--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Bohu Ctrtrr Brolun
fihranu
Aroum Ilniversitg
Aequired mith tbe assistance oftbe
A
Nhp M lnases
Fund
Jous CARTER BROWN LIBRARY
--- Page 3 --- --- Page 4 ---
o6-g2
(16)
& comme tels, dénoncés aux Tribunaux dc
être pourfuivis fuivant la rigucur des Ordonnances. jufticc, pour
de Déclare la Province de nouveau du
P'Affemblée, à toutes les Paroiffes
fonétions feront Nord, de que fon unique but & fes feules
dans toutes les Paroiffes, toujours & maintenir de veiller la paix & lunion
la liberté publique & individuelle, &à au maintien de
de la Province, jufqu'a ce que P'Affemblée Fadminiftration riationale ait
prononcé fur la conteftation qui lui eft foumife.
Arrête en outre que le préfenc Arrêté
adrefféà PAffemblée nationale, & que ferainceffamment le prétendu Ade
fédératif, de M. Couët rédigé de & figné à Léogane, ainfi que le Difcours
dans toute la Colonic, Montaran, feront imprimés & diftribués
rieur du Cap.
> & enregiftrés au Confeil. -1 fupéPONCIGNON, Préfident.
COUGNAGG-MION, Vice-Prifident.
Bouissou, Secrduire-perpéud.
Collationné PAQUOT, Secrétaire - perpétuel,
Garde des Archives,
-
J - E EINPRIMERIE
DE L'ASSEMBLÉE PROVINCIALE DU NORD
DE SAINT-DOxiNGer
LA --- Page 5 ---
-
PROCLAMATION
O.
DE M. LE GOUVERNEUR GÉNÉRAL,
CONTENANT
'expofition de la conduire de LAlemblée,
ci-devant fcante à Saint-Marc,
E T
INVITATION
X
Aux Paroifes pour en former une nouyelle.
S
R G
-
a a
AU PORT-AU-PRINCE,
DE LIMPRIMERIE DE MOZARD
I 7 9 O.
lort --- Page 6 ---
d
F
a
f
d
d
ri
D
- --- Page 7 ---
@
D.
ROCLAM A TION
DE M. LE GOUVERNEUR GÉNÉRAL,
C
ànenant Pexpoftion de la conduite de LAlembléc ciX
devant Jianté à Saint-Marc ; G invitation aux
>S
Paroifes pour en former une nouvelle.
Du 29 Août 1790..
U
M
U NOM DE LA NATION, DE LA LOI ET DU ROI
XS-4NTORIETRONASHIN, COMTE DE PEINIER;
Chef d'Hfcadre des Armées navales, Commandeur de Tordreroyal des
6 militaire de Saint-Louis, Gouverneur Lieutenant géneral
Ifes Francoifes de l'Amrique fous le Vent, 6 Infpelteur génèral
des Troupes, Artilleric > Milices 6 Fortifications aefuites iftes.
EN provoquant la diffolution de l'ATfemblée coloniale féante
Saint-Marc, par ma Proclamation du 29 Juillet la dernier, Colonie je
e fuis propoie d'informer plus particulièrement les Paroifes
es motifs qui m'y ont détermine 2 & de merte
Gouverneur Lieutenant géneral
Ifes Francoifes de l'Amrique fous le Vent, 6 Infpelteur génèral
des Troupes, Artilleric > Milices 6 Fortifications aefuites iftes.
EN provoquant la diffolution de l'ATfemblée coloniale féante
Saint-Marc, par ma Proclamation du 29 Juillet la dernier, Colonie je
e fuis propoie d'informer plus particulièrement les Paroifes
es motifs qui m'y ont détermine 2 & de merte --- Page 8 ---
fur la voie d'en former une autre 4 plus pénétrée de leurs véti
tables inrérêts. Ceft pour remplir ce double objet que je
la préfente Proclamation.
publie
La Colonie a penfé arec raifon quune Affemblée
étoit nécelfaire pour la faire jouir des bienfaits de Theureufe générale
révolution s'opèe en France. Ses Députés à l'Affembkée
nationale, 2 les Colons réunis à Paris, étoient convenus de' la
forme de cette Aflemblée, & des objets dont eile
Le projet, rédigé en ordonnance, 9 avoit été publié devoits'occuper. au commencement de cette année 1 mais il ne convint point à ceux qui
dirigeoient ici lopinion publique, & ils en arrérèrent un autre
qui fut. exécuté fans aucun obftacle.
Il y avoit lieu d'efpérer le plus grand bien d'une Alfemblée auffi librement élue; ; mais fes premiers pas firent voir
A que l'on avoit, au contraire, les plas grands maux à en craindre,
l'inflant de fa Conftitution s elle prit pour légende : SaintDomingue, la Loi 6 le Roi, & en f:bftituant ainfi
à la Nation, elle' montra cuvertement l'intention Sain-DJominge de faire de
la Colonie un état indépendant de la France.
Auffitôt elle s'attribua une autorité fupérieure à toutes celles
qui exiftoient dans la Colonie; ; le Gouverneur général fut traité
avec la plus grande bauteur & en perfonne, & par écrit; les
principaux Ofhiciers des Places mandés à la barre, interrogés &
réprimandés; le Confeil fupérieur humilié en Corps,
& dans le lieu de fa féance a le Commiflaire qui fait publiquement fonétions
d'Intendant, dépouillé injurieufement de fa qualité, & appelé i
la fuite de l'Affemblée comme s'il étoit un de fes ferviteurs,
Telle a été dès le commencement la conduite de l'Affemblée
de Saint-Marc. fur les Perfonnes,
Elle n'a pas été plus réfervée fur les Finances & fir les Lois.
Ce n'étoit pas tant l'adminiftration des fonds publics, que les
fonds publics eux-mêmes qu'elle recherchoit ; elle fe les eft
priés par-tont oi ellea pu affez intimider les Receveurs : mais
réfiftance de
SER
TAdminiftration l'ayant irritée, pour s'en
elle a interrompu la perception des droits, 2 foit en donnant venger,
nes,
Elle n'a pas été plus réfervée fur les Finances & fir les Lois.
