--- Page 1 ---
AANAA
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Bobn Carter Broton. --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
R APPORT
SUR LES TROU B E $
DE
SAINT-DOMINOUE
à --- Page 6 --- --- Page 7 ---
R APPORT LE S
TROU BL ES
SUR
DE SAINT-DOMINGUE,
FAIT au non de la Commission des Colopiesy
des Comités de Salut Public, de Légillation
et de Marine, réunis >
PAR J. Pa. GARRAN,
DÉPUTÉ par le département du Loirer.
IMPRIMI É PAR ORDRE DE LA CONVENTION NATIONALE,
et distribué au Corps législatif en ventôse, an V.
Quis nescit primam historia legem ne quid falsi
dicere audeat, deinde Te quid veri non audeat,
ne qua suspicio gratia sit inscribendo, ne qua
simultatis.
( Cicer. de Orat. lib. 2. )
TO M E IER,
A PARIS,
DE L'IME P R IMERIE NATIONALE,
Ax V DE LA RÉPUBLIQUE. --- Page 8 ---
Apres ce que j'ai vu en
des cultivateurs libres, Coclinchiné, je ne Puis douter
les
à qui on auroit
que
terres dc
Partagé sans
T'Amérique, ne leur eussent
réserve
double du produit que tiren: les
fait rapporter Ze
esclaves.
Qu'a donc gagné TEurope
les droits de
policée, TEurope si éclairée
Thumanité, en autorisant
sur
trages journaliers faits à la nature
par ses décrets les ouen permettant d'y avilir les
humaine dans nos colonies,
absolumrent comme des
hommes au point de les
bêtes de
regarder
a été aussi contruire à
charge: La loi de
ses
l'esclavage
e son honneur.
intéréts qu'd la loi naturelle
et
La liberté et la
ez de la bonne propritté sont les fondemens de
agriculture. Je ne Pai vue
l'abondance
pays od ces deux droits de I'homme
forissante que dans les
La terre,
étoient bien établis.
qui multiplie ses dons avec
digalité sous des cultirateurs
une espèce de promême par la sueur des
libres, semble se
esclaves.
dessécher,
la nature, qui a créé Thomme
Ainsi l'a voulu l'auteur de
la terre, , avec ordre
libre, et qui lui a abandonné
sueur de son front,
que chacun cultivât sa
mais avec liberté,
possession à la
ou Observations sur les
( Voyage d'un
P'Afrique, de PAsie
mcurs ct lcs arts des Philosophe,
et de
peuples de
VIsle de France.)
TAmérique, par Poivre, intendant à
esclaves.
dessécher,
la nature, qui a créé Thomme
Ainsi l'a voulu l'auteur de
la terre, , avec ordre
libre, et qui lui a abandonné
sueur de son front,
que chacun cultivât sa
mais avec liberté,
possession à la
ou Observations sur les
( Voyage d'un
P'Afrique, de PAsie
mcurs ct lcs arts des Philosophe,
et de
peuples de
VIsle de France.)
TAmérique, par Poivre, intendant à --- Page 9 ---
CONYENTION, NATIONALE
RAPPO I T.
S. U R
LES TROUBLES DE SAINT-DOMINGUE.
IxTRODUCTION CÉNÉRAIR
D: tous les rapports dont la Convention a chargé
comités, aucun n'a présenté une tâche plus difficile ses Difficultés s. i de
remplir et plus doulourense que celui sur
à ce cravail
de Saint- - Domingue. Nulle
la
les troubles soins
plus sanglante à ses diverses part époques révolution n'a été yaapportéss qu'oa
n'a moins produir de ces actes de ; nulle part elle
dévouement propres à consoler du spectacle parriorisme et de
dont les méchans ont souillé sa carrière
des crimes
ne suffisoit pas à la commission des Colonies, honorable. Il
d'hommes étrangers à ces malheureux
composée
partiale pour porrer un jugement juste : pays, elle étoit d'èrre: imgnée de dix-huit cents lieues du principal théâtre éloiévèncmens ; et d'après les convulsions
des
ont produites, elle ne pouvoit pas s'attendre terribles à qu'ils
calmes et sincères la plupart de ceux
lui trouver
des
qui
offroient
par telairehasmens, les intérêts les quand presque tous étoient animés
plus emportées. plus puissans oul par les passions les
A
toit d'èrre: imgnée de dix-huit cents lieues du principal théâtre éloiévèncmens ; et d'après les convulsions
des
ont produites, elle ne pouvoit pas s'attendre terribles à qu'ils
calmes et sincères la plupart de ceux
lui trouver
des
qui
offroient
par telairehasmens, les intérêts les quand presque tous étoient animés
plus emportées. plus puissans oul par les passions les
A --- Page 10 ---
(2)
a eus
des matétiaux que la nouvelle commission source de
L'immensité n'eût été qu'ine
sans une contià sa disposition sans une extrème patience, émousser >
toutes les
confusion travaux les
à
sérvir de
nuité de
RRe ce qui auroit pu
de l'ame.
se trouvoit
fie
affections
espèce de labyrinthe, ne
des
guide dans cette n'a eu en entier ni les proces-verbauxr qui
complet; on la Colonies ni pas un des journaux civils.
assemblées de ni les actes des commissaires toutes les pièces
s'y. publioient, avoit aucun ordre dans presque 5 et poury en
Iiny
archives de la commission
en a eu
déposées il aux eûc fallu autant de des temps matériaux qu'on dispérsés s
mettre, faire le rapport. Cétoient Il a fallu tout dévorer,
pour
souvent mutilés. mille
dont beaudes fragmens peut-érre plus de cent n'ont pièces, rien appris. Dans
examiner
de cent pages,
une precoup, en plus les plus insmnuctives > sonvent parce
les pièces mème donnoit que des idées vagues, la
ne
connoismière lecture bien entendue, elle exigeoit
vues et
que pour. être pièces qu'on n'avoit pas encore
sance d'autres où trouver.
qu'on ne savoit
lors même qu'on s'est
Tout h'a pas été fait encore, découvrir la vérité.
assuré de n'avoir rien néglivé d'un K petit nombre de
connue
tete
Dans une matière
petvent si diffcilemont de
sonnies, et ou les sources mettre tout le monde à portée si elle
consulrées, il falloit de voir de la commission confiance des
réformer la manière falloit sur-rout justifier la
il
leur opinion,
se trompoit; du peuple sans commander de calomnier,, sans 1
repeésentans
courir le risque
avoit à porter
il falloit ne pas
sur qui Pon
détails des
vouloir, tant de personnes donc dû se livrer aux
2dOn a
du rapport,
un jugement. quils étoient les élémens
aits, parce
n
ulrées, il falloit de voir de la commission confiance des
réformer la manière falloit sur-rout justifier la
il
leur opinion,
se trompoit; du peuple sans commander de calomnier,, sans 1
repeésentans
courir le risque
avoit à porter
il falloit ne pas
sur qui Pon
détails des
vouloir, tant de personnes donc dû se livrer aux
2dOn a
du rapport,
un jugement. quils étoient les élémens
aits, parce
n --- Page 11 ---
(3)
ministrer les preuves des plus importans, indiquer celles
de tous les autres pour qu'on pât les vérifier. Ce
n'étoit pas là sans doute le moyen d'intéresser, mais
c'étoit peut-êtte le seul moyen d'être exact dans un sujet
de cette nature. On sent,u reste, qu'avec un ouvrage
aussi étendu, la commission des Colonies n'a eu le
temps ni de serrer sa marche, 9 ni de soignet les formes
de son travail. Avec plus de loisir, elle eût
réduire
ce
à unseul volume, en en joignant
autres
deuce
des Y les plus controversés
pour orpern développemens
points
et les pièces justificatives. Tel avoit été son plan dans
l'origine, mais le temps lui a manqué pour. l'exécution.
Au milieu des dégolits sans cesse renaissans dans une
si pénible carrière > l'espoir d'être utile a pu seule la
sontenir contre la perspéctive d'ane calomnie inévitable
et déja commencée. Elle n'étoit que trop instruite des
efforts qu'un parti puissant n'a cessé de faire pour tromper
l'opinion publique sur les causes des troubles des Colonies. Ils ne lui ont
ôté le courage de dire la vérité;
ils n'ont fait que is rappeler de plus en plus le devoir
d'une grande sévérité dans ses recherches, et de toute
l'exactitude qui a dépendu d'elle dans ses récits. Pour
n'en pas altérer la fidélité, elle n'a pas craint de paroitre
inconséquente quand les auteurs de cette grande scène
l'ont été réellement. Elle a approuvé ou condamné les
actions > non parce qu'elles étoient de tels ou tels hommes > mais d'après lcur nature et les motifs qui les
dirigeoient.
Depuis
les hommes les plus éclairés de S. II.
long-temps
Objet durag.
l'Europe avoient prévu les éponvantables secousses que part.
T'esclavage des nègres devoit bientôt produire dans nos
Colonies. En employant depuis un demi- siècie toutes
les armes du sentiment et de la raison pour obtenir
A 2
non parce qu'elles étoient de tels ou tels hommes > mais d'après lcur nature et les motifs qui les
dirigeoient.
Depuis
les hommes les plus éclairés de S. II.
long-temps
Objet durag.
l'Europe avoient prévu les éponvantables secousses que part.
T'esclavage des nègres devoit bientôt produire dans nos
Colonies. En employant depuis un demi- siècie toutes
les armes du sentiment et de la raison pour obtenir
A 2 --- Page 12 ---
(4)
l'abolition gradaelle de ce régime odieux,
seulement aux noirsqu'ils vouloient être ce n'étoit pas
doient aussi la cause des colons blancs utiles ; ils plaicelle du commerce, Le nombre
ou de couleur, et
esclaves,leur rapprochement
toujours croissant des
de la culture ; la tyrannie des journalier par l'augmentation
de toutes les bornes
maitres portée au - dela
effténée, par les mauvais Par Thabitude d'une domination
panité de tous, sans cesse exemplès d'autrui, et par l'imsoulevemens et Par la dimination aigric encore parla crainte des
de parvenir à une fortune
des moyens primitifs
un temps plus ou moins rapide; rout annonçoir pour
dont les premiers éclats prochain une explosion terrible,
fois. On devoit plus s'étoient déja fair sentir plusieurs
celle de nos Colonies particulièrement où le mal
s'y attendre dans
comble parle plus grand nombre des étoit parvenu à son
depuis gu'en 1784 on y avoit été esclaves, sur-tout
puuissance à puissance avec les nègres obligé de traiter de
par Dckos, et de leur accorder la
fugiifs commandés
sur les confins de la partie
propriété d'un territoire
espagmole.
donnée Tlewiemirentmmelese malgré
par notre révolution des
lanouvelle activité
ils
a
n'auroient encore travaillé
fermens si dangereux,
quelques années , et qu'ils auroient que laissé sourdement le
durant
légiulateus de la France d'en prévenir les temps aux
cruelle vages Par des mesures de justice et
finestes r2injustice des blancs envers les d'humanité, sans la
sans les dissensions continuelles de hommes de couleur,
sans l'ésptit de révolte de ceux ces blancs entre eux,
lution à Saint-Domingue, et leurs qui ont ditigé la révosous:raire bien
cette Colonie aux lois de efforts la nation conftans pour
nègres, avant linsurrection des hommes de couleur rte et
de la France d'en prévenir les temps aux
cruelle vages Par des mesures de justice et
finestes r2injustice des blancs envers les d'humanité, sans la
sans les dissensions continuelles de hommes de couleur,
sans l'ésptit de révolte de ceux ces blancs entre eux,
lution à Saint-Domingue, et leurs qui ont ditigé la révosous:raire bien
cette Colonie aux lois de efforts la nation conftans pour
nègres, avant linsurrection des hommes de couleur rte et --- Page 13 ---
(5)
Tel-est sans doute l'un des effets inévitables de la
corruption produite
cet horrible esclavage > dont il
est si difficile de se Ere une idée juste en Europe,
presque pas un des colons qui ont joué les
que
rôles dans les premières années de li révolution principaux à SaintDomingue, ne s'est montré fidèle aux principes de la
justice et de la morale, 3 dans les choses même étrangéres à la servitude des nègres > que presque pas un ne
s'est monrré attaché à la France, > à qui la Colonie doit
son existence. Les deux assemblées coloniales sur-tour,
qui vantoient sans cesse leur dévouement à larévolation,
n'ont Vu dans le nouvel ordre qui s'établissoit Cr
France, qu'un moyen puissant pour se débarrasser des
liens qui atrachoient la Colonie à la métropole : tous
les administrareurs étrangers à Saint-Domingne que la
France y a envoyés, > depuis la Luzerne ct Marbois ,
y ont vu naître la révolution,) jusqu'a Rochambeau et qui au
gouverneur actuel Laveaux, tous ont été proscrits par ces
assemblées > oil par leurs agens. La liberticide et sanglante influence de ces agens s'est étendue dans la mé
tropole à toutes les époques de la
mais
bien
encore
révolution,
plus
depuis létablissement du ttibunal révolutionnaire 5 ils y ont également conduit jusques sur
l'échafaud Blanchelande et Milscent, Brisso: et
Fonfrède et Grimoard. Ils ont fait emprisonner Barnave, les
s
miers commissaires civils envoyés pour la pacification
la
PE
Colonie ; ils ont fait rappeler et décréter d'accusation
es derniers; ils ont dénoncé comme des contre-révolutionnaires, dans des pamphiers perfides, ou dans leur
-orrespondance, tous ceux de qai Phumanité dans les trois
ussemblées nationales a inspiré quelques VOCuX pour l'améioration du régime colonial; 3 ils n'en ont pas excepté
teux quis'y sont rendus les plus recommandables
par
s
miers commissaires civils envoyés pour la pacification
la
PE
Colonie ; ils ont fait rappeler et décréter d'accusation
es derniers; ils ont dénoncé comme des contre-révolutionnaires, dans des pamphiers perfides, ou dans leur
-orrespondance, tous ceux de qai Phumanité dans les trois
ussemblées nationales a inspiré quelques VOCuX pour l'améioration du régime colonial; 3 ils n'en ont pas excepté
teux quis'y sont rendus les plus recommandables
par --- Page 14 ---
(6)
leur esprit de modération ; Dupont, le eonstituant; ;
Pastoret, de la législarures et tous les conventionnels
del la Gironde.
Pour faire fructifier cet affreux
noient une correspondance active dans systême les deux 3 ils entreteils avoient des amis dans les tribunaux
mondes;
de Paris s de Brest et de
révolutionnaires
lâches flatteurs de
Rochefort; ils ont été les
Robespierre et de Saint-Just, de
Fouquier-Tinville et de Collor-d'Herbois; ils n'ont cessé
faisoient d'écrire dans la Colonie contre les Jacobins , et ils se
recevoir à ceux de Paris en
aux mois de juillet et d'août
1793;ils la
plaidoient
contre les
cause du roi
répiblicistes, , et quelques mois après ils se
qualifioient de démocrates et de
ils
cessé d'assiéger les législateurs et sans-culbtter; le
n'ont
s'efforgant dégarer l'opinion publique gouvernement, par des pamphlets en
mensongers. Dans le temps même où ils
le plus vivement aux noirs les atrocités dont reprochoient leur
rection a été souillée > ils osoient proposer, dans insurmémoire remis au comité de salut
un
d'empoisonner ceux de leurs ennemis public, d'égorger et
qu'on ne
corrompre. Plusieurs de ces émissaires sont toujours pourroit en
France,o ob ils se prétendent encore les agens delaColonie
Tout annonce que la faction qu'ils servent, , après avois
de perdu Saint-Domingue parses furcurs et par son refus
reconnoître les droits des hommes de couleur, veui
aujourd'hui se liguer avec une partie de ceux-ci,
replonger les noirs dans l'esclavage, et ravir l'ile pour
à la République, en y perpéruant les troubles. L'insta entiere
bilité des lois sur les Colonies, et leur
ment ont beaucoupajouré aux maux de fréquent change
Si les légisiateurs avoient encorele malheur Saint-Domingue d'être abusé
par les trames perfides d'une faction si dangereusemen --- Page 15 ---
(7)
aveugle, s'il se pouvoit
accueillit le projet coupable
de remettre les nègres E la servitude, Saine-Domingae
seroit perdu pour la France, s et ce seroit alors qu'il seroit
impossible d'éteindre les feux de la guerre civile, et de
préserver les blancs de la rage des noirs.
a --- Page 16 ---
8 1
Sa2 MAN
PARTIE
PREMIÈRE
troubles parmi les Blancs durant PAssemblée
DES
assemblée coloniale.
constituante, et de lapremière
la Colonie de SaintIptroduction Lrs terribles révolutions que
semblent
Domingue a subies dans ces derniers temps,
distance immense les faits de cette prerejeter à une
de tous ceux qui
mière époque 5 mais ils sont la.clef de les décrire soiont suivi : il est, donc nécessaire mcins nombreux que
Les marériaux y sont
de
gueusement.
; ça été un motif plus
dans les deux autres époques
y jeter du
rien
de ce qui pouvoir
pour ne
négliger
jour.
CHAPITRE
terribles révolutions que
semblent
Domingue a subies dans ces derniers temps,
distance immense les faits de cette prerejeter à une
de tous ceux qui
mière époque 5 mais ils sont la.clef de les décrire soiont suivi : il est, donc nécessaire mcins nombreux que
Les marériaux y sont
de
gueusement.
; ça été un motif plus
dans les deux autres époques
y jeter du
rien
de ce qui pouvoir
pour ne
négliger
jour.
CHAPITRE --- Page 17 ---
(9)
3 M S &
CHAPITRE PRE MIE R.
DE la Colonie de Saint -
Domingue avant la
Révolution.
LE caractère entreprenant des Français les porta à des incur-
$. I.
sions dans lc
Nouveau-Monde, 2 peu de temps après sa décou- Esquisse de
verie par les Fspagnols. Ils avoient déja tenté des établissemens T'hisroire de
dans le Canada, au commencement du seizième siècle, bien la colonie
Iong temps avant que la marine anglaise eit jeié les
française de
féconds de ces
germes Saint - Doplaniations, si foibles dans leur origine, qui minguc.
ont produit de nos jours la puissante République des Etats-Unis:
mais les malheurs du.règne de François Ier., et les
civiles qui désolèrent la France Sous ses foibles
guerres
succerseurs,
pendant près d'un siècle, donnèrent un autre cours à l'activité
nationale. L'industrie et l'esprit de commerce, qui Pouvoient
seuls intéresser à ces établissemens lointains, furent
entièrement étouflés dans leur
presque,
naissance, au milieu des discordes
religieuses, et des f.ctions formées par l'ambition des grands,
gui firent éprouver à la France tous les maux
que peuvent
causer les révolutions, , sans lui procurer aucune amélioration
dans son existence politique. Les protestans
leut
, que
espiit
d'innovation et de réforme sembloit conduire alors vers les principes de. la liberté, si propres à favoriser les entreprises du
commerce, s tentèrent, sous Coligny, un nouvel étabiissement
sur les côtes de la Floride ; mais l'extrême difficulté qu'ils
eurent à se soutenir en France même, les força d'abandenner
leur colonic avant la catastrophe de Ce grand homme,
> après
Rapportpar Garran- Coulon,
B
leut
, que
espiit
d'innovation et de réforme sembloit conduire alors vers les principes de. la liberté, si propres à favoriser les entreprises du
commerce, s tentèrent, sous Coligny, un nouvel étabiissement
sur les côtes de la Floride ; mais l'extrême difficulté qu'ils
eurent à se soutenir en France même, les força d'abandenner
leur colonic avant la catastrophe de Ce grand homme,
> après
Rapportpar Garran- Coulon,
B --- Page 18 ---
10 )
avoir-vengé sur les Espagnols
l'outrage qui leur avoit été
Ce
fait(s).
n'étoitpas sur le continent que devoit s'ouvrir la
source de la puissance
véritable
Antilles,
française en Amérique : c'étoit dans les
quiavoient reçu les
et
preniusEnropéen,sac
Colomb,
sur-tout dans cette ile,si
Christophe
centre de T'Archipel,
heureusement situce au
comme pcur cn être le
général, entre les trois
rendez-vous
Porto-Rico
principales des autres iles, celle de
, al'est; celle de Cuba Oil de la
ouest; et celle de la
Havanne, au norddu
Jamaique, au sud-ouest. La
clinat, la feriilité du sol, le nombre
température
montagnes, qui lui avoient donné
et l'élévation de ses
des
sa dénomination di ns la
aborigènes (*)
langue
rappellérent aux navigatears qui la
vrirent, l'idée de leur pays. Iis la nommèrent
découles autrcs peuples prirent l'habitude
Hispanioia : mais
capitale,
de lui donner le nom de sa
St.-Domingue, ou Santo-Domingo.
Cette fle fut quelque temps le centre du
richesse des Espagnols dans le
p-uvoir et de la
Nouveau. Monde.
Venue la source d'un grand
Elle étoit dela nature et de l'industrie commerce par les productions de
: mais la destruction de
les naturels Par la cruauté de ses
presque tous
plus grand nombre des
conquérans 2 l'émigration du
Espagnols eux - mêmes dans le
dépeupla bieniôt la plus grande partie de l'ile
Mexique ,
à cet état sauvage de la. nature
3 elle revenoit
abandonnée à
avoit lors de sa découverie,
elle-mème, qu'elle
quand des aventuriers: sanglais et
I Raynal, histoire
civil
philosophique 2 liv. XVe etXVI. The
history of the french dominions in America
rasural and
P. 11.
a by T. Jefirys, part. I.
* Haiti, nom que portoit cette ile avant Sa
pays hérissé de montagnes. V. la
déconverte, signife un
Angleria, 3 et
première décade de P, Martyr de
Th.Jefferys, : part. 2, p. 3,
I Raynal, histoire
civil
philosophique 2 liv. XVe etXVI. The
history of the french dominions in America
rasural and
P. 11.
a by T. Jefirys, part. I.
* Haiti, nom que portoit cette ile avant Sa
pays hérissé de montagnes. V. la
déconverte, signife un
Angleria, 3 et
première décade de P, Martyr de
Th.Jefferys, : part. 2, p. 3, --- Page 19 ---
(11) )
français, chassés de St.- Christophe , quelque temps avant le
milieu du dernier siècle > achevèrent, en rainant sos commerce,
d'éteindre toute espèce d'industric chez lcs Colons qui y restoient encore. Leurs ravages sur lcs côtes furent si terribles
qu'ils forcèrent la cour d'Espagne de raser les places maritimes,ct d'en retirer les habitans dans l'intéricur (1).
Les aventuriers, qui avoient fait un essat si redoutable de
leurs forces, n'avoient point formé leur premier établissement
à St.-Doningue mèmc, dont les côtes n'étvien: pas d'un abord
assez facile pour les recevoir à tons les temps. Ilss'etoient étiblis
à la petite fie de la Tortue, située au nord de la partic OCcidentale de St.-1 Domingue. Ils y avoient trouvé une radc
excellente , très-facile à défendre avec les forces les plus médiecres; de bonnes eaux, un air pur, et un sol fécond, plos que
suffisant à leurs foibles cssais de celiure. Iis y vécurent longtemps dans l'indépendance de la nature; et lors mêmc que la
nécessité des règles et de la subordination se fit sentir à cux,
iis ne s'adressèrent point aux États d'Europe pour fonder un
gouvernement. lls ckoisirent Eibrement un de leurs conpagnons,
nommé Willis, sous lequelils se fortifiérent dans cette petite
ile (2).
C'est dans cette première origine que des co'ons de la parlic la
plus anciennement française de St-Domingue ont sur-tout cherché des prétextes, depuis la révolution, pour faire considérer la
colonie comme un Etat particulier indépendant de la France (3).
1 Raynal, ibid. liv. XIII, chap. XIX. Th. Jelferys, ibid. part. 2.
2 Raynal et Th. Jefferys, ibil.
3 V. tous les écrits des partisans de l'assemblée de St.-Marc, et
des accusateurs de Polverel et Sonthonax, etc,
B 2
St-Domingue ont sur-tout cherché des prétextes, depuis la révolution, pour faire considérer la
colonie comme un Etat particulier indépendant de la France (3).
1 Raynal, ibid. liv. XIII, chap. XIX. Th. Jelferys, ibid. part. 2.
2 Raynal et Th. Jefferys, ibil.
3 V. tous les écrits des partisans de l'assemblée de St.-Marc, et
des accusateurs de Polverel et Sonthonax, etc,
B 2 --- Page 20 ---
(12)
On pourroit tout au plus s'en prévaloir
Tortue, s'ils étoient restés
pour les habitans de la
la dissension
depuis dans la même
se nic entre les.
situation. Mais
gui étoient les plus
Angluis et les Français : ceux-ci
des
faibles,Fatrenèrent. au gouverneur
Isles-da-Vent, le cemmandeur de
général
alors € n fef du roi de.
Poiricy , qui les tenoit
France, au nom de l'ordre de
Poincy chassa les Angl is de l'ile de la Tortue'(
Malte;
Cete foib e colonie n'avoit
(4).
de la France. Trois fois elle
point encore fixé les regards
avoit été expulsée
les Espagnoli,trois fois elle s'en
de la Tortue par.
rameaux sur les côtes
éloit ressaisie, en jelant
voisines de Saint
quelques
gonvernement français
Domingue, quand le
commença à s'en
essais asez infructueux
occuper. Après deux
espèces de
pour faire des cultivateurs de ces
pirates, Colbert en vint à bout,
vernement eut racheté les
lorsque le goufief à l'ordre de Malte
Isles-du-Vent, engagées à titre de
(2). En 1665,
avoit déja vécu dans la colonie,
François Dogeron, qui
neur de la Tortue et de
y fat envoyé comme gouverçaise, II y attira de la Sint-Domingue, pour la partic franvenir des femmes, favorisa métropole de nouveaux habitans, y ft
lors Ccite
Tagriculture et le commerce. Dèsco'onie, qui prit dcs accroissemens
par les lois françaises : elle n'eut
rapides, fut régie
autres colonics. Comme
pas plus de priviléges que les
elies, elle fut
à dis
alternativement
compagnies, O1 génée par leur
engagée
despotisme des
monopole, et soumise au
nistrateurs
gouverneurs, des intendans et des autres admienvoyés par la cour de France. On n'y'
pas Cette ombre de liberté
les
conout même
que Etats de quelques provinces,
1 Raynal, ibid. Th. Jefferys > ibid.
2. Haynal, ibid. chap.II et XIX, Th.
Jefferys, ibid,
à dis
alternativement
compagnies, O1 génée par leur
engagée
despotisme des
monopole, et soumise au
nistrateurs
gouverneurs, des intendans et des autres admienvoyés par la cour de France. On n'y'
pas Cette ombre de liberté
les
conout même
que Etats de quelques provinces,
1 Raynal, ibid. Th. Jefferys > ibid.
2. Haynal, ibid. chap.II et XIX, Th.
Jefferys, ibid, --- Page 21 ---
(13)
et les parlemens pour la plupart des autres, avoient conservée
dans la métropole jasqu'a ces derniers temps ().
Ces faits ne fournissent assurément PRs des raisons pour priver
les habitans de Saint-Domingue de la liberté Politique dont attcune prescription ne peut légaliser l'anéantissement nulle part;
mais ils prouvent du moins que cette colonie, par son établissement, a été une des parties intégrantes de l'empire fançais,
qu'elle en a suivi les lois et le gorvernement, et quc son éloignement de la métropole n'avoit fait qu'yappésantir le joug du
pouvoir arbitraire.
L'industric française sut néanmoins tiompheraS.Dosingse,
comme en Europe, des obstacles multipliés qu'un gouvernement
si oppresseur mettoit à ses dévcloppemens; et cette colonie,
après avoir langui dans la médiocrité jusqu'à Ta fin du siècie
dernier, l'avoit emporté dans celui ci en culture et en richosses
sur les' autres établissemens des Antilles, quand les premiers
mouvemens de notre révolution se propagèrent dans nos posseisions-d'ostre-men.
La population de la colonie s'élevoit alors à 5 otl 600
II.
5.
mille habitans : elle étoit formée par trois sortcs d'hommcs, Populasion
Ies blancs; les hommes. de couleur libres ct Ics nègres csclaves. delacolonic,
Il n'existoit plas de descendans de ces bons Haitiens, Ics premiers hiabitans de l'ile, qui, du temps de la conquete des Espagnols, formoient, dit-on, plus d'un million d'hommes: : mais
on ne peut pas du moins accuser le gouvernement français du
crime de leur destruction." Iln'en- restoit déja plus lors des premiersénolisemens formés parles aventuriers de Sain-Christophe
à ia Tortue et dans le voisinage : tous avcient péri par les mau1 Raynal ,ibia.chiag, II, p-9. Petit, lagislation des. Colonics.
B 3
ile, qui, du temps de la conquete des Espagnols, formoient, dit-on, plus d'un million d'hommes: : mais
on ne peut pas du moins accuser le gouvernement français du
crime de leur destruction." Iln'en- restoit déja plus lors des premiersénolisemens formés parles aventuriers de Sain-Christophe
à ia Tortue et dans le voisinage : tous avcient péri par les mau1 Raynal ,ibia.chiag, II, p-9. Petit, lagislation des. Colonics.
B 3 --- Page 22 ---
2 14)
vais traitemens des Espagnols, ou avoient été
du continent
déportés aux mines
américain, dès le premier siècle de la découverte
de cette Partie du monde (4).
Nigres.
C'est pour remplacer dans les travaux des
grande partie des Américains
mines, eux et une
de
du continent, que sous le règne
Charles-Quint, on eut recours à cette horrible traite des
negrcs, la tache la plus indélébile des
puisqu'elle
gouvernemens modernes,
s'y cst perpétuée presque sans réclamation
à nos jours. Les Portugais en avoient fait l'affreux
jusques
fin du quinaième siècle : mais
essai dès la
cet infame commerce n'cut de l'ac.
tivité qu'après l'ensevelissement de
des Antilles dans les mincs du
presque tous les naturels
continent américain.
commença à soepçonner que l'or et l'argent n'éloient Lorsqu'on
seules richesses
pas les
qu'on Put tirer du Nonveau-Monde , on employa également les négres à la culture des denrées
nialcs (2). Et telle est l'influence des
. colopréjugés introduits par la
tyrannic ! malgré T'exemple d'unc si. grande partie de
il n'a pas été possible de
l'Europe,
leurs
persuader aux premiers colons , ou à
succcs:curs, que des travaux libres seroient
tifs que des travaux
plus productorcés, et que l'abolition de la
aurcit les plus beureux effets sur l'économie
servitude
sur ia prospérité pablique.
domestique comme
Lcs Français n'ont Pas encore à se reprocher, l'introduction de ce systeme atroce: celui de la culture
des
afticains dioit
par
esclaves
géncralement adopté dans les Antilles ct à SaintDomingue en particulier, quand ils y. formérent lcurs premiers
1 Destruction des Indes, par Las-Casas. Raynal, ibid.
2 Clarkson, essai Str l'esclavage, part. 1 1
VIII,
cause des esclaves
chap,
Frossard, la
négres, tom. I, chap, II.
l'introduction de ce systeme atroce: celui de la culture
des
afticains dioit
par
esclaves
géncralement adopté dans les Antilles ct à SaintDomingue en particulier, quand ils y. formérent lcurs premiers
1 Destruction des Indes, par Las-Casas. Raynal, ibid.
2 Clarkson, essai Str l'esclavage, part. 1 1
VIII,
cause des esclaves
chap,
Frossard, la
négres, tom. I, chap, II. --- Page 23 ---
(15)
établisscmens. Les aventuriers français qui se fixèrent dans 1a
partie occidentale de l'ile 3 enlevèrent d'abord des esclaves aux
dominateurs de l'Amérique Méridionale, ct aux Anglais durant
les guerres de Louis XIV, comme ils leur prirent des marchandises et des bâtimens. Bientôt des armateurs se livrèrent à cet
infame commerce 7 qui donna lieu à de nouveaux établissemens
sur les côtes d'Afrique. Le gouvernement lui accorda même des
faveurs particulières, , et il oblenoit encore des primes du roi
des Français, quand le renversement du trêne amena la destruction de toutes les tyrannies.
Le nombre de ces esclaves n'a cessé d'aller en croissant,
comme la culture elie-même. Il n'étoit encore en 1764 (1) que
de 200,000 En 1789, suivant les élais dressés sous lintendant Marbois 3 il alloit à 509,642 esclaves, dont , 284,307
mâles, et 225,335 femelies. Lc tablean présenté par Moza.!
pour 1788, est un peu inférieur : il ne va qu'à 434,429 individus des deux sexes.
On se tromperoit éirangement, si l'on croyoit que cet accrcissement de pepulation fit naturel: les animaux domestiques peuvent se multiplier dans l'esclavage 5 l'espèce humaine, faite pour
la liberté, dépérit sans cesse dans Ia scrvitude. I! s'en falloit de
beaucoup que dans lcs colonies les naissances annuellcs pussent
sufire au remplacementde ccuxquelel longs supplice de l'esclavage
ctles maux de toute espèce faisoient descendre au tombeau long1 Raynal, ib. liv. III, chap. XXIII.
* Necker étoit probablement mal instruit lorsqu'il ne portait le
nombre des csclaves qu'a 249,098 1 suivant des recensemens fairs ER
1779. (Del'administration des finances de France, tom.I,chsp-.tn,
p.314).
B 4
cs pussent
sufire au remplacementde ccuxquelel longs supplice de l'esclavage
ctles maux de toute espèce faisoient descendre au tombeau long1 Raynal, ib. liv. III, chap. XXIII.
* Necker étoit probablement mal instruit lorsqu'il ne portait le
nombre des csclaves qu'a 249,098 1 suivant des recensemens fairs ER
1779. (Del'administration des finances de France, tom.I,chsp-.tn,
p.314).
B 4 --- Page 24 ---
(16)
temps avant lc terme fixé par la nature. Il
française de Saint -
falloit à la colonie
Domingue, dans Ces derniers
crutement annuel de plus de 40,c00
temps : un refrançais n'introduisoit
esclaves, que le commerce
> 15 cent mille
qu'en partie. ( Il est prouvé
noirs, sujourd'hui
q"e 14 ou
> européennes du Nouveau-Monde, épars dans. les colonies
> de huit ou neuf millions
sont les restes infortunés
> çus (1)n.
d'esclaves 2 qu'elles ont reBlancs.
La population blanche étoit dans
Pour les tyrans des noirs. Eile
une dispropertion cffiayante
Marbois, que de
n'étoit, suivant les tableaux de
35,440, dont 24,660
mellcs. La prodigieuse inégalité
males, et 10,780 fequi subsistoit
sexes, prouve encore que cette
entre les deux
du moins pour les mâles. Plus de population la
n'étoit que factice 3
péens qui venoient chercher
moitié éioit formée d'Eurogue. Iln'est
line fortune rapide à Saint -.
pas besoin de rappeler combien
Dominvoient la mort. Le
d'entre enx y trouchangement subit de climat, les excès
espèce auxquels tout sembloit exciter,
de toute
ecvorante que l'habitude de la
peut-être aussi une âcreté
crimes, comme les
tyrannie et le spectacle des
passions violentes, doivent
grands
y rendoient les maladies inflammatoires
portér dans lc sang,
ques (2). On doit concevoir du
pour ainsi dire endémimoral de l'esclavage,
moins qu'avec le régime imles parties de
plusieurs de'd ces hommes venus de toutes
l'Europe, en abandonnant leur
leurs relations, n'étoient
famille et toutes
citoyens.
pas les plus propres à former de bons
1 Eneyclopédie méthodique,
mot Diégr:, p.414 ct. 415.
dictionnaire dEconomie politique, an
2 Voyage d'un Suisse dans difiérentes
lettre 19. Essai sur les maladics de
cclonies de PAmérique'
St.Domingue, etc.
de
plusieurs de'd ces hommes venus de toutes
l'Europe, en abandonnant leur
leurs relations, n'étoient
famille et toutes
citoyens.
pas les plus propres à former de bons
1 Eneyclopédie méthodique,
mot Diégr:, p.414 ct. 415.
dictionnaire dEconomie politique, an
2 Voyage d'un Suisse dans difiérentes
lettre 19. Essai sur les maladics de
cclonies de PAmérique'
St.Domingue, etc. --- Page 25 ---
(17)
Indépendamment des blancs que l'inquiétude curopéenne en- Hommes
voyoit saas ccsse i Saint-Domingne chercher une fortune ra- de couleur.
pide par les spéculations hardies du commercc, lcs grandes
entreprises de cultare , les trayaux des arts etles emplois civils;
indépendamment de CCS nègres esclaves, presque tons venus
d'Afriquc 2 qui cultivoient si péniblement ce sol dont leurs
maîtres recueilleient les fruits, et qui faisoient la majeure partic
de la population de la Colonie, il s'étoit insensiblement formé
une troisième branche de population presque toute indigène.
La nature , toujours greduée dans ses divisions même les plus
marquées, sembloit l'avoir fait naître de l'union des blancs
avec Ics négresses 2 en y fondant les denx couleurs 2 et les
rapprochant ensuite dans leurs divers mélanges par des rapports insens bles, comme pour donner aux uns ct, aux autres
cette leçon de frarernité à laquelle nos besoins, nos affections
et nos fac cltés communes devroient sans cesse nous rappeler,
malgré la digersité dc l'origine et l1 varicté accidenielle des
traits et de Ia couleur, du caractere et des mccurs ellesmêmes.
Suivant les degrés plus ott moins rapprochés par lesquals
cette race intermédiaire tenoit aux blancs ou aux noirs, le fol -
orgueil des colons blancs s'étoit plà à les humilier par les
dénominations méprisantes de muldtres > grifs, quarterons
marabou, tiercerons, métis, mameloucs, ctc.; sans songer que
c'étoit leur famille et leur proprc sang qu'iis outragecient
ainsi (). Tous les degrés étoient confondus sous l'expression
commune d'hommes de couleur.
I Camms, notice des principaux décrets, No. XN,t. II, P. 142
otez.
it plà à les humilier par les
dénominations méprisantes de muldtres > grifs, quarterons
marabou, tiercerons, métis, mameloucs, ctc.; sans songer que
c'étoit leur famille et leur proprc sang qu'iis outragecient
ainsi (). Tous les degrés étoient confondus sous l'expression
commune d'hommes de couleur.
I Camms, notice des principaux décrets, No. XN,t. II, P. 142
otez. --- Page 26 ---
(18 :
On comprenoit dans nos iles sous ceite
seulement tous ceux qui
dénomination, nonprovenoient du mélange des
couleurs et de leurs
mais aussi
deux
descendans,
les négres mêmes
originaires d'Afrique ou des colonics,
les autres eussent la
pourva que lcs uns et
jouissance actuclle de la liberté; on ne
distinguoit point les affranchis de ceux qui étoient nés libres
tous étoient compris sous le nom unique d'hommes de
:
gu'on n'appliquoit pas dans le langage des colonies couleur,
provenus du sang mélé en quelque
aux esclaves
avoit ainsi
degré que Ce fit. On
rangé sous cette dénomination tous les libres
blancs > parce que les mulâtres et leurs descendans
non
le plus grand nombre d'entre
faisoient
de la
eux, et que les doux scntimens
nature,qui se fait entendre même aux tyrans les
durs,avoient ratement
plus
dans
permis aux personnes blanches de laisser
l'esclavage les fruits de leur union avec la race
nègre.
Presque tous ces hommes de couleur étoient mariés
population rapide excédoit
: leur
déja celle des blancs
Suivant les relevés faits en 1789, elle étoir alors de indigènes.
dont 14,602 mile, et 12,064 femelles
26,666,
nombre des deux
On voit que le
sexes se rapprochoit beaucoup dans cctte
classe; la supériorité de celui des mâles
de Paccumulation des
provenoit sans doute
affranchissemens annucls, I's
êt e beaucoup plus
dereient
fréquens parmi lcs mâles i cause des
poris du service domestique, qui lcs attachoient
rapblancs, bien plus nombreux
les
aux hommes
que blanches dans nos colonies,
* Suivant une letire du marquis de la Feuillado
néraux, la popalation des hommes de
aux Etats. Gi
à 40,000. V. les réflexions sur Padmission coulenr est même portée
députés des colonies
Brissot
aux Etais-Génlranx des
: par
de Warntleypes 18,
cause des
poris du service domestique, qui lcs attachoient
rapblancs, bien plus nombreux
les
aux hommes
que blanches dans nos colonies,
* Suivant une letire du marquis de la Feuillado
néraux, la popalation des hommes de
aux Etats. Gi
à 40,000. V. les réflexions sur Padmission coulenr est même portée
députés des colonies
Brissot
aux Etais-Génlranx des
: par
de Warntleypes 18, --- Page 27 ---
(19)
Il n'est quc trop à. croire aussi qu'on doit faire entrer en
ligne de compte, une spéculation d'intérêt sordide, qui faisoit
prévoir dans V'affranchissement des femmes la perte des enfans
qu'elles pourroient avoir dans la suite.
Ainsi . la totalité des hommes libres de Saint-Domingue ne
montoit qu'a 62,106 individus, soit en blancs > soit en hommes
de couleur, dont plus des trois cinquièmes étoient mâles. Le
nombre des esclaves étoit presque décuple. En mettant à part les
considérations mêmes de la justice et de la moraie, quirendoient
un tel.érat de choses insupportable 2 il étoit impossible qu'il
pôt long - temps subsister, et que les nègres ne parvinssent
pas bicntôt à reconquérir la liberté dont ils étoicnt privés par
la violence. Ils en avoient, fait la tentative presque dès la fondation de la colonie. On compte deux insurrections d'esciaves
arrivées parmi eux dès le.siècle dernier (1). Vers le milieu de
cclui-ci., une conspiration terrible, dirigée par un nègre nominé
Macanda., pensa détruire tous les biancs de l'ile (2). Ces
conspications paroissent avoir été favorisées par les Espagnois, qui, par leur seule proximité de presque tousles points
de ja colonic française, offroient un puissant encouragement à
la révoltc. La mulliplicauion des esclaves , qui a.eu lieu dans
unc Proportion beaucoup plus grande que cclle des homines
libres et.des biancs .cn particulier, devoit en rendre les dcrniers ctlorts bien plus re doutables pour ces dernicrs. Le rap3 Tefferys , history of the french dominions in America, vol. II,
P. 33,5 et 6r.
2 Kereaint, suite des moyens pour rétablir Ia paix c; l'ordre dans
les colonics, P. 27.
licauion des esclaves , qui a.eu lieu dans
unc Proportion beaucoup plus grande que cclle des homines
libres et.des biancs .cn particulier, devoit en rendre les dcrniers ctlorts bien plus re doutables pour ces dernicrs. Le rap3 Tefferys , history of the french dominions in America, vol. II,
P. 33,5 et 6r.
2 Kereaint, suite des moyens pour rétablir Ia paix c; l'ordre dans
les colonics, P. 27. --- Page 28 ---
20 )
port des esclaves aux homm:s libres
dans le siècle passé 5 il étoit à- n'étoit que de trois à un
celui-ci; et l'on n'avoit
peu-près' de neuf à un dans
les centenir
guéré employé d'autres
que ceux de la force et dés
moyens pour
châtiunens,
S. III.
Le peu d'union qui régnoit
Etat poli- diminuoit encore la force.
Parmi lcs hommes libres en
tique des parmi les blancs
I,y avoit une division frès marquée
blaneserdles tans de l'ile
eux-mêmcs, Les descendans des premiers
hommes de
joignoient à beaucoup de
habicouleur.
l'ancienneté de leur
richesses l'orgueil de
poser, si la
origine. On edt' Pu néanmoins leur
justice et la raison pouvoient
opconsidérations, que plusieurs d'entre
s'occup: r de telles
sairement de cette classe
eux descendoient nécesdes femmes
d'hommes Aétris Par l:
de'mauvaise vie que le
police > ou
portés dans la colonie
gouvernement avoit déles
pour la peupler (1). Dans un
scigneuries-et. : 'la noblesse éicient
pays oil
colons avoient' chérché une
inconiues, plusicurs
des alliances avec des
illustration non moixs vaine dans
ci s'étoient unies à
familles nobles de France ; cellespour couvrir le
eux comme avec les maisons de finance
délabrement de leur fortune.
lons, et c'étoit le plus grand nombre
D'autres CCpriétaires 3 faisoient une
parmi les grands procour assidue au
pour en obtenir des places dans
gouvernement
dre judiciaire ou dans l'état T'administrifion, dans l'orque le commandement
militaire de la colonie, telles
bout d'un
des quartiers, qui leur
certain nombre
precuroit, au
mais lcs
d'années, la croix de
Européens qui
Saint-Louis(s):
paesoient en Amérique, leur enlevoient
J Raynal, ibid. chap. XEX.
a Mmoizes divers déposés à la Commission des
-
Colenies,
gouvernement
dre judiciaire ou dans l'état T'administrifion, dans l'orque le commandement
militaire de la colonie, telles
bout d'un
des quartiers, qui leur
certain nombre
precuroit, au
mais lcs
d'années, la croix de
Européens qui
Saint-Louis(s):
paesoient en Amérique, leur enlevoient
J Raynal, ibid. chap. XEX.
a Mmoizes divers déposés à la Commission des
-
Colenies, --- Page 29 ---
(21)
beaucnup de ces places. Presque tous ceux qui venoient dans
la colonie Suns des fonctions publiq:es, et sur-tout ceux qui
s'étab isscient dans les villcs, formoient une espèce d'ordre
particulier, composé d'artisans. Les premiers d'entre eux y
avoient éié por és par les vais-eaux de la compagnie, dont les
capitaines, pour Sé dédommager des frais de passage, , avoient
la permission de les louer aux colons pour trois ans
> après
lesquels ils pouvoient disposer de leur personne et de leur
temps comme bon leur sembloit ; c'est ce qu'on appcloit des
engagés(1). Ce nom et cette espèce d'osajstisement,oints aux
préjugés gothiques sur les arts mécaniques, préjugés bien dignes
d'être adoptés dans le pays de l'esclavage, avoient laissé sur cette
classe d'hommes, si utile à la prospérité des empires, une
sorte de mépris, depuis mém: que l'usage de cés engagemens ne
subsiste plus. On les appeloit Peits-Blancs(s), comme si leurs
travaux les eussent rapprechés des esclaves nègres.
Mais Ics humiliations qu'i's éprouvoient n'étoient rien en
comparaison de celles auxquelles les homines de coulcur étoient
exposés. On se gardoit bien d'svouer que leur esclavage prinitif ou celui de leurs parens n'étoit un sujet de reproche
que
pour les blancs qui se rendoient coupables de cette violation
les premiers droits de la nature. La honte résultant de la seritude étendoit sa tache sur les affranchis et leurs
e
descendans;
préjugs de Popinion, renforcé par la nuance des couleurs qui
attestoit l'origine des uns et des autres, ne permettoit pas de
es considérer comme les égaux des blancs dans l'ordrc poli1 Raynal, ibid, Divers mémoires.
a Voyez le rapport de Tarbé, et les divers écrits publiés sur l'état
es hommes de couleur.
. La honte résultant de la seritude étendoit sa tache sur les affranchis et leurs
e
descendans;
préjugs de Popinion, renforcé par la nuance des couleurs qui
attestoit l'origine des uns et des autres, ne permettoit pas de
es considérer comme les égaux des blancs dans l'ordrc poli1 Raynal, ibid, Divers mémoires.
a Voyez le rapport de Tarbé, et les divers écrits publiés sur l'état
es hommes de couleur. --- Page 30 ---
(22)
déférences et du respect $ nond'eux des
mais aussi
tique 5 on exigeoit patrons ct leurs descendans,
seulement pour leurs
Vainement le Code Notco,dc
tous les autres blancs.
avec la nature et la jastice, des ,
pour
en ce seul point de couleur devoient jouir
cord presque décidé que lès hommes
lordre civil : la tyranaie
avoit-il
que les blancs dans
leur foiblesre faisoit
mêmes avantages silence aux lois, et nécessité de laisser
des blancs imposoit considération devantla
eux. Il eit
disparoitre tonte autre
entre les esclaves et du fouet,
barrière insurmontable
homme délivré
une
exemple qu'un
été sujets, et qui
été d'un dangereux a ceux qui n'y avoient jamais avec ses anciens
eit commandé
de parenté
avoient des rapports
souvent
invoqués pour justifier la
maitres.
attentats du crime étoient
à concevoir pour
Ainsi les
Pinjustice. Un préjugé facile
bien plus
continuation de
nous les effets du préjugé de tous
qui ont vu parmi
les hommes de couleur
ceux
excluoit
donner du
étrange de ia noblesse,
pabliques qui pouvoient
offices et des fonctions
Comme le tiers-état en France,
les
et de la considérationce). considérable , ils voyoient
pouvoir
bien plus
et même aux
mais dans un abaissement
à leur élévation
dans
des obstacles se présenter
bornés commec lui
partont
industric : généralement
relativeprogrès de leur moins éclairés et mcins nombreux mis à portée
leur fortune 7 mais des blancs, bien plus rarement
ils
ment a la population
leur forcc et de Tapprécier, sa
événemens d'essayer
et l'obscurité
par les
tous dans la médiocrité des mceurs pures
végétoient presque
d'entre eux avoient
La plupart
compagne.
Editde 1685, art. XI.
Necker, tom. I, chap.xtt,
des finances, par
2 De Talninisuation
P. 314.
7 mais des blancs, bien plus rarement
ils
ment a la population
leur forcc et de Tapprécier, sa
événemens d'essayer
et l'obscurité
par les
tous dans la médiocrité des mceurs pures
végétoient presque
d'entre eux avoient
La plupart
compagne.
Editde 1685, art. XI.
Necker, tom. I, chap.xtt,
des finances, par
2 De Talninisuation
P. 314. --- Page 31 ---
(23)
dans un pays oi la corruption étoit tres-grande, parce qu'ils
étoient presque tous mariés 3 que la plupari avoient quelques
propriétés, et les autres un métier qui lcs rendoit utiles à la
société comme à leurs familles.
Une loi faite pour arrêter la dépravation des mceurs, mais
inique et mal calculée, comme presque toutes celles qui échappent aux despotes, > lors même qu'ils veulent le bien; avoit renforcé le préjugé, en jetant une défaveur particulière sui les
liaisons des blancs et des noirs, et sur les malheureux fraitsqai
en provenoient. Une ordonnance de Louis XIV condamnoit à
une amende de deux mille livres de sucre celui qui seroit convaincu d'êtrele père d'un mulâtre ; elle ordonnoit, en ouire, que
sic'étoit un maître qui eit débauché son esclave, la négresse et
son enfant seroient confisqués au profit de l'hôpital des frères de
la charité, sans pouveir jamais étre rachetés sous quelque
prétexte que ce fit (1).
Ces hommes de couleur étoient néanmoins 1-s habilans les
plus utiles de la colonict, sur-tout dans les rapporis de son institution, dans ceux qu'elle avoit avec la mère patrie. En temps de
paix ils faisoient la plus grande consommation des marchandises
de France 5 ils y empioyoient presque tout le profit de leur travail. Plus cobustes que les Européens, et mieux faits au climat,
ils formoient en temps de guerre la meilleure milice pour la
défense des cêtcs : c'étoit eux enfin qui étoient le plus ferme
appui des blancs contre la révolte des esclaves (2).
Il est trop' vrai sans doute que les hommes de couleur, égarés
I Encyclopédie in-80., au mot Muldtre. Edit de 1685, art. XIII.
2 Note sur l'article Mulazre de PEncyclopédie, in-8°,
its au climat,
ils formoient en temps de guerre la meilleure milice pour la
défense des cêtcs : c'étoit eux enfin qui étoient le plus ferme
appui des blancs contre la révolte des esclaves (2).
Il est trop' vrai sans doute que les hommes de couleur, égarés
I Encyclopédie in-80., au mot Muldtre. Edit de 1685, art. XIII.
2 Note sur l'article Mulazre de PEncyclopédie, in-8°, --- Page 32 ---
(24)
par l'exemple des blancs et par Ce sentiment naturel de
nation qui explique la nécessité des lois, oublioient domivent envers les nègrcs esclaves les
trop soul'origine,
rapports de la couleur et de
qui auroient da resserrer pour eux les liers de Phumanité: mais il est certain du moins
dans
pour échapper à la
que
les tentatives
servitude, les nègres redoutoient bien
les hommes de couleur que les blancs.
plus
$. IV.
L'état politique des
Erat et Cahommes de couleur, si
nature
dégradant pour 1a
ractère des
humaine, étoit néanmoins la condition Ia
nègres.
d'envie quand on le
plus digne
comparoit au sort des esclaves
mot d'escluves nous
nègres. Ce
ils étoient
dispenseroit sans doute de rien ajouter :
infiniment plus maltraités que les animaux
rent nos champs et les
quilabouLa
troupeaux nourris dans nos campagnes.
reproduction de ceux ci est plus que suffisante
réparer la perte annuelle. Il n'étoit
pour en
de
peut-être pas' dans la colonie
Saint-Domingue une seule plantation ou la popuiation des
nègres pit se soutenir sans en acheter chaque année. Il
soit annucllement un neuvième dans
en périsdans une
la colonie, , c'est-a-dire,
fait
proportion plus fortc que la guerre la plus terrible ne
périr. d'hommes. Un citoyen de Lyon observe
méme beaucoup
que c'est
plas qu'il ne périssoit de malades dans
Dicu de ceite, ville, oii la
'Hôtelproportion des morts à ceux qui réchappent, cst seulement d'un douzièe (1). Ajoutons
comprend dans ce calcul ni Je tiers
qu'on ne
qui mouroit en mer,
pilédans ces longues bierres dont la
emner, ni le nombre
gravure seule fait frissonfaisoit
presque aussi grand de ceux que la traite
périr avant d'ètre embarqués, ct l'on
pouria se forner
1 Le cause des esclares,
P. 3j).
négres, par Frossard; tom, I, cliap. VI,
alors
d'un douzièe (1). Ajoutons
comprend dans ce calcul ni Je tiers
qu'on ne
qui mouroit en mer,
pilédans ces longues bierres dont la
emner, ni le nombre
gravure seule fait frissonfaisoit
presque aussi grand de ceux que la traite
périr avant d'ètre embarqués, ct l'on
pouria se forner
1 Le cause des esclares,
P. 3j).
négres, par Frossard; tom, I, cliap. VI,
alors --- Page 33 ---
(25)
alors uné idée des assassinats qué l'esclavagé faisoit commettré
annuellement : il devoit aller à beaucoup Plus de trente mille
la seule colonie de Saint - Domingue. Le délire des
pour
tyrans les plus cruels n'étoit rien eti comparaison de celui des
maitres d'esciaves. Il n'est pas un voyageur, pas un écrivain
sur cette matière, qui n'ait recueilli des faits de nature à faire
dresser les cheveux. On ne les rapportera point ici; de tels
tableaux ont l'inconvénient de se rapprocher trop 7 par la vivacité
de leur expression, du spectacle même des grands crimes : ils
émoussent peu à peu cette sensibilité précieuse qui souvent 3
mhicux que la raison même, nous attache à la vertu par l'attrait
des affections morales. On n'aura que trop fiéquemment dans ce
rapport la pénible tâche de froisser le caeur par la narration
des grands forfaits.
Les lois étoient impuissantes pour porter remède à tant de
crimes. Le Code Noir, dont on a beaucoup vanté la sages.e et
Phumanité (1), permet aux maîtres de faire enchaîner et de
battre de verges les esclaves qui seront en faute. Il défend, à
la vérité, de les mutiler ou de leur donner la mort. Il dit encore que si un maître ou un commandcur tue un esclave à lui
Soumis, il doit être poursuivi criminellement 5 mais il ajoute
que s'il y a lieu de l'absoudre, il n'est pas besoin de lettrcs de
grace (2): aussi n'y a-t-il peut-être pas un exemple dans la
colonie d'un maître traduit en justice pour avoir tué ou mutilé
son esclave. (3).
a
1 Elémens da Commnerce, par Melon, chap V, p. 51
2 Petit, Gouvernement des Esclaves, 2 part. I1, chap. I, sect. VItI,
S. II, p. 236.
3 Frossard, ibid., tom. II,. 63.
Rapport de Garran - Coulons
C
(2): aussi n'y a-t-il peut-être pas un exemple dans la
colonie d'un maître traduit en justice pour avoir tué ou mutilé
son esclave. (3).
a
1 Elémens da Commnerce, par Melon, chap V, p. 51
2 Petit, Gouvernement des Esclaves, 2 part. I1, chap. I, sect. VItI,
S. II, p. 236.
3 Frossard, ibid., tom. II,. 63.
Rapport de Garran - Coulons
C --- Page 34 ---
(26)
l'esclave fugitif
articles du Code Noir portent que à la première fois, 2
D'autres mois aura les oreilles coupées
aura le
pendant un
d'un fer chaud sur une épaule; qu'il sur Pautre
et sera marqué seconde fois, avec la marque telle étoit
jarret coupé à la
de mort à la troisième. Enfin
malépaule , et qu'il sera puni les maitres et les commandenrs une
la férocité avec laquelle
la moindre faute , que 7 par
pour
a été obligé
traitoient ces matheureix 1784,le gouvernement
pour
ordonnance du 3 décembre
de fouet à cinguante
le nombre des coups
blanc lui-mème qui
de borner
c'est un planteur
punition : mais,
sollicité par M. d'Ennery,
chaque
> cet édit juste,
foulé aux pieds 9
nous Yapprend > foule de cruautés, fut presque et ne futjamais
d'une
> témoin
qu'avec beaucoup de peine, dans ces derniers
> ne fat enregistré On doit le croire, > puisque cessé de déclarer
> exécuté > assemblées coloniales n'ont
lois entre le
mêmes les
des
temps
admeitre l'interposition de Polverel et
qu'on ne pouvoit
et que les accusateurs
K L'édit
maitre et l'esclave 2
soutenu dans les débats (2). néanmoins
Sonthonar! lont également tres-instruit , qui a eu
1685 (dit un écrivain
de
> de
le
cchunagelaempels
de défendre régime
dans les
> le malhewr
ne périsseint journellemnent étoultés,
des nègres
ne scient assommés,
> pas que sous le fouct, qu'ils
reste toujours
> chaînes ou
formalités tant de cruauté
est bianc,
sans aucune
quiconque
> bralés
Saint - Domingue
. . . .AS
Leur situation est telle, qu'ils
> impunie
noirs.
Dans lc tort que
> maltraie impininendles leur maitre et da public.
esclaves de
> sont
rétablir la paix
Suite des mnoyens propesés pour
d'un Suisse
G. Kersaint 2
aussil le Voyege
I A. dans nos colonies 7 P- 13. Yoyez
et Porère
colonies, lettre 11.
dans ittérentes
a Temelt,p.3.
Leur situation est telle, qu'ils
> impunie
noirs.
Dans lc tort que
> maltraie impininendles leur maitre et da public.
esclaves de
> sont
rétablir la paix
Suite des mnoyens propesés pour
d'un Suisse
G. Kersaint 2
aussil le Voyege
I A. dans nos colonies 7 P- 13. Yoyez
et Porère
colonies, lettre 11.
dans ittérentes
a Temelt,p.3. --- Page 35 ---
(27)
> l'on fait à un esclave, les juges sont dans
de
l'usage
ne
> considérer que la diminution de son prix >. (1)
On a peine à concevoir
que - les hommes puissent se
dépraver jusqu'à ce point : mais Phabitude de Ia cruauté
l'eralte jusqu'à la frénésic,et les blancs avoient sans cesse
Jes yeux les souffrances des esclaves, et leur
sous
déplorable avilissement, plus cruel peut-être que les tourmens lesplus barbares.
Dans les champs, sur les grandes
routes, l'Européen nouvelTement arrivé voyoit par. - tout les noirs et les
quadrupèdes
appliqués aux mêmes travaux, indistinciement frappés da inème
fouet, et les brutes n'en éto'ent
que plus mal traitées lorsqu'elles appartenoient à des maîtres d'esclaves. Autrefois
étoit dans Pusage de récréer sès convives du
on
spectacle d'une
punitien : s'il ne se trouvoit point d'esclave qui l'eût
on prenoit une victime quelconque dans
encourue,
l'atelier, et les assistans ne rougissoient pas de faire l'office de bourreat.
La nuit même n'offroit aux malheureux
(2)
nègres qu'un
entre-mélé de travail; avant l'invention utile des
repos
n'étoit
renvois, 3 il
pas rare de voir des nègres dans les sucreries,
pouvant résister au sommeil,
, qui, ne
perdoient leurs bras,s soit au
Soit en présentant des paquets de cannes
feu,
au cylindre:(3) Ceux
qui étoients exempts de cet excès de travail étoient
obligés de pourvoir à leur nourriture dans les
néanimoins
temps
au repos. Presque sans vêtemens, les
consacrés
pères et les enfans ha1 Hilliard d'Auberteuil, Considérations sur la colonie de SaintDomingue 7 tom. 1,liv.II, discours III, P. 14fct 145.
2 Voyage d'un Suisse dans différentes colonies de
lettres, P 135.
PAmérique, >
3Frossand, ibid. tome I, p. 322.
C2
pourvoir à leur nourriture dans les
néanimoins
temps
au repos. Presque sans vêtemens, les
consacrés
pères et les enfans ha1 Hilliard d'Auberteuil, Considérations sur la colonie de SaintDomingue 7 tom. 1,liv.II, discours III, P. 14fct 145.
2 Voyage d'un Suisse dans différentes colonies de
lettres, P 135.
PAmérique, >
3Frossand, ibid. tome I, p. 322.
C2 --- Page 36 ---
(28.)
bitoient Promiscuement la meme case. Le lien le plus'saint de
tous en étoit le plus fragile 2 si l'avarice. ou la lubricité du
maître jugeoit à proposdef'enfreindre (1), Ilyavoit d'honorables
exceptions à la tyranuie des maîtres; mais clles étoient trèsremarquables , parce qu'eiles étoient rares. Enfin les lois
mettoient beaucoup d'entraves aux affranchissemens (2).
Pour excuser tant de crimes, on a prétendu que les
étoient dépourvus
nègres
d'intelligence et de moralité. Ainsi l'on a
calomnié leur caractère, parce qu'on étoit éminemment
coupable enyers eax : voici néanmoins ce que dit sur leur
un écrivain non
compte
suspect, qu'on a déja cité : ( Les
>> sont bons et faciles d conduire; ils sont laborieux, nègres
* ils ne sont pas découragés : aucune espèce d'hommes quard n'a
> plus d'inteligence; elle se développe même chez eux avant
> qu'ils soient civilisés, parce qu'ils ont beaucoup de cette
) bonne yolonté qui donne en même temps la force de
> travailler et les dispositions nécessaires pour le travail..,
s Ils sont adroits et spicituels; on peut juger, par la bonne
> conduite qu'ils tiennent en liberté, de ce dont ils seroient
>> capables élant. bien dirigés. -
. Les plus grands
>
et la mort même n'effraient point les
ils dangers
nègres 5 sont plus
courageux qu'il n'appartient à des hommes soumis à l'es-
> clavage; 3 ils paroissent insensibles au milieu des tourmens...
> On" peut voyager nuit et jour sans armes dans la
coloaie;
1' Frossard, ibid. tome I. Voyage dun Suisse dans différentes colonies de PAmérique, lettre 5, p. 132 ; 135, 137, 239, etc.
ibid. chap. I, art. X. Kersaint, ibid. P 12.
Nicolson,
2 Petit, du Gouvernement des Esclaves, tome II, sect. IV..
Weuves le jeune, Réflexions sur le Commerce, chap. XVI.
IE,
...
> On" peut voyager nuit et jour sans armes dans la
coloaie;
1' Frossard, ibid. tome I. Voyage dun Suisse dans différentes colonies de PAmérique, lettre 5, p. 132 ; 135, 137, 239, etc.
ibid. chap. I, art. X. Kersaint, ibid. P 12.
Nicolson,
2 Petit, du Gouvernement des Esclaves, tome II, sect. IV..
Weuves le jeune, Réflexions sur le Commerce, chap. XVI.
IE, --- Page 37 ---
(29)
> on n'y rencontre pas de voleurs ; les négres
marrons ne
> de mal d personne. Les nègres, sont
fone
en généial sobres eE
>> patiens; mais si i'on ne leur donne pas le temps de cultiver
pour eux, si l'on or.lonne des travaux forcés la nuic sous le
> nom de veiliées, si l'on distribue leuis jardins dans
> "vais terrein, ils volent les vivres réservés
un maupour la maison du
maitre, tuent les animaux dans les savannes, et font des incursions chez les voisins. . .
. e . Plus les négres sont
>) heureuse et riches, plus ils sont
laborieux. . e
. e
D Les nègres n'ont pas le caractère atroce
que l'ignorance et la
> crainte leur ont attribué; ils n'ont
>> leur maître une main homicide, presque jamais porté sur
et c'rst de nous qu'ils ont
> appris P'usage du poison. Cependant on b:dle sans miséricorde, sans preuves, 3 quelquefois même sans
a
indices, tout
nègre accusé de poison (A). >>
Plusieurs nègres ont, à la vérité, commis des actes de vengeance épouvantables; mais quand bien même on voudroit oublier que la cruauté de l'esclave nègre est encore le crime du
maitre qui tombe sous ses copps, comment n'a t-on
que dans la créature humaine
pas vu
cette inexplicable sen ibilité
exalte la reconnoissance jusqa'su sacrifice de la vie
qui
bienfaiteur, fait aussi qu'on méprise la mort
pour son
ressentimens ? Tel est sur-tout l'homme de pour satis'aire ses
la nature, tels étoirnt
encore les nègres des Colosies dans la dépravation de
ils mouroient satisfaits et calmes dans les plus affreux F'esclavage:
quand ils étoient vengés. Mais il n'y avoit guère
sapplices,
sion de la
que Cetie pasvengeance qui les rendit cruels : souvent ils étoient
I Hilliard d'Auberteuil, Considérations sur la Colonie de SaintDomingue, toie I, liv. II, discours III, pag. 132,
a34, 137 et 138 dans la note,
142, 141, 140,
* C 3
faits et calmes dans les plus affreux F'esclavage:
quand ils étoient vengés. Mais il n'y avoit guère
sapplices,
sion de la
que Cetie pasvengeance qui les rendit cruels : souvent ils étoient
I Hilliard d'Auberteuil, Considérations sur la Colonie de SaintDomingue, toie I, liv. II, discours III, pag. 132,
a34, 137 et 138 dans la note,
142, 141, 140,
* C 3 --- Page 38 ---
f I 30 )
gratuitement bons jusqu'à l'héroisme. On peut en voir des traits
admirables dans i'auteur qu'on vient de citer (1); en voici quelques autres. ( Dans une maison qui fut renversée par le trem-
> blement de terre de 177", au Port-au-Prince
> edi pu se sauver sans son nourrisson elle aima > une négresse
;
mieux lui sa-
> crifier ses jours : en faisant de son corps une erpèce de volte
> elle reçut sur elle avec un courage inoui les décombres de la
> maison : l'enfant fut conservé. $ mais e'le
) jours après, victime de son cceur
mourut, quelques
généreux. >
( Un jeune nègre vovant Son maitre
ordre du
embarqué par
> gouverneur, avec défense de le suivre, se fit coudre dans un
> matelas, pour tromperla vig'lance de ses gardes. >
a Combien d'autres ont sauvé la vie à leurs maîtres dans le
> passage des rivières > !II est vrai que le témoin qui rapporte
ces faits n'est pas - ans partialité: il devo't aussi la vie à un esclave qui, dans le même tremblement de terre, le tira
maison un instant avant sa châte (2).
de sa
$. V.
La difi ulté de
Gouvernemaintenir un ordre de choses si contraire
ment de la à la nature et au but social, bien plus que la distance du
Coloniz. gouvernement, avoit nécessité l'é ablissement d'un pouvoir
plus arbitraire encore que dans la métropole. Deux administrateurs principanx, le gouverneur et l'intendant, réunissoient dans la Colonie presque toute l'autorité, qu'ils exerçoient
de la manière la plus absclue sous la direction du ministre de
la marine. Le gouverneur avoit sur tout l'administration militaire, et tout ce qui tenoit à la représentation : l'intendant
avoit plus particulièrement celle de la justice et des finances.
1 Hilliard d'Anbertenil, ibid, , p. 142 et 143, dans Ia note,
a Nicolson, ibid, art. X, p. 57 et 58.
soient dans la Colonie presque toute l'autorité, qu'ils exerçoient
de la manière la plus absclue sous la direction du ministre de
la marine. Le gouverneur avoit sur tout l'administration militaire, et tout ce qui tenoit à la représentation : l'intendant
avoit plus particulièrement celle de la justice et des finances.
1 Hilliard d'Anbertenil, ibid, , p. 142 et 143, dans Ia note,
a Nicolson, ibid, art. X, p. 57 et 58. --- Page 39 ---
(31)
Mais beaucoup de choses leur étoient communes c'étoient
eux qui nommoient à tous les emplois militaires et 5
civils, à
l'exception d'un petit nombre des plus
tels
ceux d'ordonnateur civil, de conseiller importans, ,
que
au conseil supérieur,
que le ministère s'étoit réservés sous des formes
moins adoucies ; ils régloient
plus ou
conjointement tous les grands
objets d'administration, tout ce qui tenoit à la haute
celle des chemins et des eaux publiques la
police,
terreins
:
concession dcs
s &c..: ils avoient Ja préséance dans les conseils
supérieurs, dont l'intendant étoit le
président effectif; le
verneur n'y avoit que la présidence honoraire,
goulibérative : les autres officiers militaires de
sans voix déles commandans de
la colonie, , tels que
provinces, les commandans particuliers les
majors des places > avoient le même droit
les
>
des lieux de leur résidence
pour
tribunaux
(1).
Il étoit presque impossible d'obtenir justice contre les vexations et les abus d'autorité de ces administrateurs
: le
nement avoit cru ne pouvoir conserver ia
et gouverrité dans la colonie,
paix
son autoqu'en laissant un libre cours à celle de
ses délégués; leurs simples lettres faisoient des lois
pour les tribunaux ; celles dcs ministres étoient des provisoires
irrévocables. C'est une lettre du ministre de la ordonnances
marine,
janvier 1767, 3 qui légalise l'interdiction des fenctions
duz
pourzes descendans del la racènègre (2).Le
publiques
gouverneur et l'inten1 Nicolson, Essai sur PHistoire naturelle et civile de St.
chap.I, art. IV 1 S. I. Essai sur les Colonies
Domingue,
et suiv, Hilliard
Françaises, disconrs IV
et livre III, discours d'Aubertenil, ibid. tome II 1 discours préliminaire $
JI. Mémoires divers.
2 Petit, Traité sur le gouvernement des
esclaves, tom.
ehap. II, sec. IV,5. I.
II, part. II,
C4
'inten1 Nicolson, Essai sur PHistoire naturelle et civile de St.
chap.I, art. IV 1 S. I. Essai sur les Colonies
Domingue,
et suiv, Hilliard
Françaises, disconrs IV
et livre III, discours d'Aubertenil, ibid. tome II 1 discours préliminaire $
JI. Mémoires divers.
2 Petit, Traité sur le gouvernement des
esclaves, tom.
ehap. II, sec. IV,5. I.
II, part. II,
C4 --- Page 40 ---
(32)
dant évequoient à eux toutes les affaires qu'il
autorité ou au desir de leurs
importoit à leur
protégés de soustraire anx
prdinaires 3 dans les choses même les
règles
cution de leurs ordres
plus étrangères à l'exé2 ils mainienoient presque
actes les plus arbitraires de leurs
toujours les
perdit pas l'habitude de
subordonnés , afin qu'on ne
plier sous le joug du
commandans militaires, les
pouvoir. Lcs
procureurs du roi, 3 mandoient
eux a-bitrairement tous les colons ils
devant
voulcient favoriser
5 soustrayoient ceux qu'ils
aux demandes de leurs créanciers, faisoient
emprisonner ceux qui leur déplaisoient ; les plaintes faites à
l'autorité supérieure n'avoient guère d'autre effet
ser ceux qui les avoient
que d'expoportées au ressentiment des oficiers
gu'ils avoient dénoncés (1). Dans l'accusation contre
neur Laluzerne, on a prouvé qu'il avoit fait P'ex-gouverlabitans et des
déporier des
étrangers aux mines de la
sans jugement. Les
Nouvelle-Espagne,
preuves en existent encore à la
des colonics (2).
commission
La justice étoit administrée par des juges de
tance qu'on appeloit siréchaux
première instieurs
> et par des conseils
pour le dernier ressort. Cet ordre
supéencore ét6 changé dans la colonie. Il
judiciaire n'a pas
seil
n'y avoit cu qu'un consupérieurpeur toute la partic française de
gue josqu'au commencement du siécle; ; il résidoit Ssint-Domindans la province de T'Ouest, d'abord à
au centre 2
au-Prinçe. On en établit
Léogane, puis au Portdu Nord. Ces
un second en 1701, pour la partic
conseils supérieurs ne pouvoient faire de re3 Pelit, ibit, Killiard dAnbertrenil, ibid,
art. IV.
Nicolson, ibid. chap. I,
2 Daps les papiers de F'Assemblée de St.-Marc ct tailleurs.
sint-Domindans la province de T'Ouest, d'abord à
au centre 2
au-Prinçe. On en établit
Léogane, puis au Portdu Nord. Ces
un second en 1701, pour la partic
conseils supérieurs ne pouvoient faire de re3 Pelit, ibit, Killiard dAnbertrenil, ibid,
art. IV.
Nicolson, ibid. chap. I,
2 Daps les papiers de F'Assemblée de St.-Marc ct tailleurs. --- Page 41 ---
(3 33 1e )
de la loi, à moins qu'clles
mont: ances qu'après l'enregistrement
ne fussent approuvées par le gouverneur et l'intendant; même
apre.l'enrcgistrement les remontrances étoient assujetties à beaucoup d'entraves (1). Ilparoit néanmoins que, malgréleur dépendance du gouvernement pour la nomination aux places et pour
les détails de leurs fonctions, ces magistrats lui avoient quelquefois fait éprouver des difficultés, comme les cours souveraines
de France, soit relativement à l'enregistrement des lois,soit
en s'opposant à quelqucs actes d'autorité des administrateurs. Ccs
embarras étoient plus à craindre de la part d'une cour éloignée. Voilà pourquoi, dit-on, les deux conscils supérieurs furent
de nouveau réunis en 1787, auprès du gouverneur et de l'intendant, au Port-an-Prince (2). Il est certain que cette réunion causa beaucoup de fermentation dans la colonie contre
les administrateurs et le procureur-général la Mardelie 2 qui
fut particulièrement chargé de faire exécuter la loi de réunion >
ct qui l'avoit aussi provoquée.
Depuis cette suppression s et même auparavant > la colonie
S. VI.
Division du
étoit divisée en trois provinces ou départemens, qui, toutes, terricoire.
avoient des ports plus ou moins fréquentés, malgré les inconvéniens de plusicurs d'entre eux. La prevince du Nord, qui
étoit ln plus riche de toutes, contenoit scule 26 paroisses > gai
ressortissoient à trois séméchauseécs Elle compreneit la ville
1 Petit, Gouvernement des Colonies > tom. I, chap. I, tit. IV,
$. IIF.
2 Rapport sur les troubles de St.Demingue, par Tarbé, p. 5.
* Voicile nom des vingt-six paroisses 2 avec les sénéchaussées dont
elles dépendoient. Sous la sénéchaussée du Fort-Dauphin, qai étoit
la plus orientalc, les paroisses cOuanaminthe 2 du Terricr-Rouge,
cs Elle compreneit la ville
1 Petit, Gouvernement des Colonies > tom. I, chap. I, tit. IV,
$. IIF.
2 Rapport sur les troubles de St.Demingue, par Tarbé, p. 5.
* Voicile nom des vingt-six paroisses 2 avec les sénéchaussées dont
elles dépendoient. Sous la sénéchaussée du Fort-Dauphin, qai étoit
la plus orientalc, les paroisses cOuanaminthe 2 du Terricr-Rouge, --- Page 42 ---
(34)
vis-à-vis,la
sa situation
la sdreté de son port, de la plaine qui l'endu Cap, que de Cuba, et la fertilité de
c'éde lisle
grand point prospérité; et
pointe avoient portée au plus
les temps de guerre 3
vironne ,
dans
conseil supé.
toit le siège du gourerement avoit établi un sccond
de
1701 on
des environs
c'étoit la qu'en
du Nord. La plaine calture et son
rieur pour la province célèbre par sa fertilité, sa
le Fort
cettc ville étoit
encore dans cette province Môle Saintétendue. On remarquoit frontière espagnole, le
tous
situé sur la
et Bombarde,
Dauplin 2
forte place de la colonie, la pointe du NordNicolas, la plus
de 1756, à
établisfondés depuis la guerre
être le plus ancien
deux
qui paroit
qui Vavoisine,
Ouest ; le Port-de-Paiz, l'isle de la Tortue 3
de la colonie après
de l'isle par des montagnes
sement
du surplus
commerce médiomais que sa séparation
réduit à un
escarpées a nécersairement
improptement
cre (1).
qu'on appelle assez
du Centre,
La province
du
Sous la senéchanssée
du Trou et de Vallières. de Limonade, , du Quartier. de la
du Fort-Dauplin, qui étoit au centre, celles Dondon 2 de la Marmelade 2
Cap Français R Grande Rivière 2 du
Plaine du Nord, de l'Acul,
Morin, de la
Français, de la
Enfin sous
Petite - Anse, du Cap
du Borgne et de Plaisance. occidentale, ily
Limbé, du Port-Mlargol,
étoit la plus
du
du
du Port-de-Paix, SaintLouis" qui
1 du Gros-Mome.
la sénicanuesce
du Petit
de Bombarde,
avoit les six paroisses
du Môle Santxicolas,et
Port de Paix, de jenn-Rabel,
sur le
le
, Réflexions
ou Rombardopolis.
XIX. Wenves jeune,
Voyage aux
ibid., chap.
IV. Labat, Nouveau
1 Raynal,
III et
Nicolson, , Histoire
commerce de France s chap. VI , chap. V et VI.
etc. Mémoires
jles de P'Amérique 9 tom.
, chap. II, art. I,
naturelle et civile de Sain-Doningse colonics.
divers à la commission des
Paix, de jenn-Rabel,
sur le
le
, Réflexions
ou Rombardopolis.
XIX. Wenves jeune,
Voyage aux
ibid., chap.
IV. Labat, Nouveau
1 Raynal,
III et
Nicolson, , Histoire
commerce de France s chap. VI , chap. V et VI.
etc. Mémoires
jles de P'Amérique 9 tom.
, chap. II, art. I,
naturelle et civile de Sain-Doningse colonics.
divers à la commission des --- Page 43 ---
(35 )
province de POuest, et qui, par une irrégularité remarquable,
comprend la partie méridionale de cctte langue de terre, qui
se prolonge au sud-ouest de l'ile, renferme seize paroisses, distribuées en quatre sénéchaussfes On y trouve la ville de
Léogane, qui fut long-temps 'e :iège du gouvernement, et qui
est encore une ville considérable ; le Port'au Prince, qui Ta été
depuis 1750, en temps de paix; c'est, pour la population 2 la
seconde ville de la Colonie, quoiqu'elle n'existe que depuis le
milieu du sièr le. Ony voit encore la pelite ville de St-Mirc,,
qui, malgré lc peu de sireté de sa rade, y attire un grand
nombre de navigaterrs par la richesse de la plaine de P'Artibonite ct des montagnes du Mirebalais qui l'avoisinert; la P rrisse
de la Croix des-Bouquets, dont 11 riche plaime s'appelle le Culdesac; le quartier de Jérémie cu la Grande - Anse, isolé de
tout le reste par sa siluation (1 ); enfin le Grand l- Goave, et
le P.tit-Goave, qui a été le premier siège du gouvernement
dans la Colonie.
La province du Sud, qui est la partic méridionale de la
presqe'ile, ou lingue de terre dont on vient de parier 2 est
beaucoup plus petite que les deux autres provinces, et ne
* Ces scize paroisses sont : les Gonaives, Saint-Marc, Ics Vorettes, et la Petite - Rivière, souS la sénéchanssée de Saint - Marc,
qui est la plus septentrioniles le Mirebalais, P'Areahaye, le Port-auPrince, la Croix : des- Bouque:s et Léogane, sous celle du Port-auPrince, qui est au centre ; le Grand-Goave, le Petit-Goave, SaintMichel, PAnse-à-Veanx ou Nippes, et le Petit - Trou, sous la séncchaussée du Perit - Goave, gni est plus occidentale ; Jérémie et le
Cap Dame-Marie, sO11S la sénechanssée de Jérémie, qui est plas OCcidentalc encore, et forme la pointe de la langue de terre du Sud-Onest.
1 Raynal, ibid. Nicolson, ibid, art. II, etc. Weuves, ibid, ch. III.
Mémoires divers.
-à-Veanx ou Nippes, et le Petit - Trou, sous la séncchaussée du Perit - Goave, gni est plus occidentale ; Jérémie et le
Cap Dame-Marie, sO11S la sénechanssée de Jérémie, qui est plas OCcidentalc encore, et forme la pointe de la langue de terre du Sud-Onest.
1 Raynal, ibid. Nicolson, ibid, art. II, etc. Weuves, ibid, ch. III.
Mémoires divers. --- Page 44 ---
(36)
comprend que onze paroisses distribuées
sées
en trois
Jusques vers le milieu dc ce
sénéchausde relations
siècle, elle n'a
qu'avec les Anglais de la
guère cu
landais de Curaçao. Ce
Jamaique, s et les Holsont, en grande
étrangères qui ont donué la vie à la
partie, ces relations
la plus
ville des
considérable de cette
Cayes, qui est
dans un terrein
province > quoigu'ele soit située
insalubre, que le mouillage
qu'en temps de guerre le canal formé
y soit mauvais, et
est vis à-vis, ofire plus de
par Ille-i-Vache, qui
la marine française. On ressources aux corsaircs anglais
tier
trouve encore dans le
qu'à
d'Aquin, qui est un des plus riches,
voisinage lc quarLouis, qui offre un
3 Ia bourgade de Saintport excellent même pour les
ligne,et la Fetite viile de
vaisseaux de
centre de la
Jacmel, qui se rapptoche le
da
province de l'Ouest. Dans
plus
vince, un terrein coupé de
presque toute cette prode marais, rend les
montagnes, et quelquefois même
communications des
tremert que par la mer, qui les
paroisses difficiles auElle n'en a
baigne presque toutes
guère Par terre qu'avec les
().
qui sont au nord de la même
paroisses de T'Ouest,
situation ont souvert subi
langue de terre, et qui par leur.
les
le sort de la
troubles de la Colonie.
province du Sud dans
* Ces onze paroisses sont : celles de Tiburon
Côteaux, des Cayes-dn-Fond, du
O1 Cap-Tiburon, des
bay, sous la sénéchaussée des Port-Salut, et de Torbeck ou TorGavaillon, de
Cayes 9 qui est à P'ouest
Saint-Lonis, et d'Aquin, scus la
; celles de
Louis, qui est entre les deux autres
sénéchaussée de SaintDenet, Jacmei, et les
; enfin, celles de
Jacmel, à l'est.
Cayes - de - Jacmel, sous la sénéchaussée Baynet ou.
de
1 Raynal, ibid.
Nicolson, , ibid, art. III.
tivers, etc.
Weuves, ibid, Mémoires
Cayes 9 qui est à P'ouest
Saint-Lonis, et d'Aquin, scus la
; celles de
Louis, qui est entre les deux autres
sénéchaussée de SaintDenet, Jacmei, et les
; enfin, celles de
Jacmel, à l'est.
Cayes - de - Jacmel, sous la sénéchaussée Baynet ou.
de
1 Raynal, ibid.
Nicolson, , ibid, art. III.
tivers, etc.
Weuves, ibid, Mémoires --- Page 45 ---
(37 )
de
ne faisoit néanmoins 6. VII.
La partic française
Saint-Domingue
Productions
qu'environ le tiers de l'ile 3 mais, tandis que la partic espagnole etcommerce.
resioit,
ainsi dire abandonnée à elle - même, comme elle
pour
létoit, dans le siècle dernier, la colonie française offroit partout, dans un terrein qui n'étoit guère plus favorisé par la
nature, les impressions multipliées de la culture et de l'industrie, dans l'intérieur et sur ses rivages.
Quoique la population fat inégalement répartie, et qu'il
restàt encore bien des terreins à défricher 2 il y avoit, dès.
1775, 385 sucreries en brut, et 263 en terre 5 2587 indigoteries, 14,018,336 cotoniers, 92,893,405 cafiers 7 750,691
cacaoyers. La colonie avoit pour. ses troupeaux 75,953 chevaux ou mulets, et 77:904 bêtes à cornes. Elle avoit pour
SCS vivres 7:756,225 bananiers, 1,278,229 fosses de manioc
12,734 carreaux de mais, 18,738 de patates, 11,825 d'ignames,
et 7,046 de petit-mil (1). En 1789, il y avoit 959 sucreries,
2367 cafeyères, 609 cotoneries; le reste étoit augmenté à proà l'exception des indigoterics, dont le nombre étoit
portion,
presque resté le même (2).
Suivant le relevé d'Arnould, le commerce d'importation fait
nos colonies d'Amérique, à la fin du règne de
en France,, par
Louis XIV, en 1716, ne se montoit encore qu'à 16,700,000
livres
< Au moment de la révolution, > la France recevoit de ses
1 Raynal, ibid. chap. XXIIL.
2 V. les états publiés SOuS Marbois, etc.
* Les articles de détails donnés par Arnould ne font pas tout-h-fait
la même somme que le total général, et il en est de même dans les
colonies d'Amérique, à la fin du règne de
en France,, par
Louis XIV, en 1716, ne se montoit encore qu'à 16,700,000
livres
< Au moment de la révolution, > la France recevoit de ses
1 Raynal, ibid. chap. XXIIL.
2 V. les états publiés SOuS Marbois, etc.
* Les articles de détails donnés par Arnould ne font pas tout-h-fait
la même somme que le total général, et il en est de même dans les --- Page 46 ---
(38 )
> colonies d'Amérique pour
> ci,. :
185,000,000 liv. de marchandises,
. 185,000,000 liv, >
C Nos expertations poar nos
)) toient, à la même époque
possessions d'Amérique > mon-
(de 1716), à environ 9,000,000 1. >
( Les exportations de France
) s'élevoient, lors de la
pour nos iles d'Amérique
révolution, à 77,900,000 liv. >
Ainsi, depuis 1716 jusqu'en 1789, les
lonies en France étoient plus
exportations des coFrance dans les colonies
que décuplées, et celles de la
avoient augmenté dans une
qui approchoit de la précédente.
proportion
Le tableau offert au comité de salut
publique, parT.C.
public, l'an 2 de Ja Résection de
Mozard, chef des bureaux de la
ce comité, et membre de la société
quatrième
des arts du Cap
des sciences et
sultat
Français, présente à peu près le même
pour l'exportation des colonies
réplus considérable
, et un autre beaucoup
Il
Pour celle de la France dans ses
y est dit, ( qu'en 1789, les
colonies.
D Domingue, la
Antilles, c'est -à- dire SaintMartinique 3 la
D Tabsgo, &c. ont fourni à la Guadeloupe, Sainte -Lucie ,
> de productions x. Le C. Mozard métropole pour 181,606,000 1.
> ci-dessus n'indiquent
ajoute que ( les tableaux'
pas la valeur des
> métropole a fait passer dans
marchandises que la
> cet égard, de données
ces colonies 5 qu'on n'a 3 à
(à
certaines que pour St-Domingue >
l'égarddelaquelle seulemen: le produit monte à
900,154 liv.); Mozard évalne la
93 millions
françaises dars les
totalité des importations
colonies, > à 129 millions.
trois relevés suivans : mais les différences:
je n'ai pas dû me
ne sont pas
Fermettred'y rien changer,
consiéérables,et
cet égard, de données
ces colonies 5 qu'on n'a 3 à
(à
certaines que pour St-Domingue >
l'égarddelaquelle seulemen: le produit monte à
900,154 liv.); Mozard évalne la
93 millions
françaises dars les
totalité des importations
colonies, > à 129 millions.
trois relevés suivans : mais les différences:
je n'ai pas dû me
ne sont pas
Fermettred'y rien changer,
consiéérables,et --- Page 47 ---
(39 )
Les contributions publiques sont le seul point sur lequel les S. VIII.
colonies , et St-Domingue en particulier 3 auroient eu une ombre Finances de
de liberté , si l'on s'en rapportoit à quelques déclarations de la colonic.
nos anciens despotes. Durant presque tout le siècle dernier 2 la
colonie de Saint-Domingue nC payoit aucune contribution générale ; on subvenoit aux dépenses de chaque localité par desimpo
dont. on laissoit le choix et la répartition
sitions particulières s
aux habitans. Après la suppression de Ia compagnie des Indes
occidentales les colonies furent réunies au domaine du roi
comme faisant partie de ce qwonsppelaitlcDomais. d'Occident.
Le controleur général voulut yintroduire la capitation et quelques
autres droits qui furent effectivement perçus dans certaines colonies. Le gouverneur Ducasse s'y opposa eficacement à SaintDomingue ; et la raison sur laquelle il sc fonda, c'est que les
colonies n'ayant point été achetées 2 mais conquises, on devoit
maintenir les peuples au même état. (1)
Le conseil lavoit néanmoins établi des droits à l'exportation de
rindigo, dès le 18 juillet 1608 2 pour fournir à une partie des
dépenses publiques 5 mais ces droits s'étant trouvés insuffisans, >
le ministre dela marine, pour y subvenir, écrivit, le 29 mars
1713,aux administrateurs de Saint-Domingue, ( de conférer
avec les principaux habitans pour trouver entre eux un moyen
) de fournir ILI octroi qui pôt suffire a toutes ces dépenses
(l'entretien des troupes et des fortifications), dont la levée
D scroit faite par leurs soins pour être moins à charge à la
colonie, avec assurance, de la part du roi, de ne laisser introduire dans ladite ile aucuns fermiers ni traitans, leur laissant
1 Petit, 7 Goavernement des Colcnies 9 tom. I, chap. II, S. II,
p. yo.
habitans pour trouver entre eux un moyen
) de fournir ILI octroi qui pôt suffire a toutes ces dépenses
(l'entretien des troupes et des fortifications), dont la levée
D scroit faite par leurs soins pour être moins à charge à la
colonie, avec assurance, de la part du roi, de ne laisser introduire dans ladite ile aucuns fermiers ni traitans, leur laissant
1 Petit, 7 Goavernement des Colcnies 9 tom. I, chap. II, S. II,
p. yo. --- Page 48 ---
(40)
s la liberté d'établir euz-mémes
les droits
> d la colonie (+) >
les moins à charge
Les administrateurs. assemblèrent des
les
offciers de
conseils-supbieurs de la colonie
l'iat-majoret
annéesun octroi dont ces
> qui accordèrent pour deux
tribunauxréglerent le
concessionsdes
recouvrement. Ces
conseils-supérieurs se
dans la suite; ; ils les firent comme renouvelèrent plusieurs fois
mais le ministre crnt devoir
représentans de la colonie
aussi se
(2):
de géne. I1
débarrasser de cette
prorogea lui-méme les droits
espèce
et sans avoir égard aux
d'octroi en 1754;
représentations des
suivit cette forme absolument arbitraire eonselissupcricurs, ii
les années
Enfin, en 1763 il crdonna , sous le
suivantes (3).
seroient portés à quatre
nom du roi, que ces droits
rieurs la liberté de
millions , en laissant aux
déterminer Za nature du droit conseils-supé- le
reuc (4).
moins onéCet ordre ministéricl fut exécuté
sans difficultés
les
seils-supéricurs : c'est ainsi que le droit
par conperçu depuis, avec queiques
d'octroi a toujours été
cipale partic des
augmentations ; il faisoit la
revenus appliqués à la
Princ'est ce qu'on appeloit aussi la caisse dépense de la colonie :
Le
de la marine,
gouvernement percevoit encore divers
niaux consacrés aux autres dépenses
droits domatels étoient le preduit de la
générales de la colonie
pour cent des adjudications
poste aux lettres, , les deux
deshérences,
judiciaires , les amendes >
, ct le droit
épaves
des dreits additionnels d'entrepôt ou d'an pour cent > avec
sur les importations et les
exportations
1 Ibia, chap. II, tit. V, S. I, art.
2 Tbid, p. 410 ct suiv.
II, P. 410,
3. Ibid, P. 417 et suir.
4 Ibid, P. 4a0 et suiy.
Enin
adjudications
poste aux lettres, , les deux
deshérences,
judiciaires , les amendes >
, ct le droit
épaves
des dreits additionnels d'entrepôt ou d'an pour cent > avec
sur les importations et les
exportations
1 Ibia, chap. II, tit. V, S. I, art.
2 Tbid, p. 410 ct suiv.
II, P. 410,
3. Ibid, P. 417 et suir.
4 Ibid, P. 4a0 et suiy.
Enin --- Page 49 ---
(41)
Enfin, outre ces droits perçus d'une manière assez confuse par
diverses caisses s il y avoit encore celles des libertés et des cautionnemens. La première recevoit les droits exigés pour l'affranchissement des nègres , ct la seconde 3 les consignations auxquelles étoient obligés ceux qui passoient des esclaves en
France (1).
Ces droits formoient proprement les finances de Ia colonie ;
il y avoit de plus dans chaque paroisse > sous l'inspection du
conscsil-supérieur., une caisse municipale pour fournir aux dépenses locales > et même à celles de toute la province. Les
droits versés dans cette caisse consistoient principalement dans
la perception d'une espèce de taille 3 connue sous le nom de
droits curiaux et suppliciis 3 parce que Sa destination primitive étoit uniquement de salarier les curés > et de rembourser
aux maftres la valeur des esclaves qui avoient péri parle dernier supplice (2). L'affreux régime de l'esclavage, qui produisoit beaucoup de cordamnations,avoit nécessité Cette mesure,
afin que les' maitres ne fussent pas tentés de Soustraire leurs
esclaves à ce qu'on appeloit alors la justice.
1 V.les états des finances de Saint-Doiningue, pour 1787, 1788 et
1783, par Marbois et Proisy.
2 V. Ibide, et Petit, Gouvernement des colonies, chap. I', titre V,
o II, art. II, p. 438 et suivantes.
Rapport de Garran- Coulon. --- Page 50 ---
(42)
CHAPITRE II
Des troubles parmi les blancs azant V'assemblée
coloniale.
S I.
Trs étoit l'état de la partie
de
Des admi- lors des événemens
frangaise
Saint-Domingue,
nistrateursde
qui préparérent notre révolution et
la colonieau amenèrent la convocation des
qui
états-généraux : la colonie avoit
commence: encore alors pour intendant Barbé de
ment de la cette
Marbois, quiavoit exercé
révolution,
place durant le gouvernement de la Luzerne, dont il
avoir conservé la confiance après
paroit
ministère
que celui-ci. fut passé au
de la marine. On ne peut refuser à cet intendant des
connoissances et des taiens pour l'administration. Il avoit
mettre le plus grand ordre dans celle de la colonie et
SUI
culièrement dans les finances.
partiAprès y avoir établi
entre la
léguilibre
recette et la dépense, il étoit parvenu à avoir un
excédent de recette, tel qu'il se trouvoit une somme censidérable en caisse lorsqu'il quitta la colonie, quoique tous les
ouvriers fussent payés comptant (t). D'après l'exemple de Necker
cn France, il avoit publié annuellement les comptes des finances
de la colonie; mais il n'en avoit pas moins encouru l'animadversion populaire, sur-tout dans la ville du Cap, qui lui attribuoit en partic la suppression de son conseil supérieur. Il cst
possible que ces réformes aient aussi contribud à lui faire des
ennemis.
Le ministre la Luzerne avoit été remplacé dans le
gouver1 Ltat des fnances de
1789.
Saint-Donsingwe, pour 1787, 1788 ct
, il avoit publié annuellement les comptes des finances
de la colonie; mais il n'en avoit pas moins encouru l'animadversion populaire, sur-tout dans la ville du Cap, qui lui attribuoit en partic la suppression de son conseil supérieur. Il cst
possible que ces réformes aient aussi contribud à lui faire des
ennemis.
Le ministre la Luzerne avoit été remplacé dans le
gouver1 Ltat des fnances de
1789.
Saint-Donsingwe, pour 1787, 1788 ct --- Page 51 ---
(43)
nement de Saint-] Domingue par Duchilleau, à qui des succès
militaires dans le Nouveau-Monde avoient fait une réputation;
mais ce dernier, peu d'accord avec l'intendant, se dégoita
bientôt de sa place, et repassa en France avant même d'avoir
obtenu l'agrément du ministre de la marine. On assure qu'il
emporta avec lui les regrets de la colonic; il eut du moins
ceux des planteurs 3 qui mirent souvent sa conduite en opposition avec celle de ses successeurs : mais le commerce ne paroit
pas avoir partagé leur opinion (1).
Duchilleau partit au milieu de 1789 : le ministre la Luzerne
choisit, pour le remplacer, le comte de Peynier, qui avoit servi
avec quelque distinction dans la marine,. oà il avoit obtenu le
grade de chef d'escadre : c'étoit d'ailleurs un homme dévoué
au
pouvoir arbitraire, comme Presque tous les officiers de ce corps.
Pour achever de se l'attacher dans des circonstances qui annonçoient de prochains orages, la cour le décora du cordon
On assure même qu'afin qu'il ne pit pas refuser la mission rouge. dont
on le chargeoit, le ministre le fit partir sans lui
apprendre sa
destination, en lui ordonnant de n'ouvrir ses paquets qu'en mer
à une certaine hauteur. Il arriva au Port-au-Prince cn septembre
1789.
Dès le mois de mai 1788, les grands planteurs résidans à Paris
S. II.
avoient fait des démarches amprès du ministre de la marine la Démarches
Luzerne et du roi lui-même, pour obienir d'être
infructucuses
appclés aux états- des grands
généraux. Ils avoient nommé, au nom de la colonic, comme planteurs
s'ils en eutssent élé les propriétaires, des commissaires dont le pour obtenic
choix indiquoit suffisamment les vues de leurs commettans, la convocation de la COlonie aux
I V. son mémoire et les autres imprimés relatifs la dénonciation États - Généde) la Luzerne,
raux.
Da
infructucuses
appclés aux états- des grands
généraux. Ils avoient nommé, au nom de la colonic, comme planteurs
s'ils en eutssent élé les propriétaires, des commissaires dont le pour obtenic
choix indiquoit suffisamment les vues de leurs commettans, la convocation de la COlonie aux
I V. son mémoire et les autres imprimés relatifs la dénonciation États - Généde) la Luzerne,
raux.
Da --- Page 52 ---
(44)
Tous étoient nobles : c'étoient MM. le marquis
le comte de Reynaud, le marquis de
da.Gouy-d'Arey,
le duc de
Paroy, le duc de Praslin,
Cereste, le marquis de Perigny, M. de
comte de Magalon et le chevalier
Peyrac, le
Dougé, Leurs instances
cette convocation furent constamment inutiles. Lc
pour
jugea que la question même ne devoit
être conscild'état
ministre ne daigna leur
pas
agitée, et le
pas
apprendre le résultat de cette
II sc coatenta de leur dire qu'il ne pouvoit les
décision.
eommedes particuliers,
reconnoitre que
d'apréslirégulanité de leurspouvoirs
Les ncuf commissaires avoient demandé
la
du moins proposée à la seconde
que question fat
assemblée des notables, 2
préparcit la convocation des États'
qui
décida
Généraux; mais le conseil
encore 4 que, comme les notables ne
> d'autre avis que celui déja adopté
pouvoient avoir
par S. M., il ne
> pas de faire élever une discussion maintenant
convenoit
D du moins
sans objet, ou
qui ne peut être prématurément décidée (2).>
Le mémoire présenté pour cet objet fut néanmoins imprimé (3) et distribué aux notables.
Quoiqu'il porte à chaque
1 Notice des principaux décrets par
Première dénonciation
Camus 2 ne, XX, p. 2.
solemnelle d'un ministre, par le C. de
pag. 34. Compte rendu à la nation par les représentans de Gony,
Domingue, ou ultimatum sur la dénenciation de M. de la SaintSupplément à la dénonciation de M. de la
Luzerne.
Luzerne, etc.
2 Lettre de M. de la Luzerne à M.
da
1788, dans le supplément à la dénonciation Dnchitleau, de
6 norembre
P. 17.
M. de la Luzerne,
3 V.le mémoire sur l'importance, pourla colonie de
d'avoir des représentans aux États.
SL-Domingue,
légale de procéder à
Généraux, et sur la forme la plus
cueil de pièces
l'élection de ses députés, dans le premier recolonie de
intéressantes, remises par les commissuires de la
St.-Domingue.
nonciation Dnchitleau, de
6 norembre
P. 17.
M. de la Luzerne,
3 V.le mémoire sur l'importance, pourla colonie de
d'avoir des représentans aux États.
SL-Domingue,
légale de procéder à
Généraux, et sur la forme la plus
cueil de pièces
l'élection de ses députés, dans le premier recolonie de
intéressantes, remises par les commissuires de la
St.-Domingue. --- Page 53 ---
(45 )
T'empreinte des préjugés aris:ocratiques de ceux qui em
ligne
les notables se conformèrent aux volontés du
étoient les auteurs; 2
s'en
: mais le ministre de la marine, *
roi, en ne
oscupant point
les développemens rapides de lesprit public en France donqui
vives
les colonies, ne crut pas denoicnt de
inquiétudes pour
voir sen tenir là. Lors du départ de Duchilleau pour Saint-Doil le chargea
& d'y prévenir avec vigimingue ,
expressément
et toute circulation de billets prohibés,
> lance toute assemblée,
tcnir secrètement la main à l'exécution des lois qui exis-
> de
>> toient à cet égard >. Il lui réitera ces ordres de la part du roi
adressa
Rochefort
il s'emdans une leitre qu'il lui
de
quand
barqua (1).
Dans le même temps, divers planteurs de Saint - Domingue
demandoient aussi sur les lieux Ia permission de s'assénibler pour
nommer des députés aux Etats - Gén/raux. Les administrateurs
de la colonie tàchèrent d'éluder la demande, en paroisant
vouloir la régulariser. Ils aileguèrent leur ignorance des intentions du roi sur l'admission des députés des Colonies aulx EtatsGénéraux, et sur la forme dans laquelle il conviendroit de recueiliir les sentimens des colons sur cet objet. Ils autorisérent,par
cette raison, Jes pétitionnaires, et les invitèrent même à exposer
leurs demandes K par lettres, ou par requêtes qui leur seroient
>> adrcssées des différens lieux de la colonie, sans qu'elles pussent
>> cependant être signécs par plus de cinq personnes, faute de
> quoi elles seroient rejetées comme nulles S ils défendirent en
> même temps, conformément aux réglemens de sa majesté,
> toute asseinblée illicite, sous peine d'ètre, ccux qui y assiste-
>> roient, poursivis suivant la rigueur des ordonnances (2). >
1 v.la lettre, ci-dessus citée, de la Luzerne à Duchillrau.
2 V.J l'ordonnance dc Duchilleau et Marbois; du 25dérembre 1783.
D 3
rejetées comme nulles S ils défendirent en
> même temps, conformément aux réglemens de sa majesté,
> toute asseinblée illicite, sous peine d'ètre, ccux qui y assiste-
>> roient, poursivis suivant la rigueur des ordonnances (2). >
1 v.la lettre, ci-dessus citée, de la Luzerne à Duchillrau.
2 V.J l'ordonnance dc Duchilleau et Marbois; du 25dérembre 1783.
D 3 --- Page 54 ---
(46)
Ceux des colons qui s'éloient déja assemblés,
déma:ches auprès des
cessèrent leurs
adressèrent
administrateurs de la colonie: : mais ils
au ministre de la marine et
moires; signés de
a
au roi de nouveaux mépresque tous les Principaux
colonic. Quelques partisans du
propriétaires de la
administraseurs des
gourernement présentèrent aux
requêtes contre ces assemblées, et
profitérent de cette circonstance
ceux-ci
dans une nourelle
pour déclarer le 31 janvier ,
ordonnance, que le ilence de la
une raison pour ne Pas la
colonie étoit
convoquer (4).
S. III.
Les grands planteurs n'eurent
Norination nance qu'à la
pas plus d'égards à cette ordonde tepatés des
précédente. Dès qu'ils furent instraits de l'inutilité
furiae UX
tentatives qui avoient été faites en France
cation, is
pour leur convodums de R8se coaliserent et nommèrent
smb.dcspri- putes aux Etas-Généraux
parmi eux dix-huit déRous.
bles (2). Les défenses
: Presque tous étoient aussi nodes administrateurs
excuser en Partie le
purent sans doute
peu de publicité que ces
donnerent à leurs
grands planteuzs
bien aises
opérations; mais il paroit aussi qu'ils furent
d'avoir Ce prétexte de ne pas admettre le
mmbre des habitans dans leurs
plus grand
assemblées. Un homme
que trop servi les vues des
qui n'a
planteurs de
toutler cours d: la révolution,
S.int-Domingue dans
des démarches
assure que les riches habitans firent
asrez publiques au Port-audo gonvernement,
Prince , sous les yeux
et que les députés de la Partie
lolent même faire tirer ie
du sud voucanon à leur départ des Cayes.T3)
P.lag mêmes mémoires imprimés dans
2 5. les ant ritis citées dans les
l'affaire de ia Luzerne,
11018 GE Demun, citdes
notes précédentes, les obserau tome II des débats des colonies,
s departtales d'un citoyen sur les affaires
par Tanguy de la
présentes de
Boissière, P. 9.
les députés de la Partie
lolent même faire tirer ie
du sud voucanon à leur départ des Cayes.T3)
P.lag mêmes mémoires imprimés dans
2 5. les ant ritis citées dans les
l'affaire de ia Luzerne,
11018 GE Demun, citdes
notes précédentes, les obserau tome II des débats des colonies,
s departtales d'un citoyen sur les affaires
par Tanguy de la
présentes de
Boissière, P. 9. --- Page 55 ---
(47).
Il est trop vrai du moins que lc but dc ceux qui firent CCS Cahiers 6. IV. dont
élections n'étoit point d'assurer la liberté publique à Saist-Do- iis furent
minguc, soit pour tous les habitans en général, soit pour les chargés.
blancs eux-mèmes en particulier. Liés aux nobles de France par
la parenté, par des mariages, ou par leur fortune, ils regrettoient de ne pas former comme eux dans la colonie, une classe
à part parni les blancs; aussi les grands planteurs de France
s'écrioient -1 ils dans leur lettre au roi, du 31 août 1788: ( Toute
> votre cour est créole, sire; les liens du sang ont pour jamais
> uni votre noblesse avec Saint - Domingue (1) >. Ils auroient
bien voulu jouir aussi des mêmes priviléges dans la colonie.
Ils convoitoient , comme ces nobles 2 des distinctions 2
des honneurs perpétuels et héréditaires. Iis desiroient surdes
publics, dont ils regrettoient de
tout s'emparer
pouvoirs
foible partie dans leurs
n'avoir en jusqu'alors qu'ane trop
mains. On peut en juger Par les cahiers dont ils chargerent
leurs députés, et à l'esprit desqueis ceux-ci ne furent que
trop fidèles 3 quoiqu'ils n'aient pas osé on proposer dircctement
l'adoption dans pinsieurs des principaux points à P'Assemblée
nationale. On y avoit établi en principe que personne ne
pourroit désormais participer au gouvernement de la colonic,
s'il n'étoit grand propriitaire : on y demandoit encore
la France laissit à la colonie le droit de sC gotrerner
que elle-même 3 que les grands. planteurs en eussent seuls l'admiles lois
nistration et les principales places; qu'ils proposassent
dans des assemblées provinciales, et qu'elles fussent ensuite
seroit
de faire ie
( sanctionnées, sur la demande que
chargé
1 Brissot de Warville, réflexions stir Tadmission aux Trats-Généraux
des députés de St.-Domingue, P. 19, Lettre des commisseires, P. 7'
D4
que elle-même 3 que les grands. planteurs en eussent seuls l'admiles lois
nistration et les principales places; qu'ils proposassent
dans des assemblées provinciales, et qu'elles fussent ensuite
seroit
de faire ie
( sanctionnées, sur la demande que
chargé
1 Brissot de Warville, réflexions stir Tadmission aux Trats-Généraux
des députés de St.-Domingue, P. 19, Lettre des commisseires, P. 7'
D4 --- Page 56 ---
48) )
s comité colonial établi dans Paris >
dansles censeils
3 qu'ils pussent étre admis
supérieurs de la colonie,
sans avoir besoin d'être
durant quinze années,
tratures leur assurât
gradués 3 et que l'exercice de Ces
la noblesse
magisvouloit que les
après un pardl temps; enfin on
propriété,
ecclésiastiques, les marchands , les
et les gens de couleur fussent
gens sans
pour leurs personnes
jugés parla police, tant
ces exhalaisons
que pour leurs biens. Au milieu de
Jaissoient
impures de l'ambition et de
si loin en arrière les
l'orgueil, qui
gantes de la noblesse
prétentions les plus extravafrançaise, on cherchercit
qucs traccs de
vainement quelpatriotisme, de dévosement à la
quelques aspirations même les
liberté, ou
Phumanité, si cruellement
plus foibles vers la justice et
n'étoit
outragées par le régime colonial. Il
pas plus question des droits de
des autres blancs de la
Phomme, même de ceux
des esclaves,
colonie, ou de l'amélioration du sort
que s'il n'y en eêt pas eu à
députés eurent d'ailleurs des
S.int-Demingne. Les
autorisés à en conférer le pouvoirs si étendus, qu'ils étoient
résidans
titre et les droits à des
en France.
propriétaires
C'est ce qu'on voit dans la lettre du comte de
refusa la proposition
Guiton qui en
S.v.
