temps en temps
casernés.
bientôt un
de blancs armés vint faire
de diverses rues, et
corps
aussidécharge sur les hommes de couleur > qui ripostérent
une
blancs furent tués de leur décharge, sans qu'ancun
tôt. Cinq
celle des blancs. Lc comhomme de couleur eit été blessé par
d'Assas, qui étoit accouru des
mandant de la garde nationale,
premiers, arrêta la fusillade, ense plaçant entre les deux troupes.
Le secrétaire de la commission civile, Leborgne 2 que Roume
et
aux premières nouvelles du tumulte,
avoit laissé au Cap, qui,
étoit aussi venu sur les lieux; le commandant de la province
les commissaires des deux assemblées et de la muCambefort,
hommes de couleur 9 sur-tout Péré,
nicipalité, enfin plusieurs
rendirent également, parvinrent
Durand et la Tortue, qui s'y
faisant
de peine à appaiser les hostilités, en
avec beaucoup
s'étoient
retirer les blancs armés et en dispersant les groupes qui
de la ville. Cambefort fut même
formés dans plusieurs parties
da
un détachement de cinquante soldats
Cap
obligé d'envoyer
couleur. Il étoit sept heures de
pour protéger les hommes de
soir quand le calme fut rétabli. La nuit suivante, pour laquelle
beaucoup, se passa néanmoins sans accident, et
on craignoit
affaire n'cut
d'autre suite (4); mais elle
cette déplorable
pas
ranima de part et d'autre de vifs ressentimens.
du
avoir constaté le délit, en- 6.LVITT.
La municipalité
Cap, après
Desauterts
voya à la prison civile le chirurgien Sourbes, qui prétendit de cet évé
nement
du 18 août
Récit des événemens
1 Lettre de Leborgne à Roume,
1792,
des préqui ont troublé la tranquillité publique, les 13 et 14 aott, signé
sidens des deux assemblées, ctc, Débats dans l'affaire des colonics, tome
Ii, Lag. 151 ct 1320.
H 4
Cap, après
Desauterts
voya à la prison civile le chirurgien Sourbes, qui prétendit de cet évé
nement
du 18 août
Récit des événemens
1 Lettre de Leborgne à Roume,
1792,
des préqui ont troublé la tranquillité publique, les 13 et 14 aott, signé
sidens des deux assemblées, ctc, Débats dans l'affaire des colonics, tome
Ii, Lag. 151 ct 1320.
H 4 --- Page 128 ---
- 120 )
qu'il avoit pris Hazard pour un des esclaves
et qu'il n'avoit
qui se battoient, 9
frappesur eux tous que
> son sabre n'étoit point
pour les séparer, K que
>
dégainé, et que si Hazard, dit
fort, se trouvoit blessé, c'étoit
Mont-
> c'étoit
par un accidenti involontaire,
parce que l'embout avoit quicté le
> mouvemens >. Le même fait
fourreau dans les
officiclle qui fut
est annoncé dans une relation
des
publiée au nom de l'assemblée coloniale
autorités constituces du Cap. On y
et
de couleur avoit étéles
suppose que les hommes
agresseurs le second
virent une femme chez
jour, qu'ils poursuilaquelle demeuroit
nacèrent des blancs, attirés
Sourbes, qu'ils meen armes par leurs discours dans la
rue,et que c'est alors que Desmangles fut tué
dans une proclamation faite
(1). On
au
ajoute,
nom des mêmes
> premier événement attira
autorités, ( que le
>> d'hommes de couleut
beaucoup de monde, beaucoup
et de nègres libres )
une patronille sur les
j qu'on envoya
> beaucoup
lieux; ( qu'elle trouva effectivement
d'hommes de couleur et de
> rassemblés dans la rue
négres libres en armes,
et ne le firent
royale > 5 qui Promirent de se retirer
point 5 que la patrouille e
>) envitons, retourna et
après avoir battu lcs
retrouva Ze même
> y entendit des propos
attroupement, qu'elle
))
incendiaires, 3 qu'elle ordanna alors
personnes attrompées de se retirer,
aux
> obéir. Les mêmcs autorités
et parvint à se faire
déclarent enfin
cheront pas les causes de cet événement qu'elles ne recher-
(2). >
On voit combien ce récit tend à pallier les forts
graves des blanca, soit en ne disant rien du
les plus
meurtre de Des1 Récit susdit des événemene qui ont troublé la
bats dans l'affaire des
tranquillité publique. Décolonies, ibid., et tomeI, page 263.
2 Proclamation de l'assemblée coloniale, de
à tous les citoyenr,
l'assemblée du Nord 3 ctc.,
'elles ne recher-
(2). >
On voit combien ce récit tend à pallier les forts
graves des blanca, soit en ne disant rien du
les plus
meurtre de Des1 Récit susdit des événemene qui ont troublé la
bats dans l'affaire des
tranquillité publique. Décolonies, ibid., et tomeI, page 263.
2 Proclamation de l'assemblée coloniale, de
à tous les citoyenr,
l'assemblée du Nord 3 ctc., --- Page 129 ---
121 )
ngles, et en ne parlant pas de la fusillade qu'ils firent les
emiers, soit en supposant encore qu'il n'y avoit que des
mmes de couleur dans les attrouppemens, et que c'étoient
X seuls qui tenoient des propos incendiaires. Cependant le
crétaire de la commission civile, Leborgne, quiaroit vu les
us du second jour, assure ( qu'on a tiré deux coups de fusil
sur un homme de couleur, nommé Desmangles, qui a été
tué > ; que ce n'est qu'après cela qu'on s'arma généralement
part ct d'autre ; que lorsqu'il voulut faire rentrer les hommes
couleur dans leurs casernes, ( il arriva par unc autre rue
des citoyens blancs quimathcuveuscemont) firent feu . . - - 5
que le feu ne dura pas plus de sept à huit minutes >. Il
bute, après avoir vu la relation des autorités du Cap, < qu'il
persiste à dire que ce sont les gardes nationales qui ont
fait feu les premières, et non pas les citoyens de couleur... ;
qu'il ne s'est pas trompé dans son assertion, et qu'il a bien
vu les choses >
Cet événement n'est pas le seul indice d'un complot tramé Mouvemens S.LIX.
rdes malveillans pour rallumer la guerre civile entre les deux au Fort-Dauasses d'hommes libres, dans la province du Nord. Dans le phin àla meême temps et presque le même jour, il s'éleva une autre me époquc,
herelle enire elles dans la ville du Fort-Dauphin, située a
extrémité orientale de la province 5 sur la frontière espasole (2). Cette ville, presqu'entitrement bloquée du côté de
partie française de la colonie par les nègres insurgés,
prouvoit depuis plusieurs mois tous les maux attachés à cette
du 18 août
Autre au ministre de la
1 Lettre de Leborgne à Roume,
1792.
parine, du 2 septembre. Voyezaussilen mémoire justificatif de Cambefort, P. 10.
2 Leutre dc Leborgne au ministre de la marine, du 2 septembre 1792.
2). Cette ville, presqu'entitrement bloquée du côté de
partie française de la colonie par les nègres insurgés,
prouvoit depuis plusieurs mois tous les maux attachés à cette
du 18 août
Autre au ministre de la
1 Lettre de Leborgne à Roume,
1792.
parine, du 2 septembre. Voyezaussilen mémoire justificatif de Cambefort, P. 10.
2 Leutre dc Leborgne au ministre de la marine, du 2 septembre 1792. --- Page 130 ---
a
122 )
situation, et cependant la loi du 4 avril
lier les deux classes d'hommes
n'avoit Pu.y réconc
libres (1).
mandoit, et trois autres des
Rourray, qui y com
sous lui, Tousard, Poitou principaux officiers quiy servo'er
et Commendaire,
parleur esprit
non'moins conm
ce
ne
conte-rérolationnaite, cessoient
pays pour y propager leurs
detourment
en y recevant le commandant principes inciviques. Tousare
la Reine qui y venoit
d'une partie du
C
en
régiment
être
garnison, lui demanda s'il
reçu au nom du roi ou au nom de la nation voulo
agens du gouvernement avoient
(2). Ce
couleur, avant la loi du 4 gagné l'affection des hommes (
persécuteurs. Leurs
avril, en se prononçant contre leu
liaisons continuérent
assure qu'à son retour d'une
depuis cette loi. C
sines,
tournée faite dans les paroisses vo
Rouvray rassembla les hommes de
blâmer de s'être
couleur pour 1
du moins
rapprochés des petits blancs. 11 est
que les hommes de couleur furent
certa
une assemblée qui eut lieu le 13 aoit
seuls convoqués
dans
Danphin, et que plusicurs blancs
l'église du For
vivement insultés
les
qui s'y présentérent forei
Il se trouva
par
officiers que l'on vient de nomme
un oflicier, heureusement parmi Ces contre -
nommé
révolutionnair
n'a cessé de
Pageot, estimé de tousles partis, et
se distinguer dans la colonie
son civisme et sa bonne conduite. Il
par son courage
seul respect
eut le bonheur,
que ses vertus inspiroient, de
par
sang (3).
prévenir l'effusion C
1 Lettre de la municipalité du Fort
25 juin 1792.
Dauphin à l'assemblée celoniale,
2 Lettre de Raynal à l'assemblée
3 Lettre de la
coloniale, du 23 mars 1702.
du 1f août
municipalité du Fort - Dauphin à Passemblée
acit,
1792. Extrait des registres de la municipalités des coloniale
14 cr
ses vertus inspiroient, de
par
sang (3).
prévenir l'effusion C
1 Lettre de la municipalité du Fort
25 juin 1792.
Dauphin à l'assemblée celoniale,
2 Lettre de Raynal à l'assemblée
3 Lettre de la
coloniale, du 23 mars 1702.
du 1f août
municipalité du Fort - Dauphin à Passemblée
acit,
1792. Extrait des registres de la municipalités des coloniale
14 cr --- Page 131 ---
(123 )
S. LX.
vouloir prévenir le retour de ces Dernières
L'assembiée coloniale parut
soite le vocu de la mesures de
en quelque
scènes désastreuses , endevançant derniers troubles du Cap, elle l'assemblée
Toi du 4 avril. Trois jours après les
d'hommes de coloniale, s
associer un certain nombre
sur laloi du
prit un arrêté pour
administratives
et à ceux des assemblées
4avril.
couleur à ses travaux
Elle les autorisa à
de la colonie jusqu'à leur renonvellement. de nommer des
et sans armes, à Teffet
se réunir paisiblement
leurnom à cCs assemblées, avec
commissaires pour assister en
six
chaque départevoix consultative. II devoit y en avoir par
assemblée
coloniale, quatre dans chaque
ment dans T'assemblée
municiet un dans chaque
provinciale ou conseil administratif,
du Nord pour l'assempalité. Des six membres de la province
les hommes de
blée coloniale, trois devoient être nommés par
ceux de
couleur de la ville du Cap et postes avancés, un par
le
ceux du cordon de TOuest, et
la partie de l'est, un par
Le motif
dernier par ceux du Port-de-Paix et dépendances. mutuelle
étoit ( de faire cesser la défance
donnéa cet arrêté,
de la révolution ct du bien public
> entretenue par Jes ennemis
les
des hommes de couleur : e - de rapprocher
> vis-à-vis
de mettre les hommes
d'hommes libres, et sur-tout
> deux classes
libres à même de connoitre les travaux
> de couleur et nègres
de la colonie, et sur-
> auxquels se livroient les représentans
leurs ar-
> tout les discussions qui préparoient et précédoient s'en tenir sur
à quoi
> rêtés . . a et de savoir positivement à la loi du 4 avril, et
> la franchise de leur soumission
contre les assur-tout sur les mesures de streté à prendre
les in-
> Quelles que fussent
> sassins et les perturbateurs ()-
de l'assemblée coloniale, du 19 août 1792. Débats
1 Extrait des registres
dans l'affaire des colonies, tone I, pag. 36 er 874
ient et précédoient s'en tenir sur
à quoi
> rêtés . . a et de savoir positivement à la loi du 4 avril, et
> la franchise de leur soumission
contre les assur-tout sur les mesures de streté à prendre
les in-
> Quelles que fussent
> sassins et les perturbateurs ()-
de l'assemblée coloniale, du 19 août 1792. Débats
1 Extrait des registres
dans l'affaire des colonies, tone I, pag. 36 er 874 --- Page 132 ---
(124)
fut' exécuté nulle
dicté cet arrêté, il ne
qui lcur
tentions qui avoient de couleur n'y virent qu'un piége les traLes hommes
sorte sanctionner
part.
leur faire en quelque
son
pour
renouvellement
étoit tendu T'assemblée coloniale et prévenir
de ce qu'on ne
vaux de
la loi du 4 avril. Ils se plaignirent
ainsi que
ordonné par
la voix simplement consuiltative., nombre de leurs
leur zccordoit que
établissoit dans le
des
de la dispeoportion qu'on des blancs, quoique la population.
et de ceux
égale. De son côté,
représentans autres fût, selon eux, à peu-près
en France, le
uns et des
écrivoit a ses commisaires
si
l'assemblée coloniale
la loi du 4 avril, acceptée
de cet arrêté, ( que
aux maux du
lendemain
n'avoit produit aucun soulagement malheureuse qu'a-
> Franchemaat, colonie étoit mille fois plus
les droits
> pays; que la
ceite lois que ce n'étoient point
Parrivée de
qui les occasion-
> vant
refusés aux hommes de couleur avoient fait leur
> politiques
en
PAsqae les antrerérodatiemnisen si Aorissant : que
> noient;
anéantir ce pays jadis
le
pour
pris changesur
> instrumeat nationale, qui avoit constamment perdue (2)- >
>> semblée
de la calonit,Tavoity
les
des malheurs
ent récours à une
> causes
l'assemblée coloniale
Quinze jours après,
aussi tendre au rapprochedernière mesure qui paroissoit de coulerr. Sous prétexte
des blancs et des hommes
cet objet avoient été
ment
démarches pour
du bien public, ct
que ses précédentes
des ennemis
contrariées par les manceuvres nouveaux commissaires civils,
d'attendre les
tous les hommes
que la nécessité
des corps popnlaires par
besoin imle renoxvellement
devoit céder au
pour
distinction de couleur,
libres, sans
en France, du 20
coloniale à scs commissaires I, page 356.
2 Lettre de Fassemblée dans l'affaire des colonics, tom:
aoûr 1792. Debats
ct
que ses précédentes
des ennemis
contrariées par les manceuvres nouveaux commissaires civils,
d'attendre les
tous les hommes
que la nécessité
des corps popnlaires par
besoin imle renoxvellement
devoit céder au
pour
distinction de couleur,
libres, sans
en France, du 20
coloniale à scs commissaires I, page 356.
2 Lettre de Fassemblée dans l'affaire des colonics, tom:
aoûr 1792. Debats --- Page 133 ---
(125 )
elle
Blanchelande et
d'une réunion générale 2
requit
péricux
du salut de la icolonie > de convoquer sans
Roume, , au nom
procéder à ce renouveldélai les assemblées primaires pour
conformément
lement et à celui des autres corps populaires, continueroit
à la loi du 4 avril: elle arrêta néanmoins qu'elle
assempar la nouvelle
ses travaux jusqu'à son remplacement
alors
blée, et qu'il en seroit de même des corps populaires
subsistans. Elle réitéra, au surplus 2 ses invitations aux homines
des députés à tous les corps populaires, 9
de couleur d'envoyer
L'assembléc du Nord rendit un
suivant l'arrêté du 19 aout.
arrêté conforme, peu de jours après
Roumeser refusèrent à Pexécution de ce nouvel
Blanchelande et
du but secret qu'on lui a attribué
arrêté, qui, indépendamment Parrivée des commissaires cide maitriser les élections avant
de la loi du
vils (2), étoit absolument contraire aux dispositions
firent
avril. Ces deux tentatives, et leur peu de succès, ne
multipliées de la méfiance qui
donc qu'ajouter aux preuves. trop
dej couleur
subsistoit toujours entre les blancs et les hommes
dans toute P'étendue de la colonie.
des registres de Passemblée coloniale, du 4 septembre 1792.
1 Extrait
Débats dans laffaire des
Arrêré de l'assemblée du Nord, du 9 septembre.
colonies, tome I, pag. 28 et 29, 111 etc. Mémoire et pièces justificatives 153 et.
page
adressées àl la Convention nationale par Larchevengse-Tihibad,
no. 25 des pièces justificatives.
153.
21 Débats ibid. Mémoire susdit de Larchevesque e- Thibaud, page
iale, du 4 septembre 1792.
1 Extrait
Débats dans laffaire des
Arrêré de l'assemblée du Nord, du 9 septembre.
colonies, tome I, pag. 28 et 29, 111 etc. Mémoire et pièces justificatives 153 et.
page
adressées àl la Convention nationale par Larchevengse-Tihibad,
no. 25 des pièces justificatives.
153.
21 Débats ibid. Mémoire susdit de Larchevesque e- Thibaud, page --- Page 134 ---
(126)
CHAPITRE II.
'ARRIVÉE et premières
opérations des nowveauz
commissaires cizils aul
$.I.
Cap.
Mesurespour Lr parti Populaire avoit
l'exécution dans l"Assemblée
gagné une si grande
nationale,
prépondérance
de la loi du commissaires de l'Assemblée depuis laloidu 4 avril 1792, que les
4 avril,
l'exécution de cette loi
coloniale ne purent pas plus arrêter
été possible d'en
par leurs intrigues, qu'il ne leur avoit
qu'on recevoit des empêcher la sanction, Toutes les nouvelles
iles, toutes celles qui venoient
Domingue en particulier,
de Saintqui l'avoient dictée. Peu justifioient de plus en plus les motifs
après sa
quer en France les députés
promulgation, on vit débarvoyoient à PAssemblée
que les coalisés de Szint-Marc enveur des hommes de nationale pour réclamer l'éga'i:é en faqu'ils publieren:
couleur. Leurs adresses-et les mémoires
avoient
jetèrent un nouveau jour sur les injustices
provoqué FfinurectionderOuem
qui
donnérent furent
(1). Les noiions
civils
presque en tout confirmées par les
qu'ils
Mirbeck et Saint-Léger, qui arrivèrent
commissaires
même temps. Ces derniers
à- peu-près dans le
preuves sur l'esprit
apportoient sur : tout de nouvelles
avoit animé l'Assemblée d'indépendance et de contre-révolation qui
coloniale au milieu des différens partis
1 Mémoire historique des dernières
missaires des citoyens de couleur, Lettre révolutions de
de T'Ouest, par les comdu 7 mars 1792. Procès-verbal
Dubourg à l'assemblée nationale,
ladite assembléc du 2jnin,
y joint 1 dudit jour, Lettre d'Ouvière à
apportoient sur : tout de nouvelles
avoit animé l'Assemblée d'indépendance et de contre-révolation qui
coloniale au milieu des différens partis
1 Mémoire historique des dernières
missaires des citoyens de couleur, Lettre révolutions de
de T'Ouest, par les comdu 7 mars 1792. Procès-verbal
Dubourg à l'assemblée nationale,
ladite assembléc du 2jnin,
y joint 1 dudit jour, Lettre d'Ouvière à --- Page 135 ---
127 )
T'avoient divisée (1). Les lettres de leur collègne Roume
ient conçues dans le même esprit : elles n'indiquoient d'aumoyen de sauver la colonie que la rér ocation dc la loi du
septembre, la reconnoissance de l'égalité des droits pour
s les hommes libres, ct le déploicment de la toute-puissance
ionale, pour comprimer les factions diverses qui déchiroient
beau pays (2). Il annonçoit dans l'une d'entre elles qu'il
itr ratifié le traiié d'union de Saint- Marc dans un temps oila
du 4 avril lui étoit inconnue (3).
Le 15juin 1799, P'Assemblée nationale rendit, pour l'exécude la loidu 4avril, un nouveau décrct, qui fut sanctionné
22 du même mois. Les pouvoirs des commissaires civils y
t mieux spécifiés et plus étendus. Ils y sont autorisés à susdre et'à dissoudre toutes les assemblées et corps adminisif, ou autres se disant populaires de la colonie, sans
reption ; à suspendre l'exécution des actes de ces autorités
ils jugcroient contraires à la souveraineté nationale ou au
blissement de la paix ; à remettre provisoirement en activité
anciens tribunaux, en attendant l'organisation définitive de
dre judiciaire dans la colonie; à transférer leurs séances dans
lieux oi les circonstances l'exigeroient, et à présenter deux
ets pour remplir les places vacantes au gouverneur , qui setenu de donner à l'un d'entre eux une commission proviAdresse de Saint-Léger à l'assemblée coloniale. Compte rendu par le
ne à PAssemblée nationale. Compte sommaire de Pétat exact de Saintmingue, par Mirbeck.
Lettre de Roume au ministre de la marine, du 11 juillet 1792.
Rapport de Roume sur sa mission, page 17. Lettre du même au mire de la marine, du 22 avril.,
ir les places vacantes au gouverneur , qui setenu de donner à l'un d'entre eux une commission proviAdresse de Saint-Léger à l'assemblée coloniale. Compte rendu par le
ne à PAssemblée nationale. Compte sommaire de Pétat exact de Saintmingue, par Mirbeck.
Lettre de Roume au ministre de la marine, du 11 juillet 1792.
Rapport de Roume sur sa mission, page 17. Lettre du même au mire de la marine, du 22 avril., --- Page 136 ---
(128 )
soire. Dans fous les cas de confit de
pouvoirs
naitre, ou dans les doutes qui
qui Bourroi
des
pourroient s'élever sur
leurs, on étoit teru de deferer
l'étend
tion,saufle
provisoirement à leur réqui
recours à l'assemblée nationale (1)-
5* II.
On avoit dès-Iors nommé les officiers
Ju'ien Rai- diriger T'expédition,et les
généraux qui devoi
mond exclus loi du 4 avril ordonnoit nouveaux commissaires civils, don
decette mis.
l'envoi. Plusieurs de ceux
l'avoi
provoquée, el Brissot en
qui
sipn,
particulier, auroient,
au nombre des commissaires
dit-on, desiré v
froient,
Julien Raimond (2). Ils
pour garant d'un pareil choix, l'attachement à la mè
patric, et la modération que cet homme de couleur
constamment montrée dans ses nombreuses
avoit
de l'Assemblée nationale,
réclamatious aup
et dans sa
frères de Saint - Domingue, Il n'avoit correspondance avec
n'employer
des
cessé de les invite
que
mesures pacifiques, tant que
blarcs n'en prendroient
de
les coi
mére-patrie
pas décidées pour se détacher de
(3). Les commissaires de l'assemblée
consultoient plus leur haine que les vrais intérêts coloniale, de
s'y opposèrent. Ils firent
leur Pa:
proposer par le comité colonial,
adopter par l'Assemblée nationale, un article
loi du 4 avril, qui excluoit de
additionne! a
l'expédition
9> toyens ayant des propriétés dans
projetée 3 e les
les colonies d'Ame
1 Loj du 22 juin 1792, art. I, II et III. Débats dans l'affaire
Ionics, tome IV, pag. 9 et suivantes,
des
2 Lettre des commissaires de l'assemblée coloniale à ladire
et14a avril 1792. Autre de Vergier de Chatellerault du IO assemblée, ,
31 Lettre de Julien Raimond à ses frères lcs hommes de juiller.
dans sa correspondance, pag.
couleur, du
3 e les
les colonies d'Ame
1 Loj du 22 juin 1792, art. I, II et III. Débats dans l'affaire
Ionics, tome IV, pag. 9 et suivantes,
des
2 Lettre des commissaires de l'assemblée coloniale à ladire
et14a avril 1792. Autre de Vergier de Chatellerault du IO assemblée, ,
31 Lettre de Julien Raimond à ses frères lcs hommes de juiller.
dans sa correspondance, pag.
couleur, du --- Page 137 ---
(1 129 )
(1). C'est ce que l'on voit dans leur correspondance
ques
coloniale et cct article ne se trouve
tec PAssemblée
de Gensonné,qui avoit simbint effectivement dans le projet
de faire nommer les commissaires civils par
ement proposé
les déssemblée nationale hors de son sein (2). Cependant
coloniale n'ont cessé de reprocher cette
nseurs de l'Assemblée
hommes de couleur, comme s'ils en
sposition aux partisans des
ssent été les auteurs.
S. IIT:
toujours continuées, des commissaires de TAs- Nomination
Les intrigues,
néanmoins empécher que le de Polverel
mblée coloniale 3 ne purent pas
des
commissaires civils ne tombât sur
hommes et Sonthonaz
bix pour les
déterminé la loi du 4 avril.
achés aux principes qui avoient
nomination eut lieu durant le premier ministère de Roland,
ou la cour, pour mieux dissimuler ses véritables
hs un temps
des
à toutes les foncEs, consentoit que l'on appelàt
patriotes
ministère.
Sonthonax et
comme au
Polrerel,
as publiques,
Article XV de la loi du 4 avril 1792.
dans les logographes une motion faite Ipar M. Tarbé et
c Vous verrez
nationale, qui porte qu'aucun propriétaire de Saintdoptée par l'Assemblée
de commissaire civil. M. Tarbé
Domingue ne pourra être employé en qualité nos ennemis d'envoyer en
cru ne pouvoir déjouer le projet formé par de cette manière. 2> ( Lettre
ete qualité Raimond, homme de couleur 3 que
assembléc,
commissaires de. Passemblée coloniale en France à ladite
avril 1792. )
Raimond fit un des
Les plus vives instances ont été faites pour que moins de changeommissaires. Nous croyons pouvoir vous assurer qu'à
des
dans le ministère de la marine, il ne le sera pas. >> (Lettre
hent
nes à la même, du 14 avril.)
de
Opinion de Gensonné sur les colonies 3 pag. 22, art. VIII, Projet
et par le même, art. VIIT.
Garran Coulon. Tome III.
I
Rapportpar
1792. )
Raimond fit un des
Les plus vives instances ont été faites pour que moins de changeommissaires. Nous croyons pouvoir vous assurer qu'à
des
dans le ministère de la marine, il ne le sera pas. >> (Lettre
hent
nes à la même, du 14 avril.)
de
Opinion de Gensonné sur les colonies 3 pag. 22, art. VIII, Projet
et par le même, art. VIIT.
Garran Coulon. Tome III.
I
Rapportpar --- Page 138 ---
(130)
aucune i
choisis. Le dernier n'eut presque que peu
Ailhaud furent
la colonie, oi il ne resta les pl
fuence sur les évésemenedel Y'ont administrée durant
mais les deux autres
I's en ont décidé le sort,
jours; ;
qu'elle ait éprouvés.
Il est donc nécessai
grands orages liberté générale des noirs. lcs concerne. Td
prochinant la elques détails sur ce qui Paris, au commenc
d'entrer dans 9
d'avocat à
la profeision
chaudement
deux exerçoient
dont ils embrassérent amparava
ment de la révolation, même aninésplasicurs années Bordeaux et
Polverel s'étoit
de
cause.
persécations aux parlemens défendu les foibles ree
dhonorables
lequel il avoit
coml
par le zèle avec
et parles
Paris,
alorsles entaratimnici,
crir
de notre procédure
de ecegeonappeloi livrés à la barbaric
qu'il avoit
civils ont né
nelle (1).
deux commisaires
accusateurs de ces
débats comme des ennemnis
Les
dans les
sans en ad
moins. osé les présenter déclarés. Ils ont dit, offert à Ro
des royalistes
avoit
la liberté,
indice, que Sonthonax
royalistes
nistrer le moindre
et fait des adresses
la
sa plume ,
avoit défendu
de lui prostituer
que Polverel
été inte
5 ils ont ajouté
acciisation avoit
jacobins; le Béarn, et qu'une
du 28 far
blesse dans raison de Taffaire des Tuileries, des ckevaliens
contre lui, à
le nom de Journée
les débl
si célebre sous
au conpaite,dinsi
3791, (2). Il est constaté, admis, dès le commencer
poignard
furent
alors jaster
Polveret et Sonthonax
qui étoit
que
dars le club des jacobins,
de 1790,
155, 332 et-33
Vaffaire des colonies, tome 11, pag. 18 et
I Débats dans
des colonies 3 comme I, Fag.
2 Débats dans Vaffaire
II, pag. 222,
lebre sous
au conpaite,dinsi
3791, (2). Il est constaté, admis, dès le commencer
poignard
furent
alors jaster
Polveret et Sonthonax
qui étoit
que
dars le club des jacobins,
de 1790,
155, 332 et-33
Vaffaire des colonies, tome 11, pag. 18 et
I Débats dans
des colonies 3 comme I, Fag.
2 Débats dans Vaffaire
II, pag. 222, --- Page 139 ---
(131) )
de la libetté, dont il avoït tant
héri de tous les sectateurs
Sonthonax fut Fun des
antribue à propager les principes; que Révolutions de Paris 5
remiers collaborateuts du journal des
de la révoaussi divers écrits pour la cause
ue Polverel publia
il poursuivit, comme
tion, et que ce fut le zèle avec lequel
28 février 1791,
pub'ic, les acteurs de la tentative du
ccusateur
ui lui attira desipersécutions (a)-
P'Agemblée coloniale avoient fait ce
Les commissaires de
ou pour la
empècher cette nomination,
$. 1V.
u'ils avoient pu pour
particalièrement à Lettres écriCe ministre Lacoste s'opposa
ire révoquer.
ne prévalut pas dans le tescontre eux
kile de Sonthonax; ; mais son opinion
fatirrévocable- dans la colog
;nseil, la nomination de Polverel etSomthonaxy
coloniale nic,
Les commissaires de PAS emblée
ent confirmée.(a).
contre
eurent.alors d'autre ressource que dejeterdexprécestiow secondés dans aAe
dansla colonie, avart leur arrivée. Ils furent
nx
club, Massiac dont l'un des membres au
Ette mesure par le
dans la journée des chevaoins fut bien réellement impliqué
très-proers.da poignard, et délivré par Daubigny, royaliste
ces commissaires et le club
oncé à cette, époque. (3)imais
Sonthonax comme
gardèrent bien de; dénoncer Polverel et, :
Une telle inculpation eût pu alarmer P'Assemes royalistes.
dans l'affairg des colonies ' tome'I, pag. 103; 78 et'266.
1 Débats 331, 332 et 33), et'tome Iil, pagoja3 et 19.
me IT, pag
susdits, tome It, paginigl et suivantes, tome ItI ,- pag. 20 9
21 Débats
de Passemblée ccloziale à iadite assemet 22, Lettre des commissaires
D.,
3.
ice, du juin 1712. Lettre de y.Raimond , au ciroyen
praet
3Procès verbaux du club Massiad, des 23 fevrier,: 1'et2 mars 1791.
eetre de Daubigny, premier commissaire de la section. des, Tuileries,au
jésident du club Massiac, du premier mars.
I2
20 9
21 Débats
de Passemblée ccloziale à iadite assemet 22, Lettre des commissaires
D.,
3.
ice, du juin 1712. Lettre de y.Raimond , au ciroyen
praet
3Procès verbaux du club Massiad, des 23 fevrier,: 1'et2 mars 1791.
eetre de Daubigny, premier commissaire de la section. des, Tuileries,au
jésident du club Massiac, du premier mars.
I2 --- Page 140 ---
(13a)
cemme ses agens, de t
blee coleniale, qui n'avoit cessé,
Louis XVI,pour le n
attachement pour
moigner le plus grand
les fauteurs les plas cona
nistre Pertrand de Molieville, et pour
Polverel
régime. Tout au contraire, on représenta
de l'ancien
forcenés, comme des émissai
Sonthonax comme des jacobins
boaleverser la colonie. (
envoyés par les amis des noirs pour de Saint - Domingue , 9
fit insérer, dans les papiers pullics Clavière, l'un des fondateurs
Polverel avoit été présenté pa: la Platière, à gui on donn
et Sonthonax par Roland
ce club,
de Brissot (1).
la fausse qualité de beau-frire
de "Assemb
Dans le même temps, Pun des commissaires oti il ver
Mion, écrivoit de Londres,
s. V. coloniale, Cougnaccivils étoient envoyés
Lettre de de passer (2), que les commissaires conduire les nègres a P'affranchis
Cougnac- VAssemblée nationale pour
à TAsembwe nationa
Mion.
que le travail étoit prèt
falloit néc
ment génétal;
et le juroit sur Phonmeur; qu'il
gu'il en étoit sàr,
1 repousser les gar
sairement s'emparer de leurs personnes et socueillit les trou
nationalcs qu'ils ameneroient avec eux, convoi. Cette étrange le
1 qui seroient dans le même
du
de ligne
doute le fruit des suggestions gouvernem sur la c
qui étoit sans
fortement inAué
et des émigrés, a trop
envers
britarnigae
coleniale et de ses partisans
duite de T'Assemblée civi's, elle a trop contribsué à amener
mouveaux commissires sembloit vouloir prévenir, pour 9
événemens mème qu'elle
ici dans son entier.
ne croic pas devoir la donner
du 21 juin 1792. Débats dans,pal
de
suggestions gouvernem sur la c
qui étoit sans
fortement inAué
et des émigrés, a trop
envers
britarnigae
coleniale et de ses partisans
duite de T'Assemblée civi's, elle a trop contribsué à amener
mouveaux commissires sembloit vouloir prévenir, pour 9
événemens mème qu'elle
ici dans son entier.
ne croic pas devoir la donner
du 21 juin 1792. Débats dans,pal
de Moniteur Saino-Demingse,
des colonies, tome I1, page 2j6.
teme VII. pag. 28 ct 29.
Débats dans Patfaire des colonies,
a --- Page 141 ---
(133 )
coloniale de la partie
-
à PAssemblie
a Cougnac Mion,
de Saint - Domingue.
> frangaise
De Londres, le 20 juillet 1792.
nationale
un décret del'Assemblée
>Je vous remets , Messieurs,
par lesquelles
vous donnera le secret des opérations
à
qui
doivent conduire les nègres Pafranses commissaires
chissement génèral,
suis stir, et je vous le
Messieurs,j'en
> N'en doutez pas,
à PAssemblée natio-
: le travail est prét
jure sur,thonneur:
aussitôt que des commissaires se
nale, et il sera prononcé
Le projct de cette asseront emparés de toutes les autorités. dans toutes les colosemblée est d'affranchite tous les nègres
dans toutes
nies françaises 5 dc poursuivre laffranchissement
et de
les colonies étrangères avec les premiers affranchis,
l'indépendance, dans
porter ainsi la révolte, et successivement
lui redonnetout le Nouveau - Monde; ce qui,sclon elle,
de
la
sur toutes les puissances
roit encore prépondérance
doit faire couler tant de
l'Europe 5 et ce plan atroce qui
toute la célérité possang sera exécuté, si vous ne mettez
dans vos
sible dans vos résolutions, le concert le plus parfait
d'un peuple au désespoir dans
mesures > et Pintrépidité
ces tivotre résistance. Repousset, messieurs, repousset
altérés de sangs éroufer dans le coeur de ces scélérats
gres
barbares, et méritez l'amour de vos compaleurs projets
bénédictions de l'univers sauvé, par votra
triotes, et bientôt les
courage, des convulsions atroces de ces forcenés.
3. P.S. Ils ont vingt mille fusils, outre leur armement, pour
I 3
épidité
ces tivotre résistance. Repousset, messieurs, repousset
altérés de sangs éroufer dans le coeur de ces scélérats
gres
barbares, et méritez l'amour de vos compaleurs projets
bénédictions de l'univers sauvé, par votra
triotes, et bientôt les
courage, des convulsions atroces de ces forcenés.
3. P.S. Ils ont vingt mille fusils, outre leur armement, pour
I 3 --- Page 142 ---
(134)
ils ont des munitions et des approvision-
> armer les nègres ;
d'eux avec vos
un an. Marchez au - devant
> nemens pour
fiégate, allez vous enen.parcr;
> forces navales:il ilsn'ontqu'une
accueillet les troupes
armet,
s prenez les approvisionnemens,
faites envoyer leurs
les commissaires 2
rentrer
> de ligne, , gardet
avec défense d'y
"hors du dtbouquement,
> satellites
d'être coulés bas.
>. sous peine
suivre ce conseil, je vou:
êtes assez réunis pour
> Si vous
Au reste, que persenne
du salut de Saint- Domingue.
> réponds
d'eux d'ancune grace ; que leur machia-
>> ne Ise Aatte auprès
ils embrassent les négre
vélisme n'en impose à personne;
distinc
>
et tous Les blancs, sans
> seuls dans leur affection,
proscrits ; ils sont tous dan
tous les muldtres seront
> tion,
disent-ils, et ils seront tous sacrifié
> gereux à leurs projets,
tous les officiers employés
aura pu enlever
> aussitôt qu'on licencié les troupes de ligne, , aussitôt que
>) aussitôt qu'on aura
fois seront maiires de toute
> encore une
,
) les commissaires
> les autorités (1) >.
fut
le seul des agens de Passemblé
Cougnac-Mion ne
pas
de parciles préventions
6. VI. coloniale , qui chercha a inspirer civils. Ils furent présenté
Autres de la colonie contre les commissaires
des nouveaux com
Page et Brulle même jour dans la correspondance
sous
avoit envoyés en Franc
ley.
l'assemblée coloniale
missaires, que
son décret sur T'esclavage. De
porter, à la sanction du roi,
même du dépai
troupes, disoitlun d'entre eux, au moment
a la Marti
vont à Cayenne 2
de T'expédition : C des troupes
les Débats dans l'affaire des colonics, tome II
1 Lettre susdite; voyez aussi
-
et tome VII, pag. 28 et 29.
pag 1y2;
ley.
l'assemblée coloniale
missaires, que
son décret sur T'esclavage. De
porter, à la sanction du roi,
même du dépai
troupes, disoitlun d'entre eux, au moment
a la Marti
vont à Cayenne 2
de T'expédition : C des troupes
les Débats dans l'affaire des colonics, tome II
1 Lettre susdite; voyez aussi
-
et tome VII, pag. 28 et 29.
pag 1y2; --- Page 143 ---
(135)
mille gardes nationales soldées et deux
nique. Il y3 a quatre
; des généraux à
mille bommes de ligne à Saint-Domingue
un
toutes les colonies, > et Desparbès pour Saint-Domingue;
trois aides-de-camp,
commandant pour chaque province, Montbrun, truis comparmi lesquels se trouve le mulàire
un bruit
missaires civils des Jacobins. Il court cependant
lhier
les commi saires ne partiront pas. Peutdepuis
3 que
moins malveillans pour la colonie. >
être en choisira-t on de
des déclamations injue surplus de la lettre ne contient que
du
PAssemblée nationale, et un grand éloge
euses pour
onarque chéri des Français (1).
Peu de jours après, un autre des commissaires nouvellement dans le
l'assemblée coloniale, écrivoit
Invoyés en France par
d'autre
contre
iême esprit, en n'offrant à la colonie
préservatif contre-révod'un pareil choix,. que l'espoir d'une
s dangers
ation sur laquelle il paroissoit compter.
la
disoit - il, vous aurez
4 Quand vous recevrez présente,
le secrétaire
sans doule va arriver le général Desparbès,
Gatereau, l'aide - de - camp Montbrun, > les commissaires
civils jacobites, etc. etc. Il me tarde beaucoup d'apprendre
auront
à Saint-Domingue :je serai
ce que ces messieurs
opéré si leur besogne tiendras
bientôt dans le cas de vous mander
doute. Onje commence par vous annoncer d'abord quej'en
devoir
touche ici au moment de la crise : elle ne paroît pas
aux décréteurs actuels ; ils commencent euxétre favorable
de transférer l'assemblée à
mêmes d craindre 5 ils parlent
du 19 juillet 1792. Débats
1 Lettre de Page à Larchevcique-Thiband, et 215. Lettres des patriotes
dans P'affaire des colonies, tome II, pag. 214
Page ct Brulley, de linptimeric de Pain.
I 4
touche ici au moment de la crise : elle ne paroît pas
aux décréteurs actuels ; ils commencent euxétre favorable
de transférer l'assemblée à
mêmes d craindre 5 ils parlent
du 19 juillet 1792. Débats
1 Lettre de Page à Larchevcique-Thiband, et 215. Lettres des patriotes
dans P'affaire des colonies, tome II, pag. 214
Page ct Brulley, de linptimeric de Pain.
I 4 --- Page 144 ---
(136)
décidé. Les armées ennemies Soi
Tours; ; mais ce n'est pas
de France ; poiut d'union
entrées sur le territoire
-
> cependant
dans les armées nationales, très pe
dé
> peu de srbordination
de dénonciations 3 une
beaucoup
de
> dapprorisionnenene, des autres; c'est CC qu'écrivent
les uns
>
fiance générale
frontières. Je serai plus instruit
campés sur les
> défenseurs
>> Paris (1).
les auteurs de ces deu
inutile d'observer que
Il n'est pas
quelques mois aprè
dernières lettres furent reçus aux jacobins
furent les ager
de Calia-PHerbes.eteoe
ils n'on
sur la précentation
de la terreur, contre lequel
les plus furieux da régime thermidor, et dans les débais (a)
cessé de déclamer après le 9
de Vassemblée col
autre des démagogues
de ce
On se rappelle qu'un
du Sud, a Tépoqse
loniale éorivoit aussi dans la province la contre - révolution c
deux lettres, qu'il n'y avoit que
pât sauver la colonie (3).
France qui
de ces manceu
VII.
au moins une partie
6.
Il étoit facile de prévoir
la conduite anté
Mesures reles commis:aires civils, d'après
de l'as
commandécs vres contre
cinq et des commissaires mèmes ell
aux commis- rieure des quatre-vingt la loi du 22 juin 1792 leur avoit
saires civils, semblée coloniale. Aussi
si Pon apportoi
cas
devoient prendre,
en d'oples mesures qu'ils
à leurs travaux. a Dan
position.
prescrit obstacles à leur. débarquement ou
des
ou les commissaires éprouveroien
y est - il dit,
>> le cas,
négocians au Cap, du 3
de Brulley à Delaire cr Chaudruc, et suivantes. Lenressusdite
I Lettre Débats susdits, romc II, pag.204
juillet des patriotes 1792. Page et Brulley.
et 208 1 tome VI, p2g. 28 el
Débats susdits, tome II, pag. 207
ci dessous le chapitre VIII.
le $ XI du Cha
29, etc. Voyez
Cotterelle du 13 juillet 1792. Veyez
3 Lettre de Pitra à
pitre précédent.
ruc, et suivantes. Lenressusdite
I Lettre Débats susdits, romc II, pag.204
juillet des patriotes 1792. Page et Brulley.
et 208 1 tome VI, p2g. 28 el
Débats susdits, tome II, pag. 207
ci dessous le chapitre VIII.
le $ XI du Cha
29, etc. Voyez
Cotterelle du 13 juillet 1792. Veyez
3 Lettre de Pitra à
pitre précédent. --- Page 145 ---
(137 )
dibarquer dans les colonies,dela
quelques dificulels pour
s'y trouveront, ils
de terre otl de mer qui
part des troupes
enverront, tant à terre qu'a
par des avisos qu'ils
les commandans
requerront vaisseaux et frégates stationnés ,
bord des
alministrateurs civils, assemblées
générauz et particaliers, municipalités et autres corps adcoloniales et provinciales,
desdits vaisseaux et
ministratifs, ainsi que les commandans reconnoitre dans lintérieur
frégates, de faire proclamer et vaisseaux et frégates, le Cades colonies, et à bord desdits commissaires civils que du
tant desdits
ractère et l'autorité,
nommé par le roi sur les
gouverneur général nouvellement enverront d'eux certifiées
copies de leur cominission qu'ils leur seront donnés, sur
véritables, d'obéir aux ordres qui
desdits commissaires.
la réquisition
comme crime de haute
sera regardte
> La disobéissance
rendront coupables seront envoyés
trahison ; et ceux qais'en
contaterontle délit, pour être
en France, avec les pièces qui
des lois (1)- >
poursuivis et jugés suivant la rigueur
du
civils reçurent
Les instructions que les commissaires
elles avoient
avoient cu la même prévoyance ;
couvernement
Lacoste, qui avoit été lui-même
té dressées par le ministre
conserva toujours la
et qui
tommissaire aux Iles-sous-le-vent;
Elles sont générale-
:onfiance des colons de Saint - Domingue. recommander aux
très-bien faites 5 elles ne cessent de
nent
toutes les ressources de la raison,
commissaires civils d'employer
avant d'en
de la persuasion et de Thonneur,
Bu patriotisme, ,
sanctionné le 22; 3 articles IlI et IV. Débats
1 Décret du 15juin 1792,
10 et 11.
dans Paffaire des colonics, tome IV, pag.
vent;
Elles sont générale-
:onfiance des colons de Saint - Domingue. recommander aux
très-bien faites 5 elles ne cessent de
nent
toutes les ressources de la raison,
commissaires civils d'employer
avant d'en
de la persuasion et de Thonneur,
Bu patriotisme, ,
sanctionné le 22; 3 articles IlI et IV. Débats
1 Décret du 15juin 1792,
10 et 11.
dans Paffaire des colonics, tome IV, pag. --- Page 146 ---
( 138 )
venir aux mesures de rigueur 5 mais elles ne
les entraves que l'assemblée coloniale
dissimulent P
des premiers commissaires
a apportées à la missic
civils, ( en
> duite, en se refusant à leurs
improuvant leur cor
>
réquisitions, en déclinant lei
autorité, en mettant leurs
pouvoirs en
> forgant, en un
discussion, en Zj
mot, par une rupture
> donner la suite de leur mission
ouverte, à abar
Elies
et à repasser en Europe
préviennent les commissaires civils,
par le passé, les dispositions
qu'à juger da l'aven
concilintes,
del'assemblée coloniale seroient Pe
qu'il étoit même possible qu'elle refusât
coancitre leur caractère et leurs
de r
vent, dans ce cas, de
pouvoirs; elles leur prescr
de se
suppléer l'obéissance par la coaction
iran-porter avec le convoi , soit à Saint - Marc, soit
Leogane, soit au Port-au-Prince, s'ils
hostile au Cap, et de se concerter éprouvent une réceptic
mandans de la marine de lEtat
psur cela avec Jes con
en station à Saint -
gue (1).
Domin
f. VITI,
Celte
Leur ani.
perspective alarmante, le souverir du mauvais
véc au C.p. que la modération des premiers commisaaires civils
succ
les ciconstances
ou
avoient eij
pénibles
se trouvèrent leurs
mais sur-tout cetie tourmente
successcure
10 aout
générale que la révolution <
imprima bientôt à toutes les parties de l'empire fra
gais, peut-ètre aussi le caractère personael des
missaires cirils, et celte
nouveaux con
opinion, si
alors chez les amis de la liberté,
généralement imprim
gu'il falloit briser, sans
Jancer, tout ce qui ne plieroit
bi
pas iunmédiatement devant
1 Mémoire du roi, pour servir
tonPx ct Atihaud, Débats dans l'affaire d'instruccion des
aux sieurs Polverel, Soi
tome II, Pab- 377 ec 378.
colonies, tome II, page 308,
, et celte
nouveaux con
opinion, si
alors chez les amis de la liberté,
généralement imprim
gu'il falloit briser, sans
Jancer, tout ce qui ne plieroit
bi
pas iunmédiatement devant
1 Mémoire du roi, pour servir
tonPx ct Atihaud, Débats dans l'affaire d'instruccion des
aux sieurs Polverel, Soi
tome II, Pab- 377 ec 378.
colonies, tome II, page 308, --- Page 147 ---
(139 )
nationale, ne permirent guère aux commisute- puissance
les mesures de conciliation qui leue
ires civils d'employer
instructions. Ils n'éprouvérent
oient recommandées par leurs directes à leur arrivee à SaintS néanmoins des oppositions
toujsurs manque
L'assemblée coloniale avoit presque
omingue.
factions
T'avoient déchirée,et ie
Energie au milieu des
qui
mois le parti du
Fomphe qu'avoit obtenu depuis quelques
avoit achevé de lui ôter toute espèce de vigseur.
buvernement: tous les êtres foibles, qui n'ont pas li pruomme presque
à l'inaction dans les mouvemens poliEnce de se condamner
les agitateurs de la colonic, tous connus par leurs vues :
ques,
leur baine contre la mère-patrie, curent
indépendance, par
aux séductions de toule
;cours à l'intrigue, à la dissimulation 3
avant de mettre en usage des moyens plus directs d'opppèce, ,
civils.
osition anx travaux des commissaires
étoit partie de l'ile d'Aix le juillet 1792;
L'expédition
suivant. L'asle arriva dans la rade du Cap le 18 septembre
colonia'e avoit été prévenue de linutilité des efforts
emblée
rélister, d'après les dispositions des
u'elle pouvoit tenter pour
obstacle au détoupes de Fiance (). Bien loin donc d'apporter
cette assemblée, ccile du Nord, la municipalitéetla
arquement,
prévenues de f'arrivée du convoi par un aviso,
arde nationale,
les
nvoyérent assez Join en mer unc députation complimenter
ommissaires civils (2).Ils trouvèrent aussi à leur arrivée une
Note sur l'expédition de Saint-Domingue, etc.
2 Débats dans Paffaire des colonies, > tomme III 3 pag- 62 et 71, tome
VI, pag. 249 et 283. Arrêtés de la municipalité, du Cap et du 'Conseil de
discipline de la garde nationale, du 33 septembre 1792, Moniteus de Saint.
Domingue, du 4 novembre.
putation complimenter
ommissaires civils (2).Ils trouvèrent aussi à leur arrivée une
Note sur l'expédition de Saint-Domingue, etc.
2 Débats dans Paffaire des colonies, > tomme III 3 pag- 62 et 71, tome
VI, pag. 249 et 283. Arrêtés de la municipalité, du Cap et du 'Conseil de
discipline de la garde nationale, du 33 septembre 1792, Moniteus de Saint.
Domingue, du 4 novembre. --- Page 148 ---
(140)
lettre de leur prédécesseur Roume,
éclaircissemens qu'ils
3 qui leur offroit tous les
en
pourroient desirer de luiavant
France, et même s'ils le jugeoient
son retour
leurs succès, * d'agir sous leurs
propre à contribuer à
> en chef depuis qu'il s'étoit ordres, comme il l'avoit fait
trouvé seul
vaur de la commission
responsable des traque les nouveaux
(1)>. Il eût été desirable sans doute
en les mettant à commissaires eussent accepté ces
portée de profiter de
offres, qui,
mes si éclairé, auroient
l'expérience d'un homla colonie; mais obsédés pu préven'r une partie des maux de
émissaires du côté Ouest comme ils le furent bientôt par les
de l'assemblée
un si grand zèle pour la révolution coloniale, qui affectoi
qu'ils n'eussent
française, il étoit difficile
pas quelques préventions contre
pour déjouer ce parti, avoit été
un homme qui,
obligé de se lier avec
gouvernement, et des
celui du
Roume retourna en France contrerérelutionauires trés-décidés (2).
qua le 28 novembre
peu de temps après; il y débar1792 (3).
Linstallation des commistaires civils
la plus solemnelle dans la
eut lieu de la manière
bre 1792, dans
grande église du Cap, le 20
réunis.
une séance publique oil tous les
septem
Daugy présidoit alors l'assemblée
corps furent
eu sujet plus d'ane fois de
colonisle; on a deja
se plier aux
remarquer combien, en paroissan
circonstances, cet homme
prévaloir pour servir le parti
dangereux savoit s'er
qui s'étoit le plus opposé à la
1 Lettre de Roume aux commissaires
dans laffaire des colonies, tome
civils, du 11 juillet 1792. Débat
2 Débats susdits,
I, pag. 27 et 28,
tome II,p. 295.
31 Leitre de Roume au ministre de la
marine 3 du 28 novembre 1792.
en paroissan
circonstances, cet homme
prévaloir pour servir le parti
dangereux savoit s'er
qui s'étoit le plus opposé à la
1 Lettre de Roume aux commissaires
dans laffaire des colonies, tome
civils, du 11 juillet 1792. Débat
2 Débats susdits,
I, pag. 27 et 28,
tome II,p. 295.
31 Leitre de Roume au ministre de la
marine 3 du 28 novembre 1792. --- Page 149 ---
(141) )
de ne pas partager avec les
étrepole (1). I1 est impossible
que son discours
pmmissaires civils les pénibles impressions dissimuler qu'il cherurfit éprouver (2). On ne peut pas se
les plus
contre eux au peuple les préventions
oit à y inspirer
de l'assembléc coloniale, un dénestes en annonçant, au nom des commissaires. Il y suppose
puement sans réserve à l'autorité
l'avoit annoncé, qu'ils
Frpételleimnent, comme Cougnac-Mion P.ffranchissement des
nt porteurs d'instractions secrètes pour exciter des doutes sur la
gres. Il n'oublie pas non plus d'y
de
à plugalité de la loi du 4 avril, en affectant
qualifier constitutioncelle du 28 septembre 3791.de
eurs reprises
dès la première phrase qu'il prononça, pa-
;lle. Tout enfin,
donne
it combiné dans les vues les plus perfides , puisqu'ily de diccivils cette dénomination
T'autorité des commissaires
efforcé de soulever les esgeure, par laquelle on s'étoit tant
qu'ils teleurs
et qu'il y suppose
its contre
prédécesseurs, du roi. Voici le commencepient leur mission uniquement
être inséré ici
beaucoup trop long pour
ent de ce discours,
h entier.
nationaux civils , déligués Far So IX:
< Messieurs les commissaires
sous-le-vent.
Discoursin
le roi, aux iles françaises de l'Amérique
sidieux de
dictature vous est confiée par le roi des Français, Daugy-
> La
qui certitude ou étoit sa majesté de votre attanous garantit la
et de la sincérité de vos veeux
chement à la constitution,
section de T'empire. Vous
pour le salut de cette importante
du roi, et
coopérerez, messieurs, avec le représentant
y
du présent rapport, chapitre II, $. XX, chapitre
1 Voyez la première partie
v, S. X.
colonies tome II, pag. 300 et 306,
21 Débats dans l'afaire des
> La
qui certitude ou étoit sa majesté de votre attanous garantit la
et de la sincérité de vos veeux
chement à la constitution,
section de T'empire. Vous
pour le salut de cette importante
du roi, et
coopérerez, messieurs, avec le représentant
y
du présent rapport, chapitre II, $. XX, chapitre
1 Voyez la première partie
v, S. X.
colonies tome II, pag. 300 et 306,
21 Débats dans l'afaire des --- Page 150 ---
(142) )
maintiendrez la constitution française, sans compromett
vous
> la base de notre existence.
dans vos mains, coinme le vase d'arg
> Nous sommes briser à l'instant même 5 c'est donc au:
> que vous pouvez être le seul, de yous faire connoitre u
>> l'instant, , et peut
de messieurs Ies commissail
5 vérité importante ; mal connue
> civils vos prédéesseurs.
constituant
vérité sentie à la fin par Passemblée
) Cette
avoir de culture à vaint - Doming
3) c'est qu'il ne peut y
n'a point été chercher et achei
Pisclavage ; c'est qu'on
> sans
cinq cent mille sauvages esclaves po
D a la cbie d'Afrique la colonie en qualité et au titre de (
> les introduire dans
leur subsistance , comme libre;
c'est que
> toyens français;
avec T'existence de nos frèi
incompatible
> est phyvigiement
> a éuropéens.
daprès les i1
vous seriez, messieurs,
> Déterminés que :
étre porieurs; Aéserminés afa
> tructions dont vous pourniet : 'le produit de nos cultures., ce
> perdre 4 la mistroyolé
de vicherses et de puissance 3 pluiot
>> source si féconde
ces contrées ; vous ne pou
des esclavestns
> de soufir
à Pinjnstice la plus criante L
> ricz. au moins, sans joindee'
de reporter ces
, vous d'spenser
>
barbarie fersesethomisade, vOs frères curopéens 3 carer
oi les ost pris.
A
5 clavesauxlieux
de
gei apparemment
nos terres sont un genre propriété
D
avesule. constitution frangaise i et P
> rien d'ncompatible
la loi d'y souffrit. des êtres d
sonne.ne peut. nous imposer
au vagabondage, au I
>la liberté meneroit tout de_suite
aux dévastations et aux assassinats.
a lage,
nationals constiranse n
PAssemblée
> Voilà pourquoi
3 carer
oi les ost pris.
A
5 clavesauxlieux
de
gei apparemment
nos terres sont un genre propriété
D
avesule. constitution frangaise i et P
> rien d'ncompatible
la loi d'y souffrit. des êtres d
sonne.ne peut. nous imposer
au vagabondage, au I
>la liberté meneroit tout de_suite
aux dévastations et aux assassinats.
a lage,
nationals constiranse n
PAssemblée
> Voilà pourquoi --- Page 151 ---
(143 )
délégué, par la loi consticutionnelle du 28 septembre
le pouvoir législatif sur ce qui concerne l'é:at des
791,
hbres. Cette disposition de la loi constitupersonnes nou
aucune acteunce de la part
cionnelle n'ayant encore regu
usé du
de PAssembiée nationale ligislative, nous avons
droit qui nous étoit confié 5 nous avons déclaré, par un
décret du mois de juin dernier, que l'esciavige des noirs
maintenu dans les colonies. Ce décret
étoit irrévocailenient
a ia sanction mmédiate dn roi par trois coma été porté
rendus
missaires pris dans le sein de l'assemblée 3 il se sont
et la colnnie attend journellemect la sanction
en France,
inévitable de ce décret. >
Le surplus de ce discours étoit consacré à la défense de
issemblee coloniale , et à une apologie également impoliide l'esclavage des noirs, ( qui devoit, y
he et immorale
leur intérét personnel
disoit-on, être maintenu 1 autant pour
shreté
la conservation de la culture, et pour la
que pour
efforçoit sur- tout de justifier
de leurs maîtres >. Daugy s'y
pouvoir absolu du maître sur son esclave. On ne peut pas se
fendre d'un sentiment d'indignation en voyant quels étoient
pux que l'assemblée coloniale ne rougicsoit pas d'y exprimer
ar son organe : ( La base des lois réglementaires Sir les CSdit-il, doit être de leur procurer, malgré eux 9
claves, y
en
la somme de bonheur dont ils sont susceptibles, échango
La loi
du. travail modéré auquel on les assujettit.
manqueroit son but si, entre le maître et r'esclave, celui-ci
de le soustraire à
entrevoyoit une autorité étrangère capable
celle du propriétaire. Il est contre Pessence de la servitude
des noirs, contre leur bonheur, contre leur stireté, de
porter la plus légère atteinte au bienfaisant empire du cul-
la somme de bonheur dont ils sont susceptibles, échango
La loi
du. travail modéré auquel on les assujettit.
manqueroit son but si, entre le maître et r'esclave, celui-ci
de le soustraire à
entrevoyoit une autorité étrangère capable
celle du propriétaire. Il est contre Pessence de la servitude
des noirs, contre leur bonheur, contre leur stireté, de
porter la plus légère atteinte au bienfaisant empire du cul- --- Page 152 ---
a
(144)
30 rivateur, en faisant intervenir,
> trop souvent, les indiscrètes
comme cela ne s'est vu 9'
> ou les formes des tribunaux de dispositions du gouvernemen
)) seurs, messieurs, faute de
justice. . . a Vos prédéce
assez intimes avec l'assemblée communications assez fréquente
ont méconnu et
des représentans de la colonic
contrarié ces
2 et des conventions
principes par des conférenc
particulières et
9 esclaves révoltés (1).-
secrètes entre eux et 1
$. X.
Les commissaires civils 9 Pressentant les
Réponse des Ces insinuations
dangereux effets €
commissaires force dont ils étoient calomnieuses, en repoussèrent l'objet tavec toute
civils,
capables. Polverel
nement sur les prétendues
témoigna tout son étor
posoit
instructions secrètes dont on les
porteurs s cc comme s'ils
suj
> tres instructions
pouvoient, disoit-il, avoir d'at
que la loi, et comme
> n'être pas publique. Et
si la loi pouvo
>
nom de mes
moi, sjouta-t-il, je vous déclare , a
coliègues, 7 sans crainte d'en
20 vous déclare, en mon
être désavoué,
> blée nationale
nom, que si, par impossible, l'Asser
changeoit quelque chose à
> priétés mobilières,
l'état de vos pr
,j'abdiquerois.
> et remettrois entre les mains de sur-le-champ la
zoute mission
D qu'elle m'a confiés
nation tous les pouvoi
plutôt que de me rendre
D erreur aussi funeste à la colonie
complice d'un
missaires
(2) >. Les deux autres
civils, et Sonthonax en
coa
avec la même force; il déclara
particulier > s'expliquèrer
semblée nationale
que jamais l'intention de l'A
K n'avoit été d'abolir
> que si cette assemblée égarée
l'esclavage . e e j €
en provoquoit l'abolition, 3 i
1 Débats dans l'affaire des colonies,
a Débats dans l'affaire
tommc II, page 303,
des colonies, tome II, page 343 et 344.
juroier
a
avec la même force; il déclara
particulier > s'expliquèrer
semblée nationale
que jamais l'intention de l'A
K n'avoit été d'abolir
> que si cette assemblée égarée
l'esclavage . e e j €
en provoquoit l'abolition, 3 i
1 Débats dans l'affaire des colonies,
a Débats dans l'affaire
tommc II, page 303,
des colonies, tome II, page 343 et 344.
juroier --- Page 153 ---
(145 )
juroient de s'y epposer de zout lexr pouroir 0) ). Les comissaites civils réitérérent ces protestations dans une proclamabn qu'ils rendirent pcu de jours après. Isy y déclarent ( qu'ils
ne reconnoitront désormais que deux classes d'hommes dans
la colonie de Saint Domingue, les libres, sans aucune distinction de couleur, et les esclaves; qu'aux assemblées COloniales seules, conutitutionnellement formdes, appartient
le droit de prononcer sur le sort des esclaves ; que l'esclavage est nécessaire à la culture et à la prospérité des Colonies, et qu'il n'est ni dans Ics principes, ni dans la volonté
de l'Assemblée nationale et du roi, de toucher, à cet égard,
aux prérogatives des colons 5 qu'ils ne reconnoitront pour
amis de la France que ceux qui le seront de Za constitukion, sauf les modifications que commandent l'esclavage et,
es localités (2). )
Rien ne prouve, quoi qu'en aient pu dire les accusateurs de
AIverel et Sonthonax (j), qu'ils ne fussent pas sincères dans
protestations. Mais la constitution de 1791, sur laquelle
fondoient leurs assurances, venoit alors d'être renversée par
révolution du 10 aoit, et par la convocation d'une convenn nationale, revétuc des pouvoirs les plus illimités. Les crises
mes qu'épronva bientôt la colonie ne les dispensèrent que
P de tenir des engagemens qu'il leur fut impossible de
nplir.
Dlbats susdirs, tome I, page 189.
Proclamation du 24 septembre 1792, par Polverel, Sonthonax et Ail-
. Débats susdits, tome 1, Fag. 190, 191, 193 et 194, tome II, page
et suivantes, tome VI, page 371 ct suivantes.
Débats susdits, tome 1, Pag- 1tp et sniv. tome VI; pag,35 et 351.
Rapp. de Garran Coulon, Tome IIT,
K
plir.
Dlbats susdirs, tome I, page 189.
Proclamation du 24 septembre 1792, par Polverel, Sonthonax et Ail-
. Débats susdits, tome 1, Fag. 190, 191, 193 et 194, tome II, page
et suivantes, tome VI, page 371 ct suivantes.
Débats susdits, tome 1, Pag- 1tp et sniv. tome VI; pag,35 et 351.
Rapp. de Garran Coulon, Tome IIT,
K --- Page 154 ---
(146) )
autour d'eux n'étoit propre qu'a1
6. XI.
Tout ce qu'ils voyoient étoit encore intacte; mais les noi
Etat da Cap afliger. La ville du Cap
manifes.és presque tous 1
étoient
et de la pro- vemens populaires qui s'y
d'un grand nombre d
vince du mois avoient déja causé l'émigration
faisoit à
Nord.
,
habitams, et le tort que leur absence
plus riches
par cette foule de ge
ville, n'étoit que bien mal compensé étoient réfugiés de toui
et d'hommes ruinés quis'y
sans aveu
Les échafauds terribles, auxquels
les parties de la colonic.
nègres, souve
envoyoit les malheureux
jurisdiction prévôtale à-la-fois (1), ces roues et ces gibet
par vingt ou trente
une si juste horreur a Roum
dont le spectacle avoit inspiré
étoient toujoi
lors de leur arrivée,
Mirbeck et Saint-Léger,
Ceux des chemins
sur la place du Cap (2).
en permanence
étoient encore les maitres, P ésentoid
Nord, dont les blancs
Ils étoient garnis de tè
non moins horrible.
un spectacle
fichées sur des piquets (3). Les por
sanglantes des nègres,
comme dans l'état de siége,
même du Cap étoient gardées semaine sans que les noirs, cam)
il ne se passoit guères de
avancés. La P
environs, ne se montrassent auix postes des
aux
étoit au pouvoir
nègres
grande partic de la province
et les édific
avoient incendié les plantations
voltés, qui y
dans la partie de l'est, celles
La ville du Fort-Dauphin de Bombarde dans la partie
Port-de-Paix, du Mole et
dans les mains des blan
restées
Pouest, étoient cons'amment
toujours entre les homn
mais les dissentions qui y subsistoient
61 et 62, tome VI, pag. 72 ersuit
1 Débats susdits, tome III, pag.
sur la colonie de Sa
Débars susdits 3 tome 1 ,page 151. Considérations
Domingue, 2 par Leborgne.
3 Débats susdits, tomc I, page 151.
du Mole et
dans les mains des blan
restées
Pouest, étoient cons'amment
toujours entre les homn
mais les dissentions qui y subsistoient
61 et 62, tome VI, pag. 72 ersuit
1 Débats susdits, tome III, pag.
sur la colonie de Sa
Débars susdits 3 tome 1 ,page 151. Considérations
Domingue, 2 par Leborgne.
3 Débats susdits, tomc I, page 151. --- Page 155 ---
(147)
et entre les divers partis des blancs
Be couleur et les blancs,
consommer la
d'un moment à l'autre,
cux-mèmes, pouvoient,
et en faciliter Pentrée aux
lestruction de ces derniers asyles,
et les alentours
nsurgés. La plaine même du Fort-Dauphin, étoient prefque
comme la plaine du Cap,
Hu Port-de-Paix,
Les bourgs d'Ouan-minihe
toujours au pouvoir des insurgés.
et du
Jean-I Rabel, les plus près d Fort - Dauphin
t de
été pris et saccagés plus d'une fois par
Portde-Paix, avoient
de couleur. Il en étoit de même de
les noirs et les hommes
de la province du Nord,
presque toutes les autres paroisses du
de la Marvingt-sept. Celles
Borgre,
qui en comprend
Saint-Louis, lile de la
melade, de Plaisance et du petit
nombre de quartiers des autres paroisses
Tortue et un petit
Dans les partics les plus anétoient seuls conservés intacts.
dans la plaine
;iennement occupées par les rebelles, comme
à
les cultures et les habitations,
Hu Cap, tout étoit incendié,
faisoient pas la trend'un très-petit nombre, qui ne
'ercepiion
Dans d'autres paroisses, les plantaième partic de la totalité.
les cases à nègres. Plutions seules avoient été brilées avec
dévastés étoient
sieurs des quartiers que les insurgés avoient
industrieux
même abandonnés par eux, et les cultivateurs
mais
leurs travaux dans quelques-uns;
avoient osé reprendre
d'encouragemiens et
nécessairement de moyens,
ils manquoient
Plusieurs avoient été victimes de
de la sécurité convenable.
leur imprudente confiance ().
les
IIT et IV de la seconde partie 7 et les
I Voyez ci dessus chapitres
dans les Débats 7 tome 1I1, >
séances des 16 et 17 ventôse d: Pan 3,
pas- 23) ct suiv. , 217 ct suiv.
K 2
ient osé reprendre
d'encouragemiens et
nécessairement de moyens,
ils manquoient
Plusieurs avoient été victimes de
de la sécurité convenable.
leur imprudente confiance ().
les
IIT et IV de la seconde partie 7 et les
I Voyez ci dessus chapitres
dans les Débats 7 tome 1I1, >
séances des 16 et 17 ventôse d: Pan 3,
pas- 23) ct suiv. , 217 ct suiv.
K 2 --- Page 156 ---
(148 )
Les accusateurs de Polverel et Sonthonax ont contesté pres.
qne tous ces faits dans les débats. Ils ont en quelque sorte
supposé que la celonie et la province du Nord elle-même
étoient dans un état florissant à l'arrivée des commissaires civils; mais la vérité du tableau qu'on vient de présenter paron
constatée, et par les débats (), et par toutes les piéces'qui on
passé sous les yeux de la commission' des' colonies. Le
dent de l'assemblée du Nord,
préci
Joubert, avoit dit
aux commissaires civils, lors de leur
publiquemen
installatiou : (
> plus d'on an notre proviace est
Depul
presque entiérement au
> voir des esclaves révoltés. Moitis de
pou
ses habitans a
> sous le fer de ses assassins, ou a succombé
le' pér
sous
> accablant de la misére ; plus ds trois mille habitations poid
> couvertes de cendres et de
son
décombres, et dans ce
>
il n'en est presque point qui n'aitété le théâtre de nomba
s scène horriblé et dont le sol ne soit encore teint du quelqui
> de ses anciens maîtres (2)>.
sam
Page convient dans uni
partie des débats, oii il essaie d'exalter les ressources
restoieni à la colonie à cette
les
époque, que
trois
de la province du Nord étoient incendiés
quart
coloniale
(3). L'assemblé
en disoit autant pour toute la colonie dans
lettre à ses commissaires en
>
un
France, en ajoutant qu'un quar
de la popu'ation étoit aussi péri (4). Dans une autre lettre
un habitant du Cap porioit la perte de la colonie à
millions (5).
cing cen
1 Voyez sur-tour le tome III, pag. 254 ct suiv.
2 Débats susdits, tome III, page 248.
3 Ibid. tome I, page 22.
4 Lettre de ladite assemblée, du 18 mars
5 Lertre de Desbordes à son frère, du 17 1792. juin
1792,
quar
de la popu'ation étoit aussi péri (4). Dans une autre lettre
un habitant du Cap porioit la perte de la colonie à
millions (5).
cing cen
1 Voyez sur-tour le tome III, pag. 254 ct suiv.
2 Débats susdits, tome III, page 248.
3 Ibid. tome I, page 22.
4 Lettre de ladite assemblée, du 18 mars
5 Lertre de Desbordes à son frère, du 17 1792. juin
1792, --- Page 157 ---
(149,)
de POuest et du Sud avojent S. XII.
On a VU que 1-9- provinces
Etat de
te quelque temps préservées de T'insurrection des nègres; POuestetd
mais les disentions née: entre les divers partis des blancs et Sud.
e5 honinies-d de couleur n'y avoicnt éte que plus aclives; elles
voicnt amcne, avec la guerre civile, les massacres, les inenlies, les ravages de toute espèce, les émigrations, et la
essation dc la culture, qui en eft la suite. Les fureurs des
avoient allernativement armé les esclaves, ct
lcitx partis y
ientot les règres marrons ou que' ques chefs entreprenans
voipnt roulevé po,r leur compte les ateliers et ravagé les
laines" du Cul-desac, de Llogane, de Saint-Marc, et les
hornes cux I mémes. L'assemblée de POuest attestoit, quelques
ursavant le débarquement des commissaires civils, que, même
pres las promulgation de la loi da 4 avril, lors de Parrivée
e Roume dans li province, G l'agriculture y étoit délaissée
presque dans toules bes parties, que les ateliers y avoient
Cié ou y Cioient encore plus oi moins insurgés, que la
circulation y étoit interceptée, et que tout y tendoit à Ia
destruction la plus prochaine et la moins évitable (s) >.
e zele et l'activité de Roume avoient commencé à y rétablir
ordre et l'agricultuce 5 mais il avoit fallu acheter la soumison dcs nègres, CI accordant cent libertés à ceux du Culc-sac et cent quzrante - quatre à ceux de l'Arcahaye (2).
enj de tesnys après 1 la terrible défaite que Ehnchelande
csaya 4Y Finions, et l'espoir que l'arrivée des nouveaux com--
haives civiis donna all parti contraire, ranimérent les divisions
3 Debite dans l'affaire des colonies, tome II, page 251,
2 Rappure de Roume, Fage 473 voyez aussi le S. XLIX du clagitre
ré.odcat.
K 3
zrante - quatre à ceux de l'Arcahaye (2).
enj de tesnys après 1 la terrible défaite que Ehnchelande
csaya 4Y Finions, et l'espoir que l'arrivée des nouveaux com--
haives civiis donna all parti contraire, ranimérent les divisions
3 Debite dans l'affaire des colonies, tome II, page 251,
2 Rappure de Roume, Fage 473 voyez aussi le S. XLIX du clagitre
ré.odcat.
K 3 --- Page 158 ---
(150 de
)
entre les deux classes d'hommes libres, et l'espoit d'en
fiter parmi les esclaves. Cette
proà l'induction
remarque répond suffisamment
que les accusateurs de Polverel et Sonthonax
voulu tirer de la lettre de Roume aux commissaires
ont
il leur
civils, oi
annonçoit ( qu'ils seroient reçus comme les
* tutélaires de la partie frinçaise de
ange:
5 citoyens des trois couleurs
Szint-Domingue 5 que le
s'empresserojent de leur
> leur respect et leur confiance () >.
prouve
tère
Roume, dont le carac
bienveillant lui faisoit quelquefois accueillir les
les plus romanesques, écrivit cette lettre
espfrance
son
entrée
quelques jonrs aprè
au Port-au-Prince, avant les désastres de
lande dans le Sud, et les dernières nouvelles de
Blanche
France,
ranimèrent tous les partis dans la
gt
solution
colonie, en annonçant la dis
prochaine du gouvernement établi par la constitutio
de 1791.
La ville même d'oi Roume écrivoit cette lettre,
autres de la province de l'Ouest,
et plusieu
n'avoient pu échapper at
orages terribles qui avoient ravagé presque toute la colonic
Les deux tiers du Port-au-Prince avoien: été consumés
incendie. Léogane,
par t
plusieurs fois dévastée par les satellites
Romaine, avoit à peine échappé au même sort. Les bour
de TArcahaye et de la Croixavoient
des-Bouquets
vu
un
égorg
grand nombre des colons blancs. Les horribles massacr
qui avoient été commis au Petit Goave y aveient fait disp
roitre, de l'aveu de Thomas Millet (2), la plus grande
tie de la population blanche.
pa
1 Lettre de Roume aux commissaires civils, du 11 juillee 1792. Déb.
dans l'affaire des colonies a tome I,page 27.
a Ibid.p. 245.
et de la Croixavoient
des-Bouquets
vu
un
égorg
grand nombre des colons blancs. Les horribles massacr
qui avoient été commis au Petit Goave y aveient fait disp
roitre, de l'aveu de Thomas Millet (2), la plus grande
tie de la population blanche.
pa
1 Lettre de Roume aux commissaires civils, du 11 juillee 1792. Déb.
dans l'affaire des colonies a tome I,page 27.
a Ibid.p. 245. --- Page 159 ---
(151 )
du Sud, et les communes du voi.inage, quoique
La province
celle du Nord, l'étoient néanmoins plus
ins maltraitées que
celle de P'Ouest. Jérémie et d'autres paroiffes, en
core que
n'avoient
défendre
pscrivant les hommes de couleur,
pus'en
leurs
Les hommes de couleur avoient a
en armant
nègres.
tour soulevé, dans le Sud et les environs, les ateliers,
formoient aussi un partindépendant.
3 dans plusicurs partics,
ville des Cayes n'offroit qu'un asyle mal sûr aux habitans
communes de Torbeck, les Côteaux et Cavai'lon, qui sy.
bient réfugiés quelque temps, et la malhcureuse expédition
Blanchelande avoit comblé les maux de cette partie. La
le de Jacmel avoit éprouvé le' même désastre que le PortPrince ; tous les blancs du bourg de Baynet avoient été
ssacrés. Enfin la province du Sud ne crut pouvoir arrêter
hsurrection des noirs que par un moyen propre à la perpér, en offrant aussi la liberté à'sept cents d'entre eux. On
ccupoit de cette mesure au moment même de l'arrivée des
mmissaires civils au Cap (a).
Tel étoit l'état de la colonie à l'arrivée des nouveaux com- S. XIII.
Du gouverssaires civils : leurs prédécesseurs, Blanchelande et l'assem- neur Despare coloniale ayoient tous été d'acord que vingt mille hommes bès,. et des
l'insurrection des troupes vemoins étoient nécessaires pour appaiser
nues de
gres et maintenir l'ordre dans la colonie. Le ministre La- France.
ste jugea" que six mille hommes seroient suffisans, sous prékte de l'augmentalion de forces que devoit donner aux hommes
1 Tbid. rag. 245, 245, 22 ct253. Lettre du général Rigaud à Roume
16septembre 1792. N". IV des pièces justificatives du rapport de Roume, 9
5. 63 ct suivantes. Autre lettre sans signature, datée des Cayes, le 22
ptembre.
K 4
-
. Le ministre La- France.
ste jugea" que six mille hommes seroient suffisans, sous prékte de l'augmentalion de forces que devoit donner aux hommes
1 Tbid. rag. 245, 245, 22 ct253. Lettre du général Rigaud à Roume
16septembre 1792. N". IV des pièces justificatives du rapport de Roume, 9
5. 63 ct suivantes. Autre lettre sans signature, datée des Cayes, le 22
ptembre.
K 4
- --- Page 160 ---
152 )
libres, en les réanisant, cette loi du 4 avril,
Pourtant désapprouvée
gu'il avi
5 encore n'y avoit-il que deux
hommes de troupes de ligne 5 le surplus étoit
mi
bataillons de gardes nationales:
formé par d
le commandement
toutes ces forces étoient so
du nouvezu gouvcrncur
un vieillard sep ptuagénaire,
Desparbèr. C'éu
bi-n, n'avoit ni
qui, en lui supporant le desir
l'activité nécessaire poar l'opérer, ni le di
cernement convenable pour en appercevoir les
milieu des orages de la révolution
moyens,
désoloient la colonie. I! étoit
et des troubles cruels 9
néraux,
accompagns de trois ofliciers g
Montesquiou - Fesenzac, d'Hinisdal et
avoient été nommés
Lasalle, 3 9
trois
gouverncers particuliers de chacune d
provincer, On aura occasion d'en
sur-tout de ce dernier,
parler dans la suite
qui resta plus
à
mingue, Le jeune Rochambean
long-temps Saint-D.
y éroit aussi
veaux commissaires civils mais
arrivéaved les not
;
il HIC ft
tination définitive éloit
ga'y relâcher. Sa des
pour lcs i'es du Vent, dont il
nommé gouverneur ().
avoit 6
On sembia prendre à "tàche de rendre
de troupes plus insuffisant
ce peiie nombr
des
encore en les dispersant das
cantonnemmens, sous prétexte de les laisser
reposer el C
Tableau de P'expédirion de Saint. Domingue. Pétition
Nantes,du. 41 novembre 1791. Lettres de
des commerçans
marine, > du 20 février 1792, Autre de Roume Roume et Mitbecs an ministre de
registres de Passembiée
a11 môme dup avril. Extrait d
ses
coloniale, du 10 février. Lettre de
conmissaires en France,du 20 février,
ladite assenblée
la destitution de Desparbès, du 22 occobre Arrétédes commissaires civils per
audir arrèté, pag.8 ct 9. Mémoire
1591. Réponse du citoyen Desperbi
.
xre Sonthonax, pug. 3 ct 4.
prisen:é à la Nation par Verneuil cor
tionale de l'exécution de la loi Compte du rendu Par Laccste à lPassemblée Da
+ avril,
en France,du 20 février,
ladite assenblée
la destitution de Desparbès, du 22 occobre Arrétédes commissaires civils per
audir arrèté, pag.8 ct 9. Mémoire
1591. Réponse du citoyen Desperbi
.
xre Sonthonax, pug. 3 ct 4.
prisen:é à la Nation par Verneuil cor
tionale de l'exécution de la loi Compte du rendu Par Laccste à lPassemblée Da
+ avril, --- Page 161 ---
(1153) )
ndre connoisanre di loral, , au lieu de marcher en corps-d'arRe contrel lesinsurgés, comme les soldstsle demandolentivecilets
maisires civils, commcgisemblée coloniale elle-méme avoit
s'étoit laissé circonvenir par les
ra'le desirer (1). Desparbes
efs du parti royal à Skint-Domingne, les Cambefort, les
les Roavrai. 11 est eodmencn'probable," quoiqu'on
burard,
sur cet : objet, que des agens
it que dcs iedicadions-péméales de la marche des armées des rois
l'ancien régime, instraits
ntrd ln Frinre, de la dissolution quirse manifestoit dans
ites les parties de sori gonvernement, et des vues 'perfides
ministère qui aveit succédé a celui de Roland et de ses
lègaes, prépiroient alors à Subeieririens-ie
ion, qu'ils croyoient prète à se faire dans la métropole, et
so,era cffectivement dans ce temps-là mêne aux iles du
ent.
De pareils hommes devoient desirer de voir éloigner du Cap
(roupes qui étoient venucs avec les commissaires civils, et
r tout tcs batail'ons de gardes nationales, qui avoient aprié de France cet ardent patriotisme qui opéra bicntôt tant
prodigerdame la mère- patrie. Il n'y a eu qu'une voix dans
c-lonie pour accuser les agens du gouvernement de les avoir
spersés exprès dans les camps les plus mal-sains, de les avoir
pavert laissé manquer de tout, et des soins qu'exigeoit le
imat pour des hommes nouveller ment arrivés d'Europe (2),
commissaires civils; dans les
1 Vovez In fo du discours de Daugy aux
à Parrêté
twvats des colonies, tome II, page 304. Réponse de Desparbès
es commissaires civils, P. 10.
2 Dbats dans Paffsire des colonies, tomp VI, pag. 2,224 et suiv,f3
scin,270et suiv. Coup d'uil impartial sur Saint Dominguc, 2 par Poi-
imat pour des hommes nouveller ment arrivés d'Europe (2),
commissaires civils; dans les
1 Vovez In fo du discours de Daugy aux
à Parrêté
twvats des colonies, tome II, page 304. Réponse de Desparbès
es commissaires civils, P. 10.
2 Dbats dans Paffsire des colonies, tomp VI, pag. 2,224 et suiv,f3
scin,270et suiv. Coup d'uil impartial sur Saint Dominguc, 2 par Poi- --- Page 162 ---
(154))
eu de ne leur avoir donné
les
et"des vins d'une
que
alimens les plus insalubre
qualité mortelle. On verra bientôt
plorables effets d'un si funeste
les de
vils firent des
traitement. Les commissaires C
réclamations et même des
bes contre ces coupables
réquisitions à Despa
manceavres (r. L'état
terre et de mer avoit attiré leurs
des forces (
rivée à Saint Domingue
premiers regards à leur a
(2). Malheureusement les
exagérées des membres les plus
prétentio
celui du
infuençans du parti opposé
gouvernement ne leur Permirent pas alors de
poser plus efficacement. Les chefs de
s'y op
l'administration de la colonie
ce parti vouloient 9
tèie,
se mit absolument sous leur
que les opérations militaires fussent
ti
dans un comité, oil ils seroiert
toutes. concerté
ciers
en nombre égal avec les off
généraux, et que le gouvernement ne
ter de Crs
Fôt jamais s'éca
plans, sous sa responsabilité, Telles étoient les
Positions que firent, dans une conférence
pre
missaires
particuliere, aux cor
civils,'le fameux Borel, qui dirigeoit
Frovin-e de
presque seul
l'Ouest, et le Procureur de la commune
Cap, Larchevengse-Thiand (3).
verel fils, page 28. Arrêté pour la destitution de
1792. Réponse de Desparbes audit
Desparbès, du 21 octol
i la Nation Far Verneuil
arrêté, pag. 11 ct 12. Mémoire préser
I Débats dans Paffaire des contre Sonthonax, pag. 2 ct 3.
de Desparbès à l'arrêté de colonies, tome VI, pag. 250 et suiv. Répor
mation des commisraires sa desticution, du 21 octobre 1792,P.13. Proci
2 Lettres des
civils, du 4 octobre.
commissaires civils a B'anche'ande, à
en mer,du 25 août 17)2. Autre à
Pouget ct à Girardi
du Cap. Autres à Pouger, des 23 Blanchelande, du 17 septembre, enra
bès, des 25
septembre et 2 octobre, Autres à
septembre et 14 octobre. Note officielle
Despa
robre.
au même, du 12
3 Lettres de Larchevesque - Thibaud à
Sonthonar, des octobre 179
B'anche'ande, à
en mer,du 25 août 17)2. Autre à
Pouget ct à Girardi
du Cap. Autres à Pouger, des 23 Blanchelande, du 17 septembre, enra
bès, des 25
septembre et 2 octobre, Autres à
septembre et 14 octobre. Note officielle
Despa
robre.
au même, du 12
3 Lettres de Larchevesque - Thibaud à
Sonthonar, des octobre 179 --- Page 163 ---
(355))
$. XIV.
tenoient ces deux membres profita de l'im- Dénonciae parti auquel
par l'arrivée des com- tionde Blanion donnée aux principes C1 populaites les galeries de T'as- chelande par
saires civils, pour faire ouvrir au public
six mois l'assemblée
le parti contraire avoit ferinées
coloniale.
blée coloniale, que
fut alors cettaine, et il en
aravant Sa prépondérance
méditées. Blanfca pour exercer des vengeances long-temps
qui craifut la
victime. Le côtéOuést,
lande en
première
les
maêtre qu'il ne démasquat un jour
coupables
bit peut
enlever la colonie à la
uvres qu'il ayoit employées pour
ni ses liaisons
d'ailleurs lui pardorner
re-patrie, ne pouvoit
tous deux avoient
Ec le côté oppocé, ni le triomphe que
à la fn de mars, ni la révolution qu'il 2voit opérée
tenis
les blancs de la Croix-des Bouquets et les
ns T'Ouest avec
chefs de dénonciation furent prémines de couleur. Seize
civi's. Tous étoient extrèntés contre lui aux commissaires fondement. Le plus spécieux
ement foibles ou destitués de
Roume et lui avo'ent
prtoit sur les arrestations irrégulières que
d'fficiles
-données dans T'Ouest, mais que les circonstances tous les
Ailss'étoient trouvés justifioient suffisamment. Presque
chefs éloient aussi relatifs à la conduite que Blancheptres
cctte
ou dans celle du Sud,
nde avoit tenue dans
province
c'étoient les députés de ces deux provinces qui
arce que
l'assemblée coloniale. On lui reprochoit dans
ominoient dans
résidence du Port-an-Prince
second K d'avoir déserté sa
d'avoir ainsi
(lors de l'assassinat du colonel Mauduit), et
dont la
livré cette ville à toutes les horreurs de l'anarchie,
susdit de Polvercl fils, page 28. L.ettre d:s commissaires civils
Coup-dreil
tareeraqse-Tliband, du 21 septembre.
1 Lettre de J. Delaire à rage, du 5 octobre 1792.
inoient dans
résidence du Port-an-Prince
second K d'avoir déserté sa
d'avoir ainsi
(lors de l'assassinat du colonel Mauduit), et
dont la
livré cette ville à toutes les horreurs de l'anarchie,
susdit de Polvercl fils, page 28. L.ettre d:s commissaires civils
Coup-dreil
tareeraqse-Tliband, du 21 septembre.
1 Lettre de J. Delaire à rage, du 5 octobre 1792. --- Page 164 ---
002F6,)
* ragesse ales
:
>. avois, P4 seule habitans, les
d defiue de toute autoricé Iig
n
noncer PORT les
garantir >. On se garda bien de fe
actes véritablement
crits quand lassemblée
coupables qu'il avoit:
nie de la.
coloniale avoit youlu détacher la
mérepatric, un an
A Tousices chefs de
auparavant ().
mité
dénonciation furent.
par cette même assemblée
adoptés, d Pun
en avoit rejeté la plus
qui, le 27. mars précéd
Patriotisme.de
grande pastic, en rendant jastice
Blanchelande, en lassurant de la
reprisentans de certe ile
graritude
du Nord.,-de la
malhcureuse, de celle de l'assen
en: le priant municipalité et des citoyens qui l'entouroi
d'oublier le juste
cence des jours précédens avoit mécontentemene que l'effer
le terrible effet de l'opinion
pu lui causer, (a). Et tel
volution, que la garde
dominante dans les momens de
Nord, qui avoient été les nationale du Cap et l'assemblée
dans les mouvemens des pius fermies appuis de Bianchela
aussi avec la municipalité mois de mars et d'avril, adopter
cernoient la
les chefs de dénonciation
C!
Nord
généralité de Ia colonic ou
qui
en particulier. La clef de leur >
la province
une lettre d'an membre de
conduite est donnée a
commissaires en France. T'assemblée coloniale à l'en de
3> dit, l'arrivée des
C Vous aurez déja appris, es
secours de
y
> zude MM. les commissaires France, ct avec quelle prom;
civils ont élé convaiacus C
1 Dénonciation contre Blanchelande
bléc du Nord ct la municipalité, du par l'assembiée coloniale w Passe
2 Discours justificatif de
septembre 1792.
et 14. Voyez aussi ia seconde Pailibere-foangels Rouxei
S. XXVI,
partic du Prespat Slendelindespgr saprost,
chapitre --- Page 165 ---
( i57)
anchclande et'ses sadhiérend étolent Tes autenissle riqs mauf.
M. Chotrid ct Laval ont prepiré un mémoite: qui ar servi
"desey seize chefs dsccusition portés contuersdui par
arolhar TreMis-kstonstée et quelgeesimémbres
Tautle c3ié, apris crpendmt avoir outtreliargdlericiy
ins quoi - : * doure qurl.tfsmoneaudioh edt passé. - Gepent
int la pele nationale, "lassenibiée provincialey dont. le
é Oucst s'est retiré, ont appuyé cette dénonciations 2 ainsi
ie la municipatité (T). ) ue sas
eid or
à - -
les commissaires 9: civils aient 6. XV.
n'ef point vrainéanmoins que
le c3ié, apris crpendmt avoir outtreliargdlericiy
ins quoi - : * doure qurl.tfsmoneaudioh edt passé. - Gepent
int la pele nationale, "lassenibiée provincialey dont. le
é Oucst s'est retiré, ont appuyé cette dénonciations 2 ainsi
ie la municipatité (T). ) ue sas
eid or
à - -
les commissaires 9: civils aient 6. XV.
n'ef point vrainéanmoins que Son envoi
sonvaincus que Blanchelande, étoit le princigal auceur des - en France.
%1 de lz colonie. Quelque, çirconyenus qu'ils fassent par
êté Ohest de l'assembiée coloniale, ils ne se dissimulerent 22s
sans doute. la foiblesse de ces,articles de dénonciation, sjgrhca ni
rit d'animosité gui les avoit dictés. Mais il étoit imposde confidérer Blanchelande comme un ami de 1 révojuLc procureur de la.commune du Cap, Lartheveiquel
paud, Igs,avoit prévenus que les anciens chefs di"force
ec dans la colonie travailloient fortement pour opérer un
vement au Cap en faveur du royalisme (2). Les commisS civils- qui étolent autotisés par leurs ponvoirs à recherles auteurs des troubles de la colonie ct à les renvoyer
France,, mandèrent Blanchelande devant eux, Soit qu'il
scàt d'abord à apporter quelque résistance à cet cedre,
me divers colons l'ont assuré (3), soit, comme il l'a dit
uis aux commissaircs civils, qu'il far cffrayé du concours
Lettre de J. Delaire à rage, du5 octobre 1792.
Lertre de tarcherergse-Thaibaad a Sonthonax. di soptembe'17De.
Iettre de J. Delaire a Page, dus octobre 1793
Soit qu'il
scàt d'abord à apporter quelque résistance à cet cedre,
me divers colons l'ont assuré (3), soit, comme il l'a dit
uis aux commissaircs civils, qu'il far cffrayé du concours
Lettre de J. Delaire à rage, du5 octobre 1792.
Lertre de tarcherergse-Thaibaad a Sonthonax. di soptembe'17De.
Iettre de J. Delaire a Page, dus octobre 1793 --- Page 166 ---
( 1 158 )
de
peuple qui se trouvoit dans les rues
micux avec. la foiblesse de
(1), ce qui s'aci
son caractère, il balança
temps avant de se rendre à leurs
qu
chez le
ordres, et resta jusqu'a
gonverneur Desparbès. Il vint alors à la
civile,isuivi d'un nombreux
comm
hommès. armés de leurs
cortège d'officiers et d'a
sabres ou, de Ieurs
s'empressa de les faire retirer,
épées ; m
sur les observations
faites del'inconvenance d'un
qui lui if
toire
pareil coriège. Après um inter
assezlong, quidura une partie de la nuit
civils, sansrien
3 les commis
prononcer d'ailleurs surles
contre lui, mais trouvant dans
dénonciatiens
quelques-unes des pièces de sa
respondance ( des indices qui pouvoient le faire
D connivence avec ceux qui avoient voulu
soupçonn
aux lois de la
soustraire la coj
métropole > 3 lui ordonnèrent d'aller re
compte de sa conduite à l'Assemblée nationale
(2).
Peu de jours après, Blanchelande fut
France, ou la haine de l'assemblée
embarqué Po
s. XVI. Il fut mis en arrestation ct au
coloniale le pours
secret dès son
Dicrerd'ac- Rochefort (3). Les derniers commissaires
débarquem
cusation ren- ces mêmes
de cetté asseml
ducontrelui.
Page et Brulley qui s'étoient montrés des
listes si prononcés dans leur correspondance du
let, mais
mois de
que le 10 août avoit subitement rendus les
letionnaires les plus emportés, dénoncèrent ce
la Convention nationale. Ils eurent l'atrocité de lui gouverne
sur-tout cette opposition à la loi du 15 mai
reprc
1791, dont
1 Procès. verbal de l'interrogatoire de Blanchelande
civils, du 29 septembre 1792. Extraitde leur
par les commi
le 3 ocrobre. Lettre de
décision, envoyée au
Larchevesque. Thibaud à Sonthonax, du
a Lettre des commissaires civils au ministre de la marine, du septes
1792. Discours justificatif de Blanchelande,
1 od
3 Mémoire justificatif de Blanchclande page 19.
, page 20.
1 Procès. verbal de l'interrogatoire de Blanchelande
civils, du 29 septembre 1792. Extraitde leur
par les commi
le 3 ocrobre. Lettre de
décision, envoyée au
Larchevesque. Thibaud à Sonthonax, du
a Lettre des commissaires civils au ministre de la marine, du septes
1792. Discours justificatif de Blanchelande,
1 od
3 Mémoire justificatif de Blanchclande page 19.
, page 20. --- Page 167 ---
(159 )
nombre des colons blancs avoient
pre parti et le plus grand
pas enfin de le
que lui. Ils ne rougirent
plus coupables
de cet arrêté de l'assemblée
oncer pour son approbation la loi du 4 avril, auquel ils
oniale du 29 mai 1792, sur
d'ailleurs les seize
Ils abandonnérent
ient tous concouru. Y'assemblée coloniale, à T'exception
de
6 de dénonciation
de Borel et à la
avoient rapport à la détention
ceux qui
soldats. C'est ainsi qu'ils surprirent
ortation de quelques nationale, sur le rapport du ccbtre lui à la Convention
réunis, un décretd'ad;
et de celui de législation
6 colonial
Brissot demanda inutileation le 30 novembre suivant
de la discussion (4)-
ht T'ajournement
Voici lc texte de ce déctet. C La Convention nationslewaccuse.. de Paris, comme
devant le tribunal criminel du départemens
lanchelande
13S
évenu,
individuelle cn ordonnant, en sa qua1°. D'avoir attehté à la liberté
Parrestation d'un citoyea hors
té de représentant du pouvoir exécutif,
én suite à un' tribunal
la loi, en le remettant'
es cas déterminés par
de differens.sitoyens vivant
ns pouvoir, eren aurorisant la déportation troisième section,.tire
bus les lois françaisess > (Art. XIX ct XX,
hier du code pénal.)
abus de scs fonctions , Irs
a. D'avoir provoqué directement, et par
soit par ses dér laitoyens à désobéir à la loi ct aux autorités légitimcs, par lui 'donnée à
itions écrites ci-dessus énoncécs, soit par Tapprcbation du 27 mai 1792 ;3
delassemblée coloniale de Saint Domingue',
arrêté v, section V, titre premicr du code pénal.)
rt.
participé A
les mêmes déclarations et approbations,
30.1 D'avoir 1 par
troubler la colonie de Ssint - Domingue ct Pêtat
es complots tendans à
civile, en armant les ciroyens les
ont elle-fait partie, par une guerre dc l'autorité légitime, >) ( Art, 11,
ns contreles autres, et contre l'exercice
iou 11, titre premier du code pénal.)
Afiches américaines, du 20j anv. 3793
Voyez les journaux d'alors oE les
.1 D'avoir 1 par
troubler la colonie de Ssint - Domingue ct Pêtat
es complots tendans à
civile, en armant les ciroyens les
ont elle-fait partie, par une guerre dc l'autorité légitime, >) ( Art, 11,
ns contreles autres, et contre l'exercice
iou 11, titre premier du code pénal.)
Afiches américaines, du 20j anv. 3793
Voyez les journaux d'alors oE les --- Page 168 ---
a
(160)
Les commisafrestle l'assemblée
toute poursuite contre Blanchelande, coloniale stispendirent a
s. XVII,
jusqu'à l'établissemen
Sa cendam- Hogaunetsnseate0ie I's y firent
dont ilfut une
nasenautricontre lni, avec divers despremières victi:
bunal révo- tions' qui portoient l'empreinte de autres colons, des dép
lutionnaire, Dans un temps oi la
la passion Ia plus viole
juste haine de la
armes si teiribles contre les
royauté fournissoit
produisit
agens de l'ancien
contre lui au tribunal
régime 2 Bru
color, pris, ou prétendu pris furles révolutionnaire un drapeau
devise ces mots : Pive le
nègres insurg(s, ayant F
un théâtre de Paria,
roi, et qui avoit été déployé
tomime
quelques jours auparavant, dans
intitulée la liberté des négres
une F
osérent faire un crime à
(2). Enfin ces co'
avec laquèlle le
Blanchelande, non de la cocarde no'
fassemblée
marquis de Cadusch avoit constamment
coloniale 3 sans qu'un seil des membres pré
auemblées qui continua Cadusch dans
de c
contre SE pigne de coptre-révolution, sa Présidence, récla
noires que la femme de
mais de quelques plu
de
Blanchelande avoit mises au
Cadusch, dans un temps ou, de l'aveu
chap
dans plusicurs écrits,
de Page, consi
3 l'assemblée coloniale en
que toute la colonie, avoient abjuré les
entier, et PI
couleurs nationales
I Procts-verbaux de la Convention
du lendemain.
nationale, du 11 mars 1793. Jourr
2 Procès-verbaux de la Convention
du lendemain. Procès-verbaux des nationale, du 11 mars1793. Journi
des mars 1793. Requête de
commissaires de P'asemblée coloni
remise dudit drapeau, du 29 Page au tribunal révo'utionnaire pour
remise étant au pied.
juin 1793, avec Pordonnance Ct l'acte
chez Guillemar, P.33. Interrogatoire ct jugement de Blanchelande, impr
3 Voyez la seconde partic du présent
suivans.
rapport, chapirre III, S5. XXIV
Blancheland,
. Journi
des mars 1793. Requête de
commissaires de P'asemblée coloni
remise dudit drapeau, du 29 Page au tribunal révo'utionnaire pour
remise étant au pied.
juin 1793, avec Pordonnance Ct l'acte
chez Guillemar, P.33. Interrogatoire ct jugement de Blanchelande, impr
3 Voyez la seconde partic du présent
suivans.
rapport, chapirre III, S5. XXIV
Blancheland, --- Page 169 ---
(161)
Hlanchelande, , qui paroît avoir mis de la candeur dans
cfense, assura qu'il n'avoit jamais quitté
8a
ocarde tricolore. La Valette, commandant personnellement la
Daintdes volontaires de
Marc, et les premiers commissaires
civils, 9
Mirbeck et Saint-Léger, furent
Roume,
à-peu-près les seuls qui
Erent à sa décharge. Ce dernier, à qui Blanchelande dépouelle étoit l'opinion
demanda
publique sur son compte à
ut le courage de dire : ( Les uns vous Saint-Domingue,
autres vous
blâmoient, les
plaignoient, et je crois que ces derniers avoient
raison ; car j'ai toujours regardé la
place que vous
non-seulement comme au dessus de vos forces mais occupiez,
au dessus de celles de tout être humain
s
comme
(1).>
Telle étoit l'infuence de ses ennemis dans ce terrible tribuunal, et l'on n'en verra que trop d'autres
dans la
hite (2), qu'on se permit de changer dans le preuves
eux derniers chefs de
jugement les
l'accusation, qui avoient pour objet la
ésobéissance aux lois rendues en faveur des hommes de
couHur,.etfapprobation donnée par Blanchelande à l'arréiéde F'asemblée coloniale du 27 mai 1792. Comme ces deux actes
oient aussi compromettre d'ane manière
poubeaucoup plus forte
:s raembres des deux premières assemblées coloniales,
culièrement ceux du côté
et parOuest, on trouva le
aire substituer par le tribunal révolutionnaire
moyen d'y
des
Elatives au parti des pompons blancs. Le défenseur questions de lacusé, Trongen-Dicondtay, demanda inutilement que les té
1 Interrogatoire ct jugement susdit de Blanchelande,
38.
écrit intitulé, Paul Allior, maire de la ville de
page Voyez aussi
Républigue, et la réponse de Page.
Levreux, aux ennemis de
2 Voyez ci-dessous le chapitre VIII, et la lettre de Page à
du
ovembre 1793.
Mazade, 19
Rapport de Garran-Coulon, Tome III,
L
usé, Trongen-Dicondtay, demanda inutilement que les té
1 Interrogatoire ct jugement susdit de Blanchelande,
38.
écrit intitulé, Paul Allior, maire de la ville de
page Voyez aussi
Républigue, et la réponse de Page.
Levreux, aux ennemis de
2 Voyez ci-dessous le chapitre VIII, et la lettre de Page à
du
ovembre 1793.
Mazade, 19
Rapport de Garran-Coulon, Tome III,
L --- Page 170 ---
(162 )
moins fussent tenus de circonscrire leurs
faits portés en l'acte d'accusation.
dépositions sut les
Cette réclamation fut
Après un débat de soixante-quinze heures,
rejetée
n'accorda
2 durant lesquelles or
que quelques instans de repos à l'accusé,
tenir un délai d'un jour
qui ne put ob.
pour répondre à des
velles (1), il fut condamné et exécuté
inculpations si nou
le5 avril
comme conspirateur(a)
1793 et comme si le supplice de la mort
pas suffi pour assouvir la
de
n'ei
dans les archives des
rage
ses ennemis, on a trouvi
commissaires dc l'assemblée coloniale
sieurs exemplaires d'une
plu
assis
gravure qui représente
sur le fatal fauteuil,
Blanchelande
haine la
avec des légendes dictées par li
plus violente. Quand on prenonça la confiscation
de
1 Interrogatoire et jugement susd,de Blanchelande,
2 Procès-verbal des séances du
pag. 12,36 et 42.
tribunal criminel
avril 1793.J Jugement dudit tribunal, du 15 avril.I révolutionnaire, du I
tribunal criminel révolutionnaire de
Interrogatoire et jugement ai
lande, auteur des massacres,
Ledurnentaessemh Blanche
ctc., imprimé chez Guillemat.
Voici le prononcé du jury de
: c
a mingue des déportations arbitraires jugement 10, Il y a eu à Saint-Da
>> nant au gouvernement
dés pendant que Blanchelande étoit licute
général îles
30 Blanchelande est convainçu d'avoir françaises sous le vent 5 2°. ledi
>> 3°, il y a eu à Saint
autorisé ces déportations arbitraires
Domingue des
2> citoyens; 4°. ledit Blanchelande
détentions arbitraires de plusieu
>> tions; 5°. ily a eu d
est convaincu d'avoir autorisé ces déter
a tant pour signe de ralliement Sains-Domingue un parti contrerésolationasire por
a est convaincu d'avoir
un Pompon blanc ; 6°. ledit Blanchelanc
> tre-révoiarionaire, il favorisé ce parti; 70, pendant l'existence du parti cor
a civile dans la colonie, y a eu des complots tendant à allumer la
à troubler l'État dont
guerr
a les citoyens contre l'autorité
elle fait partie, età arme
2> d'avoir secondé ces
légitime; 8°, ledit Blanchelande est convainc
S Lnoncés, ledit Blanchelande complots 5 90. dans zous les faits gui viennent d'é:t
a eu des intentions contre-ivolutionasiem
l'existence du parti cor
a civile dans la colonie, y a eu des complots tendant à allumer la
à troubler l'État dont
guerr
a les citoyens contre l'autorité
elle fait partie, età arme
2> d'avoir secondé ces
légitime; 8°, ledit Blanchelande est convainc
S Lnoncés, ledit Blanchelande complots 5 90. dans zous les faits gui viennent d'é:t
a eu des intentions contre-ivolutionasiem --- Page 171 ---
(163 )
es biens au profit de la République, il s'écria : elle n'aurd
ien; ; car je n'ai rien (1). Cependant les colons lui ont
reprothé, comme à tous les administrateurs de la colonie durant
a révolution, des concussions et des dilapidations de deniers
publics (2).
Dans le temps même o les commissaires civils ordonnoient Se Xvilt.
arrestation de Blanchelande, on reçut un aviso envoyé
la Nouvelles
par de lar réyolu
létropole , pour annoncer la nouvelle de la révolution du 16 tion du 10
oût. II apportoit le décret sur la suspension du roi et sur la aout 2 et dé.
prmation d'un conseil exécutif provisoire, ceux
la
cregs divers,
ocation d'ane Convention
pour
connationale, et ceux qui envoyoient
ux armées divets commissaires chargés de pouvoirs relatifs à
ette révolution (3). On y avoit joint deux autres décrets
articulièrement relatifs aux colonies.. Par le
premier, qui est
u 17 aoit , l'Assemblée nationale révoquoit les
ui avoient été attribués aux commissaires
pouvoirs
civils envoyés dans
3 autres colonies, en confrmant par une honorable
eux qui avoient été donnés pour Saint Domingue à Polverel, exception
onthonax, et Ailhaud; elle ordonnoit de leur envoyer les lois
les autres actes de l'Assemblée nationale. Le décret du
pat les chargeoit de s'y conformer et de les faire
publier. Il
Eclaroit e traitres à la patrie tout corps civil et militaire
et tout citoyen qui refuseroit l'obéissance qui étoit due 9
commissaires civils (4). ))
aux
Interrogatoire et jugement susdits, > page 44.
2 Mémoire de l'assemblée du Sud, etc.
3 Débats dans l'affaire des
colonies, tome vi, pag. 159 ét suiy,
4 Décrets du 17 août 1792. Débats susdits, tom.
ccre de Polvercl à Mangourit, du 26
V, page 159, et suiy,
janvier 1793,
L 2
issance qui étoit due 9
commissaires civils (4). ))
aux
Interrogatoire et jugement susdits, > page 44.
2 Mémoire de l'assemblée du Sud, etc.
3 Débats dans l'affaire des
colonies, tome vi, pag. 159 ét suiy,
4 Décrets du 17 août 1792. Débats susdits, tom.
ccre de Polvercl à Mangourit, du 26
V, page 159, et suiy,
janvier 1793,
L 2 --- Page 172 ---
(164)
Par un autre décret du 25 août
snivant, ( l'Assemblée na-
> tionale déclare qu'elle n'a entendu
porter, par son
>
décre
du 10 de ce mois, aucun changement à la nature des fonc
> tions légalement établies dans les colonies
par le
exé.
> cutif, ni suspendre la faculté accordée
pouvoir
aux
y) corder ou de refuser l'approbation
gouverneurs d'ac
nécessaire aux
3> assemblées coloniales,
être
arrêtés de
pour
Provisoirement exécutés
Les commissaires civils crurent
(:) >
que cette dernière loi n'avoi
pour objet que de prévenir les entreprises d'autorité des
semblées coloniales; mais ( que, par la nature des
as
> la distance des lieux; et par les
choses, pa
étoient
dispositions de la loi, iZ
investis des mémes pouvoirs,
9> travaux qui avoient été
chargés des même
confiés aux commissaires
> par la loi du 11 aoit dans les
envoyé
> les divers
difirentes armées et dan
départemens de la France >. Ils le déclarèrent
dans leur proclamation du 13 octobre
ains
tivement manifeste
1792 (2). Il étoit effec
que l'exercice de ces pouvoirs éloit encor
plus nécessaire dans des parties aussi éloignées du
la puissance nationale, et aussi violemment
centre d
les colonies. L'assemblée
agitées que l'étoier
nationale avoit donc bien entendu e
investir les agens qui avoient
éminemment sa confiance dans ce
pays lointains. Enfin les commissaires civils
les circonstances
crurent que dar
orageuses cu ils se trouvoient, après le ren
versement de la constituticn de 1791, ils devoient moins
sidérer quelles bornes pouvoient
cor
encore être censées assigné
1 Procès-verbaux de l'Assemblée Nationale, du 25 août
l'affaire des colonies, tome IV, Page '160,
1792. Débats dai
2 Débats susdits, tome IV 2 pag. 155, 156 ct 157.
verel, Sonthonax et Ailhaud, du 13 octobre
Proclamation de Po
1792.
de la constituticn de 1791, ils devoient moins
sidérer quelles bornes pouvoient
cor
encore être censées assigné
1 Procès-verbaux de l'Assemblée Nationale, du 25 août
l'affaire des colonies, tome IV, Page '160,
1792. Débats dai
2 Débats susdits, tome IV 2 pag. 155, 156 ct 157.
verel, Sonthonax et Ailhaud, du 13 octobre
Proclamation de Po
1792. --- Page 173 ---
(165) )
conservet à
leur antorité, , que l'usage qu'ils en feroient pour de la Répucolonie. Si les agens
a France cette importante eussent eu les mêmes principes 2
blique dans les Iles-du-vent
été livrées par les
précieuses n'auroient pas
es possessions
britannique.
$ XTX.
ontrerévolationaires au gouvernement
Dissolution
déja dans la ville
l'assemmouvemens se manifestoient
de
De nouveaux
dans l'assemblée coloniale, depuis blée coloPu Cap, et particulièrement
contre Blanchelande. niale.
succès
obtenu la dénonciation
le
qu'avoit
les plus violens se préparoient
Tout annonçoit que les orages
des
enlever la colonie à la Métropole, en se débarrassant
bour
civils. Les deux partis de l'assemblée formoient
ommissaires conciliabules : on en verra bientôt des preuves; et
le fréquens
combien tous deux étoient éloiPon n'a pas besoin de rappeler
française s ct plus encore
gnés des principts de la révolution P'heureuse insurrection
He l'extension qu'elle avoit acquise par
precombien le côté Oucst en particulier, qui
Au 10 aot,
du
avoit manifesté
hoit quelquefois le masque
patriotisme, membres n'avoient
la Métropole, oà ses
a'éloignement pour
la royauté et pour celui qui vemontré d'attachement que pour
civils crurent donc ne
hoit d'en être dépouillé. Les commissaires
de l'assemde
la dissolution
pouvoir trop se hâter
prononcer
autorisés par la lot
blée coloniale ; ils y étoient formellement
même de
du 4 avril, et par celle du 22 jain. Indépendamment edt conservé à Saintces lois, il eit été bien étrange qu'on Convention nationale 9 un
durant Pexistence de la
Domingue ,
prétendant avoir la
Corps formé par une caste privilégiée s qui,
n'avoit jaVintérieur de la colonie,
législation exclusive pour
nationale, et qui,de son
mais cessé de lutter contre la volonté
quit
même, ne s'étoit soumis à la loi du 4 avril, que parce
aveu
,
résister.
avcit manqué de moyens pour y
L 3
étrange qu'on Convention nationale 9 un
durant Pexistence de la
Domingue ,
prétendant avoir la
Corps formé par une caste privilégiée s qui,
n'avoit jaVintérieur de la colonie,
législation exclusive pour
nationale, et qui,de son
mais cessé de lutter contre la volonté
quit
même, ne s'étoit soumis à la loi du 4 avril, que parce
aveu
,
résister.
avcit manqué de moyens pour y
L 3 --- Page 174 ---
( 13 166 )
Les commissaires civils ne firent
semblée
point ces reproches à
coloniale, en la dissolvant.