Ce n'étoit pas tant l'adminiftration des fonds publics, que les
fonds publics eux-mêmes qu'elle recherchoit ; elle fe les eft
priés par-tont oi ellea pu affez intimider les Receveurs : mais
réfiftance de
SER
TAdminiftration l'ayant irritée, pour s'en
elle a interrompu la perception des droits, 2 foit en donnant venger, --- Page 9 ---
à
D.
erture aux fraudes, foit en fupprimant queiques branches des
enus publics, comme celle qui provient des affranchiffemens.
0 y a peu de Lois qui n'ayent éprouvé quelque atteinte de
part de TAffembiée.
Sa conduite, à Tégard des Firances, 9 montre affez fes entrefes far les' réglemens qui les concernent.
En fufpendant les affranchiffemens, elle a porté atteinte aux
is les fages & les plus bienfaifantes; ; fidélité à celle
leur
de leur
E
la
FE
EA d'efpérer récompenfe
les fonds
eftion
leurs maitres; à celle qui augmente s'emploie à des
blics, K tribut prefque volontaire, & qui
vaux uriles aux Habitans de la Colonie : enfin, à celle qui
corde des fecours aux pères & mères des familles nombreufes.
(
Elle a fupendu T'exécution des Lois fur les conceffions, & de
>S
irà elle a retardé, autant qu'il étoit en elle, les progrès
griculture, & T'emploi des fonds & des forces que pourroient
oir ceux qui prétendent à ce genre de bienfaits.
Dans l'ordre judiciaire fur-tout, elle a, exercé des pouvoirs attributs
I, jufqulici , ont été confidérés comme lcs principaux formes établies 2
la fouveraineté. Elle a interverti les toutes compétences, les
changé le
pprimé des Tribunaux. diminué 9 leur bouleverfé nombre & al:éré leurs fonctions.
It des Juges,
Elle a créé des Municipalités auxquelles elle 2 donné beau-.
oup plus de pouvoirs que TAffemblée nationale n'en de a celles conféré, des
celles de France. Flle a compoft leur du autorité Gouverneur généChefs militaires fur les Troupes réglbes,, de place fur les paife-ports,
alfur les départs, des Commandans fur les Gens de mer, des Officiers
les Officiers Juridictions d'Adminiftration fur la police,. & des Officiers des Amirautés fur
les
: Commerce maritime.
Enfin, pour marcher abfolument T'égale de TAffemblée fes Membres nationale, elle s'eft déclarée permanente 3 elle a déclaré
du autorité Gouverneur généChefs militaires fur les Troupes réglbes,, de place fur les paife-ports,
alfur les départs, des Commandans fur les Gens de mer, des Officiers
les Officiers Juridictions d'Adminiftration fur la police,. & des Officiers des Amirautés fur
les
: Commerce maritime.
Enfin, pour marcher abfolument T'égale de TAffemblée fes Membres nationale, elle s'eft déclarée permanente 3 elle a déclaré --- Page 10 ---
inviolables inamovibles ; elle a décoré la durée de fes feffion
de la qualification impofante de ligiplature ; clle a
fe
arrêtés des Décrets; & rougiffant d'avoir des Députis appelé parmik
Repréfentans de la Nation, ce qui lui a paru déroger à
fouveraineté, elle les .a appcllés fes Commifaires vers
blie nationale.
PAIen
Les conféquences dc ces démarches hardies ne m'échappoien
point, fer cependant je Crus devoir temporifer & ne pas
ouvertement à que cette Aflemblée ordonnoit. m'oppo
mêmc de feconcer E mécontentement qui fer manifefta, J'évira
ainfi. dire en un inftant, dans toute la Colonie. La pox
du Sud avoit publié & eavoyé en France des proteftations province de
demeurer toujours unie à la Métropole. La province du Nord
avoir' pris un arrêté, le 17 Mai, pour refufer d'exécuter les
je n'aurois pas fanétionnés provifoirement. Dans la Décrets
3 TOueft la Cour fupéricure
province
repouffé l'attentar que le Décrct avoit, du par un arrété du 21 Mai,
rentes Paroiffes s'étoient élevéss contre 14 des portoit aux Lois; diffécontraires à la fouveraincté de PAffemblée entreprifes nationale, évidemment & à
térét commun de Ja France & de Saint-Domingue. linde mc placer entre rAffemblée de Saint-Ma.c &. la Colonie, Jeffayai
jufqu'à 28 Mars, cc que los Décrets de T'Affembléc nationale des 8 &
la forme légale. que l'on connoiffoit déjà, me fuffent parvenus dans
main Ils arrivèrent le 29, Mai. Jy vis mes devoirs, - dès dle lendeje les remplis; iy vis mes droits, je me
de
exercer. L'Allembléey y vit aufli fos devoirs & fes propofai les
comme elle en a ufé. La Colonic entière n'y vit drojts; que des j bien- dirai
faits, & tous les temples retentirent d'actions de gràâces;i1 étoit
réfervé au Com: té du Port-au-Piince de protefter contre
élan de Ja reconno.faace publique.
cet
bli L'Affemblée coloniale avoit, par im Décret du 28 Mai,éuaformellement fon indépendance abfolue de T'Aflemblée
nale ;e elle s'étoit attribuée fans détour le pouvoir
natioconcerne le régime intéricur; & elle ne regarduit iégilatif,en les cequi
ports de la Colonie avec ia France que comme la plus matière rap- d'un
-au-Piince de protefter contre
élan de Ja reconno.faace publique.
cet
bli L'Affemblée coloniale avoit, par im Décret du 28 Mai,éuaformellement fon indépendance abfolue de T'Aflemblée
nale ;e elle s'étoit attribuée fans détour le pouvoir
natioconcerne le régime intéricur; & elle ne regarduit iégilatif,en les cequi
ports de la Colonie avec ia France que comme la plus matière rap- d'un --- Page 11 ---
font 7 également libres & maitreffes
0.
contrat où les deux parties & de leurs conditions ; encore excluoitde leurs confentemnens lintroduction des fubfiftances venant de
elle de ces rapports
lEtranger.
Les Décrets des 8 & 28 Mars, loin de ralentir fa officiel- marche
l'avoient accélérée 3 auffi lorfque je les lui eu nc envoyés contrarioit point
lement, elle déclara n'y adhérer qu'en ce ainfi qui en très-grande confon Décret du 28 Mai, & perfévera
noiffance de caufe, dans fon fyfème dindépendance.
encore une efpérance aux amis de la patrie.
