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3obu Carirr Srvin
Lihrary
Airomm Ihriversity --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 --- --- Page 6 --- --- Page 7 ---
6S3
R A PPO R T
FaIT par TOUSSAINT LOUVERTURE,
général en chef de PArmde de St-Domingue;
au Directoire exécutif.
CITOYENS DiarerEUas,
Lonsour par mes dernières dépèches, je me déterminai
à solliciter ma retraite, à vous la demander par l'organe
da Ministre de la Marine et des Colonies: ; c'est qu'après
avoir rassemblé tous les traits d'opposition aux principes
quela Constitution a établi, que votre sagesse a maintenus,
que votre énergic a défendu; épars dans la conduite qu's
tenue l'agent iledouville pendant le court espace de temps
qu'il a gouverné cette Colonie, je prévoyais Pévénement.
malheureux qui vient. d'altérer un instant la tranquillité:
publique, que j'avais cu tant de peine à rétabliri c'ost
qu'après avoir calculé lcs suites de léloignement qu'il me:
témoignait, et qu'il a publiquement manifesté en plusieurss
circonstances,je craignais que ma destitution,qu'il. Iméditait,
me futla récompense de mes longs services, de ma fidélité et
de mon dévonement. L'événement du Fort-Libertéa réalisé
mes appréhensions sur le bouloversement qu'on préparait,
et la Proclamation que FAgent a lancée an moment de soil
départ, ajustifié mes craintes sur le
qu'il me réservait.
Linjurela plus flétrissante qui puisse PARE faite à un homme
d'honneur, couronne tous lcs désagrémens qn'il m'a fait
éprouver.. Par ce trait de periidic, il fait fuir de ces bords
une infinité de Français qui se félicitaient enfin d'y avoir
trouvé le bonhenr, ct qui, fidellcs à leur Patrie, ont du
faire le sacrifice de leurs intérêts, plutdt que de devenir
les complices di crime d'ind/penidance dont on me rendit
coupable à leurs yeux; il les emmène avec lui, sur-tout
les principales Autorités, pour être, a-t-il dit en partant,
la preuve la plus irrécusable de ma perfidic 1 de ind
A
de Français qui se félicitaient enfin d'y avoir
trouvé le bonhenr, ct qui, fidellcs à leur Patrie, ont du
faire le sacrifice de leurs intérêts, plutdt que de devenir
les complices di crime d'ind/penidance dont on me rendit
coupable à leurs yeux; il les emmène avec lui, sur-tout
les principales Autorités, pour être, a-t-il dit en partant,
la preuve la plus irrécusable de ma perfidic 1 de ind
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( 2 )
duplicité. Sins doute le premier mourement da Directoire,
que je respacte, en les voyant déposer unanimement contre
mnoi, sera d'appeler la vengeance sur ma tête; celui du
Peuple français, que j'aime, de me vouer à Pexécration;
celui des ennemis des Noirs, que je méprise, de crier à
Pesclavage; mais lorsqu'on saura qu'alors qu'on m'accusaiz
de vonloir faire scission avec la France, ma bienfaictrice,
répétais le serment de lui être fidelle, malgré l'injustice
& Représentant de son Gouvernement ; qu'alors qu'on
déclarait qu'un pavillon blanc, avec une tête de nègre,
avait été arboré dans tous les lieux sous ma dépendance;
le pavillon tricolor, ce signe glorieux de la puissance
invincible de la République française, ne cessa pas un
instant d'y flolter; qu'alors que Ja perfidie avait armé les
blancs contreles noirs, allumé les flambeaux dela discorde,
inspiré des méfiances, je Sit rendre le calme à un chacun,
et ramener la confiance et la tranquillité; je me plais à
croire que mon Gouvernement, mes Concitoyens, me de
rendront la justice que je mérite, et que les ennemis
mes frères seront réduits au silence.
à
C'est donc pour ne laisser aucun doute de ma fidélité
mon Gouvernement, de mon attachement à la France
république ; c'est pour dissiper ceux que des Français
républicains pourraient avoir sur mon compte, que j'entreprends aujourd'hui de repousser les traits d'une calomnie
devraient s'émousser sur le tableau de mà vie passée;
Sic seule devrait garantir mes bonnes intentions et faire
ma justification aux yeux de Pimpartialité. Je ne l'eus pas
entreprise dans une circonstance moins allarmante la loi pour du
la liberté de mes frères, et je me fus imposé
silence, si seul j'eus pu en être la victime.
Ma correspondance avec le général Hedouville, que vous
avez sous les yeux, vous prouvera, citoyens Directeurs, d'avoir
que bien loin d'être fondé à me faire le reproche
manqué de confiance en lui et de l'avoir regardé comme
un partisande Yaublanc; jamais, de prime à bord, aucun de
Agent du Gouvernement français n'avait obtenu écrits plus liberconfiance que lui, de ma part. Sans doute les
ticides dont nous fimesinondésici, et quinous annonçaient
çe Général comme P'exécuteur des yengeances d'un parti
vous prouvera, citoyens Directeurs, d'avoir
que bien loin d'être fondé à me faire le reproche
manqué de confiance en lui et de l'avoir regardé comme
un partisande Yaublanc; jamais, de prime à bord, aucun de
Agent du Gouvernement français n'avait obtenu écrits plus liberconfiance que lui, de ma part. Sans doute les
ticides dont nous fimesinondésici, et quinous annonçaient
çe Général comme P'exécuteur des yengeances d'un parti --- Page 9 ---
( 3 )
dont le 18 Fructidor a fait justice, étaient bien propres
à m'inspirer des méfiances, si, rassuré par votre Arrêté
postérieur à cet événement mémorable, je ne l'eus enfin
regardé comme Phomme qui était chargé par vous de nous
faire ressentir les heureux effets de vos efforts généreux
pour le triomphe de la liberté et le maintien des principes
constitutionnels. Ma confiance en vous s'était accrue par
l'énergie que vous déployâtes dans une circonstance si
périlleuse; voussauvltes) la France,en terrassant la tyrannie
qui lui préparait des fers; vous consolidâtes la liberté du
Peuple de Saint-Domingus, en abattant ses ennemis les
plus acharnés, ct préparàtes celle de toutes les Antilles,
qui, malgré les précautions infinies des intéressés à Pesclavage des noirs; ne laissera pas que d'y germer et d'y
jeter de profondes racines; PAgent, choisi par vous pour
gouverner ce pays, ne pouvait que se ressentir des effets
d'une reconnaissance si justement acquise; il fut par-tout
accueilli, et aussitôt chéri que respecté 2 il en
fait
anthentiqnemment l'aveu dans le Bulletin Officiel, 11° 40.
Les assurances les plus sincères de ma part lui portèrent
le gage de ma satisfaction de son arrivée et la certitude de
mon dévouement, de mon respect à son autorité, de ma
fidélité à la France, de mon attachement à sa sublime
Constitution 5 cependant il calomnie les motifs puissans
qui nécessitaient ma présence à la tête de PArmée de
Saint-Domingue, alors que tous les Citoyens qui n'étaient
pas occupés à combattre l'ennemi de la France, s'empressaient d'aller à sa rencontre ; il mc suppose de la
méfiance; tandis qu'après lui aveir soumis les propositions
de PAnglais sur lévacuation de P'Ouest, que les succès de
l'Arméc que je commandais le contraignent d'opérer, il
applaudit lui-même ma résolution de ne point désemparor
je ne fus parvenu à ce but, l'objet de tout mes désirs.
