--- Page 1 ---
L55
SM
J
=
-
-
a I
-
-
a
I
ABabemnntegbey
MAenhaainsoare --- Page 2 ---
Honuth
MARCILIST
CALABIN,
he1 Hir
Qurrnspmur
REITTAES
Hlabnt Garter Brown
Lilmarg
Bromn Intbersity
- --- Page 3 --- --- Page 4 ---
Ct --- Page 5 ---
* --- Page 6 --- --- Page 7 --- --- Page 8 ---
a
SYIFANTERESINEI FNaALANeN
12 Rebenined HNAuenteri letel Mbniroteul --- Page 9 ---
PRÉCIS HISTORIQUE
DES DERNIERS ÉVÈNEMENS
DE LA PARTIE DE LEST
DE
SAINT-DOMINGUE,
DEPUIS LE TO AOUT 1808, JUSQU'A LA
CAPITULATION DE SANTO-DOMINGO.
Avec des Notes historiques 2 politiques et statistiques sur
cette partie ; des Réflexions sur TAmérique septentrionale 3 et
des Considérations.uriAmerigue méridionale, et sur la restauration de Saint-Domingue.
DEDIE
AS. Exc. Mgr. LE VIG-ARMALDECRÉS, MINISTRE DE LA MARINE
ET DES COLONIES, GRAND AIGLE ET CHEF D'UNE DES COHORTES DE
LA LÉGION D'HONNEUR, etc.
PAR M. GILBERT GUILLERMIN,
CHEF D'ESCADRON ATTACHÉ A L'ÉTAT-NAJOR.
Orné du portrait du général Ferrand, d'une vue de Pancien
palais de Christophe Colomb, 2 et d'une carte des positions
respectives des deux armées.
Impunitas peccandi illecebra Pu.
: PARIS
Chez ARTHUS-BERTRAND, libraire, rue Hautefeuille,n* 23.
--- Page 10 ---
- --- Page 11 ---
AYANT-PROPOS,
Ja satisfait, en écrivant, à la principale obligation d'un historien, qui est
de dire la vérité. Je n'ai connu d'autre
considération que celle de mes devoirs,
d'autre influence que celle de l'impartialité. Ladulation, 2 qui ne voit que
des perfections, et la haine, qui in'aperçoit que des défauts, pourront trouver
delinexactitude dans les caractères
que
j'ai tracés; mais je répondrai que j'ai
été le témoin oculaire des faits,
7 que
j'ai connu particulièrement les hommes
marquans dont j'ai parlé, 2 et que mes
intentions sont pures.
Quant au style de l'ouvrage, je l'abandonne à la critique sévère des puI --- Page 12 ---
(2)
ristes ; je me bornerai à observer que
cette histoire est écrite par un militaire,
au milieu du tumulte des camps, et que
ma tâche sera suffiamment remplie, si
je parviens à jeter quelque intérêt sur
des faits qui honorent la garnison de
Santo-Domingo. --- Page 13 ---
INTRODUCTION,
Dereis long-temps les habitans de
Ia partie de l'est.de Saint - Domingue
avoient dans le ceur le germe révolutionnaire qui les a conduits, progressivement, sur les bords de l'abime où
ils se sont enfin précipités : il suffit,
pour reconnoitre son existence 2 de
tracer le tableau rapide de ces époques,
où les principes désorganisateurs et la
tendance de tous les peuples à l'esprit
de révolte, exercèrent leur influence
dangereuse sur l'infortunée colonie de
Saint-Domingue.
Il étoit difficile que la contagion du
mal, en étendant ses ravages dans la
partie française, ne répandit pas ses
élémens destructeurs chez un peuple
voisin, dont la destinée venoit d'être
reconnoitre son existence 2 de
tracer le tableau rapide de ces époques,
où les principes désorganisateurs et la
tendance de tous les peuples à l'esprit
de révolte, exercèrent leur influence
dangereuse sur l'infortunée colonie de
Saint-Domingue.
Il étoit difficile que la contagion du
mal, en étendant ses ravages dans la
partie française, ne répandit pas ses
élémens destructeurs chez un peuple
voisin, dont la destinée venoit d'être --- Page 14 ---
A
(4)
changée par l'effet des crises
de TEurope, maisiq
politiques
jours dans le
qui. conservoit touancien
cceur le souvenir de son
à ses habitudes gouvernement, son attachement
et à des
ligieux, diamétralement préjugés reidées libérales du 1A
opposés aux
temps et au
régénérateur du
: système
nouveau
ment (i). Si l'on considère gouvernecontraste dans le caractère encore le
deux"
nationaldes
peuples, réunis sous une méme
domination, et la politique
dess hommes
incertaine
que les circonstances
pélèrent à les
apgouverner, il sera facile
d'apercevoir les premières traces de la
révolution du Io août
causes'
1808, et les
a
immédiates de son
progression. inmain
ellrayante
un Le traité de Bale, 2: en fixant le
des habitans de. la
sort
partie de l'est de
Saint-Domingue, n'avoit
Tépoque de la cession. pas déterminé
Toussaint ouverture (2);
que son --- Page 15 ---
((52))
génie actif; entreprenant ettambitieux
avoit élevé au gouvernement de la par-i
tie francaise, ; en: l'an VH (26 octobrer
1798), marchoit à grands pas vers lindépendance, et convoitoit depuis longla
de la partie espatemps possession la réunion étoit absolugnole, dont
ment essentielle au nouveau J plan
constitutionnel qu'il avoit conçu pour S
l'ile.
rt
3:.
toute
doué
Mais cethomme extraordinaire,
d'une sagacité pénétrante ctd'une: profonde dissimulation, 5; vouloit arriveri inst
sensiblement à iadedtioadesepagpelsr
qu'il masquoit habilement sous l'appa-1
de sa fidélité et de soni
rence trompeuse
attachement à la France. Voulant couvrir toutes ses démarches du voile sacrés
des formes et de son prétendu respectr
l'autorité souveraine; il réclama,
pour
dusieur Roume,
en 18oo,Tinterventions
commissaire du pouvoir exécutif pour
la prise de possession de la partie respasl
lement à iadedtioadesepagpelsr
qu'il masquoit habilement sous l'appa-1
de sa fidélité et de soni
rence trompeuse
attachement à la France. Voulant couvrir toutes ses démarches du voile sacrés
des formes et de son prétendu respectr
l'autorité souveraine; il réclama,
pour
dusieur Roume,
en 18oo,Tinterventions
commissaire du pouvoir exécutif pour
la prise de possession de la partie respasl --- Page 16 ---
(6)
gnole, conformément
On assure même
au traité de Bale.
violencelacte
qu'il lui arracha
da la nécessité officiel sur lequel il fon- par
coércitifs en cas d'employer de refus les moyens
gonverneur, don
de la part du
gouverneur
Joachim Garcia. Ce
avoitfait 2 auquel le sieur Roume
testation parvenir secrètement une procontre l'acte
d'une fausse
précité, s'étaie
du traité de interprétation des articles
rer les soldats Bale, ne veut pas considéde' Toussaint comme
troupes
des
mént francaises, et refuse explicited'accédera une demande
paroit insolite et
qui lui
prémarunde.Tousesint
Louviture, qui ne désiroit
texte, Se meten marche
qu'un pré.
cement de janvier danslecommen
mille
1801, avec quatre
hommes, arrive sous les
Santo - Domingo, le 26
murs de
rencontrer d'autre
janvier, sans
de quelques
résistance que celle
la rive droite troupes du
qui occupoient
Nissao. --- Page 17 ---
(2)
Le président, obligé de céder, apporte les clefs de la ville à ToussaintLouverture et les dépose sur une table.
( Monsieurle président, lui ditToussaint, jauroisl'air de les prendre;veuillez avoir la bonté de me les remettre
vous-méme entre les, mains;je ne suis
point venu à Santo-Domingo en enne-.
mi, mais comme l'homme d'un gouvernement ami et allié du vôtre, pour réclamerl'exécution d'un. traité solennel.>
Toussaint, parvenuà son but, se hâte
d'organiser toutes les branches de l'administration civile et militaire; et, vu
la pénurie de ses finances, il emprunte
du président Joachim Garcia 298,000
gourdes, qui se trouvoient dans le trésor royal, et qu'on se garda bien de
Jui refuser.
Les Espagnols, consternés par un
ordre de chose aussi inattendu gu'étranger à leur caractère national et à
leurs habitudes 7 effrayés surtout des --- Page 18 ---
(8)
mesures que Toussaint se propose de
pediesretatirementanes établissemens
publics, telsque l'entretien
routes et la fondation de desgrandes
villes dans les
quelques
principales rades de la
partie del'est, regrettentles
reux de l'indolence
temps heuet de la
et ne considèrent leur
médiocrité,
nouvel état
litique que comme une servitude poporaire que la loi du plus fort tem- leur
impose.
Pendant que le
de Toussaint
gotvernementyiolent
comprime dans la partie
espagnole les effets du
désespoiretdela
vengeance, sa politique insidieuse
pare les esprits dans la partie
préaux innovations
française
médite. Devenu importantes qu'elle
enfin maître
un acte constitutionnel
absolu par
1801, émané d'une
du 29 août
assemblée
tative réunie par la terreur, il représen- ne
à la France que le droit
laisse
sanctionner
illusoire de
son usurpation, et le pri-
du
désespoiretdela
vengeance, sa politique insidieuse
pare les esprits dans la partie
préaux innovations
française
médite. Devenu importantes qu'elle
enfin maître
un acte constitutionnel
absolu par
1801, émané d'une
du 29 août
assemblée
tative réunie par la terreur, il représen- ne
à la France que le droit
laisse
sanctionner
illusoire de
son usurpation, et le pri- --- Page 19 ---
(9)
vilége idéal du commerce exclusifdans
son nouveau royaume.
A cette époque commence la décadence de son autorité. Devenu cruel
par calcul, il fait périr tous ceux dont
il redoute l'influence ou l'ambition, 1
Moïse, son parent, général de division,
meurt victime de la politique la plus
machiavélique; il parcourt, avec la rapidité de l'éclair, tous les départemens,
laissant par-tout l'impression de la terreur et les traces de sa cruauté. -
Sa rage redouble en apprenant les
préparatifs de la France pour envoyer
une escadre à Saint-Domingue. Dévoré
d'inquiétude, ilse rendà Santo-Domin"
go, où il arrive le 2 janvier 1802. Il
exige de ses généraux un nouveau serment de fidélité, et ordonnele départ
du régiment espagnol fixe 7 qu'il fait
massacrer par sa garde d'honneur à la
Croie-des-Bouquets.
Les Français paroissent le 3 février --- Page 20 ---
(10)
1802, et les
saint éclatent compablesprojets de Tousen méme
tenans demandent
temps. Ses lieuner l'entrée
des délais pour donmais
aux. armées de lar
une temporisation
métropole,
inconciliable
honteuse étoit
France, avec avec la dignité de la
la sûreté des
ce tigre tenoit
victimes que
et avec le
sous sa griffe meurtrière,
succès des
opérations militaires.Legénéral Leclerc se.
copséquence à faire
dispose en
souveraine
respecter l'autorité
par les moyens de
puisque les voies de
force 2
été éinutilement
douceur avoient
débarquer devient employées, Le signal de
lui de lincendic pour Christophe celâches
; et les nègres,
pour disputer le terrain
trop
pes françaises, ne
aux troudes cendres
laisentaprès eux
et les traces
que
leur barbarie.
hideuses de
lieutenans
Toussaint, réuni à ses
sur les hauteurs
ronnent le
qui envila
cap, est combattu entre
fureur de voir son
sceptre brisé, et
débarquer devient employées, Le signal de
lui de lincendic pour Christophe celâches
; et les nègres,
pour disputer le terrain
trop
pes françaises, ne
aux troudes cendres
laisentaprès eux
et les traces
que
leur barbarie.
hideuses de
lieutenans
Toussaint, réuni à ses
sur les hauteurs
ronnent le
qui envila
cap, est combattu entre
fureur de voir son
sceptre brisé, et --- Page 21 ---
(Tr)
la joie barbare d'assouvir sa vengeance
la destruction d'une ville où il répar
gnoit naguère avec le despotisme d'un
sultan. Ces hordes sauvages fuient vers
les hautes montagnes de la partie du'
nord, et presque à la même époque,
les villes maritimes du nord, del l'ouest
erdusud,subisentls loi du vainqueur.
On vit alors ce méme peuple qui, 4
en 1808, se rend coupabled'unesfrense
trahison, 2 défendre avec énergie les
droits de son nouveau souverain et
affronter tous les dangers pour établir
son autorité. Cent cinquante Espagnols,
réunis à quelques Français, forment le
dessein hardi, au millieu d'une ville où
Paul Louverture commandoit à la tête
de dix-huit cents nègres, 2 de s'emparer
desportes dela place, et de les livrer au
général Kerversau, quisetrouvontibord
d'une frégate avec cinq cents hommes
de troupes. Ce projet audacieux s'exécute en partié dans la nuit de 8 février, --- Page 22 ---
(12)
mais les Français ne peuvent
à débarquer, etles
parvenir
égorgé la garde du conjurés, fort
aprésavoir
celle de la porte
Saint-Gilles et
de fuir dans la principale, sont obligés
cetteoccasion campagne. C'est dans
que périt
le
tcourageusement
lieutenant - colonel d'artillerie Meran, renversé d'un coup de
moment où il
feu, au
pides
encourageoit ses intrécompagnons.
Toussaint succombe enfin dans
lutte contre la
sa
dans le
France, mais il laisse
coeur des Espagnols,
primés, le souvenir des maux qu'ilaopsoufferts et une prévention qu'ils ont
contre toute
défavorable
espèce de domination
étrangèrc.
Cependantles événemens se
et les Espagnols, délivrés du pressent,
Tonssaint,
joug de
chûte cette éprouvent encore après sa
continuité d'effroi
laissent ordinairement les fortes que
sions d'une grande
impresterreur. Tout, jus- --- Page 23 ---
(15)
qu'aux moyens qui doivent cicatriserles
plaies profondes du règne sanguinaire
d'un tyran, perpétue dans leur ame
l'idée de leurs maux passés.
Le général Desfournaux est appelé
au commandement de la partic espagnole, sa première sollicitude est de
tranquilliser les esprits, 2 et der rappeler
ses paisibles habitans à des occupations
plus conformes àleur caractère étàleur
bonheur: Il se hâte de les faire participer à l'istant de calme auquel la soumission générale des nègres venoit de
donner lieu; mais il est rappelé au cap,
et son départ excite les regrets. Les Espagnols ne faisoient donc qu'entrevoir
le bonheur, lorsque les élémens désorganisateurs commencèrent à se répandre de nouveau chez leurs infortunés voisins.
Quatre mois avoient suffi au général
Leclerc pour terminer cette campagne
glorieuse, dont les résultats tenoient
hâte de les faire participer à l'istant de calme auquel la soumission générale des nègres venoit de
donner lieu; mais il est rappelé au cap,
et son départ excite les regrets. Les Espagnols ne faisoient donc qu'entrevoir
le bonheur, lorsque les élémens désorganisateurs commencèrent à se répandre de nouveau chez leurs infortunés voisins.
Quatre mois avoient suffi au général
Leclerc pour terminer cette campagne
glorieuse, dont les résultats tenoient --- Page 24 ---
(24)
pour ainsi dire du. prestige:
combats, où la
quelques
s'étoit constamment supériorité de nos armes
renversé ce colosse soutenue, avoient
par l'ambition effrénée formidable, élevé
enivré du
d'un homme
La colonie sang européen.
française
etp pouvoit
respiroit enfin,
de réprendre telinmeralepéraner bientôt
flatteuse
mais la fatalité
son ancien éclat:
destinée de cet présidoit sans cesse à la
infortuné pays. Le géne
xalLeclere, dun
avec un cceur droit,
homme
lestalens
guerrier,
d'état, et la valeur d'un
vrage. Des ne alarmes peut consolider son oupar le génie actif adroitement de la
semées
peut-être même par des destruction,
de la gloire du
ennemis secrets
nent l'éveil à général Leclerc, donindigènes,
Tinquiétude des troupes
qui.jusqu'aloes
posées avec confiance
sétoientredu gouvernement
sur la clémence
de son représentant, français et la loyauté --- Page 25 ---
(15)
On coure de nouveau aux armes; la
maladie", 7 plus dévorante que le fer des.
nègres, porte le ravage dans nos camps
et le désespoir dans les villes.
Le général Leclerc ne peut survivre
à cette affreuse catastrophe;le maldont
il est atteint, agravé par les affections
morales les plus accablantes, ne lui
laisse que le temps de faire des voeux
pour le salut d'un pays auquel il avoit
sacrifié son existence (3).
Saint-Domingue, après sa mort, n'est
plus qu'un théâtre de désolation ; le
sang coule de toute part, la victoire est
disputée long-temps avec un égalacharnement de part et d'autre, et après les
angoisses d'une longue agonie, la colonie tombe au pouvoir du plus féroce
des Africains (4).
La partie espagnole devient alors l'asile d'un petit nombre de braves bien
décidés à disputer à ses nombreux ennemis cette portion précieuse de Saint --- Page 26 ---
(16)
Domingue, c'est à cette époque désastreuse que commencent à se développer les germes du
occcasionné par l'état amécontentement violent
qael se trouvoient les
dans legnols, depuis la cession habitans Espal'Est à la France.
de la partie de
Jamais occasion plus favorable
s'étoit offerte à eux
ne
leurs prétendus
pour revendiquer
Entrainés
sdonatiadipentinee
parl'espoir de
ou - de
devenir libres,
reprendre des chaînes
longue habitudeleur avoit fait gu'une
ils ne songent qu'aux
chérir 7
l'un ou lautre
moyens d'executer
leurs.
projet; dans le délire del
combinaisons
tent dans la même balance politiques, ils metToussaint, etl la conduite les crimes de
Français leurs libérateurs. généreuse des
Legénéral Kerversau, militaire
distingué par ses talens
aussi
lités du cceur, avoit que par les quas
délivré la
1'Est de la
partie de
tyrannie des nègres; mais
l'un ou lautre
moyens d'executer
leurs.
projet; dans le délire del
combinaisons
tent dans la même balance politiques, ils metToussaint, etl la conduite les crimes de
Français leurs libérateurs. généreuse des
Legénéral Kerversau, militaire
distingué par ses talens
aussi
lités du cceur, avoit que par les quas
délivré la
1'Est de la
partie de
tyrannie des nègres; mais --- Page 27 ---
(27)
sans troupes et sans-argent pour SOutenir dans le Mirebalais une guerre active contre un des licutenans de Tous- 1
saint, dont le projet étoit d'envahir le
territoire espagnol, il avoit été forcé
d'en faire supporter tout le poids aux
personnes et aux propriétés.
G Ces nouvelles atteintes; portées à la
tranquillité et à la fortune des habitans, n'étoient guères propres à leur
faire oublierlesmaux qu'ilsavoieutsouf
ferts sous Toussaint. Ils s'étoient néanmoins résignés, dansl'espérance que ces
mesures violentes ne pouvoient. être
dell longue T durée. La nécessité impérieuse oùl se trouve le général Kerversau, àr une"époque oil'armée de Toussaint f conserved encore une attitude
menacante, sembloit justifier à. leurs
yeux la rigueur des sacrifices qu'on exigeoit d'eux; mais ils avoient été révoltés
par les vexations cet la cupidité des
hommes préposés rà Fenrôlement des
--- Page 28 ---
(18)
conscrits et à la
butions.
répartition des contriLe général Kerversau,
doate. par les auteurs de trompé sans
sions, n'avoit
ces concuspas songé à arrêter ces
désordres, et sa foiblesse fit dès-lors
germer dans le cceur des
élémens du
opprimés les
révolte,
mécontentement et de la
Les factieux saisissent le
la presque totalité de la moment où
évacuée, etméditent,
colonie est
dans des
séditienx, le
colloques
çais,
massacregénéral des Franpour déclarer ensuite leur indépendance. Leur coupable
recevoir son exécntion, projet alloit
2 si le général
Kerversau, prévenu de leur
ne se hâte de revenirà
complot,
le Gseptembre
Santo-Domingo,
où les
1803, au moment même
troupes évacuées de Jacmel
noientheurensemente
vejurés se séparent,
d'arriver.Lest s'conmaisne se désunissent
pas; limpunité suit le crime,
et.les --- Page 29 ---
(19)
coupablesn'attendent qu'une nouvelle
occasion pour éclater.
Cest dans ces conjonctures critiqués
que l'évacuation générale de la partie
française a lieu, et que le général Ferrand, réclamantson droit d'ancienneté,
vient à Santo-Domingo prendre le comSateatihsorosrtmem
cent hommes venusdeSantiago aveci lui.
Les circonstances n'étoient pas favorables aux esprits remuans etinquiets.
Le général Ferrand adopte un nouveau
système de gouvernement, et force' la
reconnoissance des Espagnols par des
actes de justice et de bienfaisance. Les
agitateurs disukeateureatiset
et les habitans accourent, en mars
1804, à la défense de Santo-Domingo,
menacé par vingt-deux mille nègres
sous la conduite de Dessalines. Ce chef 2
des nègres est obligé de se retirer; la
tranquillité renaft dans le pays, et les
années qui suivent le siége sont éga-
reconnoissance des Espagnols par des
actes de justice et de bienfaisance. Les
agitateurs disukeateureatiset
et les habitans accourent, en mars
1804, à la défense de Santo-Domingo,
menacé par vingt-deux mille nègres
sous la conduite de Dessalines. Ce chef 2
des nègres est obligé de se retirer; la
tranquillité renaft dans le pays, et les
années qui suivent le siége sont éga- --- Page 30 ---
a lement
20 )
signalées par la douceur du
l'amour gouvernement, on peut même dire
que le général
par
aux Espagnols.
Ferrand portoit U
Leur ingratitude éclate enfin le
àoût 1808, et la confiance
IO
général dans leur
aveugle du
sa mort et de la fidélité, est cause de
Ainsi le
perte de la colonie.
despotisme de Toussaint, Ia
trop grande bonté du général Kerversau, et limprudente. sécurité du
ral Ferrand accumulèrent
généd'insurrection,
les élémens
2 et préparèrent
sivement l'explosion
succesaoût 1808.
volcanique du IO --- Page 31 ---
A SON EXCELLENCE MONSEIGNEUR
E
VIGE-AMIRAL DECRÈS
Ministre de la Marine et des Colonies,
Grand-Aigle, chefd'une des Cohortes
de la Légion d'Honneur, etc., etc.
MONSKIGNEUR,
L'hommage d'un Ouvrage oi se
trouvent consignées les preuves d'attachement, de fidélité et de courage que
la garnison de Santo-Domingo wient
de donner ù son immortel Monarque 2 --- Page 32 ---
doit être accueilli favorablement
un ministre qui a lui - même donné par
lezemple de toutes ces vertus. C'est
sous ce rapport, Monseigneur,
jose prendre la liberté de le dédier que ce
votre Excellence.
Daignez agréer,
thommage du
Monseigneur 9
lequel jai
profond respect avec
Thonneur d'étre,
De votre Ezcellence 2
Le très-humble et très-obéissant
serviteur
GILBERT GUILLERMIN --- Page 33 --- --- Page 34 ---
coLosn a xante-heningo.
du chateau de christophe
Vue des ruines --- Page 35 ---
PRÉCIS
HISTORIQUE
DES DERNIERS ÉVÉNEMENS
DE LA PARTIE DE LEST
D E
SAINT-DOMINGUE.
LA tourmente politique qui yenoit d'agiter
I'Espagne en 1808, n'épargna paint les possessions espagnoles dans les Indes occidentales; la
commotion se fit en méme temps ressentir dans
la partie de l'Est de Saint-Domingue, qui, par
sa position topographique, et la nature de sa
population, se trouvoit placée au milieu du
foyer de la fermentation. Les habitans de cette
contrée, devenus Français par le traité de Bâle,
ne pouvoient pas se prévaloir 7 pour justifier
leur révolte, des motifs de mécontentement
pargna paint les possessions espagnoles dans les Indes occidentales; la
commotion se fit en méme temps ressentir dans
la partie de l'Est de Saint-Domingue, qui, par
sa position topographique, et la nature de sa
population, se trouvoit placée au milieu du
foyer de la fermentation. Les habitans de cette
contrée, devenus Français par le traité de Bâle,
ne pouvoient pas se prévaloir 7 pour justifier
leur révolte, des motifs de mécontentement --- Page 36 ---
résultant de
22 )
Tusurpation
son de Napoléon et de prétendue de la mainaire sous laquelle la famille Toppresion imagigémissoit en Francc.
royale d'Espagac
troubles de leurs voisins Spectateurs paisibles des
à laquelle le général Ferrand depuis 1805, époque
du gouvernement, ils
avoit pris les rênes
les. temps malleureux commencoient à oublier
naires. Une paix
des crises révolutiongouvernement profonde et les douceurs d'un
convulsif dans paternel avoient succédé à l'état
ans,et cet heureux lequel ils existoient depuis seize
la sagesse du' senéralFerrand. changement tn'étoit da qu'a
noissant des
Satisfait et recon.
vouement qu'ils témoignages avoient de fidélité et de détion des nègres français donnés lors de Tirrupnotamment pendant tle dans la partie de T'Est, et
iln'avoit d'autre désir siège de Santo
à
celui
Domingo,
leur nouveau'
que
de les attacher
paisiblement à leur gouvernement, bonheur.
en travaillant
d'un Dejalactivite francaise, etles
chaines gouvernemeht a
bienfaisant avoient sencouragemens
qui paralysoient Iindustrie
briséles
Témulation (5). Samana,
et rétenoient
siècles de
victime pendant trois
a de Tancien Tindifférence ou du systeme exclusif
bases d'one gourernement, avoit déjà jeté les
prospéritéà laquelle concouroient, --- Page 37 ---
(25)
les uns des autres , les capitalistes laboà Tenvie
nations. La culture de cette
rieux des deux
l'année 1809, la perspresquile offroit, pour récolte de S00 milliers
pective brillante d'une
étonnante dans
de café, et cette progression, fatales aux fonles premières années 2 toujours
de quelle
dateurs d'une colonie 2 présageoit
la métropole,
importance seroit un jour > pour
réuniroient, à T'avantage
des plantations qui
toute la richesse d'une
d'une exportation facile,
les plus fécondes
terre vierge, et les ressources de construction
pour établir le plus beau port
des Antilles.
accomplir
Samana n'avoit besoin enfin , pour
et
destinée,
d'une paix de dix annécs,
sa
que
qui encouragedt la
d'une administration sage,
danculture et la défendit contre les principes
qui embarrassent et paragereux de la fiscalité,
ressort de la prospérité pu-.
lysent ce puissant
auquel la péninsule
blique. L'état d'opulence,
parvenir en
de Samana devoit nécessairement donné l'épeu de temps, auroit infailliblement depuis un temps
lan à Témulation comprimée défectueux d'un
immémorial par le système
qui ne fondoit la conservation
gouvernement
sur la misère de ses sujets.
de sa puissance que
et les beaux bois
La fraicheur des montagnes
prospérité pu-.
lysent ce puissant
auquel la péninsule
blique. L'état d'opulence,
parvenir en
de Samana devoit nécessairement donné l'épeu de temps, auroit infailliblement depuis un temps
lan à Témulation comprimée défectueux d'un
immémorial par le système
qui ne fondoit la conservation
gouvernement
sur la misère de ses sujets.
de sa puissance que
et les beaux bois
La fraicheur des montagnes --- Page 38 ---
de la
(24)
presqu'lle de Samama,
solliciter Thabitant
semblent en effet
jolis sites où règne cafeyer à venir orner les
nature
depuis trop
agreste et sauvage.
long-temps une.
tuées au bas de ses
Quelques plaines sijourà son
montagnes, ajouteront un
tueuse agrément, en plaçant la canne
auprès de Ihumble cafier.
majesMais celte colonie naissante
lement intéresser sous le
ne doit pas seude son sol; si on la
rapport de la richesse
vue commercial et' considére sous le point de
comparer dans les Antilles militaire, on ne pourra lui
balancer les avantages aucuneile qui puisse
peut donneràs ses
qu'elle présente. Eile
sa proximité
opérations
avec Portoric, commerciales, par
Sainte- Croix, tous les
Saint - Thomas,
çaise, la
ports de la partie franuned
Cote-ferme, et même la
sedéritéincaleulsble dans
Jamaique,
par la naturepour servir de lesrésultats. Placée
gateurs, avec lavantage boussole aux naviports du monde
d'un. des plus beaux
2 elle pourroit
trepôt des marchandises
devenir l'ende la
disputer avec succès aux iles méropole, et
glais le droit exclusif de
neutres et aux Andu Mexiquie et du Pérou. puiser dans les mines
activées par les débouchés Nos mannfictures,
dans les ports des
qu'elles trouveroient
Antilles et de la Côte- --- Page 39 ---
(j25) )
reprendroient infailliblement limporferme,
autrefois dans les
tance qu'elles avoient acquise
A des considécomptoirs du nouveau-monde.-
Frances
rations d'unintérêt aussi majeur pourla
encore les avantages inappréciables
sej joignent
à la marine
qu'offre sa position sopographique
les
militaire de I'empire Français. Située par
15.40" de latitude, au vent de l'ile de
19°
elle
dans trois fois
Saint - Domingue ,
peut,
besoin dans
vingt-quatre heures, distribuer au
différentes
de T'ile, les forces que les
les
parties
Samana est la
circonstances exigeroient. Le cap
première terre que l'on vient reconnoitre en
d'Europe, et les vaisseaux qui y retourpartant font route de suite, sans être obligés d'aller
nent
Liexpérience a fait
chercher les débouquemens.
de bloquer
également recmanotretimposiblié
la baie de Samana ; les courans qui descendent
du cap de ce nom à la côte sud-ouest portent
sur les récifs de la baie, et sont si rapides que
à des dangers immiles escadres s'exposeroient les obstacles que la
nens en voulant lutter contre
mer leur oppose.
régénéré
Unpays aussi favoriséparla nature,
l'industrie de Thabitant, devoit nécessairea par
partiedelEstac cet état d'inertie
mentarracherlat
dans lequel elle languisoit depuis la découverte
du cap de ce nom à la côte sud-ouest portent
sur les récifs de la baie, et sont si rapides que
à des dangers immiles escadres s'exposeroient les obstacles que la
nens en voulant lutter contre
mer leur oppose.
régénéré
Unpays aussi favoriséparla nature,
l'industrie de Thabitant, devoit nécessairea par
partiedelEstac cet état d'inertie
mentarracherlat
dans lequel elle languisoit depuis la découverte --- Page 40 ---
Rou
de
I 26 )
Christophe Colomb.
ches de la richésse
Toutes les autres branprogression, Les hattes territoriale suivoient la même
dans les belles
nombreuses
la nature a
plaines de la partie de répandues
tout prodigué
FEst, ou
délicieux, prenoient pour en faire un séjour
ment d'autant plus sensible également un accroisse.
desbetianxave la partie
que le commerce
sément prohibé
française étoit
néral,
par un arrêté du
expresjusqu'au
capitaine-ge
dans cette
rétablissement de la
partie. Les
tranquillité
au mèmes
coupes d'acejou
époques des
offroient
au commerce de
ressources inépuisables
roient chaque annéeà Santo-Domingo la
2 et procutrée de 480 mille
partie del'est une rengourdes que le
consommation en faisoit sortir. commerce de
Tant de sources fécondes
principes libéraux et les
ravivées par les
vues d'économie
Mpaedangpenemnenen
punécessairement
trépininateurderoient
prospérité, nentralisés dérelopper les germes de la
d'une administration par les calculs erronés
neuse (6).
méfiante et soupçonPar une suite de l'esprit de
gieuse, la majeure
domination religrévée de tributs partie des propriétés étoit
payoit à Foisiveté gue lindastrie des
des moines. Cette particuliers
dépen- --- Page 41 ---
(27)
onéreuse énervoit tous les ressorts de la
dance
qui ne pouvoit sortir de
prospérité publique,
une crise politique
cet état de langeur que par
dont elle étoit
qui brisât les sentiaves humiliantes
accablée.
provisoireLe général Ferrand proclama
Taffranchissement de la servitude monament
avoient succédé les domaines
cale, à laquelle
destinés à Tentretien
impériaux; et les moyens
des cloitres, et depuis à T'augmentasompteux
bientôt vers
tion des revenus du fisc,refluèrent marchoit à grands
la culture qui, à sa mort,
pas vers sa restauration (7)
Telle étoit la situation de ce pays intéressant,
le 10 aout 1808, lorsqu'un bàtiment parlemen- don Totaire, envoyé par le capitaine-ginéral,
ribio Montès, gouverneur de Portoric, apporta
Ferrand une déclaration de guerre,
au général
venoient de se
motivée sur les événemens qui
et sur les intructions quil
passer en Espagne
de Séville. Les hostilités
avoit reçues de la junte
côte de Portoric
avoient déjà commencé surla
dont
l'arrestation d'un corsaire français,
par
renvoyoit à Santo-Domingo le
le gouverneur
capitaine et les officiers.
officier supéCe fut à la même époque qu'un
de
le
rieur français 2 envoyé par gouvernement
de se
motivée sur les événemens qui
et sur les intructions quil
passer en Espagne
de Séville. Les hostilités
avoit reçues de la junte
côte de Portoric
avoient déjà commencé surla
dont
l'arrestation d'un corsaire français,
par
renvoyoit à Santo-Domingo le
le gouverneur
capitaine et les officiers.
officier supéCe fut à la même époque qu'un
de
le
rieur français 2 envoyé par gouvernement --- Page 42 ---
la
(28
de
pied à
Guadeloupe.mit
Portoric:
terre à Saint-Jean
neur
Hlavoitordre
et des habitans Ie d'exiger du gouverJesenh-Napolion, nouveau serment de fidélité à
ayant été précédé de
roi d'Espagnesm mais
corvette dépéchée par la quelques heures par la
reçu au bruit des
junte-de Séville,il fut
peuple, et incarcéré acclamations séditieuses du
d'ou il ne sortit
dans une étroite prison,
retourner à la quelques jours après que pour
La lettre du Guadeloune.
conçue en ces; gouverneur de Portoric étoit
termes :
Letire de don Toribio
Ferrand, Montès au general
( Tris-extellent
monsieur,
( En
consciquence des
expédiées par lassemblée dépéchies officielles
qui déclare la
suprémé de
à ses armées guerre à Tempereur
Séville,
2 la détention du
Napoléon et
qui se trouvoit dans
corsaire
ment ordonnée,
ce port, a été français,
lier,s son
ainsi que celle de néoessaire- M.
du méme capitaine, et de deux marins Chevabatiment. J'ai cru aussi dépendant
renvoyer ces trois derniers,
devoir vous
réellement, par P'occasion
comme je. le fais
présentedelag goëlette --- Page 43 ---
(29 )
commandée par Francisque Brasia Petronillay
seti, qui va en qualité de parlementaire, pour
seulement. Il est chargé de les présentér
cet objet
avec la perà votre excellence, conjointement
de M.Panel, dont la résidence ne consonne
vient pas ici.
années.
( Que Dieu vous accorde delongues
Porto-Rico, 2 aoit 1808.
( Très-excellent Monsieur,.
leplus affectionné serviteur
de votre excellence,
<' TORIBIO MONTÉS. >
(Signé)
D
Une déclaration de guerre aussi inattendue,
et venant dela partd'un; garveremenuacoannur
suffisante au général Ferrand,
ne parut pas
existoient enpour rompre les liens d'amitiéqui
tre les deux nations. Il répondit au gouverneur
de Portoric avec toute la prudence et toute la
les circonstances.
modération.que comportoient
Réponse ipeni du général Ferrand.
M. Francisque Bras-
(C J'aireçu, disoit-il,par
seti, la lettre de votre excellence, du 2 courânt.
M. Chevalier, deux marins et M. Panel, que
de Portoric, sont également arvous renvoyez
rivés sur la Petronilla.
rompre les liens d'amitiéqui
tre les deux nations. Il répondit au gouverneur
de Portoric avec toute la prudence et toute la
les circonstances.
modération.que comportoient
Réponse ipeni du général Ferrand.
M. Francisque Bras-
(C J'aireçu, disoit-il,par
seti, la lettre de votre excellence, du 2 courânt.
M. Chevalier, deux marins et M. Panel, que
de Portoric, sont également arvous renvoyez
rivés sur la Petronilla. --- Page 44 ---
(50)
( Je ne vous cacherai
taine-général, Iétonnement pas, monsieur le capirestation du corsaire
que m'a causé Tarque votre excellence françois de M. Chevalier,
clarée par la junte motive sur la guerre déreur Napoléon. suprème de Séville à T'empe-
( Javoue que je ne connois
politique de ce conseil, ni le
par T'existence
pu être revêtu pour faire caractère dont il a
tiennent seulement
des actes qui
à un
appar-
( Je ne suis
souverain légitime.
mens survenus pas non plus fixé sur les événelieu à une
en Europe, qui ont pu donner
rupture,q
deux
quelharmonie si durable des
gouvernemens ne
sumer ni de prévoir. permettoit pas de pré1 ( Quels que soient les motifs
miné votre excellence,
qui aient déterà.approfondir,
et quej jene cherche
j'ai Thonneur de vous
pas
déclarers
al'égard
que ma
inemniteritnemese
des]
conduite,
sera constamnment la
reçoive
même,
cimmscascise
des ordres contraires jusqu'à ce que je
souverain.
et officiels de mon
( Je continuerai à
espagnols de commercer permettre aux bétimens
et aujourd'hui
avec
même jai laisse Sinto-Doningo,
une goélette de celte nation sortir librement
venant de l'ile de --- Page 45 ---
(51)
Cuba, à l'égard de laquelle j'étois
droit d'user de
peut-êtreen
représailles. D1
R Les Espagnols de Santo-Domingo,
trés de la nécessité de
pénéde confiance dans les demeurer-unisse et pleins
preuves franches et loyales
que je leur ai données de ma sollicitude,
daperadrnetrtompilie,a
sont
toutes les suggestions
repousser et punir
leur union
qui tendroient à altéreri
avec les François, et à troubler la
tranquillité publique.
