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Jlab Utrt Sirolon
Lihrang
firoum Ininersitg
n --- Page 3 ---
A22 --- Page 4 ---
5 MET NFo7 TAANT
--- Page 5 ---
R T
R APPO
DE
RAIMOND,
JULIEN
le Gouvernemont, frangais
Commissaire délégué par
aux Isles sous le vonk,.
MINISTRE DE LA MARINE.
AU
CITOYEN:
toute Ia vérité sur la situation politique de Ia
JE vous dois
sur ma conduite
Colonic, sur les opérations du Gouvernement, exécutif, compte de mes
individuelle. Je dois, au Directoire
mais j'ai
demes discours et même de mon, silence;
principes,
salut de la Colonie,. à la conservation des
du au bien publie, au
de si
qui Phabitent encore, de ne pas compromettre
Européens
zèle indiscret et téméraire," et de ne pas
grands intérêts, par un
de la France, le voile qui
soulever, avant le temps, aux yeux
révélation
de
dont la
prématurée
couvrait un système perfidlie,
aurait accéléré et peut-être assuré P'exéeution. Ia seule force
infatigable, une inertie raisonnée,
Une patience
contraint
d'opposer à la violence, le temps, 2 qui
qu'il fàt possible
et
tôt ou tard,
enfin les pervers à déposer le masque 2 qui,
les arnes
la
et la vérité; telles sont
amène à sa suite justice
jaien le bonheur
j'ai combattu, aveclesqselles
avec lesquelles
C'est en demeurant insépade faire triompher la République.
c'est en cédant
rablement unià son ennemi, queje Pai terrasse;
que Pai paralysé tous_ses offorts.
à toutes ses impulsions,
A
tôt ou tard,
enfin les pervers à déposer le masque 2 qui,
les arnes
la
et la vérité; telles sont
amène à sa suite justice
jaien le bonheur
j'ai combattu, aveclesqselles
avec lesquelles
C'est en demeurant insépade faire triompher la République.
c'est en cédant
rablement unià son ennemi, queje Pai terrasse;
que Pai paralysé tous_ses offorts.
à toutes ses impulsions,
A --- Page 6 ---
-
WE AN
RPJCE
(2)
Aujourd'hui qualejoug de fer qu'il avaitau
sur la tête de ses collégues, est enfin brisé; imposer, jusques
avait exilée de cette Colonie,
que la liberté qu'il
J est rentrée par son
premier usage que j'en Teux faire, est de rendre, départ, le
et devantle Directoire exécutif, un
devant vous
hommage éclatentàla
qu'il a si long-temps tenne captive 3 je n'honore de
vérité
point blessée dans les divers
ne l'avoir
et plus d'une fois
rapports queje vous ai faits;
vous avez pu le remarquer dans mia mais,
pondance, j'ai été contraint dela laisser dans le
corresPavait
nuage dont on
enveloppée ; je ne folicite de pouvoir vous la
enfin tonterue;je ze vous citeraique des
montrer
de pièces
faits, etje les appuyerai
probantes et du témnignage d'hommes dont le
et la moralité sont dgalement irréprochables.
cirisme
juger par le caractèro et les principes des Vous pourrez en
remettront ces dépèches. Le
citoyens qui vous
de son côté, le général Toussaint compte particulier que vous rend,
a fait pour conserver à la
Louverture, de tout ce qu'il
République cette
ne laissera aucun doute, ni sur les dangers précieuse possession, 9.
sur Pindispensable nécessité dos
qu'elle a courus, ni
A l'arrivée de la Commission mesures prises pour la sauver,
trouvâmes divisée
dans la Colonie 1 nous la
en deux partis prêts à en venir aux mains,
La rivalité de deux générauz avait rallumé
couleur, Pour soutenir un
une guerre de
premier acte d'insubonlination
Pillertsavnitpris les armes contre son chefle général
A cette: nouvelle, le général Toussaint, n'écoutant
Laveanz,
et son atrachement à la France, avait
que son devoir
nombre des chofs
volé, avec le plus grand
noirs, au secours de la première et seule
entoriéimméidistenear déléguée parla
Les
de couleur et tous les citoyens blancs République,
hommes
Nord,
et ncirs de la partie du
aigris contre Laveaux, tenaient au parti de Villatte, un
grand nombre Pavait suivi, et campaient avec lui au fort de la
M
Laveanz,
et son atrachement à la France, avait
que son devoir
nombre des chofs
volé, avec le plus grand
noirs, au secours de la première et seule
entoriéimméidistenear déléguée parla
Les
de couleur et tous les citoyens blancs République,
hommes
Nord,
et ncirs de la partie du
aigris contre Laveaux, tenaient au parti de Villatte, un
grand nombre Pavait suivi, et campaient avec lui au fort de la
M --- Page 7 ---
(3)
le signal de la guerre
Martellière. On attondait, en frémissant,
retentissait dans
le cci de vive la République
civile. Copendant
voulaient la liberté ; aucun ne songeait
les deux armées. Tons
et dans le camp môme
à s'appuyer du secours de Tétranger,
des rebelles, flottait le drapeau tricolor. pensai qu'il était de la
critiques: je
Dans ces circonstances
de signaler son arrivée
sagesse et de la dignité de la Commission de réunir des hommes qui
par un grand acte de clémence,
cesser. d'être divisés,
n'avaient besoin que de s'entendre, pour
attacherait
du bienfait de Pamnistie
et que la reconnaissance
et à un gouvernemont
encore plus à une patrie indalgente sentimens naturels de
dans mes
patermel. A ces motifs, puisés
tirés des instructions du
moilération, s'en joignaiont d'antres bien manifestées du Corps
Directoire exécutif et des intentions
au Pauple la
au moment où il avait présenté
législatif, qui,
avait voulu jeter
constitution qui devait assurer son bonheur, révolution.
le voile de Poubli sur toutes les erreuts de la du même avis. Le
mon collégue, était
Le citoyensGiraud,
éloigné. Sonthonax,
citoyen Leblanclui-mème n'en paraissait pas le général Laveaux en
contraire, soit qu'il voulit s'attacher
au
soit qu'il saisit cette occasion, comme
épousantses ressentimens,
les hommes de couleur des venon Pen a accusé, d'exercer sur
lesi intentions
annonça, dès ses premiers pas,
geances personnelles,
en même-tsmps qu'il laissait
les plus hostiles contre cette caste,
sàr de combattre
ne sernit pas
appercovoir à ses collégues qu'il
de résister à SCS volontés.
ses opinions.et
mettaut à
le mérite plus ou moins
Il T'emporta donc, et
part
fus fortement
je dois dire que je
grand de l'avis qui prévalut,
qu'il affecta envers ses
frappé du ton d'autorité et de suprématio
le projet formé
collégues, et que je crus voir, dans ce début,
de dominer la Commission.
A 2
7 * 1
pas
appercovoir à ses collégues qu'il
de résister à SCS volontés.
ses opinions.et
mettaut à
le mérite plus ou moins
Il T'emporta donc, et
part
fus fortement
je dois dire que je
grand de l'avis qui prévalut,
qu'il affecta envers ses
frappé du ton d'autorité et de suprématio
le projet formé
collégues, et que je crus voir, dans ce début,
de dominer la Commission.
A 2
7 * 1 --- Page 8 ---
- NE RA * X
(4)
Ty affermir. Leblanc,
Cette premidre victoire ne servit qu'i
de son
équivoque; et que Sonthonax,
homne d'une réputation
dans la Commission, que parce
propre aveu, n'avait poussé
à cette époque, paraissait
qu'il tenait au parti terroriste, qui,
se menager, par SOIL
avoir encore quelque puissance, et pour
si cette faction
intelligence avecle vainqueur,
moyen, queique
5 Leblanc, par caractère 7
vensit à se rendre prédominante
tartufe politique 2
aussi ambitieux et Ion moins intrigant,
dénigrant
tout ce qui F'approchait,
caressant et déchirant
avaient quelque influence, 2
près des citoyens qui
ses collégues
à ses collégues 3 esprit inquiet
et dénonçant ces citoyens les rôles étaient bons 2 pourvu qu'il
et remuant; à qui tous
hautement qu'il ne
en jouât un 2 et qui disait assez de Gouvernement que
connaissait pas de plus grand ressort
rival redoutable ou
Leblanc parut à Sonthonax un
Pespionnage;
que le combattre;
il aima mieux se liguerareclui
un associéutile;
là
de la Commission
donc, et de Foppression
ils se coalisèrent
furent la suite inévitable.
et tous les malheurs qui en
fut d'agiter les citoyens
maneuvre des co-associés
La première
tellement les faux bruits,
par des terreurs, et de inultiplier dans ce cahos de rapports
qu'il fut ipossible de se reconnaltre dont Leblanc était entouré
contrailictoires. La tourbe d'espions
dans tous Ies quartiers
De jour; de nuit,
se mct en campagne.
et venues continuelles. L'alarme
dela vilie, ce ne sont qu'allées croissant d'elle-mème, et les
une fois donnée, va toujours
de conspiration.
de Fépouvante sont travestis en preuves
et qu'il
signes
au conseil la terreur qu'il inspire
Leblanc veut imprimer
il ne rève, il ne parle que de
reçoit Ini-mème par réaction;
voulaient égorger les
tantôt c'étaient les noirs qui
complots ;
tantôt d'était les hommes de couleur qui
hommes de couleur;
Une grande partie de
les noirs et les blancs.
voulaient égorger --- Page 9 ---
(5)
à entendre le récit de ces grandes
chaque séance était employée
conspirations. croire à tout; mais la sérénité de son
Sonthonax feignait de
Girand, qui ne connaissait pas
visage le démentait. L/honnète dormait ni nuit ni jour; il ne
le pays, était effeayé; il ne
voulait Pamener; ; il restait
respirait pas. Cétait Pétat ou on
et mon attades doutes SIr mes principes
encore à lui inspirer
de moi, à nous réduire
chement à la France; et, en Péloignant absolue.
la sérénité de son
Sonthonax feignait de
Girand, qui ne connaissait pas
visage le démentait. L/honnète dormait ni nuit ni jour; il ne
le pays, était effeayé; il ne
voulait Pamener; ; il restait
respirait pas. Cétait Pétat ou on
et mon attades doutes SIr mes principes
encore à lui inspirer
de moi, à nous réduire
chement à la France; et, en Péloignant absolue. Voici comme on s'y prit,
Pun et Vautre Ala nullitéla plus
scellé de cinq cachets;
Leblanc arrive au conseil avec un paquet horrible conjuration
disait-il, le plan de la plus
le
il contenait,
à Saint-Dominyno. On y trouverait
qui eût jamais été tramée
devaient mettre en usage 7
nom des chefs, les mnoyens qu'ils éclater ; il lc dépose entre les
Pheure et le lieu où elle devait,
ordre de le
général, qui reçoit
parderjusqu'au
mains du secrétaire
d'en faire Pouverture. moment où le salut public permettrait air
et ces formes
solennel du dénonciateur, son effrayé
Le ton
annoncer gue lc chef de la consqui semblaient
extraordinaires, dans lc sein mênie du conseil, produisirent
piration siégeait
tous, et cherchions
Peffet qu'il en attendait. Nous nousregardions' étonnement ! lorsqu'à
le coupable. Quel fut notre
des yeux
du Sud, la Commission ayant exigé
Toccasion des événemens
cachets fat enfin dévoilé, il
que le mystère du paquet aux cing quolibets du coin des rues
trouva que de misérables
Le
ne s'y
recueillis aux portes des cabarets. et des propos ridicules, confondu, déchira lui-même cette
dénonciateur embarrassé, le
n'en était pas moins porté 7
mnéprisable diatribe; mais coup de la Commission, et toute
la confiance éteinte entre les membres fraternels, qui seuls auraient
ouverture fermée à ccs épanchemens
ténébreuse coalition. les trames criminelles de cette
pu déjouer
succéder la réserve et la froideur
Aussi, dès ce moment, vis-je
--- Page 10 ---
:5 4 : SV AANE - - X
(6) m'avaient montré avant leur
aux égards que mes collégues
Girand lui-même ne fut
arrivée dans la Colonie. Le vertueux
le soin
de défiances. Pour moi, laissant au temps
pas exempt
ni m'abaisser à des apologies,
de me justifier, et ne voulant
je trouvais dans une
ni m'avilir par une guerze d'intrignes, la fureur des méchans; je me
conscience pure, un asile contre
et me consolais
sein de na famille,
réfugiais clinquejourdansls
maux queje prévenais,
du bien que jene pouvais faire, parles
le spectacle des
consolant les hommes de bien qu'alligeait
rassurant
maiheurs de la Colonie, calmant les plus emportés, Vintention du
hommes de couleur, à qui Pon disait que
les
exterminer, prèchant à tous T'union,
Gouvernement était deles
la paix, et le respect des lois.
et me consolais
sein de na famille,
réfugiais clinquejourdansls
maux queje prévenais,
du bien que jene pouvais faire, parles
le spectacle des
consolant les hommes de bien qu'alligeait
rassurant
maiheurs de la Colonie, calmant les plus emportés, Vintention du
hommes de couleur, à qui Pon disait que
les
exterminer, prèchant à tous T'union,
Gouvernement était deles
la paix, et le respect des lois. la concorde,
était de me mettre hors d'état
Le but de tant de manceavres Sonthonax attachait la plus
d'influer dans une affaire à laquelle
des délégués pour
l'envoi ct la nomination
faites
grande importance,
avaient été
la partie du Sud. Les premières propositions
avant le dépôt du mystérieux paquet. à ce sujet,
de la Colonie, et y ayant toujours
Né dans cette partie
hommes dignes d'estime et de
conservé des relations avec des
d'arrêter aucune
confiance, j'observai à mes collégues; qu'avant des informations sur
définitive, il convenait de prendre
donnés
inesure
que les renscignemens
la situation de ce département;
servir de
ne pouvaient
des hommes passionnés,
au Cap, par
aussi majeurc, 7 je proposai d'écrire
base à une détermination
universellement respecté,
Gérard, vieux colon blanc,
au citoyen
constituante; à Labadie,
ctqui avait été membre de Vassemblée
et à qui les fauteurs
homme de couleur, vieillard respectabie, son extrême bonté
eux-mêmes ne reprochaient que
de Tesclavage
do Pas, colon blanc, considéré pour
pour les noirs; à Philippe enfin, mon frère, qui avait rempli,
ses lumières et sa moralité;
h
crire
base à une détermination
universellement respecté,
Gérard, vieux colon blanc,
au citoyen
constituante; à Labadie,
ctqui avait été membre de Vassemblée
et à qui les fauteurs
homme de couleur, vieillard respectabie, son extrême bonté
eux-mêmes ne reprochaient que
de Tesclavage
do Pas, colon blanc, considéré pour
pour les noirs; à Philippe enfin, mon frère, qui avait rempli,
ses lumières et sa moralité;
h --- Page 11 ---
(7) fonctions importantcs, et qui
générale, des
avec Vapprobation
mes sentimens et mon amour pour
partageait mes principes,
la vérité.
en conséquence jécriviss
On parut céder à mes observations; quilos approuva;) invitai
je communiquai mes Jettres au conseil, de la Commission, pour
citoyens à se rendre auprès
ces quatre
lumières sur Pétat du département qu'ils
Paider de leurs
la liberté,
etsurles mesures à prendre pouryaffaormirl
habitaient,
la constitution et les lois.
de
en y établissant
contrariait les vues de Sonthonax et
Cette démarche, qui
leurs haines et leurs intrigues.
Loblanc, ne ft que redoubler
aux cing cachets, et que
Ce fut alors que fut fabriqué le paguet
contre moi. J'étais
la calomnie fut déchainée, avec fureur, ennemis; aux noirs,
sourdement présenté auxblancs commeleur contr'eux par les ronges.
comme le chef du complot formé
les ralliais pour
Venait-il chez moi un homme de coulour,je
voulais les tromporpourmisus
me faire ILIZ parti; un blanc,je cherchais à Pentrainer dans ma
les égorger; un noir, je
à éloignor de moi tous
conjuration. Ainsi Pon était parvenu
ceux des blancs et des rongesquimlavaiect
les citoyens, excepté
étaient strs de mes principes et de
connu en Europe, et qui
Enfin, CC3
inébranlable attachement à la République.
mon
influèrent sur mes collégues cux-mèmes, et
odieuses rumeurs
ans de la conduite la plus
Pemportèrento tdansleur esprit sur cing
à Paris sous leurs yeux. Tont cC que je pouvais
pure, tenue
bien de la Colonie, était rejeté avec
proposer au conseil,pourle
dédain. En vain présentai-jo
peu d'égards, souvent même avec
et des moyens pour le
dix fois, à différentes époques, un plan
éconté; il semblait
rétablissement des cultures, je n'étais jamais
J'étais enfin
fit le dernier dont on dût s'occuper.
que cet objet
chaque jour, jétais abreuvé
tombé dans un tel état de nullité;
Colonie, était rejeté avec
proposer au conseil,pourle
dédain. En vain présentai-jo
peu d'égards, souvent même avec
et des moyens pour le
dix fois, à différentes époques, un plan
éconté; il semblait
rétablissement des cultures, je n'étais jamais
J'étais enfin
fit le dernier dont on dût s'occuper.
que cet objet
chaque jour, jétais abreuvé
tombé dans un tel état de nullité; --- Page 12 ---
- -a - SUT
(8) désir ardent d'en venir à
de tant d'amertumes; cue salls mon Pabnégation la plus commes fins, à force de patience, et par j'aitout
pour
abandonnéla partie; mais
supporté
plète, j'aurais
et consolider le triomphe de
conserver la Colonie à la France,
PUnivers le
à
spectacle
la cause de Fhumanité, en présentant haut degré de splendeur
de cette ile immense, portée au plus
par des mains libres.
mon influence dansle conseil,
Après avoir ainsi anéanti toute
des délégués dans le
la proposition d'envoyer
on reproduisit
aux lettres que j'avais écrites.
Sud, sans attendre la réponse
à cette mesure; 2 je
seul contre trois, m'opposer
Ne pouvant,
avis sur le choix des personnes les plus
donnai, au moins, mon
citoyens Gérard et Labadie.
propres à cette mission, et proposailes contr'eux la moindre. objection ;
Il était impossible de former
et la nomination
pas le compte des meneurs,
mais ce n'était
fut ajournée.
une autre batterie; ; pour étouffer
On dresse sur le champ
de me perdre dans Popinion
entièrement ma voix et achever dénoncer indirectement, dans
on imagine de me faire
m'était
publique,
par un homne qui
d'un de mes secrétaires,
la personne
On P'accusait d'avoir dit; qu'il fallait
absolument inconni. de la Colonie; O11 avait fait ajouter ces
égorger tous les blancs
le commissaire pensait
Et le secrétaire a assuré que
mots :
comme lui.
un membre de la Commission,
Cette dénonciation; : contre
l'instant
Sonthonax seul : communiquée
reçue et rédigée par
fut cachée pendant deux jours
d'après à Leblanc par Sonthonas; général, dont on redoutait
Giraud et au secrétaire
était absoau citoyen
que parce qu'il
Fintégrité, et ne lui fut communiquée
alors mon gendre;
nécessaire qu'il la reçut. Il n'était pas
voir que
lument
huit mois eprès, etne me venait
il ne l'est derenu quo
très-rarement; --- Page 13 ---
(9)
il ft des observations sur ce défaut de forme :
très - rarement;
Pavait fait chercher inntilement; il est
on lui répondit qu'on
sorti de chezlui de toutelajournée;
cependant vraiqu'lin'était même. pas Enfin, après quatre jours de
et ille leur obscrva luila lecture qu'en fit
mystère, j'en fus informé moi- - même, par
à Pinstant qu'elle
commissaire Leblanc;jedemandat
au conseille
mon secrétaire Barbault-Royer
fatinscrite sur les registres ; que
tenante afin
fussent mandés, séance
?
