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Cutaled Ans. h.379
PRODUCTION
HISTORIQUE
DES faits qui fc font palfes dans Li partie de rCuf,
depuis le commencement de la révolution de SainiDomingue ju/quau premier Février 1792, préfeniée
par les Gardes Natonales du Port- ail - Prince, à
Meficurs les Commifjaires civils.
AU PORT-AU-PRINCE,
De TImprimerie nationale, chez F. CHAIDRON& compagnie,
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Cap la 8 Janvier 1792
MESSIEURS,
Noos avons reçu par vos didérentes députations les pièces dom
aous répétons les titres reipellifs:
10. Extrait des regiftres des délibérations de la paroiffe du Fond-desNegres, en date du 11 décembre 1791;
2°. Arrêté pris par les ciioyens du Poit-au.Prince réunis à la Creixdes-Bouquets: ;
3. Estrait des délibérations des commiffaires des paroides de l'Ouef
& du Sud, Ec du coafeil de l'arcace réunie à la
le décembre ;
Croja-ics-Bouguet,
E Extrait des délibérations de la municipalité de
du Iof
de ce mois.
T'Arcapaye,
Notre leitre du 21 décembre dernier, écrite aux perfennefréniet lisin
anker
à la Croix-des-1 Bouquets,, que noHs vous remettens , répond f pé2
remptoirement i vos différentes demandes, que nous eipérons, Meffieurs, LLAi
X
qu'zprès l'avoir-lue vous ferez convaicus que des morits efitnables en
eux-memes, mais aitérés par des pafions, vous ont conduits au combie
de l'égaremeat.
cultulo
Vous delirez refter Français! Lêtes-vous depuis que TOUS cembatet Mmapuata,
des Franeais pour leur faire adopter des padtes, en empêchant l'erécutioa
d'une loi coaditutionnelle.
Vous voulez obéir aux décrets 7 Vous ne les cennoifez plus, vous siempeed cere
prétendez empêcher desi malheurs dans les parties de I'Cueft & du
quels mnalheurs pourroient donc être plus affreux que les incendies Su, &
les affalinats occafionnés par votrt contédération? 7 n'avez vous
à
vous reprocher les crimes qui fe commettent, non fculement pas les
fcélérats de votre parti, mais encore par ceux du parti
Par
vofre coalttion.
que provcgue
taoiat Vous avez l'intention d'acdorder des droits aux hommes de couleur
bes qui pouvoient & devoient participer auy avantages de la révolution 1
ne les expolez-vour pas mere à perdre l'état dont ils jouificient fous
cuclancien régime?
ssiluus) La France entière les
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protégeoit & ne voyoir en eur cvelesvidimes
a
adun préliges*elle ne les verra plus que comime des
dont
liDer l'audace doit armer fon bras
ingrats,
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Hâtez-vous donc, meffieurs, vengeur.
aegp en
d'abjurer vos farales erreurs, nous vous
conjurons au nom facré de la fraternité qui devreit neus unir
airsougellez d'ètre les ennemis de eeux dont vous croyez foutenir la caule
LE éclairez-les fur leurs devoirs, foumettez-ve us dene ainfi cu'eux a
uloi confirutionnelle du 24 fepte mbre 1791 : reccnnoigez lec droits de
Fallembiée. coloniale; cedez imraidiatement toutes hoflilité remettez
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LE éclairez-les fur leurs devoirs, foumettez-ve us dene ainfi cu'eux a
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suantes forts &c tespoftes militaires que vous occupez; cue les municipalités
détruites par vous reprennent leurs tendtions; cue les icélerats qui fe
2 trouvent dans votre parti, 8 quidensitclspubilicarion de l'amnillic ne iont
bas rentrés dans l'erdre,foient abandonnés aux tribunaux légaus, comme
il faudra que le foient également ceux de l'autre parti: cvitez de nous
forcer de fire ufage contre les blancs & les hommes de couleur de
vutre confédérmtion, des frères que nous attendons, que nous accompagnerons dans les diderentes paroilles, & que nous defrons ardeminent de n'employer que pour opérer des moyens de peritafion &
e réunion de tous les bons citoyens.
Signi,LES COMNISSAIRES NATIONAUX-CIVILS,
e
:
G
A MN.les cficiers dela municipalité du Port-au-Prince.
Au Cap-François, ie IO janvier 1793,
MESSTEURS,
beccuvup coreru oupell
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Lespiices que MM. Dufour & Favart, vOS députés presde nous, nous
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De ont fuccedivement remiles, contiennent:
Se o iille
1. Les faits quiont eu lieu entre les confédérésde la Croix-des-Douquetss le Port-au-Prince du 21 novembre au 17 eécembre dernier,
wnumet 1o.La conduite de différens particuliers de la marine marchande, &
les melures prifes par l'atiemblée proyinciale & vous, pour empécher
l
leur corporation,
3°. Vesréquiitionsà M. de Grimcuard, commandant de la fation au
port-su-prince, & fes répontes, du 28novembre au 15 décembre dernier,
7f 4o. Quoique nous n'ayions entenétiqu'unel lcChure rapide que ROUS ont
faite vos députés des.deinières picces que vous leur avez. envoyées, elles
wAnous affectent trop douloureufement pour gue nous n'en faflions Pas le
aquatrieme article denotre réponfe.
Nous commencons,
L
Mefieurs, par rendrehommage aux vertus civiques
CHont vous donnez depuis
prés d'un an des preuves fouvent répétées, aux
dépensde vOs fortunes, parle facrifice de toutesles eilances, & malgré les
gangers cfrayans qui yous environment.
Mais, meffieurs, permettez auffi qu'après vous avoir rendu la juflice
brat houcas que nous vous devons.neonsislevions avec la même franchile, loriqu'il y
aura lien, des erreurs & des négligences, méme tres-graves, qui fans doute
7U auid étoient isévitables dans les pofitions critiques oà vous vous êtes trouvés,
& quenéa moins nous ne pourrions fcindre d'ignorer, fars nous expoler
aux reproches de la narion & du roi,
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Premierement. Nous voudrions, G nous pouvions nous en d(penfer,
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Re pas toucher aux faits relatifs à la révolution, qui fe font puffés entre
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vous &c'esconfédérét, avant la publication de l'ammifie générale; mais
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domme ils font les cauies néceffires de ceux qui font arrivés depuis, xqui
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continuent encore, nous ne potvons 3 nous difpenfer d'en
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évitant tous détails étrangers au fujer que nous traitons. firel'analyfe,
Le defein des'oppolerà l'exécution due décret du 15 mai dernier fur les
colonies,que manitefta la majeure partie dos colons blancs de S. fir accompagné 86 fuivi de la plus graudla fermentation; toutes les Domingue, têres furent cleétriices, dcl'on fe livra teller ment àla féduction des pafions, qu'une 9
dis partiedela colonie crut ou vonlut avoirledroit dedarobétraux loix, tan- Li
quel'autre prétendoit avoir celuide fairee exécuter parla force des armes er
un décret qui n'étoit pas nime reçu o.iciellemeat,. Le partifans du décret formerent un-confelération, dans
bellis
fentd'abord des blancs de derthammadcendcur des
laquelleentrè- de
& enfitite. lesparticu'iers. de
14paroines l'oueft, uegpes
vince de Poueft. stbrmpr-ndnilons de la pro- bike wore
Cux du parti contrutiteavoient certainemanftort de vouloir
becis
un déeret fait pour les colonies; mais comme ils n'ont jamais éts s'oppofer dans le à otine
eusdepafler faire d'autre de athéoried la; pratique de leurs principes, on ne peut leur
ratioa f défaftreufe, reproche & aujourd'hui dêtre) les que celui d'avoir provoqué cette confédé. efeelh
fuivi.. cauesiavolontaires de tout ce quis'en eft
de Les confidérés, s'ils fe fiffent bornés à la réclamation paifible &
euete
l'envoi, de la publication & de l'exécution du décret, auroient légale été Cse
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fon
protégés par la puiffance nationale conrelesmsalveditcs,
wDus ler esotin, ubon
fent per Gilé dans leur première réfolution, feroient devenus qui, s'ils enf- e Lheceug Lal de
ainli que de volonté, L'on ne fauroit doncs'empiécherde rebellesde faie avait
fidérés, qui s'érant armés pour laloi, pouvantyen plaindre de ces confures, merirer la reconnoitfance de la natioh, fe trourent, adeptant fagesniefauffes mefures qu'ils ontprifes, les ennemis dela France: d'après les
Rien n'étoit p'us conftitutionnel quele premier
phifnurilsegidoir dobéir à lar loi; mais dominés painiptauilecarduniy par des palion.
lesde faie avait
fidérés, qui s'érant armés pour laloi, pouvantyen plaindre de ces confures, merirer la reconnoitfance de la natioh, fe trourent, adeptant fagesniefauffes mefures qu'ils ontprifes, les ennemis dela France: d'après les
Rien n'étoit p'us conftitutionnel quele premier
phifnurilsegidoir dobéir à lar loi; mais dominés painiptauilecarduniy par des palion. qui rés scp
Sceewrfacimes: d'autres décrets
animofités, il ne letir fut plus polible
que celuidu 151 mai : ceux qui almignent les droits d'entrevoir &
devoirs.des aflemblées primaires, de communes & de
les
quiorganifent la force poblique, ezqui reglent lei régime péticionnaires; militaire; ceux a ube 4i
qi conflitueat les pouvoirs législatif, exécurif &
ceux Bucc
expliquent les fondlions municipales & qui établifent judiciaire; les
ceux qui
6its, tous les travaux enlin de Pafemblée nationale, ne fureut corps adminiftraées hommes aveuglés, que des êtres deraiton. plus, pour à
I leur parut que toute la conftitution fiançoife fe
le décrerdu 15 nzi, & que tourela fouveraineté de trouvoitcomprife la nation, tous danis
pouroirs & toutes les forces s'étoient réunis a la
les
toutexpres potirles rendre levrégénérateurs de Sainc-De Crois-le-Bougustiy iningue,
f
edgus
Les custédérés, fie cfimables, non feulement par leur foumitfion au
cf
cretdu 15 mai, mais avfi Par keur courage pour furmonter d'anciens dé. jugés;les confédérés, Gui pouvoient êt e fi
s'ils fe
prén'etre que péiitionnaires, ne ferent plaseuede.sehelles: lages,
fuffent bornés a rel
zent les ar mes contre des autorirés conflituées ou
auffitét qu'ils priHs dévinrent plus coupables cncere, en profitant exiflantes: de la
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LE7 convoquer desaite mbléesprimaires, détruire & créer desmunicpalités,
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Iis perdirent dans leurs propres chimèrer, lorfau'ils ne farent plus
ttilas
que parleur concordat &cleur traité depaix, qu'ils exigerent la difoalmidrcolmnint, qu'ils di.lérent de: ordres au repreten:znt
u roi, 8c qu'ils voularentfourmeitre à leur defporifme lerefte de la colonie.
Qi extewmmylsaypennta créoles que les hommesles plus feges &
callet les plus doux devieanent desinfenfés & des frénétiques, du moment qu'ils
felainent fubjugner parde violentespiffions, La loieftunel bouflulequilne
Haitis biesfiut jamnis sperdre de vue: que de louanges mériteroient les confédérés,
isnz
- t * éziréitque decrimesfont les fuites d.leurdgesemet!.
Les hom: nes honnêtes de cette confédération font bien malheureux; ils
ent a ereproche
acendies, les vois, les afafinats que commerent
eneat es cele 21s delun & dePautre parti, puieue cesiréérats
fo.at quep piofiter du défordre cecaliouné parlesn meiuresdela coniederation.
Pafonskla frte les dvinemens di port-au-prince.
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prince fejoianent à des perionnes de conleur, le
II feptembre 1791, 8z paffent enfemble un concordat coutenantdilérentes
Lewe Busii. in.s,
Jart tres-figes, 8: wuelypesanesincon@incon@brunonneliesa-de
a part d'hommes de couleur araés; mais, malgré ce vice, nous lommes
afurés quela France regrettera que ces difpoftions, fi conformes au voeu
natioal 8z auboalou delacolonie,
librement &
cil
n'alentpasére promofdes
UL
légalement parlesblanes eux-mêmes auxperfonnes de couleur,
ed La ville du port au-priace refule des fecours militaires
confédérés
ouf
queles
demandoient pour leur armée.
Lamnicipaits du port-au-prince arrête, pour leshommes de couleur
feulemnent,
inferma nt falérarif, cu'ils refufent de prendre,
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qu'ioferoat
nepestecoaauitrela légalité de ce corps minicipal.
ln sulu CPUPONT M.le géndral ordonne 2 par une proclamation, la difolution de l'armée
Icles des confédérés,
Des députés font envoyés narlesconfedérés all port-auprince pour delu scifot mander de coacert à M.legsneralisrwsureiion de 1a prociamation, &ils
Wawrrfaillirent y être vidimes de leur médiation.
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nepestecoaauitrela légalité de ce corps minicipal.
ln sulu CPUPONT M.le géndral ordonne 2 par une proclamation, la difolution de l'armée
Icles des confédérés,
Des députés font envoyés narlesconfedérés all port-auprince pour delu scifot mander de coacert à M.legsneralisrwsureiion de 1a prociamation, &ils
Wawrrfaillirent y être vidimes de leur médiation. Lrs citoyensdu port-au-prince s'affemhlent & annullent le concordat
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Bmuti qu'ilsne pouvoient plus fe permettre de foutenir, depuis la proclainaticn
Koveuus de M. legénéral.
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Lescommifaires desrapa oifés dela provincedellouef réunis sala Croixid rd.e-Daucuass'eag oftibre dernier, peGertle prétendu traité depaix, convitt teriant, Co mme les concordats, des difpofirions très fages, &z d'autres très
4demndinationndl's., Onlétentpast moins nul çuele concordatpariefvale
t6: par la forme.
Oc
A Diférens fujets de mécontentement particulier s'étoient fuccédés dans ce
dwwwwlaps de tems entre le port-an-prince & la Croix-des Bouquets.
e Les coniddérés fe croyant lesplus forts, veulent faire exécuter leurtraité
park au port-au-prince; la ville s'y foumet; les fedions s'afiembient le
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peleuiny foe rels, eche 2eyyre upop aio 21 novembre; & prennent des arrêtés conformes aux dfjcfitonsdetratié. Peadant les délibérations, un blanc de la ville un negre de Farmée fe
ilaut difputent: faut
on trouve quele negre at tort; on s'artroupe autour delui; il
le juger prévotalement, afin dene
2 2e louepevsn lement employé, s'il donnoità l'accufé des pas perdre un de tems qui féroit inutilie, 1
eftcomdamnéa mort; le bourreau d'office moyens n'ert pas fans fe doute juftifier: aufi le nègre
quelesj j"ges de la
piompt
e douzaines des bourreaux préeaduccommidion; de bonne prévotale; mais il fe préiente par
volonté, qui aecrochent le ihalheureux
unréve:bère,
ouilly La municipa lité laifie faire cetatroupement, cejugement
affafmat (fource de tous les autres quif fe coaaettent deptis),dans 8:feet ofer prendie
d
uled furelle de proclamer la loi martiale; elle croit n'in pas avoir le
comme s'il pouvoit
droit,
ol
exiflerune municipalitédans tout l'empire
ne foit pas refponfable du maiotien del'ordre 8cdelat tanquillité frangoi*, qui
po qui ne foit pas tenue defuivredes forme légalespoury parvenir, publique, &
ucelfes, Lis Hea Le foir pas autorifée à prendre ces formca dans celles qui ont été décrétées quise
tae l'affemblée nationale.
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ucelfes, Lis Hea Le foir pas autorifée à prendre ces formca dans celles qui ont été décrétées quise
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Des hommes de couleur,juftemerr indignds de cette atrccité, n'ont
de honte de ftivre l'exemple qu'on venoit de leur donner 5 ilsdeviennent aufli pas
Decl lesbourreaux d'un canonnier blanc qu'ils fufillent. vlager M. Pralorto, capitaine du canonnier, fait battre la générale,
la
défenfe de la municipalité, Une journie, déja fonillde par deux malgré
uborat T'eft dela manière la plus épouvantable, l'engagement total erimesifclés, qu'occapeuke fionne M. Pralotto, La générale raffembla F côtddes blancs, de l'autre
16 fuuli ces des hommes de couleur; ceux-ci, legés au gouvernement, fe défendent
Le lee outa vigoureufement; les blancs ne les attaquent pas avecmoinsdel
hueld, ef ne refe plus à la municipalité aucun maoyen d'empécker le bravoure:il Par
alue, 25 une fuite de fa premiere négligence, & dela générale battue carnage. ordre de
bejell M. Pralotto, la municipalité fet trouve dans la terrible. alternative par
à
entre les blancs & leshommes de couleur; en conféquence, elle d'opter
u
yp Curla troupe de ligne, qui, fans être précédée ni accompagnecasucun requiert
à
srnp t. sunicipal, va fej joindre àl'attaque des blancs contrclohemmesdee couleur, cflicier
Cilrle
Ceux-cine pouvant plus réffer,
font. tnel u mettent le feu à deux mailons ; les femmes fuient, & tuent, les enfans tués; de tr cuelques-uns
ut ne s'échappent des coups & des flammes que pour s'expofer àle utes couleurs
lplufe fauvant à bord des bâtimens de la rade. noyer elt
sarre la Onparvient à étcindre! le feu;les hommes de couleur fe rafemblent
aupluina campagne, & s'ils ne réviennent pas en plus grand nombie, exterminer
rz4 L
leursadverfaires, leur inaéion n'eft due qu'ala crainte qu'il cnt de voir
uy égerger leurs femmes & leurs enfans, qu'il a fallu entaflercasces cuchots
pourles for fraire à la fureur du peuple. util Lelendemain, des hommes de couleur mettent le
de gardes, &: d'autresi inceadiaires embrafent la ville. fulundelunscoms Le feu dt mis de
tous côtés, &c confumela plus
feo pas la proie des flammes devient riche celle partie des voleurs, du port-au-prince, Cequin'eft
fantes villes d'Amérique n'offre plus qu'un monceau &lrne de desplus de forif
yres. - d'innocentes vidimes &c de fcélérats jouiflent cend-es, cada de
Let
leurs forfaits,
qui
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aegry fouet soiodhidrisporgr Ducsse sua 2 ccif dousefonuss
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hommesde couleur. Ceux-ci reprochent aux
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blanesd'avoir préparéd'avance
lesiwinemiens.da patte dede.iejsuradeds 21 teovembre: 1791. oarro, qui Jageeas tois les hommes avez la même
nous eurtomesd iung troid, mumnt quilfe peut, en pareilic impartalité, circonttance, lavons nurenent peteles carits & lesdires des deux
venons deiapporter tout ce que nous avons trouvé de vrai, partis,nous fany #
Nous nhervenseueteminiipylincne ncus d
usgur
R 1 e1e Atiu: cotrdifioa. jounéesiiemuspacire pes envoyé le moindre
méme diefé de proces-verbal; mais les confédérés nous qu'ellen'ena onr transmis pas un
précis! bidsigee tevsiconAaneit, que nous avonscompnré avec les ré
pentesverbales que COstS ontfaites les ditasences députi.ions du port-atprinee, &antavons Cu icia den'aimettre pour vrais que les faits qui
furprahmous ont paru complérement prouvés. Fraaccis blaness loinmes de couleur, n'etes-vons pas'affez
de
vos maalheursréels: ? Lut-ll yajouter des 1cu, çons odieux, devcr'omnizs affigée
atroces, des hzinc,inyplasbics, 8 des vengeun.es de connibales? Nnuoezvousjufice; que les bons blancs fe réunitient aux bonnes perfonnes de on botr
coulcur &nogres libres, afn de réparer les défaftresde la colonie. watn
Cefont cesi icupcons, ees ca'omnies, ces haines, ces
cut
depuis ia journée d 21 novembre tontles mobiles deicut vengeances, c2 qui fe tait,
dans les sprovinces de loueft & du fud. L'enterya vomi touttsfes.funriar: il
n't pas dejours, pas delieux qui nei foient témoinsde crimes abominables;
les homomesies:lus gérdreuxf font devenrs des tigres inariables de iunds
3t Pen creircit cueluipece humine cf voudet toute
a itru 011,
s'y
entieredfa prepre
i. depuisl'énoque du 21 novembre, nouspatedutens le fe-to
ouL fonip.te int.eisgo-teaparce 8: les conteréras, ROuS n'y desfits voyons
desdenx Sesoemrdmolasepmnecs nonsafigrnt, mais qui ont dré
nicai iremnteta éespa ctejoarude, Nousnel lesfaivrons poin: daus
et lours détcis comme nous P'avon, fait pour les événemens quient
laj publication de l'amnifie giné ale.
21 novembre, nouspatedutens le fe-to
ouL fonip.te int.eisgo-teaparce 8: les conteréras, ROuS n'y desfits voyons
desdenx Sesoemrdmolasepmnecs nonsafigrnt, mais qui ont dré
nicai iremnteta éespa ctejoarude, Nousnel lesfaivrons poin: daus
et lours détcis comme nous P'avon, fait pour les événemens quient
laj publication de l'amnifie giné ale. précidé
Queiguenous ayons eu la p'us grarde répugnance à faire cette analyleg
housavons cri qu'il étoit de nôtre devoir de furmonter toute autre confiPadudérarion cue celledul bien public:nous favions d'un
ne pourroit expoler ceiix qui font déja pardonnés côtéquenotrep par Pomaifis, prencnce & de
remusjnionsgat feroit utile de faire connoitre anx d.ex patis
leurserrcurs, Torr-fnites, & lespatcms-smi les conleluet, Poile cute
di'cufion, dan laque"encus n'evons eu pour gui'e cue Pamcur de la
de lai Ge8 di laniis, ramenertous les bommes
e endr à la vérité, d'ain imerls jultice &
cspebles dete
see
dedifierlaptise
Is font n tres S and rmbre, & ncus netenoncerons a ufer aveceux
des ai rmes de'a raiiou, qu'apre cu'ils nous aucn mis dans l'impofibi'ine
de ne pas déplayerlafice ub'iene,
S. avons dir peur cffenfer l'amour-propre des Prs cures
atit
eil erons mortités; mais. spouvions-ncus les flatrer fans les
ra
roi - ( ont cu dés torts; il fautquliis lefachent, 8iquilsfe çon-
-
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2 EC malscomme des emi, dansa delire involentalse ie fort
fait leplergr ands outrages 8 les p'us proft ndes bielures, 1I faut qu'ils
trouvent (n ncus des medecins fapes écperfevérans qui les rendent à laraipuufactfon, & verient fuur leusp'aies le baum: bienraifant qui peut les guérir. Cebeume eft la ioumifion aux lois, Tamour de Phumanite de l'oubli
du paffé.Si les colons blancs & de couleur de S. Domingue fe refuloient à
Ce avis, à nos prières, nous aurions le Ro.tel chagriu de n'avoir rencontré que desêtres qui ne reffemblent, A aucun de ceux de, l'efpèce humaine,
NMis ton, cela nefra pas. Nous ne nous lafferonsi mis& nicus es forceons de nous écouter avec confiance & fuccès: nos coctirs leur fout dévoués,
pfe communiouent à eux par le charme tout-puiffant du patrictilme, & des
hemmes naturellemert bors ne pouyent ayoir ceffs de Pêtre, ma'gréla
diy Susfiureur des paflons quiles meuvent. wire Des Sans la rénnion. des habivans honnêtes, nul bien ne peut fuccider aux
V
maux de la colonit,& cetteréunion produira tout lebim ru'onpeat efpérer. Lesb : ons fon: faits pour s'aimer; les méchans ne peuvent rien: aimer, sdes
2 ce: érats, coupables. de vols, d'incendies, d'afiallinats,e doivent plusrepue Pair de S.D:
ur
mingue; depirt& d'autre, qu'ontestivreau ccurslégal
juflieesou; Di 1ôt..
peut fuccider aux
V
maux de la colonit,& cetteréunion produira tout lebim ru'onpeat efpérer. Lesb : ons fon: faits pour s'aimer; les méchans ne peuvent rien: aimer, sdes
2 ce: érats, coupables. de vols, d'incendies, d'afiallinats,e doivent plusrepue Pair de S.D:
ur
mingue; depirt& d'autre, qu'ontestivreau ccurslégal
juflieesou; Di 1ôt.. C.1 riurgariscudigineno T
leurdedruélion: e
Qu'ilslaifient leurs vols, & qu'ils emportent leurs remords dans des licus
oir des.François ne puillent jasnais les rencontrer!.. owr Dujur Sccondlement. La conduite das marins de la marine marchande prouve
apulua iuft fe de not e manière d'apprécier les chofes. lis étoient témoins de ce
2 ILYMA a qui le paffoir:s n pousoirtavoir dc prévention naturelle, ni pour, ni
ruls 220 zcentrePun oul'autre P4 ti, Si toutela raifon eût étédu côté du Port-aupord
Frince, tous fe fercientréunis fous les drapcaux : fi tous les torts cuflegt
Les été du côté du Pos, t-au Prince, tous ie feroient réunis à la Croix-des-Boues
uets, Lis raitons &: les torts étoient donc communs aux deux partis,,
Dampuiftu'on voit des marins pourle Port-au-Prince, d'autres pour la Croixdes-Bouquers, & desindécis, cui voudrcient refter neutres. L'afterilceprovindi.e 8la municipalité ont eu raifon de défendre la
ues lu eorporation que les marins vouloient former, Il ne doit exifter de force
aulff publique dans la colonie que les garde nationales, les troupes de ligne &
la maréch-nifiée, qui RC devra plus bfiflerdu moment aie T'affembléecoLA ypeulilsy e lonir'eaura organife la rendarmeric nationa'e. Ilne Jo:t plus evifter RCRu plus d'autres couleurs aux cocardes, àux pompons & aux drapeaux, que
wadlaiestrois cculeurs de la nation: il faut de même oub'jer ces noms cdieux
peslierde ralliement, quijufqu'ici n'ont ferviqu'a motiver des pioferiptions. rie Nous approuverons pareillement l'injonaion faite aux agens publics abfens, pour reprendre lcurs fenttions, Jorique nous apprendrons que la
municipalité, jouiffant des pouvoirs que la confitution lui donne, peut
wen impofer aux fcélérats. Troifiemement, La réputation de M. de Grimouard eft trop bien fondée
pour: que nouspuiflions nous permettie dele luger légèrement. Les uns l'accufent de s'être lipué avecla Cici -des-Boucvets contrele
Port-au-Prince; d'autres accufent la municinaliré d'aveir abufe de la ccnSance de 1.
municipalité, jouiffant des pouvoirs que la confitution lui donne, peut
wen impofer aux fcélérats. Troifiemement, La réputation de M. de Grimouard eft trop bien fondée
pour: que nouspuiflions nous permettie dele luger légèrement. Les uns l'accufent de s'être lipué avecla Cici -des-Boucvets contrele
Port-au-Prince; d'autres accufent la municinaliré d'aveir abufe de la ccnSance de 1. de Grimouard, enle priant d'allor corume médinreur auprée
sles confedérés;8 protitan: de fon abiense pour indilpoler loa
e
dquipage
Wi bfeyuus tsoilit biuua ranleprine. --- Page 16 ---
contrelui, Nous voyons dans ces affertions deux calomnies 2ufi abfurdes
que gratuices. M.de Grimouard defire comme nous le ndulbifementiefendre;e comme
mousil croit ne devoir employer la force publique qu'aprés avoir
tousles moyens poflibles de concillation; comme nous il voit de épuila bens
principes de grandes erreurs des deuz.côrés; comme ncus enfin
dans chaque François qu'un ami: voillioncrime, le nuire, & lnevoit celui de
2gmillions de nos fréres d'Euope. foit,trovéclainée; Lamunicipalité, trop honnête pourabuferdela confiance de qui quece
pour depas favoir que fans la fubordination des marins
&cdesfoldars, aucun fervice utile ne peut êrre rendu par euxàla nation;
trop-Bien.penfante biedavoirenccure enfin pour 53XX190900900000 eft incapalereproche qu'on lui faità cette occafion. Nousavons remarqué avec déplaifir qu'tne prétendue députation d'environ 80 perfonnes s'éroit rendue dbord du Borée, & cu'un erateurs'y étoit
abus permisdes difcours propres à occa fonner une infurredi n. C'eil un de CLS
fe trouvoit que la municipaliténe le
pouvoir pas empêcher dans l'éiat d'anarchie cà
le même P9 t-au-prince, mais qu'elle eieroit panir avec févérité file
cas arrivoit lorfque l'ordrefera rétabli. Si nous fommes aflcz heureux pour faire enrenJre raifon aux confélérés
dela Croix-des- Bouquets, nous fonaspepiuitinueht. Grimouard neie
laffera point d'agir enfa premié e qu'iré de conciliateur; nous en indiquons un feconddont nous connoifons parfaite ment les vertus & les connniffances, magré lon extrême modefie; c'eft M. Cambis, & nous en
répondons comme de nous-mêmes. Qnatriemement. Les affafinats de fang-froid qui femblent a
tenir lieu de ipeétacles au Port-au-Prince, ne nous infpirent pas. préfent moins
d'horre ur qu'ilsn'en infpire rontà la nation & au roi. Si vous ne
pas fur vous, mcfieurs, de publier laloi martiale, &de déployer, prenez d'une
manière légale la force publique contre les. attroupemens, vous finires
vus-mêmes par être vicimes de ces fureurs épouvantabies, Le port-auprince aplufieurs fois doanél'exemple des meurtres: ilyevifte néanmoins
été un grandnombre de relp-@tables chtoyent:d'autres, d'ungal mérite, ont
forcés de fe réfugier ala Croi--des. Bouquets, &L ce iont les mechans
cui font la loi chez voue, comme ilsla font chez vos adverfaires.
oupemens, vous finires
vus-mêmes par être vicimes de ces fureurs épouvantabies, Le port-auprince aplufieurs fois doanél'exemple des meurtres: ilyevifte néanmoins
été un grandnombre de relp-@tables chtoyent:d'autres, d'ungal mérite, ont
forcés de fe réfugier ala Croi--des. Bouquets, &L ce iont les mechans
cui font la loi chez voue, comme ilsla font chez vos adverfaires. Trem. blez,lesuns & les aurres, & nOus vous le répétons encore, oubliez 24
plusvite vos haines d'opinions; cue teusles hemmes hcenêtes, biancs
deconleur. no per den: pas un inflant porferallier fouslal lo, & <'empecherd'être exterminés iufeu'a dernier, par d'infiynesb brigands, n'ont
de forcecu2caufe de vctre défunion. çui
Tgrmerict.mofleurs, qu'avantde finir, nous vous repréfentions que
Mfaury'occuperdel la fireré pub ique enemp'oyant les moyens convenabesdefurvellunce, il ne faxit pas non p'us accueillir des delations fans
prenves, &: fouvent dénurées de toure vraitemblance; nous en fcmmes
accablés du matia safr.&cnmpinurimyeimnatler même chez vous,
Les commif ires nationaus-civile déléqués par leroi nux ifles frangoifes
eeTAairiquelousle vent. Signé, DE MIRBECK. RoUMz,
ADET, Kodarsailecomaisiaa --- Page 17 ---
: 000C O(* 00000 00 0000000 C O
PRODUCTION
HISTORIQUE
DES faits qui f font palfes dans la parie de tOuf,
depuis le commencement de la révolution de ScintDemingue julgriau premier Février 1792,préence
par les Gardes Nationales du
Port- au - Prince, à
Mefreurs les Commifaires civils.
MESSTEURS, 9
lettre, en date dur
Vors
& blancs campés à la
8janvier dernier, aux hommes de couleur
avez' écrite le 10 du Croiv-de-Bouquers, même mois à la CC mparée à celle que vous
complettement que vous n'étiez
municipalité, nous prouve
avez écrit la dernière.
pas fuffifamment inAruits quand vous
Si ceix qui étoient prépolés Par nioits pour sous
rempli le devoir de,leur miffion, nous ne ferions infruire, euffent
le faire" nous-mémes; & dans. la leaure de
pas daris e cas. de
n'euffions fans doute pas rencontré des vorre lettre du 1o, nous
notre délicatehe. & des faits non moins paragraphes qui ont alarmé
déshonoraus pour nous.
çontraires à la vélité, que.
Nots ailons donc entreprendre de vous mettre
Hous allons nous occuper de: vous tournir toures 2-même les delecrelever;
vous manquent, & deiquelies vous
inftinéions qui
calou bieu fuite De Eaurerypn
Do Daa
partilez avoir regi et d'être privét,
cal
adla cof Llee Micktca,
trclioor
Lour
det
U
AL
els
eUs a -
wual s91
aU
Dece
piea see Driuls Lle
Assll - ed
1 aueg
a aloul
-
le ALs
tournir toures 2-même les delecrelever;
vous manquent, & deiquelies vous
inftinéions qui
calou bieu fuite De Eaurerypn
Do Daa
partilez avoir regi et d'être privét,
cal
adla cof Llee Micktca,
trclioor
Lour
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Assll - ed
1 aueg
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-
le ALs --- Page 18 ---
a
Il va nous ?n doâter d'ouvrir des playes encore fanglantes, puifar
ponr parvenir à vous inftruire, nous aurons befoin de
à e; 3
fourze danosmulhenrs; mais quand nous confidérons que remonter notre
eft comyomis, & que nous. ferions coupables des contradidjons honseu- inr
volontaires qui fereacontrarolent daas votre rapport
&
fauds démarches dans lefquelles ROS ennemis vous àlanstion, des
devoes-aous pas faire tous nos eiforts pour les prévenir, eatraincroient; & pour ne
yoeipdorve3Nis nous flattons, Meffiears, que vous accueillerez
favorablement vérité
une démarche qui ne tend qu'à wous faire connoitre la
qu'oa cherche à vous dérober. C'elt une tiche d'autant plus
pinible pour nous, qu'elle va nous retracer des calam'tés dont nous
fommes les triftes vigimes; mais, puilqu'il ne nous refte plus d'autres
moyens de vous éclairer, nous telons encore cetefort: nous
des forces dans notre lenfibilité, & la vérité toute
puiferons
notre pinceau,
fimple giidera
Nous allons vous analifer les faits à fur &c mefure qu'ils fe font
fuccédés, & les étayer des pièces juftificatives. Nous nons interdirons
toute efpèce de réflexions fur les rapports que nous VOus ferons, & nous
ne nous attacherons qu'l ce qui peut vous inftruire, fixer votre
opinion & faire triompher la vérité.
Nous vous demandoni votre attention toute entière, &c un examon
ferieux des pièces
nous allons vous (oumattre:no.g pafferons
enfuite à la répoale : vos deux lettres, & nous vous ferons
de nos raoyens & de nOS obfervations.
part
A peine les premiers rayons dela révolutioa françaife commencirentils à paroitre fur cet hémibohere, que tous les vraisfrançais
& qui font dignes d'appartenir à la mére-patrie, défirèrent quil'hubitent, d'avoir
part a cette belle confitution qui fait aujourd'hui Tadmiration de toute
l'Europe.
Oa devança les follicitudes du fénat français; on s'empreffa de
coavoquer une allemb'ée çoloniale compofés de citoyens blancs,
le miniftère defquels to:tes les pareiffes de la colonie fe firent
par
mais ce ne fut pas fans furmonter beaucoup d'obftacles de repréfenter; la part des
agensdu pouvoir exéeutif & de l'intendant Marbois, qui fe vit contraint
de prendre la fuite, & qui Rromene encore fa rage dans les cours
étrangères.
A peine cette affembloe fut-elle réunie, que le déeret du 8 mars, 9
loi avec lesfatakas infrutions du 28, arrive officiellement 1 accompagné de la
portant création des municipalités. Ces lois furent promulguées P
& pour rsmplir à la lettre les difpolitions de celles du 8 & 18, on
procéda à lanomination d'une nouvelle affemblée, & malgré lescabales
& les intrignes qui furent miles en ufage par le gouvernement &
fes partifan:; le neuple qui aroit firé fon choix far des repréfentans par
dignes de fa confiance, s'eapreffa de confrmer &c de maintenir dans
Aeurs fondlions ceux qui étoieat déjà convoqués.
smplir à la lettre les difpolitions de celles du 8 & 18, on
procéda à lanomination d'une nouvelle affemblée, & malgré lescabales
& les intrignes qui furent miles en ufage par le gouvernement &
fes partifan:; le neuple qui aroit firé fon choix far des repréfentans par
dignes de fa confiance, s'eapreffa de confrmer &c de maintenir dans
Aeurs fondlions ceux qui étoieat déjà convoqués. --- Page 19 ---
: -
IRAM EN a - e
A peine y aveit-il deirx mois que cette afemblée s'étoit coxfinude
légalement, qu'un vaifieau vomit far nos ports le chevalier Maudtit,
Aquikous devons,eng grande partie tou.lesmalheure quinous accablent,
Cet homme, agent de M. la Luzerne. & fecondé en France par des
ariftocrates du premier rang, entreprit de confommer dans cette colonie
le projer de la contre-révolution qu'il ne put faire réuflir en
en effet il n'épargna aucun moyen pour y parvenir.
Europe:
Ilfe fit d'abord donner le commandement des
M.
homme foible & fans difcernement, qui gouvernoit troupes aloss; par Peynier il cabala .
pour fe faire des partifans, tandis que des ageris de la inême trempe
lui, tendoient aux inêmcs fins dans la partie du Nord. It acharna
régiment contre
dur
tous les boas citoyens; & quand il fe crut affes
fort, il provocua avecindécence l'aflemiblée coloniale féante à Saint-Marc,
qui fe contenta de livrer, par la voie de l'imprefion, à l'opinion
publique fon indifcrette provocation,
Mauduit, indigné d'un pareil mépris, redoubla fa fureur. Inftruit
gue l'affemblée provinciale du Nord, qui n'étoit compofée que de gens
attachés à l'ancien régime ou au gouvernenent, devoit le feconder
dans fon projet; il leva le mafque, & ne s'occupa plis gu'à détruire
une affemblée que les intrigues du Gouvernenient n'xvoient pu former
à fon gré. Ancun moyen ne lui coita; il carefa dans TOuef la
marine marchande; il alarma les agens du commerce fur la conduite
de cette afiemblée, il leurft entendre que toutes fes démarches tendcient
à faire fcif on avec la méticpole; il leur fournit des écrits effrayans
qu'il leur fit Sgner, pour êtie envoyés de fuite à leurs mandans, &
tacha, par cette menée criminelle, de rendre complices de fon exécrable
projet, ceux cui auroient du être les plus élcignés de le feconder.
Mais ces hommes, auffi pervers cue leur chef, craignant de voir
arrêter le cours des déprédarions qu'ils exerçoient impunément fur le
commerce de France, lentirent que de nouvelles lois a'loient leur devenir contraires; aufli firent-ls tous leurs erforts pour s'oppofer à
leur introdudon, en vouart avec zèle leur miniftère à l'homme qui
éroit le plus capzble d'y réufir, & de les affranchir d'une crainte S
bien fondée.
Dès lors la France ne retentit plus aute de plaiates contre nos
repréfentans, qui,parles efforts heureux que la Ca omnie & l'inpofure
dirigérent contr'cux, ne pafferent p'us que pour des mionftres dans
f'efprit de nos frères dEarope:tontes ces machinations infernales ainfi
combinées, affurcicai à ces adacicuy un plein fuccès en France; ils
prirent en confé- chence toutes les précaucions poffibles pour n'en avcit
pas un moins compler dans fa colonie.
Pour mieux réuffir, On forma le dix juillet 1796 une
fous les znipices du ficur Mauduit & fous la fauve-garde corporation, de
foldats armés, connue fous le nem de volontaires du Port- cent
Leur repuire fu la mailon de M. Lavali; leur figne de reconnoidance au-Prinee.
uccès en France; ils
prirent en confé- chence toutes les précaucions poffibles pour n'en avcit
pas un moins compler dans fa colonie.
Pour mieux réuffir, On forma le dix juillet 1796 une
fous les znipices du ficur Mauduit & fous la fauve-garde corporation, de
foldats armés, connue fous le nem de volontaires du Port- cent
Leur repuire fu la mailon de M. Lavali; leur figne de reconnoidance au-Prinee. --- Page 20 ---
A -
in pompon Bane: leur met d'ordre, carnage 6 autorinl
:
femblab'e à la boire de Pandore, cette corporation devint le miniftrielle
tcus les crimes qui ont fouillé cette terre infortunée.
berae de
La nuit du 29 all 30 juiller, tous les volontaires furent fors les
armes pour aller affafiner des patrouilles bourgeoites qui s'étoient TCtirées à leur corps-de-garde au nombre de cent cinquante
fuivant la relation du capitaine-général, remife le 5 oétobre fuivart
M. Blanche'ande,
de fa
eRrt
relation
jour
réception au conieil lupérieur,
nous vons remettons fous la cotre de la lettre
laquelle
Peadant que cette expédition fe confommoit dans lOueft, (A). le fieur
Vincent,, commandant de ka partie du Nord, avec les bras des mlânes
gu'il les avoit Pu armer, fecondé par l'affemblée provinciale du Nord &
volontaires qu'il avoit enrôlés, étoit déjà en marche pour aller
maffacrer nos repréfentans a Saint -Marc,
Mais le raiffeau. le Liopard, dont l'équipage n'avoit pu êrre
par fon chef qui y uloit le rendre complices de fes prejets corrompu
éroit déjà parti pour les prévenir & les prélerver de ce maflacre. défaftreux,
Quoique nos repréfentans euffent des torces fupérieures
eelles qui étoient venues peur les artaquer; ils
pour s'embarquer difiper
fur le vaiffeau qui étoit venu leur offrir un afie, préférerent & ils
leur route vers le tribunal de la nation, oii ils portereng leurs dirigérent
& leurs travaux,
plaintes
Tous les adles de violence & de cruauté dont la colonie venoit
d'être le théltre, révoltérent tous les bens citoyens, qui fe
ea corps d'armée à Léogane pour venger le fang de leurs frcres réunirent aflaflinés
a Port-a au Prince, & leurs reprélentans, dont le çaracicie & l'afie
avoient été fi fcandaleufement violés à Saint Merc,
Cette armée infpira de la terreur aux auteurs de cette
& M. Prynier fut contraint d'accepter une capitularion, dont entreprife, les dijpr fitions vous prouveront Pincuifition rigoureufe qu'on exerçoir contre
les membres aui compoloient le comité de T'Oueft, qu'on
d'en' ever de leurs demeures immédiatement apres le maflacre s'emprelia du
julle::(ce comité étoit le feul corps populaire que nous eufions alors 19
pcur nous repréienter).
Sur la foi de ce traité, le confédéiés mirent bas les armes & fe
zetirerent chez eux: ce traité eft cotté fOMS la lettre (B )-
Mais à peine cette armée patriotique fut-etle difipée, que Mauduit
vola dans toures les parties de la colonie pour y propager fon infâme
eorporation en failant un ramaflis de tous les mauvais fujets qui n'avoient
riea à perdre, & qi ne devoient leur exiftence qu'aux faveurs de
P'adminifration vicietile de l'ancien réginie, A fon arrivée au Port-auFrince, il s'emprefla de faire conncitre la lifte de fes recrues à ia
cherefoumillel1), & fit enregifrer dans ce coups infame tousces nouveauz
aliiés,
111 Nom lavori doas Maud MH f plailois à qualfior fs corporaivs,
riea à perdre, & qi ne devoient leur exiftence qu'aux faveurs de
P'adminifration vicietile de l'ancien réginie, A fon arrivée au Port-auFrince, il s'emprefla de faire conncitre la lifte de fes recrues à ia
cherefoumillel1), & fit enregifrer dans ce coups infame tousces nouveauz
aliiés,
111 Nom lavori doas Maud MH f plailois à qualfior fs corporaivs, --- Page 21 ---
Des ce moment rien ne fit plus $ rfpedlé : le fecret des
fut
euvertement par ordre du général Peynier, Mauduit fe pofles de violé
exécution, & pour mieux y réuffir, il fit nommer 20 chargea membres de cette fa
exaditude, ecrporation, qui s'en acquitterent avec la plus grande &cla plus forupuleufe
Un ordre auffi inique qw'inconflinutionnel livra tous les
nêres à la merci, & à la difcrétion de ces iélérats, étoient citoyens honjurés. qui
nas ennemis
L'ordre du général Peynier, avec la délibération des
portant nomination des commifaires nommés à cet effet pompons blancs,
au greffe de la municipa'ite de cette. ville, , dont nous vous fe trouve dépofé
extrait fous la cotte de la lettre(C). prétentons un
& Au M. de mépris de la capitulation qui avoit été faite entie l'armée
Peynier 2 Mauduit provoqua une proclamation de ce patriotiqua
qui devint le manifefte des proferiptions & dcs ailaflinats, Les gouverneur
con.eil & de la fenéchauffée, tous membres de cette
ofliciers du
tanrôt le rôle le juge, tantôt celui de
cerporation, jouant
témoins Jes volontaires ; & ces deux claffes dénonciateur, d'hommes, s'adminifroient qui n'en pour
les qu'une, fe dilputoient à l'envie à qui feroit le plus sde
faiicient
foldats du régiment du Port-au-Prince, devencient vicimes, les tan. is ue
eitoyens que ces juges prévaricateurs ccndamncient
bourreanx des
capitales & les plus infamantes. Plus de. 150
aux honnêtes peines les plus
ftétris ou embaraués pourFrance, faris qu'on ait citoyens lavoir ont été
on avoit pu leurimputer,
jamais pu
quel crim:
Pendant ces entrefaites arriva le feur Blanchelande, Les
sèrent de lui montrer leurs plaies, danis un mérsoire diftrids s'empre(-
& que nous avons cotté fousla lettre (A). Sa
qu'ils lui préfentérent,
vous prouveri qu'il ne nous étala qu'une feinte réponfe au bas de ce mémoirs
vous démontreront fuffiamment
fenfibilité, & ies acions
Il avoit fon thême fair avant de qie venir nous dansla l'avions bien juge. pour ne pas voir d'uu coup d'oeil que cette colonie, &cilfittrophehile
mémoire étoit dirigé, lui feroit tres-utile corporation, contre qui notr:
pays, qu'avoit déjà commenced fon prériéceffeur pour confommer la ruine d'ux
d'accueillir favorablement leur dépuration, & il ne rougit : auffi poin: s'emprefia-t-1 de
Jesmembres de cet e corporation, profcrite par les décrets de'a carcier
fitp'us : il les protégea d'une manière ipéciale, & s'abaifia jufau'a nation :il
féquenter, 8cà fiéger parmi eux, II nous feroit ailé de yous judifier CCI faits es
par vingt preuves authentiques.
ueillir favorablement leur dépuration, & il ne rougit : auffi poin: s'emprefia-t-1 de
Jesmembres de cet e corporation, profcrite par les décrets de'a carcier
fitp'us : il les protégea d'une manière ipéciale, & s'abaifia jufau'a nation :il
féquenter, 8cà fiéger parmi eux, II nous feroit ailé de yous judifier CCI faits es
par vingt preuves authentiques. & Ce les généra', le fléau de! elaco.onie, n'éccuta plus que fes vues
perfides confeils de fon coadjuteur Mauduit. En deftrudives,
fiavaillérent de concert à anéantir les corps populaires qui conféquence,s leur
fut embrage dans certainesparoidles de' Saint-Domingue, Le brik le: portrient
armé pour cette barbare expédition dont Mauduit étoit le Sans.Scisi &
temps à antre, nous vîmes arriver des membresde différentes chef; de
dons on avoit laifil iles.egifires, afin de leur ravir tour moyen municioalités, de déscnic, --- Page 22 ---
Apres Ieur avoir fait fouffrir toutes fortes de tourmensà bord & dans iee
cachots, on les slivroit impitoyablemacntala fureur des miniftresdela jufice,
qui s'empreffoient d'exterminer par des arrêts fulminans des citoyens
koanètes, à qui on n'avoit d'autrereproche à faire quecelui d'avoir mérité
pendant toute leur vie la confiance de leurs concitoyens, & d'aveireccupé
les places muricipales auxquelles leurs vertus les avoit élevés. Les regifres
du confeil contiennent toutes ics preuves qu'on peut défirer de ces excès
horribles de cruauté & de barbarie. Si vous pouviez en douter, nous nous
engageons Avousles repréfenter auflitôt que vousles aurez cemandées. Les calomnies & les inttigues qui avoient été dirigées avec tant d'art
sontre nos repréfentans de Saint-Marc, avant leur départ, furent fi bien
combinées, & fi bien foutenues par les places dc ccmmerce au'on avoit A
vivem.nt alarmées fur leurs intéréts, que leur arrêt étoir déjà prononcé,
sême avant qu'ils arrivaffent en France. Vous consoiffez, Mefieurs, le décret du 12 olcbre. Si les uns y ont
trouvé l'impunité de leurs crimes, & méme des éloges, dcnt ils fe font
parés pour vous eri ismpofer fur leurs defieins, lesautresy ont rencontré
des dilpolitions deftrudives, à qui nous devons, en grande partie, lee
malheurs yni nous afligeat. A peine ce décret fur-if connu dans la colonie, que cette infernale
corporation, fièredu fuccès qu'el'e vencit d'obsenir.,felivra aux derniers
excesdefureur.
leurs crimes, & méme des éloges, dcnt ils fe font
parés pour vous eri ismpofer fur leurs defieins, lesautresy ont rencontré
des dilpolitions deftrudives, à qui nous devons, en grande partie, lee
malheurs yni nous afligeat. A peine ce décret fur-if connu dans la colonie, que cette infernale
corporation, fièredu fuccès qu'el'e vencit d'obsenir.,felivra aux derniers
excesdefureur. LospmaontpiosenckeDVerateneiinmuifion rigoureule
fate reerrecinifin.ommis les bons citoyéns: une correlpondance fuivie,
entrelesmacmbre: de la corporarion répandus dans diverles paroifies de la
eolonie, leur faifant livrer leurs prétendus ennemis aux tortures: ils fe
vendoient mucuellemenit le fervice d'être témcins & accufateurs, 6 vics
wegakfprmilsteesn vidimes quilsprovoquoient tils'entrouvoit
d'affez énergisues pour rélifter a des coups fi barbares, ue cumpagnie
d'entr'eux s'offroit de fuite pour courir s'en émparer, foir en efcortant la
saréchauffée, foit en accompagnant le chef de Teur corpcration dans le
brienle-Sac-Sowci, vaiffeaude T'étatdeffiné à ces expéditions far guinaires. Et c'eft M. de Blanchelande qui en donnant de parei's ordres, n'avoit pas
konte de prèterfon miniRereldes exécationsnon mcins incor@itutionneles
qe tyra aniques ! Nousvous femettons pour vous en convaincre l'extrait
d'une lettre, écrite parlui-mème à M. Villars,fon commandantpour leroi
a Léogane. &c doatfongaaledconigaehconigaedanlimuedinendclamiipdisd
de cettevi'le, dont partie des meaabres ont expiréfous 'e fer ofafin dela
prétendue confédération : cette pièce ett cottéc fous 1a leitre (D). Cedéciet du 12 oRobre n'étoit pas eacore oficielement conau, quele
fenrE'anchelande fe promenoit dans tousles quartiersde la colonie pourie
farederpanitamn;8c; pssensigrmcmwodirh) la auvelecnathrutio,
il s'eTorçoit dans fa tournée defi erentrer tous les corps populaires dans
le néant, foit par fes carefes ou pa ourfes menaces, pour leur jublitwerfes
eommandans pour lerui,l'exs.ration de tous les colons, & quiafafinest
fenrE'anchelande fe promenoit dans tousles quartiersde la colonie pourie
farederpanitamn;8c; pssensigrmcmwodirh) la auvelecnathrutio,
il s'eTorçoit dans fa tournée defi erentrer tous les corps populaires dans
le néant, foit par fes carefes ou pa ourfes menaces, pour leur jublitwerfes
eommandans pour lerui,l'exs.ration de tous les colons, & quiafafinest --- Page 23 ---
a
MTEME - - - -
dcf fang-heil,siounfhui à la tête des brigands eonfdérés, Ies citeyens les
plus recommandables.
Les mafacres de Léogane, du Petit & Grand- - Goave, des Baradaires & ailleurs; les tyrannies exercées au Mole & dans d'autres
au nom du roi & de la nation ne font que des exemples tropfenfibles lieux, de ces
trifres vérités, que vous connoiflez auffi bien que nous
Tous ces fcélérats ont été dénoncés à l'affembléc coloniale qui a lanoé
contr'eux des arrêtés fulminans mais fans exécution. 2 & ces hommes féreces
jouiflent eneore de Pimpunité de leurs crimes qu'ile portent à leur comble.
A l'appui de notre première affertion çontre le fieur Blanchelance, nous
vous remettons extrait d'une de fes lettres confidentielles, en date du
janvier 1791, à fon ami, Maudsit, dont l'original fe trouve
archives de notre municipalité, & que nous vous produifons cottée dépofé fous aux la
lettre (E),
Le décret du 12 odobre n'eft pas plutôt connu
M.
Blanchelande, en exécution de Paccord fait entre lui & officiellement, Mauduit, lance que une
proclamation qui ordonne la deftrudion de tous les
nous dérobant la connoiffance du décret du 29 décembre corps qui populaires, àt tous en
les tribunaux de la colenie de fulpendre toute procédure ordonne relative à la
révolution, avecinjonéion de ne plus en connoitre, Ce décret lui étoit
parvenu oficiolemritavecelsid du i2ogcbre, & biea loin que nous
pu retirer quelqu'avantage de çette loi
ayons
contraire, qu'a redoubler la r: de l'autorité bienfaifante des miniftres s elle n'a du fervi, au
exécutif, qui ne s'emprefsérent : qu'à prématurer l'exécution de pouvoir tous les
citoyens qu'ils tenoient dans leurs fers. Et c'eit un repréfentant du roi qui
préroir les mains A de pareils crimes!
Qu'il nous en cofite, Meflieuzs, de nous
ees fcènes
tant de citoyens ifréprochab'es ont perdu leur rappeler exiftence, leur fanglantes & oà
vie ! les uns ont fubi les fuplices rélervés aux grands criminels, liberté tandis leur
gue d'autres étoient enlevésà leur famille, à Tars amis des arrêts de
baniffement certains Ou de gêne. Ceux-ciraffurés par la pureté de confcience &
de
fr
n'avoir rien fait qui ait pu leur faire perdre l'cftime & Pamitié
sclessensdermoninent de reparoitre parminous.Nous'es
avec une joie vraiment fraternelle, & ces hommés fenlibles avonsreçue
aujourd'hui nos malheurspartagent
Mais la providence laffée de tant de crimes & de cruawtés, vint enfin
mottre les un rerme àt la tyrannie de nos defpotes, en faifant aborder fur nos
ports vaiffeanx le Borée &le Fougueux, qui portoient 1es bataillons des
régimens de Normandie & d'Artois, & corps royal d'artillerie, , tous zèlés
partifans de la révolution,
C'eft alors que nos tyrans, bourrelés par leurs remords, ne
plus qu'a parerle coup que leurs crimes leur avoient fi juftement s'occupèrent mérits. En
conféquence, M. de Blanchelande fe rendit a bord des vaiffeaux de la flation,
() Plus de G00 citoyeas ont péri de la manière la plus cruele dans ces quartiers,
andie & d'Artois, & corps royal d'artillerie, , tous zèlés
partifans de la révolution,
C'eft alors que nos tyrans, bourrelés par leurs remords, ne
plus qu'a parerle coup que leurs crimes leur avoient fi juftement s'occupèrent mérits. En
conféquence, M. de Blanchelande fe rendit a bord des vaiffeaux de la flation,
() Plus de G00 citoyeas ont péri de la manière la plus cruele dans ces quartiers, --- Page 24 ---
pour comofaran débarquement des troupes, enlesaffurant fnffentent de
brerewtetieien opprimée. :
renire a:l Moe muicde.iluenimnation généralesles illesinvita, illes preda dele
Pempreilement avec leruai elles étoient attendues avoient & leur déjà fit avertis de
d'avancel lajsieqecasoirteur arrivée, Des fors des députarions, prefientir formées
i'état pur chaquebataillon, des
furent envoy ées vers les
s'infor mer de
choles, ils en touvérent lar mijeurdpa citeyenspour tie courbée
delp otique 9 par la coalition des fontlionnaires pubfies & de la fousunjong
Ces braves. milisaires s'emprefferent de nous faire connoître coiporation. le décret du
29 décemnbre, dont le fieur Blanchelande nousavoit fouftraitla connc iffance,
On fe tranfpo ta aux prifons & on rendit la libertéà 20
jour plustard devoient pérdre la vie ou être embarqués citoyens qui un
Les regiftres dit confeil rentis fur la fin de février ferviront pour France, de P euve à
ceux qui vondront nous.contefter ces faits,
Nous avons reproché cette criminelle lâcheté à M. Blanche'ande, ,aui
nous a répondu. qu'it avoir rempli fon devoir en communiquant une lettre
du miniftre aux membres du confeil, & que c'étoita eux à quii ilfalloit s'en
plaindre &s'en prendres'ils-n'en avoient
en
la preuve dans f réponfe confignée dans Ppreionddkeseigoiionse fa lettre du 27 mars voici
dx municipalité de Snint-Marc, qui lui fefoit le même
1791, à
4 Avant que j'euffe eu connoiflance indireéte du décret reproche. du rer. 5) qui autorife les commiffaires quie le roi doit
à févricr,
6: tout jugement, & même l'exécution de tous envoyer décrets ici, de furfeoir
S relatifs aux affaires de cette nature,
juflice
99- J'avois communiqué au confeil une lettredi miniftre
$ le voel du roi à l'égard de toutes ces procédures; ma (r)quiexprimeit tâche fe trouvoit
(s).D:"est avenilen sefalesplufieurs vérités frappantes. 1,a été impoilible à M. de Blanchelande de
à
"époqie du penir mars 1791, catte prétendie leutre communigeer du miail e, ce confil doit être D avant
téricure a1 décrer di 4 février; or,à l'epoqi des pramiers
de qui
pof
avoit p-is 'a fore, & n'avrepis fes fonctons que veis la fin jours du mars, le confil
donc M. Bla nciclaade dans uie couaictonminfedi, ou faut-il.
à
"époqie du penir mars 1791, catte prétendie leutre communigeer du miail e, ce confil doit être D avant
téricure a1 décrer di 4 février; or,à l'epoqi des pramiers
de qui
pof
avoit p-is 'a fore, & n'avrepis fes fonctons que veis la fin jours du mars, le confil
donc M. Bla nciclaade dans uie couaictonminfedi, ou faut-il. même mois; voilà
eonnoifloit droit d. lui le décret di 29 dicemre 179); s'ilien coaviear 9 nous quil.convienequi avons eu doncle
en demarde: dasstm., lapublication, &1 le
felon: de nous avoir derohicettz,loi bisalafante, lui cA donc reproche que. nous lui
20. La change 418 vottoit fous faird"prendre le fieur bien-mérité. ne hii
pamiux, car il ns cmyn D3s m5is fss fortins. que Blauchiland: ce'les du minigre, réuffit, qui
davisae-par uainpis cet aven criminel de-tefs-natren, en fuppléant à P'invoi d'un décet par
ju.tii a1 lettr:m. n'a pa. 814:0mw80-0h003 eacore regile décrat d1.29 avec le minifhie,M. Blanch:lande
fair pib'ie- gil 30s ilte M6Tis Jajile decembres-paigel il Jonna conuoilfaace nel'a pas encore de
ctte préteadir Pertrs! mtenille qa'it proave d ètre fervi du
au, confel avoit
en mar, pour faire xicate- les intntions bisalafanes dairot, exp pouvoir imérs qu') das cette
préceudre lar
karidumaires mors irnous mytsactilancs, Sle eibinal
nacon TA1 Yenge.As inkey
2 h glac: de mirfre
poir fuprème lors de
départena lés
ce 19
Da: q le cnrgé ficur Biansielande du: a
regu k décrat ofici.ll.manr, & quil eR le foul coupabie,
a.1
intntions bisalafanes dairot, exp pouvoir imérs qu') das cette
préceudre lar
karidumaires mors irnous mytsactilancs, Sle eibinal
nacon TA1 Yenge.As inkey
2 h glac: de mirfre
poir fuprème lors de
départena lés
ce 19
Da: q le cnrgé ficur Biansielande du: a
regu k décrat ofici.ll.manr, & quil eR le foul coupabie,
a.1 --- Page 25 ---
e airfi remplie: le cenfcil * Ju remplir laf fenne, en fefant de cette
# lettre du miniftre l'ufage qu'il lui étoit permis d'en faire>:
L'original de cette Jeftre fe trouve dépclé dans les archives de la
municipalité de Saint-Marc, & nous. en produifens slextrait dans la corretpondance générale, page..
