--- Page 1 --- --- Page 2 --- --- Page 3 --- --- Page 4 ---
Samade
. -
MUENT
LSAIFTE OLETT
CHITO --- Page 5 ---
Fortnnit
PRECIS HISTORIQUE
SUR LE
RÉGIMENT DE CRÈTE,
DRAGON S. --- Page 6 --- --- Page 7 ---
LOI sur les Contrefucteurs:
Du 19 Juillet 1793. ( an 2. )
AnT. IV. Tour contrefacteur sera
tenu de payer au véritable propriétaire
une somme équivalente au
de 7 trois mille exemplaires de lé:
prix
dition originale.
V. Tout débitant d'édition contrefaite, s'il n'est pas reconnu contréfacteur
sera tenu de payer au véritable
propriétaire > une somme équivalente
au prix de cinq cents exemplaires de
l'édition originale.
Conformément à Ia loi 9 nous avons
déposé deux exemplaires de cet ouvrage
à la bibliothèque nationale ; les loix nous
assurant la
nousle plaçons
en
propriété,
leur
Nous traduirons
sous
sauve-garde.
devant les tribunaux tout contrefacteur
ou débitant d'édition contrefaite.
Et pour éviter toute espèce des surprise,
chaque exemplaire sera signé et paraphé
par nous.
-
METt
A --- Page 8 ---
175 LNBmiry Deslercioreaza et Colorel
ceaddulbatage de Leogane
Inup: leur de Crele Dragonu. 1790. --- Page 9 ---
PRECIS HISTORIQUE
SUR L E
REGIMENT DE CRÈTE,
DRAGONS;
Survi d'une_ notice sur la. vie militaire,
politique et privée de M. BaudryDeslozières, Colonel-Inspecteur dudit
Régiment.
Par M. G.C.T. D'ESTERRE, ancien
Militaire,
TROISIÈME EDITION,
Revue, corrigée et augmentée,
< Le sage malleurcux,' si j'en crois mes
> douleurs,
3) Ne doit pendant long-temps qu'attendre
> des malheurs ! >>
DESLOZIÈRES,
Se trouve
Chez les principaux LIBRAIRES de la
France.
JUILLET 1804. --- Page 10 --- --- Page 11 ---
ÉPITRE DÉDICATOIRE
A M ESSIEUR R S
LES COLONS DE Sa-DOMINGUE,
Mes chers
compatriotes et compagnons
dinfarune:
Jaorearo à moi pour rendre au
plus
sincère, au meilleur de nos amis, les
actions de
graces que nous lui devons -
pour les services signalés
dus sous toutes les formes qu'ilnous a renlui
; ilest juste de
en témoigner notre
et c'est aussi
reconnaissance,
encourager ceux qui ont les
mêmes dispositions pour les Colons à
nous rendre les services qui dépendront
.d'eux; et prouverens en
que les Colons ne sont point mme-temps entachés
de l'ingratitude qu'on leur a méchamment supposée quelquefois.
Je crois être votre écho, heureux
en
si,
remplissant ma tâche 1 j'ai pu atteindre le but de vOS intentions.
st juste de
en témoigner notre
et c'est aussi
reconnaissance,
encourager ceux qui ont les
mêmes dispositions pour les Colons à
nous rendre les services qui dépendront
.d'eux; et prouverens en
que les Colons ne sont point mme-temps entachés
de l'ingratitude qu'on leur a méchamment supposée quelquefois.
Je crois être votre écho, heureux
en
si,
remplissant ma tâche 1 j'ai pu atteindre le but de vOS intentions. --- Page 12 ---
EPITRE DÉDICATOIRN
à
naturel me porte
Un mouvement
dans toutes
faire T'éloge de celui qui, des
de
preuves
, a donné
et d'un
les circonstances d'une brayoure
non équivoques bornes 2. en tâchant
dévonement sans
soit par la doude concilier les esprits, soit par l'énergie
ceur de son caractere,
dans toutes
n'a cessé de déployer
d'ailleurs
qu'il occasions. Vous connaissez Crète,
les
de
Tutilité dont a étéle Régiment de son Chef;
etla bienfaisance constante d'indalgence, mais on
il n'a pas besoin
pour lui la justice
a le droit de réclamer
les Colons lui doivent.
que
Je suis avec respect;
MESS S IE U RS,
Serviteur et Compatriote,
Votre
DE
CUSTENETMISTERRE
ancien Militaire. --- Page 13 ---
PRI ÉFAC E.
Laccent que le Public a bien voulu,
Faire :. aux deux éditions précédentes de
cette histoire Coloniale, et sur-tout celui
qu'elle a reçu des départemens de la
SJine, du Ahone 1 de la Gironde.et de la
Haute- Garonne : m'encourage à donner
cette troisième, les deuz premières étant
d'ailleurs totaloment épuisées.
Favoue que dans lès précédentes éditionsj'ai mis une promptitude quine m'a
point permis d'apercévoir des transpositions, quelques anacronismes et des omissions d'une grande importance. Ona eu
la bonté de me les montrèr, erjaiprofié
avec reconinaissance de ces utiles obserwations. Jai supprimé dans celle-ci.ce
qui paraissait inutile ; et ne m'attachane
qu'a mon but principal, .
f6,
Tyai raitaché
tout ce quejai eru devoir lui appartenir.
Jaifait de nouvelles recherohes parmi
les Colons qui sont eri Erance; ellés onit
- --- Page 14 ---
PAEPACE rassuré
vj
mémoire et m'ont
rafratchi ma
n'avais pas osé faire
dont je
sur des faits
Phistoire; je
mention par respect pour
jamais,
crois avoir aujourdhui plus que
atteint mon but. dit non plus, 7, mais je
Je n'aipas tout
wu, en
ce quejai
n'ai voulu -
rapporter que
9 sans
partie, et dont je pouvais,
grande
faire part au publesser ma conscience,. édition étant mieux
blic. Cette troisième donc Tespérance.
soignée , me donne moins avec autant
qu'elle sera reçue aul celles qui Tont préde complaisance que
de choses
cédée; car. on y werra une.foule des Colons
qui méritent d'étre connucs des historiens
eue-mées 1 et sur-tout
pour, faire
: ramassent des matériaua des
qui
histoire
Coloniess
un jour la fameuse celle de St-Domingue,
IL
et principalenent
dintérét.
quiofpfre tant de malheurs.et puisse offrir de
de roman qui
n'y a point -
touchante et des hommes
sitnation aussi
dans tous les genres
eztraordinaires
pluis
et de tous les partis.
qui méritent d'étre connucs des historiens
eue-mées 1 et sur-tout
pour, faire
: ramassent des matériaua des
qui
histoire
Coloniess
un jour la fameuse celle de St-Domingue,
IL
et principalenent
dintérét.
quiofpfre tant de malheurs.et puisse offrir de
de roman qui
n'y a point -
touchante et des hommes
sitnation aussi
dans tous les genres
eztraordinaires
pluis
et de tous les partis. --- Page 15 ---
PRÉCIS HISTORIQUE
SUR LE
RÉGIMENT DE CRÈTE,
DRAGONSCHAPITRE PREMIE R.
Inquiétude du Gouverneur général
sur la désertion des Soldats.
Les Negres libres et les hommes
de'couleur enrégimentés.
EN 1789, la nouvelle de la révolution du 14 juillet exhalta toutes
les tétes; ; des émeutes populaires
se manifestèrent. Celle qui eutlieu
au Petit-Goave fut ensanglantée
parle meurtre d'un homhme
D
juste
et vertueux ; M. Ferrand-de-La- --- Page 16 ---
(8)
baudières, juge de la juridietion.
Cet attentat et ses motifs dornent une idée juste de ce qu'on
entendait par patriotisme
des
Au reste 7 ce fut Touvrage
blancs. Cemalheurenx
seuls petits massacré comme arisFerrand fut
qu'il était soupçonné
tocrate, parce
d'être favorable
depuis long-tempé
aux sangs-melés. tout le monde
A cette époque
voulait être maitre 7 et personne
voulait attendre les nouvelles
ne
était d'autant
loix. La circonstance
favorable pour Tanarchie,que
plus
militaires de St.-Dominles forces
dimi-
- étaient extrèmement
gue
et qu'on ne ponvait plus
nuées 1 les corps au complet 9
y porter
n'envoyait plus do
parce qu'on
troupes de France. --- Page 17 ---
(9)
Des assemblées de 7 des clubs et
des corps popnlaires, se multiplièrent à Tinfini 9 et occasionnèrent
des frottemens considérables dans
l'administration de St.-Dominguer
Comme la France n'avait pas
encore prononcé sur ses colonies,
il était sage de faire exécuter les
anciennés loix jusqu'à.ce quelassémblée nationale en ent envoyé
de nouvelles ; mais le feu dut de
sordre gagna tous les esprits, et
l'ardeur du climat lui donna, , en
de jours, une activité inquiépeu
tante.
M. de Peinier, chef d'escadre > s
de
était alors gouverneur. général
la colonie, et néanmoins son embarras fut extrême. Les troupes
divisées par les mal intentionnés
se livraient déjà à une débauche --- Page 18 ---
( 10)
crapuleuse 9 et on ne pouvait Le réen tirer qu'un faible parti. :
du Port-an-Prince. * plus
giment
tombait dans la
pentiealilsemens,
discid'sobissance ; et malgréla
de feu M. de Mauduit, son
pline
colonel, on ne ponvaitTempecher
de déserter.
étaient fort biert
Les déserteurs
d'habiaccueillis chez beancoup
des quar*
tans; et les commandans
tiers, en grande partie 1e , s'étaient *
détachés de la cause commune 2
crainte , soit pour tout
soit par
euxautre motif, pour se préter
mémes aux actions impolitiques
factions naissantes ; en sorte
des
perdait de
que le gouvernement I'avaient
jour en: jour les liens qui
-
soutenu.
on vit paraitre
CC Acetteépoque
accueillis chez beancoup
des quar*
tans; et les commandans
tiers, en grande partie 1e , s'étaient *
détachés de la cause commune 2
crainte , soit pour tout
soit par
euxautre motif, pour se préter
mémes aux actions impolitiques
factions naissantes ; en sorte
des
perdait de
que le gouvernement I'avaient
jour en: jour les liens qui
-
soutenu.
on vit paraitre
CC Acetteépoque --- Page 19 ---
(i)
>). sur la scène un nommé Bacon-
> de-la-Chevalerie > qui 2 doué
talens 1 et cachant
5 de quelques
des cheveux blancs et sous
)). sous
traits les
séduisans etles
5> les
plus
Timagination
> plus respectables
ardente, ne sut pas éga-
>> la plus
T'ambition dé.
> lement dissimuler
dont il était dévoré. Cet
>> mesurée
habile à mener de loin
>> homme,
> T'exécution de ses projets secrets,
chevaleresque
>> futdelexpélition
du
ou plutôt il
>
Port-au-Prince,
>>, servit de chef à une jeunesse
laquelle il
> bouillante s parmi
-
à se faire des amis et
> cherchait
Il marchait
>
des partisans.
rapi-
> dement vers le but qu'il voulait
était de se faire
>> atteindre 5 qui
au commandement ge-
>) nommer
la colonie il faisait
>> néral de
i
pu --- Page 20 ---
( 12 )
créases nombrenses
5. blier, par
sur
des bruits effrayans
>> tures,
mouvemens qui
>> de prétendus
parmi les es-
>) se manifestaient
>> claves
de cet homme
Les émissaires
devaient se réjouir ; il paraissait
le sang allait couler, 9
certain que.
toutesles grandes
car on voyait sur
armés. Mi 3
routes des hommes
du PortLes cheminsquipartente
conduire à Léogane
au-Prince pour
une chaine de
et Jacmel, à travers
étaient
montagnes considérables,
couverts de ces vagabonds, princide déserteurs , et' ces
A
palement allaient former un foyer et
fuyards
dans.la partie la
un rassemblement
favorable à leurs projets:
plus milieu de cet espace est la
Au
haute montagne, qui, par sa po- --- Page 21 ---
(13)
sition, commande naturellement
les trois villes, du Port-an-Prince,
de Léogane et. de Jacmel ; c'était
le point véritable où l'on devait
militaire
inposer un noyau
pour
tercepter les voyageurs mal intentionnés et rompre leur réunion.
MM. de Peinier et Mauduit connaissant l'esprit de conciliation et
de fermeté de M. Baudry-Deslozidres,anciens militaire etpropriétaire
delhabitation connue sous le nom
Crête son attàchement à la
de
chose publique et sa haine pour
tout ce qui peut la troubler, crurent qu'il était prudent de le consulter pour chercherà éviterlesévèsemblaient menacer
nemens qui
cette partie de la colonie.
M. Baudry-Deslosières est un
de ces hommes doué parla nature
de conciliation et
de fermeté de M. Baudry-Deslozidres,anciens militaire etpropriétaire
delhabitation connue sous le nom
Crête son attàchement à la
de
chose publique et sa haine pour
tout ce qui peut la troubler, crurent qu'il était prudent de le consulter pour chercherà éviterlesévèsemblaient menacer
nemens qui
cette partie de la colonie.
M. Baudry-Deslosières est un
de ces hommes doué parla nature --- Page 22 ---
(14)
noble et biend'une physionomie
les
où se confondent
veillante 2 belle ame et d'un beau
traits d'une
cette gravité
génie 7 possédant.
insibienséante 3 cette éloquence rendent
nuante et censée 9 qui
toujours le commandepresque efficace ; en un mot il est
ment
être à la tête d'une armée.
né pour
général le fit
Le gouverneur
se concerter et prendre
venir lui pour des mesures pour assurer
avec
Les connaissances
la tranquillité.
veret les relations d'un citoyen
la
tueux, sont presque toujours effet,
de son mérite. En
preuve témoignage plus flatteur pour
quel
que celui de
un ancien militaire,
ainsi dire présider,
voir
L -
se
pour cercle oùl étaient le goudans un
M: de Mauduit,
verneur général, --- Page 23 ---
(45)
colonel du régiment du Port-auPrince; M. de Villars, commandant pour le roi dans la ville de
Léogane ; M. dé Coustard, commandart aussi Pour le roi dans la
ville da Port-au-Prince, et béaud'autresi officiers de haut
coup grade. 2
Ses lumières et ses connaissances le firent admirer de
toute: Tassemblée 5 qui ne savait
rien 1 faire sans - le consulter ;
set ses réponses étaient toujours
celles de la sagesse et de la
paix.
déCette assemblée respectable
cida que M. Baudry-Deslozières
serait nommé commandant pour
le roi dans les sept montagnes
de Léogane et autres adjacentes ;
après quelques difficultés 7 M.
Bandry-Desloières se décide et --- Page 24 ---
(16 )
cette charge aussi pénible
accepte
que délicate.
commanLa voix du nouveau servit à faire
dant fut: - un signal qui
de riches
réunir un grand nombre semblèrent lui
propriétaires qui
contre un préjugé trop
prouver, 9 parmi nous 7 qu'ils ne
commun
quel lal haute estime
craignaient pas
fhtun sentiment réservé 7
pourleurs
seuls insulaires. sentit tout ce qui en
Le sage
; mais
allait conterà sa tranquillité bonheur
né pour se rendre utile au
de sa
de sa patrie, il triompha nous
répugnance ; il savait que
des
redevablesàl la société
sommes
le ciel nous a confiés
talens que
ces biens ne nous
elle, et que
a
pour
plus aussitôt qu'elle
appartiennent
les réclame.
On
7
pourleurs
seuls insulaires. sentit tout ce qui en
Le sage
; mais
allait conterà sa tranquillité bonheur
né pour se rendre utile au
de sa
de sa patrie, il triompha nous
répugnance ; il savait que
des
redevablesàl la société
sommes
le ciel nous a confiés
talens que
ces biens ne nous
elle, et que
a
pour
plus aussitôt qu'elle
appartiennent
les réclame.
On --- Page 25 ---
(17),
On lui donna quelques soldats
cavaliers : de. maréet quelques
établir le.
chaussée, et partit pour.
poste qu'on lui avait confié.
Quelques heureux succès angmentèrent le crédit de ce commanle
dant; le gonverneur général 1 3
chargea de missions secrètes et délicates, qu'il remplit, non-seulement à la satisfaction du gouvernement, mais bien plus encore à
celle de tous les habitanshonndtes.
Que de peine avant de parvenir
à l'exécution des volontés du gouvernement! que de préjugés àcombattre, chez ln multitude aveugle
à censurer !
et tonjours prompte
d'obstacles, à surmonter ! que
que de ressorts à mouvoir - ! quelle
adresse ne fallait-il pas pour se
concilier avec tous les esprits ! M.
B --- Page 26 ---
(18 )
difprévit ces
Bandty-Dalosires
et sut en
ficultés : il lés rencontra,
triompher.
les chosés allaient
Cependant de mal en pis dans la
toujours
militaires diéolonie; les troupes
tandis que
minuaient visiblement, se multis
les corps patriotiques
parplinient à l'infini, erportaient insontetout la tyrannie la plus
- O0
nable:
ordre nouveaut
Pendant qu'un
la parcommeniçait à satablirdans du Sud'fit
tie du Nord, la partie avec elle,
dès-lors cause T'autorité commune du gouveret méconnut
dont
nement de Saint-Domingue, faiblement
le pouvoir ne se soutint voisins de sa
dans les lieux
que
résidence.
ge
M. de Peinier, gonverneur --- Page 27 ---
( 19 )
néral, se plaignait amèrement du
délaissement où il était et de limtaseirendaaereet
M. Baudry-Deslozières lui représenta qu'il ne lui restait qu'un seul
moyen, 2 et qu'il fallait en essayer;
c'était d'enrégimenter les nègres
libres et les gens de couleur.
L'idée parut bonné, 2 et elle fut
accueillie : il fut décidé que celui
quil'avait donnée en serait le chef.
Mais il ne suffisait pas d'avoir
imaginé, il fallait exécuter. Sile
premier pas parut avoir été celui
du génie, il en'fallait un second
pour la puissance.
On observa que les finances
étaient toutes délabrées S 7 que personne: ne payait plus sd'impositions,
de faire
ce qui ne permettait pas
cette entreprise.
ut bonné, 2 et elle fut
accueillie : il fut décidé que celui
quil'avait donnée en serait le chef.
Mais il ne suffisait pas d'avoir
imaginé, il fallait exécuter. Sile
premier pas parut avoir été celui
du génie, il en'fallait un second
pour la puissance.
On observa que les finances
étaient toutes délabrées S 7 que personne: ne payait plus sd'impositions,
de faire
ce qui ne permettait pas
cette entreprise. --- Page 28 ---
- 0e 203
Mais ce n'est qu'au
ames ptivilégiéos
sage et à ces
sion peut le dire, d'être qu'il appartient,
cution, de leurs
dans l'exé
images de
entreprises. Les
HEire-Sopréne,
jouent dans les
qui se
tion ; une
miraclesde.ln créaimagination élevée
qu'échauffe Tamour du bien
,
blic, 2 disposent,
puau gré de leurs
arrangent tout
ille faut, leur chaleur desirs; et quand
pour le bonheur des féconde fait,
mer. sous leurs savantes hommes, geroret ces richesses dont mains, cet
gnent la
ils dédaipossession
mes : M. Deslozières par eux-mémoyens de subvenir trouva les
du
aux besoins
gouvernement.
Il fut arrété
serait
que Tétat-major
composé d'officiers
qui préteraient à l'état la ziches,,
solde, --- Page 29 ---
(21)
conviendrait, et qu'on la leur
qu'il
moment du
rendrait au premier
rétablissement- des choses.
Voilà comme ce régiment fut
créé; mais il le fut dans le secret,
le coavrant d'une forme qui ne
en
activer la méchanceté.
pht pas
TABLEA 11 U
composant l Etati
Des différens Officiers
Major du régiment de Créte, Dragons;
dédoublement : de celui du. Port-auPrince ; et afflié au Régiment du Cap
Français.
PREMII ÈKE DIVISION; 7
dans rOuest.
M. Dandry-Deslomibres, 2 Colonel-Inspece
teur (1).
du régiment de
(1) Le colonel-inspecteur Phonorable privilège
Crête > dragons 5 avait dans les trois partiee
de nommer ses officiers --- Page 30 ---
M,
(22 N
Milhet, :
M, Sollier dela
M.
Vabreille, asdordoaiss
Malévre, 8
da-Colonal
Inspectetit.
de la colonie, Il était
il s'était obligé
obligé seulement,
oit
d'après
lui-mème, > à mettre en
Lagrement et sous la
tête 9
gouvernement de
permission du
nommons et avons os-Dlomingte, Nous, etc,
Quandla révolution nommé M. d***
fer, et que le corps fut commença às'échanf.
velles
reconnu par les noucorporations 9 ses
que ses
ordres, furent commissions ainsi
la Nation, de la Zoi timbrés, Au nom de
Il ne rendait
et du Roi,
général,
compte qu'au gouverneur
en sorte qu'alors
on pouvait dire
LECE
colonel-inspecteur du
que le
dragons, , était la
régiment de Crête
colonie
seconde
, et souvent la
personne de la
opérations, , car il.était la première dans ses
dhitieile de se
plupart du
Il avait,
coumuaiquer à deux temps
dans
comme on le
lienes...
ces
voût, carte blanche
lui faire des occations-li, et on n'eut
reprochies du
jamais à
avaitcoulié; son principe pouvoir qu'on Jui
étaitg quellautoriné
régiment de Crête
colonie
seconde
, et souvent la
personne de la
opérations, , car il.était la première dans ses
dhitieile de se
plupart du
Il avait,
coumuaiquer à deux temps
dans
comme on le
lienes...
ces
voût, carte blanche
lui faire des occations-li, et on n'eut
reprochies du
jamais à
avaitcoulié; son principe pouvoir qu'on Jui
étaitg quellautoriné --- Page 31 ---
(23 )
Lieutenant-CoM. Bourbon-Lagarre 9
lonel(1).
Major.
M. Digommnian-J'Aquin. Villar's ainé, , fls de M. de Villars f
M. de
le roi à Léogone 9
commandant pour
Aide-Major.
M. le Comte de Bermont, I.er Capitaine.i
de remplaceM. Coupeau , Capitaine
ment.
M. le Comte de Laverne. 2. me Capitainea
CapiM.
taine de remplacement.
M. de Léonvel, I.er Lientenant.
Lieutenant. de remplaM. Guillauteau,
cement.
M. Vaucher , Quartier-Mattre. premier
M. de Stanle-afonddOuure
Marichal.les-Logis
prét, ; et que celui qui en abuse
n'est quiun
avec toute la rigtieur des
mérite d'etre puni
infidelle.
loix 7 comme dépositaire tués ; et M. de
() ll fut un des premniers
du Port-audu régiment
Campan 3 major
Prince, le remplaça. --- Page 32 ---
(54)
M. Davy ainé, 2. me' Maréchal-de-Logi 1
M. Massiou, Chirurgien-Majon
M. Duflon, Chinrgen-Alide-stige
M. Vielle,
Eerivainsayantle grade: de BrigaM. Maho-de-DoisJolli, dier.
M. Cotin,
tous ceux
Je ne puis me rappeler
qui composaient le conseil général
à raison de leurs grades ét deleurs
fortunes:j'aiera: n'avoir pas bésoin
de prendre des notes à cet égard,
que la révolution
et je m'aperçois affaibli ma méa furieusement
moire.
Quant à la: seconde division, 9
du Nord, et la troisième,
partie
craindrais de
partie du Sud,je
Téloignen'être pas exact, attendu crois même
ment des lieux, ét je
ces deux divisions n'ont pas
que
eu --- Page 33 ---
(a5.)
eu, le temps d'étre) i
parfaitement
organiséessje me rappelle senlement que, M: de Fontange et M.
Thouzard étaient désignés 9 : Tun
étre colonel et T'autre, lieute-,
pour
nant-colonel; M. Prieur-du-Dondon, pour major,, et M. Jérome,
Gauyain,, aide-major * dans la
partie du Nord; que. M. de Causacrifié de-,
dére, si horriblement
devait étre ou était déjà
puis,, colonel-de la division du Snd. Tout:
le.reste s'est échappé de ma mémoire comme un. songe.
Je voudrais bien avoir à ma disposition l'énorme correspondance
qu'avait le régiment de Crète, nonseulement: E avec. tous les autres
copamiltisinseatnoupes de ligne,
mais encore avec les corps patriotiques les.plus, distingués, qui ne
C
. M. de Causacrifié de-,
dére, si horriblement
devait étre ou était déjà
puis,, colonel-de la division du Snd. Tout:
le.reste s'est échappé de ma mémoire comme un. songe.
Je voudrais bien avoir à ma disposition l'énorme correspondance
qu'avait le régiment de Crète, nonseulement: E avec. tous les autres
copamiltisinseatnoupes de ligne,
mais encore avec les corps patriotiques les.plus, distingués, qui ne
C --- Page 34 ---
(26.) )
voulaient que -
le rétablissement de'
Y'ordre dans toute la colonie' ; tél
queleedlébre corps de volontaires
sous le nom de Pompons-hiaaes:
s'étendaient
dont les ramifications
diNord'
parties
:
egalementdansliny dans'tontes Iés'
et du Sud, et qui
donné des'
Nilles ont constamment
admirables de dévouement
preuves
Cette corpour la chose publique.
sar la
respondance me mettrait - sis
voie de bien de choses que je
dans le silence,
forcé d'envelopper
de me souattendu l'impossibilité
verrait
venir de tant de détails.Ony
dui
sur-toutles lettresintéressanvése ala?
gouverneur, quiapplaudisaine lau
combinde
condnite sagemént de Crète, 2 ainsi
chef du régiment
coqu'à celle de M. de Campfort,
lonel du régiment dui Capy-dont --- Page 35 ---
( 27 )
çonnaissances et
Tesprit égalaitles
et une infinité
la bravoure* (1),
élevaient M. Baudryd'autres qui
Deslozières au plus haut degré de
que sa
considération, 1 prévoyant
militaire est maintenant à la
(i) Ce brave,
dans une retraite philo:
Martinique, vivant
du souvenir de ses anciens
sophique 9
dans son esprit
lauriers 9 et repassant de la révolution
toutes les scènes horribles
des
Il'a eu beaucoup à souffrir
coloniale,
-
et desquels. il a triomdangers qu'il a courus
comme le colonel Beudky-Denonises
phé
collaborateurs ont fait voir par là
ces deux inaltérable de leur ame, et me
la candeur
avoir bien des rapports sous
paraissent aussi
et du génicx
lepoint de vue des cônnaissances
de
Si les colonels Mauduit - Duplessis 9 été
Bandry-Deslocibres eussent
Campfort'et
ile
secondés, l'incomparable
constamment
subsisterait encore dans,
de Saint-Domingue
et son ancienne
toute sa gloire, sa splendeur
mais le
félicité. On le sent bien à présent ;
témpsa tout dévoré 1,.0 --- Page 36 ---
(28 )
renommée devait
térité comme
passer à la
un
posvoure et de
exemple de bra1 pas périr avec sagesse les
qui ne devait
aisé de présumer colonies. Il est
pondance servit à que cette corresment naturel
fixer Tattachenotre
que nous avions
colonel, et il
pour
un de nous quin'edt n'en est pas
pour la sienne,
donné sa vie
érait juste
et cela
9 grand et parce qu'il*
que son
humain ;
était de veiller occupation continuelle
des
à la
hommes
conservation
s'il en a tant qu'il commandait, et
à A. lui qu'il faut perdus, s'en ce n'est pas
au régiment
prendre, mais
lui-méme
çait la main et le
quilui forcombatre;q
tourmentait pour
expédition, squandilkngisanitd d'une
il fesait des. tout voulait en étre, et
mécontens de ceux
qu'il*
que son
humain ;
était de veiller occupation continuelle
des
à la
hommes
conservation
s'il en a tant qu'il commandait, et
à A. lui qu'il faut perdus, s'en ce n'est pas
au régiment
prendre, mais
lui-méme
çait la main et le
quilui forcombatre;q
tourmentait pour
expédition, squandilkngisanitd d'une
il fesait des. tout voulait en étre, et
mécontens de ceux --- Page 37 ---
(29) )
Quel
qu'il était forcé d'excepter. il avait su
chef! et quels hommes
cer-.
choisir! Il sera beau dans un
tain nombre d'années dè pouvoir
descends d'un dragon de
dire, je Lhistoire ne m'a encore
Crête 1
et si
rien offert de supérieur; 9
je
le reproche injuste de
ne craignais
T'enthousiasme et d'une partialité
ridicule, il me serait aisé d'exprifortement mes idées sur
mer plus
qui a mérité
ce corps militaire,
autres
Tacharnement de plusieurs
incapables de T'égaliter.
voulant
M. Baudry-Deslodières
fixer T'uniforme de son régiment,
en àvoir fait
à M. le
et après
part voulut bien
général : 9 ce dernier
prendre un arrêté qui fixa le tout
de la manière suivante: --- Page 38 ---
(50)
- Pour les Blancs,
Habit vert doublé de méme,
passe-poil rouge, revers
s
collet rouge,
vert,
passe-poil
ches - à T'anglaise,
vert, poportant n.o
boutons dorés
pour les.
1, épaulettes en or
officiers,
lettes en or pour les contro-épangci ns ; sabre doré, baudrier simples drabottes mollés;
noir,
ou
cornette, étendard
guidon, en tafetas
tant pourlegende d'un blanc, porment de Crété,
côté, régin
dragons , et de
Tautre, tout à la patrie: lettres
d'or et fleurs de lys du méme
tal aux quatre coins, bâton mépique et talon dor:s.
bleu,
Pour les gens de couleur.
Méme unilorme,
les
habit-veste,
contre - épaulettes seulement --- Page 39 ---
(51) )
en soie jaune ; cornette rouge * et
blanche, écrit d'un côté, règiment
de Crête, dragons, et de Tautre,
Amour filial; bâton jaune, pique
et talon dorés. -
29% 3
libres.
Pour les nègros.
Méme uniforme, habit-veste,
contre-épaulettes en st laine jaune, 9
cornette blanche et blene, écrit
d'un côté. : régiment de. A3
Crête,
dragons, 1OI et de Tautre, soumission
et courage bâton noir, pique et
talon dorés.
li 10p 33537
Ons'est 1
ensuite occupédel larédaction 1 V
du : serment Apréter par 2 les
dragons., après s'être préalablementinformé deleur vie et moeurs. 0
le serment, le régiment
Après
de Crête commença son service.
a1OR -
:
côté. : régiment de. A3
Crête,
dragons, 1OI et de Tautre, soumission
et courage bâton noir, pique et
talon dorés.
li 10p 33537
Ons'est 1
ensuite occupédel larédaction 1 V
du : serment Apréter par 2 les
dragons., après s'être préalablementinformé deleur vie et moeurs. 0
le serment, le régiment
Après
de Crête commença son service.
a1OR -
: --- Page 40 ---
(33)
II
CHAPITRE
Grande revue du
Bataille sur la
ReigimentSelle.- Pinge montigne -
J 11
de la
Dmgonsclest pour perdre les
de la
brigiands chassés
de Lengane Chantonincasy La wille
blancs.
armant les petits
LA premièie
quable du
expélition remar
de Créte ; suivit Tégiment des dragons
revue qui fut
de près la belle
Prince. Ceite passée r S
an Porf-aude 1800
revue était
armés homimes bien composée
de pied en
suniformede
sur des beaux
cap; et montés
bien
chevanx du pays,
presque distijplinds 3 et
comme de' manosuvant
pes, On voyait dans vieilles trouleurs yeux --- Page 41 ---
( 53 )
le fen martial : qui annonce de grandestinées: cejour-là ils avaient
des leur habit une veste et culotte
sous couleur serin, avec des petits boutonsjaunes à la hussarde, faute de
boutons no, 1,n'ayant pu enpetits
de France. Leurs
cores'en procurer
étaient retapés etplacésà
chapeaux
d'un
lafrançaise, chargés
pompon
et d'une cocarde bien
blanc ét vert,
admirait
distincte : tout le monde
et la bonne teTextréme propreté
nuedecesjeunes: gens.Mais quelfut
l'étonnement général 1, quand on
tous les moules vit mancenvrer.! faisaient à la muette
vemens se.
sans
et avec une rapidité colonies. presque On se
exemple dans les
servait de guidons pour commande distance en
der : et répandus
ne laisdistance., les répétiteurs --- Page 42 ---
(54)
saient presque pas
ett dit que le tout d'intervalle; n'était
ori
pièce - 2 tant ils mettaient qu'une
en faisant leurs évolutions. d'ordre
ment de descendre de
Lemoarrivé, ce
cheval étant
mouvement et
carter. rleschevaux
celuidie
à des
etdelesremetiso
plantons exercés à cet effet,
s'opérérent dans un
trouvèrent
dlind'ail,etse
aussitôt
de Tinfanterie
rangés comme
En
2 aux bottes
un mot, ces braves
près,
avaient le double
militaires
la manceuvre à avantage de faire
ils se servaient cheval et à pied';
de petits
qu'ils portaient sur le dos fusils;
ils étaient à cheval
quand
desquels
; et au: bout
étaient de longues et
ges bayonnettes, sur
larsoleil reluisait
lesquelles le
comme de l'argent;
ilsremontérentausip 11 promptement
rangés comme
En
2 aux bottes
un mot, ces braves
près,
avaient le double
militaires
la manceuvre à avantage de faire
ils se servaient cheval et à pied';
de petits
qu'ils portaient sur le dos fusils;
ils étaient à cheval
quand
desquels
; et au: bout
étaient de longues et
ges bayonnettes, sur
larsoleil reluisait
lesquelles le
comme de l'argent;
ilsremontérentausip 11 promptement --- Page 43 ---
( 55 )
à cheval, et prirent congé de M.
Peinier, gouverneur général, qui
M. le colonel
en fut enchanté.
Mauduit vint embrasser et complimenter de bon coeur le colonel
Baudry-Deslozières d'étre à la téte
d'une si belle jeunesse. Quelque
tempsapes,cesenl. corps fut porté
au nombre de 4000 hommes pour
la partie de l'Ouest, en comptant
les hommes de toutes les conleurs.
Sitôt cette revue 2 ils furent dispersés dans les 7 montagnes de
Léogane pour y éteindre les-gerne paraismes dinsurrection, qui
saient alors que de temps à autre.
On eut quelques escarmonchesqui
la
d'étre citées:
ne valent pas
peine
Mais la première expédition remarquable, fut celle du mois de
décembre 1789, dans les hauteurs --- Page 44 ---
de
(56 )
Jacmel, Ily avait sur
hnbitations de ce
plusieurs
semblement de quartier un rasbeancoupdautres déserteurs et de
renforcés de
mauvais sujets 2
supérieurement negres-marona, tous
taient procuré armés, et qui. s'6des
tout genre, Ils éraient munitions de
lecôté
appuyés sur
de la Selle Nord-Ouest de la
,
d'où ils ne montagné
que pour aller désolér les sortaient
voisins, forcés de
habitans
bandonner tout
s'enfuir et d'anombreux.
aux brigands
Le
trop
entreprend de les régiment de Créte
transporte. Mais détruire ; il s'y
nement de voir les quel fut son étonrés de tant de difficultés insurgés entoude tous dangers
et à l'abri
, par des falaises
énormesqui leur Servaient de
8és, tandis qu'ils tiraient
fosà coup --- Page 45 ---
(57 )
sàr de derrière de gros arbres et
de liannes qui iles cachaient. Iln'y
avait pas moyen de les combattre
à corps découvert, et pour T'avoir
essayé, nous perdimes un lieutenant-colonel, 12 officiers, et peutétre plus de 50 fusillers ou cavaliers (1) en feignant de se retirer,
moyen de tourner
et on cherchale
sans que les bricette montagne
gands s'en aperçussent 7 pour
trouver une issue jusqu'à eux.
On se doute bien que les cartes
raneresoenreasn
dans la tête, et qu'on ne connaisinhasait pas bien cétte montagne
bitée. Tandis quelon mancenvrait
ainsi 3 on avait laissé quelques
() Par la difficulté d'aller à cheval dans
des montagnes sans chemin, ce régiment
fesait le service à pied et à cheval.
sans que les bricette montagne
gands s'en aperçussent 7 pour
trouver une issue jusqu'à eux.
On se doute bien que les cartes
raneresoenreasn
dans la tête, et qu'on ne connaisinhasait pas bien cétte montagne
bitée. Tandis quelon mancenvrait
ainsi 3 on avait laissé quelques
() Par la difficulté d'aller à cheval dans
des montagnes sans chemin, ce régiment
fesait le service à pied et à cheval. --- Page 46 ---
( 58 )
plantons, dontlunique
était de faire, sur
occmpation
des feux,
plusieurs points,
pour que T'ennemi crut
que nous occupions toujours la
méme position pendant la
Du temps
nuit
que nous faisions. L cette
opération a , la majeure
partie du
régiment se mit en
ne fut
marche, et ce
que deux jours
tournant cette
après 2 en
découvrit la
montagne 7 qu'il
jour à
possibilité de se faire
travers la forét
sait le derrière
que tapisdloigné de ce mont
escarpé, En effet 2 la troisième
journée fut employée parles
reurs à baliser un chemin
éclaiduisit le
qui conrégiment sur la hauteur
qui dominait le
parvenu à
campdesinsurgés;
ce point, il resta fort
tranquille jusqu'au lendemain à
heures du matin où
on commença --- Page 47 ---
(59 )
Tattaque. Le combat fut sanglant;
furent pris dans leur
les insurgés
et la falaise qui les
propre piège,
monETTEEIALTA
de
e
Nous perdimies beaucoup
de; dans le temps on évaluait notre
à plus de 300 hommes ; mais
perte
qui étaient au nomles brigands,
couleur, fubre de 6o0 de toute
tous taillés en pièces.
rént presque
On'peititous leurs bagages, plusieurs centaines de fusils et en'viron un millier de poudre, et une
quantité de cartouches, des
grande
assez conchevaux et un nombre
Cette presidérable d'équipemens. fort cher
mière-bataille, qui coûta
de Créte, donna de
au régiment
et notre
lui la plus haute idée,
les
colonel reçut du goavernement
complimens les plus flatteurs 3 3
--- Page 48 ---
(40)
comme ayant
et bien
dirigé Topération,
encouragenat pour
gons 3 : car ils s'étaient les dradistingués.
tous bien
Dans le méme
grands chemins.
temps 3 les
les chemins
, et sur- tout
tout moment ddournés, étaient à
hommes inconnus pratiqués par des
sans état, sans
3 sans aveu,
session et sans famille, sans posplaisaient à inquiéter passe-port, 7 qui se.
Ceshiommesnep
les habitans.
adopter
pouvaientrien faire
réts
de légitimement, etles
ce sol malheurenx intérentla proie de ces
devinHa fléaux
brigands.
vagabonds destructeurs ! Si ces
avaient été attachés à
S.-Domingue, - 9 ils auraient bien
différemment ménagé cette
trée; mais ils espéraient,
conen; profitant
aisaient à inquiéter passe-port, 7 qui se.
Ceshiommesnep
les habitans.
adopter
pouvaientrien faire
réts
de légitimement, etles
ce sol malheurenx intérentla proie de ces
devinHa fléaux
brigands.
vagabonds destructeurs ! Si ces
avaient été attachés à
S.-Domingue, - 9 ils auraient bien
différemment ménagé cette
trée; mais ils espéraient,
conen; profitant --- Page 49 ---
(4i)
Stant du désordre affreux quilé
excitaient , s'enrichir de pillage i
et fuir ensuité ce pays dévasté.