T'Asignorer une grande partie des
Non-seulement ils pouvoient
arrivéc; ; mais ils devoient
torts qu'elle avoit eus avant leur
lons
sur - tout s'efforcer
au nouvel ordre de choses
d'attacher les coméme qu'ils étoient
qui se formoit en France : lors
obligés de recourir aux mesures les
rigoureuses , il étoit de leur devoir de
plus
haines qui avoient fait tant de
tâcher d'amortir les
roient renouvelées d'une
maux à la colonie; ils les aumanière
les entreprises de l'Assemblée tres-dangereuse, en rappelant
Domingue à la souveraineté
coloniale pour enlever Saintpacifiques, dont le
nationale (1). C'est dans Ces
torrent de la
vues
trop souvent dans la suite,
révolution ne les écarta que
du 12 octobre
qu'ils Publièrent leur
1792. Ils yinvitent les
proclamation
des maux épouvantables
citoyens, par le sentiment
blier leurs dissentions qui les oppriment de toutes parts, ousolution
eruelles ; ils y annoncent leur ferme
d'erécuter les lois nationales; ils font
résité d'exécuter celle du 4
y
sentir la nécesavril, en
bliques des citoyens véritablement appelant-aux fonctions pubres; ils y remercient
élus par tous les hommes liles corps
des
sont donnés pour le maintien de la populaires
soins qu'ils sc
remercient T'Assemblée coloniale tranquillité publique; ils y
> préjugé
elle - même, e qui, à
qu'elle a trop long -
part le
ses
temps partagé sans douie avec
commettans, n'a souvent eu, disent-ils, d'autres
que ceux du patriotisme; qui, entrainée
torts
> fausses mestres, Par le torrent irrésistible quelquefois par de
> pulaires, n'a da ses égaremens
des agitations popassagers qu'd sa haine in3 Débats dans l'affaire det colonies,
tome 11, pag. 23 çt 214
tome I > pag. 145, 146 et 166
part le
ses
temps partagé sans douie avec
commettans, n'a souvent eu, disent-ils, d'autres
que ceux du patriotisme; qui, entrainée
torts
> fausses mestres, Par le torrent irrésistible quelquefois par de
> pulaires, n'a da ses égaremens
des agitations popassagers qu'd sa haine in3 Débats dans l'affaire det colonies,
tome 11, pag. 23 çt 214
tome I > pag. 145, 146 et 166 --- Page 175 ---
(167 )
les tyrans et la tyrannie. Ils déclarent que
vincible pour
avril est connue dans la colonie 9 ils
depuis que la loi du 4
l'arde repréhensible 2 parmi tous ses actes, que
ne trouvent
à l'exécution de cette loi; ils cherchent
rêté du 27 mai, relatif
ou elle pouvoit être
à T'excuser,à cet égard même, par T'opinion
constitutionnalité de la loi du 28 septembre 5
sur la prétendue
réellemeut conveils montrent que cette qualification ne peut
des
décret du 15 mai 1791,qui est le vrai palladium
nir qu'au
laisse aux assemblées
prérogatives des colons , en ce qu'il
Pinitiative de la législation sur P'état des personnes
coloniales
non libres (1).>
ci- $. XX;
le
de leur proclamation, les commissaires
Dans dispositif
suivant, les assemblées Création
ils convoquent, au premier novembre
d'une comdont les habitans n'étoient pas disper- mission inommunales des paroisses
des mu- termédiaire.
Es. IIs annoncent qu'on y procédera au renouvellement été rétablies
icipalités dans les lieux oi elles n'avoient pas
et selon les formes de la loi du 4 avril(2).
epuis Ia promulgation
ainsi formées ( prenmmédiatement après 9 les municipalités
d'accélérer
dront le voeu de leurs communes sur la nécessité
des assemblées primaires, 2 soit
ou de diférer la convocation
les nominations
former l'Assemblée coloniale, soit pour
pour
la Convention nationale de France ; elles feront
des députés de
leur délibération sur ce sujet aux
parvenir sur. -le champ
commissaires nationaux civils (3).
civils, du 12 octobre 1792. Débats
1 Proclamation des commissaires
92 et 93. Voyez aussi la
usdits, tome 1, pag. 42 ct suiv 3 tome V, pag, du 25
cere des commissaires civils à Passemblée coloniale, dans l'affaire septembre. des co2 Articles I et II de la preclamation susdite. Débats
puies, tome 1, pag. 45, et tome V, page 943 Art. V ct VI, ibid.
L 4
, du 12 octobre 1792. Débats
1 Proclamation des commissaires
92 et 93. Voyez aussi la
usdits, tome 1, pag. 42 ct suiv 3 tome V, pag, du 25
cere des commissaires civils à Passemblée coloniale, dans l'affaire septembre. des co2 Articles I et II de la preclamation susdite. Débats
puies, tome 1, pag. 45, et tome V, page 943 Art. V ct VI, ibid.
L 4 --- Page 176 ---
(168 )
* A compter du jour de la notification
sente proclamation, les
officielle de la pré
D T'Ouest et du Sud, le conseil assemblées Provinciales du Nord, di
A Marc, celui
de paix et d'union de Saint
d'administration de
> supprimés (1).
Jérémie sont et demeuren
> Le jour de la notification
> P'Assemblée coleniale
de la présente
> six de ses
élira, au scrutin et à la majorité proclamation
membres, dont
> vinces
deux dans
absolue
2 lesquels formeront
chacune des trois
avec six autres
une commission
Pro
citoyens
intermédisir
> présentés dans l'Assemblée (de couleur) qui ne sont point re.
> par les commissaires
coloniale, lesquels seront nommé
> après T'élection de nationaux civils..
ces six
Immédiatemen
> semblée coloniale
commissaires
sera tenue de se
intermédiaires,TAs
>> Les fonctions des
séparer (2).
a surveiller
commissaires intermédisires
l'exécution des arrités
seront, 1 °. de
> la partie des finances
de T'Assemblée
et de
coloniale dan
des contestations sur les arrêtés l'administration j 28, de connoître
> ou d'spprouver leurs
des municipalités, et de cassei
> questions qui auroicnt délibérations; été
30, de décider toutes les
)> coloniale. Les
de la compétence de
arrêtés des
l'Assemble
> pourront être exécutés
commissaires intermédiaires ne
> tionaux civils
sans l'approbation des commissaires
(3).>
naS. XXI,
La dissolation
Retard dans
de l'Assemblée coloniale
la convoca- blées qui subsistoient sous
et des autres assemtion des asdiverses dénominations dans les trois
semblées primaircs,
1 Art. VII, ibid.
2 Art. IX, X et XIII, ibid.
3A Art. XI et XII ibid.
être exécutés
commissaires intermédiaires ne
> tionaux civils
sans l'approbation des commissaires
(3).>
naS. XXI,
La dissolation
Retard dans
de l'Assemblée coloniale
la convoca- blées qui subsistoient sous
et des autres assemtion des asdiverses dénominations dans les trois
semblées primaircs,
1 Art. VII, ibid.
2 Art. IX, X et XIII, ibid.
3A Art. XI et XII ibid. --- Page 177 ---
(169 )
la formation de la commission intermédiaire et celle
inces,
de paroisses de la colonie euhnunicipalités dans beaucoup
Pollieu de l2 manière prescrite par cette proclamation.
la majorité des assemblécs priet Sonthonax assurent que
fut
votèrent sur.cet objet dans la province du Nord,
ts, qui
P'Assemblée coloniale, et que
re le renouvellement de
n'émit
la majorité des paroisses
les deux autres provinces,
Ce fait paroit extrêmement probable 3 quoique
n veeu (1).
On lit, dans
accusateurs aient soutenu le contraire (2).
du mois de février 1793, oû Tanguy - Ta - Boissière
lettre
n'a pas d'assemlaint beaucoup de CC que Saint-Domingue
n'a pas encore délibéré s'il y en auroit
coloniale, qu'on
de fait, il reste à ré-
(3). Quoi qu'il en soit de ce point
Les combien plus importante.
Are une question politique
la convocation des
aires civils avoient - ils droit de différer
l'assemblée
mblées primaires, ( soit pour la formation de
la nomination des députés à la Convenploniale, soit pour
les communes voion nationale > > en supposant même que août les convola loi du 10
ent pour ce retard, quand
sans doute de se
it d'une manière si positive ? Il est facile
que le droit du peuple
ider pour la négative, aujourd'hui
rassembler chaque année, même sans convocation, pour
se
Débats dans l'affaire des colonies, tome IV, pag. 1043 tome V, pag.
307 , 314, etc. Extrait des regiscres de la commission intermédiaire,
5 février 1793. Proclamation de Polverel, du 11 janvier, dans le Monia du 8 février. Mémoire sur les causes des troubles ct
T de St.-Domingue
44désastres de Saint-Domingue, par J. Raimond, pag.
tome P. 307.
Débats susdits, ibid., ct tome 1, pag. 24,
V,
3 Moniteur de Saint Domingue, du 10 février 1793.
. Extrait des regiscres de la commission intermédiaire,
5 février 1793. Proclamation de Polverel, du 11 janvier, dans le Monia du 8 février. Mémoire sur les causes des troubles ct
T de St.-Domingue
44désastres de Saint-Domingue, par J. Raimond, pag.
tome P. 307.
Débats susdits, ibid., ct tome 1, pag. 24,
V,
3 Moniteur de Saint Domingue, du 10 février 1793. --- Page 178 ---
(170)
nommer ses représentans ct-les autres
généralement reconnu ct
fonctionnaires publics
tion. Mais lcs
formellement consacré Par la
bien éclaircis principes sur Cet objet
Consi
à cette époque
n'étoient point encore a
peut Pas
qu'ils le sont
la
argumenter de P'état de
aujourd'hui, et l'ot
Conssitution nous a
paix et d'organisation social
trouvoit Ia colonic placés 3 à Get état de
sous tous les
confusion Ci
quelque sorte dans la
rapporis, Elle étcit alors
pays nouvellement réunis position oi se trouvent
à la
aujourd'hui
semblée censtituante
Répubtique, Sa
avoit étési
députation à l'
ne Pouvoit aucunement
irregulilrement nommée C
aucun
servir de modèle elle
qu'
député à l'Assemblée
;
n'avoit env
encore formé d'assemblées légiulative; elle n'avoit pas mé
travaur préparatrires
électorates, et il n'existoit aucun
lonie n'éioit
nécessaires pour cet
Les
pas même distribuée en
objet, Puisque la
commisaires civils
cantons et en départeme
nécessaires pour faire cette manquoient alors de tous les élém
des électeurs que
division 3 pour fixer le nom
population,
chaque lieu devoit fournir
huit
Qu pour répartir entre les trois au prorata de
députés que la colonie devoit
provinces les d
tionale. Pas une, ou
envojer à la Convention 1
voya les renseignemens presque pas une des paroisses ne leur €
déplorable
qu'ils demandoient là- dessus
expérience des plus grands
(1).
encore fait sentiz la nécessité de
malheurs ne leur avoit E
tout, pour que tout ne fat
prendre sur eux la décision
Les
pas dans la
députés aux assemblées de la colonie plus horrible confusic
qu'alors dans de prétendues
avoient été nommés ju
assemblées de communes ou les blam
x Débacs dans Paffaire des
akssi le S. XXXII du chapitte colonics, a tome V, pag.1318 etsuir.
suivant,.
Vey
encore fait sentiz la nécessité de
malheurs ne leur avoit E
tout, pour que tout ne fat
prendre sur eux la décision
Les
pas dans la
députés aux assemblées de la colonie plus horrible confusic
qu'alors dans de prétendues
avoient été nommés ju
assemblées de communes ou les blam
x Débacs dans Paffaire des
akssi le S. XXXII du chapitte colonics, a tome V, pag.1318 etsuir.
suivant,.
Vey --- Page 179 ---
(171)
avoient assisté. Depuis la nomination de la seconde ascoloniale les troubles avoient été si généraux dans les
éc
,
de la
provinces, qu'on n'avoit guères pu s'occuper que
se de sa vie ou de ses propriétés. Les blancs étoient
communes; 5 la plupart des autres étoient
és de plusieurs
guées par. ies factieux des divers partis et par des contreitionnaires, décidés. D'après le mauvais esprit qui avoit
dans les deux assemblées coloniales, 5 soit sur la liberté
de la colonie avec la mèrenéral, soit sur les rapports
ce fut fans doute un bonheur pour la République de
ir
vu des députés des colonies sieger dès le commenpas
ntà la Convention nationale. Les idées libérales ne pouse concilier, dans ce siècle de lumières, avec l'escla+
pas
elies étoient sur-tout bien étrangères aux
des négres ;
bres les plas infuençans de la colonie. Ils étoient d'ailleurs
affectionnés au système de l'unité de T'empire, et à la.
u
mois après la proclamation de la
-patrie que, plusieurs
les commissaires de P'Assemblée
blique une et indivisible,
iale en France osoient porter leurs vues, dans les demandes
formoient à la Convention nationale, jusqu'à une convenchacune des colonies (a). Leur corresparticulière pour
ance prouve qu'en faisant tous leurs efforts pour avoir une
Eblée coloniale, ils avoient toujours douté si la colonie
éflexions sur les colonies, par Page, pag. 2, 3 ct 4. Coup-d'cil im1 sur Saint-Domingue, par Polverel fils, page 37. Débats dans l'affaire
colonies, tome II, pag. 246; tome IV, pag. 25 et suiv. 2 et page
tome V, pag-97, 103 et 107, pag. 122 etsuiv., pag. 318 et suiv. 3
VI, pag. 146 et suiv., pag. 317 et suiv. Procès-Verbaux des oommisde Passemblée coloniale, # du 11 févricr 1793.
sur Saint-Domingue, par Polverel fils, page 37. Débats dans l'affaire
colonies, tome II, pag. 246; tome IV, pag. 25 et suiv. 2 et page
tome V, pag-97, 103 et 107, pag. 122 etsuiv., pag. 318 et suiv. 3
VI, pag. 146 et suiv., pag. 317 et suiv. Procès-Verbaux des oommisde Passemblée coloniale, # du 11 févricr 1793. --- Page 180 ---
devoit
(17a)
envoyer des députés à la Convention
Tels. sont
nationale
a-peu-prés les motifs
ont donnés (2) de T'inexécution que les commissaires C
adressées pour la formation
des lois qui léur avoient
et la
d'une nouvelle assemblée
nomination de députés à la Convention
coloni
plusieurs indications du desir
nationale. Il e
civils, sur-tout Polverel,
sincère que les commiss
putés (3). Rien
avoient d'ane nomination de ces
n'indique dans les actes les plus
correspondance qu'ils eussent des
secrets de
fussent dirigés Par les projets
arrières-pensées, et C
leur ont prètés pour la
perfides que leurs accusai
sans doute de boane foi destruction des blancs (4). Ils voul
ils partirent de France l'ezécution de la loi du 4 avril 9
; ils la vouloient
complétement en arrivant dans la
sans doute en
étoit unjassez beau
colonie, Une telle mi
substitmé les
rôle, même pour des
vues de l'ambition à leurs hommes qui aure
sition changea du tout au tout
devoirs; ; mais leur
A l'exception d'un
après la révolution du 1O
cipes éternels
petit nombre de lois, ou pluiôt de
heureusement consacrés
F
par les décrets des
I Lettre de Page à
Chesneau de la Mégrière Tadesoque-Thiband, à
du 11 août
2 Débats susdits
scs collàgues en France, dn 16 1792, Aut
122 et
2 tome IV, pag. 126, 186 et
aodr, 9 etc.
de lassemblée suivantes, tome VI,p. 146 et suiv.
190 5 tome V,
coloniale, du IT février Procès-verbaux des commis
Yoyez sur - tout les lettres de Polverel 1793.
Maric, du 7 février
à la municipalité du
coloniale, du 9
1793, ct celles des commissaires civils à Cap-I
25 octobre. Débats octobre, et au procureur dc la commune du Passei
4 Débats
susd., tome V, p.318 etsuiv.
Cap
50 et 51. susdits, tome IV, pag. 25, 31,
s
Voyez aussi la
48 51, tome V ,
municipalités du Cap et du correspondanee Port-au Prince. des commissaires civils avi
la municipalité du
coloniale, du 9
1793, ct celles des commissaires civils à Cap-I
25 octobre. Débats octobre, et au procureur dc la commune du Passei
4 Débats
susd., tome V, p.318 etsuiv.
Cap
50 et 51. susdits, tome IV, pag. 25, 31,
s
Voyez aussi la
48 51, tome V ,
municipalités du Cap et du correspondanee Port-au Prince. des commissaires civils avi --- Page 181 ---
(173 )
mblées nationales, tel que celui qui accordoit l'égalité des
hommes de couleur, il eit été impossible aux cis aux
ns les plus vertueux et les plus éclairés de se trouver
pord sur les dispositions de notre ancienne législation, qu'on
bit considérer comme toujours subsistantes 2 ou comme
jes depuis le 10 août 1792.Combien cette incertitude deelle être plus grande pour les administrateurs d'une coqui n'avoit admis encore presque aucune des institutions
,9
la rapidité des événemens les entrainoit
a révolution , quand
de la
la plus grande violence, sans leur laisser le temps
itation !
S. XXII.
impérieuse loi de la nécessité explique également comment De l'orgacommissaires civils consacrèrent en quelque sorte la divi- nisation de la
des castes dans la commission intermédiaire, lors même intermédiai- commission
admirent les blancs et les hommes de couleur sur le
Is y
nulle part encore dans la colonie rc.
de l'égalité. Presque
hommes de couleur n'étoient fondus avec les blancs dans
parde nationale. Avant la loi du 4 avril, Blanchelande en
it formé des corps séparés sous le nom de compagnies
nches, dans les communes oii ils n'étoient point en guerre
dans la ville du Cap. Ils
C les blancs, par exemple, 9
ient également fait des corps particuliers 2 soit dans les
x ou ils s'étoient insurgés séparément, comme dans la proce du Sud, soit dans ceux oi ils avoient eu l'appui d'une
tie des blancs, comme à la Croix-des-Bouquets et à Saintrc. Cet état de choses avoit toujours été conservé depuis
loi du 4 avril. L'assemblée coloniale ne l'avoit point changé,
les préjugés toujours subsistans n'avoient que trop favorisé
un homme de couleur n'étoit
I insouciance à cet égard 3 pas
mis dans son sein ; pas un n'y étoit représenté , puisqu'aucun
voit eu la faculté de concourir à l'élection de ses membres:
la Croix-des-Bouquets et à Saintrc. Cet état de choses avoit toujours été conservé depuis
loi du 4 avril. L'assemblée coloniale ne l'avoit point changé,
les préjugés toujours subsistans n'avoient que trop favorisé
un homme de couleur n'étoit
I insouciance à cet égard 3 pas
mis dans son sein ; pas un n'y étoit représenté , puisqu'aucun
voit eu la faculté de concourir à l'élection de ses membres: --- Page 182 ---
(174)
il falloit donc bien que les
d'en appeler à la commission commissaires civils prissent sut
insensiblement les blanus à les voir intermediaire pour acceutu
assemblées politiques,
siéger à côté d'eux dan
cultés pour leur convocation puisqu'il y auroit eu les mêmes (
assemblées primaires de tous les particalière 94: pour celle
tôt quels mouvemens
hommes libres. On verra t
nombre
occasionna la vocation d'un
d'officiers de couleur dans les
très -
on sait que c'est au
cu
troupes de ligne. E
faut se
temps
les choses ont été
reporter pour les juger sainement.
faites (
tiques amères qu'il a
été
Or, malgré les
opération dans les débats depuis
si facile de faire de C
qui ont passé
(), rien dans les
sous les yeux de la
pièces nombre
n'annonce que les mesures
commission des colo
civils, dans leur
proposées par les commissa
les
proclamation du 12 octobre
opérations des assemblées
1792, tant H
de la commission
primaires que pour la forma
clamations ou du interméliaire, aient excité pour lors des
de Delaire à
mécontentement dans la colonic. Une
Page semble même
le
s'en
annoncer
félicitoit : ce Vous devez
que le côté o
> est n'a point infué dans croire, y disoit-il, que le
D P'assemblée
la nomination des membres
> puisque, intermédiaire, faite par l'assemblée
depuis l'arrivée des
colonia
> sont ouvertes 3 ils ne se
commissaites, que les gale
)) deux pour la forme. montrent plus, à l'exception d'ur
Dumas
> mination au
demandoit qu'on remit la
mais
9>
soir;
cette insidieuse motion
jetée (2) >. Plusieurs autres
a été
écrits donnent la même indi
1 Débats dans l'affaire des
-
VI, page 317.
Colonies, tome IV, pag. 30 et suiv. 5 t
a Lettre de Delaire à
Page, du 5 octobre 1792,
)) deux pour la forme. montrent plus, à l'exception d'ur
Dumas
> mination au
demandoit qu'on remit la
mais
9>
soir;
cette insidieuse motion
jetée (2) >. Plusieurs autres
a été
écrits donnent la même indi
1 Débats dans l'affaire des
-
VI, page 317.
Colonies, tome IV, pag. 30 et suiv. 5 t
a Lettre de Delaire à
Page, du 5 octobre 1792, --- Page 183 ---
(195)
les mouvemens amenés par d'auttea
). Ce n'est qu'aprés
d'assemblée colose plaignit de n'avoir pas
, qu'on
qu'elle auroit offert un appui à
(2), parce qu'on espéroit
nationale 3 mais on ne ctie
qui luttoient conire l'autorité
division dcs castcs dans la commis
point encore cette
s'est plaint
Intermédiaire. Th. Millet, l'un de ceux qui
dans les débats des colonies des mesures
ei plus d'aigreur,
civils, fit alors un
à cet égard par les commiseaires
la colonie ne devoit pas remettre
hlet pour prouver que
à la Convention natioong -temps à envoyer ses députés
de les*
devoieat d'abord y faire adopter la mesure
qui
coloniale, et que jusge comme base de la constitution
mais
coloniale seroit du moins inutile 3
a une assemblée
de l'établissement ou de T'organisation
se plaignit point
Enfin Rochambeau fut aussi
commission intermédiaire (3).
bureau de
de temps après, de substituer un simple
3 peu
coloniale de la Martinique (4).
illance à V'assemblée
du 26 décembre 1792, etc,
foniteur de Saint- Domingue,
troubles de
par Larheveiqse-Tatbatd,
otcs sur lcs
Saint-Domingue,
suiv. etc.
Voyea
pinion de Th. Millet sur la députation de Saint-Domingue. dans le
réfexions du même sur la proclamation du 12 octobie 2
cs
du 17 janvier. Débats susdits, tome V 2 pag.
eur de Saint-Domingue, à la Nation par Verneuil contre Sonthonax,
suiv. Mémoire présenté des troubles et des désastres de Saint-Do*
Mémoire sur les causes
Bail50, Réfexions sur la déportation des citoyens Verneuil,
c, pag
sur ladministration de Sainttc., par Page, pag. 1et 2. Mémoire
ngue, par Cormier, pag. 27 et suiv.
foniteur de Saint- Domingue, des 25, 26 et 93 février 1792,
eur de Saint-Domingue, à la Nation par Verneuil contre Sonthonax,
suiv. Mémoire présenté des troubles et des désastres de Saint-Do*
Mémoire sur les causes
Bail50, Réfexions sur la déportation des citoyens Verneuil,
c, pag
sur ladministration de Sainttc., par Page, pag. 1et 2. Mémoire
ngue, par Cormier, pag. 27 et suiv.
foniteur de Saint- Domingue, des 25, 26 et 93 février 1792, --- Page 184 ---
(176)
des
$. XXII.
Les agens de l'ancien régime,sans doute prévenus
Complois
en France contre la liberté, et
des agens de pirations qui se tramoient
de la Ma
l'ancien régi- bablement liés avec les conite-révolationnsires
at
mc.
arboroient alors le pavillon blanc, n'avoient
que, qui
ni la dissolution de l'assemblé
ni la nouvelle du 10 aoit,
se coaliser d'une manière plus particulière
loniale 2 pour
assemblée annonçoit à ses collègues en Fr
membre de cette
dès le mois d'avril 1792, que les officiers de l'état-majoi
hautement la contre-révolation, et qu'en tout
disoient
colonel du régiment du Cap, Tou
ment le lieutenant
États-Unis
Ces officiers savoie
des fonds aux
(a)-
envoyoit
fois dans cette assemblée depuis. . l'a
dénoncés plusieurs
leurs trames apre
des commissaires civils. Ils contincèrent
ils
sans doute qu'ils ne pourroie
événement : prévoyoient
contre Blanchelande
échapper à la déportation prononcée
On a
pas de prévenir leurs adversaires.
ne s'empressoient
avoient for
néanmeins en donner de preuve 7 qu'ils
sans
membres du côté Ou
projet de se défaire des principaux
civils, de tran
l'assemblée coloniale, et des commirsaires
dans la forteresse du Môle, (
le siége du gouvernement
Les événemens posté
proclamer la contre révolation (2).
des commissaires civils à la Convention nationale 3 du
1 Lettre
de l'assemblée colon
tobre 1792. Lettre de Doré aux commissaires fourniesau comit
France, du 3 avril. Précis analytique des pièces
nial, par Page et Brulley contre les déportés.
du
de la société des amis de la Convention nationale
2 Mémoire
civils à la Convention nationale 1
page 2. Lettre des commissaires à la même, du 3 novembre. Débats dar
octobre. Autre de Polverel
tome
M
faire des Colonies, tome I, pag. 278 et suiv.;
II, pag-76.
mo
aires fourniesau comit
France, du 3 avril. Précis analytique des pièces
nial, par Page et Brulley contre les déportés.
du
de la société des amis de la Convention nationale
2 Mémoire
civils à la Convention nationale 1
page 2. Lettre des commissaires à la même, du 3 novembre. Débats dar
octobre. Autre de Polverel
tome
M
faire des Colonies, tome I, pag. 278 et suiv.;
II, pag-76.
mo --- Page 185 ---
(177 )
intrent du moins qu'ils comptoient beaucoup sur le régiment
Cip, qui étoit commandé par Cambefort, sur les bataillons
angers de Walsh, qui ne paroiasoient pas avoir les mêmes
ncipes que les autres troupes nouvellement venues de France
C eux, sur le corps cnin des volontaires nationaux, qui ne
otent jamais fondus dans la garde nationale du Cap : c'étoient
qui avoient le plus eficacement contribué au triomphe
Parti du gouvernement au mois de mars précédent. On
distinguoit sur : tout par leur incivisme les volontaires à
eval, qui, pour faire parade de leurs principes contreclutionnaires, portoient Phabit jaune, c'est-à- dire, > la
leur de Condé, au lieu de Phabit des gardes nationales.
lleavoit été néanmoins la dépravation de l'esprit public dans la
onie, que cet habillement n'avoit excité jusqu'alors aucune
lamation. Tous ces volontaires avoient , comme la garde
ionale , un conseil d'administration; ; mais les séances n'en
ient pas publiques, et on assure qu'ea s'y occupoit beaup plus des vues politiques du parti du gouvernement que
délails de la tcaue des volontaires. D'autres assemblées du
me genre se tenoient chez le marquis de Rouv:ai, et il
oft certain qu'sn envoya les émissaires porter des paquets
iviques dans divers quartiers de la colonie (1).
Saint-Domingne, du 11 octobre 17,2. Coup-d'ceil imparcial sur Saintmingue, Par Peiverel fils, pagc 28. Mémoire présenté à la Nation, par
neuit, pag. : Lettre de Sontbonax à Julien Raimond , du 8 novembre
, dans le Mémoire sur les causes des troubles Ct des désastres de Saintmuga., par ledic kaimond, pag. 42 et 43.
Lettre susdite des commissaires civils à la Convention 2 du 25 OctoDébats susdirs, tome I, Fage 279, ct tome IV, pag. 204 ct 205.
tre de Lcfebvre , aide-major des volontaires, du 10 octobre 1792,
1s le Moniteur de Saint-Lomingae, du 11 octobre. Lettre du procureur
Rap. de Garan-Coulon, Tome III,
M
res de Saintmuga., par ledic kaimond, pag. 42 et 43.
Lettre susdite des commissaires civils à la Convention 2 du 25 OctoDébats susdirs, tome I, Fage 279, ct tome IV, pag. 204 ct 205.
tre de Lcfebvre , aide-major des volontaires, du 10 octobre 1792,
1s le Moniteur de Saint-Lomingae, du 11 octobre. Lettre du procureur
Rap. de Garan-Coulon, Tome III,
M --- Page 186 ---
(178)
$. XXIV,
été dénoncés au procureur de
Du club du Ces conventicules avoient
aussi à l'assem
Cap.
; ils le furent
commune 1 Larcheverqse-Thilaud, avant sa dissolution par ces même
blée coloniale peu de temps
s'étoiei
Daugy et Pitra (1), qui, dans leur correspondance,
contre les principes français, et 9
si décidément prononcés
dans l'indépendand
d'espoir pour la colonie que
ne voycicnt
(2). Ce furent eux néanmoins quiol
ou la contro-révolation
l'assembléc coloniale la révocatic
tinrent à cette occasion de
tant les me
la clôture des clubs publics,
de scn arrêté pour
leur convenoien
pouvoient causer de l'agitation
sures qui
Le Cap eut do
forme qu'elles se présentassent.
sous quclque
qui, après avoir
bientôt une de ces sociétés populaires, France contre ses ennemi
puissamment servi la révolution en
leurs préte
failli la détruire, faute de modérateur, par
ont
l'abus des principes de la liberté, et
tions exagérées, par
Le club du Cap ne fut 9
frénésie de quelques démagogues.
l'amour de la liberté ne pouvoit pas
dangereur 2 parce que
ou se trouvoit la colonie. I
être le moteur dans la situation
n'étoient pas propi
personnes qui présidèrent à sa formation
Ce fure
aux amis de la révolution.
à inspirer de la confiance
de Y'assemblée colonial
sur-tout des membres du côté ouest
le 4 octol
blancs de leur parti, qui se réunirent
et d'autres
octobre , dans le Moniteur de Saint Domingue >
de la commune, du 9
Plaisance à un de ses amis au Cap, du
12. Lettre d'un habitant de
des
et explications que le cito
dans le Moniteur du 22. Annonce
preuves
Desparbès se propose de fournir, pag 4Moniteur de Saint-Don
susdite du procureur de la communc.
1 Lettre
gue, des 8 et 11 octobre 1792.
Il, S. II, et le chapitre I du
2 Voyez ci dessus, tome Il, chapitre
sent volume, S. XX.
à un de ses amis au Cap, du
12. Lettre d'un habitant de
des
et explications que le cito
dans le Moniteur du 22. Annonce
preuves
Desparbès se propose de fournir, pag 4Moniteur de Saint-Don
susdite du procureur de la communc.
1 Lettre
gue, des 8 et 11 octobre 1792.
Il, S. II, et le chapitre I du
2 Voyez ci dessus, tome Il, chapitre
sent volume, S. XX. --- Page 187 ---
I à 179 )
dans cette même salle de spectacle qui avoit été le foyer
premières agitations du Cap cn 1789. Deux des accusateurs
Polverel et Sonthonax, Duny çt Verneuil, qui signoit en*
Ferneuil,
de temps auparavant, se
e ie chevalier de
peu
d'en avoir été les fondateurs. Daugy >
kent particuliètement
savoit si bien prendre toates les formes pour servirles vues
le
Borel, Delaire, et
agitateurs, en fut premier président;
membres du sôté ouest de la ci-devant assembiée cOtres
Plusieurs des militaires franale, en furent les secrétaires.
venus avec les commissaires civils y furent aussi admis,
est remarquable que ce furent eux qui parvinrent quelqueles écarts par leur véritable patriotisme 5
à en tempérer
la marche du club étoit sur- tout dirigée par un comité
t,oi Verneuil avoit la plus grande influence (1).
sociétaires balancèrent long-temps sur la dénomination
es
Tout le monde fut à-peu-près d'accord
s se donneroient.
de la constitution: :
prendre ostensiblement le titre d'amis
si le côté ouest eit voulu attendre pour en adcpter les
me
edt été renversée; mais on ba'ança beaucoup
cipes qu'elle
le nom de frangaise à celui de constituon y ajouteroit
fit iejeter cette addiLarchererque-Tibaed assure qu'il
le
de P'unité de l'empire 2 qui ne
> en invoquant principe
la
hettoit pas aux colonies de considérer comme étrangère
Débats dans l'affaire des colonies, tome I, page 283. Lettre de A. B.
ustin Borcl) à Verneuil, du
novembre 1792. Vovez ci-dessous
apitre II, S. II. Attentat contre la liberté de la presse et le droit de pépar Leborgne, pag. 1. Léonard Leblois au calomniateur Thérou, Baillio
1. Mémoire pour les citoyens Verneuil, Baillio jeune, ctc., par
Mémoire
de Cambefort, pag. 27, 29, etc.
) page 19.
justificatif
M 2
Verneuil, du
novembre 1792. Vovez ci-dessous
apitre II, S. II. Attentat contre la liberté de la presse et le droit de pépar Leborgne, pag. 1. Léonard Leblois au calomniateur Thérou, Baillio
1. Mémoire pour les citoyens Verneuil, Baillio jeune, ctc., par
Mémoire
de Cambefort, pag. 27, 29, etc.
) page 19.
justificatif
M 2 --- Page 188 ---
(180)
Cette dénominaticn primiti
de la métropole (1).
> en celle d'ar
constitution
comme dans la mire-patrie fondateurs du clu
fut ensuite changéc, narionale , mais un des distingués du c
de la c'onvention
des membres les plus
ne s'a
qui avoit été aussilun coloniale, assure que les clubistes dénominat
ouest de Yassemblée
petits blancs (2). Cette
effe
entre eux que
les sociétaires n'avoient
peloient
au Cap, et
de couleur. Ce
étoit trer-populaire parmi eux que pen d'hommes du dévouem
vement admis
faire apprécier la sincérité
observation sufit pour la loi du 4 avril.
qu'ils affectoient pour
le vrai but de cette ir
mème membre annonce que
cela éloit porsible,
Lc
autant que
bie
tution étoit de remplacer, elle, le club entreprit
coloniale (). Comme autorités de la colonie. Ses F
sembiée des lois à toutes les
avec ceux
de dicter disecteurs correxpenddient secrctement le but des uns et
cipaux
et il parit constant que
de la Frar
Pate-sa-Dvince, débarrasser de tous les agens
autres étoit de se
ceux de l'ancien régime
poursuivre que
la marche.
en ne paroisant artificicuse en dirigea
la plus
La pollique
du 12 octobre 1792
à Sonthonax,
Voyez aussi il
1 Lettre
du 5 octobre 1752.
antandaeietaesal
de J. Delaire à Page,
contre Sonthonax,. par Baillio 1
2 Lettre Vernzuil, salliojans,e,
PETI-BLANC. moire pour
nous avons formé un
à Pabsence de Passemblee, de la Constitution, enfin S
< Pour parer Hlascs, ensuite d'amis entre nous, nous rete
>> d'abord de perits
nationales mais
du.5 octobre 1
> tirre d'amis de la Conventios de J. Delaire à Page,
de perias-blancs 3). (Leitre
Coup- d'acil impart
a zitre
le chapitre III, S. XVIII.
3. Voyez ci - dessous Polverel fils, page 28.
satucDomingt, par
, de la Constitution, enfin S
< Pour parer Hlascs, ensuite d'amis entre nous, nous rete
>> d'abord de perits
nationales mais
du.5 octobre 1
> tirre d'amis de la Conventios de J. Delaire à Page,
de perias-blancs 3). (Leitre
Coup- d'acil impart
a zitre
le chapitre III, S. XVIII.
3. Voyez ci - dessous Polverel fils, page 28.
satucDomingt, par --- Page 189 ---
(181) )
6. XXV.
la formation du club, les deux partis se trouvoient, Mouvemens
Depuis
à la municir ainsi dire, en présence. Ils ne cherchoient gu'un prétexie palité.
leurs forces (1). Peu de jours avant la dissoluur éprouver
ils en avoient fait un court esI de l'assemblée coloniale,
sans les soins des commissaires civils, auroit probas qui,
affaire
Le 5 octobre 1792,
ment dégénéré en une
générale.
licier municipal, Domergue, voit, en entrant à la maison
caricalure
collée sur la porte,
mmuna 3 une
soigneuscment
du
représentoit Cambefort et plusieurs autres agens
pour exécutif, altachés à des potences. Domerg"e essaie d'arher Ja pièce, et, n'en pouvant venir à bout, illa couvre d'un
pier blanc. Deux fois ce papicr, ramis par Domergue, fut
les sentine'les
avoit placées auprès,
aché, sans que
qu'il
ssent ou voulussent l'empé heg. Tandis que la municipalité
un officier du régiment de Walsh,
ibéroit sur cet événement,
mé de son sabre et de deux pistolets d'arçon, vient se plaindte
ec emportement de cette horreur à la municipalité. Le public
la
indi1 étoit dans la galeric, ayant témoigné plus grande
ation, la municipalité fit arrêter l'oficier; et comme on lui
scrva qu'it n'avoit rien à craindre avec des Françuis, il s'éa, dit-on : Je ne suis pas frangais, moi,je ne connois
s les lois de France (2).
Le tumulte s'augmenta par Tarrivée de quelques officiers et
us-officiers des régimens de Walsh et du Cap, qui vinrent
clamer L'oficier détenu. Un d'cntre cux osa donner des coups
1 Coup-d'ccil impartial sur Saint-Domingue, par Polverel fils, page 29.
2Moniteur de Saint- Domingue, du 7 octobre 17,2. Lettre deJ. Delaire
Page, du 5 octobre.
M 3
is de France (2).
Le tumulte s'augmenta par Tarrivée de quelques officiers et
us-officiers des régimens de Walsh et du Cap, qui vinrent
clamer L'oficier détenu. Un d'cntre cux osa donner des coups
1 Coup-d'ccil impartial sur Saint-Domingue, par Polverel fils, page 29.
2Moniteur de Saint- Domingue, du 7 octobre 17,2. Lettre deJ. Delaire
Page, du 5 octobre.
M 3 --- Page 190 ---
( (182)
qui étoit alors grefficr de
de plat de sabre à Fondeviole, l'un des accusateurs de Pc
municipalité, et qui a depuis été
coupable
l'arrestation de cC. nouveau
verel et Sonthonax;
L'alarme se répand dans tou
suffit pas pour calmer les esprits.
Sonthonax
ville. On court aux armes de part et d'autre.
la
il parvient à rétablir le calme avec
rend à la municipalités
du troisième bataillon de TAin
sergent major des grenadiers
les détenus,
Drenoncourt : ce dernier vint intercéder pour
auquel il fut remis du consenteme
nom de son bataillon,
général ().
l'assemblée col
Daugy proposoit à
Pendant ce temps-là,
dans la même maison 3 de déc
s. XXVI. niale, qui tenoit ses séances
à l'ancien gouvernemi
Liste de rer que ( tous les chefs employés
motion
proscription
la confiance publique >. Cette
> avoient perdu
le club du C
dressée au
et, dès ses premières séances,
club.
adoptée (2);
à se débarrasser des agens
s'occupa des mesures propres
aidé dans ses vues par
l'ancien régime. Il fut pnissamment
dans le moniteur de Saint-Domingue
journaux. On publia
des princes français re
plan de livrer la colonie aux agens
disoit-on, été adress
rés à Coblentz (3). Cette pièce avoit,
un des Co:
de Saint - Domingue par
de France aux patriotes
avoient été j
missaires de l'assemblée coloniale, qui pourtant Dans le F
de dénoncer les royalistes.
qu'alors bien éloignés
Verneuil invita les
méro suivant de la même feuille (4),
du 7 octobre 1792. Lettre de J. Delair
I Monitéur de Saint-Domingus,
Page, du 5 octobre.
du 8 octobre 1792.
2 Moniteur de Saint-Domingue, des 9 et 10 octobre 1792.
3 Moniteur de Saine-Domitgue,
des 2 et 14 décembre 1792
4 Moniteur de Saint - Domingue 7
Mimoire justificatif de Cambefort, P9.30031,
méro suivant de la même feuille (4),
du 7 octobre 1792. Lettre de J. Delair
I Monitéur de Saint-Domingus,
Page, du 5 octobre.
du 8 octobre 1792.
2 Moniteur de Saint-Domingue, des 9 et 10 octobre 1792.
3 Moniteur de Saine-Domitgue,
des 2 et 14 décembre 1792
4 Moniteur de Saint - Domingue 7
Mimoire justificatif de Cambefort, P9.30031, --- Page 191 ---
(183 )
bycns à imiter l'énergie du peuple français 2 à s'armer pour
jvrer au glaive de la loi ( ces députés prévaricateurs, qui,
coaligés avec le pouvoir exécutif, avoient, avec tant de
complaisanice et tant de noirceur, préparé, machiné ct consominé la ruine dc cettc contrée naguère si florissante; qui,
de Elanchelande dans la
au retour de la tragique expédition
de POuest et du Sud, avoient eu la lâcheté de
province
le félinommer des commissaires pris dans son sein, pour
citer sur Theureux succès de son entreprise >)
Peu de jours après, on dresca au club une pétition, ou
lutôt une liste de proscription de cent quarante-trois personnes,
et qui toutes avoient rempli
lont on demandoit Y'embarquement,
elle avoit été
bu remplissoient encore des fonctions publiques;
crite et sans doate rédigée par Auguste Lachaise, que l'asemblée coloniale et le club n'avoient cessé jusqu'alors d'exal3
sût fort bien qu'it
er comme un excellent patriote quoiqu'on
voit été lun des gardes - du - corps de Louis XVI ; mais
de Polverel et Sonthonax ont depnis déjue lcs accusateurs
honcé'dans les débats, sous ce prétexte > comme un des agens
été nommé postériculc la contre-rivolution, parce qu'ayant
du
de la garde nationale par la commune
rement commandant
dernières
Cap, il s'oppasa, avec les commissaires civils, aux
émeutes que les factieux voulurent y exciter (a).
La commission des colonies ne connoit ce fait que par la dénonciation de Verneuil.
8 et
2)3 et 204; tome IV, pag.
1 Débats susdits, tome II, pag.
suiv.,
les citoyens Verneuil,
e11 ct 221, tome VI, pag. 40 ct41. Mémoire pour Réflexions de
Paillio jeune, ctc., par Baillio l'ainé , pag. 16.
Desparbes
sur les arrèts ordonnés à Cambsfort, page 4.
M 4
colonies ne connoit ce fait que par la dénonciation de Verneuil.
8 et
2)3 et 204; tome IV, pag.
1 Débats susdits, tome II, pag.
suiv.,
les citoyens Verneuil,
e11 ct 221, tome VI, pag. 40 ct41. Mémoire pour Réflexions de
Paillio jeune, ctc., par Baillio l'ainé , pag. 16.
Desparbes
sur les arrèts ordonnés à Cambsfort, page 4.
M 4 --- Page 192 ---
(184)
fut d'abord revêtue au club de cinq centss
Cette pétition
ensuite
n'en étoit plus besoin, €
gnatures. Ony déclara
qu'il
Plus de mill
les assistans Tappuieroient de leur présence.
que
alors entendre de la salle du club etd
voix, dit-on, se firent
Parrivée d'un
laplace qui est au-devant. Une fanjare annonça
nombreuse de militaires qui venoient se réunir at
députation
tricelor
On trouva
habitans, précédés d'un drapeau
Cr).
de faire réitérer le lendemain la même cérémonie, pa
moyen
couleur que les agens du gonve
le bataillon des hommes'de
travaillés pour les mett:
nement avoient, disoit-on, inatilement
la pétition
dans leur parti. C'est avec ce cortége imposant que
civi
avoir été imprimée, fut remise aux commissaires
après
du, club. Elle leur fut ensuite adressée C
par une députation
On peut juger de la virulenc
nouveau par la municipalité (2).
l'intitulé suivant d
qui présidoit a toutes ces opérations - par
de
démoncées : ( Avis aux citoyens : noms
la liste des personnes
auteurs des maux de Sain
traitres à la parrie,
D personnes dont les infames projets étoient de faire égorg
> Domingue, de toutes les classes, les uns par les autres
> les citoyens
de Coblentz, donni
ct livrer nos propriétés aux émigrés
>
société des amis de la Convention nationale par la COIr
> à la
soldats-citoyens de la garn
D mune du Cap, les sous-officiers,
marins
dans T'expédition, , présentés
> son, et les
employés
civils comme des homn
> MM. les comminsirer-mionaus
avi
et teints du sang de leurs conciroyens,
> dangereux,
ordonner P'embarquement (3). )
> instante prière d'en
de Saint-Domingue, du 18 octobre 1792.
1 Moniteur
de
du 18 octobre 1792.
2 Moniteur Saint-Domingue,
212,
3 Débats dans Paffaire des colonics, tome IV,pag.
, , présentés
> son, et les
employés
civils comme des homn
> MM. les comminsirer-mionaus
avi
et teints du sang de leurs conciroyens,
> dangereux,
ordonner P'embarquement (3). )
> instante prière d'en
de Saint-Domingue, du 18 octobre 1792.
1 Moniteur
de
du 18 octobre 1792.
2 Moniteur Saint-Domingue,
212,
3 Débats dans Paffaire des colonics, tome IV,pag. --- Page 193 ---
(185) )
$. XXVII.
Verncuil, dans un mémoire publié en France, Efforts inuf'on en cro't
civile, sur-tout Albert tilesdescomfurent les employés de la conmission
missaires cifurent les excitateurs de ce mouvement, vils pourcalPicquenard., qui
(1);mnais aucun des écrits faits mer les csTinstigation de la conimission
Le club lui-même, qui prits.
les Eeux n'apprie cette allégation. attribua tout Phonneur
bit sans doute à quoi s'en tenir, en
(2). On
procureur de la commune, L.rchereique-Tibaed les comdans des pièces aurhentiques, que
( a11 furnlus,
attendu la présentation de la fatale
saires civils.n'avojent Pas,
C'est
de calner la fermentation populaire.
e pour essayer
débuté, dans leur proclamation, pour
ce sinquiaavoient
coloniale et, la convocation des
dissolution de, Vassemblée
avoient-ils dit, quelle
embléesi p:imaircs. ( Citoyenz, leur
allez vous vors
Fureur vous apite, dans quel abyme de maux
haHlongera, L'ennemi est a vos portes; vos champs et vos
dévorés
lei sang de vos frères
bisations sont
par T'incendie;
à la disKgorgés crie vengeance, et vous reste7 en proie
incorde et aux dissentions civiles! comment, spectateurs
débats
différens de tant d'atrocités, osez-vous préfererd'éternelsd
pour vous d'arracher les derd'opinions au devoir impérieux
venlent se
nierslambeaux de Saint-Dom'ngue aux brigands qui
plus qu'an moyen d: sauverls chose
les parngeriNon,ila'cet
de
et de hiine
pebligne, c'est d'abjurer toue espèce querelle
personnelle, de vous réunir franchement autour des lois, et
de n'écouter que leurs organes (3). >
1 Mémoire présenté à la Nation, par Vernenil, contre Sonthoaax, pag.
et 7.
2 Moniteur de Saint-Domingus, du 20 novembre 1792.
Débats dans
3 Proclamation des commissaires civils, du 12 octobre 1792,
faire des colonies, tome 1, pas 12 et suiv.
, c'est d'abjurer toue espèce querelle
personnelle, de vous réunir franchement autour des lois, et
de n'écouter que leurs organes (3). >
1 Mémoire présenté à la Nation, par Vernenil, contre Sonthoaax, pag.
et 7.
2 Moniteur de Saint-Domingus, du 20 novembre 1792.
Débats dans
3 Proclamation des commissaires civils, du 12 octobre 1792,
faire des colonies, tome 1, pas 12 et suiv. --- Page 194 ---
La voix de la
( 186)
des
raison ne put l'emporter sur les
agitateurs, 3 qui étoient
imanceu
des soldats venus de France admirablement servis par la b
tion. Le club avoit
contre les chnemis de la rév
d'ailleurs su les
prendre un vif intérêt à leur
gagner, en parois
auire
sort. Il avoit
pétition, à la municipalité
démoncé, par
manquoit, dit-on, absolument Thospice militaire, ou
hospice éloit desservi
de soins pour les malades.
tous les autres
par les pères de la charité, qui,
établisemens
con
servés jusqu'alors à
rcciéiutiquer, avoient été (
Saint-Domingue, Le club
Tembarguement de ces
demanda a
même un attroupement religieux , contre lesquels on fo
de faire le service
pour cela. Il offrit,au nom
de
des citoye
prirent chez eux des Thospice, Un grand nombre
soldats malades;
d'habi
besoins des souscriptions
; d'autres firent pour 1
montant à 100,000
S.int-Domingae, Le trésorier du
francs argent
qu'on leur donna dans les
club, Delaire, estima les St
somme L'ensemble de maisons particulières à la me
la
d'après ce qui
conduite du
s'étoit passé au
club, sur-t T
des bataillons d'Artois
Portau-Prince lors de
et de
l'arri
tics de la colonie
Normardie, et dans
en diverses
d'autres P
clairement
circonstances
que Ces sémoignages de
(2), montre ti
dévouement,
trespurs S
1 Débars danslaifaire des
niteur de Saint.
colonies, tome
5 et 28
Domingue, du 3 novembre TV,pag. ct suivantes. 1
novembre, Mémoire présenté à la 1792. Voyez aussi ceux des
thonax, pag. 3 et 9. Autre pour les
Nation par Verneuil contre S
par Baillio P'ainé, 5 pag. 19 et 20.
citoyens Verneuil et Baillio
2 Voyez cielessus, dans la
jeu
et les S5. I, XXVIII et suiv. première di partie, les 55. XX et XXI du chapitre
Cougnac-Mion à l'assemblée coloniale, chapitre VI. Voyez aussi la lettre
ciedesue, S. v.
, pag. 3 et 9. Autre pour les
Nation par Verneuil contre S
par Baillio P'ainé, 5 pag. 19 et 20.
citoyens Verneuil et Baillio
2 Voyez cielessus, dans la
jeu
et les S5. I, XXVIII et suiv. première di partie, les 55. XX et XXI du chapitre
Cougnac-Mion à l'assemblée coloniale, chapitre VI. Voyez aussi la lettre
ciedesue, S. v. --- Page 195 ---
(187 )
nombre de ceux dont ils émanoient, n'éate dans un grand
de
dans les meneurs de la société populaire, qu'un moyen
Ent,
de la pattie pour les attacher au parti qui
Ruire lestdéfenseers
des
ardens de ces derniers, surminoit le club. Plusieurs
plus
des
du seizième régiment (ci-devant Orléans), se
it dragons
du
auxquels ils
tirent cortre des soldats du régiment
Cap,
et d'avoir pris le parti de
brochoient des propos inciviques
Il avoit lieu
ars officiers poités sur la liste de proscription. y
Sonthonax vint à bout
craindre un engagement ginéral
dans les casernes des différens
le prévenir en se transportant
des
Il y obtint d'eux, au nom du patriotisme et
dangers
rps.
d'un oubli général. C'est pour céla colonie, la promesse
soldats du
du
prer cette réunion apparente que les
régiment
firent faire le drapeau tricolor, qu'ils portèrent ci pomP
les
du seizième régiment ct
usement au club, avec
dragons
S gardes nationales (2).
Ce n'étoit plus seulement des soldats qu'il falloit calmer,
étoit presque toute la population du Cap. Pour y parvenir, 6. XXVIII.
pnthonax alla au clab, au nom de ses collègues, pour assuEmeure
la commission civile prendroit leur péti- contrelerer les citoyens que
giment du
bn dans ia plus grande considération, et qu'ils pouvoient Cap.
sur la justice la plus sévère. Il ajouta que la commpter ission avoit besoin d'examiner une affaire aussi sérieuse, et
jours. Il invita ensuite la
e cet examen exigeoit quelques
ciété à suspendre ses séances pendant cet intervalle.
I Lettres des commissaires civils à la manicipalité du Cap, du 20 octore 1792.
2Moniteur de Sain-Doningue, 3 du 17 octobre 1792. Coup d'ail impartial
ir Saint-Domingue, par Polverel Als, pag. 28 ct 2).
a que la commpter ission avoit besoin d'examiner une affaire aussi sérieuse, et
jours. Il invita ensuite la
e cet examen exigeoit quelques
ciété à suspendre ses séances pendant cet intervalle.
I Lettres des commissaires civils à la manicipalité du Cap, du 20 octore 1792.
2Moniteur de Sain-Doningue, 3 du 17 octobre 1792. Coup d'ail impartial
ir Saint-Domingue, par Polverel Als, pag. 28 ct 2). --- Page 196 ---
(188 )
Le club se sépara
qui n'étoit
de effectivement, et son apparente
que
docilit
commissaires
T'astuce, parut un acte de
civils; mais les/clubistes,
patriotisme a
séances', alièrent demander à la
en quittant la salle d
commune, quileur fut accordée municipalité une assemblée
La pétition fut lue de
pour le lendemain 18 octobr
unique
nouveau dans celte
poar toute la ville du,
assemblée, qui éte
adoptée
Cap. Elle y fut
(1); et le soir, G une
généraleme
> et des gardes nationales
grande partie des
se rassembla
citoye
> d'armes, , pour exécuter
en armes sur la pla
) couoe qui avoient été
par la force Pumbarquement
disignés.
> rité de la nuit, soit d
Mais, soit à cause de l'obscr
cause du
> n'ent Pas lieu (i). >>
petit nombre, T'expéditic
Les
moavemens se renouvelèrent le
force Les comurissaites
lendemain avec plus
civils,pourp
Camb-fort sur le régiment du prévenitfidueneede colon
rendie
Cap ,lui envoyèrent P'ordre
auprès d'eux pour y rester sous la
de
Le gouverneur Desparbès,
sauve-garde de la lc
de ce
gui s'étoit entouré des
régiment, de ceux de Walsh
officie
Cap, lui ordonna les
et des volontaires C
arrêts, sous prétexte des risques
qu
* Verneuil a altéré essentiellement
coup d'autres, en disant à la
la vérité à cct égard comme à bear
contre Sorthenax, que la liste page de 7 de son Mémoire présenté d la Nacid
de la commune que le
proscription ne furt dresséc dans l'assembl
vinge octobre, après
I Moniteur de Saint
Pembarquemenr.
commissaires civils à la Domingue, Convention du 20 octobre 1792. Lettre susdite d.
280. Coup-d'ail
Nationale, Débats susdits, tome
impartial sur
I,F
Mémoire jusrificatif de
Saint-Domingue, par Polverel fls, page 30
de la Constitution du Cambefort, page2g. Mémoire de la société des
Cap, Pag. 5 et 6.
Am
e octobre, après
I Moniteur de Saint
Pembarquemenr.
commissaires civils à la Domingue, Convention du 20 octobre 1792. Lettre susdite d.
280. Coup-d'ail
Nationale, Débats susdits, tome
impartial sur
I,F
Mémoire jusrificatif de
Saint-Domingue, par Polverel fls, page 30
de la Constitution du Cambefort, page2g. Mémoire de la société des
Cap, Pag. 5 et 6.
Am --- Page 197 ---
(1 180 )
rendant chez les commissaires civils ().
voit courir ens se
les
de Walsh et du Cap
voit consigné la veille
régimens
ainsi
le troisième bataillen de P'Aisne.
15 leurs casernes, ,
que
le matin du
les rasemblemens continuoient
is voyant que"
de se rendre au Champil ordonna à ces différens corps
vinrent aussitot. Le troisième
Mars. Walsh et le Cap y
aillon de T'Ai-ne refusa de marcher, sans une réquisition
de son chef à la place
autorités civiles. Il se rendit
étoient rassemblés vis-à-vis la maint-Archer,oi les citoyens
du sciciviis (2), avec les dragons
des commissaires
de couleur. Les
mc régiment et le bataillon des hommes
dont les dispositions pour les agens de
lontaires à pied,
paroissoient chancelantes depuis quelqaes
ncien gouvernement
soit parce
rendirent aussi, soit volontairement,
qu'ila
rs,s'y
les autr:s habitans ct par les bataillons
pient été contenus par
Les volontaires à
uvellement venus de la métropole (3).
seuls d'aller se ranger au Champ- de - Mars
eval parloient
las des insuites auxprès du régiment du Cap; mais plusieurs
depuis quelques jours, à cause de
iels ils étoient exposés
à l'arrêcé des commissaires civils, pag- 15 et 16.
1 Réponse de Derparbès
ordonnés à Cambefort.
fexions du même sur les arrêts
dans la journée du 19 octobre 1792 3 dans le
2 Anecdote remarquable
oniteur de Saint- Domingue, du 21.
dcs 20 ct 23 octobre 1792. Lettre de
3 Moniteur de Saint - Domingue, susdite dcs commissaires civils à la Cononcignon dans celui du 21. Letcre
tomel, page 2S1. Coup-
:ation nationale, du 23 octobre. Débats susdits,
30. Réponse de
ail impartial sur Saint-Domingae, s par Polverel fils, page Mémcire
à Parrèté des commissaires civils 3 pag. 17 et suiv.
juspesparbès
31 et suiv. Mémoire de la société des amis de
licatif de Cambefott, page
Convention nacionale, pag. i 5 ct6.
ignon dans celui du 21. Letcre
tomel, page 2S1. Coup-
:ation nationale, du 23 octobre. Débats susdits,
30. Réponse de
ail impartial sur Saint-Domingae, s par Polverel fils, page Mémcire
à Parrèté des commissaires civils 3 pag. 17 et suiv.
juspesparbès
31 et suiv. Mémoire de la société des amis de
licatif de Cambefott, page
Convention nacionale, pag. i 5 ct6. --- Page 198 ---
( 190 )
leur
habillement, avoient déja pris Phabit
repoussés par leurs
national. Ils fare
camarades, et
tans à la place Mont-Archer.
rejoignirent aussi les hal
commandant
Les autres, ayant à leur tête le
Cagnon, qui avoit été membre
coloniale, et qui, dit le Moniteur,
de l'assembl
étoit un honme
malgré les circonstance
généralement
vers le
estimé, dirigent leur marc
Champ-de-Mars On les
sieurs se sauvent à toutes
insulie, on les arrête ; pl
et renvoyés.
jambes, d'autres sont déshabil
Le lieutenant-colonel Cagnon, presque seul, yeut tenir tête à la fou
drapean
Laveaux, qui, lors de la
tricolor, avoit eu besoin de
promenade
toute sa bravoure
sa présence d'esprit et
qui avoit osé
pour sauver un de CES imprudens
l'insulter (),
volontair
en danger, au nom de la vie presse Cagnon, au nom de sa V
céder à
de ceux qu'il
l'impétuosité du peuple. En
commande,
prend Cagnon par derrière
même temps un habita
nier, en.se retournant, pour lui arracher son habit : ce de
lâche son
citoyen : il fut lui-méme bientôt pratolet,qui.blesse un aut
marades
massacré,
3 qui voulurent le défendre,
Quatre de ses C:
autres
furent tués à ses côtés. L
n'échappérent à la mort
odieuse livrée (2),
qu'en se dépouillant de leu
1 Moniteur de Saint
ciété des amis de la Domingue, du 20 octobre 1792. Mémoire de la
missaires civils Constitution, du Cap, du 30 octobre. Arrêté
se
Portant suspention de
des con
ponse audir arrêté 2 page 21.
Desparbès; ecc, du 21 octobre, R
2 Voyez les mêmes pièces, Mémoire
vention, , pag. 56 ct 78. Lcttre des
de la société des amis de la Cor
tionale , du 25 octobre
commissaires civils à la Convention ne
page 282, Coup- d'ail 1792, Débats dans l'affaire des
titution de
sisdit, par Polverel fils, Page 31. Colonics, tomel
Derparbàs, du 21 octobre
Arrété pour la det
1792,
obre, R
2 Voyez les mêmes pièces, Mémoire
vention, , pag. 56 ct 78. Lcttre des
de la société des amis de la Cor
tionale , du 25 octobre
commissaires civils à la Convention ne
page 282, Coup- d'ail 1792, Débats dans l'affaire des
titution de
sisdit, par Polverel fils, Page 31. Colonics, tomel
Derparbàs, du 21 octobre
Arrété pour la det
1792, --- Page 199 ---
(191) )
les habitans du Cap, auxquels s'étoient joints des
Pependant
de l'arsenal, dont les
elots de la rade, s'étoient enparés ordres de Desparbès et
tes leur furent ouvertes malgré les
les suid'artilleric Pomeyrols. Les canonniers
commandant
pièces, et tous ensemble marchèrent au
ent avec plusieurs
général paroissoit inéviimpde-Mars, oi un engagement
furent bientôt enc. Les régimens de Walsh et du Cap y
immense. Les commissaires civils, qui
rés par une troupe
ramener Pordre, requirent
ient fait d'inutiles cfforts pour
de faire rentrer les troupes aux caserses : ce gousparbès
à cette réquisition. Ils lui en frent
neur n'eut aucun égard
avoit appelés au
seconde pour désarmer les régimens qu'il
étoient
personnes qui y
imp-de-Niars, et disperserlesautres
emblées (1)-
détermina alors à donner T'ordre qu'on lui f. XXIX.
Desparbès se
de troupes de ligne qui s'étoient Embarquehandoit. Deux détachemens du
de la Fossette ou ils ment deleurs
us au Cap par ses ordres, poste
Ils furent officierset de
ent de garde, s'étoient déja réunis aux citoyens.
Desparbès.
de Walsh; enfin celui du Cap renhtôt suivis du régiment
civils donnèrent perdans ses casernes. Les commissaires
l'ordre d'embarquer les officiers de ce régiment
nellement
étoient avec eux. On y remarqua
quelques colons qui
ayant été déporté par
-tout le journaliste Gatereau, qui,
des hommes
semblée coioniale pour avoir pris la défense
montré
couleur, étoit revenu avec Desparbès, et s'étoit
chauds
de l'ancien régime. Sonthonax
n des plus
partisans
des 20 et 23 octobre 1792. Mémoire SuISMoniteur de Saint-Domingue, Lettre susdite des commissaires civils, du 25
desamis de la Constitution,
tome I, pag. 282, Coup-d'ail
sbre. Débatstdans laffaire des,colonics,
it,par Polverel fils.
couleur, étoit revenu avec Desparbès, et s'étoit
chauds
de l'ancien régime. Sonthonax
n des plus
partisans
des 20 et 23 octobre 1792. Mémoire SuISMoniteur de Saint-Domingue, Lettre susdite des commissaires civils, du 25
desamis de la Constitution,
tome I, pag. 282, Coup-d'ail
sbre. Débatstdans laffaire des,colonics,
it,par Polverel fils. --- Page 200 ---
( de 192 )
leur porta lui-mème la réquisition
ils se soumirent
d'embarquementy à laqu
après queiques difficuliés. Polverel les acc.
pagna jusqu'au rivage pour les préserver de toute insulte.
étoient au nombre de trente et quslques. Les soldats
ment du Cap parurent d'abord voulcir ies
du T
furent bientôt désabusés,
suivre (1); mai
et les commissaires civils
l'ordre qu'ils avoient aussi donné
leur
révoqué
pour
Leurs officiers furent depuis
embarquement
arqrittés par un décret de
Convention nationale; mais les princ 'paux
le colonel
d'entr'eux, tels
Cambefort, le keutenant - colorel Tousard et le m
Poitou donnèrent bientôt après une
leurs
preuve non équivoque
principes, cn allant se réunir aux Anglais
pour
Saint-Dominguea) la Républiqne (5). D'autres, teis
l'un des aides-de-camp de
que Liégi
Eianchelande, après une lor
détention, que les commissairea de l'assemblee coloniale
longerent tant qu'ils le purent, sont rentrés. au service d
Répxblique. La plupart des officiers de Walsh doanèrent
demiesion (4).
1 Mémeire justhficatif de Cambefort, pag. 32.
de
l'arrêté des commissaires civils. Mémcire de la société Réponse Despar
vention nationale, pagé. 8.
des amis dc la
2 Monjteur de Sainte-Domingue, des 20 ct 23 octobre
dite, des commissaires civils. Débats susdits.,
1792. Lettre
Mémoire de la société des amis de ia
tom: VI, Pag. 124 ct
1792. Arrété portant
Constitution du Cap, du 30 oc
suspension de Desparbès, du 21 octobre.
Desparbès audit arrêté, pag. 19 et 20.
Répon
3 Voyez ci-dessous le chap. VI,
4 Pétition àla Convention Nationale,
ds Desparbès à Parrêté des commissaires par Sherlock, Clarke, etc. Ré
31 et 22.
civils, du 21 octobre 1792,
D
amis de ia
tom: VI, Pag. 124 ct
1792. Arrété portant
Constitution du Cap, du 30 oc
suspension de Desparbès, du 21 octobre.
Desparbès audit arrêté, pag. 19 et 20.
Répon
3 Voyez ci-dessous le chap. VI,
4 Pétition àla Convention Nationale,
ds Desparbès à Parrêté des commissaires par Sherlock, Clarke, etc. Ré
31 et 22.
civils, du 21 octobre 1792,
D --- Page 201 ---
(193 )
Deux jours après, les commissaires civils ordonnèrent aussi
destitution et l'embarquement du gotverneur Desparbès,
insi que de Girardin, qui commandoit toujours la marine de
aint.Dominguc, , etde plusieurs autres officiers de marine
voient paru d'accord avec les officiers du régiment du qui
arrêté qui concerne Desparbès lui reproche l'inaction Cap,
des
toupes, contre laquelle les commissaires civils avoient
clamé (1),ses liaisons avec les agens de l'ancien
souvent
Jas contre-révolationmires, Ia
régime, les
qualification de
L roi qu'il s'étoit donnée après la
représentant
suspension prononcée
Assemblée nationale, enfin toute sa conduite dans la dernière par
rise du Cap. Il étoit du moins bien manifeste
rd ne pouvoit se faire au nouvel ordre de
que ce vieilchoses amené par
révolution du 10 aout, et que les commissaires civils
ourroient pas s'accorder avec lui. Dès leur
ne
ya avoit eu entr'eux des confits
passage sur mer 2
d'autorité, et depuis son arrivée
lesparbès avoit été absolument circonvenu
les
oitou, et les autres agens de l'ancien
par Caumbefort, les
régime le plus
hnemis de la révolution (2). Les commissaires
décidément
civils crurent même
Note officielle à Desparbès, du 12 octobre
al sur
1792. Coup - d'ail
Saint-Domingue, 2 par Polverel fils, pag. 31.
impar.
2 Note officielle susdite. Lettre de Delaire à Page, du 5
ioniteur de Saint-Domingue, des 22 et 23 octobre. Arrêté octobre 1792,
: citoyens Desparbès, Cambefort, ctc., du 21 octobre. poriant suspension
niral, la Convention nationale. Débats dans l'affaire
Villeon, contre.
76, et tome VI , pag. 125 et 126. Mémoire de la des colonies, tome II,
fonvention nationale, , P -9. Coup-d'ail
société des amis de la
olverel
impartial sur Saintfils, pag.28 et 31. Annonce des
Domingue, par
Desparhès se propose de fournir,
preuves et explications que le citoyen
Desparhès à lP'arrété des
pag. 4 et suivantes. Réponse du citoyen
commissaires civils, pag. 5, 6, 7, 8, 13 et 14Rap. de Garran Coulon. Tome III,
N
Coup-d'ail
société des amis de la
olverel
impartial sur Saintfils, pag.28 et 31. Annonce des
Domingue, par
Desparhès se propose de fournir,
preuves et explications que le citoyen
Desparhès à lP'arrété des
pag. 4 et suivantes. Réponse du citoyen
commissaires civils, pag. 5, 6, 7, 8, 13 et 14Rap. de Garran Coulon. Tome III,
N --- Page 202 ---
n
(194)
avoirla preuve que M-mibren,son: aidede-camp, le seul
de couleur qu'il cif amené avec lui, s'éroit réani
hont
avec Poit
pour gagner, s'il étoit possible, àla cause des officiers du
le batailion des hommes de coulenr ()3 le
Ca
soire qui remplaça
gouverneur pro
Desparbds, le destitua en
Mais les commissaires civils
conséquen
acquirent sans doute depuis
preuve que les inculpations faitesà Montbrun étoient
destituées
fondement', ou gu'il avoit é:6 égars par des motifs
cuse dans des occurrences si dificiles,
dignes d'e
des postes de la plus
puisqu'ils lui confèr
grands importance, et qu'ils le flo
mèrent même commandant de la province de 1'Ouest
Polverelsur-tout
avoir
en 17
parut
en lui l plus grande confiance
Quant à Desparbès, il s'écria, dit-on, en
) suis bon Français, bon
s'embarquant : (
Améicain, et je suis bien aise
> retourner en France pour rendre compte de l'état
> de la colonie (3, >. Il fat aussi décrété d'accusation déplora
Convention nationale; mais, plus heureux qre Planchel.nde Par
beaucoup plus foible, il implora le témoignage des comm
saires de l'assemblée coloniale contre les commi saires civ
qu'i's regardoient comme leur ennemi cominun 1 et il
ainsi à êire acquitié par le tribunai révolusionnaire
pary
(1).
1 Moniteur de Saint-Domingue, du 2 oc:obre
1792.
2 Lettre de Sonthonax à Palverel, du 4 novembre
verel à Dslassalle, du 30
1792. Autre de 1
janvier 1793. Autre du même a lamunicipalit
Port-au.Prince, du 2 février. Autre du même à Montbrun 9 du 3 fév
3 Moniteur de Saint-Domingne, du 22 octobre
17:2,
4Lerre de Dasparb3s aux commissaires de l'assemblée coloniale, du
juni79. Débats dans Paffaire des colonies, tome VI, page 125,
verel à Dslassalle, du 30
1792. Autre de 1
janvier 1793. Autre du même a lamunicipalit
Port-au.Prince, du 2 février. Autre du même à Montbrun 9 du 3 fév
3 Moniteur de Saint-Domingne, du 22 octobre
17:2,
4Lerre de Dasparb3s aux commissaires de l'assemblée coloniale, du
juni79. Débats dans Paffaire des colonies, tome VI, page 125, --- Page 203 ---
(195-)
suscitées par le club du S. XXX,
el fot le résuliat des agitations
octabre 1792. Rien Du gouverdans les joarnées des 17, 13 ct 19
été les instiga- nementproles commisaites civils en aient
visoiredeRononce que
Vernenil (), qui s'est glorifié alors de chambeau,
s, comme Ta dit
dcs commissaires civils,
avoit prisc. La condaite
part qu'ity embatrassante oi ils S2 tronvoient, ne fut
la situstion
l'opinion personnelle qu'ils
sans doute toujours dirigée par
la force des cirjent des hommes ct des choses, mais par deux inaux le
Hances, qui les obligérent de choisir entre
ns mauvaie. Quoiqu'ils ne connussent encore qu'imparfaides démarches du club et de la coment les instigateurs l'amour de la liberté avoit sans doute
e, dans lesquelles
il étoit dificile qu'ils ne vissent pas
ainé de bons citoyens,
coloniale, dont
dansles chefs du côté Ouest de l'assembiée
eurss'étoient mis très en avant, des factieux qui vouloient
de la mééfaire de toutes les aatoriits qui provencient
mais ils dûrent s'appercevoir aussi qu'il étoit impossible
ole; la colonie à la France en sc rangeant d'un parti qui
onserver
des costrexdolauiounsires et
si décijément dirigé par
d'ailleurs
Les commissaires civils comptoient
royalistes.
avoient amenécs
coup sur le patriotisme des troupes qu'ils
des cclons
France. Ils comptoient triompher de Yopinion
les succès qu'ils atiendoient des opéracs cux-mêmcs par
ils se propomilitaires contre les insurgés, auxquelles
activité dans toutes les parties
de donner une grande
les diriger, au goucolonie. Ils venoient d'appeler, pour
Débars dans l'affaire des colonics, tome IV, 3 Pag. 204 ct 205, Prosion des commissaires civils, du 27 octobre.
N 2
es qu'ils
des cclons
France. Ils comptoient triompher de Yopinion
les succès qu'ils atiendoient des opéracs cux-mêmcs par
ils se propomilitaires contre les insurgés, auxquelles
activité dans toutes les parties
de donner une grande
les diriger, au goucolonie. Ils venoient d'appeler, pour
Débars dans l'affaire des colonics, tome IV, 3 Pag. 204 ct 205, Prosion des commissaires civils, du 27 octobre.
N 2 --- Page 204 ---
( 196 )
vernement provisoire de Saint - Domingue, le jeune Vime
Rochambeau, , que Ia métropole avoit envoyé à la Martinic
comme gouverneur-général des iles du Vent, mais que I
cien gouverneur Behague avoit repoussé de cette ile
avoir proclamé la contre-révolution
aprè
(1). Rochambeau at
ramené à Saint-Domingue la petite divisioa qu'on lui avoit c
fiée, et les dix-huit cents hommes qui y étcient embarqués
Malheureusement sa nomination priva la colonie d'un offi
de mérite, le commandant du Nord, d'Hinisdal,
qui
qu'on lui avoit fait un passe- droit, et qui prétendoit d'aill
avoir à se plaindre de Rochambeau. Il persista à donner
démission, quelques représentations; > quelques instances m
que lui fit Sonthonax (3).
On a beaucoup contesté aux commissaires civils, dans di
écrits et dans les débats (4), le droit qu'ils s'étoient attr
de destituer Desparbès, et de choisir celui qui devoit le r
placer. Ony a représenté Rochambeau comme un homme
1 Mémoire sur les causes des troubles et des désastres de Saint-Dc
guc, par J. Raimond, page 44. Coup-d'ail impartial sur Saint-Domi
par Polverel fils, page 31. Annonce des preuves et explications
toyen Desparbès se propose de fournir, page 4.
que
2 Moniteur de Saint- Domingue, du 26 octobre 1792.
3 Proclamation des commissaires civils du novembre 1792, Lett
commissaires civils à d'Hinisdal, des 23 et31 octobre 1792. Autre de
thonax à Polverel, du 3 novembre. Lettre de Sonthonax à Polvere
4 novembre. Mémoire préscaté à la Nation par Verneuil 1
9 s
3) et 40.
pag.
4 Débats dans l'affaire des colonics,tome V, page 40; 5
124 ct suivantes. Voyez aussi les réflexions de Page sur tomeVI,pa la déportati
citoyens Verneuil, Baillio, ctc. page 4.
et31 octobre 1792. Autre de
thonax à Polverel, du 3 novembre. Lettre de Sonthonax à Polvere
4 novembre. Mémoire préscaté à la Nation par Verneuil 1
9 s
3) et 40.
pag.
4 Débats dans l'affaire des colonics,tome V, page 40; 5
124 ct suivantes. Voyez aussi les réflexions de Page sur tomeVI,pa la déportati
citoyens Verneuil, Baillio, ctc. page 4. --- Page 205 ---
(197)
réprouvé par l'ancien et par le nouveas
nset sans vertu,
de ces inculpations,
ime. Mais on n'a doané aucune preuve civils ayant été forona déja observé que les commissaires nationale après le 10 aout,
lement confirmés par PAssemblée
que les comdise croire investis des mêmes pouvoirs
voient
armées, quoiqu'ils
sa'res dc cette Assemblée envoyésauprèsdes cela seul que la grande
ussent pas le mème caractère, par
rendoit ces pouvoirs
volution qui eut lieu à cette épcque
dans les déparpessaires plus encore dans les colonics que
d'examiner
Il s'agit donc bien moins
hens du continent.
que l'usage qu'ils en
lle a été la limite de leurs pouvoirs
et son remdu gouverneur,
fait. Aussi T'embarquement
civils, bien loin
cement provisoire par les commissaires nationale ou par le
voir été condamnés par la Convention
obtinrentils leur
hseil exécutif provisoire de la République, et l'envoi d'un
l'accusation de Desparbès,
probation par
mois après. Les colons
re gouverneur en sa place quelques
dans
dans ce temps-la un sujet d'inculpation
trouvérent pas
le club approuva même (w)-
e mesure que
d'abord justifier le choix des commissaires
Rochambeau parut
du conscil exécutif provisoire, qui
ils :il avoit la confiance
à la Martinique (2).
hvoya peu après (comme gouverneur
n'avoient cessé
voit celle des troupes venues de France, qui et les circonsde l'inaction ou on les laissoit (3),
se plaindre
du novembre 1792, dans lc MoAdresse du club à E.ochambeau,
cur de Saint-Domingne, du 1 décembre.
de
du 10 janvier 1793.
2 Proclamation Rochambeau,
régiment aux
3 Adresse du sccond bataillon du quatt-vinge-auatrième 25 et 31 octobre
nmissaires civils, Monitcur de Sain-Doningse,dea N 3
de France, qui et les circonsde l'inaction ou on les laissoit (3),
se plaindre
du novembre 1792, dans lc MoAdresse du club à E.ochambeau,
cur de Saint-Domingne, du 1 décembre.
de
du 10 janvier 1793.
2 Proclamation Rochambeau,
régiment aux
3 Adresse du sccond bataillon du quatt-vinge-auatrième 25 et 31 octobre
nmissaires civils, Monitcur de Sain-Doningse,dea N 3 --- Page 206 ---
a -
(198 )
tances oi il prit le commandement étoient favorables
opérations militaires. Des témoins oculaires
pour
désunion s'étolt mise parn:i les noirs de la
assurent qu
province du No
depuis leurs faciles succès contre les blancs,
la
du commandlemert avoit
que jalo
sur-tout divisé Jean François et H
sou, qui avoient éié sur le point d'en venir
chambeau les chassa devant lui
aux mains.
tie de l'est de la
et delivra presque toute la
Frovince, celle qui est entre le Cape
Fort-Dauphin. Il reprit le bourg d'Ouanaminthe,
important, parce que c'est la clefdes frontières
poste
lesquelles lesinsurgés faisoient un
espagnoles
étoit
commerce interlope qui
trée-avantageuz. Mais la mauvaise santé du
résister aux
de
général ne
fatigues ce climat brilant. Il fat
tourner au
obligé de
Cap au bout de quelques jours, et ces
avantages n'eurent ancune suite, Le bourg
prem
même repris quelque temps après
les d'Onanaminthe
beaucoup de blancs
par
nègres, qui y tuè
(1).
3. XXXI,
Dès avant cette
Séparation
petite campagre, les commissaires C
descommis- avoient prcfité de l'espèce de calme qui suivit
saires civils.
l'embarquen
at a
1792. Mémoire présenté à la Nation, par Verneuil,
l'affaire des colonics, tome VI,P.: 230 ct 231.
page 11. Débats
I Débats dans l'affaire des colonies, tome VI,
philosopbique au commissaire
pag.
et 282, Ad
p. 3ret
civil, par le curé du Dondon > Dclah
suivantes. Lettre de Sonthonax à ses
bre 1792. Proclamacion de
collègues, des 4 ct 12no
patriotiques de
Rechambeau, du 5 décembre, dans les an
Saint-Domingue, du6 décembre.
et Ouanaminthe, par Rochar mbeau. Lettre de Polverel Expédicion sur Mariba
7 janvier 1793. Mémoire susdit de Verneuil,
à Sonthonax
mation de
pag. 11, 12 ct 15. Pr
Rochambeau, sans date. Annales parriotiques de
guc, des 3c novcmbre ct 6 décembre
Saint-Dor
17)2.
chambeau, du 5 décembre, dans les an
Saint-Domingue, du6 décembre.
et Ouanaminthe, par Rochar mbeau. Lettre de Polverel Expédicion sur Mariba
7 janvier 1793. Mémoire susdit de Verneuil,
à Sonthonax
mation de
pag. 11, 12 ct 15. Pr
Rochambeau, sans date. Annales parriotiques de
guc, des 3c novcmbre ct 6 décembre
Saint-Dor
17)2. --- Page 207 ---
199 )
sagens de Pan ien régime, pour exécuter le projet qu'ils
oient formé de se distribuer dans les trois provirces de la
plonic. Sonthonax resta dans le Nord, Polverel et Ailhaud alrent dans T'Ouest, d'oi Tun d'eux devoit passer dans le Sud.
cs commissaires civils étoient formellement autorisis, par leurs
structions, à se diviser ainsi, et il sC peut que les troubles
iis sabsistoient encore dans T'Ouest et le Sud, la dificulté des
pmmanications par terre de ces deux provinces avec le Nord,
pais l'insurrection des nègres, et l'égalité des sains que les
ommissaires devoientà toutesles partics de la colonie 2 leur aient
ite considrer cette mesure comme absolument indispensable (1).
ais elle n'en eut pas moins des suites funestes, sur-tout dans
province du Nord, et bientôt par contre-coup dans les deux
:tres. Il ne falloit pas moins que l'autorité réunie de la comission civile et du gouverneur pour mettre un frein aux moumens que les agitateurs élevcient sans cesse autour d'eux. Le
spect dà aux commissaires civils diminua b:aucoup lorsqu'on
S vit isolésj leurs mesures furent ou moins sages cu moins
propriéas aux circonstances, parce qu'au lieu d'être le résuld'une délibération commune, oil ce qu'il pouvoity avoir de
ectueux dansla manière de voir de chacun étoit contre-balancé
ar les réflexions des deux autres, leurs décisions, presque toupurs individuelles, portèrent l'empreinte particulière du caractère
e chacun d'eux. Eientôt Pelverel et Sonthonax furent partagés
ir des mesures générales qu'ils auroient dd concerter enmble et rendre uniformes pour toute la colonie. Sonthonax,
1 Proclamation des commissaires civils, dr 13ccrobre 1792. Arrêté desits commissaires, du 13 octobre. Dotssdau.tatiaedeme colenics,tome IV>
ge 186, ct suiv,
N 4
rent l'empreinte particulière du caractère
e chacun d'eux. Eientôt Pelverel et Sonthonax furent partagés
ir des mesures générales qu'ils auroient dd concerter enmble et rendre uniformes pour toute la colonie. Sonthonax,
1 Proclamation des commissaires civils, dr 13ccrobre 1792. Arrêté desits commissaires, du 13 octobre. Dotssdau.tatiaedeme colenics,tome IV>
ge 186, ct suiv,
N 4 --- Page 208 ---
(200 )
plus jeune, plus ardent, plus actif sans
enthousiasme qui
doute, entrainé par
révolution
persuadoit alors à tous les
ne devoit trouver
républicains que
et que presque tous les
aucun obstacle autour d'ell
succès, étoient
moyens qui pouvcient en assurer
par cela même
idée de T'étendue de
justifiés, avoit une
ses pouvoirs 3 il
plus gran
France avoit à redouter des
voyoit mieux ce que
nie, et la nécessitéd'y
agitateurs qui troubloient la Co
et puissantes. Polverel, Porter remede par des mesures prompi
raison, plus convaincu de plus âgé que lui, plus sage par cet
milieu même des
Ia nécessité d'observer les lois
révolutions
auroit tempéré l'extrême quisemblent en être l'interrègn
roit aussi
activité de son
saus doute appris de lui à collègue; mais ila
les règles ordinaires, dans le
ne pas trop compter S
lement
temps oul'autorité des lois est cg
suspendue, et par l'incertiude oul l'on
qui peuvent sub:ister encore,
est sur ccl)
érémemens,
2 et par l'entrainante
d
qui ne permet pas de
rapidité
ont prescrites. On avoit
suivre la direction qu'el
Il fut alors aisé
déja fait des efforts pour lcs diviser
d'y parvenir, etleur
(
manifesté dans des actes
dissentiment d'opinion
leurs
publics, et sur tout dans plusienrs
dération proclamations, dont ils
contribua beaucoup à affoiblir la cons
trop
avoient joni auparavant, et à fournir des
puissantes aux ennemis de la France
arm
S. XXXII.
Ce
(2).
Subvenzion
dissentimen: se manifesta sur-tqut
approuvés sitions. Dans Pétat
relativement aux imp
pars Sontho- éiolent
ordinaire, le petit nombre de celles
perçues dans la colosie ne
nax.
suffisoit pas pour en Pay
1 Coup-d'eil impartial sur
2 Réfexions de Lege sur) la Ssiar-Domfingne, par Polvercl fils,p.8.
page 4.
déportation des citoyens Vematl,Eails,e
dissentimen: se manifesta sur-tqut
approuvés sitions. Dans Pétat
relativement aux imp
pars Sontho- éiolent
ordinaire, le petit nombre de celles
perçues dans la colosie ne
nax.
suffisoit pas pour en Pay
1 Coup-d'eil impartial sur
2 Réfexions de Lege sur) la Ssiar-Domfingne, par Polvercl fils,p.8.
page 4.
déportation des citoyens Vematl,Eails,e --- Page 209 ---
(201 )
fournissoit lc surplus. L'inHpense: : c'étoit la métropole qui
les
étoit devenue bien plus forte encore 2 depuis que
isance
dans toutes les parties de la colonie, et surubles survenus
du Nord,
tlinsurrection des nègres dans la riche province
augmenté les dépenses, en diminuant
bient prodigieusement
coloniale convrit long-temps
Aque jour la recetté. L'assemblée
mais le
déficit par les traites qu'elle tira sur la mère-patrie;
ménagement qu'elle mit dans l'usage de cette ressource,
ude
de l'agiotage et de la malveillance, préInt aux manceuvres
discrédit, quoiqa'il ait touita ce papier dans le plus grand
par la mère-patrie. Tel étoit
hrs été acquitté religieusement
de faire face aux démbarras des finances et l'impossibilité
les
même pour la fourniture des hôpinses
plus urgentes,
Ax militaires et le prét des troupes, que cette assemblée,
arrêta la levée du quart des revenus 3
la fn de sa session,
devoit
titre d'emprunt forcé, sous le nom de subvention; on
principalement sur les denrées coloniales, à leur
percevoir Mais comme les hommes de couleur n'étoient pas
portation.
présentés dans l'assemblée, on observaqu'ils ne pouvoient pas
assujettis à cet impôt, et par cette raison-là même le
re
refusa de sanctionner T'arrêté qui en Oruverneur Desparbès
panoit la levée ()
Les besoins de la colonie, quis'étoient augmentés par P'arrivée
ême des troupes nouvellement venues de France, devinrent
plus en plus pressans, et la pénurie des caisses toujours plus
1 D(bats dans Pafaire des colonies, tome VI, P. 361. Proclamation
s commissaires civils, du 30 octobre 1792, dans le Moniteur de Saint- du
somingue du 31. Extrait des registres de la commission intermédiaire,
novembre.
levée ()
Les besoins de la colonie, quis'étoient augmentés par P'arrivée
ême des troupes nouvellement venues de France, devinrent
plus en plus pressans, et la pénurie des caisses toujours plus
1 D(bats dans Pafaire des colonies, tome VI, P. 361. Proclamation
s commissaires civils, du 30 octobre 1792, dans le Moniteur de Saint- du
somingue du 31. Extrait des registres de la commission intermédiaire,
novembre. --- Page 210 ---
(202 )
exfrême. La commision intermédiaire
pôis publics, qu'elle ft verser dans cut recours à lousles
suivont l'exemple
la caisse de la colonie,
blés colosiale dangereax guiluiavoit été donné par l'asse
(4). Les commissaires
ment des agens de l'ancien
civils, après l'embarq
des contributions
régime, invitérent les citoyen
ouvert dans chaque patriotiques, pour lesqueiles un registre
la part des
municipalivé (2). On soilicita des prèts
négocians les pius riches. On
cureurs testameniaines de vuider
demanda à des e
fonds qu'ils avoient
dans lescaisses
entre les mains. Plusieurs publiques
invizations dans un temps ou les
cédérent à
si redoutable F'animadversion dénsnciations du club rendoit
cilement que de sembl.bles populaire (0); mais on conçuit
elles achevèrent de fermer ressources durent p:oduire pe
dit public, et en
toutes les autres, en ruinantle Ci
répandant une
ces circonstances que la
inquictude générale, C'est da
d'accord avec Sonthonas,crut commission inermediaire, sans dou
la
pouvoir reproduire
subvention, en réformant les
P'amprunt
avoit trouvées dans le mode de principales défsctuosités qu'
que l'adionction qui lei avoit été l'imposition. faite
Elle parut croi
leur, faisoit cerser le défaut
de six homises de co
de
d'hommes à l'assemblée
représentation de cette clas
coloniale 3 et que Tirrégularité
1 Voyez ci-dessus le chapitre Il, 5. II,
2 Proclamation de Pelverel, Sonthonax
3 Lettre de Sonthonax
et Ailhaud, du 27 octobre
à
de Polverela
Polverel, des2 et 21 novembre
la commission Delassalle, des 1 et 6 janvicr 1793. Extrait des 17)2. Lettr
mingue, des 8, sntermédiaire, du 7 novembre 1792, Moniteur de registres
ven:bre.
9, 11 et 22 novembre. Annales
Saint-D
parriotiques, du 8 nç
, Sonthonax
3 Lettre de Sonthonax
et Ailhaud, du 27 octobre
à
de Polverela
Polverel, des2 et 21 novembre
la commission Delassalle, des 1 et 6 janvicr 1793. Extrait des 17)2. Lettr
mingue, des 8, sntermédiaire, du 7 novembre 1792, Moniteur de registres
ven:bre.
9, 11 et 22 novembre. Annales
Saint-D
parriotiques, du 8 nç --- Page 211 ---
(203 )
nomination par les commissaires civils étoit suffisamir
ament couverte par la nécessité des circonstances, ctparle
nsentement tacite des hommes de couleur, qui, au milicude
htd'orages, n'avoient pas fait entendre une seule réclaman contre ce mode de nomination ().
Ces considérations parurent éga'ement décisives all général
chambeau, qui sanctioana Parrêté, en sa qualité de gouverur provisoire, et à Sonthonax, , qui en ordonna Pexécution.
1 a prétendu dans les débats, sans en donner de preuve > que
cquiescement de Rochan.beau avoit été acheté par la corpticn. On a seulement allégué une déclaration du gouverneur
csparbes, suivant laquelle on lui avoit offert, pour obtenie
tte sanction de Vimpôt, 65,000 liv.; mais cctte déclaration
Le fait
vouloit y faire
a pas été non plus rapportce.
qu'on
étoit même impossible, prisque ce goutester par Desparbés
France trols semaines avant Farerneur étoit embarqué pour
té de la commiesion intermédiaire rendu sur cet cbjet. Enfin
n'est pas croyable d'apres la dissention très-vive que VimBt excita entre Polverel ct Sonthonax, qu'on eut pu songer
l'établiz tait que lc premier étoit au Cap (2).
$. XXXIIL.
Polverel, sévèrement attaché aux principes, et probablement Improbation
issi mécontent de n'avoir point été consulté comme il aureit de Tolvercl.
ai l'être pour une mesure de cette importance, défendit la per1 Arrêto de la commission incermédiaire du7 novembre 1792. Moniteur
€ Sainc-i Doninguc, des 24, 25 et 28 novembre.
2Dibars dans l'afaire des colonies, tomc V, pag. 346, ct tome VI,
ag-40 ct 6r. No.2, Examen de la cenduie de Polvercl, Sonthonax
ilhaud, FAge29.
é comme il aureit de Tolvercl.
ai l'être pour une mesure de cette importance, défendit la per1 Arrêto de la commission incermédiaire du7 novembre 1792. Moniteur
€ Sainc-i Doninguc, des 24, 25 et 28 novembre.
2Dibars dans l'afaire des colonies, tomc V, pag. 346, ct tome VI,
ag-40 ct 6r. No.2, Examen de la cenduie de Polvercl, Sonthonax
ilhaud, FAge29. --- Page 212 ---
(204 )
ception de la subvention dans la province de l'Ouest. Il
noit, en s'appuyant sur les vrais principes,
sout
coloniale elie-même n'auroit
qu'une assenbl
pas le droit de mettre des
sur-tout lorsqu'ils avoient pour objet les
impôt
ressoient si essentiellement le
exportations qui int
commerce de la
en concluoit bien plus positivement
métropole ;
médiaire, qui n'avoit
que la commission inte
que des pouvoirs aministratils et
gers, avoit bien moins encore un
pass
Sonthonax lui
pareil droit. Inuiileme
représenta l'urgence des besoins. Polverel
trouver de quci faire face à tout dans
cspé
dans le versement futur des dons
une sage économic 2
tenu la
patriotiques, , dont il avoit o
promesse par un grand nombre de
Cette difficulté fut
paroisses de l'Ouer
d'une
pour les deux commissaires civils l'obj
correspondance qui ne fut pas exempte
malgré le dévouement de tous
d'aigreurs, et.
jalousie du
deux à la cause de la liberté,
l'ardeur
pouvoir se montra plus d'une fois au
de l'un pourle triomphe de la
milieu
chement de l'autre
révolution, et de l'att
aux principes du droit public (1).
Les arrêtés de la commission intermédiaire
furent depuis approuvés
la
pour la subventic
par Convention
donna Ia perception de cet
nationale > qui o
impôt dans toute la colonie (e
I Lettres de Polverel à Sonshonax, des
ctT janvicr 1793. Lettre de
14, 16, 23 et 27 décembre 17
Letire de Sonthonax à
Delpech, à Sonthonax, du 29 décembre 179
vembre ct 24 décembre, Polverel, Lettre des 29 octabre, 12, 18, 21 et 29 I
vier 1793. Débats dans l'affaire des de Deipech à Sonthonax, des 2 et Bja
aussi l'adresse de la commission colonics, tome II, pag.78, etc. Vey
des Saint-Dommingue, du 24 décembre intermédiaire Polverel, dansle Monite
1gjanvier 173, dans celui du
1792, et l'arrêté de Sonthonax
2 Décret du 6 mars 1793. Débats 20 janvier.
Fag-74, 9os tome
dans l'affaire des Colonics, tome Y
VI,Fage 55, et tome IX, page 122,
aussi l'adresse de la commission colonics, tome II, pag.78, etc. Vey
des Saint-Dommingue, du 24 décembre intermédiaire Polverel, dansle Monite
1gjanvier 173, dans celui du
1792, et l'arrêté de Sonthonax
2 Décret du 6 mars 1793. Débats 20 janvier.
Fag-74, 9os tome
dans l'affaire des Colonics, tome Y
VI,Fage 55, et tome IX, page 122, --- Page 213 ---
2051 )
beaucoup trop tard à Saint. - Dominsla nouvelle en arriva
même dans le
Le refus de Polverel en paralysa la levée,
fournit une arme puisbrd,soit parce que son improbation
te à la malveillance et à la tiédeur a soit parce qu'elle en
dit la perception à peu près impossible dans cette province,
devant porter sur les denrées qu'on voituroit de toutes
hpôt
colonie
êtte embarquées au Cap, qui
parties de la
pour
du commerce avec la métropole.
it le principal entrepôt
de cette tentative, dont le succès eit pu préavortement
de la force à P'adminishir beaucoup de" maux, en donnant
tion, la fit chanceler de plus en plus. Il fournit de noulles armes aux ennemis des commissaires civils, qui crurent
ir entre eux la même division qui régnoit depuis si longnps parmi les blancs de la colonie (1).
à renaitre au Cap, après le
Les troubles ne tardèrent pas
S. XXXIV.
de Polverel et Ailhaud. Ils étoient suscités par les agi- Assassinats
part
de toute l'autorité, et les crimes ne leur et autres at.
eurs pour s'emparer
leur but. Ces hommes si ardens tentats au
itoient rien pour parvenir à
Cap,
and il étoit question d'exciter des mouvemens populaires,
bient de glace quand il s'agissoit d'aller combattre l'ennemi.
s'étoient plaints de l'inaction de Blanchelande etdeDesparbes;
n'avoient cessé de solliciter une sortie générale contre lea
irs. Le club du Cap, qui avoit rouvert ses séances, prit de
ins arrêtés pour sortir en masse (2). Tout le monde restoit
il
de l'exécution (3). Le club
ns ses foyers, quand s'agissoit
1 Lettres de Delpech à Sonthonax, des 2 et 8 janvier 1793.
e Moniteur de Saint-Domingue des 30 octobre et 10 novembre 1792
8 Ibid., du 24 novembre.
solliciter une sortie générale contre lea
irs. Le club du Cap, qui avoit rouvert ses séances, prit de
ins arrêtés pour sortir en masse (2). Tout le monde restoit
il
de l'exécution (3). Le club
ns ses foyers, quand s'agissoit
1 Lettres de Delpech à Sonthonax, des 2 et 8 janvier 1793.
e Moniteur de Saint-Domingue des 30 octobre et 10 novembre 1792
8 Ibid., du 24 novembre. --- Page 214 ---
(206 )
poussa la démence jusqu'a demander à ja
des cafés, des cabarets ct des
manicipalité. la ciot
guerre contre les noirs, La boutiques, tant que dureroit
ture des licux
mumnicipalité, en oidonnant la c!
publics, n'osa pas mème
cc qui conceinoit celle
rejeter la pétition
desboutiques. Elle renvoya
demande à Ja commission
cctte abeur
fournissoit
intermédiaire (0s cependant on
pas même le nombre d'hommes
les postes les plus imporians. Les
sufisant pour gar
inviter les petits blancs à rester motionnaires du club osoic
propriéiaires devoient
chez eux, sous prétexte que
seuls supporter les frais
qui avoit pour objet la défense de leurs
d'une guci
tions produisirent un tel cfei,
proptidtés. Ces m
cèrent
que les habitans du
hautement à leurs commandans
Cap anrio
entiérement le service des
qu'ils abandonneroid
postes, si on ne
poursuites dont ils sc plignoient
suspendoit pas
loyers. La
pour le pai ment de ler
municipalité et la commission
reRt enscmble à Sonthonar
intermédizire écri
des tribunaux,
pour lui demander aussi la c'ôtu
qu'il se garda bien de prononcer (2).
Ces misérables
contre les nègres déclamateuns, qui ne vonloient pas marcl
ils éloient
armés, trouvoient beau de les assassiner qua
des
prisonniers, et de commeitre des
vicillards incapables de touie
violerces cont
résistance.
envoyé au Cap, dans le cours de sa
Rochambeas ave
campagne, douze
niera, Parmi lesquels se trouvoient deux
priso
qui l'on pouvoit attendre dcs
déserteurs blancs, 9
renscignemens sur les causes
1 Lettre de la municipalité du Cap au club,
niteur de Saint
2 du novembre 1792. M
tiques de
Domingue , des 8 novembre et. 5 décembre. Annales
Saiat-Domingue, du 8 nevembre.
patri
2 Moniteur de Saint-Domingue, des 221 novembre
et 2 décembre 17)24
quels se trouvoient deux
priso
qui l'on pouvoit attendre dcs
déserteurs blancs, 9
renscignemens sur les causes
1 Lettre de la municipalité du Cap au club,
niteur de Saint
2 du novembre 1792. M
tiques de
Domingue , des 8 novembre et. 5 décembre. Annales
Saiat-Domingue, du 8 nevembre.
patri
2 Moniteur de Saint-Domingue, des 221 novembre
et 2 décembre 17)24 --- Page 215 ---
( - d 207 )
de cette terrib'e guerre. Sonthonax, après les
Pris moteurs
les donzc prisoaniers à la
interogés,ordonni de conduire
s'étoit
Tous fncent massacrés par un attroupement qui
e.
de briler un drapeau royaliste
ce jour-l, soes prétexte
déposé plus de deux ans
pompons blancs de Saint-Marc,
de
à Vassemblée du Nord, après la catastrophe
ravant duit. Ni le procureur de la commune 2 Larchevesqucdefomenterdes mouvepaud,i bouillant lersquils'agissoit
démarche
ni la municipatité, ne firent aucune
popalaives, crime atroce, ou pour en arrêter les auteurs
empécher ce
des lois. Sonthonax, seul, fit des
S livrer à Ia vergeance
et faire punir leurs
ts inutites pour sauver les prisonniers,
sins (1).
mène temps une antre division de l'attrompement
ans le
le même qui avoit imprimé -
uite par Verneuil et Baillio,
la ville, entroit
te de proscription faite au club, parcouroit étoient inscrits.
les maisons pour y rechercher ceux quiy
s'étoient enfuis du Cap aux premiers symptôhue tous
allèrent porter dans d'astres
de ce mouvement, et plusieurs
doni i's étoient péréEs de ia colonie, avec le ressentiment ranimer les haines qui
des principes de soalèvement, 0ll
déjaà s'y amortir. On ne trouva guires qu'ua
nençoient
nommé Massot, qui étoit caard plis quc septuagénaire, Pon accusoit d'incivisme 3 on ignore
he de port, et que
on le conduit sur un des
uel fondement. Oas'en empare;
à ses collegues, des 8 novembre ct 23 décembre
ettres de Sonthonax
du 15 novembre. Lettre de Sonthonax
Moniteur de Saint-Domingue Autreà la commissiou intermédiaire, du
aire du Cap, du 14 novembre. des colonies, tome V, page 165.
dic. Deoats dans Vaffaire
c septuagénaire, Pon accusoit d'incivisme 3 on ignore
he de port, et que
on le conduit sur un des
uel fondement. Oas'en empare;
à ses collegues, des 8 novembre ct 23 décembre
ettres de Sonthonax
du 15 novembre. Lettre de Sonthonax
Moniteur de Saint-Domingue Autreà la commissiou intermédiaire, du
aire du Cap, du 14 novembre. des colonies, tome V, page 165.
dic. Deoats dans Vaffaire --- Page 216 ---
(208 )
bâtimens de la station, 3 et des émissaires du club
y ordor
son départ pour France (1).
Ces attentats des clubs à la sireté individuelle s'étoient
manifestés d'une manière alarmante dans d'autres
parties
province du Nord, et particulièrement au fort Dauphin
Ceux qui venoient de se commettre au Cap étoient bien
s. XXXV. criminels. Sonthonax en témoigna la plus vive
Proclamachercha à la faire partager à tous les
indignatio
tion de Son- clamation du
citoyens, dans une
thonax,
lendemain, oi il ordonnoit à la sénécha
de poursuivre les
coupables 2 et dont l'énergie lui
les éloges de son collègue Polverel. Il
pre
y déclare qne les
gateurs de l'insurrection des nègres peuvent seuls être inté
à prévenir les dépositions de leurs
agens > par des assas:
quijusqu'alors n'avoient souillé que Ze camp des brig
Ily montre que les fureurs des factieux sont plus redout
que les menées de quelques aristocrates
ceux dont la sévérité des
de la
> restes impus
organes
loi a
la calon
(
Au nom de la
purgé
patrie 3 leur dit-il, au nom de vos
> intérêts, réunissez - vous autour de la
Pr
loi; que
> des fonctionnaires pablics
T'exp
suspects soitlégalement
> que les simples citoyens, les hommes
prono
>
paisibles qui ne
vent aucun compte au pcuple de leurs
> qu'ils ne sont revêtus d'aucune
opinions 3
magistrature 5 que cet
>> vivent sous la sauve-garde de la foi
publique 5 que
1 Lettre de Sonthonax à Polverel, du 23 décembre 1792. Monit
S. int-temingue, du 15 novembre, Débats dans Paffaire des colonies
IV, Fige 224 ct suivantes.
2 Extrait des registres de la commission intermédiaire, du 6 nov
1792. Moniteur dc Salat-Domingue, ces 7 Ct 21 novembre,
22 SU
3
magistrature 5 que cet
>> vivent sous la sauve-garde de la foi
publique 5 que
1 Lettre de Sonthonax à Polverel, du 23 décembre 1792. Monit
S. int-temingue, du 15 novembre, Débats dans Paffaire des colonies
IV, Fige 224 ct suivantes.
2 Extrait des registres de la commission intermédiaire, du 6 nov
1792. Moniteur dc Salat-Domingue, ces 7 Ct 21 novembre,
22 SU --- Page 217 ---
I 2 209 )
soient respectées, je m'immolerai,
adreté, leurs propriétés
s'il le faut, pour les protéger (1
d'ordonner à la sénéchaussée
Sonthonax ne se contenta pas
les auteurs du
de poursuivre
Cap par cette proclamation
des autres excès commis
curtre des douze prisonniers 2 et
de réintéil chargea la municipalité
ns la même journée ;
l'exécution rigouMassot dans son domicile; il prescrivit
cr
concernant les sociérés
use de la loi du 9 octobre 1791,
des
ordonnant la radiation du tableau civique
ppulaires, en
seroient permis d'apporter obsficiers de ces sociétés qui se
ou de
d'un acte émané des autorités 1égales,
le à Texécution
fonctionnaires publics ou des ciander devant elles des
yens (e).
néanmoins la considération dont jouiszoient alors
Telle étoit
sur 6. XXXVI.
par Téclat qu'avoient répandu
s
associations politiques
la révolution dans Arretédelt
les services qu'elles avoient rendus à
commision
es
Sonthonax ne crut pas pouvoir négliger la incermédiaimétropole 1 que
été faite
le club et par la mu- re sur la liste
nonciation qui lui avoit
par
de prosctip
du Cap. Les commissaires civils s'étoient plusieurs tion.
cipalité d'une manière plus ou moins directe au voeu maS opposés
Sonthonax lui-même
festé dans cette liste de proscription.
atoit déclaré, dans une lettre écrite au club quelque temps
de Sonthonax, du 15 novembre 1792. Autres de RochamProclamation
intermédiaire, dans le Moniteur de Saint-Dominau et de la commission
C, du 17 novembre.
Voyez aussi la lettre de
2 Proclaration susdite, du 15 novembre 1792. Moniteur de Saint Dominguc,
nthonax au club, du 31 octobre, dans le
16 novembre.
Rapport de Garran-Coulon, Tome III.
cription.
atoit déclaré, dans une lettre écrite au club quelque temps
de Sonthonax, du 15 novembre 1792. Autres de RochamProclamation
intermédiaire, dans le Moniteur de Saint-Dominau et de la commission
C, du 17 novembre.
Voyez aussi la lettre de
2 Proclaration susdite, du 15 novembre 1792. Moniteur de Saint Dominguc,
nthonax au club, du 31 octobre, dans le
16 novembre.
Rapport de Garran-Coulon, Tome III. --- Page 218 ---
(210)
s'efforcer de le ramener, s'il étoit possible 3
paravant, , pour
aucune puissance humaine 1
l'amour de Tordre, - ( que jamais
à embarquer sans preut
forcer un commissitecivil
> pourroit
le seul fondement de la différenc
paisible, sur
sa d
7 un citoyen
en quelque sorte
des opinions (4) D. Pour régulariser article
3 que
il ordonna, par un
particulier
cision à cet égard,
de la commission inte
trois jours : e e les membres
( dans
provisoires del la colonic
en
de représentans
>>
médiaire, qualité
la
de savoir sil
tenus de s'expliquer sur question
> seroient
inscrits sur une liste de proscripti
publics
> Fuonctionnaires
de la commune du Cap avoient per
> publiée sous le nom
la confiance publique (2). >
Polverel eut rais
C'étoit la sans doute une foiblesse que
fut la suite (
ainsi que la décision qui en
de désapprouver,
sur l'embarras de sa P'
Sonthonax a cru pouvoir la justifier de presque tous ceux 9
sition, et sur l'absence volontaire Le résultat n'étoit pas diffici
étoient inscrits sur la liste (4).
étoit dominée par
La commission intermédiaire
avi
à prévoir.
l'assemblée coloniale
six membres du côté ouest que
du club; ils voyoic
nommés, et qui tous étoient membres du parti contraire 2
tous les hommes
sur la liste presque
du côté est de l'assembl
notamment plusieurs des députés
tome ITI pag. 7 1 8 et 15,to
dans P'affaire des colonies,
société des amis de
1 Débats
etc. Lettre de Sonthonax à la
IV, , pag. 208 s 228 du 31 octobre 1792. Annales patriotiques de Sai
Convention nationale ,
Baillio, du 1 novembre.
Domingue, par
2 Ibid.
du 14 décembre 1792.
3 Lettre de Polverel à Sonthonax,
à Polverel, du 24 décembre 1792.
4 Lettre de Sonthonax --- Page 219 ---
(2x1) )
de cette assemblée et de celle
loniale. Malgré les arrêtés
inviolables
Saint-Marc, qui déclaroient tous ses membres
avoit tant fuit valoir dans
bur leurs opinions, arrètés qu'on celle de Borel, et dans
dans
faire des quatre-vinet-cinq,
les fonctionnaires puelques autres, ils déclarèrent C que effectivement perdu
sur la liste avoient
blics. . V inscrits
la manière
mérité de perdre la confiance publique 2 par
ou
les uns, leurs fonctions militaires >
dont ils avoient rempli,
celles de députés
jadiciaires et administratives; les autres ,
pardes
sciemment
à Passemblée coloniule, en y perpétuant
étoient
combinees les maux de la colonic, qu'ils
manceuvres
chargés de défendre >
formellement de cette proscription que le comOn n'excepta
une espèce de
issaire ordonnateur Pouget, en prononçant
(Chaucontre l'intendant Proisy, et un autre comptable
rsis
de leurs comptes.
celles de députés
jadiciaires et administratives; les autres ,
pardes
sciemment
à Passemblée coloniule, en y perpétuant
étoient
combinees les maux de la colonic, qu'ils
manceuvres
chargés de défendre >
formellement de cette proscription que le comOn n'excepta
une espèce de
issaire ordonnateur Pouget, en prononçant
(Chaucontre l'intendant Proisy, et un autre comptable
rsis
de leurs comptes. 11 est remarpnt), jusqu'à T'appurement
ont toujours
les accusateurs de Sonthonax, qui
able que
la conduite de leur
versé sur leurs ennemis tout ce que
de déclamer
pouvoit offrir d'odieux, n'ont cessé
opre parti
et de la reprocher au commisntre la radiation de Pouget,
avoit été promoncée
ire civil, quoiqu'ils sussent bien qu'elle
meilleurs amis
leurs
intermédiaire > que
ar la commission
commission vota, par le même
rigeoient alers (2). Cette
du Cap, à raison
des remerciemens ( à la commune
te,
avoit fait succéder à la foiblesse avec
de T'énergie qu'elle
intermédiaire, du 18 novembre 1792. Moni1 Arrêté de la commission
ur de Saint- Domingue 3 du 19 novembre. page 8. à la Nation par Verneuil contre Sonthonax,
2 Mémoire présenté colonies, tome IV, page 218 7 ct tome V, P. 172. Ebats dans l'affaire des
--- Page 220 ---
(2 212 )
> laquelle elle avoit suivi autrefois
> dénonçoit si
l'impulsion de ceux qu'
justement comme les auteurs des
> de Saint - Domingue ). Elle invita,
m
missaires civils à
au surplas, les Cr
prendre Contre les dénonces
> sures qu'ils jugeroiene
etaures les
>
convenables, pour les mettre d
l'impuissance de retarder plus
le
D
de la tranquillité
long-temps rétabirsom
générale de la colonie (). >
Leclub, dent l'ambition cherchoit
6.XXXVII,
toujours à essurer am
che'pir un feint respect pour les lois,
Décision de avoit couvert
après les avoir violé
Sonthonax. d'applaudistemens la proclamation de
sur les attentats du 14 norembre. II
Sontho
chez ce commissaire civil
se transpo:ta en ma
aux lois
pourliprotester de sa soummiss
sur les socictés populaires, gu'il avoit
sa proclamation. Il lui déclara
rappcides d
acie, dicté
que, loin de trouver dans
( par l'amour de l'ordre, une atteinte
A son existence, il le regardoit,
portée I
au contraire,
b ladium de son
comme le P
institutien )). Mais il invita en mêue
le commirsaire civil, au nom de la
ten
loir bien donner
patrie en danger, de vi
V
suite à la dénonciation faite au nom de
commune du Cap, en lui annonçant des
conure-sérolutionaires venoient de faire outrages que
dans la ville de
éprouver à Polve
Saint-Marc; il dépeignit avec force
tude que le séjour des dénoncés dans la
lingu
causer au peuple (2).
ita en mêue
le commirsaire civil, au nom de la
ten
loir bien donner
patrie en danger, de vi
V
suite à la dénonciation faite au nom de
commune du Cap, en lui annonçant des
conure-sérolutionaires venoient de faire outrages que
dans la ville de
éprouver à Polve
Saint-Marc; il dépeignit avec force
tude que le séjour des dénoncés dans la
lingu
causer au peuple (2). colonie ne cessoit
Sonihonax, qui n'avoit pas attendu l'aseassinat des
dou
Extrait des registres de la commission intermédiaire,
1792. Moniteur de
du 18 ncvem
Saint-Domingue, 3 du 19 novembre. 2 Moniteur de Saint-Domingue, du 19 novembre
1792. --- Page 221 ---
(213)
sonniers
mal présumer des meneurs du club (1), fat
pour
anmoins touché de sa démarche ; ii y connoissoit guelques
étoient prèts à tout sicrifer au succès de
ais patrictes qui
révolution 3 il crut qu'ils auroient enfn le dessus dans cette
ciété,a laquelle il fit le meilleur accueil. ( Déja, leur dit-il,
les ennemis du bien public tiroient avantage de votre silence
pour vous peindre comme des factieux, , infracteurs des lois,
et viclateurs de tous les principes. Vose démarche va les
anéantir; comme votre frère et votre ami,j'ai pris votre
difenses ; comme magistrat, je protégerai vos drolis; ils sont
garantis par la constitution. Ne craignez pas que le délégué
de la nation frangaise y porte jamais atieinte (2).D
Sonthonax étoit néanmoins si criLa position oi se trouvoit
quc, qu'ii ciût montrer quelque courage en n'admettant pa3
liste de proscription dans son entier. Il déciara d'abord que
vivoient paisiblement éloignés de
les simples citoyens, qui
ne pouvoient être troutoute intri igue coste-ivolationsire,
blés dans l'exercice des droits sociaux > ou poursuivis par les
autoriiés censtiluces, que d'uprès des faits fondés sur des
preuves Ligales ). Il mit en conséquence sous la sauve-garde
ela loi ceux qui résidoient dans la province da Nord, inviant les municipalités à surveiller leur conduite. I dénonga à,
Polverel, pour être poursuivis comme criminels de ièse-nation,
euxquifaisoient des rassemblemens dansia province de TOcest;
Voyez sa lettre à Polverel, du 4 nqvembre 17j2.
