--- Page 1 ---
- --- Page 2 ---
Blabir Carter iroln
Lilrary
Brmut Hnibersity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
faire les lois concernant 68)
bres, > & l'état politique des Tétat des perfonnes non-linégres libres, vous préviendrez hommes les de couleur &
heurs ; vous donnerez aux
plus grands malpar les lumières que la
colons, déjà éclairés
moyens de fe rapprocher révolution des
a répandues, les
attendant que Topinion
gens de couleur; & en
fans fecouffe Pexécution amène de
&
maintiendrez
VOS
rlenntuemoats
tous les
tharmonie & la paix fi principes 2 vous
aétuelle. temps 2 & fur-tout dans nécellaires notre
dans
Ilne fuffit polition
core, l'être avec pas, Meffieurs, d'être julle, il faut endédaigne point les prudence. La véritable juftice ne
fi pour opérer avec tempéramens ; elle fait
temps: & elle croiroit fruit, avoir elle a befoin du fecours attendres du
failant le bien, elle n'avoit manqué fon but, fi en
éloit en fon pouvoir
pas évité tout le mal
d'écarter.
3,
qu'il
D'après ces
fion du projet de confidérations décret
2 je conclus à Padmif
nis; & vu fon
préfenté par les comités réuparler de relponfabilité, importance, & & comme 'on'vient de
foi nel la redoutent
que les hommes de bonne
voiz que par appel
demande afin qu'on n'aille aux
noifle ceux
la
talA
qui font attachésà la que nation conprofpérité
YA publique.
- J:
a
SS
a A 3 25 bys
A PARIS, DE LIMPRINERIE
NATIONALE. --- Page 5 ---
A
RAPPORT
FAIT
A L'ASSEMBLÉE NATIONALE,
A U N O M D U C - O M I T E
D'AGRICULTURE ET DE COMMERCE,
Sur les droits à impofer fier les denrées coloniales,
Par M. RoUsSILLOU, député de Touloufe.
IMPRIMÉ PAR ORDRE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE;
M E S SIEURS,
UNE fociété quife conftitue a deux objets principaux
àconfidérer, fon organfationintédenre & fes rapports
avec les fociétés étrangères: il ne fuffit pas qu'elle foit
bien ordonnée en elle-même, il faut encore qu'elle
A
fier les denrées coloniales,
Par M. RoUsSILLOU, député de Touloufe.
IMPRIMÉ PAR ORDRE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE;
M E S SIEURS,
UNE fociété quife conftitue a deux objets principaux
àconfidérer, fon organfationintédenre & fes rapports
avec les fociétés étrangères: il ne fuffit pas qu'elle foit
bien ordonnée en elle-même, il faut encore qu'elle
A --- Page 6 ---
(2)
s'ordonne de la manière la plus avantageufe relativement aux autres nations. Si, fe confiant trop en fes
propres forces, elle négligeoit cette feconde partie de
ia conftitution, elle mettroit fa fortune en pèrils car,
Meflieurs, les nations qui couvrent la furlace de la
terre, à qui la nature a donné tant de befoins & de
divers,. avec des moyens fi différens & fi variés
S24E les fatisfaire, au lieu de faire de ces différences
même un lien qui les rapproche par de paifibles
échanges, & qui affure feur bonheur réciproque en
multipiant leurs jouiflances, font prefque fans cefle
livrécsà des guerres deftrudives; & fi quelquefoiselles
en fufpendent les fureurs, c'eft pour fubftituer la
rivalité d'induftrie & de
de
travail, genre
guerre plus
légitime & plus doux, dans lequel,les peuples
feux, infoucians ou peu éclairés, ont un
/
rattee
tage fenfible, & dont une nation, attentive à fes
intérêts, doit tâcher de mettre les chances de fon
côté, pour n'être point condamnée à devenir tributaire de Pinduftrie des nations qui f'entourent.
Pour ne point ralentir votre marche & ne point
abufer de VOS momens,je ne poufferai pas plus loin
le développement de ce principo qui eft d'une vérité
fi évidente: vous Pavez bien fenti, lorfque vous avez
repouffé P'attrait fi féduifant & f conforme à VOS
principes d'une liberté générale, qui vous a été préfenté par plufieurs de VOS orateurs.
Vousavez avecraifon, renverfés toutes ces barrières
intérieures qui arrêtoient fans cefle la marche du
commerce. Une raifon non moins lumineufe vous a
porté à conferver celles qui nous féparent des nations
voifines, en attendant qu'un jour Taccord unanime
de tous les peuples vous permette de les détruire fans
danger; mais il n'eft pas encore permis de fe livrer à
de fi douces efpérances.
par plufieurs de VOS orateurs.
