--- Page 1 --- --- Page 2 --- Dabit Carter iBroi
Eibary
Bwunl Ainuérstity
1 ADEN
ale, --- Page 3 --- --- Page 4 ---
une
(74)
dette énorme spar tout ce
empire, alors Pai
qui peut diffoudre un
fauver Pétat. Et expofs ma têie pour concourir à
hommes,
aujourdhui en mars 1791, quelques
rent contre aveuglésparier la profperité ne fais quels motifs, confpides colonies d'avec la nationale 2 veulent lafciffion
merce, de l'agriculture métropole, la
la ruine du comtution, &je ne me montrerois 2 révolte contre la conftialors, mille dangers pour ma Pe/Yeut-al,comme
je la lui dévoue encore ! vie, elle eft à la patrie, &
MOREAU DE SasT-Ménr,
Député de la Martinique à l'Affembléc nationale, --- Page 5 ---
R APPORT
E T
PROJET DE DÉCRET
Sur les effets de la Révolation dans
frangaises au-delà du
les Colonies
Cap de Honne-Epérence;
Sur la nécessité dy
civils, au-lieu de envoyer quatre Commissaires
deur s dont PAssembléenutinad-conutunte avoit décrété
lenvoi;
Surlimportance de rétablir à Pondichéri
nison et zen etat militaire
une garqui assurent la tranquillivépublique dans nos possessions de PInde;
Etsurles moyens d'établir de nouvelles
sans le service des
cultures
esclaves;
PRESENTÉS
ALASSEMBLÉE
Le
NATIONALE;
7 Janvier 1792, l'an 4 de la
AU
Libenté,
NOM DU COMITÉ DES
COLONIES,
PAR M. JOURNU-AUBER,
Député du Département de la Gironde;
IMPRIMÉS PAR ORDRE DE L'ASSEMBLÉE
NATIONALE,
Colonies ; n°.15.
A, --- Page 6 --- --- Page 7 ---
(3)
MEssIEuns,
Le 18 août dernier
2 l'assemblée - nationaleconstituante, sur le rapport de son comité
lonial, décréta, pour les isles de France COBourbon, ( comme ellc avoit
et de
pour les colonies
précédemment fait
commissaires
d'Amérique),Tunvoi de deux
civils, afin
les
et de terminer les
d'appaiser
troubles
dissentions
le passage subit de la
qu'avoit fait éclater
de recevoir
servitude à la liberté; afin
de tous les
tant civils que
fonctionnaires publics 9
militaires, le serment
l'assemblée nationale ; afin de
décrété par
sance de la situation des
prendre connoisfinances de ces
assujéties à un régime
colonies
provisoirement le meilleur particulier, d'y mettre
proposer les réformes
ordre possible, et de
et
sables; afin de faire
changemens indispenimmenbles
vendre tous les meubles ct
nationaux devenus intiles
entretien onéreux.
et d'un
Enlin, et c'est
essentiel de la mission, des
l'objet le plus
organiser le nouyeau
commissaires, 3 pour
les bases
régine de ces colonies sur
coustitutionnelles.
Mais Ce décret ne fait
aucune mention de nos
établissemens en Asie 5 On1 n'avoit
point encore
A 2
changemens indispenimmenbles
vendre tous les meubles ct
nationaux devenus intiles
entretien onéreux.
et d'un
Enlin, et c'est
essentiel de la mission, des
l'objet le plus
organiser le nouyeau
commissaires, 3 pour
les bases
régine de ces colonies sur
coustitutionnelles.
Mais Ce décret ne fait
aucune mention de nos
établissemens en Asie 5 On1 n'avoit
point encore
A 2 --- Page 8 ---
reçu de ces colonies les (4)
arrivées
fâcheuses nouvelles
depuis cette.
qui,
elles des mesures
époque, nécessitent pour
semblables.
Ces commissaires ne sont
ils vont
pas ericore
s'embarquer : ils ont du
partis;
son où se font les
attendre la saiDans cet intervalle expéditions pour l'Inde.
de
sont arrivées une foule
plaintes, ,
de
dénonciations et de
presque tous les établissemens
pétitions de
Votre comité vous fera
français en Asie.
de celles qui
successivement le rapport
exigent nne décision
en ce moment il fera
particulière;
VOS yeux, 3 tant celles passer succinctement sous
d'envoyer d'autres
qui prouvent la nécessité
faute d'éclaircissemens commissaires, que celles dont,
voyer l'examen aux suffisans, vous devez renlieux.
commissaires mêmes sur les
Toutes ces réclamations ont
les instructions
nécessité d'étendre
qu'il faut leur
au moment de la rédaction
domner, et c'est
de ces instructions
et du développement
fisance de deux
qu'on s'est apperçu de l'insuf.
sion aussi
personnes pour remplir une mis..
importanite et aussi
sujet de deux lettrcs du
étendue, C'estle
ministre de la
danslesquelles il vous sollicite de
marine,
augmenter le nombre, et de faire l'autoriser à en
décision avant le prochain
connoître votre
tinds à doubler le
départ des raisseanx descap de Bonne- Espérance. --- Page 9 ---
(5)
Il semble, au premier
missaires
apperçu, que deux com-
, après avoir fait une station de
mois à l'isle de France et à celle
quelques
pourroient
de Bourbon,
cingler vers la côte de
vers celle de
Malabar, de là
Coromandel, et terminer
au Bengale, en visitant
leurcourse
postes; ; ou même on
successivement tous nos
peut croire que ces
éloignés et peu considérables,
comptoirs
de la présence même
n'ont pas besoin
des commissaires;
placés à Pondichéri, ils
; que 2
point central, diriger pourroient, comme d'un
faire organiserles
par corrospondance, 3 et
Ce dernier
établissemens moins importans.
parti seroit certainement le
convenable, et c'est celui
plus
auroit
que votre comité vous
proposé sans les difficultés
sent, et qu'il a cru devoir
qui s'y oppopour justilier une
mettre sous vos yeux,
a cherché à
angmentation de dépense qu'il
dispensable, prévenir, mais qui lui a paru inIl est très-incertain
hommes de
que deux officiers civils,
climats si différens cabinet, étrangers à la mer et à des
du nôtre, résistent
aux fatigues d'un long et pénible
également
puissent remplir ensemble
voyage,et qu'ils
interruption.
toute leur carrière sans
Or, si, par
reste chargé de tout le
évènement, un seul
les momens
trayail, ne pouvant, dans
difficiles, SC concerter avec un
pour discuter et mirir ses
second
conceptions, s'il est
A 3
différens cabinet, étrangers à la mer et à des
du nôtre, résistent
aux fatigues d'un long et pénible
également
puissent remplir ensemble
voyage,et qu'ils
interruption.
toute leur carrière sans
Or, si, par
reste chargé de tout le
évènement, un seul
les momens
trayail, ne pouvant, dans
difficiles, SC concerter avec un
pour discuter et mirir ses
second
conceptions, s'il est
A 3 --- Page 10 ---
(6)
timide, il ne fera rien; s'il est entreprenant, il
voudra trop faire. Vous devez prévenir l'un et
l'autre excès.
entre les
Vous considérerez que la navigation
à celle de nos
tropiques n'est point comparable
où les vents variables nous contrarient
mers 7
de saison
mais ne nous assignent pds
quelquefois, y
Dans la mer des
exclusive pour aucun voyage.
Indes tout est différent, des moussons régulières,
des courans 3 imposent aux
un retour périodique
tout leur
navigateurs des lois impératives que
sauroit éluder dans les saisons contraires.
art ne
qui arriveront en mai
Ainsi, les commissaires
à lisle de France, ne pouvant commander aux
dans l'alternative ou d'en
élémens 2 se verront
seulement
après avoir
repartir presqu'aussitôt,
commencé leurs opérations, ou de ne pouvoir
continuer leur route vers le continent 2
ensuite
d'avoir achevé leur travail dans
s'ils attendent
résidence
de manière qu'en faisant une
ces isles;
suffisante dans chaque lieu d 1 et attendant les
s'en éloigner, il leur fausaisons propices pour
achever leurs
droit trois années et plus pour
et revenir enfin rendre compte de leur
travaux,
mission.
commissaires, partant enAu lieu que quatre
concerter leurs projets et présemble, pourroient
dans la solitude d'une
parer, leurs dispositions --- Page 11 ---
(7)
longue traversée: arrivant ensemble à l'isle de
France, deux y resteroient pour aller
opérer à Bourbon, et prendre
ensuite
établissemens
connoissance des
à
avantageux qu'il convient de faire
Madagascar, 3 tandis que les deux
un court séjour à l'isle de
autres , après
leur
France , continuant
voyage, se rendroient à
roient tous nos postes du Pondichéri, visitepliroient dans le même
continent, et y remblable en
temps une mission semapparence 3 mais à raison des localités
nécessairement différente de celle des
autres.
