--- Page 1 --- --- Page 2 ---
3 a
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IV 226
AFDE FO
John Carter Graton. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC.
D12. --- Page 5 ---
wr.l. Seure deC Crulbouinel te dispureur
au Cown W tacquer surlrer
prereut-de wu Colonces
Pais v796
2.0er Omin oun de Pluidadilplub
IL
3. Depart du Yemople nourCay enne
den Qeponre, -
n 1800.
4-18 dur br Bome mque
- u 1797
X! Rappostrme anl Gp wvomemour
20.
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L 1797 --- Page 6 ---
--- Page 7 ---
-
19:
R APPO
RT
H AIT
AU
COUYERWENENT
SUR
SAINT-DONINGON
Panis 174Y: --- Page 8 --- --- Page 9 ---
V
ERTISS E M EN T.
L:
Ciroyen Rallier, membre du
ancieps, guidé par des
conscil des
doute, vient de faire
motifs, louables sans
Nouvelles
publier un écrit intitulé:
cet
Oiservations sur
écrit, le cit. Rallier, St-Domingue. Dans
qu'il a mis de côté les
ne s'est pas
le
choses,
apperçu
défenseuf officieux
pour se rendre
crimes, , et du sang des dhommes couverts de
mortels compagnions des républicains 3 des imrus et de Lodi.
vainqueurs de FleuYonilanes pour se faire
ces coupables, ,à St.
un point d'appui de
et plus courageusenient Domingue, les avait aussi
tribune du corps législatif. encore défendus à la
serquelecitogen
On est loin de
traces, Si sa modération Railierveuille suivre les mêmes penétait
néanmoins, 2 On serait autorisé moins connue,
pourquoi il affecte de
à lui demander,
ces mêmes
signaler comme
le direcroire hommes: : Pinchinar et
vertueuz
exécutif,
Rigaud, que
Aoréal, an
par son
5, au conseil des message du 3
çepte nominativeent
cing-cenrs, exraison gue leurs crimes d'une amnistie, par la
sont tels ? gu'ils ne
pour
a --- Page 10 ---
iv
raient eux-mêmes croire a cet acte de clémence et
de pardon ; expressiondu messag-,signé Reubel:
Mais le directoire exécutif 2 n'a pas été déter
miné, comme le citoyen Rallier, par des supposition, par des considérations personnelles, il
avait lu et examiné le présent mémoire officiel
et toutes les pièces qui T'accompagnent. Le cit.,
Rallier n'a pu les connaîfré:
Cependant dans une affaire de cette importance,l le citoyen Rallier,pour justifier des crimes
attroces, 9 a cherché à incriminer des fonctionnaires publics supérieurs, dont le dévouement
méritera l'estime des républicains et de tous les
hommes sensibles. Enfin, ils compareront et ils
jugeront. Is trouvéront aussi des renseighemens utiles et précieux sur les événemens qui
ont eu lieu à St.-Domingue en l'an4 etèn l'ans.
Cependant dans une affaire de cette importance,l le citoyen Rallier,pour justifier des crimes
attroces, 9 a cherché à incriminer des fonctionnaires publics supérieurs, dont le dévouement
méritera l'estime des républicains et de tous les
hommes sensibles. Enfin, ils compareront et ils
jugeront. Is trouvéront aussi des renseighemens utiles et précieux sur les événemens qui
ont eu lieu à St.-Domingue en l'an4 etèn l'ans. --- Page 11 ---
RA
PP
O R 2e T
F A I T
AU
GOUVERNEMENT,
SUR les troubles du
departement du Sud
St-Domingue s alL mois de
de.
sur les opérations
fructidor an 4;
cette partie
militaires
s et la trahison dirigées dans
RIGAUD,
du génèral
Par KERVERSAU
LEBORGNE,
Délégués par les Agents
du
enéentf, dans les"
Directoire
TCucst et * du Sud de départemens de
St.- Dorinigue.
Lri qui devait mettre
a
Se-Doningue, s de cette. un terme aux malheurs
devait resserrer les liens importante possession de
assurer, pour
quil'amnisenta à la
5 qui
jamais > à tous les hommes', répullique,
sans distineA --- Page 12 ---
(2)
tion de couleur. , la plénitude des droits de citoyen franSais le IO fructidor, an 4, jour oi a été solemnement
la constitution de Van 3, a été marqué dans
proclaméc
la révolte eontre les déle département du Sud, par
du
et le massacre des européenslégués gouvernement,
des réLe sang français a coulé sous le poignard
Les-amis les plus fideles de la France ont
voltés.
é16 égorgés.
duré dans la ville des Cayes, depuis
Le carnage a
20 fructidor'; il s'est propagé jusqu'au
le 14 jusqu'au
vendémiaire dans tout le département.
des villes et des campagnes ont été
Les maisons
livrées au pillage. été gardés à vue et retenus en
Les délégués ont
le secret
otage. Les archives du govemementenlevée, 3
indes lettres violé, les paquets du gouvernement muniles couriers massacrés. Dcs officiers
terceptés, 2
da directoire exécutif fusillés 2
cipaux, des commissaires et les autels de la patrie renles arbres de la liberté
la constitution foulée au pieds.
versés,
tableau que les délégués ont à préTel est Paffreux révolte et répugne à le peindre.
senter : la nature se
distingués par la républiDes hommes de couleur 2
d'un
conseil
sous le nom
prétendu
que, ont dirigé,
et le plan de cette horrible
populaire, les égorgemens
conspiration.
s'est réveillée avec plus de
La haine des couleurs
sont devenus
jamais. Les anciens oprimés
fureur que
Nourris des vices de ceux-.
a'implacables opresseurs.
ai,ils les ont surpassés en forfaits.
distingués par la républiDes hommes de couleur 2
d'un
conseil
sous le nom
prétendu
que, ont dirigé,
et le plan de cette horrible
populaire, les égorgemens
conspiration.
s'est réveillée avec plus de
La haine des couleurs
sont devenus
jamais. Les anciens oprimés
fureur que
Nourris des vices de ceux-.
a'implacables opresseurs.
ai,ils les ont surpassés en forfaits. --- Page 13 ---
-
Andié
(3)
le
Rigaud, général de
déparienent du
biigade,
et.
Sud; Augustin
commandant
Lefrane, chefs de brigade Rigaul,sen frère
révolte. L'affieux
, ont levé léendart *
Les officiers Pinchinat en étail le
de la
légion levée et soldatr, tant des
régulateurt
chefs rébelles. sur les lieux, ont pris dragous que d'une
Des
parti pour ces
dont
Hlanet,anciens
la haine.
colons,
formes
pour la liberté asadelaicoaases se
plus populaires pour la tuer, se déguise sous des
sont acharnés partisans des
sont montrés les
: Garanon, ,
réroliés; de ce nombre
ex-contréleur
ex-ordonnsteur, 5
autres,
s Matthar, Zamallae, Derd-Nanpiloy
Courrois et
Iinsurection a été
blanche: : celle-ci
générale contre Ia
bation.
porte avec. elle le signe de couleux
la réprone Quelques grands qtié soient
penvent envelopper
lesattentis
accusation
une caste enticre commis, ils
justice' de générale. Il est de notre
dans une
pable. 2 ne pas confondre
devoir, de notre
vernement Nous invoquons même Finnocent la
avec le coupour les hommes
clémence du
-Ungraad
égarés.
gounombre
se sont ralliés sous les d'hommes de couleur, des chefs
défendre les
étendarts de la
par leur
Européens :il en est qui se république Pour
nous ferons' humanité, et par leur
sont distingués
d'être
connaitre les noms attachement de
à Ia
frangais. Puissent
ces
Erancey
leur fidélité hommess dignes
et leurs vertus
A2
clémence du
-Ungraad
égarés.
gounombre
se sont ralliés sous les d'hommes de couleur, des chefs
défendre les
étendarts de la
par leur
Européens :il en est qui se république Pour
nous ferons' humanité, et par leur
sont distingués
d'être
connaitre les noms attachement de
à Ia
frangais. Puissent
ces
Erancey
leur fidélité hommess dignes
et leurs vertus
A2 --- Page 14 ---
(4)
ddoucir la douleur qu'on éprouvera en parcourant seI
étails de ces scènes d'horreurs et de sang!
Il ne nous suffit pas de vous promener lentement
parmi les victimes de leur dévouement à la république,
de vous arracher des larmes sur le sort qui menace encore les français échappés au - carnage ; vous' devez
connaitre ,ainsi que la France 5 l'enchainement d'une
conspiration qui tient à un plan vaste, à l'ambition
personnèlle de quelque factieux. Il importe au gouvernement d'en arrêter les progrès pour prévenir de
nouveaux crimes.
Quelques hommes 9 depuis trop long-temps livrés
à eux-mèmes, abusant des circonstances qui les plaçaient au - dessus des autres, ont tout fait plier à leurs
passions. Le momentaxrivait qui devait mettre un terme
à cette fatale jouissance. Ils ont cherché à la prolonger : ils s'étaient enivrés à.la coupe du pouvoir absolu, C'était beancoup de le céder : mais la crainte
d'être recherehés 2 pour des crimes antéricurs, sur la
fortnne colossale de plusicurs, appellait le plus grand
nombre, à la résistance. Le premier pas franchit, il
n'est ni temps 1 ni possible de reculer : on veut aller
plus avant. Cet élat était celui du général Rigaud et
de ses complices.
Tes événemens de Nord aggravaiènt encore leur position allarmante,
A Parrivée de la commission, au Cap, la ville et les
canipagnes étaient troullées. Villatte avait fait emprisonner le géuéral Laveaux, son chef, il s'était emparé des iènes du gouvernement.
C'est de Pemprisonnement de Laveaux, du gouver-
n'est ni temps 1 ni possible de reculer : on veut aller
plus avant. Cet élat était celui du général Rigaud et
de ses complices.
Tes événemens de Nord aggravaiènt encore leur position allarmante,
A Parrivée de la commission, au Cap, la ville et les
canipagnes étaient troullées. Villatte avait fait emprisonner le géuéral Laveaux, son chef, il s'était emparé des iènes du gouvernement.
C'est de Pemprisonnement de Laveaux, du gouver- --- Page 15 ---
-
neur de
(5)
et
qu'il faisait S.-Doningue, caractere jusqn'alors
et' les droits de respecter la
par. son amour pour la respecté, liberté
rique P'abuissement république, de
que datte en Améavait détruit J'illusion l'autorité nationale. Villatie
qui T'environnait.
brava Après les un tel attentat, , qui servait
'La
lois et' le gouvernement. d'exemple ? on
pendant Pranee, trois tràp occupée en europe, n'avait
une autorité ans, secourir
pa 2
régulatrice. S.Doningue,er J placer
La convention nationale
bieufaits accordés à des. avait cru que de nouveaux
fait tant de sncrifices,s hommes pour qui elle avait
sance aux moyens dont suppléeraient elle
par leur reconnaiselle promut au grade de ne pouvait disposer alors;
coaleur, Villatte et
généraux deux hommes de
maniere : ils avaient Rigaud, quil'onttrabid de'la même
essayés leurs forces,
Des généraux
naissans en cette noirs se montrerent fideles et
la force. Ce
occasion. Ii.délivrerent
reconqui forma
Laveaux
,
noirs 6 et les jaunes.
deux partis
par.
le mal; il excitait Le général Touseaint prononcés 2. les
contre lcs
aux' mesurés les plus augmentait
mains ct la hommes haine de couleur, Il mit les rigoureidses
dans le coeur desarmnes aux
Dans le
deux partis.
Sud,tien ne
ne balançait sa puissance. génait le général Rigaud, Rien
nés, ili régnait sur les noirs. Les blancs étaient
vait ses projets;
Tambition de
enchaf-.
glais
; elle ne pouvait :
Villatte set,
occupent la Dartie qui T'inquiter. Les' Ansépare le Nord : du Sud.
ct la hommes haine de couleur, Il mit les rigoureidses
dans le coeur desarmnes aux
Dans le
deux partis.
Sud,tien ne
ne balançait sa puissance. génait le général Rigaud, Rien
nés, ili régnait sur les noirs. Les blancs étaient
vait ses projets;
Tambition de
enchaf-.
glais
; elle ne pouvait :
Villatte set,
occupent la Dartie qui T'inquiter. Les' Ansépare le Nord : du Sud. --- Page 16 ---
(6)
C'élait une forte barrierre pour Pun et pour l'antre
qu'ils ne désiraient même pas franchir..
Les deux partis allaient en venir aux mains dansl le
Nord, quand la commission fit pencher la balance en
faveur du parti attaché à la cause française.
Villatte et les principaux chefs de la révolte furent.
embarqués pour Franee; mais ils étaient hommes de
couleur. Cet acte de clémence, qui honore la commission 2 fut regardé, dans , le Sud comme un acte de
proscription contre cette classe de citoyens. Dès ce.
momnent fut jurée la perte des agens du directoire.
Des anciennes haines de couleurse réveillerent aveo
une activité meurtriere..
Les chefs des hommes de couleur du Sud se mirent
sur la défensive, Ils étaient Cous-puissans 5 et. s'ils furent
contenus un instant, c'est parce qu'on y exagérait les
forces de terre et de mer qui avaient accompagné la
commission,
Telle était la situation du département du Nord ctla
position des- esprits dans. celui du Sud et de l'Onest
de St.-Domingue, larsque la commission choisit pour
la représenter, , dans Ces départemens S :, en qualités de
délégués, les citoyens LEBORGNE, KERVERSEAU et
Rrv; e'est-i-dire, dans Pespace de terrein qui s'6tend depuis le cap Tiburon jusqu'au Sale-tron et le
Port-au-Prince, Ces citoyens étaient destinés par le
directoire exécutif pour remplir. à St.-Domingue des
fonctions égalementimportantes dans Yarné.Lehorgnes
ue, larsque la commission choisit pour
la représenter, , dans Ces départemens S :, en qualités de
délégués, les citoyens LEBORGNE, KERVERSEAU et
Rrv; e'est-i-dire, dans Pespace de terrein qui s'6tend depuis le cap Tiburon jusqu'au Sale-tron et le
Port-au-Prince, Ces citoyens étaient destinés par le
directoire exécutif pour remplir. à St.-Domingue des
fonctions égalementimportantes dans Yarné.Lehorgnes --- Page 17 ---
eomme
(7)
ordonnateur, Kerverseau et
d'adjudans - généraux.
Rey, en qualité
Leborgne avait aussi la mission
l'expédition combinée Par le particuliere de diriger
Jamaique. Les généraux Rey.ét directoire exécutif sur la
adjoints. (1)
Kerversenu lui furent
Les généraux
à Léogane
Rigaud et Bezuvais s'étaient
depuis Parrivée de- la
rendus
pour être plus à portée d'observer commission au Cap
snouvemens du Nord.
les mesures et les
des trois délégués. Li,ils apprirent la nomination
chaque
L'infuence qu'on
jour, sur la commission,
disait acquérir
parut ne laissér aucun
3 le général
la délégation.
doute aux hommes du Lavezux,
n'y fàc envoyée
Sud, 1,que
gement général.
pour y opérer un chanII se tint à
de coulenr Lréogane un conseil des
si
, où lon délibérat sur la principanx chefs
l'on recevrait les
question de saveir:
retenir en ôlages; ; des délégués. hommes On opina aussi pour
et Praya, déclarerent
plas sages, Elie
les
torités. De
qu'ils se soumetfraient Bourrie
semblables conseils ,
aux auRigaud, se réunirent aux
présidés par Augustin
tations pour le même
Cayes et sur plusienrs habiL'avis du
sujet,
-
général Rigaud prévalnt,
en motivang
(1) La division commandée
était destinée à cette
par le contre-miral
Cadix penda ut plus de expédition , mais' elle fut retenue Richerg à
Rotille qui avait porté lgs quatre mois. Ello devait joindre la
agents à St-Donaingus,
auRigaud, se réunirent aux
présidés par Augustin
tations pour le même
Cayes et sur plusienrs habiL'avis du
sujet,
-
général Rigaud prévalnt,
en motivang
(1) La division commandée
était destinée à cette
par le contre-miral
Cadix penda ut plus de expédition , mais' elle fut retenue Richerg à
Rotille qui avait porté lgs quatre mois. Ello devait joindre la
agents à St-Donaingus, --- Page 18 ---
(8)
qu'il savait que les délégués venaient sans
et
sefait
qu'on
toujours à temps de les arrêter, dans forces, le cas
où ils' agiraient comme on agissait au Nord.
Lés délégués furent cependant reçus a leur arrivée
aux Cayes, 2 le 5 messidor 9 avec toute la pompe que
permettent les localités. Mais la défiance des chefs des
hommes de couleur perçait à travers les témoighages
de confiance qu'ils leur donnaient.
Les blancs reçurent les délégués comme des libé-.
rateurs.
Les délégués passaient dans l'opinion des noirs comme
chargés de rétablir l'esclavage.
Dans ces circoustances, il est facile de pressentir
combien la position des délégués était embarassante.
Leur conduite a été. constamment active et politique 2
et.une lutte continuelle pour vaincre les difficultés
qu'on leur opposait et déjouer les conspirations toujours renaissantes pour les renverser.
C'est par un prodige de prudence et de couragequ'ils
ont pu conduire les affaires du gouvernement pendant
69 jours qu'a ditré Ieur mission. Ils peuvent en rendre
compte jour par jour.
C'est par ce compte, qu'ils feront précéder de celui
des troubles et dela révolte des chefs de la forcearmée,.
qu'ils sera plus facile de saisir l'ensemble de leurs
opérations, le fil de. la conspiration 2 et de juger la,
conduite des délégués. L'effet devrait-être plus prompt,
les délégués n'ont fait qu'en retarderle moment, L'in-.
gouvernement pendant
69 jours qu'a ditré Ieur mission. Ils peuvent en rendre
compte jour par jour.
C'est par ce compte, qu'ils feront précéder de celui
des troubles et dela révolte des chefs de la forcearmée,.
qu'ils sera plus facile de saisir l'ensemble de leurs
opérations, le fil de. la conspiration 2 et de juger la,
conduite des délégués. L'effet devrait-être plus prompt,
les délégués n'ont fait qu'en retarderle moment, L'in-. --- Page 19 ---
NA -
(9)
tention était de
peser sur la
centre du
commission, 2 qui est Ie
rappeller. Elle gouvernement;d de l'égorger ou de la faire
C'est ainsi
contrariait les projets des ambitieux.
délaire des qu'anciénnement les Colons parvenaient à se
la métropole. gouverneurs qui soutenaient les intérêts de
Les ncaveaux venus ne font
des/anciens.
que suivre les erremens
La
correspondance des
détail l'état des
délégués a. fait connaitré en.
trouvaientles hommes et des choses dans
arrivée.
départemens du Sud et de l'Ouest lequel à leur se
Leur lettre du 26 messidor
y'avait
embrasse tout ce
politiquement à dire à ce
qu'il
Ils écrivaient à la
sujet,
commission:
e Le
giaremnementsy porte
centré dans la classe. des nosinsttuctions. 5 est con-
> Sud de cette Colonie :
hommes.de couleur 2 au
> pas dire assez;s sile citoyens commisaires, ce.n'est
> tré dans une seule gouvernenent, quoique conceD diverses
caste, , avait été distzibué dans
parties ,si
ses
2 été renfermée
chaque branche de l'antorité avait
tlans ses
D
limites et avait conservé
indépendance, le mal
son
J il aurait
n'aurait pas étésans
Pà.y avoir
remede 5
2 oppression. Mais il n'en usurpation de pouvoir, 3 sans
trouvé le
est pas ainsi ; nous - avons
a des gens de gouvernement tout entier dans-les
guerre. Ils
mains
> par le pouvoir
étaient maîtres des 'villes,
J mandans de municipal qu'y exerçaient les comils
par les
place; étaient maitres des campagnes
inspections générales des ateliers
3 toutes con-
n'aurait pas étésans
Pà.y avoir
remede 5
2 oppression. Mais il n'en usurpation de pouvoir, 3 sans
trouvé le
est pas ainsi ; nous - avons
a des gens de gouvernement tout entier dans-les
guerre. Ils
mains
> par le pouvoir
étaient maîtres des 'villes,
J mandans de municipal qu'y exerçaient les comils
par les
place; étaient maitres des campagnes
inspections générales des ateliers
3 toutes con- --- Page 20 ---
(10)
a fiées à des officiers' ; ils étaient maîtres des proprié-
* tés paticulieres, par les attributions de la
justice de
paix, que s'arrogeaient les commandans d'arronN dissemens ; ils étaient maîtres des propriétés publiques
A par les baux à vil prix auxquels il les tiennent toutes
* à ferme ; ils disposaient arbitrairement des bêtes de
a somme 2 des cultivateurs eux-mêmes, 2 dont la conM dition n'était gueres différente, parle droit de réquiM sition ; de la liberté de tous les citoyeus, par la su-
* prématie des chefs militaires; de leurs vies, parles
cours martiales, etc. 3)
On était bien résolu à ne rien changer rà cet ordre
de choses si favorable aux dominateurs de...
Mais les nouvelles du Cap, ce qui se passait à l'égard du reste du parti de Villit,ajgrigsient de plus
en plus les esprits, et les fortifiaient dans leurs résolutions 2 à ne rien céder de leurs usurpations et de
leurs prétentions.
La haine
-
que l'on portait au général Lavaux dans
le sud, la crainte qu'inspirait le citoyen Sonthonax à
certains chefs qui étaient connus de lui 3 la crainte
plus grande encore de son influences, jettaient sur les
délégués de la défaveur, du soupçon : les protestations d'amitié et de confiance données au général Rigaud ne' paraissaient que des moyens politiques employés pour remplacer les moyens de forces qui manquaient.
Les délégués ont mis tout en usage pour conduire
les uns et les autres 9 par les sentimens de Phonneur
et de l'intérêt général, Mais le général Rigaud se
certains chefs qui étaient connus de lui 3 la crainte
plus grande encore de son influences, jettaient sur les
délégués de la défaveur, du soupçon : les protestations d'amitié et de confiance données au général Rigaud ne' paraissaient que des moyens politiques employés pour remplacer les moyens de forces qui manquaient.
Les délégués ont mis tout en usage pour conduire
les uns et les autres 9 par les sentimens de Phonneur
et de l'intérêt général, Mais le général Rigaud se --- Page 21 ---
(iI )
montrait insensible. Sans
il ne considere que le moralité comme sans talens 9
tuelle,ans
momnent de sa grandeur acsonger que Phomne est plus grand
Lopinioey et par V'estime de ses
dans
au-dessus par une influence coneitoyensy qu'élévé
force de crimes.
acquise et conservée à
L/'opinion de la
non plus pour lui,
république n'est rien
Les délégués ne cessent de dire à tous
tention n'était pas de regarder
que leurinlement de s'occuper du
derrière eux. 2 mais seuLe discours du
présent.
sa
président de la délégation 5 lors
reception aux Cayes, le 5
de
laisser aucun doute sur ses messidor , ne pouvait
étaient d'ailleurs renfermés principes. Les délégués
tions qui devaient les
dans le cercle des' instrucportaient sur
diriger dans leur' mission. Elles
quatre points principaux.