Vousavez avecraifon, renverfés toutes ces barrières
intérieures qui arrêtoient fans cefle la marche du
commerce. Une raifon non moins lumineufe vous a
porté à conferver celles qui nous féparent des nations
voifines, en attendant qu'un jour Taccord unanime
de tous les peuples vous permette de les détruire fans
danger; mais il n'eft pas encore permis de fe livrer à
de fi douces efpérances. --- Page 7 ---
(3)
Je viens donc, Meflieurs, au nom de votre comité
d'agriculture & de commerce, vous offrir le
ment du grand travail des traites. Je vais
compiévotre difcuffion les droits que les productions foumetire de à
colonies paieront à
nos
ports de
Pavenit, S tant en entrant dans les
France, que dans leur confommation
rieure & dans leur exportation à
intéCe n'eft point une innovation P'étranger. votre
vous propofe; il s'agit d'ailleurs d'un que produit comité de
millions ou plutôt de droits qui fervent à
II
une partie de la dépenfe que la France eft acquitter
de faire pour les coionies. Le travail de votre obligée
n'a eu pour but que de concilier les intérêts comité des
planteurs, de la marine nationale, des raffineries du
royaume, des confommateurs & des acheteurs
Téiranger: : ils Ont tous été appelés. C'eft en leur pour
fence, c'eft fur leur avis, c'eft enfin de leur accord préqu'eft réfulté le projet de décret que j'aurai
de vous lire.
Phonneur
Avant tout, Meffieurs, votre comité préviendra
Tobjedion qu'on pourroitlui faire de
extérieurdes
toucheratiregime 0
de l'année colonicsrefervépar votre décret du 8mars
niales
dernière, au temps où les aflemblées coloémettrontleur voeu. Cette objedtion ne
fondée, votre décret du 8 mars n'a laiffs aux affemblées feroitpas
coloniales l'initiative que fur les modifcations à
au régime prohibitif, s'ily a lie:. Le régime prolibitifne apporter
les comprend que lesréglemens du commerce diree dans
ports des colonies, & le mot prohibitif en détermine nettement le fens rigoureux. Or il n'eft
queftion ici du commerce direa dans les ports pas des
colonies, tionaux d'aucunes fournitures à y faire par les naou les étrangers; votre comité a laiffs cette
queftion toute rentière, ilnessgit
de régler d'one
manièro plus jufte & plus égale 9er perception des
A 2
apporter
les comprend que lesréglemens du commerce diree dans
ports des colonies, & le mot prohibitif en détermine nettement le fens rigoureux. Or il n'eft
queftion ici du commerce direa dans les ports pas des
colonies, tionaux d'aucunes fournitures à y faire par les naou les étrangers; votre comité a laiffs cette
queftion toute rentière, ilnessgit
de régler d'one
manièro plus jufte & plus égale 9er perception des
A 2 --- Page 8 ---
(4)
droits fur les denrées coloniales dans les
France. Il eft aifs de fentir
ports de
abfolument
que cette perception eft
décret du 8 étrangère mars n'a jamais au commerce prohibitif, & le
La France a dans fes ports pu le l'avoir en vue,
unique marché du ficre Bc du café grand & prefque
qu'elle met à ces produdions
: c'eft le prix
dans toute
&
qui en fixe la valeur
foible
FEurope; ne rencontrant
concurrence dans fes débouchés, qu'une les trèsqu'elle prélève ne font point à la
droits
ils font fupportés entièrement charge du planteur;
qui, ne trouvant point ailleurs par à le fe conformateurs
denrées qu'une longue
pourvoir des
verfel ont transformé jouillance & un goût unifité, eft obligé de fe en foumettre denrées de premicre nécefimpofe.
à la loi qu'on lui
Votre comité ne vous propofe
Meflieurs, d'augmenter ces droits; pas cependant,
par des calculs quela totalité de ifa même vérifié
fera un peuinférieureà) l'ancien Timpôt à percevoir,
cru que vous duffiez calculer produit, mais il n'ap pas
les élémens du commerce avec une rigueur fifcale
marine, 2 des manufadtures, de national, la culture Pintérêt de la
vous verrez en outre dans la fuite de ce des colonies;
cette diminution de produit fera compenfée rapport bien que
tageufement.
avanC'eft l'intérêt de cette culture,
de la métropole que votre comité combiné de
avec celui
d'agriculture vient vous propofer d'allier commerce &
tion des droits à impofer furl les denrées dans la fixaAduellement les produdions de coloniales.
doivent, lors deleur
nos colonies ?
d'odroi: elles doivent embarquement encore à leur aux ifles, un droit
un droit connu fousle nom de domaine arrivée en France
d'occident,
tageufement.
avanC'eft l'intérêt de cette culture,
de la métropole que votre comité combiné de
avec celui
d'agriculture vient vous propofer d'allier commerce &
tion des droits à impofer furl les denrées dans la fixaAduellement les produdions de coloniales.
doivent, lors deleur
nos colonies ?
d'odroi: elles doivent embarquement encore à leur aux ifles, un droit
un droit connu fousle nom de domaine arrivée en France
d'occident, --- Page 9 ---
(5)
Ileft de S+ pour cent de la valeur
demi pour
(1)y compris le
merce.
cent, perçu au profit de la caiffe du comLes cotons en laine font feuls
fujets qu'au demi pour cent & aux exceptés:ils IO fous ne font
acceffoires.
pour livre
Indépendamment de ce droit de
cent, les denrées coloniales deftinées cing 4 pour
me, à Pexception des cotons en laine 3c pour le royau-
& en poil, font fujettes atix droits de des cuirs fecs
ou du tarif de la province d'arrivée. confommation, Mais
ciant qui n'eft point affiuré de trouver dans le le négome, le débit de fes denrées, ou qui
voyer une partie à
efpère en
ED
trépôt & n'en acquitterles
peut les"laifler en enLa
les retirant.
