--- Page 1 --- --- Page 2 ---
A20c
dor
-
S
Job Curter Srolur
Librarg
Gromn Hnibersitg --- Page 3 --- --- Page 4 ---
8S7
(8)
voulant les démontrer; telleeft Ia nature de
celle que je viens, d'avancer 3 je n'avois pas
même befoin de les rappeller à des Juges aufli
équitables & aufli éclairés que ceux dont j'implore la protedtion & la juftice.
ON objeéteroit en vain que MM. les Députés de St-J Domingue, qui ont l'honneur de
fiéger parmi vous 2 MESSEIGNEURS, repréfentent la Colonie éntière : un honorable
Membre de l'Afemblée Nationale 3 M. le
Comte de Mirabeau, a. déja fait plufieurs motions qui tendoient toutes à prouver avec juftice', que la clafle des perfonnes de Couleur
n'étoit nullement repréfentée par la Députation
des Colons Blancs, & qu'eile ne peut être
repréfentée que par quelqu'un qu'elle auroit
choifi librement. Et à coup sûr, la claffe des
perfonnes de Couleur n'auroit pas choifi fes
Repréfentans dans la claffe de ceux des maximes defquels elle a tant à fe plaindre depuis
fi long temps &c àfijufte titre.
Signé RAIMOND. --- Page 5 ---
- 26
R APPORT
FAIT AU NO M
D E
L A SE C TIO
N
DU
COMIT É
DAGRICULTURE ET - DE COMMERCE
Chargée par "Affemblée Nationale
l'examen de la réclamation
de
de Sainedes Députés
Domingae, 3 relative à
vifonnemene de rHfe
LapproPAR M. GILLET DE LA
JAQUEXINIERE
A PARIS,
Cliez BAvDOVIN
9 Imprimeur de
NATIONALE, rue du Foin
L'ASSEMBLEE
Saint-Jaques, N2, 3z.
2 7: 8 2 --- Page 6 ---
L'importance de la queftion qui eft foumife à
L'Afemblée Nationale 3 & la longueur indifpenfable du rapport, dont clle a été prévenue
par le Rapporteur T'ont déterminée à en ordonner
l'impreflion avant d'en avoir entendu la leéture. --- Page 7 ---
R 1 APPO 1
R
T
FAITAU N O'M
D E
L.. A SEC T IO N
DUCO MITÉ
DAGRICULTUREET DE COMMERCE
Chargée par LAllemblée Nationale de
Pexamen de la réclamation des
de Saint- Domingue,
Députés
relltive à
vifionnement de L'Ifle,
LapproPAR M. GILLET DE LA JAQUENINIEKE
Al fin du mois dernier, les
de
Adminifrateurs
leau Ssint-Domingue, & de
MM. le Marquis du Chil- Ire. Partie,
avoient licu Marbois, de
Gouverneur & Intendant,
Colonie la difette craindre de voir partager a la
s'annoncer dans
qui commençoit dès-lors a
une partie de
La prévoyance leur dicta l'Ordonnance T'Europe.
du 30
A2
GILLET DE LA JAQUENINIEKE
Al fin du mois dernier, les
de
Adminifrateurs
leau Ssint-Domingue, & de
MM. le Marquis du Chil- Ire. Partie,
avoient licu Marbois, de
Gouverneur & Intendant,
Colonie la difette craindre de voir partager a la
s'annoncer dans
qui commençoit dès-lors a
une partie de
La prévoyance leur dicta l'Ordonnance T'Europe.
du 30
A2 --- Page 8 ---
A
Mars; elle eft, > pour toutes fes difpofitions, conforme à celles que les Adminiftrateurs étoient
dans l'ufage de rendre dans fIe en pareille conjonéture, en temps de paix.
Cependaut cette Ordonrance ne remplit pas
entièrément les vues du Gouverneur , qui > en
conféquence, fe déterinina à propofer à lInteridant celle que, - fur fon réfus d'y
concourir,
il 'rendit feul le 27 Mai dernier, & qui a été
caffée au Confeil d'Etat le 23 Juiller.
C'eft contre cette caflation, que les Dépatés de
Saint-Domingue ont élevé lès plus vives réclamations, qui font le fujer de la difcuffion qui vous
eft foumife,
Cesréclamations, Meleurs, font contenues s
foit aux Motions faites à ce fujer dans l'Aifemblée, à différentes époques, paf MM. Chevalier
de Cocherel, Comte de Regnaud, Marquis de
Gouy d'Arfy, foit aux différentes pièces qui
toutes vous ont été adrellées Oùl diftribuées avec
exaétitude.
C'eft lors des premières réclamarions des Deputés de lIle, 3 que vous avezdécréré, > Mellieurs,
la formation d'un Comité d'Agriculture & de
Commerce, qui choifiroit dans fon fein,mais parmi
les perfonnes non intéreffées au commerce des
Ifles, un Comité d'Inftruction préalable, ccm- --- Page 9 ---
Fofé de fx
&
Membres, pour prendre
vous rendre compte de cette affaire. connoiffance Vos
tenzions ont été remplies : fix
inété
Commifaires ont
nommés; toutes les pièces dont il vient
Parlé leur ont été remifes, & en outre, des d'être Arrèts, Ordonnances, Dedcis.Obfervations,
ques; le tout fous différentes
: Répliques-unes de ces
formess. & quel- 1
pièces même fournies manuf
crites., ont reçu quelquesadditions. à l'imprefion.
Voici, Mellieirs, ce qui réfulte de
ces pièces &"Motions, ou du moins ce
toutes allàguent & ce qu'en concluent les Députés gu'y de
Domingue:
SaintQue l'Ifle a éprouvé & continue de reffentirla
plus affreule difette ; que les
tuels conviennent même
Adminifrateurs acque l'état ordinaire des
chofes, en Avril., Mais,
Juiller
une chereté
Juin,
5 a été
excellive: :
Que 400,000 Habitans de totite couleur,
pofant ia population. de life, fonc
comà la plus affreufe famine:
y
condamnés
Que c'eft lefprit d'intérêt
a dicté l'oppofition
le particulier fenl, qui
à l'exécurion de.l'Ordonmance que Commerce a apportée
guidé les démarches
du 27 Mai, & qui a
auprès du Minifre, que fes Agens ont faites
Que la Nation n'a pour obtenir fa callarien :
Pas d'intérér général à conA;
de life, fonc
comà la plus affreufe famine:
y
condamnés
Que c'eft lefprit d'intérêt
a dicté l'oppofition
le particulier fenl, qui
à l'exécurion de.l'Ordonmance que Commerce a apportée
guidé les démarches
du 27 Mai, & qui a
auprès du Minifre, que fes Agens ont faites
Que la Nation n'a pour obtenir fa callarien :
Pas d'intérér général à conA; --- Page 10 ---
ferver le régime prohibitif s quant aux iubfiftances :
Que ce régime, que les Députés de Plfle attaqueront - au fond quand il en fera temps, n'eft,
comme ils.le démontreront alors, autre chofe
que le monopole commercial, & .hen le régime
national, auquel il eft direétement oppofé:
Que contraire dans tous'les temps au bien général, il fe trouve bien plus odieux encore dans un
moment oi tout fe régénère &c faifit de nouvelles
formes de liberré:
Que FIfle étoit menacée d'ane difette à l'époque a
de la première Ordonnance commune des deux
Adminiftrateurs s ainfi qu'il eft aifé de s'en convaincre par fa lecture :
Que les réffources qu'elle a fournies ont été de
peu de conféquence, 7 comme on peut s'en allurer
par les'tableaux joints à la Correfpondance imprimée du Marquis du, Chilleau avec MM. de la
Luzerne & de Marbois, dont le premier prouve
qu'il n'avcit été exporté par les différens Capiraines
de Navire d'Europe, aul Port-au-Prince, que neuf
mille cent vingt-fix barils de farines érrangères,
pendant les fix premiers mois de 1789, dont feuJeient trois mille fix cents dans le trimeftre d'Ayril; & le fecond, qu'il n'avoit été importé dans
toute l'Ile pendant le même crimeftre que trente- --- Page 11 ---
quatre mille quatre cent-trente barils de
dont feulement fept mille trois cent
farine,
de farines françoifes, & vingt fept mille trente-deux
vingt-dix-huit de farines érrangères; d'oir il quatre- réfultoit que IIe avoit manqué de pain pendant
jours > ou qu'on avoit été forcé à la trifte fept néceffité de réduire les rations d'un
dernier mois :
quart pendant le
Qu'il réfalte du premier état,. que les Commerçans François avoient lailfé manquer l'ifle
dant cinq mois entiers des fix premiers de l'année, penpuifque leur exportation des fix premiers mois n'é
toit que de neuf mille cenr vingt-fix barils;
dant qu'a raifon de cent cinquante mille
penelle devoit être a-peu-près de douze mille par an,
cents barils par mois, l'un dans l'autre:
cinq,
Qu'à la fin de Mai; le Gouverneur avoit cril devoir prendre des précautions plus efficaces, néceflitées par les conjondures 5 qu'en effer, il étoit dé
montré que jufques à cette époque, il'ne s'étoit 1n--
troduit dans l'Ile qu'une tees-petite quantiré de
farine, que le prix du pain n'avoir éprouvé qu'une
diminution bien peu fenfible, & qu'elle n'avoir eu.
lieu que dans les trois Villes principales;
le
défaut
que
d'importation, , d'après le rapport des Bâtimens érrangers, venoit de ce que ces mêmes Batimens ne pouvoient fe remplir avec des denrécs.
A 4
s'étoit 1n--
troduit dans l'Ile qu'une tees-petite quantiré de
farine, que le prix du pain n'avoir éprouvé qu'une
diminution bien peu fenfible, & qu'elle n'avoir eu.
lieu que dans les trois Villes principales;
le
défaut
que
d'importation, , d'après le rapport des Bâtimens érrangers, venoit de ce que ces mêmes Batimens ne pouvoient fe remplir avec des denrécs.
A 4 --- Page 12 ---
coloniales, de la vente des farines qu'ils impor:
roient; que de ce régime prohibitif avoient réfulté
deux effets abfolument contraires à la Colonie; le
ptemier, de la laiffer dépourvue du principal ob- >
jet qui pouvoit la faire fublifter; le fecond, dei la
priver du peu, de numéraire qu'elle pouvoit poffé-
"der, à raifon de ce que les étrangers n'ayant pas
la liberté de former leurs chargemens en toute
efpèce de denrées 2 empertoient en argent une
grande partie de la valeur des farines importées;
que ces inaux exigeoient un remède prompt &
efficace, & qu'on ne pouvoit le trouver alors que
dans une prorogation du délai de l'Ordonnance
du 30 Mats, & dans la permiflion d'un échange
de denrées:
Qu'il n'y avoit pas,eu un inftant à perdre, &
que ces confidérations avoient déterminé le Gouverneur à propofer à l'Intendant l'Ordonnance
du 27 Mai, que, fur fon refus d'y concourir, le
Marquis du Chilleau avoit cru devoit renidre
feul:
Quel le refus de Tlntendant'n'avoit rien qui dût
étonner; qu'il eft vendu au Commerce, & partifan d'un fyfème prohibitif & oppreffeur; que
cette oppofition eft criminelle; qu'il s'eft renda
coupable d'infubordination, , ce dont il fera accalé
dansle temps, & mérirera d'être puni: --- Page 13 ---
Qite cependant, graces aux. foins & à la
meté du Gouverneur, & fur-tour à fon
fernance du 27 Mai, l'Ifle étoit
Ordonmais que fon rappel
été pourvue en, Juiller;
Ordonnance caffée ayant
prononcé, & foa
Roi, fait
par un Arrêr du Confeil du
dans le cabiner du Miniftre, que le Roi
peur-être n'avoit jamais lu, fur
il
été éclairé, & cet Arrêr
lequel n'a pas
Papiers Pablics
ayant été inféré dans les
; &c envoyé aux Colonies.
une coupable célérité, les expéditions
avec
ceffer en fin de
avoient dû
être dans la
Septembre, & que l'ifle devoit
plus affreufe difette, paifqu'aucun
spprovifionnement la
n'a. pu fortir de France
Colonie; que les firops, taffiats & piaftres Pour font
épuifés, & que n'ayanr pas la liberté de
en denrées, qui font aétucllement la feule payer
noie du pays, la permiffion d'acheter à monautre condition.qui n'eft
toute
birans de T'iAe, eft illufoire. pas au pouvoir des HaQrte les Habirans de
& vaine :
loin de chercher à relâcher Sainit-Domingue font bien
uniffent à la
les nceuds qui les
relations foient Métropole; mais qu'il faur que des
juftes pour être
rables:
lorg temps duQue le pain eft à Ssine-Domingue,
France, d'ane abfolue néceffité:
çomme en
Qu'il faur indi(genfablement
15o,cao barils de
ire. pas au pouvoir des HaQrte les Habirans de
& vaine :
loin de chercher à relâcher Sainit-Domingue font bien
uniffent à la
les nceuds qui les
relations foient Métropole; mais qu'il faur que des
juftes pour être
rables:
lorg temps duQue le pain eft à Ssine-Domingue,
France, d'ane abfolue néceffité:
çomme en
Qu'il faur indi(genfablement
15o,cao barils de --- Page 14 ---
1o
farinepar an, qu'ilenfaudroit 400,000 batilsdeplus
pour adoucir le fort des Nègres, dont 11,000
meurent annuellement de faim, à raifon de ce
que les produdtions du pays, dont ils vivent, ne
peuvent réfifter qu'en partie, dansles plaines. aux
plaies, dans les montagnes aux fécherelles, &
dans l'une & l'antre de ces politions aux ouragans, qui ravagent prefque annuellement ces
belles contrées:
C Qu'on demande la liberté de recevoir des
pays étrangers ce dont on ne peut fe paffer, &
ce queula France ne peut évidemment fournir;
qu'elle ne peut avoir d'intérêt au monopole de
quelques Marchands des Ports de Mer 3 que
peu lui importe que ceux-ci vendent plus chet
aux plantcurs, ce qu'ils auroient d'ur autre côté
à meilleur marché; que ce bénéfice n'eft que
celui de quelques particuliers; que ce que les
Colons débourferoient annuellement de moins
accroîteroit en- augmentation de culture, & ferFiroit à multiplier les forces exploitantes des
Planteurs :
Que la contrebande nait de la gêne ; que quand
on manque de dentées de première néceffité >
aucuns des moyens qui peuvent en procurer ne
font illicites; qu'ainfi l'Etat perd les droits, qu'on
paieroit fi l'importation & l'exportation étoient --- Page 15 ---
II
lés droits de traite Git
petmifes, en acquittant
d'entrée:
bien ordonnée 2 on
Qu'avec une furveillance
qu'on ne le depeit empêcher d'exporer plus
qu'on
les importations;
vroit faire pour acquitter des échanges que pour
ne demande la permiflion
fubvede première nécellité, & pour.
les objets
mieux dire, a la.
nir à T'infuffifance, ou 2 pour confiftoient, quand
nullité des moyens licites, qui
tafdans la Colonie, en firops,
il en exiftoit
fiats & piaftres :
"provifoire e, & un
Qu'on ne demande qu'un feulement, pour
provifoire pour fix mois, , ou
recomjufqu'à Tépoque oà la méttopole pourra
& foutenif des envois fuffifans 5 qu'on
mencer
avoir lintention de fe
n'a pas, qu'on ne peut
la
& à
fouftraite aux relations avec
nétropole,
elle feule réfervées, miais qu'on demande une
à la loi ordinaire, dans un moment
exception
aufli critique qu'extraordinaire: moins défaftreufes,
Que dans des circonftances où la crainte de la
en 1778, dans un inftant de la Coloniez des
famine étoit le Teul Aéau
MM. d'ArAdminiftareurs éclairés, vertueux,
&c de Vèvre,. - avoient accordé la permiliongout
actuellement dans une polition bien
qu'on follicite
la difette n'eft pas
-
plus déterminante 3 puifque
exception
aufli critique qu'extraordinaire: moins défaftreufes,
Que dans des circonftances où la crainte de la
en 1778, dans un inftant de la Coloniez des
famine étoit le Teul Aéau
MM. d'ArAdminiftareurs éclairés, vertueux,
&c de Vèvre,. - avoient accordé la permiliongout
actuellement dans une polition bien
qu'on follicite
la difette n'eft pas
-
plus déterminante 3 puifque --- Page 16 ---
feulement prévue, mais réelle; qu'alors cette
permiflion d'exportation s'étoit étendue à toutes
les dénrées Coloniales, au-lieu
dans
infant on fe reftraint à la libre que extraétion cet
fucres &
.des
cafés, en réfervant au Commerce National les denrées les plus précieufes, celles
dont la grande valeur dépend de leur
cette
emploi;.
que
facilité, contre laquelle le Commerce
n'avoit par réclaméà cette époque, ou bien contre
laquelle il avoit réclamé fans fuecès, s'étoit continuée pendant cinq ans entiers, fans que le
Commerce eût été ruiné par. cette longue con- -
currence, comme il paroiffoic fi fort craindre
de Têtre pour fix mois
fculement; qu'en vain iZ
réponidoit que ce temps étoit un temps de guerre, e
que lès trois grands Ports étoient
favoit bien
l'on
oloqués ; qu'on
que
ne pouvoit pas, en occupant feulement trois points, bloquer deux centcinquante lieues de côtes, que d'ailleurs nos flottes
étoient alors en oppofirion & en mefure vis-àvis des flortes Angloifes, qui n'avoient
conferver cette ftation toure la
pas pu
la
guerres. qu'alors
difette ne défoloit Pas la France, comme elle
le fait encore à préfent, même à la fuite d'une
récolte abondante; ; qu'alors il n'y avoit pas de
prohibition d'exportation, d'infurredions du Peuples. qui s'étoir oppofé & qui ne manqueroit
pas --- Page 17 ---
de s'oppofer encore à tout
bien même on voudroit enlevettienr, quand
ordonner, ce.à quoi la en permettre, ou en
pas devoir déterminer
prudence ne paroifloic
l'Affemblée dans l'occarrence; qu'enfin à l'époque dont-il vient d'être
queftion 3 il pouvoit arriver & arrivoir effectivement dans nos ifles de nombreux convois
efcorte :
fous
Que Foppofition du Commerce n'eft donc nullement recevable; que les quatre
pofés par fes agens pour Tapprovifionnemenr moyens prola Colonie ne font
de
premier.