II reftoit cependant étoient admifes à juger rAffemblée, & le cri géné- le
Les Paroiffes sétoit fait entendre le mois précédent, fembloit être
ral qui
Elle ne diffimula
fa crainte 9
préfage de fa révocation. les Paroifles à s'aflembler 1 KT avança qu'une
tout en invitant offroit des inconveniens; : pour nc pas
nouvelle convocation
elle déclara qu'elle continueroit Mf
OS
dre l'avantage du terrcin, elle
une adreffe à fes Conflituans, 2
dument fes fonctions à dire ; de ce publia qu'eile avoit fait, elle promit tout
oà n'ayant l'avenir. rien Mais elle connoiffoit la foiblcfe de ces moyens de
pour généraux; elle en employa un bien plus puiflant, les déterminer ce fut
dépécher ie émillaires dans toutes les Paroiffes pour
en fa faveur.
Ceux qu'elle envoya au Cap re réuffirent connue; cependant cile ne fit pas;1 aucun la
députation étoit trop chaflée. folennelle, Les autres trop dont la miffion étoit plus
fruit 9 elle fut conduite plus cachée, eurert auffi plus de fuccès.
fecrette, & la des Comités, ou des Clubs dont T'exiftance éloit
Soutenus colle par de TAffembléc, ils fe firent de nombreux partifans;
liéc à
les violences quils excitèrent dans les Afemblées
& le tumulte,
tous les Citoyens pailibles, il ne refta
dé Paroiffes, 9 ayant dont écarté le fuffrage leur étoit affuré,
plus que ceux
Je fus inftruit à linftant de ce Comité fe paffoit à en qui CC les genre événe- aul
Port-an-Prince, le 13 Juin; mais E de me demander une
mens convenojent, 2 étoit bien élcigné
ences quils excitèrent dans les Afemblées
& le tumulte,
tous les Citoyens pailibles, il ne refta
dé Paroiffes, 9 ayant dont écarté le fuffrage leur étoit affuré,
plus que ceux
Je fus inftruit à linftant de ce Comité fe paffoit à en qui CC les genre événe- aul
Port-an-Prince, le 13 Juin; mais E de me demander une
mens convenojent, 2 étoit bien élcigné --- Page 12 ---
garde de fureté, &je craignis d'être 8 accufé de
ferment, , fi je Tenvoycis de moi-mêmc.
manquer a mon
plufieurs Le temps dentrells, de rendre public le vaeu dcs Paroiffes arriva, Mais
rations ; plufieurs avoient négligé de m'envoyer leurs délibéqui contrecifoient menvoyoient, les
ou des dclibéranons pollérieures
nutoien: la confiance due premières, aux ou des proteftations qui atté-
& à TAffemblée la condition de fe délibérations; conformer piuficurs impofoiene
28 Mars; & enfin, il n'y en eut aux Décrets des 8
voyèrent l'érat de leurs Citoyens aétifs. tres-peu qui m'enque dificulté à publier un réfultat quin'étoit as avoit donc quelni nettement exprimé. Mais IAflemblée ae entièrement connu,
ment par fes émillaires que je ne l'étois mieux inftruite les apparemPAflembléc TAifemblée bravoit toute difficul:é pour par arriver marguillers, à fcs
2a déclara elle-même confirmée le
fins,
un Te Deum, en actions de grâces de la vidoire 6 Juillet, ordonna
dtifeh-ek./er le les ennemis de la Colorie, &
remportée,
annéc, 14 Juilict, il feroit chanté un parcil ajouta Te De.m. quc chaque
motif Je vis donné les horreurs dont la Colonie étoit menacéc, &
pouvoit au Te Deum, & par la fondation qui tous les par le
d'un jour mettre qui confondroit les Habitans aux prifes & même le choix ans
avec les événemens qui rempliffent cette prétendue victoire fur E Citoyens
Je m'oppofai à la promulgation du d'allégreffe Décret; tous les François.
étoit prudent de taire la principale caufe de mon mais je Crus quil
m'appuyai que fur lincompétence de "Affemblee, oppolition, & fa je ne
cipitation.
préleurs Je publiai copendant lc voeu des Paroiffes qui mavoient remis
dance délibérations. de ne
J'eus même pour PAffemblée la condefcenbérations quila point parler des proteftations faites contre les délidu Port-at-Prince, confirmoicnt, de celle, fur-tout, de I5O Citoyens
ne fe trouvoit que qui 5o pouvoit fignatures. bien J'eus détruire une délibération oà il
grande encore de mettre aul rang des la condefcendance plus
lavorables, Ccux des Paroiffes çui fifiages qui li éroient
mât aux Décrets de TAffemblée nationale exigeoient ; qu'elle fe conforje ne voulois pas perdre
u Port-at-Prince, confirmoicnt, de celle, fur-tout, de I5O Citoyens
ne fe trouvoit que qui 5o pouvoit fignatures. bien J'eus détruire une délibération oà il
grande encore de mettre aul rang des la condefcendance plus
lavorables, Ccux des Paroiffes çui fifiages qui li éroient
mât aux Décrets de TAffemblée nationale exigeoient ; qu'elle fe conforje ne voulois pas perdre --- Page 13 ---
9.
90.
ance qu'elle s'y conformeroit, quelques raifons que jeuffe
oire le contraire. A défaut dc dénombrement, je me fervis
écenfemens, bafe fautive, il eft Viai, mais la feule que je
l'Aflemblée
S
confalter i & je prononçai que
étoit confirmée
majorité 90 voix contre 48. Il eût été auffi facile de
pencher la balance de l'autre côté.
fut alors que P'Affemblee de Saint-Marc, qui crut ne pou
pls étre contrarice, fc livra à toute la licence de l'autorbitraire.
patiente d'avoir les finances à fa difpofition, elle n'avoit
artendu ma déclaration du vocu des Paroiffes pour y
la main ; le jour même qu'elle fe déclara confirmée,
évélécréta quhil lui feroit rernis deux cens m lle livres par mois,
lendemain, fans attendre la réponfe de PAdminiftrateur
héàinances, 3 elle enjoignit aux Receveurs des Oétrois de payer
ce &
cun de fes Membres ce quil demanderoit. Cc point impornos
réglé, elle paffa quelques jours dans le repos, 8 reprit
fes fonctions fouveraines.
tarAffemblée provinciale du Nord avoit renvoyé la députation
du
int-Marc, 2 réformé une Municipalité trop nombreufe, trop
nte, trop ennemie de la tran.juillité de la ville du Cap;
vous
us elle s'étoit élevée contre l'arrêté par lequel T'Affembléc
vons
int-Marc s'étoit declarée confirmee : elle fut caffée.
nens
cord
grand nombre de Citoyens du Port-au-Prince s'étoient
une
fous la dénomination de Volontaires nationaux. Cette Corion s'étoit vouée par ferment au maintien de la tranquillité
que, & même à la défenfe de TAfemblée de Saint-Marc;
lion
elle demandoit la foumiffion aux Décrets de FAffemblée
les
nale, clle ne vouloit pas reconnoitre la fupériorité du
ité:e elle fur cafféc.