SES
difficulté d'avoir dans certains qu'en
fins fuffifàns
contenir
ports, des
qu'exigeroit RNEO
ces denrées, & eESs le
que le négociant confervation les
ont engagé à confentir
gardât dans fes
Dans ce cas, il déclare la fituation de propres ces magafins.
donne fa foamiflion d'acquitter les droits de magafins &
mation de ces
confomlétranger dans marchandifes,. ne les exporte pas à
l'année, ou s'il les retire pour la con-
(1) Le droit de domaine d'occident eft
ifles : il ne fe paie en France que
da à la fortie des
frais au paffage des fonds en
pour il épargner la perte & les
de la valeur en principal ; on Europe; a
eft de trois pour cent
établi d'abord au profic de la marine, y ajouté &x un demi pour cent
dansla caiffedu commerce, au moyen d'une qui depuis a été verfé
par an que le tréfor royal s'eft chargé de fomme de 180,0001.
deux droits en forment un de cing un payer à la marine. Les
comprenant les IO fols pour livre; ils quart pour cent, en y
état des valeurs dcs différentes
font perçtis d'après un.
arrêté chaque année entre les députés marchandifes des colonies S
ferme générale , valeurs inféricures de du commerce & la
valeurs réelles.
plus- d'un quart aux
A 3
fé
par an que le tréfor royal s'eft chargé de fomme de 180,0001.
deux droits en forment un de cing un payer à la marine. Les
comprenant les IO fols pour livre; ils quart pour cent, en y
état des valeurs dcs différentes
font perçtis d'après un.
arrêté chaque année entre les députés marchandifes des colonies S
ferme générale , valeurs inféricures de du commerce & la
valeurs réelles.
plus- d'un quart aux
A 3 --- Page 10 ---
(6)
fommation nationale; il s'oblige
fenter toutes les fois qu'il en Tera égalementà les repréchandifes font, changées de magafin requis; & fi les marou qu'il s'en trouve une moindre fans permifion,
recenfemens, 2 le négociant eft dans quantité le
lors des
confifcation & amende.
cas de faifie,
elles font affranchies du
-RaSeterientma
jouit de la faculté du tranfit droits mais le négociant ne
fucres, L'indigo, le gingembre, par terre que pour les
café; & pourtoutes les
lerccou,le cacao &le
de rapporter dans fix mois expéditions par mer,il eft tenu
en
étranger,
un certificat de décharge
te fucres raffinés dans les ports du
exportés à Terengerobtiennent,
royaume &
titution des droits qui ont été acquittés non-feulement fur les larefbruts dont ils font
ficres
de livres
compofés, mais encore une prime
par quintal.
fal eft le
provenant du régime qui a eu lieu pour les denrées
examiner de commerce de nos colonies. Nous allons
tible.
quels changemens ce régime eft fufcepNous avons déja fait une obfervation d'une haute
importance; marché od c'eft que la France cft prefque le feul
plufieurs nations étrangères puifent
provifionner de denrées coloniales; fi les droits s'apfupportent culure &c à ces leur denrées ne peuvent pas nuire à Ate
deles fapprimer. confommatien, il feroit impolitique
ne doit point être D'unautrec traitée côts, cette confommation
de luseiil ne faut pas perdre comme de une confommation
qui attire & qui paie les produits vue de que c'eft elle
& de. notre fol
nos fabriques
ne doit
employés dans nos ifles; qu'ainfi on
pas'impofer ces denrées de manière à encouMgriecoendeeminieper rguiniluenotuenariguion: -
primer. confommatien, il feroit impolitique
ne doit point être D'unautrec traitée côts, cette confommation
de luseiil ne faut pas perdre comme de une confommation
qui attire & qui paie les produits vue de que c'eft elle
& de. notre fol
nos fabriques
ne doit
employés dans nos ifles; qu'ainfi on
pas'impofer ces denrées de manière à encouMgriecoendeeminieper rguiniluenotuenariguion: - --- Page 11 ---
(7)
dégageons notre propre confommation des droits qui
excitent à une fraude impoflible à prévenir; êtons à
ce commerceles entraves quilui fontinutilementimpofées, c'eft ainfi que nous étendrons la confommation
delétranger & la nôtre; & en opérant par ce moyen
la profpénté de nos colonies, nous procurerons un
plus grand débouché aux produdions & aux manufacures de la métropole; nous concilierons enfin
tous les intérêts.
Nous avons dit que les denrées coloniales étoient
fujettes à un premier droit à leur extraction des ifles,
celui d'odroi; nous ne vous propoferons, Meflieurs,
aucune innovation à cet égard. Si les colons penfent
qu'il foit préférable de convertir ce droit, toujours
éludé lorique le commerce fe fait par interlope, en
unimpôt territorial qui en pourroit diminuer la charge,
c'eft à eux à le demander. Nous leur obferverons
cependant que cette commutation de' Pimpôt grèveroit leur culture, fans donner plus de valeur à leurs
denrées, parce que, comme nouslavons déja prouvé,
l'impôt fur les denrées coloniales eft payé par le confommateur, 8c P'augmentation graduelle 8c foutenue
du prix des denrées coloniales depuis trente ans en
eft une autre preuve inconteflable; elle eft telle aujourd'hui fur les fucres, qu'elle furpaffe toutes les
clpérances.
