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CAr )3
Jabir Carter Wirolir
Lilary
Bhrumt Autrersity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
--- Page 5 ---
SV
P REU V E S
DES PROJETS
LIBERTICIDES
ET DINDEPENDANCE
DES COLONS S,
Contre la
liberté, légalité et la représentation
nationale; tirées de leurs propres écrits.
LA
première pièce
je vais
l'origine des tronbles d ont déchiré produire $ fera connoitre
en même-temps les projets St.-Domingue ; elle
Eeree des colons. Voici ce
perfides et d'indépenC A la vue du péril imminent qu'on dont y lit :
> Colonie
notre malheureuse
>> que dans est.ménacée. la
2 nous n'avons apperçu de ressource
.> vinciale dans prompte chaque convocation d'une assemblée proCe
département. (1)
projet, faire
comine on va le voir, n'étoit
pour
rivaliser ces assemblées avec la imaginé que
nationale, et arriver par ce moyen à
représentation
effet, si l'on considère l'époque de la l'indépendance. formation
En
assemblée de St.-Marc, et l'un de ses premiers
de cette
qualifiade. dcrescontiatiannatn sil'on
actes,qu'elle
des assemblées. provinciales du Nord et considérelesarréreés du
matifs de cet acte : si l'on considère enfin Sud, la confirmanière
(:) Extrait d'une lettre écrite
sous lassemblée constituante ; cette parla lettre, députation en date de du St.-Domingue, >
[v.st.]fait Jons, avouée partié par Pun d'une des correspondance secrette de ces 12 août:y89 mêmes co- s
débats devant la commission signataires, des
l'archeveque' Thibault, dansles
de citer cette lettre,
Colonics, J'aurai plusieurs occasiong
A
'on considère enfin Sud, la confirmanière
(:) Extrait d'une lettre écrite
sous lassemblée constituante ; cette parla lettre, députation en date de du St.-Domingue, >
[v.st.]fait Jons, avouée partié par Pun d'une des correspondance secrette de ces 12 août:y89 mêmes co- s
débats devant la commission signataires, des
l'archeveque' Thibault, dansles
de citer cette lettre,
Colonics, J'aurai plusieurs occasiong
A --- Page 6 ---
t2j
avec laquelle ces assemblées coloniales ont corresponda et
parié aux assemblécs nationales, OnL se convaincra facilement quela couvocation de ces assemblées n'étoit
les faiie rivaliser avecles assemblées nationales, que et traiter pour
avec elles de pouvoir à pouyuir.
Les articies V, VIIl et iX du considérant del'acte prétendu constitutionnel, ainsi que les articles I,, 111, VI
et X, prouvent jusqu'à l'évidence, les principes d'indépendance dont les culons n'ont cessé de faire profession
ouverte. (1)
Je sais bien que les colons, ne pouvant plus cacher cette
piècede conviction coutre eux, veulont persuader aujourd'hui que ce n'étoit Jà qu'un voen préscuté el soumis à la
sanction delassumblés nationale, ainsi, disent-ils,
étoient autorisés parle décret du Smars 1790, (V.st.) qu'ils Mais ly si
ce prétendu décre:n'ent dié qu'un 1 oen, cumme ilsle prétendent, d'ou vi-ntlassemblsd provinciale da Sud
toit-elle cet acte comme obligeunt impérativement présen- etindistinctement tous les indiv.cas de la Colonie (2)? D'ot
vient, si vous ne considériez cet acte que comme un voeu
de la Colonie, l'assemblée colomale, par un de ces prétendus
décrets 7 postérienr du icr. Juin
disoit-clle : article
Ier. : ( A l'égard du décrel rendu 1720 87 mars per l'assema Meenutiorule, et accepté par le roile 1odu mémemois,
2) qu'elle adhère avec roionoluancnaudite décret, en2 tGuLE
P> ce qui ne contrarie pas les droits de St.
>)
Domhingue,
dijes consacres duns le décret de l'ussembiée
le
e
20 du mois dernier? (5)
génerule
Pourquoi , si vous ne cunsidériez cet acte que comme un
voeu, l'asseinbiée coloniale disoii-eile dans Si jettre au roi:
< Daignez, sire 3 mettre le comble a vOS bontes , en
o tantle décret du 28 maidernier, quifize nosbases accep- cons-
> titutionelles, eten sanctionnant les divers autres décrets
>> de notre asscmblée générale, quiseront mis sous. les
> de votre majesté, > (4)
yeux
Quir ne voit, dans ce pcu de
que cette assemblée
vonioit rivaliser la
lignes,
soumetire ses décrets représentation qu'à la sanction nationale, du roi? en ne voulant
(1) Yoyez ces considérans et ces
lcs
vovées a ia fin de Tonvrst, ns, I articles, parmi
notes rep-
(2) Voyezlar note Ilalafin.
3) Natr-atietivens,n. 49, du, isamedi1g juin
de
St.-Marc, assemblée coloniale.
1790,article
(+) Cctte jettre est signce Brulley, Thomas Millet et
sous membres de Passembiee coloniale.
Legrand,
en ne voulant
(1) Yoyez ces considérans et ces
lcs
vovées a ia fin de Tonvrst, ns, I articles, parmi
notes rep-
(2) Voyezlar note Ilalafin.
3) Natr-atietivens,n. 49, du, isamedi1g juin
de
St.-Marc, assemblée coloniale.
1790,article
(+) Cctte jettre est signce Brulley, Thomas Millet et
sous membres de Passembiee coloniale.
Legrand, --- Page 7 ---
l
(3)
Voici encore une auitfe
los piincipes ct les
pièce , propre à faire connolire
lion faite en France voeux des colons ; c'est une protestaPar ies députés de la partie def'ouesrde
samt-Doninpene aale, "laquelies
contre un décret de Tassemblée natioprotestation a été rendue pabliqne. à
Dominguie, par nn arrété de Tassemblée
Saintdan4juin 1700, et signle Brulley
coloniale, eri date
Millet, secrétaire.
, peaident,,Atthomns
> poser. K Nous à Tassemblée déclarons que nous ne pouvons ni ne devons
>>
nationale que le décret
proTorme aux ordres de nos
suivant, con-
>> nale, consi lérant la différence commettans : L'assemblée natio-
>> Francé à cclui des
absolue du régime de la
>> que son décret des Colonies, droits de déclare, par cette raison,
>> les concernict,
T'homme ne pcut ni ne doit
>> quelque pllexie déurbteqiln'y sera pas promulgué, sous
> qu'clie recounoit aux que CC puisse être ; décrète encore
>> elles-mone:
Colonies françaises le droit de faire
>> députis pour leurconstiution, étre
gui sera envoyée à
Signé
présentie a Liz sunction
lelgs
Dowge. Cochenil, le citoyere Ogormaud, nécessaico .