Pourquoi faut-il qué les homnaturellement si ardens pour
mes,
souvent
leurs intéréts , s'opposent
aux vues de ceux qui s'occupent
de leur bonheur ? N'accusons de
cette bisarrerie que la vanité ou
cetteprévention déraisonnable,qui
sait
sur des usane
s'appuyer que Tinnovation et
ges dont elle pèse
jamais la valeur : l'une s'offensedoit couvrir l'aude la gloire qui
teur dun projet qu'elle n'aurait
eu la force d'imaginer ; les
pas de T'autre trop faibles, n'ayeux
des difficultés ;
perçoivent que Topiniltreté de ses
celle-ci, par
intimide le
objections 2 étonne 1
: de
zèle; celle-la, par Famertume
D --- Page 50 ---
(42)
ses critiques, se ralentit et le dégoûté ; et souvent toutes deux
réunies, font tomber les
prises les plus belles
entreutiles.
et les plus
Le7j janvier
général donne 1790.legouvernene ordre
au colonel
Baudry-Deslosières, de se rendre
avec son régiment à la rivière Froide, où l'on devait
luiappeendre ce
qu'ilavait à faire. C'est en descendant de Créte pour la sccondel
expédition, S qu'une partie des (claireurs rençontra 3 sur un chemin
qui parcourt le bord.des falaises
nombreuses, despièges d'ane trèsgrande profondeur, masquis
des branchages et dont clei fond était par
herissé de pièces de bois
Ils allaient vite ; les
chandelle.
berent dans les
premiers tom-.
trous, leurs che-: --- Page 51 ---
( 45) 1
cassèrent les jambes s: et
vaux se
enx-mémes y"
d'sarçonnés,. furent
pendant la nuit dans les
pr'cipités.
surviennent en
falaises ; ceux qui
Le
firent presque tous autant.
encore éloigné entend des
régiment que les échos des mon:
cris perçans
; ne. sachant
tagnes, lui rapportent
c'était, il redouble le pas,
ce que
des éclaiet bientôt il reneontre
retournajent, lui dire de
reurs - qui
Cette nouvelle
quoi il, s'agissait,
25 ou 50
fut cruelle. On perdit
officiers de
jeunes rgens, * et.deux
MM.
la- plus grande espérance :
Desfontaines et Beaussier. Mais
long-temps.
on ne, sappitoie, pgs
et
dans de semblables occasions,
on continual la route avec beancoup
de pr-cautions , en desirant de
rencontrer ceux quiayaient fouillé
ournajent, lui dire de
reurs - qui
Cette nouvelle
quoi il, s'agissait,
25 ou 50
fut cruelle. On perdit
officiers de
jeunes rgens, * et.deux
MM.
la- plus grande espérance :
Desfontaines et Beaussier. Mais
long-temps.
on ne, sappitoie, pgs
et
dans de semblables occasions,
on continual la route avec beancoup
de pr-cautions , en desirant de
rencontrer ceux quiayaient fouillé --- Page 52 ---
cés
(44)
pièges, et
parce que sans personnene doute
parut, - ,
caché en
on s'était
monde,
apercevant - autant de
Arrivé à la rivière
apprend qu'il existe dans Froide, on
teursde la Charbonnière les haugés en grande
des insurment 1 du
quantité. Le régiPont-an-Princs
mnonter par les
devait
de la ville' dont il hauteurs du côté
et le
porte le nom,
régiment de Crête
hauteurs du côté de
par les
Froide,
la rivière
pour se rendre maître des
fuyards. La
on
chioses'exicute
Tavait
comme
projeté. Mais
un intervalle de frois ily avait
le régiment du
lienès entre
celui de Créte Port-au-Prince et
choses
9 de sorte que les
ne se firent pas toutes
en
inesopeiangimeaur Porte --- Page 53 ---
(45)
an-Prince ayant monté trop tôt,
qui Taperçurent déles brigands
campérent sur les derrières qu'ils
pas gardés, et comme
ne croyaient
le régiment de
ils descendaient ;
Les brigands qui
Créte montait.
n'avaient plus d'autre issue 2 ne
conseil que de leur désesprirent
de T'avantage de
poir, et profitant
leur position 7 ils massacrérent
beancoup des nôtres. Cependant
à
un planous parvinmes gagner
une
ton, sur lequel nous en fimes
s'échappèboucherie - 3 plusieurs
rent , mais peu.
apprend
Le gouverneur général
qu'il se formait des attronpemens, Jacrnel
et que les routes depuis
Léogane, étaient couverjusqu'à
il donna des
tes de gens armés; 2 de Crète de se
ordres au réginent --- Page 54 ---
( 46 )
tenir prét à marcher; le
M.
colonel,
Bandry-Deslostéres, fit
une garde de 100 hommes former
l'habitation
sur
hommes à Bizoton, et une de 80
la
l'entrée du chemin de
rivière : Froide. Le colonel fit
transporter de Tartillerie aux deux
postes ; on construisit
ouvrages ; il fit faire des quelques
aux chemins
abatis
qui descendent des
montagnes, ainsi qu'une forte disposition militaire ; il plaça des
postes, et le grand chemin de la
montagne qui conduit.a
fut rgalement fortifis
Jacmel,
mes, commandés
; 70 homblancs,
par des ofliciers
fesaient des patrouilles au
loin, et sans troubler en
manière les propriétaires, aucune
au contraire à leur bien veillant
existence
et à leur
jour et nuit,
fit faire des quelques
aux chemins
abatis
qui descendent des
montagnes, ainsi qu'une forte disposition militaire ; il plaça des
postes, et le grand chemin de la
montagne qui conduit.a
fut rgalement fortifis
Jacmel,
mes, commandés
; 70 homblancs,
par des ofliciers
fesaient des patrouilles au
loin, et sans troubler en
manière les propriétaires, aucune
au contraire à leur bien veillant
existence
et à leur
jour et nuit, --- Page 55 ---
(47 )
Mais la politique incendiairedes
anglais avait déjà par son or élecrévolutionnaire
triséla philosophie
huissiers
de quelques. procureurs,
et avocats du pays, qui commença
Téà faire prendre pnbliquement
tendard de la révolte aux petits
blancs de Suint-Domingue, aux
ouvriers de toute espèce, aux petits marchands, aux économes et
à presque tousles gens sans éduca-.
tion ; tous ceux qui savaient lire
avaient grand soin de prendre des
places révolutionnaires 9 où il n'y
avait que peu ou point de dangers;
leurs fonctions. consistaient uniquement 1 comme municipal ou
membre de Vassemblée provinciale, à développer adroitement le
germe de la méchanceté qui paraissait dans les ames du petit peus --- Page 56 ---
ple, à exciter (48) les
priété contre les
gens sans proporter par-tout le gens riches, 9 et à
solation
trouble et la dépar des machinations
fornales, afin, comme ils
indepuis, de
I'ont fait
vant le degré s'emparer de tout, suiavaient
d'influence qu'ils
entrenus-mémese A
époque ils firent un essai à cette
gane; ils armèrent
Léoetles firent marcher leurs patriotes
tagnes de
dans les monLcoganeypoury porterl'inquisition la plas
les malheurenx insoutenable chez
de leur culture. habitans occupés
solde de
Les espions à la
rent
Tdtat-major ne manqué
pas dinstruire
de ce qui se tramait notre colonel
reurs qu'on allait
et des hortoutes les
commettre dans
montagnés riches,
plées et bien cultivées,
Penqui couronnent --- Page 57 ---
-
C49)
nent les villes du Port-au-Princey
de Léogane et de Jacmeli Cest
moment
colonel étade ce
que-le
blit des postes de distance en distance sur les. crétes. des mornes
avec, des signaux particuliers, qui, I
, en
sans - étrel des télégraphes
avaient la préciense et rapide utilité. Il couvrit de fortes patrouilles
les sentiers détomrnés et difficiles
par oi les ennemis devaient sans
doute parvenir -
à leurs fins. Le
quarier-ginétal était toujours à
Crête , et tout fut prèt pour parer
au mal. Mais le colonel BaudryDeslowiéresimagina, soitI pour faire
mieux diversion aux malveillans,
soit par ruses 1 soit enfn pour.
moins effaroucher les esprits et par
une sorte derespect pour le temps,
d'ordonner que nous quitterions
E
rnés et difficiles
par oi les ennemis devaient sans
doute parvenir -
à leurs fins. Le
quarier-ginétal était toujours à
Crête , et tout fut prèt pour parer
au mal. Mais le colonel BaudryDeslowiéresimagina, soitI pour faire
mieux diversion aux malveillans,
soit par ruses 1 soit enfn pour.
moins effaroucher les esprits et par
une sorte derespect pour le temps,
d'ordonner que nous quitterions
E --- Page 58 ---
( 50 )
notre uniforme
qu'en
pour ne paraitre
bourgeois
(1); et en effet,
(:) Si nous étions
dans les
souvent sans uniforme
combattions, montagnes et mêine quand
9 c'était à
ncns
et pour faciliter
raison des
sans
localités
tions
dangerles communicanérale individuolles, et former la
sans efaroucher les
réunion gédu temps; aussi combien esprits ombrageux
saient sous cet abri
des nôtres se
dans les
glispour en amortir l'action, différens partis
ruse a été utile dans
et combien cette
tances ! De cette
une foule de circonspresque toujours manière le colonel savait
à
tout; ; les
cetteépoque
conspirations qui
naissaient et
l'ivraie, s avortaient le
croissaient comme
de cette manière
plus souvent, et c'est
des orages
que nous avons. conjuré bien
n'avait
i d'ailleurs dans ce
pas librement la faculté temps-là on
vailler les tailleurs
de faire tralaient dans des
qui eux-mémes s'enroplutot les
partis, et les patriotes ou
aloux
sans-culottes 7 à cette
d'uniformes
époque si
3 d'épaulettes
presque tous obligés de
1 étaient
T'uniforme constant cliez s'en passer 7 et
eux était scu- --- Page 59 ---
C51)
n'avions plus l'air alors que
nous
de.chasseurs des bois; de cette matoutes les
nière nous préservàmes
habitations en nous développant
forme d'éventail, de
du centre en
manière que la ligne circonférensur les
tielle formait une tangente
trois cercles, du Port-au-Prince,
de Léogane et deJ Jacmel. L/ennemi
lement tout ce que la méchanceté donc peut 1
la destruction : il n'était
imnginer étonnant pour
nous 3 dont'la vie se paspas
les bois que et dans les chemins les plus
sait dans où la pluie et le soleil nous desdifficiles 3
étonnant, dis-je, que
séchaient ; il n'est pas
unifories se déchirassent sans pouvoir
nos
nous fussions également,
les rétablir , et que
cette raison, réduits à porter ce quenous
par
il
avait de bon et d'uniforme
pouvions ; n'y
chez nous
que nos fusils et notre discipline ;
lhabit ne fesait pas le moine 3 c'était le coeur
soldats
c'est le meilleur
qui parait nos
,"et
uniforme.
, dis-je, que
séchaient ; il n'est pas
unifories se déchirassent sans pouvoir
nos
nous fussions également,
les rétablir , et que
cette raison, réduits à porter ce quenous
par
il
avait de bon et d'uniforme
pouvions ; n'y
chez nous
que nos fusils et notre discipline ;
lhabit ne fesait pas le moine 3 c'était le coeur
soldats
c'est le meilleur
qui parait nos
,"et
uniforme. --- Page 60 ---
( 52)
qui ne Se doutait pas de
ration et qui
cette opépat faire
n'apercevait rien qui
de Créte, donna soupçonner un dragon
le
a téte baissée dans
piége. Il se *mit en
s'eparpillant sans
route, et
laissa s'avancer méfiance, 9 on le
points, et
sur les différens
certains
quand il fut dans de
défilés bien connus
qui ont Vu les lieux,
deceux
jonèrent, la
2 les signaux
ligne du centre
vança, vint renforcer
s'arence, et.les
la circonfédifférentes
en tous sens
évolutions
central l'armée changérent en point
enveloppée, ennemie, qui,ainsi
pièces,
fut taillée et mise en
de
sans qu'il lui fat
se rallier. On
possible
nemi perdit dans compta quel'enactions.
ces différentes
12,00 hommes,
notre perte ne se monta 7 et que
pas à plus --- Page 61 ---
( 55 )
de 60 individus; on le croira si
l'on connait les localités, si lon se
fait une idée de nos manceuvres,
dont le jeu consistait à être toumaitres des hauteurs, et à
jours
T'ennemi dans des falairenfermer
ses sur lesquelles nous plongions
aisance 'de tous côtés. Ces
avec
sont extrêmeguerres de montagne
ment pénibles à cause des marches
forcées et des pluies abondantes
qui d'un moment à T'autre surprennent les malheureux militaires : on n'y est pas commodement
comme dans les plaines ; les tentes
y sont des arbres qui dégouttent
la pluie après qu'elle est finie, les
lits de camp sont la terre ; on est
dans la boue quand il pleut, et
dansla poussière quand il fait sec;
les tables n'y sont pas fastueuses --- Page 62 ---
méme
(54)
pour les premiers officiers,
etleregimentda Créteap
des bananes, des
plus mangé
tes, des
tayos, des pataignames et de la
que du pain, et de bons cassave,
nourrissaient les heureux mets qui
oisifs.
CHA P PITR E. IIL
Moripment dans la wille du Portau-Princes Révolte de
page du vaisseau le
FEquiDépart de 1Assemblée Liopard.
rale, et massacre du
géné
dant de la ville de CommanCayes,
(C LE
>>
gouvernement,
lement harcelé
continuel.
>> mode et
par cette incom-
>> blée,
entreprenante assemqui ne cessait
>> sur ses droits
d'empiéter
> moment des'en 1 crut trouver le
débarrasser et
. IIL
Moripment dans la wille du Portau-Princes Révolte de
page du vaisseau le
FEquiDépart de 1Assemblée Liopard.
rale, et massacre du
géné
dant de la ville de CommanCayes,
(C LE
>>
gouvernement,
lement harcelé
continuel.
>> mode et
par cette incom-
>> blée,
entreprenante assemqui ne cessait
>> sur ses droits
d'empiéter
> moment des'en 1 crut trouver le
débarrasser et --- Page 63 ---
( 55 )
la dissoudre légalement: Les
>> de
du 28 mars 2 por-
> instructions
nouvelle assem-
>> taient qu'une
>> blée coloniale serait convoquée,
1 celle qui existait
>) à moins que
les
>> déjà ne fat confirmée par à
réunies
> assemblées primaires
>: cet effet >).
le 13
8 Elle fut convoquée pour
juin, et son but était de déterminersilassemblée générale, séante
àSt.-Marc, sérait continuée, ou
si on. en formérait une nouvéllé.
Jes officiers. qui avaient les quàétre citoyens
lités requises pour
conforméactifs a s'y tronvérent ,
ment aux décrets des 8 et 28 marsi
Le désordre régna dans cette assembléei plusieurs particuliers en
vinrent à des voies de fait. MM.les
officiers'se retirèrent 16 et furent % --- Page 64 ---
ainsi
(56)
toyens, qu'un grand nombre de cichez
déposer leur
un notaire.
protestation
Le sieur Croisier,
comité, se permit
secrétaire du
général, annom d'écrire à M. le
de ce méme COmité, une lettre oùt il
outrageait
particulièrement les
dats et dragons
ofliciers, soldel Jaquelle
desdeux;
on n'ett
régimens,
queasjourss
connaissance
et lorsque la sapetaguoalefhntentes voie de
l'eut rendue
Timpression
officiers adressérent publique. MM, les
de Peiniern une
anssitocà-M.
exposèrent
réponsé; y oisi ils
tels qu'ils franchement les faits
vérent
s'étaient passés; ; et prouque toutés les
sieur Croisier
assertions du
ses.
éraient calomnien-a
La droiture, 501
la franchise et la --- Page 65 ---
( 57)
fermeté de M. de Mauduit étaient
trop avantageusement 9
connues
les craintes
pour ne pas inspirer
les plus vives aux malintentionnés.
On employa la calomnie pour préles
contre lui; ; onrévenir
esprits
pandit avec profusion un paragraphe tiré du no. 40 des Revolutions
oà on lui fesait tenir
de Paris 7
extravagant, pour
un propos trop
fat de lui.
qu'on pat croire qu'il
était-il arrivé de France s
A peine
de motions
qu'on ne parlait que
lui faire prétér un serment
pour
Ilparut enfin un décret
particulier.
pour faire
astesemblseolosiains
de
le serpréter aux troupes
ligne
à
d'étre fidelles à la Nation,
ment
la Loi,anRoi, et à lapartiefranSt-Domingue. M. le généçaisede
ralrefusadefaire] préter ce serment.
ait-il arrivé de France s
A peine
de motions
qu'on ne parlait que
lui faire prétér un serment
pour
Ilparut enfin un décret
particulier.
pour faire
astesemblseolosiains
de
le serpréter aux troupes
ligne
à
d'étre fidelles à la Nation,
ment
la Loi,anRoi, et à lapartiefranSt-Domingue. M. le généçaisede
ralrefusadefaire] préter ce serment. --- Page 66 ---
(58 )
M. de Mauduit; instruit de
ce qui se disait à son sujet à tout
semblée générale,
l'asinformé qu'on
y-suspectait ses opinions, ses liaisons et ses démarches en
écrivit à M. de Lachevalerie, France,
sident de sette
prédonna a lieu à la assemblée, ce qui
qu'il entretint
correspondanco
duite de ce chefne avec elle. La confavorable aux
paraissant point
vues de
elle se décida à publier l'assemblée,
de décret
un projet
pour changer la
nation des
dénomileur donner régimens le
de ligne sret
nom de
nationales soldées de lai troupieg
sousTantorité et
coloniel
diate de Tassemblée protection immé
Il
méme.
parut un autrei décret
Tétablissement des
pour
en qui désormais devait municipalités,
résiderle --- Page 67 ---
(59)
exécutif €, et qui remplipouvoir
les fones
raient auprès des troupes
sont attribuées aux comtions qui
mandans des places.
heures du
Le 17 juin, à cinq faire une
soir, M. de Mauduit fit
militaire à son régipromenade
ment : cette promenade - 3 prescrite
fut regardée
par T'ordonnance 7
le comité et
comme un crime par
Tel étaitTesprit
tous ses adhérens.
animait ces soi-disant
de vertigequi
chefs
patriotes, qui disputaientaux
le droit de faire exercer
des corps
leurs troupes.
et manoenvrer
les deux
au matin,
- Le gjuillet
celui du Port-an-Prince
régimens, 3
une seet celui de Créte, 3 frent
halte
ils frent
conde promenade: à une lieue dela
sur une habitation colonels traiville, et la les deux --- Page 68 ---
(60) )
térent militairement les officiers
soldats, ce qui fut regardé
et
un nouveau crime et traité comme
scandaleuse.
d'orgie
On remarqua dans la
du 11 juillet, -
matinée
beducoup de mouvement dans la ville, ce qui fesait
craindre que la tranquillité serait
troublée; , on fut instruit que des
gens mal intentionnés avaient des
projets criminels. M. de Mauduit,
conmandant de la place
rim,
par inteaprès en avoir rendu
au général
compte
doubla les 2 rénforça les postes 2
tes les
patrouilles, et prit touprécautions que lui
sa prudence
suggéra
pour prévenirle
au cas que les
mal,
faits fussent, rapports quon avait
méme
vrais ; on répandit
que la personne du
était menacée
général
3. ce qui fit que sa
Mauduit,
conmandant de la place
rim,
par inteaprès en avoir rendu
au général
compte
doubla les 2 rénforça les postes 2
tes les
patrouilles, et prit touprécautions que lui
sa prudence
suggéra
pour prévenirle
au cas que les
mal,
faits fussent, rapports quon avait
méme
vrais ; on répandit
que la personne du
était menacée
général
3. ce qui fit que sa --- Page 69 ---
(61)
renforcée. Le
garde fut également autorité, fit
comité; de sa propre
un
battre un ban, pour publier
décret incendiaire qu'il avait pris
le
fit arréter celui
la veille;
général
et
qui était à la tête des tambours, 9 à
lui défendit de faire battre de ban
T'avenir sans sa permission 1 ou
celle du commandant de la placc.
Dans la matinée du 12 juillet,
Gindras ; dont
un soldat nommé
fut y
la conduité, 7
on sonpçonnait
mis dans les prisons des casernes,
aprésstotrdiclaré que depuislongtemps il était payé par les sieurs
Croisier, Imbert et autres memtàcher de
bres du comité 3 pour
séduire et corrompre les troupes.
Le nommé Chaveine, grenadier 2.
accusé par Gindras et suspect depuis long-tempps 2 fit les mémes --- Page 70 ---
€ . 62)
déclarations, qui démontrérent
projet formé de débaucher
un
giment 3 et de forcér les le réchefs à
acquiescerà tout ce qu'on voudrait
exiger d'eux.
Le 15 juillet au matin, M. de
Mauduit donna
le général,
connaissance à M:
ainsi qu'à une
blée qu'ily avait alors
assemnement , où étaient MM, au de gouvertault,
MonCoustard L. de Villars,
, de
Baudry-Deslosières, 9 de
etd'autres officiers
Cournoyer
déclarations
supérieurs, des
des denx soldats. Le
soir, les mémes pièces furent
communiquées à beancoup de citoyens
rassemblés sous la
de volontaires
dénomination
Les
ou pompons blancs.
officiers du régiment de
Crête,
dragons 1 se réunirent tous
supplier le général de les remettre pour --- Page 71 ---
: ( 63 )
entre les mains du ministère public, afin de poursuivre les coupables.
Dans le courant del'après-midi,
l'officier de garde à la place de Valiere,fitavertir) M. deManduitqu'il
nomse fesait un attroupement de la ville.
breux versune extrémité
les.
M. de Mauduit, après avoirpris
ordres du général, envoya sur-lechamp deux détachemens 1 occules hauteurs qui dominent ce
per
la garde di.
point; il fit.renforcer
qui forme cette
fort Saint-Joseph,
extrémité de la ville, et fit partir
d'autres détachemens pour occudivers autres points; avec or
per
les commandans de ces
dre atous
la
détachemens S4 de n'employge
Mais les
force qu'en cas d'attaque.
mal intentionnés eurent connais-
is
ordres du général, envoya sur-lechamp deux détachemens 1 occules hauteurs qui dominent ce
per
la garde di.
point; il fit.renforcer
qui forme cette
fort Saint-Joseph,
extrémité de la ville, et fit partir
d'autres détachemens pour occudivers autres points; avec or
per
les commandans de ces
dre atous
la
détachemens S4 de n'employge
Mais les
force qu'en cas d'attaque.
mal intentionnés eurent connais- --- Page 72 ---
(64)
des intentions du gouvernesance
s'emment, une terreur panique
et
d'eux; ils se retirèrent t,
para Manduit fit rentrer tous les
M. de
détachemens.
dans
:
était située
La poudrièré
suscepûn endroit écarté et peu d'événetible de secours. en cas
des esprits,
ment. La disposition
nouvelles qu'on avait reçues
les
d'endroits de
que dans beaucoup
des
armés S 'étaient emparés
gens
de guerre, et les rapmunitions
qu'on eut qu'on
ports certains autant au Port-âuvoulait en faire
décidèrent M. le général
Prince, retirer toutes les caisses
à en faire
à balle, qui furent
de cartouches
jour aux caserconduites en plein
dans. un
nes, et y furent déposées le colonel prit
endroit stir et isolé :
d'ailleurs --- Page 73 ---
(65 )
d'ailleurs sur cet objet toutes les
précautions nécessaires.
fàchés
Les mal intentionnés,
d'avoir manqué leur coup', cherchèrent à alarmer le public par
calomnie; ils répanune nouvelle
avait vidé la
dirent le bruit qu'on
poudrière e, et qu'on avait tout
transporté aux casernes ; il n'y
avait rien de si faux, puisqu'on
n'en avait pas retiré un seul barril
de poudre; et pour dissuader. le
public trop crédule, M. de Mauduit pria les juges de la sénéchaussée etle procureur du roi, de faire
une visite aux casernes, pour consla fausseté, des
tater juridiquement
fut
bruits qui courajent; ce qui
exécuté.
- M. de Mauduit avait reçu depuis
quelques jours une lettre anonyF --- Page 74 ---
- 66 )
me, capable par ses
ses rapports infidelles, sophismes et
et méme de séduire
d'ébranler
mes que les braves d'autres homrégiment. Ce
soldats de son
jours, publié
colonel avait touet fait afficher à
porte des casernes les
la
genre qu'il avait été
écrits de ce
dansle
récevoir d 9 et fesait
cas de
tout son régiment
connaitre à
ponsés.
jusqu'à ses ré
Tous - ses soldats,
proced.s francs et
pénétrés des
chef,
loyaux de leur
,fermes et inébranlables
les principes qui les
dans
et fidelles à leurs
animaient,
moignérent
sermens, lui tén
sensibles à la combien ils étaient
de sonfiance marque d'estime et
qu'il leur
chaque,
donnait; et
compagnie répondit
une déclaration
par
particulière,
.
jusqu'à ses ré
Tous - ses soldats,
proced.s francs et
pénétrés des
chef,
loyaux de leur
,fermes et inébranlables
les principes qui les
dans
et fidelles à leurs
animaient,
moignérent
sermens, lui tén
sensibles à la combien ils étaient
de sonfiance marque d'estime et
qu'il leur
chaque,
donnait; et
compagnie répondit
une déclaration
par
particulière, --- Page 75 ---
( 67.)
Oniapprit par le courrier que
Tassemblée génégale devait faire
incessamment un, décret
paraltre licenciait les troupes. Les deux
qui
-
du Port-au-Prince
régimens, 7 celui
et celui de Crête furent siindignés
de cela,quilss' assemblarentdeuxe
mêmes pour renouveler leurs serfà Tinfamie et aux
mens s,.vouant
peines de, 1 Tordonnance ceux, qui
obéiraient à'ce décret. :
cherchait
On ent des'avis su'on vaisseau le
asédnire léquipage du
Léopard; . ron wit des canonniers
de'ce bâtiment, qui, 8 ayant qhitté
le pompon prescrit par Tordonavaient -substitué celui.
nance 198
duque : 2 portaient les partisans le
comité :- On chercha à arréter
mal. 91
ordonna
Le gouverneur général --- Page 76 ---
au;
( 68 )
d'appareiller commandant de ce vaisseau
était trop
pour le Cap; mais il
déjà fait tard le comité avait
Tassemblée répandre un décret de
dait
générale : qui défenaléquipage de
du
quittér la rade
rait Poften.Prinoe, que le
et qui déclaei-devant Vaisseau 4 le Leoparit,
Roi,p passait nomméile vaisseant t du
proteetion
sous les ordres et la
dolassémblée
ét du comité, Ce décret gendrale
fit
qu'on en attendait;
leffet
révolta et ne vonlit léquipage se.
La révolte du vaisseau point partir.
pard, les mènées
le Léocomité du
séditiensos du'
pérateur de Port-au-Prince, cette
COO*
présentations
révolte, les rebons citoyens, pressantes detousles
verneur
décidèrent le gougénerala faire arréter plu- --- Page 77 ---
( 69 )
sieurs membres ducomitéet autres
accusés d'être les aupersonnes,
régnaient
teurs 1 des troubles qui
rendre
dans. la ville. On vint.
compte., à sept heures du soir,
Mauduit, quil existait
au 1 colonel de, mettre: le feu au maun projet du roi et à Tarsenal ; on y.
gasin sur-le-champ 75 homines,
envoya reconnut en effet plusieurs
et on
vinrent tantourdes
détachemens qui des fanaux allumés,
magasins avec fit clair de lune. M.
malgré qu'il conformément aux
de Mauduit,
allait faire arréordres dirgénéral,
haut ;
ter les personnes. citées: plus
: dont on
mais une circonstance
heure
n'eut connaissanee qu'àune
du matin, fit changer les dispositions. Ou furinformé que.les pers,
soaneiquionavonlait arrêter étaient
plusieurs
et on
vinrent tantourdes
détachemens qui des fanaux allumés,
magasins avec fit clair de lune. M.
malgré qu'il conformément aux
de Mauduit,
allait faire arréordres dirgénéral,
haut ;
ter les personnes. citées: plus
: dont on
mais une circonstance
heure
n'eut connaissanee qu'àune
du matin, fit changer les dispositions. Ou furinformé que.les pers,
soaneiquionavonlait arrêter étaient --- Page 78 ---
(70)
comité au milieu de 500 homau armés. Le colonel Mauduit
mes
deux officiers à différentes
envoya
en rendre compte au gds
fois pour
ses a ordres à ce
néral et prendre
arréterles
sujet,qui furent d'aller
désignées dans) le comité
personnes
le faire
même, $ s'il croyait pouvoir
streté. M. de Mauduit s'y
avec
transporta à l'instant ,01 imaginant 31
dela résistance aux'
ne pas trouver était
1 et il
ordres dont il
porteur ,
fut détrompé à cet égard, que
ne
deux décharges de coups"
lorsque
eurent tué
de fusil et d'espingole
hommes et blessé une
plusieurs
N001 ) OEESE aineL
quinzaine (1).
(1) On a prétendu, que la troupe avait fut
tiré là première ; jamais calomnie convaincre' ne
plus absurde, ilne faut pour sen
que copnaltre le local., HOY --- Page 79 ---
(71 )
Mauduit ordonna
Alors le colonel
homde faire feu pour préserverles
lui étaient confiés, etil ne
mes qui
qu'après sen
fit son commandement
côtés.
tomber. trois à ses
avoir vu
T'action com*
Il se décida, 2 après
à rester dans la position
mandée,
et fit halte
La troupe arriva en colonnè, Mauduit
à trente pas de lamaison. Le colonel
luià quinze pas en avant , et parla
se porta
qui étaient dedans 5
même aux personnes dela nation, de la loi
leur déclarant au nom
le
du
et de la part de M.
général,
et
roi,
d'arrêter plusieurs membres
qu'il avait ordre
eux ; il resta
du comité qui étaient parmi
le temps
fàcheuse tout
dans cette position shrement s'il avait eu intendu feu, et bien
armés du comité, il
tion d'attaquer les gens entr'eux et ses soldats 1
ne se serait pas mis
à une mort presparce qu'il s'exposait parlà aussi ses soldats
que certaine ; bien sûrement
auraient
ne commencèrent pas 2 parce qu'ils chéristrop craint. de tuer un colonel qu'ils
saient. --- Page 80 ---
(72)
dangereuse oùt il se trouplus que mieux surveiller tout ,
vait, pour
à portée d'arréter
et pour être plus
de ses
la fureur et la vengeance lui réussit
soldats irrités, ce qui
parfaitement. avait mis à la voile
. Le vaisseau
et avait été
le 31 juillet au matin,
son
à St.-Marc, sans
se réfugier
de ses officapitaine et la plupart
de
avaient été obligés
ciers, qui
éviter de
quitter leur bord pour,
crimes au malheureux
nouveaux
recutleméne
équipage erévolté.On
décret de Tassemblée généjourle licenciait les troupes 7 les
rale.qui
et les indéliait de leur serment; L
vitait à servir dans un nouveau
créé sous le nom de troupes
corps,
soldées de la colonie,
nationales
àchaavec la promesse de donner
que
ient été obligés
ciers, qui
éviter de
quitter leur bord pour,
crimes au malheureux
nouveaux
recutleméne
équipage erévolté.On
décret de Tassemblée généjourle licenciait les troupes 7 les
rale.qui
et les indéliait de leur serment; L
vitait à servir dans un nouveau
créé sous le nom de troupes
corps,
soldées de la colonie,
nationales
àchaavec la promesse de donner
que --- Page 81 ---
(75)
quesoldat une concession (1).Tels
étaient les moyens de séduction
qn'employait cette assemblée pour
tromper de braves gens.
Six soldats échappds de St.-Marc
rejoindre leurs drapeaux, fipour
tout le détacherent le rapport que
ment, al'exception d'uneq quinzaine
d'hommes, ayait été débauché par
l'assemblée générale.
Onfituneinvitation: aux citoyens
de se trouver présens à Tinterrodes soldats venus de St.-
gatoire Marc, sur les moyens dont on s'6tait servi pour séduire le détachement, et sur les personnes qui les
avaient employés.
(1) La concession est de 100 carreaux, le
carreau de deux arpens et trois cinquièmes
d'arpent 9 ce qui fait 260 arpens.
--- Page 82 ---
(74)
Onapprit que le peu d'hommes
de St.-Marc qui
du détachement fidèles à leurs draétaient restés
venaient d'être emprisonpeaux, deux de leurs ofliciers 7
nés avec
Le
Romillon et la Farge.
gouver- sur-left arréter
neur général
et Glauchamp MM. Camfrancq
génémé, députés à l'assemblée furent
rale ; ces deux Messieurs y être
conduits aux casernes pour
desévénemens
détenus et répondre
survenir
fàcheux qui pourraient
et
aux detix officiers prisonniers, leur
aux soldats qui partageaient
sort.
1 ces deux
Peu de jours après arrivèrent; ils
malheureux officiers
danavaient couru les plus grands
gers. Le reste du adischementavait
été forcé,lep poignard sur la gorge, --- Page 83 ---
(75)
T'assemblée. MM. Camde suivre
francq et Glaumé furent dlargisà
Tarrivée.de ces premiers: à la colocc Le général dénonçait
$ comme ayant
5 nie Tassemblée
et cher
> outrepassé ses ponvoirs,
à se soustraire à la puis-
> chant
il déclarait
s> sance nationale, et
son de-
>> qu'il se voyait forcé par
3> voir de la dissoudre. >>,
Des secours accoururent de part
et d'autre ; l'assemblée générale
à se défendre viparut se disposer
goureusement; maisfardeurbouil- 1
entrainée
lantedeceuxe quil'avaient
dans ce mauvais pas,, ne tint pas
contre le double danger qui iles
environnait et qui les menaçait
panticulièrement. Quelque nombreux que fussent leurs partisans,
aussi les dispo:
ils nignoraient pas
de la dissoudre. >>,
Des secours accoururent de part
et d'autre ; l'assemblée générale
à se défendre viparut se disposer
goureusement; maisfardeurbouil- 1
entrainée
lantedeceuxe quil'avaient
dans ce mauvais pas,, ne tint pas
contre le double danger qui iles
environnait et qui les menaçait
panticulièrement. Quelque nombreux que fussent leurs partisans,
aussi les dispo:
ils nignoraient pas --- Page 84 ---
(76 )
sitions secrètes
en
ducommerce,
cas
qui,
d'attaque, se serait infailliblement tourné contr'eux.
l'ardeur et la bonne
Toute
leurs défenseurs
volonté de
ne purent les rasSurer ; T'ennemi était encore bien
loin, et la terreur avait déjà fait de
rapides progrès. Enfin cette aventure se termina par un événement
extraordinaire : l'assemblée
nérale se détermina à
géen masse sur le vaisseau s'embarquer le
Léopard, et
la
allerimplorer en France
justice nationale, Cette idée fut
celle de M.
lerie,
Bicon-de-Lacheva-
<L/assemblée
>>
générales'embarqua au nombre de 83
>> pour: se rendre en Francè membres,
> quélques 'amis les plus zélés avec
2> tisans , et un détachement par- du --- Page 85 ---
Cm
du Port-au-Prince qui
5 régiment
embrassé sa défense. >
>> avait
Tandis que l'assemblée générale
exécute cette résolution inattencirculaient
due, ses proclamations
dans toute la colonie, et donnaiert
amis le signal de
à ses nombreux
La
du Sud
courir aux armes.
partie
témoigna en cette occasion beaucoup de zèle, et fit les plus vigoureux efforts. La fermentationy fut
extréme; lé détachement de laville
des Cayes se laissa gagner par la
munieipalité, et cette dernière fit
mettre aux arrêts- les officiers de
ce détachement. On fit assassiner
le pauvre Codère, commandant de
la méme ville, ancien major du
régiment du Cap, qui avait servi
20 ans dans le corps du Port-auPrince; ; ce brave militaire fut lA- --- Page 86 ---
chement
(78 )
des
massacré par la populace
Cayes, à
Tinstigation de
ques scélérats qui
quelearactère et son craignaient son
énergie,
CHAPITRE I V.
Mayens pris par le Colonel du
régiment de Crête R
pour empécher
Dragons, 5
Lapproche des
brigands. - Les petits blancs,
organisés en corps de
pour chagriner les
troupes 3
propriétaibBLRCIOE
Taxois que le Colonel du regiment de Crête prenait de
moyens pour défendre
grands
des brigands sur la route Tapprocho de
gane au Port-an-Prince
Léoles hauteurs de
et dans
Jacmel, lintré-
par le Colonel du
régiment de Crête R
pour empécher
Dragons, 5
Lapproche des
brigands. - Les petits blancs,
organisés en corps de
pour chagriner les
troupes 3
propriétaibBLRCIOE
Taxois que le Colonel du regiment de Crête prenait de
moyens pour défendre
grands
des brigands sur la route Tapprocho de
gane au Port-an-Prince
Léoles hauteurs de
et dans
Jacmel, lintré- --- Page 87 ---
(79 )
Mauduit fei
pide et infatigable contre les brisait une expédition du Nord, à la
gands del la partie
de son' régitête de 500 hommes
d'un détache mentdn Corpsment,
volontaires du
Royal 1; de 1090
de Ia Croix-desPort-au-Prince, ,
considéraBouquets S, et d'un train
ble d'artillerie.
-
,
M. de Vincent commandant
venait au
pour le roi au Cap,
à la
seeours de M. de Mauduit,
tête de 600 hommes, et devait se
rendre aux Gonaives.
montablancs des
- Les perits
en-corps
gnes s'éthient organisés
c'est-h-dire, 9 en garde tronpes,
et sous cet habit
des nationaux,
maltrisaient les
respectable 3 ils
leurs hapropriétaires isolés sur
bitations, et les traitaient avec --- Page 88 ---
une dureté
(80 )
vernement inexpeimables Le goutout cel
qui savait encore bien
Baudry qui se passait, invita M.
régiment -Deslosières, de
colonel du;
dre les ordres Créte, à venir
du
prenméral; il lui At
gouvernent-gé
passe, lui
part de ce : qui sei
témoigne beaucoup de
confiance, et le laisse maitre
moyens de faire
des
dres. Il fallait cesser ces désordence dans
beancoup de
un moment aussi prutique, et Tesprit de
crique l'on connaissait conciliation
à notre
donnait :
chef
Le colonel-donma beaucomp d'esprétrance,
gons de se rendre ordre aux drasur diffirentes
sans uniforme,
habitations
gndes, et à de-sy tenir
désique sorte cachs
en quelordre, Pour lui, à jusqu'a la
nouvel
téte d'une --- Page 89 ---
( 81)
cinquantaine de dragons vêtus OStensiblement, il. se rend tout près
de. ce que les ennemis d'alors apOn devinera
pelaient leur s camp.
veux dire 7. quand on
ce que je
à
saura P que ce camp se tenait
deux lieues dans les hauteurs, audessus de la rivière de Jacmel. Le
colonel arrive à la distance de 100
et demande à
pas ou environ 3
enle voyant
parler au chef, qui,
venir, avait déjà fait mettre tous
ses hommes sous les armes. On
lui donne T'entrée 7 pourvu que
lui seul se présente. Le danger
était éminent; ; les dragons veulent s'opposer à ce que leurcolonel marche-seul; ; mais le colonel avait sa combinaison 3 il y
tint. Ildonna ordre à sa petité
troupe d'être préte àt tout événe-
demande à
pas ou environ 3
enle voyant
parler au chef, qui,
venir, avait déjà fait mettre tous
ses hommes sous les armes. On
lui donne T'entrée 7 pourvu que
lui seul se présente. Le danger
était éminent; ; les dragons veulent s'opposer à ce que leurcolonel marche-seul; ; mais le colonel avait sa combinaison 3 il y
tint. Ildonna ordre à sa petité
troupe d'être préte àt tout événe- --- Page 90 ---
ment; il laisse (8a)
et seulement ses armes à
il s'approche armé de son feu,
tinelle
de la première épée s
chef avancée, Là il fait
sen--
qu'il desire lui
dire au
témoins , qu'il le
parler sanis
cer. Ce chef lui
prie de s'avansolemment
- fait répondre in8'en retourner. que s'il a peur, il
Le
peut
zières , d que cette colonel Desloplacée
expression dé
la troisième detrise, savance
les
sentinelle
jusqar'a
glacis de
qui toncha
dire qu'il est Thabitation, là. Le
et fait
gands
chef des bri-.
seul
s'avance à son
en faisant
tour tout
mes de se tenir à signe à ses homtance. La
une certaine diset le colonel coaversation
qui
sengage,
cité, crut l'avoir retenait sa vivaquelle est sa
ébranld. Mais
surptise quand ce. --- Page 91 ---
( 83:)
chef crie 9 aux armes. Aussi
quel'éelair, le colonel lale
prompt bonheur de s'échapper et de regatout en sueur le peloton qu'il
gner
distance. Une peavait à quelque
Tentite action s'engage jusqu'à
trée de la nuit, et se voyant trop
faible, il fait une sage retraite. Il
emploie la nuit à rassembler son
monde, et le lendemain dans la
matinée, il marche au bruit des
tambours et descend vers cette
habitation; mais il avait à faire à
Le, combat s'engage
forte partie.
on
avec une fureur éponvantable;
passe-la journse sans.aucun ayanmarqué de part ni d'autre 2
tage des deux côtés il périt beauet
de monde. Pendant la nuit,
coup
fait
son monde
le colonel
poster
créte voisine > * et
sur une petite --- Page 92 ---
au lieu d'étendre (84)
resserra 3 dans la son camp 9 il le
rendre plus fort persuasion de se
maislennemi
en cas
ne dormait d'attaque;
plusy et conmissant
pas non
lesiseues, il fait
bien toutes
maniète que le ses dispositions de
sont
colonel et les siens
mi avait entourés, et si le chef
su profiter de
ennetage, le dernier
son avanlui aurait
des dragons ne
Desloziéres pas échappé, Le colonel
avait fait
quelques bois abattus rassembler
fesait un
dont il se
était fort rempart faible 9 mais tout cela
bien
contre un ennemi
supérieur en nombre
dragons avaient
: les
forisau
reçu quelquesrenet cependant! rcemmencementder la nuit,
à deux cents slerontmomatiy peine
de Bermont hommes. M. le comté
et le brave
Coupeau >
des dragons ne
Desloziéres pas échappé, Le colonel
avait fait
quelques bois abattus rassembler
fesait un
dont il se
était fort rempart faible 9 mais tout cela
bien
contre un ennemi
supérieur en nombre
dragons avaient
: les
forisau
reçu quelquesrenet cependant! rcemmencementder la nuit,
à deux cents slerontmomatiy peine
de Bermont hommes. M. le comté
et le brave
Coupeau > --- Page 93 ---
( 85 )
été de cette troisièn'avaient point
mais ils n'étaient
me expédition,
situation
pas loin. Ilsapprennentla:
M. de
critique du colonel.Aussitot
envoie Coupeau à la téte
Bermont
; ilsd'un corps assez nombrénx la crête
oùt
arrivent au moment
et sa troupe
qui contenaitlecolonel
se fait
était entourée. Coupeau
côtés de cette
jour sur : un des
où
et trace le chemin par
crête 1
sortit avec son monde.
le colonel
événement, le
Sans cet heureux
colonel et les siens succombaient
rémission. Conpeau eutlhonsans
et le colonel
neur de ce combat,
Gtl
au gouen luti-mémelerappoet
dans les termes, les plus
vernement
brave offihonorables pour ce
ciér qui ne s'est jamais démentiun
Le
était bien
seul instant.
colonel --- Page 94 ---
(8 86 )
déivré; mais l'ennemi
de son succès,
orgueilleux
outranceles
poursuivaità toute
raient en*
dragons qui se retiarrive dans combattant. Enfin, on
un de ces défilés
muns dans les
comdragons le
montagnes ; les
passent
et dès qu'ils sont au bout, rapidement,
ladent les deux côtés
ils escagrande
avec la plus
promptitude. Pendant ce
temps-lal'ennemi, tout
poursuit dans le défilé glorieux,
dragons qu'il
méme les
était bien loin croyait en fuite ; il
colonel
de penser que le
imagindt de
lui-méme. Les choses Tenvelopper
s'exécutérent. si
cependant
méme
bien,qu'il fut luipris par
:
flancs et
derrière, sur les
fut affreux, par-devant, Le carnage
et l'onfit
prisonniers, le
beauicoup de
/
restepritréellement --- Page 95 ---
( 87 )
la fuite, mais le régiment perdit
de monde, et Ton se
beaucoup
le.camp de Crête
hâta de regagner
et où l'on
où Ton se ravitailla,
le repos dont on avait le plus
prit besoin. Ainsi finit ce malgrand
événement, qui avait si
heureux commencé pour les dragons. - 2
mal
leur laissa beauet dont le succès
la
coup de pertes à regretter que
-
gloire ne pouvait réparer.
à
Les ennemis organisèrent -
force une armée dans la partie du
Sud, qui devait sej joindre à Léovirent que le
gane;n mais lorsqu'ils avoir le desgouvernement allait
tant de précautions sagesus par
ils se
ment combinées, 2
prétérent
facilernent aux paroles de paix qui
de, la part des
furent portées
chefs.
la
coup de pertes à regretter que
-
gloire ne pouvait réparer.