pas plus admilibles; que-le
(:) mettroit dans fa main une régie,
que'maigréle défintéreflement
merce, > on ne ponvoit lui
prétendu du Comle voir chercher à faire confiér, fans crainte de
néice
dans les ténebres un béquelcanque, le feul bat de fes opérations
mercahtiles; qu'en effer, de quel
roit-il être pour la Nation
avantage pourqui ne ferviroit
d'accepter une offre
farine le double, qu'i faire payer aux Colons la
le triple de ce que la leur ven-
(1)-L'offre d'équiper à fes frais des flites
qui porreroient dans nos Colonies des
du Roi,
iroient chércher aux
farines qu'elles
teroient en France la. valeur Etats-Unis, & dont elles rapporde la Nation,
en denrées,, pour le compte
qu'en effer, de quel
roit-il être pour la Nation
avantage pourqui ne ferviroit
d'accepter une offre
farine le double, qu'i faire payer aux Colons la
le triple de ce que la leur ven-
(1)-L'offre d'équiper à fes frais des flites
qui porreroient dans nos Colonies des
du Roi,
iroient chércher aux
farines qu'elles
teroient en France la. valeur Etats-Unis, & dont elles rapporde la Nation,
en denrées,, pour le compte --- Page 18 ---
droient les Américains, vu les frais d'armement,
de chiargement, de déchargemenr, d'avariés, de
magafinage & d'affurance; qu'il eft au forplus
inutile de fatiguer les Bâtimens du.Roi.à des
courfes & pour des deftinations de ce genre :
Que le fecond (2) ne fetviroit qu'à remplir le
même but, & de plus à mettre le Commerce à
portée de vendre aux Etats-Unis une partie de
fes cargaifons en fraude des droits dont elles font
exemptes à, la deftination des Colonies, &
par
faireiaugmentere encorele prix de cequiluirefteroit
à vendre à l'arrivée de fes vaiffeaux dans Pife;qu'il
en réfulteroit en outre' une dépenfe de 450,000
livres pour l'Etat, pour l'acquit de primes que'
le' Commerce ne rougit pas de demander dans un
inftant où le tréfor eft épuifé:
Que le troifième (3) n'eft qu'illufoire; car quel
(2) D'accorder une prime de 5 livres par baril"' aux
Navires Marchands François, qui, deltinéspour nos Colonies, iroient d'abard toucher dans les Ports des
Etats-Unis, pour y prendre des farines qu'ils porteroient
aux Ifles.,
(3) D'admettre les Bâtimens étrangers' dans les Ports
d'entrepôt ou ils vendroient leurs farines, , & oi,files
denrées dont l'exploitation eft permife ne leur convenoient pas > ou ne fuffifoient pas à leur paiement,. ils --- Page 19 ---
Capicaine Américain dont, au furplus, les vaif
feaux font très-petits & par conféquent de
de charge, voudroir,
peu
pour 200 barils qu'il vient,
échanger contre du facre & du café, prendre des
lettres à 14 mois
difficile a faire d'échéance; que ce moyen feroit
l'admertant il agréer aux étrangers, ou qu'en
ne ferviroit, à raifon du
qu'a faire payer aux Colons les denrées de retard,
mière néceffité le double de leur valeur: preQuele quatrième (4): feroit le moins déraifonnable, s'il étoit praticable; mais qu'on connoit l'infarredtion générale du Peuple, & fon
à toute efpèce d'eulèvement de oppolition
d'importance
,
quelque peu
qu'il foit, quelque prochaine
puiffe être fa deftination; combien
que
pas plus à craindre, &
ne feroit-elle
étoit
peut-être plus legitime,s'il
queftion de faire fortir de France une
tité de farine qui lui paroitroit
quandont il feindroit de
confidérable, &c
méconnoitre la deftination
pour juftifier fa conduire; qu'on fait à quoi s'en
recevroient, 3 en retour, des lettres à tn an de
fur Londres ou Paris, dont la Colonie feroit les vue, 3
à l'avance en Europe, & en denrées des Ifles. fonds
(4). Celui de chercher à engager le Peuple des
de mer à laiffer faire librement T'exportation
Ports
Ifles.
pour les
roit de
confidérable, &c
méconnoitre la deftination
pour juftifier fa conduire; qu'on fait à quoi s'en
recevroient, 3 en retour, des lettres à tn an de
fur Londres ou Paris, dont la Colonie feroit les vue, 3
à l'avance en Europe, & en denrées des Ifles. fonds
(4). Celui de chercher à engager le Peuple des
de mer à laiffer faire librement T'exportation
Ports
Ifles.
pour les --- Page 20 ---
tehir, particulièrement pour. les environs de.Bordeaux, qui fourniffent ordinairement feuls les
trois quarts de Tapprovilfionnement de l'lles qu'il
feroit bien difficile de faire entendre
le calcul fait par le
au Peuple
Commerce, & dont on ne
nie pas l'exactitude; quie les 156,000 barils de_ farine néceffaires pour la fubliflance annuelle de
PIile, ne font pas un jour & demi de la confommation de tout le Royaume ; mais qu'au réfte il
vient encore à T'appui du raifonnement fait parles
Colons > que pour un objet G modique, la Métropole n'a pas grandintérèt de maintenir, fur-tout
provifoirement, le commerce exclufif des farines
ayec les Colonies :
Qu'il réfulte de toût ce qui vient de vous être
rapporté;
Qu'au 27 Mai, on avoit licu de craindre >
à Saint-Domingue une diferte qu'on y éprouve
dans cet inftanr au plus haut point:
Qu'on convient que la farine y étoit exceflivement chère à l'époque des dernièrès lettres écrites
& reçues de TIfle:
Qu'ileft évident qué la France ne peut en fournir dans ce moment:
Qu'elle ne le pouvoit pas davantage, au moment
où l'Ordonnance rendue au 27 Maia été caflée:
Qu'elle --- Page 21 ---
Qu'ellé l'a éiefansexamen, fans raifon fans
morif:
Que lAffemblés Nationale ne peut fe
fer de rétablir
difpenà compter du provifoirement jour de la
, & pour fix mois, 2
T'Ordounance du
Mai: publication dans l'lile, >
Qu'elle doit 'rendre garant &
effets de la révocation de
refponfable des
Miniftre, qui, au mépris des cette befoins. Ordonnance > un
nie & des
de la Culorepréfenrations de fes
far. lui de faire calfer
Députés, a pris
Ordonnance
au Confeil du. Roi, une
droit de
que les Adminifrareurs dès lieux ont
rendreprovri@oiremene
& que'cette
quand.le cas l'oxige;
dée,
refponfabilité eft d'autant,
que le Miniftre convient
plus.fonfur les-licux qu'on
que ce n'eft que
due &
peut connoitre la nature', l'étenlurgence des befoins de la Colonie.
Telles font, Mellieurs, les couclufions
Députés de
que les
dérations Saint-Domingae ont tirées des confiqu'ils vous ont préfentées, &
viens d'avoir lhonneur de
dont je
vous avez pu voir qu'en fe vous foumerré l'extrait:
la queftion quant à ce qui contentant d'efileurer
ils fe font reftraints à
regarde le fonds, sils
c'eftfouscer
trairer le provifoire > &
chéà démontrer point--de-vuc la
fenlement qu'ils ont cherjuftice,
de le leur accorder.
Tindifpenfable néceffité
B
'ils vous ont préfentées, &
viens d'avoir lhonneur de
dont je
vous avez pu voir qu'en fe vous foumerré l'extrait:
la queftion quant à ce qui contentant d'efileurer
ils fe font reftraints à
regarde le fonds, sils
c'eftfouscer
trairer le provifoire > &
chéà démontrer point--de-vuc la
fenlement qu'ils ont cherjuftice,
de le leur accorder.
Tindifpenfable néceffité
B --- Page 22 ---
Nous allons palfer maintenant à la défenfe des
Députés des Manufaétures &c du Commerce de
France, qui ont demandé, & a qui vous avez accordéd'être entendusfur cettei importante queftion:
: LE Commercé de France a adopté un plan de
IIs Partie. défenfe, dans lequel, pour répondrcaux différentes
demandes & allégations des Députés de la Colonie,
'3l s'eft trouvé fouvent obligé d'entamer la queftion
fond fa
porte donc & fur le fond &
au
; réponfe d'oû il réfulte qu'elle eft néceffur le provifoire :
desDéputés
fairement plus érendue quela demande
de la Colonie. Mais linftant de traiter cette grande
queltion dans tous fes rapports n'eft pas encore
arrivé.Vos momens font précieux; je ne vous rendrai
donc compte des motifs allégués furle! fond, qu'autant qu'ils tiennent effentiellement au provifoire.
La défenfe du Commerce commence par ces
deux propolitions :
la fourniture des fa1°, Il n'eft pas vrai que
foit & ait
rines Françoifes a Saint-Domingue >
dix à
'été infuffifante , ni qu'elle foit caufe que
mille
meurent de faim tous les ans.
douze
Nègres
cette difette ait lieu,
20, En fuppofant que
blancs.
elle ne frappe que fur les habirans
la,fenfibilité des Dépurés
I éteit difficile que
--- Page 23 ---
du
Commerce de
ment affeôtée de France, 2 ne fit pas profondéleurs
linculpation grave qu'or fait 2
Commetkans, d'un hortible
pour un intérêt particulier,
monopole, qui,
ment aux horreurs, de la famine condamnneroit actuellemes, & dévoueroir
400 mille hommille des infirumens annuellement à la mort douze
du laxe de
vous a peints au nombre de plus de "Europe, qu'on
Pas tenanr Pas pour prix de l'abandon 360,0ce, sblolu n'obexiflence 2 les moyens
de leur
Le Commerce indifpenfables de la foutenir.
a fenti Teffer que cette
pourreit faire fur les Repréfentans
peinture
douce &,
d'une Narion
tableau complaifante ; & en vous
-
rapide de la Colonie de
préfentantun
il a cherché à diminuer
Sain-Daminsue,
tions douleurenfes
l'exagération des affecdans Yotre
qué les Planteurs ont fait
ame far le fort
naitre
defquels ils ont ellayé de d'infortunés, foulever
en faveur
tion, contre ce qu'ils ont appeié votre. indignadité du Commerce.
Tisienfbecspi.
De cette.population de
Commerce
400,000
a
hommess-le
avance, (& il
fur
gation au témoignage de enappelle cette allé.
fent le régime des ifles, tous. cenx qui cannoif
impartial). quilyena ou même de tout Colon
de pain, ni Par. befoin, 360,00oquine confomment
ni-meme
n'eit en étar de maladie ou de
Par golic, Gi ce
convalefcence ; &:
B 2
ecspi.
De cette.population de
Commerce
400,000
a
hommess-le
avance, (& il
fur
gation au témoignage de enappelle cette allé.
fent le régime des ifles, tous. cenx qui cannoif
impartial). quilyena ou même de tout Colon
de pain, ni Par. befoin, 360,00oquine confomment
ni-meme
n'eit en étar de maladie ou de
Par golic, Gi ce
convalefcence ; &:
B 2 --- Page 24 ---
foutient, toujours en invoquant le mème témoiil
confiftans dans le
gnage 2 2, que les vivres du pays la racine de chou
manioc, la patate, > Tigname,
dont la récaraibe, la banane, toutes produétions
&
dans tous les quartiers
colte ne manque jamais foient les contrariétés des
à la fois, quelles que
fuffifent fans
faifons, ou le ravage des ouragans >
avec les tiz, la farine de. mais, > les pois,
peine,
de toutes efpèces, dont la libre imporles légumes
affarer la fubfiftation eft toujours permife, pour
de colltance faine & préférée des Noirs & gens
c'eft-a-dire, des 9 dixièmes des habitans
lear ,
de-lIlle.
le ComC'eft à la fuite de cet: expolé que
en réponfe à T'allégation
merce vous préfente,
d'une mortalité fordes Députés de la Colonie,
cément annuelle de 12,000 Noirs, caufée par.le
défaut de fabfiftances, un recenfement des morts
des naiffances des Noirs dans PIle pendant les
& années 1786 & 1787 (l'Etat de 1788 n'eft
deux
d'oà il réfulte qu'en 1786,
pas encore formé)
naiffances
fur 333,000 Nègres, il y a eu. 4,217
en 1787,. fur 364,000 Nègres,
& 5,057 morts;
1786 les
3.556 naiffances & 6,116 morts 5 qu'en
de
les naiflances feulement
mortalités furpafsèrent de
& cet excédent
1,850, & en 1787
2,560; vient de ce qu'en
de perte d'une année fur l'autre,
encore formé)
naiffances
fur 333,000 Nègres, il y a eu. 4,217
en 1787,. fur 364,000 Nègres,
& 5,057 morts;
1786 les
3.556 naiffances & 6,116 morts 5 qu'en
de
les naiflances feulement
mortalités furpafsèrent de
& cet excédent
1,850, & en 1787
2,560; vient de ce qu'en
de perte d'une année fur l'autre, --- Page 25 ---
1787 ily eut 30,000 Negres importés
& que la mortalité eft pluis coufidérable d'Afique, far des
Nègres non acclimatés;
deux ans la
d'ohil réfulte enfin, -
Colonien'a perdu réellement, - en € fus qu'en des
maiflances, fur un nombre commun de $48,000
Negres, que 2,350 Negres, c'eft-a-dire
un cent trentième. Hvous" paroitra commed a/peliprès
heureux, Meflieurs, qu'un tableau de mortalité nous,
puilfe dévenir un fujet de confolation.
Maisil ne fuffit pas au Commerce de vous avoir 3
tranquillifés fiftances
fur Texiftence, ainfi que fur les fuba
des neuf dixièmes 'de lIle; ; il n'a
perdu de vue qu'il vous doit
de fa pas
dutte, de fes envois, de fes efforts compte
convifionnement de 40,000 individus pour Tappros
de couleur, & des
blancs ,. ou gens
Negres malades &
&
I
convale
cens;
voici quellés font d ce fojet, & les'téponfes qu'il fait aux reproches
fés, & les
qu'on Tai a adref
allégations. pteuves qu'il apporte à Fappui de'fes
:
Ilfanr tout au plus, d'apres le calcul
fente le
que pré
Commerce, Pour fabyenir a ces
ou ces gouts, 93,000 3E barils de farine, befoins 2
commune; mais depuis cinq ans il en a été année imPorté dans TIle,
J des ports de France
750,000 barils; ce quidonne une année fenlement, rtr
de 150,000 barils ; du moins 1
tel eft lè commune réfulrat
B;
es
:
Ilfanr tout au plus, d'apres le calcul
fente le
que pré
Commerce, Pour fabyenir a ces
ou ces gouts, 93,000 3E barils de farine, befoins 2
commune; mais depuis cinq ans il en a été année imPorté dans TIle,
J des ports de France
750,000 barils; ce quidonne une année fenlement, rtr
de 150,000 barils ; du moins 1
tel eft lè commune réfulrat
B; --- Page 26 ---
de Timpotation de l'année commune, faite fur
cind. années de 1784à1788 : refte donc annuellement $7,000 barils, au-delà des befoins réels
de la Colonie, qui fervent, foit aux caboteurss,
foit à la contrebande avec les Elpagnols habirans
de Tille, foir enfin à former les magalins des fpéculateurs.. 2
qui ne peuvent être ni nombreux ni
confidérables dans un pays où. la farine n'eft Pas
long-temps de cardes.aincomvéniene qui cloigne
toute 21 idée d'acaparement fourenu. Er ce, n'eft
pas; toujours à bénéfice que le Commerce fe
défait kia
de 14 e cette danrée fes agens offrent de
prouver que fouvent la farine ;a été moins chère
iSain-Domingne qu'à Bordeaux méme; alors 3 le
Commerçant a perdu fans fc C plaindre, il Rapoint
demande de dédommagement, pourquoi donc,
dicl,fe récrier contre des bénéfices momentanés
quine font que le couvrit délavantages de, fpéculations 23
fouvent contrariées ou même ruinées?
Et cependanr , pour prouver que ces béncfices
ne 19 font - pas aufli exorbitans qu'on le fuppole, le
Commerce préfenteun tableau, du pris des farines
dans l'ilei en 1788 2 mois par
d'oi N.
réfulte
de
moisy.
:i que - prix commun a- été de qaatre fols:
fept deniers & demi la jjvre, pendant, toute
fannéc. Les rableau SHX de, 1787 donne a-peu-près
lest imême
réfaltar; & 5 les commerce. obferveal
19 font - pas aufli exorbitans qu'on le fuppole, le
Commerce préfenteun tableau, du pris des farines
dans l'ilei en 1788 2 mois par
d'oi N.
réfulte
de
moisy.
:i que - prix commun a- été de qaatre fols:
fept deniers & demi la jjvre, pendant, toute
fannéc. Les rableau SHX de, 1787 donne a-peu-près
lest imême
réfaltar; & 5 les commerce. obferveal --- Page 27 ---
quantau falaire des Ouvriers
les journées font payées le 2 que dans nos Ifles
les Paye en
quadruple de ce qu'on
peine bien à Frances, même de ce qui mer les gens de
la denrée de première fupporter la plus-valne de
néceflité.
Mais ces motif, qui tiennent
qu'au provifoire de la queftion, il autant au fond
donner pour Tinftant, &
faur les abanla, ficuation actuelle. Le Palfer à ceux relatifs a
pas à l'abri des
Commerce ne fe croiroie
pasy,
reproches, s'il ne démontroie
que, malgré les événemens
ont généralement
imprévus qui
dinaire des chofes, dérangé lIle cette année l'ordre orlement
a dû recevoir, , & a, réelfa
reçu une. quantité de farine fuffifante
confommation.
a
Iciles Députés du Commerce fe
lument en contradichion,
trouvent abfoTile. Ceux-ci,
avec les, Dépurés de
ont argumenté,
difette dont ils fe
pour prouver la
par. M. le
plaignent, de deux érats fournis
pelezy
Marquis du Chillean. Vous vous raption
Mellicurs, que lun préfente
comparative faiteau
Limpotafix premiers mois des années Port-an-Prince dans les
tre, le tableau dès farines, 1788 &1789; j T'auérrangères,
foit. françoifes, foit
du
importées dans huit ports.d'A
premier
Amirauré,
Janvier au - premier Juillet de cette,
année, enfemble la quantité reftanré
en magaB 4
Marquis du Chillean. Vous vous raption
Mellicurs, que lun préfente
comparative faiteau
Limpotafix premiers mois des années Port-an-Prince dans les
tre, le tableau dès farines, 1788 &1789; j T'auérrangères,
foit. françoifes, foit
du
importées dans huit ports.d'A
premier
Amirauré,
Janvier au - premier Juillet de cette,
année, enfemble la quantité reftanré
en magaB 4 --- Page 28 ---
fin, i Tépoque des procès-verbaux dont
font cenfés le réfultar: d'où il
ces érats
que dans les fix
fuit, du premier s
Port-au
premiers mois de 1788 - > le
Prince avoit reçu 36,770 barils de farine 5
tandis qu'en 1789, il n'a reçu que 9,126 barils
pendant le même temps : du fecond,
pendant les trois mois d'Avril à Juillet t,iln'avoit que
été importé dans tous les' ports de l'Ile ,
34480 barils de farine, dont 73332 feulement que
de françoife; enfin, qu'il ne reftoit en
a lépoque des
magafin,
de farine
procès-verbaux, que 4:918 barils
en total.
Le Commerce répond que de ces deux états,
J'un eft inutile, & ne prouve rien 5 que l'autre
eftimpatfait, & ne prouve Pas
le
davantage; que
premier 2 célui des importations comparatives
de 1788à 1789, faites au
Port-au-Pirincese en le
fuppofant exact, ne prouveroit rien dansla quef
tion ; que dece
le Poft-au-Prince n'auroit
pas" reçu dans/les T premiers m'ois de
une quantité-de farines françoifes égale à 1789, celle
qui-y'a été-imporrée pendant le
S.
mème temps en
1788, on Ine peut pas conciure que la différence
des importations françoifes dans toute lIle, a
été-de plas de 27,000 barils de moins en
qu'en 1788, -
mais feulement
gu'elle a été telle
au PortanPrince; que le Port-au Prince n'eft pas
reçu dans/les T premiers m'ois de
une quantité-de farines françoifes égale à 1789, celle
qui-y'a été-imporrée pendant le
S.
mème temps en
1788, on Ine peut pas conciure que la différence
des importations françoifes dans toute lIle, a
été-de plas de 27,000 barils de moins en
qu'en 1788, -
mais feulement
gu'elle a été telle
au PortanPrince; que le Port-au Prince n'eft pas --- Page 29 ---
25*
l'entrepôt général de la Cololie; &
prouver que celle-ci: n'a pas été faffifamment que, pour
provifionnée, il faudroit démontrer certe
appar le tableau des importations faites allégation
les ports dell l'llle, dont'au
dans. tous
ont reçu en : excédent le déficit furplus les autres ports
la foufnicure du
qui fe trouve fur
prouvé ; enfin, Port-auPrince, qu'il eft
ainfi qu'il va être
vouloir, rtirer d'an fait contré toute. logiquey de
féquence géncrale
particulier & ifolé une coninexaét;
: que. le fecond tableaul eft
fulte
que la preuve de cette inexactitnde
de l'état joint a la lettre en
rodes 7 deux Adminiftateurs
date du 28 Août,
MM. de Peynier & de actuels de la Colonie,
que, pendant lesiquatre mois Marbois, lequel prouve,
& Juiller,
d'Avril, Mai, Juin
barils, dont limportation dans l'ifle a étéde 54348
gères; & 245 677 defrançoifes, 8,2 29,6 671 d'étranque pendant les trois mois d'Avril,
Jainsles mémcs dont l'étar de M.du
Maisa
fente le tableat
Chilleau ped
de 435297
sl'importation (a été dans: d'ile,
barilsy dont
25,363 d'étrangères 3. ce! Npog4-de.fiangaifts, qui.elt bien
&
de.34.410, barils, donr
different
7,332 de françoifess &,
d'étrangères ,, dont.les
d'après M. du Chillean : d'oile Dépurés parlent >
que,bienloin
Commerce conclut
a eu-un excédent davoirmanqué de
de 3.070 barils, IIAe
provifion de 5.797 7barils.