: G Confiant moi-même dans
ct étant en mesure de ne craindre leurattachement,
aucun évenement,jatendrai lutte
tranquillement lissue de la
funeste que la fatalité a provoquée,
continuerai à vivre en
et je
nies
paix avec toutes Jes coloespagnoles voisines, dont les chabitans
ront toujours considérés
sealliés et des
par moi comme des
amis, à moins que mes
ne. soient contrariées par des ordres intentions
( Jailhonneur d'être
supérieurs.
dération,
avec une haute consi22
( Monsieur le capitine-général,
( Le dévoué servitéur de votre
lence,
excel-:
(Signé)
(
FERRAND. )
( P.S.M. Brasseti, et autres gens de Téqui-
oespagnoles voisines, dont les chabitans
ront toujours considérés
sealliés et des
par moi comme des
amis, à moins que mes
ne. soient contrariées par des ordres intentions
( Jailhonneur d'être
supérieurs.
dération,
avec une haute consi22
( Monsieur le capitine-général,
( Le dévoué servitéur de votre
lence,
excel-:
(Signé)
(
FERRAND. )
( P.S.M. Brasseti, et autres gens de Téqui- --- Page 46 ---
(52.)
page de la goéleite la
sentés ici avec une
Petronilla, se sont préle signe d'aucun cocarde, qui m'a paru n'être
lement
gouvernement légitime et légane pas la reconnu;fai cru devoir les
à
porter; tant qu'ils
engager
port ou à terre. J
resteroient dans le
( Mon devoir, et lintérét de la
je commande, me feront
colonie que
tous. ceux qui, Venant du une loi des sévir contre
provoquer la discorde dehors, chercheroienta
pays
et le désordre dans
quéj j'ai eu le bonheurs 5 jusqu'à
un
préserver de ces. deux fléaux.
présent, de
(Paraphe) FD.>.
qu'on devoit en attendre:
une
SERESRES
fermenitation
Pottoric, où régnoit
chefs du'
inquiétante; même pour les
bientôt le gouverniement de l'ile, alloit
centre des machinations
devenir
chiaveliques, imaginées
les plus mapar la
dirigées sous linfluence d'un superstition, et
Nous ne tardâmes
clergé fanatique:
pas en effetià
conséquences de ces dispositions éprouverles
Dominguois, réfugiés à
hostiles. Lies
dans les premiers jours Portoric, avoient fait,
du mois de juillet, des
1es, pour faire une
MERNSE
senativeaurlapartied del'Est
deSsimn-Domingue; ils lui
ment de partager les
offroient non-seuledangers de cette expédi-
linfluence d'un superstition, et
Nous ne tardâmes
clergé fanatique:
pas en effetià
conséquences de ces dispositions éprouverles
Dominguois, réfugiés à
hostiles. Lies
dans les premiers jours Portoric, avoient fait,
du mois de juillet, des
1es, pour faire une
MERNSE
senativeaurlapartied del'Est
deSsimn-Domingue; ils lui
ment de partager les
offroient non-seuledangers de cette expédi- --- Page 47 ---
55 )
tion, niais de déposer dans la caisse du roi une
somme de 50,000 gourdes, pour les premiers
frais del la guerre. Le gouverneur avoit accueilli
avec plaisir ces témoignages d'un zèle criminel,
et s'étoit occupé sur-le-champ de Téquipement
des bâtimens de transport nécessaires à l'expédition. Cette circonstance lui étoit d'autant plus
agréable, qu'elle lui fournissoit l'occasion de satisfaire son insatiable cupidité et sa haine contre
les François.
Les préparatifs se firent néanmoins secrètement jusqu'au 28 juillet, où les hostilités commencèrent parlarrestation du corsaire françois,
ainsi que l'avoit annoncé le parlementaire du
8 aout.
Le 12, le sieur Sarmiento, agent de Don
Toribio Montès, fit un voyage au Seybo, pour
sonder T'esprit des habitans, et les disposer à la
révolte : mais l'opinion n'etoit pas assez préparée, et cette première démarche fut dénoncée
par les habitans eux-mémes au général Ferraud,
dont la confiance acquit dès-lors cette consistance qui lui fascina les yeux jusqu'au dernier
moment. Sarmiento retourne à Portoric, our
l'on suivoit toujours avec opiniâtreté le projet
d'insurgerla partie ci-devant espagnole des SaintDomingue.
--- Page 48 ---
(34)
Le 15. septembre, le vaisseau le Juste
mouiller à Portoric,
vint
laj junte de Séville, apportant lapprobation de
surrection
pour l'exécution du plan d'ine
proposé par les
adopté par Toribio Montès. Dominguois, et
Ons'occupa
d'assurer le succès de
eatatisemeatoniges
Sanchez, ancien
l'entreprise. Don Juan
de la partie de l'est commandant de
du Cotisbourg
aussi habile à manier les Saint-Domingue, homme
débarqua au Soc, et
esprits qu'à les gagner,
semens, oùr il disposa, parcourut tous les arrondisperfide, tous les élémens avec une dissimulation
méditoit. Néanmoins
de la révolution: qu'il
avoient été pénétrés les. projets de Sanchez
colonel commandant par Don Augustin Franco,
le
qui en donna avis au général département duCibao,
cet infortuné
Ferrand,: : mais
il ne pouvoit génétal, par une fatalitéà laquelle
tion, et
échapper, taxa ces avis d'exagérades préféra sabandonner à lidée
que
hommes comblés de
flatteuse
d'un naturel
ses bienfaits, et
aller aux insinuations pacifique,ne se laisseroient jamais
lintrigue, plutôt
de la malveillance et de
principe, ensévissant que d'arrêter le mal dès son
désignés par des chefs contre ceux qui lui étoient
devoit
sur la fidélité desquels il
compter.
échapper, taxa ces avis d'exagérades préféra sabandonner à lidée
que
hommes comblés de
flatteuse
d'un naturel
ses bienfaits, et
aller aux insinuations pacifique,ne se laisseroient jamais
lintrigue, plutôt
de la malveillance et de
principe, ensévissant que d'arrêter le mal dès son
désignés par des chefs contre ceux qui lui étoient
devoit
sur la fidélité desquels il
compter. --- Page 49 ---
(35) )
Trompé par les fausses protestations des divers conmandans d'arrondissement,
Ferrand répugnoit à prendre des
lo-général
il redontoit les effets; il aima mieux mesures dont
sur les progrès du malque de
s'étourdir
d'y porter remède. Toute sa songerauxmoyens
des circonstances aussi
sollicitude, dans
fermir la fidélité
difficiles, se borna à rafdes habitans contre les insinuations perfides du dehors par une proclamation
énergique, conçue en ces termes::
Proclamation du général Ferrand.
( Habitans del'est de
(c Les nouvelles
SaintDomingue,
que je viens de recevoir de
Portoric, annoncent que
est livrée à une fermentation cettecoloniepagnols
peut produire que des effets politique, , qui ne
rables.
sinistres et déplos
( La cause de cet' orage, qui
peut-être va
mérique,
SEmrTEs:
paroit provenir de quelques mouvemens de discorde et de rupture,
la
a amenés entre les
que fatalité
François et les Espagnols
d'Europe:
( Les différentes versions
qui nous sont'
venues sur ses événemens,
parcontradiction
présentent tant de
et de contre-sens, que leur exis- --- Page 50 ---
56 )
lence et leur origine sont
enveloppées d'une
encore, à nos yeux,
trable.
obscurité presquimpéné-
( Nous n'avons
la triste certitude des mallieuresementa acquis que
résultats
a occasionnés à
que leur réaction
malheurensemente Portoric, qu'elle occasionnera
de S. M.C.
encore dans lesautres colonies
((- Habitans de la partie de l'est
mingue, c'est à votre
de Saint-Doà calculer et à
sagesse et à votre prudence
fluence
prévenir tous les maux, que l'incontagieuse de
tation et de livresse, Taveuglement, de l'exalbles
(qui préside à de semblaérénemens) pourroient accumuler
pays que vous habitez,
sur les
G C'est. par votre
votre confiance en union, votre harmonie et
présent résisté
moi, que vous avez
aux efforts
jusqu'a
de Saint Domingue.
combinés des révoltés
des mêmes
Cestparfheureuxe ensemble
moyens, que vous
jouer les projets de destruction continuerezad déqu'ils pourroient
et de
encore
carnage,
( Leur
organiser contre
rage, vous le savez, n'a
vous.
sonne : Espagnols comme
épargné perfondus dans les listes
François ont été contion
sanglantes d'une
générale; et s'ils
proscripduire quelques-uns tentoient à présent de scd'entre vous par Tapparcil
estparfheureuxe ensemble
moyens, que vous
jouer les projets de destruction continuerezad déqu'ils pourroient
et de
encore
carnage,
( Leur
organiser contre
rage, vous le savez, n'a
vous.
sonne : Espagnols comme
épargné perfondus dans les listes
François ont été contion
sanglantes d'une
générale; et s'ils
proscripduire quelques-uns tentoient à présent de scd'entre vous par Tapparcil --- Page 51 ---
(57 )
d'une feinte humanité, ne manquez pas de vous
méfier de cette amorce 4
trompeuse et perfide,
dont vous seriez les victimes.
les liens
< C'est en. resserrant plus que jamais
del l'union, de l'amitié et de la confiance, entre
les Espagnols et les François de Saint-Domingue,
braver tous les dangers quelque nous pourrons les effets désastreux du déconques,e et détruire
vont
chirement auquel les colonies espagnoles
être en proie.
de lest de Saint-DoC Espagnols de la partie
vous êtes tous devenus François; ou
mingue,
nous ne formons
plutôt François et Espagnols,
peuple de frères et d'amis, qui
ensemble qu'un.
le même
n'ont que le même intérêt à défendre,
esprit et les mêmes sentimens à professer.
donc tous autour de moi,avec
e Ralliez-vous
jai droit d'attendre.
le dévouement: sincère que
toutes les suggestions,
Méprisez et repoussez
tendroient
soit du dehors, soit de l'intérieur qui
funestes de méfiance, de disà jeter des germes
des
corde et de désorganisation. Emparez-vous
colporteroient des nouvelles susagitateurs qui
et livrez-les
ceptibles de provoquerl le désordre,
à la vindicte des lois. TE
Restons calmes au milieu des orages qui
(
de TAmérique
obscurcissent Thorizon politique --- Page 52 ---
(58 )
déplorons Taveuglemeit oul la fatale
ceux qui veulent faire, *
destinée de
autour de nous, le cruel
apprentissage de révolutions; mais en les
templant avec la pitic que commande
conleur infortune, gardons-nous de les imiter et de
lancer dans T'abime de désastres où
nous
la moindre
imprudence nous entraîneroit. Attendons
quillement et sans y prendre
tranlutte et des convulsions
part, l'issue de la
dens
de nos voisins
ou malheureux.
impru-
<Liexpérience de toutes les catastrophes
depuis dix-huit
qui,
ans, ont reridu la partie
çoise de
frandésolation Saint-Domingue, un thédtre hideux de
et d'honneur, , doit être à
nous une leçon terrible et utile. jamais pour
(C Habitans de la partie de l'est de Saint-Domingue, tels sont les conseils d'un
ne désire rien tant
chef, qui
croit avoir des droits que votre bonheur, qui
et à votre
légitimes à votre estime
confiance,
(C Vous le savez, son impartiale
jamais mis de différence
équité n'a
entre les deux nations
qui habitent cette contrée; il est
ayant reçu le jour dans
François, et
une province
long a temps appartenu à la
qui a
tille, les sang espagnol coule couronne de Cas-
( Il a conservéla
aussi dans ses veines.
ouissance des coutumes et
croit avoir des droits que votre bonheur, qui
et à votre
légitimes à votre estime
confiance,
(C Vous le savez, son impartiale
jamais mis de différence
équité n'a
entre les deux nations
qui habitent cette contrée; il est
ayant reçu le jour dans
François, et
une province
long a temps appartenu à la
qui a
tille, les sang espagnol coule couronne de Cas-
( Il a conservéla
aussi dans ses veines.
ouissance des coutumes et --- Page 53 ---
(59)
tradition et T'habitude
- des lois qu'une longue
concouroient à faire chérir.
catholique,il en a cons-
: eProfesantlaroligion contre les invasions
tamment soutenu le culte,
enTesprit dincrédulités a pu quelquefois
que
contre ses dogmes sacrés.
treprendre
tous ses efforts n'ont enfin
K Tous ses voeux,
tranquillité,
que eeluid'assurerla
cu d'autrebut
du
contre les élémens
et la dotiservation pays
la ruine
destructeurs qui sembloient en rendre
inévitablex
5t
T'heureux
fin,
- t C'est pour garantir jusquala
succès de mes soins, et de ma sollicitude, que
amicales.
je vous adresse ces exhortations et votre intérêt
not Cette grande considération,
indéseul, ont pules dicter; car des mesures
la
pendantes de tous les événemens, mettent:
de Santo-Dopossesion du point important
mingo;al l'abri de tous les accidens.
de la partic de Test de Saint-Do-
( Habitans
ai éclairés sur votre position
mingue, je vous ai fait mesurer des yeux la proactuellesje vous
les calculs de la profondeur du précipice que
divine ont ouvert devant vos pas; je
vidence
conduite
avec l'aide de la
vous ai tracé la
qui,
emtoute-puissance du Très-Haut, peut vous
pécherd'y tomber. --- Page 54 ---
(40)
( J'ose compter. sur
le zèle et Tattachement votresagesse, commesurdans des diverses
dont tous les commantant espagnols communes, 2 et autres chefs,
donner les
que, français 2 n'ont cessé de
preuves les plussignalées: )
( Signé)
FERRAND.
Le général Ferrand reçut de nouvelles
rances de fidélité et de dévouement
assupales
des princicommunes, et ces
en lui inspirant une
témoignages fallacieux,
le
aveugle sécurité,a activèrent
développement des germes
répandus dans l'est et dans le révolationnaires sud de la
ci-devant Espagnole.
partie
Les émissaires secrets du
Toribio Montès,
gouverneur don
continuèrent à parcourir les
arrondissemens, ou régnoit une fermentation
d'autant plus dangereuse, qu'elle étoit
ragée par limpréroyarice du
encouL'orage se formoit autour gouvertement. de
vivions dans une parfaite
nous, et nous
Enhardi
tranquilité
Montès
par notreindifférence, don
osa tout tenter , etle
Toribio
à la faveur de la résolution, capitaine Brasseti,
général
amicale prise pai-le
Ferrand,le 2 aout, de ne point interrompre les relations d'amitié et de
qui existoient entre les deux
commerce
inations, fit un
encouL'orage se formoit autour gouvertement. de
vivions dans une parfaite
nous, et nous
Enhardi
tranquilité
Montès
par notreindifférence, don
osa tout tenter , etle
Toribio
à la faveur de la résolution, capitaine Brasseti,
général
amicale prise pai-le
Ferrand,le 2 aout, de ne point interrompre les relations d'amitié et de
qui existoient entre les deux
commerce
inations, fit un --- Page 55 ---
(41) )
Santo-Domingo, et mouilla le
sccond voyagea dansile port de cette ville.
22 septembre
Brassetin'étoit
Le but du voyage du capitainé
d'entretenir les rapports d'amitié ét decompas
désirés
le
français ;
merce
par sourdement gouvernement les esprits à la
mais de préparer
révolte, contre leur gouvernenient légitime.
incenSC Deux cent lettres on proclamations
diaires, trouvées à bord de son bâtment, en
faisant connoitre T'objet de sa mission 2 appelerent à Winstant même la sollicitude du gouvernement'sur) les' dangers dont' la colonie étoit
menacée.
9t
Brasseti fut arrêté et renvoyé à Portoric
comme un témoignage de mépris qu'inspiroit
d'un
aussi
aux Français T'agent
gouvernement
révolntionnaire." -
perfide que
dans la
Les moines de Portorico, ne voyant
régénération de TEspagne: que-la chute des erreurs à la faveur desquelles ils dominoient sur
les consciences, et da perte de ces priviléges consacrés pàr la foiblesse. héréditaire des anciens
souverains, mettoient tout en usage pour en
retarder les effets: Le général Ferrand prit donc
les précautions les plus rigoureuses pour prévenir leur perfide dessein'; il ordonna la surveillance la plus exacte dans tous les ports de --- Page 56 ---
(42)
la côte, où des émissaires secrets
la faveur des intelligences
pouvoient, à
de se ménager
qu'il leur étoit facile
parmi leurs compatriotes,re
pandre les fermens de discorde et. de
dans la partie de TEst; mais
révolte
inutiles, l'air
ces mesures étoient
que nous respirions étoit
gné de miasmes
imprésoit plus
révolutionnaires, il ne s'agisque de faire tête à
excité
le fanatisme et la
T'orage
par
cupidité.
Cependant Teffervescence croissoit de
enjour à Portoric, et
jour
côtes 2 oùr se réunissoient particulitrement sur les
d'hommes
cette 1 multitude
lesein
égarés, impatiens de venir déchirer
de leur patrie.
Les Anglais, qui épioient les ,
favorables à lcur système
circonstances
chèrent avecle
destructeur, s'abouconclurent
gouverneur Toribio Montès, et
avec lui une alliance offensive et
défensivedontlesr résultats devoient leur
lecommerce exclusif de
assurer
totale des
Portoric, et Texpulsion
Français des grandes Antilles
Dans ces entrefaites,
(8).
missaire envoyé
le Salvador-Felix, comMontès,
par
gouverneur Toribio
pour insurger les arrondissemens des
côtes méridionales de la' partie de T'est, avoit
debarqué à Barahonde le
toit associé sur les lieux, don 26septembre, et s'éCristoval Huber-
ient leur
lecommerce exclusif de
assurer
totale des
Portoric, et Texpulsion
Français des grandes Antilles
Dans ces entrefaites,
(8).
missaire envoyé
le Salvador-Felix, comMontès,
par
gouverneur Toribio
pour insurger les arrondissemens des
côtes méridionales de la' partie de T'est, avoit
debarqué à Barahonde le
toit associé sur les lieux, don 26septembre, et s'éCristoval Huber- --- Page 57 ---
(45)
hommé d'un génie active et entrepreFranco,
bientôt assez d'influencesur
nant, et qui acquit
ne laisser à son coll'esprit des habitans, pour
lègue que Tapparence delautorité.
événemens
-
des
dEspagne,
Le récit exagéré
furent les objets
le salut du trône et de T'autel, crédules et suqu'ils présentèrent à des esprits
de
ils
en même temps
perstitieux : promirent
vivres et argent;
prompts secours en hommes, 2 chef des rebelles
ils avoient sollicitélalliance du
vivement pressé par
Pétion, qui, se trouvant
à cette époque, et qui envisageant
Christophe,
T'aceroissement d'une
peut-être avec inquiétude
refusa
dans son voisinage 9
nouvelle puissance
d'eux exles secours demandés, en exigeant alloient
dans la lutte qu'ils
pressément que 7
ils eussent à respecter rigoureuseentreprendre,
indigènes (9)
ment les limites des possessions leur fournir des
Néanmoins; il S'engagea à
bétes-a
munitions et des armes en échange des
cornes' dont il avoit le plus grand besoin.
ou est Barahonde de la capitale
L'doignement fermens de révolte de produire
donna lieu aux
le 30 septembre que
leurs effets; ce ne fut que
les détails de la
don Josephi la Xara envoya tous
comBardin,
conspiration au chef-de-bataillon
mandant au bourg d'Azua. : --- Page 58 ---
(44)
Le 2 octobre ces détails lui furent
parle retour des sieurs Treillard
confirmés,
officiers
et de La, Vega,
d'état-major, envoyés à la fondation,
pour s'assurer de ces faits. Des
aussi importans furent transmis reniseignemens de
chef-de-bataillon
suite par le
Bardin au général en
qui étoit déjà instruit des
chef,
soient les révoltés.
mouvemens que faiet
avec
Critovnl-Hiubersuivoits
activité succès le plan d'insurrection dans V'arrondissement de Neybe : bien informé du
ractère des hommes,
cas qu'il devoit associer à ses
projets, il fit sonder Cyriaque Ramirès,
d'Azua, homme naturellement
habitant
bulent,
inquiet et turqu'il trouva disposé à
qui flattoit à la fois son
seconderumplan
Manuel
orgueil et son ambition.
Ximenès, beau-frère de
fut
aussi entrainé dans la révolte. Ces Gyriaque
réunisà
deux chefs
Cristoval-Huber età
hâtèrent
Salvador-Felixs se
d'organiser en rébellion ouverte les arrondissemens d'Azua et de Neybe,
Il falloit cependant arrêter le mal dans
principe; le trois octobre, le colonel
son
dontlactivité,le
Aussenac,
bien
courage et Tintelligence éloient
connus du général en chef, reçut ordre
se transporter sur les lieux,
de
mesures nécessaires
pour y prendre les
au rétablissement de
et de la tranquillité,
I'ordre
aoLi 2
'organiser en rébellion ouverte les arrondissemens d'Azua et de Neybe,
Il falloit cependant arrêter le mal dans
principe; le trois octobre, le colonel
son
dontlactivité,le
Aussenac,
bien
courage et Tintelligence éloient
connus du général en chef, reçut ordre
se transporter sur les lieux,
de
mesures nécessaires
pour y prendre les
au rétablissement de
et de la tranquillité,
I'ordre
aoLi 2 --- Page 59 ---
(45)
officier
suivi de don Juan
Le 6, cet
supérieur
commandant T'arrondissement de SaintCasillas,
à SantoJuan, qui se trouvoit à cette époque
et des sieursLouis Marquet et. Daram,
Domingo,
arriva
officiers attachés à Téat-major-ginéral,
au bourg d'Azua (10).
aller à la rena Le IO au matin, il partit pour
dracontre des insurgés avec les compagnies de
de Bani et de Saint-Juan, et quatre-vingts
gons
de
laissant le comhommes de troupes
ligne,
Bardin,
mandement Gputonrgacloerdebanailal
officier de mérite, dont l'activité et la bravoure
lui étoient connues.
Combat du Malpasso.
Le 12, les troupes arrivèrent sur les bords du
où les révoltés,au nombre de deux
Petit-Yaque,
extrècents hommes, . occupoient une position
sûr un morne à pic, hémement avantageuse
nommé le Malrissé de torches et de raquettes,
à
passo. Le colonel se disposa sur-le-champ
ataguaténmeni.madlgrilad fatigue que venoient
d'éprouver les troupes pendant une route de
vingt lieues, dans un pays ou Ton ne trouve ni
vivres ni eau.
bruit
Les troupes gravissent la montagne au.
des tambours battant la charge, mais arrêtés à --- Page 60 ---
(46)
chaque instant par les obstacles insurmontables
que la nature leur oppose, elles sont obligées de
rétrograder sous la fusillade bien nourrie d'un
ennemie retranché derrière les roches qui dominent la montagne, après avoir vu tomber le
brave lieuteuant Pointe quilles commandoit.
La cavalerie ne pouvant se déployer dans un
pays haché et couvert de bois, resta spectatrice
du combat (1r).
La non-réussite de cette attaque, et le
de subsistances décidèrent le colonel manque
revenir au bourg
Aussenac à
d'Azua, d'ou il se
de repartirbientotavee des
proposoit
moyens plus décisifs.
Cependant Huber et Cyriaque, gonflés par cette
espèce de succès qu'ilsne devoient
des lieux, età laf fatigue extrême des qu'alaspérité soldats
çais, parcoururent de suite les arrondissemens' frand'Azua, de la Mate, des Corosses et de la fondation, et enrôlèrent sous leurs drapeaux
grand nombre d'habitans intimidés
un
par leurs
menaces ou dupes de leurs promesses
Il étoit urgent
(12).
d'empécher la propagation du
mal(13)quiavoit déjà
de
gagnclsarrondsemans
Touest; une lettre confidentielle du colonel
Franco, à don Joseph del
frére, confirma les
Orve, son beaudonnésan
premiers avis qu'il avoit
genéral Forrand; et donnoit à cet
rent sous leurs drapeaux
grand nombre d'habitans intimidés
un
par leurs
menaces ou dupes de leurs promesses
Il étoit urgent
(12).
d'empécher la propagation du
mal(13)quiavoit déjà
de
gagnclsarrondsemans
Touest; une lettre confidentielle du colonel
Franco, à don Joseph del
frére, confirma les
Orve, son beaudonnésan
premiers avis qu'il avoit
genéral Forrand; et donnoit à cet --- Page 61 ---
(47 )
égarddenouveaux détails quinelaisoientaucun
doute surlesramilications générales de la conspiration : elle fut communiquée au
Fer-
-
général
rand, qui se borna à renouveler à Franco l'assurance de l'entière confiance qu'il avoit dans sa
prudence et dans son devouement
au gouvernement français.
Lettre du colonel Franco, a son beau-frère.
Traduction d'une lettre écrite en langue espagnole, de Saint-Yague de los Caballaros, par
don Augustin Franco, commandant le départerent du Cibao, à dori Joseph del Orve,
son beau-frère, à Santo-Domingo, pour étré
communiquée au général Ferrand.
Le 16 octobre I 808.
( Mon cher don Josepl,
( Le général me dit avoir ordonné à don
Juan Sanchez de Se rendre auprès de lui,je ne
crois pas qu'il obéisse à cet ordre : mais, dans le
cas outils'y. rendroit, sil le général alloitlui parler
des propos tenus ici, et dont j'ai rendu compte,
il pourroit, je crois, m'en résulter beaucoup de
mal; etje suis d'opinion que, dans les circonstances actuelles, nous devons plus attendre de --- Page 62 ---
(48 )
la politique et de la patience
moyen.
que de tout autre
( Le gencral me dit de
nion, quant aux nouvelles suspendre mon opidroient par la voic du
dEurope qui vienà cela
cap, etc. : jai à
que je suis invariable, et
répondre
velle ne
qu'aucune noupourroit me faire
ni
seul instant. Il me
chianger dévier un
charge enfin, de
mes conseils tous les habitans de guider par
mais
ces, contrées;
malieureusement les conseils ne
rien sur ces gens-ci, car s'ils les
peuvent
seroient meillursquilanes
écoutoient, ils
pas toutefois que je ne ssontyelan'empéche
de ce moyen-là,
continue à faire. usage
verront
mais le général et le public
ponds clairement à la
que javois raison, Je ne répas
lettre confidentielle du
faites lui part de ce
général,
et de ce
que je viens de vous dire,
queje vais ajouter.
Cc Ilest certain quele curé est le chef
et les trois
du parti,
sent conduire personnages que vous savez se.laisTorrès à la aveuglement; ils ont envoyé
Havane, 2 pour $y procurer des
troupes et des' armes, et il est parti
dans la frégate
furtivement
dontjai parlé au
avoit conçu le projet de faire général. Torrès
Français pendant la nuit massacrer tous les
la veille il avoit
du 2, de ce mois, et
fait voler à un Français trois
et les trois
du parti,
sent conduire personnages que vous savez se.laisTorrès à la aveuglement; ils ont envoyé
Havane, 2 pour $y procurer des
troupes et des' armes, et il est parti
dans la frégate
furtivement
dontjai parlé au
avoit conçu le projet de faire général. Torrès
Français pendant la nuit massacrer tous les
la veille il avoit
du 2, de ce mois, et
fait voler à un Français trois --- Page 63 ---
(49 )
chevaux, dont deux de prix, une mule, et un
jeune mulâtre qui les gardoit, J'éventai la mine,
mais il n'en conserva pas moins de sinistres
projets;ou assure même queje devois être assassiné;
Estevan Rosa m'en a dit quelque chose. Le
complot avorté, Torrès jugeant qu'il seroit
découvert, comme l'auteur du vol, se hâta de
s'embarquer. Le propriétaire françois a déjà su
que c'étoit Jui; je suis fort embarrassé
pour
arranger cette affaire, car, par la voie de la
prudence, il est impossible de faire restituer
l'esclave et les animaux; d'un autre côté, en
agissant rigouireusement, et comme mon devoir
l'exigeroit, je me perdrois infailliblement aujourd'hui, et tout seroit perdu avec moi, car
cela ne tient qu'à un fil, malgrd l'aversion
ces gens-ci ont pourles brigands; le curd ayant que
dit à deux personnes 7 qui me l'ont rapporté,
que si les nègres n'étoient pas si méchans, il
seroit preférable de vivre sous leur domination que sous celle des Français.
( Le colonel Estèves m'a cependant donné
de nouvelles assurances des sa fidélitéà la aFrance.
Je les ménage tous et cherche à les attacher
des attentions délicates. Le jeune Torrés fait, par
dit-on, circuler un écrit séditieux, et le fait
signer par ceux auxquels il suppose le plus d'inA --- Page 64 ---
: 50 )
fluence. On aflecte, de dire
que + les nouvelles
EeErarse affaires
d'Europe, sont: controuvées. Vous
mon langage, et ma conduite
sentez que
circonstances
sont telles queles
Polanco,
Texigent ; mais j'ai appris par
doit
que le 14 du mois courant, la mine
éclater à Santo Domingo, où les
ont tout préparé pour Texécution de conjurés
sein. II désigne
leur des-:
comme chef de l'insurrection
Ramirès, colonel de la garde
2)
rès et Isidore de Los Santos. nationale; Alvaces détails font ici
Vous sentez que
une fâcheuse impression,
lépidémie gagne jusqu'au Seibo. Je désire
ces renseignemens,
que
en doute, fassent qu'on ne peut révoquer en
tomber le voile
les yeux du
qui couvregénéral, et lui suggère enfin les,
moyens de prévenir les coups
porter. Polanco, dont l'ame qu'on veut lui
bien
versatile vous est
connue, a décidément arbord la
de la révolte.
cocarde
(( Tout à vous, FRANCO.
(r Le colonel Casillas, homme aussi
que fidèle à son gouvernemeut,
brave
la même
de
eut ordre, à
époque, se rendre à
oi il commandoit,
Saint-Juan,
et les
pour y contenir les habitans
prémunir contre les insinuations
perfides
coups
porter. Polanco, dont l'ame qu'on veut lui
bien
versatile vous est
connue, a décidément arbord la
de la révolte.
cocarde
(( Tout à vous, FRANCO.
(r Le colonel Casillas, homme aussi
que fidèle à son gouvernemeut,
brave
la même
de
eut ordre, à
époque, se rendre à
oi il commandoit,
Saint-Juan,
et les
pour y contenir les habitans
prémunir contre les insinuations
perfides --- Page 65 ---
(51).
des insurgés. Après avoir pris les mesures les
plus propres à tranquilliser les esprits et i détruire l'effet des nouvelles adroitement semnees
par Cristoval Huber et par Cyriaque, il se détermina à faire lui-même un voyage à Neybe,
pour mieux s'assurer des moyens, des forces,
mais sur tout des motifs allégués par les insurgens, pour bouleverser la partie de l'est.
Le prétexte apparent de son voyage, étoit de
venir se concerteravecl HuberetCyriaguesurls
opérations que ces deux chefs méditoient.
Adresse ctdissimulation du colonel Casillas;
safidélité au gowvernement françois.
Le voyage de Casillas à Neybe, en le mettant.
à même dejugerl les motifs de cette insurrection,
les moyens qu'on avoit pour la souterir, et le
caractère des hommes qui devoient la diriger,
ne servit qu'à affermir sa fidélité et son dévouement au gouvernement françois (14). Le 20
octobre, il écrivit au colonel Aussenac :
( Je viens de me convaincre que la levée de
boucliers des Portoricains n'est l'ouvrage que
du fanatisme, de la cupidité de quelques misérables, et de T'ambition des mêmes hommes qui,
dans ce pays-ci, ont tonjours eu la prétention,
de jouer un rôle. --- Page 66 ---
52 - )
( Le plus grand désordre règne ici dans les
choses comme dans les idées, ét le prétendu
commissaire royalest tsans argent et sans
mon intention est dé résister au torrent crédit; le
long-temps possible, et dans le cas ou mes plus efforts seroient
impuissans, j'irois vous
au bourg d'Azua 5 avec les habitans rejoindre
leurs devoirs >,
fidèles à
1 Depuis cette époque, le colonel Aussenac
est resté dans l'incertitude la plus
sur la situation de T'arrondissement inquiétante
de SaintJuan, et sur le sort du brave Casillas.
Le colonel Aussenac ayant reçu un renfort
de quarante hommes de couleuret de
cinquante
grenadiers, sé décida à aller chercher l'ennemi
et à le combattre; il fit sortir, le 21 octobre
une patrouille de cinquante hommes
une découverte dans les environs pour faire
distance d'environ
d'Azua;à à la
trois - quarts de lieues, et
à la rencontre de detrx chemins, elle
feu d'une embuscade de deux
essuya le
commandée
cents hommes 2
par Joseph
commandant de la Mate. d'Espinosa 2 ancien
La fuite de l'ennemi
rendit l'effet de cette embuscade
peu
tant, puisquenous: n'emes
imporblessés. -
que quatre hommes
Ccs hostilités, dans un pays dont les habi-
ua;à à la
trois - quarts de lieues, et
à la rencontre de detrx chemins, elle
feu d'une embuscade de deux
essuya le
commandée
cents hommes 2
par Joseph
commandant de la Mate. d'Espinosa 2 ancien
La fuite de l'ennemi
rendit l'effet de cette embuscade
peu
tant, puisquenous: n'emes
imporblessés. -
que quatre hommes
Ccs hostilités, dans un pays dont les habi- --- Page 67 ---
(55 )
tans étoient censés amis de la France, donnèrent à connoitre au colonel Aussenac, que
les voies de douceur et de conciliation qu'ik
avoit employées jusqu'à ce moment ne convemilieu d'un peuple qu'il
noient plus, puisqu'au
malgré les
traitoit avec bonté et humanité,
fidésoupçons qu'il étoit fondé a avoir sur sa
lité, ilne se trouvoit pas un seul individu qui
vint le prévenir dela présence de l'ennemi dans
les environs du bourg (15).
Le même système de perfidie existoit à Santodes assemblées nocturnes, ou préDomingo;
Walton, homme perdu de
sidoit T'américain
travailloient avec
dettes et dévoré d'ambition,
activité à fomenter les troubles, et à seconder
les projets de Sanchez qui s'étoit ménagé quelintelligences dans la ville, par Tinterméques diaire d'unnommé Pedre Valio, ,émissaire aussi
rusé, Mais Walton fut arrêté au
ardent que où il alloit effectuer son horrible plan
moment
et cet acte de vigueur déconde destruction,
(16).
certa les projets de ses complices
Incendie des plantations à vivres d'Azua.
Cette tendance générale à la révolte dans les
arrondissemens du sud et de l'est, et la dissides hommes qui la fomenmulation profonde --- Page 68 ---
(54)
toient, exigeoient une répression aussi
que terrible; en
le prompte
conséquence, 3 22 octobre
matin, une colonne de quatre-vingts
d'infanterie sortit d'Azua,
hommes
escortant des
gnols et des
Espaelle
Français 2 armés de machettes
se porta sur les habitations des
;
ce bourg, dont un grand nombre environs de
lument détruits. Cette
furent absodevenue
mesure rigoureuse étoit
d'autant plus urgente, que les insurgés,n'ayant d'autres ressources dans cet arrondissement que celle d'aller faire leurs vivres
leurs' fourrages sur
et
ges d'aller se
ceshabitations, furent oblipourvoir a: des distances trèséloignées.
Mais un autre événement devoit bientôt
ner la défection d'une
amebelles et leur
grande partie des reporter un coup dont les conséquences eussent été décisives, si des circonstances, qu'on ne pouvoit prévoir, n'en
neutralisé I'effet.
eussent
Combat de Savane-la-Mule.
Les insurgés, réunis au nombre de
cents hommes au camp de
cinq
Savane-la-Mule, se
cogncmnulemeuninaer
en rase campagne l'issue du combat. qu'ilsattendoient
Le colonel Aussenac,
prévenu de ces dispo-
ande partie des reporter un coup dont les conséquences eussent été décisives, si des circonstances, qu'on ne pouvoit prévoir, n'en
neutralisé I'effet.
eussent
Combat de Savane-la-Mule.
Les insurgés, réunis au nombre de
cents hommes au camp de
cinq
Savane-la-Mule, se
cogncmnulemeuninaer
en rase campagne l'issue du combat. qu'ilsattendoient
Le colonel Aussenac,
prévenu de ces dispo- --- Page 69 ---
(55) )
sitions par un transfuge, partit;le 23 octobre,
à deux heures du matin, à la tête de cent cinhommes d'infanterie. A six heures, il
quanté
se trouva assezi près de l'ennemi pour entendre
les vociférations des: chefs , excitant T'ardeur de
leurs soldats. Un petit ravin masquoit aux Français la vue de I'ennemi. Le colonel Aussenac
ayant disposé sa troupe en bataille,arriva sur le
plateau où les Espagnols étoient également formés. La fusillade s'engagea de part et d'autre,
et dans vingt minutes les révoltés prirent la
fuite de toutes parts, et furent poursuivis par
nos troupes qui se hâtèrent d'aller occuper les
mornes où ils cherchoient às s'établir. Leur dispersion fut complète; ils laissèrent six morts sur
le champ de bataille, évacuant sur des chevaux
un grand nombre de leurs blessés, qu'il fut
impossible de poursuivre, par, défaut de cavaldrie. Depuis cette époque, Cyriaque, fuyant
à travers les bois, n'avoit pu réunir autour de
lui qu'unel jcinquantaine d'hommes qui s'attachèrent constamment à sa fortune, et portèrent
la désolation dans le pays.