à
Les ennemis organisèrent -
force une armée dans la partie du
Sud, qui devait sej joindre à Léovirent que le
gane;n mais lorsqu'ils avoir le desgouvernement allait
tant de précautions sagesus par
ils se
ment combinées, 2
prétérent
facilernent aux paroles de paix qui
de, la part des
furent portées
chefs. --- Page 96 ---
(88 )
Leg gouvernement
cepta
général en acquelques-ines qui
étre accordées de
devaient
droit,
autres ; les principaux rejetales
furent de relaxer les
articles
individus
avaient Bté arrétés,
qui
d'attendre
avec promesse
sion de
tranquillement la déciT'assemblée nationale sur
cetévénement, avec serment réciproque de s'y conformer
Cette capitulation fut
(1).
Pectivement.
signée resAussitôt que M. Baudry-Deslozières apprit cette nouvelle, iln'attendit pas des ordres du
neur général:les
gouverdragons, blancs.,
(1) On verra bientôt qu'ils ont été les
doit premiers à violer Ce' serment 9 et qu'on ne
jamais compter sur. aucune
de
promesse, , sur-tout lorsqu'elles espèce
la bouche d'un trigand-assassin viennent de
tendit --- Page 97 ---
(S9 0 )
étaient
mulâtres et négres-libres,
excédés par les veilles et par les'
patrouilles (1).11 prend le parti
() Je ne me charge pas de rapporter I
jusqu'aux affaires des patrouilles ordinaires,
et les petits combats particuliers de' 20, 40
et 50 hommes , où notre colonel était luimême', malgré qu'il pàt s'en dispenser en
de chef ; mais où il paraissait:
sa qualité
soutenir le courage
souvent 7 autant pour
sur la
des dragons qui le voyaient toujours
pour être sèr que ses:
première ligne > que
ordres étaient exécutés 3 et pour dirigery
suivant la circonstance du moment, cette
peut-être en
sorte d'opérations 3 petites
mnais au fond d'une conséquence
apparence 9
dois dire
le colonel
très-majeure ; car je
que
avait pour principe de ne jamais livrer de
grands ou petits combats avant d'avoir fait
précéder des préliminaires d'accomtnodement
T'époque où nous étions,
9 pensant qu'à
les
et que vis-à-vis des ennemis tels que
nôtres, il fallait avant tout épuiser les ressources de la persuasion 2 et arranger les
H
fond d'une conséquence
apparence 9
dois dire
le colonel
très-majeure ; car je
que
avait pour principe de ne jamais livrer de
grands ou petits combats avant d'avoir fait
précéder des préliminaires d'accomtnodement
T'époque où nous étions,
9 pensant qu'à
les
et que vis-à-vis des ennemis tels que
nôtres, il fallait avant tout épuiser les ressources de la persuasion 2 et arranger les
H --- Page 98 ---
(90) )
de les licencier
tous, à
de six
T'exception
pour sa seule garde.
choses de manière
mais
que nous ne fissions
que nous défendre.
jadecct
Sije me
objet 7 et que ce fnt moins chargeais
serait convaincu
long, on
àsa
que ses: pwincipes.donmaient
politique: une
profondeur et une
quel le'moment rendaient
sagesse
rables
encore plus admi3 mais mon plan ne me permet de
rapporter que les choses en
serait dominage de voir tomber grand, et qu'il
Le temps
dans l'oubli.
s'cloigne, les témoins
ce sont des faits passés dans les diminuent,
au. milieu d'un désordre
colonies 7
dans quelques années
épouvantable, et
perdrait totalement
s pent-être, s on en
rendre
Te fil. Je crois donc
service aux colons en les
aux yeux de l'Europe tels
montrant
tent, comme des
qu'ils le méri-.
homines qui sont en
néral ce que beaucoup d'autres
géparticulier. On peut dire même nesont qu'en
part des malveillans
que la plune
plus de
manquaient pas noncourage 2 et qu'ils avaient un avantage que n'avaient pas souvent les
gens eux-mêmes de
honnétes
s'entendre parfaite- --- Page 99 ---
(91)
mémie. de.ee licencieLe jouri
et
ment, M: Baulry-Deslonires
qui réstaient
tontes les personnes
sur
avée. lui, de transportérent
à
Thabitation 1 de MM. de Marle,
desséin ders s'y reposer plus cont
modement ; là 4 on ne pensa plus
réjouir dela Hconciliation
quaise
remettait T'équilibre
générale qui
de Léogane et
parmiles citoyens
du, Port-au-Prince,
réunir 1 avec : facilité quindil
ment : ede'se
leurs horreurs: Comme
sagissait d'exécuter s'avance où les opinions se réunisle. temps
fiut éteindre tous les germes,
sent et qu'il
-
U 01 me fais un devoir rigoureux de
de, haine 2 je
des liomittes
ol
le nom
ne' point prononter naturellement méchas , qui. orit
égirés Vdut les moyens les plus infames
contribué par la plus belle colçnie du monde.
à renverser. lisent ils se reconnaltront ; et si
S'ils me
remords, Tauraf
je lenF't fais naitre quelques la cause des colonsi
sutisamment vengé
-
U 01 me fais un devoir rigoureux de
de, haine 2 je
des liomittes
ol
le nom
ne' point prononter naturellement méchas , qui. orit
égirés Vdut les moyens les plus infames
contribué par la plus belle colçnie du monde.
à renverser. lisent ils se reconnaltront ; et si
S'ils me
remords, Tauraf
je lenF't fais naitre quelques la cause des colonsi
sutisamment vengé --- Page 100 ---
(9a)
Deux jours après, M:
Tal
-
le gérid
dipécha une ordonniance ait
camp de Créte - ; le cavalier
trouva point M: Baudry- y-Deslo- ne
zières : sur son hiabitation il fut
obligé d'allér suricelle ode:
de Marle. Lalettre
MMJ
cavalier,
que portaib ce:
ordonnait air colonel-du
régiment de Crête., de faire ce
quilavait déjie Fait. 01 J e3l frtion
M.
a
hsbg-baleswerteile
son procureur par, le
:
retour du
cavalier, et lui recommanda de.
renvoyer les six dragons mentionnés. plus haut, 3. et le colonel
continua à rester ;; C sa,
:
et ses -
faruille.
amis 3 chez les-MM. de)
Marle.
Trois jours'
HO0
auparavant 2 M.
Baudry-Deslozitres avait reçu I de
M.le général une lettre paternelles. --- Page 101 ---
(95) )
pleine de sentimens
cette lettre,
patriotiques, méritait d'être communiquée aux habitans du quartier 5 elle n'annonçait pas encore
le traité de famille, mais elle le
L'es-.
faisait espérer grandement.
ptit de douceur de consolationTavaient dicet de conciliation.
tée, et M. Baudry, , qui n'aj jamais
rien fait ni rien reçu concernant
le service, sans : en donner connaissance à stous les officiers et
avait imaginé de convo-.
dragons, 7
le
une assemblée générale
quer, dimanche suivant : cette assembut de faire part
bléejavait pour
habitans : de,
de, cette lettre C aux:
et conférer
toutes les classes - 1
sur les moyens les plus proà ramener, la, paix dans linpres
térieur,
3 T --- Page 102 ---
(94)
C'est surd la certitude
semblée du
de'cette aso
six dragons lendemain, que lesi
cureur de Thabitation demandérent au prode M, Bandey-Desloières, à rester, 3 vit Teal
loiguement de leurs
que s'ils s'en
maisons, et
était impossible rétouenaient, 9 il letiri
Le
de revenir.
procureur de M. BaudryDaslozières, ne VIE point
vénient à consentir à
d'inconu
de, et les six
cette demhans
il y a plus
dragoris resterent,
; d'autres:
éloign's , survinrent également
miit du santed;
pendant la
a'
cottchérent : stirdid :
des dimanche, et)
voisines ponr se
habitationsl
main' à Tassemblde,in moveele'leuales
A 4 heures du
2ot 251001
dryL
reati, 9 M: BaiDiaslostérstentiend : nine
charge de fusils ; il sort de la dui
mai-
cette demhans
il y a plus
dragoris resterent,
; d'autres:
éloign's , survinrent également
miit du santed;
pendant la
a'
cottchérent : stirdid :
des dimanche, et)
voisines ponr se
habitationsl
main' à Tassemblde,in moveele'leuales
A 4 heures du
2ot 251001
dryL
reati, 9 M: BaiDiaslostérstentiend : nine
charge de fusils ; il sort de la dui
mai- --- Page 103 ---
(95 )
son où il était, 2 et de concert avec
toutes les personnes de Thabitation de Marle, il écoute attentivement ; une seconde décharge ne
lui laisse plus, de doute que le
bruit se fait sur son habitation.
Aussitôt il se met eri marche
avec plusieurs de ses officiers.
Comme il faut gravir des montasanscheminsàt travers desbois
gues
embarrassés de lianimmenses,
nes, devenus plus difficulteux enénorme dela veille
core parla pluie
et de la nuit, 3 on ne marcha pas
aussi vitequ'on l'aurait desiré.On
continua d'entendre en route des
déchargesd'ane grande quantitéde
de fusil. Ilest aisé de sentir
coups
lanxiété du colonel et T'impatience des jeunes officiers quilact
compagnaient. --- Page 104 ---
(56)
Le colonel était à
moitié. du chemin pen - près à
arriva plusieurs
quand il lui
lieu de craindre drgons.Ilyavait
tre chose. Ils que ce ne fltauvenaient le
pour lui apprendre la
trouver
freuse
scène afqui Se passait chez lui,
prendre conseil dans
et
tance aussi
une circonspressante.
7 Enfin on arrive
Srp
lon blanc
2 et le paviltoire. Le hissé, annonça la vicgadier
colonel fit venir le briet se fait rendre
pendant ce
compte;
les ennemis temps ; il aperçoit
min
fuyant dans le chequi mêne à
de
Thabitation de M.
Campan; il voit qu'on
homme
porte un
luiassure fortement blesse 20 7 et on
le
que c'est M. M
procureur de
M,
T'habitation de
Baudry-Deslosières
rapporte 3
que --- Page 105 ---
(97.)
les
heures du:
K que vers
quatre
> matin, 2 ilentendit une décharge:
de, coups de. fu-:
> considérable.
> sil; qu'il ne dormait pas,et se
C leva en sursaut ; qu'à peine il
>i eut ouvert sa. porte ,i il enten-
>> :
une
dit
pareille décharge,qui.
méme pas les six
>> nel 4 réveilla
endormis ;
les enC dragons
que
s'avancèrent tet firent une
>> nemis
alors les
C troisième décharge : :
CC dragons se, réxeillèrent : avec, la
;
C plus grande; promptitude que.
de chan2 quoiquilentenssnt pas
de
C delle 1 ils ne laissèrent pas
des fusils qu'ils, trou2, semparer
et se
>. vèrent sous-leurs mains, 9
en défense; quiaussitôt
2, mirent -
du côté de Tennemi
oyne voix,
et cria : rendez-vous >
>,8 séleva,
ie vous t
> coquins, ceniest pas
I
CC dragons se, réxeillèrent : avec, la
;
C plus grande; promptitude que.
de chan2 quoiquilentenssnt pas
de
C delle 1 ils ne laissèrent pas
des fusils qu'ils, trou2, semparer
et se
>. vèrent sous-leurs mains, 9
en défense; quiaussitôt
2, mirent -
du côté de Tennemi
oyne voix,
et cria : rendez-vous >
>,8 séleva,
ie vous t
> coquins, ceniest pas
I --- Page 106 ---
A
(98 )
5 qui nous en voislons,
>> téte de votre
3 c'est la
>> nous fiuut et commandant celle
quil
5> taines.
de vos capi-
>> Qu'à ce propos de
3> les dragons
T'ennemi,
3) lait avoir répondirent qu'il falleur téte
>> celle de leur colonel pour avoir
> officiers
et deleurs
>>.
Le premier devoir du
de se transporter
colonelfut
bataille; il
sur le champ de
vit un homme
ayant un habit
mort,
dit étre le
doffieier, que l'on
vot de la ametaunboanis-pee
maréchausste, à
ne; un peu plus loin, il vit Liogaautre 5 personne
une
sieur G qu'on dit étre le
9 tres-blessd, mais
parlait
lonel 13
le coiri-distihnetement,
le fit porter sur un
fut obligé lui-méme
lit, et
de commen- --- Page 107 ---
( 99. )
cer à le.sonlever pour engager les
autres à Taider, afin de porter à
ce malheureux, tous les socours
Thumanité indique. Aussique tôt le colonel fit venir M. Duflon,
chirurgien du régiment ? qui se
hâta de laver et de panser les blessures de cet infortuns, victime
de sa crédulité; ; O1l lui donna tous
la circonstance
les - secours que
permettait.
Le colonel donna ordre de s'ém*
parer des papiers cqui pouvaient:
étre dans les poches des ennemis
restés sur la place. La première
chose fut un ordre de la municide Léogane, trouvé dans la
palité
DEpoche d'Ambouville; signé,
LOMPRÉ 3 maire 3 et D'INGIRAC,
officier municipal.
Cet ordre, que le colonel eut --- Page 108 ---
( 100 )
peine à reconnaitre
mains des
pour sortir des
officiers
est une chose
manieipatix,
cause de sa monstrueuse; soit à
du
forme;, soit à cause :
fond; c'était d'une
d'un
légéreté, 9
despotisme à faire fuir la
ture entière, dont voici la
nateneur,
Municipalité de
ot
Léogane.
CC Sur la déclaration
s de 1 nous étre faite
qui vient
> Gourjon
par.M. Alexis
(1) et le S...e:
> charpentier (2) de
>> résidantàl la.
profission,
montagne des Pal-
(1) Il faut remarquer
teur était lui-méme
que le dénonçiaexécuteur
(2) On sait le métier, la' del'ordre,
cond dénonciateur, , 'ét l'on demeure du senom ; si: on le savait,
nelsait pas son
pas mis P Si on ne le savait pourquoi ne l'a-tron
recevoir la dénonciation
pas, pourquoi
l'on ne connait pas ?
d'un homme que
>> résidantàl la.
profission,
montagne des Pal-
(1) Il faut remarquer
teur était lui-méme
que le dénonçiaexécuteur
(2) On sait le métier, la' del'ordre,
cond dénonciateur, , 'ét l'on demeure du senom ; si: on le savait,
nelsait pas son
pas mis P Si on ne le savait pourquoi ne l'a-tron
recevoir la dénonciation
pas, pourquoi
l'on ne connait pas ?
d'un homme que --- Page 109 ---
( 101 )
serait arrivé ce ma
5 mes , qu'il
à la
dite la Crétes
>> tin
montagne
mulâtres de Jacmel,
> dix- sept
commandés PAr le nommé De-
>
la
>
siré Alvarés, lequel prend.,
>> qualité de capitaine- - général;
Desiré Alvarés aurait
>> queledit chercher et arrêter le
2i 1) envoyé
>> susdit S. -
etl'aurait ques-
>> tionné sur ce qui se passait en
>> erref ville, Te sommant de se joindre
S à eux, ce que le susdit S e
5 aurait refusé.
munici-
>> Nous, officiersdela
22,.
avons : ordonnéau sieur
:
palité,
d'Ambouville ; prévôt de notre
2 maréchaussée, de se rendre au-
>
lieu dit la Crête, avec le plus
>> - dit E
:
de cavaliers de sa brigade qu'il.
pourra rassembler, pour yarrés
les
mulâtres de Jac:
P. ter,
dix-sept --- Page 110 ---
( 102 )
5 mel, s'il est possible, ainsi
> ledit Alvarés,
que
3 leur chef, et
D les conduire dans les'
de
> cette ville',
prisons de
pour y étre interrogés par nous, sur-les motifs de
> leur voyage dans le ressort
>> notre municipalité,
de
et
>> contr'eux toutes conclusions prendre
5 droit.
de
1,
> Fait à l'hôtel de ville de
3) gane, $ le 28 aont 1790.
Leéo-
(C LoMpRk, maire ; J.
Sigme,
>
INanNAc,
officier municipal, >>
Dans l'instant il se fit entendre;
des dragons de Créte survenus de
tous côtés, un murmure
tience'et brulant d'aller d'impadu restant des ennemis s'emparer
Surla routél et dansles bois; répandus
le colonel
; mais
usant toujours dela plus --- Page 111 ---
(103)
modération, fit tout ce qu'il
grande
arréter cette ardeurs
peut pour
Quand il vit qu'il ne pouvait plus
il
le parti de se
les retenir,,
prit
rendre devant M. le gouverneur
général pour lui reridre comptede
sa conduite : alors il engagea ses
Cette idée
braves à Y'accompagner.
saluoccasionna une distraction
taire, et à linstant le voyage fut
décidé.
Les habitans indignés de la conde Léoduite de la municipalité
de toutes parts,
gane, 1 se rendirent
de
et une infinité se présentèrent
être enrétous les quartiers pour
de la
gimentés ; ceux des shauteurs
rivière de Jacmel, de celle
grande Cul-de-Sac de Mirebalais et de
du
la Charbonnière, 2 arrivérent au
accompagner.
saluoccasionna une distraction
taire, et à linstant le voyage fut
décidé.
Les habitans indignés de la conde Léoduite de la municipalité
de toutes parts,
gane, 1 se rendirent
de
et une infinité se présentèrent
être enrétous les quartiers pour
de la
gimentés ; ceux des shauteurs
rivière de Jacmel, de celle
grande Cul-de-Sac de Mirebalais et de
du
la Charbonnière, 2 arrivérent au --- Page 112 ---
(104 )
Pon-ai-Patiedeng grand
et
'nombre
s'offrirent à marcher.
M, Baudry-Desloeitres
bien
voulut
paraitre satisfait de cette offre
générensei; il était résolu d'employer la force, si les troubles'
finissaient point; il se flattait d'au- ne
tantplastlykeusir, queles honnétes gens étaient fort las de tous'ces
mouvemens, etvoyaient la nécessitéd'enarréterle cours ; déjà
de mille hommes,
plus
tant de l'Archaye, de St.-Marc, des Vereteset d'Esterre
(1); , avaiént pro-
(L) On trouve malà propos :
sur toutes les
cartes de SL.-Domingue, 3 de l'Estere au lieiz
d'Esterre; c'est sans doute par abréviation
qu'on,a préféré Liau D, et qu'on a
primé la dernière R. C'est comme la rue sup- de
TEgypticnne à Paris ; on la nomme 3RIE
d'hui rue de la Jussienne, Les hommes aujourse --- Page 113 ---
(105 )
à lui; dès qu'il
mis de se joindre
les
jugerait à propos d'agir contre
mhutins.
toujours 2 défigurer le vrai. Qu'on
plaisent Phistoire des Saints 2 et l'on verra que,
lise
instruits dé la manière dont nous
sans être
dans notre
avons travesti les noms propres
Bowosus,c'est Venoux; Paduinis >
langue,
Télémaqué, etc. etc.l
Pavin ; Almachius ,
et Ton ne reOn défigura tous ces noms 2 :;
dans
connaitra plus ceux qui les ont portés, lionorés
le lieu même où la plupart sont anciennes
Saints. Voyez et lisez les
comme
cartes de la France s même la
et nouvelles
deux
on trouve continuellement mêne ville,
giograplie, trois noms pour la
et jusqu'à
Albret et Iebret, village
iles ou rivières.
; Balleure et Balprès du Mont-de-Marsan Oberelieim et Obe
lore, bourg près Châlons;
Strasbourg;
rehenheim, petite ville près
ville près
Reoule, Reaule et la Réole, petite rivière
Bordeaux; ; Tardoire et Iardouère, Mamo et
qui passe près la Rochefoucault: Sancian ;
et
Mamos 2 ile de PArchipel i
pour la
et jusqu'à
Albret et Iebret, village
iles ou rivières.
; Balleure et Balprès du Mont-de-Marsan Oberelieim et Obe
lore, bourg près Châlons;
Strasbourg;
rehenheim, petite ville près
ville près
Reoule, Reaule et la Réole, petite rivière
Bordeaux; ; Tardoire et Iardouère, Mamo et
qui passe près la Rochefoucault: Sancian ;
et
Mamos 2 ile de PArchipel i --- Page 114 ---
(106 )
Ce
corps prit une telle
que le
faveur,
gouverneur général arréta
qu'il fournirait trois
première
divisions : la
dans la partie de T'Ouest;
Sancoan, une ile de la Chine. En
on trouvera de centaines de
cherchant,
bles corruptions
mille de semblafamille.
3 sans compter des noms de
La preuvequele Quartier
connu sous le nom de l'Estere, desc-Domningue,
propre nom 3 et que le vrai n'est pas son
terre' , c'est qu'ên 1655, I
est celui d'Esà titre
Louis XIV, donna
d'indemnité à mon quint-aieul,
Gocecaton.fireman.a
58à
15zà 156 lieues
quelque chose près,
quarrées ou
ce grand espace de terrain superficic, Dans
40 concessions
s il prit environ
vers la plaine de
et celle' des Gonaives
VArtibonite
, c'est-à-dire
4 lieues le long de la mer
environ
entre ces deux
quartiers, et 15à16 lieues en
les terres. Le reste fut
montant dans
contrées des
pris dans différentes
S.-Domingue, comme au Mirebalais, entre Léogane et le grand
au Cul-de-Sac, etc.
Goave, 9
La rivière connue souslénom de
PEstere, --- Page 115 ---
( 107. ):
dans cellerd du Nord, et
la seconde
dernière dans la
la troisième ret
Sud. Par. T'ordonnance
partie L du
le chef de charendue à ce sujet,.
division a le grade ede colonel
que
mais le chef
et son' état - major;
attendu
de la première division, ,'
de fondateur, est coloson grade
nekinspecteur.
victorieux, ne
Le goavernement
il
s'endormit pas sur ses lauriers ;
se hita de faire partir des cominisd'arroser la premièré india eu Tavantage s'est établie à St.-Domingue.
goterie qui
dès cé moment le nom du
Cètte riviere prit
qui était
proptictaite de cet établissemnent,
alors le comte d'Esterre , et par corruption rivière
de'mor, on la nomme aujourd'hails fit bâtir
de Estere ; ainsi que le village qu'il autant de
à deux lieues du Grand-Goave plus, et de cent
Léogane., abandonné. depuis
au lien
ans, porte aussi le nom de PEstere,
de d'Esterre.
goterie qui
dès cé moment le nom du
Cètte riviere prit
qui était
proptictaite de cet établissemnent,
alors le comte d'Esterre , et par corruption rivière
de'mor, on la nomme aujourd'hails fit bâtir
de Estere ; ainsi que le village qu'il autant de
à deux lieues du Grand-Goave plus, et de cent
Léogane., abandonné. depuis
au lien
ans, porte aussi le nom de PEstere,
de d'Esterre. --- Page 116 ---
saires
( 108 )
qu'on députa dul
Port-au- - Prince;
Cap et du
connaitre la vérité chargés à
de faire
sa majesté
CHAPITNE V.
Bataille dans les
ee Moussambé.
montagnes du
renversé dans Lest Colonel est
01 Victoire
unenfislaisei :.
Temportéesnr les cluMunsihlemmebedst
Le camp! der Créteid Lieogane.-
les malveillans
asslégé par
deleogene.
Cerrk
- Sena imp oidos 19
lieu le 13j menetimempaifenent juin
n'avaità
1790. Le' colonel
de
Couenronepnie g
1 210
270 dragons avec les.olliciers trompe
nécessaires pour les
et l'on ne se
commander 5
allait se
dontantpas
passer, "Ls matin, 183 de'cogni SITOn 251
. entre --- Page 117 ---
(1 109 )
les 5 et 6 heures, un nègre de
là. nuit
Thabitation ayant passé
dehors , rentrait pour rejoindre
T'atelier aux travaux. Il rapporte
beaucomp de
qu'il a rencontré
le chemin
gardes nationaux sur
royal, les uns à cheval, les autresà pied, bien armés.et marchant assez vite. Un des officiers
de garde vint apprendre, cette
nouvelle Aacheuse;. et le colonel
aussitôt dépache deux, de.ses aides
de camp pour aller dans des. sentiers' détournés vérifier le, faite
Pendant ce;t temps-lai, on se: met
sous.ses-gardes * et la troupe est
toute. prêteo Les mide-de-camp
confirmérent da: nouvelles He AUB7
noncentquils ont. yu Vavant-garde 2
de Temnemidéja .postée daus-les
mais de Thabitation Dubreniln, --- Page 118 ---
( 1 110 )
c'ost-à-dire, tout
tit chemin qui
vis-t-vis le pétion
conduit à Thabitas
Bandry par le
Le colonel n'avait
Moussaombé
à faire
pas autre chose
que d'aller leur fermer
trée ; et en effet, l'on
l'enporta en grandehàte.
s'y trans
rut surpris; il croyait L'onnemipaqu'on s'en fut
arriver. sans
aperçu,
nous voyant nous
Cependant,
forme
développer en
le
d'éventail, le flanc droit sur
penchant de la téte d'uné
montagne, connue
perite
delac caverne
sous le nom
gauche
dAealante; le flanc
sur le talus, du côté du
Moussambe, et le centre à lembouchure du chemin où
a :
joli platon; il
ily un
de
commença son feu
était mousqueterie, bien
etle feu de file
nourri. Il
pour la vérité du fait, faut.observer,
, 4que les
penchant de la téte d'uné
montagne, connue
perite
delac caverne
sous le nom
gauche
dAealante; le flanc
sur le talus, du côté du
Moussambe, et le centre à lembouchure du chemin où
a :
joli platon; il
ily un
de
commença son feu
était mousqueterie, bien
etle feu de file
nourri. Il
pour la vérité du fait, faut.observer,
, 4que les --- Page 119 ---
( 111 )
brigands n'avaient point de bayonnettes ; le colonel saisissant cet à
propos 9 s'ésria : mes amis, foncons la bayonnette au bout du
Fusil, A l'instant et au milieu des
balles qui sifflaient, le colonel et
les autres officiers, qui n'avaient
point de fusil, mais de sabre,
montrent T'exemple, et en méme
témps les dragons chargent sur
l'ennemi d'une manière si terrible, qu'il plie et bat en retraite.
Dans ce moment, le colonel était
aux prises avec un ancien grenadier du régiment même du Portau-Prince, qui avait déserté pour
être officier des gardes nationanx.
Cet homme 00 p: prodigieux par sa
taille et par sa force, 9 va pour
assener un coup de sabre sur
la tête du colonel : celui-ci a --- Page 120 ---
( 112 )
le bonheur de le -
tenait le
parer 1 et il soucoup quand Tofficier
triote, dont le
pacoup plus fort, poignet fait
était beaucolonel;
plier celui du
aussitôt celui-ci
un coup de pommeau
reçoit
che qui lui ébranle
sur Ia boudeux dents de
devant, et il est renversé
rière dans une falaise
en arcombat général
énorme, Le
plusieurs heures continue, et après
obligé de se retirer. 2 T'ennemi est
tons maitres du
Nous restaille. Dans
champ de bacape'de
ce moment on s'occequ'était
nel. Onle
devenule colofond dela trouva étendu dans le
falaise où il avait
jeté culy par-dessus
été
était descendu
téte, - On y
avec la plus
peine, et Orl en eut
grande
retirer, Ilétait Bans benacoupal'en
connaissance;
et --- Page 121 ---
( 113 )
qu'il en mour
etion croyaitbjen
frent un
rait., Plusieurs dragons
fu-
-éspèce de braneard avec leurs
sils pour le porter, et, en,se res
leyant,on lec conduisit de cette maol'les
nière - sur son habitation,
lui donna le firent resoins qu'on
il était moulu
venir à la vie;
par
la chhte, et son état répandit la
consternation dans le camp. Cest
-dans ce moment qu'on s'aperçut
.bien du: véritable attachement
qu'on.avait pour lui : il ponvait
midi, alors. Vers les 3 heuétre
res ; le colonel recouvra.la parola
sesh forces mémes; il se levay
elu
il vit
ses blessures,
: ebc considérant
mal venait de
-quer sonl plus grand:
lui occasionnait une
lachite que
Malgré sa
sespèce de courbature.
jéunesses et se voyant sur le point
K
'aperçut
.bien du: véritable attachement
qu'on.avait pour lui : il ponvait
midi, alors. Vers les 3 heuétre
res ; le colonel recouvra.la parola
sesh forces mémes; il se levay
elu
il vit
ses blessures,
: ebc considérant
mal venait de
-quer sonl plus grand:
lui occasionnait une
lachite que
Malgré sa
sespèce de courbature.
jéunesses et se voyant sur le point
K --- Page 122 ---
dey perdre deux (114) belles
vant, ils'en consola dents de depour cela, et
d'en étre quitte
naire, il
avec sa gaieté ordinous dit : je ne
pas mes dents ; mais ce regrette
puis
quejene
supporter, ) C'est que ces COje quins-lam'aiene m'er
donné sur le nez;
vengerail
En effet, ce
jetant en arrière grenadier, en le
avec son sabre
3 lui avait fait
une petite
gnure sur le haut du
égratinée n'était
nez. La jour- 2
ressentait point passée qu'il ne
Mais
plus que de la
ce qui nous affligea, fatigue,
la perte d'une
c'était
gqui
vingtaine de
:
périrent à cette action. dragons
procéda comme on peut à leur On
terrement, etl'on sépara
enses adeelledngmnenier leurs fosdes brigands furent
.Lesmorts
jetés dans des --- Page 123 ---
(115)
dont la nature avait fait en
ereux les frais et de l'autre côté
partie
couvrit
du chemin ? et on les
éloigner
dune terre épaisse pour
les miasmes putrides dans un pays
où tout se corrompt si promptement. Nos dragons furent respectueusement inhumés sur Ia colline
appelée le Moussambé , et sans
les événemens ultérieurs, le colonel y eût fait bâtir une sorte de
mausolée, tant pour l'honneur de
perpétner le
ces dragons que pour
souvenir de cette action.
Trois jours après, nous fimes
expédition, Il:se fit
la cinquiême
du
un nouveau rassemblement
côté de Thabitation de Nougués,
à la hauteur de Thabitation de
de dragons fut
Crête. Lerégiment
obligé de marcher. Ce rassemble --- Page 124 ---
(116 )
ment grossissait à tout moment
par T'arrivée des clubistes de
mel et de
Jacméme
Léogane ; ils venaient
pendant la nuit tuer les
sentinelles avancées -
avions surl laligne
que nous
de notre
circonférentielle
camp, et
se venger de ce qu'ils cherchaient à
exécuter
n'avaient pu
Sitôt
quelques jours axant.
qu'ils surent le régiment en
marche, ils s'empressérent à dé
truire les chemins de communication, 3 1 et à barricader de bois
ceux qu'ils ne pouvaient détruire. Mais les' guerriers
gnards savaient escaladerlest montateurs; et an milieu du feu'dés hannemis; le régiment
enrepaire, où,
parvint à leur
malgréleur
et leurs
nombre
:
grands appréts militaires,
ne firent pas grandé
?,
zesistiance;
'ils surent le régiment en
marche, ils s'empressérent à dé
truire les chemins de communication, 3 1 et à barricader de bois
ceux qu'ils ne pouvaient détruire. Mais les' guerriers
gnards savaient escaladerlest montateurs; et an milieu du feu'dés hannemis; le régiment
enrepaire, où,
parvint à leur
malgréleur
et leurs
nombre
:
grands appréts militaires,
ne firent pas grandé
?,
zesistiance; --- Page 125 ---
(117 )
demander à capiet finirent par
:
tuler. Le colonel leur répondit
point avec les
on ne capitule rendez-vous tous , cogueux ;
vous
quins 7 0 à discrétion 5 ou je
fais passer au fil de Tépée. . ..0
Ils donnèrent encore quelques side défense ; mais le décougnes
se mit parmi eux 2 et
ragément P... leur chef, demanda grace. On
les désarma tous, et on en laissa
aller a sur leur parole une grande
quantité ; cinquante seulément',
lesquels étaient les chefs,
parmi
Le colofurent faits prisonniers.
M.
nel les énvoya sir le' champà
de Peinier , gouverneur général.
Cet homme sihumain se contenta
dé faire pendre deux soldats déserteurs, et renvoya tous les autres 3
c'estcettel bonté, ét dansce temps --- Page 126 ---
(-118 )
Ià c'était une faiblesse
* qui encouragea les
nous
malveillans, ce qui
exposa souventà des
C'est à ce combat
dangers.
mes M.
que nous perdiDesmarest,
et
son lieutenant,
capitaine,
fut
dontla.compngnie
présque toute délabrée. Nous
ramassâmes beauconp de
de cartouches et
fusils, 9
ainsi
quelquesbagages,
que quelques chevàux :
nous conduisimes au
que
les propriétaires
camp; mais
peuvent certifier
quelon ne toucha jamais à ce
leur appartenait
qui
3 ni méme à ce
qu'ils disaient leur appartenir. Ce
régiment était pour les
.ger 3 - et- on défie un seul proté- habitant de pronyer qu'il ait
été vexé par les braves jamais
de Créte.
dragons
Si je voulais faire le récit de --- Page 127 ---
( 119 )
toutes les petites actions particus
lièresiqui ont.eu: lieu, et oùi nous
avoris: cependant perdu beancoup
de monde en. raison du pays d0 1 il
me 1 faudrait de volumes 7 et.je
m'éloignerais du cercle étroit d'un
Précis historique 1 ; je paraitrais
trop long r 1 on ne me lirait pas.,
et je desire qu'on me lise pour
lintérêt des colons et pour faire
connaitre leur enractirevéritableSi les europ'ens
ment guerrier:
venlent apprendre ce qu'étaientles
colons, non pas tous ceux qui hamais les
bitaient St.-Domingue.,
propridhainesréels, cenxquiavaient
un véritable intérêt à la conservation' dela colonie , qu'ils étudientle
caractère de tous, ceux qui étaient
attachés au régiment de Crête par
le faitou parlopinion, on y verra
êt des colons et pour faire
connaitre leur enractirevéritableSi les europ'ens
ment guerrier:
venlent apprendre ce qu'étaientles
colons, non pas tous ceux qui hamais les
bitaient St.-Domingue.,
propridhainesréels, cenxquiavaient
un véritable intérêt à la conservation' dela colonie , qu'ils étudientle
caractère de tous, ceux qui étaient
attachés au régiment de Crête par
le faitou parlopinion, on y verra --- Page 128 ---
(120 )
ce penchant continuel à
etila haine lauplus
pacifiery
les anglais ét tous décidée contré
intérét leur attacha. ceux quele vil
pas un trait der mal On ne citera
de lâcheté d'aucun honnéteté ou
tisaris, d'auicun
E dens ses pare
et / ce qué lein de ses membees,
régiment de, Gréte
étaitparmi les corps
letrouve chez les militaires, on
C'est avec bien du pompons blancsi
rendonsjnsticel plaisirque nous
cette
quis'est
corporation;
guée
toujours Si : bien distinpar la pureté de la
etpar la bravours la.miex pensée
vée; cependant,
épronnie, dans cé
combienlscolom
n'a-t-elle
tempside éorruption,
pas cherohé
tous les excellens
ardinigeer
persécutér et à-les citoyens, 2 àc les
extermirer :
ieureusement da calomaiwiagluse €
aver --- Page 129 ---
( 121)
avec le temps, et la vérité qu'ella
avait - couverte de ses horreurs,
parait tôt ou tard plus brillante
qu'elle-n'a été. Si j'entrais 1
dans
tous ces détails, je ne Anirais pas;
j'aurais à rapporter des conbats
particuliers, se répétant plusieurs
fois dans lejour et pendantla nuit;
ce serait plutôt un recueil de cartels ou de combats Singuliers, que
l'histoire de véritables combats.
On se battait souvent et presque
tous les jours dix contre dix, quelquelquefois moins :
quefois plus,
horreurs seraient trop dégotces tantes dans leur détail, je me borne
donc à ce que j'ai promis, je ne
fais que F le récit des expéditions
semblent mériter l'attention
qui
du lecteur.
La sixième expédition du réL. --- Page 130 ---
122 )
giment de Créte
lieu le 25 juin 7 dragons , eut
nement avait 1790. Le gouversouvent
par politique, l'envoi du masqué s
de Créte dans les
régiment
le nom de chasseirs montagnes, sous
nègres marons
contre les
du bout de
9 et bien de gens
l'autre colonie
connaissaient
9 ne
ne le regardait pas cer régiment; On
que comme de
détachemens du
au-Prince
régiment du Port9 parce qu'il arrivait
quelquefois 3 et par ruse
en portaient l'uniforme, 7 qu'ils
pas
afin de'ne
offusquer les esprits
mais cette fois on les fit inquiets;
volontaires à
passer pour
et le régiment pompons de
blancs s
ternisait avec
Créte, qui fraces braves
ne s'en défendit
citoyens,
ily en avair
pas ; dans le fait
plusieurs et qui se
Prince
régiment du Port9 parce qu'il arrivait
quelquefois 3 et par ruse
en portaient l'uniforme, 7 qu'ils
pas
afin de'ne
offusquer les esprits
mais cette fois on les fit inquiets;
volontaires à
passer pour
et le régiment pompons de
blancs s
ternisait avec
Créte, qui fraces braves
ne s'en défendit
citoyens,
ily en avair
pas ; dans le fait
plusieurs et qui se --- Page 131 ---
(1 123 )
avec une valeur
comportérent Il y en avait aussi du
exemplaire.
1 et
régiment du Port-an-Prince.
les diricomme le même esprit frères et
geait tous 7 on était
amis dans toute la forced du terme...
Le colonel Deslozières commanda
Texpédition avec son intelligence
ordinaire, sa discrationimperturbable et la finesse politique 1 qui
le fesaient remarquer plus souvent
ne le voulait. Il s'agissait
qu'il
un camp qui
d'aller débusquer
s'était formé au morne à Bateau,
etlePor-au-Prince.
éntre Léogane
secrèteLe colonel fait prévenir
les hommes qui lui étaient
* ment
il fixe le lieu du ren
dévoués ;
de nuit on se rend
dez-vous 7 et
sur la montagne
tous exactemént
à Bateau,
qui domine le morne --- Page 132 ---
-
Il faudrait (124)
connaitre cette
pour se faire une idée des partie
cultés à vaincre dans
diffioccasions
de pareilles
Bateau
; le camp du morne à
était fort de 2000
ils avaient le
hommes ;
projet de marcher
sur le Port-an-Prince
cer
pour y exerdesbrigandages, et
comme
regardaient
impossible qu'on les y
surprit. L'art consistait
à les
pourtant
surprendre, et à des détruire
dans le lieu méme où ils s'étaient
fermés ; car dans leurs
courses
vagabondes - 3 ils auraient volé
pillé, les - habitans
vaient
qui se trousur leur route 9 et l'on
conçoitaisément les
dun pareil
conséquienees
débordement. Nous
avions bien
à-peu-près le même
nombre de forces.. Les choses
firent avec tant de! bonheur
Se
et de --- Page 133 ---
(125 )
régiment de
précantions ; que-le
à trois quarts
Créte put envoyer
route en
de lieue ; sur la grande
de petits sentiers qui
passant par à la rivière Froide s
conduisent
barrer le
5 ou 600 hommes pour même du
chemin au carrefour à la rivière I
chemin qui conduit
Froide ;i du côté de lhabitation
Truitier. Quand on crut les chobien disposées , une colonne
ses
venir du côté
du régiment parut
la troide Léogane 7 tandis que
à Bateaul.
sième dominaitlemome
commençait à poindre ;
Le jour
1 - touon force avec impétuosité
et
jours la bayonnette au ventre ,
les homines auxquels nous avions
à faire n'étant pas trop aguerris,
déconcertés, se battent, mais
sont
3 une retraite.
pour se ménager
les chobien disposées , une colonne
ses
venir du côté
du régiment parut
la troide Léogane 7 tandis que
à Bateaul.
sième dominaitlemome
commençait à poindre ;
Le jour
1 - touon force avec impétuosité
et
jours la bayonnette au ventre ,
les homines auxquels nous avions
à faire n'étant pas trop aguerris,
déconcertés, se battent, mais
sont
3 une retraite.
pour se ménager --- Page 134 ---
(126 )
cherchent à
C'est en vain qu'ils
ils
Tun des trois côtés 1
fuir par
tout une résistance
trouvent par
leur restait que
invincible; il ne
de la mer ; où ils'en préle bord
On se
cipita une grande quantité. avait
douta bien que le carnage
On fit un grand nomété affreux.
l'on conbre de prisonniers, que Port-auduisit en triomphe au
Cette fois M. de Peinier s
Prince.
irrité de ce que sa cléjustement
ramené les esmence n'avait pas
certain
en fit fusiller un
prits ;
d'autres
nombre 5 et beaucoup
furent chassés de la colonie.
expédition eut lieu
La septième
suivant. Il s'agissait
le 4 juillet
de la rivière de
d'aller le long
du côté de Thabitation
Léogane, 3
Saint-Jean, dissiper
de la famille --- Page 135 ---
( 127 )
qui augmentait
un attroupement
ne tendait à
chaque jour : et qui
de la
rien moins qu'à s'emparer n'était
ville de Léogane, qui alors
entourée, et qu'on pouvait
point
surprendre 2 qu'elle
d'antant plus
et qu'ellerenétait sans garnison, de mauvais sufermait beancoup
ce mojets qui n'attendaient que
raséclater. Ces gens
ment pour
chez de
semblés se transportaient
de couleur ,
certaines personnes
du
des
mamt-sermt
étaient alors
parti
qu'ils
honnétes gens, et s'y comportaient
avec tout le despotisme asiatique; leur
il fallait que tout pliat sous
de
joug, ou ils punissaient , par les
châtimens cruels ou de mort,
réfractaires.1 Le gotverasmentrer
respectàt toutes les class -
lait qu'on --- Page 136 ---
(128 )
ses de
de
citoyens > et que les gens
couleur et les nègres libres
se comportaient
qui
décemment eussent leurs domiciles sacrés
les blancs sans
comme
reproche. M. Deslozières pensait de'méme,
conçoit
, et l'on
-
à faire Tempressement qu'il mit
cesser cette sorte de vexations'o quicbranlaientles
du régime colonial. Il fondemens
ne fallut
que 50o hommes
pour réduire ce S
brigands, dont le nombre se
tait de 6à
por7000 (1), mais qui ne
combattaient guères que quand ils
(Foyez) le Mercure de France du
6 mnars 1790 9 no, 10, pages 70 et
samedi
cc 5à 6 mille vagabonds, dont le 71. On lit:
>> nombre inconnu et
plus grand
> le Cap et ses
étrangers, inondent
>> ordres et
environs, en attendant les
T'argent de ceux qui voudraient
3 les employer, etc. 22a
por7000 (1), mais qui ne
combattaient guères que quand ils
(Foyez) le Mercure de France du
6 mnars 1790 9 no, 10, pages 70 et
samedi
cc 5à 6 mille vagabonds, dont le 71. On lit:
>> nombre inconnu et
plus grand
> le Cap et ses
étrangers, inondent
>> ordres et
environs, en attendant les
T'argent de ceux qui voudraient
3 les employer, etc. 22a --- Page 137 ---
( - 129 )
10 contre un ; ils se
étaient 8 ou
rentrer
dissipérent. 5 et parurent n'était - 9
dans le devoir ; mais ce
on le varra bientôt, qu'tine
coimme
par la
astuce qu'ils ont développée
toutce
la cruauté
suite, et avec
que
a de plus rafiné.