363 d'étrangères 3. ce! Npog4-de.fiangaifts, qui.elt bien
&
de.34.410, barils, donr
different
7,332 de françoifess &,
d'étrangères ,, dont.les
d'après M. du Chillean : d'oile Dépurés parlent >
que,bienloin
Commerce conclut
a eu-un excédent davoirmanqué de
de 3.070 barils, IIAe
provifion de 5.797 7barils. --- Page 30 ---
Cependant, le Commerce ne prétend pas ques
dans l'occurrence actuelle, ce qu'on a pu importer
ce
lui être encore
à Saint-Domingue, quipourroit
huadreffe de France, doive tranquillifer votre
de lIe : il eft
manité fur Tapprovifionnement
loin de blâmer les précautions conjointement prifes
Adminiftrateurs. ,' & les motifs qui les ont
parles déterminés à l'Ordonnance duso Mars dernier ;
fes Députés en reconnoiffent la fagellfe, ils en
confentent la maintenue & l'exécution ; ils vont
au-devant de votre jufte follicitude pour l'affurance
de rIle; & c'eft pour y
de Taprovifionnement
vous
eoncourir, autant qu'il eft en eux 5 qu'ils
propofent les quatre moyens déjà rapportés dans
la demande des Députés de TIle, & combattus
par ceux-ci. du Commerce contre. ces réponfes,
Les Députés
de leurs propofitions , fur
difent encore à l'appui
Ca"
malgré les imputations
la première (1), que;
on
fe
lomnieufes des Députés de "ile,
peut
fier à la bonne foi & à la loyauté du Commerce
François', qui a fait plus d'une fois fes preuves
de défintéreffement & de zèle dans les opérations
qui lui ont été confiées par le Gouvernemeht: que à
des bâtimens du Roi feroient moins farigués
(:) Vide première partie , page. 13,14. --- Page 31 ---
faine des coarfes du 27 :
propofe de les
genre de celles auxquelles il
daus-lcs
employer, qu'à refter immobiles
ports,, où ils fe gârent, & finiflent
:
pourrir,s qu'en accepcant cette propolition, ellene par
nécelligeroit pas moins, par le commerce une
horss ane avance fans, intérét de pluficurs mife
lions, & que cette offre eft certainement milrellée. & honnére.,.
définté
Sur la fecoude, qu'ils
la primes dont l demande renonceront étoit volontiers à
nue à leur propolition, mais
d'abord contefaire que pour lintérèt même des qu'elle n'avoir été
nignore pas qu'une Prime eft un Colons ; qu'on
pour le vendeur : mais bien avantage., 5 non
puilque celui-ci Paye moins la denrée pour T'agheteur, de
quotité de la prime; 5 qu'il
toute la
aifé de prendre des.
eft, au furplus trèsqu'on leur fupole l'intention précantions contre la fraude
Unis,
de faire aux EratsSur la troifieme, 301
fois employé, & que,ce moyen a été plus d'one
Américains
qu'il eft trèsp probable
les
, qui doivens à
que
teroient volontiers certe manière TAnglegetres. de
accep:
le délai de quatorze mois n'eft ni sacquittens
Eet à qui traite avec les
inconne ni
Iles, qui font loin de.tour Planteurs de nos
Sur da guastième, gu'ils fentent Payer comptant:
toute la difi
301
fois employé, & que,ce moyen a été plus d'one
Américains
qu'il eft trèsp probable
les
, qui doivens à
que
teroient volontiers certe manière TAnglegetres. de
accep:
le délai de quatorze mois n'eft ni sacquittens
Eet à qui traite avec les
inconne ni
Iles, qui font loin de.tour Planteurs de nos
Sur da guastième, gu'ils fentent Payer comptant:
toute la difi --- Page 32 ---
culté de fon exécution; mais cependant Giil
elt probable qu'ane Nation jufte & gensrelife 31
comme la Nation Françoife , ne' voudra pas , y"ehi
confetvant le régime qui exifte depuis G langpour le' dire en PaC
temps pour lesifles (régime,
de ceux des
fant, 2 beaucoup plus doux qu'aucun
Puiffancés Européennes avec leurs Colonies),ne
voudra pas", difencils, ne pas affurer la fubffc
tance de fes frères des Ifles ; que T'oppolition aux
chiargemens qai pourroit avoir lieu dans l'intérieur
du Royaume, ne fe réalifera sûrement pas dans
lcs Ports de mer habités par des François > perpétuellement témoins de ces fortes d'enlèvemens >
de l'intérêt national
qui tous > indépendamment
& commun, ont encore un intérêt particulier > par
T'emploi & T'occupation que leur procure d'une
de vaiffeaux
manière ou d'autre; Tarmement
à ce
ce commerce foit
atuiEe
lès Hles;
que
les chardans fa totalité à la Métropole 5 que
'pour les Ifles fe continuent dans lés Ports,
gemenis & particulièrement à Bordeaux 5 que les pays
accotitumés à farre cette fourniture ; folliciteht,
inftance, d'ètre autorifés & foutenus pour la
avec
plafieurs deniandes de ce genre
continner';. que être adreffées à T'Affemblée Naont éré ou vont.
qui fournit les
tionale' que Montauban , pays fait remettre au
belles farines de" minot, a? déjà
que
'pour les Ifles fe continuent dans lés Ports,
gemenis & particulièrement à Bordeaux 5 que les pays
accotitumés à farre cette fourniture ; folliciteht,
inftance, d'ètre autorifés & foutenus pour la
avec
plafieurs deniandes de ce genre
continner';. que être adreffées à T'Affemblée Naont éré ou vont.
qui fournit les
tionale' que Montauban , pays fait remettre au
belles farines de" minot, a? déjà --- Page 33 ---
29'
Comité d'Agriculare & de
mojre a ce fajet 3 qu'on Comierce, tin. Mé.
Permettre d'accueillir
peut d'autant. plus fe
quiil n'eft
ces différentes réelamations,
gueftion d'une
inquiéter
extracion.qui Puilfe
p
Fnaee
quantité
puifqu'il ne s'agit que.de la
gue les fariges qwsile a confomme en un jour &, demi:
particalierement
merce des Iles
deftinées au. Com2. font tirées
environs de Bordeaux.,
principalement des
gnés de deux cents lieues c'ef-a-dire, de la
de.pays éloion ne pourroir faire parvenir Capitale, laquelle
mens 2 même avec des frais ces approvifionnela valeur de la denrée
qui doubleroiene
d'autre reffource
; Pays qui n'ont. eux-mèmes
leurs Manufactures, pour fabfilter & entretenir
de leurs bleds
, que la vente & la
en farine, , dans les
converfion
mens de Moiffac & autres de
beaux érablifleQue
ce genre,
maintenir cependant la liberté 2 quelle que foit la juftice de
lièrement
de cette extraction,
confervée par les Décrets de
particurelacifs.aux
e
TAfiemblée
fubfilances, les
merce attendent fa décifion Députés du CoinPour la continuité de
Tenglet - de.ce moyen > ou pour la
ceux 7 qu'elle croira devoir
préférence de
alfurer la fubfiftance adoprér des
dans fafagefe,
ma & à l'accroiffement Colonics 2 à la conCorps n'a, dans l'Etat,
defquelles aucun
a Fai D1
2 plus d'intérèr que le Com-
fiemblée
fubfilances, les
merce attendent fa décifion Députés du CoinPour la continuité de
Tenglet - de.ce moyen > ou pour la
ceux 7 qu'elle croira devoir
préférence de
alfurer la fubfiftance adoprér des
dans fafagefe,
ma & à l'accroiffement Colonics 2 à la conCorps n'a, dans l'Etat,
defquelles aucun
a Fai D1
2 plus d'intérèr que le Com- --- Page 34 ---
:
elles doivent béancoup de miltions
merce,auquel relativement a la cherté exceflive dont fe
Que,
de
ceux
plaignent les Députés
Shint-Domingue, le
de 120 liv,
du Commérce doivent dire que prix : Colon'eft
un prix exceffif aux
ou iso'liv.,
pas difette
malheunies dans un moment de
; quitet
reufement relatif à' celui auquel, malgré une ré:
colte rres-abondante, on paye aétuellement le Pain
IAles, comme ailleurs, la rareté
en France: Qu'aux
dont ont voit leffet
eft le fruit de Tinquiérude,
dans les
fans pouvoir en aligner la caufe 5 que blancs
malheurenx, fans doute les habitans
remps le pain cher,. mais que l'aifance dont ils
payent jouiffent : les met bien au-deffus de cette dépenfe
qu'ils ont au moins pour reffource derpallagère 5
nière, les vivres du pays, qui ne manquent jamais,
fans être aalli agréables pouir les Blancs
&' qui,
font néanmoins bons & fains ;
que ceux d'Europe, aux Ifles, mais dans nos pays que
que ce n'ét pas
a craindre, & exerce d'af:
la difette eft vraiment
affitfreux ravages 5 que là, tous ont une fubliftance &
xée, les Noirs & gens de couleur, leur goûr, des
rien, en denrées du pays, lessiches
prefque pour
on moinsd'argent, faiunes Redes autres, avec plus
lés
5 mais qu'ici le cultivateur.,
vait dirconftances; mourir de faim & de misère >
le manouvrier peut
ou que fon prix eft
quand Te pain lui manque s
:
la difette eft vraiment
affitfreux ravages 5 que là, tous ont une fubliftance &
xée, les Noirs & gens de couleur, leur goûr, des
rien, en denrées du pays, lessiches
prefque pour
on moinsd'argent, faiunes Redes autres, avec plus
lés
5 mais qu'ici le cultivateur.,
vait dirconftances; mourir de faim & de misère >
le manouvrier peut
ou que fon prix eft
quand Te pain lui manque s --- Page 35 ---
au-deffus de fes
fans doute fatisfaifant modignes faculivés; qu'i feroit
a fournir à un
pour la Métropole
taux modéré des
d'avoit
Colonies, , mais qu'enfin l'effentiel denrées a fes
que des Colons très - riches
n'eft pas tant
aifés > ayent des farines à ou au moins crèsmême à prix égal à
meilleur marché oa
qu'ils en aat
celui de France, >
ayent, 3 & qu'ils en
mais bien
queront Pas; qu'au 24
ont, & n'en manfeulement, environ 10,000 Aolt,ily en avoit au Cap
prouvé par la lettre de M. barils, ainfi gu'il eft
Camp,
Coutard, Maréchal de
dastAoit.8 Commandant en fecond dans
produire;
"IAe, datée
de nos Ports, &
qu'ilvient d'entirecmpédie
pluts de (x mille barils particulièrement de Bordeaux,
merce,
pour le compte du Comi
troupes; que ces
len faur
erminenene
expéditions' fe
pour les
que jour dans la proportion renouvellent chequ'il eft conflant, tant par les permife par la Loi;
par des. lettres
papiers publics,
Etars-Unis la. farine parriculieres
que
ne valoit Produties,
27 I. fo f le bacil;
au 2; Juiller qu'aux
étoitaudeli détour que l'elpérance de
que
aninées, & qu'on ce qu'on avoir vu depuis larécole
devoit
longues
feroit 2 23 liv.; que fans compter que le baril baifpeu plus cher en frops, contredit on paieroit un
dentces, mais qu'it n'en taffiats & piaftres qu'ea
réfulierois Pas défaur de
uties,
27 I. fo f le bacil;
au 2; Juiller qu'aux
étoitaudeli détour que l'elpérance de
que
aninées, & qu'on ce qu'on avoir vu depuis larécole
devoit
longues
feroit 2 23 liv.; que fans compter que le baril baifpeu plus cher en frops, contredit on paieroit un
dentces, mais qu'it n'en taffiats & piaftres qu'ea
réfulierois Pas défaur de --- Page 36 ---
denrée, mais "fenlemeut une. legtresmugmentation
le
avec certitude d'ein avoir; que - les
dans achétant ptix,: la farine un peu plus cher. yen:
Colons droient anli leurs denrées dans la meme proporFrançois ; qui ne pouvant y
tion aux Négocians
P
des. farines de France en fuffifante quanporter
(e difpenfer d'aller y prentité, mais cependant.
la loi,
dre des denrées coloniales, yrecevrolent raifonuablement repuifqu'ils ne pourroient & pas fans rapporter des revenir des Ifles en left,
fe
&
tours -dont la Métropole ne peut
paffer,
t
verfer continuellequilimporre au commerce toieft le d'y beloin, là auflife porte
ment 5 que par-tout
quoiqu'il y ait toulinduftrie commerciale; que cela n'a pas empèjours eu des loix prohibitives,
dans
ché les Errangers d'importet en les contrebande denrées à l'exles Colonies ou d'en.exporter defquelles les circonftraction 3 à Fimportation. attachoient un bénéfice;.que
tances momentanées
combien ils. conles Colons n'annoncent que trop. & aveci combien
noiffent ces moyens de fraudes
TAfemde fcrapule ils en font ufages que
peu blée Nationale, ne fera pas toujours feante;qu'on que
fe diflimuler que ja permillion
nc pouvoir
d'Elle une. fois accordée, devienFon" follicitoit difficile à révoquer mème par
droit d'une part
Tintervalle de fcs Sef:
Elle,8rque (arement-dans
fions
:
ons n'annoncent que trop. & aveci combien
noiffent ces moyens de fraudes
TAfemde fcrapule ils en font ufages que
peu blée Nationale, ne fera pas toujours feante;qu'on que
fe diflimuler que ja permillion
nc pouvoir
d'Elle une. fois accordée, devienFon" follicitoit difficile à révoquer mème par
droit d'une part
Tintervalle de fcs Sef:
Elle,8rque (arement-dans
fions
: --- Page 37 ---
lonté fions, aucune autorité n'auroit le droit ni la
d'en forprendre. Peffers de
vof
préjageroir
Tautrey gu'elle
dcfivorablemenc-iur la
cipale. . que lun & l'autre esparci étoit queftion. prinporter à l'Allemblée dans le cours de la déterminé Seflion à
tuelle; qu'il étoit impoffible, à raifon de la ac-.
tiplicicé & de l'obfeurité-dos lieux
mulment, d'établir une farveillance
de débarque
abus, fur-tout G on ouvroit d'autres qui pût parer aux
pôp quelles trois grands
lieux d'entres
permife desr fucres & cafés Poftsy-que T'exporration
touresiles précautions
entraineroiti, malgré
bien plus. précieufes pollibles, celle de denréés
tons, des indigors, qui encores par exemple dericos,
factures & dans.nos. prenoient dans nos Mant-,
Arreliers, par T'emploi
main-dimavre, une valeur-fis foisy dix fois i&la
grandeiquercelle. de
plas
Commerces déjà
ladenrce-eh baruré 5 que le
rable par des traités relusi-mepafition bien défavoavis avec quelques déaventagens, Paillanees
faits contre foncore plus mel exéeatéssiverroit érrangeres i & ennière &c la feule reffource: revanouiel derli
été enlevéea fon
qui Wedr-poine ericore
fe conformera:i activité8. à fon indluhies qu'il
décifionrque Alfemblée iadmidiallesearser refpect à la
prononcerjir mais qite fes Agens Nationale réunis croira. devoit
lai difimuler, & qu'ils doivent lui ne peuvenc
dite avec touc
C
roit érrangeres i & ennière &c la feule reffource: revanouiel derli
été enlevéea fon
qui Wedr-poine ericore
fe conformera:i activité8. à fon indluhies qu'il
décifionrque Alfemblée iadmidiallesearser refpect à la
prononcerjir mais qite fes Agens Nationale réunis croira. devoit
lai difimuler, & qu'ils doivent lui ne peuvenc
dite avec touc
C --- Page 38 ---
le courageque la vétiré infpiré, que fi, franchiffant
du premier pas ce grand intervalle qu'a toujours arrèl'ancien Gouvernement, Elle alloit
refpecté
priver la
ter. le débouché de nos Manufactures, de fes denMétropole du bénéfice du tranfport
la main fur la proptiété publique (8c
sées, porter
celle du manouvrier & du
quelle propricté, que
de fon trapauvre !) en otant au peuple l'objet
de
vail fon feul patrimoine, ce Décret frapperoit
& de mort les Manufadtures & les Ports
léthargie
le contre-coup s'en feroit biendu Royaume d'un s que bout de la France à T'autre, &c
tôt reflentir
defiré un nouvel or
qu'après avoir fi long-temps
dre de chofes, & tourné fes dernières efpérances d'atles Auteurs de la liberté, le fruit detant
vers & de vceux f ardens, feroit pour toute la
tente
tous les malhéureux,
France, & en particulier pour
découdont ils défendent la caufe, la misère,le
& le défefpoire
ragement
du Commerce ne fe difimuIci, les Députés
les Députés de
lent pas la force de lindudtion que
du
File veulent tirer en faveur de T'Ordonnance conduite
Marquis du Chilleau, du 27 Mai,de la
qu'ont tenue , en 1778 - , deux Adminiftrateurs & de"
aufli intelligens qu'intègres. $, MM. d'Argout diffiVèvres & ils avouent qu'il leur feroit plus étoient les
cile d'y répondre, f les circonftances
les Députés de
lent pas la force de lindudtion que
du
File veulent tirer en faveur de T'Ordonnance conduite
Marquis du Chilleau, du 27 Mai,de la
qu'ont tenue , en 1778 - , deux Adminiftrateurs & de"
aufli intelligens qu'intègres. $, MM. d'Argout diffiVèvres & ils avouent qu'il leur feroit plus étoient les
cile d'y répondre, f les circonftances --- Page 39 ---
mêmes 3 mais quelle différence 35
gu'on veut
entre les époques
Commerce ? rapptocher 2 s'écrient les Députés du
Peur- on ainfi
de
confondre le
guerre avec le temps-de
les
tcmps
da siireté ?. ne fait-on
paix,. périls avec
conféquence
pas que cette liberté eft une
indifpenfable d'une déclaration de
guerre; qu'en 1755 la même
donnée pour le même
permifion avoit été
commencemene de la morif; qu'en 1778 :3 aut
parti pour nos ifles guerre , le premier convoi
, avoit êté tour entier
qu'alors les trois grands Perts étoient
enlevé; 5
dles efcadres angloifes
bloqués par
dans l'Ile
;. qu'on ne pouvoit entrer
da côte; que par les petits Potts ou points de
PIlle
ques quoi qu'en difent les
ils ne peuvent pas ignorer
Dépurés de
fonrinfinimene
qué les abords
ticables,
dangerenx, pourainfi diresimpraquand des efcadres
Ja pointe ;, c'eft-à-dire
ennemies occupent
laquelle rien ne
9 font au venr de l'ifle, à
peut atriver que de-ce
.
quoique dans plulieurs circonftances coré; que,
foient honorablemene
nos Aottes fe
-dres ennemies dans la montrées vis-à-vis des Efcadernière
pas moins vrai
guerte, il-n'en eft
vantage; que des qu'elles Corfaires n'ont pas toujours eu l'a
parages ; qn'il eft de notoriété ennemis infeftoient ces
eux 3 perpétuellement
qu'un feul d'entre
l'lfle, a fait pendant la fationné dans les eaux de
guerre quatorze cents prifes,
C 2
nos Aottes fe
-dres ennemies dans la montrées vis-à-vis des Efcadernière
pas moins vrai
guerte, il-n'en eft
vantage; que des qu'elles Corfaires n'ont pas toujours eu l'a
parages ; qn'il eft de notoriété ennemis infeftoient ces
eux 3 perpétuellement
qu'un feul d'entre
l'lfle, a fait pendant la fationné dans les eaux de
guerre quatorze cents prifes,
C 2 --- Page 40 ---
prefque fous le canon & à la vue des ports de
lilles enfin, que les motifs de. cette liberté. illitout le: cours de la
mitée & prolongée pendant de PIfle veulent tirer
guerrel, dost les Députés
demande dans
fi favorable à leur
une conféquence actuelle, étoient bien plus encore
la "circonftance le débit de leur denrées, entalTées
de leur procurer
dans leurs magafins * : & réduites alvilprix', qu'un
de farine dont ils n'ont jamais
approvifionnement.
manqué, mème dans ce temps.