; il est
on lui répondit qu'on
sorti de chezlui de toutelajournée;
cependant vraiqu'lin'était même. pas Enfin, après quatre jours de
et ille leur obscrva luila lecture qu'en fit
mystère, j'en fus informé moi- - même, par
à Pinstant qu'elle
commissaire Leblanc;jedemandat
au conseille
mon secrétaire Barbault-Royer
fatinscrite sur les registres ; que
tenante afin
fussent mandés, séance
? et son dénonciateur
moi;
enfin de m'abd'être confrontés entr'eux et avec
j'offris
éclaircis. senter du conscil, jusqu'à ce que tous les doutes fussent
fut refusé. Leblanc me répondit, en balbutiant, queje
Tout me
cependant
n'étais pas soupçonné par mes collégues (qai
le silence ) qu'il ne fallait pas ébruiter cettc affaire,
gardèrent doute, tenait à la grande conspiration dont il avait
qui, sans
et qu'il avait dévoilée dans le paquet aux
découvert la chaine,
même de n'en pas parler à
cinq cachets; on me recommanda
alin de lui donner le temps de se démasquer,
Barbault-Royer,
celui de le surreiller. Je le promis et je
et aui gouvernement,
sur mes instances réitérées,
tins parole. Environ un mois après,
commissaire
enfin un
sur cette affaire. Co fut le
on fit
rapport L'accusateur et Paccusé farent mandés
Girand quien fut chargé. le
interrogés et confrontés par lui; premier
en sa présence,
fut confondu sur
affaiblit considérablement sa déposition 2
et soutint constaminent qu'il n'avait jamais
piusieurs poiats 9
le comnissairepensais
avancéa avoirentenda direà Barbault,quel
gutl/pilitigeresrlat blancs. Ilneresta plus de doutesurl'absurdité et Patrocité de cette calomnie; mais le trait cmpoisonné
était lancé et la blessure faite. Sonthonax, en commmiquant
snystériensement: aux blancs et aux noirs, cetted dénonciation, était
à les éloigner de moi. Pour les, ronges, je n'osais plus
parveny les recevoir, dans la crainte d'exciter des soupçons; Pon exigea
B
--- Page 14 ---
-/ 35 E T MANT S
(10)
quej'arais pris
même de moi, le sacrifice de deux jeunes gens Pautre pour
Pun en qualité d'aide de camp,
dans ma mnaison,
prétexto qu'ils
écrire dans mes bureaux. On allégua Ventose. pour Je nc m'étais
avaient trempé dans Vaffaire du 30
fait
au
en avoir
part
cependant attaché le premier 7 qu'après
favorable. qui lui avait donné une attestation
génézalfaveaux,
chez moi, et n'avait été domandé,
Le second ne mangeait pas transcrire sur mes registres, les
par mes secrétaires, que pour
affaires courantes. Barbaule-Royer; ayant engagé une
Peu de temps après,
Perroud, et Payant
discussion polémique avec Fex-ordonnateur je lui en avais faite,
la défense formelle que
prolongée 2 maigré
Aussitôt il devient un personnage
je fus contraint de le renvoyer.
zalfaveaux,
chez moi, et n'avait été domandé,
Le second ne mangeait pas transcrire sur mes registres, les
par mes secrétaires, que pour
affaires courantes. Barbaule-Royer; ayant engagé une
Peu de temps après,
Perroud, et Payant
discussion polémique avec Fex-ordonnateur je lui en avais faite,
la défense formelle que
prolongée 2 maigré
Aussitôt il devient un personnage
je fus contraint de le renvoyer. le fait asseoir à ses côtis,
intéressant; Leblanc Pinvite à sa table,
dénoncé, qui
Leblanc qui P'avait
le comble de prévenances. du Cap, le propose
Vavait couvert de boue, dans les journaux
membre de
de paix de la ville; depuis il fut nommé
pour juge
n'ignore quelle influence
la Haute-Cour nationale, ct persoune
électorale. dirigeales choix de cette assemblée
pas leur objet
Cependant Sonthonax et Leblanc ne perdaient
de leur
m'eurent réduit à Fimpuissance
de vue. Dès qu'ils
et en écartant, sous des
résister, en dénonçant mon secrétaire,
qui devaient conprétextes de bien public, les éclairciscemens
d'envoyer des
ils réitèrent la proposicion
fondre la calomnic,
les mêmes. Labadie fut le
déligués dans le Sud. J'osai proposer
Rey et Leborgne. seulque je; pusse faireaccepter; On lui adjoignit Labadie était mort, ct
Peu de jours après, on répandit que Leblancquiavait demandé
Tascnlfutnommérs sa place.
étextes de bien public, les éclairciscemens
d'envoyer des
ils réitèrent la proposicion
fondre la calomnic,
les mêmes. Labadie fut le
déligués dans le Sud. J'osai proposer
Rey et Leborgne. seulque je; pusse faireaccepter; On lui adjoignit Labadie était mort, ct
Peu de jours après, on répandit que Leblancquiavait demandé
Tascnlfutnommérs sa place. Cétait
dans les' mains
cette nomination. 1 pour faire passer le secrétariat nommer adjoint an
qu'il avait déjà fait
d'une de ses créatures,
secrétaire général, --- Page 15 ---
(11)
un surullantincommete;
Je savais qu'on ne voulait qu'écarter droiture. Je l'engageai à ne
les lumières et la
dont on redoutait
à sC charger
accepter 3 lui-mème eut quelque répugnance on voulait
pas
avec les collaborateurs auxquels
de cette mission,
le citoyen Kerversau, déjà
P'associer, ct il refusa. Je proposai division du Sud. Sa moralité et
nommé adjudant général de la
d'objections
bien connus 2 ne permirent point
ses principes
peine.
contre ce choix, et il fut accepté, quoiqu'avec fut-elle connue
A peinela nouvelle de la première nomination
aux lettres
je reçus de toutes paris des réponses
dans le Sud, que
Je les communiquai toutes à mes
que j'avais ci-devant écrites.
de tant de citoyens estimables
collégues, etPunanimité d'opinion
le conseil. Je me
devoir. faire quelque - impression sur
me paraissait
même de Rigaud ne fit pas plus d'effet; il
trompai. La lettre
loner du choix des citoyens
me disait qu'il n'avait qu'à se
avec amertume, de
Pascal et Leborgne, mais il se plaignait,
de la
c'était, disait-il, un ennemi
Penvoi du citoyen Rey ;
contre lesquels il
des hommes de couleur,
liberté 9 un ennemi
combattaient pour
n'avait cessé de porter les armes 2 lorsqu'ils
etlun
de leurs droits, c'était son ennemi personnel,
Ia conquête
tenté sur lui, le 14 Juillet 1793;
des autcurs de Passassinat
à tous les citoyens du Sud, à
Rey, ajoutait. - il, était odieux
Pindécence de sa conduite,
cause de sa profonde eimmoralité et de
durant son séjour dans ce département. exagérés, et dictés par la
En supposant ces griefs infiniment moins vrai que le devoir
haine et Panimosité, il n'en est pas
esprits,
dela Commission étant de concilier et non d'exaspérerles
impolitique et dangereux d'envoyer auprès
il était également
il venait de se prononcer,
de Rigaud, un homme contre lequel
aucune forceà mettre
avectamidevtolence La Commissionn'avait,
et Rigaud était tout puissant.
entre les mains de ses délégués,
B a
D
ant ces griefs infiniment moins vrai que le devoir
haine et Panimosité, il n'en est pas
esprits,
dela Commission étant de concilier et non d'exaspérerles
impolitique et dangereux d'envoyer auprès
il était également
il venait de se prononcer,
de Rigaud, un homme contre lequel
aucune forceà mettre
avectamidevtolence La Commissionn'avait,
et Rigaud était tout puissant.
entre les mains de ses délégués,
B a
D --- Page 16 ---
S : TE -cccmeaae
12) )
deux honnnes aussi irritésPun conire l'autre,
Placer en présence celui qui avait la puissance inilitaire entre
n'était-ce pas avertir"
défense ?
répondit - on à ces
Ies malns de se mcitre en
Que
observations? Quela Commission ze devait pass'enbarreszer
Ou non à Rigaud.
si ce choix déplairait
de la discorde dirigedt toutes les
Il semble que le genie
les déiégués furent-i ils
opérations relatives ati Sud. A peine
le
Sonthonax proposa de faire partir, avec eux;
nommés, 9 que
de faire l'inspection des
général Desfourneanx, souS prétexte
troupes dans cette partic.
civiles et militaires, 7
Sans rien ôter à ce général de ses qualités
dans ce
représentai qu'il n'était pas convenable d'envoyer,
je
d'après Paffaire du Port-au-Prince,
département, un officierqui,
en butte à une foule de
de se trouver
ne pouvait manquer d'avoir beaucoup de vengeance à exercer
haines particulières, et
avaient provoqué SOIL embarquehommes de couleur, qui
surles
Polverel et Sonthorax eux - mêmes
ment pour France ; que de salut public, qu'il serait dangeavaient déclaré, au Comité
le commandement de
de lui confier
reux, sous ces rapports,
déférer, pour le moment, à ces
Saint - Domingue. On parut bientôt à la charge, avec plus
observations; mais on revint
de succès.
s'étaient partagé entr'eux > les
Leblanc et Sonthonax
Le premier s'était emparé
principales branches du pouvoir.
la
de la marine, et y joignait encore
police
des Sinances,
s'était réservé la guerre et la correspongénérale. Le sccond
avait laissé à Giraud Fordre
dance directe avec les déléguésion n'existeient point encore, 9
judiciaire; (à moi les cultures,_qui
et Vinstruction publique,
Sonthonax reçut de Leborgne,
Aux premières nouvelles que
et dont il ne commucorrespondait directement avec lui,
qui
principales branches du pouvoir.
la
de la marine, et y joignait encore
police
des Sinances,
s'était réservé la guerre et la correspongénérale. Le sccond
avait laissé à Giraud Fordre
dance directe avec les déléguésion n'existeient point encore, 9
judiciaire; (à moi les cultures,_qui
et Vinstruction publique,
Sonthonax reçut de Leborgne,
Aux premières nouvelles que
et dont il ne commucorrespondait directement avec lui,
qui --- Page 17 ---
(13 )
convenir A ses vues,il se
niquait ai conseil que ce qui pouvait
Desfourneaux. Sonhâta de réitérer la proposition d'y envoyer occasion de me susciter
thonax, qui nc laissait pas échapper une
La veaux,
n'avait pas manqué de rapporter au général
un ennemi,
c'est ainsi qu'il me désignait,
que ce muldtre de Raimond;
s'en était plaint, 9 avec
s'y était opposé seul. Desfourneaus nfen avait informé, Je me
amertume, au citoyen Pascal, qui
le Sud fut
résolus donc à garder le silence, 2 et son départ pour
arrêté sans réclamations. nommé, se rend à son poste en
Desfourneaux, à peine
Toussaint, qut
diligence. Il rencontre, sur SA route, le général Desfourneanx le
lui demande le terme ct Pobjet de son voyage.
Toussaint lui ouvre son cceur, et lui fait, presque
lui apprend.
que j'avais présentées ail
mot à mot 1 les mêmes objections la Commission pour lui
conseil. Il St plus 2 il écrivit à
dans
tous les maux dont la présence de ce général,
représenter
qui s'était emparé
le Sud, , pouvait être la cause. Sonthonax, les
ne
exclusivement de la correspondance avec
généraux,
cette lettre, 2 et le plan projeté eut soI
communiqua point
exécution.
que le cocur et les
Il est consolant pour moi 7 aujourdhui
comme les
du général Toussaint me sont connus 2
principes
tandis que Sonthonax employait
miens propres, d'apprendreque, diffamer dans
de
me
Popinion
les plus indignes moyens, 7 pour
à ses yeux, comme un
ce général, tandis qu'il me présehtait, Phumanité, il m'est doux
ennemi de la République et de
sans même
d'apprendre que, sans nous être jamais concertés,
fois,
plus de deux ou trois
avoir pu nous parler d'affaires,
eu
l'espace de dix-huit mois, nous ayons cependant le
pendant
tous les événemens; et dans
les mêmes idées sur presque
Ministre, qu'à un
cours de ce rapport, vous verrez, citoyen
A95 Md 117
présehtait, Phumanité, il m'est doux
ennemi de la République et de
sans même
d'apprendre que, sans nous être jamais concertés,
fois,
plus de deux ou trois
avoir pu nous parler d'affaires,
eu
l'espace de dix-huit mois, nous ayons cependant le
pendant
tous les événemens; et dans
les mêmes idées sur presque
Ministre, qu'à un
cours de ce rapport, vous verrez, citoyen
A95 Md 117 --- Page 18 ---
7 -
N : AA
N
de (14) l'autre, au milieu des défances
grand éloignement Tun
nous méditions tous les
réciproques qu'on nous avait inspirées 1 chose
et que
deus les mêmes moyens de sauver la
publique, fimes, chacun
d'une fois, dans la mème journée, nous
une
plus
les mêmes objections à celui qui méditait
de notre côté,
Je reprends le fil des
iusigne trahison contre son pays.
érénemens.
de Kerversau et à l'estrème célérité de
Grâces à Finfluence
Parrivée de ce dernier aux
la marche du général Desfourneaux, Son début même y fut assez
Cayes n'y causa aucune secousse. Pinchinat et les cheis du
heureux. Il vécut familièrement avec réconciliation ; mais CC
Sud, et tout annonçait une entière
pour conserver
n'était ni assez réservé, ni assez politique
Les
général
Paffection qu'il avait parn capter un moment.
long-temps
à se réveiller. De fausses
anciennes liaines ne tarderent pas
encore le
ordonnées, parla Commission, augmentèrent
mesures
devinrent Foccasion et le prétexte
mécontentement général, et
suivans.
scènes du 10 Fructidor et jours
des horribles
celle de Lefranc avaient été
L/arrestation de Pinchinat et
pouvait-elle
décidées 3 mais quel moyen la Commission ? sur-tout
de faire exécuter ses ordres
donner à ses délégués
de projets hostiles contre
quand T'opinion générale l'accusait et de Desfourneaux ne
l'envoi de Rey
cette partie, 9 quand
défiances des hommes de cousemblait que trop justifier les
protégeait onverteinent,
leur, quand le enmminaire-Labinnc incondiaires de Perroud, quand
dans les journaux, les écrits
jusques
les plus atroces se tenaicnt publiquement
les propos
Sonthonax. Un fait vrai, et dont
dans le salon du commissaire
avec moi,
Villevaley soit .convenus
Sonthonaz et la citoyenne
même dece cummisnie,llavatid
c'est que; demsl'eappartement
déportertous les kommes do
dit, en termes exprès, quiilfallait
nc incondiaires de Perroud, quand
dans les journaux, les écrits
jusques
les plus atroces se tenaicnt publiquement
les propos
Sonthonax. Un fait vrai, et dont
dans le salon du commissaire
avec moi,
Villevaley soit .convenus
Sonthonaz et la citoyenne
même dece cummisnie,llavatid
c'est que; demsl'eappartement
déportertous les kommes do
dit, en termes exprès, quiilfallait --- Page 19 ---
TA A A
(15)
Un autre fait qui
couleur, depnis Vage de diz ans ctau-dessus." c'est que, dans le
m'a été confirmé par les mêmes personnes, absent, le général Rochammêic appartement, le commissaire Sonthonaa; ilaperdu son énergie;
beau dit:Je ne reconnaisplus
le dibarrasse des kommes de
iln'a qu'à me donner in ordre etje d'autres de cette nature, se
couleur. Ces propos, et beaucoup
peut-étre d'une
dans la ville; étaient écrits aux Cayes,
répétaient
dans cet état dechoses, enlamnarfarestationde
manière exagérée;
Lefranc et Pinchinat, n'étaitdeux hommes aussi imarquans que nationale 2 N'était-ce pas ordonner
ce pas scmpronetselanoené Paffreusc idée de vouloirjustifier
la guerre civile ? Loin de nous
horribles journées qui le
les ctines du 10 Fructidor ct les dhorreur pourla révolte,
suivirent. Personnen'a, plus que moi,
bien avertis de la
mais ceux qui,
le massacre et Passassinat;
par
ct morale de ce pays., provoquèrent,
situation politique
de leur politique, ces événemens
leur témérité et Pextraragance
innocons de tout le sang
désastreux, sont- ils eniièrement
qui a été versé ?
n'avez-vous pas signévons-même
Quoi donc! me direz-vous, Avez-vous du moins protesté contre
les actes que vous accusez ? lesni signés, parce que l'absence
eux' ? Oui, citoyen Ministre, je
Je n'ai point
ne
en arrêter l'exécution.
de ma signature pouvait
de ma part n'aurait pu
protesté, parce qu'une protestation Daignez vonsrappellerma
qu'aggraverl les maux quejel prévoyais. Sonthonas et Leblanc
tcile
vous Pai dépeinto.
position, 2
queje dominer la Commission ct oppriner la
s'étaient ligués pour
mon collégue Girand,
Colonie. Ils étaient parvenus, en terrifiant à nous isoler l'ua
des plus odieux soupgons,
en m'environnant
dans le conscil, à la plus parfaite
et Pautre, et à nous réduire,
rien. Sonthonax tenait,
nullité. Nous y étions comptis pour lc
de Laveaux;
dans sa main, toute la force armée, par moyen
ARS) 12
117 7
Commission ct oppriner la
s'étaient ligués pour
mon collégue Girand,
Colonie. Ils étaient parvenus, en terrifiant à nous isoler l'ua
des plus odieux soupgons,
en m'environnant
dans le conscil, à la plus parfaite
et Pautre, et à nous réduire,
rien. Sonthonax tenait,
nullité. Nous y étions comptis pour lc
de Laveaux;
dans sa main, toute la force armée, par moyen
ARS) 12
117 7 --- Page 20 ---
X
SUMAL
(16)
entièrement dévoué. Les chefs noirs, par lesquels
qui lui était
il avait Stt lcs écarter de
.sculsf'aurais pu balancer son inflnence,i depréventions contre
Ceshommes, qu'flavaitremmpiise
ma maison.
qui ne m'ont aimé et estimé, 2 que
mon caractère ; ces hommes; leur a appris à me connaltre,
depuis qu'une longue expérience sur-tout contre moi queles plus
mn'ont avoué depuis que c'était
au monde 2 ils
dirigées 7 et que pourrien
atroces calomniesétaiente durant les premiers mois de ma mission.
ne m'auraient approché,
de Peffet des machinations de
J'étais entièrement convaincu
convaineu que ma mort
J'étais entièrement
mes persécutears.
Que pouvais-je faire?
serait la suite infaillible de ma résistance. Paurais immoléc,
sacrifice de ma vie ? Ah ! sans doute, je
Le
à mon honneur, au bien de mon pays.
avecjoie, à ies devoirs, résultat ? L'affaire de Vilatte avait
Mais quel czl aurait été le
butte à la haine pablique, dans
piacé les hommes de conlear en fureur dans le Sud;) je suis
le Nord : elle les avait mis en de la Commission. Qu'aurait
homme de couleur, et membre
? Je frémis d'y
attentat commis sur ma porsonne
produit un
civile aurait été le moindre des Aéaux qui
penser... La gnerre
lieu de croire que Sonthonas
Paurait suivie, ei je n'ai que trop
les torches. Devais -je
s'en rallumer
aurait vu, avec joie,
fairc moi-même au bien de
sacrifier le Colonie à ma gloire, ou
celui de mes opinions,
sacrificelep plus douloureux;
la Coloniele
de mon existence politique?
de mon amour propre,
dont vous sentirez tonte la.
s'en joignit un autre;
A ce motif
combats pour la cause de la liberté,
force. Depuis quinze ansje
Depuis quinze ans,
la conquète de nos droits politiques.
et pour
waste branche de la famille humaine
Paffranchisement d'ane
qui condainnait à
Panéantissement de Podieux préjagé
et
qui il ne manquait, pour
Pavilissement une caste nombreuse,
que de n'avoir
peleveral la hauteur des destinées républicaines,
pas
r
it un autre;
A ce motif
combats pour la cause de la liberté,
force. Depuis quinze ansje
Depuis quinze ans,
la conquète de nos droits politiques.
et pour
waste branche de la famille humaine
Paffranchisement d'ane
qui condainnait à
Panéantissement de Podieux préjagé
et
qui il ne manquait, pour
Pavilissement une caste nombreuse,
que de n'avoir
peleveral la hauteur des destinées républicaines,
pas
r --- Page 21 ---
STA Z i A
(17)
sans
la vie, et de pouvoir pratiqner,
pas à rougir du bienfaitde Fhomme et du citoyen, était P'objet
mépris, les devoirs de
le terme des mes
le but de mon ambition,
de mes désirs, 2
tache
je m'étais imposée, depuis
espérances; c'était la
que c'était la mission que je me
que j'avais commencé à penser ;
de la providence ; je
flattais, dans mon coeur; 9 d'avoir reçue
la Colonie, le
dans les circonstances oà se trouvait
sentais que
tenait au retour de Pordre, et que
succès de ce grand ouvrage
des cultures. Car, qucl
celui-ci dépendait du rétablissement et de ramener à une
d'andantir le brigandage
autre moyen
hommes abrutis par un long esclavage, et
vie régulière des
evie erraute etvagabonde,
encore démoralisés, parthabitudedtone
encore
les excès de tout genre 2 qui, à Saint-Domingue,
ct par
la révolution ; j'avais fait
plus qu'en Europe, ont ensanglanté
Pattention
de vains efforts pour fixer, sur cC point timportant, démontré
Une triste expérience ne m'avait que trop
du conseil.