Cest le 13 juillet 1790 9 que
expédition. Il
T'on ft la huitième
bien
faut étre des colonies pour
veux dire, ou
entendre ce que je
les connaitre par une étude partiC'est dans cette sorte de
culière. civiles des 13 et 17 juin :
guerres 11, 12 et 13 juillet 1790,
des 9,
de Crête 1 celui
où le régiment
et les corps
du Port - au 1 Prince
extréblancs, ont
des pompons
à tout
souffert en détail;
mement
était aux prises
moment on en
du repos
avec les perturbateurs --- Page 138 ---
(1 130 )
public; : ; cela ne durait
pas longtemps ; mais On
plusieurs fois dans recommençait le
la fin de la
jour, , et à
journée on finissait
par perdre autant de monde
dans une affaire.
que
générale, sans
compter cequ'avaient de
tant les
tourmeninquiétudes de cette espèce, de jour et.de nuit, et
un pays où la chaleur
dans
use les esprits dans
porte et
tion ; c'était vivre
Téshaspéraet souvent
pour souffrir,
marades
nous félicitions nos cad'avoir succombé ;
moins tout était fini
du
tandis que le raflinement pour eux 2
plice était
du suppour nous. Le
nement nous donnait
gouverde formes,
toute sorte
suivant ses
et réellement
besoins $
nous étions ses Caméléons. Onnous
incorporait par- --- Page 139 ---
(151) )
en avait
tout pour le temps qu'on rendait &
besoin 1 et Ton nous
On
après Topération.
notre corps étonné de cette sinne sera pas
on saura que la
gularité, quand
était
confiance du gouvernement
entière dans le régiment de Créte,
on recrutait, pour ainsi
avec lequel
momentadire, afin de compléter
diminuaient
nément des corps qui
cliaque jour, et dont on ne recevait
long- temps aucuns remdepuis
France. C'est une des
plaçans de
choses qui nous a le plus épuisé,
les blancs. Le goudu moins pour
de la Gidélité de
vernement assuré
qui n'a jamais
notre régiment, la fin, le voyait
bronché jusqu'à
de temps en
avec plaisir passer
dans-les autres corps qu'il
temps
était
contenait - ? et notre colonel
ément des corps qui
cliaque jour, et dont on ne recevait
long- temps aucuns remdepuis
France. C'est une des
plaçans de
choses qui nous a le plus épuisé,
les blancs. Le goudu moins pour
de la Gidélité de
vernement assuré
qui n'a jamais
notre régiment, la fin, le voyait
bronché jusqu'à
de temps en
avec plaisir passer
dans-les autres corps qu'il
temps
était
contenait - ? et notre colonel --- Page 140 ---
( de 132 )
toujours obligé de batailler
quelque sorte avec le
en
neur général
gouverpour se les faire restituer, et qui les rendait
avec
toujours
peine, 7 parce qu'il voyait le
régiment du Port-nu-Prince
serter souvent et
déqui ne tarda
préparer sa ruine
pas.
Pendant qu'une partie du
ment de Créte était à
régivième
la neuexpédition, au service du
Port-au-Prince
de la ville de
1 les malveillans
biné leurs Léogane avaient comdu
moyens pour
camp de Créte dans s'emparer
teurs de Léogane,
les haule colonel est
Heurensement
se contenta de prévenu à temps; il
apparence de
se mettre sur une
défense
a Les détails de
respectable.
seraient
ces préparatifs
trop longs. Il fut assidgé, --- Page 141 ---
(153 )
T'actiet comme on connaissait
vité, la prévoyance, les ressources et la finesse du colonel Desle
lozières, on : ne fit d'abord que
tâter, tandis que si l'on ett su sa
véritable position 9 les ennemis
avaient beau jeu pour brusquer
l'affaire car le camp de Crête
1les
se trouvait au dépourvu par
de la ville
différentes expéditions
du Port-m-Prinee et ses alentours,
les dragons étaient
dans lesquelles
ainsi dire
partagés et cachés pour
Le
sous des uniformes étrangers.
Deslozières était dans des
colonel
; on néle metranses paternelles
naçait pas moins quie de passer
tout'au Al-deTépée et même jusqu'aux femmes et aux enfans,
comme étant le prodait des chiens
daristocraiès. - 0e
Des aristocras --- Page 142 ---
(1 154)
I-Quelle détes dans les colonies
d'assassimence et quel prétexte Desloziènats ! Enfin le colonel
au
res se fit une, tactique propre culocal, et rien ne serait plus
à
le détail de ses ruses
rieux que
lui seul
le
cet égard I ; mais
peut
donner, parce que nous pourrions nous tromper en essayant
Tout
de le donner nous - méme.
il
sais, c'est qu'alors
ce que je
trois cents
n'avait à peine que malveillans de
hommes, que les
dans la
Léogane avaient recruté
du Sud 5000 mauvais sujets
partie
leur nombre
comme eux, 9 et que
à 8000;
général montait peut-étre aurait fait
cette énorme différence M. Destrembler tout autre que
lozières : mais ce colonelne voyant
occasion de se
qu'une plus grande
ais, c'est qu'alors
ce que je
trois cents
n'avait à peine que malveillans de
hommes, que les
dans la
Léogane avaient recruté
du Sud 5000 mauvais sujets
partie
leur nombre
comme eux, 9 et que
à 8000;
général montait peut-étre aurait fait
cette énorme différence M. Destrembler tout autre que
lozières : mais ce colonelne voyant
occasion de se
qu'une plus grande --- Page 143 ---
(135 )
distinguer, et son amour pour la
conservation des hommes lui inspira tous les moyens de profiter
des avantages de la localité ; des
chemins trés.étroits pour y parvenir, et qui étaient autant de défilés qui dominaient, par leur
à
Teo
sition, le terrain
pic qui
tourait d'énormes escaliers, reste
deux
d'un tràvail pour applanir
montagnes squilvoulaitrémir -
dans
heureux, 3 rendaient
un temps plus
Tabordentrémement difficile, presqueimpraticable, > et où deux homen représenter 20;
mes pouvaient
disensuite une artillerie esagement
tribuée achevait de rendre-sa place
imprenable, D'un autre côté, les
ennemis ne pouvaient venir que
du côté de Thabitation de M. de
vis-à-vis
Campan 2 précisément --- Page 144 ---
(1 136 )
Thabitation de
faisaient
Créte,. : et ils ne
pas un
n'en - 00 ett
mouvement qu'il
sip près, connaissance; ; - on était
qu'on s'enteridait. Mais ce
quily avait
sa
d'heurenx, c'est que
position lui faisait tout
et qu'on ne voyait
voir,
chez lui. Cette heurense presque pas
tance lui servit
circonssait
beaucoup. Il fai7 avec sa petite troupe, des
mouvemens qui firent croire
ennemis qu'il avait
aux
un monde
prodigieux, en fesant
avec adresse les mémes contourner
au tour d'une petite
hommes
favorable
colline trèspour cetteruse.
la nuit méme, et dans Pendant
temps de clair de lune ce beau
connu à
SL.-Domingue 2 3 il fesait faire
exprès l'exercice à sa
Tennemi,
le
troupe, , - et
par
stratagéme bien
imaginé --- Page 145 ---
(157 1 )
imaginé du colonel 1 se persuada
qu'il s'était trompé, 9 et, que.loia as
le camp de Crête fut au déque
ily avait le plus grand
pourvu,
Cet état
risque à T'attaquer.
d'anxiété dura un mois à peu-près
eût de part ni d'ausans qu'il y
Le colotre aucun engagement. dinaction
nel ennuyé de cet état
ou il était de
et de Timpossibilité
communiquer avec personne, , se
décida une nuit à faire une sortie;
heures avant, il s'enquelques
tendit avec un nègre qui passa
dans le camp ennemi; il y.sema
la terreur, 1 en débitant qu'il yavait
moins 6000 hommes dans le
au
camp de Crête, 1 et que malgré
toutes les difficultés, ily y arrivait
des renforts tousesjoursiqniayant
aujourdhui même son comreçu
M
communiquer avec personne, , se
décida une nuit à faire une sortie;
heures avant, il s'enquelques
tendit avec un nègre qui passa
dans le camp ennemi; il y.sema
la terreur, 1 en débitant qu'il yavait
moins 6000 hommes dans le
au
camp de Crête, 1 et que malgré
toutes les difficultés, ily y arrivait
des renforts tousesjoursiqniayant
aujourdhui même son comreçu
M --- Page 146 ---
(158 )
a
1 1 il paraissait décidé à
plément
et
faire une sortie vigoureuse
T'habitation Campan, pour
cerner
En effet,
les y tailler en pièces. de Créte
cette nuit même le camp
marche, et les hommes
sé mit en
combinées et favoà des distances
de, lune obscur,
risées par un clair
de l'ennemi
paraissent aux yeux
Dès le
une armée nombreuise. lâchent le pied
premier choc, ils
leurs fusils
leurs sabres,
en jetant
où ils passaient
dans les savannes perdant la tête 7
pour se sauver,
c'est
leur déroute est complette;
et
fut levé. Nous
ainsi que le siège
homme, et
pas un
ne perdimes
trouva beancoup
le'lendemain on
dans les ched'ennemis étendus
de fusil
et que de coups
mins 3 hasard avaient jetés dans
tirés au --- Page 147 ---
(159 )
; on fit une ample
la poussière
moisson de toutes les armes qu'on
tronvait. Ainsi finit cettè affaire 3
mais on va voir sa prolongation, 1,
où l'on reconnaitra encore le bonheur et l'adresse du colonel Deslozières.
CHAPITRE. VL
enationale.
Décret de Tassemblée
Arrivée de deux régimens , leur
conduite, et massacre du COlonel Mauduit- Les brigands
lèvent Tétendard de la révolteEmbarras du colonel IBaudryConvocation d'une assemblée
particulière.
Ex 1791, enfin, on reçut, à St.-
Domingue, la nouvelle de la déeision de ce fameux et. singalier --- Page 148 ---
(1 140 )
L/assemblée générale arprocès.
au liéu de cet
rivée en France 1
intérét et de l'accueil sur lequel
elle avait cru devoir compter 2
T'assemblée constituante
trouva
contr'elle
étrangement prévenue avait fait.
et contre tout ce qu'elle
Un décret du 12 octobre 1790,
sévèrement sa conduite;
improuva
et annulla tout ce qu'elle
cassa fait. En voici la teneur :
avait
du rei, sur- le
Lettres - patentes
nationale,
décret de Lassemblée
i
relatif aux troubles survenus
St.-Domingue.
à St.-Cloud, le 22 octobre 1790,
Données
la grace de Dieu
CC LoUIs par
de
5> et
aferconainationselle
par roi des français : à tous
S Tétat;
ite;
improuva
et annulla tout ce qu'elle
cassa fait. En voici la teneur :
avait
du rei, sur- le
Lettres - patentes
nationale,
décret de Lassemblée
i
relatif aux troubles survenus
St.-Domingue.
à St.-Cloud, le 22 octobre 1790,
Données
la grace de Dieu
CC LoUIs par
de
5> et
aferconainationselle
par roi des français : à tous
S Tétat; --- Page 149 ---
(1 141)
et à venir ; SALUT. L'as-
> présens nationale a décrété 9 et
>) semblée
ce
voulons et ordonnons
>> nous
> qui suit : -
Décret de Tassemblée nationale 2.
du 12 octobre 1790.
nationale 7 oui
C L'assemblée
comité des
de son
>> le rapport
situation de St.-
surla
>> colonies,
les événemens qui
Domingue et
>> y. ont eu lieu; ;
que les principes
> Considérant ont été violés,
> constitutionnels
décret
Texécution de son
> que
et que la tran-
> a été suapendue,
a été troublée
>> quillité publique
les sectairès de T'assemblée
>y par
séante à St.-Marc ,
> coloniale,
cette assemblée a provorqué
5 que
encouru sa disso5 et justement
Inol
5 lution 2 --- Page 150 ---
(142)
que Tassemblée
>> Considérant
aux coloa promis
5 nationale
prochain des
>> niesTétablisement à assurer
>> loix les plus propres
qu'elle a, pour
> leur prospérité,
annoncé
> calmer Ieurs alarmes,
l'intention d'entendre
>> d'avance
toutes les modi-
> leur voeu sur
être
>
fications qui pourraient
aux loix prohibitives
> proposées
et la ferme vo-
> du commerce,
article
d'stablir comme
> lonté
Idans leur organi-
>> constitutionnele
loix sur Vétat
> sation, qu'aucunesl
décrédes
ne seront
>
personnes
2e
sur
tées
les colonies 3 que
>>
pour
la demande pr'cise et formelle
>
coloniales;
>> des assemblées
de rétablir
> Qu'il est pressant
colonie
pour la
) ces. dispositions
T'exécu22 de St.-Domingue, par --- Page 151 ---
( 143 )
tion des décrets des 8 et 28 mars
les mesu-
>> dernier , et en prenant
maintenir
>> res nécessaires poury
et la tranquillité :
>> l'ordre public
Déclare les
décrets
>>
prétendus
autres actes émanés de l'as-
>> et
constituée à St.-Marc 9
> semblée
le titre d'assemblée génb-
>> sous
>> rale de la partie Française
7 attentatoires
> de St.-Domingue nationale et à
2 à la souveraineté
nuls et
législative,
> la puissance
aucune
de recevoir
> incapables
>> exécution.
assemblée
> Déclare que ladite
et tous
>) déchue de ses pouvoirs, de leur
dépouillés
>> ses membres
à l'assemde députés
> caractère
blée nationale de St.-Domingue.
>>
l'assemblée pro-
> Déclare quel
du Nord, les citoyens
> vinciale
à
2 à la souveraineté
nuls et
législative,
> la puissance
aucune
de recevoir
> incapables
>> exécution.
assemblée
> Déclare que ladite
et tous
>) déchue de ses pouvoirs, de leur
dépouillés
>> ses membres
à l'assemde députés
> caractère
blée nationale de St.-Domingue.
>>
l'assemblée pro-
> Déclare quel
du Nord, les citoyens
> vinciale --- Page 152 ---
(144)
5 de la ville du
Cap, ceux de la
Crole-des-Bouquets, et de tou-
> tes les paroisses qui sont
>> inviolablement
restées
attachées aux
>> crets de Tassemblée
dé.
nationale
2 les troupes
;
patriotiques du
>> les volontaires de
Cap,
ceux du
Saint-Marc et
>>
et
Port-mn-Prince,
les
autres citoyens de cette ville
> ont-agi dans les mémes
qui
> pes, ont rempli
princi-
>
généreusemént
tous les devoirs attachés
3 de citoyens
au titre
> remerciés, français 2 et sont
au nom de la
> par lassemblée
nation,
nationale.
5 Déclare que Monsieur de
D) nier
Pei3 gouverneur
2> fles sous le
général des
vent, les
D du Cap et ceux du régimens
Port-au-
>> Prince, 3 le corps royal d'artille2 tie, et autres militairesde
tout
grade --- Page 153 ---
(145)
ont servi fidellement:
551e grade, qui
ses
ont rempli glos
>> sous
ordres,
attachés
devoirs
>. riensemeint.les
> à leurs fonctions.
>:. Décrète que le roi: sera prié
>P. de donner des ordres pour que
dès 8
22 les décréts et instructions
>> et 28 mars dernier , reçoivent
exécution dans la colonie
> leur :
; qu'en con-
>) de Saint-Domingue
il sera incessamment:
> séquence, si fait n'a été, à la for-:
S procédé,
nouivelle assem-:
> mation d'une:
suivant les règles.
> blée coloniale, lesdits décrets. et :
> preserites par
ladité as-:
>) instructions 9 auxquels
sera tenue de se con
>> semblée
D) former ponetuellement. les loix
toutes
>> Décrète que
exdétablies continueront d'être
>
dans la colonie de Saint-:
>) cutées
N --- Page 154 ---
( de 146 )
jusqu'a ce quil.ent
3 Domingue,
de nouvelles -
>> ait été substitué
prescrite
la marche
2) en observant
lesdits décrets.
2> par
néanmoins provisoi-
> Décrète
qu'il ait
3) rement que 7 jusqu'a/ce
des
2) été statué sur Torganisation
dans ladite colonie, 7
>> tribunaux
du Cap sera
>> le conseil supérieur la forme en ladans
>> maintenu
été rétabli, et que
>> quelle il a
ledit
rendus par
>> les jugemens
depuis le pre-
> conseil supérieur,d
dernier, 1 ne pour9> mier janvier
à raison de
>> ront être attaqués
du tribunal.
> Tillégalité
le roi sera prié,
2) Décrète que
de
assurer la tranquillité
5 pour
d'y envoyer deux
>9 la' colonie,
et un nomde ligne
>>- vaisseaux
et
3 bre de frégates proportionns,
que
>> quelle il a
ledit
rendus par
>> les jugemens
depuis le pre-
> conseil supérieur,d
dernier, 1 ne pour9> mier janvier
à raison de
>> ront être attaqués
du tribunal.
> Tillégalité
le roi sera prié,
2) Décrète que
de
assurer la tranquillité
5 pour
d'y envoyer deux
>9 la' colonie,
et un nomde ligne
>>- vaisseaux
et
3 bre de frégates proportionns, --- Page 155 ---
(1 147 )
> de porter au complet les régi22. mens du Cap et du Port-au-
> Prince, 111
les
>> Décrète en outre, que
>> membres de la ci-devant assem-
> blée générale de St.-Domingue,
0 et les autres personnes mandées
>> àla suite de l'assemblée natio2> nale par le décret du 20 septem-:
dansle même
>) bre, demeureront
ce
ait été ulté
>>. état vjusqu'a qu'il
statué à leur
>)
rieurement
égard.
> Collationné à l'original, par.
et secrétaires de
>>. nous président
nationale. A Paris,
>> l'assemblée
octobre mil sept
>> le quatorze
> cent quatre - vingt - dix. Signé
DURAND DE
>) MgRLIN, président ;
: 1 BoucHE 9 : BoULÉ s
>) MAILLANE
et Charles REGNAULT E
>) BEGOUEN
>> secrétaires. >> --- Page 156 ---
(1 148 )
ET ORDONNONS au
C MANDONS
notre ) lièutenant55 gouverneur
1 7 ou:
>> général à St.-Domingue
et
> à celui qtii le représentera, admicorps
>> à tous tribunaux,
en las
>> nistratifs et mmicipalité
les préséntes
>5 dite colonie, 9 que
leurs:
>> ils fassent transcrire sur et affi-
> registres, 2 lire, publier et dédans letrs ressorts
> cher
respectifs, et exé-
>) partemens selon leur formeet teneur.:
2) cuter
nous avons 13 signé
>> En:f foi de quoi
et fait
les (présen-
>>
contresigner avons fait
nous
>j tes; auxquelles de l'état.> D. :
> apposer le sceau
30tad
Signé Louis. Et plus bas 2 par:
roi, LA. LOZERNE. Et scellées
le
du sceau de Tétat.
le vingr-deuxième
A St.-Cloud, --- Page 157 ---
( 149)
mil
d'octobre 7 Tan de. grace
jour
et de
sept cent qpatre-xingt-ais.
notre irègne le. dix-septiéme.
deux
1Manduit
saeisoateimnesabite
régimens, celaidacolonel
On
et celui idu colonalDeslozières. du décret de
fit faire, la - lecture
à la téte de
T'assemblée nationales
a 31 Tun
ces, deux corps 2 et rendre doit à
et à T'autre le tribut qu'on
la bravoure.
Larrivée de ce décret produisit
dans cd
la colonie des impressions
différentes; il causa une joie délirante dans tous les lieux dominés par les amis du gouvernement.
. Les
de T'assemblée par
et celui idu colonalDeslozières. du décret de
fit faire, la - lecture
à la téte de
T'assemblée nationales
a 31 Tun
ces, deux corps 2 et rendre doit à
et à T'autre le tribut qu'on
la bravoure.
Larrivée de ce décret produisit
dans cd
la colonie des impressions
différentes; il causa une joie délirante dans tous les lieux dominés par les amis du gouvernement.
. Les
de T'assemblée par partisans
avec résignazurent se soimettre
tion L un, décret aussi prompt.ct
auquel ils ne s'attendaient pas i --- Page 158 ---
(150 )
en rien à
mais ils ne dérogérent
ini à Pattachement
leur opinion
avaient voué à leur repréqu'ils
sentation proscrite. décidérent entre
Les brigands
leurs forces
eux de réunir toutes
de la fordansla ville de Léogane,
Peu
tifer et des'y tenir cantonnés.
dejours après,i ils leventrétendard
de la révolte; 7 et tout ce qui venait
est volé , pillé
du Port-an-Prince
gdet massacré. Le gonverneur il ne sanéral était aux abois ;
vait plus que faire , parce de qu'il brine se voyait éntouré que
chagands, qui se multipliaient
dansles villes. Il envoyait
quej jour
séduire Ldogane;
des troupes pour
étaient en si
mais les malveillans -
nombre; qu'on ne pouvait
grand
ruse: M. Desles réduire que par --- Page 159 ---
(151)
lozières est mandé au gouvernes
il
rend. Il voit l'anxiété
ment ; s'y
et il lui demande
du gouverneur s
essai.
de faire un
la permission
; il en
On lui demande son plan
chose, mais il le prie
dit quelque
à en rendre
qu'on ne le force pas
le détail; il demande seupublic
lement qu'on lui rende une partie
del ses hommes 7 et que le régietl le corps
ment du Port-au-Princé
des braves wolontaires s'empareront du chemin de Léogane, tandis
ligers bâtimens bloque quelques connu sous le nom
queront le port
à rester
de Por-do-Polueilintel
tranquille, S et de lui abandonner
qu'il
tous les mouvemens, parce
disait-il, qu'il n'y ait pas
veut,
un homme tué du côté du gouvers
nement. --- Page 160 ---
(1 152 )
En effet, il se rend à Crête avec
vr.
hommes dont il avait besoin,
les
quand
et voici comme il manceuvra
fut
tout
disposé convenablement.
soit
Il est bon de prévenir que,
de la part du colonel
politique
soit attention du gouDeslozières,
vernement, les dragons reprirent
leur uniforme ; On
ouvertement
et la
l'ordre 7
leur en prescrivit
dit positilettre qui le. contenait,
aussi
vement, que des militaires
méritent d'étre connus
estimables
et qui'il est temps que
par tout ,
indique le chemin
leur uniforme où ils n'ont cessé
de Thonneur ,
la plus
de marcher avec la fidélité
On ne connaîtrait pas
escempilaire.
sil l'on ne reconnaissait
les colons,
sur leur ame la
pas quel empire a.
il est
délicate, et combien
louange
YA
ilettre qui le. contenait,
aussi
vement, que des militaires
méritent d'étre connus
estimables
et qui'il est temps que
par tout ,
indique le chemin
leur uniforme où ils n'ont cessé
de Thonneur ,
la plus
de marcher avec la fidélité
On ne connaîtrait pas
escempilaire.
sil l'on ne reconnaissait
les colons,
sur leur ame la
pas quel empire a.
il est
délicate, et combien
louange
YA --- Page 161 ---
(155 )
électriser par des ré
aisé de les
Cette lettre
comperises méritées.
de
de M. de Peinier, 2 contresignée du
M. de Mauduit , a fut à Tordre
et placée à la téte du camp.
jour
après il en vint une
Deux jours
des croix
autre, oùt lon promettait officiers
de Saint-Louis (1) aux
. 2 et le pecqui se distingueraient d'or en croix aux
toral des épées
dragons qui se feraient remarquer.
affichée
Cette lettre fut également
têtes
à da tête du camp 3 et les
s'exhaltérent.
du dessein oit"
Le colonel parla
disait-il, de faire la. conil était, de la ville de Lfogane 7 et
quéte qu'il ne lui fallait que 200
prévint
pas encore à St.-Domingue
(0anetivitt
créé, fut détruit
que cet ordre, justement
Qu allait Têtre, --- Page 162 ---
(154 )
hommes de bonne volonté pour
Tout
cette dixième expédition. c'était
le monde, en observant que s'of200 hommes,
bien peu que Mais le colonel.se
frit en masse.
cette faveur,
ft prier pouraccordero
serait
tout
il avertit qu'il
sur
quand
serait
lui-méme à la tête, et qu'il
tué en cas de danger:
le premier
et l'on se doute
II choisit Télite, >
devait être un pareil
bien ce que
de ceux
choix, vu que la plupart
defurent désignés avaient
qui
lors de la création du rémandé,
lui donnàt le nom
giment, qu'on
de la mort 7 pour
de dragons
feraient
de
signifier qu'ils ne
point
et qu'ils ne demandequartier ?
beaucoup de
raient jamais grace; avaient P 'ri,
ces braves intr pides
asses
mais il en restait encore --- Page 163 ---
(155 )
avoir formé un noyau de
pour
communes , et un
troupes peu
nédragon avait l'amour propre
cessaire de croire qu'il était d'une
supérieure > et que rien
trempe
rabaisser en lui cette
ne devait
idée.
de
On était au commencement
Pour abréger et réfévrier 1791.
promptemeut à l'impapondre
j'entre dans le
tience du lecteur,
descend
général. Le colonel
plan la nuit du haut de la montatantôt à 10, à 11
gne , arrive, 9 à minuit, à une
heures, tantôt
heure, et d'autres fois à 3heures
matin; quand il est au bas de
du
il arrive à pas de
la montagne,
exereés à
-
loup sur des clievaux les éclaicet effet, près de la ville;
à
eu soin de mettre
reurs ayant
le
tience du lecteur,
descend
général. Le colonel
plan la nuit du haut de la montatantôt à 10, à 11
gne , arrive, 9 à minuit, à une
heures, tantôt
heure, et d'autres fois à 3heures
matin; quand il est au bas de
du
il arrive à pas de
la montagne,
exereés à
-
loup sur des clievaux les éclaicet effet, près de la ville;
à
eu soin de mettre
reurs ayant --- Page 164 ---
(1 156 )
bas,e et avec. une adresse merveil-:
leuse, les sentinelles avancées,
se blotit à un des coins de la ville on
onl lâche à-la-fois le feu de lamous- :
queterie ; on se retire vite de ce
coin pour passer à un autre oùt
l'on en fait autant, après
quoi on
retourne avec promptitude dans
la montagne, sans que les brigands de la ville eussent le
de se reconnaitre. Cette
temps
mancenvre
s'exécuta quinze jours de suite sans
que l'on ett imaginé ou 084, de
la part des léoganais, faire
sortie; ; ils ne dormaient ni une
ni nuit de peur d'être
jour
la
surpris, et
stupeur s'était emparée de tous
lesliabitans de la ville, tandis
les dragons allaient se. coucher que
tranquillement en, attendant qu'ils
reiaomatoulimdonine ou plu- --- Page 165 ---
( 157 ).
après. Cette apprésieurs jours
donnait
hension continuelle ne
de repos aux enpas un moment
dans le jour
nemis 5 et souvent
dans
même on battait la générale
la nuit personne ne
la ville,iet enfin ils firent une SOTdormait;
les dragons artie', et avant que.
rivassent, ils s'étaient embusqués
dans les bois, ou, malgré leurs
ils furent battus à
précantions,
de seréfuplate couture et obligés
ville,
promptement dans leur
gier
d'énormes canons.
protégée par leur rendit bien la paLe colonel
Grent à son
reille du siège qu'ils
si cher
habitation et qui lui coûta
de toutes les manières, excepté
perdit que
en liommes 5 quilnien
et, dont cependant
quelques-uns
bien sensible.
la perte fut encore --- Page 166 ---
(158 )
Enfin, c'est peut-étre la première
fois que 200 hommes osérent bloquer une ville, et que pendant
près d'un mois ils inspirèrent
une
crsiateinaurmontable tel
ce fut à un
point, que ceux qui étaient
dans la ville demandérent à
tuler; ; mais ils ne voulurent capile demander aux dragons de Crête, pas
et ils s'adressèrent du côté de la
mer ; ils envoyèrent leurs
sitions au gouvérneur
propoles
général, qui
accepta; la ville évacua, les
brigands se dissipèrent dans d'autres parties de la colonie,
et le
gouverneur, en lT'honneur de T'apparence d'une victoire
aux dragons de Créte, 2 envoya
l'ordre
cesser leurs
dèpoursuites, en leur
apprenant la reddition de la
Tel fut le résultat de
ville.
cette affaire
mer ; ils envoyèrent leurs
sitions au gouvérneur
propoles
général, qui
accepta; la ville évacua, les
brigands se dissipèrent dans d'autres parties de la colonie,
et le
gouverneur, en lT'honneur de T'apparence d'une victoire
aux dragons de Créte, 2 envoya
l'ordre
cesser leurs
dèpoursuites, en leur
apprenant la reddition de la
Tel fut le résultat de
ville.
cette affaire --- Page 167 ---
( 159 )
dont on. connait peu les détails,
suffiraient pour couvrir de
et qui le chef du régiment de Crête
gloirel
par leur
et tous les dragons, qui,
soumission et leur intrépidité 9
opérèrent un si grand bien.
Blanchelande avait
Le général
été prévenu de T'arrivée prochaine
de T'escadre destinée pour la staet des deux
tion de St.-Domingue, Normandie
bataillons de ligne de
et d'Artois qui y avaient été embarqués. Soit quilconnat d'avance
ces deux corps,
Tesprit quianimait
celui
soit qu'il craignit en général
animait alors la presque totaqui
françaises, il les
lité des troupes
à
jugea peu propres à concourir il
T'exécution de ses projets, et
résolut de les mettre à-la-fois hors
nuire et à
de portée d'y pouvoir --- Page 168 ---
(1 160.)
l'abri de la séduction
vette eut ordre de
Une corau-devant
partir et d'allér
de
mettre
l'escadre, 9 et de reau commandant l'ordre
se rendre directement
de
au Mole3
Saint-Nicolas, ville dont la
sition et les murailles
poBlanchelande
parurent à
devoir lui
de la fidélité des
répondre
vans ; mais le sort nouveaux arriprévoyance de
trompa la sage
tion
ce général : la stane fut point rencontrée
parut à la vue du
et
On se hâta de lui Port-au-Prince,
dre de
transmettre l'orrendre changer de route, , et de se
sur-le- champ au MoleSt-Nicolas s, pour y déposer les
troupes : il arriva trop tard,
les divers vaisseaux
déjà
qui la composaient avaient été joints par les
plus zélés partisans.de Tassemblée
générale --- Page 169 ---
( 1 161)
avaient
Bineenla de SC-Maron. qui IC d'atjuré quelque 62 temps avant, T'assemblée TLIT
(
tendre, le jugement de
nationale, Leur ardeur ne négligea
se
s. et
pas, celle qui 1 présentait
leur énergie saccrut, en proportion
de, vivre
ou le silence les forçait - :: certain
temps. Un
depuis long-t 23 furtivement dans
nombre. se jeta
et alla implorer
des chaloupes.
frères d'Eule secours de leurs - leurs malLa
de
rope.
peinture. à émouvoir les
heurs commença
funouveaux arrivans ; et leur
reur monta à son : çomble 2 en
quilny avait au Portapprenant au-Prince ni comité ni société popnlaire, et que l'ancien régime y.
encore dans toute son inrégnait L'impression était faite et
tigrité.
lorsque
les esprits étaient gagnés,
chaloupes.
frères d'Eule secours de leurs - leurs malLa
de
rope.
peinture. à émouvoir les
heurs commença
funouveaux arrivans ; et leur
reur monta à son : çomble 2 en
quilny avait au Portapprenant au-Prince ni comité ni société popnlaire, et que l'ancien régime y.
encore dans toute son inrégnait L'impression était faite et
tigrité.
lorsque
les esprits étaient gagnés, --- Page 170 ---
les ordres (162 5
du gn'ral
au conmandant de
parvinrent
soldats' $ les matelots Tescadre; les
refusérent... En
méme s'y
lande se rendit
vain Blanche
dans l'espérancé lai-méme à bord,
ser ; en vain leur de Ieur en imporien au Port-an-Prince objecta-t-il que
posé pour lès
n'était disy manquait recevoir, que tout
pour leur
et que Tair en était mortel subsistauce,
conque arrivait
à quile Mole-St.-Nicolas d'Enrope, et que
contraire tous
renfermait au
pouvaient desirer.. lesavanrages qu'ils
les ramener ni
Rien ne peut
nidtreté; ils
vaincre leur opise contenter d'étre parurent seulement
lendemain.
mis à terre le
tira
Blanchelande se reet se
adneridfingninedrs
d'assembler son conseil
hâta
pour avie --- Page 171 ---
(1 165 )
de conjurer cet
ser aux moyens
n'était
terrible. Mais le jour
orage
et
dé
encore à sa fin,
plus
pas
hommès étaient déjà
cin cents
attendre
descendus à terre sans
les rues de la ville en
d'ordre, 9 et
étaient remplies ; tous les partide T'assemblée génièrale , de
sans
et de tout sexe, les pres*
tout àge
les apsaient dans leurs bras,en
pelantleurs lib'rateurs, en implorant leur assistance contre le gouOn les attira dans les
vernement.
maisons , où on leur prodigua
mille soins et les traitemens les
à les gagneret à fixer
plus incertitude;-sil propres
eût pu leur
deur
réster encore. -
MCXINE 3 :
en
Muduit t', s'il ent
Lintr'pide
d'pendii de luis aurait eu recours,
cétté occurrence , aux: seuls
en --- Page 172 ---
(164)
moyens analogues à son.
fier et incapable
caractèrs
laisser abattre de.céder et de se :
espérer d'être ; mais il ne pouvait
ral
secondé par le génoe
Blanchelande, :
Bientôt méme il
les ressouirces
perdit. les seuquiluirestaient
s'opposer à ce torrent d'une. pour
nière digne de son
mazéginent
courage. Son
7, qui
servi sousses jusqu'alors avait
zèle et, de
ordres avec tant de
tés, , ne tarda dévonement à ses volonpasà étre
se. servit pour cela d'un séduit; on
décret de lassemblée.
prétendi
qui annullait celui du constithante
et quiretirait
12 octobre,
tion accordée Frchoanteraprete à la
Mauduit avait
conduite que
de
tenue. d.ans; l'affaire
che
Cette
Howentlegintnle
et coupable
làinyention rdussit
ordres avec tant de
tés, , ne tarda dévonement à ses volonpasà étre
se. servit pour cela d'un séduit; on
décret de lassemblée.
prétendi
qui annullait celui du constithante
et quiretirait
12 octobre,
tion accordée Frchoanteraprete à la
Mauduit avait
conduite que
de
tenue. d.ans; l'affaire
che
Cette
Howentlegintnle
et coupable
làinyention rdussit --- Page 173 ---
(165 )
*
au gré de son autéur. Le régiment
-
n'envisageant
du Port-au-Prince
eu
plus les divers faits quiavaient
lieu sousles ordres de ce chef,que
conme autant de crimes auxquels
l'avait fait participer. T 5 et dont
on
instruon l'avair rendu T'aveugle
afla plus
ment, ne respira que
freuse vengeance, et parut le plus
ardent à Tassouvir... d
Mauduit
sentit qu'il était perdu ; il courut
Blanchelande qu'il était
avertir
dérobât
une
temps qu'il se
par
et
fuite avec ses papiers,
prompte attendit avec fermeté le coup
il dont il était menacé. Ses propres
s'emparérent de lui et
grenadliers
devant la même
le conduisirent
ol
maison qui servait de comité,
huit mois auparavant ? sous sa
conduite et par ses ordres 2 ils --- Page 174 ---
( 166 )
le
avaient de part et: d'autre versé
du Port-ausang des citoyens
qu'il dePrince ; ils voulurent
mandât pardon à genoux aux parginérale,quil
tannedefasembler offenses. Son ame
avait, dit-on.
de plier deinflexible et incapable
de la mort , s'y
vant la certitude
refusa..En vain de membresd'une
qui venait d'étre formunicipalité
au milieu de ces
mée à la hâre ,
temps,
tronbles et dans un sicourt
d'implorer sa gruce 2
feignirent furienx le frappèrent
ses soldats
d'un coup de sabre.
On le traina dans la rue ; quelparinilt fonle, le
ques humains, la
de M.
devant
porte
poussent
1 qui aurait
Duclemin, 9 négociant
mais ce
le sanver du danger 7
p lui ferma la porte" sur le nez:
tigre --- Page 175 ---
(1 167 )
Aussitôt! les scélérats le frappérent
de nouveau et le renversèrent
mort
de ses
On l'eut bientôt dépouillé
vétemens. On le traina par toutes
à la' vue et
les rues ; on l'exposa
il resta
anxinsultes de la populace;i
de trois heures au bord de-la
plus
lui coupa la tête, on la
mer ; on dans toute la ville ; ses
promena
disperses, furent
autres inembres
de
également livrés à une troupe:
iles trainèrent par
cannibales, y qui
tout. Sa tête fut exposce peridant
heures sur la potence ;
plusieurs
SIIF le toit de
de là elle fut expos'e
s'exeroùt les brigands
sa maison;'
blanc à coups de
cèrent à tirer au
de
fusil. Je n'ai pas le conrage
tous les excès de barbarie
peindre
et de lubricité dont on se souilla:
-
embres
de
également livrés à une troupe:
iles trainèrent par
cannibales, y qui
tout. Sa tête fut exposce peridant
heures sur la potence ;
plusieurs
SIIF le toit de
de là elle fut expos'e
s'exeroùt les brigands
sa maison;'
blanc à coups de
cèrent à tirer au
de
fusil. Je n'ai pas le conrage
tous les excès de barbarie
peindre
et de lubricité dont on se souilla:
- --- Page 176 ---
Ce
(168 )
brave militaire n'avait d'autre
crime à se reprocher que d'avoir
aimé son roi.
CHAPITRE VIL
Les Muldtres et les Negres li
bres quittent le Regiment,
Ils offrent le commandemene
général ai Colonel BaudryDeslozières.- Réponse de ce
Colonel.- Danger oùt le Rigiment se trouve.- Formation
d'un Conseil Butaille sanglunte avec les Negres - Horreurs des Rivobis-Le Colonel
obtient du Commissaire du Roi
la permission que son Rigimene
fiit suspendu.
- M. de Blanchelande
venant de
succéder à M. de Peinier: dans le
gouvernement --- Page 177 ---
( 169 )
étant
mwemechtudoet
ce dernier ; fatigué ;
parti
France, nous pouvons nous
pour
de parler de l'accueil
dispenser flatteur et des lettres
infiniment
honorables qu'il adressa au colonues
nel , en portant jusqu'aux
le dernier même des dragons de
Créte; etméme de ela.lettred'adieu
M. de Peinier fit paryenir,
que
les
en partant, au régiment, qui
comblait d'honneur et de remercimens. Ce sont des détails, 3 et je
n'ai promis qu'un précis ; je marseulement la route à cettx qui
que
les
voudront un jour développer
actions de ce régiment; ce sont
des piquets de remarque que je
pose le long du chemin 7 pour
qu'aneun écrivain ne s'égare dans
un dédale de cette espèce, 7 à tras
P --- Page 178 ---
170 5
vers la multiplicité des divisions
des opinions
-
haines
"9 des pertes 1 des
particulières, des maniè.
res de voir et de ces intéréts
sés qui ne déterminent
oppolej jagement de ceux
que trop
qui n'ont
vu, et qui veulent donner leurs pas
pothèses pour des faits ; mais moi, hyj'aivu, entendu et j'ai encore consulté une foule d'autres
de tous lés
que moi
partis 3 et c'est
ces précautions
d'après
tinue donc :
quej'écris. JeconNous arrivons à l'époque où le
régiment de Créte s'affaiblit fuzieusement, par la perte des mulatres et nègres libres qui
la résolution de
prennent
s'insurger euxmémes, non pas contre le régiment de Créte, mais contre les
-petits blancs, en général, quiles
de tous lés
que moi
partis 3 et c'est
ces précautions
d'après
tinue donc :
quej'écris. JeconNous arrivons à l'époque où le
régiment de Créte s'affaiblit fuzieusement, par la perte des mulatres et nègres libres qui
la résolution de
prennent
s'insurger euxmémes, non pas contre le régiment de Créte, mais contre les
-petits blancs, en général, quiles --- Page 179 ---
(1 171 )
avaient dédaignés, insultés grossièrement et maltraités avec inditoutes les fois qu'ils les
gnité 9
isolés. Ils fixent
avaient trouvés
plusieurs points dela colonie pour
et
de la déleur camp 7
profitant
lèsorganisation générale, ils se
vent en masse ; ils envoient des
de chacun de leurs
députations
avec
camps au colonelDezlosières,
des discours d'amitié et de reconnaissance, et le supplient de se
mettre à leur téte. Le colonelleur
comme à ses
fit une réprimande
en leur disant qu'il ne
enfans, 7
traitre àe sa couleur.
sera jamais
II leur fait envisager tout ce qui
doit résulter de leur conduite audacieuse; mais ils étaient montés,
de les
et il n'y eut pas moyen
faire revenir de leur projet. Il fut --- Page 180 ---
( 172 )
aisé au colonel de prévoir
que Sort
régiment allait se fondre au feu
d'une révolution dont le
foyer
s'agrandissait chaque jour. Dès
ce moment, il sauva tant qu'il
peut les apparences de son existence ; mais ce n'était
chose facile dans
pas une
un pays comme
St.-Domingue, et après tant d'actions d'éclat de la partde son
ment; cependant il
régipartie ; mais un accident y parvint en
survint bientôt,
terrible
et après la mort
cruelle de M. de Manduit, où le
colonel Deslozières
échappa comme par miracle 2 après l'incendie
de la ville du Port. - au - Prince,
qui enveloppa tant de
qui fut la suite de
victimes, et
l'infraction au
concordat dont il a été déjà
et après d'autres événemens parlé,
éga- --- Page 181 ---
( 173-)
par leur génd
Iement importans
il fallut
ralité et leur particularité,
évisonger à se disséminer individuelle- pour
ter d'étre assassinés de Crête était
ment. Le camp
hommes
de- 1100
encore composé
et il
au mois de février 1792, ville
S'agissait de se rendre en
chacun comme
pour se répandre mais les nègres eson pourrait ;
de tous les
claves s'étaientinsurgés énorme, incôtés 2 et une masse la malheu- I
caléulable, entourait de Crête ; dans
reuse habitation
aussi désagréable 7
une position
violent.