Cyriaque Ramirez avoit,depuis cet échec, 2
perdu T'espoir de relever son parti, et de rallier
des hommes que la terreur seule avoit retenus.
sous ses drapeaux, lorsqu'un événement inat- --- Page 70 ---
56) )
tendu lui offrit de nouveaux
ter la révolte et del tenir la moyens d'alinenJoseph
campagne.
d'Espinosa, la veille du combat de
Savane-la-Mule, étoit parti pour
avec
Saint-Juan,
wingieingbemmes. pour aller
disoit-il, lai tête du colonel Casillas chercher,
vint en effet à le faire assassiner (17); il parparNolasque
le 28 octobre,
Garcia, capitaine des
Corosses,a au moment oû il étoit
dragons des
se joindre au colonel
en marche pour
habitans restés fidèlesà Aussenac, avec quelques
leurg
entre le lac et la
gouvernement. C'est
événement
Coope-de-Saimt-luan que cet
malheureux eut lieu (18).
L'arrondisement de Saint-Juan fut
livréàl la discrétion des
dès-lors
d'aller se réunir dans rebelles, qui se hâtèrent
député de
cette partié, après avoir
nouveau Manuel Ximenès à
pour solliciter des secours. Les
Pétion,
ce chef de rebelles
démarches de.
tint rien de
sfurentiofruetuases : il n'ob.
Pétion, et vint
à Saint-Juan, avec
rejoindre Cyriaque
quelques
toit procurées au
munitions qu'ils'é
d'argent,
Port - au. Prince, à force
Cependantle parti .
Juan,s s'étant
idesinsurgés, réunisà Saintgrossi d'un corps de mulâtres
çais, et de tous les nègres
franpartie, des émissaires
réfugiés dans cette
envoyés à Saint-Xague,
fruetuases : il n'ob.
Pétion, et vint
à Saint-Juan, avec
rejoindre Cyriaque
quelques
toit procurées au
munitions qu'ils'é
d'argent,
Port - au. Prince, à force
Cependantle parti .
Juan,s s'étant
idesinsurgés, réunisà Saintgrossi d'un corps de mulâtres
çais, et de tous les nègres
franpartie, des émissaires
réfugiés dans cette
envoyés à Saint-Xague, --- Page 71 ---
(57)
d'après le rapport des espions, étoient parvenusàinsurger ce aipenemesugditepiabes
n'ayoit pris aucune part à la rebellion :le COlonel Augustin Franco, qni y commandoit,
avoit été arrèté et étoit gardé à vue (19).
En rendant compte, au general en chef, des
résultats du combat de Savane-la-Mule, le Col'avoit prévenu de la mort, de
lonel Aussenac
faisoit TinsurrecCasillas, et des progres que
lcs
de T'Ouest. Le gdtion dans arrondissement
néral en chef, convaincu des dangers qu'il y
une
à 40 lieues de la
avoit à conserver
position
capitale, dans la circonstance où la révolte gaintermédiaires,
gnoit tous les arrondissemens
écrivit au colonel Aussenac.
Lettre du général en chef au colonel Aussenac.
( J'ai reçu hier au soir, à onze heures, votre
lettre du 24, mon cher Aussenac, jen'attendois
moins de vous; et je me félicite que les cirpas constances aient été telles que je les désirois.
Il falloit battre l'ennemi: : vous l'avez battu,
(
laisse le maitre de faire ce que vous
et je yous
a votre rejugerez convenable (relativement
traite sur Bani), bien convaincu que vous suivrez le mneilleur parti. --- Page 72 ---
- 0 58 )
( Jaiinstruit l'armée
F
delaffairequia eu lieu,
erje vous envoie copie de l'ordre du jour. Dans
cet ordre, j'ai pris occasion de parler des Piemontais, quoique vous ne m'ayez rien dit de
ceux qui sont avec vous; mais puisque vous ne
m'avez rien mandé contre leur fidélité, jai da
augurer qu'ils avoient fait leur devoir.
(( Je n'ai cité, en fait d'officiers,
que Cotennet, parce qu'il suffisoit de désigner celui
vous m'avez
que
indiqué ; je tiendrai compte à
Guillermin de ses bons services.
K Mon cher Aussenac, je donne aux troupes
sous VOS ordres tout le butin qu'elles feront, à
l'exception cependant des animaux qui font partie des grandes hattes, et que, si vous le
à propos, vous ferez filer sur VOS derrières. croyez Il
est bien entendu aussi que le trésor du Crésus
de la fondation, si vous le trouviez, seroit versé
dana la caisse, saufà gratifier, d'une partie de
ce trésor, VOS troupes.
( Ditesà messieurs les officiers, sous-officiers
et soldats, ainsi qu'à tous ceux qui vous entourent, que je suis plus que satisfait de leur
conduite, et que je compte sur eux pour dissiper la révolte.
I
a Que les insurgés qui rentreront obtiennent
grace; mais que leurs noms soient inscrits sur
ation, si vous le trouviez, seroit versé
dana la caisse, saufà gratifier, d'une partie de
ce trésor, VOS troupes.
( Ditesà messieurs les officiers, sous-officiers
et soldats, ainsi qu'à tous ceux qui vous entourent, que je suis plus que satisfait de leur
conduite, et que je compte sur eux pour dissiper la révolte.
I
a Que les insurgés qui rentreront obtiennent
grace; mais que leurs noms soient inscrits sur --- Page 73 ---
(59 )
un registre, afin qu'a la première faute ils soient
punis de manière à ne pas donner lieu à denouvelles plaintes. Exigez qu'ils vous remettent
leurs armes, etc., etc.
(( Je donnerai cent portugaisesà celui quivous
livrera Cyriaque Ramirez vivant; cinquante à
celui qui vous le livrera mort. J'en donne vingtcinq à celui qui livrera Ximenès, et autant à
celui qui livrera Huber Franco. Si vous réussissez, ou vous les ferez fusiller sur-le-champ,
ou; pour que le pays connoisse mieux leur sort,
vous me les enverrez sous une escorte sure..
Tout ceci est subordonné et aux circonstances
et à votre volonté,
(C. J'apprendrai avec plaisir que Casillas n'étoit
pas coupable : mais s'ill'a été, et qu'il revienne à
vous; il peut nous être très-utile (20).
K. Votre proclamation est parfaitement faite ;
on ne peut pas plus dire en peu. de mots.
( Tout à vous >,
Le colonel Aussenac, dont le caractère militaire est digne des plus grands éloges', craignant les inconvéniens d'une retraite qui n'étoit pas encore commandée par lescirconstances,
resta sur la défensivejusqu'au ônovembre; mais
a destransfuges 2
lesinsurayant appris, 2 par
que --- Page 74 ---
60) )
gés, au nombre de six cents
deux cents mulâtres
hommes, dont
cents homme de
ou nègres français, trois
cavalerie, avoient
Tavara, à six lieues
pris poste à
opposer
d'Azua, et n'ayant à leur
que deux cent
dont soixante
cinquante hommes, 9.
devoit
étrangers sur la fidélité
il
peu
desquels
qui n'étoit compter 2 fit évacuerlep poste d'Azun,
la
plus tenable, par son
difficulté de se pourvoir de éloignement,
sition militaire, dans le
vivres, et sa podroit à
cas oû l'ennemi vienoccuper les défilés du lieu ditle Rincon
d'Azua, pour s'opposer à sa retraite.
dre position à son armée à
Ilfit prenlieue de la rivière d'Oco. Savane-Buey, à une
Son but étoit de
des Anglais, dont les s'opposer au débarquement
concertées avec les manceuvres paroissoient
de contenir
mouvemens des rebelles, et
les
en même temps , par sa
arrondissemens de Bani et de
présence, s
oùr le mal nes'étoit point
losIngenios, 9
rant connoitre
encore propagé. Désises derrières cependant le
ce qui se passoit sur
lieutenant 2 colonel Aussenac envoya le
Gilbert-Guillermin, adjoint à l'étatmwjor-géndal, à Bani, , pour y observer la
contenance des habitans, qui,
doute les résultats de
craignant sans
encore
sa retraite, n'avoient fait
aucun mouvement (21). Le lieutenant
es'étoit point
losIngenios, 9
rant connoitre
encore propagé. Désises derrières cependant le
ce qui se passoit sur
lieutenant 2 colonel Aussenac envoya le
Gilbert-Guillermin, adjoint à l'étatmwjor-géndal, à Bani, , pour y observer la
contenance des habitans, qui,
doute les résultats de
craignant sans
encore
sa retraite, n'avoient fait
aucun mouvement (21). Le lieutenant --- Page 75 ---
-
(61)
Gilbert Guillermin avoit aussi l'ordre d'assurer
les communications entre Santo - Domingo et
Savane-Buey, et de pourvoir les troupes du
colonel de tous les vivres nécessaires. La sagesse
de cette mesure fut bien justifiée par les avisintéressans que reçut le colonel Aussenac de la
marche d'une colonne de six cents hommes
ennemis 2 campée dans les plaines de SanPedre, distantes de huit lieues de Santo-Domingo (22).
Le trois novembre au matin le colonel Aussenac reçut un courrier qui lui annonçoit le soulèvement de tous les arrondissemens del'est, le
départ du général en chefà la tête de cing cents
hommes 7 et le débarquement de trois cents
Porioricains à Youme.
Il fut pendant plusieurs jours dans la situation la plus perplexe sur les résultats de la marche du capitaine-général, et malgré qu'il apprit
de toutes parts la réunion des insurgés, il
per:
sista à conserver sa position jusqu'au moment
ou la force des événemens l'obligeroit à rétrograder, bien persuadé d'ailleurs que dans aucun
cas, rien ne pourroit l'empécher de pénétrer
jusqu'à Santo-Domingo. --- Page 76 ---
62 )
Expélition contre les insurgés; départ du
genéral Ferrand.
Pendant quele colonel Aussenac étoit
à contenir l'ennemi dans le
occupé
chef, à la tête de
sud, le général en
cinqg cents hommes s'étoit mis
en marche le premier novembre,
chercher dans l'est,
pour aller le
malgréles sollicitations
santesdes Français et des principaux
presqui s'opposoient à ce qu'il abandonnat Espaguols, la
dans des conjonctures aussi
ville
délicates.
périlleuses et aussi
(C Mon départ est indispensable, répondit-il, un autre. sauroit punir, mais
roit peut-être
ne saufait
pas pardonner (: 25)= . Il s'étoit
précéder du colonel don Manuel de Peralta,
porteur d'une seconde proclamation bien faite
pour ramener les esprits, si le mal n'eit
fait des progrès qu'il n'étoit
déjà
rêter. Cette
plus possible d'arproclamation étoit conçue en ces
termes :
Proclamation du géneral en chef, auoc habitans de la partie de V'Est.
( Je viens d'être instruit que deux
cents scélérats, partis de
ou trois
Portoric, ont
sur les côtes de Higoué et de Seybo. débarqué
bien faite
pour ramener les esprits, si le mal n'eit
fait des progrès qu'il n'étoit
déjà
rêter. Cette
plus possible d'arproclamation étoit conçue en ces
termes :
Proclamation du géneral en chef, auoc habitans de la partie de V'Est.
( Je viens d'être instruit que deux
cents scélérats, partis de
ou trois
Portoric, ont
sur les côtes de Higoué et de Seybo. débarqué --- Page 77 ---
65')
se disent envoyés du gouverne-.
K Quoiquils
possession de la
ment espiagnol, pour prendre
partie de l'Est de Saint-Domingue, ils ne se
composent cependant que de vagabonds, de
gens sans aveu, qui n'ontaucun caractère avoué,,
qui ne sont guidés par aucun chefconnu et revêtu d'une autorité recommandable. Tous les
hommes sensés savent d'ailleurs qu'une pareille
mission' ne peut être confiée à un vil amas de
bandits, et que ce pays ne peut être cédé à
IEspagne, sans une convention des deux gouvernemens respectifs, qui seroit connue officiellement.
( Ainsi les brigands qui formentl T'expédition
ne sont venus que pour s'enrichir de pillage, et
associer tous les mauvais sujets qu'ils pourront
réunirà leurs projets exécrables.
( Je croyois être parvenu, par mes conseils
et mes exhortations, à prémunir tous les habitans du pays contre les insinuations susceptibles
de les égarer.
Mais
ont été sourds à ma voix, à
(
plusieurs
celle de leur intérêt, à toutes les considérations
quela religion et T'honneur leur offroient, pour
les rendreindbranlables dans la fidélité et l'obéissance qu'ils doivent au gouvernement.
( Plusieurs ont cru que les avis sages et dé- --- Page 78 ---
(64)
sintéressés que je leur adressois étoient dictés
par la faiblesse ou par la crainte.
( Is n'ont pas rougi de se
horde de scélérats
liguer avec la
déclarer
venue de Portoric, et de se
en révolte contré moi.
(e Et dans quel moment éncore se rendent-ils
coupables de cette trahison ? lorsque le
nement anglais vient de
gouvèrnies de commercer
permettre à ses coloavec la partie de l'Est de
Saint-Domingue ( 24),et que cette
va ramenerTabondance,
disposition
en ravivant les
d'acajou et toutés les branches de
coupes
locale.
l'industrie
c Puisque tous les efforts d'une sollicitude
fondée sur la bienfaisance ont obtenu
sultat si différent decelui
un réattendre, il
quej'avois droit d'en.
est temps de recourir à d'autres
moyens.
C Les jours de la clémence sont
vais, dès à présent,
passés : je
commencer à user d'une
scvénitéaussijuste
dre aux méchans si qu'inflexible;j je vais apprensttis montré
c'est par crainte que je me
constamment bon et
( Une partie des troupes de généreux.
mentla
ligne qui forgarnison > une autre de la garde nationale espagnole et française. 2 tant de la ville
des arrondissemens voisins,
que
commandée par le
Les jours de la clémence sont
vais, dès à présent,
passés : je
commencer à user d'une
scvénitéaussijuste
dre aux méchans si qu'inflexible;j je vais apprensttis montré
c'est par crainte que je me
constamment bon et
( Une partie des troupes de généreux.
mentla
ligne qui forgarnison > une autre de la garde nationale espagnole et française. 2 tant de la ville
des arrondissemens voisins,
que
commandée par le --- Page 79 ---
(165))
coldnek don Thomas Ramirez(ab), vont marL
seront aussitôt
cher çontre les? brigands soqui 1
les sedknati nCIAt
battus à que rencontrés, parce que
sontitoujours lachies. sodiif omoi st ninoido'b
ia Jes déclare-àitous les habitans des, COmSir 91
munes de la partie de T'Est, et surtout, A ceux RE
deHigouéet de Seybos queleiglaive de la plus
terrible: vengeance est levésur ceux quixgants
joints auxbrigands de Portorics ou ayat, PtiS
la plus petite part à la rébellionsmer rentreroient Tod
pas.aussitot dans Pordre,s enl faisant 20 leur sou- Trise
des forces dirigées
mission : au 9 commandant,
S
contre Tattroupement. imbnng - siroloo subis- si, RUT6i
K1 Des ordressont donnés. pour quils 08
sent une punition qui serve à jamais dexemels 3 D0Gs
les imiter.,
à touslessoclerats quivoudroientl 2.7 91 pa Eul con- >
K C'està eux.a savoir s'il vaut mieux 1911
server, leur paysa leur, familless leurs 1 i
au
ICI
ahert
enr IC arestant fideles
gouyernement, 3 à se Rtue
voir tout réduit à feu et à sang, en liguant 1699
aveci nos. ennemis et les U leurs.
200 Teur
la conduite
1anabie
aQulsauirent
de 31 1s ville
I9
Ea
tracent lesn braves Espagnols des UU
arendiseties
Santo Doningo (26) edes 973011 Toi
voisinso dans, lequels je mets 17 90 ma plas :
confiance, qwi.aoqutrent chaque HOVIO
nouveaux droits. aliibb esf
siom
EER
moimolug iup
et les U leurs.
200 Teur
la conduite
1anabie
aQulsauirent
de 31 1s ville
I9
Ea
tracent lesn braves Espagnols des UU
arendiseties
Santo Doningo (26) edes 973011 Toi
voisinso dans, lequels je mets 17 90 ma plas :
confiance, qwi.aoqutrent chaque HOVIO
nouveaux droits. aliibb esf
siom
EER
moimolug iup --- Page 80 ---
(06))
2Y désire biens sinicerementg
autres tuonaa
que toutes les o
trtslimnanae mettent'
fatlint leur devortdans
aomemey en
d'obtenir le même tribut Resnedirconitgncaryd
ritéP'lès mémes effeis'de la d'elogesyrde mése
gouyernement." do e 131 ah bienveillaince al
! du
"Gar
sitary sb RoTuftr
je me
a
fmis'uni plaisit d'annoncet
déja" une houvelle" disposition dévoit
quel
penser' la fidélité des
récom-ot
dgsjo
braves
sontt toujours rallics' à leur Espagmols qui seo
santtous yo2 TE les débiteurs de't devohrsen' dispent
o
tribuis; présensy d'en:
peycals rentes, encorequils n'auroient
dans la colonie, pendant le'
pas étén:
mingo, azidpa et qu'ils hie
siege dé Santo-Doseroient venus
ceilieatjo époque." piscet 6 97398 inp sonica que dépuis
( La méne
Dau 30oz
fiveir'e est réservée
également
(Sy fie
auxl habitans 6
tributs, présens 2 pour les biens grévés de
pim appartenant e
à leur freres, pères, ou2
filsy abstns, et donrils auroient la
Igalcer Sp 13 gusa 6 119Y T iE: procuration by
CA
Juol a
1asf cesavantages, ouC alds
je me propose
a
un,
d'enajouter
5 autre, I/
je vais Solliciter, avec
du
E
la plus
IDRG
Penuu
elede remettre' 29b gouvernement aux' 1o
rancaisye'est
présens, 9p0615 une ics a
débitéurs" !
des tribunsy
4b 343 su partie da capial, quej je" pense ne
pouvoir être moindre de la moitid: tns arrêtéde
moi, qui renfermera les détails de ces ab diverses
5 autre, I/
je vais Solliciter, avec
du
E
la plus
IDRG
Penuu
elede remettre' 29b gouvernement aux' 1o
rancaisye'est
présens, 9p0615 une ics a
débitéurs" !
des tribunsy
4b 343 su partie da capial, quej je" pense ne
pouvoir être moindre de la moitid: tns arrêtéde
moi, qui renfermera les détails de ces ab diverses --- Page 81 ---
(67 )
dispositionss va être publid,etimprimé dans le
courant de la semaine (22) 8081 ordoloo 00 si
(C Si toutes les vertus qui
nêtel homme No LeT et le bon
L67 constituent TOK T'hon- Du
le J5 T'7
9: tO chratien, 09 a 7 abtiennent ainsi
prix qui leur est du,le crime et la scélératesse
E O1
Smascrsiratr 31 U1
dentles mêmes principes
U 11
Tf d'équité E1 et de justice.
K J'ose croire
ne serai
que je 9 LIC
pas dans. la
cruelle nécessité d'exécuter
(33
fi TRG
les menaces
quiac- I
compagnentl lédernierappela
sance; jespère Ib 21 tous.les. 9 Tordreetalobéis- - E
T1S
que 9TuT habitans indistincr
tement se ligueront avec
ai CC
l'enthousiasme
doivent ingineclswrinisiacohi de la
que
pour rendre à la sl0S mer lat tourbe UD
colonie,
gands2
5 impure 11 de bri- SIT
ar qu'elle CI a a, si vomis sur 5 nos côtes, et qui ne
viennent qu'avec le projet de
foibles débris S 1 la
sengraisser GF des 3
G" que rérolutiona laissés aux infortunés colons
En
por
19n L
de Saint-Domingue.
< Enlin, voulant gouter Li
LAU hi
19 dite
moi-mème la satisfaction de recevoir la soumission des
Vo
habitans
égarés, je déclare me, mettre à la
pédition.
ISA
373 J tête C de JexMalheur à ceux
C8 qui tromperont mon
espoir! et plus la bonté
ir
S2 et 33 la clémence
montrées
C
quejai
jusqua.ce
ont été
DIL jour 11 G
grandes,
ma
plus
sévérité et la
D 20 a igueur quej'exercerai envers
ceux *
qui ne rentrerout
JIIA
Pegimumédiatement dans
le devoir, seront terribles,
P0S n!
Dous
heur à ceux
C8 qui tromperont mon
espoir! et plus la bonté
ir
S2 et 33 la clémence
montrées
C
quejai
jusqua.ce
ont été
DIL jour 11 G
grandes,
ma
plus
sévérité et la
D 20 a igueur quej'exercerai envers
ceux *
qui ne rentrerout
JIIA
Pegimumédiatement dans
le devoir, seront terribles,
P0S n!
Dous --- Page 82 ---
(
pi
68)
"Faitairq
le 30
quanierigénéral de
on octobre 1808. > Santo-Domingo
IR Le colonel
Peralta, dont la mission étoit
trémement
extion' a2
délicate, TI en raison de la. qui régnoit
fermenta-
-5in
di depuis quelque
pays, fut prévenu par les'
temps dans le
arrêté
-
cliefs de
u
par Manuel
Iinsurrection, 12
mé dans' une AI étroite Carabajal (28), il est enferLe
prison.
19( do masque étant levé, on,
lou 1
massacre de
prélude par le
les' #1L
11 quelques E
Français disséminés dans
oun campagnes, 2 et les insurgés se hâtent
niser leurs
dorga;
troupes, 323
pour se disposer à faire tête
Torage, que leur coupable 94R0
nécessairement o0
attirer not sur eux. o conduite S 291 oao devoit WoC
a9b La réunion se fit au Seybo le 4 plisan
a
et'si'le -III
genéral Ferrand, sorti
novembre- n
A 2
perd pas un stemps Roa
le premier, 9. ne
précieux :
sur son habitation
d'Higouera-copal, il
0log
plus
surprend )
T Tstisnr f'ennemi dans le
4 grand daordre,et
nisla :
cune
n'ayant encore fait ause e disposition pour tor prévenir le
proposoit de lai
n onslouhi coup qu'on
nor Le 5
porter. a di
novembre, toujours dominé all
aveugle confiance, et se
par son
t bercant de lidée chimérique que sa présence seule
en' imposer, il ft aux
suffiroit :. pour lui
sommation d'avoir à insurgés une dernitre
mettre bas les
rentrer dans l'ordre et de
armes. domenamons
--- Page 83 ---
(69)
Le 6, don Juan Sanchez, se qualifiant capide la partic de l'Est, fit réponse
taine-général
se, Ci défendre s'il étoit
tuil étoit disposé à bien 999
-
altaqué.
Le 7, E7 le général en chefpoursuit sa marche
le
traversé le confluent des deux 01
sur Seybo,
deux cents hommes qui ne
rivières, gardé par
- C
lui opposent qu'une foible résistance. 11
(( Je n'ai d'autre peine en ce moment, écrivoit-ilau gencral Barquier,, que celle de voir
209 c'des hommes comblés de mes' bienfaits, uo
ouque bliant la fidélité qu'ils doiventau gouvernement, 13. -
ont AR été assez, 1S! simples que d'écouter les SUE
des malveillans et de nos en- 11
gestions perlides
leurs C. intérêts ).
nemis mêmes, contre
propres OUR OG0
e1831
sllrm
Combat de Palo-Hincado. 6
O8
7300 not
Le même jour, a onze heures du matin 2
étant a portée de Tennemi, il envoie le sieur
Bocquet, capitaine-adjomnt delétat-major, pour
reconnoitre sa position et T sa force : dans cet
intervalle; don Francisque &
de Castro, riche
habitant de cette partie , arrive au 101 camp du
général Ferrand, pour tt lui remettred une lettre
de don' Juan Sanchez : Ce jeune homme, envisans doute avec co peine -1 les conséquences
sageant
Coesint
pal 139 35028 2 s0O9 oyaloh
il envoie le sieur
Bocquet, capitaine-adjomnt delétat-major, pour
reconnoitre sa position et T sa force : dans cet
intervalle; don Francisque &
de Castro, riche
habitant de cette partie , arrive au 101 camp du
général Ferrand, pour tt lui remettred une lettre
de don' Juan Sanchez : Ce jeune homme, envisans doute avec co peine -1 les conséquences
sageant
Coesint
pal 139 35028 2 s0O9 oyaloh --- Page 84 ---
Ie
: 1n
92 (70 J
funestes de
SAR Dol
et se D faisant Tinsurrection 4 1 b DIPiS de ses concitoyens, Not 52
dtoio
une haute idée de
engagea le
2 ft9
9200 leur aty 1:039 Hombres 11
général en chef à ne pas
mettre le salut du
CCE :
au
compro:
:os pays hasard d'un combat,
ou ily avoit une si grande
forces.
9 disparité 1179 dans les
u 201 D'après son rapport, l'ennemi avoit
douze cents hommes
£ tAonn
dinfanterie et SiX cents
hommes de
0 3200 Q
ST cavalerie, 99
retranchés sur un
tcau, dans une
fI aE pla9
position 19pU. extrèmement ayantageuse, ayant sa' droite, etsa
IIC t
par nu des
ET
gauche bien DIT gardées
rotr compagnics de lanciers à
centre par un fort 1ob
J1 cheval, 33)
et D. le
port fut confirmé 02 retranchement le nR
: ce rapmais le général Ferrand par ore capitaine Boequet;
3 UT
n'établissant aucune
proportion entre cinq cents Français esman et en deux
mille révoltés,. accueillit mal l'avis de Castro
(29), et fit sur-le-champ des dispositions
Tattaque,
pour
Comptant beaucoup 110
sur la termeur
produiroit sa que
J: 13
Pniseuee parmi, ces hommes egarés,àonze 10 heures du
matina 1
le
:
généralFerrand
30 donna, ordre A Tavant-garde des commencer le
feu. Le brave capitaine Brietti, qui la
doit,
commanA -
attaqua
la
fut
ayer, e plus grande bravoure; il
ot igoureusement soutenu at par lesy premiers
pelotons 4
de sreundiers.aix ordres du chef de
bataillon Allier, Mais, au
finissoit de
- moment 2
ou, Ja colonne
se déployér pour se ranger en ligne
énéralFerrand
30 donna, ordre A Tavant-garde des commencer le
feu. Le brave capitaine Brietti, qui la
doit,
commanA -
attaqua
la
fut
ayer, e plus grande bravoure; il
ot igoureusement soutenu at par lesy premiers
pelotons 4
de sreundiers.aix ordres du chef de
bataillon Allier, Mais, au
finissoit de
- moment 2
ou, Ja colonne
se déployér pour se ranger en ligne --- Page 85 ---
(90)
feu terrible ayantporté. le-déde batanlie,
rles alles furent débor-
"sordre dâns' nos rangs;
une' terreur
décs par la cavalerie ennemie evet
tàr tous
spontancment
paniques se communiquadt
rétablir lordre,
les pdlowonsilf fut impossiblede n'écoutoient plius
"et de rallier des troupes qui
la voix de leurs chefs.
9ul
B
suluzr
Mort du génèral Ferrand.
I
eh
fit en vaini les efforts les
iney Le geniéral Ferrand
courageux 91
pour arrêter la déroute; on'le
plus'
au milieu des dangers, envivit constammeht
soutenoit enronné des braves que sa présence
la
oi core." Ce he fut enfin qu'après avoir perdu ceux
"moitié de'sa cavalerie quil fot forcé par
Tentotirotent S de songer luiemème à sa proqui d sureié: Toujours harcelé dans sa rétraite
pre
cavaleries et toujours aupar une nombreuse mauvaise fortimeyi il résiste pendessus de sa
aux
sde Teninemiqui
e
dant quatreheures attaques toiber à ses pieds sàn
K Te pourstits mais yoyant
e grand nombre de se5 fidèles coimpagnousslnc
teut e :) pas sarvivreal Tingratrodeetal lathontejet consacrer
angarrache la lfie quil he pouvoitplus
au bonheur du pays et au salut des siens (50)1
he i contribua pas peu à
Cette grande perte
angineitef16 23
dicordre de "à fuite, ct laudace
ant quatreheures attaques toiber à ses pieds sàn
K Te pourstits mais yoyant
e grand nombre de se5 fidèles coimpagnousslnc
teut e :) pas sarvivreal Tingratrodeetal lathontejet consacrer
angarrache la lfie quil he pouvoitplus
au bonheur du pays et au salut des siens (50)1
he i contribua pas peu à
Cette grande perte
angineitef16 23
dicordre de "à fuite, ct laudace --- Page 86 ---
((172))
de leinemis On assure que les vainqueurs, sabandonenivrés d'un succès saussi inattendu, inouies La tête du
mérentaux oruautés les plus
bout d'une
agénéral Ferrand fut présentée au
avec
aux officiers anglais qui recurent
C pique
sanglant delingrattude et
ligrreur. ce, trophée
ni
de la barbarie de ces hommes férocest, ziov la
Le résultat de ces désastres a été perte de
totale des' cinq cents hotiies sortis
presque
seulement rentrerent
Santo-Domingo, quarante
a
dans les murs de, cette ville. Le reste, a étésou 4
iassassiné dans les bois, ou fait prisonniet t4
par
Tennemi, 931tb8 a 1 62,9 4 an7mlanb onon le
les: officiers qui accompagnerent
el 1 Parmi
combattirent à ses côtés, on
général en chef,et
et
distingua les.sieurs, Savary, Repussart deçou- Des 111
hommes
fontaines, 2 cherdehauillendea)
de larévolution,ont
leur quis depujsleprincipe marché dans, la ligue du gouver-
- copstamment,
inement Les sieurs Buanitoecatusregoenal Lavallette,
nLamarche * capitaine des, guides, donnèrent,
archpitaine a der Keatumajor-eénétal, de leur attachejo dans cette joumnée des preuves
mentau général Ferrand enlanishandennirent
(qu'au dernienmonieht., 2 cmpnh suniund chefs-de- NG
compten parmi les, morts, les
1s aOn, bataillon Desiles et Allier, les capitaines Brietti, --- Page 87 ---
(25,)
Bocquet etr Soubervie, officiers distingués par
leur bravoure.
o4 Snsktof sb gost
C'està trente lieues de la capitale,al Tendroit
nommé par leshabitans du pays Palo-Hincado, lieu
malheureux a eu
(5*).
que. cet événement
de 50
surlendemain . 2. un : détachement
et Le
sortit delaville,et parcourut quatre
grenadiers
protéger la rentrée de nos
lieues de pays, pour
a mais la plus grande
malheureux compatriotes jetée dans les bois, et ne, fut pas
partje s'étoit
rencontrée par le détachement.
de linnil
dmors
Portrait dugénéral Ferrand. a -
RiDitSe
te
ash orin -
- La nouvelle de la mort du général Ferrand,
ST appontelabnowenbret par don Diegue Ascanio,
la consternation dans la ville. Les
avoit répandu
les
habitans perdoient en lui un bienfaiteur,etl
un père: Tous considéroient cette
4 militaires catastrophe comme irréparable, puisgrande
du senl-homme, capable de
quelle les privoit
mais à itravers une inles rendre heureux (52):
Ferrand
finité de qualités, esenueles,leginsral
avoit néanmoins quelques défauts. En général
.on peut, dire avec vérité et impartialité, quil
avoit coeur bon, Témulation des. grandes
et
le - le désir du bien; un tact assez, Sn
choses,.et
considéroient cette
4 militaires catastrophe comme irréparable, puisgrande
du senl-homme, capable de
quelle les privoit
mais à itravers une inles rendre heureux (52):
Ferrand
finité de qualités, esenueles,leginsral
avoit néanmoins quelques défauts. En général
.on peut, dire avec vérité et impartialité, quil
avoit coeur bon, Témulation des. grandes
et
le - le désir du bien; un tact assez, Sn
choses,.et --- Page 88 ---
C7A)
pour apprécier les hommés en
trop de loyauté pour les
particulier - et
masse. T Le séneral Ferrand jugeri sainement en
allioit deux choses
Ancompatibles, 8
la méharice comme
étuné
particulier,
: conllanccaveugle comme hommep
eette' disposition bizarre dans le caractère public; le
Risdoitrquelquefois injuste dans le
apathique et imprévoyant dans le second. premier cas, 9
admihistrateur que militaire êt homme Plutôt
ilirenidit dès servicés essentiels à son
d'état,
le premier rapportyet les erreursdans paysy'sous
il tomba, sous le second, lui coutèrent lesquelles la
Vif et jovial a dans la société ; ilw étoit
vie,
emport dans les affaires
parfois
mier are mouvement fo
publiques; son presecond la bonté. annonçoit le' despotisma-et le
tradiction;
Incapable de supporter Ta con-
; la résistance le rendoit
Il
avoit le travail facile, et
arbitraire.
01 suprème
lesprit de détail au
degré P mais' il avoitr moins de génie
pour créer un plan', que de taledt pour lexecuter: Minaticus danstinterieur des sa TR
il etoit grand lorsquil sagissoit de
maison,
Ter gont des
1 représeniter.
Iretoiene
femmes, 5 "er? la manie de
ses passions dorotitiantés Il Sabandon- batir,
:
TNaasiesfnclecment
:
lorsquellis flattoit adesimpulions drangeres,
son o amour
pretertions. ll'avoit :
Bropres BR" "ses
pour principe de inaiger
ecuter: Minaticus danstinterieur des sa TR
il etoit grand lorsquil sagissoit de
maison,
Ter gont des
1 représeniter.
Iretoiene
femmes, 5 "er? la manie de
ses passions dorotitiantés Il Sabandon- batir,
:
TNaasiesfnclecment
:
lorsquellis flattoit adesimpulions drangeres,
son o amour
pretertions. ll'avoit :
Bropres BR" "ses
pour principe de inaiger --- Page 89 ---
(75)
a dont le caractère lui donnoit de
les hommes al W moins
quil ne : trouvât Toccasion
Tombrage,
danis un
de les éloigner. 1l se plaisoit beaucoup mais il
adroits et courtisans;
cercle d'hommes
-
ne l'étoient pas. Il
estimoit davantage ceux qui
caracétoit affable par éducation et violent par
la
exclusivement toute
tère; voulant posséder
décidé
considéhation', , affichant uu penchant
médisant souvent d'elles par
pour les femmes 7
prodigue, et
ton ; il étoit moins généreux que il aimoit à rendre
souvent mal ses dons ;
plaçoit
- moins parinclination que par
justice au mérite, modeste en particulier et
impulsion; il étoit
il étoit
de Tautorité;
impérieux dansl'exercice économie que par I tempérahce;
frugal; plus par
et opinidtre danis
inconstant dans ses sentimens,
, il s'y
idées esclave de ses préventions
ses
i 33
mais revenoit avec
abandonnoit avec fougue, bonté nuisirent a la
facilité; sa foiblesse et sa
aimer du soldat. Eafin
discipline, mais le firent de la valeur et un T air
le général Ferrand avoit
D112 belle
des manières agréablés
noble, une STUC figure,
de tousles étrariquilui swsieniconciereaume
des Anglais.
et particuliéremenr 51
- gers,
colonel Aussenacinstruitde cès
sta 1O BIS3
Capendantlee
qui Iui dondésastres par le genéral Barquier,
sur
noit en même temps l'ordre de replier --- Page 90 ---
(79) )
Santo-Domingo ,opéra sa rétraite dans le plus
grand ordre possible. H ftrespecter le territoire
de Bani, dont la fidélité s'étoit
moins en
soutenue, au
apparence (55), jusquau dernier
moment, et rentra, le'2 novembre à SantoDomingo.
Le 9, le général
fonctions du
Barquier 2 succédant aux
général Ferrand, avoit pris Farrétésuivant :
virpe Ioke
: (oichl
( Considérant l'état actuel de la
tous les
colonie, sous
rapports ; vu P'impérieuse nécessité des
circonstances,' lai ville de
déclarée en état de
Santo-Domingo est
siege, etc.
I0
Cet atrêté fut suivi sb d'une Taurb uDi
n C
çue en ces termes :
proclamation con-
( Le général en' chef n'est plus; il a
victime de
péri
:
son aveugle
DI à sa mémoire
confiance:payons
le juste tribut de larmes
nous lui devons; mais n: 11 la
et TI d'éloges
que
point
b
arrnE
notre.amelJe ne vous dissimule point le
danger ;il est digne devotre
h1
Tattitude
1o3,n courage; conservez
que vous avez prise ; la
et
le génie de la France
J providence
planent sur nous,
rons tout! rien n'est imposible à A9 espeferme et
)
- d une volonté
- décidée.
A
1iort
nous lui devons; mais n: 11 la
et TI d'éloges
que
point
b
arrnE
notre.amelJe ne vous dissimule point le
danger ;il est digne devotre
h1
Tattitude
1o3,n courage; conservez
que vous avez prise ; la
et
le génie de la France
J providence
planent sur nous,
rons tout! rien n'est imposible à A9 espeferme et
)
- d une volonté
- décidée.
