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PROCLA - M ATION.
AU NOM DE LA N ATION.
NO US, ÉTIENNE POLVEREL, LEGER-Ffricirk
SONTHONAX, 6 IRAN-ANTOINE AILHAUD,
Commissaires Nationaux - Civils délégués aux Isles
de PAmérique sous le vent, pour y rétablir
et la tranquillité
hoatt
publique.
Aux hommes libres de la partie françaife de SaintDomingue, à tous les Volontaires nationaux 2 Soldats
de la Garde nationale, Troupes de ligne & Matelots
employés dans lexpédition.
CITOY E N S,
Vos
grands ennemis étaient au milieu de vous
ils n'y
vous en voilà
;
Blet
plus;
délivrés à jamais. Ceux
qui avaient excité ou protégé la révolte de VOS efclaves;
ceux qui avaient fait égorger VOS pères, VOS frères, VOS
époules, vos enfans, brûler & dévafter vos propriétés
ceux qui, chargés de diriger la force publique contré les ;
brigands, la tournaient contre vous - mêmes; ceux
révélaient aux brigands le fecret de VOS forces & de votre qui
faiblefle, le lieu, le jour, le moment des marches & des
attaques projettées ; qui leur difaient : C aujourd'hui VOUS
( devez fuir, parceque votre défaite ferait inévitable; de-
( main vous pourrez- nous attaquer ou nous attendre de
C pied ferme, parceque vous fercz fûrs de vaincre 7; ceux
qui faifaient diftribuer aux brigands les armes & les munitions de guerre & de bouche que la métropole vous
envoyait pour votre défenfe; ceux qui ont fait périr les
trois quarts dcs troupes qui font venues à votre fecours,
'hui VOUS
( devez fuir, parceque votre défaite ferait inévitable; de-
( main vous pourrez- nous attaquer ou nous attendre de
C pied ferme, parceque vous fercz fûrs de vaincre 7; ceux
qui faifaient diftribuer aux brigands les armes & les munitions de guerre & de bouche que la métropole vous
envoyait pour votre défenfe; ceux qui ont fait périr les
trois quarts dcs troupes qui font venues à votre fecours, --- Page 4 ---
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foit par Pinfalubrité des lieux où ils les ont poftées, foit
par Pinaétion où ils les ont fait languir , foit en les difléminant fous le feu des brigands, à de très-grandes diftances les unes des autres, fur des points où elles ne pouvaient pas fe fecourir mutuellement, & où les brigands
pouvaient facilement les couper; ceux qui ont laiffé quelquefois pendant plus de quinze jours les camps fans un
mot d'ordre commun > qui pût leur fervir de fignal dc
reconnaiffance ; ceux qui ont fi long-temps fomenté les
haines, fi long-t temps foufflé le fcu de la guerre civile
entre lcs differentes claffcs d'hommes libres, pour qu'ils
s'égorgeaffent entr'eux, pour les empécher de fe rallier
à la défenfe de la caufe commune; ceux qui ont voulu
vous armer contre nous-mèmes, parceque notre miffion
& notre voeu imperturbable étaient de vous ramener tous
à un centre d'unité, fans lequel la Colonie ne peut jamais
renaitre de fes cendres; ceux qui fondaient des cfpérances
de contre-révolution en France fur tant de calamités, fur
l'anéantiflement de la Colonie, fur la ruine du commerce
français, ou qui, encouragés par les fuccès éphémères du
traitre Béhague, fe flattaient d'arborer bientôt le pavillon
blanc à Saint-Domingue, & de vous courber de nouveau
fous le joug du defpotifme Ces hommes ne font plus;
les uns vont fubir en France le jugement de la nation s
& la Colonie fera vengéc; les autres fuyent dans des
terres' étrangères; ils fubiront la peine inféparable des
fcélérats démafqués; K honte & le remords.