'Il a femblé à votre comité que toutes les matières
premières originaires de nos colonies, ou quiaprès y
avoir été portées par les colonies voilines, font importées en France pournos fabriques ou pour notre
induftrie, même les articies que ces colonies nous
fournifent en coneurrence avec les puiflances étrangères, ne devoient plus être fujettes a aucun droit (1).
(1) Tous ces objets, à l'exception du coton en laine qui
A 4
'Il a femblé à votre comité que toutes les matières
premières originaires de nos colonies, ou quiaprès y
avoir été portées par les colonies voilines, font importées en France pournos fabriques ou pour notre
induftrie, même les articies que ces colonies nous
fournifent en coneurrence avec les puiflances étrangères, ne devoient plus être fujettes a aucun droit (1).
(1) Tous ces objets, à l'exception du coton en laine qui
A 4 --- Page 12 ---
(8)
C'eft un moyen de favorifer notre navigation & nos
manufadtures.
Les confitures & les liqueurs defdites colonies ne
nous ont paru fufceptibles que d'un droit unique. Votre
comité a penfé qu'il fuffifoit de porter le droit furles
confitures (1): à 6 liv. du quintal", 2 & Pimpôt fur les
liqueurs, à 3 fols par pinte.
A Pégard des marchandifes expédiées du
&c de retour en France, il n'a pas paru à votre royaume comité
que l'on pât mettre en queftion, f elles continueroient
d'être affranchies de droits ; un armateur eft affez malheureux de n'avoir pas pu vendre fa marchandife dans
des contréeslointaines, fans fupporter encore desdroits
fur celles qu'ileftforcé derapporter. Percevoirce
ce feroit impofer les débris d'un naufrage ; & droit, cette
antique barbarie eft trop loin de vous
pour que votre comité infifte fur fa fuppreflion. 2 Mellileurs,
La totalité des importations des cafés fucres &
cacaos, a paru à votre comité devoir être ? impofée
comme à préfent, à un premier droit que l'on nommeroit droit colonial, & qui tiendroit lieu de celui
actuel de domaine d'occident. La quotité de ce droit
feroit fixée à trois pour cent de la valeur effedive;ce
droit feroit perçu d'aprés un état d'évaluation que la
légill: ture arrêteroit chaque année.
Le droit
payoient ces trois efpèces de denrées
fous le nom RME droit de
devoir être confervé ni confommation, le mode 2 n'a femblé
pour
ni pour.la
quotité.
n'eft fujet qu'à un droit de trois quarts pour cent de la valeur,
seqtittentledroirde &
domaine d'occident de cinq un
cent, encore les droits des tarifs.
quartp pour
domaine (1). Les conftures doivent cinq un quatt pour cent pour le
d'entrée; d'occident, les
& 7 livres to fols par quintal de droit
liqueurs doivent environ douze pour cent,
le mode 2 n'a femblé
pour
ni pour.la
quotité.
n'eft fujet qu'à un droit de trois quarts pour cent de la valeur,
seqtittentledroirde &
domaine d'occident de cinq un
cent, encore les droits des tarifs.
quartp pour
domaine (1). Les conftures doivent cinq un quatt pour cent pour le
d'entrée; d'occident, les
& 7 livres to fols par quintal de droit
liqueurs doivent environ douze pour cent, --- Page 13 ---
(9)
Cette quotité étant trop forte pour être fupportée
par
il en étoit réfulté la néceffité d'un entrepôt dont
fureté exigeoit des formalités
ESN
nombre, des inquifitions domiciliaires, des peines fans rigoureufes & toujours arbitraires. La durée limitée de
Pentrepôt occafionnoit des embarras dans les
tions du commerce; cet entrepôt devenoit fur-tout fpéculainfupportable, tant pour les cafés & les
ont befoin d'être vuidés de leurs futailles & indigos triés, qui
pour les fucres bruts dont le coulage exige le tranf- que
vafement ; ces diverfesopérations ne pouvoientfe faire
qu'en préfence des prépofés de la ferme 2 ce
en
retardoit fouvent Pexécution.
qui
Ces formalités n'empéchant pas la majeure partie
descafésquientrent danslaconfommation du royaume
d'éluder lep paiement du droit de Ig liv. par quintal,
auquel ils font affujétis, votre comité a cherché les
mode moyens de remplacer le produit de ce droit par un
de perception qui ne laiffat ni aliment à la
fraude 2 ni prétexte aux formalités & aux
aétuelles.
gênes
Il a penfé que cet objet feroit complétement
rempli, en affujétiffant la totalité des cafés importés
dans le royaume à un droit de 25f par quintal, additionnel à celui de domaine colonial, droit demandé
depuis long-temps parle commerce, &quin'excédera
les frais qu'occafionne à P'acheteur la formalité
:
vous
S7ee
Fentrepôt ainfi,
aurez déchargé le confommateur national d'un impôt
ni à VOS exportations, ni au très-onéreux. produit dela recette, 2 fans nuire, &le
planteury trouvera un grand avantage, en ce quelaconfommation du royaume deviendra plus confidérable.
Votre comité, Meflieurs, vous propofe le même
mode. pour le fucre brut.
Pour juftifier fon opinion,il lui fuffira de vous faire
Rapport fur les denrées coloniales.
A S
aurez déchargé le confommateur national d'un impôt
ni à VOS exportations, ni au très-onéreux. produit dela recette, 2 fans nuire, &le
planteury trouvera un grand avantage, en ce quelaconfommation du royaume deviendra plus confidérable.