1o, D'égaliser tous les droits entre
sans. distinction de couleur.
tous les, citoyens
2°, De ne pas onblier dans les
corder, , les services rendus
récompenses à acconcourts à la conservation par les hommes, qui avaient
3°. De rechercher: si la du territoire frangais.
au Cap,le 30
couspiration qui avait éclaté
dans le sud. ventôse, n'avait pas des ramifications'
4°. De destituer P'ordonuateur
trôleur Duval, dont la cupidité Gavanon et le conles ressources nationales.
dévorante avait anéanti
Enfin, ils étaient porteurs d'un
mission du
arrété de la, comFinchinat devant gouvermement,q quileur enjoignait d'euvoyer
elle, comme prévonn d'avoir
orga-
au Cap,le 30
couspiration qui avait éclaté
dans le sud. ventôse, n'avait pas des ramifications'
4°. De destituer P'ordonuateur
trôleur Duval, dont la cupidité Gavanon et le conles ressources nationales.
dévorante avait anéanti
Enfin, ils étaient porteurs d'un
mission du
arrété de la, comFinchinat devant gouvermement,q quileur enjoignait d'euvoyer
elle, comme prévonn d'avoir
orga- --- Page 22 ---
(12)
nisé les troubles du Cap 2 et pour -
rendre compte de
sa conduite.
Rien ne pouvait plus affecter le général Rigaud que
ces deux derniers articles, dont il était nécessaire et
politique de lui cacher la connaissance,
En déplaçant Gayanon avec lequel il avait administré, il regardait cet acte comme l'improbation
de tout ce qu'il avait fait dans cette partie ; néanmoins
il est difficile d'être plus ignorant et plus fripon
Gavanon. Les délégués ont eu occassion de reconnaitre que
ses infidélités.
Gavanon est parvenu de banqueronte en banqueroute, de Hollande à
St.-Eustache, se refugier aux
Cayes, pour échapper à ses créanciers; on én fit un
ordonnateur faute de sujets. C'est ainsi que dans tous
les temps , dans les Colonies, 2 le gouvernement a
toujours été obligé de se servir des
ou
d'hommes de commerce 2 saus talens. administratifs, intrigans, et
qui ont toujours ruiné les ressources publiques. Gavanon se maintint dans cette place à force de bassesses.
envers le général Rigaud, 2 et envers tous ceux qui
voulaient piller.
Le brigandage était à ce point, 3 que la dette publique s'élevait à 18 millions ; que le trésorier était a
en avance de 1240 livres ; que les magasins étaient
vides et sans aucune ressource. Nous avons fait
venir les états quile constatent.
parLe délégués furent obligés d'emprunter une somme
de 60 imnille francs du commerce français, pour acheter
des farines dontr on. manquait, Ils furent obligés de
laient piller.
Le brigandage était à ce point, 3 que la dette publique s'élevait à 18 millions ; que le trésorier était a
en avance de 1240 livres ; que les magasins étaient
vides et sans aucune ressource. Nous avons fait
venir les états quile constatent.
parLe délégués furent obligés d'emprunter une somme
de 60 imnille francs du commerce français, pour acheter
des farines dontr on. manquait, Ils furent obligés de --- Page 23 ---
-
(A3T
réduire, 2 dès Ieur arrivée la
onces.
2 ration de pain à 18
Cependant le département du Sud doit
année 20 millions de revenus à la
donner cette
troupes n'étaient pas
république. Les
mal entretenues.
payécs', et étaient encore 4 plus
hommes:
Elles sont au nombre de huit mille
riérée Encore ne payait -on que la. demi
depuis trois mois.
solde-arLe premier acte fut de faire reconnaitre
Je
Jdlinger en qualité
citoyen
celle' de contrôlear, d'ordonateur, et Lamnontagne a
chef des
qui remplaçait Duval Montville
fripons et des conhe-réreohatioenasires
>
Rigand témoignait combien il était affecté de
premieres mesures. Les délégués ont saisi
ces
flagrant délit, et Rigaud n'eut
Gavanon en.
clarer son défensenr oflicieux. pas honte de se déIl avait ses raisons.
Ces mesures devaient nécessairement
tres réformes également salutaires.
améner d'aupour les prévenir. Une
On était. en garde
les intéressés au désordre monstrueuse. coalition de tous
elle' ne
se forma contre la
pouvait l'arrêter dans la carriere délégation;
qu'elle parcourait, pour l'élablissement de la honorable
tion et des lois de la république.
constiQuant à ce qui regardait Pinchinat,
d'une autre importance.
c'étaitune affaire
Pinchinat était F'apôtre de
et
L'un et l'aufre et tous Rigand son ministre.
les
de
ne douterent plus
citoyens
que
l'ordre contre lui ne fàt couleur, le
mencement de plus grandes recherches.
comde Paudlace du
On s'étonna.
gouvernement, qui ne respectait pas
issement de la honorable
tion et des lois de la république.
constiQuant à ce qui regardait Pinchinat,
d'une autre importance.
c'étaitune affaire
Pinchinat était F'apôtre de
et
L'un et l'aufre et tous Rigand son ministre.
les
de
ne douterent plus
citoyens
que
l'ordre contre lui ne fàt couleur, le
mencement de plus grandes recherches.
comde Paudlace du
On s'étonna.
gouvernement, qui ne respectait pas --- Page 24 ---
(14)
même un de leurs premièrs conseillers, le sanguinaire
Pinchinat.
Les délégués différerent l'exécution de l'arrêté
le concernait. Sans cette
qui
: prudence ils perdaient les
affaires, et se perdaient eux-mêmes dès cermoment.
Le général Rigaud a répété plusieurs fois aux délégués. Fous étes bien heureua que Pinchinal n'ait
pas eu le courage de se laisser arrêler, i7 n'existerait pas un blanc, et vous, pous eussiez été réduils en poussiere.
Les délégués temporiserent pour employer, ce temps
à calmer des hommes si ardens et si trompés.
Pinchinat et Rigaud mettaient ce tems à profit pour
susciter aux délégués des ennemis 3 dans. ceux même
qui avaient un intérêt si puissant à les soutenir.
Suivant les bruits que ces factieux répandaient : la
France avait vendu aux Anglais la Colonie - de St.-
Dominguo; la commission avait été envoyée pour la
livrer, et les délégués étaient des commissaires envoyés
par les Anglais de Jérémie pour rétablir l'esclavage.
Ce qu'ily a de particulier, c'est que la commission
faisait au Cap, de son côté, une proclamation tendante à prévenir les effets d'une calomnie aussi absurde, tandis que la délégation en faisait une dans le
même sens et a la même époque.
Pinchinat venait voir les délégués; il leur parlait
des préventions injustes qu'on avait sur son compte.
Ils l'engageaient à se rendre au Cap pour y faire
triompher son innocence; mais rien ne pouvait le rassurer sur les craintes qu'il affectait avoir de la puis-
au Cap, de son côté, une proclamation tendante à prévenir les effets d'une calomnie aussi absurde, tandis que la délégation en faisait une dans le
même sens et a la même époque.
Pinchinat venait voir les délégués; il leur parlait
des préventions injustes qu'on avait sur son compte.
Ils l'engageaient à se rendre au Cap pour y faire
triompher son innocence; mais rien ne pouvait le rassurer sur les craintes qu'il affectait avoir de la puis- --- Page 25 ---
(15)
sante faction qui dominait dans le
laquelle était le général Laveanx. Nord, a la tête de
La délégation heurense
pays oà son
d'éloigner Pinchinat
de
hypocrisie le rendait si
d'nn
léloigner sans
dangereux, et
Pinchinat n'attachait coummotion, s'offrait en otage.
aucun intérêt
Mais
pour s'en défendre,i il
à. sa juifications
gués et celles de IO mille répondait que la tête des dél6pas la sienne sur les
européens ne lui rémettraient
épaules,
Les délégués attendaient
d'exécuter Parrêté de la un moment plus' favorable
la révocation, si Pinchinat commission, ou d'en solliciter
le dévore, et P'implacable eût abjuré l'ambition
péens.
haine qu'il
qui
bases Avant. ce mement, ils
porte aux eurofondamentales de la soceupaient a établit, les
contre-poids au despotismie constitation, , et a donner un
tenait tout dans leurs
militaire. des mulâtres,
sendaient à tout
mains 2 et dont les
qui
conserver.
maneeuvres
Les municipalités étaient
bornaient. à
avilies; leurs
sance. Les enregistrer des actes de décès fonctions se I
commandans militaires
et de naiscouleur, avaient toute la
2 tous hommes de
tenans de roi. Ils n'avaient juridiction des anciens lieud'esprit pour colorer leurs ni assez de pudeur ni assez
réglaient également
décisions
tures et aux
tout ce qui était relatif tyranniques. Ils
cultivateurs, Cette
aux culressoarces publiques était
partie importante des
sans pudeur et sans moralité, soumise à la cupidité des chefs
Lesort des noirs n'avait
réclamations reçues
pas changé, Les
par les
nembreuses
délégués 2 en parcourane
idiction des anciens lieud'esprit pour colorer leurs ni assez de pudeur ni assez
réglaient également
décisions
tures et aux
tout ce qui était relatif tyranniques. Ils
cultivateurs, Cette
aux culressoarces publiques était
partie importante des
sans pudeur et sans moralité, soumise à la cupidité des chefs
Lesort des noirs n'avait
réclamations reçues
pas changé, Les
par les
nembreuses
délégués 2 en parcourane --- Page 26 ---
(16)
la campagne de Tiburon aux Cayes., prouvaientqu'ils
n'avaient fait que changer de maîtres, et que; lesclasubsistait dans toute sa force., et d'une maniere
vage
plus cruelle encore.
d'affricains qu'on leur donnait était un
La qualité
avaient ét6.
titre d'exclusion aux places. Quelques-uns les mulâtres
élevés au grade de capitaine, et ceuxelà,
des officiers de fortune.
les appelaient
de féodalité avait jetté dans
Le monstrueux systême
des racines profondes,
cette partie de St.-Domingue,
une
élevaient sur les débris de la caste blanche,
qui
aristocratie de couleur, plus ridicule que Pannouvelle
les' mêmes formes et les
cienne. Elle avait adopté
à Pégard des
mêmes préjugés. Les blancs éfaient,
hommes de couleur, ce que ceux-ci étaient à l'égard tache
sous l'ancien régime. C'était une
des blancs, 3
originelle d'être né européen.
était du devoir des délégués de faire cesser cet
état Il de choses et niveler tous les droits.
administrations municipales ont été organisées.
Les
donner lieu à aucune plàinte sur des noPour ne
été agrées, les délégués
minations qui n'auraient pas
arrêté que
du I2 messidor
ont, par une proclamation choisiraient entr'elles le
les municipalités respectives la constitution, suivant
nombre des membres fixé par
senlement réservé
la population. La délégation s'était
les nouveaux
la nomination d'un membre pris parmi
er
afin de les encourager et de, leur prouv qu'ils
libres,
des mulâtres comme des blancs.
étaient les égaux
Ta
été agrées, les délégués
minations qui n'auraient pas
arrêté que
du I2 messidor
ont, par une proclamation choisiraient entr'elles le
les municipalités respectives la constitution, suivant
nombre des membres fixé par
senlement réservé
la population. La délégation s'était
les nouveaux
la nomination d'un membre pris parmi
er
afin de les encourager et de, leur prouv qu'ils
libres,
des mulâtres comme des blancs.
étaient les égaux
Ta --- Page 27 ---
- - /
La justice de
(17)
reillement été établie- paix la plus utile dans ce
Par
pays a paces dixpasitiont, les
trouivaient xenfarmés-dans commandans militaires
mais quand le chef
les bornes de leurs
se
rieux d'un des
loi-même renonce au titre fontionas
pour prendre celui généraux de des' armées de la
glou.
peut-on attendre
chef de parti et de'l répubique,
en remplissant des subalternes ? Aassi briganda la
3 que
ses devoirs,
militaires et les
d'alidnaityler délégatioin
rité qui
offeiers, en leur
coimandans
Puissant avec rapportait tant à eux, et. acrachant qui était une autolequel" ils
le levier
Les commandans sonlevaient les noirs.
nouveaux Pour
militaires avaient créé des
tures anciennes. remplacer, sur les
supplices
servés. La
Les chaines et les cachots hebitations, , les torpolice douce délégation les a
élaient con4
et uniforme, confiée détruitgelle a institué une
manicipales, aux
aux
et aux juges de commisaires du directoire adaimistrations
jouissance paisible paix; elle assurait aux
exécutif,
berté ont été
de leur travail, Les cultivateurs la
chaque
plantés sur toutes les
arbres de la lioù chaque conmune furent élevés des labistoans ct dans
décade les
autels à la
devaient Téunir les
patrie,
mropoiétuies,s gérans 3
mour du
cultivateurs pour leur
trayail, et
économetg
rantissent la liberté F'obéissance aux loix inspirer l'a-
(1).
qui leur ga. an
(z) C'était de telles
discours du 17
mesures que
pour justiber prairial, s
Vaublame, s dans son
Rigaud et sedsnitioesen ses
complicos. srdtisenatans
B
Téunir les
patrie,
mropoiétuies,s gérans 3
mour du
cultivateurs pour leur
trayail, et
économetg
rantissent la liberté F'obéissance aux loix inspirer l'a-
(1).
qui leur ga. an
(z) C'était de telles
discours du 17
mesures que
pour justiber prairial, s
Vaublame, s dans son
Rigaud et sedsnitioesen ses
complicos. srdtisenatans
B --- Page 28 ---
(18)
On voulut proaver aux délégués les mauvais effcts
d'aussi sages mesures. On organisa le vagabondage dans
plusieurs endroits ; on: tenta de. former une Vendée s
en disant aux noirs qu'ils étaient libres 2 et que rien
ne les obligeait au travail. En'ruinamt les cultures 3
les factienx cherchaient à en rejetter l'odieux sur les
délégués.
La délégation a organisé la garde nationale 5 elle y
a fait rentrer les blancs, qui depuis trois ans ne participaient à aucuns droits de citoyens, et qui étaient
désarmés depuis r cette époque. La délégation donnait
une nouvetle vie aux - blancs et aux noirs opprimés et
humiliés, réduis à la qualité de serfs.
Les délégués n'ont pris aucune mesure qui n'ait été
rendue publiqne par la voie de l'impression. Leurs
attestent la sagesse et la
actes et leurs proclamations
modération qui les dirigeaient, et leurs principes pourla liberté et légalité.
Si les délégués s'étaient rendus les complices, d'homavaient arbitrairement gouverné
mes puissans 2 qai
si la délégation n'avait appendant près de 4 ans,
changement au desporté aucune.1 modification, aucun
au systême qui régnaie
potisme 2 au brigandage elle 2 n'eût trouvé aucun obsdans le Sud ; certes 2
mais elle
tacle elle eût trouvé des appologistes ;
eût trahi ses devoirs.
commençait à prendre un certain àLa délégation
les
elle allait rapidement au but en organisant
plomp;
Elle reçut alors un nouvel ordre de
différens pouvoirs, Penvoi de Pinchinat au Cap. Une.
la commission pour
1 modification, aucun
au systême qui régnaie
potisme 2 au brigandage elle 2 n'eût trouvé aucun obsdans le Sud ; certes 2
mais elle
tacle elle eût trouvé des appologistes ;
eût trahi ses devoirs.
commençait à prendre un certain àLa délégation
les
elle allait rapidement au but en organisant
plomp;
Elle reçut alors un nouvel ordre de
différens pouvoirs, Penvoi de Pinchinat au Cap. Une.
la commission pour --- Page 29 ---
corvette qui
(19)
toute la force portait de la du 18, mowillée aux:
rent donnés de la délégation ; desordres Cayer, était
faire partir pourl le impératifs fia
cceasionguidersit ordres
déterminer
Cap ; c'était une
du
Pinchinat a sei
un coup d'élat. aneneneaciieveasns
rendreaux
pasprudent de
son propre nouvenient. Pinchinat.p paraissait décidé à y
faire
néral Rigaud
La délégation
aller. de
la commissiont. pour faire mettre à exécution éerivit au geinspirer de la Cette lettre était écrite de Parrété de
pondit
confiancedlun,e et à
maniere à
que' Pinchinat
Pautre. Rigaud
ses
avaitpris la
T6recherclies, il n'avait
fuite, eto que
délégiés s'en tinrent
pu découvrir sa
malgré
là.
retraite. Les
Une
proclamation fut faite
pour instruire les
des quelques jours
les délégués
citoyens
après,
avaient fait à. départemens, de ce
avec la réserve commandée Pégard de Pinchinat que
La
par les
5 et
délégation
circoretanices,
les prisons étaient s'occupait du sort des détenus
ans ; les uns comme remplies, et qui l'éiaient
dont
geances
suspects, d'autres victines depuis 4
existait des personnelles; ; d'zutrese enfin contre de venla flétrissure jugémens qui condamnaient à lesquels il
biens. Plusieurs 2 la déportation , et la
trois peines ;
étaient condamnés à confiscation des
Les jugemens avaient été
Ir Ort.
tiallé, dont les
rendus par une' cour
à sa barbare juges, , malitaires, ne
marinstitution. Les ordres cédaient en rien
exéculés,
de l'abolir ont été
La délégation anrait voula
faire revivre les vicB2
issure jugémens qui condamnaient à lesquels il
biens. Plusieurs 2 la déportation , et la
trois peines ;
étaient condamnés à confiscation des
Les jugemens avaient été
Ir Ort.
tiallé, dont les
rendus par une' cour
à sa barbare juges, , malitaires, ne
marinstitution. Les ordres cédaient en rien
exéculés,
de l'abolir ont été
La délégation anrait voula
faire revivre les vicB2 --- Page 30 ---
(20) )
times immolées par cette cour martialle à la vengeance
dès hommes de couleur contre
et aux haines personaelles
les enropéens.
et
Avant de prononcer sur les détenus, pour préveréaction funeste > la délégation a envoyé trois
nir toute
dans les trois couleurs, dont deuxarcommissaires pris
lui faire un rapport sur les
rivaient de France pour
étaient chargés
mutifs de, déténtion. Ces commissaires
d'adoucir le sort des prisenniers.
vous a fait parvenir les renseigneLa délégation été fournis ellea été autorisée à promens qai lui ont
;
de neuf
sur les détenus qui étaient au nombre
noncer
cents,
doivent Pavouer, ils n'ont pas fait
Ici, les délégués dû faire. Des considérations d'intout ce qu'ils auraient
la délégation à la place
térêt public ont élé mises par à donner un petit nomdelijustice. Elle s'est bornée
des municibre de mises en liberté 2 sur la réclamation
palités et sous leur responsabilité. la prudence 5 1e
Malgré ces précautions dictées factieux par
faisaient à la'
général Rigaud et les autresles contrele reproche de ne favoriser que
délégation
avait parmi les détenus que
révolutionnaires. Il n'y
deux hommes-de couleur
des blancs et des noirs, et
Pétait.il, par la
et encore Pun de ceux-ci
sur 900,
de Lefranc 2 et pour une
raison qu'il était beanfrère
à ce dernier.
d'argent qui était personnelle
querelle
quand la délégation
Les plaintes se renouvellaieut
pour les appeler
retirait de Phumiliation des européens, de les remplir.
fonctions civiles 2 gouls capables
a des
volutionnaires. Il n'y
deux hommes-de couleur
des blancs et des noirs, et
Pétait.il, par la
et encore Pun de ceux-ci
sur 900,
de Lefranc 2 et pour une
raison qu'il était beanfrère
à ce dernier.
d'argent qui était personnelle
querelle
quand la délégation
Les plaintes se renouvellaieut
pour les appeler
retirait de Phumiliation des européens, de les remplir.
fonctions civiles 2 gouls capables
a des --- Page 31 ---
A
Mais, ,1
(2r)
légués étaient pourquoi en auraient-ils été exclas ?
chargés
Les.déavaient le droit de dire d'établir à
la constitution ; ils
carcéré, ni fusillié ces blancs, Rigand : Vous-n'arez inque vous avez fait
3 sur le grand
tence atteste leur périr, il est à 'croire
nombre
attachement
que leur exisLa sollicitude de la
pout voas,
étendue aux noirs, et enfin délégation ne s'est pas moins
même en possession de
aux hommes de coulears
obtenus. des avancemens toutes les places. Plusieurs
provisoires
militaires dans les
ont
nément. qu'elle a faite s etapprouvés promotions.
Il est vrai
par lc gouvermaniment que les dominateurs
attribuée des financess la
cessaient d'avoir le
3 comme
juridiction qu'ils
tenans de
manicipaux, comme
s'étaient
roi; qu'iis n'zvaient
jages et lieucultares, et qu'ils
plus Finspection des
noirs; ; il est vrai peraient leur influence sur
de gouverneur que. Rigaud ne prenait
les
nation
général, et qu'il
plus le titre
de
aux emplois; et le
n'avait plus la-momitout, Des hommes aussi droit suprême de disposer
abandonnent-ils si facilement orgueilleax, aussi ambitieux
puissance ? Après quelques le chatme attaché à la
que Rigaud suivait,
institations
sance,
parce qu'elles rérolatioamuires
qui
Rigaud ne voulait se
soutenzient sa puispit la restreindre. Il n'en soumettre à aucune loi
Un nommé
connaissait aucune.
et duquel il sera Lefrane, trop célebre par ses
suite de ce rapport, malheureusement trop parlé astisinats, dans
brigade de la
, réunissait à la place de chef de la
legion; celle du coumandemont
de la
stitations
sance,
parce qu'elles rérolatioamuires
qui
Rigaud ne voulait se
soutenzient sa puispit la restreindre. Il n'en soumettre à aucune loi
Un nommé
connaissait aucune.
et duquel il sera Lefrane, trop célebre par ses
suite de ce rapport, malheureusement trop parlé astisinats, dans
brigade de la
, réunissait à la place de chef de la
legion; celle du coumandemont
de la --- Page 32 ---
(22)
citadelle de St.-Louis et; idesa
grand juge : la cour martiale, à dépendance, la
celle de
place
général des cultures
d'inspecteut
1'Onest, :
des départemens du Sud et de
La délégation a supprimé cette place on éreuse,
rapporfait au titulaire dix mille livres du' trésor
qui
et. qui ; par ses
public,
infidelités, le faisait participer dans les
parts des cultivateurs ; il lui était impossible de la
plir dans un espace de terrein aussi étendu
remtrait dans les altributions des
; elle renmanicipalités.