Mangalon et
Pins loin on y trouve ce qui suit, per les mémes
taires, ( Et si qui lhorrible pa.lent toujours au nom de la Colonie. signa5 moinsdes mains scission doit avoir licu, vous leverez au,
> niers adieux, pures, etversian mère patrie, dans vos der-
-
> niesqui, en MSpbmtOTRiES etvers les Colo-
> avez fait votre wousbeniemntavonre devoir
retour,vouse
>
sans
diront:vons
c'est à nous à vous consoler>. pouvoir faire des heureux:
Qui peut douter maintenant (1) le
28 mai ne fit considéré
que prétendu décret du
niale comme des bases par les colons et T'assemblée colovoeu de la Colonie? conatitacionnelles, etnon comme un
Les arrêtés confirmatifs des, assemblées
nord, coufirment encore l'esprit
provinciales du
dans le décret du 28 mai; ; car cette d'indépendance manifesté
du nord notifia à l'assemblée
assemblée provinciale
lue à sa Larre, que si on n'accordoit constituante, dans une adresse
qu'elle demandoit, le pacte étoit pas à la Colonie ce
demandoit n'étoit autre chose
rompu la
: et ce qu'clle
droits de Saint-Domingue,
que reconnoissance des
consignée dans le prétendu déNouveiles £) Extrait d'une gazette imprimée à
arrêté de P'asremblee diverses, no, 51, du saucdi 26 Ssiat-Domingue, juin 1790,
intituke
colouiale.
imprimée p:
demandoit, le pacte étoit pas à la Colonie ce
demandoit n'étoit autre chose
rompu la
: et ce qu'clle
droits de Saint-Domingue,
que reconnoissance des
consignée dans le prétendu déNouveiles £) Extrait d'une gazette imprimée à
arrêté de P'asremblee diverses, no, 51, du saucdi 26 Ssiat-Domingue, juin 1790,
intituke
colouiale.
imprimée p: --- Page 8 ---
74)
cret du 28 mai, de l'assemblée de Saint-Marc (1).
J'ai déjà fait remaiqner que les arrêtés confirmatifs des
assemblées provincial's faisoient considérer les prétendus
décrets de l'assemblée générale de
Saint-Domingue comme
obligatoires pour tous Ics individus de la Colonie.
c'est
les arrétés défendoient même aux
couleur
s'adr. sser à
Roer
dc,
5e
l'amélioration de leur sort, Maintenant d'autres autorités pour obtenir
je vais
ces principr S liberticides étoient aussi ceux de prouver et Brul- que
car
ley;
ils m'ont inculpé d'avoir , par ma Page correspondance, empéché m S frères d'obéir aux prétendus décrets
de l'assemblée coloniale (2).
Lep prétendu déretconstitatiomnel de l'assembiée de SaintMarc, les arrêtés confirmatifs des assemblées provinciales
qui en furent les conséquences, avcient été précédés d'un
discours préparatoire du président de l'assemblée de SaintMarc, Bicon de la Chevalerie. Dans ce discours chevaleresque, son auteur exaltoit les têtes des colons en Jes pressentant tous comme les desc ndans directs de ces peuples
flibustiers, conquérans, indépendans et mattres absolus
des terres qu'ils avoienfconguises. Tout ce qu'il y avoit
d'extravagint et de g'gantesque dans ce discours fit une telle
impression sur les têtes des colons, qu'ils se crurent de ce
moment un peuple d'Argonautes, capables de résister à
toutes les puissances de la terre,etl leur commander comme
à leurs esclaves. Ces idécs prirent une telle consistance,
vous les voyez reproduites dans tous les discours et que les
écrits des colons. Dans un discours de Page,
dit :
> partie française de
ily
< La
>) révolution,
Saint-Domingne, au moment de la
rappro hoit les beaux jours où les
> colons se livroient is la France par ZL72 pacte premiers de con-
>> fiance et d'amitié : Louis XIV, le plus absolu des
> rans, , avoit SIL respecter leurs droits (3).
4yPlus loin 3 dans le mêne discours, on y trouve ces deux
paragraphes, calqués sur les idées de Bucon dela Chcvalerie: < Nous avons V u Suint-Domingue dans son état d'indé-
>> pendunce, lorsque des hommes, 7 nés pour la
>> vinrent de toutes les partios du monde habiter ses liberté, foréts
> et fonder la république des Elibustiers, tour à tour l'ad-
> miration de "Europe étonnée de leur courage et de leurs
(r) Voyez T'appel interjetté des 85, p. 37.
(:) Voyez dévcloppement sur les causes des troubles et des dés
sastres de Saint-Domingue, Page.et Brulley, page 79,
(32 Discours historiqae E Page,
pour la
>> vinrent de toutes les partios du monde habiter ses liberté, foréts
> et fonder la république des Elibustiers, tour à tour l'ad-
> miration de "Europe étonnée de leur courage et de leurs
(r) Voyez T'appel interjetté des 85, p. 37.
(:) Voyez dévcloppement sur les causes des troubles et des dés
sastres de Saint-Domingue, Page.et Brulley, page 79,
(32 Discours historiqae E Page, --- Page 9 ---
t55
h vértus 1 et la terreur. de T'Espagne, surl laquelle ils avoient
2 conquis la terre qu'ils habitoient.
> Nous avons vu les Flibusticrs déposer leurs armes 3 .et
> cultivateurs pacifiques - demandera la France protection
>> efficace. en échange des prodactions de son sol. Le plas
>> absolu des rois, Louis XIV, respecta ce pacte sacré,
>> et laissa au peuple de St.-Domingue le gouvernanient
> qh'il s'étoit douné(1) >>.
Si l'on n'appercevoit dans ces phrases emplatiques 1
les projets liberticides. de séparer les Colonies d- la République, , en les rendant indépendantes on seroit tenté de
rire 9 en voyant gravement: Page présenter ces peuplés
Flibustiers , nés pour la liberté 3 introduire parmi eu
l'esclavage leplus révoltant et le plus cruel. Les citations
n'en sont pas plus heureuses ni plus vraies ; cars si les rois
les Flieusseit laissés à St.-Dominguele gouvemnement qne réclamé
bustiers s'étoient donnés , les colons n'auroient pas
contre 1: despotisme des lois qai les régissoient.