Les Députés du Commerce & des Manufaétures de France, finiffent par protefter qu'ils font
loin de fe croire chargés de plaider, au, Tribanal
de lar Nation, la caufe du Roi & de Miniftres
PAfemblée Nade Sa Majefte; leur refpeét pour
ils favent
tionale leuf interdit toutes réféxions ;
n'appartient qu'à elle de maintenir des actes
qu'ili
préfent exiftante,
conformes à la légiflarionjufqu'a Colonies, &
conftamment obfervée pour les
qui
n'ont eu pour but que dè préfervér le Commerce
National 5 c'eft-à-dire, la propriété de vinge-fix
d'hommes, des atteintes que lui auroit inmillions.
deM.le Marquis
failliblement poncesrordontance été callée, &c ils
du Chilleau , fi elle.n'avoit pas
Nationale
attendent de la juftice de: PAllemblée
n'oidonneta.pas T'exécution de difpolitions
squ'elle
fubverlives des Loix comquiferoient entiérement
metciales du Royaume. --- Page 41 ---
Pour quoi & tout ce que delfus, les Députés des
Manufaéhures & da. Commerce de France
cluent guiln'y a pas lieu adélibérer,
conVous venez d'entendre,
des moyens des
Melfieurs, le rapport
Députés de
Ille,Partic,
des Agens des Manufactures Saine-Domingue, &
de France, Les
& du Commerce
uns & les autres ont.éréi
& vous ont été diftribués
imprimés,
qui vous - a mis à portée d'étudier avec une attention r
mèmes, la valeur
far les pièces
deux Partiés, & de réciproque des prétentions des
de l'extrait
vousconvainere de l'exactitude
lire. Dans que je viens d'avoir I'honneur de vous
toute autre
teroit qu'i vous
circonflance,ilie nous tef
préfenter les réfexions que les.
mosisalligacadepare & à foumettre
& d'autre nousont fait naitre,
à votre fagefle le réfaltat
avis : mais il ne vous a
de notre:
que Par la manière dont pas échappé, Mellieurs,
à votre
cetteaffaire a ét6 amenée
Tribunal, une tierce Partie s'y
intéreffée; & même compromife,
trouve
dénoucée. Vous entendez
puifquelle y eft
des Agens du Pouvoir que je veux parler d'un
la Marine, M. le
exécutif, du Miniftre de
Comte de la Luzerne. Indépendamment de la. dénonciation de la
parc des
C;
que Par la manière dont pas échappé, Mellieurs,
à votre
cetteaffaire a ét6 amenée
Tribunal, une tierce Partie s'y
intéreffée; & même compromife,
trouve
dénoucée. Vous entendez
puifquelle y eft
des Agens du Pouvoir que je veux parler d'un
la Marine, M. le
exécutif, du Miniftre de
Comte de la Luzerne. Indépendamment de la. dénonciation de la
parc des
C; --- Page 42 ---
de Saint-Domingue, dont fa conduite fe
Députés
fon intervention, les éclairciffetrouve l'objet,
réclamés
ont été
par
mens qu'il pouvoit procurer Comité Fa
chacune des deux Parties. Le
jugée
nécellaire, indifpenfable; & je ne crois
jufte, avoir befoin de vous, développer les motifs
pas, Pont déterminé i communiquer avec le Miqui nittre fur la queltion qui vous eft foumife. Infdu Comiré, M. de la Lutruit de l'intention
éclaircitfemens dont
zerne lui a fait parvenir les
la
de vous faire:
nous vous demandons permifion
leéture. lls n'ont point été livrés alimpreflion n,
& il ne feroit pas jufte que cette délicateffe privât M. de laLuzerne de vous préfenter fes motifs,
ceux du Confeil, enfin fa juftification particulière
leur
La connoiffance entière de
dans tout
jour.
devoir être pour
ces éclairciffemens nous. a paru
extrème, &6
vous, Meflieurs, d'une importance
effentiellement
nous avons penfé qu'elle pourroit de rendre fur
contribuer à vous mettre à portée
la réclamation des Dépurés de Saint-Domingue,
éclairé, &c digne de l'importance de
un jugement
dans ce: moment.
Faffaire dont vous vous occupez
Un fimple extrait n'auroit pas rempli ces vues >.
n'aurions pas fatisfait à notre de-
&c nous-mèmes livrant au defir de ménager des
voir, f,en nous connoillons la valeur, nous
momens dont nous --- Page 43 ---
avions acheté cette économie de
votre inftruction
temps au prix de
(1).
Ces éclairciffemens ont été faivis,
de la Part de M, le Comte de la
s Meflieurs,
flexions fur les deux états
Luzerne, de réou tableaux fournis
M. le Marquis du Chilleau, en date du
par
tembre; j'ai € eu Phonneur de vous rendre 7 Sepde ces états, des inductions
compte
des
qui ont éré tirées,
moyens par lefquels elles ont été
Je vais avoir l'honneur de
combartues.
ledture des obfervations
vous faire également
Elles font
du Miniftre fur ces érats.
courtes & intéreffantes (à).
Depuis, M. de la Luzerne a remis
d'une
lettre des deux Adminifrareurs,
copie
MM. le Comte de
actuels de rids,
Peynier & de Marbois,
date du 28 Aoûtjje vais vous en faire lecture, en
A cette lettre eft joint Pétat
(3)
il réfulte
y annoncé, d'oil
que s pendant les quatre mois
Mai, Juin &
d'Avril,
Juiller, 3
dans
des
Timpottation,
rIle,
farines, tant françoiles
de la quantité annoncée de qu'étrangeres, a été
Enfin
54348 barils (4).
> au moment oi nous étions prérs à
(1). Vide Pièces Juftificatives 5" No,
(2) Vide Pièces Juftificatives, No, premier. 2.
(3) Vide Pièces Juftificatives; No, 3.
(4) Vide Pièces Jufi@catives, No, 4:
C 4
impottation,
rIle,
farines, tant françoiles
de la quantité annoncée de qu'étrangeres, a été
Enfin
54348 barils (4).
> au moment oi nous étions prérs à
(1). Vide Pièces Juftificatives 5" No,
(2) Vide Pièces Juftificatives, No, premier. 2.
(3) Vide Pièces Juftificatives; No, 3.
(4) Vide Pièces Jufi@catives, No, 4:
C 4 --- Page 44 ---
le Miniftre de la Marine
vous faire ce rapport,
lettre
nous allons : encore
nous : a écrit la
que
vous? lire. Elle n'a rien changé à la dérermination
s'étoit arrêté avant fa
à laquelle votre' Comité
réception (1).
de vous
Il nous femble frperfu, > Mellieurs,
extraire dès pièces dont vous venez d'entendre
la leéture 3 elle vous a_mis à même d'apprécier
s'eft dérerminé le Comité, dans le
l'avis auquel
l'honneur de vous foumettre
réfultat que j'aurai
dans la
en fon nom, rélativement à ce qui,
demande de Meflieurs de St.-Domingue, a rapa: à la conduite du Miniftre.
port
Meflieurs, que nous fenC'eft dans cet inftant,,
jamais, l'importance des fonétions
tons, plus que de votre Comité nous a honorés.
dont la confiance
le diffimuler, le parti pour
Car il ne faur pas.fe
croira devoir fe déJequel TAffemblée Nationale.
qui ilui eft fouterminer dans la grande queftion
mife, quoique feulement provifoire, eft cepenr
dant Fait. pour influer, d'une manière peut-êrre
décifive, & far la perpétuité des rapports des
la
& fur le fort
Colonies avec
Métropole,
& du Comd'une
partie des Mannfactires
)
grande
:
(i) Vide Pièces Juflificativess No. S4 --- Page 45 ---
41.
merce dé France. En éffet
de maintenir
ilieagity d'un coté;
ou de renverferle régime fous
les premières ont - créadminifirées
lequel
font réunies à la France de
depuis qu'elles
rervertir le
, confervér Qli d'in-.
binées
fylêmé commercial, & les liaifons coid'après les intérêts réciproques des
& de le Métropole, enfin, de fatuer
Colonies
fur uné branche d'une des
au ptovifoire
rélations de Commerce, dont tous les objets réunis
dans des Ports de la
produifent,
de 230: à
Métrapole, un retour annnel
l'iffe
240 millions > & dans
de
lefqueis
lions. Saint-Domingue eft feule pour 140' milDe l'autre, 9 les Députés de la
floriffante de nos Colonies
plus
fuivront
5 dont toutes les autres
probablement le fort, demandent au
nom de leurs Commetrans, > la permillion s
procurer par des échanges,
de fe
des premiers
c'eft-à-dire, > par un
moyens que la Dature ait mis à la
difpofition de Thomme, des fibfiftances
qui leur
dfonrindifpenfibles, & que cette facilité leur
reroit plus aifement, & à meilleuir
procu,
vous conjurent de les
matché'; ils
débarrafter,d du moins
vifoirement, sdes entraves dans
promerce- prétend lesi
lefquelles le Comiretenir; 5 & ils demandene cet
affianchitfement au nom de. cette liberté qui vient
sei-naitre' parmi nous, mais dont ils craindroient
siltomene que le cri ne retentit trop forr
au
& que cette facilité leur
reroit plus aifement, & à meilleuir
procu,
vous conjurent de les
matché'; ils
débarrafter,d du moins
vifoirement, sdes entraves dans
promerce- prétend lesi
lefquelles le Comiretenir; 5 & ils demandene cet
affianchitfement au nom de. cette liberté qui vient
sei-naitre' parmi nous, mais dont ils craindroient
siltomene que le cri ne retentit trop forr
au --- Page 46 ---
milieu de ces brillantes habitations qui doivent
leur valeur à l'entier afferviffement de
toute dont le travail en fait la profpérité & la
ceux richefle. Ainfi, par. une de ces contrariétés morales fi frappantes, mais cependant 6 communes, 3
l'abus, & les Colons
ce que le Commetce appelle
dont
Fufagede la liberté, eft réclamé par ceux
toute
la fortune repofe fur le maintien de l'efclavage.
délicat d'avoir à propofer &
Il eft infiniment
deux intérêts qui fe
à prendre un parti entre
il eft immontrent fi oppofés, mais cependant circonfpofible de ne pas fe. déterminer, , & les
démontrent chaque jour de plus en pluis
tances
décifion. Dans une
la néceflité d'une prompte
telle fituation 3. nous allons vous préfenter avec
exacte intégrité, avec limpartialité la plus
la plas
nous ont déles confidérations qui
fermpuleufe, 5
devoir vous détercidés, & qui nous paroiffent
miner à adoprer le parti que nous. vous réftexions, propoferons. Elles font le fruit des plus mures
des éclairciffede Texamen le plus approfondi, n'avons ceffé de
mens & inftruétions que nous
chercher à recueillir, foit auprès des perfonnes
inftruites dans cette matière, foit auprès des Pardans les conférences multipliées
ties intéreffécs, eues avec. elles à ce fujet, foit
quie nous avons
& des Décrets
enfin dans l'étude des principes.
de cette augufte Affemblée,
des éclairciffede Texamen le plus approfondi, n'avons ceffé de
mens & inftruétions que nous
chercher à recueillir, foit auprès des perfonnes
inftruites dans cette matière, foit auprès des Pardans les conférences multipliées
ties intéreffécs, eues avec. elles à ce fujet, foit
quie nous avons
& des Décrets
enfin dans l'étude des principes.
de cette augufte Affemblée, --- Page 47 ---
43 -
La première, la feule queftion qui eft
à votre jugement, & qui pouvoit
foumile
fieurs, c'eft de
lètre, Mef
favoir, non pas f leur Ifle a étés
chèrement ou a bon marché approvifionnée,
fi elle l'a réellement éré dans
mais
fuffifante. Car on s'eft plaint de difette ane proportion , de fa
mine , & ce n'eft que fubfidisirement
réclamations fe font étendues
qie les
de la denrée.
jufque fur le prix
Cependant c'eft fous le premice
point-de-vue fculement que la réclamation
êrre fondée,
pouvoie
3 qu'elle pouvoit intéreffer votre
.
manité, dérourner votre fenfibilité de la
hudans laquelle la France entière fe trouvoit polition
trauve encore dans quelques
& fe
l'abondance de la récolte, Car les Provinces, Planteurs malgré
Ifles, accoutumés à
de nos
payer un peu cher, 9 même dans
un temps ordinaire, les farines qu'elles
de
la Mésropole, ne fe feroient
reçoivent
feroient
pas plaints , ne fe
pas flattés du moins de vous < voir vous
occuper de leur réclamation, fi elle n'avoit
que fur une augmentation,
porté
dans le prix d'une denrée
quelle qu'elle fir,
fc
qu'on ne pouvoir alors
procurer en France, même au poids de
en fuffifante quantité. Nous fommes loin lors de
la penfer qu'ils ayent en l'intention de profiter de :
circonftance fâcheufe dans laquelle l'Erat fe
trouvoit à cette époque, pour fe foultraire en --- Page 48 ---
paitie aux conditions jufqu'ici invariables du traité
qui les.unit à la Métropole. Nous rendons
àla purété de' leurs intentions & de leurs juftice
Nous convenons que la polition de la
vues.
les défenfes d'exportation
France,
noncées, même
momentanémient propour nos Ifles, par
unes des. Cours Souveraines dans le reffort quelques- defquelles fe font en grande partie les exportations
qui font deftinées à leur
sprovifionnément, ont
pu, ou dû même éveiller leur aétive
fur la fubliftance de leurs
follicitude,
comparriotes; les nouvelles qu'ils ont pu recevoir, les renfeignements
qui leur ont été fournis, tout a concouru à entrerenir & à augmenter leurs inquiétudes fur
l'exiftence de leurs Commettans, & ils ont fait.
ce que chacun- de nous auroit cru devoir faire
dans une pareille circonftance. -
a Mais des nouvelles moins fâcheufes, des états
plus exacts, ont fourni à votre Comité des motifs
de tranquilliré fur Tapptovifionnement de l'Ife,
à l'époque même qui avoir fi fort inquiéré fes
Députés, & nous nous trouvons heureux d'avoir
a préfenter à votre humanité des dannées
raffurantes.
plus
)
Vous n'avez pas perdu de vue, Meffieurs,
la demande des Députés de l'Ifle ne: s'elève que
vifoirement qu'à cent-cinquante mille barils propar
, ont fourni à votre Comité des motifs
de tranquilliré fur Tapptovifionnement de l'Ife,
à l'époque même qui avoir fi fort inquiéré fes
Députés, & nous nous trouvons heureux d'avoir
a préfenter à votre humanité des dannées
raffurantes.
plus
)
Vous n'avez pas perdu de vue, Meffieurs,
la demande des Députés de l'Ifle ne: s'elève que
vifoirement qu'à cent-cinquante mille barils propar --- Page 49 ---
an ce quilfair douze mille
parcinois. Onil réfalte de l'étar cinq cents barils
des deux Adminiftrateurs.
joint à la: lettre
28.Août, qu'il.eft
de l'Ifle, en date du
les
entré dans fes ports
quatre mois d'Avril, Mai, Juin & pendant
cinquante-quatre mille. trois cent
Jaillet
barils de farine tant
quaranre-huit
P on peut. conclure qu'au-delà françoifes de qu'étrangeres; d'oi
néceflaire de douze mille
la fournicure jagée
mois, il y.a eu un excédent cinq cents barils par
trois cent quarante-huit
de quatre mille
vous joignez le
barils, Si à cet excédent
été faites, feulement montant des expéditions qui onc
cette époque, &.qui dans nos ports 5 depuis
cent barils au
éroit-de fept mille quatre
demeurerez; commencement de Septembre, vous
tant dès chofes convaincus que fi-l'érat le plas conf
a été une cherté.
par-la-on. entend de cent vingt à excellive,) &c
livres le.barilide cent
cent quarante
ce qui. n'eft: pas tout-a-fait quatre-vinge livres pefant;
valeur
lei double de a
vifionnée ondinsite.). du moins llle a
en quantité fuffifante,
éstappron
delà de l'époquesa
jufques & au
ont craint
laquelle erles Dépurést de life
&c-annoncé la difetre:
A la-vérité cet étât
comme excrême,
de M. du
ne cadre point avec celgi
en fareur.de-celui Chilleau; mais 3 pour! fe. dérerminer
ehvoyercobyolntemene pariles --- Page 50 ---
deux Adminiftrateurs, votre Comité à penfé que
les raifons par lefquelles le Commerce a combattu l'exadtitude des états fournis par M. du
Chilleau étoient fans réplique; & il a été convaincu que celui qui fe. trouvoit joint à la lettre
commune des deux Adminiftrateurs actuels, &
d'unc : date poftérieure, comportoit avec lui des
probabilités bien plus fortes que les premiers ,
fournis par l'ancien Adminiftrateur feul.
Une confidération eft encore venue à L'appui
de ces motifs, & elle a paru déterminante à votre
Comité en faveur de Texaétitude de l'état envoyé
MM. de Peynier & de Marbois : c'eft qu'il
par réfalte de l'extrait des déclarations faires, dans
lesports du Royaume, des exportations pour SaintDomingue, que, pendant les mêmes quatre mois,
il ena été déclaré à cette deftination vingr quatre
mille quatre cent quaranee-fix barils : quantité
bien approchante de celle de vingt- quatre mille
fix cent foixante dix-fept 5 annoncée par l'état
des deux Adminiftrateurs. Ce rapport entre des
zelevés faits à Saint-Domingue d'une part, dans
nos: Ports d'une autre part',. & non combinés
entre eux: > a paru à votre Comité porter juf- &
lévidenee les aflertions du Commerce
qu'à
de farines frandu Minifre, fur les quantités
de
goifes importées dans lIe pendant l'efpace
vingt- quatre mille
fix cent foixante dix-fept 5 annoncée par l'état
des deux Adminiftrateurs. Ce rapport entre des
zelevés faits à Saint-Domingue d'une part, dans
nos: Ports d'une autre part',. & non combinés
entre eux: > a paru à votre Comité porter juf- &
lévidenee les aflertions du Commerce
qu'à
de farines frandu Minifre, fur les quantités
de
goifes importées dans lIe pendant l'efpace --- Page 51 ---
temps dont il eft :
érrangères antoncées queftion. dans
Quant atix fatines
celles de France le' total l'état, de & formant avec
mille trois cents quaranre-hait cinguante quatre
eu aucun moyen poffible de barils, nous n'avons
de cette quantité; mais la
faire la vérificarion
parrie de l'état, relativement véracité démonttée de
noas a paru une bien forte aux farines frangoifes,
exactitude en ce qui concerne préfomption de fon
geres. Ainfi il nous a femblé les farines étranChilleau avoit été induit
prouvé que M. da
qu'il a fournisy que celai en erreur pour les états.