Mais c'était un grand attentat ponr la délégation
de toucher aux prérogatives de la nouvelle noblesse
mulitronane; 3 car iln'ya pas un officier de cette origine qui n'ait un comimandement, une
le titre de
habitation, sous
ferme, ou plutôt de suzéraineté
qu'il la-tient du haut et puissant seigueur Rigaud. 2 parce Il
I'a regarde déjà comme sa propriété, et elle l'est de
fait. Gertes, ces nouveaux seigneurs ne céderont
facilement ces propriétés, ils ne manqueront
pas de
bras pour les faire. exploiter. Quel est lé serf pas
rait refuser ie service d'hommes
qui oseenvironnés de
nettes et de cachôts.
bayonChacun voyait échapper'sa proie, et tous cherchaient
à la retenir.
Lefranc se montra le plus actif et le plus entreprenant, Eloigné de la résidence de la délégation, il en
agissait plus à son aise, Non sealement il était mécontent de la suppression de sa place d'inspecteur mais
il fesait partager ses craintes à ses
vols
complices , sur les
et les assassinats qu'on leur reprochait pulblique-
ts.
bayonChacun voyait échapper'sa proie, et tous cherchaient
à la retenir.
Lefranc se montra le plus actif et le plus entreprenant, Eloigné de la résidence de la délégation, il en
agissait plus à son aise, Non sealement il était mécontent de la suppression de sa place d'inspecteur mais
il fesait partager ses craintes à ses
vols
complices , sur les
et les assassinats qu'on leur reprochait pulblique- --- Page 33 ---
(23.)
ment, et contre lesquels chaque
cevait de nouvelles
jour Ia délégation reéchapper aux
réclamations. Il crut ne
poursnites
pouvoir
des crimes nouveaux, qu'en ajoutant à tous ses crimes
Augustin Rigaud était le
se renouait sans
centre de la coalition
ne s'élait
cesse contre la délégation.
qui
jamais montré à
Celui-ch
antre rôle analogue à
l'ennemi ; mais il avait un
roce, et à son esprit sa lâcheté , à son caractère f6noirs de la
borné, Il avait acquis sur
pleine une
les
qu'il prenait les formes tres-grande
et
le ton infuence, parce
malheureux.
qui persuadent ces
Lefranc régnait par la terreur
au Poti-Goave,
à St-Louis, Faubert
le général
Augustin Rigaud sur. la
Rigaud sur tous, et tous
plaine, et
pour arrêter dans leur marche,
étaient en. activité
nonçaient du
de
des délégués qui ande leurs fonctions. courage, , la fermeté dans l'exercice.
La délégation
truction du fort PIllet, ordonna. la suppression de Ia cons
tait de terminer!
que le sénéral Rigaud se hâCette
du général fortifieation, snivant l'avis des
Desfourmanx, était
ingénieuts et
contre les ennemis qu'a battre moins propre à servit
la ville.
Ce mauvais
règles de l'art. ouvrage Mais était entrepris contre toutes les
lerards. en. cas
Rigaud voulait s'en faire un boud'entreprise du gouvernement
contre
du fort PIllet, ordonna. la suppression de Ia cons
tait de terminer!
que le sénéral Rigaud se hâCette
du général fortifieation, snivant l'avis des
Desfourmanx, était
ingénieuts et
contre les ennemis qu'a battre moins propre à servit
la ville.
Ce mauvais
règles de l'art. ouvrage Mais était entrepris contre toutes les
lerards. en. cas
Rigaud voulait s'en faire un boud'entreprise du gouvernement
contre --- Page 34 ---
(24)
Jui. Et malheureusement ce fort n'a
bien
répondu à sa destination.
que trop
Les sommes immienses qu'on employait, firent
dre aux délégués un arrêté qui
prensuspendait ces travaux.
Rigaud offrit aux délégués de les faire codtinner. à
ses frais. Une telle proposition étonna les
ilsine connaissaient point ses perfides desseins. délégués,
Un mouvement fut projetté, à ce sujet, contre la
délégation. Il donna lieu à la proclamation du 5
thèrmidor.
Le général Rigaud feignit de se montrer à cette
époque ce qu'il aurait di être toujours. A sa voix
gronde, le tomnere, à sa voix il s'appaise. La
tion le manda dans son sein pour avoire des
délégasur ce qui se passait, Par la proclamation éclaircissemens des
il demeurait responsable des
délégués,
événemens 5 et la délégation mit à exécution la loi du IO vendémiaire,
an'4.
Rigaud se rendit à la municipalité , et de Ià à la
délégation, où il annonça- sa sountission aux lois et
son empressement à rétablir l'ordre. Tout fut calme
après cette déclaration qu'il fir en public.
Leftnc, deson côté, portait l'embrasement
il excitait les noirs à massacrer les blancs partout il
;
;
lenr
persuadait qu'ils ne pouvaient être libres tant qu'il en
existerait à SL-Domingue.
Lefranc fut dénoncé à la délégation
vouloir
faire égorger 61 prisonniers blancs, détenus pour à St.-
Louis, par des negres de la même prison; il fit passer
ès cette déclaration qu'il fir en public.
Leftnc, deson côté, portait l'embrasement
il excitait les noirs à massacrer les blancs partout il
;
;
lenr
persuadait qu'ils ne pouvaient être libres tant qu'il en
existerait à SL-Domingue.
Lefranc fut dénoncé à la délégation
vouloir
faire égorger 61 prisonniers blancs, détenus pour à St.-
Louis, par des negres de la même prison; il fit passer --- Page 35 ---
des armes au
(25)
ses malheureux negre Pompée, , qui confia son sécret à
compagnons
Des, citoyeps de la ville d'infortune.
ils s'échapperent
furent instruits diz complot,
délégation. Elle manda secrettement le
pour se rendre près la
et le couimissaire
président de
les
du directoire exécutif P'administration
propos sanguinaires
qui déposerent
rent la déclaration de qu'avait tenus Lefranc ;ils prienlever les prisonmniers Pompée. Les délégués firent
les
par la corvette
transporter aux Cayes, 5 la
P'Africaine, , pour
ter le massacte.
veille ou devait s'exécuLa
délégation a fait
pièces et les déclarations parvenir au gouvernement les
tion. Plus d'une fois il fut relatives à cette conspiramoyens pour arrêter les
proposé de prondre des
les délégués devaient
fureurs de Lefranc ; mais
A cette
encore temporiser.
ordres du époque, Pinchinat ,qui s'était soustrait
par lcs siens Eouvernement, ,
aux
dans les, étaithonorablement accueillirendre plus
communes oi il passait, Pour se
et de
intéressant, il prenait le titre de
représentant du peuple.,
proscrit
Lefranc
nommé par eux.
arrêter
s'écriait, à cette occasion :
! on
Pinchinat, et tout
Quoi vent
tous pensaient de même n'est pas à feu et à
nouvellé révolution
> et Pinchinat
sang!
reparaitre
qui pàt lui être utile préparait et le faire une
victorieux.
La délégation
contenn et le style reçut une lettre - anonyme dont le
Pinchinat,sPelle n'en anmongaient avait
assez qu'elle était de
rations 5 elle commence eu la preuve par des déclapar ses mots : Europeens
et tout
Quoi vent
tous pensaient de même n'est pas à feu et à
nouvellé révolution
> et Pinchinat
sang!
reparaitre
qui pàt lui être utile préparait et le faire une
victorieux.
La délégation
contenn et le style reçut une lettre - anonyme dont le
Pinchinat,sPelle n'en anmongaient avait
assez qu'elle était de
rations 5 elle commence eu la preuve par des déclapar ses mots : Europeens --- Page 36 ---
(26)
que penez-pous chercher ici? la mort ! Le snrplus
de ce manifeste annonce la résistance que l'on
tera à tous les actes contraires aux dominateurs. appor- Nous
avons fait parvenir cette. lettre qui,. sous le voile de
Fanonyme, ne décele que trop le but qu'on se proposait et qui a élé si cruellement suivi. Mais comment
les délégués auraient-ils pu se méprendre sur les criminelles intentions de Pinchinat;, ils avaient sous les
yeux l'écrit de cet homine atroce, dans lequel ildit:
Plongeons nos bras ensanglantés dans Ze caur de
ces monstres d'Europe ! (I) )
L'opinion des délégués se formait sur le général
Rigaud , qui tollérait les rassemblemens nocturnes
d'officiers 2 présidés par son fière, ou il étuit toujours
question des moyens d'anéantir et les délégués et les
eitoyens venus dei France, qu'on désignait sous le
noi de Faction Francaise. La délégation n'était entourée que d'espions soldés par les uns et parles autres. Elle était au fait de tout ce quise passait, parce
qu'elle trouva des amnis de la république dans, ceuxmêmes qui se réunissaient aux conspirateurs. Le gouvernement a reçu les notes commmuniquées à la délé-.
gation.
Le général Rigaud prouva qu'il ne' négligeait pas
les moyens de scconder ses complices.
Les délégués pressés parla calomnie deis se montrer
(I ) Lettre de Pinchinat aux hommesde couleur de St.-
Marc 7 ihsérée dans le rapport.de Gatan-de-Coulon, tom. 2,
page
de la république dans, ceuxmêmes qui se réunissaient aux conspirateurs. Le gouvernement a reçu les notes commmuniquées à la délé-.
gation.
Le général Rigaud prouva qu'il ne' négligeait pas
les moyens de scconder ses complices.
Les délégués pressés parla calomnie deis se montrer
(I ) Lettre de Pinchinat aux hommesde couleur de St.-
Marc 7 ihsérée dans le rapport.de Gatan-de-Coulon, tom. 2,
page --- Page 37 ---
-
(27)
aux noirs dans les
gage de la vérité caimpagnies, de, leur parler le
et de les éclairer.
Ian-:
bienfaienntes de la
surles intentions
voyage dans la plaine. république Les
à leurégant, , firent un
avec
noirs reçurentles
plantés enthousiasme : des arbres de la
délégués
sur toutes les
liberté furent
répétés , vive la
halitations, dux cris mille fois
Ils leur
République ! vive les Frangais !
qui étaient mospverentiesacthans, leur
les fers et la misere
légation fit briser partage; les
ils furent consolés. La déIls'
chaînes et les portes des cachots.
rent rendirentumameres d'un
à ce sujet. Les noirs se
revenir de insepeteur, leur
qui fut destitué, Ils ne plaigniélonnement ; tant de bontés pouvaient
délégués, tant de soins
dans les
liberté les frappa. Ils pour la consérvation de leur
qu'ils venaient de leur demanderent s'il était vrai
forcerent Bonfils France et non de
tion. Ils
et Rigaud de
Jérémie ; ils
se crurent alors
répondre à cctte quesleurs impostuves. Dans la nuit perdus 3 en voyant détraire
rier au général Rigzud.
ils envoyerent un couLe lendemain les délégués
jusqu'au camp Perrein, dont poursulvirent leur route
de noirs. Rigaod
la force, était
pas les
àvait Prétexté une maladie composée
ruiner, , accoupagner ; mais lebesoin de se
pour ne
par sa présence, la
montrer pour
gués seiuérnienty le rendit confance que les delébien
Présenter au camp., il eut
portant, Avant dese
frère. La
une conférence
ne Parlait satisfaction de voir des
avec son
plus; Peathousinsme
Frangais dont on
Paternelle, fut changéeen
produit par cette visite
insubordination par Rigand,
adie composée
ruiner, , accoupagner ; mais lebesoin de se
pour ne
par sa présence, la
montrer pour
gués seiuérnienty le rendit confance que les delébien
Présenter au camp., il eut
portant, Avant dese
frère. La
une conférence
ne Parlait satisfaction de voir des
avec son
plus; Peathousinsme
Frangais dont on
Paternelle, fut changéeen
produit par cette visite
insubordination par Rigand, --- Page 38 ---
(28)
Ce-général fit batfre le tambour 2 il rassembla les
troupes potr les haranguer. Il leur disait : Ne suisje doirc plus le défenseur de votre libetté, votre
pere ? Ne suis-je pas du méme
,
Pressez
sarg que 20us P
monfanc 2 vous verrez qu'il en sortira du
sang africain ? Cependant, comme - mulâtre 5 il a une
portion de sang "français, mais celui-la
n'agite pas son
cceur. Les délégués prirent en ce moment les mesures
nécessaires pour prévenir le mouvement que
voulait provoquer contr'eux.
Rigaud
Quelques jours après arrive le général divisionnaire
Desfourneanx,e en qualité t'inspoctear-général des troupes de l'Ouest et du Sud 2 envoyé par. le généralen chef.
Cette arrivée inatendue mit le comble à nos embarras et
aux agitations des chefs de la force armée. Quand
et ses partisans n'auraient pas eu pour Desfourneaux Rigaud la
haine qu'on lui vouait, le choix de Laveaux aurait suffi,
pour-la faire naître. On crut tout perdu. Le généiaj
Rigaud voyait en Desfourneaux non-sculement un
supérieur en grade, mais un successeur..
C'est alors que les intéressés à conserver Rigaud
se réunirent plus étroitemnent que jamais, pour parer
le coup qu'on devait porter. Certes, les déléguésn'auraient pas pris sur eux de faire un tel changement qui
devait produire des secousses si terribles,
Les délégués ont eu à vaincre de grandes difficul.
tés pour éviter un choc entre ces deux généraux. Ils
n'avaient qu'un parti à prendre, c'était de renvoyer
ces deux généraux aux Cap. Un pareil acte à l'égard
de Rigaud était aussi impossible que dangereux. D'ia
le coup qu'on devait porter. Certes, les déléguésn'auraient pas pris sur eux de faire un tel changement qui
devait produire des secousses si terribles,
Les délégués ont eu à vaincre de grandes difficul.
tés pour éviter un choc entre ces deux généraux. Ils
n'avaient qu'un parti à prendre, c'était de renvoyer
ces deux généraux aux Cap. Un pareil acte à l'égard
de Rigaud était aussi impossible que dangereux. D'ia --- Page 39 ---
No
autre côté, il n'était ni (29) de la
mnent 2 ni juste, ni
dignité du gouvernefrançais, patriote,
politique de rendie unl
Les
2 victime de l'ambition de général
délégués auraient été
Rigaud.
et ces Caresses fussent
carressés pour le moment,
et insultantes
devenues des chaînes
au caractere dont ils étaient humiliantea
Il leur parnt plus simple de faire
revêtus.
généraux par des suecès militaires rivaliser oes deux
C'était un moyen de faire
sur l'ennemi.
divisions
une diversion utile
force armée intestines, et de tourner vers la
aux
2 toujours agitée par des chefs guerre la
donnés, inactive et
insuborelle attendait le
dangercuse dans les villes dona
pillage.
Les délégués, chargés
tamer des négociations par leurs instructions d'enJérémie et le
avec les Eaneais, habitans
dès leurarrivée Pen-au-Printe, s'en étaient
nement de chasser aux Cayes. Il importait au occupés
les Anglais de
gouverdépendance du
Jérémie. Cette
ment 40 millions département du Sud donne annuellos
ressources
pesant de café; c'est
que les Anglais
par de tellca
penses qu'ils sont obligés de penvent soutenir les dé )
à Saint-Domingue. Les
faire pour se maintenir
leur attente, On leur négociations rénssirent suivant
deux conditions : la promettait de livrer les postes à
jamais avec
premiere 3 qu'ils ne
Jérémie
Rigaud; la
traiferaient
une garnison seconde, qu'on tiendrait à
cable qui existe entre enropéenne, La haine implaleur du Sud ne prend Jérémie et les hommes de cou:
politiques. C'est
pas naissance dans des
une haine
opinions
antérienre à la révolution
u3
égociations rénssirent suivant
deux conditions : la promettait de livrer les postes à
jamais avec
premiere 3 qu'ils ne
Jérémie
Rigaud; la
traiferaient
une garnison seconde, qu'on tiendrait à
cable qui existe entre enropéenne, La haine implaleur du Sud ne prend Jérémie et les hommes de cou:
politiques. C'est
pas naissance dans des
une haine
opinions
antérienre à la révolution
u3 --- Page 40 ---
(30)
qui tient aux localités. Les massacres commis de
et 'd'autre 2, depuis, n'ont - fait que la fortifier. part Les
délégnés n'avaient pas 200 hommes de troupes européennes.
Une proclamation de la commission qui fat envoyée
aix délégués, quoique long - temps avant connne 2 à
Jéréme , favorisait leurs dispositions. Elle accordait
une amnistie à ceux des Français retenus chez les
Anglais à St.-Domingue qui se réuniraient aux
blicains pour chasser les Anglais: Cette mesure répulitique paraissait devoir fortifier dans leurs résolutions, poles hommes qui désiraient rentrer sous les drapeaux de
la république.
La délégation arrêta un plan de campagne et
toins
d'opéramilitaires, contre Jérémie et le Port-au-Prince:
Il fut adopté par lei conseil de guerre qui fut réunià'
ce sujet.
/ Y/armée était divisée en trois colonnes pour attaquer
la dépendance deJéremie sur tous les points, 2 en mêmetemps que la délégation ordonnait des mouvemens sur
le Port-au-Prince, par Léogane. La délégation enjoignit aux corsaires de saisir tous les bâtimens américains: chargés d'spproviasionnemens de- bouche et de
guerre 2 soit à V'entrée, soit à la sortie des ports anglais à St.-Domingue ;ils. étaient attaqués 2 ils devaient
être considérés en état de siége.
Les délégués font parvenir aux commandans anglais
la lettre imprimée de la commission, 2 qui réclame les
noirs et hommes de couleurs, pris les armes à la main;
au sur les habitations, et qui ont été vendus. Par cette
chargés d'spproviasionnemens de- bouche et de
guerre 2 soit à V'entrée, soit à la sortie des ports anglais à St.-Domingue ;ils. étaient attaqués 2 ils devaient
être considérés en état de siége.
Les délégués font parvenir aux commandans anglais
la lettre imprimée de la commission, 2 qui réclame les
noirs et hommes de couleurs, pris les armes à la main;
au sur les habitations, et qui ont été vendus. Par cette --- Page 41 ---
-e
(3:) )
lettre, elle déclare qu'elle usera de
les prisounicrs anglais, Les
représailles envers
délégués ajoutèrentà
déclaration, ue si on livrait aux
cctle
sonniers, soit blancs
éuigrés aucuns piin
sillicr ils
3 noirs ou jaunes,
fusilleraient aussi
pour les fim
anglais.
envers les ptisonniers
Le délégués donnèrent le
lonne de deux inille homines commandement d'une COH
devait attaquer les
au général
Irois, où Sevré,
Rigaud, gai
dait ;
émigré y
de 16. Rigaud avait I un, mortier et une couleavrine comman.
Doyon, chef de bataillon de la
par les Baradaires sur le
légiou, marchait
hommes.
camp Deriveaux avec 1400,
Lei général Desfourneanx
du centre, composée de
commandait la colonne.
pénétrer par lés hauteurs 1200 de hommes 2 qui devaiens
jonction avec.
Plimouth, pour faire sa
Pun des
Doyon 3 et cerner le camp
plus forts des anglais dans cette Deriveaux,
Les délégués étaient
parlie.
user de tous les
avec cette colone;i ils vonlaient
prendre possession moyens. Quoi qu'ils Baraissaient aller'
ptaient point assez plutôt que combattre 1 ils ne com
str les
faites. Ils voulaient enlever promesses qui leur étaiens
l'intérêt
par la force les
personnel et la persuasion
postes yne
mettre.
n'auraient pu sonla Lés délégués avaient tourné tous les
guerre contre les Anglais. Toutes les regards vers,
mises en mouvemient; ils avaient
troupes furens
vaient se maintenir
jugés qu'ils ne pouque par ce moyen décisif. Un pron
M
1 ils ne com
str les
faites. Ils voulaient enlever promesses qui leur étaiens
l'intérêt
par la force les
personnel et la persuasion
postes yne
mettre.
n'auraient pu sonla Lés délégués avaient tourné tous les
guerre contre les Anglais. Toutes les regards vers,
mises en mouvemient; ils avaient
troupes furens
vaient se maintenir
jugés qu'ils ne pouque par ce moyen décisif. Un pron
M --- Page 42 ---
(32)
-mier suiccds, et le bon traitement qu'ils se proposaient
de faire anx vaincus 2 devaient les conduire du Sud
au Nord. La Colonie étuit sauvée.:" les Français en
devenaient les maîtres.
* Les délégués prirent les mesures nécessaires pour la
tranquillité de l'intérieur pendant leur absence. Ils
n'avaient laissé dans les villes que les garnisons nécessaires pour faire le service. La garde nationale le
tageait.
parLe général Beauvaisqui commandaitiJacmel se trouvait aux Cayes depuis l'arrivée des délégués. Il y avait
élé constamment ou malade oi convalescent : il : est
connu par sa probité, son désintéressement et son Caractère doux. Il avait plus d'une fois concouru à cal-.
mer Rigaud ; à le ramener à la soumission qu'il devaitala délégation.
Le commandement des Cayes était dévolu à Augustin Rigaud, mais on ne pouvait mettre de la confiance dans, un homme anssi ignorant que dangereux
Les délégués donnèrent ce commandement à Beauvais,
etl'ordre d'aller établir son quartier général à Léogane
comme place frontière.
Les délégués desiraient égalément faire servir Lefranc à Léogane, pour le mettre sous le commandement de Beauvais. Le général Rigaud fit des représentations auxquelles déférerent les délégués, pour ne
pas le choquer trop vivement. Il regardait déja comme
humiliantes pour.lui les décisions prises à l'égard de
de son frère. Pour tout concilier, les délégués. lui
promirent de lui envoyer le brevet de général divisionnaire,
frontière.