Le lendemain lel bricq leSans-Sonci, sesdeComucdawiter neuvcl'es
viclimes, ne fut pas platôt apperçu, cu'il fut averti delarriveede'a ftation.
Ceux qui en dirigeoient Texpédition prirent la fuite, & furent forcés d'abar a
donner leur proie, Auffitôt ces muicrableayrionnies, au nombre de 17,
furent élargis.
La conduite des braves foldats de Normandie & d'Artois fit fortirccuxdu
régiment du Port-au-Prince de l'erreur & de Paveug'enient ct jufcu'alors
ils avoient été plongés, par leur exécrable cclorel, I's rougirent
pouria première fois d'avoir porté leurs armes centie les citcyens, &
d'avoir été les inftrumens ferviles de la tyrannie & du delpcritme.Ils
s'emparèrent de leur chef,lni reprochant smbemertieuslys.cmimescrril
lesavoit rendus coupables; & milgré tous nos 6fet.rerinnmeiler
is le firent périr pirle même glaive dontil les. avoit armésp pour. afufiner
des ciroyenspaifilles & irréprochables,
Le fieur Blanchelande, craignant avec raifon: un châtiment auffi exemplaire
que celui de fon collegue, prir la fuite, dans la partie du nord, oh il arriva
efcortédel P'indignation publique, qu'il avoit fi jufement encourue. (Vous
devez connoitre, Meflieurs, , Ja conduite qu'il a tenue).
Sicer repréfentant du roi avoit rempli les devcirs de fa charge; s'il avcit
refpeété les proprictés & la freréindividuelle des cit yens; s'il avoit été
Forgane de la loi: s'it.s'étoit enfin, sefpedic'lut-méme: il n'auroit jatnais été
expofé à faire l'abandon de fon polte & de la chofe publique. La nation
entière n'aurcit pas à lui reprocher fa lacheté, & au lieu de l'indignation
générale, it jouiroit de Teftime, de la confiance & du refpect des
colons quil a perdu pour jamais.
Dans cet abandon il fut créé une municipalité, dent les premières
démarches fe dirigérent vers la paix & vers les moyens d'une réunion
générale. Vous en jugcrez par la proclamation qu'elle fit à cet égard,
& que nous vous remettons fous la lettre(F).
Chacun de nous <empreffa d'aller au-devant de ceux oui n'aguères
étcient nos plus cruels perlécuteurs., enne leur parlant que d'union &
de fiaterniré : nous cimentâmes la fincérité de nos démarches par in
pardon général & un oubli du paflé; nous les invitâmes d'abjurer les
erreurs, dans lefquelles leur chef.de corpcration les avoit précipités ; ils
sonvinrentde leurs torts, les uns les confefsérent même leslarmesauxy yeux;
c'eft ai-fi qui's feignirent de nous en impofer par un repentir hypocrite
qu'ile s'ellorgoient de nous exprimer.
Nous les ramenâmes fous les drapeaux des diftrias qu'ils avoient,
abande nnés & fouillés de notre fang: ils jurèrent d'y être fidelles,
g:,parjures à leur ferment, ne font-ils pas aujourd'hui preique totss
B
de leurs torts, les uns les confefsérent même leslarmesauxy yeux;
c'eft ai-fi qui's feignirent de nous en impofer par un repentir hypocrite
qu'ile s'ellorgoient de nous exprimer.
Nous les ramenâmes fous les drapeaux des diftrias qu'ils avoient,
abande nnés & fouillés de notre fang: ils jurèrent d'y être fidelles,
g:,parjures à leur ferment, ne font-ils pas aujourd'hui preique totss
B --- Page 26 ---
-
a
A06 SE 3
à la Chruis.des-Bougach, & réunis avec les brigands fous l'étendard
de la révolte?..
Quelqgues boutes-fa de la corporation, jaloux de la paix qui
régaer dans le Por-at-Prince,, femérent la divifion & la difcorde paroifoit
le; troupes nouvellement arrivées & le régiment du Port-au-Prince, parmi
Après avoir épuilé tous tes moyens de conciliation, nous nous vimes
à contraints toute la de parger Stiat-Domingue de cette troupe, devenue en horreur
En proie à colonie, la honte en & la délarmant & en l'embarquant pour France,
remords à l'ile de Rhd. au mépris, ce régiment ayjourd'hui dévore feg
Quoique nous euffions frété des navires marchands pour en faire fe
traniport ca France, M. Blanchelande faifit cette occafion
nous
ravir une parrie des forces de la ftation, en felant
le pour vaifieau
& fsugueux pour efcorter çet envoi. C'eft envain qu'on partir lui
ne lui étoit pas permis de renvoyer des forces qui ne venoient expofa qu'il que
d'arriver; en exécution du décret du 12 ottobre, prefque toutes les
paroifes de la colonie fe réunirent à nous pour lui exprimer le même
voe ;on eut beau lui repréfenter qu'il y avoir plufieurs frégates
inutiles au Cap qui pouvoicat remplir cet objet; il n'écouta rien, aflez &
il ne fut pas pollible de lui faire révoquer des ordres auffi contraires
au bien public qu'aux difpofitions du décret du 12 oftobie
de Peu la de tems après, ii nous arriva quatre mille hommnes la voie
Martinique, en exécution du décret du 8 décembre, qui par
au gouverneur de cette ile'd'envoyer l'excédent de fix mi'le ordonnoit
de troupes qui lui feroient inutiles, après avoir pacifé la hommes
Filelle à fon plan, M. Blanchelande fit le renvoi de ces Martinique.
n'étoient pas fans doute propres à favorifer fes deffeins, tandis forces, que dans qui
(es lettres miniftérieles il fefoit la demande de fix mille hommes de
troupes vérité de étrangères s(t), qu'il jugeoit plus favorables à fes entreprifes. Ls
ce fait ell confignée dans les annales politimues de France, du
mois de juin dernier, que nous vous rentettons fous la
Hélas, Mellieurs, G cet homme n'eft pas l'auteur & lettre[G). l'artifan de
notre detrudtion, nous avons du moins bien à lui reprocher d'avoir
pris toutes les mefures pour la préparer.
A l'exemple de la ville du Port-au -Prince 1 toutes les
excepts la Croix-des- Bonquets, avoient fait reprendre leurs paroiffes,
à leur municipal'té, qui venoit d'être détruite par la proclamation fontlions
du généra', & Doateis'emoref@erent de fecouer les chaines du
fous Jefqueelles elles a'éroient pas moins courbées que celle delpotilme, du Port-auPrince,
(1)11 eft vrni que M. B anche'anle nous dit aujourd'hui froidement que
e'otilaréquifition de l'aflemb lée proviaciale du nonl qu'il devoit détérer,
&c non à la loi du 8 décembre 1790.
uite par la proclamation fontlions
du généra', & Doateis'emoref@erent de fecouer les chaines du
fous Jefqueelles elles a'éroient pas moins courbées que celle delpotilme, du Port-auPrince,
(1)11 eft vrni que M. B anche'anle nous dit aujourd'hui froidement que
e'otilaréquifition de l'aflemb lée proviaciale du nonl qu'il devoit détérer,
&c non à la loi du 8 décembre 1790. --- Page 27 ---
a -T -ATM R
TI
r tife forma une correfpondince qui far rendue publique la voie
de l'imprefion, & qut dévoila à tout Saint-Domingué toutes par les baffefles
des pouvoirs exécutif & judicinize, accompagnées des lâchetés de la
corporation,
M. Blancheande fe voyant démafaué, pouir arrêter le cours de
l'indignation. de toule la colonie, s'empreffa de donner cours à une
proclamation, qui fut publice pour recréer ou maintenir les corps
populaires, Nous contre lefquels il venoit de porter un coup mortel,
a livrons, Metlieurs, s à vOS réflexions le centrafte d'une conduite
vous étrange, & pour vous mertre a même de mieux l'ap: écier s nous
la lettre remettons ipus la lettre [Gla prociamation du général, &z fous
une adreffe des amis de la confitutisn, à l'afiemblée
provinciale Nord, fuivie d'un
de
LI
diverles
extrait la cofreipondance de
foifir; municipalités, que nous vous prions de lire à vos momens de
des faits vous y puiferez bien des lumières-, & vous y verrez la vérité
que nous vous avançons.
Dans cet embarras de lui-mème, M. B'anchelande
un
vil foliculaire, nommé Gaoarean, par le miniftére duquel s'appropria il
la voie du menfonge &. de la: calomnie, de détruire les torts s'efforça, qu'ca
reprochoit de tous
L
Les
côtés avec autant de raifon. que de vérité.
vigneur, municipalités de la partie de l'Oueft ne furent pas plutôt en
décrer du qu'elles B2. odobre s'occupèrent férieufement de pafer à l'exécution dus
des
# en conféquence on procéda à la nomination
députés, tant pour l'affemblée coloniale que pour une affemblés
provifoirement adminiftrative, qui fut unanimement reconnue d'utilité
indifpen.able,
Toutesles paroidfes de la colonie renommérent pour les
à
Paffem'blé coloniale prefque les mêmes députés qu'elles avoient repréfenter en
vidimes de leur patriotifme: : & l'affemblée nationale fembla France,
ce choix infuitlisle du peuple, par fon décret du 29 juin, qui déclare confivmer les
repréfentans de Saint- Domingue même
Si les membres de lalemblée adminiftrative, non-inculpables. réunis
éprouvérent des obftacles & des contrariérés de ia au Port-au-Prince des
finances & de P'intendant , ceft parce qu'ils
part agens des
eours de leurs dilapidations, qu'ils prirent des s'emprefferent d'arrêter le
les abus qui les favoriloient.
précautions pour prévenir
Leurs follicitudes fe portérent enfuite fitr lesagens du
eontre.lelquels its recevoient des plaintes journellement. pouvoir Ils judiciaire
que ces homines prévaricateurs ne cefloient de faire un. s'apperçurent trafic
propriérés des citoyens, & un jeu de leur vie Bc de leur
des Ils
fevirent forcés de déférer à la récrimination publizue, de les onneur. chaffer, &
denommer à ileur place de nouveaux juges 1 revêtus de la confiance
Qie d'injuftices, quie de crimes cet arrêré bienfaifant publique,
prévenus!. : L'arrêté de l'affemblée provinciale vous fera n'a-t-il
la
produit
dit
leure[1]
B/Nai
jeu de leur vie Bc de leur
des Ils
fevirent forcés de déférer à la récrimination publizue, de les onneur. chaffer, &
denommer à ileur place de nouveaux juges 1 revêtus de la confiance
Qie d'injuftices, quie de crimes cet arrêré bienfaifant publique,
prévenus!. : L'arrêté de l'affemblée provinciale vous fera n'a-t-il
la
produit
dit
leure[1]
B/Nai --- Page 28 ---
12'
Ces juges ainfi deftitués, reconnurent alors la légalité éde l'affembiée
solouiale; ilsy portéreat leurs plaintes, qui ne furent point accueillies,
parce que leur conduite étoit connue, & ils furent déboutés par lin
a-rêté du vingt.- cinq feptembre que nous vous remettons fcus la
littre (K)
Ily.avoità. peine quiatre mois
nous commencions à goûter les
précieux avantages de la paix & e la liberté, lorfque les premieres
nouvel'es du décret du 1y mai fe répandirent dans la colonie. Nous
eni fimes fi afedkés, que nous vimes dans la difpofition de cctte loi
nos propriétés compromi'es; nos vics en danger, & partie des difpelitions
du décret du 12 odobre anéanties.
Alarmés, avec raifon,d'uneloi contre laquellenousnous fattionsd'avoir
an pallidium 5 tous les bons citoyens fe réunirent pour faire
ane loi contraire à nos localtés; émife fars notre confentement, réveçuer &
nuifible àinos rapports commerciaux avec la métropole. Nous fimes
nfage du droit que nous avions de faire des adreffes & des pétitions
au fénat frangais, pour lui demander Pexécution littérale-de fes engagemens pris envers la celonie, dans fon' décretdu 12 odlobre que quelqucs
intrigans qui ne connoiffoient ni nos localités, ni les fuites funefles ce
leurs dématches, avoient fait révoquer,
Les fuites Ont prouvé la juflice de nos réclamations, puifeue l'affemblée nationale s'eit empreffée de les accueillir, en nous réintégrant par
fon décret du 14 feptembre dans Ics mômes drcits quelle avoit de,a
jigé nous appartenir."
Les agens du pouvoir exécutif, & les ferperis qtie nous avions dans'
notre fein, à qui nous avions pardonné fi loya'ement, avec lefquels'
nous agifions f franchement, faifirent 'cette occafion pour faire revivre
leur corporation. De fuite ils fe féparérent de nous pcur aller fe coalifer"
avec les hommes de couleur, déjà 'en- armes '& en infurreclicn ouverte,
its leur firent un crime du mécontentsment que nous avions manifefé
a-la nouvelle du décrêt du T5 mai; its fatrerent leur amour -propre
tc leur orgueil ;ils leur firent entendre que rien ne leur coûtercit pour
rimener à exécution une loi qu'ils avoient follicitée pour eux; ils leur
promattent proteâtion & fecours, s'ils vealent les feconder dâns leurs
projets, & c'eft ainfi qu'ils profitérent de l'égarement de'ces hrmimes,
gu'i's carefaient, pour s'ouvrir le chemin à la contre-révolutiun dont
as ériont oxcupss, 8cen cas d'impuiffance, à ia defrudion de la
colonie.
Qand ils furent affurés des bras de ce's hommés qu'ils vénoient de
safincier, ils les provoquerent aux plus grands crimes, & leur indi-.
cuèrent les poemic-ec.vithimne par leique'es il falloit ccmmencer, Des,
lors notre noviice, >mme celle du N.rd, n'ofrit plus à nos regaids
Su'une terre dévaftie par les incen ndier, les meurt.e>, le afialim.ts,les
volssclebi iaedages de tous genrcs.
des bras de ce's hommés qu'ils vénoient de
safincier, ils les provoquerent aux plus grands crimes, & leur indi-.
cuèrent les poemic-ec.vithimne par leique'es il falloit ccmmencer, Des,
lors notre noviice, >mme celle du N.rd, n'ofrit plus à nos regaids
Su'une terre dévaftie par les incen ndier, les meurt.e>, le afialim.ts,les
volssclebi iaedages de tous genrcs. --- Page 29 ---
t3
Ces barbare, réunis voyant que l'exécution de leur brojet s'effeduoit
tiop ientement dans cette province , foulevèrent les ateliers; les armérent,
pour nous fahre périr fous leur fer affaflin: ce qui fit exécuté avec une
fufeur fans exemple. Siècles fiuturs, croirez-vous que de vils efclaves dont
nrous avons rompu les fers & payélaliberté, qui nous avons tranfmis la
vié & l'exiftence, que nous avons comblés' de bienfaits 8de richefles, au
mepris des lois & au préjudice de nos héritiers légitimes, croirez-vous que
cette eipsce humaine qui n'en a que T'apparence, Te foir rendue coupable de
rchellion, de viot, . d'aflafinat, de vol & d'incendie, contre fes patrons &
fes bienfaiteurs 2 Les. faftes de Saint-Domingue ne vous appréndront que
trop ces fatales vérités, & vousy verrez avecindignation que ces' monftres
ont tenté de fe'rendre 'maitres abfolus de la colonie entière, & que pour J. Farvenir ils avoient formé la conlpiration d'en chaffer &c d'en exterminer
tous les blancs
Nous nous apperçumes bientôt que la ville du Port-an-Prince éroit la
partied del'oueft contrelaquelle les! brigandsavoient conçu les deffeins les plus
défafreux; En vain nous fimes cles eitorts pour les ramener à l'ordre 8à ia
ils répondirent infolemment à toutes nos démarches, & envoyèrent
Ttt municipalité les conditicns dé paix les plus humiliantes & lesplus
révoltantés, avéc la claufe qu'au câs de réfus,ils alloient recommnencer lcs
vols, les incendies s & les aflaffinats qu'ils n'avoient fait que" fufpendre. Quoique nous fullions très convaincos que tous les chefs des forces de
firre &c de mer favorifoient ouvértement la conduite de tous cés feélérats,
nbis étions néanmoins en état de les caipécher de nous nuire en ville; mais
mousn'étions pasfans de vives inquietudesfurle fertdenosfrstes, iépariduis
dàns les campagnas, dont la" plupart avoit déjà fuccombé fous leur fer
affaffin. On craignit avec raiton que ces monftres défelpérés de notre
r.fiftance, ne fe portaffent à détruire tôus les planteurs quife trouvoient fans'
afmes &cfanis défenfe occtipds à leurs travaux.
ville; mais
mousn'étions pasfans de vives inquietudesfurle fertdenosfrstes, iépariduis
dàns les campagnas, dont la" plupart avoit déjà fuccombé fous leur fer
affaffin. On craignit avec raiton que ces monftres défelpérés de notre
r.fiftance, ne fe portaffent à détruire tôus les planteurs quife trouvoient fans'
afmes &cfanis défenfe occtipds à leurs travaux. Toutes ces confidérations
portérent fans doi te la municipalité duf Port-au-Prince à nous engagér dans
wh concerdat dont Ta plupart des citoyens, trop affeftés & trop folbesntege
perçurent pas d'aboriles incenféquences &cles fuites fincfes auxquellesil'
ROUS expoleit."
Nous ne devoris pas vousliferignorer que le fienr Couftard, commandintpour ferorau Port-in-Pritice, & plufieurs membres de la
queleurs crimesavolent chaflésde cette ville, dirigérent eux-mêmes feméchanftéc, cerraités
& ces' miii iftres sdaponvoir judiciaire tui avoient reconna la légalité de
HeaAigaidenedaren qu'ils venoient de lui fairerelativement
ileur expulfien, ne rongirent point d'eri. provocuer la difiolution dans un'
de ces concordats, foislefuxprétete d'obéir à Ja prétendue'lcidu 15 mai,"
qhe leg génsralidéclara huls'&c incorfliriticnne's, didés par la force
la
coatrainte dans fa proclam atioh du 28 feptembre, que nous vous' &parl
datons fous, ta lettre [L)"
pto-"
(5) Déjk un tiurs delapopalation blanche eft viéime dc cebourcaux" --- Page 30 ---
Cette marche denna fien a une affemblée de paroiffe, dans faquelle ce
préteadu concordat fut caflé & anmillé par les citoyens du Port-au-Prince. La caflation de ce concordat fit recommencer aux brigands les entreprifes
Warbares par lefquellesilsavoient débuté. La municipalité toujours parifique
s'emprella de renouer des moyens de cenciliation, & pour cetie fois lee
citoyens du Port-au-Prince, travaillerent férieufement à drelie. un traité de
paix qui pur réunir le vceu-des deux partis fans contrevenir à la loi. le 20 octobre nous nommons des commillaires à qui nous remettons Enefiet, nos
côré propofirions pacifiques, avec prière de s'y contormer, tandis cte de fon
l'affemblée coloniale tendoit au même but, par fes arrêres des 5, 6,14
& 20 feptembre que VOuS connoiflez fans doute.)
Le contenu de notre projet de traité dont nous vous prions de faire une:
lelure iérieufe, vousprouvera que nous avons toujours travailléd ramener
ces bêtes féroces, à les éclairer, mémeen faifant les plurgrand: facrinces
sommelespius fentbles: vous vous convair crez encore que nusfollicitudes
ses'érendoient past feulement aprocurerla paix à noti e province,mais même
à toute la colonie entière.
noiflez fans doute.)
Le contenu de notre projet de traité dont nous vous prions de faire une:
lelure iérieufe, vousprouvera que nous avons toujours travailléd ramener
ces bêtes féroces, à les éclairer, mémeen faifant les plurgrand: facrinces
sommelespius fentbles: vous vous convair crez encore que nusfollicitudes
ses'érendoient past feulement aprocurerla paix à noti e province,mais même
à toute la colonie entière. L'exemplaire que Rous vous remettoas de ce
projet, ef cetté fouslal lertre ( M). Si nous n'avons pas recneilli les effets avantageux de ce projet de traité,
mous n'avons aucua reproche à nous faire; c'eft un tert qu'on
aux
doitimpurer
commifaires des autres paroilles , tous membres dela corporation, cui:
s'étoient fait nommer par cabule, après savoir écarté des afemblées oi ils. furent élui les bons citoyent, & par les menaces & par la crainte, fuivant
les ordres 8clesinfrutlions qu'ils avoientreçus à cet effet des membres de
la corporarion du Port-zu- -Prince, prelque tous réumis à la Croix-desBouquets. C'eft cette troupa d'hemmes vils & corrompus qui're rougit
pasde diêter à toute la province ce fale traité du 23 oBobre que vcus saver
trouvé Amooilivimd.miess réfftance de nos cemmiffaires, oui ne
purent lear faire entendre raifon, 9 & qui au lieu deferetirer ont oléreproeherd'avoi: permis qu'on foulcrivit au nom dela paroifie écfort-au-Frince
un aéte auquel elle n'aeu aucune part, & dont ils n'osérent nous donner
eux-mâmesa moindre connoiffance. Ce font ces mêmes hommes qui .coalifés sicethiomecbyeatinme
afurpent effronrémnt le titre de coafédérés dela province de l'oneft pour
donner une apparence plus impofante & p'us perfide àleur conduite.. Cet aste abom'nable ne fat pas plutôt corfenti, qu'en vit forsir dela
ville, pour s'aller joindrea ces b igands, prefquetous les chefsdes forces de
terre &dle mer, une fois rendus dans leur eamp, ils fedijouterentà.qui
donacroirleipreaises. ac-ladeictinouveauscitovens Pufeurscapitalince
de'amurine marchandefe joignirent à cette hencrab'e cérémenie. Le'endermin toute cette armitentre en :Txg-ensaurigmiteiede
&carmis con're nous, CORmIS fouslenom de fuiffes. Alavue de.etamareil,'a frayeur s'empara de teus les bons citeyens,
&cchmintembla Doarfespropridiés & onurfesjours. T peutméme fe faire
quenoits nous fafioas oppoférà lear entnie,fi 02 ne nousavcitflattés de
Farreftation prochaine de ce.
endermin toute cette armitentre en :Txg-ensaurigmiteiede
&carmis con're nous, CORmIS fouslenom de fuiffes. Alavue de.etamareil,'a frayeur s'empara de teus les bons citeyens,
&cchmintembla Doarfespropridiés & onurfesjours. T peutméme fe faire
quenoits nous fafioas oppoférà lear entnie,fi 02 ne nousavcitflattés de
Farreftation prochaine de ce. efclaves armés.. --- Page 31 ---
- -
FRMSa - SNV
1S
Tandis que tous les bons citoyens étoient plongés dans la douleur & dans
la crainte, les membres de la cerperation qui ie voyoient à la veile de
completter marine leurs forfaits, réunis a plufieurs capitaines & officiers de la
marchande s'épuifoient à donner des repas , ces bals & des fetes
ces nouveaux fréres, &ils ne rougirent pasd'y admeitre leurs filles
à
femmes perdues, avec lelquelles ils entretenoient les habitudes &leurs les plus
bonteufes.
Cesferarsimpulianes. outragecient journellement les femmes blarcles8
au cherchoiantales) point qu'il ne leur humilier fat gratuitement > par-tout our elles les srencont oient,
plus poffib'e de fe montrer aux
aj d'affifter aux cérémonies religieufes.
ipedacles publics,
Un icé'érat abbé, nc mmé Ouviere, oub'iant toute
géi Peklaloi, bannice France, fans état & fans fortune, efpèce de devint pudeur,
apoa ie, & par des écrits incendiaires & les confeils les
lrur
oi
ces brigands à la licnce& ati crime. Nous veu. plus perveis,
RS edes écrits de cet abbé ious la lettre (N).
rmettons ua
Mrb edes fcenesaufi atiligeantes nous faifions nuar mcinstons nos
pour udoucir ces tigres, & finir laffaire desfvifiercui furent défaimés efforts &c
erbernués pour la baie des moufficues, cû ils fureer traduits cuclques
apres. Tout celas'exécuta Oins doute ati rom de la lei du 15 mai. jours
Lebricq la Philippine, de la nation, qui fut envoyé M. Grimouard
efcorter l'envoi de ces malheureux, ne refia. qu'un par jour à leur fuite,
rapport qu'en a faitat
Efr
l'Emmanuel,
fonretour le capitaine Colmin, coremandant
quiles avoit à fon bord, Nous ne favons ce qu'il eft
detemp; nous apprendra fans doute Gue le fieur de Grimouard l'aura devenu; fait
partir, vices a la prière des hommes de couleur, pour aller régaler la France dee
afluraace inconfitutinnrels de
3 infamesde leur cencordat, & fois une fauffe
redoutoient. tranquillré, empècher, cu retarderl'envoi de: forces qulils
trouvoient Ces brigands trivaillés par les membres de la
fe
en ville, formoient contre Rous & contre cerporation nos
qui Jes
de complots les plus cruels. Quelju'un de nous en fut infruit: nous propriérés
nos cra'ntes & de nos juftes alarmes à la municipalité fimes part
mibcureufement, pasfeatible.
quin'y parut
Le 20 novembre la fociété des amis de la confiturion
Gx de fes
membres vers les chefs des hommes de couleur pour Jes députa
un détachement pour aller renforcer le coidon de
engager à fournit
révoltés daas la partie du nord s'efforçoiest de Poweft, que les brigands
cette partie.
rempre pour infefter ioure e
Nous défirerions, Meflieurs, pouvcir fouftraire à votre connoiffance la
réponfe la demandequ'on que ces infignes feélérats frent par V'organe de leur commandant a
s notre
venoit de luifeire, 4 Nous voudrions du plus profond de
> ville diCapfifant ceriadsonadiren-iols députation Ique la partiedunord avec la
> nous-ancmes, la torche andandsanynetornitil à la raain, achever qu'une de ls détruire mailon, nous iricns
18,
traire à votre connoiffance la
réponfe la demandequ'on que ces infignes feélérats frent par V'organe de leur commandant a
s notre
venoit de luifeire, 4 Nous voudrions du plus profond de
> ville diCapfifant ceriadsonadiren-iols députation Ique la partiedunord avec la
> nous-ancmes, la torche andandsanynetornitil à la raain, achever qu'une de ls détruire mailon, nous iricns
18, --- Page 32 ---
Une réponfe audicfrayante avec des expredions aufi peu ménagdes
achevademettre lecrmbsarosinquictulerNous cràmes démélerla trame
d'une confpiration prémécitée dont nousavicns déjà quelques indices,
RCUS Ja regardâmes comme certaine 9 lorique nous vimes entrer en armcs
plufieurs. bandes de ces brigands, le jour même.queles circyens étoiert
atlemblés en fedion pourexécmer quelquesartic'es du concordat.
Ilparuri foixantede ces fcélérats, fmnvisdemueleues elpagncls quif forcèrenit
la fentirelle qui étoiràla porte Saint-Jofeph. Cet aée de violence alarma
tout le monde, & chacun s'empreffa de courir aux armes.
Un nègre elclave de leur parti entreprit de dfirmerun.canosier; tLA
autrefit fufiléen paffant devant legouvernemenf, cilleskemmedecoudnur
avoient un corps-de-garde; un cti unanime 1e fit entendre pour battreJa
générale; tous ces brigands, déjà en armes & attrcupés, firent feu fur les
citoyens, qui joints aux militaires à la réquifition de la municipalité, fondirent firr leurs ennemis & les, contraignirent à prendre la fuite aprèsavo'r
misl le feu à plufieurs endroits de la ville, après avoir égorgé des maladce
qui fe treuvérent dans Phôpital du Geur Rokert, chirurgien, & avoir fait
périrdes vieilards & des malades retenus par leursinfirmités dans les maifons
ouils portoient la torche,
Nous. nous difpenferons d'entrer dansun pivs grand détail fir cette fatale
journée, puifque nous pouvens mettréfous vosycux le procès verbal aui
en a. étéd.efle par T.flembiéepcvincale, quieft ce ttéfous la lettie (0).
Plufieurs de leurs femmes furent furpiifes à mettre le feu. dans divers
quartiers de la ville : priles en flagrant-délit une feulementyap péri par la
juflei indignation du peuple.
Pour privenirdenouveaus incendies, la municipalité eut la précaution de
fairer ramafler prefque toutcs ces femmes, & elles furent diftribuées dans
diverfes chambres de la gcole, d'ai elles re font forties que pour être
renvoyées aux hommes de couleur, qui les avoient demandées, fur la
premefe'qu'ils firent tà leur tour de nousrendre tous nosprifonniers blancs
qu'ilsavoient avec eux; maisà quoi ils fe font enfitite refulés, pcurayoir
la cruelle fatisfaglion de 1gs égorger,
Cette troupe de brigands 9 pour s'affurer de la perte totale de nos
propridtés, nenous donna pas un moment de relâche. Ils nous harcelèrent
ec touscôrés:ils fe divisèrent ea deux. bandes, dont l'une vint camperla
portée des canons de nos remparts., & lautreà la Crojs-des-Bouguets.
Le lendemain.de cette tatale journée,l'équipage du Borée.cuecommande
M. Crimouard, : s'empara de 90 brigands, oui venoient en armes feconder
les aflaffins de leur clafle, cui éroicnt en ville, M. Gimouarddes élargit de
fon autorité privée, à l'infçu detous les citoyens, & pourleur fournir le
moyen de fef fentenirdancleur demarcheincorfhitutionfisutiorndle,lft paffer des
provifions à la Croix-de-Bouguets, ohil favoit qu'ils étoient en partie
déjh rendus,
Qnelaues agens de la marine marchande ne travaillérent pas avec moins
d'ardeur de leur côté à nous porter quelques coups funcftes,
le
it de
fon autorité privée, à l'infçu detous les citoyens, & pourleur fournir le
moyen de fef fentenirdancleur demarcheincorfhitutionfisutiorndle,lft paffer des
provifions à la Croix-de-Bouguets, ohil favoit qu'ils étoient en partie
déjh rendus,
Qnelaues agens de la marine marchande ne travaillérent pas avec moins
d'ardeur de leur côté à nous porter quelques coups funcftes,
le --- Page 33 ---
Le fieur le Nud , capitaine du navire le Patriote 3 du Havre,Tund des chefs
de la corporation, n'a ceffé, loriqu'il l'a pu, depuis le commencement des
troub'es, de femer parmi les citoy ens la dilcorde & la haine. Dans le mois
de novembre dernier > ce même capitaine, 7 comptant fur la pictcdlion des
horpmes de couleur qui étoient en ville, accompagné de quelques cfliciers
de troupes de lignes & de la marine marchande, fut infulter & provequer
la fociété des amis de la conftitution, au moment de la féance. 11 futdefuie
arrêté & conduit devant la municipalité quile fr mettre en prifon pour être
livré à Ta juflice, &z il ne dut fa grace qu'a une dépetation que fitàla
municipalité cette même fociété qu'il venoit d'infulter. Lh bien, Melicurs,
c'eft ce même individu cui a provoqué en rade larrêté que nous vous
remettons fous' a lettre (P-). Ce même homme avoit dejà devancé cettedémarche Kméraireparfenvoi
des canons, des tunitions de guerre & de bouche de tcus gchres, gu'il
venoit de faire pafer aux brigands dans leur camp de Bizctten, cenjcintement avec quelques fcélérats aufi méchants que lu, contre lefquels les
rapines gu'ils exerçoient fur le commerce de France , & la vie crapuleufe
qu'ils menoient avecles fernmes de couleur, s orit fournis matiereaureadretie
que nous avons envoyée en juillet derniera toutes les villes maritimes du
royaume, 8c dont nots vous remettons un exemplaire fous la lettre
Cette leSture vous prouvera fi de fer blables individus n'ont pas profané (0). le titre de repréfentans du commerce de France, dontils ont paréle premier
confidérant de leur arrêté,
Le capiraine Nique, alors commandant de la marinemarchande, eut beau
repré'enter l'injuftice de ce procédé : d'autres fitent tout ce qu'ils purent
pour l'empêcher : tout futi inutile. On avoit l'agrément de M. Grimcuard,
qui fe fit repréfenter par fes officiers à l'afiemblée oh T'on prit cet anété,&
gui prêta fon miniftère pour le-tranfmettre 2 la municipaliré,
Quand le capitaine le Nud s'apperçut que ceux dont il avoit furpris la
religion- s'emprefloient de fe rétraéler : craignant l'indignatien de fon
équipage, il abandonna fon navire & les intérêts de fes armatcurs, fuivi de
trois ou cuâtre de fes conforts non moins coupables cuie luiy pifia cans le
camp dès brigands & fe mit à leur 1ête:
Dunstous ces embarras la municipaliré ne fachant quel
malgrélevoen de tous les citoyens, chargea M.
religion- s'emprefloient de fe rétraéler : craignant l'indignatien de fon
équipage, il abandonna fon navire & les intérêts de fes armatcurs, fuivi de
trois ou cuâtre de fes conforts non moins coupables cuie luiy pifia cans le
camp dès brigands & fe mit à leur 1ête:
Dunstous ces embarras la municipaliré ne fachant quel
malgrélevoen de tous les citoyens, chargea M. Grimouard d'aller parti porter prendre de 9
seuvellesprepeftiom de paix aux brigands régnis la Croin-fe-bouquets,. Ce dégré de contianze pour un homme qui ne la méritoit plus, indilpofa
tousles citoyens, &cles faites nous ont bier prouweguilantavoient pastort
de préjuger la démarche hafardée de la: municipa'ité. M. Grimowardrefta ticis jours ati" camp desbigands,& bien leindeleur
faire edtendie qtte les prepofitions de remettre les forts, & de flatuer fur
l'émbarqu ement des bataitlens de Non mandie & CArtcis; de livrer 2 leur
difeéion les ciioyens da Port-au-Piince Cui avoicnt le malheur de deur
déplaiie, étcient contrairesà la juflice, la loi&au dioit disgens,ce
cosmandant sie rougit pas de nous cavoyer Par un de fes cfficiers ces:
G --- Page 34 ---
propoâtiemsauf moinsqu'ane treupes odeberesitaligomt, de ligne de l'indignation 8c & qui du na RCts infpirbrent pas
quiavoit ércaler lache pour y confentir, pour y ménrirpeur unhemme
Sur ces entrefaites, le décret duss fepterabre parriciper arriva deles fgner. leavoyalla Enarrivantàl Croivede-muqueti, &M. Crimouard revint ofltcielement. de la milich. Oa
Inoasdit que fans Jai municipalité,il luiles
firtout ce qu'il pat pour nous c ayer. Ieas goo.itle nombre milarecrestiombicne deleura
vil odeionerynnte
MidiendaNionnandisrr mais nos ennemis mie;foa-adiertion avoient bran fut conirmée par des
loi pourégide : nosfercos
faire, nous avionsla
en état de'nous en écarter, tadlontp-at.duni1u liga n. 1 us
La nouvelle de votreartivée dans la colonie;tedicret du 24
Eagtahandirecnnrir 28 &votre proclamation,
feptembre
o.licietlement. Touslesbons citoyens en fitrent ravis de joie nousparvinrent
detouchera au terme deleurs malheurs. d'ea &fe Ratterent
mation dansla ville & deles envoyer Ala Oas'empreffa faire la procla24 feptembre, ni celled du 28,ni votre proclamation Crois.de-Bonnuets. Nila loidu
les dipolitions de nos ennemis : ricane peur les n'ontricn chingé dans
leur fureur deftrudive,
raehac,Psa'ssuntent que
Les brigands qui étoient campisaux portes de la ville, nous
iesewslelaudemain, M.G
& quoiqu'ils fuffent fous la volée des
coupèrent
que Grimouard commandoit, il leur laiffa
canonsdu Borée,
fort à Martillant d'oi i's tirèrent fir le Poit-au-Prince.
de nos ennemis : ricane peur les n'ontricn chingé dans
leur fureur deftrudive,
raehac,Psa'ssuntent que
Les brigands qui étoient campisaux portes de la ville, nous
iesewslelaudemain, M.G
& quoiqu'ils fuffent fous la volée des
coupèrent
que Grimouard commandoit, il leur laiffa
canonsdu Borée,
fort à Martillant d'oi i's tirèrent fir le Poit-au-Prince. pailiblement Ileri cenflruire un
Nrgavesiscditafne & des derrées,qu'ils bordelois le trafic le plas fcandaleux de permicde
plufeurs
avoient lui enlevésa plufieurs habitans, au l'argenterie mépris de
s'opanise raquilirioucque à li cenirtiction de avoit ce fort, frit & la àles municisvilité, pour Tingiger à
cocdsrpréonmation. & par fa défebeifanceà ditiper, laloi i1 ilnut leur fourda toute
noyensde ubafaneapaur les entreteair dansle crime-&c facilitoit des
M. David, capitaine da navirele Louis-Seize,
dansla rebellion,
prreille contnits, softit à la meicipalité, avec deNantes toutcslez 9 indigné forces de d'une
bitiment, boslaleis poar arrêter le cours du brigandage qu'eserçoient les
fon
iavoient figndl délibération prire earade,
capitaines
alienisibles mneje.briganli,eal lour achstntavi:p prisletrait Rcquiedevencinnt
vols& da Jeurs rapines. deleurs
M, Grimouarl s'otenfide 11 démarche franche & loyale du capitaine
DIRLTUONUTSIEEM & en toaeaNostaetuligurien celangage:
gdemeplusvous aviferdeprombler ces
NOREARTE
Ce commandant permettoit ouverrement honnêtes la fortie gens dans des leurstrafics. 99
alloient porter de: vivresaux révolret,
chaloupes qui
droit ports pourferendre chez eux, & fans faire Sssieigidmoetan attention qu'il
que la loi accorde exelufvemintaix muiiin. anticipoitfurun
été dénoncés PuDM@-wispovincasl Alefembiée
Cetecondtiten
woiri lans indignation une parcille eatreprife,
colonize, qsin'a EU --- Page 35 ---
La municipalité du Port-au-Frince reprit la voie des réquifitoires. EHe
fomma de nouveau ce commandant de faire uiage des forces qu'il avoit en
main pourdiffiper cette troupe rebelie, qui exerçoit à tout ssoment quelques
nouvelles hoftilités furla ville ou fur les negres fourageurs; mais eller n'out
pas plus de fuccès dans fa réquitition qu'elle n'en avoit eu queiques jours
auparavant. Le13 décembre les brigands tirèrent rdescoups de canon fur notrel batterie
Aottante, & un boulet blela celui qui la conmandoit. Alors les corps
adminiftratifs, réunis à la municiparité, firent de nouvelles réquifitiens à
M. de Grimcuard;il n'y eut aucun égard & ce ne futgue deux jours après,
furde nouvelles réquifitions & àla vue de nouveaux ingendies, qu'ilievit
forcé, avec mal au coeur, d'rblir à la loi, à l'exemple de la frégate la
Galathée.
ie
Aottante, & un boulet blela celui qui la conmandoit. Alors les corps
adminiftratifs, réunis à la municiparité, firent de nouvelles réquifitiens à
M. de Grimcuard;il n'y eut aucun égard & ce ne futgue deux jours après,
furde nouvelles réquifitions & àla vue de nouveaux ingendies, qu'ilievit
forcé, avec mal au coeur, d'rblir à la loi, à l'exemple de la frégate la
Galathée. qui commença le premier feu : & les brigands furent diflipés. Il fut dreffé un procès-verbal de cette affaire par le major général &les
officiers commandans de la garde nationale, dont nous vous remettons
eopie fous la lettre (R ). Les membres de la corporation, enragés de cet événement ficheux,firent
tout ce qu'ils puient pour le réparer, & rien ne leur coûta pour y parvesir. Quelquesuns des plus entrepienants, quijouoient lerôle d'epions, furent
découverts. Cing ou fix furent arrêtés. Les uns furent furpris à diftribuerdes
mêches fouffrées à des negres, pour finir d'incendier la ville; les autresà
l'envoi des canons que vous favez déjà que certains capitaires de
EEE marine marchande faifoient pafler aux brigands : fur d'autres enfin cIx
trouvale-plan de la vidle & des fc:tifications avec des inftruéions pouren
1a
faire Pattaque, & leurs poches remplies de pompons blancs, fignes parmi Leg ae
eux du carnage & de lincendie. On conluifit tous ces traîtres en piifon s d'oir f
on lès fortit avec violenice, malgréles efforts de la municipalité, qui ne put e
les fauver de la lanterne,
Quoique nous foyons bien cloignés, Mellieurs, d'approuver de pareilles luee
entreprifes, nous ne pouvons cependant vous difimuler que ceux qui s'en Qcuis
font rendus coupables, (ont plus à plaindre qu'à. blâmer: car ils n'ont foleusci,
fuivi que ce quile; pratique dans les guerres mémes les plus licites, oir loa kueu
pand fur le champ les traltres pris en flagrant délit. Nous en avons
mille exemples dans Thiftoire, & notamment dans la fimeufe efcalade ku
de Genève, de V'an 1602,
vilcaflap a
Tows.cerexemnp'es ne firent auicuneimprefion fitr lest brigands confilerds, Dapio
Ils vinrent anelques jours apres mettrele fet: fous 'a poitée du fidil * une
maifon horsl'enceinte de la ville, en nous faifant les provocations les plus luloig tela4
outragcantesitantis, que d'autres éoientoccmpésa nous couper entièrement
lefourages &cen'en qu'avec les armes à la main, & au péril de notre
viecnenous parvenonsà fourniru ene foible fubfiftance à nos animaux.
Ils vinrent anelques jours apres mettrele fet: fous 'a poitée du fidil * une
maifon horsl'enceinte de la ville, en nous faifant les provocations les plus luloig tela4
outragcantesitantis, que d'autres éoientoccmpésa nous couper entièrement
lefourages &cen'en qu'avec les armes à la main, & au péril de notre
viecnenous parvenonsà fourniru ene foible fubfiftance à nos animaux. Dernièrement cuatre cents de ees fcélérats, commandés par queldues
epitaines marchards,&cdes m: mbres de la corporation foutenus parleur
arillerie, vinrent attaquer, fousla volée du carion, à l'improvife, nos
gardesnat.onales quip orégeoient les fourageurs, Un combat s'engagea & --- Page 36 ---
dura, deux heures : ils ne l'abandonnirent qu'après avoir
de perte.
éprouvé beaucoup
ils fitrent fe rélugier fur l'habitation Drouillard oûi ils avoient
une redoute,d'oti ilsne ceffoient de nous infulter. Le25 de ce mois conftruit nous
fimesune leurs fortifications fortis.pirlorire de la municipalité :ils furent chaflés & toutes
détruites.
La connoidlance qu'ils ont eu de votre prochaine arrivée dans
province, &z les alarmes que leur infpira notre armée, lorfqu'ils furent cette
chafléedeleur retranchement, les a décidésfans
autre partie eurs holilités; car depuis cette époque, douteip porterdans il nes'eft quelque
dintéreffimnt, &z nous n'avons Vu faire aueun mouvenient à leur pailé rien
puiffefiver. le
votre attention, que le nouvel incendie dont vous venez arméequi d'être
témoin, dans la nuirda 31 aupremier de ce mois.
de Voill, T'oueft Melieurs, l'e.adie vérité des faits qui fe font paffés dans la
depuis le commancement de la révolution d: Saint partie
julques au momentds votre apparition au Port-an-Prince. Domingue
vérité fur laquelle vous ayez le moindre doute, nous Vous Silys offrons quelque tous les
éclairciflemens de vous prouver que le vous pourrez défirer; & nous defions nos ennemis
bonté cette produdtion contraire; nous nous flattonsque vous recevrez avec
nationales du Port-au-Prince hiftorique que vous ad.elent avec refpeat les gardes
(t).
du (r) N>s prions noi leReurs d'avoir la bonté de
IO janvier en tête de cette produéion, pour mieuxfe relire la Jettre
réponfe quenous allons faire... L'aflemblée
pénétrer de la
PEAAIETAETANEERCONIOUNT colonin'eena été fi révoltéz,
fesregiltres.
; nous nous flattonsque vous recevrez avec
nationales du Port-au-Prince hiftorique que vous ad.elent avec refpeat les gardes
(t).
du (r) N>s prions noi leReurs d'avoir la bonté de
IO janvier en tête de cette produéion, pour mieuxfe relire la Jettre
réponfe quenous allons faire... L'aflemblée
pénétrer de la
PEAAIETAETANEERCONIOUNT colonin'eena été fi révoltéz,
fesregiltres. --- Page 37 ---
kraene teaer 5
MESSIEURS,
LA lettre que vous avez pris la peine d'écrire à Ta municipaliré dus
Port-au-Prince le IO du meis dernier 3 s'aciefle à tous les habitans de
la ville, & notamment à la garde naticrale 2 puilçue c'eft fur elle
que vous faites rejaillir les tCrts que nos ennemis nous imputent f
gratuitement. : nous allons les relever les uns après les autres.
Notre fermeté ncus met au-deffus de nos malbeurs, 8,en henmes9
libres, nous vous parlerons le langage de la vérité, fans ceperdant
perdre de viele repedt que nous impole le caraélère augufle dent vous" C
êtes revêtus.
ut
Notre réponfe auroit pu fe borner à la produdicn hiforicue des
faits que no.s vous avons remife. Néanmcins nous avons
& indifpen'able
notre honneur,
jugé utile
flexioa:
d'y ajouter encore quelques rédigus Beu tixer votre attention.
1°. Quant aux fautes graves que vous reprochez à notre
nous les avons prévues à tems. Les bons citoyens n'ont municipalité, pas
de lui faire entrevoir les fuires affurées de toutes les faufles démarches marque 24
que vous avez apperçucs dans fa coriduite, & dans leiquelles
de nous n'a été entrainé que par le torrent de Ja majorité, çue partie la
pufillanimité des foibles, la inéchanceté des mal-intentionnes ont fait
triompher.
e
29. Quant aux faits relatifs à la révolution, perfonne ne l'a
sye oppute L sll
& foutenue comme nous 5 & malgré la fomme des
defirée
nous accablent, nous fommes encore prêts à mourir martyrs malheurs qui fa
Jeix lngom 220 défenfe,
pour e/ /
MOs deh
Quant à ceux qui fe font paifés éntre nous
alheties le
des faits dont
& les confélérés,
e Je uicops rapport
nous venons de vous donner
par
oty silt vOus avez du vous convaincre qu'il n'a jamais exiité aucune connoiflance, E
tauu
le fer ratioa parmi ces hans, mais bien une coalition criminelle confédé- dans
egudaquelle il n'eft entré que les vils
du
sot ta del'aacien
les
agens depotifme, les falariés
4. ahia il iégime, hommes perdus de dettes, 80 enfn ces hommes Eu
lu qui ne reftcit p'us aucun cfpoir d'exiflence dans la nouvelle OI- L4 ype
ganifation gui fe préparoit pour Saint-Demingue.
geui 3° Tous les bons citoyensdela colonie ont
PAAT
erpee
leur vie
craint, àta
La 5
& pour leurspropiiérés, au moment cû ils fe font vériré, por 1
de la promeffe folenne'le, config ce dans le décret du 12 oélobre vus irr frés
Ils ont imaginé de fe concerter & de fe réunir,
dérourner 1790.
qui grondoir fur leur tête,
pour
l'orage
8e
le fol
ouDcit zfe W
o
cet
taype
wa aef a (uufe
orfic
ugur bice
cel
dey
erveea
ue
sou
zu/ OLe
da
0ret
eily
L
lpwast
Lno
ac4
- Qoeistth Ze sicamuel
a MAs
Ils ont imaginé de fe concerter & de fe réunir,
dérourner 1790.
qui grondoir fur leur tête,
pour
l'orage
8e
le fol
ouDcit zfe W
o
cet
taype
wa aef a (uufe
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- Qoeistth Ze sicamuel
a MAs --- Page 38 ---
Ke
Cust
- digun Le de Majhir
far-Leur réunios s'ft cfalude fens aucun apparcit de
aYCH eu ic deticin d'eppoferde séfifance à la lei guerre, fans jemais
vous T'out per iadl ROS cnnemis. Nos
Gr15 mai, comire
22 frire des repréentations au fenut français, dimarches & de t'ont le jamals renlu qu'a
colee de lui-mome une Iri ce'il evoit
porter à sevoruer
foos La convenanzes lecees: ceites, cette concake deja jugdo ne incompar'lle avec ns
cllus Ces
Neusn'avens jwmais varié dansla foumiffion reut cue ipichertbe,
citoyen doiralaloi: nous n'avens fait que Profiter refpeducule du droit cue de teur bcn
accerdé parla coaffitutioa françoifeh
pétition,
le que notre
teuslevindividus ce Tempire,tundas
pfficiellement penicgpesvetopener prématurer une lei qui n'etoit
counue, en sellougunts à main armée,Cela pasmome
par la voiz des incendles &: des estaffinats, que fa fureur feire esdestez
commode,
trouva la plua
4". Parmi ccux qu'on vous a repréfem:és
- de
sela al une difinaion fenfible càremarquer,
partifans ce déerct,l y a
Lespremiars cui fe font téunis aux hemmes de couleur
autic but te de de procurer des feecus, pour leur faci'iter n'ont les jnmais EU
movens
U Suomtrsanebininmet lunouvello
autres aurcientj-muis) jendmucunse conftitution denscet en'ils redontolent:les
n'ewit exercé contre cax la vio'ence & les affemblage & criminel,fon
fom bien à
menaces; certaincment ils
a leyle 6e Tous les plaindre d'une parcille contrainte.
de
avantages de cette coalition retournoient à Putifinéderkommes
tfuin coulewr,Sc'eur afforoit le fuecés8: Timpunité d'une
avoient deja tentee8cqu'ils virent ccheuerl'année demicre contplemien.ci7s dans la
ne
partic du
Kec
e nord,pour l'avoir pasfi bien combinéc.
J
Puiiqu'l cA démn ntréa lévidasce qre notre intentien n'a jamais Ctele
sousoppereras di cretiendu pour lescelenies, cemment
p situleu no"s reprocher d'avoiz pre vusréccite
dencjouvez-vets
fans doute
aurcit
e
fous
ErmmfNuRUmgvor
scu
paru
d'autres prétextes ou fous d'autres formes,finos
nord,pour l'avoir pasfi bien combinéc.
J
Puiiqu'l cA démn ntréa lévidasce qre notre intentien n'a jamais Ctele
sousoppereras di cretiendu pour lescelenies, cemment
p situleu no"s reprocher d'avoiz pre vusréccite
dencjouvez-vets
fans doute
aurcit
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fous
ErmmfNuRUmgvor
scu
paru
d'autres prétextes ou fous d'autres formes,finos plverfairewnavoiont madralur
tiouvéplus favorable à-leurs defeins de dennci pour
prise d'orme sladaeniedela lci du 1SE mai : Eh qui mcin. cne
ERRCCTRHnnmoM alors
brigands, puijou'en an'aveit
un
fr
zel
aucun ade d'noftiiné, ni aucune vcie de fait à nons
uu
Aie thoins qu'on n'en trouve les
reprocher,
04 avons tentée, 8r
moyens dans la voie. de péition que ncus
fuu rout de faur oyals e avec
Jontil veeuient cuv-memes de fairc
(of dei iul esue yun
fuccès, cnrendantfanseler une partie des
ulage du ccntre ncus
OR
wbi
odlobre?
dipofitions eécret du 12
ViL ypiewsew
5 Qels avantages re prennent ces
u3
que vous donnez à lenr premier priacipe pas de révolrés, 1cumion? dans l'approbatien
ri wmursbdemosr,i mun
onci de
all
lens e4 officie'lement connue, tandisau'il amn.e, l'exécution drreinos
Atec.tal ày
do e7 qidéreehat,a
cnexife &vensne Mgno.c/p-ans
Comment seur-on feter contrdire,Pexéountion de celles cuine lefompuir
dif: ere mds sar mue'ques regard le pirié fur des hc mn:es qui
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ant de malbeu:s. ldi loi, 8 doas darmcs CcLicrat 1. ang
deit Lee (npusan
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Etoit-colo-tomr, étoit le casdej prendre une pricaution finconfitution: ouule
nelle & fi barbare? En eket, de cucis'agifoit-il alors ? D'uneloiincertsine
8cnon cilicicllement connue : d'une loi dent l'exécution ne devcit prendre
vigneur qu'aurs légitlatures futures, c'cit-à-dire dans deux ans. a cccue,
Admettons même que cette loi eût été envoyée oficiellement dans la abletl lefurs Youcel
colonie & qu'oneit magligedela proclamer de fuite : lenr prife d'armes, éfparnant Iporuld gell
dans cctte hypothels, n'cir pas été moins criminelle, puifqu'ils n'avoient 4 horwbeus. lhe egxi N
queledroit d'en demander la publication awpouvoir exécutif, feul chargé wucepuslipanail
les
deces miniere; & vous connoillez, Melieurs, les moyens atroces qu'ils buricris 1 ae)
euA
oat fuppléés à la marche légale qu'ils avoient à tenir? Ne voyez-vous a
coulérfous vospas ces ruiffeaus du fang de vost widusfatisierqw'on égorge gue
porcentaines?
N
queledroit d'en demander la publication awpouvoir exécutif, feul chargé wucepuslipanail
les
deces miniere; & vous connoillez, Melieurs, les moyens atroces qu'ils buricris 1 ae)
euA
oat fuppléés à la marche légale qu'ils avoient à tenir? Ne voyez-vous a
coulérfous vospas ces ruiffeaus du fang de vost widusfatisierqw'on égorge gue
porcentaines? De quelque côté que vous téurniez vosregads,les incendies Ed4
n'eWouitent-ils Pas vosyeur? Nevens eppeycevez-vw pas cnin cue gloues
ces monft:es qui vous font srequ'ils nei font: ermés que pour la loi,
n'ontjamais eu d'autredeficin que delnyoinkannciionat deux mois, nç
esghpdxpnkeonpisund contre la loidu 24 feptembre &contre ceuxk
ubu
cibdrertcphem que vous paroiffez slainde, que vous efli- lul
merfi malheureux, font pourtant, Mefieu 5, coupables de tant de forfaits,
seil
Cellez done de nous exprimer, pout ces bétes féroccs, des ientimens cui
nous outragent, & que la instusc,la cculeur, les mceurs, 2 le genre de leurel iaf
erimes,la loi, la conftitution, l'humanité & vos devoirs enfin rendronte
tévoltansà notre mere co-nmune, 2 quandele en aura connoiflance. que
Pour acheverdevousiane connoitre P'erreur dans laquelle ilsfontparveCufi
nusvous précipiter, ntsiallons'eurarracher le malcuc,
let
Dominés par les pafions de l'intérêt & de la cupidité; défefpérés defa puy
y voir arracher des mains les chaînes du defpctifme, les uns ont vu avecfpplen ee
puxou
déferpoirles droitse leidovoirs des affemblées primaires, Jes communes, eu
& des pétitionnai es: d'autres ont trouvé dans l'organifation de la force ei leen
: publique, 82 dans celle du régime militaire une borne infurmontable deventfaon
laqualledevoit le brifer le torrent du pouveir arbitraire; ceux-ci ont
rencontrédansle pouroir légiflatif, exécurif & judiciaire la deftrudicn
torale des abus de Pancis n regime auquel ils devcient leur exiftence ;
ceux-1à ont vil dans l'organitation des municipalités le terme faral de
leurde/potifne; les autres enfin, ont apperçu dans -les corps adminitratifs l'interruption & la fin des brigandages & des rapines qu'ils
exgeisntavscautant dingmitd-ewefcfandseneis maffe des citoyens:
voi'à comment tous ces nouveaux établiffemens pafferent pour des étres 2e
rzifon dansl'efprit de ces hommés que vcus faites arcuglis,
Ces hommes fourbes 8z diffimulés, ,te voyant trep foibles pareus-m@mes,
pour intercepter l'introdudtion des nouvellesleis quivenoient à
ies dépouilier delezrspréropeives, imasinerent donc de fe coalfer grands avec pas
les hommesds couleur, dont ils connoidoient lesintentions criminelles,en
leur taiantl'olte perhde de les aider de tout ieur pouvoir, fous le faux
préreste de protéger l'exécution de la Iridu 15 mai: crftaitique teus cos
sonfpirateurs fe font pards à VOS yeux du mantannde la Yersu pour mieux
leis quivenoient à
ies dépouilier delezrspréropeives, imasinerent donc de fe coalfer grands avec pas
les hommesds couleur, dont ils connoidoient lesintentions criminelles,en
leur taiantl'olte perhde de les aider de tout ieur pouvoir, fous le faux
préreste de protéger l'exécution de la Iridu 15 mai: crftaitique teus cos
sonfpirateurs fe font pards à VOS yeux du mantannde la Yersu pour mieux --- Page 40 ---
vous en impofer; voilà leurs vrais principes &le but de cette
confidiration. Les moyens qu'ils employent encore 3 & leur prétendue
la foutenir ne portent-ils pas au grandjour cette vérité P Aufli opiniatreté leurp à
il,qu'enfep parant de ce prétexte hypocrite, ils avoientle droit de parutde tousles pouvoirs &, parleur intrépiditél commettre le crime, s'inveftir celui de
icumettre toutel la colonie à leurdefpotifime.
des Maisyourquai têtes
fut-il que le glaive de la juflice foir enccre fulpendu fur
f coupables :.
7° Cet exemple doit bien infpirer aux créoles des précautions
T.-venir,cleurtaire, prendre des mefiures févères pour chalier de leur fociété pcur
cette horde de br'gands qui ne font réunis en corps d'armce, que
la
fovilier de tous les crimes, & pour s'emparer des dépouilles des vitlimes pour
gu'ils immolent journellement à1 leurs farcurs.
Ne vous y trempez point, Meffieurs, & que l'hypothèfe dans
laquelle fe trcuvent ceux que vous croyez honnetes, n'ariéle
votre (enfilifité. Dans une affociation fi deflruéive, il ne faurcit plus
rencontrer des hommes lionnètes; d'ailleurs ncus vous avons déjà fait s'y
conncitre Tétat & l'exifence des individus dont elle eft
&6
nous défions hautement nos adverfaires de nous en produire compofce, d'autres.