Leuradmis. Onn'auroit que des
sion à i'As- mis autant de
élogesà donnerà Ccs députéns, s'ils eussent
semblée nazèle a soutenir les principes de la
tionale. Es- vrais intérêts de la colonie,
liberté et les
prir qu'ilsy connoftre. Durant ia
, qu'ils en apportérent à sC faire rctenue desa assemblées
de
portèrenr. mois d'avril
ils
électorales Paris, au
178),
se présentèrent
chambrcs de la noblesse et du tiers-état, successivement aux
leur cause; iis firent les mêmes
pour y recommander
démarches à Versailles, dès les
2 - Extrai des registres de la société des colons
Paris,p. 46 e147.
français, réunis à
qu'ils en apportérent à sC faire rctenue desa assemblées
de
portèrenr. mois d'avril
ils
électorales Paris, au
178),
se présentèrent
chambrcs de la noblesse et du tiers-état, successivement aux
leur cause; iis firent les mêmes
pour y recommander
démarches à Versailles, dès les
2 - Extrai des registres de la société des colons
Paris,p. 46 e147.
français, réunis à --- Page 57 ---
49 )
premières séances des Etats-généraux : ils fuxent assez mat accucillis par la noblesse, à qui ils s'adressérent d'abord, et qai
craignoit de voir souiller son antique illustration en reconnoisdans le Nouveau-Monde, Malgré tous les
sant une noblesse
efforts du ministre la Luzerne, qui fit, dit-on, tout ce qu'il
empècher leur admission à la chambre des communes,
put pour
même à cause de CCS efforts, qui formoient une
et peut-être
sorte de préjugs en faveur de ceux que la cour vouloit écarter,
leurs tentatives y furent plus heurcuses. Dès le 8 juin' 1789, ils
accordi la séatice, mais sans sufobtinrent un arrèté qui leur
sauf à statuer sur lcurs droits d'après l'examen de leur
frage, ,
noinination et de leurs pouvoirs. Les grands planteurs commençoiennt néanmoins dès -lors à manifester des principes bien
opposés à ceux quise propageoient en France avec tant de rapidité, si l'on en juge pardivers pamphlets auxquels its n'étoient
pas sans doute étrangers et orl l'on soutenoit quc le nouveau
régime qu'on se proposoit d'établir seroit funeste aux colonies
Lors de l'immortelle retraite de l'Assemblée nationale au Jeu
de Paume, CCs députés eurent le bon esprit de s'y trouver. Ils
ne furent pas compris néanmoins dans l'appel général des baillages : ils réclamérent contre cette omission; ; ils firent valoir,
pour excuser l'irrégularité de leurs pouvoirs, les Jifficultés que
les colons de Saint-Domingue avoient éprouvées pour s'assembler. On ne croyoit pas avoir à se méfier d'aucun de ceux qui
se rangeoient du côté de la liberté, quelle que flt d'ailleurs
la forme de leur nonination; et sur l'avis du comité de vé-
* V. entre antres 1 les réflexions d'un administratenr sur l'admission
des députés de St.-Dymingne aux Énats-GGéméraux, la notice des
principaux décrets > par Camus, no, XX,P. 3.
'assembler. On ne croyoit pas avoir à se méfier d'aucun de ceux qui
se rangeoient du côté de la liberté, quelle que flt d'ailleurs
la forme de leur nonination; et sur l'avis du comité de vé-
* V. entre antres 1 les réflexions d'un administratenr sur l'admission
des députés de St.-Dymingne aux Énats-GGéméraux, la notice des
principaux décrets > par Camus, no, XX,P. 3. --- Page 58 ---
(50)
sification, ils forent admis
douze, dansi Ta fameuse séance du provizoirement au nombre de
firiif du 4
28 juin (1). Par le décret déjuillet, Ce nombre fut réduit à
de suppléans, à raison de deux
six députés et autant
colonie (2).
pour chaque province de la
Ainsi Ja colonie eut dès-lors des
tituante; ils ne contribuèrent
députés à l'Assemblée consricuse de cette
pas peu à entraver la marche gloAssemblée, et à préparer les malheers de
Domingue > par leur opposition constante
Saintliberté, par l'inétendue de
aux principes de la
leurs vues
leur
bition, et leur peu
politiques,
folle amd'atiachement a la France.
considérérent comme les mandataires
Toujours ils se
comme les représentans du
des planteurs 3 jamais
envoyés
peuple français, comme des
par une nation éclairée ct
citoyens
dans toutes les parties de
généreuse pour rétablir
humaine
son territoire la dignité dé
> si long-temps dégradée
l'espèce
tique. Ils tenoient
par l'esclavage civil ct domestellement à cet esprit
leur réduction à six, ils arrêtèrent
particulier, qu'après
>
: ( Que tous les
Saint - Domingue
députés de
s'engageoient d'honneur
> comme s'ils étoient tous admis
à rester, réunis, 3
à voter dans
> nale 5 que les six députés votans
l'Assemblée natiose
> qui concerne les
concerteroient, en tout ce
colonies, avec leurs douze
> tout se décideroit dans les comités
collègues, et que
> la majorité des voix
et dans la députation 7 à
de neuf membres au
> dont deux de chaque
moins présens 2
partie (3) D.
I V. le précis sur la position actuelle de la
Domingue, et la notice de
députation de Saint-
:
Camus, no. XX, p.3.
Camus,3id., P. 3. Débats dans P'affaire des
P.99.
colonies, tome I,
3 Arrété de la dépntation de
Lettre de ladite
St-Domingue, du 5 juillet 1789.
députation au club Massiac, du 1Q avril 1790.
2
partie (3) D.
I V. le précis sur la position actuelle de la
Domingue, et la notice de
députation de Saint-
:
Camus, no. XX, p.3.
Camus,3id., P. 3. Débats dans P'affaire des
P.99.
colonies, tome I,
3 Arrété de la dépntation de
Lettre de ladite
St-Domingue, du 5 juillet 1789.
députation au club Massiac, du 1Q avril 1790. --- Page 59 ---
(51) )
Cct arrêté fut fidèlement exécuté : les. lettres et les délibéraions de la députation de Saint-Domingue, qai forma toujours
ayant des registres a elle,prene corporation particulière,
de tous les
ant des arrêtés, ctc., furent constamment signées
originairement élus, avec la simple différence dans la
éputés
énomination de députés votans et de députés suppléans (1).
II 's'en falioit de beaucoup que ces députés eussent alors P'as- Difficultés S. VI.
entiment de la colonie 2 dont une grande partic savoit à peine des colons
eur élection. On a même prétendu jusqu'à ces derniers temps, pour les rereconnus
la colonie comnte connoître,
: qu'ils n'avoient jamais été
par
ses représentans >. C'esi-là ce qu'ont allégué les accusajeurs de Polverel et Sonthonax (e), sans s'embarrarser si cette
aéconnoissance des décrets de l'Assemblée constituente ne
purniroit pas une preuve du systême d'indépendance qu'on leur
tant reproché. Il est vrai seulement que l'irrégularité de
élection de ces députés et les caliers dont ils étoient porteurs,
brsqu'on en eut connoissance, causérent beaucoup de méconentement dans la colonie, oi bien des personnes auroient desiré
u'elle n'ent point de députés à l'Assemblée nationale 3 mais
eulement des commissaires pour y suivre les intérêts de la
olonie. Il est constant néanmoins que lorsqu'on connut les dérets qui les admettoient à l'Assemblée constituante, ils furent
énéralement reconnus dans la colonie, et sur-tout par Ics asemblées provinciales qui précédèrent l'assemblée coloniale. Il
I Correspondance secrète des députés de St.-Domingue avec les
omités de cette ile,p. 2). Extrait desregistres de la même députation,
u 11 décembre 178), P. 22 et 23.
2 Débats dans P'affaire des colonies, tone I, P. 103, ct alibi
assim,
ée constituante, ils furent
énéralement reconnus dans la colonie, et sur-tout par Ics asemblées provinciales qui précédèrent l'assemblée coloniale. Il
I Correspondance secrète des députés de St.-Domingue avec les
omités de cette ile,p. 2). Extrait desregistres de la même députation,
u 11 décembre 178), P. 22 et 23.
2 Débats dans P'affaire des colonies, tone I, P. 103, ct alibi
assim, --- Page 60 ---
(5a)
existe tinl arrété précis de P'assemllie de
comoitre 60. Celie du Nord,
'Oueet, pour les re
ment, suivant
qui les reconnut aussi
une de ses lettres (e), n'a cessé
formelle
et même, à ce qu'il paroit, de
de correspondre
opérations. Enfinlassemb'ée concerter avec eux ses principale
dc près celle des
coloniale, 2 dont la formation suivi
assemblées provinciales,
culté de les reconnoitre
n'a jamais fait de diffi
pour représentans de la
tou;ours aussi correspendu
colonie : ele
oliciellement.
ayec eux; elle a publié leurs
Il paroit
lettre
dépendance, elle
seulement.que d'après son systême d'in
crut, dans bien des
les reconnoitre
circonstances, ne devoi
delAssemblée que comme les représentans de la colonie aupré
de T'Assemblée nationale, et non comme des députés faisant
nationale : mais le peu-de succès
parii
la fit changer de
de ses tentative
Tun de
langage; et nous lisons dans un
ses inembres,
mémoire di
verel
qui est aussi l'un des
et Sonthonax, ces
accusateurs de Pol
n
propres mots : ( Malgré les cfforts dc
despotes, nous nous
> més peur le.s
assemblâmes; nos députés furent nom
>
Etat-ginéraux, et dès ce moment il fut
miné, sinon
déter
d'anéantir, au moins de
> delar représentation
réduire à rien l'infuence
coloniale de Saint-
> bl'e nationale,
Donirgue dlAssem
représentalion
de
* réduite à six
qui
diz-huit de; ueés, fu
(3) P.
Les grands antagonistes de celte
parmi les proprictaires de
députation se trouvèren
France, qui n'avoient
Saint - Domingue résidans ez
point concouru aux élections, et q
I V. ci-dessons le S. XXIIL,
21 Extrait parzicnlier des registrcs de la société
frangais, p.56.
(Massiac ) des colon:
31 Trecis listorique de Ia révolution de
la Convention naticnale de France,
St.-Domingue, adresgé
par Th.2Hlet,p.6.
ictaires de
députation se trouvèren
France, qui n'avoient
Saint - Domingue résidans ez
point concouru aux élections, et q
I V. ci-dessons le S. XXIIL,
21 Extrait parzicnlier des registrcs de la société
frangais, p.56.
(Massiac ) des colon:
31 Trecis listorique de Ia révolution de
la Convention naticnale de France,
St.-Domingue, adresgé
par Th.2Hlet,p.6. --- Page 61 ---
(53)
avoirdareisentiment de n'y avoir point été compris(s).
ouvoient
étoient d'ailleurs des privileaucoup de CCS grands propriétaires
les
redoutoient pour la France, et plus cncore pour
igiés, qui
des principes de la liberté qui
olonies > le développement d'eux d'une manière si alarmante.
étendoient par tout autour
fut
les députés de Saint-Do:ningue aug-
.eur éloignement pour
leur
ienté
l'adinission de ceux-ci aux Etats-généraur, par
par formation de T'Assemblée nationale, et la nécessité
ccession à la
d'abord se ranger du côté de la
u'elle leur imposa de paroitre
Enfin ces députés, attachés à leur titre par
ause populaire (2).
la conservation avec la cons-
'ambition, vouloient en concilier
desiroient pour la colonie. Ils vouloient que cette
itution qu'ils décrétée
l'Assemblée nationale 3 sur la préconstitution fût
par
entation qui lui en seroit faite par la colonie; que celle-ci préparât de la même manière SCS lois intéricures dans une assemblée
mais
concertôt avec la France les
nilai seroit propre 2
qu'elle
ois relatives au commerce et aux rapports extérieurs, par SCS
léputés à PAssemblée nationale. Les grands propriétaires, au
de
contre la contagion de la
contraire, ne voyoient
préservatif
absolue del T'Assembléc natioiberté, que dans une indépendance
donc point
la colonie eit des repréInale. Ils ne vouloient
que
eût le droit de
sentans à cette assemblée : ils desiroient qu'elle
qu'elle piit ainsi écarter les prins'administrer clle-mème 7 pour
redoutés
le
cipes français qu'ils paroissent avoir bien plus
que
Le ministre la Luzerne sut proliter habilement de
despotisme.
ces dipositions pour les atracher à sa cause.
1 Extrait desdits registres, P. 47.
s lid.,p. 5a, 53, 53.
ne vouloient
que
eût le droit de
sentans à cette assemblée : ils desiroient qu'elle
qu'elle piit ainsi écarter les prins'administrer clle-mème 7 pour
redoutés
le
cipes français qu'ils paroissent avoir bien plus
que
Le ministre la Luzerne sut proliter habilement de
despotisme.
ces dipositions pour les atracher à sa cause.
1 Extrait desdits registres, P. 47.
s lid.,p. 5a, 53, 53. --- Page 62 ---
(54)
S. VII.
La plupart de ces grands
Formation commencement de la
propriétaires s'étojent réunis dès lc
du club. Mas- eu la
révolution pour former une société,
siac.
plus grande influence sur les affaires des
qui
a été l'une des principales
colonies, et qu'
causes de leurs
opposition à tout ce qui portoit le
désastres par sor
avoit admis dans
caractère de la liberté,
son sein les hommes les
Elle
l'aristocratic la plus
plus diffamés pai
Jutionnaires,
prononcée et Jeurs
Il suffira de dire
les principes contre-révoJacquelin en éioient des
que
Malouet et les Laroche.
Tous ces associés
membres distingués dès scn origine(s).
leur
jouissoient encore d'un grand crédit
fortune, leurs alliances et leurs
pai
une
relations. Ils avoient lie
correspondance très active avec les ports de
principales villes du commerce, oi ils
mer et les
affiliées (2). Ils parvinrent ainsi
avoient même des sociétés
cians, malgré les
à y égarer beaucomp de négorapports naturels qui
merce et la liberté, Cette
subsistent entre le comrement le club
association 3 qu'on appeloit vulgaiMussiac, du nom de Phôtel ot elle
séances., s'intituloit la sociéré
tenoit ses
gais assemblés d Paris.
correspondante des colons Fran5. VIII. : Les députés de
Divisions de leur
Saint-Domingue avoient tâché de mettre
la députation
parti ces grands propriétaires, en offrant de
dans
de Saint-Do- queiques-uns d'entre eux Ia qualité de
conférer a
minguectd du étoient autorisés par leurs mandats
député, ainsi qu'ils y
club.
(3). D'après leur refus, la
1 V. les registres de cette
registres de
société, et Textrait particulier de
délibération et de
ses
p. 8,27, etc.
corsespondiance, imprimé en 1790,
2 Séance de ladite société du 31 août et
etc.
du premicr octobre 1789 :
3 Ibid. P. 47 et 48.
étoient autorisés par leurs mandats
député, ainsi qu'ils y
club.
(3). D'après leur refus, la
1 V. les registres de cette
registres de
société, et Textrait particulier de
délibération et de
ses
p. 8,27, etc.
corsespondiance, imprimé en 1790,
2 Séance de ladite société du 31 août et
etc.
du premicr octobre 1789 :
3 Ibid. P. 47 et 48. --- Page 63 ---
(55)
najorité de la députation de Saint-Domingue ne vit qu'avec
peine se former cette société; clle en redoutoit l'influence >
oit auprès du ministère, soit dans la colonie. De son côté, le
lub Massiac ne pouvoit pas lui pardonner d'avoir soumis à
'assemblée nationale, en s'y présentant, ce qu'il appeloit les
Iroics de la colonie, et de n'avoir pas consulté pour ccla les
propricairem-plantsurs qui étoient à Paris. Il ne donnoit aux
députés de Saint-Domingue que la qualification de membres
Ziz comité colonial. Cependant, le club et la députation qui
n'étant point dirigée- par l'attachement au bien public 2 ne
trouvoit pas dans sa conscience un appui sufisant contre le
crédit de cette société naissanfe, firent Pun auprès de l'autre
quelques démarches apparentes pour se rapprocher, mais seuement autant qu'il en falloit pour avoir quelquc prétexte de
eter le tort de cette division sur son adversaire (1).
Deux ou trois fois dans des momens de crise, les deux
partis cherchèrent, avec un peu plus de sincérité, à marcher
ensemble; mais ces germes de division fnireni tonjours par les
désunir. Les premières questions qui furent agitées à Passambléc.constituante sur Jcs colonies y contribuérent beaucoup.
La révolution du mois de fuiliet 1789, la déciaration des S.IX.
droits et les décrets non moins importans des 4 et 5 août contre Ordres donla féodalité, avoient jeté l'effroi parmi toas ies grands plan- nés pour laconvocation
teurs, qui étoient d'ailleurs alarmés de quelques réclamations d'une assendéja faites par les hommes de couleur. Peu après ces décrets, bléc colonizle, sur la
demande de
Fun et de
1V. les repreches mntuels du club et de la députation ; extrait l'autre.
susit, P. 24, 26, 27,28,41, 46, 47, 49,51, 53, 55 V.aussiles
séances du club Massiac,des 21, 27 août etjours suivans.
de quelques réclamations d'une assendéja faites par les hommes de couleur. Peu après ces décrets, bléc colonizle, sur la
demande de
Fun et de
1V. les repreches mntuels du club et de la députation ; extrait l'autre.
susit, P. 24, 26, 27,28,41, 46, 47, 49,51, 53, 55 V.aussiles
séances du club Massiac,des 21, 27 août etjours suivans. --- Page 64 ---
(56)
et dans le même mois
La
d'août, Je club Massiac
députation de
s'organisa (1)
Saini-Doningue Parut sc
premièie fois pour chercher
réunir à lui unr
principes de la liberié
un remède à l'introduction de
dans la colonie.
rent alors ne pouveir mieux faire
Tous deux juge
Caticn d'une assemblée
que de hâter la convode Saint -
coloniale. Dès le 29 juillet, les
Domingue avoient déclaré
député
loit et ne devoit tenir
que la colonie ne VOHPAssemb.ée
l'organisation de scn assemblée
nationa: C. En
ils
que de
roi d'ordonner la suspension ccnscquence, avoient demandé at
absolue de toute assemblée
jusqu'à ce que cetie organisation eût é1é
coloniale,
également demandé l'assurance
décrétée (2). Ils avoien
innové à
positive gu'il ne seroit. rier
le
Saint-Domingue, sur-tout dans son
corcours de ses représentans. Lc roi
organisation, sans
deux Points le 11 aodt. Le club
avoit consenti à ces
que l'organisation de l'assemblée Massiac vouloit au contraire
clle-n même, fit absolument
coloniale, comme l'assemblée
nale. Les
indépendante de PAssemblée natiomoyens de parvenir à ce but avoient
objet de ses déiibérations. Dès le
éiéle premier
cinquante menbres de
29 aoit 1789, plus de cent
cette société, tous
plantations dans la colonie - avoient
propridtaires de
roi dans cette intention. K
préscnté une requéte au
> prétendues
Pour se garantir des dangers de ces
analogies qui soumettent
) des lieux absolument
depuis trop long-teueps
convccation de
dissemblables >, ils
toas les colons de
desnandoient la
Paroieses
Saint-Domingus daus leurs
respectives K pour y nommer des
> choisis, , qui, après avoir formé dans élecieurs librement
> assemblée dlectorale,
chaque Province une
nommeroient dans leur sein un certain
1 V. les procès-verbaux du club, qui iscnt du 20
2 Extrait desdits
août.
registres, P. 29, 33, 34 et45,
>) nombre
>, ils
toas les colons de
desnandoient la
Paroieses
Saint-Domingus daus leurs
respectives K pour y nommer des
> choisis, , qui, après avoir formé dans élecieurs librement
> assemblée dlectorale,
chaque Province une
nommeroient dans leur sein un certain
1 V. les procès-verbaux du club, qui iscnt du 20
2 Extrait desdits
août.
registres, P. 29, 33, 34 et45,
>) nombre --- Page 65 ---
(57)
* hombre de députés chargés de se réanir en assemblée cêna
D trale pour arréter, d'après leurs cahiers, LL2 plan d'admiD nistration coloniale n. Les motifs énoncés dans leur requête
indiquoient sufisamment leurs vHes et leur éloighement
pour
l'interposition de l'Assemblée nationalc et pour SCS principes :
e personne 1 y disoient-ils, n'a des morifs aussi
-
puissans
gu'eux- mémes pour vouloir leur bonheur; et les circonstances
> dans lesquel'és ils vous adressent leurs vues cxigent
peut-
> être que vous ne vous reposiez gue sur Crzx du scin de
>> conserver lcurs proprictés, leurs vies, et de maintenir, sous
) l'empire d'un monaique chéri, des possessions qu'une
> losophie mal enteaduc paroit s'efforcer de détruire
phi-
(1).>
Le danger commun rapprocha du club, au moins en
la députation de Saint- Domingue. Flle avoit demandé apparence, le même
jour au roi, que les assemblées provinciales fassent convoquées
dans la colonie par les administrateurs, sur la prerière demande
qui en pourroit étrefaite Par les comités, et même qu'ils en autorisassent la réunion en assembléc coloniale au Port-an-Prince
Le club et la dépulgtion se réunirent alors
solliciter (2).
pour
cette
tonvocation. Le mode qui avoit été proposé de part et d'autre
pour la formation de l'assembiée coloniale
2 ayant souffert dcs
difficultés, il fut discuté en préserce des dépntés de SaintDomingue et des commissaires du club, avec tous les ministres
chez le garde-des-sceaux, ct le club inetruisit le miristre de la
marine, dès le 16 septembre suivant, qu'il regnoit un accord
parfait à cet égard entre la société et les députés de SaintDomingue, 3 qui devoient lui remettre un double du plan agréé
1 V. ledit extrait, , P. 2 et 3.
21 Extrait susdit, P. 29.
Rapportpar Garran- Coulon,
E
aires du club, avec tous les ministres
chez le garde-des-sceaux, ct le club inetruisit le miristre de la
marine, dès le 16 septembre suivant, qu'il regnoit un accord
parfait à cet égard entre la société et les députés de SaintDomingue, 3 qui devoient lui remettre un double du plan agréé
1 V. ledit extrait, , P. 2 et 3.
21 Extrait susdit, P. 29.
Rapportpar Garran- Coulon,
E --- Page 66 ---
(4 58.)
par elle: cetic remise
paroit avoiz eu lieu effectivement
jours aprés (1).
guelques
Dans un temps oi le vaisseau
tant de tempêtes, faisoit
monarchique, déja battu par
eau de toutes parts, les
crurent trop heureux de voir la
pilotes se
prérogative
par ceux qu'ils considéroient
royale reconnue
importante de nos
comme les organes de la plus
les assemblées
colonies. Quelle que fut leur haine pour
représentatives, ils ne se firent
pour la capitulation : dès le 16
guères presser"
marine annonça
septembre, le ministre de la
avec plaisir au club
(
> convocation, absolument
Massiac, qu'un mode de
tel qu'ils le
> agréé par le roix >. Le projet de
desiroient, avoit été
arrêté d'une manière
réglement fut efectivement
définitive au conseil, dès le
et expédié sur-le-champ
lendemain,
(2). L'assemblée
être composée de soirante-douze
coloniale y devoit
égal dans les trois
membres, pris en nombre
elle devoit
provinces du nord, de l'ouest et du
être nommée par des
sud :
>> planteurs,
électeurs, (
ayant un bien en culture,
propriltaires-
> recensés, ou une propriété
avec vingt nègres
foncière,
> mille livres >). Pour donner
équivalente à cent
encore plus de
ces propriétaires, suivant le voeu du club
prépondérance à
admis à se faire
Massiac, ils étoient
de
représenter par un procureur.
convocation devoit au surplus émaner
L'ordonnance
mais des administrateurs
non du roi lui-mème,
de la colonic
plus de considération.
, pour leur procurer
Enfin, suivant un article particulier
que
I Lettres de la société de
28 août et du 16 septembre correspondance des colons frangais, du
gistres de la société,
1789, dans Pextrait particulier des reP.5,7,30, etç.
2 Ibid. P. 11 et 12.
un procureur.
convocation devoit au surplus émaner
L'ordonnance
mais des administrateurs
non du roi lui-mème,
de la colonic
plus de considération.
, pour leur procurer
Enfin, suivant un article particulier
que
I Lettres de la société de
28 août et du 16 septembre correspondance des colons frangais, du
gistres de la société,
1789, dans Pextrait particulier des reP.5,7,30, etç.
2 Ibid. P. 11 et 12. --- Page 67 ---
(5)
le ministre avoit ajouté, sous prétexte d'entrer dans les vues
de la députation de Saint-Domingue et de conserver les droits
de la métropole, cette assemblée devoit être ( extraordinaire,
> provisoire, et purement consultative : elle ne pouvoit statuer
sur aucun point et ordonner aucune innovation 3 mais elle
> étoit autorisée à examiner et discuter tout ce qui concerne
> les finances, la législation, la justice, le régime intérieur, le
> commerce de la colonie et ses rapports avec la
métropole >
) oi elle transmettroit sur lesdits objets ses représentations et
> demandes, dont elle remettroit en même temps copie aux
> administrateurs >. Elle devoit finir ses travaux dans trois mois,
à moins que les administrateurs de la colonie ne consentissent
à la proroger (1).
La députation de Saint-Domingue étoit bien loin de convenir
que cette addition eut été faite d'après ses vucs, et il est certain
du moins que c'est au club Massiac lui-même que le ministre
adressa ses dépèches cachetées, pour les faire parvenir à la
colonie (2). Il paroît néanmoins que la députation de SaintDomingue en fut avertic; et comme elle étoit également indispesée contre la Luzerne et contre le club, elle écrivit à SaintDomingue contre le plan qu'ils avoient envoyé, en rejetant
sur leur coalition tout ce qu'il pouvoit y avoir d'impopulaire.
Elle en enyoya un autre le 30 octobre
3 qui n'étoit néanmoins
pas plus démocratique dans ses bases de représentation et
qui devoit être exécuté par ses comitls provinciaux. Elle
y
1 Règlement envoyé par le ministre de la
aux administrateurs à Saint-Domingue, ibid. p.15 ct suiv. V. marine, aussi l'extrait de
lettre du ministre à la société, ibid., P. 40.
le
2 Extrait susdit, p. 25.
Es
yoya un autre le 30 octobre
3 qui n'étoit néanmoins
pas plus démocratique dans ses bases de représentation et
qui devoit être exécuté par ses comitls provinciaux. Elle
y
1 Règlement envoyé par le ministre de la
aux administrateurs à Saint-Domingue, ibid. p.15 ct suiv. V. marine, aussi l'extrait de
lettre du ministre à la société, ibid., P. 40.
le
2 Extrait susdit, p. 25.
Es --- Page 68 ---
(6 60)
disoit en propres termes : e Il n'y a
seul
>> citoyens, celai de
qu'un
ordre de
dans
propridaiverplancouns >. Elle
une lettre au roi du 3 novembre
ajoutoit, >
> que les anciens
suivant : C Le roi vent
usages soient respectés dans toutes les
9 sitions conformes à la raison et
dispoaux vaeux
> nation : donc le roi veut
légitimes de la
que nos représentans ne
> autres que des propriltaires-p
soient
planieurs, choisis
> Par tous les
librement
propriétaisei-planteurs, leurs pairs et
s triotes, comme c'étoit l'usage il y a cent ans
compa-
(1) >.
Il y avoit un mois que le gouvernement avoit
atteinte à la souveraineté du
porté cette
peuple et aux droits de ses repré.
sentans, qu'il n'avoit pas même instruits de cette mesure. Le
ministre croyoit sans doute qu'elle s'exécutoit déja à SaintDomingue, lorsqu'il feignit de reconnoitre les droits de
blée nationale, en la
l'Assemconsultant sur l'état politique des
Le 27 octobre 1789, il demanda à cette Assembléc colonies,
les décrets qu'elle
si tous
prononçoit sur le régime de P'empire
devoient être envoyés dans les colonies
français
le mémoire
pour y faire loi. Dans
que le ministre adressa à l'Assemblée nationale, il
insistoit beaucoup sur les différences que
localités mettoient
l'éloignement et les
nécessairement, disoit - il, entre les colonics
et la mére-patrie (2).
$. X.
La plupart des députés des autres colonies qui avoient été
Motien d'un successivement admis à l'Assemblée nationale
comité colo- Saint - Domingue
après ceux de
nial, rejeréc,
y avoient porté à peu près le même
1 Extrait susdit, p. 442 V. le mémoire des aninistres et la notice de
no,
P. 6.
Camus, XX 9
* Deux députés de la Guadeloupe furent admis
provisoirementles 2&
des députés des autres colonies qui avoient été
Motien d'un successivement admis à l'Assemblée nationale
comité colo- Saint - Domingue
après ceux de
nial, rejeréc,
y avoient porté à peu près le même
1 Extrait susdit, p. 442 V. le mémoire des aninistres et la notice de
no,
P. 6.
Camus, XX 9
* Deux députés de la Guadeloupe furent admis
provisoirementles 2& --- Page 69 ---
(61)
esprit ; tous s'étoient réunis pour veiller à ce qu'ils
les intéréts des Colonies. Iis
appeloiene
demande faite
convinrent de profiter de la
par le ministère > pour s'assurer enfin dans
l'Assemblée nationale l'inAuence qu'ils desiroient. Ils
rèrent mettre dans leur parti
des
espéle'
par
concessions adroites
commerce de France. Les planteurs
se
l'étoient
n'ignoroient pas qu'ils
beaucoup aliéné par leur systême
trop mal déguisé, par la Prétention de
d'indépendance
ment chez
s'approvisionner libre.
létranger 2 queles députés dc Saini-Domingue avoient
élevée lors des discussions sur l'exportation des
grains (1);
enfin, par limpossibilité que Ics négocians éprouvoient a
contraindre les colons de payer leurs dettes. Le 27
bre 1789, Decurt, député de la
novemdu mémoire des
Guadeloupe, prit occasion
ministres pour demander que l'Assemblée nationale décrétàt l'établissement d'un comité des Colonies,
seroit chargé de préparer toutes les matières relatives
qui
partie intéressante de
à cette
l'empire français (2).
Cette mesure 9 qui présentoit une apparence d'utilité, aurois
eu probablement l'assentiment des patriotes nombreux
fermoit l'Assemblée constituante si
que ren2 l'on s'en fut tenu la, mais
Decurt demanda aussi que Ce comité fit composé de
vingt
septembre 1789 ; mais leur admission défnitive n'eut lieu
avec celle de nouveaux députés de cette ile, qui se
qu'en 1790 2
la suite. Un dépaté de Marie-Galande fut admis dans présentèrent le
dans
L'admission des députés de la Marticique eut lieu le
même cctobre temps.
Les députés des colonies orientales n'ont été admis 14
178).
1790. V. la notice de
que le 19 septembre
Camus, p.4
1 Notice des principaux décrets, par Camus no.
art. II.
XX, p. 5,
a Notice de Canus 7 no, XX, p. 6.
E 3
paté de Marie-Galande fut admis dans présentèrent le
dans
L'admission des députés de la Marticique eut lieu le
même cctobre temps.
Les députés des colonies orientales n'ont été admis 14
178).
1790. V. la notice de
que le 19 septembre
Camus, p.4
1 Notice des principaux décrets, par Camus no.
art. II.
XX, p. 5,
a Notice de Canus 7 no, XX, p. 6.
E 3 --- Page 70 ---
(62)
membres, mi - partie de députés des villes maritimes, de
commerce et de manufactures, et mi-partie de députés des
Colonics.
Cette motion que Decurt eut l'air d'improviser, étoit le
résultat des combinaisons astuticuses de la plupart des députés
des Colonis, et de l'ambition de ceux de Saint - Domingue
en particulier 5 ils espéroient par là se rendre maîtres de
la direction de toutes les affaires coloniales
l'Assemblés nationale
1 gouverner
par l'allégation perpétuelle des modifications aux lois générales qu'exigeroient les localités des Colonics, dominer les Assemblées coloniales
le
par besoin d'obtenir la sanction de l'Assemblée nationale,
leur
et se rendre ainsi nécessaires au
par
moyen 3
de
gouvernement, , qui seroit obligé
recourir à cux comme à un intermédiaire
l'Assemblée nationale
indispensable entre
et les colonies. Ils se
si sûrs
de l'cffet de leurs intrigues à cet égard, croyoient
que plus de quinze
jours auparavant la députation de
avoit
nimement arrêté: (
Saint-Domingue
unaQn'il ne seroit rien entrepris sur la cons-
> titution de Sain-Domingue, , et que dans le cas ou le comité
> colonial seroiz forcé des'en occuper, il ne le feroit
>> la réscrve et sous la condition
qu'avec
expresse que le
> seroit dressé ne seroit
plan qui
que provisoire ; que l'on demande-
> roit à l'Assemblée nationale de suspendre le décret dudit
> plan de constitution jusqu'a ce que les députés de Saint-
> Domingue eussent reçu les ordres de leurs commettans à
> Ce sujet (1) >.
La motion de Decurt fut appuyée
par Moreau-de-Saint1 Arrêté de la députation de Saiut-Domingue du
178g.
11 noyembre
expresse que le
> seroit dressé ne seroit
plan qui
que provisoire ; que l'on demande-
> roit à l'Assemblée nationale de suspendre le décret dudit
> plan de constitution jusqu'a ce que les députés de Saint-
> Domingue eussent reçu les ordres de leurs commettans à
> Ce sujet (1) >.
La motion de Decurt fut appuyée
par Moreau-de-Saint1 Arrêté de la députation de Saiut-Domingue du
178g.
11 noyembre --- Page 71 ---
(6 63)
Méry, député de la Martinique, et par la plupart des députés
de Saini-I Domingue.
Le club Massiac, 2 qui regardoit comme un malheur pour les
colonies lout ce qui pouvoit les mettre en rapport avcc l'Assemblée nationale , avoit rejeté cette idéc. Blin, député de
Nantes, qui étoit membre du club; l'abbé Maury
s'étoit
> qui
constitué dès-lors le champion de cette société, comme de
tous les contre-rérolationnsites, s'opposèrent à la formation
du çomité : ils mirent daus leur parti l'un des députés de
St.-Domingue même s Cocherel 1 qui seul de la députation
paroit avoir été de concert avec le club
et
ditMassiac, qui, ,
on, étoit servilement dévoué au gouvernement
l'espérance de la croix de St.-Louis (1). Les
2 pac
patriotes 1 qui formoient la majorité de l'Assemblée constituante, desiroient de
leur côté que les Colonies fussent soumises aux lois générales
que l'Assemblée nationale décrétoit pour la régénération de la
France : ils avoient proposé d'y envoyer tout simplement lcs
lois, comme dans le stirplus de l'empire français; iis ne virent
dans l'établissement du comité colonial, tel qu'on le proposoit,
qu'une institution propre à donner aux Colonics un régime
différent de celui de la métropole. La proposition de
sur
Decurt,
laquelle Cocherel avoit en d'abord beaucoup de peine à
ebtenir un court ajournement, 3 fut dorc rejetée dans les séances suivantes sans difficulté 5 mais on n'en avoit pas moins
réussi à jeter dans l'assemblée constituanté le germe de eette
opinion funeste, , qu'il falloit unc constitution particulière
les Colonies (2).
pour
1 Correspondance secrète des colons, p. 21.
2 V. la délibération de la députation de St.-Domingne, du 6 décembre
E 4
peine à
ebtenir un court ajournement, 3 fut dorc rejetée dans les séances suivantes sans difficulté 5 mais on n'en avoit pas moins
réussi à jeter dans l'assemblée constituanté le germe de eette
opinion funeste, , qu'il falloit unc constitution particulière
les Colonies (2).
pour
1 Correspondance secrète des colons, p. 21.
2 V. la délibération de la députation de St.-Domingne, du 6 décembre
E 4 --- Page 72 ---
(64)
3. XI.
Dans le' même temps, des
pénonciation avoient
partisans du ponveir arbitraire
du ministre
proposé, en appuyant la lettre du ministre
la Luzernc. politique des colonies, K de continuer
sur l'état
> affaires coloniales à la décision
à renvoyer toutes les
> tif >. La
suprême du pouvoir exécudéputation de
sion de se
St.-Domingue saisit cette occapopulariser : elle présenta comme l'effet
lition du ministre de la marine
d'une coa-.
côté droit de
avec le club Massiac, et le
PAssemblée, les difficultés
mation du comité colonial.
qu'éprouvoit la forL'en des suppléans de cette
tation, Laborie, avoit déja dit dans
dépu-
> Luzerne étoit accusé d'avoir
un imprimé, que ( la
fomenté une
> les propriétaires résidans
insurrection de tous
à Paris >, Le marquis de
d'Arcy, qui n'avoit point signé le plan de
Gouy
niale convenu avec le club Massiac
l'Assembléc colotion à la tribune de l'Assemblée
répéta cette imputaavec beaucoup
constituante, en s'exprimant
d'emportement contre le club, et bien
çacere contre la Luzerne, ( C'est,
plus
diti1, dans les
à ces d'une révolution,
circonstanqu'on propose à PAssemblée
> d'abandonner les infortunés colons à la merci
nationale
> exécutif qui repose entre les maias de
d'un poavoir
> teurs, et d'un
subalternes prévaricaminisurejustement exécré d'une colonie
> a fait peisonnellement le
dont il
malheur, et dost il semble
* loir consommer la ruine
vour
(=) >.
1789, dans laffaire de Morean de
temps, et les séances
St.-Mery; les journaux diz
trisremarquables du premier
€: di 2 au matin, par
notice
décembre 1789, soir
Gouy,d'Arcy ;
des
ParCamus, no, XX, P.7
principaux décrots,
TEstreirsusdit, p. 421
2 Compte rendu à la nation par les représentans de
eu Vkimatum SHT let dénonciation de M, la
St.Domingue, 9
Luzerne 2 P.4
St.-Mery; les journaux diz
trisremarquables du premier
€: di 2 au matin, par
notice
décembre 1789, soir
Gouy,d'Arcy ;
des
ParCamus, no, XX, P.7
principaux décrots,
TEstreirsusdit, p. 421
2 Compte rendu à la nation par les représentans de
eu Vkimatum SHT let dénonciation de M, la
St.Domingue, 9
Luzerne 2 P.4 --- Page 73 ---
(65)
Ces expressions ayant excité les murmures d'une partic de
T'assemblée et les applaudissemens de l'autre, furent répétées
par Gouy d'Arcy, , qui ajouta qu'il éloit spécialement chargé
ses comhmettans de dénoncer le ministre la Luzerne et ses
par
agens. Il présenta cffectivement, le 24 décembre 1789, contre
de tous les déce ministre une démonciation formelle, signée
putés de St.-Domingue, à l'exception de Cocherel, ety joignit
dans la suite beaucoup. de pièces à l'appui. Mais quelque bien
fondés que pussent être plusieurs chefs de cette accusation 2 il
paroit certain qu'elle fut plus l'effet de l'animosité personnelle
de Gouy d'Arcy , que celui d'une juste kaine contre la tyrannic.
La députation ne l'accueillit qu'avec regret. La Luzerne produisit même une lettre que Gouy-d'Arcy et les autres commissaires, chargés par les planteurs de solliciter leur convocation
aux États-Généraux, lui avoient écrite et dans laquelle
ils ne parloient qu'avec recomnoissance de son administration
de la Colonie
Quoi qu'il en soit, cette démonciation occupa quelques séances de P'Assemblée constituante > et produisit divers imprimés,
tant de la députation de St. Domingue que de la Luzerne et des
autres personnes que l'accusition pouvoit concerner. Elle fut
renvoyée au comité des rapporis; mais limportance extrème
des momens de l'Assemblée constituante, ct, si lon en croit
lcs députés de St.Doningae 2 le crédit du ministre ct du club
* Ils y disoient entre autres choses : ( les colons de St.-Domingne
a n'ont pu se consoler de vous voir quitter le gonvernemeat.de cette
a ile, qu'en vous voyant siéger au conseil, comme ministre de la
I marine. >>
1 Mémoires et observations de la Luzerne. Extrait desdits registres
de la société ies colons, P. 39. Correspondance secrette, P. 39s
és de St.Doningae 2 le crédit du ministre ct du club
* Ils y disoient entre autres choses : ( les colons de St.-Domingne
a n'ont pu se consoler de vous voir quitter le gonvernemeat.de cette
a ile, qu'en vous voyant siéger au conseil, comme ministre de la
I marine. >>
1 Mémoires et observations de la Luzerne. Extrait desdits registres
de la société ies colons, P. 39. Correspondance secrette, P. 39s --- Page 74 ---
(66)
Masiac, firent successivement
repriscs. Quelques mois
ajourner ce rapport à diverses
et les événemens
après, le renvoi des anciens ministres
les colon'es,
qui survinrent, soit cp France, soit dans
parurent le rendre sans objet, comme
qui porioient sur les temps antérieurs
teus ceux
à la révolution
s. XII.
Un incident qui arriva dans le Diticultés ciation étoit suivie
temps même oi cette dénonFour la pres- bientôt
par les députés de Saint -
tationduserle masque populaire
Domingue 3 leva
mentcivique constata d'une manière
qu'ils avoient osé prendre 3 et
par les dépu- cux pour les
authentique la haine de la plupart d'entre
tés de Saintprincipes de la révolution > et leur
Domingue. duplicité, On sC rappelle de l'effet
méprisable
constituante la venue du roi le que produisit sur l'Assemblée
qu'il y
4 février 1790, et le
prononça avec un feint attendrissement.
discours
entrainée par T'enthousiasme qu'on fit naitre
L'Assembléc, 2
cette occasion, vota une adresse de
artificiensement à
elle décréta aussi en même
remerciemens au roi; mais
>> solemnelle faite
temps , que ( d'après la déclaration
par S. M., tous les
) préteroient à
membres de T'Assemblée
T'instant, par l'appel
> vique,etq
nominal, le serment ciqu'aucun ne pourroit votersans l'avoir
Les
prononcé (2) >.
députés des colonies, et ceux de
ticulier, furent extrèmement
Saint-Domingue en pard'adopter la déclaration
embarrassés. Ils étoient bien loin
liberté dans
des droits et tout ce qui
la constitution ils
favorisoit la
la ficulté de demander
vouloient même Sc conserver
tion fondée
pour Saint - Domingue une
sur des principes tout
constitudifférens 5 et par ce motif,
I Ibid, Et notice des principaux décrets
art. V, p.32.
par Camus , no. XX,
2 V.le procès-verbal de P'Assemblée
Constituante,
la déclaration
embarrassés. Ils étoient bien loin
liberté dans
des droits et tout ce qui
la constitution ils
favorisoit la
la ficulté de demander
vouloient même Sc conserver
tion fondée
pour Saint - Domingue une
sur des principes tout
constitudifférens 5 et par ce motif,
I Ibid, Et notice des principaux décrets
art. V, p.32.
par Camus , no. XX,
2 V.le procès-verbal de P'Assemblée
Constituante, --- Page 75 ---
(67 )
ils desiroient garder leur place à l'Assemmme par ambition,
se Nationale. Après que le décret sur le serment civique fut
ndu, ils sortirent de l'Assemblée avec quelques autres de ses
enbres aussi propriétaires à Saint-Domingue. Il n'y avoit pas
I monaent à perdre : ils arrêtèrent donc de demander au prélent de l'Assemblée Nationale une interprétation sur l'objet du
rment , comme s'il eût eu caractère pour donner cette explition. Decurt , qu'on avoit encore chargé de cette mission s
étendit que le président lui avoit dit que la prestation du
rment par chaque député étoit individuelle s et ir'engageoit
ses commettans. Les députés de Saint-DoI aucune manière
ingue se décidèrent à préter le serment > avec cette restriction
entale
ne voulussent assurément pas plus maintenir
2 quoiqu'ils
liberté en leur nom personnel qu'en celui de leurs constitans. Cocherel seul ajouta ces mots au serment : je ne jure
d'en mon nom. -
Un derniertrait achevera de peindre les grands planteurs rési- S. XIII.
ans en France. Dès 1789, tous les patriotes avoient secondé Refus dela
leur
le. décret de l'Assemblée Nationale sur Ia contribution
ar
empressement
volontaire
ontribution volontaire du quart du revenu. On n'imagineroit pas par le club
ue les colons eussent pu trouver encore ici des motifs dans leurs Massiac.
pcalités pour se soustraire à cette contribution : le club Massiac
n vint néanmoins à bout. Après de longues discussions qui duèrent plusieurs jours 2 et dans lesquelles of se rejeta 2 tantôt
ur le mode de la contribution, tantôt sur sa quotité, tantôt
nfin sur les limites des pouvoirs de P'Assemblée censtituante,
es associés eurent l'impudeur d'arrèter qu'ils ne paieroient point
e quart de leur revenu. Le titre même qu'ils prenoient de colons
français résidans à Paris, ne leur laissoit pas néanmoins le
brétexte d'invoquer içi, avec quelque apparence de bonne-foi,
2 tantôt
ur le mode de la contribution, tantôt sur sa quotité, tantôt
nfin sur les limites des pouvoirs de P'Assemblée censtituante,
es associés eurent l'impudeur d'arrèter qu'ils ne paieroient point
e quart de leur revenu. Le titre même qu'ils prenoient de colons
français résidans à Paris, ne leur laissoit pas néanmoins le
brétexte d'invoquer içi, avec quelque apparence de bonne-foi, --- Page 76 ---
(
le
(68)
droit qu'ils réclamoient
même son régime intérieur. pour la colonic 2 de régler Par clle
Voici comme ils' énoncent les
lettre du 19 novembre
motifs de leur refus dans un.
( Nous avons
1789,qui fut répandue à
pensé 7 dans l'état
Saint-Domingue
> revenus sont si incertains
actuel des choses 1 que no
> sidération prise
, si peu liguides, >
toute
> toure
que,
con
> formeroit pas une
déduction faite , notre offre n2
> que la colonie
grande masse. Nous pensons qu'il
> et
qui Puisse sur cela
n'y
qu'il y auroit peut-etre de
s'expliquer positivement
> elle une opinion
T'indiscrétion de montrer san
>> de dénuer Ia colonie quelconque. Dailleura, est-il bien
d'une somme
politiqu
> sa culture (1)> ? De telles
gni accroitroit infnimen
aux grands planteurs
contradictions ne coûtoient rier
de secours à la
> pourvu qu'ils refusassent toute
révolution,
espèc
$. XIV.
Rien ne pouvoit assurément
Faiblesse de marqué, La colonie de
excuser un acte d'incivisme S
P'esprispublic
Saint- Domingue
dans la colo- éprouvé les désastres qui la désolèrent n'avoit point encori
nie,lurs dela étoient tranquilles dans leurs
dans la suite. Les nègre
révolution. aucune mesure pour adoucir leur ateliers > quoiqu'on n'edt pri
leur
servitude; les hommes
eux-mémes ne prirent les armes
de cou
suivante 5 les inquiétudes
qu'au milieu de l'anné
çaise n'avoient
qui avoient préparé la révolution fran
Lors même
presque point agité nos colonies des
que la révolution
Antilles
propagea ses mouvemens à
Domingue 2 ils n'y eurent point cette direction
Saint
remarqua parmi nous dès le
populaire qu'or
animés par cet entheusiasme commiencement; ; ils ne furent poin
France la nation
pur de la liberté qui soulevoit er
entière contre la tyrannie de tous les privilé
3 Lettre de la société des colons résilans
à Paris..
Lors même
presque point agité nos colonies des
que la révolution
Antilles
propagea ses mouvemens à
Domingue 2 ils n'y eurent point cette direction
Saint
remarqua parmi nous dès le
populaire qu'or
animés par cet entheusiasme commiencement; ; ils ne furent poin
France la nation
pur de la liberté qui soulevoit er
entière contre la tyrannie de tous les privilé
3 Lettre de la société des colons résilans
à Paris.. --- Page 77 ---
(69)
s,en même temps qu'elle détruisoit, les unes après les autres,
usurpations innombrables du despotisme.
Oa a déja vu que 11 plus grande partie dc la population de
int-Domingue, $ CS sepchuitiemes au moins, y étoient esclaves;
e près de la moitié des hommes libres, Ceux qu'on appeloit
gens de coileur, y étoient encore dans l'avilissement : les
lons blancs, , aveugiés par leurs déplorables préjugés > ne pouient guère gouter des principes de liberté gui, en menant a
ealité, proscrivoient d'avance leurs plus chères habitudes. Le
1S grand nombre d'entre cux 3 ceux qu'on appeloit pecitsincs, c'est-à-dire 2 les ouvriers, les hommes sans fortune et
is. fonctions publiques, étoient restés simples spectateurs des
tations sourdes qu'ils virent autour d'eux lors de la convoion des notables et des états-généraux. Les grands planteurs
quelques-uns de ceux qui remplissoient les principales foncns publiques 7 prirent seuls ure part plus ou moins active
15 ces mouvemens. Accoutumés à mépriser les esclaves et les
nmes dc couleur 1 ils s'imaginoient n'en avoir rien à redou9 dans l'immensité de l'intervalle politique qui les en sépat. Mais cet eloignement lui-même ne suffisoit pas pour satisre leur ambition 5 ils vouloient s'emparer du pouvoir: c'est
re eux seuls et les agens du gouvernement > qui mettoient
tt en usage pour le retenir 2 que la lutte de la révolution
mmença.
Comme elle ne fut point excitée par l'amour de la liberté et
vertus publiques ; comme on y ft bien plus la guerre aux
rsonnes qu'aux abus eux-mêmes ; comme le pouvoir étoit le
il but auquel les agitatcurs tendoient, et la force lc seul
pyen qu'ils mettoient en usage 1 Ics crages quibouleverstrent
it à Saint-Domingue avant que les hommes de couleur et
pour le retenir 2 que la lutte de la révolution
mmença.
Comme elle ne fut point excitée par l'amour de la liberté et
vertus publiques ; comme on y ft bien plus la guerre aux
rsonnes qu'aux abus eux-mêmes ; comme le pouvoir étoit le
il but auquel les agitatcurs tendoient, et la force lc seul
pyen qu'ils mettoient en usage 1 Ics crages quibouleverstrent
it à Saint-Domingue avant que les hommes de couleur et --- Page 78 ---
(70)
les esclaves y fussent pour quelque chose, ne furent
gnés d'aucune lumière : l'anarchie la plus
accemp
substituée à des institutions vicieuses.
complette fut set
Les préjugés les
traires au bonheur de l'espèce humaine
plus CC
se soutinrent encc
parmi Ics ruines des anciens établissemens. Ceux des blat
gui aimoient sincèrement leur
motifs de
pays, 3 cherchoient vainement (
consolation dans l'espoir d'un meilleur ordre de cho
au milieu des maux inséparables d'une grande révolution. Sa
glante dans tous les points de la colonie celle de
mingue frappa les foibles aussi souvent > les
Saint-I
gue
puissans 2
outragea long-temps l'humanité sans en proclamer les dro
Voilà les principales causes des désastres de cette colonie. I
derniers événemens tiennent beaucoup à l'esprit qui dirigea
premiers ; il est donc nécessaire d'en présenter ici le tabli
avec quelque soin.
On conçoit déja comment la généralité des blancs eux- -mér
prit d'abord peu d'intérêt aux agitations de la France.
ment accoutumés à fléchir sous le despotisme des administrateu Ega
et à faire peser un joug bien plus dur sur les malheureux
beaucoup d'entre eux éloient encere plus
nègr
tyrannie qu'ils
corrompus par
exerçoient 3 que par celle qu'ils supportoit
Aucune instruction ne compensoit un état de choses si
cieux à leurs mceurs. Il n'y avoit
pe:
presque aucun établissem
d'éducation à St.-Domingue. Le seul travail qu'on ait tro
dans les archives de la colonie, de la part de la société d'a
culture, est une apologie de l'esclavage colonial, adresséc
ministre le 5 décembre
1788 2 pour l'engager à proscrire
Franceles écrits quis'élevoient contre. Aussi le plus grard nom
des blancs cux-mémes
2 qui entendirent parler des discuss
politiques qui précédèrent les états-généraux dans la mére-pat
s'en occupèrent peu.
travail qu'on ait tro
dans les archives de la colonie, de la part de la société d'a
culture, est une apologie de l'esclavage colonial, adresséc
ministre le 5 décembre
1788 2 pour l'engager à proscrire
Franceles écrits quis'élevoient contre. Aussi le plus grard nom
des blancs cux-mémes
2 qui entendirent parler des discuss
politiques qui précédèrent les états-généraux dans la mére-pat
s'en occupèrent peu. --- Page 79 ---
(71)
Leur apathic leur avoit persuadé qu'il n'y avoit ni plus de
ertus, ni plus d'énergie dans la masse de la nation. Enfin les
dieuses prétentions dcs grands planteurs n'étoient pas propres
intéresser les autres habitans à une révolution dont le succèa
ême ne paroissoit leur promettre qu'un changement de
tyrans, 3
: non l'abolition de la tyrannie.
Presque tous les petits-blancs avoient même ignoréles rassememens secrets des grands planteurs pour nommer des députés,
1 du moins les insolens cahiers qu'on avoit alors rédiges :
ais ilne peut pas y avoir d'hommes auxquels l'amour de la
perté reste toujours étranger.
La nouvelle de la révolution du 14 juillet 1780, et les dvèneens qui en furent la suite, firent bientôt cesser le calme de $. XV.'
colonie.
Commencemens dela
Lorsqu'on vit que la nation csoit résister à l'autorité royale révolution a
même lui dicter des lois par ses représentans 5 lorsqu'on vit 3 SDomingue.
r'clle avoit également assujetti à ses lois ce qu'on appeloit les
ux premiers ordres de l'Etat, et qu'elle soumettoit à Sa révion toutcs les institutions anciennes 5 lorsqu'on sut enfin que
S autorités populaires SC formoient dans toutes les parties de
France, 3 les colons sortirent aussi de leur apathie, et vourent secouer le joug de l'arbitraire : mais, presque par-tout,
ux qui les dirigeoient ne virent dans la fermentation
qui se
anifestoit, qu'un moyen utile à leur ambition. Sans se donner
ne la peine de convoquerle peuple dans des assemblées régures, un petit nombre de blancs s'empara exclusivement de
Is les poavoirs.
Les électeurs de ccs prepriéairer-plantaur qui avoient nom-
: les dépatés de Saint-Domingue d n; les trois départemens
la colonie avoient formé dans le secrec un comiré séant au
ef-lieu de la province. Ils l'avoient autorisé à prendre les
oit, qu'un moyen utile à leur ambition. Sans se donner
ne la peine de convoquerle peuple dans des assemblées régures, un petit nombre de blancs s'empara exclusivement de
Is les poavoirs.
Les électeurs de ccs prepriéairer-plantaur qui avoient nom-
: les dépatés de Saint-Domingue d n; les trois départemens
la colonie avoient formé dans le secrec un comiré séant au
ef-lieu de la province. Ils l'avoient autorisé à prendre les --- Page 80 ---
(72)
délibérations qu'il jugeroit cenvenables al bien de Ia
à dresser des cahiers d'instructions
celonie,
pour les députés, et à cor
respondre avec les différens comités établis, soit en
dans la colonie: ce sont ces conciliabules
France, soi
de
quis s'emparérent d'aborc
l'administration pablique, en prenant le titre de comité.
provinciaxs. Telle est du moins la manière dont fut établi
l'ouest celui du Port-au-Prince,
pou
qui cnyoya notifier aux admi
nistrateurs de la colonie le 18 octobre
1789 son acte cons
titutif du 25 janvier. Il invita ensuite les
citoyens, par t1
simple avis K à assister au comité le plus souvent qu'il leu
> seroit possible, et à éclairer de leurs opinions les délibération
> qu'on seroit éans le cas d'y prendre (r) >. Plusieurs rensei
gRemens annoncent qu'il en fut à peu près de même dans les deir
autres parties de la colonie (2). Ii paroit seulement qu'il se form
aussi des comités de la même sorte dans les chefs-lieur de quel
ques sénéchaussées (3), comme à Saint-Marc.
* 1l obserre à cette occasion > dans un arrèté du 14 octobre : c Qu
3> le cemité, formé par le suffrage de tous les électeurs nommé
>> par les paroisses de la dépendance. : auroit pu 2 dès le momen
>> de sa création : se mortrer à découvert ct raguer publiquemere à Se
>) travaux 9 mais que des vues de paix et de tranquillité générale lu
>> avoient fait piéférer de préparer dars le silence les moyens de 1
2) révolution qui s'opère dans le régime de St.-Domingue, > O
trouve une déclaration presque semblable du comité provincial d
nord, du 14 octobre 1789.
I Extrait des registres dés délibérations du comité provincial d
l'ouest.
2T. l'extrait des registres du comité provincial du nord 2 du 1
octobre 1739.
3 V.I Textrait des'registres du comité de St-Marc des 8 etp novembr
1789, ets ses caliers de doléauce, du 23 du même mois.
Teile
omingue, > O
trouve une déclaration presque semblable du comité provincial d
nord, du 14 octobre 1789.
I Extrait des registres dés délibérations du comité provincial d
l'ouest.
2T. l'extrait des registres du comité provincial du nord 2 du 1
octobre 1739.
3 V.I Textrait des'registres du comité de St-Marc des 8 etp novembr
1789, ets ses caliers de doléauce, du 23 du même mois.
Teile --- Page 81 ---
(73)
institutions
Ia révolatien à SaintTelles sont les
qui-dirigèrent étonnant
les résuiDomingue dans soft principe, Il n'est pas
que
aient été si long temps peu favorables à la liberté,
tatsgen
les blancs. Il fallut d'abord que la. colonie se débarmême parmi
former un comité parcisrassit de ces auterités spontantes, pour
dans chasial dans chaque commune, et une assemblée provinciale
des trois départemens de la colonic, Ce ne fut que long-temps
cun
de leurs correspondans de
après, et peut être par Pimpulsion
des
de
France, qu'ils songérent à avoir aussi une réunion députés
, les
de la partie française de Saint-Domingae,
toutes
paroisses
sous le nom d'dssemblie coloniale.
sans secousses' : mais après les atteintes
Tout cela ne se fit point
menerchique
que la révolution avoit portées au gouvernement irrésistible de
dans la métropole, et sur-tout d'après Vimpulsion
dans sa ruine;
Fopinion publique, qui le précipitoit rapidement formoient dans
il ne fut pas dificile aux nouvelles autorités qui se
du
de s'élever au-dessus de celle des anciens agens
la colonic,
gouvernement. notvelies de la révolution avoient été portées au S, XVI
Les premières
transports
Excès cos
des bâtimens du commerce avecces
quiani- misauxCayet
Cap par alors toutes les parties de la métropole. Ils se communi- et à Sainte
moient
dans la province du nord, puis dans les deux Marc,
quèrent d'abord
La cocarde nationale y fut par-tout acboautres de la colonic.
virent contraints de la
rée : les agens mêmes du gouvernement se
eXMais des événemens tragiques que rien ne pouvoit
porter.
furent
par aucune viclence,
cuser, puisqu'ils ne
provoqués
les premiers pas
vincent bientôt marquer de traces sanglantes
de la colonie dans la révolution.
Dans la ville des Cayes, qui est considérée comme la capitale
étoit, dit-on, grand
du sud, un particulier, 2 nommé Goys, qui
F
Repport de Garran-Coulon,
mes du gouvernement se
eXMais des événemens tragiques que rien ne pouvoit
porter.
furent
par aucune viclence,
cuser, puisqu'ils ne
provoqués
les premiers pas
vincent bientôt marquer de traces sanglantes
de la colonie dans la révolution.
Dans la ville des Cayes, qui est considérée comme la capitale
étoit, dit-on, grand
du sud, un particulier, 2 nommé Goys, qui
F
Repport de Garran-Coulon, --- Page 82 ---
(74)
partisan de l'ancien gouvernement, se montra sans cocarde
un lieu public; il répondit aux reproches
dan
dcs
qu'on lui en fit, pa
propos injurieux à la révolution. On se jeta sur lui; il fut tu
d'un coup de pistolet, et sa tête premenée dans toute
sans que les autorités voulussent ou
lasville
pussent s'y opposer.
Dans la province de l'ouest, avant que le comité
provincial eit publié son existence, la ville de Saint-1 prétend Marc
chanter un Te Deum, le 12 octobre 1789,
lition de la féodalité par les fameux décrets pour célébrer l'abo
des 4 et 5
nommé
août; u
Boulin, qui se montra aussi sans cocarde nationale
puni comme il le méritoit, par la honte
, fu
publique : on le fit mettr
à genoux sur la place, et demander pardon de son aristocratic
Mais pendant l'office, des jeunes gens allèrent délivrer
blancs prisonniers pour dettes. La nuit
tous Ie
suivante, des homme
Sans aveu entrèrent de force dans diverses maisons et
être enivrés, ils en
, après s'
pillèrent une et y mirent le feu. Les habitar
se réunirent alors pour faire cesser ces désordres : les
furent arrétés, et pour réprimer le mal dans son
briganc
origine, o
nomma pour les juger unc commission extraordinaire : onze de
plus coupables furent condamnés au bannissement, et d'autres
quelques mois de prison.
Le procureur général Lamardelle revendiqua la connoissanc
de cette affaire. Il alla lui-méme retirer les prisonniers de la fro
gate ou ils avoient été déposés au Port-au Prince, et les fit
duire dans la prison de cette ville. Cct acte judiciaire
coI
tribua plus à l'aversion contre les nouvelles
qu'on 2
autorités, qu'a l
mour de la justice, excita de nouvelles agitations. Les habitar
de Saint-Marc menacèrent de descendre au Port-au-Prince
mettre leur jugement à exécution 5 le sénéchal du Ronseray po:
gui avoit été chargé de l'instruction de cette affaire, fut oblig
d'en suspendre la poursuite.
, et les fit
duire dans la prison de cette ville. Cct acte judiciaire
coI
tribua plus à l'aversion contre les nouvelles
qu'on 2
autorités, qu'a l
mour de la justice, excita de nouvelles agitations. Les habitar
de Saint-Marc menacèrent de descendre au Port-au-Prince
mettre leur jugement à exécution 5 le sénéchal du Ronseray po:
gui avoit été chargé de l'instruction de cette affaire, fut oblig
d'en suspendre la poursuite. --- Page 83 ---
(75)
populaires farent dirigés par des mains S. XVII.
Bientôt les mouvemens
elle-même, et sur-tout contre Mouvemens
plus habiles contre Vadministration
Au mois au Cap condélicat sur le choix des agens.
tre VintenPintendant. On ne fat pas
nouvellement venu de dant.
d'octobre 1789, un nommé Chesneau,
dit-on, Marbois avoit refusé une place qu'il
France 1 à qui,
dans la salle du spectacle du Cap,
sollicitoit, annonça hautement
la commune 2 le rappe! de cC magistrat, qu'on
o s'assembloit
PAssemblée nationale.
avoit, disoit-il, dénoncé à
excité la plus grande fermentation, l'orCette annonce ayant
efforts
la calmer. Il voulut
donnateur Jauvain fit, de vains"
pour
des habifaire arrêter Chesneau, qui se mit sous la sauve-garde
fut conduit chez lui en triomphe par la jeunesse du
tans. Il
Cap.
Chesneau fut arrêté quelquesj jours après pour avoir
Cc même
courier à trois lieues du Cap; ; mais des jeunes
volé la malle du
maréchaussée, ct le firent partir pour
gens Y'arrachèrent à la
Ils étoient mème allés
France, après lui avoir donné de l'argent.
lui.
enlever la procédure commencée contre
déguisés au greffe
l'emportement des
Le départ de Chesneau ne diminua point
avoient probable ement mis en jeu
ennemis de Tintendant, qui
d'une manière si marquée. Ils
cet aventurier, qu'ils protégeoient
ce même
lears attaques contre le gouvernement par
préludèrent
ils firent mettre les scellés sans qu'il osât s'opJauvain, chez qui
poser à cette opération,
oi se tenoit le gouverL'éloignement du Port-au-Prince,
arrêter ceux qui dirigeoient les mouvemens
nement, ne put
avoit prévu sans doute les
du Cap. L'intendant Marbois > qui avoit annoncé son prorésultats du nouvel ordre de choses,
tentative
la France, avant même qu'aucane
chain départ pour
F 2
éludèrent
ils firent mettre les scellés sans qu'il osât s'opJauvain, chez qui
poser à cette opération,
oi se tenoit le gouverL'éloignement du Port-au-Prince,
arrêter ceux qui dirigeoient les mouvemens
nement, ne put
avoit prévu sans doute les
du Cap. L'intendant Marbois > qui avoit annoncé son prorésultats du nouvel ordre de choses,
tentative
la France, avant même qu'aucane
chain départ pour
F 2 --- Page 84 ---
(76)
eit dsé faite directement contre
de le
lui; mais iI fut bientôt
précipiter : on souleva contre lui toute ja
forcé
Eacon de le Chevalerie,
ville du Cap.
qui ne cessa
exciter
mnens pepulaires à la Sn dc
d'y
des mouvePrétendu comité
4789, et les autres membres du
Prince
provincial, résolurent d'aller au Port - aus'emparer de sa personne, et
avec le procureur -
l'embarquer pour France,
soit
général et quelques autres
qu'ils n'ajontassent peint de foi à
magistrats,
chain départ de
l'annonce du prolaisser
fintendant, seit qu'ils ne voulussent
la satisfaction de paroitre s'en aller
pas lui
Pour exalter les
volontairement.
esprits, on répandit le bruit d'un
d'allranchissement des nègres,
projet
ne songeoit assurément
auquel aucun habitant du Cap
alors, On souleva ainsi
sans calculer les effets que de tels bruits
le peuple 3
naturcliement sur les
pourroient produire
nègres : on lui fit insulter
titans 5 d'autres qui se sauvèrent furent
plasieurs haa milieu de ces agitations
peadus en effigie. C'est
Frince
qu'on parla d'aller au Port-aus'emparer de Marbois. La confiance des
comité étoit si grande,
membres du
dans les
qu'ils ne mirent presque aucun secret
préparatifs de leur expédition, Le commandant
Cap, Cambefort, colonel du régiment
du
cette ville, , instruit de leur
qui portoit le nom de
projet, le
ment dangereux dont ils se servoicnt déjoua par l'instruoi le départ
eux - mêmes. Le jour
peur cette expédition devoit avoir
il
répandre le bruit d'une ineurrection des
lieu, fit
de la plaine du Cap. Tous les
nègres dans les ateliers
habitans s'armèrent, et ne
perçurent que sur les lieux de la fausseté de la
s'apils avoient été la dupe
manceuvre dont
> Extrait des registres de la dépntation de
éécembre 1780, dans Paffhire de Moreau de St.-Domingue, du 21
P. cussile S. II du ciap. szivarz.
St. Méry, p. 56 et suiv.
aine du Cap. Tous les
nègres dans les ateliers
habitans s'armèrent, et ne
perçurent que sur les lieux de la fausseté de la
s'apils avoient été la dupe
manceuvre dont
> Extrait des registres de la dépntation de
éécembre 1780, dans Paffhire de Moreau de St.-Domingue, du 21
P. cussile S. II du ciap. szivarz.
St. Méry, p. 56 et suiv. --- Page 85 ---
(77)
Ces incident n'opéra que l'ajournement de ferpedition contre & XTE.
lintendant : le projet cn fut repris et conduit avec pius de Départ pote
discrétion. Le gouvernement n'er Ert instruit qu'après le de- cigicé delindevoient
formassent tendancerde
part de ceux qui
f'exécuter, quoiqu'ils
procutentune petite armée ; ils avoient déja fait, dit-eu, plus gandrazt
de la moitié du chemin, quand les administrateurs de fa Co
lonie furent informés de leur desseir par des Tettres anonymes.
L'intendant se détermina à céder à l'orage $ il s'eibarqua sCcretement, , le 26 octobre 2789 L'Assemblée du Nord récompensa dans la suite les chefs de cette expédition par la decoration d'un roban roage et blanc.
Nous a'avons pas à examiner Ies imputations que les Colons
ont faites à P'intendant Marbois. Eles sont étrangéres. à Fobjer
de ce rapport, ct nous n'avors d'ailleurs sOUS les yeux 28w
cune des pirèces str lesquelies Ofr a cherché à les appuyer.
Isufit de dire que malgré Vintimité de ses Haisona avec la
Luzeriie, lcs accusateurs de ce dernier, qur témoignérent one
grande haine contre Marbois, n'osérent pas néanmoins transformer err accusation directe contre lui lcs zeprochos or'Rs
lut firent dans cette accusation. Enlin, le chevalierde Proisy, 9conunissaire aur classes, qui reinplaça provisoirement Fintesdant , sur Ie refas de F'ordonnateur Jauvain, ne fE pas dificulté d'adopter les comptes quie Marbais avoit préparés pour la /
dernière aunée de son. admninistration, et de Ies publier sous
sa propre garantie (2)-
Le procureur générat Lamardelle, qui avoit tant encert
2 Susdicextrait, p. G
a Stat dçs finanecs de St.-Domingue poan 1783 n par 1o
Paiy: U. 3 et esiva
F'ordonnateur Jauvain, ne fE pas dificulté d'adopter les comptes quie Marbais avoit préparés pour la /
dernière aunée de son. admninistration, et de Ies publier sous
sa propre garantie (2)-
Le procureur générat Lamardelle, qui avoit tant encert
2 Susdicextrait, p. G
a Stat dçs finanecs de St.-Domingue poan 1783 n par 1o
Paiy: U. 3 et esiva --- Page 86 ---
(#78 )
Fanimadversion
populaire, et à qui la
tout attribuoit Ia
province du Nord sursuppression de son
crut Pas plus en sireté
conseil-supérieur, , ne se
quclque temps, soit dans que Marbois, Après s'être caché
parties de la
son habitation, , soit dans d'autres
Colonie, il Partit aussi pour
après l'intendant.
France, deux mois
S. XIX.
L'expédition de la jeunesse du
Origine des gouverneur Peinier,
Cap laissa dans le cccur du
pompons
9 déja mal prévenu pour la
blancs au profunds ressentimens contre ceux gui la
révolution, de
Port - au- Dominguc. Ils auroient bien mérité de
dirigeoient à SaintFrince.
cloges de tous les amis de la
leur pays et obtenu les
détruisant des institutions
liberté et de la justice, si, en
peuple à l'exercice de
tyranniques, ils eussent rappelé le
percevoir
ses droits: : mais on ne tarda pas à
qu'ils avoient de tout autres vucs.
s'apqui marchoit du Cap contre
L'attroupement
Prince
l'intendant, arriva au
après son départ.
observa
Port-auque l'ordre
Iy
une discipline si
public ne fut point troublé : mais
exacte,
ville, , les chefs, parmi
en quittant cette
du Cap,
lesquels se trouvoient plusieurs électeurs
répandirent une quantité d'exemplaires de leurs
qu'ils avoient fait
cahiers
imprimer, et qu'on n'avoit point
auparavant. L'extravagante supériorité
connus
grands
que s'y arrogeoient les
planteurs sur les autres blancs, étoit de
lever tois les esprits, quand bien même
nature à souexcités par l'exemple de la
ils n'auroient pas été
fut
révolution de France.
générale (1).
L'indignation
La majorité des habitans du Port-au-Prince
de la domination du comité
étoit déja lasse
que les électeurs lui avoient
I Extrait des registres de la députation de
du 21 décembre 178y, p. 7.
St.-Domingue séance
s, étoit de
lever tois les esprits, quand bien même
nature à souexcités par l'exemple de la
ils n'auroient pas été
fut
révolution de France.
générale (1).
L'indignation
La majorité des habitans du Port-au-Prince
de la domination du comité
étoit déja lasse
que les électeurs lui avoient
I Extrait des registres de la députation de
du 21 décembre 178y, p. 7.
St.-Domingue séance --- Page 87 ---
(79,)
d'une fois on avoit demandé quc les membres en
laissé. Plas
le peuple : le comité avoit jusqu'alors
fussent nommés par
centaines d'hommes se raséludé cette demande. Plusieurs ils étoient animés par la
semblèrent pour aller le dissoudre;
des cahiers des électeurs du Nord, et peut-être
publication
du
qui se cealisa
excités sous main par ies agens gouvernement, blancs contre le
avec les petits
souvent à Saint-Domingue révolution. Le comité parvint non
Parti qui y dirigeoit la
les
en promettant que
isans peine à dissiper ce rassemtlement, procéder à des éleccitoyens seroient bien:ôt convoqués pour
néanmoins qu'un
tions régulières. La convocation n'eut lieu
après : mais les partisans du gouvernement, qui
certain temps
d'effroi que le peuple lcs prévoyoient avec encore plus
de cet événement
entions des grands planteurs, 3 profitèrent
d'habitans du
attacher à leur parti un grand nombre
pour
Ces derniers formèrent une espèce de corpoPort-au-Prince.
rôle dans les troubles de
ation qui a joué depuis un grand
blancs,
: on la désignée sous le nom de pompons
a Colonie
de cette couleur que ses membres
cause de l'ornement
le
doit
Sa coalition avec gouvernement
portoient au chapeau.
aux chefs du parti qui diriaire pressentir qu'en s'opposant autant
put, les progrès
geoit la révolution, 9 elle en arrêta,
qu'elle
de l'ordre
uniquement du maintien
out en paroissant s'occuper
fut de
dans la
ocial. Un de ses premiers travaux
préparer sénéchaussées,
Colonie des assemblées politiques 2 formées par
cela
uivant les anciens usages, en se conformant, autant que
à l'édit du 24 janvier 1789, sur la nomination
teroit possible, États- Généraux (1). Mais ce mode antique
les députés aux
des
de la Corporation Nazionale , séant aa Port1 V.I Pextrait régistres
au-Prince, du 8 novembre 175y.
F 4
iers travaux
préparer sénéchaussées,
Colonie des assemblées politiques 2 formées par
cela
uivant les anciens usages, en se conformant, autant que
à l'édit du 24 janvier 1789, sur la nomination
teroit possible, États- Généraux (1). Mais ce mode antique
les députés aux
des
de la Corporation Nazionale , séant aa Port1 V.I Pextrait régistres
au-Prince, du 8 novembre 175y.
F 4 --- Page 88 ---
f 8o)
ent pet de succès dars la province
même de FQuest
*. XX.
Dans cetle du Nerd, qui étoit
Erablisse- de la colonic
toujouzs la plus considérable
ment de P'aspar sa population, sen commezce et la
semblée
sa capitaie, depuis même
le
grandeur de
prom naize
que Cap n'étoit plus le
vinciale du
du gouvernement
siége osdiNord,
direction,
* P'esprit public auzoit pris une meilleure
sans. les malheurzux préjugés de
cation des cahiers des électeurs
Fesclavage. La publiavoit achevé de discréditer le
prétendu comité provincial (4); mais pressentant de bonne
la diminution prochaine de son crédit, il
heure
voqué (2), lors de Ia
avoitlurmème conpublication des cahiers, les
paroisses de son.
différentes
assembkée
département, pour nommer des députés à une
provinciale qu'ilyavoit indiqnée au Cap. Eile fios
sassemblée, dès le premior novembre
y
elle Ee fut eit pleine
178g, en majorité; mai
activité, et le comité
SCS fonctions gu'à la fin du meis
provincial ne cessa
(3). Plusiears des membres
plus infuengans de ce comité, qui avoient
Ics
tion des cabiers de
concouri à lar rédaeNord, avoient été nommés à Yassembkée
provinciale, sur-tout dans, la vile du Cap: : tels étoient
Daugy P
* La phupart des dérails énoneés dans les
ne sont point établis par dies pièces quatre derniers paragiaphrs
consignés doas, des. mémoires
authenriques ; niais is Strè
pnisqu'iis
qui n'omt pas die paroitre
sont écxits. par dos hommes qui défeniloient 3uspects ax,
préjugds eotoniaux. Dizerses
fortenient ks
nidces
indications, qui se trouvent dans des
authentiques., confirment d'ailleurs les prinsipnx faits.
xY. ie discours de Gatterear à lassemblée de
Cap, de 28 octobre 178), et l'orrèté du comiré
Ia commune àx
dns xovembre suivant.
provincial luimtze,
2 Extrait des. registres dudit
3, Extreit des,
comité, 9 dic * octobre 178g.
registres de Fessemblée prouinciale, she 3aneverakue
aplon
entiques., confirment d'ailleurs les prinsipnx faits.
xY. ie discours de Gatterear à lassemblée de
Cap, de 28 octobre 178), et l'orrèté du comiré
Ia commune àx
dns xovembre suivant.
provincial luimtze,
2 Extrait des. registres dudit
3, Extreit des,
comité, 9 dic * octobre 178g.
registres de Fessemblée prouinciale, she 3aneverakue
aplon --- Page 89 ---
(8:)
de la Chevalerie,
tous
Tremondrie, 9 Bacon
Auvray, etc., qui
ont joué un rôle important dans les troubles de Ta colonie
s voulurent sans doute laisserle temps à l'indignation populaire,
rès-prononcée contre ces cahiers, de se caliner, cl ils en vinrent
: bout par le double rôle qu'ils jouèrent comme membres du
;omizé ou de l'assemble provinciale. Le lendemain de la téunion de cette assemblée, Auvray fit au comité ia motion cxpresse
lte les cahiers d'instruction 7 qui se ressentoient, (disoicil, de
Técar de géne et d'oppression dans tequetils avoient été rédigés,
* fussent supprimés comi me inuciles : tous objets relatifs à Fa lén
* gistation des colonies devant étre réglés par les assemblécs provinciales >. Cette motion fut accueiliie ( comme contenant
P l'expression du sentiment particulier de chacun des membres >,
L'arrêté fut publié et imptimé ().
Le même jour le comité enyoya une députation à l'assemblée
provinciale, pour demander à être remplacé. L'assembléc Finvira
t continuer SCS fonctions jusqu'a ce qu'étant régulièrement consituée, elle pit le réorganiser. Le mérne jour encore, Fassemblée du Nord se constitwa provisoirement, ( et sur fa motion de
lc
€
> la plupart des députés du Cap, portant que veu géncral2 de leurs commettans étoit que toutes personnes qui avoiens
fussent
Passemblie
- signé Ie cahier de doléances,
exclus de
$
ladite assemblée devant respecter le chais fait par Ics paroisses
> de la campagne, 2 et ne pouvant acquiescer à la motion formés,
cahiers do2 a donné zcte anx membrcs signataires desdits
de
P léances, du désaveu qu'is formoient dus centenuaudit cakier,
* Quclques indications semblent annonee: quils turent dlus par des
parvisses de la compagne.
* Exeroit des registres du comité provincial, du 2 novenbre. Voyes
ausst celui du 6 du méme mois,
> de la campagne, 2 et ne pouvant acquiescer à la motion formés,
cahiers do2 a donné zcte anx membrcs signataires desdits
de
P léances, du désaveu qu'is formoient dus centenuaudit cakier,
* Quclques indications semblent annonee: quils turent dlus par des
parvisses de la compagne.
* Exeroit des registres du comité provincial, du 2 novenbre. Voyes
ausst celui du 6 du méme mois, --- Page 90 ---
(8 82 )
> erde la renonciation expresse qu'ils faisoient à
le
>
comité à former; et pour consacrer le premier acte composer de
> pouvoir au voeu de toute la dépendance, ladite assemblée son
> déclaré proscrire ledit cahier de doléances du
a
>> nier, comme
7 janvier derinjurieux aux colons et aux citoyens, et
> à leurs véritables intérêts (1) >. Mais
contraire
rieur
par un arrêté posté-
(2), rendu sur la motion de Tremondrie lui-même
trois autres signataires des cahiers,
et de
l'assemblée, en rejetant la
renonciation des signataires comme inadmissible, déclara
n'avoit entendu
gu'elle
prononcer aucune proscription ni exclusion
contre eux : sans s'inquiéter au surplus de contrevenir au principe
qu'elle venoit de rappeler, elle s'efforça de donner le
l'indignation
change à
publique, en ( déclarant incapable d'étre
> tant au nombre de ses membres qu'à la formation du admis,
>9
comité
provincial, l'auteur des articles dudit cahier de doléances
D qui avoient donnélieu à cette proscriptions. Cet
ne nomme pas 2 étoit, dit-on, lun des députés de auteur,qu'on
le marquis de Rouvray. Enfin, l'Assemblée du St-Domingue,
de former un nouveau
Nord, au lieu'
comité, se déclara permanente
arrêté
du 30 novembre : elle arrêta en même
par
vincial seroit relevé
temps que le comité propar un bureau qui seroit installé par deux
commissaires de l'assemblée. Elle désspprouvoit si
la
duite du comité,
peu conqu'elle chargea ses commissaires de lui
ses remerciemens ( pour le dévouement
porter
> il s'étoit livré aux fonctions
généreux avec lequel
pénibles et continues
> térêt public et la tranguillité de la
que l'indépendance lui
S. XXI. > voient >.
prescriSes premiers Au milieu de toutes
travaux.
ces intrigues, l'assemblée du Nord avoit
1 Extrait des registres de Passemiblée
du
2 Extrait des registres susdits,
provinciale, 2 novenbre.
, du 18 norembre. --- Page 91 ---
( 2e 83 1 )
d'abord les bornes de ses pouvoirs
lu moins paru reconnoitre Le jour même de sa constitution
lans la souveraineté nationale. serment de fidélité à la nation,
vrovisoire (1), elle avoit prèté
fit
le même serment aux troupes
la loi et au roi : elle prèter dernières et les chefs milict aux autorités civiles. Ces
ie ligne
pour la révolution que les
aires n'étoient pas mieux disposés
n'en verra
dans la métropole : on
que
gens du gouvernement
mais ils avoient été étourdis des
rop de preuves dans Ia suite;
ouvelles de ce qui se passoit en France (2).
,
vrovisoire (1), elle avoit prèté
fit
le même serment aux troupes
la loi et au roi : elle prèter dernières et les chefs milict aux autorités civiles. Ces
ie ligne
pour la révolution que les
aires n'étoient pas mieux disposés
n'en verra
dans la métropole : on
que
gens du gouvernement
mais ils avoient été étourdis des
rop de preuves dans Ia suite;
ouvelles de ce qui se passoit en France (2). T'assemblée du Nord, égarée par son amMalheureusement,
l'établissement de la liberté publique
ition , au lieu d'employer à
suivirent son
instans de la faveur populaire qui
es premiers
s'emparer de tous les pouvoirs,
installation, ne songea qu'à
utile. Elle étoit alors dirigée,
ans s'occuper d'en faire un usage
plusieurs de
convint
elle-mème (3), par
omme elle en
depuis
coloniale. furent ersuite les meneurs de l'assemblée
eux qui
membres
elle déclara que
Tinviolabilité de ses
(4);
Elle prononça
du Nord résiles pouvoirs et la volonté de la dépendance
dés:
dans la personne
doient entièrement et exclusivement
elle déclara en meme temps que personne ne pourdéputés :
raison des troubles qui
roit être inquiété ni poursuivi pour
la suite que ces
avoient eu lieu jusqu'à ce jour, ni pour
avoir hors de la dépendance prenant,
troubles pourroient
et protection
en tant que de besoin, sous sa sauve-garde
1 Extrait des registres du 2 novembre 1789. du 18 novembre
2 V. la lettre de Vincent à Passemblée provinciale,
789, et la relation de la fête du 6 janvier 1790. du 11 novembre
3 Voyez SOn adresse à T'assemblée nationalo 1
1790. Extrait de ses registres du 2 novembre. --- Page 92 ---
(8)
ceux de sCS citoyens qui pourroient être inquiétés
> de ce (7) >,
pour raisoa
Les motifs de conciliation et de paiz
zaroient
rendre
publique 2 qui seals
pu
excusable une telle entrepzise sur la souveraineté nationale, n'étoient point ccux qui dirigeoient l'assemblée du Nord. Elle avoit sur-tout
pour objet, dans cette
disposition, d'empêcher que ses membres ou ses
ne
fussent poursaivis pour les excès qu'ils avoient commis partisans
ct ati
au Cap
Port-an-Prince, fors de T'expédition de Bacon de la Chevalerie; mais elle He renonçoit pas à inquiéter ceux qui
roient encourir son animadversion. Aussi
pourmistie ( les accisés détenus ès
excepta-t-clle de Fam
prisons de la
D
dépendance de
Nord, et Les personnes prévenues par Za voie
* quiseroient
admises
publigue
toujours
à se justifier devane Passeniblée
A et à qui elles pourront demander
sauf-conduit, si elles
y que bien soit>. C'est dans les mêmes
avisen
vues que maintenan
provisoirement les anciennes autorités dans Fexercice de leur
fonctions pour assurer la tranquillité
elle
e ecs autorités le
publique,
arrêta qu
pourroient donner aucun ordre
w la sûreté générale, ou tendant à
concernan
> liberté,
de
priver un citoyen de Si
que
concers apec le comité provincial (2)>
Bientôt Fassemblée s'occupa d'une nosvelle
railices, à Pimitation des
réorganisation de
gardes.-nationales de
la combinant de manière à les
France, mais c
sition (3).
la tranquillité
elle
e ecs autorités le
publique,
arrêta qu
pourroient donner aucun ordre
w la sûreté générale, ou tendant à
concernan
> liberté,
de
priver un citoyen de Si
que
concers apec le comité provincial (2)>
Bientôt Fassemblée s'occupa d'une nosvelle
railices, à Pimitation des
réorganisation de
gardes.-nationales de
la combinant de manière à les
France, mais c
sition (3). Elle s'atiribua
mettre absolament à S2 dispo
ersuite la dirzetion de toates les caisse
publiques, sous prétexte de les
surveiller, sans distinguer cell
I Extroit desdits segistres du 3. 2 Ièid,
3 Extrait dedit registre du 38 noyctabrea. --- Page 93 ---
(85)
qui servoient aux besoins pacticuliors de la province ou des
municipalités, d'avec celles qui avoicnt pour objet la dépense
genérale de Ta colonie et de la marine qui la protégeoit (4)-
Enfin elle déclara par des arrêtés formels, qu'elle avoit essentiellement le pouroir législatif, et le pouvoiremécutifquand
les circonstances exigeoient qu'elle P'eccergat ; CIS un mot s
qu'elie avoit ( la plénitude des pouvoirs dans tout ce qui coIcernoitle régime intérieur de la province (2) )
L'un des premiers usages qu'elle fit de ses usurpations, fit
T'ordonner, sous les pcines les plus sévètes, que les livres,
Srochures, manuscrits, estampes ou gravures arrivant dans
es ports seroient visités, et ne pourroient être vendus qu'avec
2 permission (3).
Un tel cnvahissement de pouvoirs n'étoit pas mieux calculé $. XXII.
pour assurer l'ordre public que la libcrté des citoyens. Vaine- Ses démélés
aent l'assembléc provinciale autorisa-t-elle la formation de avec les adcomités paroissiaux, dont les commandans de quartier seroient ministrateurs
et le conscilaembres nés (4) : cet amalgame de l'ancien et du nouveau ré- supéricur.
ime perpétua l'anarchie. Les administrateurs de la colonic ne
nanquérent pas sur-tout de l'attribuer à ces changemens. Ils
ontestèrent aussi à l'assemblée unc partie dcs posvoirs qu'elle
'arrogeoit : celle-ci prit un nouvel arrèté (5) K pour les déclarer
responsables envers la nation et le roi des désordres qui pourR Extrait desdits registres 2 des 25 novembre et 22 décembre
b8y.
2 Exirait desdits registres da 4 janvier 1790.
3. Extrait desdits registres du 7 décembre.
4 Extrait desdits registres dit 3 norembro,
5 Extrait des registres du 24 novembre.
voirs qu'elle
'arrogeoit : celle-ci prit un nouvel arrèté (5) K pour les déclarer
responsables envers la nation et le roi des désordres qui pourR Extrait desdits registres 2 des 25 novembre et 22 décembre
b8y.
2 Exirait desdits registres da 4 janvier 1790.
3. Extrait desdits registres du 7 décembre.
4 Extrait desdits registres dit 3 norembro,
5 Extrait des registres du 24 novembre. --- Page 94 ---
86 )
> roient résulier de leur négligence ou inaction
) concernoit >. Le
en ce qui les
gouverneur Peinier lui reprocha à son tour
plusieurs de ces entreprises comme contraires à la souverainete
nationale ct aux premicrs décrets de l'assemblée
L'assemblée
constituante
provinciale se défendit entr'autres, , par cette
raison, ,. que les députés de Saint-Domingue n'étoient étrange
à l'assemblée nationale
pas encori
quand ces décrets avoient été rendus. Ai
surplus, le gouverneur lui-même respectoit si
peu les décret
nationaux, qu'il n'avoit pas encore prêté ni fait
prêter au
troupes qu'il avoit auprès de lui, le serment civique. L'assem
blée du Nord se prévalut avec beaucoup d'avantage de cett
circonstance : clle finit par déclarer ( qu'elle ne le reconnoîtro;
) plus pour dépositaire du pouvoir exécutif, tant
> pas satisfaità cette obligation (1)* >.
qu'iln'auro;
Des difficultés plus séricuses encore s'élevèrent entre l'assem
blée du Nord et le Conseil supérieur
qui siégeoit auprés d
gouvernement au Port-au.F Prince. Le tribural, qui ne voyo
pas avec plus de satisfaction q"e ceux de France lcs progrès d
la révolution, pressentit, d'après la marche de l'assemblée d
Nord, qu'elle ne tarderoit Pas à rétablir le Conseil supérieur C
cette province, dont la suppression y avoit été si mal vue
sur-tout au Cap: il voulut prévenir cet événement, s'il éto
possible, en se hâtant de mécornoitre l'autorité de l'assemble
du Nord, dès l'origine. L'assemblée venoit de
nommer un suj
1 V. la lettre du président de l'assemblée du Nord, à Vinceni
commandant de la province, et la réponse de cclui-ci, du 18 déc emb
178) : la lettre de Vincent à Peinier dudit jour, la
Peinier du 19; les lettres de Peinier à I'rssemblée du Nerd, réponse d -
29 décenibre et 3 janvier; les réponses de l'assemblée du
30 décenbre ct7j janrier saivant.
Nord,d
nommer un suj
1 V. la lettre du président de l'assemblée du Nord, à Vinceni
commandant de la province, et la réponse de cclui-ci, du 18 déc emb
178) : la lettre de Vincent à Peinier dudit jour, la
Peinier du 19; les lettres de Peinier à I'rssemblée du Nerd, réponse d -
29 décenibre et 3 janvier; les réponses de l'assemblée du
30 décenbre ct7j janrier saivant.
Nord,d --- Page 95 ---
(87 )
des droits municipaux de la ville
à la place vacante de receveur
jusqu'alors au Conseil
du Cap, dont le choix avoit appartenu reconnoitre le choix de
supérieur. Ce tribunal ne voulut point
A peu près
provinciale, qui fit installer son protégé.
l'assemblée
le substitut du procudans le même temps elle fit emprisonner une mission de sa
reur-général, qui étoit venu remplir au Cap
mesurés contre
compagnic, et à qui l'on imputoit des propos peu
l'assemblée provinciale (1).
la
du Cap, consultant plus sa passion que
Le conseil supérieur
annula tous ces
dans les circonstances,
mesure de son pouvoir
du Nord de s'immiscer dans
actes, et fit défenses à l'assemblée
de plus en plus la
ladministration (2). Cet acte d'antorité prouva
qui
le prononçoit et des administrateurs
foiblesse du corps qui
lcs habitans mêmes
paroisoientlappuyer; ; il fut désapprouvé par
du Port-au-Prince.
So XXIII.
saisit avidemert cette occasion pour
L'assemblée provinciale
- Rétablissede sa dépendance à la juridiction mentduconpoustraire tout le territoire
en rétablissant celui seil supérieur
du conseil supérieur du Port-au-Prince s'
L'arrêté qui du Cap.
du Cap >" comme ayant été illégalement supprimé. l'arrêt du conseil supé-
'ordonna ainsi, déclare en même temps
séditieux et nul, déclare les juges qui
ieur du Port-au-Prince du crime de lèse-nation , et comme
Y ont coopéré coupables
l'entrée de la
interdit à toujours
els, ennemis publics, 2 leur
Enfin l'assemprovince du Nord, et les vouc au mépris (3).
1 Méme arrêtédu 4 janvier 1790 2 etc.
du conseil supérieur du Port - au - Prince, 7
21 Extrait des registres
lu 29 décembre 178g.
provinciale du Nord, du 4
3 Extrait des registres de Passembléc
anvier 1790.
Y ont coopéré coupables
l'entrée de la
interdit à toujours
els, ennemis publics, 2 leur
Enfin l'assemprovince du Nord, et les vouc au mépris (3).
1 Méme arrêtédu 4 janvier 1790 2 etc.
du conseil supérieur du Port - au - Prince, 7
21 Extrait des registres
lu 29 décembre 178g.
provinciale du Nord, du 4
3 Extrait des registres de Passembléc
anvier 1790. --- Page 96 ---
88 )
blée du Nord ne reconnoît aucune borne à
ses
cet
azrété : elle y dit expressément
pouroirs dan
que l'entreprise commis
parle conseilsupérieur C est exactement du même ordre
> entreprise pareille qu'oseroit commettre
qu'un
> du
une cour supéricur
reyaume, s en2 citant devant elle l. dssemblée
>> et mérite la méme
nationale
punition. >
Peu de jours après, le nouveau conscil
fut installé
supérieur du Ca
sans difficulté sur la nomination que l'assemblée
Nord fit provisoirement de ses membres, sauf la
<
du roi. L'installation fut
confirmatic
accompagnée d'une fête pour
il est remarquable qu'on choisit le 6
Jaquel
alors le jour des Roir, Aussi le
janvier, qu'on appel
commandant du Cap, Car
befort, et tous. les oficiers du
de
rurent-ils s'entendre à
régiment
ce nom 2 y P
merveille avec l'assemblée
ils fraternisèrent de la manière la plus amicale provincial
sident, le fameux Bacon de la
avec son p:
Chevalerie, 2 tant les vrais pr
cipes populaires étoient peu ceux qui animoient les artisans
Rant d'émeutes qu'on vouloit faire avouer par la révo'
tion ().
Le conseil supérieur du Port-au-Prince, après avoir
d'inutiles mémoires en France pour se plzindre de l'assemb enve
du Nord, fut réduit à regarder comme ane faveur la mise
liberté-du substitut de son procureur-général,
blée voulut bien enfin accorder.
que cette 25st
$. XXIV.
Les deuxautres
Assemblée
provinces suivirent successivement Texem
électorale et de celle du Nord. Dans telle de lOuest, qui étoit la réside
comité de de l'administration, les nouveaux établissemens
POuest.
se formè
plus lentement, etn'osèrent pas autant entreprendre sur 1
E Relation deda journée du 6janvier 1790.
procureur-général,
blée voulut bien enfin accorder.
que cette 25st
$. XXIV.
Les deuxautres
Assemblée
provinces suivirent successivement Texem
électorale et de celle du Nord. Dans telle de lOuest, qui étoit la réside
comité de de l'administration, les nouveaux établissemens
POuest.
se formè
plus lentement, etn'osèrent pas autant entreprendre sur 1
E Relation deda journée du 6janvier 1790. --- Page 97 ---
(89)
forité de l'ancien
gouvernement. Le prétendu
cial, qui avoit admis à ses séances le
comité provinse soutint jusqu'à la fin de 1789, gouverneur Peinier (1),
habitans du Port-au-Prince
malgré les réclamations des
faites
et les invitations
aux communes du
vagues qu'il avoit
fut qu'au çommencement département de
de se rassembler. Ce ne
toutes les paroisses se réunirent janvier 1790 que lcs députés de
tèrent même de se constituer dans cette ville. Ils se conteaqui délégua T'administration en simple assemblée
la
ou plutôt la surveillance électorale,
province au comité du
de toute
ganisé : mais, avant de se Port-au-Prince, 3 nouvellement réorde Peinier la
séparer, clle obtint enfin du
prestation du serment
comte
par les troupes de la province
civique, tant par lui que
(2).
L'assemblée discuta ensuite les
pouvoirs des
Saint-Domingue ct leurs
députés de
cet
opérations. Des
objet un rapport qui fut adopté commissaires firent sur
vinrent que ces députés avoient été par l'assemblée. Ils conpar une coalition de quelques
claudestinement nommés
nationale les avoit
propriétaires: : mais l'Assemblée
étoient
reconnus 5 et, suivant le
comportés de manière à mériter
rapport, ils s'y
tans de Saint-Domingue, Les
Tapprobation des habireconnoîtré en les
commissaires proposérent de les
engageant à continuer
Fespondance la plus suivie
d'entretenir la corcolonie.
avec les corps populaires de la
La province du Sud, dont la
position rendoit les communiS. XXV,
1 Voyez ses arrêtés dès 28 ct
Assemblés
: 2 Extrait desi registres
30 octobre 1789.
du Sud,
12, 13et 14 janvicr de l'assembléc des électeurs de
1790.
l'Onest, des
Rapport de Garran-Coulen,
engageant à continuer
Fespondance la plus suivie
d'entretenir la corcolonie.
avec les corps populaires de la
La province du Sud, dont la
position rendoit les communiS. XXV,
1 Voyez ses arrêtés dès 28 ct
Assemblés
: 2 Extrait desi registres
30 octobre 1789.
du Sud,
12, 13et 14 janvicr de l'assembléc des électeurs de
1790.
l'Onest, des
Rapport de Garran-Coulen, --- Page 98 ---
(90)
cations avec celle du Nord
nière à
beaucoup moins actives, fat la der4
s'organiser : son assemblée
Cayes que le 15 février
provinciale ne s'installa aux
1790. A l'exemple de celle du
elle prit divers arrêtés
Nord,
pour s'attribuer la disposition des finances., sous prétexte de les surveiller; elle établit même
capitation de 30 sous par- -chaque nègre esclave,
une
aux dépenses des nouvelles institutions
pour subvenir
(1).
S. XXVI.
L'établissement de ces assemblées provinciales facilita beauRejection coup celui d'une assemblée coloniale c'étoit
du plan mi- de l'ambition de
;
le grand. objet
aistériel d'asceux qui dirigeoient la révolution, sur-tout
semblée CO- dans les provinces du Sud et de l'Ouest. Le peu d'accord
Lonialc.
toutes les nouvelles institutions faisoit sentir
de
d'un
par-tout le besoin
centre commun et d'une aulorité qui piit les tenir en harmonie. On avoit à
Saint-Domingue, comme en France 3 une
juste méliance des agens du pouvoir exécurif, qui avoient
manifesté leur
déja
éloignement pour la révolution : on auroit dd
voir ce centre d'autorité dans l'Assemblée
de tous les pouvoirs
la
constituante, revêiue
que souveraineté nationale peut déléguer. Mais au lieu de recourir à cette Assemblée, des ambitieux
voulolent rivaliser avec elle : ils vouloient que la colonie fit
régic par ses propres lois., et les préjrgés des colons sur le
maintien de l'esclavage leur donnoient à cet égard une force
immense.
Sans donte, la correspondance des grands propriétaires résidans en France, > et des députés de la colonie à l'Assemblée
nationale, eut aussi une grande infuence sur cette détermina4
tion , quelque mécontentement qu'edt excité le. plan ministéricl
1 Extrait des registres de l'assemblée proyinciale du
des
et 20 férrier 1790,
Sud, 18
maintien de l'esclavage leur donnoient à cet égard une force
immense.
Sans donte, la correspondance des grands propriétaires résidans en France, > et des députés de la colonie à l'Assemblée
nationale, eut aussi une grande infuence sur cette détermina4
tion , quelque mécontentement qu'edt excité le. plan ministéricl
1 Extrait des registres de l'assemblée proyinciale du
des
et 20 férrier 1790,
Sud, 18 --- Page 99 ---
(91)
de convocation envoyé par le club Massiac. Ce n'est pas la
première fois qu'un sysième généralement desapprouvé fit naitre
l'idée d'en substituer un autre sur le même objet. Il est trèsvui, du mo'ns, que personne ne voulut suivre le mode de
convocilion prescritpar le ministre la Luzurne.
Indépendumment des limites étroitcs que ce plan de convocation donnoit aux pouvoirs de l'assemblée
S. XXVII,
coloniale, en
la mettant dins la plus grande dépendince du
des Incer.spuon
ministère, un lettusde
incident particulier souleva tous les esprits. Un des duplicaia lai Luzerne.
adressés à Peinier par la Luzerne arriva par la voie du Cap;
l'assemblée du Nord, Fleine de défance contre to"t ce
venoit du min'stre, et sans doute aussi prévenue
les dé- qui
par
putés de Shirt Domingue, intercepta ce paquet, et se permit
d'en faire T'ouverture. Elle y trouva, avec le projet de convocation, une lettre confidenticlle de la Luzerne aux administrateurs : il les engageoit a à infuer , par la voie de la persua-
> sion, surl'opinion des membres qui composeroient Tassemblée
3 coloniale, pour prévenir ou modére:la chaleur des esprits (I)>.
Cette lettre fut publiée, avec le plan du ministre, dans toute
la colonie par l'assemblée du Nord; ; Pun et l'autre
comme on
exciterent,
devoit s'y attendre, beaucoup de méconientement.
Dans le même temps il arrivoit de France une multitude de
procurations envoyées par les grands propriétaires quiy résidoient, pour se faire représenter à l'assemblée coloniale.
elles se
Comme
rapportoient toutes au plan de convocation dressé
par.
1 Extrait particulier des registres de la société des colons
réunis à Paris, P. 38.
français
G 2
Pun et l'autre
comme on
exciterent,
devoit s'y attendre, beaucoup de méconientement.
Dans le même temps il arrivoit de France une multitude de
procurations envoyées par les grands propriétaires quiy résidoient, pour se faire représenter à l'assemblée coloniale.
elles se
Comme
rapportoient toutes au plan de convocation dressé
par.
1 Extrait particulier des registres de la société des colons
réunis à Paris, P. 38.
français
G 2 --- Page 100 ---
(92)
ia Luzerne et que les membres du club Massiac l'avoient
particulièrement avoué en se chargeant de l'envoyer dans la
colonie, 3 et y joignant même des instructions
l'exécution,
pour en faciliter
Ces procurations et les instructions partagèrent l'improbation générale que la lettre du ministre avoit
l'on n'y eut absolument
inspirée, et
aucun égard. L'assemblée du Nord
en particulier déclara dans une lettre à la députation de SaintDomingue, ( qu'il éloit évident que le comte de la Luzerne
> n'avoit soulevé contre elle le grand nombre des colons
> dans en France, et même
résiquelques - uns des membres de
> cette députation, que pour profiter de cette cruelle
>
et. sacrifer plus aisément les deux
division, 3
partis au maintien
)) despotisme ministéricl
du
(1) ).
La dénonciation du ministre la Luzerne, faite parla
de Saint-Domingue, fut approuvée
les
députation
par
éleéteurs de T'Ouest
et parl'assemblée provinciale du Nord. Les électeurs désavouèrent
la conduite du club Massiac; ils arrêtèrent de cesser toute
correspondance avec lui. L'assemblée du Nord alla plus loin
Dans le systême de suprématie
encore.
qu'elle s'étoit
avoir déclaré nuls les
attribuée, après
ponvoirs envoyés par les
la province résidans en France, elle leur
propriétaires de
ment à ceux qui composoient le
ordonna, et notamconciliabule de Thôtel Massiac,
* Ces, procurations, dont le modèle fut
de pouvoir, la liberté de choisir imprinié, laissoient au fondé
pour électeurs
bon
seinbleroit: t pourvu néanmoins qu'ils fussent
qui
lui
a ayanfun bien en culture, avec vingt nègres propriétaires planteurs,
3), propriété de la valeur au- moins de
recensés, ou ayant une
>> colonie. >>
100,000 liv., numéraire de la
1 Extrait des registres :02 de la société des
et 41.
colons frangnis, P. 31
R 1
imprinié, laissoient au fondé
pour électeurs
bon
seinbleroit: t pourvu néanmoins qu'ils fussent
qui
lui
a ayanfun bien en culture, avec vingt nègres propriétaires planteurs,
3), propriété de la valeur au- moins de
recensés, ou ayant une
>> colonie. >>
100,000 liv., numéraire de la
1 Extrait des registres :02 de la société des
et 41.
colons frangnis, P. 31
R 1 --- Page 101 ---
(93)
dans la colonie dans le délai de huit mois, oit
de se rendre
K des pouvoirs illid'envoyer à leurs fondés de procuration
leur renonils seroient tenus d'insérer
> mités, dans lesquels
des
directement ou indirectement
> ciation formelle à se méler
cet effet, soit
de la colonie, et à s'assembler pour
> intérêts
dans la colonie même, et ce SOuS
> audit hôtel, ou ailleurs que
de leurs rede
att profit de la province ,
>> peine confiscation,
ultérieures qu'il appar-
) venus , et sous telles autres peines
> tiendroit. >
confiance de Passemblée du
Telle étoit att surplus l'étrange
enjoignit aux
Nord dans Pétendue de ses pouvoirs, < qu'elle
de rester auprès de P'Assemblée
> députés de la province
ordres
la
recevoir les instructions ou
que
> nationale pour
leur faire
protestant
> colonie seroit dans le cas de
passcr,
être faites concernant
>
conire toutes motions qui pourroient
de la colonie;
et la constitution particulière
> le régime
assemblées
et
c'est aux seules
provinciales
> déclarant que
de régler Pun et Paxcoloniales qu'appartient le droit
> tre (1).
de choses, les esprits étoient bien éloignés S. XXVIIL.
Dans un tel état
les assemblées des Convocation
d'adopter le plan proposé; il fut rejeté par
de Passemde la colonic (2). Leurs arrêtés furent motivés blée colonia
trois parties
de la part du gouvernement pour un le, suivantun
sur le défaut de pouvoir
autte mode.
des
de Passembléc du Nord, du 22 janvier
1 Extrait
registres
1790. Arrêtés du comité de St.-Marc, du 27 décembre 178); de l'as2
du Nord, du 17 janvier 1790 5 et de Passemblée
semblée provinciale
Droyinciale du Sud, du 21 du même mois.
G3
êtés furent motivés blée colonia
trois parties
de la part du gouvernement pour un le, suivantun
sur le défaut de pouvoir
autte mode.
des
de Passembléc du Nord, du 22 janvier
1 Extrait
registres
1790. Arrêtés du comité de St.-Marc, du 27 décembre 178); de l'as2
du Nord, du 17 janvier 1790 5 et de Passemblée
semblée provinciale
Droyinciale du Sud, du 21 du même mois.
G3 --- Page 102 ---
(94)
parcil acte, véritablement législatif dans ses dispositions 5 sur
les droits de la colonie, compromis
par l'organisation
fiante de l'assembléc
enfin
insignicoloniale;
sur divers inconvéniens
qu'on reprochoit au plan du ministre. Lorsqu'en le
pour règle le gouverneur Peinier convoqua l'assemblée prenant coloniale pour le 15 mars 1790, l'assemblée du Nord déclara cette
convocation e nulle, illégale > rendue sans pouvoirs, attenD tatoire aux lois constitutionnelles des sociétés
politiques, aux
> droits de la colonie et à ceux de ses assemblées
> en particulier, insidieuse ct tendante à maintenirle provinciales
>> arbitraire. >
pouvoir
Bientôt les trois provinces se concertèrent
nouvcau mode : elles
pour adopter un
acceptèrent celui qui fut proposé par
l'avemblée provinciale de l'Oucst (r). Suivant ce plan, les
députés devoient être nommés directement dans les assemblées
primaires de chaque paroisse, par lcs citoyens qui y étoierrt
domiciliés depuis un an, et contribuables. On n'admettoit
personne à voter Pir procurcur. Le nombre des députés étoit
beaucoup plus considérable que le ministre ne Pavoit
on avoit tâché de le proportionner à la
réglé;
popularion de
:
province il étoit de quatre-vingts
le
chaque
pour Nord, de soixantequatorze pour l'Ouest, et de cinquante-huit seulement
le Sud; ce qui faisoit une totalité de deux
pour
membres.
cent douze
On crut ne devoir point former l'assemblée aut Port-au
Prince,
parce qu'on supposa qu'elle seroit moins libre sous les
yeux
1 Extrait des registres de l'assemblée
et 19 février 1790.
provinciale du Sud, des 18 --- Page 103 ---
(95)
du gouvernement (1). Le lieu du rassemblement fut indiqué a
Saint Marc, qui est dans le mêmc département. Tous les
députés devoient s'y réunir le 25 mars 1790 ; enfin les pouvoirs de leurs commettans devoient être gérsraux, indéfinis et
illimités. On imposoit seulement aux dépuiés Pob igation de ne
recevoir du gouvernement aucune place 2 grace ou faveur, durant
le cours de dix années 3 à moins d'un con entement exprès de
l'assemblée coloniale 3 ou > à' son défaut, de l'assemblée provinciale oi le député auroit son domicile.