S parvins à sa plus grande satisfaction, et ma conduite
à cet égard fut basée sur ses instructions. Alors les intérêts
de la Répablique me permettant de me rendre au Cap,
je fus lui donner, en personne, 9 les preuves les plus cer.
taires de ma confiance; ily, répondit en apparence, et me
proinit de ne rien faire qu'il ne m'eût consulté sur les
moyens d'établir succossitement l'ordre constitutionnel,
objet de tout mes désirs.
S parvins à sa plus grande satisfaction, et ma conduite
à cet égard fut basée sur ses instructions. Alors les intérêts
de la Répablique me permettant de me rendre au Cap,
je fus lui donner, en personne, 9 les preuves les plus cer.
taires de ma confiance; ily, répondit en apparence, et me
proinit de ne rien faire qu'il ne m'eût consulté sur les
moyens d'établir succossitement l'ordre constitutionnel, --- Page 10 ---
( 4 )
de ne prendre aucun Arrêté qu'il ne l'eit soumis'à més
reflexions. J'espérais tout d'aussi heureuses dispositions.
Cependant à peine, par ses ordres, suis-je parti du Cap
à Peffet de prendre de nouvelles mesures pour chasser
entiérement PAnglais de Saint-Domingue, que le général
Fiedouviite, bien loin de me consulter sur) les mestres gu'il
prend alors n'écoute pas même les observations que
limérêt public me faisait une loi de lui faire à cet égard;
des injustices criantes marquent ses premiers pas dans
P'administration généralo de la Colonic, et étonnent même
ses admirateurs (1).
Ic despotisme le plus absolu de sa part rappello los
temps de la tyrannie ; les citoyens qui ont recours, sozi
autorité 2 qui réclament sa justice, sont reçus avec une
aigreur repoussante 3 et leur réclamation les plus justes
demeurent sans effets (2) 5 ceux qui ont rendus, des
services à la chose publique, ceux qui parleurattachsment
() Destitution du citoyen Lacoste, médecio en chefde PArmée, venu de France
avec l'ancienne Commission, envoyé en cette qualité par le Gouvernement français,
avec un certain nombre d'Officiers de Santé pour le service des Hopiteux miliceires
de la Colonie, en faveur du cicoyen Ferrier, qui n'avait d'autre droit a cette place
que celui d'ècre le médecin del'Agent. Nommés avecle ciroyen Fougeret, inspecteurs
générauz du service de santé, ces deux Citoyens, sans avoir démérités, ont été
saciifés à l'avancement du citoyen Ferrier. Cing mois de service ont été, dans cette
circonstauce, préférés à douze ans d'un service militaire non interrompus d'une part
et seize de l'autre,
setvice de santé au département
Desticution du citoyen Deslandes, inspectenr du,s
les soins de
de POuest, auquel on n'avait 2 reprocher que sa constance dans
son ia
ministère quila prodigué à l'Armée de ce département, depuis le moment que
Rérublique y a eu des déferseurs, Alexandre le
de de PAcul, sur des dénonDestitation du ciroyen
jeune, juge paix
cia:ions secrètes, qu'on s'est constimmentrefalé delui faire connaitre. Sa persévérance
ademander d'ètre jugé, cenfonmimentsuxkis, lui valut une lettre de l'Agent, le 13
Vendemiaire dercier, par lequelle ii lui rend une espèce de justice, 3 e: lui fait espèrer
une place i P'organisation du tribunal civil, etc. etc. etc.
(:) . Je ne finirai pas si je voulais citer tous les Citoyens brutalisés et repoussés à par
lui. Le pattiorisme, l'attachement à ses devoirs, les services passés étaient ses yeur
des titres d'aucune considérarion. Le malheur, bien fait
émouvoir toute ame
sensible, ne faisait que le révolter. Bien convaincu que Te Colonie ne peut- être
approvisionnde que par les Neutres dans ces circonstances difficiles, il met des en pièces fourla*pitition d'un Américoin qui lei demande respecrceusement lui
les UD à-compte au nez On ne
niues qu'il a faires 3 PAdministration. et en jere morceauz
p:.tattribuer cette roideur offensante du général Hedouville, à Forgasilnational, dans
Oiemé de la conduite du Gouvernement fédéral, envers la France, puisque
le même temps, il fait plus que n'avaient jamais osé faire ses prédicesseurs pour
attiver les Améticains a Saint- Domingue,
A
nC
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ceusement lui
les UD à-compte au nez On ne
niues qu'il a faires 3 PAdministration. et en jere morceauz
p:.tattribuer cette roideur offensante du général Hedouville, à Forgasilnational, dans
Oiemé de la conduite du Gouvernement fédéral, envers la France, puisque
le même temps, il fait plus que n'avaient jamais osé faire ses prédicesseurs pour
attiver les Améticains a Saint- Domingue,
A
nC
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( 5 )
aux vrais principes et leur longne expérience pouvaient
le guider surement dans l'administration d'un
ne pouvait gouverner à sa tdte, puisqu'il ne paysqu'il Pavait
jamais connu 7 sont eloignés ; il ne s'entoure que des
hommes qui lui étaient dévonés parmi ceux venus avec
lui, et en faits des personnes qu'il a trouvés dans la
Colonie 2 que de gens tarés dans Popinion publique
d'ambitieux, d'intrigans, qui caressèrent toutes les factions
qui ont déchiré cet infortuné pays. Une jeunesse sans
frcin-, sans moeurs et sans principes 2 venue avec Ini,
lève alors le masque. Les tresses relevées, signe de ralliement en France avant le 13 Vendémiaire, paraissent et
étonnent des hommes qai ne connurent d'autres sigues
distinctifs qne la cocarde nationale. Comne en
avant le 18 Fructidor, les habits carrés les colets France, noirs
se montrent, et P'Administration municipale est obligée
de prendre un Arrêté pour les'défendre. Les propos icd
liberticides 1 les mnêmes que Vaublanc
Ea discours de ce conspirateur, répandu
proclama
profusion, alarment les citoyens paisibles (1). par-tont Le Culti- avec
vateur qui commançait A goiter les douceurs du
à l'ombre de sa sécurité, est surpris des sons impurs repos 3
frappent son oreille, qui firent ses malheurs. Jo devicns qui
le dépositaire de ses peines et le tranquillise par l'assurance
des bonnes intentions de PAgent d'un Gouvernement
bienfaisant. Mais il ne tarde pas à m'accuser moi-mème
de prévention 2 par la certitude qu'il acquiert que c'est
à la table même du général Agent que CCS échos des
Yaublanc, des Villaret, des Bourdon (dePOise) lejugent
indigne de la libérté dont il jouit, et qu'il tient de Péquité
de la France; ; que c'est-li qu'ils censurent SeS Chefs qui
méritèrent sans doute de la République par leurs efforts
pour le rétablissement de Pordre et la restauration des
cultures ? que i'y suis devenu moi-même Pobjet de leur
anépris et de leur dérision; ; que, sans égards à mes services,
(:) Le de généra! Watrin, de qui ne parlait que Vaublanc, disait que la plus grande
EE d'avoir Fimpartialité les talens, les connaissances son Discours, érait que iy étais épargnd, Puisque bien
qui ne savait pas même parler,
qu'on m'attribue, je n'étais qu'uae bruse,
ures ? que i'y suis devenu moi-même Pobjet de leur
anépris et de leur dérision; ; que, sans égards à mes services,
(:) Le de généra! Watrin, de qui ne parlait que Vaublanc, disait que la plus grande
EE d'avoir Fimpartialité les talens, les connaissances son Discours, érait que iy étais épargnd, Puisque bien
qui ne savait pas même parler,
qu'on m'attribue, je n'étais qu'uae bruse, --- Page 12 ---
( 6 )
Pon y ridiculise les sentimeus dont je m'honore, puisqus
je leur dois le bien que i'ai fait, Pinvariabilité de mes
principes, et que bien loin d'affaiblir mon attachement
à la France, ils ne font que l'accroitre.