8°. Quelies font donc, Meffieurs, les diipofitions
avez pu treuver dans un concerdat que vous favez très-Jages LouS aveir que vous été
extorqué avec. le fer d'ane main & la torche de Pautre? Donnez vous * Glost Lged
la pcine de relire la lettre que vous avez adreflée aux hommes de
eouleur le 21 du mois de décembre; lifez encore celle que vous leur;
aveZ écrite le 8 du mois dernier, &. vous verrez que vous étcs
tombés dans une centradidion manifefe, fans vous appercevoir que U
laflerance que vous leur dornez, que l Ereneenegresana, que Furtie foue
deces difpeftaions f conformes Ail you national S Gu conheurdela colense,
n'esent pas cad propojres par les ilanes, cle plus propre à les retenir
eans la voie de la revolte qu'a les en
leur;
aveZ écrite le 8 du mois dernier, &. vous verrez que vous étcs
tombés dans une centradidion manifefe, fans vous appercevoir que U
laflerance que vous leur dornez, que l Ereneenegresana, que Furtie foue
deces difpeftaions f conformes Ail you national S Gu conheurdela colense,
n'esent pas cad propojres par les ilanes, cle plus propre à les retenir
eans la voie de la revolte qu'a les en retirer, tandis qu'il vous étoit
(6 axu fahon Mlesehi facile de leur infpirer des fentimens de reconnoifance pour tous les
abt
Henfaits dent nois les avions comblés, ca leur retraçant
exueu ufir leiteuse urexpreflions énergiques, & le glaive à la main, ce qu'ils doivent avcc aux. des
eut tousde leut vic, de leur exiftence & de leur liberté.
de
C'eft alors que vous vous feriez montrés les véritables organes des
fentimens que le rci exprima à lafemblée nationale, quand il accepta
la corditutinn, en lui rémoignant fa fatisfadion particuliere fur le d6cida 24 ieptembre,&out ilparoir que vous ne préchez l'obcitiance
gu'avec regret.
tale
Etudicz, Mellieurs, nos localités; apprécicz fés mceurs barbares
1e1
for eces de cetteergenr ACE, & vous fentirez combien les Français doivent &
sougir d'avoir eu des follicitures peur une cufte
livuca
sonsifn: poinr, & auxauels
d'hommes qu'ils ie
a
mi'gré nons ils ent vou'nt rels afDus
ssi.cr, ia.s préyoir que nous ne pouyons manquer de devenielestrin.s
h 144
Irus eeri 1u i7es Se
de --- Page 41 ---
euitt
a
Le
ces
au uI
2e
& farglantes vilimes dune épretve cue des raticns auffi politiques &
auffi libres qu'eux n'avoient (ncore clé tenrer,
99 Dans notre produéion hiftorique, nous avons paffé en revue tous
les événemens intor reffants: noucallensportarticeverlasdiine d'un fait
qu'ons'eft efforcé de vous dsatunemnAcinacapn méiépetreatation. 0
Le
ces
au uI
2e
& farglantes vilimes dune épretve cue des raticns auffi politiques &
auffi libres qu'eux n'avoient (ncore clé tenrer,
99 Dans notre produéion hiftorique, nous avons paffé en revue tous
les événemens intor reffants: noucallensportarticeverlasdiine d'un fait
qu'ons'eft efforcé de vous dsatunemnAcinacapn méiépetreatation. 0 Les dépurés qui furent cnvcyés par'les prétendus certédirtsau Fort-auPrince,m'avoient d'autre miflion que celle de venir demander des vivres, &z
rondefaire annuller une proclamatics d'un gouverscur suils r'catjunais A.
vephasecrpoinrqusdid a tenté de fairelcbien,
Leurs plaintes mal fondées ftir Ja bctté des vivres cu'ils avcient déjà licotiu
reçus; le ton infolent aveclequel ils cebutérentfnent lacaufe des mortificationsqu'ils.n n'auroient RSUSEUIOOEIEDUT plus hennêtes, ipeslig
10O L'affaire du nègre RenNtN canonnier de la garde naticnale fe lug cly
trouve relevée dans notre rapport.
el 2Z
Nous vous avons également démontré ce quinous porta à faire'b battrela
générale dansla fa:ale journde du 21 rovembre;nous n'en parlercas p'us, Surcgpis
1TO La confpiration foimce par les hc nincs de cculeur, centre Leus,
eft prouvée d'dliemâme, & par un nembre Saegep-aciesdohspoptfy
confignés dans toutes les municipalités 8x dans les archives del Paffmblée
coloniate,que vous connoifezen gunde partie, & auxgt dlesveus ajcutez' ie E
fr peu de foi, quoiqué vous foyez les témoins ces triftes vérités fcnt
fcellées de notre fang & par l'incendie de. nos CARRR
cell
120 Nous avons déjà tenté la vcie de la TCunicn àl laquelle voUs rous la (L6
invitez avecleshommes de couleur & négrcs libres;vous cnavczlapreuvs
dans nos propcfitions pacifiques. Vous voyez vcus- même le' peu de fuccès
uut 2sce e but
des foins Ssionoonplendpo opérer cetterdunion. ilsn'écoutent Deil slisuid
wel
que la perverfité de leur ame 2 qu'ils arcenipaghent des crimcs les plus
atroces, & qu'ils ne cefleront queloriqu'ils fe verroatréduits, Par desfcices
majeures sà Pimpc fibilité de ne plus en ccm mettre.
hbrle,
139 Notre délicatefle. n'a fouffert que de votre; précipitaticn à
&de votre facilitéà Yous en rapporter à nos enncmis. Il e heureuxpour neusjuger, louse
nous d'avoir eules moyens que nousaviens de vousie faire connciire. depogu
149 Si, en médecins habilerseperiersrens, vous €3 miriez toute ia Meplas
proferdearde nos plaies, vous verricz quilyae cinq aois cue lios prepriétésfent livrées à la proie & alincendic des brigencs, 8 ncs vies à leurs
fureurs. Notre fang qui ruiffeile de tout côté devroit vousindicuer le feul la
rémédequi nous convient. Lespalliais dont vcus vous fervez depuis deux
mois ne font qu'aigrir nos maux. IF eft temps enfn que V' 235 metter des oufe
boraesà Ja forucité de nos bourreanx, 8z gue vouseppefcz à aorche
qu'ils tiennent d'une main, une jultice févère, & ait fer ifaiin eu'ils leyalis
tiennent de l'autre, le glaivedelalci. Ciwfulevciecur 1Cu5 ayez Sau Les
pour juftifer votre conduite à notre nure cmm.re; cuand elle YCLS luptiefc
demandeta compte de fes cafants, Yous Juirépondrez nous avens venge/ Nole
la mort de tous ceux 1e nous n'averspu fauyer dela barta ledes mcif 6,
- csenta atranchis,
luf
e
Le
epare
yo
yalis
tiennent de l'autre, le glaivedelalci. Ciwfulevciecur 1Cu5 ayez Sau Les
pour juftifer votre conduite à notre nure cmm.re; cuand elle YCLS luptiefc
demandeta compte de fes cafants, Yous Juirépondrez nous avens venge/ Nole
la mort de tous ceux 1e nous n'averspu fauyer dela barta ledes mcif 6,
- csenta atranchis,
luf
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Le
epare
yo --- Page 42 ---
6s
la
I5 Nons ne pourons que vous répéter ce que nous vous avons dit
dans notre rapport hiftorique, touchant le condiite incuie de cusiques
individos de la marine marchands, dont las plupatse iont pafes dans le
curap des sévoiois e piur comnplatrea compagrias deleurs débauches
8 poar Girenrecbasbrigmis le trafichonteux de nos dépouilles. wsofead, Melieurs, minspréipités & fiars vorre
B: 1i
opirion,
vons entce saleux sonou les indoridnivecleianes vous mettez en
Cparilels vere maniure d'aponicin ieehotes, vousn'a ticx DS le regret
alle aujourd'hui d'avuir fotéiarits vagues de lincerritude & dc vous ctre à
étrangement égards. Nouwe pouvons encore rve vO1s cenfrmer ce que nous vous avons
weusl touchant MI de Crimouurd,: fvous en doutez cacorc, vcus trouvant
afur les lieux, nous vous en offrons la preuve. sue a SIM. de R immuerd eot defire le .tabliciement dela paix, pousine lel
aurionsjamais reproché d'avoir fait tous fes efforts pour alimenterlag guerre
emelagueleila's Pas pris peu de part ;8 malg:é la haurepreventoa V O SYE paur ce cin mmeniant, vous ne fauricz l'exculer lans
porter des atteistes lesables à la loiineot,lal lcin'erdenne peint aux
"erstmaun.lansis cies fonces, quandils tont recuispar les corpspopul ires,de
Sevefeser. Gafore siage des taies acvosiliationt, commeveus Tenrenuez,
a erieune d. beir e lise mra, kia premiere reguiftion:or M. de
Gfmonndai pius d'une fois delir, & dies lersil cd
&
U rude criminel, & telil doit paroitre à vosyeux, moins que vous ccupable nele Jugies
ave
ialied, ce qui eft fov rementproferit parlaloi.La cenduite de la
Re municipalugderoit allez vous@ireappercveir qu'elle n'a jamaismancuede
bi en faire ufage des voies de conciliaticn nous niscn-dautr@sitytecies alui
faire que d'avoir ététrop pacifique,
Au non de certe bolle cenfitucion dont Vous devez être lesorgares,
A vous êtes les émimaires de la nation & chargés par elle de nous
wnch apporier leflambendelaloi, nous avonsl le droit de vonsia demander dana
tontefapureté, & celuide veus repréeater quelerang le plusaugufte &
le caraétere leplus impofant s'éclipfent bientôt devant des hommes libres,
Guaad cenx qui en font revêtus
l'équilibre dela
la
e
pardent
jufice, de loi6c
de la vérité,
Au nom du carafère aug-de dont vous Bres revôtus, 211 nom de vo3
leypsoustinalles frères.
vonsia demander dana
tontefapureté, & celuide veus repréeater quelerang le plusaugufte &
le caraétere leplus impofant s'éclipfent bientôt devant des hommes libres,
Guaad cenx qui en font revêtus
l'équilibre dela
la
e
pardent
jufice, de loi6c
de la vérité,
Au nom du carafère aug-de dont vous Bres revôtus, 211 nom de vo3
leypsoustinalles frères. déchirés ce tomres pirsparle ferofiufin des bragands; au
nom de Thumanité, Tendez cofite un compte exact à notre ncre patrie de
toutes les fcènes rragioues dont vous éres les témoins. zuxqueiles la
colome eft enproied depuiste cominenicemest de la révolution,
r Commnc: parlai tricer le talieande ROS malheurs & de notre déiefpoir: repréien.e ez 1ol 50E un rers deia pegalation blanche a déà péride la
manire la pe rire, & cue Pautre fe ditpure la vie avec desmenftres
fovcer 15 que Tectliguit!
les fcènes rragioues dont vous éres les témoins. zuxqueiles la
colome eft enproied depuiste cominenicemest de la révolution,
r Commnc: parlai tricer le talieande ROS malheurs & de notre déiefpoir: repréien.e ez 1ol 50E un rers deia pegalation blanche a déà péride la
manire la pe rire, & cue Pautre fe ditpure la vie avec desmenftres
fovcer 15 que Tectliguit! Slu concaltalon des leis décrétdes pcur les colonies
forblcatavoir provoqués aux plus grands crimcs. . - lef
Rauae
Qv1
AL
foset
dee abon muurihe Dap
uole
dis palorus --- Page 43 ---
Faites fentir à tous nos freres d'Eurepe que fes dipolitions tortteufes
inapplicables à notre ragime, de toutesces lois, ne pouvciant mancue
de coopérer à la deftruction de notre eipece, entrainer la perte de 106
propriétés & l'andanridement du comimerce national,
Prouvez leur la vérité de tous ces fai.s, en leur retrace nt luna apres
Fautre toutes les leix décrétées pourles. colcnies, & quistous ont porté
un coup plus ou mcins fenfibie à notra exiflerce politiqus.
Commencez de leur exhiber le décret du 8 inars 1790, qui maeit
infaillibiement fait le bonheur de la cofonie, $ Pambiguité dos folos
infiructions du 28 du mêie mois n'en eufient arrêté les cilets & lezdirgoGrions bienfaitantes,
Reprélentez ieur le décret du 12 ofobre de la même année qui caffe tine
aflemb ée colonia'e comme fi elle eàt ére criminalle & illégale quoiqu'elle
ne fàt formée que d'aprés le décret du 8 mars; dites-leur que ce décret fi
légerement rendu a portéla torche dans toute la colonic. & quel le gral étoit
iréparable à lépoque du 29 juin dernier (1), ou l'aflemblée nationale
adéclarés même noni inculpables les menbres qui compofoient cette. même
uflemb'ée.
Pariez-leur de leur décret des 8 []& 19 décembre D] 1700, donton
ROus a louffrait ia connoiflance par lzur inoudancekvaaurerdecomosicution de la Part du pouvoir exécutif.
I Demandez-leur pourquoi ils n'ont pas envoyé dans la colonie,dansle
mois cie décembre 1791, les commifaires civils dont on avoit crdonné
l'envoi parle décret du premier février précédent.
Demandez leur encorepourquoi. 9 par les ditpofitions de ce méme décret,
du premier février, its. ont fufpendu Padivité d'une nouvelle atienblce,
convoquée en exécution du décretdu 12 o8cbre, & fur laquelle ils n'ont
jetéaucun regard favorab'e jniqu'alépocue du 25 fepte.nbre.
Dites leur que l'anarchie la plu comp'ette, le défordrele plus affreux &
les crines les plus atroces onf éréles fuites d'une indiférence f mareude.
Repréfentez-leur ce décret defruéteur dhui 15 mai dernier, qui pro. e
fur l'éretdes pertonnes, fans aveir connu 'e Vezil ipontané de Pade mb'de
coloniale, 9 au mépris du droit qui lui en étoit réfervé par les difpostions du
dlécret du 12 octobre.
Faires leur fentir cue leur décret du 24 feptembre quoique dizmétralement oppofé à celui du 15 mai,ctoit le ieul aveccelui du 8 mars, oui fit
capable da affurer le benheur dela colohie Sedeporter au pias haut dégréle
eommerce de la métropole,fi ces lois bienfaifantes euffent étérendues dans
le temps & toutenues par des forces capables d'en faire reipedter les
dip poArions.
Trl Vovez le décret du 29 jtin.
2 Voyez page 1O de notre pr oduétion,
Voyez page 8 de cette méne production,
ul aveccelui du 8 mars, oui fit
capable da affurer le benheur dela colohie Sedeporter au pias haut dégréle
eommerce de la métropole,fi ces lois bienfaifantes euffent étérendues dans
le temps & toutenues par des forces capables d'en faire reipedter les
dip poArions.
Trl Vovez le décret du 29 jtin.
2 Voyez page 1O de notre pr oduétion,
Voyez page 8 de cette méne production, --- Page 44 ---
Prer-isa ealri di ddcratdi 23 feptembre, portant amniftie pour le
2 onle, Sans connottre le genre de crimes qui s'y commettoient alors;ce
quin'fervi qu'à redos's'erla fureurdes monftresquis'en. rendent ccupables
pa-limyniré de lears foriaits qu'ils ont cru voir dans ce décret. Dites-leur
enfn, gi'ils nous ont condamnés à périr tous impitoyablement parleurpeu
dintérêt à nous envoyer des fecours que nous ne ceffons de leur demander
deuis.gmais,
Cef alors que Ic commerce mational qui a provoqué par les fauffes
inpirations de fes agens toutesles Icis qui s'entrechoquent les unes les
aueres.recomnoitra fes erreurs Gs'empreflera peut-être de réparer les maux
inca'culables fous lefquels nous périfions pitoyablement faute des-lois &
dec forces nécefaires pour les faire refpe@ter.
De quels crimes fommes-nous donc coupables pour être traités d'une
manière fibarbare, & par quil les coups ont-ils été provoqués? par ceux que
nous enrichifions du fruit de nos fueurs &c de nos travanx, par CCUX qui
nous devoient proteftion & fecours,par nos frères, par ceux enfin de qui
Postestenckboidire, & malgrédescoups fifenfibles nousn'avons
ccfié nninftant d'être françois & d'être attachés 2 notre mère patric,
Pour diliper l'imprefion défavorable que nos frères d'Europe pourrcient
avoir fur notre conduite, nousallons leur faire paffer des exemplaires de
notreproduction hiftorique, & dela réponfe que ncus venons de faire à
votre lettre du IO janvier. Vous êtes, Meffieurs, trop juftes &c trop
équirable, par ne pas reveair far vos pas, & nous nous flattons que
dans vospremières dépêches vous vous emprefferez de réparer en notre
fiveur lestorts q:12 vous ncusavez donnds parlefet des fautiesinfirucions
que vous avez eues & zuxquelies Yousaver été trop cmpreficzefsjouter fois
ae IK
hus det folem cenen 2es cuen ncee Rola
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clape bieut lo e wculke 9au eece olonis Sclasey
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- -
:
(A)
RELATION du Capitaine. n général de la Garde
Nationale du Port- au - Prince, préfentée a
M. Blanchelande.
Nous fommes encore fi accoutumés à nous étourdir fur des mots;
finfnence du repréfentant du roi eft encore fi grande dans Saint-Domingue, & le pouvoir qu'il exerce, quoiqu'inflitué pour'le plus grand
avantage dut peuple, eft encore par des craintes aufi fauffes cve pué.
riles $ étendu 7 que j'ai cru bien mériter de la colonie, & Taider 1
fixer fon jugement,en publiant autant qu'il eft en moi, ce qui a quelque rapporta la conduite du fieur de Blanchelande.
Je ne P étends. point ternir l'éclat d'une réputation confolidée par
quarante-cing ans de fervice, encore moins ternir l'éclat des vertus
qu'il prétend avoir exercées fous différens titres à 2000 lieues de SaintDomingue; mais je prétends prouver que les citoyens des diitridts du
Port-au-Prince ont fans cefe tenu une conduite franche & loyale,quils
n'ont jamais craint de dire la vérité, & qu'il n'a tenu qu'au fieur de
Blanchelande de la connoître & de l'entendre.
Je ne. veax point nier que la conftirution ait eu en France dans Tui
tn défenfeur; il le dit, je: le crois; s'il m'abufe, cue m'importe? ce
n'eft jamais quun arifiocrate de plus à ajauter. à Tilhore bandes mais
j'affirmerai toujours d'après ce que jai vu, que la coloniea eu dans
lui ua cruel ennemi, la Luzerne un zélé partifan, &C les citoyens
un despote.
Si tous les moyens de conciliation ont été fans ceffe, deptis le glorieux inftant de la révolution, le but des tendres follicitudas d'un roi
citoyen, d'un monarque reftaurateur de la liberté françoi(e pourcuoi
celui gu'il a h'noré di titre aitgufle de fon repréfentant dans la ccionie, a-t-il dédaigné un fi grand & illuftre modele, pour s'affervir à
la caricature de tous les vices qui forment le caraétére & l'enfemble
des énnemis de la conftifution, del'ordre & de la paix? Pourquoi protéger aved tant de chaleur, & fe rendre en quelque maniere lefclave
d'une compagaie, qui ne coanut jamais que la tyrannie & la divition
Poarquoi nepoint arrêter les efers de toutes ces prccéuics qu'erfanta
la rage, la veageance & l'efprit de parti? pourquoi infulier au peuole.,
dans la perfonne de fes officiers municipaux ? pourcuoi re pcint afiucer
la liberté individuelle, ne point refpeEier le fecret inviolable des pofles?
pourquci?
Mais joubliois que M. de Bianchelande nous a dija
annoncé qu'il cû relponfable, ce qui, par la diftance oir nous fogmes
toutes ces prccéuics qu'erfanta
la rage, la veageance & l'efprit de parti? pourquoi infulier au peuole.,
dans la perfonne de fes officiers municipaux ? pourcuoi re pcint afiucer
la liberté individuelle, ne point refpeEier le fecret inviolable des pofles?
pourquci?
Mais joubliois que M. de Bianchelande nous a dija
annoncé qu'il cû relponfable, ce qui, par la diftance oir nous fogmes --- Page 46 ---
- 24
so
S,trbunal de far nation, eft affez comnsnde- pour tthi goiverneur
eui méprifant la volonté du peuple, foulant 2ux pied, les intérêts
des colons, prend fon intérêr particulier pour l'intérêt général, les
projcts, fes vues, & ceiles de ceux qui T'entourent, pour Ipia
MONSIEUR,
Élevé par mes concitoyens att. grade de capitaine général,j'en zi rerp'i les foactions avec p'aifir & avec zele. Les violences, les meurtres.
commis au corps-de-garde national dans la nuit du 129 au 30 juillet,pa:
les vo'ontaires & les foldats du régiment du Port-au-Prince, ayant en
tête leur colonel, m'ont impoté, depuis cete époque,la loi deu'pendre tout lervice; & les citoyens n: s'y livreront lansdoute de nouveaw
que cuand ils teront vengés par le tribunal de la nation, devant qui,
par la voie de Jeurs repréfentans, ils ont évequé la caule. Depuis la
formation des diftrics, on ne peut compter aucun tronblu, aucune altération dâns Pordre &la tranquillité publique, mais comme la calomnie-
& le crime peuvent tout pour favorifer leurs coupables projets, j'ai
eru qu'il étoit de mon devoir, &al la follicitation des diftrids, de vous
faire parvenir ce mémoire. On a fans dou e trop foiblement trace ces
horreurs, on. a fans doute omis beaucoup de eirconftances, mai, pour.
me point abufer de vos momans, f, comme je le défire, & jel'eiperc,
jai auelque jour Thonncur de vous parler, vous.connoitrez avec plusde
vérité les complots & les atrocités dont nous avons été les viclimess:
& pir u1e jute & énnitable coimparaiion, vous vCrreZ qui de nous.
ou des volontaires mérite. le nom de françois.
J'ai l'honneur d'être avec rep:d,
MONSIEUR,
Votre tres-humb'e
& tres-obeiffet fervitcur,
Signd,Nicolas ainé, capitaine géncral.
Au Tot-awPai.ce, le 5 ollubre 179
MONSIEUR,
LAvrix publicue VOuS nomme deiA avec joie gouvernenr d-fa coloe.
nin&f cette voix publique commet *le errenr, Sint-D-minge d'el
Point encore fans doute dil terme de ies m.'heurs: quoi ou'i en loit,
quei que puille etre votre tte, les dittiactions n'étant-plus ca iraace.
olas ainé, capitaine géncral.
Au Tot-awPai.ce, le 5 ollubre 179
MONSIEUR,
LAvrix publicue VOuS nomme deiA avec joie gouvernenr d-fa coloe.
nin&f cette voix publique commet *le errenr, Sint-D-minge d'el
Point encore fans doute dil terme de ies m.'heurs: quoi ou'i en loit,
quei que puille etre votre tte, les dittiactions n'étant-plus ca iraace. --- Page 47 ---
& ARA EAA FC
que le prix du patriorifme & de la vertu, les diftrids du Port-au-Prince
ae peuvent voir en vous que T'homme de la nation, le vrai citoyen,
Fami du peuple, & non ccmme Ta éfé & l'eft encore M. de Peinier,
fon oppreiieur. Après avoir par In déclaration a thentioue & folennelle
des droits de Phir mme &z du ciroyen, contemplé en France le tableau
d'un peuple libre & heureux, il nous eft douloureux fans doute, dès
l'inftan: de votre' arrivée à Saint-Domingue, d'attrifter votre ame par
eclui d'in peuple efclave &c opprimé; mais fi. dipérfés par la force,
-courbés fous le poids des vexations, & viclimes chaque jour des atrocités. les plus inouies., nous n'avons encore ceflé un feul inftant d'être
fidelles à la nation, à 'la loi & au roi; notre intérêt, le vôtre même
en ce moment, nous impofe le devoir de démafquer Jes traitres, de
publier fans crainte leurs crimes, d'expofer avec vérité notre conduite,
& de réclamer enfin fous vos' aufpices nos droits,
L'affemblée de nos éleéteurs ayant formé 'là ville du Port-au-Piince
en diftriets, tous les citoyens affujetris à im fervice régulier, jouifloient
fons les ordres de M, Nicolas, capiraine général, de la paix & de la
tranquillité; quoiqu'à deux différentes épeques, quelques perfonnes, par
amour pour leurs brevets & commifions, eufient tenté de divifer le
peuple en tomentant des fciffions, la prudence & la fageffe du comité
de POueft les avoit heureufement difipés; & avant l'arrivée de M. de
Mauduit en cette ville, le bon ordre depuis la formation des diftridts
n'avoit jamais éré altéré, les déprédations, les injuftices qui fe com.
mettoient dans Suint-Domingue, Jes corps particulers, qui, abufant
des vices du gouvernement & de l'adminittration, s'enrichiffoient chaque
jour avec impunité de fes dépouilles, murmuroient & cabaloient fans
doute en filence à l'alpedt de l'aflemblée générale de Saint - Marc;
mais autant leurs cris étoient injuftes & impuiffans 1 autant la
caufe du peuple étoit fervie avec chaleur &c avec zèle par fes dignes
repréfentans.
Le fieur Mauduit 2 la tête exaltée par les projets dont les ennemis
de la France & de la conftitution lui avcient fans doute dans quelques
provinces & en Italie fur-tout, montré le plan, arrive en cette ville;
il découvre fes liaifons, fes vues au gouvernement , à ladminiftration,
au confeil; 8x de fuite au mépris des décrets nationaux, qui affujertiffent
le voeu des paroifes & de la colonie à la majorité; ces parties fe
féparent du corps des diftrias, & forment publiquement dans Ja falle
de la comédie le IO de. juillet dernier, fous les aulpices de ce colonel
& de cent foldats armés, une corporation connue fous le nom de
wolantaires du Part-au-Prince. Leur repaire fut enfuite dans la maifon de
M. Delaval ; leur figne de reconnoiffance, un pompon blanc; carnage
& autorité miniftérielle, le mot d'ordre.
Les violences, les infultes qu'ils ont cemmifes envers les citoyens
des diftriêts, font confignées dans les regiftres de notre ancien corpr.
se-garde i & les plaintes, les remontrances, tant de la part du comité,
wolantaires du Part-au-Prince. Leur repaire fut enfuite dans la maifon de
M. Delaval ; leur figne de reconnoiffance, un pompon blanc; carnage
& autorité miniftérielle, le mot d'ordre.
Les violences, les infultes qu'ils ont cemmifes envers les citoyens
des diftriêts, font confignées dans les regiftres de notre ancien corpr.
se-garde i & les plaintes, les remontrances, tant de la part du comité, --- Page 48 ---
3z
aue ducapitaine générat, d.nsleslettres adreffces i cet effet tAM.Peynier,
Qacique notre Hiberté, notre tireré, nos drcits cnfin les plus chers,
miest ct3 & foient encore dans ces momens violés en fon nom;
d'entre nous fans doute imputent ces horseurs à la méchancheté
EE foa ame & de ton caracières.la, nature le fit roible, & les tritres,
: 1 même qui cans ce nioment vous entourent,en ufurpaht ia con.
fiance de fon autorité, l'ont rendu l'initrument de leur vergcance,
l'exécraion delà colonie, & comptable pour, fon malheur devant la
loi.
Enrôler ces citoyens corrompus (1), féduire designorens,, intimider
des foibles, n'étoit rien pour le tieur Mauduit; il falloit égarer la
troupc, & aulitôr il arrangea fes vues & employa fes mcyens; des
promenade, inutiles, la cantine mife en régie, des orgies degonitantes
& fcandaleulei, ordre de vendre trois fols la bouteille de vinau foidar,
faifant pour leur affedtion & pour fa gloire les honneurs du furplus,
Des faux rapports, des lettres anonymes repandes-dansleurs chambres,
& tendant à aigrir, divifer les efprits, les fabres accordes fans mecetlité aux balfis compagnics, entia tout ce
la. perveifité, la
féduction peut mettre en ceutvre, fut employé, Z les foldats ne connoillant plus ni difcipline, ni-fubordination, fe portérent à toutes fortes
d'excès. Toute la ville,.un procès-verbal remarquable par la réponte
qu'y fit le lieur Mauduit, attefleront à la colonie, à Taffemblés
nationale, que le vingt-trois juillct, à 4 apres-midi, une troupe
d'environ 80 hommes, tant du regiment que de la frigatc,commanice
par le fieur Lijaille, fe font promenés dans-les rues du Port-au-Prirce
labre nud à la-main, jettant des houteilles fur les toits & dans les
maifons, menacant.infaltant les pailibles citoyens; & ont enfin voulu
dans un fpestacle public afaffiner le fieur Gillard, dont le feul crime
à leurs Yeux, étoit un pompon aux coulcurs de la nation, C'eft à
certe fameufe &z mémorable.orgie, que l'équipage du vaifleaule Léopard
refala de fe trouver; c'ef pour les y engager, qu'à deux repriles on
leur enyoya une députation de grenadiers &c de chaffeurs, & que le
Gear la Ga'iffonnicre leur fit tant de follicitations & d'inftances.
Penlant Pinrervalle-du IO au 29, on charroya fans ceffe des bombes,
des boulets, des canons aux cafernes & aux forts: on forma des pefes
de retraite, on m'tiplia peadant le jour les patrouiles fans néceflité:
on vida la poulriere,8 on mit les pouires dans un lieu contraire à
la firespuomecuauvorionmun-e rendues à cet effet. Pour-augmenter
la terreur, l'indignation, 8 Falarme Les ciroycns,on braqua les canors
(). Le fieur Chambellan, confeiller, requis par fon cflicier, d'il
vouloit refler dans lest ditriéts, a répondu qu'il étoit volontzire, & de
plius enrô'é fous les drapeaux du régimunt; appert le rôle qui eit chua
A.Nicolas,
du
omecuauvorionmun-e rendues à cet effet. Pour-augmenter
la terreur, l'indignation, 8 Falarme Les ciroycns,on braqua les canors
(). Le fieur Chambellan, confeiller, requis par fon cflicier, d'il
vouloit refler dans lest ditriéts, a répondu qu'il étoit volontzire, & de
plius enrô'é fous les drapeaux du régimunt; appert le rôle qui eit chua
A.Nicolas,
du --- Page 49 --- n
dufort Saint-Jofepl furla ville; &c le peuple qui prefTentoit que Mauduit
te tendoit qu'à en venir aux mains, pretfe par la crainte & le danger,
ne cefioit d'inftruire les repréientans, pour tâcher de fe foutiraite à
laperipeéive afligeanté de-la ruine CU de la mort.
L'aliemblée génerale inflruite de toutes ces atrocités, chercha,mais
en vain 8 trop tard, 1 fauver les citoyens eu iort horrible qui les
menagoit; elle lança des décrets, déclara traitras la colonie &à la nation
les fieurs Peinier, Mauduit & leurs vils & indignes complices, Peine
inutile $ le complot étoit formé, ils prétendoient détruire le comité
de POueft, fubjuguer le peuple, - le délunir, le rendre elclave; & la
nuit du 29 Rtt juillet vit exécuter cet horrible attentat : à neuf
heures du foir, 1 régiment, tous les volontaires furent tous les armes;
les citoyens alarmés cherchérent à Ja hâte des lecours dans les citoyens,
on courut att corps-de-garce, en ordonna des patrouilles, &: lorique
vers minuit grande partie s'étoit déjà retirée fur le bruit d'un faux
rapport, forique les fcldats & les volontaires, chargés du foin de
T'elpionage, eurent vers une heure & demie rapporté que les patreuilles
bourgeoiles étoient rentrées, & qu'il n'y avoit que 150 citoyens
au corps-de-garde; lorfqu'enfin des piquers furent à certaine diftance,
8 aux ayeucs-piincipales, placés pour empècher & prévenir tou?
iecours, le fieur Germain côté nord', & le fieur Mauduit côté fud,
avcc deux pieces de canon, &x environ 1OO hommes chacun, bloquérent le corps- de-gade, & manifeftérent leurs funeftes deffeins,
Mauduit fomma le peuple de fe rendre, & éprouvant t refus, ilfait
à fa troupe les ames, & donne l'ordre fatal de faire fetl, Le
Ir obéit, les canons fe font entendre; toute la ville & les nornes
qui la bornent, fiémifent d'rerreur à ce bruit; le défordre, la conSufion fe mélent parmi las citoyens; ils cherchent leur falut dans la
fuire,, 2rle corps-de-garde national, ainfi Gse trois drapeaux, deviennent
Ia preie des meurtriers,
Nous épargnerons A vetre fenfibiliré le détail de toutes ces fcèncs
N"'horreur. Les proc'amations, les relations, les jufificutions, la Capitulation enfin de M. le gouverner r avec les habitans d'une province
entière, vous démontrerent affez Pétat de la colonie, & les horreurs
ci on a voulu la livrer. Quoique les menfonges les plus atioces foient
Ja bafe de tous ces écrits, ils portent affez en eux-mémes l'evidence
du crime, & dans des memens plus tranquilles & muins précieux
pour vous, tous les didrias dépoleront dans votre ame Jeurs
ieurs malbeurs & leur elpoir. Nous vous obferverons feulement, peines, a
d'après les décrets rationaux, & lorfqu'il exiftoit dans la colonie une
aflemblée librement & légalement élues les repréfentans de 40000 ins
dividus pouvoient être mis à la merci & à la difcrétion d'an confeil
compleils:@iuurs Peinier, Mudait, Couftard, Lamerveillère,
& d'un Defchamps, centrôleur': Gau mépris deidits décrets, Cournoyer, ce confeil
illégal, injufte & arbitraire pouvoit anéantir les droits dela colonie,
E
une
aflemblée librement & légalement élues les repréfentans de 40000 ins
dividus pouvoient être mis à la merci & à la difcrétion d'an confeil
compleils:@iuurs Peinier, Mudait, Couftard, Lamerveillère,
& d'un Defchamps, centrôleur': Gau mépris deidits décrets, Cournoyer, ce confeil
illégal, injufte & arbitraire pouvoit anéantir les droits dela colonie,
E --- Page 50 ---
AA K
on confondant en lui-même cet équi'ibre de pouvoirs, qui fait en
France & dans tout état gouverné par ies lois, la bafe de toute inftitution politique; fi abu'ant de leurs forces & de leurs pouvoirs, en
arrêtant de fang-froid de faire affaffiner de pailibles citoyens, ce confeil
Peu: trouver E âce devant quelque tribunal, &c ne point trembler dans
ces momens au feul nom de la juftice du peuple. Telle eft, Monfieur,
la vérité des faits, telle eft notre pofition; & fi votre efprit prévenu
f entourés par ceux qui nous font paffer pour des brigands, leurs
fauflerés, leurs calomnies balancent encore votre jugement, alors nous
cxh.merons les cadavres de Grognard & de Bordelier, noits vous
P.elenterons I5 à 18 braves citoyens, dont les bleffures font à peine
cicatricées; nous paroitrons nous-même en corps devant vous, & nous
vous dirons, nous fommes tous par votre ferment & les décrets de
11 nation, citoyens des diftrids, & non des volontaires; nous ne
fommes point décorés de titres vains, fouvent menfongers, &c nous
n'occupons prefque point de place dans la colonie, mais nous la
fervons de nos.bras, de nos moyens &c de notre indufrie, nous fommes
tous propriétaires, & conféquemment adlifs; auffi fimples dans nos
habits. que dans notre conduite, nous ne favons pas mentir avec efftonterie & avec art, mais nous avons un cceur droit, du zole pour
la caufe publique, dela fidélité pour la nation, du refpeêt pour la loi,
de l'amour poar notre roi, en un mot nous fommes français; & fi
com.ne nous n'en doutons pas, vos yeux confilèrent ce tableau avec
atteniri.femint; nous vous dirons de feire affembler, loin de nous
& à l'écart, la compagaia des volontaires, de comparer leur nombre,
connoitre leur exiftence, leurs reflources, leur activité, leurs foncfions, & de chercher enfin dans cette corporation, parjureà dieu, à des
hommes libres, criminelle devant la loi par le aeurtre de nos
concitoyens 3 profcrite par des décrets de la nation, le dévouemént,
ia fidélité, dont en votre qualité de repréfentant da roi, les diftrié:
brelent de vous préfenter Phommage.
-PEPS
RÉPO N S E.
Au Pert-au-Prince, le 6 odobre 17903
S'A1 reçu, Monfieur, la lettre qui m'a été remife de votre part au
fortir du confeil; je ne me permetterai point de prononccr fur fon
contenu ; je ne puis dans ce moment que vous prier d'être bien congraincu des vocax que je fais pour le rétabliflement de la paix dans
ant da roi, les diftrié:
brelent de vous préfenter Phommage.
-PEPS
RÉPO N S E.
Au Pert-au-Prince, le 6 odobre 17903
S'A1 reçu, Monfieur, la lettre qui m'a été remife de votre part au
fortir du confeil; je ne me permetterai point de prononccr fur fon
contenu ; je ne puis dans ce moment que vous prier d'être bien congraincu des vocax que je fais pour le rétabliflement de la paix dans --- Page 51 ---
la colonie y & particulièrement dans cette ville; je ferai trop keureux
6 je puis un jour y coopérer
J'ai l'honneur d'être avec des fentimens dillingués p:
Monfieur p9
Votre très-humble &z trèsobéiffant ferviteur,
Signe, BEANCHELANDE.
M. Nicolas. Et pour foufcription eft écrit : A Monfieur, Mcnfieur
Nicolas, habitant au Port-au-Prince,
aee Laita ou sel levio e
(B)
vu, 27 uetr ouluns
is mrmd l wfe uen
Propofitions Faites a M. Peynier, par Parméi Fatrictigule rlunie à Iiegere abulss toud lbtife
le 19 aoit 1790, préfentées par MM. Millet 6 Eontent, des Cast uvotuliun
la Ville, du Petit-Trou ; Petinion, de Jérémie; Boudier, du Petit-Goas
yeule
rule
le Comte des Rivières, du Grand-Goave,
Les habitans de la province du fud & d'une partie de l'oueft de la partic pervis
françoife de Saint Domingue, -
réunis dans la ville de Léogane, , d'après la assuee Eu
dle
vun
proclamation de l'aflemblée générale féante à Saint-Marc, en date du 31 a
juillet, à l'effet de fecourir leurs frères du Port-au-Prince & leurs repréfen- Delapu
tans formant laffemblée générale.
lufoublie
Déclarant, comme françois, avoirlep plus profond relpeapour la nation, Y
z0
la loi &le roi, 8c qu'à ce titre ils doivent jouir de tous les
que cue
la régénération francoife procure aux' autres citoyens de l'empire; avantages ce droip
L
paroit inconteftab'e, il eff appnyé fiur_les b:fes çui fes unit à la métropole.
a
Comme habirans de Saint-Domingue, leur' patrie, ils prétendent à une calke louulile
2 -
conflitution parriculière que néceffite leur localité & leur genre de preprié. leuibl Lewsut e
Nhe
tés. Cedroitleur eft encore reconnu par l'affemblée nationale. L'affemblée puww la
généraledes reprofentans-du peuple françois de Saint-Domingue convoquée wulou
ugs
& antorifée par la nation & le roi, légitiniement cenfitnée par la
majerité du voeu des paroifes, recontue telle par la promulgarion de
la u
Ernp-sglsealsveoper de cette conflitution, Jorfque lesditpofirion
hoftiles du gouvernement font venues interrompre fes travaux, B ontmi
ULrL
les dépités dons le cas de réclamer de leurs conftituans, le ferment facr.
el
qu'ils ont profé:é de les fecourir & de les défendre. Fidelles à leur premeffe
L
pleins de re(peét pour leurs légitimes répréfentans ils fent accourus fur
Ernp-sglsealsveoper de cette conflitution, Jorfque lesditpofirion
hoftiles du gouvernement font venues interrompre fes travaux, B ontmi
ULrL
les dépités dons le cas de réclamer de leurs conftituans, le ferment facr.
el
qu'ils ont profé:é de les fecourir & de les défendre. Fidelles à leur premeffe
L
pleins de re(peét pour leurs légitimes répréfentans ils fent accourus fur i'nvitnrion quileur aété faite pour voler àla défenfedes hemmesgénéretx
chergés delcurs plus chersintérêts.
uu a
Arrivésdans cette ville, onleur a communiqué une adreffe del'effemblégénérale à fes conftituans, qui leur apprend que les repréfentans de Saint- belle
Domingue fe font embarqués le 8 aolif, fur le" vaifleau le
ery
Léopard
M
al
pourf
2 2
U 4 r leead Lcettec
wuy
ols
olA
énéretx
chergés delcurs plus chersintérêts.
uu a
Arrivésdans cette ville, onleur a communiqué une adreffe del'effemblégénérale à fes conftituans, qui leur apprend que les repréfentans de Saint- belle
Domingue fe font embarqués le 8 aolif, fur le" vaifleau le
ery
Léopard
M
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pourf
2 2
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wuy
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olA --- Page 52 ---
reatre dansle fein de l'affemblée nationale, feuljnge capablede connoftre
des difcuflionse qui fe font élevées entrele gouverneur général &les legitimes
repréfentans du peuple françois de Saint-Domingue.
Sur quoi confiderant quelebut de notre réunion, était la défenfe de nos
repréientans menucés & opprimés.
Confilérant aue nos devoirs fonr, 1o, le maintien de Taflemblée
géndrale, ainfi qu'elle eft conftituée;
2. Dsprouver au x citoyens de toute l'ile, nos amis & nos frères, que
nousn'avons pas de deReins hoftiles.
3°. D'éviter les malheurs incalculables d'une guerre inteftine, dont les
fuites four l'effufion du lang de nos freres, la ruine de nos proprictés, celle
du comnerce de France, par T'impofibilité où nous ferions J'acquitter Ics
engagemens contradtés aveclui;
Confi.lérant en outre que l'eiprit de paix & de concorde eft le feul qui
convientaux cultivateurs & aux commerçans,
M. le gouverneur généra' a recu
Confidérant enfin cue l'affem.blée
fes propofirions qui lui ont étére- générale & fes archives étant en
mifes par MM. Laville, Millet,Pé- fureté,lefeul devoircugincuerede
tinion, Boudier, Bontant, & le àremplir, eft le
comte de Rivière.
maintindenotre
Son amour pour la tranquilliré liberté.pourquci défirant rérablir la nous trancuil'ité touscite &le vene
publique. , & le défir qu'il a de voir ca'meparmi pran,àasempeienslaus
ie calme rétabli dlans toutes les par- roraérefjedabiedapeapecelepue
ties del la co'onie,l'empiche d'entrer riche colonie de Punivers, prur
en difcuffion furle préambule deces déterminer M. le cemte de Peiniep
propoftions, &il palle fur le champ afouicrire aux articles fuivanss
aux articles,
Réponfe de M. le généralaux pro
politions,
ARTICLE I",
ARTICLE I".
Les perfonnes détenues au PortTousles prifonniers & otages de
mu-Prince, font MM. de Caradeux s pibpostonmerient
dela Caye, & leSourd, économe immédiatement apresl les
de l'habitation Cottes,
données,
fignatues
Le premier l'eft d'a réquifition
dela parcitle, aui,par un arrêré, a priéM. le général de ne le point relacher,jufeu'a ce ou'il eût été remis à un tribunal cempétent pour le juger.
Lefecond eft lérenu pour avoir été un des principaux autersdelaréolte
de Técuipage du vaiffea 'e Léopard,
11 n'eft Da anpeuvoir de M.'e général de le relâcher, attendu que fon
délireftporteaut tribnal de Pafm iée nationale.
lyserowcemh particuliers qui ont été arrêtés comme dangereus
pour la tranquillité publique,
'a ce ou'il eût été remis à un tribunal cempétent pour le juger.
Lefecond eft lérenu pour avoir été un des principaux autersdelaréolte
de Técuipage du vaiffea 'e Léopard,
11 n'eft Da anpeuvoir de M.'e général de le relâcher, attendu que fon
délireftporteaut tribnal de Pafm iée nationale.
lyserowcemh particuliers qui ont été arrêtés comme dangereus
pour la tranquillité publique, --- Page 53 ---
a Le M. le général confent a les relâcher, bien entendu que MV. Martinos
ancien oflicier au corps royal du Génie;. de Seize,de Villejomette&e Champ'oi, oficiers du régiment du P rt-au-Prince, & ious autres officiers &
perionnesqui Ont ou peuvent avoir été détenus,foit aux Cayes, foit ailleurs,
dans êtreprévenus d'aucun délit, feronr remis en pleine liberté.
IL
IL
La con-duite de l'ifemblée ci11 nefera formé aucune affemb'ée
devant à Suint-N Marc. a. été non générale, ley municipalités de la
feulemeat diredemenr contraireaux c-losic.telsequelles ionr o ganidécrets des3&28 Mars,mais évi- fées, demeureront en exercice, &z
dennint atteatatoire ala fouve- les choies refteront dans le méme
raineté de la nationpourles divers état quelorsdudépartdel'atfemblée
décrets qu'elle. à ren.lusytendant à gondrale,teintea Stint-Mircsjuffubvertir toutes les branches de qu'a ce que Pafiemblée nationale
T'aiminiltration, 8c principal'ement falleconnoitre fes voeux à la Coiopir ceux fur Toavertunedesports nie, ies désretsiurlestravaux de
aix érrangers, lel licanciement des nos repréientans.
troupes, d:la.cormuptioa. llégtimedivaifeau le Léoord; elles'eft.rendue par-là criminelle envers la
nation x le roi, &c quand même elle n'auroit pis été diffoute par le fait,
M. le général ne pourroit plusla reconnoitre. Maintenant qu'elle n'exi(te
plus, M.legénsral ne peur le difpenfer d'en convoquer une antrefuivant l'efprit devdécretrs des 8 & 28 mars, faufa aux diffé entes parcifes dela colonie
dexprimerleur voeu pour. ou contre une nouvelle aflemblée.
Quant aux municipalités M,'ee générat reconnoîtra celles quit ifont érablies,
nformément aux décrets nationaux, du mois de décembre, fanéionnés
prisrisiale.ny formilles
font pas conforme., , qu'on les Y ramene d'une maniere
athentique entout ce qu'ellesatroient de contraireàces décrets,
AorsM. le général Lles reconnoirra (galement. 1 fauf à y faire par la fuite fur
lesdemandes lelacolonie,route modification que les circonftances pourront
exiger. Au refte taiffer les chofes dans le même état que lors du départ de
l'affemblée générale féanteà Saint-Mars, ce ieroit éridemmentprolungeris
déiordre l'anarchie.
IIL
II I.
Tous tes citoyens 9 leurs femmes
Tous les députés de l'affemblée
& propriérés, font fous la protedion
leurs
det laloi; f6 cet article n'a
générale,
femmes enfans 66
I
pasd'autre p. opriérés,tou.
fens, accordé,
demeureront fousl offidiersaunisipan, laproteétion imn'cnrendant
médiate du peuple de S. Domingue,
néanmoins, par le préfent article, interrompre le cours de la
jullicesquanta aulx objets civils,
, font fous la protedion
leurs
det laloi; f6 cet article n'a
générale,
femmes enfans 66
I
pasd'autre p. opriérés,tou.
fens, accordé,
demeureront fousl offidiersaunisipan, laproteétion imn'cnrendant
médiate du peuple de S. Domingue,
néanmoins, par le préfent article, interrompre le cours de la
jullicesquanta aulx objets civils, --- Page 54 ---
3%
IV.
1V.
Danslacolonie comme en France,
Les décrets de l'affemblée narioles citoyens fe font formés en
nale, profcrivant toute efpèce de
ration, compagnies qui fe font ROTRE corporation, M.le gouverneur génétinguées par des uniformes ou des ralinterpofera fen autorité pour les
marques quelconques, les décrets de diffoudre;il empéchera que qui que
P'affemblee nationale n'ont point cefoit ne aucure autre marque
diffous les compagnies ni empêché que celle Setra de cocarde nationale.
leurs uniformes o marques diftinétives, &il n'ya pas de raifon pour en uferautrement ici.
Quant la cocarde nationa'e, elle. n'eft pas une marque difindiveattendu
que toutle monde la porte,.
V,
V,
M. le général n'a conroiffance
M.le comte de Peinier ne pourra
d'aucun décret de Taffemblée na- envoyer aucure détachement de
tionale, qui empêche le roi d'en- troupes de lignedela colonie, dans
voyer des troupes oùt il le juge les villes & campagnes, s'il n'en
à propos, fans la réquitition des eft requispar la municipalité.
municipalités, & l'article V eft cn
point de conftitution, qui doit être propofé par la colonie, & fanéionné
par. le roi.
VI.
VI.
Màme réponfe qu'au précédent.
M. le comte de Peinier ne pourrk
envoyer dans aucune ville, aucune
garnifon de troupes de ligne plus
forte que celle établie ci-devant, à moins qu'il n'en foit reçuis parla
municipalité, le cas de guerre excepté,
VIL
VIL.
Accordé, fauf.le cas cir la loi Atcun homme ne pourra &t e
doit prononcer,
recherché dans fa perfonne, fes
biens, offices & places, rclativement aux affaires quidivifent la colonie,
VIIL
VIIL..
Refufé; M. le général n'a pas- Tout militaire qui aura quitie
le droit d'accorder de pareiiles fes drapeaux fera libre de rejoindre,
grâccs qui foicnt contraires à la & ne pourra 9: dans aucun Cpe,
loi,
être pourfuivi coime défeitcur.
IX,
IX,.
Aix termes de la ccuf'tuticn
Accordé, fans difcu'te,
françoile, nul ne pourra êire 10quiccé pcur fair de icn opinicr,
M. le général n'a pas- Tout militaire qui aura quitie
le droit d'accorder de pareiiles fes drapeaux fera libre de rejoindre,
grâccs qui foicnt contraires à la & ne pourra 9: dans aucun Cpe,
loi,
être pourfuivi coime défeitcur.
IX,
IX,.
Aix termes de la ccuf'tuticn
Accordé, fans difcu'te,
françoile, nul ne pourra êire 10quiccé pcur fair de icn opinicr, --- Page 55 ---
-
-
X.
X,
Accordé, conformément at déIl aura la plus grande liberte
L
cret de l'affemblée nationale.
de prefle,
XI
XI.
c
Accordé de grand cceur.
Toutes les dipofitions de forti- w
fications, tous les forts & redoutes,
récemment élevés de part & d'autre, feront abandonnés 9 afin de laifler
la cireulation intérieure de la'colonte libre cémme ci-devant.
X I I.
XIL.
d
ypen
eulus
On a'addfarméperionne de force,
On remettra à tous les citoyens lupritous
les citoyens qui ont dépofé leurs les armes qui leur ont été ôtées,
du
arties au quartier & dopt on leur
a donné reçu, pourront les aller prendre lorfque les pcrfonnes armées
al Léogane fe feront retirées.
erfep
vale
XIIL
XIIL
n Lessees X
M. le général ne s'étant point
1'armée patriotique à Liogane doued tuuaeluul X2
éca.té des décrets de l'affemblée fe retirera aufi-rôt les articles ci- laucicu
eng
nationale, ni de fon fermentd'être deffius fignés,
Aouevows, ypes
dut
fidelle à la nation, à la loid &au
edi
(oulile
roi, fa conduite ayant toujours
Déclarant tous à la face de luni- e as
porté le caraétere dela plus grande vers, que les habitans préferent
au 00
modération, ne peut être foupgonné de verfer jufqu'à la dernière goutte ypu
de vouloir établir un joug opprefif. de leur fang 2 pour le maintien de
Ilinvite tous les citoyensraffembles leurs droits facrés, plutôt que de
A Léogane, de fe retirer paifible- vivre fous un joug opprefif.
ment chez eux, autrement il dé
clare qu'il employera les moyens
Fait à Léogane, ce17 août 1790. fod 2
qui font en fon pouvoir, pour
enpècher la continuation des trouwve
bles. gui agitent encore ea ce moment une portion de la colonie.
Fait au Port-au-Prince,le 19 août 1790.Signe, le ccmtede PEINIER,
E: plus kas, certifié coaforme à la copie faite fur T'original, loalin
0O
maintenant entre Jes mains de M. le comte de Peinier. Léogane, le
22 août 1790,
igne, Senae de la Forêt, fecritzire,
Collationné, Signé
ae
M 6
POYDRAS, fecrétaire-greffer.
foot souee
Nous, Jean-Claude Journu , maire de la municipalité des Cayes,
certifions à tous ceux qu'il sppartiendra, que M. de Poydias, qui a
HMTac foul a Pegi ertlarra 4 horuu ibleslen a
wvcirbuyualla Zr -
Rir
A LLLL 1
Hici
hue
lu
wyarer r
usfaur OC up ches
wbli
uffe
Vaugen
u utora a tyriu asie Jela 22
lenpup egimew
laude Journu , maire de la municipalité des Cayes,
certifions à tous ceux qu'il sppartiendra, que M. de Poydias, qui a
HMTac foul a Pegi ertlarra 4 horuu ibleslen a
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usfaur OC up ches
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u utora a tyriu asie Jela 22
lenpup egimew --- Page 56 ---
collationné & figné les préfentes, eft vraiment frerétaire-greffer de fe
municipalité des Cayes, & que foidoit & pcut être ajontée a fa
en foi de quoi nous avons délivré le. préfent, & en marge fignature d'ice ui
avons fait appofer le feeau de nos armes, Donné en notrc hôtel,aux
Cayes, Je 24 aofit 1790. Signé JOURNU, maire.
Pour copie conforme à l'original cn ROS mains, A Paris, le 3
sécembre 1790,
DENIX DAUBONNEAU
u 4 e4 mueui sws olulsles
(C)
2e Extrair des segiftres de la compasn:. LES volontzires du Port-au-Frinct. Ds
Dape
ufear, la feunce du 7 août 1790,d rlevis, a élexneuce qui Jiite
4 elus
Sur TinviadonfaieparM.le. chevalier de Maudeit.au nont deM. teré.
is a/ méral, de nommerdanela compagnio quatie commitiaires Tedat d'ouviir
les paquets adreffés de Saint-Marc à la partie du fud,8 de retenir & comZA
saa muiqterM.le, genéral ceux quipourreient contenin despeimts centrairesl'ineérét public. La cotapagnie. à nommé à cct efier MM. Lec, Lajers
Maffac, &c Layrac, qu'eile a chargés de cette miffion.
Segne regiftre, Couarde de Vilegai, vice-préfident, & Saint Guirons,
1 E outlee te
vice-lecrétaire,.
A U
En marge d'un extrait collationné, dipolt daux archives de ladite compagnie eft écrit ce qui fuit,
cutla
Approuvé ledit arrêté & foit fait comme eftrequis.
Au Port-au-Prince, le 7 août 1790.
Signt,lecomte de Peinier.
Pour copie collationnér,
u pes at tion de l'arrété de ce jour IO a.f-c@surdespofies août 1790,
de Cette ville, Cn exccue
Sip.,Saint-Guirons, vice-fecrétaire.
Extrait des regifres de La compagnie des volonteires du Port-ax-Princi
Delaféance da 8 août 1799, après midi,aété extrait ce quifuit:
M. le chevalier Mau'tit eft entrs & a dit : MM. M. le géaéral m'envoie
vers vouspo.r vous engiger à pren.Ire les melures les plus fures pour
continierd vériler les lettres mui vienngnt tant delapirtieAu fnd à SaintMic,que calles de oattedariiere vi'la ala partie difed,pour parvenir à
décoagerter les projets coatrairesàl Tiatérerpablic, quiparoillorcut etredéia
combinés
'tit eft entrs & a dit : MM. M. le géaéral m'envoie
vers vouspo.r vous engiger à pren.Ire les melures les plus fures pour
continierd vériler les lettres mui vienngnt tant delapirtieAu fnd à SaintMic,que calles de oattedariiere vi'la ala partie difed,pour parvenir à
décoagerter les projets coatrairesàl Tiatérerpablic, quiparoillorcut etredéia
combinés --- Page 57 ---
à
eombinés, & dent ont a déjà eu connoifance par les lettres qui ent
éte remiles à M. le général par les commiffaires que la ccrapagnie a
nommés dans la féance d'hier au feir.
La queftion ayant été mife en délibération & prife en confidération
par la compagnie, ila été arrêté qu'il fera nommé par M. le préfi
deni, deux commiffaires qui feront autorifés à ouvrir tous les paquets
&cletres qui.kurparoitsont fulpeds, allant ou venant tant de Saint-Marc
dans la partie du Sud, que de cette partie à Saint-Marc, & même
ceux qui partiront de cette. ville, fi les commiffaires les jugecient
fulpedis; à cet. effet M. le préfident a nommé MM. Grandidier, Thomas,
Foucaut, Brunet, Bouzigues, Bourlon, Afalit, Dupleflis, Tête, Liman,
Patot., Touzalein, Biraud, Pelé jeune & Vidaud.
Signe au regiftre, Couarde de la Villegai, vice-pré@dent, &. Bracket,
fecrétaire..
Collationné & figné, de Brachet, fecrétaire,
Nous fouflignés, commiffaires députés de laffemblée des volontaires
patriotes du Port-au- Prince, requis par M. le gouverseur-genéral, à
T'enet d'affifter à l'ouverture de diverfes lettres & paquets apportés par
le courrier de Saint-Marc, à diverfes adreffes certifions nous être
tranfpgrtés à l'hôtel de la pofte, & avoir fait l'ouverture de plufievrs
paquers que nous avons recachetés, comme ne tirant point à conféquence,
& avons décidé de garder ceux dontlesadrefes font ci-deffous détaillées,
ayant jugé que la remife ne pourroit être faite à ceux i qui elles font
adreffées, comme fuit: favoir..
De Nazane, z Daubaugna & Trigant, Bd Queheille, , 2 Me Caradeax,
Mlle.R Roux, Chabruel & Honorat, Millet, aux Cayes; Viviant, Municipalité du Trou., Laffalle, négociant 3 & quarante-deux lettres ou paquets
deftinés pour Saint-Marc, que nous avons auffi jugé d'intercepter, la conefpondance de quelques-unes que nous avons ouvertes, nous ayant paru fuf
pedes;,en foi de quoi > nous avons délivré le prélent.
Port-au-prince 2 le 7 aoit 1790..
En préfence de M. Chriftophe, direéteur, quia figné avec nous,
Signi, Layrac, 2 Maffac, Lajard 9 Bec ainé & Chriftophe..
Nous fouffignés commiffaires députés de l'autre part, certifions avoir
procédé à P'ouverture des lettres & paquets qui n'ont pas été expéciés par
le courrier. de cejour, & de fuite avons ouvert: celles qui avoient érélaifiées
en dépôt au dire@teur par les commiffaires qui y ont procédé hier, 8
cinquante-trois-autres quin nois ont été préfentées par Je direéteurs parmi
lefquelles lettres nous avons jugé a propos de ret nir là qiantité de
dix-huit, comme être importantes, BL dent, Jes adreffes fuivent:
Martin Lamery, de Laval, le chev. Montmain, Mognin', MDef
pedaillesss. Hugue, Caftels perez- Guerin & Chanvet, Chzmpels,
F.
iffaires qui y ont procédé hier, 8
cinquante-trois-autres quin nois ont été préfentées par Je direéteurs parmi
lefquelles lettres nous avons jugé a propos de ret nir là qiantité de
dix-huit, comme être importantes, BL dent, Jes adreffes fuivent:
Martin Lamery, de Laval, le chev. Montmain, Mognin', MDef
pedaillesss. Hugue, Caftels perez- Guerin & Chanvet, Chzmpels,
F. --- Page 58 ---
Marye, 2Delmasjeuns, madamed delaFerronays, Valentin deCuliion flsa
Baudoin, Delgrottes, Miailles.