Sonthonaz, non-seulement comme
que cot olijetétaitregarté, par
Mos raprésontations, à
inutile, mais encore comme dangeroux. avec dédain ; il sattacha
avaient toujours été rejetdes
cet égard,
idées de restauration, le gindral
même à prévenir, conire mes
que rétablir
Toussaint Louverture; ; il lui répétait fréquemment
cultures ce serait diminuer son pouvoir, en affaiblissane
les
las blancs dans la Colonie ; ce qu'il
son armée, et reppeler
comme le plus. terrible
regardait ct voulait lui faire regarder,
de tous les malheurs.
voir
le succès du
Il m'était donc impossible de ne pas
que
j'avais entrepris poarla cause ds Phumanité,
grand ouvrago quej même de la Colonie, dtaient en quelque
que la conseryation
Dans Pimpossibilité
sorte, attachées à ma propre conservatiou.
contre
de faire le bien, en soutenant la rigueur des piincipes $
violence de la, tyrannie, str de tout perdre par une impuisla
C
1)
a71
regarder,
de tous les malheurs.
voir
le succès du
Il m'était donc impossible de ne pas
que
j'avais entrepris poarla cause ds Phumanité,
grand ouvrago quej même de la Colonie, dtaient en quelque
que la conseryation
Dans Pimpossibilité
sorte, attachées à ma propre conservatiou.
contre
de faire le bien, en soutenant la rigueur des piincipes $
violence de la, tyrannie, str de tout perdre par une impuisla
C
1)
a71 --- Page 22 ---
a
- NT nAN (18)
plus
chois des maux : n'ai-je
n'eyant
quole
sante inflesihélité,
PPal-je epas dà préférer celuiqui ne
pas da préférer le molndre?
senl
être utile à ia
perdre que moi, ct qui
pouvait
faire
pouvait
pour un aussi grand intérêt,
République 3 N'ai-je pasda,
abandonner
taire le sentiment mêne de ma dignité perseunelle, du sauver
? N'ai-je pas
jusqu'an soin de ma propre réputation ne me restait aucun
ma patience, puisqu'il
ia patrie > par
moyen de la sauver par mon courage
j'ai micux aimé
Citoyen Ministre, fort de ma conscience, mieux aimé
courber la tête que de renverser Pédifice ; jai du
que
d'une partie des souillures
tyran 2
paraltre chargé
remporter sur la loi, unl
d'affermir sa tyrannie; : en luilaiosant le
d'entralner
triomphe facile, et de lui fournir ainsi des prétexte hemmes bons et
funestes à la France,
dans des démarches
soutenu du
simples; mais qu'un membre du gouvernement, de tous les moyens de
talisman de son nom 2 de son caractbre, avait tant de moyens
corruption et d'une popalarité immnense, conduite. Je la présente 7
voilà la clefde toute ma
d'égarer ;
la soumets à la loi, ets si, par
avec confiance, à votrejusticeyjel victime, je m'en glorifierais
imposiblo, je pouvais en être
c'est pour prévenirlPeffusion
encore,etje dirais : j'ai failli,mais
Domingue.
mais c'est peurle salut de Saint-I
du sang,
connaitre Tesprit
un trait qui vousfera
Je dois vous rapporter
Kerversau et Leborgne
de Sonthonax. Les délégués
les
Hominateur
d'accord sur éyénemens.
ne s'étant pas trouvés parfaitement
un rapport partifrent chacun, à la Commission,
da Sud,
créature et Pagent de Sonthonax, parla
culier. Leborgne, la
sans observations; Kerversau,
discours futé écouté,
Phomme
le prenier,Sm n'avait été, dans sa mission, que
au contraire, gui
avec humeurj on lui
de la chose publique, fut interrompu de force, la défense du
reprocha de n'avoir pas pris, avec assez
.
ne s'étant pas trouvés parfaitement
un rapport partifrent chacun, à la Commission,
da Sud,
créature et Pagent de Sonthonax, parla
culier. Leborgne, la
sans observations; Kerversau,
discours futé écouté,
Phomme
le prenier,Sm n'avait été, dans sa mission, que
au contraire, gui
avec humeurj on lui
de la chose publique, fut interrompu de force, la défense du
reprocha de n'avoir pas pris, avec assez --- Page 23 ---
- TZ
(19) ainsi les crimes de Rigaud. Il
gourernamant, > et Watténuer
à la Commission qui Pavait
répondit, que chargé de présenter
dont il avait éte le
sur les événemons
délégué, un rapport
Ics faits; avec exactitude; sans
témoin, il avait da exposcr
lecture achevée, il s'éleva,
La
prévention et sans partialité.
sorte de discussion. Enfn,
Sonthonax et Kerversau, une
entre
de son rapport ce qui dépiut
ce dernier fut obligé de supprimer des faveurs de son protccteur;
Leborgne fut comblé
mission
à Sonthonax.
qu'il y a très - pou de temps, une
je n'ai pu cbtonir,
encore ne Pa-t-ii
Kerversan, dans la partic Espagnole;
alors
pour
où lon se trouvait dy envoyer
due, qu'à Finpossibilité reprends le St des événemens.
un autre officier génécaljjo du Sud, pendant que les déléguis
Après Vaffreuse catastrophe détenus nar la violence, peu de
Leborgue et Kerversau y étaient
échappés à la fureur de
Desfourneaux et Rey,
jours après que furent rendus au Cap, lligaud envoya àla
leurs enemis; se
des trois couleurs.
de trois citoyens
Commission une députation
des événemens des
L'indignation qu'avait allumée la nouvelle
Leblanc et
était au combie.
Cayes était générale ; P'exaspération à P'augmenter encore ; ils
Sonthonax travaillaient de concert
les noirs; on
de faire égorger les rouges par
ne parlaient que
auxhommes de couleur.
excitait ceux-ci à ne faire aucun quartier fois on lui en fit la propoPierre-Michel déclare que plusieurs malheureuse affaire, on
sition. Parmi les victimes de cette
d'une taille avantanomné Édouard,
distinguait un jeunenoir,
encore 7
d'une figure intéressante et plus recommandable doux
geuse,
unsraisonornéc, et son caractère
par son escallentjegemeat, sembiait prendre plaisir à présenter, sans
ct humain. Sonthonax
geslambeauxe ensanglantés, 6
cesse, à l'imagination des autresnoirs, les hoines de couleur de la
irriter leur haine contre tous
pour
le moment de la plus extrème formentation;
Colonie, et dans
C2
ait un jeunenoir,
encore 7
d'une figure intéressante et plus recommandable doux
geuse,
unsraisonornéc, et son caractère
par son escallentjegemeat, sembiait prendre plaisir à présenter, sans
ct humain. Sonthonax
geslambeauxe ensanglantés, 6
cesse, à l'imagination des autresnoirs, les hoines de couleur de la
irriter leur haine contre tous
pour
le moment de la plus extrème formentation;
Colonie, et dans
C2 --- Page 24 ---
RANS
(20) )
d'ordre à l'arméej
Lcblanc, alors président, donna pour mot
ÉDOUARD.
lorsque les dépntés du
T'elie était la disposition des usprits contr'enx les mesures
Sud arrivèrent an Cap. beblane proposa
auraient exposés
lespius impotitiques, , et qui
les plus violentes;
les blancs qui étaient dans
les délégués de la Commission et tous
Jele représentai,
la partice du Sud,aux plus torribles représailles.
le plaisir
ct cette fois, du moins, 2 j'eus
avec force, au conseil;
de voir mes observations accueillies.
et
au Nord ull orage prochain,
Cependant tont annonçait
cclui qui venait déclater
plus terrible, pont-être encore, que
formaient dans les
dans le Sad. Des rassenblemers armés se était fait
c'en
peut-être
mnontagnes, le brigandage s'organisait;
des premiers
de la Colonie, si lesintrigues ourdies pourl'étection Pattention des
n'avaient détourné, sur d'autres objets,
députés
machinateurs.
acteurs voulait diriger, selon ses vues,
Chacun des pricipanx
dont ia fougueuse ambition
Passemblée électorale. Leblanc, les chefs noirs, pour dominer
tendait à se faire un parti parmi
popularité
chasser, était oflinssquédela
SOS collégues et mêmeles
il venaitde rompre avee ce dernier;
de Laveaux et de Sonthonax;
le
d'armer les noirs
s'accorder que sur projet
ila n'avaient pu
cette mesure seivait égalementleurs
contre les rouges, parce que
avait proposé plusieurs fois
projets particuliers. Leblanc, qui voulait faire nommer Laveaux
d'embarquer Laveaux et Porroud,
qui avait été forcé de
débarrasser. Sonthonax,
député, pours'en Rochambean, qui, à cotte époque, voyait
lalsser embarquer
Giraud, ets'entendait sans cesse
s'elever contre lui, Leblanc et Panteurde. tous les mouvemens
accuser par eux au conscil, d'être
faire nommer lui-même,
des noirs, était dégoits et voulait se embarqus, et qui avait
Laveaux, , qui avait yu Rochambeau --- Page 25 ---
SFAA A 74 AA WA A
(a1) aussi être nommé; mais
contre lui Giratid et Lablanc, voulalt détesté, de concert ared
comme il était alors universallement
Sonthonax, il cut recours à Piarro-Michel. Ce géndral avait
L'assemblée électorale s'était réunie au Cap. il venait
contre les brigands de la Grande-Riviàre;
été envoyé
qui ne demandaiont qu'A
de remporter sur eux des avantages, être décisifs. Au milieu de ses
être poussés, avec vigueur, pour
est nécessaire de retarder
succès, il écrit à la Commission qu'il continue la campagne, parce
les élections; si elle veut qu'il
La Commission
était indispensable qu'il y fut présont. ses torts :
qu'il
et lai remontre
indignée Te rappelle à ses devoirs, qu'il lève son camp pour
mais à peine la lettre est clle reçue, tait déjà sous les murs
projet. Larmée
exécnter son premier
Commission ignorait sa désoblissance.
ueur, pour
est nécessaire de retarder
succès, il écrit à la Commission qu'il continue la campagne, parce
les élections; si elle veut qu'il
La Commission
était indispensable qu'il y fut présont. ses torts :
qu'il
et lai remontre
indignée Te rappelle à ses devoirs, qu'il lève son camp pour
mais à peine la lettre est clle reçue, tait déjà sous les murs
projet. Larmée
exécnter son premier
Commission ignorait sa désoblissance. du gouvernement, que la
sC fixent sur Sonthonas,
Le conseil était assemblé; tous les yeux
par quel ordre
à lui chargé de la guerre,
pour lni demander,
Sonthonax, immor
Piorre-Michel a quitté son poste. le général
répond sans s'émouvoir, que
bile ct froid, sur son fauteuil, ainsi
les gendraua noirs
cela ne Pétonne point, que c'est
que s'élève entre Leblanc
Une discussion très-vive
Cette
se conduisent. même de lui briler la cervelle. et lai. Le premier menace
que St Sonthonax de
scène violente finit, par la propesition armée avaient bien
le
Pierre-Michel et soi
déclarer que général
Poffre daller lire lui-mnème cet
mérité de la République, et par
qu'on paraissait
arrêté à Parmée, rtesloenahenert cet honteux arrêté
craindre. Je rougis d'etre obligé d'avoner que
une nouvello
fut adopté. Vous y verrez, citoyen exercé Ministre, surla Commission. preuve de la terreur et du despotisme
Sonthonax
demeura donc maitre des élections. Pierre-Michel
Tous deux acceptèrent; le premicr
et Laveaux furent nommés. les élections, il avait dit
à notre grand étonnement. Avant
--- Page 26 ---
S/ MA 5 TEA ST MAN
-
(22) )
comme
verrait, avec plaisir, sa nomination,
plausieurs fois qu'il
qui fermerait la bouche à ses
un gage de la confance publique, il annonça au conseil son accepennemis; mais Pélection faite,
Girand en fut consterné;
tation formelle. J'en fus surpris ;
partait, il voulait
la frayeur. Si Sonthonaz
Teblanc jouait
qu'à san départ, il ne manquerait pas
partir arce Zui, parce
tous. A l'issue du conseil,
de donner Pordre de Tous égorger à demeurer à son poste ; il
chacun de nous invita Sonthonax déterminer. demanda jssqu'an lendemain pour se
je n'avais jamais eu
collégso Gurand, qui savait que
Notre
m'invita à lui parler en partid'altercation avec Sonthonax, Toutes ces démarches étaient
culier; pour P'ongeger à rester. disait-il, Sonthonax ne
inctiles, selon Lebianc, parce que, faire
Surles huit
semblant de partir que pour se
prier. :
faisait
il vint chez moi pour me dire en confidence
heures du soir,
no:LS resterons nous deur
Mor ami; laisses partirSntianaz, tout ira bien. ici, nous_farens nos affaires, ct de prèsd'una demi-leure,
Tel fat le résultat d'une harangue de chose. Je n'en continuai
à laquello je ne répondis que peu
etlelendomain
instances auprès de Sonthonax,
pas moins mes demandant si j'avais réussi; sur ma réponse
mes collégres me
à répéter que tous ces refus n'étaient
négative, Leblanc persista Sonthonax étant entré au conseil,
que des simagrées; mais
des-observations de Giraud et des
et Leblanc le voyant ébranlé côté et me dit : Est-ce que vous
miennos, sC pancha de mon
nous sommes convents kier?
lelendomain
instances auprès de Sonthonax,
pas moins mes demandant si j'avais réussi; sur ma réponse
mes collégres me
à répéter que tous ces refus n'étaient
négative, Leblanc persista Sonthonax étant entré au conseil,
que des simagrées; mais
des-observations de Giraud et des
et Leblanc le voyant ébranlé côté et me dit : Est-ce que vous
miennos, sC pancha de mon
nous sommes convents kier? vous soupenez pas de ce dont
continuai
nie
de rien 5 lui répondis-je, ct je
Je ne suis convenu
à presser Sonthonax. de prières et d'exhortations, je parvins
Enfin; après trois jours
retour an Europe, en lui proà le déterminor à ajourner son
Leblanc colitre lui, et de
de ne jamais me lier avec
mottant
invinciblement uni,
ui domeurer tonjours --- Page 27 ---
TA - A
dit (a3) de la conduite et du caractère
Après tout ce que j'ai
sans doute, de tant d'insyous serez surpris,
de Sonthonax,
dansle sein de la Colonie, le plus dangereux
tances pour retenir,
encore de cette espèce de
vous le sercz plus
de-s SCS ennemis;
homme et moi. Mais, citoyen Ministre,
confédération entre cet
loin, même à cette époque,
je dois vous Pavouer, j'étais encore j'avais beau être, chaque
d'avoir approfondi ses yues perfides;
tortueuse, de son
le témoin et la victime de sa politique
j'attribuais
jour,
de son esprit de domination,
arrogance insolente,
de ceux qui Pentouraient; sa fausseté
ses fautes anx suggestions
la noble Gerté d'un homme
me semblait faiblesse, son orgueil, ambition même ne me paraissair
fort de sa conscience, son
je ne pouvais voir en lui
ameur exalté du bien public;
comme
qu'un
du genre humain; je mc reprochais,
que le bienfaiteur
me faisaient nalre, malgré
un crime, les' idées involontaires que d'être corrompus, ses sourdes
noi, ses relations avec une tourbe
qui échappaient jourmanceuvres, les maximes machiavéliques
de projels
ne pouvais soupçonner
nellement de sa bouche;je
avait faità une nombreuse
celui qui
de meurtre et de trahison,
le
présent de la
portion de la famille humaine magnifique aux poignards
s'était dévoué, pour sa défense,
liberté, et qui
plus redoutables encore de la
des assassins, ct auz poignards
de Laveanx, il serait
le départ
calomnie;je me Alattais, qu'après
je lui supposais, de
facile de Péclairer sur les erreurs que
sa grande
plus
dejustice, et de ramener, par
ler rappelerà desprincipes
avait
je n'avais encore, 9
les noirs que Pon
insurgés; J'avais des preuves
popularité, civisme, que des dontes, 3 au lieu que
les
sur son
Leblanc, dont l'esprit agitateur,
acquises contre le citoyen
perdu, enallumant
de la Commission 1 et que je savais
PETEENE
la discorde dans le sein
de la République dans le
d'aillours avoir compeomis les intérêts
a
avait
je n'avais encore, 9
les noirs que Pon
insurgés; J'avais des preuves
popularité, civisme, que des dontes, 3 au lieu que
les
sur son
Leblanc, dont l'esprit agitateur,
acquises contre le citoyen
perdu, enallumant
de la Commission 1 et que je savais
PETEENE
la discorde dans le sein
de la République dans le
d'aillours avoir compeomis les intérêts
a --- Page 28 ---
-
AA -
- -
(24)
Giraud
avdola maison Livingston, Mon collégue
marché conciu
l'avertis, dans le iemps, de
rendre témoignage que je
peut
cette malversation.
je viens de rapporter, et quiparaisTous les événemens que
scandalenx, ct sur-tout
saient devoir en amener d'autres plus affecté Pame verlueuse
plus tragiques, avaiont profondément Giraud. Le spectacle de tant de
et sensible de mon coliégue
Toujours agité,
crimes lavait jeté dans une sorte de stupeur. plusqul'inconiies,
dévord d'inquiérudes, iln'entrevoyait
toujours oxtinction dela race européenas. Unemaladio grave
asoassinats,
et lorsqu'a toutes les perfidies
fut la suite de cet état d'angolsse;
les scandales qui afflidont il avait été témoin, lorsqu'a tous
honnètes, il
chaque jour,1 le coeur de tous les citoyens
geaient,
les massacres du Snd, les massacres
vit S3 succéder rapidement
de la Grauds-Hividre, ct; à ses
du Port-de-Paix, les massacres
Sa têtese troubla, et il
cotés, les instigatours de tant de crimes;
voulut partir.
restés soulsavec moi, me témoignèrent
Loblanc et Sonthonax,
au conscil. Cas deux
alors pius d'égards. Nla voix compti matuollement trompés,
ambitieuz divisds cnin * après s'être
contre son rival.
cherchaient chacun à se fuire un auxiliaire
et d'egards.
près demol de prévenances
Tous deux so-dispataient
de détruire la popularité de
Leblanc avait formé le-projet
de le supplanter, Pour
Sonthonax, et, quandil en serait temps, chefs noirs des environs
réussir, il s'attacha à caresser tousles
Cétait
y
flatter leur ambition, à excitorleur cupldité.
du Cap, à
eux seuls devaient y
à enxy disait-il, ( que lo pays appartenaits la loi agraires et la faisait
commander; ili prechait ouverteweul
d'une fois
ct ses missionnitres ; plus
precher par ses espions de la proposer au cossell. Le jeune
mdme, at ent la témorité
mals doc: :1 avaite enfammé
Barras, dont lecoenr étaithonnéte,
Pirongination,
h
cupldité.
du Cap, à
eux seuls devaient y
à enxy disait-il, ( que lo pays appartenaits la loi agraires et la faisait
commander; ili prechait ouverteweul
d'une fois
ct ses missionnitres ; plus
precher par ses espions de la proposer au cossell. Le jeune
mdme, at ent la témorité
mals doc: :1 avaite enfammé
Barras, dont lecoenr étaithonnéte,
Pirongination,
h --- Page 29 ---
ST
APY.
(25)
chez moi, d'étaler cette doctrine;
Timagination, s'avisa un jour, fus contraint de lui imposer
avec tant de chaleur, que je
quil'entendaient,
mes domestiques,
silence, enleioheervantquer
contre lui-même.
faire usage de ses principes
pourraient
d'agiter la Colonie, par ses maximes
Après avoir essayé
les plus
il tenta de diffamer ses collégues par
incendinires, 1
ricn pour attirer à soIL
odieuses imputations 7 et n'oublia
inébranlable dans ses
parti le général Toussaint; mais colui-ci, à la France, résista à ses
devoirs et dans son attachement les intérêts de la Répuavances et à ses cajoleries, et voyant à la Commission. On en
blique compromis, 7 écrivit, 9 avec force,
fureur, contre lui.
et Leblanc se déchaina, avec
fut choqué ,
à une explication ; le général se rendit
Enfin il fallut en venir conférences avec Leblanc et avec
au Cap, cut de longues
du moins me Passura-t-on
Sonthonax. Tout parut s'arranger, où je visse mes collégues;
au conseil; ; car, c'était le sculendroit
éloignée du
demeure étant dans une maison particulière,
ina
vint me voir; je le fis asseoir à mes
gouveraement. Le général
je serrai amicalement : Yous
côtds, ct lui pronant la main, que
venir auprès
général, lui dis-je, qu'il ne faut que
voyes,
; croyez qu'ello vous aime,
de la Commission pour-e'ontandre désir
celui de faire le bien de la
et qu'elle na d'autre
que
froidement le
Colomie.--Tous parlez ail pluriel, me répondit
Cette
d'une finesse peu commune, et qui
général,
réponse de 9 choses m'étonna, et ine rassura en
disait pour moi tant
Leblancne; parvint
même-temps, surles craintes que j'avais qua
les
sa bonne foi. Je sonpgonnais alors si peu
à surprendre
pensais que le
intentions perfides de mon autre colligue, quejep
viens de rapporter, nes'appliquait qu'a
mot du général, que je
de le répéter à Sonthonax. Ces
Leblanc, et quaje n'enpressai
ensemble;
deux comusissairos ne vivalontp plusquel politiquament. D
parvint
même-temps, surles craintes que j'avais qua
les
sa bonne foi. Je sonpgonnais alors si peu
à surprendre
pensais que le
intentions perfides de mon autre colligue, quejep
viens de rapporter, nes'appliquait qu'a
mot du général, que je
de le répéter à Sonthonax. Ces
Leblanc, et quaje n'enpressai
ensemble;
deux comusissairos ne vivalontp plusquel politiquament. D --- Page 30 ---
/ M
A
*
-
(26)
comun, c'était à moi qu'ils
j'étais devenu leur confident
Ce fut celte circonstance
portaient leurs accusations réciproques. de fermes, que nilun
que je saisis, pour présenter mon projet avaient été d'accord;
millantren'eussent) jamais laissépasoer,-is des oultures, qu'il
car Leblanc roulait si pou le rétallissement fussent payés de CC
s'opposait même à ce qne les culivateurs le quart des revonus 9
que leur devait Padministration, pour Pour Sonthonax, il no
qu'ils avaient versés dans les magasins.
faire qu'en
d'augmenter Parmée, ce qu'il ne pouvait
parlait que
et disait hantement au conseil qu'il
enrôlant des cultivateurs,
avoir chassé les
fallait s'occuper de culture, qu'après
ne
lui répondais-je, comment/eromsenncmis. Mais, sans culture,
troupes?