Citoyens, nous venons de vous donner pour gouverneur M. Vimeur-Rochambenu, qui a long-temps combattu pour la régénération de l'Amérique feptentrionale,
zélé défenfeur de la révolution françaife, homme chera
tous les bons patriotes.
Lcs chefs & les officiers qui doivent remplacer dans
l'armée les traitres & les déferteurs, feront choifis parmi
des militaires dont le patriotifme & la loyauté font à
l'épreuve.
.
Citoyens, nous venons de vous donner pour gouverneur M. Vimeur-Rochambenu, qui a long-temps combattu pour la régénération de l'Amérique feptentrionale,
zélé défenfeur de la révolution françaife, homme chera
tous les bons patriotes.
Lcs chefs & les officiers qui doivent remplacer dans
l'armée les traitres & les déferteurs, feront choifis parmi
des militaires dont le patriotifme & la loyauté font à
l'épreuve. --- Page 5 ---
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Gouverneur & gouvernés, chefs, officiers & foldats,
nous allons déformais ne faire qu'une feule famille, confpirant tous au même but, le falut & le bonheur de la
Colonie.
Surveillance de votre part; elle eft néceffaire chez des
hommes qui veulent conferver leur liberté, Nous
lons fur nous-mêmes; qu'on nous préfente le
Pappe- ce,
ne fera
miroir;
jamais envain; ou nous difliperons les doutes, ou
nous profiterons des confeils qu'on nous donnera : les
font pouvoirs qui nous ont été confiés, par cela même qu'ils
immenfes, nous foumettent à une refponfabilité terrible; nous n'avons pu les accepter que parceque nous
étions firs de ne vouloir jamais en abufer.
Mais en vous promettant, fous cette même refponfabilité, d'accueillir toutes les réclamations, 9 toutes les dénonciations qui nous feront faites contre tous les agens
du pouvoir exécutif, contre tous les fonétionnaires
blics; de fuivre la vérification & de préparer la
pude tous les délits qui nous feront dénoncés, avec punition toute
l'activité & l'impartialité dont l'homme eft capable, citoyens, nous vous en conjurons pour votre propre intérêt, que des agitations populaires, que des arreftations
illégales, que des voies de fait, que des menaces ne
forcent. plus les négocians, les propriétaires, à déferter
la Colonie, à porter leur caiffe & leurs moyens de toute
elpèce dans des terres étrangères; qu'elles ne paralyfent
le gouvernement & Fadminiftracion, par la
&T le
frayeur
découragement qui entraveraient leur marche, ou
qui les forceraient à abandonner leur pofte dans un moment où le vuide de la caiffe publique & l'embarras des
finances exigent plus que jamais leur préfence & leur
concours, 3 pcur ne pas détourner les reffources &les facilités que leurs relations avec le commerce peuvent feules
nous procurer, & qui feront nécellairement interceptées
s'ils ceffent d'être inveftis de la confiance publique.
Nous devons ajouter (l'empire des circonflances nous
ou
qui les forceraient à abandonner leur pofte dans un moment où le vuide de la caiffe publique & l'embarras des
finances exigent plus que jamais leur préfence & leur
concours, 3 pcur ne pas détourner les reffources &les facilités que leurs relations avec le commerce peuvent feules
nous procurer, & qui feront nécellairement interceptées
s'ils ceffent d'être inveftis de la confiance publique.
Nous devons ajouter (l'empire des circonflances nous --- Page 6 ---
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force à révéler notre fecret ) que nous fommes chargés 5
par une miffion fpéciale, d'éclairer & d'infpeéter toutes
les parties de l'adminiftration & dc la comptabilité, , 1 &
de nous occuper de tous les moyens d'ordre, d'économie
& d'amélioration dans tous les établiflemens publics, &
dans toutcs les parties de la dépenfe publiquc.