Le furplus defdites lettres ayant été recachetées & remifes audit diredleur, pour leur donner cours par le premier courrier; en foi de
quoi nous avons donné le préfent, pour fervir & valoir ce
de
droit.
que
Fait & clos le préfeat procès-verbal au bureau de la
à heurea
Ec demie du foir.
pofte 9
Au Port-au-Prince, le 8 août 1790, Signé Bec ainé, Bouziguer,
Touzalein, Affalit & Chriflophe,
Cejourd'hui douze, & par continuation de notre féance de la
nous commiffaires fufdits, procédant comme ci-devant à l'ouverture veille, des
lettres arrivées par les divers courriers des I1 &12 dudit mois
& parmi celles que nous avons jugé à propos d'ouvrir, il s'en d'août, efi
trouvé 88 de fufpedtes, du nombre defquelles Si ont été retenues
mous, & adreffées comme fuit:
pas
Delafond, Volunbrun, Meyère, Defrenaidières, Munfort, Blacé, Nore
mandie, Macé, Minette, L.. Gautier, Camfrancq, B. Queheille, 2 Waudee
fell, municipalité de Cavailton, Millet,Berret, députés des Cayes-de-lacmel,
Vinay, paroilliens de Jérémic, Boureau, Menardier, Boudie,
Durand, Faugas, Mongin, veuve Claverie, Touron, Delmasjeune,
fée, comité du
STISE
cap Dame-Marie, Chenais, Laborderie, HondignedelArche,
aflemblée colopiale. Lanoue, Manicipalitéde Terbec, 3 Duverger, Marran,
ep paquets de l'affemblée coloniale, Letourneux, Daiher,
Et le furplus des autres lettres a été recacheté & remis au diredteus
foufligné, pour leur donner cours; de tout quoi nous commiflaires
fufdits avons dreffé le préfent pour fervir de décharge au diredeur,
Fait & clos le préfent procès-verbal audit bureau de la pofte.
(D)
Extrait d'une lettre écrite par M. Blanchelande à
M. Villars, commandant pour le Roià Léogane.
Av REDACTEUR DU COURRIER NATIONAL
da Puit-Goave, le az avril 1791.
Monfieur,
On fe queftionne fans ceffe pour favoir d'ot a pus naîtrel la divifion qui 6
A erueilement troublé les famailies, penciant la coarte durée du trigmapag
fent procès-verbal audit bureau de la pofte.
(D)
Extrait d'une lettre écrite par M. Blanchelande à
M. Villars, commandant pour le Roià Léogane.
Av REDACTEUR DU COURRIER NATIONAL
da Puit-Goave, le az avril 1791.
Monfieur,
On fe queftionne fans ceffe pour favoir d'ot a pus naîtrel la divifion qui 6
A erueilement troublé les famailies, penciant la coarte durée du trigmapag --- Page 59 ---
y
thohtrat fildes ennemisde la révolution, & chacin fe répond eu" ens
zeilenti l'etiet fans en connoitre la caufe, Nous venons d'en dicouvrir la
véritable fource par une lettre de M. de Blanchelande, dent rous VeUs
envoyons ci-joint un extrait pour être contigné fur votre feuille. Le pubie
y verra, non fansinlignation, , que c'eft au jein même de la parentéde M.
Chalon, que M. Blanchelande a éte commettre la main cui eût dà lel vrer
à (a fureur an'i-patriotique Silnedireulavicmen d'échapper à ce piége,
Nous vouspriensauffi de donner place à notre adreffe aux ciroyens de
SinDos-ps,auf@digs vons.leponrrez, conformémonill'excmplaire
que.nous.avony Phonneurde vous adieffer.
Nousfomnes avec un fraternel & fincere attacherient,
Monfieur,
Vos très-humbles s& tr-s-obdiffans ferviteurs, a
Les off.ciers municipaux.
Sign,Delattre de Ponthons, officier municipal; Canteloup, fecrétaire
yreilier,
PisGoms.lestandiggl.
ATOUS LES CITOYENS DE SAINT-DOMINGUR
Mellieurs & chers compatriotes,
ta néceffiré oùr nous ont mis les michans de juftifier de noire patriotifms
& de leurs entreprites aftucieufes auprès des commitlaires conci'iateurse
atten lusc aque jour en cettecolonie.nous: a auffi prelcrit le devoirdeneriea
lear aierigno er de. m V ens tyranniques que le gouvernement, l'ordre
judiciaire Sclours fuppôrs ont emp'oyés contre la mijorité pcur la forcer au
f'ence & luidonner laloi. Nous nous occupons de dreffer un mémoire exach
des plaintes de notre paroifle € & nous vous eng ageons à en faire de même
po:r ce qui CO cerne les Allaux vous avez eu à ioutenir dans a vôtre.
Vous avez fans doute VII fur :: gazette de Chaidron, du 17 cour rant. le
prononcé de l'arrêt du confeil que nos cominiffaires ont cbreau; il intérefle
touteslesp paroiffesdit fud8de l'oueft, & nous fommes bien flattés d'avoir en
eelapu.coutrib ier à la tranquiliné de tous ceux de nos compatriotes qué
étoient dansles.liens des décrets, pour caufe de ia révolution.
Nous fommes avec un fraretnel attachement,
Meilieurs & chers cempatriotes,
Vostres-himbles &z tres-ebciffans ferviteurs,
Les officie a municipaux du Petit-Goave.
Signd, Delattre de Ponthons, oili.ier municipal; Canteloap, fecrétaire
greffier.
[s]Ence temps 13,1a gazette de Siint-Domingugchantoit à tue têts les
exploits d'ua béros fauteur, couronné fur Iesplancbes
ommes avec un fraretnel attachement,
Meilieurs & chers cempatriotes,
Vostres-himbles &z tres-ebciffans ferviteurs,
Les officie a municipaux du Petit-Goave.
Signd, Delattre de Ponthons, oili.ier municipal; Canteloap, fecrétaire
greffier.
[s]Ence temps 13,1a gazette de Siint-Domingugchantoit à tue têts les
exploits d'ua béros fauteur, couronné fur Iesplancbes --- Page 60 ---
Au Port-au-Prince,: 29 décembre 1790:
AM. de Villars.
Jevous prie, Monfieur, de donner 9 Atôt ma lettre reçue, ordre à M.
Didar de partir fanrnul délai avec huithommesder maréchauffée (ilferoit
bon qu'ils fuffent déguifés, quoicue bien.armes) pouraller arêter le fieur
Chaloa d'Ayral, au Fonrdes-Negres; la note ci-jointe lui fervira de renfeignemens pour cetteopération. Il convient qu'elle fe faffe de nuit pourp plus
gande fureté, f rien ne s'y oppole.
Si M.I Daudat, chemin faifant, rencontre guelgu'un qui de mapartluidemands
Rendfriacdot.ition. Qand
Joanera, quatre devantlui fuffire pour fa miffion,
illauraremplie, s'it réuffit, il conduira fon prifonnier au Peritilrefera Goave, ouile en feraremife. au commandant pour leroi; dans tous les cas,
au Perit-Goavefion beloin de lui, &il s'en retournera avecfon
moade quandle commandantleli, prefcrira.
M. Daudat fait trop bien quele fecret eftl'ame de toutes ces fortes d'expd.
ditions pour qu'il foit néceffaire de le luirecommander.
J'ai Phonneur d'être avec un bien fincère artachement. Monfieur, votre
trés-humble dotrés obcidant tferviteur
Blanchelande,
henwleinfpmaa e vislonkfga rifgnés 2u . 29 awd arler 4 des Byplnaim2e cdeeuye.
Avis.
M. Daudat fera bien en paffant dans-le bourg du Grand-G-ave,& vis-da visla villeda Perit-Goave, oir il ne doit pas 'arrêter, de mettrefesc cavaliers
une certinc difunce les uns des. autres afn qu'on ne Joupgonne pas en les
voyantréunis qu'ils ayetgsecusiefination particulieree.
Ilferoit auffi.prudent que l'officier &cles cavaliers fuflent fans uniforme,
Siquel leur-bandou'ieres fuflent cachées. M. Daudat cacheroit auffi ifa croix,
fa Iinefast pas non plus que M. Daudatinitraile les cavaliers de l'objet de
mifhon.
Enarrivant fiur T'habitation de M. Berqurin D: aparc, M. Daudatyentrera
feuldcremettra les Jertres ci-jointes, après en avoir prévenu le m itre du
logis;il feraanfirôt entrer fes cavalierspour qu'on ne foupçonne rien, ce
qui pourroit arriver S on les laiffoit long-tempsàl. lal barrière.
M. Daudat trouvera chez M. Berquin Duparc les fecours dont il aura
beinin, & rilpourra lui confier lefirjer de fa miffion, afin qu'on lui donne
les renieignemens fiurla fituaricn del T'habitation du fieur Chalon d'Ayral,82
du monde pour obierverlen mgment d'y entrerpourl'arréter. (ette habitationeftan pied du MontSaint-Michel, près celle de M. Berquin Duparc.
Signé, Bianchelande. louyoura 2es hiaikis rhefuypos
Certihé conformed Poriginal dépofé aux minutes de la municipalité du
Petit-Goave.
A1 Perif-Goave, leaa anligt/e,Ddase de Ponthons, officier
municipal,
ieur Chalon d'Ayral,82
du monde pour obierverlen mgment d'y entrerpourl'arréter. (ette habitationeftan pied du MontSaint-Michel, près celle de M. Berquin Duparc.
Signé, Bianchelande. louyoura 2es hiaikis rhefuypos
Certihé conformed Poriginal dépofé aux minutes de la municipalité du
Petit-Goave.
A1 Perif-Goave, leaa anligt/e,Ddase de Ponthons, officier
municipal, --- Page 61 ---
ae M
E
a faExtrais d'une Lttra confidentielle de M, Blanchelande, à M. Maudule;
le. 14 janvler"..
"AThabitation des Cahos, 1e'14, à deux heures après midi,
A Au moment, mon cher colonel, aue allois monter en voiture, font
wer errivés une tonratwefubiupnedelalete-lunsieneuviem.vetent de 15 à 18lieues
exprès pour me voir & caufer avec moi : ily aparmi eux! le procureur dela
commune, M. de Nougues & des oficiersmunicipeux qui m'ont cantonnés.
Ils font bien déterminés à reconnoitre-M. .de Romillon, toute) la municipalité
penfe de même : muisits craignentla commune, Ilsm'ont priédel leur écrire
i dès à précnt, 2 pourles engager à ie diffoudre; jenaipas voulu y contentir
er
avant l'arrivée du décret, parcequejer n'en aipas ledroit a en ce casils demande doient de laiffer les chofes infiane que, juiquaTarrivée du décret. Je leur a
répondu, qu'alors ils n'auroient plus de mérite à la chofe, ils font donc
déci.lés à laire un arrêtécomme nous en fommes convenus, de reconnoitrele
elaluicw commandant pour le roi purement & fimplement; voilà tour ce QuP nous
waucavons? adéfirer dans ce moment. le demande que M, de Romillonn'aille point
furles lieux pour fe faire. reconnoitre à la municipalité; l'aréédécidera la
queftion, dautant quil paroit quela communé exigeroit que ce commandant
prérele ferment devant eux, ce guij pourroit entrainer des difcufions qu'ii
fauréviter,
Autre chofe; ces Meffieurs ne peuvent s'affembler que lundi, & c'eft ce
quifaitloiver de cette feconde lettre;je vous en préviens, mon cher colonel,
afin que VOuS arrangiez votre départ en contéquence. Je penle que votre
dérachement eft parti pour retourner au Port-au-Prince, puique vous devez
chcminer pirrerie.
Je. vous rènouvelle., mon cher colonel ,les affurances de mon fincère &
bien inviolable attachement:/igneé, Bianchelande.
F
KXTRAIT d'une délilération de la paroife du Port-au-Princt,
Du. 5. mars,1791, neuf heures da matin,
Un citoyen ayant demandé &z obtenu: la parole, a dit:
Que dans ce moment ob le patriotifme éclate; il croycit oue la
motion dont il alloit faire leéture, devoit êtfe mife en délibérain: la
motion lue, aété adoprée a l'unanimité; en conféquence, aflemblée
arcte:
Qu'elle reçoit avec emprefemerit dans fon fein 'ceitx rui jufgir'ici
avoient par des aéles publics, profe.le' une doétrine contraire àia mulie
Que dans ce moment ob le patriotifme éclate; il croycit oue la
motion dont il alloit faire leéture, devoit êtfe mife en délibérain: la
motion lue, aété adoprée a l'unanimité; en conféquence, aflemblée
arcte:
Qu'elle reçoit avec emprefemerit dans fon fein 'ceitx rui jufgir'ici
avoient par des aéles publics, profe.le' une doétrine contraire àia mulie --- Page 62 ---
Nes choyens, & formddes affembides partienibren,
an quelque forte,
gillesenf@yeroles
Déclare l'allemblée qu'elle voit avec emprefiement & joie le
d'une partie des citoyens ici prétens, iuvite ceux que ies
retous
fiire pourroiont encore tenir clignés, à fe reunir de bonne circonftances toi
ne
dorénavant qu'une leu'e & même compagnie de
pour
eu'ils lont tous fous la fative-garde du patnoriime & freves, déclarant
ehacun de fes allifhans promettant en
de Phcnneur;
foutenir & de les séfeadre; de leur accorier général & en particulier de'lcs
aitoyen par la loi,
Pappui qui cit dû a tou8
Arrête en ourre gae le préfent arrété fera fur fe
pub'ié au ton du tambor par to utes les rues du champ imprimé 66
Fait en l'èglife paroifliale, l'aflemblée tenante, Port-a-Prince,
Spit,1rarwsctsrp
lesmurs K791.
pere,prgje dent; PERPUSSEL, ficrés.uree
(G)
P.oc'amaticn-de M. Elancheland., pour ritabir les
munisipilités, en date du 25 mars 1791.
Panirtaz-Fsuecors RouxFL DE
miréchal des cam,5 & armées du rci, lieu enact BLANCHFLANDE, auf gouvernemens
ginérald desi'e
Bade.troup-s, artilicric, Lt0eran. milices & Hortiu.tionsc.idics X inipecicurgenée iles.
Aurap leas m.rs179t.
Amatacineyus deiftrasesy o celavolnier
du
lewoyi Le décret, Meflienrs, de l'afemblce nationiedu i1 ofobre
kez8
(anclir aiépar leroi, derinnewearctame &rauties atles émanés derniers de
77" Paffemblie conflitice à Saint-Marc, fous le titre ditaffemilis ginérale de la
parte frungole de Sai t-Domingue. attentarri esla inveraineré
& alap peiueger.if.ee incapab'e derccevcira atcureevce.tion. naticn'ex
Ce mème d'cret porte : Que tcufes leslois établies centinuercnt d'ére
wr013-1ea-oM u'ace en'il en ait oeetncertrintire
wnobervantla.nurche preicrite par les décrets du 8 mars & infiruéions du
a8dumème mois.
C'eften veritab'eamidela conditntion françoire,en chefde cette.colonicy
doutlanationécle roim'ont
L'afemblée
Lleemmmatennre
nationale & le roi ont reconnudans les decretsconfticutione
aesde: premier odobre, premier, 2 & 22 décembre 1789, &2 févrer
1790, led oit qu'ale perple d'avoir des aflemb'ées, pour
de la w'ice, & la farveillance de tort cecui anté fie ralminiftranra ajureté & ion
Smmsoantmam-Je
a
MM éte établis pour soute la Franca
emmmatennre
nationale & le roi ont reconnudans les decretsconfticutione
aesde: premier odobre, premier, 2 & 22 décembre 1789, &2 févrer
1790, led oit qu'ale perple d'avoir des aflemb'ées, pour
de la w'ice, & la farveillance de tort cecui anté fie ralminiftranra ajureté & ion
Smmsoantmam-Je
a
MM éte établis pour soute la Franca --- Page 63 ---
ce 4 D'apiàs ces décrcts, & d'après celui qui fert de bafe fondamentale a 12
monarchie françoife s Yinvite de nouveau les affemblées provinciales,
micipalités, comités & bureaux de police de la colonie 9 à continuer leurs
fouctionss a redoubler s'il eft poflible, de furveillance, julqu'à ce que
l'aflemblée coloniale ait établi Puniformité prefcrite par les décrets des 88c
28 mars. C'eft me conformer. 9 jele répète, aux intentions de l'affemblée
nationale & duroi, que d'employer les moyens qu'ils m'ont confiés pous
garantir la colonie de toutes fecouffes violentes
J'invite pareillement les citoyens des paroiffes, qui n'ont point encors
formé provifoirement de tels érabliffemens populaires, d'y pourvoir
incefiamment; & ceux qui par la diverfité de leurs anciennes epinions et
ont érabli deux dans la même paroiffe, à fe réunir paifiblemènt dans une
feule affemblée, afin de décider à la majorilé des voix celui qui devra exifter,
J'invite enfin tous les corps de police iccondaires, à la fubordination, fi
néceffaire dans chaque province le bien de leur adminiftration; à ne
geconnoitre qu'un point commun CICnA réunion, qui ne peut exifter dane
Beurs affemb' 'ées
comme je fuis moi-même le point amerdt ds
l'adminifration ETEA de colonie,
Aidez-moi donc, Meflieurs, je vous en conjure au nom du patriotifme
doit nous animer tons, aidez-moi dans l'exécution des projets bienfaifans
25 la nation & du roi; je ne puis faire le bien général dans l'état aétuel des
chofes, qu'autant que tous les citoyensy coepéreront avec moi; réuniflonsnous; legouvernerment ne peut avoir d'autre intérêt que le vôtre,puifqu'it
n'eft inftirué que pour votre bonheur, & s'il a pu arriver que l'efprit de
domination ou une ambition mal calculée ait fait quelquefois oublier cette
grande vérité, croyez, Meflieurs, que jaia cceur de me montrer
zoopérateur de notre régénération, & de
à chaque pas de digne mos
adminiftrationle relpeê que je porte à cette Eantere facrée.
J'ai l'honneur d'être, avec un refpeélueux attachement & des fentimene
diftingués, Mellieurs, votre. très-humble & très obéiffant ferviteur; fignde
Blanchelande.
(H)
Adreffe des samis de la conftitution du Portau-Prince,
al'affemblée provinciale du Nord.
Pan-as-Pina, '7 mars 1794
Massrons,
la letture Nous d'un n'avone difcours pu nous défendre d'un mouvement d'indignation 8
féance du douze de ce mois, prononcé & de par fa M. de Blanchelande dans votre
jous,
proclaroation, en date du méape
umble & très obéiffant ferviteur; fignde
Blanchelande.
(H)
Adreffe des samis de la conftitution du Portau-Prince,
al'affemblée provinciale du Nord.
Pan-as-Pina, '7 mars 1794
Massrons,
la letture Nous d'un n'avone difcours pu nous défendre d'un mouvement d'indignation 8
féance du douze de ce mois, prononcé & de par fa M. de Blanchelande dans votre
jous,
proclaroation, en date du méape --- Page 64 ---
Si M: de Blanche'ande ne s'étoit point éearté de fes deveirs, s'l
s'étoit pénétré des intenrions bientailantes du monarque dont ii eit le
repréfentant, nous ferions tranquilles & heureux.
S'il avoit rendu jullice aurx citoyens'du Port-au-Prince, s'ileût mis
fa confiance dans le patriotiime & Phonneur des braves militaires &
marins, donrlaffemblee nationale n'a voté l'envoi que pour nous faire
jouir des bienfaits de la régénération il n'auroit pas aujourd'hui à le
juftifier devant toute la nation de l'abandon qu'il a fait de fon B04vernement atl milieu dés alarmes que fa conduite feule avoit fait naitre,
Oui, Meffieurs ceft à fa conduite que la: ville du Port-au-Prince a
du les troubles ( henreufement peu durables ), dont elle s'eft vue agitée,
Pour atténuer fes torts,il répand le poifon dela calomniefurles génereux
défenfeurs de la patrie & de la liberté, quiontmérité des éloges des villes
de France les plus fameufesparleur patriotifme. Normandie, Artois vivront
éternellement dâns tous les coeurs françois, & nous-mêmes, Meflieurs,
nous n'oublierons pas que la colonie leur doit fon falut, ainfi qu'aux corps.
d'artilierie & de marine formant la ftation.
Quel étoit le motif d'un envoi de troupes à Saint-Domingue PCen'étoit
roint fans doute pour fervir les partifans de l'ancien régime, mais pour
protéger les véritables frangois, c'aR-à-dire les amis de la régénération.
L'affemblée veut notre bonheur; M. le général agifnit donc contre fes
intentions en éloignant du centre des divifions & des troubles les forces qui:
n'éroient envoyées que pourles faire cefler.
Ilaofé vous dire, Meffieurs, que l'ordre & la paix étoient rétablis au:
Portau-Prince, & qu'il travailloit à réunir les deux partis.
Nous lui demandons quels étoient cet ordre & cette paix qu'il nous vante,
& quels moyens il employoit pour parvenir à une réunion défirée depuis fi
long-temps, toujours éludée par les partifans de l'ancien régime, 8 effeétuée
fans difficulté le lendemain de (a fuite.
Eft-ce fa proclamation dur II février dérnier, fur le décret di 12 oftobre,
oi ili infulte d'une manière cruelle des citoyens reipeétables par leur fermeré
feule à réfifter aut pouvotrarbitraire.
Eft-ce fon invitation, faite aux volontaires quelque temps après, de
continuer à tenir leurs afiemblées & à
les-marques diftinctives,:
fource.de nos divifions & de nos haines HEIS
I ofe encore vous parler de la féduaion du régiment du Port-au-Prince;:
mais quels fontl les coupables? Pourquoi ne les défigne-til pas ? Veut-il les
ménager, craint-il de les démalquersaux yeux de. route la colonie P Nous
pén trons facilement fes intentions : ne pouvant plus compterfamdesfoldats
trompés long-temps & quirevenus de leur gmeen-fmasiesoisfh.id combien it eft doux dej joindrele titrede citoyen à celuide militaire, il cherched
femerla difcorde, à dshmnorerikicinoyenidut Port-au-Prince,8 lerégiment
qua l'honneurfeul attache aujourd'hui à leur caufe.
:
Puifque.M. Blanchelande le veut nous allons déchirer le voile qui couvre
fa conduites pailée.
En
trompés long-temps & quirevenus de leur gmeen-fmasiesoisfh.id combien it eft doux dej joindrele titrede citoyen à celuide militaire, il cherched
femerla difcorde, à dshmnorerikicinoyenidut Port-au-Prince,8 lerégiment
qua l'honneurfeul attache aujourd'hui à leur caufe.
:
Puifque.M. Blanchelande le veut nous allons déchirer le voile qui couvre
fa conduites pailée.
En --- Page 65 ---
En vous donnant guelques détails fur 49 larévolution du
municipalitéap paliSfousflence ceux quipouvoient Porbau-Prince,'a
nous n'avonspu qu'applaudura cetadle de prudence; tectronistuelegess
revêtu d'une autorité légitime, que nous devons refpedter M.de Blanchelandert
écarts, &c nous avions d'ailleurs tout lieu de croire
jufques dans fes
nos fentimens, ilreviendroit 211 milieu de nous
que micux inftruit de
lider notre bonbeur. Mais puilque non-content de partager notre joie & confopar des calomnies pew dignes du repréfentant du s'eloigner roi; il nous outrage
éleverdese Woutesfurlafilchire &le patriotilme des
Puifqu'l de cherchea
d'Artois, des corps d'artillerie & des équipages des bataillons vaiffeaux de Normandie,
nous devons à nous-mâmes, à nos
la Aation,
conduite & de dérruirefes faulles inculpations. genéreux défenfeurs, de dévoiler fa
M. de Blanchelande s'eft annoncé au Port-au-Prince
vertueux, &c jaloux de l'eftime des citoyens; mais fa conluite comme un hemme
confirméles eljérances qu'avoit fait tnaitre dans nos coeurs le n'a point
prononça au confeil le jour de fon inftallation.
difcoursqu'il
Gle Notre fort n'a reçu aucun adouciflement, nos divifions n'ont
chefdupouvoir exécutifn's rien fait pour en interompristoum.le pas diminué,
Soatminoningomment n'en ont pas étémoins inquiérés; continué; les droits des citoyens de honnêtes &1 trançuilles
liberté des opinions, la faculé de fe les
fhomme les plus facrés, la
refprdkés qu'ils lavoienr été par fon
communiquer, le n'ont pas éré plus
tinué d'être violé, &cles malheureufes prédéceffeur: vidimes du fecret despefesa condes tribunauxn'ont point vu finir leurs
defpotiime Scdeliniullice
gue les adminifirateurs avoient reçus defufpendre prineh.malgréleterdres minifériels
lat révolution, &eii nous ont été
toutespourfuites: relatives
le départ de M. Blanchelande. communiquées par M. de Proifly depuie
jets Nousnep fur Jacmel, pouvons l'enlèvement oublierl'erpédition criminelle da getit-Goave, les
de
proau Mole & à Bombarde, fes proclamations plufieurs citoyens aux Cayes, fa conduie
divifer toutes les paroilles, & enfin, la défenfe incendiaires notifée à qui tendoient à
palités de continuer leurs fontlions.
toutes les municiER-ilp pofible de craire encore au patriotifine de M.
refpea pour les décrets de l'aflemblée nationale, Blanchelande,t.on
fire arhorerles pavillons de la nation fansavoir fait tontiorinoerae
fans cet appareil enfin, cette folennité
promulguer le décret,
grande part à la fête de la patrie,
qui annonce que le coeur a la plus
Mais fans entrer dans un détail qui nous
notre devoir doublier, ilfuffira de vous rappelleroit des faits qu'il eft de
étoit devenu f infipportable, que le jour dire, à Meffeurs, quele celperime
ef arrivée au Port-au-Prince, un citoyen avoit jamais été mémorable où ia Ration
dénoncé au procureur géneral,
menacé de la prifon &
chez lui une leztre qui nous donnoit parce que, dans fon abfence, il avoit étélu
nos peines,
quelque efpérance de voir bientôt finir
G
it des faits qu'il eft de
étoit devenu f infipportable, que le jour dire, à Meffeurs, quele celperime
ef arrivée au Port-au-Prince, un citoyen avoit jamais été mémorable où ia Ration
dénoncé au procureur géneral,
menacé de la prifon &
chez lui une leztre qui nous donnoit parce que, dans fon abfence, il avoit étélu
nos peines,
quelque efpérance de voir bientôt finir
G --- Page 66 ---
so
Jugez maintenant, Meffieurs,dela vivacité avec laquelle nous devicas
défirer noslibérateurs. flsparurent enfin le deux mars. A peine éroient-ils en
Yuc, quel'ordre étoit expédié pour les envoyer furl le champ au Mole.
M.Blanchelande nefe contenta pas de cesordres, il le tranfporta Jui-même,
furlesfept heures du foir,à bord du Fougueex:il annonça au b. taillon de
Normandie, que fa deftination étoit pour le Môle (Note du régiment de
Normandie). Quetout étoittranquille: au Port-au-Prince, qu'il ne nousaitendoirpas Grôt, qu'il n'avoit pris aucun arrangement pour nous recevoir,
n'ayantpas même de logement ; qu'il avoit déterminé de nous envoyer aul
Mole, commel'endroit leplus propice &leplus favorable; en nous] promettanttoutes fortes de douceurs : que nousaurions payefranche,14 onces de
pain, demi-livre de viande fraiche trois fois par emaine : & enfin une
bouteille de tafia pour huit hommes: qu'un foldatlui a demandé oû feroit
le bataillon d'Artois; a répondu qu'il feroit avec nous, Ce détachement
de Normandie quil vous a peint comme livré à l'infubordination
la plus effiénée ne balança pas à obéir aux ordres de ce chef, il
igaoroit qu'après l'avoir trompé fur la fituation du Port-au-Prince, ilalloit
pareillement jouer le bataillon d'Artois, &lui tenir aflucieufementle même
laires
Ilne vous a pas dit que, voyant fa rufe décoiverte, il chercha à tenter
leur fidélité en leur offrant des avantages dont ils font bien dédommagés par
notre eflinue, quil efaya de les féduire cn leur promettant ( nous en rougillons pourlui) en leur promeitant du tsfia.
Tellead étéfa conduitea bord de ecesvaltieaux:ce qu'il qualifie d'infubordination n'eit autre chofe que le défr des foldatsanivés par la ftation a de
connoitre l'étar du Port-au-Prince par cux-mêmes, afin de juger f leur
préfence étoit néceffaire pourrétubilrlordke. La réponfe qu'il met dans la
bouche des foldats d'Artois, & qu'ils lui ont réellement faite, prouve.combien ils défroient voir la coloniejouirde la tranquillité & dela libertéqu'ils
vennicat lui procurer.
Leur refus d'obéir à des ordres arbitraires qui rendoient inutile leur
préfence à Saiut-Do.ningue, tandis qu'elley étoit fi néceffaire n'eft donc
point un crime.
L'atreffe de la municipalité ne vous a peint que foib'ement la joie
nousreffentimes à leur arrivée,efle fe manitefla Per desitluminations seNt
politique n'avoit point commandées. Cesilluminations &le difeoursde M.le
général paroiffoient fi contradiéoires, que nos libérateurs perfiftérent dans
le deffein qu'ils avoient conçu de es'inftruire par eux-mèmes de létat de la
ville.
Des députés des différens corps defcendirent après! le départ deM Blanchelande ; ils ne purent voir fans douleur le gouvernement aidé de quelques
citoyens, mettre aà la régénérarion un obftacle que notre fituation ne nous
permettoit pas de renverfer.llsw'appeng, rent que la liberté n'exiftoit plus au
Port-an-Prince, que nousn'avions enfin de frangois que le nom, & un
amour inviolable pour notre mere- patiie.
ville.
Des députés des différens corps defcendirent après! le départ deM Blanchelande ; ils ne purent voir fans douleur le gouvernement aidé de quelques
citoyens, mettre aà la régénérarion un obftacle que notre fituation ne nous
permettoit pas de renverfer.llsw'appeng, rent que la liberté n'exiftoit plus au
Port-an-Prince, que nousn'avions enfin de frangois que le nom, & un
amour inviolable pour notre mere- patiie. --- Page 67 ---
Ilsf fetranfportèrent alt gouvernement ilsdéclarèrent à M. Blanchelande,
qu'ils ne pouxcienr par.ir & laiffer leurs malheureux frères dans la fituarion
où ils les avoient trouvés; qu'ils venoient pour protéger les décrets
11 nationaux, & qu'ils refteroient jufqu'ce que l'ordre fût rétabli. Voila, Mefieurs, lelangage de ces milisine-ireyemslVoil ce qu'ilofe
appeler un agarement. Eh cuoil Vouloir protéger l'exécution des éécretsde
Paffemblée nationale, chescherdprocurerà des furmesbenes,tallend
&clekonheur,c'eit être iebe le,iniubordonné; c'efs s'egarerd dvengoment:Aver. vous pu, fans frémir, lire ce paragraphe de la Proclamation de M. Blanchelande; avez-vous réfifter à la crainte de voir renouveler les horreurs de
l'ancien régime & a deipotitme, puifque, fuivant fon fyfème, des militaires ne doivent plus combattre que pour affervir leurs frères. Voila, Mefieurs, les principaux faits que la municipalité n'avoit pas
jugéà propos de mettre fous vos yeux. Nous vous en avons dit. aflez pour
vous convaincre des intentions perfides de M. Blanchelande, d'ailleurs aflez
manifeftées par fes difcours, adreffe & proclamation. Interregez-le vousmême, Mellieurs, demandez-lui pourquci attifer le feu des divitions
une protedion marquée, accordce à un des partis ? Un général ne UASI
être impartial furles opinions quilui font étrangères i Pourquoi éluder
Ratier des décrets de l'aliemblée nationale P Pourquoi chercher à
corrompre la Gdélité des foldats & des équipages delaftation 2 Pourquoi les
tromper fur la Gtuation du Port-au- Prince à Pourquoi en impofer rà toutel la
colonie ? Pourquoi les cilomnier ? Pourquoi les peindre comme des rebelles,
comme des eanemis de la nation, lorfeu'ils en font les plus fermes appuis? Pourquoi, enfin, détruireles municipalités ? Pourquoi autorifer les vexztions, les emorifonnemens, &c,&c. Ahlf vous; pouviez, Meffieurs, vous réunir à nous, fi vous zdoptiez le
parti que vous aviez pris d'abord, d'envoyer des députés pour connoitre la
vériré qu'on cherche à vous cacber, vous feriezconvaincuidu patriotifme, de
l'honaeur & de la fidélité inviolable des militaires &c marins que nous
poffédons au milieu de nous; vous connoitriez levrai coupable, & vous ne
douteriez plus que celui-là feul mérite Vimprobation de tous les bons
citoyens, qui fous le mafque du patriotifme, a cherché à rendre inutiles les
intentions bienfaifantes de l'affemblée nationale & du roi.
ber, vous feriezconvaincuidu patriotifme, de
l'honaeur & de la fidélité inviolable des militaires &c marins que nous
poffédons au milieu de nous; vous connoitriez levrai coupable, & vous ne
douteriez plus que celui-là feul mérite Vimprobation de tous les bons
citoyens, qui fous le mafque du patriotifme, a cherché à rendre inutiles les
intentions bienfaifantes de l'affemblée nationale & du roi. Eh:cependant il ofe fe direle repréfentant du rci. Non, M. Blanchelande,
vous n'êtes pas le repréfentant de LoUIs XVI. Ce menarque, vrainient
digse de l'amour des françois, eft le premier citoyen defon royaume; il
rend à fenp peuple des droits que fes ancêtres avoient ufurpés, tous fes fujets
ont un droit égalà fes follicitudes, il Le fouffre aucune corporation dansfon royaume; il ne cherche peint à en écarter les défenteurs de lalibenté;
sil fait paroitre quelque prédi'eaion , ce n'eft cu'en faveur des amis dela
oonftitution dont il eft lui-méme le plus ferme foutien, Et vous, qu'avezvousfait à Saint-Domingue pour faire chérir ceroi que vous repréfentez?
pés, tous fes fujets
ont un droit égalà fes follicitudes, il Le fouffre aucune corporation dansfon royaume; il ne cherche peint à en écarter les défenteurs de lalibenté;
sil fait paroitre quelque prédi'eaion , ce n'eft cu'en faveur des amis dela
oonftitution dont il eft lui-méme le plus ferme foutien, Et vous, qu'avezvousfait à Saint-Domingue pour faire chérir ceroi que vous repréfentez? Sommes-nous plus heureux depuis votre arrivée, fommes-nous plus libies? --- Page 68 ---
Les décrets de T'afemblée nationale, les ordres bienfaifans du roi ont-ilsété
mieux exécutds :
Nous nous plaifions à croire que nos libérateurs n'auroient
regreter d'avoir fauvéleurs freres, mais la calomnie d'un chefqu'lisetoment point
pretsà détendre contre ies ennemis, s'il en avoir pu avoirau milicu de
nous,les a vivement arledlés; ils ont vu avec peine, que la France
trompéeparf feséerits perfides peuroinioigonatrieur
n'eftpas dificile, la vérité doit toujoursétre triomphante deite.leur-polorie ;
nous quileur devons tant, 3 nous ferions ingrats & criminels mais,Mcllieuis, fi nousn'atteftions à routela colenie que leur conduite eft au-deffus de nos
leurs fentimens honorent la nation francoile, & qu'ils infpiieroient cloges, que aux
hommes les-plus froidsle patriotifine le plus vif&cle plus pur.
Nous refpedlons encore M, Blanchelande, comme lerepréientant
m.is nous he pouvens nous imrédleratispeser cumane Licn duroi,
en cherehant à déshionorer deux corps f celcbres par les fervices coupabie, qu'ils ont
rendusa laj patrie & par leurs vertus civiques.
Iin'aurcit pas dû fepermettre de vous saffurer quedes
& d'Artois s'étcient tranfportés au grefe du cenfeil w'datzdeNormandis &y: avoient déchiré
Toriginal du déeretdu 12 oétobre ; Tu même fait bien le
d'ail eurs ces bomeisinsemaitmt troplesdevc irs contraire; mais
le ritredefiangois 2 pour faie un parcil outrage aX cécrets queleurprelcrit de T'afiemblée
nationale. Un certificat du greffier du confcilfrjdetruira
fauffes inculpations de M. Blanchelendesi il n'auroit pas dû abfolumentles fe
non p'us de vous affurer que les prifons avoient été frcecs, & les permettre criminels
eélivrés. Les feules viélimas du defpotitme ont été mifes en liberté; l'exécutiondudécret du 1291 noveinbre 8: des erdres du minigre auroienrdaprévenit
ctaded'humanié.
Ne craignez point,Meffenrs, devoir fe réaliferles craintesm'n manifefle
dans.le dilcours prcnoncé devant vous, & dans fon adrefle aux cerps
municipaux, ftation
Quelque pénétrés que foient les militaires & marins de la
despincipes de la conflituticn françoife, ils fentent comme nous
combien ils font incompatibles avec nos principes, avec nos convenances
lccales;ils ne veulent oue notre bonheur, & certainement leur intention
n'eft pas de nous cbliger aux afreux facrifices dont ncas merace
M. Blanchelande.
de VMBAuSrs.bvuadiome M.E
n'avons vouln que dévoi'erla conduite
Blanchelande, vous peindre notre fituation, & vous fairelire dans
nos ceursspeut-Ctrey: touverez-vons un peu d'amertume, mais mettez-
[rl Noussgreffier en chef du confeil fepérieur de Saint -
cerrifions à tous qu'il appartiendra, cu'aucuns foldats de Normandie Domingue, &
Artois ne fe font preentésaugrelie pour yenlever ledécret du 12 oGobie
dernier, & que ce décrct cfau rang des minures. En foide quoi nous avons
délivréle préfent. Au Fort-au-Piince,le 17 sgpi.ig-bonvalin
L'wriginatigdp. au club decutie ville.
du confeil fepérieur de Saint -
cerrifions à tous qu'il appartiendra, cu'aucuns foldats de Normandie Domingue, &
Artois ne fe font preentésaugrelie pour yenlever ledécret du 12 oGobie
dernier, & que ce décrct cfau rang des minures. En foide quoi nous avons
délivréle préfent. Au Fort-au-Piince,le 17 sgpi.ig-bonvalin
L'wriginatigdp. au club decutie ville. --- Page 69 ---
$3
vous en notre place; culomnids par un chefque nous refpedions malgré le
mal qu'il nous a fait, nous avons dû nécellairement repouffer les traits qu'il
nous salancés.
Cependant, Mefieurs, vous pouvez l'affurer qu'il feroit en fureré au
milieu danous, que nous ne cciferons jamais de le regardar comme le
sepréfentant duroi, pertuadés qu'it n'abufera plus de Tautorité quil luiel
confiéc, qu'il reconnoitra la maicipalité, quil protégera les droits des
citoyens, & que parfon zéle à nous faire jouir des bieniaits de la régénés
sution, 2 il nous fra oublier qu'ilenétoit T'ennemi.
Nous avons T'honneur d'être avec des fentimens didingués,
Meilieurs 8z chers compatriotes,
Vos très-humbles & très-obdiffans ferviteurs;
Les membres du club patriotiq:e du Port-au-Prince,
"Signé, VIDtE,préfident; ALLAIN & REVAUX, fecrétaires,
-2Ea
EXTRAIT de la correfpondance générale des
municipalites de Saint-Domingue, dont les originaux
font confignés dans les regifires de la municipalité
da Port-au Prince.
Port-au-Prince, 6 mars 1791.
Nous nous empreffons de vousinformer des grands événemens qui fe font
réaliés depuis trois jours, &: quiont fait fuccéder aux chaines du delpoiifme
le plus intolérablel lenthoufialme de Ja liberté, & toure la joie qui l'accompagne. Nous vousen failons pair ala hate, & nous facrifions l'ordre & les
détails pour vous faire partager plutôt notre fatistaftion,
Mercredi forr la fation depuis longremps. annoncée eft arrivée, portant
un batail'on durésim.n: de Normandie, un bataillon du régiment d'Artoir,
& un dérachemént du corpiroyal.d'a tillerié, inalgréles intentions que l'on
aveit dela renvoyer au Môe, & les préparatifs qu'on avoit faits en confequence. Une illumination générale lesa a-entodelomprediment avec. leguel
ils étoient attendus, & duplaifir quel'on auroitàles recevoir, En.conféquence
une partie des deux bataillons eft defcendue pen antla nuit.
I'sfe font auflitôr apperçus de notie déplerable fituation, & vous jugez
quelle impreffion ce fpeflacle a produit fur des elprits animds du fou du
patriotifme & de Phonseur qui préfide a la révolution francoife ;is ont
juré de cencert de faire jonir Jeurs frères des colonies de la liberté que les
citoyens d'Europe ont conquife, & ce ferment a étérempli dans un inflant,
Tnaleputiumublamoen régimecuisctoient coalilés pourle foutenir on?
diparu fubitement; lcs marques difinaives qu'ils avoient adoptées font
des elprits animds du fou du
patriotifme & de Phonseur qui préfide a la révolution francoife ;is ont
juré de cencert de faire jonir Jeurs frères des colonies de la liberté que les
citoyens d'Europe ont conquife, & ce ferment a étérempli dans un inflant,
Tnaleputiumublamoen régimecuisctoient coalilés pourle foutenir on?
diparu fubitement; lcs marques difinaives qu'ils avoient adoptées font --- Page 70 ---
yt runia e 0r mublenenoi,
Kfong
tombies, & l'on n'a plus Vul briller à touts les chapeaux queles trois
couleursnationsles, cet emblémefi cher Atousles françois. La conduite des foldats d'Europea fait fortir ceux du régiment du Portan-Prince de l'erreur oi ils: savoient été plonges jufqu'à préfent. Heureux, ii
leurretour au patriotifme n'eût cté fuivi d'un malheur que nous fommes
forcés de vOuS raconter ! Ilsfe font emparés del M. Mauduit leur colonel, fur lequel ils rejettent
tous le.iepreches qu'on cft dans le cas deleur faire, &lont gardé à vue. Vendredit iril.fefonrportésdevantl'iancin corpdegmniepatpionisie, ayaut
àleur têtelesdrapoaux des citoyens enlevés dans la nuit fanefte du 29 au 30
juillet, & conduifant au milieu d'euzM. Mauduit pourqu'il en fitla remife. Arrivés devant la porte de ce corps de-garde, où ilsferappeloient fans
doute s'ctre portés avec lui dans une pofture & avec des intentions bien
différentes, un mouvement d'indignarion les a faifis,ils fe font jetés fur
MMaditmigriler cris sdegrace !. grace!.. millefoisrépétés
delap part des citoyens qui fe font jetés fur eaxpour fauver leur chef; il a
péri vistime.. Tirons.le rideau fur ce facheux accident, pour volis
raconter les événemensheurcux qui l'ont fuivi, *
Hier matin,la paroifles'eft afembléeselle a momm@provifbirement une
municipalité; elle a arrorela fage proclamation dont nous vous adreffons
des exemplaires pour inviter tousles citoyens qui fe font égarés pendant
quelquesinftans, aferéunir à leurs frères. Plufieurs perfonnes sfefont même
détachées pour aller chercker ceux quipouvoient être reftés en ville;ilsles
ont conduits à la paroifle, ouils ont été reçus avec applaudifemens,
embraflés par tout le monde, Ceuxiquife font préfentés depuis ont reçule
même accueil; & f, comme no's n'en doutons pas, la réunion eft auffi
fincère de leur part que dela nôtre, toutes les divifions font éteintes, &
aucan événement ne peut plus troubler la paix &cla fatisfaction générale. A quatre heures du foir, le régiment, s'eft de nouveau préfenté à la porte
suldu corps-de-garde- national, ayant fon lieutenant-colonel à fa têre pour
tigpes elfeéluer la remife des drapeaux qui n'avoit Pu être faite la veille;un
éétachement de Normandie, d'Artoise du corps: royal d'artillerie afliftoità
cette,c cérémonis,quis'ef, pafée avec ctoutelapompe &la cordialité poflibles:
citoyens, officiers, foldats, tois fe font juré une amitié érernelle, tous
ontpromis douiericrancienge mes de divifion.
eéluer la remife des drapeaux qui n'avoit Pu être faite la veille;un
éétachement de Normandie, d'Artoise du corps: royal d'artillerie afliftoità
cette,c cérémonis,quis'ef, pafée avec ctoutelapompe &la cordialité poflibles:
citoyens, officiers, foldats, tois fe font juré une amitié érernelle, tous
ontpromis douiericrancienge mes de divifion. Les drapeaux des citoyens
ontété mêlés avecceax de Normandie, d'Artois & du régiment du Port-auPrince, Kreconlatisentfiompbe au milicu des cris mille tois répétés de vive
lz nation, Laloi 6rleroi,à Peg'ife, où on a chantéun Te Deum folennel, en
réjouiffance dela réunion de tous les c/prits,
Aujourd'hui la munisipalitéa député deux de fes membres auprès de M.le
licutenant au gouvernement, qui s'eft ablenté, pourle prier de reprendre fes
fonétions.
Prince, Kreconlatisentfiompbe au milicu des cris mille tois répétés de vive
lz nation, Laloi 6rleroi,à Peg'ife, où on a chantéun Te Deum folennel, en
réjouiffance dela réunion de tous les c/prits,
Aujourd'hui la munisipalitéa député deux de fes membres auprès de M.le
licutenant au gouvernement, qui s'eft ablenté, pourle prier de reprendre fes
fonétions. Le repréfentant du roi des françois fera toujours refpettable &
cher aux ciroyens, &i fa prélence manquoit feule aux cérémonics qui ont
Scelle leur union,
Douua
2ubtil
2e
( --- Page 71 ---
a L en F P
-
Maintenant l'on va s'occuper de la nomination des députés qui doivenc
former une affemblée coloniale, &lon eft bien convaincu que la difpofition
actuelle des elprits fera éclorre les' meilleurs choix.
Voilà, chers conciroyens, les événemens dont nous avons à vous faire
part; nous n'avons pas voulu retarder plus long-temps un récit qui vous
fera partager notre fatisfaétion &c les fentimens de reconnoiflance que nous
devonsaux braves officiers & foldats venus du fein de la nation poura affurer
àjamais la paix & le bonheur parmi nous.Sans doute vous allez également
enjouir , mais qu'aucun événement attriftant net trouble ces joursd d'alégrele
publique; que parmi les citoyens réunis on ne cite aucune vidime. Recever
vos frères égarés avec la même cordialité qu'ils ont trouvée parmi nous,
Prourons notre modération à ufer d'un triomphe aufi complet, que
nous Ter dignes de l'obtenir, & que. les françois des colonics favent
jouir de la liberté.
Nous fommes-&c.
Les officiers municipaux du Port-au-Prince,
P.S. Une députation du régiment du Port-au-Prince nous a demande
d'inftruire toutes les paroilies des fentimens aQtuelsdece corps 7 afin que les
divers détachemens employés dâns quelques villes reçuffent des citoyens le
même accueil qu'ils. ont trouvé parmi nous. Nous le leur avons promis, &
fans doute nous ne ferons pas trompés en jugeant de leurs fentimens par les
nôtres; tin même efprit de générofite 8z d'union doit animer dans ce moment
gousles colons,
Nous voyons avec une peine infinie, que lorfque tous les citoyens
du Port-au-Prince font réunis de corps & d'efprit, le repréfentant du
roi s'eft abienté; votre préfence, Monfeur le lieutenant général, nous
paroit abfolument néceffaire ici 2 pour affurer la tranquillité qui vient
de fuccéder aux momens orageux, qui vous ont fans doute engagé à
quitter cette ville pour quelques inftans; nous vous invitons à y revenir.
Tons les citoyens, toutes les troupes attendent votre retour avec imparience; ils vous prient de bannir de votre efprit toute efpèce de
défiance. Deux membres de la municipalité ont été députés bier vers
le Jieu où l'on fe flattoit de vous rencontrer, pour vous faire part
de l'heureufe réunion de tous les elprits, & vous engager à revenir
parmi nous. Ils nous ont appris votre départ pour le Cap: nous nous
empreffons de vous faire part du defir ardent que les citoyens ort de
vous revoir dans leur fein. Le rétablifiement de l'ordre femblera n'être
qu'une ceuvre imparfaite, tant que nous ne jouirons pas de la préfence
du repréfentant du roi.
Nous avons l'honneur de vous adreffer une lettre circulaire que nous
avons envoyée hier à toutes les paroiffes de la colonie; nous vous
faifons paffer aufi un exemplaire d'une adreffe faite par acclamation 9
defir ardent que les citoyens ort de
vous revoir dans leur fein. Le rétablifiement de l'ordre femblera n'être
qu'une ceuvre imparfaite, tant que nous ne jouirons pas de la préfence
du repréfentant du roi.
Nous avons l'honneur de vous adreffer une lettre circulaire que nous
avons envoyée hier à toutes les paroiffes de la colonie; nous vous
faifons paffer aufi un exemplaire d'une adreffe faite par acclamation 9 --- Page 72 ---
fors de l'affemblée de la paroille, 56 le
frères à fe réunir à nous. Is n'ent pus 5 dece douté mois, de la pour inviter nos
invitation : plulisurs d'entr'eux, cu meme le p'us erand lincérité norbre de cette
prétentés à l'afiemlyée ils y out été reçus les
fe font
nleufliez Pa, Monfieur ie lieutenent
larmasaux yeux; vONs
vous-méme G vous y euffiez été, aia général, vous empécher d'en verfer
d'une fcène aufi attendrifianse:
que nous le defirions, temom
quen'enont eu vCS
n'ayez pas moins de confiance cn nous
el abfelumesc nécefaire concitayens; ici, nous vous le répétons, votre préfence
repeato, 8c rous vous jurons votre au autorits nom de ya la été &y fera toujours
ne feroir pas ples en fureié au miliea de fes commune, qu'un péro
le ferez parmi nous.
enfuns, que vous De
Nous avons Phonaeur d'être, &c.
Les officiers manicipaux du Port-aa Prince. Le 17 mars
M. Blanchelande, lieutenant général a: gowvernement de St - 1791.
Domingue,
Ldogane, 7 mars 1792.
Nous avons reçu avec un vrai plaifir T'honneur de votre
courant. Nos concitoyens & nous,
lettre du fxdu
effetsde lai révolution.
partageonsavec une égalef fatisfaftionles
Prince, Animés des mémesfentimens que ceux de nos bons frères du
nous les nous avons éga'emeat été au-devant des victimes de la Port-anfommes avons de bonne priées de venir parmi nous partager notre
fédudtion; nouS
fentimens.
foi, & nous çroyons qu'ils répondent avec alégreffe; Aincéritéanos
Le quatre courant, M.le général l'naus ferotifer par M. Villacs,
eufernos fonations ) &c le jour d'hier, nos
après le davoird
pour déployer le drapeau national, ont pris concitoyens, un arrêté parleauel cérémonial
impofentla douce loi de ies reprendre. Une compaguie des diftricts ils nous
ordre nous faire part du vceu général de la paroiffe,
vinten
Nous fommes, &cc.
Les officiers sunicipaux de Léogane,
Jacmel, II mars 1791.
Nousavonsresu,a
nous
Doicaarbresied Aet
nous n'cft n'entrerons dans ancuns détails des maux samsheoramuafomud que nous avons
point ici le moment; mais, en fuivant votre
foufferts;ce
repris nos fondlions & rapproché nos citoyrns les exemple, uns
nousavons
vous ea faifons paffer l'atie.
des autres : nous
Attachés
unicipaux de Léogane,
Jacmel, II mars 1791.
Nousavonsresu,a
nous
Doicaarbresied Aet
nous n'cft n'entrerons dans ancuns détails des maux samsheoramuafomud que nous avons
point ici le moment; mais, en fuivant votre
foufferts;ce
repris nos fondlions & rapproché nos citoyrns les exemple, uns
nousavons
vous ea faifons paffer l'atie.
des autres : nous
Attachés --- Page 73 ---
Attachés a notre métropole, nous 37 avons gémi en flence furles
arbitraires qu'eliea reçus, & nous vous faifons bien fincèrement ceups notre
sompliment, far une esiftence que nous ponvions croire éloignce.
Décidés, Mefieurs & chers concitoyens. - à fuivre entout pointla marchie
que vous prendrez dans l'acminidration de vos teréicns, daignez nous
dire.quel etl'e lécret de la naticn cue vous fuivrez;cueile eft Férendue des
& pouvoirsnuinouy d'en fie jouir feront les déléguéss nosprincipesfente rdep parvenir au benheur,
étude
qui rois Cnt honorés de leur confiance:notre
fera-firide & nos
dans la police nerecev ont
rles
delap patdepeansirevéaufs nous ofons aurefte vousafurer jamais de'Pattachement d'atteinte
inviolable & fraternel avec lequel nous avons l"honneurd'êrre, &c,
Les officiers muricipaux de Jacmel;
Grand-Goave,8 mars 1791.
Nous avons ouvert la dépèche que vous avezeulal bonté d'adrefferdnos
concitoyens. en date du 6 de ce, n.ois, & en avonsdonneledure àtousceux
que nous avons Pu rafen bler dans le moment.
Il nous feroit impoffible, Meffieu S & chers coneitoyens, dé vous exprimerla joie qu'ils ont reffentie à la nouvelle de l'beureufe révoluion qui
vient des'epérer dans vctie ville, & qui nous délivre du
'me cruel
oir nous étions livrés, & duquel nous n'aurions pas tardéà defpoti sefentir rousmêmes les funcftes effets : nous ne pouvons qu'aplaudir. aux (agesprécautions
que vous avez prifesp pour rétablir &c maintenir la tranquillité
&c
àv votreg Rintrendieprndlamucon, qui cublantiepaficinvie tousles publicue; citeyens
égarés, rentrer dans leurs foyers & à fe livrer dans les bras de-leurs
& vous devez croire que rien ne pourra nous être plus agréable fieres; cue de
fuivre votre digne exemple 2 & qu'il en fera de méme de toute la colonie,
Nous regrettons que M. Mauduit ait été viétime de Ja révolution, & il eft
glorieux pour les citoyens d'av ir fait teut pourl'empécher,
Nous avons reçu, Meffieurs & chers compatriotes, le 5 de'ce mcis, ure
dépêche du commandant pour le roiàl Léogane, qui nous norifiepar ordrecu
ginéraldavirà cefernos fonilions, conformément au décrét duizcécbie;
nous étions tous ditpofésà nous y icumettre; mais les circonflancesrous
ont paru exiger de ne pas défemparer, afin de maintenir I'crdie & la
Sranquillité publique fidéfirables,
Les officiers municipaux du Grand-Goave.
Nous avons trolivé, joint à Thonnetr de A votrelettre Acquin,13 du mars 10 du 1791.
l'extrait de la démibérationde votre paroifle,
courant,
avec vousla joie que vousf fair éprouverleretour Nomparagronslieliince-cment de nos concicyens égurés,
Puiflecette réurion fef foniberdeplusenpluel
Nous fivrons avec d'autant plus de plofr"oimpled vernseveveus
demirmningenbe en ufant avec nedération du
rue regoit la bonne. caufe; cue ce fentiment, ct dans tiemphecemp'et nrs COENTS, Ncus
recevsons nos frères avec la même cordiaiité qu'ils ont trouvée paimi VOuS,
H
à
lieliince-cment de nos concicyens égurés,
Puiflecette réurion fef foniberdeplusenpluel
Nous fivrons avec d'autant plus de plofr"oimpled vernseveveus
demirmningenbe en ufant avec nedération du
rue regoit la bonne. caufe; cue ce fentiment, ct dans tiemphecemp'et nrs COENTS, Ncus
recevsons nos frères avec la même cordiaiité qu'ils ont trouvée paimi VOuS,
H
à --- Page 74 ---
Aux Cayes,le13 mars 1791.
Nous avons reçu la lettre dont vous nous avez honorés le IO du courant,
& àlaquelle étoit jointl'extrait d'une de vos délibérations.
Riunneso sieraplaregéabiomelesadinodeoneenovcondicalàans mettre
dans votre correfponlance avec nous; elle eft pour nous de la plus grande
importance, puilque, placés dans le foyer des mouvemens, vous pouvez
micux que perfonne nous avifer fur ce que nous avonsà faire, pour allurer
le calme 8 lat tranquillité dans notre reflort.
M. le gomerl Tt5 aveir notiod claroir hegtemsfedtons RoMs ne
luien admettions point le droit, &c nous en avonsappelé àla décition de la
gaspeafabilspei, adeptaarlesjaftes protedutions quenoxs avosi
faitesdans.cette circonftance, nousad aconfirmés deplanfontdmtsetionsient,
&e enaarrétéla continuation.
Tout paroit donc dans ce moment-ci calme & tranquille dans notre
dépendance; mais nous ne nous croironsjamais bien raffurésà cet égard,
que tout autant que M.I le général adhérera à la demande que nous lui avons
faite, de relever le détachement qui eft ici, par un autre pris dans les
bitstlonsdenopbraven; patriotes de Normandirk.dAmtoiss nos concitoyens
le défirent avecla plus grande ardeur, 8z ne comptent pas peu fur vosfoins,
pour appuyer leur réclamation.
Les membres de la municipalité des Cayes,
De Torbeck,le 12 mars 1791.
Nous avons reçu avec les mêmes fentimens que ceux que vous no:s
témiznz, pir votrelettre daods cemois,Twsipenc nouvelle du retoaz
inefpéré dela liberté dans votre province, qui étoit, ainfi que la nôtre,
la vidime du plus révoltant delpotilme 9 depuis le mois de juillec
dernier. Nous avions toujours bien efpéré que nos malheurs auroient un
terme. Les légillareurs de la nation françoife, égarés par tne fatale prévention, Ont enfin reconnu leur erreur, &, de concert avec nos généreux
repeéfentaneà l'affemblée de Saint-Marc, ils s'occupent, dans ce moment
méme, affurer la liberté de leurs malheureux frères des colonies; nousen
avons reçu la flatteufe & fûre nouvelle, en date du 9 de janvier; mais
en attendantnous gémiffions fous le poids de nos-fers, 8zil étoit réfervéaux
citoyens militaires que notre mère-patrie nous a envoyés pour nous proidger,de renverfer d'un foufle le coloffe qui nous opprimoit, & de diiperier
d'un regardcette corporation monftrueuie qui en faifoir la force.
Qi mille graces foient rendues à nos généreux libérateurs!Que nos
arrieres-fils ne prononcent jamais les noms des braves régimens de Normandie &d'Artois qu'avecdes fentimens d'attendriffement & de reconnoiffance!
Vcuillez, chers concitoyens, êrre, auprès d'eux, nos interprètes, &les
gferjach.diayes.le Tobec Jeur jurent uae amitié & une grasele
fansbornes!
Nous avons fu avecune vive fatisfaftion que par une fite d'un événement
zuili inclpéré, nos malheureux concitoyens qu'un tribunal fanguinaire
d'Artois qu'avecdes fentimens d'attendriffement & de reconnoiffance!
Vcuillez, chers concitoyens, êrre, auprès d'eux, nos interprètes, &les
gferjach.diayes.le Tobec Jeur jurent uae amitié & une grasele
fansbornes!
Nous avons fu avecune vive fatisfaftion que par une fite d'un événement
zuili inclpéré, nos malheureux concitoyens qu'un tribunal fanguinaire --- Page 75 ---
A
retenoit dans les cachots pour caufe des trou bles, avoient été rendus à la
Jiberté.. Qu'il nous fera doux de les revoir parmi nous, & de Jeur faire
oublier par nos careffes, le traitément horrible qu'ils viennent d'éprouver!