Votre comité, Meflieurs, vous propofe le même
mode. pour le fucre brut.
Pour juftifier fon opinion,il lui fuffira de vous faire
Rapport fur les denrées coloniales.
A S --- Page 14 ---
(10)
fucres remarquer bruts, que la quotité des droits adtuels
à
oblige depuis
fur les
préférer pour leur
long-temps les rafineurs
terrés. Cetie moindre fabrication T'emploi des fucres
s'oppofe à la prolpér'té fabrication de
des. fucres bruts
fement de la navigation, nos colonies, à l'accroifnationales ; elle eft même aux progrès des rafineries
public.
prejudiciable au tréfor
Elle nuit aux
ployés au terrage colonies, des fucres en le ce que les hommes emà Paccroilement de la culturé. feroient plus utilement
A la navigation, puifque, fi
bruts augmentoit, elle exigeroit Timportation en fucres
navires; ce qui
le l'emploi-de plus de
& les bénéfices augmenteroit du fret.
nombre des matelots,
Aux rafineries
fucres bruts augmenteroit nationales, le dont l'importation des
pour la confommation des fucres travail, qui eft inutile
Au tréfor public, puifque, fila culture terrés.
prenoit plus d'extention, il en
des colonies
ration dans le produit des droits réfulteroit une amélioifles, & du droit colonial qui
d'oérois payés aux
Deux moyens femblent
s'acquittera en France.
du fucre brut : le premier
à favorifer l'emploi
de 3 livres
à
EORAC
fols
commuer le droit
impofé
# confommation par quintal auquel le fucre eft
de I5 0t auffi par quintal, nationale, en un droit
alité des fucres de 'même
perceptible fur l'univercolonies à telle deflination' efpéce, importés des mêmes
affurer aux rafineurs
que ce foit; le fecond, à
& la diflilation de leurs l'emploi de leurs baffes matières,
Le même mode a
frops. à
en partie adopté
paru les votre comité devoir être
a penfé que ceux de pour ces fucres fucres-têtes & terrés : il
ger pouvoient payer
qui paffoient à l'étranpar addition au droit de do-
'univercolonies à telle deflination' efpéce, importés des mêmes
affurer aux rafineurs
que ce foit; le fecond, à
& la diflilation de leurs l'emploi de leurs baffes matières,
Le même mode a
frops. à
en partie adopté
paru les votre comité devoir être
a penfé que ceux de pour ces fucres fucres-têtes & terrés : il
ger pouvoient payer
qui paffoient à l'étranpar addition au droit de do- --- Page 15 ---
(Ir)
maine colonial 25 fous par cent pefant
permettoit de réduire le droit fur
brut, ce
gui étoient deflinés àla
ceux de ces Eatitf
a 6 liv. auffi
confommation du
fucre continueront par quintal brut. Alors ces efpèces royaume; de
trepôt; mais cet d'être fujets à la formalité de Penrégime doux & entrepôt équitable peut n'être foumis qu'à un
rons
la loi qui doit
le nous vous propofecommerce de
iegtrie
coloudet
nos
Pour ne négliger aucun des
votre fabrication, 11 vous paroîtra moyens d'accroître
tinuer à accorder fur
convenable de conexporté par mer la reftitution chaque quintal des de fucre rafiné
acquittés à Tentrée eles deux cent
droits gu'auront
fucre brut 2 dont ce quintal de fucre vingt-cinq rafiné livres de
compofé,
aura été
Ajoutez à ce rembourfement une
par quintal pour les fucres
prime de 4 liv.
2 liv. pour les fucres
entièrement rafinés, & de
cette prime injuftement lumps, limitée &
la jouiflance de
aux
l'ancien
dms
rafineries de nOS ports
régime
toutes les rafineries du
2 devienne commune à
Nos colonies ne
royaume.
dération de droits peuvent pas fe plaindre de la mofucres bruts, dès que nous voulons accorder aux
droit fur les fuicres-tétes gue nous & diminuons également le
une faveur accordée à
terrés; & d'ailleurs, MM.,
faite & moins riche
une culture qui eft moins par
avantage de fournir la que matière l'autre, 2 &
a le grand
donc une injuftice ? &
feroit-elle
HE
n'eft-il pas d'aider les le devoir des gouvernemens
font d'une utilité
parties qui languiflent &
pres forces celles immédiate, & de laiffer à leurs
mens?
qui peuvent fe pafler
Si vous voulez
EALE
accorder aux rafineries un nouvel
'ailleurs, MM.,
faite & moins riche
une culture qui eft moins par
avantage de fournir la que matière l'autre, 2 &
a le grand
donc une injuftice ? &
feroit-elle
HE
n'eft-il pas d'aider les le devoir des gouvernemens
font d'une utilité
parties qui languiflent &
pres forces celles immédiate, & de laiffer à leurs
mens?
qui peuvent fe pafler
Si vous voulez
EALE
accorder aux rafineries un nouvel --- Page 16 ---
(12)
encouragement 2 & vous ne devez leur en refufer
aucun, permettez la diftillation des bafles
& traitez les tafias qui en
matières, 2
eaux-de-vie nationales.