2 Proclamation de Sonthonax, du 20 novembre 1792. Monireur de SaintDomingue, du 19 novembre. Lettre de Sonthonax au club, du 16 novempre. Pièces justificatives du mémoire susdit de Verneuil, n?, 4, pag. 37
Débats dans l'aitaire des colonics, toine IV, pag. 232 ct suiv.
O 3
semblemens dansia province de TOcest;
Voyez sa lettre à Polverel, du 4 nqvembre 17j2.
2 Proclamation de Sonthonax, du 20 novembre 1792. Monireur de SaintDomingue, du 19 novembre. Lettre de Sonthonax au club, du 16 novempre. Pièces justificatives du mémoire susdit de Verneuil, n?, 4, pag. 37
Débats dans l'aitaire des colonics, toine IV, pag. 232 ct suiv.
O 3 --- Page 222 ---
(214)
il rappela T'inviolabilité dont
nions les membres
avoient de jouir pour leurs
de l'assemblée
op
de leurs emplois les
coloniale; mais il destit
fonctionnaires publics
avec injoncrion de
inscrits sur la lisi
s'abseneer de la
responsables des troubles
colonie, sous peine d'êt
que leur présence
éxempta néanmoins de cet
occasionneroit.
age, le capitaine du
ostracisme, à cause de son gra
sion (1).
port, Massot, qui avoit donaé sa démi
Une telle condercendance n'étoit
factieux. Pas un témoin
pas propre à intimider 1
sinat des douze
ne se trouva pour déposer sur l'assa
prisonniers, commis si
du jour, ni sur la violation du
publiquement au milic
domicile et de la sûreté
citoyens (2). Le club envoya
d
mission
une. députation féliciter la con
intermédiaire sur le voen qu'elle avoit
Il ne se contenta pas de dire
porté à Sonthona
bloit excuser
que l'indignation publique set
Tirrégularité de la démarche relative à
mais,n passant sous silence
Masso
il osa
l'assassinat des douze
ajouter, Par la plus vile
prisonnier
D Cap, exercé depuis
adslation, que G le peuple
trois ans d
>> gui ne savoit pas
lindulgence 3 ce peuple
répandre le
>
sang , s'étoit contenté
barquer un seul des
d'em
> ne lui fàt fait la dénoncés, et avoit empéché même qu
club edt voula
plus légère injure >. Enfin 3 comme si
qu'on ne pdt se méprendre sur
auteurs de toutes ces
les véritabl
agitations, il vota des remerciemens
pa
I Arrêtés des 21 et 22 novembre
22 et 23 novembre. Débats dans 1792. Moniteur de Sain-Domingue , d
l'affaire des colonies,
2 Débats dans P'affaire des colonies,
tome tI, pag.
pag. 204, et tomc V,
, tome II, pag. 205 ct 285, tome II
décembre
pag. 171. Lettre de Sonthonax à
17y2.
Polverel, du
abl
agitations, il vota des remerciemens
pa
I Arrêtés des 21 et 22 novembre
22 et 23 novembre. Débats dans 1792. Moniteur de Sain-Domingue , d
l'affaire des colonies,
2 Débats dans P'affaire des colonies,
tome tI, pag.
pag. 204, et tomc V,
, tome II, pag. 205 ct 285, tome II
décembre
pag. 171. Lettre de Sonthonax à
17y2.
Polverel, du --- Page 223 ---
(215 - )
qui se trouvoient dans
uliers à ceux des quatre-vingt-cinq
tous les
c'est-à-dire, à presque
commission intermédiaire, 9
avoit envoyés ; il les leur vota
ancs que l'assemblée coloniale y
constituanie avoit
écialement pour ces actes que l'Assemblée
justement improuvés en 1790.
soient rendues, y dit -il, à vous sur- tout
a Graces vous
confirmez la haute idée
qui, dans une carrière honorable,
la partie saine de la colonie a conçue de vous lorsque,
que
vos enfans, vos fortunes', vous
abandonnant vos femmes,
trahis
osâtes franchir les mers; 3 pour défendre nos intérêts >
hommes
dénoncés, et lorspar une partic de ces
aujourd'hui des aristocrates,
naguères encore, bravant les poignards
que
caractère de représentans du peuvous souteniez le grand
ple
audacieux ne fut pas le seul qui dissipa les S. XXXVIII.
Cet acte
avoit conçues sur le triomphe des Leclub veut
spérances que Sonthonax dans le club. Il ne fut bientôt plus disposer de
rais amis de la révolution
touteslesplale but ceux qui le dirigeoient ces.
bossible de se dissimuler que
toit de s'emparer de toutes les places 1 et de tous les pouvoirs
les ruines de l'autorité nationale (2). A peine le commissaire
ur
sur la liste de proscription de la comivil avoit-il prononcé
au club ( de s'intéresser pour
nune du Cap 3 qu'on proposa
de
qui
faire avoir à M. Monnier la place de capitaine
port,
la démission de M. Massot >. La
se trouvoit vacante par
du 21 novembre. Mémoire de Larche1 Moniteur de Saint-Domingue, 9
no, 2 des pièces jusciresque-Thibaud, adressé à la Couvention nationale,
ficatives.
2 Lettre de Sonthonax à Polverel, des 4 et 28 novembre 17)2.
) 4
nune du Cap 3 qu'on proposa
de
qui
faire avoir à M. Monnier la place de capitaine
port,
la démission de M. Massot >. La
se trouvoit vacante par
du 21 novembre. Mémoire de Larche1 Moniteur de Saint-Domingue, 9
no, 2 des pièces jusciresque-Thibaud, adressé à la Couvention nationale,
ficatives.
2 Lettre de Sonthonax à Polverel, des 4 et 28 novembre 17)2.
) 4 --- Page 224 ---
(216) )
motion ne fut rejetée
que
que Parce qu'un autre membre
Santo-Domingo > qui n'avoit d'autre
annor
société populaire
titre à l'estime de
que d'avoir conduit en France
vingt-cing sur le L.eopard (1), s'étoit
les quatr
place, et qu'il étoit méme
présenté pour avoir cet
Cette annonce furt
probable qu'il étoit nommé (:
reçue avec les plus vifs
Santo-Domingo s'étant trouvé dans
applaudisemens,
des séances de la commission
ce temps-là présent à l'e
plus"Batteur; ; il fut reçu membre intermédiaire 3 y reçut l'accueil
contre les réglemens (3).
du club par acclamati
Cette annonce étoit sans doute
pocr forcer la main au
une ruse politique imagine
néanmoins que le veeu du gouverneur club fit Rochambeau. Il ne crnt P
Sautet a la place de
une loi pour lui; il noma
grande fermentation capitaine du port. Ce choix causa la
au club; on
pli
Pas un domicile suffisant dans prétendit que Sautet n'avo
depuis dénoncé
la colonie. Verneuil,
I
comme Girondin (4),
qui
vacantes fussent annoncées dans
demanda que les place
mises au
les papiers publics
concours, et que les
pour êtr
tioa en ( appartenoit fussent autorités auxquelles la nomina
> personnes qui leur
invitées à fixer les choiss sur le
Le club enfin fit
seroient présentées par la
une adresse a Rochambeau,
commune >
proposa, a nom du peuple,
dans laquelle
Santo-Domingo 2 avec deux au
1 Voyez ci-dessus le chapitre V de la
2 Moniteur de
première partie, S5. 20 et 29.
3 Monitéur Saint-Domingue, du 23 novembre
de
1792.
aussi le mémoire pour Ssin-Domingue, lcs
des 17 et 18 novembre 1792.
3 ct 4citoyens Verneuil, Baillio jeune,
Voye
erc. > page
4 Mémoire pour les ciroyens
Veracuil, Baillio jeune, ctc., page 3.
1 Voyez ci-dessus le chapitre V de la
2 Moniteur de
première partie, S5. 20 et 29.
3 Monitéur Saint-Domingue, du 23 novembre
de
1792.
aussi le mémoire pour Ssin-Domingue, lcs
des 17 et 18 novembre 1792.
3 ct 4citoyens Verneuil, Baillio jeune,
Voye
erc. > page
4 Mémoire pour les ciroyens
Veracuil, Baillio jeune, ctc., page 3. --- Page 225 ---
(2 217 )
sujets. K La société des amis de la Convention nationale,
les
vous déclare, avec cette franchise
rent pé.itionnaires,
d'elie et de vous, que le peuple entier réclame contre
sne nomination. Sa voix s'est fait entendre, et sans doute
tte
d ses voeux celui qu'il a vU avéc
ne trouvera pas-opposé
élevé à Phonneur de le commander . : - Le peuple
ansport
pnt nous sommes les organes, vous propose trois sujets qai
leurs talens et par leur pairio1 sont égaleinent chers par
votre choix tombe sur lun d'eux.. . - Vous
mes que
qui cause 212 vrai
viendrez sur une nomination illegale,
écontentement (). >
bchambeau eut la fermeté de' rejeter ces réclamations. S. XXXIX.
honax assure mêmc qu'il ne dissimula pas aux commis- Fermetéde
du club, qu'il regardoit, avec toute la France, Santo- Rochanibead
et de RoJhingo comme un très- mauvais citoyen (e). Santo-Domingo quin,
mêms justifia de plus en plus cette opinion , en contriht, dans la' suite, à livrer une partie de la celonie au rci
glelerre, qu'il sert aujourd'hsi sous son ancienne dénoation de baron de Santo - Domingo (3). On ne doit pas
plus oulli r de dire que ces hommes, si démésurément
iotes lor-qu'il s'agissoit d'obtenir des places, nc daignérent
même s'occuper dans leurs discussions de la grandle révolation
Moniteur de Saint-Domingus, des 25 novembre et 1 décembre 17y2.
hoire présenté à la Nation par Verneuil contré Sonthonax, pag. 13
F Voyez aussi la lettre dy Barllio jeune-à Rochambeau , du 27 novemà la suite du Mémoire pour les citoyens Verneuil, Baillio jeuns, ctc.
ales patriotiques de Saint Domingue, 2 du 25 noyembre.
Lettre de Sonthonax à Polveral, du 20novembre 17y2. Mémoire susdir
Verneuil, pagen.f.
Almanach royal de Sriuc-IDomsingur, pour 1756, P. yo.
Sonthonax, pag. 13
F Voyez aussi la lettre dy Barllio jeune-à Rochambeau , du 27 novemà la suite du Mémoire pour les citoyens Verneuil, Baillio jeuns, ctc.
ales patriotiques de Saint Domingue, 2 du 25 noyembre.
Lettre de Sonthonax à Polveral, du 20novembre 17y2. Mémoire susdir
Verneuil, pagen.f.
Almanach royal de Sriuc-IDomsingur, pour 1756, P. yo. --- Page 226 ---
(2 218 )
qui s'étoit faite dans la métropole
publique. Pas une adresse
par la fondation de la
Convention
de félicitation ne fut proposée
nationale, dont ils se disoient les
trouve pas un mot dans le
amis. Or
par le
journal des séances du club, d
Moniteur, sur les résultats heureux
maine devoit tirer de ce nouvel
que l'espèce
bons
ordre de choses.
citoyens, sur - tout le
vice
Quei
Robquin, commandant du premier
: président du C
de
second bataillon de
et
-
couleut,
l'Aisne, l'ho
Castaing 3 voulurent vainement
leure direction à l'esprit
donner une n
bre, que le club assimiloit public. Vingt jours après ce 19 C
du 14 juillet et du
sans cesse aux glorieuses jour
10 août dans la
élevé contre cette avidité,
métropole Robquin s'
qui faisoit
tous ceux qui étcient dans les
dénoncer et poursu
Baiilio n'en mit
places, pour les obtenir
pas moins dans ses Annales,
triotiques, un article
prétendues
d'Assas, qui,
injurieux au major da régiment du (
après avoir trop
de la commune sous
long-temps servi l'esprit fact
l'Assemblée
de sa popularité et de l'autorité coloniale, faisoit enfin u
prévenir les scènes
que lui donnoit sa place
sanglantes que les
cesse susciter, et qui sej plaignoit fortement agitateurs vouloient
à faire leur service,
du refus des citoy
Robquin réclama
calomnies. Le club passa à l'ordre du inutilement contre
et les dénonciations
jour sur cette discussi
contre tous les
rent de plus en plus accueillies
fonctionnaires publics y
(2).
I Moniteur de Saint - Domingue du
coinne 2, alinéa 2. Voyez aussi 3 11 novembre 1712 s page G
vembre.
ceux du 25 octobre, ct des 1 et 24
2 Moniteur de
bre 1792, etc. Saint-Domingue, des 25 octobre, 1, 8, 14 er 19 not
et les dénonciations
jour sur cette discussi
contre tous les
rent de plus en plus accueillies
fonctionnaires publics y
(2).
I Moniteur de Saint - Domingue du
coinne 2, alinéa 2. Voyez aussi 3 11 novembre 1712 s page G
vembre.
ceux du 25 octobre, ct des 1 et 24
2 Moniteur de
bre 1792, etc. Saint-Domingue, des 25 octobre, 1, 8, 14 er 19 not --- Page 227 ---
219 2
)
$. XL.
d'alaimes vint bientôt troubler ces ambi- Dénoncian nouveau sujet
vouloient l'exécution de la loi tion au club
(. Sonthonax et Rochambeau
de couleur fussent de Leborgne
vouloient
les hommes
- avril. Ils
que
Ce n'étoit et Labatut.
comme les blancs, aux fonctions publiques.
S,
s'étoient faits les directeurs de la
le compte de ceur'qui
couleur étoient en milution au Cap. Les hommes de
y
la
dans toutes ou presque toutes les vi'les de
€, comme
dans la
nie. Ils ne furent appelés qu'à une seule place
relle municipalité qui fut nommée à cette époque. Quoique
intermédiaire en renfermât plusieurs d'un talent
ommission
Pinchinat, ce furent toujours des blancs qui
ngué, tels que
de
(1)-
nt nommés présidens à toutes les quinzaines
hommes de couleur, officiers des
hambeau nomma quelques
avoit été engagé par son
pes de ligne. On prétendit qu'ily
et dès -lors la perte de ce dernier paEtaire Leborgne (2),
en butre
avoir été résolue. Il ne pouvoit pas manquerd'dere
du
dominoit dans le club. Il avoit déja parhaine parti qui
le
les travaux de Roume, qui lui rend dans ses mémoires
et
l'avoit recommandé à Ia
bignage le plus honorable , qui
velle commission civ le, dont il devint aussi le secrétaire
t d'êlre ce'ui de Rochambeau (3). On répandit alors
le public qu'il vendoit les places. Cette imputation, qu'on
Voyez les procès-verbaux de la commission intermédiaire 1 le Mémoire
a cause des troubles et des désastres de Saine-Domingue, page 57, 9
Moniteur de Saint-Domingue, des
novembre 1792.
Discours de Laveaux au club 2 dans le Moniteur de Saint-Domingte s
91 novembre.
ministre
Rapport de Roume sur sa mission, 2 pag. 44. Lettre du même au
marine, du 11 juillet.
Cette imputation, qu'on
Voyez les procès-verbaux de la commission intermédiaire 1 le Mémoire
a cause des troubles et des désastres de Saine-Domingue, page 57, 9
Moniteur de Saint-Domingue, des
novembre 1792.
Discours de Laveaux au club 2 dans le Moniteur de Saint-Domingte s
91 novembre.
ministre
Rapport de Roume sur sa mission, 2 pag. 44. Lettre du même au
marine, du 11 juillet. --- Page 228 ---
220 )
nappuyoit d'aucune preuve, et même
fut propagée d'une manière
d'aucune particular
feuille
plas o1 moins couverte dan
publique de Baillio, 2 qu'il intitnloit
et dans les séances du
Ansaltapatriotiqs
club, par Flanct de Vieuxhomme, qui venoit de gaitter lile de la
Bourg,
teut fait pour y susciter des troubles
Tortue après a
sion à la société populaire du'
0), signala son ado
le citoyen Labatur
Cap,par une dénonciation COI
(2),le principal
y: représenta comme un arisrocrate propriétaire de cette ile
cet estimable
on ne peut plus danger
dans les
caltieateur,guiylors de linsuirection des
montagnes du Port- de-Paix, fournit
nè
colons de ee quartier, qui
seul un asyle
les SeCOUIS dont iis avoient n'épargna rien pour leur proci
touchante humanités
sesoin, et tous les soins de la
blique l'ile de la qui, depeis, a su conserver à la Re
Tortue, en la préservant des orages d
révolution,alaqeclle il n'a cessé de faire
fces (3). C'étoit aussi Flanet
les plus grands sa
noncé la nomination de
de Vieax- Bourg, qui avoit
et
Sautet à la place de
qui ne ce:sa d'agiur le club de m:tions capitaine du P
la peridie de donner du
incendiaires. Il
poids aux
contre
calosanies qui circulo
déclamations Laborgne, en falsant, dans une adresse, de viole
contre la préiendue
sans rien spécilier à cet
corruption des secrécai
la commission civile égurdj.et qaand plusieurs de ceux
vinrent se p'aindre avec Leborgne de
1 Lettre de Sonthonax au maire du Cap, de 26
2 Moni:cur de Saint
novembre 1-j2,
Domingue, du 10 novembre
de-Vieus.Bourgs dans les Annales
1-92. Lettre de F!
novembre.
patriotiques de Saint - Domingue 2 C
3 Lestre dudépuré à T'assemblée cnloniale,
19 mars 1792. Voyez aussi ci-dussous le Gaudia, à Ta-ditejassembieé
chapitre V ,N XXIX,
de Sonthonax au maire du Cap, de 26
2 Moni:cur de Saint
novembre 1-j2,
Domingue, du 10 novembre
de-Vieus.Bourgs dans les Annales
1-92. Lettre de F!
novembre.
patriotiques de Saint - Domingue 2 C
3 Lestre dudépuré à T'assemblée cnloniale,
19 mars 1792. Voyez aussi ci-dussous le Gaudia, à Ta-ditejassembieé
chapitre V ,N XXIX, --- Page 229 ---
221 )
tations calon.nienses, 2 il crat pouvoir se défendre en diqu'il n'avoit nomné personne 3 qu'indépendamment des
de la commission civile, il existoit au Cap plus de
loyés
elle
tels que les
Hante secrétaires sur qui
pouvoit porter,
oyés de la commission intermédiaire, ceux de la munici6, de Tadministration et de divers bureaux. Leborgne , inPextrème
de dire, à la tribune même du
3 eut
impradence
l'auteur de l'adresse par tous les
( qu'il poursuivroit
que les lois pourroient lui procurer, et que s'il n'en
oyens
tenoit pas justice, son bras seul lui en donneroit penence >. On ne se contenta pas de prononcer sa radiation
ableau du club, pour cette expression emportée sans voumême entendre sa justification ; mais Flanet déclara que
isque Leborgne vouloit le pourssivre comme calompiar, ille poursuivroit comme duelliste >. Il proposa au club
ertifier le propos qui venoit d'échapper à Leborgne, et,
lcs membres du club lui donnèrant cet étrange certificat,
ppel nominal, en le mettant sous la protection de la SO borgne s'étoit effectizement pourvu à la sénéchaussée du' S. XLI.
qui rendit un décret d'ajournement personnel contre son Déclaration
nciateur. Pre:que tous les membres du club 2 sur la motion conrageuse
de Flanet de Vieux- du général
uny,déclarèrent alors avouerlouvrage
Laveaux.
B, cet 8e placer sous le coup de toutes les poursuites et
clamations qu'il pourroit faire naitre ). I's signèrent cette
Moniccur de Saint-Domingue 3 des 27 et 29 novembre 1792. Mémoire
uré à la Nation par Verneuil > P. 14 et 35. Mémoire pourles ciroyens
:uil, Baillio jeune, ctc., P 4. Lettre de Sonthonax à Poiverel et Ailhaud,
3 novembrsjAmaales patriotique: de Saint Domingue, des 24 et 27
mbre.
uites et
clamations qu'il pourroit faire naitre ). I's signèrent cette
Moniccur de Saint-Domingue 3 des 27 et 29 novembre 1792. Mémoire
uré à la Nation par Verneuil > P. 14 et 35. Mémoire pourles ciroyens
:uil, Baillio jeune, ctc., P 4. Lettre de Sonthonax à Poiverel et Ailhaud,
3 novembrsjAmaales patriotique: de Saint Domingue, des 24 et 27
mbre. --- Page 230 ---
223 )
nouvelle déclaration (1); mais le colonel
et quelques autres patriotes déterminèrent Laveaux, Robe
venir sur son arrêté de radiation
enfin le club à
nagea, dans cette société
relatif à Leborgne 5 on
même, une sorte de réconciliation
Fianet et lui , en observant
la
c
Leborgne le mettoit même à l'abri que du délicaresse connue
Le colonel
soupçon de corrupi
Laveaux, qui venoit d'êure nommé
la province du Nord, saisit
commandar
justifier
courageusement cette occasion I
Leborgae sur ses principes relatifs aux hommes
couleur. K Si c'est un crime, dit-il, je
> norable, Je déclare
partage ce crime
queje solliciterai
un
> devant de couleur la deuxième
pour citoyen
deuxième
place vacante dans
régiment de dragons ; je déclare de
> de mea anciens camarades,
plus, au
admirateurs de
) comme moi, des lois, qu'ils
l'égalité,
> plaisir leur nouvel
appluudironr, et verront
officier..
) existe encore des
Croyez, ajouta-t-il,
conspirateurs qui
> volonté
cherchent à anéanti
nationale, à détruire la loi du 4 avril. Les
) le plus saint des dogmes, celui de
malheur
l'égalité
> libres, est l'objet de leur haine. Ces
entre les hom
>
dant de la
infames! sous D'as
fraternité, ils espèrent
à
> d'armes leur
d'inspirer nos fi
diabolique préjugé (2). Flanet de Vi
Bourg, à qui Sonthonax avoit fait refuser, dès
tion de Leborgne, un
avant la ra
passeport > qu'il demandoit
retou
agier l'ile de la Tortue,
pour
après son adresse calomnieuse co
1 Annales patriotiques de
Saint-Domingue, du 29 novembre
2 Annales patriotiques susdites, ibid. Moniteur de
1792,
29 et 30 noyembre. Mémoire susdi: de Verncuil,
Saint-Domingue
page 14.
Bourg, à qui Sonthonax avoit fait refuser, dès
tion de Leborgne, un
avant la ra
passeport > qu'il demandoit
retou
agier l'ile de la Tortue,
pour
après son adresse calomnieuse co
1 Annales patriotiques de
Saint-Domingue, du 29 novembre
2 Annales patriotiques susdites, ibid. Moniteur de
1792,
29 et 30 noyembre. Mémoire susdi: de Verncuil,
Saint-Domingue
page 14. --- Page 231 ---
(223 )
d'avoir participé aux troubles qui eut (1), fut inculpé
eut la géjours après au Cap, et Leborgne
cu quelques
Il
bientôt dans les
k de prendre sa défense (2). passa de troubles et
Unis, od il ne cessa pas d'être un artisan
chie (3).
et tout
te espèce de réconciliation n'étoit qu'apparente,
Sonthonax n'attendoit qu'une
boit une explosion prochaine.
France les
fermer le club, et en envoyer en
prinon pour
il écrivoit sur ce point à ses
meneurs. Voici comme
trois
après la réconciliaton ménagée
ues, deux ou
jours
des
e Le club donne chaque jour
Flanet et Leborghe.
Il est
qui font gémir les bons citoyens.
hes scandaleuses,
ambitieux sans état qui briguent
cesse agité par les
et à qui les calomnies, les proscriptions,
tes les places, 7
cotite pour écarter ceux
menaces, les violences, rien ne
Cette horde de factieux est dirigée
ls veulent dépouiller.
cachés, dont les vues sont plus
bn tour par des meneurs
ensecret une haine enhinelles encore, et qui nourrissent de s'en rendre tôt ou
imée contre la France, et l'espoir
détestent
L indépendans. Tous ces prétendus patriotes
Ils
dialement la loi. du 4 avril, et ne s'en cachent pas.
et
etiennent ainsi Tanimosité, la défiance, Yinquiétude,
à la réunion des partis et au rétaL ce qui met obstacle
au maire du Cap, du 26 novembre 1792, Annaettre de Sonthonax
du 27 novembre.
riotiques de Saint-Domingue,
dudit Flancr dans les Annales patriotiques de Saint-Domingue,
:tre
iécembre 17,2.
datée de Trenton le 15 août 1793, à ma-
:ttre de Chancheaulme 1
Picqué, sa sueur, à Bordcaux.
défiance, Yinquiétude,
à la réunion des partis et au rétaL ce qui met obstacle
au maire du Cap, du 26 novembre 1792, Annaettre de Sonthonax
du 27 novembre.
riotiques de Saint-Domingue,
dudit Flancr dans les Annales patriotiques de Saint-Domingue,
:tre
iécembre 17,2.
datée de Trenton le 15 août 1793, à ma-
:ttre de Chancheaulme 1
Picqué, sa sueur, à Bordcaux. --- Page 232 ---
: 224)
> blissement de la paix. Je
> nous ne ferons
crois, mes chers collègues
pas mal de prévenir à
> uns d'entre eur, la
2 l'égard de que
vergeance nitionale,
>) ou tard sur leur téte, et
qu'ils attirerd
> les maux dont leur
d'épargner, par leur eccpu
rage orgueilleuse
)) Ele ne sera jamais
menace la Cc
B la haine et la
tranquille tant que ces hommes
vengeance
>
dévorent, y auront
fuence (1). )
quelge
s. XLI.
Mancurres Le club, de son côté, avoit fait tout ce qu'il avoit
pour soulever gag"er les troupes venues de France.
Pu
le régimenr cours qu'il leur avoit
Independamwment C
du Cap.
procurés, et de ses plaintes répétées
l'administration des vivres et des hôpitaux
avoit reçu toutes les démonciations
militaires (2
contre Icurs
que les soldats por
officicra, et les avoit appuyées
II
du moins à gagner le régiment du
(3). parvin
Cap, si
sa bravoure, mais malbeureusement
recommandabl
des vues
destiné à êtrc Pinstr
coupables des agitateurs,aprés avoir été celui
civisme de ses officiers.
d
Les trois commissaires civils, avant de se
rendu une proclamation
séparer, aj
tion des lois de
pour ordonner dans la colonie 1'
l'Assemblée nationale surlavancement
Ils y dédlarérent que la moitié des
mi
dans les régimens seroit
sous-lientenances va
nationales
partagée également entre les
venues de la métropole, et les
citoyens ou
I Lettre de Sonthonax à Polverel et Ailhaud, du 30 novembre
2 Voyez ci-dessus le $. XXVII.
2 Voyez les Moniteurs des 1, 24 et 30
les Arnalesp patrictiques de
novembre et I décembre
Saint-Dorningue, du 24 novembre,
Ci
la moitié des
mi
dans les régimens seroit
sous-lientenances va
nationales
partagée également entre les
venues de la métropole, et les
citoyens ou
I Lettre de Sonthonax à Polverel et Ailhaud, du 30 novembre
2 Voyez ci-dessus le $. XXVII.
2 Voyez les Moniteurs des 1, 24 et 30
les Arnalesp patrictiques de
novembre et I décembre
Saint-Dorningue, du 24 novembre,
Ci --- Page 233 ---
(225)
avoient fait un service continu pour
oyens de la coloric, qui
sans distinction
vefense, depuis le premier septembre 1791,
de cette proclamation que
classes (1). C'est cD conséquence
avoient donné des sous-lieutenances
mhonax et Rochambezu
farent
à trois hommes de coulcur, qui y
hs des réginens
les intrigues des agitateurs du
;us sans difficu'té, malgré de la même manière d'une quap(). Ils voulurent disposer
vacante dans 1: résous-licutenance qui étoit également
ème
Les factieux mirent alors tout en usage pour
ment du Cap.
une volonté bien décidée
Hlever cc régiment, qui annonça couleur. Ce refus étoit d'aune recevoir aucun officier de
été comextraorlinaire, qie le régiment du Capavoit
plus
des officiers dévoués au gouvernement,
nté jusqu'.lors par
de couleur 2 avoient aflecté
L pour s'atticher les hommes
les préjugés
puis long - temps de ne pas paroitre partager
pour les
colons contre eux : mais on avoit tout employé
s
révolution du 10 août, les hommes de
Huire. Peu après la
annoncé dans une pétition à
uleur de la métropole avoient
former en compagnies
Assemblée nationale qu'ils alloient se L'Assemblée nationale, en
anches pour marcheraux frontières.
zèle,lesavoit renvoyé au pouvoirexbcatif(s).
plaudicantileurz
aux soldats du Cap que
n avoit persuadé, dit Sonthonax >
les hommes de
Assemblée nationale avoit voulu par la exclure
de ligne. On avoit même, ajoute-t-il,sup
puleur des troupes
et la commune
cette exclusion,
osé un décret qui prononçoit
des colonics, tome V, page 186 et suiv. Procla1 Débats dans l'affaire
civils, du 11 octobre 1712atin des commissaires
21 Débats susdits, pag. 1,0 et 1)2.
nationalc, du 7 septembre 1792.
31 Extrait du proces-verbal dc P'assemblée irères de Saint-Domingue, ao, 23,
orrepondance de J. Raimond avec scs
E. 114 ct 115.
Coulon. Tome III.
P
Rapp. de Garran
, page 186 et suiv. Procla1 Débats dans l'affaire
civils, du 11 octobre 1712atin des commissaires
21 Débats susdits, pag. 1,0 et 1)2.
nationalc, du 7 septembre 1792.
31 Extrait du proces-verbal dc P'assemblée irères de Saint-Domingue, ao, 23,
orrepondance de J. Raimond avec scs
E. 114 ct 115.
Coulon. Tome III.
P
Rapp. de Garran --- Page 234 ---
(226)
du Cap devoit, à limitation du
un vacu conforme au
club,se rassembler pour éms
prétendu décret (1); enfin
d
sas, qui venoit d'être nommé colonel du
comme
roissoit disposé à soutenir
régiment du Cap,
la discipline dans le
l'autorité nationale et à maint
inspirer de la méfiance régiment, on mit aussi tout en usage
coloniale et des
contre cet ancien favori de l'assem
habitans du Cap (2). Sonthonax
que dans le même temps on faisoit
assure en
fameuse lettre de
circuler des copies d
Cougnac-Mion à l'assemblée
attribuoit aux commissaires civils la mission
coloniale,
cer l'affranchissement
secrète de pron
tions
général, et qu'on rappeloit les
que Daugy avoit
insir
leur infallation
glissées sur le même objet lors
(3). Toutes ces manceuvres
d'ouvrir les yeux à Sonthonax
avoient ach
désoloient cette ville. Il
sur le foyer des agitations
défendit
rassemblement, même
provisoirement toute efpèce
Convention
ceux de la commune, s et des amis de
nationale, en annonçant
5 les auteurs, fauteurs et
qu'ilalloit informer (( cor
distributeurs
> nant les citoyens de
du faux décret cond
les amis de la
couleur >. Il invita en même temps U
de lui, contre France, citoyens et soldats, à se réunir
( une fiuction
aut
> blée nationale,
coupable, proscrite par L'Ass
n'ayant de
> et qui, ennemie de
patriotisme que le masq
) avril vouloit achever l'égalité et sur-tout de la loi du
la perte de la colonie
(4). >
1 Débats susdits, pag. 190 et 208, Relation des
passés au Cap les 1,2,3, etc. décembre
événemens qui se
du 30 novenbre, Moniteur de
1792. Proclamation de Sonthon
2 Moniteur de
Sains-Domingae, du 1 décembre.
3 Débats dans Saint-Domiague, l'affaire
du 11 novembre 1799.
4 Proclamation" de
des colonies, tome V, pag. 190 et191.
Sonthonax, du30 novembre 17)2. Mémoire
prése
190 et 208, Relation des
passés au Cap les 1,2,3, etc. décembre
événemens qui se
du 30 novenbre, Moniteur de
1792. Proclamation de Sonthon
2 Moniteur de
Sains-Domingae, du 1 décembre.
3 Débats dans Saint-Domiague, l'affaire
du 11 novembre 1799.
4 Proclamation" de
des colonies, tome V, pag. 190 et191.
Sonthonax, du30 novembre 17)2. Mémoire
prése --- Page 235 ---
(:227)
Sonthonax chargea le commandant da Nord,
n mème temps
, et de prenxtill.
de faire lire aux troupes sa preclamation,
la $.
caux,
à la loi du 4 avril. Toutes celles del Sonrefusde
leur serment d'obéir
le serment sans recevoir des
quise trouvoient au Cap, prêtèrent
officiers de
ropole,
du régiment du Cap le prétérent aussi; couleur,
iculté. Les officiers
des soldats s'y refusèrent 3
5 les Bous-officiers et la plupart
par les
déclarant qu'ils ne vouloient pas être commandés offin'en recevroient aucun pour
mmes de couleur et qu'ils
du Nord,
et quand le commandant
en, donnoit;
en
.sionleur
ses représentations,
veaux, essaya de les ramener par
du crime de
les lois qui déclaroient coupables
r rappelant
désobéiroient aux ordres des commiste-trahison ceux qui dansleur refus, en déclarant K qu'au
tes civils, ils persistèrent tous à la loi, à Y'exception de
urplus ils se soumettroient seulement annonça qu'avant de
pelle du 4 avril >. Une partie
les gredécider elle vouloit voir le parti que prendroient
Hiers du régiment, alors en campagne (2).
dressé
faits sont constatés par un procèsverbal
Tous ces
des guerres, en préLeborgne, alors commisalie-anditeur
17 et 18. Autre pour Verneuil, Baillio
Nation pat Verneuil , pag.
du 1 décembre suiv.
nc, etc., page 5. Moniteur de Saint-Domingue, dudic jour. Autre à
tre de Sonthonax au procureur de la Paffaire commune, des colonies, tome IV, 9
verel, du 24 décembre. Débats dans
Relation des événemens qui se
236 et suiv.; tome V , pag. 191 et 1y2.
rpassés au Cap, les 1, 2, etc. décembre 1792.
dans Paffaire
Procès-verbal de Leborgne du 1 décembre 1792.Débats
de SonV
203, 204, 205 ct suiv. Circulaire
colonies, tome 1 pag.
Relation des événemens qui
bnax aux sociétés des amis de la constitution.
Rapport de Laveaux,
sont passés au Cap,les 1, 2, ctc, décembre17y2.
1 déeembre.
Pa
passés au Cap, les 1, 2, etc. décembre 1792.
dans Paffaire
Procès-verbal de Leborgne du 1 décembre 1792.Débats
de SonV
203, 204, 205 ct suiv. Circulaire
colonies, tome 1 pag.
Relation des événemens qui
bnax aux sociétés des amis de la constitution.
Rapport de Laveaux,
sont passés au Cap,les 1, 2, ctc, décembre17y2.
1 déeembre.
Pa --- Page 236 ---
0 223 )
sence du général Laveanr, de deux
mée, de
adjudans- générsux de
Vadjadant-major et du secrétaire de la
yont appposéleur signature.
place, qui
tée dans les débats, od
L'exactitude n'en a pas étéco
cctte aflaire a été
Unrapport, fait le même jour
long-fempe disc
missaire civil,
par le géneral Laveaux au C
ctappuyé de plusieurs
tivement que Ies soldats du
déclarations, 3 ajôute C
décret contraire
Cap préendirent
avo
>
qu'ily
vais
qu'ils s'échappérent en toutes sortes
propos, et queles citoyens
les
de
à crier, bravo,
qui environnoient se m
régiment du Cap, et
quemens de mains (1). On doit
applaudirent par des
accusateurs de Poiverel
néanmoins.o observer que
et Sonthonax ont soutenu
allégation d'un décret contraire à celui du
que
mais eu lieu, et que Sonthonax
4 avril n'avoi
pandu lc bruit
en avoit
pour calomnier ses adversaires artificieusement
(2).
Pour faire
$ XLIV. sembla
respecter son refus, le
en armes dans ses
régiment du Cap se
Mesurespri- fermentation
casernes (3). IL régnoit
ses pour les
dans la ville. Dans ces
une gr
réduire,
se détermina à ordonner
circonstances, Sonth
sistoit dans sa désobéissance. l'embarquement du régimient, ,s'il
Verneuil a prétendo; dans les
1 Rapport de Laveaux, des 30
des événenens quise sont
novembre et 1 décembre 1792. Rel
par Sonthonax. Débats dans passésau l'affaire Cap, les 1 3 2, 3, etc., décembre 1
pag. 202, 203 et 208. Adresse des des colonies, tome IV, pag.2jo;tom
nationale, du 2 fevrier1793.
citoyens de coulaur à la Conven
2. Débats susdits 2 tone V,
Verneuil, page 5.
pag. Mémoire présenté à la Nation,
3 Extrait des registres de la commission
Moniteur de
du
intermédiaire, du 1 décembrey
Saint-Domingue, 6 décembre,
3, etc., décembre 1
pag. 202, 203 et 208. Adresse des des colonies, tome IV, pag.2jo;tom
nationale, du 2 fevrier1793.
citoyens de coulaur à la Conven
2. Débats susdits 2 tone V,
Verneuil, page 5.
pag. Mémoire présenté à la Nation,
3 Extrait des registres de la commission
Moniteur de
du
intermédiaire, du 1 décembrey
Saint-Domingue, 6 décembre, --- Page 237 ---
(229) )
s'étendoit anssi àu xégiment de
cetic mesure
: que
cette allégation. Par une prouish C1)3 mais rien n'appuic
civil mit à la disposition
ation dur même jour, le commissaire de la ville du Cap,
éncral toutes les troupes patriotiques nationale, enjoignit tau
à-dire, les divers corps de la garde
des
géneral Lachaise ct à tous les commandans
mandant
Le lendemain, les troupes
llens de lui obrir ponctuellement.
de - Mars.
Tareni de nouver u rassemblées au Champréuligne
Laveaux de
bonax enjoignit de plus au commandant
natiotrois cenis hommes de gardes
aix troupes de ligne
blancs, et moitié dans cedansics bataillons
5, peiiymoitied
Les blancs ne s'y rendirent point,
Hes homes de couleur.
hommes demanest certain qu'au lieu des cent cinquante
en entier;
bataillon de couleur 2 le cerps s'y porta
au
les hommes de couLaveaux et Sonthonax assurent que
leur furent
cinquanie, sur les ordres qui
se réduisireneàcent
hés, a l'instant méme (2).
l'étatavec tout
onihonax se rendit alors au Champ-de-Mars: soldats du régiment
faire un dernier effort sur les
r pour
ses exhortations, et
Éap; ils partrent d'aberd ébranles par
annonça
déclaration de leur major 3 Robquin s qui
out parla
dans sa
si le régiment pereistoit
donneroit sa démission,
excitoient toujoirs. Les
llion. Mais des mal-intentionnés les
des colonies, tome IV,pag. 243 et 244 : tome V,
Dibats dansl'affaire susdite des événemens qui se sont passés au Cap.
194 et suiv. Relation
20.
oire présenté à la Nation, par Verneuil 9 P. au Cap. Déclaration de
Relation susd. des événemens qui se sont passés
et suivantes 5
8 décembre 1792. Débarssusd., tome IV , pagezjo
aux, du
Lettrede Lachaise, dans le Moniteur de SaintV, P. 194, 209 et 210.
jingue, du 14 décembre,
P 3 /
susdite des événemens qui se sont passés au Cap.
194 et suiv. Relation
20.
oire présenté à la Nation, par Verneuil 9 P. au Cap. Déclaration de
Relation susd. des événemens qui se sont passés
et suivantes 5
8 décembre 1792. Débarssusd., tome IV , pagezjo
aux, du
Lettrede Lachaise, dans le Moniteur de SaintV, P. 194, 209 et 210.
jingue, du 14 décembre,
P 3 / --- Page 238 ---
(230 I
)
compagnies demandèrent un délai
pour consulter
nadiers, qui étoit au
celle des
l'on donna l'ordre camp Clérisse. Sonthonax y consenti
Mais dans le
aux troupes de rentrer dans leur
même instant, des
quar
un nègre quipasso't
personnes s'écrièrent en mon
soldats
chargé d'un sac, tirez dessus, tueg le.
donna poursuivirent le nègre en le mettant en
l'ordre de
joue. Lav
P'arrêter, en défendant de
se sauva, en laissant son sac sur la
tirerdessus. Le I
cartouches,
place. Il se trouva ple
quoique les hommes de couleur
toit un sac de biscuit
eussent dit que
qu'on leur apportoit (1).
Sonthonax paroit croire
les
que ce négre avoit été
S. XLV.
agitateurs des blancs pour
apposté
Engagemenr, cette opinion sur la facilité
engager une action. Il f
erretraitedes malgré
avec laquelle on le laissa éva
hommes die
Timportancenqu'on paroissoit mettre à cet
couleur
Quoi qu'il en
à
incident
au
soit, peine les
Haurdu-Cap, au quartier, que la
troupes étoient elles ren
générale bat. Les
avec quelques matelots
blancs du Cap
tobre, prendre des
descendus à terre comme au 19
frère du
fusils et des pièces de canon à l'arsena
journaliste Gatercau assure dans une
que les canonniers avoient été
déclaration
soulevés par Binsse, si cél
1 Relarion susdite des événemens
tm.W.p.aff,etasty
qui sc sont passés au Cap. Débatss
du 8 dégembre
5 tom. V, pag. 195 ct 210. Déclaration de
1792. Mémoire présenté à la Nation
Lave
19, et 30. Mémoire pour les citoyens
par Verneuil, pa
Verneuil, Baillio
2 Relation susdite des événemens
jeune, etc. pag
et, page 216,
qui se sont passés au Cap. Débats,
3 Déclaration du 11 décembre
interrogatoires de la même date 1792. Voyez aussi d'autres déclaratic
dits, tome V,
ou des jours suivans, dans les Débar
neuil, page 3o. pag. a17ersuivantes. Mémoire préscnté à la Nation par
citoyens
par Verneuil, pa
Verneuil, Baillio
2 Relation susdite des événemens
jeune, etc. pag
et, page 216,
qui se sont passés au Cap. Débats,
3 Déclaration du 11 décembre
interrogatoires de la même date 1792. Voyez aussi d'autres déclaratic
dits, tome V,
ou des jours suivans, dans les Débar
neuil, page 3o. pag. a17ersuivantes. Mémoire préscnté à la Nation par --- Page 239 ---
(231 )
relations avec Praloto etsa haine pour
ort-an-Prince par ses
Laveaux et le commandant
hommes de couleur. Le général
au-devant de l'atnationale, Lachaise, s coururent
garde
des hommes de couleur
pement, qui se portoit au quartier
Parrêter; it
désarmer. Ils firent de vains eff rts pour
les
civil, qui vint avec des offiut de même du commissaire
lire une promunicipaux et nne parlie de T'état-major 3
Au
l'engager à se eéparer.
hation à l'attroupement pour
du Cap, et vint attad'obair, il se joignit au régiment
il tira plusieurs déles hommes de couleur, sur lesquels
de fusil,
à ritraille, et des coups
ges de canons chargés
d'Assas, et du
gré tous les efforts de leur commandant, Fun des conmissaire civil. Le général Laveaux assure que
et,
Gervais, prit la proclamation,
teurs de Pattroupement,
: Pive la nas l'avoir lue , s'écria d'un ton très-ironique avoué dans les
toujours. Le but desrebelles,
etn marchons
civil, et de l'emts, étoit de s'emparer du commissaire
ainsi attaFrance (1). Les hommes de couleur,
furent
juer pour
à six personnes , dit-on,
5, tirèrent à leur tour. Cinq
ou moins grièsde part ct d'autre, et une douzaine , plus colonel d'Assas,
lesquelles se trouva le
hent blessées, parmi
et les hommes
entre son régiment
se mit courageusement
et les exhortation.s
couleur pour les arrêter. Cct accident, le feu de ce côté-làquelques officiers, firent enfin cesser
d'une pièce de
chacune
S deux autres colonnes, précédées
IV,
22) ct suiv., et tome V, pagDébats susdits, tome
pag.
1792. Mémoire:
au ministre de la marine, durodécembre
de la conre d'Ailhaud
de Paffaire des colonies, ct àl'examen
à la
sservir à Pinstruction
justificatives du mémoire présenté
e de Leborgne, No. 2 des pièces
ion par Verneuil, pag. 35 et 36.
P 4
chacune
S deux autres colonnes, précédées
IV,
22) ct suiv., et tome V, pagDébats susdits, tome
pag.
1792. Mémoire:
au ministre de la marine, durodécembre
de la conre d'Ailhaud
de Paffaire des colonies, ct àl'examen
à la
sservir à Pinstruction
justificatives du mémoire présenté
e de Leborgne, No. 2 des pièces
ion par Verneuil, pag. 35 et 36.
P 4 --- Page 240 ---
( a 232) )
canon, vinrent
se retirérent alors prendre en Aanc les hommes de
la
en bon ordre hors de la
couleur,
Fouette, oii il y avoit deux
ville, au posi
parérent. I's lc quittérent
pièces de canon, d. nt ils
Jaissint
ail bout de
qu'un Pctit nombre d'hommes quelques heures, €I
tinuèrent leur
pour le garder, et
qu'ildomine cette rontejingukse village dit le Haur du car
du
vile. Ilss'y
P
Parc d'artillerie
campèent, après s'être emp
trés- importante, quivy trouvoit Cette
la livrant
paice qu'elle dominoit toute la position
dux négres, ils auroient
ville, et 9
maiuies du Cap.
en quelque sorte éié
Onas sure dans les
semblent C nfirmer débats, ef plusieurs mémoires
que Sonthorax,
particu
trouveiten quelguescites
effrayé de Pabinion oil
qu'ily déclara
alors, se transporta à la
qu'il lui remetioit tous"
municipalié
d'employer toute son inAuence
ses pouvoirs, en la Pr
Verneuil ajoure même
pourle rétablissement de l'or
lèrent se cacher dès que Laveaux etle commissaire civil
au
gu'ils virent le feu
contiaire, en citant plusieurs
(2). Sontionsr'att
grands risques en s'effo:
ténoins, qu'il courut les
ficier
çant d'empécherles
municipal, Joyeuse, fut
hostilités; que
alors seulement
blesséa ses côtés;
qu'il se retira avec
5 que C
blessé, et qu'en invitant la
d'Assas, quiavoit aussi
municipalité à
interposer ses b
1 Relation susdire des événemens
dirs , tomelv,. 256 et suiv.
qui se sont passés au Cap.
Laveaux, du 8 décembre
5 tome V, pag 17 et 211, Débars
Mémoire présenté à la Nation 17y2. M niteur de Saint Domingue du Déc'arario 5
contre
décem
2 Mémoire susdit de Verneuil Sonthonax, par Verneuil, P. 1yet
l'affaire des colonies, tomeIV, 1 pag. 21, 22 > 30 et 31. Débats
pag. 251 et suiv., et 269.
passés au Cap.
Laveaux, du 8 décembre
5 tome V, pag 17 et 211, Débars
Mémoire présenté à la Nation 17y2. M niteur de Saint Domingue du Déc'arario 5
contre
décem
2 Mémoire susdit de Verneuil Sonthonax, par Verneuil, P. 1yet
l'affaire des colonies, tomeIV, 1 pag. 21, 22 > 30 et 31. Débats
pag. 251 et suiv., et 269. --- Page 241 ---
(233 )
maux, i1 ne parla jamais
prévenir de plus grands
des
es pour
()- Il existe sur ses registres
lui reme. tre ses pouvoir- établir ce dernier point. 11 n'y
bies de lettrcs qui simblent
de
(2).II y rétracte
de mesures de conciliation et paix
de
le que
contre le régiment Cap,
lemertVordre d'embarquement
Onp
que
nbéi a ses ordres (). pentajouter
avoit, dit il,enfin
fut, à la vétité, renouvelée
ommission intermédiaire, qui
dans une adresse aux
dit aussi,
partic après cet événement,
feu de V'artillerie avoit été
partemens de la méiroyole , quele
sur Sonthonax, qui
ectivement dir gé dans cette circonstance fait sctrouve répété
Enfin le même
oit bravé tous les dangers.
men bre de cette commishs une lettre de François Raimond,
et dans an
frère, dans un némoire de Leborgne,
n, son
favorable à Senthonax (4).
Delaval, très- peu
re de T'ex-dézuté
Sonthonax. Débats dans Taffairedes coRelation officielle susdite, par
285 ; tome V, pag. 211 ct 212,
ies, tome IV s page 254, 203, 26), décembre 1792. Déclaration de Latres de Sonrhonax à Polverel, du 8
aux, ibi.
maire du Cap, du 27 novembre. Autre au
2 Lettres de Sonthonax au
du Cap, du 1 décembre. Autre à
hire et au procurcur de la commune à la municipalité et à la commission
pchambeau, du 30 novembre. Autre maire, des 2 et 4 décembre. Autre
termédiaite, du 2 décembre. Autres au du Haut-du Cap 1 du 3 décembre.
la garde nationale
1792.
sget,communiant
maire du Cap, des 2 et 4 décemdre
3 Lettre susdite de Sonthonax au
utre à Cambis, du 2 décembre.
de département, du
interméliaire aux administrateurs
des troubles ct
4 La commission Némoire de J Raimond sur les causes
290.
9 janvier 1793.
8. Débats susd. 1 tome V, pag.
e désastres de Saint-Domingue, 9 page servir à Vinstruction de Pafaire
tistorique (par Delaval ). Mémoire conduite pour du citoyen P. Jh. Leborgne,
es colonies et à l'examen de la
age 10.
is, du 2 décembre.
de département, du
interméliaire aux administrateurs
des troubles ct
4 La commission Némoire de J Raimond sur les causes
290.
9 janvier 1793.
8. Débats susd. 1 tome V, pag.
e désastres de Saint-Domingue, 9 page servir à Vinstruction de Pafaire
tistorique (par Delaval ). Mémoire conduite pour du citoyen P. Jh. Leborgne,
es colonies et à l'examen de la
age 10. --- Page 242 ---
(334)
Quant atr général
le moindre mérite Laveaux, dont la bravonre bien
une aussi
militaire, toute sa conduite
connue
méprisable
répond asse
la croyance qu'on doit calomnie, qui peut donner la
à la méme
mesure
cerne Sonthonax.
imputation, en ce qui Ci
f. XLVI,
Il est certain du
Embarque- eurent
moins que dès
ment des
fait leur première
que les hommes de coui
chefs des lité
retraite à la
envoya une
Fossette, la
factieux,
députation au
municip
Laveaur s'éioient rctirés
gouvemement, ou Sonthonax
les inviter d'ailer
auprès de Rochambeas
à la Fossette
malide, PC
leur de revenir dans leurs
ordonner aux hommes de co
blancs attroupés
casernes, sous la promesse
rentreroient
que
Sonthonax ne crut pas devoir sur-le-champ dans le bon ordr
son autorité par cette démarche compromettre une seconde fc
T'une, pour
; mais il fit deux
enjoindre aux blancs de
réquisition
recondaire à l'arsenal les
rentrer chez eux et
l'autre , Pour ordonner
canons qu'ils en avoient
aux hommes de
enlevés
ville, en remettant les deux
conleur de revenir
Fossette. Laveaux
canons qu'ils avoient
se chargea de
pris à
deux partis 3 avec un petit
porter ces réquisitions au
municipaux, de
coriège formé de quelques officie
sieurs militaires. quelques hommes de couleur, et de plu
ment des blancs, Vernenil, qui étoit à la tête de
déclara
comme il s'en glorifie dans
F'attrompe
que lei et sa
les débats ()
les hommes de
troupe ne se retireroient
zoient ainsi
couleur auroient mis bas les qu'aprés q1
en ville, Il s'écria, dit-on
armes et rentre
cipaux de sa troupe, qu'il falloit
ensuite, avec lcs prin
marcher contre les homme
3 Débars stsdits, tome IV
décembre 1792. Autre à
, pag. 330. Lettre de Sonthonax à
Pinchinat, du + décembre,
Sager, du3
N
les hommes de
troupe ne se retireroient
zoient ainsi
couleur auroient mis bas les qu'aprés q1
en ville, Il s'écria, dit-on
armes et rentre
cipaux de sa troupe, qu'il falloit
ensuite, avec lcs prin
marcher contre les homme
3 Débars stsdits, tome IV
décembre 1792. Autre à
, pag. 330. Lettre de Sonthonax à
Pinchinat, du + décembre,
Sager, du3
N --- Page 243 ---
(235 )
coulear
les exterminer tous, et pendre Laveaux comme
pour
aux hommes de couleur, qui étoient enmulâtre. Quant
se
alors au poste de la Fossette, ils protestèrent qu'ils
re
du commissaire civil, pourvu
umettroient à la réquisition
autant de leur côté; ct pour preuve
e les blancs en fissent
des
d'Orsincérité, ils remirent à un détachement
dragons
Laveaux à quelque distance 2 les deux
ns, quiaccompagnoit
a la Fossette. Laveaux
Eces de canon qu'ils avoient prises
ten'ative auprès des blancs,
tourna faire une nouvelle
dans leur refus, en proférant de nouvelles
i persistèrent les hommes de couleur et des injures contre
enaces contre
les hommes de couleur allèrent camveaux. C'est alors que
du
d'artilHaut
oi ils s'emparérent
parc
C au
du-Cap,
rie (t).
continuèrent les deux jours suivans, quoiLes négociations
he les factieux fissent tous leurs efforts pour renouvelerl'enavec.les hommes de couleur. Ils travaillèrent encore
gement de la station pour les engager à se joindre à eux.
S équipiges
national,
Cambis, assure ( qu'un pavillon
e commandant,
de Partillerie, avoit
extraordindirement établi au poste
les marins de la rade à venir partager
pour but d'appeler
les mouvemens de la ville, et se ranger parmi
en armes
même
s'étoient emparés de ce poste; qu'on poussa
ceux qui
dans une
Yinvitation jusqu'à menacer les matelots, que si,
demi-heure, les marins n'étoient pas à terre, le canon du
contre les bâtimens >. Le gros temps et les
poste agiroit
1Relation susdite des événemens qui se sont passés au Cap. Débats du susdits, 8 do
213 ct 214. Déclaration de Laveaux,
ome V, pag- 197,198,, de Sonthonax à Sager, da 3 décembre.
embre 1792. Lettre
une
Yinvitation jusqu'à menacer les matelots, que si,
demi-heure, les marins n'étoient pas à terre, le canon du
contre les bâtimens >. Le gros temps et les
poste agiroit
1Relation susdite des événemens qui se sont passés au Cap. Débats du susdits, 8 do
213 ct 214. Déclaration de Laveaux,
ome V, pag- 197,198,, de Sonthonax à Sager, da 3 décembre.
embre 1792. Lettre --- Page 244 ---
(236) )
exhottations de Cambis
de céder à ces
empéchèrent la plupart des mate)
suggestions. Plu-ieurs
terre, continuérent
d'entreur, qui étoien
d'y faire
bord, Un très- petit niombre tranquillement le service de 1
et
seulement se joignit le
parcourut la ville avec
3aux factie
seroient de s'unir à
eux, en menaçant ceux qni re
nouvel
eux. j mais une pluie violente
attroupement; et le plus grand nombre
dissipa
Cap, las de tant de
des habitans
mêmes (). La nuit du troubles, abandonna les agitateurs à et
cipaux d'entr'eux,
4 au 5, Sonthonar fit arrêter les
Verneuil, Gervais,
pri
avoient été
Fournier et
constamment à la tête de
Baillio,
jours après, il les fit
l'attroupement. Peu
du Cap
Partir pour France avec ceux des sold:
quis'étoient le plus formellement
prises pour T'ezécution de la loi du
opposés aux mesur
seur Rochambean
4 avril. C'est le gouve
éprouver
qui erécuta lui-méme celte
aucune opposition (2).
opération sa
S. XLVIT.
Les hommes de'couleur
Renerée des
consentirent alors à retourner
lrommes de
conleurau
Cap.
Lertres de Cambis au ministre de la
1792. Mémoire présenté à la Nation
marine, des 3 et 5 décemb
21. Lettre de Sonthonax à
contre Sonthonar, par
du 8 décembre. Débats Cambis, des 1 et 2 décembre. Verneuil.ps
dans l'affaire des
Aucre à Aitbau
2 Arrêté de
colonics 3 tome IV, pag. 285.
soldats du
Sonthonax, du 8 décembre 1792,
Cap. Moniteur de Saintpour la déportation d
veaux, dudic jour. Lettre de Sonthonax Domingue > dudir jour. Déclaration de L
décembre, Autre à
à la municipaliré de Nantes, du
tome IV,
Polverel, dudit jour. Débats dans
pag. 298 et suiv. Rclatioa des
laffaire des colonies
Cap. Débats susdits, tome V,
événemens qui se sont passés a
présenté à la Nation
pag. 198, 199, 200, 214et 215.
par Verneuil,
Mémoir
Rochambeau, 1 du 10 janvier
pag. 22, 23,2, 25 et 26. Lettre di
teyen D, sur l'étar desdivers 1792, dans la lettre de Julien Raimond
partis dans la colonie,
au ci
page 17 et 18,
-
susdits, tome V,
événemens qui se sont passés a
présenté à la Nation
pag. 198, 199, 200, 214et 215.
par Verneuil,
Mémoir
Rochambeau, 1 du 10 janvier
pag. 22, 23,2, 25 et 26. Lettre di
teyen D, sur l'étar desdivers 1792, dans la lettre de Julien Raimond
partis dans la colonie,
au ci
page 17 et 18,
- --- Page 245 ---
(237) )
de la commission intermédiaire 3 ce
c. L'un des m:mbres
de la CroixPinchinat qui avoit présidé la confedération
me
toujours du plus grand crédit
Douquets, ct qui jouissoit
en allant les refut celui qui les y engagea,
IS son parti,
Sonthonax et Rochambeau crurent
hdre au Haut-du-Cap.
solemnel, pour réoir donner à leur rentrée un- appareil
Ils allèrent auqu'on leur avoit fait éprouver.
ter l'injuftice
de la mud'eux, suivis de la commission- intermédiaire,
ant
nombre de citoyens sans armes (4)-
ipalité, et d'un grand
s'étoit conduit quelques
toit à peu près ainsi que Roume
Mais
lors de leur rentrée aul Port-an-Prince.
is auparavant,
civils regardoient comme
appareil, que les commisssires
éclatante
ho.mage rendu à l'égalité et une reconnoissance Pimage
droits des hom nes de couleur , présentoit aussi de
les blancs, dont leffet devoit être
pern triomphe sur
leurs torts et en les
uer leur éloignement, en constatant
niliant.
intermédiaire sol- S. XLVIIL
du Cap et la commission
Embarque
La municipalité
des quatre chefs de la révolte, que mentde Larjtèrent alors la grace
sur-tout & chevesqueAthonax avoit fait embarquer. La municipalité été entrai- Thibaud at
Echevesque-Taiband prétendirent qu'ils n'avoient
autrcs,
excès de
(e). Sonthonax parut
que par un
patriotisme dans sa résolution, et fut
bord balancer; mais il persista
susdite. Débats susdits, tome IV 7 pag. 293; tome V, page
Relation
du 5,décembre 1792.
Moniteur de Saint- Domingue,
intermédiaire des 3, 4, 6et; 7
Extrait des registres de la commission à la Nation par Verneuil, page 24. Autre
embre 1792. Mémoire présenté
13. Extrait des regictres de
tr les citoyens Verneuil, Baillio jeune 2 page
ibid, page 31,
commission intermédisire, da 6 décembre 1792;
; tome V, page
Relation
du 5,décembre 1792.
Moniteur de Saint- Domingue,
intermédiaire des 3, 4, 6et; 7
Extrait des registres de la commission à la Nation par Verneuil, page 24. Autre
embre 1792. Mémoire présenté
13. Extrait des regictres de
tr les citoyens Verneuil, Baillio jeune 2 page
ibid, page 31,
commission intermédisire, da 6 décembre 1792; --- Page 246 ---
(: 238 )
approuvé en cela par son collègue Polverel
saires de l'assemblée coloniale
(s). Les comm
leur
en France ont aussi
parti; et tandis qu'ils étoient forcés
depuis I
Sonthonax fit bien
de convenir
d'ordonner la diportation des
refusérent le serment (2),ls soutinrent
soldats
qui les y avoient excilés,
que ces quatre homm
pour les soutenir,
qui dirigérent même une réve
étoient les mei leurs
étoit trop manifefte
patriotes du Cap.
triotisme
que CCS agitateurs n'avoient d'autre
que l'efprit de faction, l'amour du
pour l'autorité
pouvoir, la ha
nationale, et l'empreinte la plus
préjugés coloniaux. Sonthonax
profonde
de même des deux
s'apperçut bientôt qu'il en é
meibres de la commission
Daugy et Raboteau, qui avoient été les
intermédia
portés de la
ennemis les plus e
révolution et des hommes de
deux assemblécs coloniales
couleur dans
(3). Il porta le
Ce
même jugement
Larcheregse-Thibad, au patriotisme duquel il avoit
long-temps sur parole (4).
les hommes
Roume, qui trop souvent voy
comme il Ics desiroit plus
en avoit eu la même
que comme ils étoic
opinion, 9 et il avoit eu la grand
I Lettre de Polverel à Sonthonax, du 11
thonax à la commission
décembre 1792, Lettre.de:
des
intermédiaire, du 6 décembre. Débats dans
colonies, tome V s pag.301 ct
l'af
2 Réflexions de
suivantes, 309 et suiv.
Page sur la déportation des citoyens
page5.
Verneuil, Baillio,
3 Débats dans l'affaire des colonies,
Moniteur de Saint-Lomingue,
tome V, page 221. Voyez auss
ctc.
4 Moniteur de Saint
Pièces justificatives du mémoire Domingue 3 des 7 novembre 1792 et 10 janvier 17
chevcsgae-Thibaud,
adressé à la Convention nationale par
nc. 4, pag. 12 et 13,
349 ct sui -
Débarssusdits, rome IV
MR
citoyens
page5.
Verneuil, Baillio,
3 Débats dans l'affaire des colonies,
Moniteur de Saint-Lomingue,
tome V, page 221. Voyez auss
ctc.
4 Moniteur de Saint
Pièces justificatives du mémoire Domingue 3 des 7 novembre 1792 et 10 janvier 17
chevcsgae-Thibaud,
adressé à la Convention nationale par
nc. 4, pag. 12 et 13,
349 ct sui -
Débarssusdits, rome IV
MR --- Page 247 ---
239 )
donner tous les torts dans une discussion qu'il
he de se
étoit présenté
L eue avec lui (4). Larchevesque-Tibaud dominoit au
le
par excellence par le parti qui
me patriote
de Blanchelande. On avoit tenu
depuis T'embarquement club
lui décerner une couséance extraordinaire au
pour
de nommer son second fils Cheri,
e civique. Ony proposa
lui éleva
une statue 2
om de la communc, & si on ne
pas hommes
d'en élever aux grands
qu'il ne convenoit pas
civils Pavojent nommé
nt leur vie (2). Les commissaires
nnateur de la marine, en l'autorisant à conserver cn même
jl
Ps 2 la place de procureur de la commune, à laquelle
d'être réélu lors du renouvellehient de la municipa ité
bit
Sa conduite antérieure durant tout le
nois de novembre.
cahiers aristocrasde la révolution, sa participation aux
du Nord, sa retraite de PAssemblée
Es de la province
des droits, la part très-disituante lors de la déclaration
de l'assemlée qu'il prit dans les projéts d'indépendance
le
ses liaisons avec le club Massiac et
de Saint-Marc,
èn
les émeutes
droit de P'Assemblée constituante
1791,
de susciter l'année suivante dans la ville du Cap, 9
ne cessa
de la commune 2 mettent à portée
gu'il y fut procureur
enthousiasme (3). Dès le commencement
précier cet éirange
Thibaud, pag. Extrait dudit méMémoire justificatif de Larchevesque-T
mission
justificatif, pag. 3 ct4. Rapport de Roume sur sa
pag.12.
S dans Paffaire des colonies, tome IV, pag. 360 et suiv.
Moniteur de Saint- Domingue, du 20 novembre 1792. Mémoire justifi7 page 28. Extrait dudit mémoire justificatif,
del Lapcheveques-Thibaud
du 5 décembre. Voyez
j.Lettre de Sonthonax à Larchevenque-Thiband, Mémoire.
les numéros 6 ct 13 des pièces justificatives dudit
"oyez le chap. V de la seconde partic; SS. X, XXXV et XXXVIII. Voyez
colonies, tome IV, pag. 360 et suiv.
Moniteur de Saint- Domingue, du 20 novembre 1792. Mémoire justifi7 page 28. Extrait dudit mémoire justificatif,
del Lapcheveques-Thibaud
du 5 décembre. Voyez
j.Lettre de Sonthonax à Larchevenque-Thiband, Mémoire.
les numéros 6 ct 13 des pièces justificatives dudit
"oyez le chap. V de la seconde partic; SS. X, XXXV et XXXVIII. Voyez --- Page 248 ---
(240 )
de 1790, il écriveit aux députés de la
colonie i
constivaante, en parlant de l'as sassinat de Ferrand lA-sen
que ( cet exemple nécessaire avoit
d. Baudi
D justice, la force eila mod raiion montré tout-à-la fo
des colons
assure gu'cn sollicitant la liberté des
() >. Sonth
vesque-Thibaud le
quatre factieur, Lai
menaça d'une
On a vu qu'il avoit fait la même iasurr-ction,s1l la refusoir
niale dans plus d'une
menace à l'assemblée
occasion, I1 est
ses titres à lestim:
remarquable qu'en
publique dars la séance du
blia pas de rappeler sa
club, 3 on
Cp,
participation à tous les mouvemer
qu'ony comprit non-sen'ement P'émeute
barquement de Cambefort et de
relative à 1
celles qui avoirnt été
Desparbés, mais aussi te
faveur du côté
dirigies contre l'assemblée coloniale
Ouest, et
23 mai
pariculièrenent la journés
1792, qui avoit eu manifesiement
pousser la lci du 4 avril (3). Ietoit
pour objet de
cet homme, si habile à faire
du moins évident
niirels
en faveur de son parti, n'avoit
mouvemens popul
les esprits dans
jamais fait un effort
ces agitations
pour ca
dans celles du
polktiques, et particulière
commencement de décembre. On
qu'il correspondoit alors avec les factieux
verra bic
du Port-au-Pri
aussi la lettre de Julien Raimond alt
D.
de la colonie, , Page 18.
citeyen .. sur l'état des divers
1 Lettre de
vicr 1730. Larchevengie-Thibaud aux députés de la colonie, du 2g
2 Relation officielle susdite des événcmens
l'affaire des colonies, tome IV,
arrivés au Cap. Débats
Déciararions de Muller ct de page 304; et tomc V: pag. 199 er
parriotiques de
Duxand, des et 8 décembre 1792, An
Saint-Domingue, du 6 décembre.
3 Moniteur de
Ssiac-Dormingue, du 20 novembre 1792,
-Thibaud aux députés de la colonie, du 2g
2 Relation officielle susdite des événcmens
l'affaire des colonies, tome IV,
arrivés au Cap. Débats
Déciararions de Muller ct de page 304; et tomc V: pag. 199 er
parriotiques de
Duxand, des et 8 décembre 1792, An
Saint-Domingue, du 6 décembre.
3 Moniteur de
Ssiac-Dormingue, du 20 novembre 1792, --- Page 249 ---
(241)
ensembleedes. mouvemens populaires dans ces
ur combiner Il étoit au reste si pcu difficile en patrjotisme,
ux villes (1)-
au mois de mars précée, malgré la part qu'il avoit prise 9
causé par la lettre de Rouvrai, et quoint, au soulèvement
homme avoit arboré le pavillon
i1 n'ignorât pas que 'cet
la
et
c'étoit lui qui, en prédisant
nc dans son camp, que
cent mille Alleatre-révolation, avoit annoncé que cing
les fenétres la canaille ligislative,
inds jeueroient par
commissaires civils,
pehevesque-Thibaud avoit déclaré aux
du
exécutif dont la colonie
'entte tous les agens
pouvoir
celui auRouvrai étoit peut être
bit si fort à se plaindre,
le fit aussi déporter
el il se ficroit le plus (2). Sonthonax
et Raboteau. Daugy est, dit-on, mort prisonnier
:c Daugy
ou il
Espagne. Raboteatt 7 après avoir été en Angleterre,
dissimula. pas ses voeux pour que son pays passàt sous le
est allé dans les Etats-Unis, oi
g de cette puissance (3),
avec les enneest ligué, camme on devoit s'y attendre,
VerLarchevenque-Thilaud,
de la République française.
ou
Gervais, Fournier ct Baillio parvinrent en France,
il,
liberté
les soins des commissaires de lasobtinrent leur
par
la suite
bblée coloniale, Page et Brulley. On verra dans
quel
ils en firent tous, en SC joignant à ces commiscux usage
Voyez les SS. XVII ct XVIII du chap. suivant.
aux ommissaires civils, du 21 octoLettre de Larcheresgas-Thiband
1792,
Raboteau, à Saint-Marc,
Lettre del P. J.R... (Raboteau ) àmadamep.J. dans l'affaire des colgnies,
C de Gibraltar 3 le 29 mars 1793. Débats d'Albert du 8 décembre 1792.
ey 3 pag. 220 ct 236. Déclaration
et lc chapitre VIT
cz aussi les Affiches américaines du 20 janvter 173,
essous.
Garran-Cou'on, Tome III,
Q
Rapport par
2,
Raboteau, à Saint-Marc,
Lettre del P. J.R... (Raboteau ) àmadamep.J. dans l'affaire des colgnies,
C de Gibraltar 3 le 29 mars 1793. Débats d'Albert du 8 décembre 1792.
ey 3 pag. 220 ct 236. Déclaration
et lc chapitre VIT
cz aussi les Affiches américaines du 20 janvter 173,
essous.
Garran-Cou'on, Tome III,
Q
Rapport par --- Page 250 ---
(242)
saires pour poursuivre avec le plus grand
tribunal révolutionnaire, tous ceux qui avoient acharnement,
de defendre les droits des hommes de
eu le maibe
damner
couleur, ou de CO
quelques uns des torts des assemblées coloniales.
firent périr sur l'échafaud Brissot, Barnave, Milscent, G
mouard, comme Blanchelande. Ils traduisirent au mème trib
nal Boisrond, Roume, Saint-Léger, Raimond,
beaucoup d'autres, , qu'ils firent long. temps détenir Leborgne dans
feis; ils ne cessèrent d'attiser les haines contre les hommes
couleur et les nègres, en trompant la
tuation des colonies. Ccux
mére-patrie sur la
d'entr'cux qui ont été les
teurs de Polverel et Sonthonax, ont constamment
accu
les débats
témoigné d
l'emporitement le plus extrême contre tout ce qui n'ét
pas blanc. On ne doit pas laisser ignorer au surplus que L
chevesque-Thibaud a prétendu dans les débats que Sonthor
avoit profité de son embarquement pour s'emparer de son
genterie, et -quand l'ex-commisaire civil indigné l'a som
d'en fournir la preuve et de comprendre formellement
inculpation dans les chefs d'accusation inteniés
ce
n'a pas osé le faire. Il est
contre lui,
convenu qu'il n'avoit auct
preuve (1).
S. XLIX,
La correspondance de Sonthonax avec Polverel
Etac de la près s'être debarrassé de
prouve qu
ville du Cap.
ces agitateugs, i1 nc crut
av
sujet de craindre pour le mnaintien de l'ordre
plus
ville du Cap et dans toutes fes parties de la
public dans
dont les hommes libres étoient
provincs du Noi
encore les maitres. Il reçut
II Débats dans Paffaire des colonies, tome I, page 218, ct tome
pag. 341 ct 3j2.
Etac de la près s'être debarrassé de
prouve qu
ville du Cap.
ces agitateugs, i1 nc crut
av
sujet de craindre pour le mnaintien de l'ordre
plus
ville du Cap et dans toutes fes parties de la
public dans
dont les hommes libres étoient
provincs du Noi
encore les maitres. Il reçut
II Débats dans Paffaire des colonies, tome I, page 218, ct tome
pag. 341 ct 3j2. --- Page 251 ---
(243) )
commission intermédiaire, 5 qui avoit été en
licitations de la
avoit prises pour purger
prtie renouvelée, sur les mesares qu'il
régner
des ennemis de la liberté (). La tranquillité pary:
Cap
cela arrive presque toujours après les
ielque temps, comme
les
besoin de re-.
andes crises, parce que tous
partis'onf à celui
faut sur-tout du temps
quia
endre haleine, et qu'il
mettre d'autres direcrenouer ses tiames, et
: vaincu pour
la mort, la détention ou la fuite
urs à la place de ceux que
des
hors de combat. Mais le triomphe impolitique
ht mis
avoit ranimé dans le cceur de presque tous
mmes de couleur
contre cette classe
blancs leurs anciennes préventions
vaincre
la
même que Sonthonax avoit eue à
hommes, ct peine
facile de lui résisier avec
ur avoit appris combien il seroit
Les plus ardens
s'ils n'étoient plus divisés entre eux.
ccès,
de lui comme les royaubistes croyoient avoir à se plaindre
formoient la grande
Ces deux factions
tes les plus prononcés.
des affaires politiques,
pjorité de ceux qui, se mélant au Cap
(2). Il leur
nécessairement par la f'opinion publique
des
rigeoient
que plusieurs
facile de se rapprocher,
t d'autant plus
n'avoient pris le masque de
volutionnaires les plus emportés
ou des passatisfaire leur ambition
démagogie que pour
commission intermédiaire 1 des 5, 7 et 11
1 Lettres de Sonthonax à la
du 22 décembre. Extrait des
cembre 17-)2. Autre du même à Polverel, des 9, 10 et 11 janvier, 13,
gisires de la commission intermédiaire,
incermédiaire, du
et5 févricr 1793. Adresse de ladite commission tome V, page 230 et suiv.
janvier. Débats dans l'affaire des colonics, Terrier Rouge, de la Petite Rioyez aussi les adresses à Sonthonax, 2 du
ct 11 mars, le
et des Gonaives, des 17 janvier, 7
ere-de-P'Artibonite
du 30 décembre 1792, etc.
foniteur de Saint-Domingue,
a Lettrc de Binet à Sonthonar 2 du 23 mars 1793.
Q
ricr 1793. Adresse de ladite commission tome V, page 230 et suiv.
janvier. Débats dans l'affaire des colonics, Terrier Rouge, de la Petite Rioyez aussi les adresses à Sonthonax, 2 du
ct 11 mars, le
et des Gonaives, des 17 janvier, 7
ere-de-P'Artibonite
du 30 décembre 1792, etc.
foniteur de Saint-Domingue,
a Lettrc de Binet à Sonthonar 2 du 23 mars 1793.
Q --- Page 252 ---
(244)
sions bien "plus honteuses. Aussi redevinrent-ils
des royalistes sans pudeur
dans la sui
auprès du côté
2 comme l'avoient été les 8
droit de l'Assemblée
l'avoient encore été les commissaires constituante, 3 comm
de
en France, toute 'cette année là
l'assemblée colonia
cipalité du
jusqu'au 10 août. La mun
Cap, qui avoit une si grande
ville > venoit d'être renouvelée
influence sur cet
Deux officiers
dans le sens des agitateur
municipaux furent seuls
cureur de la commune
embarqués avec le pr
tout ce qu'elle put
Larcherergue-Thitad (1). Elle
pour sauver les
donna les attestations les
déportés, auxquels el
plus favorables (2).
remplaça
Lavergne, 9
Larehereagse-Thitaad, avoit les mêmes
L'un des aides-de-camp de
principe
chez lui que s'étoit tramée la Rochambeau assure que c'éto
le beau- frère de Delaire
dernière émeute (3). C'éto
que Sonthonax
avec Daugy et
avoit fait arrêt
Raboteau, et qui n'échappa à la
gu'en se retirant dans les Etats-Unis.
déportatic
d'abord séduit Sonthonax
Lavergne, 9 qui avoit aus
obtint
par T'exagération du
presque Ia même popularité
patriotisme (4)
qu'il mit plus de réserve dans que son prédécesseur, quo
sa conduite
factieux du Cap savoient d'ailleurs
administrative. Le
que des orages se formoier
1 Débats dans l'affaire des colonies, tome
aussi le Mémoire justificatif de
IV, pag. 276 et 3.fo. Voye
Larcheyesque - Thibaud,
2 Moniteur de
pag. 10et 11.
pièces justificatives Saint-Domingue, de
> des 10 janvier 1793, ctc. Mémoire
Larchevesque - Thibaud, P.
3 Déclaration de Pénant, du
Getsuiv.
lonies, tomc V, pag. 221.
Débats dans Paffaire des Cc
4 Letire de Sonthonax à
Débats susdits, tome
Tardherengs-Thitand, du 13 novembre ITy4
IV, pag. 31o et 311; tome V, page 71.
ces justificatives Saint-Domingue, de
> des 10 janvier 1793, ctc. Mémoire
Larchevesque - Thibaud, P.
3 Déclaration de Pénant, du
Getsuiv.
lonies, tomc V, pag. 221.
Débats dans Paffaire des Cc
4 Letire de Sonthonax à
Débats susdits, tome
Tardherengs-Thitand, du 13 novembre ITy4
IV, pag. 31o et 311; tome V, page 71. --- Page 253 ---
(245)
dans le Sud contre Polverel. Ils corresponans T'Ouest et
(1)- Ils n'attenles
du Port-au-Prince
oient avec
agitateurs
se montrer aussi au
signal de leur part pour
Hoient qu'un
Fap (2).
la confiance des 9. L.
Sonthonar, après avoir tàché de regagner
ou il repoussoit Campagnes
lancs du Cap par une nouvelle proclamation, commissaires et succès de
qu'on répétoit sans cesse contre les
Laveaux coninculpation.
Taffranchissement général des noirs > crut pou- trelesnègres. e
viis-de vouloir
de la guerre contre les nègres,
bir enfin reprendre la poursuite
durant les dissenui avoit été presque entièrement abandonnée
à la
rien de ce qu'iljugea propre
ons civiles. 11 ne négligea
la MarRochambeau éloit reparti pour
ousser avec (vigueur.
pendant le
de Saint-Domingue
nique (3), et son éloignement
de Sonthonax n'a pas
de Polverel et
este de l'administration
un. de leurs.
leurs accusateurs de le dénoncerigomme
mpèché
effectivement partagé les opinions
omplices (4). 11 en avoit
sur-tout à ceux de Sonthonax (5),
coopéré à leurs travaux,
à Laveaux, des 9 ct 15 mars 1793. Autre du
1 Lestre de Sonthonax
du 23 mars 3 voyez aussi le chapiEme à la commission intermédiaire,
suivant, S. XVIII.
du 27 mars 1792. Aurre de Boisrond.
2 Lettre de Lavergne à Sonthonax,
et Gerbier au mêmc, du 7
même, du 27 février. Autre de Castaing Mémoire de Julien Raimond,
ars. Attre de Boucher au même, du 10 mars.
53 et
les causes des troubles et des désastres de Saint-Domingue * page
ivantes.,
de Rochambeau, des 5 décembre 1792 * et: 10 janvier
3 Proclamations
du 12
Affiches américaines
y3. Moniteur de Scint-Domingie 9
janvier.
Lettre de Sonthonax à Rochambeau, du 1 janvier.
3 Débans janvier. dans laffaire des colonics 7 tome I, page 306.
Moniteur de Sains5 Proclamation de Rochambeau., du 1o janvier 1793.
omiagucs du 11 janvicr,
Q3
ambeau, des 5 décembre 1792 * et: 10 janvier
3 Proclamations
du 12
Affiches américaines
y3. Moniteur de Scint-Domingie 9
janvier.
Lettre de Sonthonax à Rochambeau, du 1 janvier.
3 Débans janvier. dans laffaire des colonics 7 tome I, page 306.
Moniteur de Sains5 Proclamation de Rochambeau., du 1o janvier 1793.
omiagucs du 11 janvicr,
Q3 --- Page 254 ---
246 )
Polverel lui reproche
contre les negres
beaucomp son inactivité dans la guerr
(1); 5 mais Rochambeau se plaignit
entravé dans toutes ses
d'avoir ét
opérations par les colons
au Cap,etqu'il
qui dominoier
colons,
appeloit, non sans raison > les aristociate
malgré leur aff:ctation de patriotisme (2).
Qnoique le gouvernement provisoire eit passé
de Rochambean au cominandant de
après le dépai
TOuest, Delassalle, 2 à titr
d'anciennelé; comme ce dernier restoit auprès de
direction des forces du Nord se trouva
Poiverel,
de la province, Laveaux,
dévolue au commandar
les
qui mit la plus grande célérité dan
préparatifs d'nae expédition générale. II attaqua, à la fin d
janvier 1793, les insurgés par trois colonnes
attaques eurent le plus
a-la-fois ; les tro
grandcuccés, Une
se dirigeaàl'ouest du Cap, ( nettoya dans première colonne, 9
> tagnes du Limbémet de la
une semaine les mor
> la vue du fort de la
Soufrière, balaya la plaine jusqu
Tannerie, et
de
2 que les nègres avoient formés
s'empara tous les camp
vers la mcr ou
> tagnes n. Ils ne Arent presqu'aucune
dans les mor
de la Tannerie, qni étoit le quartier ricacc,issgeiatgim général de
et si avantagensement situé qu'ils le
Jean-François
prenable; Laveaux
regardoient comme im
l'attaqua en personne avec la colonne
et le prit d'assaut après deux heures de
du nord
ensuite maitre des
combat. Il se rend
postes voisins, qui pouvoient
qai mirent en sa possession une grande étendue de l'inquiéjer,
sou, qui commandoit alors dans ceite
pays. Bias
s'enfuir chez les Espagnols. On
partie, fut obligé d
prétend que Jean - François
I Lettre de Polverel à Delassalle, des 30 Décembre
1292,
1792 2 ct 10 janvi
# Voyezla lettre de Rochambeau à Sonrhonax, du janvier 713
rend
postes voisins, qui pouvoient
qai mirent en sa possession une grande étendue de l'inquiéjer,
sou, qui commandoit alors dans ceite
pays. Bias
s'enfuir chez les Espagnols. On
partie, fut obligé d
prétend que Jean - François
I Lettre de Polverel à Delassalle, des 30 Décembre
1292,
1792 2 ct 10 janvi
# Voyezla lettre de Rochambeau à Sonrhonax, du janvier 713 --- Page 255 ---
(247)
lui étoit alors pousséc à l'extrème 9 refusa
ont la division avec
battu
le
donner des secours ; mais il fut lui - même
par
lui
colonne Neuilly, qui reprit le
pmmandant de la troisième
:
le long de
du Dondon, et tousles postes des montignes
burg
la frontière
Beaucoup de
Grande-Rivière, sur
espagnole
vinrent à cette occasion se soumetire au vainqueur avec
egres
enfans. Il ne restoit plus aux insurgés de
turs femmes et leurs
et du
ceux de Valière, du Port-Français
ostes importans que
des trois avoit-il été pris sur
Prand-Bouean; encore le premier
de monde
mais T'armée de Laveaux, qui avoit perdu fort peu
ur;
par Ta fatigue et lintemans Ies combats, en perdoit beaucoup
érie du climat.
dernière cause avoit déja fait périr une grande partic
Cette
ont accusé Sonvenues de France. Les colons , qui
les troupes
le climat en avoit alors moissonné les
honax, conviennent que
les seules que le
eur tiers (2), et ces forces étoient presque
commissaire civil, par 1e curé du Donden 1 de
I Adresse philosophique au.
de Sonthonax à la municipalité du Cap 2
Hayc, pag. 33 et suiv. Lettre Polvercl, des 22 janvier et 4 février.
Acs. 20- et 24 janvier 1793. Autres à
Layeaux du.18 mai. Autres de
Autre à Neuilly 1 du 24 janvier. Autre à
ct 6 février. Moniteur de
V'ordonpateur Poujet à Sonthonax, dçs 18 janvier février. Lettre de PoiSain: - Domingue 9 des 19 et 23 janvier et. 7
rerel à. Neuilly, du 2 février..
de
au ministre de la marine, du 2 septembre 1792
2 Lettre Leborgne
Lettre dc Delaire à Page;
Lettre de Sonthonax à Polverel, du 21 novembre. Verneuil contre Sontbor
du 5 octobre. Mémoire présenté à la Nation par
n3, 5, pag. 22
nax, pag. 23 et 16. Réflexions sur ies colonies par Page,
Defrance al.
esuiv. Débats dans Paffaire des colonies, tome VI, pag. a75.
sitoyca Creusé Pascal,. son collègue 2 page 28.
Q4
Lettre dc Delaire à Page;
Lettre de Sonthonax à Polverel, du 21 novembre. Verneuil contre Sontbor
du 5 octobre. Mémoire présenté à la Nation par
n3, 5, pag. 22
nax, pag. 23 et 16. Réflexions sur ies colonies par Page,
Defrance al.
esuiv. Débats dans Paffaire des colonies, tome VI, pag. a75.
sitoyca Creusé Pascal,. son collègue 2 page 28.
Q4 --- Page 256 ---
(248 )
géréral cut à sa disposition. Les blancs
du Cap, et Ja plupart des
ne vouloient poini SOTI
beaucoup de
hommes de couleur
répugnance à se battre contre les
témoignoie
avoit invité les citoyens de bonne
négres. Sonthon
expédition. Il avoit tâché
volonté à s'inscrire pour cet
bitans du
d'inspirer de
Cap, en faisant cette
l'enthousiasme aux h:
mation oi ilavoit annoncé
invitation dans la même proc
déclara
l'établissement de la
infames et indignes du droit de
République il
qui, après s'étre fait inscrire
citoyen frangais cei
il n'avoit prononcé
3 refuseroient de
aucune peine contre
marcher; ma
roient pas.- Quatorze
ceux qui ne s'inscr
Sonthonax, et l'armée personnes seulement se
elle - méme, 3
Présentérent Q
ces instances dans le
réitérèrent plusieurs fo
Tout
temps même des victoires de
futinutile, et ce général se trouva
Laveau
forces (2).
abandonné à ses propre
1 Broclamation de Sonthonax, du 30
Paudiceur Leborgne, du 2 janvier 1793. décembre 1792, Procès-verbal C
mingue, du 31 décembre 1792,
Annales Parriotiques de Saint-De
cembre inge cf janvier 1733. No. Moniteur de Saint-Domingus 2. des 31 de
adressé à la Convention narionale XIdes pièces juscificarives du Mémoir
stiv, Débats dans Paffaire des
par Larcheverque - Thibaud, pag. 35
21 Les citoyens
colonies, tome VI, P. 25) ctl suiv.
Cp, dansle Moniteur composant de l'armée du général Lavcaux, aux
d
dans celai du 22 janvier. Saint Domingue, du 20 janvier 1793. citoyens
jagvier jvoyez aussi celui Mouremens du
de Parmée du Cap a dans Autrespièee
2 mai. Lettre de Laveaux
coleids
intermédiaire, du 7 avril, dans le Moniteur
à ia commission
commission
du
dudir jour. Proclamation,
de
intermnédisire, 2 mai, dans ie
deJa
Sonthonay à la municipalité da
Moniteur dudit jour. Lectre
du mémeaux bouchers du Cap, Cap, des 22 CE 21 janvier 1793. Autre
de Rochambeau, du 5 décembre dunt janvier. Voyez
2792,
ausilaproclamation
puc, ct les Annales
dans le Moniteur de
patriotiqnes de Saint Domingue, du 6 de Saint-Domia combre.
jour. Proclamation,
de
intermnédisire, 2 mai, dans ie
deJa
Sonthonay à la municipalité da
Moniteur dudit jour. Lectre
du mémeaux bouchers du Cap, Cap, des 22 CE 21 janvier 1793. Autre
de Rochambeau, du 5 décembre dunt janvier. Voyez
2792,
ausilaproclamation
puc, ct les Annales
dans le Moniteur de
patriotiqnes de Saint Domingue, du 6 de Saint-Domia combre. --- Page 257 ---
(249 )
hthonax venoit alors de partir pour rejoindre son collègue
la province de T'Ouest. La-municipalité, , durant son abrefusa à Laveaux tout ce qu'il demanda. On' travaillales
es pour les empécher de continuer leur marche. Laveaux
onc obligé d'interrompre le cours de ses victoires, et de
rner à la défensive. Quelques postes 2 tel que celui de
re, furent même repris par les nègres, qui restèrent les
es de toutes' les parties oi les tzis colonnes de Laveaux
ient pas pénétré. La culture recommença cependant dans
aine du Cap (1), et le théâtre des hostilités fut du moins
héde cette ville, qui auroit pu commencer à resperer de
ertes, sans les causes toujours subsistantes de ses dissentions
icures.
dresse philosophique susdire, pag, 33 ct 37. Lettres de Bouysson à
paax, des 4 et7 mai 1793. Lettre de Lavergne au même, du 9 marse
de Gerbier au même, du 7 mars. Autre de Boisrond au mêmc, du
kil. Autre de Laveaux au mème, des 7 et 9 mars.
et
--- Page 258 ---
- : 250) )
CHAPITRE III
Du premier
voyage de Polverel et Sonth
dans POuest et le Sud.
s.I.
Erat contre- Dymastaag des commissaires
révolution- distributian dans les trois
civils, qui prononçoi
naire de la et Ailhaud
provinces de la colonie (1),
villede Saintpartirent du Cap le 29 octobre
Po
Marc,
TAstrée, pour se rendre d'abord
sur la fi
Ils débarquérent le 2 novembre conjointement dans P'O
qui est la première de
dans la ville de"Saint-N
durent prévoir
cette province du côtédu Nord
par les événemens qui
(2
leur arrivée, combien ils
suivirent immédiat
de leur mission.
éprouveroient d'obstacles dans la
Depuis le départ de Roume, l'esprit
en plus détérioré dans ceite
public s'étoit de
de couleur
ville par la coalition des
avec les agens de l'ancien
bo
paroissoient y dominer ; c'étoit l'un d'entre régime. Les pre
en étoit toujours maire. D'autres
eux, Savary
plissoient diverses fonctions
hommes de couleur y
leur crédit
publiques; mais ils ne" mainter
qu'en cédant aux vues des contre-révolutions
I Proclamation de la commission
du
de ladite commission, du 18 octobre. civile, 13 octobre 1792.
2 Lettre de Polverel et Ailhaud à T'Assemblée
1792.
nationale 9 du 14 now
régime. Les pre
en étoit toujours maire. D'autres
eux, Savary
plissoient diverses fonctions
hommes de couleur y
leur crédit
publiques; mais ils ne" mainter
qu'en cédant aux vues des contre-révolutions
I Proclamation de la commission
du
de ladite commission, du 18 octobre. civile, 13 octobre 1792.
2 Lettre de Polverel et Ailhaud à T'Assemblée
1792.
nationale 9 du 14 now --- Page 259 ---
(251) )
du Port -au- Prince et
décidés, quis'y étoient réfugiés
toujours
de l'Ouest. On y distinguoit
tres communes
Decoigne et lassassin
in de la marine Juan-Baptiste derricr bravoit, sous Ta
hloto, Roi de la Grange. Ce
V'autorité
lion de la manicipalité et de la garde natiorale,
as*
l'avoit décrété d'accusation pour cct
justice 7 qui
t ()-
un rôle si criminel dans
deux hommes qui avoient joué
des premiers
uvemens del la colonie, prévirent bicn qu'un
civils seroit de les faire arrèter pour
des commissaires
la loi de 4 avril le leur presvoyer en France, comme
ils cherchèrent à inpour les auteurs des troables 5
les
les habitans de Sain: - Morc, en répandant que
er
vouloient embarquer en même temps un
irsaircs civils
d'auires citoyens, dont
nombre d'hommes de couleur et
sorte de
laisons avec eux donnoient à Timpuration une
S-II.
de l'effet (2'.
Emblance trop bien calculée pour produire
Soulèvemene
de diminuer linfuence de contre Polve:
S commissaires civils essayèrent
relerAilhaud
et de ranimer ié patrio- .
deux contre - révolationnaires,
leur rendant compte
parmi lcs habitans de Saint-Marc, en
sofemévénemens du 1oaoit, dans une séance
mnémorables
de toute la commune. On compta trop sur l'enthousiasme
Immediatement après, dcs
cette soance avoitparu produisc.
l'arrestation de Roi de la Grange::
Arrêté de Polverel et Ailhaud, pour
rigne, du 4 novembre 17y2.
duif novembre
Lqtre de Polverel et Ailbaud àlAssemblée Nationale, d'ak imparcial.:
Artèté suslit ds mêmes > du 4 novembre. Coup
Domingue, par Fr. Tolverclfils, P. 32.
me
Immediatement après, dcs
cette soance avoitparu produisc.
l'arrestation de Roi de la Grange::
Arrêté de Polverel et Ailhaud, pour
rigne, du 4 novembre 17y2.
duif novembre
Lqtre de Polverel et Ailbaud àlAssemblée Nationale, d'ak imparcial.:
Artèté suslit ds mêmes > du 4 novembre. Coup
Domingue, par Fr. Tolverclfils, P. 32. --- Page 260 ---
(2 250)
citgyensse présentèrent à la
d'amis de la Convention municipalité pour former une
s'étoit établie au Cap le Nationale 3 à l'exemple de cel
nombre dhabitans,
mois précédent. Mais un plus
Grange, présentèrent attroupés par Decoigne et Roi
civils à qui les deux une pétition contraire. Les commi
cipalité,et quisans deute demandes furent renvoyées par la
formation du club,
n'étoient pas étrangers au
voient les
ne purent pas méconnoitre le projer
citoyens de
droit
aucune atteinte à l'ordre s'assembler, social.
pourvu qu'ils ne Port
dangereux de la fermentation Mais, pour prévenirles ré
le: premiers
qui se manifestoit, ils invi
la formation péiitionnaires, au nom du
:
de leur club,
patriotisme, à susp
D éclairées et plus
jusqu'à ce que a les opinions
> sans danger Pour rapprochées, la chose
leur permissent de s'asse
Cette invitation
publique (1).>
Par leur
ayant produit son effet, les
triomple, se rassemblèrent
factieux, enl
autorisation la nuit et le lendemain en très-grand nombr
rendirent dela, avec un
matin chez Decoigne,
les commnisraires
grand nombre d'hommes
roient
civils, 4 Pour leur déclarer
armés,
Yemiarguement d'aucun des
qu'ils ne so
de 13 Grange et
habitans de Saint-Marc.
la manière la Decoigne, qui étoient à leurtéte,
plus séditieuse. Les
parlère
vains efforts pour les
commissaires civils firen
qu'avec peine la
rappeler à leurs devoirs; ils n'obtir
élablirent méme séparation de
lcs
en se retirant T'stioupement," des
fact
patrouilles nombreu
1 Décision de Polverel et
du 4 novembre, Coup d'ail Ailhaud, du 3 novembre 1792. Arrêté s
Als, pag. 3a.
impartial sur Saint - Domingu:, par Pol
ère
vains efforts pour les
commissaires civils firen
qu'avec peine la
rappeler à leurs devoirs; ils n'obtir
élablirent méme séparation de
lcs
en se retirant T'stioupement," des
fact
patrouilles nombreu
1 Décision de Polverel et
du 4 novembre, Coup d'ail Ailhaud, du 3 novembre 1792. Arrêté s
Als, pag. 3a.
impartial sur Saint - Domingu:, par Pol --- Page 261 ---
(253 )
du jour et la nuit suivante, Papparcil
psentérent, , le reste
uerre dans toute la ville (1).
les commissaires ayant appelé
e étoit leur insolence , que
de patriotes
tout ce quilyavoit
d'eux.part une proclamation
s'étoient formés en
soumisà la loi , les factieux, qui
mmes
les premiers.
devant la maison communc, se présentèrent
revenir
couleur, qu'on avoitaussi égarés, parurent
nmesde
réunirent aux" canonniers, qui
lus de sincérité (2); ils se
commissaires
leur poste, pour assurerles
restés jesqu'alorsà
maintenir leur autoRu'ils étoient prêts à mourir pour
et Roi
alors d'arrêter Decoigne
Ceux-ci leur ordonnèrent
nationale leur
mais le commandant de la garde
Grange; 5
ordre étoit impossible (3).
s. III.
que r'exécution de cet
Fuite et derIndignés, requirent main- nières macommissaires civils, justement
nauvres de
des frégates PAstrée et la Sémillante, Roi de la
ux commandans
célérité qu'on mit à exécutcr Grange et
bient dans la rade. Quelque
eurent le temps
Decoigne et Roi de la Grange
Decoigne,
quisition,
de leurs émissaires, qui
ader. On ne put arrèter qu'un
de Saint Marc, du 27
tre de Polverel et Ailhaud à la municipalité
du novembre.
Arrèté susdit de Polverel et Ailhaud,
bre 1792.
subi au comité de marine, par Ailhaud.
le Tinterrogatioire
Ailhaud à la municipalité de Saint-Marc,
tre susdite de Polverel et
ovembre 1792.
Dumontellier
asure dans les Débats, tome IV , page 197 s que
ausson
occasion à la tôtc de ceux qui aidèrent les commissaires
dans cette
séditicux ; mais outre qu'en ne donhe point
repousser l'attroupement
eut
d'action entre les deux
ave de cette assertion 3 et qu'il n'y
goint Dumonrellier sC rangeit du
Saint-Marc, il étoit tout simple que
posé au parti dont il avoit toujours été P'ennemi.
rèté susdit, du 4 novembre.
IV , page 197 s que
ausson
occasion à la tôtc de ceux qui aidèrent les commissaires
dans cette
séditicux ; mais outre qu'en ne donhe point
repousser l'attroupement
eut
d'action entre les deux
ave de cette assertion 3 et qu'il n'y
goint Dumonrellier sC rangeit du
Saint-Marc, il étoit tout simple que
posé au parti dont il avoit toujours été P'ennemi.
rèté susdit, du 4 novembre. --- Page 262 ---
(254)
aroit soufflé le feu de la sédition dans la
hautement
ville, en anne
que ces deux hommes ne tarderoient
en force (1). Cette
pas à yr
prédiction ne put pas être
on vit dès le lendemain les negres des
réalisée ;
bauteurs de
se soulever et commettre leurs excès
Sainttion ne put être appaisce
ordinaires. Leur ins
que par les promesses que le
Chanlatte, commandant des hommes de
de
corder un jour franc de travail
couleur, leu
par chaque semaine (2)
Personne ne douta que ce soulèvement n'eit été
par Decoigne et Roi de la Grange, On
occa:
du premier les
les
trouva dans les Pi
preuves
plus décidécs de sa
de ses vues contrexdolutiounairet.
scélérate
Dans une
déja été interceptée par la
lettre, qui
dans la calonie, il invitoit municipalité de Jérémie, et P
un de ses oncles à faire
les blancs de la péninsule du sud-ouest
di
par les muld
pour soumettre ensuite par eux les négrès
enfin à leur tour les hommes de
révoltés, et rép
couleur Dans une
1 Arrêté susdit, du 4 novembre. Lettre de Polverel
nicipalité, dufe7 novembre
eti Ailhaud à
par Fr. Polverel fils,
32. 1792. Coup-d'ail impartial sur Saint Dom
page
2 Coup-d'ail susdit, page33, Voyez aussi le S. XIII du
VI
>> * Vous avez trois classes de
chap. ci-d
S celer dans tous les sens, ct brigands à combattre, qui vont vou
> promptement. D'abord, les qui vous auront anéantis si vous n'
s les donc déruire
brigands biancs sont les plusà craindre,
paries mulieres,si vous ne
> mêmes. Après, avec
voniey pas les déruir
>> les lois peu à peu, ceue-civonerangerez et vous screz
les nagronpérohéiryvour rét
>> d'entre les gens de couleur qui seront successivementd même de réprim:
2) c'est à mon avis celui qui
coupables, Il faur prendre an
a aujourd'hui de
nous expose le moins ; je n'ai point le
vous.dévclogper mon opinion 3 mais vous sentirez 9
,si vous ne
> mêmes. Après, avec
voniey pas les déruir
>> les lois peu à peu, ceue-civonerangerez et vous screz
les nagronpérohéiryvour rét
>> d'entre les gens de couleur qui seront successivementd même de réprim:
2) c'est à mon avis celui qui
coupables, Il faur prendre an
a aujourd'hui de
nous expose le moins ; je n'ai point le
vous.dévclogper mon opinion 3 mais vous sentirez 9 --- Page 263 ---
(255 )
de jours avant T'arrivée des commissaires
écrite peu
des embarquemens faits par
à Saint-Marc, il se plaignoit de leur résister, K avec
Cap, et il annonçoit le projet donner de
coups
bons enfans bien décidés à
grands
Hques
quels qu'ils soient (1)>.
fusil aux prenisteaggreseas, d'un écrit, aussi de sa main,
lettre étoit accompagnéc Nue bon coin, du premier
é Bulletin reçu. dAllemagne mieux la rage des contre-rémbre 1792. Rien ne constate
de leurs affreux projets.
fonnaires et T'extrême atrocité des rois coalisés contre
prédisoit la marche triomphante devoit être d'abord réduit
ance; ; on y disoit que ( Paris
seroient rassemblés
tous les habitans en
la famine 1 que
supplicits,
tous les révolutionnaires
rase campagne,
même livrées au pillage , et les
rs maisons à Pinstant
du roi. On
seroient épargnés confisqués au profit
ns qui
étoit le sort que l'on réservoit
savoit pas au juste quel révolationnaires ; mais on présug indifirens, ou non
les femmes et les enfans.
it qu'oz n'épargneroit que braleroit tous les magasins 2
cas d'inégalité de forces, on
mettroit le feu dans les
feroit sauter les poudres, et Pon
des déserts à des
paroissoit décidé à préférer
les, parce qu'on
il n'y auroit même aucun asyle
ys peuplés de révoltés 5
s'étendrois jusque
ur les révolationnaires 5 la proscription
iZ
s'étoient déja rendus en pays étranger:
r ceux qui
de la crise affreuse ou nous sommes, sans agir vipossible de se tirer
lettre écrite de Saint-Marc lc 8 décembre
preusement >. (Copic d'une
Moniteur dc Saint Dominpar J. B. Decoigne, à M. Delopinot.
du 23 décembre.)
la destitution et Parrestation de
Arrêté de Polverel ct Ailbaud pour
ia Grange et Decoigne > du 4 novembre 1792.
'étoient déja rendus en pays étranger:
r ceux qui
de la crise affreuse ou nous sommes, sans agir vipossible de se tirer
lettre écrite de Saint-Marc lc 8 décembre
preusement >. (Copic d'une
Moniteur dc Saint Dominpar J. B. Decoigne, à M. Delopinot.
du 23 décembre.)
la destitution et Parrestation de
Arrêté de Polverel ct Ailbaud pour
ia Grange et Decoigne > du 4 novembre 1792. --- Page 264 ---
- 256 )
existoit sur ce point un
22 lon
accord entre Zes cours
déclareroit la guerre à
coalisé
32 cepteroient
toutes les
pas cet
puissances qui
a cution. >)
accord, ou qui en éluderoient
Ce scélérat n'étoit
que trop à
Toute sa famille étoit
portée d'être bien in
contre
émigrés, comme le prouvent des révolationnaire; ses frères é
qugles commissaires civils
lettres de sa sceur de Bord
mêmes principes interceptérent, et qui étoient da
T'Oaest, instruit du Sonthonax 3 lors de son
lieu oi cès
voyage
y envoya la gendarmerie
bpute-feux s'étoient réfc
se défen 'an nt. Roi de la pour lcs arrêter. Decoigne fut t
la Jamaigue (2).
Grange échappa encore, etse
6. IV.
réfi
Essai d'une Les commissaires
nouvelleconcivils avoient
la
fédération à peu de jours après l'évasion de Roi de quitté ville de Saint-T
Saint-Marc. ils
Ia Grange et
s'embarquérent pour le Port-au. -
deDeco
n'avoir pu attacher à la révolution Prince, avec le regr
avoit tirés de
des hommes qu'elle
T'avilissement et de
à qui ils n'avoient
l'oppression. La municip
pas dissimulé leur
sa foiblesse ou sa connivence
juste mécontenteme
touchéc de leur
avec les factieux, avoit
départ. Eile s'étoit même réunie
patriotes, pour les engager à le
avec que
en leur annonçant que les
suspendre jusqu'au lenden
gardes nationales
a
viendroient
I Récépissé de Sonthonax, du 29 décembre
jointes, cote S del'inyentaire des
1792, avec les quatre ler
2 Arrêté de Polverel
commissaires civils,
ct Ailhaud pour l'arrestation de
Decoigne, > du 4 novembre 1792. Procès-verbal
Roi dela Gra:
darmerie des Verettes, du 22
du commandan: de la
25 mars 1793. Coup-d'ail sar mars1793. Lertre de Sonthonnx à Laveaus
Salac-Dontingte, 3 parFr. Folverel, Als,pa
mnanif
1792, avec les quatre ler
2 Arrêté de Polverel
commissaires civils,
ct Ailhaud pour l'arrestation de
Decoigne, > du 4 novembre 1792. Procès-verbal
Roi dela Gra:
darmerie des Verettes, du 22
du commandan: de la
25 mars 1793. Coup-d'ail sar mars1793. Lertre de Sonthonnx à Laveaus
Salac-Dontingte, 3 parFr. Folverel, Als,pa
mnanif --- Page 265 ---
(257)
à la loi et leur repentir; mais ils atnifester leur.soumission
le bâtiment
devoit les
inutilem:nt deux jours sur
qui
dirent
Saint - Marc resia sous l'emter au Port t-au - Prince (1).
écrire une lettre, pleine
e des factieux. Decoigne venoit d'y
pas même
dans laquelle il ne déguisoit
fureur et d'audace,
toujours de la faplans de conspiration, 2 en se prévalant de
Peu
jours après,les
use lettre de Cougnac : Mion (2).
firent
Decoigne avoit à Saint-Marc
nbreux partisans que
voisines une nouvelle
ppter par cette ville et les paroisses
soustraire tout
fédération, qui ne tendoit évidemment renouveler 9a
la guerre
territoire à l'autorité nationale, et à y
les comfut dénoncé aux commissaires civils par
ile. Le plan
qu'on avoit invitées à
Anes du Mircbalais et de PArcahaye, de Saint - Marc ne
rer dans la coalition. La municipalité le 23 novembre, le
les en instruire qie
I écrivit pour
des confédérés devoit tenir ses
demain du jour ou le comié
la municipalité de
Emières séances (3). Îl paroit. même que hommes dc couleur,
rcahaye, qui étoit aussi dominée par les elle s'éloit prévalue
dans de meilleures dispositions 5
des
toit pas
des nègres, qui s'étoit étendue
la dernière insurrection
de PArcahaye, pour
uts de Saint - Marc dans le territoire d'entrer dans la confépposer aux habitans de cette paroisse
et dans ce
d'en obtenir des secours;
ration, sous prétexte
de Saint Marc, des 27
Lettre de Polverel et Ailhaud à la municipalité Nation Verneuil, page 10,
novembre 1792. Mémoire présenté à la
par
dans les Annales parrioriques 2 da 27 novembre du
2 Lettre de Decoigne
la
de Saint Marc,
y2, Lettre de Polvercl et Ailhaud 4 municipalité
novembre.
Ailhaud à la municipalité de Saint-Mare.
3 Lettre susdite de Polverel et
R
Tome III.
Rapp. de Garran-Coulon.
re de Polverel et Ailhaud à la municipalité Nation Verneuil, page 10,
novembre 1792. Mémoire présenté à la
par
dans les Annales parrioriques 2 da 27 novembre du
2 Lettre de Decoigne
la
de Saint Marc,
y2, Lettre de Polvercl et Ailhaud 4 municipalité
novembre.
Ailhaud à la municipalité de Saint-Mare.
3 Lettre susdite de Polverel et
R
Tome III.
Rapp. de Garran-Coulon. --- Page 266 ---
( (258 )
temps-là même elle refusa ceux que lui offroit le
Prince, en lui répondant, contre la
Port - a
étoit étouffée. Mais le Port.
vérité, que l'insurrecti
au-Prince avoit
une petite armée, qui l'appaisa
déja fait par
lement
réellement; et c'est alors se
que quelques amis de la
osèrent dénoncer l'insurrection
métropole, à T'Arcahay
verellança
aux commissaires civils. Pe
d'abord, à cette occasion, contre le
et quelques autres hommes de couleur
maire Lapoir
gu'il révoqua ensuite
un mandat d'amene
(1), tant il desiroit
veaux citoyens.
ménager ces no
s. V.
du Dispositiens Port-an- La ville du Port-au - Prince étoit dans des
Prince
différentes de celles
dispo:itions bi
pour
qui régnoient à Saint -
les commis- volutionnaire le plus cxalté s'y montroit Marc. L'esprit 1
saires civils, et lon ne peut
toujours à découver
guères se dispenser de croire que
sentiment réel dans un grand nombre de
c'étoit
manifestation étoit incontestablement
personnes; ; mais
aussi un ressort
employé par une faction d'ennemis de la France
politig
leurs vues d'indépendance et leur haine
pour couv
couleur. Il paroît certain
contre les hommes
que leur but > au
comme au Cap, étoit de se servir des
Port-au - Prir
déporter tous ceur qui avoient été du commissaires civils pc
vernement, et
parti de l'ancien ge
d'employer ensuite les moyens
populaire par lesquels on auroit
d'effervescen
civils à cette mesure
poussé les commissai
On ne
3 pour se débarrasser
d'er
peut
se
guères refuser à croire
les également
gouvernemens
que manaeuvres C
étrangers, et sur - tout celles du cabinet
nique, n'eussent la plus grande influence
brita
sur les agitations
1 Ibid. Lertres de Polverel à la
82 novembre 1792,
municipalité de I'Arcahaye 3 des 19
escen
civils à cette mesure
poussé les commissai
On ne
3 pour se débarrasser
d'er
peut
se
guères refuser à croire
les également
gouvernemens
que manaeuvres C
étrangers, et sur - tout celles du cabinet
nique, n'eussent la plus grande influence
brita
sur les agitations
1 Ibid. Lertres de Polverel à la
82 novembre 1792,
municipalité de I'Arcahaye 3 des 19 --- Page 267 ---
(259)
comme tant d'autres de la colonie, > avoit en-
€ ville, qui,
commerenu des relations qui n'étoient pas simplement
la
On se rappelle qu'elle y avoit enes avec Jamaique.
Tinsurrection des hommes
6 des députés particuliers quand
ouleur et celle des nègres éclatèrent en 1791. Le gouverneur
envoya la frégate le Centurion, quand lord
a Jamaique y
n'a rien découvrir sur le vérik ft voile pour le Cap. On pu
Mais les
objet, ou même sur le prétexte de ces négociations.
entre le Port-au Prince et la colonie anglaise ne cesions
ht même après la déclaration de guerre avec VAngleterre.
pas
fils du précédent maire du Port - au - Prince, et
mbours,
téàl lAssemblée coloniale, y étoit encore à cette époque
fameux Borel s'y réfagia bientôt après, quoique la guerre
istât alors entre la France et l'Angleterre : il seroit imposd'expliquer la conduite que
3 sans ces liaisons criminelles,
cet homme exagéré, quand tant de circonstances prouvent
de jugement comme il létoit de pan'étoit pas dépourvu
isme. commissaires civils furent également séduits, et par le
:s
au Port- au - Prince,
accueil qu'ils reçurent personnellement
les démonstrations de patriotisme qu'ils virent dans cette
ar
dans les termes les plus avantamune. Polverel en parla
dans les
qu'il publia alors,
21 non - seulement
proclamations
aussi dans ses lettres à la Convention et à son collègue
Tout annonce donc qu'il étoit sincère dans sCs téhonax.
