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PROCLAMATION
D E S
COMMISSAIRES-CIPILS
A
L A R M É E D U R H I N. --- Page 2 ---
MOVZE 2 1 dE 1N1308S
2n
231110-24300 a
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ls
PROCLAM A TION
DI E S
COM MISSAIRES-CIVILS
DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, A L'ARMÉE DU RHIN
Inférée dans la Gazette de Balimore,du 6 Décembre 1793.
Imprimce par ordre de Leger- Félicué SONTIONAX, commifaire-civit
à Saint Domingue.
IA REPURLIQUE, ,00 LA MORT!
Faarcas. levez-vons en un corps comp.ae ! Prencz Partitude implart- du fouve:ain ce 'ouverains ! Tous tes de'pctes de T'Euepe
ont ju.e votre deftdion! 1u noment oir votre conflirution répubiila taticton
ils ont redoubié d'.ff rts pour
caine a cbienu
generale, cunlacré a voire félicité future. Les tyrinverfer P'édifice naycitieux reint du diadême du delpet fme, ont un senI-ns de laterr.l.Tont nonbre de leuis e:cieves arn,és. Dans ienr main
fement agnart. e
ils femunt ls
di.ite ft l'epée de la mot: de eur main gauh
poifors; le teu de la dé aftation les plécede - ies di nivines fucrés de la
liuet font fouillés par leurs traces enfarglantss. Desfanatiques civils
d relgisuxout aigue e paigaaid der'afi llin; its ont armé le fèe
itre le ter; 1, ont attuint le Lins haut Purc du <rime. Dans
Puce fo'ie delus entrepiites : ils ortipiis poar bila deftrucnun de i'homme. La tyrarnie royal, nobiisire, iucerdeia'e d
dus iicns de ier.
Eour
noncé que la France fcroit enchaiaée dans
. Desfanatiques civils
d relgisuxout aigue e paigaaid der'afi llin; its ont armé le fèe
itre le ter; 1, ont attuint le Lins haut Purc du <rime. Dans
Puce fo'ie delus entrepiites : ils ortipiis poar bila deftrucnun de i'homme. La tyrarnie royal, nobiisire, iucerdeia'e d
dus iicns de ier.
Eour
noncé que la France fcroit enchaiaée dans --- Page 4 ---
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accomplir fes deffeins elle s'eft baignée dans des flots de
efforts ont Uté marqués par les forfaits les pius inouis.
fangs fes
ne feront pas le fruit que P'arbre de la liberré
Ces calamitis
années d'immenfes faciifices ; après quatre années aura.portéaprés quetre
vent immortalifer Ja révolution françaife. Non, d'heroifme quiduirerce! Tu ne feris jamais conquife. La vicoirc France,France dans
regégulte efta toi. Une nation peur tour; la
ceite lutte auquand ele préfere la mort à l'efclavage. N'as-tu toute-puiflance eft en clle
Giéce menacée par les hordes innombrables des pas vu l'ancienne
par les fatellites du defpotifme Oriental? N'a-t-elle tyFans Afiaticues &
pre'que fans defenfe à dix-huit Cent mille foldats pas réfifté leule &
dout CS lignes de circonvallation s'ctendoient des qui Patraquoient; &
terre à i'ancien Océan! Ces armées innombrables extrémités de la
ditperfécs ; & après ce mémorable inftant,
ne furent-elles pas
indépendance ? Elle n'avoit pourrant qu'une ne conferva-t-elle pas fon
triotes.
poignée de braves paLes Rappelez-vous la coalition puiffante de la monarchie contre
rois qui inveftirent fes remparts furent conquis & mis en Reme:
Pinvincible courage d'un peuple guerrier les
de
fuite ;
lcs féroces Gaulois qui habitoient autrefois frappa teireur. En vain
fommes levés
ce fol fur lequel nous nous
qucs fous les aujoord'hui murs même > de en la vain pénétrèrent-ils plus d'une fois jufJeurs triomphes ephéméres
le république; en vain, marquèrent-Jls
Pindomptable
par
pillage, l'incendie & le
génie de la liberté les précipita du fommet maflacre;
& les bannit, pour jamais, 3 du territoire de Rome. Mais duCapitole, fi iles exemplcs. du monde ancien font oubliés 3 n'exifte-t-il
des nations
derres qui ont fecoué le joug de la monarchir, pas & fe font M1oune conftitution libre ? Et, eroient-elles aufli étendues dans aflurres
ritoire, aufi nombreufes dans leur population & aufli fertiles Jeurterfources que la république de France? Une armée entière de cn 1efdu defpotifme tut enfevelie fur les montagnes de la Suifle fatellires
ceaux d'offemens tombant en ponflière, arteftent
: des monHelvétiques; & en dépit de la rage imbécille des rois encore les victoires
pitaliers, élèvent un front indompté & contemp'ent ces fomnes holnée, pendant que la nature perfedionnée, feule & fans r'Europe rivaux enchailes rênes du gouvernement dans une des plus nobles divifions de , tient l'Amérique.
