--- Page 1 --- --- Page 2 ---
a
a
a
-
a
A 29
RAT F
Jaln Carter Broton. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC.
D.o.- --- Page 5 ---
U.Roiumnait emsire hur Len
bmublen de dy Dowurugue: Pars 1Y93.
*2. Covapire attous, traluisour er
Calonevier ele
(- IL v7A4)
* 3 Andre Couseioue a - lo Ceru.
veutou vatiouale.
1r 1795:
*. Resulrur de (a Reoolulion - t 1794
5* 5. Raymend Reflocious
1. -1793
* 6.berire du C. LaxclewvenqueThibaud.
.
t -1793
*Y ldilresse ar Peufrle Fras EUL U-m 1793
* 8. Rappont sur Lel Colorei
I 1794
*g.bekonee CLAR C.C Creuye Pascula-179
s10.delen eirculaire de Couprin
der ivan Uuis erc *
le 1794
Rapport CN
de- Décret-n 1793
11:
prjet La Polilique Om.
*12. deguandi Jwilie &
1 1795
glnure ALNr hr Donemgue - VRE
*13. Rapront --- Page 6 ---
ci ogret
Dolis 91
a - 10 omulodfor
in
sisis if3
csine
a Tonyroll 911
nnEs 01SY 21 7n
olos PDII
-
19 260
- aS
19 .31 U:
-
€ --- Page 7 ---
a S
13.
CONVEN NTIUN NATIO
NaL
R
APP 4
ORT
SUR
LA COLONIE
DE SAINT -
DOMINGUE
F A I T
AU NOM DU COMITÉ
DE SALUT
PUBLIC,
Dans la séance du 25
messidor, an 5,
PAR
DEFERMON,
REPRESENTANT
DU PEUPLE,
IxPaIas PAR ORDRE'DE
LA COxENTION
XATIONALE,
1795.
Les
Comvresiratenee
nous ont demiéernenamonie arpris qu'au
apportées de
eivile, et d:s eforts réunis milieu des horreurs Scin-Doaningmne, de
des Anglais et des la guerre
A Eapagnols
UT
PUBLIC,
Dans la séance du 25
messidor, an 5,
PAR
DEFERMON,
REPRESENTANT
DU PEUPLE,
IxPaIas PAR ORDRE'DE
LA COxENTION
XATIONALE,
1795.
Les
Comvresiratenee
nous ont demiéernenamonie arpris qu'au
apportées de
eivile, et d:s eforts réunis milieu des horreurs Scin-Doaningmne, de
des Anglais et des la guerre
A Eapagnols --- Page 8 ---
vor
-
pour arracher cette colonie à la
attachés à la patrie, réduits République, les hommes
forces, ont trouvé dans leur long-temps à leurs propres
non-seniement pour arrêter, courage mais assez de ressources,
et resserrer nos ennemis, et faire même pour repousser
isle les armes de la République. respecter dans cette
Je ne viens point vous ailliger
tures des maux qu'a soufferts cetle par de nouvelles peinpoint vous proposer de juger combien colonie; de je ne viens
visérent, et lequel d'entre eux fut le
partis la dije desirerois qu'éclairés
une trop
plus coupable :
ils pussent maîtriser 1ban
funeste expérience. 9
leurs torts respectifs,
passions ardentes, oublier
ces Espagnols et ces reporter toute leur haine contre
tant d'atrocité leurs Anglais et qui ont fait massacrer avec
cuper avec nous que parens des
leurs de amis, et ne s'ocpays la paix et T'abondance. moyens ranener dans leur
Votre comité n'a pas d'autre
fixer vOs opinions sur le véritable objet état de en vue que de
pour éclairer vos délibérations sur les
cette colonie,
ser nos ennemis, d'y maintenir la moyens d'en chasde donner toute leur activité à
paix intérieure, et
merce ; et c'est sur-tout au moment lagriculture et au comla constitution, vous allez vous
oû, en travaillant à
tager les avawtages aux colonies, occuper d'en faire parsoyez instruits de leur véritable qu'il convient que vous
La colonie de Ssint-Domingue, situation.