Il est si vrai que toutes les assemblées coloniales et leurs
prôneurs ont toujours professé les principes d'indépendance 2 que vous les voyez se reproduire dans tous leurs
écrits.
l'assemblée de
Par exemple 1 dans l'appel interjatté par
St.-Marc, prononcé par les 85 à la barre delassemblée
constituante, , on y, lit, après une apostrophe insultuteàla destireprésentaiion nationale : qu'elle n'avoit pi ni dis
tuer. l'assemtlée coloniale. (2)
A la page 11, on y trouve la preuve que cette assem- de
blée coloniale, se croyant déjà souveraine , avoir exigé
toutes les troupes , dans cette partie, le serment détre
fidelles à la partie frençaise de St-Domingue.
on y dit : que l'assemblée coloniale avoit le droit de
PETA
senter les clauses et les conditions du nouveau pacte qui
devoit désormais unir les cotonies i la France. (3)
Sous l'assemblée constitnante, Rainaud, l'un des députés
de St.-Domingue 1 avoit osé lireà la tribune son opinion
sur les Colonies 1 dans laquelle il disoit que lus Colonies
n'étoient point sujettes de la métropole, mais seulement
leurs alliées. (4)
(:) Méme discours" "historique parlassemblee page 45. générale de St.-Domingues
(2) Voyerappelinterjeuc
à l'assemblée nationale 3 page I ct4.
(:) Voyez lesséanees page 37 de des cet débats appel. del'assembiée çonstituante à cette
(4)Voyez
Epoque.
A 3
lus Colonies
n'étoient point sujettes de la métropole, mais seulement
leurs alliées. (4)
(:) Méme discours" "historique parlassemblee page 45. générale de St.-Domingues
(2) Voyerappelinterjeuc
à l'assemblée nationale 3 page I ct4.
(:) Voyez lesséanees page 37 de des cet débats appel. del'assembiée çonstituante à cette
(4)Voyez
Epoque.
A 3 --- Page 10 ---
16)
Les colons, grands planteurs, ont sibien persisté dans ce
systeme, que leurs agens, Page et Brulley, ont
en France, . Cit 1703, ce gni suit :
imprinré
(C Nul doute que les Colonis ne doivent se
o
> elles-mêmes ; rul doute quelenrs intérêts
gouverner
s la rrconnoissance ne leur, commandent'de yla politique;
> France;
s'uniravec la
nuldontesque lepacte ne doive être le résultat
> des délibérions Jibres de chacune des parties contrac-
> tantes (1) >.
Si ce n'est pas lh stponcerfindipentonee des Colunies
et las présenter corme devant traiter de pnissaince à
sance avec la France > on be sait coment O
phisdice d'nne manière plns positive.
pourroitle
Dans ce même imprime, Page et
encore ainsi(2):
Brulkysgxpriment
C Jeconcinsàceq quelesdroits des Colonies soient nuthen-
> tiquement reconens, et qu'eiles orgauisent leur
> intérieur ;à CH qu'iissite etabli un TACTED'UNION, ciu régiine
a> sentement des parties corteractantes, >
COTECeux uiconclojent ainsict qui atneniçoient de
principes, ont dû ne.essairement s'orposer aax décrêts pareils
nationanx, sur-tout à ceux concernant le régime intérieur
des Colonirs. Aussiles colons n'y ont-ils pas
ce qni coricernoir les droits des hommes de manqjué, couleur. N'en pour
:
deuiuns plus, c'est de cette oppesition que sont dérivés
-
touslestrombles etles dévastations des
in'en
chierche pas d'autres canses,
Colonics.: qu'on
Les priucipes des colons, Page et Brull-y; ainsi que leurs
conciusions, tendent éyidemment à prouver
droit des Colenies de ronipre ou de conserver qu'il les liens dépienles unissent àlamétropole 3 et que par conséquent elles sonit qui
une puissance indépendante de la
(C Sil ja France( continue Page ) reconnott république.
7 lédes Colonies, clle rentre dans ses
lusonvoraine-
> justice qu'a copsacré la convention principes nationale d'élernelle elle
>> laisse plus de doute sur ses intentions, , et les ;
ne
>) la lerre ver ront avec délice s'oldy er à Jeur cdté peuples de
>> tion puissante qui.saifrespecter leur foiblesse. une na-
< La France a toujonrsa applandtfAmnéricain du
> sépara 8es destinécs de celles
etla nordqui
> pourroit vouloir esservir PAméricain del'Anglererre, disséminé France
> Antilles! lajustice éternell-a-telle deux
sur les
poids Ct deuxmeI ) Voyez page 64 du discours historiqne déjà citd,
2) Yoy'ez Page 65, méme discours historique,
qui.saifrespecter leur foiblesse. une na-
< La France a toujonrsa applandtfAmnéricain du
> sépara 8es destinécs de celles
etla nordqui
> pourroit vouloir esservir PAméricain del'Anglererre, disséminé France
> Antilles! lajustice éternell-a-telle deux
sur les
poids Ct deuxmeI ) Voyez page 64 du discours historiqne déjà citd,
2) Yoy'ez Page 65, méme discours historique, --- Page 11 ---
t7i
sures ? Sans doute elle aimera mienx se lcs attacher la ter- par
reconnoissance, que d'yregner par
> l'anour ct la
5 reur. (1) >
ne laissent aucun doute surl JesprinCes denx paragraphes professés par Page et Brulley.
cipes d'indépendance
(secrie Pager dans son dis-
< Sonvenez-vous, legiclateurs,
peuple de Saintsouvenez-vons, quele
5) cours historique)
Tassemblée constitnante
>> Domingue, vexé, , opprimé par
calomnie dans
5. dans la personne de ses représentans, démenti l'amour qu'il porte à
> toute la France,n'a jamais
> lamere-patrie. doute,
le plus
dound à une
Voilh, sans
l'éloge
pompenx cependant Page
assemblée rébelle à P'autorité nationale;
quoivous la présente ici comme muwhdeilolekc-aadr.