& de Marbois étoit
de MM. de Peynict
réfulte que pendant les pafairement exacts d'on il
& Juiller, IIAle a été mois d'Avril, Mai, Juin
de farines, gu'il y en fafifammene avoir
spprovifionnée
que un excedent,
même a cette
Par la Métropole qui, avec les énvois faits épovilionnemene du feule, - a du fuffire a depuis
Nous
mois fuivant.
Tapptopenfons, Melfieurs,
auronr pleinemehe taffurés que ces décails vous
cette précieufe Colohie, a fur la fubfifnance de
on avoit conçu & cherchéa lépoqae Pour laquelle
inquiérudes.
vous infpirer de f jaltes
En effer, c'étoit
que d'avoir du pain beaucoup, c'étoit tour alors,
n'en a pas manqué, Mais pour de T'argene, & lIlle
fes Dépurés fe piai-
fons, Melfieurs,
auronr pleinemehe taffurés que ces décails vous
cette précieufe Colohie, a fur la fubfifnance de
on avoit conçu & cherchéa lépoqae Pour laquelle
inquiérudes.
vous infpirer de f jaltes
En effer, c'étoit
que d'avoir du pain beaucoup, c'étoit tour alors,
n'en a pas manqué, Mais pour de T'argene, & lIlle
fes Dépurés fe piai- --- Page 52 ---
gnent qu'il étoit exceflivement cher. Sans deutes
il eft fâcheux. de -payer à un' prix excelif une.
denrée de première, nécellités mais.ce quieft un
malheur capital quand il eft reffenti par ceux
qui peuvent, à peine fournir à leur rfubliftance etin.
goureule dans: des temps. oi le pain n'a qu'une
valeur ordinaire, n'eft plus qu'unc. atteinte bien
légère, portce à la fapertluite dans la fortune de
Thomme opelent >. ou très-aifé, pour lequel cet
excédent de dépenle n'eft que d'une conféquence,
ainli dire, infenfible. Orsrelle eft lapoliPonr tion de tous ceux qui fout ou font faire journelle- ils
ment ufage de pain. dans nos Colonies : ainfi
peu. fondés à fe
vous paseicrons probableinaent, momentance de déplaindre d'une.angmentatiens
penfe nécellitée, Par: l diferte genérale. Voyens
pourtant A elle a été aufli confiderable, e.quer vous
Tont peinte les Députés de: Saint- Domingue >
f clle fe trouve même. dans. une, .propotion.selae
tiven : à T'augmensation. que nous, avons éprouvée,
que nous éprouvons encore, en, Frances Nous ne
lc penfons pasK Meflieurs de SaincDosminpue
en. conviendront avecouss Çat, celt deusememes
que nous devons le calcul que nous.allons vous
prédeptore Ils difept, dans.leur Réponfe fiuccinéte
anivemope destionunessapedel Pogsdemer (1),
e0, s.
7 -
-CO Page
que
'augmensation. que nous, avons éprouvée,
que nous éprouvons encore, en, Frances Nous ne
lc penfons pasK Meflieurs de SaincDosminpue
en. conviendront avecouss Çat, celt deusememes
que nous devons le calcul que nous.allons vous
prédeptore Ils difept, dans.leur Réponfe fiuccinéte
anivemope destionunessapedel Pogsdemer (1),
e0, s.
7 -
-CO Page
que --- Page 53 ---
que'dans les remps de meillenr
coûte dans Tile, d'après le Tarif matchél, 2 le pain
Ordonnanices, dix fols la livre, preferit par les
ce qui fait, argént de France', > argent des Iles;
& gu'actuellement
fept fols fx deniers;
au-dell/il coûte que le baril-vaur 150j liv. &
I fol Tonce,
den.i, 3 toujours aigent de France, c'efa-dite, 1of
de cette allégation de
Or, al réfulte
de touterefpèce , que 5 malgré les contariétés
vifionnemene qu'on a-e éprouvées à faire
de liley le pain n'a
Tappros
menté que d'ur
a
cépendant
naife; tandis
quart en fas de là valeur brdis augfecours, des reflources; quedans la Métropoley a portée des
ib a plujs
; des efforts de tout genre
gue doublé, Penferez-vous à
:
Melhanrs, que cètte
prefents,
dans ilei prix,"ait éré auf augmeniation momnenianée
ruineufe Pour la Colonie) confdérables foit aufi
fentées" 8 fil'on
qu'on vous l'a
Faffercion du
veut'sarrèrer un moment a
Commerce
M
ventés faites aux' Colons font &du Minitve, que les
à longs termies, 5 que ce défaut toujours a'crédit &
Aue beaucoup fur la
de Payement inoù Paigent produit aifément quotité du Prix, dans un pays
dérable qu'en
tn revenu plus confiniment moins France, à
& que tout coûiteroit infiz
qui folderoit
trouvera peut-être la' Vraie la comprant , on y
l'excédent du prix des denrées 2
fenle raifon de
relative de lIle à la
, & de leur valeur
Métropole,
D
ce défaut toujours a'crédit &
Aue beaucoup fur la
de Payement inoù Paigent produit aifément quotité du Prix, dans un pays
dérable qu'en
tn revenu plus confiniment moins France, à
& que tout coûiteroit infiz
qui folderoit
trouvera peut-être la' Vraie la comprant , on y
l'excédent du prix des denrées 2
fenle raifon de
relative de lIle à la
, & de leur valeur
Métropole,
D --- Page 54 ---
se
Après les détails dans lefquels nous venons d'ena
& malgré les réfultats qu'ils préfentent
trer 3 fommes cependant bien éloignés, Mellieurs,
nous
les
des Manufactures &2
de penfer , avec
Députés
n'y a pas lieu a
du Commerce de France, qu'il
délibére Loin de nous,ah!) loin de nous à jamais,
Meflieurs la froide apathie, la coupable indiffé9
des
pourroient raffur
rence de ceux que
probabilités deleurs femblables,
fur T'exiftence
rer fiffifamment Nous fommes convaincus, au conde leurs frères.
queftion ne vous fut préfentraire 3 que jamais
une plus mûre 8c
tée, qui méritàt, de votre. part,
tra*
férieufe délibération ; car les morife.de
plus fur la fituation palffée > n'exiftent pas dans
quillité la mème certitude pour l'avenit.
oà il faut
Nous voilà donc enfin arrivés au terme
de ftatuer fur la demande des Dépuvous propoler
Avant de vous foumettrele
tés de Saint-Domingue. dans linftant, Thonneut
Décret que nous aurons,
néceffaire d'érablir
de vous préfenter, il nous paroit d'après tout ce qui a
les principes fuivans , qui,
femblent
été dit dans ce Rapport 2 ne nous
Décret pas
ultérieurs:lel
avoir befoin de développemens
n'en fera que la conféquence. comme incontefLe premier point > incontefté
table, c'eft qu'il faut que l'ifle foit approvi@onnée, & qu'elle le foit sûrement.
ons,
néceffaire d'érablir
de vous préfenter, il nous paroit d'après tout ce qui a
les principes fuivans , qui,
femblent
été dit dans ce Rapport 2 ne nous
Décret pas
ultérieurs:lel
avoir befoin de développemens
n'en fera que la conféquence. comme incontefLe premier point > incontefté
table, c'eft qu'il faut que l'ifle foit approvi@onnée, & qu'elle le foit sûrement. --- Page 55 ---
3"
Le fecond ; c'eft que cet
foit fait, tant qu'il n'y aura approvifionnemene
de préférence par le Commerce pas d'inconvénient,
fuit qu'il eft à fouhaiter, mais national; ; d'oi il
penfable &
qu'il n'eft pas indif
vifionnement qu'on ne peur exiger 3 que cet
ait lieu à meilleur
approa un prix égal à celui de la
marché, ni même
Le troifième,
Métropole.
importation dans > c'eft qu'il eft évident que la libre
& le
l'Ifle par le Commerce
payement en retour s en toutes denrées étrangers des
Colonies, n'a pas produit pendant le
a eu lieu, l'effer que paroiffent
temps qu'il
da fuire les Députés de
en attendre
dante fourniture
l'Ille, celui d'une plus
> &
tieer
d'une
prix des farines,
modératien dans le
L'indudion de cette conféquence réfulte
Mellieurs, 8c du tableau des
encores
Par les deux Adminiftateurs importations fourni
auquel les farines fe font
actuels, 2 & du prix
Juin , Juillet & Aoûr, vendues dans l'Ife, > en
au Miniftre,
d'après les lettres
3 au Commercé
adreflées
FIfle.
> aux Députés de
Vous vous rappelez,
de Mai qu'a été rendue Mellieurs, que c'eft au 27,
quis du Chillean, dont les T'Ordonmance du Marvous confirmiez les
Députés réclament que
au plus dans le mois difpolitions. C'eft donc tout
de Jaille: qu'on. a pu fe
D 2.
vendues dans l'Ife, > en
au Miniftre,
d'après les lettres
3 au Commercé
adreflées
FIfle.
> aux Députés de
Vous vous rappelez,
de Mai qu'a été rendue Mellieurs, que c'eft au 27,
quis du Chillean, dont les T'Ordonmance du Marvous confirmiez les
Députés réclament que
au plus dans le mois difpolitions. C'eft donc tout
de Jaille: qu'on. a pu fe
D 2. --- Page 56 ---
tg2
reffentir dér fes-effets. Eh bien!N Mellieurs) iliréfulte de ce:mème tableau, que je viens de vous
citer's qu'en Juiller 5 dans les' temps ou on pau-
& -exporter librement par les dix
voit importér d'Amirauré toute efpèce de denrées, il n'a
Portsn
dans lifle que 4:368 barils de farines
été introduit
Mai, il en avoit été
étrangères, pendant qu'en
feu-.
importé 11778; en Juin- 10,399 , toujours.
lement d'étrangères:
Juillet Août
eft auffi pronvé que c'eft: en
&
2 IL
en Août
les farines ont été 7 le plus chètes,
que fur-tout, oà PArrèt dc caffation de T'Ordonnance
du Chilleau n'avoit encore pu être
du Marquis
ni
mais oà on
connu.ni aux Mles al'Amérique,
alors
de profiter, pour les fpéculaavoit eu
letemps
tions fur la fournitatès derfacilités & d'avantages
he: préfentoit point > que In'a jamais préfentés
que
des autres Narions, dont aucune. ne
le Commerce
les
pouyoir rivalifer avecil PIfeila préférenice pour
apporifonnerens. Les lavantages & lesirellourcés
dont on vous a 6 fort wvanté la
d'une: Ordonnance
fageffe 5 ne nous ont pas paru démontrés d'après
réfultats, 8 votre Comité ne penfe pasdevoir
ces
à faire droità la' demande des Dépu
vous. de engager Plfle. 6 unil ael 311990 € t
-
tés
de votre
En effet, il a 37 confidéré que silireft
de
la fubliftance
devoit: d'affares invarisblement
6 fort wvanté la
d'une: Ordonnance
fageffe 5 ne nous ont pas paru démontrés d'après
réfultats, 8 votre Comité ne penfe pasdevoir
ces
à faire droità la' demande des Dépu
vous. de engager Plfle. 6 unil ael 311990 € t
-
tés
de votre
En effet, il a 37 confidéré que silireft
de
la fubliftance
devoit: d'affares invarisblement --- Page 57 ---
Colonies dont les relations avec la 2
calculées dans des rapports aufli étendus Métropole'l,
bénéfices
que les
coimmans.qui en. font lés
1e
également
réfultats, 3 font
iln'eft avantageufes aux Iles&à ce
pas. moins de votre juftice de Royaume,
la Nation fes avantages. &. fes. bénéfices conferver a
iciaux, qui font la bafe de la
commer
de fes'
profpérité de fes Artsi,
Mannfachuires, & le principe de
tion de tous ceux quiy font'e
T'occupa
travail eft.le feul
employés; dont le
patrimoines
Que l'Ordonnance du Marquis-du
date. du. 27 Mai, dont. les
Chilleau, en
Sain-Domingue.
Députés de Pifle de
bliffemene,
follicitent provifoitemen: le rétaparoit point indépendammenr avoir été
de ce qu'elle ne lui
ces, n'a
néceflitée par les circonfanpas étéjuftifiée parle fuccès, ce
niauroit pu. faire -excufer Fatteinte
quimeme
de.fes difpolitions
qu'une partie
du
portoir aux loix commerciales
Royaume, & dont le Commerce National
manqueroit pas de reffentir les plas funeftes
ne
par l'annihilation ou du-moins le
effets,
travail dans tous les Ports & ralentiffement du
Manufzctures
Royaume: -
da
Que G le régime. : atiquel les Colonies
foumifes
ont été
jufqu'à cette époque comporte
véniens ou des abus, il trouvera fa: desincondans-la tégénétation
réformation
généralé à laquelle elles autont
queroit pas de reffentir les plas funeftes
ne
par l'annihilation ou du-moins le
effets,
travail dans tous les Ports & ralentiffement du
Manufzctures
Royaume: -
da
Que G le régime. : atiquel les Colonies
foumifes
ont été
jufqu'à cette époque comporte
véniens ou des abus, il trouvera fa: desincondans-la tégénétation
réformation
généralé à laquelle elles autont --- Page 58 ---
T'avantage de participer avec toutes les Provinces
françoifes, >. & dont elles ont déjà reffenti les heureux effets par l'admifion de leurs Députés à PAL
femblée Nationale ; mais que votre prudence doit
vous interdire d'aurorifer,
s même
un fyfème, qui, fans être dicté provifoirement,
par les circonllances, n'en deviendroir impérieufement
fubverfif de tous les anciens
pas moins
principes d'adminiftration, par lefquels il efti indifpenfable
les Provinces françoifes continuent
que toutes
d'ètre
jufqu'à ce l'Affemblée Nationale ait
régies,
les
adopté & fixé
bafesgénérales & uniformes de la
& que le maintien, comme la
Conftitutions
principes
conféquence de ces
9 a néceffité la conduite du Miniftre &
diété l'Arrêt de caffation du 23 Juillet :
Que, fi en fupprimant votre Comité des Subfitances, vous avez annoncé l'intention de ne
vous livrer à aucun des détails particuliers de
branche
cette
dadminiftration, vous ne, pouvez 3 fans
déroger à vos principes > vous occuper de ceux
dans lefquels vous jeteroient la demande
foire des Députés de
provi-.
vous avez dans vos Décrets Saint-Domingue ; mais que
généraux, relatifs à cet
objer important de la sûreré, de la
&
de l'exiftence
tranquillité
publiques, ftatué d'une manière
ciale fur
fpé.
Taprovifiennement des Colonies &
mis autant qu'il étoit en vous le pouvoir exécur 2
vos principes > vous occuper de ceux
dans lefquels vous jeteroient la demande
foire des Députés de
provi-.
vous avez dans vos Décrets Saint-Domingue ; mais que
généraux, relatifs à cet
objer important de la sûreré, de la
&
de l'exiftence
tranquillité
publiques, ftatué d'une manière
ciale fur
fpé.
Taprovifiennement des Colonies &
mis autant qu'il étoit en vous le pouvoir exécur 2 --- Page 59 ---
tif a même
a
d'y pourvoir, en maintenant
tion des difpolitions qui y font.
l'exécus
que tout ce qu'on peut folliciter relatives; de
enfin,
qu'on a droit d'attendre de
vous, , & ce
l'autorifer en oatre a
votre juftice, c'eft de
employer par lui ou
agens, 3 les moyens que les circonftances par fes
nécelliter, moyens qu'il feroit injufte & pourroient
de mettre les habitans de lIle dans la dangereux
venir réclamer a dix-huit
nécellité de
cile, & qui d'ailleurs cents lieues de leur domicité que de la célétité ne Pouvant tirer leur eflicaêtre employés dans
avec laquelle ils doivent
d'être juftes, s'ils étoient loccafion, 2 cefferoient auffi
du befoin
jamais prolongés au-delà
qui en auroit néceflité
Voici en conféquence,
F'ufage.
que nous vous
Meflieurs, le Décrer
propofons :
L'Afemblée Nationale renvoie
de Saint-I
des Députés
Domingue au Pouvoir
qu'en maintenant l'exécurion exécutif, pour
l'Affemblée relatifs
des Décrets de
lièrement
aux fubfiftances &
aux difpofitions qui
particuaTapprovifionnemente
peuvent conçourit
à ce quilnefoitapporé desColonies, iltiennela main
qui
aucune oppofition aux envois
pourroientJeur être deftinés de la
Que le Pouvoir exécutif demeure Métropole:
torifé à ptendre
en outre aule lieu,
par lui, ou par fes
fur
toutes les mefures néceffaires agens,
& qu'il --- Page 60 ---
croiroit les plus eflicaces, faivant les dilférentes
circonftances, pour : en ménageanr autant qu'il
fera pollible lés'intérêts du commerce National a
affurer : invariablement Tsprovifionnemene de 3
PIe: 7 mO ini a19 1370
Be
10 Que far le furplus dès' demandes des
a
Députés
de TIle, s & en particulier fur les plaintes par
eux faites de l'adminiftration du Miniftre de la'
Marine dans cette occalion' s & en ce qui concerne la Colonie, Elle déclare qu'il'n'y a lieu ade
libérer. ala se
flge loishao
Aab-un
e
iCe Rapport de la Section des Six du Comité d'Agriculture & de Commerce > a été foumis à ce Comiré
complet, dan's fon Affemb'ée du 5 -de'ce meis', s 82 il
Ia, adopté à l'unanimité. Cette approbation juftifie les
exprellions > : vogre Comité, employées quciquefois, dans
ce Rapport,
-
ecgoaliiids XUn diia 3
acoit - sandivog iue aitaglib X
olo/n ebsvomame
eravi
onut -
te GR
alogumit : 35 dnilubens 100 0
-I0 B7D da Su17
n :N
wot Er4gA at itg 03 ist :
:
cop
. Reia aatom -
animité. Cette approbation juftifie les
exprellions > : vogre Comité, employées quciquefois, dans
ce Rapport,
-
ecgoaliiids XUn diia 3
acoit - sandivog iue aitaglib X
olo/n ebsvomame
eravi
onut -
te GR
alogumit : 35 dnilubens 100 0
-I0 B7D da Su17
n :N
wot Er4gA at itg 03 ist :
:
cop
. Reia aatom - --- Page 61 ---
No,
EGLAIRGISSEMENTS
Sur-la demande de Meficurs les Députés
de Saint-Dominguc.
Miueexs les Députés de
ont
Saint-Domingue
adreffé, le 30 Juillet dernier, , au Miniftre
de la Marine 2 plufieurs demandes relatives à cette
Colonie. Elles ont été mifes le / 9 Août fous les
yeux du Roi & de' fon Confeil.
Ils y deliroient fpicialement lintroduilion,
dant deux ans 5 des farines par "Etranger dans pentous les ports d'Amiraucé, attendu la difette des
bleds-dans Pintéricur du Royaume, & la defenfe
d'en porter dans les Colonies.