la confance des Cultivateurs s'affaiblit encore par les
soupçons qu'on fait planer adroitement sur le patriotisme
des principaux Chels noirs de la partie du Nord : on faiz
naitre des conspirations qui n'existent pas, dont ils sont
déclarés les autenrs; on suppose des rassemblemens; on
fait faire des déclarations injurieuses 3 et lorsque des
éciaircissemens démantrent limposture de P'accusation,
on s'oppose à la poursuite des calomniateurs (1).
Cette méfance des Cultivateurs ne tarda pas à s'étendre
sur les habitans des villes, particulièrement de celle du
Cap: qui, étant le séjotir de Pautorité premnière, de lz
représentation nationale, devait se ressentir plus particulièrement des heureux effets d'un gouvernement légitimo
fonde sur l'empire des lois. Les plaintes des citoyeus dej
toutes conleurs sur la manière dure; brutale et despotique
avec laquelle ils étaient reçus, sur les injustices et les
actes arbitraires; exercés au nom des lois, dont ils étaient
les victimes, et qu'il était défendu aux autorités civiles de
poursuivre (2): sur la préférence accordée à des protégés,
(1) Le général Morse ESt accusé de provogner des rassemblemens, de iramer
centre la tranquillité publique. 11 es: mande 20 Capsil demande l'Agent de Passes
a ua Conseil militaire Fou: etre puni conformément aur lois, s'il est coopable, ct
poa: que ses calomeiateors le soient, s'il :st reconnu irnocent; il est invité de ce
faire ancnne pearscite, :: renwnyei son commandement.
€: des
(a) Le citegen Pepote. boocheret fourineerdeTHopital-mihabe
Frégares,
emprisonne par fui, Fou: vinge quotre beares, poo: lui avoir demande un i-compte
2e ce qui lei était dà, afa d: pouroit continus: ses fournirores.
Le citoren Pierreete Hi'arien, efficier nei:, a resté, per sca crdre, garrente-reef
jours en piisen, Fosr cce prérendee conspirarion. toares les formes D'en ont pae moiss été
viokes Daes a le sop cas égard gu'it aurait Par le jege éee coupable, de peiz du Caf: On ce loi a pas sigeif: de mandes
d'ent:s on ce lui ena pas laissé de corie ; il n'a jamais ccans ies metifs de sa
2étention; : a'crfinserrogt que troisjoers aprèsjoncel loia Fas doratcommatifance
des diporitions des témcies ce des dénonciationss zucere pièce n'a été envople sa.
Direstes: de iery 5 ilest ecfin sorti sins eire jogé, : probablemen: on l'autait lzisst
posnir dans les prisons ssansles événemens qui sont servenus. dese rendre devant le tibecal
Ue aute Citoyen ncir, cité par TAccusateur peblis
était
arimine!, poer déporet daas ore affsire, a Etf ris en prison. Scn crime d'aveir
soutenu Ja vé:ité dans une affaire qui, en premie: liee, avai: entiainé la dégeedation
divique a'un Citoyens mois qui, en seconde instence, fe: reconnu incocent, S5 magif
toutt: ies preaves s: la Fciz publiqee gui Tacca:ait.
é par TAccusateur peblis
était
arimine!, poer déporet daas ore affsire, a Etf ris en prison. Scn crime d'aveir
soutenu Ja vé:ité dans une affaire qui, en premie: liee, avai: entiainé la dégeedation
divique a'un Citoyens mois qui, en seconde instence, fe: reconnu incocent, S5 magif
toutt: ies preaves s: la Fciz publiqee gui Tacca:ait. --- Page 13 ---
( 7 )
au dépénds de ceux qui n'avaient que leur bon droit à
opposer à lintrigue (1), parvenaient jusqu'à moi. Je
gémissais de voir s'établir en cette Colonie le mèie
et sur-tout ce système de dépréciation des
système
était établi en France avant la mémorable républicains journée
18 Fructidor. Je me
:
faire sentir les dangers à disposais, PAgent; avec confiance, à en
dépositaire des
de mes concitoyens, je devais les poiter à son peines
mais P'ouverture des dernières négociations qui ont antorité; amenés
l'éloignement total des Anglais, ne tarda pas à me rendre
moi-même P'objet de son iécontentement et à m'attirer
des reproches continuels de sa part, que je ne cru jamais
mériter. Le louche que publiquement iljeta alors sur ma
conduite, qui eut toujours en vue la prospérité de SaintDomingne, la gloire de la France, ouvrit un
vaste à la critique des ennemis du système actuel champ
voulait
et sur-tout
ées
désapprécier,
de mes ennemis particuliers, qui, jaloux d'un gloire que je ne chercha jaanais
que dans le bonleur public, prétendaient me la
en donnant des interprétations injurieuses à ravir; mcs
démarches les plus innocentes. Rien ne fut
pour rompre les liens de la subordination militaire, négligé en
atterrant par des calomnies cette force morale dont un
chef supérieur doit être environné, Tout fut employé
pour me faire perdre cette confiance qui identife la destinée
de mes conciloyens à la mienne, et mon influence dont je
ne me servis jamais que pour faire leur bonheur. C'est
alors que je vis ines actions censurées, mes intentions
caloiniées et mes démarches mal interprétées. Vingt fois
PAgent publie et me reproche de recevoir les
de violer la Constitution et d'attenter. à la Loi; Emnigrés,
fois, je lui proteste de ma soumission aux Lois, vingt et lui
déclare que les Emigrés français, bien loin d'avoir été
accueillis, sont détenus à ses ordres et soumis à sa décision. En vain, dans cette circoustance difficile, me suis-je
de () la Le Marine citoyen Dumaine, nomimé contrô'eur à Ssint-Domingue, par le Ministre
citoyen Dorvaur lui-même, ayant observé resta à TAgent plus de qu'i cinq se semaines faisait du sans tort entrer en fonctions. Le
il répondir qu'à la vérité il reconnaistaie de grands talens au Far citoyen cet acte Dumaine, d'iojustices
-quilae lai pardonnerait jamais 33 nomination Par le hinisre,
majs
suis-je
de () la Le Marine citoyen Dumaine, nomimé contrô'eur à Ssint-Domingue, par le Ministre
citoyen Dorvaur lui-même, ayant observé resta à TAgent plus de qu'i cinq se semaines faisait du sans tort entrer en fonctions. Le
il répondir qu'à la vérité il reconnaistaie de grands talens au Far citoyen cet acte Dumaine, d'iojustices
-quilae lai pardonnerait jamais 33 nomination Par le hinisre,
majs --- Page 14 ---
( 8 )
renfermé dans) les bornes des sesinstructions; envain la même
ainistie, que celle pour l'Ouest, fut-elle proclamée à
Jérémie et au Mole; en vain les Français que je réconciliai
svecleprbonriey@ukpedlae scompris dans cettemème amnistie
qu'il m'avait autorisé de proclamer. Toutes ses lettres me
reprochaient de violer la Constitution, de me mettre
au-dessus des Lois, de méconnaitre son autorité. Il me
fait un crime de conserver pour la défense des côtes que
nous venions de reconquérir, les Canonniers noirs que
PAnglais avait formé, sans lesquels pourtant CCS mêmes
càtes se fussent trouvées sans défense; ct cependant il
autorise le général Rigaud d'enrôler, dans Parmée du
départoment du Sud, les Troupes noires au : service de
PAnglais. La conservation, la remise intacte et. dans un
état brillant des places abandonnées par l'Anglais, est
une considération d'aucun poids à ses yeux. A-son avis,
je devais souffrir leur destruction plutôt que de.paraitre
flechir devant l'ennemi de ma Patric, si toutefois ou peut
sans passion regarder sous un tel point daivue les con-.