Puiflent-ils facrifierleur jufte reflentiment, pardonner aux auteurs deleurs
mawx, & nepoint venir troublerla fatisfalion générale par desrécriminations cui doivent céder au bien de l'union & de la tranquillité publique!Si
cosmalheureules viclimes font encore parmi vOHs, chers concioyens,et
dignerevous, c'eft à votre patriotifme à leur faire fentir la néccfitéd'ère
gér éreux envers leurs ennemis, Pcnr ne point ranimer les divifions cni ont
penfé nous perdre, Veuillez lesappeler devant vous, & les éshorterane fe
reuniraleursfieres, qui les attendent à bras ouverts, quel pour imiter icila
dage modération dont vous leur avez donné là-bas le doux exemple. Cette
complaitance que nous vous demandons pourlebien delap paix,ajouteraaux
fentimens d'affeéion fraternelle avec leicuels ncus ic mmes, &c.
Les officiers municipaux de Torbec.
De Saint-Marc,le 14 mars 1791.
Le corps municipal de la ville duMôle fut forcé de fulpen 'refes fonciions
le 8 du mois d'ocobre dernier, 8c de fe mertre fous la fauveg garde de la
paroiliede Bembarde.
Depuis cette malheureufe époque, Meffieurs & chers cempatriotes, qvi
nous rappelle avec. bicn de l'amertume tcus les outrages 8z toutes les calamités auxquels tousles bons citoyensont été expolés, notre vie, nos biens
& notre liberté, soandareredenidorms dela volorsc8ducaprice
de lautorité arbitraire & des membres de la nouvelle corporation des
volontaires,
Lors du pafage de M. le général. Meffieurs & chers compatriotes, la
municipalité de la ville da Mole, conjointement avec cellede la parciffe de
Bombarde, devoient lui grsfeterleunshommagesrefpeduegs &lui remhettre
une adreffe laque eleilsréclamoiept fon autoriré & fajuftice cbtenir
le maintien Rer la trancuillité des deux paroiffes refpcdives; mais pour la Doit du
II au 12 février, quiétoit] la veille du jour que M. Bla anchelande avoit fixé
pour monter à Bembarde, on cxpédia nuitamment du Môle trois ciccuades
de troupes de ligne, compofées chacune de vingt-cing hommes, ayant pour
guide le feur Cremille, exempt des maréchaullées, trois CU quatre de fes
cavai iers & une douzaine environ des me mbres de; la nouvelie
tout ce monde bien armé, ils ne mancuèreht pas d'apporter corporation; Talarme au
bourg & principalement dans toutes les babitations ouils firent les plus
exadlesrecherches;ils: arrêtérent le feur Roulct,habitant, & let fieur Folin,
procureurfyndic dela cemmine du Môle, que ele'cct mmandant de la
retient ait forto'Orléans;'e refte fefava dansles bois.
place
Daignez, Meffeurs & chers compatiores, <mbiafer la défenfe des bens
eacyens de-la ville du Mole, qui ont follicité envain Tautorité
de M. le général, Par l'organe de leur municipalités culils rentrent &clajufice tous
daris léurs légirimes droits & que Je procureur fyndic de la comniune du
Môle, de pcfeatfousletauncgande del la municipalité de Suint-Maic,ietenw
efava dansles bois.
place
Daignez, Meffeurs & chers compatiores, <mbiafer la défenfe des bens
eacyens de-la ville du Mole, qui ont follicité envain Tautorité
de M. le général, Par l'organe de leur municipalités culils rentrent &clajufice tous
daris léurs légirimes droits & que Je procureur fyndic de la comniune du
Môle, de pcfeatfousletauncgande del la municipalité de Suint-Maic,ietenw --- Page 76 ---
suf fortdela manièrela plus illégale, la plusiniuftete la p'usdéshonerants,
foitdargi, Ou qu'ili loit renvoyé par-devant ds juges compétens, s'il a eu
lemalheurde fe rendre coupable,
J'ote me flatter, Mellieurs &e chers. compatriotes, que vous voudrez bien
avoirégard. à laj julle réclamation que fait un bon citoyen, un vraipatriote,
qui,quoique pertécuré & pourfuivi de la manicre la pus odieuie,n'ence
pas moins péaétré delimy3nancedeloy devoirs,
Signe, Guitton, maire.
De la Petite-Riviere de PAribonite 9 le14 mars 1791.
Depuis long-temps nous g'millions en filence fur la fituation déplorable
denosi infortunds freres des diftriets-du Port-au Prince, & nous n'avons
jamirgr@edepartagert les mauxdonrils étoienr accablés; nous devous donc
zijourd'hui participer à leur bonheur, 8aous nous croirions coupables,
finousne nous empreffions de vous annoncerla joie & la fatisfslion que
nousavons éprouvées à la leéture de votre dépêche du 6 de ce muis, qui ne
aous eft parvénue qu'nier.
Les officiers manicipaux,
Port-de-Paix,le IE mars 1791.
Nousrecevons avecla p'us vive reconnoifance le détail de l'événement
eui portele dernier coup au defporifme & amene à jamais le regne de la
"bertéparmiies françoisde Scint-Domingue. Nous n'avons pas trouvé dans
notre Piquet la proc'a mation que vous nous annonçez s &a lacuelle nous
nous fulions cmprefés d'adhérer; nous veusprionsde nousla faire Puffer! le
plutôt polib'e;elle ferviraà réchauffer lezele de nos concitoyens, & aura
(ans doute l'heueux efct de nous réunir fousia même bannière.
Les membres de la municipalité,
Dn Trou, le II mars 1791.
Ilnous eftimpoffible de vouspeindrela fenfation que nousa fait éprotver vorrerelarion en datedir 6 mars; nous nei ferions pas françois, Meffieurs
& chers concitoyens, f nous ne vous témoignions pas l'alégreffe la plus
vive fur la connuête que vous venez de frirede votre liberté. Nous avons
verfé deslarmss-farl'afiafint commis envers nosfrères dans la nuit duag
atl 30 juiller; nois n'ea verle onspas furla m rt du colonel Mrrtuit.
Nous dennons lesplus grands éloges, Mellieurs-& chers concitoyens, à
la moleftie qui accompagne votre triomphe, & nous reconnoiffons bien 1à
BOS freres.
Les officiers municipaux,
Cap Tiluron, 12 mars 1791.
Ceft avec une vraie fati- fachion que nous conimencons une correfsondance avec vous, en répondant à la lettre que vous nous avez
it l'amitié de nous écrire le 6 du courant,
du colonel Mrrtuit.
Nous dennons lesplus grands éloges, Mellieurs-& chers concitoyens, à
la moleftie qui accompagne votre triomphe, & nous reconnoiffons bien 1à
BOS freres.
Les officiers municipaux,
Cap Tiluron, 12 mars 1791.
Ceft avec une vraie fati- fachion que nous conimencons une correfsondance avec vous, en répondant à la lettre que vous nous avez
it l'amitié de nous écrire le 6 du courant, --- Page 77 ---
a
Notre attente n'a point été trompée, car nous comptions que l'arrivée
de la itation produiroir de grands changemens à l'avantage de la colonie;
mais nous n'imaginions pas que la fin tragique de M. Mauduit en feroit
le commencement.
Votre municipalité s'cf formée fous les plus heureux au' pices 91 au
moment méme oùt M. Blanchelande., lieutenant général, iembloit ne
vouloir plus en reconnoitre aucune. Sa conduite envers nous, qui dans
la circonftance ne fauroit être confidérée comme oubli, nous le déiontre,
Le marguillier, le commandant pour le roi en cette ville, reçurent
le 4 de mois, de fon envoi, le dé ret dn 12 oRobre dernier, fanctionné par le roi le 22. du même mois. Et quoique la tranfcription
fur les regiftres des municipalités en loit expreflément ordonnée, la
nôtre ne reçut rien, : ne MS crûmes devoir différer julqu'à ce. courrier ,a lui
témoigner notre furprife, ce que nous failons par notre lettre de ce jour,
dont ci-inclus copie.
Nous ofons efpérer que déformais les établiffemens populaires, modelés en cette colonie fur ceux de la mère-patrie, n'éprouveront point
le fort que les ennemis de la régénération leur préparoient.
Nous recevrons toujours avec plaifir & reconnoiffance les nouvelles
que vous voudrez bien nous participer.
Les membres de la municipalité du cap Tiburon,
Grand-Goave, le 14 mars 1791.
Nous ne pouvons qu'applaudir Meffieurs & chers compatriotes, à
la maniere fimp' e & ferme avec laquelle vous dvez démcntré des véritésquinepeuventy pas manquer de vous mériter une apprcbation générale;
nous defirons bien que la partie du nord foit affez éclairée ur la conduire du gouvernement, pour feconder la révolution que vous avez
fi bien commencéA opérer, car nous ne parviendronsà ce but fi defirable,
que par un rapprochement & une union générale de toutcs les parties
de la colonie,
Les officiers monicibaux du Grand-Goave.
Pore-Nargot, le 15 mars 1791.
Meffieurs & très-chers compatriotes. 9 la ccmmune de cette paroiffe &
fes officiers municipaux ont totij urs defiré & fait des voeux pour cette
réunion fi effentielle au bonheur de tous, mais cui ne peut avoir de
Atabiiré, qu'en s'opérant par des principes d'humarité & de juftice,
viais fupportsde T'henneur & de T'oppreffion S convajncus que ce font
les bafes. stur lefque"es vos intentions font de l'étab'ir, nous vous prions
d'agréer les affurances de notre graritude, cemme de nos feubaits pour
oue rien ne s'oppofe à la réuffite de ce grand deuvie; vous ajcuterez
à notre reconnoifiance en nous communicuant VOS progrès,
Une adreffe à tous les citoyers françois habitant la cclonie de SaintDomingue, faite & envoyée par M. Blanchelande, lieutenant au gou-
stur lefque"es vos intentions font de l'étab'ir, nous vous prions
d'agréer les affurances de notre graritude, cemme de nos feubaits pour
oue rien ne s'oppofe à la réuffite de ce grand deuvie; vous ajcuterez
à notre reconnoifiance en nous communicuant VOS progrès,
Une adreffe à tous les citoyers françois habitant la cclonie de SaintDomingue, faite & envoyée par M. Blanchelande, lieutenant au gou- --- Page 78 ---
vernement général, qu'accompagne fa Jettre en date du 12 de ce mois;
adrefce à tous. les corps municipanx, Ou des comités de police des paroiffes de la colonie, répand dés inquiétudes tant fur votre fort que
fur celui de toute la partie françoile de cette colonie; cette a'ternative,
chers freres, eft bien afligeante pour des coeurs qui ne refpirent &c
ne defirent que Tordre, la paix & Punion ! Enfin, nous fommes ré
fignés à tout, & quels que foient les événemens,. nous prendrons le
parti que nous indiquera la pu eté de notre coeur 8c de nos intentions,
Les officiers municipaux..
Petit-Gouve, le 18 mars 1791..
Nons avone reçu avec reconnoifance les détails de l'union & dela
tranquillité qui régnent dans votre ville:nous avons partugéTa'égrelle
qu'a occafionné le retour de la libeité dans les partics de la colonie
qui étoient tombées fous l'ancien régime; nous la devons cette liberté
aux braves (oldats-citoyens qui ont brifé nos fers. La réunion des tfpris &c des coeurs qui s'eft opérée dans cette paroifie, ainfi que dans
les autres paroiffes de la colonie,. nous fait efpérer que nous ne deviendrons plus le jouet de la tyrannie; elle étoir à fon comble. Il
n'eft point de paroife quilait auffi bien fenti que la nôtre.
Les officiers municipaux,
Petit-Goave, le 15 mars 1791.
Notre paroiffe plus qu'aucune autre a reffenti les heureux effets de
la révolution qui s'eft opérée dans votre ville les 3, 4 8 5- Nos malheureux concitoyens, qui avoient été arrachés de leurs demeures par
des ordres tyranniques ou ces accufations auffi tauffes que dénuées de
fondements 8c qui avoient été trainés dans les prifons du Port-au Prince,
en ont été. élargis par les braves foldats-citoyens venus dans la ftation.
Ils font rentrés dans la paroille le mardi 8 de ce mois : Les témoignages
de l'amitié & de la joie univerfelle qui éclatoient à leur retour,
étoient bien capables de leur faire. oublier les maux O les injuftices
qu'ils ont éprouvés; mais il manquoit à cette fêteM. le baron Delattre,
dont le zele, les lumières 8c le patriotiime Ont été G utiles à cette
paroiffe, & quieft mort depuis environ quinze jours, au fortir desprifons,
viétime de fon attachement inviolable aux intérêts des colors. Il y
manquoir un autre citoyen vertueux & intègre, décrété fous les prétextes les plus légers, M. Vignol, depuis longtems valétudinaire, que
le chagrin & fes infirmités ont conduir aux portes du trépas,
Les officiers municipaux.
Petit Gouve, le 21 mars 1791.
Lors de l'enlévement de plufieurs membres de notre municipalité,
an.s'empara fans diftinction des archives du comité, de -celies de la
. Il y
manquoir un autre citoyen vertueux & intègre, décrété fous les prétextes les plus légers, M. Vignol, depuis longtems valétudinaire, que
le chagrin & fes infirmités ont conduir aux portes du trépas,
Les officiers municipaux.
Petit Gouve, le 21 mars 1791.
Lors de l'enlévement de plufieurs membres de notre municipalité,
an.s'empara fans diftinction des archives du comité, de -celies de la --- Page 79 ---
L - r PAA
- -
municipalité, de celles de la paroiffe, & d'autres papiers appartenans
au fecrétaite-greflier,
L'allemblée de paroiffe du 14 courant a fpécialement chargé les officiers municipaux de cette ville de vous prier, 2 meffieurs & chers compatriotes,, de réclamer toutes les piéces, foit auprès de MM. du confeil
fupérieur du Port-au-Prince, foit auprès du gouvernement. Il n'eft aucune
raifon qui en puiffe fulpendre la remife, & nous comptons fur vOS
bons offices à cet égard.
Les officiers municipaux.
Bainct, le 20 mars 1791.
: e La municipalité de cette paroille s'eft tenue néanmoins ferme
dans fon pofte & n'a point ceffé fes fontlions; elle s'eft regardée bien
conftituée, d'après le traité de l'armée patriotique avec M. Peinier,e
nous conformant aux décrets nationaux.
L'harmonie & la concorde n'ont jamais été troublées ici: fi des méchans font venus dans cette paroiffe pour corrompre notre union, ils
ont bientôt fenti qu'ils n'avoient qu'à fuir une terre facrée, où leurs
impiétés indignoient les citoyens qui lhabitent, & qui ne marchent jamais
que dans le fentier de l'honneur & du patriotifme.
Lorfque M. le lieutenant généial aut gouvernement de St-Domingue
prit lesrênes du gouvernement, nous lui adressâmes une lettre de félicitation : il nous répondit alors d'une manière fatisfaifante.
Cependant nous n'avons pas Vu fans étonnement que M. le général,
après avoir annoncé dans fa proclamation du II février, qu'il s'empreffoit d'adreffer aux municipalités de -la colonie un certain nombre
d'exemplaires du décret national du 12 octobre., fanéionné par le roi,
nous n'avons pas vu, difons - nous, fans étonnement, qu'il n'ait point
effedué l'engagement qu'ila contraété envers les municipalités.
Nous comptions d'autant plus fur cet envoi de fa part, que la fanction du roi, bien motivée au décret du 12, lui en impofoit plus
impé ieufement le devoir.
Ignoroit-il notre refpeêt pour les décrets nationaux ? Ahl qu'il life
mieux dans les coeurs' des vrais citoyens de Saint-Domingue, Hyverra
empreint, en traits ineffacables, tout leur. amour pour leur mère-patric,
Mais ce que nous avons appris en friffonnant, c'eft qu'on ait tenté
d'éloigner du Port -au - Prince la fation, ces généreux défenfeurs de la
liberté, ces boulevards de notre tranquillité & de la fureté de SaintDomingue.
Les officiers municipaux,
Au pori-an-Prnce,de 3 mai 1791.
Le tems ne nous permet pas de vous donner les détails de ce qui
s'eft paffé dans la journée d'hier, journée à jamais mémorable le
délarmement du régiment du Port-au-Prince dans les. cafernes E" par
du Port -au - Prince la fation, ces généreux défenfeurs de la
liberté, ces boulevards de notre tranquillité & de la fureté de SaintDomingue.
Les officiers municipaux,
Au pori-an-Prnce,de 3 mai 1791.
Le tems ne nous permet pas de vous donner les détails de ce qui
s'eft paffé dans la journée d'hier, journée à jamais mémorable le
délarmement du régiment du Port-au-Prince dans les. cafernes E" par --- Page 80 ---
les mefutres prifes pour Pembarquercemain dans des bâtimens marchande;
Cet événement affure déormais la tranquillité parfaite où nous nous
trouvons. La copie ci-jointe de la lettre que nous adrefons à M. le
lien.cot glaedel LE gyuvenement, pourra vous iuliruire des fairs
principaux, cn attendant que nous le falionsplus complettement par le
proces-verbal que nous nouspropolons de vous faire pailer inceflamment.
Les officiers municipaux..
Extrait des regiftres des delibérations de la municipal'té
du Port a au - Prirce..
Aujourdhuilundi Hindojpadamsidemieil fept cent quatre-vingtonze, fir les fept heures du foir;
Le confeil général de la commune étant affemblé, compoféde M.le maire,
MM. Vincendon Dittour, Duchemin, Pons, Dufeur & Favard, officiers
municipaux; du procureur de la commune & du fublitut, &de MM Bourdon, Michel, Barrault de Nargay, Ferté, Glaumé, Bourreau, Catherinot,
François, & Bédé-Lamiral, ,. notables,tous prélens & allifté du fecrétairegrefier.
Le procureur de là commune a: requis qu'il fût dreffé procès-verbal de
cequi s'étoit paffé dans la préfente journée.
La matière mife en délbération, ila été unanimement arrêté qu'il en
feroit sreilé furlechamp an procès verbal dont la teneurs'en fuit.
Agenhasteatitinsenijpuresmulseral mil lept cent quatre-vingtonze, fur les onze heures & demie du matin, M. le maire fut prévenu que
dans la même marinée, furles huit heures, M. le major de la garde natiomale, accompagoé de quelques officiers, avoit été obligéde fe tranfporter au
champde mars, pour mertre-fin a hoforxcanbanipeiteudien quis'éroient
élevésentre des foldats du bataillon d'Artois & du uregimentdul
& déjà fuivis de la mort de plufieurs hommes; que ces querellés Port-au-Prince, avoient
paru affoupies, mais qu'il s'en élevoit de nouvelles, que l'on craignoit
mêine qu'elles n'occationnaffent une affaire générale. M. le maire ferendit
alamalon comnane, & fit prévenir plulicurs olicicrs municipaux de s'y
rend.e avec lni. Peu de temps après qu'ils y fuent arrivés, on vit une
grande quantité de foldats des bataillons dé Normandie &c d'Artois. &du:
corps royal d'artillerie, courir armés du côré du champ de mars, oir dif iton.anpoitremb e defoldits d'artois éroit allailipar un nombie confidés
rable de foldats du régiment du Port-an-Prince.
M. le major généraly ycourur furle champ, avec p'ifieurs officicrs, &
prefque au même infant M.le maire fe mit en devoir de s'y.sendre, avecles
officiers municip: LIX prélens & le fuhftitut du procureur de la commune,
tous-revêtus de leurs sécharpes. Lorfqu'ils arrivèrent devantles cafernes, tout
avoit été finfpendu 82 ca! Imé en partie par M. le major général & les officiers
de la garde nationale, qu avoient trouvé plus de cent hommes de chaque
côté.
officicrs, &
prefque au même infant M.le maire fe mit en devoir de s'y.sendre, avecles
officiers municip: LIX prélens & le fuhftitut du procureur de la commune,
tous-revêtus de leurs sécharpes. Lorfqu'ils arrivèrent devantles cafernes, tout
avoit été finfpendu 82 ca! Imé en partie par M. le major général & les officiers
de la garde nationale, qu avoient trouvé plus de cent hommes de chaque
côté. --- Page 81 ---
M 4
arei irmes
Bileseioyensi he fe fident jeres 1 milicu
:
natgperlacerahed,
il ne reita nlus à l municipal,
cainer acles eusient empec CS8
:e N ormnnlie, d'Arreis de 155 royal
le grand: nombre drio'dere
dhereniter painbleavent tans leurs eafernes, d'arraier Mi 1i iccoion nt iccoMa
Aom de'la ndtion, dela lois: du
tous
inane loleun siergarala ad
proclamaticis. d ne rcocrents sne) roi;
ceil, :. dans dficnlrea csite
damarades. Lesictlats du Port-e lesompsnéecilere u-P ace
pourreanir tous leurs
progres caternes, monrrerent moiis
qui fe trouvoient derant loure
keaticonp de pcinc,
d'obsiniance,de ne) reotrérent qu'avec
sale & delortir en baraille, tenp: oporant aus astresréyimens, deb batize la géno3 Coutse-tnrmunir, Artois d: du cerp va Cartilerie étolent
wohreseyeineientd un ecocpagrent a
aite,
cu
v-ppelerdans les calernes du Port-au-Frincei cueld
Joriqu'on entendit
vapportèrent queles foldastha arge Sebricurs 2
fe diipoloieot paaes yfurent,tr
Asilirorlest foldats de Normandie, d'Artos 8 du
itortir,
eountrent chacun à lzuzs calernes pour"sarmer. corps royal d'artillene
d'eux-mèmes la générale; on tonna
Les cituyens battirene
: serersmatiemales Apied Bracheva lesochin.scear moins d'un deri-heure
Fin neniersdela iation, 'es barzillons Taititede detonale. ainéede plulicurs
an batille devant le cotps de
deNorman ie dd'àricisfe rangerent
eu' falloit dé armer le régiment garde du national, O cricrent sout d'une vois
Le con-eil général de la comrmune Forr-ani-Prince. qui s'ctoit ziiemb's,
diliauler due la rontuiteaireyhmeet de Fort- aePrince ne pouvoit fe
fowscunis firpaar in pier 2, a'erores, Rces elme. de depuis eudlgeio
p leurs proaus ech a tane 4 folduc.de ce
feorcinisat jur
peronnes qui étoient du rombre des ci-dévant volontaires régiment qu'l quulasos
deibéré fur,ce cuilyavoir de pasuriled faire dans ie
apra avcir
palitd (ortit Ocdsc'aivmuralte alloirieta
monent,la munici
segiment du Port-am-Pince
nigorter duv caferies, 8: voirfle
avcit ts intentions
anx troupes nationales 82 de, ligne
Letitess ele recommande
emreprift.
peronnes qui étoient du rombre des ci-dévant volontaires régiment qu'l quulasos
deibéré fur,ce cuilyavoir de pasuriled faire dans ie
apra avcir
palitd (ortit Ocdsc'aivmuralte alloirieta
monent,la munici
segiment du Port-am-Pince
nigorter duv caferies, 8: voirfle
avcit ts intentions
anx troupes nationales 82 de, ligne
Letitess ele recommande
emreprift. d'attendrelon retour lans forier aucune
municigalid fenle 8 Gntaucun cortewe'
akernes des outele y fut entrée
en mardle VIrE 1s
fo : régioen, Ad. ie Mairel leur eliefu: ey
Tun
nombrode
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Geurs jotrs, Ec lear dic'er
E5
1,
enidags a journée mce., Ou lelenkm
falloit quils
felon lesordres de Mi'elicutenant géndra
aplus are ou
icufa
de plaintes, 1S confentirent; on, leur
FG Emures 2
Poir wire défenfes a'tous citoyens, 00
tngageoit deJeur roré ne paste pe metfre
panlie Ne
d'inighter
br30t fat
mr ae trouva reacfiierde
s Dul on e
ind eivoy etir ofvir CS lecoursca a
refia 8; ccompagna municips'ité,
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Poir wire défenfes a'tous citoyens, 00
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ind eivoy etir ofvir CS lecoursca a
refia 8; ccompagna municips'ité, --- Page 82 ---
qui paffade rang en rang pour rendre comptede la difpofition du régiment
du Port-au-Prince: les troupes nationales & de ligne ne répondirent que
par un feul cri: déjarmer.
défarmer.
-
[lp paroiffoit impoffiblede calmerles elpritss lamunicip. fité fit undernier
effort, & déclara hautement qu'elle ne requerroitjamais le délarmementdu
régiment du Port-au-Prince, Elle ne put rien gagner fur les efprits; elle
rentra de nouveait dans la talle de l'hôtel de ville, 8x tandis qu'elle étoit
a délibéreravec M. le majorgénèral &MM. les commandans de., baraillons
deNormandie & d'Artois, deux patrouilles agnoncerent de nonveau aux
troupes que le régiment du Port-au-Prince prenoit les armes. L'artillerief fe
mit auffitôr en marche; les gardes nationales & les troupes de ligne les
fuivirent; l'artillericroyale le joignit à elles; & Ace nombre confidérable
d'hommes armés fe réunit encore une tres-grande quantité de marins tant de
la ftation que de la rade des marchands.
Iln'étoit plus temps de délibérer;lefeul partià prendre étoit de marcher
alatête des troupes nationales & de ligne pour en modérer l'ardeur s'il éroit
pofible; & de tenter d'obtenir du régiment du Port-au- Prince par la voie de
la perfuafion ce que l'on étoit fûr d'en arracher par la force, mais en verfant
peut-êtrel beaucoup de fang de part & d'autre.
La municipa ié entra de nouveau dans les cafernes; elle y: avoit étéprécéa
dée par M.le m.jor général de la garde nationale, accompauné de fes aides
majors qui avoient déclaré au commandant du régiment la réfolution inébranlable des ciroyens & des troupes de ligne. La municipalité s'adreffa
d'abord aux foldats du régiment ; elle leur repréfenta que toute réfiftance
devenoit inutile, 8z leur répéta que le parti ides citoyens paroiffoit définitivement pris, les engageant à éviter l'effufion du fang. Les foldats fe
retirèrent chacun dans leur compagre pour délibérer ; ily en eut qui
piirent leurs armes.
Enattentinclerénlrar de leur délibération, la municipaliré paffa avee
MM.lesofficiers du régiment dans une chambse qui fe trouve à l'eairée des
cafernes, Un officier dela garde nationale S'y prélenta & declara de nouveau
que le parti de défarmer le régiment étoiti i révocablement pris.
La municipalité mit alors fous les yeux de MM,les officiers du régiment
Timpoflibilité de faire changer d'opinion à près de quat e mille.hommes
armés, farigués des alarmes continuel'es que caufoit à toute la ville
la conduite du régiment depus quelques jors. E'e leur repréfenta
limpoffibilité encoreplus grande de réfifter aux forces développées devant
eux pour contraindre lerégiment tà livrer fes armes. Meffieurs les officiers fe
retirérent pour parlerà leurs foldats.
Sur ces entrefaites M.le commandantg@néroaldespardesnaiionulesariva")
(") M. Caradeux ainé, commandant général de la garde nationale dy
Poit-au-Prince, fait fa réfidence habituelle fur fon habitarion a Belle-vue,
plaine du Cnl-de-fac;il fut averti à une heure par M. Ruberjos du Délertp
Yun de fes aides de camp.
es. Meffieurs les officiers fe
retirérent pour parlerà leurs foldats.
Sur ces entrefaites M.le commandantg@néroaldespardesnaiionulesariva")
(") M. Caradeux ainé, commandant général de la garde nationale dy
Poit-au-Prince, fait fa réfidence habituelle fur fon habitarion a Belle-vue,
plaine du Cnl-de-fac;il fut averti à une heure par M. Ruberjos du Délertp
Yun de fes aides de camp. --- Page 83 ---
a
MT aN S -EA U s E
Son premier foin fit de réprimer l'ardeur impatiente de l'artillerie
nationale.ll fejetta au-devant du canon, & dit qu'on le perceroit le premicr, dans les
fil l'on étoit affezimprudent tirer fans fes ordres : it même entra alors le plus
calernes, & du ton de voix RCTA plus tranquille, mais en
temps d'heure
ferme, il déclara au régiment qu'il rie lui donnoit qu'un quart
pour
semettre fes armes.. fe foumit Ala néc:ffité : il rendit fes armes. On les raffembla
en Lerégiment faifceaux, & on les fit rranfporter en l'hôtel de la commune. voulut favoir f
Aprèsl'enlevemente des armes, M. le commandant général
le regiment n'avcit pase de munitions ;le bruit s'en étoit répandu depuislong- le commanaffuré,
temps dans la ville a on en étoit même prefque
quoique
dante de la place eàt affirmé. plufieurs fois àla municipalité, a & notamment
ce matin, qu'il ne penfoit pas qu'ily.ebr de poudres aux défiance cafernes; qu'infpiroit on demanda la
s'il y en avoit 1 futrépondu que non ; mais la jufte
conduite du régiment depuis quelques jours
à tout vifiter. On parvint la
a une chambre dont la poré étoit feimée, citoyens en demandérent
TERS
clé. L'officier chargé du détail répon it qu'elle étoit perdue, 2 & donna difoit- à
entendie que cette chambre étoit peu importante à vifiter, n'y ayant,
il, que dés effetsinutiles. Cette déclaration, au lieu d'appaiter les foupçons,
les augmenta. Les fapems de la garde nationale enfonccrent la porte cabrouets a coups de
de hache, &l'on trouva dans cette chambre la charge de fept
poudres, cartouches, balles, grenades, & petits boulets:
fe
Get amas de munitions fut bientôt enlevé, &c la municipalité avoit
retira fur les fix heures du foir, convaincue par te foin les quelon
d'affirmer qu'il n'yavoit ni poudres ni cartouches dans ca' fernes, que
E bruits fourds répandus depuis quelques
dans Ia ville n'étoient pas la
tout-k-iait ians fondement. 1 & que. peut-être fa falut de là ville étoit dûi à
réiolution'prile parles citoyens &cles troupes de ligne de defarmerlerégiment, natioIla a étélaifé. un détachement de cent vingt hommes tant de gardes
nales que de troupes de ligne, foutenn de quelques pièces d'artiderie, pour
!-garde des cafcrues,julqu'au moment oir pourroit fe faire l'embarquements
Les officiers municipaux,
Au Cap,le12 mai 1791.
ut de là ville étoit dûi à
réiolution'prile parles citoyens &cles troupes de ligne de defarmerlerégiment, natioIla a étélaifé. un détachement de cent vingt hommes tant de gardes
nales que de troupes de ligne, foutenn de quelques pièces d'artiderie, pour
!-garde des cafcrues,julqu'au moment oir pourroit fe faire l'embarquements
Les officiers municipaux,
Au Cap,le12 mai 1791. J'ai reçu, Meffieurs, long temps après le départ du dernier courrier, , la
léttre eque vous m'avez fait l'honneur de m'écrire,le 3 de ce mois, la ville conte- du
nant une relation des derniers événemens qui fe fo.it pallés dans
Port-au-Prince. Je dois des éloges à votre furveillance, & c'eft avec plaifir que des je
m'acquitte à cet égard;je vous eneE.NE-TRADNE durégiment cimens
foinsque vous vous êtes donnés mes prodigentemb-rcsntns ordrer, sils euflent étéinivis dla
Port-au-P ince, en exécution
rGers
du Jettre, c'ell-à dire G la premiere divifion de ce régiment s'étcit embarenéeà
bord d'in des vaifleaux re qui devoir preduire lerdouble avantage de d'epar- cente
gner une fomme contiderable aus ireiory.8c de pruscgeriepaliags
foinsque vous vous êtes donnés mes prodigentemb-rcsntns ordrer, sils euflent étéinivis dla
Port-au-P ince, en exécution
rGers
du Jettre, c'ell-à dire G la premiere divifion de ce régiment s'étcit embarenéeà
bord d'in des vaifleaux re qui devoir preduire lerdouble avantage de d'epar- cente
gner une fomme contiderable aus ireiory.8c de pruscgeriepaliags --- Page 84 ---
des riof sroisas 21 Tendit çompte at toi.Te n'entremai Fas
icconveniens fons nombre
: - omdon, parce que j'ai Teloir ctie NA. auftcurroiest de
réiulter dua
1717 eaures dons la noifenre at fere Grimcunrd, à qui j'di
salaperiteafion * ite
barvemtar fon zele 8L ies
: aiprelerire.
snherce-Arer m' 'a fait une
118 Motieurs. cnedif
Richigéde M. Tiatendant d'avolr
Caeapaperncmtieat de fecond
su.ere,
tranipert;iln'y étoit aucunenent
D'anchelange.
Monfeurieginiral,
Pese-an-Pvinceple 18 mai 1791.
N nvons reçu lalettre dont vous nous avez
do plusfarseur ponr nous Gue les
honerés le 12 de cemois;
fe-vaillanes, Coalad conduite que nous éloges que vous donnez à notre
elalicates ob nous nous forames trcuvds, avons tenue dass les circenftvces
virrtne neda gimentdu
lorada défarmment 8. de Tea
lidlanaretre
ramplir Droolnetnnd la ticaeigue nous impols la
: gragaile de
devoirdela conditogens, miriterpar nos anioos Jcur efine G ieur contiance rcs de
place qu'ils nousont
faniteg.
::
alignse,Cclepris inaprécial :
nos trava 1 :
que nous
*
1 wirelz Rivolttion vougapan
.
difpendieux &c repréa
.
Mondnurlopieal,és préyeairnon
celle da navire 7 Jafes & de
faulement
:: envoyant des frégates Sue vous l'expélition aviez à vot.t da
SA-ibuerlcs fol2 ts :: régimeat &:
trouvé dags cet
des
lescoseirg
TOuS oufiez épergnaifaliéimen du narire xrrangment avantages à linfim;
de raiffeau; vousne vous fusiez écarté tfifs,lesf frais de l'expédition
na:
décrété Teavoi des pas
des woloatés de l'affemblca
enfo
pliie veodes
valffeaux le Borie8:h Fougasers vous.
Po ond gonirale, auxiriances MCSR cuffiezcédé
. an 1 ifefoatjointes a nous réitérées de toutes les parties de la
rientla préfence étoit fi néceflireaus pour Vousinsiferd ne pas expédior ceS
tr : &r na
: peut caufrdes saiatien del'ordre Cz de la
Cofd'après
mastiwcaiculzsies,
lecowerationnaune 10115 avions cri devoir vous Saire, e
fr524S2s dela
apeafa ainliquenous que vous donneriez dgs crdres celonis, que", Pintendant
valifequ, Soques vous
ponerairesau départ de
por indécret du premier atenjeimelvrivéer féyriers & det danseet ries commidiires 'vilenamonces
navire Za Rivolation. Miis 2ujourd'hut,
efpoir qul cycitfictéle
anseacez perliter dans
Monfieur le gom al,que vous
téssievaleas le Foigrucet wotreréfolution, e vos ordres font Arieement exdcupoimnes, ii cicorte l
parti avant hier, G1 emporte les foidats.des
Agfrgni conduitle-refante du rigiment, &len nerire
& det danseet ries commidiires 'vilenamonces
navire Za Rivolation. Miis 2ujourd'hut,
efpoir qul cycitfictéle
anseacez perliter dans
Monfieur le gom al,que vous
téssievaleas le Foigrucet wotreréfolution, e vos ordres font Arieement exdcupoimnes, ii cicorte l
parti avant hier, G1 emporte les foidats.des
Agfrgni conduitle-refante du rigiment, &len nerire --- Page 85 ---
a R BM r -
- S
le
* Rivokrriere cf: refid, meyeanant
&c le capiraine.
nratemmencinede
P Nous défirons que la privation de ec vaiffeaut ne foit la caufe d'ancun
dlterdeas mmsicslfenfurvens lanePwanspelnra
qee vousavexfait de fatisfaire à notre réquifition,
Signe, Leremboure pere, maire; Malahar,
TTPZAU
fecrétaire-prefien,
Los citoyens dela paroile du capDarae-Marie Cap-Dame-Mene,les I5mai 179:.
€2 du courant, pour délibérer fur Tarrêté pris par.les Ssamtademyc.imtis citoyens.aÉlifs deia
parnifiediPorc auprinco,de 21 dsauizedemmier,
vous avez donné pour le départ peur France du vaiffeau soncernant le Tordre quc oit
décidé qu'ils adhéroient à l'arrêté pris par l'aliembiée paroitiale Fodgueurs du Port2u-Prince ledit jour 21 du mois dernier; qu'en cenféquence vous feriez
remutis, ait nomda falur public, denedigraire aucunes
ANE
a nation pou: faire refpedter fes décrets dest)seccwmmsite &1 m.huterurle
tranquillité publique,avaat l'arrivée des commifaires du roi. ()
l'ort-an-Prince, 22mai 1701.
iijcependant Nousavens Momrsnurdroerpfseir que la tranquilité fe maintioat
nous avons ett quie'ques mouvemens la fecaine
Mercredi 13 dansiapres silpoemtotreitaer d'un ordre donndare dernire,
comongules des baraillons de Nermandie & d'Artois de
tendemain éroit fitrle Eorée, pour aller tenir garnifon aux Cayes. S'amiheverde Le Fougae
parti le matin nere pours convoyer le régiment du
julgua POrient. Les: : itogresa WORt voirdanis le départduifeul Portau-beince val
pous refoit,ata dellein formedie nousaioiblir: cittepouvelle Reoneni
très-vives alarmes, qui redoablerent par la précipitation avec excitade laquelle
Fonicrian eacher a1 la musicipaliré..
Eepar lefoin qu'on avoit pris dele
Nouzavons.nuind G
Spentio T'ordre
dérachcmans. Le leader
lement
mound, comman) I ent Ce
des coramifiaires, ei
potrerade, & qu'il
e1 :51
accoreprgad dune 1a
eipéronsque M. de GTIET in amesgned: netrerdma.f:
Tous
feite enfuite à M.le. ginéral.danc@entenn
Tavets
chers cempatriotes, toute la néesilite de Vousconcrsor conferv : Tal
:
sans du nd. ceite Noucne vile,dent lefort lomble decidencelui de vevinc
teft &
nonplus que les événemens vous laitlevons pointignorer leréfitatde nos démaraltes,
ultérieurs quI pourront vous intéroller,
Lor eticlers
paux.
à Prefque toutes les paroitlas fe T'ouef
: Acur Plan:jglance,
4 du fnd ent-faicluméese
a
-
néesilite de Vousconcrsor conferv : Tal
:
sans du nd. ceite Noucne vile,dent lefort lomble decidencelui de vevinc
teft &
nonplus que les événemens vous laitlevons pointignorer leréfitatde nos démaraltes,
ultérieurs quI pourront vous intéroller,
Lor eticlers
paux.
à Prefque toutes les paroitlas fe T'ouef
: Acur Plan:jglance,
4 du fnd ent-faicluméese
a
- --- Page 86 ---
Valliere, le.13 mars 1791.
Nous avons reçu avec toute la fatisfadlion poffible le narre que vous
nous fire. des événemens arrivés au Port-au-Pr nce. Un peu. de douleur
a été mede .UX tranlports d'alégretie que nous avons éprouvés en apprenant Ja conduite de ces braves troupes patriotiques, & le retour
du r'giment du Port-au-Prince à la bonne caute; c'eft le fang répandu,
c'eft te vidime immolée, malheur toujours grand, mais inféparable
de toute révolution, quelaue fois néceflaire pour le retour de l'ordre,
qui nousaafligés, La colonie entière aveit dejajugé l'homme,. & il
étoit réfervé à ce même régiment, inftrument de fes fureurs infenlées,
à venger le fang des citoyens immolés la nuit du 29 au 30 juillet
dernierspuiffe l'erfufion du (ang françois s'arrêter là:la clémenceeftla plus
belle des vertus. Votre fermeté,. votre zele infatigable, joints au patriotilme de nos braves freres d'Europe, nous iont un fûr garant du
bonheur dont jouira déformais notre chère colcnie. Nous. nous emprefions de vous témoigner notre fincère reconnoiflance pour des bienfaits
de cette nature, & vous affurons que fi la difance des lieux nous
empèche de nous unir à vous de fait,. nous le fommes fincérement de
coeur.
Les officiers municipaux & citoyens.
Cap Dame-Marie, e le 13 mars 1791.
Nous venons d'entendre la relation des événemens qui ie font paffés
dans votre cité, les premiers jours de ce mois; it feroit difficile de
vous peindre le fentiment que nous éprouvons; il ne peut être comparé
qu'à Pimpreffion que fit fur tous les bons françois la nouvelle de la
prile de la Baftille.
Quoique la paix ait toujours habité parmi nous, quoique rous
n'ayons été atteints d'aucuns des traits que lançoit le delpoufme du iein
du palais qu'il avoit réédifié fur vos divifions; nous participons bien
fincérement au triomphe que vous venez de remporter fur lui;. nous
admirons fur-tout celui que vous avez fu remporter fur vons-mëmes,
en enfeveliffant dans fon tombean les haines & la vengeance.
Frères & amis, veuillez tianfmettre le témoignage (e notre reconnoissance aux butaillons citoyens du continent 9 qui, en abordant votre
rivage, ont rallumé parmi vous le feu tacré de la liberté. Qu'ils fachent que des extrémités les plus reculées de cette ie, les colons Jeur
vouent une amitié, une gratitude éternelles; que nous regardons leur
arrivée comme l'époque de notre régénération.
Les citoyens de. la paroisse du cap de Dame-Marie..
Petire-Rivière de I'Artibonite, le 21 mars 1791..
Nous vous: remercions infiniment de votre exaflitude à nous participer vos tr.vaux: nous ies lirons toujours avec le plus vit inrciêt.
és les plus reculées de cette ie, les colons Jeur
vouent une amitié, une gratitude éternelles; que nous regardons leur
arrivée comme l'époque de notre régénération.
Les citoyens de. la paroisse du cap de Dame-Marie..
Petire-Rivière de I'Artibonite, le 21 mars 1791..
Nous vous: remercions infiniment de votre exaflitude à nous participer vos tr.vaux: nous ies lirons toujours avec le plus vit inrciêt. --- Page 87 ---
-
Cose aM r CAN -A - - F
Votre réponfe du 17 à M. le lieutenant 71
général mérite les plus granda
éloges, &x nous n'en devons pas moins à votre arrêté du même jour.
Il étoit essentiel pourles colons ; il étoit de votre gloire de de détruire M. de
les inculpations aflligeanres, contenues dans lavis aux citoyens à la reconBlanchelande. Vous Tavez fait, & ceft un titre pour vous
noissance de vos concitoyens.
Les officiers municipaux,
Limbé, ce 10 mars 1791.
Nous venons de recevoir la lettre que vons nous avez fait l"honneur
de nous écrire le 17 du courant, &c toutes les diverfes pièces qui de %
étoient jointes, qui toutes nous confirment que vous jouissez à donner
plus parfaite tranquillité, que la réunion genérale a concouru. 8z
fous
à votre ville, en vous délivrant du joug tyrannique delpotique dernier;
lequel vous gémiffier depuis la fatale nuit du 29 au 30 juillet des
nous apprenonsavecla plus grande fatisfaction quel ia plus grande partie
parois:es de votre province,, 8c celles du Sud, partagent avec vous
les mêmes principes d'harmonie, pour rappeler dans leur fein quelques
frères égar rés, & que l'effet de cette réunion a été la fuite de l'exemple
que vous leur avez donné,
Les officiers municipaux.
Port-de- Paix, le 1O mars 1791. lettre du
Nous avons l'honneur de vous accufer réception de votre
de
1o du courant , 3 laquelle étoit joint l'extrait de la délibération notre
votre paroisse. Nous manquons d'expreffions
vous d'un peindre open
vous êtes heu eulemert
régime
laine
joie apprenant La réunion que de vos concitoyens pourla caufe générale eftle garant
presseur. de votre bonheur futur. Puissent cet exemple, tous les citoyens n'avois de
la colonie, éclairés fur leurs OR intérêts, agir de concert,
tous qu'un même efprit & les mêmes opinions.
Les officiers municipaux.
Port-de-Paix, ,le 18 Mars 1791.
Avec Phonneur de votrelettre en date du S 3 du courant, nous avons reo
çu votre adreffe à T'Afiemblée nationale. Le départ du courrier ne nous
permer pas de vous exprimer toute la fatisfachon que nous a caufé cette
adrefle que le patriotime le plus pur femble avoir infpirée. & du Expreffons bien
la liberté, l'amour de la paix
généénergiques ral. Nous ne 9 tout doutons yre/pire plus que la Nation, éclairée enfin par votre énergie
& votre civifme > ne celie d'être la dupe de T'aftuce de nos ennemis bien communs, s qui fontaufi ceux de la nation entière. Nous euffions! travail defiréque Ton ne
vous euffiez PM difpoter de plus d'un exemplaire de votre de tous que les bons
faurait trop répandre pour lanftruflion &cl'encouragement
sitoyeos
Les membres de. la municipalité.
doutons yre/pire plus que la Nation, éclairée enfin par votre énergie
& votre civifme > ne celie d'être la dupe de T'aftuce de nos ennemis bien communs, s qui fontaufi ceux de la nation entière. Nous euffions! travail defiréque Ton ne
vous euffiez PM difpoter de plus d'un exemplaire de votre de tous que les bons
faurait trop répandre pour lanftruflion &cl'encouragement
sitoyeos
Les membres de. la municipalité. --- Page 88 ---
unicipaux de La ille da Mola d 1e
frangaiy
Tinddlundi,pus
amari d lous lz veist
Inem
mincet diasle 11 dumcis de
au Moleont ére Lbremmy 54
watlacomm
Juilleroderniers ils ont
) dela
Ternblée, de miiatenir de tourleur préicletermuat,a- pouveir la
Lca mare-paurie, d'êne fideles dla
confliturempriz leurs foatlions Le
Nation,iaLoi BC au Roi, &ds
reapir les devoirs, & mettoit cerps tous municipal fes
trouvoit fon bonheur
fts concitoysns,
foins à juflitier le choix de
Rien de plus conforme,
mile a adécrétôle 14 Dicembre deigbstiinetaces natine
8: méenntens avaieet deja 1739, mais des clprits innuiets, brouilona
paroifial par phufieurs minitelé defes lcurs mnauvais defltini; en vainle
arretés, avaitété au-cevant detouz,
es repréfen
iC e: vain avait-ilrendu compte,par
'asiumblée P'
tit a0a ed
rovinciale dunordderous leura
coatepire ranins
a
sn.reriesiwvinas
toutes leurs machinatious fecretes,
TCE
recéclat enpicin comnité, le 21 Féviict
e (cus camsbics.ieadindos aire
ndaient lesautresàlo - : re.
Je fuites fiuneftes qu'entrainait
Montieurle 24e
f
apres elte la formation d'un wientprefert
.
corp, ditina de
s'emprelicrent d'aflemb'erla
AICT Tou dependait nonou'cmmtlet bon com- ace
: :
mblée dep parcife eut
le Cunenoerelcurie
at fat de faire
licu 31 Jniller darnier,dle.
une députationd M. le
noyen d'arrêter les
commandant
t: 2t ppuunt d'snrénuhrergce violences & les voxationg
yolg..ice
HL:
fuitlatemeurs.
qui fut de firite fait, ca P
Monieur le cemmandent,
Nous
fadipolent voypostoutarezla p'uivire doulour eue des
afermer un Perti dans cette
cfoltsrdeonrens
eorporation difiade dela foiniarinn
parciffe. en étatlitant ti
Jearforier dernier.foi.
ciia c8 faite fur. plac T darmes,
adén rinaden -
habitans ont prêré ferm.atlemi mejour d'être miliceparriouier tous loa
loide: au roi.
delics Alimt.n, l8
9) Pieins dolntosienresr-re dreiture, voticjuficc
ration, Monfieur le commindant, la
vot e mode
Toondour de Sadrefferà votsa avecla p'us cmmiuans-lépalement afemb'cea
p'us forme perfu.fisg
rrande cen'nnce: etfo ell dans
and'h.urs donr ele
roul hien coucoririr sloir ner les
at e qu'ua 1 TPM cntrepren
cupuble
.n, l8
9) Pieins dolntosienresr-re dreiture, voticjuficc
ration, Monfieur le commindant, la
vot e mode
Toondour de Sadrefferà votsa avecla p'us cmmiuans-lépalement afemb'cea
p'us forme perfu.fisg
rrande cen'nnce: etfo ell dans
and'h.urs donr ele
roul hien coucoririr sloir ner les
at e qu'ua 1 TPM cntrepren
cupuble --- Page 89 ---
-
A RN - 2 - a a
p erpable daltdrer fon rète pour la nation, fa fouritios auk leis a fow
a amour pour le meilleur desrois, &ic. >
La commune s'attendoit que M. le cramandant rempliroit parfaite"
ment ion voeu, & eu'il ie joirdreit de tcut fon pcuvcir à elle,
pour le maintien de la paix; mais elle fut bientôt déçue de cettedouce
ejérance, par la réponte çu'elle regut cans le même in fant:elle ef
aufi tiere que menaçante, & icfte dépolée aux archives. La pauvreté
feule auroit-elle été un crime afez grave aux yeux de ce chef du peuvoir exécutif, pour ne
reconncitre le dreit cu'ent les citoyens
de s'aflembler lorique E elprits mécontens cherchent à troubler lenr
aranquillité!
Ce n'eft point fiur de vains prétextes, monfieur le général, cemme
ent cherché à le fuggérer ces mémes perturbateurs, que la municipalité
de la ville du Mole a éré chercher un azile ailleurs, Bc te memefcus
la proteéion de la paroifle de Bembarde; elle pri une firme réfclution par
fon arrête uul 8 Oétobre demier. après avoir eté long-tumps en butte aux
plus grands outrages, aux entreprifes violentes & aux prccédés injuftes
se la part des membres d'une corporation qui faiicit ccrps avec les
troupes de ligne de la garnifon, chez cuiils avoient dépcté leurdrapeau,
* avec quj ils faitoient des orgies continuelles; par cette marche,ile
sont parvenus a rendre les foldats & les bons citoyens einmis les
uns des: auties; d'un autre coié, feitoment pictégée 8 appiyée par
M.le commandant de la place Gui tnoit depuis un ftmis intriCus les
habitans dans l'anxiété la plus grande, dans les angcilies mortelles par
des préparatifs hoftiles & des mcuvemens ala mans. le reprcientantés
meilleur des rois 95 dans Fune des plus floriffantes' celenies, recens
moitra-t-il dans ceite conduite les principes de T'eticmblée colcriale?
Nous avons eu Phonneur, monfieur le généralpar netre lettre da
32 décembre dernier, de vous infruire des motifs cuiaveient déteimint
plufieurs peres de famille d'abandonner leurs teyers, & de venir fe
Jetugier à Bombarde: copie de leur déclaraticn accempagncit la Jetire,
Ceft a mains jointes, M.le général," que les men:bies dir cerps
anunicipal de la ville du Môle réclament de rechef yeue autorité &
votre joftice, pour que ces bons citoyens rentrent dans leuis légitimes
droits, & recouv ent la liberté qu'on leur a inhi mairement & injuftument enlevée; ils réclament un droit inciolable &tauré, lapepricte,
Sils font affez malheureux, monfieur le génural,cue des'ête icrdue
eoupab'es, ils obeiront à Pinfint à la lei qui ies appellera; leur sefleur foum fion pour les lois font connus, ils en ent prerencé
ferment de la maniere Ta
ils
Eo
plu; folenue'te, s'emprcferent d'al'er
su-devant du tiibunal qui devra les juger.
Cette réclamation réitérée rue fait la municipalité du Méle, merfeur
#e sénéral, eft fo dée' fur des principes oue 16utes lesiicis pe icées
ssipecient; elle efl londée lur la coufiance qu'inipiele repicicsiant de
kk
ils en ent prerencé
ferment de la maniere Ta
ils
Eo
plu; folenue'te, s'emprcferent d'al'er
su-devant du tiibunal qui devra les juger.
Cette réclamation réitérée rue fait la municipalité du Méle, merfeur
#e sénéral, eft fo dée' fur des principes oue 16utes lesiicis pe icées
ssipecient; elle efl londée lur la coufiance qu'inipiele repicicsiant de
kk --- Page 90 ---
T4
alr cacere fir fa bons
NONAT ian
: ue vale colonie.
ita maofaor le : : 3, 3a NOIReL R .ats dans
Par : 6. tro 4. l'effervescence
* dernier, 16 du couranr, des cfliciers qui regment de la
: whandonner la ville: Htesjeumescrécles, faire depeiscuinze ans &au-defius,
absa cimnven mi comment en
le tableaufans navier le coeur
ne froanoit point à la Vue de pauvres familles
tmt fhrs
Rar la ceffation de leur travail,
diess 3 geméral, rendre le
Bi aE 6: M
a
pain,
Eleved
bons crucllemeat 8c injsfement en'evés a KE Jecs crees, . de
frangais; les membres du corps municipul OcAt ie hauer eue le
repréfeatant du moilleur des rois ne laiffera point jouir
&z impunément ler zuteurs qui ont porté la délolirion parmi trancuillerment tous ces.
pauvies habitans.
Siy4,Genton, maire,
Plaifance, le 10 mars 1791.
Hous avons reçu les trois lertres dont vous nous aviz
C date des 1O, 13 & 17 du courant, ereible -015 Tinpmade, iss
nous anfior: :..
Il nous feroit impofible de pcindre la joie que neus a
reufe révolution arrivée dans votre ville. 11 eft malheureux canfcelheu- qu'elle ait
été foollée du fang de M. Mauduir, Nous plaignons fincéremient fca
fort, & nous le p'aignons fur-tout de l'aveir mérité,
Guerriers citoyens, braves foldats des régimens d'Arteis & de Normandie & de Royal Artillerie! Nous ne pouvons pas nous-mémes vous
témoigner l'eftime & l'amitié que veus nous avez infpirées; mais les
repréfentans de la ville du Port-au-Prince voudrcnt bien être nos organes auprés de vous, Oni, Mcfieurs, nous vous en prions, dites à
ees généreux défenfeurs de la liberté, que nous conierverons éternelJement la reconnoillance qu'ils ont fi bien méritée de tous les vrais
patriotes, & que nous apprendrons à nos enfans à bénir les noms de
Normandie, Artois & Royal Artillerie.
Les cficiers municipaux.
Cayes, ,le 24 mars 1791.
Depuis la malheureufe époque oà le deipotifme avoit repris toute
fa vigueur, l'allemblée provinciale du fud a fitlpendu fes féances, vu
la diperfion de fes membres. C'eft avec beauc.up de peine que ncus
fommes parveaus à nous réunir le jour d'bier au nombre de fept, fant
pour écrire aux municipalités de la province, & les engager a inviter,
preffer même leurs éledleurs de fe rendre à notre affembléc, que pour
fiire l'ouverture de divers paquets qui s'étuient accumulés dans notre
burcau, 8 en accufer réception,
u fes féances, vu
la diperfion de fes membres. C'eft avec beauc.up de peine que ncus
fommes parveaus à nous réunir le jour d'bier au nombre de fept, fant
pour écrire aux municipalités de la province, & les engager a inviter,
preffer même leurs éledleurs de fe rendre à notre affembléc, que pour
fiire l'ouverture de divers paquets qui s'étuient accumulés dans notre
burcau, 8 en accufer réception, --- Page 91 ---
L &
- K - -
Nous y avons trouvé, nos chers compatriotes, plufeurs paques de
votre envoi, paquets bien précieux pour nous, que nous avons lus
avec avidité, & qui nous ont fait bénir cent fois la providence dee
heureux changemens qui vieanent de s'opérer dans votie ville.
Coihme nous ne fommes pas en nombre fuffifant pour prendre ua
arrèré, 00u5 ponsboractons à vous priur de neus fej.e part, fuiver t
vos promefes, de tout ce que vous faurez & ferez pour le bien
public; nous fommes perfitadés que nous y trouverens toujeurs le
double avantage de la farisfiCion, d dalesemple à fivre.
Les membres du buicau de correfpondance de Tallembiée provinciale
du fud.
Coteaux, le 20 mars 1791.
Nous vous prions de recevoir notre complimentfitr votre érabliffement;
fois defirons de cezur çue la nation confirme-notre nomination en général.
Nous fommes affez tranquilles en ce mement, malgré la grande
fermentation qui régnoit dans la partie du fud; la défaite de M," de
Mauduit a rompu les bras à'tousnos ennemis; la concorde commence
afe rétablir, 8c nous cfpérons qu'elle ccntinuera à fe rétablir de plus
aa plus.
Les membres de la municipalité des Coteaux,
Grand-Goave, le 25 mnars 1791,
Il ne nous eft pas moins bien confelant, Meffieurs & chers coms
patriotes, de voir le paifible tranquillité dont jouit votre ville, en
dépit des faufles affortions que des méchants feuls ont Pu répandre
nous vous affurons également dela nôtre. Si quelque chofe
MOMS a
étonnés, c'ett de ne pas apprendre, votre mêne cependant leitre, le
retour de M, de Elanchelanded reprendre N rênes de fon gouvernesent, afin de confolider Fétat des chofes adxelles; nous nous
à croire qu'en peu vous nous apprendrez cette agréable nouvelle, plaifons ne
penlant pas. guril puiffe rejeter le defir que vous lui en avez témoigne,
Les ofliciers municipaux.
Ofhangoisloparial lo véritd tardive!
Monfieur le lieutenantgénéral,
Les citoyens de la paroiffe des Cayes-de-Tacmel ne rougiront jamais
#avoir fait, T'éloge des principes qu'annonçoit vctre p:oclarnation du douze
novembre de l'aunée dernicre, Vous avez fans doute pris le change €n leitr
repondant alors que cet éloge étoit prématuré,
Tout éloge qui ne porte que fur des priacipes, ne peut jamais être
prématuré,fur-tout quand CES mêmes princiges sfont_fondés fur des vérités
d'évidence,
Ces citoycas, Monfeur le licutenant général,fe flattoient & devoient
eroire quevotre Atanpalig-bgmicaimocreremeragisimmnytaye
a 4
Vous avez fans doute pris le change €n leitr
repondant alors que cet éloge étoit prématuré,
Tout éloge qui ne porte que fur des priacipes, ne peut jamais être
prématuré,fur-tout quand CES mêmes princiges sfont_fondés fur des vérités
d'évidence,
Ces citoycas, Monfeur le licutenant général,fe flattoient & devoient
eroire quevotre Atanpalig-bgmicaimocreremeragisimmnytaye
a 4 --- Page 92 ---
grm@narbbeder de cette partie de l'empire frangois, dontle
gosvernement Yous eft confd par lair nation.
Par quelle fatalité s'ett-elle trouvé généralement plus vexée que foas
l'alminiftration de M. de Peinier, que vous appelez lage & modérée,
quoiqu'elle ait coûté la vie à des citoyens, & que lesr repréfentans de lz
eolonie fe foient vus à1 la veille d'être égorgés. :
de Une pareille adminifrarions inedéroge-t-clle pas entièrement aux principes
douceur &c de prudence qui dérerminent tous les abtes émanés de l'atlemblée nationale, & particulierement celui décrété pour la colonie,le 29
Roverabre dernier, dont la tardive publicité eft faite pour donner matière à
bien desréexions,
: C'ef apresavoir pris connoifance de votre adreffe, du 12 de ce mois,
tous les françois de Saint-Domingues c'eft d'après la connoiiance exale des
mouvemens fourds qui fe pratiquoient dans plufieurs paroiffes des provinces
de l'ouett & du fud, que les citoyens, al'abri des perfécutions révoltantes
di pouvoir judiciaire, interpellent aujourd'hui ce fentimant que refpirent
foates vos proclamitions, ce patriotifme, démenti mille fois par
Bopar tout le pouvoir judiciaire en général,
vosagens,
flsnele permettront aucune réflexion, ni fur le projet que vous aviez
Paliandksnteneawl dont
ftation au Port-au-Prince, ni fur les raifons
vous avez appuyé cette étrange précaution.