deur
Personne n'ignore
delà du cap de
que nos établissemens aupoint à nos colonies Bonne-Espérance ne ressemblent
même si
d'Amérique; : ils diffèrent
essentiellement
des uns ne peut être
entr'eux, quele régime
totalement
autres ; c'est aussi
applicable aux
toutes les
pourquoi, au moment où dans
dépendances de l'empire
premier éclair de la liberté
français, le
ames, appela
électrisant toutes les
de
par-tout l'orage sur les
l'autorité, on a vu les résultats dépositaires de
commotion différer
Cette
les
comme les localités, comme
moeurs, le génie
En effet, à l'isle de etl'occupation des habitans.
perpétuelles
Bourbon, des contestations
coloniale
ont aigri les esprits ; l'assemblée
y chérit la
constitution, , et le: a conseil
supérieur a manifesté des_sentimens
totalement
A4
par-tout l'orage sur les
l'autorité, on a vu les résultats dépositaires de
commotion différer
Cette
les
comme les localités, comme
moeurs, le génie
En effet, à l'isle de etl'occupation des habitans.
perpétuelles
Bourbon, des contestations
coloniale
ont aigri les esprits ; l'assemblée
y chérit la
constitution, , et le: a conseil
supérieur a manifesté des_sentimens
totalement
A4 --- Page 12 ---
(8)
il n'a enregistré les décrets du corps
contraires.;
des restrictions : ; de-ià' sont
constituant qu'avec
les trois
divisions alarmantes entre
pounées ces
occasionné une subvervoirs, et elles y auroient
absolusion générale, si cette colonie, qui in'est
eit été influencée par la
ment qu'agricole, de
des
de guerre ?
présence des gens
mer,
gens
et de cette foule de voyageurs que le commerce
attire et agite dans nos autres colonies, notamment à l'isle de France ; il y a cette différence
deux isles,
Bourbon est , dans
entre ces
que
cette partie, le grenier et le magasin d'approvisiunnemens des troupes et des vaisseaux, et que
de son port,
l'isle de France, par l'importance.
le
la clef de la mer des Indes ; c'est
ést comme
leur arsenal s
boulerard de nos établissemens,
la ressource assurée pour la réparation de nos
vaisseatix, et c'est aussi le centre d'activitéd'un
grand commerce. intérêts et toutes les passions se
Là tous les
ont
heurtant et se développant avec énergie >
donné lieu à des désordres que la prudence et
la modération des chefs ont'heureusement temet si le sang de Macnamara n'a pas
pérés ;
si l'indiscipline
assouvi toutes les vengeances,
des soldats a donné lieu à d'autres insurrections
souvent, et dont toute l'isle
qui se renouvellent
violemment
du moins aucun
est encore
agitée,
J3 --- Page 13 ---
-
(9)
autre mcurtre n'a entaché cette
lonie.
importante COJamais l'envoi des
commissaires -
ne fut plus desirable ni plus
conciliateurs
députés de ces deux Isles nécessaire, et les
vous les
avec
demandent
instance 3 1 et pressent leur
voeux réitérés.
départ par leurs
Là, des protégés de l'ancienne
débiteurs de plusieurs millions administration, >
public, doivent être
envers le trésor
s'acquiter, mais
recherchés et pressés de
par des agens dégagés de toutes
préventions personnelles, qui
toute la justice et la sévérité puissent y porter
tans de cette terre isolée
que les co-habine pourroient
que mollement les uns envers les
exercer
motifs de
autres, par des
condescendance, et peut-être d'intérêts
réciproques.
La, des meubles et des iwmeubles
à la nation, inutiles et onéreux
appartenans
blic, doivent être
au trésor puvendus; on estime
servant tout ce qui peut être utile qu'en conetà la streté du
àla défense
pays, un excédant de
millions peut être versé dans la caisse plusieurs
indépendamment d'une économie nationale,
d'entretien et de réparations
considérable
révoltans avoient
que les abus les plus
consacrés dans cette isle.
Là,denouvellos concessions doivent
mais avec des précautions
être faites,
tellement
Rapp. esproj.de Déc. sur les
combindes,
eleis,etc. A 5
streté du
àla défense
pays, un excédant de
millions peut être versé dans la caisse plusieurs
indépendamment d'une économie nationale,
d'entretien et de réparations
considérable
révoltans avoient
que les abus les plus
consacrés dans cette isle.
Là,denouvellos concessions doivent
mais avec des précautions
être faites,
tellement
Rapp. esproj.de Déc. sur les
combindes,
eleis,etc. A 5 --- Page 14 ---
(10)
préviennent la destruction ét la dégraqu'elles des bois nécessaires à la marine 2 aux
dation
et utiles aux besoins des citoyens.
fortifications, les déprédations et la dissipation des
C'est là que
de
avec d'autantmoins
deniers publics s'exergoient
distance
réserve, qu'a la faveur d'une très-grande
du centrede l'autorité, on échappoit plusshrement
à sa surveillance.
depuis long-temps en usage
Le papier-mounoie, alternativement détruit, recréé,
dans cette colonie,
méet des inconvéniens qui
presentedesavantges
ritent le plus sérieux examen. Ne convient-il pas
le remboursement en argent f C'est la
d'en opérer
qui se présente ; mais la position
première question
de s'aractuelle de nos finances ne permettant pas
faut passer à la scrêter à cette mesure saintaire,il
conde. Ne convient-il pas de rembourser ce papierl'ancien
avec un pamonnoie -. ,au titre de
régime,
aux circonstances, et conpier national approprié
déterminées,
versible suecessivement, parp portions
enletresdecdangeaurls trésorerie: enationaleîllest
douteux que nous ayons en France des renseigneétendus, des données assez certaines
mens assez
définitif. Cet
prendre actuellement un parti
pour
mériteroit seull'envoi de commisobjet important
après quelque
saires éclairés et impartianx, qui,
du
découvrir la cause
séjour dans le pays, puissent
in
anal, et en indiquer le vrai remède. --- Page 15 ---
(n )
Cesdenx colonies, d'ailleurs bien dignes de votre
sollicitode,sont sincèrement attachécs à la métropole,dévouéesala. constitution : fièresde la
:
liberté,
qu'elles apprécient comme nous, elles n'ant
dennéle plus
pas
légersoupçon d'aspirer à l'indéperidance ; glorieuses du nom français, - elles s'enseveliroient sous leurs ruines plutôt que de
une domination
passer sous
étrangère; les habitans ont les
premiers manifesté leurs voeux pour l'adoncissement du sort des esclaves.
Dans le continent de
l'Asie, > nos établissemens
présentent un tableau tout
différent; ce ne sont
point des colonies agricoles, leur
prospérité n'cst
point foudée surla calture; ce sont des
descomptoirs de
entrepôts 9
commerce, et des postes de ralliement et de streté pour les Français disseminés
dans l'Indostan.
Néanmoins, au premier bruit dela
tous les points da globe où des
révolution,
Français étoientréunis en société, ont éprouvé la même agitation;
tout les citoyens fatigués d'une
5 parlongue
se sont soulevés contre les
oppression,
dépositaires de l'antorité; ils ont voulu les
licence
changer; et confondant la
avecla lberté, 9 se saisissant des rêncs du
pouvoir > ils ont voulu adadeistuerenc-ndmes
A Pondichéri, la majotités'étant ralliée
des préposésdu pouvoir exécutif, ils
autour
la minorité, et
ont contena
conservéleurs places.
A6
'une
5 parlongue
se sont soulevés contre les
oppression,
dépositaires de l'antorité; ils ont voulu les
licence
changer; et confondant la
avecla lberté, 9 se saisissant des rêncs du
pouvoir > ils ont voulu adadeistuerenc-ndmes
A Pondichéri, la majotités'étant ralliée
des préposésdu pouvoir exécutif, ils
autour
la minorité, et
ont contena
conservéleurs places.
A6 --- Page 16 ---
(12)
A Chandernagor, ils ont succombé.
A Pondicheni,sil'on doitajouter une pleine,confiance aux procès-verbaux, et aux volumineux
mémoires parvenus au comité, des citoyens égarés
des esprits turbulens et exaltés, se sont pré:
par
etles invalus des décrets du corps corstituant ;
mal, non contens de la formation d'un
terprétant d'administration par l'élection du peuple,
comité
à leur
ils ont voulu créer aussi une municipalité
guise ; et de prétentions en prétentions, tendant
formé une liste de
à tout renverser, ayant déjà
la colonie étoit, dit-on, menacée
proscriptions,
le commandes plus grands malheurs, 9 lorsque
dant et les comités réunis , ont découvert le complot, ont fait arrêtersans formalité, les sujets désiauteurs de la fermentation ; ils les ont
gnés pour de fors, les ont arrachés à leur famille,
chargés
en France sans forme
les ont exilés et renvoyés
de procès.