1CuS
i de
eux Membres de ce Comité étoient prévems de délits. trèsurs
aires àl la fureté pablique. Je les avois dénoncés au ProcuA S
plus
cet
la
jue
*re
cr
es
tages
tenir --- Page 14 ---
I
reur du Roi, ils étoient décrétés par le Siege; ; T'Affemblée
Saint-Marc défen it aux Tribunaux de continuer les pourfi
& prit los accufés fous fa fauve-garde,
Un autre délit avoit éte commis au Cap, au mois de Déc
bre deraier. L'Inft:ucton avoit indiqus pour principal au
un Membre de l'Affemblée de Saint Marc; il alloit être décte
I'Aflemblée le couvrit de la difpofition indulgente d'un de
Décrets qu'elle ne veut reconnoitre, & que faccufé lui-m
avoit appelés impie S prétendit que ce délit, tout inco
qu'il a da être à T'Affemblée nationale, eft du nombre de
pour lefquels il a été déclaré qu'il n'y avoit lieu à inculpati
& elle en interdit la connoiflance à la Juridiétion du Cap.
I'Aflemblée le couvrit de la difpofition indulgente d'un de
Décrets qu'elle ne veut reconnoitre, & que faccufé lui-m
avoit appelés impie S prétendit que ce délit, tout inco
qu'il a da être à T'Affemblée nationale, eft du nombre de
pour lefquels il a été déclaré qu'il n'y avoit lieu à inculpati
& elle en interdit la connoiflance à la Juridiétion du Cap. Une des principales bafes de la confiance du commerce na
nal pour les armeme.is quil deftine à la Colonie, c'eft la
tation des ports ouverts aux étrangers ; la Colonie en retire
leurs lavantage de faire plus facilemeat payer les droits,
furveiller la fraude. L'Affemblée de Saint-Marc a décrété
les étrangars ferojent reçus par to:t où il y auroit Munic
lité; & comme il n'y a point de quartiar fi pecit quil ne
avoir une Municipalité, on peut dire que, 2 par ce Décret,
les points de la côte feroient livrés aux étrangers. D'ob il
teroit T'anéantiffement du commerce de France, le dépériffar
des Finances de la Colonie. & quoiqu'en ait dit Aflem
la ruine du cabotag: qui fait ici la profellion d'un grand nor
d'hommes laborieux. Je dois ajouter ce Décret étoit d'a
plus inconfidéré, qu'à cette époqu: To Colonie étoit fiffifam:
pourvue de fubfiftances , que le pain étoit à un prix mod
& que bien loin que la difette fit à craindre, le temps
l'abondance approchoit. Pour maintenir cette fouveraineté 2 pour écarter la Nation
voudra reprendre fes droits, pour repouffer le commerce qu
clamera 7 ou la continuation de fes priviléges, oi le payemen
fes créances 2 il faut des forces de terre & de mer. L'Affem
s'en étoit occupée depuis long-temps; elle avoit inftirué un
--- Page 15 ---
: elle avoit 11 mis les recrues qui viennent de à
mité de force pabliques des Municipalités; elle avoit attribué
1790. France , à la difpofition de recevoir le ferment des Troupes,
ces Corps la
de leur donner le mot d'ord'ordonner leurs mouvemens, formule dc ferment oà SaintTS
une
LE
dre; elle avoit imaginé nouvelle dernière
cfacer de la méDomingue fembloit mis à la avoit mis place fous Emevar des Officiers
moire ce qui précédoit; : elle de Port, les Commiflaires des Clafles, 2
municipaux, les d'Amirauté: Capitait nes enfin elle avoit fepprimé les princi-
& les Officiers
, & elle avoit efpéré fans doute
pales fonctions des Érats-Majors d'audace, rendre les foncions du Gouo
à force de haueur & & fes devoirs impraticables. Il ne lni
verneur général faftidieufes, des Régimens, des vaiffeaux, & un
reftoit plus qu'à fe procurer
Généralà fes ordres ; elle T'entreprit. fur ce qui me concerne, 2 fur ces à mo- me
x évéJe pafferai légerement me deflituer, & qui ont abouti le
2 théàtions 6 fouvent répétées pour par un de ceux qui en avoient
unce &
profcrire & à me remplacer dois de détail aux autres faits de
moins le droit.
ufes, des Régimens, des vaiffeaux, & un
reftoit plus qu'à fe procurer
Généralà fes ordres ; elle T'entreprit. fur ce qui me concerne, 2 fur ces à mo- me
x évéJe pafferai légerement me deflituer, & qui ont abouti le
2 théàtions 6 fouvent répétées pour par un de ceux qui en avoient
unce &
profcrire & à me remplacer dois de détail aux autres faits de
moins le droit. Mais je plus
as nos
TAffemblée. par-tout où il des Trou- des
Elle fit répandre avec de profufion Décret pour changer % noms
1 quarpes réglées ies un projet fous fa prorclion, - comme fous fes ordres,
ille du
Régimens, prendre amélioration de traitement. Ce projet parut
S vous
& leur prometire enfuite une avec cette apoftille à la main : Ce Dicret
d'abord" nud, ,
les Troupes l'ent rejeté avec le plus grand
'avons
4 été rendu. Toutes
imens
mépris. ccord
réuffi, elle fit circcler le Difcours de
S une
Ce moyen n'ayant qui pas annonçoit nettement Taugmentation cond'un de fes Tabbréviation Membres du temps dc T'engagement, & une
la folde,
Bion
ceflion pour récompenfe. S les
meilleur fuccès la précédente ; alors
Cette rufe n'eut pas un
f: Juiller un Décret
ncus
TAffemblée parla elle-mëme 2 elle porta toures 1 Troupes réglées,
es de
qui licencie, fans autres formalités, dépendit d'elle.