1 Note sur Ia lettre du ministre la Luzerne, du 27 septembre
1789.
G i
gérsraux, indéfinis et
illimités. On imposoit seulement aux dépuiés Pob igation de ne
recevoir du gouvernement aucune place 2 grace ou faveur, durant
le cours de dix années 3 à moins d'un con entement exprès de
l'assemblée coloniale 3 ou > à' son défaut, de l'assemblée provinciale oi le député auroit son domicile.
1 Note sur Ia lettre du ministre la Luzerne, du 27 septembre
1789.
G i --- Page 104 ---
(96)
CHA P,I T R E III
DE létat des hommes de
couleur durant la même
S.I.
époque.
Non - ad- LA nécersité de
mission des
compléter l'Assemblée
fait
constituante avoit
dépurés de
sdmettre, presque sans cxamen, 3 les députés
couleur à présentés au nom de la colonie de Saint
qui s'étoient
P'Assemblée tous les vices de leur élection.
- Domingue, 2 malgré
constituante.
On savoit bien
Point eu de lettres de conrocation
qu'il n'y avoit
blancs sculs avoient
pour la colonie 2 que les
procédé à cette nomination
ces biancs cux-mêmes, les
5 que, parmi
dans des assemblécs
grands plarteurs seuls l'avoient faite
grand
clandestines : mais le desir de consacrer lej
principe de l'unité de l'empire par l'unité de la
tation nationale l'avoit
représenvoit
emporté sur Ces irrégularités. On
pas même été arrêté par l'inconvénient
n'ade voir dans P'Assemblée
encore plus grand
jugés,
nationale des hommes pleins de
qui, personnellement intéressés
préau maintien de
et chargés par leurs commettans- de le
T'esclavage,
ter de nouveaux ennemis de la liberté defendre, devoient ajougothique de convocation
à ceux que le mode
des Etats-Généranx avoit
les représentans du peuple. On n'avoit
placés parmi
poirt été arrêté
considération que de tels hommes
par 1a
a toutes les mesures qu'on
s'opposeroient nécessairement
sort de leurs
pourroit Prendre pour améliorer le
esclaves, en attendant qu'on en prononçit l'affranch'ssement. L'Assemblée
dité des
constituante, entrainée par la rapiévénemens, faisoit tout ce qu'elle pouvoit faire cn
mettantsous sa main le gouvernail des colonies, comme celui
poirt été arrêté
considération que de tels hommes
par 1a
a toutes les mesures qu'on
s'opposeroient nécessairement
sort de leurs
pourroit Prendre pour améliorer le
esclaves, en attendant qu'on en prononçit l'affranch'ssement. L'Assemblée
dité des
constituante, entrainée par la rapiévénemens, faisoit tout ce qu'elle pouvoit faire cn
mettantsous sa main le gouvernail des colonies, comme celui --- Page 105 ---
(97)
Elle assuroit à elle ou à ses successeurs les
: la métropole.
dans
oyens de réparer un jour les outrages faits à Phumanité
nouvel hémisphère. Pour l'avantage même de ceux qui y géissoient dans les fers, l'essentiel étoit de donner de la stailité à la représentation nationale, ct d'en établir l'autorité
ar tout l'empire.
Mais s'il falloit encore ajourner pour les infortunés nègres
exercice des droits que la nature leur avoit donnés comme
leurs maitres, les bons esprits se demandoient déja pourquoi
de couleur, libres, propriétaires, conu moins K les hommes
été électeurs
tribuant aux charges pabliques, n'avoient pas
(1) >. S'ils n'avoient pas pour
et n'étoient pas représentés
ux la possession , les blancs ne l'avoient pas davantage, puisue les colonies n'avoient jamais été appelées aux Etats-Geéraux : on sait que CCS assemblées avoient été interrompucs
vant que les colonies eussent acquis quelque consistance.
i des colons blancs s'étoient assemblés, ce n'avoit pu être
vertu du droit naturel : or ce droit si légitime > lcs
ju'en de couleur l'avoient comme eux 5 et suivant les lois
1ommes
suivant le Code Noir lui-mème, ils
positives de la colonie,
Mais
levoient jouir des mêmes prérogatives que les blancs.
riches et plus répandus, tenoient 2
es grands planteurs, plus
les
par les rapports dont ils s'étoient vantés, aux personnages
plus distingués de la cour et de la ville ; ils tenoient même
ansi, qroiqu'ils n'en eussent rien dit, aux premiers capitalist.s de la finance et du commerce : ils avoient eu bien plus
de
êire au courant de ce qui se passoit en France,
moyens pour
1 Quatorzième jettre du comte de Mirabean à scs, comettans,
p.6.
2
es grands planteurs, plus
les
par les rapports dont ils s'étoient vantés, aux personnages
plus distingués de la cour et de la ville ; ils tenoient même
ansi, qroiqu'ils n'en eussent rien dit, aux premiers capitalist.s de la finance et du commerce : ils avoient eu bien plus
de
êire au courant de ce qui se passoit en France,
moyens pour
1 Quatorzième jettre du comte de Mirabean à scs, comettans,
p.6. --- Page 106 ---
(98) )
ou de ce qui s'y projetoit ; ils avoient
envoyer dans la
eu plus de moyens pour
métropole leurs
rent à leur tour de grandes
mandataires; et ceax-ci euclamations, pour les faire facilités pour y publier leurs réSCS
entendre successivement
ministres, aux notables, et aux
au roi, i
les élémens des Etats-Généraux. trois ordres qui formèrent
Des députés des hommes de couleur
moins aussi à P'Assemblée
se présentèrent néanétoient munis des
constituante pour les représenter. Ih
pouvoirs
qui se trouvèrent en France à particuliers de ceux d'entre eux
que fat un tel mode d'élection cette époque. Quelque irrégulies
qui avoient été élus de
, les députés de la
cetie manière
Martinique
cette ile résidans à Paris
par les colons blancs de
du pemple
s siégeoient parmi les
(1); mais les hommes
représentans
tout devancés par les blancs,
de couleur avoient été
et
pardéja assez affermie
l'Assembiée constituante
pour sentir la
éleit
ses opérations de ces formes
nécessité d'investir désormais
tenir l'ordre
qui sont nécessaires
public et la stabilité des
pour mains'en prévale aussi trop
lois, quoique
mations naturellement souvent pour repousser des T'intrigue réclajustes. Sans
plus reconnoître dans l'Assemblée doute, on ne devoit pas
hommes de couleur
nationale des députés
du
que des
de
des
clergé : mais il auroit falla représentans
la noblesse et
colonies n'eussent
Pour cela que les blancs
pas envoyé des
des
décrets chargèrent le comité de députés particuliers. Divers
port sur la demande des hommes vérification de faire un rapde couleur. Ce
rapport, qui
1 V. lP'extrait des registres de la
21 décembre 178), imprimé dans députation de
duj
St-Domingue,
P. ct 12.
laffaire de Morean de St.-Méxy,
it falla représentans
la noblesse et
colonies n'eussent
Pour cela que les blancs
pas envoyé des
des
décrets chargèrent le comité de députés particuliers. Divers
port sur la demande des hommes vérification de faire un rapde couleur. Ce
rapport, qui
1 V. lP'extrait des registres de la
21 décembre 178), imprimé dans députation de
duj
St-Domingue,
P. ct 12.
laffaire de Morean de St.-Méxy, --- Page 107 ---
(99)
hdoit à leur accorder deux députés, fut bien préparé par le
mité; maisil ut encces-ive nent ajourné sous divers prétextes,
n'a jamais été fa't. Bi-ntôt on abusa de cette circonsee, non porr confondre les droits des hom.nes de couleur
d's blancs dans une représentation commune 2 mais pour
h mmes de couleur; bientôt ils se
voquer en dout: ceuxdes
rent réduits à Ci sser de s'rccuper des députés qu'ils avoient
défendre la droit de concourir désormais à des
us, pour
et de voter avec les blancs dans les
ections ommunes,
semblées primaires qui se formeroient à l'avenir (1).
des hommes de
II fautl'avouer, cette députation particulière
puleur étoit ent opposition avec tous les principes que TAsmblée constituante établissoit sur P.bolition des priviléges, et
nié de la représentation nationale : elle étoit même en opdes droits
réclamoient si justement.
psition a rec l'égilité
qu'ils
être
les honmes de couleur auroient di
bur
conséquens 1
mplament demander la nullité de la nomination des députés
cela seul
n'avoient été élus
: Saint - Domingue > pour
qu'ils
ue par les blancs : ou si des considérations d'ordre public
ur eussent imposé silence à cet égard, ils auroient dû songer
niquement à s'assurer l'exercice de leurs droits pour l'avenir,
ans offrir, par cette prétention particulière 2 un prétexte à leurs
dversaires de coniester leur droit en lui-même. Mais, 2 dans les
remiers mois de notre révolution, les principes de la repréentation nationale étoient encore mal connus, et PAssemblée
des élémens les
onstituante elle - même étoit composée
plus
tréguliers, puisque la moitié des membres qui la formoient
1. Notice des principaux décrets par Camus 2 n*, XX, art. ITI.
étention particulière 2 un prétexte à leurs
dversaires de coniester leur droit en lui-même. Mais, 2 dans les
remiers mois de notre révolution, les principes de la repréentation nationale étoient encore mal connus, et PAssemblée
des élémens les
onstituante elle - même étoit composée
plus
tréguliers, puisque la moitié des membres qui la formoient
1. Notice des principaux décrets par Camus 2 n*, XX, art. ITI. --- Page 108 ---
100 )
avoient été nommés par les électeurs du
noblesse.
clergé et de
S. II.
Une aufre circonstance
DuClub des hommes de
qui sembioit d'abord favorable
Amis des
conleur , Ie contribua
a
Noirs.
cux des préventions. Il s'étoit
pas peu à donner con
société d'Amis des
formé à Paris en 1787 u
établies
Noirs, à l'imitation de celles
en grand noubre depuis
quis'étoir
terre et en Amérique
que'ques années en Ang
malheurcuse de
pourlamelioration du Sort de cette par
infortuné
l'espèce humzine. Elle avoit été fondée
Brissot de
par
lution, s'étoit fait Warville, qui, long-temps avant la rév
sintéressé
connoitre par un zèle ardent, et plus .
justice que politigue 2 pour la cause de la liberté et
(4). Elle étoit
de
l'ett été
beaucoup moins nombreuse
sans donie, si les événemens
qu'eile
curopéenne n'eussent
politiques de la Fran
pas absorbé, pour ainsi dire,
générala 5 mais elle
l'attenti
bres par le mérite suppléoit au petit nombre de ses mei
et la répuiation de
I! nous saffira de nommer
plusieurs d'entre et
de la révolution
quelques-uns de ceux que les
ont fait
orag
Pation, les
disparcitre avec SOn fondateur,
Mirabeau, les Clavière, les Condorcet
premiers travaux avoient
(2). Let
beaucoup servi à
volution, en açcoutumant
préparer notre 1
objets
l'esprit national à se diriger vers
politiques et la liberté,
Ses succès dans l'opinion
publique, favorisés par la diffusi
I V. sa Théorie des lois criminelles
recueil STr le même objct, SE3 autres
: inprimée en 1781 ; S
les libellistes.
onerages 2 et sa réponse à toj
2V. la liste des membres
Nuirs,
composant la société des Amis d
, en açcoutumant
préparer notre 1
objets
l'esprit national à se diriger vers
politiques et la liberté,
Ses succès dans l'opinion
publique, favorisés par la diffusi
I V. sa Théorie des lois criminelles
recueil STr le même objct, SE3 autres
: inprimée en 1781 ; S
les libellistes.
onerages 2 et sa réponse à toj
2V. la liste des membres
Nuirs,
composant la société des Amis d --- Page 109 ---
2. 101 )
lumières et cettc fermentation générale qui faisoit mdris
tous les fruits de la liberté, troublèrent la séapidement
ité des colons. Ils communiquérent leurs alarmes au grand
abre de ceux que des rapports d'intérêts récis oul prétendus
choient à leur cause. On craignit d'être obligé de traiter
C humanité des êtres pour lesquels on n'avoit pas même les
font multiplier dans les fermes les animaux domcsIs qui
hes en raison du besoin. On craignit d'être obligé de renoncer
etteinfanc traite des nègres, qui, comme toutes Ics spéculaet viles, cffre quelquefois dans la grandeur des
hs coupables
fits une espèce de dédommagement pécuniaire des risques
on y court et de la honte qui y est attachéc. On craignit
n, car les tyrans ont aussi lcur prévoyance, d'être obligé
renoncer à l'esclavage même, 2 quoique les Amis des Noirs
ssent à peine encoreentrevoir un parcil but dans leurs plans les
s étendus de philanthropic. Mais, par un défaut de jugement
cette inquiète prévoyance des tyrans ne dissipe presque jaS,- on crut ne pouvoir prévenir des résultats si redoutables
ens s'opposant à tout ce qui tendcitià établir quelques rapports
blancs et leurs esciaves. On ne
justice ou d'hamanité entre.ies
point que le seul moyen de conjurer. les orages qu'on reitoit étoit de se préterrà Timpulsion donnée vers la liberié;
i falloit céder insensiblement aux réclamations de la justice 2
lon n'avoit pas aysez. de vertu pour les prévenir 5 qu'en
lant maintenir la tyrannie dans touterson. étenduc, on en
Itiplioit nécessairement les implarables.ennemis; qu'on dont à ccux-ci la force terrible du désespoir qui fait tout oser;
l'arme de la calomnie,si dangereuse dans les premiers
mens,. s'émoussep parl'usage qu'on enfait, ,ct que dans Ce siècle
lumrèresle triomphe de Phumanité et de la justice doit être
sez. de vertu pour les prévenir 5 qu'en
lant maintenir la tyrannie dans touterson. étenduc, on en
Itiplioit nécessairement les implarables.ennemis; qu'on dont à ccux-ci la force terrible du désespoir qui fait tout oser;
l'arme de la calomnie,si dangereuse dans les premiers
mens,. s'émoussep parl'usage qu'on enfait, ,ct que dans Ce siècle
lumrèresle triomphe de Phumanité et de la justice doit être --- Page 110 ---
(102)
10 ou tard amené par celui de la
raison et de la véti
S. III.
Les amis des noirs avoient embrassé
Sas réclama. couleur. Ils la défendirent
la cause des hommcs
tionsp pourles des droits sont
avec beaucoup de force; mais qua
hommes de besoin de
incontestables, celui qui suppose
(
couleur.
preuves, > se met toujours dans une
qu'ils
vantageuse. Les habitans de
situation dé
des
Saint-Domingue, ceux
plantations, , ceux qui étoient
qui y avoi
nègres, saisirent
intéressés à la traite 4
habilement les
voit avoir avec celle de
rapports que cette cause Pr
l'esclavage, Les députés
mingue, en dignes mandataires des
de Saint-I
ceux des autres
senis blancs, plusicurs
crièrent
colonics, les membres du club
qu'on vouloit
Massiac > S
perdre nos
par une philanthropie mal
plantations et le comme
des Amis des Noirs la entendue; ils prétérent à la soci
dépravation et la
pable : Parce que les Amis des Noirs perfidie la plus cc
les philanthropes
avoient été précédés
au cabinet
d'Angleterre > ils les accusèrent d'être ven
corrupteur d'une mation rivale.
facile de voir que leurs
Il étoit néanmd
bien plus de ceux des principes républicains se rapprochoj
philanthropes des
s'élevant contre la traite,
Etats-Unis, qui,
que de ceux du
> professoient aussi l'égalité des droj
aristocratiques gouvernement britannique, fondé sur les I
préjugés, Les grands
proposérent ces imputations
planteurs et leurs parti:
leurs, dans
atroces s que rien
>
des papiers publics qui étoient à n'appuyoit d'
dans leur correspondance
leur dispositi
pamphlets
tres-étendue, et dans une mulitude
fusion
qu'ils répandoient par-tout avec la plus
et comme l'exaltation des
grande I
esprits les rend facile
* Les registres et les comptes de
donnent à cet égard des détails curieux. Padministration du club Mas
Il ayoit dans tcutes
leurs parti:
leurs, dans
atroces s que rien
>
des papiers publics qui étoient à n'appuyoit d'
dans leur correspondance
leur dispositi
pamphlets
tres-étendue, et dans une mulitude
fusion
qu'ils répandoient par-tout avec la plus
et comme l'exaltation des
grande I
esprits les rend facile
* Les registres et les comptes de
donnent à cet égard des détails curieux. Padministration du club Mas
Il ayoit dans tcutes --- Page 111 ---
(103 )
dans les temps de révoluticn ; comme des
ppter les soupçons de trahison semblent en quelque sorte
emples trop fréquens
enfin beaucoup des Français
tifier cette méfiance ; comme
encore revenus de cette prévention
Curope n'étoient pas
l'esclavage
htre les mulitres, si bien calculée pour.maintenir les hommes
très
se forma contre
noirs'; un parti
puissant
occupée d'ubjets plus
couleur. L'Assemblée constituante,
les fils de l'intrigue
éraux, n'eut pas les moyens de déméler
atteinte
s'ourdi-soit autour d'elle pour porter cette grande
jégalité des droits.
même S. IV.
auteurs de toutes ces manceuvres n'avcient pas
Emissaire du
Les
calomnies l'aveuglement que la passion
ar excuse dans leurs
durant tout le cours Club Massiac
souvent. Lorsqu'ils répandoient, 2
en Anglee
ne trop
la société des Amis des Noirs cerre.
l'Assemblée constituante, que
ils étoient
linstigation du gouvernement anglais,
gissoit qu'a
de la fausseté de cette imp utation. Il: en
mement convaincus
les recherches les plus soigneuses.
ient acquisla preuve après
à Londres son
clab Naisiac envoya effectivement en 1790
inforprésident, le comte de Guiton > pour prendre des
sociétés des Amis des Noirs de ce pays-là. Guiton
ions sur les
il s'aboucha avec les prin-
:omporta en habile négociateur:
un langage mixie (*)3 il se çonaux d'entre eux en parlant
comme dans nos villes de commerce,
ies de Saint-Domingue il 7 adressoit des caisses pleines de ces
correspondans a qui
n'étoit
mieux
ts oi la liberté du genre humain en général
pas
celle des hommes de conleur et des Noirs en parée que
lier.
de ( plusieurs amis des
J'ai tiré, dit-il, ces renseignemnens
ni la véritér
joirs, en parlant un langage mixte, qui ne co: npromeeroit
moi,et qui, en conservantles moyens de me faire connuitre pour
ue il 7 adressoit des caisses pleines de ces
correspondans a qui
n'étoit
mieux
ts oi la liberté du genre humain en général
pas
celle des hommes de conleur et des Noirs en parée que
lier.
de ( plusieurs amis des
J'ai tiré, dit-il, ces renseignemnens
ni la véritér
joirs, en parlant un langage mixte, qui ne co: npromeeroit
moi,et qui, en conservantles moyens de me faire connuitre pour --- Page 112 ---
1 104)
vainquit qu'iln n'y avoit rien que de pur et
vues. Sa lettre est beaucoup
d'honnête dans le
en entier,
trop longue pour être insérée
quelque curieuse qu'elle soit : il suffira d'en don
quelques fragmens. Guiton y parle d'abord des
les amis des noirs ont prises
mesures
Jement
pour défendre leur cause au P
d'Angleterre ; ili indique comme leurs
seurs MM. Sharp, Slade
plus ardens déf
3 Clarkson,
le doct
Price, le docteur
Wilberforce,
Priestley ct lord
l'on en excepte M.
Stanhope; c'est-à-dire
sincèrement
Wilberforce > tout ce qu'il y avoit de
attaché à la cause de la liberté en
I
l'envoyé du club Massiac les traite-t-il
Angleterre. A
avec le mépris
diplomates ont pour les hommes de bien qui n'ont que
lumières et de la probité,
que
a Ces détails, dit-il, me sont donnés
> ils sont si pleins de leur
Par eux-mémes;
objet, qu'il m'est
> y vont de bonne foi (c'est-à-dire,
démontré 9
> suasion de réussir à faire
avec le desir et la t
abolir la traite,
> pertes énormes qui cn résulteroient ind-pendamment
>) national, et pour celui de
pour leur comme
5 l'agitation de
Liverpool en particulier ), et
cette grande guestion n'est
> du gourernement, n'est
point une intri
point zun piege nous
>. pour nous priver d'un
qui
été te
3 si bien
commerce que toates les nations sai
apprécier pour l'entretien de leurs colonies. >)
>
Ce M. Sharp est regardé ici comme le
> lanthropie
père de la;
négrophile, et il néglige un commerce
D considérable, à la tête
il
de fer t
duquel est né, et qui lui donne
>> ce que je suis, m'a ménagé les
>> epêtres de la liberzé: témoin la hommages et la confance a
2 ici.> C'est le respectable
lettre de M. Sharp, > que je
Granville- Sharp qu'il jouoit indignen
> inté
M. Sharp est regardé ici comme le
> lanthropie
père de la;
négrophile, et il néglige un commerce
D considérable, à la tête
il
de fer t
duquel est né, et qui lui donne
>> ce que je suis, m'a ménagé les
>> epêtres de la liberzé: témoin la hommages et la confance a
2 ici.> C'est le respectable
lettre de M. Sharp, > que je
Granville- Sharp qu'il jouoit indignen
> inté --- Page 113 ---
(105 )
à la traite des nègres, pour ne s'occuper qué
> intérêts directs,
la civilisation de ces
dc leur sort, et de
) de l'amélioration
de trente ans qu'il a commiencé ses
> hommes. IL y a plus
lui tout seul contre
eux, et
a soutenu
)
démarches pour
qu'il
tribunaux de ce
entier des
et les
)
le corps
jurisconsultes vouloit rendre libre contre
> pays la cause d'un esclave qu'il
et
est venu à bout de faire affranchir. Depuis
> son maître, qu'il
les
et ilm'adit
de tous nègres,
a ce temps, il a étéle patron
plus de quinge oil seize par juge-
> cn avoir fait affranchir
C'est, crois, Z872 homme de bien, , qui pense
> ment légal.
je
c'est un systématique > un
ce
dit et écrit; ;
> et quisent qu'il
instruit, un vrai duc de la Roche-
> rève-creux, un imbécille
et écocru retrouverle député philanthrope
> foucauld; ; ctj'ai
fatras de
je Pai vu au milieu de son
paperasses,
> nomiste, , quand
et de sa canrenversée, de ses lunettes
> de sa bibliotheque
> didité.
notoire ici
M. Pitt s'est intéressé à
)
. Il est bien
que
le
des
et
M. Wilberforce, qui en a été plus
> la cause nègres, que
intime mais il est
ardent défenseur au parlement, 2 est son ami
;
>
lc ministre ne vouloit qu'une loi d'hu-
> également notoire que
et c'est ce
le
et non une abolition,
) manité dans transport,
a
(1).
3 que le parlement prononcé
de couleur, négociatcurs moins habiles que. S. V.
Les hommes
fait à Paris des démarches bien Démarches
lc comte de Guiton, avoient
divi- des hommes
prévenir entre lcs blancs et eux ces
au
plus franches, pour
d'entre eux, decouleur
sions dont ils prévoyoient le danger. Quelques-uns
club Massiac,
et l'avocat au conseil Dejoly, leur défenseur, se transportèrent
de Guiton d M. M. ;les Colons frangais réunis d Phôrel
I Lettre
Massias, du 18 août 1799.
H
Rapport de Garran-Goulon,
- des hommes
prévenir entre lcs blancs et eux ces
au
plus franches, pour
d'entre eux, decouleur
sions dont ils prévoyoient le danger. Quelques-uns
club Massiac,
et l'avocat au conseil Dejoly, leur défenseur, se transportèrent
de Guiton d M. M. ;les Colons frangais réunis d Phôrel
I Lettre
Massias, du 18 août 1799.
H
Rapport de Garran-Goulon, --- Page 114 ---
(106) )
plusieursfois au club
et l'engager par les Massiaspour le prévenir de leurs
considérations les
démarches,
puyer Ils offrirent même,
plus ( touchantes à
donner
par
lesapune partie de leurs droits amour pour la paix, d'abanse restreindre à jouir du droit de les plus incontestables, et de
timité, Toutes leurs
cité, au second degré de
C qu'une simple prétentions furent rejetées;-le club
légiréunion de
>
vant avoir.
colons hors de Jeur
répondit
un caracière
il
Pays ne poudiscuter, et qu'il lui sembloit légal, ne lui étoit pas possiole de
de couleur ne
que les demandes des
semblée
pouvoient être que de la
hommes
coloniale réguliliement
compétence d'une asLa
convoquée sur les lieux. >
morgue la plus ineoleste
verbal de l'une des séances du accompagna Çe refus. Le
sieur
club Porte
procèsRaimond, homme de couleur,
qu'on a fait eairer le
étant assis, il s'est
3 et que tous les membres
manière.
approché du bureau, et a parlé de
cette
$. VI,
Tandis
Outragesfaits
qu'on contestoit en France
aux hommes couleur, on les violoit de la
les droits des hommes de
de couleur à Domingue. La justice
manière la plus atroce
dans
en étoit
à SaintStDomingue.
ce pays-là, qu'ils
néanmoins si
furent d'abord admis évidente, > même
plusieurs assemblées primaires
sans dificulté dans
velles de la révolution
qui se tinrent aux
(2) : mais à peine les premières noumeneurs des blancs
I Procès - verbal des séances
colons résidans à Paris, du 26 de la société
l'assemblée
août 1789. Extrait correspondante du
des
1789. Débats descolonslibres des
et propriétaires de couleur, procès-verbal du
de
Colonies, tome III,
, > même
plusieurs assemblées primaires
sans dificulté dans
velles de la révolution
qui se tinrent aux
(2) : mais à peine les premières noumeneurs des blancs
I Procès - verbal des séances
colons résidans à Paris, du 26 de la société
l'assemblée
août 1789. Extrait correspondante du
des
1789. Débats descolonslibres des
et propriétaires de couleur, procès-verbal du
de
Colonies, tome III, Aveu de Sonthonax
p. 84, etc.
septembre
197. Corrospondauce et des colons, tome I des
et 48.
secrète des dépités de
Débats > p. 99-et
Salat-Domnge, P. 47 --- Page 115 ---
(107)
eutent-ils le temps de SC concerter,
par-toat. Ils voulurent
qu'ils les en exclurent
pber de porter la cocarde néme, dans divers endroits, lcs empê
les administrateurs de la colonie nationale. Il failut un ordre formel
pour les y autoriser
Par-tout ils furent exclus
(1).
ités qui se formèrent
(*) des comités et des
plus
dans chaque
municipaforte raison, des assemblées commune. Iis lc furent, à
toloniale qui eurent lien dans la provinciales et de Passemblée
:es exclusions sans se
suiie. Par-teut ils
soulever,
supportérent
cur cause, et de celle de
attendant tout de la justice de
nouvemens que la fête
1Assemblée constituante. Lors
Saint-Miarc
pour l'abolition de la
des
au mois d'octobre
féodalité occasionna
ouleur, qaivirent délivrer les :789, quclques hommes de
turent qa'il en devoit être de même prisonniers blancs pour dettes,
toient détenus. Ils les firent sortir des mulâtres, dont deux
lancs lesremirent en
comme les autres : mais
prison, en rendant les
les
esponsables de leur détention.
hommes de couleur
Dans lc mêmé
ap la nouvelle mois, un pamphlet venu de France
eiller
fsusse que Morcau de
répandit au S.
au conseil
VIr,
lectorale
supérieur de cette ville, Saat-Hienty, ex-cor- Exçès comde Paris, dont il étoit
avoit fait à l'assemblée mis au
ux Etats-Généraux
membre,la motion de demander ceatre les Cap
outoient qu'il étoit Taffanchissement en
des nègres ; des
amis de Mo-
-
agitateurs
eau. frére Arthaud, correspondsnce pour cet objet avec
reau Sainca
médecin du roi, le négociant
son Merry.
Gauvain
I Lettre de Fr. Raimond,
aimond avec ses frères. P. 5 de la
* Deux
Correspondance de Julien
lle des d'eutre cux furent admis d'abord
Cayes dans la province du Sud
au comité de la seule
ag-tomps.
; mais on ne Ies y laissa
pas
H 2
frére Arthaud, correspondsnce pour cet objet avec
reau Sainca
médecin du roi, le négociant
son Merry.
Gauvain
I Lettre de Fr. Raimond,
aimond avec ses frères. P. 5 de la
* Deux
Correspondance de Julien
lle des d'eutre cux furent admis d'abord
Cayes dans la province du Sud
au comité de la seule
ag-tomps.
; mais on ne Ies y laissa
pas
H 2 --- Page 116 ---
(108-)
son allié, et quelques autres
doient leurs nègres
Personnes qui,
pour ne rien
disoit-on, venforme sur la place; arrache
perdre, Un attroupement se
promène sur un âne dans toute Arthaud de son domicile, et le
lace. Il trouve le
la ville aux huées de la
moyen de se sauver dans
popuParticulier ayant hasardé quelques
une maison : un
vais traitemens 2 est mis à sa représentations sur ces maucorrespondans de Moreau
place. Les antres
de
prétendus
ces outrages
Saint - Merry
que par une Prompte fuite. On brala n'échappèrent à
Mont-Archer l'effigie du négociant
sur la place
Dans une assemblée
Gauvain et d'un notaire.
octobre,
générale des habitans du
3 il fut question dc mettre
Cap, tenue le
de l'autre (1).
à prix la tête de l'un et
Le sénéchal du Cap,
commandant, furent les seuls quelques autres magistrats, et le
mer les esprits. D'autres
qui firent des efforts pour calde
lettres avoient annoncé
Saint-Merry étoit nommé à
que Moreau
et que quatre émissaires des l'intendance de
amis
Saint-Domingue,
samment
des noirs arrivoient
pour soulever les esclaves.
incesla nouvelle de l'insurrection
C'est alors qu'on répandil
des ateliers
toute la ville sous lcs
le
de la Plaine > qui niit
signalés le 23, le comité armnes 21. Sept navires ayant cte
pour aller à bord mettre les provincial nomma vingt commissaire:
les conduire au comité
scellés sur les malles des
pour être
passagers
émissaires des soi-disant
interrogés, et rechercher lc
l'ordre, en Cas que Moreau philanthropes. de
On assure qu'il donn:
Saint-Merry fit à bord de quel1 Extrait des registres de la
décembre 173, (dans l'affaire de députation de St.-Domingue, du 2
at suiy.
Moreau de
Salut-3leny), P. 5
commissaire:
les conduire au comité
scellés sur les malles des
pour être
passagers
émissaires des soi-disant
interrogés, et rechercher lc
l'ordre, en Cas que Moreau philanthropes. de
On assure qu'il donn:
Saint-Merry fit à bord de quel1 Extrait des registres de la
décembre 173, (dans l'affaire de députation de St.-Domingue, du 2
at suiy.
Moreau de
Salut-3leny), P. 5 --- Page 117 ---
(109) )
des bàtimens. , de le pendre à la vergue. On employa
qu'un
ne firent- rien découvrir,
trois jours à ces perquisitions, qui
doute bien
mais on n'en avoit pas moins
comme Cn s'en
(1):
les esprits, et la ville du Cap fut plus d'un mois à la
exaspéré
firent alors leur expédition contre
merci des agitateurs, 2 qui
l'intendant.
couleur restèrent tranquilles au milieu de S. VIII.
Les hommes de
Assassinar de
toute la colonie ils étoient soumis aux Ferrand de
tous ces mouvemens; par
autorités nommées par. les blancs. Ceux du Petit-Goave présen- Baudières,au
aux blancs de cctte commune, Petit Goave.
tèrent néanmoins une pétition
gui étoient alors réunis pour nommer leurs députés à P'assemplée électorale de l'Ouest : ils n'y demandoient point l'égalité
Hes droits, mais seulement quelques améliorations à leur état,
la faculté de s'asscmbler pour envoyer un
: particulièrement
l'entre eux à l'assemblée de la province. Cette pétition. 2 conçue
excita l'indignation des blancs;
lans les termes les plus modérés;
on arrèta les porteurs de la pétition 3 on lcs força d'en nommer
c rédacteur: c'étoit le sénéchat du lieu, magistrat irréprochaple, quis s'étant fait respecter par les blancs eux-mêmes dans
venoit de recevoir une nouvelle
'exercice de ses fonctions,
de leur confiance ils l'avoient nommé P'un de leurs
preuve
devant
lecteurs. Tous ses titres à l'estime publique disparurent
d'avoir écouté la voix de l'humanité plutôt que celle
e crime
lui-mème lès
"un injuste préjugé. On le força d'interroger
porteurs de la pétition , pour avoir l'aveu de son prétendu délit.
Dès qu'on Teut ainsi obtenu, il fut traîné en prison avec les
Mémoire de Moreau de St-Merry. Extrait des registres de la
de St.-Domingue sur! le mème objet, séance du 21 décembre
éputation
789,.p.3, 5,6, 7 ct 8.
H 3
ème lès
"un injuste préjugé. On le força d'interroger
porteurs de la pétition , pour avoir l'aveu de son prétendu délit.
Dès qu'on Teut ainsi obtenu, il fut traîné en prison avec les
Mémoire de Moreau de St-Merry. Extrait des registres de la
de St.-Domingue sur! le mème objet, séance du 21 décembre
éputation
789,.p.3, 5,6, 7 ct 8.
H 3 --- Page 118 ---
( 110) )
pétitionnaires. Le comité eut la
riser des excès
perfidie Oll la lâcheté
dure. On
coupables, en instruisant une
d'auto
ne lui doana
espèce de
venir les habitans
pas le temps de la
procé
de la Plaine au
terminer, cn fit
avec menaces le comité de
Petit-Goave : ils somment
de Baudières. Après
promoncer sur le Sort de Ferrand
la part du comité, Valentin quelques hésitations réeiles ou feintes de
qui a depuis été l'un des de Cullion, qui le présidoi:, ct
assemblée coloniaic,
prétendus patriotes de la
sénéchal
, répond a Tattroupement
première
coupable. On arrache
qu'il croi: le
son, , et, sans égard pour
l'inforiuné vieillard de sa
ses
priboureat, guilni tranche
supplications 3 on fait venir le
dans toute la vilie
pabliquement la téte. Elle
dirent
au bout d'une
futporise
faire grace aux
pique. Ses assassins prétenberté (1).
pétitionnaires en lcs nictiant en liAinsi périt,an niois de
seur des droits de
novembre 1789, le premier
Thomme à
défenrable, dont les amis de Saint-Deningue. Sa mort déplodeuil; annonçoit
Phumanité Porteront
dans
combien ceux
long-temps le
la çolonic songeoient
qui dirigeoient la révolution
a liberté , sur légalité des
pcu à la foader sur la vériable
répandre avant
droits > et queis fots de sang ils
On
qu'elle y fit établic.
feroient
a prétendi depuis jastifier
sous divers
cet
o2
prétestes. Le club
zsrassint, T'ercuse
Bordeaux, que < cct
Massiac écrivoit en
> lcs
événement éloit peut être
1790,
circonstances ). L'un des
jusiifié pai
Sontsonur, qui est du
2ccusateurs de Polvercl el
débats ur
Pelit-Goare,
plaidoyer sur cet objet. II Dauborrteau a lne aux
a dit que Ferrand de Bau3 Débats des colonies,
ere.; tome II, p. 86. tome I, p. 84, :04 , etc., tome II,
lonies.
Mémnoires déposés à la Commission P. 200.
des Co-
être
1790,
circonstances ). L'un des
jusiifié pai
Sontsonur, qui est du
2ccusateurs de Polvercl el
débats ur
Pelit-Goare,
plaidoyer sur cet objet. II Dauborrteau a lne aux
a dit que Ferrand de Bau3 Débats des colonies,
ere.; tome II, p. 86. tome I, p. 84, :04 , etc., tome II,
lonies.
Mémnoires déposés à la Commission P. 200.
des Co- --- Page 119 ---
.
(11)
avoit été interdit et banni pour trois ans de la colonie,
eres
arrêt du conseil - supérieur du Port - au - Prince ; qu'il
ar
de France au mois de septembre, 2 et qu'on le
oit arrivé
d'avoir des relations avec le ministre la Luzerne,
espectoir
la cassation de son arrêt. Un autre de
ui lai avoit promis
du comité
qui éloit alors secrétaire-adjoint
S accusateurs ,
les membres de ce
Senac; a prétendu que
a Petit-Goave,
Ferrand de Baudieres seroit envoyé
pmité avoient arrêté que
être juge, : s'il-y avoit lieu (1) : mais ces allé1 France pour
excuser un tel crime, 3
ations vaines, qui ne pourroient jamais
Ferrand
même dans les mémoires du temps.
: se trouvent pas
de
avec
Baudières avoit eu, à la vérité, des confits jurisdictien
du Port au-Prince, qui avoit rendu contre
conseil supérieur
conseil du roi : mais tout étoit
i un arrèt, depuis cassé au
rminé à cet égard lors de son assassinat 3 et la preuve qu'il
oit l'estime des blancs eux-mèmes à cette époque, résulte
s fonctions auxquelles ils l'avoient appelé.
dès
> un hemme de couleur, S. IX.
On assure que,
auparavant
avoir aussi
de
mmé Lacombe, avoit été pendu au Cap, pour
Supplice 2U
dans laquelle il réclamoit les droits Lacombe
it une pétition au comité,
Cap.
Phomme. Les accusateurs de Polverel et Sonthonax ont paru
ême avouer le fait;mais l'un d'cntre eux, qui ajoué un grand
le dans les troubles des colonies ( Bruley), a prétendu que
crit de Lacombe étoit "incendiaire : et la preuve qu'ili en a
innée, c'est qu'il n'étoit point conçu dans le style des péticommençoit par ces mots : Au nom du Père, du
pns; qu'il
ils et dusaint Esprit (2).
r Débats des Colonics, tome I, p. 199 et 201 ; tome III, P. 8g-,
ocès - verbal du clubMassiac, séance du 2I janvier 1790.
3 Débats des Colonies, tome III,. 73 1 76et77. H 4
'ili en a
innée, c'est qu'il n'étoit point conçu dans le style des péticommençoit par ces mots : Au nom du Père, du
pns; qu'il
ils et dusaint Esprit (2).
r Débats des Colonics, tome I, p. 199 et 201 ; tome III, P. 8g-,
ocès - verbal du clubMassiac, séance du 2I janvier 1790.
3 Débats des Colonies, tome III,. 73 1 76et77. H 4 --- Page 120 ---
(212)
$. X.
Les aufeurs de ces assassinats furent
Assassinat de des lois, et l'on
soustraits à la vengeance
Labadie à
reprocha aux juges du
un
attentat
Port-au-Prince , comme
Aquin.
contre-révelationnaie, les poursuites qu'ils commencèrent contre ceax de Ferrand de Baudières
(1).
produisit son effet ordinaire : elle enhardit les
L'impunit
novembre 1789, le vieillard Labadie,
coupables. Le2
moins
suinommé le vénérable
encore à cause de son âge avancé gge pour la
ses mceurs, fut assailli dans sa maison,
bonté di
troupe de blancs,
à minuit, par uni
ayantà leur tête l'officier de la maréchaussée
On lui reprochoit d'avoir une dopie dc la pélition de
de Baudières, ou d'avoir rassemblé chez
Ferranr
lui quelqeeshommes d
couleur, comme il l'étoit lui-mème,
intérêts. Aprés avoir enfoncé
pour délibéref sur leur
ses portes, on le trouva
un jeune esclave de quinze ans, qui fut tué à
seulave
SCS côtés.
reçut une décharge de vingt-cing
de
Labadi
trois endroits
coups fusil, fut blessé dan
différens, attaché à un cheval, ct
état à trois lieues de son habitation
traîné dans ce
: il
à la
par une éspèce de miracle (2). Ce
n'échappa
mort qu
n'a cessé d'inviter les
vieillard étoit si bon > qu"
hommes de couleur à la
modération. On en a la preuve dans
plus extrêm
y observe que le' caractère de
plusieurs de ses leitres;
son écriture est
gu'il ne tremble plus depuis cette terrible
changé, parc
Les mêmes
épreuve (3).
assassins continuèrent leurs féroces
Dans la suite de la nuit, ils vont chez
expédition
trois autres homme
I Correspondance de Julien
Raimond, p. 41.
Lettre de Labadie, dans la
p. 41. Preuves complètes du
Correspondance de J. Raimond
Débats des
projet d'indépendance, parle mèmc,
Colonies, , tome III, p. 103.
p. 23
3. Ibid. P. 33.
3).
assassins continuèrent leurs féroces
Dans la suite de la nuit, ils vont chez
expédition
trois autres homme
I Correspondance de Julien
Raimond, p. 41.
Lettre de Labadie, dans la
p. 41. Preuves complètes du
Correspondance de J. Raimond
Débats des
projet d'indépendance, parle mèmc,
Colonies, , tome III, p. 103.
p. 23
3. Ibid. P. 33. --- Page 121 ---
(13)
d'Aquin, qui s'évadèrent 5 ils brisent
le couleur du quartier
Ils enlèvent tous les
meubles et insultent leurs épouses.
eurs
Raymond, frère de celai qui a défendu leur
papiers de François
n'y trouvent rien qui puisse
ause d'une manière si honorable,
puisqu'ils n'en
xcuser toutes ces horreurs à leurs propres yeux,
nt rien publié (1)-
dans toutes les parties
se sereient répétées
Ces proscriptions
modération des hommes de
le la colonic, sans l'extrème
toulcur.
formées
les blancs sem- S. XI.
Les nouvelles administrations
pa;
L'assemblée Autresexcès
loient autoriser tous ces cxcès par leurs arrêtés.
contre les
n'admit les hommes de couleur à prèter hommes de
Hlectorale de P'Ouest
qu'en ajoutant couleur.
cserment civique dans toute cetle province,
envers les
la
du respect
la formule générale ,
promesse Verettes
eu le couMlancs (2). Ceux de la paroisse des
ayant fit marà cette indignité, le gouvernement
age de se refuser
de cette même assemblée, une
lhier contre eux, à ia réquisition
Plusieurs furent arrètés
partie du régiment du Port-au-Prince.
les relicha
a bord des vaisseaux de l'Etat : on ne
que
:t déposés
leur faisant faire la promesse solemnelle
ong-temps après, en
d'autres furent emprilaquelle ils s'étoient refusés. Beaucoup
aussi frivoles, et
:onnés pour cC refus, ou pour des prétextes mandés àla barre
les: avoient mis en liberté,
les juges qui
colonie. Toates les lettres qui leur arriHles assemblées de la
roient de France étoient supprimées (3).
de J. Raimond , F. 42. Débats des cclonics,
1 Correspondance
tomeI, P. 104, et tome IIE, P. 103. de POuest, du 21 inai 1790.
2 Arrêté de Passemblée électorale 41. Débats des Colonies, r
3 Correspondance de J. Raimond, , P.
some III, P. 100.
lettres qui leur arriHles assemblées de la
roient de France étoient supprimées (3).
de J. Raimond , F. 42. Débats des cclonics,
1 Correspondance
tomeI, P. 104, et tome IIE, P. 103. de POuest, du 21 inai 1790.
2 Arrêté de Passemblée électorale 41. Débats des Colonies, r
3 Correspondance de J. Raimond, , P.
some III, P. 100. --- Page 122 ---
s. XII.
Les anteurs de
(14)
Instihgacions
tous Ccs excès y
dus colons correspondans de
avoient été
blancs rési- voit dans une
France > et sur-tout Par le club excités par leurs
dair ei gui eut lieu délibération le
de la députation de
Massiac. On
France.
21 décembre
Saint
Moreau de
1789, pour ia
Domingue >
prétendae Simcleary, que durant la
justification de
sée
moiion pour
fermentation
2u Cap, diverses Tafiranchisement des
que sa
représenter
lettres étoient artivécs de nègres avoit caucommne le chef d'une
France peur le
croisoient la
coalition
députation de
d'Améticains
annoncer P'arrivée
Suat-Doningee, et d'autres qui
$. XIIL.
Il paroit
d'émissaires des amis des noirs
Pour
Lettres des aussi
même que les députés de
(1).
dépu ésdeSte
beaucoup contribué à exciter
Sint-Domingue
Doningue. soient les jtistes préventions
ces mouvemens. Ils avoient
cahiers dent ils étoient
que le mode de Icur élection connoisespiroient
porteurs ayoient
et les
outré
sans doute les faire
inspirées contre eux; ; ils
ct en Aattant des
cesser, 1 en témoignant un zele
On voit encore dans préjugés qu'ils
la
partageoient
> avoit suscité la
même delibération,
cux-mémes,
haine
que
> réellement
contre Moreau de
l'écrit ( qui
parvenu au
Saint -
A dépuation
comité du Cap, dans les Merry, étoit
suppléans, (2) >. Le comte de
paguets de lu
reconnut qu'il avoit Magallon, l'un des
cet écrit. Enfin la
particulierement
députésque les députés de diecussion qui eut lieu à cct participé à
de la
Saint Domingue
egard annonce
tournure que cetie
paroissoient assez
> est-i il dit, a commencé affaire avoit prise, ( La
contens
)
avec la chaleur
comme de
révolution , y
coutume, par la
> froidsse sont inséparable de son ége : bientot des jeunesse 2
interposés; ; des avis plus modérés
gens plus
ont été écoutés;
a Délibération de Ia
2 Jaiz, p. derg. députation" de
Sin-tueisep 6.
-
ournure que cetie
paroissoient assez
> est-i il dit, a commencé affaire avoit prise, ( La
contens
)
avec la chaleur
comme de
révolution , y
coutume, par la
> froidsse sont inséparable de son ége : bientot des jeunesse 2
interposés; ; des avis plus modérés
gens plus
ont été écoutés;
a Délibération de Ia
2 Jaiz, p. derg. députation" de
Sin-tueisep 6.
- --- Page 123 ---
(115)
nombreuses, et par conséquent trop
à des assemblées trop divisions par districts ; ces districis
agitéer, ont succédé des
le soin de la chose publique 5
ont rémis à des représentans
des
auront éte appelés
proprictaires-pilanlà, sans doue,
et de la, sans contredit,. sorteurs OIL leurs reprisentans, des résolutions qui assureront
tiront et la sûreté des accusés, et
le salut de la colonie.
effervescence même,
dans la première
. > Onavu, L'ancien comité a été remplacé par une
des actes de sagesse.
Des émissaires assasreprésentation plus lgale de la colonie.
sages sont
les plus
sins sont, arnoncés, et les précautions
et,les livrer
prévenir leurs complots criminels,
prises pour
auroient trop mérité. Et que ne doit-on
au supplice qu'ils calme de la réflexion, d'un peuple qui,
pas espérer, dans le de la liberté et de la colère 2 peut se
dans le premier déiire
conduire ainsi > ?
ennemis des mouveOn voit que ces aristocrates , si grands la liberté, étoient
lorsqu'ils se dirigeoient vers
nens populaires
les excès lorsqu'ils espélès-lors bien loin d'en désapprouver
oient pouvoir en tirer parti.
la réflexion suiraisonnemens finissoient par
Enfin. ces étranges
ésprit ces émeutes étoient
rante, qui montre assez dans quel
précaution
dans l'âutre : K Avec quelque
tirigées d'un hémisphère
n'est pas certaine 2
qu'en adn nette un récit dont Vauthienticité des noirs, et sur-tout pour
quel avertissement pour les amis
desnationale: Si le soupgon d'une proposition
> T'Assemblée
un peuple doux et sage'à
) tructive de la colonie a pu porter
de Pauteur prétendu,
que Pabsence
) un tel degréde désespoir,
innocente cit
sa vic, que sa famille
) ait seule pu conserver
soit sauivéc
pai la fuite,
ééprisepour le coupable, et ne se
que
noirs, et sur-tout pour
quel avertissement pour les amis
desnationale: Si le soupgon d'une proposition
> T'Assemblée
un peuple doux et sage'à
) tructive de la colonie a pu porter
de Pauteur prétendu,
que Pabsence
) un tel degréde désespoir,
innocente cit
sa vic, que sa famille
) ait seule pu conserver
soit sauivéc
pai la fuite,
ééprisepour le coupable, et ne se
que --- Page 124 ---
S que n'en
(n6)
> des résolictions a-onpas à craindresi on
mal
prenoit
> étrecertain
congues et
contre ce peup.
que de
funestes 1 Ne
> Pefrusions de la romthablesdecretn nes
doit-on P:
> colons ! Combien, dernière goutte du. sang esexdeutersisnte des
quepe
)) dispositions
d'après cela, ne
ginéreux et brave
> du 3du montrées dans TAssemblée devons-mousp pas bénir le
> le vou courant, de ne rien statuer sur. les naiionale, , à la séanc
qu'elles manifesteroient
colonics que
Dans une lcttre du
elles-mémes (1) > ! d'apre
grande profitsion dans 12 aodt 1789, qui fut
tout employé
la colonie, les mêmes publiée avcc un
grès de
poar prémunir leurs
dépuités avoien
l'esprit public dans la
commettans contre
qu'ils en redoutoicnt à
métropole, et la
les pro
avis alarmant
Sunt-Donisue
communicatio
d'entre eux que leur avoit donné le D'après on ne sait que
(peut-être celui de la
comle de Magallon,
Merry), ils assuroient
présendue motion de
Tun
> imminent >. Ils
que ( la colonic étoit menacée Morcau St
qui se préparoient, s'uppercevoienr de ressource
d'un péri
provinciale dans que la prompte convocation contre les orage
voient demandée chague dipartemons de Za d'une assembté
au ministre.
colonie, et ils l'aLes lignes qui stivent
Eyrannie
semblent écrites sous
>) de ells-meme. C On estivre de
la dictée de la
Une
liberté,
>
Sain-Domningae.
disentles
le titre d'amis des
société
députés
>
noirs,
d'entionsiautes,
épie le moment
écrit ouvertement
qui ont pris
> vage. Il suffiroit favorable de faire explosion contre nous : clle
> prononcer le
peut-être que nous eussions contre le
l'escla-
>
mot, pour qu'on saisit l'occasion malheur de
fafranchinsement de nos
de
.
négres.
demander
. Ne réveillons
a Ibid. P. IO et II
pas
d'amis des
société
députés
>
noirs,
d'entionsiautes,
épie le moment
écrit ouvertement
qui ont pris
> vage. Il suffiroit favorable de faire explosion contre nous : clle
> prononcer le
peut-être que nous eussions contre le
l'escla-
>
mot, pour qu'on saisit l'occasion malheur de
fafranchinsement de nos
de
.
négres.
demander
. Ne réveillons
a Ibid. P. IO et II
pas --- Page 125 ---
(17) )
mais ne nous laissons pas surprendre. VeillezyenPennemi,
P'Assemblée nationale est trop
core une fois; veillez, car
pouvoir songer à
occupée de l'intérieur du royaume pour
de voler
avertissons de tous côtés Ics Américains
nous. Nous
: sans doute la plupart vont s'emà la défense de leur patrie
de nous qui ies
il' y aura seulement quelques-uns
barquer;
tous puissent se réunir, prenez
suivront. En attendant que
dictera : observez bien
les mesures que votre sagcsse vous arrête les gens suspects, 3
les personnes et les choses; qu'on méme LIBERTÉ est prosaisisse les écrits oit le mot
dans les
qu'on redoublez la garde sur vos babitations ,
noncé ;
attachons les gens de couvilles, dans les bourgs; partout
vont vous arrivers
de ceux qui
leur libres; méfsy-vous
malheurs qu'on n'ait
d'Europe. C'est un de vos plus grands
Pemaussi critique , empécher
pas pu, dans une circonstance
étoient en France : nous
barquement des gens de couleur qui
sur
P'esprit du joxr s'oppose
l'avons demandé au ministre;
notre demande même,
ce poirir à nos desirs. Empècher, sur
comme un acte
des esclaves, seroit regardé
l'embarquement dénonceroit à la nation >.
de violence qu'on
engager leurs
de Saint-Domingue finissoient par
Les députés
l'affzissement de l'esprit public en
onstituans, à attendre de
disoient-ils, chers comrance dc meilleurs temps. K Courage,
continuerons de
ne vous laissez point abattre : nous
patriotes;
vous; c'est tout ce que nous pouvons
faire sentinelle pour
viendra sûrement oi nous
dans le moment présent. Le temps
les esprits S
faire mieux. IL faut laisser refroidir
pourrons
DURERA POINT : compret sur nous (1)>.
CETTE CRISE NE
secrète des députés de Ssint-Domingue avec
Correspondance
, chers comrance dc meilleurs temps. K Courage,
continuerons de
ne vous laissez point abattre : nous
patriotes;
vous; c'est tout ce que nous pouvons
faire sentinelle pour
viendra sûrement oi nous
dans le moment présent. Le temps
les esprits S
faire mieux. IL faut laisser refroidir
pourrons
DURERA POINT : compret sur nous (1)>.
CETTE CRISE NE
secrète des députés de Ssint-Domingue avec
Correspondance --- Page 126 ---
t. XIV.
Un seul des
(118)
Segescons-ils jours
députés de la
de Gérard.
disingué Par un esprit colanie, Gérard, qui
duite à T'Ascemblée
sage et éclairé, soit s'est tou
avec la colonic, consiituante, , soit dans
dans sa co1
pouvoient plus avoit pré.u que Ces
sa correspondane
mémes
que toute autre chose alarmes inconsidérd
qu'on vouloit
produire les
lons dans un
prévenir. Voici ce qu'il
événemer
D est
postscript qu'lavoit mis à
marquoit aux CC
possible, , et même
la même
> se sont
probable , que les
lettre : (
P soient répandus, ct qui sont la
bruits alarmans
pas fondés; et
matière de
> fitune sensation
dans Ce cas, il seroit cette leitre, ,> I
> damment des
trop forte dans la colonie ficheux que ce
> donner lieu craintcs qu'elle
, qui,
à des
inspireroit,
indéper
)) semble
le
dangers plus réels.
pourroit peut-eu
tous les que meilleur moyen à
- .
. e Il not
temps le
employer
>
repos et T'existence dans pour assurer dar
d'uffctionner à votre
la
)) Ils ne
cause la
cotonie, c'es
-
demandent
classe dis
) intérêts avec les stirement pas mieix
gens de couleu
que de
> slireté
vôtres, et de
confondre leui
commune :
s'employcr
)) d'être
iln'est donc
avec zèle
justes envers
question de
pour'i
D en mieux. Nous cux, et de les traiter votre part 9u
a vard de la sireté regardonstee espèce toujours de mieu
> que vos
de la colonie, Vous comme le vrai boule
députés,
> zèle auprès de qui sont aussi les leurs, Pouvez les assure
> leur
TAssemblée
, s'emploient aver
sort, et
nationale pour
) est due à tout pour leur procurcr la juste Tamélioration d
citoyen qui se cemporte considération qu
homnétement (r).>
cette ie, P. 1 et
9. Débats des suirantes.
Cclonics, tome Correspondance de J.
A Ibid.
!, p. 100 et suiv, Raimond, P. 8 el
,
> zèle auprès de qui sont aussi les leurs, Pouvez les assure
> leur
TAssemblée
, s'emploient aver
sort, et
nationale pour
) est due à tout pour leur procurcr la juste Tamélioration d
citoyen qui se cemporte considération qu
homnétement (r).>
cette ie, P. 1 et
9. Débats des suirantes.
Cclonics, tome Correspondance de J.
A Ibid.
!, p. 100 et suiv, Raimond, P. 8 el --- Page 127 ---
(119 )
toute la députation de Siet-Domingus
est ri marquabie que Gérard sur les bonnes dispositions
tla même opinion que
lors du prétendu
hommes de couleur. Elle savoit que,
des ateliers de la plaine du Cap, aunoncé dans
Svement s'étoient réunis aux blancs avec le plus grand zèle ;
eville,ils
dans la même délibération. La députation de
it est consigné
lintérêt
t-Domingue y voit, dit-elle , K cet accord, que
et que la reconnoissance d'une part , Ia
bmmun prescrit, l'autre et de toutes les deux un attacheenveillance de
distinctions nécesmalgré les
ent mutuel, promettofent
gires entre les deux classes (1,>"
conscils de Gérard ne furent point écoutés. Les $. XV.
es sages
livrèrent à tout l'emportement auquel Désertion de
eurs de la colonie se
Plusieurs des colons P'Assemblée
ettre de leurs députés ies excitoit.
nationale par
lis en France étoient retournés dans la colonie comme a es Larchevesque
l'avoient annoncé. L'un. d'entre eux qui a joué un rôle Thibaud.
ntés
tousles événemens de Saint-Domingue 3 Larcheprtant dans
à P'Assemblée
ue-Thibaud," . déserta pour cela son poste
tituante dans le mois d'aott 1789, sans doute après aftre
en soit, les raison sur
terté avec ses collègues. Quoi qu'il
uelles il a motivé cet abandon en 1793 , peuvent donner
dans la colonie, ci il remplit
idée de lesprit qu'il porta
dittôt les fonctions les plus importantes, s et fut même ,
admis à voterdans l'assemblée du Nord' ayant d'en avoir été
J'ai
à l'Assemblée nationale,
nembre. (
cté,dit-il,admits
la séance du Jeu de Paume , le 20 juin 1789, et J'ai
pané ma démission vers le 24 d'aoit. Mes constituans
avoient nommé des diputés quaux Etats- Généraux, et
Ibid. p. 9.
ittôt les fonctions les plus importantes, s et fut même ,
admis à voterdans l'assemblée du Nord' ayant d'en avoir été
J'ai
à l'Assemblée nationale,
nembre. (
cté,dit-il,admits
la séance du Jeu de Paume , le 20 juin 1789, et J'ai
pané ma démission vers le 24 d'aoit. Mes constituans
avoient nommé des diputés quaux Etats- Généraux, et
Ibid. p. 9. --- Page 128 ---
:
120 )
> les instructions données
> avoir d'application
par eux à ces députés
qu'à l'ordre
))
de
ne.pouve
cette nomination. Cet ordre
choses qui existoit lor:
> nouveau
de choses
> touta-fait
ayant fait place
)) dès-lors sans
diferent de F'ancien, et me trou
guide, sans boussole
PAssemblée nationale, j'ai
pour me conduire d
mes
pris le parti de
concitoyens. . - D'autre
retourner
> mes constituans du
part, Téloignement oil éto
grand théâtre
> qu'on leur
de la révolution, ,
donnôt, sur un
exig
> ses suites, des
événement aussi important (
D
renseignemens plus étendus
comporter une simple
que ceux que F
Plus haut,
correspondance >.
avoit
Larchevenque-Tihiland
été
justifie les cahiers
chargé avec ses
dor
n'existant pas
ils collègues, sur ce que la révolai
de cette
encore, ne pouvoient pas étre
révolution Comme si les
dans le .
"sont la base de notre révolution
principes de liberté
comme si les devoirs
ne lui étoient pas antérieu
que Ces principes
français ne devoient Pas être des
imposoient aux citoy
qui avoient eu Thonneur d'être guides plus surs pour C
Paun:e, que les intentions
admis à la séance du Jeu
de
avoient nommé la
quelques maîtres d'esclaves
députation de
Tel est néanmoins
St-Domingue !
l'un des hommes
à propager les maximes
qui a le plus contril
d'indépendance des
Domingue,, et qui firt lun des
colonies à Sai
systême, seit dans l'assemblée plus fougueux partisans de
d'abord admis, soit dans
provinciale du Nord, ou il
l'assemblée
celoniale, oii il passa d
1 Débats dans Paffaire des Colonies
Larchevesque - Thibaud aux comités , tome III, p. 32. Lettre
p. 4et5. Voy. aussi la lettre de
de Marine et des Colonin
Daugy, du 7 juin 1791.
ies à Sai
systême, seit dans l'assemblée plus fougueux partisans de
d'abord admis, soit dans
provinciale du Nord, ou il
l'assemblée
celoniale, oii il passa d
1 Débats dans Paffaire des Colonies
Larchevesque - Thibaud aux comités , tome III, p. 32. Lettre
p. 4et5. Voy. aussi la lettre de
de Marine et des Colonin
Daugy, du 7 juin 1791. --- Page 129 ---
( 121 )
suite. Dait-en s'tonner qu'avec une telle indifférence pour la
la
la dirigérent à Saint-Deningue n'y sient
révolution, ceux qui
réussi à inslevier pour leur ambition, et qu'ilsaient
vu qu'un
nombic d'habitans cct esprit d'éloignepirer L ta trop grand
dans tous
contre PAssemblée nationale, qu'on apperçoit
ment
les actes desassemblées de la colonie ?
des hommcs de couleur résidant en France .S. XVI.
La correspondance
étoit bien différente. Quoiqu'on Corresponavec ceux de Saint-Domingue,
la dance patriode l'affaire de Morcau de Saint-Merry,
des
eit établi au Cap,lota
tique
la
sévère sur tout cc qui venoit de France; hommes de
surve eillance
plus
ait été ensuite étendue dans toute la coulcur.
quoique celte surveillance
quoiqu'on ouvrit cnfin toutes les letires et paquets
colanie(r); à des hommes de couleur (2), OD ne put rien y trouver
adressés
calomnies
répandoit contre eux et
gui prétàt matière aux
qu'on
les amis des noirs.
$. XVII.
Ceite correspondance. fut sur-tout dirigée de Paris par Julien De Julien
Raimond, en qui une assez grande aisance, 3 et plus d'éducation Raimond.
les hommes de couleur n'en recevoient ordinaitement,
que
les qualités heureuses que son cocur et son
avoient déveleppé de la nature. Dès 1784 il étoit venu solliesprit avoient'reçues
au sort de SES frères (3). Ses
citer' en France des améliorations
qu'on avoit aussi calomnices, ont été depuis imprilettres,
mees en entier dans deux recueils; ellcs comprennent à-peu-près
Pordonnance du gouvcrncur Peinicr sir les commissaires de
1 T.
rade, du 11 décembre 1780.
F dans la Correspondance de Julien Raimonid, P 41,47 , 61,ctc,
la plainte qu'on lui faità cet égard, etle S. III dachapitre VI.
et ses mémoires fournis au tribunal
3 Voyez son interrogatcire
révolutionnaire. V. aus ila P. vij de sa Corrospordauce.
I
Rapport de Garran-Coulon,
gouvcrncur Peinicr sir les commissaires de
1 T.
rade, du 11 décembre 1780.
F dans la Correspondance de Julien Raimonid, P 41,47 , 61,ctc,
la plainte qu'on lui faità cet égard, etle S. III dachapitre VI.
et ses mémoires fournis au tribunal
3 Voyez son interrogatcire
révolutionnaire. V. aus ila P. vij de sa Corrospordauce.
I
Rapport de Garran-Coulon, --- Page 130 ---
toutcs
(12x)
les époques de notze
de la liberté des
révolution jusgu'a la
tachement
negres. Il est impossible de
proclamatio
à la
montrer plus
plus d'amour mére-patrie, et plus de
d'at
de la véritable liberté,
respect pour les lois
droits de T'homme.
et un plus vifs sentiment
de
Malgré les variations
de
couleur a souffertes
que le sort des komme
viter, par les
jusqu'en 1792, il ne cesse de les
exhortations les
in
aux autorités
plus touchantes, à la
constituées, à la paix et à la
sonmissio
blancs, à ne compter pour la justice
concorde avec le
cette justice même
qui leur est
> et sur
due, que su
reconnue parlareprésentation l'espérance qu'elle seroit enfi
> à tout souffrir
nationale (1). G Raimond les
pour muintenir la
cngag
> et à laisser faire aux blancs
tranquillité dans la colonie
2 seul cas
tout ce gu'ils
3 qui ne peut se
voudront, hors 1
> une puissance
présumer, de livrer la colonie
étrangère. Pour en
de couleur deivent
empécher, dit-il, les colon
seroit inutile de
sacrifer leur vie et leur
s'étendre
fortune (2) >. I
Julien Raimond,
plus sur cet article. La
que les accusateurs de
conduite d
avoient fait incarcérer
Polvercl et
en 1793, a été l'objet d'un Sonthona
ticulier, fait Par la commission des
rapport par
venu sur ce rapport déclare
colonies. Le
<
décretiner
> conire Julien Raimond; quiln'y a pas lieu à inculpation
que la
A correspondance et dans
Convention n'a vu dans s:
> d'un
ses écrits que les
républicain, et que la liberté
principes digne
D visoirement
quilui a été renduc
par décret du 16
pro-
> définitive (3).
germinal dernier, demeur
I Correspondence de Julien
2 Instractions du 24 mars Raimond avec ses frères de couleur
J. Raimond, P. 12.
1790 , dans la Cofrespondance de
3 Décret du 24 Horéal de Pan III.
dans
Convention n'a vu dans s:
> d'un
ses écrits que les
républicain, et que la liberté
principes digne
D visoirement
quilui a été renduc
par décret du 16
pro-
> définitive (3).
germinal dernier, demeur
I Correspondence de Julien
2 Instractions du 24 mars Raimond avec ses frères de couleur
J. Raimond, P. 12.
1790 , dans la Cofrespondance de
3 Décret du 24 Horéal de Pan III. --- Page 131 ---
(123)
des hommes de couleur pour les blancs
Les dispositions
nouvelles de leuradmission
étoient si bonnes, , qu'aux premières
de
assemblées primaires de la colonie, ceux
dans quelques
de P'Assemblée
France suspendirent leurs démarches auprès
ils se félicitoient d'avance de devoir l'exercice
constituante ;
colons blancs enx-mèmes. Ils furent
de leurs droits politiques aux
de deux d'entre eux
pénétrés de recomnoissance pour l'admission
des
: c'est encore le député Gérard qui fait cet
au comité
Cayes
le répète
aveu dans une de ses lettres (1), ettoute ia députation
ensuite dans les sieanes (2).
cessoit d'outrager dans la co- S. XVIII.
Voilà les hommes qu'on ne
Manaeuvres
lonie, et dont les droits furent trop long-temps méconnus en, des députés
France. Le projet également perfide et inconstitutionnel d'un de Saint-Doformé de députés des colonies et mingue àcomité colonial uniquement
PAssemblée
du commerce, avoit été, a la vérité, rejeté
dc ceux des villes
constituance.
à qui l'on ne saura jamais
par cetie Assemblée constitnante,
on mettra à
tribut d'admiration , quand
payer un trop grand
de
et d'utile, la nouveauté
côté de tout ce qu'elle a fait grand
mélés
et les élémens vicieux qui s'étoient
de son institution,
Mais on avoit atteint une partie
aux représentans des communes. P'Asemblée des doutes bien fudu but, en faisant naître dans
aux colola
et la convenance d'appliquer
nestes sur possibilité
Vainement, dans
nies les principes de la constitution française.
connoissoit
séance du 3 décembre, le député Gérard, qui
la
ses co-députés et le club Massiac,
aussi bien Saint-Domingue que
France devoit être applisoutint il ( que la constitution de la
>
comine provinces du royaume ;
> quée en tout aux colonies,
ondance de Julien Raimond 7 P. 55.
3y.
Corres,
secrète des députés de Saint-Domingue 2 R.
2 Correspondance
I 2
constitution française.
connoissoit
séance du 3 décembre, le député Gérard, qui
la
ses co-députés et le club Massiac,
aussi bien Saint-Domingue que
France devoit être applisoutint il ( que la constitution de la
>
comine provinces du royaume ;
> quée en tout aux colonies,
ondance de Julien Raimond 7 P. 55.
3y.
Corres,
secrète des députés de Saint-Domingue 2 R.
2 Correspondance
I 2 --- Page 132 ---
(224)
vainement demanda-t-il expressément que tous les décrets de
l'Assemblée nationale y ftissent envoyés (1 ) : ce
auroit tout sauvé, ne fut point décrété,
principe, qui
Les autres députés de Saint-Domingue avoient
de
vil', leur
propre aveu 3 avec la plus grande
nale devenue
surprise > l'Assemblée natiolégislatrice 2 et les représentans quitter leur
de mandataires, par la proscription des
qualité
cuhiersimpératifs,
s'ériger en iégislateurs absolus. Ils conviennent
pour
> avoient
encore ( qu'ils
éprouvé une espèce de terreur lorsqu'ils virent la dé-
> claration des droits de Fhomme
poscr pour base de la
> tution l'égalité absolue, l'identité des
constidroits, et Laz
> tous les individus (e): ) ; mais ils n'osèrent
libertéde
une opposition trop décidée. Iis
pas se prononcer par
voyoientgue (
>
des esclaves étoirdesiré
Paffranchisement
par la pluralité (de P'Assembléc
> nale ) comme un acte que Phumanité et la religion natio-
> voient > et qui couvriroit de gloire les réformateurs prescriespérèrent donner le change par leurs
>. Ils
intrigues à ces sentimens
généreux, 2 ou en amortir l'enthousiasme, en gagnant du
ils mirent donc tous leurs soins d éluder toutes les temps;
demandes
qui pourroient être présentées relativement aux colonies
avoit été, suivant eux-mèmes
(3). Tel
comité
encore 2 le principal objet du
colonial qu'ils avoient demandé en
c'cst -là du
moins l'excuse qu'ils donnent de cette demande 1789; dans
lcur
correspondance avec le club Massiac > qui la leur
vivement : c'est ce qu'on voit sur-tout dans une lettre reprocha
du secrétaire de la députation de Saintofticielle
t-Domingue , qui,
I Correspondance secrète des députés de
comités de cette ile, p. 26.
Saint-Domingue ayec les
2 Ibid. p. 50.
3. Ibid. P. 32 ct32,
du
moins l'excuse qu'ils donnent de cette demande 1789; dans
lcur
correspondance avec le club Massiac > qui la leur
vivement : c'est ce qu'on voit sur-tout dans une lettre reprocha
du secrétaire de la députation de Saintofticielle
t-Domingue , qui,
I Correspondance secrète des députés de
comités de cette ile, p. 26.
Saint-Domingue ayec les
2 Ibid. p. 50.
3. Ibid. P. 32 ct32, --- Page 133 ---
(125)
donne une idée bien
comme toutes celles de ces députés,
dit-il, que
de lcur moralité. ( Jc vous répète 2
désavantageuse
de faire rejeter, pour le mo-
> nous n'avions d'autre objet quc
colonies. Nous savions
toute discussion relative aux
> ment, 2
et nous vous appellions à grands
> que c'étcit votre opinion 7
c'étoit aussi Za nôtre. Vous -
) cris pour venir vous assurer que
vaincu. Pour
aimé nous combattre, ct vous avez
) avez mieux
connoissions le danger de laisserjuger
D nous, Messieurs, qui
les colonies par douze cents
>) tout-à-coup ce qui concerne nombre n'est pas dans les bons
dont un si grand
> personnes,
dans ceux de la maintenue de l'escla-
> principes [c'est-a-dire ,
il n'est pas tonjours aisé de
> vage à jamais ] et parmi ilesqueiles la discussion (si malheu-
, nous pensons que
U se faire entendre
du veeli de
aucune se présenie avant l'expression
> reusement
aisée
la justice Ct la véricé
> la colonic ) edt été plus
> que comité. Enfin vous
été micux entendues dans un
> eussent
réunir à nous, venir nous entendre, 9
> n'avez pas voulu vous
vous n'avez voulu
lire dans nos pensées ;
> voir nos registres,
nous
et c'est sur ses parolos qu'on
> croire que M. Decurt ,
di dire plus qu'il ne
sans savoir. même s'il n'a pas
> juge,
Lui-méme (1) >.
> pensoit
mettoient tout
les-députés de Saint- Domingue
Cependant
dans la colonie pour se faire un parti
en usage en France et
intrigue,ne leur colitoient
puissant : aucune démarche > aucune eux-mêmes qui nous en
pour parvenir à CC but. C'est encore
secrétaire général de la députation de Saint1 Lettre de Laborie,
1750. V. aussi le reau dut Massiac - du 22 janvier
Domingue 1
club aycc les villes maritimes,
gistre de correspondance de ce
folio 38,
1 3
ue
Cependant
dans la colonie pour se faire un parti
en usage en France et
intrigue,ne leur colitoient
puissant : aucune démarche > aucune eux-mêmes qui nous en
pour parvenir à CC but. C'est encore
secrétaire général de la députation de Saint1 Lettre de Laborie,
1750. V. aussi le reau dut Massiac - du 22 janvier
Domingue 1
club aycc les villes maritimes,
gistre de correspondance de ce
folio 38,
1 3 --- Page 134 ---
(126)
instruisent dans une Icttre à leurs
glorifient d'avoir tenu cette
commeltans 3 oi ils se
condnite.
e Il falloit, disent-ils,
> portance des
rectifierles idses dominantes sur l'imcolonies, sur Tétat des
> de maintenir
négres; SUr la nécessicé
l'esclavage et la traite
> fiance qu'on pourroit
2 sur le degré de conaccorder aux
> quoi nous nous
amis des noirs : c'est a
sommes attachés. Nous
D députés
avons recherché les
prépondérans, 9 etdans les
> tes, et dans les socittés
bareaux, et dans les comi-
> même ; nous avons mis la pariculières, et dans l'Assemblée
vérité
> avons tamené un grand nombre. sous les yeux > et nous en
> fusion quelgues écrirs
Nous avons répandu d pro-
> avons fait circuler propres à rectificr les idées; ncus les
dans les villes
> avons excité leurs réclamations.
de commerce 2 et nous
> nationale
Leurs députés à
> toujours nos
P'Assemblée
D nel, le régine exclusif adversaires sur leur intérêt persondu
)) rét les
de
commerce > ont senti
cet
forçoit se réunir à nous
que inté-
> ét leur influence
sur tous les autres
nous a servis heureusement
points >
Enfin les
() >.
députés de
quelques troubles
Saint-Domingre se prévalurent aussi de
les
qui étoient survenus à la
blancs et les noirs ; ils se
Martinique Parmi
avoient évidemment
prévalurent méme de ceux
contribné à exciter au
gu'iis
l'Assemblée constituante des
Cap, pourjeter dans
ardens de la véritable
alarmes parmi les zélateurs les plus
liberté 2 qui sont aussi les
sincères de
amis les
T'humanité, ( Enfin,
plus
) lelire, les nouvelles de la
ajoutent-ils dans cette même
) insurrections des
révolution de la Martinique 2 et les
nègres, ensuité la révolution du
Cap, sont
1 Correspondance secrète des
et 33.
députés de Saint.
Dominguc, P.32 --- Page 135 ---
(127 )
nous
vous annoncer ane posi-
) venues nous aider, et
pouvons
tion plus heureuse (*)x. C'est par de tels moyens que les députés de Saint-Domingue
parvinrent à faire partager à PAssemblée constituante ce qu'ils
appeloient leur circonspection dans les questions coloniales. disoicnt-ils encore dans-Ieur lettre du
K Cette circonspection,
annonce 1Ln esprit bien différent de Pancien :
s 11 janvier 1790,
lettre du
nouvel
nous l'avons déja dit dans notre
D ce
csprit,
) 8 décembre dernier 3 et vous avez di le voir par les papiers
manifesté à la séance du 3 décembre.
ue
parvinrent à faire partager à PAssemblée constituante ce qu'ils
appeloient leur circonspection dans les questions coloniales. disoicnt-ils encore dans-Ieur lettre du
K Cette circonspection,
annonce 1Ln esprit bien différent de Pancien :
s 11 janvier 1790,
lettre du
nouvel
nous l'avons déja dit dans notre
D ce
csprit,
) 8 décembre dernier 3 et vous avez di le voir par les papiers
manifesté à la séance du 3 décembre. Depuis 2
5 publics, , s'est
n'ont fait
alarmantes venues des colonies
que
> les nouvelles
d'abord
et nous sommes certains
> le confirmer et l'étendre ,
> qu'il n'y a rien à craindre sur 'affranchissement; S nous avons
sur la suppression de la traite. ) tout aussi peu d'inquiétudes
Les amis des noirs eux-mêmes sont ramenés sur le premier
D
déclaré dans le
> objet 5 M. de Condorcet l'a publiquement
> Journal de Paris (+) >. an
d'ou cette lettre et quelques autres qu'on a déja citées
F * Le recueil
antienticité. Nous ignorons
sont extraites, n'a par lui-même ancune
cité est un imprimé
ce que sont devenus les originaux Le recueil
avec
des diputés de Sainz-Domingue
portant pourtitre: : Corapondanceseriae
contesté la vérité. les comités de cette colonie; mais on n'en a jamais
se sont-ils
Aussi les colons de T'horel Massiac, quis'y connoissoient. 2
Iettres
de
à ce qui les concernoit dans les
donné la peine répondire
-uns des députés de
de ce recueil, et ils observent que quelques avoient étolivrées
Saint-Domingue se sont plaints de ceque ces pièces
bien la vérité. Voyez
Vinfidélité d'un secrétaire , CC qui çn suppose
par
de cette société, séance du 15 mai 1790. le procès-verhal
1 Ibid.p.34. --- Page 136 ---
S. XIX. (228)
Sil étoit
Nt Hits
Du comité constitution besoin de justifier lal sagesse de
colonial er de
qui proscrit les comités dans le l'article de notre
Barnaye. gislatif, celui des" colonies de
régime du Corps 1éun exemple frappant. On étoit l'Assemblés cehstituante seroit
mars 1790 (1). Si l'dn en croit eninparvenu à en avoir un,le 2
Cocherel,ce n'avoit été dans le député de Saint - Domingue
qu'on avoit nommée
Torigineq qu'ame simple
particulières,
pour faire le rapport de
commission
et quise ft attribuer dans
quelgues affaires
relatif aux colonies (2). Il
la suite tont Ce qui
qu'il n'edt
est constant da moins
étoit
point été organisé de la manière
que 2 quoidéputés de
demandée par les
de PAssemblée Saint-Doningue, > quoiqu'il. ait eu plusieurs
constituante d'un
membres
vèrent bientôt le
grand mérite, ces députés
yvit marcher moyen d'y exercer lear funeste
trouavec eux un homme
infuence. On
consticuante par une extrème
trop connu dans P'Assemblée
tion, mais dont la moralité facilité dans ie travail et
de la nature,
ne répondit pas à ces
PélecuJaire.
les
de PAssemblée Saint-Doningue, > quoiqu'il. ait eu plusieurs
constituante d'un
membres
vèrent bientôt le
grand mérite, ces députés
yvit marcher moyen d'y exercer lear funeste
trouavec eux un homme
infuence. On
consticuante par une extrème
trop connu dans P'Assemblée
tion, mais dont la moralité facilité dans ie travail et
de la nature,
ne répondit pas à ces
PélecuJaire. qui peuvent tant dans. un
heureux dons
Barnare, qui s'empara
gouverhement popuaffaires des colonies, avoit presque seul de la direction des
demeure des
abandenné ies habitudes ct
députés des
T'humble
aPpartement dans T'hôtel de communes, pour aller occuper un
scrent perdre la liberté
ces dangereux Lameth qui
Sorte de Popularité
par la licence, en abusant aussi d'une penment pour la liberté. qu'ils avoient surprise par un feint attache6. XX. Les Lameth avoient
Motion de
de grandes
Ch. Lameth
possesiions à Saint-Deau Cluba Mas- I Notice" des
siac,
principaus déercis par
2 Lettre de' Cochercl à la
Camm,n*X, p.7. Paris, du 2 septembre
société des colons frangais
dance de ladite
1792. Foyez aussi le
résidant à
socidté avec les villes moritines, registre de corresponP. 33. --- Page 137 ---
(129-)
gue ( 1 ) 3 ct suivant une note que l'on a trouvée dans
du club Massiac lc vicomte Charles vit, dès
papiars
première séance de cette société 2 que la séparation de la COmérc-patric devoit être lisuite nécessaire des plans
e d'avcela
révolution 5 il indiqua dès-lors dans
ccux qui y dirigeoient-la
molion les mesures civiles et militaires qui pouvoient y
C réussir cette tentative. Une partie du moins fut adoptée
le club Massiac et la députation de Saint - Domingue.
ici cctte motion : ( Dans la situation oi se trouve SaintDomingue, telles sont les- idées à- peu - près auxqueles je
n'arrêterois. Je demanderois cll ministre des lettres de convocation pour les bailliages ou paroisses, > à Peffet de nommer
livers comités, qui s'entendroient avec lesi adminiftrateursLobjet de cette disposition seroit de prendre des mesures
fires pour empêcher l'introduction des nègres d'Europe,
qu'on pourroit envoyer avec des écrits tendans à provoquer
a sédition des nègres de la colonie. Les comités feroient aussi
Débats dans l'affaire des colonies 2 tome II, P. 177.
Cette note n'est point signdes mais clle paroit de l'écriture de
arles Laneth, et elle s'est trouvée parmi diverses antres mnoIs également informes qai ont été réellement faites au club Massiac,
ame les procès-verbanx de la société le constatent. Celui du 20
1t178) porte senlement, après diverses autres énonciations, qu'il a
fait lccture de la motion dc deux membres, qui a été déposée
burcan. Plusieurs motions iinportantes, faites au club, sont ainsi
ncées d'une manière vague, cone si le club ett craint que ses
icès-verbaux n'eussent quelqie jour de la pablicité. Charles Lamneth
lla point ensuite an clab Massiac;il crut sans doute le servir mieux
s'en abistenant. Des lettres écrites à cette société prouvent que ce
Ia conduite de quclques autres colons. Mais Alexandre Lameth
du comité colonial.
été déposée
burcan. Plusieurs motions iinportantes, faites au club, sont ainsi
ncées d'une manière vague, cone si le club ett craint que ses
icès-verbaux n'eussent quelqie jour de la pablicité. Charles Lamneth
lla point ensuite an clab Massiac;il crut sans doute le servir mieux
s'en abistenant. Des lettres écrites à cette société prouvent que ce
Ia conduite de quclques autres colons. Mais Alexandre Lameth
du comité colonial. --- Page 138 ---
(130)
D des dispositions militaires,
> arréter les armcs
Rvec les milices du
qu'on
pays, po
D ccs précautions
auroit ienté d'introduire. Tont
D qui puissent préliminaires sont les seules, ce me
parer au
sénibl
> lever dans ce
projet qu'on auroit pu former
moment. - ci les négres,
de So
> La colonie de
> de paroisses, attendroit Stint-Domingue, ainsi assemblée en
le
comit
> semblée nationale. S'il
rsulrar des opérations de l'A
s décrets
en émane , comme je le
favorables à la
crois, d
>> blissement des administrations colonie, tels , par exemple, que l'ét
> portation des
provinciales, la liberté de l'ir
>
à former par subistances, la voie de ctc., les Comités seront tout pri
> tifs, et à prendre
l'élection ces états administr
>> décrets.
toutes les mesures Pour T'exécution d
D Si
malheureusement la
> les décrets de L'Assemblie colonic troubléc, , et subvertie P
> cheuse nécessité de se nationale, se trouvoit dans la f
> force, dans quelle situation séparer, ou de s'y opposer par
> pour se defindre,
plus favorable pourroit-clle êt
> respondans
que d'avoir des comités
entre eux, des
assemblés et cc
9 occuper les points les
milices déja exercées, et
plus
pritee
> nègres, soit pour contenir importans, > soit pour contenir I
et
S. XXI.
C'est avec de tels hommcs s'assurer des troupes (1). >>
Moyess pour de lois qu'il se
que Barnave combinoit les
égarer le co. Ils
chargea de présenter
proje
mitécolonial.
avoient pour objet de
*TAssemblée constituant
mêmes lc droit de
T'engager à laisser aux colonies
chis.
statuer sur le sort des esclaves
elle
Inyréussit que trop dans la suite.
et des affra
Mais une telle prop
1 Motion du vicomte Charles
178), rue Cog-Héron.
Laneth à l'assemblée du 20 ao
que Barnave combinoit les
égarer le co. Ils
chargea de présenter
proje
mitécolonial.
avoient pour objet de
*TAssemblée constituant
mêmes lc droit de
T'engager à laisser aux colonies
chis.
statuer sur le sort des esclaves
elle
Inyréussit que trop dans la suite.
et des affra
Mais une telle prop
1 Motion du vicomte Charles
178), rue Cog-Héron.
Laneth à l'assemblée du 20 ao --- Page 139 ---
(131
eit révolté la majorité de TAsa présentée dans S1 crudité,
révolter le comité colonial
plée nationale; elle devoit aussi amis de la liberté : il falloit
méme, qui contenoit de vrais
dans une
On a déja vu,
amener tous deux insensiblement.
des made Saint-Domingue, une partie
e des députés
diriger dans leur sens les villes
vres qu'ils employoient pour
circonvenir ( les députés prépondétommerce, et pour
dans les comités, et dans les sons et dans les bureaux, et
même.>
et dans l'assemblée
étés particulières,
Ics
la néanmoins. Sous prétexte que
Is ne s'en tinrent pas
dans
a:semblées
de couleur avoient été reçus
quelques
mes
nouvelles de la révolution à Saintpaires aux premières
colonie annonça officiellement
aingue, la députation de cette
dans les paroisses desi
pomité colonial qu'ils jouissoient déja
à la nomits de citoyen actif, et qu'ils avoient concouru du Nord mais
on des députés à Fassemblée provinciale sur les inquiétudes
éputation insista beaucoup en même temps
le rapport
déclaration des droits inspiroit aux colons sous
la
elle en concluoit que, pour préesclaves seulement (1);
étoit nécessaire de modifier
ir des explosigns dangereuses, 3 il colonies d'après leurs loonstitution frangaise en faveur des
sortc d'inifalloit leur laisser a cct égard une
es, et qu'il
secrète des dépatés de
On lit même dans la Correspondance T'otservation faite par Fon d'entre
t-Domingue, P. 473 que , sur été
< qa'il évoit ricesscire
gue ce fair é:oit faxx , il lai a répondu
nention des
à ce suje: le comité, pour qu'il ne fasse pas
voulu ke
tromper
de MM. n'ont pas
ommes de couleur, et yne plusieurs
sner >),
comité des Colonirs. CorresExtrair d'un mémuire présenté an
48.
dance sccrete des députés de Sai. t-Dominguc 1 P.
473 que , sur été
< qa'il évoit ricesscire
gue ce fair é:oit faxx , il lai a répondu
nention des
à ce suje: le comité, pour qu'il ne fasse pas
voulu ke
tromper
de MM. n'ont pas
ommes de couleur, et yne plusieurs
sner >),
comité des Colonirs. CorresExtrair d'un mémuire présenté an
48.
dance sccrete des députés de Sai. t-Dominguc 1 P. --- Page 140 ---
(1 132 )
talive. On se gardoit bien de demander
Senles le droit de
encore qu'elles eus
prendre une
roissoit laisser toujours à la détermination sur cet objet : on
aitivement. Il est
métropole le droit d'y statuer (
latmajorité de la probable même que c'étoit le véritable voci
députation de
bien déméler au milieu de Saint-Domingue, si Fen peu
cet
tant d'intrigues ; elle trouvoit f
été arrangement un appât pour son ambition,
obligée d'y renoncer dans la
quoiqu'ellé
l'avouer dans sa
suite, et qu'elle n'ait jamais
nie et le club Massiac, correspondance avec les assemblées de la c
d'Arcy d'avoir dans
qui avoit reproché à Reynand
leur porte - feuille une
etGe
devoient présenter à l'Assemblée
constitution 9
mingue (r).
nationale pour Saint -
SXX,
Le8n mars 1790, Barnave
Déerer da8i nom du
présenta à PAssemblée
mars I7yo.
comité colonial, le premier décret
nationale
calonics, quifut adopté
sur T'organisation
presque sans
déclare, (C qu'en considérant les
discussion. L'Assembi
> F'empire fransais, et desirant les colonies comme une partic
> reuse. régénération
faire jouir des fruits del'h
qui s'y éioit
> entendi cependant les
opérée, elle n'avoit jam
> décrétée pour le
comprendre dans la constites
> pourroient être royaume 2 ct Ics assujettir à des lois
D ct
incompatibles avec leurs convenances
particulières : en
elle
loci
> à faire connoitre conséquence autorisoit
colc
son voeu sur la
chaque
constizution, la légifiat
1 Correspondance susdite, p. 43.
député de Nantes, snr les réclamations Voyez aussi l'opinion de B
1790 , P. 33 et Sy; l'adresse ( du ciub du conimerce, du I ir
naiionale,
Massiae)
du 30 noveaibre etfesinaitdereglatres de la députation de alAssenil
1789, par elle enyoyd au club Massiac. Sain-Duning
la
chaque
constizution, la légifiat
1 Correspondance susdite, p. 43.
député de Nantes, snr les réclamations Voyez aussi l'opinion de B
1790 , P. 33 et Sy; l'adresse ( du ciub du conimerce, du I ir
naiionale,
Massiae)
du 30 noveaibre etfesinaitdereglatres de la députation de alAssenil
1789, par elle enyoyd au club Massiac. Sain-Duning --- Page 141 ---
(133 )
convenabies à la prospirité ct au bonhcur
T'administration à la charge de se confoimer aux principes e
ses habitans, les colonies à la métropole > et qui
néraux qui licnt
de leurs intérêts respectils. )
surent la conservation
article
comme on le voit dans cet
2 que
n'étoit question, ,
lcs colonies : mais comme
émission d'un simple vocu par
leur étoit.
mêmc l'autorisation qei
endoit à la constirution
ne devoient point
léc à cet égard, on préjageoit déja qu'elles et qu'il y avoit
sujettes à cclle du surplus dc l'empire,
on le déclaraisons pour leur en donner une particulière 5
nationale
L'Assemblée
même nettement, en annonçant que dans la constitution
bit jamais entendu les comprendre
Etée pourl le royaume.
de Pémission de Ce
es articlcs suivans règlent le mode devoit avoir ; mais is
lcs colonies, et l'autorité qu'il
par
textuellement sur l'admissibilité des hommes
rononcent point
devoient l'émettre.
paleur aux assemblées qui
servir de guide
de ces articles doivent
bmme plusieurs
de T'assemblée coloniale,
juger une partie des opérations
nécessaire d'en présenter ici les dispositions.
pt
les colonies ou il existe des
hivant l'article II, ( dans
les citoyens et
semblées coloniales librement Elues par
seront admises à exprimer
poutes par eux, ces assemblées ceiles oi il n'existe pas d'asvocu de la colonie. Dans
incessammex: pour
mblées semblables, iZ en sera formé
mplir les mêmes fonctions.
de faire parvenir dàns chaque
III. Le roi sera supplié
nationalc renfermant,
plonie une instruction de PAssemblée
des assemblées
" les moyens de parvenir à la formation
et
semblées coloniales librement Elues par
seront admises à exprimer
poutes par eux, ces assemblées ceiles oi il n'existe pas d'asvocu de la colonie. Dans
incessammex: pour
mblées semblables, iZ en sera formé
mplir les mêmes fonctions.
de faire parvenir dàns chaque
III. Le roi sera supplié
nationalc renfermant,
plonie une instruction de PAssemblée
des assemblées
" les moyens de parvenir à la formation --- Page 142 ---
d
> colaniales dans les
134)
> bases
colonies ot il n'en existe
générales auxquelles les
pas ; 2°
> se conformer daxs les
assemblées coloni.les der
> senteront.
plans de constitution qu'elles
) IV. Les plans
A seront soimis d préparés dans lesdites assemblécs colon
LAssemblée
S décrétés par elle, et
nationale pour être exami
> du roi,
présentés à lacceptation et à la san
> V. Les décrets de l'Acsemblée
> des
pationale sur
municipalités et des assemblées
l'organis
> envoyés auxdites asscmblées
administratives Se
a mettre d exécution la
coloniales, avec pouvoi
partie des
> auoc convenances
décrets gui peut s'adi
>> PAssemblée
locales, sauf la décision définitive
nationale et du roi
D auroient pu y être
sur les modifications
> gouverneur
apportées, et Za sanction provisoi
pour l'exécution des arrêtés
D les assemblées administratives
qui seront pris
décret qui n'est
>. C'est la l'expression
assemblées
pas assez explicite sur les arrêtés pris
coloniales.
pa
K VI. Les mêmes assemblées
)) sur les modifications
coloniales énoncerent leur
> prohibitif du
qui pourront dire apportées au ré
commerce entre les colonies
>) pour être, > sur leurs
et la métrop
>
pétitions, et après avoir entendu
représentations du commerce
) bléc nationale ainsi
français, statué par l'Ass
qu'il appartiendra, >
Cet article, qui n'étoit guère plus
premier, avoit été mis pour calmer les constitutionnel qu
çans, qui avoient prévu dès le
alarmes des comp
maux qui pouvoient résulter > de la commemcement, tous
formation des
Ioniales, et l'esprit d'indépendance
assembléas
auquel elles ne mang
entendu
représentations du commerce
) bléc nationale ainsi
français, statué par l'Ass
qu'il appartiendra, >
Cet article, qui n'étoit guère plus
premier, avoit été mis pour calmer les constitutionnel qu
çans, qui avoient prévu dès le
alarmes des comp
maux qui pouvoient résulter > de la commemcement, tous
formation des
Ioniales, et l'esprit d'indépendance
assembléas
auquel elles ne mang --- Page 143 ---
(135 )
de se livrer (). ( Au surplus , YAssemblée nationale
ent pas
entendu rien innover dans aucune dcs
Héclare qu'elle n'a
direct, soit indirect , de la
pranches du commerce, soit
met les colons et leurs proptictés
France avec ses colonies 5
déclare criminel
de la nation ;
ous la sauve-garde spéciale
exciter des soulèenvers la nation quiconque travailleroit à
favorablement des motifs qui ont
eincns contre eux. Jugeant
déclare
a
desdites colonics, elle
qu'ilin'y
himé ies citoyens
elle attend de leur
ieu contre eux à aucune inculpation;
inpatriotisme le maintien de la tranquillité et une fidélité
ioluble à l nation, à la loi et aui roi.
P'Assemblée nationale autorise son président à écrire
Enfin
le décret quiles
lans chaque colonie une letire accompagnant
elle décrète de plus que les colons acuxellement
oncerne; ésidant a Paris seront admis à la barre, àl l'une des prele serment civique. >
hières séances du soir, pour y préter
décret du 8 mars avoit été si bien calculé, qu'il S. XXIIL.
e plan de ce
le club Mas- Réclamations
fit également la députation de Saint-Domingue, 2
des homies
assemblées de la colonie, comme on le. verra dans la de couleur.
> ct les
de couleur résidant à Paris conçurent
; mais les hommes
ustes alarmes sur les droits qu'il attribuoit aux assemblées
silence
à leur égard. Malgré
pniales, et sur le
qu'il gardoit
avoit prises dans la colonie pour intercepter
mesures qu'on
correspondance, ils savoient trop qu'ils ne pouvoient plus
érer d'y obtenir justice, si la France ne la leur rendoit pas.
instruits enfiu des atrocités commises contre eux à
étoient
v. la lettre du ministre la Luzerne au club Massiac, du 5 mars
de lextrait
des registres de cette
9 p. 34 et 35
particulier
:té.
iales, et sur le
qu'il gardoit
avoit prises dans la colonie pour intercepter
mesures qu'on
correspondance, ils savoient trop qu'ils ne pouvoient plus
érer d'y obtenir justice, si la France ne la leur rendoit pas.
instruits enfiu des atrocités commises contre eux à
étoient
v. la lettre du ministre la Luzerne au club Massiac, du 5 mars
de lextrait
des registres de cette
9 p. 34 et 35
particulier
:té. --- Page 144 ---
1 136 )
Saint-Domingus, > de cet affreux assassinit de
dières, de celui de Labadie, de
Ferrand de B
lieu à Aquin; de
tous les excès qui avoient
ces a rrétés qui leur
respect aux blancs, des ordres donnés cnjoignoient de po
d'entre cux qui se
pour s'assurer dc C
traiter comme des Frésenterofent dans la colonic 2 et de
conspiratents : Vinterception même de
correspondarce ne pouvoit qu'augmenter leurs
Ies letires qui échappoient à la
inquietudes
annonçoient qu'une
surveillance des blancs
grande fermeniation
fester Parmi les hommes de
commençoit à Se m
couleur à
entendre alors leurs justes
Sint-Domingue. Ils fi
bléc nationale
plaintes : ils les adressèrent a l'Ass
, dans des pétitions
ques : ils les présentérent
respectuenses, mais éne
ples grande
sur-tout au comité colonial ave
force; ; ils demandèrent
s'expliquàt à leur égard de la manière que l'Assemblée natio
l'instruction qui devoit
la plus précise 3
mois. Iis finirent
accompagner son décret du 8 de
par déclarer que si on leur
qui leur étoit due, le déscspoir
refusoit la jus
couleur de
pourroit porter les homme
Saint-Domingue à des extrémités fatales
ce cas, scroient leur dernière
qui,
ressource.
Gérard, qui denne ces détails dans une de
annonce que ce discours fit une vive
ses lettr
colonial;" il n'en
impression sur lc coil
pense pas moins
les hommes de couleurà
qu'on ponrroit satis!
les rattacher
peu de frais, et qu'il seroit facile
par de légères concessions à la
< dont iis seront, dit-il, dès
cause commu
qu'on le
> défenseurs, tandis
voudra, les plus
qu'il ne tiendroit
) ennemis redoutabies.
qu'r eux d'en être
(1) )
1 Correspondance de J. Ruimond, P. 56.
par Garran $ P. 12.
Rapport sur J. Raime
I
à
qu'on ponrroit satis!
les rattacher
peu de frais, et qu'il seroit facile
par de légères concessions à la
< dont iis seront, dit-il, dès
cause commu
qu'on le
> défenseurs, tandis
voudra, les plus
qu'il ne tiendroit
) ennemis redoutabies.
qu'r eux d'en être
(1) )
1 Correspondance de J. Ruimond, P. 56.
par Garran $ P. 12.
Rapport sur J. Raime
I --- Page 145 ---
(037 de )
il n'étoit pas possible de faire 6. XXIV.
Dans de telles circonstances, ,
Instructions
jéconnoitre à l'Assemblée constituante ; ni au comité colomal, de P'Assemb.
droits des hommes de couleur d'une manière directe. Mal- nat. 2 du 28
;s
au même but par la marche tortueuse mars 17y0,
eureusement on parvint
affaire. Il dressa des
ue Barnave- a toujours tenue dans cette
faites avec beaucoup d'art; on y prescrivoit le mode
istructions,
formation de l'assemblée coloniale, l'étendue de ses fonce la
des
du pouvoir exécutif, en y 8ouons et de celles
agens
l'exercice du droit de cité à peu près aux mêmes contettant
itions
dans la métropole ; on ne ft aucune distinction enque
de couleur : on ne parla pas méme
e les blancs et les hommcs
des autres on se contenta de dire dans Particle TV,
es unS ou
;
du décret et da Pinsqu'immédiatement après la proclamation
agées de vingt-cing ans actruction, toutes les personnes
d'immeubles, ou; s à défaut d'ure telle
complis , propriétaires
deux ans, ct
propricté domiciliées dans la paroisse depuis
se réuniroient
former l'ausenpayant une contribution,
pour
bléc provinciale. >
Cocherel, dont P'aristocratic bien pronencée s'ezprimoit quel.
de franchise
ses co-députés de Saintnefois avec plus
quep
les homdemanda formellement sur cet article que
omingue ,
exclus de la classe des
es de couleur fussent nommément
actifs. Il ajouta que c'étoit le vceu préris de ses comtoyens
et Dillan eurent la mauvajse foi de soulcnit
ettans. Reynaud
de coulear, coniricontraire, et d'attester que les hommes
jouissoient à Saint-Domingue du Groit de cité. Gregoire
nables,
inséràt éxpressément dans l'ari.
emanda,.au contraire , qu'on
V,
les hommes de couleur qui remplissoient les condique
jouiroient des droits politiques concoricmons qu'il exigeoit,
* K
Rapport de Garran-Couion.
eurent la mauvajse foi de soulcnit
ettans. Reynaud
de coulear, coniricontraire, et d'attester que les hommes
jouissoient à Saint-Domingue du Groit de cité. Gregoire
nables,
inséràt éxpressément dans l'ari.
emanda,.au contraire , qu'on
V,
les hommes de couleur qui remplissoient les condique
jouiroient des droits politiques concoricmons qu'il exigeoit,
* K
Rapport de Garran-Couion. --- Page 146 ---
(138 )
ment avec les colons blancs ; le
sieurs députés des Colonies,
rapporteur Barnave, et plule résultat nécessaire de
Inirépondirent encore que c'étoit
l'article; 5 qu'on ne
une énonciation qui
devoit pas y mettre
hommes de couleur pourroit fsire supposer que le droit des
étoit contestable et
ment fut retiré, et l'article
contesté; l'amendeL'explication
resta tel qu'on vient de le voir
demandée eût sauvé bien des
(1).
$. XXV,
Il
maux à la Colonie.
Nouvelles
ertdotloureux de le dire, mais le devoir
manceuvres les kgistateurs y trouveront
nous y oblige, er
Mner des dépurés g'rder des piéges
peut-eire une leçon utile pour se
de St Doqu'on ne cesse de tendre autoer
vague laissé dans cette
d'eux ; le
minguc.
partic des instructions
le résultat des viles
de
n'étoit encore que
iatrigues la députalion de
Ces dépuiés, qui vouloient se réserver des Saint-Domingue.
tion contre les décrets de l'Assemblée
moyens de protestapas satisfaits, avoient
nationale, s'ils n'en éioient
pris un arrêté ( portant
> des Colonies n'entreroit dans le
qu'aucun député
avoit eu l'audace
comité colonial ** Cocherel
d'annoncer cet arrêté à l'Assemblée
tuante 3 qui s'étoit contentée de le
constimépriscr. Comme
pas eu unanimié pour l'arrèté, il
iln'y avoit
le surlendemain
en fut pris uin tout contraire
, en conséquence duquel
Reynaud et
acceptèrent une place au comité colonial,
Gerard
ét6 rommés.
, auquel ils avoient
Quelques- uns des députés de Saintprotestérent, le 6 mars, contre cette
Domingue
qui pourroit être consenti
acceptation et tout ce
par Reynaud et Gerard contre les
1 Voyez le procès-verbal de PAssemblée
1790; la notiee des principanx décrets, constitmante, du 28 mars
p 19; le Journal de
par Csmus, no, XX, art. ITI,
Lettre
Paris, et les autres papiers
aux
publics dalors ; la
Brissot à Pailanthropes, 3 par Grégoire, p. 19; la Lettre de J..P
Barnuve sur 8CS rapporis, P. 3o et F1.
le procès-verbal de PAssemblée
1790; la notiee des principanx décrets, constitmante, du 28 mars
p 19; le Journal de
par Csmus, no, XX, art. ITI,
Lettre
Paris, et les autres papiers
aux
publics dalors ; la
Brissot à Pailanthropes, 3 par Grégoire, p. 19; la Lettre de J..P
Barnuve sur 8CS rapporis, P. 3o et F1. --- Page 147 ---
( 139 )
intérêts de la colonie : ils déclarèrent par le même acte qu'ils
ne pouvoiest ni ne devoient proposer à l'Assembléc nationale
que le décret suivant, conforne aux ordies de leurs commetzans : K L'Assemblée nationale, considérant la différence absolue
) du régine de la France à celui des colonies, déclarant
par
D ceite raison que son décret des droits de l'homme ne peut
) ni ne doit les concerner, décrète qu'il n'y sera pas promulgué,sous quelque prétexte que Ccc puisse étre; décrète encore
qu'elle reconnoit aux colonies françaises le Jrou de faire
elles-mémes Leur constitution, dont l'arrêté scra envoyé d
leuirs députés, pour être présenté à ia sanction nécessaires (1).
Cet arrêté fut imprimé dans linfame Gazette de
Paris, que
es dépatés de Saine-Domingue avoient à leur disposition (2),
:t ensuite réimprimé d'après cette gazette > dans la colonie
par ordre de l'assemblée coloniale. (3)
Ces protestations n'empéchèrent pas les députés de Saint-Douinguc de continuer auprès de l'Assemblée constituante et de
on comité colonial, les manceuvres dont ils s'étoient vantés :
Is lcs redoublèrent sur-tout lors des décrets des 8 et 28 mars.
"est encore eux-mémes qui nous l'apprennent dans leur corespondance : ils s'y giorifient d'avoir suggéré au comiré coloial presque tous les articles du fameux dicret du 8 mars,
t d'avoir persisté dans les mémes mesures, lors des instrucons du 28. Leur lettre à cct égard est matheureusement si
structive > elle développe si bien l'esprit dangereux de la
léputation de Saint-Domingue, et sa funeste infuence sur Ice
1 Débats dans l'affaire des Colonics 5 tome III, p. 97 et 98:
2 Lettre de J. P. Brissot à Barnave sur ses
3 Dabats ,ibid.
rapports 2 P: 3z,
p. 99.
K 2
mesures, lors des instrucons du 28. Leur lettre à cct égard est matheureusement si
structive > elle développe si bien l'esprit dangereux de la
léputation de Saint-Domingue, et sa funeste infuence sur Ice
1 Débats dans l'affaire des Colonics 5 tome III, p. 97 et 98:
2 Lettre de J. P. Brissot à Barnave sur ses
3 Dabats ,ibid.
rapports 2 P: 3z,
p. 99.
K 2 --- Page 148 ---
1o )
décrets rendus pour les colonies 3 qu'il est indispensable de
l'insérer maigré sa longueur : elle est signée entre autres de
Cocherel et de Magallon, qui avoient fait les
protestations des
2 et 6 mars., et de Reynaud, contre qui la dernière
tation avoit ét6 faite ; tant il est vrai
protesque ces différences
d'opinions elles-mêmes n'étoient qu'un manege : Il n'y
que la signature de T'honnète Gerard, dont
manque
on connoissoit ia
probité, et qui ne se prétoit pas aux intrigues,
Voici cette pièce :
> Il nous seroit impossible, Messieurs et chers
> de vous exprimer toutes les démarches
compatriotes
auxquelles iZ a
)
Fallu
nous préter dans cette circonstance pour disposer favorable-
> ment tous les esprits, pour plier vers le même but tant de
> manières de voir opposées > pour réussir, en un mot, à obte.
> nir un succès que nulle question encore n'avoit obtenu
> qu'à ce jour, c'est-à- dire lunanimité, à sept voix près, jus di
> tous les Représentans de la Nation en faveur du fameux dé
> cret du 8 mars, dont nous avions suggéré
presque tous le
> articles eli comité colonial.
) Cette victoire, bien douce récompenfe de notre
> voyance politique, devint pour nous un
pré
encouragement
) persister dans les mémes mesures jusqu'à ce
> tion qui devoit accompaguer le décret du 8, que fût l'instrud décrété
> elle-même et sanciionnée par le roi. L'Assemblée national
> prononça sur cet objet le 28 mars, le roi sanctionna à
> mi-avril; et à cempter de ce moment qui assuroit l'accon
> plissement de vos vues, puisqu'il laissoit à la Colonie
> liberté de faire elle-méme sa constitution, à
de
compter c
> instant, dis-je, nous résolâmes de ne pas différer à
exécut
les derniers ordres qui, récemment arrivés dela province (
roi. L'Assemblée national
> prononça sur cet objet le 28 mars, le roi sanctionna à
> mi-avril; et à cempter de ce moment qui assuroit l'accon
> plissement de vos vues, puisqu'il laissoit à la Colonie
> liberté de faire elle-méme sa constitution, à
de
compter c
> instant, dis-je, nous résolâmes de ne pas différer à
exécut
les derniers ordres qui, récemment arrivés dela province ( --- Page 149 ---
(141) )
s'accordoient parfaitement avec les intentions que
Nord, de l'Ouest et du Sud nous avoient précédemment ma-
> celles
> nifestées.
le
irrésistiblement combien a été sage parti
> Ceci démontre
d'avoir des députés. à PAssemblée
> adopté par la colonie ,
le systême de quel-
> nationale, et combien étoit impolitique
ne devoit
colons,
que Saint-Domingue
> ques
qui prétendoient
de la nation.
des envoyés auprès de I'Assemblée
> avoir que
distinction, subtile,, il importe de
> Pour bien entendre celtc
et un envoyé
différence entre un député
D saisir, la très-grande
dans une tribune oi le
aupres, relégué
> auprès. L'envoyé
de
ne peut assister que rare-
> plus souvent il n'a pas place,
est
oi il assiste sans intérêt, parce qu'il
> ment aux séances,
ce qu'il ne doit pas dis-
> peu essentiel pour lui d'approfondir l'ombre pour le corps 2
> cuter : de la il est exposé à prendre
saine 5 i1 porte
la plus
à
et à ne pas toujours adopter l'opinion des affaires de ses
crreur dans la discussion
y ensuité cette
les connoître très - bien ; mais comme
commettans. Il peut
qu'il
P'Assemblée, il arrivera fréquemment
> il connoit très-peu
à son
des demandes contraires à ses déciets,
esprit,
>> formera
éconduites. Enfin, si, dans une occasion
) et qu'elles seront
lui-même sans in-
> majeure, , il croit important de s'adresser
avoir sollicité
à P'Assemblée nationale 2 après
> termédiaire
de dix minutes, il paroit
p quelquefois deus mois une audience
d'habitude :
embarrassé, 9 parce qu'il a peu
) àl la barre, toujeurs
intérêt; il n'a pas
on l'écoute par procédé plutôt que par
on le fait pailer quand il ne veur
) parlé quand il a voulu,
on
on délibère sans avoir recueilli tous ses moyens ;
A pas 3
n'a
été bien entendu 3 il n'a
disserte sur un point qui
pas
it
seulement la liberté d'élever la voix pour s'expliquer;
pas
K 3
parce qu'il a peu
) àl la barre, toujeurs
intérêt; il n'a pas
on l'écoute par procédé plutôt que par
on le fait pailer quand il ne veur
) parlé quand il a voulu,
on
on délibère sans avoir recueilli tous ses moyens ;
A pas 3
n'a
été bien entendu 3 il n'a
disserte sur un point qui
pas
it
seulement la liberté d'élever la voix pour s'expliquer;
pas
K 3 --- Page 150 ---
( 143 )
s seroit jugé sans avoir pu
interpréter ses
> sions : voilà le rôle que joue un
premières expres.
envoyé
> nationale.
auprès de P'Assemblée
> Un député, au contraire, suit toutes les
> lcsl affuires : pénétré des décisions
séances, toutes
de
5 ilny parle jamais sans les avoir,
l'Assemblée nationale ,
> ies venx ; assis
3 pour ainsi dire, toutes sous
parmi les Représentans de la
> connoit, les apprécie lcs
nation, il les
consul:e, Ics
> des liaisons plus intimes
prévient ; il forme
avec ceuoc de ses
D le plus d'influence 5 et
collégues qui ont
par cette
) risque jamais de
politique tres-lowable, il ne
) Il se tait
compromettre il
les intérêts de ses commettans,
quand faut, it paile quand il
> éclaircit, réplique; et dans la cenversation veut; il discute 1
> à chaque instant la
même , il prépare
conviction, qu'il finit
>> tribune dans les espitis.
par insinuer de la
> C'est ainsi que les députés de
S lors de leur adenission, de
Saint-Domingue, effrayés
lignerance oit i'on étoit
> Porlance de nos
sur l'imColonies, sont parvenus à
> peu ious les merubres de
instruire peu
> disle 4 anit,paré le TAnomblée; c'est ainsi qu'iis ont
coup afreuze que la
> ghrie fut Sttr le point de porter à la
philosophie ecl-
> priceés coloriaies; c'est ainsi
nation et aux proqu'en résistent aux
> nepétées desmelitres, ils ont russi d lesexclure tentative
semblle natienale, oin
de PAs
parii prisant vouloit les
> mettre 3 enfin c'est ainsi çue ies
faire ad.