Tandis qu'à Chandernagor, tous les fonctionnaires publics nommés par le roi ont été dépossédés, le commandant s'est vu obligé de prendre
la fuite ; le comité lavoit fait saisir et embarquer,
lorsqu'en descendant le Gange - 1 le gonvernenr
de Calcuta I'a fait mettre en liberté. Ce
anglais
crise la
alarmante , et
comptoir est dans la
plus
la ville en proie à une anarchie funeste. Nos arenyoient
1 les tismateurs n'y
qu'avecinquiétude; --- Page 17 ---
-
(13)
serands et les teinturiers indiens
sentions. Les plus
fuient nos disprompts moyens
paix et Pharmonie doivent
d'y rétablir la
sur-tout dans
être mis en
un moment où notre
usage, 2
jouissant dans ces contrées d'une commerce s
liberté, devra attirer
plus grande
plus grand nombre de sous notre pavillon un
dustrienx. 1
ces ouvriers paisibles et inMalié, propriété
côte de Malabar, le
nationale sur la
qui T'habitent
petit nombre de
a tressailli de
Français
de la liberté
joie à la nouvelle
conquse ; ils ont formé une
nationale; et tous ceux à qui
garde
porter les
l'age permet de
armes,s'y sont
tion ; chacun à l'envi a voulu incorporés sans excepfrande
contribuer à l'ofpatriotique. Ils vous
ment pour les faire
demandent un règleheureuse
jouir des bienfaits de notre
la France, constitution ; et les regards tournés
les mains élevées
vérs
dent,
vers lec ciel, ils l'attendisent-ils, en soupirant et avec la
impatience. Ce comptoir
plus vive
la livraison des
nous est essentiel pour
tement avec les poivres, s parce que traitant direcd'y être sous la Malabares, 2 nos armateurs loin
dépendance des
glaises ct
compagnies antout
hioltandaises, ont au contraire sur elles
Favantage de l'économie des
et de souveraincté.
frais de régie
Sans arrêter votre attention
Karical, Yanaon,
en particulier sur
Masulipatan et les antres com.
oir
plus vive
la livraison des
nous est essentiel pour
tement avec les poivres, s parce que traitant direcd'y être sous la Malabares, 2 nos armateurs loin
dépendance des
glaises ct
compagnies antout
hioltandaises, ont au contraire sur elles
Favantage de l'économie des
et de souveraincté.
frais de régie
Sans arrêter votre attention
Karical, Yanaon,
en particulier sur
Masulipatan et les antres com. --- Page 18 ---
(14) comité doit vous faire obptoirs français, votre besoin de l'inspection de comserver que tous ont
les esprits exalmissaircs qui calment et pacifient) étulient et propoles ponvoirs,
tés 7 organisent de faire fleurir notre commerce, 2
sent les moyens
Asie, surla nation franet sur-tout de rappeler en
dont elle a joui,
çaise, la haute considération l'ignorance de ses
et qu'elle n'a perdue que par
ministres.
se soient étudiés à
Il semble, en effet, qu'ils
: après les
affoiblir enx-mêmes notre puissance
s'atetles succès de Suffren, pouvoit-on
victoires
derniertraité de paix quidovoit acroitendrequele
et nos moyens de prospérité,
tre nos possessions
dans l'avilissement et
plus avant,
nous plongeroit
? Un ministre à grande rédans la dépendance
lui-même de la suputation, jugeant peutêtre les éloges de ses adublimité de ses lumières par
habile négociateur
lat: urs 2 traita avec le plus notion des lienx, des
d'Angleterre, sans aucune
consulter les
hommes,ni des choses, et tsansdaigner aux Indes,
Français qui, ayant habité et commercé vrais intérêts : aussi
pouvoient l'éclairer sur nos
sacrifiés.
furent - ils entièrement
il ne manquoit, pour
Après une tellei ignominie, d'abandonner en pleine
combler notre honte, que
nous eussions en
paix la seule place fortifiée que de tous nos établisAsie, Pondichéris le centre
belles villes
du continent, une des plus
semens
igner aux Indes,
Français qui, ayant habité et commercé vrais intérêts : aussi
pouvoient l'éclairer sur nos
sacrifiés.
furent - ils entièrement
il ne manquoit, pour
Après une tellei ignominie, d'abandonner en pleine
combler notre honte, que
nous eussions en
paix la seule place fortifiée que de tous nos établisAsie, Pondichéris le centre
belles villes
du continent, une des plus
semens --- Page 19 ---
(15)
des' Européens dans l'Indostan,
peuplée de Fran-",
çais, centre d'une grande industrie, et
tainement, avec le double
qui, ceravantage de la liberté
civile, et de la liberté de commerce,
un entrepôt florissant.
va devenir
La postérité ne pourra pas croire, et nous
eroirions pas nous-mêmes
ne
n'étoit aussi
aujourd'hui si le fait
fausse
récent, que, par l'effet de la plus
combinaison, 9 le ministère
un plan concerté et arrêté
français, d'après
tirer la
au conseil, ait fait regarnison dePondichéri, pour laisser cette
place importante sous la garde de
en proie au premier brigand
400 Sypays,
800 hommes
qui, à la tête dezà
déterminés, seroit tenté de la
au pillage.
livrer
L'Asie, indignée de notre foiblesse
vit plus qu'avec mépris
3 ne nous
croire à notre
; l'Europe ne pouvant pas
ignorance, y vit l'effet de la
son, sinon du
trahiministre, 9 au moins de ses
rateurs : et peut-on en douter,
coopé.
cette déteimination,
quand on voit que
concertée,
vues d'éviter une
dit-on, dans les
dans le moment où modique les
dépense, est adoptée
et mises en meilleur état fortifications sont relevées
ment où notre généreux que jamais, dans le moallié, le plus
prince d'Asie, Typpoo-Saib,
belliqueux
momnent toûl'on nous susciteroit peut, au premier
faire inonder en notre faveurl le uneguerre injuste,
forces redoutables P
Carnate, ayec ses
vues d'éviter une
dit-on, dans les
dans le moment où modique les
dépense, est adoptée
et mises en meilleur état fortifications sont relevées
ment où notre généreux que jamais, dans le moallié, le plus
prince d'Asie, Typpoo-Saib,
belliqueux
momnent toûl'on nous susciteroit peut, au premier
faire inonder en notre faveurl le uneguerre injuste,
forces redoutables P
Carnate, ayec ses --- Page 20 ---
(16)
déshonorante, on reconnoit le
A cette politique
débile
même esprit qui présidoit au ministère
qui
abandonna lâchement nos alliés, les Hollandois,
à l'invasion prussienne.
C'est ainsi, Messieurs, et avec de semblables
la nation française, au-lieu de
combinaisons, que
s'élever vers les glorieuses deainéaquifatendents
déclinoit visiblement vers sa ruine : mais gracesà
larévolution,la scanenchangé,etle, temps estpassé,
les
chers de PEtat étoient à la
où les intérêts
plus
mnerci des vices ou des foiblesses d'un visir.
Hâtons-nons de réparer celles de leurs fautes
auxquelles il est encore temps de porter remède ;
ordonnerez sans doute que le gouvernement
vous
de Pondichéri soit rétabli sur un pied respectable,
état d'assurer et de favoriser notre commerce
en
tousles autres établissemens franet de protéger
de l'Inde. Déjà l'Assemblée constituante, par
çais Décret du 3 Septembre dernier, a destinéquelson forces
cette place; mais votre Comité a
ques
pour
de ce Décret étoient
pensé que les dispositions
insuffisantes. Les habitans de cette colonie vous
adressent à ce sujetleurs voeux les plustouchans et
Plusieurs villes intérieures et
les plus énergiques.
maritimes vous ont adressé aussi des réclamations
motivées à cet égard. Toutes les considérations
sont en faveur de cette disposition, et pas unen'y
économic même qui
est contraire; car laprétendue
avoit
ques
pour
de ce Décret étoient
pensé que les dispositions
insuffisantes. Les habitans de cette colonie vous
adressent à ce sujetleurs voeux les plustouchans et
Plusieurs villes intérieures et
les plus énergiques.
maritimes vous ont adressé aussi des réclamations
motivées à cet égard. Toutes les considérations
sont en faveur de cette disposition, et pas unen'y
économic même qui
est contraire; car laprétendue
avoit --- Page 21 ---
avoit servi de prétexte (19)
de cette
pour justifier l'évacuation
place, estillusoire, ,
systême il auroit fallu
puisquedansle même
nison de l'Isle de
augmenter d'autant la garFrance, où les vivres sont
aucune comparaison beaucoup
sans
Pondichéri.
plus chers qu'a
Comment a-t-on. pu se flatter de persuader
qu'on n'a certainement
ce
cette isle
pas cru soi-même, que
(éloignée de plus de mille lieues de
comptoirs de l'Inde)
nos
protéger les
pourroit, en cas d'insulte
moindres Français abandonnés aux caprices des
princes Indiens?
C'est encore cette faussse
lieu aux vaines
mesure quia donné
prétentions de la
l'assemblée coloniale de cette isle suprématie que
Pondichéri et
a affectée sur
Chandernagor; c'est le
graves réclamations
sujet de
votre comité
déposées dans les cartons de
colonial. Vous ne croirez
cette affaire doive détourner
pas que
objets nombreux
votre attention des
et plus
tout votre
importans pour lesqnels
temps est à peine suffisant; vous
bornerez
vous
vraisemblablement à
deux colories de nature
ordonner que ces
soient au moins,
entièrement différente,
quant à leur
intérieure, absolument
administration
indépendantes l'une
l'antre; ou bien renvoyant
de
au ministre de
marine, vous le chargerez de
la
division de tous Jes établissemens vons proposer une
du cap de
français au-delà
Bonne-Espérance en deux gouverne- --- Page 22 ---
(18)
mens, l'un pour le Nord, l'autre pour le
dont la ligne équinoxiale semble être la Sud,
limite
posée par la nature.