Les délégués desiraient égalément faire servir Lefranc à Léogane, pour le mettre sous le commandement de Beauvais. Le général Rigaud fit des représentations auxquelles déférerent les délégués, pour ne
pas le choquer trop vivement. Il regardait déja comme
humiliantes pour.lui les décisions prises à l'égard de
de son frère. Pour tout concilier, les délégués. lui
promirent de lui envoyer le brevet de général divisionnaire, --- Page 43 ---
-
(33)
visionnaire, aussi-tôt qu'il serait en
On avait dit aux délégués
posession des Irois.
inquiétude en
que Rigaid avait quelque
séloignant de ses
Cayes, Les délégués le
trésors, renfermés aux'
disant quesa fortane serait rassarèrent'a.d la
cet égard, en lui
à la
récompense desa
répabligues et de son zèle à la servir fidelité
Anglais
contre les
Les colonnes se mirent en marche.le
Les trois colonnes
19 thermidor.
doxnèrent à la fois le
Rigand se présente aux Irois la veille 24 thermidor.
nemi dans une profonde
; il trouve l'ensous le canon
sécurité : il pénètre
3 sans être
Le
jusques
se retire,il préfere notifier appeiçu.
général Rigaud
tion d'amnistie dont il
aux ennemis la proclamad'abord du
est porteur, Il. devait
poste, et parler de pardon
s'emparee
sistance qu'il aurait trouvée. On
suivant la T6lementer, des momens aussi
ne perd pas, pour parLes ennemis instruits
précieux.
ofliciellement
atlaguer, se mettent en défense. Les qu'on doit les
vaient se rendre, n'osèrent
Français gui des
Leg général
parler ; On les surveillait.
excarmonchades Rigaud a eu cependant quelques
avec
légères
des
l'ennemi, oà
:
avantages; mais
il paraît avoir eu
cessaires
Rigaud. ne voalait
pour ne pastêtre obligé de les qye ceux népour - ne pas perdre de yue la
Poursuiyre, et
sures,
délégation et ses meCe général calculaig encore
Pinfluence des
que c'était
çais, s'ils
délégués, et sur-tout celle des aggrandir
obténaient des succès
Franqu'ilsvait eul en sa disposition avec les seules forces
pendant trois ans, suhg.
C
il paraît avoir eu
cessaires
Rigaud. ne voalait
pour ne pastêtre obligé de les qye ceux népour - ne pas perdre de yue la
Poursuiyre, et
sures,
délégation et ses meCe général calculaig encore
Pinfluence des
que c'était
çais, s'ils
délégués, et sur-tout celle des aggrandir
obténaient des succès
Franqu'ilsvait eul en sa disposition avec les seules forces
pendant trois ans, suhg.
C --- Page 44 ---
(34)
avoir faitaucune tentative décisive sur les Anglais Mais
il est plus propre à jouer le rôled'un mamamouchi
celui de général français ; il n'a ni lhonneur ni gne la
loyauté, ni les talens d'un militaire républicain.
La délégation lui donna V'ordre, puisqn'il avait
échoué aux Irois, de se tenir en présence , et de faire
pénétrer dans l'intérieur du pays., des colonnes mobiles pour en enlever les bestiaux et les nègres, Ils
accordaient pour la prise de ses. derniers, 3 ramenés
sains et saufs, quatre gourdes par tête. Des blancs et
des noirs sont revenus joindre Rigand, il les a tous
fait fusillér, -
Le 9 fructidor, , il fit rentrer son artillerie à Tiburon, sous prétexte des pluies, et sans ordre des délégués.
: Outre que Rigand n'avait pas l'intention de seconder
les délégués, il les soupçonnait ne vouloir prendre J6remie que pour y chercher des troupes auxiliaires. contré
Ini,-et contre les hommes de couleur. Ces soupçons
criminels caractérisent autant Phomme que ses crimes
mêmes.
La colonne des Baradaires ne fit que de fausses attaques, suivant les instructions qu'elle avait.
Celle: da général Desfourhaux échoua devant le
camp Raimond. Les ennemis tirèrent sur les parlementaires. Desfourneaux tentatatrois fois de prendre le fort
d'assaut ; les tronpes européennes seulement donnèrent et la garde nationale blanche des Cayes. Une
terreur panique mit ia colonne en déroute. Les troupes
de la légion qui avaient sans doute été, trayaillées dony
que de fausses attaques, suivant les instructions qu'elle avait.
Celle: da général Desfourhaux échoua devant le
camp Raimond. Les ennemis tirèrent sur les parlementaires. Desfourneaux tentatatrois fois de prendre le fort
d'assaut ; les tronpes européennes seulement donnèrent et la garde nationale blanche des Cayes. Une
terreur panique mit ia colonne en déroute. Les troupes
de la légion qui avaient sans doute été, trayaillées dony --- Page 45 ---
-
nerent
(35)
lâches l'exemple de la fuite.
et
Elles se montrereht
sont montiées indihwiplinces dans cette
aussi
civils,
féroces et sanguinaires affire, qu'elles se
dans lcs troubles
Le général
traite : elle fut Desfohrnéaux fat obligé de faire
tenir la
honorable. Les délégués
sa recampagne. Ils ne
persistaient. à
Taltaquer et de
perdaient pas
les
remiporter le camp
l'espoir de
Anglaisy. eussent' fusillé
Raimond, quoique
lesquels ils
cinquante français,
La délégatich. soupponnèrent des intelligences,
avec
sant une guerre vonlait harasser l'ennemi en lui
. détachemens désastreuse; ; elle fit Pénétrer
fedans les
pour révolationuer le
de petifs
forts, il demeurait
pays ennemi. Retiré
mouvemens intérieurs, Cet état spectateur immobile sur les
au point oà les
allait amener les
seconde
délégrés les desiraient
choses
besoin du attaque sur Ruimond ; ils n'avaient Pour faire une
géuéral
alors
tant de raison.
Rigaud, dont ils se méfiaient plus
Les, délégués
avecr
tidor, ils y étaient rentrent aux Cayes, 1 le premier fruca
la plus grande satisfaction. aftendus : on vit leur retour
Les
avéc
délégués
gai animait les daiebtinatraitd de l'esprit de
troupes légionnaires
vengeanee
Desfourdeaux; ;ili leur avait,
contre le général
reproches sur la lâcheté avecjustice, , faitide violens.
Pattaque ; mais il généralisa qu'elles avaient montrée dans
qui humilierent tout un
beaucoup trop ces
corps, et
reproches
vengeance,e est habile a.en faire qui, quant il s'egit de
perte da général Desfoueneanx naître Poetasion,La
fat jurée; des promo2
de
troupes légionnaires
vengeanee
Desfourdeaux; ;ili leur avait,
contre le général
reproches sur la lâcheté avecjustice, , faitide violens.
Pattaque ; mais il généralisa qu'elles avaient montrée dans
qui humilierent tout un
beaucoup trop ces
corps, et
reproches
vengeance,e est habile a.en faire qui, quant il s'egit de
perte da général Desfoueneanx naître Poetasion,La
fat jurée; des promo2 --- Page 46 ---
(35)
tions à des grados militaires ne purent racommoder
les affaires'de la délégation que le générl Desfourneaux perdait par trop de zèle.
Ici s'ouvre une nouvelle scène, et la scène la plus
épouvantable. .
Le général Rigaud connaissait le tion-sticcès de
Desfourneaux ; il savait. bien aussi qu'il n'avait pas
acquis la confiance-des troupes et qu'elles ne Paimaient
pas. Il écrit le IO fructidor à Léoganc, , que le g6néral Beauvais est arrêté. Le but de cette attroce calomnie élait de tonrner contre la délégation larméequi gardait cette place 2 et qui avait une très-grande
considération pour le général Beauvais. La guerre
active d'intrigues 2 de sooppons,-emplace celle qu'on
devait faire jaux ennemis.
La délégation avait vonlu prévenir ces divisions
intestines ; elle retenait au camp Perin les troupes qui
avaient servi dans l'expédition.
Lc général Rigaud lui fesait des demandes multipliées de troupes 2 d'armes et de, munitions 3 comme
pour une armée de vingt inille hommes. La délégation, en modifiant ses demandes, s'empressait d'y satisfaire, pour ne lui laisser aucun prétexte de plainte
et le tenir éloigné; et en lui envoyant ses légionnaires
elle ne.fesait
de cruels
et ses dragons, 2
qu'écurterd'elle
ennemis. Elle n'avait laissé aux Cayes que 37 hommes
de la légion, et 70 du braye régiment de Bervick, suffisaient pour maintenir Pordre et contenir les ennemis
de Pintéricur.'
Augustin Rigaud marquait chaque jour de finsu
ne lui laisser aucun prétexte de plainte
et le tenir éloigné; et en lui envoyant ses légionnaires
elle ne.fesait
de cruels
et ses dragons, 2
qu'écurterd'elle
ennemis. Elle n'avait laissé aux Cayes que 37 hommes
de la légion, et 70 du braye régiment de Bervick, suffisaient pour maintenir Pordre et contenir les ennemis
de Pintéricur.'
Augustin Rigaud marquait chaque jour de finsu --- Page 47 ---
l Re
(37)
bordination envers le général
tainment à agilter les cultivateurs. Beauvais; ; il était cons4
étuent portées'contre
De nouvelles plaintes
se cacher pour mieux' Lefrane; Pinichinat feignait de
vile; deux
agir : il excitait à la guerre cila
émnissaires de Faubert furent dénoncés
manicipalité
par
aux Cayes detAnees-Veue, comme envoyés
avec les ponrse concei tersur les mesures. à prendre
S
conspirateurs 3 de tous côtés on s'agitait.
C'est dans cette circonstarice
çurent les dernières
que les délégués redépêches de la
approuvaient leur conduite dans commission, j qui
Alutteurs et les plus honnorables. les termes les plus
Elles prescrivaient différentes
1°. La convocation des
mesures,
la nonrination au
assemblées primaires pour
Cap, à l'effet de corps dlectorulgui dévait se tenirau
gislatif pour l'an nommer. les membres du corps lé4.
20. L'organisation des tribunaux
conformémerita la constitotion. et des départemens,
37- De procéiler à
4°. Elles contenaient l'organisation de T'arméc.
Lefranc devant la commission un nouvel ordre pour envoyer
Dans ces dépêches
au Cap.
de l'ageut
étaitrenfermécune lettrei imprimée
de
Raimond, adressée à ses frères les
coulear, dans la partie du Sud.,
hommes
Cette lettre tendait à les ramener à
au gouvernement, 3 et à les
la. confiance die
versité de Pinchinat et de prémunir contre la.
ses
perLe commissaire Raimond mnanceuvres.
cile à ses conscils, les
pensait rendre encore dohommes dont il avait défendn
au Cap.
de l'ageut
étaitrenfermécune lettrei imprimée
de
Raimond, adressée à ses frères les
coulear, dans la partie du Sud.,
hommes
Cette lettre tendait à les ramener à
au gouvernement, 3 et à les
la. confiance die
versité de Pinchinat et de prémunir contre la.
ses
perLe commissaire Raimond mnanceuvres.
cile à ses conscils, les
pensait rendre encore dohommes dont il avait défendn --- Page 48 ---
(38)
les intérêts. Mais ce tems était passé. Tes hommes de
couleur n'avaient plus rien à demander, il ne voulaient que conserver leurs tyranniques
s'établir les maîtres de la colonie.
usurpationss et
Cette lettre excita une telle
indignation, une telle
rage contre son auteur., que le seul voeu que forment
ceux à qui elle est adressée est de mettre en lambeaux
celui qui l'a écrite ; ils affectèrent pour lui le plus
profond mépris.
Il est vrai que cette lettre peignait Pinchinat
les traits les plus hideux. Le général
sous
épargné lui-même. Ils
Rigaud n'était pas
promirent de se défendre contre
toutes les attaques qu'on pourrait faire. Ces résolutions se
fortifinient encore des agitations qui avaient lieu au
et qui y occupaient assez la commission
Cap,
avoir à la redouter dans le Sud.
pour ne pas
Ilétait du devoir des délégués de lui faire obtenir
la considération qu'il lui était die s'comme
le directoire exécutif.
représentant
Les ordres de la commission fnrent exécutés de
en point ; la délégation proclamat
point
solemnellement la
çonstitution le IO fructidor ; les assemblées
furent convoquées pour le II:
primaires
Mais, cette nomination de députés pourl l'an 4, au
corps législatif renversait les prétentions de
prenait
Pinchinat,
qui
la qualité de représentant du
c'était
à la, faveur de ce caractere honorable peuple ;
qu'il excitait le
peaple à Vinsurrection, et qu'il bravait le
ment, sans que le gonvernement pût l'atteindre. gouverne- Devait-ilsoufftir que la tenue des assemblées primaires eût
:
primaires
Mais, cette nomination de députés pourl l'an 4, au
corps législatif renversait les prétentions de
prenait
Pinchinat,
qui
la qualité de représentant du
c'était
à la, faveur de ce caractere honorable peuple ;
qu'il excitait le
peaple à Vinsurrection, et qu'il bravait le
ment, sans que le gonvernement pût l'atteindre. gouverne- Devait-ilsoufftir que la tenue des assemblées primaires eût --- Page 49 ---
licu sans s'y
(39)
n'est
opposer pàr
pas homme à rester l'insurréction ? Pinchinat
casion ! Tout était
tranquille dans une telle OCn'était pas rentré à Tiburon préparé pour la révolte. Rigand
du sang européen qui dévore pour rester inactif. La soif
vait enfin être satisfaite,
Pinchinat et Rigaud, deLc 9 fructidor, Tuffet
légation par Chalon, Lavarine fut dénoncé à la d6saire du directoire
et_Sillet, substitut du commisles plus incendiaires. exécutif, pour avoir' tenu des
manicipalité
Il annongait dans le sein propos
que l'agent Sonthonax
de la
qué pour la
et
avait été embarpas à avoir le Fratce,e méme que ses collegues ne
sort,
tarderaient
1 Dinsop autre moment,
séverement ; mais dans Laravine edt été réprimandé
prenait un caractère de celni-ci, un pareil propos
lérer. La délégation, était gravité qu'on ne pouvait tolarrêta qu'il serait
elle-même menacée ; elle
Elle arrêta anssi envoyé au Cap près la commission.
des conciliabules que Gavanon chez qui se tenaiens
contrele"
nocturnes, pour soulever les esprits
Cap.
gouvernement, serait pareillement
Ils farent
envoyé au
lun et l'autre
fricaine.
embarqués à bord de l'af.
Ladélégation prenant cette mesure
<
complices des
envers deux
saisit cette
blancs,
ver
factieux,
occasion
que,c'étaitle. crime
pour proucouleur qu'il parût; queillerecherchait, sous
caste, mais à persuader qu'elle ne s'attachait pas quelque à une
même niveau de Ia loi. que toutes étaient soumises au
Ils farent
envoyé au
lun et l'autre
fricaine.
embarqués à bord de l'af.
Ladélégation prenant cette mesure
<
complices des
envers deux
saisit cette
blancs,
ver
factieux,
occasion
que,c'étaitle. crime
pour proucouleur qu'il parût; queillerecherchait, sous
caste, mais à persuader qu'elle ne s'attachait pas quelque à une
même niveau de Ia loi. que toutes étaient soumises au --- Page 50 ---
(40-)
Elle douna l'ordre au géénéral Desfourneaux de faire
venir Lefranc aux Cayes, et de le faire conduire d
bord del PAffricaine, conformément à l'ordre dela commission. En même-tems elle destinait un officier dévoué
à la république pour prendre le commandement de la
citadelle de SL-Lonis; l'une des places les plus fortes
du département du Sud.
Elle enjoignait à l'ordonnateur de mander près de
lui Caston Duvivier et Noblet, deux préposés d'administration, Pun à Miragoane et l'autre. au Petit
Goave , également dangereux. Ils devaient être en-w
voyés au Cap, Les municipalités sollicitaient cette mesure avec instance,
La délégation se fesantune force de sa propre faiblesse
contre les ennemis des Français, avait besoin de prendre
ces dispositions dans un moment aussi critique. D'un -
autre côté, en envoyant ces individus au Cap, elle
s'assurait des otages 2 et que la tranquillité publique
ne serdit pas troublée pour la tenue des assemblées primaires.
La rentrée de l'aiméc à Tiburon, sans ses ordres,
lui donnait de justes craintes. Tous les matins les delégués élaient instruits des trames quis'ourdissaient contr'eux dans les assemblées nocturnes, Ils étaient prévenus du mouvement qui se préparait. Rigaud avait
dit'à son armée : ee n'estpas aus. Irois que sont nos
ennemis 2 cest aux Cayes.
Le général Rigaud était à 40 lieues de la délégation 3 il ne devaity avoir que 37 hommes de la légion
aux Cayes, La garde nationale était dans une bonne
ous les matins les delégués élaient instruits des trames quis'ourdissaient contr'eux dans les assemblées nocturnes, Ils étaient prévenus du mouvement qui se préparait. Rigaud avait
dit'à son armée : ee n'estpas aus. Irois que sont nos
ennemis 2 cest aux Cayes.
Le général Rigaud était à 40 lieues de la délégation 3 il ne devaity avoir que 37 hommes de la légion
aux Cayes, La garde nationale était dans une bonne --- Page 51 ---
(41)
tenue. ; les braves soldats de Bervick, bien
défendre la loi'; Augustin
disposés a
être craint. Le brave Petit Rigand était frop lâche pour
qui était le camp de
commandait le caip Perein,
reserve des délégués.
Lefrahc se rend'aux Cayes choz le
naux dans Paprès midi da
général Desfourdésarme Lefranc
10 fructidor. Le
et le fait conduire à
général
un excès de générosité
bord'; mais par
n'était
envers un chef de
qu'un chef de
hrigade, qui
d'un tel
parti, et comptant sur la
militaire, 2 il ne le fit escorter
loyanté
aides-de-camp, anlieu de le faire
que par deux
force imposanté.
conduire par une
Lefranc s'échappe de ses
nant à chacun un
de conducteurs, en leur donPun des
coup têle qui les terrasse. Menou,
le sabre sides-de-camp, se relève et poursuit
nu à la main.
Lefranc
Lefranc crie anx armes dans sa filite.
gaud lesuit, ainsi
Augustin Riles forts de Lillet que SCs complices. Ils se jettent dans
et de la Tourtérelle, soû ils
par un nommé
sont reçus
C'est-là oà Mares.capitaine de la garde' nationale.
échouèrent toutrs les mestires des
mais- cette faute n'est pas leur fait. Iis
délégués;
pour assurer le respect à
a'vait tout prévu
Lag
la loi. :
générale but dans la ville. Tous les
couleur du
hommes de
complot se rendent aux forts.
Les troupes Européennes , la garde
che vinrent à la maison de la
nationale blanDesfournaux et Beauvais délégation. Les généraux
après. Des hommes.
s'y rendirent un moment
de couleur et des noirs
nireyt aussi.
s'y réu-
délégués;
pour assurer le respect à
a'vait tout prévu
Lag
la loi. :
générale but dans la ville. Tous les
couleur du
hommes de
complot se rendent aux forts.
Les troupes Européennes , la garde
che vinrent à la maison de la
nationale blanDesfournaux et Beauvais délégation. Les généraux
après. Des hommes.
s'y rendirent un moment
de couleur et des noirs
nireyt aussi.
s'y réu- --- Page 52 ---
(42)
Ea délégation donna l'ordre au général Desfourneauxde s'emparér des forts. 70 hommes s'y présentent,
commandés par le chef-de-brigade
ils furent
repoussés par les rébelles. Nadan fut Nadan; blessé
sicurs autres tués.
et pluIl faisait nuit : les forts occupés
les
tirerent quatre
par
insurgés
coups decanon d'allarme. C'est le signal
pour faire soulever les noirs. Le Sme. annonce qu'il
faut égorger tous les blancs. En
il y eut au moins IO mhille
effet, avant minuit,
ville
noirs aux portes de la
gardées par. deux pieces de quatre.
Les délégués n'avalentpasassez demonde
per les communications du dehors de la ville pour couforts par l'habitation
avec les
rébelles
Oshiel ; c'est ce qui donna aux
le moyen de parcourir la plaine et
les noirs dans leur parti.
d'entrainer
Les délégnés ne s'occaperent alors
la ville de l'incendie et du
qu'à préserver
eitoyeus les
pillage, et à protéger les
femmes et les enfans. On établit des
posles qui étaient placés à une poriée de pistolet des
forts.
La délégation donna l'ordre de rattaquer les forts dans
la nait, pour cn mettre 'en possession les troupes de la
république. L'attaque fut remise au lendemain elle
était alors impossible.
;
Le chef-de-brigade, Petit, qui commandait le
Perein 2 partit avec 250 hommes pour secourir la camp délégation. Arrivé aux portes de la ville, dans la nuit
dà IO, les soldats lui demanderent où il comptait les
mener; il répondità Ia
délégation, parce que ce sont
les forts dans
la nait, pour cn mettre 'en possession les troupes de la
république. L'attaque fut remise au lendemain elle
était alors impossible.
;
Le chef-de-brigade, Petit, qui commandait le
Perein 2 partit avec 250 hommes pour secourir la camp délégation. Arrivé aux portes de la ville, dans la nuit
dà IO, les soldats lui demanderent où il comptait les
mener; il répondità Ia
délégation, parce que ce sont --- Page 53 ---
M2
(43)
les ordres que j'ai reçus,
lons aller aux forts
Non, dirent-ils, nous Voua
nerent ce brave militaire joindre nos freres, Ils y entrat
Il n'arriva
européen.
volontaires près des délégués que 37 hommes
en avant à de.l'Aube, qui se firent jour la
des
travers une
baionnete
des volontaires de la multitude immense de
Seine, quelques
noirs,.
régimeut ; enfin les restes de
hommes du 48me,
passés en 1791 à St. -
ces bataillons de héros
Lannit
Domingue.
des
futoccapée à rassurer les
mestires de conciliation.
citoyens età prendre
Lerr, au jour, la
missaires pour porter aux délégation nonma trois comdes paroles de paix
citoyens retirés dans les
et la
forts
tion par sa
garantie qu'offrait la
la
proclamation a ceux qui se
délégaloi, de n'être poursuivis,
soumnettraient à
pour lese événemeris de la recheichés, ni inquiétés
braits. Lefranc était
veille attribués à de faux
PAfrieaine,
sommé de se rendre à bord
, pour être conduit au
de
aux ordresda
Cap, conformément
il était déglaré gouvernement. En cas de
en 'étit de rébellion. désobéissance, 3
Les commissair
étaient des
S s porteurs de cette
hommes. de
proclamation, s
rébelles tout ce que pouvait couleur, lear chargés de dire. aux
qui menagaient la ville et le snggérer les malheurs
engager. à rentrer dans P'ordre. Ces déganenents pour les
Bonard, administrateur
commissaires étaient
l'Ouest; 5
en chef du département de
Fontaine, Blokprommandant en chefla
2 side-de-camp du
gendarmerie,
Blanchet, sénéchal aux Cayes, général Beauvais 2 et
proclamation, s
rébelles tout ce que pouvait couleur, lear chargés de dire. aux
qui menagaient la ville et le snggérer les malheurs
engager. à rentrer dans P'ordre. Ces déganenents pour les
Bonard, administrateur
commissaires étaient
l'Ouest; 5
en chef du département de
Fontaine, Blokprommandant en chefla
2 side-de-camp du
gendarmerie,
Blanchet, sénéchal aux Cayes, général Beauvais 2 et --- Page 54 ---
(44)
Ils s'acquitterent avec zèle de leur mission. Ces
commissaires firent leur rapport une heure après àla
délégution. Les rébelles faisaient plusieurs propositions;
elle accétia à toutes celles qui, Hui paraissaient raisonnables. , par amour pour la paix, 3 pour ne laisser aucun
prétexte à la continnation de la révolte qui annonçait
Ies saites les plus funestes.