çoit nettement Taugmentation cond'un de fes Tabbréviation Membres du temps dc T'engagement, & une
la folde,
Bion
ceflion pour récompenfe. S les
meilleur fuccès la précédente ; alors
Cette rufe n'eut pas un
f: Juiller un Décret
ncus
TAffemblée parla elle-mëme 2 elle porta toures 1 Troupes réglées,
es de
qui licencie, fans autres formalités, dépendit d'elle. leurs
& elle ler mit à exécution autant qu'il
plus
cet
la
que
*re
er
:es
ntages
aintenir --- Page 16 ---
La tranquillité de la ville de 12 Saint-Marc &
que lAffemblée prétencoit être en
dépendances,
déterminé à y envoyer un
danger de 9 m'avoit ci- devant
fir C3 dérachement que PAflemblée dérachement cent hommes; ceft
féduction. Des préfens, des repas, des exerça fon perfide talent de
cèrent Faeuvre, la prot-Ction donnée aux prévenances commenciplinés, l'acheva, fix hommes feulment reftèrent délinquans 9 aux indif
drapaux & bravèrent
fidellcs à leurs
joindre, le refte du détachement courageufement eut le malheur tous dangers de pour les reles abandonner.
Pendant
les Membres de T'Affemblée
Saint-Marc E Soldats de la
corrompoient à
au-Prince corrompoient les Matelots Nation, 3 ceux du Comité du PortLes manceuvres furent fi fourdes à bcrd du vaiffeau le Liopard.
en fut inftruit le dernier; & je ne que le le fus Commandant du vaiffeau
nctification d'un autre Décret du qui défendoit moi-même que par la
tir de la rade du Port-an-Prince. Je 27; doutois
de lc faire ford'un Corps prequ'entier de ferviteurs de la encore de la défection
furer, ou pour ôter aux pervers cette force Patrie ; pour me rafencore temps, & préferver les autres bâtimens terrible, de la s'il en étoit
pour j'ordonnai France. d'appareiller Le
la nuit frivante pour le Cap, contagion & de-là,
voir d'exécuter mcs Commandant ordres & les Oficiers fc mirent én dement d'obéir, déclara ; mais tout l'Équipage refufa abfolumité,
les quil ne reconnoiffoir quc les ordres du Col'or de menaça Officiers : & enfin il demeura certain
adhérens, l'Affembléc faifoient s les merées du Comité , & Ret vin de leurs que
tiens de fa puiffance Marisime. perdre à la France un des principaux foufur Je l'avouerai, ces vils forfaits, cette double
forces toutes de les Troupes de terre, & effiduée fur corruption une tentée
mer , me pénétra de douleur &
partie des
parences d'une guerre
dindignation. Les
avant moi, puifqu'elle avoit prochaine fait faifir s dont l'Affemblée étoit inftruite apme lannoncoient, rendoient
aux Cayes les dépêches
la polition des affaires encore ces crimes plus odieux, 9 E
publiques plus embarraffante. Les magaLA
toutes de les Troupes de terre, & effiduée fur corruption une tentée
mer , me pénétra de douleur &
partie des
parences d'une guerre
dindignation. Les
avant moi, puifqu'elle avoit prochaine fait faifir s dont l'Affemblée étoit inftruite apme lannoncoient, rendoient
aux Cayes les dépêches
la polition des affaires encore ces crimes plus odieux, 9 E
publiques plus embarraffante. Les magaLA --- Page 17 ---
1790.
u Roi étoient forcés & pillés; la divifion, le défordre augit par-tout, & des Citoyens en grand nombre me pref
de faire ceffer l'alarme univerfelle. Je compris que pour
TS
la Colonie & y ramener la tranquillité, il falloit difloudre
nblée de Saint-Marc & le Comité du Port-au-l Prince; ; mais
voulus pas prendre feul la réfolution.
pellai près de moi plufieurs Officiers prefque tous prores, ou autrement in:éreffés à la profpérité de la Colonie :
expofai les faits, je leur préfentai les pièces. Il fut reconnu
Affembléc n'avoit pas fait un alte qui ne fot un pas vers
enda: :ce; que les deux derniers confommoient Tufurpation
uvoi: fouverain; qu'au furplus cette Affemblée qui devoit
e 212 Députés fe trouvoit réduite à moins de cent, les
X évées modérés s'étant retirés, ainfi que ceux qui n'avoient rien
? théàaer au défordre, & ceux qui fe croyoient obligés d'obéir à
/ance &
Paroiffes qui les rappeloient
étoit déformais inutile de
as nos
de ramener par la raifon & E patience cc refle d'Affemui s'étoit fait un fyflème de révolte contre la Mère-Patrie;
iilt falloit choifir entre ces deux partis, ou abandonner la Coquelques individus perdus de dettes, dont le premier foin,
: quaravoir vidé les coffres 2 feroit de faire bançueroute à leurs
ille du
s.créanciers, ou faire les plus grands efforts pour les difperS vous
ce fut alors que fut arrêtée la Proclamation du 29, Jtillet,
décidé Ion s'affureroit cans la nuit fuivante de quel-
'avons
erfonnes f plus féditicufes, foit dans le Comité du Portimens
ace, foit parmi fes adhérens, & que pour parvenir fans
ccord
il feroit diftribué dans différens quartiers % forts détache-
> une
lela garnifon.
même journée amena un événement qui devoit faciliter T'edion
n de ce projet. Deux particuliers apportèrent des Cayes
êches que le Miniftre m adreffoit 2 & que le Club de cette
S les
re ville avoit fait arracher à main armée au Cavalier de
nous
hauffée qui en étoit chargé ; le Comité s'aflembla dans la
es de
our les lire. J'en fus inftruit; ; on m'avertit en même temps
leurs
avoit des mouvemens extraordinaires d'hommes armés
la Ville que du vailleau, , & quelques avis annonçoient
1S un complot d'incendie feroit propre à favorifer le
tre que le Comité voudroit E. commettre.
plus
cet
la
jue
re
er
:es
ltages
maintenir
it chargé ; le Comité s'aflembla dans la
es de
our les lire. J'en fus inftruit; ; on m'avertit en même temps
leurs
avoit des mouvemens extraordinaires d'hommes armés
la Ville que du vailleau, , & quelques avis annonçoient
1S un complot d'incendie feroit propre à favorifer le
tre que le Comité voudroit E. commettre.
plus
cet
la
jue
re
er
:es
ltages
maintenir --- Page 18 ---
Je donnai ordre à M. de Mauduit, 14 de veiller à la fureté
que, & de marcher à la maifon du Comité de concert a
Citoyens de semparer Volonta'res des quis'empieffoient pour Taccompagnee
perfonnes qui lui étcient indiquées, &
trouvoient réunies dans cette maifon. Il T'auroit fait fans cd
tir, fi la troupe du Comité n'eût tiré fur lui. Cette
attaque a occafioné la mort dé E Citoyens & de P
Soldats; ; environ trente Citoyens ont été pris les arme
main, mais ils ont été relâchés ou le jour même, ou
main, & encore que parthi eux il y eft un Membre du 6
éuea deux" des perfounes qui, fuivant la décifion du 29, de
arrétées.