Lesdéputés dePondichérivons: ssollicitentencore
parde nouvelles pétitions, de ne pas refuser une
augmentation de deux commissaires dont les troubles qui agitent de nouyeau leur colonie
sitent absolument et l'envoi
nécesdirect, et le
plus prompt.
départle
Daprdslexposéque votre comitévient de mettre
sous vOS yeux, vous jugerez, Messieurs,
portant même à quatre le nombre des commis- qu'en
saires d'abord fixéà deux, ilsauront
dans leur
encore, chacun
division, une tâche considérable et
pénible. Il conviendra sans doute de
cette occasion
profiter de
pour se procurer des informations
sûres et désintéressées sur toutes les améliorations et augmentations dont ces établissemens
penvent être susceptibles.
Ceux des commissaires
isles de
qui se destineront aux
France et de Bourbon, auront dans leur
dépendancel'isle. Rodrigue, celle de
et
les isles Séchelles. Un
Diégo Garcia
proposé de lui concéder
pétitionnaire vous a
en propriété la plus
grande isle de cet archipel, il offre de la mettre
cn cultarcetenmepport. sans le secours des
il
esclaves;
ignore sans doute que déjà des
sont
François s'y
établis; ; ainsi dans la crainte de commettre
aux
France et de Bourbon, auront dans leur
dépendancel'isle. Rodrigue, celle de
et
les isles Séchelles. Un
Diégo Garcia
proposé de lui concéder
pétitionnaire vous a
en propriété la plus
grande isle de cet archipel, il offre de la mettre
cn cultarcetenmepport. sans le secours des
il
esclaves;
ignore sans doute que déjà des
sont
François s'y
établis; ; ainsi dans la crainte de commettre --- Page 23 ---
- -
(19)
quelque - injustice, vous ne deveaprenncerguapele
avoir reçu les réponses des commissaires qui
devront être chargésde prendre des renscignemens
exacts,et de proposer leurs vues à cet égard; ils
pourroient en même-temps s'assurer si quelqu'une
de CCS isles ne seroit pas convenable
établir
le dépôt que nos loix rendent nécessaire pour
pour
transporter les malheureux condamnés à la peine
de déportation.
Mais quant à des établissemens nouveanx dans
cette partie du monde, rien ne mérite plus d'attention que les avantages inapréciables qui attendent les Français à Madagascer. Votre comité
frappé de leur importance,
espère que vous lui
permettrez de vous présenter ici quelques vues
nonvelles, non pour envahir un pays, 'ousubjuguer
quelques nations sauvages, mais pour former une
alliance solide, établir des liaisons d'amitié et
d'utilité mutuelle avec un peuple neuf.
Cette isle, à peu près grande comme la France,
située dans le plus beau climat du monde, dont
la terre, encore vierge, 2 annonce la plus riche
fécondité; où le riz, le chanvre et Je coton croissent et se renouvellent
les
d'eux-mémes; où toutes
épiceries et les productions de nos colonies
d'Amérique peuvent être cultivées avec
cette isle
succès;
parfaitement à notre convenance sous
tous les rapports, produit aussi l'or et le fer, et --- Page 24 ---
(20 )
nécessaires à la construction
tous lcs matériaux
de s'y
navale ; les Anglois n'auroient pas négligé d'une
établir, si elle avoit quelque port de mer
importance ; mais cette privation exciusive
certaine
le même inconvénient pour
pour eux, n'a pas
del'isle de France quipeut
nous, vu la proximité
en être Tentrepôt.
n tions
paisibles ethmmainesthalitent
Plusieurs:
la nature libérale leur
et vivent des fruits que
les
voient aujourd'hui
prodigue; ces insulaires
avec
de bon ceil, ils les accueillent
Français
à leur céder des terres
bonté, et ils sont disposés
commerce
à cultiver : nous faisons déjà quelque faites antémais les diverses tentatives
avec eux;
établir, ont toutes échoué,
rieurement pour nousy
et de nos
et cela par les vices de nos moyens
préposés.
la manie des prédications, l'inDans l'origine,
tard, l'avidité
tolérance des missionnaires 5 plus
de domide s'enrichir en peu.de temps, l'esprit la
des agens de
companation et le despotisme
sembloient choisis
gnie des Indes; tous ces moyens
nos
nous faire hair, et pour pordre
exprès pour
affaires.
n'est ni avec la croix ni avec
Aujourd'hui ce
établir chez ces
l'épée que nous devons nous
leurs
nouveaux. C'est par le respect pour
peuples
par les égards pour
droits et pour leurs propriétés,
s'enrichir en peu.de temps, l'esprit la
des agens de
companation et le despotisme
sembloient choisis
gnie des Indes; tous ces moyens
nos
nous faire hair, et pour pordre
exprès pour
affaires.
n'est ni avec la croix ni avec
Aujourd'hui ce
établir chez ces
l'épée que nous devons nous
leurs
nouveaux. C'est par le respect pour
peuples
par les égards pour
droits et pour leurs propriétés, --- Page 25 ---
leurs
(22 )
usages etleurs préjugés,
lenr coeur ; ce n'est
que nous gagnerons
servitude
point en les réduisant en
que nous devons féconderleurs
plaines dont ils
superbes
excitant
ignorent le prix; mais
au travail par
en les
toutes les jouissances T'exemple, parl'appât de
nos arts
d'utilité et de fantaisie
peayent leur procurer:
que
notre justice et de nos lumières l'ascendant de
amis sûrs et des alliés fidèles.
nous cn fera des
et gai annonce la facilité Leur caractère doux
agricole, il suffira
d'en faire un peuple
de
d'y transporter des
Bourbon, où la population
cultivateurs
dante, et dont cette colonie
est déjà surabonla disposition
elle-même vous offre
pour ces mêmes
civilisation suivra de
établissemens. La
neuf et adonné à la près, et chez un peuple
législateur
culture, il ne faut gu'un
fortuné! philosople pour en faire un
Heureux par nous, il
peuple
nous jouirons de son bonheur. nous bénira, et
maritime
Notre
y trouvera une source
commerce
denrées
abondante de
précieuses, et de matières
pres à alimenter nos
premières proCe sera vraiment là manufactures.
une
d'un
nonveau, et la seule digne conquête d'une
genre
première a juré de n'en
nation qui la
C'est
point faire.
isle
essentiellement sur cette isle,et
même, que lesdenx
dans cette
de l'isle de France derront commissaires dela division
prendre les renseigne- --- Page 26 ---
22)
les
circonstanciés, afin de ne proposer
mens
plus
à leur retour que des mesures sûres et concordantes avec la nature des choses, mais toujours
fondées sur la morale et la saine philosophie.
Les deux commissaires chargés de la division
de Pondichéri, au lieu d'un peaple nouveau, se
trouveront au milieu du mélange des nations les
anciennes. Courbés sous le despotisme asiaplus
mille
tique, les Indiéns sont dégradés par
préindestructibles 5 accoutumés à n'attacher
jogés
l'opinion de la puis: sance & de la grandeur, qu'à
fastueux du luxe et de la magnificence,
l'appareil
être
ils comprendront difficilement qu'on puisse
tout-à la-fois modeste et puissant; néanmoins
chercherons
à les éblouir, mais
nous ne
point
l'exnous nous les attacherons par nos égards;
cellence de nos loix nous méritera leur estime
et leurs respects.
Si les commissaires voient jour à traiter avec
en obtenir amiablement des
les Nababs pour
concessions ou des aldées industrieuses, ils enverront incessamment leurs projets au ministre;
ils développeront en toutc occasion un caractère
digne de la nation; ils annonceront formellement
Pastuce, lintrigue, la perlidic 3 jusqu'à
que
le sublime talent des négociateurs et des
présent
chez les Français;
cous, sont à jamais proscrites
scra à dater de CC moment que les Indicns ct
co
en obtenir amiablement des
les Nababs pour
concessions ou des aldées industrieuses, ils enverront incessamment leurs projets au ministre;
ils développeront en toutc occasion un caractère
digne de la nation; ils annonceront formellement
Pastuce, lintrigue, la perlidic 3 jusqu'à
que
le sublime talent des négociateurs et des
présent
chez les Français;
cous, sont à jamais proscrites
scra à dater de CC moment que les Indicns ct
co --- Page 27 ---
-
(23 )
tous les paisibles sectateurs de Brama,
inviolabiementfidies à leurs
toujours
en nous que des amis et des prouescs,Hevermomt frères. Il
de nous de donner ce
est digne
les anciens
grand exemple; et si chez
on a pu, à l'éiernelle honte
nation avilie, citer lafoi
d'me
cite désormais
pugiqus, il faut qu'on
dans l'univers moderne la
6 la layaudfhungaisen
candeur
Décret d'urgence.