? Et sans revenus,
conmumeitsolderlast
nous des revenus
et les habiller ?
Conment les nourrir
le fermage des habiEnfin, Parrèté que javais proposé pour
rien, pour fixer
tations passa au conseil, et je ne négligeai Je pris moi - même un
toutes les idées vers ce but salutaire. de la confiance, et bannir
intérêt dans les formes, pour inspirer
Je ne répéterai
des alarmes qui iauraient fait manquerlopération.: dans mes diverses
vous ai dit, à cet égard,
point ici, ce que je
je chargeai Giraud, à son
letires. Je rappellerai soulement que
7 que jo ne
de déclarer, de ma part, an gouvernement
départ,
duentactabceaplhrcenesd defonds.
prétendais rien ail bénéfice
avec Sonthonax, proposa
Leblanc, toujours en querelle
au citoyen Devis,
Choiseuil à Caracole,
R'affamerihatiatien
avec laquelle
américain, et associé de la maison Livingston, désavantageux A la Répula Commission avait passé un marché unintérêt tconsidérable.
blique) marchédansloqael Leblancavait bàtimens, comme dans. ses
Cotte habitation, intacte dans ses
190,000 milliers de
avait produit, Pan quatrième,
Pannée
plantations,
de plus grands revenus pour
sucre ; elle annongait
Fafformor pour la modique sommg
suivante, et Leblanc youlait
américain, et associé de la maison Livingston, désavantageux A la Répula Commission avait passé un marché unintérêt tconsidérable.
blique) marchédansloqael Leblancavait bàtimens, comme dans. ses
Cotte habitation, intacte dans ses
190,000 milliers de
avait produit, Pan quatrième,
Pannée
plantations,
de plus grands revenus pour
sucre ; elle annongait
Fafformor pour la modique sommg
suivante, et Leblanc youlait --- Page 31 ---
STA
K
(27)
qu'il mit à nous forcer
livres. La chaleur ct Pastuce
de me
àc 33,000
de ce marché, achevèrent
la main pour Ia conclusion
favoriser son ascocié, aux
Leblanc voulait
persuader que
cette idée,je me concertai, avec
dépens de la Colonie. D'après
bail proposé,
Sonthonax, non-seulementy pour ne pasapprouverlel
sur
faire donner tous les renseignemens
mais encore pour nons
Leblanc seul suivait les condile marché de Livingston, dont
de Padministretion. Cotte
tions, comme particulièeement chargé il mit en oenvre toute sa
levée de bouclier étouna Leblanc;
des pièces quo nous
tactique, pour éluder la représentation formions la majorité, nons nous
demandions; 3 mais comme nous
ct toutes les piècos
les registres de la comptabilité
fimes apporter
LA, les plus grossidras
relatives à la maison de Livingaton.
furent dévoilées à nos yeux; des reg/atresintercalés,
friponneries
supposées, enfin les plus
des pièces fausses, des signatures Leblane confonda, sortit du
grandes preuves de malversation. demander un entretien particonscil, ct nous écrivit pour nous
Je me rendis chez Sonculior, avant le séance du lendemain.
parceque, disait-il,
thonax, quine voulait pasillrchestolianty desseins. Qnoique jo
avoir de mauvais
cet homme ponvait
nous Ames dire à notre collégue
SCS craintes,
ne partageasse pas dans le cabinet de Sonthonax; il y vint.
que nous Pattendions
Leblanto prit la parole, et
Nous ne. fimes pas plutôt assis, que
ferai tout ce quic vous
zioas dit : Mes amis ne me perdez passje) notre intention n'était
woudres; il pleura. Je lai répondis que toutesles friponneries
de le perdre, mais bion de faire cesser
fut
pas
Le marché de Livingston
au détrimont de, la République.
sous le voile, toutes ces
résilié, et nous promimes de laisser, intéressé que moi à ne point
n'était plus
turpitudos; ; personne
indiscrétion aurait pti faire
les mettre en lumière. La moindre la Colonie dansles malkeers
perdro touie confiance, et repionger
D 2
d'ou elle commmengait à sortir.
mais bion de faire cesser
fut
pas
Le marché de Livingston
au détrimont de, la République.
sous le voile, toutes ces
résilié, et nous promimes de laisser, intéressé que moi à ne point
n'était plus
turpitudos; ; personne
indiscrétion aurait pti faire
les mettre en lumière. La moindre la Colonie dansles malkeers
perdro touie confiance, et repionger
D 2
d'ou elle commmengait à sortir. --- Page 32 ---
- - M. 5
TANN
(28) )
continuérentpas moins à se déchirer
Mes doux collignesn'an
journaltàres qu'ils me
raciproquement, dans les confidences rendre Pantre odlieux.
faisaient. Chacun d'eux cherchait à me
trouva
plusadrolt et moins cmporté que Leblanc, en
Sonthonax,
bientàt loccasion.
sur P'affaire du Sad. La.
La Commission avait à prononcer fatqu'il fallait mettre
premibre opinion qne manifesta Leblanc,
hors la loi; ct Sonthonax ne paraissait pas
ce départoment
les plus rigoureuses. Tous deux
éloigné d'adopter les mesures
dans cette affaire, que les
ne voulaient voir de coupables,
de couleur, et les en accusaient tous indisrinctement.
hommes
devoir laisser percer mon opinion, à cet égard,
Je ne crus polut
J'avais cependant
ce qu'il en fat question au consoil.
jusqu'k
intimes, à Giroud et à Kerversau, ce queje croyais
dità des amis
dans la circonstance.
le plus politique et le plus justo
avait 6té en corresponGiroud, beau-frèro de Martial Besse,
Ce
lui
pendant sa mission aux Cayes. général
dance, avec lui,
croyait qu'une
écrit, ainsi qu'h la Commission, 2 qu'il
avait
Giroudfalt cette ouverture à Leblanc:
amnistle aurait toutpecifd.
avec fareur; tout
celui-ci s'emporte et combat cette proposition soudaine, ils'arrète;
comme illuminé d'ane inspiration
à coup,
front, et lui dit: Ce que VOILS vencz de 76
porte la main a son
propose Pamnistic au
dire est 2272 trait de lumière; demainje contre tout auire arrêts,
conseil, et si On la refuse,je proteste
de Raimond?
quelle est Popinion
Au reste, contisua-t-il,
pas.
ne la connaissait
Giroud lci répondit qu'il
confilence, qu'il court dans
A poine a-t-il fait celte fausse
d'un homme qui
Ie cabinet de Sonthonax avec l'empressement et lui dit : Je tiens
vient de faire une grande découverte, Demain je prepose PanRaimond, etje vais lo démasquer.
de saisir,
pour le Sud; iz 1ze manguera pas
ristie gindrals
Popinion
Au reste, contisua-t-il,
pas.
ne la connaissait
Giroud lci répondit qu'il
confilence, qu'il court dans
A poine a-t-il fait celte fausse
d'un homme qui
Ie cabinet de Sonthonax avec l'empressement et lui dit : Je tiens
vient de faire une grande découverte, Demain je prepose PanRaimond, etje vais lo démasquer.
de saisir,
pour le Sud; iz 1ze manguera pas
ristie gindrals --- Page 33 ---
(29)
Ic complice des
celic idide : alors, il est conri ct-jugd pour
houmes de couleur de cette purtie. lui
et qui
ne
échappasso,
Sonthonax, qti craignaitiquaje la véracité de Leblanc,
d'ailleurs ne comptait pas assez sur
Jui-meme, vinz
n'avoir pas à redouter d'en être trompé
enira
pour
le soir, et m'apprit cC qui venait dese passer
me trouver
son colligue et lui:
dit à Ciroud : Hion opinion Est
Jelui répétai ce que j'avais
mais je
nouS n'avons pas le droit dacrardufenuiuries
que
n'accusitpas wie classe entière, lorsque
voudrais aussiqu'on
gue dans toits ios
les rapports qui ont étB faits, proxvent
désirerais
classes il y a ent des viotimes et des inculpés ; je
et, do
étondit, surla masse 7 le manteau de Pindulgencos de
qu'on
qu'il est de la dignité de la Comnission
plus, je pense
défnitif, de celte affaire, au Corps
renvoyer le jugement
ligislatifet au Directoire.
ct c'est sur ces bases.
Tu me décides, me dit Sonthonax,
quoje vais faire ma prociamation. mettre Paffaire du Sud
Reunis au conseil, Leblanc voulut
lendemain;
Sonthonax proposa Pajournement au
Ala discussion;
Une heure après, il revint sur ses
Leblanc parut y consentir.
aucune opinton;
parla longuement, sans laisser percer
couler
pas,
nous J soTIMes, pourquoi ne pas
enfin, dit-il, puisque
ct Snit par cunclure à une
il continua,
cette affaire afonds?
me demanda mon avis:
amnistie. Sonthonax, alors président,
d'un delaireinsemen:
Avant de Pénoncer, lui dis-je,j'ai besoin
demain,
domande,
avec mes collégues ; Cr conséqusneoyje
la parole à Pouverture de la séance. m'étais ouvort à mes
Le coeur navré de tant de peridie, je
Pascal, Korversau et Giroud; tous trois pensèrent que
amis,
invonté celte calomnie paur m'dloigacr de
Sonthonaz avait
pe
. Sonthonax, alors président,
d'un delaireinsemen:
Avant de Pénoncer, lui dis-je,j'ai besoin
demain,
domande,
avec mes collégues ; Cr conséqusneoyje
la parole à Pouverture de la séance. m'étais ouvort à mes
Le coeur navré de tant de peridie, je
Pascal, Korversau et Giroud; tous trois pensèrent que
amis,
invonté celte calomnie paur m'dloigacr de
Sonthonaz avait
pe --- Page 34 ---
MS a - WL . Xa X
I
SI
(30)
comme an homme
Leblanc, qu'ils araient regandéjusgalalors masqué. Pour mois leur
vertuenx, tant il s'était habilement de Leblanc, et qui sais qu'il
dis-je, qui connais laa duplicité dévoilé ses friponneries, je
doit m'en vouloir, pour avoir Sonthonaz lui impute ; mais
crois qu'il a tenz les propos que
demain,je saurai le faire parler.
de
au reste,
l'interpellai mes deux collégues
En effet, le lendemain
Sonthonax m'avait
s'oxpliquer sur ie rapport cunfidentiel que à dire ; car j'étais
fait la veille; farais éorit ce que si j'avais troublées, que je n'aurais
tellennent affecté, mnes idées étaient
rapidement ce qui
m'exprimer d'abondance; je parcourus
les
pu
de ma mission 7 piéges
s'était passé, depuis sle commencement que j'avais souffertes,
qu'on m'avait tondus, les persécutions d'ourdir contre moi ; je
et la nouvella trame qu'on venait cinq cachets, la perlidie
aloubliai pas le fameus paguet aux ainsi que Pimpiitation
Pabsurdité de ceite dénonciation,
les biancs.
ct
m'avait faite de vouleir faire égorger thouaz
indirecte qu'on
leur dis-je, Sil
Un de vous duuz s'obstine à meperdre, orpliguen : vous, et g*e je
m'a fait Aior telle ruclation ;
connaisse onfn TOn acensateur.
Sonthonax confirma ce
A peine eus-jo fini de parler, Leblanc que ne le nia pas 5 mais il
qu'il m'avait dit la surveille.
pour connaltre
prétendit qu'il avait pu user de ce stratagème, lui observai qu'il avait
Popinion d'un de ses collégues 5 je
ce que
lui avait communiquétout
d'autant plus de torts, quoje
avais regues.; 3
et toutes les réponses quej'en
Pavais derit au Sud,
aux
de ce département,
qu'au reste, ma lettre J impriméo
citoyens devait laisser ancun doute
authontique qui ne
était ane pièce
rciativement aux événemens
sur mes principes et mon opinion,
venaient d'avoir lieu dans cette partic.
avec Leblanc,
qui
intime;
Des cet instaut; toute communication --- Page 35 ---
37 L 4
(31)
par plusienrs
une explication,
cessa. En vain me demanda-t-il elles dovenaient superflues,
lettres ; je les refusai tontes ; de raconter. Peu de temps
d'après les faits que je viens
à bord de la frégato
il tomba malade, et s'embarqma
distant d'uns
après.,
mouillée au Port : Frangais,
ia Sémillanto, 1
craignant qu'il ne pa: occasionner,
licue du Cap.
par plusienrs
une explication,
cessa. En vain me demanda-t-il elles dovenaient superflues,
lettres ; je les refusai tontes ; de raconter. Peu de temps
d'après les faits que je viens
à bord de la frégato
il tomba malade, et s'embarqma
distant d'uns
après.,
mouillée au Port : Frangais,
ia Sémillanto, 1
craignant qu'il ne pa: occasionner,
licue du Cap. Sonthonax,
le soin qu'il avait eu de
de là, quelques mouvemens, par du Cap, proposa, au conseli,
capterles chefs noirs des environs orlonnèti la frégato d'appareiller sTe
de prendre un arrêté qui
à coups de canon $ je
le champ, sans quoi, on ly contraindrait mit à la voile pour France. m'yoppossi, et lclendemain la frégate
Ministre, les maux qui résultèrent
JB vous ai peint, citoyen
de Sonthonax avec Leblanc,
la Colonie, de la coalition
leur désunion;
pour
quiamenirent etsuivirent! les scènes scandaleuses
levant enfn le masque,
il mc reste à vous montrer Sonthonas, de son ambition, la scission
eti marchant, à grand pas, au terme
et la déclaration de
avec la République,
de Saint-Domingne
de son asservissement
Vindépendance de cette Colonie, ouplatôt
à sa domination. jo lui répétais, chaquejour,
Resté senl, avec mon collégue,
dêtre les restaurateurs
combien il serait gloricux, pour nous, la France, et d'y opérer
de cette possession si préciouse pour
ct qu'il
tout le bien que nous avions promis au n'omis gonvernement, rien pour Pélecavait droit d'aitendre de nos efforts; je do la gloire et delamons
trisdr, par les grands motifs dc Pamour
avee Pexpression
de la patrio 3 il répondait à mes exhorintions, Pendant plus d'un mois, sa
de la franchise et du sentiment. luai faisais
conduite me donna les plus flatteuses empérancsyia qu'il m'avait
amende honorable des soupgons
intéricurement
luiapprochait de la vénération;
inspirds; mon attachement pour
mais tout-h-coup la scène changea,
--- Page 36 ---
/ 3/ M
- X
(3a)
de France, avait affecté de s'enSonthonax, dès son départ
de crimes et fldtris dans
tourer d'une foule d'hommes perdus
Lhorreur qu'inspirait un pareil cortége,
Popinion pablique. de bien, honteux d'être obligés
écartait de chez lui les gens
étaient morts;
de se méler à cette foule impure. Quelques-uns déshonoraient les
d'autres avaient reçu des missions; la plupart
cesse cette
; mais il recrutait sans
places les plus importantes
dans tout ce quela Colonie
troupe de courtisans et de satellites,
de leurs moeurs ou
renfermait d'homnes flétris par le scandale
avaient
daleur conduite. Renaudin et Amnaud Prétty
Popprobre
Vergniaud, Gignoux, Théveneau,
été remplacés par Leborgno, de la même trempe; eux seuls
et uue infinité d'autres sujets
du
avaient droit aux bienfiits 9 ou plutot aux prodigalités depuis le
Quoique chargé de Fadministration,
des
gouvernement. je n'avals aucune part au maniement
départ de Loblanc,
s'en était precque exclusivement
deniers publios; mon ccllaguc Passertion du citoyen Pons,
réservé la disposition.
, Théveneau,
été remplacés par Leborgno, de la même trempe; eux seuls
et uue infinité d'autres sujets
du
avaient droit aux bienfiits 9 ou plutot aux prodigalités depuis le
Quoique chargé de Fadministration,
des
gouvernement. je n'avals aucune part au maniement
départ de Loblanc,
s'en était precque exclusivement
deniers publios; mon ccllaguc Passertion du citoyen Pons,
réservé la disposition. D'après
mois, étaient
près de mille portngaises, par
payeur général,
la solde de ses
dépenséos en gratifications, ou plutôt revêtus poar des emplois les
satellites. Les principaas avaient été
plas honorables et les plus Incratifs. la profonde immoLeborgne, dont Sonthonax connaissait
mépris, qu'il
il avait temoignéle plus graad
ralité, poueleruel
à Rochefort, pour avoir désobéiaux
avait voulu faire débarquer
une femme
ordres de la Commission, en faisant embarquer Tu ne connais
dontilme dità cette époque :
perdue; Leborgne,
iZ est capable de faire, à Saintpas ce scelérat comme moi; contre la Commission, et d'orDomingue, une insurrection connu à Paris, à Tabago, à
ganiser le pillags; Loborgne,
ses
à la Martinique et an Cap; par escroqueries; de
Sainto-Lucie,
dos Cayes chargé dn mépris et
Loborgne, qui revenalt
Tozécration --- Page 37 ---
STA
(33 )
Rigaud, en lui enlevant
Pexécration générale; quiavait exaspéré
révolté tous les
fille qu'il était sur le point d'épouser;
une jeune
indignéles gens de bien parsa conduite,
citoyens,pars ses hauteurs, les
douze actions sur un coret dont le conseil avait, sous yeux, actions données par un
saire, tandis qu'il étaitjuge des prises ;
les marchés
avec! lequel la délégation faisait tous
pour
négociant
actions qui portaient le reçu de ce négociant,
la République;
avouait n'avoir rien payé; Leborgue enfin,
tandis que Leborgne
n'avait été envoyé aux Antilles
bien connu du Ministre, et qui
seule mission qui pat
pour piller et incendiorla Jamalique,
avec
que
avait été mis à la tête de la comptabilité,
lui être confiée,
dAgent central, d'immenses
le titre inconnu, en France 1
meublée, une table
une maison magnifiquement
appointemens, servie. Aux observations quej je m'étais permises,
splendidement
Je conviens de tout cela ; mais il
Sonthonax avait répondu :
n'aura le maniement d'aucune caisse. il s'était couvert,
Gignoux, tout dégottant encore du sang.dont exécré de toutes
après la fatale journée du 20 Juin; Gignoux, commises alternales atrocités qu'il avait
les couleurs, pour blancs, les noirs et les rouges 3 Gignoux est
tivement sur les
au sortir des prisons du
fait, tout-à-coup, chef de bataillon,
legénéral Laveaux. Port-de-Paix, oàle détenait, depuistroisans,) d'une vanité que rien
Mentor, jeune noir de la Martinique,
-
ambition démesurde, hautain par caracme peut égalor que son
dénoncé au conseil, par
tère 2 fougueux par tempérament, dont il était aide de camp, pour les propos
Sonthonax lni-mème,
Mentor qui
dans son antichambre;
incendiaires tenus, parlui,
besoin de la France? Yous
avait dit aux noirs : Qu'avez-vous saviez, du reste, de quel
pouvez vous passer d'elle.
noir de la Martinique,
-
ambition démesurde, hautain par caracme peut égalor que son
dénoncé au conseil, par
tère 2 fougueux par tempérament, dont il était aide de camp, pour les propos
Sonthonax lni-mème,
Mentor qui
dans son antichambre;
incendiaires tenus, parlui,
besoin de la France? Yous
avait dit aux noirs : Qu'avez-vous saviez, du reste, de quel
pouvez vous passer d'elle. Si vous
aucun de vous. ne
ail, nous noirs, nous J sommes regardis, Sonthonax avait feint de
serait tenté d'g aller. Mentor; dont
E
--- Page 38 ---
:
(34)
et qui n'avait prévenn Parrêté, que
demander la déportation,
des craintes, sur Finquiétude
Pon rédigeait déjà, qu'en affectant occasionner aux autres noirs,
que soI1 ombarqmement pourait de lécarter, en Pattachant,
et en se chargeant, lui-n meme,
irait dans le Sud, est
comme aide de camp, à quelqu'an qui
dlevé à un grade supérieur. méchant,
-
homme faux,
I
Vergniaud; président du tribinal,
Verguiaud,
artificieux, et si pen digne du nom qu'il porte;
qu'avec
de Sonthonas, dont il ne parlait jamais
bien connu
il avait composé un libelle diffamatoire,
horreur, contro lequel
toutes les maisons du Cap, pendant
qu'il alluit colportant, dans
an 4; Vergniaud était
électorale de Fructidor,
eta tapresllasseniléo
et Pami de ce commissaire. devenu tout-h-coup le panégytiste Théveneau, jeune européen
.On avait appeld des Gonaives,
ambitieux, enthoude 22 à 24 ans, esprit inquiet, remuant, de figurer dans un comité
siaste, espèce de Séide, plus digne
d'une
de remplir les fonctions paisibles
revolntionnaire, que
dans la suite, en qualité de
magistratare civile; on le plaga,
munidans Padministration
commissaire du directoire exéoutif,
discours jetèrent
cipale de la ville da Cap, oû ses premiers disait il, de droits
Palarme parmi les citoyens. Il s'agit bien, besoin d'argent pour
d'entrée, de droits de péages ; nous avons
de Padmide la guerre > Gur dépenses
subvenir aux frais
des riches, des propriétaires 3
nistration ? Naves - vous pas
? C'est dans leurs
des négocians, des boutiquiers
des fermiers,
me charge de la collecte,
caisses que sont VOS ressources 5 qu'on
etje saurai bien remplir le trésor. coalition que Sonthonax
"Tels étaient les chefs de Vinfernale
C'est eux qui, dans
forinée pour la ruine de la Colonic. avait
allaient répétant
leslieux publics, dans les maisons particulières,
le dieu
Sonthonax était le sauveur,
à tous les çitoyens, que --- Page 39 ---
7 y
VWo
(35)
s'il voulait se
Panique espéranco de la Colonie; que
exécutif
tutélaire,
que si le Directoire
rendre à son poste de législatenr,
tous les bons patriotes
cn Franco 2 il fallait que
le rappelait
Pempêcher de partir; qu'ils
fissent une sainte conjuration pour si elle était nécessaire, pour
employassent la force même,
de la liberté.