& Cet événement tout facheux qu'il eft 2 a prodoit un grand
ce bien, 2 c'eft la paix. Le Comité s'eft cifperfé à Tinflar
ai la prononcé la diflolution le jour fuivant; le vaiffeau a
nuit d'après Saint-Marc, & malgré les efforts
blée,
:
malgré ETr profcriptions, fes clameurs à toute la C
malgré même les Lettres de tous fes Membres
d
mefles extravagantes à ceux qui prendront les armes remplies pour e
xagérations fir fes forces pour infpirer la confiance, d'h
imprécations contre le Gouvernement, malgré la nom
qu'elle a faite d'un Gouverneur général pour mc remplace
n'a pu parvenir à troubler la tranquillité dans la ville di
au-Prince, ni dans les Paroifles voifines qui profeffent les
fentimens.
L'Affemblée provinciale du Nord qui avoit eu T'avanta
non de prévoir, au moins de dénoncer la première le
auxquels fe portoit cclie de Saint-Marc, fit de plas les pr
démarches les arréter dans leur fource. Au mom
jinftruifois Fes de la nécéffité de S'armer pour forcer"
blée de Saint-Marcà fe féparer le fe mettoit en moir
pour le même objet; douze Députés Cte l'Affemblée
& des différens Corps des Troupes patrioticues fe
de moi
-
pour me faire les mêmes repiréfenrations; ; une
compoféc des Troupes de ligne, & de Gardes nationales da
s'approchoit des
de Sain-Marc tant par terre que par mer.-
prépararifs du même genre fe firent ici, & alors TAG
qui fe voyoit prête à être ferrée des deux côtés, & qui-fay
pour le même objet; douze Députés Cte l'Affemblée
& des différens Corps des Troupes patrioticues fe
de moi
-
pour me faire les mêmes repiréfenrations; ; une
compoféc des Troupes de ligne, & de Gardes nationales da
s'approchoit des
de Sain-Marc tant par terre que par mer.-
prépararifs du même genre fe firent ici, & alors TAG
qui fe voyoit prête à être ferrée des deux côtés, & qui-fay --- Page 19 ---
'ailleurs elle
à Saint-Marc 15 même, plus de terreur que
1790.
'attachement, MarE prit parti, non pas de fe fsparer, mais de cherhelef falut commun dans une prompte fuite: le vaiflean qu'elle
voit corrompu pour fe rendre maitrefe de la mer, comme TéTS
ivoit un de fes Membres, , n'a fervi qu'à la tranfporter ioin de
Colonie.
Eile n'exifte donc plus cette Affembléc de rébelles quir n'a voul
connoitre ni Lois, ni frein, qui n'a paru refpester les Décrets
la Nation pour les enfreindre avec plus, de fécurité, cu
o
endant toute E durée de fon exiftence n'a montré que des pac
ons immodérées, l'orgueil, l'ambition, la cupidité, & qui n'a
d'autre but que d'enlever la Colonie à la France pour s'en
ndre maitreffe, & d'écrafer le Commerce national pour être
penfée de s'acquitter envers lui.
X évé2 thdàTous les établiffemens qui lui devoient leur exiftence, 2 ou qui
/nce &
foutenoient, doivent tomber avec elic, à moins qu'ils ne
ns nos
ent ou reconnus par l'Aflemblée nationale, Ol forméc fuivant
difpofition de fes Décrets. Ainfi ces établiffiemens qui
nomsde Comités, de Clubs, ne peuvent plus fubfitler; PRre
unicipalités déjà érablies qui, foit dans leur formation 1 foit
quarns leurs fonctions excéderoient ce qui eft preferit par les Déille du
ts de T'Aflemblie nationale du 14 Décembre & autres fivans,
S vous
ivent y être ramenées Oil révoquées.
'avons
Mais au furplis mon véritable devoir, & le plus preflant,
imens
de mettre la Colonie à portée, de jouir pleinement du bienccord
des Décrets des 8 & 28 Mars. Cétoir dans l'efpérance qu'elle
$ une
jouiroit blée plutôt, 2 que javois prononcé la confirmation delAf
, quand
en prononcer la diffolution : elle a
riblement a8E Eret ma confiance contre Tintérêt de la France
1. dion
de la Colonic; & fi cette confirmation laiffoit encore dans
S les
e/prits quelque ferupule fur la difolution que jai prononcée
nous
uis, jefpère qu'une réflexion fimple les léveroit.
es de
Ln'eft permis de douter que la prefque. totalité des Cileurs
ens n'ait PLE que 'Aflemblée fc conformât ax Décrets des
( 28 Mars, & que ce n'ait été une copdition fans laquelle
plus
cet
la
que
re
(r
es
mages
maintenir
dans
S les
e/prits quelque ferupule fur la difolution que jai prononcée
nous
uis, jefpère qu'une réflexion fimple les léveroit.