Votre deffein eft-il d'intercepter à la fois toutes les
reffources pécuniaires, de fouftrairc à notre recherche les
adminiftrateurs infidèles, s'il
en a, de préparer leur
impunité par Pimpoffibilité 3 nous mettrait leur fuite
forcée & prématurée , de foumettre leurs comptes à un
examen févére & contradi@oire? Voulez-vous nous
du fecours que nous pouvons trouver dans leurs lumières priver
& leur expérience, pour la réforme des abus & l'établiffement d'un meilleur ordre? car ceux même qui feraient
le plus juftement fufpedts peuvent encore nous faire naitre
d'excellentes idées, par les éclairciffemens qu'ils feront
forcés de nous donner dans la difcuffion de leurs comptes.
Citoyens, il vous refte encore un grand effort à faire.
Vous êtes tous ou privés de VOS propriétés, ou menacés
de les perdre. Les brigands font découragés fans doute
par l'expulfion des proteéteurs qu'ils avaient au milieu de
vous. Mais ces brigands font toujours là, toujours armés,
toujours en érat de révolte, toujours en poffeflion des
habitations qu'ils ont envahies, toujours menaçant celles
qui ont été jufqu'à préfent intaétes.
Vous n'avez à craindre de votre nouveau gouverncur ni
trahifon, ni inertie : il fatisfera au voeu que vous 1 avez
depuis long-temps exprimé; il exécutera prompteinent
notre réquifition du 4 de ce mois; il ne laiffera aux efclaves révoltés ni le temps de renouer des intelligences
fecrettes avec ce qui peut refter à Saint-Domingue d'ennemis de la chofe publique, ni le temps de
il
les pourfuivra fans relâche, jufqu'a ce qu'ils foient relpirer; exterminés ou foumis. Vous marcherez avec confiance fous
un général déjà célebre, dont les vertus égalent les .ta-
notre réquifition du 4 de ce mois; il ne laiffera aux efclaves révoltés ni le temps de renouer des intelligences
fecrettes avec ce qui peut refter à Saint-Domingue d'ennemis de la chofe publique, ni le temps de
il
les pourfuivra fans relâche, jufqu'a ce qu'ils foient relpirer; exterminés ou foumis. Vous marcherez avec confiance fous
un général déjà célebre, dont les vertus égalent les .ta- --- Page 7 ---
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lens; vous combattrez avec l'ardeur que doivent infpirer
àic chacun de vous: la confervation ou le recouvrement
de fa propriété, & le falut de la Colonie.
Mais il est d'autres besoins auxquels chacun de vous
doit aussi contribuer en proportion de ses moyens. Il ne
faut commencer la guerre qu'avec la ferme résolution de
la pouffer vigoureusement et sans relâche , jusqu'à Pentière réduétion des efclaves. Vous favez tous quel eft àpeu-près l'état du tréfor &des magafins publics. L'aflembléc coloniale, avant fa diffolution, avait fenti qu'il fallait de grands facrifices individuels pour pouvoir fournir
aux frais de Pexpédition que nous allons entreprendre.
C'eft dans. cet objet qu'clle avait arrêté d'établir un impôt
par forme d'emprunt du quart du produit brut de toutes
les propriétés de la Colonie. Mais elle a reconnu en même
temps 3 qu'élle n'avait pas le droit de foumettre à cet impôt la clafle des habitans qui n'avaient pas de repréfentans
dans fon fein. Cer arrêté, n'ayant point été approuvé par.
M. le gouverneur-général, doit être regardé comme non
avenu.