Le Roi &c fon Confeil n'ont pas cru devoir
ftatuer fur cet objer 3 I°, parce qu'en cas de
difette, il eft, pour fubvenir au befoin des Cox
lonies > d'autres moyens légaux, afités, plus
prompts., & dont l'expérience a pronvé l'efficacité.
20. Parce que l'admifion des navires étrangers
--- Page 62 ---
dans dix des ports de Saint-Domingue, en favorifant la contrebande, porteroit un préjudice cchfidérable au droit dont jouit depuis long-temps le
Comnierce national, &intérefferoit effenticllement
les rapports de la Colonie avec la Mécropole.
La diflance qui nous fépare des Ifes fous-levent s le peti de connoilance qu'ont des. Loix
coloniales & du régime de nos poffeflions 'éloiguées, beaucoup de perfonnes, 3 d'ailleurs trèséclairées, 2 exigent que-j'entre dans quelques détails fur ces deux confidérations qui ont arrêté le
Confeil de Sa Majefte.
Plufeurs denrées & divers comeRibles peuvent
êrre licitement apporrées à Saint-Domingue dans
lcs trois ports d'eutrepôr (le Cap, le Port-au4
Prince & les Cayes ) par les Navires venant de
TEtanger; les Coions n'ont droit de luip payer
ce qu'ils ont acheté de lai, qu'en argent ou en
marchandifes imnporrées de la Métropole, ou par
la vente de leurs firops & taffiats.
- L'intreduction dcs farines & du porc falé 'a
été réferyée au Commerce National, & faitpartie
du privilége exclufifdont il jouit 5 il a feul, d'ailleurs. , le droir de vendre aux Colons toutes les
marchandifes dont limportation n'eft pas expref
fément permife à T'Etranger; & quant P'expor.
andifes imnporrées de la Métropole, ou par
la vente de leurs firops & taffiats.
- L'intreduction dcs farines & du porc falé 'a
été réferyée au Commerce National, & faitpartie
du privilége exclufifdont il jouit 5 il a feul, d'ailleurs. , le droir de vendre aux Colons toutes les
marchandifes dont limportation n'eft pas expref
fément permife à T'Etranger; & quant P'expor. --- Page 63 ---
les tation (fl'on excepte les frops & taffiats ) toutés
produchons coloniales doivent
& reverfés par lui dans les
lui être livrées,
pole.
ports de la MétroDes féaux imprérus 2 & la diferte qu'ils
fionment, ont néanmoins plus d'ane fois forcé OccaGouvernement: à permettre que les
le
gers incroduififent dans les
bâtimens étranfieurs denrées de première ports d'entrepôe plamentles efpèces de fubliftances néceflité, &: fpécialefrinçois ont habiruellement que les batimens
importer.
feuls le ptivilége d'y
Mais jamais une telle
du Roi;
permiffion n'eft émanée
feroit funefte jamais on ne la lui a demandée, IL
aux Colons
obligés de venir follicirer dans eux-mèmes, d'être
de T'univers, le rémède
une autre partie
gens. Il leur imporre qu'exigent des maux urles fecours
que le pouvoir d'appeler
Colonie même mndti@pentfables les
réfide au fein de la
;
loix y ont pourvu. Le, Gouverneur-génétal & lintendant Ont droit de
conjointement, fur cet objet, des
rendre a
provifoires, & d'autorifer les bâcimens Ordonnances
verfer dans les
étiangers'à
d'autres, dehrées ports la d'entrepôr des farines cu)
faires.
que
circonftance rend nécef.
Ce n'ef affurément que fur les lieax,
qu'on
A 2 --- Page 64 ---
4connoltre la nature & Pécendue des befoins
peut Colonie. Meflieurs les Députés de Saintd'une
femblent en avoir eux-mêmes fourni
Domingue & avoir démontré la vérité de cette
T'exemple >
follicitant le 30 Juillet une innoréfexion ; car en
aucune
varion auffi importante, ils n'ont invoqué
circonftance locale, 3 ils n'ont préfenté au Confeil
je dirai même aucune
du Roi aucune preuve :
les farines fuffent
pièce tendant à faire croire que
rares à Saint-Domingue, ou que
à cette époque
d'abondance des vivres du
la fécherelle & le peu
duffent rendrela confommation de ce genre de
pays
confidérable. Ce déficit de preuves I
comeftible plus
ne
doit
étonner. Il eft évident qu'on peut
ne
point létat adtuel d'un pays dont on
jamais conftater
eft féparé par. 1500 lieues de diftance.
Le Roi a donc dû lailfer à cet égard, comme
été pratiqué de tout temps, les Adminifraaile ufer de leurs pouvoits légaux, pour autorifer
teurs
Tintroduétion des farines étrangeres
provifoirement
fi le befoin le requédans les ports d'entrepôr, d'ailleurs fur leur humanité
roit, & s'en repofet
& fur-leur vigilance.
à
Il convient de faire obferver , kelativement des
la forme très-fingulière
ces' ports d'entrepôt,
sles Francois dans l10e
poffelions qu'ont acquifes
cultivons cft
Saint-Domingue. La lifière que nous
Tintroduétion des farines étrangeres
provifoirement
fi le befoin le requédans les ports d'entrepôr, d'ailleurs fur leur humanité
roit, & s'en repofet
& fur-leur vigilance.
à
Il convient de faire obferver , kelativement des
la forme très-fingulière
ces' ports d'entrepôt,
sles Francois dans l10e
poffelions qu'ont acquifes
cultivons cft
Saint-Domingue. La lifière que nous --- Page 65 ---
5 d'ilabitations ( f fen I
telle, qu'il fe trouve peu
de Mirebalais),
en excepte le petic quartier ou fx lieues du tiéloignées de plus de cinq
roujours. belles
vage i les mers fonte prefque
facilement
les
le cabotage porte
entre
tropiques;
our le befoin ics appelles
les fubfiftances par-tour
famine Neit
& Texpérience a prouvé qu'aucune dans la Colonie lorfvétitablement à craindie
a-peu-près
que les trois ports d'entrepôt, féparés
d'égales diftances, 2 fc trouvent approvilioanés. ou
par
confidétation rendoit peu néceffaire
Cette
la permitlion demandée aut
au moins peu urgente
de Saint-Domingue 2
Roi par MM. les Dépurés dix Ports d'Amirauré, Sc
d'ouvrir à F'Etranger les folder P'achat des farines
d'etre autorifés,, pour à faire paffer chez d'auqui leur feront apportées,
de la Colonie.
.tres Nations, toutes les produlions d'ailleurs des confeUne'telle faculté entraineroit
de la plus haute importance, & priveroit les 3
quences Commerce National de prefque tous
aufli-torle
lui ont été accordés: IT eft eneffet
avantages qui
établir dans.tne
aifé de prévoir qu'on ne pourroit farveillance affez
auffi grande quantité de lienx une fraudes du Coiexaéte (4), pour prévenit les
foient la vigilance & Thonnêteté des,
(1) Quelles que ilfe fait beaucoup de contrebande dans
Adminifrateurs.,
haute importance, & priveroit les 3
quences Commerce National de prefque tous
aufli-torle
lui ont été accordés: IT eft eneffet
avantages qui
établir dans.tne
aifé de prévoir qu'on ne pourroit farveillance affez
auffi grande quantité de lienx une fraudes du Coiexaéte (4), pour prévenit les
foient la vigilance & Thonnêteté des,
(1) Quelles que ilfe fait beaucoup de contrebande dans
Adminifrateurs., --- Page 66 ---
merce interlope , & empècher le verfenient des
marchandifes manufaéturées par les Nations rivales
de notreinduftrie,
Un expofé rapide, rais exaet du Commerce
de la
Métropole avec Saine-Domingue - pendant
l'année 1787, (car les états de 1788 ne font
encore parvenus, ) fera fentir combien influeroit pas
fur'les bénéfices habituels de la France l'innovation
demandée au Confeil du Roi, & qu'on lui
foit même d'établir fans
propofans avoir
preuve - 3 fans examen,
appelé & écouté lcePartiesintérefiler à
sy oppofer.
Ila été importé, en la dernière année, des Ports
-lés trois ports d'entrepé: mêmes. Plufeurs furveillances
différentes y font néanmoins établies.; celle de l'Amirauté peut être regardéc comme très-ine ficace; les rccherches des Commis de FEntrepôt font un
d'cffet; mais ce qui réprime le plus la fraude, pcu eft plus
vifite que fait faire, dès qu'il y a
un bâti- la
ment dc la Marine Royale ;5 qui garde foupçon, toujours
port d'entrepôt : on ne pourroit en Thationner un chaque daris
chacun des, dix Ports d'Amiranré, fans des dépenfes
confidérables, fans établir à Sainr-Domingue une efcadre
plus que triple de celle qui fe tient habituellement dans
ces parages. Ouvrir les Ports d'Amirau:é aux farincs
importées par des navires venant de PEtranger,
les
ouvrir à toutes les productions des autres
c'eft
toutes les marchandifes' qui s'y
pays 3 8c, à
manufacturent.
acun des, dix Ports d'Amiranré, fans des dépenfes
confidérables, fans établir à Sainr-Domingue une efcadre
plus que triple de celle qui fe tient habituellement dans
ces parages. Ouvrir les Ports d'Amirau:é aux farincs
importées par des navires venant de PEtranger,
les
ouvrir à toutes les productions des autres
c'eft
toutes les marchandifes' qui s'y
pays 3 8c, à
manufacturent. --- Page 67 ---
da Royaume dans
denrécs valant
ceux de Saint.] Domingue, des
gres par le Commerce $1,80;,000 liv., la traite des Nèinateurs François
nationalya a Produit aux Ardes deprécs de 41,912,000 liv.; & les retours
cette Mle dans lès Ports de la
tropole, ont été évalués
MéIn'eft point fait évaluintion 1199,734,000 liv.
droits de fret & de commiflion dans : ce calcul des
qu'a reriré la Navigation
> de T'avantrge,
Navires a-peu-près
Françoife de cing cents
Domingue, de la expédiés ên 1737 pour Saintleur fubliftance à quantité de Matelots qui ont dit,
Commerce, des l'érendue &a Tactivité de ce
Manufaétures érablies avantagesquien réfultent pour les
du numéraire
dans nos diverfes
que fait affluer dans le Provincels
revente à T'Etranger de l'excédent Royaume la
denrées coloniales
con@idésablcen
mêmes confommer, que nous ne pouvons nousC'eft à T'Alemblée Nationale
fagelle les réfexions
à pefer dans fa
fionner ce: court réfmé: importantés que Pent Occamuet fur le fond' d'une je refterai impartial &
Mon intention n'eft
aufli grande queftion,
dra de maintenir, point de difeuter s'il convien-.
droits
> de reftraindre ou
dont 2 joui
d'abroger les
National: je
jufqu'a ce jour le Commerce
ine borne à les
&
tater les réfalrats.
expofer à en conf-
-
elle les réfexions
à pefer dans fa
fionner ce: court réfmé: importantés que Pent Occamuet fur le fond' d'une je refterai impartial &
Mon intention n'eft
aufli grande queftion,
dra de maintenir, point de difeuter s'il convien-.
droits
> de reftraindre ou
dont 2 joui
d'abroger les
National: je
jufqu'a ce jour le Commerce
ine borne à les
&
tater les réfalrats.
expofer à en conf-
- --- Page 68 ---
Mais f ces réfultats prouvent qu'un objet aufi
intérelfant, foit pour la Métropole; foit pour fes
poleffions cloignces, 9 mérite toute l'attention de
PAffemblée Nationale, s'ila été facile de prévoir
qu'elle s'en occupercit to: ou tard, le Confeil du
Roi n'a-t-il pas dû lui en réferver la connoiffance
& renvoyer. à fe pourvoirt devant elle MM, les
Députés de SainsDomingue? C'eft à quoi il's'eft,
borné (1); on préfentoit ati Roi un genre de de-
(1) Extrait de la Lettre du Miniftre aux Députés de
Sainr-1 Domingue > en date du II Août 1789, où -il
leur annonce les' décifions du Con'cil d'Etat, tenu le 9
du même mois fur leur demande..
cc Vous avez follicité l'introduétion pendant deuxans
33 des farines de Traire érangère dans tous les Ports.
35 d'Amirauté, attendu la difette des bleds dans l'in-
>2 térieur du Royaume, & la' défenfe d'en faire
paffer
de nos Ports. aux Colonies >."
Cc Cette queftion a été décidée abfolument par les
52 mèmes principes que la précédente. Une permiffion
2> auffi longue, l'ouverture aux Etrangers d'une audi
j grande quantité de Ports > changeroient abfolument
3 les rapports de la Métropole avec la Colonie : c'ell
b2 à l'Ademblée Nationale qu'il convient que vous adref2 fez une telle demandes.
cc Quant aux facilités provifoires à accordér pour un
2 efpace de temps plus ou moins long, en cas de
mande
les
52 mèmes principes que la précédente. Une permiffion
2> auffi longue, l'ouverture aux Etrangers d'une audi
j grande quantité de Ports > changeroient abfolument
3 les rapports de la Métropole avec la Colonie : c'ell
b2 à l'Ademblée Nationale qu'il convient que vous adref2 fez une telle demandes.
cc Quant aux facilités provifoires à accordér pour un
2 efpace de temps plus ou moins long, en cas de
mande --- Page 69 ---
mande fur lequel il n'avoit jatais été
qu'il fût ftatué en Europe. C'étoit
d'afage
une récolte abondante
au moment ott
les
commençoit à éntrer dans
greniers de la France, qu'on propofoit l'introduction des farines étrangères à
.on follicitoit à une telle époque Saine-Domingnes &c fous
d'une diferte fiture, l'admiflion
prétexte
entiers des Navires de
pendant deux ans
toutes les Nations
tous les Ports d'Amiranté de la
dans
Colonics.
plus riche de.nos
Cette courte. difcufion doit fuflite pour établic
les principes &: alligner les motifs
miné le Confeil de Sa
qui. ont déterdefirer
Majefté : mais on
encore . quelques éclairciffemens
peut
fur les faits dont je n'ai point
uitériears
Yais les énoncer
patlé inlqu'ici; je
fuccinéement, 8c fuis prêt pro2> guerre, de difette ou d'autres fléaur,
3 teurs ont-le pouvoir, & fon: dans lesAdminiftra-
>> mulguer les règlemens néceflaires. lufage Il
del T pro95 linrérêt de la Colonic même,
feroit contre
53 urgens obligée de recourir : qu'elle fit dans des cas
auRoi;
s de grands malheuirs avant qu'il eût clleauroit été
éprouvé
>> apporter remede 5 & la faculté de lui pollible d'y
23 fecours urgens & indifpenfables, doit procurer des:
> des Adminiftrateurs qui-n'en foient
réfider dans
a2 une auffi grande difancer,
pas féparés par
B --- Page 70 ---
ro
duire toutes les Lettres ou Pièces néceflaires il'appui de mes affertions.
On a dû fentir ccombien il importe qie les
moyens d'obvier aux maux
voirde
urgens 5 que le pouprévénir ou de réparer les effets des Aéaux
trop communs dans nos poffeflions éloignées, refident au:milieu d'elles. Ce. pouvoir
été confié aux Adminiftrateurs
les provifoire loix
a
par
Coloniales', 8 par leurs inftruétions ; il eft indifpenfable qu'ils en reftent dépolitaires jufqu'à ce qu'il
y foit fuppléé, J'ai donc, avant tout, à examiner
comment ils l'ont exercé depuis le commencemerit
de cette année, & à expofer les mefures qui ont
été prifes par eux pour prévenir la difette dans nos
Colonies:
L'introdudtion des farines étrangères: eft autorifée à Saint-Domingue depuis le Ier, Avril; & la
permifion accordée doit Enir aul Icr Oétobré Pro-:
chain.
Le Gouverneut-Général & FIntendant de h
Marrinique, y ont ouvert le Port d'entrepôr depuis le II Mai jufqu'au I5 Octobre.
Les Adminiftrateurs de la Guadeloupe ont. annoncé qu'ils feroient bientôt obligés de fuivre
l'exemple donné par l'ifle voifine.
Le Roi a approuvé, quant au fond, toutes les
Ordonnances rendues à cet effer par les Adminif.
cr Oétobré Pro-:
chain.
Le Gouverneut-Général & FIntendant de h
Marrinique, y ont ouvert le Port d'entrepôr depuis le II Mai jufqu'au I5 Octobre.
Les Adminiftrateurs de la Guadeloupe ont. annoncé qu'ils feroient bientôt obligés de fuivre
l'exemple donné par l'ifle voifine.
Le Roi a approuvé, quant au fond, toutes les
Ordonnances rendues à cet effer par les Adminif. --- Page 71 ---
tiateurs; parce qu'eux feuls
Ctre bons juges du befoin peuvent vérizablement
& qu'ils ont plus
préfent des Colonies,
d'en prévoir les beloins que qui que ce foit les moyens
annoncé qu'ils ne-devoient futurs. On leura même
l'effet des, permifions
pas héfiter à Prolonger
tances leur
accorilées 3 fi les circonfs
patoiffoient le requérir, De
Dépêches ont écé adreffées dans nos
pareilles
dentales.
Colonies occiMais quelques Adminiftrateurs
l'érendae de leurs pouvoirs
ayant excédé
TEranget les Ports
2 foir en ouvrant a
dant l'achat des d'Amiranté, & en lui accorproductions
diminuant les droits
Colonialesy foit en
duction de la morue gu'il & du doit payer pour l'inrroqui favorifent & alfitrent la poilfon falé, droits
pêche nationale ; le Roi, vente de la morue de
de
en confirmant le refte
feil, l'Ordommance, a caffe, par dès Arrêts
ces difpofitions vicicufes,
du ConAdminifrareurs. de les réformer ou a enjoine aux
Les faits dont il me refte à r'eux-mâmes.
que je difcure brièvement deux parler , exigeront
je me permertrai d'expofer
points fur lefquels
& de préfenter des
mon opinion ptivée,
Io. Le 12 Mars confidérationsq de
qui m'ont frappé
Chambres du Commerce eette année, j'ai éctit aux
times (Bordeaux, Nantes des trois Villes mari-
& le Havre e), qui imB 2 --- Page 72 ---
I2
portent le plus de farines dans les Colonics Françoifes 2 2 & je leur ai renouvelé récemment encore mes inftances, pour les déterminer à faire
connoitre d'avance aux Adminiftrateurs de chaque
Colonie, > les envois de farine qui doivent y être
faits dans sles mois fuivans.
Je crois que les Négocians qui répugnent à
donner connoiffance de leurs fpéculations fur cet
objet de première néceflité, entendent mal leurs
véritables intérèts. Ce h'eft pas moins pour leur
propre avantage que pour celdi des Colonies,
qu'on les a invités à annoncer la quantité de fa
rines qui doit y pafler. Le Commerce rifque, par
fon flence,que les Adminiftrateurs obligés avant
tout, de pourvoir à la fubfiftance des Colons, &
ignorant quels fecours doivent leur parvenir s
ouvrent fabitement les Ports d'entrepôt ; alors
linttoduction'de la farine étrangere , & la concurrence de la farine nationale, qui arrive inopinément, faifant baifer rapidement le prix de
cette denrée, doit occafionner aux Commerçans
François eux-mèmes 3 des pertes confidérables ;
pertes qu'ils n'auroient point éprouvées fil la Colonie eûr été prévenue des envois. qui devoienr y
êrre faits.