proviendront, comme les
Cette faculté ne peut jamais pséjudicier à nos vignobles,car la diftiliation n'eft produdive
les eaux-de-vie font à un prix très-élevé, que lorfque
dans le cas de difette des vins. Les tafias ne c'eft-a-dire, font alors
que remplacer les eaux-de-vie étrangères. Il ne refte
plus de prétexte de refufer cette diftillation, aduellement que le régime des aides eft anéanti.
le diflimulons
ce n'eft
Car, ne
point,
pas autant
nos vignobles que celui de cette régie, Pintérêt s'eft de
pofé a la diftillation des balles matières D
qui de
l'ancienne
nos
1OE
neries;
adminiftration ne
notre plus grand intérêt n'étoit
voyoit de
pas que
nos eaux-de-vie, 2 mais de les exporter pas
à confommer
Quelle étoit donc
de Pétranger.
loir que nous diftillaflions foninconféquence nos firops, & de ne confentir pas vouàce que nous les envoyaflions à Tétranger! Pournous priver des bénéfices de cette mainTRcarer ?
Nous ne pouvons pas davantage refufer à nos
colonies l'admiflion de nos tafias en
Ia condition de la réexportation à France, fous
d'acquitter à la confommation un droit Pétranger de 12 2 liv. ou
par muid, qui eft moitié de celui auquel font impofées les eaux-de-vie de Tétranger, à leur entrée
en France; en fuppofant que ces tafias nuififfentàn nos
eaux-de-vie, ce que nous ne préfumons
nous
trouverions un dédommagement de leur pas, admiflion
dansle prix du fret que
le tranfport de ces tafias fur nos nousgagnerons bâtimens.
pour
Le cacao de nos colonies étoit fujet à un droit
de confommation de IS liv. par quintal; il a paru à
votre
étranger, à leur entrée
en France; en fuppofant que ces tafias nuififfentàn nos
eaux-de-vie, ce que nous ne préfumons
nous
trouverions un dédommagement de leur pas, admiflion
dansle prix du fret que
le tranfport de ces tafias fur nos nousgagnerons bâtimens.
pour
Le cacao de nos colonies étoit fujet à un droit
de confommation de IS liv. par quintal; il a paru à
votre --- Page 17 ---
(13) )
votre comité plus convenable de commuer ce droit
à Pinftar de ce qu'il vous a propofé pour le café,
en celui additionnel de 25 fous par quintal,
ceptible fur l'univerfalité des. cacaos importés Bena
le royaume.
Il fembleroit au premier
que le droit additionnel propofé fur le LARPeRL 2 les fucres bruts &
terrés, & le cacao devroit être réuni à celui de
domaine colonial , & qu'au lieu de mettre fur ces
denrées deux droits difinas,. il feroit plus fimple
de les impofer à un droit unique fixé d'après les
valeurs; mais votre comité a été arrêté par la crainte
que ce droit additionnel prit trop d'éténdue par le
furhauffement des valeurs ; car alors il nuiroit à
notre confommation & ànos exportations chez Pétranger.
Le produit des droits
à lP'arrivée de nos
colonies 2 fouffrira peu BETOuIN difpofitions auffi favorables pour la profpérité de notre commerce : le
facrifice réfultant des exemptions & modérations de
droits que je vous propole fur différentes denrées
coloniales, fera compenfée, I".p parPaflbjetifement de
plufieurs parties de cet empire aux droits de confommation, dont ils étoient affranchis ; 2".
la diminution dans les frais de furveillance;
l'accroiffement de la confommation. fuite
far dimiE
nution de Pimpôt, de forte
Te produit que nous
efpérons retirer des denrées 3es nos colonies, ne fera
pas, même dans les premiers momens, inférieurs de
200,000 livres aux produits actuels, &c que bientôt
il fera'le même.
De quelle importance peut être cette diminution
momentanée, en la comparant. à la profpérité
nos colonies, nos fabriques, les productions de notre que
fol, notre navigation, notre commerce, vont acquérir par ce nouvel ordre de chofes?
forte
Te produit que nous
efpérons retirer des denrées 3es nos colonies, ne fera
pas, même dans les premiers momens, inférieurs de
200,000 livres aux produits actuels, &c que bientôt
il fera'le même.
De quelle importance peut être cette diminution
momentanée, en la comparant. à la profpérité
nos colonies, nos fabriques, les productions de notre que
fol, notre navigation, notre commerce, vont acquérir par ce nouvel ordre de chofes? --- Page 18 ---
(14)
Ileft auffi, en faveur de cette mefure, une confidération fur laquelle vous arrêterez votre penfée avec
intérêt; c'eft celle qui regarde les départemens aétuellement exempts de tout ou partie des droits de confommation (1); le nouveau mode indemnife les uns &
rend la charge des autres plus légère.
Réfumonsnous: les matières premières venant de
nos colonies, feront affranchies de droits ; l'indigo
n'acquittera pas la moitié de celui auquel il eft
aflirjeti.
Le café deftiné pour l'étranger fupportera le droit
additionncl de I livre 5 fols par quintal; mais cet
impôt ne nuira pas à fes débouchés, parce que nous
fommes à-peu-près du moins quant à préfent, la
feule nation qui puiffe eh fournir aux puiffances étrangeres qui n'en récoltent pas : la confommation nationale fe trouvera encouragée par la très-grande diminution du droit auquel elle étoit fujette.
Il en fera de même des cacaos dont nous confommons la majeure partie.