L'assemblée nationale, oui le
de
comité des colonies, informée des rapport
son
dissentions qui ont éclaté dans les troubles et des
français de Coromandel et du Bengale; établissemens
rant qu'il est nécessaire d'y
considédes commissaires
envoyer incessamment
revêtus de pouvoirs suffisans
pour y rétablir la concorde, assurer la
les citoyens, et
paix entre
bases
y organiser les pouvoirs sur les
constitutionnelles ;
Considérant que l'époque prochaine du
des vaisseaux destinés à doubler le
de départ
Espérance, ne permet
de
cap Bonnetion de
pas
différer la nominaces commissaires, décrète
gence.
qu'il y a urDécret définirif.
L'assembléc nationale, après avoir
ment décrété
préalablel'urgence, > décrète ce qui suit : --- Page 28 ---
(24)
A RTICI E P R E M I E R:
civils nommés
Le nombre des commissaires
en exéles isles de France et de Bourbon,
pour de la loi du 18 août dernier. , sera porté
cution
s'étendra avec les mêmes
à quatre,et leurmission établissemens français au-,
pouvoirs à tous le's
delà du cap de Bonne-Espérance.
A R T. I I.
de visiter toutes les
Ils seront aussi chargés
de l'Inde, et
isles et tous les comptoirs français concessions,
de faire des rapports exacts sur-les dont ils sont
les réformes et les améliorations aussi des vues et
susceptibles, et de présenter
y
sur les territoires qui pourroient
des projets
libre et amicale de leurs
être ajoutés, par cession
autrement.
possesseurs, et non
légitimes
A R T. IIL
demeure chargé de
Le ministre de la marine
Pondichéri avec
rétablir
proposer un plan pour eàl'importance de cette
proportionnées
une garnison
deux
disformer
gouvernemens
place, et pour
françaises dans
tincts, de toutes les possessions le nombre des
P'Inde, sans toutefois augmenter
ces colonies
déterminés pour
officiers généraux
Panomtéeconstituante
par
NATIONALE
DE PIMPRIMERIE
emeure chargé de
Le ministre de la marine
Pondichéri avec
rétablir
proposer un plan pour eàl'importance de cette
proportionnées
une garnison
deux
disformer
gouvernemens
place, et pour
françaises dans
tincts, de toutes les possessions le nombre des
P'Inde, sans toutefois augmenter
ces colonies
déterminés pour
officiers généraux
Panomtéeconstituante
par
NATIONALE
DE PIMPRIMERIE --- Page 29 ---
R APPORT
uhe
ET
PROJET
DEDECRET,
AU NOM DES COMITÉS DE.
ET DES COLONIES
COMMERCE
REUNIS,
Sur les Jecours à envoyer d
Saint-Domingue ;
PAR M, JOURNU-AUBER,
député du
de la
département
2:
Gironde,
Le IO Février 1792, quatrième année de la liberté,
INPAIMÉPAR ORDRE DE 1'ASSEMBIÉE NATTONALE,
M E S SIEURS;
Vous avez entendu les
faires de
gémiffemens des commifdéputés des Saint-Domingue, différentes
& les réclamations des
vous fupplient de donner villes de commerce ; tous
malheurs inouis qui s'accumulent un moment d'attention aux 7
Colonies, no, 17.
fur cette terre iA --- Page 30 ---
à
23C6
(2)
fortunée : ils vous demandent des fecours; vous avez VOS
accueilli leurs plaintes, & vous avez réunis, chargé d'en
comités de eommerce & des colonies
faire l'examen & de vous en rendre compte. matière ne fait
Déja un grand rapport, dont cette votre comité
qu'une partie, vous a été préfenté travail par
comme
colonial; mais celui-là eft un
général tous les
vous l'aviez exigé, qui retraçant de front pas-à-pas avec eux, ne peut
événemens, & marchant
tant
les
être terminé, ni le projet être difcuté, infurredtions 2
que fe rediflenfions continuent, & que n'arriverons les
pas au terme
nouvellent, tant que nous domeflique, qui préfente tous
defiré de cette guerre
les jours de nouveaux. phénomenes. certain que, fi vous
Il paroit même aujourd'hui décembre, comme on vous
aviez porté un décret eût été en différent de celui que vous
en a follicité, il de rendre.
ferez dans le Cas
nous bientôt,, que les
Peut - être reconnotrons-r ne font pas les effets
malheurs de Saint t Domingue
feule caufe ; qu'ils ont plus d'analogie qu'il
d'une
d'abord avec les troubles de la Martin'en a paru font dus à un projet de même nature :
nique; qu'ils
voilé, mais conduit diftéremma's plus long-temps la
des lieux, & de" la
ment à raifon de
difparité les
chargés de Pexédifférence d'énergie entie
agens
cution.
il eft fage, il eft prudent d'a--
Quoi qu'il en foit,
l'arrijcurner une difcuflion aufi importante devez attendre, fufqu'à d'un
vée des éclaireilfemens commiffaires que vous civils.
jour à l'autre, des réunis n'ont eu à s'occuper en
Vos deux comités fecours follicités; on vous dece, moment que dcs
& des fecours promts;
mande des fecours grands,
ils font de deux clailes.
ution.
il eft fage, il eft prudent d'a--
Quoi qu'il en foit,
l'arrijcurner une difcuflion aufi importante devez attendre, fufqu'à d'un
vée des éclaireilfemens commiffaires que vous civils.
jour à l'autre, des réunis n'ont eu à s'occuper en
Vos deux comités fecours follicités; on vous dece, moment que dcs
& des fecours promts;
mande des fecours grands,
ils font de deux clailes. --- Page 31 ---
(3)
Dans la première font compris les objets de
de vétement, & les
fubFras Pabri
injures de l'air mille moyens de mettre à
de tout fexe & de toute couleur. & mille infortunés
reffource.
2. dénués de toute
La feconde claffe a rapport au
habitations, 2 des magafins, des
rétablifement des
cendiés , & à la fourniture d'uflenfiles embarcadaires incenceffaires pour remettre en vigueur,
& effcts nétoutes les branches de Pinduftrie le plutot poffible 2
Vos comités n'ont pas befoin de coloniale,
juftice ce principe incontefté dans rappeler à votre
mens même les plus arbitraires,
les gouvernetion font dues à tous les individus que sûreté & proteca
pavillon. Ceft, en effet, fur la bate ralliés même fous leuc
focial que repofe le droit de
du padte
IEmpire, d'être dans fa
chaque. contrée - de
les autres, à charge de réciprocité. détrefle.fecourue par toutes
de Inya donc aucun doute à former fur la
favoir, fi la colonie de
queftion
courue ou fi elie ne le Saint-Domingue fera
fera feavoir dincertitude que fur
point ; il ne peut y
& fur leur étendue.
Fépoque, fur les moyens
-
Tant qu'une paix folide n'aura
calamités qui fe fuccèdent dans
pas: mis fin aux
les torches enflammées
cette ifle; tant que
d'autres villes du même menaçent fort
Saint-Marc, &c
Prince, on ne peut, ni en évalucr qu'a les fubi le Port-aucalculer l'étendue des fecours qu'il dommages, ni
voyer. Auffi vOS comités n'ont convient d'y enadopter les évaluations produites pas-cru. - qu'on
de Saint - Domingue. Leur
par les
de
douleur &
Ttiat:
leurs frères peuvent les leur avoir les màlheurs
la fituation. actuelle des finances
fait exagérer;
je ne dis pas feulement à votre publiques impofe .
gérérofité, 2 mais
A 2
culer l'étendue des fecours qu'il dommages, ni
voyer. Auffi vOS comités n'ont convient d'y enadopter les évaluations produites pas-cru. - qu'on
de Saint - Domingue. Leur
par les
de
douleur &
Ttiat:
leurs frères peuvent les leur avoir les màlheurs
la fituation. actuelle des finances
fait exagérer;
je ne dis pas feulement à votre publiques impofe .
gérérofité, 2 mais
A 2 --- Page 32 ---
(4)
des limites fi étroites,
même à votre juftce 2 d'attendre
ne rien RC
deft un motif de plus
( pour feront envoyés
farder ) les états circonftanciés PAilemblée qui
de la colonie même 2 foit par exécutif & les générale, commiffoit par les agens du eft impoflible de prendre avec
faires civils. Juique-la
e
ArcAtinp
fagelle un parti définitif.
feroit inhumain, il feroit
Mais, en même temps,il
fur-le-champ des
indigne de vous, de ne pas arracher prendre nos frères au malmelures provifoires
& de fouffrance. dans
heureux état de
Aateneie
lequel ils gémilient, dans lequel ils murmurent, peutcontre nos lenteurs trop prolonétré, en expirant,
gées.