ventions qui ont amené cette évacuation; mais qu'y aurait
gagné la Franco ? des cendres; Saint-Doningue.. .
un retard vers sa prospérité : la culture -
la perte
de vingt mille' Cultivateurs; la société... : ? unc.foule
de Citoyens que les fammes, les poiguards forcereat à la
fuite, et qui, sans cesser de chérir leur Patrie, -ont
trainé, de ville en ville, leur misère jusqu'à ce jour.
heureux qui fait luirele bonheur pour cux. Ahl lorsqu'on
roproche aux noirs de repousser leurs anciens tyrans,
n'est-il pas. de leur devoir de prouver qu'ils savent pardonner, d'accueillir les mêmes hommes qui les ont persécutés, et lorsqu'ils sont armés pour la défense de la
qu'ils ont su rendre victoricuse, malgré lor,
Reuits cila pnissance des Anglais, pourraient-ils craindre
une poigaée de Blancs que la générosité a désarmé,
rendu
ct
la puissance
qus:
lej malheur a
plus sages, attachement que
olle?
la République offernit daris leur
pour
Mais supposons qu'il cn soit d'assez aveuglés pour tramer
contr'elle, les noirs ne sont-ils pas assez foits pour arrêter
leurs complots ct dEmmerleutsprojets liberticides? Qu'aurait
perdu
ais, pourraient-ils craindre
une poigaée de Blancs que la générosité a désarmé,
rendu
ct
la puissance
qus:
lej malheur a
plus sages, attachement que
olle?
la République offernit daris leur
pour
Mais supposons qu'il cn soit d'assez aveuglés pour tramer
contr'elle, les noirs ne sont-ils pas assez foits pour arrêter
leurs complots ct dEmmerleutsprojets liberticides? Qu'aurait
perdu --- Page 15 ---
( 9: )
perdu au contraire PAnglais par une rigueur inflexibiet
Maitre de la mer qu'il couvrait de ses vaisseaux, il cût
emporté bien davantage sans pouvoir en être empêché; il
eût privé la Colonie d'une. infinité de personnes qui ne
peuvent que concourir à sa prospérité, et qui eussent
porté chez nos ennemis le fruit de leur travail et de leur
industrie. Il eut détruit (1) les fortifications qui font la
défense de nos côtes, qu'en partie il fit construire, grands
frais; son éloignement dul Mole qui assure poar jamais à
la France la possession de cette immense. Calonie, eut
renouvellé les scènes d'horrears qui readront à jainais
mémorable Sa fuite de Toulon; il elt réduit en cendres
des" Villes
tiennent anjourd'hni le premier rang parmi
les Villes qe cette Isle, et dont la destruction edt fait
perdre pour long-temps à Faint-Domingue son rang de
préénsinence sur toutes les Antilles; il yieât! anéanti le
Commerce qni y fleurit, et eût profité des richesses des
Négocians que mes mesures prudentes ont seules porté. à
rester parmi nons. L'intérét de mon pays, la prospérité
de la France ont ité les seuls guides de ma conduite
dans cette occurrence difficile; ils m'ont fait une Loi de
ja modération ; une rigueur inflexible eût fait fairc. à cette
Colonie un pas rétrograde vers sa restauration, et c'ett
dié manquer le but que je devais atteindre, c'ett été
trahir mon devoir et la confiance de mon Gouvernement.
Qaels que pussent être les motifs du blàme continuel que
je recevais de PAgent, sur une conduite dans laquelle
trouvai rien à me
nel derais
:
ne
reprocher je
pas
approfondir, et persuadé que du inoment quoj'avais perdu
sa confiance, 9 il ne m'était plus possible d'opérer le bien,
je vous demandais ma retraite. Henreux ! si elle eût pu
me parvenir avant léloignement du général Agent; il
eût éprouvé alors que Pambition ne me domina jamais,
et sur-tout il ne m'ent pas fait linjure de publier que je
voulais terminer mes services à la France par un crime
vers lequel j'etais entrainé par les hommes; vendus à
C) Les instructions du Ministre d'Anglererre portaisnt de tour dét:eire avant
dvacuer.
B
bien,
je vous demandais ma retraite. Henreux ! si elle eût pu
me parvenir avant léloignement du général Agent; il
eût éprouvé alors que Pambition ne me domina jamais,
et sur-tout il ne m'ent pas fait linjure de publier que je
voulais terminer mes services à la France par un crime
vers lequel j'etais entrainé par les hommes; vendus à
C) Les instructions du Ministre d'Anglererre portaisnt de tour dét:eire avant
dvacuer.
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(10 )
PAsglais, gui-m'entauremienfs ;iquels que 2 puissent être
cêux dont j'ai été obligési de meservir pour m'aider dans
anes importantes occupations et dont même, avec tous les
moyens que donne Péducation que je n'ai pas reçue, mes
fonctions ne me permetinient pas de me passer, je prouverai iin' jour que nulimoins qho inoine: mérita le reproche
que Jnc font unes ennemis de me laisser gouverner. Pourrait-on ine faire un crime de diriger vers lintérêt public,
d'employer à l'avantage de la République, Pactivité, les
talens et le génie.s et lorsque mes. secrétaires, A que. des
liens trop sacrés unissent à ia Métropole pour douter, su1
seul instant, de leur attachement pour elle, sont les seulg
dépositaires de mes sécrets, les' seuls confidens-des projets
que jé ne puis renfermer eil moi-mèine, pourquoi le.blâme rejeter
sur des hommes, qui ne m'influencèrent jamnais,
des ridicules intentionsi qu'on me prète, et quisn'étant
jamais entrées dansnon eceur, prouvent encore plus que des
je ne me. laisse pasigoliverner au gté des passions
hommes? Sil elles eussent dirigé mes idémarches, je n'eus
Pévénement. quir vient d'arriver, et marchant
pas prévu dans la. carrière politique que je parcours, je
nre en avengle vous eus pas demandé ma retraite. SIE
a
Ja
me: faisait prendre, le
: Mais ce parti,que prudence dont. jlétais menacé, était
seul qui pati conjurer Porage
Le
bien loin de rassurer le Peuple de Saint-Domingue.