les çitoyens, que --- Page 39 ---
7 y
VWo
(35)
s'il voulait se
Panique espéranco de la Colonie; que
exécutif
tutélaire,
que si le Directoire
rendre à son poste de législatenr,
tous les bons patriotes
cn Franco 2 il fallait que
le rappelait
Pempêcher de partir; qu'ils
fissent une sainte conjuration pour si elle était nécessaire, pour
employassent la force même,
de la liberté. C'est eux
retenir, dans la Colonie, le fondateur
départ,
le bruit de son prochiain
qui répandaient quelquefois de faire signer, par les administrations
afin d'avoir un prétexto
avaient fabriquéos eux-mêmes,
municipales, les adresses qu'ils
d'encourir Vindignation
fallait bien souscrire, sous peine
et qu'il
à ses vengeances et aux exactions
de Sonthonax et de s'exposer
de ses agens. ses émissaires dissimalaient
Dopuis le départ de Leblanc,
à Saint-Domingue;
moins le projet de perpétuer sa domination mille formes différentes;
cessaient d'insinuer cette idée sous
de
ilsne
préparaient les esprits, et tAchaient
ils tâtaient Popinion,
de domination, en faisant
les familiariser, 2 avec ses projets comme le seul rempart de
regarder la puissance de Sonthonax,
à son but, il résolut
la liberté dans la Colonie. Pour parvenir le
de fermage des
deux moyens, 1o de détruire plan
électorale,
d'employer
rendre maltre de Passemblée
habitations; 20 de se
au Corps législatif
qui allart tenir sa session, afin denvoyer de la Colonie. les agens de sa faction, ct non les représentans contre les fermiers;
Leborgne fut le promier quisonna le tocsin Macnemara; et,
lui-mome, à forme, Phabitation
il avait pris
Conmission, qui portalt qu'un quart de
malgré Parrêté de la
animaux et nstensiles
la forme serait payé davance, et gueles transportés sur les haliappartenans à la République, seraient
et de sa
réservées; Sonthonax, de Sa pleine puissance
tations
sans qu'il payàt le
seule antorité, le fit mettre en possession, des malets et ustenn
quart du revenu, et lui laissa la jonissance
Ee
--- Page 40 ---
E
MECAU - ,
(36 - )
Malgré tous ces avantages Y
siles appartenans à la République. et étant poursuivi par
n'ayant pas satisfait à ses engagemens,
lui ft
Fadministration, le bail fut résilié ; mais Sonthonax
avait étéfabriqué, sur cette habitation,
laisser tout le sucre qui
durant tout le temps qu'il en avait joui. de voir SG
Furieux de la perte de sa ferme, et encore plus
tour de moi les meilleurs citoyens, et les cultivateurs,
réunir au adouci le sort et rendu la condition plus heureuse,
dont j'avais
ilne cessait d'exaspérer Sonthonax,
bénir le fruit de mestravaux,
Ne vois-tu
lui
alarmant son ambition et sa vanité :
pas,
en
à Raimond et à son projet
disait-il, que si tu ne prends garde
toute ta
tous les jours, il va P'enlever
de ferme, qui gagne
popularité ?
moi les meilleurs citoyens, et les cultivateurs,
réunir au adouci le sort et rendu la condition plus heureuse,
dont j'avais
ilne cessait d'exaspérer Sonthonax,
bénir le fruit de mestravaux,
Ne vois-tu
lui
alarmant son ambition et sa vanité :
pas,
en
à Raimond et à son projet
disait-il, que si tu ne prends garde
toute ta
tous les jours, il va P'enlever
de ferme, qui gagne
popularité ? se met en campagne ; ce ne sont
Dès-lors, toute la séquelle
déchalnement
sur les fermicrs généraux; ; que
que quolibets
disait-on, serait infailliblement
contre les fermes. Cette mesure,
la République était
réprouvée par le Gouvernement français ;
pouvait
toujours mineure, et > d'un coup de baguette ,
leurs
en seraient pour
chasser tous ces fermiers 3 qui
saurait bien leur
peines et pour leurs avarices ; Sonthonaz malgré Parrété
contribution du quart du revent,
Fairepayerlac
il allait écrire enz
de la Commission qui les €m affranchissait;
résilier tous ces bauz. France pourfaire
autres de cette nature, sans cesse répétés
Ces propos, et mille
Pépouvante et le découpar Sonthonaz et ses échos, jetaient
m'expriles cultivateurs, les gérans, les fermiers,
ragement;
leurs inquiétudes; on n'osait plus pousser
maient journellement
menaces ont fait perdre plus de
les enchères ; et ces misérables
cette circonstance, je crus
deux millions à la République. Dans
franche
devoir demander, à mon collégue, une explication
sur cet objet,
et mille
Pépouvante et le découpar Sonthonaz et ses échos, jetaient
m'expriles cultivateurs, les gérans, les fermiers,
ragement;
leurs inquiétudes; on n'osait plus pousser
maient journellement
menaces ont fait perdre plus de
les enchères ; et ces misérables
cette circonstance, je crus
deux millions à la République. Dans
franche
devoir demander, à mon collégue, une explication
sur cet objet, --- Page 41 ---
AA
(37) danssa bouche, les mêmes
Quel fatmon étonnement d'entendre, dont venais me plaindre à
que tenaient ses agens et
je
était
propos
que la Commission
lui-même ! J'eus beau lui représenter
elle - même, elle
si elle y manquait
liée par ses arrètés; que,
en violant la foi publique 9
ébranlerait les bases de la confiance,
des avantages qu'on
les fermiers
que si l'on ne faisait pas jouir
espérances que donnaient
brillantes
leur avait promis 7 toutesles
j'eus beau lui répéter que
les cultures allaient être anéanties ;
j'avais
être suspect, comme fermier, 2 puisque
je ne pouvais
lavais écrit moi-mème au Ministre
déclaré à Giraud, puisque bénéfice sur les fermes; toutes ces
que je ne prétendais aucun observations qui lui furent faites
remontrances et lesjudicieuses directeur du génie, et par d'autresbons
par le citoyen Vincent,
Il répondit, avec
citoyens, blanchirent contre son opinidtraté.
et
manvaise foi, aux raisons les plus évidentes;
la plus insigne
de zèle pour les
colorant sa malveillance d'une apparence
les fermiers
intérêts de la République, il persista à cxiger que
fit
à
la sabvention du quart, quoiqu'il
fussent tenus payer
ct dans les actes
expressément stipulé, dans les chartes-bannins
onéreux.
ne seraient point assujettis à ce droit
de ferme, qu'ils
d'inutiles débats, ne ponvant vaincre
Après quatre jours
tout terminer, d'adopter
sa résistance, je lui proposai, pour
seul respond'arrêté, et de protester, ci me rendant
mon projet
lesien, et qu'alors je protesterais.
sable, ou de laisser passer
il
alors, un mezzoCette proposition Patterra ;
présenta
moulin,
lequel, toutes habitations affermécs; ayant
termâne, par
subvention, le scizième du revenu, et que
payeraient, pour
moulins ct bàtimens, 2 en seraient
celles qui étaient 2 sans
et tout fut termind. Battu
exemptes. J'accédai à cet arrangement;
et quelque temps
de ce odté, Sonthonax se retourne d'un autre,
tous les
fait adopter un arrêté 7 qui met en réquisition,
après,
lin,
lequel, toutes habitations affermécs; ayant
termâne, par
subvention, le scizième du revenu, et que
payeraient, pour
moulins ct bàtimens, 2 en seraient
celles qui étaient 2 sans
et tout fut termind. Battu
exemptes. J'accédai à cet arrangement;
et quelque temps
de ce odté, Sonthonax se retourne d'un autre,
tous les
fait adopter un arrêté 7 qui met en réquisition,
après, --- Page 42 ---
MCST M 5
( 38) )
sirops provonans des sucres fabriqués ;
équivalente an quart des
elle imposition au moins
mois. Les
revenus; ne dura qu'environ deux
plaintes furent si vives, et mes réclamations si
santes; que p'obtins le rapport de cet arrêté.
presCeta acharnement contre la restauration des
cevable alors 2 est expliqué aujourd'hui. cultures, si inconrégner. Mon plan devait ramener
Sonthonax voulait
Panarchie qu'il
Pordre; et ce n'était que par
pouvait parvenir à la domination à
il aspirait. Aussi, disait-il souvent, dans le délire laquelle de
ambition, gue c'était ce plan de culture qui avait
son
Colonie.
perdu la
Ma persévérance et le concert de tous les gens de
déjouèrent ses projets de désorganisation.I fut plus
bien,
les manoeavres qu'il
heureux dans
employa pours se rendre maitre des élections.
Quelques décades cvant la session de l'assemblée
il rassemble autour de lni tous SeS affidés. Il assigne électorale, les
il distribue les rôles. Tous ses aides de camp battent la postes;
pagne; Mentor est. envoyé dans POuest, sous
campretexte de
P'éloigner; mais, ei effet, pour grossir sonparti. Mon
lui écrivait-il, dans une lettre que j'ailue, ne vOuS sera voyage,
inutile,je vous aifait beaucoup de
point
T'ous les chefs des différentes
partisans aux Gonaives,
des électeurs de leur
parties, 2 sont invités à exiger
canton qu'ils se laissent guider, dans leurs
choix, par lui et les siens. Le général Moise, commandant
Vallière, les chefs de brigade
à
Christophe, Charles -
Noël Prieur, commandant, Pun à la
le Chevalier,
Caracole,
Petite-Anse, second à
Pantre au Dondon, le Général Piérre - Michel
commandait au Hant-du-Cap, en u21 1ot tous ceux qu'il sait qui
roeirgwelgseliefsenseemrlepsuple, dansleurs
reçoivent la prière ou Fordre d'appuyer de leur cantomsrespactifiy autorité
que Sonthonax désigne oul désiguera,
ceax --- Page 43 ---
(39 )
Dea festina
secondaires ne sont poin: épargnés. des
Les moyens
chez Lcborgne, chez Mentor;
sont donnés aux électeurs,
des places sont promises
geatifientions sont données aux uns, le trésor de la République,
à d'autres. Les magasins de PÉtat,
etilen cotite 100,000
tout est prodigué sperebasrhaeuliregny les députés de Sonihonax. francs à la Colonie, pour faire nommer en tous sens.
39 )
Dea festina
secondaires ne sont poin: épargnés. des
Les moyens
chez Lcborgne, chez Mentor;
sont donnés aux électeurs,
des places sont promises
geatifientions sont données aux uns, le trésor de la République,
à d'autres. Les magasins de PÉtat,
etilen cotite 100,000
tout est prodigué sperebasrhaeuliregny les députés de Sonihonax. francs à la Colonie, pour faire nommer en tous sens. On forme
Les satellites du bas étage s'agitent
de les pérorer. Leborgne lui-mème ne rongit pas
des groupes;
il va danser chez un traiteur, aubalpublic. Pourse populariser, 2
suit un si bel exemple; il est
Mentor, revenu de sa mission,
imité par Verniaud et par tous les candidats. dans les rues et dans les
Cependant on distribue des listes
Gignoux, un gros
placos, avec la plus scandalouse publicité. jusqu'a la porte de
bâton à la main 2 en donne lui-même, de son sabre et de
et mcnace les récalcitrans
Tassemblée 2
la colère de Sonthonax. dans le scin même
Les formes ne sont pas plus respectées 7
avant que
électoral. Les élections se commencent,
du corps
on refuse de faire Tappel nominal,
Tasseuiblée soit coinplète;
des pouvoirs. On donne ou
de rendre compte de la vérification toutes les lois sont violées. refuse arbitrairement la parole;
on
été nommé électeur à la Petite-Anse. Sonthonax
Pascal avait
Pécarter 3 je le supplie de s'abstenir de
ct Leborgne veulent
colue, dans la crainte que
prendre part à cette monstrueuse contenir, ne fournit à des
qu'il n'aurait pu
son indignation,
Poccasion de canser
hommes, qui ne cherchaient I qu'un prétexte,
la scène;
grand désordre, et pent-être d'ensanglanter
quelque
aux électeurs,
moi-môme, je m'abstiens de faire aucuneinvitation. je calme, je
éviter des soupçons de rivalité. J'appaise,
pour
venaient me témoigner
contiens une foule de bons citoyens, qui
aux pieds 2
douleur, de voir fouler, aussi indignement
leur
--- Page 44 ---
MREAV - V
les droits sacrés du peuple, (40) dans le seul
veraineté que la Constitution lui donne acte immédiat de sonmodère le g'néral Desfourneaux
le droit d'exercer. Je
s'ila cru remplir un devoir,
lui-même, etlui fais sentir que
une telle violation des lois comme électeur, en protestant contre
2 il en a un autre à
comme citoyen 2 en veillant au maintien de la remplir 9
publique, et à la sureté générale et individuelle. tranquillité
Toussaint Louverture, pour l'instruire de l'état des
J'écrivis à
reçus point tde réponse. Ce général était alors
choses;jen'en
du Mirebalais, oiil n'avait
occupé à Ia conquête
surement été envoyé, à celte
que pourle tenir éloigné, et laisser le champ libre à époque,
durant les élections. C'est dans la même
la cabale,
mnéme-temps, le général Desfourneaux
vue, 2 que dans le
Vallière; mais la
de
reçut Pordre d'attaquer
de Sonthonax.
tde réponse. Ce général était alors
choses;jen'en
du Mirebalais, oiil n'avait
occupé à Ia conquête
surement été envoyé, à celte
que pourle tenir éloigné, et laisser le champ libre à époque,
durant les élections. C'est dans la même
la cabale,
mnéme-temps, le général Desfourneaux
vue, 2 que dans le
Vallière; mais la
de
reçut Pordre d'attaquer
de Sonthonax. rapidité cette expédition déjoua les calculs
J'étais indigné, comme tousles gens de bien, des excès
audace si effrénée. Mais quelle barrière
d'une
Mon collégue était évidemnent à la tête pouvais-je lui opposer ? tenait, dans sa main, la force armée. Je des perturbatenrs; il
intentions de celui qui, seul,
ne connaissais pas lcs
maux;la moindre
pouvait porter remède à tant do
démonstration de ma part, aurait
une
occasionné
rupture 2 qui pouvait amener les plus grands malheurs. Sonthonax était entouré d'une foule d'honmes dévoués à
ses volontés, prêts à exécuter tous ses
toutes
sait que les actes les plus arbitraires or.dres, et tontle monde
que loin de craindre les
ne lui coûtaient rien, et
Ses
secousses, il était homme à les
quer,
satellites avaient toujours la menace à la provoils ne parlaient que
bouche ;
d'emprisonaemens, de déportations, d'embarquemens; ; un fonctionnaire public, le citoyen
sans même que j'en eusse été
Vermond,
miliee de la nuit,
prévenn, avait été arrêté au
puis incarcéré, puis embarqué,puis déporté,
pour
dre les
ne lui coûtaient rien, et
Ses
secousses, il était homme à les
quer,
satellites avaient toujours la menace à la provoils ne parlaient que
bouche ;
d'emprisonaemens, de déportations, d'embarquemens; ; un fonctionnaire public, le citoyen
sans même que j'en eusse été
Vermond,
miliee de la nuit,
prévenn, avait été arrêté au
puis incarcéré, puis embarqué,puis déporté,
pour --- Page 45 ---
yy
PW
(41)
contraindre Leborgne à payer le prix de sa
pour avoir voulu
pas dans leur sens 9
ferme; tous les citoyens qui ne marchaient
moibutte à leurs insultés. Je n'étais pas épargné,
étaient en
diatribes de ses agens les plus subalmême, dans les insolentes
devant plusieurs
en pleine rue, osa dire,
ternes. Gignoux,
Raimond était à la téte de la
personnes : Nous savons.quc la nomination que ROLS avons
cabale, qui voulait empêcher
1L72 royaliste, et ne
mais Sonthonaz le connait pour
faite ;
tardera pas à le faire embarquer. fut faite
écrit, et signée
La déclaration de cC propos me
par exécutif près
médecin Deseul, commissaire du directoire
du
municipalo du Cap. Deux français d'Europe E
Padministration ville, étaient cités, comme ayant entendu
domiciliés en cette
avec la modération qui
ce propos. J'en parlai à mon collégue dire
ne croyait
fait mon caractère ; il se contenta de me
qu'il
de les avoir tenus. Au reste, me dit-il,
pas Gignouz capable moi cette déclaration,je vais envoyer
tu es str de moi; donne
les
chercher les témoins désignés, et je questionnerai. à en.
Il les fait venir, en effet, et réussit, en les intimidant, entendu
déclaration
: Qu'ils ont bien
obtenir une
9 portant
quelgu'un, mais qu'ils
Gignouz dire qu'on ferait embarquer Heureusement, pour
n'ont point entendu qu'il m'eilt nommé.
au
de ces témoins a vait répété
Phonneur de la vérité, qu'un
ingénieur des mines . 7 les inenaces de Gignoux,
citoyen Giroud,
dans sa déclaration, et le citoyen
telles qu'il les avait consignées
Giroud Pécrivit à la Commission.
ces deux déclarations
Le lendemain Sonthonax, me montrant
Deseul est EEIZ coquin;
extorquécs : T'u vois, me dit-il, que
lui
le connais depuis long-temps.