2". Il fort annuellement beaucoup plus de farine
pour nos Colonics ,du Port de Bordeaux feul,
angere , & la concurrence de la farine nationale, qui arrive inopinément, faifant baifer rapidement le prix de
cette denrée, doit occafionner aux Commerçans
François eux-mèmes 3 des pertes confidérables ;
pertes qu'ils n'auroient point éprouvées fil la Colonie eûr été prévenue des envois. qui devoienr y
êrre faits.
2". Il fort annuellement beaucoup plus de farine
pour nos Colonics ,du Port de Bordeaux feul, --- Page 73 ---
T3
que de tous les autres Ports du Royaume
femble- Le Parlement de cette Ville
pris etil'exportation de cette denrée
a défenda
date du 30 Avril. Les circonftances > par un Arrêt en
du
& la terreur
Peuple ne permettoient
que
Roi cafsât cet Arrêt. P'écrivis pas
leConfeil diz
fidoit le Parleinent de
au Magiftrat qui préChambre de Commerce Guienne, & je preffai ila
côté,la forrie des
de demander, de. fon
farines & bifcuit deftinés, foit
pour Tapprovifionnement des
foit
la fubliftance des Marins
Colonies,
pour
Ileft de-mon devoir qui y font flationnes, 5
de repréfenter
temps qu'on Jaiflera au. Commerce qu'aufilongdroit d'importer feul ces comeftibles dans Nationallle les
nies
ColoFrançaifes , il convient , quelle
foit
difette dans l'intéricur du
que
la
qu'elles en tirenc.ce qui : el Royaume, néceflaire de permettie
foins,de défendre
à leurs b6au. moinsqu'elles en foient
tement privées, La. quantité qu'elles
fubidemanderit
annuellement >' eft tres-peu confidérable, eu
à leur population, même
égard
Efclaves. Elle n'eft
en y comprenant lés
prefque rien relativemene Th
confommation du Royaume. Il eft certain
pendant les cinq années 1784,1 1785, 1786,1 guE,
&c 1788, ilin'a été importé licitement
Colonies occidentales
dans Hos
1l ef
, que des farines naricnales.
également certain qu'en 1787, cette imporB 3
, eu
à leur population, même
égard
Efclaves. Elle n'eft
en y comprenant lés
prefque rien relativemene Th
confommation du Royaume. Il eft certain
pendant les cinq années 1784,1 1785, 1786,1 guE,
&c 1788, ilin'a été importé licitement
Colonies occidentales
dans Hos
1l ef
, que des farines naricnales.
également certain qu'en 1787, cette imporB 3 --- Page 74 ---
tation,, 3 quoique beaucoup plus forte
dans
aucuné des quatre autres
n'a que
années,
monté ce--
pendant qu'à 270,441 barils, contenant chacun
cent quatre-vingt livres., C'eft évaluer fort bas la
quantité de: farine néceffaire pour la nourriture
d'un homme adulte en France, que de la fixerd
quatre cent-cinquante livres (:) Par an. Le Royau-
(:) D'après cette fuppofition, un Adulte ne confommcroit de
journellement en France que 25 onces 2 tiers
pain a-peu-près.
La-chaleur du climat, le goit
#feflions - éloignées les hommes qu'ont dans nos pof
(même de.r race Euro-
-péenne ) pour les vivres du payssrendroient à leur
egard cettc fixation, trop forte. On évalue communément la confommation d'un Colon. à deux barils de
farine par an; d'oul il réfulte qu'un peu plus de 21
onces de pain par jour lui fuffifent. L
Prenant pour exemple la plus floriffante de nos Co-,
:lodnies, il convient d'obferver que 24,000 Blancs de
rourâge, de tout fexe, ne peuvent pas confommer
annucllement, aSune-Domingue, plus de 48,coo.barils
de. farine. Ceite Colonie en reçoir >' année commune,
Ifo,000 a-pet-près; fi lori en retranche encore 10,0COo
"ehviron, deftinés à la'fubfiflance de troupes coloniales
& des équipages des bâtimens du Roi, il en refte
Telle eft la quantité de farines qui entrent dans 92,000, la
nourriture foit des Affranchis & de leur race, foit des
efclaves.qni préferent néanioins ce qu'on appelle vivres
' année commune,
Ifo,000 a-pet-près; fi lori en retranche encore 10,0COo
"ehviron, deftinés à la'fubfiflance de troupes coloniales
& des équipages des bâtimens du Roi, il en refte
Telle eft la quantité de farines qui entrent dans 92,000, la
nourriture foit des Affranchis & de leur race, foit des
efclaves.qni préferent néanioins ce qu'on appelle vivres --- Page 75 ---
I5
me,'obligé d'alimenter environ' 25 millions d'ha
birans, s'appercevra-t-il,
de
3 même dans un moment
diferte, qu'il fournit de plus, par-dela les
à des François, une maffe de farines G
mers;
qu'elle ne fuffiroit pas, en Europe, à la modique,
tion de 95 mille humains? On
confommaégard autrement
peut penfer à cet
la règle
que moi; mais 3 quelle que foir
qu'on érablira , il eftjufte, il eft
d'en rendre l'exécation tellement
politique
cun événement n'y puiffe faire certaine, 5 qu'auDes Poffeflions auffi
porter atteinte.
croit le bled, font fondées éloignées de tous-les pays ot
garantiffe du
à demander qu'on les
péril de fe voir fubitement
les. moyens de fubfiftance
enlever
qu'on leur auta allignésa
du, pays,. patates, manioc
fruits.I lisconfommen:
ignames, 31 bananes & autres,
denrées qui peuvent fe aufileriz, conferver lemais & farine demais,,
fruits facculents &
plus long-temps que les
lesracher-L.Einger
porter tous ces objets > & introduit
eltaurorifé à imColonie du riz & du mais
fpécialement dans la
quoiqu'on y. cultive
3 foit cn grain foit en farine >
l'une 2z l'autre plante, en beaucoup d'endroirs avec "succès
Je n'ai pas cru fuperfi de donner ces détails
manière dont eit alimentée une vafte
fur la:
lument différente des Provinces du
Pofleflion abfoJes produétions ne reffemblent
Royaume , & dont
climats.
nullement à celles de nos
T +
fpécialement dans la
quoiqu'on y. cultive
3 foit cn grain foit en farine >
l'une 2z l'autre plante, en beaucoup d'endroirs avec "succès
Je n'ai pas cru fuperfi de donner ces détails
manière dont eit alimentée une vafte
fur la:
lument différente des Provinces du
Pofleflion abfoJes produétions ne reffemblent
Royaume , & dont
climats.
nullement à celles de nos
T + --- Page 76 ---
La Métropole ; f elle n'affitre pas l'extraction
toujours libre des farines nationales à fes Colonies,-leur donne droit d'obtènir l'admiflion conf.
tanre des farines érrangeres, au moins dans leurs
Ports d'entrepér, quoiqu'il foit vrai que ces dernières, par- leur bas prix, en excluront auffi-tôt
les farines. de-France, , quoique la faculté d'acheter
ce genre dlapprovifionnement à PEtranger, doivel
entrainer, par- la fuite , celle de lui donner - en,
payement quelques produgtions Coloniales.
: Tels font, les éclairciffemens que j'ai à donner
fur tout ge quir m'eft connu, c'eft-à-dire, 1o. fur
la demande que miont adreffée MM.-les Députés
de Saint-Domingue le 30 Juillet; fur la décifion!
rendue par le Roi en fon Confeil le 2 Aoir, &
fur les morifs qui Pont déterminée; 20. Sur les
melures prifes par les Adminifratenis de chaque
Cotonie poury prévenirla difette; 3°. Sur ma correlpondance avec eux & avec les Chambres de
Commerce du Royaume.
Je ne.pais prévoir G d'autres renfeigneniens ferent-defirés signorant encore quels moyens MM,
les Dépurés emploieront pour appuyer la demnande gn'iis ont faite alAffemblée Nationale, &:
gitellesferont lesobjectionsdu Commerce deFrance..
Ondoit neanmoias préfumer que Pune des Parties intéreffées, & peut etre toures deus, vondront
/ --- Page 77 ---
qu'il foit difcuté à quel prix les farines
vendues dans nos Colonies, &c.
ont été
Saine-Domingue, depuis le mois 5 de fpécialement à
nier ; qu'on vérifie ce qu'elles
Janvier detpoque la plus
la
y ecûtoicnt à l'élan desindices récente, s valeur de la denrée
les plos certains de fon
érant
O1 de fa rareté,
abondance'
a Il paroit que depuis le
née, le prix deila farine à commencement de T'anni bas ni exceflif
Saine-Domingue n'a été
a La chereré ne m'en a été
cune des lettres que j'ai reçues de ahnoncée la
par aucin des particuliers
Colonie; aujai confultés,
qui en font
&
ne m'a porté plainte revenus, à
que
A la preuve affez forte
cet égard.
univerfel, fe joint le
qui réfulte der ce filence'
ne m'en eft point. rémoignage des Gazettés. IP
bie,)
(jufques à ce jour 14
parvenu . de
a
Septemen date du 27 Juin poitétieures celles da Cap,
cette cpoque, le prix derniets de la
elles atteftent qu'2
de 66 liv. I; f-8-den: plus belle farine y Éroic
prix moyen de la farine argent de Frince, & le
livres le
commune de
de farine baril;: e qui fixe la valeur quarante
de la: première
d'une livre
dehiers $, & de la.feconde efpèce afept fols quatre
deux farines font de
ayfs 5 den: : des
porte point d'autres dans pur froment. On n'en in
les Colonies ; mais on
'2
de 66 liv. I; f-8-den: plus belle farine y Éroic
prix moyen de la farine argent de Frince, & le
livres le
commune de
de farine baril;: e qui fixe la valeur quarante
de la: première
d'une livre
dehiers $, & de la.feconde efpèce afept fols quatre
deux farines font de
ayfs 5 den: : des
porte point d'autres dans pur froment. On n'en in
les Colonies ; mais on --- Page 78 ---
18r
défigne par farine commune celle
les Américains, & qui fe conferve qu'introduifene moins
temps que la farine de minor, connue
longle nom de Farine de Moifface On
aufli fous
nément quiane livre de farine fuppute commufournir
convertie en
une livre & demie de cetaliment. pain,
Il eft dû foi aux Gazettes fur ia valeur
alignent aux denrées importées dans la Colonies qu'elles
je veux dire qu'on peut être certain
elles
que jamaist
n'indiquent un prix iniférieur àicelui du Commerce ; car, la : notice de la valcur momentance
qu'a chacune; de ces denrées,eft fournie aux Rédacteurs de la Gazette par les Commerçans, c'eftà-dire, par les vendeurs. Ils ontat un intérèr évident & conftant à perfuader: à aiz Pablic acheteur
qu'on a droit de lai vendresplus cher rous-fes be- 2
foins. Pendant que j'étois Gouverneur-Géntial de
Saint-Domingue, les Adminiftrateurs ont eu quelquefois desreprochesa faire&c auxNégocians &a aux:
Journaliftes far des: exagérations de ce genre 3 le
prix commun.da Commerce eft d'ailleurs fixé
les ventes aux Colons quiachèrent prefque
par
à crédit & ne payent
toujours
qu'à longs termes : ce délai
de payement - influe beaucoup fur:la quotité du
prix, fur-tout dans un pays où les fonds produifént aifément un revenu plus confidérable qu'en
France. Tout coûréroit infiaiment moins à qui ifol- --- Page 79 ---
c19
deroit en argent comprant; & c'eft peut êtrele
prix qu'on exigeroit de lui dans cette
:qui doit
fuppofition,
denrée. étreregardé comme le prix réel de la
J'ai cru devoir préfenter ces dernières confidérations 5 parce qu'elles dérivent d'nfages locaux
qu'on connoir peu en France, &.
fourniffent un moyen aifé de vérification. qu'elles
effer appeler les Gazettes.
On peur ei
& écre-fir
Améticaines à témoin,
qu'elles font rarement infidelles, mais
que-jamais la valeur des denrées venues de la Mé
tropole ou de F'Etranger n'y eft déprimée.
E
Verfailles, ce 14 Septembre 1789.
L A LUZE R NZ E.
Fates --- Page 80 ---
No. I bis.
ETAT des Farines: exportées des Ports de France
aux Ifles de L'Amérique pendant l'année 1787.
Extrait des Etats envoyés par les CommifJaires des
Ports.
Barils.
A Saint Domingue e
199,236.
Aux Iles du Vent & Cayenne s
71,205.
Total
270,441.
Aetrait des Comptes de la Balance dis Commerce.
A Saint Domingue
170,162. Barils.
Aux Iles du Vent & Cayenne
e 66,8z5.
Total.
* 236,287.
Extrait des Etats d'Importation envoyés par les Intendans des Colonies.
Barils,
A Saint Domingue
e e - IS1,4II.
Aux Ifles du Vent & Cayenne .
59,053.
Total 2
210,464.
Certifié véritable, LA LUZERNE.
,205.
Total
270,441.
Aetrait des Comptes de la Balance dis Commerce.
A Saint Domingue
170,162. Barils.
Aux Iles du Vent & Cayenne
e 66,8z5.
Total.
* 236,287.
Extrait des Etats d'Importation envoyés par les Intendans des Colonies.
Barils,
A Saint Domingue
e e - IS1,4II.
Aux Ifles du Vent & Cayenne .
59,053.
Total 2
210,464.
Certifié véritable, LA LUZERNE. --- Page 81 ---
N9. I ter.
Tiré des
ÉTAT des Farines exportées des Ports de
Etats enà Saint
France voyés
Domingue > pendant les années
les rotes
1785, 1786, 1787,6 1788.
1784,de Francc.
De Bordeaux
Barils.
4784.
96,195 2
Autres Ports o
- 10,963 a a 107,158,
De Bordeaux
e
1785.
131,157
Autres Ports
150,186.
19,029 De Bordeaux
1786.
134.786
Autres Ports a a e 16,261 151,047.
A aaa
De Bordeaux
168,081
E787.
Autres Ports
199,236.
31,155
De Bordeaux
1788.
118,194
Autres Ports .
14,194 142,383.
Total des cinq ans Fpaenanosicton N
A2
-
750,015.
Annéc
commune -
If0,003.
a
Tous les calculs ont été faits
où l'évaluation de la
d'après ces Erats
quantité de Farines portées --- Page 82 ---
annuellement à Saint Domingue & aux Iiles du
Vent,ef plus forte que dans ceux donnés par le
Bureati de la Balance du Commerce, & dans ceux
qui font. extraits des déclarations faites lors du
débarquement dans lès Colonies..
Certifié véritable, LA LUZERNE: --- Page 83 ---
No. II.
REFLEXION S
Sur les deux Etats ou tableaux
letire de M. le
joints à la
Marquis du
date du 7 Septembre
Chilleau, enz
1789.
Le
premier étar fommaire
tité des farines importées
délignant la quandifférens navires
par les Capitaines des
miers mois de 1788, d'Earope, &
pendant les fx pre
de
pendant les fix
1789, donne d'abord lieu à
premiers
tres-firappanté, & qui rend
une réfexion
état fufpect, Le Receveur de néceffairement cet
Prince affure qu'il.e eft entré l'odtroi au Port-audant les fix premiers mois dans ce Port penrils de fatine, mais
de 1788, 36,770 baimporté
de
en cette année il n'a pu être
que
la farine de France. S'il
entré
én fic
d'écrangère, c'eût été
tement s en petite quantité, illicitement, On
fecrèleurs bien. gardé d'en
fe feroit d'ail
donner
faire déclaration.
connoiffance & d'en
Or, les états. des farines
des Ports de France à Saint exportées cette année
Domingue, prouvent
de 1788, 36,770 baimporté
de
en cette année il n'a pu être
que
la farine de France. S'il
entré
én fic
d'écrangère, c'eût été
tement s en petite quantité, illicitement, On
fecrèleurs bien. gardé d'en
fe feroit d'ail
donner
faire déclaration.
connoiffance & d'en
Or, les états. des farines
des Ports de France à Saint exportées cette année
Domingue, prouvent --- Page 84 ---
qu'il n'eft entré dans toute la Colonie pendant
l'année dernière de 1788, que 142,388 barils
de cette denrée.
Il paroit tes-invraifemblable que fur cette
quantité il en ait été introduit 363770 barils pendant (x. mois dans un feul des dix Ports oà ily
a des Receveurs d'oétrois.
Car la même proportion induiroit à croire que
le Port-au-Prince en auroit reçu pendant les douze
mois de4788,73.540 barils, c'eft-i-dire plus que
tous les autres Ports de la Colonie pris enfemble.
: Un telle conféquence eft abfurde, & rend
très-fufpedt le certificat donné par le Receveur
de-l'odtroi.
Sur le fecond tableau des farines Françoifes &c
étrangères importées à Saint-Domingue depuis le
premier Avril 1789, & de celles qui y exiftoient
aux époques des Procès - Verbaux qui le conftitent 3 fournis à M.le Marquis du Chilleau (1),
à fon départ pour la France, il eft plufieurs remarques intéreffantes à faire.
(1). M. le Marquis du Chilleau étant partile roJuillet,
ce tableau comprend l'introduction pendant trois mois
tout au plus; car il a fallu le temps de dreffer les Etats
dans les divers lieux de la Colonie, & de les lui envoyer.
--- Page 85 ---
I9, En fuppofant 2;
l'état
qu'il. foir entré pendant parfairemenr exnét, &
barils de farine,
ces trois mois 34:430
eft moindre, mais j'obferverai gue cette quanriré
qute reçoit communément ne diffère que peu de celle
dant chaque trimeftre.
Sain-Damingue
: Par un relevé fait far
pen1784, 1785, 1786,
les' cing annécs de paix
tion annuelle
1787 &c 1788,
A
des farines dans cette Timportsparun calcul moyen, de
Colonie eft,
même
I5o,003 barils; itn'en a
lla céintroduit, donc été
en 1788, gue 142,388 barils..
trimeftres de l'année importé pendant chacun dés quatre
85597 barils, & on derniète doir pris lun dans Tautre,
commune par. trimeftre, regarder Timporation
37:500 barils. Cette
comme devânt être de
onzième de différence, quantiré ne donne pas un
barils de farines importés étant comparée à 34430
meftre de :78g:
pendant le fecond triMais : dans le même état, à la
vations, on affure des faits,
colonne Oéfer
luations qui paroiffent
on. préfenté des évaSi le Cap confommoir incroyables.,
farine, lle Porr-au-Prince par jour I20 barils. de
une autre
fuppofé en fournir à
il réfulteroit Jurifdicion, 9 en confommoit
e fommeroient que trois Jurifdictions fenles 300,
par an 133300 barils. de confaine,
C
même état, à la
vations, on affure des faits,
colonne Oéfer
luations qui paroiffent
on. préfenté des évaSi le Cap confommoir incroyables.,
farine, lle Porr-au-Prince par jour I20 barils. de
une autre
fuppofé en fournir à
il réfulteroit Jurifdicion, 9 en confommoit
e fommeroient que trois Jurifdictions fenles 300,
par an 133300 barils. de confaine,
C --- Page 86 ---
c'eft-à-dire plus qu'il n'en eft' entré communéla fubiftance de la Colonie entière,
ment pour toutes les années depuis la paix.
s
en comparant
vivroient fept autres Junididions?