mécontentement des Cultivateurs s'était accru par la cortrainte oi PArrêté: dn 6-Thermidor les met. de s'engager
pour trois ans. Cet acte. leur sembla un, acheminement à
Pesclavage; ils se rappelaient les moyens proposés par
Faublanc (1) pour établir le système qu'il voulait introduire dans cette Colonie, et ils étaient surpris que lorsque
le Directoire avait fait justice de ce conspirateur, 4 son
Agent proposa les mêmes mesures, les prescrivit, et: exigea
-(1) Je trouve dans le Discours du représentant ci-après du du Discours peaple Laveaux, de Vaublanc, prononcé page le
it troisième faut a'abord jour complémentaire, faire rentrer les le passage nègres sur les habitations oi ils étaient avant %:
révolution, ttc. etc. Page 7. Le grand nombre de nègres donc n'ayant contraindre pas de les proprictés, noirs à
ils ne peuvent exister, gue sur celles rentrer des zous blancs les ; nigres it fuut sur leurs ancienne: habitations,
4t y viure. les yfaineconsacier Etenfin, page 9.fuire Leurs services pour un certain nombre d'années,
complémentaire, faire rentrer les le passage nègres sur les habitations oi ils étaient avant %:
révolution, ttc. etc. Page 7. Le grand nombre de nègres donc n'ayant contraindre pas de les proprictés, noirs à
ils ne peuvent exister, gue sur celles rentrer des zous blancs les ; nigres it fuut sur leurs ancienne: habitations,
4t y viure. les yfaineconsacier Etenfin, page 9.fuire Leurs services pour un certain nombre d'années, --- Page 17 ---
( 11 )
leur prompte et entière exécution. Consulté, par l'Agent,
sur cet Arrêté, lorsque je fus le: voir avec le général
Rigaud, je lui soumis, de. concert avec ce Général, les
réflexions qu'il nous fit naitre. Il adopta.nos idées mutuelles
sur quelques articles relatifs à la culture et à-la police des
ateliers," qu'il changea ; mais.il ne. voulut rien toucher à
ceie qui en formait les bases. Inébranlable dans sa résolution, voyant d'ailleurs dans: cet Arrôté: un nouveau moyen
de poursuivre les vagabonds, de les lassujetir au travail,
je iiiér contentais de lui faireuischtir combien il: serait nial
interprèté, combien il jeterait' de Ia défaveur sur son
admihistration, s'il ne prenait la précantion de charger
des personnes investies, de lai confiance des Cultivateurs,
de'le leur présentor sous un. point de vné qui ne pât les
effaroucher si que c'était une mesure. délicaterqu'il fallait
maniér Yaveci adresse eti pradence. J'étais: à PArcaliye
lorsqu'il me Padressa : j'en fis Pexplication nécessaire
aux Cultivateurs de ce quartier, que -je rassemblai à cet
effet; et ils s'en retournèrent tous contens;i mais cctte
précaution ayant'été négligée dans'les autres quartiers ot
cet Arrêté fut adressé aux Jugeside: paix,il porta par-tout
la consternation et-le trouble. Les hommes dépouillés de
passion le jugérent impolitique, injuste et avistocratiques
Impolitique, parce que, bien loin d'encourager les Cultivateurs au travail, il ne pouvait que-lenr inspirer des
craintes; qu'il mettait des habitations en rapport.dans. le
-cas d'etre abandonnées ; qu'il exposait les cultures faciles
ducafé ct du coton à être préférées à celle si intéressante.,
mais bien plus pénible du sucre 5 qu'enfin, au lieu de faire
fleurir la culture dans tous les points, il la réléguait sur
qitelques habitations privilégiées 5 injuste, parce. qu'il
favorisait les grands planteurs ati détriment dès antres
propriétaires, par la facilité que leurs grands moyens leur
donnaient d'attirer à eux seuls tous les Cnltivateurs; ; dristocratique, parce qu'il, concentrait, au milieu de ce petit
nombred d'élus, tous les moyensetontes les facultés, tous
les ressorts, enfin, avec lesquels ils serdient parvénusidans
la suite à dicter des lois au reste: de la: Coloniciin encl
Le mécontentement que les Oultivateurs - témoignaient
hautement me faisant craindré qutil ne devint 1 'nuisible à la
Cnltivateurs; ; dristocratique, parce qu'il, concentrait, au milieu de ce petit
nombred d'élus, tous les moyensetontes les facultés, tous
les ressorts, enfin, avec lesquels ils serdient parvénusidans
la suite à dicter des lois au reste: de la: Coloniciin encl
Le mécontentement que les Oultivateurs - témoignaient
hautement me faisant craindré qutil ne devint 1 'nuisible à la --- Page 18 ---
( 12 )
ala tranquillité publique , je me
eniture et préjudiciable Comnandans militaires d'appaiser
hatais, d'ordonni r aux: qui étaient résultés des engales troubles et voulait Pagitation Ics forcer de contracter, et de ne
gemnens qu'on
les détérniiner à se soumettre aux
rien" négliger pour PArrèté du 6 Thermidor.
mesures prescrites par qu'on semblait exciter et vouloir
L Ce mccontentement
à passer des Cultivateurs aux
rendre général ne. tarda pas
faites à leurs Chefs les
Militaires 3 aigris des injustices s'acharnait à poursuivre
plus" * fidelles 1 que la calomnie à des affidés d'un Gouvernement
pour donner leurs places ses graces qu'à la faveur, et aux
qui ne dispensaient plus était préférée au mérite 9 et aux
yeux duquel Fintrigue depuis long-t temps 1 sans solde et.le
plns longs services rations ; , ils murmuraient pour la première
plus souventsans: qu'ils suipportèrent toujours avec consfois des privations
PAdministration avait traités
tance. Les habillemens leur que vêtement, leur sont refusés. Des.
avec PAnglais donnés pour
qu'il n'y soit toucliés qu'après
ordres sont
pour de la Gendarmeriey et par linstrucl'entière organisation d'Arrêté du 22 Vendémiaire 9. la réforme
tion en forme. devait suivre cette organisation. J'avais prouvé
de PArnée
de plus de trois mille hommes que
par le licenciement lévacuation des points de POuest, occupés
j'opérai après combien je sentais qu'il était nécessaire
PAnglais, 7
Jefus blâmé dans cette. opération,
Sfa réformer une partic. réformer aucune Troupe. Cepenet reçus ordrei de ne plus
total des Anglais, on
dant, à l'époque de Téloignement noires doivent être réfordéclare que toutes les Troupes à la culture, et
lcs Troupes
mées pour être rendues
à 9e défense des
européenues seront seules employées dans lc coeur des soldats,
côtes. Alors"la méfiance entre
d'entr'eux avait repris
et tandis qu'auparavant une ils partie montrent leur éloignement
la houe sans murmures 7 mesure
je leur démontrais
pour Pexécution d'une
que plus que. comme
indispensable 7 et qu'ils ne regardent
attontatoire à la liberté.
avoir pris
Les choses étaient en cet état 7 lorsqu'après et la dernière
possession du Mole, la FAnglais, plus importante je me disposai a me
des places évacuécs par
'eux avait repris
et tandis qu'auparavant une ils partie montrent leur éloignement
la houe sans murmures 7 mesure
je leur démontrais
pour Pexécution d'une
que plus que. comme
indispensable 7 et qu'ils ne regardent
attontatoire à la liberté.