Les fucres terrés &c têtes doivent, dans l'intérêt de
nos raffineries, payer 6 livres par quintal à la confommation; mais ils feront exportésà Pétranger en
tion de ce droit, fous la condition d'être mis exemp- en entrepôt à leur arrivée.
Si les fucres terrés & têtes ne devenoient fujets
un droit modique & additionnel à ceux de trois, .pour qu'à
cent, & de I livre 5 fols par quintal qu'ils acquitteront
La Eretagne 8x laFranche-Comrs n'étoient
aux Clat de confommation fur les fucres & cacaos point 5 mais fujettes elles
payoient tion de le droit de IS gliyres
quintal fur le café. La réducce dernier droit à alirA de I livre 5 fols fera pour ces
fucres une & le compenfation de leur aflijétiffement au droit fur
cacao,
EPRe
& de I livre 5 fols par quintal qu'ils acquitteront
La Eretagne 8x laFranche-Comrs n'étoient
aux Clat de confommation fur les fucres & cacaos point 5 mais fujettes elles
payoient tion de le droit de IS gliyres
quintal fur le café. La réducce dernier droit à alirA de I livre 5 fols fera pour ces
fucres une & le compenfation de leur aflijétiffement au droit fur
cacao,
EPRe --- Page 19 ---
(15)
à Parrivée des ifles, ce mode entraineroit néceffairementlai ruine fubite de touteslesrafineries du royaume,
parce que les fucres terrés & têtes feroient employés
pour la confommation, au préjudice des fucres melifles
& vergeois qui forment à-peu-près la moitié du
duit dés raffinages; il faut au moins un droit de ETRC
par quinial, pour empècher les fucres terrés & têtes
d'obienir la préférence dans la confommation fur les
matières vulgairement appelées caffonade.
Quel intéi eflant réfultat offre ce nouveau régime de
droits fur les denrées coloniales!
La profpérité de nos colonies, par une plus grande
concurrence dans l'achat des denrées coloniales que
produira la fuppreffion d'une partie des droits à la confommation.
L'augmentation de notre navigation par le tranfport
des tafias fur nos navires dans la métropole.
L'encouragement de nos raffineries par la prime
que nous leur continuons à l'exportation à Pétranger,
par la liberté que nous leur donnons de faire valoir
leurs baffes matières en les diftillant.
Enfin la deftruation pour la majeure partie des denrées coloniales, de Pentrepôt & de formalités fans
nombre qui étoient le Aéau le plus à charge au commerce qui n'avoit ni la libre difpofition de fes marchandifés, nila faculté d'étendre à fon grél la durée de
fes fpéculations.
D'après cet appercu,f'ai Phonneur de vous propofer
le projet de décret fuivant. --- Page 20 ---
(16j
PROJET DE DÉCRET,
ARTICI L E ,P R E M I E R.
A compter du premier avril prochain, les
bruts, têtes & terrés, les cafés, le cacao
fucres
venant des colonies françoifes de
& Tindigo
teront, àleur arrivée dans les
PAmérique, du
acquitdroit de domaine colonial qui
fur les
un
café
Foea
&le cacao, de 3 pour cent de la
le
NESA
en France; & fur Tindigo, d'un & demi valeur effeGive
auffi de la valeur effeétive : ces valeurs
pour cent
minées par l'état annexé au préfent feront déterfervira de fixation jufqu'au I". avril décret, 2 lequel
1792.
I I.
Il fera arrêté chaque année, par le
un nouvel état d'évaluation defdites corps légiflatif,
fervir à la perception du droit de domaine denrées, colonial pour
pendant les douze mois fubféquens.
III,
Indépendamment du droit de domaine
fucres bruts, têtes & terrés, les cafés & le colonjal, cacao les
quitteront. 2 encore au poids net à leur arrivée, foit acfommation qu'ils foient deflinés pour l'étranger ou pour la conI5 fous
du Royaume un droit additionnel de
par quintal de fucre brut, & de
fous
par quintal de fucre tête &
de café 25
cacao,
terré,
& de
fubféquens.
III,
Indépendamment du droit de domaine
fucres bruts, têtes & terrés, les cafés & le colonjal, cacao les
quitteront. 2 encore au poids net à leur arrivée, foit acfommation qu'ils foient deflinés pour l'étranger ou pour la conI5 fous
du Royaume un droit additionnel de
par quintal de fucre brut, & de
fous
par quintal de fucre tête &
de café 25
cacao,
terré,
& de --- Page 21 ---
(17)
I V.
Les fucres têtes & terrés defdites colonies pourronf
être mis en entrepôt à leur arrivée en France,
avoir acquitté le droit de domaine colonial & celui après de
25 fous par quintal; & s'ils font retirés dudit entrepôt
paffer à l'étranger, foit par terre, foit par mer, 2
Eoue ne paieront pas de nouveau droit. S'ils entrent
dans la confommation du Royaume, ils
un droit de 6 liv. par quintal poids brut. acquitteront
V.
Les tafias defdites colonies pourront également être
reçus en entrepôt & être réexportés à l'étranger, en
exemption de tous droits; mais s'ils font deftinés à la
confommation du Royaume ils feront fujets à un
droit unique de 12 liv. par mid.
VI.