- Votre déclaration, Moafieur lel lieutenant général, contre les bataillons
de Normandie 8c d'Artois, a excité dans notre affemblée un mouvement
sinirald.furprieR. Kapnsuninfbunrdreifies J wuslescite yen s'ccricreat
lafois, cefoiat des rapports, celi neapus po'fisle.
Les foutiens d la
Yinc-aisamapavene dpoiatmungurder relpect a F:femblic nationale, ajouta
toveutre VO.x.
Vousdevezêtre sioundhuifeimamtcomesinoiqseentfitei infignegeswomai.Qintal reproched del'accolade. cenemniejutulemblée, cefut de le voir inféré dans votre adreffe : ces citoyens ont pen'é
ta fegefedla difcrétion da gouve-m:ment eût dû l'en exchure: c'eûr étédu qua
saginslapolitique de toutindivida inréreffe àla traquillitdpob/iqne,
C'edoncpour avoir voulu connoitre la vérité, que ces braves bataillons fei font vusexpols au rafinement cruel de la p'us atroce calomnie:it
a'en falloit pas tant pour les pordre; entre le crimede lèze-nation &la
dR uton du régim: intérieur dela colonie, ,donton vouloit les rend e
E oylaeren redifetiu ermmanemadevitar minsies liller ch. oifr.
K pOMEr érétromsé, vousle ferezencor; vous vous tromperez vOus-
:..
Rieiers minisipanx, ces magifrats en qui le peuple a mis fa
r.. 2a - fontlesfer'sqai puifent vous en garantir.
L'il@imildenaiondea: reconau cette véritéparla confiance &clespouvoirs
qu'elleleara accordés dinstout l'em pire françois.
Li coloaie ne peur fe régir par d'autres principes; l'ancien régime dé
proferit par l'affemblés provinciale du nord, dans fon arrè édu 23 février
Amum,boatonriglias dans toute la coloaie: il ne doit point y aver
2a - fontlesfer'sqai puifent vous en garantir.
L'il@imildenaiondea: reconau cette véritéparla confiance &clespouvoirs
qu'elleleara accordés dinstout l'em pire françois.
Li coloaie ne peur fe régir par d'autres principes; l'ancien régime dé
proferit par l'affemblés provinciale du nord, dans fon arrè édu 23 février
Amum,boatonriglias dans toute la coloaie: il ne doit point y aver --- Page 93 ---
a L - T PAr A a
- - -
7Y
de variété dans ladminiftration : ne fommes - nous pas tous franco's?8
Fexécution des décrets nationaux ne porte-t-elle pas fur toutes les parties de
la colonie ?
La paroiffe de Jacmel a vu fous fes yeux, & en place publique, votre
repréfentant tautorifer., ordonner lui-mêmel Fattroupement le plus illégalle plus impolitique, conféquemsent le plus féditieux; on a vu donner
ordre à cet attroupement. 5 de (e portér dans La viile avec vinge cartouches 3 au
trois coups de canon : le même ordre étoit fourdement préparé pour
fso paroifie des Cayes-da- Jacmel :l'autorité la plus légitime, celle des munisipalités, eft méconnue; on leur cache l'ordre qui eft donné; l'attroupcment
même ignore fa deffination : & c'eft à cette époque que plulieurs municipalités reçoivent ordre de fe diffoudre.
Monfieurlel lieutenant général,lesg gouvernemens defpotiqués font les feuls
dont les projets.font impénétrables au peuple, qui en eft l'inftrument ou la
vidime :l'allemblée nationale pénétrée de ees grandes vérités, a inftamment
profcrit le fecret dans l'adminiftration publique.
Les intentions du peuple, vous l'avez dit vous-mème, 9 font toujours pures :
foyez donc perfuadé que l'effervefcence n'a jamais lieu, quand elles font
de/potiquement. contrarides, Il.eft des moyens auxquels de peuple françois
ne réfifle point : la douceur, la franchife &cla prudence : voilà les princ'per
dont l'affemblée nationale & le roi vous font un devoir, en vous en donnant
l'exemple,
Quel fut notre étonnement, quand aut fein de la tranquillité 1a plus profonde, unis de coeur & d'opinions, & pleins de relpeat pour les décrcts
nationux,nous vimes, afficher, dans notre paroifle linjurieuf proclamatio m
que les ennemis du bien public vous ont arrachée contre le quartier de
Jacmel,qui jouifloitalors de la même tranquillité que nous.!
Des citoyens pailibles injuftement accufés, injuftement menacés de la
force publique
Nous en appelons, Monfieur le lieutenant général, au
dont vous vous dites panécré; font-ce 1a les pincipes que
Meat nationale &zleroi recommandent fans ceffeà leursrepréfentans !
Vous firestromos, c'eft le fort des gens en place, c'eft celuides princes,
des rois, & c'eft ainfi quel le malheur des peuples s'opère, par ceux à qui OB
ne peut prouverla Dlits légère intention.
La diverfité d'opinions qui afligeoitla colonie ne dut'jamais être un fujct
det trouble. La col nie entière ayant reconnu la fouveraineté de Paffemblée
nationale,P'emy'oi defpotique de la forcep publique, la fédudion 8z les menées
fourdes des mal-intentionns, font une infulteà fa fageffe, une dérogation
manifefte à fes décrets, à fesprincipes, conféquemment un crime envers la
nation.
Ii n'eft donc plus de puiffance humaine qui puiffe arrêter dans leur cours
leshommages que la colonie entière doit à'a municipalité du Port-au-Prince,
Ces magiftrats, témoins forcés d'une révolution que vous n'avez vou: N
recoanoitre que par des rapports, ont rempli, au-delà de tontes eipérances,
les devoirs quele gouvernement enrier leur abandonnoit, fans doute,pous
, conféquemment un crime envers la
nation.
Ii n'eft donc plus de puiffance humaine qui puiffe arrêter dans leur cours
leshommages que la colonie entière doit à'a municipalité du Port-au-Prince,
Ces magiftrats, témoins forcés d'une révolution que vous n'avez vou: N
recoanoitre que par des rapports, ont rempli, au-delà de tontes eipérances,
les devoirs quele gouvernement enrier leur abandonnoit, fans doute,pous --- Page 94 ---
éprouver leur fageffe, te Paffurer $ les citoyens da Port-an-Prince creient
etlas.dainganyenmer eux-mêmes.
Quant auxfacriSces affreux dont votre adreffe du 12 de ce moispourroit
effrayer la colonie, vous devez aujourd'hui la connoitre aflez, pourêtre
eonvaincu quela force publique, dirigée fuivant les principes de.l'afiemblée
nationale, queles corps adminisratifs & les municipalités, en démontiant
les projets des mal-intentionnés, doivent fufire pour garantir de toute
atreinte nos propriétés 2 que le corps légillatif de France a dejà mis fous la
fauve-garde dela nation.
Envain les ennemis de l'état dont nous fommes environnés, cherchent 4
interpréter, à décompofer les décrets de l'affemblée nationale. Et-il un
françois qui puille miconnoitre fes intentions; &c la deftradion entière de
Kencienrigigedans tout lerapire firanjoi, nul-cile pas Tobjet
fesdécretsoc la force publique ont été conftamment dirigés. rezslequal
Voila le Voett de tous les citoyens de la paroiffe des
aeluide la colonic entière:la réunion des elprits dans Cayei-deluemelice toutes les parties sdela
coloric, doit vous en donner la certitude,
Puiffe enfin le génic tutélaire del la France introduire au gouvernement de
Stint-Domingue le vrai patriotifme, a la vérité que tant d'individus oat
antérêt de repoulfer.
Le bonheur de la colonie ne doit pas dépendred'un mot; & fl'incertitude
du gouvernement veut des exemples,il ent trouvera dans la fagefledel'afiembiée nationale, dans la boaté du roi, 8z dans les vertus patriotiques dee
wonpes & gardes nationales de France.
Tousles citoyens frangois de la paroiffe des Cayes-de-Jacmel,
A Aquin,le 27 mars 1791.
fe perti de la bonne caule grofit chaque jour dans notre paroiffe : des
Sommes de bonne-foi, égarés faute de fe rendre compte de leurs penfées,
ent été accueillis, dela part deleurs frères corame inéritent de l'étre des
vidtimes del la fédullion, Puiffent-ils fentir tous également le prix de la
révolution !
Nous voyons Par les lettres de diférentés municipalités de la colonie
adreffées à la votre jufqu'à ce moment, & dont nous vous demandons la
fite avec inftance, que les paroifes font animées des mêmes fentimens, 8c
également éprifes del'amourdela liberté. Cetteuniformitédey principes, efet
d'un intérêr qui nous eftcommun, nous fait plaifir. Cela nous garantira des
entreprifes du pouyoiresécutif, contre lequel nous ne faurions être trop en
gardc,
Les o.liciers maaicipaur d'Aquia,
qu'à ce moment, & dont nous vous demandons la
fite avec inftance, que les paroifes font animées des mêmes fentimens, 8c
également éprifes del'amourdela liberté. Cetteuniformitédey principes, efet
d'un intérêr qui nous eftcommun, nous fait plaifir. Cela nous garantira des
entreprifes du pouyoiresécutif, contre lequel nous ne faurions être trop en
gardc,
Les o.liciers maaicipaur d'Aquia, --- Page 95 ---
L B
PA A -7 -
Copie dane lesire de le mansicipalinide Torbez à M. le générat.)
Torbcc, le 24 mars 1791.
Monfieur le général,
Nous avons Thonneur de vous adreffer ci-joint, la copie dela délibération
de cette paroiffe du 20 de ce mois, laquelle, attendu le trop petit nombre
de cicoyens compofant laffemblée, a remis au dimanche trois avril à
procéder aléledion des députésà P'aflemblée colonialc,
Soufrez, Monfieur le genezal, que nous voustémcignions nos
d
parti que vous avez cru devoir prendre de vous retirer au Cap, en
des
événemens
ati
ORORA
qui ont eu lieu Port-au-Prince, Quelqu'afiligears qu'ils aient
été, le calme y eft parfaitement rétabli; tous les citoyens vous y défirent;
&j jugeant de leurs fentimens par les nôtres, nous fommes affurés qu'iln'en
efl aucua quinefervitavecjdiede rempart au repréfentant d'unroilidolede
fon peuple, contre tous ceux qui oferoient manquer à la profonde vénération cui eft dicà ce digne repréfentant.
Permettez., Moatieurle général, que nous follicitions le retour à votre
confiance pour les citoyens du Port-au-Prince. Votre éloignement bleffe
feur fenfibilité, &pourroit donner furleur byesidnpudesfeupondio que
les mal-intentionnés accréditeront avec emprefiement, pour tâcher de
bouleverfer encore cette malheureufe colonie.
Nous joindronsà.cemorif. du bien général un fentiment d'intérêt perfonnel,
que nous nous permerions de vous repréfenter. La tranquillité de cette
paroiffe peut exiger'de ecourir à Pautorité8 & aux lumières de leur général,
& il nous feroit bien plus long de vous les demander, Monfieur, au Cap
gu'au Port-au-Prince,
Les officiers municipaux,
Perit-Trou, le 28 mars 1791;
Nos travaux fufpendus depuis le 4 décembre dernier,, nous ayant perinis
de vous acculer feulement ily y a quinze jours la réception de Penvoi que
vOus noits aviez fait de vos travaux, & de Pheureufe régéncration qui s'eft
opérée dans votre ville, 8epar contre-coup dans la totalité des paroifles de
l'oueft & du fird,
L'aliembiée de paroiffe que nous avons eue hier nous ayant fait reprendre
nos fonchions, nous met à même, Meffieurse: chers compatriotes, de remp'ir des devoirs bien chers à nos cceurs; c'efl la félicitation que nous vous
devons fur la conquête que vous 2vez faite de votre liberté 3 & la modération parfaite qui a fuivi votre triomphe , qui par ce moyen, fera fans doute
eouflant, inaltérable, & celuiauquel ncusreceznoifons $ biea nos fréren,
nos fonchions, nous met à même, Meffieurse: chers compatriotes, de remp'ir des devoirs bien chers à nos cceurs; c'efl la félicitation que nous vous
devons fur la conquête que vous 2vez faite de votre liberté 3 & la modération parfaite qui a fuivi votre triomphe , qui par ce moyen, fera fans doute
eouflant, inaltérable, & celuiauquel ncusreceznoifons $ biea nos fréren, --- Page 96 ---
fs
Baifpe'erremendminmnenns lennslmosfihresfateérresen.iouhts
ées brailionrd'Artois & Normidie & le corps royal d'artillerie. Soyez,
chorscomo riotes, nos interorêtes saupres de ces freres, & dires-leur que
Notre reconaoiflance fera éternelle ainf que l'inviolable & fraternal
aitacac.ncot que nougleuravons voué pour a vie,
Les membres de 'ammnicipalicidel Petit-Trou.
AiL Dondon - le 18 mars 1791.
Nons avons reçu votre adreffeaurcitoyens de cette paroiffe en date da 6de
dem) ois, & nous la leur avons commanimuée de tuite.llsy ont vu ainfi cue
no:s avec la plus vivei farisfaction que. grace aux ditpofitions généreufes o
patrioriques de nos braves frères d'Europe, compolant les dirferens corps de
la ftation, & à lheureux retour du régiment du Port au-Prince, vousavez
enfin fecoué le joug du delporifme odieux fous lequel vous géculiez depuis
flongtem)*, & qui nous manaçoit tous; caril elt indubitable qu'ilexife
Mne coalition intime entre touslespartifans de T'ancien régime, & rous les
intéreffés au maintien des abus, tendant à nous replonger, s'ils le pouvoient,
danstoutes les horreurs du pouvo.r arbitraire.
Nous voyons commevous, Melieurs & chers compatriotes, avecunvif
regretia fcenefangiante qui a termienquelquelorte cette époane mémorable:
ees actes d'etfervelcence répugnent toujours aux coeurs honnêtes & pailibles:
il vaudroitinliniment mieux que ce far la nation qui nous eût fait juflice de
ee Forceni: maGjamiis casfut graciable, certiinement ce doit être celuil.puilque cet exemple terrible ramene ces égoittes infcr niés aux fentimens
qui cara-térifent l'honn3e & le vrai citoyen & leur fait fentir quele bonheur de rous peut feul fixer àjamaisia paix &cla rranquilliré parmi nous,
Veullez donc, Mallieurs&. hers compitriotes, recevoirpar
Sa félicitation fi ncere des citoyensde cette paroiflefur votre retour notrecrgane àlal libertes
leurs fentimen, & leurs principesont conitamment été les vôtres, & ils ore
vivement fenri tous vosmaux, 1l. vous prient également de vou'oir bien êire
Jeursinterprète, aupres denos dignes& brave.Kore.deNormaal die, d'Artois,
du corps roya! P'artillerie, en no 1 >t derou.les.corps & équipages compoAar la Aution, de du régineat du Port-au- Prince.
Les m.mbres.dela municipalité.
AAquin, le. 11 avril 1791..
Nous avousreçu avesfhyurde votre lettrevlu 31 du mois palfs,fe
fuite des lertres qui Vo: ontété adreilées par différentes paroilles, & la
sontiauation de votre correlpoadance avec M.. Jder lieurenant général au
gouvernam:at. Ce chef, qui. vo. a écitl le 14 mar oncnie ue Ce que
vous fuppofez. des perionaz res delui e arge (K garer. Nous
surions préfére,poar M. leBan helanle, qu'i
tombei it reproche
qoficiscoalite, fuc ceux yaal'eacoareat
le voir chercher
ilées par différentes paroilles, & la
sontiauation de votre correlpoadance avec M.. Jder lieurenant général au
gouvernam:at. Ce chef, qui. vo. a écitl le 14 mar oncnie ue Ce que
vous fuppofez. des perionaz res delui e arge (K garer. Nous
surions préfére,poar M. leBan helanle, qu'i
tombei it reproche
qoficiscoalite, fuc ceux yaal'eacoareat
le voir chercher --- Page 97 ---
- -
- L M - AXXX u t
8r
àp perfuader que fes démarches ont été le réfultat des difpofitions de fon ame;
& l'eflet de fa propre volonté.
S. proclamation du 25 mars, envoyée aux paroiffes de la celenie, lui
gagi eroit les cal urs, fi, en véritab' e ami de la conflitution françoite, peur
nous fervir de fon expreffion, & en chefde cette colonie,ile empleycitfes
bons oflices pour arrêter le cours des écrits dargereux & incendiaires cui
bleffent l'honnêteté publique, & qui portent la hardiefle à un excès qui
étonne & indigne toutes Jes ames honnêtes; mais on croira difficilcment taux
vues bienfaitantes qu'annonce M. de Blanchelande, par fa proclamaticn
adreffée aux citoyens, tant qu'il foutfrira que quelques folliculaires du Cap,
abufant de leur talent & de la liberté de la prefie, injurient & calcmnient
ds hommes qui, par Putilité feule de leurs travaux, fe font accuis un droit
éternelà la reconnoiffance publique. Ces écrivains fipendiéspar les ennemis
de notre conftutution, fe garderoient bien d'écnre ccmme ils fent. s'ils
étoient perluadés que le repréientant du roi dans la colonie 9 eft pénétré de
l'etprit de la révolution qui anime tous les françois. Pourquoi M. de
Blanchelande n'eft-il qu'ademi tout ce qu'il paroit être?
Les officiers municipaux.
Bombarde, le 20 mars, 1791.
Ci-joint extrait de didérentes pièces que nous avons T'honneur de vous
adrefler, 1 pour vous en donner connoiffance & les. rendre publicues fi vous
le jugez néceflaire, ainfi que l'arrêté de notre paroiffe, relarif à la nomination de fes députés & iuppléans à l'aflemblée coloniale.
Extrait des regifres du grefe de la municipalité de Bomtard..
Auioonfhwidn-éephime jour du mois de mars mil fept cent cuatre-vingtorze, trois heures derelevée, le confeil municipal affemb'é extraordinairement, en exécution de T'arrêté de cette paroifle du matin de ce jour, qui
rétablit provifoirement la municipalié dans fes fondions, dontelleavoitété
fulpendue ele13 du mois dérnier par les ennemis du bicn publicen armes,
fous le ipécieux prétexte de P'exécution du décret de la nation du 12
olobre dernier fanéionnéle 22 paria majefté, mais dentl'envoic#fcieln'a
été fait que le 21 du mois dernier, dont cepie fut envoyée aux officiers
municipaux par le fieur S inte- Croix, commandant au Mole, le reuf du
préfent mois. Exécution qui avoit eu fon effet dès le 13, dont l'arrèté de
paroifle avoir ésépréfidé par M. leg gorinallai-mine, & figné par enviren 20
citoyens tant aétifs qu'auitres.
Exécution qui A eu fon effet' fans doute dans toutes les paroiffes, &euia
occafionné une cem motion générale daris la colonie, préte à devenir le
theâtre le plus dangereux à Thumarité, & livrée au pler afreux defpotifme, dont lcs cficts s'étoiept cicjà fais fentir dans ceite arcife dansles
L
allai-mine, & figné par enviren 20
citoyens tant aétifs qu'auitres.
Exécution qui A eu fon effet' fans doute dans toutes les paroiffes, &euia
occafionné une cem motion générale daris la colonie, préte à devenir le
theâtre le plus dangereux à Thumarité, & livrée au pler afreux defpotifme, dont lcs cficts s'étoiept cicjà fais fentir dans ceite arcife dansles
L --- Page 98 ---
*
journéesdes 12 Rrydumois dernier &
aucune fuite facheule, par l'arrivée de la fydecemois.matr ftation
qui n'ontieu
Prince.
aéteellement au Port-auecupimattendu liecienrfleenenite du bien public & de
korstat (la révolurion du 4)
Domtatonrpre
d'artenter alavenir contrela mahsdirdcfareala limene puiince,
encore A nos con.itoyens divilés
liber:é des cito; eas, Pus beueus
dans lamnelle des fuegefions perfides d'opinion, les
peuvent :econnoitre l'erreur
Benidiediamissle Dieu de Tha.nanité ont les plongés, bravts
eigimons de Normanlie,dArain.e
cievear mititaiseds
eirorens qui compofent la fation cerpsroyal doasirenle, & les sereeux
Kbérateuri dies témnoignnges de fa reconnoinlance dpuide la culonie entien erende A les
toceten atiscbeman..
Les membres dela munieipalirs.
Au Port-au-Prince, le 21 fevrier 1731.
Copiedela etrede M.leghutrataure
cammigires de lz pareifede
Tailhonneur de vous a dreffer, Melfeur, ma
Bondarde,
plaires du décret en vertu duqu ielje 2 rendue.
nation, ade exenbien Si Ancères Yous lifez ma proclamation avec ention, veusy verrez mes
e2 frireadez pour la profpér de :
cin voenz
vOnS ctwflant pour les en perfinder tous
: emas 2T
colnae
pieces cijointes, d'elle
eteree : ur lel
fare. lesandimnitrement rapréle te:
1 1 ubon chob 1) cu'eile VA
ele Phra ie siris Iu* Jan ce V choix a a
nle u del'ordrene
ne peavent
que e tomulte eclederordie
provoqu.e; QHri e olas grende importen.e quecetteBcanhe ce doit ei
() M. le général éroit bien convaincu que le bon gueleepetionoesiages
faire dans cette parcife, étoit en faveur da
choix qui devcit fe
dhmsisades ier voit éloigné luimome tous Rouvesnement: puiicrele 13
poler à les projer pir I conlegede 40perionnes, ceuxenipouvoient officiers,
s'opmaréchanilée armie, précédés la nuit delaveille, deux velontaires,
troupes du régiment da Cap, & autres guiavoient par dérachemens de
défolation dansla paroiffe.
portéle troubie sla
daarau (2) Cetie affemblée étéprovoqu.e par Re' 1 ainte-Creic,
Mole,le 6 decs mois,
dmpisen
coamangarnifon du Mole lamaréchaufiés rmé
AJeit vingt perionucs de la
0.5 ceyensaa
Eooshomrainlicass réclamuient
d'érre com.duits
prifonsdu Miole, s'ils
contren arrêté d'environ 15 incinidus ms
.
prononce au miis des décrets de la nation nt ilsie in.entinnncs,
paroiffe qui contient environ neuf cents blancs. ne peut Gvrent,qu'uae
parce qu'dle a Danvre, Solal livrera la ditcrétion d'un êtie re,dicnice,
lesintéres nep pouvoicatgue la rendre dupe de fa confiance. gouss.nerseureem;
uits
prifonsdu Miole, s'ils
contren arrêté d'environ 15 incinidus ms
.
prononce au miis des décrets de la nation nt ilsie in.entinnncs,
paroiffe qui contient environ neuf cents blancs. ne peut Gvrent,qu'uae
parce qu'dle a Danvre, Solal livrera la ditcrétion d'un êtie re,dicnice,
lesintéres nep pouvoicatgue la rendre dupe de fa confiance. gouss.nerseureem; --- Page 99 ---
R a - RAX Xy 2
8;
s"yprdfentent: ; que "infouciance & l'abnégation de fes intérêts feroient
abfolume ent blamab'es: qu'il ne deityentier que descitoyens atiis, aux
termes de l'article IV dur déererduas mars; queiesp peliennes les plusconnues par Teur 3ge,leurandieuncté danslepeys,leur autecieusyieprist,
doivent êtrel les premières à donnerl'exemple, ens'yp piétentant avec picces
propres à confuter leur qualité de citoyens adifs, tels que des recenfemens,
extrait baptifaires, des quittances de droits pu blics, des baux, des contrate
W'acquifitions, our autrés pièces équivalentes; que nul ne doit être admia
voter, qullnlitpalea1 la iliere del'articlelV du décret du 28 mars.
Les temps d'eereur, de preftige, d'enfervefcence font paffés;le calme
fuccédé al'ornge, dans prefque toute les parties.dela cclonie, & je dois
croire que les affemblées de paroilts ne feront plus comme elles l'snt été,
dcs thédtres de licence & de délordre, & que les fiuffragesn'y feront point
genés; maiss'il étcir polible que votre paroille eût la moindre agitation à
craindre, je (3) l'invite à recourir aux agens de la force publique & du
pouvoir exécutif :jedonneles oidres.néceffuires pour qu'à votreréquifision,
il foit employé des mefures propresà faire régner, refpcéter les lois,
paix, & à concilier les efprits. Il me tardera beaucoup d'apprendre (4)la quele
premicr pas çue votre paroifle va faire peur fon bonheur, l'aura prelque
efuré;la nouvelle que je vous priede m'en faire parxein)kphatsrpofis.
ajontera àla fatisftdion quej'éprouve chaque jour Cueleysemisrelieyen
ecSaint-Doningue.
(3). L'invitatien de M.Je géneral aux commifaires de la paroiffe, pout
recourirala ferce publique Gc aux agens du pouvoir exécutif, eft bien.
eontraire aux décrets dela cation, pulique le préfident de chaque afferblée
afeul le droit d'y maintenir l'ordre 8cla tranquillité, qu'il eft défenda
d'yentrer en armes.
La nomination d'an préident éteit donc néceffaire, & devoit en exclurele
feur Sainte-Croix & iafuite; maisp spourfivref fesi infudiens,illa) Jui-même
préfidée, donc ils'eftrendu viclateur des décrets del la nation, en foigantles
eitoyens au flence.
(4) Ilétoit bien facile au feur Sainte-Croix de faire régner le calme à
Taliemblée du fix, puifeu'il en avoit éloigné par fa préfence, tous ceux qui
pourcient faire leur réclamation en faveur de laj paroiffe.
L'arrêté extraordinaire, mais libre, du 17 de ce maois, doit conysincre
M.leg général, &la colonie entière, de cette vérité.
befoin Celuidu de 27, figné par 80 citoyens, prouve encere qu'on n'a pas ei
forcerles recouir aux
du pouvoir exécutif, qui ne pouvoient ene
opinions REe nommer des dégutés al'affemblée coloniale;
cette nomination calase pas la mème, que f elle avoit étépréicée parlclewr
Sainte-Groix,
maois, doit conysincre
M.leg général, &la colonie entière, de cette vérité.
befoin Celuidu de 27, figné par 80 citoyens, prouve encere qu'on n'a pas ei
forcerles recouir aux
du pouvoir exécutif, qui ne pouvoient ene
opinions REe nommer des dégutés al'affemblée coloniale;
cette nomination calase pas la mème, que f elle avoit étépréicée parlclewr
Sainte-Groix, --- Page 100 ---
Vous m'obligerez beaucoup, Meffieurs, fi vous voules bien m'adreffer
avec la note des citoyens achfs de votre paroiffe, celle des députés
euront été honorés du choix de leurs concitoyens.
qui
J'ail'honneur d'étreavecle plusinviolable: attachement, Mefieurs, votre
très-humble & très obéiffaar ferviteur,/gmé, Blanchelande,
P. S. Jejoins ici, Mefieurs, une optbisaelegrdiemnke du décret
du 12 oftobre, fanctionné par fa majefté le 22, ainfi qu'une a tre de ma
proclamation, afin que les allemands de la paroiffe puiffent tavoir une parfaite
connoiffance de ces objets.
Pour copie conforme aux originaux Mpofdumwartiveudrlamsidipulisd
Les membres de la municipalité,
ee:
Au Dorgne, le 8 avril 1791.
Nous vous accufons la réceprion de toutes les lettres que vous nous
avez fait l'honneur de nous écrire jufqu'à ce jour, enfemble des imprimés qui les accompagnoient. Il nous eft également parvenu des relations
differentes de la journée dir 4, Vous êtes vidorieux,
&
vous triomphez encore d'avoir fixé la paix par votre fageffe, Meflieurs, Nous vous
félicitons bien fincérement de ee fuccès, du courage & de la fermeté
que vous oppofez, & que fans manquer au refpect qui eft dû au repréfentant de notrebon roi, vOus repouffiez le blâme, même celui qu'on
a voulu jeter fur nos libérateurs. Ceci juftifie votre conduite aux yeux
de vos frères de Saint-Domingue, &c nous efpérons que vous n'obtiendrez
pas une moindre approbation de VOS frères de France & de leurs repréfentans, faifant
aux pieds defquels vous foumettrez vos opérations, en leur
part de vos perplexités, & de l'oppreffion oùr vous étiez
le départ de notre malheureue mais trop généreufe aflemblée coloniale. depuis
Nous votons ici des remercimens pour vOS défenfeurs, pour ces
braves militaires-citoyens, & pour tous ceux qui compofent ia ftation.
Soyez encore auprès d'eux linterprête de nos fentimens.
L'affaffinat de M. Mauduit ne nous fera pas oublier celui de nos
frères dans la nuit du 29 au 30 juillet. Il appartenoit à la nation de
juger ce crime & fes adhérens. Mais il a fallu, en attendant, une
vidime pour le repos public. Mon dieu, que votre volonté foit faite l..
Les membres du comité,
Bombarde, le 21 mars 1791.
Nous avons reçu la lettre que vous nous avez fait l'honneur de nous
écrire, y joint la délibération de votre ville.
C'eft avec la plus grande farisfaéion qne nous apprenons la julte
réparation qui a été faite 2ux citoyens du Port-au-Prince, par la remife de leurs drapeaux, , que le crime expié de fes auteurs en avoient
fi cruellement ealevés dans la nuit défaftreufe du 29 au 30 juillet
mars 1791.
Nous avons reçu la lettre que vous nous avez fait l'honneur de nous
écrire, y joint la délibération de votre ville.
C'eft avec la plus grande farisfaéion qne nous apprenons la julte
réparation qui a été faite 2ux citoyens du Port-au-Prince, par la remife de leurs drapeaux, , que le crime expié de fes auteurs en avoient
fi cruellement ealevés dans la nuit défaftreufe du 29 au 30 juillet --- Page 101 ---
-
ME LE M - - SE < - M c
8s
dernier: Heureux, , files projets de nos ennemis fe trouvent déconcertéspar
ce coupi inattendu, mais f néceffaire à la fureté de la colonie en général!
Les officiers municipaux.
Fort-Dauphin, le 15 avril 1791.
Nous avons l'honneur, en répondant à votre lettre du 10 du courant;
& à toutes celles qui l'ont précédée, de vous témoigner que c'eft avec
la plus touchante fatisfadion que nous avons yu dans votre correfpondance que nos frères de votre ville, des deux provinces du fod & de
l'oueft ont recouvré Jeurs légitimes droits: nous vous en felicitonsavecla
plus vive amitié, en faifant des voeux au ciel pour que cette tranquillité, fi defirable au bonheur de tous, dure éternellement.
Les membres du comité.
Saint-Marc, le 19 avril 1791.
Vous trouverez fous ce pli la fuite de la correfpondlance de M. de
Bourcel avec notre municipalité, ainfi que copie d'une lettre de M. le
lieutenant au gouvernement s en date du 27 du mois dernier.
Vous verrez par cette lettre que le confeil du Port-au-Prince s'y
trouve inculpé de la manière la plus grave puifque malgré les or -
dres du miniftre, qui n'étoient que l'exprefion de la volonté de la
nation & du roi, les pourfuites criminelles ont toujours eu lieu.
Il nous paroit d'une conféquence majeure pour la colonie de donner
la plus grande publicité à cette lettre. Nous le devons même à nos
concitoyens, qui ont été G long-tems arrachés à leurs foyers, &x dont
les pertes font peut-être devenues irréparables par linexécution crimi
nelle des volontés bienfaifantes de la nation & du monarque,
Nous voyons avec la plus grande fatisfadion, Meffieurs & chers
compatriotes,
vos différentes lettres, & notamment par votre
dernière, que Et tranquillité ne ceffe de régner dans votre ville,
les efforts de la calomnie. Il n'eft pas étonnant qu'il ait malgré encore dans votre ville nombre d'ennemis cachés du bien public, y. qui
mettent leur bonheur à chercher Jes moyens d'exciter de nouveaux
troubles, ils gémiffent de vous voir calmes &c tranquilles; mais fecondés
comme vous l'êtes par la clafle des bons citoyens, vous déjouerez 2ifément leurs projets iniques, & les forcerez par votre fagefle A demeurer pour jamais dans les ténèbres,
Les membres de la municipalité.
EXTRAIT des minutes dépofées au greffe de la municipalité de Saint-Marc.
Copie d'une lettre de M. le lieuzenant général, à la municipalité de Saint-Marc.
Au Cap, le 27 mars 1791.
Je dois réponfe 2 Meffieurs, à plufieurs articles de la lettre que vous
vez fait Thonneur de m'écrire le 18 de ce mois, reftés fans réponfe par m'a- fuite
fle A demeurer pour jamais dans les ténèbres,
Les membres de la municipalité.
EXTRAIT des minutes dépofées au greffe de la municipalité de Saint-Marc.
Copie d'une lettre de M. le lieuzenant général, à la municipalité de Saint-Marc.
Au Cap, le 27 mars 1791.
Je dois réponfe 2 Meffieurs, à plufieurs articles de la lettre que vous
vez fait Thonneur de m'écrire le 18 de ce mois, reftés fans réponfe par m'a- fuite --- Page 102 ---
lafurcharge que aloatdoanisles
mefuistrouvé,
erasduemscmerisomdau
Coneygusiedeiser, au
tout coalit de fondions entre la municipalité GalciadeSint-Mere & la
pour empicher
Jelui mande énlomsurnutlnamnit en
juridigtioa.
-at perfonnellement elfstindécent que les membres le
enes,&jécris M. l'intendant
pourluivis pour des dépenfes pu6liformedce qu'exige la fureté publique pour qu'ilfoit & l'étar pris une déterminarion concoloaie.
attuel des finances de la
eninion Je minde pariitement éga'ement, Molieurs, 2Mx juges de Saint-N Marc, que mon
les allaires du tems, conformedta foient
voae eft que les citoyens décrérés pour
coavient de borner les cependant lainés à leurs affaires, 8z cubl
lerpevs na patiizat prociduces 34Y seales niozn tions, Dor Sue
ait autrement décidé, perir, juiqua ce quine autorité fipssieure CA
qui Avant autorife que les j'euffe eur coanoiffance indirede du déeret du Ier février
tout ingment ou commifaires mema que le roi doit envoyer ici, à Aufecie
aux allaires de cette nature; Pexécution de tous décrets de juflice relatife
J'avois communiquéau confeil une lettre du minifre
voeu du roid l'égard de tontes ces
qui exprimoit le
ainl remplie; le confeil a da remplir procédures; la
ma tâche fe trouvoit
lettre du miniftre l'ufage qu'il lui étoit fienne, en faifant de cetsa
permis d'en faire,
Signé, Blanchelande,
Fort-Dauphin, le 15 avril 179:.
D'apres les bons témoienages que vous avez manifelés de la
acnnete, mandie vraiment parsintique, da Medieurs les ioldats
conluite
& royal artillerie,, no:s VO"S déclarons gu'ils d'Artois, font
Norparmi tacrés nous comm: nos amis, nos irères, & les fauveurs confiderés
du peuple.
des droits
Le: membres du comitéda
cnRua
For-Daupkin,
Crenie-Rivière, le 19 avril 1791.
Nous vous exprimerions dificilement la fatisfadion que nons
éprouvée, en aporenpnt Pheareule révolution qui
avonE
votre ville, & par faite, dans les provinces entières s'eft de opérée dans
fad, qii à l'exemple de celles du nord, ont enfin ceffe l'oueft & dw
le joug huniliant du pouvoir arbitraire, Nous
de gémir fous
votre reconnoifftace envers les citoyens- militaires partageons fincérement
fayes principes de lallemblér nationale, font vens vous qui, imbns des
avantage ineftimable,
procurer cut
LA
Les membres du corfeilgénéral dala commne.
de opérée dans
fad, qii à l'exemple de celles du nord, ont enfin ceffe l'oueft & dw
le joug huniliant du pouvoir arbitraire, Nous
de gémir fous
votre reconnoifftace envers les citoyens- militaires partageons fincérement
fayes principes de lallemblér nationale, font vens vous qui, imbns des
avantage ineftimable,
procurer cut
LA
Les membres du corfeilgénéral dala commne. --- Page 103 ---
a Le N
PA - -
t7
Za muniripalité des Cayes de Jacmel, à la nunizipalité de Borcaxe
MESSIEURI,
VoresliefaiTofoeb'gs nationale, contre les membres de
ci-devant feante à Saint-Mare, prélente
l'affemblée
monftrunfité révoltante, même
Afrommne-froit le
& impartial une
prélentée.
pour tribunal augufte à qui elle fut
Inftruics par ceux-l feuls qu'un orgueil
T'intérêt général dela colonie, avez-vous bien delpotique afoulevés contre
bonté. lefaifmblée nationa' c, trancher aufli cruellement pa, Mefieurs, abu'ant des
vous n'ères que parties éloignées?
dansu unscauic oà
fes Leifrançois ido'cs détraifant ces autels inondés de (ang, ont-ils donc confervé
renaitre qui ordounoient de le répandre? Le defpotiline enia doit-il
encorede fa cendre?
entaffés Notrefang dont vorre glacé d'horreur s'eftarrêté dans.nos veines, àla vue des crimes
nos fidlelles & courageusreordentank adrefealallemb'ce nationale a voulu couyiir, aecabler
pournepas Nousavez oferles vouscriafez lâches pour abandonner nos frères P afer foibles
défendre?
Avecquelehorrib efacilite,Meffeurs, vousréulfifezi à faire
Equ'elle infalte en même temps 2M tribunal de la natioa! desconpables!
Quni! quinlle dernier citoyen tremble d'accufer fon femblable;
inefign qt'en frémifint l'acculation du crime dont il a connailiance, quand
sppartiendroiraun: tribana' de paix,dux reprélentans d'un
d'acculer fans coan Sitre, d'articuler fans preuve, & de pruple de fréres,
ment! la fevéritédeslois I
proroquer aveugleDs quelle pofinilité, de quelle vraifemblance a-t-on VOuS
d'inrérêts cette intépendance qu'on nous reproche, & que nos liaifons pu de colorer &
doivent préfenter à la métropole comme une abfardité fang
prifable, plutôt que comme un projet concerté,
méla Vorre crédulité adreffs d'un bout A P'autre, n'offre que les erreurs cruelles de
Mellieurs, de trompse, connoitre Vous la parlez de guerre civile? Que vous êtes loin,
Les provinces de Pouef & vérité! du fad, peur
dans les perfonnes de leurs
ménagées par la ville du Cap,
parriotiques poar difburirelaliemiée repréientans, ont-elles envoyé des troupes
qu'elle étoit par la minorité à laquelle provinciale elle étoit du nordy toute illégale
fut relpeaté; mais n'a-t-elle aucun reproche à fe réduite, faire? foa caractore
fouléve Oui, Meflieurs, le coeur le plus dur, Pame la moias
de voir les évinemeas & les intenzions de la
fenfible le
lonie. aui horriblement traveftis,
majorité de la coQue d'honneur l'oa vous a pitoyablement mal rendue la réflexion
fait le
plus
à Taterbléc de Sains-Mare igr la déclaration qui dss dreite
-t-elle aucun reproche à fe réduite, faire? foa caractore
fouléve Oui, Meflieurs, le coeur le plus dur, Pame la moias
de voir les évinemeas & les intenzions de la
fenfible le
lonie. aui horriblement traveftis,
majorité de la coQue d'honneur l'oa vous a pitoyablement mal rendue la réflexion
fait le
plus
à Taterbléc de Sains-Mare igr la déclaration qui dss dreite --- Page 104 ---
de Thomme! nous fommes défefplrés que vous n'y ayez pas reconnu
Je rejac, ! dE : iwid picme de la mten, le menag-ment &c la
peliticue qu'exigeoit le fujet.
Celte alicmbice a viole, dites-vous, toutesles rigles dune fngepoltiqua:
le tems & la conititutor cui lera Jugce conyenabie 2uX coionies, vous
indiqueiont qui, de Faicmblée de Saint-Marc ou de l'afiembiée picvinciale du rord, vio'é ces rugles que vous réclamez avec raion.
Vous avez taifi paifvitement, Mctieurs, le vrai carattere des prcvinces de l'oucit & cu fud; ces ames ardentes pour le bien général,
ces hommes firph.s, incapables de tromper, n'ont été alarmés que de
lincontectence de Palie mb'ée du nord, qui pir fon opinideretd, ncus
a paru fuivre un plan déterminé, plutôt, que de chercher à relever des
crreurs. Si vcus admettez un Peu de bon-tens, un peu de jugement
dans les colonies, vous devez être convaincus qu'en n'en impuje pas
fur un cbjet à celui qui J'a fous les yeux.
Le décret du 28 mai eft la feule tauve-garde de nos poffefions &c
des droits du commerce de France fur les colonies; par ce.chefd'ocuvre
ée politique, toutes les reflources humaines épuiices, nos reprélentans
réparoient l'incompatibilité de votre conflitution & les inattentions de
la nature, qui plaga trop loin de la France les colonics que le fort lui
deflinoit.
L'honneur, la gloire que les colons attachent au nom françois, devoit
leur meriter plus de jultice & de confance. Ce n'eft pas Tor, Meflieurs,
ce n'eft pas l'éloquence qui fuir les bonnes conftitutions; c'efflarailon,
c'eft la politique; voyez à préient combien vous vous en êtes écartés.
Les officiers municipaux des Cayes de Jacmel,
Port-Margot. 1 le 3 mai 1791.
La municipalité a reçu l'honneur de votie lettre du 27 avril ainfi que
toutes.celles quil'ent précedée, oir étoientles fuites de vos corretpondancs,
Pour ne vous en avoir pas accufeles lcceptic ns exaflement, elle n'a pas été
infenfible à la laristatlion qu'éprouvent les freres del'ouefl & du tud dans la
perlévérance de leur tranquillité & de leur union, qu'elle partage, 2z
pour) rle maintien detquelles elle tait les voetix les plus finceres: fa recennoif
fance enversles coopérateurs & les protce écurs du bon ordre, eft la même
que celle de tousles vrais patriotes, au bonheur delquels ilse nt contribuéét
contribuent journellemennt: : je vous prie, Mefieurs& chers.compatrictel,
d'afurer nos freres des régimens de Normandie a d'Artois, royal artillerie,
les équipages des bâtimens dela Rution, nos freres, nos bienfuiteurs, que
tousles mumbres de cette municipalite & tous ceux CC mpolantla commune
de Celte paroife ont leurs bientaits gravés dans! leurs COENTS en cartieres
ineia Sagables; loyez, je vous en pric, nos organesà leur égard, en leur
peiguant uOs icatimens conformes zux vôtres.
Sgri,Davia,l-anolit, mairepa. intérim
Saint-
,
les équipages des bâtimens dela Rution, nos freres, nos bienfuiteurs, que
tousles mumbres de cette municipalite & tous ceux CC mpolantla commune
de Celte paroife ont leurs bientaits gravés dans! leurs COENTS en cartieres
ineia Sagables; loyez, je vous en pric, nos organesà leur égard, en leur
peiguant uOs icatimens conformes zux vôtres.
Sgri,Davia,l-anolit, mairepa. intérim
Saint- --- Page 105 ---
Saint-Marc,le 6 mai 1791.
Noncavonomgsarecunet bien grande efatisfiéuenles nouvelles confolantes
guerousnous donnez devotre ville,
Nos.appercevons. chacue jour que la calomnie fe
inu:esd 1 on nou accable ne lervent qu'anous découvre, Bz que les
&a ection de tousnos concitoyens.
concincovengelidline
Premunis comme vous l'êts, contre les derniers efforts de Earifocratie
eFea.tcwrerviendis nir Poi.re&clapaix. par votre fagefe & par votre feimctéà mainteIl vous faudra, nous n'en, dourons pas,
de
conferver la sicloie cue vous avez remportée beaucoup far le
prudence pour
nous entretenant lans-cefe de vos tiavaux, & de vcte defpotifme, mais en
de fommes tous citoyens franccis, quitencons au me me fitraticn, nous
nos opinions en favcurdes décrets de notre but, &le facrifice
notre réunion cuiferaajemaise notre force, agudcicai,ccnciera
votre Nous nedoutons pas cuela nation éclairée enfin par vctre énergie &c
civifme,e ceffe d'être la dupe de l'afluce de nos ennemis
quifont auffi ceux dela nation entiere,
ccmmuns,
eonfraternité. Nous nè cefle ons jamais d'être avec les fentimens de la plus parfaite
Les membres de la municipalité.
Recevez nos remercimens de l'envoi Petit- Goave,le 6mai 2 1791.
fairel lezgavril dernier, de la copie des ordre: que accerdés vous avez bienvoulunoms
généra. aus ciffurens parriculiers
par M.lepiccureur
danslesp ifons de votre ville; pendant cipisevysevietree le regne des
teiescétenus
tyr.inniques dupowoir exicuaf.
persécutions arl litraires &
Nous avon. lu avec wrandinté êt la re'ation de ce
au Prince le deux du courant;la
quis'eft paffé au Portque tousleschef: des
prudence dans que vous avez reanfclce, ainfi
être, commelenxun sutres.corps fur
certe journée orageufe,doit vous
brrmhursrine di an'dclicudueges Per
de. mis ce Ja paix, Quel
des hommecattachés ati bien pub'ic, ri-at-Prince, & aufli éclaisés daveir eu pour repréfentans
par.if-d-lien'onir doivent egalementen fentir lej prix, que lagesTLes &
autres
ParmnwaweRand leméite,
a fur depuis long-temps nous enapprécier pouvons
Les membres de la municipalité.
Aux Caye 9 8 mai179r.
de cellepar vous adrelléeà
jour,
frstatad
dsdelvcsemeur esuaoruinaie M.lreseral'emime
& qui conticnt les
Faufmneuttesmine
arrivé atl Port-au-P.ince, & S heuM
en'onir doivent egalementen fentir lej prix, que lagesTLes &
autres
ParmnwaweRand leméite,
a fur depuis long-temps nous enapprécier pouvons
Les membres de la municipalité.
Aux Caye 9 8 mai179r.
de cellepar vous adrelléeà
jour,
frstatad
dsdelvcsemeur esuaoruinaie M.lreseral'emime
& qui conticnt les
Faufmneuttesmine
arrivé atl Port-au-P.ince, & S heuM --- Page 106 ---
go
YI ne falloit pas moins, corime vousle dites trèsbien.mour affurer
défcrmais slatranquillité pariaite-de votredépen.ance, oupfesbirencurnt
pour France d'un réyiment fur les fermens duqueljln'éoit p'us.poftblede
compter : maisil ne falloit pasm vins aufli que votre pru'ence, le courage
devos gardes nationales & la fermeté & le patriotifme desbraves mi'itaires
d'Arrois, de Normandie & der royale artillerie,pour Bhegavenstacseeis
circonftance à ramener le calme & le bon ordref fansla moindre elfaficn de
fang. Puiffe ce nouvel échsc donné aux ennemis du bien publicles décider i
genoncer pour jamais à de nouvelles brigues,de nouveaux complors.
Lesofficiers mnicipaux,
AAqrin, le 8 mai 1791.
Nous étions inquiets fur le danger des pratiques que les ennemis deta
révolution entreriennent, lorique votre lettre du 3 co.rant eft venue nous
apprenire ce quis'eft paféau Tonmpineimlijmet du 1.
Nous donnoms des elogesala conduite de M.de Grimouard. Nous louons
1a prudence des officiersde Normandies d'Artois & ceux d'artilerier reyale
&: nationale, qui ont fr contenir Pardeur du foldatf françois, aqui vous
devez le fuccès de cetie journée, d'autant plus méaorable qu'elle n'a pas
coûré de fang.
A
Nous n'oublierons jamais que c'eft aul courage dela gurde nationale de
votre ville Scala fermeté de fon chef qu'e* due la remi.e des armnes du
rég ment du Port-au-Prince, Le parti que vousavez pris d'embarquer cette
troupe pour France fur deux navires malc' andi,nous caule un ientiment
d'admiration: : cette démarche vigoureule en déconcertant les projers des
ennemis du bien public, va confolider Tunion & rendre votre tranquilité
durable. C'eftle voeu de nos coeurs,
Les officiers municipar x d'Aquin,
Saint-Louis, le 8 mai, 1791.
Nous avons reçu la lettre que vous nous avez fait lhonneur de nous
écrire le 3 decemois, & fousle memep'icelle que yousaver écriteà M.le
général pour l'inftruire de touslesdingers auquelslerégimeat du Port-auPrince vous a expofés avant frn départ pour France:ilyverra les fages
pom(eimadimjuma) que voits avezmitesen ulagepouripareher
le fang & éviter le deferdre; ilyverra encorecue votie ferineiéa été
fecondée par MM. les officiers deNumindie, d'Artois &: cenx J'artillerie
roya'ese nationt'e, dont la condaite mérite Ajufte ticrela resonnoillance
detonsles bons circyens.
Iinousrefe donc maintenant à défrer, Mefieurs & chers compatriotes
le retourdell,egenersl en votreville, pour y affermir cette tranquil'i
que vosfoins & votre furveillance ont f bien étab.ie, &: nos vceux feroi
accomplis.
Les cficiers municipaux,
Numindie, d'Artois &: cenx J'artillerie
roya'ese nationt'e, dont la condaite mérite Ajufte ticrela resonnoillance
detonsles bons circyens.
Iinousrefe donc maintenant à défrer, Mefieurs & chers compatriotes
le retourdell,egenersl en votreville, pour y affermir cette tranquil'i
que vosfoins & votre furveillance ont f bien étab.ie, &: nos vceux feroi
accomplis.
Les cficiers municipaux, --- Page 107 ---
A A
9r
Ainegi à Ligemblie nationale, par les cicgyenus da Grund-Gouve, dats sis
14 anars 1791;
Meflieurs,
Daignez recevoir l'élan des coeurs des file'les françois de la
dt Grand-Goave, qui depuis que par vos glerieux travaux vous paroiffe
fait jouir leurs freres de la muro -parrie de Phenrents
avez
leur a donaila liveredoo, isie glorident, gimir ont igénératicn lous le qui
de plus dur degotitime, &2 dont Ja voirctourte fous fon oppreiica, poids
napr éclair de s'elever julqu'a vous; nous faidifons le premier inftast cii UR
la libarte vienr nous olir fa lumière, pour vous témoigner
motre-almiration & notre reconnoiflance refpactueufe,
Les pères d'une aufi nombreufe famille que celle
recevront fans doute avec bonté le ferment folennet del'empire que font français, entre
mins les citoyens d'une foible fedion de cet empire, d'être & de n'avoir leurs
jamais dofiré que de reder fidclles à Ja nation,, à loi 8 au
&
de maintenir de tout leur Fouvoir les lois décrétées par l'affemblée roi,
nationale, & fandionnées par le roi, Ce ferment,
eft
& fincère, & nous n'avons befoin
Mellieurs, pur
vous prier d'arrêter un infant vos pour regards vous fur en la convaincre, féliciré dont que de
avez fait jonir la grande famille, pour croiie qu'ii n'eit pas vous
gu'aucun individa qui la compoje xit Un inflant le dearde polible
auxlcis quif fontfon'bonhewr, yjoint lesliens indifiolubles de fefcufiraire la
Nous ne vous entretiendrons pas, Meffieurs, de ce que nous fraternité, fouffrions du defpotifme, 3 & dont les fecours que vous nous avez
& arrivés à propos nous ont détivrés, & qui ont fi bien contribué envoyés, à
férons opérer Pagréable révolution, arrivée au Port-au-Prince; nous nousrépour cet objet à ce que vous diront nos frères de cette
nous nous bornerons à vous dire, Meffieurs , que nous jouiffons ville; de lz
tranquillité devoit
qve la réunion des cizoyens concourant tous au même bus
néccfiairement amener.
Les officiers municipaux du Grand-G av:.
Saint-Marc, le IO mai 1791.
Nous avons reçu avec l'honneur de la vôtre du 8 du
exemplaire du p ocès-verbal des événemens arrivés dans courant, votre 1D
le lundi deux de ce mois.
ville,
pouvelle Nous avions conçu quelques incuiétudes att premier bruit de cette
crife, mais les détails que vous avez bien voulu nous
parvenir ont dillipé nos craintes & laife dans nos coeurs toure faire
plénitude du plaifir que doivent caufer les événemens
tendent la
mettre fin aux maux que vous avez efluyés,
qui
à
Nous voyons avecune peine infipie que le mal-intentionnés
autant qu'ils peuvent à dénaturer les faita relatifs à la conduite cherchent du se
uiétudes att premier bruit de cette
crife, mais les détails que vous avez bien voulu nous
parvenir ont dillipé nos craintes & laife dans nos coeurs toure faire
plénitude du plaifir que doivent caufer les événemens
tendent la
mettre fin aux maux que vous avez efluyés,
qui
à
Nous voyons avecune peine infipie que le mal-intentionnés
autant qu'ils peuvent à dénaturer les faita relatifs à la conduite cherchent du se --- Page 108 ---
giment du Port-au-Prince, à jeter de l'incertitude dansles efp-its; mais
nous nous en rapportons à votre témoigaage, & nous livrons aul mépris &c à l'indignation publique ceux qui par des voies fourdes cherchent
encore à réveiiler les anciennes dilcordesLa conduite noble &z ferme que vous avez tenue dans ces derniers
inftans de fermentation, étoit digne des foutiens de la bonne caufe. La
douceur &c l'aménité que vous avez employées ont enchaîné ces ames
effaro.chées prêtes à multiplier des viétimes.
Vous avez fu pcindre la confernation, l'inquiétude & 1'ame des
eolons, & en même tems calmer, tranquillifer tous les elprits.
Vous avez eu enfin la gloire de donaer un exemple mémorable; il
ne nous refte que celle de vous imiter.
Par le coup inattendu de cette nouvelle révolution, mais fi néceffaire at fureto pablique, les amis de Thimaid ie tiouvent enin
hors d'état d'attenter à l'avenir contre la liberté de citoyens.
Nous voyons par la correlpondance des différéntes municipalités de la
colonie avec la nôtre, que les paroiffes font animses des mêmes fentimens, & également éprifes de l'amour de la liberté, Cette uniformité
de princapes, effet d'un intérêt qui nous eft commun, nous fit grand
plaifir. Cela nous garantira des entreprifes du pouvoir exécutif contre
lequel nous ne faurions être trop en garde.
Nous defirerions bien que la partie du nord fnt afez éclairée fur
la conduite du gouvernement, pour fecon:ler la révolution que vous
avez G bien commencé à opérer; car nous ne parvien:lrons à ce but
fi defirable que par un rapprochement & une union générale de toutes
les parties de la colonie.
Nous ne terminerons point fans vous faire nos fincères remercimens
des foins que vous prenez à nous inftruire de ce qui doit produire une
fatisfaétion ginéra'e nous partageons la vôtre en applaudifiant fincés
rement à vos fentimens de lagelle 82 de modération.
Les officiers municipaux
Petit-Trou,le 30 mai1791.
Nous voyons avec la plus vive reconnoiffance le zèle attenrifque vous ne
crffez d'apporter pour maintenir la tranquillité dont nous jouifons vos
fity, depais qu'il vousa été permis de vous occuper du bonheur PPLECEN
Noune doutons point que touteslesparoifes. de cettej partie dela colonie,
nes'emprefilent à concourir avec vous aupres de M. le général 8 M. de
Grimouard pour les prier de vouloir bien furfeoir aul départ de la ftation
juferaureslarrivée de MM,les comiifaires civils envoyés par fa majefté,
Nous devons penler qu'en faifant connoître à M. le général 8c à M.de
Grimouard que c'eft la préfeice des braves patriotes qui compolent cette
Aation,qui a ramené parminousla paix & la concorde,ils font tropamis
del Ponironnus ne entatyrauloifisaus lesmorers qui pouvent contribuer à
le conferver jufqu'à çe qu'il ait été parfaitement contolidé pai MM. les
commiflaires,
Les officiers municipaux,
penler qu'en faifant connoître à M. le général 8c à M.de
Grimouard que c'eft la préfeice des braves patriotes qui compolent cette
Aation,qui a ramené parminousla paix & la concorde,ils font tropamis
del Ponironnus ne entatyrauloifisaus lesmorers qui pouvent contribuer à
le conferver jufqu'à çe qu'il ait été parfaitement contolidé pai MM. les
commiflaires,
Les officiers municipaux, --- Page 109 ---
PAX
EXTRAIT des regifres des délibérations de la paroiffe du Petit-Trow:
Séance du confeil généralde la commune du 30 avril 1791.
Leêure a éts faite d'une lettredu 247 de cemois, des citoyens adlifs dela
paroite du Port-au Prince 9 figné Beraud préfident, & Miailles fecrétaire;
&dun imprimé ayant pourtitre, extrait des regifres des délibérations de ls
paroife du Pori-au-Prinse, à la date du 24 de ce mois.
Le fijet du contenu tant de la lettre quie de la délibération mis en
difcufion., le confeil général de la commune confidérant que la fation
arrivée au Port-au-Prince, a été envoyée dans la colonie, d'après le
voeu de l'affemblée nationale, pour y établir & conferver lordre &c
la tranquillité;
Que ce voeu eft manifefté dans la lettre écrite le vingt-fept janvier
dernier par le miniftre de la marine à M, de Villages, alors commandant de la ftation, lettre que la mort de M. de Villages rend perionnelle à M. de Grimouard, & qui doit Iri fervir de regle de conduite
dans le commandement qu'il a pris de la fation;
Enfin que ce n'eft que depuis l'arrivée des braves foldats citoyens,
& de tout ce qui compofe cette fation, que nous ne gémiflons plus
fous le poids des plus horribles perfécutions, &c que nous
la tranquillité après Jaquelle nous foupirions depuis fi long-temps goûtons ; il
a été unanimement arrêté que nous nous uniffions de coeur &c d'efprit
aux citoyens adlifs de la paroifie du Port-au-Prince, a pour prier M. le
Hieutenant général aut gouvernement de vouloirl bien furfeoir àl'ordre qu'il a
donné pour le départ de Ta ftation, & ce julqu'après l'arrivée en cette
colonie de MM. les commiffaires civils nommés par le roi; & que
M. de Grimouard, commandant de la ftation, fera prié de vouloir
bien fe joindre à nous tous pour obtenir cette furféance.
A été de plus atrêté, que la préfente délibération fera envoyée à
MM. les citoyens agifs du Port-au-Prince, 9 à M. le lieutenant général
au gouvernement 8 à M. de Grimouard, commandant la flation,
Les officiers municipaux.
Nous avons
Aux Cayes, ce 12 mai 1791.
reçu, avec lhonneur de votre Jettre du 8 du courant, un
exemplaire du procés verbal de ce qui s'eft paffé dans votre ville dans
la journée à jamais mémorable du 2 de ce mois : les munitions trous
vées dans les cafernes jullifient la méfiance des citoyens du Port-auPrince. contre le régiment de cette ville, & prouvent que la vage des
ennemis du bien public étoit loin d'être aflouvie ; nous apprendrons
avec bien du plaifr que vous êtes ve-fin,par leur départ pour France,
délivrés de ces inftrumens du delporifme expirant, que votre zèle &
votre fermeté font encore une fois venus à bout de terraffer,
Nous avons l'honneur' d'être très fraterne'lement,
Les ofliciers municipaux,
oyens du Port-auPrince. contre le régiment de cette ville, & prouvent que la vage des
ennemis du bien public étoit loin d'être aflouvie ; nous apprendrons
avec bien du plaifr que vous êtes ve-fin,par leur départ pour France,
délivrés de ces inftrumens du delporifme expirant, que votre zèle &
votre fermeté font encore une fois venus à bout de terraffer,
Nous avons l'honneur' d'être très fraterne'lement,
Les ofliciers municipaux, --- Page 110 ---
S
Port-l.Piment, le 12 mai 1791.