D'un autre côté l'enthousiasme pour Polverel,
nages (2).
Lettre de Delaire à Borel, écrite de Charles-Town, le 28 février 1792.
zaussi ci-dessous le S. XLIX.
Débats susdizs, tome 1,) page 73; tome II, P. 253 c: 254, 2 et tome IV 9
R 2
lettres à la Convention et à son collègue
Tout annonce donc qu'il étoit sincère dans sCs téhonax.
D'un autre côté l'enthousiasme pour Polverel,
nages (2).
Lettre de Delaire à Borel, écrite de Charles-Town, le 28 février 1792.
zaussi ci-dessous le S. XLIX.
Débats susdizs, tome 1,) page 73; tome II, P. 253 c: 254, 2 et tome IV 9
R 2 --- Page 268 ---
260 2
)
sembla général chez tous les habitans du Port-au-F Prince,
partagèrent tous les sentimens que la révolution du 10 août
la fondation de la République lui avoient fait
félicitèrent la Convention nationale dans
éprouver; ils
une adresse
dont la métropole auroit avoué les principes
énergiq
(1).
Les témoignages de leur satisfaction redoublèrent
encor
lorsqu'on connut au Port- au - Prince le refus
Polverel d'approuver la sanction donnée
qu'avoit
thonax à l'arrêté de la
par son collègue S
commission intermédiaire sur la
tion et les nfotifs qui l'y avoient déterminé
suby
les
(2). Il est proba
que
agitateurs de cette commune, charmés de voir dans
acte de Polverel un principe de discorde entre Sonthonas
lui, songèrent à en profiter, en exaltant sa conduite et en
Persuadant, par des actes de dévouement, qu'on pouvoit ef
tivement remplacer plus avantageusement l'impôt de la suby
tion par les soumissions volontaires des communes de la C
nie. Celle du Port-au-Prince offrit une contribution
million ; la Croix - des - Bouquets offrit un million et de
plusieurs autres communes de la province suivirent
exemple, et firent des offres proportionnées à l'étendue de
territoire et aux ressources qui leur restoient encore (
page 198, Lettre de Polverel à la municipalits du
novembre 1792. Lettres du même à
Port-au-Prince , d
1792. Autre à Delasalle,
Sonthonax, des 3, 10 et 15déce
1 Adresse du
des 5, 6 et 27 décembre, 6 et 30
Port au-Prince à la Convention nationale, du janvier
1792, Lettre de Delpech à Sonthonax, du 2 janvier
déce
2 Proclamation de Felverel et Ailhaud,du
17,3.
même à Sonthonax, du ct
novembre 1792. Lett
des Cayes, des 23 et
décembre. Autres du mème à la com
27 décembre.
3 Débats dans l'affaire des colonies, tome IX
> pages 121, 139
embre, 6 et 30
Port au-Prince à la Convention nationale, du janvier
1792, Lettre de Delpech à Sonthonax, du 2 janvier
déce
2 Proclamation de Felverel et Ailhaud,du
17,3.
même à Sonthonax, du ct
novembre 1792. Lett
des Cayes, des 23 et
décembre. Autres du mème à la com
27 décembre.
3 Débats dans l'affaire des colonies, tome IX
> pages 121, 139 --- Page 269 ---
(261 )
favorables que Polverel et Ailhaud 6. VZ,
C'est parmi ces apparences Polverelresta au Port-au-Prince, Retour
hrent pouvoiraussise séparer.
du Sud au milieu de d'Ailhaud
Ailhaud s'embarqua pour la province
destination, il se en France.
vembre 1792; 5 mais au lieu d'aller à cette fussent instruits
conduire en France, sans que ses collégues même de sa détermimotifs qui l'y faisoient retourner, ni arrivée à TOrient, qu'ils
tion. Ils ne la connurent que par son
Il paroit que
prirent de France près de trois mois après.
fait
doué d'un caractère foible et timide,peu
commillaire,
des orages qu'il avoit déja
ur les révolutions, fut effrayé
Des colons qui n'avoient
rouvés.et de ceux qu'il préroyoit.
durant les mouvecune prévention contre lui assurent que Y'embarquement de
ns de la ville du Cap, qui occasionnèrent
il se réfugia
mbefort et des autres agens de l'ancien régime,
dans
de la rade (1). On dit même à Sonthonax,
un navire
qu'Ailhaud avoit été le prinpremier voyage à Saint-Marc, de cette commune, 3 et ( qu'en
pal auteur des derniers troubles il faisoit dire aux citoyens de
kignant les arrêtés de Polverel,
d'ailleurs le
Sy conformer (2)>. Rien ne constate
le
ne pas
5 Ailhaud fut interrogé par
idement de cette inculpation
nationale, peu après son
nité des colonies de la Convention
subit
France. Il y donna pour motif de son départ
ivéc en
du 6 janvier 1793. Autre du même a la mutte de Polverel à Delassalie,
novembre 1792.
ar du Port-au-Princc, du 27
aussi le Coup-d'ait
Mémoire de Verneuil, présenté à la Nation 5 voyez
31, dans la
Fr. Polverel fils, page
partial sur Saint Domingue 9 par
ce.
Polverel datéc de Saint-Marc, du 3 mara
aLettre de Sonthonax à
12.
R 3
du 6 janvier 1793. Autre du même a la mutte de Polverel à Delassalie,
novembre 1792.
ar du Port-au-Princc, du 27
aussi le Coup-d'ait
Mémoire de Verneuil, présenté à la Nation 5 voyez
31, dans la
Fr. Polverel fils, page
partial sur Saint Domingue 9 par
ce.
Polverel datéc de Saint-Marc, du 3 mara
aLettre de Sonthonax à
12.
R 3 --- Page 270 ---
(262 )
l'insuffisance des pouvoirs de la commission
de destituer les fonctionnaires
civile, oi le d
publics, dont elle n'avoit
dispenser de faire usage 7 ne lui
pu
: ment exprimé : il observa
paroissoit pas assez diser
été
que les commissaires civils
envoyés à Saint - Domingue
avoi
de
et
pour maintenir la constitul
1791, 9 que la révolution du 10 aodt
opérations des
exigçoit pour le
pouvoirs et des instructions
aux circonstances. Il convint
mieux approp
venu ses collègues de
au reste qu'il n'avoit point P
son retoar en
avant de
quer; mais il prétendit
le France,
s'eml
qu'il leur avoit alors
une lettre qui paroit ne leur être jamais
annoncé d
Le conseil exécutif
Parvenue (s).
provisoire, indigné de la
ce commissaire civil, et
pusillanimité
voit avoir été déterminé soupçonnant même que son départ P
Iui
par des motifs
un mandat d'arrêt (2); mais
coupables, lança cor
eu d'autres suites. Le
cette affaire ne paroit pas av
conseil exécutif
truit, ne crut pas sans doute
provisoire, mienx
gereux
qu'un tel homme fdt assez di
pour exiger qu'on s'en occupât
ne fut éridemment
plus long-temps. Safi
qu'un acte de
aux malheurs de la colonie
foiblesse, qui dut contrib
la
en diminuant la considération d
commission civile avoit tant de
besoin, et en la forçant
1 Notes de Pinterrogntoire d'Ailhaud
Polverel à la municipaliré du
au comité des colonies. Lettre
du même à P'Escale de
Port-au-Prince, du décembre 1792, Le
14 février
Véronne, du 30 décembre. Autre
1793. Lettre de Sonthonax à
du
à Sonthonax,
Delpech à Sonthonax, du 29 décembre Polverel,
10 février. Autre
3 Instructions du conseil exécutif
1793.
janvier 1793. Procès-verbaux des provisoire à l'aviso le Papillon, du
et Brullay, du 2 janyier.
commissaires de l'assemblée coloniale, PA
1792, Le
14 février
Véronne, du 30 décembre. Autre
1793. Lettre de Sonthonax à
du
à Sonthonax,
Delpech à Sonthonax, du 29 décembre Polverel,
10 février. Autre
3 Instructions du conseil exécutif
1793.
janvier 1793. Procès-verbaux des provisoire à l'aviso le Papillon, du
et Brullay, du 2 janyier.
commissaires de l'assemblée coloniale, PA --- Page 271 ---
(263 )
extrèmes; mais elle ne tela même à multiplier les mesures
combinaison coupablé contre la République.
$. VII.
ia aucune
de plus d'un mois, De Jacmed
C'est apiès s'ètre assuré, par une attente
ne et d'une lets'étoit point rendu dans le Sud (1),et qu'on tre de Picta.
Aithaud ne
Polverel se détermina à aller
oit ce qu'il étoit devenu, que
l'exécution de la loi
n dans cette province, pour y assurer
Le
ensuite soumettre les nègres insurgés.
+avil, et pouvoir
bien plus grands que dans
plèvement y avoit fait des progrès
montroient plus à
Duest, et les principes d'indépendanco Polverel s'y en eut une preuve
couvert parmi les hommes libres.
ainsi dire,
à Jacmel, qui est, pour
PP décisive en se présentant
déterminer lcs ha-
'entrée de la province. Rien n'avoit pu y souffrir les hommes
même depuis la loi du 4 avril, à
ans,
du procoulewr sur le pied de l'égalité. Indépendamment blocus et de l'incendie
d ressentiment qu'ils conservoient du
cés memils avoient été fortement travaillés par
leur ville,
s'étoient efcôté ouest de l'Assemblée coloniale 3 qui
:s du
dans la colonie , en precés de faire la contre - révolution
On peut en juger par
nt les formes les plus révolationnaires. écrivit à Pun de ses
el lettre que le député de Jacmel, Pitra,
beaucoup de
et dont les copies furent répandues avec
his,
T'arrivée de Polverel dans POuest. ( L'Assemofusion avant
son décret
est-il dit, 2 qui venoit de rendre
bléc coloniale, y
à
son décret sur
étoit prète prononcer
sur l'esclavage, qui
libres, après des discussions
les hommes de couleur et nègres quoigeunaninement contrès-longues, tres-intérersantes,
et parfaivaincue combien ce décret étoit inconstirutionnel
du Por-au-Prince, 9 du 16Edécem
I Lettre de Polverel à la municipalité
e 1792.
R 4
est-il dit, 2 qui venoit de rendre
bléc coloniale, y
à
son décret sur
étoit prète prononcer
sur l'esclavage, qui
libres, après des discussions
les hommes de couleur et nègres quoigeunaninement contrès-longues, tres-intérersantes,
et parfaivaincue combien ce décret étoit inconstirutionnel
du Por-au-Prince, 9 du 16Edécem
I Lettre de Polverel à la municipalité
e 1792.
R 4 --- Page 272 ---
(: 264) )
> tement nul, vit néanmoins que le
le
> ne pas aggraver les malheurs de la parti plus prudent Pe
déclaration
colonie 2 étoit de rendre
qu'elle a rendue le 27 mai
93 dérans qui la
1792, avec les con
précèdent 5 lisez-la et
> vement.
peseg-la bien atten
> Deux jeurs après arrive officiellement
cret, cet acte aussi
cet inconcevable
> enfin émané d'un
impolitique gu'inconutiutionnat, m
b en raison. Ila été tribunalsupéricur en force, s'ilne l'estp
dans les autres villes promulgué, > proclame dans la vilie du Ca
et camps de la
> bien
province du Nord, let
tranquillement. Vous devez bien
> été accueilli à
penser comme ce décre
Saint-Marc, oil les
D savez mieux que moi ce
mulâtres commandent. Ve
D Jérémic
quis'est passé au Port-au-F Prince
, aux Cayes-du-Fond.
D sion du quartier de Jacmel
J'ignore quelle sera la dé
D s'il se conformera à
sur ce décret, s'il y adhérera
son exécution.
D citoyens m'ont
Dans le poste oi mes CC
placé, je leur dois mes
> c'est de s'y conformer
conseils et les voic
> une résistance dans jusqu'd des temps plus heureu:
ce moment seroit
> qu'accélérer notre ruine.
vaine 2 et ne fer
Mais il est un
> prix > sous aucune raison
point duquel, d auc
> ne devez point vous
quelconque, sans exception, VC
S mer, de ne point départir, qui est de ne point vous désa
recevoir les muldtres armés..
> Bien des personnes sont persuadées
> colonies pour
la
qu'on veut perdre 1
> je dis et j'affirme opérer contre - révolution en France ; etm
> la
qu'il n'y a que la
contre - révolucion en France
prompte réussite
>> loniess etj je le
Il
qui puisse sauver les ci
>
prouve. est bien constant
les
émigrés et leurs agens,d'un
que
princ
> dier dans la
côté,nous font assassiner, incer
colonie; d'un autre côté, l'assemblée nationale
HA
re 1
> je dis et j'affirme opérer contre - révolution en France ; etm
> la
qu'il n'y a que la
contre - révolucion en France
prompte réussite
>> loniess etj je le
Il
qui puisse sauver les ci
>
prouve. est bien constant
les
émigrés et leurs agens,d'un
que
princ
> dier dans la
côté,nous font assassiner, incer
colonie; d'un autre côté, l'assemblée nationale
HA --- Page 273 ---
(265 )
nous abandonne en nous appliquant
devroit nous secourir,
Elle vient de prononcer
principes de la constitation.
la liberté, c'est-à à
alie; elle ne tardera pas a prononcer donc nécessairement,
Il faut
€, à anéantir nos propriétés.
1 que les princes
notre salot, notre conservation,
les
ar opérer
renerent en France, pour que
grès et leurs partisans
dans le pays, et que Passécutions de leurs agens cessent
la
soit renversée avant qu'elle prononce
rblée narionale
: voilà des vérités
Erté, qu'elle anéantisse nos propriétés dans le poste oi mes
et
n amères, mais incontestables, devoir est de les leur ancitoyens m'ont placé, mcn
neer (1).>
circuler à Jacmel la lettre
ns le même temps on faisoit aussi avoit écrite de Londres
erévolutionnaite que Cougnac-Mion
ela loi du 4 avril
étoient
trop fidèles à ces invitations 1
S blancs de Jacmel, même état de défensive 1 depuisl
en armes et dans le
toujours à ce que
Ils s'oppostrent
L 4 avril qu'auparavant. aussi venir armés au milieu d'eux.
bmmes de couleur pissent
de ramener cette comques, paroisses voisines essayérent leur médiation fut inutile.
à la soumission aux lois; mais
et les hommes de
blancs de Jacmel ne purent être féchis,
1792. Débats dans T'affaite
bettre de Pitra à Cotterelle, du 12 juiller Lettre de Polverel à Delassalle,
plonics, , tome VII, pag. 214 et suiv.
de la commune del T'Ansejanvier 1793. Autre du même au procureur
a du 3janvier.
de PAnse-à-Veau, du
ettre de Polverel au procureur de la commune du
11, ct les Débats
Voyez aussi ci-dessus le s. V chapitre
vier Vaffaice 1793. des colonies, tome II, Fage 198.
du 12 juiller Lettre de Polverel à Delassalle,
plonics, , tome VII, pag. 214 et suiv.
de la commune del T'Ansejanvier 1793. Autre du même au procureur
a du 3janvier.
de PAnse-à-Veau, du
ettre de Polverel au procureur de la commune du
11, ct les Débats
Voyez aussi ci-dessus le s. V chapitre
vier Vaffaice 1793. des colonies, tome II, Fage 198. --- Page 274 ---
266)
couleur de cette paroisse,
civile, furent
pour ne pas renouveler la
réduits à errer dans les
gier dans les paroisses
mornes, ou à se
dans la
voisines, jusqu'à l'arrivée de
province du Sud (r).
Po
f. VIIY.
Ce commissaire
Vains efforts longs
civil crut qu'il pourroit enfin
de Polverel
ressentimens, et pour y
il
appaise
pour y faire d'asage des mesures conciliatrices parvenir fit beaucoup
admettre les de son voyage étoit d'aller
que de celles d'autorité.L
hommes de surgés de la
aux Cayes soumeitre les
eouleur.
plaine du Fonds et des
nègr
à Jacmel que Parce
Platons (2). Il ne P
n'avoit avec lui, que cette ville se trouvoit sur sa rot
en y allant, qu'un
tionales da Grand-Goave.
détachement des gard
mel étant venus le
Plaficurs hommes de couleur de
prier de les
il y consentit, en leur
admnettre aussi dans son esc
déclarant
les concidérer comme
que, comme il ne
il les mettroit
un corps particulier
pouvoj
sous les ordrcs du
légalement" fo
tionale de Jacmel,
commandant de la gardi
soin
pour les confondre avec
en outre de faire retirer
les blancs. I
autres hommes de
d'avec eux Vissière et que
couleur, ou des blancs
ceux de Jacmel faisoient des
de leur parti,
inutile. Dès que Polverel fut inculpations graves. Tout ce
la municipalité,
sur le territoire de cette
qu'il avoit
de
paro
mandant Phospitalieé
prévenue sa marche, en lu
pour lui et pour ceux qui l'accor
1 Débats dans Paffaire des colonies,
lettre des hommes de couleur des tome II, pag. 135, Voyez au
de Jacmel, sans date, er le
Cayes de Jacmel à la garde nati
verel fils, page 34.
Coup-d'ail sur Szint-Domingue, par Et
2 Lettre de Polvere! à la
bre 1792,
municipalité du Port au-Prince, du 15 d
PIn
prévenue sa marche, en lu
pour lui et pour ceux qui l'accor
1 Débats dans Paffaire des colonies,
lettre des hommes de couleur des tome II, pag. 135, Voyez au
de Jacmel, sans date, er le
Cayes de Jacmel à la garde nati
verel fils, page 34.
Coup-d'ail sur Szint-Domingue, par Et
2 Lettre de Polvere! à la
bre 1792,
municipalité du Port au-Prince, du 15 d
PIn --- Page 275 ---
(267)
au-devant de lui des détachemens de gardes
nt, envoya
de fui faire
hales, et de gendarmerie, sous prétexte.
hommes
Polverel mit, comme il l'avoit annoncé, les
cur.
ordres du commandant du détachement,
pulcur sous les
distance des blancs ceux qu'il garda
int dans une grande
dans le fort de Jacmel, qui
lui, en envoyant le surplus
T une autre route
général des blancs de Jacmel envoya
après, le capitaine
de faire retirer les
du détachement,
e au conmandant
être avec Polverel, en
hemens ttrangers qui pourroient
et
les limites de la paroisse,
vilant à ne pas dipasser
pourde même avec les hommes de qui
Agir
civil, ( attendu que n'ayant reçu
escorter le commissaire arrivée à Jacmel pourroit y troubun ordre à ce sujet, leur
écrivit à la municipa-
>. Polverel
r la tranquillité publique
lettre pleine de raison et de douceur, pour
e Jacmel une
sentimens
amiables. I1 y rapà des
plus
r de la ramener
prévenir tout sujet de
les mesures qu'il avoit prises pour
de couleur ne
ies; mais il ajouta que ( si les hommes
la tranparoitre à Jacmel sans compromettre
avoient pas
de Polverel à Jacmel 7 du 8 décembre 1792,
rocès-verbal du voyage
du Port-au-Prince , du 13 decembre. Lctdu même à la municipalité
de PAnse-à Veau, du 2 janvier
même au procureur de la commune
Autre du même à la mule
Autre du même à Deslandes, du 3 janvier. Débats dans l'affaire des
icé de Jacmel, des 2 et 8 décembre 1792.
et 32; tome II, pag. 132 et 134.
cs, tome 1,pag.31
des blancs de Jacmel
Des points se trouvent dans les pièces originales le faisoit dans beaucoup
désigner le mot couleur: c'étoit ainsi du qu'on avril pour Re pas 4crire ce
: licux de la colonie avant la loi 4
>
dieux,
Deslandes, du 3 janvier. Débats dans l'affaire des
icé de Jacmel, des 2 et 8 décembre 1792.
et 32; tome II, pag. 132 et 134.
cs, tome 1,pag.31
des blancs de Jacmel
Des points se trouvent dans les pièces originales le faisoit dans beaucoup
désigner le mot couleur: c'étoit ainsi du qu'on avril pour Re pas 4crire ce
: licux de la colonie avant la loi 4
>
dieux, --- Page 276 ---
(268 )
3 guillité
Publique 5 iZ devoit se garder d'y parofere Zui
parce qu'an des principauz
de
faire exécuter la loi à
objets
son voyage éte
* ailleurs,
Jacmel, comme elle l'avoit été
par la réunion et l'égalité de tous les P:
libres (1). )
ho
La municipalité de Jacmel persista dans
invitant le commissaire
sa résolution
marière
civil, dans une lettre conçue
tres-ambigué, à venir
tira pénétré de
s'expliquer avec elle. Il
douleur, en disant au
ce que la municipalité de Jacmel
commandant des bi
vouloit
> et qu'elle en auroit,
de nouveaux malh
> rassasiée 3), C'est
que cepehdant elle devoit en
Polverel lui-même qui nous apprend
circonstance, dans une lettre à la
du
cu il rend également
municipalité Port-au-P,
compte de l'efficacité de ses
pourcalmerles hommes de
exhort
exaspérés, Polverel
couleur, qui étoient on ne pen
de
croyoit si bien encore, d'après le témoi
quelques colons, que les blancs du
et
ment ceux de Jacmel, étoient
Sud, particu
lution dans tout ce qui étoit sincèrement attachés à la
il croyoit si bien
étranger aux Préjagés colon
des
sur-tout que la réconciliation des
hommes de couleur du Port-au-Prince
blan
s'adreesa à la municipalité de
étoit sincère,
son influence (
cette ville, en l'invitant d'emp
pour ramener les
> lui avoit on dit, étoit animée Jacmeliens, dont la maja
du plus pur patriotisme
1 Lettre de . Polverel à Ia
17)2. Procès verbal du
municip lité de Jacmel s des 2 et 8 déc
municipalité de
voyage du même à Jacmel, dudit jour. Arrêté
7 décembre. Débats Jacmel, du 3 décembre. Ordre de Baudouin a
dans l'affaire des
Seust
Coup d'acil impartial sur
colonics, , tome II, pag. 133 et
2,Lettre de Polverel Saiat-Domingue, , par Fr. Polverel fils,
à la municipalité du
page
Port-au-Prince s du 13 di
s des 2 et 8 déc
municipalité de
voyage du même à Jacmel, dudit jour. Arrêté
7 décembre. Débats Jacmel, du 3 décembre. Ordre de Baudouin a
dans l'affaire des
Seust
Coup d'acil impartial sur
colonics, , tome II, pag. 133 et
2,Lettre de Polverel Saiat-Domingue, , par Fr. Polverel fils,
à la municipalité du
page
Port-au-Prince s du 13 di --- Page 277 ---
(269 )
$ IX:
Étardu suri
malleureusement dans la plus grande plus du Sud.
mème esptit régnoit
et sur tout dans les
de la presqu'ile du sud-ouest, lieu avec le plus d'acharoi la guerre civile avoit eu
de couleur, sous le
entre les blancs et les hommes
la
de
ht
Blanchelande. Il faut le dire, paroisse éloit
rnement de
Cadusch, qui y
ilon, que dirigeoit principalement
la seule qui té.
procureur de la commune > étoit presque 3 et un véripour les lois de la métrepole
la
hât son respect
de la colonie. Elle seule dans
zèle pour les intérêts
communes, à une contriInce s'inposa pour les dépenses de Polverel; clle scule
sur les 'demandes
n considérable,
contre les nègres qui bloquoient
ya ses habitans marcher
les opérations préaile des Cayes 5 elle seule enfin prépara coloniale et à l'Asta Télection des députés à T'assemblée
ou du
nationale (1). La paroisse du Cap-Dame3latie, le
ée
section de cette paroisse , qui portoit
s la pincipale
tint une conduite bien différente,
de la Grande-Rivilre,
que la coloformellement qu'elle ne croyoit pas
déclara
à la Convention nationale; qu'eile
dit envoyer des députés
que ces députés ariveoit cette nomination inutile, parce aussi dangereuse ct coniraire
htt trop tard; qu'elle la jugeoit pourroit s'agiter à la Conintérêt de la colonie, en ce qu'il
le sort
tion nationale des questions qui compromettroient dirigé par une
de la France,
la colonie, et que P'esprit généralement favorable au sysosophie exaltée, n'étoit pas
Delassalle des 27 décembte, et 6 janvier 1793.
1792. Autre du même à
par Fr. Polverel fils, , page 34.
estasilimparcialer Saint-Domiague, décembre 1792, etc. Autres du
Lettre de Polverel à Sonthonax, du 11 2et 31 janvier 1793.
nc à Cadusch, des
déc-mbre 1792, --- Page 278 ---
tême
( 270 )
colanial Plusicura autres
et Jérémic, furent
paroisses, telles
B:
d'existence
quatre ou cinq mois sans
que
aux commissaires civils,
donner aucun
lièrement leurs
qui leur
faisoient a
proclamations et les autres actes envoyoient
pour T'administration de la
généraur
régnoient autour de ces
colonis. Les tronbles
la eorrespondance plus lente communes, pouvoient szns doute re
moins assez facile
le et moins stre; mais elle étoit n
les paroisses de par voisinage de la mer qui borde
douter
cette presqu'ile étroite.
civils,
donner aucun
lièrement leurs
qui leur
faisoient a
proclamations et les autres actes envoyoient
pour T'administration de la
généraur
régnoient autour de ces
colonis. Les tronbles
la eorrespondance plus lente communes, pouvoient szns doute re
moins assez facile
le et moins stre; mais elle étoit n
les paroisses de par voisinage de la mer qui borde
douter
cette presqu'ile étroite. On
tc
que cette interruption de
ne peut donc
Iontaire, et qu'elle n'ait eu
correspondance n'ait été
dance, et sur-tout celui de pour objet le desir de
du 4 avril. Aussi
se soustraire à
lindé
la première Icttre
l'exécution de 1
mie à Polverel,
de la municipalité
elle le
qui est du 18 avril 1793, lui deJ
renouvellement de la
appren
et de ja guerre civile
confédération de la
la suite
avec les hommes de
Grande-
$X. (2). couleur qui en
Delacom- L'arrivée de
mune de J6. ligne
Blanchelande dans le Sud, et
rémie et de
gu'il avoit envoyées dans tout
les troupes
Thomany, seules déterminer le conseil
ce quartier, avoient
et la municipalité de Jétémie administratif de la Grande-An
avril, et à relâcher les
à se soumettre à la loi di
bateaux. Mais à
hommes de couleur détenus sur
Nord
peine Ce gouverneur se fut il
aprés sa défaite aux
retiré dans
voit jamais cessé
Platons, que la méiance,
I
entre les deux classes d'hommes
qui
libres,
1 Lettre de Polverel a Sonthonax
2 Lettre de Polverel à la
a du 11 décembre 1792. du même aux citoyens de couleur, municipalité de Jérémic, du 2 mars 1793. Ar
VI, P. 387 et suiy., et tomc VII, Débats 65 dans l'affaire des colonies, , to
pag. ct suiv. --- Page 279 ---
( 2 271 )
eux. Les blançs, qui étoient les plus
s dissentions parmi
tous les chefs-lieux
Eux à Jérémic, comme dans presque
homme
de n'admettre aucun
mmunes 3 eurentl'affectation
fut renouvelée conleur dans la municipalité, lorsqu'elle
hent à la loi du 4 avril. Ils voulurent néanmoins exiger
des hommes de couleur dans la garde nationale : ceux-ci
pn
vivement du mépris qu'on leur
fusérent, en se plaignant
noit, Avec de telles préventions, le moindre prétexte
faire renaître les hostilités, et les esprits aigris
t pour
sur-tout dela part des blancs,
oient en chercherloucasion >
sentoient les plus forts. de couleur ayant été blessé à la téte, un blanc,
homme
rixe, rendit plainte. Mais la municipalité, après
ne
les torts étoient du côté du blanc s
assurée que tous
le détermina à accommoder
T'homme de couleur, et
dédommagement. Peu de temps
meyennnant quelque
blessa un blanc au
un nègre libre, nommé Thomany,
autre rixe. On ft dresser un procès-verbal par un
ans une
quoiqu'elle
gien, qui déclara cette blessure dangereuse,
aucune suite. La municipalité fit aussitôt emprisonner
u
sans même, dit-on, qu'il y eut eu de plainte préaAny,
étoit Pun des officiers des hommes de couleur.
'homme de couleur, et
dédommagement. Peu de temps
meyennnant quelque
blessa un blanc au
un nègre libre, nommé Thomany,
autre rixe. On ft dresser un procès-verbal par un
ans une
quoiqu'elle
gien, qui déclara cette blessure dangereuse,
aucune suite. La municipalité fit aussitôt emprisonner
u
sans même, dit-on, qu'il y eut eu de plainte préaAny,
étoit Pun des officiers des hommes de couleur. Thomany
camarades. La plupart d'entre eux SG
t aimé de ses
distance de la ville, d'ou
ent en armes à quelque
d'user' de
voyérent réclamer Thomany, en menaçant
ce, si on ne le leur rendoit pas. Ils demandèrent aussi
admit un d'entre eux dans la municipalité pour défendre
Ils chargérent de leur lettre des blancs de la
cause. avoient arrêtés sur leurs babitations, et à qui
gne qu'ils --- Page 280 ---
( 272 )
Hs rendirent la liberté à cette condition
(1).
9. XI.
La municipalité de Jérémie n'eut aucun
Renouvel- mations : elle fit marcher les blancs
égard à ces
lenent des précédemment
et les nègres
hostilités,
armés contre les hommes de
qu'elle
donna néanmoins Par un arrêté,
couleur; el
la
de
pour mettre les
justice son côté, qu'avant
apparen
d'attaquer les hommes
leur, on leur feroit une sommation
di
de la manière dont le
de se disperser, à Pei
prescrivoit la loi martiale; mais o
gnoit tant de manquer cette occasion de
lités que cette
renouveler les
formalité ne fut pas même remplie. L'c
municipal, à qui on avoit donné cette
député à l'assemblée
mission, étoit
coloniale, nommé
jours fait remarquer dans le côté
Lafuge 3 qui s'éto
les hommes de couleur.
ouest par sa malveillance
grand nombre,
Sous prétexte qu'ils éloient arn
> et qu'on ne pouvoit pas en
risque, il chargea un sous-officier de
approche
porter la sommation de la
l'armée des blar
hommes de
municipalité, avec une répon
couleur, oi on leur accordoit huit
décider. Le sous-officier, de
heures P
hommes de couleur
son côté, voyant l'armo
qui levoit son camp pour se
vant celle des blancs,
retir
chargea, ou prétendit avoir chai
esclave, de l'habitation ol il étoit alors, de
aux hommes de couleur. Tout
porter le
paroit
rent point, et l'on n'a même d'autre indiquer qu'ils ne le
les déclarations de
preuve de son eny
Lafuge et du sous-officier (2).
I Mémoire sur le quartier de Jérémic. Débats dans
tome II, pag. 143et 144, et tome VII,
l'affaire des cc
Pages 75 et 76.
Ibid, er Débats dans l'affaire des
colonies, tome VIL,Pag. 75
Quo
de couleur. Tout
porter le
paroit
rent point, et l'on n'a même d'autre indiquer qu'ils ne le
les déclarations de
preuve de son eny
Lafuge et du sous-officier (2).
I Mémoire sur le quartier de Jérémic. Débats dans
tome II, pag. 143et 144, et tome VII,
l'affaire des cc
Pages 75 et 76.
Ibid, er Débats dans l'affaire des
colonies, tome VIL,Pag. 75
Quo --- Page 281 ---
(273 )
les hommes de couleur, trop foibles pour
uoi qu'il en soit,
dre V'arméc des blancs, se dispersèrent dans les mornes;
ilveut quelques affiir:s de postes, et des rencontres parfurent blessées de part et
ières, od plasieurs personnes hommes de couleur massaures on prétend même que les
habitations. Il
ent des blancs trouvés sans défense sur des
Kit constant du moins qu'ils en retinrent plusieurs prisonniers
la détention de Thomany. De
formé de représailles pour
détenu
côté les blancs persistérent à ne point relâcher ce
;
aussi en prison pour servir d'étages
on assure qu'ils gardèrent
hommes de couleur avoient
femmes et les enfans que les
és à Jérémie en s'en retirant (1). Enfin la municipades
de la garde nationale, fit
sur la demande
officiers
absens
les biens de tous les hommes de couleur
>
hestrer
de siireté générale. La qualité des provocateurs
me mesure
mouf de sireté générale 2 qui est le
1s séquestration, et ce
suffisent pour réfuter
énoncé dans l'arrêté de la municipalité
a dit pour prérenter la séquestration comme une
cc qu'on
dans les débats des colonies (2),
ure de justice et d'humanitt
de Jérémie a été entièRout ce qui concerne les troubles
les accusateurs de Polverel et Sonthonax.
ent déiguré par
qui régnoit à cette extréétoit le systéme d'indtépendance
Grande-Anse
le conseil administratif de la
é de rile, que
des impôts territoriaux, quoiqu'one
plit de sa propre autoriré
été condamnée par
mière tentative de cetie espèce eût déja
emblée coloniale (3)-
Mémoire sur le quartier de Jérémic. Débats susdits, ibid. du 22 mars 1793.
Estraic des registres du corps municipai de Jérémie,
ats susdits 3 tome NI, pages 3 et 55, 7' et 75
du 9 "novembre
Excrait des registres de la commission intermédiaire,
2. Annales patriotiques de Saint Domingue, du 10 novembre.
Garran- Coulon. Tome III,
S
Kupportpar
coloniale (3)-
Mémoire sur le quartier de Jérémic. Débats susdits, ibid. du 22 mars 1793.
Estraic des registres du corps municipai de Jérémie,
ats susdits 3 tome NI, pages 3 et 55, 7' et 75
du 9 "novembre
Excrait des registres de la commission intermédiaire,
2. Annales patriotiques de Saint Domingue, du 10 novembre.
Garran- Coulon. Tome III,
S
Kupportpar --- Page 282 ---
(274)
S. XII,
Polverel persista
Eatremisé des
long-temps à croire
faire
inutile dcPol
maux si déplorables par le seul usage qu'ilpourroit de la
ce
verel,
sentir aux colons leurs véritables
raison,en fai
les deux classes
intérêts. Il invita à la concr
d'hommes libres par les-motifs les
à faire sur eux une grande
plus pro
l'absurdité bien
impression; 5 il montra aux bl
plus encore que la criminali:é de leur
d'indépendance 5 il ne cessa de dire à tous les
syet
par l'effet de leurs" malheureuses
colons, 9
d'hommes
querelles 2 les deux cla
libres 3 ( égorgés, détruites l'une
) laisseroient aux esclaves la
par Tau
voya des commissaircs
propricté de l'ile >. Enfn il
conciliaicurs à
saires étoient des députés de la ville Jérémie,et des
ces com
entirement
Cayes, qui, pres
bloquée par l'armée des
aux Platons, avoit eu recours à lui nigres, dans toujours can
Jacmel lui fermoit
le temps méme
ses portes Ses invitations ne furent
plus écoutées à Jérémic, et dans tout le quartier de la
Anse qu'a Jacmel. Peu de temps
Gra
Cayemitte,
auparavant les blancs di
qui fait aussi partic du territoire de la
Anse , ayant ég:lement chassé les hommes de
Gra
leurs nègres contre cux, les hommes de couleur couleur,ct
Polverel, qui renvoya leur pétition à la commission s'adressère
diaire. La commission ordonna de les
inter
réintégrer dans leurs
sessions, et d'y rétablir leurs nègres. La commune de la C
mitte arrêta que la décision de la commission intermédiair
pouvoit pas être exécutée, et qu'elle ne le seroit
pas (2).
S. XIII.
Poiverel s'étoit
rendu
Victoire de
cependant
aux Cayes,
un C
voyage dans la ville du
après
Harty sur les
Port-au-Prince 5 il avoit déja rema
nègres des
Platons.
1 Détats dans P'affaire des colonies, tome
2 Débats susdits, tome
I, Page ct 36.
1, pag. 33ct 34.
18B
être exécutée, et qu'elle ne le seroit
pas (2).
S. XIII.
Poiverel s'étoit
rendu
Victoire de
cependant
aux Cayes,
un C
voyage dans la ville du
après
Harty sur les
Port-au-Prince 5 il avoit déja rema
nègres des
Platons.
1 Détats dans P'affaire des colonies, tome
2 Débats susdits, tome
I, Page ct 36.
1, pag. 33ct 34.
18B --- Page 283 ---
(275)
te dernière ville qu'el'e éloit fortement travaillée
par
des contre - révolntionnaires, et celui des indéperdans,
ent furmé entre cux une sorte de coalition, dont on
entôt les effets. Mis il comptoit tonjoars sur le pacrioceux qui avoient paru se prononcer le plus décidéfaveur de la révolution. Son but, en allant au Cayes,
ntreprendre la réduction des nigres; il espéroit ea
bout pir le courage de quelques troupes de la métroétoient arrivées dans la province. Il se Aartoit qu'a,rès
ement les hommes foibles, qui Se laisrent enurainer par
ion ou par la crainte des factieux, ct qui fo.ment
toujours le plus grand nombre, se réuniroient à l'autionale; ; que son intention blen prononcée de faire exéns son entier la loi da 4 avril lui assureroit les sufS hommes de couleur; que la plupart mê ne des parl'ancion régime préféreioient u: or.dee de choses, oid
ercient leur sircté et la garantic de lurs propridtés;
ceax gui étoient décidémeat factieux Oii indégendan:,
ouvant ainsi isoles, seroient forcés de se taire, ou faéprimer (1).
Taire tout cela, il n'avoit guère à sa disposition gu'un
du d. partement de P'Asbe, qui étoit bien loin d'être
lit; les mala les l'avoient rédait à 3 ou 100 hommes;
oient d'excellens républicai-s, quiavoient à leur tête le
arty, leur lieutenant colonel, Dans un pays si nouveau
r géndral et pour eux, CC petit nombre d'hommes
fameux camp d:s Platons, , qui s'étoit fortifié et
le plus en plus depuis la défaite de Elunchelande; il
de Polverel à Sonthonax et à Delassalle.
S 2
it bien loin d'être
lit; les mala les l'avoient rédait à 3 ou 100 hommes;
oient d'excellens républicai-s, quiavoient à leur tête le
arty, leur lieutenant colonel, Dans un pays si nouveau
r géndral et pour eux, CC petit nombre d'hommes
fameux camp d:s Platons, , qui s'étoit fortifié et
le plus en plus depuis la défaite de Elunchelande; il
de Polverel à Sonthonax et à Delassalle.
S 2 --- Page 284 ---
(276 )
chassa les nègres de tous les
grand nombre, et
postes voiins en en
dispersant le surplus; il
plaine importante du Fond, qui donne
dégagea
Cayes, et se rendit maître de
son nom à la V
tous les environs,
pertes considérables. Montesquiou
sans
Fezensac, qui étoit
Desparbès, comme commandant du Sud,
ve
peu de temps aup paravant
aveit quitté SC
missaires civils
pour retourner en France. L
en avoient ordonné la
Polverel profita de cette
déportation par ce m
enle nommant
circonsiance pour
commandant da Sud
récompenses
agréer cette
par intérim 3 après a
proposition à la commune des
contenia pas de fournir à ce
Cayes (2).
en son pouvoir
général tous les moyens qu
pour vaincre; il
toutes ses expéditions
Faccompagna lui-mè
pour aiguillonner
sible, son activité, et terminer
ercore,s'il étc
de laquelle il crey yoit bien entin une guerre dans l
que la gloire d'un
plus voir le salut de la
liberté (3).
triomphe peu Aatteur pour un am
Indépendamment de son
injustice en elie
Lettres de Sonthonax au ministre de la
et 11 février 17)3. Voyez aussi la
marine, des 14 décen
niteur de
du
proclamation de Polverel dan
Saiat-Domingue, 6 février,
2 Lettre de Polverel aux
tre du même à
magisirats du peunle, du 18
Delassalle, des 6, 13 et 17
janvier
chambeau, du 9 janvier. Autre du
janvier. Autre du mèt
Autre du même à Alain, dudit
même à sonthonax, du 17
26 janvier. Lettre de
jour. Autre du même à
Delpech à Soathonax, du 2
Mang
Saint-Domingue, 9 Par Fr. Polverel fils,*
janvier. Coup
3 Lettres de Polverel
pag. 3f et 35,
Harty , à Carlier
à Lacombe du > février 17,3.
et aux commissaires de
Autres du
27 février. Autrc du mème à
Tiburon, datée des Pla
Delassalle, du 23 décembre
1792,
jour. Autre du même à
Delpech à Soathonax, du 2
Mang
Saint-Domingue, 9 Par Fr. Polverel fils,*
janvier. Coup
3 Lettres de Polverel
pag. 3f et 35,
Harty , à Carlier
à Lacombe du > février 17,3.
et aux commissaires de
Autres du
27 février. Autrc du mème à
Tiburon, datée des Pla
Delassalle, du 23 décembre
1792, --- Page 285 ---
(277)
étoit conduite dc la part des blancs avec la plus
guerre Polverei convient qu'après la defaite des Platons,
cruauté.
des nègres ayant été forcés, ( leurs femmes,
les camps
vieillards avoient été massacrés, leurs
S enfans et leurs
nombre des leurs tués dans
ts pillés ou brdlés, un grand
coubats 20
de Harty auroit été bien plus complet, si les
triomphe de couleur eussent concouru au succès de
blancs et
les
d'un général si
dition en se rangeant sous
drapeaux
Le
nombre refus: de marde leur confiance.
plus grand
Blana); il justifia ainsi de plus en plus les plaintes que
de avoit portées contre les habitans des Cayes,
d'anéantir l'insurrection dans le Sud, jasqu'à la
r achever
restoit
guère néanmoins qu'nne expée Anse, il ne
plus
le nom de Fond
à faire dans lay plaine connuc, sous
l'ile de
est sitsée vis-à-vis
le à Vaches, parce qu'elle
leur
m. C'étoit la que les nègres s'étoient réunis après
Polverel concertoit avec Harty les
e dans les Platons.
nécessaires pour
ratifs pour les y attaquer, et les mesures
concourir les habitans des Cayes à l'expédition 2 quand
ouvclles les plus alarmantes sur une seconde insutrection
egres de la plaine du Cul-de-Sac > et sur des monvemens
Port-au- Prince, le jetèrent dans la plus
laires excités au
de raison qu'il n'avoit pas
le perplexité, Il crut avec trop
cela une
mps à perdre pour les réprimer : illui falloit pour
Il
le dispenser d'en faire usage.
assez imposante pour
les vaina remplic ce but en se faisant accompagner par
ettre de Polverel à Delassalle 3 du 27 février 1793.
ettre de Polverel à Delassalle du 31 janvier 1793. S 3
le jetèrent dans la plus
laires excités au
de raison qu'il n'avoit pas
le perplexité, Il crut avec trop
cela une
mps à perdre pour les réprimer : illui falloit pour
Il
le dispenser d'en faire usage.
assez imposante pour
les vaina remplic ce but en se faisant accompagner par
ettre de Polverel à Delassalle 3 du 27 février 1793.
ettre de Polverel à Delassalle du 31 janvier 1793. S 3 --- Page 286 ---
(278)
queurs du bataillon de T'Aube, et. il se décida à
malgré le regret qu'il avoit de
partir avi
hcurcus.ment
renoncer à une enire
commencée; mais la ssule annonce de
soln. ion, gui n'edi pas di être prise
Cc
caua la plus grande
sans en calculer les
Les
agitation aux Cayes et dans les er
parcisses des Cayes et de Torbeck
bléc de
se formérent en
commune permarente, comme eles l'avoient f
de temp: avant le voyage de
avoit tncore
Elanchelinde, et cette J
po"r but de se mettre au-dessus de toutes
toritéec-nstiuces de la celonie (1).
S. XIV.
Quels qu'eus ent été Je zèie de
Mouvemens et
Polverel, sa conduite
courapeuse, les soins
aux Cayes dans les
scrupuleux qu'il avoit mis à se ren
contre Polbormesque 1s décrets avoient prescrites à scn au
verel.
commele prouven: sa cerespordance, et tous les actes
administration jusqu'a cette époque , rien de
la douccur des formes qu'il
toutcela, pas
d'inviterla
employoit, en se contentant S
cddiutressurcient toujours
étouffcr
ordonmé n'avoi
aux Cayes les progrès de cetespit
fourmentoitla colonie > et Plus pariculierement d'iniépendan la
Sud. La ville avoitpour maire l'un des
provir
p'us grands
ce systême dans la seconde assemblée
partis
coloniale, l'er1 Voyez la même letrre ct le Coupd'ail EUr Saint
Polverel fils, Fage 35. Procès.verbai de la commune Domingue des
,
et 2, jinvier 173, rag. 3 et 4. Lettres de Polverelà Cayes ,
et3c décen.bre 17.2, ct27 janvier 173. Autre du même Delassalle s
du 23 janvier.
à Mang
2 Voy:z tout son registre de
179?, et fini le 3 mars 17/5 correspondanes, cemmencé le 2 nov
deliouron, du 30 janvier
Farriculièrement scs lettres à la muni
1733, etc,
,
et 2, jinvier 173, rag. 3 et 4. Lettres de Polverelà Cayes ,
et3c décen.bre 17.2, ct27 janvier 173. Autre du même Delassalle s
du 23 janvier.
à Mang
2 Voy:z tout son registre de
179?, et fini le 3 mars 17/5 correspondanes, cemmencé le 2 nov
deliouron, du 30 janvier
Farriculièrement scs lettres à la muni
1733, etc, --- Page 287 ---
(279 )
plrs que ses collègues, 9
al,qui d'ailleurs ne pouvoit guère,
civils la dissolution de cetteassenblée.
onner ranxcommisaitese avoient le même but, celuide se débarrasrer
scesi indépendans:
leur autorité comme ils
agens de la France, ou d'anéantir
civils; ils emicnt fait pour les premiers commissaires celles d'entraoient les mêmcs mancruvres pour y parvenir,
auxquels
par des mouveniens populaires,
eurs opératiors
motifs différens, suivant les lieux et
moinsi ils donnoient des
ils demandoient
iconstances. Au Capet au Port-auPrince,
de tous ceux qui avoient paru attachés au gouportation
un prétexte tout opposé; et le
ementsils prirent aux Cayes Pun des membres les plus pro-
: Delaval, qui avoit été
de conserve avec eux (1)-
bés dc côié ouest, alla pourtant
publics évidemerel, ayant destitué quelques fonctionnaires du greffier de la
inciviques, et ordonné la déportation
les
continué d'intituler
jugechaussée, qui avoit toujeurs
depuis le décret de PA:-
sau nom du roi, non-seulement
de Ca tte formule
ordonna la suppression
blée nationale 3 qui
l'abolition de la royauté par la
oa zoit, mais depuis même
de la République
veniioa nationa'e iors de la fondation
le droit de
gaise 5 toute la ville s'y cpposa, cn invoquant amis de la révolustance à l'oppression (2). Les prétendus former un club, et
les
sc réunirent pour
, et royalistes,
dans des festins publics, auxquels
brèrentl leur réconciliation
Laboissière à la commission intermédiaire, du
Discours de Tanguy Atfiches américaines, da 2) décembre.
décembre 1792.
du 3o janvier 17)3. Extrait des registres
Lettre de Polverel à Delassalle,
1793. Gazette des Cayes,
la parcise des Cayes, des 28 ct 29 janvier du 20 mars. Coup-d'ail impar20 ct 21 février. Afiches américaines, fils,
par Fri Tolverel
paga-35.
sur Saint-Domingne,
S 4
du
Discours de Tanguy Atfiches américaines, da 2) décembre.
décembre 1792.
du 3o janvier 17)3. Extrait des registres
Lettre de Polverel à Delassalle,
1793. Gazette des Cayes,
la parcise des Cayes, des 28 ct 29 janvier du 20 mars. Coup-d'ail impar20 ct 21 février. Afiches américaines, fils,
par Fri Tolverel
paga-35.
sur Saint-Domingne,
S 4 --- Page 288 ---
(280)
Polverel ne crut pas
pouvoir se
Persista pas moins dans sa
dispenser d'asister; il
compiable de
décision, en déclarant
ses opérations qu'à la
qu'il n'
il fallut toute sa fermeté
Convention nationale j
pour faire exécuter
greffercougable: : il assure dans sa
F'embarquer mer
des Cayes avoient forme le
correspondance queles fact
Il est ceriain du
projet de T'embirquer
moins qu'à peine eut-on
lui-mème
dessein de retourner au
connoissance de
du batail'on victorieux, Port-au-Prince avec les 300 hom
à
que lassemblée de la
projet ses délibérations
commune soum
trec du bataillon de
; elle voulut même s'opposer à la
l'Aube dans la ville des
Pris un arrété pour garantir La
Cayes. Aprèe a
chacun des
de
liberté indsviduelle de
citoyens la
elle
mandant du Sud de
commune,
interpella le C
bataillon
déclarer si le départ des 300
n'exposoit pas la plaine et les
hommes
dévenir la pueie des esclaves
montagnes des Cay
forcé d'évacuer le
révoltés. Harty répondit
il
camp des Piators, ct
qu'é
ne pourroi: plus garantir la
plusieurs autres pos
fournit en
pliine > à moins qu'on ne
remplncément, pour rester à
citoyens en état de faire le
Poste fixe, trois C
ce cas là même il ne
service des camps, et que
sive (2).
pourroit se tenir que sur la déf
1 Lettre de Polverel à
dit, pag. 35 et 35. Procès. Delassalle, verbal du 31 janvier 17,3. Coup d'aeil
et 2y joaver Adresse de ladite de la commane des Cuyes, des 28
cision de Polverel, du 3
commune à Polverel du 2)
teur de Saint-D.
mars, contre Esnault, Rollain et janvier.
mingue, 2 du 2y mars.
Coteile. Mc
2 Lettre de Polverel à
à la
Delasalle, des
municipalité des Cayes,du 2 février, Ger3ojamsier 17)3. Aurre du me
Cayes, des 28 ct 2y janvier.
Procès-vctbal de la commune
, des 28
cision de Polverel, du 3
commune à Polverel du 2)
teur de Saint-D.
mars, contre Esnault, Rollain et janvier.
mingue, 2 du 2y mars.
Coteile. Mc
2 Lettre de Polverel à
à la
Delasalle, des
municipalité des Cayes,du 2 février, Ger3ojamsier 17)3. Aurre du me
Cayes, des 28 ct 2y janvier.
Procès-vctbal de la commune --- Page 289 ---
(281 )
sorte avec les fac- 6. XV.
Iverel, réduità se débattre cn quclque
lc ba- Sonretour
à son tour Harty de déclarer si, avec
dans I'Ouest.
interpella il avei: assez de forces pour faire, avant
on de TAube,
et décisive conire
Hépart, une dernière expédition prompte
réunit
Harty ayant répondu que non, Polvercl se
hègres.
et aux communes voisines
pour demander aux Cayes
faire une telle
les renforts et les secours nécessaires pour
de la
colons
savoient bien que le succès
dition. Les
1 qui
leur inern'avoit été incomplet que par
édente expédition
dans un instant d'enthouparurent vouloir la réparer
bientôt par
he( (); mais ces bonnes dispositions changérent
les
si naturclle aux colons blancs, et sur-tout par
ssitude
Elles étoient telles, dit Polverel,
peuvres des malveillans.
avoit dans
une de ses lettres condidenticlles, K qu'il y
même des deux communes des hommes capables
ssembiée
hubitations de la plaine,
faire mcttre le feu à quelgnes
attriabord ès le départ du bataillon de PAube, pour
ap:
civil tous les malheuis qui auroient pu
er au commissaire
antérieurs, et la
résulter (2) >. Tous les renseignemens
tinrent dans cetle occasion les hommes
uite même que
confiement
trop des re-
:s réfagies alix Cayes, ne
que
ils
servir à apprécier ceux que
bes si désclans 5 peuvent
incendies qui mara fait à Flanchelande sur plasieurs
dans le
sorte les licux de son passage
ent en quelque
de Poiverel à Harty,
Procès-verbal susdit, pag- 10 et 11. Réquisition
9 janvier 1793. Ibid.
à Delassaile, du 3ojanvier 1739. Autres du même àla
ettros de Polverel
Autre du même à Carcipalité des, Cayes, d:s 2 janvier et 2 février.
du 2) janvier.
incendies qui mara fait à Flanchelande sur plasieurs
dans le
sorte les licux de son passage
ent en quelque
de Poiverel à Harty,
Procès-verbal susdit, pag- 10 et 11. Réquisition
9 janvier 1793. Ibid.
à Delassaile, du 3ojanvier 1739. Autres du même àla
ettros de Polverel
Autre du même à Carcipalité des, Cayes, d:s 2 janvier et 2 février.
du 2) janvier. --- Page 290 ---
- 28a )
Sud (1). A peine se mit-on en campagne que les colons
fusèrent de marcher ou se débandèrent, à l'exception de
de Crailion ct d'un petit nombre d'autres. La municipalité
Cayes Cat l'impadeur de refeserau général
Hatty , qui in'a
pas de cavalerie, une ordonnance pour porter ses ordres
Lee negres, rendus furicux par les cruautés qu'on commne
contre leurs femmes et leurs enfans, ne se battoient plu
pied forme; mais ils se portoient dans les quartiers les
éloignés, avec la plus giande aj gilité, en ravageant et in
diant tout comme à l'oriinaire (3). Harty n'avoit pas de fo
suffisanies pour les poursuivre par-tout. Scs braves sold
épuisés de fatigues, veyant leur nombre diminner de jeu
jour par Feffet da climat ct de ia manvaise nouriture
encore que par le fer de l'ennemi, se lassèrent enfin d'une gu
si pénible et si meurtrière, ense voyant abandonnés par
qu'elle devoit le ples intéresser. Polverel retourna seul
T'Ouest, après avoir déporté pour France trois des princip
boute-feax gui avoient egité la commune des Cayes dans
sembléc permanenté (4).3 mais son départ acheva de jeter
soldats de TAube dans Pabattement, et le fruit de leurs
toires fat presque entèrement perda pour la province
Sud.
1 Voyez ci dessus le chap. VII de la secondepartie, S. XXX, XXXIII
2 Lettre de Polverel à Delaval, du 1 fovrier 1733. Autres du men
Deiassalle, des 10et1f février. Autre du même à Cadusch, du 23 fév
3Lettre de Polverel à Delarsalle, du 27 janvier 17,3. Autres du méi
Harty, à Carlier, et aux con:missaires de Tiburon, du 24 février.
4Procèsverbal. de la commune des Cayes, des8.ctnp janvier,
Décision de Poivercl, du 4 mars 1793. Lettre de Polverel à Delassalle pag
31 janvier.
it
assalle, des 10et1f février. Autre du même à Cadusch, du 23 fév
3Lettre de Polverel à Delarsalle, du 27 janvier 17,3. Autres du méi
Harty, à Carlier, et aux con:missaires de Tiburon, du 24 février.
4Procèsverbal. de la commune des Cayes, des8.ctnp janvier,
Décision de Poivercl, du 4 mars 1793. Lettre de Polverel à Delassalle pag
31 janvier.
it --- Page 291 ---
(283 )
étoit bien changé depuis $. XVI.
L'état politique du Port-an-Prince
cât été, ce Du club et
absence de Polverel (1). Quelque courte qu'elle
d'es- de la muni- du
civilavoit trop compté sur les démonstrations
cipalité
bmmissaire
manifestées dans cette ville à la nou- Port-auFi public, qui s'étcient
néanmoins, s'il Prince.
elle de la révolation du 10 aotit: peut-être maintenir l'opinion
l'edt pas quittée, seroit-il parvenu à y
de
Enérale dans une bonne direction, par un sage mélange
de cette bienvei-dance qui avoit paru lui gagner
rmeté et
des habitans, quand il y résiS ccurs de la majeure partie
suivant la loi,
pit. La municipalité, qui avoit été renouvelée,
n'étoit pas exempte des préven1 mois de novembre 1792,
blancs contre tout ce
bns trop communes parmi les colons diffirence de celle da
i venoit de la mère-patrie; mais, à la
causé tant de
elle paroissoit lasse des troubles qui avoient
lui
ap,
d'après : les funestes exemples que
aux; et , quoique
elle n'elt pas assez de caractère
roient donnés ses devanciers,
directetyent aux facbur risquer s2 popalairité, en résistant
d'a'der
elle n'auroit vr isembl-blement pas été éloignée
kux,
mais
aurolentcombattos aveclaprubabiné du succès;
ux quiles
ne pouzcit
le fat bientôt dominde par une institation qui
ières servir que les factieux dans un pays à esclaves.
l'arrivée de Polverel ct Ailhaud au Pert-au-Prince,
Depu's
fermé lors du voyage de Roume et de
club de cette ville,
sous le nom ordilanchelande, avoit été ouvert de nouveau,
Polire de société des amis de la Convention narionale.
favorisé le rétablissement dans lcs mêmes vues
:rel en avoit
desirer d'en insticuer un à Saint-Marc; et
i lui avoient fait
dans Pafaire des colonics, tome VII, pag. 2o5 et 206. CoupI Débats
par Fr. Pelverei fils, page3y.
cil impartial sur Saint- Domingue,
club de cette ville,
sous le nom ordilanchelande, avoit été ouvert de nouveau,
Polire de société des amis de la Convention narionale.
favorisé le rétablissement dans lcs mêmes vues
:rel en avoit
desirer d'en insticuer un à Saint-Marc; et
i lui avoient fait
dans Pafaire des colonics, tome VII, pag. 2o5 et 206. CoupI Débats
par Fr. Pelverei fils, page3y.
cil impartial sur Saint- Domingue, --- Page 292 ---
(284)
l'on voit dans $a
correspondance avec Sonthonax qu'il
prouva fortement la clôture de celui du
décap
coliègue (). Il s'étoit
Cap, faite par so
toujours persuadé qu'on
au bien ces sortes d'établissemens.
pouvoit dirige
Le club du Port
parut d'abord justifier ces préventions
au-Princ
un grand dévouement à la
favorables, en montrai
cause de la révolution.
que l'on croit, dans la colonie, il fit à la
Seul, à (
Convention
une adresse qui respiroit le patriotisme le
nationa
donner son adhésion
plus ardent, por
aux événemens du 10 août. Mais les
teurs des troubles
au
précédens n'avoient pas abandonné leu
projets dangereux. Ceux du Port-zu Prince et du
correspondoient entre eux
Cap, 9
fivori
5 suivoient sans relâche leur pla
d'etablir leur systéme d'indépendance coloniale
ruine de toutes les autorités dérivées de la
sur
$. XVIL.
métropole.
De Borcl et A la rète de ces agitateurs
coupables, on doit mettre le
desonparti. mandant de la garde nationale du
con
Port-au-Prince, le
meux Bo:el, qui, depuis le
trop fa
corpmencement de la
n'avoit cessé d'être l'en des plus industrieux
révolution
de la colonie. Il existe
artisans des troubli
dans les papiers du club Massiac ur
motion écrite de sa main, qu'il y fit dès la
Après y avoir prévu que la révolution
première séanc
tôt l'affranc
française ameneroit bier
hissement des esclaves, il y propose des mesure
pour l'empècher, et l'on trouve parmi ces mesures
> rompre avec la
celie K G
métropole, à la dernière extrémité, d
)) s'emparer du gouvernement, ct d'armer les noirs et les
> litres contre les lois de la France
mu
(2) >. De tous les quatr
1 Lettre de Polverel à Sonthonax, du 11 décembre
B. (Augustis Borel) à
1792. Lettre d'i
ce que le citoyen
Larcheveique-Thibaud, du 12 décembre. Récir
Delaage a lu ct attesta, pag. 4.
2 Motion de M, Borel à la séance du 20 aoit 178).
'armer les noirs et les
> litres contre les lois de la France
mu
(2) >. De tous les quatr
1 Lettre de Polverel à Sonthonax, du 11 décembre
B. (Augustis Borel) à
1792. Lettre d'i
ce que le citoyen
Larcheveique-Thibaud, du 12 décembre. Récir
Delaage a lu ct attesta, pag. 4.
2 Motion de M, Borel à la séance du 20 aoit 178). --- Page 293 ---
(285 )
fidèlc à ce système dans
ingr cing, aucun ne fut depuis plus
la
deux assemblées coloniales. Oa se rappelle que SOUS
es
il contribua plue que personne à
ernière de ccs assemblées,
hommes de
erpétuer la guerre civile entre lcs blancs et les
hostiles dans les paroisses des Verettes
ouleur, par ses mesures
de
On se rappelle escore
t de l'Artibonite 3 au milieu
1792.
à Saintdans lesquelles il fut arrêlé et conduit
es circonstances
de Elanchelande (1). On ne peut guères
Marc par les ordres
refuser à croire qu'il étoit, dès cette époque, gagné par
e
l'indiquent tous les actes postérieurs
for de l'étranger, comme
les maux
conduite, uniquement calculés pour augmenter
le sa
abandonna bientôt pour se retirer auprès
le la colonie, qu'il
Il étoit revenu au Portde la Jamaique (2)-
Au gouvernement dissolution de l'assemblée coloniale, avec
u-Prince, depuis la
du cdté Ouest, nommé
'un des membres les plus fougueux
soldée du Port-auBaudry, et ce major-général de la garde
témoigné tout autant d'emporPrince, Dumontelier, quiavoit
les hommes de couleur.
ement que lui dans la guerre contre
de la province
Plusieurs autres habitans des diverses parties
leur dévouement au même parti étoient aussi veconnus par
Tel éioit Pun dea
hus depuis peu s'établir au Port-au-Prince.
avoit tenu
iccusateurs de Polvercl et Sonthonax, Senac, qui
du comité du Petit-Goave,
la plume lors de cet atrore jogement
Ces hommes
Ferrand de Baudières à la mort (3).
qui envoya
en sC liguant avec une
voient obtenu une grande popularité,
V, S. XVII, et ciI Voyez la première partic de ce rapport, chapicre
dessus, chapitre I, S. XL.
2 Voyez ci-dessous le * XLVIII.
III, S. VIII, et
3 Voyez la première partic du présent rapport, chap- 267 et suiv.
es Débats dans P'affaire des colonics, tome VII, pag.
Ces hommes
Ferrand de Baudières à la mort (3).
qui envoya
en sC liguant avec une
voient obtenu une grande popularité,
V, S. XVII, et ciI Voyez la première partic de ce rapport, chapicre
dessus, chapitre I, S. XL.
2 Voyez ci-dessous le * XLVIII.
III, S. VIII, et
3 Voyez la première partic du présent rapport, chap- 267 et suiv.
es Débats dans P'affaire des colonics, tome VII, pag. --- Page 294 ---
(286)
foule de gens sans aveu, dont la plupart avoient éréles
plices du féroce Praloto, sous le nom de
comgardes soldées.
D'autres qui avoient servi aux c.mps de la Grande-Saline
des Vereties, SOUS Dumenteilier et Eorel, s'éroient
et
au
embarqués
Môle avec cux pour vepir empêcher l'exécution de la loi
du 4: avril au Port-au-Prince. Ils avoient été
pris ou
lors de l'arrestation de Borel, Ils revinrent ensuite dispersés
dans cette
ville en même temps que lui (1).
Les chefs de ces hommes dargereux avoient séduit
Polverel,
darant sa courte.res'dence au Port-an-Prince, par leurs feinies dé
monstrations d'attachement à la révolution. Dans plusieurs de
ses lettres, il parle avec éloge du patriotisme de Borel, de
Dumontellier, de Senac, elc. (2). Les événemens qui suivent,
comme ceux qui ont précédé, prouvent combien ils méri:oient
peu cette opinion hororable. Le parti arquel ils teroient avoit
voulu faire maintenir le club du Port au-Prince, lors de P'arrivée de Blanchelande et Roume 3 sous prétexte qu'il n'étoit
composé que de proprictaires (3). A Feine Polverel eut il
quitté cette ville, qu'i's voulurent y établir un club pariiculier, sous le nom de petiis blancs. La municipalité, st
tout le procureur de la commune Aluin, s'y
suropposèrent avec
succès, et firent avorter CC germe de discorde (4); mais les
T Voyez ci-dessus lc S. XL du chap. I, et la suite du Mémoire
des dernières révolutions de TOuest, par ics commissaires des citoyens bistorique de
couleur, , page 19.
2 Lettres diverses de Polverel à Delassalle et à Sonthonax, ctc,
3 Voycz ci-dessus lc :. KLI du chap. I,.
4 Déclaration d'Alain, du 17 avril 1793. Débats dans P'affaire des colonics, tomc VII, pag. Lettre de Polverel à Alain, du 30 décembre
17y2.
HII
des dernières révolutions de TOuest, par ics commissaires des citoyens bistorique de
couleur, , page 19.
2 Lettres diverses de Polverel à Delassalle et à Sonthonax, ctc,
3 Voycz ci-dessus lc :. KLI du chap. I,.
4 Déclaration d'Alain, du 17 avril 1793. Débats dans P'affaire des colonics, tomc VII, pag. Lettre de Polverel à Alain, du 30 décembre
17y2.
HII --- Page 295 ---
(287 )
factieux n'en farent pas moins accomplies, et peutdes
de succès. Le club du Port-au-Prince,
même avec plus
sans aveu, sous ce nom de
li par leurs soins de gens
dévotion,
blancs, fut bientôt un instrument à leur
qui
loi à toute la commune, 3 et prépara le renouvellement
avoient tant de fois souillé les rues
scènes de sang qui
des vues de ceux qui les
ort-au Prince. On pcut juger
écrivoient à leurs
toient, par lea lettres confidenticlles qu'iis
du Cap. Il en existe une, adressée au procureur
-pondans de cette viile par Borel lui-mème, 2 peu après
commene
de Saint-Marc. Il se contente d'y annoncer
tie des prisons
commandant général de la garde
va accepter la place de
hommes de couleur l'ont
hale du Port-au-Prince, que les
bien décidés à
sous leur sauve-garle, et qu'ils paroissent mots,
régime. Il la termine par ces
qui,
nir le nouveau
nous n'avons
sont tris-expreesiis : Pespère que
sa plume,
que pour mieux sauter ().
est au surplus expliquée par trois lettres pos- S. XVIIL.
tte phrase
La
est encore adressée au Corresponres de scs partisans.
première des amis d:Borel, Bau- dancedeBauAreur de la commune du Cap parlen On voit qu'il avoit fait dry et d'Audéputé à T'assemblée coloniale. émeute y à l'aide du club, gustin Borel
ce qu'il avoit pu pour exciter une
avic les faca
Polvere! et Ailhaud furent arrivés au Port-an-Prince. tieuxduCap.
que
de son voyage du Cap dans
y y rend d'abord compte
je
derniere vile 5 piis il, ajoute : ( Deux jours aprds,
mettre notre club en actisuis mis en mouvement pour tant à M. le maire, qui indi6,cc qui deplut d'abord,
du 1I acûc 1792.
ettre de Borel à Landheegue-Tilaui,
faca
Polvere! et Ailhaud furent arrivés au Port-an-Prince. tieuxduCap.
que
de son voyage du Cap dans
y y rend d'abord compte
je
derniere vile 5 piis il, ajoute : ( Deux jours aprds,
mettre notre club en actisuis mis en mouvement pour tant à M. le maire, qui indi6,cc qui deplut d'abord,
du 1I acûc 1792.
ettre de Borel à Landheegue-Tilaui, --- Page 296 ---
288 )
3 viduellement me refusoit Za licitation
> mission) au nom co-lectif de la
(c'est-à dire la
>> d'autres personnes. Huit
municipalité, quw'à beaud
jours se Sont
a naiion et l'installation d'une
passés pour la n
nouvelle
> trois ensuite pour la
municipalité tricol
récepion ct aud
5) msssaires civils,
tion de MM. les
et deux jours de vaines
> sainte insurrection
tentatives 4
>
Les deux dernières lettres sont écrites
frère ou proche parent da
par Augustin Be
du
commandant de la garde nati
Portau-Prince, dont Pécriture est
elles ne portent pour signature
les tréoreconroissablss
La
que
lettres initiales
première est adressée à Verneuil, qu'il
fière. Augustin Borcl l'écrivoit la veille de appelle son
qui ft déporter à si juste titre
l'émeute du
pire que la sédition. Il
son cor. espondant. Elle ne
y avoue que le dessein de
commandant est de se servir du club
Bor
tions (2). Les mêmes
pour faire des pros
vues et souvent les mêmes
retrouvent dans la seconde
phras
lettre, écrite quelques
Augustin Borel y parie d'abord de la foiblesse de jours
commandant de Ia garde nation. le
la san
de ce corps,
ct de la non-organi
quiavoient empèché Eorel
ie commandemment Il
jesqu'alors d'enpa
zjoute ensuite : Aussi
> lemen: et pathitiquement
tout va-c-il
> des
(5; mais on croit que le
citoyens sera celui des lions. La
)) est ici
garde nationsle
imposante, tant par
des
5> une artillerie
l'énergie
citoyens que
respectable, (celle de Praloto) une foi
I Lettre de Baudry à
2 Lettre d'A. B. à tarcheveigne-Taibaud du 14 novembre 1794
Verneuil, du 30 novembre 1742,
Cette expression SC trouve dans le texte.
ga
n
> des
(5; mais on croit que le
citoyens sera celui des lions. La
)) est ici
garde nationsle
imposante, tant par
des
5> une artillerie
l'énergie
citoyens que
respectable, (celle de Praloto) une foi
I Lettre de Baudry à
2 Lettre d'A. B. à tarcheveigne-Taibaud du 14 novembre 1794
Verneuil, du 30 novembre 1742,
Cette expression SC trouve dans le texte.
ga
n --- Page 297 ---
(289) )
bien connus du bien pablic, des nouanisée, les ennemis
Z'exemple au reste de 1a
elles lois, trembleront et serviront
ont montré de la
olonie, et sur.out aux provinces, , qui
dans leur
cela même compromis la colonie
oiuleese, et-par
La conduire de M. Sonthonax et de
ainte insurrection.
de M. Sunto-Domingo a proM Rochimbeau auprès
dire indigné la commune de
ondément surpris, et on peut suivi. On voit avec peine
ct:e ville, sur tout ce qui l'a
le club. M. Pelverel a
ue M. Sonthonax ait pu snspendre démarche, et a dit qu'il n'en
autement désapprouvé cette eit montré de P'énergie, edt
voit pas le droit. Si le club
de la souveraineté d'un
ccux
econnu ses droits, quisont lore de T'embarquement du
peuple actuellement républicain,
à cet égard, cette
ieux Massot, et de la proclamation
lernière aflaire n'auroit pas ell lieu. >
prouve
par ce post-scriprum 2 qui
Enfin la lettre se termine
du Cap et du Port-auplus en pius le concert des factieux amitiés, ainsi qu'a
Borel vous Fait mille
ce: e M.
Raboteau, Daugy, (de) LaIM. Lavergne, Chotard,
lvous prie avec instance,
a1, ei toutes ses connoissances. écrire par toutes les occdinci que crs messicurs, de luj informé des mour emens du
ions, et de le tenir exactement
beau oup M. Borel, à
intiressent ceux d'ici, et
Norl,"aui
serai obligé de faire de ma part
zuse de sa place. J: vous
plaisir d'éciire,
hille amitiés à M. chotard, anquelfaunile lui faire
occarion, et de
part
vec déail, pac ia première des bonnes rétes républimes projets, et de ceux
aines
B U de FinvenLettre d'A. B. à
du 12 décembre 17y2,cote
des piècce de Polvercl et Sonthonax. III.
T
Tome
Rap. de Garan-Coulon,
use de sa place. J: vous
plaisir d'éciire,
hille amitiés à M. chotard, anquelfaunile lui faire
occarion, et de
part
vec déail, pac ia première des bonnes rétes républimes projets, et de ceux
aines
B U de FinvenLettre d'A. B. à
du 12 décembre 17y2,cote
des piècce de Polvercl et Sonthonax. III.
T
Tome
Rap. de Garan-Coulon, --- Page 298 ---
290) )
S.XTX.
Les faits n'éloient
Mouvemens Les
que trop d'accord avec ces indicatic
contre les
agitateurs de T'Ouest cortespondoient si bien avec C
hommes de du Nord, que, malgré l'apparente bienveillance
qu'on
couleur. aux hommes de couleur dans la ville du
témcig
les y faisoit attaquer dans des
Port-au-Prince,
mouvemens populaires, le mi
jour () oi l'on se battoit au Cap pour les exclure des
militaires. Le 2 décembre 1792,
étoit
gre
qui
un dimanche,
sicurs de ces nègres esclaves, connus sous le nom
que le Port-au-Prince avoit armés contre les d'dfricas
confédérés d
Crois-des-Bouquets, s'étant attroupés dans les rues et sur
places publiques, attaquérent, avec des bâtons et des cordes
dronnées, plusicurs hommes de couleur, qui ne leur avoient
même donné de prétexte pour ces maltraîtemens. Ils les
suivirent
P
long-temps avec ces cris horribles : Coupex cou, 12
Euez; il faut que vous finissiez aujourd'hui, messieurs
muldtres, Un homme de couleur, Louis Pasquier, dit Bonhom
ayant voulu leur faire des représentations, les nègres
leur capitaine, aussi esclave, nommé
appele
Cuyeman, qui s'étoit
tingué par son emporiement contre les hommes de COL
dans la guerre de la Crois-des-Bonguets. Il vint
titude d'autres noirs tomber
avec une
sur Pasquier; ils lai prirent son sal
après l'avoir jeté par terre et excédé de coups. 11 n'éch:
que par le seCouIS de deux sollats d'Artois et de Prove
Le lendemain, J. B. Barra, auire homme de couleur, fut
traité de la même manière, et désarmé
par Cayeman, 9"
poursuivit, avec d'autres esclaves, jusqu'au
il se réfugia. On assure
corps-de-garde
que Cayeman déclara que c'ét
1 Coup d'ail sur Saint-Domingue, par Fr. Polverel
de Cambis au ministre de la marine, du 16. décembre fils, page 33.
17,p.
Prove
Le lendemain, J. B. Barra, auire homme de couleur, fut
traité de la même manière, et désarmé
par Cayeman, 9"
poursuivit, avec d'autres esclaves, jusqu'au
il se réfugia. On assure
corps-de-garde
que Cayeman déclara que c'ét
1 Coup d'ail sur Saint-Domingue, par Fr. Polverel
de Cambis au ministre de la marine, du 16. décembre fils, page 33.
17,p. --- Page 299 ---
(291 )
messieurs qui lui avoient ordonné de désarmer ainsi les
Durant le même temps, un officier de la garde
res (1).
hale disoit, sur la place de la maison commune, qu'il
arracher les épaulettes aux officiers des hommes de coutous les autres s'incorporeroient alors dans la garde
que
haley et qu'ily avoit in coup de téte à faire, qui mitaie
encore fait (2).
n-sculement les autorités constituées du Port-au-P-ince S. XX,
ces attentats; mais Le club et
Firent aucune mesure pour réprimer
la municipamnicipalité, dominée par les fectieux, s'opposa à ce qu'on lité en protèursuivit les auteurs. Polverel, qui se trouvoit alors mo- gent lcs auanément dans cette ville en revenant de Jacmel, avoit fait tcurs.
dénonça au commissaire du pouvoir exér Cayeman, qu'il
La municipalité feignit de croire qu'on poursuivcit ce
bour les excès qu'il avoit commis précédemment durant la
contre les hommes de couleur; clle écrivit à Polverel
a punition pourroit exciter de grands troubles. Polverel,
avoir rappelé à la municipalité la véritable cause de P'arion de Cayeman, eut néanmoins la condescendance de
htir au sursis de la procédure 3 il déclara même qu'ils'en
ttoit à la municipalité sur l'arrestation de deux autres esPinchina et Fontaine 2
comme lui, avoient étéala
qui,
tre de Polverel à la menicipalicé du Port-au Prince, du 14 décemj2. Déclarations de Louis Pasquier, du 2 décembre, et de Casimir
5 Marie Barra, > Louis Tellier, Papallier 2 Rambert ct Tessier, du
embre. Débats daas l'affaire des colonics 2 tome VII, pag. 206 et
:5, page 287, etc. Coup-d'ail sur Saint-Domingue, 2 Par Fr. Polverel
ge 33.
claration de Jacques Doyon jeune, ct de Tessier, du 3 décembr: 1702,
T 2
j2. Déclarations de Louis Pasquier, du 2 décembre, et de Casimir
5 Marie Barra, > Louis Tellier, Papallier 2 Rambert ct Tessier, du
embre. Débats daas l'affaire des colonics 2 tome VII, pag. 206 et
:5, page 287, etc. Coup-d'ail sur Saint-Domingue, 2 Par Fr. Polverel
ge 33.
claration de Jacques Doyon jeune, ct de Tessier, du 3 décembr: 1702,
T 2 --- Page 300 ---
I 292 )
tete des Africains dans cette circonstance. Mais il
mettre
ne fit
Cayeman en liberté, et il représenta fortement
municipalité tous les inconvéniens de cette mollesse
blancs eux - mêmes. C Suisse ou Africain, lui
Po
99 clave
dit-il, to
qui frappe OIL qui menace in homme libre me
wtgecusables si de pàreils délits sont
F
5) de
impunis 3 les ha
Saint-Domingue ont tort de crier contre lés
> et de dire que la colonie a besoin d'esclaves. philanth
Elle
> plus en avoir, si la sévérité des chatimens
T26
) tient dans le
ne les
respect et la soumission
)) hommes libres
qu'ils doiver
(1)>. Ces sages observations eurent
d'effet que, quelques jours aprés, le club du Port- aufit une adresse à Polverel pour demander la relaxation
de
man dont il exaltoit beaucoup les
blancs. On étoit d'ailleurs
services rendi
à
tellement accoutumé dans cetti
ne voir dans les lois qu'un manteau
des
pour couvrir les
factieux, et à pervertir les institutions les
qu'en suivant l'exemple odieux
plus sa
l'Assemblée
que Page avoit donné
coloniale contre les nègres (2), le club de
subsidiairement que, dans cette alfaire seule
civil ordonnât la
> le comm
publicité de la procédure, en vertu des
1 Lettre de la municipalité du Port au-Prince à
1792, Réponse de Polverel, du 14 décembre, Polverel, du de
lonics, tome VII, pag. 212 et 213,
Débats dans l'affaire
gue, par Fr. Polverel
Coup d'ail impartial sur Saint
fils, page 33.
Comme Cette adresse est du 16 janvier 1793, ct non du 14 décembr
le dit Sonthonax dans les débars, tome VII,
page 213.
2 Voyez la scconde partic du présent rapport,
chapitre V, S. XI
p
1792, Réponse de Polverel, du 14 décembre, Polverel, du de
lonics, tome VII, pag. 212 et 213,
Débats dans l'affaire
gue, par Fr. Polverel
Coup d'ail impartial sur Saint
fils, page 33.
Comme Cette adresse est du 16 janvier 1793, ct non du 14 décembr
le dit Sonthonax dans les débars, tome VII,
page 213.
2 Voyez la scconde partic du présent rapport,
chapitre V, S. XI
p --- Page 301 ---
(293)
autorisit les. accusés.
lui avoient été délégués, et qu'il
hoi défenseurs offiuicux (1).
des
du Cap y 6. XXI.
succès de l'émeute que les factieux
de Lettredela
mauvais
de décembre, fit changer
municipalitô
t excitée au commencement
Ils sentirent qu'il falloit du Port-au.
es à ceux du Port -au - Prince.
contre les Princeàcelle
d'autres temps T'exercice de leur vengeance
mais deJacmel.
tre
s'occuper de leur propre salut ;
esde couleur, pour
classe d'hommes ; et la méffance
essentiment contre cette
jusques dans lcs
contre la métropole , pergoient
S extrème
H ville du Port- au - Prince concertoit
ostensibles que
s'étoit adressé à elle pour raPolverel. On a déja vu qu'il
de justice et de soumiscelle de Jacmel à des principes
se
du Port - au - Prince parut
aux lois. La municipalité Dans une lettre pleine d'afà cet honorable ministère.
de force aux blancs de
n, elle fit sentir avec beaucoup les engager a se réqui devoient
el les motifs politiques
de couleur, et les suites fuier enfin avec les hommes
toute la colonie de leur
qui pourroient résulter pour de cette lettre paroissent
ation. Mais plusieurs passages avoient des arrière- : pensées;
cec que ceux qui l'écrivoient
qu'à une
de réconciliation, ils ne songeoient
Ils
en parlant
ils comptoient revenir.
re de temporiation sur laquelle les-hommes de couleur,
arlaient que des excès commis par précédés. ( Nous dedes blancs qui les avoient
1 de ceux
disoient-ils,. tous les. sacrifices 91s faire pour la paix, y
draite. Il est de grands
pepté celui de Ia libegié et de nos
nousa qui plus que
mes sans doute : qui.le sait mieux que
Convention nationale, du 16 janyier 1793. Dé
dresse des amis de la
ans laflaira drs colonics, tomc Vla page213:
T 3
commis par précédés. ( Nous dedes blancs qui les avoient
1 de ceux
disoient-ils,. tous les. sacrifices 91s faire pour la paix, y
draite. Il est de grands
pepté celui de Ia libegié et de nos
nousa qui plus que
mes sans doute : qui.le sait mieux que
Convention nationale, du 16 janyier 1793. Dé
dresse des amis de la
ans laflaira drs colonics, tomc Vla page213:
T 3 --- Page 302 ---
)
D
(294)
nous en a ét6 la victime ? mais il
> faut se résoucre à les
est des circonstanees
) nous le sentons
oublier, Ce mot est dur sans do
>
comme vous ; mais si le salut
l'exige, avons - nous à balancer;
de la col
> avez déja tout fait
la
Citoyens de Jacmei,
> il vous éire si difficile pour patrie, ce derhier sacrilice
> encore
à faire ? mais non, vous
obligés de vous J résoudre
n'étes /
> que garder un usilence momentané. défaitivemene; il ne
>: acux qui ont creusé
Le temps viendra
> bée seront
l'abyme dans lequel la colonie
connus et punis ; et ces
est
> dénoncoesamessieurs les
monstres que vous
> Peront Pas à la
commissaires nationaux civils n'éc
>
c'est
vengeance des lois. Mais le
d'hui,
se mettre dans
vouloir auj
)) et vous en serez
l'impossibilité de l'obtenir. Songe
))
la colonie. La ville convaincus; du
voyez l'état dans lequel se trç
> dela guerre civile,
Cap est en proie d toutes les horn
D combattu
Les blancs et les
les uns contre les
citoyens de couleur
> sang coule peut- être
autres, il y a cinq jours, e
encore dans
> Nous n'avons donc
cette ville malheure
plus rien à
> de la France y seront
attendre du Nord; les scci
tous
> pérer qu'en
ensevelis; nous ne devons plas
nous-mêmes: : et
> sincère et intime: Que
que ferons-nous sans une ur
> étoientsoulevés !.
davisathions-nous, si nos atel
> Nous ne croyons pas devoir
> forces q"c la France
vous en dire davantage:
a fait
D épuisées dans le
passer à Saint - Domingue S.
D veaux
Nord; il ne faut plus compter sur
secours. Ceux qui restent
den
> réduire les révoltés,
sont à peine sufisans P
>> veaux troub'es
que deriendrons- nous donc si de ne
>
agitoient encore notre province 2 c'est
d'huientre Vos mains
aujo
qu'est,pour ainsi dire, son sort. dgis --- Page 303 ---
(295) )
devant les yeur la situamais ayez toujours
de la
ve pradonce;
dominant et cfrayant
on de la colonie et P'esprit
France (1).
du Port-an-Prince
Polvere! ayant demandé à la municipalité
, elle se rcpassage de S3 lettre
erprétation de cet étrange
de la métropole contre
sur les craintes que les principes
avoient inspirées à la colonie (2)-
6. XXII.
Hlavage
de tous les sen- Coalition des
devant les yeur la situamais ayez toujours
de la
ve pradonce;
dominant et cfrayant
on de la colonie et P'esprit
France (1).
du Port-an-Prince
Polvere! ayant demandé à la municipalité
, elle se rcpassage de S3 lettre
erprétation de cet étrange
de la métropole contre
sur les craintes que les principes
avoient inspirées à la colonie (2)-
6. XXII.
Hlavage
de tous les sen- Coalition des Lc vrai sens de cette phrase, etl l'explication de couleur dans la lettre deuxpartis
ens manifestés envers les hommes mieux dans la nouvelle du au Port-aue
se trouvent bien
Prince.
a municipalité,
sur les factieux du Cap.
mphe que Sonthonax avoit remporté
avoient besoin de
virent bien qu'ils
fax du Port-an-Pince résister à l'autorité nationale, qu'il
tes leurs forcés pour réunir tous les partis en un s pour
ajourner leur haine et
les autres (3). Borel,
tre pas tous vaincus, les uns après
de la garde navenoit de prendre enfin le commandement avec Hanus de
Prince, eut une conférence
hale du Port-au-I
ils se promirent
nécourt, maire de la Croix- des-Bouquels; s'embrassèrent publioubli mutuel de leurs haines passécs,
pour les quaun plan de confilération
Ement et arrêtèrent
à celle de Jacmel, du 14
Lettre de la municipalicé du Port-au-Prince tomc VII, pag. 218 ct
mbre 1792. Débats dans l'affaire des colonies,
, 2y5or suivantes.
du Port-au-Prince, du 15 décemLettre de Polverel à la municipalité du décembre. Débats danslafaire
172. Réponse de la mnicipalis, tome VII,
et suiv.
colonics, tome II, page 244, ct
pag.ay3
février erjours suivans * cote Q,n.1
Lettre à Sonthonax , du 19
Déclaration d'Alain,
Viaventaire des piices.de Polverel et Sonthonax. tome VII, pag. 219,
17 avril 1792, Débats dans Vaffaire des Colonies,
ietea).
T - 4
municipalité du décembre. Débats danslafaire
172. Réponse de la mnicipalis, tome VII,
et suiv.
colonics, tome II, page 244, ct
pag.ay3
février erjours suivans * cote Q,n.1
Lettre à Sonthonax , du 19
Déclaration d'Alain,
Viaventaire des piices.de Polverel et Sonthonax. tome VII, pag. 219,
17 avril 1792, Débats dans Vaffaire des Colonies,
ietea).
T - 4 --- Page 304 ---
(296 )
torze paroisses de F'Ouest. Dans le
palité du feri-au - Prince demanda meme temps 3 la mun
tionale de
la réunion de la
cette ville et des hommes de
garde
couleur, qui
faitjusqu'atom un
avoj
corps séparé au Port- au - Prince
Cap On se prévalut,
comme
pour l'opérer, des insultes
quelles les hommes de couleur
même a
paravant ; la réunion
avoient été en butte peu
eut lieu quelques jours
grande solemnité (1).
après avec
6. XXHI.
Le projet de cette confédération
Projer de nière fort spécicuse.
avoit été conçu d'une n
confédéraOn y avoir donné
tion prévenu ( de metire le sceau a l'indi-soluble pour but unique le de
par Polverel > sormais exister entre tous les
fraternité qui devoit
Deux commissaires
hommes libres de la
de chaque paroisse
jcolonie
janvicr 1793,
devoient se réunir le
upour y réitérer, en
> toyens, lc serment
présence de cous les
d'schever,par leurs
> cfforts réunis, la
exemples et par le
paciication de toutes les
> Pcubli de toutes les
parties de l'Oue
divisions et de toutes
> faire concourir à
les opinions, P
Faven'rtoutes les velontés à
> bouheur de tous les habitans de
un seul but,
àce but ostensible,
la dépendance (2), >. N
annoncé dans les
avoit joint un autre dont il fallut bien Papiers publics, on
aus-i instruire les mur
1 Extrait des registres de h
cembre 1732. Téclaration
municipalité du Fort au Prince, di 10
des colonics, rome VII, d'Alain, du 17 avril 1793. Débats dans l'affa
du 22 décembre
pag. 219 et 224. Lettre de Delpech à
1732.
Sonthona
à 2lesoficiers toas les
municipaux du Port-au. Prince et de la
citoyens de la Fartic de
du
Croiz-des-Dongu
de Sain: Domingue, du 18
l'Ouest, 1 janvier 17,3. Monite
VII, pag. 220 et 221. janvier. Dehars dans l'affaire des colonies,ro
Ceup-d'ail sur
page3, Leurre de Polverel à
Saint-Domingue, par Fr.Tolverelfi
Delassalle, du 6 janvier 2793.
IE
toas les
municipaux du Port-au. Prince et de la
citoyens de la Fartic de
du
Croiz-des-Dongu
de Sain: Domingue, du 18
l'Ouest, 1 janvier 17,3. Monite
VII, pag. 220 et 221. janvier. Dehars dans l'affaire des colonies,ro
Ceup-d'ail sur
page3, Leurre de Polverel à
Saint-Domingue, par Fr.Tolverelfi
Delassalle, du 6 janvier 2793.
IE --- Page 305 ---
(297) )
leurs députés à la confédéraités, en les invitant à envoyer
gui délibéreroit ( sur
II tendoitaf.rmer un corps politique, de toutes les parties de
d. finitive et Ligale
au 16rganiration
promis et consacrés
udministration, sur les secours
le nouvel o-dre
Blissement ent er de la tramquillité, et sur établi en Frince,
naionzle avoit
choses que la Convention
puis le mois d'aod: dernier (1).
bien de faire
municip.lité du Port- an-Prince se garda H n'en fut insà Folver-l.
de ce projet de confedération
lettre de la municipapar les papiers publics et par une avant - elui ot la reude Saint-Mars, que: peu de jonrs dan: sa naissance ce
devoit avoir lieu. Il se hita d'écouller civile et même de
d'independance, de gueire
et vijeau germe
dans une. proclamation sage
tre révolution. Il rappela
nationales sur les
Feuse, les lois rendues par les Assemblécs Ily fit observer
emblemens et les delibérations po'itiquies. dé ibération annoncés,
tout que le dernier des sujets de Convention na ionale
kur le nouvel ordre de choses que la
et peut étre
la possibilité,
voit établi en France, supposeroit nouvel ordre de choses,
ineention de délibérer contre ce
sans
Ja formation seule de ce corps, non n-seulement r
t que
levoea des autorités déléguécs P
aveu, mais encore contre manifesic à la souveraineté de la
n-tion,sero't un attentst
il défendit cc à tontes
Répablique française ). En coneéquence ilité de leurs officiers
ommuncs de POuest, sous la responsa
à les représenter
d'au oriser leurs commissaires
nunicipaux,
2élibérante 2 ou a prendie
Lins aucun corps ou assemblée
du 8 février 17,3. Affiches américaines,
Moniteur de Saint Domiugue,
6 janvier. Débacs susdits, ibid.
ion,sero't un attentst
il défendit cc à tontes
Répablique française ). En coneéquence ilité de leurs officiers
ommuncs de POuest, sous la responsa
à les représenter
d'au oriser leurs commissaires
nunicipaux,
2élibérante 2 ou a prendie
Lins aucun corps ou assemblée
du 8 février 17,3. Affiches américaines,
Moniteur de Saint Domiugue,
6 janvier. Débacs susdits, ibid. --- Page 306 ---
n
(258)
on souscrire en ladite qualité de
> tion, arrêté ou
représentant aucune rése
pétition ) sur les objets annoncés
municipalité du Pert-au-) Prince. Il fit
par
aux commissaires qui
de pareilles défei
tout sous
pourroient avoir reçu de tels
peine ( d'être réputés
pouvoirs
> coupables du crime de
perturbateurs du repos pub
)
ordres émanés des léze-nation et de désobéissance L
commissaires
> suivis comme tels et soumis
nationaux : civils, pc
) des 4 aviil, 22
aux peines portées par les
s'écarter des
juin, 11 et 17 aoit 179333 mais
sentimens qu'il avoit
pourne
mune du Port-aumontresjusqu'slors à la cc
Prince, et ( rendant
3 desintentions des deux
néanmoins justice à la pui
> parl l'ignorance oil elles municipalités. étoient
quin'avoient erré,
3> peu connues dans la
des lois françaises jusqu'à prés
tout C? qui n'avoit
colonie > 5 il approuva la fédération
Il déclara même
pour objet que des vues de. fraternisati
qui l'avoient
qu'il auroit du regret si les affaires
retenu jusqu'alors dans le Sud ne
majeu
pas d'aller
lui permettoi
L'annonce occuper une place dans cette féte de
qu'en avoit faite la
fami
étoit si bien un prétexte
municipalité du Port-an- Prir
que, malgré
pour couvrir des vues plus profond
fot restreinte T'antorisation, on cessa de s'en
dès
dans ses bornes légitimes
occuper gu'e
que les accusateurs de Polverel
(1). C'est mal-à prop
contraire dans les débats
et Sonthonar ont prétendu
des colonies. Toutes lcs indicatic
1 Proclamation de Polverel, di 11
mingue, du 8 février. Lettre de Polverel janvier 1793. Moniteur de Saint-T
Polverel à Delassalie, du
à Alain, , du 17
Szint-Marc, du 13
20 janvier. Autre du même à Ta janvier. Lettre
verel fis,
janvier, Coup- d'ail sur
municipalité
Fage 3y.
Sainz-Domingue, par Fr.
B
des colonies. Toutes lcs indicatic
1 Proclamation de Polverel, di 11
mingue, du 8 février. Lettre de Polverel janvier 1793. Moniteur de Saint-T
Polverel à Delassalie, du
à Alain, , du 17
Szint-Marc, du 13
20 janvier. Autre du même à Ta janvier. Lettre
verel fis,
janvier, Coup- d'ail sur
municipalité
Fage 3y.
Sainz-Domingue, par Fr.
B --- Page 307 ---
1899) )
supposent quiln'en fut
la commission a eucs sur cet objet,
IS question.
de Borel et de s. XXIV.
avoient diterminé la coalition
Insurrection
Les motifs qui
pour qu'elle subsistàt long- des negresdu
nécourt n'étoient pas assez puts deux chefs lavoient formé réci- Cul-de Sac,
pps. Ona prétendu que ceS
et qu'Hanus de Jumé. par Jacinthe.
pquement le projet de se supplanter,
contre les hommes
rt étoit plus acharné que Berellet-meme embrasser la éause de
couleur, depuis qu'ils avoient paru
(1). Il est cerévolution dans le Nord et au Port-au-Prince de Polvercl,
de jours après la proclamation
la
n du moins que peu
de nègres se formèrent dans
Ix nouveaux attroupemens
et commirent les'
de la Croix-d des - Bouquets, y
de ces
te paroisse
de lumières sur l'origine
As grands ravages. Ona peu
furent sur-tout excités par
levemens; ; mais il paroit qu'ils s'étant rassemblés dans.lesi
espèce de nègres - marrons, qui, de la partie française,
atagnes voisines, sur les frontières obtenu, dès 1704,1a
du siècle, avoient
s le coimencement établi-sement par la cour d'Espagne 5 et
hfirmation de leur
d'un de leurs chefs
ans après, sous la conduite
3 vingt
le nom, forcèrent aussi le gounmé Dokos , dont ils prirent
(2).
leur alfranchissement
nement frangais à reconnoitre
tome VII, pag. 242, 243 et 244.
Dabats dansl'affaire des colonies, du 24 janvier 1793. Lettre sustre de Julien Guader à Senthonax, suivans , cotcQ, n". 14 de Findu février et jours
- à Sonthonax,
1)
Coup-d'acil impartial sur Saint-Dominitaire de Polverel ct Sonthonax.
Fr. Polverel fils,pag. 39 et 40.
, par
de la municipalicé du PortNote de pérussel, jointe aux observations
4. Déclaration d'APrince, sur la preclamation du 21 mars 1793, 225. Fage Lettresusdite à Sondu 17 avril. Débats susdlits. tome VII,page
ynax, du nyfévricr ct jours suivans.
ax,
1)
Coup-d'acil impartial sur Saint-Dominitaire de Polverel ct Sonthonax.
Fr. Polverel fils,pag. 39 et 40.
, par
de la municipalicé du PortNote de pérussel, jointe aux observations
4. Déclaration d'APrince, sur la preclamation du 21 mars 1793, 225. Fage Lettresusdite à Sondu 17 avril. Débats susdlits. tome VII,page
ynax, du nyfévricr ct jours suivans. --- Page 308 ---
I 300 )
Quoique ces nègres eussent, depuis cette
brigandages, ils avoient
époque, cessé leu
bammes de
conservé une grande haine contre
couleur, qui faisant
maréchaussée dansia
presque seuls le service de
colonie, avant la
lement chargés de
révolution, étoient spéci:
tain du moins
poursuivre les nigres - marrons. Il est ce:
que, dans cette
gerent presque
circonstance, les insargés diri
couleur
uniquement leur fureur sur les
; tandis que, lors de l'invasion
hommes C
l'armée du Port - audu Cul- de- sac P:
Prince, l'année
s'étoient en quelque sorte armés
d'amparavant (1);ils r
trois de leurs habitations
que pour les venger. Trent
furent
tr'eux massacrés
incendiées, et
par leurs
vingt-sept d'er
Propriétés furent,
nègres, ;mais les blancs et leuy
dit-on, épargues (2).
Les
f XXV.
insurgés étoient secrètement
Arrestation Cul-de-Sac, nommé Jacintke
dirigés par un esclave d
ou
de Jumé- grand rôle dans la
Hyacinthe, , qui avoit joué n
ccurt s Par alloit prendre les ordres précédente insurrection : on prétend
Borel.
qu'
d'abord aux insurgés diameds-Jamcott, qui
que de foibies
n'oppos
de couleur. On
détachemens d'homme
remarque enfin que ces
presque tous massacrés dans des
derniers furer
sare qu'ils avoient été conduits embuscades, oi l'on as
à dessein (3). On cite un
1 Voyez ci-dessus le chap. VI de la
2 Lettre (de
)
scconde partie 7 S. XLVII,
n". 15 de l'inventaire Piequenard sans dare ni signature à
der à
des pièces de Polverel et lui. Lettre Sonthonaz, de cote Q
Sonthonnz, du 2f janvier 1733. Autre
Julien Gua
20 février Dilets susdits, tome
de Pinchinat au même , du
Ducoudray neveu, du 30 janvier VII, Fag. 233 et 2f1. Déclaration de
mingu, Far Fr Po'verel fils, 1793. Coup-d'ail impartial sur Saint-Do
3 Déclaration susdite de pag. 40.
do Delpech dans le Mémoire Ducoudray nevcu, du 30 janvier
de Julien Raimond
1-93. Lettre
Domingue, pag. 40. Voyez ausiia
sur les troubles de Saine
Page 52 dudir Mémoirs,
HIS
veu, du 30 janvier VII, Fag. 233 et 2f1. Déclaration de
mingu, Far Fr Po'verel fils, 1793. Coup-d'ail impartial sur Saint-Do
3 Déclaration susdite de pag. 40.
do Delpech dans le Mémoire Ducoudray nevcu, du 30 janvier
de Julien Raimond
1-93. Lettre
Domingue, pag. 40. Voyez ausiia
sur les troubles de Saine
Page 52 dudir Mémoirs,
HIS --- Page 309 ---
(301 )
semble donner de la probabilité à ces conjecconstance qui
soient. Jumecourt et la municires, toutes atroces qu'elles firent des réquisitions de secours
lité de la Croixdas-Boaquets mais ils ne demandèrent qu'un petit
celle du Port-au-Prince ;
des hommes de couliur.
bmbre de troupes, et particnlilrement d'on officier municipal du Portependant on lit dans un écrit
Borel qa'à celui de
tenoit bien plus au paride
les
-Prince 1 qui
qui croyoit infuencer
umecourt, que c'est Eorelini-méme avec Jacinthe, et qui
ouvemens des nègres par ses relations
bientôt ().
la
du convoi dont on parlera
ccasionna parl là perte
homme du même parti,assure
In autre mémoire , dressé par un
Jacinthe avoit décla:é à
ussi que, suivant un bruit général, soulevé les noirs, et leur
c'étoit Borel qui avoir
Delasalle que
voit dit d'incendier (2).
déBorel, qui avoit des vues uttérieures,
Quoi qu'il en soit,
ne marcheroient qu'en
lara que les citoyens du Port-au-Prinse cents hommes de toutes coud'armée de mille à douze
et que la
orps
carte blanche pour ses opérations,
de
eurs; il exigea
renonçat à tout droit
hunicipalié de la Crois-des-Bouqsets
Il sortit effecpendant qu'il scroit sur son territoire.
la Croixéquisition
à ces conditions 2 que
ivement du Port-au-Prince
ariéc étoit la plus consiHes-Bouquets n'osa pas refuser ; son
Suivant la muniAérable qu'on edt encore vue dans la province. formoient au mo'ns
( les deux corps
Fipalité du Port-an-Prince, bien commandés, et quiauroient
2,000 hommes, bien unis,
de la municipalité du Port-auNote de Pérussel jointe aux obscrvations
Voycz aussi
de Sonthonax, du 21 mars 17,3.
Prince sur la proclamation
par Lanederdeperbat.
les Notes sur les troubles de Sainr-Domingue,
rag. 19 et suiv.
Delaage a 'vu ct atteste, page 6.
a Récit dc cc que le ciroyen
corps
Fipalité du Port-an-Prince, bien commandés, et quiauroient
2,000 hommes, bien unis,
de la municipalité du Port-auNote de Pérussel jointe aux obscrvations
Voycz aussi
de Sonthonax, du 21 mars 17,3.
Prince sur la proclamation
par Lanederdeperbat.
les Notes sur les troubles de Sainr-Domingue,
rag. 19 et suiv.
Delaage a 'vu ct atteste, page 6.
a Récit dc cc que le ciroyen --- Page 310 ---
( - 302 )
> fait,en cas de besoin, la conquête de la colonie
> voir bientôt la plaine
: on dev
pacifiée, et sur-tout désarmée >),
n'étoient pas la les vues de
son armée
()
Borel;
rentra trois joi
après : elle n'avoit eu presque aucun succès contre les
qui lui prirent même un convoi dans
insurge
sa retraite en lui
un parti de vingt-six hommes
tua
préposé à leur garde ; mais Bo
avoit arrêté Jumecourt, et d'autres anciens chefs du
parti C
pompons blancs, qu'il accusoit de connivence avec les
révoltés : ils s'en empara dans le temps même oi ils
nègi
avec
marchoic
lui contre les insurgés. Depuis, aucune des mesures
Par Polverel pour éclaircir cet étrange incident n'a pris
produire, par la connivence des autorités
pu ri
constituées du Por
au-Prince (2). Teile éloit la terreur que Borel avoit inspir
parmi les habitans de la
Croir-de-Bouguets, qui n'avoient
oublié les désastres causés par Ia marche d'une semblable P
dans leur territoire un an
arm
auparavant 2 que la municipalité
I Lettre de la municipalité du Portau-P Prince à Polverel, du janvi
1733. Voyez aussi les Notes de
Lanchevaque-Thitad sur les troubles
Saint - Domingue, page 11.
21 Dé:laration. d'Alain, du 17 avril 1793. Débats dans l'affaire des
nies, tome VII, pag. 225 et 220. Interrogatoire de Petit-de
col
janvier 1733. Lettre de Polverel à Delassalle, des 31
Villers, du 2
de la municipalicé du
janvier etafévricr. Aut
Port-au-Prince à Polverel, du 2) janvier. Lettre
Deipech à Sonthonax du 22 décembre 1792. Interrogatoire de
du 20 janvier 1793. Declaration de Darguinaratz, du 30 Petit-de-Villers
Ducoudray neveu, Arnaud
janvier. Autre
Mandonville, et du negre
et 31 janvier et 9 février, Observations de la
Pierre-Louis, des
sur la proclamation de Sonthonax du
municipalité du Port-au-Prince
rel, datée de
21 janvier. Lettre de Delaire à Bo
Charles-Town, di 28 février. Coup-d'ail impartial sur Saint
Domingue, par Fr. Polverel fils, page 40. Notes sur les troubles de Saint
Domingne, > par Larchoraqse-Thisaut, pag,19 et suiv.
ville, et du negre
et 31 janvier et 9 février, Observations de la
Pierre-Louis, des
sur la proclamation de Sonthonax du
municipalité du Port-au-Prince
rel, datée de
21 janvier. Lettre de Delaire à Bo
Charles-Town, di 28 février. Coup-d'ail impartial sur Saint
Domingue, par Fr. Polverel fils, page 40. Notes sur les troubles de Saint
Domingne, > par Larchoraqse-Thisaut, pag,19 et suiv. --- Page 311 ---
(3:3.)
succès contre les nègres (1).
$. XXVI.
ia sur ses prétendus
contre les pompons blancs que Du gouver.
'cst après ce facile triomphe
des mesures qu'clle neur Delas*
hction de Borel commença l'exécution débarrasser des agens salle
de longue-main pour se
it préparées
avoit embrassé, de
-
Fidèle au systême qu'elle
a mère patric.
séduire le peuple 2
hdre le masque démocratique pour contre ces agens dans le
ne cessa de faire des déclamations
été nonmés
du Port-au-Prince: ; elle y disoit, qu'ayant
ils étoient déchus avec lui de leurs pouvoirs, quoique
lc roi,
confirmoit d'une manière si
pi du 11 aotit 1793, qui les y officiellement dans toute
prable pour eux, eût été envoyée
blonie (2).
Polverel avoit laissé dans la
Lilheureusement Phomme que
n'avoit pas les moyens
vince de l'Ouest pour y commander
: c'étoit
dans des momens si difficiles
isans pour gouverner avoit fait preuve de patriotisme et de
mème Delasalle qui
en acceptant le
de la révolution,
rage au commencement lui fut déféré par les électeurs
hmandement de Paris, qui
commandant de FOuest
de la prise de la Bastille. Nomme
civils
Desparbés et les commissaires
s l'expédition qui porta
provisoire de
aint-Domingue, il étoit devenu gouverneur
ancien maréchal-de-camp, depuis
te la' colonie, comme plus
la Martinique 3 mais son
second départ de Rochambeau pour
et
amiricaincs du 25
Voyez le journal intitulé le Republicain 3 Afiches
rier 1793.
Débats susdits, tome VII,page
Diclaration d'Alin, du:17 avril 1793.
Fr.
impartial sur Saint-Domingue 9 par Polvereifils,
et 205. Coup-d'ail aussi les Notes sur Saint-I Dominguc, par Larchevese3) ct 40. Voyez
Thibaud,page 33. --- Page 312 ---
304)
tempéramment usé par les maladies et la chaleur da
lui laissoit pas les forces nécessaires
climat
On disoit aussidet
pour un fardean si lor
toutes parts qae, respectant peu lest
dans sa manière de vivre, et se familiarisant
bienséar
des personnes d'une réputatien
sans Cesse
perdu la considération
plus qu'équivoque il a
publique (r): tant l'absence
des bonnes mceurs, qui font la
marc
gioire'et le bonheur de la
domestique, peut aussi desservir l'homme public dans sa
politique. carr
.. XXVIL,
Sonthonax avoit envoyé l'un de ses secrétaires,
Arrestation avertir Delasalle du départ de Rochambeau
Piequen
de Picque- et l'inviter à prendre l'interim
pour la Martinig
nard et Cati- Les factieux
du gouverncment de la colo
neau. du Port-au-Prince ne pcuvant se
Sonthonax lui-mème de
venger CO
l'embarquement de leurs
du Cap, s'en Prirent à son envoyé.
carr
.. XXVIL,
Sonthonax avoit envoyé l'un de ses secrétaires,
Arrestation avertir Delasalle du départ de Rochambeau
Piequen
de Picque- et l'inviter à prendre l'interim
pour la Martinig
nard et Cati- Les factieux
du gouverncment de la colo
neau. du Port-au-Prince ne pcuvant se
Sonthonax lui-mème de
venger CO
l'embarquement de leurs
du Cap, s'en Prirent à son envoyé. On excita correspone
contre Picquenard, dès qu'il arriva
un aitroupen
lanterne 5 il fut du moins
; on voulatle pendre à
dépouillé de ses
et
à la municipalité,
dépéches, con
qai, sous prétexte de le soustraire a la fu
populaire 3 lui fit subir un interrogatoire, et
l'envoya en
sur la frégate Pastrée, oi il fut encure
Pr
tieux. poursuivi par les S
Quelques hommes de couleur et le
capitaine de C
fiégate, Rudeval, coururent des risques pour avoir voulu
prer
1 Lettre de Julien Guader à Sonthonax, du 24 avril 1793. Lettre
du 19 février, cote Q,n". 14 de l'inventaire de Polverel aumo
Lettre de Polverel à Delassalle, da 24 janvier. Autre du même et à Sontho
du : janvier. Autre de A. B. ( Augustin Borel) à
Son:ho
du 12 décembre 1792, cote B 11 de l'inventaire de Larcheverque Polverel Thiba
Récit de ce que le ciroyen Delaage a vu et atteste. Lertres de ct Soatho Polve
Delassalle, des 13,17 et 24 janyier 1793. Autre de Sonthonax au
du 20 avril. mé
--- Page 313 ---
(305) )
Le secrétaire de la commission civile, Delpech, et
Efense. député à la Convention nationale, que
y, nommé depuis à Polverel quelques jours auparavant, 2
thonax avoit envoyés
même sort
ne s'arrêtant pas
bient, dit-on, échappé au
qu'en
fort-au-Prince (4)-
dans le même temps, le club du Port-an-Prince
peu près
nommé Catineau. Il
bnça à la municipalité un journaliste,
les blancs
une femme de couleur, ce que
appet épousé
de faire paroitre dams sa feuille
ht se mésallier, et venoit
s'étoient passés au
Relation oficielle des événemens qui
5,6,7et 8 décembre 179a,adrence
ap, les 1,2, 3,4,
>. La municipalité déla Convention nationale parSonthonax
exécutif,
Catineau au commissaire du pouvoir
ça à son tour
le décréta de prise de
le réquisitoire duquel la sénéchaussée
de POuest,
Ce tribunal avoit été nommé par l'assembiée
ps. ceux de la province > avec le conseil suqu'elle cassa tous
dans les débats, dans une
jeur du Port-au Prince. On a dit
déet dans le rapport même fait sur les
e de pamphlets,
leurs mémoires, que ce
tés de Saint- Domingue d'après
la
fut arrêté
pour n'avoir pas assez respecté
Enaliste ne
que
avoit outragé la révolution en
ence publique, et parce qu'il
les
solemnels. On
sorte les actes
plus
parodiant en quelque des numéros de son journal, ou , en
à cette occasion un
du dernier roi des Français 3 il
dant compte du jugement rois du même sort 3 et étendant ses vues
hace tous les autres
de Picquenard à Sonthonax, écrite de
Lettre sans date ni signature, des colonies, tome VII, , pag.
ne
que
avoit outragé la révolution en
ence publique, et parce qu'il
les
solemnels. On
sorte les actes
plus
parodiant en quelque des numéros de son journal, ou , en
à cette occasion un
du dernier roi des Français 3 il
dant compte du jugement rois du même sort 3 et étendant ses vues
hace tous les autres
de Picquenard à Sonthonax, écrite de
Lettre sans date ni signature, des colonies, tome VII, , pag. 233. Lettre sans
trée. Débats dans l'affaire février 1793, etc. Autre de Polverel à Ruature, à Sonthonax, des 19 du même à Picquenard, du 25 février. 1, du 9 février. Autre
Tome III. V
Rap. de Garran-Coulen, --- Page 314 ---
( 2 306 )
jusques dans le monde idéal, ildit (
> Le père
qu'on verra bientôt L
guillotiné, et Varchange
> vention céleste
Gabrielprésident de la
() >>, Un tel style n'est
que choisiront les vrais amis de la
assurémentpas C
elle doit être investie d'une
liberté, qui savent com!
décence sévère pour
et le respect des hommes
obtenir l'am
vertueux. Mais sans examiner
jusqu'à quel poirt les lois sur la liberté de la
tolérer des déclamations
presse doiy
que la morale peut
cette dernière doit mettre des bornes à la condamner, e
religieuses introduites chez les
critique des opini
sices colons,
différens peuples ; sans exam
qui ont publié dans les États-Unis des feuilles
bliques dans le style dégodtant des Hébert et du
peuvent alléguer les
père Duches
scrupules qui siéroient bien aux amis
mceurs, il suffit de dire ici que les articles du
tineau cités
journal de
pour justificr son arrestation sont
cette mesure de deux oa trois mois : il n'avoit postérieu
lc poursuivit, que les deux
fait, lorsq
premiers numéros de son
qui contiennent seulement la relation officielle
jour
du Cap, et une lettrc
des événes
pariculière, à laquelie on n'a pu
d'objection. Cette relation fut donc bien la véritable
son arrestation (2).
cause
S. XXVIII.
Soulèvement Le gouverneur par intérim, Delasa'le, avoit eu la
suscité par de souffrir tous ces attentats; il avoit
foib!