OFrance! Parois donc avec lesinframens de la mort
& que les deux bras dlevés - ta phalange irréfiftible danstes écrafe mains,
marche rapide ces vipéres qui déchirent ton fein & ces lâches dans fa
veulent pas marcher pour le bonhear de Phomme. Lève-toi donc, qui ne &
pendant que les armées qui te précedent dans les lignes de batailic
gouvernement dans une des plus nobles divifions de , tient l'Amérique.
OFrance! Parois donc avec lesinframens de la mort
& que les deux bras dlevés - ta phalange irréfiftible danstes écrafe mains,
marche rapide ces vipéres qui déchirent ton fein & ces lâches dans fa
veulent pas marcher pour le bonhear de Phomme. Lève-toi donc, qui ne &
pendant que les armées qui te précedent dans les lignes de batailic --- Page 5 ---
C)
frémiffent de rage & bralent d'attiquer la
torrent révolutionnaire inonder toutes les ligue combinée, 2 puiffe le
rouler devant lui toutes les horreurs de la guerie parties fur de la frantière,
venir enfuite à fa terre natale chargé de ccs tréfors l'ennemi, la & redu flipés dans la dernière campague par le lâche abandon que trahifon a
2ux voleurs couronnés !
des m-gafins
Frarçais ! Ne mefurez pas votre
re
mité de votre fort par Ihifloie des deftinée; autres nations. marqnez lI
la fublivenger la race
de
devant lui toutes les horreurs de la guerie parties fur de la frantière,
venir enfuite à fa terre natale chargé de ccs tréfors l'ennemi, la & redu flipés dans la dernière campague par le lâche abandon que trahifon a
2ux voleurs couronnés !
des m-gafins
Frarçais ! Ne mefurez pas votre
re
mité de votre fort par Ihifloie des deftinée; autres nations. marqnez lI
la fublivenger la race
de humaine que tant dc fiècies ont laiflée gcmir fous temps
prefion. France ! D: ta liberté dépend la liberté de i'univers. Tous l'op- les
defpotes doivent périr, ou la Fraice doit s'enfevelir dans en
beau! Mais ton triomphe eft certain, La nature humaine feul tompendant des fiécles eft erfin reveilée contre fes tyrans. Les perfécutée
font jugés pour ce qu'ils font. Ni des défaites accidentelles crimes ni
machinations de la trahi on, ne rendront jamais les
, les
Il, font libres ; ils font armés.
français efclaves.
Ovous, enfanrs de la nature, habitants des
erie au fecours. Accourez au combat avec ces campagnes, votie patrie
ont moiffonné vos champs, &
faux
inftruments de fer qui
récoltes abondantes,
quela qui a remplivos greniers de
veulent fe
des portele carnage & la mort parmi ces barbares
gorger précicules dépouillcs de vos
&
qui
fang de T'homme comme de Peau. Jetez vOs
trev.ux, boire le
fes villages font défoies
fcu.
regards Jur Valerciennes;
Montmédi ; là,les femmes parle Que vos yeux indignés fe poitent fur
embraffant les autels, innocentes & fans défenfes ont été maffacrécs,
fouvenis
par Jes autrichiens cannibales.
à vos
vengeurs toutes les borreurs qui ont ctirayé les Rappelez de la
Champagne. ,lo:fque Pennemi ya penétre. Mais pourquoi piaines
votre indignation contre la b:nde aflafline des lâches vouloir allumer
trainent lentement àl larrière des 2rmces du defpotifme, oir émigrés ils fe qui fe
eloignés du danger; is nc cherchent pas méme à
tiennent
de leurs infâmes
partager les viétoires
quétes partielles utiles proteéeurs, à leur àm ins qu'ils ne puillent rendie ces ConEt vous auffi, vous enfants injufte indiffrent vengeance !