;
quetous seS actes ct sesprinciposla pepdlenicenireoinif de' cette C. rporation ilmais il falloit bien que des membres
les prinlicitc ; quiont partigé son crime, en propngeassent
cipes et en fissent l'éloge. mêmes
voir
E Suivons les écrits de ces
prônenrs 1 pour
avec quelle tendresse ils caressent cette ind.ipendancemprts l'air, de n'en pas
laquelle ils soupiront, lout cn se donnant
vouloir.
de l'antiquité ( dit Page) cnront aussilenrs
( Les peuples
mieux
lenr repport avec
s Colonies : ils connurent des quenous détermines, d'après
> elles : unies avec elles chacune par
pactes des parties, ellas formoient
>) l'expression libre de
indépendans quant à
5 antant d'états libres, parfaitement
>> leur régime intérieur. convient à la France de considérer
> C'est ainsi qu'il
a Sint-Domingue insinuer c, pius (2) adroitement ce qu'il faut faire pour
Peut-on
Cette marière estadroitey
rendre les Colhnmiesynupendautes mhais elle n'en décèle pas moins les prin.
j'en conviens les vues ; de ceux qui T'emploient. On ne peut 3e
cipes et d'observer ici conbien cet avis donié per Page,
dispenser coincide avec le pln du congrès de toutes les Colonies >
Barnave et les députàs des Colonies al'assemprésenté constituante. par
(3) Dans ce même dorit. Page fait une
blée
à la convention nationale, et elle porte l'eminvitation de l'esprit qui l'a dicié; c'est à vous d'en juger.
preinte
(:) Discours historique, page 60.
(2) Page 53 du discourshisorigue. de Barnaveavantle décret du 15 mai 1731 suf
(3) Vovezie rapport
Jes Colonicss
A 5
députàs des Colonies al'assemprésenté constituante. par
(3) Dans ce même dorit. Page fait une
blée
à la convention nationale, et elle porte l'eminvitation de l'esprit qui l'a dicié; c'est à vous d'en juger.
preinte
(:) Discours historique, page 60.
(2) Page 53 du discourshisorigue. de Barnaveavantle décret du 15 mai 1731 suf
(3) Vovezie rapport
Jes Colonicss
A 5 --- Page 12 ---
rS)
Voici comment Page propose à la convention
quer sur les colons. CC Reprenez
de s'explid
>> vous donna la nature ; uscz-en l'exercice des droits que,
2 donnez-vous des
pour le bonheur de tous :
>> préseister TL72 projct représentans d'Us10x ; commandez-leur de vous
Cette invitarion, comme vous avec sotremerepatrie. (1)>
des colons Page. et consorts
vOyez, décèlé assez le desir
que plus'loin ils cherchent pour à petsuader Timndépendancer il est vrai
ricain ne vouloit pas être
quele peuplo améle prouver ne fait que indépendant, et ce gu'il dit pour
lecteur d'en juger.
persuader du contraire : c'est au
( On vous a dit que le
> indépendant. Ses désastres, penple américain vouloit être
> rence des loix qaevos deva: suite inévitable, de l'incohé-
>> nies, auroiept bien
clersontporeonpourlen Colo83 vérité me commande pu de dire Faire nafire ce systeme ; mais la
> volonté différente; Ct loin de que lep penple a manifestéune
>> nationale, il ne sollicita
méconneitre la sonveraineté
>> ragime intérieur
que la faculté d'organiser S07Z
>> soirement àla loi. ; Oui, et toujours néannioins il obéit provi-
>> faveur. les droits
citoyens il sollicita, comme une
> politiqne lui puissent imsprescripeibles que la nature et la
Eh quoi! ces prétenducs accorder. (2) >>
pas le desir et la prétention d'être sollicitations ne prouvent-elles
quand ce pouvoir est
un pouvoir législatif? et
sefaire obéir? et enfin, reconnu, ne donne-t-il pas celui de
les gou: ernés oi Ton vent, quand àmoins lon estobéi, ne conduit-on pas
reste, vous allezvoir comment
d'une insurrection P Au
cile, obéissoit provisoirementanx ce peuple colon blanc, si doici
Tassemblée de Saint-Marc loix. Vous vous rapellerez
scnlie constituante
disoit à la barre de l'astuer. Ehbien! Page et qu'ellenasoiapaste Bruliey, suivant
droit de la destiont imprimé ce qui suit:
les mêines principes,
< Nons avons demandé un
> nics, pour provoquer l'exécution rapport de la général loi sur les Colo:
pas parce qu'elle a été votée
du 4avril, non
> mais parce qu'elle a été
par Tassemblée nationale,
>) ceptation seule qu'en acceptée par les Colonies. L'ac-
>> cette loi sucrée : CAR oneFaite les Colonics , rend seule
> LE DROIT DE LA VOTER L'ASSEMBLÉE (c. (3)
NATIONALE N'AVOIT PAS
A
(:) Page 54, discours bistorique.
(5) Page 55 du discours historigne.
SaintDominguc, Dreloppement des causes des troubles de la
par. Page et Bruller , page 19S, partic française de
,
>) ceptation seule qu'en acceptée par les Colonies. L'ac-
>> cette loi sucrée : CAR oneFaite les Colonics , rend seule
> LE DROIT DE LA VOTER L'ASSEMBLÉE (c. (3)
NATIONALE N'AVOIT PAS
A
(:) Page 54, discours bistorique.
(5) Page 55 du discours historigne.
SaintDominguc, Dreloppement des causes des troubles de la
par. Page et Bruller , page 19S, partic française de --- Page 13 ---
obéi à Joi
avoit êté
Quoi L ! vons n'avez nas
la parce
consentie par les vrais représentans du
français,
ratedir
mais senlement parce que vonsl'avez acceptée! n'est-ce pas
là s'élever au-dessus du premier ponvoir, et s'ériger en convention pour ratifier les loix données par la nation ? Et
comme pour ne laisser aucan donte sur votre pouvoir 9
vous déclarez positivement quel l'asseinblée nationale n'avoit
pas le droir de la rendre !On ne peut. en vérité 1 méconaoitre plus affirmativement l'autorité nationale.
Ce que ie vais indiquer des écrits de Page et Brulley,
fera connoitre qne loin d'obéir aux décrets nationaux s'
lescolons blancs, à l'imitation des assemblées coloniales, ont
toujonrs repoussé 1 celles quileurs étoient envoyées quand
elles blessoient leurs prétendus droits. Je transcris Page
lui-mème:
( Ce fut à-peu-près dans ces circonstances qu'on apprit
s à SL.-Domingne l'émission du décret du 15 mai 1791.
en Ini-méme,
>> Le peuple colon s'indignamoins del'acte
>> que du parjure de Tassembléc nalionale 2, qui avoit pro-
> mis de ne porter aucune loi SuLr l'état des personnes,
2> que d'après le waet spontané des assemblées coloniales
> alors existantes. >>. (1)
droits.