)) mirgue ont eu le bonheur
Représentans de Saint Dod'obtenir assez de
a dans l'Assembiée nationale
prépondés rance
pour se procurer, lors
> décret du S mars, tne unanimité Lien
de funcn
a pour etix et bien utile
ja
rare, bien Aatteuse
p mais étoignd le
pour Colonie, puisqu'elle a à ja
gucstion de Pafranchisiement des esciaves --- Page 151 ---
(143)
> celle de l'abolilicn de la traite, et qu'elle a assuré le bon3 heur de cette précieuse contrée, en lui reconnoissant lc droit
> de faire elle-même sa constitution, et de la présenter, pour
D la forme,à PAssemblée nationale, qui la décrétera 1 ct au
p roi, qui la sanctionnera. Ert-on jamais obtenu de semblables
> succès avec des envoyés, des ambassadcurs, noms superbes
> jadis, mais aujourd'hui vides de sens, puisqu'un ambassadeur
D n'est que le représentant d'un souverain, et qu'uu député
> l'est de la nation toute entière 2 () >
1 Débats dans Faffaire des Colonies, tame II, p. 100 ct suivantes.
K 4
la décrétera 1 ct au
p roi, qui la sanctionnera. Ert-on jamais obtenu de semblables
> succès avec des envoyés, des ambassadcurs, noms superbes
> jadis, mais aujourd'hui vides de sens, puisqu'un ambassadeur
D n'est que le représentant d'un souverain, et qu'uu député
> l'est de la nation toute entière 2 () >
1 Débats dans Faffaire des Colonies, tame II, p. 100 ct suivantes.
K 4 --- Page 152 ---
(144)
CEA A
CHAPITRE I V.
DEs troubies
parmi les blancs durant la
Assemblée coloziale
première
jusqu'd sa confirmation.
6 I. Lonsoue l'assembiée
Tableaugé- beaucoup qu'il
ett coloniale se forma, il s'en falloit de
nealdela de Saintn'y qu'un seul espcit dans la
Celonic,
Domingue parmi les blancs
partie française
Vues des divisés en plusieurs
eux - mêmes. Ils éloient
grands planpartis bien pronoueés. Celui des
teurs.
planters,quf avoit produit li
grands
les caliers odieax dés
députaiion dé Saint-Domingue 9
avoit
dlecteurs du Nord et le club
toujours unc grande
Massinc,
frangaise et
prépondérance. Mais la révolution
Pioignement de la
modifié leurs prejets, Les
mécropole avoient beaucoup
qui aroient établi
grands planteurs résidans en
le club Mas:inc
France, 3
pius de la révolution. Leur
s parcisseient ne vouloir
l'esprit
séjeur Parisleur avcit
public en dirigeoit
appris que
les grands que contre le Pimpuision du moins autant contre
siré profter de
trônc. Ils avoient
ce mosvement
originairement depetits blenes, importer Ta
pour s'eiever au - dessus des
surct lo nonorole des nobiesse dans les Co'onies, et s'asils cesiroiont bien
principales fouctions pabliques : mais
fuence de la révolation plus encore préserver les Coloaies de l'iniité,
française. Iis voyolen:
gci en étoit le principe, ne tarderoit
trop quc l'égalition de l'esclarage
pas à amener l'aboeacrife tout le
parmi les negres. Ils aurolent de bon
reste pour éviter un tel malheur.
cceur
moyens de sy sousiraire éloit le bnt de
Trouver les
clest sous CC mpport sur-tout
tousleurs clloets, ct
qu'ils vouloient rendre les Co-
iniité,
française. Iis voyolen:
gci en étoit le principe, ne tarderoit
trop quc l'égalition de l'esclarage
pas à amener l'aboeacrife tout le
parmi les negres. Ils aurolent de bon
reste pour éviter un tel malheur.
cceur
moyens de sy sousiraire éloit le bnt de
Trouver les
clest sous CC mpport sur-tout
tousleurs clloets, ct
qu'ils vouloient rendre les Co- --- Page 153 ---
(145)
de l'Assemblée nationale. La
ies absolument indépendantes
indifférente.
du
leur étoit d'ailleurs assez
mc gouvernement moins les abus de l'autorité monarredoutoient beaucoup
ique, que la contagion de P'esprit français.
résidans à Saint - Domingue avoient des vues
Les planteurs
du joug du gouverhs ambitieuses 5 d'autant plus impatiens
ment, qu'iis étoient plus despotes chez eux, ils prétendoient
collectivement lcs maitres dans ia colonie 3 comme ils
e iadividuellement dans leurs habitations. Ils eitbrassèrent
toient
elle fut portée dans leur fle; mais
nc la révolution, quand
se gardérent bien d'en adopter les principes régénérateurs.
sur lcs amis des droits de Thomme 1 l'introduction d'un noitn'cst que le moyen d'assurer Y'ordre social 2
au gouvernement
l'objet essentiel de la
sur- tout la liberté individuelle, qui'est
perté politique. Pourles planteurs des colonies, ce nouveau gourement étoit le but unique. Iis vouloient s'cn emparer > sans
nger d'ailleurs à proscrire, , même pour lesbiancs , les principes
renversoient. Ils vouloient denc aussi
bitraires de celui qu'ils
de la nation française, dont la souveraineté
re indépcndans
Ils vouloient l'être sur-tout de P'Assemblée
ur faisoit ombrage.
en redoutoient le pouvoir et les prinationale, parce qu'ils
commerce frangénéreux. Ils vouloient l'étre encore du
pes
craignoient d'àtre enfin obligés d'acquitter les
ris, parcc qu'ils
devoient. La royauté étoit le seul
pmmcs immenses qu'ils lui
à briser. Avec
en de dépendance qu'ils ne songeassent point
cemme les leurs, ils sentoient bicn qu'il leur
cs principes
beaucoup mieux en avoir un éloiAlloit un roij et ils aimoient
nouvel insné, dont le délégué seroit dans leurs mains un
rument de lcur pouyoir. 1l Jeur importoit d'ailleurs assez peu
cc fit un prince de la maison de Bourbon, ou de la maicon
juc
pmmcs immenses qu'ils lui
à briser. Avec
en de dépendance qu'ils ne songeassent point
cemme les leurs, ils sentoient bicn qu'il leur
cs principes
beaucoup mieux en avoir un éloiAlloit un roij et ils aimoient
nouvel insné, dont le délégué seroit dans leurs mains un
rument de lcur pouyoir. 1l Jeur importoit d'ailleurs assez peu
cc fit un prince de la maison de Bourbon, ou de la maicon
juc --- Page 154 ---
a 122
(146 )
d'Hanovre. C'est l'institztion
famille leur étoient
qu'il leur falloit : l'homme ou
été fichés d'un indifféreus. ils n'auroient
changement de race
probablement
mieux par celte révolution dans
pour consolider d'ant
méditoient dans le
la famille régnante celle 94
cousse qui devoit en gouvernement, et Pour avoir, dans la:
payer leurs dettes. Mais réulrer, un prétexte plausible de ne
les choses
pour ce dernier point. IIs
n'étoient pas assez mi
pour se décider. Il est certain attendoient le cours des évènen
cemens de la révolation,
du mcins quc, dès les comme
glais de la
les planteurs ont eu avec les A
Jamaique des relations officielles
gneusement éntretenues depuis. Dès la
qu'ils ont S
sembiéc coloniale, lc
seconde stance de 1'
cette ile. On y trouva président reçut un paquet, venant
commissaires
une le tre et trois
furent nomnés
imptimés. Qua:
et en rendre
pour les traduire
compte à l'assemblée
littéralemer
question dans les
(:) : muis il n'en est F
procès-verbaux postérieurs.
5. II,
Quoiqu'il en soit, , le systême
Prérextes presque tous les acles des
d'indépendance se montre da
d'indépen- puis les premiers
planteurs de
d
dance.
temps de
Suint-Domingue,
fin de la Convention
l'Asseniblée constituante jusqu'a
la partie française de nationale, Ils y disent par : tout
Saint - Dominguc
nic 5 qu'elle n'a été ni
n'est point une col
que
conquise, ni fondée par la
Péloignement des lieux exige
Francd
abselument
qu'elle ait une
faire
indépendante de celle de la
législatu
sa constitution elle- même
métropole; qu'elle do
les relations mutuelles
j que, depuis Ia révolution
doivent être régiées
par U72 zouvea
1 Extrait des rgistres de
artili7yo.
Passemnblée coloniale, séance
du I
point une col
que
conquise, ni fondée par la
Péloignement des lieux exige
Francd
abselument
qu'elle ait une
faire
indépendante de celle de la
législatu
sa constitution elle- même
métropole; qu'elle do
les relations mutuelles
j que, depuis Ia révolution
doivent être régiées
par U72 zouvea
1 Extrait des rgistres de
artili7yo.
Passemnblée coloniale, séance
du I --- Page 155 ---
(147 )
sera formé entre les deux partics contractantes ;
utrat qui
des publicistes et des hommes
ce sont-la les principes
distingués, tels que Turgot. Comme cette prétat les ples
causes des troubles
tion fuueste a été Pune des principales
et de ses désastres, il est
la colonie de Saint - Domingue
d'entrer dans quelques détails 2 cet égard.
cessaire
d'une
L'histoire des travaux de l'assemblée coloniale prouvera
décisive
tel a été le résultat de tous ses
nière bien
que
des
malgré les détours qu'cile cmploya pour se ménager
tes,
SCS tentatives. Il
ix-fuyans, si le succès ne couronnoit p?s
à cet égard. li sufira de présenoit donc inutile d'anticiper
l'ont précédée, ou
C ici quelques aveux faits par ceux qui
les
ardens. Lcs germes dc cette prér ses défenseurs
plus
dans les mémnoires
ntion à Findépendance se retrouvent jusque
avant la convocation des Etat-Généraux,
mis aux notables,
se gar--
ir les commissaires de Saint - Domingue 2 quoiqu'ils
bien alors d'en tirer les mêmes conséquences qu'ils en
issent
disent-ils,
n'a été
it tirées depuis. ( Saint-Demingue, : y
()
ni achetée, ni soumise ; elle appartenoit aux
ni conquise,
1630 des Français vaieureux, indépenEspagnols 1 lorsqu'en
à la France que par leur cccitr 3
dans, qui n'appartenoient
n'avoient de patrimoine
qui n'habitoient que les mers, , qui
chassèrent les Espagnols et les Angiais
que leur courage,
faite en
de cette ile, et s'y établirent. CETTE CONQUÉTE, étoit leur
avec leurs PROPRES FORCES,
leur PROPRE NOM,
DiX années sous lc titre de
PROFRE BIEN. Ils la gardérent
toute
SOUVERAINS de cette possession, qui,
FLIBUSTIERS.
instructif adressé aux Notables par les commissaires de
I Colonic Mémoire de Suint-Domingue, p. 5, 5 et7.
a
agnols et les Angiais
que leur courage,
faite en
de cette ile, et s'y établirent. CETTE CONQUÉTE, étoit leur
avec leurs PROPRES FORCES,
leur PROPRE NOM,
DiX années sous lc titre de
PROFRE BIEN. Ils la gardérent
toute
SOUVERAINS de cette possession, qui,
FLIBUSTIERS.
instructif adressé aux Notables par les commissaires de
I Colonic Mémoire de Suint-Domingue, p. 5, 5 et7.
a --- Page 156 ---
(I
*
148 )
inculte qu'elle étoit
> jour, ils étoient les alors, pouvoit devenir si
> des rois de
maivres ABSOLUS de Ia donner importante à
PEurope
Ci
> Les
qu'ils auroient cru le
Flibustiers, 3 en se
plus dig
D France, reçurent
rangeant sous la
LA PAROLE
protection de
> leurs possessions
ROYALE d'être
> d'ètre
défendus d
> d'être conservés dans la soutenus dans leurs
> Eux seuls firent
faculté de s'IMPOSER
propriét
tonjours la
LIBREMENT.
) sentans naturels de la
répartition 3) . par les rep
) tous
nation,.
par des
>
magistrats,
frages de leurs
quiavoient réuni
gerumeremtes
compatriotes >
les St
C'est tsur ce fondement
sans respect
que les députés de
pour les décrets de TAssemblée Saint-Daminge
proserivoient les mandats
conrtituante, C
que leurs
impératifs, ne cessèrent
pouvoirs ne les
de déciai
des colonies, qu'ils scroient autorisoient pas' à faire la confitutic
yi travilloient (1). C'est déeavonés par leurs
tion
sur ce fondement
commettans s'
qui les retenoit à P'Assemblés
quc, malgré T'amb
s'en absenter,
constituante, ils finirent
de n'y plus yoter. lorsguel'asseamblée colcniale leur eut intimé l'ordi P
Un autre député à P"Assemblée
planteur dans les colonies et
constitzante, ,
a toujours
membre du club propriéain
professé les
Massiac, dont
principes, ne voyoit dans les colonis
* 28 Ge passage est imprimé
mémoire. Ce sont les
littéralement tel qu'il se trouve
senté en gros caractères conmissaires les
des colons, qui Ont ainsi dans I
leurs vues
mots les plus saillans
pré
dudépendance.
qui se rapportent
1 Opinion de Blin sur la
dans la note > etc.
proposition du comité
colonial, , p. 6,
professé les
Massiac, dont
principes, ne voyoit dans les colonis
* 28 Ge passage est imprimé
mémoire. Ce sont les
littéralement tel qu'il se trouve
senté en gros caractères conmissaires les
des colons, qui Ont ainsi dans I
leurs vues
mots les plus saillans
pré
dudépendance.
qui se rapportent
1 Opinion de Blin sur la
dans la note > etc.
proposition du comité
colonial, , p. 6, --- Page 157 ---
(149 )
état confédéré, sous le même
une puissance allice 1 qu'ua
exécutif: ( Les colonics, dit-il,ne sont ni ne peuvent
ivoir
être rangées dans la classe des provinces
:n aucune sorte
em-
.
Les colenics sont,sije puis
Pun méme empire;
faire entendre, des
ployer des termes comparatifs pour me
de puissances alliées , des parties fidérativés de
espéces
S'il est
que l'Assemblée nala nation.
.
prouvé
du
France convoquéc pour faire la constitution
tionale de
de faire celle des colonies, il
royaume, 2 n'a pas le droit
de MM. les députés
est par-là mêmep prouvé que les pouvoirs
ils
des colenies sont sans but conme sans objet, et qu'ainsi
irrévocablement nuls.
On pourroit
doivent être réputés
lcs colonies à PIrlande,quia sa législaégalement comparer
sous le nom de
ture particulière, , et ou un gouverneur -
le chef du pouvoir exécutif, quoique
vice-roi, représente
des
PIrlande obéisse am méme roi. (1) > Cette comparaison
PIrlande est répétée dans une autre opinion du
plonics et de
Ailleurs il
ême député, publiée plusieurs, mois après (2).
les écrits du docteur Price sur l'indépendance des Etatsite
Inis (3).
Un membre même de la députation de St-Domingue, quiparoit
avoir suivi les vues de l'assemblée. coloniale, Cocherel,
: mieux
ses bases consqui cette assemblée adrcssa particulièrement de la France
itutionnelles pour les présenter à l'acceptation
>
s'être soumis le premier aux ordres quiloi défentqui, après
dans TAssembléc nationale, n'est
loient de continuer à siéger
1 Susdite opinion de Blin, p. 4, 7 et 8.
de Blin sur les réclamations du Commerce, P. 23.
2 Opinion
d'un comité colonial 2 p. 3.
3 Opinion de Blin sur la proposition
consqui cette assemblée adrcssa particulièrement de la France
itutionnelles pour les présenter à l'acceptation
>
s'être soumis le premier aux ordres quiloi défentqui, après
dans TAssembléc nationale, n'est
loient de continuer à siéger
1 Susdite opinion de Blin, p. 4, 7 et 8.
de Blin sur les réclamations du Commerce, P. 23.
2 Opinion
d'un comité colonial 2 p. 3.
3 Opinion de Blin sur la proposition --- Page 158 ---
(150)
rétotrné depuis à Saint. - Domingue
cette colonie à
que pour contribuer à iiv
aveux à l'Assemblée l'Angleterre , a eu l'audace de faire les mêr
avoit le droit de con.tituante; il prétendoit que la
renoncer à
Frai
réciprociré pour cette colonie. Saint-Domingue, > afin d'établis
> jusqw'aujourdhui
C Suinc-Doningae,
sous la fausse
disoit-il, Coi
D n'en est pas une : c'est
dénonination de colon
> en pays d'Etats
une contrée qui s'est
par les lois
toujours re
> mination de colonic n'est qui lui sont propres. Sa dér
> par le droit, seul
consacrée que Par l'usage, et 1i
>
imprescriptible.
mingue n'est pas une colonie
e Si Saint- I
> moins zne province
frangaise, elle est encore bi
> Pcur
frangaise. .
e
cousiguemment étre
>
considéré
Suint-Domingue
mixte , et la seule
que comme une provin
> de provincef
dénomination qui lui convicnne est
ce
> constitution frunec-anéricaine. A ce titreelle doit avoir
mixte,
u
>> à qui elle
composée de la constituiion dela
>
appartient par droit de
Franc
tution particulière et
donation, , et d'une consi
)) étre riglie et
nécessaire à sa position,
déterminée
qui ne pe
> Saine - Domingue
que par les seuls
qui
habitans
> à l'Assemblée
offriront à Cet effet, par leurs
nationale, le
P
sembléc
plan d'une
déput
en états
nonve'le formation d'a
>
particuliers et
l'exercice du droit
provincizur; d'oi il
acquis à
résulte
> cette constitution
P'Assemblée nationale
) tionner
mixte 3 mais
d'era-min
enfin 5 de renoncer
nécessaire, .
6 de sand
>>
méme d Za
Domingue,si elle est
donation de Sain
> si elle est utile à onéreuse à la France,on de la
Ses
conserve
>> premières de la
intérêts, mais toujours aux
>
donation, de façon
condition
examen les charges
que si après le
> raisons
pour la France sont
plus mi
d'utiliné,
plus fortes
> L'abandoz
PAssemblie narionale
que
de Stintpourra prononce
Domingue > sans pouvoir cependar
me d Za
Domingue,si elle est
donation de Sain
> si elle est utile à onéreuse à la France,on de la
Ses
conserve
>> premières de la
intérêts, mais toujours aux
>
donation, de façon
condition
examen les charges
que si après le
> raisons
pour la France sont
plus mi
d'utiliné,
plus fortes
> L'abandoz
PAssemblie narionale
que
de Stintpourra prononce
Domingue > sans pouvoir cependar --- Page 159 ---
(151 )
la constitation prepre et nécessaire à son exisenverser
ence 3
se
de l'autorité de Turgot pour
Pifin, un planteur prévaloit
tenir les mêmes principes avec plus d'art à l'Assemiée lé..
ative (2). Ils se retrouvent dans une quantité d'éc its des
imissaires de la seconde assemblée coloniale en France.
bien même on voudroit écarter, dans Pexamen de 6. TII.
Quand
l'idée des devoirs qui lient les parties du tout Exainen de
te question,
de l'intérêt de ces allégaial les unes aux auties, pour ne s'occuper que
tions-]
nt-Domingne, le système qui auroit rendu les Colonies indédantes de P'Assemblée nationale, en les soumettant au mone leur auroit pas été plus avantageux qu' la France
que, I1 n'auroit été qu'un moyen de faciliter dans l'un
opéenne.
l'autre pays le retour du gouvernement despotique, cn
icurant au roi des forces et des revenus indépendans de la
onté nationale.
inconvéniens de cette séparation anroient été bien plus
Les
les Colonies
la France, en raison de leur
nds pour
q"e pour
blesse intérieure et du petit nombre des hommes libres qui
xistoient alors. On ne les auroit assurément pas diminaés en
donnant à VAngieterre, dont le système colonial est bien
igné de remplir les vues qu'avoient les grands planteurs
idans dans la Colonie. La Jumaique ct les autres Colonies
Apperçu sur la constitriton de Saint-Domingue par M. Cocherel,
y. aussi ses Observations sur le ménoire da ministre de la marine,
voyé au comité des Douze, et P'aimence qui les terniine, pag. 10
11.
Discours de Viennot-Vaublane sur la Colonie de St - Dominguc,
c24.
système colonial est bien
igné de remplir les vues qu'avoient les grands planteurs
idans dans la Colonie. La Jumaique ct les autres Colonies
Apperçu sur la constitriton de Saint-Domingue par M. Cocherel,
y. aussi ses Observations sur le ménoire da ministre de la marine,
voyé au comité des Douze, et P'aimence qui les terniine, pag. 10
11.
Discours de Viennot-Vaublane sur la Colonie de St - Dominguc,
c24. --- Page 160 ---
( - 152 )
anglaises dans les Antilles sont, à Ia vérité,
l'on appelle le gouvernement
sujettes à ce 9
royal, et les
y sont bien pius étendues
prérogatives du
le pa:lement de la
encore que dans l'Angleterre : m
nies ne -iégent roint, Grande-Bretagne, oil les députés des Co'
il ne fait
réclame Pourtant sur elles la
pas difficulté de l'exercer
suprémat
propos de co mprendre
toutes les fois qu'il jug
les Colonies
nommément dans un acte de
en géneral, ou telle colonie
législati
droit ne parcit pas lui av oir été contesté en particulier
dans les Antilles,
Qhart aux Etats-Unis, il suffit de
cie'lement l'histoire de leur
connoftre même supei
réclamcient peint
révolution, pour savoir qu'ils
vernement de la Grande originairement Tindépendance contre le g
ce principe inconiestable, Bretagne; 3 ils se bornoient à soute
ou à des taxes sur
> que nul ne peut être sujet à des 1
sonncllement
lesquelles il n'a point été appelé à voter
ou par ses représentans. Ils se
P
der ou qu'on leur laissàt le droit de
bornoient à demi
dans leurs as-emblées
régler eux-mêmes ces obj
leurs députés dans le coloniales, ou qu'on les admit à envot
refus de
parlement de la Grande
:
cette demande si
Bretagne c'est
les pétitions les
légitime, plusieurs fois répétée d
chement
plus respectueuses et les plus pleines
pour la mère-patrie, c'est une
d'at
pression auxquels la
multitude d'actes d'e
détermineren:
méropole refusa de porter remède
enfin les habitans à secouer le
nement trrannique. Tous leurs
joug d'un gouv
actes prouvent qu'ils ne le fr
1 Blackstone's Commentaries of the Laws of
107 : Gutirie's Geographical
England, B. I,P
titution of the British Colonics Grammar, p. 51; A View of the Co
Indies,by Ant. Stokes, ch. in North-America, and in the We
I, pag. 5, 6, 22, 23, 27, etc.
gi
enfin les habitans à secouer le
nement trrannique. Tous leurs
joug d'un gouv
actes prouvent qu'ils ne le fr
1 Blackstone's Commentaries of the Laws of
107 : Gutirie's Geographical
England, B. I,P
titution of the British Colonics Grammar, p. 51; A View of the Co
Indies,by Ant. Stokes, ch. in North-America, and in the We
I, pag. 5, 6, 22, 23, 27, etc.
gi --- Page 161 ---
( 153 )
et parce qu'il ne leur restoit que ce moyen pour
qu'ar regret,
politique (). Or, aucun ami
sc soustraire à Fasservissement
ne
des droits des peuples ne contestera que les opprimés prisrecourir RU cette dernière ressource, quand
sent lézitimement
3. les autres voics.
ils ont vainement emplonatiutes
qui avoient souffert si paisiLes colous dc Sains-Domingne
blement le despotisme de nos anciens monarques,He pouvoient
de l'oppression de l'Assemblée consassurément pas se plaindre
assuroient de nouveaux
tituante, dont presque tous les décrets
dans toutes les parties de l'empire,, en
avantages autx citoyens
l'ancien régime. Pour
leur'restituant leurs droits usurpés par
les colonies en particulier ne fussent pas sans représenque
constittante
tans dans ces momens de régénération 3 PAssemblée
d'admettre leurs députés malgré Tirrégularité
s'étoit empressée
témcigné, de
de leur élection ; elle avoit toujours depuis
la
un vif desir de faire participer
la manière plus positive,
Lors des
les colonies aux biens de son gouvernement paternel.
décrets du mois de mars 1799, son président en avoit assuré la'
colonie dans' une lettre officielle qu'il adressa aux assemblées
messieurs, disoit-il en Snissant,
provinciales : < demandex,
utile à votre
avec confiance ce que vous croyez
) demandez
F'assemblée nationale vousy invitent >. On
> colonie ; le roi et
à Fassemblée constia sàns doute quelques reproches à faire
avoir
décrets relatifs aux colonies; mais c'est d'y
tuante sur ses
les préjugés des plancondescendance pour
eu une trop grande
méconnu leurs droits. Lcs hommes de
teurs, et non pas d'avoir
avoient droit de se plaindre; ils
couleur seuls et les esclaves
entre autres les Recherches sur les Ltats-Unis, par Mazzei,
1 Voyez
tom. I, P. 132 et suivantes.
L
Rapport de Garran-Cou'om.
avoir
décrets relatifs aux colonies; mais c'est d'y
tuante sur ses
les préjugés des plancondescendance pour
eu une trop grande
méconnu leurs droits. Lcs hommes de
teurs, et non pas d'avoir
avoient droit de se plaindre; ils
couleur seuls et les esclaves
entre autres les Recherches sur les Ltats-Unis, par Mazzei,
1 Voyez
tom. I, P. 132 et suivantes.
L
Rapport de Garran-Cou'om. --- Page 162 ---
( 154)
ne furent néanmoins poar rien dans la lutte de
loniale contre l'assemblée constituante
l'assemblée cone cessèrent de demander
: les hommes de couleur
qu'a la seconde assemblée l'exécution des décrêts nationaux jusmèrent leur état de
coloniale, et les esclaves ne proclagucrre qu'a la"Pleme époque.
s. IV.
Quand le vertueux Turgot donna Ther
Opinion de la France devoit
son opinion sur le parti
Turgot,
prendre dans la querelle de la
que
et de ses colonics du
Grande. Bretagne
des connexions
continent, il ne discuta point la
qui subsistent
légalité
a
il se borna à examiner
entre les colonies et la
en homme d'état les effets métropole:
dériver de la scission
qui devoient
qui se préparoit dans les
glaises. II avoit annoncé ce
colonies anqu'il croyoit juste ou.
qu'il prévoyoit, sans déclarer ce
injuste. K La supposition de la
> absoluc des colonies et de la
séparation
> infiniment probable..
métropole, disoit-il, me paroît
; je crois
> métropoles seront forcies
fermement que toutes les
d'abandonner
> colonies. .
Si c'est un mal,
tout empire sur leurs
a moyen de
je crois qu'il n'existe aucun
l'empécher ; que le seul
à
D soumettre à la nécessité
parti prendre sera de sc
absolue, et de
> développé quelques motifs de
s'en consaier. J'ai
consolation
> tion de l'avantage des colenies
tirés d'une apprécis
> plus basse que celle
Pour les métropoles, un peu
qu'on adopte communément
Turgot voyoit alors toutes les colonies
(1).
dépendance des rois de
américaines dans la
TEurope, 3 qui les
sujettes, en considération d'eux seuls
gouverneient en
eussent Part à la confection des lois , sans souffric qu'elles
qui les régissoient. Il calVémoire sur Jes Colonies
:. *a ct stivantes.
américaiues 1 P. 57. Voyez nissiles
oles, un peu
qu'on adopte communément
Turgot voyoit alors toutes les colonies
(1).
dépendance des rois de
américaines dans la
TEurope, 3 qui les
sujettes, en considération d'eux seuls
gouverneient en
eussent Part à la confection des lois , sans souffric qu'elles
qui les régissoient. Il calVémoire sur Jes Colonies
:. *a ct stivantes.
américaiues 1 P. 57. Voyez nissiles --- Page 163 ---
2 155 )
euloit la facilité qu'elles
ejoug de leurs
auroient, par leur
à
tyrans, Il sentoit
éloignement, briser
hommes éclaires, qu'il ed: été
sans doute, comme tous les
rassent dans leur
défirab'e que les coloniés monle siècles
jeunesse à notre Europe dégr dée
d'esclavage , l'exemple. de
Par tant
potisme. Ami sincère de la
l'inurre-tion Contre le desoutes les idées qui
liberié, il adoptoit avec
terses Parties du pouvoient en rép ndre lc germe transport
globe. Mais s'il ett vu
sur les die Sertir du sommeil de
les col-nies francaises
ue lorsque la
T'esci.vage apres la guerre
métropole leur en
américaine,
Gt vu se former une assemblée auroit moniré Texemple; s'if
olonies auroient été admis
nationale, od les dépucés des
atrie pour chercher dans avec tous les autres enfans de
des délibération,
la
onviendroit au bien de tous : ceries il
communes ce qui
agnanime que des assemblées
n'edt trouvé ni juste, ni
ision de se séparer de la nation coloniales eussent saisi cette OCerpétuer la servitude dans
Pour ne tenir qu'au roj
leur territoire.
seul, &
Bien des
abolir
perfonnes ont cru que Turgot avoit formé
lesclavage dans les
le projet
Intraire, conviennent du colonies; & ceux qui ont
moins
soutenu le
olition par des mesures
qu'il songeoit a préparer cette
ande faveur aux
d'humanité > & en donnant la
en éloigné de afranchissemens: : à plus forte raifon plus
vouloir laisser aux
étoit-il
ique de prononcer
colons seuls le
exclusivement sur cet objet.
pouvoir
(*)
* C Il ne croyoit nnilement
que la culture
des impossible, quoi qu'on en
des hommes fireserciepar hommes libres, et rême pnisse dire,
que par des Hibresd'Earope, Enropdens
dans dos pays oit clle n'a en partie par
gagés, 3 qui avoient alors 7 Aebustiers, benca.se's,
cemmencé
grandes et contre unl climat à y lutter contre des planteurs, enbien plis mal-sain fatigues bien plus
gil ne P'est sujous
L %
ment
que la culture
des impossible, quoi qu'on en
des hommes fireserciepar hommes libres, et rême pnisse dire,
que par des Hibresd'Earope, Enropdens
dans dos pays oit clle n'a en partie par
gagés, 3 qui avoient alors 7 Aebustiers, benca.se's,
cemmencé
grandes et contre unl climat à y lutter contre des planteurs, enbien plis mal-sain fatigues bien plus
gil ne P'est sujous
L % --- Page 164 ---
(156 )
D'autres publicistes , des amis des noirs, & Brissot
avant qn'il cit approfondi la question, ont
lui-même,
cru-quelque temps,
parce qu'ils l'entendoient répéter à tous les planteurs, que c'étoit
effectivement aux colonies à régler leur régime intérieur. Iis
ne distinguoient. point assez les? modifications qui conviennent
aux gouvernemens monarchiques, oil les priviléges locaux servent à diminucr les mausdu
despotisme 2 d'avec les principes. rigoureux des gouvernemens iibres, oi les droits de la souvérdineté nationale ne sauroient êtrc admis avec trop d'étenduc.
C'est dans ces derniers états,sur-tout, qu'il faut
soumis à la volontd
que tout soif
généraie., quine sc. trompe que rarement,
pouriqu'elle puisse venir à bout:de détruire tous les abus résul.
tant des préventions localesi-Mais aucun de ces
n'avoit cru qu'on dit soustraire. les colonies à l'autorité publicistes de l'as
semblée constituante. Tous avojent jugé sans difficulté
c'étoit à cctte, assemblée seale
s que
qu'il appartenoit de : statuer sui
les priviléges que la situation particulière de ces établissemen
feroit réclamer pour eux, d'en déterminer lcs limites, et d'as
>> d'imiique les défrichemons. 2 les desséchemens et Ia
a> des bois et des marais ont beaucoup purifié l'air.
diminntio
> Il ne. comptoit point cependant, comme on l'a dic, abolir
3) cony P'eeclarage des Nègres par, une loi. Quoique cette tont-à
>> possession d'un homme sur un antre ne sois
espèce d
> de Z raison, ni a ceux de la morale, ni à justifeble, ni aux y'cu
>) à ceux d'une religion vraiment
ceux de Phumanité,
fraternelle, ni d ceux
a politique, il ne vouloit pas cmployer le despotismeà
d'uné scin
>> de la liberté même ; mais il vouloiz
Pétablisseme
D humanité éclairée, à la sireté
pourvoir, avec tous les soins d'un
et aux besoins des
3) et réprimer les abas d'autorité
esclaves, préven
7 favoriser les
>>,
Iléncires sur la vie ct les ouvrages de Turgot, alfranchissemens et
(deN Nenuua),pamel,p. 133 et 13f.)
attribués à Dupor
'uné scin
>> de la liberté même ; mais il vouloiz
Pétablisseme
D humanité éclairée, à la sireté
pourvoir, avec tous les soins d'un
et aux besoins des
3) et réprimer les abas d'autorité
esclaves, préven
7 favoriser les
>>,
Iléncires sur la vie ct les ouvrages de Turgot, alfranchissemens et
(deN Nenuua),pamel,p. 133 et 13f.)
attribués à Dupor --- Page 165 ---
(157 )
décrets les droits de la sonveraineté nationale sur
surer par ses
Tous furcnt indignés 3 quand ils vicette partie de Vempirc.
s'attribuer de leur chef le droit
rent les assemblées coloniales
réclamer sur-t tout pou:
elles - mêmes, et le
de se gonverner
et Tasservissement
maintenir leur tyrannie sur lcs esclaves,
de
des hommes de couleur, ou pour se dispenser
politique
payer leurs dettes.
répoque oti ce systèmc d'indépendance S. V.
C'est principalement ia manière dont on cn annonça la préten- Vrais morifs
s'est manifesté; c'est
du (ystème
enfin les vils motifs auxquels il doit sa naissance, d'indépention; 5 ce sont
générale. L'amour de la li- dance.
qui doivent exciter Pindigeation si utile à l'espèce humaine,
berté est un sentiment si généreux,
mais
même ies écarts > en les réprimant ;
gu'on cn estime
aux ambiticux perfides,
on ne doit que la laine et la détestation
s'assurer de nouabusent de ce nom sacré de liberté pour
qui
Dc tels hommcs sont les seuls qui,
veaux moyens d'oppressioni
se
d'indépendance, ? puissent prépour justifier leurs prétentions
ni fondés par le pouvaloir de ce qu'ils n'ont été ni conquis,
diférentes parties
voir arbitraire: commesi Punion volontaire des
les fers
du tout social n'étoit pas un lien plus bligatoire que Mais il n'est
la conquête oules diplomes dcs tyrans.
imposés par
si vains de leurs propriétés,
que trop vrai que ces plantcurs ,
de la concession des despotes français.
ne les tenoient que
avoit trop ie vériC'est la remurque de l'un d'entr'eux, qui
ferlé dans le caractère pour ne pas rejeter leurs méprisatable
terres des culonics, dit Kersaint, ces,riches
bles préjugés. ( Les
gouvernement , suiont touies été concilies parle
> proprictés
les ramene dans le domaine natio-
> vant certaine clause qui
poids
d'exécation. Cette circonstance est de qualque
> mal, fante
fayeur de la souveraineté de la métropolc, sil'onyajoate
en
L G-
lé dans le caractère pour ne pas rejeter leurs méprisatable
terres des culonics, dit Kersaint, ces,riches
bles préjugés. ( Les
gouvernement , suiont touies été concilies parle
> proprictés
les ramene dans le domaine natio-
> vant certaine clause qui
poids
d'exécation. Cette circonstance est de qualque
> mal, fante
fayeur de la souveraineté de la métropolc, sil'onyajoate
en
L G- --- Page 166 ---
( 158 )
> les droits que la nation s'est
> de ces
acquis par la garde et la défense
possessions, > peur lesquelles elle a
D les plus
soutenu les
diapendieusess si l'on y ajoute cette
guerree
D thèque des avances annuelles
immense hypcet
> navonal aux cultivateurs
successives du commerce
colons.
> titre primordial de leurs
Qu'ils remontent au
proprittis, il
> qu'ils doivent a la mère -
leur rappeliera ce
patrie ; ils
D que P'ingratitude et la
y trouveront un lien
force
> mais que la
peuvent essayer de
#
reconnoisance et la
rompre >
> jours (1). >
justice respecteront tou5. VI.
Les négocians d: Ia métropole
Des négo- caracière des grands
$ qui connoissoient bien le
cians et des que
planteus, 3 avoient prévu, tous les maux
produiroien: les assemblées
petits-Llaner, venu le ministre de la
coloniaics: ils en avoient prémarine s qui chercha vainement
rassurer (2);lurs
à les
correspond ns dans la colonie ne
Pisron plus dans cette conspiraticn
trempoient
formoient les
C. nire la mére patrie, que
de 1i
principaux colors. Quels quc fussent les
plepart d'enu'eux sur l'esclavage
préjugés
les prévent ons qu'on leur avoil
3 q"elles qne fussent
un grand nombre avoit
inspirécs Cr nre la métropole 2
encore
ils seritoient d'ailleurs le
de.Fatiachement pour la France
be.oin de conserver
le commer.c e et la défense de la
avec elle, pour
d'unité de
colonie, les anciens rapports
l'empire,
Presque tous les commerçans établis dans les
ceux qui faisoient la commission
villes ; tous
pour le commerce de France;
1 Suite des moyens proposés à P'Assemblée
la paix et Pordre dans les Colonies
nationale pour rétablir
7 p. 16et 17.
2 Letire de la Luzerne au Club Massiac du
Fextraitp particnlier des registres de
7 5 mars 1790, dans
cette Société, P. 34 et 35.
'empire,
Presque tous les commerçans établis dans les
ceux qui faisoient la commission
villes ; tous
pour le commerce de France;
1 Suite des moyens proposés à P'Assemblée
la paix et Pordre dans les Colonies
nationale pour rétablir
7 p. 16et 17.
2 Letire de la Luzerne au Club Massiac du
Fextraitp particnlier des registres de
7 5 mars 1790, dans
cette Société, P. 34 et 35. --- Page 167 ---
(159 )
vivoient des travaux que ces relales ouvriers nombrenx qui
la source. Ils auentretenoient, desiroient en conserver
de
gions
doute disposés à accueillir les principes
roient été tous: sans
fit
prévalu des déplorévolution française, si l'on ne se
pas
ce
la
leur avoit inculqués contre tout
qui
rables préjugés qu'on
les aliéner de ceux
ne faisoit pas partie de la race blanche,pour si enfin ils n'eussent
les
pas en France;
qui ne
partageoient
trouver froissés entre l'assemblée
pas eu le malbeur de se
la révolation que pour établir
ne vouloit de
coloniale 2 qui
ies
du gouvernement royal
3 et
agens
une nouvelle tyrannie
qui n'en vouloient point du tout.
étoit en quelque sorte à la $. VII:
L'assemblée provinciale du Nord
de la popu- Nouvel cfdernier parti. Forcée de suivre Timpulsion
prit de PACtête de ce
tenoit ses séances , elle n'avoit pas tardé sembléc du
lation du Cap, ou elle
et d'anarchie qu'avoit Nord.
combien létat de troubles
à s'appercevoir
ville, étoit peu favorable au commerce
éprouvé cette grande Plusieurs des boute-feux qui l'avoient
qui en faisoit Pexistence.
coloniale (1); enfin,
étoient d'ailleurs passés à V'assemblée
agitée,
l'assemblée du nord ne vit avec peine
il n'est pas douteux que
autorité, supérieure à Ja
s'élever dans Ia colonie une nouvelle
toutes les aspirations
devoit désormais attirer à elle
sienne , qui
du
et devenir le centre
des ambitieux, fixer les regards peuple, Tinsolence des grands planJustement révoltée de
leur
du pouvoir.
seule pouvoit refréner
teurs, elle sentoit que la métropole
avec elle
guère de correspondance
tyrannie : mais n'entretenant
les membres du
que par les députés de Saint-Domingue. 2 par les uns et les autrcs
club Massiac, ou par des négocians , à qui
de Fassemblée du Nord à P'Assemblée
1 Lcttre des Commissaires
eonstituante, du 5 avril 1791.
L 4
de
leur
du pouvoir.
seule pouvoit refréner
teurs, elle sentoit que la métropole
avec elle
guère de correspondance
tyrannie : mais n'entretenant
les membres du
que par les députés de Saint-Domingue. 2 par les uns et les autrcs
club Massiac, ou par des négocians , à qui
de Fassemblée du Nord à P'Assemblée
1 Lcttre des Commissaires
eonstituante, du 5 avril 1791.
L 4 --- Page 168 ---
(1 160)
avoient inspiré une Partic de leurs
cipes de légalité ; égarée
préventions confre les
et l'esclavage
d'aiileurs par les
de
Prinqui s'étoient en
Préjagés la couleur
les colonies, clle redouta
quelque sorie naturalisés
aussi
dans
rapports, , lautorité de l'assemblée bezucoup, sous ces derniers
soit les principcs
nationale, dont elle
servatif
populaires : elle auroit voulu
connoiscontr'eux dans des lois
trouver un présonnes et dans la protection du particulières sur l'état des peraest
S. VIII.
Celui- ci n'avoit Point
gouvernement.
Du gouyer. importoit de
changé avec la révolution.
conscrver tout Ce
II lui
nement,
Ports 2 pour maiptenir
qu'il pourroit des anciens
son pouvoir, et
rapodieuse, en décriant toutes les
rendre la révolation
donc chercher à se rattacher innorations. Ses agens devcient
reusement la sorte de
à ce dernier parti, et malicudonna un grand
coalition qu'ils eurent avec
avantage à Jeurs
loi,
en France et à
adversaires, Ils préentèrent,
cien régime et Saint-Domingue, des
comme des partisans de
ennemis de la
l'anparloient de conserver les
révolution tous ccux gui
à croire même que la crainte rapports avec la métropole, Il est
limpopularité étoit
d'encourir un reproche
1a mére-patrie
attachée, a souvent empéché les auquel
d'oscr se prononcer à
amis de
ct c'est-la une considération
Saint-Doningee; ; enfn,
T'histoire des
çu'on ne doit jamais oublier dans
et la jalousie vécoitions, du
il n'est pas douteux que l'ambition
pouvoir n'aient fait profes:er
personnes des principes
à beaucomp de
point d'attachement.
auxquels elles n'aroient que peu ou
$. IX
Cest ainsi que les blancs de la
Eadeccs dirisés. Le
Colonie ctoient
divisions
parti des planteurs étoit
eux-mémcs
dans la Co- et dans le Sud, comme celui
Ic plus fort dans POurst
lonio
du goavernement Pétoit
de l'Assemblée provincinle et
dans le Nerd, ilais dans les trois
es
à beaucomp de
point d'attachement.
auxquels elles n'aroient que peu ou
$. IX
Cest ainsi que les blancs de la
Eadeccs dirisés. Le
Colonie ctoient
divisions
parti des planteurs étoit
eux-mémcs
dans la Co- et dans le Sud, comme celui
Ic plus fort dans POurst
lonio
du goavernement Pétoit
de l'Assemblée provincinle et
dans le Nerd, ilais dans les trois --- Page 169 ---
(1 161) )
pvinces, et presque dans chaque commune de la Colonic,
ou moins considérable, 2 absoluy avoit une minorité plus
lorsnt opposée au parti de la majorité. Souvent même
autorités constituées dans lc même lieu,
il y avoit plusieurs
de l'Assemblée cosuffisoit que l'une fût dévouée au parti
l'Asscmblée provinciale, pour que l'autre fot
hiale, ou de
C'est ainsi que dans la ville.du Cap, la
in parti contraire.
du
de
inicipalité qui s'y, forma le 17 avril, se rangea
pàrti
Assembléc coloniale. Il résulta de là une extrême anarchic
oi
de la révolution française avoit si
ns un pays
l'exemple
eussent -
stement ôté la force aux anciennes lois, sans qu'elles
E remplacées par les lois nouvelles , qu'on refusoit de reincompatibles avec les localités de la Colonie.
voir comme
S. X.
L'Assemblée coloniale étoit principalement composée de Composition
Chacune des cinquante-deux paroisses de la Coionic delAssemantcurs.
bléc coloavcit envoyé au moins deux députés, tous, ou presque tous, niale.
is dans son sein. Les plus considérables, telles que la Croix-
:5-Bouquets et Jérémie, en avoient envoyé un bien plus
rand nombre. On voyoit parmi eux beaucoup d'officiers en
ptivité de service, ou retirés avec la croix de St. Louis, ct
nelques hommes de loi, fort peu de négocians. Les villes
uCap et de Saint-Marc étoient à-peu-près Ics scules qui en
Aussi tous les membres de PASussent envoyé quelques-uns.
cmblée prirent - ils le titre de Cultivateurs dans des pièces
ficiclles (1); mais on denneroit dans une grande erreur, si
n les comparoit aux cultivaicurs de nos départemens. C'étoient
ne mettant jamais la main à l'oules maltres d'esclaves, > qui,
PAdresse des. membres de Passemblée de Saint -Marc
1 FAssemblée Voyez constituante, du 5 mars 1791, eic,
Aussi tous les membres de PASussent envoyé quelques-uns.
cmblée prirent - ils le titre de Cultivateurs dans des pièces
ficiclles (1); mais on denneroit dans une grande erreur, si
n les comparoit aux cultivaicurs de nos départemens. C'étoient
ne mettant jamais la main à l'oules maltres d'esclaves, > qui,
PAdresse des. membres de Passemblée de Saint -Marc
1 FAssemblée Voyez constituante, du 5 mars 1791, eic, --- Page 170 ---
(162)
vrage, restoient sur leurs
rien perdre, la sueur et le plantations 3 Pour aspirer, sans
esclaves
sang des vrais
nègres. On feroit
cultivateurs, le
ont perdu cette malheureuse beaucoup de tort aux magrats
temps opprimée, et qui faisoient Pologne > après l'avoir si lo
les comparoit à ces prétendus aussi valoir leurs terres, 6i
sieurs étoient du nombre de cultivateurs des Colonies. P
fait les cahiers des
ces électears de 1768 qui avai
en avoient
députés de Sain-Domingue.
de
l'esptit, et sur-tout cet
Presque t
tout lc reste , les rendoit
égoisme, qui, en les isol
avides de richesses et de
indifférens Pour la mère-patri
envers les malheureux pouvoirs, durs au plus haut de
hommes de couleur
nègres qui les servoient, envers
CCS esclaves,
qu'ils vouloient toujours
envers les petits- blancs
confondre at
prisoient à cause de leurs travaux
eux-mémes, qu'ils n
gres et aux hommes de' couleur. qui les assimiloient aux 1
La conduite des
ne justifie
députés à la première Assemblée
que trop la sévérité de
coloni
saire d'en indiquer les
ce jugement. Il est néce
sur- tout ce
principaux membres. On y
Daugy, avocat au conseil
distingu
reur- général du Cap, chez
supérieur, puis proc
Assemblées secrètes
qui s'étoient tenues >
pour l'élection de la
dit-on,
Domingue, et les premières séances
députation de Sair
n'avoit cessé
du comité
d'agiter le Cap; Ce
provincial 9
avoit déserté son poste à T'Assemblée Larchevesque - Thibaud 9
soulever la Colonie contre les décrets nationale, pour ver
Bacon de la Chevalerie,
de la métropole 5
sident de T'Assemblée chevalier de St. Louis et premier
cipal artisan des
coloniale, qui, après avoir été le Pr
émeutes du Cap, se vit
pri
vesque - Thibaud toute sa
enlever par Larche
popularité 3 deux autres chevalie
avoit déserté son poste à T'Assemblée Larchevesque - Thibaud 9
soulever la Colonie contre les décrets nationale, pour ver
Bacon de la Chevalerie,
de la métropole 5
sident de T'Assemblée chevalier de St. Louis et premier
cipal artisan des
coloniale, qui, après avoir été le Pr
émeutes du Cap, se vit
pri
vesque - Thibaud toute sa
enlever par Larche
popularité 3 deux autres chevalie --- Page 171 ---
(163 )
Hanus de Jumécourt et Borel, célèbres dans les
St. Louis,
livrée a l'Angleterre,
publes de la Colonie, qu'ils ont depuis
de Cullion,
On remarquoit encore ce Valentin
ec Daugy.
y
avoit
un si infame
ii a tenu la même conduite, et qui
joué
de
dans l'assassinat de Ferand de Baudières; ; cc marquis
le
la cocarde blanche dans
Adusch, qui arbora sans opposition
fut aussi le
seconde Assemblée coloniale s lorsqu'il en
pretrois auier président 5 enfin, outre Larcheresgue-Tibad, Daubonneau,
des accusateurs de Polverel et. Sonthonax 1
es
siégeoient aussi dans P'Assemblée cohomas Millet et Bruley s
les autres
niale. Ces deux derniers, comme presque tous
u'on vient de nommer, l'ont également présidée.
et leurs principes séditieux $. XI.
L'ame étroite de CCS députés
leurs actes. Idée génédès le commencement, daos tous
ses
-
montrèrent 2
de la
douce rale de
andis quc la France européenne étoit animée
plus
travaux.
tandis que les amis de la
aternité dans toutes ses parties ;
les
attendant des travaux de P'Assemblée
berté de tous
pays,
hâtoient les
onsticuante la régénération de l'espècé humaine > en
uccès
les veeux les plus ardens, l'assemblée coloniale ne
par
des embarras ou les suites de la révoletion
ongea qu'à profiter
rompre tous
levoient néceffairement mettre la métropole 2 pour
attachoient. Vainement > pour soulager le cceur
es liens qui l'y
cherle spectacle de cette ambition peride s
ppressé par
intérieurs de cette assembléc çuel-
:heroit- on dans les travaux
doit
traces du respect pour les droits des hommes, qui
ques
des
libres : elle étoit morte à tous
distinguer la législation
peuples
Eile avoit sous les yeux les principes
es sentimens généreux.
avoient fait proclamer
de liberié, de justice et d'humanité qui
déclarat'on des droits à T'Assemblée constituante; ceux qui
la
P'abolition des ordres, de la
lai avoient dicté ses décrets sur
les travaux
doit
traces du respect pour les droits des hommes, qui
ques
des
libres : elle étoit morte à tous
distinguer la législation
peuples
Eile avoit sous les yeux les principes
es sentimens généreux.
avoient fait proclamer
de liberié, de justice et d'humanité qui
déclarat'on des droits à T'Assemblée constituante; ceux qui
la
P'abolition des ordres, de la
lai avoient dicté ses décrets sur --- Page 172 ---
(164)
féodalité et des
si indighement violée priviléges :et dans un pays. oil la"
éi
coloniale
par les lois et les
nafure'é
ne se servit de ceite
préjugés 7- l'assemt
que pours'emparer de tous les indépendance qu'elle s'attribue
mesure pour en diminuer le pouvoirs > sans prendre auci
traitera de ce qui
poids. On verra même ,
concerne les hommes
lorsqu
songea qu'à renforcer les barrières
de couleur, gu'elle
gu'hriver enfin à
qui les séparoient des
nègres,
jamais les fers de cet
blan
qui en multipliant chaçue
odieux esclavage
avertissoit aussi en vain
jour le nombre des victime
rcaction. Uu instant chaque jour leurs tyrans d'une procha
seulement elle
Principes de la raison
Parut s'élever aux grar
ses premiers
publique, ea adoptant par
décrets, les utiles
quelques-uns
tionale avoit déja faites dans réformes que l'Assemblée I
elle Mais cet objet
la procédure civile et
Marc a le
est celui dont
crim
moins suivi
l'assemblée de Sais
seconde assemblée coloniale l'exécution , et l'on verra que
mêmes
> composée en
hommes, en ordonnant
grande partie d
sur la procédure
l'observation des anciennes 1e
commissaires
criminelle, a eu l'atrocité de
pris dans son sein
nommer d
jugemens de la question
3 pour assister à l'exécution d
préparatoire.
S. XII.
L'assemblée coloniale
Décretscon- 25 mars : mais sa
s'étoit constituée
trela souveconstitution
provisoirement dès
raineté na- avril 1790, Parce qu'elle n'eut définitive n'eut lieu que le J
tionale.
majorité de ses membres
guère que dans ce temps-là
nérale de la partie
(2). Elle s'intitula Assemblée
de décrets
frangaise de
S
cette déclaration Saint-Domingue. En
et tous les arrétés qualifiar
qu'elle Pi
Voy. les décrets des 8 CtII
2 25. Séance du 1f
mars 1790.
anil,D. 10. Débats des
colonies, 2 tom. I,p. 3ad
le J
tionale.
majorité de ses membres
guère que dans ce temps-là
nérale de la partie
(2). Elle s'intitula Assemblée
de décrets
frangaise de
S
cette déclaration Saint-Domingue. En
et tous les arrétés qualifiar
qu'elle Pi
Voy. les décrets des 8 CtII
2 25. Séance du 1f
mars 1790.
anil,D. 10. Débats des
colonies, 2 tom. I,p. 3ad --- Page 173 ---
(165 )
et les
s.la saite', elle chargea les assemblées provinciales
de
de la promulgation de CC premier acte et
aités paroissiaux
membres
d'être
kécution de tous les autres. Tous les
jurèrent"
l'exercice des fonctious qui leur étoient confiées (1);
Hles dans
civique. Un membre
nc proposa même pas de préter! le serment
du Mirebalais , qui avoit négligé
int dénoncé le commandant
aux milices et à la maréchaussée 2 l'assemblée
le faire préter
des raisons
avoit pas lieu à délibérer, > parce que
ea qu'iln'y
Le gouverneur de
litiques avoient pu l'en empécher ( 2).
ce serment dans son discours
colonie fut le seul qui rappcla
cnfin,1 Tassembléc fit tracer sur le
l'assemblée coloniale (3);
mots' redécoroit la salle de ses séances 2 ces
leau qui
la Zoi etle-roi; notre union
arquables: < Saint-Domingue,
à la
fait notre force >. En substituant ainsi Saint-Domingue
l'intention de faire de la colonie
tion, clle montroit assez
L Etat indépendant de la France (4).
le comité de T'Ouest ayant fait par- S. XIII.
Dans la séance suivante 2
Décret pour
enir une lettre des députés de Saint-Domingue > qui annonçoit renvoyer les
envoi de -deux cent quatre-vingts hommes de recrue dans la troupes vela motion de ne
recevoir. Un autre nant de
olonie on fit
pasles
Françe.
I Séance du 14 avril, , P. 12.
2 Ib. Séance du 28 avril 2 P. 70 et 71.
3. Ib. Séance du 28 avril; p. 68.
4 Proclamation de Peinier, du 29 août 1789. Discours sur Ics trou3. Débats dans P'affaire
ples de Saint - Domingue, par J. Petion, P.
les Colonies, tom. I, P. 11.
* On trouve effectivement dans la correspendance secrète des Colons, une lettre de la députation de Saint -"Domingue aux Comités
provinciaux, du 6 février, où il est dit (p.51) : e Nous yous pré-;
p. 68.
4 Proclamation de Peinier, du 29 août 1789. Discours sur Ics trou3. Débats dans P'affaire
ples de Saint - Domingue, par J. Petion, P.
les Colonies, tom. I, P. 11.
* On trouve effectivement dans la correspendance secrète des Colons, une lettre de la députation de Saint -"Domingue aux Comités
provinciaux, du 6 février, où il est dit (p.51) : e Nous yous pré-; --- Page 174 ---
membre
(166)
ayant dénoncé leur
au Port-au- Prince,
introduction qui avoit
dans hait
l'assemblée décréta qu'ils
déja eu 1
jours par le premier
scroient renvoy
seroient transférés
bâtiment du roi, sur
>
leguel
semblée en ett sur-le-champ, 1 et que ( jusqu'a ce
> recrue dans
autrement décidé, iZ ne
que l'
la partie
seroit reçu aucu
motif de Cct arrêté fut française de
que : G
>. I
Sainc-Domingue
>
()
de soldats n'offroit
lintroduction d'un
aucun
parcil nomb
> entraîner les plus funestes avantage, et pcuvoit au contrai
> du plus grand danger de comequenes, qu'il étoit sur-to
> vinssent
permettre que de tels
répandie au milieu de
hommes I
> désastreuse des
cette ile les poisons de la scc
des députés de philantropes D 5 qu'enfin 2 suivant une
promis
Suint-Domingue, le ministre de
letti
par écrit de ne. point
la marine avo
colonie (2).
envoyer de troupes dans ccti
$. XIV.
I1 est vrai que dans
Actes de mé- > prenant
une des séances
connoissance
en considération la
suivantes, ( l'assemblé
des droits de > et la bonne conduite tenue surveillance de M. le
>
général
la nation,
nouvelle recrue, et le jusqu'à présent par les scldats d
> sont trouvés
renvoi de cing mauvais
>
parmi cux, 3 sursoità à
sujets qui Si
17, en Ce qui concerne le
l'exécution de son décret di
p dudit décret
renvoi desdites recrues,
demeurant dans toure
, le surplu
sa force (3) >. Un autre
>> venous quc M. de la
>) deux cent
Lnzerne, malgré notre
>>
réclamation,
à vous d'aviser quatre-vingts au
recrues, qu'on dit fort mal
fait partic
parii gui vous
choisies,
Ibid. Séance du
peroitra le plus convenzbles 2>, C'ost
17 avril, , P. 27.
2. Ibid. Séance du 17 avril,
3 liid. Séance
p. 27.
du 28 arril, P.72.
>. Un autre
>> venous quc M. de la
>) deux cent
Lnzerne, malgré notre
>>
réclamation,
à vous d'aviser quatre-vingts au
recrues, qu'on dit fort mal
fait partic
parii gui vous
choisies,
Ibid. Séance du
peroitra le plus convenzbles 2>, C'ost
17 avril, , P. 27.
2. Ibid. Séance du 17 avril,
3 liid. Séance
p. 27.
du 28 arril, P.72. --- Page 175 ---
(167 )
à cette occasion d'annoncer aux députés de
bre proposa
l'assemblée coloniale étoit constituée, de
-Doningue 1 que
nationale la reconnoissance
harger d'aller offrir à P'Assemblée
avoit manila colonie pour les sages dispositions qu'elle mais de leur
esh l'égard des habitans de Saint-Domingue,
de s'abstenir des séances de cette
indre en même temps
dont l'assemblée de
mblée, ( et d'attendre que les travaux
leur
soient perfectionnés, et qu'ils
colonie va s'occuper,
s'il a lieu,
ient adressés, pour être par eux présentés >
J
la sanction du roi et de TAssemblée nationale 5 enfin de
à nos frères de la Guadeloupe et de la Martimmuniquer délibérations prises à ce sujet -, avec tous les
que les
les engager à se régler sur la conduite
prifs qui peuvent
force
Passemblée coloniale, et ajouter ainsi une nouvelle
ses opérations (1).>
n'excita des réucune de ces propositions d'indépendance
jations. On verra bientôt que la plus importante de toutes,
de Saint-Domingue de s'absolion d'enjoindre aux députés
fut adoptéc dans la
des séances de PAssemblée nationale,
"assemblée provinciale du Nord ayant envoyé par un courier
ordinaire le décret de PAssembléomationle du 8 mars, qui
voit été transmis par le commerce de Nantes et la députation
la lecture en excita d'abord des applauSint-Domingue 2
celui du 8 mars favorisoit une partie
:mens 2 parce que
fait
de l'Asseniblée. On décréta < qu'il seroit
prétentions
adresse de remerciement à P'Assemblée
ans le jour même une
des fles
itionale, de ce qu'elic avoit bien voulu s'occuper
Tbid. Séance du 17 avril, P. a5.
Nantes et la députation
la lecture en excita d'abord des applauSint-Domingue 2
celui du 8 mars favorisoit une partie
:mens 2 parce que
fait
de l'Asseniblée. On décréta < qu'il seroit
prétentions
adresse de remerciement à P'Assemblée
ans le jour même une
des fles
itionale, de ce qu'elic avoit bien voulu s'occuper
Tbid. Séance du 17 avril, P. a5. --- Page 176 ---
(168 )
).. françaises de T'Amérique (1); mais
> procès-verbal, on arrêta
avant la signature
qu'il seroit
>
sursis celte adresse
remercisment(a)-, > qui ne fut jamaisfaite.
Un autre membre ayant demandé (
le
> blée nationale fit
que décret de l'ass
envoyé aux
et
> naux
général intendant, aux tr
supérieurs et inférieurs, aux
> comités paroissiaux,
assemblées provinciale
comme ils
pour qa'ils eussent à le faire
en étoient chargés pour les décrets de exécute
coloniale, 2 elle arrêta qu'iln'y avoit lieu à
l'assem
Ce sont la les seules
délibérer (3).
traces des
la
rapports de la colonie
métropole 3 qu'on trouve dans les séances du mois
1790. Lorsque dans le mois
d';
dans
suivant, le
son discours à l'assemblée
gouverneur Pein
de fidélité d la nation,
coloniaie > rappela son sern
, dont la colonie est
en annonçant" sa ferme résolution de
partie intégra
l'assemblée
maintenir les décrers
nationale, le président Bacon de la Chevalerie
répondit vaguement que tous les m embres. de
niale étoient aussi bons
l'assemblée C
Français, ( jaloux de rentrer
> cice de leurs droits, à
dans l'e
Puis il
l'exemple de leurs frères
ajouta : ( Ils vont s'occsper d'élever
d'Europ
> bonne
les bascs di
constitution, et ils ne doutent
> de votre empressement à faire
point de votre zèl
exécuter
> neront de cette assemblée
les décrets qui é
Chevalerie,
(4)n. C'est ce même Bacon C
qui ayant été forcé dans la suite
en France avec les autres
de se réfu
membres de l'assemblée de Sa
I Ibid. Séance dn 26 avril, , p. 58.
2 Ibid. Séance du 27 avril, p. 62.
3 lbid.p.5g.
4 Ibid. Séance du 28 avril, P. Gg.
M:
-
zèl
exécuter
> neront de cette assemblée
les décrets qui é
Chevalerie,
(4)n. C'est ce même Bacon C
qui ayant été forcé dans la suite
en France avec les autres
de se réfu
membres de l'assemblée de Sa
I Ibid. Séance dn 26 avril, , p. 58.
2 Ibid. Séance du 27 avril, p. 62.
3 lbid.p.5g.
4 Ibid. Séance du 28 avril, P. Gg.
M:
- --- Page 177 ---
1 169 )
Marc, écrivoit au comité colonial, ( que si son indeence edt
prévalu, les dtcrets de P'assemblée nationale eussent été regus
sais reftridion par l'assemblée ginérale, et qu'elle auroit
seulement usé de la voie de la représentation sur les articles
qui auroient pu troubler la tranquillité des habitans sur leurs
propriétés (:)x >.
L'assemblée coloniale redoutoit tellement toul Ce qui pouvoit S. XV.
renir oficicllement de la métropole contrarier SCS vues d'indé- Décret pour
bendance, qu'clle décréta, après une ample discussion, ( qué ouvrir COLS
les lettres et paquets à l'adresse des adminsit.aieurs paroissant du lcs paquets
gouverêtre des paquets ministériels ct d'administration, seroient ou- nement.
verts par M. le président, en présence de Pa-semblée >. Le
notif de cette étrange délibération fut que 4 touz secret prive
est sans doure inriolable, mais que la corresppndance des
administrateurs ne peut être rangée dans la classe dessecrets
privés 5 qu'une télie correspondance appartient de droit à la
commune, et qu'elle ne peat pas être sur. tout mystérieuse
pour les représentans de cette même commune (s)m.
Après un tel début, il n'étoit rien qu'on ne ddt attendre de S. XVI.
jesprit d'indépendance et de domination de l'assemblée colo- Organisation
iale. Au lieu de se soumettrc aux décrets de P'Assemblée consa dis comités.
ituante, clle tie songea qu'à rivaliscr avec eile, en déclarant
es membres inviolables, en organisant les mémes comités, pour
assurer tous les pouvoirs. Sur Ja dénonciation faite par gueiques
hembres, deplusieurs faits graves et auentarcires à la miesté de Passemblie 2 elle décrita l'établissement d'un comité
I Lettre de Bacon de la Chevaleric, du 27 avril 1791.
2 Procès-verbal de VAssemblée Colonile, du 17 anil 179P,. 23,
Rapport de Garran-Coxlon.
M
iolables, en organisant les mémes comités, pour
assurer tous les pouvoirs. Sur Ja dénonciation faite par gueiques
hembres, deplusieurs faits graves et auentarcires à la miesté de Passemblie 2 elle décrita l'établissement d'un comité
I Lettre de Bacon de la Chevaleric, du 27 avril 1791.
2 Procès-verbal de VAssemblée Colonile, du 17 anil 179P,. 23,
Rapport de Garran-Coxlon.
M --- Page 178 ---
170 )
des recherches, a lequel
> tous délits commis Idemeureroit chargé de l2 recherche
envers
de
> soit les membres de ladite T'assemblée, et qui attaqueroient
> chives, et enfin de tous assemblée, soit le dépôt des arDans la séance du
les crimes de lèse- nation >
27 avril, elle établit
(1)
savoir: < un des
sept autres
rapports, un de
comités
> un de,
constitution, un de
.commerce, 5 un de
législation
> correspondance (2). finances, un d'agriculture et un da
dans les séances
Quelques autres furent encore
a
suivantes, tels que celui
établi
-
de la force
5. XVII.
Le rapport du comité de
armée (3)
Décrec des le décret fut rendu, à
constitution cut lieu le 22 mai
bases consti- solemnelle de
l'unanimité, le 28,: après une
tutonnelles,
quatre jours (4). Il eut été
délibération
plus positivement que la colonie
impossible d'y établi
lument
et son assemblée étoient absoindépendanies de la souveraineté
blée constituante, à qui
nationale et de l'Assem
été délégué; c'est
l'exercice des droits de la nation
CC que l'on voit
avoi
méme du décret. On
par-tout dans le préambul
régime intérieur de
y distingue d'abord les lois relatives at
Scs rapports avec la Saint-Domingue, d'avec celles qui concernen
actuelle de la
métropole, et l'on y déclare
colonie
T'indépendanc
au dernier
pour ces deux objets, sauf à former
égard, Zn nouveau contrat entre les
contradantes pour l'avenir. On
deuse partie
> de statuer sur son
assure donc ( que le droi
> tiellement
régime intéricur
et
appartient essen.
néuessairement à la partie française de Szint
I lbid. Séance dn 20 avril, p. 4o.
2 Ibid. Sdance da 27 avril , P. 65.
3 Séance dui juillet 1790.
4 Delatodantfoflirdesd Colonics,
verbal de Tusscusblée coloniale
tomeT,p.S- ct suixantessprocds
> seances des 2, 5. 25et 27 nuai,
lement
régime intéricur
et
appartient essen.
néuessairement à la partie française de Szint
I lbid. Séance dn 20 avril, p. 4o.
2 Ibid. Sdance da 27 avril , P. 65.
3 Séance dui juillet 1790.
4 Delatodantfoflirdesd Colonics,
verbal de Tusscusblée coloniale
tomeT,p.S- ct suixantessprocds
> seances des 2, 5. 25et 27 nuai, --- Page 179 ---
( 171))
peu connue de la France, dont elle est
Domingue , trop
A
séparée par un immense intervalie;
lès
de Saint-Domingue NEPEJVENT
> Que
représentans
sans mângtier à leur derenoncer à ce droit imprescripiible,
constituans nr
des
voir le plus sacré, qui est de procurer à leurs
lois sages ct bienfaisantes;
5 Quc de celles lois NE FEVFENT :
dereFritcs quau sein
méme decerteile, d'abord en raison de la différence du climat,
de
des mcurs,ct des habitudes, et endu genre population, seulement qui ont intérét à la loi,
suite parce que ceux-li
PEUVENT la délibérer et la consencirg
ne
les lois concernant
> Que PAssemblée pouroitlouricer
ies
le régime. intérieur de Saint- Domingue, sans.renyerscr
principes.qu'elle a consacrés. par ses premiers. décreis,et notamment par sa déclaration des droits de P'homme 3:
émanés de l'assembléc des représentans de
> Que les.décrets
être soumis à d'autre' sanction
Saint-Domingue ne peuvent
qu'a celle du roi, parce qu'à lui seul appartient cette prérogative inhérente au trône, et que nul autre > suivant la constinuion-frangaise, ne peut en être dépositaire; que conséle droit de sanctionnerne peut être accordé au
quemment genéral, étranger. à cette contrée, et n'y exergouverneur-g
çant qu'une autorité précaire eesubordonnit;
D Qu'en ce qui concerse lcs rapports cominerciaux et les
communs entre Saint-Domingue ct la France,
autres rapports contrat doit être foimé daprès le veeu, les besoins
le nouveau
et le consentement des deuxe parties contractintes >.
Ainsi la colonie de Saint-Doningue, suivant Passemblée de
int Marc, faisoit un état't tellement indépendant de la France,
M 2
neur-g
çant qu'une autorité précaire eesubordonnit;
D Qu'en ce qui concerse lcs rapports cominerciaux et les
communs entre Saint-Domingue ct la France,
autres rapports contrat doit être foimé daprès le veeu, les besoins
le nouveau
et le consentement des deuxe parties contractintes >.
Ainsi la colonie de Saint-Doningue, suivant Passemblée de
int Marc, faisoit un état't tellement indépendant de la France,
M 2 --- Page 180 ---
(172)
que ges habitans seuls avoient intérêt
pouvoient les délibérer etles
à ses lois; qu'eux seu
tiellement et nécessairement consentirsque ce droit étoit esser
Saintinhérent à la partie
<
Domingue, d'une manière exclusive
française.
niale ne pouvoit y renoncer
; que l'assemblée col
l'Assemblée nationale
sans manquer à ses devoirs, et
ne pouvoit le réclamer
qt
ses propres principes. Le
qu'en renversa
la France étoit
gouverneur de la colonie
un être étranger à cette
envoyé P
conservoit le droit de sanction
coutrée; le roi seul
l'état le plus
> qui edt pu lui appartenir SI
indépendant de la France, s'il en eût
couronne, On vouloit bien
eu aussi
de rég'er les
reconnoitre, à la vérité, la nécessi
France
rapports communs entre Saint-
; mais ces rapports ne
Domingue et
lien préexistant entre les
pouvoient avoir pour base aucr
réglés par aucune autorité deux pays. Ils nc pouvoient ét
sur un nouveau
commune ; ils devoient être fond
des deux
contrat, pour lequel il falloit le consenteme
traités
parties contractantes, comme il le faut
quise font entre la France et les
pour 1
aussi le mot colonie
puissances
se
étrangérés
cet acte de l'assemblée ne trouve-t-il pas une seule fois da
de
elle
son
Saint-Marc;
député Cocherel,
supposoit, av.
colonie.
que Saint - Domingue n'étoit
C'est toujours de la partie française de
pas ul
qu'il est question dans Ces bzses
Saint Doming
sans doute voulu trouver
constitutionnelles. On eut bi
bien alors
une autre expression ; mais il falle
distinguer la Partie
partie espagnole.
peuplée par des Français de
C'est néanmoins pour soufenir ces
l'assembice de Saint-Marc osoit
étranges principes 9
çaise qu'elle rejeloit
invoquer la constitution frai
3 et cette sainte déclaration
qu'elle outrageoit d'une manière
des. droi
révoltante, non Pas seule
doute voulu trouver
constitutionnelles. On eut bi
bien alors
une autre expression ; mais il falle
distinguer la Partie
partie espagnole.
peuplée par des Français de
C'est néanmoins pour soufenir ces
l'assembice de Saint-Marc osoit
étranges principes 9
çaise qu'elle rejeloit
invoquer la constitution frai
3 et cette sainte déclaration
qu'elle outrageoit d'une manière
des. droi
révoltante, non Pas seule --- Page 181 ---
(173)
concernoit les nègres esclaves, mais aussi à
ent en ce qui
de couleur libres. Et pour qu'on ne se
Egard des hommes
entendoit tirer de
éprit pas sur les conséquences l'intention qu'elle ou elle étoit de ne
s principes séditieux, et sur
finissoit
aux lois nationales, 9 cette assemblée
pint se soumettre
décret qui auroit pu être rendu par l'asar déclarer G que tout
contrarieroit les principes qui viensemblée nationale, ct qui
NE SAUROIT LIER Saint Domingue, 9
nent d'étre exposés,
n'a
consenti a ces mêmes
qui n'a point été consulté, et point
décrets.
P'Assemblée nationale,
Enfin on ajoutoit dérisoirement K que
et
vient
attachée aux principes de justice, qui
si constamment
la
des iles françaises
de manifester le desir d'assurer prospérité les droits de
n'hésiteroit pas à reconnoitre
de T'Amérique,
décret solemnel.
Saint-Domingue par un
du décret de T'assemblée de Saint-Marc est une
Le dispositif
énoncés dans le préambule. Cette
pnséquence des principes
concerne le régime intérieur.
semblée y règle d'abord CC qui
le réligislatif, est-il dit, en ce qui concerne
Le pouvoir
résile dans P'assemblée
gime intérieur de Saint-Domingue, assemblée
de la
constitués en
générale
de ses représentans
: aucun atte du corps lépartie française de Saint-Doningue
intérieur, NE POURRA
gislutif, en Ce qui concerne le régime s'il n'est fait par les reêtre considéré comme loi définitive,
et s'it
présentans de la partie française dc Saint-Domingue,
n'est sanctionné par le roi >.
articles suivans venlent que 7 dans le Cas de nécessité
Les trois
soient considérés comme lois
rgente, les actes de l'assemblée
du roi. Le gouverneur
rovisoires, sans attendre la sanction
M3
intérieur, NE POURRA
gislutif, en Ce qui concerne le régime s'il n'est fait par les reêtre considéré comme loi définitive,
et s'it
présentans de la partie française dc Saint-Domingue,
n'est sanctionné par le roi >.
articles suivans venlent que 7 dans le Cas de nécessité
Les trois
soient considérés comme lois
rgente, les actes de l'assemblée
du roi. Le gouverneur
rovisoires, sans attendre la sanction
M3 --- Page 182 ---
(374)
pourra seulement
a l e
tions à l'assemblée. présenter, dans-les dix joursy-des
Mais si , après les avoir
obscrva
séances différentes, les deux tiers de
examinés dans tro
ou Par non, persistent dans le maintien l'assemblée, votans par Oi
mulgué par le
du décret, il sera prc
Cet acte n'en sera gouverneur-génital, et exécuté
refuse de
pas moins envoyé à la sanction sur-le-cham
le sanctionner, l'exécution
du roi; et s'
quece.refus sera légalement
en sera. suspendue aussite
manifesté à
3, Les rapports de la
l'acsemblée générale (1j
Ia France
partie française de
sont réglés dans l'art.
Saint-Domingue ave
conserve pas même
VI, et l'on verra qu'on n'
l'égalité cntre les.deuse parties
puisqu'on trouve le moyen d'yi assurer
contractante
française de Saint-Domingue
cumulativement à la parti
en laissant à l'Assemblée l'initiative et la sanction définitive
assez
nationale une opération
insignifiante. ( La loi, y. est-il
intermédiait
> du consentement de tous
dit, devant être le résulta
> française de Saint-Domisgue ceux pour qui elle est faite, la parti
> les' rapports
proposera ses plans concernar
> décrets
commerciaux et autres rapports
qui seront rendus à cet
commins ; etle
> nale, ne seront exécutés
égard par l'Assemblée natic
> Domingue
dans la partic française de Saint
que lorsqu'ils auroni éré
> blie genérale de ses
consentis par lassem
représentans. >
On excepte de cette
de subsistances
disposition les décrets relatifs aux
que la nécessité forcera
objet
les, mémes règles que ceux relatifs
d'introduire ; ils suivron
Enfin,
au régime intérieur. a
après avoir établi dans l'art. IX une
nuclle,. l'assemblée générale
ligislature bisan
b actiçles, ci desams,
décrète , dans l'art. X, que le
comme faisant partie de Za constituion
I Décret da 28 mai, art. V,
disposition les décrets relatifs aux
que la nécessité forcera
objet
les, mémes règles que ceux relatifs
d'introduire ; ils suivron
Enfin,
au régime intérieur. a
après avoir établi dans l'art. IX une
nuclle,. l'assemblée générale
ligislature bisan
b actiçles, ci desams,
décrète , dans l'art. X, que le
comme faisant partie de Za constituion
I Décret da 28 mai, art. V, --- Page 183 ---
(175)
de la partie française de Siint-Domingue, seront incessamment
êtrc présentés à l'acceptation deenvoyés en France, pour
PAssemblée nationale et du roi; qu'ilsseront en outre envoyés
et districts de la partie française de
à toutes les paroisses
Saint-Domingue, et qu'ils seront au surplus notifiés au gouverneur-général >.
dernier article quc l'assembléc de Saint-Marc
On voit par ce
dans la suite de nouveaux articles
e réservoit le droit d'émettre
à l'accepauroit également envoyés
onstitntionnels 2 qu'elle nationale et du roi, suivant que la manière
ation de P'Assemblée
lui donncroit de
lont ceux-ci scroient reçus dans la colonic,
métroforces contre les prétentions de la
plus ou moins grandes
communs : c'est CC qu'indiquent
pole, relativement aux rapports
:ncore diverscs autres pièces (1).
ct ses partisans ont néanmoins 6. XVIII.
L'assemblée de Saint-Marc
qu'on Défense de
prétendu qu'eile n'avoit tjamais eu ces vues d'indépendance
V'assemblée
Les décreis du mois de mars, disent-ils, de St-Marc
ui reprochoit.
colonialc à présenter ses plans sur sur' l'indéLutorisoient l'assemblée
jugeroit la plus convenable aux colonies. pendance.
a constitution qu'elle
le dreit de mettre à exécution les
Els lui donnoient mème
avec
lécrets sur les municipalités et les corps administratifs, elle
conviendroient à ses localités ; enfin,
les restrictions qui
décrets, faire des lois provisoires
pouvoit, suivant les mêmes
Il scroit injuste de lui
sur le régime intérieur de la colonie.
dont cile s'est
les expressions
reprocher trop rigoareusement
étoit encorc tout nouservie dats un temps ou leur usage
constitatiounel du premier juin, et la lcttre a
I Voyez le décret
nois.
PAssemblée nationaie du 8 du mome
M 4
enfin,
les restrictions qui
décrets, faire des lois provisoires
pouvoit, suivant les mêmes
Il scroit injuste de lui
sur le régime intérieur de la colonie.
dont cile s'est
les expressions
reprocher trop rigoareusement
étoit encorc tout nouservie dats un temps ou leur usage
constitatiounel du premier juin, et la lcttre a
I Voyez le décret
nois.
PAssemblée nationaie du 8 du mome
M 4 --- Page 184 ---
(176)
veau en France, Qu'importe
Bases constioutionneles, qu'elle ait adressé, sous le nom de
nie
les plans de constitution
qu'elle envoyoit à l'Assemblée
pour la colodécrétés au lieu de les arréter, nacionale > qu'elle les ait
Faceeptation de
et qu'elle les ait
à
cette Assemblée au lieu de Iui présentés
sanction ou son
demander sa
il sufit qu'elle approbation, aux termes du décret du 28
lcs ait soumis à l'examen
mars?
tuante, pour qu'on soit bien
del'Asemblée constipas être indépendante.
convaincu qu'elle n'en prétendoit
à cet égard,
On ne doit considérer tous ses actes
que comne de simples
pétitions qu'elle soumettoit à la
demandes, de véritables
justice de l'Assemblée
tuante, en les
constide
présentant avec toute la force
ses devoirs, et ce qu'elle
que le sentiment
nie, lui inspiroient
croyoit éire les intérêts de la colo-
(1).
s. XIX.
Sans doute, si lon n'avoit à justifier
Réfutation, sur l'emploi du mot
l'assembléc coloniale que
crue anioriiée às'en décret, on pourroit croire qu'elle s'est
servir, parl l'espèce de
que T'Ascembiée constituante ini avoit
législation provisoire
ajouter que l'assemblée du
ettribuée, On doit même
goniste de l'assemblée
Nord, qui n'a cessé d'être l'antacoloniale, re lui a rien
égard, et qu'elle n'a pas fait de dificulté
reproché à cet
décrets aux réseltats des
de donner ce nom de
Mirc. Mais
délibérations de l'assemblée de
en
Saintl'assembiée de jetantlesycux sur CCs actes, il est trop
Saint-Mare entendoit bien faire des lois éxidentque
definitives
I Voyez la réfutation des principes
provinciale du Nonl;
inrarlables de Tassemiblée
venus surle
Pexposé de la conduite dcs
Liopanl; les deux
quatee-singtcing
12 octebre 1790, et tous les écrits esamiens dn rapport de Barnare, du
Marc pour sa défense.,
publiés par l'assemblée de Sainttroulles de
Voyez aussi le discours de Petion sur les
Sun-Douingie,py ct 20.
Voyez la réfutation des principes
provinciale du Nonl;
inrarlables de Tassemiblée
venus surle
Pexposé de la conduite dcs
Liopanl; les deux
quatee-singtcing
12 octebre 1790, et tous les écrits esamiens dn rapport de Barnare, du
Marc pour sa défense.,
publiés par l'assemblée de Sainttroulles de
Voyez aussi le discours de Petion sur les
Sun-Douingie,py ct 20. --- Page 185 ---
(177 d )
, ainsi
le dit fortous Ics objets de son administration,
qu'elle
bases constitutionnelles. La. mallement dans scs prétendues
même dont P'assemblée coloniale emploie le mot acceptare
à PAssemblée nationale et au roi pour ces
n, en l'appliquant
aut roi seul pour les
ses,et celui de sanction, en lappliquant
de la
seroient faites par les représentans
S difinitives qui
prouve qu'elle ne sc mértie Frangaise de Suint-Domingue,
enoit du tout point sur le sens constitutionnel de ces expresnouvelles qu'elles fussent en France : plusieurs
ns, quelque
montrent qu'elle les a tonjours employées
ces postérieures L'acte du 28 mai 1790 n'étoit donc pas
ns le même'sens.
qu'elle
simple plan, un projet dc bases constitutionnelles
ressoit à l'Assemblée nationale par forme de pétition : c'étoit,
véritable décret définitif, dont elle déns son intention, 3 un
laissoit seulement à
aroit qu'elle ne pouvoit pas s'écarter; elle
Assemblée constituante la facuilté de l'accepter ou de le rejeter.
ans ce dernier cas il ne restoit à cette Assemblée qu'un parti à
Cocherel, l'un des députés de la colonic, le
rendre ( comme
de l'assemblée coloniale ), celui de
isoit en France, de la part
lui
noncer à la donation de Saint-Domingue 2 parce qu'elie
uroit été trop onéreuse
L'envoi de ces bases constitutionnelles à l'acceptation de l'Asemblée constituante n'étoit donc point contraire att systême d'inépendance; et il en étoit de même du concours de PAssemblée
l'assemblée de Saint-Marc vouloit bien admettre
ationale, que
commerciaux et autres
pour les lois relatives aux rapports
apports conmuns aux deux pays. L'indépendance politique
à n'avoir aucun rapport les uns
les états ne consiste point
1 Voyez ci-dessus le S. II.
les à l'acceptation de l'Asemblée constituante n'étoit donc point contraire att systême d'inépendance; et il en étoit de même du concours de PAssemblée
l'assemblée de Saint-Marc vouloit bien admettre
ationale, que
commerciaux et autres
pour les lois relatives aux rapports
apports conmuns aux deux pays. L'indépendance politique
à n'avoir aucun rapport les uns
les états ne consiste point
1 Voyez ci-dessus le S. II. --- Page 186 ---
(178 )
avec les autres, et à ne faire aucune convention
ports mutuels; autrement il n'existeroit
sur ces ra
indépendant des autres: ellc consiste eflectivement aucun é
tre lien
précisément à n'avoir d'
que ces rapports communs et les
ment contraciées à n'avoir, de la
conventions lib
au-dessus de lui
part de l'état indépendar
lois. Ici
aucun supérieur qui puisse l'astreindre à
l'assemblée de Saint-Marc ne reconnoissoit
rieur de cette espèce; ; elle ne vouloit être
aucun sup
son régime intérieur, soit
assujettie, soit Pc
autorité
pour ses rapports extérieurs, à aucu
étrangère à Saint-Domingue
peuple français,
s pas même à celle
piis collegiisement, ou à celle de l'Assembl
constituante, qui en exerçoit la souveraineté,
des lois constitutionnelles.
pour la formati
Ily a plus : en examinant avec la plus
toutes les parties de ces
scrupuleuse attenti
prétendues bascs
on n'y découvre
constitutionnelles
pas même la trace la plus légérc de Ia
noissance d'aucune obligation qui. liât alors
reco
la mère-patrie; ; l'assembléc coloniale
Saint-Domingue
à l'avenir les deux
proposoit sculement dc lid
Pays par des conventions
les rapports communs ; mais elle
nouvelles, poi
préexisiant. On n'en
rejetoit toute idée de lie
bases
trouve pas la pius légère trace dans le
constisutionnelltes,
On y parle uniquement d'un nouveau
entre les deuce parties
contrat à forme
contractantes. On
dit rien de
trats antérieurs déja
n'y
con
noissoit
formés entre elles 5 ainsi, Pon ne recon
pas même entre Saint-Domingue et la France
péenne l'existence de ees anciens
eurc
dcs traités lcs nations amies
rapports qui attachent pa
: on les considéroit comme deu
peuples absolument étrangers, entre lesquels les évènemen
politiques avoient rompu tous les liens qui avoient pu les uni
précédemment. L'assemblée colonile proposoit bien d'en for-
noissoit
formés entre elles 5 ainsi, Pon ne recon
pas même entre Saint-Domingue et la France
péenne l'existence de ees anciens
eurc
dcs traités lcs nations amies
rapports qui attachent pa
: on les considéroit comme deu
peuples absolument étrangers, entre lesquels les évènemen
politiques avoient rompu tous les liens qui avoient pu les uni
précédemment. L'assemblée colonile proposoit bien d'en for- --- Page 187 ---
179 )
de traiter ensemble pour l'aveer entrc eux de nouveaux,
de nouvelles bases, de leurs intérêts réciproques 5 en
5, sur de former ZLI2 nouveau contrat : mais elle ne voumot,
lui pit opposer , comme obligatoire, aucun
it/F pas qu'on
te ou aucun usage antécédent.
aul surplus, ici, de savoir si, à force de subIl ne s'agit point,
ités & de recherches, on peut découvrir dans les bases confituonnelles de l'assemblée de Saint-Marc un lien presque imerceptible de dépendance entre Saint-Domingue et la métrople. On sait bien que, dans les grandes crises qui séparent du
social
de ses parties les ambitieux qui
brps
quelques-unes n'annoncent
d'abord leurs vues d'une
eulent s'en détacher,
pas
de
anière aussi çlaite qu'ils pourroient le faire; ils craindroient
volter le peuple, qui tient à ses anciennes habitudes : il leur
espérances de
aporte aussi de laisser ati gouvernement quelques
bnserver les anciens rapports ; c'eft lc moyen de prévenir les.
;tes de vigueur par lesquels la révolution naissante pourroit être
ouffée avant qu'ils aient préparé les moyens néccflaires pour la
éfendre. Telle eft sur- tout la conduite des hommes qui ont
lus d'astuce que de courage ; telle a été celle de l'assemblée de
aint-Marc. Avec beaucoup de présomption, elle n'a pas eu de
aractère. Eile a donc cherché à tromper la mère - patric, en
elle un attachement qu'elle n'avoit pas. Mais il
nnonçant ici de pour la substance des liens politiques, et non de leur
'agit
dire
l'assemblée de Saint-Marc laissât
mbre; or peut-on
que
elle
jaint- -Domingue dans la dépendance de la France, 2 quand
nettoit parmi les droits de cette colonie, auzequels lassemblée
poloniale ne pouvoit renoncer sans manquer à ses devoirs les
plus sacrés, la légifation exclusive pour-le régime intérieur, la
proposition et lc consentement définitif pour les actes concer-
et non de leur
'agit
dire
l'assemblée de Saint-Marc laissât
mbre; or peut-on
que
elle
jaint- -Domingue dans la dépendance de la France, 2 quand
nettoit parmi les droits de cette colonie, auzequels lassemblée
poloniale ne pouvoit renoncer sans manquer à ses devoirs les
plus sacrés, la légifation exclusive pour-le régime intérieur, la
proposition et lc consentement définitif pour les actes concer- --- Page 188 ---
( - 180 )
nant les rapports commerciaux, et le droit de décréter
constitution, sauf une acceptation dont le refus
sa prop
demment tous ces rapports
anéantissoit 6
communs.
s. XX.
Enfin l'assemblée coloniale ne s'en est
Acres-prati- théorie pour son indépendance de la
pas fenue à la fmp
qucs d'indé- semblée confituante
nation française et de T'A
pendance.
en particulier. Elle n'a
cours de sa session, de mettre
cessé, durant tout
ces principes en
qu'iln'yedt pas eu asscz de temps pour conneîtrel pratique, le
quc
semblée constituante
vaeu de l'A
sur scs bases constitationnelles. Tous
presque tous les procès-verbaux de ses séances en
preuve : l'assemblée de Szint-Marc
offrent
obligations quilui étoient
n'y a rempli ancune" d
imposées par les décrets del l'Assembl
constituante, , et Particulièrement par celui du 28 mars. Dèss
premières séances, comme dans celles qui ont suivi, elle
donné l'exécution immédiate des décrets
a o:
rendre.
qu'il lui plaisoit C
Cependant les instructions décrétées
tionale le 28 mars ne
par l'Assemblée na
d'exercer
permettoient à l'assemblée colonia
cette espèce de légillation provisoire
auroit étéconfrmée par les paroisses
qu'après qu'eli
sa continuation
qui seroient consultées su
ou son renouvellement (1).
L'assemblée de Saint-Marc a également
soit après sa confirmation, la
ordonné, soitavant
décrets qu'elle n'a cessé de rendre promulgation pure et simple de
sur les diverses parties de 1
légifation et de Fadministration : elie les a même fait
par les paroisses, lorsqu'elle l'a
exécute
la sanction
pu, sans s'occuper d'obteni
provisoire du- gouverneur et
tive de l'Assemblée nationale
l'approbation défini
; cependant les instructions dé
I Décrets de PAssemblée nationale concernant les
d'une instruction, article III, et p. 14.
Colonies, suivit
sur les diverses parties de 1
légifation et de Fadministration : elie les a même fait
par les paroisses, lorsqu'elle l'a
exécute
la sanction
pu, sans s'occuper d'obteni
provisoire du- gouverneur et
tive de l'Assemblée nationale
l'approbation défini
; cependant les instructions dé
I Décrets de PAssemblée nationale concernant les
d'une instruction, article III, et p. 14.
Colonies, suivit --- Page 189 ---
(18x) )
textuellement 4 que les lois destiétées le 28 mars portent
colonies, indépendamment des
nées à régir intérieurement lcs
et
existent entre elles et la métropole , peuvent
relations qui
avec la. sanction du gouverneur, mais
deivent être cxécutées
définitivement doit être réservé
que lc droit de les approuver
Frangaise et au roi (4).
à la légiflature
répète encore que G les
L'article XVII de ces instructions méditées et préparées dans
lois destinées à régir les colonies,
entière ct définiavoir une existence
leur sein, ne sauroient
PAssemblée nationale,
tive, avant d'avoir été dicrltées par
intérieures
par le roi; ; que les lois purement
du
et. sanctionnées
exécutées avec la sanction
peuvent être provisoirement
du roi et de la
et en réscrvant l'approbation
gouverneur,
ligiflacure française >.
les deux décrets de
L'assemblée de Saint-Marc avoit reçu
qui ne cessa
l'assemblée du Nord,
pars 1790, dès le 17, mai, par
plus officiellement
réclamer l'exécution. Ils furent envoyés
en
le gouverneur Peinier : mais,
ncore, pcu de jours après, par
l'assembléc de
près cet envoi officicl, comme auparavant 2
par ces
ne se soun:it jamais aux règles prescrites
aint - Marc
de formes pour la confection et la puastructions. Elle ne suivit
avoit établies par ses
celles qu'elle
lication de ses décrets, que
même de s'écarter
et dont elle se permit
vases constitutionnelles,
se considéroit toujours
uelquefois, , sans doute parce qu'cile
Voilà donc en-
:omme revètue du pouvoir de constituente. d'indépendance lcs
habituel des deux caractères
:ore l'usage
des bases constitutionnelles, presplus marqués, la réjection
avoit
de faire la
P'Assemblée que la nation
chargéc
Crites par
1 lbid. p. 18.
ême de s'écarter
et dont elle se permit
vases constitutionnelles,
se considéroit toujours
uelquefois, , sans doute parce qu'cile
Voilà donc en-
:omme revètue du pouvoir de constituente. d'indépendance lcs
habituel des deux caractères
:ore l'usage
des bases constitutionnelles, presplus marqués, la réjection
avoit
de faire la
P'Assemblée que la nation
chargéc
Crites par
1 lbid. p. 18. --- Page 190 ---
(182)
constitution pour tout l'empire 3 et l'observation
formes que l'assemblée coloniale
unique C
avoit elle - même décrétées.
5. XXI,
Le décret des bases constitutionnelles
Autres dé- décrets
avoit été précédé d'auti
cretssurl'orimportans sur l'ordre judiciaire ct sur les
drejudiciaire Les décrets sur l'ordre judiciaire étoient
municipalit
iles muni- calqués sur ceux de l'Asseiblée
presque entièreme
constituante
cipalités,
municipalités,
(1). Dans celui d
l'assemblée de Saint-Marc avoit bien aussi
une partic des principes de l'Assemblée
adop
constituante
nisation municipale; mais elle avoit
surl'org
voirs déja si considérables des
beaucoup augmenté les poi
à
municipalités. On les avoit étendi
presque tous les objets de la police
aux municipalités la
généiale , en donnai
plus grande autorité sur les
les gens de mer et le commerce maritime troupes réglécs
le but de l'assembiée de
(2). Il paroit 94
Saint - Marc fut sur-tout en cela
créer dans chaque lieu des
sûrs
de s
assemblées
agens
qu'elle pût opposer au
provinciales, et particuièrement à celle du
dont elle redoutoit le pouvoir. C'est dans
Nord
ces mêmes
ces attributions furent encore augmentées
vues'qu
par divers décret
postérienrs, rendus en interprétation du premier, et
ment Par ceux qui accordoicnt aux
spéciale
municipalités la
tion aux places dans la maréchaussée et la destitution nomina
de ces
dcs officier
corps (3).
6. XXII.
L'assembiée provinciale du Nord n'avoit
Arrêté con- publication des bases
pas attendu la
trairedel'asconstitutioninelles pour manifester son
semblée du intention bien décidée de se tenir dans la ligne qui étoit
Nord.
pres1 Voyez les décrets des 14 et 26 mai 1790.
2 Décret du 20 mnai 1799. Proclamaiion de
du
suivant.
Peiuier,
11. aodt
3 Voyez les décrets des 15, 17,
-
23juillet 1790 et jours suivans.
Arrêté con- publication des bases
pas attendu la
trairedel'asconstitutioninelles pour manifester son
semblée du intention bien décidée de se tenir dans la ligne qui étoit
Nord.
pres1 Voyez les décrets des 14 et 26 mai 1790.
2 Décret du 20 mnai 1799. Proclamaiion de
du
suivant.
Peiuier,
11. aodt
3 Voyez les décrets des 15, 17,
-
23juillet 1790 et jours suivans. --- Page 191 ---
(183 )
les décrets du mois de mars ; elle refusa
cila Colonie par
ressort le décret sur l'ordre
faire pronulguer dans son
Elle
avec prudence et fermeté,
liciaire. Ellc SC conduisit
du
mai elle établit
dans un arrêté
;
posa ses prineipes
légidatif étoit une délégais lc préambule, que le ponvoir
résider
dans TASqui ne pouvoit
que
n de la souveraineté, de la nation ; ( qu'aux termes du
abléc des représentans
l'assemblée générale de la pardécret nacional du 8 mars,
de Saint - Domingue ne devoit et ne pouvoit
ie française
des décrets de PAssemblée
Foccuper que de la madification.
de la Colonie, tant sur
hationale, applicables à la localité
des assemblées administratives que sur la poforgani-ation
en obtenir l'exécution
ice intérieure 5 qu'clle ne pouvoit
la sancprovisoire et. la promulgation, sans avoir requis
>. L'assemblée du Nord arrête
ion du gouverneur - général
lc décret du 14 de CC mois ne sera point
conséquence que tous les autres qui ne seroient pas reblié, non plus que
terminée par ces mois :
us de la, sanction du gouverneur,
nationale et la.
uf La dicision difinitive de PAssemblte
du roi. Elle déclare au surplus < qu'adopiant le dénction
du 8 mars dernier pour la règle invariable
cret na:ional
il sera fait une adresse à P'assemblée
de sa cond ite ,
de la partie française de Saint - Domingue > par
générale.
d'adopier les mêmes
laquelle elle sera instamment priée
principes >.
de l'assemblée de Saint-Marc ont, à la vérité,
Les partisans
les réformes faites dans Pordre judiciaire par'le
Btendu que mai avoient cté le principal motif de l'opposicret du 14
de l'assemblée du Cap composée en grande partie
n
le rapport des commissaires de Passembide de Saint-Mlarc,
Yoyez
générale.
d'adopier les mêmes
laquelle elle sera instamment priée
principes >.
de l'assemblée de Saint-Marc ont, à la vérité,
Les partisans
les réformes faites dans Pordre judiciaire par'le
Btendu que mai avoient cté le principal motif de l'opposicret du 14
de l'assemblée du Cap composée en grande partie
n
le rapport des commissaires de Passembide de Saint-Mlarc,
Yoyez --- Page 192 ---
(184)
d'hommes de lois. II se peut
sur l'assemblée du Nord
que CC motif ait eu de l'infuci
: mais il paroit encore
que les décrets dè mars qu'elle venoit de
plus cert
sur-tout infué sur sa
recevoir (),
Saint - Marc n'a
détermination; et comme l'assembléc
l'ordre
jamais pressé l'exécuiion de ses décrets
judiciare, il paroît qu'elle cherchoit
mettre dans son parti, qu'à chagriner
beancoup plu
certaine classe d'hommes de lois
par des réformes, t
plus grand besoin, mais bien
qui en avéit par - tout
à
We
plus
autre part. Lorsque la communauté Saint-Domingue que nu
des
au - P:ince vint offrir ses
precureurs du Po
hommages à l'assemblée
Barc, elle en reçut un acci ueil
de Sai
pondit aux
trés-fatteur, et le présicent
procureurs, que plusicurs seroient
jugis dignes de remplir des fonctions
vraisemblablem
plus éminentes (2),
Il est certain du moins que l'assemblée de
tâché d'abord de mettre dans son
Saint-Marc av
Parti la
son asseniblée en
province du Nord
confirmant, le 5 mai,
conseii supirieur du Cap. La
l'établissement
assemblées fit
cupidité des membres des de
trouver dans cet établissement
mier germe de discorde,
lui-même un Pi
Un décret de l'assemblée de Saint-Marc
cumuler en même temps les forcticns de avoit défendu
celles de député à l'assemblée
l'ordre judiciaire
coloniale.
Daugy 2 procuret
du 3 juillet 1790 5 la réfutation des
rendu à la partie française de
principes inyariables ; le cemj
venus en France sur le Liopard. Saint-Domingu, par ses représenta
1 Extrait des séances de Passemblée du
29y0.
Nord, du 15
Séance du 19 avril 1790, P. 41.
/
généra
député à l'assemblée
l'ordre judiciaire
coloniale.
Daugy 2 procuret
du 3 juillet 1790 5 la réfutation des
rendu à la partie française de
principes inyariables ; le cemj
venus en France sur le Liopard. Saint-Domingu, par ses représenta
1 Extrait des séances de Passemblée du
29y0.
Nord, du 15
Séance du 19 avril 1790, P. 41.
/
généra --- Page 193 ---
(1 185 )
énéral, et
lieur da Cap, Eachiesege-TiBa, avoient
conseiller au conseil
le ces deux dernières en conséquence offert leur démission supé:
embléc de Saint-Mare places quelques jours aprèss-mais l'aseption, qu'elle fonda rendit en leur favear un décret
es deux membres. sur le patriotisme et le
d'exL'assembléc du.
dévouement de
ernier dicree, en
Nord avoit prévenu Ce
assi donnée à Couet nommant dc
aux deux places; la dernière fut
lée du Nord. Cet incident Montaran, lun des membres de l'assemcux assemblées ().
causa beaucoup daigreur entre les
Les districts de la ville du
Fovince du Nord, avoient Cap, et plusieurs communes de la 5.
issemble provinciale
donné leur adhésion, à T'arrêté
XXIIL.
issemblée coloniale du 17 mai 1790, conire le dicret de de Aurearrété
icret constitationnel sur l'ordre judiciaire (2);
de blésolusfont P'assemclamations de
du 28 mai donna une nouvelle lerprétendu bases cuntre les
cette assembléc; clle
force anx
constitroisses de son ressort, par un arrêté lc dénonça à toutes les tuciouaelles,
portant un caractère de
dup premier juin, ( commet
situation nacurelie ci souveraincté, incompatible avcc la
contraire à la
politique de la colonie, et
S mars demnier; sagesse et à l'autorité du décrct
comme
décret
;:.
elle arrêta en outre
national du
delassembiée coloniale scroit
que ce prétende
et les oigervations de T'assemblée imprimé sur une colonne,
colonne en regard, pour étre
provinciale sar une autre
aux assemblées
adressées al'assemblée
tricts et
provinciales de l'ouest ct du sud, ct coloniale,
paroieses de la province. )
aux disCompte susdit rendu à la
ses représentams, ,
partie française de
décret
B-seydchoppenende
SiucDomtagiey
Priucipes
du28 mai, p. 16,
inverinbles de Passemblée du Nord
Ropport Par Garran-Coulon.
, p. 5.
N
iale sar une autre
aux assemblées
adressées al'assemblée
tricts et
provinciales de l'ouest ct du sud, ct coloniale,
paroieses de la province. )
aux disCompte susdit rendu à la
ses représentams, ,
partie française de
décret
B-seydchoppenende
SiucDomtagiey
Priucipes
du28 mai, p. 16,
inverinbles de Passemblée du Nord
Ropport Par Garran-Coulon.
, p. 5.
N --- Page 194 ---
(-186 )
Ces observations,qui portent pour titre
bles de l'assemblée du Nord,
Principes invariasont écrites avec
force et de clarté. ( L'assemblée du
bcaucoup de
Nord y
) colonie de Saint -
rappelle que la
Dominguc ne peut être
) comme une partie de l'empire
envisagée que
frangais;
c'est
> qualité qu'elle a député aux
que
en cette
> putés ont été accueillis
états-géméraus, et que ses depar l'Assemblée
> l'irrégularité de leur élection;.
nationale > malgre
> sairement de là
qu'il résulte nécesa qu'elle ne peut, sous aucun
>> prétendre au pouvoir
point de vue
législatif, qui n'appartient
> de ia nation dont la colonie fait
qu'au corp;
> avoir deux assemblées
partie ; qu'il ne peut )
législatives dans un
> comme la France, la colonie
royaume 5 que si
prétend en former
> pas douteux qu'elle ne fera
une, il n'es
>
plus partie de la monarchie
française;.
que le pouvoir ligislatif, qui constitue
essentiellement la sonveraincté s est indivisible
> colonie n'est pas
fondée
; que l
plus
à se l'attribuer dans une
de sa constitution que dans sa totalité
partic
(1). >>
L'assemblée du Nord fait voir ensuite
n'est
que Cettc
pas
plus desirable pour la colonie de
indépendance
qu'elle n'cst légitime 5 a que si l'assemblée des Saint-Domingue
> la colonie étoit autorisée à devenir
représentans de
législatrice, elle
> respondroit plus qu'avec le pouvoir
ne cor-
> vention de PAssemblée
exécutif, sans l'inter
nationale ;
que la
> roi ne seroit bientôt plus
la
sanction di
que sanction ministérielle
)) que la coloniedeviendroi:
;
étrangère à l'Assemblée
>> scule capable de faire respecter la colonie
nationale
> plit la
3 et la seule qu
protéger(:) >.
I Princines invariables, 2 et leur réfuation
J. .3.4et6,
imprimée à mi-marge
à..
exécutif, sans l'inter
nationale ;
que la
> roi ne seroit bientôt plus
la
sanction di
que sanction ministérielle
)) que la coloniedeviendroi:
;
étrangère à l'Assemblée
>> scule capable de faire respecter la colonie
nationale
> plit la
3 et la seule qu
protéger(:) >.
I Princines invariables, 2 et leur réfuation
J. .3.4et6,
imprimée à mi-marge
à.. --- Page 195 ---
(187 )
Enfin l'assemblée du Nord,
prouve que cette loi contient parlant du décret du 8 mars, ,
rer relativement à
tout ce quel la colonic
ses localiés,
pouvoit desistatuer Provisoirement
ptizqu'on lui laisse la faculté
sur les objets les
de
exclusif de proposer ses
plus urgens, > et le droit
vues sur la
paroit au surplus, par les détails dans législation intérieure. Il
Nord entre à cet
lesquels l'assemblée du
égard, qu'elle ne
proposer les lois' relatives à
regardoit ce droit de
important, gu'à
son régime intérieur, comme
cause de ses
bien
de maintenir dans la
préjngés sur la prétendue nécessité
pendance politique des colonie T'esclavage des nègres et la déhommes dc couleur. C'est
principes faux ct pernicieux entraînent
ainsi que les
velles erreurs, méme sur les points
toujours dans de noulorsqu'on veut
qui en sont les plus
rapporter les uns aux autres; c'est éloignés,
rapport seul que l'assembléc de Saint-Marc
aussi sous ce
quelque avantage contre l'assemblée
parutse défendre avec
des contradictions dans
du Nord, en lui
Sur
les écrits qu'elle
reprochant
tout le reste elle décela
publia contre elle
se sauva du reproche
le-plus grand embarras ; elle ne
d'indépendance et d'usurpation de la
ovensinté.ques déliées
par des tours de force et des subtilités
Pour qu'on puisse les saisir en les
trop
analysant.