ou le commerce a prodigué fes
del'afiluence, furquila fortune
autour de l'autel de votre dons; vous êtes appelés a vous railier
qu'il eft de votre intérét de défendre patrie. Rappelez-vous ( & ne tardez pas )
une conftitution
Pobjet principal eft que la France foitore; qu'eile forme populaire, un
dont
fible de frères. Les perfonnes & les propriétés des
corps indivifeulement garanties, mais ercore la liberté &
françois font non
trône des lois- Que vos propes inté éts, & fur-tour l'égalité repofent les
fur le
votre pays pénétrent, éledrifent vos ames, & vous que des intérêts de
fatale lethargic, d'un coupable égoilme qui doit arrachent infailliolement brasdune
vous
dont
fible de frères. Les perfonnes & les propriétés des
corps indivifeulement garanties, mais ercore la liberté &
françois font non
trône des lois- Que vos propes inté éts, & fur-tour l'égalité repofent les
fur le
votre pays pénétrent, éledrifent vos ames, & vous que des intérêts de
fatale lethargic, d'un coupable égoilme qui doit arrachent infailliolement brasdune
vous --- Page 6 ---
monarchie 5 la nobl-fe &orr
la ruine. Qui ignore que
L6)u
conduire a
tout à la fois, fuccombé ? Et leur intention
ecclefiall que ont, de réparcr leurs tréfors epu fés par les déE connue s'cft-elle pas
condamné à la mort! qu'ils ont depuis long-tems
1 ie d'unpeuyle emi du genie bumain, ne fera-t-il pas un de:nier
Eet.onsine.are linmerfité de fes pertes? En vain protefterczeffort pour reparer
a facufe criminelle. Sur vous feuls 1 envous de vot a.vavement
far vous feu's tombera Péno me
fans de la cupiuité & de l'avarice;
3 & lorlque lcs amis les
pois des dépenfes d'ure cuntre-tévolation péri an milieu des to nments; 5 lorfque les
paardents du peuple auront étonné les
préfen es & la pofpuifmices combir ées airont
générations tyrannic confc: veta, pour
térité, pr latrocite de lear v.ngeanca.lenr miffe du peuple yui n'aura jamis
en
leur prupre ai'ite,ia grnl: duns les chaines de la plus balle fervitude, T vous
armes; elle fera tenue
à leur profit parriculier toutes les fortunes
verrez les tyrins confiqueque la culture de la terre
decesepit tiedes,de ces égoiltes 3 pendant
de leur ancien patrifera allignéeà une troupe de mercenaires efclaves. dépouillés
moine, & devenus de mferables deli liberté & de Pégalité !jetez un regard
O vJus, les vrais amis
entouréc de de'putes ; fon fein eft
fur la France; elie eit menacce, l.eu d'ètre decourajési la vue de
déchité pat disenfants dinaturés; lailfer au
fous ces ruines quifemblent
l'abyme, aulieu de vous
devigilance, engloutir
f.ires plus d'efforis que
souvar fous vs pas, redoublez
la po.fre n tion frandites avec une confiince fiqueque
a comjamais,&
une rigenérotim jasaite,
saife, qui, din fes entreprifes pour les trahilors milupliées de fes
bitta feule panstertutemin
période, a fait face à tous
chefs civils & Aniirsi.ss.pmiees di.e avec nous qae cette n.ton jtornants ne péles roi de P'Errope; nous: la F.arçe ne peut) jamais périr.
po.fre n tion frandites avec une confiince fiqueque
a comjamais,&
une rigenérotim jasaite,
saife, qui, din fes entreprifes pour les trahilors milupliées de fes
bitta feule panstertutemin
période, a fait face à tous
chefs civils & Aniirsi.ss.pmiees di.e avec nous qae cette n.ton jtornants ne péles roi de P'Errope; nous: la F.arçe ne peut) jamais périr. rira point; dires avec
fut le miisol iau P biqie ffemblée en
O.r Frars i1Septembiega fcn femn cette foun dab e C n.edératon de iefidence tyrans
convention, challade qui étoient fur ie point a'a.taquer la
& tous ces vis terpen's fondat-urs delarepabliq jue, & dès ce t Oncnt &fa
légillative des immortels réclame léternité avec ja natu e la purente
la République de France
des batailles lorique de: gericrax fe
mère!Les delpotes peuvent gagner i'speivent prendre,ou pl tôt, tis peuvent
rendent coupables de trahi'on,;
défen'e suu peu sie
acherer dus vilies fortificea;ils peneaitiBinerieu lfb.rre de certe narion eviltera,le duf-
& les amis de la libert-imaix feront conguis.