ports dignes de foi qui nous sont suivant tous les rapaprès les secousses violentes de ses parvenus, se trouva,
intestines
premieres dissensions
7 presque sans ressotrces, couverte de
dres, arrosée de sang, envahie par
et cengnol, isolée de tout secours
TAnglais PEspa
dats européens
par mer, dépourvue de solsomés, sans
que l'intempérie du climat avoit moisni munitions argent, de
sans commerce, presque sans armes
sembloit
guerre, et ravagée
la
ne devoir jamais
par famine; elle
souvenirs douloureux.
rappeler a la France que des
Mais il y restoit des hommes amis de
préts à se rallier sous ses étendards.
la liberté, et
élé mnis à toutes les épreuves ; il n'a jamais Leur courage été
a
abatu.
solsomés, sans
que l'intempérie du climat avoit moisni munitions argent, de
sans commerce, presque sans armes
sembloit
guerre, et ravagée
la
ne devoir jamais
par famine; elle
souvenirs douloureux.
rappeler a la France que des
Mais il y restoit des hommes amis de
préts à se rallier sous ses étendards.
la liberté, et
élé mnis à toutes les épreuves ; il n'a jamais Leur courage été
a
abatu. --- Page 9 ---
2 a
AU
-
de Privés des secours de
des ce fanx qui s'y passoit, la ils France et même des
et à résister aapports que leur avoient enccre à se nouvelles
aux
faiscient
garantir
pour les séduire : promesses
pa-ser nos
et ont combatta ils sont restés pertides qu'on einnennis,
La partie de pour eile.
fideles à leur emmployost
l'isle
patrie, >
Francais, en second se divise en atat-Deninaie, trois
2 occupée
dans cetie d'tm régiment de provinces. Laycau, par les 1
dès Tannée colonie avec 200 homes' dragons, avoit été colonel
Il s'étoit
(vieux style).
de son
envoyé
1 fait
régmen,
saires principes de la
connoitre par son
il
Polverel et aegolatiens et au départ attachement aux
restoit gouverneur Sonthonax, pour
des commisentouré d'ennemis général par interim reyenir en
rieur, et sans
étrangers, de
de la France, colonie,
mens.
armées, sans argent, mécontens de l'inté?
Lavean
sans
serréc d'un commandoit côté
dans la
apprevisionnes,
de ses
par les
province du Nord, resdu môle extrémités, et delautre, Espngnols,
occupoient
Saunt-Nicolas. I!
par
une
times, sées et voyoit les côtes n'avoit. aucunes Anglais, maitres
aux instiltes
dn pays
forces maritacles ne
joarnalières de Ses qu'il occupoit,
de blancs, l'ellraicnt de créolcs pas; il forme des ennemis. Les
mour
FRE
de la
et
corps militaires
berté. Il établit patric, des et jaloux daficains, de
rémnis pour Patans de la côle; il batteries sur tons combattre pour la liles mornes qu'il est élève de
les points
il forme des
le plus nouvelles fortbicatioul impor- sur
des ennenis. camps fortiliés intéressant de
et
quelque
Eniin il est
pour arréter les défendre,
façon à les
parvenu à les
tentatives
occupent encore. Les bloquer dans les deux roserrer, et en
jusques sous les remparts Anglais sont inguiétés points qu'ils
Lapaguaols qu'un
sous celui du du môle
chiaque jour
moment
umNiciue les
que Laveau
favorable, on-Dupains ou
et il ne faut
Villatie, homme parvienne à les en queiques secours,
dres de Laveau, de couleur, chasser.
pour
au Cap qui fait coinmande, sous les orpartie de la province
A 2
Les bloquer dans les deux roserrer, et en
jusques sous les remparts Anglais sont inguiétés points qu'ils
Lapaguaols qu'un
sous celui du du môle
chiaque jour
moment
umNiciue les
que Laveau
favorable, on-Dupains ou
et il ne faut
Villatie, homme parvienne à les en queiques secours,
dres de Laveau, de couleur, chasser.
pour
au Cap qui fait coinmande, sous les orpartie de la province
A 2 --- Page 10 ---
-
du Nord. Une garnison nombrense, des forts en bon
état, un camp bien fortifié, une forte artilerie, défendent cette place, et Villatte e:t également intrépide et
bon militaire : le seul vocu que HOiS ayons à former,
c'est qu'il s'occupe avec soin d'établir une grande disciplinc dans sa troupe, et de prouver par scn exemple
quil est convainca que la subordiuntion dans le service
est la principale garantie des succès militaires.