Heureusement ces séditieux n'avoient
ateursles plus
pas l'audace des
ordinaires: ils furent effrayés
conspiait; mais, au lieu de se rétracter
du pas qu'ils avoient S. XXIV.
roir éviter le
franchement, ils crurent
Tergiversaprécipice sur les bords duquel ils
pou- tions de l'asétoient, par de semblée de
I Voyez la réfutation
Saint-Marc.
iscours prononcé à la (à mimarge) des Principes invariabies,
enant
séance du 3r mai > par
et le
comparuison du décret de PAssemblée
Th. Millet, convee-celuide Passemblée
natiunale du 8
genérale du 28 mui,
EIrS,
N 2
écipice sur les bords duquel ils
pou- tions de l'asétoient, par de semblée de
I Voyez la réfutation
Saint-Marc.
iscours prononcé à la (à mimarge) des Principes invariabies,
enant
séance du 3r mai > par
et le
comparuison du décret de PAssemblée
Th. Millet, convee-celuide Passemblée
natiunale du 8
genérale du 28 mui,
EIrS,
N 2 --- Page 196 ---
188 )
vaines
tergiversations et des déclarations
noissoient les décrets des 8 et 28
insignifiantes. Ils condécret
mars, lors de leur
constitution: el : cela est avoué
prétende
décreis. ne leur avoient
généralement mais ces
furent
Pas été présentés
que trois jours après, le
oficicllement; ; ils ne le
niale fcignit a'ors
Premier juin. L'essemblée coloune espèce de
8n mars; Th. Millet fit
soumission pour le décret du
un discours, dans
ver la conformité de
lequei il prétendit
Ce décret avec celui de
proudu 28 mai:il sc fonda
l'assemblée coloniale
accordoit
sur-toutsur ce que le
une sorte d'initiative
décret du 8 mars
intéricur. L'assemblée
anx colonies pour, leur
du Nord ordonna
régime
cours à trois mille
limpression de Ce disqu'eile adhéroit exemplires () : elle déclara en même
avec recoanoissance au
temps
> LOLL Ce qui n22 contra
décret du 8 mars, ( en
ioitgasles droits
> déja consacrés dans le décret de
de Saint- Domingue :
> du mois dernier. >
l'assembiée générale du 28
Il te paroissoit, pas aussi facile de se tirer du
avec des évasions. L'assemblée
décret du 28 mars.
efrayce
de Saint-Marc, qu'il avoit d'abord
en vint néanmoins à bout. Suivant
blée coloniale pouvoit bien
Ce décret l'assem
se dissoudre elle - même , ( si elie
* Voyezle fome II des débats dans l'affaire
Th. Millety dicent, d'aprèsle
des Colonies, Brulley c
Passembléc coloniale vota des rapport de Barnave, que le 25 avri
poarle décret du Smars : mais ils remérciemens à T'Assemblée national
que ce décret fut
n'ajoutent pas, non plus que Barnave
Voyez ci-dessus le suspendu avant la signature du
5 II.
procès-verbal
1 Extrait des registres de l'assemblér da
**
Nord, dui juin 1700.
L'Assemblée, disent ses
C
D instructions
commisseires, vit avec efiroi que ic
s'expliquoient d'une facon
D reuse, et qu'elles sembloient
trop vagne et. trep denge
préjuger dos questions abandonnéd
'ajoutent pas, non plus que Barnave
Voyez ci-dessus le suspendu avant la signature du
5 II.
procès-verbal
1 Extrait des registres de l'assemblér da
**
Nord, dui juin 1700.
L'Assemblée, disent ses
C
D instructions
commisseires, vit avec efiroi que ic
s'expliquoient d'une facon
D reuse, et qu'elles sembloient
trop vagne et. trep denge
préjuger dos questions abandonnéd --- Page 197 ---
(189 )
la formation d'une nouvelle assemblée coloniale, plus
> jugeoit
la. continuation de sa 4 propre
avantigeuse i la colonie, que
: dexnier
>. Mais elle n'étcit pas également juge cn,
D activité
la
ressort de Pavantage qui pouvoit résulter de sa continuation ;
dévoit être soumise à l'examen des
question de cet avantage
des voix décideroit la.
parbisses de la colonie ; et la majorité
y
de T'A:semblée nationalc. Juscorfirmation 01 le renouvelfement
à.
coloniale existante pouvoit commencer
ques-la K l'assemblée
mais:
suivant
de P'Assembiée nationalc,
> travaiiler
lesindications
colouser de la faculté accordée aux assemblécs
> sans ponvoie
exécution certains décrets >. (1).
* niales de mettre a
Peinier avoit donné des ordres pour faire
Le gouverneur et celui du 8 mars dans toute la colonie
publier. ce décret
à l'assemblée
les avoit communiqnés
en même temps qu'il
soumettoitaux instrucde Saint-Marc c:(2). Si cette assembléc sc
elle abandonnoit les idées de suprématie et d'indépentions,
avoit proclamées dans ses bases constitationnelles;
dance qu'elle
clle couroit le risque de voir
si elle refusoit de s'y soumettre, 7
dcs paroisses: : il, éloit a
prononcer sa dissolution par la. majorité
croire eifectivement que tous les calons qui eonservoient encore
d'un acte
attachement à la mère-patric scroientrévollés
quelque
de scission aussi marqué. Pour éviter cette
dc désobéissance et
coloniaie imagina de soumettre,
facheuse alternative, Passemblée
de la colonie >, (Rapport des. conmissaires envoyés
> à la'prudence
vers Tassemablée du Nord, du 3 juillet 1790. )
du 28 mars, articles II, III, VI,XIL,.ete. Voyos
aussi I Instrnctions les p. 13 et suivantes du corps des instructions.
suivi Parrivée des décrets des 8 et. 28.
2 Note exacte de ce qui a.
sars, par Peinier, certifiée parl la Luzerne.
N. 3
de la colonie >, (Rapport des. conmissaires envoyés
> à la'prudence
vers Tassemablée du Nord, du 3 juillet 1790. )
du 28 mars, articles II, III, VI,XIL,.ete. Voyos
aussi I Instrnctions les p. 13 et suivantes du corps des instructions.
suivi Parrivée des décrets des 8 et. 28.
2 Note exacte de ce qui a.
sars, par Peinier, certifiée parl la Luzerne.
N. 3 --- Page 198 ---
(399 )
comme de son chef, la question de
continuation aux Paroisses de la son senouvellement ou de sa
aucun parti sur les instructions colonic > avant de prendre,
la colonie par cet appel à leur (1); elle fattoit les habitans de
au premier coup
jugement; elle paroissoit
il est néanmoins d'ail, ne pas contrevenirau décret du 28 ausi,
certain qu'elle
mars: :
cela seul
y, contrevenoit
qu'elle en soumettoit
réellement Par
aux assemblées primaires de la colonie, lapprobation, Pour une partie;
droit de ne pas l'exécuter
3 et qu'elie se réservoit le
ces assemblées
pour le surplus, d'après le voeu
pourroient émettre.
que,
qui ne cherchoit
L'assemblée de
déclara
qu'2.séduire par, des
Saint-Mare,
( que, sans rien
apparences
>
spécieusesa
crétées parl PAssemblée prejuger sur les instructions dé-
> paroisses de la partic nationale lc 28 mars, elle invitoit les
> bler
française de
à
et
incesvamment, à déclarer si Saint-Dominguc s'assem-
> l'assemblée
elles entendoient
générale telle
continuer
>> nouvelle (2). >
qu'elle existoit, ou en former une
Tel' cst Tinterlocutoire
Marc sur les instrections du prononcé par l'assemblée de Saintalors
28 mars 1790.
viee-président de l'assembléc,
Brulley >. qui étoit
debats qu'elles furent
atteste néannoins dans les
il auroit produit, dit-il enregistrées avec le décret du 8
à la commission des
mars 5
gistres qui contenoient cet
Colonies, lcs reT'assemblée dc" Saint-Marc enregistrement > si les archives de
cendie du
Tous n'eussent pas été brilées dans l'inCap(3).
les renseignemens
qu'on a pu trouver
I Extrait des registres de
du 6 juillet.suivant.
Passcmblée coloniale, , du 1 juin 1790 et
) 2 lbid.
3 Débats des colonies, tome
I, p. 64.
mars 5
gistres qui contenoient cet
Colonies, lcs reT'assemblée dc" Saint-Marc enregistrement > si les archives de
cendie du
Tous n'eussent pas été brilées dans l'inCap(3).
les renseignemens
qu'on a pu trouver
I Extrait des registres de
du 6 juillet.suivant.
Passcmblée coloniale, , du 1 juin 1790 et
) 2 lbid.
3 Débats des colonies, tome
I, p. 64. --- Page 199 ---
(191 )
comité colonial de PAssemblée
dans les papiers remis au
à cette allégation, que l'asconstituante, , paroissent contraires
même alors pour sa désembléc de Saint-Marc n'employa pas aussi la démentir. Dans
fense. Les faits postérieurs paroissent interlocutoire , un memT'une des séances qui suivit'cet étrange motion expresse ( que l'asbre dc l'assemblée du Nord fit la investie'des mémes pouvoirs
générale se déclaràt
> semblée
nationale, à l'effet de délidans T'Assembléc
> qui résidoient
intéressoit la partie française de
bérer et statuer sur ce qui
possibles ). Cette
sous zous les rapports
> Saint-Domingue,
affectation , n'éxcita pas même
snotion, > qui fut publiée avec sondoit T'opinion pablique en
de réclamation. C'est ainsi qu'on
la pervertisant (4).
ses bases $. XXV.
T'assemblée coloniale envoya
Lettredel'asDeux jours après 2
nationale. La lettre qu'elle fit semblée de
constiautionictles à T'Assembléc
le marquis de Ca- Saint- Marc à
écrire à cette occasion par son président ,
politique qui V'Assemblée
de cette hypoctisic
dusch, est un thef-d'euvre
ce
l'on ne veut pas constituante.
consiste à paroître dire, sans s'engager 2 que
pas faire.
réellement, et sur - tout ce que l'on n'entend
dire
Phistoire de ses travaux,
L'assembléc # trace sommairement mois de mars 1790 ne lui sont
les décréts du
en observant que
son décret du 28 mai, quoiparvenus officicllement qu'après quelque temps. ( Elle 2 vu,
qu'ils lui fussent annoncés depuis
de ses bases
dans le décret du 8 mars Tapprobation
> dit-elle,
différences près que les localités
s.conatitationnelles, 2 à quelques
leurs frères d'Europe, pla-
> exigent,qui n'ont pu être jugées par
de Saint-Marc ne
mille lieues d'eux. > L'assemblée
> cés à deux
dans Textrait
le discours de Dubuc de Sainte-Olympe,
I Voyez
de la Crofe-des-Bonquets, du 6 juin 1790.
des registres de l'assemblée
N 4
-elle,
différences près que les localités
s.conatitationnelles, 2 à quelques
leurs frères d'Europe, pla-
> exigent,qui n'ont pu être jugées par
de Saint-Marc ne
mille lieues d'eux. > L'assemblée
> cés à deux
dans Textrait
le discours de Dubuc de Sainte-Olympe,
I Voyez
de la Crofe-des-Bonquets, du 6 juin 1790.
des registres de l'assemblée
N 4 --- Page 200 ---
dit rien ici des
( 192)
K le décret du. 8 instrections fut
du a8umarsgn mais elle observel
> ce quine biesse adopté dès de premier. jain.a
que
>
pas les.droits de
l'unanimité, er:
partie indiqués dans les
>
bases
sonten
dai-Oemingreaus
28 mai 1799. flle ajoute
constituticnnelles décrétées le
>> ce décrct.,. comme dans que VAssemblée nationale verra dans
> équivoque de leur
toas -les autresi, la preuve non
> s'ils réclament le droit anachoment.d de
leur. méreeparrics
> séricur, guien
régler-cuz- mèmessleur régime que in-
> nent de leur utilité afi.les regarde seuls, iisine se souvien-
> de leur grande
Pour la méiropolei
infuence
-nerse-soacitnhent
> nouvezu à la,
suclncoeeeey que
Françe à
Pour, jurer de
> ment
gu'ils veulent lui
avrachés, et la faire
ycsuerinusiolable
> lui ofrent >.
jouir de toutes, les resscurces gu'ils
Les députés de l'assemblée -
L Teia
vitation que le président de coloniale rappellent cneuite linson nom, de demander
l'Assemblée nationale leur afaite
pricnt donc
ce qui seroit utile à la colorie. Ils en
Hacepier et décréier leurs bases
la
pour Porter la Paix au milicu
copstitstiocneles,
destructeurs qui
d'eux, en repoussant les
et troublent
tarissent les sources de la
systèmes
toutes les Propriétés.
Prospérité
>
Enfinils
publiques,
chement ingioliabie d la
Protestent ( d'un aua-
)> aux lois, et de leur nation, d'une soumission
amour
lc
respectucuse
S. XXVL
pour roi des Frangsis (1).
Instructions L'assemnbiée de Ssint-Marc nous 2
secrèuus con- devoit penseride ces protestations appris elle-mâme Ce qu'on
trairesiecirs sion aux lois. Elle
de dévouement ct de soumislectre,
tionnelles à deux adressa particulirement ses bases constitumembres de la députation dc Saint
Domingue,
Letire du président de l'assemblée de S.in:.
i7yo.
-Mare, du 8 jxin
des Frangsis (1).
Instructions L'assemnbiée de Ssint-Marc nous 2
secrèuus con- devoit penseride ces protestations appris elle-mâme Ce qu'on
trairesiecirs sion aux lois. Elle
de dévouement ct de soumislectre,
tionnelles à deux adressa particulirement ses bases constitumembres de la députation dc Saint
Domingue,
Letire du président de l'assemblée de S.in:.
i7yo.
-Mare, du 8 jxin --- Page 201 ---
(1193 )
TAssemblée nationale : elle les dépouilla
T les présenter a
les réduire à la simple qualité
leur titre de députes, pour leur ordonna de présenter d'abord
commissaires ad hoc. Elle mtionale les seuls décrets des
acceptation de T'Assemblée
discussion personnelle., Si
mai et 1 juin, en évitant. toute les mêmes commissaires dedeux décrets étoient acceptés,
du roi, et présenter
Ent tes porter aussi à Pacceptation
intérieur.
les décrets sur le régime
lement à sa sanction
enaucun cas être présentés à
derniers décrets ne devoient
l'article 17 des
probation del'Assemblée nationale, quoique formellement à la
ructions décrétées le 28 mars réservât des lois sur le réfxcure frangaise Tapprobation définitive exécutées provisoieintérieur, qui pouvoient être seulement
P'Asdu
Si, au contraire,
entavec la sanction gotvereur. les commissaires deibléc nationale refufoit l'acceptation, T'assemblée 2
de Saint-Marc,
ent en instruire sur-le-champ ultéricure (1). On voit que
aucune démarche
5 se permettte
qu'on ait pu dire depuis pour
semblée de Saint- Marc; quoi
sur le sens
efenser(a), étoiti bien éloignée de se méprendre sanction. Cest
stitntionnel de ces, mots acceptation et son décret du 28
leur avoit donné par
près le sens qu'elle.
nationale que les
ne soumettoit à F'Assemblée
elle > et
s qu'elle
pour être acceptées par
de
les bases conatitutionnetles,
qui n'avoient bcsoin que
I les lois sur le régime intérieur, mêmes bases.
anction du roi, suivant ces
de; Saintde l'assemblée
e textc mémc des proces-verbaux
se dispenser d'en
rc cft si précicux ici, qu'on ne peut pas
Séances des 5 et Sjein 1790.
par ses
Compte rendu à la partie francoice de Saint-Doningne
casentaus, P. 63.
les bases conatitutionnetles,
qui n'avoient bcsoin que
I les lois sur le régime intérieur, mêmes bases.
anction du roi, suivant ces
de; Saintde l'assemblée
e textc mémc des proces-verbaux
se dispenser d'en
rc cft si précicux ici, qu'on ne peut pas
Séances des 5 et Sjein 1790.
par ses
Compte rendu à la partie francoice de Saint-Doningne
casentaus, P. 63. --- Page 202 ---
(194),
donner l'extrait : KStance da 8
b prescrit àisesi commissaires
juin. L'assemblée géné
D duite suivante.
de tenir irrévocablement. la K
> Elle recommande la discrétion
> adresse, et sur les divers décrets sur les paquets qu'elle
>
qui y sont contenus.
Ils ne feront d'abord connoiire
D 28 mai et premier juin; ils
que les seuls décrets
>> l'accepration de
; présenteront ces deux décré
PAssemblée, mais
> lement toute discussion.
ils éviteront personi
) Après que l'Assemblée nationale
> 28 mai et premier juin,
aura accepté les décréts
>
les commissaires les
L'acceptation du roi.
présenteror
IIs présenteront enswite à la
> concernent le régime
sanction du roi les décrets
intéricur..
> Dans le Cas ot, contre tout
7 n'accepteroit pas les décrets des espoir, 28 P'Assemblée nation
> commissaires en instruiront
mai.et premier juin,
> rale, et ne se permettront sur-le-champ l'assemblée ge
aucune démarche ultérieure
Lassemblée coloniale
(i).
adréssée à ses commissaires. répète la méme chose dans une Tei
se bornent
Elle leur rappelle que leurs foncti
uniquement à cette
> mande de ne pas s'en
présentation : K Elle leur reco
> taine que des hommes écarter, et leur déclare qu'elle est c
aussi délicats
) aucune démarche qui les
qu'eux ne se permettr
Ces
exposeroit à être désavouts. >
deux commissaires étoient Cocherel,
méconnu les principes de la
qui avoit toujo
de l'Assemblée constituante liberté, plus encore que P'autor
sur les colonies, s et T'honnête G
I Séance du 8 juin 1790.
Elle leur reco
> taine que des hommes écarter, et leur déclare qu'elle est c
aussi délicats
) aucune démarche qui les
qu'eux ne se permettr
Ces
exposeroit à être désavouts. >
deux commissaires étoient Cocherel,
méconnu les principes de la
qui avoit toujo
de l'Assemblée constituante liberté, plus encore que P'autor
sur les colonies, s et T'honnête G
I Séance du 8 juin 1790. --- Page 203 ---
(195) 1
de Saint-N Marc supposoit sans doute les
à qui Passemblée
comme Cocherel, mais
qu'il s'étoit opposé
es vues, 2 parce
a la formation d'un comité cololes motifs tout différens,
préventions contre l'asavoit d'ailleurs de grandes
et qu'il
l'assembléc de Saint-Marc
lée du Mord (1)- Six jours après,
Ils avoient
à ces deux premiers.
gnit six autres commissaires députés de Saint - Domingue,
été nommés originairement été admis par l'Assemblée constiplusieurs n'avoient pas
Magallon, Dougé,
C'étoient MM.le comte O'Gorman,
c. (
de Marmé et le marquis
vicomte de Galbert, le chevalier
encore dans
coloniale nous apprend
Périgny >. L'assemblée
leur a donné
leur écrivit le même jour > qu'elle
ttre qu'elle
a vu avec la plus
a parce qu'elle
- marque de confiance,
dub mars, qu'ils
ande satisfaction, par leur protestation consaerés par ses deoient absolument dans les principes
ets (2). >
détails n'est point en forme, à la
1 pièce oit se trouvent ces
n'a guère d'extraits régui. I.a commission des colonies de Saint-Marc, que ceux
de l'assemblée
des procbs-verbaux
assemblée au comité colonial de
furent remis par cette
s'est bien gardée
semblée constituante, et l'on sent qu'elle mais la copie non
ceux des 8 et 14 juin;
ui communiquer
ici, est tirée des papiers du club
be, qu'on a consultée du comité de stireté générale, qui
siac, et porte lc timbre
des colonies. On verra
ansmis CCS papiers à fa commission
française de Saint - Domingue par les
Compte rendu à la partie
84re-vingt-cing venus sur le Leopard, P.
comsusdit, séance-du a4 juin. e 4 Lettre aux nouveaux
Extrait
aires, dudit jour.
14 juin;
ui communiquer
ici, est tirée des papiers du club
be, qu'on a consultée du comité de stireté générale, qui
siac, et porte lc timbre
des colonies. On verra
ansmis CCS papiers à fa commission
française de Saint - Domingue par les
Compte rendu à la partie
84re-vingt-cing venus sur le Leopard, P.
comsusdit, séance-du a4 juin. e 4 Lettre aux nouveaux
Extrait
aires, dudit jour. --- Page 204 ---
(196)
dans la suite que la conduite
nommés commissaires
des députés de Saint-Doihi
conforme aux instructions par l'assemblée de Saint - Marc,
Enfin
contenucs dans certe
on lit dans les
picee.
de
registres du club Massiac,
le
Sim-Damingue, Cocherel,
que de
cette société cing pièces
communiqus deux moisap,
ont la même date etle qui, suivant l'extrait fait par le C
mêmie contenu que les
$. XXVII,
Il estspas inutile
: précédentes
Letire au les papicrs du club Masiac d'ajouter ici.qu'on treuve encore E
clubMassiac. présiderit de lassemblée
et sur ses registres, une letti
de.
u Cette assemblée
Saint-Marc, qui confirme tout
> ces et de
y invite le club à concourir de
touie son inAuence avec MM:
toutesses
2 commissaires ad hoc de
Coche:el ct Gei
> bonheur de voir
Tassemblée , pour lui procuri
> décrets constitutionnels copsacrer par Facceptation et la sanctio
lettre est d'ailleurs
des 28 mai et premicr
pleine de la
juin >.
Lissenblee de Saint-Atarc,
cordialité la plus frateri
qui avoit reçu les procès-vex
* Ly est dit,entre autres
€ qu'en trag ant la cenduite choses 9 en parlant du décret du
>> la
des
dizcrésion sur les
commissaires > il leur
>> quiy sont contenus paquets qui leur sont adressés et sur recomp
5 que les seuls décrits' ; qu'il leur prescrit de ne faire
les dé
>
des 28 maier 1 juin, de les
connoitre d'
imationale, et d'éviter toute
préscnter à PAsser
a présenter à la sonction du discussion; après
de
>
concernent le régime
roi, ainsi que les P'ascrpiation, autres
intérieur. >
décrets
Cochorel On ajoute, en parlant de la lettre de
ctGémre, < gu'elle
l'assemblée
>> fite par les trois
renouvelle une invitation généra
a fonctions auprès de assembléns provinciales, de précédem te
>
T'Assemblée
suspendre
et qu'eile renouvelle les
nationale en qualité de dép
dispositioas du décratdu 8 juin. >
roi, ainsi que les P'ascrpiation, autres
intérieur. >
décrets
Cochorel On ajoute, en parlant de la lettre de
ctGémre, < gu'elle
l'assemblée
>> fite par les trois
renouvelle une invitation généra
a fonctions auprès de assembléns provinciales, de précédem te
>
T'Assemblée
suspendre
et qu'eile renouvelle les
nationale en qualité de dép
dispositioas du décratdu 8 juin. > --- Page 205 ---
( a 197 1e )
da zèle avec
éances du club, lui témoigne sa reconnoissance le club ct
commune. Depuis Çc temps
chilaz agi dans la cause
ensemble. Cependant les
emblée ont toujoars eu des rclations ionttant défendu l'assemsateurs de Polverel et Sonthonax,.qui débats, ont regardé comme
de Saint - Marc dans Jes d'avoir eu des liaisons avec ce
injure la simple supposition
().
qu'elle avoit a s. XXVIII.
n'gnoroit pas
Vassembléc de Saint-Marc
formidable, Opposition
Passemblée di Nord une opposition
de Passemndre dans
du plus au moins dans les deux blée du Sud,
t les rameaux vétendoient
ils
déjà couvrir au projet
de la Colonie : paroisoient
d'indépenres départemens
de ce département avoit, dancc.
te la province du Sud. L'asemblée le décret du 8 mars avec ream: celle du Nord, accueilli étoit le vocu de tous les bons
noissance; ; clle 2ssuroit que tel fussent les prétentions de
ayens de la Colonie, quelles l'assemblce que
da Sud n'attribuoit
semblée de Saint-Marc, que
( doit vous
membres. Ce voc, ajoutoit-elle,
tendanà quelques
on peut dire insensées,
tassurer contre des opinions, à faire prononcer l'assemblée
ies,soir à funlipontanceysoit nationals, légilative et adcoloniale , à Pinstar de celle
sanciion que de celle du
ministrative, sans avoirbesoind'autre:
roi (2
oi l'assemblée de SaintDans la province même de T'Ouest,
telles que le Petitarc tenoit ses séances, , quelques communes,
divisé en deux
qui étoit toujours
oave et le Port-au-Prince,
des colonies, tome VI, P. 11.
1 Débats
du Sud, à l'Assemiblée
2 Lettre de Collet, président de Passemblée de Barnave, du II octobre 1790.
ationale, du 19 mai 1790. Rapport Th. Millet; p.27xamen dudit rapport, par
ée de SaintDans la province même de T'Ouest,
telles que le Petitarc tenoit ses séances, , quelques communes,
divisé en deux
qui étoit toujours
oave et le Port-au-Prince,
des colonies, tome VI, P. 11.
1 Débats
du Sud, à l'Assemiblée
2 Lettre de Collet, président de Passemblée de Barnave, du II octobre 1790.
ationale, du 19 mai 1790. Rapport Th. Millet; p.27xamen dudit rapport, par --- Page 206 ---
(198 )
partis tour-à-tour
dominans 2 T'Anse-a-Veaux et le
Negres, avoient formellement adhéré
Fonc
du Nord, soit
aux arrêtés. de l'assen
avant, soit après le décret du 28 mai
constitution de la Colonie
su
S. XXIX.
Pour arrêterles progrès du
Motions à de violentes déclamations mal, LancheveagserTidaud,
Fassemblée
contre l'assembléc du Nord, 2
de St.- Marc proposé de la mander à la barre.
Daugy >
contre l'as- comme Lashenigs-Thbasi,uret
député du C
semblée du la motion de
fait, dans la même séar
Nord.
< décréter que l'assemblée générale
WE
>
de la
RON
française dc Saint-Domingue ne
Pi
> ment ni indirectement
correspondroit plus direr
avec l'assemblée
> mais bien avec les
provinciale du Ne
municipalités et comités
> conséquence de déclarer gu'à
de provinciaux 5
compler ce
) blée demeureroit dissoute
jour ladite assi
(2). )
Cette motion, qui fut fortement appuyée, étoit bien
politique que la précédente, parce qu'elle tendoit à
F
les forces et la popularité de l'assemblée du
dimin
la ville du Cap, cn supposant
Nord,sur-tout d
que cette assemblée voulût
au décret de l'assemblée coloniale.
résis
La municipalité du Cap étoit très-nombreuse elle
posée de soixante membres,
;
étoit Co
douze
après même qu'on en eut exclu
juges-de-paix de cette ville, qui y avoient
ment admis (3); et dans un pays oi l'ambition éiéoriginal
tenoit
toujours la place de l'esprit public, comme ces membres presq
sous le pouvoir immédiat de l'assemblée du
étoic
Nord, qui tre
I Note cidessus citée de Peinier, ct pièces y
rapport de Barnave, - par Th. Miller,
jointes, Examen 4
P: 8, etc.
2 Extrait du procès-verba! de la séance du 23 mni.
3 Voyez le tablean imprimé de cetie waunicipatice.
original
tenoit
toujours la place de l'esprit public, comme ces membres presq
sous le pouvoir immédiat de l'assemblée du
étoic
Nord, qui tre
I Note cidessus citée de Peinier, ct pièces y
rapport de Barnave, - par Th. Miller,
jointes, Examen 4
P: 8, etc.
2 Extrait du procès-verba! de la séance du 23 mni.
3 Voyez le tablean imprimé de cetie waunicipatice. --- Page 207 ---
( 199)
micux fairesentir le
vent, comme celle de Saint-Marc,savoite chère, ils s'étoit formé dans
dsde son autorité que la rendre
quisoutenoit l'assemconsidérable,
municipalité un partitrès
contre Y'assemblée du
s'en faire un appui
- colonicle pour
rd.
faite lc 23 inai, avoit néanmoins été S. XXX.
La motion de Daugy,
décret constitutionnel du 28 Commissaiornée jusqu'après le prétendu
le
de res envoyés
résultat des délibérations sur renouvellement
au Cap.
, et le
En attendant, cette assemblée, qéi
semblée de Saint-Marc. d'énergic, essaya de soulever la
pit bien plus d'astuce que du Nord, dans le temps même
c du Cap conire l'assemblée de cette question du renouvelleYon s'occupoit par-tout
de Y'assemblée du Nord et de la
Int : elle envoya donc auprés commissaires pris dans son sein 3
nicipalité du Cap, quatre les deux autres étoient étrangers à
ax étoient députés du Cap; à leur têre ce Valentin de Cullion,
province. Ony remarquoit
la condamnation de
puté du Petit-Goave, qui avoit pronoacé
rrand de Baudières.
l'assemblée du Nord
étoit de ramener
Leur mission apparente Passemblée coloniale par des mesures
ia subordimation envets
leurs vues contre elle,
conciliation; ; mais ils déguiserent peu
Chanvicr. L'asisqu'ils descendirent chez l'officicr municipal d'eux;et comme
mblée du Nord ne fit aucune démarche l'assemblée auprès de Saint: Marc
ccroyoit ou paroissoit croire que
qui avoit
ivoit pasle voeu de la majorité pour sa confirmation, elie n'admit
rejctée par les districts du Cap >
eflectivement
à elle.qu'avec
forsqu'ils se présentèrent
ême les commissaires,
sur leurqualité (1).Un
sans rien préjuger
tte clauseexpressc,
de Saint-Aure, ct
des comimismaires de lassemblée
I Lettres
démarche l'assemblée auprès de Saint: Marc
ccroyoit ou paroissoit croire que
qui avoit
ivoit pasle voeu de la majorité pour sa confirmation, elie n'admit
rejctée par les districts du Cap >
eflectivement
à elle.qu'avec
forsqu'ils se présentèrent
ême les commissaires,
sur leurqualité (1).Un
sans rien préjuger
tte clauseexpressc,
de Saint-Aure, ct
des comimismaires de lassemblée
I Lettres --- Page 208 ---
200 )
telaccueil ne leur promettoit pas de
bléc. Ils y firent de vains cfforts grands.succes dans l'asse
Valentin de Crllion
dans la séance du 12 J
l'assemblée à
y parla avec beancoup d'art,
qui il adressoit la
moins P
qui l'entouroient; il rappela
parole, que pour lcs gale
de Saint - Marc
sur-tout les décrets de
sur l'ordre
l'asseml
veur sur l'assemblée du Nord, judiciaire, pour jeter de la di
de loi, qui les avoit rejetés composée de-beaucoup d'homi
le président, il fut
(*) ). Malgré la défense faite
sèrent
encouragé par des applaudissemens
guelque agitation. L'assemblée. du
qui C:
séance, , invita alors les commissaires
Nord', en levant
écrit, en déclarant
de
à traiter la discussion
cipes qu'elle avoit que son côté 'elle s'en référoit aux Pi
exposés dans son arrêté da 17 mai.
Cette manière ne convenoit
roissent avoir beaucoup
pas aux commissaires, qui,
s'adressérent
comptésur des mouvemens au
alors à la municipalité,
Cap.
d'autant plus d'égards, qu'cile
qui les reçut av
un disceurs tenu par le
avoit, dit.on,té inculpée d
mondrie. Les
président de l'assembléc du Nord,"T
chèrent à la commissaires de l'assemblée de Saint - Marc ch:
gaguer entièrement, en lui faisant valoir Ics
trava
réponse de Passeniblée du Nord, du 12
conmissaires de l'assemblée de
jain 1790 ; rapport desd
*II y fit aussi la
Ssint-Marc, dn 3 juiliet suivaiz.
parlant de la lettre de crisique PAssemblée des instrections du 28 mars, erilydit
roi des Frangais, qlie ( tous les nationale et de celle fi Verrus
> Cu monarjue 3 et des
coeurs furen: tonchés', ct des bor
>> France >), Ces témoignages expressionis di fraternell.s des représentans de
du roi se ietrouvent dans tous les plus agaud attachement à la persca
naires quand il s'agissoit de
actes ie CCS homses si
Celonie.
ce qu'ils appaloient les droits révointio
de
, erilydit
roi des Frangais, qlie ( tous les nationale et de celle fi Verrus
> Cu monarjue 3 et des
coeurs furen: tonchés', ct des bor
>> France >), Ces témoignages expressionis di fraternell.s des représentans de
du roi se ietrouvent dans tous les plus agaud attachement à la persca
naires quand il s'agissoit de
actes ie CCS homses si
Celonie.
ce qu'ils appaloient les droits révointio
de --- Page 209 ---
( 1 201 )
de-lassemblée coloniale pour les municipalites ; mais cette séancs
(*) que pàr eon résultat lors de la prochaits
dfeut d'import:nce
et vde l'assembiée du Nard
conférence des commisenires
suE leur
L'assemblée du Nord y interpella les commissaires
visiteà la munieipalité : il paroit mémc"que, dans ceite inter
Paisembiie de Gaint-Marc de
pellation, le président qualifia Valentin dei Cuilion rappeia le
goi-disant assemblie générale.
présideat à l'ordre, du plutét invita les galerios à ly rappcler.
eut unc partic du succès que T'orateur s'en
Cette apostrophe
les grandes villes
promettoit: : quelques-uns de ces brigands que
d'evcès
renferment toujours, et qui avoient déja commis tant
dans la ville du Cap l'année précédente, dirent qu'ilf falloit pendre
Fassenbléc du Nord. D'autres personnes prirent son parti: il
tumulte,
lequel Fassembléc se diss'ensuivit un grand
pendant
les commissaires restèrent dans la. salle.
persa, tandis.que
lendemain, P'assemblée du Nord rendit un atrêté daris S. XXXI.
Le
lcs menées des conimissaires de l'as- Leur expui-,
equel, après àvoir exposé
dans sion par Pas.
semblée de Saint-Marc pour exciterdestroubler au Cap,soit
semmblée du
soit a la municipalité, clle déclara < cesser dès' ce Nord.
ies séances,
coloniale séante
moment toute correrpondance avec Yassemblie
clle notifia oficie'lement à MM. Jouette et
à Saint - Marc :
Valentin de Cullion d'avoir à se retirer de la province (a
ils étoient étrangers), les rendant responsables des
laquelle
* Les commissaires se plaighirent anasi de te que.de correspondatice
lePassemblée coloniale avec la municipalité vu Cap avoit étéinterprobubiid
eptéc. Ils attribnèrent cette interception avecibevurougele
Passemblée du Nord.
des
** Ces conférences furerit intertompnes aBigieous tritexte
:onneurs funèbres qu'on rendoit à la méincire du vicomte de Choibeull
Rapportpar Garren- Coulon,
L
laquelle
* Les commissaires se plaighirent anasi de te que.de correspondatice
lePassemblée coloniale avec la municipalité vu Cap avoit étéinterprobubiid
eptéc. Ils attribnèrent cette interception avecibevurougele
Passemblée du Nord.
des
** Ces conférences furerit intertompnes aBigieous tritexte
:onneurs funèbres qu'on rendoit à la méincire du vicomte de Choibeull
Rapportpar Garren- Coulon,
L --- Page 210 ---
1 202 )
> troubles que leurs discours ou leur
>
présence
casionner >. L'assemblée du Nord
pourroient y ocde son arrêté à la
finissoit par ordonner l'envoi
exécation
municipalité, pour tenir la main à
; elle sc réserva, au surplus, de dénoncer
son
tère Public les
au minis
quidams qui avoient proféré des
la salle de ses séances (4).
menaces dans
Les commissaires de l'assemblée de Saint-Marc
cet arrêté aux districts du
ils
appelètent de
catien à
Cap;
en demandèrent la convolz-municipalité, par un écrit
le serment de ne
imprimé, ou ils faisoient
pas se désunir. L'assemblée du Nord
point le résultat de cette
n'attendi
demande; le 17 juin elle
son sein la municipalité, le
appela dan:
chefs des
commandant de la
le:
troupes de ligne et des citoyens armés province,
leur présence un nouyel arrêté
: clle prir ct
de séditieuc. Elle
contre cet acte, > qu'elle qualifia
y ordonna à Jouette et Cullion K
>) de la ville et banlicue du
avant
de sortii
Cap
le soleil couché, et dan:
quarante-huit heures des limites de la
à
) appréhendés
province, peine d'être
au corps, et embarqués de suite
>> Pour y rendre compte de leur conduite à
pour France
93 nale, avec faculté aux sieurs Barillon
T'Assemblée natioet Duclaux
> antres
(les deu;
commiseaires), citoyens du Cap, et
> par leurs districts, d'y rester si bon leur
députés rappelé
> d'être
semble, à la charge
circon:pects 2 etc, (2)>.
Les quatre commissaires Partirent le même
une lettre de remerciement à la
jour, en Publian
municipalité du Cap : ils y décla
1 Arrété de l'assemblée du Nord, du 16
du 3 juillet suivant.
juin 1790. Rapport susdit
2 Arrêté de l'assemblée du Nord du
juillet 1790.
17 juin 1790. Rapport du : --- Page 211 ---
(203 )
l'assemblée du Nord à la colonie
roient qu'ils alloient dénoncer
et à la nation entière (). S. XXXII. étoit d'autant plus fâcheux pour l'assenblée Mesures imCe contre-temps
former contre cllc un parti
de
Saint-Marc qu'elle voyoit se
politiques
de
et les chefs militaires. Passemblée
puissant dans les agens du gouvernement
la révolution à dc St-Mart. n'étoient
sans doute mieux disposés pour
Ils
pas
mais lcs entreprises
Ssint-Domingue que dans la métropole ;
l'assembléc de Saint-Marc donnèrent une grande
inexcusables de
L'assemblée de Saintforce à leurs réclamations dans la colonie.
contre cllc un parti
de
Saint-Marc qu'elle voyoit se
politiques
de
et les chefs militaires. Passemblée
puissant dans les agens du gouvernement
la révolution à dc St-Mart. n'étoient
sans doute mieux disposés pour
Ils
pas
mais lcs entreprises
Ssint-Domingue que dans la métropole ;
l'assembléc de Saint-Marc donnèrent une grande
inexcusables de
L'assemblée de Saintforce à leurs réclamations dans la colonie. attendu le résultat du voeu de la métropole,
Marc n'avoit point
pour s'emparer
ni même de celui des assemblées paroissiales, voulut régler
toutes les branches de l'administration. Elle
de
la police,, les fitances, > et Pemploi de
par elle-mnème la justice,
d'aliéner les agens civils et
la force armée Elle acheva
affectant de leur faire sentir perpétuellement
militaires., en
les mandant sans cesse à sa
le poids de son autorité > en
même
des motifs frivoles, quelquefois
barre, souvent pour
Elle avoit mis si peu de
avoir rempli leurs devoirs (2). elle
pour
d'une fois
dans sa conduite à cet égard, que plus
mesures
de Passemibléc de Saint-Marc, du 17 juin
1 Lettre des commissaires
/
1790. Rapport du 3 juillet. décrets
a rendus
des Colonies n'a point les
qu'elle
* La commission
; mais ses entreprises à cet
sur ces divers objets avant sa confirmation
et l'on en verra plus
égard sont avouées, même par SCS défenseurs, le temps qui a suivi sa
dun exemple dans le chapitre suivant > pour
confirmation. de la fin d'avril 1790; la lettre d'un
2 Voyez les procès-verhaux
du 30 avril 17,0, dans la
membre de l'assemblée de Saint-Marc > débats des colanies, tome Ii,
correspon lance de J. Raimond ,P, 36; les de Th. Millet, etc. P- 1o0;le rapport de Barnaye et Fexamen
--- Page 212 ---
204 )
fut obligée de révoquer ses. décrets
ou même d'en souffrir la
pour en couvrir l'exécution a
violation formelle. C'est
exemple, que l'intendant par interim
ainsi, par
Prince, malgré les décrets
Proisy resta alt Port-aurendre auprès de l'assembléc réitérés qui lui ordonnoient de se
qu'elle fat témoin de
à Saint-Marc avec ses bureaux, afin
ses opérations (1). S. XXXIII,
Le. gouverneur. Peinier sut se
Discussions ces iprudences. Autant
prévaloir sagement de toutes
l'assemblée
avec le gou- pren nte 3 inconsidérée
coloniale avoit été entreyerneur. et remplie de
autant avoit-il mis de
morgue dans sa conduite;
dans
modération, de
ses rapports avec clle,
prudence et d'égards
il ne SC fondoit jamais
lorsqu'il n'en adoptoit pas les vues; 5
nales lui
que sur les devoirs que les lois natioimposoient. Sur des invitations
l'assemblée de Saint-Marc
plus qu'inciviles de
il s'étojt rendu zuprès d'elle dès
I Voyez lcs procds-verbaux, du 28 aytil
des14 et 2f, juillet.
ération, de
ses rapports avec clle,
prudence et d'égards
il ne SC fondoit jamais
lorsqu'il n'en adoptoit pas les vues; 5
nales lui
que sur les devoirs que les lois natioimposoient. Sur des invitations
l'assemblée de Saint-Marc
plus qu'inciviles de
il s'étojt rendu zuprès d'elle dès
I Voyez lcs procds-verbaux, du 28 aytil
des14 et 2f, juillet. e jours sbivans, 3 et ceux
* C'esti l'occasion de sa lettre di 22
sidéroit.comme le délire du desporismge
avril, que l'assemihlée conpoint à Peinier, dont cleconubsoir dlagorie, mais qu'elle n'attribuoit
cie délibérer ultérienrement
trop bien les vertus
a cet
clle
pesdmnelias.Avant
> incessiunment dans lei sein de egard,
l'invite C à Se rendre
2) principes et sa véritable
Passerblée pour y manifester ses
221 ne da, forcera point
opinion, et.. espérant au surplas qu'il
>. pour elle comme parson refus.d prendre des mesures
pour luz. >
disagriailes
Ceitelettre doPeinier n'est point autrement
verbanx de l'assemblée de
spécifiée dans lesprocès. dans les pilces
Suint-Marc , et elle ne se tronve
qui nous ont passé sous les
point
ramporte 4 ce gu'en cite.Th. Mlilict
yeux. Mais si i'on s'en
ces prerogatives bien
- Peiniery aurcir attribué au roi
d'aloys lai avcit données.
.d prendre des mesures
pour luz. >
disagriailes
Ceitelettre doPeinier n'est point autrement
verbanx de l'assemblée de
spécifiée dans lesprocès. dans les pilces
Suint-Marc , et elle ne se tronve
qui nous ont passé sous les
point
ramporte 4 ce gu'en cite.Th. Mlilict
yeux. Mais si i'on s'en
ces prerogatives bien
- Peiniery aurcir attribué au roi
d'aloys lai avcit données. supéricnres à celles mdies que la constinuriendans le
Voyoz l'exaien du repport de Barnave
oniter, P. 18 et lye
impramé,
i
K --- Page 213 ---
(205 )
de ses'travaux. Elle éleva des difficultés sur
les premiers jours
lui donneroit.
la manière de le recevoir et sur la place qu'elle
toute
lui étoit indifférente', parce qu'il
I déclara que
place
manifester la
de
auroit dans toutes les moyens de
pureté
sincères pour concourir à la régét
ses intentions et ses desirs
nération de la colonic. Il.sut si bicn commander Ics égards par
eut envers l'assemblée de Saint-Marc ) qu'elle fut
ceux qu'il
de le traiter quelque temps avec une cerelle-mème obligée
eut ensuite avec
taine déférence dins les relations qu'elle
ui(1).
Cette modération lui donna de grands avantages dans les
discussions qu'il eut bientôt avec elle sur l'exercice de ses
onctions. Peinier n'avoit PH voir qu'avec beaucoup de peine
une autorité rivale de la sienne;
e former à Saint-Domingue les divisions de la colonie ne
1 avoit long-temps espéré que
Pétablissement de l'assemblée générale;on a
permettroient pas
lettre. de la Luzerne ,
néme conclu, d'après un passage.d'une
l'asPeinier comptoit encore sur ces obstacles le jour oi
juc
la
fois Mais
emblée coloniale se rassembla pour première
fussent ses opinions, il eut toujours soin de régier
quelles que
décrets de P'Assemblée nationale;
a conduite extérieure sur les
témoigna pour eux le plus grand respect dans son discours
I Voyez les lettres de Peinier duazerdn 28 avril,etlesr réponsos
Passemblée du Nord, dans Jes.proois-verbause de cette assemblée.
le
dans une Jettre de la Luzerne à
* Ce passage 1 qui se trouve
est-il
P'cinier, du... juin 1790, n'est pas bien clair. C J'ai reçu écrites,'le 1 y 8
dit, M. le comte, les deux lettres qie vous m'avez
avril. Je vois avec peine que l'assemilde gontrale de la colonie 2 qu'on
Touloit convoqueri Suint-Xarc,'aue pas Tex-licus >>
O 3
le
dans une Jettre de la Luzerne à
* Ce passage 1 qui se trouve
est-il
P'cinier, du... juin 1790, n'est pas bien clair. C J'ai reçu écrites,'le 1 y 8
dit, M. le comte, les deux lettres qie vous m'avez
avril. Je vois avec peine que l'assemilde gontrale de la colonie 2 qu'on
Touloit convoqueri Suint-Xarc,'aue pas Tex-licus >>
O 3 --- Page 214 ---
(206)
à l'assemblée coloniale, et ne manqua pas d'y rappeler les
divers qui devoient attacher la colonie à la
liens
que, peu de temps
métropole (1). Lorsaprès , l'assemblée de Saint-Marc lui
ses premiers décrets pour les faire
adressa
tement, L'assemblée de
exécuter, il s'y refusa netSaint-Marc décréta alors qu'il
ses motifs dans un court delai. Sans reconnoîire
donneroit
cet acte de l'assemblée, il
l'autorité de
de
publia dans la colonie sa
foi sur la manière dont il entendoit
profession
l'exécution des nouvelles lois. En
se comporter dans
grande
témoignant pour elles la plus
soumission, il déclara que l'assemblée de Saint-Marc
éloit pas moins assujettic 5 que lcs droits de
n'y
étoient réglés par les décrets de
cette assemblée
subordonnée
mars 1790, et son cxistence
au voeu des paroisses; que c'étoit
Pavoir obtenu qu'cile
seulement après
pourroit faire exécuter
avec S3 sanciion ia partie des décrets
provisoirement
les essemblées
sur les municipalités et
administratives qu'elle jugeroit pouvoir
aux convenances locales, sauf Papprobation
s'adapter
semblée nationale
définitive de T'Aset du Toi ; gue sur tout le reste elle ne
voit être que consultazive,
pou-
> et qu'elle devoit transmettre ses
plans à l'Assemblée nationale pour être décrétés
elle, Il
par
déclaroit, en finissant, que si l'assemblée de Saint-Marc
duisoit
se cond'après ces principes, il concourroit
la plus douce satisfaction
àses travaux avec
5 mais qu'il ne pouvoit s'en
sans se rendre coupalle (2).
écarter
Peinier persista dans ces principes :il refusa donc
le décret par lequel Passemblée de
d'approuver
Saint - Marc ordonnoit à
I Ibiz. séance da 28 avzil 1790, p. 66 et 67.
2 Déclaration de M. le gouvernenr
des décrets des 8 et 28 mars.
général sur P'interprétation
douce satisfaction
àses travaux avec
5 mais qu'il ne pouvoit s'en
sans se rendre coupalle (2).
écarter
Peinier persista dans ces principes :il refusa donc
le décret par lequel Passemblée de
d'approuver
Saint - Marc ordonnoit à
I Ibiz. séance da 28 avzil 1790, p. 66 et 67.
2 Déclaration de M. le gouvernenr
des décrets des 8 et 28 mars.
général sur P'interprétation --- Page 215 ---
( 207 )
auprès d'elle 3 ct celui par lequel clle
Mintendant de se transférer
a sa barre. Il lui rapde quartiérs
mandoit divers commandans
exécutif que le pouvoir
pela qu'elle n'avoit pas plus le pouvoir
qu'on lui porqu'il recevroit toujours les. plaintes si clies étoient
législatif;
du
, et que
teroit contre les agens gouvernement, ce qu'il y ett de
fondées, il les puniroit ; G mais que jusqu'à
par le
décrétées par la nation et sanctionnées
> nouvelles lois
seul du pouvoir exécutif, ou aux
> roi, c'étoit au dépositaire
appartenoit de proles. délits, qu'il
> cours de justice: p selon
sur les fautes ou crimes
d'après les lois connues,
> noncer,
> des citoyens (1).>
se défendro par une I
L'assemblée de Saint-Marc crut pouvoir
nades lois de P'Assemblée
pétition de principe. Elle appela
veeu de Ia
invoquoit, au prétendu
tionale que le gouverneur
leur être opposé, a moins
Colonie: comme si ce veeu eât pu
T'assemblée de Saintd'admettrela scission et Tiadépendance que
! Elle rendit
avouer, tout en la préparant
Marc ne vouloit pas
tous les malheurs que son refus
responsable de
transle gouverneur
Elle osa même Iui annoncer qu'elie
pourroit produire.
et ses décrets, dans
mettroit en Europe leur correspondance
de Tassemblée
déclaroit persister. Les membres
lesquels elle
néanmoins ( qu'ils espéroient encore
de Saint-Marc ajoutérent
à son prai Ca2la conduite de Peinier le rappelleroit
>> que
forceroit pas à trouver en eus mêmes
ractére, et qu'fl ne les
décrets que leur dicteroient
les moyens de faire exécuter les. l'amour du bien public (2) 7.,
leur prudence et
> leur sagesse,
de Saint-Marc 1 des 13 et 24 mui
I Lettre de Peiniera Vassemblée
des décrets des 8 et 28
Déclaration du même sur Vinterprétation
1790.
mars.
à Peinier, du 14 mai 1999.
2. Lettre de Passemblée de Saint-Marc
O 4
fl ne les
décrets que leur dicteroient
les moyens de faire exécuter les. l'amour du bien public (2) 7.,
leur prudence et
> leur sagesse,
de Saint-Marc 1 des 13 et 24 mui
I Lettre de Peiniera Vassemblée
des décrets des 8 et 28
Déclaration du même sur Vinterprétation
1790.
mars.
à Peinier, du 14 mai 1999.
2. Lettre de Passemblée de Saint-Marc
O 4 --- Page 216 ---
(208 )
Le gouverneur viti bien qu'il ne pouvoit que gagner' à
lutte. Il répoadit encore à l'assemblée de Saint-Marc. cetfe
voir que le système qu'elie soutenoit <.
Il fi
2 à faire un eate-dessouecroinei et de sendin.nesiteclemen
> à créer un noureau
scission, mais même
pouvoir exéçurif.
D Domingue seroit'zen état libre,
qu'alors SaintB
ligislateur,
la nation françaice, ainsi qae erle roi, rien du sodierain, zozit
ei
rejeia : son tour Sur l'asserublée les troubles
>: I
produjre leur
que pourroit
mème
mésinueligence, en annonçant qu'il alloit. luimetire lous les cioyens, comme l'Assembiée
et le toi, à pertée de juger sa
nationale
conduite, en en publiant
P'exposé Par la voie de. Fimpression: :(1).
L'assemblée de Sain:t-Marc, sans abandonner ses autres- préientions, parut ncaumoies n'insister, que. pour
scn déuret sur les musicipalités,
l'exécution, de
qui deyoit lui donner des
agens sirs,et eti quelgue sorie tout-puissans, dans
zoisse del la Colonie ju mais Peinjer n'ent
chaque paunpoipt si imporiani, IL se renferma
garde de céder. sur
ies lois dess et 28 mars, Il
toujours strictement dans
Marc
rappela à l'assemblée de Saintqa'elle n'arait pas le dioit dei mettre aucun de ses
à execution avant qu'elle edt été confirmée par les
actes
et que, méme après cettc confirmation, elle n'étoit paroisses, 2
qu'à faire exéeuter la Fartie des. décrets de l'Assemblée autorisée
tianale applicabie aux localités de la Colohie,
nadonner aux municipaltés ceteestr@mecatemnsion sans pouvoir
de
dans le décret du so-mai, leur soumettait
pouvoiryqui,
dg gouvernemen:
toutes les parties
(2). Le décret fut-néanmoins
exécuté, et
I Héponse de Peinier à Passeniblée de
du
1790.
SsintiMnre,
2f mai
2 Lettre de l'assemblée de SaintMore à Peinier, du II
juin ;
nadonner aux municipaltés ceteestr@mecatemnsion sans pouvoir
de
dans le décret du so-mai, leur soumettait
pouvoiryqui,
dg gouvernemen:
toutes les parties
(2). Le décret fut-néanmoins
exécuté, et
I Héponse de Peinier à Passeniblée de
du
1790.
SsintiMnre,
2f mai
2 Lettre de l'assemblée de SaintMore à Peinier, du II
juin ; --- Page 217 ---
( 209 )
, malgré le
installées dans plusieurs paroisses
municipalités
lors des assemblées pour
Faut d'approbation du gouverneur, 3
question du renouvellement (x).
S. XXXIV.
;
générale : il étoitimposAu milien de cette désorganisation
étoient dans la Soulèvement
les soldats des troupes de ligne qui
dans le milile qua
leur discipline. ils n'étoient pas moins tairc.
Honic, conservassent
a embrasser les princip:s
posés que ceux de la métropole
ne paroissent
la révolaution. Il est même remarquable qu'ils
soit dans lcs excès qui eurent licu au Cap
bir été pour rien,
les atrocités qui sc commirent,. à
[a. fin de 1789, soit dans
de couleur
u :5 près à la même époque, contre les hommes od tant de
diverses parties de la Colonie. Dans un pays
seuls blancs
C
dans Y'opulence, ils furent les
qui
ns nageoient
de
s
Bondirent à l'appel de la patrie lors du décret l'Asscmblée
volontaire : ils adressèrent à
nstituante sur la contribution
leur
ssemblée du Nord une offrande prise sur
modique
soutenir
ie 1 Mais its n'avoient aucun point d'appui pour
les
: ils cédèrent enfa auix efforts que partis
ut patriotisme
les
4n firent
gagner, ct aux mauvais exempies que
vers
pout.jcs
- de ja Colonie, et son état anarchique leur avoient
visions
5s
les. yeux du gouonncs. sU Leur insubordination se montra wu sous 1
prneur lui-mème, 3 au Port-au-Prince.
soldats du
Avant la formation de Yassemblée coloniale 2 les
du12 du même mois. Note exacte du mème, ciponse de Peinier, a
a a0
eSSus citée.
jointes à la même note ct le chapitre suivant.
I Voyez les pièces
du Cap, Cambefort, à
2Voyez la lettre du colonel du régiment 17395 et la réponse de cetie
pssemblée du Nord, duji novenbre
semblée.
ème, 3 au Port-au-Prince.
soldats du
Avant la formation de Yassemblée coloniale 2 les
du12 du même mois. Note exacte du mème, ciponse de Peinier, a
a a0
eSSus citée.
jointes à la même note ct le chapitre suivant.
I Voyez les pièces
du Cap, Cambefort, à
2Voyez la lettre du colonel du régiment 17395 et la réponse de cetie
pssemblée du Nord, duji novenbre
semblée. --- Page 218 ---
( 210 )
régiment de cefte ville, , qui
autres, volés et maltraités étoient, comme presque tous
avoient envoyé une
'arbitrairement par leurs officiei
députation au
qu'on ne les punit plus autrement gouverneur pour deman
nances, , qu'on fit sortir de
que suivant les ordd
détenus sans
prison tous les soldats
cause valable
qui y étoi
tion à leur paie,
2 qu'on ne fit plus aucune alté
qu'on réglât leur
gu'en leur restituôr ce qu'on
décompte chaque mois,
Peinier se contenta de leur pouvoit leur devoir à cet éga
mineroit leurs demandes. promettre vagucment gu'on e:
nadiers et les chasseurs Après bien des murmures, les g'
leur ancien chef
résolurent d'aller trouver, à Saint-Mar
de cette
Campan, qai avoit alors le
place. Quelques officiers coururent commandemi
avoir inutilement cssayé la voie de
après cux; et aP
ils furent obligés de leur
l'autorité pour les ramene
mandé, Les soldats célébrérent promettre tout ce qu'ils avoient d
Ics autorités civiles et militaires cet évènement par une fête
y dîna entre deux
furent invitées. Le gouverne
les officiers.
grenadicrs, et il en fut de même de tc
Vincendon, ex - président de
rale, y fut salué commandant du
l'assemblée élect
de ne point
régiment. Il eut le bon esp
d'émeute
accepter cet honneur (1); mais cette
> qui n'eut point alors d'autres
espe
soldats à beaucoup d'indiscipline.
suites, accoutuma 1
Un mouvement à peu près
autres résultats. Les soldats de semblable, au Cap, eut de to
l'artillerie se
long-temps des mauvaistraitemens
plaignoient dept
la manière la plus
qu'on leur faisoit éprouver
arbitraire, et particulièrement de 12 punitic
I Voyez ci-dessus Ia note du S. XIX,
chap. FI.
n'eut point alors d'autres
espe
soldats à beaucoup d'indiscipline.
suites, accoutuma 1
Un mouvement à peu près
autres résultats. Les soldats de semblable, au Cap, eut de to
l'artillerie se
long-temps des mauvaistraitemens
plaignoient dept
la manière la plus
qu'on leur faisoit éprouver
arbitraire, et particulièrement de 12 punitic
I Voyez ci-dessus Ia note du S. XIX,
chap. FI. --- Page 219 ---
(211) )
des Espagnols, sans y être
eps (*) qu'on avoit empruntée Pinutilité de leurs plaintes > ils
risé par aucune loi. Las de fers de ceux de leurs camarades
Anlevèrent, brisèrent les
mêmc leur capitaine, 3
étoient détenus. Ils poursuivirent l'introduction de cette puponville, à qui ils attribuoient excès dans la plaine du Cap, oil
bn,ct commirent quelques
a qui les officiers et les
se répandirent. -La municipalité,
invita les officiers à
s'étoient plaints respectivement,
lats lcurs soldats plus humainement.
Les
:cr
ni les uns ni les autres.
Cettc mesure ne contenta
en France de ceux de
Hleurs avoient demandé la déportation Ils frent une adresse
officiers dont ils se plaignoient le plus.
à leurs officiers.
rs
du Cap , qui la remirent
consoldats du régiment
un conseil de guerre 2 qui
ux de Partillerie établirent
autres aux galères.
deux soldats à être pendus et quelques un
ressennna
laissa dans le cceur des soldats profond leur parti,
jugement
paru prendre
ient contre les citoyens , quiavoient
qui le laissèrent exécuter
dans la colonie 2 lors $. XXXV.
nouveaux trombles se manifestèrent
délibérer sur. Divisionssur
De
des asscmblées primaires pour
le renouvella convocation l'assemblée coloniale. Plusieurs paroisses, lement de
renouvellement de
des deux autres, telles que le l'assemblée
it dc la ptovince du Nord,soit
la Croisdes-Bouqsets, 2 de St-Marc,
prgne, l'Arcahaye, > TAnse-h-Veaux, adhéré au décret et aux insi, dès le mois de mai, avoient
par des arrêtés conçus
constituante
actions de lAssemblée
le con, les poignets et les
consiste à mettre
cet objet.
* Cette punition durs des liens de bois percés pour
mbes du détenu
LYoyer,ii2
ince du Nord,soit
la Croisdes-Bouqsets, 2 de St-Marc,
prgne, l'Arcahaye, > TAnse-h-Veaux, adhéré au décret et aux insi, dès le mois de mai, avoient
par des arrêtés conçus
constituante
actions de lAssemblée
le con, les poignets et les
consiste à mettre
cet objet.
* Cette punition durs des liens de bois percés pour
mbes du détenu
LYoyer,ii2 --- Page 220 ---
(1212-).
dans les termes les plus constitutionnels,
mation demandée
, rejetérent la cei
par. l'assemblée coloniale, et
sément, comme les districts du
votèrent exp
députés (r). D'autres
Cap', pour le rappel de 1
paroisses furent divisées en
comne à Plaisance et au :
deux par
dans cette dernière viile Pont-an-Psince(s). On-s se plai
Auencer
que le Fouvernement avoit
ics 2ssemblées
voula
avoient cherché à les primairesy"e et même que les sol
intimider. On obtint én
gouverneur un ordre qui défendoit
conséquence
en armes. D'an
aux militaires d'y a
amtre.coré, le Parti de
Marc se prévalut de-cetie
l'assemblée de Sai
manière fort irrégulière, circonstance pour, faire voter d'r
hors de l'assemblée
furent recueillis dans
primaire : les vo
district. Il
chaque compagnie par le
y eut à cette occasion des
capitaine
habitans, qui poroissent avoir été
protestations de plusier
aliaché au
5 pour la plupart, du pa
gourermement(3).
1 Voyez les arrètés de ces
6.et13juins 18 juillet et. 4. août quatre parnisses, , des 23 et 30 ma
Vorez anssi les
1799, la lettre de
str
le
pieces jointes à la note de
Peinier dur4i jui
résumé général des délibérations
Peinicr ci -dessus citée
paroisses de
prises par les ciuquante. - ul
suivantes. Saine-Domingire ; l'examen de Th.
Millets P. 5
21 Ibi.i. Voyez aussi l'arrêté de In
1790, imprimé par ordre de Tassemblée paroisse de Plaisance, 3 du 27 jui
an mninistre, du r3 zott
coloniale : lalettre de Peinie
FOuest au comte de Peinier, 1790 ; les lettres du comité provincial d
juin
et à l'assemblée
1790 s imprimées par- ordre de cette
coloniale, des 15 et 1
comnne du Port-au - Prince cortre
assemblée ; l'arrêté de 1
stai 1790 : SCS arrêtés pour elle des Passemblée coloniale, du 34
mation de Peinier,
7 et 8 juin stivant : la procla
du7 aotty et sa note cxact te,
31 Letires du comité de TOuest
ci-dessus citée.
à Peinier, des 15 juin et 17 juiller
imprimées par- ordre de cette
coloniale, des 15 et 1
comnne du Port-au - Prince cortre
assemblée ; l'arrêté de 1
stai 1790 : SCS arrêtés pour elle des Passemblée coloniale, du 34
mation de Peinier,
7 et 8 juin stivant : la procla
du7 aotty et sa note cxact te,
31 Letires du comité de TOuest
ci-dessus citée.
à Peinier, des 15 juin et 17 juiller --- Page 221 ---
( 213 )
de l'assemblée de Saint- Marc ont aussi prées adversaires
n'obtint la majorité dans les paroisses quivotérent
lu qu'elle
condamnables, ct sur-tout
elle, que par des manceuvres
sein lors de la tenuc
des émissaires pris dans son
envoyant
(1); mais onn'a à cet égard que des
assemblécs primaires
lcs travaux de
décisifs, comme sur tous
cignemens peu
durant le mois de juin. Il paroit bien
emblée de Saint-Marc
de Saint-Marc étoient
tant que des membres de Vassemblée
dans leurs paroisses, et qu'ils y parurnés alors par congé de l'assemblée mais on ignore
nt pour la continuation
démarches furent généralisées.
Hlument jusqu'à quel point ces
de la Croix-des-Bout même certain que dans la parcisse
Vassembléc de
toujours été l'une des plus opposées à
s, quia
Dubuc de Sainte - Olympel,
t-Marc, Tuni de ses dépatés,
de soin contre la
honça un discours fait avec beaucoup
renouvelletinuation, ct fit effectivement voter pour le
it (3).
la majorité des votans fut pour Ia conti- $. XXXVI
Duoi qu'il en soit,
sur- Confirmade Saint-Marc. Une cause- paroit
tion de l'astion de-Passemblée
scmblée de
dudit coinité à l'assemblée de Saint- Saint-Marc.
; réponse de Peinier ; lettre
de Passemblée de Saintc, du 17 juin 5 extrait des registres
juilletw7yo; extrait
du
leture de Coustardi Peinier,sdu 7
Co 08,
du Port-an.Frince, dul 16 octobre 3790;
registres des Kolontaires
2 etc.
du Gwapit 1790 5 lettre du mème
Proclanation de Peinier 2
3aoft.
de Passemblée de Saint-Marc, du NE gjuillet,
Extrait des registres
1 la séance du soir. -
Extrait des registres de la parcisse de 1a Cecix-des.Bgankul,
6jnin 179.
ure de Coustardi Peinier,sdu 7
Co 08,
du Port-an.Frince, dul 16 octobre 3790;
registres des Kolontaires
2 etc.
du Gwapit 1790 5 lettre du mème
Proclanation de Peinier 2
3aoft.
de Passemblée de Saint-Marc, du NE gjuillet,
Extrait des registres
1 la séance du soir. -
Extrait des registres de la parcisse de 1a Cecix-des.Bgankul,
6jnin 179. --- Page 222 ---
(214).
tout y avoir contribué: l'assemblée de
des imputations
Saint-Marc se déi
d'indépendance dans une
tuans (1), en leur
adresse à ses Cc
envoyant les bases
protesta de son
constitutionnelles. H
attachement à Ja
de
sa vénération
France, son amour
pour un roû restaurateur de la
çaise Les esprits inattentifs
liberté
jours le plus grand
et confians, qui sont
leurs
nombre, lors du moins qu'on sait f
préjugés, ne se donnèrent point la peine
l'imputation
d'examin
d'indépendance étoit fondée. Les
tèrent dans les assemblées
blancs seuls
Marc avoit eu soin de
primaires : l'assemblée de S
répandre par-tout des
cratiques, et des extraits de la
journaux ai
et des députés de la
correspondance du club Mi
colonie, qui
l'intention de l'Assemblée
persuadérent aux colon
peler les hommes de
constituante n'avoit point été
couleur aux assemblées
on faisoit craindre avec raison
primaires (e);
sent ples de poids, si
que leurs réclamations n'ac
on leur laissoit le
de
ter, et si les blancs
temps
se coI
paroissoient divisés, Ce motif doit avo
1 Voyez cette adresse au tome I des débats
colenies, P. 62 et suiv., et le
dans Paffaire
du 28 mai.
post-scripe du déreloppement du d
* Elle n'y dit rien de PAssemblée
l'assemblée de Saint-Marc c avoit
constituante, si ce n'est
>> mémes objees importans
emploré six semaines à prépari
qui,
3) occupé PAssemblée
peadant guatre mois consécutifs, avA
3) discussion
nationale avant de pouvoir être soumis
publique. >
2 Rapport de Barnave, du 11 octolre
à Earnave sur ses rapports,
1790 ; lettre' de J. P. B:
tome II,P
P. 32 ; Debats dans l'affaire des colo
99. --- Page 223 ---
215 )
les délibérations des paroisses. Le
plus grande infuence sur l'assemblée de Saint-! Marc, afin
s grand nombre confirma
tenue des assemblées pririter les dangers oi une nouvelle
des blancs (a)-
ires auroit mis les prétentions exclusives
de l'assemblée de Saint-Marc, de
Voyez l'extrait des registres
du développement du
juin et du 16 juillet 1790, et le post-scrip:
retdu 28 mai.
a
8 O 03
délibérations des paroisses. Le
plus grande infuence sur l'assemblée de Saint-! Marc, afin
s grand nombre confirma
tenue des assemblées pririter les dangers oi une nouvelle
des blancs (a)-
ires auroit mis les prétentions exclusives
de l'assemblée de Saint-Marc, de
Voyez l'extrait des registres
du développement du
juin et du 16 juillet 1790, et le post-scrip:
retdu 28 mai.
a
8 O 03 --- Page 224 ---
(216)
CHAPITRES V.
SUITE des mêmes troubles et
dissolution de
première assemblée coloniale.
$.I.
Le deux partis s'étoient plutôt observés
Dirrerinso- dant que la question du
que combattus H
leer de l'asrenouvellement étoit restéc indécise.
semblée de gouvernement avoit pu espérer gue l'assemblée de SaintSant-Marc seroit rejetée par Ia niajorité des
-M
sursacontit- dans le balancement
paroisses, ou qu'il trouve
mation.
des deux espèces de votes, un
suffisant pour la méconnoître (1). L'assemblée de
prét
Saint-Marc
son côté, avoit cru devoir user de.gdelque
la colonie durantle
a
circonspection
jugement de ce grand Procès."T Mais dès
Se crut stire dune majorité incontestable,
qu
le tableau du recensement
elle h'attendit P
des votes" que le gouverneur dc
publier, suivant les insuructiens du 28 mars, avant
cnirer vétitablement en activité (2). Toujours réfractaire qu'elle
décrets de P'Assemblée nationale s elle proclama elle-même
confirmation par un actc du 6 juillet 1790, qui contient la
tribe Ia plus indécente contre ces instruciions.
L'assemiblée de Saint-Marc y déclare que ( c'esi bien .
7 abondammert qu'eile a invité elle-méme les
à
9 pliquer sur son
paroisscs S
compte ) 2 puisqu'elle avoit éié nommée
elles, suivantle plan concerté entre lcs trois départemens;
2. Lettre de l'assemblée de Saint - Marc au comité
6 aoft 1790..
colonial,
2Instructions du 28 mars 1790, arts VII.
uciions.
L'assemiblée de Saint-Marc y déclare que ( c'esi bien .
7 abondammert qu'eile a invité elle-méme les
à
9 pliquer sur son
paroisscs S
compte ) 2 puisqu'elle avoit éié nommée
elles, suivantle plan concerté entre lcs trois départemens;
2. Lettre de l'assemblée de Saint - Marc au comité
6 aoft 1790..
colonial,
2Instructions du 28 mars 1790, arts VII. --- Page 225 ---
(217 1e )
toutes les autorités de la
avoit été reconnue par
a constitation
tolonic, et par le gouvemement mêmc.
de Saint-I Marc prétend ensuite que les instrucL'assemblée
allées plus loin que le décret du 8, ct
ions du 28 mars sont
des borres d'une simple instrucont par conséquent sorties
consulteroit de riouvean le
jion, quand elles ont ordonné qu'on aucun des motifs expoceu des parvisses. Elle ajoute qu'iln n'est
contre V'assemés dans les instructions < qu'on ne pit rétorquer lui dire que les
blée nationale elle - méme ; qu'on pourroit
la
du continent ont, aussil bien que ceux des colonies,
habirans
l'assemblée nationale cxistante, et celle
faculté d'opter entre
être formée d'après une nouvelle cenvocation;
qui pourroit
leur reconnoitroit pas ce droit; ils le
que quand clle ne
sont littéralemént
tiendroient de lanature >. Ces expressions
les instructions du 28 mars, ctl'assemblée de Saintrises dans
entre elle et Passemblée
Iarc suit cette insolente comparaison toutes les faces, durant
onstituante, en la retournant sous
mêmes
lusieurs pages, toujours, en parodiant les expressions
de
qu'elle a soin de souligner. L'assemblée
es instructions ,
néanmoins n'attribuer qu'aux insinuations
aint- Marc veut bien
l'assemblée nationale
ministre la Luzerne le parti pris par
u
les colonies ce gui Zui avoit) paru si dange-
'avoir adopté pour
Cette mesure, dit-elle, a également
euxs pour la France.
n'a jamais été aussi violemment
cnsé perdre la colonic, qui
Pesprit de cabale 2 de,
gitée, aussi horriblement déchirée par
instruction y
depuis que la facale
iction ct de discorde, que
Mirc ajoute hypocritement, 2
L'assemblee de Saintst parvenue.
envicage tous les maux que
cette occasion, ( que lorsqu'on
, et ceux dont
Pinstruction décrétée le 28 mars a produits,
et
sont
prèts a
elie n'a que semé le germe, >
qui
peut-être
P
Rarport de Garrun-Coiulon.
, aussi horriblement déchirée par
instruction y
depuis que la facale
iction ct de discorde, que
Mirc ajoute hypocritement, 2
L'assemblee de Saintst parvenue.
envicage tous les maux que
cette occasion, ( que lorsqu'on
, et ceux dont
Pinstruction décrétée le 28 mars a produits,
et
sont
prèts a
elie n'a que semé le germe, >
qui
peut-être
P
Rarport de Garrun-Coiulon. --- Page 226 ---
(218.)
éclore, on seroit presque tenté de désirer
> nationale 72e se fit jamais
que P'assemblée
occupée des
> savoit que c'est au ministre. seul
colonies, si l'on ne
>> quc, ceize instruction
qu'il faut imputer zout ce
renferme d'insidieux
Enfin, l'assemblée de
Saint-Marc, en
tituans une nouvelle ardeur dans
promettant à ses cons.
trouveroit dans les. décrets
Ses travaux, leur dit qu'elle
des 8 ct 28 mars (
> servent de base d SO1L décrer du 28
les raisons qu
> pure et simple , par le veett de la mai,'si sa continuation
> n'emportoit pas avec elle Za
majorité des parvisses
confrmation de ce décret. >
D'après cet énoncé séditieux,
K décrète
l'assemblée - de Saint - Marc
qu'elle est maintenue et confirmée
>> s'est constituée, sous ie titre
zelle gu'ell
d'assemblée
> partie frangaise de
générale de L
>> sent décret sera'p Sains-Domingue; ; ordonne que le pré
proclamé le 14 de ce mois
D paroisses;
dans toutes Ic
qu'il y sera chanté le même
> avec toute la solemnité
jour un Te deim
requise dans les
> monies
plus grandes cért
publiguess qu'il y aura le soir
> les villes et
illumination dans toutes
bourgs ; et afin que la
> obtenu sur les ennemis de la
mémoire du triomphe
colonie
> public s'y perpétue à
par les amis du bier
jamais, l'assemblée
que les mêmes réjouissances
générale décrêt
> roisses IGuS les
auront lieu dans toutes les pa
ans > ledit jour 14 juillet, épogue
consacré
* L'assemblée de
cette
Saint - Marc étoit sure
espèce d'excuse qu'elle vouloit bien qu'on n'adopteroit pa
zionale, puisqu'elle avoit alors
préter ià PAssemblée na
de Gouy-dArcy et de
répandu dans toute la colonie la lettre
Iui annonçeient
ses collègues, 2C cusateurs de la Luzerne,
gue dotoitienc'qui roient
qu
presque tous, lesmrricles du déerct du 3 suggéré au conité colonia
s3, Voyez le cernier S. du
mars et des instructions de
chep. IIT,
zionale, puisqu'elle avoit alors
préter ià PAssemblée na
de Gouy-dArcy et de
répandu dans toute la colonie la lettre
Iui annonçeient
ses collègues, 2C cusateurs de la Luzerne,
gue dotoitienc'qui roient
qu
presque tous, lesmrricles du déerct du 3 suggéré au conité colonia
s3, Voyez le cernier S. du
mars et des instructions de
chep. IIT, --- Page 227 ---
* de 219 )
Passemblée nationale pour faire passer à la postériré le
par
.souvenir de 1a victoire signalée que la France a reaportée
sur le despoti-me (1) ).
Ces triomphateurs, si glorieux ne parcis sent pas même avoir
les grandes révolutions ne se fent pas avec des
joupçonné que
ils ont su faire beascoup de mal à leur
léclamations de rheteur,
leurs coupables entreprises : il étoit impossible qu'ils
pays par
Chassés par le preéussissent dans leurs vues d'indépendance.
ils ont été trop heureux de trouver un rcfuge
nier orage 2
uprès de 'cette assemblée constituante qu'ils' avoient indignenent outragés.
l'assemblée coloniale S. II.
Par un autre décret du même jour ,
Refus du
voit prescrit aux troupes des colonies la prestation d'un nou- gouverneur
dans lequel clle voulut bien enfin comprendre del'exécuter.
cau serment,
jurcroient le 14 jaillet fidélité
a nation. Elle erdonna qu'elles
la nation, à la loi, au roi, ei à la partiz frangaise de
Faint-Demingue. Enorgueillic par son triomphe, elle n'adressa
oint directement ce décret au gouverneur , pour le faire
xécuter elie chargea le comité de l'ouest de le lui nofier. Peinier ; voulut bien donner par écrit au comité lcs motifs
il refusoit de se conformer à ce décrct. ( Il
our lesquels
devoit
avoir d'intermédisire
observa d'abord qu'1 ne
pas y
entre le représentant du roi et l'assemblée générale 3 il ajouta
certe assemblée savoit qu'elle n'ayoit pas le droit de
faire que des loiss... gu'il ne seroit fait aucune addition au serI Extrait des registres delassemiblée de Saint-Mare, du 6 juillet
790.
P 2
conformer à ce décrct. ( Il
our lesquels
devoit
avoir d'intermédisire
observa d'abord qu'1 ne
pas y
entre le représentant du roi et l'assemblée générale 3 il ajouta
certe assemblée savoit qu'elle n'ayoit pas le droit de
faire que des loiss... gu'il ne seroit fait aucune addition au serI Extrait des registres delassemiblée de Saint-Mare, du 6 juillet
790.
P 2 --- Page 228 ---
I . 220 )
des décrets de Passemblée natio
ment civique * qu'en vertu
seroient adres:és au gouverneur
nale qui
étonner; Pei
de cette réponse ne doit poirt
de 1
La sécheresse
de Saint-Marc avoit résolu
$. ITE. nier savoit que P'assemblée
l'attaquer, dans 1
Dénonciation
: elle avoit pris un prétexte, pour
des décret
contrePeinier perdre
sur Pinerpritation
à lassemblée déclaration qu'il avoit publice"
de Y'assemblée colo
coloriale. du mois de mars contre les prétentions nommés pour cet objet
qu'elle avoit
niale : trois commisssires, Cadusch et de Pons, avoient fait let
Brulley, le marquis de
o elle s'étoit reconstitué
rapport ia veille même du jour
les plus ambitiense
Cet ouvrage est un tissu des prétentions les décrets Au mois C
des
les plus pointilleux sur
l'autc
et sophismes sans cesse sur eux pour méconnoitre
mars : on s'y appuie nationale 5 on y pose pour principe q
rité de l'assemblée
et l'on en conch
d'est à celui qui fait la loi de linterpréter, aseurément pas fait 1
n'avoit
l'assemblée coloniale , qui
moilif
que des 8 et 28 mars, a seule le droit d'examiner, au
décrets
à la Colonie,et de refuser gor
6consehtirles lois destindes
attribuent ces mêmes décret
verneurle droit de sanction que lui s'est rendu crimincl par
enfin que le gouverneur
on en conclut
déclaration, Les commissaires proposent
pablication de cette
coloniale de déclarer que < Peini
conséquence à l'assemblée
du pouvoir législati
1°, d'usurpation
> s'est rendu coupable
de l'assemblée nationale
d'attentat contre la maje:té
de
> 2°.
4°. de violation: des droits
crime de despotisme 5
cot
> 30.du
ct des principes
de Saint- Domingue,
> pastie française
dudit rapport, par Th. Mille
de Barnave 5 examen
aux afficl
1 Rapport
du
le supplément
53. Voyez aussil'anis pevomomeardans
P. amésicaincs ;'du 17 jnillet.
semblée nationale
d'attentat contre la maje:té
de
> 2°.
4°. de violation: des droits
crime de despotisme 5
cot
> 30.du
ct des principes
de Saint- Domingue,
> pastie française
dudit rapport, par Th. Mille
de Barnave 5 examen
aux afficl
1 Rapport
du
le supplément
53. Voyez aussil'anis pevomomeardans
P. amésicaincs ;'du 17 jnillet. --- Page 229 ---
221 )
de le dénon-:
titutionnels de T'empire français ; en conséquence
nationale, a et de se reserverde prononcer.suy
cer à l'assemblée
finissent par demander
ultérieure;s les conimissaires
sa conduite
affiché par-tout oi besoin seca 2
que < le décret soit publié et
à tous les citoyens,
au nom de la patrie,
avec recommandation, de Peinier en ce gui 11C sera pas
d'oblir à M. le comte
(1). >
contraire à lordre et à la tranguillité publique
$. IV.
véritablement extravagantes furent ajournées; Du colcnel
Ces propositions
du rapport au nombre de Mauduit-dumais l'assemblée ordonna l'impression donna la
de répondre Plessis.
Le gouverneur se
peine
50o exemplaires.
fut
difficile de réfuter (2);
cette production , qu'il ne lui pas
la querelle
des écrits polémiques que
nais cC n'étoit pas par
alors auprès de lui un homme
levoit se terminer. Peinier avoit
à le faire réussir dans
nalhenreusement beaucoup plus propre
le chevalier
Iutte
la diriger au profit de la révolution :
;ette
qu'à
Maudait-Daplessis.
le onzième enfant de sa maison.
C'étoit un gentilkommet Breton 3
activité au service, des
1 avoit st dans l'ancien régime, par son
se faire
connoissances dans le génie et une apparence de franchise,
une certaine réputation de probité.
les prolecteurs, en conservant
il avoit servi avec distiyeComme tant d'autres de nos officiers,
nomd'Amérique, et comme un trop grand
ion dans Ia guerre
rapporté les principes répupre d'entr'eux, il n'en avoit point
etc. à Passemblée de Saint-Marc, du 5jmilles
1 Rapport de Brulley,
1790.
de Saint-Marc, des. 5 et 6
2 Extrait des registres de Passcmbléc de M. le
sur
Réponses et observation
goarermetr-général
jnillet 1790.
le repport.
P 3
nomd'Amérique, et comme un trop grand
ion dans Ia guerre
rapporté les principes répupre d'entr'eux, il n'en avoit point
etc. à Passemblée de Saint-Marc, du 5jmilles
1 Rapport de Brulley,
1790.
de Saint-Marc, des. 5 et 6
2 Extrait des registres de Passcmbléc de M. le
sur
Réponses et observation
goarermetr-général
jnillet 1790.
le repport.
P 3 --- Page 230 ---
222)
blicains que la nation françoise se
ceux qui avoient eu Phonneur de complaisoit à préter à tou:
Soit préjugé d'éducation,
défendre cette cause honorable
soit affaire de calcul, et
par un mélainge de lun et de l'autre, il
probablemen
dès le. commencement de la
s'étoitmontré en France
partisans de la monaychic. révolution, lun des plus fanatiques
l'ambassadeutr
Il avoit été jusqu'alors l'ami de
dans
espagnol Fernand-Nunez. II avoit un
sa maison; mais il s'en retira,
appartemen
approuva les démarches du roi
Parce que cet ambassadeu
auprès-de T'As:emblée
lorsque ce prince parnt vouloir marcher de
nationale
en venant s'expliquer
concert avec elle
dans son sein avec une sorte d'abandon
Veici quelques passages de cette lettres, dent
est entièrèment de la main de
la minute qu
-et publice
Mauduit, fut trouvée chcz lui
après S mort. Ils constatéront mieux
qu'on pourroit dire les
que tout' Ce
cethomme
principes contre - tévolationnaires de
dangereux. Jaime ma patrie avec
> sang de mes reis comme
pasrion 5 j'aime ld
D je suis aijaché à la
on. savoit l'aimer il y à deux siècles
patrie, a la
> vout, ce qui arrive me
constitution de men, Bays, e
déchire. La
) en allant à T'Assemblée
démarche actuelle du ro
> suivantmor, la destruction nationale me paroit désespérante : c'est
totale de la
) hozmtage gue, le souverain rend au
monarchies,c'esr ZL1
> versé, tout détrnit; c'est,
crime, qui a tout boule
> donne ses fideles
suivant moi, un prince qui aban.
serviteurs, les honnétes
de
> pour aller se meltre à la tête des gens son reyaume
o trônés qui.ont détruit
misérables qui Pont dd
> des
son royaume et, qui ont, juré la
gens debien ; c'est un roi guise coalise
perte
> pour accabler, ancantir toute.
avec le crime
5 probité >,
vertu, tout honneur et toute
Mlaudait finissoit Par dire que Ia révolution laissolt la France
aban.
serviteurs, les honnétes
de
> pour aller se meltre à la tête des gens son reyaume
o trônés qui.ont détruit
misérables qui Pont dd
> des
son royaume et, qui ont, juré la
gens debien ; c'est un roi guise coalise
perte
> pour accabler, ancantir toute.
avec le crime
5 probité >,
vertu, tout honneur et toute
Mlaudait finissoit Par dire que Ia révolution laissolt la France --- Page 231 ---
(223)
armées
aider l'Espagne son alliée,,
ans marine et sans
pour
suivant lui,
la classe générale des ofliciers 2 qui,
parce que
de nos armées de terre ct,de mer n'aAuifoic la force uniq:e
giroit pas (1). >
Thonneur et la probités
Ce chevalier français, si délicat sur
roi. Il avoit épousé
de trahir son pays pour servir son
e chargea
riche héritière : 2 nièce de d'Aulnoy de
Saint-Domingue une
de Saint-Marc; il avoit
Chitry, Tun des députés à Tassembléc colonel du régiment du
té nommé presque dans le mémc-temps ville. Lors de la coufirort-au-Prince ct commandant de cette il venoit de faire un
nation de Vassemblée de Saint-Marc, ,
il avoit
a
d'oi il étoit ensnite passé en Italie;
oyage en France,,
d'Artois
et il est probahle
dans cette. contrée le comte
(3),
le roi
u
aussi avec
u'il s'étoit concerté avec sa cour 2 peut-être
dans
dc
la contre-révolution
ui-même, sur les moyens préparer y
es Antilles.
1 -
de suivre les
ifn'avoit pas manqué
A son passage en France,
des mémoires ( sur la
éances du club Massiac. Il Y présenta des troupes à Saintnécessité d'envoyer le plutôt possible d'hommes dans les
Yaygmentation
Domingue, et concernant
alors que
de la Colonie, (3), >. 11 ne prévoyoit p35, de ses
régimens
seroit Je terme
arrivés de ces troupes à Saint-Dominsue vie : on ignore s'il avoit
et de sa
projets contre-révolationmaites
Il est certain du moins 2
is le club Massiac dans sa confidence.
l'affaire des Colonies, tome'I, p. 65 ct suiv:
1 Débats dans
de la lettre de Mauduit au président
2 Ibid. Voyez aussi la copie du 5 juillet 1790.
le Jasseniblée de Saint.Marc,
séances des 30 ct31 jenvier,,et 2
3 Procès-verbal du club Massiac,
évrier 17)9.
P
et de sa
projets contre-révolationmaites
Il est certain du moins 2
is le club Massiac dans sa confidence.
l'affaire des Colonies, tome'I, p. 65 ct suiv:
1 Débats dans
de la lettre de Mauduit au président
2 Ibid. Voyez aussi la copie du 5 juillet 1790.
le Jasseniblée de Saint.Marc,
séances des 30 ct31 jenvier,,et 2
3 Procès-verbal du club Massiac,
évrier 17)9.
P --- Page 232 ---
(324)
qu'il eut des relations avec lui
part (), et que le club le
jusqu'au moment de son déprocès-verbaux,
chargea des exemplaires de ses
nie (2).-
qu'il adresscit aux assemblées de la ColoS. V.
Les vues
Sa conduite toient qw'imparfitement contre-rérolatioenaires de Duplersis-Mandait n'éa Saint. - Do- d'autres aristocrates connues quand il y arriva. Comne tant
minague.
2 il masquoit ses intentions,
l'apparence d'un grand
perfides sous
public dans la colonie, attachementaux les
lois. Le manque d'esprit
les dissentions des
partis divers qui s'y étcicnt formés,
nouvelles autorités constituées
d'indépendance et le caractère tout-à-la-fois
3 l'esprit
considéré de l'assemblée coloniale
entreprenant ct inavantages
> lui donnoient de
pour cela; mais il n'étoit
grands
pas faché
facilement ses véritables vues à travers
qu'on apperçit
les coavroit : c'étoit le
les. vernis spécieux qui
révolution. Instruit moyen de préparcr les esprits à la contrede
qu'on parloit à l'assemblée
son voyage en
de
de Saint-Marc
Italie,
Scs liaisons avec le
Rohan, et d'autres hommes de cette
cardinal de
ses opinions et qu'on y
espèce, qu'en y suspectoit
exigé
proposoit de lui faire prêter le
par l'assemblée coloniale, il écrivit
serment
impudence que les nobles
au président avec cette
D amis sont
prenoient pour de la grandeur : a Mes
irréprochables, leur
> atteinte, et je m'honore de
réputation est Hors de toute
> homme
leur choix. J'ai été en
est libre dans ses
Italie, tout
D opinions, et
dimarches; je suis libie dans
je ne doisc compte aux
mes
> tions, Comme colonel,
hommes que de mes acje suis lié
tout
> mon régiment, et je n'cn
par
serment qui lie
Peux préter moi-même qu'en vertu
1 Ibid. séance du 9 férrier 1790.
2 Ibid. séance du 7 février.
est Hors de toute
> homme
leur choix. J'ai été en
est libre dans ses
Italie, tout
D opinions, et
dimarches; je suis libie dans
je ne doisc compte aux
mes
> tions, Comme colonel,
hommes que de mes acje suis lié
tout
> mon régiment, et je n'cn
par
serment qui lie
Peux préter moi-même qu'en vertu
1 Ibid. séance du 9 férrier 1790.
2 Ibid. séance du 7 février. --- Page 233 ---
(2a5 )
le roi, et de la manière et dans
l'une loi sanctionnée par
la loi (N)*.
les termes qni seroni indiqués par
écrire, il s'étoit attaPlus fait néanmoins pour agir que pour à gagner l'affection des
arrivée dans la colonic,
6 dès son
leur en témoignant beaucoup. Autant
dats, et il y réussit, en activité leurs exercices militaires,
leur faisoit faire avec
liberté hors du service; il les
ant il leur laissoit une grande douceur, et les soutenoit dans
itoit alors avec beaucoup de
les habitans ; on prétend
démèlés qu'ils pouvoient avoiravec main. Jamais il ne s'étoit souillé
me qu'il les y excitoit sous la
des soldats, qui leur
sordides pris sur paie
ces profits
Laval- Gripière si justement
bient rendu son prédécesseur dans un premier voyage à Saintieux. Il: avoit même débuté, lui, à raison des comptes qu'il
pmingue, par se battre avec
étoit mort des suites de ce
Laval-Gripière
voit au régiment.
mbat (2).
s'étoit formée au Port- S. VI.
d'association militaire qui
Coalition des
L'espèce
descente de la jeunesse du Cap en 1789, pompons
-Prince, lors de la 1
force : elle s'étoit recrutée par blancs avec
oit acquis une assez grande
dans l'ordre civil, par leurs Mauduit.
us les agens de l'ancien régime
dont les espérances
prens, leurs amis, par. les ambitieux, encore qui tenant par
oicnt été déçues > par tous ceux ordre de choses, redouà l'ancien
bitude ou par égoisme
que la perpétuité du
ient plus les orages de la révolution
ces dernicrs
arbitraire, et dans un pays d'esclavage,
gime
de Passemblée de Saint - Marc,
I Lettre de Manduit au président
u 5jwillet 1790.
divers déposés à la commission dcs
2 Débats, ibid. Miémoires
plonies.
icnt été déçues > par tous ceux ordre de choses, redouà l'ancien
bitude ou par égoisme
que la perpétuité du
ient plus les orages de la révolution
ces dernicrs
arbitraire, et dans un pays d'esclavage,
gime
de Passemblée de Saint - Marc,
I Lettre de Manduit au président
u 5jwillet 1790.
divers déposés à la commission dcs
2 Débats, ibid. Miémoires
plonies. --- Page 234 ---
226 )
étoient en grand nombre : ils ne voyoient
pas que
une fois donnée, il auroit fallu vaincre
l'impuls
beaucowp plus d'oi
tacles pour faire rétrograder la révoluticn que pour la
à sa fin.
condu
Ce parti avoit peu caché ses vues. Il avoit d'abord
un ruban blanc
r
, puis un pompon de la même couleur à S
chapeau, pour se distinguer de ceux qui ne portoient
cocarde nationale. Comme les citoyens de la colonie avoient que
très-lens àse former en gardes nationales, il s'étoit organisé
volontaires- parriotes > qu'on ne connut bientôt plus
le nom de pompons blancs. Leur objet avoué étoit de quesc
les écarts des auforités
surveill
nouveiles, 2 leur véritable but de rel
verser.tous les établissemens de la révolution. Deux fois
leur formation ils avoient
depi
paru consentir à se dissoudre sur
I
demandes du comité du Port-au-Prince et de celui de l'Ous
qui lui avoit succédé, en déclarant qu'iis faisoient
à la paix : mais ils s'étoient réunis à Ja
Ce sacrifi
première apparence
troubles, et le gouyerneur Peinier convient, dans
une de S
lettres, ( qu'il ne crut pas devoir s'opposer à leur
> ment, dans un moment ou l'assemblée
établisse
)
générale elle-mèn
protégeoit une association opposée à l'assemblée
> du Nord
provincia
eioi ses partisans employcient tous les
pour séduire les forccs de terre et de mer (1).
moyei
*I1 vent Probablemient parler de la municipaliré du'
fat dissoute qu'au milieu de juillet,
Cap, qui ni
étoient déja coalisés
lorsque les Pompons blane
avec Mauduit.
Voy.l'arrèté de cette corporation, du 8 septembre
de Feinier à P'assemblée
1791 ; la lettn
conitode
nationale, du 13 août 1790 ; la lettre di
TOnest à Peinier, da 14 juillet précédent.
ei
*I1 vent Probablemient parler de la municipaliré du'
fat dissoute qu'au milieu de juillet,
Cap, qui ni
étoient déja coalisés
lorsque les Pompons blane
avec Mauduit.
Voy.l'arrèté de cette corporation, du 8 septembre
de Feinier à P'assemblée
1791 ; la lettn
conitode
nationale, du 13 août 1790 ; la lettre di
TOnest à Peinier, da 14 juillet précédent. --- Page 235 ---
(2 227) )
tenoit lieu S. VII.
de l'Ouest qui, comme on l'a vu s
ct
Vaines mcLe comité
dans cette partie de la colonic, qui sures du cossemblée provinciale
de l'assemblée de Saint- mité de
ant artaché fertement au parti mieux qu'clle ce qu'il eit P'Ouest pour
Cc (), paroit avoir vu beaucoup
raison la consistance dissoudre les
réussir, redoutoit avec
du Port- pompons
u faire pour
d'une partic des habitans
blancs.
cette coalition
redoubler
e prenoit
; il voyoit celu-ci
Prince avec le gouvernement
d'activité,
exercer les soldats avec beaucoup nécesaires.
survcillance,
tous.les préparatifs
faire même, à ce qu'il assure,. (2). Il ne crut pas devoir,
ou pour se défendre
dei
ur altaquer
nouvelles forces. Apeine P'assemblée
lsisseracquérir de
2 que le comité
int-Marc elit-elle proclamé sa confirmation de rarscmbleFOuest défendit par un arrêté toute espèce contraires à lasdreté
Entet de corporation particulière comme mais le gouverneur fit
arrétés ;
bliquc et à ses précédens proclamoit cet arrêté, sous
pprisonner ler tambour qui
demandé. la permission (3).
étexte qa'il ne lui en avoit pas réduit à faire une adresse a
fut, alors
: comité de T'Ouest vainement les propres expressions de
inier (4)- Il y. rappella
PAssemblée nationale, du 13 août 1790.
I Lettre de Peinier à
du 14 juillet 1790. RapLettre du comité de POuest à Feinier, Marc > du 21 dudit
de Passemblée de Saint
irt des commissaires
ois.
de Ouest, du 11 juillet 1790;
: Extrit des registres du comité
du 14 dudit mois ; procèsde Peinier EZ comité de POuest,
du 18 juillet ;
ttre
Nicolas aine, etiawauchimohtieires nationale, dudit
erbal ptlettrede de Saint-1 Marc à PAssemblée
ttre de Passensblée
our.
de rOuest, du t juillet 1790.
4 Lettre du comité
de Saint
irt des commissaires
ois.
de Ouest, du 11 juillet 1790;
: Extrit des registres du comité
du 14 dudit mois ; procèsde Peinier EZ comité de POuest,
du 18 juillet ;
ttre
Nicolas aine, etiawauchimohtieires nationale, dudit
erbal ptlettrede de Saint-1 Marc à PAssemblée
ttre de Passensblée
our.
de rOuest, du t juillet 1790.
4 Lettre du comité --- Page 236 ---
(228 )
celle quiavoit été faite au roi un an auparavant
nationale à
par l'Assembt
s
laquelle le comité de l'Ouest crut devc
s'assimiler
Le gouverneur persista dans sa marche, ct les
po.npon blanc se lièrent psu de jours
les volontaires:
après
uns aux autr
par un nouveau serment; ; ils eurent soin d'y faire
d't
grand attachement à la
parade
métropole, et de ne s'annoncer
comme les défenséurs des décrets de l'Assemblée
9"
de ne pas soulever le
nationale : af
peuple par l'aveu de leurs princip
contre-térolationdaires Voicila formule de ce
>>
serment : ( Noi
Frangais, de la paroisse du
>
Port-au-Prince, jurons et pre
mettons, s par les lois de
de
> secourir dans
Phonneur,
nous soutenir -
toutes les occasions 5 de nous réunir
> de caeur ct d'action à tous les bons
d'csprit
citoyens
B point la mére-patrie,
qui, n'abjurar
adoptent comme loi sacrée
B mentale. les décrets de l'Assemblie
et fonda
nationale, des 8
> mars, 3 et les instractions
et 2
adoptées par ladite Assemblée
promettons en outre de protéger et défendre
> loniale de
l'assemblée co
Saint-Domingae, qui sera reconnue par le
> générai de la colonie, en tant
vae
qu'elle ne s'écartera
> sous aucun prétexte, des décrets de l'Assemblée
jamais
a dessus
nationale ci
rapportés. (4) >
* L'adresse finissoit ainsi : C fiez-rous à la
et
s si connucs du comité dc l'Oucst,
loyauté à la droiture
> tant de fois domné des
et anquel vous avez, vons-mémes
a sauvé la France il éloges 9
ces paroles fameuses qui on
s y a précisément
23 encore Saint-Domingue :
aujourd'hni un an 5 sauveront
> vos
Eloignez vOs conseils pervers ; faites retires
troupes ez nous répordons de tout cc,
I Serment des volontaires da
Port-au-Prinee, 5 du 2ojuillet 1790.
la droiture
> tant de fois domné des
et anquel vous avez, vons-mémes
a sauvé la France il éloges 9
ces paroles fameuses qui on
s y a précisément
23 encore Saint-Domingue :
aujourd'hni un an 5 sauveront
> vos
Eloignez vOs conseils pervers ; faites retires
troupes ez nous répordons de tout cc,
I Serment des volontaires da
Port-au-Prinee, 5 du 2ojuillet 1790. --- Page 237 ---
( 229 )
ainsi qu'ils ne reconroieLes pompons blancs annonçoient l'assemblée de Saint-Marc, ct
ent point la reconstitution. de
comme n'éle droit de lui désobeir,soit
ils se réservoient
de la colonie, soit comme
t pas avouée par le. vceu général
narionale des 8 et 28
cartant des décrets de PAssemblte
urs.
le comité de T'Ouest 6. VIII.
L'assemblée de Saint-Marc, instruite par rendit bien aussi Marche inau Port-au-Prince, 9
certaine de
tout ce qui Sc passoit
autres que celies T'asv-mbléc
dicret qui défendoit toutcs corporations mais cet acie n'étoit qu'un de St-Marc,,
loptées par la constitution (1);
des pompons blancs
ne de foiblesse de S3 part: : la corporation relaiif au rigime intérieur
bit assurément un objet uniquement de Saint - Marc s'étcit
Saint- Domingue - dont l'assemblée
exclusive par se's bases constituionnelles,
rogé la législation
dans son décret de reconstitution.
orgueilleusement rappelées de la confiance de cette assemblée
Ine devoiton donc perser
la
obligée de requand on voyoit
ahs ses prepres principes, décrets nationaux et à la constipurir contre ses ennemis aux refusé de reconneite l'auto:ité
ation frangaire ) dont clle avoit les obstacles qu'eile éprouvoit
Saint-I Domingue 2 Sans doute
qu'on ne pouvoit pas
ommençoient à lui faire appercevoir de la.nation : mais il paroît
néccanoitre impunément les droits décèle bien peu de force dans
ussi que par une subilité qui
contre l'Assemelle cioyoit pouvoir se prévaloir
Asseme caractère,
desdécrets mêmes de cette
Née nationale et ses partisans peromellement l'autorité. Th.
plée dont elle méconnoisroit timoré que ses collègues, et
Millet, qui a toujours été plus
des registres du II juillet 1792.
I Extrait
mais il paroît
néccanoitre impunément les droits décèle bien peu de force dans
ussi que par une subilité qui
contre l'Assemelle cioyoit pouvoir se prévaloir
Asseme caractère,
desdécrets mêmes de cette
Née nationale et ses partisans peromellement l'autorité. Th.
plée dont elle méconnoisroit timoré que ses collègues, et
Millet, qui a toujours été plus
des registres du II juillet 1792.
I Extrait --- Page 238 ---
230 )
qui sembie avoir desiré de concilier SeS devoirs envers la mè
patrie avec les principes de l'assembléc de Saint-Marc
présidoit alors; il y fit un discours relatifà ces mouvemens 5
Port-an-Prince; il chercha à y ramencr les pompons blanc:
l'obéissance à l'assemblée coloniale , en les représentant com
une jeunesse égarée, II rappela la déclaration de i'Assemb
nationgle, qu'elle n'avoit pas entendu comprendre Saint-Dom
gue dans la constitution, ct soumettre cette colonie à des 1
qui pourroient être contraires à ses convenances locales et
ticulières. Il-en conclut que C c'étoit d ces lois
P:
> à la colonie, par qui qu'elles sefisseitt, soit particulié
> générale, soit par P'Assemblée naticnale
par l'assemb
> core
> s'ils croyoient €
que' celle-ci, après sa déclara:ion des droits de
> pât en faire sur la servitude,
T'homm
. qu'ils devoient
)) serment,. .
s'ils vouloient habiter la
> de Saintpartic frança
Domingue >>. L'assembléc de Saint-Marc fut si CC
tente de ce discours, qu'elle en ordonna le dépôt aux
et l'impression au nembre de 1 500
archy
exemplaires (1).
S. 1X.
Des difficul:és d'un autre genre cmbarrassoient la marche
Déctets sur l'assemblée de Saint-Marc, Elle avoit
son traite- sa
rendu, le jour même
ment mépri- reconstitution, un décret qui enjoignoit à l'intendant P
sés.
interim., Proisy, K de faire passer tous les mois dans la
> du trésorier de Saint-Marc une somme de
cais
> servir au paiement des
200,000 liv. po
députés à T'assembléc générale (2),
Proisy répondit, dix jours après, qu'il ne pouvoit satisfaire
1 Extrait des registres de P'assemblée de Saint-MIarc, du 15
I7yo.
juill
2 Lettre de Passembléede Saint-Marc à TAssembiée
21 juillet 1790.
nationale,
la
> du trésorier de Saint-Marc une somme de
cais
> servir au paiement des
200,000 liv. po
députés à T'assembléc générale (2),
Proisy répondit, dix jours après, qu'il ne pouvoit satisfaire
1 Extrait des registres de P'assemblée de Saint-MIarc, du 15
I7yo.
juill
2 Lettre de Passembléede Saint-Marc à TAssembiée
21 juillet 1790.
nationale, --- Page 239 ---
(231) )
établics dans la colonie
e demande; C que les impositions
il lui étoit imposyant toutes une destination particulière, la marche générale
ible d'en changer T'emploi sans arrêter nécessaire d'augntenu service 5 que si Passemblée jugeoit
de
liv,
de fa colonie d'une somme 203,900
tr les charges
qu'il fit établi une nouvelle
ar mois, il dtoit indispensable
() >. L'assemFaire face a cecte dépense
mposition pour délibéra dans plusieurs séances sur cette
de Saint - Marc
elle ajourna la question, 3
onse de Yintendant, ct toujours
décret (2). Elle
de faire exécuter son
S trouvcr le moyen
de la colonie de verzerleurs
Endit néanmoins aux receveurs
établi au Port-auHs dans la caisse du trésoricr général
faire
Mais cette mesure, qui n'étoit propre qu'a
nce (3).
même avoir eu d'exécution.
hquer le service, ne paroît pas
s.X.
Y'assembléc de
our vaincre d'un seul coup ces difficultés,
T'exécution Etablisteht-Marc avoit, autant qu'il étoit en ellc, pressé
d'au- mentdequelles
> dont cile ne cessoit
ques munici.
son décret sur niunicipalités de celles du pouvoir exé- pali:és.
enter les attributions aux dépens
en minant celle du
ff, afin de fortifier sa propre autorité,
effectivement
vernement. Ces établissemens se formèrent
suivant les décrets de Yassemblée
S quelques communes, refus
Peinier fit constamSaint-Marc (4). Mais le
que
Tassemblée de Saint-Marc, du i5 juillet 1799.
Lettre de Proisyh
de Saint-Marc; 3 dulai juillet.
tre susdite de Passemblée
suivans.
Extrait des registres des 15 et 17 juillet etjours
de Saint-Marc, des 16 et 21
Extrait des registres de l'assemblée
let 1790. Voyez aussi celui du 11 avril précédent,
dee
l'extrait des registres de Passemblée de Saint-Marc,
Voyez
15, 19, 23 et 24 juillet 1799.
.
Lettre de Proisyh
de Saint-Marc; 3 dulai juillet.
tre susdite de Passemblée
suivans.
Extrait des registres des 15 et 17 juillet etjours
de Saint-Marc, des 16 et 21
Extrait des registres de l'assemblée
let 1790. Voyez aussi celui du 11 avril précédent,
dee
l'extrait des registres de Passemblée de Saint-Marc,
Voyez
15, 19, 23 et 24 juillet 1799. --- Page 240 ---
(232)
ment d'en autoriser l'exécution,
soit au
empècha qu'elle n'eit li
Port-an-Prince, soit dans la plus grande
colonie.
partic di
s, XI.
Le
Procédures
gouvernement, qui sentoit la foiblesse de SCS
cottre le ne leur laissa pas le temps de
ennen
parti de l'as- judiciaires, et
prendre des forces. Les cc
semblée de
particulièrement le, conseil-supérieur du Pi
Saint-Marc, au-Prince, mal disposés pour la
avoient
de ressentiment de la manière récolution,
beauc
hautaine dont
Saint-Marc les avoit contraints à
T'assemblée
Crets (1). Ce conseit 8'étoit fondé enregistrer ses premicrs
sur les décrets
mars pour refuser de reconnoître
du mois
Saint-Marc
les actes de l'assemblée
sur la procédure civile et criminelle. Mais
Pelant des remontrances
en I
qu'il avoit faites sur cet objet
1787,ilavoit arrêté de supplier l'Assemblée
K d'étendre à la colonie les
nationale et ler
réformes salutaires
>> toit occupée pour l'ordre
dont elle
du
judiciaire >. Il profita de l'ap
gouvernement pour faire des poursuites contre les
de
assas
Ferrundde-Bauditres, et les auteurs des autres excès
avoient souillé les premiers pas de la révolution à Saint-I
mingue. Enfin, il fit procéder aussi
bres du comité de T'Ouest, à
contre çuelques me
qui l'on imputoit d'avoir
séduire les troupes de terre et de
vo
président de Ce
mer, et sur-tout contre
comité, Croisier, qui ne cessoit d'agiter
Port-an-Prince, , et qui étoit l'ame du parti dévoué à
blée de Saint-Marc (2).
l'asse
1 Estrait des registres de l'assemblée de
22cta6avril 1790, P. 61,etc.
Saint-Marc, séances
2 Lettre de Peinier à PAssemblée nationale,
anût 1790; rapport des commissaires de
des 30 juillet et
21 juillet,
P'assemblée de Sain: Marc
essoit d'agiter
Port-an-Prince, , et qui étoit l'ame du parti dévoué à
blée de Saint-Marc (2).
l'asse
1 Estrait des registres de l'assemblée de
22cta6avril 1790, P. 61,etc.
Saint-Marc, séances
2 Lettre de Peinier à PAssemblée nationale,
anût 1790; rapport des commissaires de
des 30 juillet et
21 juillet,
P'assemblée de Sain: Marc --- Page 241 ---
6233 )
les juges nc furcnt pas dificiles sur les
On a prétendu que
sortes de mancuvres, et
euves ' et qu'on cmploya toutcs
La
même
se procurer des témcignages (1)-
violence
> pour
: du
étoit du moins si systématique, que
arche' gouvernement
dans le
tribunaux de la province du Nord poursuivoient
sur la dénonciation de P'assemblée provinciale',
€me temps,
lès excès qui avoient eu lieu au
con la Chevalerie, pour
P à la fn de 1789 (2).
L'assemblée de Saint-Marc fut.vivement alarmée 3 elle com- 6. XII.
forces comme elle l'a tou- Son recours
ença à se méfier de ses propres
Eile recourut aux décrets
ars fait, quand clle a éprouvé dc la résistance.
dc l'aisemdéfènse à l'astorité des décrets nationaux, dont sa conduite
natioursa
Sur la dénonciation de Bacon blée nale.
bit une violation perpétuclle.
Chevalerie, elle rendit le décret suivant: ( en ce qui résulte
du décret de PAssemblée nationale, en date du 8 mars s
qui a déclaré criminel envers la nation quiconque travailleroit à exciter des soulèvemens contre les habitans de SaintDomingue, et jugeant favorablement des motifs qui ont animé
des colonies, , déclare qu'iln'y a lieu contre eux à
les citoyens
aucune inculpation 5 l'assemblée générale a décrété et décrète
impose silence à tous les tribunaux judiciaires de la
gu'elle
partie française sur les événemens publics, relatifs aux troubles
qui ont agité cette colonie , et notamment la partiedul Nord,
antérieurement d l'époque oi le décret" de Pdssemblée na--
tionale a été notifié à Passemblée générale; ; leur fait défenses
de côntinuer les poursuites qu'ils auroient commencées à cct
Rapport desdits commissaires. Rclation anthentique de tout ce qui
: passé à Saint-Domingue 2 pag. 11 et suiv.
Extrait des registres de Passemblée de Saint-JIarc, du 20 juilles
c.
Rapport de Garran- Coulon.
Q
d l'époque oi le décret" de Pdssemblée na--
tionale a été notifié à Passemblée générale; ; leur fait défenses
de côntinuer les poursuites qu'ils auroient commencées à cct
Rapport desdits commissaires. Rclation anthentique de tout ce qui
: passé à Saint-Domingue 2 pag. 11 et suiv.
Extrait des registres de Passemblée de Saint-JIarc, du 20 juilles
c.
Rapport de Garran- Coulon.
Q --- Page 242 ---
(: 234)
y égard, SOILS peined'Étre déclarés
> lz; nation, à CeHx de l'ascemblée réfracreires aux décrets,
) roi(1). D
générale et aux ordres C
s. XIIL.