Meffieurs, ce n'eft point
Ne vous y.i trompez pas, de
frémir fur les effets
une exagération, iy a
quoi eft mehacé; vous
de la faminerd dont St.-Domingue mèmes.
pouvez enjuger d'ici vous
les
C
La guerre civile, les brigandlages, dans la incendies, partie du
ont confommé en quelqués d'une-année mois, pour la nourriture
Nord, les reffources
Dans l'état ordinaire des
des blanes 85 des nègres.
ainfi dire', ni de
chofes, ceux-ci ne font ufage, pour le commerce; les
farine, ni de légumés importés par font tenus de cultacines & lés fruits indigénes, fumifent'a qulis leur fabfiftance. En ce
tiver eux-mémés,
ont abandonnées, reftées
moment les terres qu'ils
accoutufans culture . n'offrent plus les reffources couleur, forcés de
mées; ainfi les individus de toute
donneront lieu
recourir aux comeftibles du Gertaine, dehors 2 que le nombre
à une difette d'autant plus & diminuera néccffairement
des armemens a diminué inévitable de la défiance des
encore : c'eft le réfultat d'être payés de leurs-envois, ou
armateurs incertains
ées
moment les terres qu'ils
accoutufans culture . n'offrent plus les reffources couleur, forcés de
mées; ainfi les individus de toute
donneront lieu
recourir aux comeftibles du Gertaine, dehors 2 que le nombre
à une difette d'autant plus & diminuera néccffairement
des armemens a diminué inévitable de la défiance des
encore : c'eft le réfultat d'être payés de leurs-envois, ou
armateurs incertains --- Page 33 ---
(3)
bouleverfement ruinés en partie
les effets direas ou indireats du
Ser la colonie.
Ainfi, par une fatalité la plus
que d'un côté les befoins
inquiétante, tandis
proportion connue, de augmentent audelà de toute
nuent, & font plus foibles l'autre les reflources dimiIleft donc
qu'elles ne Pont jamais été.
& que vous devez également les faire prouvé gu'ilfaut des fecours,
Vos
partir le plutôt poflible.
ennemis, Meffieurs, c'eft-à-dire ceux de
conflitution, ceux du bonheur
la
décifion que vous allez
public, attentifs à la
démarches pour les
porter, épiant toutes VOS
différerez encore ce calomnier, fecours fi elperent : que vous
malveillance, 2 ne négligeant aucun néceflaire. Déjà Jeur
des mécontentemens & de
moyen d'exciter
répand dans les villes de provoquer des troubles,
départémens maritimes
manufacture, & dans les.
commerce & au revenus (qui des doivent, leur aifance au
femblée nationale eft indifférente colonies) que PAL
feflions d'Amérique, &
au fort de nos pofdes blancs, elle les abandonnera qu'indignée contre l'orgueil
les maux qu'ils fe font
fans regret à tous
malheur commun les blancs attirés 2e > comme fi dans ce
toutes les privations! comme s'il louffriroient n'eft
Teuls de
femblable que dans cette extrême
pas plus vrai:
tres & les nègres feroient
détréffe les mulâMais impaffible comme la loi, encore infenfibie plus à plaindre. -
fatires 2 TAflemblée natioriale
à de vaines
ennemis dans cette occafion ; elle déjouera encore fes
pas le plailir perfide d'un triomphe ne leur donnera
trop tét.
qu'ils ont annoncé
tifme Faut-il,parce de telle qu'on a cru devoir fufpeRer le
ou telle paroifie de
patrioparce que P'Afflemblée générale de
Saint-Marc RTR a
A3
ie plus à plaindre. -
fatires 2 TAflemblée natioriale
à de vaines
ennemis dans cette occafion ; elle déjouera encore fes
pas le plailir perfide d'un triomphe ne leur donnera
trop tét.
qu'ils ont annoncé
tifme Faut-il,parce de telle qu'on a cru devoir fufpeRer le
ou telle paroifie de
patrioparce que P'Afflemblée générale de
Saint-Marc RTR a
A3 --- Page 34 ---
(6)
méritédelapatric, parce queg quelquerindividuse faut-il égarés toute
fe font portés à des excès criminels, colonie de que Funivers
la population de la plus précieufe
les erreurs d'un
gémilie, & foit expofée à périr la pour
feroit coupetit nombref Et quand même contradigoires majorité
accupable de toutes les inculpations
labanmulées fur elle, votre humanité ne pourroit
donner à toute fon infortune
De grands crimes fans doute ont été commis; il plus im
les conféquences en ont été défaftreufes, plus les loix
porte au maintien de la conftitution que
foyent vengées. doux fans doute à des coeurs généreux de
Il eft même à leurs ennemis; Pallemblée conftipardonner s'eft
trop livrée à ce penchant finatutuante
peut-être mais trop long-temps une indulgenrel aux Français,
le
de la juflice:
ce dangereufe a fufpenda
glaive d'une impunité
nos ennemis fe prévalent partout
Pètre la
ae
funefte
n'eût pu décrets. Ce plus n'eft rigourcufe point en éparvation St tous les
cimente une révognant les vrais coupables qu'on aux lois ce caradère imlution, & qu'on imprime
& foumiflion
qui leur affure refpect profond
pofant,
fauroit
aux légiflateurs,
entière. On ne
trop répéter
eft dans
que fi de le fecret de la duréé de leur ouvrage il eft effenPexcellence & la douceur de leurs lois,
tiellement auffi dans la fermeté de leur exécution.
les monftres
Ainf, vous ne laiflerez fe pas font impunis fait. un jeu d'arrofer
qui, comme humain de concert, toutes nos colonies ; mais vous ne
de lang
VOS cceurs à des maux que vous pouvez,
fermerez pas
que vous devez foulager.
leur
Vos comités ont penfé fuccintes que vous fur les colons permettriez & fur
ciquelques obfervations
ceur de leurs lois,
tiellement auffi dans la fermeté de leur exécution.
les monftres
Ainf, vous ne laiflerez fe pas font impunis fait. un jeu d'arrofer
qui, comme humain de concert, toutes nos colonies ; mais vous ne
de lang
VOS cceurs à des maux que vous pouvez,
fermerez pas
que vous devez foulager.
leur
Vos comités ont penfé fuccintes que vous fur les colons permettriez & fur
ciquelques obfervations --- Page 35 ---
aa -
les
(7)
duits colonies, à
vû que nombre de bons
erreur par des infligations dont concitoyens, inne s'eft pas méfiée 2 ont conçu de faufles leur loyauté
quilimporte de ne pas laifler
opinions
Ceux que ces objets
propager.
mière fois, nous
polutiquesoceipent, pour la pretans blancs des demandent:q quels font donc ceshabi.
vention ? Eft-ce colonies, que pourfuit une l forte
fang féroce des une cafte avilie ? El elle iflue pré- du
peuplé PAmérique Pixarre ?
& des Cortex, qui ont défrères, nos neveux Non, ce font nos parens, nos
nos aliociés ; & méme par un
tantôt en Amérique, ils font le
ERERATE
lieu de nous, comme plufieurs de plus fouvent au miment au milieu d'eux;c'eft donc nous foat fréquemde la nation, ce font tous
une partie inhérente
nous-mëmes.
nos compatriotes, c'eft
Par quelle fatalité donc,
les jours fur le fort des
lorfqu'on s'attendrit tous
ou barbares, fe
peuples lointains, inconnus
bitans de Saint-Domingue? déchaine-t-on fi fort coatre les haC'eft parce
dit-on, ils ne
un préjugé REALSN qui les veulent pas abjurer
ainfi qu'on Aétrit, fans
déshonore ; & "c'eft
mille Français
les examen, plus de quarante
Leshabitans
erreurs d'un petit nombre.
fans reproche, Rortre villes, à la vérité, ne font pas tous
furchargent la colonie fur-tout ceux qui, rebut de
de leur oifiveté & FEurope, de leurs
Voyez ceux-ci à
FEITETLO
des
la tête de leurs atteliers cultivateurs?
pères de famille entourés de leurs comme des
occupésde leur bien-être en fanté, & enfans, tout
fouffrances durant leurs maladies.
d'adoucir leurs
n'ont-ils pas faits, &c ne font-ils Que de facrifices
core, 2 pour ramener la paix & la tranquillité pas prêts à faire enpublique
A 4
iveté & FEurope, de leurs
Voyez ceux-ci à
FEITETLO
des
la tête de leurs atteliers cultivateurs?
pères de famille entourés de leurs comme des
occupésde leur bien-être en fanté, & enfans, tout
fouffrances durant leurs maladies.
d'adoucir leurs
n'ont-ils pas faits, &c ne font-ils Que de facrifices
core, 2 pour ramener la paix & la tranquillité pas prêts à faire enpublique
A 4 --- Page 36 ---
(8)
Auffi en a-ton vu, dans ces momens de carnage, 9
quileurs efclaves ont donné leur vie fans
afin pour de prélerver, difoient-ils, leur bon maitre E fer
des brigands; G ce n'eft pas général, il y a du humains moins
une, multitudede dignes habitans, tout auffi
que J'invoque nos philanthropes. donc pour eux, non votre clémence,
mais votre juftice ; & vous Ja leur devez.