L'isle de la Tortue, éloignée de quelques lieues seulement des côtes de la provinre da Nord, est fortifiée
et gardée par des troupes dont le général fait l'éloge.
Il rend aussi le comple le plus avantageux du citoyen
Labatu, riche proprictaire docctle isle, qui fournit des
secours à l'armée du Port-do-Paix pendant les trois
mois de famine qu'elle éprouva, et
par son
obéissance aux lois, n'a cessé de prouver qui, son attachement à la patrie.
Les Espagnols, avec des troupes nombreuses et une
marine assez forte, avoient entrepris de s'élendre audelà du fort-Danphin, et atlaqué nos possessions: mais
ils furent repoussés vigoureusemnent, et n'ont rien osé
tenter depuis.
Villatte, qu'ils avoient tenté de séduire, leur a prouvé
que les vrais amis de la liberté ne se vendent pas à
ses ennemis, et ne trahissent pas leur patric.
La défense de l'iniérieur entre la province du Nord
et celle de T'Ouest, est ccnfiée à Toussaint. Louverture,
Afriesind'otigine. Il combatit contre nous tant qu'il douta
des intentions de la Conve ention nationale; il se rangea
sousles drapeaux de la République avec cinq mille combaltans, dés qu'il fut convaincu qu'on vouloit de bonne
foi maintenir la liberté des noirs. C'est un militaire intrépide et subordonné ; c'est un chef entreprenant. Il
sait se concilier l'aflection et le respect des noirs, des
blanes, des hommes de coaleur qui sont dans sa petite
armée.
Il sait faire respecter les propriétés; et rien n'est
plus propre que sa conduite pour détruire les préjugés
élevés contre les hommes de sa couleur.
I1 resserroit tellement de prés la ville de Saint-Marc,
maintenir la liberté des noirs. C'est un militaire intrépide et subordonné ; c'est un chef entreprenant. Il
sait se concilier l'aflection et le respect des noirs, des
blanes, des hommes de coaleur qui sont dans sa petite
armée.
Il sait faire respecter les propriétés; et rien n'est
plus propre que sa conduite pour détruire les préjugés
élevés contre les hommes de sa couleur.
I1 resserroit tellement de prés la ville de Saint-Marc, --- Page 11 ---
AS 3 AR
dans
occupée par les Anglais, eu'il est probable à s'cn que, rendre
une nuit heureuse, il sera parvenu
maitre.
occupent dans la province de l'onest,
Les Suint-Marc, anglais
le Portnupubto I ou Port-au- 1es D7
outre
et PArchares
Princc), la Crotst-le-Bougent Beauvais, homme
pagnols, y occupent le Mirebalais. dans cette partie. Déjà réuni la
de couleur. 2 coinmde
qui commande dans
ê Rigaud, homme de couleur, sur les Anglais Leoprovinee du sud, ils ont reconqtis de cesi deux officiers
gane et Tiburan; et les sugcès de leur courage et
sont des
non à la équivoques cause nationale, et légitimnent
de leur heatene
à expaiser completl'espoir que bientôl ils parviendront
à
tement nos ennemis.
dont Ia défense est confiée
Le province du sud,
toute entire à la RépuRigaud, appartient presque foitifiés et on état de résistance.
blque. Ses ports Jérémie sont est le seul puint occupé par d'une les
Le canton de les hab'tans ont déjà regrctié du plus reste de
Anglais, que
Ce territoire, séparé
ct
fois d'y avoir appelés.
du côté de T'intérieur,
la colonie par des mnontagnes des marais sur ses côtés, pourra
par des ravins et
tant que la Republique n'aura
se croire hors d'atia jue de forces navales; inais rien de
pas dans celte colonie des hommes aninés du sentiment
n'est imposibie à
à Toulon : et dailla liberté; les Anglais Jérémie l'ont éprouvé sentent trop le poids die
leurs les habitans de
d'eux-mômes s'emdes étrangers, pournepas
Ja tyrannie
présser de les expulser. situntion vraie de la colonie française
Telle eat donc la
nous somnes fondés à esperer
de Sa'ni-Domingne, que
qui en a reconquis une ct
le courage de Repabliedins,
à la conserver
que sur nOS ennemis, parviendroxt bientôt celle colonie
partie arrocher le reste, et que
de tout cnnemi
à leur
de la présence odicuse
pas anssi
seroit purgée mêne qu'elle ne recevroit
étranger, 2 lors
le dosirez, les secours puirsans
promplement que ordonn's. vous
colone, ent
que vons avez
dans cette
Les agens du gouveraement
A3
abliedins,
à la conserver
que sur nOS ennemis, parviendroxt bientôt celle colonie
partie arrocher le reste, et que
de tout cnnemi
à leur
de la présence odicuse
pas anssi
seroit purgée mêne qu'elle ne recevroit
étranger, 2 lors
le dosirez, les secours puirsans
promplement que ordonn's. vous
colone, ent
que vons avez
dans cette
Les agens du gouveraement
A3 --- Page 12 ---
-
portant d'abord leurs soins à en chasser les ennnemis
extérienrs, doivent s'occuper aussi des inoyens d'y maintenir la paix intérieure ; et pour cet efiet, ils doivent
donner à l'esprit public une sage direction, seconder les
hommes attachir de la patrie, protéger les fuibles, et
spaumer les mal intentionnés.