La délégation arrêta.que les forts ( seraicnt gardés
A par la garnison d'usage ; qu'Augustin Rigand ren2 trerait dans sa maison, que les scellés seraient levés
4 chez-lui, qu'il continuerait son service. Il était mis -
sous ila sauve-garde de la loi et de la délégation.
> Qup Lefranc serait tenu de se constituer prisonnier
A dans le fort de la Tourterelle, sous, la garde de la
a garnison et sous là responsabilité du général -
BeauA vais. Qu'il serait envoyé sur-le-champ un courier à
>> la commission pour lui demander de nouveaux OI"
dres' sur ce qui concernoit Lefranc.
> Qu'aissitôt après l'évacuation des forts 2 la déléx gation releverait SES postes et tout rentrerait dans
l'ordre accoutumé. Elle renouvellait la garantie de
> l'amnistie qu'elle avait accordé par sa proclamation
A du matin >.
Le même jour, 3 elle St- une invitation à la paix,
à l'anion, à la confance entve tous les citoyens. Il
leur était défendu de troubler Ja.tranquillité publique
par des cris, par des provocations ou de toute autre
maniere.
Ces dispostions dictées par la sagesse 2 par la prudence, auraient ramené ces hommes s'ils n'avaient élé
ait la garantie de
> l'amnistie qu'elle avait accordé par sa proclamation
A du matin >.
Le même jour, 3 elle St- une invitation à la paix,
à l'anion, à la confance entve tous les citoyens. Il
leur était défendu de troubler Ja.tranquillité publique
par des cris, par des provocations ou de toute autre
maniere.
Ces dispostions dictées par la sagesse 2 par la prudence, auraient ramené ces hommes s'ils n'avaient élé --- Page 55 ---
(45).
qu'égarés : mais les chefs avaient un' autre but, Ils
étaient altérés du sang français, avides de
jaloux de conserver P'autorité, Ils
pillage et
devenaient plus exigeants en voyant s'augmenter leurs forces.
Les rébelles dirent aux' commissaires
porter cet arrêté, qui contenait
chargés de leur
faites
toutes les demandes
par eux, qu'ils ne sortiraient des forts
vée du général Rigaud, , anquel ils avaient qu'à Parrile
écrit depuis
IO; qu'ils ne reconnaissaient
Ils demandèrent
pas d'autres chefs.
aussi des vivres ; ils
onleur en refusait, de marcher
menacèrent,si
sur la ville.
La maison de la délégation était remplie de
inquiets, de femmes et d'eifans
citoyens
sollicitaient plus vivement
qui, par leurs larmes,
L'humanité
queles menaces des conjurés.
détermina les délégués à faire donner
vivres seulement aux troupes
des
cultivateurs.
légionnaires et non aux
Lamontagne, contrôleur, et Bunard , furent envoyés dans les forts par le général Beauvais
le récensement du nombre de soldats
pour faire
résulta , de ce récensement,
et officiers. Il
, que ce nombre
791, et celui des cultivateurs, armés de lances s'élevaita
manchettes, à 566, et à
et de
12au soir.
3,000 non armés. C'était le
Ici se montre ostensiblement la
tramait.
conspiration qui se
Suivantles envois de troupes faits au
il ne devait y avoir dans la ville
général Rigaud,
16gion, et encore furent-ils
que 37 hommes de la
tion
conservés sur la réclamad'Augustin Rigaud, pour garder le drapeau,
s'élevaita
manchettes, à 566, et à
et de
12au soir.
3,000 non armés. C'était le
Ici se montre ostensiblement la
tramait.
conspiration qui se
Suivantles envois de troupes faits au
il ne devait y avoir dans la ville
général Rigaud,
16gion, et encore furent-ils
que 37 hommes de la
tion
conservés sur la réclamad'Augustin Rigaud, pour garder le drapeau, --- Page 56 ---
(46)
Le général Rigaud avait emmené lui-méne
qu'il avait, pu prendre
tout ce
mais même de la
, non-seulement aux Cayes $
avait passé, Il
garnison de toutes, les places où il
demandait des gardes nationales
ville, si on 'ne pouvait lui
de la
et il, se tronve de celle-ci envoyer des légionnaires;
dor au matin. Ils n'avaient 791 hommes le 12 fructijours-de Tiburon
pu faire 40 Jieues en deux
aux Cayes. A quoi
ces troupes que l'on tenait cachées? réservaient-on
faire la
Cen'était
guerre aux Anglais, mais aux Français paspour
gonvernement, pour s'opposer à la tenue des 5 au
blées primaires.
assemEnfin lesvivres furent envoyées. La
fait : elle laissa la libre circulation des délégation aplus
qui étaient portés de Ja ville dans les forts, tafiaichisemens à
tion du tafia et la comnunication des femmes l'excepenfaus avec les rébelles.
et des
Commc on ne pouvait attaquer les forts
tion se, tint sur la défensice,
2 la delégapour ne pas laisser
trer, dans la ville les, culuvateurs armés de
péné- 1
qui y auraient mis le fen,
lances, et
Dès le II au matin 2 les délégués avaient- écrit
général Rigaud que sa présence était nécessaire att
aux
Cayes 3 que son frère avait été chercher un asyle dans
les forts, dans la crainte d'être arrêté. Ils
leur parole qu'ils n'avaient d'ordre
contre engageaient
Enfin, ils lui disaient, : nous vous que àutorisons. Lefranc. à laisser
le conmandement de votre armée à un-officier qui ait
votre confiance, pour ne pas compromettre le succès
de lopération importante dont vous êtes chargé contre
sa présence était nécessaire att
aux
Cayes 3 que son frère avait été chercher un asyle dans
les forts, dans la crainte d'être arrêté. Ils
leur parole qu'ils n'avaient d'ordre
contre engageaient
Enfin, ils lui disaient, : nous vous que àutorisons. Lefranc. à laisser
le conmandement de votre armée à un-officier qui ait
votre confiance, pour ne pas compromettre le succès
de lopération importante dont vous êtes chargé contre --- Page 57 ---
WRA
les
(47)
eonemis. Ils le
au nom de sa propre pressaient, au nom de la
à la
gloire, de se rendre patrie,
troubles diégaion, pour concourir à la
sans délai
gui portait qui agitaient la ville des pacification des
diligence cette lettre se rendit à Cayes. Baudonin
Tiburon en, toute
Mais leg général
à Léogane, dès Rigaud qui avait
demandait
le IO, 5" que Beauvais écrit.de était Tiburon
opposé Meur chaque jour de nouvelles
arrêté ; qui
fusion
casernement;
troupes, , qui s'était
et sans besoin, des qui demandait avec
se faire un arsenal dans armes et des munitions pro-,
de la
la ville même, en ruinant pour
a
ses frais, république, les
qui avait offert de faire
celui
horait
travaux de Lillet; mais ce continuer ,à
Deifsumesnes qui voulait
général quiabsuprême, et anéantir le
reprendre le
des
goureanement,
pouvois
Phomms conspirateurs armés contre les
pour protégee
qui devait les défendre. Fraaçais, n'était pas
Dans la journée du
son
eile
12, Paldace des
Augustin comble; ne connut plus de frein, rebelles fat à
tion que si elle Rigaud et Lefranc,
ne fesaic
écrivirent à la
bord de
débarguer
délégaTuffet Pàficsine, Gavanon, sur-le-chamnp du
la
Lavarine, , les troupes des forts
et
et
meehsnses
lieues ville, à la mettraient tout à feu et marcheraient à
sur
rondesang à
Ils envoient
vings
les; ;i il fut
Beauvais dans les forts
et de leur chargéde leur dire de Ia parler dés aux rebel.
faire cette
Part
tôtes gu'on
proposition ; que si délégués,
desirait, 2 ils allaient se rendre c'était leurs
dans les forts
Lavarine, , les troupes des forts
et
et
meehsnses
lieues ville, à la mettraient tout à feu et marcheraient à
sur
rondesang à
Ils envoient
vings
les; ;i il fut
Beauvais dans les forts
et de leur chargéde leur dire de Ia parler dés aux rebel.
faire cette
Part
tôtes gu'on
proposition ; que si délégués,
desirait, 2 ils allaient se rendre c'était leurs
dans les forts --- Page 58 ---
(48)
mais qu'on épargnàt leurs conciet les leur porter;
malheurs pablics.
toyens, et qu'on mit un terie'aux
Le général Beanvais fut ntemmsyepeadiaaued
lear coufiance dès le commencement de la réobtenu illes avait conduits à la conquête de la livolution; Ce général fut menacé : eh bien,!) leur dit-il,
berté. vous êtes des assassins, que vous méconnaissez
puisque
donc le premier!
les autorités légitimes 1 assassinez-moi
Ce général ne put rien obtenir des rébelles qui
mirent le eomble à leur outrage, en fesant dire qu'ils
conservaient le respect dû aux délégues.
à la
sourdement on counmençait à demander
Déjà Vembarquement du général Desfourneaux ct
délégation
quant une députation vint le:
celui du délégné officiellement Rey 2 de la part de Lefranc et d'Au
lui notifier
s'expliquer rsur le délégué,
gustin Rigand Onn'osait les-intentions pas L
des rébelles à ce
mais on laissait entendre demander leurs rêtes.
sujet. Enfin, on finit BP s
bien
Dans cette pénible sitaation , la délégation jugea
urrétér Pandace 'des vabelles, et
que rien ne pouvait
derniers excès 'de la vioqu'ils allaient se porter. dux
leguel elle fait
lence; elle prit un arrêté le" 13 2 par le ro. Lidél'énumération des attentats commis depuir
cè
déclare ( qu'elle restera à son poste jusqu'a
légation
force ou Tappellée par ses
D qu'elle en soit chasée parla
etle général
Elle
déiéguéRey
commettans.
chargele
à la comnission
d'aller retidre compte
> Desfourneanx évencaiens qui 'se passaient aux Cayes.3
au Cap, des tods18s antres a été imnprime.
Cet acte conime
assassinats avaient
Déjà, dans la' campague, plnsieurs
étG
légation
force ou Tappellée par ses
D qu'elle en soit chasée parla
etle général
Elle
déiéguéRey
commettans.
chargele
à la comnission
d'aller retidre compte
> Desfourneanx évencaiens qui 'se passaient aux Cayes.3
au Cap, des tods18s antres a été imnprime.
Cet acte conime
assassinats avaient
Déjà, dans la' campague, plnsieurs
étG --- Page 59 ---
W
été commis
(49)
monsnombreax Linsurrection sortis des, était générale siles
hrabitations
forts se
détiches
les enfans pour ca-ealever
répauidnieat: les sur.lea:
qu'on y.
riecblanes,
tion
con-inisnit. De toutes
fenmeret
traire euinpénérsles à la
des families
Parts la:c idésolgdans les bois. fureur de la, réyolte, eutieres, cherchsient pour se sDusHarieyle
La délégation avait
dont. l'iallueice
envoyé, de son côté,des
leurs travaux. Elle ppuvait tamener les noirs.à. hommaes
noir Armands avait confié celte mision repmeridre
jeune homme de tmperteucties cultures; à
auci brave
mour pour
couleur, plein de,
le-Aunuy
premier hFrsnce, et à deux autres patriotiome, et d'an
: aide-desame du général noirse Edouard,
Honaiue, celti du général
Dedourseaus, eti
trépides et dévoués à. la
Beauvais, égufement in
Ils élient
repupinqgue etala liberté.
revenirde parvenus à calmer-les noirs, à les, faire
gation voulait Lepinioanvquon les remette leur insinuaitye que la déléLes rebelles
danebfeaclarase
saisir des députés. clveyèient- La
T des déucieniens
Rositions, depècha ,dans delegation instruite, de pour ces se
venir ses commissaires la nauit, Jercouriers
djs1 On attendait d'heure.e ; ils étaient déjà arrétés. Pomr.proen heure, de momenten
antuhaenteidegtasal tait eucore.sur
Rigaud.
moElle avait luir Au
Exiaiantataen
y edtune amorce. empéché de Ju'on en vint aux. mains,
respectila s'ohservaient. brulée dans Havillerles qu'il
Rey et Destouraeaux
postes
qui devaient. partir dans: la
D
it, Jercouriers
djs1 On attendait d'heure.e ; ils étaient déjà arrétés. Pomr.proen heure, de momenten
antuhaenteidegtasal tait eucore.sur
Rigaud.
moElle avait luir Au
Exiaiantataen
y edtune amorce. empéché de Ju'on en vint aux. mains,
respectila s'ohservaient. brulée dans Havillerles qu'il
Rey et Destouraeaux
postes
qui devaient. partir dans: la
D --- Page 60 ---
(50-),
ne
que le 14 au
nuit du 13 au 14, s'embarquèrent
matin. Ce futun malleur bien grand.
est-il.
Le bateau qui les porte leve Paucre : à peine les fortsde Lillet et del la Touiterelle
un peu éloignéque
de
le faire mouiller.
tirent dessus,, du canon 18, pour
ChâteauLe bateau poursuit sa route en passant par il fesaits
Dun, batterie gardée par la. délégation ; mais
calme.
E ar PAE n
*
d'allarnie
Cette fois les forts tirerent les cing coups
un intervale suffisant pour"
pour tout égorger ; après
desi
ce signal de mort de la race européenne,
marquer continuerent à tirer sur le batean 5 ne pouvant"
forts
Patteindre * Augustin Rigaud et Leltanc envoyerent
par des artilleurs, de livrerle
sommer les délégués, tirer sur fe bateau. Ces deposte Chateaudun 3 pour ler pistolet sur la gorge 2
mandes' se fesaient toujouxs A
t 1y
par des hommes ivres.
Beauvais
Ces artilleurs. furent renvoyés au général
de
quifesait alorsla visite des postes. Ilne s'agissait que
du tems pour laisser éloigner le-1 bateau.
gagner
1e ré-
- Ces artilleurs se porterent à Château-Dun; avec
ce poste le défendirent
publicains qui gartaiene
e
courage. OA JA 3 AA
àla, délégation
: La mtunicipalité vint alors en corps faire rentrer, ce
la solliciter de donner l'ordre de
à
pour
de livrer Château-Dun. La délégation fit
batéau, et
méritait ane demande
la municipalité la réponse que
fus
aussi lache et aussi coupable. Cetté municipalité
elle n'abandonna point les délégués,
fidelle à ses devoirs,
mais inutileLe canon tirait encore sur le bateau,
C
à 5 -
mtunicipalité vint alors en corps faire rentrer, ce
la solliciter de donner l'ordre de
à
pour
de livrer Château-Dun. La délégation fit
batéau, et
méritait ane demande
la municipalité la réponse que
fus
aussi lache et aussi coupable. Cetté municipalité
elle n'abandonna point les délégués,
fidelle à ses devoirs,
mais inutileLe canon tirait encore sur le bateau,
C
à 5 - --- Page 61 ---
- - :
mest.lonakuit
(5r)
Lebruite du
Paffieax signal der
animait canon avait encore mortavait éiédomué,"
et lcs rebelles et les ajouté à la fureur qui
moment d'entrer dans la ville. noirs, qui attendaient le
On fesait courir sur le batean
gés de
par deux warichs
arné, ils lépennaitess plus légers que le batéau chara
loureux Patteignirent Ce fut le
nonde la pour les spectateurs.
moment le plus dou
atiégation
Depuis le 12 les pastes
réunisstient aux whiftiblivasienr 3 les plus lachies
ondse cachers Le rébelles, les
se
14,1 la désertion earetchershuiens à fuir?
nénle,ilaly avait plus
dévint
tiontiaux, de P'Anbey que les 37 volontaires presque gégues braves,
70 homines de Bervick,
"a
danger n'asait républienina de la garde
, et TaeiLa
point ébranlés
nationale que le
maison.de la
garni de citoyens délégition 9 ses environs
se defentrieqwa tromblans qui cherchaient stout était
déléguds
trouver, une protections moins à
On *pprend ri
auprès des
legéabst
le 14, à huit, heures
Rigaud està
da
y est avec toute son deux lieues de la: matiny que
truits de sa
armée. Les
ville, et quit
il s'était readu marche; ils savaient aussi déléqués étaient insay
Phabitation
dans les. forts,er que dans la nuit:
de la ville. Boraai enfin ilest à dix qu'il. était revenn a
a chaque Rigaud avait fait
heares aux portes
soldat.
dintribudee. 40,
f. Les délégués lui
AD
cartouchies
fadaioitrateue
députerent le général
la garde nationale. Bonnard et Desclaux,
Beaurais,
ral Rigaud
Ils étaient
commandast de
que les délégués chargés de dire au génélatenisient Pour Prendre
D 2
:
de la ville. Boraai enfin ilest à dix qu'il. était revenn a
a chaque Rigaud avait fait
heares aux portes
soldat.
dintribudee. 40,
f. Les délégués lui
AD
cartouchies
fadaioitrateue
députerent le général
la garde nationale. Bonnard et Desclaux,
Beaurais,
ral Rigaud
Ils étaient
commandast de
que les délégués chargés de dire au génélatenisient Pour Prendre
D 2 --- Page 62 ---
(5a) )
de concert avec lui; lés mesures mnécessaires pour le
rétablissement de la paixy qu'ils Pattendaient avec imnVembrasser ét terminer des dissensions
patience pour
malheurenses.
mal Beauvais, ulwdit:
Leigénoral Rigaud reçut
dans les forts. Ce
pourquoi n'es-tu pas à ton poste 5
Beauvais le moment dune explication. OY
n'était pas pour
Deretour à la délégation , 1es général Bcaurais,sans
dire tout ce qui s'était passé 2 faisait assez pressentie
le général Rigaud 92 prenait parti pour les rébelles.
que
asyle aux délégués. a Jacmel,oh ils seraient
Il offritun
Tlravait été.témoin de tous
respectés par les troupes. eux à la paix.
les sacrifices faits par
la probité du génétal,
Les aélégués connaissaient les intentions pures qui
la franchise de: son caractere,
Vanimaient : ils rejetterent ce parti en lui répondant endevaient mourir à leur poste. Ils espéraient
qu'ils
isauverait leurs malheurenx
core que leur présence
concitoyens.
le général: Rigaud fait demander
Un moment après
dans la ville. Ils ordonaux délégués s'il peut entrer et qu'en lui rendit les
nèrent qu'on baissat les. canons Vinviterent à n'entrer
honneurs dus à son, grade, et. résistance devenait im-)
qu'avécison état t-major; toute voulaient tfournir aucun préposible : les délégués ne affaire : elle eàt été suivie
texte à Vengagement d'une Les délégués devaient se
d'un incendie général.
sacnifier.
- les rébelles des forts se formaient
Pendant ce temps
la ville.
int
en, colonnes pour marcher sur.
ons Vinviterent à n'entrer
honneurs dus à son, grade, et. résistance devenait im-)
qu'avécison état t-major; toute voulaient tfournir aucun préposible : les délégués ne affaire : elle eàt été suivie
texte à Vengagement d'une Les délégués devaient se
d'un incendie général.
sacnifier.
- les rébelles des forts se formaient
Pendant ce temps
la ville.
int
en, colonnes pour marcher sur. --- Page 63 ---
(53)
Le géuéral Rigaud écrit une lettre:
est le comble de la perfidie. Il lui
:à Bervick qui
5 quej'ai toujours été votre
disait : G Vouss savez
> Vous.avez
amin, que je le suis encore.
que. j'aime la
3) àmoi. > Bervick vint consulter meiweaianseren les
leltre. Ils lui ordonnerent de rester déléguessur celte
demeura fidele. Salomon,
à son. poste ;ily y.
parsa du. côté des rébelles. chef-de-bataillon de ce CONPS,
Le général Rigaud êntre aux
avec son armée 5 mais même Cayes 2. non-seulement
ayait pu réunir sur
avec. tous les negres
l.plaine
une route de. 30
et ceux qu'st de
qu'il
lieuess,
Coux des forts toeratatembleransi portes de la ville.
entrerent. en même
di cune résistance , les délégués Pavaient temps silny eut auTcrl
défendn,
tacle
plame se réfuse a décrire Phorrible a
quc présente- dans sa, rage cette multitude Specenfoncsnt les? portes' des' maisons
égarce,
tout ce qu'elle rencontre.
3 pillant : ezorgesnt
eu"Riliour OIL"
détenus
Eile se porte aux prisons
ceux"
voalu faire
qu'auparavant Lefranc
wr
massacrer a, St.. Louis. C'est là
avait
mença i Ta fusillade des
Ttie comrirent dans celte journée. lézionnaires. Au
- 60 personnes péV La maison des delégnégest
Mlcs volontaires nationaux cernée. On veut désarmer
la salle, de la
de PAube; qui étaient dans
laréegil ils cherchent délégation. Ils se' mettent en bataille dans
la' mort
se laisser désarmer par de vils plutôt gue de souscrire à
leurs armes et Jenr
assassins. Ils garderent
Le général
poste, Bervick gardait larsenal.
Rigand feignit
ne porfer aucun obstacle
de'se trouver mal, pour
il se faisait donner de au massacre et anl pillage et
soins 5 tandis que ses'. soldats, ou
dans
laréegil ils cherchent délégation. Ils se' mettent en bataille dans
la' mort
se laisser désarmer par de vils plutôt gue de souscrire à
leurs armes et Jenr
assassins. Ils garderent
Le général
poste, Bervick gardait larsenal.
Rigand feignit
ne porfer aucun obstacle
de'se trouver mal, pour
il se faisait donner de au massacre et anl pillage et
soins 5 tandis que ses'. soldats, ou --- Page 64 ---
(54)
plutôt ses satellites portaient partout la terreur (
et la
morti,
C'est dans ce moment encore que le bateau
tait Rey et Desfournaux vint mouiller
qui porfenêtres de la délégation.
presque sous lex
Quatre mille hommes attendaient avec.impatience les
victimes qu'ils voulaient manger. On: ne veut pas même
épargner les matelots. Une fasillade est faite sur le
bateau. Elle, ne-cesse que.q quand on annonce que
et Desfourneaux se sont sauvés dans un canot à l'isle Rey
à Vathe. Marin, commissaire du directoire
décoré de.son
exécutif,
écharpe,se présente dans.ce moment;
ilveut, parler : il est percé de coups.