Mais,
répliquai-je,
je
pour 2211 coquin, Pas-tu nommé
pourquoi, si iu le connaissais
Podministration municommissaire du directoire czécutifpres
F
1) Au --- Page 46 ---
IT
WT R S
cipale? - Que
par
seez-aitiesujera. sont sirarcs. J'en restai
prudence; mais Desenl n'ea fut
la,
fut remplacé Par Thévenean. pas noins persécuté; il
Depuis long- temps, les amis de la France
générale araiont conçu des dontes
et de la liberté
de
sur la purcté des
Sointhionax; ils ne ponvaient croira au
intentions
naire
cirisme d'un
public quimet tait sans
fonctionvolonté
cesse, sa volonté à la place de la
de la nationale, SCS intérôts personnels à la place des intérêts
patrie, qui vonlait avoir un parti, des
homimages, gui n'estimait les honmes
courtisans, des
culière dont ils pouvaient être à
que par Putilité partileur civisme que par leur
ses desscins, et ne jugeait de
dévouement à toutes ses passions.
isme d'un
public quimet tait sans
fonctionvolonté
cesse, sa volonté à la place de la
de la nationale, SCS intérôts personnels à la place des intérêts
patrie, qui vonlait avoir un parti, des
homimages, gui n'estimait les honmes
courtisans, des
culière dont ils pouvaient être à
que par Putilité partileur civisme que par leur
ses desscins, et ne jugeait de
dévouement à toutes ses passions. Sop-tiengsitomaeuieme
les détours de sa politique,
observaient, avec inquiétude,
discours, qui, de jour en jour, recucillaient, avec soin, tous ses
système d'indépendance. dévoilaient plus clairemnent son
laissé
Depuis le départ de Leblanc, il
percer cette idéc. Ce fatà cette époque
avait
jeter en avant,
qu'il commença à
dansleconseil, que si la
SeS intérêts, elle proclamerait
France entendait bien
lundependance des
Qnelquefois il nous disait, à Pascal et à
Colonies,
Jensorcunin/fonpos de
moi; gue la France
d'après ses
Saint-Domingueye et que
propres principes, clle ne devait
d'ailleurs,
ceux qui habitaient cette ile immense,
pas s'étonner si
entièrement et à se gouverner eux songeaient à s'affranchir
- mêmes. La
disait-il, a dasianégu'uorpeuples
France, nous
ne vois pas pourguoi celui-ci doit es'appartientà dtre
lui-méme;e etje
en Europe. tributaire d'unpeupla
Ces épanchemens de sa politique,
souvent, amenaient de si vives
qui se renouvellaiens
fois le moment où Pascal,
discussions, queje vis plusieurs
jeune homme bouillant et aimant
passionnément son pays, allait se compromettre lui-mème,
etla
M
--- Page 47 ---
(43) )
à Sonthonax toute Fhorreur que
chose publique, en exprimant
je crus devoir prévenir
lui inspirait une doctrine si criminelle; leur dis-je, que CES :
Une fois pour toutes >
une explosion. La Constitution
conversations, inntiles ct diplaoiar-fwisent. intégrantes de la
déclare les Culonies parties
cst lh, qui
Directoire est aussi lit 7 pour empécher
République 3 et le
à cette Constitution. qu'il ne soit porté atteinte
me communiquaient
les amis de la close publique
Copendant
de prendre un parti 1 2 pour
leurs alarines, ct me pressaient éclater; 5
toute mon
prévenir des complots prets à
Femployais retenir dans les bornes
influence à modérer leur ardeur et à les
verte entre
dc la sagesse; ; jel leur représentuis qu'une scission, de confiance ou qui souet moi, anéantirait le peu
inon collégue
notre rupture serait le signal
tenait encorele gourernement; que une fois ouverte, ne pourrait
de la guerre civile; que la querelle, nous étions loin de nous
se décider que par les armes, et que
voie, les intérêts de
trouver en mesure de soutenir, par cette
la majenre
leur disais-je, que
la République : ( Vous savez,
mnême le Général
des chefs noirs est travaillée; peut-être
2) partié
il est sincèrement attaché à la France,
2 en chefest-il trompé, ou
Danslepremier cas, il ne pourra
> ouil est vendu à Sonthonax.
de nous
se décider que par les armes, et que
voie, les intérêts de
trouver en mesure de soutenir, par cette
la majenre
leur disais-je, que
la République : ( Vous savez,
mnême le Général
des chefs noirs est travaillée; peut-être
2) partié
il est sincèrement attaché à la France,
2 en chefest-il trompé, ou
Danslepremier cas, il ne pourra
> ouil est vendu à Sonthonax. conduite pius que tortucuse
d'ouvrir les yeux surla
>> s'empècher
et de prendre les mesures nécessaires
2 de ce commissaire,
marche. Au contraire 7 dans le
Parrêter dans sa
2) pour
ferions
un
qu'accélérer des
nons ne
7 par
éclat,
>> second,
les premières nouvelles de
>> malheurs que peuvent prévenir
2> France 2. bien Lloigné de partager la sécurité que je
J'étais cerendant
La conduite de Sonthonax
m'efforçais d'inspirer aux autres. Les élections terrodoublait, chaque jour, mes inquiétudes. députés partiraient
mindes; nous nons flattions que les nouveaux
F 2
--- Page 48 ---
MES
de suite pour France,
(44)
et les bens citoyens se
T'indignité de tels choix,
consolaient de
débarrassée d'agitateurs par l'espérance de voir la Colonie
intérét fut de hilter leur dangereux; il semblait même que leur
lamétropole ponrrait départ, pour prévenir les lumières
de leur
recevoir surleur moralitée etsur le
que
élection, et par la protestation de
scandale
lesr rapports que des citoyens
Dasfourneanx, et par
Bil Corps législatify mais vertueux pourraient faire parvenir
craiute; Desfourneaus fut Sonthonax sut prévenir ces sujets de
enferméat secret dans
enlevé de nuit, conduit à bord,
quoique lui senl
une forteresse, aul nom de la
puis
eit donné
Commission,
que par la Toix publique. T'ordre, et que je ne l'eusse appris
Les citoyens Tonnellier,
présiden: du
payeur aux Gonaires :
tribunal; Pierre - Antoine,
Vergniaud,
tration;
emploré à l'adminis. Leborgue, agent central,
qu'ils remplissaient
continuèrent les fonctions
Mentor fut nommé arant leur nomiaation. L'aide de
défend
adjudant général, au
camp
aux citoyens nommés
mépris de Ia loi, qui
durentleur mission,
représentans du peuple
aucune place à Ia
d'accepter,
exécutif, Le général Chanlatte
nomination du Pouvoir
Sonthonax le
arriva au Cap sur ces
halssnit, mais il haissait
entrefaites;
Beauvais, de qui
plus encore le général
assouvir S3 haine Chaniatte se plaignait et c'était
contre lun, qu'il avait
pour
au Corps législatif. fait nommer l'autre
Je me demandais, touslesjours,
tant et de si odieux
comment après avoir employé
à la législature, la moyens 1 pour faire nommer ces hommes
peuple, il
plupart contre le Foeu bien prononcé du
s'obstinait à les retenir dans la
empécher de se rendre au poste où il les
Colonie, et à les
La catastrophe de la
avait placés. superbe frégate
transporter les
PHarmonie, destinée à
députés en France, et qu'il avait fait sortir à
-
E
tant et de si odieux
comment après avoir employé
à la législature, la moyens 1 pour faire nommer ces hommes
peuple, il
plupart contre le Foeu bien prononcé du
s'obstinait à les retenir dans la
empécher de se rendre au poste où il les
Colonie, et à les
La catastrophe de la
avait placés. superbe frégate
transporter les
PHarmonie, destinée à
députés en France, et qu'il avait fait sortir à
-
E --- Page 49 ---
(45 )
contre les règles ds la prumon insu, sous de vains prétextos, 2
fussions convenus, la,
dence la plus commune, et quoique nous redoublait les murmures
veille, qu'il renoncerait à ce projet;
bons citoyens,
il paraissait évident, à plusieurs
du public;
exposée au sort qu'clle éprouva, 1
qu'on l'avait volontairement
de cette députation, dont il
pour rendre impossible le départ
moi-mème, sans
vouloir s'environner ; je n'étais pas,
paraissait
Mes doutes furent bientôt éclaircis, par
défiance à cet égard. Touverture qu'il fit au conseil. étions, depuis si
avoir parlé de la privation où nous
Après
nouvelles de France; il ajouta : c. Le Gouverlong-temps, des
le salut de la
et compromet
2 nement nous expose beaucoup,
le terme de dix-huit mois
>> Colonie, par un si long silence; car, durée de notre mission, une
Constitution, pour la
>> fisé parla
de nous dire de nous
le
est en droit
>> fois expiré; peuple
lui dis-je, le gouvernement qu'on
>> retirer. Mais quel sera,
en chassant la Com-
>> subtituera à celui qu'on aura détruit,
et nommera
pa
dit-il, s'assemblera,
> mission? ? - Lep peuple, nous
jusqu'à ce
à
il conférera le gouvernement,
>> des députés, qui
> que la France en ait autrement décidé >,
iln'en
les objections les plus fortes de ma part,
persista
Malgré
Cependant ses partisans répétaient
pas moins dans son système. France. 1l y avait dans la
sur Pabandon de la
ses plaintes 2
du
nommés par Passemblée
Colonie des roprisentans peuple
Pourquoi
électorale, et investis des pouvoirs des législateurs. pas ? Pourguoi n'ezerernientils pas
ne d'aszembluraient-ils
bien de leurcommetdansla Colonie, 2 SOUS les yeux et pourle
ne pourraient, de long- temps,
tans, des fonctions quils
aller remplir en Europe ? etc. . tentaient de répandre
Telles étaient les idées que ses émissaires
étaient révoltés
les citoyens. 'Tous les amis de la France
parmi
--- Page 50 ---
IZ MS -
(46)
d'une parcille doctrine ; nous flmes
Pascal et moi, quand nous vimes véritablement cfirayés,
Sonthonax
ou cix fois au conseil, et à des
reproduire cing
principes que nous avions déjà époques très-rapprochées, les
les fréquens voyages de
combattus; ; quand nous vies
affidés.
missaires
étaient révoltés
les citoyens. 'Tous les amis de la France
parmi
--- Page 50 ---
IZ MS -
(46)
d'une parcille doctrine ; nous flmes
Pascal et moi, quand nous vimes véritablement cfirayés,
Sonthonax
ou cix fois au conseil, et à des
reproduire cing
principes que nous avions déjà époques très-rapprochées, les
les fréquens voyages de
combattus; ; quand nous vies
affidés. Dès
Mentor, et toules les manoeuvres de
ce moment, nous résolimes de sonder le
SeS
Toussaint, et sur-tout de lui ouvrir les
général
perfides que la conduite de Sonthonax
yenx sur les projets
Nous sentions combien
nous faisait soupgonner,
cette corde était délicate, et avec
précaution nous devions la toucher, dans le
quelie
Louverture aurait déjà été
cas ou Toussain:
gagné par lui;
paraissait d'autant plus fondée,
supposition qui nous
de connattre ce Général,
que n'ayant pas eu cccasion
au
aller
nous le voyons, à tous ses
Cap,
sans cesse chez Sonthonax,
voyages
conférer secrètement avec lui, tandis
s'enfermer avec lui,
anoi J'essayai
qu'il venait à peine chez
cependant deletater, et voici
Dans un de ses voyages au Cap, luiayant commentje m'ypris. particulier, , je me reudis chez lui: :
demandé un entretien
5 vous avez pris la peine d'étudier
Genéral, lui dis-je, si
> depuis mon arrivée dans
ma conduite et mes actions,
ce pays, vous
>> eu d'autre désiret d'autre but
aurez vu queje n'ai
quela
>2 P'affermnissement de Tunion
restauration des cultures,
et de la
>> citoyens; sans distinction de
paix parmni tous les
>>. sacrifices continuels et
conleur. Vous aurez vu les
Pabnègation
3> personne, pour vivre en bonne
abeolunqnefuifaite de ma
>> vous aurez vu
intelligence, avec mnon collégue;
sur-tout, ma bonne
>>
foi,
nos dernières
lorsqu'an départ de
dépèchec, je vins vons
3)
solliciter d'écrire au
Directoire, 2 pour lui exposer la nécessité de
: pouvoirs de
continuer les
Sonthonaz, et de le garder
9> Aujourd'hui, je viens
Pans cette Colcnie.
vivre en bonne
abeolunqnefuifaite de ma
>> vous aurez vu
intelligence, avec mnon collégue;
sur-tout, ma bonne
>>
foi,
nos dernières
lorsqu'an départ de
dépèchec, je vins vons
3)
solliciter d'écrire au
Directoire, 2 pour lui exposer la nécessité de
: pouvoirs de
continuer les
Sonthonaz, et de le garder
9> Aujourd'hui, je viens
Pans cette Colcnie. vous dire que
9> pour son collégue, lui prétère des Sonthonax, sans égard
3 conflance 7,
hommes indignes de sa
-
e
- --- Page 51 ---
I à
(47)
fis part des menaces de Gignons, des propos
Alors jo-lui
tsur moi, du ton leste avec
indécens que Leborgne se permettait
ct sur : tout, de
lequel Sonthonax avait reçu mes plaintes,
j'avais
continuait de faire à ceux contre lesquels
Paccueil qu'il
Je ne lui cachai point
de si justes sujets de mécontentement. montée à tel point qu'il lui était
l'indignation de Pascal étant
que
contenir, malgré mes exhortations et mes prières,
impossible dela
éviter d'en venir à des explije lui avais imposé silence, pour invité à donner sa démission,
cations prématurbes 7 et Pavais
Sonthona et moi.
que nous avions acceptée 9
point à votre
Après un moment de réflexions, < Jene répéterai
de me
ce Général, CC que vous venez
'2 collégue, me répondit
cela, dans moi
est essentiel que je garde
>> dire; parce qu'il
j'ai
par la voix
lui dirai seulement que
appris,
> intéricur; je
êtes divisés, et que le Lien de la Colonie
>> publiqse, que vous
entre vous deux>.
>> cxige qu'il n'y aitaucun nuage
n'était
aigri contre
J'assurai le Général que mon coeur
point
tout cC dontj'avais à me plaindre,
mon collégue, quef'impntais la méchanceté des malveillans qui
non à son coeur, mais à
Pentouraient.
visite que je lui rendis, mc regut
Sonthonax, à la première
d'amitié. Il me dit qua le
de démonstrations
avec beaucoup
son désir de nous voir vivre pariaitoGénéral lui avait exprimé
n'avait, ni contre moi,
ment d'accord; qu'il me protestait qu'il
m'en donner
aucun ressentiment; et quilallait
ni contre Pascal,
la démission de ce dernier, et en le
une preuve 7 en annullant
avec ma bonne fci ordinaire,
rendant à ses fonctions; je regus, Pascal mame oublia tout;
de sincérité.
toutes ses protostations
rendu aux prinnous cràmes encare une fois que ce commissaire,
et nous
marcherait enfin au réritable but denctre mission,
cipes,
d'autant plus de cette conversion inespéréc; qu'il
nous félicitions
allait
ni contre Pascal,
la démission de ce dernier, et en le
une preuve 7 en annullant
avec ma bonne fci ordinaire,
rendant à ses fonctions; je regus, Pascal mame oublia tout;
de sincérité.
toutes ses protostations
rendu aux prinnous cràmes encare une fois que ce commissaire,
et nous
marcherait enfin au réritable but denctre mission,
cipes,
d'autant plus de cette conversion inespéréc; qu'il
nous félicitions --- Page 52 ---
-
VA -
(48)
nous promit de faire partir, sans délai, les
lesquels il convenait qu'il se trourait des
députés, 7 parmi
pour la Colonie.
hommes dangerenx
Quinze jours se passèrent dans la plus
et tout nous annonçait les heurcux
parfaite intolligencn,
droit d'ospérer; mais Sonthonax résultats que nous avions
Des sept députés ; il n'en fit ne tint pas ses engagemens.
dit-il, les trois autres
la partir que quatre, il réservait,
derniers était
pour première occasion. Parmi ces
Mentor, dont Pesprit audacieux et
alarmait. Bientôt, sans arrêté de la
intrigant nous
dans le Sud, une mission nouvelle. Commission, on lui donne,
secrètes,
Il reçoit des
qui ne nous sont pas même
instructions
retour, je demande en vain un
communiquées. A son
sa mission,
rapport, et nous n'avons connu
que par les agitations et les
marqué tous ses pas. Sonthonax, à son
désordres, qui ont
les traces, ei
départ, en a effacé toutes
emportant toutes les lettres du
relatives aux désordres occasionnés
général Beauvais
Ces
par Mentor.
nuages se dissipèrent encore, et
de nouveau revenu aux
Sonthonax nous parut
il ft renaitre
principes et à ses devoirs; mais bientôt
témoignde
nos soupçons. Tout à coup, 7 l'estime qu'il avait
pour le Général en chef se change en
affection ert haine, ses éloges en diatribes
mépris, son
peint plus que comme un ambitieux
virulentes. Il ne le
homme à qui ses nombreuscs
bypocrite 2 comme un
d'accorder
perfidies nie pouvaient
aucune confiance. Il recommence ses
permettre
sur Pexpiration prochaine de nos
déclamations
peuple de nous donner des
pouvoirs, sur le droit du
sera le premier à déclarer sucesseurs; il annonce même qu'il
peuple à
à la Colonie entière que c'était au
nommer qai bon lui senblerait pour le
jusqu'a ce que la France envoydtici de nouvelles
gouverner,
Dans cet état de choses, le citoyen
antorités.
Sallenave, ancien habitant
que
ie
permettre
sur Pexpiration prochaine de nos
déclamations
peuple de nous donner des
pouvoirs, sur le droit du
sera le premier à déclarer sucesseurs; il annonce même qu'il
peuple à
à la Colonie entière que c'était au
nommer qai bon lui senblerait pour le
jusqu'a ce que la France envoydtici de nouvelles
gouverner,
Dans cet état de choses, le citoyen
antorités.
Sallenave, ancien habitant
que
ie --- Page 53 ---
I TA
(49)
Toreille du Général en chef, m'ayant appris
que josavais avoir
de lui : Dites aIl Général, lui dis-je,
qu'il allait sc rendreI près
qui luifait
Pengage à ouvrir les yeux sur Sonthonaz,
que.je
quandil vient ici; ditasbuiglilewnbre,
Beneenepdscnnucss
sont les vrais amis de la France et
peut-être trop tard, quels sur-tout de ne pas se laisser surles siens, qu'il prenne garde verbalement, parc cettememe personne,
prendre. Il ne fitrépondre
confiance; 5 queje pouvais
qu'il avait en moi la plus grande étudié Phomme : et qu'il le
étre tranquille, qu'il avait bien
connaissait.
n'avais reçu, du Général en
Ilyavait plus d'un mois que je
lettres d'honnôteté,
chef, aucune nouvelle, 2 hiors deux ou trois
le 18
Moyse, son neveu, arriva au Cap,
quand le général
chez moi, à sept heures du soir,
Thermidor. Il se présenta
; il m'assura des
demanda un entretien particulier
et me
ct d'estine de son oncle, et me dit
sentimens d'attachement
allait
de m'annoncer, de sa part, qu'il
qu'il était charge
avait les choses les plus étonnantas
se rendre au Cap, et qu'il
je ne pus en savoir
J'eus beau le questionner,
à m'apprendre.
c'était tout ce que lui avait
davantage ; Moyse me protesta que avait à me révéler me
confié so11 oncle, mais que ce qu'il
ferait frissonner d'horreur.
il
pour le
avoir demeuré trois jours au Cap, partit
Après
Fort-Liberté, sans me revoir.
Sonthonax me demanda
Le lendemain de l'arrivée de Moyse,
lui
- Que fa-til dit?
si je Pavais wi.- - Oui,
répondis-je. doit bientôt se rendre ici. -
1 Mais rien, sinon que son oncle
soit
continua Sonthonax, qu'il ne
venuici pour
Je crains bien,
Sais-tu bien qu'il serait possible qu'ils
nous chercher querelle.
Ini dis-je; quel sujet
voulussent nous Aerhangwt-Omnlebilei
Sonthonax;
avoir?--Je n'en sais rien, répondit
pourraient-ils
G
-til dit?
si je Pavais wi.- - Oui,
répondis-je. doit bientôt se rendre ici. -
1 Mais rien, sinon que son oncle
soit
continua Sonthonax, qu'il ne
venuici pour
Je crains bien,
Sais-tu bien qu'il serait possible qu'ils
nous chercher querelle.
Ini dis-je; quel sujet
voulussent nous Aerhangwt-Omnlebilei
Sonthonax;
avoir?--Je n'en sais rien, répondit
pourraient-ils
G --- Page 54 ---
VS
mals je comnais ces gcns là. (50) Ils
ajouta-t-11, qu'ilfaille
sent traitres, Que penses - iuy
-- Mon ami; lui dis-jo, faire,s'ils ont réeliement cette intention?
s'ils
s'y soumettre,
cmployenrla force, il faudra
* plucds que de faire
bien
à un massacre les curoplens
répandro lo sang, exposer
torité nationale. Au
quisont ici, et compromettre Faucentraire, €21 cédant à la
garantirons; au moins, la ville et la
violence, nous
Imeendic.-Tu as
plaine, du pillage et de
raiscu, medit
que nous ne ferons aucune résistance,-. Sonshonax; premettons-tons
je le jure. Pascal, guictait
Quan: à moi, lui dis-je,
Le Général C1 chef arrive présent, en ft autant,
I F recte qu'un instant,
enfn; il descend chez
et vient chez moi;
Sonthonax;
sept beures du soir, AApres m'avoir
ilétait alors environ
agitation : < Commnisatre,
embrassé, il me dit, avec
>> vous parler. A peins
passons dans votre cabinet, j'ai à
> dit le Général,
commes nous assis :
me
vonséics attaché à la
Commissaire,
> à la Colonic, dont vous vonlez
France; vous êtes attaché
> que pour sauver calle-cie
la prospérité; je vous déciare
>> que
et la conserver à la France, il faut
danaguatrejours, au
>> s'embarque. Le
plustard,le commissaire Sonthonas
péril est
> en surcté, et je ne puis imminent, enfn
vous-mème n'êtes point
>> cette mesure. Genéral,
répondre de Ja Colonie, sans
lei
>> par la seulei idée da parti
dis-jo, TOuS me glacez d'effroi,
>) Refechissez,
que vous paraissez vouloir
je Tous en conjure,
prendre,
>> avoir Catte mesure riolente,
aux suites funestes que peut
: torité nationale dont
D'abord, c'est méconuaitre l'an-
>>
mon colligue et moi sommes
Enrisagez, men cher Général,
investis.
2 à jamais, G11 vous enlevant la qu'unparoil éclat vous perdrait
>> a en vous,
confiance que la France entière
Songez que Thomme
>> proclama le premier la liberté que Tous voulez embarquer,
a lui nuire à
générale, et que vous pourez
ells-meme, en Attaquant celui qui n'a été caroro
ale dont
D'abord, c'est méconuaitre l'an-
>>
mon colligue et moi sommes
Enrisagez, men cher Général,
investis.