A
1iort --- Page 91 ---
(#)
s'occupa Ssur-ls-echamp
Le général Barquier sto. t
la place, te 10 qui se
des. moyens dapprovisiouner T : art sb 5 ms
2.
de faritrouvoit sins réduite a une grande pénurie Elas: Unis.
suite de Tenbarpe des
nes : par, -
à la Guadeloupe et au conDes avisos envoyés
a
1, : o faire connoitre notre post AR 12 ti
tinent, pour le double effet dè rétablir la conproduisirent donner a rennemi O
Tidée de la
Baneder 2 et de OR
V 3
ou étoit le général en chef de
ferme' résolution
asl St
:
Ptt :
un poste qui dépuis sept
ne
abandonser
point.
bram to
celui de Thaheur et de'la
ans 2 étoit
Mo
1 - 33 à
voure 316 ONe (54) saP
Jt8 I 5b fotl ou
Trie - ntl :
Samana par les Anglais.
du 1 Prisede
5R
a
Nous ations , à la mème eporjue , dans A les
sur ne lé sort de la presquille
plus vives anquéuides 9 ROrArT
cl les événemens malheureux de
de Sumaia, 3 aque I aoi de livrer a la' discrétion
Palo'Hincado Vehoient dnd
: 1 partie de
de Tannemi. On conjecturoit qu'ane
01 a
retraite Edececoé la:
nostroupesa
:
aweiretiequEst
sortiè"l le 12 novembre du
mais une chialoupe, E 92 77
port Y : de Samana , nous apprit que VE le TOWirois
anglaises 04 a et déus bricks avoient forcéle
frégates
commandant 9
Castet à capituler, et que Samana d. d
avoit été remis en la Bossession des insurgés >
"la condition expresse que les personnes et
seroient repecceprk
les propirictés françaises
aweiretiequEst
sortiè"l le 12 novembre du
mais une chialoupe, E 92 77
port Y : de Samana , nous apprit que VE le TOWirois
anglaises 04 a et déus bricks avoient forcéle
frégates
commandant 9
Castet à capituler, et que Samana d. d
avoit été remis en la Bossession des insurgés >
"la condition expresse que les personnes et
seroient repecceprk
les propirictés françaises --- Page 92 ---
(78)
que. pour assurer lexécution-de, cet article de
W capitulation, il Y auroit un Francais, habitant de Samana, dans le nombre des officiers
composant le conseil municipal (35),
Nous apprimes au reste par le Sieur Gariscan
Piatomadaramusaat C
ce qu'étoient
deyenusles débris de notrearmée.
G: Le 279:1 le colenel Panisse, fait,
dans laffaire de
31 prisonnier LS 2
sa parole,nous donna Palo-Hincado, les 0 O et 33 renvoyé sur
renseignemensles
positifssur lesfunestes résultatsde 2a
plus
général
Texpedition du
Ferrand, et rapporta quel'enmemiavoit
pris position de l'autre côté de
Thabitalion dite
TOzama, sur
lieues, de
Hayna-Mozay distante de trois
la tête Santo-Dominges le 50,
à
de sa division, après avoir Crriaque,
de Jayne,
passé la rivière
commenca les hostilités
IOuest, en
:
du côté de
inquiétant nos
Le même jour, 50,1 Tennemisétant fourrageurs mon
(56).
en force et en bataille, a tres-pen de présenté distance 0
de la ville, Repussart, chef-de-bataillon des
hommes. decouleur, qui
80, hommes, ayant été soutenu isetrouvoidelon,avec 2:,
de cinquante
par une réserve
combat.
grenadiers, accepta le gage du
L/ennemi, tres-supérieur en nombre,
opposa pendant dix minutes une assez
reuse résistance: mais un peloton detirailleurs, vigou- --- Page 93 ---
(79)
qui set portalsue son flanc droits glécida, hientôt
fut
jusqu'au fort Saintsa, fujtes-il poursnivi
Jérômes ou ilavoit laissé une néserve.onsidén
rablesapres avoiry perdu huit hommes,sur le
champ de bataille, et emporté une trentaine.de
blessés. (80 aorisiedutscinetycd 1ub # Hiomnblqnua
de
chassenursde
I Nous.eumes, notrecotéysept
la Légion coloniale, blessés.h sivisg uinvslsiab
4) Première 6I JOK mission du capitaine Gilbert, cngath 63
Guillermin ,
de Sanchez. ens
ST
mit , pern upoeed O
d'Espallac,
11 Le5 Décembre, Don Francisque
être
qui :avoit : étd o désigné par Sanchez pour
échangé avec le colonel Panisse, fut conduit au
principal, de Tavantgarde ennemie par le
poste capitaine Gilbert Guillerminkbi el sup dmnol
Lappantion inattendue de-cet officier occa;
sionna, parmi les gardes des postexayanefs.un
mouvement, tumultueux dontil anroitéhéviet
timegsiy nossédant Tidiome du pays, alneleur
venoit seul au milieu
eut 5 fait entendre, quil
deuxs arec le caractere.sacné de parlemnentaire,
Oni lui banda sur-ler champ: les yeux, en lni
faisant. envisager cette précaution comme, un
usage consacré par toutesi les nations civiliséesc (37). mmelin mnodiot tomistivinn 9.1
o Shazesawamra
, tumultueux dontil anroitéhéviet
timegsiy nossédant Tidiome du pays, alneleur
venoit seul au milieu
eut 5 fait entendre, quil
deuxs arec le caractere.sacné de parlemnentaire,
Oni lui banda sur-ler champ: les yeux, en lni
faisant. envisager cette précaution comme, un
usage consacré par toutesi les nations civiliséesc (37). mmelin mnodiot tomistivinn 9.1
o Shazesawamra --- Page 94 ---
( 80.)
raisons aussi satisfaisantes; il fitdercette
à des
trois quarts de lieue'; au
maniere environ
affectoient delui
milieu d'une foule dè gens qui
unes
donner dés nouvelles plus extravaganteslest e crédulité
les autres, dans l'idée: que sa
zoer0ldl
que
à leur invraisemblance (38).
suppléeroit
Diaz comman9 Le capitainic Don Francisque
à Mande Parmée insurgente
doit Tavant-garde ce fut à lui que le Sieur Francisque
ganagua 2 et
1 3 SAET SSTI3
dEspallac fut remis.
Guillermin fut bien
Le capitaine Gilbert
d'un voyage
dédommagé des incommodités
lui
par la réception honnète que
aussi pénible
a
t0b at so
fit cet 'officier.
s'imaginant sans
st Don? Francisque Diaz, de la Place pouvoit dédoute que la reddition
de Timpresion que les nouvelles-dEu
pendre produiroient sur Tesprit de l'officier par*
rope
parla avect beauicoup d'exagération
lementaire, la levée en masse de la nation Espagnole,
de
da marquis de la Romana en
des conquêtes
des armécsfrangaises
Prancesdel la destruction valoir sur-tout 4a valeur
en Espagne : mais il fit
let les
et' le nombré des troupes de Sanichez,
résultats de la victoire de Palo-Hincado.
grands
Gilbert Guillermin répondit
Le capitaine
les nouvelleslevies
quil étoit convaineu que
icoup d'exagération
lementaire, la levée en masse de la nation Espagnole,
de
da marquis de la Romana en
des conquêtes
des armécsfrangaises
Prancesdel la destruction valoir sur-tout 4a valeur
en Espagne : mais il fit
let les
et' le nombré des troupes de Sanichez,
résultats de la victoire de Palo-Hincado.
grands
Gilbert Guillermin répondit
Le capitaine
les nouvelleslevies
quil étoit convaineu que --- Page 95 ---
8r )
d'Espagne, quelquenombreuses qu'elles fussent,
et malgré l'enthousiasme e dont il les disoit animées, ne pouvoient disputer la gloire militaire
aux vieilles bandes victorieuses de PEmpereur
Napoléon; qu'en conséquence il étoit disposé à
douter de là vérité des nouvelles répandues
les Anglais : au reste, qu'une résidence de neuf par
années dans la partie de l'Est l'avoient mis à
même d'acquérir les notions les plus exactes et
les plus précises sur la population du pays, qui
ne comptoit, depuis la cession, que quarante
mille ames, dont le cinquième, portant armes ;
que la ville de Santo Domingo étoit forte et
défendue par une garnison qui avoit à coeur
d'effacer le souvenir des désastres de PaloHincado; enfin, qu'il étoit présumable qu'elle
ne tomberoit jamais au pouvoir de Sanchez,s'il
n'avoit d'autres moyens pour en formerlesicge.
Après une conversation d'environ une heure,
ou chacun s'observoit, afin d'accréditer une
opinion favorable à son parti, le capitaine
Gilbert Guillermin reprit la route de Santo-.
Domingo.
Le peu d'exactitude qu'on mit à lui bander
les yeux lui laissa la faculté de reconnoitre une
double ligue de retranchemens, et de juger du
nombre destroupesdestinées àles défendre (52
--- Page 96 ---
( I 82 )
les escarmoucies
Depuis le 50 Novembre,
et les événemens
avoient été moins fréquentes,
daprèsles
importans : mais le 81 Décembre,
peu
rebelles avoient concentré toutes
avis que les
et qu'ils avoient
leurs forces à Saint-Jérôme,
de
à demi-portée
établi des vetranchemens,
chef donna
canon de la ville, le général en
deux
colonel Aussenac de sortir avec
T'ordre au
de forcer et détruire ces retrancents hommes, rendre compte de la position de
chemens, et de
Pennemi à Saint-Jérôme.
d'armée en
Le colonel divisa son petit corps
dont deux devoient se porter
trois colonnes,
la colonne du centre
sur.les flancs, tandis que
occuperoit Yennemi sur son front.
un
des révoltés étoit appuyée sur
La gauche
de deux
bois,oui ils avoient plactencenbuseaded de notre aile
cents hommes; mais Tintrépidité chasseurs colodroite, composée des braves
nous eût été
déconcerta cette mesure qui
niaux, si elle eut été soutenue parle courage:
fatale,
instant ou elle culbutoit tout ce
Au même
devant elle, le centre et l'aile
qui se rencontroit le même succès sur le reste
gauche obtenoit
de la ligne ennemie.
se hâte de
Cyriaque Ramirez poursuivi 2
plactencenbuseaded de notre aile
cents hommes; mais Tintrépidité chasseurs colodroite, composée des braves
nous eût été
déconcerta cette mesure qui
niaux, si elle eut été soutenue parle courage:
fatale,
instant ou elle culbutoit tout ce
Au même
devant elle, le centre et l'aile
qui se rencontroit le même succès sur le reste
gauche obtenoit
de la ligne ennemie.
se hâte de
Cyriaque Ramirez poursuivi 2 --- Page 97 ---
(83.)
regagner le fort Saint-Jérome, oi
enfermée une très-forte réserve.
se trouvoit
Le but de cette sortie ayant été
rempli, le
général en chef ordonna au colonel
de se retirer et de détruire les
Aussenac
La perte de
ouvrages avancés.
Tennemi, dans cette
être évaluée à
action, peut
quatre-vingts hommes , tant tués
que blessés , et la nôtre à deux
et quinze blessés.
hommes tués
Le colonel Aussenac a. eu
lieu de se louer
particulièrement
5 dans cette occasion, du courage de messieurs Savary, père et fils, du sieur
Miguel, capitaine des carabiniers de
du Cap, des officiers
la légion
d'état-major
Marquis et Dastugue.
Evrard,
La force de T'ennemi,
des prisonniers,
d'après la déclaration
étoit de quatre cents hommes
d'infanterie, et de deux cepts hommes
lerie.
de cavaDans la matinée du
9 novembre,
reparut dans la même
T'ennemi
position, et derrière les
retranchemenis, 2 dont
été rétablie dans la nuit uneigrande partie avoit
soit être de vouloir
: son intention paroisattirer dans la
engager une affaire, et nous
position
poit au fort Saint-Jérome: avantageuse qu'il occuencore temps de le
mais il n'étoit pas
débiusquer de cette position, --- Page 98 ---
(84)
le général se proposant de tirer parti de la mé
sintelligence qui existoit entre Dom Juan Sanchez et Cyriaque Ramirez, relativement
prétentions
aux
qu'avoit ce dernier au commandement en chef:
Le 12, au matin, une goëlette armée, venant du Sud, parla au vaisseau le Polyphemus
qui, surle-champiquilta sa croisière, et
vers la Jamaique. Ce départ
cingla
le bruit qui couroit,
précipité accrédita
depuis quelques
l'apparition : d'une escadre
jours,sur
françoise dans le
golphe du Mexique: Une autre nouvelle
paroissoit coîncider avec la première, fut qui le
rappel des Portoricains dans leur ile.
Pendânt que ce concours de circonstances
exerçoit la politique avide des assiéges, les assiégeans se montroient, dejour en jour, plus
audacieux! Daris la nuit du 13 décembre, ils
brulèrent T'habitation Bailly, à demi-portée de
canon de la ville; mais une vive canounade,dirigée vers le feu autour duquel ils
réunis les força à une retraite
paroissoient
Nos fourrageurs furent de précipitée:
dans la journée du
nouveau inquictes,
15, et lavantage de l'escarmouche fut de notre côté:
:
Cependant la sollicitude du
bornoit pas à
général ne se
repousser les efforts de T'ennemi
habitation Bailly, à demi-portée de
canon de la ville; mais une vive canounade,dirigée vers le feu autour duquel ils
réunis les força à une retraite
paroissoient
Nos fourrageurs furent de précipitée:
dans la journée du
nouveau inquictes,
15, et lavantage de l'escarmouche fut de notre côté:
:
Cependant la sollicitude du
bornoit pas à
général ne se
repousser les efforts de T'ennemi --- Page 99 ---
(85)
extérieur; il s'occupoit, en même temps, x
déjouer l'effet des intelligences que l'ennemi
s'étoit ménagées dans Tintérieurde la ville. Dans.
la nuit du a 16, vingt-sept particuliers, prévenus
arrêtés et enfermés dans
des conspiration; , furent
les prisons.
de la.
Le 17,Dom Juan Sanchez, jugeant
situation, de la place par. les faux rapports du
et officier français,
sieur Grassoty 5 piémontois
devenu, depuis l'affaire du Seybo, capitaine de
sa garde, fit faire une nouvelle sommation 7
d'un parlementaire; mais le sipar l'organe
lence du général en chef fut la scule réponse
qu'il obtint. Le même jour,, à huit heures du
soir, l'ennemi, battu dans plusieurs. rencontres,
ennuyé des lenteurs d'un blocus qui, d'après
ses calculs, devoit être de peu de durée, adopta
Nous edmes
un nouveau système d'attaque.
dans la nuit, une alerte., par une fusillade
sur la ville. L'intention des
assez forte, dirigée
assiégeans étoit évidemment de fatiguer nos
troupes, en excitant leur surveillance: mais
être
dupes de
nous ne pouvions pas
long-temps
dans ses; résultats;
cette manceuvre, insignifiante
nous ne, répondimes: d'abord que par quelques
coups de canon, aufeu de leur mousqueterie;
etl le 20,1 les. insurges ayant probablement re- --- Page 100 ---
86 )
connu l'inutilité de ces attaques nocturnes
éprouvé les dangereux effets de
3 ou
cessèrent leur feu. .
notre artillerie;
Le même jour, un parlementaire
venant de Curaçao, entre dans le anglais,
cette
port de
ville, sans autre objet que celui, disoit-il
de venir sauver quelques familles. Le. général
Barquier 2 auquel il manifesta sa sollicitude, lui
observa que les Français étoient plus en sureté
à Santo-Domingo qu'à Curaçao,
étoient au milieu des
puisqu'ils y
leurs, et qué leur salut
dépendoit de leur courage supérieur à tous les
événemens, età toutes,les chances d'une
dont ils n'appréhendoient
guerre
pasles résultats.
Le 21, une flotille espagnole sortie de Pors
toric, composéed'une goélette armée en
d'un bateau portant deux
de
guerre,
pièces canon de
et d'une chaloupe canonnière,
18,
du
passa à la vue
port, dirigeant sa route vers le fort de Jayne,
occupé par les insurgés. (40) :
Le capitaine Boyer, chargé d'allér la reconnoitre avec l'aviso la sentinelle,
à demi-portée de canon de l'ennemi, s'approcha
avoir échangé
et après
quelques boulets, 9 rentra dans le
port de Santo-Domingo. Cette
portoit à Sancliez, des munitions flotlle,qui apet de Fargent,
avoit en même temps l'ordre de croiser devant
dirigeant sa route vers le fort de Jayne,
occupé par les insurgés. (40) :
Le capitaine Boyer, chargé d'allér la reconnoitre avec l'aviso la sentinelle,
à demi-portée de canon de l'ennemi, s'approcha
avoir échangé
et après
quelques boulets, 9 rentra dans le
port de Santo-Domingo. Cette
portoit à Sancliez, des munitions flotlle,qui apet de Fargent,
avoit en même temps l'ordre de croiser devant --- Page 101 ---
(87 )
abandonné depuis vingt jours par les
lep port,
vaisseaux anglais. dans ce temps que le sieur
Ce fut à peu-près
croyant
d'Anbremon, chef d'administration, revivre la préYoccasion favorable pour faire
les
avoit toujours eue de diriger
tention qu'il
d'adminisrènes de Tadministration en qualité
but en
crut parvenir à son
trateur F général,
circonstance oût
donnant sa démission dans une
et la bonné harmonie des autorités
le concours
nécessaires, que la chose
étoient d'autant plus
Le général se vit forcé
publique étoit en danger.
dont la conde déporter cet homme turbulent,
et
être nuisible à la tranquillité
duite pouvoit
par M. Fabausalut du pays, et lefit remplacer zelé
aussi
qu'invre, officier dadmninistration, allable sut concitelligent, , et dont le caractère
lier tous les esprits.
dire à T'éloge de l'adEn général, on peut individus
comministration, que tous les
qui
instruit,.ont donné au gouverposent ce eorps
difficiles, les preument; dans cès circonstances de dévouement
ves les plus efficaces de zèle *
ét de courage. 3
Bailly, insMM. Armand, paycur-ginéral,
de
pecteur de marine, de Montaran, président
Goguet, commissaire de mala cour. dappel, --- Page 102 ---
- I 88 )
rine, chargé des revues, La Martellière,
taire-général, ont manifesté
secréprincipes, bien faite
une fermeté de
pour soutenir l'opinion et
encouragenleurs concitoyens (41).
Ler: 22,:1 laTour
signale un
anglais venant de Saint - Thomas. parlementaire
son: : arrivée n'éloit
Le but de
nérales
point relatif aux affaires
; il venoit régler les intérêts de
gemaisons de
quelques
commerce 5 et s'assurer en
temps de la situation : du
même
voir" yintroduire des
pays, afin de pouetoit alors excessif. comestibles, dont le prix
Cependantleginéal. nes'en
rapportant pas entièrement aux intentions
nifestées parle capitaine,
mament de la place, n'autorisa pour Tapprovisionnedes fonds qu'il étoit
le recouvrement
lintroduction
venu chercher, qu'après
dans la ville d'une
cing cents barils de farine, dont cargaison de
payer le montant en
ilsobligeoit de
roit fixé
argent, et au prix qui separ le'commerce, En
bâtiment mit à la voile dans la conséquence, nuit
le
de remplir, dans le plus bref
même, afin
tions qui lui étoient
délai, les condiimposées.
C'est à la même
époque que Sanchez,
servant toujours T'espérance de forcer
conçaisà lui
les Franremettre, sous peu, une place que son
peu d'expérience de la guerre, et l'idée
qu'il se
argent, et au prix qui separ le'commerce, En
bâtiment mit à la voile dans la conséquence, nuit
le
de remplir, dans le plus bref
même, afin
tions qui lui étoient
délai, les condiimposées.
C'est à la même
époque que Sanchez,
servant toujours T'espérance de forcer
conçaisà lui
les Franremettre, sous peu, une place que son
peu d'expérience de la guerre, et l'idée
qu'il se --- Page 103 ---
(80) I
lui faisoient considérer
formoit de ses forces,
extrémités, ne.
comme réduite aux dernières résistance de la garvoyoit, dans la courageuse
avec des
nison, qu'une répugnance à capituler taxés de rébeldont les efforts étoient
troupes,
Toribio Monlion. llavoit écrit,au gouverneur
tès que la garnison de Sato-Doningo,éprene ent
les horreurs de la famine, ne résistoit
vant
fausse ddicatesse, ne point
core que par une habitans du pays; quil étoit
capituler avec les
d'un colonel et
donc persuadé que la présence suffiroient pour
de quelques troupes de ligne Ces observadécider Ja reddition de la place.
Portoric
tions déterminèrent: le gouverneur de
dans la partie, de T'Est, le coà faire passer, Ximenès, muni de tous ses
lonel don André
instructions qu'il devoit
pouvoirs, ainsi que desi dans le cas où il secommuiniquer à Sanchez,
de Tévacuation de la garnison
roit question
française,
ah 1
Ces instructions portoient : ( t Premierement,
:
ayant été autorisé
don Juan Sanchez-Ramirez
moi,. depuis le mois d'aout dernier, époque
par
le
français Ferrand fit publier
à laquelle général
incendiaires et dénigrantes
des proclamations
le bruit
contre la nation Espagnole, et répandre
Portoric étoit en insurrection, à mettre
que --- Page 104 ---
(90) )
son pays-r non-seulement en état de
envoyant à cet effet les
défense, lui
mais de
secours qu'il sollicitoit,
s'émparer de la place de Santo - Domingo, en prenant les mesures
jugeroit convenables
que lui-mème
treprise
pourla réussite de son en-
(4=); et eu égard à son
à
bonnes
courage, ses
dispositions, et à la victoire
qu'ila remportée le7 lovembre
complète
françaises,
sur les troupes
J
commandées par Ieur général,
perdit la vie, je lui ai conféré le
qui
commandant en
grade de
niant-colonel, sécond, avec rang de lieute-.
dans lequel il se fera
noitre.
reconk 2. Don Juan Sanchez est en même
prévenu, par ma lettre en date de cej temps
les dépenses des'
jour, que
officiers et de leurs
seront faités par lui, compter du
troupes
vier, et remboursées
premier janTerie de
chaque mois par la trésoMaigoué.
( 3. Indépendamment des officiers
pes auxiliaires, don Juan Sanchez
et troua former des divisions
est autorisé
liter les
d'infanterie, pour faciopérations, et faire le service que le cas
exigeroit.
( 4: Les corps de cavalerie, formés
misés conformément
et orgaau mode prescrit à don
JuanSincher,séronre composés degens du pays:
oursées
premier janTerie de
chaque mois par la trésoMaigoué.
( 3. Indépendamment des officiers
pes auxiliaires, don Juan Sanchez
et troua former des divisions
est autorisé
liter les
d'infanterie, pour faciopérations, et faire le service que le cas
exigeroit.
( 4: Les corps de cavalerie, formés
misés conformément
et orgaau mode prescrit à don
JuanSincher,séronre composés degens du pays: --- Page 105 ---
(51)
don
Rami-
( 5. Eu égard à ce que
Cyriaque une diviCristoval Huber ont rassemblé
rez et
armés dans larrondissement
sion d'hommés
don Juan Sanchez est prévenu. qu'il
d'Azua,
eux sur la desdevra se fixer et sentendreavec
à don Matination qu'ils devront avoir. Quant
à Pornuel de Peralta, il J'enverra prisonnier
y
af
toric.
don Juan
armes et les munitions que
( 6.Les
nègre Henri ChrisSanchez recevra du général
de celui-cis
tophe, devront être pour lecompte
retoutes celles qui ne lui seront pas
vu que
le même état où on les auroit remises, dans
payées 5
devront être scrupuleusement
çuess,
on n'admettra aucun
mais, sous aucun.rapport, et les Français?
nègre dans cette expédition, avoir aucune condans lesquels on ne doit
les
de la
fiance (45), et qui vivent dans bourgs
devronte Létréréunis et gardés
partie Lepagnole,
dans Tendroit le
àvue par une troupe armée, mesure doit être
plus éloigné de la. place. Cette
applicable aux Espaguols suspects.
également
toulé commuEn conséquence, on empéchera
et on se procunication avec Santo-Domingo, rendre compte de
réra de bons espions pour
Sanchez:
itout ee qui se passe à Don Juan
la
Relativement aux moyens de prendre
K 7- --- Page 106 ---
(92) )
places et à sa capitulation,
donJuan Sanchez les
j'ai déjà donné à
gnemens nécessaires instructions et les renseitenir
sur la conduite
2 bien entendu qu'il devra
qu'il a à
ces instructions au colonel don comtnuniquer
e 8. Dansle cas où
André Ximenèse
on évitera
on entreroit dans la
tous les
place,
les
désordres, sacs et
magasins de
pillages;
guerre 2 armes,
tillerie, et autres objets devant munitions, arroi, par dfoit de
appartenir au
fices
conquête , ainsi que les édipublics 2 maisons', biens et effets des
çais; out lautres nations
Franqui auroient
mes contre nous.
pris les ar-
& 9: Lai goëlette et la canonnière
ront réciproquement,
se convoiesortier dui
depuis le moment de leur
port de Saint-Juan
Soc, où les effets seront
jusqu'à celui du
reviendra de suite à débarqués, etla goélette
gement en bois
Portoric, avec un chargel'acajou (44). On
d'ocasion der ces deux bâtimens m'enverra par
tions relatives-aux
des observadans laquellese circonstances, à la situation
place
trouve Tarmée, à la force de la
assiégée, et on me fera connoltre si elle
estapprovisionncey ou s'il seroit nécessaire
envoyer des pièces d'artillerie de
d'y
m'instruira enfin des
siége. On
don Juan
projets que pourroit avoir
Sanchcz, après en avoir causé aveclui.
der ces deux bâtimens m'enverra par
tions relatives-aux
des observadans laquellese circonstances, à la situation
place
trouve Tarmée, à la force de la
assiégée, et on me fera connoltre si elle
estapprovisionncey ou s'il seroit nécessaire
envoyer des pièces d'artillerie de
d'y
m'instruira enfin des
siége. On
don Juan
projets que pourroit avoir
Sanchcz, après en avoir causé aveclui. --- Page 107 ---
(95)
Vous ferez
de mes dispositions à
( 1O.
part Cristoval Huber, dont
Cyriaque Ramirez et à
mais il est utile
je désire connoitre T'opinion; ;
de
règne, dans l'exécution
et avantageux qu'il
mes ordres, la plus parlaite unanimité.
C 11. On enverra un) parlementaire à la place,
au
dapour faire une sommation gouverneur
afin d'éviter les fatales convoir à se rendre,
qui pourroient résulter de son refus,
séquences
d'être
vu qu'il ne peut avoir aucune espérance
et, dans le cas ou il se rendra, on lui
secouru ;
les honneurs
accordera, ,ainsi qu'à sa garnison,
de la guerre, ses armes et ses, équipages;e et ils
à Cube sans mauvais traiteseront transportés
ment (45).
( A Portoric, le 12 décembre 1808 )).
Lettre portant de nouvelles instructions a
don André Ximenès.
00D
( En conséquence des dernières nouvelles
quejai reçues de don Juan Sanchez, commandant en second l'armée des fidèles Espagnols de
cette ile, par lesquelles il m'apprend qu'il tient
étroitement bloquée la place de Santo- Domingo,
et que les chefs d'Azua, avec leurs troupes, se
sont soumis à son autorité, ; qu'ils avoient refusé --- Page 108 ---
(94 )
de reconnoitre par un malentendu,
qu'ils devoient avoir le
prétendant
pas de nécessité
pas sur lui, je ne vois
pour que,ni vous, ni
passiez dans cettej partie,
Sanchez,
cord de
puisque tous sont d'acdéfendre la juste cause.
(C Après avoir placé votre artillerie dans
position que vous jugerez la plus
la
après avoir arboré le pavillon convenable;
toutes les dispositions
espagnol et fait I
nécessaires, vous ferezau
gouverneur une seconde sommation de
la place dans le délai de trente
rendre
le cas où il sy refuseroit;
minutes, et dans
lui et
vous Jui ferez savoir
que,
ses troupes seront traités avec
les rigueurs de la
toutes
ensuite
guerre; vous m'en donnerez
avis, afin que je vous envoie de l'artillerie du plus gros calibre,
en brèche, et suivre le
pour battre la ville
siége à feu et à
( Quoique les chefs de la partie d'Azua sang.
proposé au mulâtre Pétion de faire des aient
avec lui; aucun ne pourra néanmoins traités
sans mon consentement,
avoirlieu
Pétion, mais
, tion-seulement avec
avec Christophe, chef des
( On conservera avec euxla
negres."
en respectant les limites des deux bonneharmonie,
( Si la reddition de la place tardoit pays.
temps, il faudroit construire des
trop longdistances
baraques à des
raisonnables 7 pour les troupes qui
posé au mulâtre Pétion de faire des aient
avec lui; aucun ne pourra néanmoins traités
sans mon consentement,
avoirlieu
Pétion, mais
, tion-seulement avec
avec Christophe, chef des
( On conservera avec euxla
negres."
en respectant les limites des deux bonneharmonie,
( Si la reddition de la place tardoit pays.
temps, il faudroit construire des
trop longdistances
baraques à des
raisonnables 7 pour les troupes qui --- Page 109 ---
(95 )
qu'il ne convient pas
doivent se reposer, parce
à la fois, Et si
qu'elles soient toutes employées
aviez besoin de quelques ustensiles, vous
vous,
à la charge de les repourrez en demander,
la
ensuite,
qu'il faut mettre plus
mettre
parce
célérité dans toutes les opérations , qu'il
grande faudra dans aucun cas faire connoitre aux
ne
mulâtres, ayant soin, dans le cas
nègres ni aux
ou ils vous fourniroient des armes etmunitions,
de les recevoir aux conditions stipulées dans
mes instructions du 12 du mois courant.
Vu qu'ilyaà Maiagoué des petits bâtimens
destinés à la correspondance de cette ile, il est
nécessaire deme désigner un sujet de confiance,
le
et dansl'expédition que
afin que, 2 dans permis
avec eux > on puisse
ces batimens emportent de leur arrivée et celui de leur
marquer le jour
sortie, et ce, parce que nousavons lexpérience
quelques-uns ont été à Santo-Domingo, en
que
vendre les comestibles de leurs cardroiture,
lettres
gaisons, ce quia été cause que plusieurs
envoyées à don Juan Sanchez
et instructions
ont été interceptéés. On ne peut passer ces
délits sous silence, d'autant plus que la vOlonté du souverain a toujours été que les bonactions soient récompensées et les maunes
yaises punies. --- Page 110 ---
(96)
Valderama
: Le
don Francisque
(
capitaine
de Tarmée,et
aura le grade de major-général le lieutenant
sera reconnu en cette qualité, et
s'est
don Francisque Diaz 7 qui
de milices,
aura le grade
trouvé à l'affaire du 7 novembre,
de capitainé.
Ramirez et
don Cyriaque
( Il convient que
au corpsdon Cristoval Huber, se réunissent
d'armées dela partie del'Est.
le cas ou la place se rendra, on nom-.
( Dans
de part et d'autre, pour
mera des commissaires
la
inventaires avec plus grande
procéder aux
les notaires et les préexactitudé, en obligeant
à donner un
posés au bureau des hypothèques, de la couétat exact des papiers et proprictés
des
et Français absens ?
ronne, et
Espagnols
sacs et
évitant toute espèce de vols, pillages, à la
que cela seroit contraire
désordres, parce
surtout assicgeant une
genérosité espagnole 2
ville de la même nation.
la
c Don Juan Sanchez aura provisoirement ValdeHieutenance-de-roi, et don Francisque
de major de la place.
rama T'emploi
faire le'service de la
( On organisera, pour de douze cents vétéplace, un cops de milices
les offiformis sur le même pied, , pour
rans,
le régiment de Portoric;
ciers : et soldats, que
contraire
désordres, parce
surtout assicgeant une
genérosité espagnole 2
ville de la même nation.
la
c Don Juan Sanchez aura provisoirement ValdeHieutenance-de-roi, et don Francisque
de major de la place.
rama T'emploi
faire le'service de la
( On organisera, pour de douze cents vétéplace, un cops de milices
les offiformis sur le même pied, , pour
rans,
le régiment de Portoric;
ciers : et soldats, que --- Page 111 ---
(197)
de cent hommes
et distribué en compagnies
chacune
de cavalerie qui
(- Oni organisera un corps sur- les frontières
sera distribué par compagnies les
villes
française, dans principales
del la partie
don Joseph Abreus"
ethourgs. Le sous-lieutenantd
d'instruire cent artilleurs pourlesers
sechargera
vice del lap place.
probe et intel-
( On nommera un contrôleur remise des magasins
la
- ligent, pour recevoir armes et autres objets
d'artillerie, munitions, 2.
des guerres abbita : 171
de port, pour
( On nommera un capitaine des bâtimens qui entrent
prendre. connoissance leur nation, leur changement,
et, qui sortent, lenom du capitaine, et le lieu
leur capacités
d'ou il viental
22 dedonneraux
Anglais
K On aura lattention edelarisireicionaecudl
toueepicedesecours,d
Ton-doità de fidèles alliés.
que
seront: employés dans les
& Tous: ceux qui
j'en ferai
devront Pêtre volontairement;
corps
supréme et centrale qui détermipart à lajunte à la solde, ce qu'elle jugera convenera 2. quant
0 BU
pi
nable.
5 J 5 AERO
de la présenté $
E Salvador-Felix fidèlement , porteur dans les provinces'
s'étant comporté
--- Page 112 ---
(98 1
d'Azua, où iH habitoit depuis quelque-temps,er
attendu que le général Pétion lui a accordé
rante caisses de cartouches, quatre mille quaà fusilfer cent piques, vous T'employerez pierres de la
manière la plus convenable, après lai avoir demandé compte de ces différens objets. J'écris à
donJuan Sanchez à cette même date,
lui
envoie dix barils de farine, , pour que leur etje
duit serve. à payer lat troupe (46),et j'envoie proaussi tous slesapparaux nécessaires pour faciliter
T'embarquement des bois d'acajou.
E Je.lepréviens quej'enverrai deux obusiers
parle brick le Frédéric, dans
dre de temps ;iles prisonniers lequel, sans perêtre embarqués
la
Français devront
Manuel de
pour Havane, excepté don
Peralia, qui doit être envoyé ici.
a Ledit brigantin partira, dans les premiers
jours de janvier, et pour éviter les retards, il
séra conyenableque les prisonniersise trouvent
au Socavecla garde chargée de les escortery qui
servira en même temps au transport des obusiers.
C. Faites en sorte de me donner des nouvelles C
détaillées, en accélérantles voyages des goelettes
qui vont au Soc et à Youme, et en établissant
au Soc des barques pour y déposer les effets qui
doivents ssyvendreenéshange des bojs d'acajou;
les retards, il
séra conyenableque les prisonniersise trouvent
au Socavecla garde chargée de les escortery qui
servira en même temps au transport des obusiers.
C. Faites en sorte de me donner des nouvelles C
détaillées, en accélérantles voyages des goelettes
qui vont au Soc et à Youme, et en établissant
au Soc des barques pour y déposer les effets qui
doivents ssyvendreenéshange des bojs d'acajou; --- Page 113 ---
(99.)
deyront me remettre la facdont les capitaines
- A
ture.
TORIBIO MONTES.
(Signé),
Saturnin Ximenès..
<. A monsieur dou André
uleéricures
Deuzième lettre et instructions
à André Ximenès. -
-
vous envoie par la goelette l'Amitié,
( Je
Martin, avecles objets) portés
capitaine Laurent
vendra pour son
dansla facture ci-jointe , qu'il
en
dix barils de farine, n'ayant pu
compte,
Cette goëlette devra faire
charger davantage.
son retour du Soc en bois d'acajou.
quelquildoityavoir
c Commeilessprobabled dans lel port de Santo Domingo,
ques bâtimens
des troupes
ils seront employés au transport éviter les frais de leur
Françaises à Cube, pour
:
entretien. don Juan Sanchez à solliciter du
( J'engage
la Franchise , qu'il mette
capitainie dela frégate
français qui se trouà son bord lés prisonniers les envoyer de suite
vent en son pouvoir; pour
convenable : 5
à Cube sur le batiment quiljugera
faire;et
éviter le mal qurils peuvent
et ce, pour
Tobtenir, , il faudra
dans le cas ouiline pourroit éloigné de la place, et
les tenir, dans un bourg ny
a
sous bonne garde. --- Page 114 ---
(100 )
la
le cadet
( Je vous envoie , dans goelettey) FranXavier. Miura, et don
don Francisque A u être employés près de vous
cisque Ugarte ? pour
1 1
: A
d
nbma
en qualité d'adjudans.
demain
le
( Un autre bâtiment a partira 4 des - bois pour d'aca- A
Soc, d'ou il devra revenir avec
-
cela tous les ustensiles nécesjou;Tenvoie) pour
leur chargement 5: présaires," afin de faciliter
venant don, Juan Sanchez que ces apparaux
devront rester là.