réclame léternité avec ja natu e la purente
la République de France
des batailles lorique de: gericrax fe
mère!Les delpotes peuvent gagner i'speivent prendre,ou pl tôt, tis peuvent
rendent coupables de trahi'on,;
défen'e suu peu sie
acherer dus vilies fortificea;ils peneaitiBinerieu lfb.rre de certe narion eviltera,le duf-
& les amis de la libert-imaix feront conguis. poritme diparoitra. les hur tyran: mi liard- de promété confifquéss fur les &
La France qui pofsède
tupporter les dép n d:la gourre. les
émigrés & fur le clarge, peut
la Fia.c:, qui,aus
m.intenir le créait de ion p:pe.-momnois; --- Page 7 ---
(7,)
refuges & dans les retraites fecrètes des contre-rdvolutionnsich, trouvera
er.core des tréfors inépuifables en or & effets précieux : la France qui n'a
P35 moins de cent villes forrifécs par teire, ou ports' imprenables par
mer : la France qui peut frapper un coup avec douze millions de bras &c
levés à la fois : la France devenue fage par fe. propres malheurs, fn.
au creufct de la gucrre civile: la France triomphera à ia
EE fein des tempétes poliriques deviendra tranquilleencore, &la France,
après avoir brifé en éclats tous les fceptres de fer par le bras tout-puillant
de la liberté, la donnera tôt ou tard à toutes les nations du globe.
Le mois de fepten.bre 93 doit être le plus redoutable au defpotifine :
toute la nation fe lève en armes , & Jaffemble de toutes les parries
:" la république à T'appel de fes repréfentants. qui, ayant acquis Ja
d'être au nombre des fondateurs de la plus nob.e des républiq les
Etc P'univers , d.firentavec ardeur de partager les dangers plus glorieux
encore qui attendent les braves défenfeurs de la liberté.
Que, le tocfin qui doit aflembler la nation terentifle fur les frontières
& dans toutes les partics de la répmblique 5 qu'il foit le fignal défigné
le ralliment univerfel de tous les vrais republicains. L'heure du
pour combat décifif approche : que chaque foldat, aprés avoir envoyé dans les
départemens intérieurs l'excédent des fubfiftances, porte avec lui quinze
jours de provifions s ou que toute la France foit un vafte camp ertouréde
canons: ; qu'une forêt de bayonnettes lui ferve d'enceinte, & qu'elle foit
éclairée par le feu de la moufqueterie.
Et vous, Héros de votre pays! Vous qui, , les premiers ,vous rangeàtes
fous Pétendard de la liberté ! Vous qui, plus d'une fois avez piouvé à
Pennemi ce que peuvent des foldats republicains, lorfqu'ils ne iont pasles
victimes dela trahifon, frappez le ptenier coup. Déjà vosfrères de tous:
les départemens font unis pour feconder vOS efforts & exterminer cctte
bande in pie de tyrans, ces autoi mates Aipendiés de la dévaflation. qui
ont infulté à Phumanité. du
font avec les armées, n'ont pas befoin'
Les Repréfentans peuple qui
faitles
d'enflammer votre couragesvotre républicanifme a par-tout
preuves. ils
Mais au milieu des armécs révolutionnaires. , à la téte des calonnes,
regardent comme un devoir facré de conquérir ou de mouur avec les
défenfeurs dévoués de la liberté; & pendant que vous dites, avcc
Guillaume Tell: Nous JURONS DE CONQUÉRIR; c'eft à nous de conferver cc ferment folennel intact.
La préfente proclamation fera traduite dans les deux langues,smprinmée,
publiée & cavoyée àla convention nationale, à tous les corps adminiftratiff, aux fociétés populaires & àtoutes les armées.
BORIE.
Sigré, MILLAUD, RUAMPS.
Strasbourg, 17 août 1793,1 la feconde année de la 1épublique trançaife,
UNE ET INDIVISIBLE. , & la première de la conftitution, populaie.
Au Port-Républicain 2 de Pimprimerie de J.-B. MICHEL. 1794.
inmée,
publiée & cavoyée àla convention nationale, à tous les corps adminiftratiff, aux fociétés populaires & àtoutes les armées.
BORIE.
Sigré, MILLAUD, RUAMPS.
Strasbourg, 17 août 1793,1 la feconde année de la 1épublique trançaife,
UNE ET INDIVISIBLE. , & la première de la conftitution, populaie.
Au Port-Républicain 2 de Pimprimerie de J.-B. MICHEL. 1794. --- Page 8 ---
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