On" se porte de inouveau ches les délégues,la
de leur maison était remplie de citoyens qui galerie étaient
S refugiés. On véut tirer sur la maison et y- s'y mcttre le
feu. Les délégués se présentent 5 ils rappellent les
troupes et les- noirs à la paix. Ils en furent écoutés
pour. la derniere fois.
ti Mais la maison des délégués n'était plus un asyle
assur ni pour- les femmess ni pour les enfans, On
leuroffte.celle du général Rigaud 5 tout le monde s'y
porte. Les citoyens cachés chez eux, dans la ville
payaient très-cher la protection d'un officier ou d'an 2
soldat légionnaire i pour.les y conduire : on les ran14 çonnait,
A midi 1 les délégnés n'avaient auprès d'eux que
quelques amis particuliers. 3 la municipalité, le général
Beauvais. etson aide-derçainp Fontaine, Ils n'abandonnerent point les délégués,
aud 5 tout le monde s'y
porte. Les citoyens cachés chez eux, dans la ville
payaient très-cher la protection d'un officier ou d'an 2
soldat légionnaire i pour.les y conduire : on les ran14 çonnait,
A midi 1 les délégnés n'avaient auprès d'eux que
quelques amis particuliers. 3 la municipalité, le général
Beauvais. etson aide-derçainp Fontaine, Ils n'abandonnerent point les délégués, --- Page 65 ---
(55) )
Beauveais fut elcore parler au général
demandaitsil était devenu le
Rigaud. 1l lni
lui il était à son poste. auprès charatunauingy des
que pour
n'ea"'s sortirait
NT
delégués, et qu'il
AP
pas,
Les délégués
représentaient Écrivaient au général Rigaud. Ils Tul
lalgloire qu'il pouvait
ployant son influence et la' force dont acquérir il
en emposer. pour arrêter lel carnagé: Ils le porvait disvenir auprès d'enxi, ilsle
sollicitaient de
au nom de Phemanité. pressaient ; ils le coujuraient,
Ils-lai disaient
sement de P'ordre dans
que le rélablisdessus d'une bataille
ces circonstances élaiént atlgagniée. St
Il fit dire'
nard , qu'ils suxca@esediy devaient
par Beauvais et par Bonrétablir sla' tranquilitéin sentir leur impuissance pour
A voits nécessaires afin publique. Il demandait les pouvait-rien faire,
d'agir; que sans-cela il ne
etie
5 parce qu'il ne voulait pas
pou- a
rimpanisé dans les
s'exposer
Sioi et-de la délégation proclamations de la cominisqu'l n'avait pas.
pour avoir exercé une autorité
shag Les
n.atveisla wdératehdaterestun. chose
- moment s. mais il fallait
publiquerei danger,
-I prirent Parrêté qu'ils
ve authentique et de lenr dévouement rapportent comme une preu
qu'ils ont fait pour le salut der leurs et des sacrifices
C Les délégués considérant
coneitoyens:
2 cst le premier devoir
que le salut du peuple
du
1 premiere des lois, et que, dans gouvernement les
comme la
? tuelles, 2, ils sont dans
circonstances acP'impuissance de
Chargent le général Rigand de
P'opérer.
preadre ler me-
Parrêté qu'ils
ve authentique et de lenr dévouement rapportent comme une preu
qu'ils ont fait pour le salut der leurs et des sacrifices
C Les délégués considérant
coneitoyens:
2 cst le premier devoir
que le salut du peuple
du
1 premiere des lois, et que, dans gouvernement les
comme la
? tuelles, 2, ils sont dans
circonstances acP'impuissance de
Chargent le général Rigand de
P'opérer.
preadre ler me- --- Page 66 ---
(86))
5; surekeanvenabled pour ler réablissement
Cet dela paix, mettent Sous sa7
de M, l'ondre
) vespionsubilité, la'stretérdes siute-garde et soussa
77 priétés, la liberté
personnes et des proiudiriduelle, des
5, pôt sacré de
citoyens, le dé,
95i
tiscent des laconstiundntendes lois, et P'invessasonetcinateapeir
-aiCe dernier acte des délégués; le: sluverlagpateiecn général
n'en'avait pas: besoini : ledevoir de sa
Rigaud
.cominandant nde laiforce armiée. lui place , comme
pouvoirs: Les
; donnait les mêmes
délégués n'avaient ni I'mtention ni-le
droitedé transmettre. ceux qu'ils ténaient de leure
mettans au général Rigaud. : a eic
comLar nitda. 14-servita piller le maisons des E blancs
entassés, chez le général
toyens inscrits
Rigaud , et à enlever les cisurles listes desproscriptions. Ile étaient
condaits àu.fort de Lillet.
4 Le.15 au matin,, la force armée se' porta chez les
délégués. On enleva leursarchives et leurs effets : Jeur
maison fat Pillée. Ils furent gardés à vue,
Rigaud vint les insulter et excifer à Jes faire Angustin
screry An fort Lilleton fusillait les
massala nuit, Unipnéendaconseil
prisonniers pris dans
i (enait ses. séances à Lillet:il populaire s'étitétablit; ;
belless Ce onuseil, dès le
était. composé des ré14., avait déclaré
tous les pouroirs au général Rigaud.
remettre
Une. adresse fut, faite lemôme jour, ,au général
Tes citoyerts réunis dans sa maison ils le
, par
de prendre les rênes du
sollicitent
Rénisedicns
gouresnemontsau millien des.
fans. Ils'
plaintifs de leurs femmes et de leurs enespcrent adcacirletyman en sC rendant
vues.
àses
il, dès le
était. composé des ré14., avait déclaré
tous les pouroirs au général Rigaud.
remettre
Une. adresse fut, faite lemôme jour, ,au général
Tes citoyerts réunis dans sa maison ils le
, par
de prendre les rênes du
sollicitent
Rénisedicns
gouresnemontsau millien des.
fans. Ils'
plaintifs de leurs femmes et de leurs enespcrent adcacirletyman en sC rendant
vues.
àses --- Page 67 ---
-
lcs Ie 15 se passe encore à piller et a fusiller
partisans de la
à Lillet
Versla
faction' française.
nuit le général Rigaud vint chez,
Eapgne ::
de
les délégués
gues autres citoyens Tramoatigasa contrôleur, , et dec quelallait décider la gui penserent que cette
- -
paix et remettre P'ordre, Le entrevue
Les délégués n'avaient pas la même
joleoC
reçut, polifiquement des deux côtés. opivion; onse
nouvellorent leurs. instances,
Les délégués reminér le'génémala
leurs prieres. pour.déterblics. Mas,.selon mettre un: terme aux malheurs
Les csprits élaient lui, il n'était pas iencore le maitre, pu-
-repriss tôute Pofluencé encore trop aigris. Il n'avait pas
fait. perdrex
que, les délégués lax avaient
Mos Tes délégués lui offcirent
3,
s'était- passé depuis le. IO,si le une aomistiel sar ce qhi
isalutaire dans le moment
général croyait cet'acte
n'étaient point encore. pours tout. calmeri Les: maux
suite devenus.
aussig grandsqu'ilele isont
195 Ztgos
enIls'sgisait de
et d'ompécher asrerlorprionnisrt retenusa
les
que 9 la commotion ne se fit
Lillet,
rade départemeris du Sud et de, l'Ouest., ressentir dans
général Rigaud
cpposait la résistance sépoudait au : contraire que l'on
pouraieut être regardés aKoppresion , et que ceux qui
Les
compables ne l'étaient
délégués luit parlerent de
pas.
piers sodu
l'eislevement des
pas donné gouremetents il protestait qu'il n'en pamninés
Pordre, niais que ces
avait
les parune commission. Le but papiers était seraient exaindividus et les fonctiobnaires
de recherchér
publics qui avaient
D
ait au : contraire que l'on
pouraieut être regardés aKoppresion , et que ceux qui
Les
compables ne l'étaient
délégués luit parlerent de
pas.
piers sodu
l'eislevement des
pas donné gouremetents il protestait qu'il n'en pamninés
Pordre, niais que ces
avait
les parune commission. Le but papiers était seraient exaindividus et les fonctiobnaires
de recherchér
publics qui avaient
D --- Page 68 ---
(58)
correspondu avec les délégués,
crire tous, les citoyens atlachésa C'était vouloir prosenavait trèspeu quin'eussent leur pays, paresqu'ily
adressé des
Rigand ou les commiandaris
plaintes contre
Iusillés parl la raison qu'ils militaires. Plasicuront ont été
Las papiers trouvés avaient mal parlé de Rigaud.
Desfourneaux donnerent dans lieu les males de Rey et de
dinaire.
A cctte recherche extraor- I
Hs avaient conserve les notes
-et Baudoin, par lesquelles ils
écrites par Brébion
de la conspiration
Instruisaient la délégation.
nonveaux
gai se tramait, On croyait saisir de
dance de renseigaemens la
et' s'emparer de la corresponcommission.
Les 16, 17,18 et 19, les fusillades des blancs
secrifices. Ginnerents chaque jour, Io, 12,1 15, 20 victimes étaient conRigand
ces
-
dirigeait
3* ayec Lefranc. On
exécutions , de concert
Ie général
prenait un citoyen chez-lui ou chez
fusillé. Marc - Rigaud, on l'emmenait a Lillet oi il était
na lait
était chargé des arrestations! On en
r particulierement à ceux venant de
vonceux? qu'on recherchait
Francesce soné
appartenans à la faction avec plus de soin, comme
On) à égorgé tous ceix française.
"soitp parleurs connaissances qui, soit par leur caractere
Na des inquiétudes aux chefs deslotalités pouvaient donner
Le général
de la révolte.
Rigaud était tranquille
assassinats et - du pillage. Cependant spectateur il avait de ces
voirs mnécessaires' il avait la force
les poailine
à sa disposition,
syopposit pas.
Le 17, ilise transporte à Lillet pour
lui des
ramener chez
ptisounierss dans le nombre desquels P était le
soitp parleurs connaissances qui, soit par leur caractere
Na des inquiétudes aux chefs deslotalités pouvaient donner
Le général
de la révolte.
Rigaud était tranquille
assassinats et - du pillage. Cependant spectateur il avait de ces
voirs mnécessaires' il avait la force
les poailine
à sa disposition,
syopposit pas.
Le 17, ilise transporte à Lillet pour
lui des
ramener chez
ptisounierss dans le nombre desquels P était le --- Page 69 ---
MR
(59)
copitaire Romanet et le brave
de blessures pour la
Petit, tous deux couveris
Petit et Romanet cause de la liberté - en. France.
de PAuhe.
étaient Pun et l'autre du bataillon
Les
maisons. 126, a prisomniers arrivent : ils sont renv voyés dans leurs
Romanet et Petit restent chez
lendemain, 2 Salomon vint les
Rigand. Le
L et fusillés, Mais Petit avait
chercher, ilssont livrés
cer ' par son influence, le contre lui de pouvoir balanment fusillé des noirs et 2 des général Rigaud. Onz a égale
paree qu'ils s'étaient
hommes de couleur même $
vernement et de la prononcés pour la défense du gouparce qu'ils élaient loi; mais ils étaicnt coupabless
délégués
de la faction française dont
étaient les chefs, C'est
:
les
lifiait honorablement les
ainsi que l'on quaC'était un crime de:
citoyens fideles à leur patrie.
de héros. qni ont teniria une faction. de 25 millions
Rigaud que la
vaincu PEurope. C'était l'affranchi
poignée d'esclaves république a tiré du néant, c'est une
des Français.
qui punissaient de mort les vertus
Vausoust, militaire
Ro &l
sonsanglases du
intrépide, s'était sauvé dés pri
il élait aux Rensb-hiceDeyee quelques jours,
8 utiles au
Cayes, pour donner des
- au
gourersement IJ avait un parti renseignemens
Port-au-Prince 5 quin'attendait
considérable
ordres des délégués ;wil est fusillé. pour agir que les
masoacres,l les
Mainioccupé de
les places frontieres. réroltsespesients à l'invasion
:
Lesi
del'ennemi
étaient accournes aux
troupes qui les gardaient
Cayes pour. partager lepillage --- Page 70 ---
(60)
Les: delégnésme purent jamais obtenir celles
saires pour: couyririces' places..
nécestrtasg
Ties aides-de-camp de Deifournanx, Menou et
Edouardsont fusillésle même jour. Ce dernier,
est un noir., mournt, en hérpnstil. dit aux noirs qui
devaient tirer sur lui: Mes. amis
qui'
2 mes freres,
suis
: venn de france PONT
faire aimer ces sje
s
français
vous. ont vous donné la
généreux. KC
:
qut
libertéset vous les
égorgez pour ECrvir des
! EU.
,
que je ne sois, C RA maitre 20 oui,, I0a tuez-mol,afin 1:. 1Q
pas témoin Oi de 9 votre ingratitude, de
a vos.forfaits! Mais laissez faire ces scélérals, dit-il,
s. (ren.n montrant des homnes. der couleur) et'ne me
J donnez pas la dauleur de
vos.
. périr par
mains.
Eourepjeune homme altachéàl
la-délégation 2 commesecrétaire; est aussi-fusillé.
Btor FAES
Pammantisaptisue a
de la garde nationale et
bert,.
émoin Oi de 9 votre ingratitude, de
a vos.forfaits! Mais laissez faire ces scélérals, dit-il,
s. (ren.n montrant des homnes. der couleur) et'ne me
J donnez pas la dauleur de
vos.
. périr par
mains.
Eourepjeune homme altachéàl
la-délégation 2 commesecrétaire; est aussi-fusillé.
Btor FAES
Pammantisaptisue a
de la garde nationale et
bert,. , RamDEG 2 adjudantamjors sont fusillés. Ces: deux braves
français, mmilitaires, malades dâns leurs lits, sont arrachés des bras de leur femmes' s6r
A
et de leurs enfans
Cliaque citoyen attendaitson tour pour aller aLillet;
chaque chef des conjurés choisissait ses victimes.
Châlon en fut une, nouvelle.
Oniportait les cadayres dâns une chalompe à la mer.
Lelranc appellait cela, .faire embarquer son monde.
si Bonzamiy l'an des plus riches négocians des coloinies , fitégalement sacrifié 5 ses magasins et ses: coffres
pillés dans: la journée du
1,
17: Nous donnerons la liste
des ces mastyrs de leurif fidélité à la répullique. On --- Page 71 ---
AZ a
(6:)
falitiwonter len nombre à,
dans les communes; du 2lo,soit tués'ant Cayes pu
département.
Le plus' grand nombre 'sont des
avaient concourus à fonder-la
militaires qui tons
née' mémorable di
républiqte dans la jour.
civils et
13 vendémniaire. 1 Ceux des-ofliciets
militaires.qu ont échappéss n'ont
salut-que par le soin de.
dusleur
qui les regueatcliceex. quelquerhommes der couleur
Le 18 2 le commaiidant
OAUETA cl
délégués pour les conduire Salomon dans
vint prendre lcs
demanderent que lc
une autre maison. Tis
il sty rendit avec senenlBeanvaslerd secompagnars 5
Ils
- Fanbangesg-eeavbtase
traverserent la ville sans
parut même
essuyer d'injures. On
jour et le moment.cu tres-rempectuenie à lear égard. C'était ler
la maison d'Augmin l'on égorgeait deux" victimes près
Rigaud.
Arrivés à la maison qu'on lehr"
leur dit : le peuple a déclaré
aduignait, Salomon
eonfiance, donnez-mot
que vous't aviez perda sa
d'arreslation,
a58 2 vos armes ; vous êtes en étas
Le général Beauvais
ef
fut frappé.
ighorait cette décision. Il en
Arnaud Prety 2
mission des paquets chupxoatadron, pour les
chargé parla comvaillon. Daury,
délégués, fut arrêéa Csprévint des troubles commissaire des
du directoire' exécatif, , le
quets d la
Cayes : il fit" dépuser les pafat arrêté municipalité à
; il l'engagen à se; sauver : il
demande des' l'Anced-Vesni Le général Rigaud fit la
paquets; ; la municipalité s'y
epposa : elle
paquets chupxoatadron, pour les
chargé parla comvaillon. Daury,
délégués, fut arrêéa Csprévint des troubles commissaire des
du directoire' exécatif, , le
quets d la
Cayes : il fit" dépuser les pafat arrêté municipalité à
; il l'engagen à se; sauver : il
demande des' l'Anced-Vesni Le général Rigaud fit la
paquets; ; la municipalité s'y
epposa : elle --- Page 72 ---
(6a)
répond qu'ils sont adressés aux délégués, et qu'elle ne
peut les remettre qu'à euxseuls. La force les contraint,
Les paquets' sont portés chez le général Rigaud.
est fusillé et les membres de la municipalité Daury:
sonnés.
empriArnand est amené aux Cayes le 18 chezle général
Rigaud, celui-ci Penvoit chezson frère Augustin
le mettre en sureté. Il n'y arrive pas qu'on lui pour
le nez, les oreilles, on lui arrache les yeux et coupe on lui
coupe le col et les parties entre deux sabres,
Mais le général Rigand portait une haine mortelle
à Arnaud ;c'est pourquoi if'envoyait en streté chez
sonfrère.
C2H
Baudouin éprouva le même sort qu'Arnaud. C'était
l'auleur des notes qu'on avait trouvées dans les
papiers de Rey et de Desfournaux.Ces) horribles massacres se fesaient en plein jour par les légionnaires. Le
citoyen Besson, envoyé par la. commission près les
délégués, pour une mission particulière est. arrêté , on
le menace de le fusiller: s'il n'en rend pas compte, Ria
gaud l'interroge : les. bourreaux étaient préts. Besson
persiste à ne rien. dire. Il préfere la nort a violer les
secrets du gouvernement : on lui laisse la vie pour la dui:
faire Passer dans les tourmens. les plus cruels,
le prix qu'on réserve à la vertu et à l'héroisme.. Crestin.
les
délégués, pour une mission particulière est. arrêté , on
le menace de le fusiller: s'il n'en rend pas compte, Ria
gaud l'interroge : les. bourreaux étaient préts. Besson
persiste à ne rien. dire. Il préfere la nort a violer les
secrets du gouvernement : on lui laisse la vie pour la dui:
faire Passer dans les tourmens. les plus cruels,
le prix qu'on réserve à la vertu et à l'héroisme.. Crestin. Le citoyen Bessun annonce que le citoyen! Barras
est nommé par la commission pour remplacer
qualité de délégué, Rigaud donue les ordrès Rey en
faire arrêter, ansi-tot.qu'il
pour le
mettra le pied sur le tepl? --- Page 73 ---
ritoire du'
(63)
ét6 prévenu département; ; il edt 6t6
aux' Gonaives de
sacrinié st n'cac
Sudyil répassa an Cap.
ce qui se passait dans le
Les élegués, depuis le
somne, ils étaient
18, ne voyaient
ninyens de
au secret ; on les avait plus per
pouvoir écrire.
privés des.
Le Rénéral A Beauvais,
vivait mal:avec le
consterné par tant
tion de le fusiller, général Rigaud ;il futi même d'horears,
avait
mais. on: fut retenu,
uesa:
péri quatre-vingt hommes. de sa
parce qu'il
pour le. défendre. Il se décide, légion, qui auraient
Jacmel, malgré les
à partir le 20, pour
vint les. voir le 19; il représentations des déiégués Il
prochant : il leur assura répandit des larmes en les
aux Cayes, qu'il-ledr qu'il ne pouvait les défeudre ap-.
armée; il lui était
serait plus' utile rendu à son
parmi desassusins et imposible des
de rester plus long-tems
Le général Beauvais rebelles.
norable', depais le
a tenu la conduite' la
hoson
départ. Il fit à commencent des troubles plus a
une grandes vérité: Rigaud des adieux qui jasgnes
Noire
renfernent
qu'à présents ; elle a trouvé cause, dit-il, a été
la honde
des
Rellesjus
va riouis
deenscurs; avjourd'hus
nous regarder potriuisre, les Français re
Pinchinat senihtmr : il monte à cheval pourront
le sridean arriva aux Cayes le 18, il
et part.
; c'est duil qui dirigeait
était derriere
conspiration,
les, machines de. la
Il-répdtuit son propos favori : Nous
gue
mniangnoarras
blancs neseront pas tentés nous : devons croire que les
desenira 8i-Denmgus.
nous regarder potriuisre, les Français re
Pinchinat senihtmr : il monte à cheval pourront
le sridean arriva aux Cayes le 18, il
et part.
; c'est duil qui dirigeait
était derriere
conspiration,
les, machines de. la
Il-répdtuit son propos favori : Nous
gue
mniangnoarras
blancs neseront pas tentés nous : devons croire que les
desenira 8i-Denmgus. --- Page 74 ---
(64)
Le 20, il vint voir les délégués averifegénént
Rigaud. Ce n'était pas pour une
elle:
était impossible des deux a0tés.Ily réconciliation, eut mêmc entr'eux
et le général, des explications très-vives,et beaucoup
d'emportement de la part de celui-ci, IL reprochait à
la commission 2 aux délégués et à la France, d'avoir
le projet d'anéantir les hommes :71 de couleur. Ses reproches portaient particulierement t'sur
les. commissaires
Lavenix;1
Sonthonàx et Raimond. Il regardait ce dera
nier comme. un transfuge dé leur couleur. of
EC
: C'est encore à cette occassion que Pinchinat et Rigaud disaient aux délégués : Oni dit que nous sommes
les ennemis des blancs, ; mais si nous l'étions , nous:
n'aurions qu'afaire Z72 geste 3 eil un moment 17s dist
paraitratent; et zous en voyez les"
effets.
Les délégués leur connaissaient
I -
ats
cet épouvantable
pouvoir; mais ils savaient aussi qu'ils étaient retenus
par la crainte de disparaître eux-mêmes et tous 2 les
hommes 'de couleur 3 par lès' noirs.
Le général Rigaud prend : congé des
en
0i
délégtiés,
promettant de les visiter quelques fois; ilne Pavaient
pas vus depuis le I5.
L'ordre se rétablissait aux Cayes; ou plutôt le terreur, règnait; deux blancs ne pouvaient être cnsemble.
Les dominateurs couverts' de sang en' étaient plus insolens. On n'osait regarder la- maison des délégués pour
ne pas être suspect. Le' médecin Décout fut
:
V
le seul qui
osa braver lopinion publique pour venir voir les
délégués,i1 obtint un ordre du général Rigaud. Decout leur donnait des cunsolations et des secours.
Le
se rétablissait aux Cayes; ou plutôt le terreur, règnait; deux blancs ne pouvaient être cnsemble.
Les dominateurs couverts' de sang en' étaient plus insolens. On n'osait regarder la- maison des délégués pour
ne pas être suspect. Le' médecin Décout fut
:
V
le seul qui
osa braver lopinion publique pour venir voir les
délégués,i1 obtint un ordre du général Rigaud. Decout leur donnait des cunsolations et des secours.