Si on nous demande quel est l'esprit public dans la
colonie, nous répondrons: là oi votre décrot surla Jiberté des noirs n'est pas exécuté, la République est
méconnue, P'Anglois culEspagnol demine; ictles colons
ont mieux aimé se jeter sous une tyrannie étrangere,
que de renoncer à 1 osséder des escluves.
Si vous consultez Jes colons qui sout en France, presque tous aussi aitachés à T'esclavege que lus nobles sl'étoient à leurs vassaux, ils vous diront que sans l'esclavageles colonies sont perdues, et qu'elles ont mieux fait
de se livrer aux étrangere que de se laisser enlever la
propriété de leurs esciaves.
Leurs préjugés les aveuglent an point qu'il ne paroit
guères moins difficile de leur faire reconnoitre la nécessilé d'anéantir l'esclavage, qu'il ne le seroit de convaincre unl ci-devant seigneur due droit qu'ontses vassaux
de jouir dés bienfaits de l'égalité politique,
Il faut cependant eonvenir quil est des colons 7 comme
des ci-devant nobles qui, en regretant la diminution
de leurs revenus, 9 sont disposés à se soumettre à la loi,
l'exécutent de bonne foi, et sont convaiucas de sa
tice; ; mais il en est aussi qui sont capables de tout jus- saciifer à leur intérêt et à leur amowr-propre blessé, et
qui, comme les énigrés, ont fui leur pays, se sont
réunis à seS ennemis, et se sont armés contre leur patrie, plutôt que de conconrirày maintenir la paix avec
la liberié.
C'est à l'effervescence des passions 1 sous un soleil
brôlant, qu'il is faut attribuer, en grande
les
; ; mais il en est aussi qui sont capables de tout jus- saciifer à leur intérêt et à leur amowr-propre blessé, et
qui, comme les énigrés, ont fui leur pays, se sont
réunis à seS ennemis, et se sont armés contre leur patrie, plutôt que de conconrirày maintenir la paix avec
la liberié.
C'est à l'effervescence des passions 1 sous un soleil
brôlant, qu'il is faut attribuer, en grande
les désastresde lac colonie :la liherténe dovaitpert-etrey partie, éfre
portée qu'avecdess anénegemens. Les premiers décrets de
fAssomblée constiluante en conservoient de trèset les colons n'en fureni pas moins opposans. grands,
vous
happelezce que les obstacles oni produit €n France, au --- Page 13 ---
U - AS - et vous ne sorez pas sol
d'une nation policée 3 comnrises sur un
milien
récit des horreuys
livré aux
étonnés au
d'un peuple malheureux, habité par en
arrusé des sueurs inaitres, dans un pays divisés entre
fouels de ses
absoluts et
petit nombre de Propritatngn classe nembronse d'esclavne
wi les
eux, et par une de la colonie pour la le Trance, des
Cen étoit fait
décnuregen par si rapport les esclaves
hommes de couleur; rendus en leur faveur, s'étoient réunis
premiers, dérrets n'avoir rien pu obtenir,
onun
désespérés de
vouloient ou Tindependono doutérent de
aux colons qui Long-temps les premiers leur fuisoit, et plujoug étranger. foi des promessce qu'onqu'ils accu- do
la bonne
conire la Républimme, fois comrnineus
sieurs combattirent
mais une sous les drapeaux
soient de les foi, tromper; ils se sont ralliés blancs ou jaunes, 2 comvotre bonne tous Africains 2
la cause de la
français, et
dévouement pour
battent avec un égal
ent profité de
libeité.