Cette marche rétrograde n'étoit
Proposition partisans de l'assemblée de Saint. pas propre à encourager 1
de trarisférer instrumens, le comité
Mirc. L'un de ses plus act
Passemblée
de l'Ouest, sentoit de
au Portau- impuissance pour résister au
plus en plus Si
Frince,
commune du Port-au-Priace, gouvernement. Il se. - réunit à
loniate, qu'elle transféràt
pour demander à l'assembléc C
faire
SCS scances dans cette
cesser par ce K
ville, afin:
> obstacles
rapprochement du pouvoir
que le Pouvoir exécutif mettoit
ligislatif:
> cution des décrets de l'assemblée
sans Cesse i l'ex
de Szint-Mirc
coloniale >. La commy
piésenta une adresse contraire (2).
L'assemblée coloniale, qui n'a
diesse dans F'exécution la
jamais su compenser par la l:
témérité de ses
d'ailleurs ne paroit pas avoir été
entreprises 3 et
l'infuence que la commune du sans quelques inquiétudes
Port-au-Prince
sur elie (3), balança sur le parti
pourroit exerc
voyvit bien la nécessité d'ètre
qu'elic avoit à prendre, E
s'en rendre la
auprès du pouvoir exécutif Pe
mzktresse; elle essaya de
autre manière ; cile dicréta
parvenir au but d'e
l'envoi de quatre
Ssint-Marc, ( pour notifer au
commissaires
> blée sur ce
gouverneur le pau de L'asse
rapprochement, et l'invizer, au
> blie, de SC rendre sans déiai à
nom de Passe
Saint-Marc, à l'effet d'y fis
1 Ibil.
2 Extrai: des registres de Fassemblée de
2790.
Saint-Marc, 2 du 14 jui
3 Voyez,dans ie rapport des commissaires de
Marc, le dircours de Cullion au comité de lOuest, lassemblée deSa
ée sur ce
gouverneur le pau de L'asse
rapprochement, et l'invizer, au
> blie, de SC rendre sans déiai à
nom de Passe
Saint-Marc, à l'effet d'y fis
1 Ibil.
2 Extrai: des registres de Fassemblée de
2790.
Saint-Marc, 2 du 14 jui
3 Voyez,dans ie rapport des commissaires de
Marc, le dircours de Cullion au comité de lOuest, lassemblée deSa --- Page 243 ---
(235 )
résidence
tout le temps que dureroit la présenta
sa
pendant
session >. En cis de refus de la part de Peinier, l'assemblée
déclaroit personnellement responsable envers la nation, enla
de Saint- Domingue et envers le roi,.
ers partie française
es événemens qui pourroient en résulter (1).
Il n'est guères croyable que l'assemblée n'ait pas prévu la proabilité de ce refus. On voit du moins qu'elle ne s'en étoit pas
ssimulé la possibilité, et dans cette supposition elle ne reonçoit pas à exécuter sa translation au Port-au-Prince; mais il
aroît qu'elle vouloit d'abord sonder le terrein. Peut-être même
mptant beaucouptrop surles intrigues que quelques-uns de ses
embres y aveient liées, vouloit-elle, 2 par un excès de rafineent qui étoit bien dans son caractère, attendre des événemens
nt le résultat, quel qu'il fût, devoit amener sa dissolution ou
adre sa. translation bien superfue. Il est certain du moins que
ssemblée de Saint - Marc s'occupa de cette translation dans
usieurs des séances suivantes (2), et que son président, qui,
ivant un arrêté de la veille, ne pouvoit faire aucun discours,
communiqué à l'assemblée, déclara aux
1s l'avoir auparavant
putés du Port-au- Prince $ lorsqu'ils vinrent prendre congé
lle (3), ( que si le bien public exigeoit la présence de
l'assemblée dans leur grande cité, son devoir et son cceur
marcheroient ensemble >
Extrait dcs registres de Passemblée générale, séance du 15
let.
Extrait des registres des 21, 22 et 23 juillet 1790.
Extrait des registres de l'assemblée de Saint-Murc,. du 16 juillet
0.
Les commissaires de Passemblée dirent aussian conité de l'Ouest,
xjours après > que Passemblée ne différoit son déplacement, s'il
Qa
assemblée dans leur grande cité, son devoir et son cceur
marcheroient ensemble >
Extrait dcs registres de Passemblée générale, séance du 15
let.
Extrait des registres des 21, 22 et 23 juillet 1790.
Extrait des registres de l'assemblée de Saint-Murc,. du 16 juillet
0.
Les commissaires de Passemblée dirent aussian conité de l'Ouest,
xjours après > que Passemblée ne différoit son déplacement, s'il
Qa --- Page 244 ---
(2 236 )
9. XIV.
L'assembieée de Saint-Marc se couduisit
Inucilité clle eit voula faire
au surplus, commé
d'une nou- le
mariquér sa propre invitation.
parti éloit aussi sans
Peinier, 'dox
velle démardoute déja pris, venoit de lui
che: auprès de le tableau imprimé du vocu des
adreser
Peinier.
laquelle it annonçoit
paroisses, et Ia proclamation P:
qu'clle étoit confirmée. Il avoit
scrment prononcé par la
y
joint
corporation des
une espèce d'acte d'adhésion de la
Pompons blancs >
régiment du Pert-au-Prince.
compagnie des chasseurs C
La lecture de ces
dans l'assemblée de
pièces produis
nouveaux signaux de détrezse,o la mên
inconséquence perçoit toujours à travers son
Un
bre fit la hotion de dénoncer Peinier
orgueil.
men
à l'Assemblée
et conclut néanmoins à ce qu'il fit de suite établi national
D pour lui faire son
( un tribun
procès (1). s
Les commissaires ne se rendirent que le sur-lendemain.
Port-au-Prince. Leur orateur étoit encore ce Valentin de Cu
lion, qui avoit fait des efforts si inutiles
pour soulever la
mune du Cap contre l'assemblée du Nord
cor
micux
: il ne rénssit
dans S3 nouvelle mission. Le
P
tation'avec une
gouverneur reçut la dép
pompe bien plus propre à faire ressortir sa q
gnitd qua honcrer ceux qui se rendoient auprès de lui. Il
entouré d'un nombreux état-major,
éte
pris dans le régiment
Port-au-Prince et dans les volontaires aux pompons blancs. L
devoitaroiclien,qie; pour finir son travail sur les
leur rapport du 21 juillet.) ) Enfn on lit dans une siunicipalités. lettre du (Voy
tc M. Th. Millet, qui vient de passer par les
27 juille
>> à
Cayes > a dit avantl
Aqnin, que Passemblée de Saint-Marc alloit se réunir au
>> Prince Lettre de: Boisrond dansi
PortP. 3o.)
slacorespondance de J. Ruimon
I Extrait des registres de l'assemblée de Saint-Marc, du 16
3720, séance du matin.
juild
lit dans une siunicipalités. lettre du (Voy
tc M. Th. Millet, qui vient de passer par les
27 juille
>> à
Cayes > a dit avantl
Aqnin, que Passemblée de Saint-Marc alloit se réunir au
>> Prince Lettre de: Boisrond dansi
PortP. 3o.)
slacorespondance de J. Ruimon
I Extrait des registres de l'assemblée de Saint-Marc, du 16
3720, séance du matin.
juild --- Page 245 ---
(237 )
assurent qu'ils n'y virent pas un seul membre des
tommissaires
d'après la
de district, et cela est très-probable
compagnies
entre elles et le gouvernement. Peinier ne
lissention qui regnoit
il déclara de cette manicre
roulut correspondre que par écrit :
scroit
empressé dc sc conux commissaires, < qu'il
toujoars
seroit re-
#
cilier avec l'assemblée générale 3 pour tout ce qui,
résulter pour la Colonie, de Pexécution
latif aul bien quideyoit
sanctionnés par le
l'observation des décrets de lat nation,
et de
contrevenir aux ordonnances du
roi ; mais qu'il ne ponvoit
woe
au Port-au-Prince en temps de
roi, qui fixoient sa résidence
des
an
pouvoirs
paix,
e et que quant rapprochement PAssemblée
ligislatif et exécurif, it ne reconnoissoit que
nationale qui fat investie du premier. *
Le comité de T'Ouest, oii les commisszires se traneportérent
vainemént de les dédommager de la solemnité
ensuite, s'efforça
de dévouement, que
le cet accueil glacial, par des témoignages
partagérent aussi tous les habitans qui l'entouroient.
des commissaires, tout les convainSifon en croit lej rapport
des vues hostiles de Peinier. Ilavoit fait un camp
Ruit de la réalité
du
Les
fortifié des casernes et de Ia maison même gouvernement. séducle vin, les pamphlets et toute sorte de
poldats, gagnés par
des satellites armés contre les habitans.
ions, > n'étoient plus que
été transportées dans leurs caLes poudres et les caisses avoient
bien chatsernes, dont les portes étoient gardées par dcs canons
de l'arsénal étoient démontés ; enfin, la procédure
Eds; ceux
du comité de l'Ouest et les autcurs des, moucontre les membres'
vemens du Cap se suivoit avec activité (1).
1 Rapport fait à Passemblée de Saint-Marc par ses commissaires,
Jettre de-Passeniblee de Saint-Marc au comité CO*
le 21 juillet 1790;
lonial, du5 aodt auivant.
Q3
es étoient gardées par dcs canons
de l'arsénal étoient démontés ; enfin, la procédure
Eds; ceux
du comité de l'Ouest et les autcurs des, moucontre les membres'
vemens du Cap se suivoit avec activité (1).
1 Rapport fait à Passemblée de Saint-Marc par ses commissaires,
Jettre de-Passeniblee de Saint-Marc au comité CO*
le 21 juillet 1790;
lonial, du5 aodt auivant.
Q3 --- Page 246 ---
( - 238 )
Les commissaires de P'assemblée de Ssint-Marc,
qui restérer
encore deux jours au Fort-au-Prince
leurs collegucs, tâchèrent de
2 avec quelques-uns C
maini demander
parer ce coup,. en envoyant So:
des forces aux communes voisines, Leurs demai
des eurent peu de succès (1).
s. XV.
L'assembléc de Saint-Marc commença alors à craindre sériet
Adresse de sement d'être appelée un jour à rendre compte de sa condui
l'assemblée devant l'Assemblée nationale. Des demandes
de St-Marc à plices, quelques démissions
en congé mult
l'Assemblée
(*) même lui annonçolent combic
Bationale. on redoutoit de partager le sort auquel elle paroissoit destiné
Bientôt elle fut réduite à faire, au commencement de
chaqt
séance,, un appel noginal, , qui ne lui procura pas la
de la mhajorité de ses membres (2). Le jour méme présene
oil l'un (
ses membres avoit proposé de faire Je procès à Peinier, cn
dénonçart T'Assemblée nationale, elle avoit arrêté qu'il serc
nommé quatre commissaires pour correspondre sans interzuptic
avec cette Assemblée (3).
Par u1: déçret postérieur
> quiprononce la suppression de
I Lettre à d'Hector, attribuée à la Jaille, du 28
* Parmi ces démnissions, on doit remarquer celle de juillet 179C.
de Saint-Marc,
Grasset, négoria
qui reprocha à l'assembléc de vouloir Pindépendan,
pour ne pas payer ses. dettes à la métropole. Il rappela les motio
les plus scandaleuses. > faites sur cet objet , sans réclamatien, dans Se
sein : au reste on ne connoit guères ce fiit comme plusieurs autres,
ceux. qui sont les plus contraires à Passemblée de Sajnt-Marc, 9
par les écrits publiés porr sa défense. Voy: Z le compte renda à
partie française de Saint-Domingue par ses représentans 2 P: 77;
récit listorique de Th. Millet, > P. 11 etc. Voyez aussi les adicux
Passemblée.d de Saint-Marc, par T. C. Mozard.
2 Extrait desdits registres 7 du 16 juillet et jours suivans ; même e
traitdes 22 et 23 ; observations sur la leitre de Peinier > du 16 mai 179
3 Extrait susdit du 23 juillet.
le compte renda à
partie française de Saint-Domingue par ses représentans 2 P: 77;
récit listorique de Th. Millet, > P. 11 etc. Voyez aussi les adicux
Passemblée.d de Saint-Marc, par T. C. Mozard.
2 Extrait desdits registres 7 du 16 juillet et jours suivans ; même e
traitdes 22 et 23 ; observations sur la leitre de Peinier > du 16 mai 179
3 Extrait susdit du 23 juillet. --- Page 247 ---
I 239 )
blancs, elle sc réserva de fonder an
orporation des pompons
devoit faire à T'Asscmblée natiothef de la dénonciation qu'elle.
qu'il avoit donnée à cette
ale contre Peinier, sur l'autorisation elio se réserva arssi de
e-poration contre -révolutionaire; 5
insessamment, devant gui itepperiendroit
sire poursuivre
avoir reçu un serment.aussi inconse colonel Mauduit, pour
les membres, de
itutionnel que cclui prèté en SCS mains /par
avoit
OD
(). Enfin, comme Passemblée du Nord
ette corporation
à Phssemblée nationalt, elje
invoyé contre ellc une adresse
L'assemblée
vota une contraire qui fut faite le lendemain,(2).
n
s'efforce d'y justifier tontes ses entreprises d'après
le Saint-Marc
contenue' dans le décret du 8
'espric de cette déclaration nationcie n'avoit pas entendu compars : K que l'Assemblée
faite pour la France,
prendre lcs colonics dans la constitution
les soumettre à des lois qui nc scroient pas compatibles
et
locales ct particulières >. Elle préavec leurs convénances
de tous ses décrets;
Gnd trouver dans cet aveu Papprobation
l'assembléc
lle se plaint ensuite de ce que le gouvernement,
qu'elie
lu Nord et le commerce se sont ligués pour empécher hostiles du gous
elle dénonce Ics préparatifs
e fût confirmée;
donnoit à
erneur', elle lui reproche encore' la protection ga'31
illégale et incivique, et son refus de se rerdre
ne corporation faire
le serment qu'eile avoit prescrits
uprès d'elle et de
préter
l'addition relative a Srint-Domingue,
lle prétend en justifier
ar les localités de la colonie.
Le ton dc celte adresse étoit atl surplus modéré et respec-
*)
I Extruit desdits registires du 22 jailler 1790.
de
de Suint-Marc, des 20 et 21
2- Extrait des registres Passembiée de Saiut-Iare à MM, tenant
juillet 1790 ; lotire. de Passemblée
Assembiée nationale, du 21 duditewis.
Q4
addition relative a Srint-Domingue,
lle prétend en justifier
ar les localités de la colonie.
Le ton dc celte adresse étoit atl surplus modéré et respec-
*)
I Extruit desdits registires du 22 jailler 1790.
de
de Suint-Marc, des 20 et 21
2- Extrait des registres Passembiée de Saiut-Iare à MM, tenant
juillet 1790 ; lotire. de Passemblée
Assembiée nationale, du 21 duditewis.
Q4 --- Page 248 ---
(2 240 )
tueux; l'assemblée de Saint-Marc n'y rivalisoit plus avec l'A
semblée constituante. En cherchant à justifier ses
entrepris
passées, elie y disoit, même contre la
adhéré
vérité, qu'elle avc
aux instructions du 23 mars comme au
décret du
a
tout ce qui n'éloit pas contraire aux localités de la colonie 8,
$. XVI.
Quel
être
(1
quepit
un jour le succès de ce
Décre:s sur l'assemblée de
recours tardi:
PintroducSaint-Marc voyoit bien qu'il falloit, pour résist
tion des CO- au gouvernement, des mesures plus rapprochées; elle ne ne
mestibles par gligea rien pour se rendre
Ses
les navires
populaire.
travaux n'avoient E
étrangers,
connus jusqu'alors qu'en partie; elle ordonna l'impression hel
domadaire de ses décrets, pour Ies envoyer aux paroisses aux
quelles clle fit aussi une adresse sur l'état critique ou elle
trouvoit (2). Pour se les concilier, elle parut avoir des crainte
sur Fapprovisionnement de Saint-Domingue par les voies OI
dinaires. D'après la pétition de quelques paroisses qui demar
doient indéfniment P'admission des étrangers dans tous le
ports, elle. s'étoit empressée de décréter, le 17 juillet, (
>
qu
tous les ports de la partie françaiss de Saint-Domingue
joul
> roient des mêmes avantages dont jouissoient les trois
d
>
Cap, du Port-au-Prince et des Cayes
ports
, par la libre
> tion
inporta
des comestibles et autres objets de première
>>
nécessit
que les étrarigers y faisoient en exécution de l'arrêt du conse:
>> d'état du rei, du 30 août 1784 (3) >. L'assembiée de Saint
Marc avoit envoyé ce décret, avcc celui du 15 juillet,
commissaires
par se
au gouverneur, qui avoit refusé de le sanction
1 Lcitre de lassemblée de Saint-Marc à FAssemblée nationale,
21 jnillet 17903 lettre de la méme au comité colonial, du 5 août $ d
monselesamen du rapport de Barnave, par Th. Millet, 81.
-2. Extralt desdits registres, des 16 et 20 juillet 179a. B. Exanen di
rapport de Banave, par Th. Millet, F. IC8 ct suiv.
a, : P: 12, Extrait desdits registres, du 17 juillet 170c.
-Marc à FAssemblée nationale,
21 jnillet 17903 lettre de la méme au comité colonial, du 5 août $ d
monselesamen du rapport de Barnave, par Th. Millet, 81.
-2. Extralt desdits registres, des 16 et 20 juillet 179a. B. Exanen di
rapport de Banave, par Th. Millet, F. IC8 ct suiv.
a, : P: 12, Extrait desdits registres, du 17 juillet 170c. --- Page 249 ---
(241 )
et dans les procla+
Il assure dans sa correspehdance,
rien ne néner
publia dans la colonie > que
mations mèmes qu'il
L'assemblée du Nord dit la même
cessitoit alors cette mesare.
U
chose dans plusieurs pièces (4).
de rendre, le 21 -
L'assemblée de Saint-Marc ne laissa pas
On y
l'exécution du précedent.
juillet, un second décrct pour d'assurer le bas prix des COvoit qu'elle s'occupoit bien moins de la métropole un nouveau
mestibles que d'ouvrir aux dépens elle y autorise les capicoloniales ;
débouché aux productions
des comestibles 2 à prendre
taines étrarigers qui importeroient
réduisoit absolument à
en paiement; ; cC gui
du
ces productions
Dans le préambule
de la mere-patric.
rien les prérogatives
qui avoient subsistéjusqu'adécret , on traitoit les prohibitions absurde faite par un gouverlors sur cet objet 7 K de défense
la France que les
plus porté à favoriser
> nement tonjours
contenoit néanmoins Ces précautions
a colonies >. Lc décret
marche oblique que Passemblée de Saintr
* Par une suite de cette
avoit preserit a SCS commissaires
Marc a toujours ténue, et qu'elle ceux qn'elle envoya à Peinier
auprès de P'Assemblée constitnante, séance que le décret du 15
lui
aissi.a la prémière
Ils Y retournc présentèrenr le
à venir à Saint-Marc.
lni
juillet, qui invitoit gonvernenr contens quils en pussent être, pour le é1
nerent ensuite, quelque peu
le rapport fait à Passemblée
notifier celui du 17 juillet. (Voyezl nationale un décret assez inElle envoya aussi APAssembides
municipalités
juillet.)
fuire surveiller parles
signiliant, du 21 de ce mois, 1. pour des droits surl lcs denrées expostées
Ou coinités paroissiaux., le paiement
bien de lui envoyer ceux
les États - Unis ; mais elle se garila Sil lettre du 24 juillet
par ouvroient lcs ports 2 aux étrangers. Yoyez
qui
3790.,
et 6 août 1790;1 lettre ee
de Peinier, des 29 juillet
- 1 Proclamation
nationale, > ctc.
Passemblée du NonlilAssemtkée
des droits surl lcs denrées expostées
Ou coinités paroissiaux., le paiement
bien de lui envoyer ceux
les États - Unis ; mais elle se garila Sil lettre du 24 juillet
par ouvroient lcs ports 2 aux étrangers. Yoyez
qui
3790.,
et 6 août 1790;1 lettre ee
de Peinier, des 29 juillet
- 1 Proclamation
nationale, > ctc.
Passemblée du NonlilAssemtkée --- Page 250 ---
242 )
apparcntes Four prévenir le commerce interlope
tendre à tout sous CC prétexte. L'assemblée
qui Pouvoit s'e
de Saint-Marcd déclaroi
expressément ( giie Ces précautions témoignoient le
> étoit de respecter lcs liens
desir oul ell
qui unissoient
>
dans
Saint-Domingue à 1
France.,
tout ce que ne commandoit
* cessité >. Mais le but des
pas l'absolue né
précautions étoit absolument éludi
par l'attribntion qui étoit faite aux
sur cet objet t(1). Il étoit bien
municipalités de la police
manifeste qu'on nc
en attendre une surveillance contraire à
ponvoit pa:
lcurs
rèts, lors sur-tout qu'elles n'auroient
propres intéplus eu au-dessus d'elles
que l'assemblée coloniale (2).
Tel étoit le mépris de l'assemblée de Saint-Marc
que lui prescrivoient les décrets du mois de
pour les règles
faire de cette détermination
nars, gu'au lieu de
une exception momentanée
pouvoit avoir lieu pour des besoins
, qui
toicnt les instructions du
pressans, comme le pore
tion
23(), elle en fit, contre la
expresse de Ces instructions, une loi
prohibiports habituels dc la colonie
qui régloit les rapsur cet objet. Enin,
Saint-Marc termine Par déclarer
l'assemblée de
quc C le
>) quecelei du 19 de ce mois,
présent décret, ainsi
qui constatel
> au gouverneur gencral,
Turgence, scra. notifé
conformiment Par.
) 28, mai dernier,
7 dic décret du
pour par lui le faire
> cuter, ou remeltre SeS,
promniguer et faire exé-
>
lc délai de dix
sdasnarbrmearhanumoihe générale, dans
jours, fixé par l'article 3 du décrct du 28
mai >.
celei du 19 de ce mois,
présent décret, ainsi
qui constatel
> au gouverneur gencral,
Turgence, scra. notifé
conformiment Par.
) 28, mai dernier,
7 dic décret du
pour par lui le faire
> cuter, ou remeltre SeS,
promniguer et faire exé-
>
lc délai de dix
sdasnarbrmearhanumoihe générale, dans
jours, fixé par l'article 3 du décrct du 28
mai >. 1 Susdit extrait, du 21 juillet 1790. Débats dans
lonies, > tome IE, P. 3) et suiventes.
l'affaire des d2 Rappert de Barmare,du 1I octobre
3. Iusiructions du 28
1790, p. 11.
mars, article XVII, --- Page 251 ---
(243)
décret que celui du 17 de Ce
et ensuite seront, tant le présent
La sculc mention qu'on
mois, envoyés à La sanction royale >.
sc trouvoit dans
lassemblée nationale dans cc décret,
ôt faite de
la nécessité de faire des exceptions
préambule : C1l y disoit que
les subsistances, dans
du commerce pour
natio-.
u régime probibitif avoit été reconnue par Passemblée
es besoins pressans, 3
Au reste, ces nouveaux
ale elle-même, dans son instruction. Passemblée de Saint-Marc
de la part de
contre
ctes d'indépendanée
elle réussissoit dans sa lutte
C doivent point étonner : si
état de dicter des lois à
clle eepéroit être en
- gouverneur :.
elie se prévaudroit
assembléc nationale 5 si clie succomboit, même (1)-
lors de Tadresse qu'elle avoit faite ce jotr-là
$. XVII.
dernier ressort des querelles poli- Mesures miII falloit recourir enfin à ce
de Saint-Marc sentoit litaires.
iques, à l'appel aux armes. L'assemblée les troupes : ellc n'avoit
I faute qu'elle avoit faite de négliger quelques jours après sa
de laforce armle que
téé un comité
mêmc que les troupes de ligne
econstitution (2), et il parcit
de décret, par iequel
voient été fort indisposées d'un projet les régimens duCap
proposoit de changer
ordres de
archevesqueThbeud
nationales soldées, aux
t du Port-an-Prince en gardes
accordât une augmentation
assemblée coloniale, quoiqu'il leur y
enfin sericusement
L'assemblée de Saint-Marc s'occupa
le paie
du rapport de Barnave et tous les écrits
1 Voyez les deux examens
aits €ll faveur dcl Passembléc de Saint-blarc,
du 11 juillet
Extrait des registres de T'assembléc de Saint-Marc,
1790.
commandant de la marine à Brest,
* La. lettre écrire à d'Hector, intinider les soldats, le comité I
le 28 juillet 1790 ajoute , Ce dans que] Ic pour mémc temps une fausse gazette,,
de POuest fit impriner
du rapport de Barnave et tous les écrits
1 Voyez les deux examens
aits €ll faveur dcl Passembléc de Saint-blarc,
du 11 juillet
Extrait des registres de T'assembléc de Saint-Marc,
1790.
commandant de la marine à Brest,
* La. lettre écrire à d'Hector, intinider les soldats, le comité I
le 28 juillet 1790 ajoute , Ce dans que] Ic pour mémc temps une fausse gazette,,
de POuest fit impriner --- Page 252 ---
2 244)
de cet objet au moment de la crise.Le 22jaillet,le
quin'a cessé de prendre la part la plus active
dépàté Bore
la colonic, fit sentir, dans
dans les troubles C
un discours bien
de se rattacher les
raisonné, 7 la nécessi
troupes de ligne par une nouvelle
tion, enles fondant dans Ia garde nationale. Vous
organis:
dit-il, qu'un château de
n'avez fait, let
à cette union des
cartes, tant que vous ne parviendrez P:
corps populaires et des
en France la révolution du
militaires, qui a opéi
14 juillet (1).
L'assemblée profta, de cet avis tardif ; elle réndit
décrets pour mettre sous sa main le magasin à
plosieu
nitions de la ville de Saint-Marc
poudre-et les mt
aussi le
(e) : ses partisans
mémejour des magasins de Léegane
s'emparèret
tentatives
(6); elle fit même de
pour s'assurer du
la place la plus forte de la Pork-de-Pairetsurieste dul Môle, quie
colonie : elle y avoit pour elle la
cipalité qui s'étoit organisée suivant
muni
ligence
ses décrets. Mais la mésintci
régnoit entre Ce corps et la garnison : P'asseinbléc
rendi
> dans laquelle il étoit dit que les
>) voeu da
troupes qui s'étoient
peuple en France avoient été
opposées ai
3> chof. >) Cette lettre fat interceptée
massacrées, ainsi que leu
dont le garde des arclives, le
par l'assemblée de Saint-Marc
de la Jaille, capitaine de la Grand, assure qu'elle est de la mai
frégatel PEngageante.
3. Extrait susdit, du 22 juiilet 1790 ; discours de
séance.
Borel à Jadite
2 Extrait des registre S de Passemblée de
Jnilict 1fj0; lettre de Peinier au ministre Saint-Mare, des 23 ct 21
suivant.
de la marine, du 13 aoàt
3 Rapporis de Barnare et de Tarbé sur les troubles
Dosningee. Lettre de Peirier à PAssemblée
de Saintetda 13 août 1730, Examen du
nationnle, du 31 juillet
P-62.
rapport de Barmave,parTb. Millet 9
des registre S de Passemblée de
Jnilict 1fj0; lettre de Peinier au ministre Saint-Mare, des 23 ct 21
suivant.
de la marine, du 13 aoàt
3 Rapporis de Barnare et de Tarbé sur les troubles
Dosningee. Lettre de Peirier à PAssemblée
de Saintetda 13 août 1730, Examen du
nationnle, du 31 juillet
P-62.
rapport de Barmave,parTb. Millet 9 --- Page 253 ---
(245)
(): il paroit même
faire cesser ces divisions
livers déctets pour
dans ces deux plices importanu'elle envoya des commissaires
mais dans la réalité
de concilier ces différens,
es, sous prétexte
la garnison ou autrement (2);
pour s'en rendre maîtres en gagmant extrèmement vagues sur cet objet,
n n'a que des renssignemens de jour sur ces dernicrs temps de
qui eit pu jeter beaucoup
assemblée de Saint-Marc.
avoit fait prêter au régiment
De son côté, le gouvernement serment" : que T'assemblée a dedu Port-au-Prince un nouveau
que le gouvernement a
Puis dénoncé comme incoratitutionel, alors le serment civique,
prétendu n'être que ce que l'on appeloit dans les pièces qui ont été
ct dont on n'a pu trouver le modèle avoit envoyé des officiers
fournies de part et d'autre Peinier qui étoit à Saint-Marc:
le faire préter aussi au détachement
prit sous
pour
des soldats s'y refusérent, et Passemblée avoient élé
la plupart
réfraciaires 3 dont quelquesuns
sa sauve-garde les
ils furent délivrés dans une
par leurs officiers :
mis en prison
des 15 ct 20 juillet 1790 et jours suivans.
1 Estrait desdits registres
Millet, P: 119 ct suivantes.
Exanen du tapport de Barnave 2 parTh.
garvison ait Port:
détachenient du régiment du Cap,en extrait des registres
2 Réponsedu
de lérangile de St. Marc;
à
de-Paix , ausprédicans
des, 24 et 25 juillet 1790. Lettre la
de Passemblée de Saint-Mare, du 18 juillet 1790. Histoire de
dHector , atfribuée i la Jaille > Mahe-Cormeré, P. 67.
Révolution de Saint-Domingue 1 par
Pobjet de ce serment
* L'assemblée de Saint-Marc dit seulement que ni Passemiblée générale :
étoitde uc reconnoitre, ni les manicipalités depuis Barnare dans son rapconne Pobserva
de Tassemblée et
cette mécommoisance,
entreptises
auroit été treslégitime , d'aprisies
Th. Millet et d'autres
port, l'illégalité de la formation de ces municipalités. d'être perdi, Voyez
que le serment portoit souS peine
colons ajoutent
examen du rapport de Barnave.
la P. 17 de son nouvel
lée générale :
étoitde uc reconnoitre, ni les manicipalités depuis Barnare dans son rapconne Pobserva
de Tassemblée et
cette mécommoisance,
entreptises
auroit été treslégitime , d'aprisies
Th. Millet et d'autres
port, l'illégalité de la formation de ces municipalités. d'être perdi, Voyez
que le serment portoit souS peine
colons ajoutent
examen du rapport de Barnave.
la P. 17 de son nouvel --- Page 254 ---
(245)
émeute, et les offciers arrêtés à lcur tour
des risques (1).
paroissent avoir cour
5. XVIII.
Enfin, parut le travail
Décret de
sur l'organisation militaire,
licenciement adopté le 27 juillet par l'assemblée.
qui fi
Quelles
des troupes vues lors du premier projet
qu'eussent été Sc
de ligne. baud, elle
présenté par Larchevesque - Thi
n'invogua plus que les circonstances oi elle se trou
voit, pour décréter le licenciement des
se fonda
troupes de ligne : ell
principalement sur la nécessité de maintenir la
quillité
tran
publique, en déjouant les projets
du colonel Mauduit, dont elle venoit de faire coatresévolationaire
papiers publics les liaisons
annoncer dans le
avec les émigrés d'Italie, sur l'encouragement qu'il donnoit à la corporation militaire des
pons blancs, , et particulièrement sur ( Ses démarches
pom
> auprès des troupes soumiscs à ses
constatées
ordres, les écrits.
> diaires qu'il répandoit parmi elles
incen-
, les
> auxquellesilse
indécentes orgies
livroit, avec ceux qu'ilappelloit ses soldats
enfin, sur lc serment clandestin
> ;
ragistrats du
qu'il'en avoit exigé, loin des
peuple, ct qu'il avoit voulu faire aussi
par le détachement de Saint-Marc
préter
(2).
Par le même décret, l'assemblée de
formation d'un
Saint-Marc ordonnoit la
nouveau corps de troupes sous le nom de gardes
1 Extrait susdit des 23,2 et 27 juillet. Lettre de
Saint-Marc au commandant de cette ville du
T'assemblée de
Peinier à la
du
même jour. Lettre de
de Barnave Luzerne, 4 août 1790. Nouvel examen du
Saint-Mare par Th. Miliet, p. 52 et 83. Lettre de
rapport
au comité colonial , du 5.août
l'assemblée de
2 Extrait des registres de l'assemblée de 17y0.
1790. Nouvel examen du rapport de M, Saint-Marc, du 27 juillet,
tait
Barnave, 3 d'après celui
des imprimer, par Th. Millet, p.61, 66 et suiv. Débats dans qu'ila
colonics, tome Il, P-46cts suir.
l'affaire
et 83. Lettre de
rapport
au comité colonial , du 5.août
l'assemblée de
2 Extrait des registres de l'assemblée de 17y0.
1790. Nouvel examen du rapport de M, Saint-Marc, du 27 juillet,
tait
Barnave, 3 d'après celui
des imprimer, par Th. Millet, p.61, 66 et suiv. Débats dans qu'ila
colonics, tome Il, P-46cts suir.
l'affaire --- Page 255 ---
(247 )
de Saint- Dominuionales soldées de la partie Frangaise
actuellement
les soldats et ofliciers servant
re. Elle autorisoit
en prêtant devafft leur
ns la colonie à entrer dans ce corps, avoit éte prescrit par
unicipalité le serment civique, tel qu'il l'addition de la fidélité
de l'assemblée nationale, avec
S décrets'
Les prodigieux avantages que l'assemvers Saint-Doningte.
soldats licenciés, déceloient tout,
éc de Saint-Marc ofiroit aux
combien elle craiguoit d'avoir
embarras ou clle se trouvoit, et
beaucoup plus la paie
militaire contre elle. Elle augmentoit
Eile
Tavoit
Lachernqae-Tissaud.
:s soldats que ne
proposé foncière a ceux qui auroient
romettoit en outre une propriété
de 512 piastres - gourcn servi, et de plus un engagement servir jouiroient des droits
:s Ceux qui ne voudroient pas mieux retourner en France,
actifs; et s'ils ainoient
: citoyens
à leur passage et à leur conduite juscolonie pourvoiroit
Enfin toutes les municipalités et
u'au lieu de leur domicile.
à former aussi dans leurs
omités paroissiaux étoient, autorisés nationales soldé:s, et à prendre
uartiers respectifs des gardes de l'octroi ().
cet cfst lcs fonds de la caisse
même oà P'issemCe décret ne fut exécuté que dans la ville lon croit aussi dans
coloniale tenoit ses séances, et a ce que
lée
Le député Borel gagna la plus grat.de I
elle des Cayes (2).
conridérable du rég'ment du Portartie du détachement'asiez
Les soldats furent réorgau-Prince, qui étoit à Saint-Marc- dicret de T'assemblée de
isés de la manière prescrite par le
livres dix sons, argers de
vaut cinq
* Chaque piastre-gourde
france.
1-Ibid.
la Luzerne : du 13 aolt 1790,
2 Lettrc de Peinicrà)
plus grat.de I
elle des Cayes (2).
conridérable du rég'ment du Portartie du détachement'asiez
Les soldats furent réorgau-Prince, qui étoit à Saint-Marc- dicret de T'assemblée de
isés de la manière prescrite par le
livres dix sons, argers de
vaut cinq
* Chaque piastre-gourde
france.
1-Ibid.
la Luzerne : du 13 aolt 1790,
2 Lettrc de Peinicrà) --- Page 256 ---
(248.)
Saint-Marc. Le marquis de Cadusch fut fait leur colonel. L
commandant Romillon, et quelques autres officiers ou soldat
qui ne voulurent pas Sc ranger du Parti de l'assemblée, furer
emprisonnés ou chassés, malgré les Promesses qui leur avoier
été faites par le décret (4)-
9. XIX.
Par-tout ailleurs ce décrct resta sans
Dissolution de nouvelles
exécution, ct fourni
du comité de
armes au gouvernement contre l'assemblée de
Marc. Déja l'assemblée du
Saint
lOuest.
Nord, et quelques paroisses de So
parti, telles que la Croix des Bouquets avoient offert leur sel
cours à Peinier, en le sollicitant de prévenir des
le
complots don
gouvernement ailoit devenir la victime. Il tint un conseil mi
litaire le 29 juillet : on y arrèta de dissiper
d'abord le comité provincial de l'Ouest, puis l'assembiéc sur-le-champ
de Saint
Marc, en enlevant quelques membres que l'on considéroi
comme Ics principaux moteurs de tous les troubles (2). Peinic
annonça SCS vues dans une proclamation ouril rappela les' attentats de l'assemblée de Saint-Març et du comité, Cc dernic
convoqua une assembiée extraordinaire Ce soir là même, fit
diupler sa garde, et inviter beancoup d'habitans
qua
qui s'armèren
effectivement pour sa défense 5 ils avoient avec eux de petiter
pièces de campagne. On a même prétendu que le comité de
POuest avoit fait le projet d'incendier les' magasins de l'état
l'arsenal, pour tombér ensuite, en profitant du
ci
désordre, sur les
1 Voyez les jugemens rendis centre Borel et
de guerre 2 le 5 octobre 1790, etc.
eutres, par un conseil
de
: le procès - verbal du conseil
guerre > tenn par le gonrerneur Peinier, leay juillet
la
déclaration de Lafarge et Romillon, du 8 août
les précédent;
Peinicr à la
17y0; lettres de
Luzerne, des4 et 13 dn même mois.
2 Lettres de Peinier à l'Assemblée nationale des
Roût. 17y0. Procès-serbal du
31 juillet ct 13
conseildeg guerre, du 27juillet.
troupes
du conseil
guerre > tenn par le gonrerneur Peinier, leay juillet
la
déclaration de Lafarge et Romillon, du 8 août
les précédent;
Peinicr à la
17y0; lettres de
Luzerne, des4 et 13 dn même mois.
2 Lettres de Peinier à l'Assemblée nationale des
Roût. 17y0. Procès-serbal du
31 juillet ct 13
conseildeg guerre, du 27juillet.
troupes --- Page 257 ---
I 249,)
:, mais iln'y a'à cet
dispersées, ct sur le gouvernement:
roupes
onl des
si foibles, que
gard que des aliégations, ,
présomptions entière confiaace, dans ses
Peinier lui-inémc n'y donne pas une
écits (1).
qu'une patronille de troupes- de ligne
II est vrai nearmoins
beaucoup plus forte du
Fat arrêtée et désarmée par une patrouille Maudnit, aprèss'êure
parti du comité, C'est alors seulement que tenoit ordinairement
marcha vers lc lieu oi se
issuré de P'arsenalp d'une centa'ne de soidats d'élite 2 piis,
C comité A1 la tête
les chasseurs du régiment du Portapt parni les grenadiers ct volontaires au pompon blanc 5 il
u-Prince , que parmi lcs
(u nom de la nation,
omme le rasiemblemmentde. se dissoudre, s'y refuse. Le tapituine,
le la loi et du frois le rassemblement
ayant donné
le.l'uh des districts du Port-au-Prince, 2 Bordeliér, obéi. Cette première
'ordre de faire feu, ne fut que trop bien
de la troupe du
lécharge renversa une quinzaine de personnes alors de la contenir;
:olonel Mauduit. Ilne) lui,f fut plus possible défenseurs du comité. Ils
:lle fondit le sabre à la main sur les
une trentaine de
bientôt dissipés. On acrêta néan noins
urent
lesquelles on nc trouva qu'un scul deamembres
personnes, parmi
2 réunis chez leur président.
lu comitéjles autres sétoient.dit-on
étoient des gens sans
Aussi presque tous les prisonniers , qai
furent-ils relachés dans la matinée 1, (2).
-onséquence,
1 Lettres susdites de Peinier.
nationale, du 31 juillet 3739,
2 Lettre de Peinier à PAssembiée Avis aux citoyens, du cheralier
Proclanation du memne , du Proc'amation Bo juillet. de Peinier, du 6 aont. Lettre
Manduit, de 3 sodt 17,0. du 30 juillet 1790. Adresse de Cambefort
Hle, Courioyer Romillon,
Relation authontique de tout ce qui
Bux citovens do SajnteDomimgne, p.25 ct suiv.
Yest passéa Satnutibininger.te
R
Rapport de Garran-Cox on.
citoyens, du cheralier
Proclanation du memne , du Proc'amation Bo juillet. de Peinier, du 6 aont. Lettre
Manduit, de 3 sodt 17,0. du 30 juillet 1790. Adresse de Cambefort
Hle, Courioyer Romillon,
Relation authontique de tout ce qui
Bux citovens do SajnteDomimgne, p.25 ct suiv.
Yest passéa Satnutibininger.te
R
Rapport de Garran-Cox on. --- Page 258 ---
(2 250)
n paroit censtant que le colonel Mauduit
put pour éviter r'effision du
Ait tout ce qu'il
importoit de mettre
sang i1 savoit combien' il lui
l'apparence de Phumanité
n'y eut effectivement
de son côtd; i
que trois habitans de
leur commandant
tués, y compris
Bordelier, et un petit nombre de
quoique dix à douze soldats eussent été
blessés,
tellement dc la première
tués on blessés mordonné
décharge dont le
l'ordre ; maisle colonel Manduit
commandant avoit
une vengeance pius
se Préparoit, dit-on
raffinés, dont l'odieur
tomber sur lui. Il établit un conseil de
paroiseoit nie pas
cent vingt sept honmes de son
gnerre qni condamna
Que Tassemblie de Suint-1
régiment du Port-an-Prince,
Marc avoit séduits",
étolent en garnison dans cette
$ Parce qu'ils
déserté leurs
ville, à être pendus pour avoir
drapezux. L'un des députés à l'assembléc'
niale, Porel,H.quiTon ne donne point cette
colojugement, fut aussi condamné d Étre
qualité dans le
jusqu'd ce que morls'enzuivie,
passé par les armes,
de les avoir subornés
comme atteint ct convaincu
pour lcs enrôler dans les
troupes patriotiques quie l'assemblée coloniaie
prétendues
mais il faut observer
vouloit former :
que tous Ces jugemens furent rendus
coniumace, 3 à l'erception d'un seul. Le malheureux
par
qui il fut prenoncé, se pendit,
soldat contre
sa prison (t). Un plusgrand
assure-t-on, lni-même dans
nombrediabitans du Port-ag-Prince;
- Il n'en éroit pas ainsi de fous ses ofAiciers
Saint-Marc saisit une lettre de son Hieutenant-colunel : ear Passemblée de
s'y plaint de ce que malheartusement les canons
Gouraover, qni
haue.
ne por:oien: pas asser
1 Voyez les dix-linsitingemens: rendns parle
25e et 29 septembre, 5 et 21 octobre
congeil de guerre : les
au ministre de la marine, du s décembre 1pgo;etlaleirre de Blanchelande
saivant,
Aiciers
Saint-Marc saisit une lettre de son Hieutenant-colunel : ear Passemblée de
s'y plaint de ce que malheartusement les canons
Gouraover, qni
haue.
ne por:oien: pas asser
1 Voyez les dix-linsitingemens: rendns parle
25e et 29 septembre, 5 et 21 octobre
congeil de guerre : les
au ministre de la marine, du s décembre 1pgo;etlaleirre de Blanchelande
saivant, --- Page 259 ---
(s51 )
avoir pris wia défense du comité
craignant d'être poursuivis pour
del T'Ouest, prirent la fuite 2 ctc'a étélune des premières époques
se sont si setreietenedtetces depuis
des proscriptions qui colonie." Tous ceuxs qui restèrent farent
dans cette malhéureuse
d'adhérer à une nouvelle formule de serment prèté Far
obligés volontaires, ou de déposer leurs armes au quorier. sous
les
Enin', Fassemblée di Saint Marc assure
peine d'arrestation ().
furent trainés
les drapeaux des districts du Port-au-Prince
que
d'une manière insultante pour la nation dont /
dans la poussiére
bte
sbr
ils portoient des conieurs (2). V
a
avoit alors dans la 15 91 rade du Port au-Prince un vaisseau S. XX.
Ily
les ordres du
de.da Galisionniete,, com- Soulèvement
de ligne, sous
marquis,
Dès da vaisscau
mandant des forcea navales de l'Etat Saint-Doringne:
Je Leopard,
lcs dissentions entre le, gouversemment : et Fagseimbléc de
que
deux
er, travaillarent Véqui-"
Saint - Marc éclatèrent, Ids
partis
lc gagner. Une sorte d'instinct . > 4rop.. bien justigé
page pour
régime
rendit sourd aux- prévenances du
contre T'ancien
le
parti du gouvernement (3). La Galinatnileyapets s'être, conC
1 Proclamalion de Peinier; du 13 aout 1790, daits. les Affiches
Américaines du I9.
i
Lettre de lassemblée de Saint-Marc aurcomité :colouial 3 du' 5
aoit 2 1790. Compte rendi à la partie française de Saint-Domingue,
Procès-verbal du capitaine Nicolas, du 30 juillet 27993/ certifié
e 9. Passemblée coloniale je5 aoit.
par.
des
du Lloport,
3 Procès-verbal oa récit intitulé Dipetizion canoriers
la date du 21 juillet. Exposé de la cordnite de Sento-Denlnge,P.3
-
Procès-verbal du conseil de guorre du 29 jailirt 1790, Discours, qui
-
levoit être prenoncé par M. Ferté, membre du, comité de POuest, :
i Péquipage du Llopard., l6 30 iniller 1700, Déclaration de Patos, ct
utres : du 29 au 30 juiller,
B a
ulé Dipetizion canoriers
la date du 21 juillet. Exposé de la cordnite de Sento-Denlnge,P.3
-
Procès-verbal du conseil de guorre du 29 jailirt 1790, Discours, qui
-
levoit être prenoncé par M. Ferté, membre du, comité de POuest, :
i Péquipage du Llopard., l6 30 iniller 1700, Déclaration de Patos, ct
utres : du 29 au 30 juiller,
B a --- Page 260 ---
(: 252) )
anlté avec Peinier, voulut faire,
au-Prince,
quitter à ce vaisseau le Portpour aller au Cap, dès le 27 juillet. Une
habitans du Port-au-Prince
partie des
partir.
s'y opposa,. ct l'équipage refusa de
Lorsqu'on voulut le détacher du
Saint - Marc en alléguant
parti de l'assemblée de
ses.principes
page répondit que, si ce motif étoit d'indépendance, l'équide plus pour rester au Port-auréel, c'étoit une raison
La Galissonnière
Prince, afin d'en arrêter l'effet.
, après avoir inutilement réitéré
guitta son bord et descendit au Portau-Prince ses ordres, 3
de ses officiers, qui, dit-on,
avec plusicurs
Mauduit, dans la nuit du
se joignirent à la troupe de
partie de
29 juillet., On assure aussi ga'une
des
l'éguipage s'étoit jointe au parti du
et
prisonniers que f'on ft alors, étoit
comité, l'un
aux vivres du Ltopard. Le
elfectivement le commis
lendemain de
envoya sommer Ia Galissonnière de
l'affaire, Téquipage
mandement ; et sur son refus, il le confia venir reprendre le comcond, le baron Santo-Domingo.
au capitaine en seplanteur à
C'étoit un créole , propriétaire.
Galissonnière Ssint-Domingue, qui, aprés avoir suivi à terre la
> retourna- de son' aveu s au moins
sur le vaisseau (1.).
apparent
L'équipage du Liopard. avoit été confirmé dans
par l'assemblée de
sa résolution
Saint-Marc: : elle avoit rendu' le
décret qui, malgré la L distance qu'il
27 jnillet un
parvint ce jour-là même à
y'a entre les deux villes
Téquipage. Lassembléc , après l'avoir
I Exposé de la conduite de M.
seau le Liopard, p. 3 et snivantes. Santo-Demingo, Précis
commandant le vais.
passés à bord du Leepard, à la suite des événemens qui se soD
ibid. de la Galissonnière à Letendre desdites dépositions. Lettres
de Pate: et autres du
et à Santo-Domingo. Déclaration
29 au 59 juiller 1790.
deux villes
Téquipage. Lassembléc , après l'avoir
I Exposé de la conduite de M.
seau le Liopard, p. 3 et snivantes. Santo-Demingo, Précis
commandant le vais.
passés à bord du Leepard, à la suite des événemens qui se soD
ibid. de la Galissonnière à Letendre desdites dépositions. Lettres
de Pate: et autres du
et à Santo-Domingo. Déclaration
29 au 59 juiller 1790. --- Page 261 ---
(253)
sollicitations des pompons blancs, y
loné d'avoir résisté aux
de Phonneur, du patriorequéroit le commandant, ( au nom
de
de la nation, , de la loi et du roi, paniculivemehe
) tisme,
de. Stint-Domingue, 2 de ne point quitter
> la partie frangaise
et de, ne pas priver la partic franD la rade du Port-au-Prince ,
navales destinées à sa
dcs forces
> çaise de Siint-Domingue ordre ). Les motifs de ce décret
> défense jusqu'à nouvel
la colonie, puis ia
étoient d'abord lc danger oi se trouvoit dits du roi, sont à
considération K que les vaisseaux, autrefois
doit en avoir
la nation, el qu'a ce titre Saint-Domingue Tassemblée de
>. Par un seçond décret,
> pour' sa conservalion
léquipage du Ltopard, à
Sint-N Marc autorisa formellement
éclatantes de sa recon-,
gei elle promettoit les marques les plus contraires, à n'écouter
noissance, à C se refuser à tous ordres
* que son cceur et sa conscience >.
le
a
du cdmité de T'Ouest, gouverneur
Après la dissolution
lui donna l'ordre de
redoutoit le voisinage de ce vaisseau,
qui
L'équipage assure dans le procès-verbal
partir pour France.
son refus, on fit aux
qu'on lui St dresser de CCS faits, que,sur nécessaires pour tirer
forts du Port-au-Prince les préparatifs
alors pour Saintdessus à boulets rouges. Le vaisseau partit
Marc ().
à T'assemblée de Se XXL
constate mieux la terreur inspirée
Honneurs
Rien ne
du colonel Mauduit, que les hon- que PassemSaint-Marc par Vexpédition au Léopard lorsqu'il arriva, Un ins- blée lui déneurs excessifs qu'cile fs
lettres
lui avoient été cernc.
clle avoit cru, d'après des
qui
tant
comité. de T'Ouest avoit, le dessus. Elle vota
écrites, que le
de Th. Millet, p. 2à.
aussi le Précis historique
1 Ibid. Voyez
R3:
auduit, que les hon- que PassemSaint-Marc par Vexpédition au Léopard lorsqu'il arriva, Un ins- blée lui déneurs excessifs qu'cile fs
lettres
lui avoient été cernc.
clle avoit cru, d'après des
qui
tant
comité. de T'Ouest avoit, le dessus. Elle vota
écrites, que le
de Th. Millet, p. 2à.
aussi le Précis historique
1 Ibid. Voyez
R3: --- Page 262 ---
(254)
dce renierciemens à Péquipage de ce
vaisseau, ch invitant le
comité à lui envoyer incessamment les
noms de ccux, qui le
compasojent, pour qu'ils pussent être un jour
la colonie, et leurs noms transmis à l'Assemblée récompensés par
Elle fut bientôt
nationale
désabusée, et elle craignit mênic que lc Lécpard n'ent été gagné par le gonvernement, On
assure que des
meuvemens se manifestoient alors à Saint - Marc. L'assemblée
coloniale quitta Ia ville, incertaine de Ce qu'elle deviendroit.
On lui proposa de se retirer aux Cayes dans Ja
du
Sud, oul son parti dominoit, ou de se
province
Des
la-vérité
réfugier cn France (2).
que
fut enfin connue, et qu'on sut que le Léo-.
pard approchoit de Saint - Marc, i'assemblée coloniale
tourna tenir ses séances (); elle décréta
y requ'à 'compter de ce
I, Extrait des registres de l'assemblée de
17yo,de relevée, àla suite du
Saist-Marc, du 31 juillet
procès-verbal du Léopard.
2 Lettre de St.-Germain à Ja société des colons
de PArtibonite, le 6 août
français , detéo
1730, ) dans le registre de
généraledu club Massiac, folio 7 et8.
corresponcasce
4 Ces faits se devinent plutôt qu'n Dc Ios
dans
de l'asseinblée coloniale etde ses disionteurs. Ile apprend
les écrite
quitra la ville de Saint-Marc
n'y dit point qu'eile
: rais. apres arcir rerdu
de ses
anxiétés, avart Parrifée du Liopard, dans la lettre du compte 5
au comité colonial, clie ajoute : c Nous nens' décidàmes Roi: 1790,
>> la villect à reprendre nos séances >>. Le compte rendu dresrerans à la
française de Saint- - Demingue par les
piie
simpleunent que le comité
quatve-tingt-cing, P. 10; dit
Cayes
de.surreitleuce de Suint-Marc indiqua les
Four resraite, et qu'un menbre proposa alors de se
France 5 mais la relarion histerique de rOu: ce cui s'es: réfugiren
Domingue avant et après le dépar: forcé de P'escemblée
passé a Saing
dit formellement que T'assenblke coleniale
cclonieie, p. 5;
Guepes, à une demiliene de la ville,
SS retira an lieu dit I.s
.surreitleuce de Suint-Marc indiqua les
Four resraite, et qu'un menbre proposa alors de se
France 5 mais la relarion histerique de rOu: ce cui s'es: réfugiren
Domingue avant et après le dépar: forcé de P'escemblée
passé a Saing
dit formellement que T'assenblke coleniale
cclonieie, p. 5;
Guepes, à une demiliene de la ville,
SS retira an lieu dit I.s --- Page 263 ---
(255 e )
servit nommé le
national dit le Ldopart
iouc i C lc, vaisseau
un autre décret, cllc chargea
des
> 3 par
-
Sauveur Frangais
à bord de ce vaisseau,
quatre cemmissaires de se transporter
à l'état-major et à
à M. de Santo-Doming,
S
pour exprimer
leur a la partic françuise de Saint-
> l'équipage > labligation que important qu'ils lui ont rendu >.
pour le service
les doux
> Domingue
décret, du même jour que
de.
Enin, par un troisième
commisaires dill baron
autres, elle envoya de nouveaux
à ce brave ca-
< à T'effet de repréenter
à la
Santo - Domingo,
générale estimo gu'il convient
P'assemblée
> pitaine que
veuille bien rentrer
de la ville. de Saint - Marc qu'il
>
sireté
dans la rade de Snint-Matc, pour proté-
> avec son vaisseau
de cette ville (1).3.
et les citoyens
) ger l'assembléc
les expressions que LabatteTelies étcient dans le malheur insolente dâns le succès.
si
ment inspircit à ceitc assemblée et lui offrit tous les secours 1
Le Leopard sc rendit à seS veeux,
qui éloient cn son pouvoir (2).
violente. di comité 5. XX'L
veille mêmc du jour de la dispersion
Mesures de
Lz
Peinier avoit publié une proclama- Peinier et de
de l'Ouest, le gouverneur
Il n'avoit pas cu de
Passemblée de Saint - Marc.
d'a- Wassemblée
tion contre
d'indépendance. Il Paccusoit
duNordcoapeine à y établir ses projets scalevé les citojens, ct commis trel'assomvoir, dans cette intention ,
des finances pour s'en bilsdeSsintd'avoir voula, s'emparer
le
Marc.
des violences;
d'avoir livré commerce
faire des moyens de corruption ; de séduire lcs troupes', ct
de la colonie à l'étranger, tenté
D'après ces mctis, et
faire révolter Péquipage da Llopard.
di prenier abit 1790, ibid:
Extrait desdits régistres,
dc Saint - Demingite par ses
rend a la partic frangaise
2 Comipte
repuiseromnt, P. 12.
R 4;
Marc.
des violences;
d'avoir livré commerce
faire des moyens de corruption ; de séduire lcs troupes', ct
de la colonie à l'étranger, tenté
D'après ces mctis, et
faire révolter Péquipage da Llopard.
di prenier abit 1790, ibid:
Extrait desdits régistres,
dc Saint - Demingite par ses
rend a la partic frangaise
2 Comipte
repuiseromnt, P. 12.
R 4; --- Page 264 ---
(256) )
Ia ndcessité de prendre les mesures les plus
conscryer la colonie à la France, Peinier
vigoureuses pour
de Saint - Marc et ses adhérens traitres déclaroit l'assemblée
à la patrie,
envers la nation et envers le roi, 1i
criminels
cetinstant il alloit
annonçoit enfin quc dès
employer les forces
en son pouyoir pour la dissoudre,
publiques qui étoient
restés fideles à
invitant tous les citoyens
larnation, à la loi et au roi, à se réunir à Jui
pour concourin à sauver la patric (1).
C'est ainsi que,d'après l'esprit séditieuxde l'assemblée de
Marc, des
Saintcontre-rdvoladionaires avoient fuse donner les
leuts du patriotisme, et quc leur parti paroissoit être celui cou- des
véritables amis de la patrie.
Lassemblée provinciale du Nord étoit alors absolument
avec le gouveinement. Elle l'avoit méme
coalisée
sures les plus extrèmes
prévenu dans les mccontre l'assemblée de Saint-Marc
qa'clle n'avoit jamais reconnue depuis la convecation des (),
blées
assemprimaires, qui avoient vote pour le renouvelement
la ville du Cap (a).
dans
Dès le 12 juillet 1790 2 Auvray avoit dénoncé le
du 6, par lequel cette assemblée s'étoi: de
décret
assemblée ginérale de la
nouveaa constitnée
partiefiangaise de
il y avoit sur-tout insisté sur ses principes Swint-Doningue;
désobéissance aux décrets de P'Assembléc d'indépendance, ct sa
nationale. L'assemblée
I Proclamation de Peinier, du 29 juiller 1790.
* Le 16 juin P'assemblée da Nord avoit arrêté de
correspondance avec Passembiée de Saint
le cesser toute
décjard qu'elie ne la reconnoissoit
Marc; 21 2 eile avoit
senie-aationale,, du 28
plus. Voyez soa adresse à PAs
juin,
9 Voyegle recensomtent général des Yeies
2 pablic par.Peinier.
assemblée
I Proclamation de Peinier, du 29 juiller 1790.
* Le 16 juin P'assemblée da Nord avoit arrêté de
correspondance avec Passembiée de Saint
le cesser toute
décjard qu'elie ne la reconnoissoit
Marc; 21 2 eile avoit
senie-aationale,, du 28
plus. Voyez soa adresse à PAs
juin,
9 Voyegle recensomtent général des Yeies
2 pablic par.Peinier. --- Page 265 ---
(257 )
dans ses
Nord arrèta sur sa motion 2 ( qu'en persistant Passemblée
amétésp.elle protestoit contre celui de
précédens
déclaroit, en tant qu'il étoit en elie,
de Saint-Mareiqu'elle
atieniatoire d Paurorité de la
ledit arrêté nul 3 illigal,
clle avoitjuré de rester
nation, de la lci ct duroi, à laquelle
qu'elle ne reconnoitroit
fidelle ; elle déclaraen conséquence incohsitationnelle; fit
aucun des décrets de cette assembléd
de la
civil et militaire, à tous citoyens
défenses à tont corps
d'êre poursuivis comme
dépendance, de la reconnoitre > à peine
traitres à la ncverturbateurs du repospublic, sédlitieuss,
tion >
lamaniXXIE,
V'assembléc du Nord étoit insiruite que
S.
Enfin, comme
avec Passemblée de Dissolution
palitédu Cap continuoit de correspondre
des districts dela municint-Marc, elle se hâta de profier des dispositions
eux palitéduCaps
Cap contre cette assembléc, pour faire pronoucer Yassemblée par du
dissolution de la municipalité, quoique ce fût
de P'asprd quil'edt établie peu de temps avant la formation tel éta- -
ablés coloniale. Sous prétexte des dépenses qu'un substioccasionnoit à la commune, clle proposa d'y
ssement
amovible, sous la surveillance de
r un licutenant de police
de révosembléc provinciale. Les districis se contentèrent
sans rien statuer sur son remplaceer leur municipalité,
nt (2).
dans tontes CCS
Od mettoit tant de passion et si peu d'égards
de Vassenbléc du Nord,du 1zjuin 1790;
Extrait des vegistres
du Nord,, et lettre circulaire
: Extrait des registres de Passemblée extrait des registres de la,
ladite assemblée, du i5 juillet 1790; a Passeuiblée de Saintnicigalité,du 16 5 lettre de la manicipalité
rc, dus7 du mène mois,
,
nt (2).
dans tontes CCS
Od mettoit tant de passion et si peu d'égards
de Vassenbléc du Nord,du 1zjuin 1790;
Extrait des vegistres
du Nord,, et lettre circulaire
: Extrait des registres de Passemblée extrait des registres de la,
ladite assemblée, du i5 juillet 1790; a Passeuiblée de Saintnicigalité,du 16 5 lettre de la manicipalité
rc, dus7 du mène mois, --- Page 266 ---
2581)
mesures, gue Ce fut le président de l'assemblée
Tremondrie' , déja connu par 3CS démélés
provinciale
qui alla lui notifier le veeu de
avec la municipalité
mois
sa dissolution le 16
après son installation.
juillet? trc
L'assemblée coloniale
Lsowssicipilité céda en
avoit fait des effprts
protestar
tenir. Elle aroit enfin adoptéla motion
tardifs - pour la 80
de deux mois auparavant de
que Daugy avoit faite Pr
ne correspondre
dissoudre l'assemblée du Nord,
paroissiaux. Le décret qu'avec la municipalité du Cap et les comit
aussi la
qui fut rendu pour cet objet,
municipalité da Cap de
chargec
la dissolution de
T'exécuter, en Ce qui concerno
dinaire
l'assemblée du Nord; mais le courier
qui porta le décret à la
extrao
existante (1).
municipalité ne la trouva p!
$. XXIV.
L'assemblée du Nord
Coalition de nement. Elle
s'adressa ensuite aux agens du
Passemblée
éctivit à Peinier
gouve
du Nordavec proclamation sur la confirmation pour l'engager à rétracter
les chefs mi- par les assemblées
de l'assemblée de Saint-Ma
liraires,
men critique du primaires. Elle avoit joint à sa lettre un ex
recensement des votes,
tendoit prouver que cette assemblée
d'après lequel elle Pr
ellc la majorité, Peinier vit bien n'avoit pas réeliement po
tractations que cette grande
que Ce n'étoit pas par des r
rendre donc à la demande dc querelle pouvoit se décider. Sans
cueillit les avances de la l'assemblée du Nord, il en ai
manière la plus obligeante (2),
1 Extrait des registres de Passemblée de
19 st 23 juillet 1700. Lettre du
Saint-Marc, des Io,1
Marcal la municipalits du Cap du président de l'assemblée de Sai
: Déclaraiion
> 17juillet.
$3 jniilet
cathienrique de Passemblée
di
1790. Lettre de la même à Pcinicr, provinciale dudit
Nord,
Fcinicr, du 27 jnillet.
jour. Répouse
plus obligeante (2),
1 Extrait des registres de Passemblée de
19 st 23 juillet 1700. Lettre du
Saint-Marc, des Io,1
Marcal la municipalits du Cap du président de l'assemblée de Sai
: Déclaraiion
> 17juillet.
$3 jniilet
cathienrique de Passemblée
di
1790. Lettre de la même à Pcinicr, provinciale dudit
Nord,
Fcinicr, du 27 jnillet.
jour. Répouse --- Page 267 ---
(259 )
naissante fut cimentée par celle qui eut lieu
ttôt leur union
de ligne. de la province
e cette assembléc ct les troupes
ile sut ménager avec beaucoup d'habileté.
à la fn de
qài avoient eu lieu au Cap
.ors des mouvemens
fort vive entre le colonel du
9, il s'étoit élevé uac querelle commandant de la place; et
ment du Cap, Cambefort ;
vouloit
-
des districts 2 qui
on la Chevaleric , commandant Lassemblée du Nord avoit
on, T'embarquer pour France. mis le régiment sous les armes
s accusé Cambefort d'avoir
Pour étouffer les restes
rsc battre contre les habitans
entre les militaires et
ressentiment qui pouroient subsister Cambefort, par une
habitans du Cap depuis cette époque,
vint, dans son
iarche" concertée avec l'assemblée provinciale,
régiment
fait prendee alors les armesau'
: déclarer qu'iln'avoit
à P'enlevementpour se tenir sur la défensive, et s'opposer avoit méditée. Des
Bacpn la. Chevalerie
sa personne, , que
écrivirent une Iettre dans' le même
piers du régiment du Cap
dans
côté, Passemblée du Nord. prit un arrêté,
.. De son
d'estime envers Camael,.aprés avoir consigné ses sentimens
elle déclaroit
prt et Jes autres officiers de CC regiment, ( de toute divin'elle abjurcit à jamais avec eux le souvenir
de
sur Pautcl de Phonneuret
ion; que tous renouveloient vivre et mourir fidèles à la nasérment sacré de
patrie.le
déjion, à la loi et,au roi, de se prèter mutuel.secours,
rendu comrte de cct événement dans son jieu, moins
On n'a pas n'a cu de suite, que parce qu'on n'en a tronvéles
ore parce' qa'it pas
Gattercau, qui papoit avoir
ails que dans un écrit du jonrnaliste Bacon la Chevalerie et Larchevesqueun grand resemntiment extrèmenient? contre
à cette" occasion. Voyralflatoire
ibaud, mullmaltraité
GAttereau, P. 29 ctsuiv.
S roubles de Saiut-Deningue, 2 par
ement dans son jieu, moins
On n'a pas n'a cu de suite, que parce qu'on n'en a tronvéles
ore parce' qa'it pas
Gattercau, qui papoit avoir
ails que dans un écrit du jonrnaliste Bacon la Chevalerie et Larchevesqueun grand resemntiment extrèmenient? contre
à cette" occasion. Voyralflatoire
ibaud, mullmaltraité
GAttereau, P. 29 ctsuiv.
S roubles de Saiut-Deningue, 2 par --- Page 268 ---
(260 )
> fense ct assistance contre les ennemis de la nation
> paise, et perturbateurs de la tranquillité
fre
publique. > ()
s. XXV.
C'est alors que l'assemblée dc Saint- Marc avoit rendu
Arrêté pour décret sur l'ouverture des ports aux
dissoudre
bâtimens étrangérs char
l'assembiée desubeistances, et celui du licenciement des troupes de ligne.
de St-Marc. peine l'assemiblée du Nord en,fut-eile instruite,
qu'elle convor
une assemblée cxtracrdinaire, ou les principaux chefs des
torités civiles et militaires furent invités. Elle prit même le v
des citoyens qui l'entonroient. Après. y avoir réitéré le s
ment de vivre et mourir fidèle à la nation, à la loi ct au T
elle déclara-que les demniers actes de l'assemblée de Sai
Marc dtant autant de delits punissables, le premier devoir
la colonie étoit de dissoudre la coalizion
qui se permettoit tc
Ces crimes ; clle nomma une dépuintion
pour porter au
verneur le veu de la
g
province 2 et lc requérir de dissoudre l
semblée de Saint-Marc scus deux heures,
tés de Sc retirer chacun dans
d'enjoindre aux dér
leur quartier 3 à peine d'être
suivis comme enpemis de la sureté de la colonic, et envoyés por
France pour être jugés par la nation assemblée. Ellc fit partir
même temps, sir la frégate la Vestale, une armée de trouj
de ligne et de volontaires sous les ordres de Vincent,
dant de la province,
comma
pour exécuter son arrêté, en invitant
Coions des deux autres provinces à se réunir à elle dans
mêmes vues (2).
I Lettre'des officiers du régiment du Cap à l'assemblée du Nor
du 27 joiliet 1799; extrait des registres de ladite assemblée, (du
du même mois. Discours du baron de Cambefort, prononcé a l'a
semblée du Nord, le 22 juillet.
2 Extrait des registres de l'aesemblée du Nord, du 30 juiller 179
, en invitant
Coions des deux autres provinces à se réunir à elle dans
mêmes vues (2).
I Lettre'des officiers du régiment du Cap à l'assemblée du Nor
du 27 joiliet 1799; extrait des registres de ladite assemblée, (du
du même mois. Discours du baron de Cambefort, prononcé a l'a
semblée du Nord, le 22 juillet.
2 Extrait des registres de l'aesemblée du Nord, du 30 juiller 179 --- Page 269 ---
(261 )
contre
L'assembléc du Nord, en SC livrant àson enriportement
alla bien plus loin encorc, et beausemblée de S.int-Mare,
Pétat ne T'antorisoicnt.
PP plus que ses devoirs mêmc envers
sa demande, pour
ns le cas oii le gourerucur n'accueilleroit défendroit pas
à Vincent
soudre Y'aseemblée de Saint-Marc, et
clle chargea le
xécuter les ordres qw'éile lui avoit donnés,
les déde sommer
1s ancien officier des troupes patriotiques l'assemblée. S'ils ne le
tés de la province du Nord de quitter
SOUs
les faire embarquer
soient pas, il devoit ( les enlever,
Vestale ),
ct sûre escortc, à bord de la-frégate (la
bonne
à la barre de l'assemblée du Nord,
pour être conduits au Cap
Dans
ou ils seroient jugds eiz présence de la commune..
de
des papiers, titres et registres
tous les cas on s'empareroit
Passcmblée séanie à Saint-Marc >. (:)
que lui avoit faite
Pour détruire en mêmc temps Pimputation
ssemblée de Saint-Marc, de se liguer avec le gouvernement,
et rétablir l'ancien régimey
n dc détruire les corps populaires, Colons dela
s'ocssemblée du Nord arrêta que les
province
incessamment de nommer leurs représentans à une
iperoient
constituée suivant le mode tracé
juvelle assemblée coloniale, du 28 mars, et que le premicr serment
zns les instructions conformer en tout aux décréts du corps
:s députés seroit dc sc
le roi (2). Enfn clle fit,
gislatiffrangais, sanctionnés par
à Peinier, dudit jour. Lettre de Saintettre de Jadite assemblée
du 6 zott, dans le reermain à la société des colons français,, club Massiac, folio 8.
istre de correspondance générale du
du Nord , du 31 juillet
1 Extrait des registres de P'assemblée
790.
desdits registres, 2 du 30 juillet 1790.
2 Extrait
sc
le roi (2). Enfn clle fit,
gislatiffrangais, sanctionnés par
à Peinier, dudit jour. Lettre de Saintettre de Jadite assemblée
du 6 zott, dans le reermain à la société des colons français,, club Massiac, folio 8.
istre de correspondance générale du
du Nord , du 31 juillet
1 Extrait des registres de P'assemblée
790.
desdits registres, 2 du 30 juillet 1790.
2 Extrait --- Page 270 ---
(262 )
dans ies
mimesvues, une adresse aux dietricts du
pour les désabuser des préventions
Port-an-Pais
les détacher du.p parti de
qu'ils avoient coritre elle
l'assemblée coleniale
S. XXVI.
L'assemblée de
(3),,
Proscriprion Ies suites de
Szint-Marc, qui n'avoit jamais bien
ses
cald
derciuitrger bord du
entreprises, , perdit la tête en se
P'assemblée
précipice 5 clle
voyant
de St-Marc. 31 juillet; trois jours, proscrivit Peinier par un décret
précédent
après, par un autre décret qui
ellc ( le déclare destitué
relate
>. vernement de la partie
Par le seul fait du gs
) défenses à qui
française de
j
ce
Saint-Domingne
que soit de lui obéir
> peine d'être réputé
en cette qualité, St
autres officicrs
complice de sa trahison >. Et comme
qui auroient da le
service étoicnt proscries
remplacer dans f'ordre
avec lui comme ScS
suspects à l'assembléc de
complices 2
mité C que le commandement Saint-Marc, clle déclara à l'unar
> de Saint -
général de la partie frança
Domingue demeuroit dévolu
> jusqu'a ce qu'il y ett éié autrement provicoirement >
) M. de Fierville, , actucllement
pourvu par le roi 3
> ville des Cayes, dont le
commandant particulier de
> sans équivoque dans les patriotisme s'étoit Fait connotn
> voit cctte colonie (2). circonstances critiques oii sc troi
I Les dépités de la province du Nord
MM. lgs colons du district du
de Saint. - Domingue,
* Co demier décrct du
Port-au-Prince.
2) de. M. de Peinier a vété 2 aodt, qui,est impriméydit: a quela tér
> decemois, ên hainede proscrite par lc décret de Passemblée
du 3 dece mois est
son abominabla conduite >), Cette énoncintion du3
sans doute par le trouble. évidemment de. une crrerr de rédaction , occasioune
l'assemblée de
Extrait des registres de
Saint-Marc.
l'assemblée générale, du 2 août 17g0.
2 aodt, qui,est impriméydit: a quela tér
> decemois, ên hainede proscrite par lc décret de Passemblée
du 3 dece mois est
son abominabla conduite >), Cette énoncintion du3
sans doute par le trouble. évidemment de. une crrerr de rédaction , occasioune
l'assemblée de
Extrait des registres de
Saint-Marc.
l'assemblée générale, du 2 août 17g0. --- Page 271 ---
(263 )
de Fier- S. XXVII.
Veici quelles étoient ces preuves de patriotisme
Enlèvement
Il étoit arrivé aux Cayes, par un aviso, 2 des dépêches du etpublication
le.
Peinier ; clles avoient entre des dépèches
histre ja Luzerne au gouverneur
se' du gouverncde l'instruire des préparatifs qui
tres choses pour objet
Malgré les ment.
la fête du 1A juillet ()-
sojent en France pour
Pouverture de ces sortes de lettres , rendus par
crets pour
de sa session,
ssemblée. de Saint-Marc dès le commencement
Fierville, > qui ne se crut pas
remit eelles-ci atl commandant
lisamment autorisé à les, adresser à d'autres qu'au gouvéril étoit secrètement du parti de Passemblée
jar. Mais comme
avec les meneurs de CC parti
Saint-Marc, il se concerta
les laissa
ur confier. les dépéches à une ordonnance qui se
des hommes armés (1) qu'on avoit apostés, Les
ever par
de l'Ouest la veilie de sa
ginaux furent envoyés au comité
des
à l'assemblée de Saint-Marc, qui les
solution, et
copies
même
imprimet et publier es entier; clie n'en excapta pas
ministre
contenoicnt unigiement l'avis
ix lettres du
3 qui
ciel des armemens de l'Angleterre pour Vaffaire de Nootkaad, et des instructions sur les mesures qu'il falloit prendre
ur soutenir TEspagne dans cette occurrence (2).
que la manière dont la Luzerne s'expriRien n'est plus jncivique fera disoit-il, à Paris, une espèce de
tà cette occasion : < Il SC
les
te civique, ci se trouvérons des députés de toutes
troupes
tc. >
de la marine 1 du 13 août 1799.
Lettre de Peinier au ministre
Lettre
tre à d'Hector, > attribuée à la Jaille, du 28 juillet 1790.
du
dans la correspondance de J. Raimond,
Boisrond, 27 juillet,
des Cayes au, comité de POuest,
39. Leitre/de la société parriosigue
28 juiller,
du 11 juin
Lettres de la Luzerne à Peinier et àla Galissounière,
>
de la marine 1 du 13 août 1799.
Lettre de Peinier au ministre
Lettre
tre à d'Hector, > attribuée à la Jaille, du 28 juillet 1790.
du
dans la correspondance de J. Raimond,
Boisrond, 27 juillet,
des Cayes au, comité de POuest,
39. Leitre/de la société parriosigue
28 juiller,
du 11 juin
Lettres de la Luzerne à Peinier et àla Galissounière, --- Page 272 ---
(264)
8. XXVIII.
En méme temps l'assemblée de Saint-Marc
Appel aux ses partisans Par la
appeloit aux atn
armes par
proclamation suivante :
de l'assemblée
a Au nom de la
St-Marc,
nation, de la loi, du
> française de
roi, Et de la par
Saint-Doningue en péril.
> Union, force, , eélérité > courage. -
> L'infame Peinier, l'exécrable Mauduit,
5 infames projets; ils ont
ont accompli le
trempé leurs mains daus
> citeyens.
le sang
> Aux armes !
Les points de ralliement SOnt à Saint-Marc
D partic du Nord et les paroisses
pour toute
adjacentes
> le Mirebalais.
5 Cul-de-sac P
. *
)
Léoganc, 3 toute la
Sud (1). >
partie
Il n'est donc pas vrai, malgré tout ce qu'a dit
sembiée de Saint-Marc
depuis 1
pour sa défense, qu'elle n'ait
qu'on se battit pour clle
pas vo
2 qu'elle ait micux aimé
tout que d'obtenir parl'effusion du
s'expose
elle pouvoit
sang une victoire sut. laque
compter (2). Dans une lettre du 3, juillet à
paroisse voisine du Mirebalais, cette assemblée écrivoit
C Songez à vous, et comprer sur l'inébrantable. enco
> vOS représentans 5 rendez-vous au Cul-de-sàc fermeté
> le
(*) en art
plutôt que vous pourrez. >
1 Proclamation imprimée.
2 Décret d'embarquement, du 7 août 1790; Précis
révolution de
historiqne d
P'Assemblée Saint-Domingue, par Th. EMilet 1 P- 22. Adresse
rendu à la nationalé 2 par Passemblée de Saint - Marc. Con
partie française de Sain:
* Le Cul-de-Sac est le nom du Domingue, p. 70, etc.
de la Cruis-lesBonguets.
bonrg ou chef-lieu de la paro
Proclamation imprimée.
2 Décret d'embarquement, du 7 août 1790; Précis
révolution de
historiqne d
P'Assemblée Saint-Domingue, par Th. EMilet 1 P- 22. Adresse
rendu à la nationalé 2 par Passemblée de Saint - Marc. Con
partie française de Sain:
* Le Cul-de-Sac est le nom du Domingue, p. 70, etc.
de la Cruis-lesBonguets.
bonrg ou chef-lieu de la paro --- Page 273 ---
(265 )
elle mit sous la' sauveEnfin, pour encourager ses partisans, s'armoient pour sa déarde' de la colonie les citoyens qui
lcurs" familles,
C
étoient, airsi que
nse; elle décréta qu'ils
.les enfans adoptifs de la
dis-à-présent, et à perpétuité,
qui prenoit l'engagepartic française de Saint-Domingue, de pourvoir a leur suba
ment formel, en tout événemert, à leur
>
à leur avancement et
foriune
sistance ,
comme si elle eit cherché à
Dans le même temps encore, absurde des mesures les plus
rendre ridicule par un mélange
elle annonçoit à la
trèmes et des moyens les plu: petiis, les
frandans un arrèté du 2 aout , que tous
citoyens le
onie,
réunir dans une fédéraiion générale , 14
is avoient di se
accédé à cette fédération, qui devoit
illet; que le roi avoit
de ces dépéches,
sidre toutes les haines; que les originaux tombés au poule ministre la Luzerne, ( étoient
voyés par
dispersion etla spoliation da
voir du comte dc Peinier, parla
été adressés pour lui
comité de T'Ouest, auquel ils avoient
( copies
être remis >. Elle décrétoit, en conséquence, surabondainment: que
2 et
collationnées de ces lettres seroient
eêt,
adreesées aut gouverneur Peinicr, pour qu'il
sans délai,
à désarmer les troupes qui
à Pinstant de leur notification, Msde Fierville en eit pris lé
Tentouroient. , jusqu de qice
ledit sieur de Peinier
commandement ; sinon, , et faute par
l'assemau présent décret,
qu'elle avoit proscrit )'d'obéir bons citoyen's qui bralent
blée" déclare git'elle Laissera aux
s'accroit raet dont le nombre
de voler au Port-au-Piince,
la-voie des armes les
pidementy-la liberté dé punir-par le sieur de Peinier,
énormes forfaits qui ont été commis par
Extrait 'desdits registres, du 2 acût 1790.
S
Rapport de Garran-Coulon.
présent décret,
qu'elle avoit proscrit )'d'obéir bons citoyen's qui bralent
blée" déclare git'elle Laissera aux
s'accroit raet dont le nombre
de voler au Port-au-Piince,
la-voie des armes les
pidementy-la liberté dé punir-par le sieur de Peinier,
énormes forfaits qui ont été commis par
Extrait 'desdits registres, du 2 acût 1790.
S
Rapport de Garran-Coulon. --- Page 274 ---
(266.) )
et quile rendront, ainsi que ses fauteurs et
>
exécrables à toutes les nations >. L'assembléc adhérens, àjamai
outre, que. ce, décret seroit notifé au sieur Peinier, ordonnoit, el
affiché
public e
Il est wrès-wrai, suivantl-énoaciation de cette dernière
qu'une partie de la colonic s'armoit
la
pièce
blée de Saint-Marc
pour défense de l'assem
(2): : elle espéra même 2 pendant un ou deu
jours, de triompher de ses ennemis, et il ne paroit
fit disposée à leur faire grace. C'est ce
l'on pas qu'ell
lettre qu'clle écrivit dans
que
apprend d'un
de
ce temps-la même au comité coloni
l'Assembléc constituante, et quirespire par-tout la haine
plus violente centre Peinier, Mauduit et l'assembiée du
Cette dernière est ( un abominable conciliabtley
Nor
> de toutes les ordures de la vilie du
ramassis impi
> classes >. Au milieu de
Cap dans ses divers
Cet emportement, l'assemblée
Saint - Marc rend compte de ses
<
espérances. sur les armeme
qu'on préparoit en sa faveur, Elle finit par dire, en
de son attachement pour la
Protcsta
mere-patrie : C Telle est notre.
> tion, messieurs, que si nous échappons au fer et au feu po:
> ennemis da bienp public, l'indignation des
d
colons les
>> d poursyivre des scélérais jusgues dans leur détermi
> tout se dispose à les envclopper de toutes
repaire,
> seront retranchés, la colonie
parts. Tant qu'
ne pourra jamais
> sa liberté, Nous avons vu le moment oic la
répondre
5 nemis
rage de nos E
nous forgoit de nous embarquer dans le
> d'aller nous jeter dans son sein. Ce dernier
Liopard,
parti nous reste
1 Ibid.
a Voyez les procès-rerbaux des volontaires. de
du.
eultigys et jours suirens. Voy. aussi la relation authentique, Léogane;
etc.
-
retranchés, la colonie
parts. Tant qu'
ne pourra jamais
> sa liberté, Nous avons vu le moment oic la
répondre
5 nemis
rage de nos E
nous forgoit de nous embarquer dans le
> d'aller nous jeter dans son sein. Ce dernier
Liopard,
parti nous reste
1 Ibid.
a Voyez les procès-rerbaux des volontaires. de
du.
eultigys et jours suirens. Voy. aussi la relation authentique, Léogane;
etc.
- --- Page 275 ---
(267 )
sera prêt à l'embrasser quand il
oujours, et notre patriotisme
audra. Energie et fidélité, voilà notre devise
S. XXIZ.
Des préparatils de défense, faits avec inuligence,sembisient Départpous
P'assemblée coloniale; mais lcs secours n'arri- France de
roir rassurer
mêmes
l'enassez vite, et elle craignoit ceux
qui
Passeunblée
ent point
comme presque toutes celles de Sc-Marc.
roient. La ville de Saint-Marc >
la- colonie , étoit divisée cn deux partis.
de négocians et d'autres citoyens, mécontens des
Beaucoup
les sentimens
reprises de l'assemblée coloniale, partagecient
l'assemblée du Nord. Il s'étoit formé à Saint-Marc même une
avec les pompons blancs du Port-auociation correspondante
Peinier
ils àvoient élé
nce; et suivant une lettre de
(2),
lc point de prendre le dessus sur le parti de l'asscmblée
des agitations qui eurent lieu à Saint-Marc, le jour
1s
la dissolution du comité de l'Ouest. Il paroit que *
me de
st la crainte de ce parti qui, avant larrivée du Léopard,
bit contribué à faire quitter une premiè:e fois la ville a
semblée coloniale.. Le même motif influz sans doute aussi
résolution
adopta : c'est du moins la
la dernière
qu'eile
mande au club Massiac un agent qu'il avoit envoyé
que
et
la moralité de cet
Saint - Domingue (3);
quoique
à inspirer de la confiance comme
mme ne soit pas propre
Lettre au comité colonial 3 du 6 août 1790.
Lettre de Peinier a la Luzerne 1 du 4 acit 1790.
Lettre de Saint-Germain au club Massiac, du 6 ou 13 noft 1790
is le rguuedeemnegwadse générate : folio 8: Autres lettres du
me au inène' , des 28 octobre et 2 novembre :78). folio I2O et
du registre de correspondance. par ordre de matières ; procesbaux du club, du nême mois d'octebie,ete.
S 2
de Peinier a la Luzerne 1 du 4 acit 1790.
Lettre de Saint-Germain au club Massiac, du 6 ou 13 noft 1790
is le rguuedeemnegwadse générate : folio 8: Autres lettres du
me au inène' , des 28 octobre et 2 novembre :78). folio I2O et
du registre de correspondance. par ordre de matières ; procesbaux du club, du nême mois d'octebie,ete.
S 2 --- Page 276 ---
( 268 )
ses leftres prouvent qu'il étoit beaucoup
semblée de Saint-Marc
plus da parti de 1'a
que de celui de ses ennemis, il ne
pas avoir eu d'intérét a déguiser ici la vérité,
pare
s'exprime après avoir rendu
Voici comme
semblée de
compte des mesures
Saint - Marc
prises parl':
> vous le
Pour sa défense : ( La ville, comi
voyez, étoit bien gardéc; mais
> haiter qu'on eut été aussi
il auroit été a so
suir de son
2) gu'elle avoir plus d'ennemis
incérieur. On comp
dans sonseine que dehors > (
Enfin,'cette armée qui se formoit si
fense de l'assemblée de
lentement pour. la d
Saint-Marc à
respect par les troupes
le
Léogane 2 étcit tenue
que colonel Mauduit avoit au
au-Prince, ville située entre Saint-Marc
Poi
antre côté, Vincent,
et Léogane (2). D'
qui vencit de la partie du
débarqué aux Gonaives,
Nord, avoit d
en sorte
intérieurs l'assemblée
qu'iadépendamment des enner
coloniale 5C trouvoit
mées du
entre les deux
gouvernenient. Elle fit une dernière tentative
Vincent, pour gagner du temps ; mais
amprés
qu'il n'auroit aucun égard à
comme clle savoit bi
écrire
ce qui yiendroit
au nom de la
d'elle, elle lui
contenoient
commune de S.int-Marc, oi ses
encore ceux du.
partisa
cette
gouvernement : on
lettre, au nom de la loyauté
l'invitoit, dal
L'honneur ez de P'humanité
d'un vrai militaire 3
qui Panimoit de cesser ton
* Lettre de Saint-Germain au club. Massiac,
respondance générale de ce
dans le registre de c
17, O. Mais la date est nécessairement clab,folio7. Cette lettre est datée du 6ac
de Vembarquenent de Passemblée, erronée, puisqu'on y rend comj
procès- verbal du club
, qui n'eut licu que le lendemdin. a
parce en fixer la véritable date au 13.
2 Lettre de Peinicr à la
au même, du 13 août. Luzerne, du 4 aoit 1790. Lettre du mé
** I n'est pas inutile d'observer
que, par son décret de la veil
7. Cette lettre est datée du 6ac
de Vembarquenent de Passemblée, erronée, puisqu'on y rend comj
procès- verbal du club
, qui n'eut licu que le lendemdin. a
parce en fixer la véritable date au 13.
2 Lettre de Peinicr à la
au même, du 13 août. Luzerne, du 4 aoit 1790. Lettre du mé
** I n'est pas inutile d'observer
que, par son décret de la veil --- Page 277 ---
(269 )
lui
aussi, pour f'y engager
marches hostiles ; on
annonçoit
de la fédération française (1).
nouvelle
parce qu'il étoit I
Vincent répondit que c'étoit précisément lui
qu'il
qu'on vouloit bien
reconnoître,
iétré des sentimens
lui avoir élé déférée par Yassenpit accepté la mistion qui commune du" Cap, de dissoudu Nord et la
e provinciale
criminelles avoit
qui par ses, entreprises
une assemblée
POuest : il exhortoit la munilevé contre elle le Nord et
déterminer V'asSaint-Marc à se réunr a lui pour
alité de
quoi il promettoit
iblée générale à se dissoudre > moyemmant il ne donnoit que
membres la sûreté individuelle ;
ous ses
se séparer 2 après quoi elle
-huit heures à T'assemblée pour
contrainte par la force militaire (2).
croit
Saint-Marc n'eiit cessé de se recrutez
l'assemblée de
2uoique
formation, eile se trouvoit réduite, 2
'des suppléans depuis sa
, ou lcs absences d'un
les dénissions , les demandes en congé
membres.
moins de la moitié de ses
te genre, > à beaucoup
son orgueil, elle ne trouva
Ds cet état, si peu consolant pour
de consentir à sa
s'éviter-le désagrément
stre moyen pour
sort du comité de POuest, que
olution , ou de s'exposer au
été
faite de se réfuqui lui avoit
déja
lopter la proposition
membres,
cn France. Le 7 aodt 1790 , quatre-vingt-cing originairement,
deux cent douze qui la formoient
€ de
avoit déclaré que Vincent étoit ce Tin des
emblée de Saint-Marc de Finfamc Peinier ? par sa coalition avcc
juteurs et complices
.>
du 3 août 1700, au no.
Lottre de la commne de Saint-Marc, du Nord, du 1o août 1790,
extrait des registres de Passemblée
Même extrait, n:3, P. 3,4et 5.
S 3
deux cent douze qui la formoient
€ de
avoit déclaré que Vincent étoit ce Tin des
emblée de Saint-Marc de Finfamc Peinier ? par sa coalition avcc
juteurs et complices
.>
du 3 août 1700, au no.
Lottre de la commne de Saint-Marc, du Nord, du 1o août 1790,
extrait des registres de Passemblée
Même extrait, n:3, P. 3,4et 5.
S 3 --- Page 278 ---
270 )
s'embarquèrent sur Ze Lcopard; lex-président du
I'Ouest,
çomité
Croisier, et son collègue Duchemin,
particuliers du même
quelques autr
parti, et quatre-vingt-dix soldats de
garnison de Saint- Marc, qu'elle avoit
CC vaisseau (1). Elle n'avoit
séduits, la suivirent S
toute idée de
pas néanmoins encore" abandon
résistance, ou du moins son orgueil ne
pas se résoudre. à l'avouer. Voici
pouve
comment fut conçu son déct
d'enbarquement : ( L'assemblée 3 considérant
le
> Ltopard étant forcé de
que vaisseau
s'éloigner de
> éviter les coups de vent
cette rade Po
auxquels la saison
>> blée générale se trouveroit dans
l'expose, l'asse
> en cas que cette retraite fiit
Timpossibilité de s'y retire
jugée nécessaire,
> s2 rendra dès ce jour à bord dudit
décrète gu'
>> séances, sauf, après
yaisscau pour y tenir
qu'elle s'y sera
> sur le Parti ultérieur qu'il lui
transportée, à délibé
conviendra de
> les circonstances >. (2)
prendre sc]
Dès le lendemain', l'assemblée coloniale rendit
seau méme du Leopard un
sur le va
nouveau
ordonnoit
se rendroit en France'
décret, qui
qu'e
sur ce batiment, avec toutes les
qui l'avoient suivie, pour aller porter à la nation et person
sssurances de.son inviolable attachement,
au roi -
ourdie par le
leur dénoncer la tra
gouverneur Peinier, le coloncl Mauduit et
comnandant
Vincent, pour opérer la contre-révolation, et
mander une vengeance éclatante de leurs attentats.
1 Compte rendu à la partie frangaise de Saint
représentens, P. 10. Précis de Th.
Domingue par
Millet, etc.
2 Compire rendu à la partie française de Saint -
représentans, P. 11.
Domingue par
-
ourdie par le
leur dénoncer la tra
gouverneur Peinier, le coloncl Mauduit et
comnandant
Vincent, pour opérer la contre-révolation, et
mander une vengeance éclatante de leurs attentats.
1 Compte rendu à la partie frangaise de Saint
représentens, P. 10. Précis de Th.
Domingue par
Millet, etc.
2 Compire rendu à la partie française de Saint -
représentans, P. 11.
Domingue par --- Page 279 ---
(s7F)
de Saint - Marc motiva sur-tout ce décretisur le
E'nssembléc
le sang français et d'éviter la guerre
desir qu'elle avoit d'épargner scroit facile de triompher de ses.
eivile. Eile déclara qu'il lui
maintien du sort des
ennemis C si etle faisoit dépendre son
en France
et
sa résolution de se rendre
> armes > s
que
le patriotisme le plus vrai',.
ne pouvo't être inspirée que par
Pinnocence Ia plus pure ; qu'elle
ni embrassée que par
mensongères que les.
détraisoit d'elle-même les' imputations de semer contre elle:
partisans de Pancien régime ne cessoient
à
d'apTous les détails ou Pon vient d'entrer mettent portée
précier cettc forfanteric.
les idées exagérées que. P'assemblée
Telies étoient au surplus
même en:
de Saint-Marc s'étoit formées de son pouvoir, que
d'en
la colonie eile vouloit encore continuer
abandonnant sonveraineté, Elle déclara donc en partant , K qu'elle
exetcerla
en. activité sur le vaisséau, et de s'occuper
> ne cesseroit d'êtse
de sa mission >. On prétend
: des travaux qui étoient T'objet durant la route l'organisation
gu'elle y décréta effectivement
dcs corps administratifs de Ia colonie (1).
de Tassemblée de Saint-Marc. dahs
Le dernier aéte d'autorité
la veille de son embarTa cclonic avoit été de. faire installer. ,
Ce corps
formée de ses partisans,
gnement, une municipalité nouvelle à Vincent, pour l'engas'empressa. d'apprendre cettc
oi il s'étoit arà ne point avancer au- delà des Gonaives,
de
ger
les membres de l'assemblée
rêté. II y consentit, pouryu que de la colonie dans les vingsSaint-Marc effectuassent leur départ
13. Extrait dès registres de Passemblée de Saint-Marc,
1 Ibid., p.
lu 8.août 1790..
S 4
partisans,
gnement, une municipalité nouvelle à Vincent, pour l'engas'empressa. d'apprendre cettc
oi il s'étoit arà ne point avancer au- delà des Gonaives,
de
ger
les membres de l'assemblée
rêté. II y consentit, pouryu que de la colonie dans les vingsSaint-Marc effectuassent leur départ
13. Extrait dès registres de Passemblée de Saint-Marc,
1 Ibid., p.
lu 8.août 1790..
S 4 --- Page 280 ---
( 272 )
quatre,heures Il eut lieu dans la journée du 8 aodt
auparavani la municipalité
; ma
envoya sur le
tion ascurer l'assemblée de Saint-Marc
Ltopard une députa
doit
de son dévonement. O
ajoutcr que, dans sa correspondanc: avec,
Vincent, ell
repoussa comme une injure la supposition faite
qu'elle pit partager les sentimens de
par cC général
dre
ceux qui venoieni dissou
l'assemblée coloniale (2).
$. XXX.
En Partant pour France, l'assemblée de
Armement pris aucune mesure pour la sureté de
Saint-Marc-n'avoi
du Petitceux qui s'éloient
pour elle dans la colonie. Mais
armé
Goaveen fails commençoient a être asse
veur ds P'as- nombreux pour ne pas craindre le
semblée de pour lui dicter des Jojs si
gouvemement, et peut-étr
Saint-Marc.
3 l'assemblée coloniale eôt eu plu
d'énergie Le premier noyau de cette. armée s'étoit.
dins la paroi-se du
form
Petit-Goave, la même cul Ferrand de
dières avoit été assassiné.
Bau
Toujours travaillée par son déput
Y.lentinide-Culion, on assure qu'elle avoit été du'
nombre de celles qui avoient
tres-peti
promis des forces aux
saires que l'assen-blée coloniale avoit
commisenvoyés à Peinier pour
l'engager'à SG rendre auprès d'elle à Saint-Marc
Dès le
(3).
Voyez diverses lettres de Vincent et de la
no. 2 et3, p. Get7;1 1°, 2, P: 7 et8;, 4, municipalité 7 ibid
: P. 10 et II.
p. et 10; et n9.3,
2 Compte rendu' à la partie française de Saintreprésentans;'] p." 11 et 12.
Domingue par ses
* Peinier lui-mênie dit dans sa lettre 2 du 4 aolt 1790, à la Luzerne,
qu'il u'avoit que. huit cents hommes de troupes, dont la moitic étoit ,
gagnée ; il ajoure que, malgré l'arrivée de Vincent, l'expédition sur
Saint-Marc éroir devenue plus dificile depnis que le Léorer? éloit
alla, et que la descente danscette baie te pouvoir plus avoir lisu. y
31 Leitre à d'Hlector, attribuée à la Jaille, du 31 juillet
1790.
1790, à la Luzerne,
qu'il u'avoit que. huit cents hommes de troupes, dont la moitic étoit ,
gagnée ; il ajoure que, malgré l'arrivée de Vincent, l'expédition sur
Saint-Marc éroir devenue plus dificile depnis que le Léorer? éloit
alla, et que la descente danscette baie te pouvoir plus avoir lisu. y
31 Leitre à d'Hlector, attribuée à la Jaille, du 31 juillet
1790. --- Page 281 ---
(273)
un arrêté, des actes de
ujllet 1790, après s'être plainte , par des excès de leur soldalespotisme de Peinier et Mauduit,
ct des menaces qu'ils
efrente, des moyens de corruption
esque
le député Bacon - la - Chevalerie par
mployoient pour perdre dénoncé. le gouverneur et son agent
une procédure,elle avoit
français, à l'AsMauduit, avec leurs complices, K au peuple de la partie fransembléenationale, et à l'assembléc générale de lèse- nation, ,
çaise de Saint-Domingue 2 comme coupables de calomnies atrode divisions intestines 2
I de soulèvemens,
da peuple français de cette ile,
ces contre les représentans de tous les citoycns, de prépad'usurpations sur les droits
de la ville du Port - aliratifs, hostiles, contre les habitans
publics >. Le même
Prince,. . et enfin comme enncmis les évènemens qui
de tous
rrété les déclaroit < responsables
dans la contre-révopourroient résulter de leur entreprise dans toute la partic
annonçoient vouloir opérer
lation qu'ils
française de Saint-Domingae (1).>
comité de
Petit- Goave la dissolation du
Dès qu'on sut au
commune annonça pabliquement
Ouest par Mauduit, la même
des habitans du Port-auw'elle étoit prèle à marcher au secours de la colonie à se réunir
Prince, invitant toutes les paroisses
Par
possible pour leur délivrance (2).
e plus promptement
les habitans de la même pain second arrêté du lendemain,
de commander
que K Peinier étoit indigne
oisse promoncèrent
ne le reconnoissoient plus pour
D aucun Français, et qu'ils
de la commune du Petit-Goave 3 du 19
1 Extrait des registres
juillet 17y0.
du Petit-Goave, dui acit 1790.
2 Arrèté de la commune
toutes les paroisses
Par
possible pour leur délivrance (2).
e plus promptement
les habitans de la même pain second arrêté du lendemain,
de commander
que K Peinier étoit indigne
oisse promoncèrent
ne le reconnoissoient plus pour
D aucun Français, et qu'ils
de la commune du Petit-Goave 3 du 19
1 Extrait des registres
juillet 17y0.
du Petit-Goave, dui acit 1790.
2 Arrèté de la commune --- Page 282 ---
(274)
S gouverneur, décharant que, comme
>
cesseroient d'être
citoyens français, ils
souinis à la nation ei au roi (1). )
s. XXXI,
L'exempie du Petit-Goave
Révolution
futbientôt suivi dans la
dans le Sud partie de la Province du Sud, dont cette
plus gran
pourla: même trophe. L'assembléc
paroisse est lim
provinciale de ce
2sscmbiée. vérité,
département avoit, ,à
adopté les principes de celle du Nord
mais
ville des Cayes du Fond, oi elle tenoit
(2):
commandant
ses séances, avoit Po
Fierville, qui étoit dévoué à l'assemblée de
Mlarc il s'étoit formé dans
Sain
cette ville un prétendu cli
patriotique, quiee coalisa avec lc'comité de T'Ouest, et
les esptits contre l'assembléc de la
soule
cleb fut de faire
province. Le début de.
notifer par le comité paroissial ses invite
tions aux habitans qui Iui déplaisoient de
la parvisse (3). C'est lui
quirter incessamme
l'assemblée
qui nous apprend cncore que lorsqu
provinciale vit K avec quelle
it
> ses'
vigueur futtoit conti
principes, elle s'est dissoute
d'elle-méme. >
Les fondateurs de ce club, qui s'attribuoient le titre exclus
:
2 Autre arrêté du 2 acit.
2 Lettre du*club des Cayes au comité de TOuest, dn 28
17)0. Letire du président de l'assemblée du Sad
juille
du'; 7 mai 1790.
PAssemblées nationale
* c Le conmandant pour le roi, dit le club,
a> éloge par $3 condaite avec le comité
mérite le plus gran
39 a travailler de concert an bien
paroissial, qui nous a engagé
s 2 toujours
a
général et arec l'assembiie gérérale : qu
applaudi notre conduite >). (Lettre da club
au comité de l'Onest, du 28 juillet
des Caye:
1790) ).
31 Letire du club des Cayes au comité paroissial, du
2790 i lettre, dudit comité à Martinon dudit
premier aoi
Martinon.
jour 2 et réponse de
iller de concert an bien
paroissial, qui nous a engagé
s 2 toujours
a
général et arec l'assembiie gérérale : qu
applaudi notre conduite >). (Lettre da club
au comité de l'Onest, du 28 juillet
des Caye:
1790) ).
31 Letire du club des Cayes au comité paroissial, du
2790 i lettre, dudit comité à Martinon dudit
premier aoi
Martinon.
jour 2 et réponse de --- Page 283 ---
(075)
de la ville des Cayes,
et prais parriores
le tocsin de
de bons citoyens
à sonner, dans la colonie 1 dans une
avoient été les. premiers décrets du mois de mars 1790,
la révoltc contre les
faveur de l'assemblée
avoient faite, le 14j juin,en
deux décrets > ils
adresse qu'ils
aveir cité infidèlement ccs
colonialc. Après y
le remède employé pat
scroit absurde que
fit
ajoutoient a qu'il
les soustraire à Toppression,
nationale, pour
>
TAssemblée
s. Or, ce seroitla, disoient-ils,
plus pesante
8 mars et des ins-
> une oppression de la lettre du décret du
falloit
P'effet naturel
finissoient par indiquer ce qu'il
tructions du 28..Ils
de la Martinique > qui, après
Y'exemple
faire, en invoquant
P'ancien pouvoir judiciaire 3 et.établi
avoir secoué le joug de
enfin emparée entièrement du
des manicipalités 2 K s'étoit
partie du pouvoir exéligistarif, et en grande
> pouvoir
A cutif
eut chassé ou S. XXXII.
fut le plus fort > dès qu'il
ef- Assassinat de
Dès que ce parti
lui être contraires, il nomma
Codère, ct
intimidé ceux qui pouvoient de la manière prescrite par les maratisme
fectivement une manicipalité
Peinier ett des confédéde Saint - Marc, quoique
rés.
décrets de l'assemblée
Le club avoit gagné le détacherefusé de les sanctionner (2).
qui étoit en garnison dans
ment dur régiment du Port-au-Prince, tous ceux qui étoient dévoués
et.bientôt
la ville des Cayes (3)3
vrais
de la ville des Cayes
des bons citoyens et
patriotes l'extrait des reI Adresse
de toutes les paroisses. Voyez
à leurs concitoyens de Saint-Marc, du 14 juin 1790.
gistres de l'assemblée
du club des Cayes au comité de T'Ouest,
de la lettre
2 Post-scriptum
du 28 juillet 1790.
> du 13 aoitt 1790.
3 Lettre de Peinier à la Luzerne
la ville des Cayes (3)3
vrais
de la ville des Cayes
des bons citoyens et
patriotes l'extrait des reI Adresse
de toutes les paroisses. Voyez
à leurs concitoyens de Saint-Marc, du 14 juin 1790.
gistres de l'assemblée
du club des Cayes au comité de T'Ouest,
de la lettre
2 Post-scriptum
du 28 juillet 1790.
> du 13 aoitt 1790.
3 Lettre de Peinier à la Luzerne --- Page 284 ---
('276 )
ai mémé parti accourarent de toutes les parties de la
pour y former une confédération en faveur de l'assemblée province
Saint Marc., Le premier acte de ces"fédérés fut
de
commis de sang-froid, Codère,
un assassinat,
des
3 'major pour le roi, de la ville
Cayes, étoit soupçonné de tenir au paiti du
mais il éloit alors retiré dans une habitation gouvernement;
veuve du commandant de
appartenant à la
cette ville, qu'il avoit épousée: On
onta des iettres anonymes à son adresse. Elles
avoir élé éuriics par des officiers
paroissent
Mauduit à
qui avoient servi, sous
> T'expédition contre le comité de
et
s'en glorifoient (). Il n'en
r'Ouest, qui
fallutpas
Les
se
à
davantage.
confédérés
transportent son habitation s le ramènent aux Cayes, lui
coupent la tète s et la promènent en tiiomphe dans toute la
ville.
Cct événement arriva trois jours avant l'embarquement de
Passembléc de Saint. Marc. Il existe une Iettre écrite
casion par la municipalité des
à cette OCCayes au comité de l'Ouest 2
qu'il edt été iis CIIS cing
quoiencore que le fit
joursauparayant. Elle prouve > bien plus
précédent, que le maratisme cxistoit dès-lors
delamanière ia plus affreuse dans la colonie de Saipt
que le parti de l'assemblée de Saint-Marc
Domingue;
vues, et gu'il avuit
cela
s'en, servoit pour ses
pour
des fonds à sa
cette lettre,
disposition. Voici
qu'on ne peut SCc dispenser de transcrire,
abominable qu'en soit le contenu.
quelgue
1 Copie d'une lettre ouverte par la
3 aoit
municipalité des
le
1730 9 sans signature,t portant
Cayes ,
Codère 2 etc. Copie d'une zutre lettre pour subseription à M. de
Goustard,
idem, (prétendue ) de M
cela
s'en, servoit pour ses
pour
des fonds à sa
cette lettre,
disposition. Voici
qu'on ne peut SCc dispenser de transcrire,
abominable qu'en soit le contenu.
quelgue
1 Copie d'une lettre ouverte par la
3 aoit
municipalité des
le
1730 9 sans signature,t portant
Cayes ,
Codère 2 etc. Copie d'une zutre lettre pour subseription à M. de
Goustard,
idem, (prétendue ) de M --- Page 285 ---
(277 )
Cayes, cc 5 sotit 17)e.
x Nos CHERS CONfITOYENS,
N
is qu'hier, à hait heures un quart
Nous VoUs donnon
sur la place d'armes
du soir : nous avons ricompensé qu'il avoit pour nous : sa
> M. Codère des bunnes intentions même de lire, va vous prouver
correspondance > qu'on est à
9 combien il nous écoit artaché.
que quelD Nous desirons , chers concitoyens 7 d'apprendre
'de trois OlL quatre
charitables vous débarrassent'
> ques am's
rien 3 nous avons
vos maug: n'épargnez
> têtes quicausent
livres à votre disposition.
> ici cent mills
avons T'honneur d'étre, tout à vous 5
> Nous
secrétaire de la commune
>> Signe, BERY-OBsox,
MM. du comité provincial du Port-au-Prince.
> A
tout le département S. XXXIII.
La confédération, qui comprenoit presque
dans lOucst Traité de
du Sud,à l'exception du quartier de Jérémie,s'avança
Léogane.
Léogane, ou elle s'arrêta pour s'organiser. Le gouverjusqu'à
fat obligé de dissimuler le crime
nement étoit si,foible 2 qu'il
savoient qu'on
qu'elle venoit de commettre. Les confédérés
au
Fierville avoit envoyé
pouvoit lui désobéir impunément.
de commandant pour le
gouverneur sa démission de la place
lettre a été envoyée en France par le gouverneur
* La copie de cette
tombé dans ses mains par la
Pcinicr., qui l'a certifiée sur Poriginal,
dissolution du comité de POuest.
nement étoit si,foible 2 qu'il
savoient qu'on
qu'elle venoit de commettre. Les confédérés
au
Fierville avoit envoyé
pouvoit lui désobéir impunément.
de commandant pour le
gouverneur sa démission de la place
lettre a été envoyée en France par le gouverneur
* La copie de cette
tombé dans ses mains par la
Pcinicr., qui l'a certifiée sur Poriginal,
dissolution du comité de POuest. --- Page 286 ---
: 278)
roi dans la ville des Cayes 5 Peinier la
Fierville
rejeta en ordonnant a
de se rendre auprès de lui dans huit
d'être traduit à un conseil de
jours, sous peine
guerje Fierville s'y refusa dans
une lettre menaçante ot il discit 1
le
que
inier
temps du
despotisme éroirpassé Les féderénuetoient néanmoins encore
qu'au nombre de cinq à six cents (2). Il étoit impossible
la majorité des tlancs eux - mêmes s'intéressât à
que
étoit si éloigné d'avoir le bicn
un parti qui
public pour objet. L'incertitude du succès et le départ de l'assemblée de Saint -Marc
suspendirent les projets respectifs. Des commissaires des districts du Port-au-I Prince, c'est - à - dire, du parti attaché à
l'assemblée de Saint-Marc, vinrent solliciter les confédérés de
discontinuer leur généreuse
cntreprise, > à, cause des obstacles
terribles qui devoient les arrêter à chaque pas, et des malheurs
qui étoient la suite ordinaire des guerres civiles. Les fédérés
saisirent avec empressement cette ouverture de conciliation
Ils répondirent qu'ils préféreroient d'abord.les voies de média- (3).
tion; ct dès le lendemain, ils envoyèrent faire des
à Peinier, On ne put pas se concerter sur ces premiers propositions articles.