Qui avoit sollicité une promesse anssi contraire aux
de l'homme P Tes colons blancs. Qui avoit surpris cette
promesse P C'ôtoit Barnave, dans un considérant dicté par
les colons qui composoient alors le comité colonial; ; parce
des hommes
que ces mêmes colons ne vouloient pas que
horribled'une autre couleur qu'eux, et qu'ils vexoient
ment, pussent jamais se soustraire aux vexations qu'ils
épronvoient. Comment Page ose-t-il se targuer ici de ce décret du
12 octobre, lui qui s'est vanté d'avoir conduit Barnave
à l'échafaud pour ce même décret que Page appelle désastreux aujourd'hui? (2)
blancs
Mais ce qui pronve combien les grands planteurs
étoient opposés aux décrets nationaux 9 sur-tout pour ceux
qui rappeloient les hommes à la liberté et à l'égalité, c'est
ce que vous allez lire de Page sur l'émission du décret du
i5 mai.
del'as-
< Alors parles intrigues de Caduchs, lesmembres
2) semblée coloniale furent revêtus d'une écharpe noire,
p sous des prétextes frivoles, qui ne laissèrent pas d'en
(1) Discours historique 9 P. 13-
(2) Réponse de Page et Brulley au citoyen Belley s P. 29.
é et à l'égalité, c'est
ce que vous allez lire de Page sur l'émission du décret du
i5 mai.
del'as-
< Alors parles intrigues de Caduchs, lesmembres
2) semblée coloniale furent revêtus d'une écharpe noire,
p sous des prétextes frivoles, qui ne laissèrent pas d'en
(1) Discours historique 9 P. 13-
(2) Réponse de Page et Brulley au citoyen Belley s P. 29. --- Page 14 ---
(10)
a imposer aux patriotes 3 par des motifs
> reils ( 1 ). Alcrs des orateurs malveillans à-pen-près ou
> plemorent
égarés
PR
Lassemblee nationale, cent
> courerts du sang des blancs, la torche et le mille révoltés,
> main, leur paroissoient moirs
poignard à la
2> blée nationule.
dangereuz que l'assem-
>> Alors furent effacts, par Ies soins de Ganvin,
> ciantau Cap, ces mots, Za nation et la
négo3) le tmple od se réunissoit l'assemblée loi, qui ornoient
Voilà, citoyens, comment se
coloniale: > (2)
criminelle, 1 dont Page et Bruiley prononçoit une asseinblée
vous prignent commie obrissante érotentmambres, et qu'ils
anxdécret Ls del l'assemblée
nationale,et en font le pius pompeux éloge.
C'est ici le moment de faire connoitre la cause de l'insurreetion des poirs.
Le décret du 15 mai 1791 avoit tellement
gueil des grands plasteurs,et si bien anéanti choqué leur J'orShandependaner.qmis curent devoir tovt tenter pour projet en
empécher l'exécution. D'aberd les deputés des Colonies se
retirèrent de l'assemblée nationale, et protestérent contre
lc décret qu'elle venoitde rendre. (5.Eusuite des placards,
signésde colons Dang.furentaticho danstout Paris. Dans
ces placards, s on y disoit quc, sil'assemblée nutionalend
retiroit pas SOTS décres, les colons feroient soulever leurs
esclaves et cppeleroient tles Anglois duns la Colonie.
D'un autre côté, Goui-d'Arci lit imprimer une lettre (4) à.
ses commetians 1 dans Jaquelle il leur donnoit astucieusementle conseil de faire soulever leurs esclaves et
les Anglois â leurs secours. Cette
d'appeler ne devoit
voir le jour qu'à
brochure,qui
Franceavec profusion, Saint-D-mingue fatdénoncée s quoiqu'imprimée en
parle citoyen
membre de l'assemblée constitnante, et un exemplaire Biausaz, en
fut envoyé aul comité dés Colonies par ull décret de l'assembléc nationale. (5)
On cst forcé de convenir que tontes ces choscs, et surtout la mesure prise par les députés des Colonies, étoient
bien propres à provoquer les événemens malheureux
ont déchiré les Colonies. La désertion des députés de Saint- qui
Domingue avertissoit tacitoment lears coumettarts de se
(r) On observera qu'ici Page avoue bien clairement
membres de l'assembléc colonia.e portoient l'écharpe noire. que tousiee
[s 2 Voyez Discours les historique de Page, page 15.
Je suis en journaux possession de de cC ce tempr. plaçard.
Voycz los journaux du tewps; ce fair y est consignée
ion des députés de Saint- qui
Domingue avertissoit tacitoment lears coumettarts de se
(r) On observera qu'ici Page avoue bien clairement
membres de l'assembléc colonia.e portoient l'écharpe noire. que tousiee
[s 2 Voyez Discours les historique de Page, page 15.
Je suis en journaux possession de de cC ce tempr. plaçard.
Voycz los journaux du tewps; ce fair y est consignée --- Page 15 ---
(11)
éparer de In France, comme ils se séparoient eux-mêmes
de l'assemblce nationale. J'observe que T'époque dela celle nou- ou
velle du dicret du 15 mai dans la Colonie, fut furent
les noirs s'insurgérent ; que lcs couleurs cnnemies
-portées par tousles membres de Passemblée colonialeetprovinciale. Ce fut alors que les netsla loi et lu nalion furent
effucis, el que les Angluis furent appelés sous le vain
preteate de donner des secours à la Colonie. Rappelezvous que c'est Page lui-même qui avouc toutes ces choses,
dansson discours historique (n:rappelez-vous qa'ilyavoue sons de
encore que les couleurs canemies furent poriées
vains prétextes, qui nC luissérent pas d'en imposer aUx
paeriotes.El bien, c'est anssi sous de vains prétextes
les'
ferent
dans la Colonic. Quel cst
CHRCLONS
Anglais
appelés
la
de ces
an peu clairvoyant qui ne voyedans coincidence
ies
faits avec l'émission du décret du 15 mai, que ce sont de
colons eux-mêmes
ont provoqué la première cause
tous les désastres qe Saint-Domingne s Tinsurrection des
esciaves ct les incendies qui l'ont suivie?