3 ritoi
eum
vous conserve mille ans. A Portoric,
C Dieu
1808.
ce
in
le20 décembre
a0e
TORIBIO MONTES:
( (Signe)
L tolr
n :
aup tiovs
envoie aussi le cadet don
RP. S. Je vous
US evola 3 93 300/t9e ahi
Nugnès. rave Joaquin
a
monsieur 5b C
don André Satumin Ximenes. 101 110E9 >
( A
de réSancliez, qui iavoit da folle prétention
tavec peine l'état de
duire la place, supportoit
Montès
dépendance dans lequel, don Toribio
s'attribuant lei droit de
cherchoit à le tenirgen
offensé d'aile
surveillance sur. la partie de lEst;
rôle secondaire dans un
leurs de ne jouer qu'on
fait la
dont il prétendoit avoir
conquétesil
pays
de suite la réunion d'une junte cenprovoqua
ou il fut proclamé à unanie
trale à Bondille,
ine l'état de
duire la place, supportoit
Montès
dépendance dans lequel, don Toribio
s'attribuant lei droit de
cherchoit à le tenirgen
offensé d'aile
surveillance sur. la partie de lEst;
rôle secondaire dans un
leurs de ne jouer qu'on
fait la
dont il prétendoit avoir
conquétesil
pays
de suite la réunion d'une junte cenprovoqua
ou il fut proclamé à unanie
trale à Bondille, --- Page 115 ---
(sor) 1
de la partio
mitél capitaine et intendantigénéral en-taffranchise
espagnole: de Saint-Domingue, vis-à-vis du
sant de toute espèce de suzeraineté
laissoit
gouvernement de Portoric, auquel il ne
quelletitre de protecteur, po fe de 9 tous ces
Toribio. Montès instruit
a Don
démasquoit l'ambition
actesy.dont Tirragularité Sanchez avoit maniet la fausse déférence. que
n'eut pas la
festée jusqu'alors pour sesordres, conduite artififorce.de protester, contre cette.
n'écieuse sil dissimula son mécontentement; ,et
enmesure, de tenir un autrelangage,
tant pas
desacrifier ses prétentions aux
tout enayantlair
il se propocirconstances et à l'intérêtg général,
plus
soit bien de les faire revivre dans un temps
opportun(47): 2T à m0s Sanchez un pas à faire
Il restoit, encore
venoit d'usur:
affermir une autorité qu'il
pour
Ramidsz.avoit.eu la prétention,
pers Cyriaque
lors des sajonction, avec Sanchexaprtniafaire en, chef
de Palo-l Hincado, au commandement fondoit sesi droits sur
de l'armée insurgente; serviccs al et sur. le succès du
Jancienneté de ses,
disoit.il,T'dlan au
Malpasso, qui.avoit, donné ,
Sanchez
patriotisme età l'énergie des Espagnols
lui
faisoit valoir de son. côtés les pouvoirs, qui de
avoient été délégués par le capitaine- général --- Page 116 ---
1e 102 )
Portoric, représentant immédiat de S.
et la victoire de
M, C.,
tats brillans
Palo-Hincado, dont les résul.
avoient, disoit-il aussi, délivré
patrie de ses itijustes
la
adroit
oppresseurs. Sanchez,
que son compétiteur, étoit
plus
térieurement à la réunion de
parvenu anfaire évincer de ses
Bondille, à le
sence ne laissant
prétentions; mais sa prépas que de lui inspirer desin:
quiétudes, illui donna l'ordre de se
à bord d'un batiment de
transporter
sous le prétexte
guerre de Porioric, 2
spécieux de' faire
des
pièces de
débarquer
campagne et des munitions, il reçut,
immédiatement rendre
après, celui d'y rester er de se
à Portoric, 9 aisi que Cristoval
le méme qui, sans
Huber;
toit. déclaré à
pouvoir et sans qualité,s'é
avoit
Neybe, commissaire du FOi', et
insurgé toute cette partic, de concert
Cyriaque Ramirez.
avec
Larmée des révoltés fut alors
trois divisions : celle de l'Est,
composée de
dement de Manuel
sous lei icommansous les' ordres du Carabajal; celle du Nord,
colonel don
et celle da Sud, la
Diègue Polanco;
T
plus considérable de
resta sous lés ordres de don Juan
toutes,
suprême de l'armée.
Sanchez, chef
Le23 déeembre, au' matin', un
de quatre-vingts hommes de la détachement
légion colo-
és fut alors
trois divisions : celle de l'Est,
composée de
dement de Manuel
sous lei icommansous les' ordres du Carabajal; celle du Nord,
colonel don
et celle da Sud, la
Diègue Polanco;
T
plus considérable de
resta sous lés ordres de don Juan
toutes,
suprême de l'armée.
Sanchez, chef
Le23 déeembre, au' matin', un
de quatre-vingts hommes de la détachement
légion colo- --- Page 117 ---
(405 )
sortit de la ville, pour aller. occuper
niale (45)
afin d'y protéger nos
la position de Saint-Carle,
nombre de 600
L'ennemi, au
fourrageurs,
colonnes, anhommes, marchant sur quatre
et
Tintention de cerner, le détachement
nonçoit
avec laquelle
les fourrageursi mais Tintrépidité auquel s'étoit
il fut reçu par le détachement, hommes de troupes
réunie une réserve de cent
fat
et
de ligne, déjoua son projet; il
repoussé les
fuite. On distingua parmi ces fuyards
mis en 15
Portoricains qui forment, dit-on,
trois cents
l'élite des forces ennemies.
Mort du capitaine Boyer.
RMH AA
Boyer reçut ordre de SorLe 27, lei capitaine
pour longer la côte,
tiravec l'aviso la Sentinelle,
dans la baie
les bàtimens ennemis
et. inquiéter
cet intrépide marin ayant reçu
de Jaynesimais la
à linstant. ou il comun. boulet dans cuisse, vit forcé de rentrer à Santomençoit laction, se
après, s
Domingo, oir il mourutquelques jours
emportant les regrets de tous ses: compatriotes. t
Le 28,1 T'ennemi qui, jusqua cette ETE:
avoit observé la plus parlaite tranquilité de TOde l'autre côté de la: rivière
ses positions travailler sans doute plus paisiblezama, pour
qui devoient le défenment aux retrainchémens --- Page 118 ---
dre
(104) )
contre Tartillerie de la place,
brusquement -
un'fen de
commença
sur les bdtimens
mousqueterie tres-vif
Quclques a qui se trouvoient dans le port.
de cette
personnes furent d'abord victimes
artillerie attaque imprévue, mais le feu de notre
ayant fait taire cette
continua que
fusillade, elle ne
qui ne pouvolent foiblement le 29. Les ldtimens e 2
courir de dangers, plus rester dans le port, Sans
aller mouiller
profitérent de la nuit
en
pour
P Le 50, au matin, érande-rade le
(49):
festa, par écrit, à don Juan général en chef fmaniil étoit
Sanchez combien
de la surpris, - qu'aprés ayoir fait mettre dehors
place, avec la plus grande
grand nombre d'enfans et de
loyauté, un
on se! permit, du côté
femmes espagtiols,
del mialheureuses
opposé, de faire feu sur
barquoient
femmes francaises qui s'emsines (50). pour se retirer dans iles dles voi-
-ojn Le capitaine Gilbert
aoch sohs
Guillermin, de létatmajor-générals se rendit à cet effet
camp des insurges, et après
dans(le
cation avec don Juan
une courte-explic
esa mission, il eut avec Sanchez,rsur. l'objet de
nel don André
ce derniery et le coloXimenès, la
vante: :
Sinog 2A7N2
conversation suiDon Juan Sanchex ( Les Françaisne
veu-
retirer dans iles dles voi-
-ojn Le capitaine Gilbert
aoch sohs
Guillermin, de létatmajor-générals se rendit à cet effet
camp des insurges, et après
dans(le
cation avec don Juan
une courte-explic
esa mission, il eut avec Sanchez,rsur. l'objet de
nel don André
ce derniery et le coloXimenès, la
vante: :
Sinog 2A7N2
conversation suiDon Juan Sanchex ( Les Françaisne
veu- --- Page 119 ---
705 )
a
larnont. écouter sa 1 M les 9uD propositions qui leur
lent donc pas
a la reddition de
ont été faites 9 relativement SMZ 810105 91
Santo-Domingo 6? oran f
oo
Français n'ont aucun mouf
(( R: Les
241 Pr
pour
le - 19I not leur est conné; ils en ont
rendre poste qui
4un 7
ART
- de tres-puissans pour le conserver. 97
au contraire
un 95
1 D: J.S. Is considèrent comme un e soulè: 198
(
la r:
P
nous leur faisons; ils' ne
vement guerre l - que in 9 4
de notre prosavent donc pas que ce o n'est 1o4 pas
5G impulsion ah que nous avons pris les armes,
pre
bien
ordre du gouvernement espagnol
mais
par
nous un d colonel des
puisque vous voyez parmi
de ligne de S. M. C., don AndreXitroupes eio
N
>
menès.!
7 la
acSA6 ( R Les Français savent que Ma guerre pt de
tuelle a été stiscitée par le gouvernemenr 17
Portoric; mais ils établissent une grande SA diffé-
-
Tes Portoricains de
rence dans" les mhonifs qu'ont
de la
leur faire la guerre, et ceux des habitans
partic -
espagnole :
de samnt-Dominguie. Les habitans de Porloric, de Cube, Ét de'la Côte-Ferme
étoient sujets ideS. M. Cla Tépoque de la rup:
ture entre les deux nations, et ceux de la
ctolent
lube
tie espagnole de Saint-Domingne
nus Français par un traité solennel, par des
sermens de fidélité qui les hioient depuis tréize
Français; dont ils ne pouans au gouvernement
partic -
espagnole :
de samnt-Dominguie. Les habitans de Porloric, de Cube, Ét de'la Côte-Ferme
étoient sujets ideS. M. Cla Tépoque de la rup:
ture entre les deux nations, et ceux de la
ctolent
lube
tie espagnole de Saint-Domingne
nus Français par un traité solennel, par des
sermens de fidélité qui les hioient depuis tréize
Français; dont ils ne pouans au gouvernement --- Page 120 ---
( 106 )
voient étre séparés que par une nouvelle
vention entre les deux nations.
con-,
( Le colonel Ximenès. Cela est
la France atrompé
vrai, mais
liens de l'amitié TEspagne, et a rompu les
R.
quiunissoient les deux nations.
4 S'il est vrai
àse
aE 11 L que la France ait ce
faire, ce que je ne crois pas, les reproche
seuls dtoientfondés à manifester leur Espagnols
tement, et leur attachement, à leur mécontenmais les habitans de la partie de souverain:
Domingue étoient
l'Est de Saine
étrangers à ces crises
ques, et ne pouvoientsans crime s'armer politi:
leur gouvernement
contre
G D.J. S. Vous légitime. er
àvons été mus
des croyez sans doute que nous
par
motifs,
le désir de commander;
d'ambition et par
mais mon caractère
connu : on sait.quej'ait toujours aimé la vie est
sible de la
et
paicampagne, quej jai
tous lcs temps les honneurs
dédaigné dans
-l C R. Vous vous êtes
et les emplois.
de confiance à june
abandonné avec trop
crue généreuse,
impulsion que. vous avez
et, qui est en
vos devoirs, comme sujet de S, Opposition M.
avec
doit se faire un jour; et
Lsla paix
Lénoignages d'attachement rappelez-vous que les
avoir donnés à Ferdinand que vous croyez
tés
rien
Vil,n neseront comppour
parmi les grandes considérations --- Page 121 ---
(107)
doivent contribuer à la réunion des deux
qui nations; ; il. ne vous restera que les regrets d'avoir fait la guerre à une nation qui vous traitoit avec bonté, et d'avoir attirélsur votre patrie des malheurs dont elle conservera long- %
temps le souvenir. Mais je veux encore suppovous
eu des mouifs de méconten:
ser que
ayez
Francais; le
tement contre le gouvernement
droit de faire dla guerre appartient-il aux sujets
ou au souverain? et toute résistance alautorité A
le caractère de laré
légitime ne prend-elle pas
n'ont - quie le
bellion, lorsque des sujets , qui
celui d'une
droit de représentation, 2 s'arrogent
coupable initiative (51)? 7 W3 :
colonel Ximenès. Une
longue ré-
(
Le
plus
sistance entrainera de grands malheurs:
mieux
vous doit connoitre la
( R. Qui
que
à
tresponsabilité d'un général; son attachement
son dévouement à sa patrie et à son
ses devoirs;
la résistance la plus
souverain luid prescrivent
opiniatre. Les Français sont bien déterminésà
sensevelir sous les ruines d'une ville qu'ils ont
conservée jusqu'à ce moment, plutôt que dela
rendre (52). Les chances de la guerre ne 'sont
toujours les mèmes , et votre expérience
pas
e est souvent danvous a sans doute appris qu'il
situagereux de mettre son ennemi dans une
son dévouement à sa patrie et à son
ses devoirs;
la résistance la plus
souverain luid prescrivent
opiniatre. Les Français sont bien déterminésà
sensevelir sous les ruines d'une ville qu'ils ont
conservée jusqu'à ce moment, plutôt que dela
rendre (52). Les chances de la guerre ne 'sont
toujours les mèmes , et votre expérience
pas
e est souvent danvous a sans doute appris qu'il
situagereux de mettre son ennemi dans une --- Page 122 ---
(:108)
tion forcée (55); mais quant aux malheurs
nous sommes; dites-vous,
dont
redoutés par des soldats menacés, ilssont peu
les' habitans de la
qui nont rien à perdre;
partie de TEst se ressentiront
beaticoup' plus qu'eux des désastres que doit infailliblement occasionnerune
Au reste, monsieur le
aggrestioninjuste
chargé d'entrer dans colonel;) je ne suis point
me suis
tous ces! détails, et si je
permis quelques reflexions sur les événemensi, c'est pour répondre à la
avec laquelle vous m'avez
confiancel,
lement à
parlé. J'ajouterai seuee.que je viens de dire, que le sort de
cetter parlie de.
dans aucun Saint.-Domingue ne pourroitètre,
cas,abandonne ala discrétion d'une
antorifdventuelle, mais doit être
ment fixe
irrévocable.
un pacte. paclespouveremens: nouveau .
respectifs et par
émané du
6 ( Le
souverain (54).
mais ne
ausanacederhdeitr principe::
peut-on pas traiter conditionniellement,
saufratification, et suspendre les hostilités,
négocier plus paisiblement (55)?
pour
( R. Je: ne me permettrai pas d'émettre
opinion aussi délicate; vous devez,
une
répondre au général en chef: cette dites-vous,
peut servir de préalable à la négociation proposition
16e1(56).
projeinLe colonel Ximenès, Nous désirons
vous --- Page 123 ---
(3 100. )
voir contribuer: à obtenir des résultats quilcont-i
C
cilient tous les intérêts.
( R.Je ne. € perdrai jamais de vue, danstoutes
les occasions qui pourront se présenter, mes:
devoirs, comme militaire, et mon attachement:
>
nod S1
à mon souverain.
Sanchez, dontl'ame
Lelendemain, donJuan
étoit encore enivrée du succès de Palo-Hincado,
l'occasion d'entrer en
saisit aveci empresseinent
il envoya le sieur
pour-parler; en conséquence,
don Salvador Valdalluli, officier aui régiment
-
à
Il venoit, après
de Portoric, Santo-Domingo.
d'humaavoir invoqué les grands principes
nité, insister surlinutilité d'une plus longueré
sistance , contre des forces aussii imposantes : en
un mot, il étoit porteur d'une sommation ne
respirant que cette jactance qui fait peu d'imsur des Français, qui depuis sept ans:
pression fait le sacrifice de leur existence à leur.gouont
Ce parlementaire létoit en. même
vernement: autorisé à demander une suspension nd'are
temps de trois
y afin de faciliter les commumes
jours
nications. 10
1M397
La suspension d'armes fut accordée, lege
néral se proposant de répondreà la sommation;
mais il fut convenqueypenadant. ces trois jours,
de trayaux, tels que redoutes et
toute espèce
ais, qui depuis sept ans:
pression fait le sacrifice de leur existence à leur.gouont
Ce parlementaire létoit en. même
vernement: autorisé à demander une suspension nd'are
temps de trois
y afin de faciliter les commumes
jours
nications. 10
1M397
La suspension d'armes fut accordée, lege
néral se proposant de répondreà la sommation;
mais il fut convenqueypenadant. ces trois jours,
de trayaux, tels que redoutes et
toute espèce --- Page 124 ---
(:110 )
retranchemenis , cesseroient de part et
tre (57).
d'auDans cette même journée, une corvette
glaise, venant du sud, reprit le blocus du anqui se trouvoitlibre depuis vingt jours.
port,
Le premierjanvier
: :.
1809. 5 nous fames avertis.
que Tennemi, contre la téneur des conventions
faites, rétablissoit ses retranchemens de l'autre
côte de lOzama. Le
général en chef ne voulut
pas d'abord céder légèrement à la clameur
blique, que cette conduite excitoit, dans pu- la
crainte qu'elle ne fut l'effet de cette
qui agite ordinairement les
inquiétude
temps de
esprits dans les
guerre : mais s'étant convaincu
lui-mème le lendemain que ces rapports étoient pari
fondés, il fit tirer deux coups de canon sur les
retranchemens, oul'ennemi
-
sécurité insultante à notre confiance travailloitavec une
bonne foi.
et à notre
Le capitaine Cilbert Guillermin fut de
veau envoyé au quartier-général de
noupour se plaindre de linobservance des Sanchez,
tions stipulées, et le prévenir des
convenavoit été forcé de prendre
mayens qu'on
cution.
pour en assurer l'exé.
LL
Le colonel don André Ximenes,
parole, répondit :R. Votre général le prenantla doit attri- --- Page 125 ---
("111 )
malentendu de l'officier qui 51 combuer qu'aun
mande sur la rive gauche du fleuvel la continuation des travaux; ill a les ordres les plus précis'
de les cesser; etje vous) prie d'être persuadé que
la conduite inconsidérée de cet officier est Fabsolument contraire aux principes de loyauré qui
- Von
nous dirigent:
( Mais au reste > nous avons le même reproche à vous faire, puisqu'un bâtiment de
sorti le même jour du port de Santoguerre,
est venu mouiller dans la baie de
Jayne, Domingo, et a tiré sur la côte trois coups de
di
90 31148
canon.
détruit
( R. Le rapport du capitaine bégon
entièrement cette inculpation ; son batiment
avoit à bord deux pièces en bronze, dont-il
la
:il les fit tirer et
ne connoissoit pas portée
diriger en pleine mer, et non sur la côte; ainsi
pu le croire ceux qui vous l'ont rapqu'out
Peih
1O de3 3J
porté,
( Le colonel EXimenes.Pies-vousy porteurde
- e Se Anog
quelque dépèche de votre général?
C'est
Téxparation del la trève,
( R.
demain,a
- :
quelegénéral doit répondre a votre sommation.
colone Ximenès. Elle est faite dans
4 Le
des termes, qui doivent engagerle général Barquier à preadre une détermination.
pu le croire ceux qui vous l'ont rapqu'out
Peih
1O de3 3J
porté,
( Le colonel EXimenes.Pies-vousy porteurde
- e Se Anog
quelque dépèche de votre général?
C'est
Téxparation del la trève,
( R.
demain,a
- :
quelegénéral doit répondre a votre sommation.
colone Ximenès. Elle est faite dans
4 Le
des termes, qui doivent engagerle général Barquier à preadre une détermination. --- Page 126 ---
(112,)
R.Oudleqesnitenter détermination, veuillez
* siotramkummsmakoaeata .. quelle lui
sera dictée parlhonneur et par son attachement
asousouverain;
( Lecolonel
n'avez de vivres VdmedeiNonarenages vous
que pour quinze jours.
( R. Vous vous convaincrez du contraire.
. Don-JuanSanchez Uner résistance outremesure devient criminelle.
R. Vous, voulez. dire sans doute qu'elle devient glorieuse.
sSe - Le colonel. Javois - refusé les pièces de
siége. que m'avoit offertes legouverneur dePortoric, majs T'obstination des assiegés me forcera
à, les demander.
KR. Les Français sont accoutumésaux piéces
desiege, enrenappreduendent point F'effet. Au
reste,je.dois vous prévenir, messieurs,
si
la demande delas suspension d'armes n'a eu que
objet que la reddition dela place,il est inutilede pour
différer plus longstemps la reprise des
et de remettre
hostilités,
dorénavant sur le tapis cette
position.
prom
( Le colonel. Demain 1, à dix heures, les
hostilités recommenceront.
( S:J. D:Je vous ai oui dire gue des
ne pouvoient sans crime prendre les sujetsi
armes --- Page 127 ---
(115 )
contre le souverain ; mais ne voyons-nous pas
un exemple contraire à cette assertion dans la
BO10 a78PS
révolution française!
(( Il est de principe que les écarts d'un pepple
en révolution ne peuvent. justifier ceux du
autre ; et en admentait même cette maxine
dangereuse , votre comparaison h'est point
exacte. En France, c'estle T souverain lui-memé
qui assemble ses états-géncraux, pour délibéret
surles grandsi intérêts de Tatat,qui leur adlègue
à cet effet une grande poition de son autorié:
ici, au contraire, c'est une 4 petite portion du T
peuple, qui o sassemble côntre la volonté du souverain, et contre lintérêt de l'état. La politique
incertaine de Louis XVI, a changé la, face du
gourernement. en France, et les bienfaits dont
le
françaisa combléles habitans
de gouvernement la partie de l'Est ne les a 1 empéchés de
pas pédotimiod
Sarmer to 'contre lui. courteie
D.J.S.Enhn nous dse connoitrons dans
(
uple, qui o sassemble côntre la volonté du souverain, et contre lintérêt de l'état. La politique
incertaine de Louis XVI, a changé la, face du
gourernement. en France, et les bienfaits dont
le
françaisa combléles habitans
de gouvernement la partie de l'Est ne les a 1 empéchés de
pas pédotimiod
Sarmer to 'contre lui. courteie
D.J.S.Enhn nous dse connoitrons dans
( phule
résultat de 93002 nos efforts, ce 13 quily a de cériain',
c'est 13 31 nous S'1 - 21 ne 9ry1 voulons plus dépendie de'la
R modorise si eutoo D6 3119 Seesq nmrel
90S
paster
( R. Vous ne serez sans doute pas les maitles
de fixer votre ab € destinée. )) IS20I67
nomomod
Le capitamne Gilbert Guillermm prit conge 1197 I13 de
ces messieur's, 0 et revint à Santo-Domingo." 31018
inte O
--- Page 128 ---
le 1 0 c0 20 V Si 114)
Cii Le quatre 10r au
-
6 S matin, is s une vive
gagea entre nos
fusilldesenavant-postes et ceux de
nemi, qui fut repoussé avec une "
l'enrable.
perte considéLe D 102 gpuoui
aitAs! Giga Tennemi attaqua de
avant ili RI --postes, IO3 avec
nouveau nos
l des forces
mais le colonel Aussenac
considérables;
une forte
tomba sur; Aic3 lui - avec A
:
colonne, lemit en
et le
suivit. C
la
fuite, 2
- J.
a
jesqet distance
sur le chemind des
d'enviton une a
perdirent dans cette DOD Swiut-Yague UC
Les s1s Espagnols
Sq Duuq occasion 2 don Estevan
gqui les UD) D1 commandoit, 2, trois autres. 21)
11 Rosa,
officiers de
dinstinetion,et un- grand nombre de leurs
gens.
Reponise à Z6 sovemalion ile
smob aiisingid
Sunchèser du
chntidsi eo1 siiunoo abnexmNents SIDDITE 1)
9 L6.iour 01
des rois, DRIBOIA le 11 psms In 1O
sommation 210 CJ 3i général répondit à la
, dans les termes les
les
plus
1a
à
ft plus
désabuser
émergiques
propres 105
Sanchez ik
del lidce
19: 30
C )
Juistor formée S
du
pable
prompt A
succès DI de sa J: 1 couDU s entreprise. A0 a CHiI Lis Cil
lermin passèrent au capitajnes ss Evrard Ci Uit S et Guilcamp de Sanchez,
remettre -
la
lui
CS1 réponse de leur
pour 3
bornerons à transcrireicile Ci3
général 1 2 : 0 nous nous
3u officiers sur. ce
rapport de ces deux
eurent a Ji 11i qui LSP Rassa - dans
avec les chels
lentreruegeis
noitra
OJ Iat des révoltés; on
madgas les fausses
3 y recondemonstrations de San-
ss Evrard Ci Uit S et Guilcamp de Sanchez,
remettre -
la
lui
CS1 réponse de leur
pour 3
bornerons à transcrireicile Ci3
général 1 2 : 0 nous nous
3u officiers sur. ce
rapport de ces deux
eurent a Ji 11i qui LSP Rassa - dans
avec les chels
lentreruegeis
noitra
OJ Iat des révoltés; on
madgas les fausses
3 y recondemonstrations de San- --- Page 129 ---
(15 )
cher, >: ce: caractère ocultateur qui
facilgment de la credulité des
trioppha si
Taveugle confance dug général habitans,, et. de
Ferrand.
Rapport des deux officiersframpais
Tent chargés de rêmetire la
qui fio
sorimiation. mil mob
réporise à la
(C Artivés à environ quarante pas des retranchiemeris ennemis, déux negres armés sé sont
délatliés, êt sont venus nous bander les
nous enggeant à attendre les ordres yeux,
voient ariver de Honduras
qui denous pussions continuer
(58), afin que
Il s'est passéune heure notre routejusques-li.
rier ; et dans l'intervalle avant le retour du courFollot (59); commandant nous fimes au sieur
des' questions 'en
les postes avancés,
Tont
apparence frivoles, mais
conduit à - nous dire, quil commandoit qui
non-seulement les retranchemens de lallée des
Sabliers; maisiencore lé: fort qui avoit été
vellement construit sur'thabitation
Iniouque nous 'ne pouviuns pas reconinottre: Matheryret
droit ou on nous "avoR fait arréterol delenegalement que les Anglais avoient 1l-nous dit
prises Tane venanideCabe,
fait deux
et des pasiagers, etTautre'le avecdesprovisions
corsaire sorti-de
Sanio-Doningoles du mois 'courant: 1 Suriees
entrehites, artiva Tordid de nous conduire àu --- Page 130 ---
(116)
géndral; le voyage nous parut trèsquartier- raison du' bandeau qui nous" couvroit
long g,eh
lesyeux. Arrivés au' puantingiatindieuwem oinse trouditintroduits dansun appartement André Ximenès don
voient lel colonel don Hemethere Villaseca;
Pedre Vasquez,et don fort, de
d'oix
donJuan Sanchez étoit, au
heures Jaynes Nous
il ne devoit revenir qua cing Cas débutant,, une
avions Tordre de demander ? en. sur. tous les
suspension, d'armes, momentanées
mais
points pendant notre séjour à Honduras;
prendre surl lui d'accorder
le colonel nepouyant
d'armes n'apas eu
cette demande, la suspension
a
lieu. bS dorait tatturt ilorisoor colonel 2118 19 s'il ayoit anis
uNous avons demandé au les batimens, venus
recuquelques nouyelles. alirmnativement par!
à,cette
de Portoric, il répondit manière froide, qui nous a
question, mais d'une
favorablesa
fait présumer qu'elles n'étoient. pas des différentes
En génétal Tattitude
3 sond partie
srouvpient-la étoit,t triste et :E les
persounes quise soldats, que nous apercevions. par
groupeside 1
de la1 misère et
Jesic croistes,avoienxl Tapparence au I colonel,le
du dégont. Nous manifestames résultat du combat du
désir de, connoitre le
portoit
des
cingianvier, sa réponse ne.
tuesast/qwi lapertes
Espagnols qu'à seize hlesses el.trois
sond partie
srouvpient-la étoit,t triste et :E les
persounes quise soldats, que nous apercevions. par
groupeside 1
de la1 misère et
Jesic croistes,avoienxl Tapparence au I colonel,le
du dégont. Nous manifestames résultat du combat du
désir de, connoitre le
portoit
des
cingianvier, sa réponse ne.
tuesast/qwi lapertes
Espagnols qu'à seize hlesses el.trois --- Page 131 ---
(117).
vraisemblable; vurla durée de
rious a paru peu
u3 snpionili
Tattaqué A et la vivacitédu'l feu. toe
rgte colonel nous' nera son tour, 2 quelques
aematiengrnainee quily avoita souse - un
mauquoit de subsisir
tenin
siege quanidron
: 1
par des motifs patticuliers
tancès" 3 puistjue
on exposoit tout
dFambition et d'amourspropre, horreurs"de la famine Ha' plos
umd Belihlecuiet
) 3E0
atfrense. 4T0B # sorfarn2
tiw Notis vépondimnes au" éolonel que le général
qurse exposoit" .
à ces extrénités facheuses , pour
conserver
Té" poste" quil lui étoit! confié, ne pous
voit donher"à son piays et A a son souverain une
son dévouement et desoni
pliasgiandettanqucdes ;qu'au réstel la guerre entralnoit nhécessairement'de courage';
grands désastresy qu'il seroit in-2
d'anribuera ceux quipardevoir en étoient
juste"
victimés. Nous ajous
entmêmes les premières
tames qu'd oti tie potivoit *
faireune application de
viled.Sums-Desiess dont
ces rellexionsala etoit encore heureuse (60). La conla : position
d'objets et ne roula que suc
versation changea
:
des qaestions étrangeres aux fondde circonstances." tristesse
Nous avions cru remarquer : un lui fimes
sur la' figure du colonel , et nous
Téloigne part
de notre observation; irépondit que lui don"
ment d'une famille - assez nombreuse
qu'd oti tie potivoit *
faireune application de
viled.Sums-Desiess dont
ces rellexionsala etoit encore heureuse (60). La conla : position
d'objets et ne roula que suc
versation changea
:
des qaestions étrangeres aux fondde circonstances." tristesse
Nous avions cru remarquer : un lui fimes
sur la' figure du colonel , et nous
Téloigne part
de notre observation; irépondit que lui don"
ment d'une famille - assez nombreuse --- Page 132 ---
( 118 t
noit effectivement
influoient sur son * quelques inquidudes, qui
renost et-sur,sa
ne
santé. Nous
Ginegrulsmyeatdupe du préienitapparent
allegue par, leip icolonel.s il éloit,
ainsi; ique tous, les chels aqui se trouvoient prohablement,
delui, beaucomp. plus.affecté des
près,
avoit reçues d'Earope, des longuenrs nowrelles.quil.
qiil. regardoit comme interminable. damsiége de
conduite cauteleuse de Sanchez à son alft l.
quede ses
égares
C chagrins dlomestiques.
à diner; ily avoir un
Oanous: seryit
ctions.sortis de
smpart-d'heureque tious
Juan. Sanchez, tablesquand on annonça don
général. des insurgés, Après lcs
premieres cérémonies dusage, nous
don. Juan Sanchez
mymaimesi.
chefsalmitl
les.paquets du, genéral en
heaucoup.d de temps ales
pas, sans doute unegrande habitude linepn'ayant delalangue
française ; il nous demanda ensuite.
velles de la santé du
des.nouqu'en
gxinéral., nous, abserva,
luidonnent, en a
cea
Portoric, géneral avoit, adegsumpee-poapoeur eu la.bontéde l'engager à rester, parmi,les Français; il ajouta
ayoit toujours aimé la nation
qu'il
que le: sentiment de-la patrie française. mais I
avoitprévalu dans
son coeur ,ala nouvelle del'oppressionsous laquelle.gémissoit la, nation espagnole et son
guste souverain. Le colonel pritalors la parole, au-,
,
luidonnent, en a
cea
Portoric, géneral avoit, adegsumpee-poapoeur eu la.bontéde l'engager à rester, parmi,les Français; il ajouta
ayoit toujours aimé la nation
qu'il
que le: sentiment de-la patrie française. mais I
avoitprévalu dans
son coeur ,ala nouvelle del'oppressionsous laquelle.gémissoit la, nation espagnole et son
guste souverain. Le colonel pritalors la parole, au-, --- Page 133 ---
(119 )
et rendit hommage à Tancienne urbanité Ma fran- 20!
OYS stamos 3815 I révolution 2002
2,
caise, prétendant bi
ques a depuis TOve luc2 sb 9100 2
cette nation aimableavoit. perdu toutes ses
:
SIre CESMT nt trpD 2C0E ce.
Nous
au colonel,
3 in
eRe
lités.
répondimes
- uD
297 Iy 20D) 91011 auo! 13X
qUE
le
toit, u dans les temps Dod de crises, ni 23D dans 3I041
-
557 de EL Sb 1702 falloit 211009221 asseoir une opitemps 1.5Y Ps.de-auetre. 9: A monantse C nsut. Em même
nion sur le, caractère des.nations; n
D :
10075 f
SI
tlisin
9HERE
25!
homme qui, dans les camps, contractelliabatude OX EnO -OJILC.OE
de détruireses semblables, Sn devient, Lotpep
>
USTOI 291
damnapaix,
la societe;
cette
T'homme leN iintpes pour HOYa0991 ique t upos 299.
uorr
nations.
heipinet
toutes ie
assertion s02rEude doitapplicables a 20
0th0oast S womsmod malgré S por
( Don Juan Sanchez 02
-OIM PaC
81 AT9
"Iova
-
Proreste .4H5A
T'animosité
paroissoit régner entre Horeluomt les, deux
29 asuug RLUI Mn 260. 1091919 nO,
ordres
nations, i avoit néanmoins sotiog C donnéles HSLL noCi, >
sévères iD, 40 SULETTSS
les
et.les
les
s1 12
:
20 plus (SI
Igtonoe
e5.2 pourguele personnes
françaises fussent
et
9! SIDY X19 09 alir 92--
propeieis
repreteN
dans la retraite du Seybo Tdei neioue
andid
s.e
nieul DL
contre 2I5ITI son intenmalheurs particuliers,
Jr e
defset
t1 00
1102 S srom,a 4101921 prises 19 : mais 2fI
tion cototlah et les dispositions 25188 quilavon 29) 20o) 10570769
nous devions savoir
étoit impossible >>
eoft ybroga
Srer.dea
lexécution sip de manière 2rby1 à retenir
surveiller
-£9 ro 1 2noft J9 e Sldsnie 12001 3102210RC
Fgm
au même instant : et partout,, fes
1! 20n: élans
ab Istonge DISENS
des haines nationales en temps aeg de 1T* guerre-Nous L HIo
00 UG 3:01r09 IUD RILRES
de,
à
don
opposantes 0OD TCIs cette 201 conduite DKT 2upy G-ncirise 193 6
Juan Sanchez, Thumanité du gencral en chef 25n
- osumncu
e 5, 25
V91
2T119122000, dont
les. Espagnols 1910. de Santo- BC Domingo,, 201 C
cuveC auer 000s
tIC
détenus
uns
à vérité
dans
étoient ht
quelques
(0O)01e aweni 990018
TCIs cette 201 conduite DKT 2upy G-ncirise 193 6
Juan Sanchez, Thumanité du gencral en chef 25n
- osumncu
e 5, 25
V91
2T119122000, dont
les. Espagnols 1910. de Santo- BC Domingo,, 201 C
cuveC auer 000s
tIC
détenus
uns
à vérité
dans
étoient ht
quelques
(0O)01e aweni 990018 --- Page 134 ---
( 120 0 )
lés prisons JIInd
depéitrcome comme
fenté de
RTi
coupables d'avoir
35u0 292 soulever 91:01 lc peuple contre le gouvernement, mais
dont'la
majorité étoit
i
ttoin
admise à
D1 distribution D 1
journaliere a
des vivres, EO ou -
noit des passeports Ea -
obte0O
104 pour sortir de la
R
ville
f
Don Juan
9b EGrSA (61)
as0 o1
Sanches
le
nayoit aun 2f
fitalors serment quil
jamais éu
de El
unoo, dinteligenee pNO
avec les habians
e Sano-Dommgo 1 efsb Jnatob
o
FCaid (
assertion ne
ves 9f190 acquises aub :
si T000 détruisant pas les preunous 2n bornames uist parlegeuverement a 01 S
français 2 nous
aTelsor
f ieg 1oT répondre NSil que les habitans de
Fit
Sinyo-Doningo, znab ai oairs
pour ST avoir cedé à leur
a
impulion, n en, étoient Tro2A1 pas moins SIP propre
(
TIIt C O1 ifisori. 310 N oupablet
E
Juan
Bony
19 91 TfTr
Sanchez 917 termina en
i6r
SI le
dicant"
general 1
Barquier vouloit lui
P ji
Ies
271 Trioa
renvoyer
om
ealy. Espagnols SVIT
*
in
siroient, hof non-seulement r odyne mb. ceux qui le de
mais ceux méme
pas, -molnt il 1102 en 4i 3 jo1o 1 quine - le cdésreicient
Srnct en2li1 useroit de memea son égard, en 5:
enyoyant tous les pp PITGU f1 -
lui
silirormr Tipo Francais :
sans
(
TiePy ne anc 7
distinction.
sintoiot Nous G : répondimes Sf T D IIG que. us cette
200: suD
nous paroissoit
3 1 proposition DP
mesa ausle la :!
raisonnable, 25 i
19 et nous l'engagedfairel au
edoy
m 51 général I rt en chef.
rois S Danjuan D sen nous assura qu'il écriroit
néral'a cet egard. Nous
F
au getoi f9 isi
primes alors
ces
conge de
srtob messieurs, Gmt
et : revinmes à Sadto-Domingo,
accompagnés par des officiers, supérieurs de
Tarmée insurgente (62).
proposition DP
mesa ausle la :!
raisonnable, 25 i
19 et nous l'engagedfairel au
edoy
m 51 général I rt en chef.
rois S Danjuan D sen nous assura qu'il écriroit
néral'a cet egard. Nous
F
au getoi f9 isi
primes alors
ces
conge de
srtob messieurs, Gmt
et : revinmes à Sadto-Domingo,
accompagnés par des officiers, supérieurs de
Tarmée insurgente (62). --- Page 135 ---
( 121
noiona nsbe 0s capitaine des guides, Lan
Le L1 jantiersle, le généralen, chefd'als
marche, est chargé par
remettre
ler aux avant-postés de Tennemi, pour Tarrestas
lettre relalve à
au commandancuner
rion du sieur 4 Davaus quraroil été pris pen- mais
dant la duréé de la suspension d'armes; decette somentunmtpAnkrintas -
a qu'on a
attendre, le sieur Daviau resta privoit en
qmibnfexiste
soniniery il-est'meme présumable
plus (63).
Et
mu par - des
Cependant le eérat Barquier,
ét:o d'intérêt public, ne néglivues d'humanité
12 raaucune occasion, C2IOIuOS, aucun moyen, aopt pour
geoit Rot 19 a
C ic,
éeares. Connoismener 4snes ces malheireuslaliats n
3 1 SUD religieuse oAE ASOH ste sur des
sant les effets de linfluence' ITA
111 6192867
PI0IEL 2r - T12,
ilavoit
let pere Cor
esprits superstitieux,
: engage fl.,
0MS s5 dont
arsoune
instruit,
rea, cure de lae cathédrale, If prètre a 2 O
SAE
' urgol
ne s'étoient dementia un
ker zele et la : ndélité 1W
: pes a 14S lar fanre
seulinstant : à 11 écrire'a :9 1) Sanchez.,. MA pourl sbr yot
: 3
en chrétien et en.bon citoyet, .
les
envisager., engry
terribles de Hw. sa rébellion. ant
conséquences 510 Le e Père 91 Correa, Me e cédant 111 au désir du 2 génécral
si 21
:
191 réctit Sanchez, a
en chef, avoit effectivement
a 1
ida date du E5 20 décembre. Cette correspondance, fI
mérite de
intéressante sous tous, les rapports,
trouver place ici. La réponse de Sanchez aux
deux premières lettres du Père Correa, fut ap-
terribles de Hw. sa rébellion. ant
conséquences 510 Le e Père 91 Correa, Me e cédant 111 au désir du 2 génécral
si 21
:
191 réctit Sanchez, a
en chef, avoit effectivement
a 1
ida date du E5 20 décembre. Cette correspondance, fI
mérite de
intéressante sous tous, les rapports,
trouver place ici. La réponse de Sanchez aux
deux premières lettres du Père Correa, fut ap- --- Page 136 ---
122 )
portée, le II
:
habitant de janvier 2 par Pepe Soza, ancien
tée
TOzama; la dertière leitre est ressans réponse.