ête était
ment. Le camp
hommes
de- 1100
encore composé
et il
au mois de février 1792, ville
S'agissait de se rendre en
chacun comme
pour se répandre mais les nègres eson pourrait ;
de tous les
claves s'étaientinsurgés énorme, incôtés 2 et une masse la malheu- I
caléulable, entourait de Crête ; dans
reuse habitation
aussi désagréable 7
une position
violent. il fallut prendre un parti
Le colonel Deslozières convoqua
assemblées particnlières, qui
des
nommèrent des représéntans pour
former le conseil général qu'il présida. Il n'y avait pas de temps à --- Page 182 ---
(374)
perdre, et l'on était déjà
de coups de fusil de
assailli
bords. Enfin,
tous les
ce conseil
décida qu'il fallait
général
à la fois
tous s'exposer
pour qu'il y en et quelques-uns de sauvés; et en
ce parti était d'autant
effet,
qu'il n'en fut
plus sage 7
et que la
pas resté un seul,
plus- grande partie ent
péri dans les
supplices les
longs et les plus
plus
peut juger
raflinés, et on en
par plusieurs
qui fureut saisis
dragons
esclaves
vivans, et que les
écorchèrent sousnos yeux,
depuis le col jusqu'à
et qu'ils laissèrent ainsi T'abdomen,
les exposant le
expirer en
vaient à notre
plus qu'ils pouvue.
Ces horreurs font rébrousser
plume..
Et
ma
elaves
cependant les esaimaient les dragons de --- Page 183 ---
( 175 )
Crête ! Tantil est vrai que Thoma
change par - tout et
me ignorant
son intérêt 1
devient féroce par
mais ils étaient décidés à ne pas
dans la colonie
laisser un blanc
plus d'amis.
et ne reconnaissaient
-
Enfin, on était au 25 février 9
le camp de Crête fait un mouvement ; les esclaves s'en aperçoiLe colonel
vent et se, préparent.
dirifait de fausses attaques 2 pour
les esclaves inexpérimentés
ger
croyaient le
sur un point qu'ils
véritable; il parvient à son but;
opposé , et a
il sort par un,côté
domle bonheur de se rendre sans
mage sur Thabitation Campans
Cette onzième expédition futla première bataille, qui fut terrible, et
l'on yattendit la nuit pour achever
de s'évader. Les dragons n'avaient --- Page 184 ---
(i 176 )
pas encore perdu
monde, 7 et ils avaient beaucoup de
boucherie
fait une.
claves
affreuse ; mais les es
se' renouvelaient
facilité si
avec une
extraordinaire,
blait que plus on
qu'il, semil en venait;
en tuait, et plus
ment de
on n'eut pas un morepos dans le jour, et les
canonsdes
si bràlans, fusilsdesdhragons étaient
rallentir
qu'ils furent obligés de
leurs feux
de ne tirer
de vigoureux, et
que
loin en loin
pelotoris, tandis
par
que les esclaves'
qui se relayeient à volonté,
cessaient de tirer
ne
mal. La nuit
(i) et fairé du
arrive, et à la faveur
(1) Sur cette sorte de
peut pas y. transporter même montagnes de
5 on ne
campagne. On y étnit trop
canons de
d'avoir quelques pierriers
heureux que
Pl des traboucs,
2 des espingoles
vigoureux, et
que
loin en loin
pelotoris, tandis
par
que les esclaves'
qui se relayeient à volonté,
cessaient de tirer
ne
mal. La nuit
(i) et fairé du
arrive, et à la faveur
(1) Sur cette sorte de
peut pas y. transporter même montagnes de
5 on ne
campagne. On y étnit trop
canons de
d'avoir quelques pierriers
heureux que
Pl des traboucs,
2 des espingoles --- Page 185 ---
( 177 )
de ses ombres, on fait quelques
mais les esclaves ont conpas ;
aussitôt
naissance de la retraite,
maitres des gorils se rendent
de Créte ont
ges, et les dragons
besoin de nouveaux efforts et
d'une nouvelle intrépidité pour se
faire passage ; mais ils perdent
de monde, et
encore beaucoup le bonheur d'arcependant ils ont
la
des Oranriver sur
montagne
de la
à peu de distance
gers 2
Mais là, le 26,
ville de Léogane.
bataille qui fait
se livre une autre
frémir de raconter. Onse cantonne
et le travail de
comme on peut,
les
la troupe semble surpasser
forces humaines. Cette bataille
dura huit heures sans ralentisseles esclaves
ment. Tont-à-coup
les
cessèrent leur feu 3 et on --- Page 186 ---
( 178 )
voyait faire leurs évolutions
envelopper encore les
pour
Quand leur blocus fut
dragons,
restèrent
formé, ils
demain tranquilles jusqu'au lenmatin. Les
de
Crête avaient
dragons
de
grandement besoin
freux, repos, et malgré un avenir afils en jouirent de
à réparer leurs forces. manière
naissant point
Ne conennemis
T'intention de leurs
sur lesquels ils
fait un carnage
avaient
rent sur leurs affreux, ils se tintrès-bien,
gardes,.et ils firent
Pendant comme Onl va le voir.
la nuit du
et favoris s
27 au 28,
dante
par tine pluie abonqui dara plusieurs
et qui obscarcit le
heures,
manière
temps d'une
ves, tous effrayante nuds
2 ces esclaet tous
nous gaguèrent de
noirs,
proche en pra+ --- Page 187 ---
( 179 )
che, et ils touchaient déjà le plales sentinelles avancées
ton quand
aux ardes dragons crièrent >
mes. On a le bonheur de les rele reste de la nuit.
pousser pour lendemain 28, à l'aube
Mais le
du jour, ces esclaves s'opiniltrè- si
et vinrent en
rent - tellement
fallut cher
grand nombre, qu'il
la
cher son salut dans la retraite
et la plus agile. On
plus prompte
comfuyait et on s'arrétait pour
battre ; OIT fuyait de nouveau pour
retourner encore et renouveler
se
Les drales combats de retraite.
de Crête, malgré le sanggons froid êt la sagesse du colonel qui
combattait comme un simple drafurent abimés dans : leur
gon :
étaient,
retraite, et de 1100 qu'ils
ils arrivèrent à Léogane 80 tous
ite
et la plus agile. On
plus prompte
comfuyait et on s'arrétait pour
battre ; OIT fuyait de nouveau pour
retourner encore et renouveler
se
Les drales combats de retraite.
de Crête, malgré le sanggons froid êt la sagesse du colonel qui
combattait comme un simple drafurent abimés dans : leur
gon :
étaient,
retraite, et de 1100 qu'ils
ils arrivèrent à Léogane 80 tous --- Page 188 ---
(1 180)
blessés, plus ou moins. Le colonel avait le côté droit tout
sa hanche
affecté,
répandait le
de
toute part, et l'on sait
sang
trois ans à être
qu'il resta
de. feu,
guéri de son coup
assez, étonnant pour n'avoir
pas été mortel, et
après, les
que cinq ans
plaies suintaient encore. De ces malheureux
en périt bien 60 de
80, il
leurs
res dans le premier
blessudu nombré
mois. Je suis
de ceux qui n'avaient
eu que peu de blessures,
Qu'onj joigne à cette douzième
et
l'affaire
Rrorereies
suivante,oilav ville de Léogane fut surprise
par ce corps du
Trou-Coffi, et où ce qui
de dragon's servit
restait
nidtreté
encore avec opimélés avec tous les autres citoyens, et on sera convaincu --- Page 189 ---
(181) )
jusqu'an dernier ins stant, 1 les
que
de Crête n'ont cessi d'étre
dragons
extraordinaires. C'est
des hommes
le brave
à cette dernière affaire quel
Coupeau sauta à pieds
capitaine la lumière d'un canon
joints sur
feu, tua
oulennemi allait mettrele
l'entourait avec. ses pistoce qui
miémorable et qui délets ; action
à courir
terminalesautres citoyens
à son secours, et à rattraper les cavenait de leur enlever.
nons qu'on
eut le bonheur de
Ce bravehomme
tant il est
n'étre pas blesséméme, 3
de
vraiqu'ily atoujours une espèce
de bonne heure chez
pressentiment
les braves qui méprisent la mort.
Enfin, le colonelobtint du commissaire du roi, alors, la permission que son régiment fût suspendu
de toute activité 7 attendu l'impos- --- Page 190 ---
( 182 )
sibilité de le
cun des individus completter, et chadégagés de leur
serment, pourvut à son existence
individuelle ; quelques - uns
confians voulurent
trop
leurs habitations, retourner sur
tels que Coupoau-de-Rétrifet Gilloteau, etquelSrsmemedbesfelanbiaiamn Ils
snoms.
n'y allaient que pour revenir
promptement, mais ils' furent égorgés par les esclaves, et le
de
tous les partis méme
public
larmes sincères
versèrent des
sur leurs mânes.
Ainsi se conduisit et finit ce
brave régiment, à qui, sans
la postérité rendra
doute,
justice,
entré dans le détail des Sij'étais
individus
quile composaient, et que
pu me rappeler tout exactement, j'eusse
le livre que je fais aurait bien des 2.
volumes sans cesser d'être inté-
aves, et le
de
tous les partis méme
public
larmes sincères
versèrent des
sur leurs mânes.
Ainsi se conduisit et finit ce
brave régiment, à qui, sans
la postérité rendra
doute,
justice,
entré dans le détail des Sij'étais
individus
quile composaient, et que
pu me rappeler tout exactement, j'eusse
le livre que je fais aurait bien des 2.
volumes sans cesser d'être inté- --- Page 191 ---
(185 )
mais je crois avoir ren
ressant ;
la
qui
pli ma tàche avec
probité modeste,
convient à un écrivain
moins,
et Ton me saura gré, du méme
n'ai
Rutanueneaeatioslet
dont je
les plus méprisables,
les noms, qui
méme pas prononeé
dans ma
bien gravés
sont pourtant
chasse comme
mémoire, et que je
Je souhaite
de mauvaises pensées.
le cielleur pardonne - 7 malgré
que
deleurs crimes et les raTatrocité de leurs cruautés. Comfinemens naturel aussi que la
me il est
tant de victiFrance récompense
à leur régiment
mes, en attachant
mériaussi élevée que
une opinion
compté sur
tée; 5 nous avons plus
venons
le mérite des faits que nous de l'élode raconter que sur Tart
à
qui ne convient point
quence; --- Page 192 ---
( 184)
T'homme qui n'a que des vérités
à montrer, et nos amis nous sauront gré, sans doute, d'avoir essayé qu'un aussi brave
ne périsse pas dans l'oubli, régiment Le
temps s'avance, les colons disparaissent de dessus la terre, les
uns par les années, et un plus
grand nombre par les chagrins
d'une affrèuse
misère, et moiméme je me sens couler à chaque instant vers le but de tous
les mortels.
Je me.suis fait
Tobligation 3 d'après les promesses que j'en ai faites à plusieurs
honnétes gens des colonies , de
tracer, autant queje le pourrais,
quelquessouvenirs. d'an temps
n'est plus, , et qui s'est
qui
tout écoulé à Thonneur du presque
ment de Créte',
régi-
> dragons.
NOTICE --- Page 193 ---
(185 )
NOTIGE
Sur la wie militaire 2 , politique et
Baudryprivée de Monsieur
Deslozières, ColonekInspecteur
du Régiment. de
et fondateur
Créte, Dragons.
C'est ton front magnanime et tes
braves guerriers
Queli victoire ceint de ses premierd
lauriers.
Lomkumde-ahezit
à Rome, et est né à
a éte conçu
mois de janvier 1761,
Paris au
fils de Pierre Baudry (1) 1 , ancien
Pierre Baudry est né dans le Cha-
(1)<
à quelqre distance de
>> blais en 1706 9
des environs de
>> Chamberry 3 originaire qu'un de ses ancêtress
2 Milan. Il paraltrait
Q
eli victoire ceint de ses premierd
lauriers.
Lomkumde-ahezit
à Rome, et est né à
a éte conçu
mois de janvier 1761,
Paris au
fils de Pierre Baudry (1) 1 , ancien
Pierre Baudry est né dans le Cha-
(1)<
à quelqre distance de
>> blais en 1706 9
des environs de
>> Chamberry 3 originaire qu'un de ses ancêtress
2 Milan. Il paraltrait
Q --- Page 194 ---
(186 )
capitaine de cavalerie dans le
ment de
régis
Nassau-Sarbruck, et de
N Philippine
d'Escourbon.
>> savant de ce
> ouvinge
temps-là 9 aurait fait un
qui l'aurait nécessité, en
>> 1570, de se réfugier
1560 ou
parmi des
>) et d'aller y rejoindre
Savoisiens,
>) mille très-ancienne une branche de fadans le Chablis.
>> Il avait projeté depuis
5) plaisir de visiter les
long-temps le
>> Christ a honorés de saints lieux que Jésussa
3) défaut de
présence, mais son
moyens l'en avait
3) sespérant del le fuire,
empéchié ; déilconvertit ce
5) en celui de Rome. Sa
voyage
vertueuse.
2> consentit, 9 et ils partirent
femme y
> 1750.
au mois de mai
>> Cevoynge fut heurenx,
5 la plus grande économie quoigue fiit avec
>> églises de Roine
; ils visitèrent les
3)
avec toute la dévotion
chrétienne, et toujours suivisdela
>> Malgré la
charité
population de cette
> grande affluence
ville et la
qu'elle
>> fut instruit des vertus de renferme, lePape
>> geurs ; il desira de les ces deux voya22 Suint Père,
voir ; il visita le
qui fit tout pour le retenig --- Page 195 ---
( 187 5
Signalement de M. Baudry-Deslosière.
front
Cheveux et sourcilschatains,
grand, nez long, et sur lequel est
fesait donner dans
un cicer quilui
Ie
de sa domination ; mais quoi5) dans) pays
le biende ces beaux lieux 3
>> qu'originaire
et dès le
>) heureux ne peut y consentir 9
d'octobre il repartit avec sa vers> mois
,
>> tueuse femme.
Balderid
>> Ce saint homme est nommé
de"certains titres ; à Venise, il est
> dans
sous le nom de Balderico ou Bal-
> connu
Italic dans les énvirons de
>> derici ; en
;
sous le nom de Baldéric, et en
>> Milan, dans le Chablais 2 sous le nom de
> Savoie,
On croit que cette
>> Baudry ou Boudry.
malheureux
descendre des
>> famille peut
si connus
3) frères Baldéric et Hermenfroi,
l'histoire de la France primitive pour
>> du ans
de fuir le trône de Thu-
>> avoir été obligés
le Mentouan. >>
> ringe et se cacher dans
En tout cas, elle a cruellement dégénérés
à la relevera
et le temps n'est guère propre la Vie de Sta
Lisez un ouvruge intitulé,
Baudry ou Boudry.
malheureux
descendre des
>> famille peut
si connus
3) frères Baldéric et Hermenfroi,
l'histoire de la France primitive pour
>> du ans
de fuir le trône de Thu-
>> avoir été obligés
le Mentouan. >>
> ringe et se cacher dans
En tout cas, elle a cruellement dégénérés
à la relevera
et le temps n'est guère propre la Vie de Sta
Lisez un ouvruge intitulé, --- Page 196 ---
(188 )
sa jeunesse le nom de Cicéron 3
fesant allusion, sans doute, à ses
-
oratoires $ yeux bruns et
moyens
bouche
d'une vivacité imposante,
et de superbes dents 2
moyenne
fossetteau coir
menton rond et une
de la bouche qui lui donnait beaud'agrément x visage ovale et
coup
belles couleurs, avec
teint des plus
beau
une carnation rare et d'un
brun, taille de cin pieds à peur
près trois pouces 1 1 poitrine large
et le corps vraiment militaire.
Voila tel qu'il était encore - en
depuis ce temps je ne Tai
1792,
et les années ont dà lui
point vu,
ravir beaucoup de choses, quoiBaudry, par M. Robaille 3 curé de Groslay;
imprimé à Amiens, format in-80.
notes de M, Maaltor, ancien
* Voyez aussiles
gecteur de T'université, --- Page 197 ---
( 1893
m'assure qu'il ait encore de
qu'on
précieux restes, et une santé digne
d'envie 2 malgré ses anciennes
blessures , ses peines 7 ses chagrins, ses ennuis, *, et les tourmens
de voir souffrir sa famille si intéressante sous tous les points de
yue,. des moeurs, de T'esprit, des
vertus. et des graces.
EXTRAIT des registres du
Gouvernement de St.-Domingue
et de la place du Port- auPrince, du Conseil souverain >
de lIntendance.
- et du greffe
Arris avoir servi dans le milide surnuméraire
taire en qualité
la garde
dans les chevaux.l@gerade
du roi, en 1776, M. Bandry-Des
à St. - Domingue *
lozières passa
dont
avec un brevet de conseiller, 2 --- Page 198 ---
( 190 )
iln'a pas fait usage pour étre Seua
lementavocat au conseil
du Cap, où il eut de vrais supérieur
par son bel
succès
oratoire
organe > sa contenance
et Teloquence de ses discours.
17 février 1777.
en exercice,
Quoiqu'avocat
capitaine de dragons
coloniaux de St.-Domingue.
Janvier 1778. Nommé
rairement commandant tempoterie, à Limonade.
d'une bate
15 novembre
(1)
service
1781. Certificat de
et d'activité,
1787. A la réunion des
au Port-an-Priuce,
conseils,
tonnier de
doyen et bàde
tous les avocats : de l'ile
St-Domingue.
dans (1) A cette occasion , on dis.it de
une pièce de vers qu'on lui
lui,
avocat le matin et
adressait #
scommandantiesots
ant tempoterie, à Limonade.
d'une bate
15 novembre
(1)
service
1781. Certificat de
et d'activité,
1787. A la réunion des
au Port-an-Priuce,
conseils,
tonnier de
doyen et bàde
tous les avocats : de l'ile
St-Domingue.
dans (1) A cette occasion , on dis.it de
une pièce de vers qu'on lui
lui,
avocat le matin et
adressait #
scommandantiesots --- Page 199 ---
(191) )
1788. Il quitta Ia
1.er juillet d'avocat et est nommé
profession
le roi, des 7
commandant pour
et autres
montagnes de Léogane
adjacentes.
Comman*
21 décembre 1789.
dant de la Phalange ou du régiment de Créte, dragons, troupes du réauxiliaires, dédoublement
affilié
giment du Port-au-Prince,
au
régimentdu Cap,etlong-temps
soldé par létat-major. Confirmation de
5 août 1790.
suivant les
ces mêmes grades ;
formes de ce temps-l, 5 et par
assemblées populaires. Sanction du gou16 idem 1790,
général de St.-Domingue.
verneur
colonel-insEn décembre 1790,
de ce méme réginent ?
pecteur
chacune
divisé en trois parties 2 --- Page 200 ---
( 192 )
un colonel sous
'commandée par
ses ordres. (1):
nommé
Nouvellequ'il est
1790.
comme
chevalier de St.-Louis 2
l'avait demandé M. le gouverneur.
Peinier. M. de Blanchegénéral
Peinier,
lande, successeur de M.
n'a
(1) Sile colonel Baudry-Daslozibres voulu,
été général. c'est qu'il nela pas
pas
fois offert ce gride,
car on lui a différentes
; mais
qu'il avait bien acleté par ses exploits
il ne voulait pas dépiter lenvie 5 croyant, miense
que les hauts faits valent
sans doute,
que les hauts titres, qui gelheureusement des hautes
ne sont pas toujours la preuve
les
actions. Jl combattait 9 disait-il, pour
lui. Quoi qu'ii en
colons et non pas pour
d'un général,
soit, il avait au fond le' rang
et.
ôlenavit les privileges 9 les honneurs, C'est
sur-tout la conduite d'un des mncilleurs. de
cette raison qu'on le qualifia
aussi par
dont Ie titre est le plus
colonabinspectenr, même Tégul, de celui de
près, s'il n'est pas
général,
garde --- Page 201 ---
( 193 )
garde la lettre et la croix de St.
Lonis, qui devaient étre remises
à M. Baudry - Deslozières, sous
le prétéxte de la crainte d'irriter
les esprits du temps.
18 mars 1792. Ledit régiment
suspendu de son activité, attendu
Vimpossibilité de le remettre au
complet, par les événemens con"
nus à St.-Domingue, et attesté
les chefs et le commissaire -
par
à cette
du roi St.-Léger, 7 délégué
époque, et pour lors en mission
à Léogane.
Voilà sur son personnel ce. que
j'ai pu recueillir, 7 ce que j'ai retrouvé dans les notes que je fesais
constamment sur St.-Domingue,
et que m'ont fourni mes rapports
avec le gouvernement et les autres antorités de ce temps-là, qui
R
.-Domingue, et attesté
les chefs et le commissaire -
par
à cette
du roi St.-Léger, 7 délégué
époque, et pour lors en mission
à Léogane.
Voilà sur son personnel ce. que
j'ai pu recueillir, 7 ce que j'ai retrouvé dans les notes que je fesais
constamment sur St.-Domingue,
et que m'ont fourni mes rapports
avec le gouvernement et les autres antorités de ce temps-là, qui
R --- Page 202 ---
( 194 )
voulaient bien me laisser compulet toutes les pièser leurs registres
ces dont j'avais besoin pour le traentrepris afin de
vail que j'avais
m'occuiper le reste du temps, sur
habitation voisine de celle-de
mon
dans les
M. Bandry-Detlodières,
hauteurs de la grande rivière de
Léogane. Ces titres sont incontesbles - 2 et le public 1 j'ose m'en
flatter, connait le scrupule queje
mets dans toutes les recherches
dont j'ai eu Thonneur de lui faire
part.
J'espère que la personne que
cela regarde, ne s'offensera pasde
ma révélation. J'ai intérét, comme
bon citoyen, de le faire connaitre et de faire violence à sa modestie, qui, je dois l'avouer €, est déchef d'un corps
placée 7 puisque --- Page 203 ---
(1 195) )
respectable qu'il a rendu souvent
ntile par ses talens , il devrait SOTtir de T'obscurité qui n'est pas faite
lui; et quoiqu'il ne soit plus
pour
la
de Tage oà
dans toute
vigueur
de
choses ; il lui
il a fait
grandes
reste encore assez de moyens pour
opérer, par la sagesse de ses conseils et de ses écrits, des consolations et des remèdes aux maux
infortunés compatriotes de
de ses
La modestie est
St. - Domingue.
excès
une grande vertu ; mais son
et la crainte d'exciest nuisible,
ter la basse envie ne doit point ensienne,
trerdans une amecommelas
quand on a sur-tout 3 comme lui,
tant de ressources pour en triomde lui
pher. Qu'il me permette
c'est le scul
faire ce reproche 7
aura mérité pendant sa viea
qu'il --- Page 204 ---
( 196 )
Je le dénonce au public
comme
m'ayant adressé une lettre à la
première édition, dans laquelle il
m'exprime ses regrets de la peine
queje me suis donnée de
de lui, prétendant
parler
que j'avais de
meilleurs sujets à traiter que lui.
Sa lettre est un modèle de modestie, et sans les choses trop flatteuses pour moi, je T'aurais rendue
publique ; mais jy ai répondui
par une seconde édition, et les
pièces
quejairecotvrés, me mettent dans le cas d'en donner une
troisième, que beanconp de
sonnes m'engagent à livrer per- et
où lon voit beaucoup de choses ,
mieux détaillées et placées plus
convenablement, ohj'ai retranché
plusieurs articles comme inutiles,
et nuisant même alensemble des
flatteuses pour moi, je T'aurais rendue
publique ; mais jy ai répondui
par une seconde édition, et les
pièces
quejairecotvrés, me mettent dans le cas d'en donner une
troisième, que beanconp de
sonnes m'engagent à livrer per- et
où lon voit beaucoup de choses ,
mieux détaillées et placées plus
convenablement, ohj'ai retranché
plusieurs articles comme inutiles,
et nuisant même alensemble des --- Page 205 ---
( 197 )
vérités que je rapporte, pour servir
à P'histoire impartiale de
un jour
St.-Domingue.
Le goit particnlier que j'aitonjours eu pour M. Baudry-Deslozières, m'a fait chercher par tout
des faits qui le regardent' ; je suis
si loin de lui, et il y a si longtemps queje ne l'ai vu,qu'il semble à mon imagination que je
m'occupe d'une ombre passée, il
a un siècle ou deux, et aux mày
nesd de laquelleje dois un hommage
pour ma propre satisfaction, et
l'exemple de bien de gens
pour
qui feront bien de suivre ses drapeaux, qui sont ceux dela véritable valeur et des vertus les plus
douces de la société. On dirait
qu'ilale génie pour chaque moment - où il se trouve, et le bon- --- Page 206 ---
( i98 )
heur pour chacune de ses opérations.
Quelques personnes qui l'ont
connu dans son enfance, soit au
collège Duplessis 5 soit au Qua0
soit à Louis -letre-Nations s
Grand, m'ont assuré que son enfance fut la préface de sa vie ;
mémes talens et méme modestie 7
méme tranquillité et méme pétu-.
lence. Dans sa vie privée, il est
à la simple hauteur qui convient
fonctions
; il s'élève
en
publiques
et on le
avec la rapiditéduneaigle,
perd dans la nue. Redescend-il ?
son - atil reprend tranquillement
titude, etles hommes ordinaires le
presqu'ineapable de
regarderaient
sortir de sa place oùt il semble
étre fixé; savoir ainsi être bien
dans toutes les situations où Ton --- Page 207 ---
( 199 )
est un don particulier
se trouve,
n'avoir donné
que le ciel parait
enfance 9 il
qu'à lui. Dès son
avait le goht le plus décidé diffé- pour
militaire, et si
la profession
telles que
rentes circonstances 1
de celle
la gêne de sa fortune, forcé ou de suiT'ont
de ses parens,
autre
assez souvent 1 toute
vre
on le voyait 7 comme
carrière ;
toujours en se
Achile, se décéler
sarmesqu'il
-saisissant des premières abbé tonsuré
rencontrait. Il était
affaire
encore qnand il eut une
sur les boulevards,
personnelle nommé Turc, restaurachez un
quilui
teur de ce temps-l,afiaire
honneur 7 puisfit le plus grand
quinze ans - et
que n'ayant que
Da
demi, ileut, comme un autre
vid,acombattre contre un Goliath*
Achile, se décéler
sarmesqu'il
-saisissant des premières abbé tonsuré
rencontrait. Il était
affaire
encore qnand il eut une
sur les boulevards,
personnelle nommé Turc, restaurachez un
quilui
teur de ce temps-l,afiaire
honneur 7 puisfit le plus grand
quinze ans - et
que n'ayant que
Da
demi, ileut, comme un autre
vid,acombattre contre un Goliath* --- Page 208 ---
a (2 200 )
Agé de près de 50 ans, officier de
la maison du roi, et qu'il. vainquit noblement.
de 16 ans
Il n'avait guère plus
quand il publia un ouvrage en 2
volumes, imprimé chez Nyon, à
de Saphos.
Paris, - intitulé, voyage
Si cet ouvrage n'avait pas assez
de mâturité, il lui a du moins
mérité le nom de grand - père
dAnacharsis dans plusieursjourmême modernes, et partinaux,
miliculièreient dans lejournal
taire de l'anio.
il
Dans san extréme jeunesse,
auteur du Miroir
fut également
de la Toilette, de TAvorton philosophique, de quelques autres
légers, soit en vers, soit
ouvrages
et ses brochures éphés
en prose 9
souvent sur la
mères se trouvent --- Page 209 ---
(201) )
toilette des jolies femmes ; dont il
était aimé d'une ianière remarquable.
Arrivéau Cap Français en 1776,
et décidé à exercer la profession
d'avocat, il voulut aussi user de
la faveur deslocalités,et sut allier
Bellone avec Théconstamment
les Varage et
mis. Les Paris,
de
les Yvon, ont été du nombre
ont ressenti les effets de
ceux qui
et les mornes de
sa froide bravoure;
milieu
la ville du Cap, surent, au
de
d'un concours assez nombreux
faire retentir souvent
spectateurs, échos de vivat en son honneur.
les
qu'il fht spadassin,
Ne croyez pas
T'ennemi de
il était au contraire
du repos public.
ces perturbiteurs
et en a
Il leur fesait la guerre 9
souvent débarrassé un pays pure- --- Page 210 ---
202 )
ment et naturellement militaire,
Mais on voulait, comme on dit
dans le pays, le tâter
et les
deux premières années de J son
rivée ont servi à le faire connai- artre, 3 au point de le rendre redoutable ; il acquit un tel ascendant,
qu'il devint le juge. des affaires
de cette nature
l'ami
9 tant il était
des jeunes
Ja
gens 7 qui avaient
plus grande confiance en lui.
Comme il était mixte, il a
un nombre considérable arrangé
d'affaires
entre les militaires
dit et les bourgeois, proprement
qui n'étaient
pas moins militaires dans l'ame;
sil'on ne déférait point à
;
il devenait.le
son avis,
champion de ceux
qui ne devaient pas se battre, et
manquait rarement de punir les
agresseurs : il possédait merveil-
était
des jeunes
Ja
gens 7 qui avaient
plus grande confiance en lui.
Comme il était mixte, il a
un nombre considérable arrangé
d'affaires
entre les militaires
dit et les bourgeois, proprement
qui n'étaient
pas moins militaires dans l'ame;
sil'on ne déférait point à
;
il devenait.le
son avis,
champion de ceux
qui ne devaient pas se battre, et
manquait rarement de punir les
agresseurs : il possédait merveil- --- Page 211 ---
( : 203 )
leusement l'art dela pointe. C'était
brave dans toute la force du
un
de susceptibilité ; et
-
terme, point
de la grandeur et de.la
par-tout Dans le nombre de ces
raison.
combats particuliers, je n'ai pas
trouver un seul homme qui
pu m'ait assuré qu'il eût quelquefois
tort ; il était toujours prét à pardonner, et ne fesait jamais que
céder a T'obstination de son adversaire ; il ne faisait donc usage
de la raison dans les lieux qu'il
que
serait injuste de
habitait ? et il
de
le confondre avec ces monstres
la troublent sans
la société, qui
indécen- -
cesse par leurs attaques
défentes ; il n'a jamais Su que se
dre, et c'était accorder la nature
avec les nobles prinet la raison,
français. Vif,
cipes de T'honneur --- Page 212 ---
( 204 )
violent, emporté,
dans.
peut=étre ; et
ses momens
n'ayant jamais fait de d'explosion, mal
sonne, son coeur ne mettait àperune seconde à calmer sa
pas
Rien n'était plus
passion.
de voir naitre remarquable que
et mourir presqu'aussitôt son caractère bouillant
pour reprendre le froid de la sagesse; il semblait ne ténir à la
faiblesse humaine
à
que pour enseigner
en réprimer
les abus ; mais quand promptement il
sola de
avait résang-froid d'exécuter une
chose, comme c'était le fruit
la réflexion ou de la raison
de
rieuse des circonstances impéoù il se
trouvait,rien nel'arrétait, etilmar.
lité vers le
Srmnstresenies
but qu'il se proposait et
qu'il atteignit presque toujours, --- Page 213 ---
( 2 205 )
étudiait
M. Bandry-Didosises syriales langues
dès sa jeunesse
; et
, chaldéenne 7 hébraique
que
son amour
imperturbable
depuis,
l'a mis dans le cas de
pour l'étude
le grec , de
bien savoir le latin,
un
pour
connaitre passablement, T'allemand,
étranger 9 l'anglais 2
l'italien et méme un peul l'espagnol, ditle hollandais: ; il sait,
ainsi que
demander son
il modestement ,
turnécessaire dans les langues, les
Enfin, dans
que et polonaise. le travail le soûscolonies 7 où souvent à la société, 9
trayaitle plus
les nuits
et où il passait si souvent
il était parvenu,
dans son cabinet, studieuse qu'il
parla fréquentation les nègres nouavaità dessein avec
tous les
veaux > à savoir presque
avons
idiomes africains ; et nous
ainsi que
demander son
il modestement ,
turnécessaire dans les langues, les
Enfin, dans
que et polonaise. le travail le soûscolonies 7 où souvent à la société, 9
trayaitle plus
les nuits
et où il passait si souvent
il était parvenu,
dans son cabinet, studieuse qu'il
parla fréquentation les nègres nouavaità dessein avec
tous les
veaux > à savoir presque
avons
idiomes africains ; et nous --- Page 214 ---
(-206 )
dans un des volumes de
de lui, 7
Louisiane un
ses voyages à la
dictionnaire congo très-exact , et
il est le seul qui ait fait connaître
pabliquement cet idiome $ qui.
toute la douceur et toute la
a flexibilité de la langue italienmie
si méme il ne la surpasse
pas. Veut-on le considérer comme
naturaliste? On pent citer son joli
mémoire sur le coton Rami dont
Tinventeur, et qui lui a méil est
rité Phonneur d'étre soupçonné
la plume de Bufd'avoir emprunté
Rien n'est
fon et de M. Lacépède.
attrayant et plus vrai que ce
plus
lui seul aurait suffi pour
mémoire,
les
même parmi
le distinguer
du genre
hommes remarquables
humain. --- Page 215 ---
(2 207 )
Veut-on le considérer comme
botaniste ? Onle peut encore, 2 en
lisant son manuel botanique apaux colonies et précédé d'un
pliqué profondement savant.
discours
Veut-on le considérer comme
agriculteur, comme planteur américain ? Onn'a point de doute sur
on connait son
cet objet, quand
ouvrage pour former un rafineur
trois mois, quand on a lu ce
mémoire en
quila lu à Tinstitut national en l'an 7 , surla culture de
la canne et sur la fabrication du
sucre, et quand enfin ona parcourn
ses autres mémoires sur presque
toutes les branches de l'économie
rurale des colonies.
bon
Veut-on le reconnaitre pour
administratenr: ? Qu'on lise tout ce
qu'il a écrit surles colonies, etl'on --- Page 216 ---
( 208 )
sera étonné de la vérité de Sa politique, de ses idées saines, et
ton de
du
persuasion qu'il emploie
par tout, et qu'il régarde comme
la base du véritable
celui
pouvoir de
qui veut
mander.
gouverner ou comOnpeutméméle considérerdans
ses amusemens, Il est poète aimable; il raconte avec intérét,
esprit, et il a dej jolies pièces avec
poésie aisée,
d'une
9 qui ont du
ses loisirs
charmer
comme elles ont amusé
ceux auxquels ill les
communiquait
quelquefois. Je me rappelle encore
avec plaisir
quelques-uns de ces
contes,qui m'ont
et
vraimentamusé,
par leur tournure et par leur
originalité.
On ne peut lui disputer le titre
d'historien; il est
vrai, 3 naturel,
et
et il a dej jolies pièces avec
poésie aisée,
d'une
9 qui ont du
ses loisirs
charmer
comme elles ont amusé
ceux auxquels ill les
communiquait
quelquefois. Je me rappelle encore
avec plaisir
quelques-uns de ces
contes,qui m'ont
et
vraimentamusé,
par leur tournure et par leur
originalité.
On ne peut lui disputer le titre
d'historien; il est
vrai, 3 naturel,
et --- Page 217 ---
( 209 )
Quand il
et observe avec justesse.
traitelhistoire, qu'il décrit un faits
on croit voir ce qu'il monun lieu,
entendre ce qu'il
tre ; on croit
rapporte 9 et il vous transporte
avec une vérité qui attapar-tout
che etinstruit.
il
Et avec tous ses rares talens,
est d'une modestie qui tient, dans
sa vie privée, de la plus grande
jamais
simplicité ; ne s'occupant
de lui, il ne cherche jamais qu'à
donner de l'esprit aux autres. Jaméchant,
mais envieux 2 jamais
il ne parle des autres que pour les
d'esexcuser , et avec beaucoup
et de connaissance ; il n'ajaprit
dans la
mais plus de plaisir que.
solitude ; (1) on a beau le recher-
(1) Le sage se prête au monde, il se
livre à la solitudes
S --- Page 218 ---
(2 210 )
cher 3 on le détourné
de sa retraite et de rarement
ses occupations habituelles. Il dit
la société des morts était
que
beaucoup moins à craindre
celle
des vivans > et qu'un homme que
qui,
2350u 40 ans ne devenait
pas un peu misantlrope, n'avait
pas connu les hommes;silles fuit,
il ne les aime
pas moins, et dès
qu'il peutles obliger, il se trouve
vraiment heureux. Quel homme
et quel caractère!
Voila ce que je sais de lui ;
mais que de choses
j'ignore encore et que je saurais si je n'étais
pas si éloigné de sa famille,
pour lui un attachement qui a
commun. Il est très-juste de peu répandre le bonheur sur celui
nous rend heureux, Je
qui
ne suis --- Page 219 ---
(2 211 )
Ficlié de n'être plus riche, disait-il,
parce que je ne puis] splusfaire
que
du bien. Une autrefois
réellament
jamais cesser.
il disait : il nefaut
d'étre bon avec les infortunés.quel
quils soient quelqu'importuns la misère donne autant
quefois ;
la richesse suppose
des torts que
souvent on
de vertus 7 et trop
et malexagère de deux côtès, 2
heureusement cette ezagération
commune, se fait toujours
trop
DEPENS DU COEUR.
AUX
le coeur s'endurcit
Ilest sûr que
et
quand il se lasse de soulager,
s'avilit quand il voit tout
qu'il
en béau chez les riches.
la matière
* On voit combien
ne
à son avantage 3 et sije
préte
connaître parfaitement,
le faispas
c'est que le talent
cest ma faute,
deux côtès, 2
heureusement cette ezagération
commune, se fait toujours
trop
DEPENS DU COEUR.
AUX
le coeur s'endurcit
Ilest sûr que
et
quand il se lasse de soulager,
s'avilit quand il voit tout
qu'il
en béau chez les riches.
la matière
* On voit combien
ne
à son avantage 3 et sije
préte
connaître parfaitement,
le faispas
c'est que le talent
cest ma faute, --- Page 220 ---
( 212 )
et
dans Tabonme manque, 2
que
dance des matériaux, je ne sais ssur
lesquels m'arréter, et que le ciles lier,
ment de T'éloquence 1 pour
n'est pas à ma disposition ; mais
je donne ce que je sais sur lui,
et c'est aux amis de Thumanité, 9
éloquens que. moi, à user
plus
faveur de ce
ont et
en sa
qu'ils
n'ai
En tout cas 9
de ce queje
pas.
on ne me sonpçonnera pas de partialité, car je ne sollicite rien 3
et M. Baudry-Deslozières ne peut
être
plus rien ; ce ne peut donc
la force de la vérité cqui
que
et T'amitié la moins
m'entraine
avengle qui m'inspire. Au surplus, je ne suis pas d'un caractère louangeur, et il ne faut pas
moins que les vertus du sujet que
je traite pour me porter à lui ren- --- Page 221 ---
(213 )
dre justice de son vivant (1).
Lheure de, discuter' n'est pas
venue, la vérité,ne se déencore
veloppe jamais qu'au besoin; c'est
le temps, et non l'horme qui ila
découvre. Il est pourtant des verités à qui il ne manque, pour
étre accréditées, qued'être annoncées par des hommes heureux.
En 1777 ou 1778, M. Baudryhomme qui se trouve sur le bord
( Un
la passer, est entouré
> de leau pour
de bateliers ; chacur
> dune multitude delui; chacun lui offre
> s'emprasse autour il semble que toute affaire
>> ses sérvices ;
n'est occupé
>> cesse en safaveur 7 et quon dès qu'sl ess
>) que de lui. Le méméhomme,
i Fautre ) bord, ne cause plus
>) arrivé
ne prend garde
2. de bruit, personne. le laisse aller tout seul >)
2) lui, et Or2
ministre lorsqu'il entre
C'est l'image d'un
en place et lorsqu'il est disgracié, --- Page 222 ---
(214)
Deslozières fit un ouvrage intitulé:
Idées politiques. Cet ouvrage était
volumineux ; il m'a paru renfermer une foule de choses saines
pour le bien des. colonies, ainsi
que pour beaucoup d'autres contrées.
En 1780, je crois, il fit imprimer chez
Dafour-de-Rions, au
Cap, Tart de former. un rafineur
dans trois mois, Cet ouvrage lui
a fait beaucoup d'ennemis dans
la classe populeuse des
procureurs
d'habitation, qui assouvissaient
pendant de longues années de
nombreux aprentis, sans presque
rien leur enseigner sur la fabrication du sucre. On se doute de
T'empressement que l'on mit à se
procurer un ouvrage de cette nouveauté - 2 aussi bien écrit
que
-de-Rions, au
Cap, Tart de former. un rafineur
dans trois mois, Cet ouvrage lui
a fait beaucoup d'ennemis dans
la classe populeuse des
procureurs
d'habitation, qui assouvissaient
pendant de longues années de
nombreux aprentis, sans presque
rien leur enseigner sur la fabrication du sucre. On se doute de
T'empressement que l'on mit à se
procurer un ouvrage de cette nouveauté - 2 aussi bien écrit
que --- Page 223 ---
(215 ).
savant; mais la classe des
reurs d'habitation, les
procuplus distingués méme, parut en être jalouse, et comme il y a des cabales par tout 9 jusques dans Tautre monde, on obtint de M. Jauvin, commissaire -
et fesant fonctions ordonnateur, de
alors, ordre de ne plus distribuer censeur
cet ouvrage, 9 parce qu'ons'y
mettait de relever des abus de per- la
part de quelques-uns des
reurs
procud'habitation - envers leurs
élèves, 3 et tout le monde perdit
un des ouvrages coloniaux le
instructifetle
plus
plus utile. J'en avais
un
exemplaire , mais je lai perdu
pendant les troubles de St.-Domingue.