Borel contre l'arrestation de
formellement consen
Delassalle,
Picg-enard, qu'il venoit de nommer dans
1 Débats dans l'affaire des colonies, tome VII,
sur les déportés de Saint-Domingue,
pag. 13; ct 138. Rap
partial sur
Far Martel, pag. Coup-d'cil
Scin-Domingue, > Far Fr. Polvercl fils, page 39.
2 Débats susdits, tom. VII, page 230 ét 231. Lettre de Polvere!
salle, du 13 janvier 173.
à D
IISA
Delassalle,
Picg-enard, qu'il venoit de nommer dans
1 Débats dans l'affaire des colonies, tome VII,
sur les déportés de Saint-Domingue,
pag. 13; ct 138. Rap
partial sur
Far Martel, pag. Coup-d'cil
Scin-Domingue, > Far Fr. Polvercl fils, page 39.
2 Débats susdits, tom. VII, page 230 ét 231. Lettre de Polvere!
salle, du 13 janvier 173.
à D
IISA --- Page 315 ---
( 307 )
et l'on assure qu'il avoit
ps-là même son aide-de-camp,
de P'embarquer lui-même dans ce mouvement (4)-
question du moins à êtrc personnellement en butte aux
tarda pas
Polverel se dislorsqu'on fat instruit que
S des factieux,
avec les Soo hommes du,
ità revenir au Port-au-Prince
llon de TAube, comme il l'avoit annoncé à la commune
Delasalle avoit pris le commandement de J'armée
Cayes.
kes négres du Cul-de-Sac nouvellement inmarcha contre
senlement comme
s; ilen auroit eu le droit, non pas
erncur dc la colonie, mais comme simple commandant de
ovince. Borel refusa i éanmoins de marcher sous ses ordres;
d'insubordination et d'indiscisouffler par ses agens P'esprit
toute composce des gardes natio,
dans P'armée, presque
soldées ou non soldées du Port-au-Prince, qui nc voului pour commandant; ; il se prêta ensuite
t reconnoitre que
voulurent absolument
ouvement tumultueux desroldats, qui
er dans la ville contre les ordres du gouverneur. Peu de
après il fat question d'une seconde sortie. Delasalle anqu'il la commanderoit encore, et l'on assure que pour,
nir de nouvelles rivalités,il eut la condescendance de dire :
serai tantôt le frère cadet, et tantôt le frère ainé de Pami
vel; lorsqu'il s'agira d'expérience militaire, je commanai; lorsqu'il s'ag'ra de connoissance du pays, je prendrai
conseils ). On ajoute que Borel répondit d'en ton fortsec:
n'ai point d'amour propre 5 on me verra toujours tout
ttre susdite de Picquenard, sans date ni signature 5 Débats susdits,
T, page 233. Lettre de Cambis au ministre de la marine 3 du 16
pre 17.
V 2
; lorsqu'il s'agira d'expérience militaire, je commanai; lorsqu'il s'ag'ra de connoissance du pays, je prendrai
conseils ). On ajoute que Borel répondit d'en ton fortsec:
n'ai point d'amour propre 5 on me verra toujours tout
ttre susdite de Picquenard, sans date ni signature 5 Débats susdits,
T, page 233. Lettre de Cambis au ministre de la marine 3 du 16
pre 17.
V 2 --- Page 316 ---
( : 1 308 )
de l'ordre (1).*
pour le rétablissement
2s sacrifer
fraternisatio
Borel étoit bien loin d'adopter cette l'autorité étrange nationale ;
absolument se soustraire à
une I
il vouloit
le Iendemain, il prélexta
comme l'armée devoit paitir
à l'invitation de la mu
ne pas se rendre ce jour-la
de n
ladie pour
pour prévenir
qui proposoit une conciliation vouloit point marc
cipalité, troubles. On apprit alors qu'il ne
à la ga
veaux
la municipalité se présenta
avec Delasalle; et lorsque
un cri presque unanime
rassemblée sur la place >
nous v
nationale
voulons point du général,
fit entendre : Cc Nous ne
fit des efforts inutiles P
lons Borel >. La manicipalité
la commune att
s
Le procureur de
non
ramener la subordination.
et Pun de ses affidés >
les aides-de-camp de Borel, exciter les soldats 2 en
que
parcouroient les rangs pour
leur rendroit C
Faurez,
s'ils tenoient ferme, on
nonçant même, que
étoient en prison (2).
africains qui
man, et d'autres
hors de la ville, en deman
L'armée alla néanmoins camper Bouteiller, qui l'ayoit C
au lieu de Delasalle,
toute
s XXIX. pour général,
et déclarant qu'elle rentreroit
Arrestation mandée précdemment 5
la nuit même la, certi
de Delassalle,
si elle n'avoitdés
évaau matin,
tr
et son
le lendemain
Bonteiller et Borel. La municipalité
sion.
d'être commande par
qui eut encore la foibless
cette demande à Delasalle,
mit
Débats dans laffaire des
d'Alain, du 17 avril 17,3.
1 Déclaration
226 ct 227. Coup-d'ail sur saine-Domingae,
nies 7 tome VII, page ct suiv.
de Polverel
Polverel fils, p.3y
Débats susdics, ibid. Lettres
susdire. d'Alain,
du 2 féyrier 1793.
2 Déclaration
et à Delassalle,
daté
municipilité du Pore-au-Prince,
du 26 mats, mal- à-progos
du Port-au-Prince,
de la municipalité
Terpédition du 26 avril.
ct 227. Coup-d'ail sur saine-Domingae,
nies 7 tome VII, page ct suiv.
de Polverel
Polverel fils, p.3y
Débats susdics, ibid. Lettres
susdire. d'Alain,
du 2 féyrier 1793.
2 Déclaration
et à Delassalle,
daté
municipilité du Pore-au-Prince,
du 26 mats, mal- à-progos
du Port-au-Prince,
de la municipalité
Terpédition du 26 avril. --- Page 317 ---
(309 )
Borel sortit alors, après avoir rassemblé les Africueillic.
chez leurs maîtres, sans en prévenir même Ja
hs dispersés
hors de la ville, sous le commanhicipalité. Il les fit camper
lui
d'un homme de couleur, Philibert de Jacmel, qui
bent
heureuse
la prét dévoué. Sa campagne ne fut pas plus
que
de
étoit la maintenue
ente;mais comme son principal objet
aPort-au-Prince, il y rentra quelque temps après,
pouvoir
caserna dans la ville, au lieu
ft venir les Aficains, qu'il
faire des satellites à
es renvoyer chez leurs maîtres, pour en
isposition (1).
las du rôle inconvenant qu'il jouoit au Port-auelisalle, 9
ville
La
Tinvita,
ce, voulut quitter cette
(2). municipalité
même d'y rester, en l'engageant à sacrifier ses resrequit
elle le déclara responsable des événemens
mens personne's;
d'ailleurs aucune
pourroient suivre son départ, sans prendre
Borel. Un attroupement tumultueux se porta alors
ure contre
et Borel eut l'audacieuse dérision
Delasalle pourl'y retenir,
des
en l'y faisant garder par
e consigner au gouvernement,
jours après, et vint
nelles. Il s'évada péanmoins quelques
à
Endre les commissaires civils, qui venoient de se réunir
k-Miarc (3).
ettre de la municipalité du Port-au-Prince au gouverneur général, Déclarajanvier 1793. Réponse de A. N. Delassalle, desdits jours.
susclite d'Alain. Débatssusd., tom. VII, pag. 027,228 ct 243.
Lettres de Polverel à Delassalle, des 2 et 13 février 1793.
Déclaration d'Alain, du 17 avril 1793. Débats dans laffaire des colotome VII, pag. 228 et 240. Coup-d'ail impartial sur Saint-Domingue des 2 ct 9. a
r. Polverel fils, page 40. Lettres de Polverel à Delassatie,
.. Tableau de la vie militaire d'A.N. Delassalle, P. 10 et 11.
V 3
ettres de Polverel à Delassalle, des 2 et 13 février 1793.
Déclaration d'Alain, du 17 avril 1793. Débats dans laffaire des colotome VII, pag. 228 et 240. Coup-d'ail impartial sur Saint-Domingue des 2 ct 9. a
r. Polverel fils, page 40. Lettres de Polverel à Delassatie,
.. Tableau de la vie militaire d'A.N. Delassalle, P. 10 et 11.
V 3 --- Page 318 ---
(310)
$. XXX.
Delpech et Dufay, que Soathonax avoit
Tergiversa- temps auparavant dans le
envoyés quel
tions de la
Sad, auprès de Polverel, pour
municipalité concilier avec lui sur les difficultés qui s'étoient élevées ei
du Port-au- eux, et particulièr-ment sur l'impôt de la subvention
Prince,
la commission intermédiaire
établi
(1), avoient mieux jugé le P
au-Prince, lorsqu'ils y avoient paesé, que Polverel, durant
séjour qu'il y avoit fait. ( Comptez, éctivoient-ils à
> que inalgré tout ce que'dit Polzerel, il
Sonthon
n'y a pas
> vrai patriotisme ici qu'au Cap. Les habitans du plus
> Prince sont républicains, mais c'est
Portpour méconnoitre
> métropole, Borel y dispose de tout cn maître.
> 40,000
Ilia r
francs, en attendant ses récoltes ordinaireg, et
> salle 25 Portugaises seulement. IL s'estréuni
avee
3> Jumécourt, qui tient tous les ateliers voisins dans Hanus
>) et celte réunion a encore été faite contre la
sa ma
> ne vous dépèchez de
France. Si V
purger la colonie des
>> vous êtes perdu (2). >
Liopardins
Scit que Polverel eit été éclairé par les observations de
enyoyés de Sonthonax, soit que les faitfeux-mèmes lui
dessillé les yeux, il ne tarda pas à revenir d'une
eust
préventions en faveur du
partie de
niers excès
Port-au-Prince, même avant les d
commis contre Delasalle. Il demanda inutilement
éciaircissemens à la municipalité: elle se contenta de lui
voyer des Procès-verbaux ou des arrêtés
insignifians, o
1 Voyez ci-dessus le S. XXXIII du chap. II,
* On sc rappella-ga'on donnoit Cc nom dans la colonic aux
l'assemblée de Saint-Marc qui s'étolent
meaibre
partisans.
embarqués suir le Ziopari,cta
2 Lettres de Delpechi à Sonthonax, des 22 Ct 3o décembre
I7R.
municipalité: elle se contenta de lui
voyer des Procès-verbaux ou des arrêtés
insignifians, o
1 Voyez ci-dessus le S. XXXIII du chap. II,
* On sc rappella-ga'on donnoit Cc nom dans la colonic aux
l'assemblée de Saint-Marc qui s'étolent
meaibre
partisans.
embarqués suir le Ziopari,cta
2 Lettres de Delpechi à Sonthonax, des 22 Ct 3o décembre
I7R. --- Page 319 ---
(311)
choit à tout pallier. Elle ne trouva point un reproche à
qui avoient deux fois repoussé
à Borel, et les insurrections
devoient
Delasalle du commandement de l'armée,
puverneur à Binsse jeune, et à quelques officicrs ou solattribuées nationale soldée. Quant à elle, K cle n'avoit
de la garde
un autre
bint voulu obliger Delasalle à se faire remplacer par de la
hef militaire, mais seulement Zui manifester le voeu
d'être commandéc par le citoyen Bouteilarde nationale,
instruit Polverel de tous
rp. Enfin elle n'avoit point
qu'il n'entretenoit point de corresponévénemens, parce
mais seulement avec le procureur de
e. directe avec clle;
ommune
Borel fit essuyer au gouverneur S. XXXI,
cs derniers outrages que
douloureusement Projet de
asalle peu de temps après, convainquirent
le réunion des
rétablir le calme que par commissaires
verel, qu'on ne pouvoit plus
croire
la mis- civils.
oiement de la force publique. I1 est à
que dans
de Delpech et de Dufay > qui allèrent le joindre
de
pour but d'en conSud, au commencement 1793,avoit
civils, plus
er les mesures entre les deux commissaires
de terminer les dificultés qui s'étoient élevées entre
pre que
objets. Dès le commensur la subvention ou sur d'autres
hent de février, Sonthonax, en annonçant à Polverelsa prole félicitoit d'avoir enfin ouvert les yeux sur
ine jonction ,
(e). On voit
coalition des deux partis atl Port-au-Prince
hmoins, dans la correspondance de Polverel, qu'il envoya
beaucoup de fusils qu'on
ique temps après au Port-au-Prince
Arrèté de la municipalité du Port-au.Prince, du 26 avril (ou plurôt
)173.
Lettre de Sonthonax à Polverel, du 4 féviier 1793.
V 4
verelsa prole félicitoit d'avoir enfin ouvert les yeux sur
ine jonction ,
(e). On voit
coalition des deux partis atl Port-au-Prince
hmoins, dans la correspondance de Polverel, qu'il envoya
beaucoup de fusils qu'on
ique temps après au Port-au-Prince
Arrèté de la municipalité du Port-au.Prince, du 26 avril (ou plurôt
)173.
Lettre de Sonthonax à Polverel, du 4 féviier 1793.
V 4 --- Page 320 ---
(312)
lui avoit demandés plus d'un mois avant
qu'il en soit, la nécessité du
son départ (1).
missaires civils dit être
raprochement des deux cc
plus vivement sentie par
guand le soulèvement quise manifesta dans la
Polver
la
ville des
première annonce du départ du bataillon de
Caye
renoncer au projet de s'en faire
l'Aube, le for
accompagner dans l'Oue
5. XXXII,
De quelque manière qu'ait été combiné
Vainesren- des commissaires
le plan de réun
civils, Sonthonax
tatives pour en se rendant dans
s'empressa de P'erécut
leur opposer
l'Ouest avec le peu de forces dont il.
une assem- disposer. Les factieux du Port-au-Prince,
blée colo- bablementses vues, avoient fait tout
quisoupçonnoiemt P
niale.
ce qu'ils avoient pu
empècher, , en lui donnant de l'embarras autour de lui. pour
envoyé une députation des soldats d'Artois
Ilsavoj
troupes du Cap, sous prétexte de
fraterniser avec
vil une pétition de la
porter à ce commissaire
part de leurs camarades. Rochambeau
Sonthonaz, de qui ils n'avoient point obtenu
cette
d'autorisation
mission 9 les fit emprisonner dès leur
P
à qui l'on s'en prit de cette
arrivée, et Delasa
la
arrestation au
foiblesse de s'en plaindre à Sonthonax Port-au-Prince,
(2).
La commune du Port-au-Prince recourut
peu de temps ap
1 Lettre de la municipalité du Port-au-Prince
février 1793, Lettre de Polvercl à
à Polverel , des 8 el
Prince, des 10 et 13 février.
Harty et à la municipalité du Port
Lettre de Sonthonax
Autrede Polverel à Sonthonax, du
aWoiverel du 10 féy
du 2 février.
14 février. Lcttrc du mèine à Delass
2Lettre de Sonthonax au ministre de la marine
Autre de Delassalle à
3 du TI février 1
Delassalle, du
Sonthonax, du 11 janvier. Autre de Sonthon:
12 janvier 1793.Autre de Delaire à
Town le 28 février,
Borel, datée de Cha
b
B10M
Polverel à Sonthonax, du
aWoiverel du 10 féy
du 2 février.
14 février. Lcttrc du mèine à Delass
2Lettre de Sonthonax au ministre de la marine
Autre de Delassalle à
3 du TI février 1
Delassalle, du
Sonthonax, du 11 janvier. Autre de Sonthon:
12 janvier 1793.Autre de Delaire à
Town le 28 février,
Borel, datée de Cha
b
B10M --- Page 321 ---
(3.3 )
bien
à embarrasser les commissaires
mesure
plus propre
la plupart des
Elle ne leur avoit pas envoyé, non plus que
de l'Ouest, les notions qu'ils avoient demancommunes
des électeurs et des députés de la
pour fixer le nombre
la dirince (2).I D'après les principes d'indépendance qui
voulut faire cette fixation de son chef; et l'on assure
nt , elle
elle devoit nommer ses
tès le commencement de janvier,
Cette dernière
coloniale
eurs et ses députés àl'assemblée
celle des députés à la
nation l'occupoit beancoup plus que
dont sans doute elle n'étoit pas empresée
rention nationale 2
Elle abanEconnoitre ainsi l'autorité sur les colonies (3).
celui de la fédération
a néanmoins ensuite ce projet pour
de
et ce fut seulement après
outes les paroisses
T'Quest,
de Polverel contre cette réunion, , qu'elle
Eté vigoureux
tant
ht à lidée de procéder à la nomination de ces députés,
la Convention. Elle adressa
l'assemblée coloniale que pour
les inviarrêté pour cet objet à toutes les communes, en
Elle annonçoit que l'assemblée
à imiter son exemple.
y
à
réunir incessamment, et que ses députés
torale alloit se
le 10 mars. Polverel
emblée coloniale seroient à Liogane
encore à ce rassemblement. Il renpalança pas à s'opposer
Lettre de Polverel à la municipalicé de l'Arcahaye, du 19 novembre
la
du Mirebalais, du 20 janvier 1793.
2. Autre du même à municipalité
de PArtibonite , du
e du même à la municipalité de la Petite-Rivière Autre du même à la
anvier. Autre du même à Cadusch, dudit jour.
:icipalité du Cap Dame- Marie , du 7 février.
du 30 décembre 1792.
a Lettre de Delpech à Sonthonax,
Mémoire de Julien
Voyez la Lettre du 7 février 1793, rapportée dans le
56 et 57:
nond sur les causes des troubles de Saint-D inguc, pag.
de PArtibonite , du
e du même à la municipalité de la Petite-Rivière Autre du même à la
anvier. Autre du même à Cadusch, dudit jour.
:icipalité du Cap Dame- Marie , du 7 février.
du 30 décembre 1792.
a Lettre de Delpech à Sonthonax,
Mémoire de Julien
Voyez la Lettre du 7 février 1793, rapportée dans le
56 et 57:
nond sur les causes des troubles de Saint-D inguc, pag. --- Page 322 ---
314)
dit une proclamation
gane de dissoudre
qui ordonnoit à la
de
zoute réunion de soi-disant manicipalité
astroupemene séditieux. Cette
députis, coi
que la majorité des habitans de proclamation fut czécntée, P
opposé à celui du
Léogane avoit un esprit
étoient en très-grand Port-au-Prince; les hommes de couler
le
nombre, Le petit nombre de
Fort-au-Prince, le Grand et le
députés
cette ville, fut
de
petit-Goave
se
obligé
envoyèrent
protestations (1).
retirer en faisant de va
La municipalité du Cap,
jours dans les mêmes
qui, comme on l'a vu, étoit
n'avoit pas osé
principes que celle du
néanmoins
Port-au-Prin
tation que
prendre sur elle de
celle-ci lui avoit faite dans
céder à l'ir
tion. Lors de la clôture de
son arrêté de conve
fin de novembre,
la société populaire du
Sonthonax avoit
Cap,
méme celles de la
défendu toutes les assemble
vembre, contre commune, par sa proclamatien du 30
laquelle la
ment réclamé
municipalité du Cap avoit inut
ter
plusicurs fois. Elle se
ses vaeux, par une adresse
contenia donc de mani
( alin qu'elle fit
à la commission
connoitre à la
intermédiai
>) roient la porter à
municipalité les motifs qui Po
5 l'assemblée
s'opposer à la nomination' des
coloniale, si
député
>> bles (2) >.
toutefois elle en avoit de
Sonthonar > à quila
va
voya cette
commiesion
adresse, ne vit, dans les
intermédisire r
Provocateurs de ces rasse
1 Lettre de la
1793. Débats dans municipalité l'affaire du Port-au-Prince à celle du
tome V,
des colonies, tome
Cap, du 1 m
Lettrede Fage 306; le Républicain et Affiches IV, pag. 199 et suiv.;
Poivercl à Dilassalle, des 13
américaines, du 31 m:
2 Extrait des registres de la
ct 17 janvier.
Déba:s susdits > tome V, Page 3c-. municipalité du Cap 2 du 6 mars 17
FMUSA
1793. Débats dans municipalité l'affaire du Port-au-Prince à celle du
tome V,
des colonies, tome
Cap, du 1 m
Lettrede Fage 306; le Républicain et Affiches IV, pag. 199 et suiv.;
Poivercl à Dilassalle, des 13
américaines, du 31 m:
2 Extrait des registres de la
ct 17 janvier.
Déba:s susdits > tome V, Page 3c-. municipalité du Cap 2 du 6 mars 17
FMUSA --- Page 323 ---
(215) )
suspects, dans les cir-
:ns, que ( des agitateurs justement
actuclles, d'avoir des vues ambitieuses et contraires
Instances
Il réitéra les défenses conterues dans sa
bien public >.
ofliciers
amation du 30 novembre ( en enjoignant aux
anicipaux du Cap d'être plus circonspects à l'avenir; de se
hir dans les bornes de leurs fonctions et dans l'obéissance
e aux lois et à ses ordres ). Il motiva cet arrêté sur linexécelui
Polverel et lui avoient rendu pour obn de
que
des éclaircissemens nécessaires, avant de faire procéder
hominations des électeurs et des députés de chaque proétoit de la
des commissaires ci-
:. II ajouta < qu'il
sagesse
étoient
Is de s'abstenir d'ane mesure précipitée, 1 qu'ils
ndés jusqu'à présent à regarder comme contraire au veeu
les semences de divisions qui fomentoient ennéral; que
mapre dans la colonie, les mouyemens irréguliers quise
festoient dans plusieurs quartiers, les inquiétudes, les agiune faction toujours active et toujours
tions que perpétuoit
le moment des asAngercuse, ne sembloient pas indiquer
ne devoient se former qu'au milieu
mblées populaires, qui
coloniale naissant
-
Pordre et de la paix; qu'ane astemblée
des
se composer d'élémens très-viu scin
crages, pourroit
les commnissaires civils, dans leur prochaine
lieux > 5 qu'enfin
de recueillir le vacu
ion, s'occuperoient particulidrement
calonie sur cet objet, ouL d'y suppléer, s'ils ne pouvoient
ecucillir (1).
$. XXXIII,
onthenax étoit déja dans TOuest, quand il rendit cette or- Etat des St.-
Marc, lors
de Parrivée
O-dosnance de Sonthohax du 15 niars 1793. Débats susdits, tome V, de Sontho310 ct 311. Voyez aussi la proclamation de Polvercl, du 11 janvier nax.
-
ient particulidrement
calonie sur cet objet, ouL d'y suppléer, s'ils ne pouvoient
ecucillir (1).
$. XXXIII,
onthenax étoit déja dans TOuest, quand il rendit cette or- Etat des St.-
Marc, lors
de Parrivée
O-dosnance de Sonthohax du 15 niars 1793. Débats susdits, tome V, de Sontho310 ct 311. Voyez aussi la proclamation de Polvercl, du 11 janvier nax.
- --- Page 324 ---
( (316 )
donnance. Il étoit parti du Cap à la fin de
avoir confié à la oommission
févricr 1793,
veaux la police de cette
intermédiaire et au général
Pouvoit
ville, parce qu'il
pas compter sur la
voyoit bien qu'
le 4 du mois de mars.
municipalité. Il arriva à Saint-l
de cette
Ilsy étoit fait
commission intermédiaire accompagner d'un mer
jours conservé la plus
> Pinchinat (s),qui avoit
leur depuis
grande influence sur-les hommes de
qu'ilavoit présidé la confédération de
Bouquets, à qui ils devoient les
la Croixmême besoin de faire
concordats. Mais il n'eut
bitans de Saint-Marc usage de ce crédit pour rattacher
à l'autorité nationale.
les
Une révolution
complète s'étoit faite dans
ville, depuis les nouvelles
l'opinion de C
mis contre les hommes de qu'on y avoit reçues des excès C
à Jacmel et dans d'autres couleur au Cap, au Port-au-Prin
jeune,surtont,
communes de l'Ouest. Chanlatte
quiavoit eu
nière confédération,
T'imprudence de provoquer la
Marc et Ics communes comme officier municipal, entre Sa
dans cette ville,
voisines, après le passage de
jouissoit
j employa toute son activité et le crédit Polv
parmi ses compatriotes, à les
dor
et à ses agens dans la
rattac her à la Républi
de cetheureux
colonie. Polverel lui-même avoit félid
Sonthonax changement ia municipalité, dès la fin de
y reçut l'accueil le plus
torts qu'on avoit eus
Propre à lui faire oublier
envers son
a
collègue. Les citoyens de cr
I Affiches américaines, des 1oct
mingue > du 9 mars. Voyez aussi celui 17 mars 1793. Moniteur de Saint
2 Lettre de Polverel à Delassalle, du 27 février.
janvier 1793. Autre du même à la des 23 et 27 décembre 1792 2 et
décembte 1792 et 13 janvier 1793. Acte municipalité de Saint-Marc, des
décembre 1792,
solemnel de réunion etde
dansleMoniteur de Saint
paix, da
Domingue, 3 du 11 janvier 1793.
hia
17 mars 1793. Moniteur de Saint
2 Lettre de Polverel à Delassalle, du 27 février.
janvier 1793. Autre du même à la des 23 et 27 décembre 1792 2 et
décembte 1792 et 13 janvier 1793. Acte municipalité de Saint-Marc, des
décembre 1792,
solemnel de réunion etde
dansleMoniteur de Saint
paix, da
Domingue, 3 du 11 janvier 1793.
hia --- Page 325 ---
(317 )
leur vie ct tout ce qu'ils avoient, pour
Trirent de sacrifier
à l'autorité nationale (1).
tre la ville du Port-au-Prince sentimens, comme tous les
onjours extrèmes dans leurs
trop percer,
brélant cl'r mat, ils ne laissoient que
les
hs de ce
ressentimens contre
de profonds
à ne
leurs protestations, Sonthonax lui-même, si disposé
du Portan-Prince.
ne se prémunit peutrévolution qu'en enthousiaste,
la
qui V'environcontre Finfluence de T'atmosphère
as assez
éclair- S. XXXIV.
il prit de nouveaux
Proclamaqu'il fut arrivé à Sain:-Marc,
et Pon sent bien tion contre
les troubles du Port-au-Prince,
hens sur
hommes de couleur, qui do- les factieux
selal
d'après le rersentiment des
manquer d'être du Port-audans cette ville, ils ne purent pas même de ceux Princc.
ent
elle. II en fut de
mement défavorables pour
du Port-an-Prince lui
Delasalle et quelques autres réfugiés
Il demanda à la
dans le même temps.
de lui
nt donner presque
et à Borel lui-même,
cipalité du Portau-Prince,
qui s'y tramoient (2);
connoitre les auteurs des complots à recourir aux med'après leur silence, ii ne balança plus factieux. Il déclara, par
nécessaires pour en imposer aux
de
nationale des quatorze paroisses
proclamation, la garde
être à la disposition du
est en état de réquisition 2 pour la défense contre leninterim, C tant pour
rerneur par
rétablir P'ordre au Poreau.Prince,
emi extérieur , que pour esclaves révoltés du Cul-de-sac, >
marcher ensuite contre les
à Polverel, du 3 mars 1793.
le
Lettre de Sonthonax Borel du i1 inars 1793. Voyez ci-dessous 22 et
Lettre de Sonthonax à
,
du Port au- Priuce, des
LVI. Lettres du même à la municipalité
mars 1733.
C tant pour
rerneur par
rétablir P'ordre au Poreau.Prince,
emi extérieur , que pour esclaves révoltés du Cul-de-sac, >
marcher ensuite contre les
à Polverel, du 3 mars 1793.
le
Lettre de Sonthonax Borel du i1 inars 1793. Voyez ci-dessous 22 et
Lettre de Sonthonax à
,
du Port au- Priuce, des
LVI. Lettres du même à la municipalité
mars 1733. --- Page 326 ---
2e 318 )
Iidéfendit
erpresément aux municipaiités de
formation de ces rassemblemens,
s'immiscer dan
les lois des 22 juin et aodt
sous les peines portées
des commissaires civils. 17
derniers, relatives aux pouv
Il dépeignoit
dans le préambule de cette
avec beaucoap de for
se trouvoit la ville du
proclamation, l'état danarchie
fectieux pour la
Port-au-Prince, les cfiorts constans
de la
soustraire,, ainsi que toute la
République ; l'étrange coalition des colonie, aux
et des indépendans, Jumécourt
chefs des royali
hommes du 4 avril
et Borel, ligués contre
(. C'est sur-tout
> au-Prince, disoit-il,
dans la ville du Pe
>) audacieux
qu'est le siége de la puissance de
c'est là
>
que
insolente faction crimineles (de
domine avec fureur Ci
T'assemblée de
> fois proscrite par les
Saint-Marc), tant
>) verte encore du
repiésentans du peuple français, Ct
a>
sang que ses prétentions inscnsées
répandre , rivale et jamais ennemie
ont
5 ment ; calomniant sans
de P'ancien gouver
cesse Za
> défanseurs, Toujours d'accord révolution, et sesplus 7
3> le malheur de la
avec les ministres qui ont
France, et
>, tigée par tout ce
constamment soutenue et P
qu'ily avoir dans
> zuante d'amis ardens du
P'Assembite cons
))
clergé, de li noblesse
monarchie. .
: toute leur
ct de
b) conserver les abus du
ambition s'es: portée
régime
> principes qui
colonial; ils ont insulté al
dirigeoient la
) de l'entourage
métropole . e
Fo
perpétuel d'une horde de
> de Praloto) stipendiés à
scélérats (la trou
Saint - Dominguc par les princ
* C'est ainsi qu'on désignoit alors lcs hommes
prèssion heureuse, qui confondoit,
de couleur par une
avec leur existence naturelle,
Pour ainsi dire, leur existence Politig
h
: portée
régime
> principes qui
colonial; ils ont insulté al
dirigeoient la
) de l'entourage
métropole . e
Fo
perpétuel d'une horde de
> de Praloto) stipendiés à
scélérats (la trou
Saint - Dominguc par les princ
* C'est ainsi qu'on désignoit alors lcs hommes
prèssion heureuse, qui confondoit,
de couleur par une
avec leur existence naturelle,
Pour ainsi dire, leur existence Politig
h --- Page 327 ---
(3 319 )
T'anarchie, et y punir ainsi la
lalic, pour y perpétuer
: ce sont eux qui ont proion de scs succès cn Europe
faisant de celui du
éla sainte institution des clubs, en
de dénoncia-
-an-Prince une arène odieuse d'injures et
d la loi
sans cesse la résistance
ns, oit l'on provoquoit
constitués. Ce sont eux qui,
Pavilissement des pouvoirs
de
la
d'esclaves, ne cessent provoquer
des enrolemens
tandis qu'ils accusent la France
he du systéme colonial,
à sa conservation. ))
ses délégués de vouloir attenter reprocher aux faconix finissoit cette proclamation par
Il inviexcès auxquels ils s'étoient portés.
les derniers
d'Artois et de Provence,
es soldats' des ci-devant régimens réunir aux délégués de la
souvent égarés par eux, à se
disoit-il avec énergie,
igneile Que vous importe, leur Vous n'êtes pas venus
querelle des aristocrates de la peau.
des ennemis de
hs la colonie pour venger r'amour-propre desindépendans contre
galiré,encore moins les prétentions
Il rassuroit au surplus les bons citoyens qui,
nere-patfic >.
de factieux, forLong-temps tyramnisés par une poignée désordres, la majorité du
au milieu de tant de
it encore 3
pas son intention d'enu-Prince ; mais il ne dissimuloit
rendre compte
auteurs de ces mouvemens
les coupables Convention nationale (1)-
ur conduite a l1
$ XXXV.
de couleur de Saint-Marc et des paroisses qui Msures
hommes
furent fidèles à cet appel. Dans prisesenconrmoient la sénéchaussée
siquence par
les hommes
du 21 mars 1793. Débats dansl'affaire des de coulour.
oclamation de Sonthonax,
12) et suiv. Voyez aussiles
es, rome VI, page 336, et tomeVII, pag. adresséesà tous les cicoyens
ations de la manicipalité du Port-au-Prince, Lettre de Sonthonax à
aint - Domingue 1 sur ladite proclamation,
ux, du 23 mars 1793,
prisesenconrmoient la sénéchaussée
siquence par
les hommes
du 21 mars 1793. Débats dansl'affaire des de coulour.
oclamation de Sonthonax,
12) et suiv. Voyez aussiles
es, rome VI, page 336, et tomeVII, pag. adresséesà tous les cicoyens
ations de la manicipalité du Port-au-Prince, Lettre de Sonthonax à
aint - Domingue 1 sur ladite proclamation,
ux, du 23 mars 1793, --- Page 328 ---
( 320 )
une adresse, revêtue, dit on, de
sept cent
gnatures, et dont on a attribué la rédaction cinquante-ur
jeune (1), ils invitèrent tous leurs
à Chanlat
pour
dans
frères à se réunir à
témoigner,
cette occasion, à la France et
gués la reconnoissance dont ils étoient
à SCS
fait de la loi du 4 avril; mais ils pénétrés pour le
plus d'énergie leur haine
exprimoient avec ei
Prince, quileur
contre les agitateurs du Poi
avoient fait tant de mal. C
> ils aux autres hommes de
Accourez, disc
couleur,
> de la colonie,
accourez de fous les F
citoyens
:
s la loi, et
régénérés; entourons les organ
que nos corps tombent mille
> de nos misérables
fois sous les
ennemis,
> instant les lois de la
plutôt que de laisser avil
5> notre énergie
République e
. Déployons
5 que nos ennemis tremblent
> la courageuse ardeur
d'effroi en v
> anéantir
que nous allons mettre à
cette faction insolente, dont
attern
>> au-Prince; ; jurons LouS de
le foyer est au
D soit
ne pas revenir que le dernie
escterminé . e . . Plus de
> grace $ écrasons cette vermine
repos, amis, plu
2> lation jusques dans
infecte, qui porte la
> que les ennemis
nos mornes les plus reculés. Son
>
extérieurs nous défendent
composer avec. les agitateurs qui
impérieuseme
> purifons par la
sont dans notre seis
>> crimes
mert cette terre encore
(2). >>
fumant
1 Affiches américaines, du 4 avril 1793.
2 Adresse des citoyens de couleur des
de Saint-Marc à tous leurs frères de quatre paroisses de l'arrondiss
dans P'affaire des colonies,
la colonie, du 1 avril 1792.
caine, du 4 avril 1793,
tome VII, pag. 179 et suiv, Chronique
NIM
useme
> purifons par la
sont dans notre seis
>> crimes
mert cette terre encore
(2). >>
fumant
1 Affiches américaines, du 4 avril 1793.
2 Adresse des citoyens de couleur des
de Saint-Marc à tous leurs frères de quatre paroisses de l'arrondiss
dans P'affaire des colonies,
la colonie, du 1 avril 1792.
caine, du 4 avril 1793,
tome VII, pag. 179 et suiv, Chronique
NIM --- Page 329 ---
(321)
ans le même temps, un membre de la commission intermés
éioit aussi hemme de couleur, écgivoit en France
:, qui alloit réduire le Port-au-Pince, ou plutôt le
Sorthonax
-as-Crime (1).
circonsiance particu ièie contribua beaucoup à augmenhe
soif de la vengeance dans le cceur des hommes de coude Saint-Marc. On venoit d'y recevoir la nouvelle du
arquement de ceux de Jérémie. Mais,tel étoit l'aveugledes colons de toutes les couleurs, qu'on y recourut aussi
mesure extrême d'armer les esclaves, pour avoir un plus
nombre d'hommes, et qu'on en enleva même, dans cette
plasicurs des maisons de leurs maitres, contre le gré de
lerniers. Plusieurs d'entre eux se plaignirent à Sonthonax
ette violation de leur proprièés et bien qu'on ait prédivers écrits et dans les débats eux-mèmes, qu'il
, dans
connivé à cet enlèvement, il est certain qu'ill le fit cesser
ne lettre tiès ferme, qu'il écrivit à la municipalité de
Marc. Il iui enjoignit d'eiplo,er toure l'autorité dont elle
revêtue ( pour rassurer tous les cit yens paisibles, et
e rendre aux maîtres tous les individus qui, depuis les
niers jours, avoient éte soustraits à leur autorité (2) >e
unicipalité se conforma à cette injonction (3); et quoi
tre de Boisrond s dans le Mémoire de J. Raimond sur les causcs des
S de Saint Domingue > page 53.
Eition des citoyens de Saint- Marc et de sa dépendance > à Sontholu 12 mars 1793. Débars dans l'affaire des colonies, tome V1, pag.
suiv., et tome V.I, page 3. Voyez aussi la page 23 du tome VI,
de Sonthonax à la municipali:é de Saint-Marc, des 15 et 25 mars
Affiches américaines, du 28 mars. Leitre de Sonthonax à Laveaux,
mars.
id.
Pport de Garran-Coulon. Tome III.
X --- Page 330 ---
3221)
qu'en disent les accusateurs de Polverei et Sonthonax
paroit constant gu'aucun esclave ne marcha dans
(1)
l'armen
gi'on préparoit contre le Port-au-Prince. S. XXXVI. Le
Délibérarapprochement des deux classes d'hommes
tions sédi- étési peu cordial depuis la loi du 4 avril,
libres a
tieuses de des hommes de coaleur
que l'union m
Jacmel,
avec la commission
et motif suflisant pour
civile, fut
des Cayes-de. ci étoient
éloigner d'elle presque tous les blancs. C
Jacmel. en majorité dans la plupart des communes de l'Ou
qui gardèrent la neutralité par cette raison (2). même, telles que celle de la Croix-desQuelquesminée par l'armée du
Bouquets, alors
et des Cayes de Jacmel Port-an-Prince 31 et les villes de Jac
au-Prince. La
prirent ouvertement la défense du 1
délibération de la commune des
de
cet objet respire
Cayes Jacme
par-tout l'ecimportement et la sédition.
la plupart des communes de l'Ou
qui gardèrent la neutralité par cette raison (2). même, telles que celle de la Croix-desQuelquesminée par l'armée du
Bouquets, alors
et des Cayes de Jacmel Port-an-Prince 31 et les villes de Jac
au-Prince. La
prirent ouvertement la défense du 1
délibération de la commune des
de
cet objet respire
Cayes Jacme
par-tout l'ecimportement et la sédition. n'entreprend point la justification des excès commis
au F
au-Prince, qui, par son patriotisme,
de toute calomnie. Elle
est, dit-elle, au-de
tance à
trouve plus court d'invoquer la r
T'oppression, de se révolter contre les commiss
civils, et d'attribuer leur détermination à
listes et des indépendans,
l'intrigue des T
de
qui persécutent les vrais patr
Saint-Domingue, Elle assure que la loi du 4 avril
cutée dans presque toutes ses parties, même
est
quoique
avec extens
indépendamment des excès commis au Cap et au
au-Prince, elle eit alors sous ses yeux, à
à
aux Cayemites,
Jacmel, Jérém
T'exemple de T'expulion totale des homme
1 Débats susdits, tome VI, page 335. 2 Lettres de Sonthonax à la municipalité e: au commandant de
nationale du Mirebalais, du 27 mars 1793. Autreà la
la
ganc, du 17 avril,
municipalité d
--- Page 331 ---
3a3) )
uleur et de la saisie de leurs biens. a C'est pourtant, dit-elle,
au nom de cette loi du 4avril, que le délégné de la République
ose allumer le Aambeau de la guerre civile. A quel titre
Sonthonax ose-t-il affronter le drait des gens, violer toutes
les lois de Phonneur, en corrompant le chef par interim du
pouvoir exécutif De quel droit enfin agit-il dans cette
province, sans son colligue, sans une autorisation qu'il a
jugéc lui-même indispensable 2 Il trompe les gens de coueur, en lcs provoquant à une guerre dont ils ne connoissent
ni la cause 2 ni les instigateurs 5 et le zèle funeste qu'il
txige d'eux contre le Port-au-Prince annonce une nouvelle
perfilies un attentat à la loi du 4avril, que la France enfin
aura faire retomber Sur les scélérats gui P'auront proroquée (0)- >
Enfin la commune des Cayes de Jacmel, fidèle au systême de
férer toujours l'appui des puissances étrangères à la soumisaux lois nationales, et préparant déja en quclque sorte des
uses pour pallier un si grand crime > déclare dans divers
sidérans, ( que la position actuelle de la colonie, par
vire de la proclamation dont il s'agit, est en état de
roubles intérieurs peut - étre pires que la guerre qu'elle
uroit à soutenir contre l'ennemi extérieur QUI SE PRÉENTEROIT; que c'est livrer la colonie à cet ennemi exOn ignore à quoi ce mot fait illusion, à moins.qu'on nc veuille pares mille portugaises qu'on prétendoit avoir été donnécs à Rochambeau
sanctionner l'arrêté de la commission intermédiaire sur la subvention.
la proclamation dont il s'agit, est en état de
roubles intérieurs peut - étre pires que la guerre qu'elle
uroit à soutenir contre l'ennemi extérieur QUI SE PRÉENTEROIT; que c'est livrer la colonie à cet ennemi exOn ignore à quoi ce mot fait illusion, à moins.qu'on nc veuille pares mille portugaises qu'on prétendoit avoir été donnécs à Rochambeau
sanctionner l'arrêté de la commission intermédiaire sur la subvention. Z le chapitre précédent, S. XXXIII,
Extrait des registres de la municipalité des Cayes de Jacmcl, du 1 avril
Débats dans l'affaire des colonies > tome VII, pag. 159 et suiv,
X2 --- Page 332 ---
(324)
3 tèrieur, que d'y allumer le Alambeau de la
n ghelque
guerre civile, SOt
prétexte que ce soit; que les bons
>
citoyens, les vra
républicains ne peuvent > dans aucun Cas 1 être
> d'obéir aux
dispens
municipalités; que c'est être rebelle à la
>
de prendre les armes sans
loi 9
réquisition
et sans
A
légale
ordr
de ses chefs, suivant la hiérarchie des
pouvoirs établis
> les représentans de Ja République, etc >. En
P
s'en
conséquence el
rapporte entièrement sur les mesures à
cont
l'ennemi intérieur et
preadre
extérieur ( à la vigilance et à
> de la municipalité constitutionnelle de la
l'energ
> tous les
paroisse , à laquel
citoyens jurent de nouveau la plus passive
> sance. Vivement pénétrée du mépris
obéi
) çais des
qu'iaspirent à des Fra
tyrans et la tyrannie, l'Assemblée déclara
> à la colonie entière,
en out
que Sonthonax ayant abusé de Ses
> voirs, avili la dignité de son
poi
caractère, porté la
> vi'e dans la province de
guerre
l'Ouest, en violant la loi du
> qu'il éloit chargé de
4 avri
défendre, elle le
22 faits déchu de ses
regarde par tous C
pouvoirs, comme coupable d'un
) lèse- nation : à l'effet de quoi elle vale
crime
> vention nationale
dénoncer à la Co
3 le rendant, aux termes de Ia loi du
> juin, responsable sur sa tête des suites de
> des malheurs
l'effervescence
que sa proclamation pourra occasionner
> Province de l'Ouest (1)>.
dans
Les hommes de couleur, présens à la séance, furent
d'adhérer à cet arrêté (2). Deux
forc
Jacmel
jours auparavant, la ville
en avoit pris un autre dans les mênes
principes ; c
1 Extrait des registres de la municipalité des Cayes-de
1793. Débats dans l'affaire des
Jacmel, du 1 a1
coloaies, tome VI, P. 159 et suiv.
2. Ibid.
I fn
l'Ouest (1)>.
dans
Les hommes de couleur, présens à la séance, furent
d'adhérer à cet arrêté (2). Deux
forc
Jacmel
jours auparavant, la ville
en avoit pris un autre dans les mênes
principes ; c
1 Extrait des registres de la municipalité des Cayes-de
1793. Débats dans l'affaire des
Jacmel, du 1 a1
coloaies, tome VI, P. 159 et suiv.
2. Ibid.
I fn --- Page 333 ---
(305) )
regardera comme traitre et
déclare, à Punarimité, ( qu'cile
marchera
érinemi de la colonic, traitera comme tel quiconque
contre le Port - au-Prince (1)s.
alors do- 6XXXVIL
Enfin la municipalité de la Creix- des-I Bouquets,
dé- Adresse de
l'armée du Port - au - Prince, assura d'un entier
la Croix desinée par
de cette ville, dans une lettre qu'elle Bouquets à
uement la commune
el'e en adressa une autre, conçue Sonthonaz.
écrivit à cette occasion ;
: elle l'asns des termes forts s mais respectueux, à Sonthonax
les habitans du Port au-Prince que par
re qu'elle re connoît
le maintien des lois et de la tranqnillité publique,
r zèle pour
f.aternels qu'elle en reçoit. Flle ajoute qae,
par les secours
seroit générale, et la prohs ces secours, la révolie des nègres
lui dit : elle,
entièrement perdue. ( Nous pensons 5
nce
été trompé, et que vous vous cinpresscrez
que vous avez
vertucux, soumis à la loi, et
de rendre justice à des citoyens
de la nation
reconnoitront toujours dans le diligué
gui
Citoyen commissaire national
leur père ét leur protecteur.
Tafection des cicivil, empressez : vous de venir recevoir
du Port-au- Prince, et vous connoitrez par voustoyens
appui de la révolution.
même qu'ils sont le plus ferme
notre
Empressez - vous de venir voir vous-méme
frangaise.
d'enest indispensable
situation 2 et vous reconnoîtrez qu'il
la réduction des
toutes les forces de la province pour
voyer
le moindre délai peut occasionner les plus
escl ves., et que
grands maux (2)>.
de la paroisse de Jacntel , du 29 mars 1703.
Extrait des délibérations
dur Port-au-Prince.
archives de la municipalité
trait des pièces déposéesaux
:bats dans Paffaire des colonics, : tome VI, Fage 140. à la municipalité da
2 Lettre de la municipalité 'de la Croix-des- Bouquets
dans le Répu-.
datée du cang de Sancto le 28 mars 1793,
-au-Prince,
X 3 --- Page 334 ---
(326 )
$. XXXVIII,
Adresses
Tandis que la municipalité de Ia Croix- des - Bonquels pro
contre lui du testoit ainsi du dévouement des habitans du Port - au - Princ
cluber dela pour Sonthonax, on imprimoit dans cette
les
commune du
ville, diatribe
Port-au Prin- les plus violentes contre lui *et contre ceux qui avoient dé
ce. fendu avec le plus de zèle la cause des hommes de couleur
On y assuroit que Brissot de Warville venoit d'être arrêté ei
France, pour avoir voulu établir une dictature (1).
Bonquels pro
contre lui du testoit ainsi du dévouement des habitans du Port - au - Princ
cluber dela pour Sonthonax, on imprimoit dans cette
les
commune du
ville, diatribe
Port-au Prin- les plus violentes contre lui *et contre ceux qui avoient dé
ce. fendu avec le plus de zèle la cause des hommes de couleur
On y assuroit que Brissot de Warville venoit d'être arrêté ei
France, pour avoir voulu établir une dictature (1). Dans I
même temps, le club du Port-au-I Prince démentoit bien for
mellement ce que la Croix - des - Bouquet: venoit de dire pou
la justification de cette ville. Il invitoit, par une adrcese,le
quatorze paroisses de l'Ouest à se rallier au Port-au-) Princ
contre l'oppression de Sonthonar, pour conserver à la métro
pole les resies de la colonie. Il y annonçoit qu'il préparoit 1. série des monstruosités commises par Sonthonax, et que ce re
cueil lumiaeux vengeroit le Pert-an-Prince de SeS calomnies (2)
C:tte pièce, qui fut imprimée en placard, étoit précédée de
divers témoignages que folverei avoit précédemment rendusa
patriotisme da Port-au- Prince, de la proclamation mémc de
Sonthonar, et d'une courte adresse du club à ce dernier, qu
étoit ainsi conçue : ( Destructeur de l'harmonic de toute so
e ciété! o
contemple à loisir par cette lecture régéchie
blicain ct Affiches américaines du 31 mars 5 et dans le tome VII des DE
Bars, s pag.140 et suiv. Autre de ladite municipalité à Sonthonax, ibiz. P
142 et suiv. Lettre des commissaires civils à ladite municipalité, du 7 avril
1 Le Républicain et Affiches américaincs, des 21 et 31 mars 1793. Voyea
aussi le numéro du 20 janvier. 21 Extrait des pilces déposics aux-archives des Amis de la Convention nationale séante au Port-au-Prince, imptimé par ordre de la société. Débats
dans l'affaire des colonies, tome VII, pag. 246 et suiv. --- Page 335 ---
( ('3a7))
noirceurs ! mais songe à te repentir de ces
ontemple tes
la distillation de tes calomnies
uerages, en apprenant que
un effet tout contraire ;
ombinées a produit dans nos ames
menaces. Nous sautéte à l'orage dont tu nous
ous ferons
et la résistance à tes
le calme, le sang-froid
bns y opposer
de notre cause fera le reste (1)>. ppressions : la justice
adresse aux marins
assemblée, fit aussi une
a commune,
elle,
les désabuser sur les
anx soldats armés contre
pour
Sontbonax. Eile les y invita à venir se convaincre
pmnies de
des habitans du Port- aueux - mêmes ( que l'affection
borne, et qu'ils ne sarince pour la République étoit sans
aveuglément les lois (2). oient qu'esicuter
Port-an-1 Prince, moins aveuLependant la municipalité du
essaya de
le club et la commune,
par la passion que
adressant aux municipali.és
jurer l'orage qui la menagoit, en
des sentimens les plus patriotiques. sines une circulaire pleine
elle a servi le système
les interpelle de déclarer si jamais
si
y
imaginaire peut - étre d'indépendance,
eux, révoltant 3
aux contre - révolutionnaires. n'a pas toujours été opposée
n'ont
ni la nunicipalité, ni ses concitoyens
y proteste que
jamais ils n'ont cessé de respecter a
connu les auorités 5 que
Elle les invite à désade chérir les lois de la mère - pattie.
ulaire pleine
elle a servi le système
les interpelle de déclarer si jamais
si
y
imaginaire peut - étre d'indépendance,
eux, révoltant 3
aux contre - révolutionnaires. n'a pas toujours été opposée
n'ont
ni la nunicipalité, ni ses concitoyens
y proteste que
jamais ils n'ont cessé de respecter a
connu les auorités 5 que
Elle les invite à désade chérir les lois de la mère - pattie. elle et
à le faire consentir à être éclairé par
ser Sonthonax,
effcctivement envoyé auprès delui
les faits (3). Elle avoit
de la muicipalité du Port-au-Drince
Ibid. Voyez aussi les observations
la proclamation de Sonthonax, , du 21 mars 1793. Princc, "aux citoyens
composant la 'commun: du Port-au
riniers, Les citoyens officiers, soldats, matelots, etc. de
du 27 mars
du Portau-Prince à la municipalité
suz
La municipalité
de la municipalicé du Port-au.Prince
3. Voycz aussi les observations
proclamation de Sonthonax, du 21 mars. X 4 --- Page 336 ---
(328 2 )
une députation, qui, avec * la mission ostensible de lui
des secours contre les nègres du
dema
Cal-de-se, étoit chargé
négocier amprès de lui les moyens de prévenir les hostilités.
l'invitoit à venir s'assurer par lui - méme, avec le
Lasal'e, des bonnes dispositions da Port-au Prince gouven
(1).
:. XXXIX. La députation reçut de Sonthonax
Lettres de donner des
un accueil fait pour
la municipaespérances; mais les factienx surent rendre
lité à Poive- Ces mesures de pacification inuiiles (2). Ils
to
rel.
ment des semences de division
profitèrent hat
missaires
qui avoient paru entre les Ci
civils à l'occasion de la subrention et dans
autres circonstances, pour iso'er Sonthonax de
quel
son colligue.
feignirent de croire qu'il étoit venu sans
le gré de Polverel dans
l'aveu, et même Coi
la province de l'Ouest. La
des Cayes-d de-Jacmel avoit fait
de
comm
usage
ce moyen dans
adrese; et la municipa'ité di Port-au-F
écrit
Prince, qui n'avoit
un mot à Polverel sur les mouvemens
Borel
excités adrersa
que
ay
alors lettres sur lettres à ce commiss:
civil pour l'engager à revenir dans son sein (3),
n'avoit aucune force armée avec lui. Les deux dernières parce 9
leti
sur-tout éloient extrèmement
pressantes, > et pleines des se:
mens les plus patriotiques et les
V
plus touchans. Elles en ap;
loient plutôt à sa sensibilité qu'à sa raison. * du nom de
1 Leitre de la municipalité du Port-au-Prince à Sonthonax, du 12n
1793. Lettre de la même à Polvercl, du 1.4 mars.
2 Déclaration d' Alain, du 17 avril 1793. Débais dans l'affaire des colon
tome VII, page 24). Arrêté de la municipalité du Port-au Prince, dans
Afiches américaines, du 28 mars.
3 Coup- d'acil impartial sur Saint-Domingue, par Fr. Polverel
et 41.
fils, pag
lith
du Port-au-Prince à Sonthonax, du 12n
1793. Lettre de la même à Polvercl, du 1.4 mars.
2 Déclaration d' Alain, du 17 avril 1793. Débais dans l'affaire des colon
tome VII, page 24). Arrêté de la municipalité du Port-au Prince, dans
Afiches américaines, du 28 mars.
3 Coup- d'acil impartial sur Saint-Domingue, par Fr. Polverel
et 41.
fils, pag
lith --- Page 337 ---
( a 329 )
disoit- ellc, au nomt de nos pieilfemmes, de nos enfans, y
nous abandonnez p1s
ards, ne perdez pas un moment; ne
qui paroissent
Sonthonax, trompé par des ennemis
u citoyen
notre adresse aux paFréconciliables. Nous vous envoyons
Nous
nous nous Alattons que vous Vapprouverez.
loisses;
les sacrifices que vous jugerez nécesommcs prèts à tous
Depuis long temps nous
aires pour la paix de la colonie.
la loi commandent
n faisons, et ceux que le patriotisme et
Nous ne
paroîtront toujours légers à nos concitoyens. -
nous
la loi du 4a avril,jumais
ommes pas coupables : dapuis
des citoyens de couH'avons trempé nos mains dans le sang
et loin
n'avons incendié leurs propriétés;
eur. Jamais nous
c'est pour eux avjourd"hui que
He nous armer contre eux,
à nos femmes, à nos
hous faisons la guerre. .
Songet
réduit au désesd tout ZET psuple
enfans, à nos vieillards,
Il vous a toujours repoir, et qui vous demande justice.
trompé dans la
ne soit point
gardi comme son père ; qu'il
calcu'er
Nous ne pouvons
confiance qu'il vous a témoignée.
si
(de Sonthonax) . . e : ;mais
les suites de la proclargation
nos tétes de la
elle étcit retirée, nous ripondrions sur
yranquillité publique (1)>.
6. XL. -
Sonthonax à Saint t- Marc, quand
Polverel avoit déja rejoint
de février 1794, il Kéuniondes
Dès le milieu
deux comS lettres lui parvinrent.
oic il débarqueroit dans misaireseiavoit mandé qu'il ne savoit
du mauvais esprit qui wils à SaintOuest (2), tant il éloit convaincu
Marc,
Port-au-Prince à Polverel, des 18, 27 ct
1 Lettres de la municipaliré du
par Fr. Polverel fis, , P- 32.
sur Saint-Domingue,
mars. Coup-denilampartal
février.
impartial suE
de Polverel à Sonthonax , du 11
Coupdvsili
Lettres
Fr. Polverci 6ls, page 39.
int-I Domingue $ par
prit qui wils à SaintOuest (2), tant il éloit convaincu
Marc,
Port-au-Prince à Polverel, des 18, 27 ct
1 Lettres de la municipaliré du
par Fr. Polverel fis, , P- 32.
sur Saint-Domingue,
mars. Coup-denilampartal
février.
impartial suE
de Polverel à Sonthonax , du 11
Coupdvsili
Lettres
Fr. Polverci 6ls, page 39.
int-I Domingue $ par --- Page 338 ---
(330)
régnoit dans la plupart des communes de cefte
vint à Saint- Marc
province.
par mer sur la gabarre la
ge'il craignoit d'être arrêté en allant
Narmande.p
missaires
par terre. Les deux C
civils se donnèrent publiquement les
l'affection la plus cordiale;
témoignages
Paiverely publia son
melle à la proclamation faite
adhésion
par Sonthenax contre les fact
daPort-au-Prince, le 21 mars (1):des déclarationsecircons
ciées assurent que, tandis qu'on cherchoit ainsi à
-
Port-aul'attirer
Prince, on y avoit formé le projet de se
lui (2). Il répondit à la municigalité
défaire
pensoient
que son collègue et
encore que la majorité des habitans du
méritoient la bonne opinion
Port-au-Pri
qu'il en avoit eue e
> toit-il,
; mais, aj
depuis mon départ du Port -au-Prince
5 Cayes, iZ s'est commis de grands crimes dans
pour
> CE l'on en a médité de plus
votre vil
>
grands encore. .
Cen
pas contrela ville du Port-au-Prince
) avons rassemblé
que mon collègue et I
une force armée
c'est au
b poury rétablir la paix,
imposante;
contra
pour protiger touS les
> de Za France et soumis à la
citoyens a1
loi.
* Si le
> encore votre
a
peuple écor
voix, vous devez le ramener à son
s oul ly maintenir; vous devez Iui inspirer le
dey
> à la Ici et aux délégués de la
respect qu'il d
> contraire le
République française. : Si
peuple est sourd. à votre voix, son indocilité
1 Affiches américaines, du 2 avril 1F93. Lecre de Diner
da 23 mars. Coup-d'ail
à Sonthone
impartial susdit, de Fr. Poiverel
Moniteur de Saint-Domingue, des3
fils, page
ergavril.
Lertre des commissaires civils aux maire erofficiers
des
to:ze paroisses de P'Ouest, dueg mars 1753. Co:p municipaux
Domingue, par Fr, Poiverel fis,
d'ailimparcial str Sain
pas. 3) et 41. Historique (par Delaval
da 23 mars. Coup-d'ail
à Sonthone
impartial susdit, de Fr. Poiverel
Moniteur de Saint-Domingue, des3
fils, page
ergavril.
Lertre des commissaires civils aux maire erofficiers
des
to:ze paroisses de P'Ouest, dueg mars 1753. Co:p municipaux
Domingue, par Fr, Poiverel fis,
d'ailimparcial str Sain
pas. 3) et 41. Historique (par Delaval --- Page 339 ---
(331) )
les mesures que nous avons prises(1). 9 S. XLI.
Reroit que trop
de
sommé ia députation du Port-au-Prince
Dispesitions du
honax avoit
qu'il les envoyàt à hostiles
iquer les chefs des Factieus, pour
étoit trop do- Port-au-Prinvention nationale (2); maisla municipalité
les crendercome
cette mesure. Eile parat ignorer missaires cipar eux pour adopter
sous ses yeux; et ce- vils.
qui avoient eu licu
ts coupables
tentative qu'elle fit auprès de Polvet dans une dernière
les forfaits dont
particuljer, clle le pria de lui indiquer
mais
Elle offroit des éelaircissemens sur tout;
it plaint.
que lon tient à leur
butoit en finissant : K La conduite
72e
a, réduit les cioyens au désespoir, et nous pouvons
les effets. Citoyen, s
alculer les suites, ni en prévenir
nom de laloi,
encore sauver la patric 5 parlez au
Mais
pouvez
gloire de vous obéir.
ous nos concitoyens se firont
et dignes
pas surpris que des ames républicaines,
koyez
cherchent d se sousPêtre, s'indignent de la calomnie,
et à méridont on les menace,
re axx actes oppressifs enaemis de la tyrannic (3). >
P'estime de touslcs hommes
elle-mème étoit sous
Fivant cette lettre, la municipalité
s'en plaindre,
d'autant plus oppressif qu'elle n'osoit pas
biens
de plus en ples, comme on le verra
el T'aggravoit
dictoient des lois aux autorités consai seul et ses agens
du Portau-Prince, datée delArcahaye,
tre dePo'vercl à la muicipalité des colonics, tome VIt, pag. 16fet
vril 17,3. Dibats danslalfiicc
de Delassalle à Borel, du 29 mars 1793, dans le
byez aussi la lottre
note du 5. XLVIIL ci-dessous.
ur de Ssint-Demingue, du szaveil,etla
Dibass
du Port-au-Dsince, du 4 aviil 1793.
ettre de la municipalité VI,pag. 165 ct 160.
faire des colonics, tome
ics, tome VIt, pag. 16fet
vril 17,3. Dibats danslalfiicc
de Delassalle à Borel, du 29 mars 1793, dans le
byez aussi la lottre
note du 5. XLVIIL ci-dessous.
ur de Ssint-Demingue, du szaveil,etla
Dibass
du Port-au-Dsince, du 4 aviil 1793.
ettre de la municipalité VI,pag. 165 ct 160.
faire des colonics, tome --- Page 340 ---
( : 332 )
tituées du Port av-Prince
et à toute sa
Dans ces
population (1).
de la force cireonstances, , il étoit trop manifeste
publique pouvoitseul
que lap
miesizescivil-virent
soumettre les factieur. Les
forces étoient
qu'iln'y avoit plus de temps à
peu considérables :
perdre.
avec lui qu'un détachement
Sonthonax
de
n'avoitamenédu
de ligne. La ville de
cent cinguante hommes de tr
fourni une petite armée Saint-Marc et ses environs leur at
de couleur. Le général presque entièrement formée d'ho
Bauvais,
en amenoit quelques
toujours fidèle a la Républ
se montoient
autres du côté du Sud. Les uns et
à environ douze
les
saires civils avoient à
cents hommes. Enfin les cor
Irquel Sonthonar
leurs ordres le vaisseau 1America
étoit venu du Cap à
gates, la Fine et
Saint-Marc, deux
PAstrbe, et la gabarre la
transporta une Partie de l'armée des
Normande
gu'à
hommes de couleur
T'Arcahaye (2). La ville du Port-au
ment des forres plus
Prince avoit cert
redoutables, si
considérables, et par conséquent bien
ceux qui Tes
talens et de courage qu'ils dirigeoient eursent eu autar
temerit.
avoient de présomption et
Depuis un mois ils avoient
d'em
avec beancorp de constance
fait travailler les n
dont la Vaste enceinte
à réparer les forts de ceite vi
présentoit un cxtérieur imposant,
1 Diclaration
P50 et 250,
d'Alain, du 17 avril 1793. Débats susdits,
ibid
Interrogaroire de Gabriel Pelé
tome VII, ,
7 pag. 283 et 284.
ainé s du 17 avril 1793. D
2 Extrait das.regietres de la
fiches américaines, du 28 mars municipalicé du Porr-an-Prince, 5 dansle
JX, page 20, Coup d'cil 1793. Débars dans l'affaire des colonies,
fils, pag 42e
impartial sur Saint-Domingue, par Fr. Pol
Mine
bats susdits,
ibid
Interrogaroire de Gabriel Pelé
tome VII, ,
7 pag. 283 et 284.
ainé s du 17 avril 1793. D
2 Extrait das.regietres de la
fiches américaines, du 28 mars municipalicé du Porr-an-Prince, 5 dansle
JX, page 20, Coup d'cil 1793. Débars dans l'affaire des colonies,
fils, pag 42e
impartial sur Saint-Domingue, par Fr. Pol
Mine --- Page 341 ---
( 1 333 )
régulières. Les remparts
fortifications n'en fament artillerie pas
du côté de la terre
garnis d'une nombreuse
mème qu'il y avoit des
côié de la mer, et l'oa assure le général Delasalle,
chauffer les boulets (1). Enfin,
en jour
our
forces de terre, devenoit de jour
immandoit les
dans ses résolutions (2).
mide et plus incertain
S. XLII.
de motifs paissans pour presser leurs opérations, a Blocus du
H
gré tant
durant plusieurs jours, Port-au-Prinmmisaires civils se bornèrent, à la soumettre parle ceetnégociatrla ville. Ils espéroient parvenir
ne vouloient faire tions.
ppareil de la force militaire > qu'ils Msis les événemens
éellement qu'a la dernière extrémité,
occasions au Port-au-Prince
roient eu lieu dans d'autres avoient à redouter les séducvoient appris combien ils savoient gagner les troupes
Par lesquelles lcs factieux bâtimens, en prenant le masque
hales et les équipages des
même, trois drapatriotisme exagéré. Dans ce temps-la reçurent le meilH'Orléans étant allés au Port-au-Prince, y civisme de la
accueil et les protestations du plus dit-on, pur de la ville,
de tous les habitans ; ils sortirent,
et en proriant vivent les habitans du Port-au-Prince, civils ne
P'armée (3). Les commissaires
inant de détromper laisser subsister les communications
Ent donc pasdevoir
l'armée. Mais dès que les bâtimens
uclles entre la ville et vis-à-vis le port, ils envoyèrént,
it dans la rade et embossés Delasalle, un parlementaire porbncert avec le gouverneur
11. Extrait abrége du jouraal, à bord
Débats susdits, tome VII, page
América, tenu par Tiolan.
avril
a Delassalle, du 20
1793.
Lettre de Sonthonax des colonics, tome VII, page 179.
Débats dans laffaire --- Page 342 ---
i 33)
ter leurs propositions à la municipalité, à
même trois jours
qui ils, accord
pour se décider. Iis y deman loient l'
duction de leur armée dans la ville, la reddition des
le désarmement des habitans (1). for
La municipalité du
Port-au-Pince, toujours
ses devoirs et la volonté des factieux,
Aottante
n'admit ni ne
ces propositions; mais, pour gagner du
elle
nouvelle députation renouveler de
temps, envoy
vouement à l'autorité nationale. vagues protestations d
Elle se plaignit d'une ma
assez obscure de ce que la proclamation de
mars 1793, qui mettoit en réquisition
Sonthonar,
gardes nationales de T'Ouest,
permanente toute
pu avoir pourzétablir'l
paralysoit les moyens qu'elle a
l'ordre, en defendant aux
s'immiscer dans Ia formation des rassemblemens municipalit
le gouverneur. ( Pouvez- vous donc,
qu'ordonn
> ser intéressés à perpétuer le désordre ajontoit-elle, nous suj
et l'anarchie?
que la proclamation de
mars 1793, qui mettoit en réquisition
Sonthonar,
gardes nationales de T'Ouest,
permanente toute
pu avoir pourzétablir'l
paralysoit les moyens qu'elle a
l'ordre, en defendant aux
s'immiscer dans Ia formation des rassemblemens municipalit
le gouverneur. ( Pouvez- vous donc,
qu'ordonn
> ser intéressés à perpétuer le désordre ajontoit-elle, nous suj
et l'anarchie? > en conjurons, faites cesser nos
nous
maux, ne nous
a comme des ennomis; mais faitcs
regardez
>) commande en faveur desa accusés pour nous ce que la
: dites-nous
> crimes, et nous voas donnerons les
quels sont
D pouvet desirer. Mais-si
rensèignemens ques
vous persistez dans votre
> vous 722 retireipas zun acte gui parelyse la
silence de
> gui nous ôte les moyens de maincenir
troupe Zi
> paroit autentatoire
Poritre, et gui 71
aux droits des
> blies par la constitution,
mnicipalités, 9 lois
est-ce nous
serons
> sables des désastres
qui
resp
qui vont fondre sur la colonie? 3 d'un seul mot vous
Citoye
pouvez nous sauver tous; mais si
1 Lettre des commirsaires civils à I municipalité du Port-au4 avril 1733. Prince,
--- Page 343 ---
(335 )
à répondre
est
innocente immolée, qu'aurez-wvous
ule victime
France, à P'univers entier qui Ae
votre conscience, à la
de vous le reprocher (1). >
sseront
de révolte 2
civils détruisirent ces prétextes
Es commistaires
à la municipalité les dispomanscrivant dans leur réponse
administratifs d'inhs des décrets qui défendoient aux corps marche par les disdes forces mises en
Erir la disposition
de ses délégués (2); ; et comme
ions du pouvoir exécutif ou
sur la force
le droit de réquisition
voient particalièrement rclatifs à lears pouvoirs (8)3 ils
e, par les divers décrets
transformer en acte arbikèrent ces-mots, qu'on a voulu
d'un pouvoir
ne fussertt que T'expression
e (4), quoiqu'ils
celle à laquelle vous contreime. a Voilà la loi, citoyens,
rétablissons l'exécution 3
et dont nous
nez journellement,
cette loi, croiriez - vous
quand elle n'existeroit pas
aux volonzés des
buvoir opposer Peffet de votre réquisition la loi nous permet de
yliguis de la République ? vous que
cette ré-
: Nous vous prévenons que
estituer et dissoudre
nous aurons avec
onse est la dernière communication que
soit parfaitejusqu'a ce que la ville du Port-au-Prince
bus, rentrée dans le devoir (5). ))
hent
aux commissaires civils, du
Letcre dc la municipalité du Port-au-Prince colonies, tome VII, pag. 167
ril 1793. Débats dans Paffaire des
58. du décret de juillet 1791 sur les rapArticles LV et LVI du titre III,
militaire. s du pouvoit municipal et de l'autoricé
Décrets des 28 mars, 22 juin et 17 août 1792. Débats susdits, tome VII, page 169. du Port-au Prince, dit
Lettre des commissaires civils à la municipalics ibid.
la municipalité du Port-au-Prince colonies, tome VII, pag. 167
ril 1793. Débats dans Paffaire des
58. du décret de juillet 1791 sur les rapArticles LV et LVI du titre III,
militaire. s du pouvoit municipal et de l'autoricé
Décrets des 28 mars, 22 juin et 17 août 1792. Débats susdits, tome VII, page 169. du Port-au Prince, dit
Lettre des commissaires civils à la municipalics ibid. ril 1733, à bord de PAmérica. Débats susdits, --- Page 344 ---
$. XLIII,
(336 )
Rupruredes La municipalité du
négociations,
Port-au-Prince, de plus en plus
pat les factieux, parut croire que sa résistance
subjug
justifiée par ses démarches précédentes. Eile fit étoitsufisamm
respondance avec les commissaires
publier sa C
civils, en têre d'un arré
ou, pour jeter sur eux tous les torts, elle déclaroit
) fermentation seroit naturelle
( 9ge
aux citoyens du
)) fatigués dudéfut
Por:-au-Prind
d'organisation dans les pouvoirs,
> sement sollicitée depuis
infructu
long-temps; qu'après lcs
>
démarcl
qu'elle a faites, elle ne peut plus répondre des
)
événemei
que ses moyens deviennent impuissans pour maitenir
)
l'
dreyet caliner F'effervescence inséparable de
22 doit exciter dans tous les coeurs la calomnie l'indignetion dont
> veut pas qu'ils repoussent les traits; qu'enfin elle rend on
)) ponsab'es les citoyens commissaires
I
nationaux civils de
>) les troubles et malheurs
to
auxquels donneront
> lieu leur silence sur les prétendus forfaits dont infaillibleme ils
> ces citoyens,et les extrémités
accuse
auxquelles ils
VC
> loir se porter contre la ville (1). D
paroissent
Deux,jours après, les négocians du Port-au-Prince firent u
adresse aux commissaires civils, ou ils les inculpoient bien
qu'ils n'annonçoient des dispositions à se soumettre, Ils pl
p'aignoient de l'embargo mis sur les bâtimens de la rade,
l'ordre qui leur avoit élé donné de se retirer derrière 2
vaisseaux de guerre, du prétendu refus fait par les commi
saires civils d'entendre la justification du Port-au-Prince,
d'expliquer à cette ville les sujets de plainte qu'ils avoie
contre elle. Ils les rendoient responsables des
ravages comm
1 Extraiz des registres de la municipalité du Port au-Prince, du 6 2v.
2793. Débats dans Peffaire des colonics, tome VII, page 170 et 171.
dai
er derrière 2
vaisseaux de guerre, du prétendu refus fait par les commi
saires civils d'entendre la justification du Port-au-Prince,
d'expliquer à cette ville les sujets de plainte qu'ils avoie
contre elle. Ils les rendoient responsables des
ravages comm
1 Extraiz des registres de la municipalité du Port au-Prince, du 6 2v.
2793. Débats dans Peffaire des colonics, tome VII, page 170 et 171.
dai --- Page 345 ---
(3 337 )
les nègres révoltés, durant des hostins la campagne , par
de venger la
perdoient la colonie, sous prétesete
Es qui
n'avoit pas regues. Enfin, pour se
ance d'injures qu'elle
envers leurs commettans, ils
charger de toute responsabilité
à toutes les places
honçoient que leur adresse seroit envoyée
commerce de la République ().
civils avoient répondu , qu'après avoir
Les commissaires voies de douceur et de persuasion, ils avoient
uisé toutes les
avec les révoltés 3 qa'ils
refuser d'entrer en négociation à ouvrir les bras aux cioient néanmoins toujours prèts
mais
falloit
rentreroient dans le devoir ;
qu'il
yens égarés qui
nationale fussent resout prix que la loi et la souveraineté avoient laissé écouler,
kiées, et qu'elles le seroient (2). Ils avoient donnés à la
les trois jours qu'ils
a pas seulement
se décider, mais une
oicipalité du Port-au-Prince pour de leur arrivée dehaine entière, depuis le 5 avril, jour
ni résiscette ville. La municipalité 3 qui n'osoit encore
ht
ni faire entièrement cause commune avec
aux factieux,
le 10, pour obtenir un der-
, leur envoya une députation Leur réponse étoit toute aussi
T délai. Tls le lui accordèrent.
de telles circonstances.
dérée qu'elle pouvoit l'être dans
disoient-ils, ne sera pas
L'espoir des bons citoyens, y
sera
n'ont
d'insolentes menaces 2
rompé; ce que
pufaire Nous vous donnons toute
te produit de votre soumission.
dans l'ordre ceux
de demain pour faire rentrer
a journée
du Port-au Prince aux commissaires civils 2 du
Adresse des Débats négocians susdits, tome VII, pag. 172 et suiv., 283 et 284vril 1792.
du Port-au-Prince 2 du 9
Lettre des commissaires civils aux négocians
11793. de Garran Coulon. Tome III.
Y
Rapp.
que
pufaire Nous vous donnons toute
te produit de votre soumission.
dans l'ordre ceux
de demain pour faire rentrer
a journée
du Port-au Prince aux commissaires civils 2 du
Adresse des Débats négocians susdits, tome VII, pag. 172 et suiv., 283 et 284vril 1792.
du Port-au-Prince 2 du 9
Lettre des commissaires civils aux négocians
11793. de Garran Coulon. Tome III.
Y
Rapp. --- Page 346 ---
(3 338 )
> qui sont égards;mais si demain, avant six heures
> le général n'a
du soi
pas votre réponse 1 et si vendredi
>* armée n'est pas à six heures dans les
matin not
> dons plus des
murs, nous ne répo
événsmens, et toutss nos mesures
> sévèrement exécutées
sero
(4). >
$. XLIV.
Cette nouvelle condescendance fut inutile. Les
Canonnade civils ne reçurent pas même de
le
commissair
ersoumission que, ce jour-là,
réponse 11. Il est consta
de la ville,
l'imprimeur de la
ses ordres, l'édition d'un nouvel municipalité achevoit, F
en remit plusieurs
écrit contre eux 3 et 9
exemplaires à un officier
les distribuer parmi les citoyens
municipal po
déterminèrent
(2). Les commissaires civ
le gouverneur Delasalle,
indécis (3), à
> qui paroissoit toujor
commencer les hostilités. Ils étoient
les blancs de Jacmel marchoient
instruits 9
au secours du
avec une troupe d'esclaves
Port-au-Princ
du
qu'ils avoient armés; et les forc
général Beauvais, > qui gardoient le poste de Bizoton, n'étoie
pas assez grandes pour leur résister (4). L'attaque
lendemain par le feu de PAmérica et des deux commença
frégates, 9
1 Lettre des commissaires civils à la
avril 1793. Débats dans laffaire des municipalité du Port-au-Prince, du
colonies, tome
2 Observations de la
VII, page 260.
de la partic frangaise de municipalité du Port au-Prince à tous les
Saint - Domingue, sur la
citoye
missaires civils (avec les notes manuscrites de
proclamation des con
primeur, J. B. Micliel, du 15 avril
Pérussel.) Déclaration de l'ir
1793.
3 Lettres des commissaires civils à Delassalle
avril 1793. Lettre de Polverel à la
, des 6, 8, 9, 10et
décembte 1792,
municipalité du Port-au-Prince, da
4 Lettre des commissaires civils à
mêmes à Beauvais et à
Delassalle, du 10 avril 1793. Autres d
Desfourneaux, dudir
Truguet, du 12 avgil.
jour. Autres à Beauvais et
--- Page 347 ---
&
339 )
ent sur la ville. Les trois premiers coups furent sans bouctle Port-au-Prince répondit au dernier par une décharge
rale des, forts. La canonnade dura plusierrs heures. Plufurent tuées de part et d'autre; mais la ville
s personnes
tira à
jit le plus de domimage, quoiqu'on assure qu'elle
vaisseaux
Les commissaires civils
ets rouges sur les
ir
Truguet, du 12 avgil.
jour. Autres à Beauvais et
--- Page 347 ---
&
339 )
ent sur la ville. Les trois premiers coups furent sans bouctle Port-au-Prince répondit au dernier par une décharge
rale des, forts. La canonnade dura plusierrs heures. Plufurent tuées de part et d'autre; mais la ville
s personnes
tira à
jit le plus de domimage, quoiqu'on assure qu'elle
vaisseaux
Les commissaires civils
ets rouges sur les yèrent néanmoins un parlémentaire, avant de faire avanHes forces de terre sous les murs de Ja ville, pour donPassaut. La municipalité annonça alors sa soumission : mais
étoit l'audace des factieux et la confusion qui régnoit
la ville, que le feu des forts reprit aussitôt. Enfin les
hissaires civils ayant déclaré le 13, que si l'armée n'étoit
teçue à six heures du soir, la ville seroit attaquée tout-
-fois par mer et par terre, le conseil de la commune
conditions. Delassalle fut iniroduit le même jour
ia ces
difficulson armée 2 ct son entrée n'éprouva aucunes
ktrait abrégé du journal à bord du vaisseau de la République VAmla
enu Tiolan. Lettre de Lefebvre du 16 avrili 1733, dans le Monipar
du 21
Débats dans l'affaire des colonies,
Saint - Domingue,
avril,
II, page 11, ctc.
ocès-verbaux de la municipalité du Port-au Prince 1 des 12 et 13
3. Débats dans l'affaire des colonies, tome VII, pag 253 et suiv.,
suiv. Coup - d'cil impartial sur Saint Domingue 1 par Fr. Polverel
: 43. Récit de ce quel l: citoyen D:laage a vu et at'cste, page 7.
des commissaires civils au commindant des troupes de ligne, au com-
: du Porc-au-Prince et à la municipalité, du 13 avril 1793. Lectres
amissaires civils au général Laveaux ct à And:é Eigaud, du 14
Y a
pag 253 et suiv.,
suiv. Coup - d'cil impartial sur Saint Domingue 1 par Fr. Polverel
: 43. Récit de ce quel l: citoyen D:laage a vu et at'cste, page 7.
des commissaires civils au commindant des troupes de ligne, au com-
: du Porc-au-Prince et à la municipalité, du 13 avril 1793. Lectres
amissaires civils au général Laveaux ct à And:é Eigaud, du 14
Y a --- Page 348 ---
-
(340)
nombre d'habitans du Port-2
XLV.
Il faut le dire : un grand
affa
$.
d'autre tort dans cette malheureuse
Etat inté- Prince n'avoient eu
à la faction de Borel, ou d'av
sicurduPortde ne pas oser résister
dont les factie
au-Princedu. que
leurs devoirs et les sophismes
rant ces évé- balancé entre
11 éloit bien facile à ceux-ci de les circont
memens.
les environnoient.
contre les hommes de couleur,
nir, d'après leurs préjogés
depuis si long-temps contre
qui circuloient
à la 1
les prérentions
Il faudroit avoir bien peu profité
commissaires civils.
n'avoir pas remarqué co
rible école des révolutions, pour
ceux qui cherchent
bien les hommes les plus impartiaux, défendre des prév
sincèrement le bien, ont peine à sc
plus
combien par conséquen
tions politiques qui les entourent,
Vu la déplor:
caractère, est facile à égarer.
multitude, sans
humaiue, la dure loi de la néces
constitution de la nature
la force publique
n'en exige pas moins sans doute que
se laissent a
dans bien des cas contre ceux qui
employée
s'empresse d'en déployer prom
dominer, et même qu'on
afin d'être dispensé d'en f
considérable,
ment un appareil
doit pas alors accuser des maux ca
un autre usage. On ne
ceux qui y ont recours,
par ces mesures rigoureuses nécessaire.
ceux qui en rendent l'usage
Alain, et
déclaratien du procureur de la commune
Une
du Port-au-Prince consta
procèsverbauz de la municipalité
civils sur cette vi
dès avant la marche des commissaires des factieux
que,
cessé d'être sous le glaive
elle n'avoit pas
qu'on a cherché à lui prép
quoiqu'on puisse soupçonner comme ils ont eu des faits pol
des excuses dans ces acies, dressés en quelque sorte
objet, comme ils ont été
de la m
pour des factieux, sur-tout les procès-verbaux On ne
les yeux
de la confiance.
cipalité, ils méritent généralement --- Page 349 ---
(341 )
les points les plus importans,
illeurs rien qui en contrarie
été faites ensuite par des
ns diverses déclarations qui ont loin d'avoir des disposirticuliers, dont plasieurs étoient
donc nécessaire d'enfavorables à la municipalité. Il est
sur ce
bns
et de revenir
qui
er dans quelques détails à ce sujet,
pour se faire une
passoit dans lintérieur du Port-au-Prince, ville durant la
idée de la situatjon de cette malheureuse
ste
jours auparavant.
nonnade et quelques
avoit écrit à Son- 9. XLVI:
qui la dominoit, Borel,
Violences
loin d'avoir des disposirticuliers, dont plasieurs étoient
donc nécessaire d'enfavorables à la municipalité. Il est
sur ce
bns
et de revenir
qui
er dans quelques détails à ce sujet,
pour se faire une
passoit dans lintérieur du Port-au-Prince, ville durant la
idée de la situatjon de cette malheureuse
ste
jours auparavant.
nonnade et quelques
avoit écrit à Son- 9. XLVI:
qui la dominoit, Borel,
Violences L'homme étrange
de ce dernier à Saint-Marc, pour de Borcl.
onax, peu après l'arrivée
d'aller rétablir sa santé
i demander un conge, sous prétexte bassesse d'y combler le
prs de la colonic. Il avoit eu la Il avoit fait la même dea
pmmissaire civil de protestations. à desirer, pour le repos de
ande à Polverel (1). Il eût été
qu'elle eût été
colonie, et du Port-au-Prince en particulier, pas sans doute
;cueillie. Les commissaires civils ne crurent
à ce métant d'indulgence
u'il leur fût permis de témoigner
fut leur réponse 2 et
hant homme. On ne sait pas quelle bien une lettre trèshéme s'ils lui en firent une. Il existe Saint-Marc, deux jours
Sonthonax lui écrivit de
PortEvère, que
à la précédente. K Le
près, mais qui paroît étrangère
à un grand nombre
au-Prince, y eft il dit, sert de repaire
sur vous pour
de toutes couleurs; je compte
de brigands
ne connois pas encore.
m'indiquer à mon arrivée ceux que je dont je dois rechercher
Si vous étes étranger aux complots
détruire la trèsle moment est favorable pour
les auteurs,
avez en France (2). 5
mauvaise réputation que vous
Lettre de Borel à Sonthonax, du 9 mars 1793.
de Sonthonax à Borel, s du 11 mars 1793.
2 Lcttre
Y 3
pour
de toutes couleurs; je compte
de brigands
ne connois pas encore.
m'indiquer à mon arrivée ceux que je dont je dois rechercher
Si vous étes étranger aux complots
détruire la trèsle moment est favorable pour
les auteurs,
avez en France (2). 5
mauvaise réputation que vous
Lettre de Borel à Sonthonax, du 9 mars 1793.
de Sonthonax à Borel, s du 11 mars 1793.
2 Lcttre
Y 3 --- Page 350 ---
( - 342 )
Quoi qu'il en soit, Borcl resta au
nir la ville en révolte ouverte contre Port-au.Priance, les
Pour
Il répandit qu'ils n'étoient
conimissaires civi
venus dans l'Ouest que pour ei
barguer le maire Eorgela, le procureur de la commune
et lui. Il annonça hautemert l'intenticn de
Alai
manda même
St
résister, et d
qu'on
rentrer les gardes nationales
défc
doicnt contre les noirs la
qui
Crois-den-Pongeets, sons rien
ser Pour les remplacer (). Dès-lors il ne
prop
touré de ses aides-de
des
parut plus qu'e
camp,
canonniers de la troupc
Praloto, et d'une foule d'étrangers
qui, depeis lincendie
Port-au-Prince, ne respiroient que le sang et le pillage. T
est même le bouleversement d'idées
tions
que produisent les disse
civiles, que l'un de ses principaux agens éto't un homn
de couleur nommé Philibert, qui commandoit les
levés à leurs maîtres
les
Africains e
pour
enrôler. C'est avec ces satellit
qu'il siégeoit constamment à la municipalité, à laquelle il di
toit ses lois. Le procureur de la commune
3 Alain, , asscre
lorrqu'il revint de sa députation amprès des commissaires 9'
à Saint-Marc, Borel l'accusa hautement d'avoir
civi
démarche
concerté cet
avec le pouvoir exécutif, pour sacrifier le
et Jui; que Borel parvint ainsi à exciter une émeute, ou peup Ala
courut les plus grands risques. Ccs violences continuèrent
lendemain, et Borel fit alors de son chef notifier,
Thili
bert,n général Ricard, commandant du
par
de
Port-au-Prince, l'ordr
s'embarquer, en lui disant quil étoit Ze pcuple, et
falloit obeir. On ne s'occupa même pas de motiver
qu'i
et Ricard, qui s'étoit
cet ordre
particulièrement distingué à la prise di
1 Déclaration d'Alain , du 17 avril 1793. Débats dans l'affaire
nic:, tome VII, pag. 248 et 249.
des colo
général Ricard, commandant du
par
de
Port-au-Prince, l'ordr
s'embarquer, en lui disant quil étoit Ze pcuple, et
falloit obeir. On ne s'occupa même pas de motiver
qu'i
et Ricard, qui s'étoit
cet ordre
particulièrement distingué à la prise di
1 Déclaration d'Alain , du 17 avril 1793. Débats dans l'affaire
nic:, tome VII, pag. 248 et 249.
des colo --- Page 351 ---
(343 )
la compagnic de l'arbalète (1),
Bas:ille, ou il commandoit
d'avoir quelquefois partagé
paroitavoir eu d'autre tort que (2). Alain assure qu'il
Delasalle
foiblesge du gouverneur
de violence; qu'il fut meà cet acte
ulut encore s'opposer
et maltraité par
cé de la mort, trainé par son écharpe, de ce dernier; qu'il
sieurs des agens de Borel, en présence de
officiers
courage du maire et quelques
dut son salut qu'au
les assassins et lui; qu'il reanicipaux, qui se mirent entre
officiers de la
Borel et plusicurs
nnut parmi eux Anguste
rde soldée, dont il donne le nom (3).
se
craignant sans doute pour elle-méme, Borel
La municipalité,
s'étoit pissé; mais les deux
rna à improuver ce qui
de nouveau.dans son sein,
d'autres factieux se transperèrent
Zik, commande faire reconnoitre le citoyen
us prétexte
lieu de Ricard. Alain et la municipalié
nt de la place, au
et de menaces, sur tout par
rent encore accablés d'outrages
à 1a séance appronvoit
hilibert. La partic du public présente devoit pas attendre des
us ces excès. Zik, de qui l'on ne
cclui qui vint à bout
bien pacifiques, fut pourtant
discussion
ppositions
d'orlre, en fiisant naître une
rétablic unz espèce
au commandement (4)-
r sa promotion
la marche de l'armée sur le
Tous ces excès avoient précédé
nouvelle. Quelques
-Ils redoublèrent à cette
prt-au-Prince.
l'homme de couleur, Chanlatte
Rciers municipaux, tels quc
des électeurs de Paris, en 1789, ,tome 1, Fage 3.
1 Procès verbaux
Delassalle, des 6 et 13 janvier ct 9 fevrier 1703,
21 Lettres de Polverel à
203, 251 ctesa
3 Declaration d'Alain. Débats susdits, tome VII, pag.
4 Débats susdits, page 282.
Y 4
cette
prt-au-Prince.
l'homme de couleur, Chanlatte
Rciers municipaux, tels quc
des électeurs de Paris, en 1789, ,tome 1, Fage 3.
1 Procès verbaux
Delassalle, des 6 et 13 janvier ct 9 fevrier 1703,
21 Lettres de Polverel à
203, 251 ctesa
3 Declaration d'Alain. Débats susdits, tome VII, pag.
4 Débats susdits, page 282.
Y 4 --- Page 352 ---
(344) )
père, parurent desirer qu'on
se bornant à leur faire des
reçit les commissaires civils, 3
dans la ville, si l'on
représentations sur l'entrée de l'arm
de la
y trouvoit des inconvéniens. Le
commune 2 Alain, dit que ce fut
procure
de sa part. La troupe de
l'objet d'un réquisitoi
prenoit
Borel,qui entroit aux
part aux délibérations
séances > 9
armé étranger n'entreroit
> y Ait arrêter qu'aucun cor
sion chassé de la
duns la ville. Alain fut à cette OCc
municipalité,
obligé de chercher un
poursuivi par les factieux,
Les choses furent
asyle dans la mbaison du maire Borgell
jours
poussées au point qu'il se sauva
après, avec le nouveau commandant
quelqu
camp du
de la place,
$. XLVII,
gouverneur Delasalle qui assiégeoit la ville Zik,
Assemblée Enfin, les factieux,
(1).
permanente la
pour mieux assurer leur
de la
municipalité, et
domination St
commu- des conseils des prévenir par l'exaspération des
nc.
hommes sages,
esprits l'effi
vagante de convoquer la
recoururent à la mesure extra
semblée
commune et de la meltre en état
permanente, > quand la ville étoit sur le
d'a
quée par l'armée qui étoit à ses
point d'être atta
de Polverel et
portes. L'un des accusateu
dans le comité Sonthonax, ce même Sénac > qui tenoit la
du Petit Goave,
plum
Baudières i la mort (2),
lorsqu'il envoya Ferrand d
C'étoit si bien le club présidoit cette assemblée de
furent
sous un autre nom 2 que les commune
portées sur le même
délibération
les négocians du Port-au-Prince registre, et c'est alors qu'on forç
l'adresse
à faire aux commissaires
offensante, dont on a rendu
civil
compte (3).
1 Déclaration d'Alain, duj7 avril
du 12 avril. Débats susdits, ibid., 1793. Procès-verba! dc la municipalité
2 Voyez ci-dessus le
pag. 252 et 255.
3 Débats dans laffaire tome des I, chapirre III, S. VIII, P.111.
colonies, rome VII, pag. 258 er 259. Letire
1h
à faire aux commissaires
offensante, dont on a rendu
civil
compte (3).
1 Déclaration d'Alain, duj7 avril
du 12 avril. Débats susdits, ibid., 1793. Procès-verba! dc la municipalité
2 Voyez ci-dessus le
pag. 252 et 255.
3 Débats dans laffaire tome des I, chapirre III, S. VIII, P.111.
colonies, rome VII, pag. 258 er 259. Letire
1h --- Page 353 ---
(345 )
les factieux pouvoient commettre,
crainte des excès que
firent sentir
faite par les bâtimens le 12 avril,
canonnade
et à tous ceux qui ne partageoient pas
à la municipalité
La municireurs de Borel la nécéssité de se prononccr. un dernier
qui lui furent faites par
accepta les propositions
Delasalle, de connentaire que leur envoya le gouverneur mais tandis que, pour
civils ();
avec les commissaires
de quelques merer 2 l'entrée de l'armée s elle s'occupoit
qui avoient
à remettre le calme parmi les citoyens
et dépropres
les postes, Borel prit la parole
aux armes et garni
les citoyens vouloient
discours ( que
dans un tres-long
de recevoir des perir à la' loi 5 mais qu'ils répugnoient les écrits publiés
nes dont les projess étoient connus par
Saint-Marc (2).)
civils, et lorsque
étoient les commissaires
arrêté,
personnes
en exécution de son
léputés de la municipalité,
on refusa de les
Arent aller au devant du gouverneur de > Borel, et on ft
en vertu d'une consigne
se
T passer
le général Delasalle, qui
dispositions pour repousser Le procès - verbal de la
nia a la portée du canon.
foule d'incipalité de ce jour - la constate qu'une marins et étranJus, qui lui parurent être canonniers
civils 2 du 6 avril
municipalité du Port-au-Frince aux commissaires
civils à Dcibid., page 168. Lettre des commissaires
Débats susdits,
: du 8 avril.
ébats susdits 1 ibid., pag. 171, 283, 323 et 324.
Débats ibis.,
dc la
du 12 avril 1793.
Procès - verbal
municipalicé
254.
'une marins et étranJus, qui lui parurent être canonniers
civils 2 du 6 avril
municipalité du Port-au-Frince aux commissaires
civils à Dcibid., page 168. Lettre des commissaires
Débats susdits,
: du 8 avril.
ébats susdits 1 ibid., pag. 171, 283, 323 et 324.
Débats ibis.,
dc la
du 12 avril 1793.
Procès - verbal
municipalicé
254. --- Page 354 ---
C 346 )
gers(s), vinrent se plain.lre de ce qu'elle n'avoit
réquisition aux troupes de ligne et, aux
pas.fai
la forcèrent à la faire. Une
camonniers, et
déclare: qu'elle étcit
citoyenne, inconnue vint égale
envoyée ( par les
> la municipalité à ne
citoyenne; pour in
pas amener le
55 s'ensevelir sous les ruines de la ville pavillon, ayant jur
(3). )
S. XLVIIL.
La même violence
Fuitede Borégnoit dans toute la ville.
rel aJacmel assicgeans interrompirent leur feu dans la soirée de Lorsqu
eràlaJamai- jour, les gardes nationales du
du
ce n
que.
canonniers de ce
poste Dragon empêchères
Poste, d'après les ordres de la
dejcontinuer à tirer( (3); mais des canonniers de municipa
vinrent les y forcer, Le féroce Borel
la troupe St
les choses aux dernières
ne vouloit que por
Au liendeveiller
extrémités sans s'inquiéter des St
à la défense de la
se battit, il n'abandonna
ville; puisqu'il vouloit q
la municipalité
surer de l'exécution de
qu'un instant pour
ses ordres sur la continuation
lités. Il coucha dans la salle des
des h
matelas, avec Philibert,
séances ordinaires sur
Binsse'aini, et plusieurs autres de
aides-de-camp. Sur ce qu'on vint lui annoncer
la
rationale demandoit à faire la paix, il donna que g
CCS agitaceurs, contre
ordre d'ar
lesquels il proféra
de
Lc commandant des
beaucoup mena
Africains, Philibert,
9> percevoit que le parti
ajouta que ( s'ils
qui fermentoit l'emportit, il a
> cing cents personnes avec lui Prêtes à le suivre; qu'il
1 Voyez ci-dessus le chapitre III de la seconde partie, S. XLVII, p.3
2 Procès-verbal de la municipalité, du 12 avril 1730. Débats
255 et 256,
ibid.
3 Ibid.
éra
de
Lc commandant des
beaucoup mena
Africains, Philibert,
9> percevoit que le parti
ajouta que ( s'ils
qui fermentoit l'emportit, il a
> cing cents personnes avec lui Prêtes à le suivre; qu'il
1 Voyez ci-dessus le chapitre III de la seconde partie, S. XLVII, p.3
2 Procès-verbal de la municipalité, du 12 avril 1730. Débats
255 et 256,
ibid.
3 Ibid. --- Page 355 ---
(347)
dans les mornes, et oi
roitde la ville aveceux , se porteroit
oil il passequ'il ruleroit Ct inc ndiereit per-tout
porrreit;
dit4onl, avoit memce les négopir (). Borel lui-mème, sur:leur navires avant que les
de tirer à boulets rouges
derrière Jes vaisseauz
mis-aires civils les eussent fa't mettre
On'ne
brâler leurs magasias dans la ville (2).
Eut,e et de
atroce n'entiàt
guère se refuser à croire que ce projet lui avoit imles vues de Borel, quand on songe qu'on le Port-audès Pann'e d'suparavant, , le dessein d'incendier Mole
G.imouard en venant du
(B).
ce, Horsqwilf-taré.é par
si étram
milieu de la confusion produite par une conduite
a
nombre des partisans de Borel diminuoit d'un
ent féroce ,le
des amis de la paix s'augmenteit dc
nent à l'autre 3 celui
et les commis.
avo'ent quelque chose à perdre,
:ceux qui
hàter le dérien de ce qui pouvoit
es civils ne négligerent
Le commandant de
ppement de ces heureuses dispositions. avoient aussi reçu d'eux des
'ace et lestroupes de ligne, qui soumettre à l'autorité nacs presiantes (4 ), vouloient émettoient se
le même veell 5 ceux
ate'; les hommes de couleur
étoient décidément da parti
membres de la municipalité qui
des
s'étoient retirés. Tandis que les autres s'occupoient
Borel,
du 13 avril 1793. Débats susdits,
Procès-verbal de la municipaliré,
civils à Delassalle, du
Lettie des commissaires
- Vit,peg.a61 ct 202.
rril 1753.
civils à Delassalle, du 3 avril.
Lettre susdire des commissaires
Voyez ci-dessus le chap. 1, $. XL.
de ligne du
Lettre des commissaires civils aul commandant des troupes
Pau-Priace, du 13 avzil 1797 Aurre au commandant du Port- -au-Prince,
itjour.
la municipaliré,
civils à Delassalle, du
Lettie des commissaires
- Vit,peg.a61 ct 202.
rril 1753.
civils à Delassalle, du 3 avril.
Lettre susdire des commissaires
Voyez ci-dessus le chap. 1, $. XL.
de ligne du
Lettre des commissaires civils aul commandant des troupes
Pau-Priace, du 13 avzil 1797 Aurre au commandant du Port- -au-Prince,
itjour. --- Page 356 ---
(348)
moyens d'effectuer l'entrée des commiesaires
tirent un dernier effort
civils, les fac
par le
pour conserver leur empire : COI
tambour-major de li garde nationale
sabre nud à la main, ils se
9 Montaucie
la
présentèrent à la
désarmer ci l'empècher de se sauver
municipalité
Encouragée
en fermant les P
par les nembreuses défections du
E
elle le requit de lui donner un
parti de
piguet de
la protéger; il répondit qu'elle n'en
gardes nationale:
suffisoit de deux
avoit pas besoin, et
grenadiers, qu'il plaça à la
alors la même
porte. Elle e
réquisition au commandant des
et celle-ci fut exécutée. Mais tandis
troupes de
comité secret
qu'clie étoit retir
pour délibérer sur de nouvelles
commissaires civils, et sur diverses
dépéche
nationale, qui demandoient
députations de la
la paix, Borel vint encore
et lui déclarer qu'elle seroit sacrifiée la
l'ins
première (4).
Ces outrages furent les derniers. La
pas moins dans ce comité secret les municipalité n'en
cutécs ce jour-là même
mesures qui furent
civils
pour l'intreduction des
et de l'armée. On assure que les
commis
armés pour se réunir à la
citoyens qui s'é
municipalité furent obligés d'ac
chérement la fuite de Borel ; en lui donnant
or, et 2 à 300,000 livres en lettres de
66,000 livi
verbal de la
change ( 2). Le P
municipalité du Port-au-Prince ne dit rien de
circonstance; 5 mais on en verra bientôt les plus fortes ir
tions. Tout paroit annoncer
que Borel, accablé de de
1 Ibid. Goup d'ail inpartial sur
page 43.
Sainc-Domingue, par Fr. Polverc
2 Débats dans l'affaire des colonies, tome
la lettre des commissaires civils à
VII, pag. 81 ct 232. Voyc:
mêmes à la municipalité de
Delassalle, du 8 avril 1793, ct cc
Léogane 9 du 17 avril,
ie
plus fortes ir
tions. Tout paroit annoncer
que Borel, accablé de de
1 Ibid. Goup d'ail inpartial sur
page 43.
Sainc-Domingue, par Fr. Polverc
2 Débats dans l'affaire des colonies, tome
la lettre des commissaires civils à
VII, pag. 81 ct 232. Voyc:
mêmes à la municipalité de
Delassalle, du 8 avril 1793, ct cc
Léogane 9 du 17 avril,
ie --- Page 357 ---
( 4 349 )
que comme Un
troubles de Ssint-Domirgue du moins pour
onsidéroitiles
rétablir sa fortune , ou
de spéculation pour
étoit à vendre au'plus
et qu'il
barraser de scs créanciers,
Delasalle > imvoit dans une leitre du gouverneur
aux comnt. On
pablics (M), qu'en demmandant il avoit
sde dansi les papicrs
aux Etats-Unis,
civils un congé pour passer
s'ils vouloient lui
aires
agitateurs,
: de, lear livrer cent cinquante deltes
prder un sursis pour payer ses
d'abord à Jacmel, avec
Borel se réfugia
Soit
Quoi quil en soit,
et une troupe d'Africains.
uns de ses officiers ,
soit qu'il eut
Iquessnficamment en sûreté,
de
a ne s'y trouvàt pas
qu'il servoit, il passa
ultérieures pour le parti
de
contre
vues
la déclaration guerre
mel à la Jamaique 2 bien que la colonie (2). Tel futlasyle
dans
ngleterte fât alors publiée
du Por-au-Prince 2 du 29
de A. N. Delassalle à la municipalité du 7 avril 3793. Vovez
Lettre dans le Moniteur de Saint-Domingue, de l'Ouest et du Sud,
rs 1793, Mémoire historique sur les troubles
si la'Suite du
de couleur, page 19 ct le S. XLVIci-desus.
les commisaires des citoyens
où le citoyen Borel peut dépioyer
c Voici le moment 1 y dit Delassalle, la liste de cent cinquante agitateurs >
civisme en nous faisant passer
nationale > lorsquil me prioit
son m'a ofirt d'envoyer à la conmission du citoyen Polverel sa demande
gu'il lettre du 3 mars d'appuyer auprès
pour le paiement
par sa
la nouvelle Angleterre, et d'unsursis êtres
d'un congé pour
la majeure partie de ces
dangereux,
de ses dettes. n me dit alors que
par Pamour de l'anarchic et
leur. patriotisme que
des lois, étoit alors
qui ne manifestoient
exécutif, conservareur
sont
leur haine pour le pouvoir
les nègres du Cul-de-Sac.) Ceux-la
au camp de Baugé (form contre
susdits,
rentrés, etc. >>
du 13 avril 1793. Débats
de la municipalité s
2 par Fr.
2 Procès-verbal
Coup-d'acil impartial sur Saint-Domingue la
de
id. pag. 260 et suiv,
des commissaires civils à municipalité
olverel fls, page 41. Lettres
1793. Autre à la commission
et à André Rigaud, du 14 avril
aint-Marc 7
mermédiaire, du 29 avril.
(form contre
susdits,
rentrés, etc. >>
du 13 avril 1793. Débats
de la municipalité s
2 par Fr.
2 Procès-verbal
Coup-d'acil impartial sur Saint-Domingue la
de
id. pag. 260 et suiv,
des commissaires civils à municipalité
olverel fls, page 41. Lettres
1793. Autre à la commission
et à André Rigaud, du 14 avril
aint-Marc 7
mermédiaire, du 29 avril. --- Page 358 ---
(355)
de ce factieux, dont le prétenda
par les deur assemblées
patriotismie a tant été €3
coloniales ,'et par les
commissairer civils. Il est également
accusateers
les principaur fonctionnaires
remarquablel que cefu
Fublics de Jacmel
dai
rent un bitiment pour celte
qui
fou
bientôt des
déstination, et gu'l leur pro
secours de la part de cetle colonie anglaise
(1).
S. XLIX.
Sonthonax assure dans les débats
Relations rale de la commune daPort-au
que dans l'assembléc gé
da Port-auPrince 07 fit circuler une
venant de la
de la
let
Frince, avcc
capitale
Jamaijue,
cotte
on excitoit lès
Kingstont,
colonie
colons a
dinslagu
se defendic contre les
suglaise,
civils, en leur! promettant de prochains
commissai
cette lettre devoit se trouver dans les secours. Tlajoute q
papiers de
qui n'éteient pas encore inventoriés. Sénac,
Palvere
qui
commune durant cette grande crise, déclare
présidoit
au contraire
n'a eu aucune connoissance de cette lettre
g9
point effectivement
(2)5 et on Ee
troavée dans la partie des Papiers
Polverel, qui a été remise à la commission des colonies
partie a été prise par un baciment angluis
; l'aut
loriqu'on
en France (3..
l'envoyo
II est certain du moins que la ville du Port-au-Prince,
plusicurs autres de la colonie, n'avoit
cessé
comm
relations
pas
d'avoir de
plus ou moins intimes avec la
lord Efingham
Jumaique, , depuis qu
y avoit envoyé un bitiment à son invitition (4)
1 Débats dans P'affaire des colon:es, tome VII, page 257 et
tom
vILI, page 281. Voyez aussi le. deux :. suivans,
277;
Lomingue, par Fr. Polverel fils,
Coup-d'ail sur Sainr
pa. 420043.
2 Débats dans Paffaire des colonies, tom: VII, pag. 258 et 259.
3 Débats susdits, tome II'. 9 pag.
4 Voyez ci-dessus le chapure III, S. XVII de la seconde parcie, S. XXII,
des colon:es, tome VII, page 257 et
tom
vILI, page 281. Voyez aussi le. deux :. suivans,
277;
Lomingue, par Fr. Polverel fils,
Coup-d'ail sur Sainr
pa. 420043.
2 Débats dans Paffaire des colonies, tom: VII, pag. 258 et 259.
3 Débats susdits, tome II'. 9 pag.
4 Voyez ci-dessus le chapure III, S. XVII de la seconde parcie, S. XXII, --- Page 359 ---
( 351 )
maite du Port-au-Prince, Lerembours,
S dup précédenti
seconde assemblée coloniale, y étoit
voit été députéa-la
et il
el lors du blocust deicette ville, ou peu auparavant,
avecsi lesiagitateurs quil avoient voulu soulever
ppondoit
l'on
lonje contre les L commissaires civils : c'est ceque
fut écrite de Charles-Town à Borel pat
ans une lettrerqui
Ventrer eux, ctic qui fut interceptée par les commissaires
est-il dit, une léttre de Lerems
: C J'ai bien: regagy
de là Jamaique 3 mais je partoisd dans 'ce tempsLTS fils,
n'ai
lui répondre . - . . Si Lerembours
et je
pas pu
il a bien des occare écrit à son fils s: . - comme y
ns pour la Jamaique , jeilui écrirairaussi (1).>
les commissaires civils interceptérent aus:i
u de jours après
de l'un de ses
intimes
a
etires de Borel lui-même, et
plus Celle 9
(2),Anne Binesei, qui venoient de la Jamaique.
prel est adressée à la municipalité de Jacmel. Il y annonce
qui devoit le conduire à la Jamaique, suivant
e capitaine
de la
natioonventions faites avec le commandant
garde
de Jacmel, voulut se détourner de sa
et la municipalité
la colonie danoise de Saint-
, sous prétexte de passer par
craignant d'être livré par ce capitaine aux commisnas; que il
d'aller en droiture à la Jamaique,
S civils , le força
aussi la lettre de W. Collaw, de Londres, à Th. Collaw au Hayre,
octobre 1791, et la lettre de Lenud à l'abbé Ouvière, du 2 juil-
)2.
le
ettre de Delaire à Borel, du 28 février 1793. Voyezaussi procèsde remise de ladite lettre 1 aux commissaires civils par le capide la goélette la le 8 avril.
Procès-verbal de remise de lettre faite aux commissaires civils , par le
ine de la goëlette la
2 venant du Cap, du 8 avrM 1793. --- Page 360 ---
( 35s )
et d'y déclarer qu'il étoit parti de
Saint - Domingue j
Cuba, et nor
que, malgré ce
bâtiment fut confisqué,
mensonge officieus
pas conforme à la
parce quel T'expédition ne se ti
faire
déclaration; qu'enfin Borel
protester deux lettresde-change
futioblig
sur M. Lendo, parce gue le
considérables qui'il
avoit écrit au
négociant qui les avoit
banquier anglais ( gu'elles
> chées par la
avoient été
violence, ou Par toute autre
> qui devoit faire
considér
rougir ceax au profit de
elles
P été tirées >.
à la
parce quel T'expédition ne se ti
faire
déclaration; qu'enfin Borel
protester deux lettresde-change
futioblig
sur M. Lendo, parce gue le
considérables qui'il
avoit écrit au
négociant qui les avoit
banquier anglais ( gu'elles
> chées par la
avoient été
violence, ou Par toute autre
> qui devoit faire
considér
rougir ceax au profit de
elles
P été tirées >. Çet aveu de Borel
goi
av
lui-même
on le voit, les bruits
confirme, 3 CO
il ft
qui ont été répandus sur la manière
payer aux habitans du Port-au-Prince
cette ville
sa retraite hoy
S.L. Il est remarquable que, malgré la déclaration de
Lectres de et les mensonges qui avoient
gue
Borel ct et ses
opéré la saisie du bâtiment,
Binsse à la
complices ne furent point traités comme
municipalité guerre par les Anglais; il reçut même
prisonnier
de Jacmel, du gouverneur 5 qui leur accorda à
un accueil disti
ct:. le leur retira, à la vérité,
de
tous un passe-port. peu temps après, mais seuler
lorsque l'incident des
cité,
lettres-de-change eut acquis de la P
parce qu'il y avoit à la Jamaique quelques
parti gouvernementaire de la colonie, qui
agens
de Borel , suivant la 'conduite
les poursuivoient
que
ténue les uns envers les autres dans les émigrés ont touj
de refuge. On
pays qui leur ont a
de
peut juger, par les passages suivans de la le
Borel, s'il n'étoit pas comme eux disposé à livrer la col
2 Lettre de Borel à la municipalité et à la
du 27 avril. Débats dans l'affaire des
garde nationale de Jac
suivantes,
colonies 3 tome VII, pag. 2G
--- Page 361 ---
(353)
dit peupie anglais, qui
& Sirs de la loyauié
PAngleterre. à des réfegies, nous proporefuser protection
ne pouvoit
bâtinent) de faire ingénuement
sàmes au capitaine (du
le motif de notre fuires
connoitre, à Pentrée dans ce port,
d'un batiment
nécessité oi nous avions été de profiter
et la
dans l'ile. Le capitaine de la goes
français pour nous tendre
de P'ile, lc jour même
a J'ai VI le général
disa
Iette peristz
ai été accucilli avec quelque
de notre artivée. P'en
dire, témoigné quelque defsa
tinction. Il m'a même, j'ose
Je lui
de Frangais 720 jouissent pas. rence, dont beaucoup
il
que les Anglais
de notre position, et paroft
ai parlé
pour les colonies franont des principes conservaseurs le sort des colonies ana
gaises, dont le sort entraîneroit trèrpositive que les
On donne comme nouvelle
*
glaises. ; que Pese
envakir les colonies Frangaises
Anglais veulent
d Jacmel, la Marticadre anglaise est dans ce moment dans le plus bref délai, 3
nique et les iles-du-vent ; que,
devant nos
navales d'Angleterre se présenteront
les forces
de vos moyens de résisJe vous ai souvent parlé
) ports
sont biffées pat un trait
dernières
3 ainsi soulignées,
moins
* Ces huit
lignes Pencre de la biffure étoit beaucoup
a
lans V'originals mais comme
très-lisibles.
adre anglaise est dans ce moment dans le plus bref délai, 3
nique et les iles-du-vent ; que,
devant nos
navales d'Angleterre se présenteront
les forces
de vos moyens de résisJe vous ai souvent parlé
) ports
sont biffées pat un trait
dernières
3 ainsi soulignées,
moins
* Ces huit
lignes Pencre de la biffure étoit beaucoup
a
lans V'originals mais comme
très-lisibles. Sonthonax obsérve
oncéc, les huit lignes sont aujourd'lui même de cette lettre, elle fur
tette occâsion que, suivant le poste-scriptum qui la renvoya à Borel après en
remise par le porteur au gouverneur, doute effaça ce passage, alin qu'on ne
avoir pris connoisance, et qui sans
de PAngleterre, Les huic
fàc pas instruit à Sainr-Domingue des criminelles préparatifs de la lettre. Il est encord
lignes ne sont pas d'ailleurs les plus main de Borel; mais les accusateurs de
vrai qu'elle n'est pas écrite de la
la
n'ont pas nié que la
Pclverel et Sonthonax, qui en ont fait remarque, fussent de son écriture * qui cst
signature, 5 et unc ligne qui la précède, ne
page 272; erc. Voyez les Débats, tome VII,
Z
crès- reconnoissable. Tome III,
Rapport de Garran-Coulon, --- Page 362 ---
(354)
D tance contre vOS ennemis intérieurs : ne les ménagez
D3
pas
ces mbyens, en autendant qie vous puissier vous procure
D d'autres moyens plus décisifs; car vous n'avez de salu
> que dans votre énergic et votre courage (1). )
Ce qui suit est tiré du post-scriptum, oi Borel rend compt
de la manière dont il a été desservi par des habitans de Saint
Domingue, du parti gouvernementaire. ( Toutes nos relatior
> ont donc cessé avec M. le gouverneur , et je suis rédu
>> au seul témoignage de ma conscience, jusqu'à ce que l'op
> nion publique, bien. cclairée, me venge de"tant de persé
>> cutions. Je suis donc dans l'impuissance de vous ét)
>> D'AUCUNE UTILITÉ ici. Cependant j'ai écrit à M. le gou
> verneur 5 je lui ai rendu compte de ma vie publique et d
> ma vie privée, et il m'a répondu une lettre fort honnête
D qui ne se ressent en rien des premières expressions qui l'a
> voient déterminé à retracterlaccueil honorable qu'il m'avo
* fait. Je vous engage toujours à vous défendre; les effuire
5> changeront de fiue, et votre résistance ne sera Pa
> vaine (3). >
Dans le même temps, un des compagnons de Borel, Ann
Binsse, écrivoit aussi de la Jamaique à l'une de ses amies
( J'ose espérer que, sous un mois ou six semaines, la tran
> quillité sera au Port-au-Prince, ainsi que dans toute la co
> lonie. Les moyens que Pon prend, et les forces qui y se
>> ront, nous rameneront le caime, puniront les scélérats,
> feront rentrer les nouveaux frères (les hommes de couleur
I Lettre susdite de Eorel, du 27 avril. Débats susd., tome VII,
267 et suivantes.
pag
2 Post-scriptam de la lettre susdite, Débats susdits, ibid., page 271,
quillité sera au Port-au-Prince, ainsi que dans toute la co
> lonie. Les moyens que Pon prend, et les forces qui y se
>> ront, nous rameneront le caime, puniront les scélérats,
> feront rentrer les nouveaux frères (les hommes de couleur
I Lettre susdite de Eorel, du 27 avril. Débats susd., tome VII,
267 et suivantes.
pag
2 Post-scriptam de la lettre susdite, Débats susdits, ibid., page 271, --- Page 363 ---
(355 )
jamais da sortir. Soyez assurée
dans Tétat d'oi ils n'auroient
la donn'étois sûr de cette nouvelle, je ne vous
que si je
long >. C'est dans la
herois pas. Le détail ne sera pas
Borel et
leutre
Binsse avoue la crainte qu'eurent
me
que
les conduisoit, à une fréd'èire livrés parle bâtiment qui bitimens de la Répuou d'ètre pris par des
re française,
firent en conséquence C au capique ; et la menace qu'ils
s'ils éloient pris
aine, le pisto'et sous Ja gorge, que,
brûleroient la
de la Républiq-e), ils lui
par des bà.imens
les menoit
à la Jamaique (4). >
pervelle, ainsi que s'il ne
pas
civi's et de l'armée qui les ac- S. LI.