Noun a1on3 reçu I'honneur de votre lettre, 8z cellc que vousaver
enu a M.E - ant général.
LS etc la la vive fatisiacion que nous vous voyons échaper
par vaR pe u:ne eiprit patrioticue, desmalhcurs donrvous
200 : da 1o ue ientir les funefles effets; toute la colonie
YOuS doit de viis remcicicmens pour le malevitéocle bien certain gui
en duit natureilement réfitleer.
Les membresdala munic'palité,
Por-de-Paix,le 13 inai 1791.
Nous avonsregulesletres dont vous ronreyoslioso:olerrydtazaerill,
& votre deinièredus du courant, eveclaspite llesnou inuoncent,
Vos fuccès pourie bonheur de vos concitoyens, loubli des anciennes.
divifionggwra vOs feues gotd a1 HEr enion, 33 cai youre
ouvrage déconcertent & affigent les méchans; ces hemmes çui fondent
leur puiffance fur la fervitude de lems concitoyens, leurs fortunes jurdes
gains que l'honneur éeiend,regycitaut amerement waregine qui lesrendoit
impunifables. Ilsn'auront plus, - alebrideslois quisinarprétoiant augié
de cut capilen U1 do Nagesiroe 8c, horades ne es CRERLnGs ANN autres
snembres de la fociété, le privilége odieux de commeitre avec impunité
desi injedicespanticuliees & publiquer..
Ovous, chers cerapatriotes, que l'on ofe calomnier, paifez-vous,ea
attendent un nouvel ordre de chcfes, ua ragimebiunfalant, jouir en paiz
du fruit de YOS cougeuxsraveux :
Les membres de la muricigalité,
Bainet, le 15mai 1791.
Nous avonsreçules deuxlettres que vons nous avez fait T'honneur de
nous écrire les3 & 8 du courant, enfemble copie decelle que vous avez
eindésa M. le comorl, C ctOnL de aere de ecindonté iie aiz
défarn mement & à Tembatrjuementdu réginent du Fort-an-Prince.
Nous penfons bien ccmmevous, mefieurs 8zchers compatriotes; f M.
le général vou'cit reprendrefon drmiile-coiedenind, vousy fen civilme
forrifé par celui des magiftrats du peuple, feroit luire entin des jours
heureux à Saint-Domingue.
Les officiers municipaux,
Aquin, le 19 mai 1791.
Le récit des faits confignés dans votre adicfle dug al'aflemblée nation
sale, a caulé ici tour-à-tour delattendrifemment fur'les dangers quivous
ont envi onné: Scaexcitéla plus grande indignation contrelerdsngereux
fippots du defporgphne.Il a fuccefivement infpiré une reconmoillance fans
bornes pour la municipalité du Portau.Piince. dout la conduite eft aw
iers municipaux,
Aquin, le 19 mai 1791.
Le récit des faits confignés dans votre adicfle dug al'aflemblée nation
sale, a caulé ici tour-à-tour delattendrifemment fur'les dangers quivous
ont envi onné: Scaexcitéla plus grande indignation contrelerdsngereux
fippots du defporgphne.Il a fuccefivement infpiré une reconmoillance fans
bornes pour la municipalité du Portau.Piince. dout la conduite eft aw --- Page 111 ---
ileffus de nos d'oges: un attachement lncèrepour tous les corps m"itaires
& marins qui Pont f bien feconcéedans ajounée Gu 1, 8E une noireur
violente pour les ennemis déclarés de ia couftitution.
Letem> ne nous a pas permisdimanche de nousacquitter d'un dovoir bién
precieu.aremplir, celui de vousrendre lesfeatimens d'eflim- &c der reip-ét
quenous ont chargéde vous tranfmettre nombre de citoyen: & queljues
pumes parriotes, - à qui nous avons donnéledhure, ifiue de la grand'me.ie.
Puoifia'e, tant du piocès verbal que vous avez drefié des événe nens a a
rivés au Fort-au. - Prince le 2 de ce mois, que de votreadre.ie du 9 à
Paiicmolée nacionale,
Les officiers municipaux.
Petire-Riviere de TA tibonite, le 19 mai 1791.-
Laleare de votre dernière adrelle à Vatlemblée nationale HOuS # faitle
p'us grand plaifir; il feroit à deirer que les traits de lumiere cue vous
répancez furi la conduite de ceux qui lont à la tête de T'adminiAration, &
dur lerpriocipe, quapiostait leisur Marluit, cdligafent juiqu'ax dernierestraces de cette préveation qui a dicté la décifion daténat françois fur
des évéaemen: dont notre colonie a été le théâtre. Ce fuccès feroit gioricux
pour vous, &k il eit dighe de couroaner votre civitme &z les eforts que
vous ne cefez de faire pourlebien pubic degaislejourheurcas &z ajamais
aicinorable de votreinitallation,
Les afficiers municipaux.
Les svraispuris otes & les bons citoyens vous Port-Salut, doivent des 20 éloges, mai 1791. ains
qu'a MM.lesomiders & troupes nationales & de ligne, qui ont conduit
Parleur fermxté& leur courage cette entreprifed une fii heureufe
Cet événement écrafe Tarifocratie, & anéantit les individus lin.(s) qui en
étoient les plus fermes foutiens. Il Inous fait jouir ici du calme & dela paixp
silestroubles ont éclaté plus que dans tout autre quartier.
Les oficiers municipaux,
Plaifance, le 24 m.i 1791.
Nous avonsrecu exalement "es dirers piquets que vous ayezen la complailance de nous faire pafler: veuillez en agréer nos remerciemens, &c
no's continuer cette faveur. Nous voyonsavec une joie bien fentie les
témoignages de farisfar ion donnésA votre civilme parl la majeure & laine
partie de la colonie, & que.lestrames drymal-iutentioanst, pour troubler
votre tranqtillité 8 coptrarige vOs dipririons pour le bicn genéral,
échoment toujours contre votre énergie & votre prudence, Si vous êres
inftruits d'un fervice fair pour M. Mauduit, nous vouéprévenons quecen'a
é:é guepardes particulers qui depuis longiem, sat fait icinion avecnous.
Les membres delamamicipalité
01 Liemmbarguement du NgacardaPenau-tdaeo
mal-iutentioanst, pour troubler
votre tranqtillité 8 coptrarige vOs dipririons pour le bicn genéral,
échoment toujours contre votre énergie & votre prudence, Si vous êres
inftruits d'un fervice fair pour M. Mauduit, nous vouéprévenons quecen'a
é:é guepardes particulers qui depuis longiem, sat fait icinion avecnous.
Les membres delamamicipalité
01 Liemmbarguement du NgacardaPenau-tdaeo --- Page 112 ---
Bainet, le 22mai 1791:
Nous avonsreçu la lettre dont vous nousavez honorés, &
de l'a Ireffe que vous avez faite à l'aflemb e nationale relativement l'evemp'aire aux
derniers évonemens quiont nécellitélediela mement & l'embaronement du
régiment du port-au-prince. La lettrede M. Mauduir à Pan-baladeur O'EL
pasne, dont lestermes ne foat pas équivonues, dementera aux plusincrédules & à la nation entiere, aue ce colonel ne proicfoit prsla re'igiondu
jour; que c'étoit un vrai proteftant, quoiqu'iléra-ar les prec'amations &
fes attentats de ces nomsfacrés: la nation, lalei&clerci, Sa mort & le
départ de fes parricides meurtriers nous permettront d'attendie en paiv l'arrivée des commillaires deflinéspar la nationaiétublir & à maintenir l'ordre
& la tranquillité publique,
Les officiers municipaux.
a
Pour ne pas fariguer nos leéteurs d'uneprodu@ion trop volumineufe.nous
sous bornons à cette foible partie de correfpendance de preique toutes les
municipalirés de la colonie, d'autant mieux que 'celle dont neus ne failons
pasmention tend au même but, &fe réunit à exprimerles mémes voeux fur
tousles événemeus doursormniymingsrel ncgeadinrdraesot
Néanmoins M. de Blanchelande quijove depuis longiempsundesp piemiers
rôles, vient de faire paroitre un mémoire tendant ajuffier fa conduite,
Quelque vil fuppôrdu deipotifme vient deluien fournir les moyens en le
rendant fon apologille; mais pour décompolertout cete étalagede
dont ce mémoire n'eft qu'un tifiu, nous oppoferonsà M. de B'anchelanee mentorges un
axiôme invincible. Relatio homitum ef morivum ufdbldajednerdi;& nous
Jui dirons avec fermete : 25,000 colons blancs, temoins de vetre conduite
& vidimes devotre delporiime, vousaccuient hautement, ils
les excèsi inouis d'une autorité arbitraire & tyrannicue, Interrorez vousimputent tcutes
les municipalités de la colonie. Les unes vous reprochent les outrages faits
àleurs repréfentans, & l'empionnement de leurs perfonnes avec tcusles
apareils qu'on exerce envers les plus grands criminel [;lesautres la
violation deleurs propriétés; ceux-ci, deleur avoir cerobé la connojlance
des décrets bienfailins de la nation(a]: d'auties d'avoir livré impitoyablementeà nn tribunal corrompu [3] & dévonéà votredeir otiine uneinfinité
de citoy ens honnêtes, quin'avoient commisd'aurecrimecuecelureaimecuecclui d'aveir
oppofé une réffance relpestueufe à votre conduite inconfitutionnelle &
delpotique.
DJ Municipalités des Cayes,Léogane & Petit-Goave,png. 56. 58.62.
(-) Dicret du 19 décembre, pag. 9: Municipalité du Poit-au-Prince,
Saine-Marc.pag. 85. 86.
D] Le conleil & la fénéchauffée du Port-au-Prince,
Ceuz
commisd'aurecrimecuecelureaimecuecclui d'aveir
oppofé une réffance relpestueufe à votre conduite inconfitutionnelle &
delpotique.
DJ Municipalités des Cayes,Léogane & Petit-Goave,png. 56. 58.62.
(-) Dicret du 19 décembre, pag. 9: Municipalité du Poit-au-Prince,
Saine-Marc.pag. 85. 86.
D] Le conleil & la fénéchauffée du Port-au-Prince,
Ceuz --- Page 113 ---
Coux-1A vous reprochent avecruiica d'avoir écattéde-la colonie tontes
fos forces quiea CAECUUDA des cecitts ctol.I - todamserpontufel,
pour prencperScgaramnire nos propniserd@rcicecafiuredoaninerercmmjeuswmt
d'an coaindiscstnty vOLS O8 vea vussenaces, a diestveus@reprotncoe
fabie, ou pour n'aveir. rien "fait pour ics prévenir, ou pour les avoir
provoquis. D'aures vonsimmputent de vous Otre oppofdi main arméo8c àla tête tce
pompo.s bhares àl'eiettion libre de nos duputés APaffemblée coleciale 3
Entin, toutes les-parcifles en géréral vous rep:cchent d'avein :
verle touteslac colcnis,par les c2orts qus vousavez faits pouraraaatirtsuz
las cumpspopulaiespear Jaifer JubaReral leur place, fansbernure - danlea
pouvoirs, ces commandans pour le rci devenus T'exécration blique, -
anépris des reprélentations de toutela colonie, que vous avez louvc:aincumewt
dédaignées,pour appéfantir un: ceptre doderiurla t3re detousl lescoluns,ta
cnoimuant les plas feélerais pour les cowmander & las reg iloc'ur
Couftard, commandant pour lea Toi, suPorteau-Piince, chated bagniger
fes crimes, k qui cala tête des brigands de la Crcix de-Bovewens;n
Villars, coeminiuntilecjans, & aqui a pro:égé & provoqusles Aenet
commis dans ceite ville, 8 tourni des canons zux brigands
Eizoton; unsainic-Croix), commanéant au Méle, & qu'on a embarad pourle
Cap,convaineu d'avoir voulu livrer la place anx mulâtres; 81 coute
doncil deroit troplong Je faire l'énusmératien. M.de Blanchalande ignore-t-il qu'il cftreiponfable, non feulement de fes
Rions, mais meacercere de fes prépcfés. Cen'ett pas los hebiransfeulsdu
lort-au-Pance qui repiochent tous ces excès de tyrannie à M. de Blanchelande,c'et un cri géneral, qais'eft faitentondra d'na bout dela colenic à
Pautre, dont nous neiommeiquel les échos, Et c'eft en vain que éevant des
hommesjuttes ce gouverneur tentera de nous faire pafer pour des cireyens
iutusorcon éc & les bataillons de Normandie 86 d'Artois fans difcipline:
tous ces reproches font révoltaas & peu mérités; pous connoificns nos
Brois, M. de Blenchclandzedevroir connoitrafes devcirs; nous chiritonsia
liberté s la conttitation,M.del BlanchelandseneAle fléau &c le defiruceur;
voila lénigme de notre infubordination, & celle de fa fuite honteufe de
Fort-au-Piince,
tcatasatera
(1)
Extrait des rigifres des détierstiers de Lafimtlie provinciale 6 provifoirement
admniniftrative de louft d: la partie fhengoife de Saine - Dorzargue.
connoitrafes devcirs; nous chiritonsia
liberté s la conttitation,M.del BlanchelandseneAle fléau &c le defiruceur;
voila lénigme de notre infubordination, & celle de fa fuite honteufe de
Fort-au-Piince,
tcatasatera
(1)
Extrait des rigifres des détierstiers de Lafimtlie provinciale 6 provifoirement
admniniftrative de louft d: la partie fhengoife de Saine - Dorzargue. L.fiemnbleccon@lcrant cue a pluparrdesmmgidvrats du confeil fupérieur
àu Pori-au-Prince,c destribumaux inférieursde la province fonr en partie
auteurs des maux incalculables qui ont affigé cette colonie, & par leur
coa'ition ouvertement profeflée avec le pouvoir exécutif, &: par ic fignal
de divifion qu'ilss ont ail borél les preierse
63 Page 4. 8.dei notre produdion,
[4J Municipalité du hiole,page 5- 72, 1
N
feil fupérieur
àu Pori-au-Prince,c destribumaux inférieursde la province fonr en partie
auteurs des maux incalculables qui ont affigé cette colonie, & par leur
coa'ition ouvertement profeflée avec le pouvoir exécutif, &: par ic fignal
de divifion qu'ilss ont ail borél les preierse
63 Page 4. 8.dei notre produdion,
[4J Municipalité du hiole,page 5- 72, 1
N --- Page 114 ---
Qw'aprèss'itrearmés contre les cisyenspastiote,ilsles ont pourfuivisee
exterminés autant qu'il a été en leur pouvoir avec le glaive de la loi.
Confidérant quel les lois ne font créées parla feprème puiffaricedu peuple,
que pourl'ordre dela fociété ; quele dépôr qu'il en fair dans les mainsdes
officiers publics, eft un alte de confiance; & gu'il ne peut en avoir en des
hommes quinon feulement ont méconnu fes droits, mais encoreontcherché
Tancenirlui-meme
Confidérant qu'il eft du plus grand intérêt du peuple & du devoir
de fes repréfentans, d'ôter fans délai ce dépôt facré des mains de fes
ennemis.
Confidérant enfin que des magiftrats ennemis déclarés de la plus grande
partie des jufticiables, & partifans aveuglesdu refte, ne peuvent, aux
termes même des anciennes ordonnances , exercer plus long-temps les
foatiansredoutasler de difpenfateurs de la juflice,
A arrêté & arrête que tous juges& gens du roi des tribunaux fiupérieurs
& inférieurs de la dépendance de l'ouef, font & demenrent déchus &
dépouillésdeleurs fonétions ; déclare en confequence leurs places vacantes
Ecimpétrab'es, à compter de ce iour;faufà admettre par préférence dans
lesnoavelles nominations, ceux d'entr'eux qui n'ont point démérité aux
yeuxd deldursconchoyens
Arrête en outre cue le conccurs de quinzaine pour toutes Jes
ci-deffits déignées, fera ouvert à compter de V'infertion qui fera plzces faite
du préfent dansles papiers publics.
Fait en féance, lesjour. mois &canquedeffis. Sigfangite,Duxas,
preident;PONCET & ROCHEFORT, fecrétaires.
(K)
Extrait des regiftres de T'affemblée générale de la partie françoife de
Saint-Domingue.
De la feance du 21 feptembre 1791 a dié extrait ce qui feit.
Sur la péririon des commiffaires de l'affemblée provinciale & provifoirement adminifrative de 1Oueft, tendante à engager
générale à adopter un moven provifoire qui, attendu la deflitution l'affemblée des
juges an confeii fupérieur du Fort-au-Prince, 8c l'expiration des vacances
dulit confeil, puide ne pas interrompre le cours de lz juftice;
L'alemblée générale, après difcufion & mire délibération, a
& arrête que provifoirement, & (ans rien préjuger far le arrété
chambre des vacations du conicil fupérieur du Port-au-Prince, fond,a aétuelinent en fondions, fera prorogée; & attendu la néceffté, l'afemblée
générale fait attribution à la dite chambre des vacations, de la connoiffance de toute affaire pendante audit confeil, Ol qui
lui
être portée, pour par elle les juger définitivement au nembre pcurroit de
juges, non cmpêchés conformément aux ordennances.
fept
le arrété
chambre des vacations du conicil fupérieur du Port-au-Prince, fond,a aétuelinent en fondions, fera prorogée; & attendu la néceffté, l'afemblée
générale fait attribution à la dite chambre des vacations, de la connoiffance de toute affaire pendante audit confeil, Ol qui
lui
être portée, pour par elle les juger définitivement au nembre pcurroit de
juges, non cmpêchés conformément aux ordennances.
fept --- Page 115 ---
L'afemblée charge fon préfident 99 de fe
nant au gouvernement génsral, pour lui retircr pardevers M. le licuteavoir fona approbation, & linviteràle faire cemmuniqu er le pr. dens anété,
PI. Fait 8 clos en féance, les jeur mois ez notifier de fuite à quide dioir,
de Cadulca,prefidenr; Millet & Petic des an qu: dctius, & OLt igné
Ayant regarde comae illegale 12
Chumpeanx, fecrétairea.
cone tuperieur du
celinticn des juges retuacs du
de TOact, au moraent Fort-an-Punce, du
fuire par Patiemnbiée provinciale
generale ce la Partie irançolfe raipabiement de
des. diputés à Talembice
desspprouver En
cct ette d'aucoizé centre Saint-Deminguts je n'ai pa que
approuvant provioicmnant P'arrêté lequelje contirie de pretefter.
rendre aux' vues bientziantes de
ci-detius, je ne fais que me
rendre elle-même qu'i la nécelté P'adlembice de
gérérale, qui paroit ne fe
tice ; en confsquerice, j'approuve. ne pas arrêter le cours de la jufde Cadufch, préliient; Ponzignon, Sigune, Blanchelande. Signé, PI. de
Champeaux, 3 lecrétaires.
Vice-préfident ; Lux & Pctit des
Collationné, Agns, Blanchelande.-
(-)
PROCL A M ATIO N..
Patusegr-FRAMyois ROUxEL DE
reprdfentant da roi, &
BLANKEELANDE,
troupes
commandant général des
patriotiques & de ligne de la
de Saint-Domingue.
paitic irangoile
fon L'afembléc coloniale de la
a. rété du 20 de ce mois, partis revêtu françoife de
de
par
dine
mon
Ssinic-Demirpue,
manière franche & loyale,
aparobation, &
de couleur, nés de père a mere fon intention de fairejouir les. amnoncé, homnies
leur exiftence politique. Pour
Hbres, des plus grands
nifefté d'avance, & d: la maniire éclaireir la des deutes injunjeux, afantagesdans elle a
loi du 15 mai, dont l'exécution plis foymalle, fa seumifion Iiht
me. fera parvenue oficicliement, n'éprouvera aucun délai, des quelle dla
Ce décret, qui fae
ccaleur libres, recevra, cealituicnnellement d'apres les
les droits des demmes de
gcaéraie en faveur des heroaies de dupoubitons-puteraies delatf milide
lures, une exgention. qui doit vivement couleur, ron Lér de pere & mere
le J'aitne à croire que le calme va fuccéder exciter à des kur Rrfhiité,
reiped pour les décrets de la nation
jours colage, & cue
Piéide aux déxbérations de l'affemblée 9 fandlionnés par le rci, qui
générale; en impolera à CCUL des
ur des heroaies de dupoubitons-puteraies delatf milide
lures, une exgention. qui doit vivement couleur, ron Lér de pere & mere
le J'aitne à croire que le calme va fuccéder exciter à des kur Rrfhiité,
reiped pour les décrets de la nation
jours colage, & cue
Piéide aux déxbérations de l'affemblée 9 fandlionnés par le rci, qui
générale; en impolera à CCUL des --- Page 116 ---
Y"P
bon
C23 raithraomens feplifinues, $
foat
grit cr du texte de ces décrets,dont
fes pius récens font, dans 01.s ax Ca, l'ezplication légale de ceux Cus
les précedent.
L
R 1a lersas? de ma condulte ont du convaincre les
1: les Noones d conlenr, nue 1o mets au rang de mee premiers
(4 ciaent 4 dioas légitimnes, civils 2E politieues dro
: 2: Jo. 2 le profeription de toute reclamuioa arbitraize lc
e
Caipour prévenir toute TCffarce c'mirellellesdouien de T'arrêté
d2 : de AtiR concernant lo hommes de couleur libres, que jà
V: tat 0 0E - Qeilomon: dlinb ause particullere.
urs un. Vi0i #. paiveine qui medont conhés par la
2C 6r leati, Imte ts les gons decodleur libres, qui
fat ic5a pearat atafe d T. porr fouteni: des prétentions inconf
teris a ERR &: hors des derts,def fe retiver avec leurs.armes dans
Te 1:. AerofpeSives, d'y concouniraladefesie delncauiccmmsnt,
avce e z.e dont leurs freres des provinces du nord, du La & de'a
9.. de auet lear detuunt lexemple; de Noer. e'egis la Vie
cade i: ralioa 8: du rei, lobenence quils doivent comme 90
1s A0IE08 d. ay:rla ontoais, 2ux corps pepuldres tran: C.
dsi qu'is f meaterent digues dis bienfaits du fenat de la France
d: Cx CH2 Tallembide génengtleur prégara, & de la proteâion de la
fsemeer Repdos disiger euua gre des décrets nationaux. 6s a
auntre len: iufaleurs.
Doens au Cap, fous le fceau de nos armcs &: le contre-fcing ds
totre fecrcitare,le 26 feptembre 1791.
BLANCHELANDI
ME
PROTET de eait! ds ::: : :: pge ds port-ax-princs, remis
MEssles commifaires
u.3i v.rS is.cingydesdeeadarcumpérale
Croix-des-Bas,
Avant de s'occuper à corfierice-dieslois propresd fairele bonheur d'un
penple,ilfam Boagiweskslagesaerioa d'aff rer à chae individa qui
le compate fon exiflence & :: semuriéretor f notre exiftence 3 notre
promistonsioat poiat afurer. elievgenventduiparoitre comame un fonge
dmminaniam. pourquoi ne pas prendre (ans higrerune précution
nlage & Rgrglenteipmurgnoi de pass'em: oreder de feréanic une bonie
foispor es aifurer, ,lespréferver dune ruine qui eft inévitab'e fi nous
rssxabsbaniias corsà nos haines *lnss divifnns.
Tleetlcie critiqneoi la wonicealisreisira ive ians cemoment,
Danydezextiémités wsadigsam,guais devoir de to.s lescu.ons 1
igrerune précution
nlage & Rgrglenteipmurgnoi de pass'em: oreder de feréanic une bonie
foispor es aifurer, ,lespréferver dune ruine qui eft inévitab'e fi nous
rssxabsbaniias corsà nos haines *lnss divifnns.
Tleetlcie critiqneoi la wonicealisreisira ive ians cemoment,
Danydezextiémités wsadigsam,guais devoir de to.s lescu.ons 1 --- Page 117 ---
- a A2E Fr
- *
- bomanryielitebadéesn :
particalierpaur nes'oemperqueda friempke
iacaufe commune; comment y parvenir fans une réunion incere, te
fansen oiwwdfEteioee dela généroité francoife, commandé
imperioufom.nr par les circonflances, qui n'ayant pour bate que dal
renoie & 1: railen - quir neblefant ca aucmn point tlesivurére enuisne loi,
elalle de citoy n, piespsanduraitaeXd & Eafureriniolidliemant
405 propridiés & notre cxidure. Tel eft le -trairé que Tes habitans de la
paroilfe du Pori-au-Prince piropolent aux citoyens de coulaur,avec le ferm-atquidoit le précéder; 4 quand ils en auront pris coanoilance ils
soesujcront.deleur en développer lanécofitd, & de leur faire featir los
avantagis quienréfu'teroat pour la caule commune.
Trcidd des citayeas Lieucs CvEE les citoyens de couivr.
ARTICLE PREM I E R.
Telarrbidentre les ciroyens dela paroiffe du Port-au-Prince Evec Tes
etoyeesde couleur campés Ala Crois-le-Bounsert, que
de pros 10e Vo7IP cattre Aynediomtsincufa de chaque citoyeas paroie au liew
ile jourcuilerent tiadicués, pour prêter le ferment fédéraif luivant, en
exécution dut traité ci-agrovs
1 uronsd'eire filelles 21a nation, a la loi & au de
l'afembl e tiond'el fujet de nos divifions, de nous roi, en foumettre
fageile ans 8
& ins réfftance,
en être rapporterdfa la
S>
quelquepuide
de
ionms anx P opridtés
décifione
3>
de rétablir 'agr icalturekle commerce, de d'en quulgu:s avancer clifis les
progres, de
nd
1 veuve8 l'orpaclin, &c tous les
mis, de Faire realre N c'hacun toutes les propridtés qui fetrouvent oppri- en
nature, qui dans ce toraps d'hofilités Jeur auront
e
été enlevées; de défendre
notre fortune & de notre fang ceux qui zuront le courage de
itre patrie Bz les con'piratears conuralalibente,.a confinution dénoacer
cadrale oiadividue le; de pourlitivre cemse criminels
er par le feu tous coux qui voudroient ramener
1R2 cu formerde nauvele.comp-ranons
feutenir
P
bur,
pourle
ou
t1.
De 'ailer fubaAer, te'a qi'ils font provifo'rment établis, fescetp ps
minicipnux, ateC injondion de fe conformer aux dipelitioas de laioi Gui
Jesacidés.
IIL
De conferver provifoirementles afferablées periniwessfercoPaifts
trouvent étiblies, avee mème injondlioa qu'anx municipalités & de
répondre colledivement &c individuellewent de l'aminidtration desfinancea
qui (etrouvent deleurcompétesce d'après la di goûtion de la loi & la
séccfité des circooRaicas.
PH
fe conformer aux dipelitioas de laioi Gui
Jesacidés.
IIL
De conferver provifoirementles afferablées periniwessfercoPaifts
trouvent étiblies, avee mème injondlioa qu'anx municipalités & de
répondre colledivement &c individuellewent de l'aminidtration desfinancea
qui (etrouvent deleurcompétesce d'après la di goûtion de la loi & la
séccfité des circooRaicas.
PH --- Page 118 ---
102"
I V.
dedins Pourront les citoyens de couleur fe farre repréfenter dans
D] à proportion de leur population & de leur
Jes corps cizdjoin dux membres dija exiflans, & concourir naiviré, pour être
nittrationsa eux déléguées par la loi & par les circonftances. avec eux dansles admiV..
Vu le péril imminent qui menace toute cette
Palemblée générale
colonie, de reconnoître
avec eieale de laireeséeuter aucun
décilé,
PAITCTNS
Siint Dominge, avecordre dete conformer arrêté concernent la coniitution de
du dorerdiog fevrierdemier; maislui
friciement aux dipolitions
de reboibei foins pour arrêter le enjoindre de ne pas le ralientir, &e
intunetony cie ne s'eccuper que des ravage nes biigandse des nègres ea
convenables pourle régarer 2 kde travaillerd moyenslespiust de concert avecles prompiss lesplus
provinaiuales, reatre
pour tveiller 8c adminitrer les finances
affembldes
com afs confituans, ne lui reconnoiliant 3 pour, parelle,enl
milions que colles Par nous ci-delus prelcrites, 6c que par les intérim d'autres
préfentes nous forcent de lui accorder,
circonftunces
V I.
nationale Quslercin@irederont ait JincietautoledamBates en Pétnt ct elles font, jufqu'à ce que l'afiemblée
à chaque clalledecitoyens de faire des qui nous divifenr, avec la faculté
fangoispour) y difcuter fes
pétitions Ol des députacionsauienst
fecoars
droiterefpediifs, en tolliciter unanimement les
des lois TpracrESh les pluspropres pour allarer la
avoir hefoin, avecl'envoi
bonhesr.
tranquillité, nos droits & notre:
V I I.
Ala Que le préfent traité fera envoyé cfficiellement à la
province du finl; avecinvication. de fuivze notie province dunord 8E:
courirfavec nous à une paix générale.
exemple, & de conDJ Pofl fariptum. Les habitansdu
d'une infurrecion aufi yaalemntsoaet port-mu-prince pour arrêter le cours
leur.cecorJant ca privilage momentand que de fauver ed'autre dellein en
coloaie; n'étoient point compérenspcurle Gaire:
certe partie de 1a
momentané devoit fnir à Tepoguedu renitarides d'aillenrs, cc privilage
ftites parla colonie à
adrefes & des pétitians
Jetchogutsparcelite of@miscrnaticanales du 14
au hgjetdela lei du 15 mai, gui
de : Bmetropole pourarréter leprembre: d'villeuis, teionu-ostesuemeur
du nocd, donneient lieu de croire Tinturreclion elles des nO:o révolttsdins la parie
aler gralmombrepour pacifer toute qu la colo.ie arriveroient ailez 2temps & en
& y faire icipetier la lois
itians
Jetchogutsparcelite of@miscrnaticanales du 14
au hgjetdela lei du 15 mai, gui
de : Bmetropole pourarréter leprembre: d'villeuis, teionu-ostesuemeur
du nocd, donneient lieu de croire Tinturreclion elles des nO:o révolttsdins la parie
aler gralmombrepour pacifer toute qu la colo.ie arriveroient ailez 2temps & en
& y faire icipetier la lois --- Page 119 ---
VIIL
Quelelitt traitéfera envoyé cficiellementà l'affemblée gémérale
en
:rccoancitre l'authenticiré, éyrenner fon confentement. 1 pour
E ra TuEE
A Mellieurs les ciroyens de couleur.
10, Nous allons nous occuper de vous démontrer les
nous retirerons tous de ce traité,
avantages que
2°. Qu'il ne peut fous aucon rapport porter la moindre
droits refpedifs d'aucane clafie des citoyens.
atteinte aux
39 Nous finirons par vous faire connoitre
auroit de le refifor, &: dans le cas de refus, Finconfégnence les ftites fiaeftes cu'il y
affurces qui en réfulteront.
&c
affitrés; Les avantages ue nous retirerons tols de ce treité., font réels &
en concourant tous de' cceur & d'efprit à la caufe
nous fommes affurés de préferver la colonie du goufre oû nos commnune,
font prêtes à l'engloutir, En cefint les hoftilités nous divifions la
paix &la joie à tous les vrais citoyens de toutes les claffes procurons ,nots
fondons Vimpofure, nous felons avorter les ceflisins perfides du contime qui vient d'armer nos bras; nous exterminons pourj jamais T'ancien defpofes régime, convulfionsla cti, femblable a un montre qu'on a terraffe, fe bat dans
têre &c les flancs, pourchercher dans nos divifions
baume f'utaire à fon agoric, qui feroit iy a
ua
f nous n'avions pas pris les armes, Nous ranimons long-tems l'état de confommée,
claffes des citoyens; nous rendons fon adivité aut
toutes les
donnons à l'agriculture nos foins & nos travaux, commerce; que les infinuations nous redans perfides l'ordre de nos ennemis coramuns leur raviffoient; nous faifons rentrer
tous les ateliersqui, pro ofitant du fcandale de nos
s'empreffent de fecouer le joug & de fe révolter.
divitions,
Confondons l'impofture & ie crime; prouvons à tout
nous fommes des homes fermes &
T'univers que
nos freres d'Europe de nous avoir donné inébrenigbles; ue failons pas rougir
vrais imitateurs de leur patriotifme, lejour; mais, au contraire,
ticulier, qu'aucun facriise ne nous fou'onsauxp coûte., la pieds tout intérêt parvolons rapidement à fon
c'eft alors patrie eft en danger,
fible à notre zèle & à notre fecours;
que la mere patrie, fera
maternelles, nous
emour, nous tendra fes mains tendres &
& fon
prodiguera fes dons, fa bienveillance 8c fes
par emprefement à venir foigner &c
nos
reffeurcer,
fera dilparoître même jufqu'aux cicatrices, guérir plaies, cle en
fe Tels reffentira iont, Meflieurs,ies avantages inapréciables dont toute la colcnie
par l'edet de ce traité,
II nous refe à vous prouver que fous aucun
traité ne peut porter atteinte AUX droits d'aucnne rapport c'afle de pefible, citoyens" ce
D) Onobferve que dans ce préjer de traiteil neitr nullenient
concordat tdurr
muefiondu
feptembresparce ordawjenuntcoirve 005 royeas,
ira iont, Meflieurs,ies avantages inapréciables dont toute la colcnie
par l'edet de ce traité,
II nous refe à vous prouver que fous aucun
traité ne peut porter atteinte AUX droits d'aucnne rapport c'afle de pefible, citoyens" ce
D) Onobferve que dans ce préjer de traiteil neitr nullenient
concordat tdurr
muefiondu
feptembresparce ordawjenuntcoirve 005 royeas, --- Page 120 ---
1o4
. ea roatalienentrer; nous prevenons l'objedion qui ett la feule
- 1 - in t
voler, mais non de bonne foi. MEr ute
- dira-t-on, laiflez-vous tubffer cette afiemblée
altue ein 1 4 divifions de prétexte vrei out firppols? L yte P préente natureilemnent; nous la lailions fulfifter,
1%. pese qu 1.5 circondtances critiques cûi ncus ncus trouvons neus
Pament 3o nous le commandent impésieufement;
- eu'elletaevaille: eavecunccurage intatlgableasleppefer au ravage
is D0e qui,dans fon adtivité, fercient déjà parvenus jufqu'a nous :
3.Pace qu'elle a été convoqule en vertu du décret du 12 cdcbre;
40. Parce qu'clle cf confirmée par le décret du 15 mai. 5 Parce cue, par le nowveau mandat que lui prefcrit notre traite
en lui défendant de mettre axécution aucun arrêté concernant la ccnf
titution de Saint - Domingue, elle ne peut compromettre les dioits &
les privilèges d'aucune clafle des citoyens qui ont le droit d'être les
Epreode l2 cnlento 2s de rowvalllen à fa coafloscion
En effet,fi cette affiemblde coloniale ne peut cutrepafier rotiemandat,
$ elle ne peut s'écarter des bornes sui lui font p. etcrites par les difpofitions de la loi du 3 féviier, qui fufpend fon adlivité; qu'on nous
falle donc connoitre en quoi, coniment & fous quel 1appoit, l'aftivité
mnmentanée ee noys accordons à cette aflembiée pouira froifer les
aurc.oude quasur dage des citoyens. t tutes aee indidingament doivent Y être repréfentées par la
Sai, - Iacat. : 2 pris, le 20 fepterabre, l'anété le plus ferme e
s'y Fougo ENES me traité affure ce privilégs.
alle donc connoitre en quoi, coniment & fous quel 1appoit, l'aftivité
mnmentanée ee noys accordons à cette aflembiée pouira froifer les
aurc.oude quasur dage des citoyens. t tutes aee indidingament doivent Y être repréfentées par la
Sai, - Iacat. : 2 pris, le 20 fepterabre, l'anété le plus ferme e
s'y Fougo ENES me traité affure ce privilégs. La preclamericn du Ré
Tcrar 107 Nac .g.ment tcutes- nos difficultés, & Parrivéede la lcion
Tuerp i: 1 tranchera fans répliçue; er, fi cette aliemblée qui
afene Dows, par los raifons que nous venons d'expoler, joiteroucune
areinte aux dicits & aux privileges d'aucure clafle ce ciroyens; fi
eile n'a que la péuible & deulomcuie mifion d'anéter &c de réparerle
ravage des brigands, de (urveilkr& d'adminiftrer les finances; peuten de bonne-toi, & fans avoir lesiatentions les plus criminelles.longer
a la eomuet Peut-on echer das mairs de cctte 2fembite 'e guive
avec lequel elle tranche la tête de ces fcélérais cui ne defirent cuedétourner notre alivité a les pourfuivre pcur reitte le cemble a leurs
fureurs; lui ôter le 61 de la trame des brigands, c'eft arracher un
ma'ade qui feroit aux portes de la mort, aus foins d'un médecin
habile qui corno.tioit parfantenient fa maladie & les remedes falutaires
pour opeter fon enticre guérifon, pcur le livrer à la direction d'us
h:mme qui, dans,le tems qu'il cherchercit à connoitre fon mal & fon
temtapint.lessets Dérirfamsercirmu lui denner le moindre fecours,
Talef@eroireneft,Maligurs,ladém-rohesveugle, oà nousprécipiteroit
ledofai.Chyonetrra epabe.dr'ea.me)ddedgnitel.femiisey genérale
qui nous eit A uile daas Iss circoaftances prélentes; vousne fau iezy
purvenir --- Page 121 ---
10$
parvenir fars cempromettre évidemment vos intérêts les plus chers, P'exiftence & les spropriérés de touxlesccloms,6 finsanéantir les intéétseclcz
lyponequesinumenles de la métropole, quis'ef épuifée pour nous'foutenie
8p pour nous faciliterles moyèns de porter au degré d'accrcifrement cà
éteient daja parvenus nos établiflemens avant les calamnités qui nous
afligent.. Yous connoifez Tétendue de fa puiffanca&c la légitimité de fes droits:
sromblez, trenblecs Sir vous yportez uner main facri'ège. Le- proprietés que vous rhettez ên dangernencus apparticanent pas, ncus
n'en fommes quel Ics dépoltaires. Elle vous en demandera compte, & vous
répondrez iur vostétes da farig de fes enfants que vous aurez verfé, & dela
valeur de fes proprictés que dans votre fureur VOuS aurez ravagées.
anca&c la légitimité de fes droits:
sromblez, trenblecs Sir vous yportez uner main facri'ège. Le- proprietés que vous rhettez ên dangernencus apparticanent pas, ncus
n'en fommes quel Ics dépoltaires. Elle vous en demandera compte, & vous
répondrez iur vostétes da farig de fes enfants que vous aurez verfé, & dela
valeur de fes proprictés que dans votre fureur VOuS aurez ravagées. Hlefdonc démontréi ju/qu2 Terdience.quiadérentodemmente defon utilité,
setgeantemilcene froife finterêr d'aucune claffe de citoyens. In:nou, refte donc plus qu'à veus faire entrevcir les inconvéniens
malheureux &labime dans lequel vcus précipitercit le refas d'adhérer aux
conditions du traité que la paroiffe du Pert-an-Prince vous offre; c'eft ca
dont nous allons nous occuper, & ROusi interpellons votre attention,
Suppofons que vous ayez le deflein de détruire les corps populairesce
fatiemblée géncrale: étes-vous d'abord bien affurés des voeux de tous ceex
quiles ont conititués? Enavez-vous le drcit P En avez-vous le pouvoir 1
L'ullimblec voudra-t-elle enfin fe diffoudre? nous fuppofons la négative's
dm.cnuehypetielcil faudra doncmarcher contre elle, aller combattré les
forcesduCap, mettredpris la tête du repréfentastdu rei,cuil'scenvocuce
E:proclamie par l'approbation de fes prrctés, aller plongerle poignard dans
lyfein de ceux quincus ont garantis de celui des brigans, & hnird'aller
favagerdans la partie du nord les mifdrables reftes qui ont échapé a la
fureur des fcélérats quila cérafient,
ARucllement que vousavez connoiflance des moyens cue vous devez
émpioyer mogeobendasosp00temAbieomaenixdennt
fie corhptez pour tias.fivmwwaudy.touxe ces excesde fureur &de icélérafelfe:a'merions méme que, par la voie de la forces vous parveniez à
eétraire pirlefer &pari le feu, tousles populaires, & qu'a 'après savcir
einporte d'alaur la ville.dn Cap, mis aux e les troupes quila défendent,
clereprdienrante durcicuija commande, votrepcignard narviennejufque
dansle.ein de cuttea affenib'ée cui vous Roetjeueowe
dès lersde garuntir & de conferver vos propriérés, hvous les abanconnez
àlagarde &càla te cide evosatcliers, partic cninfitrredion? 2l1
7Quis'oppofera
brigan: agedes ic'ératsiépandus dans la partie du noid, fivcusyallez
Four éncemb'er Ja me'ure.Nous fuppofons encore que tous ces ecceffoires
ne foient pasdigpies de fixer votre attention, & cue poarfiszerliscourion
de votre projet, vous convocniez de fuite tine nouvelle affemblée fur les
ruices.de cele aue vous viendiez de détruire, qu'arrivera-t-il alors?
'oppofera
brigan: agedes ic'ératsiépandus dans la partie du noid, fivcusyallez
Four éncemb'er Ja me'ure.Nous fuppofons encore que tous ces ecceffoires
ne foient pasdigpies de fixer votre attention, & cue poarfiszerliscourion
de votre projet, vous convocniez de fuite tine nouvelle affemblée fur les
ruices.de cele aue vous viendiez de détruire, qu'arrivera-t-il alors? Le
décretdu 15 maiparojtra efliciellement; cetteloi, comme vous le favezs
L.C sT ceilirgaine pas Jisus épines. O --- Page 122 ---
ro6
fixel'afivitédes donne la
gens de coulenr, nés de père & de mère libres, & ne leur
capacité de pouvoir être élus-que dans les affemblées
alois les citoyens blancs vous demanderont frictement l'execution futures: de
même loi, & nReenOrNOPOdornyanes
cette
que vous
repréientans
Ri
neanaegrepE2E0ra0p0aLrs
difficulté à réfoudre:il fandra ferendre, ou devenir réfracaires ambiguité, d la
proceder à une nouvelle aliemblée géndrale, ou reconimuncerles horreurs loi,.
oaitcotintnan trouver
cette malheurenie époque 1 oà
nospropriérés? La colonie ne fera plus arroi léequep chercher,oh
defang, & ne préfentera plis à celui qui aura le ma lheur pardes de roiffeaux
perte, dont qu'un monceau de ruines & l'éxcès de la barbarie & de la furvivreàfa (célérateffe
l-delporifme eft fulceprible dans fa derniere conyu.
ne pouvant plus exercer fon empire fur l'exiftence d'aucun Gunsc'ef.lorsque individu, nifur
aucune propriété, de
vous couroanerez fesvoeux lacrileges qui font les mêmes
queceux l'exécrable Comille, & que vous ferezla
Ges barbares imprécations::
fanglante cpreuve de
Voir le dernier colon à fon dernier Joupirs
Moi feul enz ctre caufe, 6 mourir de pluifir !'
Quand T'honneur, Téquité & la loi ne dirigent pas les
ils
doivent pas du moins saveugler far leurs intérêts perionnels, hommes,i & ies ne
promettre graruitement; or, c'eft encore une faute lourde
comtaire en prématurant la loi duis mai..
que vous allex
Ene effet,en acceptant le traité que nous vous propofons; vous en retirererdecavantagerd "iadai-Lexavantages
vous
au meme dégré que nous;: VOS intérêts fonrédss-atures font les mêmes les en jouirez
vous vous rendez à notre invitation, vous vous en affurez que la nôtres; & A
courir aucun rilque; ; fi: vous la refufez au contraire, vous jouiflance fans
tout pour ne rien gagner, puifque nous vous accordons compromettez
au-delà de vos prétentions, que
d'avance, même
la guerre civile..
vous.n'acquérerezj Jamais par les voies de
faire Si vous en doutez, donnez-vous la peine de nons indiquer; & de nous
comnoitre, dans lecasd'un tric mphe complet, ceux
nous oppofer en compenfation.. Envain vous peinerez-vour que vous pourrez
chercher;vou ne faucierrencontrer pour ncus oppoler en
pour cn
uile, que les Allax dellrugeurs cue nous vraons de vous compiniation
cr, s'ilin vourreteaucan moyen de compentation uti'e, pronefiouer:
toujours dansfaveug'ement. cà vous êtes, vous refutiez conflamment quepefiitant les
veirspaciénue-ques vour off e, vous vousafichez doncpour des hommes
mal-intentinnés. qui ne cherchent tque les hoieurs dela guerrecivile & du
brigandage; mais daus cette hypothele quenousne
jurons tous de rossoppn er
fimon-ou'areget. de
nous
la dernière gourte de notietimg,avant wnerefi@onrcinemube, de
re andre jufcu'
nousappe'lerens Inetrefecourvles bons Cs-lalerpmweriabes citovens de
nous;
animés com.ne no:: du bien public & de l'amour de touneslisc'afes.q la pattie, & fidelite
age; mais daus cette hypothele quenousne
jurons tous de rossoppn er
fimon-ou'areget. de
nous
la dernière gourte de notietimg,avant wnerefi@onrcinemube, de
re andre jufcu'
nousappe'lerens Inetrefecourvles bons Cs-lalerpmweriabes citovens de
nous;
animés com.ne no:: du bien public & de l'amour de touneslisc'afes.q la pattie, & fidelite --- Page 123 ---
a - ma VA ar L APA AAAV -
ebfervateurs dola loi, viendront fe joindre à hous en foule de toutes
pour s'oppofer aux efforts que vons tenterier pour la détruire,
parts;
Nousprendronst les cienx 6la terre'à témoin del la pureté de nos intentions
Rdelatciléranelle &
des vôtres;Punivers entier connoitra les efforts généreux
vigoureux de la dent nous aurons fait ufage pour arrêter vGs fureurs; tous les
peup'es vous aurons faites terre auront connoiffance des preffantes invitations que nous
surez fuit,
pour vous ramener 2 & du mépris fouverain que vousen
Mais à dieu ne plaile que nous TOus fuppofions des intentions auffi
eriminelles verles! NJus fommes convaincus que vous n'érespeuflés que parles menées perterme fatal de &c leur perfides de. certains êtres qui, déféfpérés & enragés de voir le
dans
empire, cherchent à vous égarer & a vous entretenir
Pour l'aveuglement. 9 dans le quel ils font parvenus a vous précipiter. vous prouver que nous vous parlons de bonne foi. Donnez-vous la
peinede remonter à la fource du délordrequi règne parminous;
par faire fubir un interrogatoire rigoureux à ces fuppôts de l'ancien commencez régime
qui vous environnent, quijoueat pour le préfent le rôle de VOS
n'épient que le moment de reprendreleurs droits & leur empire, efclaves, vous
forger ainfi qu'à nous, des. chaine.indifiolubiles. pour
notre couleur qui font venus fe jcindreàvous Demandezàces d'un bout de la hommesde colonie à
T'autre, noitreleurs de vousexpliquer quelles font leurs intentions, de vous faire condeffeins; faltes-vous exhiber les titres de leur alivité & deleurs
proprictés; s'ils n'en ont poinr ils font donc criminels
de font moins deles avoir abandonnées dans
1Sile en ont, , ilsne
à fang L.a leur
:
un te maps oltout eftàfeu&c
Entretenir le défordres quartier sle que viennent-ils donc faire ces hommes pervers ? le feldu poifon de l'ariftocratie propager & difiller dans la pureté de vos ames,
dans lequel ils
qui fait leur unique proprièté & Pélément
Tenez végettent.. Suivez nos avis falutaires. de leurs un confeil de guerre, jugez-les févérement, déjouez la noirceur
complots, emparez-vous des coupables, & purgez la terre de leur
fcélératelles citoyens vous méri.erez dela patrie, vous la fauverez, & tous les bons
vous devront la reconnoiffanice de vous être affranchis vcusmêmes
&deles avoir delivrés de rees hommes fourbes &c pervers, qui trop foibles
Parcux-mêmes pour.
leurs un confeil de guerre, jugez-les févérement, déjouez la noirceur
complots, emparez-vous des coupables, & purgez la terre de leur
fcélératelles citoyens vous méri.erez dela patrie, vous la fauverez, & tous les bons
vous devront la reconnoiffanice de vous être affranchis vcusmêmes
&deles avoir delivrés de rees hommes fourbes &c pervers, qui trop foibles
Parcux-mêmes pour. confommer la ruine de la colonie, ont dabord cherché
anousdivifer, volus ont mis les armes à la main pour vous rendre leurs
.complices, pour leur en fasiliter & leur en affurerlefuccès. de Citoyens vousfaire decouleur, déchirez enfin ce bandeau qui vous aveugle, ceffez
pouvoir. commanderdans illufion: jamais. 9 non, jamais vous n'aurez Pavantage de
&
l'ordre du pouvoir exécutif; ce corps fer,fuperbe
defpotique II vous vous méprife ainfi que nous fouverainement DJ
vonch'aurez promettra tout ce due vous voudrer, mais ne vcus y fer pas:
jamais place dans fesalentours.
. de Citoyens vousfaire decouleur, déchirez enfin ce bandeau qui vous aveugle, ceffez
pouvoir. commanderdans illufion: jamais. 9 non, jamais vous n'aurez Pavantage de
&
l'ordre du pouvoir exécutif; ce corps fer,fuperbe
defpotique II vous vous méprife ainfi que nous fouverainement DJ
vonch'aurez promettra tout ce due vous voudrer, mais ne vcus y fer pas:
jamais place dans fesalentours. Que la cgudroghedOgiveus
la Tani tête; il fait 24 mil ions d'hemmes armés en Europe pour Jui trancher
tendres.. encoie tous fes çfforts dans cette contrée pour renaître deles
quafiei hattulasop edc ulaef len fakeriin fast rfipeis. --- Page 124 ---
Pevedexonpes naut nOUS rappelens encors-damafarreds la mit dusy
puillet. Pour prévenir des coups G funcfes8 fibarbares, quel parti devont
nous prendre? Nous concentrer dans l'avantage quenous.avons de pouvoir
arérerion bras dangereux, en confervant les coipspopulaires, & en voue
yfdant repréfenter comme nous,
L'union fait la force des citoyens; nous n'avons d'autres moyens poitr
snder à cette opprefion, que cette belle union que nous avons bannie
€'entre nous; ne pmndonipoinfuccaion dela recouvrer, Gns cuoi, nous
la allonsnous etregorgerlesumsles autres, & notre peste cft inévitable,
colonie perdue,
Perfnndez-vous bien que ceux qui vous infpirent ne font print lesamis
Jupeuple. mzis bien les opprefleurs; équeles veritable fir 'etdeleurs con
vullion, eft de voir linftant oà en devenant Teurs Cgaur, à coup-lûr VOIS
surez lavantaga& la préférence fureux de leur communder.
Vous êtas encored tems de prévenir tousles malheurs quivous menacent
S vous recevez avec bonté & reconnoifince les fages confilsque neire
am'tié pour vousnous infpire; acceptez dsbonse grace-la main secourable
eue nous vous tendons furl le bord du précipice dans lequel "ou êtes près
dêtre engloutis, empreffez-vous de venir contrager avec nous un traité
ewi doit jauverla colonie; q: i, en aflurant vos droits Ez votre lberté,
tappedefoiden comileleieiporifine,
Venez-en cimenter dans notre enceinte la durée parunferment folennel
& fédérarif Nous vous tendons les bras; mais en sitesintguslandfisen
vienne à votre feccurs, & gu'cile puiffe déchirer le bandeau qui VOIL
aveugle; venez, yencz puiler dans nos magafins des vivres& des rafraichifiemens. Nousa'lons au-devant de vOS bel ins.les plus urgens, & nous
vOuS en fi ons l'invitation la plus généreufe; nous n'avons plus d'hofilirésà vous oppofer, ni d'autres houchesafenà vous olfrir; à force de
sinérefité & de grandeur d'ame, nous toucherons peut-être VOE coeurs
nousfcrons coiler vos larmes& nous vows défarmerons: : nous ne fommes
cccupés que de fauverlapanie, S de vous faire.cencowir avec nousàc
noble emplox; nousiranimettons par la voiedeltinprcfion à nos enians
&A nos neveux, les eforts que nous avonitaitspour y réufir; reconnoiffez à cestrai.svos pat ons & vos bienfaitcuts. Telles ient les ofies
réelles E généreures quie vous adreffent, par leurs commiflai.es pacinca
teurs, vos trères & véritables aalis del la paroife du port-au-prince.
Lezoolobre 1791.
N
LE SO à M IMEIL DE ZOILE.
Socrate croyait à fon génie & Tui att-ibanit toutes fes -bonnes pen
bea. un negromanciea recommandoit à Marc-Antoine de e'dligaer
- A LP
. Telles ient les ofies
réelles E généreures quie vous adreffent, par leurs commiflai.es pacinca
teurs, vos trères & véritables aalis del la paroife du port-au-prince.
Lezoolobre 1791.
N
LE SO à M IMEIL DE ZOILE.
Socrate croyait à fon génie & Tui att-ibanit toutes fes -bonnes pen
bea. un negromanciea recommandoit à Marc-Antoine de e'dligaer
- A LP --- Page 125 ---
Goles Cel
Monal Del
uuotulion
pluu
-09
luvtldue
PAugade dent Te ginin étolt ennomi da Een. Ees eabultfescht Ait 12 Can
*
nemeact atare dns gos, & de grands penicarages apres CuX ont kmalh
explio les Cireurs & le fentimenr dola vérire, lar le michmniime buu l
des génies. Eafin, Poze a di à la mytholegie des génics, un des plus luses
jo'is poemos mai exifont. Il Kut done le fervir de tout ce qui peut/A
prolai ier bin cner, Ne peut-on pis d'aitleursaftver que tour hommes Lu
e
a ron vénie? Celni-ci a le fen dans une paflion inquiite & zfive quielepenp
le travail'le noit 2: jonr: C'ett un orgueil slcérd ou unintérêr fordice,
0: une vengeance long-temps médités, Un autre bien différent, n'a fox
ginie que dins 1a feafibilité de fon ame, dans la vivaciré avec 2lus
quelle ii te penbere de bien public; peur-êrre aufi, dans lamour de
Cem
la gloire 8z de Piime publique: mais en tout cas, cette pation do- 90
miginte eit-hian précicnte encrie, car on ne fe romplir de P'ambitio a R
d: tout rapoort honorab'e avec la lociété, qu'en railon inverfe du moa
honar ne eeet
p"5 R de Piverfion'qron site a touics les ames corrompnes & me.. uetic eue
caantes, Apres tout, c'oft pour faire parler un génie, que je dis tout
cela, Ceft le mien O1I celut de tont homme eut ne veut le mal de SLee de
qui I pieiv de ne penfer que çomone le plus grand Rom-*
Voici donc ce gu'il m'a rit, dans un de ÇES
voet
rTaa
ou l'ablence de la lumière, le repos des humains, momens le filence heureuz de le eoDiln l
aature, rendear A voix Jenfible & pénétrante : Je RC veillois pas Le
alors, je ne dormenis paje n'étcis pas fomnambule; sais enfin, hpereo pelu
moi état étoit 03 fonniil de tous les fens; le fens intérieur feul & frers
eombinoit en moi, 1es effets de Ta penfée & du fentiment. S'il dés kllue
plait à quelgi'un, que fintitule fommeil, un monologue, je lui per>
mnets de m'spneler un revenr, pourva cu'i. dife comment : ou bica ili
Fil ne faii avoir des idies, je le renyoie 2 baquet & à la bagueite plug
03 fonniil de tous les fens; le fens intérieur feul & frers
eombinoit en moi, 1es effets de Ta penfée & du fentiment. S'il dés kllue
plait à quelgi'un, que fintitule fommeil, un monologue, je lui per>
mnets de m'spneler un revenr, pourva cu'i. dife comment : ou bica ili
Fil ne faii avoir des idies, je le renyoie 2 baquet & à la bagueite plug miagnériques,
* Il eft bien remarquab'e, Zoile, que cette contrée ait toujours éte
erdilid
a dans lignorance profonde des premieres bales de fa conftitution, de
s fa profpérité, malgré les congres qu'dle ne ceffe d'avoir en attivité, relu cheeur
$ & qu'ii faudra recommencer de nourrau. It eft à craindre que tols tes les préca ttions aanegées & combiudes même avec les voics d'atepu Des
torité ne produifent 2eun edit, S les colons n'adoptent des
cipes généra 1X & indisjenfables,
# En vérité, en vénité, je vousle dis, voici le temps quis s'approche
& qui n'f pas loin, ohi il-faudra mettre firatoue les partis, oir noins
mauvais de tous auroit tort de fe glorifier d'un fecond ficcès, s'il Vouloit faire valoir les anciens priarives, fans exclufion d'un fenl; pare
ig
ai'on peut, fans être déhonoré, cidçr à l'impulfion d'une giande
machine 9,
Jobferve en pafant, 6 Favoxe Ers mon génie hien amphitologigme
lans fes prédictiors. Ife donne les eure de nhtefi F /4 hands a
ju luis 6 3472 silai Taijengeble pour 118 2
(8
4 slies
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1 2 --- Page 126 ---
sowV
2 sawes
a Vous aver été bien malheureux, Zoile, dan: 1z contrée YOUS
wure: vena habiter, ne fut-ce cue par le
que
C
facdacle des fations, cne
vous avez Vit fe porter à des extréinités terribles; encore mal étcintes,
cbilwn elles reffemblent à ces laves volcariques C:I retiensenrbien long-temas
la cheleur & la noircesr. Le mal encore eût été mcindre, f dans le
ou
ke ccurs des cho'es humaines, une feule avoir touché au véritable mode
qui convient à une provinc, oir par cela feul quit y a ce grands
Ciuv proprictaires, il faut une orgeniation toute particuliere; dou YOUS
conclurez à la face du ciel & de la terre, que miiqu'on ne veuz
ici dlas brévetés fabalternes & derpotes qui offu(quent fans ccle
C riche qui tend à tous les pouvois; il ne faut pas non p'us une
0) foule d'agens patriotes qui n'ont rien, cui ne peuvent tiver l'ofprit
puslic que des motifs fuipeas dont is font animes, eui au nom de
2 Cus ia nation, de la loi & duri, vous chasent des villes, vous font
sapoab blse périr foas le poi.ls des armncs, vous empsicennent, vous dénoncent,
voas manlent à la barre, vous fulrcftent, vous battent & vous font
utulo encore payer l'amende n.
le d'agens patriotes qui n'ont rien, cui ne peuvent tiver l'ofprit
puslic que des motifs fuipeas dont is font animes, eui au nom de
2 Cus ia nation, de la loi & duri, vous chasent des villes, vous font
sapoab blse périr foas le poi.ls des armncs, vous empsicennent, vous dénoncent,
voas manlent à la barre, vous fulrcftent, vous battent & vous font
utulo encore payer l'amende n. erles PLLL 2 ueil
focomies Ona voit bien que mor interlocuteur ef trop hardi: efuriment je ne
4p
4 es les Aottijes krai pas fiur ce ton là. Il fut avoir un peu de patience, 6 lui luifer
cette
de
PE
ce Jer
hémorrugie vérités. 4 [l fat encore moins des
cect
éirargerinonvelloment débarqués. A Athenes, dit Monte-qaieu, un étranger qui s'immiiçeit de la chofe publigsersis K
wowlei 'que, 8c qui éroit convaincu d'avoir fraude lur fes lettres de
eld étoit à coup fur puni de la peine de mort, comme ayant ufurpé citoyen, la
auvel fonverainerén. L
Qmene à celt, il a reilor. c'ef infsleer, cef outrager Le vrai citoyen,
0 que de lei préferer 1 pour quelfervice gue ce foie, celsi yci parni mulle 6
cil
tre aventures, Je Jor:ie fort peu de faire paver la fugois de Jis bons ofi
LUp ees. Cila 122 nappell: c: qu'orjerve nudieienfmmsent le tarn de Tott, guon
bi mwvot fouvent dais les arméss des Turcs des off.iers renigats gai lie Jone
huu
erisiniranee 7'12 dis Micheluis 6r ds Panlozres, traleont les dperex di Cofia, livrea Ls ca:0..5 à Cennemi. gui s? air.vé
apris la derniers
Fea
batzille dAiape, doit f'ai dorné la rlation. Un gros ds
eroupe de Circafiens, fuivant finfigation du chef, trahirent les
:
Turcs,
de
telandes 172 Decriret de concert we Ls Aages, A Sidpuck-Cele. Je0
arfus < IY a uae fackica qu'il faut abiolument reduire dll filence. C'eft
te e celle qui fait la g'orieule fontlion d'efpienave. Celle dent les
la
indi:ivu
alus n'at reçi eur mitin de perfonne, ci n'ent ni autorité, ni
(eali onlee lumieres, ni vetus, pas même cele de latelranee; celle çui déter
mine par ces cabiles concertées, les Ceclions
calom
e lec nie ceux qu'elle n'aime pas; celle qui ef détcllce, prpalaires, qui.. qui
bieu Sileace, mon géaie, r'allet pas fi vite, vous mc faites trembler; dites
VrL snoi lz rids dans le ey.au de Poreitls, 6 1 m'ardonmet pes de Pécrire. de
( Enfuite on fe rappellera que les inftrudinns décrétées pour cette
cattgalonir, limituni le nombre de fes repieieatans à 60, & des munig
cuypisy cag LA
ta fauiep titi kiifrie les Tetawleuti
silnd ouepue 4La feuie wu Cerescnilu les
De
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CLLLAA
ea Serwd
A
A
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le
& puaeslueet Dr
de
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fe rappellera que les inftrudinns décrétées pour cette
cattgalonir, limituni le nombre de fes repieieatans à 60, & des munig
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silnd ouepue 4La feuie wu Cerescnilu les
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- -a -AN N a
ERr
cipalités à trois tout au plus, elles indiquent auffi ane grande
c'eft qu'une colonie riche & partagée à un nombre limité de proprié- vérité;
taires, dont les villes ne profpérent que par la culture & les riches vodu
denrées que tournifent les propriéraires; une colonie oit il a au- latauu
cune forte d'induftrie, aucun autre objet de commerce que ce n'y donnent
& ce que demandent les propricraires; une colorie erfin que n'ef
LEA fer
un lieu de pailage, ni un pays ch l'on vienne pour changer qui d'air, pas nropriclai
doit être conftituée que fous le rapport de fes propriétaires. Eux feuls ne 14
doivent didler Peiprit public, indiqwer les moyens de
Y U szUp
aLli
feuls doivent fe charger des follicitudes de findionnaires. profpérité; je fais bien- ettx 1500 8oo, 0e
qu'il droit I aura une grande difpropertion entre le petit nombre cui aura crcyel CA L otr
beaucoup Talminifration, de
& ia multitade qui inonde le pays. I! y aura pe up vovtun
leur adif gens qui ne feront rien-; jen fuis faché par rapport à lh ou
fous les patriotifme; mais on leur confeillera de fe tenir tranquilles wU1
aufpices de P'autorité & des loix, fous peine d'être
d'aller chercher un pays où ils tiouvent le droit d'inguiéter, obligés
de periécuter le propriétzire. Adieu, Zoile, fu m'as écouté en d'étoufler,
& dans une profonde miditation. Je t'ai
flence,
quelques idées. autretois
récompenfé en t'infpirant quel- alill Hlauus
le powvois Quand
onl me donnoit le ncm ce Sybille, je de
parler avec plus de juflice & d'impartialié; cuand tu IC
péteras ce que je t'ai dit, tu ne fcandaliferas cue les igporans cu les saliu
maal-intentionnés; Car je m'en vais planer iur toutes les maifons des Colouiolis
honnêtes Je gens; ils fauront ce que je t'ai dit prefqu'auff-têt que toi. neueute las
m'a m'ueguinte fidellemene de la commiji ois; mais j'ai reiranché LL12 erticle
euy
qui paru un peu zrop dangerau; il paroitra en temps 6 liex. ov
cut a 44
cect
l
Extrait des regifres des arrèrés del'afiemblée provinciale & provifoirement
Luh
adminiftrative de loucft. De lifanece du 25 novem're A éud extreitce quijuiez:
Qe loup
Un membre a fait une motion elle
Jetii k Seypera
u
faivante.