es de
Ln'eft permis de douter que la prefque. totalité des Cileurs
ens n'ait PLE que 'Aflemblée fc conformât ax Décrets des
( 28 Mars, & que ce n'ait été une copdition fans laquelle
plus
cet
la
que
re
(r
es
mages
maintenir --- Page 20 ---
elle ne devoit plus exifter. Je n'aurois 16 donc fait
vaeu de la Colonie, 2 je dirai plus, j'aurois rempli qu'accomplir
mon devoir, fi avant de publier le réfumé des délibérations plus exactemer de
former, Paroiffes, jeuffe demandé à T'Aflemblée fi elle entendoit fe
ou non, à ces Décrets de l'Affemblée nationale. Sur cor
réponfe négative, 2 ou fir fon refus de répondre, , j'aurojs déclar
ne pouvoir reconnoitre cette Affemblée & toute la Coloniee
applaud: à cette réfolution. Les chofes font à-peu-près les même e
aujourd'hui che fi direétement : fans s'être expliquée PAffemblée a tenu une ma
attenté à la fouveraineté contrare de à la ces Nation, Décrets 3 elle a fi ouvertemer
noitre fans me rendre relponfable envers je ne puis la recon
le Roi, de l'infraétion
nationale &
MESE
tées; & il n'eft pas un par François elle commife aux Lois quils ont pos
attaché à une Affemblée auffi coupable. qui puiffe refter véritablemer
Ainfi la Colonie entière doit approuver le parti que
par ma Proclamation du 29 Juillet ; elle doit s'
jaipr
de ce que l'Affemblée de Saint-Marc, preffée les efimer forces heureuf
contre elle. a & peur-être par fes remords, a la fuite : & dhrigé fer
gardant comme fi à l'arrivée des Décrets,
etit
pour me fervir des
cxifé
-
la Colonie termes de T'article XV du fecond" I ces De
crets,
doit s'occupper inceffamment du foin de for
dei mer la une Affemblée nouvelle qui prenant pour bafe les Décret
du bonheur Nation, élèvera fur les fondemens les plus folides, l'édific
public.
Décret Ex CONSÉQUENCE, de l'Affemblée & pour exécuter, en ce qui me concerne,
décrétée le 28 dudit nationale du 8 Mars dernier & rInftructic:
connoiflance légale & mois 9 defquels Décret, & Inftrution,
authentique a été donnée aux Habitans de
la Colonie, 1 par les Proclamations & Affiches faites dans toutes le
Paroiffes au mois de Juin dernier.
Je déclare inviter tous les Citoyens adifs, c'eft-hidire, igés
de 25 ans accomplis, 2 propriétaires d'immeubles, ou a défaurt d'ond
telle propriéré domiciliés dans leur Paroiffe depuis deux ans &
payant tne contribution, conformément à Tarticlé IV de VInftruction décrétée le 28 Mars dernier.
la Colonie, 1 par les Proclamations & Affiches faites dans toutes le
Paroiffes au mois de Juin dernier.
Je déclare inviter tous les Citoyens adifs, c'eft-hidire, igés
de 25 ans accomplis, 2 propriétaires d'immeubles, ou a défaurt d'ond
telle propriéré domiciliés dans leur Paroiffe depuis deux ans &
payant tne contribution, conformément à Tarticlé IV de VInftruction décrétée le 28 Mars dernier. --- Page 21 ---
o, A fe réunir incellamment chacun dans leur Paroiffe pour
1790.
mer TAffemblée paroifliale,
29, A prendre, TAffemblée paroiffiale étant formée, connoifTS
ce du Décret de TAffemblée nationale du 8 Mars dernier 2 &
Tinftruétion décrétée le 28 du même mois, pour procéder imdiatement à l'elcétion des Députés de leur Paroiffe à une Afablée colosiale, 9 fuivant les articles V & VIde ladite Inftruction.
g Af faireà cet effet un état de dénombrement de toutes les.
fonnes de la Paroifle abfentes ou préfentes, ayant la qualité
primée audit article IV,, ci-deffus rapporté, pour déterminer,
prés leur nombre celui des Députés qui doivent être envoyés
Affemblée colonialc, & ce, à raifon d'un Député cent
toyens 2 en obfervant, 1o que la dernière centaine Fotae cenfée
mplète par le nombre de cinquante Citoyens, de, forte
X évéfera nommé deux
g
ur 150 Citoyens,il
Députés, pour
> théàyens, 2 trois Députés & ainfi de fuite; 29 qu'on n'aura aucun
&
ard dans les Parofles oà il y aura plus de cent Citoyens, >
rance
nombre fractionnaire, lorfqui fera au-deffous de cinquante :
as nos
forte que pour 149 Citoyens, il ne fera nommé qu'un Dépb-
& ainfi de fuite. 3o Entin, que les Paroiffes oùs il fe trouvemoins de cent Citoyens, nommeront toujours un Député,
quarelque foible que puifle être le nombre des Citoyens qui sy
ille du
ouveront; le tout fuivant les articles VII & VIll de ladite
ftruction.
S vOus
40. A procéder après avoir déterminé le nombre de Dépu-
'avons imens
que les Paroiffes ont à nommer, s à l'élection defdits Députés
ans'la forme qui leur paroitra la plus convenable fivant l'article
ccord
X de ladite Inftruction, en obfervant fuivant l'article XV, que
S une
Membres, foit de PAffemblée ccloniale ci-devant exiftante.
it des Affemblecs provinciales exiftantes, pourrort être élus aux
nêmes conditions que les autres Citoyens,
dion
S les
5o.A donner, f les Affemblées paroifiales lej jugent à
ncus
infi
en ont la liberté par T'article X de ladite
cn,
AKCTER:
les inftructions qu'elles à leurs Députés, en obfervant qu'dlles ne pourcs de
ont les charger d'aucuns mandats tendant à gêner leur opinion
leurs
hans l'Affemblée coloniaie, & moins, y inférer des caufes,
yant pour objet de les fouftraire à l'empire de la majorité; lef
plus
cet
la
que
*re
er
res
llages
maintenir
T'article X de ladite
cn,
AKCTER:
les inftructions qu'elles à leurs Députés, en obfervant qu'dlles ne pourcs de
ont les charger d'aucuns mandats tendant à gêner leur opinion
leurs
hans l'Affemblée coloniaie, & moins, y inférer des caufes,
yant pour objet de les fouftraire à l'empire de la majorité; lef
plus
cet
la
que
*re
er
res
llages
maintenir --- Page 22 ---
quels mandats; ; fi une Paroiffe en 18 donnoit de tels, feront
nuls, & fAffemblée coloniale pourra n'y avoir aucun répuré
mais formément Téledtion audit des article. Députés n'en fera pas invalidée : le tout égard, conX.