Les confédérés en envoyèrent de nouveaux. Ils avoient.
objet la restitution des prisonniers, le statu
relativement pour
quo
1 Lettre de Peinier à Fierville, du 8 août 1790. Réponse de Fiertille, du 12 août.
2 Voyez la lettre de Saint-Germain au club Massiac, du6 aoft
dans le registre de correspondance générale de ce club, folio 1790,
voyez aussi les procès-verbanx de la
7 et8;
de Durège de Beanlicu
confédération, 2 joints à la lettre
# PAssemblée nationale > du 25 décembre
1790.
3 Procès - verbal de la confédération de
17y0.
Léogane, du 24 août
Fiertille, du 12 août.
2 Voyez la lettre de Saint-Germain au club Massiac, du6 aoft
dans le registre de correspondance générale de ce club, folio 1790,
voyez aussi les procès-verbanx de la
7 et8;
de Durège de Beanlicu
confédération, 2 joints à la lettre
# PAssemblée nationale > du 25 décembre
1790.
3 Procès - verbal de la confédération de
17y0.
Léogane, du 24 août --- Page 287 ---
( (1279.)1
contre laquelle on demandoit qu'il
rassemblée dc Saint-Marc,
d'une autre assémblée
fàt rien préjugé par la convocation
de toutes les corporations particuliëNoniale ; la suppression
la cocarde hationale,
s.ct des marques distinctives autres que
nouvellement élevées de part ou d'autre,
le des fortifiçations
réarmement des citoyens désarmés.
articles furent accordés: Le gouvernement
Ces deux derniers
Caradeux de la Caye,
icepta de la restitution des prisonniers Y'assemblée de Saint-Marc (1),
iputé de la Croix-desBouquets à traduire devant des juges comue sa paroisse retenoit pour le
étoit de son devoir de
étens Peinier déclara aussi qu'il
termes des
nouvelle assemblée coloniale, aux
onvoquer une
nationale, Sa réponse évasive et peu
écrets de T'Assemblée
surplus qu'il
anche sur l'article des corporations prouve.au
a tout
ultéricures, et qu'il vouloit se réserver,
roit des vues
dont il fôt str. 4 Dans la colonie,
rèncnient, des compagnies
se sont formés en
comme en France 3 dit-il, les citoyens
des
se sont distinguées par
corporations ou compagnies qui
les décrets de PAsuniformes ou des marques quelconques;
ni
semblée nationale n'ont point dissous ces compagnies,
distinctives, et il n'y
empèché leurs uniformes ou marques
de raison pour en user autrement ici. >
a pas
autres demandes moins imEnfin on trouve parmi quelques
celle de la plus grande
ortantes de l'armée de Léogane ,
foible réclame toutbertéde la presse, que le parti le plus
la stricte
le plus fort maintient si rarement , et dont
purs, que
volontaires du Port-au-Prince, du 10
1 Extrait des registres des
oûr 1790.
* 1l fut ensuite mis en liberté. --- Page 288 ---
(: 280 )
observation est le véritable caractère des
gouyernemens libre
Peinier K l'accorda, conformément aux décrets de l'Assemble
> nationale > 2 ainsi qu'on l'avoit demandé (1).
Ce traité ne fut qu'une simple trève, qui prévint
de nouveaux malheurs, en suspendant les hostilités. cependa Mais
deux partis n'en restèrent pas moins divisés. Les fédérés 1e
noncèrent point à leur union , et considérèrent
ne ri
toujours le
vernement comme une puissance ennemie, dont ils ne recor gor
noissoient point l'autorité.
1 Voycz les procds-verbaux des chefs de l'armée de
17,2 20, 22 et 23 août 1790.
Léogane, des 1:
CHAPITRE
ilités. cependa Mais
deux partis n'en restèrent pas moins divisés. Les fédérés 1e
noncèrent point à leur union , et considérèrent
ne ri
toujours le
vernement comme une puissance ennemie, dont ils ne recor gor
noissoient point l'autorité.
1 Voycz les procds-verbaux des chefs de l'armée de
17,2 20, 22 et 23 août 1790.
Léogane, des 1:
CHAPITRE --- Page 289 ---
(281)
CHAPITRE VI.
les Blancs durant Pinterruption
DES troubles parmi
des Assemblées Coloniales.
Coloniale arriva à Brest avant le milicu de
5. I.
ASSEMBI L ÉE
étoit de mettre le trouble et les Débarqueptembre 1799. Sa destinée
quatre com- ment pomivisions par-tout oil elle alloit. Elle. fit porter par
paux de l'aslettre à la
- pour la prévenir de son semblée COtissaires une
municipalité, envoyoit à PAssemblée loniale à
trivée ct faire partir des adresses qu'eile
chambres de commerce 1 pour se justifier. - Brest.
ationale,au roi ct aux
infortunée du despotisme, >
ile s'annonçoit comme une victime
traversé les mers
i, voulant éviter la guerre civile , avoit
dont.
dénoncerà la nation les forfaits de ses oapresseurs,
pur
militairement commis sur de paisibles cis assassinats
de
dans le
yens, avoient plongé la capitale Saint-Domingue
Il n'en fallut pas davantage pour intéresser la comnil(s).
étoit tres-prononcé. L'asune de Brest, dont le patriotisme
solemnité.
mblée de Saint-Marc fut reçue avec la plus grande
nationales étoient sous les armes 5 la municipalité
: gardes
le débarquement se fit au milieu
e-mème alla au-devant d'elle;
bruit de toutes
sapplaudisemens, des salves d'artillerie et du
cloches. On donna une garde d'honneur au président (2).
I
Voyez aussiles débats desi colonies, tcme I,p. 73.
Compte rendu à la partie française de Saint - Domingue par ses
résentans venus en Francesurle Liupard, P- 1fet suiv.
T
Rapport de Garran-Coulon.
barquement se fit au milieu
e-mème alla au-devant d'elle;
bruit de toutes
sapplaudisemens, des salves d'artillerie et du
cloches. On donna une garde d'honneur au président (2).
I
Voyez aussiles débats desi colonies, tcme I,p. 73.
Compte rendu à la partie française de Saint - Domingue par ses
résentans venus en Francesurle Liupard, P- 1fet suiv.
T
Rapport de Garran-Coulon. --- Page 290 ---
(282)
Telles étoient dans cette ville les préventions en faveur de
tout ce quiavoit rapport à l'assemblée de Saint-Marc, que six
gardes nationales accompagnérent Santo-Domingo jusqu'aParis,
et que la municipalité fit une adresse de remerciemens à cc
commandant, à son équipage et au détachement du régiment
du Port-au-Prince, venu sur son vaisseau. Elle les y repré.
sentoit tous comme des patriotes incstimables, qui avoient su
résister à toutes les séductions de T'aristocratie.La municipalité
de Brest ne s'en tint pas la : sur les instances de l'assemiblée
de Saint-Marc, elle requit le commandant de' la marine de
différer le départ du vaisseau la Ferme, qui devoit partir ce
jour-là, parordre du gouvernement, pour aller à la Martinique et
delà à Saint- Domingue. ( MM. les députésd de Saint-Domingue
( disoit-elle dans sa réquisition, nous ont raconié les vexations
o de tout genre qu'ils ont éprouvées de la part des agens du
> pouvoir exécutif, résidant dans lcerile, et même des com-
> mandans des vaisseaux en station dans cette colonie. -
> Ils nous O7L conjurés de nous opposer de tout notre pouvei
> ax départ des bitimens qui seroient destinés à la station de
>> ladite colonie jusqu'à la réception de nouveaux ordres qu'il
D vont solliciter( (1).>
5.I.,
A- peu près dans le même temps, il Y eut parmi les marin
So.devement de l'escadre qui éloit à Brest une émeute
des narins à
très-inquiétante. L
Brest.
prétexte en fir pris dans geelques dispositions du nouveau code
pénal de la marine, qui venoit d'etre décrété par P'Assémblé
mationales mais elle fat certainement excitée par les ennemi
de la révolution, pour désorganiser notre marine. On ne cru
1 Ibid. 19 ct: 20.
il Y eut parmi les marin
So.devement de l'escadre qui éloit à Brest une émeute
des narins à
très-inquiétante. L
Brest.
prétexte en fir pris dans geelques dispositions du nouveau code
pénal de la marine, qui venoit d'etre décrété par P'Assémblé
mationales mais elle fat certainement excitée par les ennemi
de la révolution, pour désorganiser notre marine. On ne cru
1 Ibid. 19 ct: 20. --- Page 291 ---
(283 )
de l'assemblée de Saint-Marc y fussent
pas que les membres
fital'Assemblée nationale,
étrangers. On lit dans un rapport
de la Marine et des
au nom des comités des Recherches ,
Moncalm : ( Il ya une liaison
Colonies , le 20 septembre, par
et celle de Brest.
intime entre Taffaire de Saint- Domingue
>
de l'assemblée générale sont en ce
A Les ci-devant membres
le
commandé
en rade à bord du vaisseau Liopard,
> moment
Ces gens-là cherchent à mettre
> par M. Santo- Domingo.
dans Pescadre (1).> >
> Finsubordination P'Assemblée nationale décréta , que K le
D'après ce rapport,
faire
de donner des ordres : 1°. pour
poursuivre
> roi seroit prié
auteurs de Pinsurrection 5.
> ct juger. .
. les principaux
vaisseau le Léopard,et congédier
> 29. pour faire désarmerle faire sortir de Brest dans le plus
>> l'équipage ;.
- 3°. pour
lui
convedélai, et transférer dans le lieu qui
paroitra
> court
au régiment du Port-au-"
> nable, les individus appartenant
le même
arrivés à bord dudit vaisseau >. Enfin,
>> Prince, ,
membrès de < Passemblée
décret ordonna que les ci-devant
ceux du
de Saint-Domingue ;
> générale dc la partic française
le sieur Santo - Domingo ,
de TOuest, et
> comité provincial
le vaissean le Léopard, se renarrivé à Brest, commandant
a la suite de PAssemblée naionale (3).>
> droient
membres de T'assem.lé: de Saini-Marc ont repoussé
Les
d'avoiry contribué à sonlever
comme une calomnie Pimputation
étoient
de l'escadre de Brest. Iis ont observé qu'ils
les équipages
lors de l'émeute; qu'elle eut lieu
à deuxcents lieues en mer 2
Débats dans Paffaire des colonics, tomeI, p. 333.
1 Ibid P. 2f.
2 Décret du 20 septembre 1799.
T 2
.lé: de Saini-Marc ont repoussé
Les
d'avoiry contribué à sonlever
comme une calomnie Pimputation
étoient
de l'escadre de Brest. Iis ont observé qu'ils
les équipages
lors de l'émeute; qu'elle eut lieu
à deuxcents lieues en mer 2
Débats dans Paffaire des colonics, tomeI, p. 333.
1 Ibid P. 2f.
2 Décret du 20 septembre 1799.
T 2 --- Page 292 ---
(2 284)
le 10 septembre : et. qu'ils ne débarquèrent que le 14 ; que
le mourement des matelots eut-si réellement
articles du
pour cause des
nouveau code pénal de la marine
2 que les
sitions dont se plaignoient les marins de Brest, furent ensuite disporapportées par PAssemblée constituante, le 28 octobre (1).
La à commission des:colonies n'a.
presque aucunes pièces sur
cet événement. Elle n'en a point qui aient pu lui donner' la date
Précise de l'émeute, ou celle de l'arrivée des
quatre-vingtcinq. Mais Th. Millet (2) dit C que l'insurreation se fit à Brest
)) le onge parmi les équipages. > Les quatre-vingt-cing écrivirént à PAssemblée nationale et au club Massiac, dés le 12
septembre, des lettres datées de la rade de Brest (3).-Ils
étoient donc des-lorsarrivés, quoiqu'iis aient pu ne débarquer
le
ils
* que 14; n'étoient donc pas à deux cents lieues en mer lors
de l'émeute, etil cst trés-probuble que l'équipage du
eu
Lkopaida
des communications avec ceux de l'escadre de Brest. On assure
même qu'un mateiot de ce vaisscau fut trouvé sur Le
oi le soulèvement s'étoit d'abord manifest:, H est. Mujestucux 3
impossible du
moins de rejeter l'idée que l'arrivéc des quatre-vingt-cing fournit
un nouvel aliment au soulévement des équipages de l'escadre. La
lettre del'assemblée de Saint-Marc à la municipalité de Brest, la
I Compte rendu à la partie francaise de Saint
-Doningue par ses
représentans > p. 24. Débats dans l'affaire des colonies
P. 333.
2 tome I,
2 Précis listorique de la révolution, P. 22 et 23.
3 Adressc à l'Assemblée nationale 7 paries meinbres de Passemblée
générale de Saint-Domingne 7 du 12 septemibre 1790. Procès a verbal
du club Massiac, du 18 du méme mois.
pte rendu à la partie francaise de Saint
-Doningue par ses
représentans > p. 24. Débats dans l'affaire des colonies
P. 333.
2 tome I,
2 Précis listorique de la révolution, P. 22 et 23.
3 Adressc à l'Assemblée nationale 7 paries meinbres de Passemblée
générale de Saint-Domingne 7 du 12 septemibre 1790. Procès a verbal
du club Massiac, du 18 du méme mois. --- Page 293 ---
(285 )
pompense qui en fut la suite ; T'exemple des marins da
réception?
avoilincontestabiement soulevés contre leurs suLioparil, qu'elle
Passemblée de Saint-Marc avoit rendus',
périeurs; les décrets que
d'aucunes troupes françaises à
pour ne permettre le débarquement
mettoitace quela colo-,
Saint-Domingue; ; l'intérêt pressant qu'elle
son canal,
nie n'eit de communication avec la France que par
ces décrets et par le paNi qu'elle aveit pris
intérêt constaté par
constituées de
d'ouvrir tous les paquets adressés aux autorités avoit obtenue dans
la colonie ; la réquisition sur-tout qu'clle empécher le départ
cet esprit, de la municipalité de Brest,pour
n'ait desiré
de douter qu'eile
de la Ferme., ne permettent guères
pour T'empècher de
la désorganisation de la marine. française,
et qu'elle
faire rèspecter Pautorité nationale à Saint-Domingue,
se
ou moins active aux mouvemens qui
n'ait cu une' part plus
que les véritables
manifestèrent à Brest. On sait bien 2 au surplus, différentesdes
causes des mouvemens populaires sont tres-souvent excitent, et si la coin-.
prétextes mis cn avant par ceux quiles.
avec l'émcute
cidence de T'arrivée de l'assemblée de Saint-Marc
du moins
décisive, elle est
de l'escadre n'est pas, une preuve doit
être négligée par
urie très -forte indication qui ne
pas
T'observateur.
continua sur l'escadre tant que Péqui
Enfin, la fermentation
de l'assemblée de Saintdu Léopard,ct les membres
page
exécution du décret de T'ASMarc restèrent à Brest. Lorequ'en
leur
les matelots, ces membres
semblée nationale on congédia
avecleurs passe - ports,
firent délivrerà à la Maison Commune >
ia
des diplômes, datés du 27 aodt, en mer, , qui en rappelant
dénomination de sauveur des frangais 2 donnée par T'assemblée
que le porteur < étoit
de Saint-Marc au Léopard > annonçoient du salut de la partic
un de ccux à qui la nation étoitredevable
T 3
matelots, ces membres
semblée nationale on congédia
avecleurs passe - ports,
firent délivrerà à la Maison Commune >
ia
des diplômes, datés du 27 aodt, en mer, , qui en rappelant
dénomination de sauveur des frangais 2 donnée par T'assemblée
que le porteur < étoit
de Saint-Marc au Léopard > annonçoient du salut de la partic
un de ccux à qui la nation étoitredevable
T 3 --- Page 294 ---
(286)
a française de
Scint-Domingue, et
> dars Jes municipali.és. et
gullderoit./attendieat trouver.
D d: la partic française de paiticulièremente chez tois leshabitans
> genreque.onpitri tisme Saint-Domingue, les seoours en tout
pouysitse
> sancedes
piomettre dela reconnoisbonsfançeis,erd. la
> genéraics, Le comman-dant recommandarion. de Vassemblée
de la marine 3
voya une copie de ce diplome àl
d'Hector, , qui en:
à quijl avoi: é1é
Luzerne, déclera que Richoux;
remis, avoit assuré qu'on avoit
une mériaille à chacun des matelois
promis de plus
(1).
s. III.
Les snoirelles qu'on recevoit de
Députation étoient bien loin d'is
Saint-Domingue en
de
France;
l'assem- jdées
spirer sur l'assemblée de
favorables
Saint-Marc les
bleeduNord,
qu'olle avoit données à la
ete. contre Dans tous les
municipalité de Brest.
P'ass:mblée
départemens,on ne consideroit déja
comme uce troupe de
plus les 85 que
de St Marc.
fadieux 3 qui, pour satisfaire leur
biion, avoient voulu séparer la colonie de la
amqui. après avo.r appe'lée la
mère-patrie, et
tieux et leurs
guerre civile par leurs décrets sédiproclainations incendiaires
France quand ils avoient
3 s'étoicnt enfuis en
fort. On voit dans
vu que leur parti n'étott pas le plus
assemblée étant quelques mémoires que des membres de cette
allés a Nantes, sous
fonds
prétexte d'y chercher des
reçurent > de la municipalité, l'ordre de
ving -quaire heurcs.
partir dans les
Peu aprè: l debarnement des
arrivé des Commmissaires de
quatre-vingt-cing, , il étoit
de la ville du
l'assemblée provinciale de Nord, 2
Port-su-Prince et de la paroisse de la Croixdes-Bougnets, pour jistif-r les mesures
contre
biée de Saint-Marc. On
prises
l'assemremarquoit parmi ces derniers l'oncle
Lettre d'Hectork la Luzerne, du
Luzernea T'Assensblée
29 septembre 1790; lettre de la
nationale, du 4 octobre suirant.
il étoit
de la ville du
l'assemblée provinciale de Nord, 2
Port-su-Prince et de la paroisse de la Croixdes-Bougnets, pour jistif-r les mesures
contre
biée de Saint-Marc. On
prises
l'assemremarquoit parmi ces derniers l'oncle
Lettre d'Hectork la Luzerne, du
Luzernea T'Assensblée
29 septembre 1790; lettre de la
nationale, du 4 octobre suirant. --- Page 295 ---
(287) )
de Chitry,. ex - députés de Tassemblée
de Mauduit, d'Aulnay
à decréter les bases consde Saint- Marc, qui avoit concouru avoit depuis abandonné le
titutionnelles da 28 mai, mais qui
de Nantes fit
de l'assemblée coloniale, (1). La commune
com
parti
du Nord par dcux
accompagner à Paris les six députés
aussi
une adresse
missaires ; celle de Bordeaux se prononça
par Les députés
digne du patriotisme de cette intéres:ante cimmune.
à PAsl'assemblée du Nord avoient eux : mêmes envoyé
de
dès leur arrivée, une adresse, dans laquelle
semblée nationale,
à
la crininalité des
ils - n'avoient pas eu de peine prouver et des mesures
décrets rendus par. l'assemblée de Saint-Marc à T'Assemblée
qu'elle avoit prises. Quand ils se présentèrent accucillis comme
nationale, le 22 du inême mois, ils y furent
Sur la,
énergiques qui avoient sauvé la colonie.
des patriotes
P'Assemblée nationale décréta que P'adresse;
motion de Barnave,
avec mention hônoqu'elle venoit d'entendre seroit imprimée
seroient
les membres de l'assembléc de Saint-Marc
rable; que
octobre, ct que le comité colonial feroit
entendus le premier
Il motiva la brièveté de cc délai,
son rapport lc sur-lendemain.
sur les intrigues qu'on
qui étoit efectivement bien précipité, l'opinion. On ne peut
employoit dans cette affaire pour égarer
celie d'amener
de croire qu'il avoit d'autres vues ,
se dispenser
à décréter sans examen les principes
l'Assemblée nationale
de Saint- Domingue et
qu'il avoit concertés avec la députation
les
des
de Passemblée 'du Nord, sur
rapports
les commissaires
colonics avec la mère-patric (2).
lettre dc Peinicr, du 16 mai 1790;
I Yoyez les réflexions snr une
par Th. Millet, P. 35; la
le nonvel examen du repport de Barnave,
lettre de Peinier à la Luzerne, du 13noût la leitre 1790. de J P. Brissot à
2 Yoyez lexamen de Th. Millet;
T 4
Passemblée 'du Nord, sur
rapports
les commissaires
colonics avec la mère-patric (2).
lettre dc Peinicr, du 16 mai 1790;
I Yoyez les réflexions snr une
par Th. Millet, P. 35; la
le nonvel examen du repport de Barnave,
lettre de Peinier à la Luzerne, du 13noût la leitre 1790. de J P. Brissot à
2 Yoyez lexamen de Th. Millet;
T 4 --- Page 296 ---
(288)
$ IV.
Ungrand nombre des membres de l'assemblée de Saint-Marc
Comparucion n'étoient point encore à Paris. Ceux qui s'y trouvoient furent
bléedeSaint- cel'assem- entendus le lendemain. Forcés de venir en France se réfigier
Marc à ia aupres de l'Assemblée nationale, il falloit bien qu'ils parussent
barredel'As- en reconnoitre les droits ctla suprénatie, sur-tout d'après le
semblée na- décret qui les mandoit à la barre, Leur discours fut
tionale,
dans ce sens. Leurorateur, Valentin de Cullion, fit tout ce dirigé qu'il
putp pour justifier leurs décrets par les localités des colonies ct
la-néces-ité des circonstancos. Il s'esprima avec beaucoup de
force contre l'aristocratie des agens du gouvernement; il repré
senta les membres de l'assemblée de Saint-Marc, et les planteurs
en gindral, comme les seuls véri:ables colons, par opposition
à l'assemblée de Nord, composée de queiques négocians et
hommes de loi, Il prétendit que toutes les opérations de l'assemblée de Ssint-Marc, et le décret du-:8 mai en particulier,
n'étoient que de simples réclamations qu'eile soumettoit à
T'Assemble nationale, : et une exécution des décrets du mois de
mars, qui avoient, : disoit-il, porté P'aligresse dans la coZonie. On ne connoissoit point encore à la vérité généralement
tous les actes d'indip-ndance de l'assemblée de Saint-Marc, sa
su persion d:s dépatés de Siint-Domingue à l'Assemblée constituante, son insclent décret sur S3 réconstitution , ceux sur les
fnances, l'ouverture des ports, et le licenciement des troupes
de ligne : mais on savoit que ses bases constitationnelles, du 28
mai, avoient été envoyées par elle à l'accepration de TAssemblée nationale, et qu'elles finissoient par dire que ( tout décret
> quiauroit pa êtze readu par l'Assemblé: nationale, et qui
Bamnare; les ponels.merbeux du clab Miossisc, et.le chapitre rde la
scccude partie sa present rarpert.
ement des troupes
de ligne : mais on savoit que ses bases constitationnelles, du 28
mai, avoient été envoyées par elle à l'accepration de TAssemblée nationale, et qu'elles finissoient par dire que ( tout décret
> quiauroit pa êtze readu par l'Assemblé: nationale, et qui
Bamnare; les ponels.merbeux du clab Miossisc, et.le chapitre rde la
scccude partie sa present rarpert. --- Page 297 ---
(2 289 )
exposés (par celui du 28 mai)ne
contrarieroit les principes On szvoit enfin que l'assemblée
sauroit lier SaintDomingue. le décret du 8 mars qu'avec des
C Saint-Marc n'avoit adopté
voulu
sur celui" du
qu'elle n'avoit rien
préjuger
Hodifications ;
et qu'elle avoit ajourné
8 mars, en l'adressant aux paroisses, été faite d'une adresse de readéfiniment la motion qui avoit
ces deux décrets.
nationale pour
terciemens a TAssemblée
fut
admise à la séance,
Passemblée de Saint Marc , qui ne
point de délai, au lieu de
'obtint qu'ane très - courte prorogation lerapport (4)-
elui de trois mois qu'elle demandoit pour
$. v.
autres délais, qui furent le simple résultat fait Rapport et
Après quelques
constituante, le rapport fut
décret du 15
ies travaux de P'Assemblée
Le rapporteur n'y octobre 1793
par Barnave les 11 et 12 octobre 1790. de l'assemblée cO- contre l'astrès-foiblement les attentats
semblée de
eprésentf que
croire aux projels d'indépen- Saint-Mars.
oniale. 11 parut même ne pas
de dire, ( que si
de cette assemblée. Il ne, craignit pas
lancc
avoient
ils avoient cons-,
quelques citoyens - les
présentés, d'attachement et
tamment élé repoussés par des sentimens Il n'étoit pas poflible
de fdéité.à la nation française (2) >.
de Saint - Marc:
entièrement, l'assembléc
néanmoins de justifier
de Barnave. Il condamna
sela cit même été contraire aux constitationne's, vues
faite par l'aslonc la violation des principes
aux décrets de l'Assemiemblée coloniale et sa désobéissance
décrets
Il
de déclarer ( les prétendus
bléc nationale. proposa
constiuée à Saintautres actes émanés de Passemblée
D et
I Voyez les journaux du temps.
21. Nouvel examen
de Barnave 1 du 11 octobre 1790, P.
2 Rapport
Th. Millet, P. 55 et 68.
dudit rapport; : par
c la violation des principes
aux décrets de l'Assemiemblée coloniale et sa désobéissance
décrets
Il
de déclarer ( les prétendus
bléc nationale. proposa
constiuée à Saintautres actes émanés de Passemblée
D et
I Voyez les journaux du temps.
21. Nouvel examen
de Barnave 1 du 11 octobre 1790, P.
2 Rapport
Th. Millet, P. 55 et 68.
dudit rapport; : par --- Page 298 ---
( 290 )
D Marc, a
attentatoires à la souzeraineté nationa
> ct à la puissance législative, nuls et incapables de
> aucune exécution; de déclarer l'assemblée déchue de recevo
9 pouvoirs, ct tous ses membres dépouillés du
tons s
> députés à l'assemblée coloniale de
caractère (
Saint - Domingue >
voter des remerciemens aux citoyens de la ville da
;
de la
Cap,, à cei
Croizdes-Bouquets et de toutcs les paroisses qui étoiei
restées attachées aux décrets de l'Assemblée
nationale. 2 à MA
Peinier, Vincent, Mauduit, et aux troupes
avoient
ché sous leurs ordres. Il
qui
mai
proposa encore de
K
A
prier le roi €
donner des ordres pour que les décret et instruction des
> et 28 mars dernier reçoivent leur cxécution dans la colon;
23 de Saint-Doningue ; qu'en
il scroit
conséquence 3
)
incesam
ment procédé, si fait n'avoit dlé, à la formation d'une nou
>> velle assemblée coloniale, 2 suivant les règles prescrites
> lesdits décret et instruction
pa
," auxquels la nouvelle assemblé
> seroit tenue des se conformer ponctuellement ) ; de décréte
pareillement que toutes les lois établies continueroient d'être
exécutées dans la colonie de
Saint-Domingue , jusqu' ce
en
elt été substitué de nouvelies en maintenant
qu'i
le conseil - snpérieur du Cap,
provisoiremen
jusqu'à ce qu'il edt été statuc
sur Porganisation des tribunaux dans la colonie.
Enfin, pour assurer la tranquillité de la colonie, Barnave
proposa Par suite des dispositions précédentes, de prier G le
> roi d'y envoyer deux vaissezux de ligne et un nombre de
> frégates preportionné,et de porier all complet les régimens
> du Cap et du Port. -a au- Prince 5 de décréter en outre
que
> les membres de la ci-devant assemblée générale de Saint-
> Domingue et les autres personnes mandées à la suite de
* T'Assemblée nationale, > par le décret du 20 septemnbre, de-
suite des dispositions précédentes, de prier G le
> roi d'y envoyer deux vaissezux de ligne et un nombre de
> frégates preportionné,et de porier all complet les régimens
> du Cap et du Port. -a au- Prince 5 de décréter en outre
que
> les membres de la ci-devant assemblée générale de Saint-
> Domingue et les autres personnes mandées à la suite de
* T'Assemblée nationale, > par le décret du 20 septemnbre, de- --- Page 299 ---
( 291 )
edt étéstatué
dans le même étatjusqu'a ce qu'il
neureroient à leur égard(1).. >
uléricurement
de P'effet que prodnisit
suit habilement profiter
que SaintLc Tapporteur tituante le tableau des orages
le
con:
examen
- TAssemblée
pourlengager à adoptersans interdire
omingue avoitesanyés
nationale crut devoir
Mibiet de décret. L'Assemblée réclamations de Pétion, de
"discussion, malgré lès
de Passemblée
ute
ei de quelques partisans
ceux- là
beau, de Grégoire,
ci vouloient la justifiers
Ceuxd'indul-
- Saint-Marc (2)-
traitée avec beaucoup. trop
du
ouvoient qu'elle étoit
avec raison un article
Ils condamnoicnt sur-toat,
contre la vérité,
nce.
le rapporteur y. avoit glissé
fut la source
éambule , que
des co'ons 2 et qui
dans la
pur servir; les préjugés
la. colonic fat livrée
: nouveaux troubles auxquels
et les esclaves à la
laissant les hommes de coulcur, une partic des atite,.en
blancs. Après avoir rappelé
erci des colons
on y disoit, K que pour
fde T'assemblée de S.int-Marc,
nationale avoit
intats' les alarmes des colonies, PAssemblee voeux sur tontes
caimer
l'intention d'enterdre leurs
lois proannencé d'avance
être propostes aux
pourroient
comme.
les inodifications.qui
forme volonti. d'itablir
hibitives du commerce , et da
qu'aucuncs
constitutionnel dans. leur organisation, pour lcs
article
ne seroient décrétécs
lois sur l'état des personnes
et formelle de leurs ascolonies que sur la demande précise lAssemblée constituante n'avoit
semblfes coloniales >. Jamais
absolument contraire à ses
noncé jusqu'alors un parcil veu,
du II octobre 179° 3 à la fin. Débats dans
1 Rapport de Parmave, tome I, p.a5g et suiv.
affaire des colonies,
a Voyezles journaux d'ators.
lcs
article
ne seroient décrétécs
lois sur l'état des personnes
et formelle de leurs ascolonies que sur la demande précise lAssemblée constituante n'avoit
semblfes coloniales >. Jamais
absolument contraire à ses
noncé jusqu'alors un parcil veu,
du II octobre 179° 3 à la fin. Débats dans
1 Rapport de Parmave, tome I, p.a5g et suiv.
affaire des colonies,
a Voyezles journaux d'ators. --- Page 300 ---
292 )
principes bien prononcés sur l'unité de
C'est par cette surprise,
fut
l'empire français *
qui 2 peine remarquée
gues personnes dans FAssemblée
par'qu
constituante, , que Barnave
préparoit sans qu'elle s'en doutât,, à décréter un.
blancs seuls jouiroient de
jour. que
l'exercicc des droits
qu'elle eit décréié, le 28 mars
politigues,9
1790, que toutes
majeures et contribuables seroient admises
person
maires.
aux assemblées
s. VI.
Le départ de
Etat anarchil'assemblée de Saint - Marc n'avoit
que des pro- pour rétablir l'ordre dans la colonie de
pass
Saint -
vinces de L'impulsion donnée par la révolution
Doming
POuest ct du justement à décréditer de
française, qui tendoit
Sud.
plus en plus les agens de la
chie, ne pouvoit assurer une autorité
mona
qu'aux magistratures
long 1- temps respeci
populaires. Il n'en existoit
mune à toute la colonie;
plus de COI
nérale
; il n'en existoit plus même de g
pour la province' de l'Ouest, ni pour celle
Les Liancs étoient divisés
dui Su
roisses. La
entre eux dans la plupart des P
marche embarraésée du gouvernement n'étoit
propre à surmonter ces difficultés. Il vouloit rétablir lei P
militaire; 3 mais pour résister à l'ambition des
régin
obligé d'invoquer
planteurs, il éld
perpétuel'ément les droits de' la
les décrets de FAssemblée nationale,
France:
mal
qui jusqu'alors avoie
seryi ses vues : il décourageoit ainsi ceur
son parti, desiroient le
qui, tenant
rétablissement de l'ancien régime. Lor
qu'ii manifestoit dans d'autres circonstances
ses principes arb
a Lettre de J. P. Brissot à Barnave, P. 6. Nouvel
port de Barnave, par Th. Mijlet,
examen du ra]
colonies, tome
p. 75. Débats dans l'aflaire de
I, p. 331,
avoie
seryi ses vues : il décourageoit ainsi ceur
son parti, desiroient le
qui, tenant
rétablissement de l'ancien régime. Lor
qu'ii manifestoit dans d'autres circonstances
ses principes arb
a Lettre de J. P. Brissot à Barnave, P. 6. Nouvel
port de Barnave, par Th. Mijlet,
examen du ra]
colonies, tome
p. 75. Débats dans l'aflaire de
I, p. 331, --- Page 301 ---
(293 )
le parli de l'assemblée de Saint-Marc d'un
tes, il renforçoit
vouloient le succès de la révolution :
ad nombre de ceux qui
les
ainsi un grand appui à ceux qui invoquoient
lonnoit
servir leurs vues a bitieuses. Il est
its du peuple pour
impossible dans les révolutions,
illeurs heureusement presque arbitraire aient cette tenuc de carac-
: les amis du pouvoir
et Y'amour de la liberté
: et cette énergie qie le patriotisme
Le
toujours à leurs adversaires. gouvernement
pirent presque
qu'à l'art avec lequel
devoit ses succès a Saint-Domingue militaires. Le colonel
avoit séduit une partie des corps brisant tous les resuduis n'avoit pu en venir à bout qu'en
le despotisme ne peut se
ts dc la discipline, sans lesquels s'éclairoient de jour en jour,
intenir durablement. Les soldats
les défenseurs du pouêtre long-temps
ils ne pouvoient pas frères avoient détruit les bastilles en
ir arbitraire 2 dont leurs
trope.
avoit montré toute 5a foiblesse dans lc s. VII.
Le gouvernement
sur le comité de l'Ouest , et Conseil étamps même de son triomphe
le rassemblement bli par les
ssemblée de Saint-Marc, en traitant avec
confédérés
avoir assassiné Codère, ne dissimuloit du Sud.
upable, qui, après
réservoit le même
atroce, qu'illui
5, dans sa correspondance réuni à Léogane, avoit osé forrt. Ce même rassemblement
de P'état la Levrette, à se
:, à coup de canons, le brick
et l'armée des retirer (1). Cet attentat ne fut point puni,
le traité de
lles, au lieu de rompre sa confédération après
l'avoit confirmée au nom des treize paroisses qui
soganc,
C'étoient celles des Côteaux, de Torbeck,
woient formée.
a Mémoire de Blanchalande', sur son ndmisistration, a
P. 8e: 18.
ment
de P'état la Levrette, à se
:, à coup de canons, le brick
et l'armée des retirer (1). Cet attentat ne fut point puni,
le traité de
lles, au lieu de rompre sa confédération après
l'avoit confirmée au nom des treize paroisses qui
soganc,
C'étoient celles des Côteaux, de Torbeck,
woient formée.
a Mémoire de Blanchalande', sur son ndmisistration, a
P. 8e: 18. --- Page 302 ---
(2 294)
des Cayes-du-Fonds, de Saint- Louis, du Petit-Trou, de C
vaillon , d'Aquin, du Petit- Goave, du Grand- Goave
Baynet, de Leogane, de Jacmel, et des Cayes-de-Jacmel. (
treize paroisses comprenoient une Partie du département
POuest et presque tout le Sud, à l'exception du quartier
Jérémie ou de la Grande-Anse, qui esi en quelque sorie is.
de tout le reste par sa situation. Les confédérés avoient arri
dc demeurer unis jusqu'a l'enticr étab'issement d'une cons
tution uniforme dans toute la partic française de Saint-Domi
guc. Ils avoient ( déclaré maintenir purement et simpleme
> l'assemblée générale, .
. ainsi que ses travaux et S
D décreis, jusqu'à la décision solemnelle de l'Assemblée n
> tionalc. En attendant, les paroisses confedérées s'engageoic
D à se préter mutucliement secours et assistance, à la rége
> sition des municipalités et communes, contre toute
> sion, toute insurrection, et
oppré
générilement contre les perturb
> teurs de l'ordre et de la paix . pour le maintien de
>
laquel
elles avoient suspendu momensanément, et
jusgu'au 1
D gement de l'Assemblée nationale, ure partie de Pexerci
> de leurs droits, et s'étoient soumises à traiter avec M.
> Comte de Peinier; jusqu'a cette époque, elles feroient exd
> cuter les aricles de Ce traité. >
On voit que lcs confédérés en traitant avec Peinier
avec une
comm
Puissance étrangère, - ne reconnoissoient pint d'ail
leurs son autorité de gouverneur : c'étoit celle des
lités et des communes
dans la
municipa
comprises
COI fédération qu'i
s'engageoicnt de maintenir; c'toient cus-mémes qui se char
geoient de faire exécuter les aricles du traité de
S'ils
Léog-ne
paroissoient d'abord vouloir s'en rapporter à la decisio
de VAssemblée nationale, pour Cc qui cencernoit l'assemble
leurs son autorité de gouverneur : c'étoit celle des
lités et des communes
dans la
municipa
comprises
COI fédération qu'i
s'engageoicnt de maintenir; c'toient cus-mémes qui se char
geoient de faire exécuter les aricles du traité de
S'ils
Léog-ne
paroissoient d'abord vouloir s'en rapporter à la decisio
de VAssemblée nationale, pour Cc qui cencernoit l'assemble --- Page 303 ---
:
(295)
le droit d'y
Saint-Marc, ils se réservoient implicitement
puisqu'ils ne déclaintrevenir si elle ne leur convenoit pas, de l'exercice de
momenianément une partie
valoir
ient suspendre
pour les faire
ars droits que jusqu'à ce jugement,
suite dans toute leur étendue.
établiesoient d'une manière encore plus
Les articles suivans
o les fédérés se proclamoient
rmelle l'état d'insurtection
centre d'union puisse
( Pour qu'un
ontre le gouvernement.
confusion les opérations
régler d'une manière utile et sans établi, est - il dit, a
confédérées, il sera
y
des paroisses
fédératif composé de dix-sept membres.
Aquin, un conseil
trois; celle de Léogane, deux;
La ville des Cayes en fournira
Le conecil aura la diet chacune des autres paroisses, un. de ia confédération. IL.
rection des forces et des ressources besoin sera. Il en réglera
porera les forces par-tout ol
les municipalités et
et cela de concert avec
la distribution,
C'étoit bien là former pour les paroisses
d'après leur avis >.
assemblée coloniale, dorit lès pouonfédérées unc nouvelle
nombre
dans un plus petit
oirs, malgré leur concentration étendas que ceux de P'assemblée
e mains, étoient bien plus
la direçtion immédiate
e Saint-Marc, 3 puisqu'ils comprencient
es forces militaires.
les confédérés, en eminutile d'sjouter que
Il est presque
T'anaichie, déclaroient
toyant un moyen si propie à troduise
lcs citoyens
leur but étoit de la faire cesser i7 de protéger
uc
arbitraire, de prévenir la contre-rérolution
ontre le ponvoir
faire régner par - tout la
Saint - Domingne 5 ct que pour
de la
ils invitoient les autres paroisses
oncorde et Tunion,
olonie à se joindre à eux.
le serment
Enfin, avant de sei séparer, ils prétèrent tous
oient
toyant un moyen si propie à troduise
lcs citoyens
leur but étoit de la faire cesser i7 de protéger
uc
arbitraire, de prévenir la contre-rérolution
ontre le ponvoir
faire régner par - tout la
Saint - Domingne 5 ct que pour
de la
ils invitoient les autres paroisses
oncorde et Tunion,
olonie à se joindre à eux.
le serment
Enfin, avant de sei séparer, ils prétèrent tous --- Page 304 ---
( 296 )
suivant sur la place publique de
cn
Léogane, 3
présence €
la municipalité, dans les mains du même Fierville
l'a
semblée de Saint-Marc avoit nommé
que
gouvernour de la cole
nie, au lieu de Peinicr : ( Nous. . . jurons sur l'autel de
> pattic, en présence du dieu des armées, de maintenir
s constitution de l'empire français, dans tout ce qui ser
> conforme à nos convénances locales,
2 ainsi que l'assemble
> générale de nos représentans, ci-devant séante à Saint-Marc
> partie sur le vaisseau le Léopard; de maintenir de mêm
X tous SCS décrets, dès l'instant
la
que 2 par
sanction de 5
> majescé, ils auront fo:ee de lo:; d'être fidèles à la
nation >
> laloi, au roi, etdlapartie française de Seint-Damingue
> Jurons de protéger la liberté publique et individaelle de
> citoyens, de garantir les proprictés
légitimes. - . d'y em
* ployerla force de nos armes 2 quand nous en serons requi
> par la loi. Déclarons prendre sous notre sauve - garde le
> hommes généreux qui, par un entier dévouement 2 notr
>) cause, ont tout sacrifié pour s'unir à nous ;
déclaron
> qu'infexiblement opposés à tous les genres de désordies,.
> nous le serons sur-tout à ceux qui fomenteront contre nou
> leslàches partisans de Farbitraire, les ennemis du bien pubfie
> et de la noiveile constiuution; jurons de ne jamais recon
> noitre pour frères ceux qui persisteront à porter d'autres
> marques distinctives que la cocarde nationale >' et qui ne sc
> rangeront pas sous les drapeaux de leurs districts, confor-
>> mément aux décrets de PAssemblée nationale et à la procla-
> mation du roi; jurons de rester à jamais unis et de poursuivre
> avec le fer les téméraires qui oseroient encore tenter une
> contre-rér-olution
I Voyez les pro. .s- verbaux de la coniédiration des 24 et 25 aoit
1792.
Ainsi
que la cocarde nationale >' et qui ne sc
> rangeront pas sous les drapeaux de leurs districts, confor-
>> mément aux décrets de PAssemblée nationale et à la procla-
> mation du roi; jurons de rester à jamais unis et de poursuivre
> avec le fer les téméraires qui oseroient encore tenter une
> contre-rér-olution
I Voyez les pro. .s- verbaux de la coniédiration des 24 et 25 aoit
1792.
Ainsi --- Page 305 ---
I 2 297 )
constituion, telle qu'elie étoit émanée de
Ainsi la nouvelle
locales de
T'assemblée de Saint-Marc , d'après les convenances sujets à
colonie les décrets de cette assemblée uniquement
la
de loi, étoient les sculs
la sanérion du roi , pour avoir force
décrets" :
les confédérés s'engageassent à maintenir.
"que
avoient encore été déçues, s. VIII.
Les-esperances du gouvernement
Proclamasur un objet bien important. Aprèsle
et son autorité méprisée
il avoit convoqué les tionsanseffet. le redépart de l'assemblée de Saint-Marc s nouvelle assemblée pour nouvelleassemblécs primaires pour nommer -une élcctions à son gré mentdel'ascoloniale. Il espéroit, sans doute,dirigerles succès de la con- semblée Comais le mauvais
loniale.
dans de tellès circonstances;
assemblée coloniale,
vocation , qu'il avoit faitelors de la première
ordres sur
avoit disposé les csprits à n'avoir aucun égard à ses,
dè
de pareils objets. Dans quelques paroisses, la prédominance des
T'assembiée de Saint - Marc, dans d'autres la presqu'égalité chose
deux partis; dans lc surplus enfin, l'insouciance pour la
dirigée
dans la. colonie 9 empèpublique > si mal
jusqu'alors élections. La plupart des
chèrent qu'on ne fit de nouvelles
de la colonie ayant voté si peu de temps auparavant
paroisses
de l'assèmblée de Saint-Marc, étoient peu
pour la confirmation solemnellement la dissolution 2 par la nodisposées à en ratifier assemblée coloniale (1). Enfin, le départ
mination d'une nouvelle
la France étoit un événement
de l'assemblée de Saint-Marc pour
beaucoup de dextérité
dont ses partisans surent se prévaloir avec
d'indédans ces circonstances 2 pour repousser limputation lui eût faites. Ils
pendance, la plus' forte, de toutes celles qu'on
P'adresse de la municipalité de Plaisance à lAssemblée
1 Voyez du 31 octobre 1790 ; la gazette du jour, du 4 novembre
nationale,
1750, etle S. suivant.
V.
Rapportpar Garran-Coulon.
beaucoup de dextérité
dont ses partisans surent se prévaloir avec
d'indédans ces circonstances 2 pour repousser limputation lui eût faites. Ils
pendance, la plus' forte, de toutes celles qu'on
P'adresse de la municipalité de Plaisance à lAssemblée
1 Voyez du 31 octobre 1790 ; la gazette du jour, du 4 novembre
nationale,
1750, etle S. suivant.
V.
Rapportpar Garran-Coulon. --- Page 306 ---
( 298 )
ne demandcient alors que d'ittendre le jugement de PAssemblée
con. tituante , et cette proposition, , présentée sous des couleurs
patriotiques, fut généralement adopice parce qu'elle sembloit
obvier aux inconvéniens d'un choix fzir au milisu des
orages 9
et qu'elle ôtoit d'ailleurs l'embarras d'une décision si pénibie à
tant de personnes au milieu des révolutions.
Iln'est pas même impossible que le gouvernement , qui vouloit sans doute accoutamer la coionie a ne voir dans son sein
aucune autorité supérieure à la sienne, ait desiré secretement
que cette convocation n'eut pas de sucrès. On ne voit pas qu'il
ait pris auc:ne mesure pourla faire réussir, soit ense concertant
avec l'assemblée du Nord, soit en fuisant procéder'aux élec.ions
dans les paro'sses qui lui étoient le plus ineontestablement dévouées. S'it n'avoit Pas des vues différentcs de celles 9 'il
annonçoit 2 c'étoit au moins une précipitation bien imprudente
que de faire cette convocation sans attendre la décision de la
métropole, quand il étoit forcé de traiter dans la province
même oil il se tenoit, avec une confedération qniétoit la maîtresse
absolue duSudi, et qui menaçoit d'étendre sa domination dans
les deux autres départemens.
5. TX
Cette imprudente corvocation ne produisit donc guéres
Arrêtés en fa- d'autre effet que de fournir à
une
veur de l'asplusicurs parcisses
nouvelle
seinblée de occasion de mécouncitre l'autorité du gouverneur, et de maSaint Marc, nifester lenr attachement a la cause de l'assemblée de SaintMarc. Celle des Cayes du Fonds rejeta à Punanimité la proclamation de Peinier, par un arrêté fort bien motivé. Elley
rappelcit que l'assemblée de Saint-Marc avoit été libiement
élue par tontes les paroisses de la colonie et confrnée par la
grande majorité, d'après un décrer de l'Assemblée nationale;
que sa constitution primitive et sa confirmation avoient été
ester lenr attachement a la cause de l'assemblée de SaintMarc. Celle des Cayes du Fonds rejeta à Punanimité la proclamation de Peinier, par un arrêté fort bien motivé. Elley
rappelcit que l'assemblée de Saint-Marc avoit été libiement
élue par tontes les paroisses de la colonie et confrnée par la
grande majorité, d'après un décrer de l'Assemblée nationale;
que sa constitution primitive et sa confirmation avoient été --- Page 307 ---
299 )
lui-mème 3 qui n'avoit pas eu le
reconnues par le gouverneur
de violence n'avoit pu en
droit de la dissoudre ; que cet acte
la dissolution légale ; que les paroisses ne pourroient
opérer
sans manquer aux sermens qui les
nommer une autre assemblée
telle mesure n'étoit
lioient envers celle dc Saint Marc 5 qu'une de la colonie la
qu'à alluner dans toutes les parties
propre
assemblée avoit eu pour but de préguerre civile que cette
toutes ces consipour France. D'après.
venir en s'embarquant
de nouveau l'assemblée de
dérations > la commune confirmoit avoit nommés : déclarant
Saint-Marc, ct lcs députés qu'elle y
sous, sa
, leurs enfans et leurs propriétés >
les - prendré eux,
faire de même,et
sauve-garde 3 invitantl les autres paroissesden
à
de fidélité à la nation,
renouvelant au surplus son serment
(1)-
la loi, au roi et à la partic française de Saint-Domingue
prirent des arrêtés semblables. Les
Plusieurs autres paroisses
s'étoient embarqués
membres de l'assemblée, de Saint-Marc qui
avoient laissé dans la colonie divers partisans,
sur le Leopard,
qui, avecles membres
de leurs collègues,
et même quelques-uns
du Sud, mettoient tout
du comité de POaest et les confédérés
les
de la
défendre sa cause dans toutes
parties
en usage pour
sur-tout de faire nommer, parleur parti,
colonie : iis tâchoient
de P'assemblée de Saintsuivant les décrets
des municipalités
> et ces muniMarc. Ils yparvintent dans plusieurs paroisses de la commune
prirent sur elles d'exprimer, le veeu
cipalités
dans ces circonstances (2)-
des, Cayes du Fonds, du 3
1 Extrait des registres de la paroisse
ectobre 1790.
citées aux SS. X et XIII.
aFoyez les pièces
V 2
colonie : iis tâchoient
de P'assemblée de Saintsuivant les décrets
des municipalités
> et ces muniMarc. Ils yparvintent dans plusieurs paroisses de la commune
prirent sur elles d'exprimer, le veeu
cipalités
dans ces circonstances (2)-
des, Cayes du Fonds, du 3
1 Extrait des registres de la paroisse
ectobre 1790.
citées aux SS. X et XIII.
aFoyez les pièces
V 2 --- Page 308 ---
300 )
C'est ainsiqu'au milieu des secousses de la révolution
gouvernement étoit mccounu dans la
3 l'ancien
nie, > sans qu'on rit cncore
majeure partic de la colojeter les fondemens de
devoit le remplacer.
celui gui
$. X.
Lc département da Nord, le
Faiblesse de
plus important de
l'assembiée population, sa richesse et son commerce,
tous, par sa
du Nord. coup-d'ail être dans une posicion
sembloit au premier
plus
provinciale, quiy subsistoit
avamngeunc.I.snenbilte
sement de cette
toujours, 2 étoit le plus ancien établiscspèce qui edit existé à
clle qui, à bicn des égards
Saint-Domingue, C'étoit
à la révolution
, avoit donné la première
dans la colonic.
impulsion
avoient été couronnées de
Presque toutes ses démarches
succès; et si les premières
plutôt appelél'anarchie que Ja liberté, elle avoit
avoient
le desir de faire respecter les lois.
enfin témoigné
vernement paroissoit devoir
Son concert avec le goului donner une
sa situation n'en étoit pas moins
nouvelle force ; mais
moins précaire : Tattitude
embarrassante 2 ni son autorité
décidée
qu'elle avoit prise n'étoit
pour lui permettre une marche assuréc. point assez
l'assemblée de Saint-Marc,
En combattant
elle en avoit pourtant
partie des préjugés; clle ne vouloit
adopté une
pas être
métropole, mais elle vouloit
indépendante de la
aussinéanmoins
de la Frarice fit limitée dans
que la' souveraincté
tout que la colonie cut la plosieurs points ; elle vouloit surrégime
proposition des lois relatives à son
l'état intérieur, et qu'on ne piit pas statuer sans son
des hommes de couleur et des nègres
aveu sur
contradictions à ses
esclaves (1). Ces
à ses
propresprincipes donnoicnt une grande force
adversaires, qui étoient en grand nombre
roisses mêmes de sa
dans les padépendance. Ils se préyaloient encore de
1 Voyez Son aciresse à PAssemblée
et le chapitre I dela second:
nationale 1 du 13 jeillet 1790
partie.
'on ne piit pas statuer sans son
des hommes de couleur et des nègres
aveu sur
contradictions à ses
esclaves (1). Ces
à ses
propresprincipes donnoicnt une grande force
adversaires, qui étoient en grand nombre
roisses mêmes de sa
dans les padépendance. Ils se préyaloient encore de
1 Voyez Son aciresse à PAssemblée
et le chapitre I dela second:
nationale 1 du 13 jeillet 1790
partie. --- Page 309 ---
( 29 301 )
pour en conclure qu'elle ne
sa coalition avec le genrernement, lui la révolution dans la COvouloit pas plus sincèrement que de
de quelques-uns
Telle étoit sans doute la façon penser
lonie,
majorité étoit d'un sentiment
de ses membres : et si la grande
gènée dans ses
étoit perpétuellement
contraire, 1 cette majorité
renforcer, ott le parti du gouvermesurcs par la crainte de trop
l'ancien régimc, ou cclui
nement, qui ne tendoit qu'à rétablir vouloit asseoir Varistocratie
de Vassembiée, de Saint-Marc, qui
de la colonie.
sur Vindépendince
des grands propriétaires
de Tremondric, et de
Lc
pour la France , d'Auvray 3
leurs
départ,
I
les plus distingués par
quelques autres de ses membres, d'ailleurs affoiblie. Quelques
talens et leur popularité, l'avoit du parti de Y'assembléc de
étcient
députés des paroisses, > qui
clles ; d'autres s'étoient
Saint-Marc, avoient été rappelés par
les mêmes opivolontairement retirés, soit qu'ils partageassent ils avoient été
nions, , soit parce que le temps pour lequel à d'autres occupations,
nommés étoit expiré, ou que trop attachés
et effrayés de
avoient éprouvés,
ils fussent las des orages qu'ils T'Assembléc coloniale dans SCS
Comme
ceix qu'ils prévoyoient.
dit-on 9 la majorité de ses
derniers temps, elle n'avoit plus, recrutée
des suppléans.
sC fût aussi
par
membres > quoiqu'eile
paroisses de son ressort méconDans ces circonstances 7 plusieurs
directement à T'exécution
noissoient son autorité, 2 et s'opposoicnt contraires. On refusoit de
de ses arrêtés, en en prenant de
lui
remplacer ceux qui manquoient,
nommer des députés pour
contcstoit la validité de la
ou bien une partie de la paroisse été élus par Paatre ()-
nomination de ccux qui avoient
arrêtés des citoyens de la Marmelade, des 5,
1 Voyez les divers
de paroisse du Dondon, etc,
19 et 28 septembre 1790, ceux la
V 3.
nt contraires. On refusoit de
de ses arrêtés, en en prenant de
lui
remplacer ceux qui manquoient,
nommer des députés pour
contcstoit la validité de la
ou bien une partie de la paroisse été élus par Paatre ()-
nomination de ccux qui avoient
arrêtés des citoyens de la Marmelade, des 5,
1 Voyez les divers
de paroisse du Dondon, etc,
19 et 28 septembre 1790, ceux la
V 3. --- Page 310 ---
(302 )
5. XI.
Ces divisions se manifestoient dans les paroisses les plus voiDivisions sines du Cap, et dans les districts, mémes de ceite
dans cette Piusieurs de Ceux que l'assernblée du Nord
ville.
province.
appela pour siéger
dans son sein, soit comme suppléans,soit comme députés nouvellen ent élus, avoient é16 membres de la municipalité dont
elle avoit fait prononcer la dissolution. Ils avoient
prolesté
contre cette mesure, , et l'assemblée du Nord avoit pris un
arrêté pour rejeter ceux qui ne rétracieroient pas leur protesfaiion. Ils prétendoient que cette question ne pouvoit être jugée
que parl'As-emblée nationale 3 que, dans S3 fvibles:e, Je parti de
l'assemblée de Saint-Marc invoquoit toujours contre <es adversaires Ils étoient soutenus par. lous ceux quin'avoient point
éid,d'aris de la dissolution. Sfin, la manière irrégulière dont la
force armée s'étoit établie à Saint Domingue avoit produit une
nouvelle source de divisions dans la cclonis. Les principes de l'égaliléye étoienterep méconnus pour que tous les blancs eux-mémes
se fus: ent inscrits dans un seul corps pour former la garde nationale. Dans les principales villes de la colonie, 1 dans les
roisses mêmes de la campagne : ileAto't formé diverses
pacorporations militaires à pied et à cheval,soasl le nom de volontaires
patriores,de dragons, de compagnies de PUnion, de gendarmes,
de mousquetaires même (2). L'assemblée da Nord avoit bien
senti les inconzéniens de ces, corporations; mais eile étoit trop
foible paur lcur prescrireà toutes une organisation communeselle
n'avoit pas cru devoir improuver aucan des corps qui la reconI Voyez le Moniteur colonial, da 13 fivrier 179etjours suivans.
2 Voyez le Monireur colorial, des 18 et 20 décembre 1799, et joars
suivans ; II féyrier 1791, etco
). L'assemblée da Nord avoit bien
senti les inconzéniens de ces, corporations; mais eile étoit trop
foible paur lcur prescrireà toutes une organisation communeselle
n'avoit pas cru devoir improuver aucan des corps qui la reconI Voyez le Moniteur colonial, da 13 fivrier 179etjours suivans.
2 Voyez le Monireur colorial, des 18 et 20 décembre 1799, et joars
suivans ; II féyrier 1791, etco --- Page 311 ---
(303 )
la coalition
Elle avoit même été abligée d'approuver
noissoient.
blancs du Port-an-Prince,.
du
avec les pompons
gouvernement
avec clle à
qui depuis ce temps correspondoient
dc Léogane, eller S. XII.
En apprenant la nouvelle de la confédération réunir tous les ha-: Arrêtés cons'efforça de profiter de cette occasion pour de la ville du Cap. Elle tre la confé- du
et sur-tout ceux
dération
bitans de son territoire,
une assemblée extraordinaires Sud.
avoit cenvoqué dans cette vue
3 ellc n'eut pas.
les chefs des. corps patriotiques
Léooil clle appcla
lel but de P'acte fédératif de
de peine a y faire voir ( que
puissance à Aquin, agisant
étant d'établir une nouvelle
de cor-
> gane
de la colonic, par des, comités
>> aux deux exirémités
plus effrayante. que
présentoit une corporation
>
>
respendance,
fondée sur les mèmes principes. Elle
> l'assemblée générale >
pour but que le faux préajouta que cet établissement < n'ayant
imaginaire 7 il étoit
à une contre-révolution
) texre de s'opposer
et criminelle
de
comme dangereuse
a
de soit devoir repousser
exécutée par la nation fran-"
tonte autre fédération que celle
( elle fit défenses
1789. En.conéquence;
> çaise, ) le 14juillet
à tous citoyens de la province
> à tout corps civil et militaire,
d'accepier ct signer
Nord, dont elle avoit reçu leserment,
et
>> du
ct notamment celle rédigée
nouvclle fédération >
du
>> aucune,
d'être déclarés perturbateurs
> signée à Léogane, à peine dénoncés aux tribunaux de juspublic, ct, comme tels ,
> repos
suivant la rigueur des ordounances,
être poursuiris
> tice, pour
> etc. (2). >
habitans de son territeire à ses
Enfin pour rattacher,tous Ies
colonial, des 24 ct 26 fovrior1791.
1 Voyez le Moniteur
du Nori, du 11 octcbre 1792,
2 Extrait des regietres de Tasscmbiée
V 4
éogane, à peine dénoncés aux tribunaux de juspublic, ct, comme tels ,
> repos
suivant la rigueur des ordounances,
être poursuiris
> tice, pour
> etc. (2). >
habitans de son territeire à ses
Enfin pour rattacher,tous Ies
colonial, des 24 ct 26 fovrior1791.
1 Voyez le Moniteur
du Nori, du 11 octcbre 1792,
2 Extrait des regietres de Tasscmbiée
V 4 --- Page 312 ---
(3 304 )
principes et à cenx de l'Assemblée
même au commencement
nationale, 2 elfe prit elleordonna
d'octobre un arrêté, par lequel eile
qu'il seroit fait une fédération, à l'imitation de celle
du 14 juillet en France, à laquelle tous les
tenus d'assister
citoyens seroient
pour préter le serment civique (1).
La cérémonie eut lieu dans *la ville du
autorités constituées
Cap. Toutes les
et les. habitans ensuite y
le
ment C d'attendre en paix et de recevoir prétérent ser-
> respect la décision de l'Assemblée
avec soumission et
> le roi;rs sur la contestation
nationale, 9 acceptée par
qui divise les
de la
> colonié," de maintenir de toutes leurs forces citoyens la
> publique et la.sdreté
tranquillité
individuelle s. Nalheineusement l'esprit de Parti ft ajouter à ce sermént une clause
pétuerles haines dans la colonie. On finit
propre à per-
> tres dlt
par y déclarer e traipatrie et az salut de la colonie tous les
> de la ville et banlieue
citoyens
qui ne préteroient pas ce
D et l'on prioit l'assemblée
serment 3
provinciale de les
> le-champ pour France (2). >
embarquer sur-
$. XIII.
Ces arrêtés n'empéchèrent pas quelques paroisses de la CCArrêtés con- lonie, sur-tout celles oi les. municipalités avoient été institrairesdeplu- tuées d'après les décrets de l'assemblée
sieurs parois- à Ia confédération
de Saint-Marc, d'accéder
SCS,
de Léogone., Elles reprochoient, non sans
quelque raison, à l'assemblée provinciale de ne s'être élevée
contre l'assemblée de Saint-Marc
d'avoir
que par esprit de rivalité 2
soutonu, du moins en partie, les mêmes
qu'elle condamnoit dans cette assemblée,
principcs -
comme frappés. du
1 Arrété de l'assemblée provinciale da Nord, du octobre
2 Voyez le Moniter coionia!, du 22 février
1790.
1791.
, non sans
quelque raison, à l'assemblée provinciale de ne s'être élevée
contre l'assemblée de Saint-Marc
d'avoir
que par esprit de rivalité 2
soutonu, du moins en partie, les mêmes
qu'elle condamnoit dans cette assemblée,
principcs -
comme frappés. du
1 Arrété de l'assemblée provinciale da Nord, du octobre
2 Voyez le Moniter coionia!, du 22 février
1790.
1791. --- Page 313 ---
( . 305 )
un arrêté de
d'indépendance. Tel est en particalier
Fune des
ractère
de TArtibonite,
de la Petite-Rivière
accède à la fédémunicipalité
de T'Ouest, K qui
aroisses du département
barrière à opposer aux usurration proposée 3 comme la seule du Nord >. Il est vrai
pations de l'assemblée provinciale l'Assemblés nationale ait
uc l'arrêté ajoutc, ( jusqu'à ce que d'elle-mèmc du moment
fédération tombant
prononcé : toute
connus (1). >
que ses décrets seront
circuloient
arrêtés dont on vient de rendre compte
et du
Les
la voie de l'impression
ans la province du Nord par embrassé le parti de l'assemblée
Moniteur colonial, qui avoit
mèmes de cette province
e Saint-Marc. Quelques municipalités de Léogane, en confirmant
dhérèrent aussi à la confédération
de Saint-Marc. C'est
le nouveau les pouvoirs donnés à V'assemblée arrêté de la municidans un
e que l'on voit en particulier contre la convocation d'une
palité du Trou, qui ( proteste déclare maintenir de plus fort
nouvelle assemblée coloniate, France, jusqu'a la décision
Y'assemblée générale, séante en
d'après
nationale >.I La même mnicipalité,
> dest'Assemblée
assemblée, du 5 septembre précédent,
un arrêté de la paroisse
formelle audit pacte do
déclara donner T'adhésion la plus
K
confédération >
elle
aussi un arrêté semblable ;
La. paroisse de Plaisance prit
Peinier, dans laquelle p
écrivit en mêmc temps une lettre à
de la Petite Rivièse, du 11 septembra
I Arrêté de'la municipalitéde
1790.
du Trou, dcs 21 sepdes
de la municipalité
2 Extrait
registres
sembre et3 octobre 1790.
e do
déclara donner T'adhésion la plus
K
confédération >
elle
aussi un arrêté semblable ;
La. paroisse de Plaisance prit
Peinier, dans laquelle p
écrivit en mêmc temps une lettre à
de la Petite Rivièse, du 11 septembra
I Arrêté de'la municipalitéde
1790.
du Trou, dcs 21 sepdes
de la municipalité
2 Extrait
registres
sembre et3 octobre 1790. --- Page 314 ---
( 1 306 )
en justifiant le comité de T'Ouest, qui n'ezserçoit,
que des fonctions de pais, elle invitoit ce
disoit-elle
toute démarche hostile
youverneur a cesse
elle
> déclarant qu'a ceite condition seul
renonçoit, de sa part, à toute vengeance, et lui
pelant qu'on pouvoit être très-bon français,
rap
lui ().
sans penser comm
Dans d'autres paroisses de la même province, les
se divisèrent en deux partis, qui tinrent d s assemblees habitan
parées, oi les uns votéreni
sé
pour l'assemblée de
et les autres adhérèrent
Saint Morc
aux arcerés de l'assemblée .di
en faisant respectivement des
Nord
de dire
protestations. Il n'est pas' besoi
que l'assemblec du No:d confirma les arrêtés
€il sa faveur, en en ordonnant
qui étoien
limpression et la
et pour détruire l'infuence des
publicacion 12)
Jes principes de T'assemblee
municipaiités établies d'apré
de Sairt-Miarc, clle déclara mulle
illigale et inconutisuionnelle toute
corporauion précendue TIL
nicipale, qui n'avoit pas été formée d'après le décret de
'
semblée
l'As
nationale, du 4 décembre dernier, sur les municipa
lités, en enjoignant à ia maréchaus:ée de n'obéir
U paroissial qui avoit précédé la
qu'au comit
municipaliié. Mais elie fut
core obligee de prendre des ar:étés contraires
enmunes oil la, municipalité étoit
pour des com
pour elle > tandis que le comite
paroissial étuit pour l'assemblée de Saint Marc (3).
Extrait des registres de la municipalité de Plaisance, du
octobre 17g0.
2 Arrèids de la parvisse de la Marmnlade, des5, 19 et 28
tembie, de Fassembléedu Nord, du 15 septembre et du 6 octobre. sep.
3 Voyezle. Moniceur colonial, du 16dérenubre 17y0 et jours suivans.
com
pour elle > tandis que le comite
paroissial étuit pour l'assemblée de Saint Marc (3).
Extrait des registres de la municipalité de Plaisance, du
octobre 17g0.
2 Arrèids de la parvisse de la Marmnlade, des5, 19 et 28
tembie, de Fassembléedu Nord, du 15 septembre et du 6 octobre. sep.
3 Voyezle. Moniceur colonial, du 16dérenubre 17y0 et jours suivans. --- Page 315 ---
(3 307 de )
l'aexécution , et pour combler
Ccs arrêtés restèrent sans
deux corporatians miil se forma dans ces paroisses
à marcher réarche,
l'une de l'autre et prètes
emtaires, indipendantes
du parti qu'clles avoient
pproquement sous les drapeaux
à la Marmelade,
rassé. C'est ce qui arriva particnlitement de Saint-Marc, s'étoit
es-député à l'assemblée
ont Brulley,
après le départ des quatre-ringt-ciag.
pit nommer maire peu
de l'assemblée du Nord se
habitans qui étoient du parti
es
de dragons et de grenadicre patriotes,
prmerent en compagries
pour assister à la béenvoya des commissaires
de
t l'assemblée
Ceux du parti de l'assemblée
édictign dc leurs drapeanx.
de Léogine 3 et se sensint-Alarc adoptèrent la confedération les habitans des paroisses
ant les plus foibles, ils appelèrent
oisines a leur secours (1).
S. X1V.
P'anarchie propageoit son déplorable cmpire Anarchic
C'est ainsi gae
colonie et dans toutes les branches dans l'ordte
ur tout le territoire de la
Les lois anciennes étoient judiciaire.
politique.
le son administration trouvé le moyen d'empécher PAssemnéprisies, et Pon avoit - nouvelles lois dans la colonic. Le
ée nationale d'envoyer lcs
en faisant tra-.
ouvernement avoit cru augmenter son crédit, troubl.s du Nord
les auteurs des premiers
luire en justice
de P'assemblée de Saint Marc dans
: qu-lques agens du parti
mais lc conseil - supérieur du
"allaire du comité de P'Ouest :
quelques - nns des instrumens
Port-au-Prince ne frappa que
de la Marmelade 1 des 5,
lesdits arrêtés des cityyens
1 Voyex
Tarrèté de Passemblée du Nord,du
19 ct 23 enytembre 17;0 Dondon, ;
'da 11 octolre 1799; le Monireur,
petobre 5 les arrètés de
décembre 17905 ccixdes 14, 15, 3oct
colonial, des22, 58,30 ot31
31 janvier 1791, etc.
frappa que
de la Marmelade 1 des 5,
lesdits arrêtés des cityyens
1 Voyex
Tarrèté de Passemblée du Nord,du
19 ct 23 enytembre 17;0 Dondon, ;
'da 11 octolre 1799; le Monireur,
petobre 5 les arrètés de
décembre 17905 ccixdes 14, 15, 3oct
colonial, des22, 58,30 ot31
31 janvier 1791, etc. --- Page 316 ---
( 308 )
inférieurs que les chefs avoient employés. Il n'osa
par exemple, le député de la Croix-des
point juger
Bouquels, Caradeur
de-la-Caye, chevalier. de St.. Louis, que sa paroisse
rété comme un émissaire
avoit al
envoyé Par l'assemblée de
vers le comité de POuest,
Saint-Mar
la
po.r commencer T'organiration d
guerre civile. Il n'osi point juger Sénac et huit à
tres colons, arrêtés quelque
dix au
lui d'avoir tiré
temps après, et accusés commn
sur le brick de l'état, la
le 14 aor
avant
Levreste,
(1),
la capitulation faite par l'armée de
Les tribunaux du Nord cessèrent aussi leurs
Léogane
poursuites contr
Bacon-la-Chevalenic et -les autres excitateurs des premier
mouvemens du Cap, depuis le décret rendu
de Saint-Marc le 20 juillet
par l'assemblé
1790, pour en arrêter le cours,
Le conseil-supérieur du Port-au-Frince condamna, à ia vérité
l'ex-secrélaire du comite de P'Ouest, Imbert, à dix aunées d
bannissement, comme convaincu ( d'avoir tenu des
> séditieux à plusieurs soldats du régiment du
propo
> et d'avoir cherché à suborner les
Port-au-Prince
dc
*
compagnies
ct de chasseurs dudit régiment
grenadier
pour les soustraire à
> discipline militaire et les porier à la révolte >.
Mais ce jugement Jui-méme excita de nouveaur mécontentemens. On
sure qu'une partie des juges avoient servi sous Mauduit à as- 1
dispersion du comité de l'Ouest. Ua des tomoins
gui se ré.
tracta, et qui fut condamné au méme bannissement, étoit
grenadier du Port-su-Prince; il
ur
produisit un. billet de Maudui
qui lui promettoit cent écus de récompense avec son congé,
I Mémoire de Blanchelande sur son
cvioxial, du 22 février 17y1.
sdministration, P. 17. Mfoniteut
Mauduit à as- 1
dispersion du comité de l'Ouest. Ua des tomoins
gui se ré.
tracta, et qui fut condamné au méme bannissement, étoit
grenadier du Port-su-Prince; il
ur
produisit un. billet de Maudui
qui lui promettoit cent écus de récompense avec son congé,
I Mémoire de Blanchelande sur son
cvioxial, du 22 février 17y1.
sdministration, P. 17. Mfoniteut --- Page 317 ---
( Bog )
vérité
Dans tout le ressort du conseil-smpéà disoit la
(4).
du Sud, les tribunaux inféeur, et sur-tout dans la province
étoient dans une inaftion absolue, et perpétuellenent
eurs
les comités ou les municipalités. Dans quelontre-carrés par
avec justice,
jues-uns, les juges, qu'on accusoit probablement
lcur derévolution avoient été forcés de quitter
: hair la
constituante n'avoit point envoyé
heure; et comme l'Assembléc
quand cette
décrets dans la colonie, , on ne prévoyoit pas
:s
tuation facheuse pourroit cesser (2).
n'arriva dans S, XV.
La nouvelle du décret du 12 octobre 1790, qui
et Nouvelle du
décembre par la voie du commerce, 3
colonie que le 7
néanmoins ranimer décret du va
vint
octob. 1790.
lus de deux mois apresoficiellement,
de Saint-Marc.
du parti contraire à l'assemblée
S espérances
vifs dans l'assemblée du Nord,
excita les transports les plus
ou tous les chefs des corps
lle tint une séance extraordinaire, Te deum solemnel. Elle
ct fit célébrer un
trent convoqués,
nationale,et une statue
ota des remerciemens à l'Assemblée
même d'avance les détails de ce monumert;
1 roi. On arrêta
conformes aux principes
avouer
étolent tous
t il faut
qu'ils
Punité de Pempire. Enfin, l'en-
€ la constitution d'alors et à
regardoit
housiasme et la recennoissance pour celui qu'on
au
l'auteur de ce décret, farent portés
vec raison comme
un buste en Thonneur de
oint de voter, aussi à Pumanimité,
Barnave, sauveur de la colonie (3).
Eloy Imbert, P. IO, 12, 16, etc.
1 Mémoire pour
adressés à T'Assemblée nationale 2 ou au
2 Voyez diyers ménioires
du Port-an-Prince. Voyez
omité colonial, par le conseil-smpérieur
p. 8.
ussi le mémoire de Blanchelande sur son administration, des
décem3 Extrait des registres de Vassemblée du Nord, 7 el27
aussi à Pumanimité,
Barnave, sauveur de la colonie (3).
Eloy Imbert, P. IO, 12, 16, etc.
1 Mémoire pour
adressés à T'Assemblée nationale 2 ou au
2 Voyez diyers ménioires
du Port-an-Prince. Voyez
omité colonial, par le conseil-smpérieur
p. 8.
ussi le mémoire de Blanchelande sur son administration, des
décem3 Extrait des registres de Vassemblée du Nord, 7 el27 --- Page 318 ---
(3 310)
Les dispositions de ce décret contre l'assemblée de Sair
Marc, et sans doute aussi les temoignages de satisfaction
qu
contenoit peur l'assemblée du Nord et pour tous ceux 9
avoient embrassé son parti,Jui ramenèrent cffedtivement
gue
ques esprits. La paroisse de la Grande-Rivière, qui n'avoit
qu'un dis:entiment d'opinion avec l'assemblée du Nord, ti
la parole qu'elle avoit donnée de se soumettre à la décisi
de l'Assemblée nationale. Elle envova des députés siéger da
l'assemblée du Nord dés qu'elle connut Te décret du 12 octi
bre (1). Qrelques autres paroisses, (elles que lé Limbé, Pla
sance > le Fort-. Daophin,suivirent le même exemp'c (2
D'avires déciarèrent qu'elles attendroient la publication officiel
du décret pour s'y conformer (3). Feni-être, malgré tous 1
partisans de l'assemblée de Saint-Marc, eit-:1 ramené la grand
majorité des blancs (4), si le gouvernement et ses partisa
eussent cherché a rigagner la confiance générale en paroissay
vouloir sincèrement la revoluticn.
L'assemblée du Nord sembloit plus chercher à jouir de so
triomphe et à étendre son pouvo'r qu'à réunir les esprits di
visés. Eile élevoit des dificultés sur lcs pouvoirs et les prin
bre 1790. Voy. aussi le Moniteur colcnial du IO du même mois, , et d
28 février 1791 5 et Pextrait des registres de la Marmelade , du 1
janvier.
1 Meniteur coloniel des 14, 15, 16 et 14 décembre 1790.
2 Idem, des IO et 24 décembre 1790.
3 Idem, des 9 et 15 janvier 1791.
4 Mémoire de Blanchelande sur son kilministration > P. 9
irs et les prin
bre 1790. Voy. aussi le Moniteur colcnial du IO du même mois, , et d
28 février 1791 5 et Pextrait des registres de la Marmelade , du 1
janvier.
1 Meniteur coloniel des 14, 15, 16 et 14 décembre 1790.
2 Idem, des IO et 24 décembre 1790.
3 Idem, des 9 et 15 janvier 1791.
4 Mémoire de Blanchelande sur son kilministration > P. 9 --- Page 319 ---
(311)
à ellc
Elle accueillit
de ceux qui venoient se réunir
().
pes
du vacu de la colonie pour
11 nouveau mode de anaifestation
Dubuc de
qui lui fut présenté par,
n plan de constitution,
de la Croix-des-Bouinte Olympe, et d'autres counm'ssaires
d'une conspets. Ce mode étoit assez conforme aux principes
Il consistoit a faire préparer un travail préution populsire.
dans chicune des trois assemblées provinciales > pour
ninaire
scul
des commissaires des trois.
re ensuite fondu en un
par
après
l'adresseroient aux assemblées primaires,
semblées, qui
soumis à l'examen de PAsioi le plan seroit définitivement
mblée nationale (2). Mais ce n'étoit pas-la CC qu'avoient presl'assemblée du
it les instructions du 28 mars pour lesquelles,
mode
si religieux. Le nouveau
ord avoit arnoncé un respect
sorte, les assemblées provinndoit à substituer en quelque
coloniale. Enfin, la Croix - des- Bouquets
les à l'assemblée
du Nord. Cependant
étoit pas une paroisse de Ia province
avoient été adcis par Passemblée, avec voix
S commissaires
Tonte la colonie ne vit duns ce projet qu'ine
onsultative.
L'assembléc du
ntative pou: envahir de nouveaux ponvoirs.
ard fat bientôt forcée par la réclamation générale de rétracavoit donnée (3).
r P'adhésion qu'eile y
qui, au milieu des fictions et des haines S. XVI,
Lc gonvernement
cetie malheureuse colonie 3 auroit eu beaucoup Remplaceli agitoient
ment de Peinier par Blan*
colonial , du 19 janvier 17,1 3 et des 13 et 25 février chelande,
I Monizeur
)1
des
de Passemiblée du Nord, du 15janvier 1790.
2 Extrait
registres
Toniteur C lonial, du 21 janvier 1791.,
3 Extrait des registres de Passemblée du Norl, du 12 février 1791.
aussi le Monitekr colonial, des 22 et 26 fevrier 1791.
Py.
de Peinier par Blan*
colonial , du 19 janvier 17,1 3 et des 13 et 25 février chelande,
I Monizeur
)1
des
de Passemiblée du Nord, du 15janvier 1790.
2 Extrait
registres
Toniteur C lonial, du 21 janvier 1791.,
3 Extrait des registres de Passemblée du Norl, du 12 février 1791.
aussi le Monitekr colonial, des 22 et 26 fevrier 1791.
Py. --- Page 320 ---
(3ia). -
de peine à se faire aimer en tenant la conduite
la
tique et la plus sage 3 se comperta plus mal
plus patri
eu néanmoins un grand
encore. Il y ave
changement dans
comte de Peinier, las de luiter inutilement f'administration. J
dont il ne prévoyoit pas même le
contre des agitatio
jouct, avoit
terme > Ot d'en être le va
envoyé au ministre de la marine sa démission
place à laquelle il avoit été appelé contre
d'u:
improbable que, dans des
son gré, Il n'est P
ett faitle bieh de
temps ordinaires, son administrati
oi le
Saint-Domingue: : mais, placé dans une coloni
parti qui vouloit T'indépendance sembloit être
le seul qui parit vouloir aussi de la révolution
à-peu-pr
roi, à une époque ou l'on ne détriisoitles
; représentant
monarchie que pour la
anciens fondemens de
replacer sur dc nouvelles
à trouver dans une constitution libre
bases impossibl
d'une
; tenant enfn ses pouvoi
cohirhypocrite, qai feignoit de céderan vacu du
mieux Passervir; élevé lui-même dans les
peuple Po
régime 2 il lui elt fallu un caractère
préjugés de l'anci
connoitre
très - supérienr 2
toujours ses devoirs et les bien remplir dans des po
constances si difficiles.
ci
Rouxel de Blanchelande lui succéda vers le
de novembre 1750. C'étoit un simple
commengeme
tune et pcu avancé dans le militaire gentilhomme, , sans fo
français avoit
s que le gouvernemer
envoyé à Saint-Domingue 2 en attendant
trouver mieux, ce quin'étoit pas facile avec les vues qu'ilp
l'etat d'anarchie oti étoit la colonie. Dans
qu'ilavoit
qui
un temps ot tous'cet
vouloient, un gouvernement quelcongue auroient
la nécessité d'une autorité
di sent
s'étoit
vigoureuse pour entenirles
contenté de donner. à cet officier le titre de rênes,
de la partie du Sud,et des lettres de lieutenant commandar
nement général de Saint
au gouve
Domingue, cn Ças que Peinier, 9
n
'etat d'anarchie oti étoit la colonie. Dans
qu'ilavoit
qui
un temps ot tous'cet
vouloient, un gouvernement quelcongue auroient
la nécessité d'une autorité
di sent
s'étoit
vigoureuse pour entenirles
contenté de donner. à cet officier le titre de rênes,
de la partie du Sud,et des lettres de lieutenant commandar
nement général de Saint
au gouve
Domingue, cn Ças que Peinier, 9
n --- Page 321 ---
(313)
voulut se retirer (1).
de demander sa retraite,
ac cessoit
Blanchelande parut d'abord,
A son arrivée à Saine-Domingue,
quilui convenoit entre
dans lindépendance
et
vouloir se maintenir
les blancs de la colonie, partiles deux partis qui divisoient
T'ous les deux
culièrement ceux de la ville du Por-an-Prince. Il déclara qu'il ne
s'adressérent à lui pour tâcher de le gagner. et les décrets de
d'autre règle que Tintérêt public de
tous les
connoitroit
Il s'efforça au surplus gagner
T'Assembléc nationale.
qu'il montroit presque égaleune grande affabilité
que
cceurs par
il avoit des rapports, quelles
ment à tous ceux avec qui il saisissoit toutes les occasions
fussent leurs opinions (a);mais d'accorder une grande 7 confiance au
d'insister sur la nécessité
Yautorité militaire dans toute sa
exécutif, et de rétablit
Bientôt il donna
pouvoir
ramener l'ordre dans la colonic.
au
vigueur, pour
peut-être que son prédécesseur, ,
sa confiance 3 plus: encore
fait major-général des troupcs
colonel Mauduit, qui avoit été
plus la peine de
colonie, et qui ne sc donnoit presque
de la
contre -sévolutionaires.
déguiser ses sentimens
l'ordre public et de $. XVII: das
sans doute de rappeler
Marche
Il étoit temps
interverti depuis trop long- gouvernerétablir le cours de la justice >
armés se renouve- ment vers
dans la colonie 5 des rassemblemens
ct dans d'autres Pancien rétemps
à Jacmel,
gims.
loient à Léogane 2 au Petit-Goave,
du août 1790.
1 Voyez ses provisions
à Saint-Dominde Blanchélande sur son administration listorique des
2 Mémoire avec les pièces y citées. Pro.iuction Relation da
gue, P: 3 et 4,
dans la partie de POuest, P. 5.
faits qui se sont passés
nationale du PortanPrince, présentés
capiteine-gémonl cie la garde du 6 octobre 1799; ibid, P. 51 et 54etsa répouse
a Blanchclande,
X
Repport de Gerran-Coulone
provisions
à Saint-Dominde Blanchélande sur son administration listorique des
2 Mémoire avec les pièces y citées. Pro.iuction Relation da
gue, P: 3 et 4,
dans la partie de POuest, P. 5.
faits qui se sont passés
nationale du PortanPrince, présentés
capiteine-gémonl cie la garde du 6 octobre 1799; ibid, P. 51 et 54etsa répouse
a Blanchclande,
X
Repport de Gerran-Coulone --- Page 322 ---
314)
parties du Sud (1); mais si c'edt été
réellement le
sement de l'ordre qu'on desiroit, si l'on.n'eit
rétablisment avoir un prétexte
pas voulu seulepour étouffer la
le
vernement eit da Se
révolution, goupour les institutions prononcer en même temps pour elle , et
qui tendoient à la
des mesures pour
favoriser 2 tout en prenant
empécher que Ia Jicence n'en
la
en arborant les couleurs. Blanchelande
prit place en
que le décret du
fit tout le contraire : dès
12 octobre 1790 fut connu dans la colonie
àvant méme qu'il leut reçu
, et
étoit autoriséà
ofliciellement, il parut croire qu'il
rétablirlancien régime à Saint - Domingue. Il se
prévalut Pour cela de l'article qui portoit : (
> établies continueroient
que toutes les lois
d'être exécutées dans la
> Saint-Domingue
colonic de
3 jusqu'à ce qu'il en edt été
> velles, en observant. la marche
substituéde nouprescrite par les décrets
p-8 et 28 mars >. Mais ce méme décret
des
cation dans les municipalités.
ordennoit sa publiIl votoit des
l'assemblée 4 du Nord, à des dorps
remerciemens à
avoit' crus
que l'Assemblée constituante'
patriotiques. Les décrets de mars invitoient
sément la colonie à mettre à exécution
expresrendus'
ceux gui avoient été
sur les municipalités. Blanchelande fit néanmoins
qu'il Put pour opérer la dissolution des
tout Ce
comités
municipalités et des
paroissiaux, et pour les faire remplacer par les
mandans militaires : pour n'éprouver aucune résistance comproj-ts, il fit arrêter en même
dans ses
qui lui furent faites,
temps > sur les dénonciations
principalement par les tribunaux 2 une
quantité d'habitans, comme prévenus d'avoir éié les auteurs des
1 Gazette coloniale du 1 novembre 1790. Voy. aussi les lettres du
conseilsupcrieur du Port-au-Prince. à PAssemblée nationale et
mité colonial,
au co-
ans militaires : pour n'éprouver aucune résistance comproj-ts, il fit arrêter en même
dans ses
qui lui furent faites,
temps > sur les dénonciations
principalement par les tribunaux 2 une
quantité d'habitans, comme prévenus d'avoir éié les auteurs des
1 Gazette coloniale du 1 novembre 1790. Voy. aussi les lettres du
conseilsupcrieur du Port-au-Prince. à PAssemblée nationale et
mité colonial,
au co- --- Page 323 ---
(315 )
de nouveaux 5 il joignit à
troubles, ou d'en préparer
la tyrannie a imapremiers
les circonstances que
ces mesures toutes
calmer/ses propres inquiéginées pour inpirertaliots , ou pour la nuit dans leurs maisons
étoient surpris
ensuite
tudes. Les citoyens
déguisés , et condaits
des cavaliers de maréchosée
dans des prisons
par
force arniéc considérable,
avec éclat, par une
Jeur domicile. Le secret des lettres,
n'étoient point celles de
lorqu'on marchoit
qui Peinier n'avoit pas cru'devoir centinuoit respecier a êre viclé de la
que l'assemblée de Ssint-Marc,
b :
contre
scandalcuse (1).
manière la plus
écrits de Blanchelande S. XVIII.
faits sont prouvés par des
de MMesures arTous ces
imprimés dans les papiers publics Voici bitraires dans
même, qui ont été depuis mémoires faits contre, lui.
POuest ct lc
la colonie et dans les
dans une de ses lettres, de Sud.
comme il rend compte a Mauduit,
à rétablit le régime
faisoit pour engager les communes
G Au
ce quilf
ruines de leurs municipalités (2).
militaire sur les
jallois monter en voiture,
moment, mon cher colonel, d'habitans que
de la Petite-Rivière,
sont arrivés une douzaine licues exprès pour me voir et
de
à dix huit
de la com-
> vénint
quinze ily a parmi eux le procureur
n'ont
causer avec moi ;
des officiers municipauz qui
M. de Nougués, et
M. de Ro-
> mune,
bien déterminés à reconnoitre
cantonné. Ils sont
du Port-au- - Prince a"TAssemblée
1 Adresse de la municipalité avecles pièces y jointes.
nationale, , 'du 31 mars 1791 ,
des colonies n'a point certe
* Dans le Couricr national : la commission des mémoires quil la citent.
fenille dans ses archives,. mais seulement
14 janvier
de Blanchelande à Manduitytdu
2 Lottre confdentielle listorique, cote) E, pa4b.i
2791, dans la produetion.
X a
cantonné. Ils sont
du Port-au- - Prince a"TAssemblée
1 Adresse de la municipalité avecles pièces y jointes.
nationale, , 'du 31 mars 1791 ,
des colonies n'a point certe
* Dans le Couricr national : la commission des mémoires quil la citent.
fenille dans ses archives,. mais seulement
14 janvier
de Blanchelande à Manduitytdu
2 Lottre confdentielle listorique, cote) E, pa4b.i
2791, dans la produetion.
X a --- Page 324 ---
f 316 )
millon (le, commandant
militaire); ; foute la
de mème : mais ils craignent la
municipalité pense
leur écrire
commune. Ils m'ont prié de
les
à
a
des-a-présent,Four engager se
je n'ai pas voulu y consentir avant
dussoudre;
a
Parrivée du décrer,
parce que je n'en ai pas le droit, En cc cas, ils
> de laisser les choses in statt
demandoient
guo,jusqu'à
> je leur ai répondu
l'arrivée du décret ;
qu'alors is n'auroient
B la chose. Ils sont donc décidés
plus de mérite à
à faire un arrêté, comme
en sommes convenus, de reconnoitre le
nous
le roi
commandant pour
purement et simplement ; voila tout ce
a à desirer dans ce moment. Je
que nous avons
demande
A
n'aille
que M. Romillon
point sur les lieux pour se faire reconnoitre à la
> nicipalité : l'arrêté décidera Ja question, d'autant
mu-
>> que Ia commune. exigeroit
qu'il paroit
que ce commandant
> serment devant erx ; ce
préte le
qui pourroit entraîner des
> qu'il faut éviter. >
discussions
Dans une autre lettre au comité de la Marmelade
en
s qui étoit
guerre ouyerte avec la municipalité de cette
l'engageoit à
paroisse > il
patienterjusqu'a l'arrivée officielle du décret du 12
octobre 3 qui remeitroit les choses dans l'ancien état
(4),
Les ordrcs pour l'ouverture, des lettres étoient
aux
adressés, non
administrateurs, mais le plus souvent à la compagnie des
pompons blancs qui étoient aussi souvent employés
par
2 Monizeur colonial, du 8 janvier 1791.
* Voyez lacote C de la production
Aussi P'adresse de la
historique , P. 40 et41. Voyes
municipalité- du
du 31 mars
les
Port-au-Prince,
1791,avcc
pièces y jointes. On doit néanmoins
2 en ce
qui concerne P'ouverture des lettres, que toutes lcs remarquer pièces
par la municipalité sont du temps de Peinier.
produitee
és
par
2 Monizeur colonial, du 8 janvier 1791.
* Voyez lacote C de la production
Aussi P'adresse de la
historique , P. 40 et41. Voyes
municipalité- du
du 31 mars
les
Port-au-Prince,
1791,avcc
pièces y jointes. On doit néanmoins
2 en ce
qui concerne P'ouverture des lettres, que toutes lcs remarquer pièces
par la municipalité sont du temps de Peinier.
produitee --- Page 325 ---
(317)
faisoit. Voici les ordres que
Manduit aux arrestations qu'il commandant de Léogane, pour
Blanchelande adressoit à Villars, c Je vous pric, monsieur',
quelques-unes de ces arrestations.
ordre à M. d'Audat de
sitôt ma lettre reçue,
(iZ
> de donner,
huit hommes de maréchaussée
> partir sans nul délai avec déguisis, quoique bien armés ),
> seroit bon quils fussent Chalon d'Ayral at Fond - desaller arrêter le sieur
pour
> pour
lui servira de renseignement
> Nègres 3 la note ci-jointe qu'elle se fasse de nuit pour plus
Il convient
> cctte opération. rien nc
> etc.
grande sfreté, si
syopposc.
Avis.
iov
dans le bonrg du GrandM. d'Audat fera bien,en passant Petit-Goave,, oui il ne doit
Goave, et vis-à-vis la ville du
une certaine distançe
de mettre scs cavaliersà
en les
A pas Sarrèter,
afin qu'on nc soupçoane pas,
> les uns des autres ,
destination, particulière.
aient quelque
-
voyant réunis, qu'ils
eti les cavaliers fussent
> Il seroit aussi prudent que Pofficier bandoulières fussent cachécs:
sans, uniforme, , et que leurs
linssadl
cacheroit aussis sa.croix.l
les ca-
> M.d'Audat
M. d'Audat instruise
s Il ne faut pas non plus que
Ro
a
valiers de l'objet de sa commission.
M.
*
Thabitation de M. Berquin a Duparc,
> En arrivant sur
les lettres ci-jointes. Après
seul , et remettra
entret
> d'Andaty.entrera maître du logis, > il fera aussitôt
> cn avoir prévenu.le
rien; ce qui pourroit
ne soupçonne
A
ses cavaliers pour qu'on long-temps a la barrière.
D arriver si on les laissoit
-Duparc les secours
M. d'Audat trouvera chez M. Berquin
le
de sa
>
confier sujet
dont il aura besoin , a et il" pourra lui
sur la situamission, afin qu'on lui donne les renscignemens X3
Andaty.entrera maître du logis, > il fera aussitôt
> cn avoir prévenu.le
rien; ce qui pourroit
ne soupçonne
A
ses cavaliers pour qu'on long-temps a la barrière.
D arriver si on les laissoit
-Duparc les secours
M. d'Audat trouvera chez M. Berquin
le
de sa
>
confier sujet
dont il aura besoin , a et il" pourra lui
sur la situamission, afin qu'on lui donne les renscignemens X3 --- Page 326 ---
(-318,)
tion de Thabitation du' sieur Chalon
> Pour observer ie moment
d'Ayral, et du monde
bitation est
d'y entrer pour l'arrêter.
au pied du Mont
Cette ha-
* M.
Saint-Michel, près celle de
Berguin-Duparc. (1). >
Ces arrestations curent-lieu dans le Sud
Lcs chefs-dela
comme dans T'Ouest.
contédération, , quiavoient
Poar soutenir l'assemblée de
témoigné tant de zèle
dépendasce contre la
Saint-Marc dans ses projets d'inpour se- défendre mére-patrie, mle trouvèrent aucune force
auquel ils étoient eux-mêmes. Le décret du 12 octobre 1790,
mettre
cependant bien éloignés de vouloir se sousincèrement, et quelques
de couleur, avoient suffi
mouvemens parmi les hommes
demandèrent" dès
pour amortir toute leur énergie. Ils
vernement
secours contre' les hommes. de couleur au
qu'ils avoient mécennu
goumouremcns étoient
avec tant d'audace. Ces
Maudunt,
néanmoins si peu de chose encore
qui marcha avec trés-peu de
, que
verser" ure goutte de
force, les appaisa sans
sang (2); mais il
constarice pour soumettre les
profita de cette cirgouvernement militaire,
principaux lieux de la province al
dévoué à l'assemblée
et pour y arrêter les chefs du
de Saint-Marci Ils se
parti
à solliciter. les.bons offices de
virent bientôt réduits
avoicnt été les ennemis
T'assemblée du Nord, dont-ils
déclarés
s. XIX.
(3)..
Voyage de Pendant ce temps-la, Blanchelande
Elanchelande Nord. I y engageoit les
visitoit la province du
au Nord. àse dissoudre
municipalités et les comités
> pour y substituer les commandans paroissiaux
pour le roi.
1 Ibid, cote D, p. 44.
2 Voyez le chapêtre I de la seconde
3 Voyez le
partie du présent rapport:
Monitcorelarich, du 22 février 1791.
és
s. XIX.
(3)..
Voyage de Pendant ce temps-la, Blanchelande
Elanchelande Nord. I y engageoit les
visitoit la province du
au Nord. àse dissoudre
municipalités et les comités
> pour y substituer les commandans paroissiaux
pour le roi.
1 Ibid, cote D, p. 44.
2 Voyez le chapêtre I de la seconde
3 Voyez le
partie du présent rapport:
Monitcorelarich, du 22 février 1791. --- Page 327 ---
(.319))
étoit, si les cisconstanees
prétendu, que son projet Tacsemblée du Nord - malgré
Onamime
de. dissoudre
Il est, certain
poaveientey préter: avoit rendus au gosvenicment la sappression des 50
les servicciquelle répandoit alors le bruit que décrets de. PAssemdu moins qu'on
éloit une suite des cela sur le décret
assemblées provinciales fondoit encore pour
On se
de ce décret qui ordonnoit
blée constituante. Ouire V'article
ce guil
du 12 octobre 1790.
lois à Siam-Doningee jusgu'a qu3l
des anciennes
on remarquoit
l'erécution
substitué de nouyelles,
coloniale, 9
leur en cût été
( d'une nouvelle assemblée
la
la fermation
quoique , d'après fot
prescrivoit.
assemblées grovincialcs, consituante
sans rien dire.des comité de T'Onest, TAsenbise de cettc espèce dans
dissolution du
avoit aucune autorité
d'ignorer que ce
instruite qu'il ny de la colonie. 5 on feignoit à Tassembléc du
la partic du centre votant des remerciemens
des 8 et
même décret en
T'exécution des décrets
Nord, ordonnoit foemellement des anienstsenae
1790, qui établissoient
Jona
28 mars
de la colonic. N4 sile
soit
ta s. XX.
dans les provinces
de Fondement,
que Scs explicace bruit fit destitué
avoicht procurécrs tipns avec
Soit que
que ces remerciemens
Blan- Vassemblée
nouvelle consideration rendit alors ce projet impratieatie, et lai provincials.
F'assemblée du Nord
Mais quoique l'assembléc qulils 1
chelande ne T'exécuta point. dans les rélations officielles sans: méaient mis beaucoup d'égards
qu'ils" n'étoient pas
eurent ensembles tout annonce"q qu'on sut le voyage de Blanchelinde fit
provinciale
fiance l'un TenvenT'antre.Des des membres de l'assemblée
décret du
dans le Nord; un
objet de prouver que le
pour
discours qui avoit pour
2 mais que,
un
n'avoit point entendu la dissoudre nécessaite de déterminer
12 octobre
les dificultés , il étoit
à Tassembiée,
prévenir toutcs
des
pouvoirs qttappatencient
les véritables limites
X 4
fit
provinciale
fiance l'un TenvenT'antre.Des des membres de l'assemblée
décret du
dans le Nord; un
objet de prouver que le
pour
discours qui avoit pour
2 mais que,
un
n'avoit point entendu la dissoudre nécessaite de déterminer
12 octobre
les dificultés , il étoit
à Tassembiée,
prévenir toutcs
des
pouvoirs qttappatencient
les véritables limites
X 4 --- Page 328 ---
(320 )
Cette dernière tâche n'étoit pas facile à remplir, et
du Nord ne prit alors aucune
l'assemblée
délibération sur cet
:
elle fut obligée d'y revenir, dès
objet: mais
que Blanchelande fut
car sa premicre démarche auprés d'elle fut de lui demander arrivé; des
explications sur la nature de ses fonctions et Pétendue de
pouvoirs 3 en insistant de son côté sur les décrets
scs
çoient la maintenue des anciennes lois et des
qui prononjusqu'à Ia nouvelle
anciennes autorités
organisation des pouvoirs dans la colonie.
Aprés plusieurs jours d'une délibération solemnelle l'assemblée
du Nord répondit par un arrêté d'une tournure fort embarrassée
4 que jusqu'à ce qu'il en eit été
s
>
l'Assemblée nationale à
auirement ordonné par
, Peccepcion des pouvoirs
> judiciaire et exécutif, elle exerçoit TOUS
Tigislatif,
ainsi que la surveiilance sur les
LES AUTRES, s
judiciaire et: exécutif, en
vertu des pouvoirs illimités qui Iui avoient été confés
le peuple. > Elle entra ensuite dans plusieurs détails par
divers objets de
sur les
Tadministration, et déclara qu'en ce qui concernoit les Ainances , K elle ne conservoit
A trésor public que la; surveillance
provisoiremient sur le
et Ia vérification
lui
avoient été conférées par ses commettans(1).
qui
: Blauchelande ayant demandé par une nouvélle ilettre de déterminer le sens de ce mot: surveillance elle
de
répondit avec
beaucoup
dignité et d'énergie : K que c'étoit le droit de
> veiller à ce qu'aucune: autoritéy au mépris de la loi, ne
devint abusive et tyrannique en l'administrant arbitrairement,
et éviter par-là le retour.à l'ancien
régime; que, posée en
1' Extrait des registres de,Passemblée provinciale du
du 28
janvier 1790, dans le Moniteur colonial, du 30 janvier.. Voyez Nord,. aussi le
Journal général de Saint-Domingue du 29 janvier es jours suiyaas.
droit de
> veiller à ce qu'aucune: autoritéy au mépris de la loi, ne
devint abusive et tyrannique en l'administrant arbitrairement,
et éviter par-là le retour.à l'ancien
régime; que, posée en
1' Extrait des registres de,Passemblée provinciale du
du 28
janvier 1790, dans le Moniteur colonial, du 30 janvier.. Voyez Nord,. aussi le
Journal général de Saint-Domingue du 29 janvier es jours suiyaas. --- Page 329 ---
(321 )
elle
maintenir les droits de ses commettans, leur conentinelle pour
leurs intérêts et
sans compromettre
qui lui donnoit
ic pouvoit,
de cette surveillance
les
iance, 8c dépouiller Pexécation de la loi pour garantir à
C droit de demander
ei de tous attentats
itoyens de tous faits d'oppresion,
ies droits (1).
relatif 2x diverses interprétaelle rendit un arrèté
du décret du 12
Enfin avoient été domnées de la disposition des lois anciennes dans
ns qui
ordonnoit l'exécution
nationale prercrit
:obre i790,qui déclare e que TAssemblée
ont
colonie. Elle y
lois civiles et criminelles qui y
T'observation des
o arrêts et réglepar-1s
en vigueur .
de police, en
été précedemment
des juges
des conseils et ordonnances
ne
rien
mens
contiendront
lesdits arrêts et ordonnances
modelés dana
tant que
lés établissemens populaires
droits
qui contraste avec de la mère - patrie, et avec. les
la colonie sur ceux
et exercés dans les provinces
que le peuple y a recouvrés
(2). D
par ses représentans
et Yassemblée du Nord
Blanchelande
Dans tout le reste,
Ils se frent des protestations
marcher de concert.
il assista (3);
rurent
deux séances solemnelles aurquelles
nomma
ntuelles dans
Tassemblée du Nord
le lendémain de la première, être auprès de lui les intersix comimissaires qui devoient
à T'effet de concerter
prètes et les organes de lassembléc, et les plus propres à ralui les moyens les plus sages
avec
1 du 2 février 1799.
du a3 févriss
L Moniseur colonial,
du Nord,
des registres de Passenubilée
a Extroit
1.
des 13 janvier et 6 février 1790,
6 Monizeur colonial,
le lendémain de la première, être auprès de lui les intersix comimissaires qui devoient
à T'effet de concerter
prètes et les organes de lassembléc, et les plus propres à ralui les moyens les plus sages
avec
1 du 2 février 1799.
du a3 févriss
L Moniseur colonial,
du Nord,
des registres de Passenubilée
a Extroit
1.
des 13 janvier et 6 février 1790,
6 Monizeur colonial, --- Page 330 ---
(,3221)
mener le calme et la trançuillité dans la province >. Enf
l'assemblée du Nord ayant prié Blanchelande
bons offices et son autorité
d'interposer St
pour parvenir à la réunion de toi
les députés de la province, il fit une proclamation
ger ies paroisses dissidentes. à
pour enga
y envoyer leurs députés,
pour inviter les comités de police à cor.espondre
leu
fonctions avec ce Centre commun
pour
.. XXI,
C'est alors sculement que Blanchelande
Arrivée ofreçut du nouvea
ficielledudé- ministre de la marine Fleurieu, avec l'exemplaire officiel d
érer du 12 décret du' 12 octobre 1790, une lettre de satisfaction de 1
octobre.
part du roi sur la fermeté et la sagesse de son administra
tion. Le même piquet en contenoit une autre du président d
l'Assemblée naionale à l'assemblée provinciale du Nord, écrit
en exécution du décret du 12 octobre (2). La lettre du mi
nistre recommandoit à, Blanchelande de tenir la e main à l'exé
cution de toutes les dispositions des décrets des 8 et 28 mars
et du,2 octobre 1790. Elle avoit de plus cette phrase remar
quable : R II est fort à desirer que vous ayez prévenu le
> intentions de l'Assemblée nationale en
convoquant une nou
> velle assemblée coloniale , dont let travaux serd drouveroien
s déja, avancés lorsque cette dépèche vous
parviendra D 5:9 e
cependant cette lettre, qui étoit datée du 3 novembre
n'arriva dans la colonie que Vers le milieu de février 1799
1791 (3)
Blanchelande n'en continua pas moins l'exécution de son plar
J Moniteur colonial, du 5 février 1791.
-
2 Lettre du 5 décemibre 1790.
3 Proclamation de Blanchelande, du 11 février 1791.
s déja, avancés lorsque cette dépèche vous
parviendra D 5:9 e
cependant cette lettre, qui étoit datée du 3 novembre
n'arriva dans la colonie que Vers le milieu de février 1799
1791 (3)
Blanchelande n'en continua pas moins l'exécution de son plar
J Moniteur colonial, du 5 février 1791.
-
2 Lettre du 5 décemibre 1790.
3 Proclamation de Blanchelande, du 11 février 1791. --- Page 331 ---
(323 )
T'assemblée du
En quittant
de
des municipalités, Môle, les boulevards
suppreasion
Bombarde et le
ord, il alla visiter
Nord-Ouest. Il y ft faire quelques
colonic,à1 la pointe du
quoi il ne lui fut
Ja veille de son arrivée , après Ce quartier n'étoit
restations rétablirle régime militaire.
Acadiens,,
s difficile d'y
des Allemands et quelques
ère habité que par
la négligence du gouverhi avoient beaucoup souffert par Ils étoient las des agitations
lorsqu'on les y plaça ().
qui avoit emment
leur municipalité.
de
ic leur avoit fait éprouver de Samt-Marc, La paroisse
assé le parti de l'assemblée
de Blanchelander
arrêté, en présence,
les
pmbarde prit un premier
en ordonnant que
elle cassoit sa municipalués l
le commindant
r lequel
fussent remises en vigueur, que
leur
ciennes lois
celui de leur paroisse reprissent arbur le roi au Môle et
Blanchelande , par un second
Enfin, elle demanda à
à T'assemblée cotorité.
d'envoyer des députés
qu'elle se
té, d'ètre dispensée bientôt avoir lieu, en ammonçant
niale , qui devoit
cahiers (2). L RE
pntenteroit d'y envoyer ses
b octobre 1790,. 5.xxIt. de
décret du 12
Retour
of
à
à Blanchelande le
écrit K qu'il s'occupoit Blanchelande
En transmettant la marine lui avoit aussi
forces na- au Port-auministre de
faire passer incessamment les
>. Prince.
des moyens de lui TAssemblée nationale avoit décrétés. de,
vales etles renforts que
ces forces étoient parties
bientôt dans, la colonie que
Des lettres.
n sut
étoient près d'arriver.
métropole 2 et qu'elles
: chapitre I, 7.
de Saint-Dominge
Essai sur Htistcice-saturlle
sur son adninistration,
Memuire de Blanchelande
ticle I, P. 74des 18 février
9 et10.
dela parcisse de Borsbarde,
B Extrait des registres
6: mars 1791.
que
ces forces étoient parties
bientôt dans, la colonie que
Des lettres.
n sut
étoient près d'arriver.
métropole 2 et qu'elles
: chapitre I, 7.
de Saint-Dominge
Essai sur Htistcice-saturlle
sur son adninistration,
Memuire de Blanchelande
ticle I, P. 74des 18 février
9 et10.
dela parcisse de Borsbarde,
B Extrait des registres
6: mars 1791. --- Page 332 ---
(324)
particulidres annonçoient que le régiment de
avoit été cfectivement
Bassigny 2 qe
question d'envoyer x
en faisoit partie. On prétend
Saint-Domingue
que Blanchelande redouta
un obstacle i l'exécution de ses projets
comm
du pouvoir arbitraire
pour le rétablissemer
des
2 l'infuence que pourroit avoir dans lun
principales. villés de la colonie , la
de
nommé par son énergie révolutionnaire. présence ce corps re
ait réellement craint,
Il se peut aussi qu"
comme il le
de nouveaux
heurs et les excès
témoigna,
mal
que pouvoit produire au
prit
-
débarquement l'es
anarchique 3 qui s'étoit montré de
Prince
nouveau au Port-au
depuis son absence et celle de Mauduit. C'est C
probablement par Ces deux motifs combinés
asse:
neur, après avoir
que ce gouver
d'une
publié une Proclamation pour la
nouvelle assemblée coloniale (1), qu'il
formation
mars prochain, se hata de retourner
convoquoit au 1e, 20
au Port-au-Princc.