L'admission des commissaires
le depart de Contribution
npagnoit, n'éprouva plus de diffcultés, après
imposée au
plusieurs maisons, aient été pillées, Port-au-Prinrel; rien ne prouve que
conme on le leur a re- ce ct déporque cette armée fut introduite,
sorte tations.
Ils traitèrent d'ailleurs li ville en quelque
iché (2).
contribution de 450,000 fr.
pays conquis, en luiimposant une faite conire elie. On n'en
ar payer les frais de l'expédition
venus se réunir aux
mpta que ceux des habitars qui étoient
tiers au plus
nmissaires civils; mais il paroit cerlain qu'un
fut iée lement payé (3). La garde natiocette somme
des canonniers entièe fut réorganisée, > et la compagnie
Adam, datée de Kingston, du 27 avril 1792. Voyez
Lettre à madame
15, 18 et suiv., et le tome VIL, page 276.
ome V des Débats > pag.
à bord du SaintAdresse des citoyens du Port-au-Princs, dans les prisonniers Lébats, toine VIL, page 372
voré, à la municipalité du Cap;
uiv.
commissaires civils, du 24 avril 1793. Débars dans
Proclamation des
rome VI,P-64, et tome IX,
aire des colonies , tome V, page3173 civils à Laveaux, du 29 avril 1793.
: 160. Lettre des commissaires
Za
ome V des Débats > pag.
à bord du SaintAdresse des citoyens du Port-au-Princs, dans les prisonniers Lébats, toine VIL, page 372
voré, à la municipalité du Cap;
uiv.
commissaires civils, du 24 avril 1793. Débars dans
Proclamation des
rome VI,P-64, et tome IX,
aire des colonies , tome V, page3173 civils à Laveaux, du 29 avril 1793.
: 160. Lettre des commissaires
Za --- Page 364 ---
356 )
rement licenciée (x). Des mesures encore
furent exercées contre les
plus rigoureus
infiniment
personnes. Une trés-g grande, ur
trop grande quantité d'habitans furent
peut en juger par la déclaration
arrêtés. C
les débats,
que fait Sonthonax dai
qu'il en mit plus de cing cents en
peu de jours (2). On trouve
liberté, da
effectivement de
contenant la liste des
gros cahie
tières
personnes arrêtées, ou des
ne contiennent que l'indication de
pages el
mises en liberté;
celles qui ont é
beaucoup furent néanmoins
être déportées en France. Deux des
embarquées po
saires civils, Senac,
accusateurs des commi
président de l'assemblée de la
et Clausson, plusieurs autres membres du
commun
du quarante-huitième
club, quarante sold:
régimeut, ci-devant
montré durant le siége le plus de fureur d'Artois, qui avoie
thonax furent de ce nombre
contre Polverel et So
du Port-au-Prince
avec beaucoup des gardes soldé
(3). Une adresse des
lité d environ deux cent
déportés en porte la t
cinguante (4). Les
n'étoient guères entourés alors
commissaires civ
que des hommes
ou des blancs de leur
de couleu
parti, comme ils avoient été
au mois d'octobre précédent par les
circenven
partisans de l'assemblée
1 Proclamation des commissaires civils, du 21 avril 1793.
Saint-Domingue, du 29 avril.
Moniteur
* 2 Débats susdits , tome
VII, pag. 344 et suiv.
3 Débats susdits, tome HI, pag. 133 et suiv.; tome IV
390; tome VII, pag. 184 ct suiv., 229,
> pag. 215
Coup-darilinmparial sur
28f, 344 et suiv., 358 et su
et 44. Décisiun des commissaires Saint-Domingue, s par Fr. Polverel fils, pag. 43
civils, du 12 mai 1793.
4 Adresse des ciroyens du Port-au-Prince
Honoré, à la municipalité du
2 prisonniers à bord du Sai
suivantes,
Cap, toine VII des Débats, page 372
Aiithm
suiv., 229,
> pag. 215
Coup-darilinmparial sur
28f, 344 et suiv., 358 et su
et 44. Décisiun des commissaires Saint-Domingue, s par Fr. Polverel fils, pag. 43
civils, du 12 mai 1793.
4 Adresse des ciroyens du Port-au-Prince
Honoré, à la municipalité du
2 prisonniers à bord du Sai
suivantes,
Cap, toine VII des Débats, page 372
Aiithm --- Page 365 ---
( 357 )
que dans ce grard nombre
int-Marc. Il est donc impossible
plusienrs injustices, ,qui
déportations 3 ils n'aient pas commis dcs circonstances si
inévitables dans
oient melheureusement
la révolution donnoit
traordinaires, et dans l'exaltation que
avoient embrassé sa canse (1).
brs à presque tous ceux qui
des colonies n'a pu
bien au surplus que la commission
n sent
travail dont elle étoit chargée l'exaire entrer dans l'immense
et que, dans beaucoup
en de chaque déportation en particnlier, nécessaires pour cela.
cas, elle n'auroit pas eu les élémens
de la comnéanmcins avec peine que le procureur
le a vul
guère reprocher que dela
une , Alain, auquel on ne pouvoit avoit donné des éloges peu de
iblesse, et à qui Sonthonax même dans cette mesure générale.
(2), avoitété compris
être
mps auparavant
l'avoient fait arrêter, purent
es commisaires civils, qui
ia crainte qu'on ne considééterminés à sa déportation par
déclaration qui est toute
le
de sa liberté sa
à
t comme prix Mais les lois de la justice sont supérieures
leur décharge.
se dispenser de regretute considération, , et lon ne peut
le torrent de la'
civils, entrainés par
r que les commisssires
la résistance, et trop accouvolution, aigris d'ailleurs par
de la part
de rigueur bien plus grands
més à des exemples
hommes de couleur, n'aient pas
: colons blancs contre les
situation ils plaçoient une
sez réféchi dans quelle déplorable
à diz-huit cents lieues
ultitude de citoyens, en les envoyant, 3 la Convention natioleur justification à
: chez eux , présenter
désolation ils répanle, occupés de si grands intérêts ; quelle même ils faisoient
combien d'ennemis
bient dans leurs familles,
tome VII, pag. 357 et suiv.
1 Débats susdits,
Alain, du 20 mars 1793.
2 Lettre de Sonthonax a
Z 3
sez réféchi dans quelle déplorable
à diz-huit cents lieues
ultitude de citoyens, en les envoyant, 3 la Convention natioleur justification à
: chez eux , présenter
désolation ils répanle, occupés de si grands intérêts ; quelle même ils faisoient
combien d'ennemis
bient dans leurs familles,
tome VII, pag. 357 et suiv.
1 Débats susdits,
Alain, du 20 mars 1793.
2 Lettre de Sonthonax a
Z 3 --- Page 366 ---
358 )
ainsi, sans y penser, à la métropole et à ses age
Peut- être néanmoins éloit-il dificile de mieux faire dans
circonstances critiques oi ils se trouvoient. Ilest certain,et
événemens qui s'étoicnt passés au Port-au-Prince le prouv
assez, que beaucoup de ces déportés étoient des boute-feux liv
au parti de Borel et de l'étranger, également ennemis de
révolution qu'ils feignoient d'embrasser avec emportement,
de la métropole qu'il dénigroient sans cesse Il est trop Vi
que le temps des révolutions, même de cellcs qui conduis
à la liberté, n'est pas Pépoque od l'on jouit le misux de
bierfaits ; et l'e pèce humaine doit s'estimer heureuse quand
mesures qu'elles entraînent ne sont qu'aveugles et sevères,
être barbares et sanguinaires. L'histoire ne nous a pas transn
une seule de ces crises, quin'ait entrainé le bannissement
l'arrestation d'un grand nombre d'hommes. Malgré l'heureu
situation des Etats-Unis pour opérer sans grandes secousses u
révolution qui nous paroît si pure dans le lointain d'ou nc
la voyons 5 malgré la douceur des meeurs nationales, et ta
d'institutions favorab'es à l'huma ité 3 il est certain que C
comtés entiers ont vu une grande partie de leurs habita
désarmés, , bannis ou arrêtés comme loyalistes. Rien n'indiq
d'ailleurs dans les actes les plus secrets des commissair
civils, qu'ils se soient déterminés par des sentimens perso
nels de haine et de cupidité. Les tristes usages de la guerre
auxquels l'imperfection de la police laisse encore
nom de lois, les auroient autori.és à instituer des usurper tribunau
milivaires, qui pardonn:ni bien rarement aux vaincus. Ils avoier
devant les ycux les com nissions prévôtales que l'assemblée Ce
loniale avoit établies dans toutes les paroisses de la colonie.I I
se détournèrent de ces institutions barbares, et ne firent juge
personne dans la colonie > parce qu'ils n'y, auroient Pu trouve
la police laisse encore
nom de lois, les auroient autori.és à instituer des usurper tribunau
milivaires, qui pardonn:ni bien rarement aux vaincus. Ils avoier
devant les ycux les com nissions prévôtales que l'assemblée Ce
loniale avoit établies dans toutes les paroisses de la colonie.I I
se détournèrent de ces institutions barbares, et ne firent juge
personne dans la colonie > parce qu'ils n'y, auroient Pu trouve --- Page 367 ---
(359 )
tous d'ailleurs étoient enparce que
aux
C tribunanx impartiaux,
formes 3 si contraires
suivant les anciennes
étoient forpre organisés
criminelle 5 enfin ils
remières notions de la justice
régloient leurs pouellement autorisés, par les décrets qui
les
en envoyant à la métropole
oirs, à faire ces déportaiions,
(1)- Les lahotifs de leurs arrêtés et les pièces justificatives commissaires civils
trouvent dans Jes papiers des
unes qui se
des colonies de s'assurer
"ont pas permis à la commission fidèlement remplie. Il est à
cette condition a toujours été
avec la métrodes communicatien:
roire que la dificulté
pénibles oà ils
même les circonstances
olc, et probab'ement
changeoient leur position prescirconstances qui
e trouvèrent,
n'avoient pu être prévues par
ue à chaque moment, et qui
leur laissèrent pas tou-
: lois relatives à leurs pouvoirs, ne un devoir si imporburs le temps et les moyens de remplir
ant.
à la même époque une S. LIT:
Les commissaires civils adoptèrent
dans la suite, celle Envoi de
dont ils firent un grand usago
plusieurs coutre mesure
leur paroissoient dangereux pour lons dans les
'autoriser plusieurs colons qui
dans les Etats - Unis, États Unis,
tranquillité de la colonie, à passer
jusqu'à
rentrer à Ssint-Domingne
ous l'obligation de ne point
à prendre ce parti,
Ils obligèrer t même des citoyens
C'étoient de
a paix.
alternative la déporiation (2).
n leur laissant pour
des actes manifesten ment arbitraires;
réritables teutres-de-cachet,
aux mesures plus rigounais c'étoient aussi des adoucissemens
Paffaire des colonics, tome IV, page 336.
1 Débats dans
tome IV, page 3-23 tome V, page
dans laffaire des colonics 9
du 11 mai
2 Débats
300. Lettre des çommissaires civiis avillars, du 10 mai.
; tome VII, page commissaires civils sur Th. Miiet et Rival,
793. Décision des
Z 4
achet,
aux mesures plus rigounais c'étoient aussi des adoucissemens
Paffaire des colonics, tome IV, page 336.
1 Débats dans
tome IV, page 3-23 tome V, page
dans laffaire des colonics 9
du 11 mai
2 Débats
300. Lettre des çommissaires civiis avillars, du 10 mai.
; tome VII, page commissaires civils sur Th. Miiet et Rival,
793. Décision des
Z 4 --- Page 368 ---
(360 )
oil rerses qn'ils auroient pu employer; ct dans le
tant d'antorités luttantes les unes contre boulerersemer
mis 1s colonie dès avant leur
les autres avoier
ces autorités elles - mêmes étoient arrivée; lorsque presque toute
dévonées à Ja faction des
con:re - révo'utionnaires 0
d'établir le règne des lois. indépendans, il leur étoit impossibl
administration parle
Polverel, qui avoit débuté dans so
plus grandrerpect
damné Presque tous les actes de
pour elles, qui avoit con
quelque chose
Sonthonax oti il avoit trouv
snivre
d'arbitraire, fut entraîné par les
son exemple, et souvent même à
cireonstances
lui (1). Enfin, s'il s'agisoit de
aller plus loin qu
ceux qui en furent les
juger, non les mesures, mai
de dire qu'an
victimes, on ne pourroit sc
grand nombre de ceux
dispense
portation on l'exil dans les
qui ont souffert la dé
sont plaints avec le plus de Etuts-Unis, ceux sur-tont qui s'er
agi çomme s'ils eussent pris violence, à tâche n'ont que trop souven
ployée contre cux,
de justifier la rigueur déexcés coupabies
Par l'incivisme de leur conduite et le
On en'verra des aurquels ils se sont livrés hors de la colonie
niers
preuves bien déplorables dans les deux
chapitres de cC rapport.
ders. LIIT.
La réduction du Port-au - Prince devoit
Soumission traîner ceile du surplus de l'Ouest
naturellement ende la provin- Sud, jusqu'a cette pointe
et de la petite province du
ce du Sud, Le grand nombre des
isolée que forme la Grande - Anse,
hommes de couleur
partie de ila colonie, et de
répandus dans cette
cause : y comprimoit
ceux qui avoient embrassé leut
voués 2u parli des
presque par-tout les colons blancs détenter
indépendans, ou les
aucun mouvement. Le
empéchoit du moins de
parti des hommes de couleur doa Voyez cl-desscus le chapitrz
VI, &
h
du Sud, Le grand nombre des
isolée que forme la Grande - Anse,
hommes de couleur
partie de ila colonie, et de
répandus dans cette
cause : y comprimoit
ceux qui avoient embrassé leut
voués 2u parli des
presque par-tout les colons blancs détenter
indépendans, ou les
aucun mouvement. Le
empéchoit du moins de
parti des hommes de couleur doa Voyez cl-desscus le chapitrz
VI, &
h --- Page 369 ---
(361 )
du Petitde Saint - Louis,
it dans lcs villes de Léogane, de Baynet ct dans plusieurs
re, dans les paroisses d'Acquin, la vérité, qui suivoit à- peu-près
Li ville de Léogane , à
s.
celle de Saint-Marc, qui, jusqu'alors
nèmes principes que
les royalistes au pompon
été, commc elle, dirigée par d'une manière fort équivon'avoit reconnu d'abord que
Sonthonax
Polverel (1). Mais le triomphe que défenVautorité de
de décembre, en
eu atl Cap, au commercement celui que les commisles droits des hommes de couleur,
marchant avec
civils venoient d'avoir au PorbasPainct,eny de révolution
s
aussi produit à Léugane une espèce
à T'auavoient
les hommes de couleur
me à Saint - Marc, et rattaché
capita'e du Sud, et
é nationale i2). Les Cayes-da-Fond, de la province od les
hel étoient les deux seules villes forts mais les Cayesdécidément les plus
CS fussent
Tinsurrection des nègres,
Fond, toujours tourmentées par nationale, afin d'en obtenir
ent besoin de ménager Y'autorité
Cette ville avoit d'ailsecours nécessaires pour sa défense. le bataillon de T'Aube,
ou dans les environs,
S dans sonsein,
favoriser les vues des indépendans
n'étoit pas disposé à
remportée par les commisre la métropole. La victo're,
achcva d'atcivils contre les factieux du Port-au-Prinee,
cs
dans la capitale du Sud.
er leurs partisans
5. LIV.
étoit bien plus décidée dans son cppo- Admission
a ville de Jacmel
contre la reconnoissance des des commiscivils et
civils
n aux commissaires
saircs
ct des homde Léogane, du janvier 1793. mes de couLettre de Polverel à la municipalité
du 9 avril.
leur à Jac
civils à ladite municipalité,
e des commissaires
de Léogane, des 17 mel.
Lettte des commistaires civils a la municipalité
aril 1793. --- Page 370 ---
(362)
droits des hommes de couleur. Depuis le teriible incendie
ces derniers y avoient allumé durant la nuit au milieu de
vier 1 1792 (1), elle n'avoit pas varié dans son éloignement
eux; elle avoit suivi littéralement les conseils que son de
Pitra lui avoit adressés après la loi du 4 avril ; elle n'
point quitté Ics armes; elie avoit refuséde recevoir les hor
de couleur armés dans son sein. Polverel, en s'y présentant
Ies al parences les plus amiables, n'avoit pu
vaincre sa I
tance; et dès qu'elle avoit appris que Sonthonar se dispos
marcher contre le Port-au-Prince pour y faire respe
l'autorité nationale contre les factieux, elle s'étoit empr
de faire cause commune avcc cette ville : celie de Jacme
la commune des Cayes- de-Jacmel qui, suivant sa dénor
tion, n'est en quelgue sorte qu'un accessoire de Jacmel,
nèrent le tocsin contre ce commissaire civil dans toute la
lonie.
vaincre sa I
tance; et dès qu'elle avoit appris que Sonthonar se dispos
marcher contre le Port-au-Prince pour y faire respe
l'autorité nationale contre les factieux, elle s'étoit empr
de faire cause commune avcc cette ville : celie de Jacme
la commune des Cayes- de-Jacmel qui, suivant sa dénor
tion, n'est en quelgue sorte qu'un accessoire de Jacmel,
nèrent le tocsin contre ce commissaire civil dans toute la
lonie. C'est à Jacmel que Borel se retira avec les Africains
formoient son escorte lors de la réduction du Port- au- Pr
C'est Jacmel qui lui fournit Ics moyens de passer à la Jai
que, d'oi il écrivit à la munic'palité et à la garde nationale
les engager à une vigoureuse
réistance, en leur promc
l'appui de la colonie arglaise (2). La lenteur de ces
et l'exemple cffrayant de la réduction du Port- au-Prince sec
permirent pas néanmoins à Jacmel de suivre ces conseils C
gereur, et les commissaires civils,qui ne vouloient faire us
de la force militaire qu'a la dernière extrémité, n'eurent
même besoin d'cn déployer l'appareil pour soumetire les J
1 Voyez le chap. VII de la scccnde partie, S. XIII. 2 Voyez les SS. VII, VIII, XXVI, XLVIII et L ci desstrs. aus
lettre des commissaires civils à la municipalité de Léogauc, Voyez du
17 avri
--- Page 371 ---
(363 )
avoient fait le blocus du Portens. Ontre les troupes qui
étoit néceseaire pour
Piince, et dont une partie du moins
celles de Léogane, da Grand- Goave,da
er cette ville,
offrirent des forces plus que suffiGoave et de Baynet,
civils pouvoient dis-
:s avec celles dont les commissaires
On n'osa donc
Ia réduction de Jacmel (1). I pour opérer
ne
guères être
une lutte dont le résultit pouvoit
7 essayer
de la garde nationale, Baudouin ct
eux. Le commandant
indépendans abandonnèrent
autres chefs du parti des
eurs
aussi à la Jamaiq"e, ou dans les Etatsile pour se retirer
Borely avoit laissés, en les
Onyl lices ncia les Africains que
de mai
5 et dès le commencemert
oyant au Port-au-Prince;
de nouveaux adjoints,
deJiemel,renforcée par
unicipalité
annorça son entière
y furent admis pour eette circonstance, rendirent peu de
civils, qui s'y
nission aux commissaires
de la loi du 4avril. La
Ps après pour assurer l'esécution factieux leur laissa peu d'actes
de presque tous les chefs des
d'un
Ils n'ordonnèrent li déportation que
évérité à exercer. toutes les autonombre d'habitans; mais ils renouvelèrent
Polverel fils assure même qu'il fallut changer
constituées. encore les emde la garde nationale, qui portoient
Irapeaux
ies du royalisme (2). civils à la municipalité de Baynet, des 29
ettre des commissaires Antres des mêm S à la municipalité de Jacmel,
2, 5 et 7 mai 17/3.
ls n'ordonnèrent li déportation que
évérité à exercer. toutes les autonombre d'habitans; mais ils renouvelèrent
Polverel fils assure même qu'il fallut changer
constituées. encore les emde la garde nationale, qui portoient
Irapeaux
ies du royalisme (2). civils à la municipalité de Baynet, des 29
ettre des commissaires Antres des mêm S à la municipalité de Jacmel,
2, 5 et 7 mai 17/3. des 15 avril et 5 ma. Autres aux muet 7 mai. Autres à Dufau,
du7 mai. Autre à celle du Giandalirés de Léogane et du Petit Goave, de Léogane, des), 17 et 19 avril,
ve, du 9 mai. Autres à la municipaiité
fils, pag. 44? impartial sur Saint Domingue, par Fr. Polverel, Lettres des
Coupd'ail
tome VI, pagis 385 et 387
ts dans laffaire des colonics,
mai
Autre des mômesa la
missaires civils à Dufau, des 2 ct 5
17y3. --- Page 372 ---
(364)
s. LV. Dispositions II ne restoit plus que la pointe de la Grande-Anse
du quartier Jérémie pour compléter la soumissi
de Jérémio. n des deux province
l'Ouest et du Sud. Tout ce quartier avoit été jusqu'alo:
pleine révolte contre l'autorité naiionale : la loi du 4 av
étoit restée sans exécution ; les hommes de couleur
y ét
chassés de leurs possessions; les ordres des commissaires
et de la commission intermédiaire ne purent les y faire
tégrer; la communc de Jérémie rejsta la médiation de
commissaires de la commune des
Cayes, que Polverel y €
envoyés, et dans le même temps,u mois de février
elle arma six cents esclaves sous le commandement de 17
d'entre eux, Jean Kina, aujourd'hui officier au service
Grande-Bretagne, pour assurer l'expulsion des hommes de
leur; elle OS3 envoyer l'arrêté qui ordonnoit cet armement
commandant du Sud, Harty, et c'est la seule correspond
qu'eile entretint avec l'autorité nationale. Les commissaires ci
enhardis par les succès qu'ils avoient eus au Port-au-I -Princ
à Jacmel, se crurent suffisamment antorisés
tant
à déployer
par
d'atte
Pappareil militaire pour réduire aussi tout ce qua
de la colonic. Polverel défendit l'erécution de l'arrêté du
seil-général de la commune de Jérémie sur l'armement
esclaves, à peine contre les contrevenans, d'être
comme
poursi
perturbateurs du repos public et réfractaires aux
de la République, conformément aux lois des 11 et
1792 : c'est alors seulement que la commune de Jérémie,
frayée par le sort du Port-au-Prince, parut disposée à rec
noître l'autorité des commissaires civils: le
procureur de
municipalité de Baynet, du 5 mai.
émie sur l'armement
esclaves, à peine contre les contrevenans, d'être
comme
poursi
perturbateurs du repos public et réfractaires aux
de la République, conformément aux lois des 11 et
1792 : c'est alors seulement que la commune de Jérémie,
frayée par le sort du Port-au-Prince, parut disposée à rec
noître l'autorité des commissaires civils: le
procureur de
municipalité de Baynet, du 5 mai. Autres à la Mothe- Vidal et à la m
cipalité de Jacmel , du 7 mai, Autres aux municipalités de Jacmel ct
Grand-Goave, du 2 mai. Autre dc Polvercl à Guyet, du 18 mai. --- Page 373 ---
(365 )
il leur annonça la réenfin avec eux;
june correspondit des lois qu'ils lui avoient adressées (). pnetla pablication doutoient plus de la sounission de
rel et Sonthonax ne
devoient, après cette opération
partie de la colonie; ; ils
étouffer les germes de
née, retourner dans, le Nord y
exécuter
montroient encore au Cap,
ntentement qai se
faire cesser T'insurrection des
avoient formé pour
an qu'ils
la
des forces capables
s, et pour donner à République
ceux qui
les ennemis du dehors, en contenant évènement
epousser
intérieure. Un nouvel
roient troubler la paix
Galbaud venoit
Le général
isit subitement ces espérances. Indépendamment
avec le titre de gouverneur. iver au Cap
les ordres du Conseil exélusieurs mesures qu'exigeoient d'un convoi considérable des
provisoire pour la protection
de toutes les parties
aens du commerce qu'on rassembloit
civils que les méaux commissaires
colonie 2 on marquoit
d'une maautour du nouveau gouverneur
ens se rallioient
leur prompt retcur dans cette
cxiger
: assez alarmante pour Rigaud, qui avoit commandé la
5 ils chargèrent le général
contre le Port-auarmée de Bizoton dans T'expédition
te
forces a Jérémic, et ils reprirent
ce, de marcher avec ces
du détacheterre la route du Cap, accompagnés
et
ite par
avoit conduit à Saint-Marc,
t de blancs que Sonthonax
s'étoient armés pour eux
hommes de couleur qui
juelques
cette ville ou à la Croix-des-louquets
tome VI, pag.
, qui avoit commandé la
5 ils chargèrent le général
contre le Port-auarmée de Bizoton dans T'expédition
te
forces a Jérémic, et ils reprirent
ce, de marcher avec ces
du détacheterre la route du Cap, accompagnés
et
ite par
avoit conduit à Saint-Marc,
t de blancs que Sonthonax
s'étoient armés pour eux
hommes de couleur qui
juelques
cette ville ou à la Croix-des-louquets
tome VI, pag. 387 et suivantes; tome
Débats dans l'affaire des colonies, 110 et suiv, Proclamation de Polverel,
pag. 65 ct suiv., ,90 et suiv. 3 mai 1793. --- Page 374 ---
366 2 )
CHAPITRE I a V.
Du
gouverneur Calbaud, et de lincendie
Cap.
Le court
de
s. I.
séjour Gilbaud dans la
Invalidité si
colon'e a eu des
importmntes, 2 que cctte parti: de
su
de la nomi- à
T'histoire de la révolu
Saint-Domingue exige un soin
nation de dral. C'est dans les
particulier et les plus gra
Galbaud,d'a- étoient réduits
iemps mémes oi les
à
commissaires ci
près la loidu maintenir
employer les moyens les plus
4a avril,
l'autorité nationale d ns l'Ouest,
extrèmes P
géneral dans la province du Nord
que l'arrivée de
qui F ensa faire périr la colonie y élablit une nouvelle 1
l'agonic. Il
entière d ns les
deveit être facile de
convulsions
noissoient la véritable situation de prévoir, pour ceux qui C
tions de gouverneur y devenoient Saint-Domingue, que les fo
y au oit dans cette colonie des au moins inutileg, tant 9
confits inévitables de lerr antorité commissuires civils, ei que
cesse Yadministration
rest ective entraveroiant
générale, sur-tout
pouvoirs que les derniers décrets
d'après les nouve
missaires civils. Mais la Convention avoient attribués aux co
encore ses yeux sur les
naticnile n'avoit pu por
la
colenies, au milieu des
que métropole exigeoit d'elle
travauximmen
pour la
liberté, et le Conseil exécutif
consolidation de
conduite des commissai:
provisoire, en approuvant
balança
es civils, relativement à
pas à le remplacer. Son choix
Desparbès,
qui avoit éié l'un
tomba sur un géné
de la République despremices à couvri: de lauriers le berce
(1).Le général Galbaud, qui d'aboic d avoit
1 Récir Eauecinctetpréparaairer de ma conduite
aussi les journaux du mois d'octobre
au Cap, par Galbaud. Voy
1792,
HIAM
vant
balança
es civils, relativement à
pas à le remplacer. Son choix
Desparbès,
qui avoit éié l'un
tomba sur un géné
de la République despremices à couvri: de lauriers le berce
(1).Le général Galbaud, qui d'aboic d avoit
1 Récir Eauecinctetpréparaairer de ma conduite
aussi les journaux du mois d'octobre
au Cap, par Galbaud. Voy
1792,
HIAM --- Page 375 ---
(3 367)
des iles du Vent () pour en assurer
gouverneur général
renonça
obtint ensuite 2 lorsqu'on
ession à la métrepole,
des iles sous le
lc brevet de gonverneur
2 expédition,
colonic de Saint-Domingue et des
c'est-a-dire, de la
iles qui sont sur ses rivages (2).
ce sont des planteurs de Ssint-Domingue
:t probable que
militaire au ministre de la mannèrent l'indication de ce
de lettres , qu'il correspondoit
bn voit, dans ses registres
Charrette de la Colinière
nelques uns d'entr'eux, tels que
et fils, à
Fun des chefs des bureaux de la gierre,
igny,
de Saint Domingue à l'Asseml'on croit, de T'ex-député
Galbaud reçut aussi, lors de sa nomination,
bn:tituante.
de T'Assemblée coloniale 3
ttre de Pun des commissaires
chercher à
recommanda fortement de
gagner
, qui lui
enfin c'est le second de ces
fance des colons blancs (3);
du ministre
ssaires, Page, qui sollicita pour lui auprès
Galband
visions de gouverneur (4) ; mais les lettres que
n'annoncent, suivant la copie qu'on
à tous ces colons
dignes d'éloges.
des sentimens
uve dans ses registres, que
intérêt direct dans la coil eut un
irès sa nomination,
lui laissa une part indivise
par la mort de sa mère, qui
Galbaud à Monge, des 14 janvier 2 8, 15,20 et 27 février
tres de
du 6 février 1793. Débats dans l'affaire des colovet de Galbaud,
de Galbaud à Adct, du 13 féviier 1793,
me vi2T,page 50. Lettre
à Guillermin, du 18 févricr 1793.
ttres de Galbaud à Brulley et
du 20 février. Autre à Taillevis,
u même à Charrete de la Colinière,
:t 2mars, etc.
février 1793. V. aussi la liasse cottés
tres de Legrand à Brulley, du 27
dans les papiers de Page ct Brulley.
étaire, no.4,
13 féviier 1793,
me vi2T,page 50. Lettre
à Guillermin, du 18 févricr 1793.
ttres de Galbaud à Brulley et
du 20 février. Autre à Taillevis,
u même à Charrete de la Colinière,
:t 2mars, etc.
février 1793. V. aussi la liasse cottés
tres de Legrand à Brulley, du 27
dans les papiers de Page ct Brulley.
étaire, no.4, --- Page 376 ---
a 368 )
avec sès frères cticeurs dans plusieurs habitations
situées
Domingue
La loi du 4 avril 1792, qui reconnut les droits
de couleur, portoit expressément dans
des L
l'article
> officiers généraux et les
XV, (I
administrateurs ou
> les commissaires civils qui avoicnt été
ordonnate
> pour cetce fois
ou seroient no
seulement, et pour Ze rétablissem
> l'ordre dans les colonies, et
> cution du présent
particulirement pour
décret, ne Pourroient être
3> ceux ayant des propriétés dans les cclonies choisis
décret, Galbaud crut devoir
>. D'aj
de l'exclusion
prévenir le ministre de la
que sembloient devoir produire contre
Rouvelles possessions (2). Il ne dissimula
cet obstacle fit
pas qu'il desir
levé. ( Il me semble, dit-il dans
3 Charrette de la Colinière,
si le
une
)) à ma nomination, il
que
conseil ezécuti
pourroit se tirer
> tant ma.demande a la Convention d'embarras, en 1
> porter le décret qui m'exclud, Il nationale, pou
> mande sur l'inutilité de cette loi, pourroit motiver
> roi inviolabie et
depuis qu'il n'y a
sacré, et sur la
>> qui doit connoitre les
responsabilité du n
agens qu'il emploie. On
D puyer cette demande de l'effet
pourr
> dans les colonies la certitude avantageux que pro
> ccartés par la loi des divers que les colons ne sor
commandemens
> geoient autrefois avec les Français
qu'ils
d'Europe (5). >
1 Lettres de Galbaud au ministre de la marine, du 12
Autre àBrulley, du 18 février.
févric
2 Lettre de Galbaud au ministre de la marine
31 Lettres de Galbaud à Charrette de la
s des 12 et 25f6
Colinière, du 20 février 1
avantageux que pro
> ccartés par la loi des divers que les colons ne sor
commandemens
> geoient autrefois avec les Français
qu'ils
d'Europe (5). >
1 Lettres de Galbaud au ministre de la marine, du 12
Autre àBrulley, du 18 février.
févric
2 Lettre de Galbaud au ministre de la marine
31 Lettres de Galbaud à Charrette de la
s des 12 et 25f6
Colinière, du 20 février 1 --- Page 377 ---
(369 )
le ministre de la marine ait répondu 5. IY.
Ine paroit pas que
seulement dans les débats () Ses instrucette demande. Th. Millet dit
fit tions.
le ministre la transmit au comité de marine, $ qui n'y
la Convention. Il en fut de même d'une
nt statuer par
sur les
amation relative au vcto attribué au gouverneur
coloniales. Quoique le décret du 25 actt
: des assemblées
Galbaud en demanda la
2 l'eût formellement maintenu,
sans doute pour se populariser auprès des copression, ,
reçut du conseil exécutif pro-
(2). Les instructions qu'il
formellement ce droit de sa place;
bire lui rappellerent
moins son autorité à celle
s elles n'en subordonnérent pas
doute obvier
commissairgs civis, et elles crurent sans
difficultés
prévoir entre
là suffisamment aux
qu'on pouvoit
et les commissaires civils, sur Pétennouveau gouverneur
C'est dans ces vues qu'en lui
de leur autorité respective.
avoit
Fapprobation que. le conseil exécutif provisoire
pelant
et des officiers
née à la déportation de son prédécesseur,
menées des
avec lui, elles le prémunirent contre les
parqués
qui, n'ayant ni assez d'audaee, ni assez
tre-révolationnaires, P'étendart de la révolte, tramoient dans
forces pour lever
Elles
ensuite :
ténèbres la ruine de la colonie.
ajoutoient
de la force publique, le général Galbaud n'ouDépocitaire
DANS TOUTES LES CIRCONSsliera jamais quil est,
des commisFANCES, soumis par la loi aux réquisitions
doit faire agir la force lorsqu'il en sera regaires, et qu'il
soit
faire respecter les
juis, soit pour les protéger,
pour maître des
nationale, Il est
moyens
ois et la souveraineté
Tome IV, page 43.
Lettre de Galbaud au ministre Monge, du 25 février 1793.
de Garran- Coulon. Tome III.
Aa
Rapp.
era jamais quil est,
des commisFANCES, soumis par la loi aux réquisitions
doit faire agir la force lorsqu'il en sera regaires, et qu'il
soit
faire respecter les
juis, soit pour les protéger,
pour maître des
nationale, Il est
moyens
ois et la souveraineté
Tome IV, page 43.
Lettre de Galbaud au ministre Monge, du 25 février 1793.
de Garran- Coulon. Tome III.
Aa
Rapp. --- Page 378 ---
(370)
> d'exécution et des dispositions militaires Mais il
> porrra JAMAIS sortir du cercle qite les commissaires
> traceront dans leurs réquisitions () >. Enfin les instr
tions, en lui recommandant particulid-ement l'exécution de
loi du 4 avril, lui renouveloient encore Pinjonction d'eeéce
ponctuellement les réquisitions que les commissaires ci
pourroient lui adresser d cet égard.
Galbaud ne ft aucune réclamation sur tous ces points. I
sieurs de ses lettres annoncent même l'intention d'exécuter
a
fermeté la loi du 4 avril. Il y déclare qu'il maintiendra se
rement l'égalité républicaine entre tous les hommes libr
quelle que soit leur couleur, sans porter atfeinte à l'ese
vage des noirs (2). Dans le petit nombre de personnes
emmena de France, il prit pour secrétaire un homme de C
leur 3 nommé Batbault-Royer 3 qui mangea toujours avec
ainsi que quelques autres citoyens dn 4 avril, qu'il s'atta
depuis à Saint-Domingue (3). Il s'étoit embarqué à Brest
la frégate la Concorde, dans les premiers jours d'avril, a
Pordonnateur Masse. Ils arrivèrent au Cap le 7 mai suivant (4
1 Mémoire en forme d'instructions données par le conseil exécutif P
soire a Galbaud, sans date.
2 Lettre de Galbaud à Erulley, du 18 février 1793. Autre à Char
de la Colinière, du20 février. Récit succiact et préparatoire de ma cond
au Cap, par Galbaud.
3 Lettre de Galbaud à Monge, des 12, 14 et 15 janvier 1703. Récit
cinct et préparateire de ma condareau.cap, Par Galbaud. Débats dansl'af
des colonies, tonze VII, Fag. 91.
4 Débats dans lafiaire des colonics, s tome VII, pag. 370. Moniteu
Saint- Domingue, du 7 mai 1793. Récit succinct et préparatoire de ma
duite au Cap, par Galbaud, Lettre du même à Monge, du 3 avril.
12, 14 et 15 janvier 1703. Récit
cinct et préparateire de ma condareau.cap, Par Galbaud. Débats dansl'af
des colonies, tonze VII, Fag. 91.
4 Débats dans lafiaire des colonics, s tome VII, pag. 370. Moniteu
Saint- Domingue, du 7 mai 1793. Récit succinct et préparatoire de ma
duite au Cap, par Galbaud, Lettre du même à Monge, du 3 avril. --- Page 379 ---
( 2e 371) )
ville n'étoit rien moins que satisfaisant. La S. III.
L'état de cette
lcs agens de la mé- Ératdu Cap
unicipalité, toujours mal disposée pour
lorsdePartimais abattue par les
opole comme pour ses principes,
vée de Galévénemens, n'avoit opposé, durant quelque temps, baud.
erniers
sourde, p'utôt qu'une réie de l'inertic et une malveillance
aux autorités établies par les commissaires
stance menaçante élevoit sans cesse des confits de jurisdiction
vils (1). Elle
depuis la déportation
ntre la commission intermétinire,qui,
formation, et le
quelques-uns des membres de sa première
Sonthonax sur les factieux, au mois de déiomphe de
de concert avec lui.
mbre 1792, alloit assez généralement avoient déchiré la
epuis, les partisans des deux faccions qui
Monie, du moins ceux qui restoient encore au Cap, égaledes commissaires civils > qui les avoient frapent mécontens
avoient abjuré leurs haines pour se
es lune après lautre,
français, à la municipaunir, contre eux.et les principes
Port-au6 (2). Les mouvemens qui se manifestèrent au de la
de 1793, et la nouvelle
ince, au commencement
naissante,
alition des rois de l'Europe contre la République
Ils n'attendoient plus qu'une occanimèr nt leurs espérances.
bn pour éclater (3).
d'agitation n'avoient pas échappé à Sonthonax,
Ces symptâmes
l'Duest; il s'efforça d'en prévenit le
rs de son départ pour
dont il
la police du Cap.
veloppemegt par la manière
rég'a
1 Voyez le Se XLIX du chapitre II.
Sonthonax, du février 1793.
2 Lettre de Boisrond jeune à
Lettre de Cambis à Sonthonax 3 sans date. Proclamation de Sonthenax,
21 février 1793. Moniteur de Saint-Domingus 3 du 26 février. Voyez
ssi le S. XLIX du chapitre précédent.
Aa 2
venit le
rs de son départ pour
dont il
la police du Cap.
veloppemegt par la manière
rég'a
1 Voyez le Se XLIX du chapitre II.
Sonthonax, du février 1793.
2 Lettre de Boisrond jeune à
Lettre de Cambis à Sonthonax 3 sans date. Proclamation de Sonthenax,
21 février 1793. Moniteur de Saint-Domingus 3 du 26 février. Voyez
ssi le S. XLIX du chapitre précédent.
Aa 2 --- Page 380 ---
( d 372 )
En annonçant à cette ville les
préparatifs des
sances de l'Europe contre la nation
principales puis
bitans à sacrifier leurs
française, il invita les ha
ressentimens et leur méfiance
commun j il engagea les blancs à abjurer
au salut
les hommes de
leurs préjugés contre
couleur; et ceux - ci, gui étoient, disoit - il
agités par trop de susceptibilité, à ne
par des rapports
plus se laisser aigri
infidèles, à dénoncer aux
les mal - intentionnés
autorités constituée
crainte
qui viendroient semer autour d'eux
et les soupçons. K Il confia
1:
> absence la sireté
spécialement durant SOI
publique à la commission
>> dans toute l'étendue de la
intermédiaine
province, ainsi
>) du Cap, à l'effet de
que dans la vill
quoi, ladite
> pourroit faire toute
commission intermédiaire
> mandant,
réquisition nécessaire au citoyen com
lequel seroit tenu d'y déférer
> étoit du service public extérieur. Il
pour tout ce q"
> la commune 3 au nom de la
chargea le procureur d
> tous les deux jours à la municipalité, de rendre compt
commission
>> * de la ville du
Il
intermédiaire de l'éta
Capx. soumit les volontaires à
cheval aux ordres directs du commandant
pied et
à la discipline militaire
de la province 3 6
pour la durée de la
Il
ce commandant à faire, dans
guerre. autoris
changemens
l'organisation de ces corps, le
qu'il jugeroit nécessaires, en
moins le droit gu'ils avoient d'élire leurs
respectant néan
officiers (1).
6. IV.
Ces mesures 3 qui paroissent avoir été
De mu :
la
constances, excitèrent le même
motivées par les cir
nicipalité et celles qui avoient ét6
mécontentement que touto
du procureur
prises jusqu'alors par les agens de
dela commune Lavergne, 1 Proclamation susdite, de
du
Sonthonax, du 24 février,
Domingue 1 25 février, Débats dans Paffaire des Moniteur de Sain
pag.331 ct 332,
colonies, tom: Vi
M 1
De mu :
la
constances, excitèrent le même
motivées par les cir
nicipalité et celles qui avoient ét6
mécontentement que touto
du procureur
prises jusqu'alors par les agens de
dela commune Lavergne, 1 Proclamation susdite, de
du
Sonthonax, du 24 février,
Domingue 1 25 février, Débats dans Paffaire des Moniteur de Sain
pag.331 ct 332,
colonies, tom: Vi
M 1 --- Page 381 ---
( 3,3 )
la colonie à l'anarchie, en concentrant
métropole pour soustraire contesta à la commission interméTautorité. La municipalité
la proclamation de
diaire T'exercice de la haute police que de la commune 2
Sonthonax lui avoit attribuée. Le procurour
da
lieu de rendre compte à cette commission
Lavergne, aul
de Sonthonax Ty
Tétat de la ville, comme la proclamation nombre sur sa compéassujettissoit, éleva des incidens sans
de police, de cintence. I1 demaada la formation d'un corps
veiller à la sihommes, qui seroit à sa disposition pour le
La
quante
par mois pour payer.
reté de la ville, et cent portugaises cette demande, il fcrma
commission intermédiaire ayant rejeté
il lui
dans
les plus amères; ;
reprocha
contre elle les plaintes
des prétentions contraires
lettre publiée dans les journaux
consune
doit régner entre les antorités
à la bonne harmonie qui
abus de son administration trèslituées; il dénonça plusieurs
il avoit gardé jusqu'alors le
3 mais sur lesquels
qu'on distribuoit
répréhensibles
des rations,
silence * et sur-tout la profusion mille par jour dans la ville
jusqu'au nombre de quatre-vingt
intermédiaire
il finit par déclarer à la commission
de la
du Cip;
lui rendre compte de la situation
qu'il ne viendroit plus
ville ().
approuva le refus de
instruit de ces divisions,
de
Sonthonax,
et défendit à la municipalité
la commission intermédiaire,
Moniteur de Saint-Dominde Sonthonax, du) mars 1733.
des 8 ct 10 mars.
1 Proclamation Lettre dc Bouchcr à Sonthonax s
Autre de Lague, du 14 mars. Dufay et Gerbier au mème, du 7 mars.
du 27
Autresde Castaing,
Autre de L. Boisrond jeune au mènie,
même, du 27 mars.
des 1, 5 et
vergneau Autres de Lavergne à la commission interméliaire, aussi celui du 25 fcfévrier.
du 6 mars. Voyez
mars. Moniteur de Saint-Domingue, du 2 mars,
wricr. Arrècé dc la commission,
Aa 3
14 mars. Dufay et Gerbier au mème, du 7 mars.
du 27
Autresde Castaing,
Autre de L. Boisrond jeune au mènie,
même, du 27 mars.
des 1, 5 et
vergneau Autres de Lavergne à la commission interméliaire, aussi celui du 25 fcfévrier.
du 6 mars. Voyez
mars. Moniteur de Saint-Domingue, du 2 mars,
wricr. Arrècé dc la commission,
Aa 3 --- Page 382 ---
(374)
eréer aucun corps de police, > ou de faire aucune autre
vation avant son retour; il déclara
la
innoque
commission intermédiaire, eile commandant de la
qu'à lui des mouvemens des
province, ne devoient compte
troupes et de toutes les mesures
qu'ils croiroient convenables de prendre pour la sireté
rale. Il enjoignit d'ailleurs à cette commission
généabus
de réformer les
que Lavergne avoit dénoncés, et particulièrement de
imprimer les états de répartition des fords de la caisse faire
dinaire ; mais il improuva la conduite du
extraorprocureur de la,
mune, sur-tout la lettre inconvenante
comcommission
qu'il avoit écrite à la
intermédiaire, et l'affectation qu'il avoit eue de la
publier dans les vues manifestes de lui faire perdre la
fiance publique, et de produire de nouveaux troubles conil lui
au Cap;
enjoignit en même temps d'étre plus
à
l'avenir (1).
circonspect
Lavergne ne dissimula plus alors les mauvaises
qu'il avoit depuis long - temps dans son coeur contre dispositions les
missaires civils. C'étoit, dit-on, chez lui
comconciliabules
que s'étoient tenus les
qui amenèrent la crise des premiers
de
bre 1792 (2). Il avoit été
jours décemfaci'eux du
depuis en correspondasce avec les
Port-au- Prince lorsqu'ils se
à
aux commissaires civils. Il tâcha de faire disposoient résister
cipalité du Cap leur projet de
adopter par la municonvocation des assemblées
maires pour a formation d'une assemblée coloniale
pri-
(3). Un des
1 Preclamarion de Sonchonax, du 9 mars 1793. Moniteur de Saint-Dominguc, du 14 mars. Lettre de L. Boisrond, jeune à
cr 22 mars,
Sonthonax, des 12
2 Déclaration de Taide-de-camp de
tome V des Dsbats dans l'affaire des Rochambeau, colonics.
Pennant, page 221 du
3 Voyez ci-dessus le S. XXXII du
L. Boisrond jeune à
chapitre précédent, et la lettre de
Sonthonar, du 27 févricr 1793.
DIM
. Moniteur de Saint-Dominguc, du 14 mars. Lettre de L. Boisrond, jeune à
cr 22 mars,
Sonthonax, des 12
2 Déclaration de Taide-de-camp de
tome V des Dsbats dans l'affaire des Rochambeau, colonics.
Pennant, page 221 du
3 Voyez ci-dessus le S. XXXII du
L. Boisrond jeune à
chapitre précédent, et la lettre de
Sonthonar, du 27 févricr 1793.
DIM --- Page 383 ---
( 375 )
intermédiaire assure, dans une de ses
mbres de la commission
de la commune ne s'ocures à Sonthonax, ( que ce procureur
ville les clubs
faire naître la fermentation en
par
cupoit qu'a
Brocas, Aval et autres (membres de
secrets qu'il tenoit avec
ensemble le métier de Larchela municipa'ité) qui faisoient
pour souThibaud, Daugy Ct Raboteau ) j que,
squeSonthonax et Laveaux
rer les esprits, ils répandoient que
livres
à la Nouvelle - Angleterre, avec 5c0,000
voient passer
la subvention du quart (). Ce
'ils s'étoient approprices sur
Lavergne
dans des lettres postéricures, que
embre ajoute,
nationale dénond'aller à la Convention
frit a la municipalité
da conseil municipal n'ayant
r Sonthonax; mais que la majorité
exciter une
été de cet avis, il fit tout ce qu'il put pour
pint
commune, soit au marché Clugny ;
ncute, soit à la maison
intermédiaire de la plus
assuroit la commission
la
le tandis qu'il
la ville et de tous ses soins pour
rande tranquillité dans
la ville étoit en danger,
aintenir, il disoit au. peuple ( que
(2)n. Ce malcs droiis des citoyens étoient méconnus lors de Yarresque
ellectivementla colonic,
istrat turbulent quitta
l'ordre de Sonthonax, de
Laveaux fit, par
uion quele général
du Cap, à- peu - près
ueiques : uns des derniers agitateurs
civils marchoient
ou les commissaires
ans le mème - temps
du 27 février 1793. Autre de Cambis
1 Lettre de Louis Boisrond jeune, Boucher au mèmc, du 8 mars. Lettre
Sonthonax, sans datc. Autre de
à la municipalité du Cap,et
u président de la commis.ion intermédiaire
du 3 avtil.
éponic du maire, dans le Moniteur de Saint-Domingue, mars ct 2 avril
jeune à Sonthonax, des 12
2 Lettres de L. Boisrond
793.
Aa 4
1793. Autre de Cambis
1 Lettre de Louis Boisrond jeune, Boucher au mèmc, du 8 mars. Lettre
Sonthonax, sans datc. Autre de
à la municipalité du Cap,et
u président de la commis.ion intermédiaire
du 3 avtil.
éponic du maire, dans le Moniteur de Saint-Domingue, mars ct 2 avril
jeune à Sonthonax, des 12
2 Lettres de L. Boisrond
793.
Aa 4 --- Page 384 ---
(376)
contre le Port-au-Frince. Il partit
malités
sans avoir rempli les
pre: crites à tous les habitans de la colonie
créanciers, et sans en avoir prévenu ni
envers le
mission
Sonthonax, ni la CC
intermédisire; mais on répandit le brait
en France dénoncer la conduite de
qu'il al
marche contre le
Sonthonax, et sur-tout
cédemment
Port-au-Prince, ainsi qu'il l'avoit offert
a la commune (1). La
P
feignit aussi
municipalité du Cap,
d'ignorer son départ et le lieu de sa
convint néanmoins qu'elle lui avoit
destinatic
conduire en France
accordé un congé P
sa femme, , dont la santé
Au lieu d'y aller,
dépérissoit (
Lavergne alla se réunir, dans les
aux réfugiés, qui y soulevoient nos alliés
Etats-Un
ment français etles
contre le gouvern
principes de notre révolution. Il est rem
quable que, lors du départ de Sonthonax
homme lui avoit fait les plus belles
Pour P'Ouest,
tien de la tranquillité
prome:ses pour le ma
publique 3 et que ce commissaire
sans doute pour l'attacher à l: cause da
civ
le tort de lui confer l'administration goavernement, avoit
de Phabitation
et la gestion ginérale des biens des
Choiseu
dans
émigrés dans
ville
Capet
sa banlieue (3). Il quitta la colonie
Ja
compte de sa geition, et la commission
sans avoir ren
intermédiaire l'accu
I Voyez le journal des révolutions de
Boizibie, et les Débais dans Paifaire des colonies, Sins-Domingue, Par Tanguy-1
tome VII,
2. Lettre du président de la commission
pag. 366.
du Cap, du 1 avril. Réponse du
intermédiaire à la municipali
maire, dudit jour, Moniteur
Lomingue, > du 3 avril.
de Sain
3 Did. Lettrc sans date de Cambis à Sonchonax. Autre de
jeune au même, du 27 ssvrier 1793. Autre de Boucher
L. Boisror
sars.
au méme, du 4
anguy-1
tome VII,
2. Lettre du président de la commission
pag. 366.
du Cap, du 1 avril. Réponse du
intermédiaire à la municipali
maire, dudit jour, Moniteur
Lomingue, > du 3 avril.
de Sain
3 Did. Lettrc sans date de Cambis à Sonchonax. Autre de
jeune au même, du 27 ssvrier 1793. Autre de Boucher
L. Boisror
sars.
au méme, du 4 --- Page 385 ---
(377 )
il avoit reçu l'avance pour divoir emporté des fonds,dont
rses destinations (1).
du Nord, Laveaux avoit en- 6. V.
Le commandant de la province
de la part de Refusd'aiéprowvé d'entraves dans ses opérations
der Laveaux
re plus
de la commune que la con- dans la guermunicipalité et du procureur arrivée dans la colonic, il re tontre les
ssion intermédiaire (2). A son
d'Or- négres.
de
ainsi que les dragons
oit été comblé prévénances,
tout leur patriotisne,
-
commandoit; on exaltoit parns qu'il
et dans les journaux (3).
ns les assemblées des corps populaires
civils pour
les mêmes éloges aux commissaires
n prodigua
et un bataillon de P'Aisne au
oir retenu ces braves gens
de l'ancien régime. Mais
P, afin de contenir les agens
dans les
avoir aidé cette ville à s'en débarrasser,
rand après
on les vit imperturbaouvemens du mois d'octobre 1792,
les vit sévir
attachés à l'autorité nationale; quand on
ement
les factieux du parti des indépenec le même zèle contre
on parut ne les
dans les premiers jours de décembre 1
ns
les satellites d'un despote. Tel
us considérer que comme
les habitans du Cap,.ctl'aoit le ressentiment qui animoit
agitateurs 2 qu'ils
leur inspiroient de perlides
:uglement que
l'insurrection des nèmoient mieux voir périr la colonie par
de la métroès
d'en devoir la pacification aux agens
que
intermédiaire à la muni1 Lettre susdite du président de la commission dudit jour.
palicé du Cap, du 1 avril, ct réponse du maire,
de Lavergnc au
les lettres de Laveaux à Sonthonax, ct celle
u Voyez
ème, du 9 mars 1793.
et des Andivers numéros du Moniteur de Saint.Domingue
3 Voyez
le Mémoire de la société dcs Amis de la Constituules patriotiques, etc.;
ou du Cap, page1.
agens
que
intermédiaire à la muni1 Lettre susdite du président de la commission dudit jour.
palicé du Cap, du 1 avril, ct réponse du maire,
de Lavergnc au
les lettres de Laveaux à Sonthonax, ct celle
u Voyez
ème, du 9 mars 1793.
et des Andivers numéros du Moniteur de Saint.Domingue
3 Voyez
le Mémoire de la société dcs Amis de la Constituules patriotiques, etc.;
ou du Cap, page1. --- Page 386 ---
378 )
pole et aux troupes de France. La
lité du Cap refusèrent
commune et la munici
au général Laveaux toute
secours dans la campagne glorieuse
fit
espèce
commencement de
que sa petite armée
1793. Des colons ont depuis
justifier cette criminelle insouciance dans divers
entrepris
publiés pour leur defense
Il
écrits qu'ils
de
(). ne fut plus possible à
continuer sa campagne (2). Toutes
Lave
et aux actorités
ses lettres à Sontho
constituées de la province du Nord
nent les tableaux les plus déchirans
conti
sur le dénuement des.tr
pesi qu'il commanduit (3). Ces braves
moins de continuer
gens offcoient né
du Nord
la campagne et de dégager toute la
des nègres insurgés, si les citoyens du
provir
se joindre à eus pendant
Cap vouloi
deux
quelques jours. Ils ne demandoient
cents bommes de bonne volonté (4). La commission
termédiaire et la municipalité réunies firent des
pourinviter les hzbitans. Elles
proclamati
mesure que le club avoit
recoururent même à cette étran
de fermer les
demandée quelques mois auparavar
boucheries et les tribunaux, comme les lie
Publics,pendent) la sortie générale qu'on projetoit
Lez
qu'on moatra d'abord se dissipa dès
fut
(5).
qu'on
en campagne, 2
1 Moniteur de Saint Domingue, des 23
2 Lettres de Sonthonax à Laveaux, des janvier, ct 2 mars 1793,etc
3 Lettre des commissaires
6 et 9 février 1793.
Moniteur de
civils à Laveaux, des 16 et 23 avril 17
Saint-Demingue, des 21 et 26 avril,
4 Les citoyens composant l'armée du général
Cap, dans le Monitcur de
Laveaux aux citoyens
Saint-Domingue du 20
ceux des 22 et 23 janvier et 2 mars,
janvier 1793. Voyez at
5 Arrêtés dela commission intermédiaire, des25
de ladite
et 29 avril 1793. Aut
de
commission, et de la municipalité réunic : du 1 mai. Monite
Saint-Domingue, des 30 avril, 1 et 2 mai.
1he
oyens composant l'armée du général
Cap, dans le Monitcur de
Laveaux aux citoyens
Saint-Domingue du 20
ceux des 22 et 23 janvier et 2 mars,
janvier 1793. Voyez at
5 Arrêtés dela commission intermédiaire, des25
de ladite
et 29 avril 1793. Aut
de
commission, et de la municipalité réunic : du 1 mai. Monite
Saint-Domingue, des 30 avril, 1 et 2 mai.
1he --- Page 387 ---
( - 379 )
le lendemain de ceite
ux fut obligé de rentrer au Cap
soit à cause du refus des habitans de partager
ile sortie,
il lc déclara troisjours après dans
vaux de l'armée, comme
intermédiaire, soit aussi
ance publique de la commission
mouveméditoit de nouveaux
qw'il étoit prévenu qu'on
Sonthonax venoit de
ju Cap contre T'autorité nationale (1).
formellement , en lni confiant, à cause de laguerre
toriser
la hauie- police de la ville du Cip(2).
6. V.
n étoit alors,
de ces mouvemens aux yeux Coalicion
it montroit les préparatifs
contre-révc- Ides factieux
Flusieurs agens les pius
desdeuxparoins soupçonneux.
avoient émig,é dans les tis avec la
haires de l'ancien régime, qui
étoient reve- municipaliténouvelles du 10 andt,
Jnis aux premières
chefs du parti
Cap, et l'on y vit au:si arriver quelques
parmi les premiers l'ex - dépaté
ire (3). On distinguoit
volontaires du Cap,
Enon, qui avoit formé le corps des
émale des
ment dévoués à lancien rigime, et lc' digne
le baron de la Valrière, muréTajor et des Rouvrai,
se faire annoncer
les camps et armdes du roi, qui osa
On
chez le général Laveaux (4).
ette double qualification
avoit toujours
uoit dans les derniers, Th. Millet, qui
très-décidée des formes les plus
uvrir une aristocratie
niteur de Sainc-Domingue, 1 des2 et5 mai17,3.
de Sonthonax à Laveaux 2 du 10 mars 1793, dans le Moniteur
:e
Débats dans l'afaire des colonies, tome VI,
Domingue, , du mars.
du 29 avril. Lecere de
7 et snivante. Proclamation de sonthonas, intermodiaire, duto: mai.
et Sontnonax à la commission
de
interméliaire-et à Laveaux,
res de Sonthonax à la commission
173. de Boucher à Sonthonax, du 8 mors 1793. Autre de Laveaux ali
re
de Galbaud aux commnissaires civils, duziini.
du. . Autre
des colonies, tome VI,
Domingue, , du mars.
du 29 avril. Lecere de
7 et snivante. Proclamation de sonthonas, intermodiaire, duto: mai.
et Sontnonax à la commission
de
interméliaire-et à Laveaux,
res de Sonthonax à la commission
173. de Boucher à Sonthonax, du 8 mors 1793. Autre de Laveaux ali
re
de Galbaud aux commnissaires civils, duziini.
du. . Autre --- Page 388 ---
1 380 )
démocratiques (1). Tous ces hommes
excitoient
, parfaitement anis:
perpéluellement la municipalité et les
Cap à de nouveaux troubles. Ils
habita
soulever les volontaires,
mirent tout en usage
en leur persuadant qu'on vould
exterminer; ils agitoient le peuple des
lant sans cesse d'une
marchés, en lui
contre-révolution
let fut, dit-on, arrêté
Prochaine. Th.
des harangues
pour l'avoir engagé à la révolte
violentes qu'il lui fit à la
n'étoit Pas membre, au marché
municipalité, d
mer (2). C'est dans le
Clugny et sur le bord
cheval, oubliant la
même temps que les volontai
journée du
terrible leçon qu'ils avoient reçue C
14 octobre > lors de
du Cap, voulurent
T'embarquement des of
s'organiser de nouveau et se
quoiqu'ils se fussent si bien regardés
comp
époque, qu'ils n'avoient fait
comme dissous à
ville, soit dans la
depuis aucun service 3 soit di
campagne du général Laveaux, et
ques-uns d'entre eux fussent même entrés dans
que
valerie qu'on avoit formé alors. Laveaux
un corps
avoit été annoncé dans les
dénonça ce proje
termédiaire. Il
papiers publics à la commissie
n'eut pas de peine à lui faire voir comb
rétablissement d'une pareille
neste à la tranquillité
corporation pourroit deven
> les circonstances publique. Il lui déclara ( que, ford
de rester en défense dans la
> et ne pouvant ct ne voulant
ville duj
> ville aussi
pas compromettre la sûreté
importante, il ne pouvoit
D opérations militaires
exécuter aucund
qu'il avoit annoncées >. La comm
1 Moniteur de Saint-I Domingue, du
du charitre II.
17 janvier 1793. Voycz le $
2 Lettres de L. Boisrond jeune à Sonthonax, du
mémc au même, sans date, Lettrc de Boucher
27 mars 1793. Au
au même, du 8mars.
ville duj
> ville aussi
pas compromettre la sûreté
importante, il ne pouvoit
D opérations militaires
exécuter aucund
qu'il avoit annoncées >. La comm
1 Moniteur de Saint-I Domingue, du
du charitre II.
17 janvier 1793. Voycz le $
2 Lettres de L. Boisrond jeune à Sonthonax, du
mémc au même, sans date, Lettrc de Boucher
27 mars 1793. Au
au même, du 8mars. --- Page 389 ---
(381 )
tout rassemblement qei
nédiaire défendit en conséquence
dcs volontaires à
du corps
oit tendre à la réorganisation anongoient pour le lende1, ct notamment celui qu'ils paroissent supposcr que la
0)3 mais les faits postérieurs la fermentation n'en conanisation se fit secrétement, et Le commandant de la
moins à réguer dans la ville:
dans les troubles
pas
s'est toujours distingué
pe, Cambis, qui
et sa modération 3
polonies par la sagesse de sa conduite
après lui avoir
uoit dans une de ses lettres à Sonthonax, avoit suscitée contre
d'une nouvelle émeute qu'on
règne
- compte
( Au reste, la tranqeillité
hommes de conleur :
et les Léopardins se
ville , sauf que les aristocrates
ailleurs aux Léounissent à la municipalité, et par-tout
coup (2).
méditent 212 mauvais
rdins. Je présume qu'ils
de Galbaud renouvela 6. VII.
arrivée
annonce de la prochaine
dans le public que Premières
T'audace des factieux. On répandit
les commis- opérations de
tôt
d'ordres rigoureux contre
Galbaud.
rénéral étoit chargé
et convoquer ensuite
civils
devoit les embarquer
de la
s
, qu'il
faisoit l'espoir des ennemis
coloniale qui
e assemblée
républicain (3). Rien ne prouve
ropole et du gouvernement
fire cesser ces bruits
Galband ait pris des mesures pour
intermédiaire, du 13 mars 1793.
Lettre dc Laveaux à la commission Moniteur de Saint- Domingue , du
xé de ladite commission 7 dudit jour. tome VI, pages 380 et 381.
nars. Débats dans Paffaire des Colonies,
no. 20 de Pinvendate, de Cambis à Sonthonax, cote DP,
Lettre sans
e des commissaires civils.
Récit succinct ct préparatoire de
Lettre susdite de Cambis à Sonthonax. de Mirande, au nom de la garde
conduite au Cap, par Galbaud. Lettre Fr. Polverel fils, pag. 33. Reionale du Cap. Coup d'acil impartial, par par picquenard.
on desévénemens arrivés à Saint-Domingue,
. 20 de Pinvendate, de Cambis à Sonthonax, cote DP,
Lettre sans
e des commissaires civils.
Récit succinct ct préparatoire de
Lettre susdite de Cambis à Sonthonax. de Mirande, au nom de la garde
conduite au Cap, par Galbaud. Lettre Fr. Polverel fils, pag. 33. Reionale du Cap. Coup d'acil impartial, par par picquenard.
on desévénemens arrivés à Saint-Domingue, --- Page 390 ---
I 382 )
odieux, dont il fat trés-certainement
instruit
actes de sa conduite,
(1); et les pre:
qui contiennent au moins des
rités, semolent annoncer qu'il n'étoit
irré
poids. Le conseil exécutif
pas éloigné dy donne
d'abord
provisoire l'avoit chargé de se
reconnoître par les commissaires civils,
avoit des dépéches de la plus grande
pour lesqu
truisoit
imporiance; on les y
particulièrement des mesures qu'ils avoient à pre
relativement à la guerre qui venoit d'être
et à P'Angleterre. On leur
déclarée à l'Esp
secrétaire de
y annonçoit aussi la nominatio
lg commission civile,
remplacement d'Ailhaud
D-lpech, pour collègu
des
(2). Galbaud, sans attendre le re
commissaires civils cu les aller joindre au
sans les prévenir même de son
Port-au-Prir
le jour de
dessein, se fit reconnoître,
son débarquement , par les autorités
au
siégeoient
Cap.Ia depuis assuré,
constituées
de preuve,
sans cependant en dor
> que ce fut Pavis du général
alors malade (3); celui de l'ordennateur Laveaux, qui
avec lui, et de la
Masse, qui étoit V
municipalité du
qu'il consulta
mais
objet:
il est
Cap,
sur
sion
remarquable qu'il ne dit rien de la comn
intermédiaire, et que, conire toutes les régles de
rarchie des pouvoirs ilse fit d'abord
la
palité, dont le dévouement
installer à cette mun
aux ennemis des
vils étoit bien
commissaires
conna, avant de se
à
sion intermédaire
présenter la comm
(4).. 1I asstra d'ailleurs cette commission
I Récit succint et préparatoire susdir.
2 Lettre de Galbaud aux commissaires civils, du 26
des commissaires civils, du 13 jsin.
mai 1793. Proclamar
3 Récit succinct et prépararoire susdir.
4 Ibid. Débats dans Pamaire des Colouies,
de Saint Domingue, des 8 et 10 mnai.
tom. VII,pag. 370. Monite
Circulaire de Galbaud, du 15m
t
d'ailleurs cette commission
I Récit succint et préparatoire susdir.
2 Lettre de Galbaud aux commissaires civils, du 26
des commissaires civils, du 13 jsin.
mai 1793. Proclamar
3 Récit succinct et prépararoire susdir.
4 Ibid. Débats dans Pamaire des Colouies,
de Saint Domingue, des 8 et 10 mnai.
tom. VII,pag. 370. Monite
Circulaire de Galbaud, du 15m
t --- Page 391 ---
(3 383 )
présens à la séance, qu'il ne feroit aucure distinccitoyens
étoient appelés par la loi à jouir du bénéentre ceux qui
de T'exécution des lois qui
de l'égalité; < Que, chargé
la colonie à la France,
nissoient la France à la colonie, et
celles
faire respecter, comme il féroit respecter
sauroitles
dans la colonie, lorsqu'un mozi pourroient étre faires
de s'en occuper.
ient plus tranquille pourroit permettre
les malheurs
ensuite toute sa vive sollicitude sur
'émoignant
il donna pour garant du zèle qu'il
ui affligeoient la colonie ,
en arrêter le cours; 3 ses principes républimploieroit pour
et l'intérêt
attachement à la République française,
ains ,son
au bonbeur de Saint-Domingue,
e'ila avoit particulièrement
Il
serment à la muniayant zoute sa fortune (1) >. prêta
d'ètre fidèle à la République.
té, sur son honneur,
actes de son administration ne furent pas pro-
.es premiers
dans la colonie pour la RépuS à inspirer de la confiance
de
naissante. Galbaud avoit apporté avec lui une somme
ue
numéraire
la solde des troupes.
e cent mille livres en
pour
de la méde leur faire valoir la bonne volonté
s prétexte
que ces onze cent
pole, il publia, dans une proclamation,
à la
le francs cotitoient plus de deux millions en assignats
Cependant ces assignats étoient l'unique gige des
publique (2).
colonie tiroit encore alors sur la méres-de-change que la
et dans ce
pole
faire face à toules les dépenses;
pour
en assemblée les négops - là même Ga'baud convoquoit
de fournir aux
hs du Cap pour aviser avec eux aux moyens
des denIl s'agissoit sur-tout de se procurer
oins publics.
Moniteur de Saint Domingue , des 9 ct 101 mai 1793.
Relation des événemens arrivés à Saint-Domingue, par Picquenard.
colonie tiroit encore alors sur la méres-de-change que la
et dans ce
pole
faire face à toules les dépenses;
pour
en assemblée les négops - là même Ga'baud convoquoit
de fournir aux
hs du Cap pour aviser avec eux aux moyens
des denIl s'agissoit sur-tout de se procurer
oins publics.
Moniteur de Saint Domingue , des 9 ct 101 mai 1793.
Relation des événemens arrivés à Saint-Domingue, par Picquenard. --- Page 392 ---
(384)
rées que les bâtimens neutres refusoient de livrer
pour
leures-dechange, que leur multiplicité avoit absolument discs
ditées () Le commerce offrit de donner en paiement le
des
gu
marcbandises qui se trouvoient dans les
ofl:e
magasins 3 et ce
parut d'abord satisfaire les capitaines de bâtimens neutre
mzis ils accusérent les négocians d'avoir fait de fausses déc
rations. Galband et l'ordonnateur Masse ordonnèrent sa
aatre foemaliled.bandomner à CCs capitaines toutes les denr
des maga:ins pour un maximum qu'ils fixèrent arbitr
rement (e).
s. VIIL,
Les mesures rigoureuses que les commissaires
Scs lectres
civils fure
oontrelesco- obligés de prendre dans la suite contre le commerce du C
lens, aux pour l'exéculion des promesses faites aux vaisseaux neutres CC
comnissaires tribuérent plus que tout le reste à le leur
civi.s.
aliéner (3). Mais
milieu du mécontentement général que produisoient des mesu
si violentes, il auroitélé difficie de prévoir que ces négocians
ligueroient dans peu de jours avec Ga'biud contre les comm
saires civi's. I! témoignoit alors à ces dern'ers, dans sa corr
pondance, la plus grande confiance et un vif desir de les v
arriver promptement pour profiter de leur expérience j il i
roissoit en méme t:mps bien éloigré d'avoir des préventic
favorables pour les habitans du Cap. * La foule d'individus
> m'entouroient, leur disoit - il dans une de ses premie
1 terred:Calbaud aux commissaires civils, du 25 mai 1793. Récitsucci
ez préparatoire de ma conduite au Cap, , par le même. Débars susdi
tom.VII, pag. 88: et suiv, 3 tom, VHI, peg. 2) Picquenard, Ibid.
2 Débats dans Tafaire des Colonies, tom. VII. Fag. 384, 400 etc.
3 Récit succin: e: préparacoire de ma conduite au Cap 1 Far Galba
Relation desévinemens arrivés à Saint-Domingus, par Picquenard.
> lettre
écitsucci
ez préparatoire de ma conduite au Cap, , par le même. Débars susdi
tom.VII, pag. 88: et suiv, 3 tom, VHI, peg. 2) Picquenard, Ibid.
2 Débats dans Tafaire des Colonies, tom. VII. Fag. 384, 400 etc.
3 Récit succin: e: préparacoire de ma conduite au Cap 1 Far Galba
Relation desévinemens arrivés à Saint-Domingus, par Picquenard.
> lettre --- Page 393 ---
(385 )
ne sauroit m'inspirer assex de. confiance pour me
lettres,
j'ai cependant fait une observation
Héterminer à un parti;
ne
se
genérale, c'est que ia guerre dans ces climats
peut
ie concours de leurs habitans : tous me
poursuivre que par
sont prèts à me suivre, et néanmoins quelques
lisent qu'ils
craindre leur inconstance naturelle. De
personnes me font
du desir commun de ne plus voir de
ous côtés on me parle
soit leur coulistinction entre les hommes libres, quelle que
d
crois appercevoir la haine s'opposer
eur, et cependant je
er:e union si desirable (1).>
après il s'exprimoit d'une façon bien plus
Quelques jours
le compte des colons. < Autant que je puisse
idée's sur
dans
dioit-il,d'aprèsie peu que j'ai va,iln'emise
ager,
Toutes les affections sont
2 colonie aucun, esprit public.
base
oncentrées dans quelques factions 3 qui toutes ont pour
Porgueil et Ia cupidité. Les uns regrettent Pancien
égoisme , entreroient volontiers dans tous les projels qui
gime ; ils
les
effrayés des
ourroient en, amener le retour 3
autres,
ont contractées envers le commerce de la
bligations qu'ils
doux de recevoir leurs quittances à
étropole, trouveroient
des bayonnettes anglaises ou espagnoles. Coux.ci, 9
:faveur
dont jouissoient les grands planloux de la prépondérance
dévastation des
;
voient d'un acil sec la
propriétés
urs,
etc'est le
grand nombre $ frémissent ET
ux - là,
plus
de couleur d leu- niveaua
ongeant que la loi met les citoyens
de
reprocherois aussi à quelques uns de ces derniers trop
uir des bénéfices de la loi, el de persécuter ceux qui, jadis
sont aujourd'hui accablés par le malheur.
nemis puissans, 3
de Galbaud aux commissaires civils, des 8 et 12 mai.
Lettre
Garran- Coulon. Tome III.
Bb
Repporepar
- là,
plus
de couleur d leu- niveaua
ongeant que la loi met les citoyens
de
reprocherois aussi à quelques uns de ces derniers trop
uir des bénéfices de la loi, el de persécuter ceux qui, jadis
sont aujourd'hui accablés par le malheur.
nemis puissans, 3
de Galbaud aux commissaires civils, des 8 et 12 mai.
Lettre
Garran- Coulon. Tome III.
Bb
Repporepar --- Page 394 ---
(386 )
diverses on cherche vainement
)) Aa milieu de ces passions
Aussi j'avoue que je ne sa
et Pesprit public.
C
> patriotisms
avec lequel
attribuer cette sorte d'enthousiasme
> a quoi
de la chose publique ( dans l'assen
> est venu hier au secours
n'avons-nous réussi que par
du commerce) ). Peut-être
en Pr
> blée
se sont faites
les demandes de P'administration
> que
Galbaud se plaignit ensuite de manqu
du peuples.
d'h
> sence
de défense, d'argent, de munitions,
de tous les moyens
( car, ajoute-t il, je ne f
billemens, et sur-tout d'hommes: cette tourbe de mauvais C
entrer en ligne de compte
> pas
le moment de se réunir sous
n'attendent que
> toyens gui
(1). . . Telle est, disoit
espagnols ou anglais
:
D drapeaux
de la colonie, que tout est paralysé
> encore, la position
qulun homme a eu l'a
d'une telleliberté d'opinions,
25 yjonit
n'avoit jamais connu que
dace de me dire en face qu'il
il
de
>
de la manière dont parle
de son roi. Jugez
la
9"
> ordres
habitoit : je lui ai fait ôter
place
> les camps qu'il l'administration: ; et si vous éliez ici, je
dans
po
> occupoit
son passage
vous ne m'accordiez
) doate pas que
> France >
civils, du 25 mai 1793.
de"Galbaud aux commissaires
1 Lettre
Galbaud dit encore : c Je vous reme
* C'et dans cette' même leture que procurée d'un bon jacobin dans la
D de la rencontre que vous m'avez
que nous avons eues ensen
du
Dufay. Les conversations
lhommen
>> sonne cizoyen
connoicre 5 j'ai pour principe que
>> l'ont mis à même de me
montre tout entier avec de la franc
plus fort que quand il se
civils quid
>) jamais
ce n'est pas les commissaires
> et de la loyauté >2. - On voit Padressant que
à Galbaud, comme le disent lesa
nent cette épithète à Dufay, en
VII des Débats , P. 372: c'est Galb
de Polvere! et Sonthonax 2 au tome
civils, eti il est Eg
sateurs
la lui donne en écrivan: aux commissaires
lui-mème qui
plus fort que quand il se
civils quid
>) jamais
ce n'est pas les commissaires
> et de la loyauté >2. - On voit Padressant que
à Galbaud, comme le disent lesa
nent cette épithète à Dufay, en
VII des Débats , P. 372: c'est Galb
de Polvere! et Sonthonax 2 au tome
civils, eti il est Eg
sateurs
la lui donne en écrivan: aux commissaires
lui-mème qui --- Page 395 ---
(387 )
font allusion aux déportés du Port a au- 5. IX.
Ces derniers mots
les Antrescontré
de
autres parties de la colonie, que
Prince et quelques
du
les déportés.
avoient déja envoyés dans la rade
Cap.pour
pommissaires
convoi. Galbaud étoit alors
cs faire partir avec le prochain
Sonde désapprouver les mesures de Polverel et
bien éloigné
Voici comme il s'exprimoit dans une des
honax à cet égard.
précédemment citées : ( La tranquillité publique (est)
ettres menacée à chaque instant par la pitié perfide des mauvais
qui., sous prétexte d'inzérét pour Phumanité
citoyens, voudroient occasionner quelque désordre, dans
soufrante,
la
des prisonniers qui sont En
le but de favoriser fite
du Saintrade, et ptincipalement ceux qui sont à bord
Hozoré. Les derniers 3 au nombre de plus de cent, courent
instant le risque de tomber malades. Dans ce cas,
à chaque
rendroit leur siresé erèsil faut les mettre à terre, ce qui
précaire, vu le peu de forces disponibles () >. Dans une
lettres suivantes 7 Galbaud disoit encore > en se plai-
:s
d'une partie des habitans du Cap pour les
iant des dispositions
de l'Ouest et du
nglais ou les Espagnols : ( Si les provinces
Sud étoient entièrement pacifiées; si Za purgation que vous
faite n'y laissoit plus que de vrais Français jsi,
y avez je le crois, la défense de la colonie tient principacomme
lement à celle du Nord, alors il deviendroit facile de grossir
deuxdesprincipaux de ces accusateurs, Page et Brulley,
at remarquable que
les
dans les débat, s'étoient fait effec.
ont tant déclamé contre jacobins mois de février 1793, sur la prément recevoir à ceux de Paris, au
l'Assemblée
ation de Collot d'Herbois, après les avoir dénigré, ainsi que
onale, en faveur du roi ) dans leur correspondance avant le 10 aout.
Lettre de Galbaud aux commisstires civils, du 12 mai 1793.
Bb 2
at remarquable que
les
dans les débat, s'étoient fait effec.
ont tant déclamé contre jacobins mois de février 1793, sur la prément recevoir à ceux de Paris, au
l'Assemblée
ation de Collot d'Herbois, après les avoir dénigré, ainsi que
onale, en faveur du roi ) dans leur correspondance avant le 10 aout.
Lettre de Galbaud aux commisstires civils, du 12 mai 1793.
Bb 2 --- Page 396 ---
( - 388 )
qui sont dans les deux aufres
du Nord des troupes
> P'armée
> parties >
lettre : C Un grand nombre
Enfin, il ajoutoit dans la même
France sur des bàd'individus demandent des passages pour
Je connois les
vont à la Nouvelle Angleterre. les
des
> timens qui
je connois
projets
relatiis aux émigrationss
)
décrets
suis déterminé à les refuser
D'après cela, je
de
>
traitres.
accorderai que sur une réquisition
votre
tous : je n'en
> part (2), >>
civils recevoient
Toutes les nouvelles que les commissaires trop ce que
S. X.
ne confirmoient que
de leurs correspondans
le mauvais esprit qui regnoit alor
symprômes Galbaud leur marquoit sur
celles de
du comdenouveaux
colons blancs du Cap;
Laveaux,
mouvemens parmi les
Cambis, de divers autres fonction
auCap.
mandant de la marine,
même de nouvelles émeutes (3)
naires publics > présageoient
intermédiaire déclarèren
membres de la commission
plusieur
Quelques
sauver la ville qu'en embarquant
qu'on ne pouvoit
Louis Boisrond, assuro
des facticux. L'an de ces membres, continuoit à tenir ferme, on 7i
Sonthonax que, si Laveaux
du 2 dicembre(A)- U
tarder à avoir la journée
le
devoit pas
homme de couleur comme pré
autre, qui n'étoit pas un commissaire civil : * Quand revien
dedent, écrivoit au mêne
main à notre tranquilli
drez-vous ici pour mettre la dernière
la
chamb
>
séminaire dans
grande
s et établir un nouveau
du même aux mêmes 9 du 25 mai.
1 Lettre
Ibide
date. Autres de Laveaux aux cor
3 Lettre de Cambis à Sonthonax, sans
missaires civils, des a avril 1793.
février 1793.
dudit Boisrond a Sonthonax, du 27
4 Lettre
écrivoit au mêne
main à notre tranquilli
drez-vous ici pour mettre la dernière
la
chamb
>
séminaire dans
grande
s et établir un nouveau
du même aux mêmes 9 du 25 mai.
1 Lettre
Ibide
date. Autres de Laveaux aux cor
3 Lettre de Cambis à Sonthonax, sans
missaires civils, des a avril 1793.
février 1793.
dudit Boisrond a Sonthonax, du 27
4 Lettre --- Page 397 ---
(3 389 )
La nomination des députésa
ou la cale de PAmbrica. o
le
d'une insurnationale n'est que prétezte
> la Convention
bons citoyens ; ils n'oseront pas
a rection contre nous et les
Cambis connoit ses
le général Laveaux. Le général
D embarquer
ami de Pordre.. : e - Tout sera bon pour
> devoirs, et est
de Clugny. IL se forme
2 insurger la piace ( du marché)
et ils sont
de noirs au carénage,
D aussi des rassemblemens
ont l'ame noire et atroce p.
> présidés par des blancs, qui
la ville (1).
Hâtez-vous de revenir,si vous voulezsauver
dans de telles circonstances, 9 les
Il n'est pas étonnant que,
sorte entièrement abancommissaires civils se soient en quelque
les soldats del la
couleur : c'étoient, avec
donnés aux hommesde
eussent été fidèles à l'autométropole, presque les seuls qui
de la colonie. Les uns
rité nationale dans les trois provinces Sonthonax dans Pémeute du
et les autres avoient seuls défendu avoient marché avec les
mois de décembre dernier; eux seuls facticux du Port-aucommissaires civils pour soumettre les hommes de couleur
Prince et de Jacmel. Malheureusement les
dans presque
particulière
formoient toujours une corporation
existoient contre eux,
toutes les communes. Les préjugés qui
de s'inles avoient d'abord empêchés
depuis leur insurrection, 2
Malgré tant de torts recorporer dans la garde nationale.
on
de fondement à Lanedereagse-Tulasd.
prochés avec trop
voulut fondre les hommes de
lui doit la justice de dire qu'il
après la publication de
coulear avec les blancs immédiatement d'empiéter sur les attribula loi du 4 avril. Roume, craignant
prendre
ne crut pas pouvoir
tions réservées à ses successeurs,
Boucher à Sonthonax, des 8 et 27 mars 1793.
1 Lettte de
Bo 3
la garde nationale.
on
de fondement à Lanedereagse-Tulasd.
prochés avec trop
voulut fondre les hommes de
lui doit la justice de dire qu'il
après la publication de
coulear avec les blancs immédiatement d'empiéter sur les attribula loi du 4 avril. Roume, craignant
prendre
ne crut pas pouvoir
tions réservées à ses successeurs,
Boucher à Sonthonax, des 8 et 27 mars 1793.
1 Lettte de
Bo 3 --- Page 398 ---
(390 )
sur lui d'autoriser cette opération, qui
venu de grands malheurs
probablement auroit pré-
().
s. XI.
La formation des hommes de couleur
Desh hommes remontoit
en corps particulier
de
au moins aux premiers
couleur et blée
temps de la seconde Assemdes compacoloniale. Lors du massacre qu'on ft d'un grand nombre
gnies fran- d'entr'eux, à la première nouvelle de liosurrection des
ches.
le 24 aout 1791, cette Assemblée leur donna
négres 2
des
pour asyle légiise
religieuses, qui devint une espèce de caserne
ceux
de la campagne
pour
que P'insurrection dcs nègres força de se réfugier au Cap. Ceux de la ville qui habitoient le
sous le nom de petite Guinée formérent
quarcier connu
dans la
un sixième bataillon
garde nationale, qui avoit cinq bataillons de blancs. Mais
dès qu'il y avoit des mouvemens contre eux
(comme au 14 août
1792, etau commencement de decembre
ilsse
soient aussi à ces casernes de
suivant),
réunisl'église des religieuses (2 ). L'Assemblée coloniale rendit bien , à l'occasion de ce
du 14a aoit, un zrrété
mouvement
pour opérer leur
mais
cet arcêté fut
décasernement;
rapporté, sur les observations du commandant
de la garde nationale d'Assas (3). Tel étoit même
du cêté Ouest pour les hommes de
l'éloignement
méfiance du
couleur, que, malgré sa
gouvernement, il aima mieux laisser ce sixième
batailion sous les ordres immédiats du
de l'assimiler à la garde nationale blanche, gouverneur, que
en le mettant, comme les
1 Mém ire CE pièces justificatives pour
et no XXII des pièces à la suite. Réflexions Larchevemque-TAibaud 7 page 146;
sur la déportation du
Verneuil, par Page, P. 6,
citoyen
2 Débats dans l'affaire des colonies, tome VII,
pag. 58,59. 90, etc.
3 Moniteur de Saint-Domingue, du 21 août 1792. Débats dans
des Coloaies, tomc VII, pag. 60.
P'alfaice
ire CE pièces justificatives pour
et no XXII des pièces à la suite. Réflexions Larchevemque-TAibaud 7 page 146;
sur la déportation du
Verneuil, par Page, P. 6,
citoyen
2 Débats dans l'affaire des colonies, tome VII,
pag. 58,59. 90, etc.
3 Moniteur de Saint-Domingue, du 21 août 1792. Débats dans
des Coloaies, tomc VII, pag. 60.
P'alfaice --- Page 399 ---
( 391)
d'Assas. La
les ordres du commandant
utres bataillons, sous
des hommes
héme assemblée rendit un arrété pour Tosganisation dans le surplus de la profranches,
e couleur en compagnies
de sa session (1). Les
ince du Nord, dès le commencement divisions dans la ville
civils, pour diminuer ces
ommissaires
enfin le sixième bataillon au commandant
u Cap, soumirent
l'isolement même du quartier des
c la garde nationale; mais
respectives des uns et
ommes de couleur, et les préventions individus dans les divers
la fesion des
lcs autres empéchèrent
à se mêler avec les hommes
staillons. Les blancs répugnoient bien moins grand nombre
le couleur, et ceux-ci, qui étoient en toutes celles de la colans la ville du Cap et dans presque de toutesles places (2).
les éloignoit
onie, se plaignoient qu'on
ordonnée par un arrêté de SonJincorporition fut inutilement
milieu de l'émeute qui
honax, rendu le 2 décembre 1792, au
même (3).
de couleur de la ville ce jour-là
hassa les hommes
civil ont prétendu que son
Les accusateurs de ce commissaire après; ils n'ont point
urrêté fut révoqué par lui deux jours
On voit même,
Sonthonax a nié formellement.
prouvé ce fait, que
qu'il ordonna Texécudu 30 décembre,
dans une proclamation
de la garde nationale que la comtion d'un plan d'organisation arrêté, et qui n'établissoit aucune
mission intermédiaire avoit raison de leur couleu: (4). Maldistinction entre les citoyens à
coloniale, du 13 septembre 1791.
de l'assemblée
1 Procès-verbaux
et 58. Mémoire et Pièces justificarivez
2Débats susdits, , tame Vi,Pag.57
No. XXII des pièces justifpag. 146 et. 147.
pour Larchereqee/Tuband,
catives.
3 Débats susdies, tome VI, pag. .377 et 378. du 30 décembre 1702
4 Ibid. pago 3,8. Proclamation de Sonthonax 2
Bb 4
1.
de l'assemblée
1 Procès-verbaux
et 58. Mémoire et Pièces justificarivez
2Débats susdits, , tame Vi,Pag.57
No. XXII des pièces justifpag. 146 et. 147.
pour Larchereqee/Tuband,
catives.
3 Débats susdies, tome VI, pag. .377 et 378. du 30 décembre 1702
4 Ibid. pago 3,8. Proclamation de Sonthonax 2
Bb 4 --- Page 400 ---
(392 )
heurcusement cette
Cap, à cause de la organisation tiédeur
ne put point s'effectuer
vit sealement
des blancs pour le service : on
leur dans
quelques-uns se méler avec des
un petit corps de cavalerie
hommes de CO
leva au commencement de
que le général Lavcar
et qui coniribua
1793,avant d'entrer en campagne
institution, à beaucompà ses succès (); mais une nouvel
service
laquelle cette apathie des colons blancs
cngagea les commissaires civils de donaer
pour
extension, augmenta bientôt ces divisions.
uze grand
trône,au 10 août, plusieurs
Peu après la chite
dans les départemens
corps de volontaires se formèrer
qui envahissoient la pour aller combattre les rois coalisés
blée
France. Jalien Raimond demanda à
nationale, au nom des hommes de
l'Assen
pole, l'auterisation
couleur de la métro
franches,
nécessaire pour se réunir en
qui se Proposoient aussi de
compagni
Sa demande fut accueillie
marcher aux frontière
nationale, qui la
avec bienveillance par l'Assemble
Le
renvoya au Conseil exécutif
ministre'de la marine, Monge,
proviscire (2
causés par l'inAuence du
instruit des terribles ravages
les bataillons de la
climat, ou par d'autres causes parm
métropole
les commissaires civils Polverel envoyés dans la colonie, invi
la formation de
et Sonthonax à y suppléer Pa
compagnies franches, composées de ces homme
Moniteur de Saint-I Domingue dudit jour. Débats
tome VII, page 56 et suiv,
dans l'affaire des colonies
I Moniteur de
faire des colonics Saint-Domingue, 3 des7 et 13 janvier 1793. Débats
du
: tome VI,pag.380, 38: et 383.
dans l'af
chapitre II. ci-dessus.
Voyez aussi le $. XXIII
2 Procèsverbaux de l'Assembléc
desdits procis-verbaux, dans les lettres nationale, de s du 7 septembre 1793. Excrai
de coulcur, no 23.
J. Raimond à ses frères les
pag. 114 ct 115,
homme
, 3 des7 et 13 janvier 1793. Débats
du
: tome VI,pag.380, 38: et 383.
dans l'af
chapitre II. ci-dessus.
Voyez aussi le $. XXIII
2 Procèsverbaux de l'Assembléc
desdits procis-verbaux, dans les lettres nationale, de s du 7 septembre 1793. Excrai
de coulcur, no 23.
J. Raimond à ses frères les
pag. 114 ct 115,
homme --- Page 401 ---
(393 )
ils étoient nés; ; et ceite inscouleur, accoutumés au paysoi décret de la Convention
ition fut depuis confirmée par un
ionale (1).
décret ni lcs invitations da
Bonthonax n'avoit attendu ni le
franches. Dès le milieu
histre pour adopter les compagnies de Rochambeau, K il autodécembre 1792, sur la demande
provisoire à former six compapriestanches, de
risa ce gouverneur
chacune, pris parmi les citoyens
de cinquante hommes
de l'espèce d'aucouleur et nègres libres >. Indépendamment la Convention natioisation donnée à Julien Raimond par
des troupes
établiseement sur le dépérissement
e,1 motiva cet
constatée de la plunues d'Europe, sur Vindifférence trop de quelques antres; (S sur
tt des blancs, ,etla mauvaise volonté des bommes acclimatés,
la nécessité enfin de se procurer
à les chasser
accoutumés à la guerre des esclaves, et propres devoit les
lors prochaine,
des retraites ou l'attaque générale,
de ces comrepousser ) ; il laissa au surplus Porganisation
en ordes officiers aul gouvernenr,
gnies et la nomination
des.officiers sercit prise parmi
Innant néanmoins que lIa moitié
sous-officiers des troupes de ligne (2).
Se XII.
depuis des formations sein- Divisions
Sonthonax et Polverelautorisirent de la colonie. Huit nouvelles com- toujours snion
ables dans diverses parlies
créées par un conseil de sistanres engnies franches furent également
treles blancs
et les homdu 5 mars 1793. Débats dans laf- mes de Cut1 Décret de la Convention nationale,
leur.
Tc des colonics, tome V : page 45.
Moniteur de Saintde Sonthonax, du 16 décembre 1792.
Affiches
2 Proclamation
patriotiques, du 17 décembre.
mingue, du 17 décmbre.Annblas Débats dans Paffaire des colonics - tomc VI,
héricaines, du 7 féyrier 1793.
E. 275 ct suiv.
homdu 5 mars 1793. Débats dans laf- mes de Cut1 Décret de la Convention nationale,
leur.
Tc des colonics, tome V : page 45.
Moniteur de Saintde Sonthonax, du 16 décembre 1792.
Affiches
2 Proclamation
patriotiques, du 17 décembre.
mingue, du 17 décmbre.Annblas Débats dans Paffaire des colonics - tomc VI,
héricaines, du 7 féyrier 1793.
E. 275 ct suiv. --- Page 402 ---
394) )
guerre tenu chez le gouverneur Galbaud
Il n'y avoit pas alors une seule
peu après son arriv
voix dans la
tiquer ces formations, dont l'Assemblée
colonie pourc
coloniale
T'exemple, et que les accusateurs de
avoit mon
depuis condamnées
Polverel et Sonthonax,
comme des institations
pour diviser les hommes libres. Les
machiavéliques, fai
pondirent
compagnies franches
généralément au but qu'on s'étoit
établissant. Celles du
proposé en
dans la
Cap 3 en particulier,s s'étoient distingu
de
campagne quele général Laveaux fit au
décembre 1792 (1)5 mais
commencem
Perpétuérent de
l'éloignement et la division
couleur.
plus en plus entre les blançs et les
Les
hommes
agitateurs surent en profiter
veaux troubles dans la ville du
pour susciter de ne
Les
de
Cap, ct en préparer de plus
journaux la colonie font mention de
gran
on courut aux armes- de
plusieurs émeutes
général Laveaux
part et d'autre, et ou la fermeté
Cambis
put à peine empêcher qu'on en vint
en parle aussi dans une de ses lettres à
aux mai
y voit que ces mouvemens étoient si bien
Sonthonax,
veillans pour troubler la
suscités par les m
d'entre
tranquillité publique,
eux, ce fat deux blancs
que, dans
pour avoir occasion de crier
qui feignirent de se querel
aux armes. Les hommes
y coururent tout de suite; ils
de coul
de la
s'emparérent du bac et des cand
Fossette, comme au 2 décembre
1792. Le
parvint, non sans
général Lave:
Peine, > à leur faire quitter les
qu'ils en eussent fait
àrmes ava
usage (2). Quelques jours après, lorsq
1 Lcttre de Sonthonax à la municipaliré du
1793. Autre à la municipalité du
Port-de-Paix , du 7 févi
à la municpalité du
Fort-Dauphin, du 16 février. Autre du mè
Galbaud à la date du Pore-de-Paix, 6
du 7 février. Copic d'ordres du géne
2 Lettres de Cambis à juin 1793.
Sonthonax, sans date, cote D. P. dc l'inventaire
1 Lcttre de Sonthonax à la municipaliré du
1793. Autre à la municipalité du
Port-de-Paix , du 7 févi
à la municpalité du
Fort-Dauphin, du 16 février. Autre du mè
Galbaud à la date du Pore-de-Paix, 6
du 7 février. Copic d'ordres du géne
2 Lettres de Cambis à juin 1793.
Sonthonax, sans date, cote D. P. dc l'inventaire --- Page 403 ---
(395) )
extraordinaire , établi par Sonthonax sur
ibunal criminel
le général Galbaud
ébris de la Prévôté, vint complimenter
de couleur
il n'en prévint point les hommes
1 arrivée,
adjoints. Ils allèrent chez Gaibaud
ée commissaire y avoit
ConsEnfin ce général et son aide-de-camp,
ément (1)-
arrêter un blanc qui avoit osé s'eme; assurent qu'il fit
être son esd'une citoyenue de conleur qu'il prétendoit
et la faire estumper (e).
XIII.
dans la ville du Cap, quand les S.
al
1 étoit l'état des partis
ville plus d'un mois Retour des
nissaires civils retournètent dans celte
dans les services commissaires
l'arrivée de Galbaud. Pleins de confiance
les indé- civilsau Cap.
avoient rendus à la métropole, en soumettant
et de Jacmel, ils annoncèrent qu'ils
ans du Port-au-Prince
primaires pour que la
nt enfin convoquer les Assemblées la Convention natioie pdt envoyer ses représentans à
les agitateurs du
(3); mais ils crurent aussi devoir effrayer
sévérement.
manifestant Pintention de les réprimer
en.
avant leur retour, a
une lettre éctite de Saint-Marc, peu
dans les paintermédiaire, et qui fut publiée
ommission
d'approbation,
publics, ils lui réitérèrent leurs témoignages citoyens; ; bientôt la
ils ajoutèrent: : ce Continuez, courageux affreuse qui ne
lonie va être délivrée de cette léthargie
Débats dans Paffaire des colonies, tome VII, pag-56
el et Sonthonax.
Moniteur de Saint-Domingue, du 10 mai 1793.
Récit suçConscience à la Convention nationale 7 pag. 20 et 21.
ndré
Galbaud,
et préparatoire de ma conduite au Cap, par
du 10
ettre de Polverel ct Sonthonax à la commission intermédiaire,
Moniteur de Saint-Domingue, du 12 mai.
792.
rée de cette léthargie
Débats dans Paffaire des colonies, tome VII, pag-56
el et Sonthonax.
Moniteur de Saint-Domingue, du 10 mai 1793.
Récit suçConscience à la Convention nationale 7 pag. 20 et 21.
ndré
Galbaud,
et préparatoire de ma conduite au Cap, par
du 10
ettre de Polverel ct Sonthonax à la commission intermédiaire,
Moniteur de Saint-Domingue, du 12 mai.
792. --- Page 404 ---
( . 396 )
cesse de la consumer. Sous
> roitre au
peu de jours nous allons
Cap, et nous sommes bien
une. sévérité que pos
déterminés à dép
principes ont
> Les agitateurs de tous les
trop iong-temps repor
D meilleur ordre de choses partis vont étre anéantis ,
Empéchez
seccédera à ce chaos destruc
que le découragement
* cains; ils
s'empare des vrais rép
triompheront sous peu. Que les
blics qui ont abusé et abusent
fonctionnaire
places
encore de l'infuence de
pour égarer le peuple 3
> fnir (i). >
tremblent! leur règn
De Teur côté, les hommes de couleur,
qu'ils avoient obtenus dans
enivrés des SI
àl leur entrée
l'Ouest et dans le Sud, donn
missaires
l'appareil d'une sorte de triomphe; et les
civils , qui ne comptoient
sur les troupes venues
plus guères que sur el
sans doute
d'Europe 2 qui se persuadoient
que cet appareil abattroit de
en
tateurs du Cap, ne surent
plus plus les
de leur joie. Ils éfoient
Pas se refuser aux démonstra
du Port-au Prince
précédés d'une troupe des vainqu
; les hommes, les femmes et les
couleur du Cip vinrent bien loin au-devant
enfan
retentir l'air de leurs arclamations.
d'eux, en fa
contraste avec le sérieux
Elles faisoient un fàc
glacé des blancs, qui
plusieurs esclaves s'étoient mé'és dans les
des préfendent
couleur pour augmenter l'escorte des rangs
homme
municipalité du Cap,h commission commissaires civils
lui-méme, allérent néanmoins
intermédiaire, et Gal
civils. Mais
aussi au-devant des
on assure que ces derniers
commiss
prirent une route
I Lettre de Polverel et Senthonax à la
mars 1793. Monireur de
commission intermédiaire, d
Ssinc-Demingue, du 3avril,
endent
couleur pour augmenter l'escorte des rangs
homme
municipalité du Cap,h commission commissaires civils
lui-méme, allérent néanmoins
intermédiaire, et Gal
civils. Mais
aussi au-devant des
on assure que ces derniers
commiss
prirent une route
I Lettre de Polverel et Senthonax à la
mars 1793. Monireur de
commission intermédiaire, d
Ssinc-Demingue, du 3avril, --- Page 405 ---
(3 397)
de Galbaud, et que, dans une
éc pour éviter la rencontre
ils lui témoignèrent la
tenue à leur arrivée,
cordialité à
e peblique
Ils avoient répondu avec
grande froideur 0).
Julien Raimond, dans qui ils
emière letire, parce que l'avoit annoncé à Pinchinat
beauccup de confiance ,
nt
(e): mais bientôt les renseignemens
ne un excellent patriote
du Cap leur donnèrent
reçurent de leurs correspondans
politiques : ils
très- défavorables sur ses principes
avant
idées
avec lui quelque temps
fent toute correspondance avoit retenu jusqu'alors les
atrivée. Galbaud lni-même commizsaires civils, qui conteches da conseil exécurif aux
et sur d'autres objets (3).
sur sa réception
a desinstructions
de
autres que S. XIV.
de cette indication et quelques
Metifs de
dépendammentdémarches du général Galbaud, plu- leur éloignenissent les premières
des citoyens qui s'étoient mon- mene contre
rs déclarations faites par
dans la colonie, Galbaud,
ardens de la révolation
les amis les plus
témoigneit une faveur parliculière
tent effectivement qu'il opposé aux mesures des comparti qui s'étoit jusqu'alors de montrer pour eux et pour
aires civils : qu'il ne cessoit
qu'il n'enmarguée, en déclarant
antorité une opposition
de leurs volontés, et
passif
loit pas être linseruement
Parrivée de Galbaud en
Circnnstances et faits passés au Cap , dans depuis Vaffaire des colonics , tome
premier juillet. Déoats
pag, 24 et suiv.
rique jusqu'au A. Conscience à la Convention nationale,
1 pag. 1 ct5.
de ma conduite au Cap.
it succinct et préparatoite
du 10 février 1792. (ou plutôr
Lettre dc Julien Raimond à Pinchinat, à ses frères les hommes de couleur
B); dans les lettres dudit Raimond
22, pag, 112 et 113.
du 13 juia 1793.
Lettre des commissaires civils à Masse,
oats
pag, 24 et suiv.
rique jusqu'au A. Conscience à la Convention nationale,
1 pag. 1 ct5.
de ma conduite au Cap.
it succinct et préparatoite
du 10 février 1792. (ou plutôr
Lettre dc Julien Raimond à Pinchinat, à ses frères les hommes de couleur
B); dans les lettres dudit Raimond
22, pag, 112 et 113.
du 13 juia 1793.
Lettre des commissaires civils à Masse, --- Page 406 ---
(398 )
qu'il n'obéiroit point aveuglément à leurs
César
réquisitions ;
Galbaud, son fière et son
en manife
les mêmes
aide-de-camp,
sentimens, ne dissimuloit pas davantage son mé
tentement du nouvel ordre de choses; qu'il outragcoit le
vernement républicain dans ses discours, en assurant qu'or
pourroit pas l'établir en France; qu'il ne voyoit dans la (
vention nationale que des maratistes, des
brissotins 5 qu'il reprochoit à tous
girondins et
le
ces partis de s'être ré
10 aoit en laches assassins pour verser Ze sang des F;
gais, etc.; qu'il ne cessoit enfin d'exalter Dumouriez,
on connoissoit alors la trabison
Des témoigsages de cette espèce
pouvoient sans doute n'
pas exempts de préventions b dans un pays, ou
tout ailleurs, les têtcs s'enfiamment si
plus que
etilsaffit
lire les déclarations qu'on vient
facilement;
d'indiquer, pour
ceux
juger
qui les ont faites ne
s'erprimoient pas avec la modé
tion que dicte l'austère impartialité. On voit même, dans
ques-unes des lettres écrites par Galbaud avant son départ qu
France, que s'il s'y annonçoit comme un ennemi de ce
qu'on appeloit alors Girondins, il se prononçoit aussi d'i
manière très décidée pour le parti contraire. I1 y félicite
commune de Paris d'avoir rendu justice à i'ex-ministre de
guerre, Pache, en le choisissant pour maire. ( Cette électio
> dit-il, sera un soufflet pour la faction qui Pa culbuté
Dans une autre lettre, il prétend que le ministre de la guer
1 Déclarations du capitaine Robquin, , du sénéchal du
du lieutenant colonel Dufay, des 15 et 18 juin 1793. Débats Cap, Vergniaud, dans l'affa
des colonies, tome VIII, pag. 20, 30 1 91, etc. Relation détaillée C
événemens malheureux qui se sont passés au Cap,
les
de
tie du Nord de Saint- Domingue
par députés lapa
> pag. 27 et 28.
le ministre de la guer
1 Déclarations du capitaine Robquin, , du sénéchal du
du lieutenant colonel Dufay, des 15 et 18 juin 1793. Débats Cap, Vergniaud, dans l'affa
des colonies, tome VIII, pag. 20, 30 1 91, etc. Relation détaillée C
événemens malheureux qui se sont passés au Cap,
les
de
tie du Nord de Saint- Domingue
par députés lapa
> pag. 27 et 28. --- Page 407 ---
(399 )
Dans une dernière, oi il excuse
mnonville est son ennemi.
de leurs officiers, il
ubordination des marins par l'incivisme
tenez-vous
une fois, frère et ami,
prime ainsi: < Encore
existe plus d'une perir vos gardes, et soyez assuré gu'il
le bonnet
vous sait mauvais gré de porter
bnne qui
ouge >
des
bien plus positives annoncent S. XV.
ie
Quoi qu'il en soit,
preuves même ou il témoignoit la plus DeTh.MilGalbaud, dans le temps
civils, écoutoit la voix de let etcie Tanade confiance aux commissaires de s'en débarrasser par un guy-la-Boise
conscilloient
sièrc.
s ennemis, quilai
conseils odieux de la part
P de main; qu'il recevoit ces
avoir une si mauvaise
dont il paroissoit
ne de ces déportis,
Polverel et Sonthonax.
ion dans sa correspondance avec
n'avoient été que
distinguoit parmi eux deux colons, qui
étoit
dans les troubles de la colonie. Le premier
D célèbres
été Tun des plus ardens des quatrepmas Millet, qui; ayant
admis dans la seconde
gr-cing, avoit mérité par la d'ètre
imbléc coloniale, sans en raslemtecnsioes
les maximes d'indépendance et les aatres
lé d'y soutenir
tout en affectant lcs
icipes du côié Ouest, mais qui,
opposé à
s'étoit pourtant
timens les plus révolationnaires, décrets de P'A sembléc consoption, dans la colonie, des
abolition de la noblesse et de la distinction
ante, portant
dans une autre cccasion, il
ordres (2). On assure que,
Galbaud à Charette de la Colinière, du 20 février 1793.
Lettres de
Aurre à
duditjour. A. Conscience,
re de Taillevis, du 1 mars.
34, 37, 45, 50 > 61,
Convention nationale, pag. 25, 27,31,
etc.
V de la seconde partie, S. dernier.
Voyez ci-dessus le chapicre
distinction
ante, portant
dans une autre cccasion, il
ordres (2). On assure que,
Galbaud à Charette de la Colinière, du 20 février 1793.
Lettres de
Aurre à
duditjour. A. Conscience,
re de Taillevis, du 1 mars.
34, 37, 45, 50 > 61,
Convention nationale, pag. 25, 27,31,
etc.
V de la seconde partie, S. dernier.
Voyez ci-dessus le chapicre --- Page 408 ---
(400)
avoit demandé que les blancs qui se
des femmes de
mésallieroient en épous
couleur, fussent tenus de
africain (i). Lors de P'arrestation
prendre un ne
du trop famoux
Grimouard, au mois de juillet 1792, il avoit
Borel, -
tager le sort, parce
craint d'en Pi
qu'il en partageoit les principes. lI
réfugia dans les Etats-Unis. Revenu dans l
beaucoup
colonie, 2 av
d'autres, peu avant l'arrivée de
étoit intimement lié
Galbaud, il
avec les agitateurs, qui
seulever le Cap contre les commissaires
cherchoient
toit d'avoir cherché
civils. On lui imp
personnellement à exciter des
en perorant le peuple sur le marché
émeute
dans la municipalité
Clugny, sur le port
rêté
même, sans en être membze: II
sur ces motifs, par ordre des
fut
sa
sur demande, lui
commissaires civils, qu
défense
permirent de passer aux Etats-Unis, av
d'y revenir (2) tant que dureroient les
il aima mieux rester sur la fotte
troubles; R
Le second de ces deux hommes pour l'insurger.
étoit le famenx
la-Boissière, ex-procureur d'une sénéchaussée
Tangu
abandonné cet état depuis la
du Sad, qui ave
affaires publiques. Il avoit révolation, pour se jeter dans]
d'abord défendu la causc du
nement, au commencement de la révolution
gouve
(3). Il se je
1 Lettre de J. Raimond au
de la colonie,
citoyen D. e sur l'état des divers
page 7, dans la note.
par
2 Débats dans l'affaire des
de Boisrond jenne à
colonies, tome VII, Page 351 et suiv. Lett
civils à la commission Sunchonax, du 27 mars 1793. Augre des commissai
Millet par lesdits
intermédiaire, du IO mai. Permission accordée à T
Moniteur de commissaires, du 7 mai. Lettre de Sonthouax au
Saint-Domingue, des 17 janyier, 1 avril et 10 mai. méme,
3 Réflexions impartiales d'un
citoyen sur les affaires
mingue, : par Tanguy la Boissière,
présentes deSainr-D
ensui
Sunchonax, du 27 mars 1793. Augre des commissai
Millet par lesdits
intermédiaire, du IO mai. Permission accordée à T
Moniteur de commissaires, du 7 mai. Lettre de Sonthouax au
Saint-Domingue, des 17 janyier, 1 avril et 10 mai. méme,
3 Réflexions impartiales d'un
citoyen sur les affaires
mingue, : par Tanguy la Boissière,
présentes deSainr-D
ensui --- Page 409 ---
(401)
contraire, et ft, dans la ville des Cayes,
uite dansle parti
oà, suivant le petit nombre des numéros qu'on
journal, hommes de couleur n'étoient guères plus méa vus, les
de la
de Torbek, qai
és que dans son adresse
paroisse
à soulever contre eux toute la province (1)-
Rtribua tant
Aatter les préjugés des blancs, et
-lque soin qu'il eit d'y
ni de coloris dans
iquil ne manquit ni de connoissances,
il écrivit à
tyle, cctte feuille ne put le faire subsister 5
lui demander une place au Cap,
:hevesque -Thibaud pour
d'une manière plus frucles moyens d'y faire son journal
faire
d'impartialité et l'atse (2). Sonthonax crut
preuve membre de la comer à la révolution, en le nonimant
intermédiaire, au lieu de l'un de ceux qu'il déporta
ion
décembre
(3); mais, soit par une
s l'affaire du 2
il est
de P'instabilité de son caractère 3 soit, comme
plus
fût gagné par le parti des indépendans et des
able, qu'il
lors de la grande crise
riés qui revinrent à Saint-Domingue de la trabison de Duprouva la République à l'époque
d'administrateur
ricz, il abandonna bientôt les fonctions
dans
redevenir journaliste. Il débuta par quelques articles
c, au lieu de cet emporToniteur de Suint-Demingue,
il affecta
révolutionnaire qu'il aveit montré aux Cayes,
nt
la justice et la liberté individuelle,
lus grand amour pour
ondamnant les déportations ordonnées par les commissaires
ci dessus le chap. VII de la seconde partic, $S. VI, et XXVI.