6°, A charger les Députés élns par lAffemblée
de fe rendre immédiatement & au plus
paroifliale,
e la ville de Léogane, pour y dérerminer tard,lere. le lieu où doit Octobre,
PAffembiée coloniale, flivant farticle XI de ladite Inftruction. fiéger
quillai Laquelle Affemblee coloniale s'organifera & procédera ainfi
parl leI Décret paroitra del'Affemblée cenvenable,. & remplira les fonctions indiquées
en obfervant de fe conformer nationale, dans fon du 8 dudit mois de Mars,
aux maximes énoncées dans les articles travalfitr XVII & la XVIII Conflitution, de
dite Inftruction, lcfquels portent :
laARTICLEI7. Examinant les formes firivant! lefquelles le
légiflatif doit être exercé relativement aux Colo.i.es, elies pouvois
noitront que les Lcis deflinées à les régir, méditées recon
dans leur fein, ne fauroient avoir une exiftence entière &
tive, avant
défini
C'a
fanctionnées d'avoir lc Roi; été décrétées l'Affemblée Nationale &
par
que fi les Eot purement intérieures
vent être provifoirement exécutées avec la fanction du
neur, & en iéfervant
e
légiflature Françoite, les l'approbation définitive du Roi, & de la
extérieurs, & qui pourroient Leispropofées en aucune qui manière toucheroient auxrapports ou
fier les relations entre les Colonies & la Métropole, changer ne modi
recevoir aucune exécution, même provifoire, avant d'avoir fauroient éte
confacrés par la volonté Nationale; n'entendant
dre fous là dénomination des Lois, les exceptions point momentanées, comprenrelatives d'un à Tintroduction des fubfiftances qui" peuvent avoir lieu
raifon befoin preflant, & avec fanction da Gouverner.
ARTICLE 18. En examinant les formes fivant defquelles le
voir exécutif doit être exercé rélativement aux Colonies, elles pou
connoitront que le Roi des François cft dans la Colonie, re
dans tout TEmpire, le dépofitaire fuprême de cette partie comme de la
Militaires,ie puiffance publique. Les Tribunaux, FAdmitifration, les forces
reconnoitront pour leur Chef; il fera repréfenté dans
fanction da Gouverner.
ARTICLE 18. En examinant les formes fivant defquelles le
voir exécutif doit être exercé rélativement aux Colonies, elles pou
connoitront que le Roi des François cft dans la Colonie, re
dans tout TEmpire, le dépofitaire fuprême de cette partie comme de la
Militaires,ie puiffance publique. Les Tribunaux, FAdmitifration, les forces
reconnoitront pour leur Chef; il fera repréfenté dans --- Page 23 ---
1790.
lonie par un Gouverneur quisl aura nommé, qui exerrovifoirement fon autorité, mais fous la réferve toujouss
ée de fon approbation définitive.
TS
déclare de plus inviter l'Affemblée coloniale qui fra forlela manière énoncée ci-defus à s'cccuper avant tout du
des Décrets de PAffemblée
2 mettre à exécution la partie
& des Afemblées
alc, fur l'organifation des Municipaités
fauf
iftratives, qui s'adapter aux convenances locales, du
far
cifion définitive Pt l'Affemblée nationale & Roi,
odificaticns qui pourroiant y être apportécs, &c la fanction
foire du Gouverneur pour l'exécution des arrêtés qui feront
par les Affemblées adminiftratives. Et ce, attendi les
ffes defirent jouir promptement des avantages que aEA leur
arer T'établiflement defdites Municipalités & Affemblées admiX évétives 7 & quil eft important de remédier promptement des Mu-
: théàbus qui ont pu s'introduire, foit dans la formation
/ince &
alités déjà exiftantes s foit dans les fonétions qui leur ont été
as nos
ubes.
déciare, 9 au refte, ne vouloir donner aucune atteinte aux de
mblées provinciales exiftantes, a'tendu que l'article I".
quarrustion de l'Affemblée nationale les a admifes & reconnues.
ille du
nt aux Comités, Clubs, ou a:tres établiffemens de ce genre
S vous
l'Aflemblés Nationale ne parle point, je déclare que Je ne
'avons
en reconnoitre aucun, jutqu'à ce que l'Affemblée coloniale
imens
falt connoitre fes difpofitions à cet égard.
ccord
Donné au Port-au-Prince, fous le fceau de nos Armes & le
$ une
tre-feing de notre Secrétaire, le 29 Août 1790.
Signé, le Comte DE PEINIER
Cion
S les
Par M. le Gouverneur général,
nous
Signe, Rox DE LA GRANGE.
es de
leurs
plus
cet
la
jue
*re
er
tes
ilages
maintenir --- Page 24 ---
--- Page 25 ---
RE
1790.
LETTI
TS
Bureau de Correfpondance dc la Comde Melfieurs les Volontaires di
agnie
ort-au-Prince, à MM. de PAlembléc
rovinciale du Nord.
Lo
Port-au-Prince, ce S Septembre 1790
MESSIEURS ET CHERS COMPATRIOTES,
X évé2 théà-
/ance &
OUS avons reçu avec la lettre que vous nous
ns nos
fait Thonneur de nous écrire le 2 de ce mois,
copic qui y était jointe de la léttre que vous
quarreçue de MM. VIGNES et NEVEU, Vos
ille du
refpondans. Nous vous prions d'en recevoir
S vous
bléc
rovinciale du Nord.
Lo
Port-au-Prince, ce S Septembre 1790
MESSIEURS ET CHERS COMPATRIOTES,
X évé2 théà-
/ance &
OUS avons reçu avec la lettre que vous nous
ns nos
fait Thonneur de nous écrire le 2 de ce mois,
copic qui y était jointe de la léttre que vous
quarreçue de MM. VIGNES et NEVEU, Vos
ille du
refpondans. Nous vous prions d'en recevoir
S vous 'avons
remercimens.
imens
Nous apprenons avec la fatisfaction la plus vive,
ccord
fenfation qu'a fait à Bordeaux votre Arrété du
S une
Mai dernier. Ileft bien glorieux pour vous 2
de vous étre
Gion
fieurs et chers Compatriotes >
les
ontrés les premicrs les Défenfeurs de la bonne
nous
manifefté VCS fentimens patrioties de
ufe, et d'avoir
leurs
Nous avons marché fur vos traces un peu
tcs.
plis
cet
la
que
*re
er
kes
mages
C chargeoir de la maintenir --- Page 26 --- --- Page 27 --- --- Page 28 ---