Les fucresr raffinés
confitures & Ies liqueurs, importés defdites
paieront également un droit
fera
eathulere
unique qui
de 25 liv. par quintal de fucre, de 6 L.
par quintal de confitures, & de 3 fous par pinte de
liqueur: ces droits feront acquittés à l'artivée,
que foit la deftination,
quelle
VIL
Les tabacs en feuilles, importés defdites colonies
fur bâtimens nationaux, paieront 18 livres I5 fols
quintal. : les tabacs fabriqués feront prohibés.
par
VIIL
A compter du même jour I", avril prochain, il ne
al de fucre, de 6 L.
par quintal de confitures, & de 3 fous par pinte de
liqueur: ces droits feront acquittés à l'artivée,
que foit la deftination,
quelle
VIL
Les tabacs en feuilles, importés defdites colonies
fur bâtimens nationaux, paieront 18 livres I5 fols
quintal. : les tabacs fabriqués feront prohibés.
par
VIIL
A compter du même jour I", avril prochain, il ne --- Page 22 ---
(18)
fera acquitté aucun droit fur les objets fecs ci-après 8c en
colonies : favoir, cuirs
ealr
portés defdites de caftor, bois de teinture & de marpeaux 8c poil
rocou,
de jarqueterie culcuma, gommes, 9
cornes graines de boeuf,
din, écaille de tortue, morphil, ou
de paracanefice, gingembre, farine maniquette de mais, graine ris, oranges &
dis, noix dAcajou,
écrues, vieux fers,
citrons, jus de citron, pelleteries
mufcade &c
viéux cuivre & vieux étain, therébentine,
girofle.
I X.
Le coton en laine & la cire jaune qui droit viendront d'entrée; des
mêmes colonies, feront affranchis du
al'étranger, ils acquitteront
mais en cas d'exportation du tarif
les droits de fortie
général.
X.
Les marchandifes importées des colonies françoifes
dans le Royaume,
lefquelles defdites on ne colonies, repréfentera feFacquit des PatIra de fortie
pas
defdits droits, tels qu'ils
ront aflijéties auxdites au paiement colonies, & fans avoir égard à la
font perçus
différence de Pargent.
X I.
Les fucres raffinés én France jouiront, à leur exà Pétranger, de la reffitution de la totalité
portation des droits qui auront été acquittés à leur raffiné
de fucre
ACTHRt
comme fucre brut; & un quintai livres de fucre brut. Ilfera
confidéré repréfenter 225 de 2 livres
quintal de
encore accordé une prime
p?r de fucre
fucre lumps exporté, & de 4 livres
quintal lumps jouiffent
raffiné; & pour éviter quc les TELRer
raffinés,
de la prime accordée aux fucres entièrement --- Page 23 ---
(19) )
le commerce fera tenu de faire dépofer, tous les trois
mois, dans les bureaux de fortie, des échantilions de
fucre lumps.
XIL
Les acquits à caution quiaccompagneront les fucres
terrés & têtes, les tafias & les fucres raffinés lors de
leur exportation à l'étranger 2 feront déchargés au
dernier bureau de fortie du) Royaume.
XIII
Les firops & bafles matières des rafineries du
Royaume pourront être diftillés en France, & convertis en eau-de-vie.
X d IV.
Les fucres bruts, têtes &c terrés, les cafés & les
cacaos qui fe trouveront en entrepôt au I". avril
chain, feront fujets au droit additionnel de I5 fous pro- ou
de 25 fous par quintal énoncé dans l'article 3 du préfent décret; 3c au moyen du paiement dudit droit, les
foumiflionnaires auront la libre difpofition defdites
marchandifes. Les indigos, rocous & autres denrées
coloniales qui étoient dans ledit entrepôt, en feront
zetirés en franchife.
trouveront en entrepôt au I". avril
chain, feront fujets au droit additionnel de I5 fous pro- ou
de 25 fous par quintal énoncé dans l'article 3 du préfent décret; 3c au moyen du paiement dudit droit, les
foumiflionnaires auront la libre difpofition defdites
marchandifes. Les indigos, rocous & autres denrées
coloniales qui étoient dans ledit entrepôt, en feront
zetirés en franchife. --- Page 24 ---
(20) )
ETAT d'évaluation pour fervir à la perception.
avril1792,du droit de domaine
jufuau premier fier les denrées des colonies
colonial, propoft
énoncées audit état.
frangoifes d'Amérigue,
Éyaluations par quint.
Marchandifes.
40 1. > f > d.
Sucre brut de Cayenne.
5o
Sucre brut des autres colonies...
Sucre tête.
52 52
Sucre terré de Cayenne. colonies... 75
Sucre terré des autres
85.
Café de Saint-Domingue.
92 IO
Café de la Martinique.
IOO
Café de Cayenne.
700 I. ) f. > du
Indigo
NATIONALE.
A PARIS, DE L'IMPRIMERIE --- Page 25 ---
E X A M E N
DU RAPPORT
FAIT PAR M. BARNAVE
A L'ASSEMBLEE NATIONALE,
SUR L'AFFAIRE
DE SAINT-DOMINGUE,
Rapport imprimé dans le Moniteur, 2 seul
écrit public oi il ait paru.
A. P ARIS,
Chez LEJAY fils, Imprimeur - Libraire > rue
de l'Echelle Saint-Honoré, a --- Page 26 --- --- Page 27 ---
N R
Va
LuSId
V.3
EA TAM SSTAS STe
L 3 Seais N4 O WYK 19 - - --- Page 28 ---
L3A