5. XXIII,
Touty présageoit de nouveaux troubles
Présages de station. Ils en furent la suitesi
pour F'arrivée de la
nouveaux bablement
immédiate, qu'ils avoient élé
ereubles, à
Prémédités en France et à
pro
a attribués, non sans
Saint-Domingue. On led
levé le
vraisemblance, 2 ceux qui,aprés avoir' souLiopard dans la colonie, Portèrent le trouble dans
fotte de Brest à leurarrivée dans la
la
cet égard
des
mére-patrie. Mais on n'a a
que
présomptions
des événemens'
générales' 2 que l'importance
qui ont suivi ne permet pas de
silence.
passer sous
Sans parler de l'espèce d'annonce du soulèvemert des
trouper
1 Proclamation de Blancheiande, datée du 1I février, mais
seulement le2f, Voyez la proclamation du
du
publiée
Moniteur colonial, du a5 février.
même, 12 mars, et le
Mais on n'a a
que
présomptions
des événemens'
générales' 2 que l'importance
qui ont suivi ne permet pas de
silence.
passer sous
Sans parler de l'espèce d'annonce du soulèvemert des
trouper
1 Proclamation de Blancheiande, datée du 1I février, mais
seulement le2f, Voyez la proclamation du
du
publiée
Moniteur colonial, du a5 février.
même, 12 mars, et le --- Page 333 ---
(325)
de
trouve dans le Courier
royées à Stint-Doningse , qui se (1), il paroit constant quer
mois auparavapt
de
urope, plusieurs
avoit le commandement
commandeur de Villages , qui après avec une réputation
mourut peu de temps
dans la
cadrc, et qui
reconnue (2), s'éloit apperçu Blanprobité généralement
dans ses équipages.
inasbordination
p2s
ite d'une grande
déclàra qu'il n'auroit peut-étre
lui
Port-au-
:lande assure qu'il conduire la station ailleurs qu'au à une
pendu de lui de
il en auroit reçu Pinvitation de
Ince, quand bien même
quil n'étoit pas maitre
unde distance en mer (3),parce qui avoit porté les dépêches
L'aviso le Serin,
les autres bâtimens qui
équipages.
, ct tous
du Port-anministre à Blanchelande
les troubles
avant ou après
puillèrent au Cap
vives agitations 7 quoique Yesprit
les plus
ince 2 éprouvérent villes fit absolument différent (4)- 0
blic de ces deux
nombre des quatrecertain qu'un grand
que
II est également France sur le Léopard soutenoient
venus en
le décret
agt - cinq
réellement dissoute par
et
ar assemblée n'étoit pas
être tout-a-la.fois injuste
12 octobre, qu'ils prétendoient
colonial, du 19 mars 1791.
2 dans lo
t Monizeur
Genton, du 11 avril 1791
Lettre du maire du Môle 7
dans le Moniten: des
:
colonial, du 19. Lettres de Négrier,
à PAssemblée
oniteur Adresse de la municipalité du Port-an-Princ
30 mars.
Lettres de Dlanchelandes.ete
de
tionale, du 31 mars 1791.
du 13 mars a791. Lettre
3 Lettre de Blanchelande à Fleurieu,
llages aumême , du 8 pnars.
bâtimens du commerce anx équie
Ibid. Voyez aussi l'adresse des
lez sépouses du Borte et du
etc. du 15 mars 1791 ;
ges du Fougueux, des,a5 et 30 mars.
ugweux,
Port-an-Princ
30 mars.
Lettres de Dlanchelandes.ete
de
tionale, du 31 mars 1791.
du 13 mars a791. Lettre
3 Lettre de Blanchelande à Fleurieu,
llages aumême , du 8 pnars.
bâtimens du commerce anx équie
Ibid. Voyez aussi l'adresse des
lez sépouses du Borte et du
etc. du 15 mars 1791 ;
ges du Fougueux, des,a5 et 30 mars.
ugweux, --- Page 334 ---
I 326 )
illégal à leur égard. Quand on ne trouveroit pas Ia
ce fait dans les relations qu'ils eurent avec le club Massiac preuvé
les écrits publiés alors et depuis pour leur défense
(1)
(2) l'établi
roient d'une manière incontestable. Illeur
importoit beaucon
que la colonie ne se soumit pas au décret du 12 octobre
et qu'elle ne formât pas une nouvelle assemblée
coloniale
tant qu'ils seroient. dans uhe espèce d'interdiction, à la suite d
l'Assemblée nationale. Ils firent ,ce qu'ils purent
pour
cher, et leur parti répandoit la Rouvelle de la révocation l'empé
ce
a
décret >. bien avant qu'il fôt arrivé officicllement dansl
colonie.
On lit dans une délibération de
paroisse , prise plus d'un moi
avant cette arrivée, qu'a la nouvelle du- décret des lettre
anonymes avoient circulé, K notamment à Dennery,
récu
>
qui
soienz les bonnes et vraies nouvelles
en annon
>
d'Furope,
goient de contraires , avec la certitude de la rupture di
gouvernement avec l'assemblée du Nerd (3) >. Plus- anté
rieurement encore, des adresses à l'assemblée du Nord attes
toient que l'er-député al'assemblée coloniale, Brulley, qui s'étoi
fait noimer maire par un parti de la parcisse de la Marme
lade, et qui fut dans la suite oblige de se démettre de s2
1 Voyez le troisième vol. des procès-rerbaux du club, séance du
novembre 1790, 2 etc.
2 Compte rendu à la partie française de Saint - Domingue par ses
représentans. Appel à l'Assemblée nationale > par les membres de l'assemblée de Saint-Marc, etc, Supplément an Monizeurcolonial 2 des
16, et 17 mai 1791. Voyez aussi le Moniteur colonial, du 29 mai 15, er
jours suivans.
3) Extrait des registres de la Marmelade , du 16 janvier 1791.
ance du
novembre 1790, 2 etc.
2 Compte rendu à la partie française de Saint - Domingue par ses
représentans. Appel à l'Assemblée nationale > par les membres de l'assemblée de Saint-Marc, etc, Supplément an Monizeurcolonial 2 des
16, et 17 mai 1791. Voyez aussi le Moniteur colonial, du 29 mai 15, er
jours suivans.
3) Extrait des registres de la Marmelade , du 16 janvier 1791. --- Page 335 ---
( 327.)
(y,étoit
résister au parti contraire
ce, parce quil ne put, du Dondon, qu'il y. avoit prêché
Ea la paroisse voisine contre les décrets de YAssemblée celui sur
hsurrection s. en déclamant dit panicolitenent que
tionale ; qu'il y avoit étoit faux dans plusieurs points, étoit
ssurrection du Liopard
TAssen.blée nationale
conforme a Voriginal; que
; enfin, qu'aprés
non
pour casser Fassembléc générale force armée des pareisses
compétente dans celte commune la'
funestes,
oir appelé
cherché à exciter des mouvemens
il avoit
(2).Ce
isines,
du sang dans les révolutions T'asemiblée du
disant quil falloit telle consistance que
beaujuits acquirent une
Brulley, ordre qai, comme
prd donna r'ordre d'arréter exécution (3).
d'autres, resta sans
Taccusa
uP
opposé à Brulley qui
vrai que c'est le parti
dans une trèsIl est
incendisires, > et qu'ilden défendit numéros du Monizeur
ces propos qu'il publia dans plusieurs
de cette espèce
aguel lettre,
des presomprions
, ThisVonial(9). Mais , quoique
condamner un accusé
puissent jamais' suffire pour cherche la liaison des événemens
rien, ou le rapporteur 1 qui ne doit pas les négliger, suravec les précédens
antérieure à l'objet
stérieurs leur date est aussi certsinement , qu'elle Testici.
ur quand
avoir eu de Tinduence
que la dér lequel ils paroissent
de remarquer"
fin, on ne peut pasi se dispenser
colonial > des
du 16 janvier 1791,
I Honiteur
registres de la Marmelade 2
2 Extrait colonial desdits , des 28 , 30 et 31 décembre 1790. du 2 février 1791.
oxiteur
à Passemblée du Nord,
3 Lettre de Blanchelande février 1791:
ceux des 16etei
4 Voyez
avoir eu de Tinduence
que la dér lequel ils paroissent
de remarquer"
fin, on ne peut pasi se dispenser
colonial > des
du 16 janvier 1791,
I Honiteur
registres de la Marmelade 2
2 Extrait colonial desdits , des 28 , 30 et 31 décembre 1790. du 2 février 1791.
oxiteur
à Passemblée du Nord,
3 Lettre de Blanchelande février 1791:
ceux des 16etei
4 Voyez --- Page 336 ---
( 328 )
d'une manière si entortillée , qu
fense de Brulley est conçue
d'ètre satisfait en la lisant.
est impossible
de l'assemblée de Saint - Marc venoit d'être ret
$. XXIV.
Le parti
dont le retour à Saint - Domingue ava
Arrivée de forcé par Cocherel,
Cocherel
Parrivée officielle du décret du 12 octobre. On
dans la colo- précédé
de POuest avoit été le proclamater
nic,
rappelle que ce député
audacieux de l'indépendance coloniale, et que l'assen
le plus
Sc
l'avoit choisi le premier pour présenter
blée de Saint-Marc
de l'Assem
décret des bases constitutionnelles à l'acceptation
fidèle au mandat qu'elle lui avoit donné en
blée nationale :
commissaire
cet objet
réduisant à la simple qualité de
pour
fait des efforts inutiles pour remplir cette mission at
il avoit
le renvoya au comité cc
près de T'Assemblée nationale 2 qui
le décret du 1
lonial dès qu'il voulut en parler (4). Après
PAssen
il envoya sa démission au président de
octobre 1790,
de n'avoir pu être entendu,
blée nationale. En se plaignant
n'avoit
cnvoy
déclare que ( Pile de Saint - Domingue
pas
y
nationale pour coopérerà la cons
> des députés à PAssemblée
et le
de la
mais pour discuter ses droits
> titution
France,
la nullité de ses fonc
défendre.. .
. 5 que d'après
à T'As
tions de député prouvéc par les faits, sa présence
inutilement colteuse à la nation, devenoi
D sembléc nationale,
de
aux intérêts de ses commettans > et gu'il
> prijudiciable
1 Moniteur colonial, du 26 décembre 1790.
le compie qu'il rend à ses collegues et au club Massiac
2 Voyes
de
séances des 2 ct 4 septembr
dans les procès-verbaux ce club,
2790.
voi
As
tions de député prouvéc par les faits, sa présence
inutilement colteuse à la nation, devenoi
D sembléc nationale,
de
aux intérêts de ses commettans > et gu'il
> prijudiciable
1 Moniteur colonial, du 26 décembre 1790.
le compie qu'il rend à ses collegues et au club Massiac
2 Voyes
de
séances des 2 ct 4 septembr
dans les procès-verbaux ce club,
2790.
voi --- Page 337 ---
( 329 )
à leurs intentions > cesser de'siéges
voit, pour se conformer de la nation (1).>
parmi les repeésentans
de Paris, fut insérée dans
Cette lettre, tirée de la Gagerte dévoués à Yassemblée de Saintde la colonie les plas
ct l'on ne manqua
les papiers
éloge de Cocherel,
à cette
Marc, avec un grand
le gazelier avoit faite
d'y joindte la diatribe que
en faveur de la mopas
T'Assemblée nationale,
bccasion contre
coloniale. 11 est vrai qu'on parut
marchie et de l'assemblée Mais lc joturnaliste' colonial avoit
ésapprouver cette diatribe..
dans la même lettre, 7
comblé d'éloges Cocherel, , qui,
de Paris, de cC
déja
amèrement , avant la Gazette
d'agens
Fétoit plaint
de la colonic éloient qualifiés
les adusinistratears
et. de K ce qu'ils
que
dans le décret du i2 octobre,
malheureux,
de la nation
d'un roi aussicher que
les agens
cn dépit
a n'étoient plus
restcroit fidéle,
la colonie de Stint-Doningue
P a qui
P dc ses ennemis (2)-7
de ces hommes $. XXV.
étoient les principes révolationnaires
s'a- Pamphiets et
Tels
les droits du peuple, lorsqu'il fe- faux décret.
qui savoient tant exagérer
à la mère-patrie. Le 20
d'enlever Siint-Domingue Blanchelande arrivoit au Poit-.
gissoit
le jour même ou
sous les livrées
vrier 1791 ,
uri pamphlet, qui,
au-Prince , oll y répandoit attachement pour la mère-pattie,
et d'un grand
de la station
du patriosisme
à tirer parti de Yarrivée
préparoit les esprits
On y faisoit espérer
secouer le joug du gouvernement.
pour
1790. Voyez ausstles procès-.
colonial, du 18 décembre
verbaux 1 Moniteur du club Massiac.
du premier mnovembre
aussi la gazatte du jour 2
2 Ibid. Voyez
Y
1790.
Repport de Garran-Coulont,
mère-pattie,
et d'un grand
de la station
du patriosisme
à tirer parti de Yarrivée
préparoit les esprits
On y faisoit espérer
secouer le joug du gouvernement.
pour
1790. Voyez ausstles procès-.
colonial, du 18 décembre
verbaux 1 Moniteur du club Massiac.
du premier mnovembre
aussi la gazatte du jour 2
2 Ibid. Voyez
Y
1790.
Repport de Garran-Coulont, --- Page 338 ---
(330 )
aux habitans qu'ils auroient
France, et on y. maltraitoit pour eux les troupes venant de
beaucoup lc
duit,et le régiment du
major-général Mau
de Ce pamphlet qui
Port-an-Prince. Voici quelques ligne;
> veille au bruit du produisit une . grande sensation : ( Je m'é
canon et de la
2 à la hâte; je Sors; je
mousqueteric. Je m'habille
> que c'est M. Mauduit demande ce que c'est. On me di
> de Mars. Ah !
qui fait la petite guerre az Champ
> semblée infiniment j'entends. Nou's sommes' à la veille d'une as-
>>
importanite. A bon entendéur
Citoyens, , souvenegvous des
demi mot,
9 prectdéla nuit du
promenades militaires qui ont
29- au 30 juillet.
> a fait, il y a quinze
Ce n'est pas tout : on
> à écartcr du
jours, , la motion d'engager le général
Port-an-Prince les
> on se méfie, et à confier la troupes de la station dont
s mcne du Pore-ax-Prince
garde de notre ville au régi-
) au complet. Il n'est
dont on est siir, et qui sera perté
pas bien difficile de
* M: Mauduit est commandant
nommer le soufleur.
>> tremble que CES lurons
au Port-an-Prince. .
On
>> Piquilibre
qui "nous arrivent ne
rompu. - : . En
rétablissene
D au Alôle,- aux
conssquience, on veut les cxiler
Cayes, etc. Eh !
des
> choisis par nos légiulateurs,
quoi
soldats - citoyens 2
> faudroit avoir plus de confiance pourroient être suspects : et il
à 272
> qu'a des troupes quisortent du
rigiment des colonies 3
> Que cette tentatiye
foyer du plus pur
?
est
patriotisme
A
impolilique tje dis plus :
injurieuse aux troupes de France dent
qu'elle est
> et les principes, et qui
on suspecte la fidélité
> du ressentiment
nepeuvene manguer d'en concevoir
(1)1>
1 Avis aux citoyens du Port-an-Prince
aussi le Moniseur.celenial, du
, du 20 févrior 1791:
premier mars.
Voyea
ye
foyer du plus pur
?
est
patriotisme
A
impolilique tje dis plus :
injurieuse aux troupes de France dent
qu'elle est
> et les principes, et qui
on suspecte la fidélité
> du ressentiment
nepeuvene manguer d'en concevoir
(1)1>
1 Avis aux citoyens du Port-an-Prince
aussi le Moniseur.celenial, du
, du 20 févrior 1791:
premier mars.
Voyea --- Page 339 ---
(331)
suivant le plan dénoncé par
Dans le même temps encore,
les soldats du réles habitans de la Marmelade, on travailloit parmi eux la fiusse
en répandant
giment du Port-as-Prince,
révoquoit celui du 12 ocnouvelle d'un prétendu décret,qui ont évidemment décidé
tobre-1790, avec des citconstances qui décret, qu'on datoit
postérieurs. Ce prétenda
les évènemjens
lcs remerciemens
décembre au soir, 2 K déclare quer
du 17
dce volontaires du Port-su-Prince,
> donnés à la compagnie
dc Peinier et Mauduit, sont
dudit licu', a MM.
A au régiment
revoquies commc ayant 'été. sur-
*
ct, demeurent exprersément
de faux renseiguemens;
> pris par
à donner des ordrcs lcs
qac le roi sera invité
> Ordontic
pour que réparation soit faite
D. plas prompts et plus précis ville du Port-au Prince par lesdits
de la
soit
D aux citoyens
du Portan-Prince ;. que remise
> régiment et volentaires enlevés dans la nuit du 29 au
> faice des trois edrapeauz
du rapport du comité des
lernier : sur le surplus
ledit
> 30 juillee
régiment,
regarde plus particuliétement
les
D colonies > qui
trois jours, ct ordonne que toutes
ajourne à
> Passembiée
a la conduite de ce corps seront commu-
* pièces retatives militaire et de constitution ()- >
D Riquées aux comités
lui-mème afficher ce faux déMauduit fit
On assure que
démenti, en dénonçant le fauscret dans les casernes, avec un
(*) ); mais l'erreur ne fut
saire' inconnu au, procureur-général
point généralement. dissipée.
son administration à Saint-Domin.
de Blanchelande sur
de la mmi1 Mémoire Moniteur colonial, du 19 avril 1791. Adresse
gue, P. 10.
à PAssemblée nationale, du 31 mars 1791.
aipalité da Port-an-Prince
du Port - an- -Prince, >
depuis par la municipalité
* Ce fait, allégué
Y 2
(*) ); mais l'erreur ne fut
saire' inconnu au, procureur-général
point généralement. dissipée.
son administration à Saint-Domin.
de Blanchelande sur
de la mmi1 Mémoire Moniteur colonial, du 19 avril 1791. Adresse
gue, P. 10.
à PAssemblée nationale, du 31 mars 1791.
aipalité da Port-an-Prince
du Port - an- -Prince, >
depuis par la municipalité
* Ce fait, allégué
Y 2 --- Page 340 ---
(332)
la route tenue par les marins, > la station qui venoit
Suivant
$. XXVI. S.
devoit faire le tour de la partic septentrionale de
Contreordre de France
hauteur, du, Cap, puis à celle du Aole,
lile, , en passant à la
envoyé par
oi les troupes qu'elle portoit
Blanchelande avant de venir au Port-au-Prince,
arrêter les suites.de la
Blanchelande, pour
aux troupes devoient débarquer.
dans
dernière
venant de fermentation quise montroit de plus en plus
cette
France.
avoit écrit, peu après son rétour du Môle, au comville 2 de Villages, de, ne point aller au Port-au-Prince,
mandeur
déposer seulement
mais de toucher d'abord au Cap, pour y
le
destinées à compléter le régiment qui en portoit
les recrues
Mole
les autres trounom, et de venir ensuite au
débarquer
donnoit
resteroient à poste fixe Lcs motifs qu'il
pcs, qui y
étoient qu'il avoit pacilié tous les esprils
de cette invitation l'artivéc de ces forces les anciennes préz
qu'il craignoit qu'à
112 se réveillassent, et. qu'on
tentions à Pauroritt populaire
disoit-il, étouffécss 11
ne fit renaître les divisions qu'il avoit, ainsi dans un coin de la
faisoit entendre que ces forces, placées avec les autres quar
colonic, qui communiquoit difficilement des perturbateurs du
tiers, seroient à labri des suggestions là leur faire
ef
mieux
goiter
repos public, et qu'il pourroit
dans tout autre endroit
adopier ses principes. Il ajontoit que
homicide
seroient erposées à T'inâuence
que le Mole, les troupes
d'un climat destructenr.
dans cette lettre : ( que
Blanchelande déclare au surplus
Il paroit certain du moin:
zemble contredit dans qmelques-mimoirese de faire cette affiche. (Gazette des.co
que Mauduit eut Fintention
lonies, no. iil, P- 14.).
février
Lettn
a4 Lettre de Blenchelande à Villages 1 du 27
1791.,
I
de la marine, du 8 mars 1791.
de Villages au ministre
L2
destructenr.
dans cette lettre : ( que
Blanchelande déclare au surplus
Il paroit certain du moin:
zemble contredit dans qmelques-mimoirese de faire cette affiche. (Gazette des.co
que Mauduit eut Fintention
lonies, no. iil, P- 14.).
février
Lettn
a4 Lettre de Blenchelande à Villages 1 du 27
1791.,
I
de la marine, du 8 mars 1791.
de Villages au ministre
L2 --- Page 341 ---
(1333 )
du Capl, i1 n'y
dansa ville
la diversité des opinions et
ce parti tienr poier
> malgré
bien prédoninant, , que le régiment du Cap
>2 qu'un parti décrets nationaus ; que
n'y
des
discipline 5 quil
> l'exécution constamment soumis à l'ancienne ville la corruption pour
> a été
lieu à craindre dans cette celle de Saint-Mare
> a donc pas
la ville'du Môle et
et aux
matelots; que
Port-au-Prince
> les
le même cas ; mais qu'au
des principes ct
2 sont dans
deux partis' que Topimiatreté activité constante;
> Cayes il ya
de haines tiennent en fussent en lieu qui
levain
) L11 ancien souhaiter que les équipages
qui les
scroit a
altiériat'esprit
> quil
qu'an parti queleongue
l'ordre, s'il
pas
yécablir
5 ne perrait d'être sitr d'eux pour
> anime , afin
(4).
du Cap
venoit à étre inserverti
de la ville
>
éloge
que , malgrécet
décrets nationaux,
11 est remarquable
pour exécnterles
des arièreet de ses bonnes dispositions comme s'il cit eu
Blanchelande ajoutoit encore s observer 5 M. le commandant,
dois vous faire
à relâcher tous
pensées : eJc
qui concotirent
dans les circonstanccs, militaire, i1 seroit important
> que,
de la sulbondination
destiné pour le
> lcs principes connoitre le Cap au régiment
infuer
> de ne pas faire
de ces deux villes pourroit que
> Môle 5 la comparaison
sur leeccution des projets ajoutera
manière dévavantageuse
: votre prudence
> d'une
Pamour du bien public
sujvant que ce té-
> mé suggère
en atténuera la force ;
idée, ou'
ou moins subordonné,
> à cette
moniré a vous plus
> giment sc sera ami de Tordre (2). >
> plus ou moins
du 27 février 1791. Voyes
Lettre de Mlanchelaude à Villages, du 13 mars.
de Blonehelande a Fleurien,
astssi la lettre
Y 3
oiid.
udence
> d'une
Pamour du bien public
sujvant que ce té-
> mé suggère
en atténuera la force ;
idée, ou'
ou moins subordonné,
> à cette
moniré a vous plus
> giment sc sera ami de Tordre (2). >
> plus ou moins
du 27 février 1791. Voyes
Lettre de Mlanchelaude à Villages, du 13 mars.
de Blonehelande a Fleurien,
astssi la lettre
Y 3
oiid. --- Page 342 ---
( 334)
$. XXVII.
Cette iettre, que Blanchelande adressa
Leurarrivée da Nord, pour
à Vincent, commandant
au Port-au- mise à Vincent l'envoyer sur-le-champ à
ne fut
Prince.
que le 2 mars 1791
Villages,
restation, quiavoit. déja
5 et, ce jour-la même , Ia
Prince dès six heures dépasséle Cap, fut signalée au Port-audu matin. Quelque
faire, la dépèche ne parvint à Villages diligence qu'on pit
Blanchelande lui
Pr le duplicata que
étoit à deux lieucs envoya du directement, que lorsque la station
mouillage du Port-an-Prince. Il
impossible de l'empécher d'entrer dans
devint
à quaire heures du soir (1).
le port, oi elle arriva
Villages se rendit sur-le-champ chez le
proposa de réparer ce
gouverneur, qui lui
les forces de tetre au Mole contre-temps, en renvoyant tout de suite
débarquer.
par la station, sans leur permettre de
Villages lui avoua qu'il craignoit
s'y refusassent. Blanchelande
que. les soldats ne
cn se rendant à bord
entreprit d'y décider les soldats,
des deix
avec Villages. La station étoit
vaisseaux de ligne ie
composée
frégates I'Uranie et la.
Fougeeux et le Borée, des deux
Prudente,t d'un
Ics seconds bataillons d'Artois
transport. Elle portoit
giment de
et de Normandie, au lieu du réBassigny qu'on avoit annoncé (2)..
A XXVIII.
Eianchelande . se rendit d'abord sur le
Soulèvement ditcil,auez.facilement
Fougueux; 3 il persuada,
dessquipages.
(*) au bataillon de
Normandie, qui y
erdastroupes.
1Lettre de Villages an ministre de la marine, dn 8 mars
Moninuarcolsnial, du 6,
1791.
2 Proclama:ion de Blanchelande, du 12 mars 1791. Lettre du
à Fleurien,dr 13 mars 1791.
nême
2 Ibit. Lettre de Villages à Fleurieu, du 8 mars.
* Le memuire impiimé de ce bataillon est loin de 1791.
reconnoitre cette
andie, qui y
erdastroupes.
1Lettre de Villages an ministre de la marine, dn 8 mars
Moninuarcolsnial, du 6,
1791.
2 Proclama:ion de Blanchelande, du 12 mars 1791. Lettre du
à Fleurien,dr 13 mars 1791.
nême
2 Ibit. Lettre de Villages à Fleurieu, du 8 mars.
* Le memuire impiimé de ce bataillon est loin de 1791.
reconnoitre cette --- Page 343 ---
(335 )
au
qu'on les débarquit
le bien du service exigeoit
étoit un poste d'honétoit, que
boulevard de la Calonie,
ensuite sut. le
Mole, qui, étantle
(): Blanchelande passa
de Saintneur di ason ancienneté de la faction de Passemoblée bataillon d'ArBorée : mais des émissaires avoient représenté au
apavoient précédé; é;ils
le parti de ce qu'ils
Marc Ty
laquelle gémissoil
sous
le
tatteréedasiene
tois Toppression
T'esprit si décidément
et
peloient les patriotes 2
agent du ponvemenent des
de Mauduit, le principal .
que des émisaires
naire
Enfin on assure sur ce batiment, ct
conseil de Blanchelande. aussi osé se présenter
de quitter
blancs avoient
avoir été obligés
le
pompons avoient été chassés, 3 après
éconté qu'eux sur.
qu'ils en
ne fut pas plus
de le
Blanchelanide
la propotition
leur pompon.
même faire liantement
fait cette imBorée ; il entendit bientôt les hommes qui avoient sur) le Fouretenir a bord(a).:
d'Artois, s'étant tramportés Normandie.
pression sur le bataillon
sentimens à celui de
les mêmes
se communiquer
gueur, > inspirèrent étant assez près pour pouvoir déclarerentqu'tf
Les vaisseaux
les deux bataillons
delibérations a la voix,
leurs
dit-il, les offres et les proIl méprisa 2 leur: promettoit du safia et
espèce ahweepsiaréneins de Blanchelande , qui bataillon du neurième rémesses crapuleuses Mole. (I Mémoire du second
de jolies femmes d'infanterie, an p. 5 et 6.),
à PAssemblée
giment
du Pert-au-Ptince
Airesse de la mnnicipalité
pationale, 1 Ibid. du 8 mars 1791
mars 1791. Discours de
à Flenrieu 1 du 8
Proclamation du
2 Lettre de Fassembléc Villages dir Nord. du 11 mars. du 13 mars.
Blanchtelanie à
Lettre du nème à Fleurieu,
même 1 du 12 mars, du 6 mars.
Y 4
Moniterielerial,
PAssemblée
giment
du Pert-au-Ptince
Airesse de la mnnicipalité
pationale, 1 Ibid. du 8 mars 1791
mars 1791. Discours de
à Flenrieu 1 du 8
Proclamation du
2 Lettre de Fassembléc Villages dir Nord. du 11 mars. du 13 mars.
Blanchtelanie à
Lettre du nème à Fleurieu,
même 1 du 12 mars, du 6 mars.
Y 4
Moniterielerial, --- Page 344 ---
(1326)
vonloient descendre au Port.
an-Prince, suivant la
quileur avoit été annoncée en partant de France. destination:
rent à envoyer cn ville une
Ils demandedéputation de quatre hommes
compagnie. Villages ne puts'y refuser (1).
par
Lc Parti de l'assemblée de Saint-Marc
avoit
ner le
déja fait illumiPort-au-Prince: : Ce spectacle
tation sur la station.
augmenta encore la fermenBeaucoup de soldats des deux bataillons
une partie deséquipages
ct
du
descendirentà terre à dix ou onze heures
soir, avec un capitaine que Villages avoit mis à leur téte
pour tâcher de maintenir l'ordre
de suite
parmi cux (2). Ils SC rendirent
au gonvernement; ; et' sans avoir égard aux.
tions de
représentaBlanichelande, 9 ils cxigèrent quil leur montrât la correspondance du ministre de la marine
noitre leur véritable
Pour qu'ils pussent condestination. Elle ne portoit
iroient au Mole; mais elle les mettoit
point qu'ils
à la disposition du
vernement, selon que lc bien du service Pexigeroit.
gousoldats étoit si bon au milieu des
L'esprit des
tourmentoit,
agitations par lesquelles on les
qu'ils promivent alors d'aller au
en
dant seulement
Méle, demanpour cux et leurs camarades
leur
mis de se reposer deux ou trois
qu'il
fût perjours au Port-au-Prince.
lande n'osa Pas les refuser; mais il leur
Blancheà leur tour de ne descendre à terre
fit,.dit-il, promettre
que le surlendemain, pour
I Lettres susdites de Villages et Blanchelande à Fleurieu:
2 Leitre sud. de Villages. Adresse de la
Prince à P'Assemblée
municipalité du Port-anofficiers
nationale, du 8 mars 1791. Circulaire des
mnunicipanx dn Port-au-Prince à toutes
mars 1791. Production
les paroisses, du 6
l'Ouest par la
historique des faits qui se sont passés dans
garde nationale du
second baiaillon du neuvième
Port-an-Prince, p.8. Mémpire du
rigiment, p.6.
Leitre sud. de Villages. Adresse de la
Prince à P'Assemblée
municipalité du Port-anofficiers
nationale, du 8 mars 1791. Circulaire des
mnunicipanx dn Port-au-Prince à toutes
mars 1791. Production
les paroisses, du 6
l'Ouest par la
historique des faits qui se sont passés dans
garde nationale du
second baiaillon du neuvième
Port-an-Prince, p.8. Mémpire du
rigiment, p.6. --- Page 345 ---
(357 )
Ils se
des Togemens.
t eit le temps de leur faire prépatcr minuit, en criant : vive la
mbarquérent à deux heures aprés cst du moins le compte que
ation ! vive le, genéraf Tel de ccttc scène peu de jours
Enchelande publia lui - mêmc
rès () sans evoir été contredit.
Pour se rendre s. XXIX.
a
là le but des agitateurs.
Lc gouverneCe n'étoit pas
des bataillons > ils faisoient toujours ment maitrisé
hitres des équipages et
celui du 12 octobre par cux.
urir le bruit du faux décretquiséroqsoit par la station ellequ'il étoit apporté
les
90. Ils prétendoient
perpétuclles que
ême. Ce bruit, et les communications entretinrent la fermentaisseaux avoient avec les habitans,
3; Péquipage du
Dès le lendemain de la soute aux
n et Yaugmenèrent. luinlivrat la clef
pugueus demanda qu'on coffres d'armes, malgré le commanpudres, ets s'empara des
se démettoit du commandedéclara alors qu'il
fit rentrer
nt. Villages
Cette déclaration
pnisqu'on lui désobéissoit:
mais le calme
ent,
dans la subordination (2);
instant Méquipage
fut pas de longue durée.
dc 1'Ouest étoient allés, au P
Les anciens membres du comité
dés troupes arrivées
avernement demander le débarquement sur les craintes qu'il
ria station : Bianchelande dit que, en résalter, ils lui
du désordre qui pourroit
téte. Ils le
Ir marifseta
de zout sur leur
clarèrent qu'ils répondoient le pompor blanc aux volonferent anssi de faire quitter mauvaisc grace, à condition que
res. il y consentit' d'assez
du 12 mars 1791. Leltre du même
Proclaughion de Bianchelande,
iomnseupdu 33 nars. Fleurieu, du 8 nars 1791.
Lettre de Vallagesh
lui
du désordre qui pourroit
téte. Ils le
Ir marifseta
de zout sur leur
clarèrent qu'ils répondoient le pompor blanc aux volonferent anssi de faire quitter mauvaisc grace, à condition que
res. il y consentit' d'assez
du 12 mars 1791. Leltre du même
Proclaughion de Bianchelande,
iomnseupdu 33 nars. Fleurieu, du 8 nars 1791.
Lettre de Vallagesh --- Page 346 ---
338 )
le parti conraire n'en arboreroit
également aucun. I1 défendit
sur-le-chiamp, par une proclamation 9 toute espèce de
Les agitateurs virent bien dès-lors qh'ils étoient absolument pompon,
maîtres. Des soldats des deux bataillons étoient
las
retournés at
gouvernement pour obtenir de descendre à terre avec des cartouches : Blanchelande assure qu'un capitaine d'Artois vint lui
en faire la demande de la part de
Villages, en lui annonçani
que si on leur en refusoit, ils en prendroient a bord du Fougueux, oi il y en avoit une grande quantité, et. que le dé
sordre en seroit plus grand (). Il donna, dit-il,cet ordre
crainte de pis, en prescrivant aux deux bataillons de faire l
service de la place conjointement avec le régiment du Port
au-Prince.
Tout étoit si bien concerté dans cet événement
marche
, que l;
étoitabeolument la même dans la ville et sur la station
Une. députation des districts du Port-au-Prince étoit venne
pendant ce temps-là manifester à Villages des craintes sur ler
périls imminens que lear ville courroit la nuit suivante si let
deux bataillons ne descendoient pas à terre, Villages, qui venoi
de recevoir l'ordre du général pour cette
descente, ne pus
plus s'y. refusere il fit promettre à la députation d'empèche
qu'un zèle mal entendi n'égaràt les soldats. Trois cents.hommer
de chaque bataillon
, conduits par leurs officiers, descendiren
avcc leurs armes et douze cartouches; ils se rendirent encore
at gouvernement, sans trop savoir ce qu'ils desiroient : plusieurs embr-ssoient Elanchelande ; d'autres disoient qu'ils n'é
toicnt pas venus pour cela ; la plupart demandoient la communication de l'original du decret du 12 octobre
1790: ce qu?
2 Proclamation et lettre susd. de Blanchelande à Fleurien.
cents.hommer
de chaque bataillon
, conduits par leurs officiers, descendiren
avcc leurs armes et douze cartouches; ils se rendirent encore
at gouvernement, sans trop savoir ce qu'ils desiroient : plusieurs embr-ssoient Elanchelande ; d'autres disoient qu'ils n'é
toicnt pas venus pour cela ; la plupart demandoient la communication de l'original du decret du 12 octobre
1790: ce qu?
2 Proclamation et lettre susd. de Blanchelande à Fleurien. --- Page 347 ---
4 (3 339 )
doute
voulu leur en faire révoquer en
ouve qu'on avoit
après T'avoir vu
xistence. Ils se retirérent
accidens, et la nuit
néanmoins sans
été
La journée se passa
les illuminations cussent
t assez tranquille, quoique matin (*) ce qui restoit de
nouvelées; mais le lendemain à terre avec ses armes et
sur les vaisseaux déscendit
des habitans" du
bupes
Une grande partic
et
de Normandie.
, Y
S drapeauz
tumultueuvement aux. prisons fait
brt-au - Prince se porta
ceux que Mauduit y aroit
livra les prisonniers, sur-tout
de l'assemblée de Saintcomme compliccs des attentats
acheva d'enettre
comité de T'Ouest 5 ce spectacle
violentes
arc, et du
entendoit par-tout lcs plus
mmer les esprits. On
Mauduit et sesnsatellites (2).
contre le colonel
dans la plus
pprécations
étoit lui - même
du Port-au-Prince
qui le
Le régiment
d'Artois & de Normandie,
Les soldats
jande agitation.
des
un
contenbiotetionaitng
nsidéroient comme instrument
mème qu'un des
de fraterniser avec lui. On prétend lun de ses comfusoient de France ayant été abordé par.
en
ldats venus
, l'avoit repoussé,
trioles, servant dans le Port-au-Prince il n'est pas tcint du sang
ce parement,
soldats
i disant : Regardez
aux matheureux déLes agitateurs peruadirent décret du 17
s Français.
suivant le prétendu
ce régiment, que,
du 13 mars. Protlimation du 1
Lettre susdite de Blanchelande,
êmc, du 12 mars.
*. Lc 4 mars.
de la marine 7 du 13 mars
de - Blanchelande au ministre
Lettre de Villages
: Lettie Proclamation de Blauchelamie, , du 12 mars. de ce qui s'est passé
pr. Fleurien, du 8 mars 1791. Prosfuction listorique
nsPOuest, p. 8.
u
ce régiment, que,
du 13 mars. Protlimation du 1
Lettre susdite de Blanchelande,
êmc, du 12 mars.
*. Lc 4 mars.
de la marine 7 du 13 mars
de - Blanchelande au ministre
Lettre de Villages
: Lettie Proclamation de Blauchelamie, , du 12 mars. de ce qui s'est passé
pr. Fleurien, du 8 mars 1791. Prosfuction listorique
nsPOuest, p. 8. --- Page 348 ---
( 340 )
réparer les toris qu'on leur repte
cembre, ils ne pouvoient
les autorités. populaice
choit, qu'en rétablissant eux-mèmes
comité de T'Ouest
qu'ils avoient dissoutes, paricalilremenis devoient leur rendp
la
nationale des districis 5 qu'ils
et garde
leur coioncl à alle
leurs drapeaux et leurs registres, en forçant
bornoit en
au comilé. C'étoit à quoi l'on se
faire des excuscs
core (1).
avoit perdu la tête : c'eft lui - mênie qui nou
$. XXX. Blanchelande
de la nuit a mettre e
Fuite dc apprend qu'il avoit passé une partie
Mandui
Blauche- sireié divers papiers 2 et. à préparer sa fuite (2).
lande.
n'avoit plus d'autorité sur son régi
s'étoit convaincu. qu'il
lui rester attachés
ment. Ses oficiers seuls avoient paru
de Blanchelande ils lui avoient porté1
malgré la proclantation
sensibilité, comme u
veille un pompon blanc qu'il reçut avec
sat
de leur affection (s). Ils espéroient
dernier témoignage
le portoient , et lui en fair
doute lui railier les volontaires qui
contre les troupes : mais ce corps, comme pres
un rempart
manquol
tous ceux qui ont servi la contre-rérolation,
que d'énergie ; il ne fit aucun effort pour le sauver.
centaine de soldats du régiment du Port-au-Prince V
Unc
P'entraîne ati gouverne
chercher Mauduit dans sa demeure,
décret d
On demande à Blanchelande le prétendu
ment.
y
celuidu 12 octobre : il ne pel
17 décembre, qui repportoit
1 Ibid.
du 13 mars. Proclamation du
2 Lettre susd. de Blanchelande,
mars.
des officiers du Port-au-Princes P. 11. Monicurcolonse
3 Mémoire
du 28 mars 1791.
-au-Prince V
Unc
P'entraîne ati gouverne
chercher Mauduit dans sa demeure,
décret d
On demande à Blanchelande le prétendu
ment.
y
celuidu 12 octobre : il ne pel
17 décembre, qui repportoit
1 Ibid.
du 13 mars. Proclamation du
2 Lettre susd. de Blanchelande,
mars.
des officiers du Port-au-Princes P. 11. Monicurcolonse
3 Mémoire
du 28 mars 1791. --- Page 349 ---
(3 341 )
quity en a un
dernier. Lcs attroupés arsurent d'Artois et
hontrer que ce
que leurs camarides violentes
dtrc artivé par la station, déclaré. Les menaces les plus des paformandie le leur ont
feint d'aller chercher s'enfuit
font entendre Blanchelande du
ct
ef
derrières gestereneat qu'on leur teneit
iers,se sauve pardesi ncyeu sur des chevaux
des plus
vcc son fils ct son,
lui que quelques papiers
Il
II N'emporte avec
donné declaireinemsns.
rêts.
lesquels il n'a jamais
lui avoit lni-méme
mportans 2 sur
le coloncl Manduit bas de songer. a luis
depuis assuré fuite, que en lui disant tout dans une campagae
onscillé cette
Il se retira, dit- il,. ordre à un homme
que tout étoit perdu.
: en laissant
dernier, effort,
deux lieues du Pert-aupince de tout pour, tenter un
sconfances de Vinstruire
il en étoit encore. temps ().
en leur montrant de Mawacrede $. XXXI.
fuite dat enhardir Ics agitateuts, Mais ils nc Foccupoienit Mauduic.
Cette
quils étoient, les maitres. dans sa propre maison, 9
plas- en plus
On' Pavoit ramené
autres officiers
lue de Maudit. prisonnicr, avec quelques La foule s'y porte
at on:1 le constitua lui être le plus dévoués. menbles. Des greui passoicnt pour ly insulter et briser scs bientôt le tirer
en tumulte, vient du Portau Prince vinrent d'autres allèrent au
badiers du régiment le conduire auix casernes; 12 octobre 1799 2
de sa maison ct T'eristence du décret du-1
des doutes.
greffe s'assurer de
qu'on élevoit tonjours
sur la vérité duquel il paroit la minute , ct il est remarquable
par force
des,
présentes
Ils en simportérent
mème, une perronnes
suivant la municipalte
que,
Leitre de Villeges à Ploniory-dus de
; du 12 mars."
du 5. Iépouse
T Proclamatiohs Lettre de Villages à Blanchelande,
Blanchelande, mars 1790. du 9.
s'assurer de
qu'on élevoit tonjours
sur la vérité duquel il paroit la minute , ct il est remarquable
par force
des,
présentes
Ils en simportérent
mème, une perronnes
suivant la municipalte
que,
Leitre de Villeges à Ploniory-dus de
; du 12 mars."
du 5. Iépouse
T Proclamatiohs Lettre de Villages à Blanchelande,
Blanchelande, mars 1790. du 9. --- Page 350 ---
(3 342 )
à cette opération observa, en témoignant de
que la letire d'envoi jointe au décret ne
l'éonnement
ture (1).
portoit point de signa
Pendant Cc temps-là les officiers des districts vinrent
nes redemander les drapeaux enlevés de Ia"
aux caser
la nuit du 29 au 30 juillet:
maison di comité
1790. Mauduit voulut les leur
remettre. IIs exigérent que ia remise s'en fit
fair
commune , qui alloit se tenir dans
alassemblée de 1
l'église. Mauduitles
par une compagnie du Port-au-Prince
y envoy
dent du comité de
: on assure que Vei-prési
l'Ouest,
alors l'assemblée
Viacendon-du.Tour , qui présidoi
falloit
paroissiale, déclara que ce n'étoit point la
remettre les drapeaux, miis bien à la maison du gu's
servant de corps-de-gatde général,
comité
officiers des
, od ils avoient été
De
1pris.
compagnies de district vinrent alors inviter
àse rendreau vOEL du peuple, en lui assurant
Maudui
à craindre
qu'il n'y avoit rier
pour sa persone; mais qu'il conviendroit
armes: (2). Il s'y rendit au milieu des
qu'il fat.s san
les plus violentes. On
outrages et des menace
prétend qu'il ne voulut.
se
mettre aux ordres qu'on lui intima, de faire des Point: isoucomité, ou qu'il n'y céda: pas assez-tôt; il fut excusesau
quelques pas de la 3 à quatre heures du soir
massacré
> par des soldats
1 Lettre de Blanchelande à Fleurien,
registres die la municipalité du
dun3mars 3791. Extrait des
Lettre de Blanchelande à ladite Port - au - Prince, du 17 mars 1791.
le Moniceur colonial, des 20, 22 municipalité, et 23
du 20 mars. Voy. aussi
mars, ct célui di 13avril,
2 Lettre de Blanchelande a Fleurieu, du 13
mimnicipalité du Port au - Prince aux
mars 1791. Lettre'de la
mars. Voy. aussi le Monitcur
paroisses de la. colonie 9 du 6
colonial, du' 11 niars 1791:
au - Prince, du 17 mars 1791.
le Moniceur colonial, des 20, 22 municipalité, et 23
du 20 mars. Voy. aussi
mars, ct célui di 13avril,
2 Lettre de Blanchelande a Fleurieu, du 13
mimnicipalité du Port au - Prince aux
mars 1791. Lettre'de la
mars. Voy. aussi le Monitcur
paroisses de la. colonie 9 du 6
colonial, du' 11 niars 1791: --- Page 351 ---
( 343 )
ét6 dépouillé de scs épanlettes
Port-an-Prince 3 après avoir
Sa tête fut portée
qui furent mis en pièce.
dc ses vétemens, d'une baionnette, et ses membres'sanla potence, , au bout
une suite de ces mccurs
furent traînes dans la ville (1),par
dans
lans
de la tyrannie avoit introduites scs
roces que la législation
T'humanité > jusques dans
s Deux Mondes , en outrageant des soppliciés.
erniers restcs , parl l'esposition
milieu de ses proles suites d'une sédition, au
Ainsi périt par
rrès-dangereux, quela
un conte-tcrdationaire
prévenir
ts coupables,
Puisse sa triste catastrophe.
i seule auroit di punir.
des. ennemis de la liberté,en
complots de la part
la durée des
: nouveaux
ils doivent compter sur
dé-.
jur montrant combien peu avoir quelquefois, et sur le
ccès partiels qw'ils peuvent
inp.
buement de leurs partisans sans couragel
$. xxXIt.
du Portan-Prince
qui dirigeoient la commune Fodieux de l'as- Remarques auLes personnes
voula rejeter tout
sur les
uns- ces mouvemens 2 ont
de ce nom 2 D qui en furentles teurs de cet
ssinat sur les soldats du régiment
qui étoient accourus évènement.
strumens. Ils ont dit que les citoyens oubliant les torts de
assister à la remise des drapeaux,
sa triste
pur
les sentimiens inspirés pat
andait,' et n'écoutant que
miliea des soldats , pour latprécipités au
:.
uation , s'étoient
criant unanimement : grace
cher de leurs mains, en
pourdétruite les inductions
a également prétendu,
ace (2) 1On
à PAssemblée naAdresse de la municipalité du Port-m.Prince a Flenrieu 2 du 13
du 8 mars 1791. Lettre de Blanchelande Journal des colonies 7 n".
nale ,
de Villages au même , du 8.
ars. Lettre
pag. 11.
à PAssemblée natiode la municipalité du Port-au-P,itre
du 6 inars,
2 Adresse
Circulaire de ladite municipalité,
lc, du 8 mars 1791.
endu,
ace (2) 1On
à PAssemblée naAdresse de la municipalité du Port-m.Prince a Flenrieu 2 du 13
du 8 mars 1791. Lettre de Blanchelande Journal des colonies 7 n".
nale ,
de Villages au même , du 8.
ars. Lettre
pag. 11.
à PAssemblée natiode la municipalité du Port-au-P,itre
du 6 inars,
2 Adresse
Circulaire de ladite municipalité,
lc, du 8 mars 1791. --- Page 352 ---
(344) )
de Pallégation du faux décret du 17, décembi
qui, résultoient
n'y avoit cru au Port-au-Prince; on a mêr
1790, que personne Mauduit éteit l'auteur de cette pièce. C'e
été jusqu'à dire que
qu'on l'a imprimée dans les papiers public:
pour le persuader
de Saint-Marc, sur un prétenc
dévoués au parti de P'assemblée
Mais toutes 1
original corrigé de la main de Mauduit (4).
meurtre de Mauduit, pi
circonstances qui accompsgnéreatle
d'e
les témoignages contraires, ne permettert pas
encore que
Ceux qui excitent au crimo, qui dirige
croire ces asscrtions.
combinent tout de manière que
la main qui le commet, qui
assuréme
échapper à son sort, ne sont
victime ne puisse pas
T'exécuteur féroce qui porte 1
pas moins coupables que II n'est donc pas porsible de cons
coups par leur impulsion. l'assassinat de Mauduit les agitateu
dérer comme étrangers à
les drapcaux au milieu d
demandèrent qu'on leur portât
qui
terrible, qui refusèrent de les recevoir
cette fermentation
de 1a main des soldats du Port-a
./ l'assemblée de la commune
dans le local du comi
Prince, qui exigérent.qu'on les-portât
lui-méme
de l'Ouest 5 que ce fut Mauduit qui les, présentàt
déj
désarmé, quand tout le monde l'outrageoit
en y venant durant çette scène sangiante > de prodiguer
Onne cessa ,
ct c'est, le licutenant - colon
vin, gratuitement dansles rues 3
fit cessér cette di
de Normandie > et non la municipalité,qui
Enfin,
le. lendemain par les ordres de Villages (2).
tribution
Lettre du club du Port-ou-Prince , du 14 avril 1791. Monizcuric
et des 18 et: 19 avril 1791. Débats dans l'a
lonial, des 22 et 28 mars,
faire des colonies , tom. V, P. 11.,
Mémoire des c
2 Lettre de Villages à Fleurien, du 8 mars 1791.
du
ficiers du Port-au-Prince, p. 6. Gazette de Saint - Domingue,
avril 1791.
2).
tribution
Lettre du club du Port-ou-Prince , du 14 avril 1791. Monizcuric
et des 18 et: 19 avril 1791. Débats dans l'a
lonial, des 22 et 28 mars,
faire des colonies , tom. V, P. 11.,
Mémoire des c
2 Lettre de Villages à Fleurien, du 8 mars 1791.
du
ficiers du Port-au-Prince, p. 6. Gazette de Saint - Domingue,
avril 1791. --- Page 353 ---
(349) )
même du cadavre de Matdeit des
redt dans 1a mutilation
à Phumanité, Pour quon puisse
circonstances trop outrageantes
des femmesy jouérent un
ici. Mais.il paroit que sont
que pas"
lcs rapporter
circonstances nc
rapportées
rôle affreux, ct si ces
comme les partisins du
ceux qu'on peut justement regarder moins qu'elles ne furent pas décst vrai du
soin de relever dans les
atemnement.il
cut
menties par la municipalité > qui inexactitndes, dont quelquesrécits de Blanchelande, dans plusieurs le cas de pouvoir êtte contestés.
unes même paroissent dans un journal de Saint-Domingue,
Enfin, nne lettre écrite atroces attribnés à Caradeux dans
désavouer les propos
qui componr
, dit que ce sont des étrangers
été
cette circonstance
mais elle ne nie pas qu'ellesraient
mirent ces sbominationss ;
€
commises (1).
décembre 1790, tout prouve
Quant au faux décret du 17: sur Passassinat de Mauduit.
jombien Vallégation én eut d'infuence tous ses éctits sur' cet événe
"larchelande ne cessa de dire dans comme dans ses lettres au
nent, , dans sa proclamation imprimét, opposé (8); et ce fait n'est
ninistre, qu'on lc lui avoit toujours
la munteipalita releva
encore du nombre de ceur que
dans le récit de
point
d'amertume, comme erronés
tacitevec beaucoup
donc bien , aul moins
Hanchelande. Eile reconnoisseit de vrai cet égard: Villages,
nent, qu'il n'avoit rien dit que des éloges non suspects dans.sa
donné
qui la mantcipalité
-
Némoire dies ofde Villages à Fleuricn, du 3mars 1794 de
>
I Letire
22. Journal général Smint-Duntingne
ciers du Port-an-Prince 2 P colunials du
arrit 1791.
es 26et 2) mars. Monircur
1791 Lctirerdes Blnaclnelandio
immammacs
2 Moniseur caioniatihes
fleurieus des 1 et 13mars.
Rappor: de Garian-Comlon.
cipalité
-
Némoire dies ofde Villages à Fleuricn, du 3mars 1794 de
>
I Letire
22. Journal général Smint-Duntingne
ciers du Port-an-Prince 2 P colunials du
arrit 1791.
es 26et 2) mars. Monircur
1791 Lctirerdes Blnaclnelandio
immammacs
2 Moniseur caioniatihes
fleurieus des 1 et 13mars.
Rappor: de Garian-Comlon. --- Page 354 ---
(346 )
botche (1), , parle aussi du faux décret, comme Blanchelande
dans la lettre qu'il adressaau ministre
s
quatre jours après l'évé
nement, et qu'il écrivit en quelque sorte sous les yeux de ceite
municipalité. La même allégation se ret ouve encore dans les
écrits publiés parles officiers du Port-au-Prince, et sur - tout
dansle discours prononcé sle'9 mars s à cinquante lieucs de-là,
parle commandent de la girnison de Saint-Marc, à l'assemblée
du Nord ( 2). Les. recherches qu'on fit au greffe sur la vérité
du décret du 12. octobre ; la remarque fuite dans ces momens
terribles par un officier des districts, sur le defaut de signature de la lettre d'envoi, remarque avouée par la garde rationale 13), achèvent de prouyer combien on travailloitie régimenti
du Port au-Prince sur cet objet. Enfn, : le favx décret du 17
décembre firune telle impression sur les soldats de ce ré.iment,
etsurla majorité, des habitans 2 égarés par les agitatears, qu'on
suivit précisément ce qu'il prescrivoit, en reporiant même , après
1. mort de Mauduit, 9 les drapeaux des districts au local od
s'étoit tenu lc comité de POgest. TL estassurément trop absurde
d'imaginer que cet homme aitdé Pauteur d'une pièce si fatale
pour lui : il est vrai seulement qu'il l'avoit désavenée dans un
pl.card,o il en rapportoit le contenu, Il avoit corrigice placard
desa main pour le publier: c'est tout ce quirésul:e de la sièce
insérée dans' le Moniteur coloniali4). Ceite piéce fut en consé
1 Adresse à P'Assemblée nationale, du 31 mars 1791.
2 Voyez le Monireur co.oxial, du 11 mars 17)1 et celui du 16.
3 Moniteur colonial, des 21 et 22 mars, et 13 arrili7yr.
4 Adresse de la mnunicipalité dr Port-au-Frince i l'Assembiée 1ationale 2 du 30 mars 1791. Mémoire de Blanchelande sur son administration, 3 pag. 6. Voy. aussi la lettre de Champion, dans le Moriteis
colonial, du 18 avril.
du 31 mars 1791.
2 Voyez le Monireur co.oxial, du 11 mars 17)1 et celui du 16.
3 Moniteur colonial, des 21 et 22 mars, et 13 arrili7yr.
4 Adresse de la mnunicipalité dr Port-au-Frince i l'Assembiée 1ationale 2 du 30 mars 1791. Mémoire de Blanchelande sur son administration, 3 pag. 6. Voy. aussi la lettre de Champion, dans le Moriteis
colonial, du 18 avril. --- Page 355 ---
-
(347 )
à P'auten d'un
Pannonce de' sa fausseté,
envoyée 3 avec
P'imprima de
quence
- dévoué au gouvetnement., qui
journal du Cap, ,
du 5 mars, avant qu'on pût savoir 2
cette manière dans la feuille
colonel Mauduit (1).Le jourdans cette ville, V'assassinat du
d'insister encore sur la
moins nécessaire
naliste ne crut pas dix jours après (2).
fausseté du décret,
du 12 octobre 1790 paroisAjoutons que la révocation du décret
dirigeoient la multisi essentielle à ceux qui
de nousoit une circonstance
n'ont cessé de fabriquer
, qu'ils
même
tude au Port-au-Prince
alléguer de tels,après
décrets dans ce sens-là, ou d'en
fut
veaux fausseté de celui du 17 décembre 1790
généralement on inséra
que la
jours après Vassassinat de Mauduit,
da
reconnue. Quinze
de la colonie une prétendue lettre
dans les papiers publics
PAssembléc nationile
qui assuroit que
baron de Santo-Domingo,
en lui accordant
lui avoit donné des éloges sur sa condujte, conduit en France les
somme de 18,000 livres, pour avoir
une
La Iettre datoit ce prétendu
sur le Léopard. du 25 décembre 1790 (3);
quatre-vingtcinag
décrct, rendu pour Santo-Domingo avoit pas eu de séance à l'Asetil fut depuis reconnu qu'il n'y Plus d'un an après, la garde
sembléc" nationale cejout-la
aux commissaires
nationale du Port-au-F Prince, en-présentant
fit im-.
France un mémoire historique , qu'clle
envoyés par la
voulut y faire entendreque le
primer sur les troubles de TOuest,
du 5 mars 1791.
de Ssint-Domingue,
1 Jonrnal général
2 Ibid, du 15 mars 1791.
colonial, du 17 mars 1791.
cette lettre dans le Moniteur
lettre
3 Toyez ceux du 19 et du 22 mars 2 et une autre prétendne inai.
Voy. aussi
dans le Moniteur colonial, dn4
du même Santo-Dotingo alors le jour de Noël.
* C'étoit CC qu'on appaloit
Z 2
troubles de TOuest,
du 5 mars 1791.
de Ssint-Domingue,
1 Jonrnal général
2 Ibid, du 15 mars 1791.
colonial, du 17 mars 1791.
cette lettre dans le Moniteur
lettre
3 Toyez ceux du 19 et du 22 mars 2 et une autre prétendne inai.
Voy. aussi
dans le Moniteur colonial, dn4
du même Santo-Dotingo alors le jour de Noël.
* C'étoit CC qu'on appaloit
Z 2 --- Page 356 ---
{ 348 )
décret du 12 octobre 1790 aveit,e en
ou du moins modifié
guelgte sorte, été rétracté,
par un autre décret du
vant. Les gardes nationales du
29 décembre suisément qu'en publiant le décret Poct-au-Priscey du
disent expresd'accord avec
12 octobre, Blanchelande, 3
Alauduit, ( leur dérob: la
A du 29
cotnoissance dte décrer
dicembres qui ordonne à tous lcs tribunanx
D lonie de suependre toute
de la Co-
>> avec injonction de
procédure relative à la révolntion,
ne plus en
>) éroit parveru
çommoitre; que ce décret Rui
oficiellemene avec celui du
> que ces braves militaires,
12 octobré; e
,-(les deux
> de Normandie ),
bataillons d'Artois et
s'empressérent de leur
> décret duag
faire cornoitre le
décembre, dont le sicur
> soustrait Ia connoissance
Blanchelande leur avoit
décembre
(i) >. Cependant Ce décret du 29
1790 n'existe Pas plus que ceux du 17ct du 25.
S. XXXII.
Les soldats d'Artois et de
Formation
Normandie, > dontil est
de la muni- qu'aucun ne coopéra au massacre du colonel bienreconnu
cipail-é du qu'en aient dit dans le temps des officiers du
Mauduit, quoi
Fort-au- rétablirent l'ordre en arrêtant le
Port-au-Prince (2),
Prince.
équipages de la station
pillage, auquel des hommcs des
habitans
s'étoient livrés Gj. Ils furent fêtés
commc les sauveurs de la colonie. Des
par les
du Port-au-Prince leur offrirent des
dames patriores
brèrent leur civisme dans des
drapcaux tricolors, et céléà soutenir la
vers, elles les engageoient aussi
grandeur de nos rois: car, le parti de l'assemblée
de 1 Proditction historique des faits qui se sont passés dans
lOuest, p. 7 et 8. Voy. aussi la note de cette dernière la partie
2 Mémoire des ofliciers,Lettre de Blanchelande
page.
etc. , de Normandie et Artois > du 25 mars
aux sous-officicrs,
3 Lertre de Villages à
1791.
chelande au meme, du 13 Fleurieu, du 8 mars 1791. Lettre de Blanmars,
l'assemblée
de 1 Proditction historique des faits qui se sont passés dans
lOuest, p. 7 et 8. Voy. aussi la note de cette dernière la partie
2 Mémoire des ofliciers,Lettre de Blanchelande
page.
etc. , de Normandie et Artois > du 25 mars
aux sous-officicrs,
3 Lertre de Villages à
1791.
chelande au meme, du 13 Fleurieu, du 8 mars 1791. Lettre de Blanmars, --- Page 357 ---
( 349 )
méfant de
si froid pour la nation francaise,si de montrer
dc Ssint-Marc,
toutes les occasions
TArsemblée nationale > saisissoit
Preuve évidente que
attachement pour la monarchie:
de sa
tin grand
exécuter n'étoient pas mênie,
part,
les excès qr'il faisoit
des idées sur la liberté.
ie résultat licencieux de Vexsgération
eu le courage de
n'avoient pas
Les pompons blancs, > qui
du Port-an-Prince : le comleur général, s'enfuirent
Proisys l'ordondéfepdre
l'intendant par interim ,
aauvèrent
mandant, Coustard; les officiers des triburaux,se
nateurde la marinc, et
d'Artois, Villeneuve, devenu
aussi ()- Le lieutenanti-colonel
les suivit peu de
commandant de la place,, à titre d'ancienneté,
Cournoier,
du Port-au-Prince,
cu
jours après. Le Hieutenant-colonel provisoire de la place ,
parvint ainsi au commandement
Blanchelande le confirma dans la suite.
milieu
qui fut élue.an
La municipalité du Porkan-Prince, forméc de l'ancien
étoit principalement
de tous ces oragcs;
nouveaux
auquel on adjoignit quelques
comité de I'Ouest,
des districis qui avoient absolument
membres. Les compagnies
de ce comié, furent
cessé leur service depuis la dissolntion commandant le frére de ce
rétablies. Elles nommèrent pour 6t6 excepié de la capitulation
Caradeux de la Caye, qui avoit
de Saint- Marc
émissaire de l'assemblée
de Léogane , comme
lc conseil supérieur du Port-au-.
auprès du comité, mais que
quelours drapeaux
Prince n'avoit pas osé juger. Elles exigérent
da comité
fussent de nouveau présentés au lieu des.séances
leur
conduit par son licutenautparler régiment du Port-au-Pince,
pas: 13. Tettre
de Blanichelende sur son admivistration,
1 Mémoire
13 mars. Circulaire des officiers manicipaux
du mème à Tleurieu, di
du Port-au-Prince , du 6 mers.
Z 3
du comité, mais que
quelours drapeaux
Prince n'avoit pas osé juger. Elles exigérent
da comité
fussent de nouveau présentés au lieu des.séances
leur
conduit par son licutenautparler régiment du Port-au-Pince,
pas: 13. Tettre
de Blanichelende sur son admivistration,
1 Mémoire
13 mars. Circulaire des officiers manicipaux
du mème à Tleurieu, di
du Port-au-Prince , du 6 mers.
Z 3 --- Page 358 ---
(350 )
colonel, Cournoier, avec un détachement des deux
de Normandie,d d'Artois et du
bataiilons
J
mandant même de la station, Corpi-Royal-danilepis) Le comdispenser de faire
Villages, ne crut pas pouvoir se
une visite à la municipalité,
négliger, diuil,de ce qui pouvoit
pour ne rien
faire naitre la
et
procurer la tranguillité dans ces momens de troubles confance
est à croire que la crainte inspirée
: mais il
aussi. On voit dans la lettre de Par Cet érénement y contribua
marine,
cet officier au ministre de la
qu'il n'osoit pas tont dire; Il n'envoya un raviso
France qu'après l'avoir annoncé
en
colonie n'en
Par un signal, crainte gae'la
prit de L'ombrage. La
retarder le départ
municipalitéle pria d'en
jusqu'à ce qu'elle pat
rerdre
de
aussi, de son côté,
compte CC qui s'étoit passé, Ellc lui demanda
le passage dé deux tiéputés qu'elle
encore
lettre de Villages
envoyoit en France ctla
finissoit par ces mots: : (- M.
> charge de mes
Rivière, que je
paquets, aura P'honneur de
> compie verbal de beaucoup de
vous rendre un
>) Vois
choses dont il a été témoin.
pouvez lui accorder zouse croyarice
lande dit même qu'on lui avoit
(1) >. Blanche-:
à vue
appris. que Villages étoit
par son équipage (2). Il mourut peu de
gardé
aladie infammatoire.
temps' après d'une
5. XXXIV.
On assure quela nouvelle
municipalité fit tout Ce
Premiares pour rétablir le calme après son
qu'elle put
operutionsde réunion
installation. Elle invita à une
1, municipasincère tous les citoyens qui avoient été
la Portd'une auire
au-Prince.
tias "incendon nt.
- du - Tour et un autre. Ils partirent par un aatre bà1 Lettre de Villages à Fleurieu, du 8 mars 1791. Lettre de
chelande au méme, du 14 mars 1791.
Blan2 Lettre de Blanchelande à Fieurieu, du 14 mars
1791.
operutionsde réunion
installation. Elle invita à une
1, municipasincère tous les citoyens qui avoient été
la Portd'une auire
au-Prince.
tias "incendon nt.
- du - Tour et un autre. Ils partirent par un aatre bà1 Lettre de Villages à Fleurieu, du 8 mars 1791. Lettre de
chelande au méme, du 14 mars 1791.
Blan2 Lettre de Blanchelande à Fieurieu, du 14 mars
1791. --- Page 359 ---
(351)
la crainte pouvoit par cctte
que la majorité, et que
sous le sceau du
epiniôn
éloignés ; eile leur promit 3
sont
raison avoir
la sireté ct la protection qui luipatriotisms et de thonneuts
habitans, le fiis du maire
dues à lous par la loi. Plusieurs l'assembléc de la communc quelqnesmème, amenérent dans
furent, dit-on, accueillis avec
des
blancs, qui y
toute la colonie
uns
pompons
municipaux instruisirent
fraternité. Les officiers
murs.11s députèrent deux d'eutre
dansleurs
ses
de la sérolttionativée
. * pour Finviter à reprendte
de Bianchelande,
du mionargue
eux auprès
l'assurer que le représentant
s fonctions , et
seroit toujours aussi respeetable que
en
aloré des Français
pere ne seroit pes plus
cher à tous les colons ; qu'un
le scroit parmi les ciau milieu de ses enfans qu'il
avoit seisle
> "sareté
et que sa présence
toyens du Port-an-Prince, et la satisfaction générale (1).
pour compléter la joic
ne coii-
> manque
à quiles protestations
Enfin , la nouvelle manitipalité, l'Assemblée nationale et au rois,
toient ricn, fit des adresses à dévouement aux lois de la nation s
oi elle professoil le plus grand
t'éloignement pour
ai déeret du 12 octobre, lesi intérêts du comsa soumission
et le respect pour
sur Tin,
toute idée d'indépendance,
Passassinat:de Manduit
merce de France. Elle y rejeta
avoit excide; elle ne
dignation générale que son derpotisme
d'après les
Tirégularité de son établissement,
: mais
dissimula point
T'Assemebiée nationale
décrets rendus pourla colonie par le départ de Blanchelande
elle avoit cru, disoit- - elle, qu'aprés et dans un instant ou il
la placc, <
ct du commandant-de
à Blanchelande, 2 du 6
de là minicipalité du Portan-Prince
du Nord,
1 Lettre
lettres au même et à Vassemblée
mars 1791. Voy. aussi ges
des 20 et 24 mare.
Z 4
dissimula point
T'Assemebiée nationale
décrets rendus pourla colonie par le départ de Blanchelande
elle avoit cru, disoit- - elle, qu'aprés et dans un instant ou il
la placc, <
ct du commandant-de
à Blanchelande, 2 du 6
de là minicipalité du Portan-Prince
du Nord,
1 Lettre
lettres au même et à Vassemblée
mars 1791. Voy. aussi ges
des 20 et 24 mare.
Z 4 --- Page 360 ---
(83a). (
n'existoit aucune autorité > il étoit
> suite un corps capable de
pressant de créer de
rétablir
- ) ville (1).
Pordre et la paix dans la
Piusieurs officiers du régiment du
Port-au-Prince,
publié un mémoire
après avoir
justificatif, dans lequel ils
les troupes amenées par la ftation
rejetoient tout sur
Ils reviprent
(2), donnèrent leur
en
démission.
France da consentement de Blanchelande
qui s'étoit réfugié au Cap en
(3):
Ce commandant
passant sur le territoire espagnol.
de la colonic publia Iti même une
daris laquelle il rendoit
de
proclamation,
Jettre
compte sa conduite (4).
unc
pour la nouvelle
Ily joignit
municipalité du
refusant de se rendre à ses
Port-au-Prince 3 otl en
l'obligation
instances, il justiffoit sa fuite sur
qui lui étoit imposée de veiller à la sireté
la colonie; il
à
de toute
l'engageoit ne rien
le
l'ordre à l'avenir
négliger pour maintien de
(5).
4. XXXV.
Il ne fut
Révolution
paslong-temps à être trouble de nouveau : la
daus POuest nicipalité du Port-au-Prince découvrit dans les
muer le Sud, ncl Mauduit la minute de
papiers du colosa lettre à Fernand
et
d'autres piéces qui prouvoient jusqu'à l'évidence Nunez,
ses principes
1 Adresses de Ia municipalité du Port-an-Prince à
tionale cr an mi, dn 8 mars 1791. Lettre-de ladite PAssemiblée naparoisses. Letires de la même à
mmnicipaliné aux
a T'assemblée du Nord, du
Blanchelande, des 8 et. I1 mars, et
24 mars. Moniteur colonial, du 31.
23 Discours de Germiain et Galicrot à PAssèmblée
3 Lettre de
natiouale.
bianchelande au ministre de la marine > du 13 mars
4 Prodlanation du 12 mars 1791.
1791.
SLettre de Bianchelande à la mminicipalité
Tyinee, du 13 mars
provisoire du Pert-auvation
1791. Voyez aussi' son ménoire sur son acminisP. 14.
, et
24 mars. Moniteur colonial, du 31.
23 Discours de Germiain et Galicrot à PAssèmblée
3 Lettre de
natiouale.
bianchelande au ministre de la marine > du 13 mars
4 Prodlanation du 12 mars 1791.
1791.
SLettre de Bianchelande à la mminicipalité
Tyinee, du 13 mars
provisoire du Pert-auvation
1791. Voyez aussi' son ménoire sur son acminisP. 14. --- Page 361 ---
(353 )
Cette découverte 3 le pet d'énergie
erentretatisenirevço avoit montrée dans ia catastrophe
rue ie parii du gonvertement écrites d'Europe par les quatre-vindfle Mauduit : lcs lettres
un changement sur
inq (2), qui atmonçoient perpétuellemest de PAssemblée nationale >
dans la façon dc penser
mou
eur comptc
commengoit à se montrer d'une manière
nfin la fermentation. qui
les hommes de couieur,
larmante pour les colons blancs parmi delOuest etdu Sud 3
voicnt absolument regagné les ptovinces
Elle regut dea
a cause de la municipalité du Port-au-Prince. du plus grand nombre des
ettres de félicitation ou d'adhésion
dans une adresse
communes. Elle porte CC nombre à quarantc, de rOuest; a
PAssemblée nationale (3). Toutes les paroisses
nommérent une munici-
'exception de'la Croiz-desBouquets 7 ordre du gouvernement
palité, Par-tout les prisonniers arrètés par de les avoir dénoncés prer
urent délivrés. Ceux qu'on accusoit
hoient la fuite (4).
sincèrement la liberté,
Si le parti victorieux cât voulu
point l'autor
Lauroit déclaré nettement qu'il ne reconnoissoit d'ailleurs
qui cn étoit T'ennemi, et qui
ité d'un gouverneur
du péril. 11 auroit adopté
avoit quitté soil poste au moment lesquelies l'Assembléc consoutcs les institations salutaires pat mais ces sentimens généreux.
tiluante s'étoit honorée jusqu'alors 5
dn PortatPrince ArAssenbiéo
1 Toy. l'adresse de la municipalité
aationalc, du 13 mai 1791.
mai
Moriseur
des 20 et 29
379E.
2 Yoy. le
colonial,
3 Adresse dn S1 mars 1791.
Voyez aussi celaidas
4 Afunkeeur cefonial, du 10 miat3 1791, etc. uationaie du Port-anm.i ct la predacrien, listorique de laigerde
Prince, pag 8 ct )> --- Page 362 ---
(354) 0e
ne convenoient pas à des maitres d'e:clares. Ils connoissoient le
caractère foible de Blanchelande; ils espéroient' lui. faire faire
tout Ce qu'ils. voudroient, et s'en.servir ainsi
leurs projets ambitieux.
pour accompli
f. XXXVI.
La versatilité des mesures de ce gouverneur étoit
Foiblesse de pre à justifier leurs espérances. Dans le
ou Ja bien.proBlanchelande arrivoit, il àvoit publié une
temps
station
proclamation pour supprimer
d'e:clares. Ils connoissoient le
caractère foible de Blanchelande; ils espéroient' lui. faire faire
tout Ce qu'ils. voudroient, et s'en.servir ainsi
leurs projets ambitieux.
pour accompli
f. XXXVI.
La versatilité des mesures de ce gouverneur étoit
Foiblesse de pre à justifier leurs espérances. Dans le
ou Ja bien.proBlanchelande arrivoit, il àvoit publié une
temps
station
proclamation pour supprimer les
municipalités, sous le prétexte de la disposition du décret du 12
octobre 1790, qui ordonnoit l'ezécution des lois anciennes
jusqu'à la formation d'une nouvelle assemblée coloniale (1). A
peine étcit-il réfugié au Cap, qu'il fit une proclamation contraire. 11 y déclaroit que 2 quoique le décret du 12 octobre edt
annulléles ceuvres de l'assemblée de Saint-Marc, et par conséquent les municipalités > la commotion donnée
/. la
par Parrivée de
station, exigcoit toute la surveillance des autorités constituées,
En conséquence 3 il invitoit tous les corps de police , sans distinction de menicipalités ou de comités provinciaux, à continuer
leurs fonctions.
Cette condescéndance ne lui gagna personne. Tandis que la
municipalité du Port-au - Prince lui faisoit des protestations
pour l'engager à retourner dans cette ville ; tandis qu'elle anRonçoit les mémes dispositions dans scs adresses à l"Assemblée
nationale, 2 aux chambres de commerce et au roi, clle'donnoit
une nouvelle preuve d'insubordination ct de la désobéissance la
plus formelle à ses ordres, dans des choses mêmes ou l'on
devoit s'attendre qu'ils auroient été le plus facilement d'açcord.
I Réponse de la municipalité de Ia Petile-Rigieère-de l'Artibonite à
Blanchelande, du a5 mars 1791. Moniteur colonial > du 2I mars et de
17 avril.
aux chambres de commerce et au roi, clle'donnoit
une nouvelle preuve d'insubordination ct de la désobéissance la
plus formelle à ses ordres, dans des choses mêmes ou l'on
devoit s'attendre qu'ils auroient été le plus facilement d'açcord.
I Réponse de la municipalité de Ia Petile-Rigieère-de l'Artibonite à
Blanchelande, du a5 mars 1791. Moniteur colonial > du 2I mars et de
17 avril. --- Page 363 ---
(355 )
servir
-
plus
qu'a
au-I Prince ne pouvoit
mal va
régiment du Port-a colonic. Il étoit également
ttre le trouble dans la
dont il avoit si cruellement déçu
du
du Port au-Prince,
:
le parti gouvernement la municipalité
comité de
espérances (), et par
la dissolution da
de le
pas lui pardonner
on acheva
ne pouvoit avant de s'en debarrassct,
du côté
uest (2). Mais
craignit qu'it ge se retournat
organiset, soit qu'on
des deux partis
(),soit ghdigadumment ily en cût
gouvernement de Saint- Marc et du gouvernement,
2u
l'assemblée
Yétranger pour tout désorganiser dans la
ssi un troisième payépar
plus d'une indication
a-au-Panee On en verra
du titre $. xxxvit,
tc
ville un club, qui se para nou- Opposition
1ls'étoit formé dans cette
Plasieurs soldats des
atembarque
d'dmis de la constirution.
Ceux du régiment du menrdurégiposant
assistoient à ses séances.
accueillis (4): menedaPort.
aux bataillows
aussi et furent
donné sa au-Prince.
rt-au-Prince s'y présentirent n'avoit point encore
offide leurs officiers qui soldats menacérent leurs
partic le leur interdit; les
défendant de reparoitre,
mission
en lui
de
chassèrent un adjudant,
leur leutenant-coloncl
ers, d'etrepéndu ; et forcèrent
us peine
ministre 1 du 13 mars 1791.
de Planchelande atl
etc.
1 Lettre
colonial, du 4 mai 1791 7
du Port2 Voyez le Moniteur
Lettre de la municipalité
colonial du 9 mai 1791.
3 Monizeur.
du 3 mai.
une lettre anarPrince à Blanchelande,
colonial du 27 avril ces mots dont
dans le Moriteur
entre autres,
* On trouve
italien , où on lit,
la vendetta faro.
lique, en mnauvais italien : Dcla mni mané
le Monittur
seus n'est que trop
club, du 18 mars 17913 3 dans
4 Extrait des registres du
Honial, du 30.
re de la municipalité
colonial du 9 mai 1791.
3 Monizeur.
du 3 mai.
une lettre anarPrince à Blanchelande,
colonial du 27 avril ces mots dont
dans le Moriteur
entre autres,
* On trouve
italien , où on lit,
la vendetta faro.
lique, en mnauvais italien : Dcla mni mané
le Monittur
seus n'est que trop
club, du 18 mars 17913 3 dans
4 Extrait des registres du
Honial, du 30. --- Page 364 ---
356 )
venir plaider sa cause devant la municipalité, qui décida
faveur des soldats. Les officiers, forcés de céder, finirent
donner tous leur démission les uns après les autres; plusie
soldats profitèrent de cette. désorganisation
On
pour déserter (
sent bien qu'il ne fut plus possible d'espérer de la sub
dination de ceux'qui restèrent.
Blanchelande donna ordre de transporter en France le
giment, partie sur le vaisseau de la station le Fougueux,
sur un navire freté. On
pa
employa tous les moyens de séd
tion, tant auprès du régiment que de l'équipage du Fouguei
pour empécher que le départ ne s'effectuat.
La municipalité, Ia commune méme, dans ses assembléd
firent dcs réquisitions à Grimouard, qui'avoit succédé à V
lages; et comme il déclara qu'il ne ponvoit
ordres de
qu'exécuter
Blanchelande, on fit aussi des adresses à ce dern
pour retirer son ordre. La municipalité écrivit même
roisses de la colonie., pour les
à
aux
Blanchelande
engager se joindre à el
céda encore., et rétracta ses ordres (2): Les f
tieux du Port-au-Prince, qui vouloient néanmoins cet
ment,
embarqi
l'effectuerent quelque temps après dans une nouve
émeute.
S, XXXVII. Les séanccs du club n'avoient rétablir
Nouvelle
pu
l'harmonie entre
imentesuivie
rie l'embarquement,
I Mémcire de Blanchelande sur son administrntion , p. 15. Monit
colonial, du II avril 1791. Mémoires divers déposés à la
des colonies.
conmissi
2 Mémoire de Blanchelande sur son administration, P. 15.
colonial, du 22 avril 179:. Journa! général de
Monie
mai,
Saint-Douingue, du
n'avoient rétablir
Nouvelle
pu
l'harmonie entre
imentesuivie
rie l'embarquement,
I Mémcire de Blanchelande sur son administrntion , p. 15. Monit
colonial, du II avril 1791. Mémoires divers déposés à la
des colonies.
conmissi
2 Mémoire de Blanchelande sur son administration, P. 15.
colonial, du 22 avril 179:. Journa! général de
Monie
mai,
Saint-Douingue, du --- Page 365 ---
(357 )
venus de France, que les agitateurs
iment et.les bataillons
se tenouveloient concessoient de travailler. Les querelles
mai, un sousuellement entre ces deux corps. Le premier arracha une caricature
icier des chasseurs du Poreau-Prince nommé Gattéreau, qui s'étoit
acardée contre un journaliste 9
évènemens: On prétend
les derniérs
rmis de désapprouver
en mèmc temps des expressions
ic lc sous- officier profera
devant laquelle il,
La municipalité,
juricuses a la révolution.
Plusieurs des soldats du:
t conduit, le fit mettre en prison.
la journée ct le
ayant voulu prendre son, parti, soldats des deux
prtau-Prince
agitis. Des
ndemain furent extrémement
ct bientôt
avec ceux du Port-au-Prince;
ainsz
ataillons se battirent
autre, il se forma, pour
en amenant une
a en
ae querelle
deux armées ennemies prètes les
ire, sur lc Champde-Mars
sy transporta, et sépara
enir aux mains. La municipalité.
eux partis (t)-
étoit-il rentré dans
A peine le régiment du Port-au-Prince battoit le rappel,
qu'on répandil le bruit qu'il
à
es caserncs,
leurs armes, en se disposant
:t que les soldats chargeoient Ceux-ci veulent le prévenirs
iller attaquer les deux bataillons: les soldats d'Artois ct Normais ce' n'étoient pas seulement On bat la généralo. dans la
mandie qui étoient en mouvement.
nationales à pied et à
ville 5 on sonne le tocsin. Les bataillons gardes - avec les canonniers
aux .deux
cheval: se joignent
Titalien Praloto, devenu depuis trop
conduits par leur capitaine,
de Saint-Domingue. Uncri
fameux dans Phistoire" des troubles le régiment du Port-aufaut désarmer
se fait entendre qu'il
à Dlanchelande , de
de la municipalité du Port-au-Prince du 12 mai.
1 Lettre. Journal géméral de Sainte-Domingie,
31 mai 1791.
illons gardes - avec les canonniers
aux .deux
cheval: se joignent
Titalien Praloto, devenu depuis trop
conduits par leur capitaine,
de Saint-Domingue. Uncri
fameux dans Phistoire" des troubles le régiment du Port-aufaut désarmer
se fait entendre qu'il
à Dlanchelande , de
de la municipalité du Port-au-Prince du 12 mai.
1 Lettre. Journal géméral de Sainte-Domingie,
31 mai 1791. --- Page 366 ---
( 358 )
Prince. La municipalité, après avoir fait
ou simulés pour calmer les
quelques efforts Vr
csprits, se transporte
et fait consentir; non sàns
les
aux casern
peine,
soldats du
s'embarquer le lendemain pour lOrient. Cela
régiment
satisfaire les agitateurs. Le cri du
ne suffit pas po
de
désarmement se fit entend.
Rouveau ; l'équipage de. la station s'étoit mélé dans les
des deux bataillons et parmi les habitans. Leur
rany
Caradeux, après avoir attendu
commandant
nouvelle démarche
quelque temps le résultat d'ur
faite par la municipalité
des
du Port-an-Pince, déclara
auprès
solda
qu'it ne leur accordoit
minutes. pour rendre volontairement les
que quinz
ennemi
armes. Attagués par u
très-supérieur en nombré; ils furent obligés de céder
Blanchclande assure même dans la lettre qu'il écrivit
nistre de la marine à cette occasion,
au' mi
tranquilles dans leurs
que les solda S étoien
casernes, et préts à se meitre au
on vint les assiéger : mais il n'étoit
lit quane
pas sur les lieux, ct sor
témoignage ne peut pas être impartial dans cette affaire
Quoi qu'il en soit, les soldats du Port-an Prince
()
qués sur un bâtiment
furent embarque Grimouard fournit avec
de répugmance. Ilsc ont
beaucbup
depsisperviisonbiement la
en France, preuve que les égaremens dans
République
tombés
Jesquels ils étoient
à Saint - Dômingue, étoient l'effet des
quelques agitateurs qui leur étoient
suggestions de
étrangers.
f. XXXIX.
Blanchelande s'étoit vainement efforcé de regagner la conNouveaux
troubles au
Fort- au1 Lettre de la municipalité du
Prince.
3 mai 1791. Moniteur colonial, du Port-au-Prince à Blanchelande 3 du
rieu, du 8 mai.
4. Lettre de Blanchelande" à FleaMémoire du même sur son
Journal général de Saint-Domingue, du 12 mai. administration, P. 16.7
toient
suggestions de
étrangers.
f. XXXIX.
Blanchelande s'étoit vainement efforcé de regagner la conNouveaux
troubles au
Fort- au1 Lettre de la municipalité du
Prince.
3 mai 1791. Moniteur colonial, du Port-au-Prince à Blanchelande 3 du
rieu, du 8 mai.
4. Lettre de Blanchelande" à FleaMémoire du même sur son
Journal général de Saint-Domingue, du 12 mai. administration, P. 16.7 --- Page 367 ---
a
(1359-).
une lettre ou il
deux bataillons., , en leur écr'vant à leur préjufance des
erreurs qu'il avoit commises
à sa
étractoit quelques
avoit publié des faits postélicurs séductions qui
lice dans le récit qu'il:
par les
un
excusoit leurs soulevemens lui même comme
uite, Ily entourés. Ils'y représentoit
quelques tées'a avoient
de la révolution, en rappelant obtenus dans les
incien serviteur
publique qu'ilavoit
la
moignages de la confiance
natal; avant de venirdins
Hections populaires de son pays colonel Mauduit, et T'ensemble
polonie(1). Sai confiance dans le démentoient trop cexpremites
aSaint Domingue,
se tronveient
Asaconduies
dans lequel les deuxbitillons Blanchelande
pparences; ; lefoyct violemment agité pour que
étoit d'ailleurs trop
eux. Les bataillinslut répondirent.
d'être écouté par
2 Toi perce
pit se Aatter
de reproches et de sarcasmes, dont on
par des lettres pleines
leur amour pour la liberté,
héanmoins de toutes parts
ie servoit pour les égarer (2). inatilement adressé à Bchague,
s'étoit, encore
pour'em obBlanchelande
à la Martinique,
1a mème
commandant des Isles-du-Vent Elles se trouvè: ent dans
tenir des troupes pfis dociles. Behague vouloit plus évidemment
isiorgasiation, parce que Blanchelande les renvoya en France.
des deux
encore la contentrélation du Port-au-Prince uFe partie
une
n voulnt aussi éloigner faisant partir pour les Cayes', d'après
bataillons, en les
officiers, etc. de Normandie, et
de Blanchelande aux sousd'Artois 1 Lettre : du 20 mars 1791.
des bataillons d'Artois et la
des souc.oliciers. : . et.soldats avril 1791. Voyez.ansei
3 Lettre
, des 14 et 17
des bàtimens,d du comNormandie à Blanchelande, de la station à Padresse
réponse des équipages
méree.
ès
bataillons, en les
officiers, etc. de Normandie, et
de Blanchelande aux sousd'Artois 1 Lettre : du 20 mars 1791.
des bataillons d'Artois et la
des souc.oliciers. : . et.soldats avril 1791. Voyez.ansei
3 Lettre
, des 14 et 17
des bàtimens,d du comNormandie à Blanchelande, de la station à Padresse
réponse des équipages
méree. --- Page 368 ---
(360)
réauisition dela manicipalité de cette ville. Mais à peine l'ordn
qariLawoit enyeyé au Pert-au-Prince y fut-il connu, qu'il fo
altaqué par le club et par la municipalité. On'exigea que 1
commandant Desauinois en donnât communication. Enfin 1
municipalitése fonda sur les troubles qu'clle fomentoit, pou
allegwer la' nécessité de laisser des troupes de ligne dans S.
tiller-Ellenft à Desauinois une réquisition expresse de suspen
dre le: départ des deux bataillons d'Artois et de Normandi
jusqu'a nouvel ordrc. Il fallut cncore céder à cette réquisi
tion, ct,Blanchelande, >. forcé par la nécessité, approuva la conduite de ce commandant
S. XL,
La méme anarchie et la même dérobéissance aux crdres de
Division en- Blanchelande régnoient à Szint-Marc ct dans Ic
tre
Blanchesurplus de Ia
piovince de FOuest (a).
lande e:lasscmblée du Ii faut avoudr que les préventions qui s'élevèrent au
Nord.
Cap
méme contre Blamchelande, ne donnèrent que trop d'appui,a
celles gHele parti de l'asssemblée de Saint-Marc donnoit conttc
-lui. Lorsqu'il s'éloit rélugié auprès de lassgmbléedu Nord, ,ily
avoit étéaccucilli avec les égards que sembloient commander
sa place et sce malheurs, Caibefort ft prêter aux soldats du
1 Preduction historique de la garde nationale du Port-au-Prince,
pag. 17. Lettre de Blanchelande à Fleuricu > du 3mai 1791:
Extrait des registres de la municipalité du Port- au - Prince, du 21
avril 1791. Rappert des cummissaires de la municipalité,, dudit jour.
Voyrz aussi le Moniceur colgniel, di 23 mai 5 le jouraal général de
Saint-Domingue, du 22 nadi 2791.
21 Susdit Mémoire de Blanchelande, p. 17 et suivantes. Voy. aussi
la réponsc de la municipalits de PAnilonite k Blanchelande, du 25
miars 17)1.
égiment
de la municipalité du Port- au - Prince, du 21
avril 1791. Rappert des cummissaires de la municipalité,, dudit jour.
Voyrz aussi le Moniceur colgniel, di 23 mai 5 le jouraal général de
Saint-Domingue, du 22 nadi 2791.
21 Susdit Mémoire de Blanchelande, p. 17 et suivantes. Voy. aussi
la réponsc de la municipalits de PAnilonite k Blanchelande, du 25
miars 17)1.
égiment --- Page 369 ---
(361) )
d'obéir à leurs chefs,bier strs
réginient du Cap le serment
la conservation
les
pas, et de veiller-i
qu'ils ne
égareroent dès leurs (t). Blai.chelande avoit paru
de leurs jo.irs aux dépens
à marcher avec les
d'abord sensible à ret accuei, , ct disposé
pour
Ilavoit fait une proclamation
partisans de la révolution.
à former enfn unc :
les habitans de Saint-Domingue
dans
engager
une autre pour les inviler à instituer
assemblée coloniale,
ou dcs comités paroischaque paroisse des municipalités solide 3 union entre lui et Vassemsiaux (2). Pour rétablir une demandé des commissaires, qui lui
bléc du Nord, il lui avoit
dificiles oi il se
serviroient de conseil dans les circonstances
chercha, ditMais à peine furent-ils nommés, qu'il
trouvoit.
tous les uns après les autres par des' caresses :
on, à les gagner
de projets liberticides.
ctà les sonder par des demi-confidences de
d'enlorsqu'il crut être sûr quelques-uns
On prétend que
des lettres contre-rérehationaites
tre eux, il leur communiqua de la Martinique et au ministre
guit écrivoit au gouverneur
des secours conformes' à ses
de la marine > pour en cbtenir
du Nord, indigués,
de l'assemblée
vucs. Les commissairez
à l'assemblée, qui envoya dedénoncèrent ces confidences
des deux lettres dons
mander à Blanchelande communication Vexistence. Il en envoya une
cile ne poavoit pas croire
conforme à celle qu'il avoit
copie, qui n'étoit pas, dit-on,
du Nord les retira d'auL'assembléc
montrée aux commistaires. adresse à PAssemblée nationale pour
près de lui, et vota une
Thorreur que lui faisoit
Tinstruite du tout, et lui exprimer
au ministre de la marine , du 14 mars 1791,
1 Lettre de Cambefort du mème aux soldats du "Cap 1 du 8 mars.
e: formule y jointe. Lettre
des
et 25 mars 1791.
2 Proclamations
Aa
Repport de Garran-Coxion.
assembléc
montrée aux commistaires. adresse à PAssemblée nationale pour
près de lui, et vota une
Thorreur que lui faisoit
Tinstruite du tout, et lui exprimer
au ministre de la marine , du 14 mars 1791,
1 Lettre de Cambefort du mème aux soldats du "Cap 1 du 8 mars.
e: formule y jointe. Lettre
des
et 25 mars 1791.
2 Proclamations
Aa
Repport de Garran-Coxion. --- Page 370 ---
(362)
éprouver la seule proposition de rentrer sous l'ancien
La délibération rendue sur cet objet fut ensuite rétractée régime.
l'on n'a guère guc des renseignemens
2 et
peu sirs sur cet incident
:. XLI,
L'assemblée du Nord n'alla que
de concert
Honneurs fu- ct Prit même Finitiative
trop
avec Ini,
nébres rensur un objet qui ne pouvoit que servir
dus à Mau- les vucs des contre-résolutionaires. Après avoir
le
duit par l'as- des drapeaux des
reçu dépôt
semblée du
pompons blancs, qui lui fut fait par les voNord,
lontaires de Saint-Marc (2), un de ses membres ft la motion
dc célébrer un service solemnel en l'honneur du colenel Mauduit, sur les principes duquel il ne pouvoit plus y aveir d'é
quivoque, d'après lcs pièces publiées par la municipalité du
Port-au-Prince. L'assemblée du Nord adopta cette
avec une sorte de transport. Bianchelande et toutes proposition les autorités constituées du Cap assistèrent avec elle à cette cérémonic. Le lieutenant-colonel du régiment de cette ville, Touzard, y prononça une oraison funébre, ou Mauduit éloit
senté comme l'élève etl'émule de
préWashington et de Franklin
Les soldats du régiment du
(3).
Cap, qui ne furent point
de
l'éclat factice dont on entourcit la mémoire d'un dupes
contre-révolutionnaire, furent, dit-on, les seuls qui, malgré les mcnées
de leur colone! Cambefort, n'assistérent point à cette fête funebre, et donnérent ainsi une leçon de
patriotisme aux autorités
constituées du Cap. Cet évènement ne dut pas
à priver Blanchelande et l'assemblée du Nord du peu contribuer
reste de crédit
a Voyez le Moniteur calonial, du 4 mai 1791.
Moniteur colonial, du 26 avril 1791. Journal général de Saint-Domingue , du 25 mars.
3 Yoyez le Moniteu- colenisl, des 28 avril, 13 et 22 mai 1791. --- Page 371 ---
(363 )
qu'iis pouvoient encore conserver parmi les colons
nombreux qui étoient véritablement attachés à la
trop peu
liberté. Ceux-ci
cause de la
ne trouvoicnt plus de point de railiement dans la
colonie ; le.parti de l'assemblée de Saint-Marc en alloit devcnir
le maitre absolu (1), quand il fut arrêté
par l'insurrection des
dommes de couleur et des noirs.
1 Voyez dans le Moniteur coloriel, du 10 mai 1791 7 l'arrêté des
grenadiers du Cap pour embarquer ceux qui exciteroient du trouble
lans les galeries.
Fin de Za premiére Partie Ct du Tome piemier.
A: 2
ement dans la
colonie ; le.parti de l'assemblée de Saint-Marc en alloit devcnir
le maitre absolu (1), quand il fut arrêté
par l'insurrection des
dommes de couleur et des noirs.
1 Voyez dans le Moniteur coloriel, du 10 mai 1791 7 l'arrêté des
grenadiers du Cap pour embarquer ceux qui exciteroient du trouble
lans les galeries.
Fin de Za premiére Partie Ct du Tome piemier.
A: 2 --- Page 372 ---
T A B L E
DES
M A TIER E S
CONTENUES DANS LE PREMIER VOLUME:
I N T R O DU C' T I O N G É N É R A L E.
S. 1. Dificultés de ce travail; soins qu'on y LZ apportés. I
S. 2. Objet du rapport.
P R E M I L RE PARTIE
DES troubies parmi les biancs durant l'Assemblée constituante 3
et de la première assemblée coloniale.
Introduction.
CHAPITRE PREMIE R.
DE la Colonie de Saint - Domingue avant la Révolution.
S. 1. Esquisse de Phistoire de la Colonie frangaise de Saint
Domingue.
S. 2. Population de la Colonie,
Négres.
Blancs.
Hommes de couleur.
S, 3, Etat politique des blancs et des hommes de couleur, 24 --- Page 373 ---
TAB L E.
S. 4. Etat et caractère des négres.
S- 5. Gouvernement de la Colonie.
S. 6. Division du territoire.
S. 7. Productions et commerce.
S. 8. Finances de la Colonie.
CHAF PITRE IL
troubles parmi les blancs avant Fasscmblée coloniale.
DES
de
administrateurs de la Colonie an commencement
S 1. Des
la révolurion.
des grands planteurs pour
5- 2. Démarches infructueuses de la Colonie aux Etats- Géobtenir la convocation
néraux.
faite par eux dans des assem5. 3. Nomination de diputés
bléos privées.
s. 4. Cahiers dont ils furent chargés. nationale. Esprit qu'ils
S- 5. Laur admission à PAssemblée
y. portérent.
des colons pour les reconnoftre.
5. 6. Difficultis
Massiac.
S. 7. Formation du club
de Saint - Domingue et du
S. 8. Divisionis de la députation
ibid,
club.
la convocation d'une assemblée
S. 9. Ordres donnés pour de Dun et de Paucre.
coloniale, sur la demande
S. 10. Motior d'un comité colonial, rejetéc.
Dinonciation du ministre la Lugerne.
S. 11.
la prestation du serment civique par
5. 12. Dificultés pour
les députés de Sain-Domingut.
A23 --- Page 374 ---
TAB L E. S. 13. Refis de Za contribution volontaire par Ze club Massiac. S. 14. Foiblesse de l'esprit public dans la Colonie, lors de
Za révolution. S. 15. Commencemens de la révolution à Saint-Doningue. 71
S. 16. Eccès commis aux Cayes et à Saint-Marc. S. 17. Moxvemens au Cap contre l'intendant. S. 18. Départ précipité de lintendant et du procureur-général,
S. 19. Origine des pompons blancs au Port-au-Prince. S. 20. Etablissement de lassemblée provinciale du Nord. 80
S. 21. Ses premiers travaux. 8z
S. 22. Ses démélés avec los adminis:rareurs et le conseilsupérieur. S. 23. Rétablissement du conseil-supérieur du Cap. S. 24. Assemblée électorale et comité de l'Oucst. S. 25. Assemblée du Sud. S. 26. Rejection du pian ministeriel d'assembiée coloniale.
-au-Prince. S. 20. Etablissement de lassemblée provinciale du Nord. 80
S. 21. Ses premiers travaux. 8z
S. 22. Ses démélés avec los adminis:rareurs et le conseilsupérieur. S. 23. Rétablissement du conseil-supérieur du Cap. S. 24. Assemblée électorale et comité de l'Oucst. S. 25. Assemblée du Sud. S. 26. Rejection du pian ministeriel d'assembiée coloniale. 99
S. 27. Interception des lettres de la Lugerne. S. 28, Convocation de l'assemilée coloniale, suivant un autre mode,
CHAPITRE III
DE l'état des hommes de couleur durant la même époque. S. 1. Non-admission des dipités de couleur à PAssemblés
corstituanse,
5. 2. Du club des Amis des Noirs,
--- Page 375 ---
T AB L E. Ses réclamations pour les hommes de coulewr. s. 3. Emissaire du club Massiac en Angleterre. 5. 4. de couleurau club Massiac. 1o5
S. 5. Démarches des honmes
aux hommes de couleur à Saint - Do5. 6. Outrages faits
mingue. contre les amis de Moreau SaintS. 7. Excès commis au Cap
Merry. de. Baudières, au PetitS. 8. Assassinat de Ferrand109
Goave. S. 9. Supplice de Lacombe au Cap. S. 10. Assassinat de Labadie à Aguin. Autres excés contre les hommes de couleur. S. 11. des colons blancs résidant en France. 114
S. 12. Instigarions
ibid. S- 13. Lettres des diputds de Suint-Domingue. S. 14. Sages conseils de Gerard. 15. Désertion de PAssemblée nationale par LarchevesqueS. Thibaud. des hommes de couleur. 121
S. 16. Correspondenee, patriotigaed
ibid. S. 17. De Julien Raimond. Manceuvres des dépurés de Saint- Doningue à P'AsS. 18. semblée constituantt. S. 19. Du comité colonial et de Barnave. Motion de Ch. Lameth dil club Massiac. ibid. S. 20. le comité colonial. S. 21. Moyers pour égarer
S 22. Décret du 8 mars 1790. S, 23. Réclumutions des homin:s f couleur. Aa 4
--- Page 376 ---
T A B L E. S. 24. Instructions de l'Assemblée naticrale, du 28 mars
1790. S. 25. Nouvelles manauvres des députés de Saint Domingue. CHAPITRE I V. DEs troubles parmi les blancs durant la première assemblée
coloniale jusgu'à sa coniirmation. S., 1. Tavleau général de la Colonie. Pues des grands planzeurs. S. 2. Prétextes d'indépendance,
S. 3. Examen de ces alligations. S. 4- Opinion de Turgot. S. 5. Prais motifs du systéme d'indépendance. S. 6. Des négocians et des petits-blancs. S. 7. Nouvel esprit de l'assemblée du Nord. S. 8. Du gouvernement. S. 9. Effets de ces divisions dans la Colonie. itid. S. 10. Composition de l'assembiée coloniale. S. 11. Idée genérale de ses travaux. S. 12.
S. 4- Opinion de Turgot. S. 5. Prais motifs du systéme d'indépendance. S. 6. Des négocians et des petits-blancs. S. 7. Nouvel esprit de l'assemblée du Nord. S. 8. Du gouvernement. S. 9. Effets de ces divisions dans la Colonie. itid. S. 10. Composition de l'assembiée coloniale. S. 11. Idée genérale de ses travaux. S. 12. Décrets contre la souveraineté nationale. S. 13. Décret pourrenvoyer les troupes venant de France. 165
S. 14. Actes de méconnoissance des droits de la nation. 166
S. 15. Décret pour ouvrir tous les paqucts du gouvernement. S. 16. Organisation des comités,
ibid. --- Page 377 ---
T A S L E.
Dicret des bases constitutionnelles.
. 17.
Passemblée de Saint - Marc SIr Pindépende
. 18. Défense
dance.
S. 19. Réfuration.
d'indipondanct.
S. 2.0. Actes-pratiques
et les municipaAutres décrets SILT l'ordre judiciaire
S. 21.
lités.
Passemblée du Nord.
ibid.
S. 22. Arrêté contraire de
les bases
arrêté de Passemblée du Nordcontre
S- 23. Auire
constizutionnelles.
P'assemblée de Sains-Marc. 187
S. 24- Tergiversations de de Saint - Marc à Passemblée
S. 25. Lectre de Passemblée
constituante.
contraires à cecte lettre.
S. 26. Instrucrions secrètes
Lettre au club Massiac.
5. 27du Sud au projer d'indéS. 28. Opposition de Passembiée
pendance.
de Saint-Marc contre PassemMotions d Passemblée
S. 29.
blée du Nord.
Commissaires envoyés au Cap.
S. 30.
Passemblie du Nord.
20x
S. 31. Leur expulsion par
de Saint-Marc. 203
de Passemblée
$. 32. Mesures impolitiques
$. 33. Discussions avec le goiverneur.
34. Soulèvement dans le militaire.
de
$.
de P'assemblée
35. Divisions sur le renouvellemenr
SSaint-Marc.
-Marc contre PassemMotions d Passemblée
S. 29.
blée du Nord.
Commissaires envoyés au Cap.
S. 30.
Passemblie du Nord.
20x
S. 31. Leur expulsion par
de Saint-Marc. 203
de Passemblée
$. 32. Mesures impolitiques
$. 33. Discussions avec le goiverneur.
34. Soulèvement dans le militaire.
de
$.
de P'assemblée
35. Divisions sur le renouvellemenr
SSaint-Marc. --- Page 378 ---
TAB L E,
S. 36, Confirmation de P'assemblée de Saint-Marc.
CHAPITRE V.
SUITE des mêmcs troables 2 et dissolution de la première
assemblée coloniale.
S. 1 Décret insolent de l'assemblés de Saint- Marc sur sa
confrmation.
S. 2. Refis du gourereur de l'exécuter.
S. 3. Dinonciation contre Peiniera l'assemblée coloniale. 220
S. 4. Du colonel Mauduit du Plessis,
S. 5. Sa conduite d Suint-Domingue.
$. 6. Coalition des pompons blancs avec Mauduit.
S. 7. Paines mesures du comité de l'Ouese pour dissoudre les
pompons Elancs.
S. 8. Marche incertaine de l'assemblée de Saint-Marc.
S. 9. Décrets sILT son traitement méprisés.
S. 10. Etablissement de quelques municipalités.
S. 11. Procédures contre le parti de l'assemblée de SaintMarc.
S. 12. Son recours aix décrets de L'Assemblée nationale. 233
S. 13. Proposition de transferer P'assemblée au Port f- auPrince.
S. 14. Inutilité d'une nouvelle démarche auprès de Peinier. 236
S. 15. Adresse de l'assemblée de Saint-Marc à P'Assemblée
natic nale,
--- Page 379 ---
T A B I. E.
l'introjiuction des comestibles par les na5. 16. Décrets siur
pires étrangers.
S. 17. Mesures militaires.
de ligne.
18. Decret de licenciement des troupes
S.
du cemité de rOust.
S. 19. Dissolution
di yaisseau le Léopard.
S. 20. Souldvement
Zui décerne.
S. 21. Honzeurs que Passemblée l'assemblée du Nord contre
S. 22. Mesures de Peinieret de
P'assemblie de Scint-Marc.
de la municipalité du Cap.
S. 23. Dissolution
du Nord avec les chefs miCoalition de P'assemblée
S- 24.
litcires.
Tassembléc de Saint-Marc. 260
S. 25. Arétépour dissoudre
P'assemblée de Saintde Pcinier par
$. 26. Proscription
Marc.
dss dépéches du gouverneS. 27. Enlévement ci publication
ment.
P'assemblie de Saint-Marc. 264
S. 2s. Appel aux armes par
de Saint-Marc. 267
France de Passembilée
S. 29. Départpour. Petit-Goare en faveur dc l'assembite
S. 30. Armaement.du
de Saint-Marc.
laméme assemblte. 274
31. Révolution dans le Sudpour
S.
Et maratisme des confidéris.
5. 32. Assassinar de Codire,
ci publication
ment.
P'assemblie de Saint-Marc. 264
S. 2s. Appel aux armes par
de Saint-Marc. 267
France de Passembilée
S. 29. Départpour. Petit-Goare en faveur dc l'assembite
S. 30. Armaement.du
de Saint-Marc.
laméme assemblte. 274
31. Révolution dans le Sudpour
S.
Et maratisme des confidéris.
5. 32. Assassinar de Codire, S. 33. Traité de Léogane. --- Page 380 ---
T A E L E.
CHAPITRE VI,
DES troubles parmi les Blancs durant l'interruption des
assemblées colonialcs.
S. 1. Débarquement pompeux de l'assemblée coloniale à
Brest.
S. 2. Soulévement des marins à Brests
28a
S. 3. Diputation de P'assemblée du Nord, etc. conire Passembléc de Scint-Marc,
S. 4. Comparution de P'assemblée de Saint-Mare à la barre
de TAssembiée nationale.
S. 5. Rapport et décret du 12 octobre 1790 contre Passemblée
de Saine-Marc.
S. 6, Etat anarchique des provinces de P'Ouest et du Sud. 29a
S. 7. Conseil établi par les confedérés du Sud.
S. 8. Proclamation sans efit pour le renouvellement de l'assemllte coloniale.
297.
S. 9. Arrêtés enz faveur de l'assemblic de Saint-Marc.
S. 10. Foiblesse de l'assemblée du Nord.
S. 11. Divisions dans cette province.
S. 12. Arretis contre la confitération di Sud.
S. 13. Arrêtés contraires de plusicurs paroisses.
S. 14. Anarchie dans l'ordre judiciaire.
S. 15. Nouvelle du décret du 12 octoore 1790.
S. 16, Remplacemen: de Peinier par Blanchelaade,
--- Page 381 ---
3,3
TAD L E.
vers Pancien régime.
S. 17. Marche du goxivermement rOuest ct le Sud.
S. 18. Mesures arbitraires dans
de Blanchelunde au Nord.
S. 19- Poyage
Passemblée provinciale
S. 20. Ses explications avec
du décret du 12 octobre.
S. 21. Arrivée oficielle
au Port-au-Prince.
S. 22. Retour de Blanchelande
S. 23. Prisages de noureaux troubles.
Arrivée de Cocherel dans la Colonie.
S. 24.
S. 25. Pamphists et faux dicret. Blanchelande aux troupes p2S. 26. Contre-ordre envoyépar
nant de France.
S. 27- Leur arrivée au Port-au-Prine.
ibid.
Soulèvement des équipages et des troupes.
S- 28.
crccca
S. 29. Le gouvermement maitrisé par
S- 30. Fuite de Blanchelande.
S. 31. Massacre de Mauduit.
343 /
sur les auteurs de cet événement.
S- 32. Remargues
du Port-au-Prince. 348
33. Formarion de la municipalité
S.
de la municipalité du Port-auS. 34. Premières opérations
Princ".
POuest et le Sud.
352.
S- 35. Révolution dens
S. 36. Foiblesse de Blanchelande.
du Port-audu régiment
S. 37. Opposizion à Pembarquement
Prince.
Nouvelle émeute suivic de Temberquement,
S. 38,
énement.
S- 32. Remargues
du Port-au-Prince. 348
33. Formarion de la municipalité
S.
de la municipalité du Port-auS. 34. Premières opérations
Princ".
POuest et le Sud.
352.
S- 35. Révolution dens
S. 36. Foiblesse de Blanchelande.
du Port-audu régiment
S. 37. Opposizion à Pembarquement
Prince.
Nouvelle émeute suivic de Temberquement,
S. 38, --- Page 382 ---
TAD L E.
S. 39. Nouscaux trouSles au Fort-au-Prince.
S. 40. Division entre Blanchelande et l'assemblée du Nord.
S. 41. Honneurs fundbres rendus à Mauduit par l'assemblée
di Nord,
Fin de la Table, --- Page 383 ---
ERRATA
Pxor: 102, lig. 23, propesèrent; lisez, propagèrent.
Page 160, lig- 3, et T'esclavage; ; lisez, et de l'esclavage.
de nommer des commissaires piis dans son
Page 164, lig. 19,
de l'assemblée du Nord.
cin; lisez, d'envoyer des commis:aires
Page 204, lig, 1, l'exécution ; lisez, Pinexécution.
Page 285, lig. 25, lcs matelots; liset, les matelots du Léupard.
Page 290, lig. 12, reçoivent; lisez, 9 reçussent.
5, tout le Sud; liscis toute la presqu'ile du Sud.
Page 294, lig. --- Page 384 ---
--- Page 385 ---
EB
F 8153
--- Page 386 ---
& --- Page 387 ---
SOREE 2497 A --- Page 388 ---
A
AA
AASA
X
G
a
UVYVY SONCPUITAEL
K
X
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V41 yyvyv