Le --- Page 75 ---
L 7
o
Le 24,
(65)
naires
Sulomon se rend encore
pourfaire une nouvelle
avec des
piers. Oul enléva leur
visite, dans leurs légione
pas été pris le 15.
argent et les effets qui
paPar la commission; Quarante brevets en
n'sraieut
un procds-verbal 5. et leuis Papiers, Dlanss, signés
cette fois, des objets persomels; o11 fic
Lefrane était
, enlevé
l'envoie
encore aux Cayes ; le
y
reprendre son
général
arrive, et pour début, commandement à
Rigaud
propre main.Le
il- assassine une St.-Louis : it
fneillés sur la lendemain 8 eitoyens femme de sa
place.
curopéens sont
II se Porte à
1lsy deraient Aquin, il fait
être sucrifiés emprisonner 14
couletry qni
2 mais Blatier
citoyens,
menace lui-méme commandait cette partie, 2 homme de
tier; on relâche Lefrane. La commune s'y oppose. Il
quelques jours
soutient BlaA
après les
PAnse-a-Vosn et.
prisonniers.
mémes shainats,
jusques dans les
Enfia
commandés et exécutés Honlagnei,
le
Beauvaisa arrived tems d
par Zefrane,
sang J allait couler comme Léogane etd.
incendiaires du géuéral
aux Cayes. Les Jaemels
calmer les esprits
rebeile n'étaient
adresses
dans tous
;
pas propres à
ses crimes. Rigaudr-desitnaite Il voulait entrainer
parer les. deux'
plus, il tendait Beauvais
scission avec elle. départemens de la
à s6s
qui.
Le terrein
commision et a faire
sépare le Nord du Sud qu'oceupeat les Anglais ef
Foas,s que commande
3 et de Ia partie de
d'indépendance
Beauvais, favorise ce
projet
Rigaud s'était prononcé
pour la scission, Le
couteag
E
ses crimes. Rigaudr-desitnaite Il voulait entrainer
parer les. deux'
plus, il tendait Beauvais
scission avec elle. départemens de la
à s6s
qui.
Le terrein
commision et a faire
sépare le Nord du Sud qu'oceupeat les Anglais ef
Foas,s que commande
3 et de Ia partie de
d'indépendance
Beauvais, favorise ce
projet
Rigaud s'était prononcé
pour la scission, Le
couteag
E --- Page 76 ---
(66)
sur Ia gorge,ilavait fait signer, le14,à atousles ciloyens
réunis dans sa maison, une adresse qui peint la situation douloureuse où ils se trouvent, ils s'expriment
ainsi: e, Considérant qu'il n'ya pas un moment à perdre
Sr au. milieu des gémissemiens plaintifs de nos femmes
> et de nos enfans, nous signons tous individuellement
77 la prière que nous adressons au général Riguud, de
7) prendre les 1ênes du gouvernement 72.
L'adresse du 14 faite par. la commune dcs Cayes à
> Ia' commission 2 est une déclaration plus authentique de
la volonté du rebelle. Il leur fait dire : c. Quant à:
2) présent, nous n'avons qu'un voeu à vous adresser,
25 qui vous a déja élé consigné dans uarrèié-du con-,
> seil populaire 7 en date du 14, celai de la
>
délégation de la même date, quia rappelé le général Ri-
> gaud à Ia tête du gouvernement; enfin, Padresse de
>> tous les citoyens audit géuéral, tendante, à ce que
> les pouvoirs soient renis en ses' mains , jusqu'à ce
7>. que le corps législatif et Je diréctoire exécutif de
6. France- : aient été instruits des événemens , et pris
"2 des nouvelles mesures pour en prévenir le retour.
: > Voili, 3 continuent-ils,le voen des citoyens de la
27 ville des Cayes 7 des caltivateurs de la pleine; voeir
>> qui estcelui du département du Sad et des quartiers
77, de POuest. Ne vous y trompez pas, si des mesures
> violentes étaient prises dans les circonstances oragenses
77 oà nous somnies, elles ne pourraient qu'entraîner le
3) boulerersement total- de cette partie précieuse de
s) l'iles; l'otage gronde encore, laissez nous dans le
P port où nous venons de trouver notre salut 7: C'est-
; voeir
>> qui estcelui du département du Sad et des quartiers
77, de POuest. Ne vous y trompez pas, si des mesures
> violentes étaient prises dans les circonstances oragenses
77 oà nous somnies, elles ne pourraient qu'entraîner le
3) boulerersement total- de cette partie précieuse de
s) l'iles; l'otage gronde encore, laissez nous dans le
P port où nous venons de trouver notre salut 7: C'est- --- Page 77 ---
A n 2
à-dire, laissez maitre (67)
dévore pas tous.
notre tyran, pour qu'il ne Hous
Tous les citoyens
ces adresres. Ils s'empresaient à l'envie de
- après avoir souscrit préféraient à
des chaines à la signer
sieurs ont trouvé
ces conditions
mort;ct
doivent être
lun et Pautre. Mais hontiante, ces
plules
assurés de la clémence du
sigmataires
délégués la sollicitent au nom de goavernément;
Les délégués n'avaient
Phumanitd,
ancune
adreses, lorrque le général
comnaissance de ces
des copies ollicielless il leur rebelle leur en
une lettre
fit
envoya
pour des députés
également demander
commission. Ils reçurent Pencre, porteurs des adresses à la
pier.nécesaires.
, les plumes ct le paDans cette lettre, les
mission de couvrir, s'il était délégués sollicitaient la compénétrable, des crimes aussi Dossible, , d'an voile imJear rappel: ils.ne
grands.
La
pouvaient
T.-demsntaiest
lettre fut remise à
parler de leur position.
néral Rigaud; ; elle Salomon ; qui la porta au
Salomon,
passa aussi au conseil
g62. porteur des
populaire
aux délégués que le
décisiens du conseil,
lait ni de cette
peuple avait déclaré qu'il Tapporta ne
daient,et
lettre, ni de P'amnistic
vouEue le peuple n'écrivait à
qu'iis deiman-.
pour lui manifester ses intentions la commission que
L.es délégués firent
irrévocables.
ne se chargerentquey une autre' lettre dont les
au Cap.
pour avoir une garantie cn arrivant députés
On parlait aussi du desir
d'enroyer une députation
E2
,
lait ni de cette
peuple avait déclaré qu'il Tapporta ne
daient,et
lettre, ni de P'amnistic
vouEue le peuple n'écrivait à
qu'iis deiman-.
pour lui manifester ses intentions la commission que
L.es délégués firent
irrévocables.
ne se chargerentquey une autre' lettre dont les
au Cap.
pour avoir une garantie cn arrivant députés
On parlait aussi du desir
d'enroyer une députation
E2 --- Page 78 ---
(63)
au commissaire Roume, délégué i
de l'ongager à se rendre aux Sto.-Domingue, ufin
Vordredans le
Cayes poir y rétablir
département: La commune lui députa trois
comimissaires, On demande une lettre aux
le commissaire
délégués pour
Roume ; cette lettre fut également soumise au peuple 9 c'est-à-dire à son, maître. Les délégués pressaient Roume de se rendre sans délai aux
Cayes pour y diriger les affaires du gouveruement. On
paraissait avoir en lui la plus grande confiance..
La réponse fut que le peuple ne voulait pas que le
citoyen Roume vint aux Cayes prendre place au-dessus
de
Rigaud, 7 qui voulait paraitre tenir, par quelques
rapports à lautorité légitime, > et couvrir ses attentats
Rigaud s'occupait aussi a envoyer des commissaires
en France pour rendre compte de ce qui s'était passé
Il fit nommer ces commissaires par la commune des
Cayes ; il fit aussi rédiger une adresse pour le
législatif et le directoire exécutif,
corps
Dans ancunes de cès adresses
on
fabriquées 3
ne fait
aucunreproche aux délégués. Onsappesantit sur Rey et
Desfourneaux; lon saute à pieds joints sur les événemens 9 on ne donne aucun détail ; iln'en g'est pas mention. Les délégués présentont ces adresses comme un
témoignage éclatant de Jeur condnite.
Ils doivent enfin rendre justice à lear
il avait seulement cantra lui de connaitre collegue Rey :
les lacalités, mais les délégués, doivent déclarer, parlaitement
jainais Rey ne leur a donné accassion de
que
Vininitié qui, dit-on, avait existé entre lui remarquer et Rigaud,
On ne détestais autant le général Desfourmauxsque
'est pas mention. Les délégués présentont ces adresses comme un
témoignage éclatant de Jeur condnite.
Ils doivent enfin rendre justice à lear
il avait seulement cantra lui de connaitre collegue Rey :
les lacalités, mais les délégués, doivent déclarer, parlaitement
jainais Rey ne leur a donné accassion de
que
Vininitié qui, dit-on, avait existé entre lui remarquer et Rigaud,
On ne détestais autant le général Desfourmauxsque --- Page 79 ---
N d
(69)
parce que Rigaud redoutait et
ses facultés
son grade supérieur et
général milisaires enfin, Desfourneaux était
la haine Franguis, des
et c'en était assez pour lui un
factienx.
attirer
Lès commisaires nommds
pelle, Reneume
farent
Garrigon, LachaMais Pinchinat Pinchinat, 3 decout et
en
peu rassuré par ses crimes Fontaine,
détermnine Franice, au lien de s'y rendre
connus
le
à prendre la route
direciement, se
prétexte de courir moins de d'Angleterre 3 sous
versée, 2 en allant en
Danger dans la' trasonniers anglais à
parlementaire, , porter des prigouvernement. C'est Porta-Moulth, sans autorisation du
gloire d'accueillir les d'Angleterre criminels
oà lon se fait une
veut observer les
d'état; que Pinchinat
Fance, suivant érénemens, les
5' et prendre la route de
mettre sa fortune à circonstances. G'était aussi
couvert, On
pour
voyage en Angleterre avait
prétend encore que ce
avec Pitt pour la livraison pour but principal de traiter
Les
du Sud de
députés de. Rigand
Si-Domingue (T).
arriverentaux
envoyés vers la
Cayes le 18
commission,
vendémiaire, avec 1és' g6-
(r) Ce quily a de certain
Pischinat positions ont été faites au awjourdhui, c'est que dcs proa été pris en sortant commandant dés
Anglais du Mole:
wnAngletere, : suivant ses desirs, Cayes et conduit du Môle
Pinchinat, , défendu à la
Lon
en France sur. sa
tribune par Vaubilanc, remarquera a aussi que
que nos braves panleszisererent le18 ee-eutroye
glaises
français
fructidor , tandis
sans nourriture. gémismient dans los prisons an-
awjourdhui, c'est que dcs proa été pris en sortant commandant dés
Anglais du Mole:
wnAngletere, : suivant ses desirs, Cayes et conduit du Môle
Pinchinat, , défendu à la
Lon
en France sur. sa
tribune par Vaubilanc, remarquera a aussi que
que nos braves panleszisererent le18 ee-eutroye
glaises
français
fructidor , tandis
sans nourriture. gémismient dans los prisons an- --- Page 80 ---
(70).
néraux Martial Besse et Chanlatte
arrêté
2 porteurs d'un
par lequel elle enj joignait à ses délégnés et aux
ofliciers civils et militaires qui les a vaient accompagnés
dans le Sud, de se rendre près d'ellé pour y' rendre compte de leur conduite. Les instructions données aux généraux, et : les moyens également
dens et politiques employés par. la commission pru-.
retirer ses délégués des mains des rébelles, méritent pour
de leur part la plus grande reconnaissance. Ils doivent. également beaucoup à la sagesse du général Martial Besse.
- Le général Rigaud cependant exigeait
sultâtla
qu'on concommune, 9 sur l'arrêté de la commission ; on
vonlait aussi faire un appel au peuple dans tout le département, pour prendre son avis sur le départ des
délégués.II n'en coûte riendemettre le peuple en avant;
Rigand croit s'être assez bien caché derriere lui, pour
ne pas être apperçu.
A cette époque e,l'oppression qu'éprouvaientles deux
delégués qu'on aimait, et dont on était forcé d'admirer
le courage ; la crainte née de la reflexion qui commençait à saisir les coupables, tout concourut à déterminer Rigaud.
Les délégués s'embarquerent le' 3 vendémiaire pour
Santo- omingo,avec l'ordonnateur Jodlinger et quatre
ofliciers ; ils doivent à l'ordonnateur beaucoup de reconnaissance 3 autant pour son zèle que pour avoir
fourni secrettement anx délégués, les moyens d'exister,
IL leur fut secrettement donné avis de s'embarquer
plutôt que d'allér pari terre, jusques à Léogane : pour
tout concourut à déterminer Rigaud.
Les délégués s'embarquerent le' 3 vendémiaire pour
Santo- omingo,avec l'ordonnateur Jodlinger et quatre
ofliciers ; ils doivent à l'ordonnateur beaucoup de reconnaissance 3 autant pour son zèle que pour avoir
fourni secrettement anx délégués, les moyens d'exister,
IL leur fut secrettement donné avis de s'embarquer
plutôt que d'allér pari terre, jusques à Léogane : pour --- Page 81 ---
-
(7t')-
éviter de passer. à Saint-Louis,
Les délégués avaient
,oû commande Lefranc,
pour eux; les noirs mêmes un Parti qui pouvait se montrer,
leur égarement. Ils desiraient commençaient à revenir de
malheurs,
prévenir de nouveaux
Ils furent accueillis à bras ouverts à
par le commissaire Roume. Les
Santo-Domingo
nerent des marques
Espagnols leurs donde Rigaud
particulieres d'intérêt. Les
y arriverent en
députés
Roume ne voulut ni les même-tems; ; le commissaire
quets. Il chargea les recevoir ni ouvrir leurs pacommission : il déclara délégués à
de les remeftre à la
Rigaud pouvait
ces députés que le général
tendait, mais arranger sa monarchie comme illend'assassins
qu'il n'irait au milieu des
des
rébelles et
neltes républicaines. Français, 2 que précédé par desi bayanPlus de quinze cens familles
T
rées
françaises se sont retiaSantio-Doninge pour fuir les lieux où
Rigaud. Le citoyen Roume
commande
faire faire des déclarations a eu la précantion de leur
il les a adressées
sur les troubles des Cayes;
Ce's sont de nouvelles par triplicata ail ministré dé la marine.
en leur faveur.
pieces que, les délégués invoquent'
Avant le'départ des
faita ét6 renversé, La délégués, tout ce qa'ls avaient
attribuées
justice de paix et les
aux administrations
fonctions
rendues aux commandans
manicipales, ont ét6
du directoire
militaires. Les commissaires
titués. Les exéulif, non-ascauinés, ont été desrendus
reglemens sur la culture et les
nuls; les arrêtés des
cultivatenrs,
délégués, sur dés objets
Avant le'départ des
faita ét6 renversé, La délégués, tout ce qa'ls avaient
attribuées
justice de paix et les
aux administrations
fonctions
rendues aux commandans
manicipales, ont ét6
du directoire
militaires. Les commissaires
titués. Les exéulif, non-ascauinés, ont été desrendus
reglemens sur la culture et les
nuls; les arrêtés des
cultivatenrs,
délégués, sur dés objets --- Page 82 ---
(72)
d'admisistration, infiniment
parla commission
importans, et approuvés
par les
3 supprimés ; les nominations faites
délégués, abolies ; les arbres. de la liberté et
lesautels de la patric 2 renversés. Enfin, les amis
la France J ont ét6 assassinés : il en existe
de
l'oppression la plus cruelle.
encore sous
Rigaud et ses complices s.ont détruit tous les
fous les rapports qui unissent à la république la liens,
du territoire où il commande en maître. Il s'est partie
en défensc contre les lois et les troupes
mis
fait travailler à fortifier différens
françaises 3 il
poirits où. elles
vent' débarquer; ; il a fait déclarer. 3 par des adresses Beuqu'il ne reconnaissait plus la commission, autorité lé- ,
gitime et constitutionnelle, Dans ce moment même il
excite, par des émissaires, par des Iettres' qu'il fait
circuler avec profusion, des généraux fideles à entier
dans la rebellion, et. à s'affranchir de l'autorité nationale. Il dévoue la race curopéenne aux
à la proscription.
vengeances et
Enfin, on n'i égorgé aux Cayes que lorsque le
néral Rigaud est entré dans la ville; ; Il
gécune résistance. Les
n'y avait aulégionnaires de Rigaud se sont
portés aux prisons : aulieu de donner protection à la
Ioi, aux européens, 2 il s'est réuni aux hommes armés
contre la loi,
Iguorait-il que ses légionnaires et les cultiyateurs
qu'ilavait soulcvés dans sa ronte. 3 alléchés
et avides de pillage, commettraient les excès parlesang, de férocité et de barbarie-a auxqaels ils se sont portés?
une résistance. Les
n'y avait aulégionnaires de Rigaud se sont
portés aux prisons : aulieu de donner protection à la
Ioi, aux européens, 2 il s'est réuni aux hommes armés
contre la loi,
Iguorait-il que ses légionnaires et les cultiyateurs
qu'ilavait soulcvés dans sa ronte. 3 alléchés
et avides de pillage, commettraient les excès parlesang, de férocité et de barbarie-a auxqaels ils se sont portés? --- Page 83 ---
N CA
(73)
S'il eût été sensible à Phonneur,
blique, s'il eut senti combien
s fidele à la répureuse 2 dans un moment aussi sa position était heuvait prévenir des malheurs si critique, 2 puisqu'il poufait camper son armée hors de la grands, ville ? n'anrait-il pas
opposé une barriere aux rébelles,
Maurait-il pas
Ils n'attendaient
Jui
réunis dans les forts?
pouf faire la paix;i que il les ou pour livrer la guerre ou
excite au meurtre,
A quel dessein fait-il distribuer
armée ? Pourqnoi n'exécute-t-il des cartouches à son
1ézués, qui lui mandent de
pas les ordres des déet de confier le
se rendre seul aux
ficier ait cdmmandement de son armée à Cayess
qai sa confiance ? il avait. ordre
un ofprésence de l'ennemi,
de rester en
Il arrive la nuit, et se rend
rebelles que commaude son frère. furtivement près. des
rête Phorrible complot
C'est là oà il aramis, des frères : il profite d'exterminer de
des Français, des
eafoncerle poignard dans le leur faiblesse pour leur
cceur.
ZI tient en, état d'arréation
nement français; il fait
les délégués du. gouverde leurs collègues et poursuiyre jusques en mer un
mande leurs têtes,
un général répablicain; il deCe rebelle déclare
quillité publique s'il qa'il ne peut rétablir la tranles
n'a les
reçoit, et ce n'est. qu'alors pouvoirs nécessaires ; il
ribles massaeres,
que s'exécutent d'horIl permet qu'on fusille
taires dont il redoute le pendant six jours des milicourage et les talens, des ci-
gués du. gouverde leurs collègues et poursuiyre jusques en mer un
mande leurs têtes,
un général répablicain; il deCe rebelle déclare
quillité publique s'il qa'il ne peut rétablir la tranles
n'a les
reçoit, et ce n'est. qu'alors pouvoirs nécessaires ; il
ribles massaeres,
que s'exécutent d'horIl permet qu'on fusille
taires dont il redoute le pendant six jours des milicourage et les talens, des ci- --- Page 84 ---
(74)
toyens arrachés des bras de leurs fommes ct de leurs
enfans, qui n'ont d'autres crimes. à sC reprocher
Ieur faiblesse.
que
Il permet que lon pille les maisons de ceux" qu'il
retient et auxquels il parait offiir asyle et protection
chez luis il souffre que. dans sa maison., même UI y
arrache des victimes.
Il jonit de l'avilissement de Pantorité nationale. II
foule aux pieds les lois et la. constitution française,
- Il permet la tenn e d'une assemblée composée d'assasins. fL préfere exécuter ses ordecssanguinaires à ceux
des délégués quiinvoquent la' 'paix et P'union. Ilrécompenise lcs meurtriers par des grades militaires.
en
Ils'érige
chef.du pouvoir exécutif. Des mains teintcs du sang
français lc portent cn triomphe; monté surdes esclavés,
et entouré de deuil et de mort, on le proclame Gougerneur"! Par tant de crimes, il croit épouvanter la
iépublique, en montrant sa force, son influence et les
nouveaux malheurs auxquels on doit s'attendre si on
ose toucher à son autorité et punir tant de forfaits.
Les délégués doivent terminer ce rapport par une
observation qui fera miéuxconnaitre le caractere féroce
du général Rigaud. Le 14 fractidor 'au matin, lorsqu'il était aux portes de la ville avec son arméc, tout
lui était soumis. Sa haine pour les. Earopéens, peutêtre plus que son ambition, lui a fait cominettre des
crimes inutiles. En se réunissant à la délégation et fei.
gnant d'ètre humain, il ajoutait à sa puissance. Les
délégués eussent été forcés de publier les vertus qu'il
caractere féroce
du général Rigaud. Le 14 fractidor 'au matin, lorsqu'il était aux portes de la ville avec son arméc, tout
lui était soumis. Sa haine pour les. Earopéens, peutêtre plus que son ambition, lui a fait cominettre des
crimes inutiles. En se réunissant à la délégation et fei.
gnant d'ètre humain, il ajoutait à sa puissance. Les
délégués eussent été forcés de publier les vertus qu'il --- Page 85 ---
7 2 -
n'avait
(75).
bien pas ct. s'attacher à lui pour
le public dont il Bouvait devenir pouvoir opérér le
coear habitné à commettre
le
des
depensateur.Mais
cun combat entre la raison
forfaits ne permet auchoisir entre la
'ct l'am ition, Il avait
nier,
gluire et le
a
parti. Dins sa rage il n'a crime,la préféré cC derderriere lui 25 millions
pa concevoir qu'il restait
sang de leurs frères. de Français prêts à venger le
Les
délégués vous ont
duite. Vous en retrouverez soumis, les
citoyens, 7 leur conpondance avec la commission détails dans leur corres,
partie aux archives de la ; elle peut suppléer en
se sont emparés, Mais délégation dont les rébelles
publiesparla voie
tous leurs actes ont été rendus
vivant de leur zèle adetepesion.Tinens et de leur
un
:
témoignage
blique ils ont remplis leur dérouement à la
ont vaincu les
devoir avec courage: répu- Iis
difieultéstler
pher les lois de la France obstacles pour fairetriomconstitution, On a
,' pour l'établisement de la
ils ont succombé attaqué les' délégués
lui
: ils n'avaient
par la forces
opposer,
que leur caractere à
Les déléguésne
rapportent à la Prennent aucune conclusion,
les
sagesse , à laj justice du
ilss'ert
délégaés lui ont désigné les
gouvernements
Ellesentira que
principaux coupables.
affuiblit Pauiorité, edslotseopeerder C'est à
trop grands
en peut reconnaitre
St. Domingue surtout crimes,
ont Phonneur
les malheureux effets.
qu'on
cette
de représenter la
Ceux qui
Partie du monde, cette répulique française dans
république victoricuse
,
les
sagesse , à laj justice du
ilss'ert
délégaés lui ont désigné les
gouvernements
Ellesentira que
principaux coupables.
affuiblit Pauiorité, edslotseopeerder C'est à
trop grands
en peut reconnaitre
St. Domingue surtout crimes,
ont Phonneur
les malheureux effets.
qu'on
cette
de représenter la
Ceux qui
Partie du monde, cette répulique française dans
république victoricuse --- Page 86 ---
(76)
des rois 5 la feront également respecter et par ses
ennemis extérieurs, et par quelques vils factieux qui
Pont trahie au dedans.