Nous. croirions faire injure à tous les citoyens de SaintDomingue , fi nous fuppofions la néceffité d'employer les
ordres & les voies de contrainte pour les déterminer à
contribuer de tout leur pouvoir aux. frais d'une: guerre
qui ne fe fait que pour eux. Il fuffit de leur. expofer le befoin, & de leur donner la certitude qu'aucune portion de
leurs contributions volontaires & patriotiques ne pourra
être, détournée à d'autres ufages qu'aux dépenfes de la
guerre contre les cfclavesrévolrés. Sans diftinéion de claffes, tous: s'emprefferont de venir au fecours de la
en: péril ; & aux anciennes diffentions, , dont nous patric"
rons
efpéque la loi aura cffacé la trace, nous verrons fuccéder une noble émulation entr'eux, à qui contribuera mieux
de fa perfonne & de fes revenus au rétablifiement de l'ordre public & des propriétés individuelles. L'exemple de
la contribution volontaire que la commune du Borgnc a
tinéion de claffes, tous: s'emprefferont de venir au fecours de la
en: péril ; & aux anciennes diffentions, , dont nous patric"
rons
efpéque la loi aura cffacé la trace, nous verrons fuccéder une noble émulation entr'eux, à qui contribuera mieux
de fa perfonne & de fes revenus au rétablifiement de l'ordre public & des propriétés individuelles. L'exemple de
la contribution volontaire que la commune du Borgnc a --- Page 8 ---
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offerte, eft un heureux préfage pour le fuccès de l'invitation que les circonftances nous forcent de faire à tous les
habitans de la Colonie.
Par ces confidérations, nous avons arrêté & arrêtons
ce qui fuit :
A R T I C L E P R E M I E R.
Il eft ordonné à toutes perfonnes, & à tous corps civils & militaires, de reconnaitre M. Vimeur-Rochambeau, lieutenant général des armées , comme gouverneur-général provifoire des Isles fous le vent 3 à la
de M. d'Efparbès, que nous avons fufpendu de fes Eact
tions, & d'obéir i mondit fieur Vimesr-Rochambeu,
en ladite qualité 3 jufqu'a ce qu'il en ait été par l'affem- 3
blée nationale autrement ordonné.
A R T. I I.
Défendons à toutes perfonnes, fous les peines portées
par la loi du 4avril dernier, contre les perturbateurs du
repos public à Saint-Domingue, & fous celles portées
par les lois du 22 juin & 17 août auffi dernier s contre
quiconque défobéira aux ordres & décifions qui feront émanés de nous 7 d'ufer contre un citoyen, 3 quel qu'il foit,
d'aucune voie de fait, attentats à fa liberté, outrages &
menaces, fauf le recours légitimc aux autorités conftituées, fauf auffi les dénonciations civiques dans les chofes
qui intérefferont la chofe publique.
A R.T. IIL
Invitons au nom de la nation, qui nous a délégués; pour
le falut de la Colonie, > & pour leurs propres intérêts, tous
les citoyens de la partie françaife de Saint-Domingue, de
contribuer le plus promptement poffible, foir en argent,
foiten denrées, foit en marchandifes, chacun en
tion de fes facultés, aux frais de la guerre contre propor- les efclaves révoltés.
A R T. I V.
A cet effet, trois jours après la formation des nouvelles municipalités, il fera tenu dans chaque paroiffe une
le falut de la Colonie, > & pour leurs propres intérêts, tous
les citoyens de la partie françaife de Saint-Domingue, de
contribuer le plus promptement poffible, foir en argent,
foiten denrées, foit en marchandifes, chacun en
tion de fes facultés, aux frais de la guerre contre propor- les efclaves révoltés.
A R T. I V.
A cet effet, trois jours après la formation des nouvelles municipalités, il fera tenu dans chaque paroiffe une --- Page 9 ---
(7)
affemblée de la commune, 7 foit pour arrêter une foumiffion colleétive au nom de la commune du montant de la
contribution qu'elle pourra & voudra fournir 3 foit pour
ouvrir une lifte de foufcriptions individuelles au fécrétariat
de la municipalité, fur laquelle chaque citoyen pourra s'infcrire pour le montant dc la contribution qu'il vondra offrir.
A R T. V.
Les foumiflions colleétives & foufcriptions individuelles
énoncées en l'art. 4, contiendront la nature de la contribution, en argent 2. ou en denrées ou en marchandifes.
Elles contiendront de plus les époques auxquelles chacun
promettra de réaliser la contribution.
A R T. V I.