et les chefs qui le secondent, des cer ps armés pour une
Laveau,
pour organiser
et pour créer de
ce dévouement
Fagricullure, des prodiges
protéger et encourager qui fait souvent
marine flibustière,
tous les traits de couvaleur.
s'occupe de réunir
marins ; il les
Le comité
de ces braves
de
qui s'empresiera
rage et
paliiotisme la Convention nationale, le dévouement
soumettra a les
> ainsi que de leur fortnne,
snnsdoute de récompenwer, une parlie
la colonie
leqael ils ont sarvifio
défendoient
avec secuurir les républicnins qui
PAfipour
soumettre
de Sainc-boningue dise pas qu'on ne peut ul camp : Tamour
Qu'on ne
3 ni le fixer dans de tout ; ct les coups
cain à la discipline le rend copable
sont des
de la hherto
et aux Angluis,
aux Espagnels
qu'il a portés
de son courege. de Tesclayage
preuves non équivorues plus de la néccesil6. ont continué cu
Qu'on ne parle Plusieurs habitations de la liberté, sans
pour la culture. travaux sous la loi des
2 auxrepris leurs
dans le partage
produits, At
autre différence que
- Ia
ct les coups
cain à la discipline le rend copable
sont des
de la hherto
et aux Angluis,
aux Espagnels
qu'il a portés
de son courege. de Tesclayage
preuves non équivorues plus de la néccesil6. ont continué cu
Qu'on ne parle Plusieurs habitations de la liberté, sans
pour la culture. travaux sous la loi des
2 auxrepris leurs
dans le partage
produits, At
autre différence que
- Ia --- Page 14 ---
a -
gnels les cultivateurs sont appelés pour un
tandis qu'auparavant, Jeur maitre ne leur tenoit quart aucun ,'
compte de leurs sueurs.
C'est par les nonyeaux produits de la culture, et
leur bonne foi et lcur leyauté dans leus tranvactions par
avec les aoutres a que les habitans restés hde ics
patie, ont ravivé le
a la
pourva les magasins commerce, de
nourri les troupes,
cet
,
manilre qu'ils
shr
objet, se passer encore long-temps de peuvent, la
Voulez-vous consolider le bonheur de ces métropole.
attachés à Ia patrie? voulez-vous accroitre honmes
rage et leur
Teur coudévonement? éloignez d'eux toute
tude, toute incertifude sur leur sort; ; que
inquriéqui peut être libre, 2 et à qui vons avez promis l'Aficain la
beité qu'il défand avec
liassurance
courage, reçoive une nouvelle
Thomme de que vous maintiendrez vos déci ets ; que
Thomne couieur, preprietaire, ne soit plus
que
blanc qui, parce
sert la avili;
cause 2 s'cst altiré la haine la plus qu'ii
nime
eolons ennemis de la liberté, n'ail
implacable des
les effets : tous ont conmu le
point à en redouter
au milieu des plus
mnalheur; ils ont résisté,
grandes
de nos ennemis ; ils seront privations, invincibics, aux suggestions
ront que la Convention nationale
quand ils sAllne les abandoumera
Croiriez-vous que cet Africain qui combat
pas.
ment sous les étendards de la
si vaillasans murmure la faim ct lc déntement République, des qui choses supporte
plus nécessaires 2 tourmenté par les
les
des ennemis enchés ou des hommes mal propos perfides
demande
intentionnés,
encere, avec l'accent de la douleur au
Français qu'il voit arriver de
( s'il est 2
)). vrai que la nation française P'Europe, veuille
bien
>) liberté,etsi elle voudra
sincérement la
Une
toujours la leur maintonir )).
réponse alirmative ranime scn
ne produira donc pas une assurance de courwge. votre Que
que vous ne négligeroz rien pour assurer l'exécution part,
de vos déerets?
Mais, en levant toute incertitude à cet égard, il faut
proliter avec soin des sentimens qu'éprouveront les
Africains, pour les rappeler à la nécossité du travail, -
liberté,etsi elle voudra
sincérement la
Une
toujours la leur maintonir )).
réponse alirmative ranime scn
ne produira donc pas une assurance de courwge. votre Que
que vous ne négligeroz rien pour assurer l'exécution part,
de vos déerets?