Qu'on se retrace les lettres que Blanchelande écrivoit au
ministre de la marine et à l'assemblée nationale, à l'époque
ou Je. décret du 15 mai fut connu à Saint Doningue. Ces
Jettres portoient ( qu'aux prenières nouvelles du décret, le
> EONS. les pertis, de la Colonie s'étoicnt réunis pour
> repoussers. Blanchelande déclaroit même au minisire
2. que si ce décret lui arrivoit officieliement, il ne le feroit
>> pas exécuter, dans la crainte de voir tous les partis se
s porter aux dernières extrémités >, Tout ccla n'annonce coloassurément pas l'intention des colons et de T'asscanblée
niale d'obéir à la loi (2). Mais ce qui va.jetter ungrand jour
sur tous ces événemens, c'est une lettre de. Blanchelande
àu ministre, dans laquelic il dit positivement : qu'it avoit de la
effertatasemblde. coloniale, dansles premier: sjours
révulte,de sortir evec des forces pour disperser ces révollés, Gt gu'il fut refusé, sous prétexte que s'il sortoit, les
negres de la wille pourroient s'insurger à. leur tour. Dans
plusieurs autres de ses lettres, Blanchelande se plaint de ce
que les colons blancs ne vonl wient pas sortir du Cap pour de
iller chasser les révoltés. C'est dans toutes ces lettres
Blanchelande, insérées dans les Moniteurs de la fin de1791,
E3 Pages Voyez 13, à 14, ce sujet 15 eti6. lécrit de Page et Brulley intitulé : déveluppement des causes acs troubles eides désastres dc la partio frans
aise de Saint-Domingue 7 page 113 et suivantcs.
ce
que les colons blancs ne vonl wient pas sortir du Cap pour de
iller chasser les révoltés. C'est dans toutes ces lettres
Blanchelande, insérées dans les Moniteurs de la fin de1791,
E3 Pages Voyez 13, à 14, ce sujet 15 eti6. lécrit de Page et Brulley intitulé : déveluppement des causes acs troubles eides désastres dc la partio frans
aise de Saint-Domingue 7 page 113 et suivantcs. --- Page 16 ---
(13 j
qu'on acquerra Ies lumières suffisantes
avoirle
trame perlidement ourdie.
pour
fild'une
Voila l'origine de tous les désastres des
causes ne viennent
Cnlonics : lours
des assemblées quedelopposidoudes colons aux décrets
toit que pour arriver national.s; à
et s'ils s'y opposoient, ce n'ése reproduisent dans tous lindependance, leurs écrits.
dont les principes
Je reprends Tappel interjetté par
Marc, pour prouver qu'elle n'a Cessé l'assemblée de
de Saintcipes dindépendance, qu'elle vouloit professer es printendu attachement à la patrie. Elle osoit, masquer de son pré- -
conpable, demander au sénat français à cette assemblée
moit la dépendance des Colonies. Vous allez quel titre il réclaton cette denande étoit faite.
voir de > quel
Page 58 de cet appel interjetté
ce qui suit.
par les colons, on y lit
( A quel titre
>) Ou ESILESERNENT réclamerotkon.sur nous LA DÉPENDANCE ?
>2 1790, LIES A LA NATION QUI NOUIATANA:S, FRANÇAISE 2 En AVANT LE 1AKUSLLMT
y même 7L72 (I18 roi de Frunce P
uvions-nons fuie
2> misphère ce rot
Citoyens d'un autre hié2> parle droit de règnoit sur ROTS comine sur vous,
>) nest-tlaneinti l'epée : ce droit vouS l'avez brisé; mats
a héritiers à la que pour vous? Et wous croyez - vous
3 tisme
charge de vOS Colonies de ce
que wOuS upez si heureusement éteint
despoOn ne peut - s'empécher ici d'observer
si cher vous?.
départemens qui coinposent la république que ent teru chacun le même dés
langage, été alors et qu'ils cussent prétendus aux mêmes droits, c'eut
un véritable férléralisme ou une
réciproque de chaqué partié de la république, indépendance
Pago 57 de Tappel iuterjetté par l'assemblée
on liE ce qni suit:
nationale;
< Au foud, la Colonie tenoit
à la
s France elle-même au régime qu'e plus 'elle venoitde France que la
>> N'étoit-ce pas ce régime odicuz
constituoit renVerser.
>> nos rapports intérieurs? Au moment qui oit venoit tons
2> céder à linsurrection
il
de
3) encore? NE
d'Europe , pouroit-il TLOULS lier
> CONSACRER FALLOIT - IL PAS UN NOUVEAU CONTRAT POUR
> N'AVIONS-NOUS NOS RELATIONS A VENIR P ET CE CONTRAT,
2 DÉCLARER
PAS LE DROIT D'EN PRESENTER LES CLAUSES,
5) ATTACHENENT CELLES DONT NOUS FAISIONS- LE PRIX DE NOTRE
FUTUR P
< C'étoit bien Lcs incoytestablemant le woerL
la
>> lonie entière. L'assemblée
de
Co-
> pas dit les mêmes choses provinciale du nordn'agt'elle
que nous 2 et-bien plus for:
RELATIONS A VENIR P ET CE CONTRAT,
2 DÉCLARER
PAS LE DROIT D'EN PRESENTER LES CLAUSES,
5) ATTACHENENT CELLES DONT NOUS FAISIONS- LE PRIX DE NOTRE
FUTUR P
< C'étoit bien Lcs incoytestablemant le woerL
la
>> lonie entière. L'assemblée
de
Co-
> pas dit les mêmes choses provinciale du nordn'agt'elle
que nous 2 et-bien plus for: --- Page 17 ---
215)
encorc'? N'A-T'ELLE PAS NOTIFIÉ EN TERMES
* mellement
ON N'ACCORD IT PAS A LA COLONJE CE
>> PRECIS , QUE SI
(et cétoit, en d'uutres termès, les
> QU'FLLE DEMANDOIT,
nutre decret du 28 mui. ) LE
> mêmes choses qui forment Notre crime seroit-il d'avoir mis
>) PACTE frorr KONPU? dans nOS eapressiuns ?