Ilyavait déjà plusieurs années
qu'il avait commencé son fameux --- Page 224 ---
("216 )
intitulé: Encyclopédie
ouvrage 9
avec
coloniale, et qu'il regrette
tant de raison dans ses deux voyade la Louisiane. (1)
ges
fonC'est lui qui est le premier
(1) Il a fait beancoup d'ouvrages auxil n'a pas mis son nom, et dans son
quels
des auteurs dont
infortune, il travaille pour
à mettre à
la plupart n'ont que leurs noms
leurs ouvrages ; il est peu d'hommes qui
montreraient aussi peu de modestie, au-.
de diser/tion'; et le desir d'.limenter
tant
lui fiit ainsi le sacrifice de son
sa fimille
issances. Bel exemple
esprit et de ses conn
beaucoup
de tendresse ! Il prouve qu'ivec Un sot
de mérite il n'a point d'orgueil. faire lanaimerait mieux mourir de faim ét
de céder le plus peit
guir Sa famille, que
de la nature, et
avantage qu'il aurnit reçu
benucoup de gens d'esprit qui
nous voyons
ils font toute espèce de.
ont ce ridicule ;
celui de leur esprit 1 qui
sacrifice, excepté
s'ils y résouvent n'en serait pas un grand
k Rechissaient bien,
dateur
ivec Un sot
de mérite il n'a point d'orgueil. faire lanaimerait mieux mourir de faim ét
de céder le plus peit
guir Sa famille, que
de la nature, et
avantage qu'il aurnit reçu
benucoup de gens d'esprit qui
nous voyons
ils font toute espèce de.
ont ce ridicule ;
celui de leur esprit 1 qui
sacrifice, excepté
s'ils y résouvent n'en serait pas un grand
k Rechissaient bien,
dateur --- Page 225 ---
(2 217 5
dit
dateur de Ia célèbre académie de
laquelle tous les savans
Cap,àl
de s'agré
TEarope sempresaient l'on doit le
C'est à lui que
ger.. du cercle des Philadelphe
nom
de la société
et.le cachet ingénieux fait
Vinstallant ; il lui a
présent Al
nombretise bibliothèque et
dune
d'objets précieux et
de beaucoup
son cabinet de
de curiosité pour
sans doute,
physique. Un joir, elle s'emeette société renaitra ;
de rendre
honinagehuon
pressera fondateur, au laborieux
véritable alors médecin du roi,
Arthaud, second fondateur * et à
qui est le
qui a fait
M. Barré de St.-Venant, Taccroisusage de son crédit pour
sement - de cette : société vraiment
etqui renfermait beaut
estimable, 2
T
--- Page 226 ---
( 218 )
coup de membres utiles. Cette ins
fernale, exécrable et vraiment abominable révolution suscitée
philosophes modernes
parles
sionné bien de
2. a occade tout
pertes, des pertes
genre et des pertes
rables ; oui
irrépaM.
irréparables : aussi
Baudry-Deslozières n'aime
plus dans sa vie privée,
pas
de philosophes
cette sorte
écrits ; il y a bien 2. que dans ses
je lui ai entendu dire long-temps que
que la
losophie est le délire de la
phie
qui iveut faire des
raison,
hommes - dieux
sans Dieu, et nous avons vu les
crimes qui sont résultés de leurs
grands mots et de leurs faux
cipes.
prinEn 1787, 'étant venu se fixer
dans la partie du Port-au-Prince,
ilydevint propriétaire d'une habi- --- Page 227 ---
(219) ) miennes est"
tation, dont une des
lui
voisine. Ses formes gracieuses
bientôt T'amitié du quarattirent commandait pour le rois
tier qu'il
de procurer à
Il exécuta le projet
tous les avantages
à ce quartier
son dloignea
des autres , malgeé Il donna un plan
ment de la ville.
de la colonie #
aux admninistrateurs de ses terres pour.
offrit une partie et un bourg, se
y bàtir une église
temchargeant en gmandepartisda devait
porel du curé. Ce quartier toule nom de Peinier;
porter formalités étaient remplies
tes les
diverses explosions de
quand les
colonie vinrent rencette fatale
trait de bienfait
verser ce vrai
sance.
achève Tébauche du pore
T Ce qui
trait du colonel Beasdry-Desotits
istrateurs de ses terres pour.
offrit une partie et un bourg, se
y bàtir une église
temchargeant en gmandepartisda devait
porel du curé. Ce quartier toule nom de Peinier;
porter formalités étaient remplies
tes les
diverses explosions de
quand les
colonie vinrent rencette fatale
trait de bienfait
verser ce vrai
sance.
achève Tébauche du pore
T Ce qui
trait du colonel Beasdry-Desotits --- Page 228 ---
C: 220 )
res, eatlamitiéiquiavait
Tnfortuné.colonel.
pour lui:
Maudeit-Diplessis 21 dont la. mort sera: unen
tache éternelle sur lisle dej St.s:
Domingue. *
Celui-ci avait
IM. Deslozières une
pour
de :
considération,
qui n'a fini qu'avec sa vie; qu'on.
voie ce qu'on' en : dit dans les tableaux de la révolution.
française, *
page 526. :
Il me plait de donner une partie
des événemens, l presque miraculeux, arrivés. au colonel BaudryDeslozières, et l'on verra si, une
providence particulière ne veillait
pas surlui. F
: eoi UESI
1.0 Dans la : canicule de la ré
volution, il est obligé de, se sauver avec sa femme et sa hille
ne.vonlant pas pour son : personpelexposer la vig, de, ceux qui lui --- Page 229 ---
'étaient dévonés: 231) Il :
T
les hommes qu'il prétendait que
taient temis qu4 commanddit n'ée
dcfendee'li'éhiopmbilique" e37 ét wquc'de qui Tdi
etatit perabanat ne regardait s
Tishittes c'était a sa
se'
personne
I
défendre" ells-mntme soit que
cetie pensee
solt
éé
me-baevertuy
tfrie
fat une exagcration, Tl fit
obligg de"fair. On avait 2. mis a sa
téteh prix', et' la Ncompense' était
de'55 millé Tivrés" 2
:
1r
argent de St,-
Domitigue, pour celui teraît
qurappor.
berté alesclave aretelet on ajoutait la'liqui én
teur ; "On prométtait a
serait' mémé
hausser leip
R
la
'prix , si"l'on y
téte e de' sa femmie., , de joignait cette
HNteRt
mysint-ha-candeur
prit'et lès vertus' wel: At d'un-anigd, les
T'es- MZI
plus aima --- Page 230 ---
(,222)
bles; il marchait ainsi, sa femme
d'un côté, sa fille
delautre, accompagné de deux esclaves fidelJes ; il marchait à pied, dans les
montagnes, au milieu de la nuit,
sans chemin frayé, obligé à tout
instant de couper les liannes qui
fermaient son, passage, quelquer
fois méme il était
des chiens exercés poursuivi à
par /
chasse.
ce : genre de
Que d'avalasses ils recevaient tous trois. dans ce
de calamitél Qn'avait-il
temps
tre à Tabri les tendres pour metobjets de
son coeur. ? Trois misérables feuilles de taches (1) sèches qu'il
tait toujours avec Jui; ilen por- formait une espèce de toit, et tout
L'écorce qii soutient la feuille du
paime, lorsqu'elle est détachée du Paluniere
ivi à
par /
chasse.
ce : genre de
Que d'avalasses ils recevaient tous trois. dans ce
de calamitél Qn'avait-il
temps
tre à Tabri les tendres pour metobjets de
son coeur. ? Trois misérables feuilles de taches (1) sèches qu'il
tait toujours avec Jui; ilen por- formait une espèce de toit, et tout
L'écorce qii soutient la feuille du
paime, lorsqu'elle est détachée du Paluniere --- Page 231 ---
(223 )
d'etre
Tavantage qu'il en tirait,était
se mettait
plus mouillé , puisqu'il
en préservet
devant la pluie pour
trois
famille. Ils furent pendant
sa
ainsi, sans avoir pu
jours à errer
appaiser
trouver un endroit pour Il m'a été
leur faim dévorante. extrémement
rapporté que sa fille,
souvent à
jeuno, lui demandait
des
et qu'il n'avait que
manger, à lui donner. Quelle posilarmes déchirante ! Enfin, le quation
après avoir
trième jour, au matin, dans des che
fait 16 lieues à pied,
de
mins qu'il n'est pas possible la lonpeindte, et qui triplaient de besoins,
le corps excédé lieu, augueur,
dans un
ils se trouvaient d'esclaves. Des
trefois cimetière venaient d'en sot*
nègres marons
laissé le triste
fir, et y avaient --- Page 232 ---
(ia24)
superflus de leur chétive
ture 71 c'ost-i-dire,
nourri-.
nanes qui n'étaient quelques baQuels délices
pas léques (1).
heureux
pour ces trois mal-.
voyageurs et leur
que ces bananes
suite,
un présent des tronquées ! c'était
les vois assis dieux pour eux. Je
sur ces buttes de ca-.
davres, dévorant au point
leur repas
dujour
frugal 2. et.
Tasile des morts
changeant
en - un: sallon à
manger. Dans des circonstances
moinstristes, ces lieux n'auraient
offert que des
ombres;, eti n'au-
(1) C'est une expression aussi forte
dimtcledrende,etp pourmieux me fire queprendre, il fut considérer un fruit comdegrés ; le premier, hauhote; lel
en-trois
tigue ,.et le troisième,
deuxième,
gu'il est pour ainsi dire mireghaahote, naissant;
lorstient le juste, mnilieu entre la mtre ; hèque,
nouvean nés
el le fruit --- Page 233 ---
(225-)
inspirer que de la réputs.
raient pu sur-tout à un sexe faible
gnance, timide. Dans la journée méme, 1
et trouvérent. un nègre libre 1
jls.
assez courageux
nommé Lafleurs
leur donner Thospitalité penpour
jours. Que ce nègre
dant plusieurs
bé
famille soient à jamais
et sa
honnétes-gens méritent
nis. Ices des. hommes une digne
du ciel et
gécompense. peines n'a pas eues:
2.0 Quelles
1790,
ce brave colonel en. juillet
ne
la ville de Léogane, >
contre recevoir ancun secours du
pouvant
les chegouvernement 1 puisque
par
mins étaient tous interceptés 3000:
les briganls; dans ce temps, du Sud
mauvais sujets de la parie del la
étajent veuus. reinforeer ceux
les
aalle. méme pour en. éeraser
ciel et
gécompense. peines n'a pas eues:
2.0 Quelles
1790,
ce brave colonel en. juillet
ne
la ville de Léogane, >
contre recevoir ancun secours du
pouvant
les chegouvernement 1 puisque
par
mins étaient tous interceptés 3000:
les briganls; dans ce temps, du Sud
mauvais sujets de la parie del la
étajent veuus. reinforeer ceux
les
aalle. méme pour en. éeraser --- Page 234 ---
(226 )
honnétes gens. Quelles
n'ont pas essuyées les braves fatigues
taires qu'il commandait
miliveilles et decombats!
! que de
et d'adresse ! Nous
que de ruses
tique du colonel devons à la taczières, et à force Baudry-Deslo- d'avoir
pendant la nuit ces
harcelé
dans l'espace d'un
rebelles, et
rendu au
mois, d'avoir
dont
gouvernement cette ville
tacle à Tinsurrection était un obse
beaucomp d'opérations
litiques ! Que de mécontens
poculiers ont cherché à
partides efforts de M.
se venger
zières ! Que d'assassins Baudry-Desloliers lui ont été
particuil est venu à bout dépéchés, et dont
cours
sans autre se"
3.0 que son propre génie !
Quel temps que celui ot,
assiégé dans toutes les règles
sar --- Page 235 ---
(227. )
habitation, il fut 15 jours et
son
autant de nuits à défenpresque dre les habitans S, sans autres remquelques faibles pierparts quedes braves drariers, et le corps
la
qui secondaient :, 9 dont
gons bravoure eût été célébrée nniversellement sil leurs combats se fussur un des points de
sent passés
n'avait ni le temps
T'Europe ; on
nous
dedormir ni celui de manger;
si
avions à faire avec des ennemis
qu'il fallait avoir contiopinidtres, armesà la main. Du
nuellementles
notre colonel
4 août jusqu'au 20,
resta sans avoir letempsde changer de
de bottes. Quelques minutes
sommeil sur un fautenil, ce somappelle dans le pays,
meil qu'on
les momens de
cabicha et dans
grande chaleur du jours
la plus --- Page 236 ---
(228 )
étaient tout le. repos qu'il
goûter dans ce
pouvait
et: : sonvent
temps d'horreurs
I
encore le
tout de suite
réveillait-on
les rebelles pour aller repousser
qui se fesaient jour
quelequefois. Jamais on ne
Se faire une idée de cette pourra
nous étions
activité;
tonjours les:
tandis que les adversaires mnémes;
mille moyens de se
avaient
4.0. Quel
relayer. TEL
reddition de événement après la
laville de
après la tranquillité
Liogane,
paré nce, et après rétablie en apque le colonelinspecteur, Bandry Desliozières
tant
avaient
maniamseinohenus
besoin
sa
derepos,etnayant
garde dhonnenr
que
hommes et dun compose de 6
bandits
brigadier 5-50
partent de
tre la foi du
Léogane contraité, 3 et montent
ayer. TEL
reddition de événement après la
laville de
après la tranquillité
Liogane,
paré nce, et après rétablie en apque le colonelinspecteur, Bandry Desliozières
tant
avaient
maniamseinohenus
besoin
sa
derepos,etnayant
garde dhonnenr
que
hommes et dun compose de 6
bandits
brigadier 5-50
partent de
tre la foi du
Léogane contraité, 3 et montent --- Page 237 ---
(229 )
nititamment pourégorger cetinape
colonel, espérant de le
préciable seulement entouré de sa
trouver
Par
famille et de son domestique. chez lui?
quel hasard n'était-il pas détermiComment ces brigands
armés
nés, couverts d'uniformes, obligés de
jusqw'anx dents, sont
fuite, et que beaucoup
prendrela sont massacrés , esd'entr'eux
liommes de
tropiés par quelques
il est vrai,
garde, ,bien disciplinés, réveillés en. surmais surpris 91
d'abord tout ce
saut, et. prenant
leurs mains ?
qu'ils trouvaient sur Cela me fait
Ce fut leig août, 1790.
quand
voir, plus que jamais, bien, que elle a un
Thonnéteté la veut
les méascendant invincible sur
jamais la véritable.
chans. quin'ont
brayoure.
1 : 100x --- Page 238 ---
(230 )
5,0 Quel spectacle plus horribleet quels dangers plus affreux
que ceux qu'il partageait
nellement
personquand la villedu Portau-Prince s'est souillée de l'assassinat du' héros M. de Maudnit !
S'il est une -douleur dont il soit
permis d'étre inconsolable; s'il est
une perte dont la raison ne
faire supporter le souvenir, peut
qu'elle n'en voitpas de
parce
Ja réparation, c'est la long-temps mort
que de ce grand colonel. Le méme tragisort tombait sur le colonelBandryDeslozières ; on le tenait déjà
quand Ia curiosité de ses bourreax
opéra son salut. Ils regardaient
attentivement de certaines horreurs que certaines femmes cruelles et ascives exerçaient
sur le
corps vivant encore de M, de Mau- --- Page 239 ---
(23r )
duit ; il se fit un monvement
une espèce de rumeur
Baudry - Deslozières
9 et M.
qui ne perd
pas aisément la téte 9 conservait
la sienne toute entière dans
moment, et il trouva le
ce
de s'évader. C'étaitle
moyen
4 mars
Voyez ce qu'on dit à cet
1791.
le colonel
égard sur
les tableauz Bandry-Deslonières dans
historiques de la révolution de France,
6,0 Quels momens de sensibilité n'éprouva pas ce colonel aveç
sa femme et sa fille, en se
sentant sur l'habitation de l'un pré- de
ses prétendus amis ! C'était le lendemain de l'assassinat de M. de
Mauduit. On'ne voulut pas méme
qu'il restât un instant
poser et se rafraichir; pour se retreint de
; il fut conse retirer, parce qu'on
ières dans
historiques de la révolution de France,
6,0 Quels momens de sensibilité n'éprouva pas ce colonel aveç
sa femme et sa fille, en se
sentant sur l'habitation de l'un pré- de
ses prétendus amis ! C'était le lendemain de l'assassinat de M. de
Mauduit. On'ne voulut pas méme
qu'il restât un instant
poser et se rafraichir; pour se retreint de
; il fut conse retirer, parce qu'on --- Page 240 ---
(252 5
avait déjà envoyé pour le dénoncer. C'est à - cette : occasion qu'il
: fat poursuivi dans les bois pendant plusieursjours.
7.9 Quels instans il : eut : à passer lorsque les brigands 5 fatigués
d'assassiner et regorgeant de sang,
ils accordèrent une - amnistie insidieuse aux honnétes gens. C'était
le 1.er avril suivant. Il se rendit
avec les plus
au Port-au-Prince
grandes précautions . 7 : et dont le
détail serait trop long. Tout ce
que je puis dire ; c'est que ces
succès ont coûté bien de larmes à
sa: respectable famille.
8.0, Quelle terrible époque pour
lui que la nuit du 23 au 24 juin!
200 hommes dela garde nationale
du Port-mu-Prince'se transportèrent sur Tune de ses habitations,
tout --- Page 241 ---
(" 233-)
"tout près
/
askwits2 et
appeliit Trianon
quoa
; ils
"disatenr-1li ,
veiahaat,
distribuer-sa pour 1e hacher et
"colonie.
viande dans toutela
fait
On'sait qu'ils en avaient 27
autant pour le trop
M.de
infortuné
ainst Mandiit, dont ils avaient 23
set
ahswmibutlesmaas, lesdbigts
"corpsti plusieurs autres parties de son
que je Puis nommer'
es envoyant taleurs 1
en
les: plas dloignés:" correspondatis don
"M:
Hwurensenifene
chez Bandry-Deaslostéres lui, mais'
n'était Das oT
sa femme et
y étaient. On eut la cruauté sa'fille
faire lever cette dame en 11
de
dehefhayer en 1 dirigeant chietnise),
des
sur'sillo
pistolets,d des fusils la
"nette au bout, des sabres" bacoit
épées dont on
s
et des
cer si elle ne disait ménaçait de la perpas ou éraitson --- Page 242 ---
(234-).
à cette occasion : Chen
mari; nègre -
esclave, et qui serbin,
Bauvait ranicutiseneosestanel
dry, s'élance à travers les gardes,
et présentant sa poitrine en opposant :
le dos à la poitrine de sa maitresse, , s'écria : Vous, va touyer
moé; avant vous, val touyer 1(1).
Mademoiselle Eléonore sa fille,
dans F'enfance encore * était dans
son lit toute transie, et quanid on
vint percer avec desépées les matelas et les sommiers * elle tomba
dans des convalsions qui lui tinrent la bouche ouverte pendant
plusicurs heurcs.
9.o Qrelle sainepésillense. ,lorspassant senl, accompagné simque
du jeune domestique noir,
plement Chérubinsque nous venons de nome) Je serai plutôt tué zavank de la tuert
sa fille,
dans F'enfance encore * était dans
son lit toute transie, et quanid on
vint percer avec desépées les matelas et les sommiers * elle tomba
dans des convalsions qui lui tinrent la bouche ouverte pendant
plusicurs heurcs.
9.o Qrelle sainepésillense. ,lorspassant senl, accompagné simque
du jeune domestique noir,
plement Chérubinsque nous venons de nome) Je serai plutôt tué zavank de la tuert --- Page 243 ---
(255 )
voulant traverser le pont
mer, et conduit à la Croix-des
rouge qui il fut arrété par un fort
Bouquets,
de brigands à pied, 1* -
-
détachement
! Il
mais armés de toutes pièces Ork
était à cheval et bien équipé. briil reconnalties
crie : halte-lis bien le supplice qui
gands, ets savait
Jattendait. Son domestiqueaguecs
quelques. antres circonstanpar
bien décidé à seconces, parait
Le colonel donné a
der son maitre.
ce brave secinennpiaolantargen nd, ils se
et chacun le sabre
la méme
mettent tous deux sur
et au troisième qui vive 9
ligne,
ensemble à travers le
ils s'élancent làchent leur bordée,
détachement, chevaux vigoureux font le
etleurs Lecolonel en fut quitte pour
reste.
ne Gt quienlenrer sa
ane balle qui --- Page 244 ---
(2 256 )
Jambe' ganche au mollet, et dont
il doit avoir encore la légère cicatrice.
10.0 Qnipourra se faire une idée
desa position', quand, arrivé aux
Vareux, sur Thabitation d'Orlians, il est menacé d'une invasion de brigands quivenlent l'avoir
mort ou vif! Ne sachant plus oi
aller, fatigué de tant de perséeutions,ilne veutplus prondredeconseil quede' son désespoir ; on - craidéleloger,etonluie idonna une
gnait chambre dans un batiment
vaste
isolé dans la Savanne; il place une
table dans un des angles de cette
chambre; ilse procure.hlngrande :
case, un barrilde poudre dont il se
fait unsiège, et ses deux pistolets
arniés
sontplacés aux deuix boutsde
lat table; bien déterminé 2 ila attend --- Page 245 ---
(257 )
tranquillement et de
méme, Tarrivée des sang-froid
se nourrissait de lidée brigands; : il
de
remplir sa vaste chambre, Jaisser
coquins, de meltre le
de ces
et de sauter tous
feuan barril
faire
ensemble. Jecrois
mon plaisir au public 2 et achever
épouvantable
donnant la
tableau, en lui
qu'il fit dans pièce de vers libres
-ce
et qui annonce 1 moment -
torrible,
une grande
senced'esptit; ; Tespècede
pré4
qu'on y voit affecté,
désordre
vant moi, celni t peint bieni, suialors dans
qui devait
ses idées, à un rigner
aussi sérieux
moment
heures dé
7 intitulée : Mes 24
nfezionoun mon barril,
€c Qwos, J'aurais
>> la fortune
dapenchant à craindre
2.Mon p portune CoprAÉR plierait sous sa main im2
senced'esptit; ; Tespècede
pré4
qu'on y voit affecté,
désordre
vant moi, celni t peint bieni, suialors dans
qui devait
ses idées, à un rigner
aussi sérieux
moment
heures dé
7 intitulée : Mes 24
nfezionoun mon barril,
€c Qwos, J'aurais
>> la fortune
dapenchant à craindre
2.Mon p portune CoprAÉR plierait sous sa main im2 --- Page 246 ---
( 238 )
s Et mon coeur, , lacheassez
2 Plétriraitmon
pour se désespérét
>> Oà sont donc esprit par l'ennui de réver :
les trésors
>> Comment
dela philosophie P
l'injuste sort qui se
>> humains
joue des
2 Marrache
brusquement le bonheur
> mains 7
demes
>> Et j'irais pour cela renoncer à la
> Je perds
vie ?
beancoup, c'est
'> tres de brigands
vrai: ces mons-
>> Me. font sans fin l'objet de leurs
>> méchans ;
projets
5> Oui, cent fois ces bourreaux,
Dy excès sauvage,
dans leur
> Ont dirigé sur mnoi leurs
> rage;
poigna rds et leur:
5 Ils ont voulu ma vie, et la
>> Mais quel est donc
veulent encor :
5> est donc
mon crime, 9 ou quel
mon tort P
s Je suis Fami du bien,
quel démon
>> inspire P...
vous
>> Parlez donc,
>>
votre
malheureux, pourquoi
délire P
> Je: n'ai volé
personne, 3 et mon bién est à
>> moi,
D Je vis emphulosophe, erloin de votreville
--- Page 247 ---
(2 259 )
>>. Je me conforme en tout à la
22 Et je ne pense à rien
règle, à la loi;
qu'à vivre
C >. quille.
fort tran-
> Mon ton vous déplait-il ?
>> il déplaire ?
Comment peut-
>> Dénué de moyens
S
je vous laisse tout faire I
Suis-je méme indiscret,
>> parler ?
m'entendex-vous
a Ai-je un air insolent,
>> braver P
tentai - je à vous
>: : Vous commettez
partout les
> crimes ;
plus énormes
a Mulatres ,
nègres * blancs, tout
> vos victimes ;
devient
> Vous voulez seuls
>tional,
godter da gitean na5 Qui vent y prendre
> grand mal,
part, vons fiit le plos
). La zévolution a
2> Pour abaisser les changé tout de face,
grands et
C > leur place;
vous mettre à
>> C'est pour vous seals,
a1 > ka liberté; ;
7 enfin, que nals
> L'égalité ne fait
VE
A Eeparleffer
qu'enfler votre fierté, 9
cruel de votre 7
2 Yous voulez plier sout à inconséquence
voire ebéissance,
y prendre
> grand mal,
part, vons fiit le plos
). La zévolution a
2> Pour abaisser les changé tout de face,
grands et
C > leur place;
vous mettre à
>> C'est pour vous seals,
a1 > ka liberté; ;
7 enfin, que nals
> L'égalité ne fait
VE
A Eeparleffer
qu'enfler votre fierté, 9
cruel de votre 7
2 Yous voulez plier sout à inconséquence
voire ebéissance, --- Page 248 ---
240 )
$) Cette:
opinidireté vous condiit aux"for
>) faits.. l
>) Je vous préviens... Asseza.. Je me taid
pour jamais ;
> Vous ne me craignez
>)
plus', je suis dans
l'impuissance: 2
>> Honorez donc mes : jours de votre indif
>> férence.
's Je me suis
retiré; laissez - moi vivre en
>> Daix,
5, Et gémiren mon' coeur de tous
>> forfaits,
vOs noirs
> Avous entendre tous, je Suis
2> Sur quoi me jugez-vous n'être: aristocrate;
>) mocrate?:
pas: dé-
>> Parce que dans mon coeur
mandit
lairaison "vous
>> D'avoir assassiné le colonel
> D'avoir fait"
Mauduit 5
égorger de Féraud
3 de
Baudière,
-
- C
5> Et des honnêtes
a >>: entière?
gens troublé la foule
ff
P Quoi ! parce que je vis
-
vous P
retiré loin de
2 Mais de vOS dignités
je ne suis
22 jalouts; fi
point
Vous --- Page 249 ---
(241 )
> Vous prenez: pour hauteur
>)
ce qui n'est
que sagesse !
5 Je ne desire 3 moi, quel l'aimable
>> A mon àge on
Panesse; ;
renonce à
>> honneurs
briguer les
;
> J'ai mon lot, c'est assez
> douceurs
s et j'ai d'autres
5) Plus dignes de mon aine et
>> mon àge :
propres à
> Je m'attache aux devoirs d'un
> ment
père vraisage ;
> Je mn'occupe sans cesse à
>> que me font éprouver
réparer les torts
vOs criminels
>) ports,
trans-
> Ce sentiment doit-il exciter
>) Des droits de l'homme
votre rage?
enfin, quel est
>> Tavantage ?
donc
>) Si l'on peut faire' un crime à Ia société
>) D'éviter les poignards de la férocité
>) S'il faut que I'on choisisse
;
>> le crime
ou la mort ou
>) Qu'onsef fasse assassin ou devienne
>) Vous écrivez
victime,
par-tout le nom de
>) Et l'on ne voit en vous
liberté
qu'abus
> Certes, vous n'avez
de
d'autorités
>> faire;
pas
reproche à mq
X
c
>) Si l'on peut faire' un crime à Ia société
>) D'éviter les poignards de la férocité
>) S'il faut que I'on choisisse
;
>> le crime
ou la mort ou
>) Qu'onsef fasse assassin ou devienne
>) Vous écrivez
victime,
par-tout le nom de
>) Et l'on ne voit en vous
liberté
qu'abus
> Certes, vous n'avez
de
d'autorités
>> faire;
pas
reproche à mq
X --- Page 250 ---
( 1e 242 )
Je suis vrai citoyen 7 etj je hais l'arbide
>> traire; s'il le faut, contre vous 2 nos
> Je crierai,
> tyrans,
empoisonnecmetans
5 Quivonlezsanaratsone
mal ai-je donc fait, parle peuple
2 Quel
>> de tigres?
à toi qui me
Qu'ai-je donc fait enfin,
P
>> dénigres ?
ou si c'est
> Est - ce moi qui commence, 9
> vous, méchans?
Ai-je enfreint: le premier le nouveau
> droit des gens ?
être
5 Avec le coeur que j'ai, devrai je
>) victime?
Hélas !
fus humain ; voilà mon plus
je
F >> grand crime !
deux ans que je suis en
5> Voila pourtant
danger,
je puis
je souffre de vous, quand
P Quand
>> me venger.
il yient de, ma
donc quelque tort 9 (
2 Sijai
>>, tendresse 2
une faiblesse,
3) Et la bonté souvent parait
bien que. jsiquelgue
A2. Vous savez, pourtant
2 pouvoir 2 --- Page 251 ---
(: 243 )
> C Que jen'aiqu'a parler,
. > vouloir, ;
que je n'ai qu'à
> Vous verriez à l'instant D
tous les
2 2)- de Crête
dragons
P Venir à mon secours. et
>) Vousseriezt tous;
préserverma téte ;
punis,
29. Vous seriez
licbesperaccmeurss
>> horreurs. engloutis 9. vous tous. et vos
D. L Je suis leur colonel,
>> père ;
et plus ençor leur
> Cette jeunesse bout d'une
29 Toujours l'ordre
juste colère: ;
est sa loi, le
>> plaisir 1
combatson
2 Je contiens sonardeur. et calme
>> On connatt leur
son desir...
bravoure,
>) patrie. : -
amdns de la
2) Mourir en bon
>) digne envie! frangais, est leur plus
> Mais, 3 des lâches brigands,
leurs
>> sont pas faits
bras ne
> Pour punir noblement les terribles
>> Praloto, Caradeux et de la
forfaitse
5) Ectant
Vilandrie 2
d'antresaussi, héros
2) Indignes de mourir par des d'escroqueries bras
> Sans doute sont trop vils
généreux,
> avec eux :
pour combattre
en bon
>) digne envie! frangais, est leur plus
> Mais, 3 des lâches brigands,
leurs
>> sont pas faits
bras ne
> Pour punir noblement les terribles
>> Praloto, Caradeux et de la
forfaitse
5) Ectant
Vilandrie 2
d'antresaussi, héros
2) Indignes de mourir par des d'escroqueries bras
> Sans doute sont trop vils
généreux,
> avec eux :
pour combattre --- Page 252 ---
(244 )
votre coupable énvie ; a
$5, Et je méprise trop
leurs bras à conserver ma
s) Pour employer
15) vies'
heureuse saison;
attendons une
3). Barbares,
à me faire
>> C'est aux lois 2 aux bourreaux
> raison.
rien n'est rien, il n'est plus
5 Anjourd'hui
> de puissance,
et la loi sans
9 L'anarchie est completté
>) défense.
Ecrasez linnocent , profitez de ce jour 9
>)
impuni, nous aurors notre
>> Rien ne reste
>) tour.
Taillefer 2 le
5. Dachemin 3 Schwallerik,
>). Rembour,
de Thonnète bra3> Vous tous, ennemis
>2. voure 9
faites couler le sang :
5) Comme municipaux
foudre vous
>>. Ilest un Dieu.] pour nous ; sa
>) attend !
à dés bêtes féroces,
> Onpeut vous comparer êtes
atrocès:
sais, vous
plus
>> Et méme;jéle
leurs
moins ces êtres, bruts épargnent
>) Du
>) éganx,
la nuit est leur
w-Ils combattent. le jonr,
2 repos ; --- Page 253 ---
( 245 )
3 Mais yous, vous affectez de
mettre
>> art perfide
un
>> Pour mieux exécuter
votreaffreux.
>> Vous avez peur du
sivicide,
jour, et de
>> vous voir
peur de
> Vous plongez vos poignards dans le
>, le pluspoir.
temps
>)
Heureusement qu'un dieu ,
( nocence
père de lins.
>> En veillant sur m es
S >. de défense
jours me tient lieu
;
>> Sa bonté qui
2 Et détourner mes: m'inspire arrête mes projets 9
> On ne
pas du lieu de vos forfaits.
vous voit qu'en corps
> ne se montre,
7 pas un seul
s
> Ous si quelqu'un parait
1 5 contre,
3 il fuit à ma ren-
>> Olâches assassins.. !6 bande
> Pour moi seul vous
del brigands, ;
>> et quatre cents ! venez s deux 3 trois
>) Qnoi, vous ne voulez donc
>> tre des crimes
que commet
3 Et par. des
moyens strs
>> victimes P
augmenter vos
53 Pourquot venir la nuit, le
2 pas P
jour n'ysuls-je --- Page 254 ---
( 246 5
D Paraissez un par un 5 et je suivrai vos
>> pas ;
n'usez
de
Montrez-vous bravement et
point
>-
1 >> feinte.
scélérats, et: n'ai point
>> Je crains Dieu,
> de antre crainte ;
moi seul contre tous, votre nombre
2> Mais
>> est trop fort >
battre
>>. Aller combattre ainsi n'est pas se
> au sort ;
l'acte
> Vous fuir en pareil cas n'est pas'
> d'un lâche ;
> Je vous fuis à présent, etc'est ce qui vous
> fàche;
à mourir comme
>> Mais je ne consens point
>> un sot;
>> Il faut savoir mourir 9 mais mourir comme
>> il faut.
retraite est
donc aujourd'hui, ma
>> Venez,
> facile,
de vous et qui plus est
2 Je suis bien près
>
>> tranquille ;
bien pris mon
> Depuis hier j'y suis 2 j'ai
>> parti; ;
N'espérez point d'y voir mon courage:
2> abruti.
Je vous fuis à présent, etc'est ce qui vous
> fàche;
à mourir comme
>> Mais je ne consens point
>> un sot;
>> Il faut savoir mourir 9 mais mourir comme
>> il faut.
retraite est
donc aujourd'hui, ma
>> Venez,
> facile,
de vous et qui plus est
2 Je suis bien près
>
>> tranquille ;
bien pris mon
> Depuis hier j'y suis 2 j'ai
>> parti; ;
N'espérez point d'y voir mon courage:
2> abruti. --- Page 255 ---
(2 247 )
3 Vons pouvez arriver, je n'ai plus rien
>) faire,
à
a) Et je vous montrerai si j'ai du
>> tére
carac-:
2) Tout est prêt, approchez du bord
>> l'Achéron,
de
> Je veux vous y passer dans la
>> Caron ;
barque à
> Je veux s la rame en main
>> voguions ensemble
3 que nous
;
2 Venez me, voir
mourir, venez voir
> tremble ;
si je
>y Entrez dans ma retraite
2)
2 entourez-moi,
brigands s
> Jet tiens la porte ouverte ; entrez
>> attends.
, je vous
> Mon fatiteuil à présent
3 est un baril de
>) poudre
> Approchen, et bientôt il
>)
foudre
deviendra la
>> Qui- doit exterminer
> Et le précipiter dans votre ramas impur:
le Cocyte
> A môurir avec
obscur.
vous, je vais mettre
>> gloire 9
ma
>). Nous marcherons ensemble
- >> mémoire,
au temple de --- Page 256 ---
(248 )
'toucher vos coeurs je n'ai pu
> Puisqu'à
>) parvenir;
Hé
du moins je veux vous appren2>
bien,
>> dre à mourir ;
ma
m'aura conduit à terminer
>> L'honneur
> vie s
mourir en- héros 2 est ma philoso5) Et
>) phie.
placé sur mon fameux
> Vous me verrez
>> baril,
suis je me crois sans
>> Et depuis que j'y
D péril:
Thorrible nuit, pour moi
>> La nuit,
>> n'est plus à craindre ;
J'en suis même venu jusqu'à la
>)
>> desirer,
le crois 3 je ne
> Et vraiment 9 je
A 5> suis plus à plaindre, 9
s'im-
> Mourir de cette mort, c'est
> mortaliser !
on meurt sans reproche et qu'on
5 Quand
> aiinait le bien 9
le mal n'est
5 La mort est peu de chose 2 et
plus rien.
amis mes chers comp Mes parens, 9 mes
2 pagnons d'armes 2 --- Page 257 ---
(249 )
5 N'allez pas m'ayilir
>) larmes; ;
en me baignant de
2). Mais cueillez des
>> mon tombean lauriors > couvrez-en
2 Chantez
;
pour libera,
>> et beau
qu'il est français
> De disposer ainsi du sort
>> Pour être utile à
et de sa vie
tous et
> Croyez-moi
fuirl'ignominie.
, mes amis 3
ne
5 plus triste
je
suis pas
> Etje meurs- comme un
>> phalangiste
brave, en digne
(i).
>> J'attends
tranquillement mon
>> revers
trop fameux
>> Et même en T'attendant
>> vais vers
j'ai fait ces mau5
>> Pour charmer mon
>> davantage
ennui, pour prouver
>> Que l'on peut voir la
>> son
mort sans perdre
courage;
>> Et pour m'accontumer
>) péril,
d'avance à ce
>> Je les ai
composés 3 assis sur mon baril !
() Le régiment de Crête se
paravant Phalange,
nommait all-
tranquillement mon
>> revers
trop fameux
>> Et même en T'attendant
>> vais vers
j'ai fait ces mau5
>> Pour charmer mon
>> davantage
ennui, pour prouver
>> Que l'on peut voir la
>> son
mort sans perdre
courage;
>> Et pour m'accontumer
>) péril,
d'avance à ce
>> Je les ai
composés 3 assis sur mon baril !
() Le régiment de Crête se
paravant Phalange,
nommait all- --- Page 258 ---
(: 250 )
J'ailien de croire,
gu'un homme
9 sans doute, ,
àlarticle
qui travaille ainsi
de la mort, n'est
homme ordinaire.
pas un
envoyée à
Cette piécê fut
Tassemblée
de l'Ouest
provinciale
Prince,
s gissant au Port-anbres
1 et c'est un de ses memqui m'en a procuré la
que jai cru assez
copie,
pour étre connue.
intéressante
Une nouvelle insurrection
mulâtres ayant
de
des brigands, occupé l'attention
ils se portèrent surle-champ Où ils croyaient
avait plus de dangers
qu'il y
Baudry-Deslosiéres,
; et M.
heureuse
averti de cette
circonstance, 2 en
pour s'rchapper de
profita
son estimable
nouveau avec.
nègre Chérubin.
11,0 Qui ne frémirait
que seul sur sa grande pas, lorshabitation, --- Page 259 ---
(251 )
il voit arriver.z homme en habits
de gardes nationaux
Léogane,
9 venant de
armés de pied en
suivis de nombreux
cap,
machette
ateliers, 2 la
alors dans (1)àla main?Ilétait setil
atelier
sa grande case ; son
et les blancs de son habitation étaient répandus dans
jardins, qui sont fort
ses
la maison.
dloignés.de
tiques étaient principale ; ses domesil voit qu'on également.disperaéa;
travaille à entourer
sonhabitation, à se rendre
des issues, aussitôt
maitres
trav ivers de quelques ibeéchappei
la portée du pistolet brousailles, des
et tandis qu'on entre chez brigands,
en sort le plus
lui, il
monde. Il faut heureusement du
encore un fait convenir que voilà
qui annonce bien
(:) Espèce de sabre à courte lame. --- Page 260 ---
(252)
qui'im bonheur du ciel ne cèssait
de Taccompagner. Cet événement
est du 5 septembre suivant. 0
celle où
120, Quelle journée que
il fut arrété au, Port-au-Prince, rue
des Miracles 3 au coin de celle
Vaudreuil 1 en descendant au
bord de la mer! Une foule de perturbateurs allaient le lanterner
pour n'avoir pas às son chapeau la
cocarde nationale ; on le ténait 5
la corde était descendue, et il avait
beau alléguer que c'était un oubli,
qu'ilavait changéde chapeau parce
qu'alors il n'était pas en fonctions
militaires, on se hatedelexpédier,
heureusement un ancien
quand
soldat qui avait de l'influence, 9
crois que c'est Beau-Soleil - 7
je
attache une
saisit son chapéau,y
le
cocarde et la fait voir à tout
on le ténait 5
la corde était descendue, et il avait
beau alléguer que c'était un oubli,
qu'ilavait changéde chapeau parce
qu'alors il n'était pas en fonctions
militaires, on se hatedelexpédier,
heureusement un ancien
quand
soldat qui avait de l'influence, 9
crois que c'est Beau-Soleil - 7
je
attache une
saisit son chapéau,y
le
cocarde et la fait voir à tout --- Page 261 ---
(253 )
monde. Ce soldat le
et Taimait; la multitude connaissait
ses instances ;
cède à
et M.
Deslozières
Baudryfois. C'était s'échappa le 6
encore une.
130,
octobre suivant.
Quelles agitations, quelles
fatigues et quels
novembre
dangers le 21
suivant,
du
quand la ville
Port-au-Princs, en proie aux
malveillans, et usant d'une cruelle
surprise, allait
égorger tous les
hoinétesgenstq Que de ruses
d'adresse n'a-t-il
> que
en usage!
pas fallu qu'il mit
quelle bataille,
horreurs ! cette ville
quelles
incendiée de tous
immense, s
feu ne peuts'éteindre côtés, dont le
sieurs jours, qui 24 qu'après heures pluéclairait encore pendantla
après
lieues dans les
nuit àz 4
60 bouches à mornes, qui avaient
feu, yomissant sans --- Page 262 ---
(254)
discôntinuer des boulets énormes;
y joignait une mousqueterie considérable,dont le feu roula depuis
5 heures du soir jusqu'àprès minuit. Les rues étaient jonchées de
cadavres sur lesquels on était obligé de marcher. Les cris lointains
des femmes,.des vieillards et des
les fuenfans, les gémissemens,
les vociférations et les blasreurs, ,
phémes des hommes acharnés
les exécrations
tout représentait
de l'enfer. Que de braves dragons
de Crête, que d'honnétes gens 7
de militaires de'tous les corps,
que
de volontaires à pompons
que
blancs ont été victimes ce jourlà ! M. Baudry-Deslozières eut
encore le bonheur 2 quoiqu'au
milieu de la mélée, de rassembler
les hommes qui lui restaient et --- Page 263 ---
de faire
(255)
hors de la une retraite honorable
à Bizoton. ville, du côté du fort
N
140. A quels risques
pas encore été
n'avait-il
méme mois,
exposé le 22. du
s'étant introduit lorsque déguisé et.