Mais, en levant toute incertitude à cet égard, il faut
proliter avec soin des sentimens qu'éprouveront les
Africains, pour les rappeler à la nécossité du travail, - --- Page 15 ---
- -
- EH -
aux propriéIl faut en même temps intérêt fatre-concevoir de se soumetire aux
taires qu'il et de leur et de lès faire aimer aux Afrilois de la Répmblique, attacher à leurs travanx, que pour il
cains. tant pour les
de dissension. Entin
prévenir tout nouveau fermelé prétexte nécessaire pour prévenir des ou
faut employer la
des mai inientiennés et de
réprimer les tentatives
les espérances
traitres de Tintérieur, et anéantir se réunir à ses enceux qui ont fui leur patie contre pour elle.
nemis et s'arner avec colonie eux sera bientôt consolidée;
ieds la paix de la
retirés dans les montagnes,
et les Africains qui se sont frères heureux, quils sortine verront pas plutôt leurs venir partager ce bonheur..
ront de leurs déserts, pour des ennemis de la liberté à
Alors toutes les déclamations 3 et la colonic, conservée a
n'auront plus de prétexte
des hommes qu'elle
la République par le courage répurera bientôt ses pertes 5
rétablis dans leurs droits,
donnera au comles produits de sa culiure,
et, par
activité.
merce une nouvelle
ne perdront stiroment faut
Les agens du gouvernonent réaliser ces espérancos, il
pas de vue que, pour
une scrupulense éeonomie,
une administration sagc, éloigne les abus, une jusactive qui
a
une
surveillance
force
propres réprimer
et une
publique
tice impartiale
les désordres.
été nommé provisoiremsent
a
R
Un ordonnateur étoit occupée par un nommé laiese
Laveau : cctte place p-ssé du côté de Yemeni, Jajschefort, qui, ayant dont on
est vrai.1
présumer que tout ce
T'acouse, les magasins épuisés et
soit, à lépoque de sa
Perond noimé à sa
ménacée de la
de cempMTANT
la colonie
des fiste
Laveau, nous a faitparvenir
Il entroit
tabilité, place par et les détails de son aclministration. et d'arg nt; ii a
dépourvu de provisions
la culture les
en exercice par rappeler aux travanx famine. de H a encoucommencé
pour prévenir la
dans les
bras nécessaire:
eta trouvé
ragé ensuite lcs grandes cnltures, les cargaicons que les neitproductions de quci payer
Amsi, par des échantres se sont empresecs d'apporter.
O -
, nous a faitparvenir
Il entroit
tabilité, place par et les détails de son aclministration. et d'arg nt; ii a
dépourvu de provisions
la culture les
en exercice par rappeler aux travanx famine. de H a encoucommencé
pour prévenir la
dans les
bras nécessaire:
eta trouvé
ragé ensuite lcs grandes cnltures, les cargaicons que les neitproductions de quci payer
Amsi, par des échantres se sont empresecs d'apporter.
O - --- Page 16 ---
-
-
ges, il a pourvn à la subsistance J0
al réparé en partie le vuide des des républicains, et
pas davantage, sans doute,
magasins. Il n'en faut
av vantageuse de ses talens, et pour donner une opinion
veau.
juslifier le choix de LaII ne faut pas cependdant
richesses de Saint
comparer avec les anciennes
produit
Domingue les foibles ressources
du torrent aujourd'hui de la
ce sol fertile; majs si, an milieu que
de
révolution, il a
culture, et si déja on commence échappé quelques restes
de la dévastation, bientôt de
à réparer les maux
surés de leur-liberté,
noureaux cullivateurs, asront au travail; bientôt quilteront la
les camps et se vouela liberté donnera une
paix ramenera l'industrie; et
dans les hommes accablés énergie de qu'on ne trouve jamais
vaillent que pour un maitre souvent leslavage, dur qui ne traAu
et cruel.