>>
de décence chose de plus positif, et qui montre
guz a-L-il quelque
les
évidemment l'esprit et
projets d'indépendance
plus
coloniales ?
des assumblées de lécrit cité, voici. ce qu'on y lit :
Même page
comme des enfans
C On nous a regardé a-peu-près sévère et quelque coups
ec mutinés, dont un coup-d'oeil hasard, déconcerteroient les pré-
> de fouets distribués les au idées. On' auroit di penser peut-
> tentions comme étions des hommes aussi, que la liberté,
> étre que nous ROS idées , nous en avoit donne de
>> en mirissant SUR NOS PRÉTENTIONS, MAIS SUR NOS
> justes, NON PAS
2> DRUITS.
le demande, est-ce là le ton d'homQu'elle arrogancelJel obéi à la loi?
mes qui ont toujours
lu à la barre de l'assemblée
Poge 38 du mêmne ouvrage,
suit.
constituante, on lit encore seroit-clle ce qui donc lézée, si la Colonie
< En quoi la France si toutes les Colonies ne prétendoient
>) de S.Domingue, lui être suumises que par la déférence portée
> désormais décret du 28 mai P
2 à notre
vous venez de lire, vous ne serez pas surAprès ce que colons
défier la France de conpris de voir ces
orgueilleux
server les Culonies, droit s'ils de sy la opposent. France sur nozus, C est la dis-
> Lapremier
i lui rester
le second,c'est
de nos coeurs
unies;
> position intéret. Si ces deux liens manguoient, comment
>> notre
sefatter de nous conserver?
>> pourroit-elle
dit le
> Elle enverroit des forces, 9 comme nousla
rapen seroit douteuse, laliénation
s) purteur ; l'efficncité
> des esprits certaine >). (1)
audace cette assemblée
Voila, citoyens 1 avec à la quelle
nationale ; et
conspiratrice osoit parler
réprésentation la
cependant des hommes qui se disent patriotes, Le délire présentent de l'indécomme étant dans les bons étoit principes. à tel
ceux qui
pendance chez les colons
point, que
leurs assemblées coloniales ont cru qu'ils
composoient
à laide même des décrets
snmune
voient y parvenir,
(a ) Page 39. de l'appel interjetté,
avec à la quelle
nationale ; et
conspiratrice osoit parler
réprésentation la
cependant des hommes qui se disent patriotes, Le délire présentent de l'indécomme étant dans les bons étoit principes. à tel
ceux qui
pendance chez les colons
point, que
leurs assemblées coloniales ont cru qu'ils
composoient
à laide même des décrets
snmune
voient y parvenir,
(a ) Page 39. de l'appel interjetté, --- Page 18 ---
t14)
Voici; à cc snjct, leurs
2 Ladhésion frture des raisonnemens. ( Le
de
>
gue dans les inseructions Colonies de irs France prineipe estsit
r2 mizent
du 28 mars, il
wraie
consigné > (2).
estformellePius on avance, et plus on est
absiurdes et : érfides des assemblées convainen des prétentions
geoient le droit d'eire ati ioins
coloniales : elles s'arroà-fait indépendant du corps
un pouvoir législatif, toutcelle de Saint- Marc
constituant; ; et voici comment
< La légitimité de s'exprimoit à ce sujet.
> caractère indépendant nos de élections nous confirmoien: un
>) voit nous révoguer que toute aintorité, et on ne pou-
>> tituans. Vous pouviez par, Tintervention de nos COrS-
> Bn
pens-étre annuliernos
supposantque DOuLS
opérations:
>> wos pouvoirs cte moins n'eussiez pas excedé les barnesde
>> de la prudence comme anriez-vons de la
enfreine les règles
>> sur ces opérations sans nous justice, - en2 pronongant
On auroitsans dontepeine à croire entendre (2).
pièces n' 'existoient pas;oncroiroit
ee gu'on lit ici,siles
discours eût été prononcé à la barre encore de mnoinsqu'ung pareil
tuante, silimprimné, revêtu des
Tassemblée consti-.
l'assemblée coloniale n'existoit signatures des meabres de
persuadés qu'ils étoient une pas. Mais les colons etoient si
le droit de pouvoir
puissance, qu'ils ont Cru avoir
En pariant de sa gourmander ha.représentatiom nationale..
Saint-Marc adressoit destitution, à
voici ce que Tassemblée de
CC Qui n'a pas frémide Fassemblee nationale,
>> présentans du peuple proposer tout à la fois nux reD> de violer le premier de d'ontrepasser leur
lours porvoirs, et
>> DE L'INJUSTICE A CELUI DE L'USURPATION devoir, dejoindre ZEXCES
Quand.on a été dssez audacieux
(5)>2
devant la représeatation
pour parier ce
ceux
nationale,
langage
qui Tout éié n'aient pas
pent-on douter que
tous les projets perfisles
effectué à deux mille lieues
tenir leurs,folles et absardes qu'ils ont pu innagin IT, pour sout-on se persuader que dcs prélentions? Comment pourraà l'assemblée nationale, aient hommes qui ont Pu parler ainsi
crets, sur-tout quand ces décrets pu ni voulu obéir à ses déQui peut n'êire pas intimément froissoient leur orgueil?
homines. retournés à
convaincu que C:S mêmes
suite la seconde assemblée Maint-nlonaingee et composant encoloniate,n'sient pas iout entreI Appel interjetté,
2 Appel interjetté, P. page 62, 60.
3 ] ibid,
à l'assemblée nationale, aient hommes qui ont Pu parler ainsi
crets, sur-tout quand ces décrets pu ni voulu obéir à ses déQui peut n'êire pas intimément froissoient leur orgueil?
homines. retournés à
convaincu que C:S mêmes
suite la seconde assemblée Maint-nlonaingee et composant encoloniate,n'sient pas iout entreI Appel interjetté,
2 Appel interjetté, P. page 62, 60.
3 ] ibid, --- Page 19 ---
ta5j
pris et tout hazarde pour soutenir ce qu'ils osoient nationale? appelor
ici leursdroits même ea Egpdrbaroprersaatrn nationale, qni cassoit
Enparii du dén ret de lassemblée annulloit tous SCS actes,
T'assemblée de Samt-Marc, rEquia
pour les
qn'elie osoit qualilier de decrets constitutionnels
à la
Colonies, voici comment cette assenblée s'exprimoit
barre méme de l'asseml-le constituante :
intolérable
décision, cet acte
< Cene incomprclieusible
inconstinutbmmel auquel
>> de violence, de despotisme
le sceau qui
> votre rapporteur nous a forcé d'apposer
> consacre 2os décrets (1). osoit
ainsi des décrets
Une corporatic n illicite qui
parler constituant, devoit
nationaux, en présence même du corps ni oléir à aucun:
être bien déterminéc à n'en reconnoitre
exécuaussilcs assemblées coloniales ne) les firent-ils janais de tous les
ter ; et c'est bien là, saps contredit, la la source civile
y a
désastres de Saint-Domingae et de guerre
qui
règné, Hlétoit doncindobiubleqel la conduite desassemblées COprofessoit les
loniales n'attiràt tous C- smalheurs. puisqu'eile aristocrates.