avoir pris
Les choses étaient en cet état 7 lorsqu'après et la dernière
possession du Mole, la FAnglais, plus importante je me disposai a me
des places évacuécs par --- Page 19 ---
xendre.aux
( 13 )
de lui, Qielles désirs du général Agent qui m'appelait
devais être, environné que pussent être les méfiances dont auprès je
Jles,avis que je recevais : de quelques tontes fidelles que fussent
amis.de ela prospériié de
parts des plus sincères
que. m'inspirassent les Saint-Demingne, attentats qu'on quelques craintes
cherchai personne , je ne balançai pas de partir méditait le contre ma
Ja première méme à donner. une preuve de pour ma Cap; je
Autorité, en ne me
confiance à
-par un aide de camp et un officier faisant accompagner que
arrivé sur Fhabitation
de cavalerie; mais
viennent m'y alarmer. Dhéricourt, des bruits effrayans
le 5e Régiment colonial J'y apprends qu'au Fort-Libert,
sement de P'ordre, à la qui concourut tant au rétablisla Vendée de
pacification de la
est
SanaL-Dostingue,a
Grande-Riviere,
devenu la victime des Troupes Péloignement des Anglais,
autrefois aux Puissances étrangères européennes les
qui livrérent
quiavaient été confiés à leur defense points de la Colonie
n'avaient pas les mêmes droits à la 3 que des hommes qui
discorde nale, avaient levés au. nom des Lois reconnaissance - l'étendard natiochute des 9. faisaient Chefs ruisseler le sang, et
de la
attachement
qui ne se
préparaient la
à la Métropole, leurs distinguérent efforts que par leur
triomphe Convaincu de la Liberté, la gloire de la pour assurer le
alors des mauvaises
République.
mement, au nom duquel toutes ces intentions du Gouver.
taient, ne voyant plus de sureté horreurs se commetnale, acquis des droits bien mérités à la pour Guiconque avair
, craignant avec juste raison reconnaissance natioretournais sur mes pas, et nie
pour moi-même 3 je
aux Gonaives des nouvelles disposais à aller attendre
dont je redoutais les suites. Je officielles d'un événement
du général
reçus en route une
il m'ordonnait Agent, de 7 qui me le confirmait, et
lettre
le citoyen
me rendre au Fort-Libertd, par laquelle
civils et militaires Manigat, qu'il avait revêtu de tous les pour aider
de la tranquillité 7 dans le rétablissement de pouvoirs
aux Gonaives
publique. Je pressai alors mon Pordre et
Les attentats exercés pour y prendre Pescorté dont j'avais arrivéo
me forçaient à çette par des Français contre des besoin, Frères
mesure de prudence, Je partis des
confirmait, et
lettre
le citoyen
me rendre au Fort-Libertd, par laquelle
civils et militaires Manigat, qu'il avait revêtu de tous les pour aider
de la tranquillité 7 dans le rétablissement de pouvoirs
aux Gonaives
publique. Je pressai alors mon Pordre et
Les attentats exercés pour y prendre Pescorté dont j'avais arrivéo
me forçaient à çette par des Français contre des besoin, Frères
mesure de prudence, Je partis des --- Page 20 ---
( 14 )
Gonaives avec le 40 Régiment; ; mais qu'elle fut ma douleur, lorsque arrivé sorlhabitation Diéricourtyyy appris
le soalèvement des Cultivateurs était devenu general,
que toute la Plaine était en armes et menaçait la vills
T' Cap d'une irruption prochaine! Ceus qui étaient rasseniblés dans cette intention sur Phabitation ** Dhéricourt
m'entourent sitôt mon arrivée, me reproclient de les
avoir trompés, 9 en Jeur répondant des bonnes interitions
Hedouville, m'attribuent Pégorgement de leurs
du général
l'arrestation dune
d'enFrères du Fort-Liberté;
Cest partrie alors
tr'eux ct la destitution du général Moyse:
que
l'on m'instruit de tous les détails de ce malheureux évk-
'nement. Bientôt j'apprends que le mal se propage dans
les
Peuple demande à ses
toutes
Communes., Péloignement du'g que-le général Hedouville, - le rapport
Magistrats de PArrèté qui le' contraint de s'engager, lerétablisgement liberté des
du général Moyse dans tous ses droits 1 la dans l'affaire
officiers du 5e Régiment, faits prisonniers
du Fort-Liberté, et vengeance des assassinats qu'on
du
consigné dans 12 :
avait comis ; ce voou
peuple i
Arrêtés qui sont à la suite de ce rapport 2 me parvient
de tout côté.
ressentisse des excès ou l'on
Quelque douleur que je
par ses
venait de se porter. contre un Corps respectable
services contre des officiers que je connus toujours pour
attachés 2 à leurs devoirs, contre un Chef qui ne se dementit
jamais dans son attachement à la France et aux prinicipes dans
de Ta Liberté, contre mon neveu enfin ; je ne vis éminens
une circonstance aussi alarmante que J'envoie les dangers de toute part
o la chose publique était exposée. caliner les esprits ugités, ieur
des émissaires fdelies pour
rien 'entreannoncer mon arrivée et leur prescrire dene
m'opprendre sans mnes ordres. J'accours moimême sétaient pour déja
poser anx entreprises des plus forcenés qui fort
des postes du Hautdu-Cap et du
Belair, qui
omparis commande dla ville du Cap. J'ai peine à percer la foule';
Immtyensa," que' Ie désir'avengle 'dela vengeands
un Péuple armé; couvrait les chemins qui conduisent au Capa
avait
cctte Ville des
grands malheurs. Efrayé
et menaçait
se trouve placée yje ceurs
au'
Et,
ds Pabyme bord-duquel
forcenés qui fort
des postes du Hautdu-Cap et du
Belair, qui
omparis commande dla ville du Cap. J'ai peine à percer la foule';
Immtyensa," que' Ie désir'avengle 'dela vengeands
un Péuple armé; couvrait les chemins qui conduisent au Capa
avait
cctte Ville des
grands malheurs. Efrayé
et menaçait
se trouve placée yje ceurs
au'
Et,
ds Pabyme bord-duquel --- Page 21 ---
( 25 )
l'en retirer., Japprends dans. ma, marche. que leE général
Agent, s'est embarqué; j'en suis surpris 2 et hâte mon
arrivée au Caps. ou je paivins , non sans beaucoup de
peine, 1 après avoir arrète, soit par les prières soit
les. menaces 2 le torrent dont elle craignait de se voir par
inondée. J'y fais mon entrée avecle 4: Régiment : alors
la sécurité y, renal, la joie y succède à la consternation,
Je. dirige incs.pas vers PAdminisiration municipale, pour
me concerter avec lcs Magistrats du Peuple, L'étonnement
que m'avait causé le départ du général Hedouville. . se
chiange ren douleur, larsqu'ils m'apprennent que cet
sans
effrayé
douté des dangers ou il'avait exposé Ia Agent; chosé
pablique, le
désespérant de pouvoir Pen piéserver 2 avait
pris parti de s'éloigner: et que pour colorer sa fugue
pusillahime, il avait proclamé que je voulais Pinidépendance, Qnelque dénuée de rraisemblarce que fit cette
impiatation., quelque grossière gu'eile. dut paraitre à des
hommes qui araient été témoius de mes actions
furent en
sorte les coopérateurs du bien 2 qui
fais dans 1RR1ST pays qui fut si
agité que Jai les
factions qui Ic. déchirèrent ; eile long-temps lle laissa pas par que dé
s'accréditer, Par tous les ressorts qu'invenita la politique
astucieuse dugénéral Hedouville; fair battre la
à la pointe du jour.qui le vits'éloigner; il assemble générale ensuite
les Autorités, les Habitans de la Ville. Là, il leur ramnonce
le complot ourdi par mes mains de séparer la Colonie de