émigrés. surplus, Les lois 2 la colonie a, comme la mère
ses
qui ont atteint
patrie,
ment alleindre les autres;
ceux-ci, doivent égalesage, mais ferme et éclairée, et, des par une administration
precurera à la nation l'indemnité biens des émigrés, on
dépenses, etle moyen de
d'une partie de ses
se sont voués à sa défense. récompenser les hommes qui
II faut que le légitime propriétaire soit
protégé, et qu'il ne reste pas de
respecté, soit
ientionnés de calomnier les
prétexte aux mal-inmais il faut aussi que les hommes principes du gonvernement;
poiguard dans le sein de la
qui ont. plongé le
renirer sur son territoire et patrie, soient privés de
tés. Une surveillance active doit d'y posséder des propridleurs tentatives.
dejouer leurs projets et
La nécessité de Féconomie € dans les
fixer l'atiention du gouvernement
dépenses, doit
dans quelques
sur l'abus introduit
ofliciers
municipalités, de donner des salaires anx
tionle. mntnicipaux Les fonctions et aux commandans de garde nariéns qu'autant qu'il est publiques ne doivent être salatrement ce seroit une indispensable de le faire; aules nêmes motifs qui ont dilapidation du trésor public; et
un saluire aux fonctions empéché d'atiribuer en France,
municipales, et aux gurdes na-
dépenses, doit
dans quelques
sur l'abus introduit
ofliciers
municipalités, de donner des salaires anx
tionle. mntnicipaux Les fonctions et aux commandans de garde nariéns qu'autant qu'il est publiques ne doivent être salatrement ce seroit une indispensable de le faire; aules nêmes motifs qui ont dilapidation du trésor public; et
un saluire aux fonctions empéché d'atiribuer en France,
municipales, et aux gurdes na- --- Page 17 ---
à HTS
pour un
tionales qui ne sont pas déterminer mises en réqunistion à enl user de même
service continu, doivent
dans la colonie.
un des premiers devoirs du gou- On
Quant à la juslice d'en , assurer le prompt exercice. la
vernement est
bases de la venstitution française
trouve dans les
de la cclonie ne manrègle à suivre; ct les habitans le bienfait d'une organisation
queront pas d'apprécier déjà a senti les avantages.
erdont la France publique doit être promplement
Enfin la force la colonie. Il faut qu'ine kendarmerie les tronganisée dans soit mise en activité, pour prévenir les désernationale arréter les pertubaleurs, poursnicre
et le
bles,
et protéger le propriétaire
teurs et les paisibies. voleurs,
soit que nos
caltivateur
que,
Vois voyez, citoyens représentams, à Saint-Domingue >
collègues nommés pour se rendre leur destination, soit que
puissent remplir premptenent privée pendant quelque tonips
ja colonie reste encore
recevoir qu'une partie
de leur présence, et ne jui puisse avez destinés, vous pouvez le dédes secours que vous confiance sur le courage et
vous en reposer amis avec de la République, qui combattent
vouement elle des dans la colonie. bien la vérité au milieu
pour Que la Convention saisisse à l'envelopper des hommes dides nuages dont cherchent
leurs intérêts, Otl
aveugiés par Jeurs prcjugés,.ar considère que ce sont
rigés
la malveilinnce; qu'eile la liberté, qui ont arles hmnen qui combattont pour ont refuséleur or et donné
raché la colonie aux Anglais, tarder de produire un grand terme
121 exemple qui ne Jes peut Antilles, et de meitre tirent un uni si
effet dans toutes des noirs dont nos ennemis
au commerce
témnoignages de
grand profit. Convention donne quelques la
au
Que la
qui ont servi les patrie assure de
satistaction à ces-hnommnes les privations : qu'elle de leur bonmilieu de toutes ne cessera de s'occuper
ont droit
nouveau qu'elle donner les secours qu'ils
heur,. et de leur
n'en doutez pas, ils altaqueront
d'attendre; et alors,
a * -
itre tirent un uni si
effet dans toutes des noirs dont nos ennemis
au commerce
témnoignages de
grand profit. Convention donne quelques la
au
Que la
qui ont servi les patrie assure de
satistaction à ces-hnommnes les privations : qu'elle de leur bonmilieu de toutes ne cessera de s'occuper
ont droit
nouveau qu'elle donner les secours qu'ils
heur,. et de leur
n'en doutez pas, ils altaqueront
d'attendre; et alors,
a * - --- Page 18 ---
.
nos ennemis avec une nouvelle audace ; ils les chas
seront, et ne leur Jaisseront que la honte des tentatives
qu'ils ont faites pour les séduire.