LEBORGNE; KERFERSEAU,
Pour copie, les Agens du directoire. exécutif à
St.-Domingue,
Signés, RAIMOND, SONTHONAX
et LEBLANC.
Paris chez PAIN 2 imprimeur-libraire, rue Coquillière,no, 23- --- Page 87 ---
- 2
PROCLANATION
Des Agens du Directoiré à
Se.Dominguc:
Jio temps de
mens
déchirerle voile
:
qui se sont passés daus le Sud qui couvre les événemnois de fràctidor
de la Colonie au
peuble
dernier; il est
sur les atrocités fai s'y
temps d'éclairer le
Lacommisibe,
sont commises.
avant de sC
sement la cause des
décider,a.sernté soignegde toates les
trsbleajellszintiogé des
les
coulenrs et de. tous les
hommes
rapports de ses délégués ; elle les partisselle a
a reçu
mémoires faits pat les chefs des
comparés aux
partiale dans ses
rébelles : juste et imhabitàns de la colonie rechierches,, sa lenteur à instruire les
la vétité,
5 est le gage de son amour
pour
i Des attentas inoiis ont été
Louis, et dans plusieurs
commis aux Cayes;à St.-
du Sud. La délégation du autres communes de la partie
les' délégués
gouvernement y a ét6 avilie
incarcérés, la commission
paguets interceptéapses cotirriers
nconnie,ses
L.es. lois de lai nature, et lès droits massacrés.
foulésa anx pieds; ; les propriétés
des gens ont 616
êt les
onfétélivrées au
persomnes au fer des
des
femiies ont été hachés assassins; ; des hommes pillage, et
citoyens de tout age, de en morceaux. Deux cents
leur, ont été immolés foutacxe, et de toute couQiel a été le.
de sang froid,
tation d'an seul homme, prétexte de tantde fureurs ? L'arres:
Quel en a Été le vrai motif?
f
; les propriétés
des gens ont 616
êt les
onfétélivrées au
persomnes au fer des
des
femiies ont été hachés assassins; ; des hommes pillage, et
citoyens de tout age, de en morceaux. Deux cents
leur, ont été immolés foutacxe, et de toute couQiel a été le.
de sang froid,
tation d'an seul homme, prétexte de tantde fureurs ? L'arres:
Quel en a Été le vrai motif?
f --- Page 88 ---
/
(78).
Lambition démesurée de quelques chefs, la
de leurs
cupidité
complices, 9 la crainte de voir leur rapines dévoilées, leur tyrannie abbatue, la source de leurs
fusions tarie. Quels moyens ont-ils' enploy6s?Lesarme proordinaircs de tous lcs factieux 2, le mensonge et la
calomnie.
Ils ont séduits les noits par la craiute du retour de
P'esclavage; ils ont dit aux citoyens de couleur qu'une
conspiration était forméc pour livrer leur caste à la prosctiption et à la mort. ; que les comnissaires du gouvernement en étaient les chefs; leurs délégués les principaux agens 3 tous les français venus d'Europe les
complices.
La"commision se respecte trop clle-méme ; elle hoàore trop les lumieres et le bon sens de ses concitoyens,
pour répondre à de si grossieres impostures 5 autrement
que par le. défi formel de citer un seul de ses actes qui
porte la plus légerc empreinte des odieux projets qu'on
ose lui imputer.
Prenons pour exemple l'affaire de Villatte;c'est contre
son embarquementque) les factieuxdu Sud se sont le plus
élevés. Ceginéraletarréid et avec lui un grand nombre
de citoyens de couleur. Le fait était constant, et les
dispositions du code pénal précisès. Eh bien! ! la commission 2 par son induigence, n'a-t-elle pas arrêté le
sang prôta couler?Ne s'est-elle pas bornée à éloigner
des hommes qui ne pouvaient plus dencurer dans la
colonie sans danger pour la tranquillité publique 2 à
énvoyer en Frande des conpables dont elle aurait Pu
erdonner le supplicc ? A-t-clle fait parmi les co-accu*
constant, et les
dispositions du code pénal précisès. Eh bien! ! la commission 2 par son induigence, n'a-t-elle pas arrêté le
sang prôta couler?Ne s'est-elle pas bornée à éloigner
des hommes qui ne pouvaient plus dencurer dans la
colonie sans danger pour la tranquillité publique 2 à
énvoyer en Frande des conpables dont elle aurait Pu
erdonner le supplicc ? A-t-clle fait parmi les co-accu* --- Page 89 ---
s6s.
R793
acception de
les complices personnes ? Les
noirs, n'ont-ils
instigateurs blanc.
quér?" Une foule
pas été
-
de
également embar.
reux que
citoyens de couleur,p plus
n'ont-ils conpables dans la rebellion
malheus
pas é16 rendus à la
du 30 ventdse
hommes qu'elle a rerêtus
liberté ? Quels
dans le Sud
de sa
sont les
y précher
confiance
ce pas les Chantatte l'évangile de la paix ? pour aller
toyens de
et Martial Besse
Nesontcoulear ?
2 tous deux
veurs du
Na-t-elle pas fait
cigouvernement à
partager les fa
connus par leur attachement plusienrs hommes de couleur
passion dans cette
à la France ? Oi
est la haine?
conduite constante
est la
Oh estla
ehuniforme? Oi
Aux
défiance ? Oiest la
Cayes, un chef militaire
partialité?
d'asasinat, est arvêté
2 prévenu d'un
être condait au
parordre del la commision, projet
diens; ; il cherche Cap,ililehapre dans
des mains de 2 pour
Un traître les
les forts un asyle
ses gartion l'y
luilivre; tous les
contre la loi.
suivent ; ils tirent le instigateurs de la sédisaires se répandent dans la canon d'illame,d des émisliers ; trois jours se
plaine et souleventlesa
mes ; mais le
passent dans les plus mortelles atepropriérés sang des citoyens n'a
allarsont respectées. Le
pas coulé, et Irurs
Rigaud parait; il se rend quatrieme jour 3
se concerte qu'avec
de suite au fort
André
rieres lui sont
les rébelles. Le Iendemain PIlet, et ne
ses
ourertes; il entre en ville
les bartroupes, enyironné
à Ia tête
lui le
d'ane foule de
de
pillage et la mort. Il demande brigands 3 et avec
pouvoirs, elle lui est
une ampliation de
mises sous sa
accordée 5 la vie des
sauve-gande, et ses satellites citoyens est
dépouillents
F 2
rieres lui sont
les rébelles. Le Iendemain PIlet, et ne
ses
ourertes; il entre en ville
les bartroupes, enyironné
à Ia tête
lui le
d'ane foule de
de
pillage et la mort. Il demande brigands 3 et avec
pouvoirs, elle lui est
une ampliation de
mises sous sa
accordée 5 la vie des
sauve-gande, et ses satellites citoyens est
dépouillents
F 2 --- Page 90 ---
(8)
égorgent les' amis de la France, et les dépositaires de
l'autorité du gouvernement sont entourés des cadavres
ensanglantés de leurs plus fidclles défenseurs,
Le brave Edouard, citoyen npir, arrivé de
Phonneur des
France,
africains, : Papôtre et le martyr de la
liberté, a succombé Sotis le fer des assassins
par Rigand. Ses vertus sa
sondoyés
forcé à Padmiration
2 contenance héroique.ont
jusqu?à ses bourreaux,
Lilo-Adam, jeune citoyen du 4avril ,
arrivé
également
d'Europe, et élevé dans les principes du
pur répablicantnmna, a été leur victime.
plus
Lefranc l'a déchiré
Iantiopophage
> Inis en lambeaux'd 'de ses
mains.
propres
Citoyens, la commission du gouvernemeiit
est loin de voir dans cet enchainement
français
d'attentats le
çrime des hones de couleur. Non, ialgré l'astncieuse scélératesse des ordonnateurs de la révolte, le
sang qu'ils ont répandu ne retombera pas sur-l tête
des citoyens du 4 avril, Si l'ambition- ou la cupidité
en ont avenglé qnelques-tins 5 c'est un malheur qui,
Jeur est commun avec les blancs, avec les noirs avec
toutes les sociétés hombreuses, mais dont on ne 2 peut
accuser ceux qui sont restés fideles.
Des hommnes de toutes les couleurs se trouvent aq
nombre des chefs dela révolte 5 des hommes de toutes
les couleurs en ont été les instrumens ou le' victimes.
Les premiers sont tràs-heureusement en petit nombre
et la commission doit les signaler à la colonie entiere 2
pour prémunir les bons citoyéns contre leurs artifices, ?
Les denx Rigauds, Dupaimonvitle
2 Salomon, Le9
ne 2 peut
accuser ceux qui sont restés fideles.
Des hommnes de toutes les couleurs se trouvent aq
nombre des chefs dela révolte 5 des hommes de toutes
les couleurs en ont été les instrumens ou le' victimes.
Les premiers sont tràs-heureusement en petit nombre
et la commission doit les signaler à la colonie entiere 2
pour prémunir les bons citoyéns contre leurs artifices, ?
Les denx Rigauds, Dupaimonvitle
2 Salomon, Le9 --- Page 91 ---
(8r)
Sonc,et Pinchinat, voila les chefs de la révolie
Cayessce
des
noirs à la rage Piuehiratqui, des factieux en 1791, sacrifié trois cents
pulant leur déportation à la dà Tait-aabiseseivais
prix de leur fidélité
baie de Honduras 2
aux hommes de
pour
sang qu'ils avaient versé pourleursi couleur, et du
gui, apres avoir. secoué dans le droits ; ce Pinchioat
les fambeanx de la
Nord de la colonie
fureurs dans le
discorde, est reveni exercer. ses
Sud; pour couvrir ce
partement de. sang et de crimes,
malheurenx déa
La.
commision, fidelle àses
quant à présent, rendre
principes 3 se borneras
à payer le tribut dela justice àses agens calomniés,
qui, dans ces scènes reconnaisance' publique i ceux
la patrie et de Phumanité, desioureses, ont bien mérité de
modération dont elle
Elle mettra le comble
en
a déjà donné. tant de
àla
tif'la renvoyant au corps legilatifeta au directoire preuves, 2
punition des'
exécamenceuationale réupables 2 et en implorant la clépour cette multitude
épouvantés on séduits, dont les d'hommes égarés,
riels ne peuvent être attribués délits purement matéde leur influence Ou de' la qu'a ceux qui, par Pabus
les coarmettre:
force, les orit contraints à
ARTL La éounission du
que les ex-délégués,
gouvernement déclare
sont à P'abri de tout Rey, Leborgne et Kerierseai,
eonduite
reproche ; elle est
sage et couragense qu'ils
satisfaite de la
mission qui leur a été confiéc.
ont fenue dahs' la
IT. Les arrêtés pris
14 fructidor,
par, lesdits délégués,
époqué à laquelle ils n'ont jusqu'an
pu agir en
à
ARTL La éounission du
que les ex-délégués,
gouvernement déclare
sont à P'abri de tout Rey, Leborgne et Kerierseai,
eonduite
reproche ; elle est
sage et couragense qu'ils
satisfaite de la
mission qui leur a été confiéc.
ont fenue dahs' la
IT. Les arrêtés pris
14 fructidor,
par, lesdits délégués,
époqué à laquelle ils n'ont jusqu'an
pu agir en --- Page 92 ---
(83).
liberté, sont et demeurent
entés. sclon leur forme
approuvés; ils seront ex6et teneur,
IIT. Déclarons fausses et calomnicnsesles:
portées confre le général Desfournanx,n accisations
lz mission qu'il a remplie 1 dans le Sud. relativèment à
IV. Le jugement des compables dans les
des Cayes, aiusi. que l'éxamen défioitirded érénemens
sont renvoyées au directoire exécutif cette affaire,
en tant que de besoin au
dé" France,et €
corps législatit.
V. Copie des rapports et des pieces y relatives
adresséo an directoire exécutif et an
sera
corps législatif.
VI. En attendant la décision de PaH
des deux:
la
ou de l'autre
pouvoirs," commission ne
vec Vadministration , les
correspondra qu'ade la partie da' Sud.
municipalités et les tribunaux
VII. Ia cominission :
-
autorise tous les habitans
eette parfie à se retirer, soit dans la partie
de
ile Pisle 1 soit dans les pays neutres on alliés espagnole de la
r6pablique, sans avoir besoin d'autres passe-ports
ceux de leurs municipalités respectives,
que
VIII. Les sommes daes, tant par l'ancienne administration du Sud que par la nouvelle,ne pourront
étre aquittées que dans le cas où les ordonnances anront été visées par l'agent central de la
en résilence ati Cap.
comptabililé
IX. Le général Chanlatte prendra le commandement de l'arrondissement de Jacmel. Te général
vais commandera à Léogane, et aura sous ses Beau- ordres
les commandans du Petit-Goave 9 de PAnce-à-F'eay --- Page 93 ---
ei du
(83)
Fond - des -
Negres: Le général
commandement de St.-Louis.
Besse aura le
X. Gesdivers
en cas de marchie généraux:
les
contre
peratindipendhsn
ordres du plus ancien l'ennemi, ils se
ent'euxs
-
en
réuniront sous
La présente
grade. 1
affichée
proclamation sera
registres par-tout où besoin sera imiprimée 2 publiée ef
des corps
, transcrite dans les
voyée aux généraux administratifs et
et postes.
et aux comumnandans judiciaires, et endes camps
Fait au Cap,le 23,
répablique
Frimaire, l'an
frangaise une et indivisible. cinquieme de la
Signé, 2 au registre des
gréittent; Soxmosax, Ketenhat.tiocees
PASCAE, seerétaire
général. tpamestitesug
Pour copie conforme
j le produnr-ahdaiy
PASCAL
aux généraux administratifs et
et postes.
et aux comumnandans judiciaires, et endes camps
Fait au Cap,le 23,
répablique
Frimaire, l'an
frangaise une et indivisible. cinquieme de la
Signé, 2 au registre des
gréittent; Soxmosax, Ketenhat.tiocees
PASCAE, seerétaire
général. tpamestitesug
Pour copie conforme
j le produnr-ahdaiy
PASCAL --- Page 94 ---
EXTRAIT du
message du Directoire,
ezécutif, du. 3 Roréal an 5, au conseil
descing.cents j en parlant de l'amnistie.
Dorz-oss comprendre ceux
ver.une autorité qu'ils
qui , pour se conseravaient usurpée
traire à Pautorité du
2 pour se soussang-froid leurs mains gouvernement, dans le
ont tremipé de
toyens, qui,, comme
sang. .de leurs conciDuralmonvillé ét
Pinchinat, Rigaud., Lecfranc 3
fléaux
Satomon, ont été les artisans des
qui viennent dé désolér le sud dè
gue, et ont commis ces atrocités depuis laa St-Dominla constitution de l'an 3? ahi!
notification de
de leurs crimes
sans douté, le souvenir
ne leur permetrait, pas de croire à la
possibilité du pardon, et leur doute, sur
du législateur nuirait à l'efficacité de la loi. la.sincérité Il
trait donc plus politique de
parsidésiguer ces êtres malveil.
lans, et en leur Jaissant la possibiliré d'aller cacher
leur honte êt leurs remords sur une terre
de mettie en garde contre leurs
étangere,
perfidies et leurs ma
nceuvres tous ceux qui seront appeliés à jouir des
faits dé l'amnistic,
bienOn trouve dans un mémoire imprimé par les
Gariguon et
citoyens
Lachapelle, un récit des fiits
formes au rapport officiel , êt quelques détails tres-convols et les assassinats comnis
sur les
rement aux événemens dont il par Rigaud, antérieucé rebéllé n'est
est question. La vie de
qu'un tissu d'horreurs et de crimes,
nceuvres tous ceux qui seront appeliés à jouir des
faits dé l'amnistic,
bienOn trouve dans un mémoire imprimé par les
Gariguon et
citoyens
Lachapelle, un récit des fiits
formes au rapport officiel , êt quelques détails tres-convols et les assassinats comnis
sur les
rement aux événemens dont il par Rigaud, antérieucé rebéllé n'est
est question. La vie de
qu'un tissu d'horreurs et de crimes, --- Page 95 ---
Personne ne
(85) )
exacts
pouvait donner des
que ces deux
renscignemens plus
pelle,
ciloyens, et notamment Lachaaussi seduaisdebar-geidal de
que ce rebelle n'a jamais
Rigand. Il prouve
battré les Anglais dans
eu Pintention de compar les déégués, ,
l'expédition quilui fut confiée
par lâcheté et par esprit de
Ces deux citoyens
parti,
avaient été
pour le justifier en France. Ils nommés par Rigaud
pour sauver leurs
n'avaient
ils
vies, et aussi-tôt.
acceptés que
ont. déchiré-le voile
qu'ils ont ét6 libres
Iis ont fait à la
qui couvrait autant
et
patrie le sacrifice de leurs d'attentats,
abnégation entiere de leurs intérêts
propriéiés
s'il chapelle 9 sur-tont, serair une des personnels. Laretournait à
premieres victimes
choses, C'est SL-Domingue dans l'état
un homme de
actuel des
eton ne luip ipardonnera
coulenr, 2 comme Rigaud,
pas d'avoir démasqué le traître.
Il y a dans ce
ciers militaires moment, à Paris, vingt-deux offiCayes, ils européens 3 témoins des
peuvent être entendus,
événemens des
Le citoyen
a fait en outre Roume, agent du directoire
pièces nombreuses passer au ministre de la marine exécutif,
Roume
contre Rigand. C'est le
des
qui a accueilli les
citoyen
gnards des rébelles,
Frangais fuyant les poi- --- Page 96 ---
Suite de la rebeltion du général higaud.
La proclamation des agents du Directoire exécutif
a été trainée dans les rues des Cayes
5: attachée à la
queue d'un âne. : - Les dispositions de cette
mation ont été méprisécs,
Le
proclas'est fait continuer dans
général Rigand
son commauidement
les
arrêtés de différentes communcs. Il fallait par.
la volouté du rébelle soûs peine d'être fusillé. souscrire
Le général Martial Besse, nommé au commandement de St.-Louis, occupé par Lefranc, a été
de se sanver pour ne pas être massacré.
obligé
Le général Chanlatte, 2 pourvu du commiandement.
de Jacmel , a été chassé à la suite d'une insurrection
provoquée par le général Rigaud,
Il a marché
contre cette commutte avec une force armée; l'incendie et le massacre des curopéeas ont précédés et suivis
sa marche,
- Enfin, il a attaqué le général Beanvais, commandant à Léoganne ; les troupes allaient en venir aux
prises, loraguc le général Beauvais', 2 par pradenee
lui a demandé une entrevue au fort l'Acul 5 pour pren- 2
dre des arrangemens. ; ce qui a suspendu un moment
les horreurs de la guerre civile.
Le général rébelle a poursuivi quelque temps après
le général Beauvais à Jacmel
5 qui y commandait,
Rigaud à fait faire une nouvelle insurection. Plusieurs
le général Beanvais, commandant à Léoganne ; les troupes allaient en venir aux
prises, loraguc le général Beauvais', 2 par pradenee
lui a demandé une entrevue au fort l'Acul 5 pour pren- 2
dre des arrangemens. ; ce qui a suspendu un moment
les horreurs de la guerre civile.
Le général rébelle a poursuivi quelque temps après
le général Beauvais à Jacmel
5 qui y commandait,
Rigaud à fait faire une nouvelle insurection. Plusieurs --- Page 97 ---
(875
eombats ont en licu entre les
celles du gébelle; des
troupes de Beaurais et
Baynet et
labitatfions, dans le canfon de
Rigaud tient Cayei-Jaenel, ont été incendiées.
plume,
renfermné, à Léoganne, le
Enfias
quoiqu'il soit
général Lamunes voisines : chaque commandant de plusieurs com.
plume soit attaqué.
jour on s'attend à ce que La
certé avec Beauvais Heurensement ce général s'est
sions et les
2 pour repousser toutes les cona
projets
agres.
d'envahisoment du rébelle Rigaua.
Enfin,
celur de Je-département du Sud et une partie de
général Rigand; I'Ouent,sont soumis à P'autorité arbitraire
Ila séquestré les
da
présens ou absens.
biens des européns
près de 30 millions. IL-dispose Aucun d'un revenu annuel de
gouvernement, n'est
officier reçonnu par le
Rigaud qui
employé dans cette
nomme à, tous les
partie. C'est
desagents à la
emplois. Il entretient
et en France. Jamaique, Ila
aux Eisu-Un,àl la Havand
nommé Gatereau, auprès de lui, ,1 pour
fiétsipar les lois secrétsire', un
grdss, celui gui, à
2 un chef d'émidiscours des funérailles Philadelphie, a fait ce
tres et consuls de la de Louis XVI, Les pompeux minisUnis; aujourdhui a Paris république employés aux
ce
Gaterean était a la. solde 5 attesteront ce fait, Etats- et
une femme de couleur
des Anglais. Ila épous6 que
maître.
pour plairé à son nouveaw
On a' lieu d'espérer
apportera quelques
que le général H6douville
quelque soient les bonnes remedes à tant de maux. Mais
intentions de cêt agent,it --- Page 98 ---
(88)
aera-la victime de son zèle ct de son dévouements'l
ose toucher à la puissance - de Rigaud et de ses complices. S'il réussit, il aura rendus de grands services
à P'état 3 car c'est del'éloignement de quelques factieux
qui ne se complaisent que dans le sang et la rapine,
que dépendent le retour de la tranquillité à St.-Do
mingue et son ancienne prospérité. Mais le gouvernement qui a vaincu les rois 2 sâura bien réduire quelques misérables scélérats. Un ordre directement donné
par lui suffit pour opérer cet heureux changement. --- Page 99 --- --- Page 100 --- --- Page 101 ---
E763
L6515
vla --- Page 102 --- --- Page 103 --- --- Page 104 ---
a