2 à jamais, G11 vous enlevant la qu'unparoil éclat vous perdrait
>> a en vous,
confiance que la France entière
Songez que Thomme
>> proclama le premier la liberté que Tous voulez embarquer,
a lui nuire à
générale, et que vous pourez
ells-meme, en Attaquant celui qui n'a été caroro --- Page 55 ---
(51)
irrovocablemens. Songez a vOS enfans
> ici, que pour Paffermir des dtages de votre Adélité. Songez
> qui sont CII France, comme
envers
pas de vous a ccuser l'ingratitude
9> qu'on ne manquera
que Ics noirs sont indignes
et qu'on en conclura
>> la France,
Comnissaire, c'est au contraire pour prouver
2 dela liborté.
c'est pour prouver que les noirs
altachement à la France,
2) mon
la liberté, que je denande que le commissaire
> sont dignes de
il a formé les projets les plus funestes
>>
Sonthonax s'embarque;
mon armée, et A
il a cherché à désorganiser
> à cette Colonie; moi. Jo vous le répète, Commissaire, il
>5 Ia soulever contre
un moment à perdre >,
instant qu'ii parte; ili n'y a pas
> est
toutes mes instances trouvèrent le
Tous mes raisonnemens, résolution ; je le priai, au moins,
Général inébraniable dans sa
réféchir, et de ne rien entrede me donner toute la nuit pour lendemain matin 3 il me
ne lui eusse parlé le
prendre que je
le promit.
avec Pascal, les moyens de
Jo passai la nuit à chercher,
Je me rendis, clez lui, le
détourner le Général de sa résolution. SiSonthonaz a desvues
matin, muni desargumenslest plus forts.
dès qu'ellos
lui disais-je, iZ cesse d'etre dangereuz,
perfdos,
de concert. Je crus ILIL
sont connues, et que nous agissons
Pavoir décidé; mais avec un monvement d'impatiencs
moment
la cuisse, et me dit: < Commissaire,
bien prononcé, il se frappa
m'eussiez fait tant l'objections,
> si j'avais pu prévoir que vous
dessein.
Général,
aurais point fait part de mon
>> je ne vous
à son cou, et le tenant embrassé,
> lui dis-je, cn me jettant
de trahir votre confiance 9
me croire capable
D pourriez-vous
yotre conversation' ? Non, iln'est
> et de rendred mnon collégue
une indiscrétion,
dans mon caractère de m'exposer, par
-3) pas
loin de m'en vouloir de
à tout anéantir;
2 à tout brouiller,
suis Pami
elles doivent vous prouver que je
p. mes observations,
G 2
2 At
é,
> lui dis-je, cn me jettant
de trahir votre confiance 9
me croire capable
D pourriez-vous
yotre conversation' ? Non, iln'est
> et de rendred mnon collégue
une indiscrétion,
dans mon caractère de m'exposer, par
-3) pas
loin de m'en vouloir de
à tout anéantir;
2 à tout brouiller,
suis Pami
elles doivent vous prouver que je
p. mes observations,
G 2
2 At --- Page 56 ---
WT :
33 de l'ordre et de la
(52)
2) de sujets de
paix ; que je suis le vêtre. Avec autant
plaintes contre
2) provoqué; mnais
Sonthonax, un autre vous aurait
je ne vois en lui
>> France, un fonctionnaire
que le représentant de la
qui doit être
>> vonlez, me ditle Général, eh bien !
respecté,
Vous le
3> desmalheurs
vous devenez
quivont en résulter
responsable
>> naissez pas toute la
pour la France. Vous ne conperfidie de votre
> lui-même embarquer.
collégue; il vous fera
Général, lui
> de parer àtout, sans
dis-je, il est un
causer un éclat
moyen
2) nous ayons, Sonthonax,
scandaleux; il faut que
2 taire général,
vous et moi, en présence du secréune explication
3> cuvriez Totre coeur, et
secrète, dans laquelle vous
>) à reprocher à mon exposiez tout ce que vous avez de grave
collégue. Ensuire
>> que s'il vent persister dans
7 nous lui déclarerons
ses desseins
> y mettre un frein >>. Le Général
perfides, nous saurons
je pouvais Pen prévenir.
y consentit, et me dit que
En effet, le matin je mne rendis chez
cachai point le mécontentement
Sonthonax; je ie lui
amères qu'il faisait de
du Général, et les
lui - : < Et de
plaintes
3 me dit Sonthonax. I
quoi donc se plaint-il?
se plaint, lui
>> ta as cherché à
répondis-je, de ce que
désorganiser son armée; il
>> cnvoyé Mentor près de lui
croit que tu n'as
> enin de ce que tu l'as
que pour y parvenir; il se plaint
>
veut avoir, demain trompé plusieurs fois. Au reste, il
matin, avec nous
>> franche, dans laquelle il articulera trois, une explication
> t'a pas dit autre
tous ses griefs.
Il ne
chose? - Non. 1 Eh bien !
> nous arrangerons tout cela >,
ce n'est rien;
Nous descendimes au conseil, où il ne fut
Pascal et moi nous remarquâmes
question de rien,
seuléinent
mement préoccupé,
qu'il était extre
Le soir, vers les sept heures, il
m'envoya présenter, par un
-
-
-
, avec nous
>> franche, dans laquelle il articulera trois, une explication
> t'a pas dit autre
tous ses griefs.
Il ne
chose? - Non. 1 Eh bien !
> nous arrangerons tout cela >,
ce n'est rien;
Nous descendimes au conseil, où il ne fut
Pascal et moi nous remarquâmes
question de rien,
seuléinent
mement préoccupé,
qu'il était extre
Le soir, vers les sept heures, il
m'envoya présenter, par un
-
-
- --- Page 57 ---
(53 )
arrivant de Saintaides de camp, un citoyen du Cap,
de ses
la conclusion de la paix. Une
Thomas, et qui nous apprenait la veille de son départ, avait
frégate de la Guadeloupe, arrivée
Pavait également
cette nonvelle. Une autre frégate
apporté
annoncée à Santo-Domingo. n'était pas difficile à pénétrer.
Le but de cette manceuvre travaillait à alarmer les noirs,
Depuis long-temps Sonthonax
de la paix générale,
leur faisant entrevoir la conclusion
en
terrible contre leur liberté.
comme Pépoque d'une conjuration
des citoyens, dupe
comme la majeure partic
Je fus cependant,
de son astucieuse politique.
de ma bonne foi et de ce nouveauirait
chez
de très - bonne heure,
Le lendemain je me rendis, cher Général, lui dis-je, enl
Toussaint : C Féliecitons-nons, mon
la paix, oui la paic,
je vous annonce lapaiz,
>> Pembrassant, commenij'enavais en la nouvelle. Le Général
2 etije lui racontai
que cette
Vous voyez, poursuivis-je,
>) souriait en m'écoutant. mettre à même de patienter, et de
> heurcuse nouvelle va nons hasardée; car nous ne pouvons
>> ne faire aucune démarche
de France, qui nous tirezont
à recevoir des nouvelles
> tarder Vembarras où nous sommes >,
2> da
avait vu Sonthonax la veille; que
Toussaint me dit qu'il de lui dire, tête à tête, ce qu'il ne
celui-ci Pavait tant pressé
de Pascal, qu'il n'avait
devait dire qu'en ma présence et en celle
conséquence, la
de s'expliquer avec lui; qu'en
pu se dispenser
devenait inutile. Jo
conférence projetée, entre nous quatre,
le Général de ce qu'il était d'accord avec Sonthonax,
félicitai
et je ine reticai.
chez mon collégne, à Pheure
Jo me rendis, le même jour,
le Général
ordinaire. Sans s'expliquer plus clairement que
dans
Pavait fait, il me dit que tout s'était arrangé,
ne
venait d'avoir.
Mais es-tu bien sur,
l'explication qu'il
27 Mt
devenait inutile. Jo
conférence projetée, entre nous quatre,
le Général de ce qu'il était d'accord avec Sonthonax,
félicitai
et je ine reticai.
chez mon collégne, à Pheure
Jo me rendis, le même jour,
le Général
ordinaire. Sans s'expliquer plus clairement que
dans
Pavait fait, il me dit que tout s'était arrangé,
ne
venait d'avoir.
Mais es-tu bien sur,
l'explication qu'il
27 Mt --- Page 58 ---
-
lui dis-jo, que le Général Ho (54) soit
me répondit-il,
plus faché? Il P'est si
qu'il m'a fait des
peu,
mettre A mes genoux. Sois
excuses, et quil voulait se
Je saisis cette occasion tranquille, ajouta-t-il, tout ira bion,
50s disconrs, plus délicat pour Pinviterà être plas réserré dans
dans le choix des
s'ontonrait, à renoncera auxintrigues
personnes dont il
de front avec moi, droit au but de etauzintrigans, à marcher
sement de l'ordre, des
notre mission, 2u rétablism'assura
cultures, et de ia paix
qu'il suivrait EICS
insérieure; il
sur lui.
conseiis, et que je pourais.compter
Dans ma bonne foi
falicitais avec Pascal. ondisalre.feemayats Notre
tout concilié; je m'en
car, à sept heures du
joie ne fut pas de longue durée;
Moyse, Charles
soir, je vis entrer, chez moi, le général
tophe, commandant Chevalier, de
commandant à Caracole, et Chrisla Petito-Anse: ils me
entretien particalier, et me
demandérent un
qu'il fllait
déclarérent, au nom du Général,
Colonie était que Sonthonax partit sous trois jours. sans quoi Ia
perdue; jeleur témoignai ma
et crorant qu'ils frisaient celte démarche sarprise de ce débnr,
en représontailes
de lear chef, je leur
dont je suis
conssquenens, arect toatela chaleur
capable; je les assurai enfin que tont etPénergie
lls m'écoutérent en silence;
était arrange,
s'être un moment consulté quand feus fini de parler. après
la parole;
des yeux; pagr savoir
-
gaiporterait
Christophe me dit: :
$> vous abuse. Sonthonax
Comtmismaire, Yotre bonne foi
est un protont
2 perdre la Colonio; : il n'a proposé dis sodlirat, qui veut
: embarguer: il me traçait mêmo la
fois de vous fiire
4> Il Exllair, disnit-il, soulever
marche quaf'avais à tenir,
contre
> la plaine; lenefure dire
Yous; les cultivateurs de
qu'ils Ie
J> parce que c'était un
voulaient pas des fersbesy
;> remettre cal
moyen que vous employicz pour les
esclavage. Sij jeno vousal pas alit tout coia, c'est
veut
: embarguer: il me traçait mêmo la
fois de vous fiire
4> Il Exllair, disnit-il, soulever
marche quaf'avais à tenir,
contre
> la plaine; lenefure dire
Yous; les cultivateurs de
qu'ils Ie
J> parce que c'était un
voulaient pas des fersbesy
;> remettre cal
moyen que vous employicz pour les
esclavage. Sij jeno vousal pas alit tout coia, c'est --- Page 59 ---
(55 )
cntre
affliger votre coour, et mettre,
22 parce que je ne voulaispas
qui ne pouvait que
ct votis, uné désunion,
>) votre collégue
il faut que vous sachiez
être funeste. Mais aujourd'hni,
>> nous
le connissaire parte dans trois
>2 tout; il faut sur-tout que
sans quoi la Colonie est perduc.
>> jours,
teu le dessein
lui répondis-je, que Sonthonax.avaite
> Josavais,
j'ignorais que ce Mit par des moyens
>> de me faire embarquer; 3
n'cst
de moi qu'il s'agit ici;
> aussi atroces. Au reste 2 ce
pas
nationale; ce n'est
>> mais du respect di à la représentation Colonie
nous devons nous
de moi; clest du salut de la
que
> pas
Général que je le supplie de ne prendre
>> occuper; dites au
entretenu >.
avant que je ne Paye
>> aucun parti
Pascal et moi, à cing
Le lendemain, nous nous rendimes, chef. Nous le trouvames
heures du matin, chez le Cénéral en
encore à le tromper
cherclait
fort irrité. Sonthonaz, 9 disaitil,
qu'il partiraits
ct à mettre la Colonie enfox. Illui avaitjuré Pon ne m'inssous trois jours 3 ell demandant C12 grace que
nécessaire,
truisit point des motifs qui rendaient SonL départ à
non-seulement il ne se disposait pas partir',
ct cependant,
par ses agens. IL
mais ilcherchait encore à sonlever-lapeuple, de luis de le sonmner', au nonz
nous conjura de nousrendre près
sans quoi, lui
du salut public, d'effectner sa promesse j
serait contraint de tout dévoiler.
Général en chef,
chez Sonthonax, à qui nous renNous nous transportAmnos
enlui faisant envisagerles
dimes compte de cette conversatinn, Colonie, s'il s'obstinait à ne
dangers anxquels il exposait la
législatif. Il nous protesta
pas se rendre à son poste, au Corps
intention étaitde partir 3 et nous en donna pour preuve,
queson
à faire ses malles ( CE QUI ÉTAIT FAUX).
qu'ons'occupait
au Général d'aller CIV
Il convint qu'il avait en cilet promis lui avait promis de:
France; mais que le Général, de son côté,
- A
atinn, Colonie, s'il s'obstinait à ne
dangers anxquels il exposait la
législatif. Il nous protesta
pas se rendre à son poste, au Corps
intention étaitde partir 3 et nous en donna pour preuve,
queson
à faire ses malles ( CE QUI ÉTAIT FAUX).
qu'ons'occupait
au Général d'aller CIV
Il convint qu'il avait en cilet promis lui avait promis de:
France; mais que le Général, de son côté,
- A --- Page 60 ---
S
( 56 )
Pinviter, par une lettre honorable
poste ot le veeu du peuple de
pour lni, à se rendre au
Nous l'assurâmes
Saint-Domingue P'avoit élevé,
écrivit
que le Général tiendrait sa
cette lettre sous sesyeux, etSonthonax parole. Pascal
qu'il len reinercia
en fnzsi satisfaity
Efactueusement, et lui dit
naissait, en ce
qu'il le reconjour, 7 pour u2l de ses meilleurs amis.
Nous nous rendons, de suite, chez
de lettre. Il assemble les
Toussaint, avec ce projet
ci donne
généraux ct chefs de corps, leur
conmaisanco, et. les invite à la signer,
convenable. Ils déclarent
s'ilslejngent
qu'iis ne peuvent le faire. Le Général
leurditque cettelettre avait été écrite dei concert avec
Ils consentent alors à y apposerleurs
Sonthonax,
les yinvite;p plusieurs commandans; signatures,sile commissaire
rend au gouvernement pour lai demander siilitairesla siguent. Pascalse
il avait été prévenu
cette invitation; mais
par Rodrigue, chef de
du
régiment des troupes
honme de brigade premier
franches,
tous les partis,
principes, sans caractère, sans éducation,
sans
mnent pour intriguer ct jouer un rôle,
intrigant uniquedonner de
: brouillant tont pour SC
l'importance, ct finissant toujours par se
parti du plus fort. Son aide de
ranger du
alertes
camp Bellevue, l'un des
parmi ses courtiers d'intrigues, était déjà
plus
tous deux l'engagent à rester, et Passurent
près de lui;
garnison pour le soutenir, Sonthonax
qu'il aura touto la
nombre des
demande à Pascal
signataires. --Sop: -
à huit, lui
le
lui nomme. - Cola me suffit; et Finvitation répond-il, et ill les
est
que tu demandes
inutile; je partirai, - Pascal vint rapporter cette
Je me rends, sur le champ, chez
réponse,
avec son aide de
Sonthonax; je le trouve seul,
camp Bellerue, dans Patitude
donil le geste annonée qu'ils sont décidés à tout braver. d'hommes,
aspect, Sonthonax
A mon
de la situation compose son visage;l Paide de camp, honteux
ou je les ai curpris, sort sans mot dire. Je
remets
les
est
que tu demandes
inutile; je partirai, - Pascal vint rapporter cette
Je me rends, sur le champ, chez
réponse,
avec son aide de
Sonthonax; je le trouve seul,
camp Bellerue, dans Patitude
donil le geste annonée qu'ils sont décidés à tout braver. d'hommes,
aspect, Sonthonax
A mon
de la situation compose son visage;l Paide de camp, honteux
ou je les ai curpris, sort sans mot dire. Je
remets --- Page 61 ---
a
(57)
la lettre qu'il avait sollicitée. a Excuseremets à mon collégue Pavoir lue, je suis à toi dans Pinstant,
moi, me dit-il, après
cabinet.
ct il me laisse seul dans son
Pattendais, quand Pascal
Il y avait plus d'une heure quejel
dans sa chambre,
Sonthonax a assemblé,
entrc, et m'annonce que
les excite à s'opposer à son
tous les chefs de corps et qu'il
avec chaleur, toutes les
En cffet, il leur en peignait,
la
départ.
moi-mème embarqué,
conséquences; ; les blancs égorgés, Colonie vendue aux anglais. Le
ville livrée au pillage, la
de la 1410 demicommandantle 23 bataillon
citoyen Clouard,
Vincent, directeur général
brigade, lui observe que le citoyen dont il se plaint, était écrite
du génie, lui a assuré quela lettre,
et jure qu'il n'ei
Il le nie formellement,
de son consentement.
On fait appeler Vincent. Sonthonax,
a eu aucune connaissance. du ton de la menace, lui demande de
d'un air impéricux, et
lettrequi vient de luiêtre adressée.
qui il tient qu'il a consentila
avec assurance, que c'est du
Le citoyen Vincent lui répond,
répond qu'on lui
Pascal. Sonthonax, un peu troublé,
et
citoyen
mais qu'il en ignorait le contenu,
a bien parlé d'une lettre,
poursuit sa harangue.
Pascaldans' le corridor;
Le citoyen Vincent sort, et rencontrant donne ordre de prendre
zout est perdu , lui dit-il, Sonthonaz sur le champ, sans mc
Pascal m'en avertit; j'entre
des postes.
dansla chambre de Sonthonax; je le prends surle
faire annoncer, Toussaint m'a tout révélé, il se déconcerte,
fait. Persuadé quc
ces
de ton ; tu vois, me dit-il, j'ezhortais
et changeant
Comnission
Messieurs au calme etàla; peisip-liandhanungnicinc
obéir.
et les invitais à promettre d'y
allait prendre 1L72 arreté, je
Restés seuls, Pascal ct moi,
Notre présence rompitlassemablée.
etles malheurs
Sonthonax, nouslui reprochons sa duplicité,
ravec
la suite. Il cherche à se justifier, et donne
qui peuvent en être
H
- -
, j'ezhortais
et changeant
Comnission
Messieurs au calme etàla; peisip-liandhanungnicinc
obéir.
et les invitais à promettre d'y
allait prendre 1L72 arreté, je
Restés seuls, Pascal ct moi,
Notre présence rompitlassemablée.
etles malheurs
Sonthonax, nouslui reprochons sa duplicité,
ravec
la suite. Il cherche à se justifier, et donne
qui peuvent en être
H
- - --- Page 62 ---
TF7 -
(58 )
pour preuve de sa sincérité, P'arrêté
sur le champ,
qu'il dicte, 1 et qui est pris
Le général Toussaint, qui, depuis
Sonthonax, qui l'avait étudié
long-temps, connaissait
dans la Colonie, qui suivait
sans cesse, depuis son retour
naissait tous les
toutes Ses démarches, et qui conopposition à son départ, manéges qu'il employait pour faire mettre
une
s'était retiré à la Petite -
troupe nombreuse, 2 pour être à portée de Anse, avec
mnouvemens, de combattre les
surveiller les
malheurs. De la, entre lui manceuvres, et de prévenir des
Toutes
et moi, une
ces lettres, 2 je les avais
correspondance.
et, sur ses promesses
communiquées à Sonthonax;
au Général, qu'il réitérées,favaise donné ma parcle
partirait le soir même.
d'honneur,
Aluit heures du soir, mon
m'annonce son départ
collégue vient me faire ses adieux;
pour le lendemain
ajoute qu'il a donné ordre, à tous les neufheures du matin;
chefs de la force armée, de venir
corps civils et à tous les
conduire à bord ; il m'invite le prendre chez lui, pour le
désirait, dir-il,
moi-mème à m'y rendre il le
pour avoir occasion de
en ma fareur.
parler à tout le peuple,
Ilse retire. Toute ma maison était livrée
vers minuit on frappe à ma porte, à
au sommeil, lorsque
général Age, chef de Pétat
coups redoublés; c'était le
accourait pour m'avertir
major général de Parmée, 7 qui
contenu; il venait d'être instruit que Toussaint ne ponvait plus être
par de fausses
que Sonthonax m'avait
promesses, et qu'il fxisait
abusé,
pour agiter la ville, et forcer les
jouer tous les ressorts
départ. Le Genéral Ciz chef,
citoyens à s'opposer à son
SOnZ armée; iZ
m'ajoute-t-il, est à la tete de
obtenir
le dispose tout pour marcher, et n'ai
que temps nécessaire
je
pu ezz
lottre qu'il vous écrit,
pour avoir votre réponse à la
-
- --- Page 63 ---
V
(59)
et le conjure 5 au nom sacré de
Je la fais sur le champ,
et d'attendre jusqu'à
Famour de Ia patrie, de nc rien précipiter,
coup
heures du matin. Pendant que j'écrivais, un premier
huit
un troisième viennent me glacer
de canon, puis un second, puis de désordre, et je fais repartir de
le sang; je fnis mal lettre, plein fais suivre de près par M. Assaretto,
suite le général LAge, queje
qui avait déjà été
capitaine de vaissean au service d'Espagne,
envoyé près du Général en chef.