/ Comment
fe paffent de farine, que
Ef-il croyable qu'elles
perfonne n'y mange de pain?
de diffimuler
Mon devoir ne-me permet pas cet état me
combien les affertions que préfente
en
étranges, ainfi qué les calculs qui
paroiffent
dérivent.
craindre qu'on n'ait indait en erreur
* Il eft fortà
fur cet objet
M. le Marquis du Chilleau l'inexaditude arE
rant; qu'il n'ait pas reconnu donnés & qu'il m'a
dente des Etats qu'on lui a
mois dans la Cotranfmis. Il n'a point paffé fept
lIntènlonie; ily a eu des démélés très-vifs avec
dant ii attribue à ces débats fon rappel (1),
n'en foient caufe en aucune manière.
quoiquils
Le rappel de. M. le Marquis du Chilleau a été
(r)
Confeil d'Etat le 28 Juin 1789: Le morif
décidé au
Général
en a été l'Ordonnance rèndue par ce Gouverneurle 9 Mai précédent. avoit outre-paffé fes pouvoirs,
On a confidéré qu'il Coloniales & à fes inftrudions.
contrevenu aux Loix
1I eft vrai qu'un des objets ou il a paru matière repréhenfible, de comeft d'avoir promulgué un reglement en
'Etat le 28 Juin 1789: Le morif
décidé au
Général
en a été l'Ordonnance rèndue par ce Gouverneurle 9 Mai précédent. avoit outre-paffé fes pouvoirs,
On a confidéré qu'il Coloniales & à fes inftrudions.
contrevenu aux Loix
1I eft vrai qu'un des objets ou il a paru matière repréhenfible, de comeft d'avoir promulgué un reglement en --- Page 87 ---
Toutes les Loix
Coloniales &
geoient de ne rien faire
Aasinfradionutotite
éttanger & de haute en matière de Commerce
etinmamuncumser Police,-fans-le concours du
(acoujointement
de merce étranger; feul, & même contre la
l'Intendant , fans lequel il
réclamation
cer le pouvoir légillatif
n'avoir pas le droit d'exerMais ce motif
Confeil de Sa Majefté, dincompétence n'a pas déterminé le
L'Ordonnance Permettoit
troduction des Noirs de traite pendant 5 ans entiers l'indu Sud, fans nécefité
étrangère daris la
l'aven du Rois & recevoir urgente, 9 quoiqu'on pàt demander partie
On. autorifoit.les Colons à reponfe en 3 ou + mois.
les denrées
fournir en paiement
ciales, ne doivent Coloniales 2 qui, d'après nos loix toutes
me, Le
parvenir que dans les ports du commerGouveineur-Genchal donnoit un
Royaudangereux, nouvelles en établiffant de fa feule
exemple bién
fur Tintroduchion de
autorité des taxes
abrogeoit ou modéroit
quelques denrécs. II en
de loix
d'autres qui
.
émanées di Souverain.
exiftoient en vertu.
Telles font les
les réclamations des principales caufes qui ont
déterminé
Places
depuisexcité
Sa Majelté à
Maritimes du
nommer fur le Royaume, > &
Gomremetr.Ganenal
champ un autre
(1). Il leur eft
exprefCement
iificatiots, & d'y procéder enjoint de faire cès véque le Miniftre a écrité de conjolistement la
> par la lettre
hifrateurs de toutes les
part du Roi aux AdmiColonics, le 13 Novembre
C 2
es qui ont
déterminé
Places
depuisexcité
Sa Majelté à
Maritimes du
nommer fur le Royaume, > &
Gomremetr.Ganenal
champ un autre
(1). Il leur eft
exprefCement
iificatiots, & d'y procéder enjoint de faire cès véque le Miniftre a écrité de conjolistement la
> par la lettre
hifrateurs de toutes les
part du Roi aux AdmiColonics, le 13 Novembre
C 2 --- Page 88 ---
2 que les deux Adminifrateurs
difette d'une
(lorfqu'on craint la
denrée ) font faire les procès-verbaur
de vilite 5 les recherches, deinandent les avis des
Colons & .des Commerçans.
dans
les
différens lieux de la Colonie HLimporte que
çonfé
s ce foin foit
par, eux au Repréfentant du. GouverneurGénéral, & à celui de IIntendant
doivent
anfi y procéder enfemble. Plus il (1),qui avoit
mofité
y
d'aniperfornelle, -& à. raifon même de ce
FIntendant n'avoit pas cru Pintroduétion des gue farines étrangéres aufli.néceffaire qu'elle l'avoit
au Gasmeneu-@cisial,edatd devoit fe regarder paru
comme encore plus aftreint d'appeler fon Collègue
Lettre à laquelle les inftrucions de M. du Chilleau lui
ont eucore (pécialement prefcrit de fe conformer.
(1) M. le Marquis du Chilleau à entre les mains beaucoup de procès-verbaux qu'il m'a lus, mais dont il ne
m'a point remis copic. Ces pièces font fignées & atteftées
par des Juges, par des Receveurs, par des Officiers
Militaires, prefque tous ayant des poffeffions dans la
Colonie, & pouvant, à raifon de leur intérêt, être
regardés comme partiaux. L'Intendant a-t-il eu connoiffance de ces recherchés ? a-t-on appelé les Officiers
d'Adminiftation > fes Repréfentang? Rien ne m'a été
communiqué s qui le prouve. Pourquoi auroit-on laiffé
ignorer cès perquiffcions à ceux qui, par leur état 9
font le plus infruits de Fentrée & de la fortie des
diverfes denrées?
de leur intérêt, être
regardés comme partiaux. L'Intendant a-t-il eu connoiffance de ces recherchés ? a-t-on appelé les Officiers
d'Adminiftation > fes Repréfentang? Rien ne m'a été
communiqué s qui le prouve. Pourquoi auroit-on laiffé
ignorer cès perquiffcions à ceux qui, par leur état 9
font le plus infruits de Fentrée & de la fortie des
diverfes denrées? --- Page 89 ---
a témoin de toutes les recherches & vérifications
qt'il n'éroit, en aucun cas;' autorifé à faire
lui. On n'auroir pas préfenté a un Magiftrar fans
adminiftre la Colonie depuis quatre
des qui
auifi inyraifemblables; il
ans', étàts
a - felle éxilte ; il l'atroit fait auroit reconnu Terreur, >
tranfmis fes obfervations
corriger , ou auroit
Lettre de lui
en France." Je n'ai aucune
a ce fujet. Lui a-t-on fait part des
recherches ou des réfultats ?1 Lui en a-t-on fouftrair
la connoiflance, quoigu'elle lui oppartint de droit?
Il m'eft impollible de rien affurer à cet égard. Je
n'entends point m'écarter de limpartialité exacte
gue j'ai toujours obfervée entre ces deux Adminiftrareurs divifés; mais, en matière
tante, mon devoir eft
auffimporcè que
d'expofer Ce que je fais, 5
j'ignore, mes doures , &c les motifs fur lefquels ils fonr fondés;
L Enfin, deux autres foupçons graves s'élèvent
ce fecond rableau, relativement à
far
des farines nationales,
Timportation
1". Ilyeft annoncé qu'il n'én eft entré au
en'Avil, Mai & Juin, que 1480 barils. Cap,
Mais l'Extraic des Regiftres de la Chambre
d'Agriculture du Cap, duz Juiller 1789, affare
que du 7 Avril au 22 Mai, il eft. entré
barils de farine
7,371
le réfultat
françoife, 3 & expliqué que tel eff
des recherches faires au Greffe de l'Amj
Ci.
annoncé qu'il n'én eft entré au
en'Avil, Mai & Juin, que 1480 barils. Cap,
Mais l'Extraic des Regiftres de la Chambre
d'Agriculture du Cap, duz Juiller 1789, affare
que du 7 Avril au 22 Mai, il eft. entré
barils de farine
7,371
le réfultat
françoife, 3 & expliqué que tel eff
des recherches faires au Greffe de l'Amj
Ci. --- Page 90 ---
rauté de cette Ville 5 en forte qu'il n'eft point
fait, mention de ce qui en a été introduit par les
neuf âutres Ports d'Amirauté.
Avril, Mai
2", Comment elt-il pollible qu'en
ik ne foit entré dans toute la Colonie de
& Juin,
barils de farine veSaint-Domingue 2 que 7,332
les déclarations
nant de nos Ports; tandis que par
faites dans ces mèmes Ports,il en eft forti
en Février s Mars
mte
nos Colonies occidentales,
Avril, 24.518 barils s & que Saint-Domingue
conftamment plus des deux tiers de ce qui
reçoit
eft envoyé auxdites Colonies ?
Pour prouver ceci jufqu'à l'évidence, je joins
l'état, 1°. des farines envoyées des Ports de France
chacun des fix premiers mois 1789, a
pendant les Iles du Vent & fous le Vent; 2°. de
toutes
farines
a été adreffée
la quantité de ces mèmes
qui
direétement à Saint-Domingue. Il eft à remarquer
la Colonie a dû en recevoir plus que ladite
que
des navires qui fe déclarent
quantité ; Car plafieurs
la Guadeexpédiés pour la Martinique ou pour
le refte
loupe, après y avoir fait efcale, portent
de leurs cargaifons à Saint-Domingue : mais aucun
de ceux qui touchent d'abord à Saint-Domingue, diffiremonte aux Iles du Vent, a raifon de la
ne
culté & de la longueur de' cette navigation.
Verfailles, le 19 Odobre 1789.
Signé, IA LUZERNE. --- Page 91 --- --- Page 92 ---
3: 2
St.-Domingue.
No, III:
Lettre
Au Port-au-Prince, le 28 Août 1789:
Commune.
Introduc:
tion de fa=.
rines pendant les
MoxsmIoNIUR,
mois d'Avril, Mai,
Juin& Juil
letderniers.
Primata,
No. II.
Nous ayons Phonneur de. vous adreffer l'étac.
des Farines importées dans différens Ports de cette
Colonie, pendant les mois d'Avril, Mai, Juin &,
Juiller derniers. Vous verrez que pendant ces quatre inois ily a eu: 54.348 barils de Farines importées, dont 243677 de Farine françoife, & 29,671
de Farine étrangère, Lés États-Unis auroient pu
feuls nous en fournir une bien plus grande quantité, fr les Armateurs de cette Colonie & les
Américains euflent pu tefpectivement connoitre
les befoins de la Colonie, & s'ils n'avoient craint
une concurrence nuifible à leurs intérêts. I eft
remarquable que ces importations non combinées,
non concertées entre les François du Royaume
ine françoife, & 29,671
de Farine étrangère, Lés États-Unis auroient pu
feuls nous en fournir une bien plus grande quantité, fr les Armateurs de cette Colonie & les
Américains euflent pu tefpectivement connoitre
les befoins de la Colonie, & s'ils n'avoient craint
une concurrence nuifible à leurs intérêts. I eft
remarquable que ces importations non combinées,
non concertées entre les François du Royaume --- Page 93 ---
No, IV.
ANNÉE 1789.
SAIXT-DoxtxevE
BUREAU DE LA N. AVIGATION
de France &C de 'Etranger dans différens Ports de cette Colonie > pendant les mois d'Avril, Mai,
ÉTAT des Farines importées
Juin & Juillet derniers.
M A ).
J U IN.
JUILLEL
A V R II L,
Barils de Farine
Barils de Farine.
Barils dc Farine
Barils de Farinc.
Noms des Ports.
Totaux NoxiDESPORTS.
Toraux Noms DES PORIS.
Foraux.
Noms des Ports.
Totaux
Frangoife. Errangère
Frangoife Stiangeie
Frangoife. Etrangete
Frangoife. Etrangere
Le Cap.
5783, 8,533 14316 Lc Cap.
3.430 4520 7,950 Le Cap..
753 3,638 4391
Lc Cap.
2,342 1,144 3,439
IEO
IOO Saint-Marc.
Saint-Marc.
5so .
55o
Saint-Marc.
8j0
Sjo Saint-Marc.
2,18c
Port-au-Prince.
62 4,157 4,219 Port-au-Prince.
4.915 30o 5.215
Port-au-Prince.
1,708 1,142 2,8;0 Port- au- Prince.
2,223
4:403 Jérémic.
8co Soo Jérémie. :
Jérémic.
200 200 Jérémic.
sco
5oo Les Cayes..
922 Les Caycs
170 170
Lcs
496 700 1,196 Les Cayes.
60 1,C65 1,125
Caycs.
Jacmel.
400 Jacmel, .
Jacmel. :
525 200 725
Jacmel.
9,066 11,778 :0,844
3,492 10,399 13,8,1
6,743 43c8 tt,ost
5,376 3,186 S,562
O
S O M M A I R E.
R ÉCAPIT U L A T I N.
Bari's de Farinc.
Barils de Farine. Totaux.
NOMS DES M OIS.
Totaux.
NoMs DES PORTS.
Frangoife. Exrangere.
Frangoife. Etrangère.
5.576 3,186 8,562 Le Cap.
12,sc8 17,835 30,143
Avril.
1,480
1,480
Mai. :
9:066 11,778 20,844 Saint Marc.
Juin.
3,492 10.329 13.89 Port au-Prince. .
8,p08 7.779 16,687
Juillet. :
6,743 4,308 11,0gt Jérémie.
Sco Ijcco 1,500
Les Cayes.
556 2,857 3,413
Vu par nous Gouverneur-Canchal & Intendant de Saint24,677 29,671 5434
925 2CO 1,125
Jacmcl,
Dominguc.
MARBOIS.
24,677 29,671 5+,348
Signé DE
Pcur copic, certifiée véritable, LA LUZERNE.
u
Z
Juillet. :
6,743 4,308 11,0gt Jérémie.
Sco Ijcco 1,500
Les Cayes.
556 2,857 3,413
Vu par nous Gouverneur-Canchal & Intendant de Saint24,677 29,671 5434
925 2CO 1,125
Jacmcl,
Dominguc.
MARBOIS.
24,677 29,671 5+,348
Signé DE
Pcur copic, certifiée véritable, LA LUZERNE.
u
Z --- Page 94 --- --- Page 95 ---
& les Américains 2 ont donné, i peu de chofe
près, la. quantité néceflaire pour la confommation de la Colonie, pendant quatre mois. Mais
elle a été répartie inégalemént, &c ily a eu de
la perte pour les Armateurs dans quelques circonftances, à la fuite d'une importation démefurée;
tandis qu'ily a eu dans d'autres momens, du
mème efpace de temps 3 une cherté excellive.
Cette chertéa été le plus conftamment l'état des
chofes ; &, mème en.ce moment > la Farine eft
toujours excellivement chère.
Nous fommes avec refpedt,
MOxSEIONEUR,
Vos très-humbles & trèsobéiffans Serviteurs.
Signé,Le Comte DE PEINIER
&DE MARBOIS.
Pour copie certifiée véritables
L A LUZERNE, --- Page 96 ---
No. V.
Zettre de M. le Comte de la LUZERNE a M.
de HJAQUEMINIERE
Paris le 28 Octobre 1789.
I E viens de recevoir, : Monfieur, le duplicata
d'une lettre que m'ont écrite, le I5 Août, M.
de Vincent, Commandant par interim à SaintDomingue, & M. de Marbois, 2 Intendant.
Ces Adminiftrateurs m'annoncent qu'ils ont
rendu une Ordonnance pour permettre dans la
Colonie confiée à leurs foins, l'introduéion de
farines & bifcuits étrangers par les trois Ports
d'entrepôr feulement 3 pendant le mois d'Octobre
& pendant celui de Novembre.
Ils m'ajoutent qu'ils ont pris fur eux d'autorifer lesColons à payer ces fubliftances à T'Etranger,
en lui donnant en échange des fucres & des cafés.
Mais ils ont expteffément défendu qu'on lui
livrât du coton & de lindigo, denrées précieufes
pour nos Manufactures, & dont la valeur décuple
pour-le moins lorfquelles ont été employées.
Dans les circonftances actuelles, ces mefures me
paroiffent fages 3 les Adminiftrateurs ne les ont
prifes qu'aprèsavoir fait faire des recherces exaétes
T'Etranger,
en lui donnant en échange des fucres & des cafés.
Mais ils ont expteffément défendu qu'on lui
livrât du coton & de lindigo, denrées précieufes
pour nos Manufactures, & dont la valeur décuple
pour-le moins lorfquelles ont été employées.
Dans les circonftances actuelles, ces mefures me
paroiffent fages 3 les Adminiftrateurs ne les ont
prifes qu'aprèsavoir fait faire des recherces exaétes --- Page 97 ---
du
avoir confulté la Chambre de Commerce
&
Cap.
d'ailleurs, qu'il feroit très-délicat de
Je crois,
entièrment à eux, comme
ne pas s'en rapporter
parce qu'ils, penvent
il a toujours été pratiqué,
& prévoir les
feuls connoitre les befoins préfens
futurs d'une Colonie dont nous fommes
befoins
une diftance de 1800 lieues.
féparés par
en, date, du 24 & du
Des lettres poltérieures,
été introduit,
28 Août, m'ont appris qu'il d'Avril, a Mai, Juin &
pendant les' quatre barils mois de farines nationales ou
Juillet, 54:548 ceft-a-dire, plus qu'il n'en entre orétrangères, dans le mème e(pace de temps, &
dinairement reftoit dix mille barils chez les divers
qu'il Négocians en de la Ville du Cap.
donc induire de ces diverfes lettres
On peur %
difette réelle de farines à
qu'il n'y a point eu
prix de cette denrée
que le
de
Sant-Doningue.maise jufqu'a moitié en fus
s'y eft élevé quelquefois
de ce
fa valeur moyenne. La cherté momentanée
de fubfiftances ne doit point furprendre,
genre
beaucoup plus
puifqu'elle eft propottionnellement & que la quantité congrande dans le Royaume,
a tirée de l'Amés
fidérable de bleds que F'Europe
en faire
rique Septentrionale, a dû pareillement de-lUnimonter le prix dans cette autre partie
vers. --- Page 98 ---
Les Adminiftrateurs ont de plus fait publicr &
rcimprimer les Règlemens anciens, qui obligent
les Habitans à, mettre en vivres & a cultiver une.
portion de leur terrein, pour la fubfiflance de leurs
efclaves. Des vifites exactes ont été prefcrites
pour tenir la main à l'exécution des Loix; précautions qui, dans la circonftance préfente, me
paroiffent infiniment fages. #:
1l m'a paru utile, Monfieur, d'inftruire le
Comité dont vous êtes Membre 2 de ces détails ; daignez les lai communiquer : je ne puis
vous envoyer lOrdonnance mène rendue le 15
Août par les Admniniftrateurs, parce que je ne lai
pas reçue. Elle ne s'eft point trouvée jointe a leur
lertre, quoiqu'ils me l'euffent annoncée, maiselle
le fera probablement au primata qui ne m'eft pas
encore parvenu.
J'ai l'honneur d'être 3 &c.
Pour copie certifice véritable ;
LA JAQUENINIEAE.
iquer : je ne puis
vous envoyer lOrdonnance mène rendue le 15
Août par les Admniniftrateurs, parce que je ne lai
pas reçue. Elle ne s'eft point trouvée jointe a leur
lertre, quoiqu'ils me l'euffent annoncée, maiselle
le fera probablement au primata qui ne m'eft pas
encore parvenu.
J'ai l'honneur d'être 3 &c.
Pour copie certifice véritable ;
LA JAQUENINIEAE. --- Page 99 ---
JE
R ÉPLIQU
DES Députés 1 des Manufatures
Gdu Commercc de CFranceàMM.les -
;deS.Domingues concernant
Dipues
de cette Colonie.
Lapprorifommenent
up
M ESSIEURS les Députés de St. Dominextraordinaire que nous
gue trouvent
un Mémoire de quaayions répondu par à neuf Pieces otl: Mérante-huit pages 5
à MM. les
moires qu'ils avoient produits réunis formoient
Commifaires, & qui
Toixante-dix à quatre-vingt pa
enfemble éié
commode fans doute,
ges. II eût
plus
de S. Domingue,,
pour MM. les Députés
fans qu'il eût
qu'ils euffent pu attaquer,
été permis de fe défendre. --- Page 100 --- --- Page 101 ---
T - Ti
L651d
V.
Tont
So
OR --- Page 102 ---