la France, Fapproche des Troupes salariées par VAngleterre.; il-désigue les Emigrés qui les comimiandent, à la
tête desquels il place Béthune Charrot, qui ne mit jamais
les pieds dans la Colonie, et dont je n'entendis
parler ; et lorsque ce complot, à supposer qu'il ent jamnais
réel, lui faisait une loi de s'opposer à son
éts
annonce son départ, fait à PAuditoire un exécution, tableau riant il
de la perspective agréable que l'indépendance
à
la Colonie, et n'en fait redouter que les suites présente
Mais ce qui prouve qu'il ne croyait pas lui-même éloignées. à Pindépendance, c'est qu'it invite les Fonctionnaires
rester à leurs postes; le pouvait-il sans crime, s'il publics en était de
convaincu 2 Cependant il fait travailler par-dessous main
les "Troupes et les Autorités qu'il veut emmener avec lui;
de la perspective agréable que l'indépendance
à
la Colonie, et n'en fait redouter que les suites présente
Mais ce qui prouve qu'il ne croyait pas lui-même éloignées. à Pindépendance, c'est qu'it invite les Fonctionnaires
rester à leurs postes; le pouvait-il sans crime, s'il publics en était de
convaincu 2 Cependant il fait travailler par-dessous main
les "Troupes et les Autorités qu'il veut emmener avec lui; --- Page 22 ---
( 16 )
de cenz218, slratout le mal est sggravé, les
aux yeux démontrés éminens ; il leur est assuré
le
pavillon dangers blanc 7 avec rête de nègre 1 flotte sur 9: fort
Belair; la terreur s'étant accrue : plus de dix-huit cens
PAgent daris sa fuite; mais voulant personies amener accompaguent le mal pour pouvoit la présenter sous les
couleurs qui "flattaient sa passion., il ie néglige rien de
tout ce qui pouvait faire renouveler les scènes sanglantes
du 20
qui causèrent les désastres à jamais mémo- donne
rables EA de
ville du Cap. Son embarquement
naissance à une Proclunation qui accroft le trouble et la
consternation; il ordonne au sous-directeur de P'artillerie, du
le citnyen Gassoneille, de faire cnclouer les canons
fort Picolet et de PArsenal; l'ordre s'exécute, crimes: et On CC
moment sembla devenir le signal de tous les
criait déjà auxarmes ; les troupes rangéés ên bataille, sur
la place d'Armes, eagitentl ce cri; leurs chofs parviennent dans cet
à les appaiser. Si un coup de fusit fat parti et le
instant, c'en était fait de la ville du Cap,
général
Hedouville en portant en France la nouvelle de sa seconde
destruction 2 y excusait ses mesures les impolitiques hommes de 9 cette ses
ontreprises imprudentes; les tandis de leur quie carrière politique cnt
Colonie, dont tous leur attachement pas
à la France, 2 par leur
été marqués par chose
dévenaient l'objet de
dévonement à la
publique, y
Pesécration nationale.
ft
municiTel fut le rapport que me PAdministration, Hedouville, et les
pale du Cap sur le départ du général Ville. Je
avec elle,
dangers où il avait exposé cette
pris
dans ce moment de crise, toutes les mesures qui bonheur pouvaient
rétablir la tranquillité publique,, et j'eus le
Autorité d'y
parvenir, comme le constate la circulaire de cette
A toutes les Administrations municipales. les réfexions
me
Mais combien me furent pénibles
elle était" que coitfit naitre la conduite du général Agent;
pable à légard de la France, puisqu'elle a inis Sa prémière à
Colonie sur le penchant de sa ruine; elle était perfide le
l'égard du peuple de Baint-Domingue, puisqu'en la révolte porrant, Par des aetes_orbitrairee et liherticides, Coitre
ate la circulaire de cette
A toutes les Administrations municipales. les réfexions
me
Mais combien me furent pénibles
elle était" que coitfit naitre la conduite du général Agent;
pable à légard de la France, puisqu'elle a inis Sa prémière à
Colonie sur le penchant de sa ruine; elle était perfide le
l'égard du peuple de Baint-Domingue, puisqu'en la révolte porrant, Par des aetes_orbitrairee et liherticides, Coitre --- Page 23 ---
( 17 )
contre son autorité, il espérait lui forger les fers d'un
nouvel esclavage. Je puis ici, sans crainte d'en être démenti
par. ceux qui ont gouverné la Colonie a vec sagesse, assurer
le Directoire qu'aucun peuple ne fnt plus facile à
vers le bien, vers Pintérêt public, vers la prospérité diriger nationale; et les aveux mêmes du général Hedouville, lors de
son arrivée, le prouvent encore mieux que Pétat floris
sant dans' lequel il trouva Saint-Dominghe. La conduite
de cet Agent était encore odieuse à l'égard des meilleurs
officiers et des troupes les plus fidelles de l'armée que je
commande, puisqu'il a employé l'astuce, le mensonge et
la calomnnie pour les perdre, comme le prouve l'analyse
que je vous remets, des actes qui ont amené lévénement
malheurenx arrivé a1l Fort-1 Liberté, les,3, 24. et 25
Vendémiaire; elle était cruelle à mon égard, puisqu'elle
tendait à me faire perdre'en un jour'le fruit de mnes
services. L'homme public dont chnque jour de sa longs vie
politique a été marqué par quelque bienfait, par des services plus ou moins grands envers sa Patrie, qui a
été fidelle à ses devoirs, dont Phonneur et le bonheur toujours
de ses Concitoyens dirigèrent toujours les démarches,
a
n'établit jamais sa fortune sur les débris des fortunes qui
publiques, qui mérita l'estime de son Gouvernement;
celui-là doit rester tranquille au sein des orages
l'envie peut lui susciter. Fort de ma conscience, que ne
vous rappelerai pas, citoyens Directeurs, pour vous je
munir contre mes ennemis, tout ce que j'ai fait pour pré- le
triomphe de la Liberté, la prospérité de
la gloire. dè la République française. Saint-Domingue, Je ne protesterai
pas auprès de vous de mon attachement à la
à mes devoirs, de mon respect à la Constitution Métropole,
Lois de la République et de ma soumission a7l Gouver- 3 aux
nement. Je vous en fis le serment, j'y fus fidelle, et ma
conduite à venir, plus que tous les sermens, vous prouvera que j'y serai tonjours fidelle; il n'appartient qu'à
Phomme sur la tête duquel le soupçon peut planer, avec
quelque fondement d'être prodigue de promesses; invariable dans.mes principes, le Gonvernement ne doit pas
craindre de me voir changer. Mais lorsqu'il se repose sur
ma soumission a7l Gouver- 3 aux
nement. Je vous en fis le serment, j'y fus fidelle, et ma
conduite à venir, plus que tous les sermens, vous prouvera que j'y serai tonjours fidelle; il n'appartient qu'à
Phomme sur la tête duquel le soupçon peut planer, avec
quelque fondement d'être prodigue de promesses; invariable dans.mes principes, le Gonvernement ne doit pas
craindre de me voir changer. Mais lorsqu'il se repose sur --- Page 24 ---
( 18 )
droiture de mes intentions, sur la: docilité du
la
ne cherche-t-il pas A
KES
de Saint-Domingue, pourquoi avantage de la République ces
tourner au plus grand
se déclare lui-
? Pourquoi lorsqu'il
heureuses défenseur dispostions de la Liberté, des droits des Citoyens,
même le
le triomphe de la Républiques
lorsqu'il se dévoue pour
des Agens qui cherchent à
envoie-t-il à Saint-Domingue des gens à parti qui n'écoutent que
y porter atteinte,
intéressés sans doute à la gloire
leurs passions, qui, leur peu font faire des pas rétrogrades *
des Colonies (),
vers leur
? Ces choix.