é LL12 erticle
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qui paru un peu zrop dangerau; il paroitra en temps 6 liex. ov
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Extrait des regifres des arrèrés del'afiemblée provinciale & provifoirement
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adminiftrative de loucft. De lifanece du 25 novem're A éud extreitce quijuiez:
Qe loup
Un membre a fait une motion elle
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faivante. :
a été adoprée de la manière 4y lef la oloiie
lary
Les terribles événemèns dont nous avons été témcins fercient in- les Yuu Bievopues a acc Eusels
Sryabl.s,.Wsnaciret confignés.dans lesfiflesde
abfouice egee
adis sculf
Nous avons à redouter que ia miin cruelle qui cenesiferollaunais vcrle fur cette" colonie lorifevk
le torrent des matheurs, fous leiquels elle va peut-êtie fuccember, ne e
irace encore dune maniere contraire à ia vérité, T'hiforique des cataf- sulai
leurs tiophes : i'eft donc aux repréientans de la province, à confacrer dans ou heiloia sla fta
regiftres cette afréule vériré; & la voici: *
Lundi dernier, ving-un de ce mcis, tandis cue cetfe
Pvanegus
fa féance ordinaire, depuis neuf heures du matin juicuà affsb'éerercit mici, les
citoyeas de la paroiffe du Port-au-Pzince, réunis en quatre fediens, en
44 fuitons
à
fiu a wolu hiitrisgu tikinea: twpuittal
sous oes Les Lovt
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du
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Nille B4
Deue
ted --- Page 128 ---
eoafeuence dane Aibération de la municipalité du douze de ce moit,
eébbercient fur un traité de paix fait entre les blancs 8e les hotames
de couleur de l'oueft, : 21 octobre dernier, traité don: cette allemblét
wa jamais eu aucune cunnoitiance légale,
Le calmne régroit parfaiement dans toute la ville, lorfqu'un nommé
Scapins, negre ciclave, fecifant libre, ci-devant tarmbour des gardes
sationales da Fort-au-linn, depuis & alors celui des hommes de
soulear. Gifitdans lrueletieur Ducles, canonier national, & voulut
Je défarmer; leiabre de ce der. er fut callé entre leurs mains; trois cawaliers de maréchaufiée auec u bomme de couleur, arrérérent &c
sondifizent eet etelavefadionux à lamunicipaliré; livréa la commiffion
privoude & condunné a etre penduril fus de fuite exécuté. Pendant
crite incruction, les hommes de couleur, campis au gouvernement, P
Aient battre la générale dans eur aiarter: on aflure cui's demandérent
ala manicipalité un furfs à l'exécution pendant vingt-çuatre heures,
Ec que ce-furlis leur fH reftufé,
A peine cette exécution fur- clle faite, que le fieur Cadot, citoyex
b'anc, canonier, elans la miloa ducuel Jogcoit Beauvais, général des
hommes decouleur, fut aliliné par CUT de fept coups de tufil en paffint devant tl de leurs corps-do-garde; Cct efalinat répandir lalaime
& fit nzitre l'indignation parmi tousles ciroyens : la généra'e fut battua
de fuite; la garde nationz'e s'aflembloit derant Thorel municipal'; lee
coupables de Paflaffinat du ficur Cadot furent demandés & retués.
it Beauvais, général des
hommes decouleur, fut aliliné par CUT de fept coups de tufil en paffint devant tl de leurs corps-do-garde; Cct efalinat répandir lalaime
& fit nzitre l'indignation parmi tousles ciroyens : la généra'e fut battua
de fuite; la garde nationz'e s'aflembloit derant Thorel municipal'; lee
coupables de Paflaffinat du ficur Cadot furent demandés & retués. Alois, il dtoit cinq heures du foir on fe dérermina à marcher VCTE
le pouvernement; la municipalité a routdirigé. Les bataillons de Normandie & Artois, l'artillerie royale, Partilleric & les Raidesnationalery
fous le brdres de leur chef, fe prélenterent en bataille devant le gouvernement, fr environ cinq heurès 8z demi; M. Tailleferr cher de
bataillon, commandant une drvifion des gardes nationales, s'étoit déjà
porté 2u quartier de Belair, ou environ quetre cens hommes de couleur
éroient réuais; ces derniers, apres quelques pour-parlers, cominencérent
le feu; il devint auffirôt le fignal d'une allion aul gouvernement; les
hommes de couleur, après une eflez vive réfiflance, en furcnt chafles;
dans leur fite précipitée, i's abadonnèrent leurs canons; maisun de
fourspartis, fe conferva au haut de Bélair. La nuit furrint, la retraite
fir batrue; un dérachement da premier bataillon des gardes nationales
Ec desbatai'lons de Normandie & d'Artois demeurerent en poficffon du
gouvernement, le furplus de l'armée fe rendit à les poftes, t la
ma'gure partie des citoyens rcfta fous les aumnes, & parvint, par la
vigi'ance des patrouilles, à maintenir la tranquillitédans 14 ville durant
Scute la nuit.
ue; un dérachement da premier bataillon des gardes nationales
Ec desbatai'lons de Normandie & d'Artois demeurerent en poficffon du
gouvernement, le furplus de l'armée fe rendit à les poftes, t la
ma'gure partie des citoyens rcfta fous les aumnes, & parvint, par la
vigi'ance des patrouilles, à maintenir la tranquillitédans 14 ville durant
Scute la nuit. Desleeer mmmnomenrdeladion, le feu s'étoit manifcléadenx maifors
(lées RX extrémités nord &: find, de la ville, lune appartenant au
ur Robii à Belair, l'autre alt fieur Quiercain, occupée par le fieur
Dagu.lard, su Morne-2-Tuf, mais on nc put y porter aucua fecours. ix --- Page 129 ---
L -
fe lendemain, à cing heures du mtin, le fent fe menikfa encore
2u quarrier de Belair dans un des Cop-decieeeplisper lestommes
de coulenr; Ja générale tut aufitét batue; des ircupes de ligne, des
gardes uationales & de Partillerie s'y poitérent; vne iEion légere s'tne
pagea avec un déiachement des hommes de cou'lettr, qui prirent tientôt
ie fuire; mais malgré tous les efforts pof:hles, on ne parvintàancicr
le progrèsdes flammes atie vers les nevf heures du matine
Surles onze heures, l'incendie recommença au norddela rueDauphines
au quart d'heure apres, il parut en diférentes mailons fitudes au
quartier du commerce, é'oignces les unes dés euttes; alors Tembràfement devint général, la famme vola on tourbil'on, fe répandit &
pénétra au centre de Ja ville; ane forfe brife d'efl rendit inutile les
elorts des citoyens; &c il n'v eut dans ce.défordre cue tres peu d'effers
fatvés, tout devint la proie des flammes; vingt-fept flets furent entiérement confumés, 8: Pinecndie ne ertad faire despregrescul minuit,
Les citoyens ort teLt Perdr, cledemm ge culs cat Toufert eft
ircaleulab'e; la perie cût êté plus grande encore, 6 les capitaines, &
la p'upait des négocians, alaimés à l'afpeét du fcu quis'éroit manifefté
des la première adion, n'avoient eut la frge précaltion d'enlever de
leurs m-gafins, durant la premicre nuit, &de frire portet à leur bord
la majeure 8c la plus piécieue partie de lcurs effets & de leurs inafchandites. Durant la journée du vingt-deux, le pavillonrouge étoit arboré fur
le fort SeintJoleph. Les perquifitions faites duns les quarticis confervés
Cnt fait découvrir grande quantité de mêches & d'autres matières
ecmbulib-es, impiegnées d'efprit de vin, dont purtie a été dépofced
la manicipalité,
Pénétrés de T'inportance de fes devoirs, l'affemblée provinciale feroit
volde ait fecours ée la chole publique, fi la certitude qu'elle avoir cue
fesa atrêtés feroiers demeurés fins exécu in, nel'efit retenie; fes membree
fe font bormés à demeurer Jous les armes dans les rangt, parnii les
gardes nationzles.
de vin, dont purtie a été dépofced
la manicipalité,
Pénétrés de T'inportance de fes devoirs, l'affemblée provinciale feroit
volde ait fecours ée la chole publique, fi la certitude qu'elle avoir cue
fesa atrêtés feroiers demeurés fins exécu in, nel'efit retenie; fes membree
fe font bormés à demeurer Jous les armes dans les rangt, parnii les
gardes nationzles. L'aflembico a dans ce tomént conficéré, eite tott ce cui avoit été
fait dans la province, pelativement aux hommes de cculeur, l'avoit
été fans ft participation, mais fimplemeit fous les aufpices & avec l'za
grement de la municipalité; eilea condidéré que pour complatre dil
Purti des gor.s zi couliur, l'affemblée de paroife qui avoit tit Het ati
Port-au Prince le lundi matin, n'avoit pour but çue de rappelér fes
membzes & ceux de l'affemblée générale; elle a corfideré çue le votil
apparent dela majcrité des citoyens, cédant fansdoute aux cireorflancéss
evoit déterminé ce rappel, cXécuté déjà par plu feurs paroiffes; eile a
coufideré eue.
emblée de paroife qui avoit tit Het ati
Port-au Prince le lundi matin, n'avoit pour but çue de rappelér fes
membzes & ceux de l'affemblée générale; elle a corfideré çue le votil
apparent dela majcrité des citoyens, cédant fansdoute aux cireorflancéss
evoit déterminé ce rappel, cXécuté déjà par plu feurs paroiffes; eile a
coufideré eue. fesarèrés adrelés à Ja municipalité; reficient fanis efets
B craignant cite f préteaces loin d'étie utile à la chiofe PU bique, ne
fournit dux mécharis tn pétexte pour ca'cinier fes principes, & la
Sle enviliger commé la caufe des malheurs de cette ville; ellea jugé
P
- --- Page 130 ---
qu'il était de fa fagefie Erde fa prucence,de farveiller en MAence T'adminifiration dela province:
En conféquence, elle a arrôté & arrêta,.que Fu le danger qui! y
anroit d'exercer publiquement fes fondions, eles'aicuine julet'a ce
Gue des circonfiances plus heureufes lui permettent de les reprendre.
Coliationné, HUARDle jeune, furitaire-garl: des archives.
P
Arreté pris dans ia rade du Part-an-Priece. par des
capitaines de navires du corme C2 de France.
L'an mil fept cent guatre-vingt-onre, le deux décembre au foir, l'affemblée maritime repiéfentant le cemmerce de Frarce d parlant en fon
nom, réunieàbord du navirele Triomphant , ayant dansfon fein ceux de
MM. de l'état major 8c de léquipage du vaifleau le Borée, qui ont
cédé à fon invitation; confidérant que l'infration du traité da paix fait
le 23 oRobre dernier, entre les cuatorze paroitles de leueft & lea
citoyens de couleur, cft prète à rallumer une guerre abfo-ument detJ trucive de la colenie; confidérant que cette infradlion eft feulement
T'ouvrage de quelques citoyens du Port-au-Prince 8 de la municipalité
de ladite ville, qui, au mépris du traité &z du vOell preique unanime
des quatre fetlions affemblées ledit jours a requis les troupes & le
vaifeau le Borée, contre les citoyens de couleur; anéte,comme feul
moyen de fauver la colonie évidemment expofée, que M. de Gimouard,
commandant du vaificau le Borée, eA requis par, elle de ne fournir
aucunes des forces qsti lui font coufiées par la nation, à ceux des citoyens du Port-au-Prince qui Oft violé ledit traité de paix, non plus
qua Fait la & municipalité. clos en féance, les jour, mois & an ci-deffis, & ong
les menbres Agaé avec le préfiuent, vicc-préfident & fecrétaires.
Signe, DEYREM, fecrétaire. K
LETTRE D'ENVOL
Meflieurs,
Fai Thonneur de vous faire pafer une alrefe de tout le csmmerce;
relativement à T'état des chofes en ce mament dans cette partie de la
colonie. Vous devez fentir d'après cela, Meffieurs, combien il eft intércfant
pour le falut pibic de' travailler à effedtuer la Peix & raniener la
sranquillité fi néceffaire àa coalervation du refte de la colonie.
Je fuis aver reipect, &c.
GR I M O U A R D.
A berd du Borle, Por-az-Printe, 3 décembre 1791,
A
24 et Pannaisel (youree candfiaus
Kudloila
Dr fou 4
A
L
Cas
leev
2 ece
Dee
2e Set Mls
voust %
effedtuer la Peix & raniener la
sranquillité fi néceffaire àa coalervation du refte de la colonie.
Je fuis aver reipect, &c.
GR I M O U A R D.
A berd du Borle, Por-az-Printe, 3 décembre 1791,
A
24 et Pannaisel (youree candfiaus
Kudloila
Dr fou 4
A
L
Cas
leev
2 ece
Dee
2e Set Mls
voust % --- Page 131 ---
Tiarug
fitpwtu
ivelfil
(15
Q
Di Port-au-l Prince, le 30 Juillet 1791
EROJET d'adrefe à fiire à MM. les regpians-ermatouri bafureurs des villes ds
m.uritimes d: France, que prepafun negocieneda poirca Le lili ub345
la vériti 6d: Lajufice:
Meflieurs,
vient d:
la France, tous les individus
Dans la révolution qui bienfaits régénérer de la nouvelle cenfitution.
quila compofentj ouiffent des
menbres & partics
In'ya que les habians des colonics,qui, quoique privés encored'en goide ce bel empire, ,fontpar une fatalitéiaconcevable
ter les douceurs."
éclore danis cet hémifphère les prenaierstayons del
A peine zvons-nous qui vu fait votre bonheur, qu'ils ont ditpari comme un
cetie fonge, lhertéprécieufe comme une ombre vaine & fagitive pour n'éneremplacés queparics
chainesdu plus intolérable de/potifime. ett d'autant plus fen@ible pour les'
Cette cruelle & fubire métaraorphole avoient moins lieu des'ya atendre. puifouile.t
h-bitans des colonies, quils
devoit les en fouftraire, a dirnigéles
prouvé que le cummerce d'Europe qui
farsfonslelpael. ils gémiflent."
vous n'avez, Meffieurs calculé vos
Dans une affaire G importanté,
a eu Part devois
intrizues rle fuur, vore iuté êt perfonacl, furlequelon les deffeinsperfers
s'armer,vousaver ferviaveng ément 8c fans réfexion, de la manutendmbasinpiso chirgés dans ces contrées
snivnbastnancr avec Ateipoir,qu'une régénération générale
ahoit mettre Sil tous les tour S d'adreile que ces traitans les fe permettast avecie
woscrosrinpniment, tant fur vos proprietés, que fur nôtres,
piusgranifcandale Enefet pour mieux furprendrevotre religion, & pour vous mettre fes
nous ent fair volerd'unp premier trait a
Jecarmes à la main cootre noas,its destes. Iis vous ont periadés cue s
V'indépandance, pour TIE paspe moindre erros innovation dans l'ancienrérime,1out
farvenoit Jans les s.co'oniesla colonies;
Meffieurs, le réfumé des
étoit penli, & la Fra nce fans
voilas de vOS
ou maitons de
avis que vousaver recu de toutes paris
capitaines des colonies, RE
commerce Gue vous avez cormmisdan-les divers font qvartiers coalifés avec les
de
pour. mieuz réufir àvous tromperit'efe nouvellle corfirition, qui ne 1AS
l'ancien régine pour fuireavorterla rendus
de leurs projeté défftrenxs
peine qu'éclore, ,ilevous ont
complices
vcus ites
vous R rez favorift avenig'éitent lotirs perfides manguviet.vont deerien 2s?
aonisyoetpasesiat Qu'cf-i eminveriycicgrrunesr derniera eal le
o-dlepeprarmpalant envain contre le defpotifme,ce
deius.S lelorvenchturvefn 2300 anties rnohuekdtagods
stanvensphaspoisism ont diipe,féles habitans,1 décourigsment
, ,ilevous ont
complices
vcus ites
vous R rez favorift avenig'éitent lotirs perfides manguviet.vont deerien 2s?
aonisyoetpasesiat Qu'cf-i eminveriycicgrrunesr derniera eal le
o-dlepeprarmpalant envain contre le defpotifme,ce
deius.S lelorvenchturvefn 2300 anties rnohuekdtagods
stanvensphaspoisism ont diipe,féles habitans,1 décourigsment --- Page 132 ---
Sta! s'oil
TIG
de cipair 'enci 1: aS T. cors; la guerre
3 diparu, toute maéstous esiiens dela
diwffeswaallunis,le
epecads
focersourseuidrth conti Danca
fiec.dléua Raarse. 6 conauctiatamanyee a
& à tous ces
d5.
qui nousdiciind
.a3
malneursa
wn.lostingiante vlimes.
BA, ' iesau
Va.la,Melisurs, les fuit
epic VJ avezcucen des quevontavez reri rés dela
dau.e
confuncraveagle
9u2 por 18 Tndye manlaairesintrefe, Cat 9.1t Ce
a
bieni aeit.e La : lurs
Nas etaimes dus
bryas
briga 3 ils
nourelleslois cui
far lacen us 4:10.15 vous les faire fonr de plus d'uneefpéce,ec C
lat
u.taque cesMM. tienaent coanoitre,apiee vous avoir ecia ire
tramadeleurs opdrations, leur danvlscolonis:n.u vous devoilerons
NOS idigser les pO Cas fors PAasr pae
B.I
chlapidations.
prérenir catoimais de parcila
Suirctonousavesa attention, lz fim,le vérits gaidera
Conduis de. MM.es
noirepinsea.
Vonsnen nousenvo
capizzines 6 girans dansl colsaie.
madetc.ibn.lrm pourl cir Tac deshoame, fart
qu.,
enotion Coi
pourlapl sd'ens,fans
Aartsnuaeaes cupilicé &
a: ccrron 1
incitondenssc Ci2 coussrcousles
035 Eiescent
pourfe fatiffaire,
meyens cuales ontuaces Jour Oarent
Autantessh homamesfont
s'agit decaprer votre
hum'ves, bzs & rampans devant vous,
oul la direchon lv Vos coufiaaceicd itb d'obtenirl 2 2
do Os lorfqu'il nas 1
cund ils abordenrdan
onte'cas d
istsatemble,us arponte urp. "TS ay butent nous dra'er luperias un
vousneverr asto car a sa.
ne
ur. icandaleufs; ive
Slsomotizuenter geit 1
quunetou'e fi'les
cn n'cntond
1 us,
dejois, zuNque CS
leurs Vailleaux
( totesd :
precienvd t cesMM. ans
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:
ne doit en gande
Unjeuruinaus fat
:e MML les caitiinas partie ca
ehcy VaIEX des voitares
: : ,15 fmrà
0ageas,
tae :
d'aatresder fuperinet
fer.irdicompugie coatol
richemons parées pour leur
metic conluire sit tn.e parles
rlerds i i: de a
en qui Yous avez encore une adminif-ateurs géraasdes iiay promenade;
tontiance Gavcug'e[).
negricrs,
Nous
Opirations de AiM. kis eapitaines Q4
que dans allons ca: 23 mencer PIr parier des
grans.
nos col
capituines de chat-bord;
moins faftueux Talecf-qmaifent les
c'efaiafi
qslesantrer, ni plus caniaiauanigiors lonables dans mui ne font pas
[] Unca
leur conduite.
aarchand, da Bor
néanmoinsfit o ruer Aar une
Lais, Ahn dirsir
fon déparr ilf
fuperbe voirure à trois vovag?, s'eit
firprélent, - tous fcs
cheraus,donta
ccetfoirc:,4 fa méaugere.
-bord;
moins faftueux Talecf-qmaifent les
c'efaiafi
qslesantrer, ni plus caniaiauanigiors lonables dans mui ne font pas
[] Unca
leur conduite.
aarchand, da Bor
néanmoinsfit o ruer Aar une
Lais, Ahn dirsir
fon déparr ilf
fuperbe voirure à trois vovag?, s'eit
firprélent, - tous fcs
cheraus,donta
ccetfoirc:,4 fa méaugere. --- Page 133 ---
Quant a ceux-ci, vous downez.ae 117
Raviresdceux qui vous fourniflent le plusde préférence funds le commandement de vos
terétreatit & quelyuefcisplus fortau dela de leur enleur viignant un inter,nide leur capacité Ni deleur talent,
mile, fans vousi inquiékici percitadés que leur
cncore moins de leur délicatelie,
les farcera. à faire de bonne propie intétét, suandi ils n'auroient d'autre mouf,
Dans quel étrange
belogae.
tonyreicer
aveuglement ne vous précipite pas une telle précaudonnez-vous pas un double avantage fur vousen leur accordicelitalioniret, coatiunce, & tenant ne fent-ils pas alors micux à meme d'abufer de vorre
fleshir 21l gre deleur er mains les rênes de Topération, ne L font-ils
reproches amers fur leurs capidité &: de leur caprice, &ivousleur faites pas des
qui'sae manquent jamais geflions, de vous ne leur facilitez-vous pas unr réponte
Je2-vOKS, MM., gite nous cyons faire; toas avons fait pour le micux: c1eAvectout cebel étalage, ils vous ficrifinos interêts plus qus les voires.
énormes, ea paroiffant y participer engloutifient néannioins dans es pertes
trairedeleur cotédes
eun-mêmes, tendis qu'ils font au conEne cift, dans l'alternative Macaccongitrales d'une bonne
ils annoncent dans les atfiches
ou mauvaife traite, en arrivant,
soonigreise nation
publicues, Arada leur cargaifon corfiflent en 4 CM
illinrfae,se Cougo,
ou auties, dont) la vente iera ouverte
mo Trantport.-vou. to écs négres intérés à bord dans au jour indiqué, vous ne trouvez plus la
de quci tie un chuix médiocre, les 2fiches, : peine en trouverez-veus
mavons de cominerced Gai vous adreffez per la précaution que prennent les
lepus bcaux, pour ies fare paller de vos capitaines, d'en fouftraire
ou deleelivrer à leus amis ou leurs leite furleurs propres établifiemeas,
leporegent dans leurs
protégés, aux hommes en pluces qui
paye: compiant.
opérations, ou enfn à ceux qui peuvent les leur
dnt Pendant un mois qu'ils font ordinairement durer
tout ce qu'is peuvent, ils s'en font
leur vente, vencomprant, fans viaquicter G le refe eft
payer uin tieis ou moitié
Ils vendent encore à des prix exhoibirans Lien ou mal colioqué.
cui te peuvent pas donner di numéraie, & à long terme A ceux
dogarder plus long-temps vos fonds, & envoient Four fe ménager la faci'ité
tropics & les fquelettes à la vente judiciai
les malades, les efP'upart deccs crreslecoup de la sort, foit e, apres avcir poité à la
c015, plufieurs maladies dont ils font en failant rentrer dans leur
vérctie & autres,fit en p'âtrant leus attanrés; détaurs ccmme la gale, la
pommaies aitingentes, feit enfin en les
kleursplayer avec des
Gucar forte comne du tasa, qai en leur cirohorant d'une dcfe de livieueur monintanée, acheve de détriire leur donnant une appa. ence de
labrén; c'ef ainfi que ces meffeurs
machine totalement dés
ennous vendant des cadavres
portent erteinte à nos propriésé,
asbévent de ruiser lans poftilénés pour des hommes réals, & qu'ils
icficures, CUMX quin'ayant Sue de foibles maoyers
A -
ne du tasa, qai en leur cirohorant d'une dcfe de livieueur monintanée, acheve de détriire leur donnant une appa. ence de
labrén; c'ef ainfi que ces meffeurs
machine totalement dés
ennous vendant des cadavres
portent erteinte à nos propriésé,
asbévent de ruiser lans poftilénés pour des hommes réals, & qu'ils
icficures, CUMX quin'ayant Sue de foibles maoyers
A - --- Page 134 ---
1:8
fe trouvent forcsi d'afiAer à des enchèras fi feandsleufes; c'eft ainf
quiils Qutregoutwyec impunité les droits facrés de la nature & de l'humanisé, k, quils.le.sendent les bourreaux de ces innocentes vidimes,
eluns fatals deitinéa cenduit dans.drs mains cruelles, au lieu de c'empreder de donner les fecours lei plus prompts à ces êtres infortunés,
eu'on ne. fçauroit refufer fans crime Bc que par-tout's ailleus cn prcsigueroit même à des bètes. Hhtons-nous de jeter le voile fur un tablenr"
f revpltaut, qui n'nfpire querde l'horreur & de l'indignation, & que
nuuy n'aurions pu lailler dans-l'ombre des rémebres, tans pous rendie"
les coap'licesde.cez hommes barbares.. Detout.ce trali:l honteuxil en réfulte pourtent unerentrée de fcnds cen--
fiderables qu'on darroit s'erepreiler de vous faire parvenir, maist'is rm."
pliffoient ce devoir,ils n'auroient pas la facilité d'cnvoyer, cammeils fonta
des petits bârimens a la Jamaiaue, pour y traiter 10O 3150 eiclaves, huit
ou neuf cents livres piece, pour lesfubdituer: a ceux cu'ils ont déjà vendus
pour votre compte adcs grands piix & au coraptanteils font cesreviremges
de partie pendant treis 08 suatre fois dans l'eipace d'un an ou dix-huit mois
zu'is retiennent ici vOs navires; ily gardent pourleur compte toutes sles
itrécir restiesg 4 appliquent aux intércfiés de'la cargaifon, les billets a
lungs termes, les mauvaiiss créances, en produitant une vente d'eiclaves
apsleesseieed cax 4s o3t gogan
Cetl 2:3t1 que ces MM. ae Lnthedmsfirrgmeise toujours d'intelli.:
21c2 avecles wisuit-agedimvmanigadeter parsiennent vite, qeand
150at de la costleire, a une Tortuce rapile,tznds qule vous fuat cuyer
s: pertes co.ite ailes qi ont edpit ancanti deguimics mrilent de commerce, 62 wrisfecimi des taovenie derschrbocerendiesendiemilinaitesendremilinaires dans
Ra couple d'années, ces manceraises Tue vous avei envowés ii, qui n'avoient en arivant, d'autres reflour es qe votre protel ion & les taveurs
d'une coniance qu'ils facrifient f lâchement A ieur cupidi 6. I1 d vi
qu'ils favenr adiroirement que quefois vous indemnifer des pertes d'une'
mifei dehors conAidérable & des frais d'an armemnent qui vous coftedes
fomine:; c'sit dans ce dernier cas oi ils développent érccre toue la:
perverfité denti's ont capables,[aris à MM.lesafiureurs Tils font cendamner le navirefans ancunenecrifité, qui'svendontà paicelle, &c fone'
ainfi retomber furle corpedes.affureurs honnêtes desp pertes immenfes dont
i's ont recuizi"i tout le frait.
frais d'an armemnent qui vous coftedes
fomine:; c'sit dans ce dernier cas oi ils développent érccre toue la:
perverfité denti's ont capables,[aris à MM.lesafiureurs Tils font cendamner le navirefans ancunenecrifité, qui'svendontà paicelle, &c fone'
ainfi retomber furle corpedes.affureurs honnêtes desp pertes immenfes dont
i's ont recuizi"i tout le frait. Qapique nous ayonivingt exemples d'une
Mareite.conlaite, nons DJuS bornons à vous en retracer vn dont toute la
wislioytatpinenvicentdfere témoin,
Eisoisnsmsienderavet la.. gabi dela Rochielle,df fon fecond voyaga"
de Guinde, fatcoalamns, alarénpifition des gérans; on eut T'adreffe de
C firvaiheeapusaisg &lacoare fut vendue 3000 livres, bien per.
apique nous ayonivingt exemples d'une
Mareite.conlaite, nons DJuS bornons à vous en retracer vn dont toute la
wislioytatpinenvicentdfere témoin,
Eisoisnsmsienderavet la.. gabi dela Rochielle,df fon fecond voyaga"
de Guinde, fatcoalamns, alarénpifition des gérans; on eut T'adreffe de
C firvaiheeapusaisg &lacoare fut vendue 3000 livres, bien per. fatss 9i2 sarcefte écistion il nele trosveroitperionne allez hardip pourr
éatrwarenilré dele réarmor pour Prantes
Diss bardelaiserent comoitine aores ta de cette onir atient
acheterentdeint feopuleeisouslerdebriscecebliaasat, ficantreraire à
ATE --- Page 135 ---
a
arufereuleepumet fe procurer,"armient Te navire, le chargent à fret
poar Dorceux, epics eu6 cilen certains qrele fret feul du bâtiment étoit
plus'que fufifant pour les indernifer de toytes'les avances qu'ils aycient
Ta S pour cet armcment.
.5 pardecienéicliées Cul affureurs far Ce navire ri'ont qu'a prendre des
jnf ainnsi Bordeaux. Ce navire c parti du port au-printe lea3 avril,
fois lenom delaSuzette 9 commandé par le caprtaine Pujo, qui eri avoit
fitl'asquifition conjointement avec' le fieur régociunt de cette ville;
iisfeconraincont de la fincérité du fait que nous leur expofont. Ccmhita
d'autres de cette même nature ne pourriors-nous pas citer qui nous iont
également connus,
Nosvor ci parventis aux opérations des odiseneudectini.ces
avoir un fi grander manuteation de tonds dnc'les précédent, nelavent pas
moins tirer parides avanteges queles circonftances leur offrent.
Pourl'orhnaire ils vendent leur cargaifon à cerit pour. cent de bénéfice,
:payable dans trois mois, fans compter un tiers au moins ga'il vendent an
comprant, & au bout.de trois mois ils fe retirent dans leurs mugafins de
xetraite, apres avoir envoyé à la vente, judiciaire tcut ce qui leurrefte invendu 8c qu'1; font réasheter eux-mêmes à des bas prix, avec vOS propres
fonds, pour être revendu ou pour leur compte a gros bénéfice ou être
fubfitué aux ventesdéjà faites des saarchandifes de même eipecci.cellesdes
seilleurs acqué reurs de la cargaifon., de forte que ces mames marchindifes tirent du
retombent toujours. pour le ecmpte de Parmateur; enfin d'autres bénéCap des marchandies pour vous fuftituer à cclles déjà venduesà gros
fice.
Les voila donc nantis att bout de cuatre mcis des deux tiers de leurs dix rei a
gouvrèmens, & ifs vous retiennent ves fonds & vos navires pendant
douze mois, er Pous faifant entendse qu'ils n'ont encore prefque fonds rien de faire jecouvré, que perlonne rie paie, pour avoirlet tems avec meilleur vos
de
un commerce ouvert fur la place, doit en efcomptant'le acheter dans divers papier de
ia ville à de groifes
3 fcit en faifant envoient chercher d'un côté quarriers & d'aula celonie des denrées ATEN à prix qu'ils
aup haut
tre avec vos chaloupes 8: leurs officiers,8 qu'ils vous portent ont été plus forcés
coursdans'lears redditions de compte, er vous affurant qu'ils
de prendre ces denrées en payement, tandis cuela p'upert ne oi vculent lenumera's pasen re
rccevoir même au cours & a1 l'efimation, dans un tems vuque dans
eftfirare, ce qui vous a occafionné des pertes confidérsbles, leur esifence.civile, &
cet temsmmalheureux plufieurs citoyens ont perdu
font derenueinfolvablex, Pendant touf cetiipctage, diridriprmcisre
coulent, ii faut fenger à partir, &2 fabricuer-n ccmpte de Jetrs-epéra- tcute
tions ; ceft dans cette occafion iumtoerro.lnegreeper, Jetez en les grand yeux fir le
la dextérité dont ces. honnêtes marins font icapables.
infnide tam*
compte qu'ils vous rendent, vous y trouverez un de nembre de karricuce
: bours, lorsde ia décltarge, quils accempegncat quantité
re
coulent, ii faut fenger à partir, &2 fabricuer-n ccmpte de Jetrs-epéra- tcute
tions ; ceft dans cette occafion iumtoerro.lnegreeper, Jetez en les grand yeux fir le
la dextérité dont ces. honnêtes marins font icapables.
infnide tam*
compte qu'ils vous rendent, vous y trouverez un de nembre de karricuce
: bours, lorsde ia décltarge, quils accempegncat quantité --- Page 136 ---
donfommics8c pafe-encnillage, d'autres 110 aigrescu
vosmeilleurs comeliblesavarie 8c vendus àvis prix, gities, nombre une partiode
d'huile, tavon,vin, chuen.elesdoc.bideo &
de cuifes
LanyssoMdroeR: avaiées,
frecanees, vos Put beles
largelesenvers leurs favorites,
cequi templace 8 au-deia leurs
De combien de-frais de dechargument
pas encore ce compte, tandis quts tont tout, &icchargenient ne grofiffent-ils
balles, rouler en inedegririeunun, excepréle vin ecles grofles
6c qu'ils nou rifdenttresmal, ils vous portent qu'ilstraitent tresdurment,
compre d'avitaillement. pour cet ellet un gros
Ala veillede partir, H faut faire
agrés - la mâture, !: p'us fouvent fans carenerlenavire, néceffiré; ilfant changer les
plus long-temps la fuitede vos
d'autrespeur refler ici
croirerpeutêre, Mea
recouvremeis.le font cundemner. Vous
poursqui voudzon: les reriCer u ineslicur marche, peint
neeprecontrtire quiles Rinw rlephis cker, poursu toutoruis rodmronts uuils à ceux au
confentiri
avic "LX eurs fanrnitures & leurtravail Ec venilent
Mne cuittance CIR rotalité rour produir, cua vous, ouà vos leur Dafer
Voici encore ttil autre chapitre de reprile qui fe fait
dans affureuts, leurg
comptes,
remaiquer
I'sveus portent tin norbre de fantences qu'ils ont pemfivi contre
zembrede guidumsirecrus 8: ca'ils cut baptitérdu
eft venu en tère,le toutfignifiau dernierdom
premier ner qui leur
tout le monde; J1k yartagont ecs frais encore avec dircannu.(fcincorne de
tiennent la main pour les bbtonir, & tous ces frais lesprocuirers font aflez qui leur
& détournent zinfi de Ta rontrée de la cargaifon Ja valeur des confidérables
quifont la bafe de fes fentences frauduleules au dernier
marchandiles
Non contens d'avoir ainf exercél-ur foupletie far domicileconnut, les
auilams incon ps: ilsvent feuiller Baus les emraillesde la vivans, fir des
woge'erdecmoit dous délireore Unchowen
terre porr cn
fesvoitiss sfimtcepvsianusevtil re frilaitics met.ieepacat.Re diaires
amis,
papiers
gu'au C mptant, fes
Je curateurdax mmiomnizPENHt4RAE vacancesfort de Anewfailis d'unefoule
requére de MM. les.capitainer de forte que leurs livres d'elignatiensà la
de regiftres mortuaires, Renfinilent-s's dais leur
pourreienrtenir lieu
gardent pour etx fout le fruit, s'ils font délsourésau ceheeiekinf.ings cor traire,
fitceation foit infolvahley ile AT-mtontemseprie ele montant des ou cuela
la fentence qu'ils ont pourfuiviedc tirent de vetrecaile le
fr-isde
gu'ils prétendent avoir fourni, & dans cette heureufe polition montant ils font de ce
jours imsiexerrg.
mortuaires, Renfinilent-s's dais leur
pourreienrtenir lieu
gardent pour etx fout le fruit, s'ils font délsourésau ceheeiekinf.ings cor traire,
fitceation foit infolvahley ile AT-mtontemseprie ele montant des ou cuela
la fentence qu'ils ont pourfuiviedc tirent de vetrecaile le
fr-isde
gu'ils prétendent avoir fourni, & dans cette heureufe polition montant ils font de ce
jours imsiexerrg. tine Hogow-ericoutrlaf.re fion cufur la sfe de tou- las
eurgailen. Sinous vo ulionsficivred cestraitans8
de toupiefe & dedextifite dont ils donneat de metreauj 6 granides jourtousis sits
R'aurionsi jamais (int. (1)
pieuves, ncus
(1) l ett ncannioins de cire qu'il yca a parmi AL
porte.r pas à toutes CCs baiedes a
uumb:e Réie
Voi
e --- Page 137 ---
Volladone ces hommes fourbes 8cdifmuléseui onteul'ert de FCUS cn
jepoterpour V enpater alos feonederdans ledentin perlide quis cht
concude s'oppolerà notresegonératind,
Voila ceshommes ians pudcur, qui n'ont pesreugide senes'riwerfar
ves propiiétds, en vous infnuant que nous woulionsdavenir indépendant
pour ne pas' payer nosdettes,
dle pérer vosoerVoin CLS Demmstirolenniesi.al lete s'ererper
gaifons, ie fent nelés denmatisie.eisorn, 130 cui nar leurs mniioas
iniéecutes 8: par kurs éctits incendizires, Bi leur iuufe ceireipencarce
ont honlverié toute le colonie. Voilà ceshammes viis c.rumpant,cui, peyrcouwirkeumeileg ridarion,
n'ont pas craintde noustairepalscra vosycux pour des gens fans foi, fars
honneur & fans fentimens. Voill ces kommescui, défefpérés àla vue d'une nouvelle regénération,
qwi venoir mettte fin à leurs deborcemens, onf mis teut en ceuvze pour ia
faireavorter ou pour la déjouer,
Voiladlonc enfin ces hommes ariftocrates quevous ROKS enyoyez, peur
ftrelcoinermnedhies de notte commerce avecla m.tropole, & CLH fent
devenus,exceration de toute la colonie; mais her-afem-atmensieir avon9
arraché le malque, nous'vous avons dévoiléles manceuyresqu'ils mettest
en ufage dans leurs opérations, les- -agiotages cu'p, mitient en Jeu pour
divertir vos Anances, les rufes auxquelles ils Haivient.laiopiofe sola
dextéritéqu'ils font préfider àtoutes leurs attions. I ne nous refe plnseuh
vous indiquer des moyens fors pour, prévenir délo: mais leur cenésite,ce
dont nous alions.nous occuper,
1o, Pour cetefiet,il vousfn commencer de vonsafirerdela espnetté,
delaprelitéde. pewonnes aqui vons confierez vOs cargations, cc quiac
vonsef pasirop aifé parmi cette ephe dhommes. 20. Leuy ordonner à. l'arrivée de faire parspherd la municipalité les
livresqui doivent fervir à rapnorter leur cargaifon.
prévenir délo: mais leur cenésite,ce
dont nous alions.nous occuper,
1o, Pour cetefiet,il vousfn commencer de vonsafirerdela espnetté,
delaprelitéde. pewonnes aqui vons confierez vOs cargations, cc quiac
vonsef pasirop aifé parmi cette ephe dhommes. 20. Leuy ordonner à. l'arrivée de faire parspherd la municipalité les
livresqui doivent fervir à rapnorter leur cargaifon. 39. Leur nommer une. maion de commerce pou furveillerleur contuite
& leurs opérations. , qti lera chargés d'arrêter tous les huit jours, én pré. fence de deux cficjers de l'état major,Tétat dedé, enfe,deveniek derecet.e;
Jequel état fera relevéfir le dépouillement de oompwiensiantesat
fous les foirs, en prétence de tout Vétat major, euipanieradevers hita
double pour vous êtré préfenté à Parrivée, de mémeg 'auxinérefies. 4°. Lenrinterdiretoite e'pèce d'ierérerVamevescaryaikens,fouscuclee
prétexte cuece foit,de môme qu'aux bas-officiere. 5o. Leur dérendye de ne rien vendre juridicuement, enfaprésyaveir d16
suto ifés par un precès verbal, cui en prouvera la recefisc.fgredalitt
snajor, & dans le cas que les avaries loient 2fer centécucntes pour éire
fupportées par lesafureursis'ons la municipalitélerar requife B chargéece
fairepour le mieux des intérefés. 6. Leur enjciudre de faire confater partourlétat ewjor,Separiesdes
)
--- Page 138 ---
plusanciens en grade de Téquipage, l'état des
avaries des marchandifes. confomaations, ouillages dc
7°. Leurd Gezatrdeodiis.swms
frasétren mnidiungoneromal lignédatou tdbreonodrmsmsais lesatims
arieguinage; lse! pracès vorha figa pro.ns à la Sodospinexpers
nom inera quatre coaftrutteurs pour vé.ifierle batiment & municipalicé, la qui
fité des réparations faire, &c goi pour conferverl les intérêts decider des néceffera de firite procéder aux enchères au rabais pour lefdites
affureurs
80, Leur enjoindre de vousfaire des remifes tous.! les réparations,
ricetre, 6à defaur,
etre
mpisrelativerileur
parles-mailons de commerce qulilepaidenty quiles contraints a peine d'èire defitués
furveileront,
des 9°. Leurrecommander fridtement de n'acherer qu'à des n-gocians ou
achetent REmnCpANnnmseane à divers, & dans lesténobres, font autant parce quesowe.cafesmuils
maifons decommerce quion ont d.apsyslemoueng delpolisionfitrides ceux quilesveusent
clandedinemient. 10°, Leur interdire de fe méler fous
afairespolintiques. quelquepréteste que ce foit de nos
119, C'eftivous autres enfin, Mefieurs, d'ètre affez
apprécierles talens, pour ricempenérlembite, lerfoins & généreux pour
coux à qi vous commertrez vos cargaifons,
les les peines de
setianchesens que vous leur ferez;en attendant pour que la.co'onie indemnifer ait farué des
inviolablemsst peclecommerce de France des bales réciproquse qui puifient afurer
vosuroiesScles notres, & quil foit arrêté éun plan de CORpusnisieseciogand bonhcarcomamun.
précierles talens, pour ricempenérlembite, lerfoins & généreux pour
coux à qi vous commertrez vos cargaifons,
les les peines de
setianchesens que vous leur ferez;en attendant pour que la.co'onie indemnifer ait farué des
inviolablemsst peclecommerce de France des bales réciproquse qui puifient afurer
vosuroiesScles notres, & quil foit arrêté éun plan de CORpusnisieseciogand bonhcarcomamun. 6cjuftice de part & d'autre, puilie faire noire
R
Extraiz des pikces dipoftes aux archuves detefemblie provinciale provifsiremene
adminifrative de toush
Extrait des minutes dépofées aux archives du confeil
de la garde nationa'e du Pert-au-Princc,
d'adminifration de
L'an rail fept cent quatre-vingt-onze, & le treize
houres du matin,
décembre, à cing
Nous 102j0r général 8c oficiers commandant la
: Peatrée de la vile, furlechesiin del
& garde du pofe. établi
Après avoir pade da nuit dans une Liogenc, e alle furveilance la batterie & Auttants
fur le gei vive, attendu que nous étions informés
toujours
eouleur libres avoient reçu la veille
que des hcmines de
apportés Par ta accon venant de Leogane plofieurs & débarqués canons de à fort calibre,
qui fe trouvoit même" confirmé par un pafieport dé'ivré Far Bizoton,e le
Viilars, que le hazard nous a procuré, & dont la icneur fnir fieuz ci-
ance la batterie & Auttants
fur le gei vive, attendu que nous étions informés
toujours
eouleur libres avoient reçu la veille
que des hcmines de
apportés Par ta accon venant de Leogane plofieurs & débarqués canons de à fort calibre,
qui fe trouvoit même" confirmé par un pafieport dé'ivré Far Bizoton,e le
Viilars, que le hazard nous a procuré, & dont la icneur fnir fieuz ci- --- Page 139 ---
m3
agrès, lequel eft dépofé aux erchives de l'afiemblée
avons vu tirer du morne de Marquifian, à portée provinciale), de nos
TOUS
notre polte & fur notre hatterie flottante, à dent
canons, fur
blené le citoyen qui coiamande ladite batteric. k le premier coup a
autre citoyen ; en contémueuce le pofte &z la haiterie cafié foltante le bras d'un
de toute leur artillerie, & avons coxtinuéd nous
oat riEt hommes de couleur, qui ont continué leur feu' défendre.coxtre
borbes qu'on a lancé du fort Saint-Claire ,les aient jufqu'à à ce que les
leur pofte. Is ont enlevé leurs canons dans la nuit obligés & fe abandonner font retirés
Aleur camp de Bizoton.
Ayzat vu des feux toutelanuit, que nous avons
des
nous avons tiré fur cettx". qui fe font approchés de pris notre pour fignaux,
Le 14 au point du jour, nous ayons vules hommes pofte.
en hataille à Dizeron & leur pavillon déployé.
de couleur rangés
Grimouard, Les corps adminiftratifs opt fait de nouvelles réquifitions à M. de
(notamment le qui Vétoir: conflamment refufé de tirer fur les brigands,
& à deci
jour a'hier à leur batterie de Marquiffan, fous fa volée
quoiqu' une poitée de canon) diftance mais fon équipage l'a forcé à faire feu,
Les
grande
& fort tard.
P'ont abandonné brigands voyant le vaiffeau & la frégaie faire fen fur leur
des
eri y mettant le feu, aina qu'à toutes les
camp,
environs; & à huit heures du foir, ils ont
une habitations
Hos poftes vers le fort St.-lofeph, qui nous a fait à battre fuillade fur
mérale, & a fait tenir tonte la nuit la garde nationale obligé
la gé.
Suit la teneur de la pièce dépolée dont il eft queflion. furles remparts,
* II ett permis à M: &c comp. de
wI Port-auPrince. A Léogane, le 11 décembre s'embarquer pour aller en rade du
Plus bas eft écrit de la main du fieur Villars 1791. Signe, Villars P.
valoir que deux heures après le départ de l'accon avec allant paraphe: à Bizoton *à ne
Fait & figné au pofte de Léogane; ainfi figné, Nicolas, aîné, P.
debaraillon: Paul, capitaine; Peyrobe, capitaine en
major
teeant : Déternos, lieut tenant; Roubaud, lieutenant; fecend; Genty, lieuPralotto, commandant l'artillerie nationale; Manette, Laferre, adjudant;
Lamorhe, lieutenant; ; le Breton de Villandry, capitaine d'artillerie;
Nous commandantc. ofliciers du pofte Robin, major certifions général.
vice s'eft fair exaéements
que le fer
mouvement Nous avons obfervé que dans la nuit il n'a paru avoir aucun
Nous dans la plaine & dans le morne à l'entour
avons
pofte.
Lr
encore oblervé
a fait la maricetvre d'un croiffant que depcris hier au matin un brigantin
Cru recennoitre le même brigantin jufqu'a à Parrière la nuit. de Ce matin nous avons
la Gonave,. faifant route pour
deux trois mats. fous
f'accorder avec les avis indireds Léogane : cett: manceuvre paroifiant
oat araé deux
qu'on a eus, que. les gens de conleir
bitimens ; nous en ferons mention dans le préfent pro-
icetvre d'un croiffant que depcris hier au matin un brigantin
Cru recennoitre le même brigantin jufqu'a à Parrière la nuit. de Ce matin nous avons
la Gonave,. faifant route pour
deux trois mats. fous
f'accorder avec les avis indireds Léogane : cett: manceuvre paroifiant
oat araé deux
qu'on a eus, que. les gens de conleir
bitimens ; nous en ferons mention dans le préfent pro- --- Page 140 ---
ebs-werbal, pour qu'on y ait Tégard que l'on jugera convenable. Au
Part-au-Punce, le 17 décembre 1791. Signé, Duvet, commandant da
poile, Libenal,Fourmicnile l'iie, cepitaine,
Collationné, HUAND, feritaire garde des archives.
NOTRE p:odudlion ne feroit pas comp'ère f nous ne fifions connottre
les propoltione qui nbus furent trantmifes par M. Grimouard, pendant
euil étoit le plénipotentiaire dela municipul'ité du port-su-prince aupres
des brigandsiéunis a la Crois-des-Bouquet, [On a onis de clafier cette
price cwrinteimalliu-ensat après ia letire P.] La voici.Nous la livross
Toginion-pubique.
Extrait des minutes dépelies axx archives de La menicipelind du pori-au-princh
Aujourd'hui 29 novembre 1791 : le confeil de Tarmée, compole des
citoyens réunisdes diverfes paroilles dela province de l'oxelt, campée nu
bourg de la Crela-des-Douquers s'eft aflemblé conférer fur les paroles
de paix apportées par M. de Grimouard, aarats les forces navales à
S.Domingue, M. Couftard, préfent maréchal au conleils: des camps & armées du roi, commandant Indice
provinee de l'oueft, invité, & préfent a la (lance:
M. de Grimouard a dit que la municipaliré du port-su-pwincedieis venue
le trouver hier à bord du vaiffeau le Borée, & l'avoit piié d'employer fa
mnédiation auprès des chefsde ladite armde, pour les engager à la pa.8ci
errêter par ce moyen les malheurs qui menacent la province, par fuite de
ceux déjà arrivés aux port-ati-prince.
La matière mife en délibération, & murementegminée, & apresaveir
difeuté 8 ayprofondi tous'lesmayens qui peuvent rérablir la trancui'lité
&lel bon ordre, pour prendre ceux qui doivent entrainer le moins d'anconréniens; le conieil prenant en confidérationles morifs qui ont occafionne
T'affreux évèncmert quiz eu lieu au port-an prince, le 21 du préfeni moi",
bien fondé à prendre les précaurions néceflaires à la fureré de Tarmée 8cde
fous les honnétes citoyens; defirant enfin étalpir une paix folide & inaltérable, &c fauver les reftes ch incelans de cette co onie, que les malintentionnés ont liviéeaux malheurs lesp'us affreux;d demande préliminairement:
1. Q.f'avantl'eneréed de larméc auport-ru-psince e,la trompe de Pralesto,
dite autrement Tartillerie nationale, foit défarmée & embarquée, à l'exception de Pralotto & de Benfle, fon lieutenant, qui feront remis entre
Jes mains de la jultice, pour êtreinformé de leur conduite; les armes &
munitions de ceite trottje feront remiies dansles mag: ansduroi. difarmd
10. Qrele cOrps des gardeniiceale, foliées wit Agalemen:
&rembarqué,, & que leursarmes & munitions ivicat de meme remics aa
magalin du roi
it défarmée & embarquée, à l'exception de Pralotto & de Benfle, fon lieutenant, qui feront remis entre
Jes mains de la jultice, pour êtreinformé de leur conduite; les armes &
munitions de ceite trottje feront remiies dansles mag: ansduroi. difarmd
10. Qrele cOrps des gardeniiceale, foliées wit Agalemen:
&rembarqué,, & que leursarmes & munitions ivicat de meme remics aa
magalin du roi --- Page 141 ---
raf
:*. Quefes chefs des brigands &x autres iacendiaires du port-zu-prinee
foient de même erabarqués 1 luivant la lifte qui en fera fournie d'aprés les
informations prifes & à prendre à ce tujet,
40. Queia remife du fort S. Jofeph & de celui de Bélair, avecl'artillerie & les munitions néceflaires à leur garde,foit faité a l'armée pour étre
gardés par elle, faufà augmenter les fortifcations. de Bélairs s'il y a lieu;
tous les autres poltes, alexception de ceux qui font confiés à la garde naAA
tionale, feront réfervés aux troupes de ligne.
5°. Il fera procidé de u.te a une nouvelle formation de la garde nationale,
6°. Cinq jours après T'entrée de l'armée au port-au-prince, Hferaprocédé ala formation d'une nouvelle municipalité provifeire, conformément
à Particle 6 du traité de paix du 23 ogobre dernier; aufitôt aprèsl'ioftallstion de la nouvelle municipalité, les fonétions de l'ancierne cefferont, &
tous les aétes émanés d'elle demeureront nuls & de muil erict, comane portant atteinte aux droits des citoyeas de couleur.
75 Les agtes de la ci-devanta@emb'se provinciale portant tous ateinte
aux droits des citoyens de cou'eur, & occalionnant tin défordre général
dans la province del l'oueft, iis demsjreronttous dès ce mcment nuls kde
nul effet.
8°, Les treize paroifes de la province de l'oueft fercnt priéespar la
municipalité aduelle dui port- au-prince, d'enveyer des commiflaires
darsladite ville, chargés de pouvoirs illimités, 1o. pour employer tous
les moyens néceffaires au partait rétablitement de Vordre 8c cela tranquillité; 20. pour prier M. le général de concourir par fa médiation tà Pacceptation du truité de paix du 23 ofobre dernier, & dfcn exécuticn dans toute
la colonies 3. pour travailler à la réparation des malheurs & des perics
occafionnés parle fâcheux événement du 2rdecer mois.
9°: L'armée entrera dans la ville du port-au-prince auffitôt l'exécution
desdenx pre miets articles des.préfentes prepefions, & la menicipaliré eit
priéedy mettre anez de célérité pour que l'armée puilie entrer lasnedi matin, La municipalité eft également priée de répondrele pius prempiement
qu'ellepourra aux préfentes propoations.
1O°. En attendant la réponfe de la municipalieé,M.de Grimeuard eft
priéde refter ici, pour continuer fa mediation.jufqu'a reiour de Peficier
qu'ilfe propole d'envoyer au port-au-priace.pour, y porter lespropolitions
ei-deffus.
11°, La municipalité eft priée de faireparvenir au campde Bizotton une
des deux copies des préfentes quilur iont adrefiées; de cheifrpour cet effet
deux commilliires, gui demanderont à cette armée ion adhélion aux pron
politions ci-defus,
Dura lac 2
i6 cel CA wmble, ul Cl swrus De Houutautis futtiair De hbevti
Bueus
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- Opus iceige
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sofos --- Page 142 --- Fait &clos en confeil, lefdits jour 8can, & ont meffieurs Couflard &
de Grimouarlfigns avec les membres dudit confeil.
Signéala minute: P. Pinchinat, préfident ; Hanus deJumicourt, capitaine-général; Beauvais, Daulnay de Chitry,, J. Boury, la Baftille, Favrette, Chanlatte jeune, Ciprien Jolly, Daguin fils, Bleck, Petit-Bois,
P. Rebel, Dandoins, Chanlatte fls,).Brouo, B. Nivard, Hugvillejeune,
GRIMOUARD, COUSTARD, Lambert, & Petit de Villers, lecrétairc.
Extrait des regifres des délibérations daumdfuldfamingration de lagarderatio
nals laport-du-printt.
Séance du II février 1792.
Sutr la remife faite par. le fieur Benoift l'ainé de la produdion hiftorique
des faits quife font paftés dans la partie de l'oueft, depuis le commencement
de la révolution de S. Domingue jufqu'au premier février 1792, prélentée
par lesgardes nationales du port-au-prince, àMM. les commifairescivils,
déléguéspar le roi;al'effer de l'approbation du confeil; & vu les additions
& correttions faites à cet ouvrage, tant par M. le commandant général de
la garde nationale de l'oueft, que par MM. les commifaires nommés à cet
effet;
Le confeil ayant adopté & adoptant ladite produdion hiforique a arrêté
Bc arrête qu'eleleraimprimés avec la lettre à la fuite, &c les extraits des
piéces au foutien, au nom de la garde nationale du port-au-prince, au nombre de 3000 exemplaires.
Fait & arrêté, en féance, les jour, mois &c an que deffus, & ont figné,
Caradeus, préfident; Rey la Rouffe, fecrétaire,
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piéces au foutien, au nom de la garde nationale du port-au-prince, au nombre de 3000 exemplaires.
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Caradeus, préfident; Rey la Rouffe, fecrétaire,
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