Prince
dans le Port-anpour y aller chercher
mémele livre d'ordre
luiment, que la
de son régifait oublier, il est cireonstance avait
tant sur la place reconnu de
en sorheures du matin,
Téglise, àg
taine de brigands 9 par une- trenSon cheval était
sous les armes.
d'une
bon, il
vitesse
serpentait
il tournait
extréme, 2 et comme
brigands
un coin de rue, 2 ces
fusil
lâchèrent leurs
de
; ils criblèrent la forme coups
tour du
et le
chapean, sans
vât d'autre mal.
quil éprou-
u de
en sorheures du matin,
Téglise, àg
taine de brigands 9 par une- trenSon cheval était
sous les armes.
d'une
bon, il
vitesse
serpentait
il tournait
extréme, 2 et comme
brigands
un coin de rue, 2 ces
fusil
lâchèrent leurs
de
; ils criblèrent la forme coups
tour du
et le
chapean, sans
vât d'autre mal.
quil éprou- --- Page 264 ---
(: 256 )
150. Le méme jour et Taprèsmidi,après s'être échappé du Portau-Prince et passant sur le canal
qui conduit à. son habitation de
d'un de
Trianon 3 accompagné
nos camarades, Praloto, 7 chef des
canonniers du rempart du Portau-Prince, le reconnait, fait pointer sur lui un canon à mitraille 7
ia machine part, brise les camentouraient les deux
péches qui
voyageurs, et ils en sont quittes
commotion qui leur fit
pour une la même douleur que si
éprouver
on les eût vigoureusement suspendns par les cheveux.
bien le
160, Se peindra-t-on
moment affreux oùl, sur le bord
de la rivière de Léogane, dans les
hauteurs, couché en joue par un
de nègres a la distance de
corps
15 pas --- Page 265 ---
(257) )
pas au plus, sa
fille et. plusieurs
femme; sat
dames de leur
compagnie, donnent le tablean le
plus
aux attendrissant s en se jetant
genoux de ces assassins
rétarder d'un instant
pour
plice!
son supComment Se faire que, tandis
qu'il est sous la volée de tant
fusils en arrét, un homme
de
leur parait
de coucomme un
nalt, répond de lui et le ange,réconsauve...
7.170, Que serait-ce si
tais en détail toutes les je raconparticulières
affaires
soutenir
qu'il fat obligé de
dans ses courses
nes, animilieu des bois, nocturtre des hommes de
et condans les
toute couleur,
fuyait, temps malhéurenx où il
inconnn, pour éviter len
poignard?. Qui lasauvé? je le dis
y --- Page 266 ---
(258 )
en homme de la vielle philosophie : c'est Dieu !
180. Quel jour que celui olup
n'cessité de venir au Port-auPrince, s accompagné de quelqueles maluns der nOS cauarades,
veillans se doutent qu'il e'st en
ville ? A finstant linquisition la
plus rigoureuse est éxercée dans
toute larville, et la visite E domiciliaire est ordonn'e. M. BaudryDesluzieres et HOS camarndes n'ont
d'autre ressource que de se: fer
anx soinsd'une fenme - decouleur;
elle fait le sacrifice de sa vie pour
sauver celle du colonel. Une pièce
de ses appartemens avait pour
plafond une loile peinte. aussitôt
elle d'clone elle- méme un. coin
de cette toile, et vite lés malleus'y
et vont
reux poursuivis
glissent
Y.
ordonn'e. M. BaudryDesluzieres et HOS camarndes n'ont
d'autre ressource que de se: fer
anx soinsd'une fenme - decouleur;
elle fait le sacrifice de sa vie pour
sauver celle du colonel. Une pièce
de ses appartemens avait pour
plafond une loile peinte. aussitôt
elle d'clone elle- méme un. coin
de cette toile, et vite lés malleus'y
et vont
reux poursuivis
glissent
Y. --- Page 267 ---
se placer
(:259 )
charpente. silencicusement dans la
Cette
rattache le tout
digne : femme
mais a peine avait-elle tes-edisotement;
les brigands
fini; que
leur
entrent pour faire
perquisition. Les prisonniers
la plongeaint toile
sur eux, et à
ils
travers
voyaient, ils
tout. Ces hiommes
entendaient
térent
acharn's visipar-tout. et plongérent
talement leurs sabres, leurs bruleurs bayonnettes
éples,
les matelas et les
jusques dans
respectable femme paillasses. à
Cette
tant
laquelle on a
de d'obligation, mit dans cet acte
bienfuisance une
l'on voit méme
assurance que
Phomme du
rarement dans,
elle les
courage le plus froids
cajole à la mode du
parvient à les
pavs,
traire en leur appaiser et les disdonnant amplement --- Page 268 ---
(260 )
à boire. La gaieté méme succède
à la fureur, et une table est dressée
où ils restent long-temps. On se
aisément,je crois,les transes,
peint
etl la géne excessive de
les angoisses
la position des malheurenx perchés. Enfin ce ne fut qu'à 1ol heures
furent delivrés. Chadu soir qu'ils
des chemins
cun se retirant hâte par de sortir de la
détournés, se
séance
ville. Je croisqu'une longue
vaut un supplice
de cette espèce
et du
et demande du courage
sang-froid.
situation encore
19.9 Quelle décembre suivant,
que celle du 23
amis et
où sa famille ; quelques habitalui étaient sur sa grande
tion dans les montagnes de Léoils-furent entourés de 580
gane ;
commis surdes blancs,
assassinate --- Page 269 ---
( 1e 261 )
Seulement en sept jours de
Ils attendaient leur
temps
instant
tour à chaque
, et cependant M, BaudryDeslozières trouva le moyen de
sauver lui et les autres du
de ces horreurs. Je crois
milieu
ple que le bonheur
par exemtous les
qu'il eut dans
temps d'étre
bon avec les
constamment
dans
esclaves, lui fournit
cette occasion le moyen d'é
chapper à ce massacre
femme et sa fille,
général, Sa
tes deux de
marraincs toudu
beancoup d'esclaves
quartier - 9 et leur humanité
qui les portait à demander
jours la grace des
touinfluérent aussi
malheureux,
hetreuse
beancoup sur cette
évasion. Quand
créole est bien élevée,
une
admirable,et
son coeurest
les
trouve tous les jours
occasions de faire le
bien; tôt,
ce massacre
femme et sa fille,
général, Sa
tes deux de
marraincs toudu
beancoup d'esclaves
quartier - 9 et leur humanité
qui les portait à demander
jours la grace des
touinfluérent aussi
malheureux,
hetreuse
beancoup sur cette
évasion. Quand
créole est bien élevée,
une
admirable,et
son coeurest
les
trouve tous les jours
occasions de faire le
bien; tôt, --- Page 270 ---
(262 5
oû tard cetté cleste habitude'est
récompensse et des lioimes et
du ciel.
20°. Quelles angoisses épouvantables ne dut-il pas ressentir:
pendant deux jours que dura la
crainte d'étrelui et tout son monde
assassinés dans le massacre précident ? Par quelle inexplicable
cause pent-il le 3e. jour au matin
faire 7 lieues et demi sans aucune
mauvaise rencontre, dans des bois
si commodes pour les crimes, oùt
tous les chemins (taient ordinairement pleins de brigands, et quie,
livri aux seules ressourses de son
désespoir, il arrive sain et sanfavec
mondei
Ily a là
sOI
L'ogane?
tout
révolun
plus que de liv philosoplie
tionnaire ; clest le doigt de Dieus
sans doute, qui le dirigeait. --- Page 271 ---
( 263 )
210, Acette
les inquisndes époqué, de quel,
dévoridans cette n'a-t-il" pas été
Est-il
villede
une ville où l'on. ait, Lfogane?
proportion gardée, fasillé toute
d'liommes eti place
autant
les raesy dans les publique, dans
aucnne formalits maisons, sans
n'y'avait
de justice P Ib
que lai férocité pas de jour, pas de nuit
à la mode
geit de nombreuses
n'égorchaque heure amenait avictimes ;
où ce colonel devair
le moment
etil ne s'en passait étre sacrifi i, 9
que scélrat
gnères ou quele
menacer. particulier ne vint Ten
tables Guedhnuilaimneinet
der ses n'spronva-t-il entiemis,
pas de la part:
Barsaidont
excités par ce
peut se
nonsavons parli! Qui
Je le garantir de ses attentats?,
repête, sa
:
vertu. Quandelle: --- Page 272 ---
( 264 )
à ce degré, il est dif
est portée
de
ficile qu'elle ne triomphe pas
les
de tous les homtous
temps,
caractère de tigre
mes 7 quelque
qu'ils portent.
celle
220. Qu'elle journée que
où se livra la bataille
du 12 mars
! mais
contre les esclaves insurgés
entre dans les actions
cette journée
de Crête 5
générales du régiment
dont jai fait le dénombrement s:
page75jusqu'a la page 182 de cet:
servir de point de
ouvrage, pour
entre
remarque à celui qui osera
Peahueneadeene
230, C'est en frémissant plus
j'ose raconter Téquej jamais , que
vénement personnel quil éprouva
le 26.du mémé mois. C'est bieni
une preuve du tort quilavaitd'aller
toujour seul-quand il ne s'agissait
pas
jai fait le dénombrement s:
page75jusqu'a la page 182 de cet:
servir de point de
ouvrage, pour
entre
remarque à celui qui osera
Peahueneadeene
230, C'est en frémissant plus
j'ose raconter Téquej jamais , que
vénement personnel quil éprouva
le 26.du mémé mois. C'est bieni
une preuve du tort quilavaitd'aller
toujour seul-quand il ne s'agissait
pas --- Page 273 ---
(265 )
pas des fonctions de son
et de penser que quand il régiment,
Sait que de lui
ne s'agisil ne devait
personnellement,
pas exposer ses
rades, 9 que s'il l'avait voulu camaauraient
lui
faires
épargné beancoup d'aftère de particulières; mais le caracce colonel était alors une
indifférence parfaite pour la
et il ne se serait point
mort,
le plus léger
pardonné
aurait
désagrément qu'il
le 26 oceasionnéàun autre. Enfin
mars, 3 il était au bord
la mer de
de
lieu
Léogane, , tout près du
connu sous le nom du Fort
la-Pointe, un des prétendus
triotes du
panait bien temps, à
et que l'on conLéogane,
stature, mais
d'unepetite
apothicaire de diuneinsolence, rare,
son
en lui disant de métier,laborda
grosses injuress --- Page 274 ---
(a66 )
Le colonel, en habit bourgeois et
seulement armé d'un sabre 9
les circonstances, se
et attendu
d'une vivacité
contient quoique
extrême. Il cherche eàl'éviter ; mais
le petit homme, 7 revétu de sonl habit de garde national, s'imagine
et redouble de mal
quil en impose
lionnéteté, Le colonel, justement
irrité, se met en garde le sabre
en l'air ; à peine a-t-il dégainé 7
bande de brigands se jette
qu'une
multitude
sur lui. Une grande
arrive, et le malheurenx colonel,
après avoir essuyé mille avanies ,
à être
est condamné sur-le-champ dans
pendu. Aussitôt, et comme
clin
la
est dresun
d'oeil,
potence
sée et le" patient allait subir son
quand le brave et Tinapsupplice,
commissaire
préciable St.-Léger, --- Page 275 ---
(: 267 )
da roi, à la téte de plusieurs
lontaires de
VOmarine, de quelques
militaires et de plusieurs honnétes
gens, fondent comme des
sur. les bourreaux etles
aigles
Il était, 6 heures. du dispersent.
tôtle colonel
Soir; 2 aussi-
-duit
Deslozières est conpar eux au bord de la mer
on le précipite dans un
;
le couvre : d'une
canot ; On
porté-à bord
natte, et. il est
d'une petite embarcation quirmit
voile
sur-le-champ à la
pour St.-Marc, Ce
ble commissaire
respectainstant
devint dès cet
l'objet de la rage. desces
brigands 2 qui criaient tous
fallait en faire
qu'il
méme
justice. Le soir
ils'embarqua sur la
la Galatée,
frégate
commandée
de Cambise,
par M.
etpartit avec beaucoup de monde pour St,-Marcs
porté-à bord
natte, et. il est
d'une petite embarcation quirmit
voile
sur-le-champ à la
pour St.-Marc, Ce
ble commissaire
respectainstant
devint dès cet
l'objet de la rage. desces
brigands 2 qui criaient tous
fallait en faire
qu'il
méme
justice. Le soir
ils'embarqua sur la
la Galatée,
frégate
commandée
de Cambise,
par M.
etpartit avec beaucoup de monde pour St,-Marcs --- Page 276 ---
(2 268 )
240. Le lendemain 27. , la petite embarcation où était le colonel Baudry-Deslonières , est poursuivie par trois corsaires du parti
des brigands. On était dans les
eaux du Mole-St.-Nicolas, et deux
de ces corsaires allaient saisir la
embarcation, quandla Galapetite tée, qui veillait sur elle, lâcha un
boulet à propos, qui vint tomber
sur le mât de beaupré du corsaire
la Croix. La frégate rallentit : sa
marche 2 et les corsaires furent
obligés de lâcher prise. La petite
embarcation entra presqu'anssitôt
la frégate dans le port de St.-
ique
Marc.
250, La correspondance perfide
des brigands fait bientôt savoir à
leurs correspondans de St.-Marc,
quele colonel Baudry-Deslozières --- Page 277 ---
( 269 )
est dans cette ville. Aussitôt
fait des émeutes
il sel
; la famille
rot, dont M.
Pieravait fait condamner Bandry-Deslosières
de ses membres
au Cap un
chevauz
comme voleur de
dans le temps qu'il était
avocat, n'épargna aucun soin
exercer sa
pour
M.
vengea nce particulière.
Deslozières fut averti à
qu'on ne cherchait
temps
de lui lâcher
que l'occasion
- M. de
un coup de fasil;
St.-Léger qui ile
cura au colonel les
sut, pros'ombarquer Sur le
moyens de
car M.
-
Carbonnimur:
Bandry
dénué de tout Deslozières était
pillé,
; on l'avait volé,
allait incendié, et on sait qu'on
des
jusqu'à raser les trois
bitimens, et méme
corps
à nègres qu'il avait
les cases
labitation
sur sa. petite
Trianon 7 auiprès de --- Page 278 ---
(: 270 )
la ville du Port-au-Prince , ainsi
les maisons qu'ilavait à sonque
entrepôt de la rivière Froide; enfin, M. de St.-Léger répondit de
son passagey" et aussitôt son arrivée en France, sa famille le mit
dans le cas de retirer', 7 sur Llecontracté
champ 9 l'engagement
par M. de St.-Léger. Ce brave
commissaire du roi arrive peu de
temps lai-même à - Paris pour
rendre compte de sa mission, et
nous avons vu, avec le plus grand
plaisir, li manière vraie et distinguée dont M. Baudry-Deslozidres en parle dans le dernier ouvrage qu'il a donné au public l'année dernière (1).
(1) Voyez second voyageal la Louisiane, 9
tome 1, page 378 et suivantes, par M.
Baudry-Deslosiapes
Léger. Ce brave
commissaire du roi arrive peu de
temps lai-même à - Paris pour
rendre compte de sa mission, et
nous avons vu, avec le plus grand
plaisir, li manière vraie et distinguée dont M. Baudry-Deslozidres en parle dans le dernier ouvrage qu'il a donné au public l'année dernière (1).
(1) Voyez second voyageal la Louisiane, 9
tome 1, page 378 et suivantes, par M.
Baudry-Deslosiapes --- Page 279 ---
(271 )
260. Quelle journée encore
celle du lendemain de
que
son embarcation, où sur mer, 7 vers les
débouquemens : le bâtiment sur
lequel il était s'appréta
sans moyens à combattre, presque
que deux mauvais
n'ayant
canons mal en
ordre, des fusils hors de service
et des sabres rouillés ! Il
sait
s'agisd'éloigner un fort corsaire destiné à rattraper. les victimes
qui
s'echappaient sur mer. Heureusement un temps affreux opéra le *
le salut du
Carbonnieut, en éloigaant pourjamais le corsaire.
270, Quelle traversée pénible
celle de ce vaisseau,
que
tant de 'St. - Marc, qui, en sord'eau
eut une voje
qu'il garda jusqu'à Bordeaux Coux.qai connaissent la
savent les
mer
peines et les inquiétu- --- Page 280 ---
(272 )
des qu'un pareil accident donne à
Téquipage et aux passagers. Enfin
le colonel Deslozières, accablé de
douleurs, $ séparé de sa famille,
couvert de blessures reçues dans
les différens combats des colonies,
n'eut pour lit, pendant 44 jours
que-dura le passage, qu'une malle
platte, 2 dans le plus noir de l'enembartrepont > parce ques'étant
mpesphumsarderpske vaisseau allait faire voile, il se trouva
le dernier des passagers, dont le
nombre montait à 551
280, Quel voyage que le sien,
de Bordeaux à Paris, au commencement de juin 1792; malade et
de corps et d'esprit, sans argent,
pour ainsi dire sans connaissances
propres àlobliger, 2 et dansle plus
grand besoin de se. rendre au mi- --- Page 281 ---
(275) )
lieu des siens qai ne Tattendaient.
pas sitôt ! On devine combien
pareil voyage dut étre cruel un
Sntemneacontiundaere pour
delavie !
aisances
29°. Quel "moment cruel
celui où le 9 novembre
que
sous le règne de la
1793,
le trident de
terreur, sous
Robespierre, il est
obligé de
s'embarquer lui et
I
sa famille, sur un petit bâtiment toute
américain, qui éprouva pendant
QUATRE mois tout ce que les
tempétes ont de plus horrible
de plus
et
dangereux ! Il était
qu'ils
temps
partissent; ; car s'étant embarqués à midi, deux cents
mes de la part de
homvinrent à dix heures du Robespierre soir
rer la maison qu'ils
entouHavre,
habitaient au
rue St.-Michel Ils
é de
s'embarquer lui et
I
sa famille, sur un petit bâtiment toute
américain, qui éprouva pendant
QUATRE mois tout ce que les
tempétes ont de plus horrible
de plus
et
dangereux ! Il était
qu'ils
temps
partissent; ; car s'étant embarqués à midi, deux cents
mes de la part de
homvinrent à dix heures du Robespierre soir
rer la maison qu'ils
entouHavre,
habitaient au
rue St.-Michel Ils --- Page 282 ---
(274)
arrivent tous à Norfolk en Virginie comme des squelettes ;
essuyé les horreurs de la
ayant
: ils
faim pendant quinze jours
étaient T'objet de la pitié publique,
après avoir été celui de Tadmiration.
300, Quel courage n'a-t-il pas
mis dans les Etats-Unis, et quelle
sorte de peines n'a-t-il pas eues
pour faire exister sa respectable
famille pendant 5 ans ! A force de
patience et d'énergie, il en vint
à bout; et pour y parvenir, J il ne
dédaigna pas de faire un commerce où la connaissance d'un
habitant était nécessaire. Enfin,
il passa en France au bout de 5
ans révolus.
310.Que de tourmens n'a-t-il pas
encoreéprouvés sous la fin durègne --- Page 283 ---
du
(275 )
directoire ! Il fat obligé de
rétirer à Tarmée d'Italie
se
dant. lequel temps s'éleva 3 penseute dynastie
la prérage de tous les qui releva le courevint à Paris, honnétes gens ; il
du
sous le ministère
vertueux M. Forfait,
créa
qui le
listoriographe de la
et des
marine
colonies; 9 et c'est ainsi qu'il
végête avec d'insuffisans
temens , malgré l'utilité appoin- de
travaux,jusqu'ice
ses
ment, quiconnalt quelegouiverneson prix, puisse
T'employer atilement, et pour lui-
"morgtbtuitaats
Avant de finir cet
crois à propos de faire article, 9 je
une pièce de yers qu'il fit connaitre à Philadelphie, à l'occasion de la
du trop célèbre
mort
LANOTGNON-DBMALSHEREE, auquel il avait offert --- Page 284 ---
1e 276 )
ses services en 1792 7 pour étre
défenseur officieux du chef de la
France. On peut encore tirer de
là des notes qui tendent à achever
son portrait, et sentir son respect
pour la religion qui soutient les
empires, 9 et son sincère attachement aux hommes vertueux.
Aux manes du. célèbre Lamoignon-de-Malsherbe.
< INFORTUNÉ Malsherbo, 9 6 premier dé-
> fenseur
3> De nos rois, le plus grand par la bonté du
>> coeur ;
2) Eloquent magistrat 3 qui par reconnais-
>> sance
2> Sus exposer pour lui ta céleste existence ;
77 Admirable par-tout, en science, en vertus,
>> En hauts faits que les ans n'avaient point
> abattus;
2) De mon coeur attendri, froissé par les
> alarmes,
.
< INFORTUNÉ Malsherbo, 9 6 premier dé-
> fenseur
3> De nos rois, le plus grand par la bonté du
>> coeur ;
2) Eloquent magistrat 3 qui par reconnais-
>> sance
2> Sus exposer pour lui ta céleste existence ;
77 Admirable par-tout, en science, en vertus,
>> En hauts faits que les ans n'avaient point
> abattus;
2) De mon coeur attendri, froissé par les
> alarmes, --- Page 285 ---
(:
)
2 Reçois les tristes 277
> mnes larmes. Heurs, mn es regrets et
>> Encore anjourd'hni
>) mes
même 9 au sein de
malheurs,
>
trop
donimageadoneirmen
Offrant à mon esprit des vivesdoulours!
:>> sage.,
hommes le plus
> A tes rares vertus
>> Etjes me dis cent j'allume mon
fois : tout
courage,
>> plus rien
malheur r'est
3>
s
Quand Or songe à celui de
>> de bien.
cet homme
2) Je: crois lé voir
>> Seize,
encor pour le bon Louis
>: Animer les efforts de
CC, Desize (1)
Tronchet s de
>) Je l'entends
qu'il me dit
>> frangais,
:fopplaudis, 3 bonz
> (1) M. Deséze
>> fenseur choist
ne fut pas le seul dé-
>), Deslozières
par le roz. M.
fiut
Baudry-
>> M. Desèze
désigné pour
en cas de
remplacer
>) accident, >>
maladie O1L autre
lution
Voyez le tablean de la
3 page 310.
révo- --- Page 286 ---
( 278 )
même à cet excès
>> Au zele quivous guidejet
>) Qui wouS fait tout braver pour offrir vOS
> services ;
>> Japplaudis avec joie 2 tous les' sacrifices
>7 Que vous offrez de faire au meilleur de
>> T2OS rois...
2> Mais que faire en ce temps oit se tai-
>> saient les lois ?
>> Taccepte néanmoins 2 au n2om de Louis
> seize 3
> Qu'en cas d'événement vous remplaciez
>> Desèze !..
> Je m'en souviens tonjours ! que je fus
>) satisfait
>) De recevoir de lui cet illustre bienfait !
d'arriver des confins de la terre 5
>> Je venais
affronté tous les feux du ton-
>> Où. j'avais
>> nerre :
>> Mon ame encore ardente 2 et plein des
>) plus beaux feux 9
De mourir pour mon roi je me * sentais
>
>-heureux!.
Oui ! mon flanc renfermait de cette an2)
> tique France,
l'amour et la recon2 Pour ses bons rois,
2) naissance... --- Page 287 ---
( 279 )
S Je ne m'attendais pas à voir
>> Ceroi lbératenr, bon
surlréchafaud
>) Et toi
père et sans défaut...
sage sublime 9 et
>> peut peindre,
que rien ne
> La mort qui te ravit
> teindre ?
devait-elle l'at-
>> Est-ce sur l'échafaud
3) Tes vertus,
que tu devais périr P
3 ton bon coeur ,
>> garantir !
devaient t'en
>> On dévait des
>) Et la
autelsà ta belle existence
mort des brigands devint'
> compense !
ta ré
>> Dieu seal peut
expliquer ce
>> destin,
trop fameux
>> Sans doute il te réserve
> vin... 2
un avenir di-
> Et la postérité
>> Que de ton roi publiera sur la terre
tu fus et l'égide et le père
Je ne dois
pas m'en tenir
une dernière
la,
pièce va faire voir
que ses vértus privées nele
pas à ses vertus
cèdent
au milieu de
publiques. Il est
sa famille ce qu'il
paralt au dehors,
bon, indulgent,
,
trop fameux
>> Sans doute il te réserve
> vin... 2
un avenir di-
> Et la postérité
>> Que de ton roi publiera sur la terre
tu fus et l'égide et le père
Je ne dois
pas m'en tenir
une dernière
la,
pièce va faire voir
que ses vértus privées nele
pas à ses vertus
cèdent
au milieu de
publiques. Il est
sa famille ce qu'il
paralt au dehors,
bon, indulgent, --- Page 288 ---
( 280 )
bienfrisant 1e , tendre et vertueux 5
sensible et modeste. Il; y a à peuprès deux ans qu'il a perdu sa
madame Lefebvre de Saintsceur 2
Quintin, femme d'un mérite rare,
quel'onpeint enplusieurs endroits
comme ayant une figure de vierge,
l'esprit d'un ange , et la piété
d'une sainte. Ce bon frère, dont
l'amitié dépasse le tombeau, a fait
à cette occasion une pièce de vers
en forme d'élégie. Il l'a communiquée à plusieurs de ses connaissances, 3 pour lui donner la perla critifection en Tépurant par
que ; mais un de mes amis s, qui
n'y trouve rien à changer, m'en a
envoyé une. copie dont il a fait
un heureux larcin, et je la donne
telle que je l'ai reçue. La Voici: --- Page 289 ---
(281)
4 Madame
Lefebire de Saines
Quintin ma soeur.
peu-près
décédée is
en
germinal an 10.
cc, DEPUIS
que tu
- i. P dans ses ennuis n'es plus, , mon coeur
>> Cherche
s
d
plus que
> nuits.
jamais l'obsciarité des
> Le vent à
>>
mes soupirs. unit ses
plaintes ;
sourdes
> De la
>> Je ne dosleurjosensl vois
les mortelles
plus
atteintes, $
ur 2. draps noirs, par-tout gue cercueils et
> Et je néglige
>> devoirs ! tout, 3: tout jusqu'à mes
>Je vois les diamans
> Se méler à
de la froide rosée
> Se
mes plurs, et mnon
révolte et s'exhale
ame briséa
> Et. semble
en soupirs shperflns,
>> plus ! Féclmpper depuis que tu n'es
> Mon lit,
que j'aimais
> des
tant', n'a plus
> Et je n'ai épines s
que
de mes jours
> Mes yeux
que de tristes ruines.
> Sentent
appesantis. du sommeil
peu la douceur :
desiré,
deregrets déchiré
Aa
plurs, et mnon
révolte et s'exhale
ame briséa
> Et. semble
en soupirs shperflns,
>> plus ! Féclmpper depuis que tu n'es
> Mon lit,
que j'aimais
> des
tant', n'a plus
> Et je n'ai épines s
que
de mes jours
> Mes yeux
que de tristes ruines.
> Sentent
appesantis. du sommeil
peu la douceur :
desiré,
deregrets déchiré
Aa --- Page 290 ---
( 282 ) :
5 Je me sens abimé mais ici sans alarmes
2 Je puis,. sur toi, du moins faire couler
K >> mes larmes!
5 Phoebé 5 sombre et rougeâtre a déji douze
>> fois
mortels sesinconstantes lois,
5 Faitsentiraux
2) Depuis que tu n'es plus et que la mort
.
>> barbare
5 T'adérobée; ;enfin dans son scintropavare!
> Tuj n'es plus près de moi pour caliner ines
> tourmens :
5 Depujs que tu n'es plus, que de maux er
-JIAI 211
B109 00
> tous senst...
5 Non,je n'aiplus, hélas ; l'amitié consolante
>> Que je trouvais en: toi : dépuis, mon ame
>> errante
-
> Ne sait plus recouvrer le repos qu'avec toi
Oui, je n'ai plus
7) Je gohtais purement...
:
!
1f
2) que moi
5> Je suis comme : : $ l'oisean, battu par Ia tema
>). pête ,
'vifs ont altéré 'ma
3) Mes regrets toujours
>> tête!..
mesmaux dans ton aimablesein,
5> Turecevais
connaît
ma douleur ne
plus
>> Aujourd'hui
NOW
5) de'frein !
E --- Page 291 ---
(: 283 )
5 Oui, tout doit te
>> les graces
pleurer, 3 les muses. ef
>)
,
L'esprit et. les amours qui
> tes traces !
marchaient sur
> Tu possédais si bien cet
> Qui sait semér de fleurs esprit éloquent
> vainquent
, et d'un ton con4
* Tu savais arracher
> sensible
de mon coeur trop
>> Les souvenirs
>> J'avais tout affreux demon état pénible!
2)
oubliépours ne penser qu'i toi,
> Mon
vint te
Qandhamplbeciatmene
ravir ài moil
>) moire angélique amie 3 a jamais ina L mé-
> En pleurs célébrera
> de
tes beaux jours
gloire !
pleins
>> Je vais errer souvent
>. Ot souvent
au tour de lmaison
>> Etr mon coeur mn'éclaira ton aimable
cc, Sur les doux ulcéré repose sa pensée raisop,
>
souyenirs ta
: Frappé de tes
de Bloire
a0
attraits
passée;
> amers
2. les Fegrets sont
2 Quand Tje pense à
aarefy
>. sont chers ! ix ton coeur, mnes souvenirs
> Et quand ig
>
songe
-
poussière
enfna.9ue réduite.or
de lmaison
>> Etr mon coeur mn'éclaira ton aimable
cc, Sur les doux ulcéré repose sa pensée raisop,
>
souyenirs ta
: Frappé de tes
de Bloire
a0
attraits
passée;
> amers
2. les Fegrets sont
2 Quand Tje pense à
aarefy
>. sont chers ! ix ton coeur, mnes souvenirs
> Et quand ig
>
songe
-
poussière
enfna.9ue réduite.or --- Page 292 ---
(a84).
ne voit plus la lumière;
>) Un être si parfait
de fiel,
etl le coeur plein
>) Mon ame au désespoir
prendre
> J'irais dans mon dépit jusqu'am'en
>> au ciel,
dans une autre vie,
2) Si je ne savais bien que
amie!
reverrai mon angélique
7) Un jour je
encoré de la perte du
2 Mon coeur saignaut
>) tien 9
dans la mort que son plaisir, s
p Ne voit plus
> son bien ;
de vivre après t'avoir perdue',
5 Et fatigué
la mort fat
J'aurais voulu dès-lors que
>> venue.
son
depuis ce temps j'appelle
5 Combien
> secours !
horribles mes
sont
5) Depuis un an combien
>> jours !
renouvelant ses
>Le démon des tourmens
> armes,
de refuser les larmes ;
5 Imagme à mon coeur
mes
et ramassant
2> Je ne puis plus pleurer,
> pleurs
un dépôt de
2) Sur mon ame oppressée 2
2) douleurs
cette sécheresse
> Fatigue ma poitrine ) et
détressex
et ma pauvre
2 Achivemonsopglicer --- Page 293 ---
(285
2> Omon aimables
)
> Fasse Je
soeur, je ne puis te quitter...
> Les lieux ciel, bientôt, 9 qué-jaille visiter
consolatenrs où
3) tence
ta noble pres-
>> Augmente encor l'éclat du
>> Esisance;
dieu de bien-
>) Iav voula, sans doute,
> Par un rang mérité
illustrer tes vertus
D Moi seul, dans la qui ne finisse plus...
>> souffrance
douleur s j'éprouve la
> D'un frère désolé de ta
> Et la terre s à mes
cruelle absence s
>> lieu d'exil, yeux 3 n'est plus qu'un
2) Où tout ce que je vois est odieux
et vil
Ces vers sont d'une
parfaite; cette idée convenance
sentiment
est belle, ce
vrai et cette situation
touchante. Cest bien là le
grin dun
ton chacoeur qui souffre.
Voilà les notices
Deslozières
sur le colonel
$ j'aurais, comme
voit, un beau
on
gros livre
champ pour faire un
et un livre intéressant, --- Page 294 ---
(286 )
Combien: de détails qui ne sont
pas en ma disposition $ et que
malgré tous mes soins, je n'aipu
encore me procurer ; on me saura
l'espère a $ de mes efforts
gré, 9 je
faire connaitre un homme,
pour
dire , con"
qui,par un excès, j'ose
damnable, demodestie, a toujours
aux recherches de ses
su échapper
belles actions. Il rongit comme
un,enfant,. quand on-parle de lui
à lui - méme 7 et jamais, 7 ou du
l'entend
moins tres-rarement,.on
parler de ce quil a fait. Sa: conduite lui parait toute simple, et
il simagine de-bonne foiquiln'en
autre., Il a
a pas fait plus qu'un.
obstoujours desiré une, épaisse
curité, persuads que. plus on est
connu 9 des hommes 2: et, moins
Si cet, ouvrage
Ton en est: aimé. 1
à lui - méme 7 et jamais, 7 ou du
l'entend
moins tres-rarement,.on
parler de ce quil a fait. Sa: conduite lui parait toute simple, et
il simagine de-bonne foiquiln'en
autre., Il a
a pas fait plus qu'un.
obstoujours desiré une, épaisse
curité, persuads que. plus on est
connu 9 des hommes 2: et, moins
Si cet, ouvrage
Ton en est: aimé. 1 --- Page 295 ---
( 287)
passe sous Ses' yeux,
à lui persuader
qu'il serve
Texemple,
que l'on'se doit à
et que -c'est
motifqai m'a fait lever le Tunique
mantean dont il
coin du
Son caractère vient Senveloppe.
sonp père qui
de famille;
de malheurs, épronvalif-miometant
dont labbé
a raconté la
Robaille
viel, et
comme : un. saint
qu'il offre
Iniavaiti -
homme : (1),
méme. Sa incnlqué cet oubli de soisoeur, , si belle, si,
tuelle, si céleste, avait
spiricouleurs les plus
aussi lés
modestie,
aimables de la
mère:
qu'elleavait reçues
et d'une belle-mére d'une
ment recommandables
iégalede vue: de la
A
souslepoint
beauité-et des vertus.:
()Zises la vie de
par M. Robaitle St-Baudry ,en abrégé
et suivantes, 1 2 curde Groslay , p. 15
1T1
i dinl --- Page 296 ---
(288 )
Que le colonel, 9 si digne de représenter une famille si respectable y
achevive assez long-temps pour
ver une carrière oùt déjà il a
montré tant de choses à imiter,
et. qui deviendra Théritage d'une
demoiselle charmante 1 dont la
mère est comme elle un modèle
d'agrémens et de: sagesse. Si à
cette famille. on joint celle de M.
Moreau de St.- Méry, conseiller
trouve lide natu-
- d'état, qui s'y
rellement par les femmes Sip on
réunion
peut s'écrier 9 quelle
d'hommes et de femmes !
O. si nous réfléchissions ) combien est étroite Tintervalle A qui
le vice de la vertu $7 si
sépare
combien il est difl'on pensait
ficile de retrograder quand on a
dans la voie!
fait le premier pas
de --- Page 297 ---
de la
(289 )
persuadé perdition; si l'on était bien
tions
que des
de notre vie premières acvent le sort
dépend souavec quel soin de.notre vie entière 9/
8oi-méme,
on veillerait sur
réprimerait avec quelle ardeur on
quel discerhemente ses penchana, avec
amis ! Une liaison tonchoisinita ses:
fit seule pour
dangerense suf
dans lequel corrampre lin coepr
de la sagesse. germe déjà la semence.
L-habiration deM.
lozières était Tasile. Bandiy-Ds
reux ; il avair
des malheublancs logés
toujours 12 à 15,
chezlni,
gérant, son médecin, excepté son
nome, son : sous -
sonre écosecrétaire et le 4conome, son
demoiselle; tous précepteur. les
de sa
des infortumés,
autres étaient
avec lesquels il
Bb
la sagesse. germe déjà la semence.
L-habiration deM.
lozières était Tasile. Bandiy-Ds
reux ; il avair
des malheublancs logés
toujours 12 à 15,
chezlni,
gérant, son médecin, excepté son
nome, son : sous -
sonre écosecrétaire et le 4conome, son
demoiselle; tous précepteur. les
de sa
des infortumés,
autres étaient
avec lesquels il
Bb --- Page 298 ---
( 2g0 )
se fesait un plaisir de partager
existence. On restait chezlui
son
années sans qu'ily trouplusieurs
vât à redire, et rien' ne manquait
noblement ses
à ce qu'il appelait
pensionnaires.
six
Le siége qu'il eut pendant
semaines sur son habitation ; en
lui coûta bien près de
1790 1 9 francs de déboursé, 2 sans
50,000
entend
compter ce qu'on
par la
de T'habitation ;
les ressources
comgrande table était toujours blancs, et il
posée de de 50 à 60
nourrissait encore journellement
dragons de garde intéles 270
rieure.
C'était sur son habitation, que
dans les derniers temps, les dames
les demoiselles de Farrondisseet
réfugices , et malment s'étaient --- Page 299 ---
gré la calamité ( 291 )
négligeait rien publique; il né
inquiétudes
pour adoucir leurs
sorte
cruelles par, toute
il
d'amhusemens. Il voyait
toutes Prévoyait tout 3 il
tout,
les ames
retrempait
milieudes plus sgrands abattues, et au
une attitude si
périls silavait
était forcé de croire tranquille, qu'on
gination exagerait
que l'imaquand cependant
les
alors de
il n'yavait dangers,
la notre, position plus pénible pas
de plus? Il Enfin, que puis-je dire que
un bal
avait fini par établin
dames qui journalier où toutes les
danse dans aimaient les
beaucoup la
déposer et charmer colonies, p allaient
Il est arrivé
leurs ennuis.
est venu le plus d'une fois qu'on
de société retirer de cette sorte.
pour aller combatra --- Page 300 ---
( 292 )
dans les falaises un peu éloignées;
deux héures après il reune ou
n'était
son rewenait, et ce
qu'à
les dames s'apercetour que : avait eu une bataille.
vaient qu'ily
était disposée
. Son habitation
terrain aurait
de manière que le
se diviser : en quatre possespu
bien distinctes, oùt les jarsions
eussent
dins utiles et d'agrément
étéfort grands, même pour
encore
les uns
le pays, et qui, contigus formé sur la
auraient
aux autres,
de Crête 9
tête de la montagne
d'étaune couronne tres-agréable C'était le
blissemens précieux. mais il n'aiprojet du colonel ;
les: choses
mait pas à faire toutes
à la fois, pour que chaque par- Outie 3 : ent toute sa perfection. portaient
tre lee noms grecs que
dins utiles et d'agrément
étéfort grands, même pour
encore
les uns
le pays, et qui, contigus formé sur la
auraient
aux autres,
de Crête 9
tête de la montagne
d'étaune couronne tres-agréable C'était le
blissemens précieux. mais il n'aiprojet du colonel ;
les: choses
mait pas à faire toutes
à la fois, pour que chaque par- Outie 3 : ent toute sa perfection. portaient
tre lee noms grecs que --- Page 301 ---
les
( 295 )
différens
habitation, quartiers de cette
doute, , à Tancienne par allusion, 2 sans
que le Mont-Ida,
Créte 5 tel
elle avait de
etc., 2
tout
ete.,ete.,
bas, des- divisions temps dans le
connus et d'une de terrain bien
et qu'on appelait, belle étendue I ,
Pérou ; le Bois le Fond-Louis
Loulier : la vallée - Tonnorre ; le
la wallée de
de Tompée 5
Coco; le Josaphat ; le TrouChaiz ; le Cris-Gris; le Four 2
sembé, etp Moussambe ou Masquejai oubliés. plusieurs autres noms
des droits
Outre cela, il a
bitation Olive incontestables sur Phatient toute
2 qui lui
entière d'aprésles appard'arpentage et les titres
droits
priété
de
drean, qu'il a acquis de M, proprocureur i le
Perpossessitr de --- Page 302 ---
(: 294 )
Thabitation Olive 2 reconnat 1 si
vint en 1788
bien ce droit, qu'il
trouver M. Baudry - Deslozières
le supplier de ne pas faire
pour
droits,
lui et ses envaloir ses
que
fans seraient ruinés. M. Baudrytoujours humain et
Deslozières 7
mais juste, luirépongénéreux 9
de
dit : je serais au désespoir
tort , etje ne suis pas
vous faire
vous
venu dans ce quartier pour
de la peine ; mais il ne seFaire
je
rait pas juste non plus que
donnasse È des étrangers ce qui
à mafamille. Je conappartient
la
donc
wous en ayez
sens
que le reste' de votre
possession tout
revenir
vie, pour s après-vous ,
à moi ou à mes ayans a cause.
était éloigné de la
Comme on
un
wille et du notaire 2 on passa --- Page 303 ---
sous
( d 295 )
dut être seing-privé de cet objet; qui
BARRAULI par la suite déposé
de NARGAY,
chez
Pon-au-Prines.
notaire au
révolution,
Alouverture de la
tant
ces voisins qui iavaient
d'obligations à M.
Deslosières, lui
Baudrybien de
occasionnérent
M. desngrémense setde
Baudry -
dangers.
tant le desir
Deslozières avait
habitans des d'étre agréable aux
mandait,
montagnes qu'il
2 qu'on le
comter toujours
voyait se préce qu'il
avec facilité à tout
pouvait faire
sans contrarier les loix pour eux,
C'était pour les
de police.
les réunir
amuser et pour
1789, il fit relliquement, bàtir à
qu'en
que distance de la Créte, à quelune assez belle
grande Case, *
qui fut installée loge de miaçons,
légalement sous
habitans des d'étre agréable aux
mandait,
montagnes qu'il
2 qu'on le
comter toujours
voyait se préce qu'il
avec facilité à tout
pouvait faire
sans contrarier les loix pour eux,
C'était pour les
de police.
les réunir
amuser et pour
1789, il fit relliquement, bàtir à
qu'en
que distance de la Créte, à quelune assez belle
grande Case, *
qui fut installée loge de miaçons,
légalement sous --- Page 304 ---
( 296 )
le nom de Philadelphes 1 qu'il
avait donné autrefois à la société
savante du Cap, devenue depuis
la société royale, et qu'il renouvelait ici pour faire connaitre que
c'était aussi une réunion d'amis;
il T'avait faite bâtir à ses frais sur
terrain, et Tavait Orson propre
née avec une espèce de somptuosité. On s'y rassemblait souvent ,
nombreux que fussent
et quelques
les membres 2 ils y trouvaient
des fêtes et des repas 7 sans qu'il
contât rien à
Les
en
personne.
membres de cette loge
premiers
étaient jaloux dé la magnificence
de leur vénéet de la générosité
n'ont rien
rable perpètuel, et ils
épargné dès la révolution, pour
tourmenter celui qui leur procurait beaucoup de plaisir dans un --- Page 305 ---
lieu
(297 )
nouvean', où il n'existait
dissipation que celle
de
imaginer leur
que savait
Ilest de
commandant.
certains traits
nérosité, dont iln'en
de g6- E
pour faire connaitre faut qu'un
naturel de cette
le caractère
tares, parmi
espèce d'hothmes
core notre colonel. lesquels brille - enennemi cruel et
Il eut pour
cien
sanguinaire, Tanbitation. possesseur de sa grande haC'est le même
pelait par
qu'il apSAI; ; cet homime, anagramme son BARfamille honnéte de quoique d'une
oblige, > à cause de France 20 2 fut
duite, 3 de passer
son inconnies
dans les
2 et fut trop
coloforce
heureux , à
d'y obtenir d'intrigues et de
une place bassesses,
illexerça fort
d'huissier;
long-tempa, et sy
€ --- Page 306 ---
(298 )
enrichit par les moyens les plus
honteux. Peu délicat surles moyens
: il se fit donner par
d'aequérir 9
d'un vaste
surprise la concessionterrain à la Créte-à-Piquans.