de Ia patrie, de nc rien précipiter,
coup
heures du matin. Pendant que j'écrivais, un premier
huit
un troisième viennent me glacer
de canon, puis un second, puis de désordre, et je fais repartir de
le sang; je fnis mal lettre, plein fais suivre de près par M. Assaretto,
suite le général LAge, queje
qui avait déjà été
capitaine de vaissean au service d'Espagne,
envoyé près du Général en chef. le retour de ces
J'attends, dans les plus vives alarmes,
que le
deux heures après, et m'annoncent
officiers; ils arrivent
mais qu'à huit heures,
Général se rend à mes sollicitations 5
délai, le commissaire doit être embarqué. pour tout
je lui fais part de tout, etle conjure
Je cours chezSonthonax;
d'inutiles délais, à
s'obstiner plus long-tomps, par
de ne pas
qui la menacent; 5 je le décide
exposer la Colonie aux malheurs
autorités
de se faire escorterparles
également à renoncerau projet et à celui de parlor en public,
civiles et les chefs militaires,
pourrait attirer la pompe de
dans la crainte que Paffluence que
auxagitaou un mot malinterpeèté ne pdt fournir,
son départ,
mèmes, le prétexte d'onasianserquelques
teurs ou à ses ennemis
fanestes seraient incaloulables. mouvemens, dont les suitcs heures et demie du matin, il se
Enfin, le 7 Fructilor, à six
moi, par le
accompagné par
met en route pour s'embarquer,
et Leveilliés, et par
secrétaire général, par les généraux Ag4 la ville ; tout était
de la place; nous tra versons
le commandant fermentation; nul mouvement; nous arrivons
tranquille; nulle
monte: à bord de FIndien, sans murmares
à la cale, et Sonthonax
sans insultes, sans
dela part des citoyens, sans applaudissemens, occasionnit le moindre
même qu'un événement aussi inattendu
attroupement. le lendemain 8 Fructidor; à quatre
LIndien mit à la voile,
H a
heures du matin. --- Page 64 ---
WZ TY
(60)
TrL eat, citoyen Ministre, tel est l'exposé
qui se sont passés à Saint-Domingue
fidelle des faits
cette
depuis mon arrivée
ilejusqu'à ce jour. Tel est le tablean véritable
dans
d'intrigue dont j'ai été constamment la
de la guerre
le bien que la Commission aurait
victime, qui a empêché
à la France la plus
pu faire, qui a pensé enlever
importante de ses Colonies. Il
mnon caractère de ine porter
n'est pas dans
coeur de dévoiler les
pour accusateur; ii en cotte à mon
turpitudes d'un hoime dont j'ai été
temps ladmirateur, que je chérissais
longj'étais sous le
de
encore, lors mêmé que
poignard
ses sicaires, et dont
d'être Pami, que lorsqu'il a été bien
je n'ai cessé
étaitl'ennemi de la
démontié, pour moi, qu'il
République.
caractère de ine porter
n'est pas dans
coeur de dévoiler les
pour accusateur; ii en cotte à mon
turpitudes d'un hoime dont j'ai été
temps ladmirateur, que je chérissais
longj'étais sous le
de
encore, lors mêmé que
poignard
ses sicaires, et dont
d'être Pami, que lorsqu'il a été bien
je n'ai cessé
étaitl'ennemi de la
démontié, pour moi, qu'il
République. Je voudrais
dans un éternel oubli, les torts immmenses pouvoir ensevelir,
mais Pintérêt de la Patrie m'a forcé
de mon collégue; 3
criminels attentats du plus
de mettre, an jour, les
entré dans de longs détails, dangereux des conspirateurs. Je suis
peignent vraiment les
parce que ce sont ces détails qui
hommes et les montrent sous leur véritable
physionomie. D'ailleurs, vous rendant compte d'événemens
mille lieues de vous, j'ai cru devoir
arrivés à deux
éparses
rassembler toutes les lueurs
2 pour en former un faisceau de lumière
éclairer sur leur cause, leur connexité
qui put vOHS
leurs anteurs. et le véritable but de
Les hommes qui ne connaissent ni les
constances oije me suis
localités, ni les cirtrouvé, ni les
ici sur'la scène; waccnserontdfavoir personnages qui figuraient
manquéd'énergie:
Ministre, avec plus de ferineté, je me serais
Citoyen
aux yeux de ceux qui ne jugent des actions honoré, peut-être,
rence; mais j'aurais infailliblement
que par leur appaperdu la chose publique,
Comprimé, pendant six mois, par la coalition de
mes collégues, et refroidi avec le
deux de
troisième; par les soupçons --- Page 65 ---
S
(6i)
adresse de m'onvironner; je ne
dont ils avaient eu la perfide
une coalition à une
ni résister seul, ni même opposer
ponvais
éclater des dissentions; qui, dans-la position
autre 2 sans faire
à la suite des factions qui l'avaient
oû SC trouvait la Colonie,
éteintes qu'assoupies, auraient
agitée, et qui étaient moins civile. nécessairement rallumé la guerre
été libre, est celui oit,
véritablement
- Le seul temps, oij'aye
Giraud, ct la rupture de Sonaprès lc départ de mon collégue balance entre ces deux hommes
thonax et Leblanc, je pus tenir la
pour la liberté, sous
également ambitieux, également dangereux deux affectaient de s'enle mantear u de la démocratio dont tous jai fait arrêter le fervelopper. C'est pendant cette époque que
j'ai
à la République,.que
mage des habitations appartenantes des cultures'y du retour de
posé les bases du rétablissement
bases si heureusement
Pordre, de la formation de Pesprit public,
la marche des
ont arrêté depuis
et si fortement établies 2 qu'elles
dans toute sa
conspirateurs, ct que la faction de Sonthonax,
puissance, est venue échouer contr'elle. la droiture de
Demeuré seul, avec lui, sans autre celle appui de que la loi, dont il se
mes intentions, sans autre force que
une astucieuse
quelquefois, avec audace; souvent avec
jouait,
marché à mon but, avec une impertubable consdextérité,j'ai
Aux outrages de ses émissaires, à son insolent despotisme,
tance.
ans toute sa
conspirateurs, ct que la faction de Sonthonax,
puissance, est venue échouer contr'elle. la droiture de
Demeuré seul, avec lui, sans autre celle appui de que la loi, dont il se
mes intentions, sans autre force que
une astucieuse
quelquefois, avec audace; souvent avec
jouait,
marché à mon but, avec une impertubable consdextérité,j'ai
Aux outrages de ses émissaires, à son insolent despotisme,
tance. le calme,
à tousles manéges de sa faction, Fatoppeuilagadence.)
P'impassibilité. Je lui ai Otéjusqu'au prétexte de m'attaquersi'ai
souscrit des actes auxquels
fléchi devant toutes ses volontés; j'ai
de ses arrêtés,
aucune part; je suis devenu le signataire
jen'aicua
J'ai tout souffert pour conserver
bien plus que son collégue. la
intérieure,
maintenir tranquillité
T'apparence de Punion 9
Veffusion du
éteindro les torches prètes à s'allumer, prévenir universelle. S'il
Pincendie, le. pillage, la désorganisation
sang)
199) At
--- Page 66 ---
MAV
(62)
est quelgu'un qui ose biâèmer cette
veut cette faiblesse,
condoscenlanee; ou si l'on
qu'il me blàme d'aroir sauvé la
on qu'il me prouve que j'en ai eu un autre
Colonie,
Que sil Pon me reproche le silence
moyen. avec vous, avecles antorités
que j'aisi long-temps gardé
dem'en faire
supérieures de la
un crine, qu'on sache quel est métropole, avant
sache que cet homme, : pour qui rien n'était Sonthonax : qu'on
collégues eux-mêmes
sacré, assiégeait sCs
d'espions, se faisait rendre
de leurs
démarches, de leurs dliscours, de leurs
compte
petits détails de leur intérieur :
relations, des plus
jusques dans leurs
qu'on sache qu'il soudoyait,
maisons, des misérables
de
de leurs secrets, qu'il interceptait leurs
chargés trafiquer
poids de Por celles qu'ils écrivaient lettres, qu'il achetait au
adressécs : qu'on sache
et celles qui leur étaient
qu'une seule imprudence
le
porter à des partis extrèmes, et que si mon
pouvait
sance et la sagesse du général Tonssaint
infatigable complaidans une heurense sécurité, le réveil ne l'avaient pas endormi
le
du lion aurait été
que sang aurait conlé à torrens, que les flammes du terrible,
pouvaient se rallumer et dévorer encore la ville
20 Juin
les richesses qui couvrent les
renaissante et
rent : qu'il sache enfin
magnifiques plaines qui l'entouque Toussaint Loaverture lui. -
général en chefde Parmée, investi de la
même,
plénitade des
militaires, fort de la confiance universelle des
pouvoirs
les conleurs, n'a jomais osé le
citoyens de toutes
le salut de la
tenter. 2 et qu'il a été forcd, pour
Colonie, de souscrire les éloges que mendiait
Sonthonax, ou qu'il extorquait parla terreur. Citoyen Ministre, je finis, par une observation, cette lettre
déjà trop longue.
, investi de la
même,
plénitade des
militaires, fort de la confiance universelle des
pouvoirs
les conleurs, n'a jomais osé le
citoyens de toutes
le salut de la
tenter. 2 et qu'il a été forcd, pour
Colonie, de souscrire les éloges que mendiait
Sonthonax, ou qu'il extorquait parla terreur. Citoyen Ministre, je finis, par une observation, cette lettre
déjà trop longue. En acceptant lhonorable mission
le
gouverneinentan's
que
cadenpoetpmastalifiemet de rétablirles
cultures, de détruire le brigandage, de ramener au travail les
hommes qui en avaient été détournés par les mouvemens de la
- --- Page 67 ---
1/ TAAb
Tk
(63)
le sol de Suint - Domingue pourait
révolution, de prouver que libres et produire plus de richesses
être fertilisé Par des mains des sueurs et du sang des esclaves.
que lorsqu'il était arrosé
je les ai tous vaincus. Lu
Tous les obstacles m'ont été opposés; sont libres et heureux.
culture est florissante; les cultivateurs Le seul départ de Phomme
La Colonie est toujours à la France. liberté générale 7 effectué sans
qui, le premier proclama la
ce mêine hoime,
secousse, sans réclamation, sans murmure; universellement abondonné,
si long-temps Pidole de ce pays, mère - patrie,, est une preuve
au moment oà il veut trabirda
attachéc. J'ai rempli
invincible qu'elle lui est indisolublement et Pargument invincible
Voilà ma justification
En
mes promesses.
blâmer ina conduite.
quejoppose à tous ceux qui pourraient la Colonie, et que jai contribué
de
un mot, jej jure que Yaisauve j'en appelle à tous les habitans
à la conserver à la France;
à ceux mêmes qui ont été les
Saint -Domingue; jen appelle j'ai été forcé de souscrire; bien
victimes des actes arbitraires que
et que les autres
mnes intentions.,
sûr que les uns appronveront
ne les accuseront pas.
à la minute du Ropport adressé de au la
Pour copie conforme le 18 Fructidor, Pan cinquième
Ministre de la Marine
hopabligne/rargaie, une et indivisible.
Le commissaire du Gouvernement français.
Signé R A I M O N D.
partie des faits relatés dans le
Témoin de Ia plus grande
mal signature, et à mon
présent Rapport, je les demanderai atteste par à être appelé en présence
arrivée en France, je confondre.
de Sonthonax, pour le
de la Commission.
Lo secrétaire général
Signé P A S C A L.
de la Commission.
Au Cap-Français, chez P. Roux, impriineur --- Page 68 ---
a 1
--- Page 69 ---
An --- Page 70 ---
II --- Page 71 ---
E
yere6,
A --- Page 72 ---
par les généraux Ag4 la ville ; tout était de la place; nous tra versons le commandant fermentation; nul mouvement; nous arrivons tranquille; nulle monte: à bord de FIndien, sans murmares à la cale, et Sonthonax sans insultes, sans dela part des citoyens, sans applaudissemens, occasionnit le moindre
même qu'un événement aussi inattendu attroupement. le lendemain 8 Fructidor; à quatre
LIndien mit à la voile,
H a heures du matin. — Page 64 —
WZ TY
(60)
TrL eat, citoyen Ministre, tel est l'exposé qui se sont passés à Saint-Domingue fidelle des faits cette depuis mon arrivée ilejusqu'à ce jour. Tel est le tablean véritable dans d'intrigue dont j'ai été constamment la de la guerre le bien que la Commission aurait victime, qui a empêché à la France la plus pu faire, qui a pensé enlever importante de ses Colonies. Il mnon caractère de ine porter n'est pas dans coeur de dévoiler les pour accusateur; ii en cotte à mon turpitudes d'un hoime dont j'ai été temps ladmirateur, que je chérissais longj'étais sous le de encore, lors mêmé que poignard ses sicaires, et dont d'être Pami, que lorsqu'il a été bien je n'ai cessé étaitl'ennemi de la démontié, pour moi, qu'il
République. Je voudrais dans un éternel oubli, les torts imenses pouvoir ensevelir, mais Pintérêt de la Patrie m'a forcé de mon collégue; 3 criminels attentats du plus de mettre, an jour, les entré dans de longs détails, dangereux des conspirateurs. Je suis
peignent vraiment les parce que ce sont ces détails qui hommes et les montrent sous leur véritable physionomie.
D'ailleurs, vous rendant compte d'événemens mille lieues de vous, j'ai cru devoir arrivés à deux éparses rassembler toutes les lueurs
2 pour en former un faisceau de lumière éclairer sur leur cause, leur connexité qui put vOHS leurs anteurs. et le véritable but de
Les hommes qui ne connaissent ni les constances oije me suis localités, ni les cirtrouvé, ni les ici sur'la scène; waccnserontdfavoir personnages qui figuraient manquéd'énergie:
Ministre, avec plus de ferineté, je me serais
Citoyen aux yeux de ceux qui ne jugent des actions honoré, peut-être, rence; mais j'aurais infailliblement que par leur appaperdu la chose publique,
Comprimé, pendant six mois, par la coalition de mes collégues, et refroidi avec le deux de troisième; par les soupçons
les cirtrouvé, ni les ici sur'la scène; waccnserontdfavoir personnages qui figuraient manquéd'énergie:
Ministre, avec plus de ferineté, je me serais
Citoyen aux yeux de ceux qui ne jugent des actions honoré, peut-être, rence; mais j'aurais infailliblement que par leur appaperdu la chose publique,
Comprimé, pendant six mois, par la coalition de mes collégues, et refroidi avec le deux de troisième; par les soupçons — Page 65 —
S
(6i) adresse de m'onvironner; je ne dont ils avaient eu la perfide une coalition à une ni résister seul, ni même opposer ponvais éclater des dissentions; qui, dans-la position autre 2 sans faire à la suite des factions qui l'avaient oû SC trouvait la Colonie, éteintes qu'assoupies, auraient agitée, et qui étaient moins civile. nécessairement rallumé la guerre été libre, est celui oit, véritablement
- Le seul temps, oij'aye
Giraud, ct la rupture de Sonaprès lc départ de mon collégue balance entre ces deux hommes
thonax et Leblanc, je pus tenir la pour la liberté, sous également ambitieux, également dangereux deux affectaient de s'enle mantear u de la démocratio dont tous jai fait arrêter le fervelopper. C'est pendant cette époque que
j'ai à la République,.que mage des habitations appartenantes des cultures'y du retour de posé les bases du rétablissement bases si heureusement
Pordre, de la formation de Pesprit public, la marche des ont arrêté depuis et si fortement établies 2 qu'elles dans toute sa conspirateurs, ct que la faction de Sonthonax, puissance, est venue échouer contr'elle. la droiture de
Demeuré seul, avec lui, sans autre celle appui de que la loi, dont il se
mes intentions, sans autre force que une astucieuse quelquefois, avec audace; souvent avec jouait, marché à mon but, avec une impertubable consdextérité,j'ai
Aux outrages de ses émissaires, à son insolent despotisme, tance. le calme, à tousles manéges de sa faction, Fatoppeuilagadence.)
P'impassibilité. Je lui ai Otéjusqu'au prétexte de m'attaquersi'ai
souscrit des actes auxquels fléchi devant toutes ses volontés; j'ai de ses arrêtés, aucune part; je suis devenu le signataire jen'aicua
J'ai tout souffert pour conserver bien plus que son collégue. la intérieure, maintenir tranquillité
T'apparence de Punion 9
Veffusion du éteindro les torches prètes à s'allumer, prévenir universelle. S'il
Pincendie, le. pillage, la désorganisation sang)
199) At
souscrit des actes auxquels fléchi devant toutes ses volontés; j'ai de ses arrêtés, aucune part; je suis devenu le signataire jen'aicua
J'ai tout souffert pour conserver bien plus que son collégue. la intérieure, maintenir tranquillité
T'apparence de Punion 9
Veffusion du éteindro les torches prètes à s'allumer, prévenir universelle. S'il
Pincendie, le. pillage, la désorganisation sang)
199) At — Page 66 —
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(62) est quelgu'un qui ose biâèmer cette veut cette faiblesse, condoscenlanee; ou si l'on qu'il me blàme d'aroir sauvé la on qu'il me prouve que j'en ai eu un autre
Colonie,
Que sil Pon me reproche le silence moyen. avec vous, avecles antorités que j'aisi long-temps gardé dem'en faire supérieures de la un crine, qu'on sache quel est métropole, avant sache que cet homme, : pour qui rien n'était Sonthonax : qu'on collégues eux-mêmes sacré, assiégeait sCs d'espions, se faisait rendre de leurs démarches, de leurs dliscours, de leurs compte petits détails de leur intérieur : relations, des plus jusques dans leurs qu'on sache qu'il soudoyait, maisons, des misérables de de leurs secrets, qu'il interceptait leurs chargés trafiquer poids de Por celles qu'ils écrivaient lettres, qu'il achetait au adressécs : qu'on sache et celles qui leur étaient qu'une seule imprudence le porter à des partis extrèmes, et que si mon pouvait sance et la sagesse du général Tonssaint infatigable complaidans une heurense sécurité, le réveil ne l'avaient pas endormi
le du lion aurait été que sang aurait conlé à torrens, que les flammes du terrible, pouvaient se rallumer et dévorer encore la ville
20 Juin les richesses qui couvrent les renaissante et rent : qu'il sache enfin magnifiques plaines qui l'entouque Toussaint Loaverture lui. - général en chefde Parmée, investi de la même, plénitade des militaires, fort de la confiance universelle des pouvoirs les conleurs, n'a jomais osé le citoyens de toutes le salut de la tenter. 2 et qu'il a été forcd, pour
Colonie, de souscrire les éloges que mendiait
Sonthonax, ou qu'il extorquait parla terreur.
Citoyen Ministre, je finis, par une observation, cette lettre déjà trop longue. En acceptant lhonorable mission le gouverneinentan's que cadenpoetpmastalifiemet de rétablirles cultures, de détruire le brigandage, de ramener au travail les hommes qui en avaient été détournés par les mouvemens de la
tenter. 2 et qu'il a été forcd, pour
Colonie, de souscrire les éloges que mendiait
Sonthonax, ou qu'il extorquait parla terreur.
Citoyen Ministre, je finis, par une observation, cette lettre déjà trop longue. En acceptant lhonorable mission le gouverneinentan's que cadenpoetpmastalifiemet de rétablirles cultures, de détruire le brigandage, de ramener au travail les hommes qui en avaient été détournés par les mouvemens de la — Page 67 —
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Tk
(63) le sol de Suint - Domingue pourait révolution, de prouver que libres et produire plus de richesses être fertilisé Par des mains des sueurs et du sang des esclaves. que lorsqu'il était arrosé je les ai tous vaincus. Lu
Tous les obstacles m'ont été opposés; sont libres et heureux. culture est florissante; les cultivateurs Le seul départ de Phomme
La Colonie est toujours à la France. liberté générale 7 effectué sans
qui, le premier proclama la ce mêine hoime, secousse, sans réclamation, sans murmure; universellement abondonné,
si long-temps Pidole de ce pays, mère - patrie,, est une preuve au moment oà il veut trabirda attachéc. J'ai rempli invincible qu'elle lui est indisolublement et Pargument invincible
Voilà ma justification
En mes promesses. blâmer ina conduite. quejoppose à tous ceux qui pourraient la Colonie, et que jai contribué
de un mot, jej jure que Yaisauve j'en appelle à tous les habitans à la conserver à la France; à ceux mêmes qui ont été les
Saint -Domingue; jen appelle j'ai été forcé de souscrire; bien victimes des actes arbitraires que et que les autres mnes intentions., sûr que les uns appronveront ne les accuseront pas. à la minute du Ropport adressé de au la
Pour copie conforme le 18 Fructidor, Pan cinquième
Ministre de la Marine hopabligne/rargaie, une et indivisible.
Le commissaire du Gouvernement français.
Signé R A I M O N D. partie des faits relatés dans le
Témoin de Ia plus grande mal signature, et à mon présent Rapport, je les demanderai atteste par à être appelé en présence
arrivée en France, je confondre. de Sonthonax, pour le de la Commission.
Lo secrétaire général
Signé P A S C A L. de la Commission.
Au Cap-Français, chez P. Roux, impriineur — Page 68 — a 1 — Page 69 —
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