Nabry - :
IGCT
m: ,1G sot
CORRESPONDANCE DU PÉRE CORREA
AVEC SANCHEZ:
nl noit
10 fto:
95 ttris il ssb
Premtère léttre du Pére Correa. sljoo
vu
si C onhitsin fi diovi
A Santo-Domingo, le 20 décembre 1808.
Amonsieur don. Juan Sanchez
aute
a
Ramirez.
*Monities-cher
monsietr,
200W
( Nous nous Ay
connoissons SI peu vous
quej je m
4 fi!
et moi,
7 imagine 071
f que ooan la reception de la
cont
lettre vous
h 219 présente 29
T l, 1 3O4 causera une grande
IroH
ie me trompe, il n'est o
sr surprise t::
; mais 1
1T!
rien de surprenant
ma
cl
dans
ro démarche, J
Saint-Jean Chryspstôme UO remar- 599
gue quil appartient à un pasteur et à un, ols
teur
de sauver çelui qui est 5h1 en
doc - de
perdre; la dignité du sacerdoce rd danger 621 de se
m'oblige
que je remplis
particulierement, suivant le
de
précepte
Jesus-Christ, à guider les
sentier de la vertu
d tor peuples dans i ti le
21 par mes conseils et
mon
exemple.
par n
( Il est' vrai, mon cher monsieur,
eu que deux fois sculement
queje n'ai
T'occasion de vous --- Page 137 ---
(125.)
voiret dexous-F parlers maisjal remarqucslort la modes:
avec la plosigrande smtisfaction,puel étoient
la décençe
emuprein:
tie, la modérationetl
votre.front, et a ces, remarqees particu- :
tessur
las renommét de vOs vertus a
lières s'est jointe
parfautement. connues de -
morales. cr.chréliepnes
tous ceux qui vous. ont
Toperesohemiagtle
vous laisse à juger si.ces raisons puissanves,que
depart et d'autre, me: fournissent
jerencontres
vous éctire,. avec linunmotif. sulfisant pour dans le chemin de la
tention de vous conduire
de,J. C:
vérité, dest-à-dire, dans le chemitt
suis intimément persuadé ::
srrge Ohi,certes,je conduite, en 1 vous, mettant à Ja tête
que votre:
générale, def habitans de Ijns
de linsurrection. eautrefois Kapeghole de Gette
térieur de la partie
ile, contre la France,coutrek leur gouvernement aulégitime, ne; vous a point été sugeerée par. *
d'ambition, d'avarice, ni de ressen:
cun motif contre.les Français : toutes ces vuescritiments
contraires aux principes du, chrisminelles sont
don Juan Sanchez; un
tianisme, que: professe C
et reliautre grand motif, un moifhonorable touyéaccès
gieux est: le.seul qui. puisse avoir,
des
dans son coeur; mais son zele. dirigé par
principes mal entendus, en a fait, par malheurs
diamétralement opposéel eala nouneapplication
ni de ressen:
cun motif contre.les Français : toutes ces vuescritiments
contraires aux principes du, chrisminelles sont
don Juan Sanchez; un
tianisme, que: professe C
et reliautre grand motif, un moifhonorable touyéaccès
gieux est: le.seul qui. puisse avoir,
des
dans son coeur; mais son zele. dirigé par
principes mal entendus, en a fait, par malheurs
diamétralement opposéel eala nouneapplication --- Page 138 ---
- 124)
blesse de son : intention. Les événemens
tiques survenus entre
poli
au T sujet de la
la France et TEspagnes
cession de cette
sentent une mulitude de réflexions couronne, pré:
Hieuses, et susceptibles
toutes sé:
plus'
d'égarei les esprits les
cheiehe clairvoyans et lés plus intéressésà la'res
dela vérité êf du bon chemin, 100 101
-Javols dans
commence à vous écrire unel lettre
laquelleje discutois
1el motifs,- qui pouvoient touteslesraisonss votis
tous
prendre les armes
avoirehtrainéu
cantreslegoremenient fran:
gais) et à faire proclamer dans notre ile Ferdic
nand VII L'comme TOI
suis aperçu
d'Espagne e; mais" je 'me
SSr
que cette lettre devenoit très-lon:
gue, tis. parce que jy réfutois:e en même
toutes ces raisons par dés principes.: En temps
comme il'm'étoit
outre;
ceite' leitre a vos 1 doutes ipossible de répondre :- par
vous
eti aux'objections que
pourriez faire sur mes relexionsyil m'a
paru plus convenable de vous proposer une
conférence particulière, dansla'scule intention
de vous tenir le langage de la justicey de la vé
rié'et 293
de la religion.
om DA0
( J'avois plusieurs fois sollicité de notre
fal en chef la permission de faire cette démar- généche; que la délicatesse de T'honneur avoit nonsculénrent retardée, mais encore considérée --- Page 139 ---
(125)
comme offensive dela diguitédu gouvernement,
de compromettre son
et comme ne susceptible Tai obtenue par mes
autorité; mais à la fu je
caractère de pasteur dont jè
instances, parle consnimenty4erenusgise et encore parla
avoir employé les moyens
sidération, qu'apres
ordinairement 3n sont
de douceur et de paix, qui
devoir les
les plus efficaces pour ramener à leur
de bien qui ont erré par foiblesse, Pemploi
gens
les
d'une vengeance inévitade toutes rigueurs
-
justible contre les obstinés, seroit pleiement f 0427
fié devant Dieu et devant les hommes êtes véritablement enfant de la lul
( Si vous
rechercher la clarté et 8:, la vé
mière,xous devez
rendre palpables à votre jurité, que j'espère
yous devez désirer
gement, et par conséquent demande. Si vous vous
T'entrevue que je vous
bien instruit -
de la
J refusez en disant que, inutile 'de
justice de votre cause, il est 11 241 39 perdre
votre temps à m'écouter; je DUn vous 2 rapellrai 47
alors ! que ce qui nous paroit vrai itrto: ne l'est pas
ADIL
1102 nousTobserve
que, comme
:
100s
alApalirer
toujours;
'souvent en ange de laSatan se métamorphose
380130 vérités;
et nous éhlouit ses apparentes
mière,
: - pas
a
comme nous dit "le Sauveur luimème,
30 et que,
: A'la fin des tempsile'darera
dansson évangile CAT
a
parleurs actes
alors ! que ce qui nous paroit vrai itrto: ne l'est pas
ADIL
1102 nousTobserve
que, comme
:
100s
alApalirer
toujours;
'souvent en ange de laSatan se métamorphose
380130 vérités;
et nous éhlouit ses apparentes
mière,
: - pas
a
comme nous dit "le Sauveur luimème,
30 et que,
: A'la fin des tempsile'darera
dansson évangile CAT
a
parleurs actes beaucoup. defnx-prophtse.qer --- Page 140 ---
126 )
pervertiront, sil est possible , jus:
merveilleuxs
élus; c'est pourquoi vous ne perdrez
qu'aux
car vous aurez Tavantage de
rien à m'écouter,
des
confronter des principes avec des principes,
raisons avec des raisons, et ensuite d'adopter et
de suivre ce - qui sera bon etjuste, comme nous
le dit, saint Paul lui-mème. côté
deux
( Ilne doit avoir de mon
que
y :
deux
qui assistent à cette. couféreuce;
personnes francais,
Jai priéle général comofficiers
que
mandant en chef, de me domneromaccominpe- 3 : C.
sera
moi un tégneront;. leur présence 0, pour E
envers
irréfragable qui 51 me so garantira
moignage :
de toute mnajisance et suspimon gouvernement côté i pourra y avoir deux,
cion; de votre
d'offciers de conou enfin le nombre
quatre,, vous 4 € désignerez; mais, pour Tamour
fiance que vous Isid eni prie, ne ar les choisissez pas
de Dieu, je Jn .
ou d'un autre
parmi ceux qui sont étrangers,
que le nôtre' ; qu'ils ne soient pas jeunes,
pays
que ce soit des hommes murs
mais au contraire,
. silen étoit autrement
et consommés;parce que
:
lés résuliats heureux que
nous compromettrions dans notre entrevue. Et surtout
je me propose
J
: demande sureté pour moi tant en allant
je vous 4
ma - route soit libre et
qu'en retournant; que
votre
franche de toute espèce d'obstacles; ;
pà- --- Page 141 ---
(:127 )
role de chrétien et d'honnète homme sera un
sauf-conduitauthsant) pour moi et pour les deux
Vous
officiers qui m'accompagneront
à
33 faire connoitre le
l'heure et le
et
me
jour,
E
faire avertir vOs postes, 9 afin qu'ils ne commetaucune hostilité. Shi est
tent contre nous
1k de possi- disble, que notre entrevue soit fixée à peu
tance -
de cette ville, à une demi - lieue, par
A environ, et A ayez soin de ne pas :
exemple, ou. 351 U
de -
un
car j'ai trop grandes
choisir dimanche,
4J A
de curé
occupations ce jour-la, en ma qualité
la.
dela cathédrale. Dieu vous conde paroisse aton années dans sa e crainte et dans son
serve longues
amour,. et nous réunisse par une paix parfaite
en 3Ls Jésus-Christ son fils béni,
n:
dee Je suis treshiumblement votre affectionné
ami et prèire ,
Ik IfTOUTUPT
etCIDRON.
Led semBERNARDCOSNEAT
2 sout
Deuxième lettres du Père Corred.
00191 f
le 10 janvier 1809.
( A Santo-Domingo,
A monsieur don Juan Sanchez-Ramirez.
f
( Mon. très-cher monsieur,
TEC
n97 S
Comme
çe moment, si ma
(
jignorejusqu'a
-Christ son fils béni,
n:
dee Je suis treshiumblement votre affectionné
ami et prèire ,
Ik IfTOUTUPT
etCIDRON.
Led semBERNARDCOSNEAT
2 sout
Deuxième lettres du Père Corred.
00191 f
le 10 janvier 1809.
( A Santo-Domingo,
A monsieur don Juan Sanchez-Ramirez.
f
( Mon. très-cher monsieur,
TEC
n97 S
Comme
çe moment, si ma
(
jignorejusqu'a --- Page 142 ---
128 )
TA I
dernier vous
lettre du 20 du mois de décembre à 19. O rece- 95
CAI
remise, eratoll leret retard
1eprouve. tha à
aura raée uOg 1 oiy 10 que mille
xig
naitre
me fait
idées.Je
voir votre réponse tor ) 00 10D
offensé
NVI
: ma lettre auroitcelle a yaul oIt
me dis gmeljucbits uod céla ne 101 sc : Beutiolle" ne rendon Juan ? Mais,
n
FReitrn
DT 1OD Dn uneseule ait
expression ihait éédicferme
: Jous arqun 1a
dfcenie
tee
charité et mesuree par :
bial
.
?
ma
par
9X1
vous oufWauorpas
me
11 01
a3
esfois
demindeee
D'autres eUe 90
da sacerdect
comme une chose indiéné no
15 19
regatdé
dans" vos
ao
mon intervehtioi E que je Medhurme
Voulrstu - de auriez plus que
affaires el'ed : uteciveneut
:
3 CIL ainsi 111) et ae"h Hnéputir par un
raison de penser
dhierchiois h Y intervenir
sluctaus, st
f6,2
mepris, 102
d
Teil E la disebH0e Petp pour propour y attiser hsePle ina oru "ICCE . toute a eSSt! thna'
mais
iahcindeieand
lomgacla guerre;
à ramener la paix xes Selhirtobanatarmouls c'estlenr. chellégiuime, et
:entrè: les wassauxietl
devoirs dun
là précisément un des principaux autrefois lors
de
On a vu
ministre TEvangile. - - confre RaS SonT pereDarid,
dela robelisondrAtalone
les prêtres Saboc et Abiace saint roi députer
enfans 9
than pour,
toglinenearineeumes
allerr remplir les fonctions de
>)
Eo,
TEI GL oi :
embirdontrd
ssmitsonbue nont nob mostator A
in civitatem in pace Ecce ego abscon-
(ayReverteres Bedert, donev Vanrat sermo a yodar in campestibius
bis indieans mihi. 83 6 33 wroirgit smmo
robelisondrAtalone
les prêtres Saboc et Abiace saint roi députer
enfans 9
than pour,
toglinenearineeumes
allerr remplir les fonctions de
>)
Eo,
TEI GL oi :
embirdontrd
ssmitsonbue nont nob mostator A
in civitatem in pace Ecce ego abscon-
(ayReverteres Bedert, donev Vanrat sermo a yodar in campestibius
bis indieans mihi. 83 6 33 wroirgit smmo --- Page 143 ---
I à 129)
Revenez dans notre ville, leur disoit.David, rape
champs
portezja
le
Roebermemsieniet
du desert , jusqu'à ce que japprenne par
ou en sont les.afrésultat de vOS conférences
faires (a).
quele porteur de ma
( Tantôt je m'imagine
suprimée
lettrenel'a point délivrée, et quil'aura
rer
tout en venant me dire quilla
Ini-mème, ,
quandje réfléchis quil
mise à un poste .surtout
Tantôt encore
n'en a point de reconnoissance. remise au preje suppose quele porteur Tayant
quelelle aura été interceptée par
mier poste,
dans ma lettre, et
qu'un de ceux quejedésigne voir admis à notre conquejes ne voudrois pas été ouverte par lui, et que,
férence, qu'elle aura
il ne vous T'aura pas
mécontent deson contenu,i
tantôt
tenir. Enfin, tantôt c'est une idée,
fait
et je ne sais à laquellej je dois,
c'est une autre,
vraie.
m'arrêter commeala plus
lettre vous étoit
( Toutefois l'idée que ma
leplus
effectivement parvenue, 2 est celle quim'a
volontiers fixé : mais en même temps j'ai pensé
le Seigneur vous ayant peut-être déjà
que,. d'un rayon de sa divine lumière, pour
frappé
(a) 2. Reg. Cap. 15. --- Page 144 ---
(450 )
Ténormité du péché que
vous faire apercevoir Dieu et contre notre
vous avez commis contre
commencéa
souverain, et qu'ayant aussi déjà
vous-mème lépreuve des maux que
faire par déversés sur votre pays, et qui; tout
vous avez
encore
les foibles
ne sont
que
grandsquilsont, calamités affreuses quil leur succépréludes des
qui les termideront et dela désolation générale étiez tombé
pensé, dis-je, que vous
nera, j'ai
perplexité, de manière
dansunétat décomplète cas-là, auroit causé sur
que ma lettre, dans ce fit la voix du Seigneur
vousles mêmes effets que
edt péché,
Père, après qu'il
sur notre premièr voix lui crier': Adam; on
lorsquil entendit cette
utN ol
es-tu 2
d'entendre V
d'un côté la voix
are C Adam , troublé
et de voir de l'autre
du Seigneur qui Tappelle, où l'avoit mis son péché,
côtél la nudité honteuse
que de se
ne trouve point d'autre expédient
cachersous un arbre au milieu du paradisypour
dérober à la vue de son mattre, de ce maitre
se
avoit lieu de croire courroucé.
si clément, qu'il
tâcher
Adam répond enfin 2 ne fit-ce que pour Ka
a
0 d
de se disculper.
cher monsieur; qui
( Quant à vous 7 mon
ouverts, pour
avez déja, je pense, les yeux
toute la nudité de votre péchié,
apercevoir
re expédient
cachersous un arbre au milieu du paradisypour
dérober à la vue de son mattre, de ce maitre
se
avoit lieu de croire courroucé.
si clément, qu'il
tâcher
Adam répond enfin 2 ne fit-ce que pour Ka
a
0 d
de se disculper.
cher monsieur; qui
( Quant à vous 7 mon
ouverts, pour
avez déja, je pense, les yeux
toute la nudité de votre péchié,
apercevoir --- Page 145 ---
avous ètes sans douté dans la consterniationiyien
senvisageant les maux eincemidecmeeee et surit itous vos
avezi attirés sur vous-imème sourd àu soiorde
etj cependant
- conipalrioues; fait eutendre dans ma ilettre,
ma voix quis'est
monilseulepour vous citer en jugementainicalia mais encore" vous
ment vous évitezma présencey
moll A
refusez.de me répondre.
mon cher monAn eiec Mais faites bien attention, Peresinous lancommellest saints
sieurs que,
le Seigneurapnoncent, icette voix parlaquelle assuré de sa
peloit Adam, étoit: : un présage
T'effet de
et c
étoit plutot
:
miséricorde , qu'elle
linspitation id'un ceeur paternel , quiteitiontoit
etlui accordoit son pardon, que
à la pénitence
qui vonloit le punire
sle mandemient d'un juge
ma lettre et
M Jeh'entendspas non plus , par chérchier
npar lentrevue que je vous demande',
eu
ni à vous faire rougir,
à vous rconfondre,
de votre conduiteyeela
a! vous retraçant liniquité
comme une inne pourroit être considéré que
en
Isulte quejes vous ferois hors de propos, après
fallacieusement fait naitre Toccasion; , sous
avoir
dela charitéet de la religion, tandis
lei prétexte
évidente du ressentiment
- qu'elle seroit la preuve
ad'un esprit réellement hostile.
notre
Non', monsieury iien de tout cela;
xu9t --- Page 146 ---
( - 152 )
conférence n'aura pour but que d'éclairer un -
d'honneur-quia erréde même que tous
homme
le faire, et, apresluiavoir
les hommes chemin peuvent de la justice et de la vertu,
indiqué le
etinde lui faciliter tous les moyens possibles
rsa faute et rentrer en grace
faillenpournéparers
:
auprès de son gouvernement. marche rétro-
< Pour: suivreaujourdhui une
terribles
d'abord deux
grade , il se présente
huécueils: premièrementy 5 les considérations
avec une bonne foi mal enmaines respectées le sentiment du désespoir.
tendue; ensuite ,
Mais, mon cher monsieurs je commence par
fut celuiqui
vous rappeler que ce premiermotiff
Hérode le jeuneis icar, suivant ce qui
perdit
TEvangile, la crainte de
nous est appris par
inconsidéré qu'il
paroitre parjure au, serment
dun
jeune danseuses en présence
avoit faitala
le poussa à congrand nombre de conviés., de saint Jeansommer le meurtre sacrilége
e
121 Ita
Baptiste. m
lincitation des Portoricains,
(, Si d'après
vous avez
comme nous en sommes instruits > mettre à la
pris avec eux Tengagemnent de vous de cette ale,
tête de l'insurrection des habitans
français, et que vous
contre le gouvernement
craigniez à présent de paroitre perlideauxyeux
it faitala
le poussa à congrand nombre de conviés., de saint Jeansommer le meurtre sacrilége
e
121 Ita
Baptiste. m
lincitation des Portoricains,
(, Si d'après
vous avez
comme nous en sommes instruits > mettre à la
pris avec eux Tengagemnent de vous de cette ale,
tête de l'insurrection des habitans
français, et que vous
contre le gouvernement
craigniez à présent de paroitre perlideauxyeux --- Page 147 ---
( 153) )
ce que nous dit le
du monde entier , apprenez le droit canon : : audroit commun tout comme dles bonnes moeurs ne sont
cuns sermens contre
nous donne le grand
valides; et le conseil que de Séville : ( Dans lesi
saint Isidor, archevèque
à ta parote; car
promesiés indues, manques celle quine peut
c'est une promesse impie. .que consomméerw
sacomplirsanst une méchanceté
Envotre qualité d'habitant de Saint-Domingue, Frangis'y
vous étés réellement: sujet: del'empire de sermenss
,
etil nes peut.y avoirde promesses, autoriser revjostifiere
ni de raisons qui puissent
légie
la rébellion du zsujet contre son souverain nennbirrone £l
time, fàt-il un Néron. N1 pnisalt
inex
Siyt tel que Cainy votre délit vous paroit cer
comme il lain parut quanid il proféra n'ai
piable, Mon péché est si grand;q queje
blasphènse
;Si, comme loi,
pointà espérer de miséricorde; chatiment est.ce qui vous
dis-je, la crainte du
à votre igouvernet
empêche de vous soumettres coeuri cette funeste
mert; répotissiez der votre
la générosité est
idée : sachen, ouiy sachez que
espérez tout
larvertu particulière des Français; à oublier les
aussi disposé
dun gouvernement
qu'à punir sévèrepremiers écarts de lerreur, dans le crime.
ment une coupable obstination
je vous le
( Au reste, mon cher monsieur, --- Page 148 ---
((154-))
dis fronchement, si vous-avez entendà andirera
laimulutude decfemmesqui sortent 3 pour exagriret lapénurie des comestibles; queiquelques sont
soldats paur défaut de viande fraiclie; se
nourris de celle des chats et des ânes; qu'ils:
tuoient sans sbsoluoméeessité, je vous dispmoi,
cesmémessoldats, que toute la garnison est
que bien détorminéea manger la chair: corrompue
des cadavres rau défaut detoute autre nourrid
la ville. Jusqu'is
tures plutot que.dasliondonner
plusieurs
présent nouis avons des vivres pour
moiss du-moins pouri it la garnison ; après quoi dei
nous comptous surles essources paternelles Fes-t
la providence divine qui protégera, nous
péronss ceux quisoutiennent unesijuiteciuse.
Béfechissez à présent à quels sacrifices seront
exposésles pauvres habirans'de Santo-Dominge,
nenendez
quitauront tant: aisoullisri,e :
ysivousit
pashommage à laveritéetsi vous n'embrassez
pas-lo-parti des dla justice Nemerefusespaayie
vous en prie pour lass seconde foisylarderpande :dàns
quej je vous faisi dans ma: précidentel et
les formes énoncées, Dieu vous consenves 5 lon!
gues années. voiaia izaro gurseremoesing aa'b
Je
ami et prôtre;
K suisietc., wotreallectionné BERNARD CORREA
A (Sigue)Le docteuri
et CIDRON ). ou2 andy
2t
-parti des dla justice Nemerefusespaayie
vous en prie pour lass seconde foisylarderpande :dàns
quej je vous faisi dans ma: précidentel et
les formes énoncées, Dieu vous consenves 5 lon!
gues années. voiaia izaro gurseremoesing aa'b
Je
ami et prôtre;
K suisietc., wotreallectionné BERNARD CORREA
A (Sigue)Le docteuri
et CIDRON ). ou2 andy
2t --- Page 149 ---
(155 )
( P. - S: Mon cher monsieur, ne dédaignez
ce n'est pour l'amour de
pas de me répondre,sic
moi,que ce soit pour T'amour du Seigneur queje
J'attends votre réponse d'ici à demain. Dieu
sérs.
vous bénisse. Ainsi soit-il ).
:
de don Juan Sanchez aux preRéponse
1L2
mieres lettres.
Correa
monsieurle docteur don Bernard
el Cidron, prétre et cure.
c Mon respectable monsieur ,
lat vois 3
répondreà votre chère
( Je me
obligéde
et dernière lettre, pour vous assurer que jesuis
ministre du Très Haut,
incapablidemipoiserunt
le retard
comme vous l'avez imaginé, d'après
jai misà répondrea la première quil vous
que de m'adresser. Je suis bien persuadé de 2J
a plu
lintention qui vous animoit en mécrivanthane
celle de me retirer de l'abime eftroyaet T'autre,
ble où vous. me considérez comme englouti,
faire preuve de la ferveur charitable qui
pour
et
est le partage de votre mivous possède qui
l'anistère; mais aussi suis-je bien persuadé que
veuglement est devotre part, parce quela malice --- Page 150 ---
(156 )
infernale a placé, un bandeau sur les yeux de
votre raison.
02 ( Oui, monsieur le curé, je. soutiens X7
vous n'avez pas la: moindre idée de
que
passé dans notre
ce quis'est
les atrocités péninsuleeuropéemnes detoutes
commises par les Français contre
T'Espagne; c'est pourquoi je vais vous en faire
le tableau, en raccouircis : afin £ que leur connoissance puisse faire naitre en vous les sentimens de
catholicité et de patriotisme
désire,
Sanchez entre alors dans que je
))
tous les détails des
événemens d'Espagne,
prisme de la politique quilapercoita travers le
anglaise: : on voit
droit trouver dans leurs. résultats des quilvoujustifier sa coupable
moyens de
entreprise, il termine cette
longue analyse d'assertions et de faits
dans les écrits des Ceballos et
puisés
la révolution
autres moteurs de
her
dEspagne en disant : G Je déclare
que je n'ai aueuneaversion pour la nation franÇaise (64). Les
:
horreurs ar
que les Français ont
commises contre nos pères, nos
Hrères et contre
Fri mères, a
nos
GA
nous-mémes 2 nous ont fait
prendre les armes, à moi et à mes
Notre dessein est de ruiner totalement compatriotes, leur
tune mal acquise (65)
les
forquia causé les malheurs qui
a enorgueillis et
naires et habitans de
que nous tous, origicette ile, avons éprouvés.
(64). Les
:
horreurs ar
que les Français ont
commises contre nos pères, nos
Hrères et contre
Fri mères, a
nos
GA
nous-mémes 2 nous ont fait
prendre les armes, à moi et à mes
Notre dessein est de ruiner totalement compatriotes, leur
tune mal acquise (65)
les
forquia causé les malheurs qui
a enorgueillis et
naires et habitans de
que nous tous, origicette ile, avons éprouvés. --- Page 151 ---
( - 157 )
suis
de Tassistance et de_la proJc me
prévalu
offertes
monsieur le
tection qui m' ont été
par
capitaine-genéral de l'ile de Portoric, pour reconnoitre comme notre souverain légitime celui
quil'est en même temps de TEspagne,dont nos
reconnu, la docoeurs ont tonjours loyalement
consentir!
mination, quoique nous ayons paru
à passer pour sujets d'un gouvernement. étran-
*
ne pas voir périr de misère nos, fager,; pour
abandonner, nos; biens.et
milles, et pour ne pas
nos foyers. 93 300
fidélité à Ferdinand, 1
roi
( Nous avons juré
arboré Téd'Espagne et des Indes ; nous avons
tendard national, et nous. nous sommes, préparés à secouer. un joug si ) pesanta quil, ne peut 4
être supporté que par ceux qui ne, connoissent
le droit naturel, et
pas la religion catholique,
notre,
celui des nations. Nous avons entrepris
ouvrage, et la victoire remportée le7 novembre
voir que. notre
dernier, 2 à Palo Hincado, a.fait
confiance ne s'est pas reposée en vain sur; le
Dieu des armées. Dans les nombreuses attaques
de l'ennemi, Tavantage a été notoirement de
notre côté (66).
u Ainsi donc, si les Français obstinés ont juré
de ne jamais se rendre, fussent-ils obligés de se
repaitre de cadavres, de mon côté, je yous as- --- Page 152 ---
138 )
sure que mes' troupes ne se rebuteront
que cloigné que soit le terme de pas,dud
tion, car ellès sont assurées.
cette obstinadivine (67). timnovuel
de la protection
2og ( Je
/
crois, mon respectable cure, E
simple expose suffira pour vous (1
que ce
le but qui
convainere que
m'anime'est bien différent de
qué vous vous étés
celui
iujurieuses a re
imaginé, d'apres des idées
mon zèle pour la
fensantés AR
pour ma
ct teligion, TE
et of
conduite
probité, et pour la bonne
quejsiinalératlement
ma jeunesse jusqu'à
S:
tenue, depuis
teint (G8)5 Examines Tage avance que j'ai atrapporis, avecla
la question sous tous ses
délicatesse de conscience Eu
pre à m disciple dul Christ,
proservez - vous des
connoissandes erdes lumières
or
que vous avez acquises," pour vous conduire au point ou se
entendre ila Voix de fimpartialité
fera
vous' apercevrez la
(69); , et la';
jastice des
natifs ét des habifanis de cette T ile prétentions de
des
mingue, tous' réunisi en ce
Samnt-Do
wéme cause gencrale:
f moment pour la
( Comme jet vous l'ai déja dit, jei nefais
de reproches des injures
point
lettre,
que contient votre
seule' parce queje suis persuadé que la-charité
a dirigé votre' plume; je me contente de
plaindre bien sincérement votre erreur. Plat à
la';
jastice des
natifs ét des habifanis de cette T ile prétentions de
des
mingue, tous' réunisi en ce
Samnt-Do
wéme cause gencrale:
f moment pour la
( Comme jet vous l'ai déja dit, jei nefais
de reproches des injures
point
lettre,
que contient votre
seule' parce queje suis persuadé que la-charité
a dirigé votre' plume; je me contente de
plaindre bien sincérement votre erreur. Plat à --- Page 153 ---
(159) )
fussiez frappé du feu du ciel qui.
Dieu que vous Paul de dessus son cheval,lorsquil
renversa saint
TEglise de J:C.,
avec
acharnertent)
poursuivoit
aux yeux du Dieu
croyant faire un acte 53 agréable
quil Tservoitalors. N5.3.
m'accorder, 405 en vous
( Si vous aviez voulu
lumières
rapprochant de moi, le secours de vos
Javois le
grand besoin,
dont assurement A 3 A0 31 plus
pour cela:
les occasions ne vous ont pas manqué favorisé
heurenisement que la Providence m'a
du même
en m'end'une compensation
genre, 4
voyant : trois prètres 01R qui ne m'abandonnent affaires pass,
m'aident de leurs avis dans les
et squi
en be soit, us01 mes bras seront
d'importance: Quoiquil 120
D recevoir, quand il.
ouverts pour vous
-J
toujours
so
etje vous
vous
de venir me joindre; n C proplaira
sous 29 vos 3o.e yeux les papiers -
mets demnettre alors not 2SC au € 3
qui dontient la preuve de tout ce que je
pablics
DI ai 71 not 101T
vous sai relaté.
:
E
notre
vous accordede
Ste Que Dieu,
:. Scigneur; 1 HOV. 9u
longues années. 211
aotub 310' Au, mo0
de Saint-Jérôme,.
C -
quartier-general
aupe 2 93
791, le II janvier 1809. R
segio uesis
Je-suis IO PITO respectuensement votre
9.
très-humble serviteur,
DB 56
SANCHEZ RAMIREZ:
(Signé) JUAN --- Page 154 ---
(140,)
Troisième Teltre du Père
:
Correa a Sanches,
i 1x restée sans réponse. miCE A
Santa-Doningo, le 16janvier 1809.
auoy Ar monsieur don. Juan Sanchez Ramirez,
203a1re Mon très-cher monsieur, D1 31 € (iSt 19007
J'ai reçu fo Thonneur of de
rant, 10 HJT
IC yotrelettre du II coupar laquelle, bien
dens
:
loin de répondre aux
du miennes, :
du 20 90 décembre dernier et duro,
present mois 2 vous vous bornez
parti i'des
de 011
à me faire,
tnpus votre
d'apis ant arnh
insurrection, lesquels,
dunte. Vacaneetaaae 61 d E TiT
Vous 110790 me dites que c'est mokquisuisd dans
Terreur,e et vous cousidérez
coutstils OvS 19
commeinjures mes paternels, et meles pardonnez pourtant
en raison du zèle
#i
92 100l D: pastoral 39
qui me les a inspinds.
Jugez, mon bon ami, de T'absolue.
sitd de.notre
néces-r
000 EUO7 entrevue : vous dites
je soutiens
vous
avoir.raison;
que
ne Tavez pas. Danslespace
d'une ou de deux heures
ab
que pourroit durer
notreconference,s surtout les trois prétres que
H
présens'y la question seroit discutée à fond, etil
en resulteroit une victoire complète du côté
auroit démontré la justiceetla vérité desesprol qui
de T'absolue.
sitd de.notre
néces-r
000 EUO7 entrevue : vous dites
je soutiens
vous
avoir.raison;
que
ne Tavez pas. Danslespace
d'une ou de deux heures
ab
que pourroit durer
notreconference,s surtout les trois prétres que
H
présens'y la question seroit discutée à fond, etil
en resulteroit une victoire complète du côté
auroit démontré la justiceetla vérité desesprol qui --- Page 155 ---
(14) ) positions. Je dis une victoire complete; .931 parce
que si vous parvenez à me convaincre, je e vous 9)
donne ma parole quel'embrasse dèsle xil" 291, moment L
votre parti, et je prends à présent
témoin -
TI
dès-lors
le Dieu de toute vérité, que je
4,3
atiens
19 D
avec vous , et que j'abandonne ma mère, ma
et tout ce :
en, Bnai cetteville:
paroisse,
quejeposstde
-
serviroit-ilal Thomme d'être maitre de
car, que Tunivers, si'd c'étoit au détriment du salut.
tout
-1i1
de son ame? Une correspondance épistolaire
au contraire 2 en se prolongeant, perpepeut, tuer lemal qui existe, et 4. ne, feroit peut-être que
donner lieu à des faux-fuyans en place U de raisons,i elles manquoient. Au surplus, tout en
insistant à vous demander 2 pour la troisième
fois, une entrevue dans les formes indiquées
ma premièré lettre, il est bien dans mon
par
intention n
de vous démontrer, même par écrit, A
que vous êtes dans Terreur, nonobstant - tout ce
vous m'avez relatédans votrelettre,la maque
n'étant fonde que sur : J Tautorité des
jeure partie
gazetiers et journalistes anglais ; et si. les trois
que vousavez auprès de vous réussissent
prètres
I 1a
à endormir votre conscience sur ce point (quoique j'aiede la peine ale croire),c'est que déjà
la sentence du Sauveur leur est,ainsiqu'a vous,
applicable : Si unaveugle, a-t-il dit, conduitun --- Page 156 ---
autre aveugle, tous les deux tombent dans le
précipice.
(
-
Ainsi, mon cher monsieur, ne
pour des injures des démarches prenez pas
des obligations de mon ministère. inséparables
une docilité chrétienne les
Beoutexavec
profère moi-mème
a a paroles que je ne
que par obeissance.
gneur s'adresse
LeSciroles : crie
expressément à moi par ces
sans cesse ; fais retentir ta pacomme le son. d'une trompette
voix
peuple le" tableau de
; fais à mon
enfans de Jacob
ses iniquités; expose aux
Le
toute la laideur de leurs
grand saint Grégoire annonce
péchés.
de Teglise
aux Pasteurs
paroles sont Cu catholique adressées gue c'est à eux que, ces
pour.
C:
par JC., 41
qui iles choisit
propager sa foi et pour
trine.
publier sa doc- :
wOrdoucamer reposant surlassistance 2
INIT sig
que jimplore, je ne m'amuserai
divine
inutilement la
pas à battre
assertions
campagne sje n'irai pas dans mes
et le droit vaguement des
invoquer le droit naturel
gens, ce qui n'est propre
enthousiasmer la mulitude
qu'a
tiendrei mes
ignorante,je souclaires et R
propositions par les décisions
précises du droit commun,
divinsje citerailes textes et les auteurs public et
daus. tontes nos écoles
connus
d'Espagne et dans.celles
inutilement la
pas à battre
assertions
campagne sje n'irai pas dans mes
et le droit vaguement des
invoquer le droit naturel
gens, ce qui n'est propre
enthousiasmer la mulitude
qu'a
tiendrei mes
ignorante,je souclaires et R
propositions par les décisions
précises du droit commun,
divinsje citerailes textes et les auteurs public et
daus. tontes nos écoles
connus
d'Espagne et dans.celles --- Page 157 ---
(143 )
de tout Tunivers; ma tâche sei réduira à deux
propositions, que je prouverai avec, la dernièré
évidenceame aod RRE 38ob orl 180 - >)
strempremneuidioat : Tonsleshabitansde
la partieci-devant Rerreraktantedassaebe
mingue sont incoutestablement sujets de lem:
pire Français. 2
à aloloesin vrbo
4. Je le prouve de la manière suivante : la
partie espaguole de Saint-Domingue fut cédée
à la France par Charles IV,roi d'Espague,en
échange ie la partie que les Français avoierit
conquise dans IEspagne européenne, pendant
la guérre que celle-ci leur déclara,àl lépoqué
de la révolution. Le traité de paix entre les
deux puissances fut conclu à Bale, la azjuillet
1795, ratifé à Madrid, ler4 aout suivant ; er
publié en cette, ville de Santo Domingo,1 le 18
octobre de la même année. L'article 4 deice
traité est, ainsi conçu.: La république française
restitue au roi d'Espagne toutes les conquêtes
faites sur lui, dans le cours de lal guerre actuelle.