Que Ia Convention s'empresse de faire
les colonies les
passer dans
premiers secours dont elles ont besoin:
qu'elle s'empresse de faire parvenir les lois
vent servir de g ide à ceux qui y commandent qui doila République: qu'elle les instruise de notre sitnation pour
politique et de notre legitime espoir de consolider
tôt notre liberté et la leur par mne sage constitution; bien- ils
n'auront plus dinceritud sur leur sort, et sercnt capables d: tout pour la défense commane.
En vous parlant de la colonie de Saint -
je ne ptis m'empécher de vous dire in mot Domingue, du commandunt de la COTVE tte la Muselte. Ct officier,
tenant de fiégale pendant la derni're
commande Jieula Husette dmpuis plus de deux ans; guerre, ilai
avec
sucrès et intelligence les différen'es missions rempli qui lui out
e2domn'essi ila fait avec sa corvetle plus de soixante
prises sur nos ennemis : il n'en a pas moins été
ainsi que son second, dans tous les avancemens oublié, 2
été faits; ils sonl encore l'un et l'autre au simple qui grade ont
d'enseigne non entret nu. Vous chargerez strrement votre
comité de faire réparer cet oubli, et de douner à l'équipage. qui les a constamnent secondés, les
les avancemens qu'il mérite.
éloges et
Voici le projet de décret que je vous propose :
PROJET DE DÉCRET.
La Convention nationale, sur le rapport de son
mité de saiut public, décrète :
coA R T I C L E P R E M I E R.
Les hommes armés, dans la colonie de
pour Ja défense de la
St.-Domingne,
de la patrie.
République, ont bien mérité --- Page 19 ---
TS A6
I T.
dioision sera expédis au
Le brevet de ginbral de rang du jour qu'il a il rempli contigéméral Laveau, les a prandre fon tions de pouvemneur;
a St-Domingne
de les exercer.
nuera proxtearement
IIL
maintenn dans
citoyen Perond est provioirement dans la colonie.
Le
et les fonctions d'ordonnateur
le grade
I 1 V.
seront expédiés
de brigade
Les brevets de ginéraux Villatle, Hiatanretoes
aux commandans
Beauvais et Rigaud.
V.
Laveau, sont
donnés par le général renvoie ail
Les antres grades maintenus; ; et la Convention
qu'il
les avancemens
prosionirenens
à déterminer
comité de salut public
a proposés.
V I.
enroyéns dans la
lois sur les émigros seront comine en Fra ice.
Les
y être exécutées
colonie, pour
VIL
seront pas appelés au
les cullivateurs qui ne
de e.ntiner Jenrs
Tous
tenus
service des armées . seront et aux avantages dét-rminés etl'orcultures sOus les caniditions proclannés par le goaverneur
par les règlemens
donnateur.
VIIL
défendue, jusqu'i ce
assemblée coloniale est
Toute
-
émigros seront comine en Fra ice.
Les
y être exécutées
colonie, pour
VIL
seront pas appelés au
les cullivateurs qui ne
de e.ntiner Jenrs
Tous
tenus
service des armées . seront et aux avantages dét-rminés etl'orcultures sOus les caniditions proclannés par le goaverneur
par les règlemens
donnateur.
VIIL
défendue, jusqu'i ce
assemblée coloniale est
Toute
- --- Page 20 ---
- - qu'il en ait été autrement ordonné
la
Toutes autres assemblées sont
par
constitation.
elles n'ont été permises et autorisées également interdites, 2 si
et l'ordonnateur.
par le souverneur
I X.
Les réglemens faits par le gouverneur et
nateur seront provisoirement exécutés; ils les l'ordonront, aussitôt qu'il leur sera
adresrede la marine,
possible, 7 à la commission
pour en être rendu
vention nationale, et être
elle statué comple à la Conpar
définitivement.
X.
Le comité de salut public est chargé de faire
au citoyen
donner
Désagenaux , comnandant la corvette la
Musette, et à son
ainsi
les a secondés, les avancemens second,
qu'à l'équipage qui
dontils sont susceptibles.
XL
Le présent décret sera, sans délai, envoyé à
lonie de
la coSaint-Domingue, avec les secours
que les circonstances permettent d'y faire provisoires
passer.
A PARIS, DE LIMPRIMERIE NATIONALE.
Messidor, an III. --- Page 21 --- --- Page 22 --- --- Page 23 --- --- Page 24 ---
Za -e 16
IDR --- Page 25 ---
E763
L6515
V.IO --- Page 26 --- --- Page 27 ---
T9 --- Page 28 ---