Voycz
du 1 novem-
.ettre de Tanguy la-Boissière à Lardhereque-Thibaud,
792.
du 22 décembre 1792. Autre du même
ettre de Sonthonax à Polverel,
nguy-la Boissière, du 24 décembre.
de Garran Coulon. Tome III,
Cc
ap.
,
lus grand amour pour
ondamnant les déportations ordonnées par les commissaires
ci dessus le chap. VII de la seconde partic, $S. VI, et XXVI.
Voycz
du 1 novem-
.ettre de Tanguy la-Boissière à Lardhereque-Thibaud,
792.
du 22 décembre 1792. Autre du même
ettre de Sonthonax à Polverel,
nguy-la Boissière, du 24 décembre.
de Garran Coulon. Tome III,
Cc
ap. --- Page 410 ---
(402) )
civils, et la non incorporation des hommes de couleur (
Malgré le vague qui règne dans ces premiers écrits, on
découvre assez facilement le but de préparer les colons blar
et de contre-révolution. Il y
à ua systême d'indépendance
de la rébellion de la Mattinique a
une espèce d'apologie
plsignant le sort. . des colonies dépendantes des républiques,
la situation de Saint-Domingue 3 privée de son assemblée
loniale. ( Si cet état de nullité, et de nuditépolitique, y est-il
> devoit durer encore long-temps, je partirois pour la Turge
> Non! mais pour la Martinique, - Comment ! Oui, enc
> une fois. Ils ne sont plus en rebellion, et ils ont gugne
> cela d'ètre intacts dans toutes leurs propriétés, d'avoir
> assemblée coloniaie ; et, ce qui vaut encore mieux pe
> être, un conseil exécutif. .
e L'égalité est la se
> loi qu'ily ait d Suint-Domingue. On diroit qu'avec celli
) on peut se passer de tout (2).
L'bistoire n
a
de colonies
ma'heureuses
> prouve qu'il n'y pas
plus
servilement
celles
dépendent d'
> plus
régies, que
qui
libre
>. Enfin, il se livra à des déclamati
>. République
(3)
si dangereuses contre la loi du 4 avril, dans un dernieré
intitulé, les Colloques du jardin public, que le procureur
la commune du Cap, Lavergne, ne pit se dispenser de
en faire de vifs reproches. ( Vous parlez, lui dit-il, du
> cret du 4 avril comme d'une loi qui n'est exécutée
1 Moniteur de Saint-Domingue, des 7 , 8 ct 23 février , et 19
1793.
3 Tanguy. la-Boissière au citoyen Rédacteur, dans le Moniteur de Sa
Domingue, du 10 février 1793.
3 Ma dernière au citoyen Rédacteur, dansle Moniteur de Saiat-Dor
gue, du 16 février 1793.
parlez, lui dit-il, du
> cret du 4 avril comme d'une loi qui n'est exécutée
1 Moniteur de Saint-Domingue, des 7 , 8 ct 23 février , et 19
1793.
3 Tanguy. la-Boissière au citoyen Rédacteur, dans le Moniteur de Sa
Domingue, du 10 février 1793.
3 Ma dernière au citoyen Rédacteur, dansle Moniteur de Saiat-Dor
gue, du 16 février 1793. --- Page 411 ---
(403 )
Pintention de s'y soustraire quand
Suint-Domingue qu'avec meme si . souvent à la charge sur
on le pourra. Vous revenez
de votre colloque. Cece sujet, qu'il fait le fond princ'pal Pexécution de ce décret a eu
pendant vous savez bien que
restriction. Pourquoi donc
lieu plutôt avec extension qu'avec troubler la puicc et Punion
crire des choses qui peuvent
parmi les citoyens 0): >
deson
après, Tanguy - la - Boissière entreprit
Peu de temps
le titre de Journal des révoluf an nouveau journal, sous de Saint Domingue. Qnoiqu'il
ns de la partie Fanguige
modération, quoipannoncé dans le prospectus la plus grande
$
numéro aux commissair
i cdt même adressé son premier
sur-tout celles
bientôt toutes leurs mesures,
ils,ily attaqua
Il fit contre eux,
ntre le Port-au-Prince et leurs déportations. violentes. On peut en voir
ette occasion, les diatribes les plus
intitulé: : le Cri du
dans un article de son journal,
excmple
dans les débats > et que les accusateurs
respoirs qui est rapporté
comme une
ont mal à -propos présenté
Polverel et Sonthonax y
(2). Tanguyresse de la commune du"Cap à la Convention
desire être mis par les çommissaires
Boissière y déclare qu'il
aller les dénoncer à la Conils au nombre des déportés pour
même prisonnier vontion nationale, et qu'il se constituera fourberie ga'il avoit sans
taire pour cela. C'étoit une indigne Th. Millet les moyens de
ute imaginée pour concerter avec
civils - Il se conslever la Aoite contre les commissaires
à
2 dans lç
Lectre du procureur de la commane Tangay-la-Boisière
niteur de Saint-Domingue du 25, février 1793.
suiv. Journal
Débats dans laffaire des colonies, tome VII, pag-383 et du 15 avril
révolutions de la partie française de Saint. - Domingue, 31 mai.
3. Lettre dudit Tanguy aux commissaires civils, du
Cc 2
erter avec
civils - Il se conslever la Aoite contre les commissaires
à
2 dans lç
Lectre du procureur de la commane Tangay-la-Boisière
niteur de Saint-Domingue du 25, février 1793.
suiv. Journal
Débats dans laffaire des colonies, tome VII, pag-383 et du 15 avril
révolutions de la partie française de Saint. - Domingue, 31 mai.
3. Lettre dudit Tanguy aux commissaires civils, du
Cc 2 --- Page 412 ---
I 404)
titua bien volontairement
qu'ils décernèrent
prisorinier sur l'ordré d'arrestatic
contre "lai; mais au lieu de
France, quand il en eut le pouvoir après
retourner C
se mit aux gages des émigrés a
lincendie du Cap,
impudent
Philadelphie, ou il devint le
champion du royalisme et de l'aristocratie
pl
qu'ildefendit dans le style ordurier d'Hebert
nabiliaire
(1).
S. XVI.
Les ordres donnés par les commissaires
Leur cor- au secret ces deux hommes
civils pour metti
respondance le contre- amiral
dangereux furent mal observés P
avec GalSercey, qui commandoit les
baud durant quels ils étoient détenus (2). Ils
bâtimens sur le
leur déten- au général Galbaud des conseils se concertèrent pour adress
sion,
trop. Tout cela est pronvé
incendiaires qu'il n'écouta 9
depuis saisies
par les pièces originales
sur eux dans les Elats. -
qui ont é
mité de salut public, La
Unis, et envoyées au Ct
première lettre qu'ils
Galbaud, est du 10 mai; elle est
adressèrent
min. Tous deax y réclament
conçue en leur nom com
contraire
leur liberté, maigré la
que Tanguy-la Boissière avoit faite si
déclaratic
En protestant de leur innocence
récemment (3
tent Galbaud
et de leur patrietisme, ils exc
contre les commissaires
des communications
civils, et' lui annonces
ultérieures bien plus
Voici cette letire :
importantes,
C Citoyen,
20 Environné des victimes du
plus audacieux depotime
1 Voyez ci-dessous le chap. VII.
Lettre de Sonthonax à Cambis, du
rond jeune à
2) avril 1733. Lettre de L.
publicain. Sonchonax, sans date. Voyez aussi l'écric
Boi
inticulé, Au Re
3 Voyex aussi la lettre de
Tanguy à Galbaud, du 8 juia 1793.
Ne
Voici cette letire :
importantes,
C Citoyen,
20 Environné des victimes du
plus audacieux depotime
1 Voyez ci-dessous le chap. VII.
Lettre de Sonthonax à Cambis, du
rond jeune à
2) avril 1733. Lettre de L.
publicain. Sonchonax, sans date. Voyez aussi l'écric
Boi
inticulé, Au Re
3 Voyex aussi la lettre de
Tanguy à Galbaud, du 8 juia 1793.
Ne --- Page 413 ---
(465)
les cris des vrais patriotes 3 des viais
entenlez- vous
?
Frangais, des vrais amis de lu République
dethiranies des citoyens qui vous tendent les
Les épreintes
de toutcs parts ; vous avez la volonté
bras vous oppressent
vous la puissance ?
de faire le bien, en avezDomingue ct de la
fiction
ajuré la ruine de Siint-
> La
qei t-elle sous les yeux de Culbaud?
France triomplieratenez en votre main le
le moment presse ; vous
amis
> Cioyens,
environnet vous des vrais
sort du co.mmerce national,
est sauvé.
de la Ripublique, et Saint- Domingue
de nous mettre au premier rang
> Nous avons le noble orgucil
de ceux-ci,
innocence, et nous
Nous
en vos mains de notre
>
protestons
sacrée de républicains de nous souvous donnons la parole
des lois, s'il se trouve
mettre nous-mèn:es à toute la sévérité
quelque accusation légitime contre nous.
et vous trouverez pent-
> Ondonnet noire élargissement, remèdles aux maux
eire dans notre expérience quslques
celui de lui
Nous ne fornons qu'un voeu;
de notre parrie.
être utile (1)>.
de concert avec la
Peu de temps après, ces deux détenus, Galbaud une cofirent communiquer au général
unicipalité,
d'Ogi,avec des notes marginales, quiavoient
cdu testament
les hommes de couleur éloient les
bur objet de prouver que
autres écrits
de Yinsurrection des negres; pinsieurs
stigateus
le recit historique de Gros, procumêne genre,teis q1c
du 10 mai
Lettre à Galbaud par Th. Millez et Tangay-la-Bohdère, du nai.
A. Voy:z aussi celle de Tanguy à Galbaud, 17 Cc 3
,
d'Ogi,avec des notes marginales, quiavoient
cdu testament
les hommes de couleur éloient les
bur objet de prouver que
autres écrits
de Yinsurrection des negres; pinsieurs
stigateus
le recit historique de Gros, procumêne genre,teis q1c
du 10 mai
Lettre à Galbaud par Th. Millez et Tangay-la-Bohdère, du nai.
A. Voy:z aussi celle de Tanguy à Galbaud, 17 Cc 3 --- Page 414 ---
( 406 )
reur de l1 commune de Valière (1), et sur-tout la
lettie de
fameus
Cougnac - Mion, qui, en invitant les colons
rer de la métropole et à la
à abju
grande influence
contre-révoluilain, avoit eu une
sur la révolte de Jacmel (2). Une autre
sans da e ni signature, mais toute entière de la
lettr
main de
Millet, quoiqu'il y parle de lui avec éloges, et adressée Thom: à
guy, sous le nom du Républicain,
Tan
par une autre
conce que leurs mancuvres n'étoient
écriture, ar
pas sans succès auprès d
Galbaud, et qu'eiles se dirigeoient contre les hommes de
leur, de même que contre les commissaires
cou
> nétes
civils. K Les kon
gens, porte cette lettre, qui
> teurs, , les
méprisent les agita
séditieux, ont appris avec plaisir votre
>> Ils espèrent de P'honneur et du
translation
>> amiral Sercey
républicanisme du contre
> que Vous en obtiendiez les
> vos sentimens purs. Les dames
égards dus
s
Parent, Couret, etc. vou
filieirentaussi. Sr C., L. H. et vos amis
> gue vous avey droit d'attendre de
s'occupent de C
leur républicanisme.
> Le testament d'Ogs a été remis avec le
> gros (sur l'insurrection des
mémoire de Le
nègres) et des notes. Le
> Galbaud est occupé à lire l'ouvrage du
citoyer
> iZ en est
courageux Millet
enchanté, et jecrois que vous
deux
> beaux qui l'éclairerez. N:
serez.les
flam
négligez pas de Zui
> vent; iZ a dit qu'il commençoit d lire
écrire sou
D Tanguy Courage,
P'écriture du ciroyer
patience; marquez-r nous commen
1 Voyez sur cet ouvrage le chapitre IV de la seconde
2 Lettre de
lapartic, S. XXI, ctc
au
Tanguy Boissière 1 Galbaud, du 8
général Galbaud. Lettre de Th. Miller
juin 17,3. Invitatior
blicain. Voyez aussi la copie du
au même, du 14 mai. Au Repu
dans les papiers de Galbaud. testamene d'gé, avec des nores en marge
* Cette écriture cSt cffectivement creemauraise
er fort diflicile à lire,
lapartic, S. XXI, ctc
au
Tanguy Boissière 1 Galbaud, du 8
général Galbaud. Lettre de Th. Miller
juin 17,3. Invitatior
blicain. Voyez aussi la copie du
au même, du 14 mai. Au Repu
dans les papiers de Galbaud. testamene d'gé, avec des nores en marge
* Cette écriture cSt cffectivement creemauraise
er fort diflicile à lire, --- Page 415 ---
1407) aller voir. Tous vous
et le moyen de vous
vous êtes a bord,
Adieu. (1)*.
$. XVII,
embrassent tous deux.
à ces Dernier
pas de se conformer
Tanguy .la- Boissière ne manqua d'animer le général Gal- conseil de la
pitations de Th. Millet. Il ne cessa les conseils les plus em- Tanguy Boissière.
civils, par
disoit
ud contre les commisaires
celui qu'il
Sonthonax assure qu'en y rappelant tous les hommes
prtés.
du Sud, d'égorger
de
oir donné à Vassemblée
il témoigna ses. regrets
sauver la colcnie,
de Soncouleur pour
été suivi. Les adversaires
cctavis n'avoit pas
(2). Mais on trouve
que
nié Texistence de cette pièce
et signée
onax ont
une adressei écrite
rmi lcs paplers de Tanguy
autres choses: C 11 falloit
lui, ci on lit effectivement entre
la caste des muldr
exterminer
doute, dans le principe,
mal, puisque
sans
c'est d'elle que nous vientioutle >. Bientêt cet
tres, puisque commis tous les crimes (3)
c'est e'le qui a
ouvertement sur ce qu'on
incendiaire W'expliqua plus
à la rentréc
smme
Galbaud. Il Vinvita à s'opposer
à raptendoit du général
des brissotins,
civils, ( qu'il appeloit
du Cap , qu'il
es commissaires de T'Ouest le brave rigiment
peler du cordon
franches qui grosissoient
remplaceroit par des compagnies encourager, 2 sans se comici le nombre des comspinteatt, du Cap. -
a faire même
prometire, la brave jeunesse, matheureux embarqués (4)>.
descendre, s'il le falloit, les
1 Au Républicain. des colonies, tomc vItt, P. 92.
2 Débats dans laffaire
às ajuin 1792.
3 Adresse dudit Tinguy à scs cocitoyens,
de Galbaud, cote E,
Lettre hon siguée, trouvéc dans les papiers lertres de Tanguy a
inventaire. Voyez aussi deux aurres
107, de son
mai 1793.
albaud, des 17 et 19
Cc 4
s'il le falloit, les
1 Au Républicain. des colonies, tomc vItt, P. 92.
2 Débats dans laffaire
às ajuin 1792.
3 Adresse dudit Tinguy à scs cocitoyens,
de Galbaud, cote E,
Lettre hon siguée, trouvéc dans les papiers lertres de Tanguy a
inventaire. Voyez aussi deux aurres
107, de son
mai 1793.
albaud, des 17 et 19
Cc 4 --- Page 416 ---
408 )
Peu de jours après, Tanguy lui adressa l'écrit
croit devoir le rapporter ici en entier,
Suivant :
grande influence
Farce qu'il a eu la p'
sur les événemens postérieurs, en
ceux gu'il piédisoit, parce qu'il mon:re
faisant nait
grand jour,les vrais sentimens du
d'ailleurs, dans le pl
étoit lo
parti coupable dont
gane, et la coa'ition de ces prétendus
Tangi
agens de l'ancien régime contre les
patriotes avecl
hommes de couleur.
commissaires civils et 1
Dernier conseil au général Galbaud.
> La crise epproche, les co.nmissaires
>>
seront ici sous deu
jours; rappclez- vous tout ce
leur
> égard.
que je
ai écrit à Ct
> Je connois leur ame ; je juge de tout ce
font
> faire avec la juste sonde d'Helvétius,
qu'ils
et vor
> l'age de dix ans.
que j'ai médité depu
> Il ne lcurreste
qu'isabjaguerle Cap, et tolte la
> aux fers; et tous les négres révoltés
colonie cs
> contre les malheureur
seront soldais libre
blancs, don: les plus à
> ront pas ceux qu'on
plaindre ne sc
expulse, et dont on
des
> priétés.; mais ce sont ceux-là, femmes, s'empare
pro
> qui vont rester après le départ du
enfans, vieillards
> verse des larmes de
convoi, sur lesquels js
sang.
> Fous alleg donc de sang-froid ies voir se
> teau fort de Za maison du
faire un chdD qui les
gouvernement et des casern-s
avoisinent, et qui ne sont occupées
> hommes dé couleur et les dragons
que par les
d'Orléans, vraies
> prétoriennes dévoucesà tous les caprices
gardes
> Nérons ez de nos Tibères.
tyranniques de ros
> Dela ils foudroieront la ville etachèveront l'anéanti.sement
ous alleg donc de sang-froid ies voir se
> teau fort de Za maison du
faire un chdD qui les
gouvernement et des casern-s
avoisinent, et qui ne sont occupées
> hommes dé couleur et les dragons
que par les
d'Orléans, vraies
> prétoriennes dévoucesà tous les caprices
gardes
> Nérons ez de nos Tibères.
tyranniques de ros
> Dela ils foudroieront la ville etachèveront l'anéanti.sement --- Page 417 ---
409 )
dans lcur fcuille de
Res blancs. Voyez comme ils publient à l'incendie et au pilEgalité des provocations au meurtre, travaillent les esprits
Dufay et autres
je
age (); veyezcomme peintdéjs vous-mêmes : et commej
ju Cap, comme onvousy
icne vous cacherai ipas que
suis vrai envers tout le monde,
illétrouve le tort d'avoir injurié une corporation
e vous
de Pélite des braves gens
gale, il est vrai, mais composte quoi qu'on vous en ait dit;
du Cap olily ena encore,
sans doute, des
d'avoir accablé de reproches, suggérés terribles malheurs; enfin
habitans déja assez frappés des plus
Masse, que je
d'avoir suivi lcs conseils de (rordonnateut) dans le parti des comvous annonce comme devant se jeiter
vexé le commerce
Imissaires dès qu'ils seront ici, et d'avoir
car les gains
du Cap, déja si ruiné par les circonstances; Voyes dija
qu'on lui reproche sont fils par les échanges. le rapprovotre embarquement; voyez
comme on prépare
du dehors, 11 révolle gu'on
chement des esclaves insurgés de mulitres en armes avec
fomente au dedans, une enirée
ci reloublent d'inles commissaires; voyez comme ceux
comme ils agacent les blancs, et pincipalemsntiles
solence,
exciter quelque grand mouvement,
hommes de mer, pour
11 ruine du Cap, qu'ils
à la faveur duquelils consommeront Que de préjagés vous
ont jurée depuis l2 supplice d'Og.. êtes venu dans un moment
entoarent, général, et qne vous
vous et pour nous que
bien critique, ct gr'il cst facheuz poar vous n'ayez pas pius
vous re soyez pas bien entouré, et que
dans le cher.peé:
C'est le journal de Cacneau, donton a déja Prince. parlé
dent, $. XXVII, ct qui s'ianprimoit au Po:t au cessé d'ètre les Apmns is
** Les vo'ontaites jaunes du Cap, qui n'avoient di chap. II.
uncien régime. Voyez ci dessus les 55. XXII: et XXVII
cst facheuz poar vous n'ayez pas pius
vous re soyez pas bien entouré, et que
dans le cher.peé:
C'est le journal de Cacneau, donton a déja Prince. parlé
dent, $. XXVII, ct qui s'ianprimoit au Po:t au cessé d'ètre les Apmns is
** Les vo'ontaites jaunes du Cap, qui n'avoient di chap. II.
uncien régime. Voyez ci dessus les 55. XXII: et XXVII --- Page 418 ---
)
>
(410)
de connoissances locales
D
que vous ne pouvez en avoir !
Encoresi vous sortiez de la
> sans cesse F'itrésolation,
Auctuation oul vous bala
)) ractère. Citoyen
qui paroit une des bases de votre
Galbaud, la
3y meté du moment,
résolution d'un parti, la f
>
peuvent encore sauver
faut que vous fussier
Saint-Domingue
> lation. il faut
embarquer les auteurs de notre de
que, nouveau
> le gouffre, qu'il
Curtius, Galbaud se jette d
envoye les
3 nale; avec le tableau
tyrans d la Convenzion nat
et les
> més, et de ceux
preuves de leurs forfaits conso
qu'ils
> effrayans, s'il est
méditent encore, et qui sont P
possible.
> Il faut arsumer tout sur
> mingue. Si vous
vous, pour sauver Saint - D
avez la
> guer, vous perdez la
foiblesse de vous laisser embe
> Le moment
colonic, vous ne vous sauvez
est venu ou il
pas.
9 ils sont trop
n'y a plus à transige
> audace
criminels; ils n'ont d'espoir
et dans les révoleés,
que dans le
n colons. Général,
qu'ils appellerone sur
n population
hâtez-vous de vous entourer de touze
blanche du Cap; faites
> du Cap : les furces de
rentrerle brave régime
> vet, à votre
terre et de mer sont, par votre br
> des blancs de disposition ; faites donner des ordres au cam
> de le faire, laisser passer tous les révoltés, s'ils
et de se tenir
à
tenter
>
prêts les
lorsque vous les prendrez
prendre Par derrière
> de guerre, sais
par devant; car, sans être homm
je
ce que feront les,
> vous devziez faire : vous
commissaires, et ce qu
>,
opposer d leur entrée au
vousinelefites, vous tenterez
Cap.
es Ils appelieront ensuite
envainaprés deles en arracher
les révoliés.
> braves marins et tous les
Alors vous appellerez le
hommes
> vous marcherez à
que vous aurez au Cap
a> votre feu et celui leurtête, et vous mettrez les révoltés entro
des hommes sortis du
Ils
camp. ne tiennent
,
> vous devziez faire : vous
commissaires, et ce qu
>,
opposer d leur entrée au
vousinelefites, vous tenterez
Cap.
es Ils appelieront ensuite
envainaprés deles en arracher
les révoliés.
> braves marins et tous les
Alors vous appellerez le
hommes
> vous marcherez à
que vous aurez au Cap
a> votre feu et celui leurtête, et vous mettrez les révoltés entro
des hommes sortis du
Ils
camp. ne tiennent --- Page 419 ---
(411) )
vous les vaincrez ct,
bint à la guerre en rase campagne;
uverez Ssint-Domingae.
de votre conduite. Je vous
Sa ruine ou son salut dépend
les commissaires,
rédis que, si vous ne prenez ce parti, les maitres du payss
ze fois entrés au Cap, demeurent
après avoir fait
déclareront les chefs suprèmes,
le
S s'en
tous les blancs; et
général
spulser ou massacrer
le crime, et ne l'ayant pas
Galbaud ayant pu empécher de la colonic,del la nation
sé, en sera responsable aux yeux .! il en est temps. Il ne
: de la postérité : quil ose.
elle n'est que facs'effrayer dc leur faction. e :;
rutpas
honnée n'ose s'en montrer partisan;
ice: pas un ciroyen
de bouc, sur qui l'opinion mols n'ont que des hommes
s'ils voient seulement que
ale de leur force cessera d'agir leurs ctimes, faites - les
ous osiez leur résister. Proclamez n'aurez pas Uu imprimeur
mprimer 3 dans trois jours vous
vous.
de la colonie se décide sous deux jours:
Ainsi donc, la cause
la conduite ferme, résolue,
lle est gagnée ou perdue, selon tiendra le général Galbaud.
ixc ou timorée et versatile que entre ses mains. Eh quoi !
Le sort de Saint-Domingus est
ait à prendre !
ercore à prendre le seul Farti quily
et il
11 hésite
devant Brunswick,
I n'aura donc cu de courage que des: Polverel! Géneral
échouera devant des Sonthonax et
mais je dois vous
Gilbaud, mon langage peut vous déplaire ; il cst attaché à
ainsi. Je veux le salut de mon pays 5
ne pènsez
parler
Si vous ne le faites pas,
cet acte viril et d'équité.
nationale, ou même deP25 vous en tirer à la Convention ce soit, en disint : mais
antoriré nationale que
avoient tant
vant quelque civils étoiept si paissans, ils
contre
les commisraires
fit un général
d'autorité-,ct que vouliez - vous que
plaire ; il cst attaché à
ainsi. Je veux le salut de mon pays 5
ne pènsez
parler
Si vous ne le faites pas,
cet acte viril et d'équité.
nationale, ou même deP25 vous en tirer à la Convention ce soit, en disint : mais
antoriré nationale que
avoient tant
vant quelque civils étoiept si paissans, ils
contre
les commisraires
fit un général
d'autorité-,ct que vouliez - vous que --- Page 420 ---
(412)
3 eux: on vous répondra mille fois :
> gu'il mourit
qu'il les
)
(1).
embarquat
$. XVIIL.
Galbaud suivit en
Destitution commissaires
Fartie ces conseils, avant le retour
erembarquecivils, en rendant (2), comme
ment du frè. demandé, à la cioyenne Pareat les
Tanguyle lui av
re de Gal- qui avoient été mis sous les
presses et Jes caracté
baud.
rêté par ordre des
scellés lorsque son mari fut
journal de
commissaires civils, pour avoir imptime
Tanguy (3). La conduite ultéricure de
prouve que; s'il ne suivit pas le dernier conseil
Galbau
dès l'arrivée des
de ce journalis
Jution,
comminairescivils, c'est qa'il
ou qu'ils ne lui en laissèrent
manqua deré
A la vérité, les
pas le temps.
fuencés dans leur commissaires civils ne purent Fas êire
détermination eavers Galbaud
qu'ils ne connoissojen:
par ces écrit
dement des
pas; mais on y trouve la Preuve du fo
dénonciations qui leur furent fites contre
qui contribuèrent Sans doute
lui,
soient des Premiers
beaucoup, avec ce qu'i's connoi
conduite.
actes de son alninistration, à régler le
Il cst encore vrai gr'il seroit absolument
régles de la justice €t de T'humanité
contraire au
tion
d'asseoir une condamn
judiciaire sur ces indications jemais au milieu des
crage
1 Dernier coascil au géaéral Galbaud,
dans l'afaire des colonies
Far Tanguy-la-Boisière. Déba
d'autres lettres de
1 tom VII, P. 387, et tom VIII, P. 92. Voye
n". 62, 63,6, Tangny , daas les papiers de Galbaud, cotés A
adressés à Galbaud, 69, 23 et 77. Voyez aussi d'autres écriis
cote K, depuis leno. 1C7 jusqu'au n3.112 anonyme
piers.
desditspa
2 Lettre de Tanguy à Galbaud, du 17 mai
mênie au même.
1793. Autre sans date,
3 Lettre de Galbaud à la commicsion intermédicire, du
23 mai 1793.
, daas les papiers de Galbaud, cotés A
adressés à Galbaud, 69, 23 et 77. Voyez aussi d'autres écriis
cote K, depuis leno. 1C7 jusqu'au n3.112 anonyme
piers.
desditspa
2 Lettre de Tanguy à Galbaud, du 17 mai
mênie au même.
1793. Autre sans date,
3 Lettre de Galbaud à la commicsion intermédicire, du
23 mai 1793. --- Page 421 ---
(413) )
le territle exemple de
tourmentoient la colonie , après
qu'elles ne fissent pas une grande
nouriez, il étoii impossible
I's étoient responsables
ression sur les commissaires civils.
La Joi
de Ssint-Domingue.
Répablique de la conservation
des
en rappelant les commissaires
8 novembre 1793, qui,
ceux de
faisoit une honorable exception pour
-du vent,
le patriotisme, dént-Domiague, dont elle reconnoissoit
seroient reenvoyoit aux fles-du-vent
Poit que ceux qu'elle
commandans et officiers
45 de tous les pouvoirs ; que les
publics
terre et de mer, ( enfin tous les fonctionnaires destituer et
subordonnés ; qu'ils pourroient
eur scroient
jugeroient ne pas
Faire arrâter, s'il le falloit, ceux qu'ils
rendus coudignement leurs places, qui se seroient
remplir
à leur remplacepables d'incivisme, et quv'ils pourvoiroient
nent dans les formes légales (4).>
civils de Saint2uoique cette loi ne pirlât des commissaires
à se réunir
antoriser ceux des iles-du-vent
mingne que pour
de leur m'ssion, s'ils le jugeoient
Ix après T'scomplissement
à l'adresser à Polc,lo ministre de la marine ne balança pas
aussi
comme la règle de leurs ponvoirs :
el ct Sonthonax,
exécutif, qu'il leur envoya dans le
instructions du conseil
expres-ément : ( Si vous soupgonme temps, portoient-elles
civils ou militaires, d'être
2e7 des fonctionnaires publics,
contraires aux principes de ia France, 2
dans des opinions
fait
à aucun de ses
destituer-les; la République ne
grace
ennemis (2). >
novembre
Debats dans Paffaire des coArt. V du décret du 8
1792.
hies, tome V,r. 41 et suivantes.
2 Débats susdits, ibid., page 43c57-
me temps, portoient-elles
civils ou militaires, d'être
2e7 des fonctionnaires publics,
contraires aux principes de ia France, 2
dans des opinions
fait
à aucun de ses
destituer-les; la République ne
grace
ennemis (2). >
novembre
Debats dans Paffaire des coArt. V du décret du 8
1792.
hies, tome V,r. 41 et suivantes.
2 Débats susdits, ibid., page 43c57- --- Page 422 ---
(414)
Malgré l'extrême sévérité de cette règle, on ne
dispenser d'en faire
peut
l'application aux administrateurs dans tc
les gouvernemens, , et plus particulièrement aux chefs mi
taires, dans les révolutions ci elle est propre à prévenir
bien plus grands maux. C'est elle qui a dicté à tous les
libres, même après une révolution terminée, les
peup
sermens d'
tachement et de fidelité au nouvel ordre de choses, qu'on
exige des fonctionnaires publics. Les commissaires civils ne
déterminérent néanmoins qu'avec peine à faire usage de
ponvoir contre Galbaud, et seulement après avoir pris
nouveaux éclaircissemens sur son compte. I's ne balancèrent P
cependant à renvoyer en France sen fière César, dont les oF
sions contre la révolution leur parurent plus prononcées,
qu'ils regardoient comme T'instigateur secret du génér.1.
voularent seulement lui éviter le déeagrément d'une destit
tion ; mais il's'y refusa avec une fieité qui, en elle-mème
n'est pas digne de blâ.ne (1). Ils le destituèrent en conséquent
pour cause d'incivisme, et ordonnérent sa déporta:ion
France (2;.
f. XTX.
Un nouveau motif vint bientôt augmenter les
Proclamasoupçons d
commissaires civils contre le
tion espagouverneur Galbaud. Le P ésider
gnolerela- de la partie espagn:le de Saint- Domingue, dom Gaspar 4
tive à Gal- Cassasola, venoit de publier une proclamation, pour en
baud.
I Lettre de Galbaud aux commissaires civils, du 12 juin 1797 3. Relatio
détaillée des événemans malheureux qui se sont passés au Cap, Par les dépe
tés de la partie du Nord de Saint-Domingue, page 29 et 30. A. Conscienc
àla Convention nationale, page 28, 2) et 32.
2 Lettre des commissaires civils à Gaibaud, du 13 juin 173. Relatio:
détailiée susdite, page 29. A. Conscience à la Convention nationale 7 page
29 et 30.
. Relatio
détaillée des événemans malheureux qui se sont passés au Cap, Par les dépe
tés de la partie du Nord de Saint-Domingue, page 29 et 30. A. Conscienc
àla Convention nationale, page 28, 2) et 32.
2 Lettre des commissaires civils à Gaibaud, du 13 juin 173. Relatio:
détailiée susdite, page 29. A. Conscience à la Convention nationale 7 page
29 et 30. --- Page 423 ---
(415 )
les habitans de
les plus séduisantes,
rer, par les promesses
àase soumettre à la
partie française, et leur gouverneur,
contenoit
Cetle proclamatien
nination du roi d'Espagne.
ou bien perfide dans
bien extraordinaire,
éloge de Galbaud,
M. le général Gaibaud, y est-il
bouche d'un ennemi (). K
scs connoisiances
caractériée par
dit, étant une personne
et qui d'ailleurs,
et sa politique,
militaires, sa prudance
le père des infortunés
en raison de sa place, est réputé devenue le théâtre des
habitans de la malheureuse colonic, M. Galbaud, fai ant sans
disgraces et P'effroi de Thumanité ;
cennoissances,
de ses talens et de ses sublimes
le
doute usage
critique, et sur le parti plus
réfléchira sur sa position
doit prendre : bien ensage et le plus convenable qut'il connoissance de la franchise
tendu qu'après qu'il aura pris
point alléguer aunous agissons, il ne pourra
faire avancer
avec laquelie
excuse honnête, pour
cun prétexte, ni aucune
ce qui sera regardé comme
ses troupes vers nos frontières;
foi de sa part:
hostile, et comme une mauvaise
un moyen
de la colonie sera attribuée à ses dispoauquel cas la perte
d'une personne
tout autrement
sitions. Mais nous pensons
comme Pest M. Galbaud,
aussi habile que. circonspecte,
1
confits à son administration
gui aime les hommes
de Cassasola, de 7 junio 1793. Traduction
de Don Gaspar
tome VI, pages
1 Proclamacion
Débats dans l'affaire des colonies,
: ladite proclamation.
civils à Galbaud, du 16 juin 1793.
Lettre des commissaires
ct 88.
est celle qui s'est trouvéc dans
vient d'employer
débats.
*
La tradnction qu'on
et qu'on a aussi suivie dans "les
de Polverel ct Sonthonax,
avec Voriginal , quoi.
s papiers s'est essuré de sa filélicé en la confrontant
Vu dans
fais on
qu'elle n'éroit pas exacie, et quilntavoit de cier
ue Th. Millet ait prétendu
Le passage qu'on vient
original qu'use proposizion de copirularion.
qui s'est trouvéc dans
vient d'employer
débats.
*
La tradnction qu'on
et qu'on a aussi suivie dans "les
de Polverel ct Sonthonax,
avec Voriginal , quoi.
s papiers s'est essuré de sa filélicé en la confrontant
Vu dans
fais on
qu'elle n'éroit pas exacie, et quilntavoit de cier
ue Th. Millet ait prétendu
Le passage qu'on vient
original qu'use proposizion de copirularion. --- Page 424 ---
(416)
Dans le même femps le genéral Galband montroit
tion la plus décidee aux vues des commissaires civils l'oppo:
dépari de la flotte rassembice dans la rade du
sur
Cap (1).
S. XX.
D'après tant de sujets d'inquiétude , et les
Explication avoit annoncé vouloir mettre à leurs
entraves qu
descommis- missaires civils
réquisitions,, les con
sairescivilser
eurent une explication avec lui. Ils sondère
decegouver sur-tout ses dispositions Felativement à ce dernier objet. I
neur.
lui demandérent aussi si le conseil exécutif provisoire avoit é
inctruit de sa qualité de propriétaire dans les colonies,
it Penvoya à Saint-Domingue. Ga'baud leur
quar
répondit affirma
tivement sttr ce Point. Il a léyna même sa correspondamce ave
le ministre 5 mais i! ne la produisit point, Il reconnut au sur
plus que Texclosion portée par ia loi du 4 avril lui étoit bie
applicable. I! diclara en même temps, de la manière la plu
décidée, en s'enveloppant des formes les p'us révolutionnaires
qu'iln'entendoit point être l'instrument passif. de leurs réqui
sitions. Il les pria en conséquence de faire exécuter Za lo
du 4 avril en ce qui le concernoit, et de le
France (2).
renvoyer en
Ces faits sont constatés par une lettre écrite le
aux
lendemair
commissaires civils, par Galbaud lui-méme, dont on a
déja vu ci-dessus la partie qui concerne César Galbaud, son
frère, et dans laguelle. il dit que son frére obéira sans difi
sur Galbaud se trouye dars l'original tout aussi littéralement le
la diftérence des deux langues.
que permer
1 Proclamation des commissaires civils, du 13 juin 1793. Débats
l'affaire des colonies, rome VII, pages 8 et suiv.
dans
2 Proclamation des commissaires civils, du 0juin 1793. Lettre de
aux mêmes 2 du 12 juin. Riponse du 13 juin.
Galbaud
culcé
éira sans difi
sur Galbaud se trouye dars l'original tout aussi littéralement le
la diftérence des deux langues.
que permer
1 Proclamation des commissaires civils, du 13 juin 1793. Débats
l'affaire des colonies, rome VII, pages 8 et suiv.
dans
2 Proclamation des commissaires civils, du 0juin 1793. Lettre de
aux mêmes 2 du 12 juin. Riponse du 13 juin.
Galbaud
culcé --- Page 425 ---
(417)
ordres
lui seront donnés de retourner en France.
té aux
qui
ensuite sur ce qui le concerne
ici comme il s'y exprime
je vous supplie
sonnellement. ( Quant à moi, citoyens,
de
en France ; je ne
le nouveau de me permettre repasser
puis être d'aucune utilité dans la colonie; j'aime ma patrie
m'a élevé au niveau de tous
par-dessus tout, parce qu'elle
semblables. Je vous déclare que je ne puis me regarder
nes
des cemmissaires civils, parce que les
"instrument passif
:ommissaires civils sont des hommes, et que je risquerois
le me rendre coupable, si je promettois d'obéir aveugléà tous les ordres qu'ils pourroient me donner. C'est
nent
Sedan les soldats français obtinrent les suffrages
insi qu'a
le la patrie lorsqu'ils se révoltèrent contre l'oppression que
vouloit appesantir sur le peuple français, en. reteafayette
civils en état d'arrestation. Je vous
ant les commissaires
j'étois dans leur complot. Cet aveu vous prouléclare que
donc de m'autoriser à
era mon caractère. Je vous supplie
avec ma femme et mes enfans. La loi vous y
n'embarquer
puisgu'elle défend de donner aucun commandeutorise,
D'après vos doutes,
nent dans la colonie aux propristaires.
comme nul ce que je vous ai dit hier suLr la
e regarde
ministérielle. Rien ne
onversation et ma correspondance
exécuter
ous force à me croire; tout vous oblige à faire
sloi. Rendez-moi donc à ma patrie; où je puis me joindre
d'armes
combattre les ennemis de la limes frères
pour
la
laquelle je verserai, s'il le faut, jusqu'à
erté, pour
Mais, encore une fois, je ne
ernière goutte de mon sang.
mnis être utile à rien dans un pays od la calomnie empoionne jusqu'à mes pensées (1). >>
Lettre susdite de Galbaud , du 12 juin 1793.
Rapp. de Garran Coulon. Tome III.
Dd
puis me joindre
d'armes
combattre les ennemis de la limes frères
pour
la
laquelle je verserai, s'il le faut, jusqu'à
erté, pour
Mais, encore une fois, je ne
ernière goutte de mon sang.
mnis être utile à rien dans un pays od la calomnie empoionne jusqu'à mes pensées (1). >>
Lettre susdite de Galbaud , du 12 juin 1793.
Rapp. de Garran Coulon. Tome III.
Dd --- Page 426 ---
(418)
Il étoit difficile que P'aigreur ne-se mélàt
dans
Cussions, quand l'intérêt
pas
ces di
public se trouvoit d'accord avec les re
sentimens de l'amour - propre pour condamner la
Galbaud vouloit renouveler
lutte 9
contre le pouvoir des
civils dans des circonstances od tout
commissair
la plus grande union
indiquoit la nécessité
pour sauver la colonie. Ils ne cachère
point, dans leur réponse à Galbaud, l'impression
éprouvée. Après lui avoir annoncé la destitution de qu'ils avoie
ils ajoutent : ( Quant à vous
son frèr
> citoyen, vous
> mesure de votre
avez donné
patriotisme en déclarant
> vous
formellement
ne consentiriez jamais à étre l'instrument
> réquisitions. Nous n'établissons
passifden
pas une nouvelle
> exigeant de vous l'obéissance
doctrine
qui est due aux
> République : nous vous rappelons
délégués de
simplement à
> des principes constitutionnels qui
l'observati
commandent
> la soumission du pouvoir militaire à l'autorité impérieuseme
> vous rappelons à l'exécution des lois des
civile; nc
> août, 8 novembre
22 juin, 11 et
1792, et 5 mai 1793 : toutes
3 plicatives des pouvoirs et de la
sont e
compétence des commissain
> civils. Vous les connoissiez ces lois
> cepté le gouvernement de
lorsque vous avez a
>
Saint - Domiague. Si vous ét
venu dans P'intention de les fouler aux pieds,il est de
s devoir d'en empécker la violation ; il est de notre nof
> d'arrêter, dès sa naissance, toute
devd
entreprise
> décrets et aux vues de la convention
attentatoirea
nationale.
> Dans une de nos proclamations du 24
) avons averti Desparbès
septembre, no
qu'il n'étoit
* des réquisitions des
que l'instrument pass
commissaires civils. Cette
> a été envoyée à la Convention
proclamatic
et au conseil
a et l'on n'a pas trouvé
exécutif
que l'assertion fût exagérée.
, toute
devd
entreprise
> décrets et aux vues de la convention
attentatoirea
nationale.
> Dans une de nos proclamations du 24
) avons averti Desparbès
septembre, no
qu'il n'étoit
* des réquisitions des
que l'instrument pass
commissaires civils. Cette
> a été envoyée à la Convention
proclamatic
et au conseil
a et l'on n'a pas trouvé
exécutif
que l'assertion fût exagérée. --- Page 427 ---
(419)
doute réservé au second de Dumouriet de
* Il étoit sans
croire avili en
le voel de Za loi et les insse
remplissant
tructions du ministres
vous ne
rester à Saint-
) Dans ces circonstances,
pouvez plus
Domingue; vous retourneret en France rendre compre de
votre conduite à la Convention. Elle jugera, dans sa sagesse
si vous avez bien ou mal mérité de la République pendant
votre court séjour dans la colonie (1).> >
Galbaud annonça de nouveau sa soumission à cette détermiation dans une autre lettre du même jour, qui contient d'aildu plus grand dévouement à la cause de la
urs l'expression
berté
6. XXI.
Les commissaires civils auroient pà sans doute se contenter Sa destituGalbaud leur donnoit, en se prévalant uni- tion et son
: l'indication que
à embarquesement pour le destituer , de sa qualité de propriétaire
ment.
int-] Domingue 3 mais le temps des révolutions n'est guère celui
et Ia métropole étoit biea loin de
:1 la prudence politique;
ur donner l'exemple de ces ménagemens, qui probablement
auroient pas prévenu les nouveaux troubles qu'on fomentoit
s-lors ; ils ne dissimulèrent donc pas les reproches que la
onduite de Galbaud leur paroissoit méritèr, et iis cumulèrent
s diverses causes pour sa destitution. Dans la proclamation
l'ils firent sur cet objet, ils rappellent 2 sans lui en faire un
imenéanmoins, son installation epontanée l'obstacle résultant
1 Lettre de Polverel et Sonthonax à Galbaud, du 13 juin 1793. Relation
taillée des événemens malheureux qui se sont passés au Cap, , par les détés de la partic du Nord de Saint-Domingue 7 pag. 30 et 31.
2 Lettrc de Galbaud aux commissaires civils, du 13 juin 1793.
Dd 2
, ils rappellent 2 sans lui en faire un
imenéanmoins, son installation epontanée l'obstacle résultant
1 Lettre de Polverel et Sonthonax à Galbaud, du 13 juin 1793. Relation
taillée des événemens malheureux qui se sont passés au Cap, , par les détés de la partic du Nord de Saint-Domingue 7 pag. 30 et 31.
2 Lettrc de Galbaud aux commissaires civils, du 13 juin 1793.
Dd 2 --- Page 428 ---
( 420 2
)
dans la colonic, et las explications
de sa qualité de proptictiire
entre eux et lui : ils ajoutent
qui avoient eu lieu à cet égard
entre la soumissuivantes : < Pressés
enin les considérations à la loi et notre déférence poar les
D sion que nous devons exécutif, nous étions encore dans
>> actes émanés du conseil
nous avions à prendre 2 soit
SUT le parti que
>
Pindicision
soit pour le refus provisoire de
la reconnoissancs,
offi-
> pour
nous eussions une certitude
> Galbaud, jusqu'a ce que de l'article XV de la loi du
soit de Tabrogation
exé-
>> ciclle,
qu'avoit le conseil
avril, soit de la connoisance
la colonie
>> 4
Galbaud possédoit dans
> cuxif des propriétés que
s de Saint-Domingoe.
manière facheuse;
Galbauda mis fin à notreir.solationdune
>
écrit qu'il ne pouvoit se regariler
D il nous a déclaré par commissaires civils; qu'il risguerod
passif des
7 l'instrument
s'il promettoir d'obèir aveugliment
> de se rendre coupable,
lui donner ; il nous a
zous les ordres que nous pourrions
> a
la loi qui défend'de donner
d'exécuter à son égard
D priés
dans la colonie aux propriétaires,
> aucun commandement
avec sa femme et ses
de l'autoriser à s'embarquer
> et
7 enfans.
nous a exforcés d'adhérer au veeu qu'il
> Nous sommes adhérons sans regret, parce que nous
D primé, et nous y
d'apprécier ses talens militaires,i
D n'avons pas eu le temps
nous ne connoissons de lai
> son répablicanisme 3 parce que prononcée de ne pas cxéculer
> que la résolution formellement des manauvres perfides pour
> les actes émanés de nous i que
contre Pautorité que Ia
un parti dans le Nord
> se faire
que nous étionsretenus
nous a confiée pendant
>> République
formé d'abuser de notre abPOuest; que le projet
> dans
n'avons pas eu le temps
nous ne connoissons de lai
> son répablicanisme 3 parce que prononcée de ne pas cxéculer
> que la résolution formellement des manauvres perfides pour
> les actes émanés de nous i que
contre Pautorité que Ia
un parti dans le Nord
> se faire
que nous étionsretenus
nous a confiée pendant
>> République
formé d'abuser de notre abPOuest; que le projet
> dans --- Page 429 ---
(4a1)
a-la-fois la colonie de toutes nos forces
> sence pour digarir
et contre le plan qui
navales, malgré notre opposition
des mesures
éroit
par le conseil ezbcutifs que
> nous
prescrit
r'effet inévitable étoit de produire
D hostiles ou absurdes, , dont
à St-Domingue par
tout crédit public
> la famine et d'anéantir
de Pénormité de nos beseins,
le tableau infidele ou exagéré
et de la nullité de nos ressources.> commissaires civils annullent
D'après ces considérations 3 les
de Galet la promulgation des Gommissions
Venregistrement
Masse et des officiers d'administration
paud, de Y'ordonmateur
qu'il sera procédé de nouveau
venus avec eux; ils ordonnent
de Masse
des commissions
sous leurs ordres à T'enregistrement à Galbaud, ils déclarent
et des officiers d'administration. Quant
de Saintn'a jamais été légalement reçu gouvernebr
4 qu'il
être nommé à cette place que parce
Domingue; qu'il n'a pu
exécutif qu'il poisédoit des
laissé ignorer au conseil
>> qu'il a
et,en tant que de raison, ils
a propriétés à Saint-Domingue, d'incivisme de ladite place de goucause
) le destituent pour
civiles et militaires, lui déverneur et de toutes fonctions
desdites fonctions ; ils lui
de s'immiscer dans aucune
M fendent
dans le jour de la notification
ordonnent enfin de se rendre 3
de la République la
du présent arrêlé, à bord de la gabarre
et
étre consigné et conduit en France
) Normande, pour y Convention nationale rendre compte
aller à la barre de la
à
du jour
dans le délai d'un mois, compter
de sa conduite,
de France 32
de son arrivée dans un des poris
commissaires civils, du 13 juin 1793. Débats dans
1 Proclamation des
pag. 8 ct suiv 5 tome VIII, p. 8ct41,
l'affaire des colonies, tome VII,
par François Polverel fils,
Coup d'cil impartial susd. sur Saint-Domingue, lcs députés de la partie du Nord
P. 53 ersuiv: Relation détaillée susdite, par
Dd 3
de sa conduite,
de France 32
de son arrivée dans un des poris
commissaires civils, du 13 juin 1793. Débats dans
1 Proclamation des
pag. 8 ct suiv 5 tome VIII, p. 8ct41,
l'affaire des colonies, tome VII,
par François Polverel fils,
Coup d'cil impartial susd. sur Saint-Domingue, lcs députés de la partie du Nord
P. 53 ersuiv: Relation détaillée susdite, par
Dd 3 --- Page 430 ---
I 422 d )
5. XXII.
Les accusateurs du Polverel et Sonthonax, en leur faisant un
Examen de crime de la destitution de
Ja légalitéde
Galbaud,nt soutenu dans les débata
que ce général n'étoit
à
ectte mesure,
point sujet l'erclusion de la loi du 4
ayril 1792, parce que, suivant l'art. XV, l'exclusion ne devoit
avoir lieu que pour cette fois sculement, et
que Desparbès
avoit été envoyé avant lui à Saint-Domingue
pour l'exécution
de ce décret. Ils ont même reproché avec raison aux commissaires civils d'avoir altéré le texte de la loi dans le préambule
de leur proclamation, ou, en parlant de l'exclusion prononcée
contre les propriétaires, ils n'avoient Pas rappelé cette clause
limitative pour cette fois seulement, que le décret avoit ajoutée.
Mais, malgréle tort extrèmement grave, s'il estvolontaire, qu'ont
eules cominissaires civils de citerinexactemenr le texte de la loi,
on ne peut guères se dispenser d'étre d'accord avec eux sur la
manière dont ils l'ont expliquéc. L'article XV du décret porte
que ( l'exclusion, résultant dcs propriétés dans les colonies
> aura lieu contre les officiers généraux, administrateurs 3
ou
> ordonnateurs et les commissaires civils qui ont été ou seront
>) nommés pour cette fois seulement, et pour le résablissement
> de l'ordre dans les colonies, Et partisulièrement pour D'ecé-
> cution du présent décret )). L'exclusion s'étendoit donc bien
à tous ceux qui seroient riommés pour coopcrer à la mission
dont les commissaires civils avoient été chargés. Aussi a-t-on
déja vu que Galbaud l'avoit toujours entendu ajnsi, soit en
France, sdans ses lettres au ministre de la marine, soit en Amérique, dans sa conversation avec les commissaires civils, et dans
les lettres qu'il leur écrivit lcs 12 et 13 juin (1).
de Saint-Domingue, 2 pag.31 et 32, A. Conscience à la Convention nationale,
pag. 33 et 3p.
1 Débats dans l'affaire des colonies, 2 tome VII, pag. I1et 12, 115 ct
116,
toujours entendu ajnsi, soit en
France, sdans ses lettres au ministre de la marine, soit en Amérique, dans sa conversation avec les commissaires civils, et dans
les lettres qu'il leur écrivit lcs 12 et 13 juin (1).
de Saint-Domingue, 2 pag.31 et 32, A. Conscience à la Convention nationale,
pag. 33 et 3p.
1 Débats dans l'affaire des colonies, 2 tome VII, pag. I1et 12, 115 ct
116, --- Page 431 ---
(4-3)
puisse porter sur 1a conQuelque jugement au surplus qu'on civils et de Galbaud, celle
ite antérieure des commisaires
plus criminelle,t
destitution est on ne peut
il tint après sa
de leur décision contre Jui. Ilavoit
jastilie que trop la sévérité sollicité cette mesure : en recevant
i-méme en quelque sorte
il avoit promis par écrit de s'y
Arrêté des commissaires civils 3 le
à bord de la gabarre
dans jour
paformer et C de s'embarquer Il avoit fait la même déclaration
de PEtat la Normande (1)>.
tous deux furent loin de
mi
destitution de son frère (2)3
brS de la
S. XXIIT.
enir leur parole.
ordre des commissaires Dc la fotte
Galbaud fut embarqué par
fermentation, du Cap et de
Quand
déja dans la fotte une grande
du son commanivils, il existoit
dcs vaisseaux de l'Etat aux bâtimens
dant Cambis.
jui s'étoit commaniquée
fotte avoit été formé par la sta-
:ommerce. Le noyau de cette
mais quelques - uns
Girardin y avoit amenée en 17915
dans
ion que
éloient dans la colonie depuis 1750,toit et les réHe ces bâtimens
dans celui da Portau-Prince; été les
c port du Cap,soit villes, dont les équipages avoient
les
volutions de ces deux
y avoient répandu
les coopérateurs,
ne
témoins et souvent
plusieurs officiers
grande insubordinution > que
de la stagermesd'une
de faire cesser.] Le commandant
le
s'étoient guères occupés
méritoit une exception: : c'étoit
tion du Cap, proprement dite,
en chef étoit écku par
capitaine Cambis,1 qui le commandement du vice-amiral Girardin,
lors de la destitution
les commisdroit d'ancienneté,
officiers, que
et de quelques - uns de ses principaux (3). Le conseil exécutif
avec Desparbès
saires civils déportèrent
de Galbaud, du 13 juin 1793.
1 Billet
civils, du juin 1793.
de Galbaud aux commitsaires
28 octobre 1792.
2 Lettre
de la marine, des 20 et
3 Lettre dc Cambis au ministre
Dd 4
ors de la destitution
les commisdroit d'ancienneté,
officiers, que
et de quelques - uns de ses principaux (3). Le conseil exécutif
avec Desparbès
saires civils déportèrent
de Galbaud, du 13 juin 1793.
1 Billet
civils, du juin 1793.
de Galbaud aux commitsaires
28 octobre 1792.
2 Lettre
de la marine, des 20 et
3 Lettre dc Cambis au ministre
Dd 4 --- Page 432 ---
(424)
provisoire de la République l'aveit confirmé dans
dement avec le titre de
ce comman
contre-amiral; il étoit digne de cett
marque de confiance par son zèle pour le
meut aux principes de la liberté
service, son attache
avoit donné des
et son respect pour les lois. I
preuves de prudence et d'humanité dans les ex
péditions difficiles, dont Grimonard l'avoit
Marc et Léogane. C'est
cbargé pour Saint
sous ses ordres que
Galatte sauva cette dernière
l'équipage de 4
ville des fureurs de
Sa conduite avoit
Romaine (:)
toujours été depuis dirigée par un
sage et éclairé. Sonthonax lui avoit rendu
patriotismi
du ministre Monge,
ce témoignage auprés
qui l'avoit chargé à son tour d'en
sàtisfaction à ce commandant
marquer sa
(2).
Au milieu des orages politiques qui s'étoient si
succédés à Saint. -
-
rapidement
Domingue 9 il avoit eflectivement fait tout
gu'il avoit pu pour maintenir la
ce
discipline et la
sur la flotte 3 et l'on se
subordination
pas être entièrement
persuadera sans peine qu'il ne f.lloit
dépourvu du talent de l'administration
les y avoir presque toujours conservées dans des
pour
si dificiles, jusqu'à la lutte déplorable
circonstances
baud e: les commissaires
qui s'éleva entre Galcivils. La marine des colonies
été extrémement
avoit
négligée, dansle bouleversement général
révolution avoit
que la
opéré en France : elle manguoit d'une
tude d'objets
multinécestaires 5 il étoit dû près de deux ans de
aux équipages, et l'on ne pouvoit pas même leur donner solde le
I Voyez ci-desus, tome II, chap. VI, S. XLII,
21 Lettre du ministre de la marine à
de Sonthonax à Cambis, du I décembre Sonthonax, du 2 janvier 1793. Autre
teur dc Saint-Domingue, du
1792, et du février 1793. Monilettre de Boucher à
14 février. Voyez aussi celui du y mars ct la
Sonthonar, du 8 mars,
équipages, et l'on ne pouvoit pas même leur donner solde le
I Voyez ci-desus, tome II, chap. VI, S. XLII,
21 Lettre du ministre de la marine à
de Sonthonax à Cambis, du I décembre Sonthonax, du 2 janvier 1793. Autre
teur dc Saint-Domingue, du
1792, et du février 1793. Monilettre de Boucher à
14 février. Voyez aussi celui du y mars ct la
Sonthonar, du 8 mars, --- Page 433 ---
(45)
des difficultés multiindre à-compte (1)- Inlépendamment rapide de l'ancien
dans le service le passage
es qu'apportoit
des causes d'anarchie estrèmement
ire de choses au nouveau,
Domingue. Une inacà Saintves existoient particulièrement
habituelles
absolue et le défaut de communications
n presque
d'y remédier par l'esprit public
:c la métropole empéchoient séduction étoient employés pour
dis que tous les genres de
le
avoit
tourner de leur devoir ces marins que gouvernement la révolutions
-
à cux : mêmes depuis
quelque sorte abandonnés
des assembiées natiois leur enveyer les décrets régénérateurs
lors même
la colonic avoit presque tous repoussés,
les, que
directement ses préjugés.
ils ne blessoient pas
au mi- $. XXIV.
Cambis n'avoit cessé de représenter
C'est ce que
K Soit opinion de Dispositions
tre de la marine, dans sa correspondance.
ou des marins ct
disoit-il, ou bien fante du gouvernement,
de leurs oflila colonic,
décrets nationau ont été éloignés. ciers,
les
bien circonstances,
étrangère, recélant des prinIls sembloient être une langue
de ne pas
la colonie avoit droit de repousser,
cipes que
selon sa volonts locale, et cepenadoper, ou de modifier érigés en lois dans la métropole,
dant ces mêmes principes,
l'ancien ordre du seravoient détruit ou décrié totalement succès,
faut
Comment alors compier sur des
lorsqu'il
vice.
de l'activité (2) : - o e . Tous les chocs
de l'ensemble et
La Rede servage et d'égoisme.
portent ici un caractère
l'ensemble qui opéreroit le
publique est encore un mot 5
ministre de la marine, des 6 novemabre ct 10
1 Lettre de Cambis au
cembre 1792.
ministre dc la marine, du 9 décembre 1792.
2 Lettre de Cambis au
compier sur des
lorsqu'il
vice.
de l'activité (2) : - o e . Tous les chocs
de l'ensemble et
La Rede servage et d'égoisme.
portent ici un caractère
l'ensemble qui opéreroit le
publique est encore un mot 5
ministre de la marine, des 6 novemabre ct 10
1 Lettre de Cambis au
cembre 1792.
ministre dc la marine, du 9 décembre 1792.
2 Lettre de Cambis au --- Page 434 ---
( 426 )
> salut de celte parlic coloniale, n'eriste point. La
s tion publique laisse lieu à mille prétextes
désorg;
)) guerre des hommes de couleur
On pour rallumer
(1).
ne voit
la
>>
lonie aucun espric public bien
dans CC
ordonné; il s'affoiblit
D par le défaut de fréquentes communications
encoi
> pole. Les vrais amis de la
avec la métn
D) et bien
patrie sont rares en ce clim
peit prononcés. Les opinions et les sentimens
> feignent le desir du repos, ou celui de la patrie. Ils
> un honteux égoisme, ou un esprit
cachei
> gération turbulente.
d'opposition, ou une exi
Comment, dans un zel foyer, la
> -de mer résistera-t-elle au
fon
désordre?. e
C
>
Nombre
marins employés sont dans un grand dénuement de
> dans des embarras contractés
tout,
sur des espérances
>
été
quin'o
point
réalisées (2) e
. La station et sa
> sont contraires au bien du service. On a calculé
dure
>> tion donnoit à
que la st:
Saint-Domingue une force d'un grand
> qui, n'étant pas mise en mouvement par les inctructions poid
>
d
rectes de la métropole, pouvoit préter aide aux divers in
> téréts locaux. Dès-lors on a envahi l'opinion de
> mer 5 et comme tout mouvement local dans les T'homme colonies C
D pas toujours été conforme à la volonté légale de Ia nation n
D il est naturel que l'on s'inquiète de leur conciliation future
D L'homme de mer, S trop actif en opinion politique, se ra
) lentit sur ses devoirs. Il oublie l'emploi de ses bras et d
> ses' forces, que la patrie Tui demande principalement, L
> part qu'il prend dans les affaires publiques, l'agitation
>
gu'
en éprouve, absorbent tout son temps, ses moyens et se
1 Autre du même au même, du 6 janvier 1793.
2 Autre du même au même, du 10 décembre 1792,
D L'homme de mer, S trop actif en opinion politique, se ra
) lentit sur ses devoirs. Il oublie l'emploi de ses bras et d
> ses' forces, que la patrie Tui demande principalement, L
> part qu'il prend dans les affaires publiques, l'agitation
>
gu'
en éprouve, absorbent tout son temps, ses moyens et se
1 Autre du même au même, du 6 janvier 1793.
2 Autre du même au même, du 10 décembre 1792, --- Page 435 ---
(427)
service se réduit forcément a fa
brces physiques. Alors le c'est en vain que l'état comptc
onservation des vaisseaux; et
la
nationale, 2
résultat plus avantageux à prospérité
sorte
ur un
comsidérables pour l'amener à une
nalgré les dépenses
que, par un mouvele certitude - .
. Depuissur-tout T'état des choses a subiviolent et d'abord irrégalier,
aent
€
e Teneserdaulié
ement changé à Saint-Domingue des souvenirs qui alimenles habitudes, iZ se conservera rixces. Au milieu de ces germes
eront ici la difance et les
les formes du SCITagitation, T'esprit de désordre prendra
et son
les livrées du patriotisme ; il s'exercera,
rice, ou
à bord du vaisscau
Fuccès sera certain (1). : . . Déja
ont excité
"Eole, plusieurs refus d'oblissance prononcis à l'autosoit présenté
géméral, sans qu'il,se
n mouvement effectifs de répression : . - o D'ailleurs
ité des moyens
une partic de la force pucomment user de rigueur envers à vingt mois de solde ?..
blique, à qui il est dà dizc-huit
des espérances conLa présence de ce vaisseau entretiendra
pourroit
l'ordre des choses actucl, ct Péquipage
traires à
dont il scroit
trouver conduit par une penie préparée,
e I1
By
l'origine et la chaîne (e).
difficile d'assigner
à Saint-Domingue, qui
existe cnfn Unz abus de désertion
graves. Il tient aux
Pourroit avoir les conséquences les plus de plusieurs hainstigations, auc magnifiques promesses des forces pour
Ici, c'est la sotte vanité de payer
bitans.
des intentions moins spromoneies j peutsa sireté locale ; là,
Les marins, 2 éga
étre ailleurs des vues coupables -
du même au même, du 6 novembre 1792.
1 Autre
2 Ibid.
-Domingue, qui
existe cnfn Unz abus de désertion
graves. Il tient aux
Pourroit avoir les conséquences les plus de plusieurs hainstigations, auc magnifiques promesses des forces pour
Ici, c'est la sotte vanité de payer
bitans.
des intentions moins spromoneies j peutsa sireté locale ; là,
Les marins, 2 éga
étre ailleurs des vues coupables -
du même au même, du 6 novembre 1792.
1 Autre
2 Ibid. --- Page 436 ---
- 428 )
> rés de leurs devoirs par séduction
> sances
d'espérances ou de ja,
destnuctives, sont entrainés sur les
> semblent étre un corps de réserve
habitations 3
> cours ou coup de main
pour donner aide 3
au moment des
> lieu, soit par le cours des
troubles qui aur
choses, soit
la
>
par perversité
agitateurs.
e . (1) >
$. XXV.
Les équipages de que'ques vaisseaux de
Germesdi- lièrement
ligne , et partic
Vers d'insuLesucoup d'offi: iers de la marine de
dans des dispositions
l'état, étoj
bordination.
peu favorables au gouvernement.
que l'on entrevoit assez clairement dans
C'est
la
cet autre passage
correspondance de Cambis, malgré la circonspection
croyoit devoir y mettre: e Les vaisseaux PEole et le
9'
> y dit-il, demandent à étre relevés. Ils
Jupiu
> temps dans la
sont depuis lon
colorie; ils. ont subi des
>> dérables dans leurs
changemens con:
équipages, de manière que
) n'existe plus. Ces vais:eaux
Pussortime
ne sont point
> régime
partis avec
ripuhlicain, et leurs notions à cet égard sont
> imparfaites, ou exagérécs Et quoiqu'on
> chacun des bâtimens de la
puisse trouver da
station
de
>
individuel, il est peut-être
beaucoup
patriotisn
>
indispensable qu'on rappelle (
France, pour faire preuve de leurs
> ciers et équipages
sentimens, tous les of
qui sont absens
>
de la
dipuis l'itablissemer
République, et qu'on n'en
aucun
>
emp'oie
dans
colonie, sans la certitude qu'ils ont donné une
3> thentique de leur soumission
marque au
au gouvernement
> cain (2). >
républi
1 Autre du même au mème, du 9 décembre 1792,
2 Autre du mêmc au même, du 20 janvier 173.
équipages
sentimens, tous les of
qui sont absens
>
de la
dipuis l'itablissemer
République, et qu'on n'en
aucun
>
emp'oie
dans
colonie, sans la certitude qu'ils ont donné une
3> thentique de leur soumission
marque au
au gouvernement
> cain (2). >
républi
1 Autre du même au mème, du 9 décembre 1792,
2 Autre du mêmc au même, du 20 janvier 173. --- Page 437 ---
(429)
de la marine nationale ct dacomfin, oatreles équipages
une espèce de marins bàe, il existoit à Saint-Domingue faisoient le cabotage, sous
réfugiés aux colonies, y
aveu de tous les
, qui,
de la côte. Des gens sans
sans
lom de frères
partic (1). < Ces gens
en formoient la plus grande
oi ily
Cambis, se trouvent par-tout
peu, disoit encore
prennent est marqute
du désordre public. La part qu'ilsy
naturellement
violence; et le marin,
ar la plus grande
et attaché aux principes français;
bn, précieux pour l'état,
$a versatilité et son défaut
evient, par son inconstance, morale , un instrument propre
Slumières. en politique et en
de main de tous les
servir avec fureur le premier coup
artis (2). >
de la station
lalgré tant de causes d'anarchie, les équipages exemples et aux
Cap résistèrent long-temps aux mauvais On a déja vu que
des agitateurs de la colonie (3).
actions
refusa de prendre part à l'insurrection
plus grand nombre
maigré toutes les manceuvres
commencement de décembre
Mais la désorganiles y exciter (4).
on mit en usage pour
dans la colonie, et sur-tout
généralement
on qui régnoit
ne
pas, comme Cambis
le du surplus de la marine , permit des forces respecavec douleur, de tirer parti
oue encore
avoit alors à Saint-Domingue, quand
les que la République
Autre du même au mêmc 9 da 5 décembre 1792.
Autre du même au même, du 9 décembre 1792.
Autre du même au même, du 12 janvier 1793. lettre de Cambis au mici-dessus le chapitre II, S. XLVI, erla
E Voyez de la marine, du 10 décembres
tre
surplus de la marine , permit des forces respecavec douleur, de tirer parti
oue encore
avoit alors à Saint-Domingue, quand
les que la République
Autre du même au mêmc 9 da 5 décembre 1792.
Autre du même au même, du 9 décembre 1792.
Autre du même au même, du 12 janvier 1793. lettre de Cambis au mici-dessus le chapitre II, S. XLVI, erla
E Voyez de la marine, du 10 décembres
tre --- Page 438 ---
(430 )
les iles-du vent riclamoient inutilement
manceuvres des
leur secours contre
contre-révolationnairer (1).
Le conseil exécutif
S. XXVI. la
provisoire, en annonçant la nouvelle
Leur veu
guerre avec l'Angleterre, 1 avoit ordonné de
la rade du Cap tous les navires du
rassembler da
irrégulier
en très-grand nombre
commerce, qui étoient alc
pour quitter
dansles diverses parties de la
la cclonie. les ramener en France en deux
colonie, et.
convois, qui
rante jours de distance l'un de
partiroient à 99
mier convoi
l'autre. La direction du
avoit été
prr
confée, par le conseil exécutif, au Ci
pitaine Sercey, qui reçut aussi à cette occasion
contre
mais
le titre
amiral;
qui ne paroit pas avcir conservé la mên
impartialité que Cambis dans les troubles de la colonie.
temps en station dans le Sud, il avoit combattu
Lony
de cette
avec les blan
province contre les hommes de couleur
Il
diflicile qu'il n'eit
éto
pas adopté, ainsi que son
partie des préjugés
équipage, ur
de
coloniaux, que les cruautés des
couleur y avoient en
hemme
quelque sorte rendus
Ceux-ci reprochent à leur tour à ces marins d'avoir excusable
pius grands excès, des incendies
commis le
et des
affreux
cette guerre (2). H arriva dans Ja rade du pillages
dan
général
Cap peu avant I
Galbaud, en y amenant les bâtimens de
Sud et de l'Ouest
Les
commerce d
(3).
marins de ces bâtimens et ceux di
I Lettre de Cambis au ministre de la
* I1 avoir
marine, du 6 janvier 1793.
faisoit le service. exigé jusqu'à une gourde par jour pour chaque homme
Voyez le Moniteur de Saint
du
qu
ct le Journal des Cayes, du 24 juillet.
Domingue, 30 juin 179
2 Les commissaires réunis de l'Ouest et du Sud à Saintmissaires civils, du 2 févricr 1792. Suice du
Marc , aux commissaires des citoyens de
mémoire historique, des comcouleur, etc.
3 Lettre de Serccy au ministre de la
du
marine,
2 acût 1793.
par jour pour chaque homme
Voyez le Moniteur de Saint
du
qu
ct le Journal des Cayes, du 24 juillet.
Domingue, 30 juin 179
2 Les commissaires réunis de l'Ouest et du Sud à Saintmissaires civils, du 2 févricr 1792. Suice du
Marc , aux commissaires des citoyens de
mémoire historique, des comcouleur, etc.
3 Lettre de Serccy au ministre de la
du
marine,
2 acût 1793. --- Page 439 ---
(431)
par P'anarchie presque
Rotte, accontumés à rinsubordination été les témoins ct souvent les
inuclie dont ils avoient
ne pouvoient manquer
pérateurs dans ces deux provinces,
à la rade du
leurs principes de désorganisation
communiquer
p.
considérations qui avoient pu
ndé,endamment des autres
prescrit pour le départ
tiver l'intervalle des quarante jours conseil exécutif provisoire
deux divisions du convoi, le
de laisser la colonie
bit senti qu'il n'étoit pas convenable côtes, et le corivoi
forces maritimes pour protéger ses
S
sa défense, presque toutes celles
pit besoin d'emmener, pour
Le conseil exécutif
trouvoient alors à Saint-Domingue.
L se
annoncé le prochain envoi à Saint-Dobit en conséquence
et de cinq Aâtes 2 pour y former
Ingue de quatre frégates
la précision de SES ordres,
e nouvelle station. Cependant
déterminer la marine
idés sur des motifs si puissans 3 ne put dans S3 résistance par
létat à y obéir. Elle sc vit appayée
Ils alléguoient,
impatiens de partir.
bâtimens du commerce,
P'état de troubles oû la colonie
ur justifier leur opposition 2
navales, et les frais
trouvoit, son dénuement de munitions des bâtimens, dont
cultans d'une prolongation de séjour pour
que par
n'avoient ebtenu leur prompt chargement
plopart
circonstances critiques od la guerre plas sacrifices, dans les
furent présentées au
it le commerce maritime. Des pétitions Polverel et Sonthonax,
néral Galbaud, avant l'arrivée de départ dans une seule
ur obtenir la permission d'un prompt Pattente de la marine anvision. Sous prétexte d'y tromper
se livrer à un
aise, mais probablement aussi pour pouvoir
Angled'aller à la Nouvelle
mmerce fraadulenr, on proposa
ient ebtenu leur prompt chargement
plopart
circonstances critiques od la guerre plas sacrifices, dans les
furent présentées au
it le commerce maritime. Des pétitions Polverel et Sonthonax,
néral Galbaud, avant l'arrivée de départ dans une seule
ur obtenir la permission d'un prompt Pattente de la marine anvision. Sous prétexte d'y tromper
se livrer à un
aise, mais probablement aussi pour pouvoir
Angled'aller à la Nouvelle
mmerce fraadulenr, on proposa --- Page 440 ---
(432)
terre, au lieu de se rendre directement cn France (1). Dar
un conseil tenu chez ce gouverneur peu de
jours après So
arrivée, on arrêta les trois points suivans : G 1°, Le
>
total du convoi en masse, au Zieu du départ
dépa
partiel énon
D dans L'instruczion du conseil
exkcurifprotisoire, au
>
citoye
contre-amiral Cambis, en date du 14 février dernier; 2°.
> relâche d'une partie du convoi à la Nouvelle
33 3°, le départ d'un bâtiment de l'état immédiatement Angleterre
> celui du convoi, afin que le conseil exécutif provisoire apre fi
90 informé à temps de sa prochaine arrivée; ; 4°. que ce pro
>> jet de départ seroit soumis à l'examen des
citoyens com
> missaires civils, en les prévenant que l'urgence du momen
D récessitoit les mesares les plus promptes, ne permettoit
>
pa
zn délai de plus de quinge jours, et en Zeur observant < 944
> les intérêts de la République et de la colonie exigeoien
s que dans le cas ou des circonstances empécheroient de rece
>> voir à temps leur décision, le convoi se trouveroit dan
>> T'impossibilité de prolonger son séjour en rade, opinion 94
> se trouve conforme à l'instruction du conseil exicuifpro
>> visoire, en date da 14 février, adressée au contre-amira
> Sercey, par laquelle il Iui est enjoint de partir le plu
>> promptement possible (2). >
Ces résolutions zovient été prises sur la proposition de Cam
bis lui-mème, qui sans doute n'avoit pas cru pouvoir résiste
1, Adresse des capitaines des navires marchands à Galbaud, du
mai 1793. Débats dans l'affaire des colonies, tome VII, pag. 381 et 3y7.
2 Conseil d'administration tenu au Cap le 11 mai 1793. Lettre de Gal
baud aux commissaires civils, des 11 et 25 mai. Récit succinct ct préparatoir
de ma conduite au Cap, par le même.
au:
bis lui-mème, qui sans doute n'avoit pas cru pouvoir résiste
1, Adresse des capitaines des navires marchands à Galbaud, du
mai 1793. Débats dans l'affaire des colonies, tome VII, pag. 381 et 3y7.
2 Conseil d'administration tenu au Cap le 11 mai 1793. Lettre de Gal
baud aux commissaires civils, des 11 et 25 mai. Récit succinct ct préparatoir
de ma conduite au Cap, par le même.
au: --- Page 441 ---
(433 )
de Tétat et de celle du comréunis de la marine
fut
x voeux J
civils, à qui ce résultat
envoyé
erce. Les commissaires
balancé à l'adopter, si en y
Port-au.Prince, n'auroient pas
on n'eit pas
le. départ total du convoi en masse,
dont on
rètant
instructions du conseil exécutif,
ontrarié ces mêmes
le départ d'une seule
pouvoit se prévaloir que pour presser de cette importance,
Ils crurent que, dans un objet
le conseil
vision ()-
s'écarter des instructions que
ne pouvoient pas
récemment. Ils refusèrent donc leur
écutif avoit envoyées si
d'administration 5 mais ils
du conseil
pprobation au résultat
à accélérer le départ
des mesures les plus propres
pccupérent division du convoi (2).
la première
contribué à augmenter Péloi- S. XXVIL
Ce refus, qui n'avoit pas peu
également tous les Des déportés
Galbaud et eux, mécontenta
l'art qui etoiene
hemeat entre
des hommes très-versés dans
sur Ia flotte.
arins. Ils avoient avec eux
habilement de ces mausurent profiter
:s insurrections 1 qui
C'étoient Thomas Millet,
ises dispositions des équipages. d'autres colons, dont les
et beaucoup
et ceux
Eingapia-Doioière, avoient ordonné la déportation,
ommissaires civils
rade du Cap, vers la même époque,
u'ils envoyérent dans la
Sud. Les accusateurs de Polde l'Ouest et du
derniers étoient au
es provinces
ont prétendu que ces
erel et Sonthonax
mais un écrit du contre-amiral
ombre de plusieurs centaines; d'ailleurs aux commissaires civils,
ercey, très-peu favorable
savoir, cent sur le
qu'il n'y en avoit que cent trente;
anonce
tome VII, page 396. Lettre susdite
dans T'affaire des colonies,
1 Débats
du 25 mai 1793.
C Galbaud,
civils à Sercey, du 24 avril 1733.
2 Lettre des coramissaires
Toine III.
Ee
Rapport de Garran-Coulon.
ombre de plusieurs centaines; d'ailleurs aux commissaires civils,
ercey, très-peu favorable
savoir, cent sur le
qu'il n'y en avoit que cent trente;
anonce
tome VII, page 396. Lettre susdite
dans T'affaire des colonies,
1 Débats
du 25 mai 1793.
C Galbaud,
civils à Sercey, du 24 avril 1733.
2 Lettre des coramissaires
Toine III.
Ee
Rapport de Garran-Coulon. --- Page 442 ---
de 434)
Saint-Honoré, et trente sur la Dorade, La pétition des dé
tenus, rapportée par ces accusateurs, 3 présente un e résultat
peu-près semblable. On a dit aussi dans les débats que ces dé
tenus étoient privés de secours sur les deux bâtimens oi il
avoient cté mis , quoiqu'il y eut des femmes et des septua
génaires Les accusateurs de Polverel et Sonthonax
même que quelques-uns des détenus ayant été
assuren
ordre des chefs, moururent dans le
débarqués pa
transport à Thôpital du
Cap, et que d'autres furent rejetés de cet asyle, et déposé
inhumainement sous le péristile. Ces actes de barbarie ne son
aliégnés que dans les débats des colonies, et dans une apolo
gie de Galbaud, rédigée par l'un de ses aides-de-camp (2). Er
supposant qu'iln'y eât aucune exagération, on ne pourroit
les reprocher aux commissaires civils, puisque leurs
pa
teurs eux-mémes les rapportent à une époque od ils n'étoient accusaencore retournés au Cap. Galbaud y commandoit
pas
sans
On a beau dire que les commissaires
partagcivils, en
Ics détenus 3 les avoient consignés
embarquant
rigoureusement à bord
Une telle consigne n'exigeoit pas qu'on les laissât sur les (3). bà
timens jusqu'à T'agonie, ou qu'après les avoir
les rejetât de Thospice de I'sumanité, Galbaud débarqués on
seul seroit coupable d'avoir repoussé les instances que Sercey dit lui avoir
3 Lettre de Sercey au ministre de la marine, du 2 août 1793. Les citoyens du Portau-Prince, prisonniers à bord du Sains-Honoré, à la municipalité du Cap, du 11 mai 1743. Débats dans l'affaire des colonies, tome
VII, page 377.
2 Débats dans laffaire des colonies, tome VII, pag. 377,
et 404. André Conscience à la Conrention
379,386, 398
nationale, pag. IO et 11.
3 Lettre de Galbaud à Sercey, du 19 mai 1791.Lettre de Sercey à la comgission des colonies, du 1 vendémiaire an IV.
, à la municipalité du Cap, du 11 mai 1743. Débats dans l'affaire des colonies, tome
VII, page 377.
2 Débats dans laffaire des colonies, tome VII, pag. 377,
et 404. André Conscience à la Conrention
379,386, 398
nationale, pag. IO et 11.
3 Lettre de Galbaud à Sercey, du 19 mai 1791.Lettre de Sercey à la comgission des colonies, du 1 vendémiaire an IV. --- Page 443 ---
(435) )
Sonthonax a attesté dans les débats, & que
faites à cet égard.
donné l'ordre à Sercey de
D les commissaires civils avoient
étoient trop a
sur le convoi les prisonniers qui
> distribuer
avoit l'ordre également
> l'étroit sur tel ou tel vaisseau; qu'il
supde faire rentrer à Phôpital ceux qui ne pourroient pas de
en avoit même fait descendre près
a porter la mer ; qu'on
des commissaires civils; que
> quatorze, avant Varrivée au Cap
de faire sen devoir à
3 depuis leur arrivée, Sercey, refusant
de donner des
E6
ils furent forcés eux-mêmes
> cet égard,
il existe dans les papiers de Galbaud la
D ordres () ). Enfin
minote d'un ordre qu'il donna à Sercey, 4 pour transférer
Thomas Milet du Jupiter sur tel autre vaisTanguy et
convenable pour s'assurer de ces
> seau qu'il jugeroit le plus
qu'on ait des vrais
>.
opinion
)
deux prisonniers (2) Quelque
Galbaud se croyoit
motifs de cet ordre, il en résuite bien que
suffisamment autoricé à statuer sur ces objets.
vrai
avoit parmi les déportés un septuagénaire
Il est
qu'il y
le chirurgien Ferté,
et quatre femmes. Mais ce septuagénaire, des troubies du Port-auétoit Pun des plus fougueux artisans
Mauduit. C'étoit
Prince, avant et depuis l'assassinat du colonel
dans
avoit
le club aux plus grands excès
preslui qui
poussé
civils assurent que
toutes les eccasions. Les commissaires
avoient
que
femmzs étoient des furies abominables, qui
les quatre
de Thumanité, et à ceux de leur
manqué à tous les devoirs
commirent sur
dans les ontrages qu'elles
sexe cn particulicr,
dans les autres assassinats populaires
le cadavre de Mauduit et
indications
avoit commis au Port-au-Prince : plusieurs
qu'on
1Débats susdits, tome VIII, pag. 106, 133, etc.
2 Ordre du 21 mai 1 coté A 69 des papicrs de Galbaud. Ee a
quatre
de Thumanité, et à ceux de leur
manqué à tous les devoirs
commirent sur
dans les ontrages qu'elles
sexe cn particulicr,
dans les autres assassinats populaires
le cadavre de Mauduit et
indications
avoit commis au Port-au-Prince : plusieurs
qu'on
1Débats susdits, tome VIII, pag. 106, 133, etc.
2 Ordre du 21 mai 1 coté A 69 des papicrs de Galbaud. Ee a --- Page 444 ---
436 )
qui se trouvent dans les papiers de Roume
appuicnt cette allégation. Enfin toutes ces femmes avoient été dénoncées
les artisans les plus dangereux des troubles du
comme
par la municipalité de cette ville, qui mérite Port-au-Prince
toute
sur des faits de cette espèce (4).
croyance
Il n'cst que trop probable néasmoins
vidus ont dd souffrir de leur détention que beaucoup d'indiprolongée sur les bàtimens. Presque toutes les mesures rigoureuses ont
CES inconvéniens, ét la Privation de la liberté en est seule un bien déplorable, sur-tout quand elle est proroncée par des décisions
arbitraires. Les détenus qui venoient du Port-am-Prince,
tèrent des pétitions à la municipalité du
présenCap et à Galbaud
qui dét n'y être guéres sensible,si l'on
(2j,
aux commissaires
en juge par SeS lettres
civils, qu'on a déja rapportécs (3).
Ses sentimens, vrais ou feints, furent tout
autres, quiand il
partagea le sort des détenus. Bientôt il eut les relations
plus intimes avec eux, comme il en avoit déja
les
cues avec Tanguy-la-Bosière, et Th. Millet. Les commissaires civils
prévenir cet inconvénient en
crurent
consignant au secret les deur Gal1 Débats dans l'affaire des colonies, tome VII,
Roume au ministre de la marino, du 11
pag. 386, etc. Lettre de
chapitre VI de la première partic. Récit juiller. de Voyez aussile S. XXXII du
et atteste, page 8.
ce que le citoyen Delaage a vu
2 Débats dans l'affaire des colonies, tome VII,
tion des ciroyens du Port-au-Prince,
page 397 et 3,8. PétiHonore, à la municipalité du
prisonniers à bord du navire le Sain:-
Cap, du 11 mai. Lettres de Lacoste
tres détenus, à Galbaud, indiquées dans la pièce C
de
ct aude Galbaud. Lettre de la garde soldéc du
54 l'inventaire'
bord du Sain-Honoré, ibid,
Port-aL-Prince, en garnison a
3 Voycz ci- dessus le S. IX,
Prince,
page 397 et 3,8. PétiHonore, à la municipalité du
prisonniers à bord du navire le Sain:-
Cap, du 11 mai. Lettres de Lacoste
tres détenus, à Galbaud, indiquées dans la pièce C
de
ct aude Galbaud. Lettre de la garde soldéc du
54 l'inventaire'
bord du Sain-Honoré, ibid,
Port-aL-Prince, en garnison a
3 Voycz ci- dessus le S. IX, --- Page 445 ---
(437),
s'étoit rendue sur le
la (emme du gonverneur (1), qui
il n'étoit déja
paud, et
ses enfans Mais
mêne bâtiment que lui avec
de fondement,
douter, avec beaucoup
plus temps, et lon peut
et celle du contre - amiral
des équipages
été observé,
H'après la disposition l'ordre du secret a jamais
lui-mème, si
4.XXVI.
Sercey
se manifestèrent, Querrelles
de la fermentation Des
des marins
Les premiers symptômes jours avant la crise.
querelles et des homcomme a l'ordinaire, quelques des hommes de couleur. Des co- mes de cou- HS
Wélevèrent entre des marins et
a recucilli divers leura
des cclonies
blancs, dont la commission
furent les agreslons
les hommes de couleur
ne
mémoires, assurent que
Cambis. Mais ce commandant
C'est aussi l'opinion de
de ceux qui
seurs.
les faits que d'après les relations
non
conncissoit guères
d'entre eux n'étoit impartial,
T'entouroient. Presqne aucun
et l'on peut au moins
les auteurs de tous ces mémoires,
leur
plus que
P'exactitude de ccs assertions , malgré
avoir des doutes sur
les événemens poctésur - tout si Ton en juge par
étoient beaunombre,
les hommes de couleur
rieurs les mieux connus :
dont plasieurs miliiers
moins nombreux que les marins, 3 relations de ceux-ci
coup
alors dans la rade. Toutes les
sc trouvoient
civilst à Maistral, du 18 juin 1792.
1 Ordre des commissaires
qui ont trouvé justiCes mêmes accusateurs de Polverel et Sonthonax exchainés sur les bateaux de
des hommes de couleur,
récriés dans les Défiable la détention
de Jérémis, sc sont beaucoup
mort du Fort-de-Paix et
nécessaire en bien des cas, et qui
contre cette mesure du secret, trop
ici. ils ont
bats
sauvé la ville du Cap si elle eit étèvobservée au sccret les
cât probablement
civils avoient aussi consigné
encore dic que les commissaires
quatorze ans. Mais cette inculpation
deux enfans de Galbaud > âgés de douzed
, qui se trouve, dit- on, dans
fondée que sur une indicarion dc cette espèce
quand on Vexpén'est del'ordrs,mais que lon avoue y aveir été grattée, VIiI des débats dans
Totiginale
certifiée par Maistral, et le tome
dia. Voyez-en la copic
lafaire des colonics, P. 9.
Ee 3
ans. Mais cette inculpation
deux enfans de Galbaud > âgés de douzed
, qui se trouve, dit- on, dans
fondée que sur une indicarion dc cette espèce
quand on Vexpén'est del'ordrs,mais que lon avoue y aveir été grattée, VIiI des débats dans
Totiginale
certifiée par Maistral, et le tome
dia. Voyez-en la copic
lafaire des colonics, P. 9.
Ee 3 --- Page 446 ---
( 438 )
témoignent le plus grand mépris pour lcs hommes de
qu'ils qualifient toujours de mulâtres dans leurs récits couleur,
événement. Quelles qu'aient été les
de cct
les ont écrites, tout paroit
préventions de ceux qui
y indiquer néanmoins qu'on cherchoit un prétexte pour attaquer les commissaires civils :
ces derniers, au contraire, prévoyoient si peu les événemens
ne
ultérieurs,
qu'ils
prirent aucune mesure pour se mettre sur la défensive. Enfin il est reiarquabie que toutes ou
les querelles eurent lieu avec des officiers de la presque toutes
tat ; et jasqu'à Ia veille de
marine de l'El'attaque du Cap, rien n'annonce qu'ils en aient porté des plaintes à leurs commandans
et aux commissaires civils. Quant aux assassinats des
brutalités contre les femmes,
le
blancs, 2ux
que mémoire de Conscience
reproche aux hommes de couleur dans cette occasion, ils sont
suffisamment démentis par le silence de tant d'autres écrits sur
la catastrophe du Cap, qui ont été dressés par les ennemis des
commissaires civils. Une relation d'un témoin occulaire dit
même que les marins furent les
aggresseurs(1).
Dès que Polverel et Sonthonar furent instruits de ces
ils essayèrent d'en prévenir le renouvellement
rixes
le contre - amiral Cambis de ne laisser
en requérant
descendre les équipages que pour le besoin du service, et de défendre à tous
les capitaines, tant de la marine de l'Etat que de celle du commerce, d'envoyer des canots à terre après sept heures du soir,
sous peine d'arrestation pour tous les officiers qui seroient
trouvés à terre après cette heure, et de la destitution contre les
capitaines. Les commissaires civils assurent, mais sans en donner
I Relation des événemens arrivés à Saint Domingue, par Picquenard. Débats
gusdirs, tome VII, pag. 14A. Consciençe à la Convention nacionale,
40, 41 ef 44
pag. 37,
envoyer des canots à terre après sept heures du soir,
sous peine d'arrestation pour tous les officiers qui seroient
trouvés à terre après cette heure, et de la destitution contre les
capitaines. Les commissaires civils assurent, mais sans en donner
I Relation des événemens arrivés à Saint Domingue, par Picquenard. Débats
gusdirs, tome VII, pag. 14A. Consciençe à la Convention nacionale,
40, 41 ef 44
pag. 37, --- Page 447 ---
(439 )
ézalement aux soldats de coaleur
preuve, qu'ils défendirent la même heure Cette mesorir de leur quartier après
quis Ssint-Domingue
re de police étoit d'autant plus sage, dans l'été qu'en France.
jours sont beaucoup plus courts des officiers de mariné 2
le excita néanmoins les murmures nombre à la commission cihi vinrent s'en plaindre en grand avec une grande hauteur.
le. Ils prétendent qu'on les reçut les plaignans parlèrent avcc
onthonax assure au contraire que
civile se contenta
d'arrogance, et que la commission écrit une pétiFaucoup
modérer et à donner par
les inviter à se
du moins que cette pétition
individuelle. Il est certain
nombre de
lon
le lendemain par un tres-grand
fut
Fant été présentée
rester à terre après sept heures
arins, la défense de
voquée (2).
Tofficier choisi par ses
On ne doit pas oublier de dire que cette circonstance ne pouamarades pour porter la parole dans odieux aux hommes de
manquer d'ètre estrèmement
Rousseau,
oit pas
de la Favorite, nommé
ouleur. C'étoit un enseigne
envoyée par Blanchelande
ui avoit fait parlie de la députation dans la colonie espagnole.
réclamer le malheureux Ogé
de mépris sur
jour
de s'être exprimé avec beaucoup
Dn lui reproche
Ilrevint quelques heures après se plaindre
es hommesde couleur.
café de la nation par plusieurs
Polverel d'avoir été insulté au
jusqu'à lui mettre son
Ventre eux, dont un s'emporta, dit-il,
fondéc,
La plainte parut apparemment
Distolet sur la poitrine. firent mettre Pagresseur au corps-decivils
: les commissaires
susdirs, tome VII, pag. 54, et tome VIII,page 100. André Cons1 Débats
de ma conduite au Cap.
dcs ce2 Récit succinct ct préparatoire nationale, pnge 4o. Débats dans laffaire
Eience à la Convention 9, 10 ctisuiv., 37, ctc.
Ee 4
tonics, tome VIW, pag.
ut apparemment
Distolet sur la poitrine. firent mettre Pagresseur au corps-decivils
: les commissaires
susdirs, tome VII, pag. 54, et tome VIII,page 100. André Cons1 Débats
de ma conduite au Cap.
dcs ce2 Récit succinct ct préparatoire nationale, pnge 4o. Débats dans laffaire
Eience à la Convention 9, 10 ctisuiv., 37, ctc.
Ee 4
tonics, tome VIW, pag. --- Page 448 ---
I 440 )
garde On cherchoit si évidemment un prétexte
une émeute,
pour faire
que, malgré cette punition, des matelots qui
dans la ville, retournèrent à leur bord soulever les
étoient
éguipages,
qui descendirent à lerre, en menaçant d'eccterminer cette race
exécrable des mulâtres. Ce sont les expressions d'un récit fair
au nom des marins eux-mèmes (2). Les commissaires
civils, au
contraire, étoient si éloignés de favoriser ces
de les prévoir même, qu'ils avoient
mouvemens, ou
pris ce jour - là pour donner un repas, à l'occasion de lcur retour, non pas aux hommes
de couleur seulement, comme le disent le même écrit et une
relation de Cambis, mais aux citoyens de toutes les couleurs
Plusiears négocians du
(3).
$ XXIX.
Cap y furent invités et y assistèrent.
Descente de Ces agitations, qui eurent lieu le
Galbaud d'a19 juin, n'étoient que le
bord
prélude du grand mouvement
l'on
repous- Il étoit
que
méditoit dans la rade.
sé,
trop tard pour rien faire ce jour-li; mais dès le lendemain 20,la plus grande partie des équipages descendit à
avec des armes 7 au nombre de plusieurs milliers
terre, s
ayant à leur tête ies deux frères Galbaud,
d'hommes 3
L'er-gouverneur avoit
pris le commandement de la marine ; il s'étoit fait reconnoitre
par tons les bâtimens dont les équipages s'étoient
leurs officiers contre leur commandant
insurgés avec
Cambis. Enfn il avoit
mis en liberté tous les prisonniers qui y étoient
détenus, en
publiant sur la fotte une proclamation contre les commissaires
civils, ci il les représentoit comme des tyrans dont il falloit
purger la colonie (4).
1 Débats dans l'affaire des colonies, tome VIII, page 10, etc.
2 Adresse de l'équipage du Jupiter à la Convention nationale.
3 Ibid. Voyez aussi le Récit succinct et
de
Gap, par Galbaud.
préparatoire ma conduite au
41 Débats dans Paffaire des colonies > tome VII, pag. tome VIII,
B
page31,
sur la fotte une proclamation contre les commissaires
civils, ci il les représentoit comme des tyrans dont il falloit
purger la colonie (4).
1 Débats dans l'affaire des colonies, tome VIII, page 10, etc.
2 Adresse de l'équipage du Jupiter à la Convention nationale.
3 Ibid. Voyez aussi le Récit succinct et
de
Gap, par Galbaud.
préparatoire ma conduite au
41 Débats dans Paffaire des colonies > tome VII, pag. tome VIII,
B
page31, --- Page 449 ---
(441 )
qu'ils n'avoient
Telle éeilla sécurité de Polvere! et Sonthonax,
ils n'en
prévenir la descente 5
aucune précaution pour
préparatifs de sonl exént instruits qu'en voyantles derniers avoit écrit pour les en prévenie
on. Cambis assure qu'il leur mais il paroit que ce billet 3
huit heures et demie du matin;
ne leur
effectivement dans ses papiers,
t la minute existe
reçurent de lui, ce
vint point. Iis prétendent même qu'ils grand calme sur la
-là, une leitre qui annonçoit le- plus
étoit si bien
dela part de Galbaud,
e (1). Tout, au contraire,
civils, qu'ilne trouva
certé avec les ennemis des scommissaires
Tun des royalistes
à son débarquement, et que
effacé le
une opposition
le même Gauvain quiavoit
plus décidés du Cap,
séances de l'assemblée coloniale
de la nation du lieu des
deux cents hommes
1791, aila se joindre à lui, avec environ avec tant de zèle le
du Cap, qui avoit servi
cette jeunesse
le côté Ouest de l'assemblée
i du gouvernement contre
mois
Une parCambefort huit
auparavant.
pniale, et défendu
nationale à cheval, qu'on avoit
de celte prétendue garde
de son habillement
sle méme temps déaarmée et dépouillée
de se réorLaveaux avoit empèché
e, ce mêne corps que
Saint-Marc, suivit
iser après le départ de Sonthonax pour conféré sur le plan
nême exemple (2). Après avoir un instant
l'arrivée de Galbaud.
onstances et faits qui se sont passés au Cap depuis
Conscience à la Convention narionale, 7 page 1793. 47. A utre lettre du même
Lettre de Cambis à Sonthonax, du 20 juin dc Polvere! ct Sonthonax àla
ninistre de la marine, da 28 juin. Lettre Débats susdits 3 tome VIII pag. 31
vention nationale 7 du IO juillet. malheureux qui se sont passés au Cap,
5. Relation détaillée des événemens
pag. 40 ct 43.
les députés du Nord de Saint-Domingue, octobre. Autre de; Riquet Laforge, du
Déclaration d'Alexandre, du 5
tome III, page 24 jarome Vif,
uiller, Débats dans l'affaire des colonies,
marine, da 28 juin. Lettre Débats susdits 3 tome VIII pag. 31
vention nationale 7 du IO juillet. malheureux qui se sont passés au Cap,
5. Relation détaillée des événemens
pag. 40 ct 43.
les députés du Nord de Saint-Domingue, octobre. Autre de; Riquet Laforge, du
Déclaration d'Alexandre, du 5
tome III, page 24 jarome Vif,
uiller, Débats dans l'affaire des colonies, --- Page 450 ---
(442 )
d'attaque, l'armée de la marine ainsi renforcée marcha cont
le gouvernement en deux divisions. La première division, co
mandée par Gauvain, se dirigea vers la principale entrée
gouvernement, tandis que l'autre colonne, sous le command
ment de César Galbaud, alla le prendre par les derrières,
côté du Champ-de-Mars. Le général Galbaud étoit resté dans
rade avec un corps de réserve pour appuyer les assaillans.
Aux premières nouvelles de la descente, les commissair
civils avoient donné l'ordre au général Laveaur, détenu chez 1
par la maladic, de leur donner l'état des forces militaires q
éipient au Cap; ( de metire sur-le-champ la ville en état
> défense . 2 e
. , de réprimer tous les factieux, et d'en
D pécher toate exportation d'effets et des personnes (1)> >. (
n'eut le temps de faire aucune disposition. Les hommes
couleur et quelques pelotons de troupes de ligne qui étoie
accournes à la hâte sur la place du gouvernement, s'y ra
gerent d'eux- mêmes en bataille. IIs se défendirent avec bea
coup de courage, et tuèrent un grand nombre d'assaillans
sur-tout parmi les volontaires de Gauvain, qui étoient en avan
L'extrême supériorité du nombre de leurs ennemis, qui, outi
leurs fusils, avoient des pièces de campagne, les obligea néat
moins à se retirer jusques dans Parrière-cour du gouvernement,
pag. 401, etc. A. Conscience à la Convention nationale, page
Etat no
minacif des ennemis de la République. Voyez aussi ci-dessus le S. 47. V.
1 Ordre des commissaires civils à Laveaux, du 20 juin 1793.
de l'ordre du citoyen E. Laveaux aux citoyens Noel et Dambly, dudit Extrai
certifié par le juge - de- paix et les administrateurs du district de Reanes jour
du 8 vendémiaire an 3.. Débats susdits, tome VIII, pag. IOO et 101. Rela
tion détaillée des événemens malheureux qui se sont passés au Cap,
députés du Nord de
parle
Saint-Domingue 2 page 57.
1793.
de l'ordre du citoyen E. Laveaux aux citoyens Noel et Dambly, dudit Extrai
certifié par le juge - de- paix et les administrateurs du district de Reanes jour
du 8 vendémiaire an 3.. Débats susdits, tome VIII, pag. IOO et 101. Rela
tion détaillée des événemens malheureux qui se sont passés au Cap,
députés du Nord de
parle
Saint-Domingue 2 page 57. --- Page 451 ---
(443 )
ils auroient enfin été foralgré leur opinidtre résistance, de valeur ou d'ordre. Un
i les assaillans eussent eu plus commandés par Belley,
des hommes de couleur,
er effort
à la Couvention nationale,
député de Saint-1 Domingue
même, suivant
quelques iroupes de ligne, pent-éire
iétoient
la crainte du feu des matelots qui
ues mémoires,
les volontaires à se retirer à leur
es derrières, contraignit
la
du gouvernement.
en bataille sur place
pour se mettre
avec la plus grande impétuoennemis les poursuivirent
les marins qui entraict le désordre se mit alors parmi
volontaires dans. leur fuite. (4)
ht les
par le fanc $. XXX. -
Galbaud, qui avoit assailli le gouvernement
en- Prise de Cé.
sar
eut un plus mauvais succès
Sté du Champ-de-Mars,
dès le commencement sar Gialbaud.
Sen zttaque avoit été soutenue défendoient les combeaucoup de vigueur par ceux qui apprirent la fuite de
ires civils de ce coté; et lorsqu'ils tour. Bientôtils forcèrain, ils devinrent lcs assaillans à leur abandonner le champ de
de César Galbaud à
la troupe
même un obusier, la seule pièce
Ne; ils lui enlevérent
César G.lbaud se porta alors
ampagne qu'il eit avec lui.
mais, abanhommes pour la reprendre ;
rant avec quelques
monde, il fut lui-même pris par
é par presque tout son
au gonvemnement
ommes dé couleur, qui le conduisirent
comme celle
lui faire aucun mal (2). Sa troupe se retira,
31, etc. Relation détaillée des évsDébats susdits, tomc VIII, pag.
les dépurés du Nord
qui sc sont passés au Cap, Far
ns malheureux
int-Domingue, , pag. 40 et 11. tome VIII, pag. 13 ct 31. Relation
Débats danslaffaire des colonies, du Nord de Saint * Domingu:, rag. 41
léc susdite, par lcs députés
comme celle
lui faire aucun mal (2). Sa troupe se retira,
31, etc. Relation détaillée des évsDébats susdits, tomc VIII, pag.
les dépurés du Nord
qui sc sont passés au Cap, Far
ns malheureux
int-Domingue, , pag. 40 et 11. tome VIII, pag. 13 ct 31. Relation
Débats danslaffaire des colonies, du Nord de Saint * Domingu:, rag. 41
léc susdite, par lcs députés --- Page 452 ---
(444)
de Gauvain, le long de la mer, oil
l'ex-gouverneur les I
comme il put. Les défenseurs des commissaires civils éld
en trop peti: nombre pour aller attaquer leurs ennemis,
nuit arrivoit dijagaelle se passa sans autre événement
quelques coups de fusil qui furent tirés par les postes ava
des deux partis.
5. XXX
Dès la pointe du jour du lendemain, 21 juin, la rade vo
Livraison de une nouvelle troupe de marins armés çui se
P'arsenal au qui avoient resté la veille
joignirent à
général GGalsur le bord de la mer. L'ex-g
baud.
verneur Galbaud se mit cette fois à leur tête, et marcha
T'arsenal,oi sans doute il s'étoit ménagé des intelligences.
poste étoit de la plus grande importance, moins encore à Ca
des munitions qu'il renfermoit que parce qu'il dominoit
gouvernement et une grande partie de la ville. Il étoit g
par quelques hommes de couleur bicn déterminés à le
fendre. Ils avoient braqué une pièce de campagne sur l'enfil
de la rue pour en empécher l'approche ; mais le blanc qui
commandoit, leur défendit de tirer, en disant que ceux qui
présentoient étoient des frères qui n'en vouloient point à eu
mais seul ment aux commissaires civils; il s'avança en mé
temps vers Galbaud auquel il donna le baiser de paix. Ce
néral fut ainsi introduit dans l'intérieur de l'arsenal sars co
férir. Les hommes de couleur furent désarmés (1); le
P
1 Déclaration de Charles Hilarion 3 caporal des compagnies franch
du 14 juillet 1793. Autre d'Alexandre, tambour de la compagnie Cou
gny > du 5 octobre. Autre de Julien Riqu:t
ia compagnie Allemand des
Laforge, 3 lieutenant
troupes fianches, du 13 juillet. Débars d
Pafaire des colonies, tome VIII, pag. 31, etc, Relation détaillée desé
nemens malheurenx qui SC sont passés au Cap, par des députés du No
de Saint-Domingue, page 44
franch
du 14 juillet 1793. Autre d'Alexandre, tambour de la compagnie Cou
gny > du 5 octobre. Autre de Julien Riqu:t
ia compagnie Allemand des
Laforge, 3 lieutenant
troupes fianches, du 13 juillet. Débars d
Pafaire des colonies, tome VIII, pag. 31, etc, Relation détaillée desé
nemens malheurenx qui SC sont passés au Cap, par des députés du No
de Saint-Domingue, page 44 --- Page 453 ---
(445)
défendre dans ceite conessayèrent de se
ne
re de ccux qui
Gauvain crioit qu'il
furent tués. On assure que
humain que lui, oraucun. Galbaud, plus
La fureur
en épargner
les bâtine ns de la rade.
a de les condaire sur
plusieurs furent,
narins contre eux étoit si grande que
de la fotte
arrivant. Les commandans
n, massacrés en y
autres aux fers pour les saude faire mettre les
t obligés
).
de prévenir de noucommissaires civils avoient essayé
;s
une prociamation
en ad:essant aux équipages
S hostilités
et de livrer le général Galleur ordonner de se séparer,
Polverel fils, Pun de
porter cet acte par
5 ils envoyèrent
escorte commandée par
secrétaires 1 avec une petite d'Orléans Quoique
lieutenant- colonel des dragons
il fut arrêté
anc,
commne parlementaire,
erel fils se fat annoncé
Galbaud (2). Les commissaires
ondait à bord par l'ordre de
retint aussi., avoit
cru que Leblanc * qu'on
8 ont toujours
lui livrer Polverel fils (3).
d'accord avec Galbaud pour
Lettre de Truguet aux
Déclaration de Lapierre 1 du 12 août 1793. 25 juin. Autre de Sercey' au
nissairer civils, sans date, du 24 ou dans lPaffaire des colonies, tome
scre de la marine, du 2 août. Débats
pages 80 et suiv.
celui qui étoit secrétaire de
II ne faut pas confondre ce Leblanc avec
ion en Amérique: d'Alexandre, du 5 octobre 1793. Relation détail- de
Déclarations suslites
les députés du Nord
des événemens qui se sont passés au Cap 9 par VIII, pag. 134, etc. Coup46. Débats susd. 2 tome
Relation
Domingue , pag.
Fr. Polverel, fils, pag-43.
1 imparual sur Saint-Domingue, > par
Picquenard.
événemens arrivés à Saint-I Domingue, par
nationale, , du IO juillet
des commissaires civils à la Convention
Lettre
tail- de
Déclarations suslites
les députés du Nord
des événemens qui se sont passés au Cap 9 par VIII, pag. 134, etc. Coup46. Débats susd. 2 tome
Relation
Domingue , pag.
Fr. Polverel, fils, pag-43.
1 imparual sur Saint-Domingue, > par
Picquenard.
événemens arrivés à Saint-I Domingue, par
nationale, , du IO juillet
des commissaires civils à la Convention
Lettre --- Page 454 ---
(446)
f. XXXII,
La p:ise de l'arsenal avoit facilité à Galbaud celle des
Retraite des et de plusieurs postes voisins qui dominoient
commissaires de la
toutes les Pa
civils au
ville, et sur-tont le gouvernement. Cette maison
Haut-du- bientôt foudroyée de toutes parts par les canons
l'on
Cape
sur eile. Il falloit néanmoins
que
P
encore pour pénétrer travers
place d'armes, gardée par un détachement d'hommes de
leur; ils furent assaillis tout-à-la-fois et de plusieurs côtés
la troupe des marins , le3 volontaires de Gauvain, et une tre
considerable de garde nationale à cheval; le déiachemen
retira sur l'esplanade du gouvernement oi il fut
de nouvelles
de
rejoint
troupes
son parti; il se défendit avec la
grande intrépidité sous les ordres de Chanlatte
doit à cause de la maladie du général
qui comp
de
Laveaur; mais un ca
quatre, qui étoit leur seule pièce d'artilierie
, fut démo
par celle de la marine ; il devint alors tout-à-fait
de tenir au gouvernement : Chanlatte engagea les commiss impos
civils à se retirer à onze heures et demie du matin
pou
réfugier au village voisin, Ze Haur du Cap, sur Phabita
Breda, ou l'on avoit établi un petit camp pour
ville cdntre lirruption des
ils
protége
nigres;
essuyérent dans
retraite le feu des forts dont Galbzud s'étoit emparé
$ XXXIII.
La plupart des habitans du
Pillage et
Cap étoient restés neutres
incendie du cette affaire. A l'exception des volontaires à picd et à che
Cap.
1793, etc. Débats dans l'affaire des Colonies, tome VII, pag- 33. L
de Polverel à Sonthonax, du . . juiller 1793.
1 Relation détaillée des événemens malheureux qui se sont passés auc
par les députés du Nord de Saint Domingue, pag. 48, 49 ct 50, L
des commissaires civils à la Convention nationale, du 10 juiller
de la citoyenne Vernet à sa fille, du 13 juin (ou plutôt juillet). 1793.L
l'affaire des colonies, 2 tome VIII, pag. 16 et 32.
Débats
Polverel à Sonthonax, du . . juiller 1793.
1 Relation détaillée des événemens malheureux qui se sont passés auc
par les députés du Nord de Saint Domingue, pag. 48, 49 ct 50, L
des commissaires civils à la Convention nationale, du 10 juiller
de la citoyenne Vernet à sa fille, du 13 juin (ou plutôt juillet). 1793.L
l'affaire des colonies, 2 tome VIII, pag. 16 et 32.
Débats --- Page 455 ---
(447)
des hommes deicouleur et de
se joigairent à Galbaud,
autour des
qui vinrent se ranger
elques autres personncs
nombre des citoyens, enamissaires civils, le plus grand
échapperoient
mis dans une fausse sécurilé s crurent qu'ils ils avoient été
dont
comme a tant d'autres,
te mouvement,
plus
aucun parti. Quelques-uns
témoins, 3 en n'embrassant
avec ce qu'ils avoient
s'enfuirent dans la campagne
rayés
dès qu'ils virent la descente.
plus précieux,
de la
milieu de tous ces mouvemens s les prisonniers
Au
de
centaines, avoient
ple, qui étoient au nombre
plusieurs étoient des esclaves
mis en liberté. Le plus grand nombre
les insurgés,
avoit pris dans les combats contre
gres qu'on
de connivence avec eux. Tous ces
que l'on soupçonnoit
s'étoient rendus devant le
sonniers, après leur délivrance,
oi ils demandèrent des armes aux commissaires
avernement
d'ame de ne leur en point
ils, qui d'abord eurent la grandeur
au
leur firent apporter à manger gouvertribuer, mais qui
Mais après la retraite des
ment, afin de les contenir (1).
maintenir aucune esmmissaires civils, il fut impossible de
dans la ville. Le désordre le plus expe de subordination
de Galbaud ( *),dent
me se mit dans la troupe indisciplinée
des colonies, tome VIII, page 106 ct suiv. Ordre
Débats dansl'affaire
Lettre de la citoyenne Vernet à sa
commissaires civils, du 21 juin.
(ou plu:ôc juillet) 1793.