Ce BARSAI était craint comme
et le talent qu'il avait
huissier ,
souffrir à ses
de mal faire faisait
voisins toute sorte
de vexale terrain qu'il yetions. Enfin, s
nait dè se faire concéder avait un
maitre, et ce maitre n'étant point
averti duement et légalement 7
le silence jusqu'à nouvel
garda
réussit
sur
ordre. BARSAI ne
pas
cette habitation ; sa dissipation
ses aunaturelle, 9 sonivroguerie',
tres débauches et sa paresse, con=
bientôt sa ruine en
sommèrent
créanciers, qui à
multipliant ses
la fin le poursuivaient vigoureuses
è se faire concéder avait un
maitre, et ce maitre n'étant point
averti duement et légalement 7
le silence jusqu'à nouvel
garda
réussit
sur
ordre. BARSAI ne
pas
cette habitation ; sa dissipation
ses aunaturelle, 9 sonivroguerie',
tres débauches et sa paresse, con=
bientôt sa ruine en
sommèrent
créanciers, qui à
multipliant ses
la fin le poursuivaient vigoureuses --- Page 307 ---
( 299 )
ment. Chargé de
contraintes
corps, et n'osant
par
plus se montrer
publiquement, il se
I tout. C'était en
cachait parque M,
1788; ilapprend
che : à acquérir Bandry-Desleserett chervale trouver une habitation ; il
spécieux
, et sous_des dehors
où il montra de
néteté , de
Fhonde franchise l'esprit et une espèce
consentir
s il parvint à faire
M. Baudry
à ses.
-Deslozières
arrangemens. M.
Deslozières ne se dontant Baudry- de
achète Thabitation
rien,
à-dire
toute nue,
2. sans
c'estsiles
nègres,. sans
3 et presque sans
ustenquoique dans l'acte de culture,
fut stipulé
vente il
quelques
vées. En peu de
parties cultigagé de ses
temps il est dé
avec liberté créanciers, et peut
se montrer par-tout, --- Page 308 ---
( 3oa )
M. Deslozières qui avait de grands
moyens 9 couvre son habitation
de bras et la rend florissante sous
les points de vue d'utilité et d'agrémens. On se rappelera toujours
dans Ie quartier de l'habileté qu'il
mit dans ses plantations à $ et de ses
fameux jardins d'agrémens qu'on
appelait jardins àl la grecque,et qui,
suspendus sur le côté dune haute
éxcitaient la curiosité
montagne 9
allaient les visides arrivans qui
avec le souter , et en sortaient
venir des jardins de SÉMTRAMIS.
ainsi
BARSAI, que nous appelons
égard pour sa famille, fesait
par
de M. Baudryle patelin auprès
Deslozières 9 qui ne s'imaginait
toute la fausseté decethomme:
pas savait oi se retirer, et M.
Il ne
le souffrit sur
Baudry-Deslozières --- Page 309 ---
(301 )
son habitation,
7 avec son atelier
composé de 16 nègres, d'une ménagère et de plusieurs
tards mulâtres ; il le
petits bàdant plus. d'un an,
souffrit pen-"
tout ce
, et nourrissait
Barsai monde-la, en
eut trouvé attendantque
part. Ila avaità
un gite quelque
concession, deux lienes delà une
et
mais il fallait y bàtir
préparer du terrain. M.
Deslozières lui fournit
Baudryétait nécessaire
tout ce qui
qu'aux
3 et payait jusde
fournitures des
navire, en sorte
capitaines
me devint
que cet homrante et
son débiteur de
fin,
quelques mille livres.
Barsai
Bat
il va Se retirer promet que sous peu
C'est ici le sur son habitation,
la scélératesse trait le plus noir que
Depuis
puisse imnaginer,
long-temps, il témoignait
.
Deslozières lui fournit
Baudryétait nécessaire
tout ce qui
qu'aux
3 et payait jusde
fournitures des
navire, en sorte
capitaines
me devint
que cet homrante et
son débiteur de
fin,
quelques mille livres.
Barsai
Bat
il va Se retirer promet que sous peu
C'est ici le sur son habitation,
la scélératesse trait le plus noir que
Depuis
puisse imnaginer,
long-temps, il témoignait --- Page 310 ---
(302 )
sa jalousie aux voisins sur la propriété rapide de T'habitation qu'il
avait soi-disant vendue à M. Baudry-Deslozières ; et déguisant tout
ce qui était dà à l'intelligence - 2 à
l'activité et à la science de M. Bauil attribuait les
dry-Deslozières 1
à Texhauts succès qu'il voyait
cellence de la terre qu'il avait vendue. Enfin, sur le point de se retirer, il s'entend avec son propre
commandeur, et combine un poilent,
dans un an 7 y.
son
qui,
enlève à M.
compris sa sortie 7
chevaux de
Baudry-Deslosières. 40
main de la plus grande beauté ,
mulets de la haute espèce, et
de 50 nègres bossals ; ce qui
plus
serait trop long à raconenrésulte
faire
ter , en voilà bien assez pour
connaitre le monstre dontils'agit: --- Page 311 ---
tout cela fut (303 )
La révolution public dans le tempsi
réta, toutes
qui. survint arn'épargna rien poursuites, et BARSAF
bienfaiteur. Pour pour perdre son
bleau, il faut dire achever le taPerdtréau,
qu'un nommé
droits i et procureur, fit valoir ses
avait vendu prouva à M. que ce Barsai
zières un terrain Baudry-Deslo:
tenait
qui ne lui
dry pas ; en sorte que M. appar- BauDeslonières fut
Tacheter une
obligé "de
Ihaîns di
seconde fois" dés
véritable
qui ne parut encore.y propitiaire, 3qu'a cause de la
y cousentir €
blique dont
considesation
din
M.
pures
2 jouissait
Bwdi-Dalbns
sai était
par-tout. Ainisi, Bar.
Ip
debiteut de tressommes enyers son
fortes
Cet homme se jette acquéreur. dans
tous les --- Page 312 ---
( 304 )
tripots de la
sous les
révolution, et peint
couleursles plusnoiresM.
Baudry-Deslosières; c'est
ses propres dénonciations d'après
téte du colonel
que la
mise à
Deslozières est
prix par la
de
municipalité
Léogane 9 qu'on le poursuit à
toute outrance par - tout 2: et la
qualité qu'on venait derlui donner de suppléant à Tassemblée
provinciale de l'Ouest,
son pouvoir et donna lieu augmenta alenvoi
des 200 hommes sur l'une des habitations de M. Baudry - Deslozières.
Bref, cet homme fut trois fois
en la puissance du.colonel Deslozieres ; tout le monde voulait
qu'on le perdit ; toutes les trois
fois le colonel plaida sa cause, et
avec un talent exercé, prouvant
que
tout 2: et la
qualité qu'on venait derlui donner de suppléant à Tassemblée
provinciale de l'Ouest,
son pouvoir et donna lieu augmenta alenvoi
des 200 hommes sur l'une des habitations de M. Baudry - Deslozières.
Bref, cet homme fut trois fois
en la puissance du.colonel Deslozieres ; tout le monde voulait
qu'on le perdit ; toutes les trois
fois le colonel plaida sa cause, et
avec un talent exercé, prouvant
que --- Page 313 ---
( 505 )
que ce scélérat n'en avait voula
qu'à sa vie; ; il démontrait
lui seul avait intérét à la
que
ille dédaignait, luip
chose ;
le renvoyait
pardonnait et
nos camarades. malgré les efforts de
prétàle
Un jour, on était
pour fendre.quanillscole
nelaccouratle etle fit
couvrir de son corps
depuis, échapper dans une falaise :
j'ai perdu de vue
minable
cetabohomme, et s'il existe
core, il doit mourir de
ensongeantà sa méchanceté honte en
rappelant les bontés de et en se
lonel.
notre CO:
Il D'aprèscela, faut
faites donc le bien!
convenir que les
sont naturellement
hommes
qu'ils sont naturellement ingrats 3 parce
et qu'il lerir en cotite
envieux,
connaitre ceux dont ils toujours de
reçoivent
Cg --- Page 314 ---
(506 )
les bienfaits ; mais il faut pour le
bien de la société en général, pour
sa propre satisfaction, et comme
M. Baudry. L Deslozières voulait
toujoursobliger, obligertantqu'on
à la
peut el proportionnément
Ton occupe dans let
place que
des étres:
monde ; carle plus petit
peut rendre un grandservice, commele plus petit des ennemis peut
un grand mal. Il n'y a
procurer donc dans le monde, ni petit bienfaiteur , ni petit ennemi. Qu'on
bien- de ces deux vérise pénètre
à la
tés, et je les crois propres
réunion de la grande famille hamaine (1).
(1) Sion demande pourquoi imprimer
ces détails, je répondrai que c'est une ques- de
tion qu'on pourrait faire sur beaucoup
livres 2 et à laquelle bien des éditeurs, 2 et --- Page 315 ---
( 507 )
M.
de
Tacdhantlinigsdend
Créte,
Budry-Deslesieres,
pre à tout
était proil faut
par son génie ; mais
convenir que les
tances l'avaient
circonsaussi porté à cette
sepicedluniveralitd,
litaire, homme
Avocat, mide lettres,
mnême des auteurs
savant,
de répondres ici la s seraient embarrassés
cile,
réponse n'est pas diffOn. l'a imprimé,
Deslozières est un
parce que M.Baudrygrand homme a été grand homme, et que ce
ans avec fureur
calomnië pendant
des scélérats
, et bassement
cing
à qui M.
outragé par
rendu de grands services, Bundry-Deslosind On
a
détails de la vie d'un
s'intéresse aux
lorsqu'il a été calomnté, grand la homme, et
digne de lui, est de ler
seule apologie
et l'on voit par ces. détails montrer tel qu'il est;
Deslozières a fait des ingrats, que M. Baudryvemnent lingratitude
: qu'il sent vide peine à
7. mnais qu'il n'a point
de le désarmner. Pardonnery et qu'il est facile
Deslosind On
a
détails de la vie d'un
s'intéresse aux
lorsqu'il a été calomnté, grand la homme, et
digne de lui, est de ler
seule apologie
et l'on voit par ces. détails montrer tel qu'il est;
Deslozières a fait des ingrats, que M. Baudryvemnent lingratitude
: qu'il sent vide peine à
7. mnais qu'il n'a point
de le désarmner. Pardonnery et qu'il est facile --- Page 316 ---
( 508 )
n'ayant d'autre plaisir que l'étude
et d'autre desir que de se rendre
utile; il était de tout les conseils.
Dès sa jeunesse ; à commencer
sous M. d'Argout, gouverneur gédemandé
néral, : on lui a toujours
.son avis en politique, en administration, et souvent il était le
rapporteur toujours secret des opérations du gouvernement. Les
essais qu'on avait fait
premiers
de ses talens de 9 - de sa discrétion,
avaioemtenbilasconfiacer etprouvé
ressources. On
les plus grandes
était sûr de Ie faire agir sans qu'il
fht tenté jamais de s'en targuer >
sans même qu'il fit naitre le soupçon qu'il était pour peu ou beaudans telle ou telle autre opécoup ration. Il semblait né dès sa jeules premiers
nesse pour soulager --- Page 317 ---
dans leurs
( 50g )
lesfaire fonetions,p pour les aider,
valoir, et
en secretà
souvent suppléer
cequileur
aimant
rmanquat(a),
singuliérement la
quoique fort
retraite;
communicatif
nature, il s'était fait
par
de systéme
une espèce
quelle il cherchait dobecurité, dans lavelopper, et riennel toujours à s'enque le bien
elafligeait plus:
qu'on disait de lui
publinquement; ; il
qu'on tht son
suppliait pour
autre
nom 7 comme un
intrigue et supplie
connu ; d'une
pour étre
modestie - à
épreuve, et rien ne
toute
plus que les louanges; Tembarrasnit
d'un désin-
(y C II est penterre
grandes places de
plus utile dans les
sé servir des
savoir et de : vonloir
soi-méme > gens instruits gue de Pétre --- Page 318 ---
( 510 )
téressementabsoluc (1);ilne voulut
des chefs qu'il
jamais rien accepter
Tout le monde connaît un trait de
(a),
mérite d'être rapporté et conlui, qui
d'un désintéresseservé comme la preuve
sans exemmalheur se trouve
ment 7 quipar
ple.
les mulâtres et les nègres liEn 1791,
12 des leurs quiavaient
bres lui dépéchèrent
ils le
et de richesses;
le plus d'importance
de leur cause
supplièrent de se charger
ils lui ofde Fassemblée nationale;
auprès
comptant, et
frirent un million en espèces
haTétablissement de sa grande
d'achever
du
bitation 2 de faire bâtir ses emplacemens
Port-au-Prince et ceux de la rivière Froide,
lui former une somme annuelle, qu'il
de
tenir un grand état
fixerait lui-même pour
en outre et
à Paris, et de lui faire passer
detous ses revenus. Ils ne lui
fidèlement
que d'êtreleur
mandaient pour ces avantages
il leur ref.sa tout netet sans espoir
avocat; ;
commeil les avait refusés lorsde retour,
d'être leur général en
qu'ils lui propostrent de la colonie 2 dans ces
chef pour s'emparer
rivière Froide,
lui former une somme annuelle, qu'il
de
tenir un grand état
fixerait lui-même pour
en outre et
à Paris, et de lui faire passer
detous ses revenus. Ils ne lui
fidèlement
que d'êtreleur
mandaient pour ces avantages
il leur ref.sa tout netet sans espoir
avocat; ;
commeil les avait refusés lorsde retour,
d'être leur général en
qu'ils lui propostrent de la colonie 2 dans ces
chef pour s'emparer --- Page 319 ---
(SIF)
avait
obligés, ni
il -se
place ni argent;
contentait de la fortune
qu'il
temps où la chose était
sent eu à leur tête
fort aisée > s'ils eusil leur avait
un homme
dit la
comme lui:
Blanc et je tiens aà la première fois : je suis
suis huemain
cause des
imbécile
9 mais je ne suis blanes; ni
ja
; je vous veu
for ni
veux aussi gue wous
du bien 9 mais je
wous
soyez i la
sociales, indiquene la nature et les place que
A la seconde
conventions
pelez-vons ce
fois, , il leur dit:
jarais
que je vous ai
rapassez deerédie,
exposé : 52
releede votre
je woudrais qu'ore
des citoyens utiles classe, et qu'on fit de
moins
, et que le préjngé vous
soin dargene fortenene sur vouLS,. Je nai pesde
pour
pas berendre justice
m'ezciter à wotes
portez
9 mon coeur,
faire
vos sacsiet ne
seut-snlfe, remvos propositions
m'astlisez poine
sntentions
indécentes. Je crois par
croire
pures, maisvos
vos
que wous arez de moi offres meftraient
me-déshonore i mes
une idée qui
wous prie de vaus retirer.: propres yeusc, 3 eeje
Je m'imagine
qu'il ne faut
pas: beauconp. --- Page 320 ---
(312)
s'était procurée par son intelliet ses travaux ; d'une biengence
innée, il avait du crédit
faisance
et faire nomsecret pour indiquer
mer à des places les personnes les
méritantes et qui s'y attenplus
daient le moins. Son plaisir, son
aimable coquetterie, sij'ose m'exde traits de ce genre pour fairé connaitre
nngrand homme et pour lui concilier l'estime générale. Après de pareils faits, que
Ies personnes de couleur ont divulgués ellesla calomnie Ia plus
mêines 2 que pourrait le colonel Baudryinsidieuse ? Aussi
avoir rien à redouDeslozières ne peut-il
éprouver
ter , et le seul embarras qu'il peut c'est de
à cause de sa grande modestie $
croit
s'entendre louer sur des choses qu'il
que l'on ignore.
n'est
delesPour faire fortune, ce
pas qu'il
prit quil faut, 2 c'est de la délioatesse
ne fant pass
premier
calomnie Ia plus
mêines 2 que pourrait le colonel Baudryinsidieuse ? Aussi
avoir rien à redouDeslozières ne peut-il
éprouver
ter , et le seul embarras qu'il peut c'est de
à cause de sa grande modestie $
croit
s'entendre louer sur des choses qu'il
que l'on ignore.
n'est
delesPour faire fortune, ce
pas qu'il
prit quil faut, 2 c'est de la délioatesse
ne fant pass
premier --- Page 321 ---
(313 )
de
ainsi, étaient d'obliger
primer
manières, sans. qu'on
toutes les
et
doutât d'ou cela provenait,
se
de surprise était pour
ce genre
céleste(1),
son coeur runejonissanced tout se sait,
mais à la longue delac colonie,
elesadministraterse tourmeptait
que la reconnaissance unespartie,
enetavemhalet le reste Je n'ai
et T'on devinait dis là que de cette
su tout ce queje
moi qui
manière, et. j'avoue que bon coeur,
dire, un
ai ansi.foselo délicatesse aussi pure,
épris d'une s'allumer en moi jusqu'au
j'ai senti
pour un
feu de Tenthousiasme conviens
homme aussi rare, etje même
c'est me faire valoir
que
font'du bruit dans
(1). Les petits esprits comme une voiture
le monde, 2 a-pen-prbs rapidité dans les rues.
vide qui roule avec
D d --- Page 322 ---
( 314 )
d'avoir entrepris l'éloge de tant
que
de vertus et qui ne consiste que
danslarelationnniver de ses actions,
Je ne serai sàrement pas le seul
qui en aurait parlé, et une plume
plus exercée que la mienne réparera, ou ce queje ne saispas, ou ce
queje n'ai pasle talent d'approfonmon étudir en lui.Jaifaitsouvents
de de sa personne, comme voisin,
comme camarade, comme passant une partie de ma vie dans sa
société, comme témoin oculaire
de ses actions, et cependant comme s'il eût voulu souvent m'échapsens que je n'ai pu encore
per, 9 je tous les traits 9 et qu'il
en saisir
infinité de choses
manque une
L'abondont je. n'ai point parlé.
dance de la matière, la variété
infinie de-ses formes qui suivaient --- Page 323 ---
( 315 -
)
les temps et
naitre dans lesindividus, ont fait
de
mes idées une espèce
confusion que je ne
core développer. Aussi puis enchede
je chertoutesparts, et les
mens que je donne renseigrtesont plus le fruit de aujourdhui
publique des colons
l'opinion
que mes propres idées, honaétes, S
vent observé par les
etj'ai soume méfiant
yeux d'autrui,
moi-méme de ma
pre expérience : et de mon protié, Dien soit loué,
amibonneur
si j'ai eu le
je traite d'ébaucher le sujet
et que je voudrais
que
avec une plume d'or.
écrire
L'épouse de ce
et le meilleur de respectable chef,
la fille ainée du mes amis, est
Milhét
trop fameux Jean
, homme dont on a tant
parlé dans l'affaire de la Louisiane
soume méfiant
yeux d'autrui,
moi-méme de ma
pre expérience : et de mon protié, Dien soit loué,
amibonneur
si j'ai eu le
je traite d'ébaucher le sujet
et que je voudrais
que
avec une plume d'or.
écrire
L'épouse de ce
et le meilleur de respectable chef,
la fille ainée du mes amis, est
Milhét
trop fameux Jean
, homme dont on a tant
parlé dans l'affaire de la Louisiane --- Page 324 ---
(316 )
en 1769, pour n'avoir pas voulu
avoir voulu
être Espagnol, pour
fdèlement attaché à la
rester
France, à qui son attachement
les français lui vallut, de la
pour
part des Espagnols 3 la confiscation de plusieurs millions de fortune, 9 un emprisonnement perpétuel, et bientôt la mort, après
que le Roi de Franceleut réclamé,
et-huit jours après qu'il fut réuni
dans sa famille au Cap-Français.
Cette chère et tendre épouse est
la nièce du célèbre Joseph Milhët,
qui, comme son frère ainé, ne
voulant pas être Espagnol, arbora
la cocarde française, 9 et qui fut.
inhumainement fusillé pompeusesement avec plusieurs français sur
de la Nouvellela place publique
l'ordre de l'infame
Orléans, par --- Page 325 ---
( 517 )
la cour
O-Relly, irlandais, à qui le titre
en lui conférant
P d'Espagne,
général de la Lonide gouverneur
lui donna imprudemment
siane,
Cette flle aince,
carte blanche. comme un ange, a
jolie. et sage
le plus
toujours brillé parl'espeit aimable, par la
fn et le plus
heureuse et la
mémoire la plus
de connaissances
mieux garnie s'est toujours fait
solides; elle
et
une simplicité
remarquer par
quila fesaient
moeurs
une puretédex estimer et admirer méme
aimer 7
des femmes. cadette de ce célèbre
La Glle
et la digne épouse
Jean Milhet, Moretedle-st-tete
de monsieur
administrateur
conseiller d'état s
Plaides états de Parme, lieuxi
général Guatalla et autres
sance 2. --- Page 326 ---
(318 )
cetté dame a grandement
sur les traces de
marché
son ainée ; sa
bonté, son amabilité n'ont
de bornes, et elle est
point
ple des moeurs et de aussil'exem- la
quoique remplie
sagesse 2
La troisième d'agrémens.
fille de ce brave et
inappréciable Jean Milhét
veuve du fameux
2 est
et
thand d
savant Ar2 médécin du roi, et elle
ne le cède pas à ses sceurs
la pureté des moeurs et la conduite pour
la plus honnéte. Toutes trois
chacune un enfant
ont
tiné à
cqui parait desde leurs porter dignement le nom
pères, et de ces trois un
seul est garçon, fils de madame
Menan-d-s-stey.ete
entrevoir la
quilaisse
fa
disposition de soutenir
réputation de son père. On me
permettra de m'arréter un instant
elle
ne le cède pas à ses sceurs
la pureté des moeurs et la conduite pour
la plus honnéte. Toutes trois
chacune un enfant
ont
tiné à
cqui parait desde leurs porter dignement le nom
pères, et de ces trois un
seul est garçon, fils de madame
Menan-d-s-stey.ete
entrevoir la
quilaisse
fa
disposition de soutenir
réputation de son père. On me
permettra de m'arréter un instant --- Page 327 ---
(3 519) aademoisille
de
sur le chapitre jai vu naitre pour
Eléonore, que
je connais le
ainsi dire, et que
elle
si je ne. me trompe, ans ;
mieux; 1t
18 à 19.
a maintenant
d'avoir une
il n'est pas possible une plus belle
plus belle figure, 5 jolis yeux, un
bouche, de plus et un ensemble
teint plesageshle, mais ce quila displus seduisant;
à mes yeux
sur-tout
distingue
de tout le monde,
comme à ceux
répandue dans
c'est cette candeur modestie qui
tous ses traits, cette cette réserve
relève ses charmes, , vertus ; c'est
qui fait deviner ses
c'est
raison entourée des graces, et
la
gardée par la bonté,
la beanté
aimable, défendue
la vertu, la plus invariables ; elle
par des principes de son père. et
est la consolation --- Page 328 ---
(3 320 )
de sa mére;ciest d'elle que le colonel son père a dit :
< J'ai tout perdu, c'est
>> de bure ;
vrai, mon habit est
a Mais j'ai plus que de lor, ma fille
>> ma parure ! >>
est
Elle n'a, d je crois, quefaiblement
les talens du
jour, , mais elle sait
parfaitement bien trois langues
vivantes, et son esprit est orné de
tout ce que les meilleurs auteurs
ont écrit de mieux sur la
et T'art de
sagesse
plaire avec une noble
simplicité, Si jamais elle me lit,:
qu'elle croie' à ce que je dis d'elle;
elle n'a pas" besoin
d'encourageIent, parce qu'elle est née avec
la plus heureuse organisation
mais il entre dans mon plan de ;
la donner pour modèle, comme
il est de son aimable constitution
de ne jamais changer et de se for --- Page 329 ---
(5a1 )
dont
dansles vertus
tifier à jamais mère lui donne
sa respectable
Ces deux
T'exemple tous les jours. confonsi
d'dloge, se
étres
dignes
et pour me
dent pour le mérite, mêmes du coloservir des termes
de sa
nel, ce sont les béquilles dans les malvie. Leur courage chose étonnante
heurs est une
qui ne
pour les ames perverses comme une
regardent la vertu que
et
chose de pure circonstance, aux privaqui ne sait pas résister cette famille
tions. Dieu bénisse
et la conxéellement vertuense,
peines
bientôt des longues
sole
pendant la révoqu'elle a essuyées
colonialo, de SL-Domingues
lution
n'a été plus dignement
personne
indignement calomloué, et - plus
mais dans
nié que ce coloneli
es perverses comme une
regardent la vertu que
et
chose de pure circonstance, aux privaqui ne sait pas résister cette famille
tions. Dieu bénisse
et la conxéellement vertuense,
peines
bientôt des longues
sole
pendant la révoqu'elle a essuyées
colonialo, de SL-Domingues
lution
n'a été plus dignement
personne
indignement calomloué, et - plus
mais dans
nié que ce coloneli --- Page 330 ---
( 322 )
ces deux cas 3 son attitude a
toujours été unique. Dans le
mier cas, il a justifié au-delà pre-i les
éloges, et dans Tautre, il n'a répondu que par des faits qui ont
toujours confondu ses ennemis.
Témoin cette fameuse affaire de
Léogane, en 1791, oùt ses ennemis le conduisirent à un
conseil de
grand
guerre 3 tenu par beaucoup d'officiers
supérieurs ; il s'y
présente sans savoir, sans vouloir
savoir ce qu'on lui voulait
conseil de
; ce
guerre se tenait au gouvernement même du Port-auPrince. On lui lit les chefs d'accusation ; il n'eut d'autre
à faire que de justifier des réponse ordres
qu'il avait reçus et de limpossibilité d'avoir fait ce dont on Taccusait;bientôt ce conseil de guerre --- Page 331 ---
( 323 5
assemn*
il se change en
est terminé,
le colonel est em*
blée d'amis, et
parts. .Ses
brassé et félicité de toutes
déshoennemis sont confondus , tons les
dans
norés et vilipandés
oùt ils avaient fait transpirer
lieux calomnies ; on n'a jamais eu
leurs
parce que sa conraison contrelni,
affaire de
duite n'a jamais été une
mais unesnite indispensacalcul,
rigoureux (1),
ble de ses principes bonté sont d'un
Sa douceur et sa
son
recommandable par
homme
le sangcaractère. Envisnge-t-on la nature
froid que lui a donné
oùt tant
dans des circonstances On est.
d'hommes en manquent?
des hommes de génie
() La méthode rivières qui communiquent
ressemble à ces
aux
âlOcéan par des routes imperoepubles
yeux du peuple., --- Page 332 ---
( 524 )
assuré que la prudence
dirige ses
opinions ; il met une activité
extréme à exécuter ses résolutions, inspirées par la sagacité la
plus rare 9 et l'on est étonné de
sa constance, de la fermeté qu'il
montre dans ses entreprises qu'il
suit avec une vigilance et de soins
inimaginables;rien ne le rebutait,
ni travaux, ni calomnie, ni revers;
il semble même que plus il est
persécuté pendant la révolution,
plus il est fertile en
et il étonne
expédiens s
toujours par sa présence d'esprit. Toujours maître
de lui et supérieur aux orages, il
est comme une, montagne au milieu d'un ouragan; il ne manque
jamais de garder l'usage entier de
son excellente téte; ; modeste avec
ses égaux, il semble qu'il n'est
ait,
ni travaux, ni calomnie, ni revers;
il semble même que plus il est
persécuté pendant la révolution,
plus il est fertile en
et il étonne
expédiens s
toujours par sa présence d'esprit. Toujours maître
de lui et supérieur aux orages, il
est comme une, montagne au milieu d'un ouragan; il ne manque
jamais de garder l'usage entier de
son excellente téte; ; modeste avec
ses égaux, il semble qu'il n'est --- Page 333 ---
(525 )
parlant peu
comme un autre,
dique
toujours ce que
et approuvant
avec bonsent ses amis; il profite lui donne : 7
homie des avis qu'on douce que
et sa société estla plus
valoir
ilf faitbenucoup
jeconnaisse;i
jamais de lui;
les autres et ne parle naturellement tid'un caractère
à des
il croit parler
mide quand
le croirait sans
supérieurs 2 on
si on ne le connaissait
moyens dans les choses indiffépas, et
croirait qu'il pense à
rentes, on
est-il irrité par un
peine ; mais
ou qui fait
grand qui Y'opprime C'est T'audace
souffrir les siens? défend ses petits ;
de la poule qui Y'entend parler d'or
à Tinstant on
d'Hercule;
de sa massue
et frapper
fécond alors que son
rien de plus rien de plus redouimagination, --- Page 334 ---
(526 )
table que linvention de son génie,
bon, mais juste dans cequi se
porte à la subordination
rapraisonnable ; il étaitle père de ceux
commandait;
qu'il
on lui était attaché
par affection, et on lui obéissait
avec confance. On était -si
suadé de ses lumières, de
person expérience, de sa
-
sagacité > on le
voyait si complettement maitre
de lui-méme au millieu des flammes de la révolution,
cessait de se rattacher qu'on ne
à lui tant
on croyait qu'il était fait
venir à bout de tous les
pour
obstacles
grands
; témoins le fait où une
troupe considérable d'un parti
posé déserta l'étendard d'un chef oppatriote, et demanda à passer sous
les bannières de Créte; illesrefusa
par respect pour les dragons qu'il --- Page 335 ---
( 527 )
mais
mésallier ;
ne vonlait point admiraient le chef
ces déserteurs
ennemis, tandis
deleurs prétendus celui qui était
qu'ils méprisaient
à cause
à leur tête à Léogane, avarice,
de sa lâcheté et de son
sur la même ligne
Lun tonjours
combattait
avec les dragons 9
le
eux corps à corps plus
comme
l'autre ne sortait jasonvent, et
lui, et ses ordres
mais de chez
Le premier
étaient impérieux. tout ce qu'il
donnait volontiers
mais T'autre, loin de donner,
avait;
qu'on lui donne.
exigeait souvent
publie
Je satisfais mon coeurije
de tous ceux qui
la reconnaissance servir sous lui;
ont eu Thonneurdes A MON DÉFUNT
je rends hommage Ror Louts SEIZE, 3
MAITRE ET MON
et l'avait
iqui avait su Tapprécier
et
lui, et ses ordres
mais de chez
Le premier
étaient impérieux. tout ce qu'il
donnait volontiers
mais T'autre, loin de donner,
avait;
qu'on lui donne.
exigeait souvent
publie
Je satisfais mon coeurije
de tous ceux qui
la reconnaissance servir sous lui;
ont eu Thonneurdes A MON DÉFUNT
je rends hommage Ror Louts SEIZE, 3
MAITRE ET MON
et l'avait
iqui avait su Tapprécier --- Page 336 ---
(328 )
enfin une dette a
choisi ; je paye
les
la patrie, en faisant connaître
grandes actions d'un homme qui
ne se connait pas lui-même, et
qui par, sa modestie est d'une trop
grande indifférence sur sa provie. Il ne lui a manqué que
pre d'étre sur un grand théàtre pour
être admiré du monde entier ; et
sila colonie de St-Dominguen'ent
eu une révolution qui a devoré
pas
tous ses individus 2 ce
presque
d'une tromcolonel aurait eu plus
dans chaque
pette de sa renommée
contrée, et l'on aurait eu du plaisir à chanter par-tont 9 en prose .
celui
s'est conduit
et en vers 7
qui
tant de
qui, au péril
avec
sagesse, servila cause
de sa vie, a sisouvent
de
de Thumanité, qui a mis tant
désintéressement et de générosité
dans --- Page 337 ---
dans les actions (329 )
privées et
ques, qui.aujourd'hui
publicore, malgré son
méme entage le peu qu'il infortune, se
parun travail excessif
procure par
dividus
avec huit insenlement malhegrenx , dont trois
Quel estle forment sa famille.
coeur dur qui ne serait
pas attendri sur un homme
tueux, et qui dansle siècle
versommes 1 fait sans s'en
où nous
la critique de tant
apercevoir
ne détacheraient d'igoistes, qui
mense
pas de leur imtie
superflus la plus petite
pour soulager une
parfortunéel... Lni quia familleintout
jusqu'à sa brillante
perdu
n'a plas d'antre. jeunesse xqui
santé, que. le
fortue qu'une
au travail
penchant trop fort
tant à lautre, peut. déranger d'unins
qu'un. état medioEe --- Page 338 ---
( - 330 )
cre auquel la parcimonie la plus
honteuse n'accorde que des appointemens à peine alimentaires - 7
lui qui parait ne pas même s'occuper de son avenir, outre les cinq
infortunéés qu'il soulage dans sa
maison, trouve encore le secret de
glisser de temps en tempsquelques
écus à une famille indigente, qui
de le dire à ceux
ne rougit pas
de voir
le hasard lui permet
que
et d'oit je le a sais !
quelquefois,
dame,
Il est vrai que sa respeetable
demoiselle
que son incomparable admiraTentretiennent dans ces
bles dispositions 1 et qu'elles ne
plus contentes que le
sont jamais
même du
jour oùt elles manquent
absolu nécessaire pour avoir
plus
malheureux que
obligé un plus
* attendri
élles etje ne serais pas
de le dire à ceux
ne rougit pas
de voir
le hasard lui permet
que
et d'oit je le a sais !
quelquefois,
dame,
Il est vrai que sa respeetable
demoiselle
que son incomparable admiraTentretiennent dans ces
bles dispositions 1 et qu'elles ne
plus contentes que le
sont jamais
même du
jour oùt elles manquent
absolu nécessaire pour avoir
plus
malheureux que
obligé un plus
* attendri
élles etje ne serais pas --- Page 339 ---
(331 )
familler
jusqu'aux larmes sur une
et.
méritante, aussi pieuse,
anssi
enchanté ne publierait
mon coeur
tant de vertus!..
pas avec transport soient les ames assez:
Quelles que
pour
viles, les sots assez ignorans me
croire au mérite 1 pour
ne pas
supposer un enthonsiasmeininaster >
mensongeresse
ane partialité
sévérité natumalgré pourtant ma
avarice
relle,et j'oserais dire mon
distribuer mes louanges,je
pour
dela vérité,
me livreà l'inspiration
sais d'un
et je dis tout ce que je
méme
homme dont les ennemis
servi dans tousles temps que
n'ont
briHant tableau.
d'ombres à son côté, nous somMais d'un autre
par la considémes encouragés honnêtes
nous
ration que les
gens
ils
sauront gré de notre travaili --- Page 340 ---
C 352 - )
nous pardonneront mémeles imperfections dont il est entouré. Il
me semble que le cadre le plus
simple n'est même pas aperçu
autour d'un beau sujet. Je ne rapporte strement pas tous les beaux
traits de la vie de ce colonel; d'ailleurs ce n'est pas sa vie: que je
donne, ce ne sont que quelques
traits détachés, ,etiln'est pas étollnant qu'il ne nous en soit beaucoup échappé. Ce n'est pas un
homme en place que nousl louons,
ce n'est pas un homme riche dont
nous caressonsles écus (1), notre
éloge porte sur un individu quia
fut quelque chose autrefois, qui
(1) Les flatteurs trouvent Ieur compte
auprès des grands, comme les médécins
auprès des malades imaginaires. Ceux-ci
payent pour * des maux, et ceux-là pour
des vertus qu'ils n'ont pas. --- Page 341 ---
( 553 )
rien, qui ne peut plus
n'est plus
parait oublié
rien, et qui méme
(1
d'une mmnitnedicnamagense doit à la vérité
oubli qu'il ne
la reson obstination pour
qu'à
mépris qa'il a pour
traite, qu'au
une voie détout ce qui parait
tournée,et sut Tintriguer. dire, c'est
nous osons le
a Enfin,
nous travailpour la postérité que sans donte 9:
jour,
lons ; quelque
de St.-Domingue,
on fera l'histoire
M. Baudryet personne plus que d'y briller.
Deslozières ne mérite
des matériaux que nous
Ce sont
qui pouvaieut
avons rassemblés,
attache auprès
(1) Il faut une continuelle voulons qu'ils se soudes ministres, si nous Leur mémoire en cela
viennent de nous.
qui ne reçoit les
a du rapport à une glace T'objet lui est
iinpressions qu'autant que
présent,
.-Domingue,
on fera l'histoire
M. Baudryet personne plus que d'y briller.
Deslozières ne mérite
des matériaux que nous
Ce sont
qui pouvaieut
avons rassemblés,
attache auprès
(1) Il faut une continuelle voulons qu'ils se soudes ministres, si nous Leur mémoire en cela
viennent de nous.
qui ne reçoit les
a du rapport à une glace T'objet lui est
iinpressions qu'autant que
présent, --- Page 342 ---
( 334 )
rester inconnus dansles décombres
de St-Domingue, a 3 et que je retire
du marais où ils étaient
On ne doit point préeipités.
homme
juger d'un
par ce qu'ilingnore 7 mais
par ce qu'il sait. Ce n'est rien
d'ignorer beancoup dec choses lorsqu'on est capable deles concevoir,
et qa'il ne manque que de lesavoir
apprises. Notre zèle supplée donc
aux talens s et notre
à la vérité, ne
hommage s
pent manquer strement d'avoir quelque prix aux:
yeux de ceux qui savent
coniser la vertu c'est
que préen avoir un
peu, et les méchans seuls Ott les
orgueilleux ronges d'envie,
vent seuls nous contredire peuquelquefois par le désespoir où ils
seront de n'en pas mériter autant.,
J'aurais pu attendre, me dira-t-on,, --- Page 343 ---
(535 )
de
ne - soit plus pour parler
quil
est pitoyable
lui; ce raisonnement il est encore plus
par-tout 5 et quand il s'agit d'un
insontenable, n'est plus sur son
homme qui dont la vie retirée est
théâtre, et de mort. Au surplus, S9
une espèce
comme
quand on le foraitrevivre, n'est-ce pas
il le mérite encore,
vaut, de
de ce quil
une preuve valoir, et n'est-il pas
ce qu'il peut
changer de printrop sage pour croire que la vérité
cipes ? Peut-on soût dans le cas d'enides louanges
aussi modeste et
vrer un homme milieu de lenfait pour vivre au
temps de sajeunesse
cens.Dansle ébloui de plusieurs éloa-t-il été
de lui ? C'est
ges qu'on a fait
lui peut- vauêtre même cettejustice qui d'étre
Thonneur de mériter
dra --- Page 344 ---
(3 336 )
loué long-temps après sa mort.
Enfin,j je brave toutes les critiques
de la méchante envie, pour rendre
hommage à des vérités vivantes, 2
et pour charmer mon coeur par des
sentimens quin'ont pas besoin d'illusion pour étre délicieux.
F I N. . --- Page 345 ---
-
S
a
S
E --- Page 346 --- --- Page 347 ---
E RRATA
ligne 16, au-lieu
PITRE DÈDICATOIRE,
9 lisez prouver.
le prouverons
Ferrand-dsge 7 - lig. dernière $
lisez Femnddebuandiere.
Labaudieres,
Milhet, lisez Milhét,
g 22, lig. 1.re, 3
lisez Léonval.
23,lig 13, Léonvel,
g.
égaliser, lisez égalert
Ag. 29, 2 lig- 14,
ralentit, lisez le
425 lig. 1.re 5 se
Ag.
Valentit.
donna à téte baissée ;
ag. 52, lig. 4, baissée.
lisez donna tête
serait j
60, lig. 8, la tranquillité
Pag.
ne fut.
lisez la tranquillité
lisez secours.
Pag. 99, lig. 3, socours,
d'Ingirac, 2 lisez dInginacs
Idem, lig. 19:
14,
ralentit, lisez le
425 lig. 1.re 5 se
Ag.
Valentit.
donna à téte baissée ;
ag. 52, lig. 4, baissée.
lisez donna tête
serait j
60, lig. 8, la tranquillité
Pag.
ne fut.
lisez la tranquillité
lisez secours.
Pag. 99, lig. 3, socours,
d'Ingirac, 2 lisez dInginacs
Idem, lig. 19: --- Page 348 ---
Pag. 124, lig. 13,. fermés, lisez forma
Pag. 129 1 lig. 4, varra 2 lisez verra.
Pag. 158 2 lig. 16 2 ell Chonneur 7 list
ayant eu l'honneur,
Pag: 185, ligne 11 2 Louis Narcis, lisk
Louis Narcisse.
Pag. 186,lig. 5, Philippine d'Escourboy
lisez de la famille des Phelipair
aEiounion-de-langen
Pag. 188, à la note, Rabaille-Maalton
lisez Rabaille-Maltor.
Pag. 198,lig. 12, hauteur qui convien;
c'est là qu'on doit mettre le poir
virgule qu'on a placé trop en avant
et mettre une virgule à sa place.
Pag. 200, lig. 7, Saphos 2 lisez Sophod
Pag. 206, lig. 12, le coton naimal, lise;
le coton animal.
Idem, 2 lig. 21 9 hommes remarquables
lisez êtres remarquables.
Pag. 214, lig. 9, Dufour de Rions, lise;
Dufour de Riams. --- Page 349 ---
214, lig. 14, assowvissaiont, 2 lisez
Pag.
asservissaient.
vinstallant, lisez en
Pag. 217 , lig. 7 1
Vinstallant.
lisez le
lig. 18, la veut bien 2
Pag. 229,
veut bien.
lisez
18 2 ascives ,
Pag. 230 , lig.
lascives.
puis nommer ,
Pag. 233, lig. 10, queje
lisez que je ne puis nommer.
lisez
Pag. 241 , lig. 3 7 panesse 7.
paresse.
de St-Quintin,
Pag. 280,1 lig. 4,Lafebore
lisez Lefébvre ( de St.-Quentin. )
502, lig. 1,re 2 sur la propriété ,
Pag.
lisez sur la prospérité.
lisez'
Pag. 504, lig. 19, quonleperdits
qu'on le pendit.
lui donne 7
Pag. 327 1 lig. 15, quion
lisez qu'on lui donnât.
533, lig, 8 1 et sut Tintriguer 2
Pag.
lisez et sent Tintrigue. --- Page 350 ---
1-l6 --- Page 351 ---
E804
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