bien loin de lcs avancer
à prospérité jeter de la défaveur,
peu refléchis scraient bien si lon propres le connaissait moins rempli
sur lc Gouvernement, était moins convaincu de Pinvariade. loyauté, si Pon de son attachement à la cause de
bilité de ses principes,, Pon n'avait été témoin des efforts qu'il a:
la Liberté, et si le triomphe de la France république.
fait pour assurer convaincu de votre équité, citoyens DirecParfaitement
entré dans mon coeur de rejeter sur
il n'est jamais
liberticides de vcs
M vous blâme, des intentions
les
de vous pour
A3aE
Cependant, trop éloignés
partager nous deve-:
ceurs résultantes de votre sage ndministration, des
voués au
nons lcs victimes des passions n'aviez hommes, Saintpàrti qu'ils servent, et que vous chérir la République, envoyéà en
Domingue
pour y faire
ad
maintenant e Liberté. Le Peuple ne rencontre que de
violateurs de ses droits dans ceux officiers qui étaient les plus chargés fidelles,
les faire respecter 5 PArmée, des droits les qu'ils ont acquis à la
que des ennemis jaloux lorsqu'ils espéraient ne trouver
reconnaissance nationale,
de leurs services ;
en eux que les justes le senl appréciateurs crime a peut-être été d'avoir
moi-mème, dont Hedouville la gloire d'avoir chassé les
ravi au général trouvé dansce lui que vous aviez chargé
Anglais, jen'al.
de votre satisfaction, qu'un
de mc donner des marques
Desfourneauz à rAgence de la République à la
0) La nomination do général le Peuple de Saint-Domingue, qui n'igaore
Guadeloupe, n'a qu'étonnér cause des maiheureux erénemenssurvenus dans " etr,
ce Génétala dernière été " mission principale de Sonthonar.
bois de la
oir chassé les
ravi au général trouvé dansce lui que vous aviez chargé
Anglais, jen'al.
de votre satisfaction, qu'un
de mc donner des marques
Desfourneauz à rAgence de la République à la
0) La nomination do général le Peuple de Saint-Domingue, qui n'igaore
Guadeloupe, n'a qu'étonnér cause des maiheureux erénemenssurvenus dans " etr,
ce Génétala dernière été " mission principale de Sonthonar.
bois de la --- Page 25 ---
homme
( 19 )
antorité passionné et. injuste,. qui; ne-s s'est.
que: pour me
me
servi de son
me ravir votre estime, perdre,: celle de couvrir d'opprobre et
est la récompense qu'on réservait mes Concitoyens. Telle.
de la France en cette
à aux plus sincères amis
dévoués à son plus ferme Colonie, ses défenseurs les plus;
général Hedouville. destine à appui; telle est celle que le
chement inviolable à la
ines services et à mon attalui, vous ne permettrez Métropole; mais, plus juste que
le désir de la.
pas que lintrigue, la
vengeance triomphent de
passion,
T'emportant sur la vérité.
Vinnocence en,
Citoyens, Directeurs, j'ai dd
vos yeux, du crime
hâter ma justification à
c'est l'objet de cette d'indépendance lettre écrite dont on va m'accuser;
fermer tous les détails qu'une trop à la hâte pour renaurait da exiger; mais ma imputation aussi grossière"
vous être dity à cet
réponse à tout ce qui
de cettc assertion, Je égard, se trouve dans la fausseté Pourra
autres accusations qu'on n'opposerai non plus à toutes les
Ina conduite passée,
pourra articuler contre mnoi,
heureux que pourra présente et A venir, que les résultats que
présenter la situation politique de
Soint-Dosmingues qui, malgré les
d'encourir, ne laissera pas
de dangers qu'elle vient
vers la prospérité future qui que
continuer sa marche
Lois", de la Liberté et la domination Pattend, sous l'empire des
française.
de la République
Appuyé de la justice de ma cause, 2 encore
équité, je ne charge pas de mes
plus de votre
pas auprès de vous 7 citoyens Directeurs dépêches 1 je n'envoie
éloquent. Le citoyen Caze n'est
2 un homme
attachement aux vrais principes; connu ici que par son
méritequeje ne dérobai pas, ii juste appréciateur d'un
me donner, en se chargeant de abandonne mes
ses intérêts pour
de son attachement à la Liberté d'un dépêches, une prenve
Sila défense de ma cause
Peuple qui la mérita.
avaient besoîn de
2 celle de la liberté de mes Frères
mâle pous triompher Fastuce, de leurs de l'intrigue, et d'une
et
ennemis,
éloguence
gémirai sur la France; ; mais comme je l'abandonnerai
qu'il suffit de présenter la vérité
je suis persuadé
Couvernement républicain,
pour être saisie par un
je me contente de vous faire
- Aa
défense de ma cause
Peuple qui la mérita.
avaient besoîn de
2 celle de la liberté de mes Frères
mâle pous triompher Fastuce, de leurs de l'intrigue, et d'une
et
ennemis,
éloguence
gémirai sur la France; ; mais comme je l'abandonnerai
qu'il suffit de présenter la vérité
je suis persuadé
Couvernement républicain,
pour être saisie par un
je me contente de vous faire
- Aa --- Page 26 ---
20 )
Pexposition de ma conduite; de celle du général Hedouville,
et mne repose sur votre justice pour le prononcé qui doit
en résulter.
Aussitôt que j'ai eu rétabli la tranquillité publique 9
j'ai député auprès du commissaire Roume 2 votre délegué
dans la partie ci-devant Espagnole de cette Isle, pour le
conjurér, aul nom du salut public, de venir prendre les.
rênes du Gouvernement; abandonnées par le général
Hedouville. Persuadé que sa détermination séra couforme
aux voeux de tous les bons Français, j'attends avec impatience son arrivée pour Paider de tout mon pouvoir dans
les importantes fonctions de'sa nouvelle place.
Cap, le 22 Brumaire, l'an septième de la République
française, une et indivisible.
Salut et profond respect.
Signé TOUSSAINT LOUVERTURE, --- Page 27 --- --- Page 28 --- --- Page 29 --- --- Page 30 ---
( --- Page 31 ---
E798
124r
I-SIZE
s --- Page 32 ---