Cet article a eu son exécution. Le neuvième
article porte : en échange de la restitution mentionnée dans Tarticle4. Le roi d'Espagne, pour
lui, ses héritiers et successeurs, cède et aban:
donne en toute propriété à la republique française toute la partie espaguole de l'ile de Saint- --- Page 158 ---
(144)
Doingue,d dans les Antilles. Cet article a éga
lement été accompli.
voyez donc, mon bon ami, que ce
( Vous
ridicule que de vouloir
seroit une prétention la
et la légitidisputer à la France propricté
droit de
de la partie
mité de son
possession
le font
ci-devant espagnole de cette ile, comme
Dominguois iguorans, sous le préquelques du serment fait par le roi Férdinand le
texte
aliéner aucune partie
catholique, de ne jamais
territoire américain, sur-tout quand nous
du
le roi Charles III, en l'an 1795, céder
voyons
fait partie du continent de TAla Floride, qui
de
mérique, au roi d'Angleterre, en échange
avoit été conquise par lès Anla Havane, qui
cession n'étoit pas une
glais. Si cette dernière
violation du serment, celle faite aux Français
Charles IV, fils de Charles IlI, n'en étoit
par
Tous les sermens de ce
pas une non plus.
réserve tacite :
genre portent avec eux cette
des Etats,'et cette polisauf la sage politique rachetions la tête en abantique exige que nous
donnant un des membres. La partic perdue
TEspagne en Europe, et ensuite recouvrée
par
bien être considérée
par cette échange, pouvoit
de sa tète,
comme une partie très-précieuse
imearil ne s'agissoit pas moins que des places
it
par
Tous les sermens de ce
pas une non plus.
réserve tacite :
genre portent avec eux cette
des Etats,'et cette polisauf la sage politique rachetions la tête en abantique exige que nous
donnant un des membres. La partic perdue
TEspagne en Europe, et ensuite recouvrée
par
bien être considérée
par cette échange, pouvoit
de sa tète,
comme une partie très-précieuse
imearil ne s'agissoit pas moins que des places --- Page 159 ---
(145 )
portantes de Figuières et de Roses, et d'une
grande partie de la Navarre. Ainsi donc, ce
que vous me dites par votrelettre, que : Vous
et VOS compatriotes vous voulez ruiner la fortune mal acquise des Français, ne doit ni ne
s'entendre de cette partie de l'ile, les
peut Français l'ayant acquise par le droit de la
guerre : car vous savez, comme tout le monde,
que le droit de conquête qui est compris dans
le droit des nations, est un des titres légitimes
par lesquels les souverains aequièrent la domination sur les pays conquis. S'il alloit par hazard
vous venir dans l'idée que Saint-Doningue n'a
point été conquis parl les Français. , je vous rappellerois alors T'axiome du droit commun qui
s'exprime ainsi : Subrogatum sapit naturam
ejus in cujus locum subrogatur; ainsi, le.
roi d'Espagne ayant subrogé cette ile, l'ayant
mise à la place de la portion du territoire eu-.
ropéen que les Français lui avoient enlevée de
vive force, la légitimité de leur souveraineté
est incontestable par ces deux titres;j'entends,
par le titre de la conquète, et par celui du traité
fait ensuite avec le roi d'Espagne.
( La partie ci-devant espagnole de SaintDomingue appartenant par droit incontestable
à la France, comme i vient d'être prouvé d'une
IO --- Page 160 ---
(146 )
victorieuse, il s'ensuit que tous les
manière
sont sujets de la France,
habitans de cette partie
du
suivant la règle du droit civil, explicative
droit naturel et du droit des gens, laquelle est
ainsi établie : Accessorium sequiburmaturam
si le terrisui principalis; et certainement
à la France, ceux qui sont
toire appartient
domiciliés, ceux qui ihabitent dans ce territoire
à une autre puissance
ne peuvent appartenir
conforme à
la France; rien n'est plus
que naturel des choses. C'est-là une vérité
l'ordre
confirqui ne demande point de plus ample
dès
l'histoire universelle,
mation; parcourez
roi
son origine, et vous y verrez que Cyrus,
Perse,
fait la conquête de l'empire
de
ayant
les habitans de cet empire pasdes Assyriens,
la domination
sèrent, avec leur territoire, sous
les
du conquérant; vous y verrez aussi que
furent soumis à Alexandre de la même
Perses
etc. Enfin, le roi d'Esmanière, etc., etc.,
rendu maitre,
non content de s'être
pagne,
de
du territoife du
par le droit
conquête,
dès les
Nouveau-Monde, rendit encore,
ses
, et
ler
miers temps, les Indiens tributaires
ainsi le sceau le plus caractéristique
imprima souveraineté et de la domination sur les
de la
personnes,
que
furent soumis à Alexandre de la même
Perses
etc. Enfin, le roi d'Esmanière, etc., etc.,
rendu maitre,
non content de s'être
pagne,
de
du territoife du
par le droit
conquête,
dès les
Nouveau-Monde, rendit encore,
ses
, et
ler
miers temps, les Indiens tributaires
ainsi le sceau le plus caractéristique
imprima souveraineté et de la domination sur les
de la
personnes, --- Page 161 ---
(147)
( Il est également vrai que le roi d'Espagne
fit avec la France un traité particulier, par
lequel il, fut convenu que les habitans de
cette partie de l'ile, qui préféreroient passer
pourroient le
dans les possessions espagnoles,
faire dans le terme d'une année, à compter
de la ratification du traité de Bâle. C'est ce que
voir par le neuvième article,
vous pouvez
ainsi conçu : ( Les habitans de la partie esparaison.
gnole de Saint - Domingue qui', pour
d'intérêt, ou pour tout autre motif, désireroient
préférablement passer avec leurs biens dans les
possessions de S. M. C., pourront le faire dans
l'espace d'une année, , qui comptera de la date
du présent traité. > Un autre traité, pareil à
celui-là, fut conclu entre le roi Charles II1,et
le roi d'Angleterre, au sujet des habitans de la
Floride; et me trouvant moi-méme à la Haoccasion d'y convanne, en l'an 1796, j'eus
noitre plusieurs familles qui recevoient encore
le subside accordé aux émigrés de la Floride,
comme il l'a été depuis à ceux de Saint-Domingue.
il demeure démontré, par le traité
( Enfin,
le territoire de la
solennel conçlu à Bâle, que
espagnole de Saint-1 Domingue a été
partie
transmis à la France ,n échange des conquêtes --- Page 162 ---
(148 )
avoit faites sur lEspagne en temps de
qu'elle
conséquent que la souveraineté en
guerre; : par
le droit des
demeure assurée à la France, par
des
parle droit
nations. Il est également prouvé
la
nations, et même par le droit espagnol, que les
domination acquise par les souverains sur
conquêté ou auréunis à leur empire par
pays
et autres habitrement, s'étend aux naturels
à
desdits pays. Il nous reste à présent
tans seulement si vous êtes compris sous cette
savoir
êtes, vous et vos camadomination, si vous
ci-devant esparades, habitans de cette partie
avec la
gnole. Si nous parvenons à prouver
hamême évidence que vous êtes réellement
a plus à reculer,
bitansde Saint-Domingse,ilnly
de l'empire
il faut avouer que vous êtes sujets
napuisque c'est une conséquencé
français,
nous veturelle qui découle du principe que
nons de poser.
cette pro-
(C Et comment prouverons-nous Sanchez et ses camaposition, que Don Juan
Comrades sont habitans de Saint-Domingue! irréle
? Par le moyen le plus
ment prouver
faire usage,
sistible dont les logiciens puissent
ad hominem. Oui, monsieur
par un argument
c'est vous- même qui me dites, par
et ami,
quand
votre lettre du II du courant, que
ais,
nous veturelle qui découle du principe que
nons de poser.
cette pro-
(C Et comment prouverons-nous Sanchez et ses camaposition, que Don Juan
Comrades sont habitans de Saint-Domingue! irréle
? Par le moyen le plus
ment prouver
faire usage,
sistible dont les logiciens puissent
ad hominem. Oui, monsieur
par un argument
c'est vous- même qui me dites, par
et ami,
quand
votre lettre du II du courant, que --- Page 163 ---
( 149) )
jaurai réféchi sur ce qu'elle contient, je
découvrirai la justice des démarches des
originaires et habitans de cette ile de SaintDomingue,qui, tous engénèral, sont réunis
soutenir la méme cause. Vous me dites
pour dans la même lettre, que ces habiencore
tans ont été en apparence soumis d un gouvernement étranger pour ne pas voir périr
de misère leurs familles, en abandonnant
leurs biens et leurs foyers. Dieu soit loué!
vous en. faites vous-mème l'aveu; c'est par vOS
paroles que la vérité de notre proposipropres
Vous avouez vous-même
tion est démontrée.
vous êtes natif et habitant de cette ile s
qae d'est-à-dire que vous êtes positivement ce que
les latins et les jurisconsultes entendent parles
et incola. Vous nous *
deux mots, originario
dites que, ni vous, ni vOS camarades, n'avez
quitté le pays, afin de ne pas abandonner VoS
biens et vOS foyers. Or que veut dire tout cela,
dans le langage du droit commun et du droit
civil, si ce n'est que vous êtes, vous et VOS camarades, réellement domiciliés dans le pays 9
et par conséquent sujets de ce pays, et du souverain auquel il appartient, c'est-à-dire, de
l'empereur des Français.
( Apprenez comment s'exprime à cet égard --- Page 164 ---
(1 150 )
est renfermée dans le droit comune loi qui
est
Le domicile de chaque individu
mun (a).
indubitablement celui où il a éeablisonfoyer,
oi est située la majeure partie de ses
et biens. Vous avouez que vOs foyers et que ceux
sont établis dans cette partie
de VOS complices
vous et
de lile; or vous êtes, sans contredit,
de FEmpire français.
vos compagnons 2 sujets
Voudriez-vous dire, par hasard, qu'on peut
sans être sujet? Je ne croirai
être domicilié
vous puissiez ignorer 7 non plus que
jamais que
dans
qui ait vécu dans la société, que
personne
tout comme en droit, le
le langage commun,
de celui de
mot domicilié est Téquivalent
sujet.
une réflexion
( Posipuodbs-easmiopees
de renverser toute la force de mon
susceptible
l'insinuez adroiargument; et, en effet, vous
tement dans votre lettre, oùr elle se trouve endans le passage suivant : Notre légiveloppée
PEStime souverain est celui qui gouverne
à la domination duquel nous avons
pagne,
toujours étéloyalement et mentalemenesou-
(a) Et in eodem loco singulos habere domicilium
ubi larem > rerumque summam
non ambigitur, Lex. Cod, de Incolis.
constituit.
7.
de mon
susceptible
l'insinuez adroiargument; et, en effet, vous
tement dans votre lettre, oùr elle se trouve endans le passage suivant : Notre légiveloppée
PEStime souverain est celui qui gouverne
à la domination duquel nous avons
pagne,
toujours étéloyalement et mentalemenesou-
(a) Et in eodem loco singulos habere domicilium
ubi larem > rerumque summam
non ambigitur, Lex. Cod, de Incolis.
constituit.
7. --- Page 165 ---
(151)
dans Tapparence nous ayons
mis, quoique
sujets d'un gouverconsenti à passer pour
étranger. Juste ciellà quel point peut
nement
des hommes 1 jusques à méaller Taveuglement
! Je
connoitre les principes de toute moralité
dans la sincérité de mon coeur, que
vous avoue,
conçu de votre personne
si je n'avois pas déjà
fondéesur vOS vertus,
une opinion avantageuse,
un
seul
de votre lettre me fourniroit
ce
passage
considérer comme le
motif suffisant pour vous
Vous n'iplus grand scélérat qui puisse exister.
certainement pas, mon ami, jusqu'oi
gnorez
fatales de cette maximes
vont les conséquences
justificative de
que vous me présentez comme
votre conduite. Je vous en rappellerai quelquesmais auparavant je veux comunes ci-après,
suivant
battre cette maxime catégoriquement,
les principes du droit.
Je dis. donc, mon ami, que pour devenir sudu roi d'Espagne, il étoit nécessaire que
jet
fussiez
dans les pays de sa
vous vous
transporté
d'esprit et de
domination, non pas seulement
mais bien
et avec vOS
coeur
personnellement ainsil'orpropriétés; ainsi le veut la raison;
la loi. Le domicile se
donne expressément
de la chose et de la
change par le transport --- Page 166 ---
( 152 )
personne 3 et non pas par une simple déclaration oik assurance verbale
(C Vous voyez
(a).
mutations
déjà, mon bon ami, que les
de domicile purement verbales
sont pointadmises en droit;
ne
roient l'être celles
commentdondr opourqui ne sont que
Vous vous dites habitans de
mentales?
cette ile de SaintDomingue, de la partie de cette ile
le
d'Espagne a cédée à la
que roi
même
France; et vous dites en
temps que vous ne vous étes point de.
partis, ni vous, , ni vOS
la domination du roi
compatriotes 3 de
coeurs ont toujours d'Espagne, , auguel vos
étéfidèles (b). Voila, mon
cher, une bien étrange assertion
le coeur d'un côté et la
; vouloir mettre
vouloir
propricté de Tautre, c'est
limpossible; c'est vous déclarer
à la décision de Jésus-Clmist,
rebelles
qui nous dit
( Notre ceur est là où est notre trésor que:
( C'est effectivement
>,
des
une maxime subversive
empires et des puissances
légitimes, des-
(a) Domicilium re etfacto transfertur,
contestatione. Lex. 20,
non nuda
colis.
Digest, Ad municip. De in-
(b) Ubi enim thesauirusvester
trum erit,
est, ibi et cor ves-
er
à la décision de Jésus-Clmist,
rebelles
qui nous dit
( Notre ceur est là où est notre trésor que:
( C'est effectivement
>,
des
une maxime subversive
empires et des puissances
légitimes, des-
(a) Domicilium re etfacto transfertur,
contestatione. Lex. 20,
non nuda
colis.
Digest, Ad municip. De in-
(b) Ubi enim thesauirusvester
trum erit,
est, ibi et cor ves- --- Page 167 ---
(155 )
tructrices de toutes les lois et pactes dela société
ouvre la porte à jtous les délits, à
civile, et qui
la maxime
tous les crimes les plus horribles que
établit qu'il est possible d'être légitime sujet
qui
que de célui auquel nous
d'un autre souverain,
attachés par notre domicile légal, par
sommes raison d'être nés sous la domination du
la seule
premier, 2 et que nous pouvons nous soustraireà
du souverain de notre territoire.
la dépendance découlent toutes les fatales conDe ce principe
et que
séquences que je viens de vous exposer,
avois
ci- dessus de vous rappeler:
je vous
promis
ressusciter
car en Tadoptant, on ne feroit que
l'infernale doctrine condamnée par S. S.lepape
Innocent XI, et par laquelle on enseignoit : que
la restriction mentale et Téquivoque étoient
licites, dans le cas où elles éloient nécessaires ou,
ntiles pour le salut de notre corps, ou pour la
défense de notrehonneur ou de nos biens. Telle
condamnée
est la vingt-septième propositiou
docle pape Innocént XI. Telle est votre
par
déclarez ouvertement que
trine, à vous, qui
vous avez toujours été, ainsi que vos compatriotes, soumis, de coeur 2 au roi d'Espagne,
vous consentissiez à
quoique, en apparénce, 2
passer pour sujets d'un gouvernement étranger,
afin de soustraire VOs familles à la misère où les
biens. Telle
condamnée
est la vingt-septième propositiou
docle pape Innocént XI. Telle est votre
par
déclarez ouvertement que
trine, à vous, qui
vous avez toujours été, ainsi que vos compatriotes, soumis, de coeur 2 au roi d'Espagne,
vous consentissiez à
quoique, en apparénce, 2
passer pour sujets d'un gouvernement étranger,
afin de soustraire VOs familles à la misère où les --- Page 168 ---
(154)
auroit plongées T'abandon de VOS biens et de
foyers, Vos trois ecclésiastiques
vos
étret théologiens ou juristes, consultans,sans
que votre maxime est
doiventsiapercergin
saint
positivement celle
le
siége a condamnée.
que
e Mais, et comment ne l'auroit-elle
Si cette doctrine étoit
pas été?
aucun
recevable, et il n'y auroit
roi, aucun souverain à Tabri du
gnard d'un parricide, qui recevant de lui les poiveurs les plus signalées,
fason, et
qui vivant dans sa maimangeant à sa table, trouveroient aisément l'occasion de lui arracher la
pour éviterles
vie, ensuite
chatimens, et même sortirtriomphant des mains de la
chose à faire
justice, 2 n'auroit autre
Maroc
que déclarer qu'il lestsujet du roi de
ou de Tempereur de la Chine,
réellement il avoit pris naissance
surtout si
là.
dans ces
D'après ces mêmes
paysprincipes, , vos
esclaves, et même ceux d'autrui,
propres
punément, et même licitement
peuvent imvous
vous, et leurs autres
assassiner,
Jeurjustilication
maitres, en disant pour
qu'ils sont sujets du roi de
Congo, ennemi mortelde tous les
si on leur demande
blancs. Et
comment ils
dire
sujets du roi de
peuventse
Congo, sans habiter son territoire, ils pourront vous faire la même
et donner les mêmes raisons
réponse
que vous : C'est
--- Page 169 ---
(1 155) )
quenous sommes nés sous sa domination,
parce
de coeur, nous lui avons touet que, d'espritet
jours gardé notre foi. Qu'en pensez-vous, mon
ami ? Qu'auriez-vous à répliquer à l'objection
insensée de ces ésclaves?
Il est suffisamment prouvé que vous êtes
réellement c
vous et vos compatriotes, , sujets de
T'empire français. Passons à la seconde proposition. Ya-t-ilquelque cas où il soit permis au
sujet de prendreles armes contre son souverain ?
n'est aucun cas
Je réponds positivement qu'il
ou il soit permis au sujet de s'armer contre son
souverain; fàt-il un Néron, fut-il un tyran, fiitde
il un payen ou un hérétique persécuteur
Jésus- Christ et de son Eglise. Sublime proposition I D'autant plus glorieuse à discuter, que la
démonstration de sa vérité va faire tomber les
armes des mains de nos compatriotés chéris,
s'il est vrai qu'ils veuillent agir de bonne foi et
en bons chrétiens.
mon très-cher ami, sur cette question,
< Oui,
jen'aiàc consulter qu'un seul auteur. Aux yeux
de tout homme éclairé, l'illustre Bossuet vaut
lui seul dix universités. Vous n'ignorez pas que
son savoir éminent etses vertus sublimes lui ont
fait donner, 2 par tous les hommes pieux et par
tous les sman,lesurnomdesint Père moderne.
vrai qu'ils veuillent agir de bonne foi et
en bons chrétiens.
mon très-cher ami, sur cette question,
< Oui,
jen'aiàc consulter qu'un seul auteur. Aux yeux
de tout homme éclairé, l'illustre Bossuet vaut
lui seul dix universités. Vous n'ignorez pas que
son savoir éminent etses vertus sublimes lui ont
fait donner, 2 par tous les hommes pieux et par
tous les sman,lesurnomdesint Père moderne. --- Page 170 ---
( - 156 )
Bornons-nous, pourle moment, à transcrire
la cinquième
ici
proposition du deuxième
du
article
cinquième livre de son excellent
intitulé:
ouvrage
Politique tirée de
G Voici
PEcriture-sainte
cette cinquième proposition.
(C Limpiété déclarée et même la
n'exempte pas les snjets de l'obéissance peraéeution ,
aux princes >,
qu'ils doivent
( L'auteur débute
par ces paroles :
( Le caractère royal est saint et sacré,
les princes
même dans
eppelé, infideles, et nous avons vu que Cyras est
par Isaie, l'oint du Seigneur.
Nabuchodonosor étoit impie et
vouloir s'égaler à Dien, et
orgueilleux, jusqn'à
qui lui
jusqu'à faire mourir ceux
refusoient un culte
et
niel lui dit ces mots : Vous étesle sacrilége; néanmoins Dadu ciel vous a donné le
roi des rois; etle Dieu
royaume et la
l'empire et la gloire. C'est
puissance, et
prioit pour la vie de
pourquoi le peuple de Dieu
d'Assuérus.
Nabuchodonosor, , de Balthasar et
< Achab et Jésabel avoient fait mourir
phètes du Seigneur; Hélie s'en
tous les prodemeure toujours dans
plaint à Dieu, mais il
P'obéissance. Les
rant ce temps, font des prodiges étonnans prophétes, dulg roi et le
pour défendre
fils
royaume; ; Elisée en fit autant sous Joram
d'Achaz, atissi impie que son père. Rien
s
égalé l'impiété de Manassès,
n'ajamais
Juda contre Dien, il tâcha qui pécha et fit pécher
d'abolir le culte, perséen-
plaint à Dieu, mais il
P'obéissance. Les
rant ce temps, font des prodiges étonnans prophétes, dulg roi et le
pour défendre
fils
royaume; ; Elisée en fit autant sous Joram
d'Achaz, atissi impie que son père. Rien
s
égalé l'impiété de Manassès,
n'ajamais
Juda contre Dien, il tâcha qui pécha et fit pécher
d'abolir le culte, perséen- --- Page 171 ---
(157 )
les fidèles servitears de Dieu, et faisant regorger
tant Jérusalem de sang. Et cependant Isaie et les saints prole reprenoient de ses crimes,jamais n'ont
phètes 3 quil
excité contre lui le m.oindre tumulte.
doctrine s'est continnée dans la religion chré-
( Cette
seulement infidèle,
tienne. C'étoit sous Tibère, non
Notre Seigneur dit aux
mais encore méchant 1 que
saint Paul
Juifs : Rendez à César ce qui est à César;
à César, * et reconnoit sa puissance; il fait prier
appelle
l'empereur qui réguoit du
pour les empereurs, 2 quoique
le
et
de cette ordonnance fàt Néron, plus impie
temps méchant de tous les hommes. Il donne pour but
le plus
deà cetté prière la tranquillité publique, , parce qu'elle
mande qu'on vive en paix, même sons les princes mé
chans, et persécuteurs, 2 saint Pierre et lui recommandent anx fidèles d'être soumis aux puissances; et nous
avons vu quelles étoient les puissances de ce temps-là.
En
de cette doctrine apostolique, les
< conséquence
durant trois cents
premiers chrétiens, 2 quoique persécutés
n'ont jamais causé le moindre mouvement dans
ans,
Ils continuoient à prier pour l'empereur, même
l'empire.
ils les condamnoient
au milien des supplices auxquels
ô bons
injustement. Courage, dit Tertullien 9 arrachez,
arrachez anx chrétiens une ame qui fait des voenx
jnges >
Enfin, durant sept cents ans, on ne
pour l'empereur. seul
oh l'on ait désobéi aux emvoit pas un
exemple
sous prétexte de religion, etc., etc. 3
pereurs,
dela doctrine
e Cec quej'ai rapportéjusquici,
de l'illustre Bossuet, est'plus que suffisant pour
c'est-à-dire que, dans
prouver ma proposition,
z anx chrétiens une ame qui fait des voenx
jnges >
Enfin, durant sept cents ans, on ne
pour l'empereur. seul
oh l'on ait désobéi aux emvoit pas un
exemple
sous prétexte de religion, etc., etc. 3
pereurs,
dela doctrine
e Cec quej'ai rapportéjusquici,
de l'illustre Bossuet, est'plus que suffisant pour
c'est-à-dire que, dans
prouver ma proposition, --- Page 172 ---
( 158.)
il n'est permis aux sujets de prendre
aucun cas,
leurs souverains ; mais je ne
les armes contre
condamaucunement passer sous silencela
puis
du
portée
nation du régicide ou
tyrannicide,
concile de Constance, en l'an 1414. C'est
parle
ce saint concile :
ainsi que s'exprime
maximes erronées, en
< Il a été enseigné quelques
maximes
la foi et les bonnes moeurs :
ce qni concerne
tendent à subvertir l'état et le
très-acandaleuses, qai
on a
bon ordre des républiques, et parmi lesquelles
remarqué la suivante : Il peut et doit être permis à tout
quelconque d'ôter la vie à son prince , quel qu'il
sujet si c'est un tyran ; il fait, en limmolant, un acte
soit,
nonobstant tont serment de fidélité qu'il auméritoire,
antérieurement. Le saint concile se
roit pa lui préter
hâte de s'élever contre cette erreur 1 et voulantl'étouffer
mire délibération 3 il déjusque dans sa racine, après maxime est erronée et conclare hantement qn'ane telle
et
traire à la foi ct aux bonnes moenrs, il la réprouve
commeh hérétique et scandaleusc, et comme
la condamne
à la fraude, à la fourberie, au menouvrant la porte
songe, à la trahison et au parjure >.
les
( Ainsi donc, les sujets qui prennent
contre leur
se rendent coupables
armes
prince,
mais professer la maxime suivant
de trahison;
laquelle le sujet peut s'armer contre son prince,
le saint concile, être coupable
c'est d'après
d'hérésie. Que cette décision de l'Eglise vous --- Page 173 ---
( 159 )
fasse trembler, vous; 3 et vOS trois ecclésiastiques
consultans !
( Vous me dites que, dans mes lettres 2 votre
etl Thonnêteté de votre conduite ont été dépiété
demande
> mais il n'en
nigrées. Je vous
pardon,
est rien, et les lettres que je vous ai adressées
sont et seront, toujours un témoignage irréfragable du respect, de T'urbanité et de la décence
j'ai conservées à votre égard. C'est vousque
allez vous dégrader de la haute rémème, qui
résistezà la
putation dont vous jouissez, si vous
force de la vérité qui m'a inspiré la présente et
mes précédentes lettres.
( Mais > direz-vous peut-être, pour excuser
votre conduite, Texpérience prouve que plusieurs peuples se sont révoltés contre leurs souverains, et leur ont mème fait perdre la vie
malgré la doctrine et malgré
sur un échafaud,
les décisions de TEglise dont vous nous parlez.
nier cette vérité: mais vous devez
Je ne saurois
l'énoncé d'un axiome de
observer que, suivant
droit :non exemplis, sed legibus judicandum
est; ce ne sont pas les mauvais exemples, mais
bien les bonnes lois, qui doivent nous servir de
règle. Etauj jour du jugement, en vain voudriezfautes d'autrui;l'Evanvous vousjustifier parles
gile deJ. C. est la seule loi d'après laquellenous
cette vérité: mais vous devez
Je ne saurois
l'énoncé d'un axiome de
observer que, suivant
droit :non exemplis, sed legibus judicandum
est; ce ne sont pas les mauvais exemples, mais
bien les bonnes lois, qui doivent nous servir de
règle. Etauj jour du jugement, en vain voudriezfautes d'autrui;l'Evanvous vousjustifier parles
gile deJ. C. est la seule loi d'après laquellenous --- Page 174 ---
(160 )
si vous la violez, vous serez conserons jugez,
damné, parle plus juste de tous les juges.
mon bon ami,je vous le dis avec sin-
(C Mais,
ont
cérité,Thistoire de ces mêmes peuples, qui
immoler leurs princes 7 doit vous
été jusqu'à
abjurer la révoservir d'excellente leçon pour
lution
vous avez commencée. Il est certain
que
pas les excès ou
que ces peuples ne prévoyoient le bien de la
les conduiroient leurs révolutions;
nation fut d'abord ce qu'ils eurent en vue; ils
ensuite la faculté de rendre leurs
s'arrogerent
passifs de leurs prétenprinces des instrumens
hardis ils osèrent
dues réformes; devenus plus
contre leur autorité; ct, comme dans le
s'armer
crine, iln'y a que le premier pas, qui codte,ils
enfin sur l'échafaud, et commiles firent périr
étoient bien éloignés
rent par-la un crime qu'ils
eux-mèmes dans le principe.
de préméditer
de faireattention
( Il est égalementimporiant
et aux époques ou ces catastrophes
aux pays
ou elles arrivent plus communéont eu lieu, et
tous les états de
ment. Jetez un coup d'oeil sur
et même du monde entier, et vous
TEurope 2
Ottoman est le seul ou l'on
verrez que Y'empire
des révolutions, qui se termivoit fréquemment
le
ordinairement par le parricide 2 par
nent
en estla raison ?c'est
meurtre du prince. Qnelle --- Page 175 ---
( 16r )
qu'onn n'yvoit point briller le soleil de IEvangile;
l'Alcoran des Maliométans leur inspire les passions du faux prophète qui le mit au jour, le
meurtre et la violence; l'Evangile, au contraire,
ne préche aux chrétiens qu'amour et charité, et
Jésus-Christ, son auteur, est un prince de paix,
un roi doux et pacifique.
( Il est vrai qu'on a vu en Angleterre le roi
Charles Ier 9 décapité,mais ce fut après qu'on
edt abjuré dans ce royaume la doctrine de l'é:
glise romaine.
xllest encore vraiqu'on a vu se reproduireen L
France de nos jours, le même exemple en la
personne de Louis XVI; mais faites attention :
r°. A ce que j'ai déjà dit touchant les fatales
conséquences des révolutions : 2°, A l'époque
de cette terrible catastrophe. Dans le premier
cas, nous avons vu comment un peuple, d'abord bien intentionné, peut arriver par gradation, jusqu'à l'excès du.crime; dans le second
cas 2 vous remarquerez que le meurtre fut commis précisément pendant le petit intervalle que
le soleil de l'évangile demeura éclipsé à Paris.
Oui, ,mon,ami, rappelez-vous que cela eut lieu
à l'époque our l'infernale factiou des Jacobins,
après s'être tyranniquement emparée de toute
l'autorité, proscrivit la religion catholique, et
II
arriver par gradation, jusqu'à l'excès du.crime; dans le second
cas 2 vous remarquerez que le meurtre fut commis précisément pendant le petit intervalle que
le soleil de l'évangile demeura éclipsé à Paris.
Oui, ,mon,ami, rappelez-vous que cela eut lieu
à l'époque our l'infernale factiou des Jacobins,
après s'être tyranniquement emparée de toute
l'autorité, proscrivit la religion catholique, et
II --- Page 176 ---
(162 )
jusqula l'éxcès la fanatisme philosophiportant fit célébrer la ridicule cérémonie des fundque,
railles de la religion de J. C., pendant laquelle
chantoit le requiescat in pace. Ce fut alors
on vit périr sur l'échafaud le monarque qui
qu'on
fut-il conduit a
régnoit sur la France, et par qui
Fut-ce par les Français réunis ?
à Téchafaud?
Nen; certes ce. fut par les Jacobins. Les vrais
Français, pénétrés des maximes de I'Evangile,
pleuroient et pleurent encore sur ces horreurs;
événement terrible leur servira même de
et cet
réprouver toute espèce
leçon perpétuelle, pour
contre le prince, et toute sédide conspiration
légitime. Retion contre leur gouvernement
qai plus est, qu'aucun de ceux qui
marquez, leurs mains dans le sang de la victrempèrent nie joue un rôle aujourd'hui sur le
time sacrée,
partie d'enthéâtre de la France; la plus grande
les effets de l'anathème
tre'eux a déjà éprouvé
châtiment
divin, en allant aux'enfers recevoir le
de'leurs forfaits, ct le nombre qui en reste sur
la terre ose à peine se montrerà la lumière du
-5
jour. ik Il est donc, mon cher, bien démontré que
de
vous êtes, vous et vOS compatriotes, sujets
Tempire français , et 1 en même temps 2 qu'il
n'est, sous aucun prétexte, permis aux sujets
- ( --- Page 177 ---
(165 )
de prendre les armes coitreleurgoinerdement,
nous reste-t-il donc à faire à présent 2
Que
mon cher monsieur, à accepter la
vous reste,
ce sera à moià
conférence queje vous propose;
achever, de vive voix, de vous confirmer dans
la persuasion de cette dernière vérité. Ma visite
ressemblera à celle que firent les Anges aux
pasteurs, la nuit de la naissance du Seigneur;je
m'écrierai comme eux, en vous voyant: : Paz,
paa; in terra pax /Que la paix règne sur
notre terre! Que la paix soit par-tout proclamée à la gloire de notre Dieu qui est dans le
ciel. Gloria in excelsis Deo.
d'une demi-heure,
( Yousn'avezbesoin que
pourlire ma lettre, et de trois heures pour bien
néanmoins
méditersur son contenu; j'attendrai
votre réponse sans désespérer, jusqu'à demain.
Au surplus, vous n'en avez point d'autre à me
faire que cele-ci:Yenez,Pare Correa,faccepte
la proposition que vous me faites par votre
première lettre; je sens déjà l'effet de la grace
de Dieu, qui vient de m'ouvrir les yeux à la
lumière.
< Si les vingt quatre heures se passent, sans
que je reçoive votre réponse, je dirai alors en
pleurant comme Jérémie : Ils prirent plus de
dureté et d'inaltération qu'un rocher, et refu-
re à me
faire que cele-ci:Yenez,Pare Correa,faccepte
la proposition que vous me faites par votre
première lettre; je sens déjà l'effet de la grace
de Dieu, qui vient de m'ouvrir les yeux à la
lumière.
< Si les vingt quatre heures se passent, sans
que je reçoive votre réponse, je dirai alors en
pleurant comme Jérémie : Ils prirent plus de
dureté et d'inaltération qu'un rocher, et refu- --- Page 178 ---
( 1 164)
Nous avons donné n0s
sèrent de se convertir.
la guérir, il faut
soins à Babylone, sans pouvoir
donc Iabandonner (a)-
Dicu me fait
,t Mais non, ma confiance en
votre
espérer que ces trois prêtres qui forment celle
reconnoissant dans ma doctrine
conseil;
tâcheront de remplir les foncde Jésus-Christ,
celles de prédicateurs
tions du vrai sacerdoce,
raison
de paix. Je me dispose, en
de l'Evangile
demain. /
de cela, partir
ainsi que
Dieu vous ait en sa sainte garde,
C
chers frères et collègues, et tous ceux
mes trois
en ce moment
de mes enfans qui se trouvent
dès dede vous. Puissiez- -vous être tous
près
et en même temps avec Dieu,
main avec moi,
Péternité des siècles,
Notre Seigneur 3 pour
Amen.
( Je suis avec considération,
affectionné ami et prètre,
( Votre
Le docteur BERNARD COR-
( (Signé),
REA et CIDRON ).
Induraverunt facies suas supra petram , et
noverunt (a) reverti Jerem. 5.
deCuravimus Babylonem, et ron est 'sanata
relinquamur eam. --- Page 179 ---
(165 )
vérités fondées sur les principes d'une
Des
démonreligion sublime et d'une morale pure,
la vertu,
trées avec la force etlenergequingpicel effets de la stune pouvoient produire que les n'avoit à leur
d'un homme qui
peur sur l'esprit
de T'erreur, où les
opposer que les paradoxes Ecrasé
les. arsubtilités de la mauvaise foi.
par
d'un ministre éclairé, Sanchez vougumens
aux cris de sa conscience; et au
droit échapper
dans une décence d'expreslieu de se renfermer
de
sions, dans ce ton de prudence et
modéraPhomme debien, son amtion qui caractérisent
cherche d'abition, maladroitement déguisée,
d'asserbord en vain à s'étayer de sophismes,
les
tions vagues et controuvées, pour justifier
dont ils'est rendu coupable. On voit
attentats Vattrait séduisant du pouvoir, étoufenfin que
fant dans son coeur les remords qu'avoit pu y
faire naitre le tableau effrayant que lui a tracé
le Père Correa , lui fait une loi impérieuse de
et la derpersister dans son coupable projet,
nière lettre du vénérable pasteur demeure sans
réponse.
trainant
Le 14janvier, 2 la corvette anglaise,
fut reconnu pourle
à sa suite un bâtiment, qui
dans les'
parlementaire envoyé d'ici à- Curaçao
dedécembre, parut à la vue du
commencemens
ire naitre le tableau effrayant que lui a tracé
le Père Correa , lui fait une loi impérieuse de
et la derpersister dans son coupable projet,
nière lettre du vénérable pasteur demeure sans
réponse.
trainant
Le 14janvier, 2 la corvette anglaise,
fut reconnu pourle
à sa suite un bâtiment, qui
dans les'
parlementaire envoyé d'ici à- Curaçao
dedécembre, parut à la vue du
commencemens --- Page 180 ---
( i66 )
port. Le général Barquier désirant
motifs de Tarrestation
connoitrelles
droit des
d'un batimient que le
gens sembloit devoir
- les événemens de la
garantir de tous
de létat-major
guerre, envoya le capitaine
Evrard, pour
le capitaine Webb
s'expliquer avec
maritimes.
sur cette violation des lois
L'officier anglais motiva sa
sur la quantité de provisions
conduite
à bord de ce petit
qui se trouvoient
batiment, en
à ces mêmes lois, qui
contravention
à tout
prescrivent explicitement
parlementaire de n'avoir à bord
les
vivres rigoureusement nécessaires à
que
surtout lorsque sa
léquipage,
un
port dont le blocus detinationulheérisunenty est
pour
claré.
authentiquement déLe 15, le capitaine anglais Cornali, officier
d'artillerie, ayant débarqué à Jayne, se rendit
par terre à Santo-Domingo,
général Barquier la
pour remettre au
réponse du gouverneur de
Curaçao aux dépèches dont le
avoit étd
parlementaire
porteur et qui étoient relatives à l'cchange de quelques prisonpiers. Le capitaine
Evrard, en accompagnant à bord de la corvette
le capitaine Cornali, avoit ordre d'insister de
nouveau sur la remise du batiment, et deréclamer contre la rigueur outree du capitaine
Webb, dans une circonstance où linviolabilité --- Page 181 ---
(1 167 de )
devoit être incontestabled'un parlementaire la
et la bonne foi des
ment garantie par loyauté
jsi
deux gouvernemens.
sans doute sur lest
Ces rajsons prévalurent
rentra
prit du capitainé Webb, et le bâtiment
dans le port, à la grande satisfaction des habiavec limpatience le peu de
tans, quiattendoient
provisions dontil étoit chargé, 2
wo9
Le capitaine anglais et ses officiers vinrent
eux-mèmes à terre, où ils reçurent T'accueil-le
plus flatteur du général let de son état l major;
dhotimigirenienparuate combien ils étoient
peinés d'être obligés d'agir avec sévérité envérs
des ennemis qui leur inspiroient autant dinté
rêt: ( N'allez pas à Santo-Domingo, disoit le
capitaine Cornali au capitaine de la corvette,si
vous voulez faire rigoureusement votre deOR 6D
voir 0.00
éstime
Ces communications, our régnoit une
réciproque, donnèrent de Tinquiétude à Sanchez, il surt mauvais gréi au capitaine Webb
d'une conduite qui, selon lui, pouvoitcontribuerà retarderila reddition de la place,ils'en
plaignit même à T'amiral Rowley 9 un des moteurs principaux de linsurrection de la partie
de TEst, etila corvelte reçut l'ordre de rentrer
à la Jamaique.