Dans l'affemblée indiquée par l'art. 4, chaque commune nommera un receveur particulier, , auquel sera remis la lifte des foufcriptions individuelles 2 ou l'état des
contribuablesà la foumiflion colleétive; lequel fera chargé
du recouvrement defdites contributions. Les fonétions de
receveur particulier feront incompatibles avec celles de
membre de la municipalité.
A R T. V I I.
Le fecrétaire de chaque municipalité fera tenu 5 fous fa
refponfabilité perfonnelle : d'envoyer tous les huit jours à
la commiffion intermédiaire, féante au Cap, une expédition certifice de lui de ladite lifte ou état. Le fecrétaire
de ladite commiffion intermédiaire fera tenu auffi, fous
fa refponfabilité perfonnelle, d'en remettre une ampliation certifiée de lui à M. le directeur général.
A R.T. V II I.
La commiffion intermédiaire publiera par la voie de
Timpreffion, & par celle des papiers publics toutes lef:
dites liftes ou états.
A R T. I X.
Trois jours après la publication de la préfente proclamation, la
commiffion intermédjaire nommera un receveur-général defdites
contributions patriotiques 2 dont les fonélions feront incompati-
une ampliation certifiée de lui à M. le directeur général.
A R.T. V II I.
La commiffion intermédiaire publiera par la voie de
Timpreffion, & par celle des papiers publics toutes lef:
dites liftes ou états.
A R T. I X.
Trois jours après la publication de la préfente proclamation, la
commiffion intermédjaire nommera un receveur-général defdites
contributions patriotiques 2 dont les fonélions feront incompati- --- Page 10 ---
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bles avec celles de membre > foit de ladite commiffion, foit de la
municipalité du Cap, foit avec celles de prépofédel l'adminiftration.
A R T. X.
Les receveurs particuliers de chaque commune feront tenus
verfer de quinzaine en quinzaine le produit de leurs
de
la caiffe du receveur-général et
recettes, , dans
la commiffion intermédiaire ic bordereau d'envoyer de aux mémes époques à
pliation de ces bordereaux certifiée
leur caifle : une amcommiflion
par le fecrétaire de ladite
intermédiaire , fera remife dans le jour de leur réception à M. le direckeur-général.
A R T. X I.
Le receveur général remettra toutes les femaines un bordereau
de fa caiffe à la commiffion intermédiaire, et un double du même
bordercau à M. le direéteur général.
A R T. X II
Aucune dépenfe, de quelque nature qu'elle foit,
foit Purgence, et par quelque ordre que ce foit, ne quelle pourra qu'en étre
acquittée par les receveurs particuliers, ni par le receveur-général" fur le produit des contributions patriotiques, fi ce n'eft
les dépenfes de la guerre contre les efclaves révoltés, à peine pour d'en
répondre en leurs propres et privés noms.
A R T. XIIL
Les fonds de la recette générale des contributions
ne pourront étre verfés dans le tréfor public, qu'en patriotiques vertu d'arrétés pris par la commifion intermédiaire, far les demandes motivées du direétcur général, et fous fa refponfabilité perfonnelle.
A R T. X I V.
M. le direéteur général fera tenu de remettre tous les huit
à la commiffion intermédiaire un bordereau fommaire de jours
des fonds qu'il aura reçus de la recette générale des contributions l'emploi
patriotiques.
Ordonnons que la préfente proclamation fera imprimée, publice
et affichée par-tout oi befoin fera.
Requérons M. le gouverneur général provifoire de tenir la main
à P'exécution de toutes les difpolitions du préfent arrêté en tout
Çe qui le concerne, et de nous en certifier dans quinzaine.
Fait au Cap, le 27 octobre 1792.
POLVEREL, SONTHONAX et AILHAUD.
Par Messieurs les Commisaires-Nationauz-Corls.
O. F. DELPECH, Secrétaire de la Commission.
DE lImprimerie de la Commision-Nationale-Choie. --- Page 11 --- --- Page 12 ---