2 du juin
de la marine, après avoir rendu
Une lettre de Cambis au ministre civils au Haut. du-Cap , ajoute cimmé.
ppte de la retraite des commissaires saisit les attaquans > la déroute, le
tement: c-Tout-à-coup la terreur
précipicé. Cepenésordre et Peffroi se marquent par un embarquement la même chose
lant l'arsenal tient bon, ctc. >> Galbaud dit a-peu-près
Récit succinct ct préparatoire de sa conduite an Cap.
s lc
lettre de Cambis au ministre civils au Haut. du-Cap , ajoute cimmé.
ppte de la retraite des commissaires saisit les attaquans > la déroute, le
tement: c-Tout-à-coup la terreur
précipicé. Cepenésordre et Peffroi se marquent par un embarquement la même chose
lant l'arsenal tient bon, ctc. >> Galbaud dit a-peu-près
Récit succinct ct préparatoire de sa conduite an Cap.
s lc --- Page 456 ---
(448 )
dit-on, jeta dans les maisons et les magasins du Ci
putie, les piller. Le surplus se sauva sur la fotte avec la P
pour précipitation De leur côté,les esclaves du Cap,
grande
étoient au nombre de vingt ou trente mille, y compris
femmes et les enfans, s'armérent de tout ce qui leur tom
sous la main, et crurent qu'ils avoient aussi le droit de recou
à l'usage dela force, quand les hommes libres ne connoissoie
plus entre eux d'autre, loi. Une partie des nègres insurgés
voisins vint bientôt les rejoindre; les uns et les autres at
plus
sur-tout ceux
paroissoient être du pa
quérent les blancs,
qui
de Galbaud, On se battoit dans chaque rue; et l'on y fusill
de Pintérieur des maisons, oi l'on se cantonnoit de part
d'autre. La ville offrit alors l'image d'une place prise d'assa
ainsi dire, chaque maison étoit un tbeà
Chaque rue > et, pour
le
vinr
d'horreur et de carnage. Enfin, l'incendie et pillage
ajouter de nouvelles atrocilés à ces scènes de sang. Soit qu
milieu de tant de combats, le feu eût été mis d'abord invold
tairement, soit qu'il l'ait été d'une manière préméditée, 1'
cendie devint bientôt un moyen de brigandage. Il se manifestoi
moment dans de nouveaux endroits, et les br'gands
tout
toutes les couleurs profitèrent de la terreur qu'il inspiroit
facilités
leur donnoit de pénétrer dans des mais
des
qu'il
prendre les eflets les plus précieux et co
abandonnées, pour y
d'une ville
doni
mettre tous les excès dont le sac
peut
Les femmes, les vieillards et les enfans , chassés C
T'exemple.
les
étoient souv
maisons par les Aammes et par
brigands,
dévorés
le feu des édifices voisins, ou mortellement frap
par
les combattans. Plusieurs succomboient d'épuisement
par
VIII, pag. 31, 32, 89, 5o, etc.
1 Débarsslits,ton.
tâch
mettre tous les excès dont le sac
peut
Les femmes, les vieillards et les enfans , chassés C
T'exemple.
les
étoient souv
maisons par les Aammes et par
brigands,
dévorés
le feu des édifices voisins, ou mortellement frap
par
les combattans. Plusieurs succomboient d'épuisement
par
VIII, pag. 31, 32, 89, 5o, etc.
1 Débarsslits,ton.
tâch --- Page 457 ---
(449 )
de la rade, ou le camp du
hant de gagner les bàtimens
ut du Cap ().
$.XXXIV.
effort
prévenir cette affreuse ca- Départ de
Galbaud ne fit aucun
pour
du moins ont lafotte ct de
trophe. Plusieurs mémoires, 9 dont quelques-uns s'enfuit sur Galbaud.
s attestent qu'il
écrits par ses propres partisans,
à se mettre dans sa
Aotte, dès que le désordre commença dans la mer par des mabupe, et qu'il se fit même porter
en criant aux
avoient de l'eau jusqu'a la ceinture ,
maître
ots qui
fût toujours
aloupes de venir le prendre, quoiqu'il ville
restèrent
forts de la
qui
l'arsenal et des principanx
avoit mis (2). C'est
des détachemens qu'il y
ns la possession
des suites à jamais lamentablesdes son
ulement alors que, ,touché
il rassembla un conseil de
a
aprudente et criminelle tentative,
et les capitaines des
perre qu'il tint avec les contre-amiraux du commerce. On
timens de la République et des navires
civils,
aux commissaires
arrêta K de faire une députation
et des enfuns, et pour
en faveur des fammes
les hommes
pourlessupplier
et celle de la loi
mettre sous leur sauve-garde
Mais en mème temps on
seroient restés à leur défense ).
d'assurer
qui
le poste de T'arsenal sous prétexte
écida de renforcer
enfans de plus en plus menaretraite des femmes et des
l'arsenal, de
s'étendoient jusques vers
és par les Aammes qui
pourroit pour leur subAssembler le plus de comestibles qu'on
des colonies, tome VII, pag. 18,19 et 32, etc,
1 Débats dans T'affaire
Delaage a vu et atteste..
témoire de ce que le citoyen
A Conscience à la Conven2 Récit de ce que le citoyen Delaage des a vu. événemens du Cap, par Duny.
ion nationale, page54. Précis historique VIII,
18 et 19. Journal de
pébats dans Paffaire des colonies, tome
pag.
roulain, enscigne sur le Jupiter.
Tome III.
FF
Rapportde Garran-Coulon,
,
1 Débats dans T'affaire
Delaage a vu et atteste..
témoire de ce que le citoyen
A Conscience à la Conven2 Récit de ce que le citoyen Delaage des a vu. événemens du Cap, par Duny.
ion nationale, page54. Précis historique VIII,
18 et 19. Journal de
pébats dans Paffaire des colonies, tome
pag.
roulain, enscigne sur le Jupiter.
Tome III.
FF
Rapportde Garran-Coulon, --- Page 458 ---
(450 )
de porter à bord les poudres des forts, et de prendre
sistance,
rendre inutiles les canons qu'on pourtoutes les mesures pour
de la République et ceux du comroit diriger contre les bâtimens
merce (1)-
enfin de porter du secours a
Le lendemain, Ga'bavd essaya
blancs réfugiés aux casernes, qui li en envoycrent
quelques
s'ctoit mis dans sa troupe, et
demander. Mais le désordre qui
effréné auquel elle se livroit ne le lui permirent
le pillage
conseil de
tenu le même jour
pas (2). Dans un autre
guerre, les forts de Picolet,
Cambis, on régla de plus Ce que
par
et la batterie de l'artillerie, seroient rendus
a Saint-Joseph,
alloient tomber entre les mains
> nuls, par la certitude qu'ils
couler bas les
dont
révoltés >. On fit
poudres
32 des esclaves
On décida le départ de la
on ne pouvoit pas faire usage.
marchands, et on régla
fotte, d'après la demande des capitaines
vaisseaux
envoyées sur les
que les personnes précédemment être
en France, con
les commissaires civils pour
déportées
par
de suivre la destination que les équipages avoient
tinueroient
rameneroit la fotte en France
déterminée. On arrèta enlin qu'on
les
l'avoir conduite dans les Etats -Unis pour y déposer
après
éloient réfugiés de la ville du Cap. Cette
infortunés qui s'y
le
successif de
mnesure fut exécutée les jours suivans par départ
les bâtimens
étoient dans la rade (3).
presque tous
qui
de Cambis au ministre de la marine, du 28 juin 1793.
I Lettre
le
généra,
de
teau à bord du Jupiter 7 par gouverneur
2 Conseil guerre
heures du soir. Débats dans l'affaire des coloGalbaud, le 21 juin à cing
nies, tome VIII, pag.24 et 33.
Conseil de guerre du 22
3 Ordre donné par Galbaud, du 23 juin 1793. amiral Cambis, Lette
juin au soir, tenu à bord du Jupizer, par le contre
1793.
I Lettre
le
généra,
de
teau à bord du Jupiter 7 par gouverneur
2 Conseil guerre
heures du soir. Débats dans l'affaire des coloGalbaud, le 21 juin à cing
nies, tome VIII, pag.24 et 33.
Conseil de guerre du 22
3 Ordre donné par Galbaud, du 23 juin 1793. amiral Cambis, Lette
juin au soir, tenu à bord du Jupizer, par le contre --- Page 459 ---
(451 )
S. XXXV.
plusieurs marins >
de Polverel et Sonthonax,
Recherches
Les accusateurs
de colons ont accusé les commissaires sur les vrais
Galbaud et une mulitude
la journée du 21 juin. Les auteurs des
civils de tous les maux qu'a produits
attribués au général malheurs du
commissaires civils, à leur tour 2 les ont tous
21 juin.
et aux oficiers de la fotte auxGalbaud, aux autres déportés
Pour repousser
quels ils imputent le soulèvement des équipages.
de SonGalbaud et le: accusateurs
cette dernière inculpation >
avoit été absolument forcé
thonax ont prétendu que cc général des marins, pour préde se mettre à la tête de l'insurrection
eu lisu si on eit
venir de plus grands maux qui auroient
à eux-.mèmes (1). Sans rechercherici
abandonné les équipages
eût entrainé de plus grands
s'il est possible que l'insurrection Galbaud
ceux qu'elle a produits
maux sans la direction de
que circonstances et Pexale rapprochement des
sous sa conduite,
dans les archives de la commission
men des pièces déposées
de connoitre les vérides colonies vont nous mettre à portée
tables auteurs des maux de cette journéc.
avoir été reçue
On trouve bien une déclaration, 2 qui paroit
semble
civils, le 17 juin 1791, et qui
par les commissaires
de Galbaud à cette
jeter quelques lueurs sur les dispositions
quatrième
Joseph Suire > lieutenant au quatre- vingtépoque.
le général Galbaud, après avoir reçu
régiment, y déclare, que
13 juin,
son frère César, dit au déclarant,le
lordre d'embarquer
contre les comau milieu de beaucoup de plaintes et d'injures
civils, du 25 juin, etc. Débats dans l'affaire
de Cambis aux commissaires 33, 78, 97, 125, 142, 143, 157, etc,
des colonies, tome VIII, pag.
du 24 cu 25 juin, sans date.
Lettre de Truguet aux commissaires civils,
Débats dans
Conscience à la Convention nationale, pag. 45 et 46.
1 A.
Paffaire des colonics, tome VII.
Ff2
beaucoup de plaintes et d'injures
civils, du 25 juin, etc. Débats dans l'affaire
de Cambis aux commissaires 33, 78, 97, 125, 142, 143, 157, etc,
des colonies, tome VIII, pag.
du 24 cu 25 juin, sans date.
Lettre de Truguet aux commissaires civils,
Débats dans
Conscience à la Convention nationale, pag. 45 et 46.
1 A.
Paffaire des colonics, tome VII.
Ff2 --- Page 460 ---
I 45a )
ont des amis, moif'en aij
missaires civils: ( Les commissaires
amis pourroient se trouver en face, les cs-
> nos digirens
couleroit (1). Un autre
22 prits s'échaufferoient et le sang
Galbaud l'ayant
citoyen déclare plus positivement encore que
les
iavité à venir le voir sur la Normande, lui dit, K que
civils n'étoient que des Brissotins,qui ne vou-
> commissaires
avoir
sa
loient
la liberté générale; . : qu'après
justifié
>
que
en France, il les dénonceroit
son arrivée
D2 conduite, après
colonie
les embarquer;
ne reviendroit dans le
que pour
> et
des vaisseaux commençoient à
> que d'ailleurs les équipages
de tous. ces embarquemens, et que peur - étre ils
> s'ennuyer
leur mécontentement à ce
à manifester
a ne tarderoient pas
seroit
et
si lui Galbaud avoit cru qu'il
embarqué,
) sujet, que
occasionné une insurrection (2)>.
) iZ auroit
H
s'arrêter à de semblables déclarations.
On ne peut guères
la vérité d'avec Terreur, ou
est trop dificile de distinguer
des
coupables dans des témoignages
même d'avec
suggestions
et dont la date apparente
qui ne portent que sur des discours,
ceux-là mêmes qui avoient le plus grand
n'est constatée que par
adversaires les malheurs du Cap.
intérêt à déverser sur leurs
Boissière
Mais la cerrespondance que Th. Millet et Tanguy-laGalbaud offre contre les. accusateurs des Polverel
eurent avec
bien plus irrécusable dans sa date et
et Sonthonax un témoignage
tramoient
dans son contenu. C'est elle qui nous apprend qu'ils
de la flotte et celui de la vil'e du Cap
dès - lors le soulèvement
de
Suire 9 licutenant au quatre vinge-quatrième
1 Déclaration Joseph Voyez aussi la lettre de la citoyenne Vernet à
régiment, du 17 juin 1793.
sa fille', du 13 juin (ou plutôr du 13 juiller) 1793.
2 Déclaration de Maucomble, dudit jour.
un témoignage
tramoient
dans son contenu. C'est elle qui nous apprend qu'ils
de la flotte et celui de la vil'e du Cap
dès - lors le soulèvement
de
Suire 9 licutenant au quatre vinge-quatrième
1 Déclaration Joseph Voyez aussi la lettre de la citoyenne Vernet à
régiment, du 17 juin 1793.
sa fille', du 13 juin (ou plutôr du 13 juiller) 1793.
2 Déclaration de Maucomble, dudit jour. --- Page 461 ---
I 455 )
civils et les hommes de couleur. Si
conire les commissaires
on
d'abord passif dans cette correspondarce
Galbaud paroit
lieu de repousser ces dangereux conseils,
doit se rappeler qu'au
civils comme il cit dû le faire,
et d'en avertir les commissaires favorable. On voit dans un
illy prètoit du moins une oreille
et lui devoient
écrit de Th. Millet, que Tanguy : la - Boissière
éclaireroient ce génèral ; qu'il
être les deux famleaux qui P'écriture du citoyen Tanguys
avoit dit qu'il commengoit à lire
Millet, qu'il
étoit occupé à lire l'ouvrage du courageux
hommes
qu'il enchanté. Tel a été le concert de ces trois
en étoit
cessèrent
de fomenter
soulever ies marins, qu'ils ne
pas
leur
pour
la flotte après leur départ du Cap jusqu'a
V'insurrection sur
On voit encore dans
débarquement dans les Etats - Unis (1).
dans la
alors adressée à Th. Millet par Galbaud,
une lettre,
paroit n'avoir de conrade de New- York, que ce général
sa défendans ses lumières et celles de Tanguy pour
fiance que
dit-il, que les dispositions de
sce < On ne me cache pas,
moi. C'est la substance
marine du commerce sont contre
> la
Genet. Vous jugez combien il
D de ce que m'a dit le ministre
de vrais patriotes qui,
intéressant pour moi de m'entourer
> est
la lumière sur les événemens de Saint-
> à portée de répandre
les crimes innombrables des coms Domingue, et sur- tout sur
services. Le
me rendre les plus grands
5 missaires, peuvent
semblez les
dont je
et vous, me
personnes
9 citoyen Tanguy
dans le labyrinthe
sur- tout m'entourer pour me diriger
> dois
voudra tout obscurcir. Penet
de la chicane, qui
> tortueux
York.
- vous au citoyen Tan-
> donc vite à NewReunisser
votre préensuite me voir, et j'ose espérer que
> guy 5 venez
SS. du chap. VII.
I Voyez ci-dessous'les premiers
Ff 3
dont je
et vous, me
personnes
9 citoyen Tanguy
dans le labyrinthe
sur- tout m'entourer pour me diriger
> dois
voudra tout obscurcir. Penet
de la chicane, qui
> tortueux
York.
- vous au citoyen Tan-
> donc vite à NewReunisser
votre préensuite me voir, et j'ose espérer que
> guy 5 venez
SS. du chap. VII.
I Voyez ci-dessous'les premiers
Ff 3 --- Page 462 ---
(454)
> sence adoucira beaucoup les peines que j'éprouve en ce mo-
> ment. - e Si vous étiez auprés de moi, vous me guideriet
dans la manière de classer les différens papiers
>
qui peuvent servir de preuve d mes écrits. Cette espèce de travail
> est si nouveau pour moi que j'ignore comment
m'en ti-
)
je
rerai (1)>.
On doit encore se rappeler que , lors de la descente des
marins, , au 20 juin, Gauvain se trouva prêt à les recevoir avec
les volontaires du Cap, connus par leur dévouement au parti
aristocratique de l'ancien gouvernement; et qu'une troupe de
ces cavaliers ; qui avoient encore la livrée de Condé, au mois
d'octobre 1792, vint bientôt se réunir à eux (2). Il est remarquable que Cc Gauvain étoit revenu au Cap, avec le baron
de la Valtière, les dames de Rouvray,
Poncignon, et d'autres
personnes les plus dévouées au même parti (3).
$ XXXVI.
Les députés du Nord de
C'est GalSaint-Domingue assurent même,dans la
baud
relation qu'ils ont publiée sur les
et ses
désastres du Cap, que plusieurs
partisans qui négocians s'étoient ligués d'avance avec Galbaud, et qu'ils lui
soulevèrent avoient fourni des fonds pour gagner les
la flotte.
tion
équipages de la sta-
(4). Quoi qu'il len soit de ce dernier fait, nié par les
sans de Galbaud (5) 9 on ne peut pas douter,
partid'après une multiI Minute d'une lettre du ro août 1793, à Th. Millet, dans les
de Galbaud, à la suite de la pièce cotée C. 54.
papiers
2 A. Conscience à la Convention nationale, page 47. Récit de ce le
citoyen Laage a Vu et atteste. Relation détaillée des événemens
quel
qui se sont passés au Cap, par les députés de la partie du Nord malheureux de SaintDomingue, page 40.
3 Lettre du 9 mai 1793, dans les papiers de
4 Rclation détaillée susdite,
Galbaud, cote Q. 2 no, 2'
5 A. Conscience à la
pag. 35 et 36.
Convention narionale, page38.
écit de ce le
citoyen Laage a Vu et atteste. Relation détaillée des événemens
quel
qui se sont passés au Cap, par les députés de la partie du Nord malheureux de SaintDomingue, page 40.
3 Lettre du 9 mai 1793, dans les papiers de
4 Rclation détaillée susdite,
Galbaud, cote Q. 2 no, 2'
5 A. Conscience à la
pag. 35 et 36.
Convention narionale, page38. --- Page 463 ---
(455) )
l'insurrection de la Aotte ct des
de d'autres circonstances, que
de longue main par Galblontaires du Cap n'ait été préparée étoient détenus sur les
: uns de ceux qui
Aud et par quelques
même se dispenser de soupçonner que
timens. On ne peut pas
les mains à leur em-
- Boissière et lui, en prètant
les moyens d'ètre
angay-la. n'aient eu en vue de se ménager
lui-mème qui
Arquement, de soulever la Aotte. C'est Tanguy
les
hieax à portée
en France pour y aller accuser
voit demandé à être déporté
trouve eur cette fotte qui
ommissaires civils ; et dès qu'il se
il ne s'occupe
incessanment pour la métropole 9
Galbaud
levoit partir
d'insurrection au général
lus qu'a donner des conseils demandant sa liberté, pour pouen lui
tontre ces commissaires,
De son côté, Th. Millet
roir être mieux à portée de le diriger. civils, au commencement
voit sollicité auprès des commissaires dans les Etats - Unis (1),
He mai, une autorisation pour passer
lieu d'en faire usage,
A peine r'a-t-il néanmoins obtenue qu'au
exciter le général
- Boissière, pour
Ise ligue avec Tanguy-lacontre Polverel et Sonthonax.
Galband, durant plus d'un mois, reconnoiire le droit de réquien refusant de
Enfin ce général,
comme le portoient ses instrucsition des commissaires civils, s'élèvent à cet égard, pour les
tions, profite des dificultés qui
de
dans les
d'après sa qualité propriétaire
la
inviter à le destituer,
France 3 mais dès qu'il est sur
colonies, et à le renvoyer en h la tête d'une insurrection dont
Aotte avec 9a famille,ilse met
(2).j0n va
les commissaires
le but avoué étoit d'embarquer qu'il n'ait fait en cela que céder
voir qu'il s'en faut de beaucoup
1 Voyez ci-dessus le S. XV.
du 13 juin ( ou plurde juiller)
de la ciroyenac Vernet à sa flle,
1 Lertred
3793.
Ff 4
'il est sur
colonies, et à le renvoyer en h la tête d'une insurrection dont
Aotte avec 9a famille,ilse met
(2).j0n va
les commissaires
le but avoué étoit d'embarquer qu'il n'ait fait en cela que céder
voir qu'il s'en faut de beaucoup
1 Voyez ci-dessus le S. XV.
du 13 juin ( ou plurde juiller)
de la ciroyenac Vernet à sa flle,
1 Lertred
3793.
Ff 4 --- Page 464 ---
456 )
au voeu des marins; que c'est au contraire lui et ses affidés
causèrent leur soulèvement.
qu
Ce fait étoit si notoire qu'il forma la basc des délibérations
de la marine elle : même > quand l'insurrection
s'appaiser apré; l'incendie du Cap. Le
commença
premier conseil de
guerre que tint alors Cambis s'ouvrit par ce:te déclaration
( Considérant que la forcc maritime a été mise cn insurrection
> par Ze général Galbaul, qui s'en est déclaré le chef
Le jour même de
(1),
linsurrection, mais avant qu'elle edt éclaté,
le même Cambis envoya aux commissaires civils
tion quilui avoit été faite
une déclarapar quatre canonniers de
et
PAmirica,
qui paroît prouver que les agitations antérieures de la rade
avoient le général Galbaud
pour objet, et partoient de ceux
l'entouroient, Ily est dit que deux canonniers de la gabarre qui la
Normande, sur laquelle Galbaud étoit détenu, étoient
solliciter ceux de rdmérica, au nom de ce genéral, de venus
( une
former
députation, et qu'ils iroient eux - mêmes prévenir
> les bâtimens de l'état, pour descendre à terre,
tous
> sans
D
même leurs chefs, pour aller trouper les
prévenir
cemmissaires
> civils et le général Galbaud à la téte de la
22 sous le prétoxte que les commissaires faisoient députation, >
assissiner les
35 gens de l'escadre (2)>.
Cambis assure qu'iladressa ceite déclaration aux commissaires
civils, le 20 juin à huit heures ct demie du
matin, en lcs
1 Conseil de guerre, du 22 juin 1793. Débats dans l'affaire des colonies,
tome VIII, Page 142.
2 Déclaration de Grillois, Moric, Lemaistre et Bigor, du 20
Lettre de Cambis au ministre de la marine, du 25 juin. Autre juin du même 1743
aux commissaires civils, du 20 juin, à huit heures ct demic du matin.
s, le 20 juin à huit heures ct demie du
matin, en lcs
1 Conseil de guerre, du 22 juin 1793. Débats dans l'affaire des colonies,
tome VIII, Page 142.
2 Déclaration de Grillois, Moric, Lemaistre et Bigor, du 20
Lettre de Cambis au ministre de la marine, du 25 juin. Autre juin du même 1743
aux commissaires civils, du 20 juin, à huit heures ct demic du matin. --- Page 465 ---
(457 )
conjurer T'orage. Son tévitant à prendre des mesures pour de VAmbrica, est d'auréunià celui des canonniers
oignige,
de voir étoit très-différente."
nt plus décisif qne lear manière étoient attachés à la cause des
es cantonniers de TAmérics
verra bientôt. Cambis, au
pmmissaires civils 3 comme on lc
dont ils étoient reontraire, tout en respectant le caractère les prérentions des
tus, n'avoit pu'se dispenser de partager de lui. Il leur reproche s
iciers de macine qai éloient auprès
beaucoup d'imans la lettre même dont on vient de parler, les entouroient,
prudence dans beascoup de personnes hommes qui de couleur Ct
de n'accorder de prosectio qu'uuse
les emblancs, et de cdder à leur influense pour
aux petits
ordonnoient () D.
barquemens qu'ils
constatent au surplus que 3 6.XXXVIL
Les preuves les plus multipliées
insurrection spontanée Pièces auen loin d'avoir été entraîné dans une volontairement le chef, et thentiques
ps équipages, Galbaud s'en proclama
dès le matin du 20 quiloprousur tous les batimens de la rade,
venr
lala précher
dressé ce jour-la même par Tétat-major
in (2). Le procès-verbat,
Cambis, porte que,
a
montoit le contrc-amiral
I Jupiter, que
s'efforçoit d'appaiser les premiers
tandis que ce commandant
manifestoient, tont-l-coup,
mouvemens d'insurrection quis'y Galbaud parut dans ui2 canot
neufheures sdu matin, le ginèral
surle vaisseau.
parti ds la fire la Normande, faisant route
toute comdéfend sar-le-champ
Le contre - amiral,averti,
Lettre susdite dc Cambis aux commissaires civils.
duzo
de Luc Tarbé et autres offciers du Saint-Honore,
2 Procès-verbal des officiers du Saine-Honore. Autre de Truguer et autres
tin 1793. Autre
du
du navirela Convention nationale, far
Ficiers de la Fine. Extrait journal
ct suiv.
go. Débats susdits, tome VIII , pag. 40
oute comdéfend sar-le-champ
Le contre - amiral,averti,
Lettre susdite dc Cambis aux commissaires civils.
duzo
de Luc Tarbé et autres offciers du Saint-Honore,
2 Procès-verbal des officiers du Saine-Honore. Autre de Truguer et autres
tin 1793. Autre
du
du navirela Convention nationale, far
Ficiers de la Fine. Extrait journal
ct suiv.
go. Débats susdits, tome VIII , pag. 40 --- Page 466 ---
(458 )
se
à l'échelle ou tout l'équipage appeloit
> munication,
porte
Galbaud de mopter à bord 5
y le canot, defend ail général l'entour de Galbaud, sai2> mais le sentiment erprimé dans
il est
ensièrement l'équipage du Jupiter même,
appelé
> sissant
la résistance et l'ordre seutenu du
> à bord et y monte, malgré
même de rester dans
> contre-a amiral de ne point le recevoir, et
Galbaud obtient le silence
> le canot et de s'en retourner.
son titre
ses
ses griefs, ses droits, reprend
> expose motifs,
en est favorableparle aux équipages,
> de gouverneur général,
n'ètre ni n'avoir pu être
> ment écouté, se prétend en fonction,
forces dd
ni
avoir droit de commander aux
> destitué démis,
et à ceux du commerce
> terre,ux bâtimens de la République
et
du brevet qu'il en a reçu du conseil exécutif,
> s'appuie
obéissance à ce titre (1)s. L'ordre de
> donne lecture et eccige
Galbaud, qu
la descente existe encore en original, signé par
Sercey et à tout
continua à donner des ordres au contre-amiral
de l'ordr
les jours suivans (2). Il en est de même
la fotte
Un
du ca
la mise en liberté des déportés.
proces-verbal
pour
vaisseau Tarbé constate que c'est Galbaud qui
pitaine de
et Sonthonax en ont fai
donna. Les accusateurs de Polverel verbal du Jupizer, et
l'aveu (3). Enfin on lit dans un procèslecture à
Galbaud donna
Péqui
dans plusieurs autres pièces, que
civils,
contre les commissaires
qu'
page d'une proclamation
du Jupiter, du 20 juin 1793. Relation dé
1 Trocès-verbal de P'état.major
au Cap, par les député
taillée des événemens malheureux qui SC sont passés
du Nord de Saint-Domingue, pag. 37, 38 et3).
dela partie
du 20 juin 1793, cote G T.
2 Ordre de Galbaud, gouverneurgénéral, civils. Autre dulmême du 23 juin. Dibar
de l'inventaire des commissaires
et 125.
dans Paffaire des colonies, tome VIII, pag. 12f
3 Débats susdits, tome VIIL, page 12.
illée des événemens malheureux qui SC sont passés
du Nord de Saint-Domingue, pag. 37, 38 et3).
dela partie
du 20 juin 1793, cote G T.
2 Ordre de Galbaud, gouverneurgénéral, civils. Autre dulmême du 23 juin. Dibar
de l'inventaire des commissaires
et 125.
dans Paffaire des colonies, tome VIII, pag. 12f
3 Débats susdits, tome VIIL, page 12. --- Page 467 ---
(459 a )
à la presse. Ce général K y déclare les comE avoir envoyée
défend à tous les corps
Essaires civils traitres à la patrie,
civils
militaires, de reconncitre leur aunstitués, tant
que
seule devant obtenir obéisrité, celle du gourerneur général
à Zui
entière, et engage tous les citoyens à se joindre
nce
civils, les transférer à
bur s'emparer des commissaires
en
rd d'un bâtiment de la République pour être envoyés
aussitôt leur arrivée, its seroient conduitsà la Conance, oi,
de leur conduite (:) >.
ntion nationale pour rendre compte
S. XXXVIIT,
annoncéc dans ce procès-verbal
géparoît que la proclamation
encore dans les néraleetaveu opinion
imprimée; mais la minute en existe
pt point
écrite de sa main,vec beau- de Galbaud.
ers de Galbaud, entièrement
Une multitude d'auires pièces prouvent que
pde ratures (2).
semblablesur tous les bàtimensdela
and alla faire une descente
les équipages,
iblique, et qu'il y reçut le même accueil par
de celui de VAmérica (3). Dans les premiers moception
n'avoit pas encore été travaillée par
S oi r'opinion publique
les comfoule de pamphlets que les colons déportés par
contre eux en France et dans les Etatsaires civils publièrent
accuser
il paroit que toutes les voix se réunissoient pour
,
du Cap. On en trouve l'aveu dans rn
aud de la catastrophe
les commissaires ciqu'il préparoit pour sa défense contre
d'aller de
et le ministre de France, Genet, qui s'honoroit
Voici le
le plus remarquable de cet
;ert avec eux.
passage soit dans le même sens.
- oi l'on ne trouve rien qui ne
Procès-verbal de l'érat-major du Jupiter, du 20 juin 1793, ctc.
français, cote D. 36 des pièces de Pinventaiie de Galbaud,
Au Peuple
Conseil de guerre tenu à bord du Jupiter, le 25 juin 1793.
aller de
et le ministre de France, Genet, qui s'honoroit
Voici le
le plus remarquable de cet
;ert avec eux.
passage soit dans le même sens.
- oi l'on ne trouve rien qui ne
Procès-verbal de l'érat-major du Jupiter, du 20 juin 1793, ctc.
français, cote D. 36 des pièces de Pinventaiie de Galbaud,
Au Peuple
Conseil de guerre tenu à bord du Jupiter, le 25 juin 1793. --- Page 468 ---
( 460 )
K Les crimes de Polverel et Sonthonax, de leurs agens blar
D jaunes et noirs justifient ma conduite.
)) Gener et les genetins coalisés avec la fiction brissotine
> par con-équent avec Polverel et Sonthonar, doivent me 2
> ver coupable, parce que j'ai réussi à ne pas tomber dans
> mains,
>> Les états- majors de la marine 2 guidés par deux con
) amiraux ennemis de la révolution, et craignant la
a
puiseanc
parti qui triomphoit au Cap et à Philadelphie, ont chero
)) échapper à l'accusation de complicité, en se portant
> mémes m 5 accusateurs.
> Le commerce, guidé par légoisme quilui est si naturel
) calculant les événemens par le profit ou la perte qui en
> sulte, crie vengeance contre celui qu'il accuse d'ètre l'au
3> de ses maux, parce que, dit-il, ce sont cesforcends de,
> er21 juin qui ont occasionné Pincendie du Cap.
>> Les capitaines du commerce > craignant que leurs comr
> tans ne lcs rendent responsables de leurs perte: à raison a
> part qu'ils ont prise aux journées des 20 et 21 juin, croier
> tirer d'embarras en jetant tout sur leurs dquipages,
s>
gag
disent-ils, par celui qui a occasionne cette cruelie cas
>> trophe.
Les habitans du Cap, gangrenés d'aristocratie, voudroier
a3 venger sur le pairiorismne des maihears que leur liche
> seule occasionnés (1).
1 Pièce cotée D. -
delinventaire des papiers de Galbaud. V
aussi le commencement de la lettre de Galbaud à Th. Millet, reppe
ci-dessus au S. XXXIV.
ages,
s>
gag
disent-ils, par celui qui a occasionne cette cruelie cas
>> trophe.
Les habitans du Cap, gangrenés d'aristocratie, voudroier
a3 venger sur le pairiorismne des maihears que leur liche
> seule occasionnés (1).
1 Pièce cotée D. -
delinventaire des papiers de Galbaud. V
aussi le commencement de la lettre de Galbaud à Th. Millet, reppe
ci-dessus au S. XXXIV. --- Page 469 ---
(461)
dans un mémoire manusMillet convient de son côté,
dans P'Ouest il
durant le retour des commissaires civils
à
que
coalition générale, afin de les obliger
forméle prrjet d'une
France ; que ce
hir au Cap, oi on les embarqueroit pour
les petits - blancs ou sans-culottes,
t fut accueilli par
que les négocians
les volontzires nationaux, parce
non par
étoient mécontens des mesures
agens de l'ancien régime
vaisseaux neutres, et
Galbaud pour le paiement des
s par
Pancien régime (1). C'est seulement
bn refus de rétablir
cette dernière meP'affranchissement des noirs, lorsque
s'étoient
tous les blancs, que ceux qui
eit soulevé presque,
réunirent au parti de Galgiés enFrance et en Amérique se
avoit mis en liberté le 21 juin, pour
et des déportés qu'il
du Cap. La
commissaires civils de la catastrophe
ser les
rendre témoignage en leur faart de ceux qui auroient pu
plus des
étoient restés dans la colonie, ou ils s'occupoient
succédoient sans cesse qu'à répondre aux pamemens qui s'y
continens.
imprimoit dans les deux
:
ts qu'on
commissaires civils, qui ne pouvoient juger des
uoique les
aient dénoncéle S. XXXIX.
emens que par ce qu'ils en appercevoient, dans les actes Résistance
Cambis comme Galbaud lui-mème
du contiere- amiral
et dans leurs letires, amiral Cams publièrent depuis à Saint-Domingue, ministre de la marine (2); bis à Gal.
ala Convention nationale , soit au
invité les baud.
du 20 juin ils eussent
que dans leur proclamation
et Pautre aux mandayens, matelots et soldats à livrerlun
date ni signature, parmi les papiers de Galbaud.
Mémoire sans titre,
le 25
1793. Lettre des
Conseil de guerre tenu à bord du Jupiter,
juin
Débats dans
missaires civils à la Convention nationale, du 10 juillet,
ire des colonies, tomç VIII, , P. 37.
ale , soit au
invité les baud.
du 20 juin ils eussent
que dans leur proclamation
et Pautre aux mandayens, matelots et soldats à livrerlun
date ni signature, parmi les papiers de Galbaud.
Mémoire sans titre,
le 25
1793. Lettre des
Conseil de guerre tenu à bord du Jupiter,
juin
Débats dans
missaires civils à la Convention nationale, du 10 juillet,
ire des colonies, tomç VIII, , P. 37. --- Page 470 ---
(462 )
taires de la République, tout annonce que Cambis fit ce quil
l'insurrection; etsa conduite est d'autant plus dig
pourarréer
d'éloges qu'on voit dans sa correspondance, comme on l'ad
les préventions de ceux quil'entouroi
observé, qu'il partageoit
du
contre les commissaires civils. Peu avant l'arrivée gén
le
il s'étoit efforcé d'y ramenerle caln
Galbaud sur Jupiter,
à
les dispositions des lois sur P'auto
en rappelant Téquipage
dev
des commissaires civils, et l'obéissance provisoire qu'on
à leurs actes, sauf le recours à la Convention nationale. Ap
la lecture que Galbaud vint y faire de sa proclamation, le cont
amiral s'efforça encore de ramener l'équipage. Il déclara (
Galbaud
le titre de gouv
) c'étoit envain que
s'approprioit
en avoit donné sa démission ; que sa
s neur général; qu'il
la
étoit
en tant que de besoin 2 par
> titution
prononcée, civils;
les ordres qu'il P
5 clamation des commissaires
que
tomboient dans le cas
> voit donner comme gouverneur
de doute, et
la loi du 22 juin (sur
> conflits ou
qu'alors
des commissaires civils), manifestée aux équipag
> pouvoirs
qui répondoient à tout
> contenoit les dispositions positives Galbaud
>. E
pas qu'on reconnit
(1)
> ne permettoit
Calbaud de se rembarquer. Il
Cambis somma de nouveau
à l'c
de l'y contraindre, et dc se refuser
donna à T'équipage
donner comme gouverne
cution des ordres qu'il prétendoit
la discussion se prolongea dans
Le procès - verbal ajoute que
tumulte , et que le vaisseau se remplit d'étrangers ; qu'aprà
de Galbaud, les cris répétés de -
lecture de la proclamation
entendre
! vive Galbaud ! se firent
; que
la République
chambre du conseil le contre amir
général consigna dans la
de Pétat-major du Jupiter, du 20 juin 1793.
1 Procès-verbal
ordres qu'il prétendoit
la discussion se prolongea dans
Le procès - verbal ajoute que
tumulte , et que le vaisseau se remplit d'étrangers ; qu'aprà
de Galbaud, les cris répétés de -
lecture de la proclamation
entendre
! vive Galbaud ! se firent
; que
la République
chambre du conseil le contre amir
général consigna dans la
de Pétat-major du Jupiter, du 20 juin 1793.
1 Procès-verbal --- Page 471 ---
(463 )
de communication, et que ( dans l'insqui on ne permit plus
faire branlebas à bas. bord contre la
tant léquipage se porta à
avoir
l'ordre de Galbaud. . . L'état - major, après
ville par
dans la même route que le contre - amiral,
reconnu son devoir
malieurs, celui de
fut forcé, et pour éviter de plus grands
d'ordre,
faire tirer sur la ville,de se prèter aux dispositions saisir le
intention d'en arrêter l'effet et de
predans la ferme
oil cesseroit cet
aveuglement csinine.pouramonic
mier moment
une guerre civile
des animosités aussi prononcées et éloigner
aussi cruelle (1).>
dans ces sentimens , tant qu'il fut devant la
Cambis persista
Galbaud fut revenu sur le Jupiter , il
ille du Cap. Dès que
voulut donner (2).
de nouveau aux ordres qu'il y
opposa
avoicnt adressé à Cambis, le 23 juin 9
es commissaires civils
ils ordonnoient de transférer
ne proclamation 3 dans laquelle
en France;
Galband à bord de VAmérica pour le déporter
fut emdevoir d'exécuter cet ordre; mais il en
se mit en
insurrection que fit sur le Jupiter
éché par une nouvelle
bâtimens de Ia République 1 des
la réunion des citoyens des
la
partie
habitans de Ssint-Dominque, et de majeure
citoyens
tous déclarèrent prendre
de l'équipage du vaisseau >> ; qui
d'exén
Dans l'impossibilité
albaud sous leur sauve-garde (3).
de
du Jupiter du 20 juin 17)1. Récit de ce
I Procès-verbal l'étacmajor
ue le citoyen Delaage a vu et atteste. de la marine, du 28 juin 1793. Conseil
2 Lottrc de Cambis au ministre
de Truguet et Vandongen,
- guerre tenu sur le Jupizer, le 23juin. Rapport
ludit jour.
tenu à bord du Jupiter, le 25 juin. Ordre de Cam.
3 Conscil de guerre
A. Conscience à la Convention nationale,
is à Duclos-Guyot, du 23 juin.
page 65.
acmajor
ue le citoyen Delaage a vu et atteste. de la marine, du 28 juin 1793. Conseil
2 Lottrc de Cambis au ministre
de Truguet et Vandongen,
- guerre tenu sur le Jupizer, le 23juin. Rapport
ludit jour.
tenu à bord du Jupiter, le 25 juin. Ordre de Cam.
3 Conscil de guerre
A. Conscience à la Convention nationale,
is à Duclos-Guyot, du 23 juin.
page 65. --- Page 472 ---
(464)
civils,Cambis ayant encore cre
cuter l'ordre des commissaires
da départ, fit arrête
couvré une ombre d'autorité au moment
Galbaud sur le Jupiter en état d'arrestation
qu'on conduiroit
les commissaires civils d
nationale. Il prévint
la Convention
l'empire des événemens pou
cette opposition, en déclarant que ordres sur ce point et su
d'exécuter leurs
voit seul l'empècher
tous les autres (1)-
montoit le vaisseau 1'Eole
4. XL.
Le contre - amiral Sercey, qui
sa moll
Refus de
Galbaud. Mais tout, jusqu'à
y fut aussi consigné par
Duciose
qu'il étoit secrètement d'accord ave
Guyor,t résistance , paroit indiquer
dissentions durant leu
de PAmé- lui, quoiqu'ils aient eu depuis quelques
la Alotte du
rica 7 de navigation aux Éats-Unis. C'est lui qui commanda
Truguet, rant la traversée (2).
etcs
VAmérica, le même quiavoit porté les commi
Le vaisseau
contre le Port - au - Prince
saires civils lors de leur expédition de la Aotte qui ne prit au
fut à peu près le seul des bâtimens
Le patriotisme de son équipage
cune part à linsurtection.
honorable, et presqu
s'étoitjamais démenti. Voici le témoignage
Cambis lui rendoit quelques mois auparavant
exclusif, que
YAmérica seul est en mesur
( Des trois vaisseaux de ligne
maintenu
s'est
jusqu'i
>) de rendre service . - e L'esprit qui
la gloire de
a été celui du zéle pour
> dans léquipage,
fséant à bord du Jupizer, des 23 et
1 Arrèrés du conseil de guerre
du 25 juin. Copie de ladite le
juin 1793. Lettre de Cambis à Truguet,
civils, du
Lettre de Cambis aux commissaires
tre, certifiéc par Truguet.
juin.
au ministre de la marine, par lui certifi
2 Copie de la lettre de Sercey
à la Convention nationale
de Galbaud. A Conscience
dans iles papiers
page 65.
A patri
izer, des 23 et
1 Arrèrés du conseil de guerre
du 25 juin. Copie de ladite le
juin 1793. Lettre de Cambis à Truguet,
civils, du
Lettre de Cambis aux commissaires
tre, certifiéc par Truguet.
juin.
au ministre de la marine, par lui certifi
2 Copie de la lettre de Sercey
à la Convention nationale
de Galbaud. A Conscience
dans iles papiers
page 65.
A patri --- Page 473 ---
(14657)
Le capittine Duclos ( Guyot ), et son état- majct,
parrie.
et subordination P'esprit
ont maintenu par Zeur expérience
de France (1)".
d'ensemble avec lequel Piquipage est parti
connoissoit les dispositions de ce vaisseau, n'osa
Falbaud, qui
mais il écrivit aux marins qui le mons même s'y présenter;
leurs frères d'arient, afin de les engager à concourir < avec
détruire Tautorité tyrannique des commissaires
mes pour
refusé de recivils ). Le capitaine Duclos - Guyot ayant
nnoitre les ordres de Galbaud, ce général y envoya alors
de matelots déclarer que c'étoient les équipages qui
e troupe
Un moment seulement,
mmandoient, et non les capitaines.
Duclosbâtiment inondé d'étrangers, parut subjugué par eux.
un détachement à terre lorsayot fut même obligé d'envoyer
mais ce
e l'erdre de la descente fut donné par le Jupiters
commandé par Boucher, ne tira pas un coup de
achement, chercha même à se réunir aux commissaires civils (2).
il,et
commandoit la Fine, méconnut aussi lautoTruguet, qui
insurrectionnelle de Gaibaud, qui vint à son bord poursouCésar Galbaud y lut la proclamation de son
er l'équipage. commissaires civils, et tous les marins y adhére contre les
malgré les observations de Truguet, qui
ent sur-le-champ,
machination ancérieure avoit
ta, dit-il, convaincu ( qu'une
Mais il fut
ravaillé les esprits pour les amener à ce but ).
Lettre de Cambis au ministre de la marine 3 du 20 janvier 1792.
Précis de cc qui s'est passé à ma connoissance, par Duclos Guyot.
rc de Galbaud aux braves marins de V.Amirica, du 20 juin 1793.Autre
Duclos Guyot au citoyen Galbaud, du 21 juin. Lettre des commissaires
de
etc, A. Conscience à la Convention naS à Péquipage VAmérica,
alc, pag. 46 et 66.
Repp. de Garran-Coulon. Tome III,
Gg
3 du 20 janvier 1792.
Précis de cc qui s'est passé à ma connoissance, par Duclos Guyot.
rc de Galbaud aux braves marins de V.Amirica, du 20 juin 1793.Autre
Duclos Guyot au citoyen Galbaud, du 21 juin. Lettre des commissaires
de
etc, A. Conscience à la Convention naS à Péquipage VAmérica,
alc, pag. 46 et 66.
Repp. de Garran-Coulon. Tome III,
Gg --- Page 474 ---
(466 )
suivit Galbaud sur
abandonné de tout son équipage, qui
Jupiter (). Enfin le généralMontesquion - Fezeneac, ex-gouv
la
de T'Ouest, et deux autres officiers, a
neur de province
refusèrent de marcher a
titués comme lui par Polverel ,
vint leur annoncer leur liberté sur la
Galbaud, lorsqu'il
la Surveillante, ou ils étoient détenus (2).
gate
sont les seules qu'on ait rem
Ces honorables exceptions
avec le plus grand soin les pièces r6
quées, en examinant
douzaine de
tives à cette affaire, qui rempliroient une
Leur dépouillement ne permet pas de méconno
tons
désastreuse insurrection (3
Galbaud pour l'auteur de cette
après seulement que Galbaud, Tho
C'est long-temps
accusateurs de Polverel et Sonthonax 3
$. XLI. Millet, et les autres
insurrection sul
Jugement imaginé de rejeter tout l'odieux de leur
sur la con- fermentation causée dans les équipages par le mécontenten
duite des
rigoureuses des commissaires civil
commissaires général que les mesures
civils,
Procès-verbal des événemens du 20 juin 1793, sur la frégate la
des évènemens arrivés à Saint-Domingue par Picquenard.
Relation
le citoyen Delaage a vu et atteste. Voyez aussi la
2 Récit de ce,quel
de Polverel à Delassalle, du 4 février 1793.
annoncé dans mon Opinion sur les a
* C'est par erreur que jai du Direcroire à Sain-Domingue, pron
ciasionsformnées contre les agens
avoit été du nombr
Villaret-Joyeuse
le 16 prairial an 5, page 6, que
civils, dans les
marins qui avoient combartu contre les commissaires combattu avec les b
avoit bien
nées des 20 et 21 juin. Villaret-Joyeuse
du côté de l'assemblé
contre les hommes de couleur, en se rangeant dans la colonie lor
loniale durant les troubles; mais il n'étoit plus
de P'Auteur du présent rapport.
Tincendie du Cap. (Nore particulière
citées, la lettre de Cambis à Truguet
3 Voyez, outre les pièces déja officiers du Saint-Honoré, du 20 jui
25 juin 1793, ,> le procès-verbal des les dates des 20, 21, 23 26 juin,
l'extrait du journal d'Ergo, sous
de couleur, en se rangeant dans la colonie lor
loniale durant les troubles; mais il n'étoit plus
de P'Auteur du présent rapport.
Tincendie du Cap. (Nore particulière
citées, la lettre de Cambis à Truguet
3 Voyez, outre les pièces déja officiers du Saint-Honoré, du 20 jui
25 juin 1793, ,> le procès-verbal des les dates des 20, 21, 23 26 juin,
l'extrait du journal d'Ergo, sous --- Page 475 ---
(467)
fermentation elle-méme, et le matvais
Avolent excité. Cette
bâtimens étoient manifestement
esprit qui régnoit dans tant de
des ennemis de la révoencore l'efiet des manceuvres coupables
celui oi la fotie se
lution. Dans un tout autre atmosphère que
la montoient
nombre des Français qui
trouvoit, le plus grand
des ennemis dc la liberté,
h'auroient vu dans les déportés que la colonie purgée 3 comme
dont ils se seroient félicités de voir
civils
le croire en écrivant aux commissaires
Galbaud paroissoit
indulgence que puissent
Horsqu'ils étoient dans POuest. Quelque
T'aveuglement de
mériter les erreurs où l'on est entrainé par
tous les homde parti dans les orages des révolutions >
"esprit
soient, doivent se réunir pour
mes, de quelque opinion qu'ils
qui en est une suite. Ce
condamner la duplicité et la perfidie
d'autant plus dignes
jont des outrages à la morale universelle, revêtus de fonctions imHe blâme, sur tout dans les hommes
les biens, la
dans ces terribles circonstances 3
portantes 1 que,
la vie et la réputation sont perpétuclleiberté individuelle 1 fond
l'on peut faire sur leurs assunent compromis par le
que
rances.
bien différemment
civils se conduisirent
Les commistaires
loin du théâtre des événemens 2
envers Galbaud. Celui qui,
trouver qu'ils mireht
leur conduite 3 peut
herche à apprécier
qu'ils en portèrent, II ne
le la précipitation dans le jagement multitude d'élémens que le
beut pas avoir sous les yeux cette
rassemb'er pour
de l'administrateur doit rapidement
Coup-d'ail
milieu des révolutions. On est du moins
former son opinion au
civils ne dissimulèrent
Forcé de convenir que les commissaires formée sur soil compte, et
pas à Galbaud celle qu'ils s'étoient
n'a cessé de la justifier.
sa conduite postérieure,
Gg 2
, II ne
le la précipitation dans le jagement multitude d'élémens que le
beut pas avoir sous les yeux cette
rassemb'er pour
de l'administrateur doit rapidement
Coup-d'ail
milieu des révolutions. On est du moins
former son opinion au
civils ne dissimulèrent
Forcé de convenir que les commissaires formée sur soil compte, et
pas à Galbaud celle qu'ils s'étoient
n'a cessé de la justifier.
sa conduite postérieure,
Gg 2 --- Page 476 ---
(468)
.. XLII:
Polverel et Sonthonax conservèrent leur caractère de fran
Polverel re- chise dans
relations qu'ils eurent avec Galbau
fuse d'échanquelques
son fils durant l'insurrection, et Polverei eut l'occasion d'y manifest
ger
contre C. une élévation dans les sentimens qu'un vrai patriotisme per
Galbaud.
seul expliquer. César Galbaud, frère de l'ex-gouverneur, ,
François Polverel, fils du commissaire civil, avoient été Pr
réciproquement dans la journée du 20 juin. L'ex- gouverne
a prétendu depuis, avec les accusateurs des commissaires civil
son frère avoit été arrêté en trahison par les hommcs
que
couleur, qu'ils avoient feint de se réunir à lui pour march
contre Polverel et Sonthonax (). Ceux-ci, en déniant ce fai
ont assuré, au contraire, que c'étoit Polverel fils quiavoit é
arrêté, contre le droit des gens, lorsqu'il alloit lire une pr
clamation de la commission civile à la troupe armée de Ga
baud. Il paroit que la vérité se rencontre également sur C
deux points du côté des commissaires civils. On trouve par
les papiers de Galbaud un récit fait par un colon qui l'ave
suivi dans cette journée, et qui montre la plus grande part
Il
fortement de
lité contre Polverel et Sonthonax. s'y plaint
qu'eux et le général Delasalle l'avoient destitué d'ane sou
lieutenance dans les gardes soldées da Port. au - Prince pour a
concussions qu'on lai attribuoit, et de ce qu'ils l'avoient ensui
fait arrêter. Voici ce qu'il y dit de la prise de César Galbau
s'est rendue sans beauco
( L'artillerie, c'est-à dire, Parsenal
) de résistance, sans qu'il soit tiré aucun coup de fusil. L
> marchoit sans ordre ni commandement. Le frère du géné
>>. Galbaud s'est fait prendre dans une déroute, a resté S
1, Débats dans Paffaire des colonies, tome VIII, page 13. A. Conscic
à la Convention nationale, page 48.
qu'il y dit de la prise de César Galbau
s'est rendue sans beauco
( L'artillerie, c'est-à dire, Parsenal
) de résistance, sans qu'il soit tiré aucun coup de fusil. L
> marchoit sans ordre ni commandement. Le frère du géné
>>. Galbaud s'est fait prendre dans une déroute, a resté S
1, Débats dans Paffaire des colonies, tome VIII, page 13. A. Conscic
à la Convention nationale, page 48. --- Page 477 ---
(469 1 )
vexir; ils l'ont pris
de canon s a vit P'ennemi
avec une pièce
.
on a appris au
et amené aux commissaires . . . Quand
tout surde son frère, il n'a pas parale
génér.l la prise
mémoires faits par dcs partisans
pris (1) >. Quelques autres choiz.Sonapologite, Conscience,
Ga.baud indiquentla même
relation, dénaturé les
dans tout le reste de sa
ici comme
méconnoissables (2). Galbaud
its jusqu'à les rendre absolument mémoire
C qu'on
i-même se borne à dire dans un
justificatif, lu de réquini Polverel fils, ni Leblanc, n ont
prétend que
si ceuz-ci s'étoient
sition des commissaires . . . . Que
seroit
la loi, il ne sait ce qui
présentés avec le signeds
ruban tricolore T'auroit
arrivé ; mais qu'à coup sûr la vue du
mis dars le plus grand embarras (3).>
dans le temps même de l'événement, 9
On doit ajouter que,
faire les combinaisons propres à
ant que la réfexion eût pu
de
aux comles faits, Galbaud se contentoit preposer
guiser
frère contre le fils de Polverel,
issaires civils l'échange de son
les
s
d'aucune trahison. ( Parmi
prisonniers
hs se plaindre
trouve le fils du citoyen
disoit-il, que j'ai fait hier, se
mains de ces ames
mon frère est tombé dans les
P.lverel;
brilent la ville. L'intérêt du citoyen
firoces qui pillent et
intérêt est de ravoir mon
Polverel est de ravoir son fils; mon
cet échange (4) D. Les commissaires
frère : je vous propose
Delaage a vu et atteste, 7 des faits qui se
P.écit de ce que le citoyen
de Polverel et Sonthonax à la Convent passés à Saint-Domingue. Lettres Débats susdits, tome VIII, pag. 35n nationale, du 10 juillet 1793. nationale, pag. 48 et 49.
2 A. Conscience à la Convention
au Cap.
Récit succinct et préparatoire de ma conduire datée du 21 juin 1793.
& Lettre de Galbaud aux commissaires civils,
Gg
des faits qui se
P.écit de ce que le citoyen
de Polverel et Sonthonax à la Convent passés à Saint-Domingue. Lettres Débats susdits, tome VIII, pag. 35n nationale, du 10 juillet 1793. nationale, pag. 48 et 49.
2 A. Conscience à la Convention
au Cap.
Récit succinct et préparatoire de ma conduire datée du 21 juin 1793.
& Lettre de Galbaud aux commissaires civils,
Gg --- Page 478 ---
( 470 )
civils n'approuvèrent point ce calcul politique. Polverel surmonta sa sensibilité pour ne se rappeler que de ses devoirs;
ne se sépara pgint de son coilègue ; tous deux répondirent avec
l'indignaiion de gens qui ont a se plaindre d'une action contraire aux lois de Thonneur, dont on a droit d'attendre l'obser
vation de la part d ses ennemis, même dans les dissention
civiles. K Polverel fils a été pris et arrèté contre toutes le
5 lois ; il éroir en partementaire, chargé de lire aux homme
> que vous avez si indignemest égarés le vaeu de la commission
S civile. Votre frère, au contraire, a été arrêté et désarmé
e> la tétede ces mémes hommes, dirigeant sur nous leur trop
> aveugl: fereur. Il n'y a aucune comparaison à faire entre ce
D deux hommes. L'honneur de la Ripublique ne nous perme
> pas d'acceprer cet échange. Il ncus en colte sans doute pou
> faire taire la voix d: la nature et du sang; mais notre devoi
> ne soufre aucune consideration.
> Quant à vous, qui seul avez causé toutes les horreurs den
> vous vou. plaignez, tous les excès qui deshonorent votre in
> surrection, vous n'avez sans doute qi'un moyen pour les fair
9 cesser, c'est de rous rendre d bord de la Normande 3 et 2
D d'y attendre nos ordres (1) ), Vainement la commission in
termédi.ire et les citoyens de couleur pressèrent Polverel d'ac
cepter la propo. ition de Galbaud, en lui offrunt de livrer cer
d'entre eux pour ravoir son fis; ii persista dans son refus (2)
1 Réponse des commissaires civis, du 22 juin. Débats dans l'affaire d
colonies, tome VII, pag. 21. Relnon détaillés des événemens malheureu
qui se sont passés au Cap, par les deput:s du Nord de Saint Domingue
page 55 et56.
2 Relarion susdire, pag. 53 cty. Adresse de la commission interme
diaire à Poiverel, du 23 juin, avec la réponse de Polverel.
fis; ii persista dans son refus (2)
1 Réponse des commissaires civis, du 22 juin. Débats dans l'affaire d
colonies, tome VII, pag. 21. Relnon détaillés des événemens malheureu
qui se sont passés au Cap, par les deput:s du Nord de Saint Domingue
page 55 et56.
2 Relarion susdire, pag. 53 cty. Adresse de la commission interme
diaire à Poiverel, du 23 juin, avec la réponse de Polverel. --- Page 479 ---
(471 )
sentimens si générenx, on a
d'avilir des
mêmes colons qui
Dans Fimposatbilité
haissables. Ces
du moins les rendre
les femmes qui
youlu
de laisser dans V'esclavage
rouvoient si simple
le fruit de leurs licencieuses
partageoient leur lit, ainsi que
mutiler et dévouer
sang-froid,
desliens si
anions, eteanteeanunar
tenoient par
à la mort des êires quileur eux-mêmes une parie de ces
Huelquefois
ont commis
celuid'un père
sacrés, qui peut-être le refus de Polverel comme
meilleurs
les
cruautés, 3 ont présenté
pas de savoir que
sa
dénatoré. 11 ne leur appartenoit meilleurs citoyens, qu'on aime
sont généralemient les
enfans, et par cela
pères
on aime sa femme et ses
comme
patrie comme
que ce sentiment,
mème qu'on les aime beaucoup, Théroisme dans les grandes OCtous les autres, s'élève jusqu'à
d'abdication des sentimens
casions, et que pout-être l'espèce
en est en quelque
momentanément,
de la nature qu'il inspire
le respect que la grandeur
sorte la meilleure sauve-garde, par
sont les moins capables
caractère inspire à ceux même qai fut mis en liberté peu
du
de tels sacrifices. Polverel fils
de la Réde faire
par le ministre
après, dans les Etats-Unis
des commissaires cide temps On voit dans la correspondance Polverel au milieu
Pablique. combien une tête si chère occupoit
à Saint - Dovils
cessèrent de T'agiter
de tant d'orages qui ne
$. XLITI.
mingue
c'est le plus pénible de Galbaud
:
dernier examen à faire, et
anteurs n'est point
Il reste un
de rechercher quels sont les
Pauteur ditous, puisqu'il a pour objet Pincendie du Cap. Les deux partis rect dc l'in- du
de cette horrible catastrophe 9
cendie ct du
pillage
novembre 1793. Autre Cap.
det Polverel à Sonthenax s des 11 aoûcet14
à Genet, du 9
1 Lettres
du 30 août. Autre du mème
de Sonthonax à Polverel,
du 11 novembre.
juillet. Autre de Polverel à Pinchinat,
Gg 4
uteur ditous, puisqu'il a pour objet Pincendie du Cap. Les deux partis rect dc l'in- du
de cette horrible catastrophe 9
cendie ct du
pillage
novembre 1793. Autre Cap.
det Polverel à Sonthenax s des 11 aoûcet14
à Genet, du 9
1 Lettres
du 30 août. Autre du mème
de Sonthonax à Polverel,
du 11 novembre.
juillet. Autre de Polverel à Pinchinat,
Gg 4 --- Page 480 ---
( 472 )
se la sont encore imputée respectivement. Les commissaires
civils
ont non-seulement allégué que c'étoit la suite de l'insurrection
de Galbaud, mais aussi qu'il avoit dirggtement allumé l'incendie
par le feu de son arilierie 2 en tirant sur la ville, à
lets
bourouges, au même qu'il l'avoit fait mettre par la troupe
qu'il commandoit (1). Ils ont invoqué à
de
assertion
T'appui
cette
quelques déclarations faites devant eux, et les lettres
de plasieurs consuls de la République dans les Etats-Unis,
attestent que les matelots de la flotte du
qui
Cap y ont vendu
une multitude d'effets provenant du saccagement de cette
ville (2). De leur côté, Galbaud et les accusateurs de Polverel
et Sonthonax ont soutenu que les commissaires
tant du Cap, avoient
civils, en sordonné, par eux ou par Jeurs
P'ordre d'y mettre le fcu. Ils citent à leur tour des déclarations agens 3.
qui inculperoient ces derniers de la manière la plus forte, si
'on y ajoutoit foi. lls invequent aussi la mise en liberté des
prisonnicrs de 1a geole, que les commissaires civils ont, disentils ordonnée pour amener cette horrible crise. Ils
même que Polverel et Sonthonax ont eu leur
dans prétendent le
duit de cet affreux pillage
part
pro-
(3).
1 Lettre des commissaires civils à la Convention nationale
let 1793. Autres des mêmes à
9 du 10 juitAutre de Polverel à
Neuilly et Montbrun, des 24 et 26 juin, etc.
Rigaud, du juin. Proclamation contre
21 juin 1793. Débats dans l'affaire des
Galbaud, du
colonies, tome
130, 15; et 222. Relation détaillée des événemens VIUI, pag. 25, 75,
passés au Cap, par les députés du Nord de Saint malheureux qui se sont
2 Débats dans l'affaire des colonies,
Domingue, , pag. 51 et 52.
page 154.
tome VII, page > et tome VIII,
3 Procès-verbal fait par les hommes de mer ,
le
les ordres du
composant convoi sous
conre-amitalSercey, à la Convention nationale. Débats
tome VIII, pag.53 ct suiv. 3 132 ct 152.
susdits,
75,
passés au Cap, par les députés du Nord de Saint malheureux qui se sont
2 Débats dans l'affaire des colonies,
Domingue, , pag. 51 et 52.
page 154.
tome VII, page > et tome VIII,
3 Procès-verbal fait par les hommes de mer ,
le
les ordres du
composant convoi sous
conre-amitalSercey, à la Convention nationale. Débats
tome VIII, pag.53 ct suiv. 3 132 ct 152.
susdits, --- Page 481 ---
(473 - )
à voir qu'aucune de ces
On éprouve quelque soulagement
de présomptions
ni même accompagnée
dans
légations n'est prouvée
Lcs déclarations produites
apables de faire impression. d'autres portent toutes lemette affaire comme dans tant
les ont faites ; elles ont
dans ceux qui
reinte de la partialité
adversaires ou par les autorité la plupart reçues par leurs
trouve sur-tout aucun fait
leur étoient dévouées. On n'y
ait
és qui
Galbaud. Rien n'indique qu'il
ant soit peu précis contre
même que la rade
aic tirer à boulets ronges sur la ville,i verbal de l'état- made son artilierie. Un procès
emit fait usage
ces officiers ont constamment
or de la Aotte constate que
mêmc obserrépour Galbaud
péché le feu des vaisseaux (1):on a
n'a ceseé d'occuper
de Parsenal, que son parti
fût resté
que le quartier
étoit à peu près le seal qui
usqu'à son départ du Cap, ville (e). Si lon nc peut pas nier
intact dans celte malheureuse
a amené cette affreuse crises
quec'est sa funeste insurrection qui attribuer directement la
n'a du moins aucun sujet de lui
on
catactrophe qui la termina.
civils ou les #.XLIV: de
faites contre les commisaires
Ilen est
Les déclarations
étoient avec eux, ne contiennent même des
agens de la République qui
n'est trois propos atroces at- commissaires et du
guère rien de plus précis, si ce
du Nord,La- civils Las
civils, au commandant
général
tribués aux commissaires commissaire aux frontières, et depuis veaux,
veaux, et à Dufsy, alors
nationale. La comà la Convention
député de Saint-Domingue même lc droit de justifer Dufay
mission des colonies n'a pas
pag. 53 et59. Cons:il de
I A. Conscience à la Convention nationale > Débats susdits, tome VIII,
tenu à bord du Jupizer, lc 22 juin.
guerre
page 79.
des colonics, torc VIII, pages 25 ct 75.
a Débats dans Vaffaire
et depuis veaux,
veaux, et à Dufsy, alors
nationale. La comà la Convention
député de Saint-Domingue même lc droit de justifer Dufay
mission des colonies n'a pas
pag. 53 et59. Cons:il de
I A. Conscience à la Convention nationale > Débats susdits, tome VIII,
tenu à bord du Jupizer, lc 22 juin.
guerre
page 79.
des colonics, torc VIII, pages 25 ct 75.
a Débats dans Vaffaire --- Page 482 ---
(474)
sur ce dernier fait, puisqu'elle n'a pas eu celui d'examiner
P'iseputation. Elle n'a pas souffert qu'on le discutât dans
débats, non plus que tous les autres chefs qui
lcs
resser la représentation nationale, Elle
pouvoient intés'est contentée de
ver aux parties à se
réserpourvoir comme elles le devoient, ou de
transmettre les dénonciations qui lui ont été adressées aux comités chargés d'enrecevoit contreles représentans du peuple
Bien loin de trouver qu'il y edt lieu d'inculper
(1).
Dufay
ces
dans
allégations, les comités n'ont pas même cru devoir en faire
aucun rapport à la Convention nationale.
En venant à ce qui concerne les commiesaires
Frétendu
civils, on a
que Polverel, après sa retraite
eu l'atrocité de faire admirer à
au'Haut-du-Cap, avoit
Sonthonax le spectacle de l'incendie, en le comparant au feu de l'Opéra (2), et
celuici avoit dit alors que ce jour étoit le plus beau de que sa
mais les auteurs de ces odieuses
vie;
de
allégations étoient sur mer lors
ces prétendus propos. Sonthonax: a défié ses adversaires,avec
l'indignation de la vérité, d'administrer les
preuves de ces inculpations odieuses. Iln'a récusé aucun témoignage, pas méme
celui de ses ennemis. ( Sij'avois tenu, a-t-il dit, cet abomi-
> nable propos, quels sont les blancs qui m'entouroient
> ne- m'auroient pas poignardé?
sont
qui
Quels
ceux qui étoient
>> en force en ce moment, qui ne m'auroient pas dénoncé à
I A. Conscience à la Convention nationale,
toyen
page 54. Defrance au ciCreun6-Pascal, pag. 26. Lettre de César Galbaud au général
dcs 28 ct 30 août 1793. Débats dans l'affaire des
Galbaud,
pag. 17, 127 et 128.
colonics, tome VIII ,
2 A. Conscience à la Convention nationale, pag. Circonstances ct faite
passés au Cap a depuis l'arrivée de Galbaud, > page 22.
A. Conscience à la Convention nationale,
toyen
page 54. Defrance au ciCreun6-Pascal, pag. 26. Lettre de César Galbaud au général
dcs 28 ct 30 août 1793. Débats dans l'affaire des
Galbaud,
pag. 17, 127 et 128.
colonics, tome VIII ,
2 A. Conscience à la Convention nationale, pag. Circonstances ct faite
passés au Cap a depuis l'arrivée de Galbaud, > page 22. --- Page 483 ---
(475) )
auquel on reproche
à mi-
?
Quantaug sininltasenes, de canons chargés
la France(s)s
coups
existe de
'avoir ordonné de repouseri fuyoient l'incendic (2),il lettres :il
raille les infortanés qui colonies une multitude de
ui.a la commission des
volumes. Oa y trouve par- de
en a de quoi former plasieurs
les plus honorables
les principes
en est la base.
tout, et sans aflectation, et de Thumanité qui
de morale
aussi vagues, que Phomme
pepablicanisme, sur des atlégations
aussi
croira pas,
ordre
gratuitement
Onne
écrites ait pu donner un
dans son
qui les a
en ait pu avoir le sentiment refusa de la
atroce, ni même qu'il la suite que ce général se
On verra dans
barbare que le déscspoit
cceur.
honorable à un ordre
par le
manière la plus
et qui n'étoit pas condamné aussi, dans le
avoit arraché 3 Sonthonax,
(3)- On verra
souvent cruel de la guerre
est Thorrible immoradroitsi
quelle
dernier chapitre de ce rapport, et si leur ténoignage peut
lité des anteurs de ces inculpations, rien n'inculpe d'ailleurs.
ternir une réputation que
de la geole furent mis $. XLV.
comment les prisonniers
durent leur dé- Des brigands les
On ignore
déclarations assurent qu'ils
mais ces té- de tous
en liberté. Piusieurs
des commissaires civils;
parikensont
livrance à un ordre émané
et ne fournissent par les auteurs.
ne sont point cisconstanciés, On trouve aussi une
moignages
moyen de les apprécier.
Galbaud (4).
conréquent aucun
sur cet objet contre
déclaration assez inignifiante
tom. VIII, pag. 118.
Débats dans Paffaire des Colonies,
Varrivée dc Galbaud,pag.
et faits passés au Cap, deguis
2 Circonstances ibid.
23. Débats susdits,
du chapitre VI.
1793, non
3 Voyez le S. XLVI,
civils, du juin
Lettre de Christophe aux commisaires
4 mais certifiée par lui le1 août.
tignée,
à
quent aucun
sur cet objet contre
déclaration assez inignifiante
tom. VIII, pag. 118.
Débats dans Paffaire des Colonies,
Varrivée dc Galbaud,pag.
et faits passés au Cap, deguis
2 Circonstances ibid.
23. Débats susdits,
du chapitre VI.
1793, non
3 Voyez le S. XLVI,
civils, du juin
Lettre de Christophe aux commisaires
4 mais certifiée par lui le1 août.
tignée,
à --- Page 484 ---
(476)
Au milieu del la confusion des
juin, il éioit impossible
deux journées du 20 et du 21
liberté
que ces détenus
d'une manière ou d'une autre. Il n'acquissent pas leur
même humain de les altacheràla
pouvoit être sage et
en
cause de l'autorité
paroissant leur accorder comme
nationale >
des événemens ne
un bienfait ce que le cours
pouvoit pas manquer de leur
Ques houres plus tard. C'étoit le
donner queloi ils auroient
moyen de prévenir les excès
pu se porter en obtenant une délivrance
irrégulière. On les conduisit au
plus
Sonthonax leur firent
gouvernement, ou Polverel et
apporter à
leur refusèrent
manger; mais on assure qu'ils
lcs défendre constamment les armes qu'ils demandoient
(). Quel gu'ait pu être la
pour
civils à leur délivrance
part des commissaires
nimité de leur
3 on ne sauroit trop louer la magnaficulté
conduite à cet égard, si l'on
des circonstances ou ils
songe à la difPour éloigner de dessus
se trouvoient. Elle suffiroit seule
leur tête le soupçon odieux
provoqué l'incendie et le pillage du
d'avoir
cipe. La plupart de ccs
Cap, ou d'y avoir partiété Pris en combattant prisonniers étoient des nègres qui avoient
complicité
pour leur liberté, ou qu'on accusoit
avec les insurgés. Certes il
de
culper ici les commissaires
n'appartient pas d'ineux et la ville du
civils à ceux qui ont lâché contre
Cap la troupe forcenée des
cette commune, tous les gens sans aveu
royalistes de
les marins, et ces anarchistes
quise trouvoient parmi
furieux du
plusieurs sans doute avoient contribué
Port-au-Prince, dont
à
au mois de novembre
l'inceadie de cette ville
1791 (2). Près d'un an
Iors
mouvement excité contre les hommes de
après,
du
couleur dans la ville
1 Voyez ci-dessus le S. XXXIL,
2 Débats dans l'affaire des
colonies, tome VIII, page 12,
royalistes de
les marins, et ces anarchistes
quise trouvoient parmi
furieux du
plusieurs sans doute avoient contribué
Port-au-Prince, dont
à
au mois de novembre
l'inceadie de cette ville
1791 (2). Près d'un an
Iors
mouvement excité contre les hommes de
après,
du
couleur dans la ville
1 Voyez ci-dessus le S. XXXIL,
2 Débats dans l'affaire des
colonies, tome VIII, page 12, --- Page 485 ---
(497)
Roume avoit craint pour cette
du Cap, le 17 aoit 1792, de la catastrophe du Port- aucommune le renouvellement
ce que disoit Cambis
(). Si l'on se rappelle
qui sembloient
Prince
de la côte, et de ces étrangers les parties de
de ces frères l'attrait du pillage dans toutes
être appelés par
les vautours par Podeur des cadavres;si de
la colonic (2), comme des blancs qui ont été les auteurs cel'on songe que ce sont
et des hommes de couleur de
lincendie du Port-au-Paince,
de tous les partis
on croira que des brigands
même que
lui de Jacmel,
du Cap; cn concevra
doncontribuer au désastre
de Galband ont pu
ont pu étoient mé'és dans la troupe
que Polverel et
ceux qui
cet excès. L'un des hommes
F'incendie
ner l'esemple de
Delaage, acsure que
déSonthonax avoient Fait arrêter, du côié de l'arsenal, et ce
ont cominencé
le seul moyen
et le pillage
de Galbaud est peut-être
sordre de la troupe
après la fuite des commissaires
son étrange retraite
fussent descendus
d'expliquer
les nigres de la campagne
qu'on ne
civils, avant que
vingt-trois habitans du Cap,
cidans la ville (3). Aussi
été dévoués aux commissaires,
soupconner d'avoir
espagnole de lile,
peut pas
dans la partie
se réfagièrent
du 21 juin, ne balancérentvils, prisquils après la catastrophe
le crime de cet inimmédiatement
Galbaud lui-même
ils pas a rejeter sur
cendie (4)-
Roume sur sa mission, page 1101 Rapport ci de dessus le $. XXV.
pag. 32, 8) ct yo. Voyez
2 Voyez dansTaffaire des colonies, tome VIII, des troubles ct des désastres de
3 Débats
sur les véritables causes
aussi les Réflexions Raimond, page 34.
du 29 juin 1793. Copie y
nos colonies > par
aux conimisaires civils,
aussi la lettre
4 Lettre de Pageot de Jean Mendez, sans date. Voyez
jointe de la diclaration du juin.
de Polverel à Rigaud,
.
pag. 32, 8) ct yo. Voyez
2 Voyez dansTaffaire des colonies, tome VIII, des troubles ct des désastres de
3 Débats
sur les véritables causes
aussi les Réflexions Raimond, page 34.
du 29 juin 1793. Copie y
nos colonies > par
aux conimisaires civils,
aussi la lettre
4 Lettre de Pageot de Jean Mendez, sans date. Voyez
jointe de la diclaration du juin.
de Polverel à Rigaud, --- Page 486 ---
( 478 )
5. XLVI.
On lit encore dans le récit
Désordre ct
déja plusieurs fois cité de De
pillage de la laage, qu'il a toujours resté à terre, et qu'après la fuite
troupe de Galbaud les ennemis ont redescendu de
de
Galbaud, des mornes oil ils s'étoient
plus belle du baut
le feu dans la
retirés, et ont commencé à mettre
ville 5 mais Delaage y dit aussi
instruit Galbaud, le 21 juin, de la prise auparavant, qu'ayant
du Bac, qui ouvroit l'entrée
par les nègres du poste
de la ville aux
de
plaine, ce général, au lieu d'y
insurgés
la
au lendemain
envoyer des forces, le remi
; qu'après la fuite des commissaires
3 baud auroit (été) victorieux s'il l'edt
civils, G GalD déroute, par des
voulu;. .
. que la
gens eseprès, s'est mise dans
> Galbaud; que tout le monde
l'armée de
8e sauvoit
> même que l'on portoit le
; qu'il a vu luigénéral Galbaud dans
) qu'àla ceinture 3 en criant aux
l'eau juschaloupes dev venir
D que le peuple voyant le
le prendre;
> jettoient leurs
général se sauver de la sorte 9
fusils et pistolets ; que cette
> bien combinée, qu'il n'a
déroute fat si
pas vu tirer ni venir
> nemi de plus d'une heure
aucun ende cette
(+) ). Quel pouvoit être le but
déroute, ainsi provequée par une partie de
mêmes qui marchoient sous les étendards de
ccux-là
n'étoit de se faciliter le pillage du
Gaibaud, si ce
Cap : Diverses lettres
consuls de la République dans les Etats-Uwis
des
marins de la fotte y ont vendu au plus vil attestent que les
d'effets provenant du sac de cette ville
prix une mu'titude
(2). On voit
une leltre du contre-amiral Cambis
aussi, dans
des
au ministre de la
que
blancs réfugiés dans les casermes
marine,
ayant réclamé lc se1 Récit de ce que le ciroyen Delaage a vu et atteste, Débats
VII, pag. 18, 19, 9o, etc.
susdits, tome
2 Débats susdits, tom, VIII, Page 154, etc,
ville
prix une mu'titude
(2). On voit
une leltre du contre-amiral Cambis
aussi, dans
des
au ministre de la
que
blancs réfugiés dans les casermes
marine,
ayant réclamé lc se1 Récit de ce que le ciroyen Delaage a vu et atteste, Débats
VII, pag. 18, 19, 9o, etc.
susdits, tome
2 Débats susdits, tom, VIII, Page 154, etc, --- Page 487 ---
(479)
redescendit en ville pour
22 juin, ce général
cours de Galbaudte
ajoute Cambis, ( les moyens
favoriser leur retraite. Mais,
Pégoisne, le
par les obstacles qu'y apporioient
dit aussi
> manquoient
de VAmerica
et le dusordre (1) >. Lejournal
> pillage
sortir de la rade aussitôt qu'illauque le Jupiter ne put pas marins y étoient fort embarrassés
roit voulu , parce que les femmes qui se réfugièrent au camp
de leur pillage (2). Une des civils, assure que son esclave,
Breda auprès des commissaires
la fidélité qu'il lui
mérite confiance par
des
dont le témoignage
lui dit K que Y'on jetoit
témoigna dans cette circonstance, les maisons ; que les matelots
pleines d'artifice sur
leurs mains,
D grenades
tuoient tout ce qui tomboit sous
briloient et
se tuoient
>> ivres
blancs, mulàires, nègres, qu'ils
enfans,
de
> femmes,
Un marin, qui faisoit partie Téquipage
eux (3) ).
été
>
entre
ont eux-mêmes
dit que K les déportés
de l'aviso
de la Normande, la ville (4) D. Un procàs-verbal
5 les premiers à pilier
du pillage étoit pour quelques male Cerfdit: aussi ( que l'espoir
mettoient à la continuation
rins la cause de l'obstination qu'iis
les habitans
>
od ils avoient été entrainés, que
>> du désordre
continus à exciter, et continuoient
avoient
) en arrestation
marins ont déclaré que plusieurs
> à entretenir (5) )). D'autres
ministre de la marine s du 28 juin 1793.
1 Lettre de Cambis au
Avoye et Escolas, dans les
du journal de VAmérica, tenu par
2 Extrait
cote G-T. 24.
juilpapiers de Galbaud,
à sa fille, du 13 juin (ou plurde
3 Lettre de la citoyenne Vernet
let) 1793.
faite à Brest, le messidor de l'an 2.
4 Déclaration de Normand,
en rade du Cap.
du bord du Cerf,
5 Proces-verbal,
28 juin 1793.
1 Lettre de Cambis au
Avoye et Escolas, dans les
du journal de VAmérica, tenu par
2 Extrait
cote G-T. 24.
juilpapiers de Galbaud,
à sa fille, du 13 juin (ou plurde
3 Lettre de la citoyenne Vernet
let) 1793.
faite à Brest, le messidor de l'an 2.
4 Déclaration de Normand,
en rade du Cap.
du bord du Cerf,
5 Proces-verbal, --- Page 488 ---
(480)
d'entre eux apporioient à bord beaucoup d'effers de la ville
qu'ils sesont partagés ; qu'on pilloit sur la fotte les
même qui s'y réfugioient 5 que le maître
personne
Surveillante lui dit
le
d'équipage de l
d
que pil age étoit permis en mer comm
zerre(1). Le lieutenant de vaisseau, Emeriau,
aussi le désordre etle
qui atteste
pillage des matelots, en
se fusilloient entre eux, fait les
ajoutant qu'il
baud
plus graves reproches à
sur sa
Gal
conduite. Il dit ct qu'il s'étoit réfugié à bord de
s Normande, après avoir lachement,
la
pendant l'événement
> fui à plusieurs reprises, et sans avoir jamais cherché
> minuer le désordre extrême
d diauquel il avoit
>
entrainé les
équipages (2). >
s, XLVIL.
Il est certain que ce général, uniquement dirigé
Galbaud de vengeance contre les
par l'esprit
ne la
commissaires civils, envoya dans toute
fait rien pour province des ordres Pour les arrêter (3) 5 mais
la réprimer, aucune mesure
qu'il ne prit
pour sauver le Cap, lorsque les commissaires
civils l'en eurent laissé les
de la
maîtres, en s'enfuyant à une lieue
au camp du Hautdu-Cap. Il leur étoit alors
de rien faire pour mainienir l'ordre dans la
impossible
la possession de l'arsenal
ville, tandis que
et des forts donnoit à Galbaud de grands
1 Déclaration de Duflor, faite à Brest en messidor
siron, maitre charpentier de la
an 2. Autre de Chasdu
Normande 3 de Raimbeau, maitre
Jupiter, et Letellier, premier pilete de la Normande,
canonnier
2 Rapport d'Emeriau, fait à Brest le 22 messidor de
la note 4 de la Suite de l'examen de la
l'an 2. Voyez aussi
et Ailhaud, par
conduire de Sonthonax 7 Polverel
Page ct Brulley, page 34. Débats
pag. 8, et 90.
susdits, tome VIII,
3Lettre de Galbaud à
Neuilly, > commandant du cordon de l'Ouest, etc.
avantages, 9
onnier
2 Rapport d'Emeriau, fait à Brest le 22 messidor de
la note 4 de la Suite de l'examen de la
l'an 2. Voyez aussi
et Ailhaud, par
conduire de Sonthonax 7 Polverel
Page ct Brulley, page 34. Débats
pag. 8, et 90.
susdits, tome VIII,
3Lettre de Galbaud à
Neuilly, > commandant du cordon de l'Ouest, etc.
avantages, 9 --- Page 489 ---
(481).
de se prononcer contre tous
vantages, s'il eit eu le courage
Il se conceux de son propre parti.
les brigands, sans excepter
s'y réfugièrent;
d'accueillir sur la fotte les infortunés qui
frère
enta
commissaires civils l'échange de son
et lorsqu'il offrit aux
écrivit aussi pour les prier d'arrêter
contre Polverel fils, il leur
aux bâtimens la
et de laisser
les excès qui se commettoient, femmes et les enfans, quine
faculté de recevoir à bord les infortunse colonie, , qu'une
pouvoient plus traîner, dans cette
lui frent cette
douloureuse (1)>. C'est alors qu'ils
existence
Chassés par vous de la ville du Cap,
réponse mémorable : (
affreuse des trahisons, nous
> forcés d'en sortir par la plus
d'arrêter le désordre.
n'avons plus la puissance physique sert de refuge les
dans le camp qui nous
Nous recevrons
voulez avoir sur la fotte.
femmes et les enfans que vous
les malau milieu de nous pour
Un asyle str sera toujours
l'affreux specvous avez faits (2) ). Malgré
heureuz que
et criminelle
tacle des maux inouis causés par son imprudente civils étoit si bien
la haine contre les commissaires
de
entreprise,
dans lame de Galbaud, qu'avant
e sentiment dominant
l'arsenal de toutes les muquitter la rade du Cap, il dégarnit faisant couler bas toutes
nitions de guerre et de bouche, en
la ville et
(3),afin de priver
celles qu'il ne put emporter
de défense 7 quoique
commissaires civils de tous moyens
le
les
depuis plasieurs mois , et que
la guerre fit proclamée
quand elle a lieu, que les
Cap soit d'une telle importance
commissaires civils 7 datée du 21 juin.
1 Lettre de Galbaud aux
commissaires civils à Galbaud, du 22 juin.
2 Réponse dies
tome VII 1 page tone VILI,
3 Débats dans l'affaire des colonies 2
page 157.
Tome III.
Hh
. Rapportpar Garran-Coulon.
le
les
depuis plasieurs mois , et que
la guerre fit proclamée
quand elle a lieu, que les
Cap soit d'une telle importance
commissaires civils 7 datée du 21 juin.
1 Lettre de Galbaud aux
commissaires civils à Galbaud, du 22 juin.
2 Réponse dies
tome VII 1 page tone VILI,
3 Débats dans l'affaire des colonies 2
page 157.
Tome III.
Hh
. Rapportpar Garran-Coulon. --- Page 490 ---
( (482) )
fixent a'ors la résidence du gouverneur.
ordonnances militaires y
douter néanmoins que les nègres du Cap
On ne peut guères
vinrent joindre les premiers dans
S. XLVIIL. et ceux de la campagne, qui n'aient été les principaux agens de
Les esclaves cette affreuse circonstance,
tous les mémoires paroissent
nègres prin- l'incendie général et du pillage;
de
mil
cipaux auQue pouvoit-on attendre plusieurs
teurs del'in- d'accord à cet égard. abandonnés à eux-mèmes pour la première fois
cendie.
liers d'esclaves,
le joug honorable des lois, mais
jamais conna
et quin'avoisnt
domination tyrannique, quand lcs blancs
sculement celui d'une
montré d'aussi horribles
les hommes de couleur leur avoient
et
et à Jacmel; quand prohablement
exemples au Portau-Prince
de Galbaud venoient dans cet
les brigands mélés dans la troupe
Un mémoire trouvé
instant même de les leur donner de nouveau. dressé pour sa dédans les papiers de G.lbaud, évidemment
Conscience,
être de son aide-de-camp,
fense, et qui paroit
dans le Canada et
le même qui l'a suivi dans les Etats-Unis, incendioient étoient com
dit que les nègres qui
en France,
arrivé au pays, nomme
mandés C par un blanc nouvellement
> Cadet
des désastres
qu'aient été les circonstances
S. XLIX.
Quelqu'alireuses ceriain que la haine et l'esprit de partis
Inculpations du Cap, il paroit
satisfaction de les exagérer (2). On
faites mal-à- sont donné la déplorable
et dans les debats, que
propos aux
exemple, dans divers mémcires
commissaires dit, par
réfugiées aux casernes avoient étémassacrée
civils.
beancoup def femmes
les commissaires civils 5 que le
par ceux qui y tenoient pour
depuis P'arrivée de Galbaud 3 pag-s9
1 Circonstances ct faits passésau Cap de Galbaud.
cote G.,n". 8 dc linventaire des papiers
août 1793.
le journal de Cambis, à la date du 14
2 Voyez
mcires
commissaires dit, par
réfugiées aux casernes avoient étémassacrée
civils.
beancoup def femmes
les commissaires civils 5 que le
par ceux qui y tenoient pour
depuis P'arrivée de Galbaud 3 pag-s9
1 Circonstances ct faits passésau Cap de Galbaud.
cote G.,n". 8 dc linventaire des papiers
août 1793.
le journal de Cambis, à la date du 14
2 Voyez --- Page 491 ---
(483 )
de la Providence du Cap
des religieuses
Coste,
jeunes pensionnaies
assassinées 5 que la citoyenne
avoient été violées et ensuite
venoit d'expirer sous le fouet,
la mort de son mari qui
Zemandant du pain pour
apprenant
de Sonthonax cn lui
se
sejeta aux pieds
brôtalement repoussée, , et qu'elle
qu'elle en fut
dans les débats
ses enfans; 5
avec eux (1). On peut voir
précipita dans la mer
des inculpations aussi
énergie Sonthonax a repoussé
fournir la
avec quelle
adversaires de
preuve
cruelles, combien il a pressé ses
lesquels il a réfuté
du dernier fait ; les détails non contestés par
ou leurs pende la Providence
concerne les religieuses
ce qui
de Galbaud, Conscience,a
sionnaires (2). Enfin l'aide-de camp crime aux commissaires
en faisant un
répondu à ce reproche,
de religieuses qui jouisd'avoir maintenu un convent
civils K
considérable (3) >. Ils avoient effective-
>> soient d'un revenu
intérêt
à cet étaun
particulier
ment témoigné précédemment
lun des dépôts les plus
quil renfermoit
blissement, K parce
des tristes victimes de l'insurrecà la
les enfans
> chers patric,
tion des nègres (4). >
moindre preuve
certain encore qu'on ne trouve pasla
Ilest plus
des commicsaires
infame que les accusateurs
de la participation
dans les profits de cet affreux
civils leur ont voulu attribuer
des Colonies 7 tom. VIII, pag. 16, 23, 24,
1 Débats dans l'affaire
l'arrivée de Galbaud, 2
Circonstances et faits passés au Cap depuis
117, etc.
nationale 1 page 63. Suite des notes
page 26 A. Consciencek la Convention
51.
le
de Dafay, par Page et Brulley, page
sur Débats rapport ibid, et page 118 et 119.
à la Convention nationale, sur les derniers événe3 André Conscience
mens de Saint Domingue , page7- maire du Cap, du 27 novembre 1792.
4 Lettres de Sonthonax au
Hh 2
Circonstances et faits passés au Cap depuis
117, etc.
nationale 1 page 63. Suite des notes
page 26 A. Consciencek la Convention
51.
le
de Dafay, par Page et Brulley, page
sur Débats rapport ibid, et page 118 et 119.
à la Convention nationale, sur les derniers événe3 André Conscience
mens de Saint Domingue , page7- maire du Cap, du 27 novembre 1792.
4 Lettres de Sonthonax au
Hh 2 --- Page 492 ---
(484)
pillage, et dans d'autres concussions moins odieuses sans doute,
mais toujours extrèmement coupables. On a bien dit que les
commissaires civils étoient gorgés d'or et d'argent; qu'ils avoient
emmené, lors de leur dernière sortie du Port au-Prince, soixantedix mulets chargés d'or et d'argent; que le vaisseau PAmerica avoit
recelé leurs
dilapidations, 3 et qu'il en avoit porté le produit
en France; ; mais on n'a pas rapporté le moindre indice àl
de ces allégations odieuses
l'appui
(1). On se rappelle le témoignage
honorable que le contre-amiral Cambis a rendu au capitaine de
PAmerica (2). L'un des commissaires civils,
Polverel, est mort
peu après l'ouverture des débats, des suites d'une maladie qu'il
devoit à ses travaux à S.int-Domingue (3). Sonthonax a déclaré
gue dans son lit de [mort il avoit été réduit au plus
grand
dénuement, et ce fait ne fut pasalors démenti pas leurs accusateurs (4).
5. L.
On ne doit pas croire pourtant que les nègres eux-mêmes
Humanité de aient tous été, dans cette circonstance, des
quelques nè- cendiaires.
brigands et des inPlusieurs des esclaves du Cap ne firent
gres.
liberté nouvelle
usage de la
qu'ils devoient à ce triste
pour sauver les jours de leurs maitres, et événement, les
que
pour
aider à
porter les effets les plus précieux qu'ils purent enlever à l'incendie et au pillage 3 dans l'asyle que le choix ou la nécessité
leur fit prendre, soit au Haut du-Cap, soit dans les bâtimens
1 Débats susdirs, tomcI, P. 271 , tome VIII, pag. 4,11, 23, 133,
220. Conspirarion contre la République, par Creuzé Pascal,p.32,
2 Voyez ci-dessus le S. XL.
3 Lettre de Polverel à Sonthonax, du 22 décembre 1793.
4 Débats danslaffuire des colonics ; tome IV, P. 126.
la nécessité
leur fit prendre, soit au Haut du-Cap, soit dans les bâtimens
1 Débats susdirs, tomcI, P. 271 , tome VIII, pag. 4,11, 23, 133,
220. Conspirarion contre la République, par Creuzé Pascal,p.32,
2 Voyez ci-dessus le S. XL.
3 Lettre de Polverel à Sonthonax, du 22 décembre 1793.
4 Débats danslaffuire des colonics ; tome IV, P. 126. --- Page 493 ---
(485) )
pour remplir
Piysieurs d'entre eux s'exposèrent,
de la rade.
grands dangers. Quelques-uns
devoirs d'humanité > aux plus
Des
de
ces
victimes de leur dévouement.
patrouilles de
périrent ainsi
aussi a recueillir le plus
nègres de la campagne s'occupèrent conduire avec sûreté près des
blancs qu'ils purent pour les Bréda. On vit enfin de pauvres
commissaires civils au camp
peine à nourrir leurs
qui pouvoient avoir quelque
prendre néannégresses,
milieu de tant de désastres,
propres enfans au
blancs, devenus orphelins par
moins à leur charge des enfans
(1). Mais ces actes d'huou la faite de leurs parens
lui
la mort
foiblement expié les outrages qui
manité n'ont que bien
journées.
furent faits dans ces lamentables
nationale, du 10 juilPolverel et Sonthonax à la Convention
148. Lettre de la
11 Lettre de
susdits, tome VIII, page 35, 117 ct
Suite de
let 1793. Débars
du 13 juin (ou plurôr juillet) 1793.
citoyenne Vernet à sa fille a D.R. (de Raggis).
Taffaire du Cap, par J. M, R.
Partie et du Tome troisième.
IV de la troisième
Fin du Chapitre
Hh 3
ationale, du 10 juilPolverel et Sonthonax à la Convention
148. Lettre de la
11 Lettre de
susdits, tome VIII, page 35, 117 ct
Suite de
let 1793. Débars
du 13 juin (ou plurôr juillet) 1793.
citoyenne Vernet à sa fille a D.R. (de Raggis).
Taffaire du Cap, par J. M, R.
Partie et du Tome troisième.
IV de la troisième
Fin du Chapitre
Hh 3 --- Page 494 ---
T AB L E
DE S
M A TIÈ R E S
CONTENUES DANS LE TROISIÈME VOLUME.
TROISIE ME PARTIE
D: l'administration de Polverel et Sonthonax, et de l'affranchissement général des Noirs.
Introduction.
CHAPITRE PI REMI IE R.
OUFRÉLIMIN, A IR E.
DE la loi du 4 avril 1792, et de ses effets immédiats à
Saint-Domingue.
S. 1. Etar de la France au comniencement de PAssemblée
législatire.
S. 2. Opinions opposées sur la loi du 28 septèmbre 1791. 6
S. 3. Efe des premières nouvelles de l'insurrection des
négres.
S. 4. Effet de celles de l'insurrection des hommes de couleur.
S. 5. Manacuvres des commissaires de l'assemblée coloniale,
--- Page 495 ---
TAB L E.
all comiré colonial.
s. 6. Leurs productions et sollicitatioxs.
1 adresses
- 7: Pamphlets
8. Mesures dilatoiresnationale.
S.
solemnelle à PAssemiblée
couleur. 23
Discussion
hommes de
S. 9.
contraire aux
Embarras du parti
ou Ioi du 4 avril.
S. 10.
du 28 mars,
11. Décret en leur faveur,
S.
de
de lun des commizsaires
en Angletere
S. 12. Voyage coloniale.
de ce décret..
rassemblée
empécher la sanction
3z
S- 13. Vains eforts pour
étc.
Pauteur du présent rapport, 34
S. 14. Leurs lecres contre
les colons blancs. 36
de la loi du 4 avril sur
S. 15. Effats
coloniale à cette époque.
16. Etat de P'assemblée
de décret.
S.
elle, et projets
Décrets rendus par
du Cap.
S. 17suscitée par la munisipalité
S. 18. Emeute
à la loi.
Arrêté captieux de soumission
S. 19.
T'esécution.
Maneuvres pour en empècher
au
S. 20.
hommes de couleur embargubs
Dificultés sur les
S. 21.
Por-de-Paix.
S. 22. Leur ditivrance. dans le Nord,e de Casa-Major. 5s
S. 23. Di régine militaire
de 'ce commandant.
S. 24. Actes conrerinstsisenaie Roume dans POuest. 56
de Blanchelande et
Hha 4
S. 25. Voyage
T'esécution.
Maneuvres pour en empècher
au
S. 20.
hommes de couleur embargubs
Dificultés sur les
S. 21.
Por-de-Paix.
S. 22. Leur ditivrance. dans le Nord,e de Casa-Major. 5s
S. 23. Di régine militaire
de 'ce commandant.
S. 24. Actes conrerinstsisenaie Roume dans POuest. 56
de Blanchelande et
Hha 4
S. 25. Voyage --- Page 496 ---
TAB L E.
S. 26. Isolement et premières révolutions de Saint-Marc.
ibid.
S. 27. Nouvelle coalition dans cette ville pour les hommes de
couleur.
S. 28. Assassinats publics par les coalisés.
S. 29. Eforts de Saint-Liger pour rétablir Pordre.
S. 30, (*) De Dumontellier et des faliniers.
S. 31. Des négres suisses et de leur déportation
perfide. 65
S. 32. De leur assassinat au Mole.
S. 33. Des auteurs de cet assassinar.
S. 34. Insurrection et concordar des hommes de couleur de
PAribonite.
S. 35. Traité d'union de
Saint-Marc, et des
voisines.
paroisses
S. 36. De Borel et de son camp.
S. 37. Sa défaite et celle de Dumontellier.
S. 38. Arrivée de Roume et de Blanchelande à
Saint-Marc.
S. 3g. Armement de Borel pour Ze Port-au- Prince.
8z
S. 40. Son arrestation et sa mise en liberté.
S. 41. Arrivée de Blanchelande et Roume devant le Port-auPrince.
S. 42. Déportation de plusieurs habitans.
S. 43. Entrée de Roume et de Blanchelande avec les
lisés.
coa91
Mal-l-propos omis en margede la page 64. --- Page 497 ---
TAB L E.
et de
44. Séance solemnelle des aucorités constitubes,
S.
Blanchelande.
Embarquement du bataillon de Normandie.
S- 45.
S. 46. Assassinat de Praloto.
Dernières mesures de Roume dans POuest.
S. 47.
à Jérémie.
1O1
S. 48. Voyage de Blanchelande
Origine des troubles de ce quartier.
S. 49- ()
hommes de couleur.
S. 50. Embarquement forcé des
S. 51. Pacification momentanée.
des
52. Création d'un conseil administratif, et armement
S.
esclaves.
des hommes de couleur. 111
S. 53. Rembarquement perfide
la loi du 4 avril, 112
S. 54- Refus de les élargir, même après
55. Blanchelande les met en liberté.
S.
hommes de couleur et des Blancs dans
S. 56. Eloignement des
zoute la colonie.
S. 57. Afaire du 14 aoit au Cap.
58. Des auteurs de cet événements
S.
à la mÉme époque. 121
S. 59. Mouvemens au Fort-Dauphin coloniale sur la loi du
S. 60. Dernières mesures de Passemblée
4 avril.
* Malà-progos.omise en marge de la page 1c3. --- Page 498 ---
TABI E. CHAPITRE II
ARRIVÉE et premières epérations des nouvea ux commissaires
civils au Cap. S. 1. Mesures pour l'exécution de la loi du 4 avril. S. 2Julien Raimond exclu de cette mission. S. 3. Nomination de Polverel et Sonthonax. S. 4. Lettres écrites contre eux dans la colonic. S. 5. Lettre de Cougnac-Mion,
S. 6. dutres de Page et Brulley.
TABI E. CHAPITRE II
ARRIVÉE et premières epérations des nouvea ux commissaires
civils au Cap. S. 1. Mesures pour l'exécution de la loi du 4 avril. S. 2Julien Raimond exclu de cette mission. S. 3. Nomination de Polverel et Sonthonax. S. 4. Lettres écrites contre eux dans la colonic. S. 5. Lettre de Cougnac-Mion,
S. 6. dutres de Page et Brulley. S. 7. Mesures recommandées aux commissaires civils en cas
d'opposition. $. 8. Leur arrivée au Cap. S. 9. Discours insidieux de Daugy. S. 10. Réponse des commissaires civils. S. 11. Etat du Cap et de la province du Nord. S. 12. Etat de POuest et-du Sud. S. 13. Du gouverneur Desparbes, et des troupes venues de
France. S. 14. Dnonciation de Blancheland: par Passemblie coloniale,
$. 15. Son envoi en France. S. 16. Décret d'accusation rendu contre Zui,
S. 17- Sa condamnation au tribunal révolutionnaire. --- Page 499 ---
T AB L E,
. 25. Mouremens à Za municipalitt,
.. 26. Liste de
proscription dressée au club. . 27. Efforts inutiles des commissaires civils
esprits. pour calmer les
. 28. Emeute contre le régiment du
Cap. . 29. Embarguemene de leurs
officiers et de
. 30. Du
Derparbes. 191
gouvernement provisoire de Rochambeau,
5. 3i. Séparation des commissaires civils. . 32. Subvention
approuvée par Sonthonax. . 33. Improbation de Polverel,
. 34. Assassinats et autres
attentats ax Cap. 5. 35. Proclamation de Sonthonax. . 36. Arrété de Za commission
proscription. intermédiaire sur la liste de
37. Décision de Sonthonax. e 38. Le club veut disposer de
toutes Zes
- 3g. Fermeté de Rochambeau
places. et de Robquin. 5.18. Nouvelle de la révolution du
10 aolt, et décrets divers. . 19. Dissolution de l'assemblée
S. 20. Création d'une
coloniale. commission intermédiaire. . 21, Retard dans la convocation
des assemblées primaires. S. 22. De Porganisation de la commission
S. 23, Complots des
intermédiaire. 173
agens de P'ancien
. 24. Du club du
régime,
Cap. --- Page 500 ---
TABI E. S. 40. Dénonciation au clib de Leborgne et Labatut. S. 41. Déclaration courageuse du général Laveaux,
S. 42. Manauvres pour soulever le régiment du
Cap. S. 43. Son refius de recevoir des oficiers de couleur. S. 44. Mesttres prises pour les réduire. S. 45. Engagement, et retraite des hommes de couleur au Hau
du- Cap. S. 46. Embarguement des chefs des
factieux. 2:
S. 47. Rentrée des hommes de couleur au Cap. S. 48. Embarquement de Larchevesque- Thibaud et autres, 23
S. 49. Etat de la ville du Cap. S. 5o. Campagnés et succès de Laveaux contre les négres. 24
CHAPITRE III
Du premier voyage de Polverc! et Sonthonax dans l'Oue
et le Sud. S. 1. Etat contre-révolutionnaire de la ville de Saint-Man
S.
. 2:
S. 47. Rentrée des hommes de couleur au Cap. S. 48. Embarquement de Larchevesque- Thibaud et autres, 23
S. 49. Etat de la ville du Cap. S. 5o. Campagnés et succès de Laveaux contre les négres. 24
CHAPITRE III
Du premier voyage de Polverc! et Sonthonax dans l'Oue
et le Sud. S. 1. Etat contre-révolutionnaire de la ville de Saint-Man
S. 2, Soulèvement contre Polverel et Ailhaud. S. 3. Fuite et dernières manaeuvres de Roi de la Grànge
Decoigne. S. 4- Essai d'une nouvelle confedération à Saint-Marc. 25
S. 5. Dispositions du Port-au-Prince pour les commissaire
civils. --- Page 501 ---
TABL K. 6. Retour d'Ailhaud en France. De Jacmel et d'une leure de Pitra. 7. de Polverel pour y. faire admettre les
8. Vains efforts
hommes de couleur. 9- Etat du surplus du Sud. De la commune de Jérémie et de Thomany. 10. Renouvellement des hostilités. 11. 12. Entremise inuile de Polverel,
de
sur les nègres des Platons. 274
13. Victeire
Harty
14. Mouvemens aux Cayes contre Polverel. 15. Son retour dans l'Ouest. 16. Du club et de la municipalité du Port-au-Prince. 17. De Borel et de son parti. Borel avec
de Baudry et d'Augustin
18. Correspondance
les factieux du Cap. de couleur. Mouvemens contre les hommes
19. en protègent les auteurs. 291
20. Le club et la municipalité
à celle de
21. Lettre de la municipalité du Port-au-Prince
Jacmel. Coalition des deux partis au Port-au-Princt. 22. prévenu par Polverel. 296
- 23. Projet de confidération
Jacinthe. des nègres du Cul-de-Sac, par
a 24- Insurrection
Borel,
20o
de Jumécourt, par
25. Arrestation
S. 26. Du gouverneur. Delassalle. 3o4
Arrestation de Picquenard et Catineau. 5. 27. --- Page 502 ---
T A B L E.
S. 28. Soulévement suscité par Borel contre Delassalle, 300
S. 29. Arrestation de Delassalle, et son évasion.
S. 30. Tergiversations de la municipalité du Port-au Prince
S. 31. Projet de réunion des commissaires civils.
S. 32. Vaines tentatives pour leur opposer une assemblée co
loniale.
S. 33. Etat de Saint-Marc, lors de l'arrivée de Sonthonax
S. 34. Proclamation contre les factieux du Port-au-Prince
S. 35. Mesures prises en conséquence par les hommes de cou
leur.
S. 36. Délibérations séditieuses de Jacmel, et des Cayes-de
Jacmel,
S. 37. Adresse de la Croix-de-Bouguets à Sonthonax. 325
S. 38, Adresses contre lui du club et de la commune du Port
au-Prince.
S. 39. Lettres de la municipalité à Polverel,
S. 40. Réunion des deux commissaires civils à Saint-Marc.
S. 41. Dispositions hosziles du Port-au-Prince et des commissaires civils.
6. 42. Blocus du Port-au-Prince et négociations,
S. 43. Rupture des négociations,
--- Page 503 ---
TA B L E.
de la pille.
Canonnade et soumission
. 44.
durant c25 événemens
Etat intérieur du Por-au-Prine
. 45.
à Polverel,
S. 40. Réunion des deux commissaires civils à Saint-Marc.
S. 41. Dispositions hosziles du Port-au-Prince et des commissaires civils.
6. 42. Blocus du Port-au-Prince et négociations,
S. 43. Rupture des négociations,
--- Page 503 ---
TA B L E.
de la pille.
Canonnade et soumission
. 44.
durant c25 événemens
Etat intérieur du Por-au-Prine
. 45. .. 46. Violences de Borèl.
de la commune.
47. Assemblie permanente
Fuite de Borel à Jacmel et à la Jamaique.
. 48.
avec cette colonie an-
. 49. Relations du Port-au-Pince,
glaise.
de JacLettres de Borel et Binsse à la mumicipalité
. 50.
35a
mel, etc.
et diportaContribution imposée au Port-au-Prince
S. 51.
zions.
colons dans les Etats-unis. 359
S. 52. Envoi de plusieurs
53. Soumission de la province du Sud.
5.
civils et des hommes de
S. 54. Admission des commissaires
couleur à Jacmel.
du quartier de Jérémie.
S. 55. Dispositions
CHAPITRE I V.
Galbaud, et de l'incendie di Cap.
Du gouverneur
de Galbaud, d'apris la loi
5. 1. Invalidité de la nomination
du 4avrid.
S- 2. Ses instructions.
3. Eta: du Cap lors de Parrivée de Galbaud,
S- --- Page 504 ---
T A B L E.
S. 4. De ia municipalité et duprocureur de la commune Lavergne.
$. 5. Refius d'aider Laveaux dans la guerre contre les
negres.
S. 6. Coalition des factieux des deux partis avec la municipalité.
S. 7. Premières opérations de Galbaud.
S. 8. Ses lettres contre los colons, aux commissaires civils. 384
S. 9: Autres contre les déporeés.
S. 10, Symptômes de nouveaux mouvemens au Cap.
S. 1I. Des hommes de couleur et des compagniès franches. 3g0
S. 12. Divisions toujours subsistantes entre les Blancs et les
hommes de couleur,
S. 13. Retour des commissaires civils au Cap.
S. 14. Motifs de leur éloignement contre Galbaud,
S. 15. De Th. Millet et de Tangay-la-Boinidre,
S. 16. Leur correspondance avec Galbaud durant leur détention.
S. 17. Dernier conseil de Tangoyrila-Boinsière.
S. 18. Destitution et embarquement du frère de Galbaud. 413
S. 19. Proclamarion espagrole relative à Galbaud,
S. 20. Explication des commissaires civils et de ce gouverneur.
S- 21. Sa destitution et son embarquement.
S. 22, Examen de la ligalité de cette mesure.
S. 23, --- Page 505 ---
TABI L K.
497 -
Cambis.
du Cap et de son cammandant
23. De Za Roste des marins et del taurs-oficiers.
24. Dispositions
25. Germes divers diasubordlination. la colonie.
:26. Leur vau irrégulier pour quiter
qui éroient sur la forte.
27. Des diportés
des hommes de couleur. 437
28. Querelles des marins et
repoissé.
Descense de Galbauddubnt
30. Prise de César Galbaud.
Galbaud..
31. Livraison de Parsenal au général
di-Cap. 446
civils au Haut
32. Retraite des commissaires
ibid.
33. Pillage et incendie du Cap.
Départ de la flotte et de Galbaud.
34.
vrais auteurs des malheurs du
35. Recherches sur les
45x
21 juin.
la flotte.
36. C'esti Galkaud et ses partisans qui.sroulerérent
Galbauddubnt
30. Prise de César Galbaud.
Galbaud..
31. Livraison de Parsenal au général
di-Cap. 446
civils au Haut
32. Retraite des commissaires
ibid.
33. Pillage et incendie du Cap.
Départ de la flotte et de Galbaud.
34.
vrais auteurs des malheurs du
35. Recherches sur les
45x
21 juin.
la flotte.
36. C'esti Galkaud et ses partisans qui.sroulerérent Pièces authentiques qui le prouvent.
37.
et aveu de Galbaud.
38. Opinion générale
Cambis à Galbaud. 462
39. Résistance du contre-amiral
de Truet de PAmérica,
40. Refus de Duclos-Guyor,
guet, etc.
des commissaires civils. 466
41. Jugement sur la conduite
contre, C. Galbaud.
42. Polverel refuse d'echanger son fils
Tome III.
Ii
Rapport par Gurran-Coulon. --- Page 506 ---
TABL E.
S. 43. Galbauln'est point l'azteur direct de l'incendie et du
pillage du Cap.
S. 44. Il en, est de méme des commissaires civils et du généTal Laveaux.
$. 45. Des brigands de tous les partis en sont les auteurs.
S. 46. Désordre et pillage de la troupe de Galbaud.
S. 47. Galbaud ne fait rien pour la réprimer.
S. 48. Les esclaves nègres,principaus auteurs de Pincendie.
S. 49. Inculpations faites mal-i-propos aux commissaires
civils.
ibid,
S. 50. Hmanite de quelques nègres.
Fin de la Table du tome Troisième.
* --- Page 507 ---
ERR A T A du Tome III.
: du 29; lisex, du 28,
Aor'6,lig 4 du titre en marge décrétécs.
ige 31, lig. 16,envoyées; liset, liset, du 28.
se3g.lig. 21, du 24 ;
a
recevoir; lsegarecevoin. S. XXX. De
age 47, lig.20,se du premier alinéa.; liset,
ge 63, en marge des Saliniere.
Damontellier et
lisct, les hommes.
76,lig- 16, les hommes;
manifestes.
age 85,lig 16, manifstés; liset, lig-; liset , S. XLIX.
ge 103,en marge des premières
aze
des troubles de cC quartier. province.
Origine
dipartement 5 liset,
age 1a3,lig. 9, imprimée; lisets reçue.
age 138, lig. 24, hommes; liset, magistrat.
et
Page 140, lig. 8,
avoit été déployé; lise% 3
que
Paze 160, lig. 10, et qui faire déployer.
Page et lui avoient voulu
ces volontaires.
lig.7,eux; 3 lisc,
la; liset, dirigea
Page 177, dernière du texte: en dérigea
Page ido,lig.
leur.
lig. 9, il fut; Eiset, ils furent.
En.
Page 133,
du Cap, en; liset, du Cap.
Fage 212, lig, 20,
liset, le parti des déportés.
Page 238, lig, 3, leur parti 5 devoirs; liset, à leur devoir.
Page a5a,lig 2i, à leurs.
lui; lisens Cayeman.
dernière du texte,
Page 291 3 lig.
les fit; lisez, les firent.
Page 312, lig. 17,
5 liset, la direction.
Page 335,lig, 7, la disposition:
3 liset, les décicions.
ibid.,lig-7 et8, les dispositions
Page
avoient répondu; lise%, répondirent.
Page 337: > lig. 7,
; liset, à leur devoir.
Page a5a,lig 2i, à leurs.
lui; lisens Cayeman.
dernière du texte,
Page 291 3 lig.
les fit; lisez, les firent.
Page 312, lig. 17,
5 liset, la direction.
Page 335,lig, 7, la disposition:
3 liset, les décicions.
ibid.,lig-7 et8, les dispositions
Page
avoient répondu; lise%, répondirent.
Page 337: > lig. 7, --- Page 508 ---
CLAt
Page 337, lig. 19,leur envoya une députalion le
envoya une dépulation le 10 aux commissaires IG; liset
Page 361, lig. 18, pour sa 5 liser, pour leur. civils.
Page 383, lig. 16, dans la colonie
Page 406, lig. 3, de la
; rayer ces mots.
métropole; liset, la
-
Page 433 lig. 18, d'autres colons
métropole.
du Nora. a
5 lisez, d'autres colons
%
Page 453, lig dernière, > les premiers SS; liser, les SS.
XXVII, et suivans.
XXIV,
Page 471, lig- 15 et16, en quelque sorte ; rayez ces mots,
Page 488, lig. dernière, 64; liset,63. --- Page 509 ---
EB
F8153
V.3 --- Page 510 --- --- Page 511 --- --- Page 512 ---
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