Je m'indigne autant que tout autre d'un préjugé
odieux qui, au mépris des droits de la nature. 2 refule,
ainfi dire, ;le caradtère d'homme à celui qui nous
doit pour fon exiftence ; mais ce cri de Phumanité La ne
nous a-t-il pas fait trop précipiter notre jugement? des
différence des lieux, des climats &
hommes,
permet-elle de les allujettir indifingement à un régime
uniforme., fans du moins quelques précautions graduelies? On peut fans doute, par de bonnes lois,
hâter les progres de la railon, comme ceux de Tefprit
public; mais tout brufquer, c'eft tout compromettre: humain
car on ne réforme pas" en un jour le coeur
par un décret, déja ce vicieux état des chofes change
Cependant Pintèrêt & le beloin de la paix ramèà vue d'ocil;
bons
nombre de ces
nent tous les jours aux étoit principes reftée muette.
blancs dont la fenfibilité
fi l'aJe dis plus, je peux affurer aujourd'hui que la mariftocratie a parmi eux des fuppots forcenés, Déja
jorité eft cependant dévouée à la conftitution.
mêine cette majorité blâme & réprouve les manoeu- deParis.
de la fociété de leurs frères
vres Attachons-nous imprudentes donc les vrais colons 2 ces planteurs de
paifibles qui dédaignent Tintrigue pour de confiance: s'occuper car
darculture; témoignons leur plus &
des injures
ce ne fera jamais par des foupcons par h'eft
des cceurs ulcérés; ce
plus par
qu'on regagnera
ftitution.
mêine cette majorité blâme & réprouve les manoeu- deParis.
de la fociété de leurs frères
vres Attachons-nous imprudentes donc les vrais colons 2 ces planteurs de
paifibles qui dédaignent Tintrigue pour de confiance: s'occuper car
darculture; témoignons leur plus &
des injures
ce ne fera jamais par des foupcons par h'eft
des cceurs ulcérés; ce
plus par
qu'on regagnera --- Page 37 ---
2 -
(9)
T'empire de la force, mais par celui du
par Pattrait d'un intérêt
fentiment, &
tacher des hommes qui réciproque, qu'on peut s'at-
& dontnous fonmés" connoifient tous leurs droits,
'de mer.
féparés par I dix-huit cent lieues
Si nous fommes tous
fi
nos enfans
frères, les mulâtres font
fentiment & 2 de réuniffons - nous donc
de
'
"de nos
forces ; ou "craignons d'opinion, que profitant
tigue perfide dheifions, après les avoir excitées, une
Les colonies nous en rende tous les victimes. polimétropole, mais françaifes la
ont fans doute befoin de la
colonics & jamais ce métropole a auffi beloini de fés
périeufement
befoin ne fe fit fentir auffi imde-leurs productions qu'aujourd'hui, fera
aujourd'huobla richefle
fources pour faire rentrer une de nos principalés ref
raire dans le royaume, fueceffivement notre numécé'à F'ambition des 7 aujourd'hui ou ayant renonjamais conferver nos conquétes, moindres 2 nous devons plus
-
même quiconque oferoit
poffeffions, & Mhae
propofer d'en
- plus petite partie.
élaguer la alienerl
France Qu'an n'a miniftre de Louis XV ait ofé dire
des laboureurs pas befoin de colonies, qu'il ne lui. que la
& des foldats, c'eft
faut
Rr digne de Tinfouciance du
croyable; c'édu favori. De tels fyflèmes maitre, & de lignorance
fer les méditations des
peuvent cependant intérefimagination créer des peuples philofophes; aleur mais laiffons leur
porter dans Page d'or.
gré pourles tranf.
de mille paftions. l'empire Aujourd'hui le
des
dereloppement
qui nous maitrifent, ne nous innombrables beloins
"rer à une pe-f-dionidéale, permettent point d'alpipas les maitres de nous ifoler. parce. que nousne fommes
Entourés de puiflances
qui connoilent bien tout le commerçantes prix des
& maritimes
colonies, fi par
laiffons leur
porter dans Page d'or.
gré pourles tranf.
de mille paftions. l'empire Aujourd'hui le
des
dereloppement
qui nous maitrifent, ne nous innombrables beloins
"rer à une pe-f-dionidéale, permettent point d'alpipas les maitres de nous ifoler. parce. que nousne fommes
Entourés de puiflances
qui connoilent bien tout le commerçantes prix des
& maritimes
colonies, fi par --- Page 38 ---
(1o) )
infenfé nous
le nôtre, nous deun fyftème
leurs tributaires, perdions à moins que touviendrions bientôt
aux leurs ;
tes les nations ne renonçaffent unanime également elles brûlaffent
à moins que par un concert tous leurs vaiffeaux; mais au
toutes en même temps de ce rêve
la
défaut de la réalifation
philofophique, fuivie de
perte de nos colonies feroit & néceffairement de la ruine de nos comia perte de notre commerce maritime, ,
de
merçans : or fans un commerce exifter de marine pépinière militaire; or
gens de mer, il ne peut
Roterdes citadelles,qui
depuis qu'on a imaginédefaire
dela terre :
conque eftmaitre de la mereflaufilemalise rivales, réduits à un état
ainfi dominés par des nations ferions forcés d'hériffer nos
paflif de défenfe, nous
de cesinvalions
côtes de fortereffes, pour nous garantir fiècles.
trop mémorables des neuf & dixième
que
Les partifans du fyftème contraire prétendent
notre agriculture mieux foignée, nos arts pailibles
perfedionnés,noue, par
population moins prodiguée,hous dans
acquererions à la longue ( quoique renfermés
nos limites), une force plus réelle, une corfiftance
plus folide, & tellement impofante 2 modérateurs qu'invineibles &
fur nos foyers. nous deviendrons les être; mais s'il doit
les arbitres de PEurope. Cela de contrariéiés peut
& de privaen couter un demi-fiecle
tions, la génération préfente ne peut que repouffer humiliés
; vû
d'icilà,
ces elpérances imaginaires
tourmentés que
par toutes
de Topulence de nos voifins,
les fantaifies que notre pauvrété ne nous les permettroit malplus de fatisfaire, nous nous croiriors
plus
heureux des hommes, nous maudirions ce caractère. ftoicifme
infupportable & incompatible avec notre mieux vousNon, non, Français, connoiffez vous Athéniens d'autres
mêmes; il vous faut comme aux
jouillances qu'aux Spartiates!
icilà,
ces elpérances imaginaires
tourmentés que
par toutes
de Topulence de nos voifins,
les fantaifies que notre pauvrété ne nous les permettroit malplus de fatisfaire, nous nous croiriors
plus
heureux des hommes, nous maudirions ce caractère. ftoicifme
infupportable & incompatible avec notre mieux vousNon, non, Français, connoiffez vous Athéniens d'autres
mêmes; il vous faut comme aux
jouillances qu'aux Spartiates! --- Page 39 ---
Vous avez entendu le (H)
qu'il met le fucre & le café peuple prononcer fortement
d'acheter befoins; ainfi, bien loin de au rang de fes premiers
pour les ces denrées à nos voilins, nous mettre il dans le cas
les
entretenir dans
faut tout faire
de recevoir de nous: c'eft Phabitude & la néceffité
nos vins, de nos caux-de-vie parlà, comme par le befoin de
d'exportation qu'ils
& autres
eux, notre
favorifent, pour ainfi
objets
liers, qu'ils donnent agricultuire, 2 gu'ils
dire,malgré
nos -
du fervice à entretiennent nos
nos atteles genres Ouvriers: c'eff enfin par-là
marins,du travail à
frapperoit d'induftrie que la
que font vivifiés tous
d'une inertie mortelle. privation de nos colonies
Vous
vOs comités preffentez, Meflieurs, par
attachenta la
Fimportance
Jointaines, &
profpenté de ces
que
ce moment nos parle tableau de la
pollellions
vous étre
freres de
pénurie où font en
Prompts. propofé de leur RenteN accorder des
qu'il va
Mais
fecours trèsdes deniers relponfables d à VOS
de votre publics, vous modérerez commettans de Temploi
beralités prifes brenfafance, fur
vous vous les mouvemens
les facrifices
refufercz à des liTaequitement de fes impofitions. que fait le peuple. pour
Plufieurs
a fait perdre départemens, les,
où la contrariété des
droit que la colonie réeolies, pourroient avec
faifons
& des fecours : ainfi demander des
autant de
faire des dons ; les vous ne vous dcdommagemert permettrez
Dontingue,
propriétaires même
pas de
fentà
accoutumés à une
de Saintrecevoir S'cxagérer des
à
opulence qu'il fe
fecours eux-memes, à
ne
plaitience doit faire
ce titre; & voudroient pas
ne fut pas trés-exadt craindre que le plus cependant Texpéà
grand nombre
s'acquitter aux épogues des
des
autant de
faire des dons ; les vous ne vous dcdommagemert permettrez
Dontingue,
propriétaires même
pas de
fentà
accoutumés à une
de Saintrecevoir S'cxagérer des
à
opulence qu'il fe
fecours eux-memes, à
ne
plaitience doit faire
ce titre; & voudroient pas
ne fut pas trés-exadt craindre que le plus cependant Texpéà
grand nombre
s'acquitter aux épogues des --- Page 40 ---
(12)
gemhourfemens., filon négligeildeprendie des mefures rigides pour la sûreté de-la rentrée des avances- de
Il eft cependant un objet non - fufceptible
rembourfement ; c'eft la médiocre dépente qu'exi- eft
gera Penvoi de charpentiers & couvreurs foient - quil emnéceflaire de défrayer, jufqu'à ce qu'ils far quoi on a obployés à la folde des particuliers;
exercer
fervé qu'au lieu d'armer des corvettes. pour cette OCles éléves de la marine 2 il conviendroit en ferviroient
cafion d'armer deux flutes ou gabarres qui & celle de
à deux fins, celle d'exercer la jeuneffe 2
tranfporter les ouvriers. la néceffité d'une économie févère,
Contrariés comités font reftreints à ne voter qu'un fecours
vos
ET
provifoire,dl hors de toute proportion d'abord aveclimmenfité de trois
des befoins, puifqu'il ne s'agit
que
millions à titre de prèt. Mais ils ont penfé que
but defiré, il convient,
RSAE
arriver plus sûrement de trois au millions à envoyer de
dépendamment
obFrance, de négocier avec les États-Unis, valoir fur 2 la pour. créance
tenir un crédit de cinq millions, des achats 2 à de beftiaux, bois
nationale, applicable & autres à objets de néceffité ptemière 7
de charpente dans la première claffe de la divifion que
compris
haut, fauf. les objets manous avons indiquée vêtement plus & pour tout autre emploi,
nufasturés pour les vrais principes & les lois antérleures;
qui, d'après confervées, ne doivent être fournies que par
mais
la métropole.