principes des grands plantenrs, doublement décret du 8 mars
En envoyant officicllen nt le
1790, de
avec lcs instructions du 25 du inême mois, coloniale. le président Dans sa
l'assemblée nationale écrivit à l'assemblée messieurs, avec
lettre il disoit aux colons : (C Demandez, utile à votre Colonie; l'as-
> C nfiance ce que vous croyez invitent>. Ceite invitation simple
>> semblée et le roivous y coloniale
an pouvoir de faire
est prise par Tassoublee
à pour cette lettre. cc El bien,
ses loix : et voici ce qu'elle répond
i l'accepta-
> messieurs, acceptez et décrétez, présentez
nous
>> tion du roi les bases (2) constitutiownelles que
> aVOnS Thonneurde vous adressers. (3)
N'cst-ce
Est-ce là le langage de la soumission aux loix?
dicter? En continuant sa lettre, I'aspas plutôt coloniale en vouloir s'érige en 'censeur, et ajonte : c Par là
semblée
la
an inilieu denous.; vous repousserez
> vous porterez paix
sousle voile d'une chimé-
> ces systèmes destructeurs troublent qui, tontes les propriétés, (des
> rique porfection, d'hommes) et finiront par tarir les sources de
> propriétés
Nons bornons la nos demandes
a la prospérité publique.
> actuelles >. (4)
(u)Appelintesjetes) (2), Ces bases consitutionnelles page 65. étoient toujours le décret du 8z
soi, de Passemblée colouiale.
n.0 3.
832 Gazette de Saint-Doningue,
6 41 On voit déjà la trame des colons contre la Gironder
fection, d'hommes) et finiront par tarir les sources de
> propriétés
Nons bornons la nos demandes
a la prospérité publique.
> actuelles >. (4)
(u)Appelintesjetes) (2), Ces bases consitutionnelles page 65. étoient toujours le décret du 8z
soi, de Passemblée colouiale.
n.0 3.
832 Gazette de Saint-Doningue,
6 41 On voit déjà la trame des colons contre la Gironder --- Page 20 ---
783236)
Page et Brulley auront bean protester que les
coloniales étoient soumises aux loix de Tassemblée assembléés
nale, ils ne persuaderont jamais que ceux
natioainsi fussent soumis aux décrets nationaux. qui ont écrit
attendre, en faveur de nos principes, d'hommes Que pouvoit-on
colons, quiles fouloient aux pieds?
comme les
de la liberté et de l'egblité, d'hommes Qu'espérer en faveur
intérêts et leurs jouissances sur la
qui calculent leurs
le sang de leurs semblables P Non, dégradation Ge
les larmes et
gradés eux-mémes, ne pouvoient jamais pareils être homnes, les
déde notre sublime, révolution ; ils devoient
partisans
comine ils l'ont été, les plus grands ennemis, donc en être 5
tout sacrifier pour l'anéantir ou tout au moins tout tenter et
pour jamais des Colonies. Que signifient d'aileurs l'éloigner
niers IDOIS, nouS bornons liz nos demandes ces derJusqu'on vouloient-ils doncles pousser ? Jel lai actuelles? et
l'ont avoué eux-mémes, 2 faire reconnoitre déjàdit, ils
des Colonies. Page Jui-urême, qni s'en défend T'indépendance
t-il pas essayé d'y faire consentir la convention, tant, n'asant, dans l'un de S es discours:
en lui di-
< Si la France reconnoit la souveraineté
>> elle rentre dans ses prin. ipes d'éternelle des Colonies,
>> toujours applaudi l'Améri ain
justice. Elle a
>> TAngleterre ; et la France pourroit qui sépara vouloir ses destinées de"
>> méricain disséminé sur les
La asservir l'A-
.
Antilles"!
> nelle a-t-elle deux poids et deux mesures? justice éter-
>>
Colonies ne doivent se gouverner (1) Nul doute
>
à ce qu'il soit érabliun
elle's-mêmes...
ccclaie
> sentement des PARRTIFS CONTRACTANTES. pacted'uxiox, du conQui pourra donter à présent du dussein des (2)
la souveraineté des Colonies, a ou pourleur colons pour
Qui doutera encore de la coalition de
indépendance ?
ces mêmes colons, dont ils sont' les agens, Page'et Brulley avec
a cette indépendance P
7 pour parvenir
Quelques extraits d'une lettre de
collègues , députés de S.-Domingue, à Gouy-d'Arcis leurs
et ses
vontjetterde. nouvelles lumières sur
commettans des
$
leurs intrigues et leurs projets liberticides. lesprincipes Colons,
Paris, ce 25 Avril 1790.
< Il nous serait impossible
lsj
3 triotes, de vous exprimer toutes 7 messieurs les démarches et chers compaauxquelles
I 27 1 Discours Instorique, > P. 60.
I3] Discours Ceite leitre historique, P. 64, à la note.
mient 2ux affiche. amcricainer,feuille est iusérée toute entière dansie no. 56 du supplédu Cap-Irançais,
iZ
Jimain dna
nay
Avril 1790.
< Il nous serait impossible
lsj
3 triotes, de vous exprimer toutes 7 messieurs les démarches et chers compaauxquelles
I 27 1 Discours Instorique, > P. 60.
I3] Discours Ceite leitre historique, P. 64, à la note.
mient 2ux affiche. amcricainer,feuille est iusérée toute entière dansie no. 56 du supplédu Cap-Irançais,
iZ
Jimain dna
nay --- Page 21 ---
PRE U VES
COMPLETTES ET MATÉRIELLES
DU PROJET DES COLONS
POUR MENER LES COLONIES A LINDEPENDANCE;
Sirles de leurs propres écrits $
Ouvrage présenté à la Commission des Coloniesy
PAR J. R A I M O N D,
Et dans lequel on reconnoitra la cause et
Torigine des malleurs de Saini-Dorsingue.
A PARIS,
De l'imprimerie de L'UNION, ,rueneuve. Augustin,
no. 21,
a N III DE LA R ÉPURLIQUE --- Page 22 --- --- Page 23 ---
E795
D286e
V.2 --- Page 24 ---