2u0
branches de notre
- En ce moment: où: plufieurs le concours de plufieurs
commerce languiflent par jamais
d'aucaufes, il feroit moins que
de propofable linduftrie étrantorilerfintrodudion des produits direâte des denrées
gere, non plus
Texportation les avances, tant d'Europe-que
coloniales.
"entes
leures;
qui, d'après confervées, ne doivent être fournies que par
mais
la métropole.
2u0
branches de notre
- En ce moment: où: plufieurs le concours de plufieurs
commerce languiflent par jamais
d'aucaufes, il feroit moins que
de propofable linduftrie étrantorilerfintrodudion des produits direâte des denrées
gere, non plus
Texportation les avances, tant d'Europe-que
coloniales.
"entes --- Page 41 ---
(13)
d'Amérigue, devront être
différentes parties ravagées réparties ou
aux I colons des
tionnellement aux dommages incendiées;, proporétals qui feront formés par des foullerts, d'après Jes
mination des Aflemblécs
commiflaires àla nor
IOuelt, mais fous Tinfpedion provinciales du
du Nord &de
qui doit refter chargé de faire Pouvoir exécutif,
les plus propres
en affurer prendre les mefures
en adoptant une bormt telle
le la rembourfement,
peut en être garante &
Colonie entière
;
Tolade,
peut déplaire à ceux qui n'ayant condition qui ne
des ticipent pas à ces
puifque pas le fouffert, ne parprix de Jeur récolte Recourt, les
fur-hauffement
leurs voeux.
dédommage au-delà de
Vos comités m'ont
de
core une obfervation chargé vous préfenter en-
(fàtil même plus importante 2 c'elique ce
pour la nation; confidérable ) n'eft pas un fecours,
privation
car, comme prét, ce n'eft facrifice
moyende temporaire reftauration pour le tréfor public; & comme qu'ane
un nouveau germe de des établiffemens détruits, c'eft
terre féconde, va donner profpérité, des
qui, confié à une
en effet, ces fruits coloniaux, produits au centuple;
cultivateurs feroient reftés dans qui le par la détrefle des
arriveront dans nos
fein de la
répandront des
ports, y ranimeront
terre,
milles
foulagemens dans une infinité Hadhvié,
accoutumées à n'avoir pas d'autres
de faubilance; d'ailleurs les feuls droits de mnoyens de
avancées. fupporteront 2 compenferont les intérêts douane des
qu'il
fommes
Si, cependant,
de nouveaux délais quclqu'un eroyoitidevoir propofer
l'étendue du mal, avant pour mieux connoitre toule
lui réponds
d'en appliquer le remede
ment où un d'avancc-que édifice eft
ce n'eftrpas dans le je
en proie aux fammcs, moquon
uls droits de mnoyens de
avancées. fupporteront 2 compenferont les intérêts douane des
qu'il
fommes
Si, cependant,
de nouveaux délais quclqu'un eroyoitidevoir propofer
l'étendue du mal, avant pour mieux connoitre toule
lui réponds
d'en appliquer le remede
ment où un d'avancc-que édifice eft
ce n'eftrpas dans le je
en proie aux fammcs, moquon --- Page 42 ---
(14)
les caufes & les auteurs del lincendie; on
1.,1 recherche fecours des malheureux prêts à périr, & ce
vole au
les avoir
& après avoir éteint
n'eft qu'après délibère fur
punition des coule
OPECL
feu 2 qu'on
pables. SaintDomingue eft dans la plus déplerable
Enfin, cette Ifle,hier fi Aoriffante, eft aujourd'hui
pofition; inondéede fang & couverte de cendres.
cafeTrois cents fucreries bràlées; dix-huit cents futeries dévaftées; les ouvriers qui les fertilifoient, les
maffacrés, ou devenus des bourreaux ;
gitifs, ou
ville d'entrepotiacendics & déinagalins d'une grande autres à la veille de fubir le même fort;
truits; plufieurs la contagion, & tous les maux qui marla famine, leur
menaçant ceux que le fer ou le
chent à
fuite,
tel eft P'état actuel de cette
feu n'ont pas frappés;
& jugez.
ile malheureule : pefez... de décret que, VOS deux comités
Voici le projet
avoir conféré avec celui
vous propofent. après en
de Fordinaire des finances.
DÉCRET D'URGENCE
L'Affemblée nationale, ouilerapport de fescomités
de commerce & des colonies réunis colonie 9. confidérant de St-Doles calamités qui affigent la
néque
& les befoins preffans qu'elle éprouve
mingue, des fecours prompts, décrète qu'il y a urceffitent
gence.
DEFINITIF
DÉCRET
TANemblée natioAprès s.avoir décrété Purgence,
nale décrète ce qui fuit:
A R T I C L E P R F M I E R.
exécutif fera inceffamment V'approviLe pouvoir
ie 9. confidérant de St-Doles calamités qui affigent la
néque
& les befoins preffans qu'elle éprouve
mingue, des fecours prompts, décrète qu'il y a urceffitent
gence.
DEFINITIF
DÉCRET
TANemblée natioAprès s.avoir décrété Purgence,
nale décrète ce qui fuit:
A R T I C L E P R F M I E R.
exécutif fera inceffamment V'approviLe pouvoir --- Page 43 ---
-
(15)
fionnement & l'envoi pour Saint -
objets les plus néceffaires A
Domingue des
fubfiflances, foit
pour les fecours des Joit
tures, jufqu'à là pour la reffauration des manufaclaquelle lomme fera concurrence fournie
de trois millions 2
de la tréforerie nationale par les commiffaires
du miniftre de Ia
9 fur les ordonnances
la caiffe de l'extraordinaire. marine, & elle fera remplacée par
II
Il fera également autorifé à traiter avec
Unis pour en obtenir un crédit de
les Etatsloir fur la créance de la nation; & cinq millions à vade leur pays (fur les demandes ce, pour extraire
par les commiflaires civils
qui en feront faites
vivres & objets dont
) une valeur égale en
par l'arrêt du confeil du l'importation août a été autorifée
formant également à toutes 30 les 1784,en fe conmême loi relativement à
dfpofitions de la
de la colonie.
Pexportatiou des produits
IIL
Il prendra les mefures les plus
répartition de ces avances, & les équitables pour la
aliurer le
plus propres à en
année, dont rembourfement la première en trois termes, année par
fous la garantie & la commencera dans trois ans,
felon telle forme qui fera refponfabilité de la colonie
la décifion des commiffaires jugée la plus convenable :
civils.
I V.
L'état général de tous ces prêts évalués
méraire, 2 fera imprimé, publié &
en nula colonie, avec les noms des débiteurs. affiché dans toute --- Page 44 ---
(16)
V.
Le pouvoir exécutiffera paffer inceffamment à St:
Domingue, par les moyens les plus économiques dont les 2
trois cents charpentiers ou autres ouvriers la nation.
frais de tranfport feront fupportés par
NATIONALE
DE PIMPRIMERIE --- Page 45 ---
D
DISCO URS
SUI R
LA COLONIE DE
St-DOMINGUE,
PRONONCE
A L'ASSEMBLÉE
NATIONALE,
PAR M.
VIÉNOT-VAUBLANG,
Député du Département de Seine
et Marne,
Le 24 Mars 1792;
IMPRIMÉ PAR ORDRE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE.
Mrssireas,
Je défendrai l'assemblée coloniale,
cherai les moyens
3 et je cherages
qui me paroltront les
pour faire jouir les hommes de
plus
Colonies, 3 n. 23.
couleur,
A --- Page 46 --- --- Page 47 ---
E70
L4e20 --- Page 48 ---