D
voir 0.00
éstime
Ces communications, our régnoit une
réciproque, donnèrent de Tinquiétude à Sanchez, il surt mauvais gréi au capitaine Webb
d'une conduite qui, selon lui, pouvoitcontribuerà retarderila reddition de la place,ils'en
plaignit même à T'amiral Rowley 9 un des moteurs principaux de linsurrection de la partie
de TEst, etila corvelte reçut l'ordre de rentrer
à la Jamaique. --- Page 182 ---
( a 168 )
Sanchez etle colonel André Ximenès
écrit,le 2
avoient
janvier s au capitaine
lettre
Webb, une
très-pressante, > pour
au blocus de la place,
Tengagerà coopérer
dans le partage de
promettant aux Anglais,
de cent mille
nos dépouilles, une somme
tillerie
gourdes; et toutes les pièces d'aren bronze de
c'étoit
pour entretenir chez l'arsenal;
sans doute
rablesà
eux des dispositions favoson entreprise, que Sauchez faisoit charger à bord de tous les batimens
prodigieuse de pièces
une quantité
d'acajou.
Cependant nos vivres
pérances étoient
s'épuisoient, et nos esévanouies; ; la faim, jointe aux
longueurs d'un blocus, d'autant plas
que nous avions affaire à un ennemi inquiétant
beaucoup plus difficile
qu'il étoit
pouvoit
datteindre que de battre,
produire un mauvais effet sur
de nos, soldats. Dans cette
l'esprit
mes la détermination
extrémité, nous prinérale et
d'engager une action gedécisive,. qui fit lever le blocus et ravitaillerla place , au moins pour quelque
Cette résolution, commandée
temps.
et le besoin, étoit le dernier
par le devoir
de
effort que la patrie
oxigeoit
ses défenseurs, elle étoit dans le
coeur de tous les Français, qui,
avoient fait à leur souverain
depuis six ans s
le sacrifice de leur
malheureuse existence.
NE --- Page 183 ---
( d 169 )
On entendoit par-tout le cri du combat, ct
cette détermination étoit prise à l'époque la plus
favorable pour obtenir de grands résultats. Elle
alloit frapper en effet en masse l'armée des insurgés, dans un moment ou, abusés par les
trompeuses de leur chef, ils étoient
promesses
convenable
dégodtés de la vie des camps, peu
à des habitans obligés d'abandonner leurs propriétés et. leurs familles, pour servir Tambition
et la cupidité de quelques sindividus, sans nom,
sans talens et sans vertu.
De notre côté, le souvenir des malheurs de
Palo-Hincado étoit un peu effacé de la mémoire
de nos soldats;i ils n'étoient animiés tous que par
ces deux niotifs, la vengeance et Thonneur. Ce
fut leur cri de ralliement.
Le général Barquier passa, le 23 janvier, la
revue des mille hommes destinés à l'attaque des
retranchemens du fortSaint-Jéromé et du quartier-général de Sanchez.
Discours du général Barquier.
SOLDATS,
KSijealavoisdepuis long. temps dans le cceur
le sentiment intime de votre courage et de votre
dévouement ,je lirois aujourdhui dans vosyeux
iotifs, la vengeance et Thonneur. Ce
fut leur cri de ralliement.
Le général Barquier passa, le 23 janvier, la
revue des mille hommes destinés à l'attaque des
retranchemens du fortSaint-Jéromé et du quartier-général de Sanchez.
Discours du général Barquier.
SOLDATS,
KSijealavoisdepuis long. temps dans le cceur
le sentiment intime de votre courage et de votre
dévouement ,je lirois aujourdhui dans vosyeux --- Page 184 ---
( 170 )
le sigue certain de la gloire que vous allez acquérir. Quant à vous, braves créoles de toutes
les classes et de toutes les couleurs, vous avez
été pendant dix-huit ans considérés comme les
cnfans du malheur, vous serez dès demain les
enfans de la victoire. L'ennemi a des retranchedes forteresses et des canons, et vous
mens,
ne se rebute jamais, cette
avez ce courage qui
-
impétuosité a laquelle rien ne résiste, et pardesinappréciable de vous battre
sus tout,Tavantagein
pour un monarque invincible ).
Combat de Saint 1 Jérôme. Levée forcée
du blocus de Santo-Domingo dans la partie Ouest de cette ville.
Le 24, la garnison fit une sortie générale,
le colonel Aussenac à sa tête; le plan étoit
ayant
ennemis, lc
d'enlever tous les retranchemens
le
de Sanfort Saint-Jérome, quartier-g@néral
chez, et de faire lever le blocus dela place.
s'étendoient deLes lignes de circonvallation
puis la mer, qui baigne les jardins de T'habitaThabitation dite Cabral;
tion Léglise jusqu'à
cents hommes.
elles étoient défendues par onze
Une seconde ligne de retranchemens, occupée
protégeoit le flanc gauche
par'six cents honimes,
U --- Page 185 ---
1 (17)
et la cavalerie ennemie,
du fort Saint-Jérôme,
couvroit le quarforte de cinq cents hommes, Thabitation du général
tier-geniral, situé sur l'armde de Sanchez OCFerrand. Les restés de
de Galard et de Mangacupoient les positions deux mille hommes:
nagua , au nombre de
furent failes dispositions
En conséquence, le succès d'une attaque, dont
tes pour assurer devoient être si importans pour la
les résultats
placc. colonne de cinq cents hommes, avec
Une
devoit se porter sur le
deux pièces de huit,
ct
chemin qui conduit à Saint-Jerome,
grand
chnemis, à
attaquer de front les retranclemens
cents
l'instant ou la seconde colonne de quatre
tournant la ligne par une marche
hommes ,
sur les derrieres de ces
précipitée, arriveroit avoir forcé les positions
retranchemens, après
intermédiaires.
réunies devoient de suite
Les deux colonnes
dont la cose porter sur le fort Saint-Jérômes blocus, pendant
lonhe gauché devoit formerile
entre le
que celle de droite prendroit position en échec
afin de tenir
fort etle quantier-eénéral,
el de diviser les forces ennremics. droite, aux
A six heures, la colonne de
les
Vassimon, força
ordres du chef-de-bataillon
retranchemens, après
intermédiaires.
réunies devoient de suite
Les deux colonnes
dont la cose porter sur le fort Saint-Jérômes blocus, pendant
lonhe gauché devoit formerile
entre le
que celle de droite prendroit position en échec
afin de tenir
fort etle quantier-eénéral,
el de diviser les forces ennremics. droite, aux
A six heures, la colonne de
les
Vassimon, força
ordres du chef-de-bataillon --- Page 186 ---
(172)
Alvarez, et le
retranchemens de Thabitation
même instant, celle de gaucamp Cabral,etau
Fortier,
che, aux ordres du chef-de-bataillon I'ennemi à
le frout de,la ligne, et obligea
attaqua
T'abandonner.
opérerent leur jonction
Les deux colonnes
du fort de Saint-Jédans les ouvrages avancés
si vive farôme, autour duquel ls'emgagea une renfermé,
sillade, que T'ennemi, quisytrouvoit
pour
aux embrasures
ne pouvoit se présenter
en défendre les approches: voulant pas perdre
Le colonel Aussenac , ne
laisse dans
le fruit de ses premiers avantages 7
une réserve de cent grenales Fetranchemens hommes sous les ordres du
diers; deux cents
ont ordre de contiCottenet,
chef-de-bataillon'
et le reste de l'armée se
huer le blocus du fort;
du général Ferporte en avant sur Phabitation la rapidité de
rand, ou T'ennemi, surpris par foible résisn'opposequlune
notre mouvemént,
à la retraite. Sanchez
tance, et se détermine
en désorvoyant arriver les fuyards
lui-même,
se hâte de
demande où est son drapeau,et
dre,
du cole fort de Jayne, accompagné
gagner André Ximenès 1 et de quelques
lonel don
hommes à cheval.
situésur une hauteur
Cependant le belveder, --- Page 187 ---
(175 )
avantageuse, à un quartde lieue du quartier-genéral étoit encore occupé par deux cents
,
troupes de Sanchez;les
hommes des meilleures
est hors
chasseurs. coloniaux, dont lintrépidité
s'élancent avec impétuode toute expression,
sité, et soutenus parla compegusadeiseiragte le belveder
qui ne leur cède rien en bravoure,
et le colonel Aussenac est couronné
est enlevé,
dont il a excité l'ende lautiers par ses soldats 2
thousiasme et T'admiration.
Les troupes réunies rentrent sur lhabitation
du général Ferrand pour y prendre quelques
le colonel reçut la nourepos , et à neufheures,
ou il
velle de la reddition du fort Saint-Jérôme,
restoit
le commandant don Francisque
ne
que
dhommes', le reste
Dias et une quarantaine
ayant été tué.
Pendant que nous étions dans une parfaite
sécurité, et occupés à l'évacuation des magasins,
des troupes fraiches commandées par Augustin
viennent occuper de nouveau le belGomez,
veder, que nous avions abandonné, ne présuennemi battu et mis en déroute
mant pas qu'un auroit eu l'audace de se présur tous les points
combat : le feu fut vif,
senter de nouveau au
chasmais rien ne résiste à limpétuosité de nos
de
le belveder est
seurs et de nos troupes ligne,
, et occupés à l'évacuation des magasins,
des troupes fraiches commandées par Augustin
viennent occuper de nouveau le belGomez,
veder, que nous avions abandonné, ne présuennemi battu et mis en déroute
mant pas qu'un auroit eu l'audace de se présur tous les points
combat : le feu fut vif,
senter de nouveau au
chasmais rien ne résiste à limpétuosité de nos
de
le belveder est
seurs et de nos troupes ligne, --- Page 188 ---
(174)
et Tennemi repoussé se
enlevé de nouveau 7
colonel Polanco,
retiresurGaland, ocaupéparle du nord de T'armée
commandant la division,
insurgente.
étoient aux prises
Pendant que nos troupes cavaleric espagnole
avec Tennemi, un gros de Marc Torrès, officier
commandé par le colonel
devant
d'une bravoure distinguée, se présente pas en- -
quil ne supposoit
le fort Saint-Jérome,
sans doute avee
core occupé par les Français, I1 s'avance avec auPintention de le débloquer, de la forteresse,
de fusil
dace à demi-portéc retraite, après avoir perdu
mais il est forcéà la
et avoir reçu luide ses cavaliers, 2
quelquesuns
de feu, dontil cst mortquelmème deux coups
de sa troupe traques heures après. Une partie après avoir sabré
rersa le chemin de Jayne, écartés de leur
quelques soldats qui s'éoient qui s'étoit transposte. Le général Barquier, suivi desonélatporté sur lc champ de bataille, à Santo-Doningo,
major, ct qui retournoit d'être enveloppé épar
courut! rhui-momele danger heureusement prévenu par
cette cavalerie : mais détermina. à rejoiudre la
quelques fuyards, ilse sisThabitation Ferrand.
colonne quise tronvoit dans cette journée. enyiron
L'ennemi perdit
tuds sur le chamip-de
hommes,
cent einquante. --- Page 189 ---
(:175 )
prisonniers 2 parmi
bataille 2 et quatre-vingts
don Fraulesquels on distingue le commandant
Dias, dont la contenance a été digne
cisque homme d'honneur et de courage, Nous
d'uni
l'ennemi deux pièces de canon, toutes
primes à
trains d'artillerie ,les chariols,
les munitions,les
de vivres. De notre
les archives, et beaucoup
coté, la perte est évaluée à une quarantaine
d'hommes tués, et trente blessés. Le capitaine
les lieutenans Revelli 2 Cotte et
Kauffman , du nombre des morts; ce derMarchal, sont
d'audace
nier, par un de ces mouvemens dans le qui fort
étannent, étoit parvenu à pénétrer
escalier extrémement étroit , dont les
par un dernières marches avoient été rompues par
trois
et dont la porte étoit défendue parles
l'ennemi, Portoricains ; il fut mis enl pièces après une réson courage et son dévouesistance quihonore
ment à son souverain. la nuit mêmé à SaintL'armée vint camper
Jérôme,ou elle resta jusqu'au 27:
Vassimon et Fortier
Les chefs-de-bataillon
contribué aux succès gloontparticulitrement
rieux de celte journée, par la rapidité et la aprecision de leurs mouvemens, et par un courage
au-dessus de tout éloge.
des
Le colonel Aussenac se loue également
l pièces après une réson courage et son dévouesistance quihonore
ment à son souverain. la nuit mêmé à SaintL'armée vint camper
Jérôme,ou elle resta jusqu'au 27:
Vassimon et Fortier
Les chefs-de-bataillon
contribué aux succès gloontparticulitrement
rieux de celte journée, par la rapidité et la aprecision de leurs mouvemens, et par un courage
au-dessus de tout éloge.
des
Le colonel Aussenac se loue également --- Page 190 ---
(10)
bataillon Repussard et Desfontaiues 1
chefs-de
de la légion coloniale; des capicommandans
régitaines Bulté, du quiresingpmeavisae du ciniquième din:
ment de ligne, et Daram,
Goguet, com-,
fanterie légère ; du capitaine administrative ; des
mandant la compagnie
MM. Evrard,
officiers de Tantamsiporgfainl, Boisenlis et Maugin, ofDaux, Marquis 2 lesquels se sont tous parficiers du génie,
dans cette brillante
liculièrement distingués enfiu de tous les
journée; et geinéralement qui faisoient partie de
militaires et bourgeois
Tarmée. trouvâmes parmi la quantité immense
Nous
fauiteprocipiée du quartier ge
dépapiers, quela notre
une diatribe
néral, fit tomber en
du pouvoir, bienfaiteur des Espainsultanteà la mémoire
Ferrand. Ceslaches
de l'infortuné général
Tindignation
gnols, dont Tingratitudes a excité
révoltés, mèmes, lui reprochoient jusqu'aux en
des Anglais de sa bonté et de sa clémence, écrit,
rémoiguages
dans cet infâme
rappelant ironiquement
que lui avoit
les paragraphes des proclamations sollicitude, pourle salut du
dictées sa plustendre délire d'un ridicule enhousiasnue,
pays. Dans le
comparer le misérable succès
ils alloient jusqu'à grand résultat des batailles
de Palo-lincado,a0 --- Page 191 ---
(377 )
de Lodi et de Marengo, et associer leur gloire
militaire à celle des héros qui firent triompher
les armées françoises, dans ces mémorables
journées. Ils considéroient comme une marque
de la protection divine, ce qui n'étoit seulement
que.le fouet de sa colère et de son indignation,
puisque la destruction de leur pays, fut une
conséquence funeste de leur aveuglement et de
leur révolte, ils mettoient, enfin, le comble à
leur ingratitude, en dévouant à la colère des
diceuxinfernaux,les. mânes d'un militairehonnète
homme, dont tout le crime étoit, la confiancela
plus aveugle dans les témoignages fallacieux,
qu'ils lui donnèrent de leur fidélité, et sa constante sollicitude à combler de bienfaits un peuple
qui.devoit un jour outrager sa mémoire: on répondit à ce libelle calomnieux, moins
tifier
pour jusune, conduite qui-avoit été irréprochable,
que pour. opposer aux allégations mnensongeres
des Espagnols les assertions irrefragables de la
vérité, et pour, réduire à leur juste valeur, les
illusions de leur jactance orgueilleuse et le ridicule de leurs prétentions militaires.
egepeis
12.
ler de bienfaits un peuple
qui.devoit un jour outrager sa mémoire: on répondit à ce libelle calomnieux, moins
tifier
pour jusune, conduite qui-avoit été irréprochable,
que pour. opposer aux allégations mnensongeres
des Espagnols les assertions irrefragables de la
vérité, et pour, réduire à leur juste valeur, les
illusions de leur jactance orgueilleuse et le ridicule de leurs prétentions militaires.
egepeis
12. --- Page 192 ---
(1,8)
pet
1 Sanchez, en réponse à une
A Don Juan
du. général
contre les. mânes
diatribe,
:. 1
Ferrand. 03 .
-
t1
Si
de la clémence sont passés. 12
( Lesjours clémence sont passés, tu ne peux
les jours dela
foudroyanter que t'a portée
plus éviter la sentence
des infamies et des
dés disordres,
ce Dieu,irieo
par tes compatriotes
a
commis,
Francais,
erinuitsitonnes.
les malheureux
et 12,
sur
livrésh ta dis- 2R111
J
par tor-méme, fortune avoit
N que leur mauvaise edel Palo Hincado. Letemps
craion,apeist Taffaire
et de tes insolentes
des bravades, des menaces F
de
et ce pompeur apparel 3,.
Ssommationse est passé,
ambtion, en s6et de ta coupable Si
ton orgueil 1 une 8. fumée légere, n'est plus
chipsant comme monument de ta foiblisse,de
aujourdbur qu'un soldats et de la justice de notre
la latheté de tcs KE tearisenl
B: 2 inB 36ntz
DH 3 ont
les ascause.
nos at brasve Vengeurs
frappé 1 et les
( "Deja, 9 sail
oamiatades:
de nos infodtanis
et de Saintsassins
desmnt-Jadme
chiamps de Galard;
de tes hordes féroces,
Carle, arrosés par le sang fntures, les témoins
seront pour les ginérations honte de tes lâches compaet la
de notre gloire
triotes. S.R --- Page 193 ---
(a79)
cette misérable armée (.ginsi que'lle
< Oni,
tes vilsadulateurs) a, SH triomest qualifiée par minutes, de tes canons, de tes
phersentrente
séditieusesaque tu
forteresses et de ces cohortes
avois réunies autour de nous. Est-ce ainsi que
la
militaire aux
tu comptois disputer
gloire
vainqueuts de Lodi et de Marengo? Est-ce en
réchappant comme, un, lievre timide poursuivi
par des! chasseurs, ,ou, en nous abandonnant, tes
munitions 9 tes magasins, tonartillerie et tes archives, que Lu prétendois accréditer cette, valeur
espagnole, que. le brillant élalage de nos plumets niavoit point effrayé, mais quina Pu
résister;. le:24et le 127 janvier,. à Tintrépidité
de huit, cents Francais?,
9 SJkgit
( Misérables que vous êtes! vousavezla folle
présomption, d'associer les lauriers francais à la
timide sensitive, espagnole! Ne craiguez, 7yous -
pas d'irriter, par ce monstreux, rapprochement,
les, cendres des Cortez,des Olid, des Alvarado,
dont yous: avezsi honteusement dégénére-Ignorez-vous que le vaillant Achille fut blessé Rar
le plus lâche des Troyens? Ignorezm vous.que
Romeaussi fut.la patrie des héros,! Gt, qu'elle
n'est.aujousdbui que, le.séjour de.da foiblesse:?
Sachezs enfin, que.si le Dieu des armées.a
permis ique des Français fussent suno instant
cendres des Cortez,des Olid, des Alvarado,
dont yous: avezsi honteusement dégénére-Ignorez-vous que le vaillant Achille fut blessé Rar
le plus lâche des Troyens? Ignorezm vous.que
Romeaussi fut.la patrie des héros,! Gt, qu'elle
n'est.aujousdbui que, le.séjour de.da foiblesse:?
Sachezs enfin, que.si le Dieu des armées.a
permis ique des Français fussent suno instant --- Page 194 ---
( 1 180 )
cette
ce fut pour vousinspirer
frappés sde terreur, qui devoit vous conduire
orgueilleuse confiance
ses décrets éternels
rapidement dans l'abime vous.Masyl que
vous restoit
avoient préparé pour sur des succès qui ne
encore quelques doutes
écoutez la voix de
furent jamais votre ouvrage, Francisque Dias, seul
la vérité, celle de Don le cours de cette guerre, se
Espagnol qui, dans
etdela valeur desFranmontra dignede T'estime
de T'affaire
gais; interrogé sur les circonstances avec la loyauté
ilar répondu,
étoient
de Palo-Hlincado, le vrai courage, qu'elles
qui caractérise de la fortune.
la
une monstruosité habitans! Ivous venez d'acquérir
e Insensés
de votre foiblesse et de votre
funeste expérience
aveuglement.
élevés parla peur, ces
e Ces retranchemens ces bandes nombreuses
forteresses, ces canons,
de Français 7
rassemblées contre une poignée résistance a la valeur
n'ont opposé qu'une foible été chassées dévant
de nos soldats; elles ont
dévant le fu:
comme les sables de Lybie
nous,
rieux Aquilon. d'unc folle ambition, les pre
c Dans le délire le joug desquels vous êtes
tres fanatiques, sous ont associé la divinité à
honteusement asservis,
dtoient
sans se douterqelils
vos scoupablesprgjets --- Page 195 ---
(18: )
d'un Dieu révolté de
enx-mèmes les instrumens
et de vos crimes.
votre ingratitude souffert, ces ministres du
- ( Ils ont même
le
Dieu. des chrétiens, que. vous empruntassiez évodu mensonge et de la fable, pour
langage insulter les mânes de votre bienfaiteur.
quer et
de connoitre la destinée
' < Sil étoit possible
n'en
des hommes après leur mort, ce ne seroit, dans le
doutez pas, ni sur lès bords du Styx, ni
de Pluton, que l'on verroit
sombre royaume
Ferrand; mais dans
errer T'ombre du général
Grandsréservéaux
leChlamp-Elyndavejerd .
exclus
Hommes, et dont sont irrévocablement
les 1a ingrats, les traitres et les assassins.
toi, astucieux Sanchez, pourrois-tu
( Mais,
remords
poursuidésormais échapper aux
quite r'ambitieux
vent > à ce mépris que doit inspirer
Tu
talens, sans bravoure et sans vertus.
sans
avec ton argent, sans
fuyois, le 24 janvier,
à ranimerle courage des tiens, prouvant
songer fait que,si tu n'es pas le plus brave, tu
par.ce
le
intéressé parmi la camaille
es au moins plus
insurgée que tu commandes. l'effet des vicissitudes
(C Tout cela n'est point
nécessaire
du temps, Sanchez, mais le résultat
et de cette vanité qui accomde ton incapacité,
pagne toujours l'insuffisance.
us.
sans
avec ton argent, sans
fuyois, le 24 janvier,
à ranimerle courage des tiens, prouvant
songer fait que,si tu n'es pas le plus brave, tu
par.ce
le
intéressé parmi la camaille
es au moins plus
insurgée que tu commandes. l'effet des vicissitudes
(C Tout cela n'est point
nécessaire
du temps, Sanchez, mais le résultat
et de cette vanité qui accomde ton incapacité,
pagne toujours l'insuffisance. --- Page 196 ---
(183 )
avec homilitéa ces vains titres que
Renonce
de Bondille;
tu as extorqués a Timbétille junte tu crois I dédépose les armes avec lésquelles
à sa E
fendré les intérêis d'un roi qui a renoncé coitmême quand il Tauroit
couronne, et voudroit qui, ni de toi, ni de tés services;
servéc, Hé
état
c'est le sort,
rentre enfin dans ton
primitif,
desnuls, sur le' compte
réservé ausliotmes
>).
19 stuoly
quels la fdrtome s'est trompée
le
Lelenidemsia 'de laffaire de Sannt-Teroine,
épuiser tous les moyens
général éti chefvoulant
avant d'en venir
de donicett et de concillation, ,
gé.
fachienses d'une destraction
aux ckurémités
deTétat-major g6
nérale, errvoya le capitaine a Galard, oi s'6néral;, Gilbert Guillerinin, divisions de Tarmée enreunies toutes Tes
roneht - tenter un dernier effort. Sa mission
nenie, pourt
chefs Sdesinsungsies cona étoit de faire sendrauxe d'une plus longue ésistance)
saqliences funestes
affreux des désastres s'auxHeleor tiacerletablenu de la guorre alloit éxposer
qjuels" la" continuation habitans de la partie de TESt,
les maillieureux infailiblement victimes de'la
qui deviendroient
quilne seroit
fureur d'un soldat victorieux ,
possible de conténir. Le général promiet- dans
plus Toubli du passé et un pardon général, ,
toit
Ics armes, ils enverroieit
le cas ou, déposant --- Page 197 ---
C85) .
notables de chaque commune, pour
muelques la clémence d'un gouveruement contre
implorerl
soulevés.
lequel ils s'étoient siinjustement Guillermin étoit accomLe capitaine Ramond Gilbert Cabral et de don Joseph
pagné de don
dévoués à la cause du
Labastida, tous les deux
français. Arrivés aux avant- -postes
gouvernementf
bandés,
de Galard, ils furent conduits, les yeux
-
a
au quartier-général.
ils avoient été escorLe silence avec lequel
le bruit
tés,p fut interrompu brusquement par 3 et
dont le chef se détacha,
d'une cavalcric,
recevoir le parlemens'annonça, comme venant Guillermin, qui avoit
taire. Le capitaine Gilbert
lui fit alors
toujours, le bandeau. sur les yeux,
les questions suivantes :
entre le parlementaire et Z6Te
Conversation
aotpt A136 1inr chef ennemi.
Phonneur de parler ?
D. A qui ai-je
de Tarmée.
R. A la seconde personne de la
D. Ne puis-je savoir le nom
personne
à laquelle j'adresse la parole? commandant la diR, Le colonel Polanco,
vision du nord.
Guil.Je suis peind de vous dire.que
Le cap.
les paquets
je n'ai rien à vous conmuniquer,
,
les questions suivantes :
entre le parlementaire et Z6Te
Conversation
aotpt A136 1inr chef ennemi.
Phonneur de parler ?
D. A qui ai-je
de Tarmée.
R. A la seconde personne de la
D. Ne puis-je savoir le nom
personne
à laquelle j'adresse la parole? commandant la diR, Le colonel Polanco,
vision du nord.
Guil.Je suis peind de vous dire.que
Le cap.
les paquets
je n'ai rien à vous conmuniquer, --- Page 198 ---
(184)
devant être remis à don
dont je suis porteur
Juan-Sanchez lui-mème. donné toute espèce de
Le col. Pol. Il m'a
latitude pour conférer avec vous. les ordres que
Le cap. Guil. J'agirois contre
me
*
cédois à Tinvitation que vous
j'ai reçus,sije
faites.
Don Juan est très-loin d'ici;il
: Le col. Pol.
heures pour avoir une
faut au moins cinq
réponse.
J'attendrai son arrivée, et je
Le cap. Guil. si cela est nécessaire; mais
coucherai même ici,
depuis deux heures 2
je vous observerai que, bandés, et que la chales yeux
nous voyageons veuillez nous faire conduire à
leur est excessives
pour y prendre quelque
votre quartiergenéral
repos.
entendit alors une
L'officier parlementaire de lui; mais il disvoix menaçante assez près pareille procédé lui
simula Tinquiétude qu'an
donnoit.
conduire les parlementaires au
Au lieu de
les fit revenir au premier
quaritergsnéral, on
Lecolonel Diegue
ohilsavoient étéarrétés.
poste
les avoit accompagnés, , prit congé
Polanco , qui laissa à la garde d'un officier
d'eux , et les
chargé de leur tenir compagnie. --- Page 199 ---
(185 )
heures du soir don Isidore de los
A cinq
dragons, vint
Santos, à lat tête de vingtcing
leurannoncer que don Juan Sacheréoitmalade, mettre en
et qu'il lui étoit impossible de se le 26 ou
venir
mais que
route pour
atijoudhut,
27 il se trouveroit à Galard.
à Isidore de
observa
A Le capitaine Guillermin
intentions
los Santos, que ne connoissant pas les
du général Barquier 2 ils ne pouvoit prendre
fixe, mais qu'une conversa:
aucun engagement
avec don Juan Sanchez
tion d'une demi-heure
malheurs. Il se
eût peut-être empêché de grands
plaignit de la manière peu honnête eavec laquelle
ilavoit été reçu et traité, et demanda à partir
le
La tristesse et lal consternation
sur champ.
des
indiqui régnoient sur la figure
Espagnols combat
quoient la terreur qu'avoit impriméele l'armée de
de Saint t-Jérôme aux débris de
Sanchez.
par.
- Les parlementaires furent accompagnés
jusqu'à une demilieuede
les vingt-cinq dragons-j
heures du soir.
la ville oui ils rentrèrent à six
au général des résultats
En rendant conapte
Guillermin assura
de sa mission, le capitaine
seconde leçon lui paroissoit nécessaire ,
qu'ane
d'une pacification
pour aplanir, les difficultés
définitive.
le l'armée de
de Saint t-Jérôme aux débris de
Sanchez.
par.
- Les parlementaires furent accompagnés
jusqu'à une demilieuede
les vingt-cinq dragons-j
heures du soir.
la ville oui ils rentrèrent à six
au général des résultats
En rendant conapte
Guillermin assura
de sa mission, le capitaine
seconde leçon lui paroissoit nécessaire ,
qu'ane
d'une pacification
pour aplanir, les difficultés
définitive. --- Page 200 ---
(186 )
ahi
agune r
de Galard ; déroute des troupes
Combat
Espagnoles. 1 E ri6atla
tot
1i PP 17
a a1nA
- heures du matin, le colonel
Le 27, à deux
SaintJeromeet dirigea
Aussenacleva le campde chemin de Saint Yague 2
sa marche par le petit
toutes les
Stir - Galard; 1, ou s'étoient concentrées heures les postes
divisions ennemies A: six
le nègre
avancés des rebelles, our commandoit fusillade assez vive sur
français Bambi; fit une:
Ais isept
colonne qui les forçaià se replier:
de
iotre
abandonnames lepetit chemin
heures , nous
prendre un petit séntier ,
Saint.Yague, pour
les bois, sur les
qai nous condluisoit a travers grand silence
derrières del l'ennemi. Le plus'
qui
dans notre armée,et les insurges,
régnoit lavoient: pris le feu de Bambi pour
sans doute
celui de leurspostes
à
mhstrrersaet
par lequel ils s'attendoient
de Saint Yagues" étoient dans la plus grande
nous voir arriver,
de notre marche, au
sécuritd - sur les dangers
qura vingt-cinq
moment même où mnoustréions distinctement la
d'eux: Nous entendions
pas
chefs excitant leurs troupes aurcombat,
voix des
qui nous servoirdeguide,
A Le sieur Déniau,
de Tennemi, le
étant allé examiner la position --- Page 201 ---
(187 )
bruit de sa marche donna l'alarme à tout le
camp, et nous essuyames de suite un feu-de-file
dans toute la longueur de la ligne.
Nous nous portâmes aussitôt avec impétuositésur. leurs retranchemens, qui furent enlevés
en moins de dix minutes 2 et à la vue d'une
nombreuse cavalerie, dontla disposition n'ayant
pas été calculée sur notre manière d'attaquer,
se trouva dans limpossibilité d'agir et fut obliger
de fuir dans-le plus grand désordre, et de regaPhabitation connue sous le nom de Bongner
dille.
Lennemi, en se retirant, fit occuper une position avantageuse par une partie de ses troupes,
et paroissoit avoirla ferme résolation de la conserver. Le colonel Aussenac ordonna au chef
de bataillon Vassimon del'en chasser, et de s'y
établir. Cet oflicier, la tête des grenadiers du
cinquième régiment, et d'un fort détachement
de la garde-nationale, exécute, avec autant de
bravoureque" de rapitic,tordrequilui est donné
et l'enneri repoussé sur tout les points , ne
10 trouvé son salut que dans la fuite.
Le colonel Aussenac,après avoir fait occuper
lcs' retranchemens par une réserve des grenadiers
aux ordres du chef de bataillon Mansuis, ordonna au reste de la colonne de suivre Ten-
quième régiment, et d'un fort détachement
de la garde-nationale, exécute, avec autant de
bravoureque" de rapitic,tordrequilui est donné
et l'enneri repoussé sur tout les points , ne
10 trouvé son salut que dans la fuite.
Le colonel Aussenac,après avoir fait occuper
lcs' retranchemens par une réserve des grenadiers
aux ordres du chef de bataillon Mansuis, ordonna au reste de la colonne de suivre Ten- --- Page 202 ---
(188 )
déroute. Les
nemi, 2 qui étoit alors en pleine
parp pelotons et en colonnes
troupes se formèrent résister à la cavalerie qu'on supserrées 3 pour
environs.
posoit devoir être dansles d'une heure,
Mais après une marche
d'atteindre pen- les
dant laquelle il fut impossible convenable de faire
fuyards 2 le colonel jugeant
deux heures du
reposer les troupes, qui depuis
oi
matin étoient sur pied, se retira sur Galard,
temps nécessaire pour
elles ne restèrent, quele les blessés.
enterrer les morts et penser
eut codté cheraux Francais,i
Cette journée
horizontale feu del'ennemi ett été dirigé plus
lement. Mais linégalité du terrain qu'occupeient dans le
les Espagnols 2 et leur inexpérience conmaniement dcs armes, ont heureusement
T'effet de leur mousqueterie.
couru à neutraliser huit hommes tués et douze
Nous n'etmes * que action aussi décisive. L/enblessés, dans une
et dansles
nemi laissa,sur le champ-de-baiaille nombre de
bois d'Arroyohonde 2 un grand le lendemain par
furent trouvés
de morts, qui
la campagne.
des détachemeris qui parcoururent les divisions
que
Des transfuges rapporterent, avoient fui vers lesplaines
de l'armée de Sanchez
meltant tout leur
de Thabitation dite Portoric,
espoir dans leur nombreuse cavalerie. --- Page 203 ---
( - 189) )
Mais le souvenir des désastres de Palo-Hincado avoient laissé des traces trop profondes
dans l'esprit de nos soldats : instruits par
de leurs malheureux camarades, ils
l'exemple
ledéavoient acquis la funeste expérience, que
faut de précision 1, d'ordre, et d'ensemble, dans
avoient causé la dispersion etla
les mouvemens, 2
du
destruction presque totale de l'armée général
Ferrand, et que la valeur 2 sans le concours de
conduit rarement à la
ces trois grands moyens,
victoire.
à -
Le colonel Aussenac eut partienlièrement
louer de Tintelligence et de la bravoure des
se chefs de bataillon Vassimon et Fortier ; il a été
bien secondé par le chef de bataillon
également
le brave
qui fat
Rocheron et par
Repussard,
l'ennemi; a la tête de ses
blessé en poursuivant
:.
Li
intrépides chasseurs coloniaux.
Messieurs les officiers des troupes de ligne;
des sguides,
dela gabenstheoke.dés-esiead
rivalisèrent de bravoure dans cette journée bril- a
lante.
à six heurés du
Le lendemain,
janvier,
d'unecorvette anmatin, une flotille composée
glaise, d'une canonnière espagnole, et de cintq
autres petits bâtimens de guerre, 2 couroient la
bordée du sud, ,en ordre de bataille; arrivée à
des troupes de ligne;
des sguides,
dela gabenstheoke.dés-esiead
rivalisèrent de bravoure dans cette journée bril- a
lante.
à six heurés du
Le lendemain,
janvier,
d'unecorvette anmatin, une flotille composée
glaise, d'une canonnière espagnole, et de cintq
autres petits bâtimens de guerre, 2 couroient la
bordée du sud, ,en ordre de bataille; arrivée à --- Page 204 ---
( 190 )
où nous avions
fort Saint-Jérome,
ja hauteurdu
de 50 hommes, la cauoniaissé une garnison vint saluer le fort d'une
nière, se détacha; et,
L
cinquantaine de coups de canon!
cette majugeant que
Le gincalen-ched,
aveclesinsurgés,
concertée
noeuvre pouvoitetre
par terre, fit sortir
pour favoriser une attaque. commandés par le
de 150 grenadiers
un corps
observer les mouvecolonel Aussenac, pour flotille ayant continué
mens de T'ennemi. Maisla la Baie de Jayne, les
sa route en cinglant vers
grenadiers rentrèrent à Santo-Domingo. du soir, la
Le mème jour, à neuf heures la côte de
anglaise, rasant de trop près
corvelte
le feu de nos batteries,
Santo-Domingo, boulet essuya de 24 à bord.
et reçut un
ses officiers vinrent à
Le 29, le capitaine. et
toute la politesse
terre, ou ils furent reçus avec
dans
Ils manifestérent,
et Turbanité françaisesd'estime, et
occasions, les sentimens
de
plusieurs leurinspiroit la brave garnison
d'intérêt que
caai
Santo-Domingo.
ayant : assuré
Le lendemain 2 des transfuges le fort de Jayne
que Tennemi avoit abandonné mit en marche,
la colonne,se
et ces magasins, de la vérité de ce rapport. A. son
s'assurer
pour
a 5A5 awbhod --- Page 205 ---
( 191 )
approche, les insurgés, qui occupoient enicore
se' retirèrent et passèrent la ricette position,
ils avoient établi des revière, derrière laquelle
converranchiemens. PLe colonel ne juigeant pas
nable d'anticiper stir les opérations militaires
s'occupa de lévacuation des magasins
projetées, et rentra le même jour à € Santo
de vivrés, 4
3 : Pasot
Domingo.
ss
la cam=
- Depuis lajournée du 20 septembre,
étant libre", à la distance de quatre
pagrie
protégés par des détalieues, lès maraudeurs,
jour
chemens nombreux, firent rentrer chaque
des vivres en' très-grande quantité. On estime
que, depuis le a6janvier jusqu'au premier février; leshabitans s'approvisionnerent pour un
mnois. Mais la garnison ne poavoit pas se maintenir avec les mêmes ressources. iite 16
continent ne
ot Les bâtimens expédiés pour'ile
revenoient point; depuis 5 mois, nous vivions
'de privatious; dans l'espérance d'ètre secourus
parla France, et cet espoir avoit été trompé.
Les horreurs' de la famine'se! faisoient déjà res-
'sentir, lorsque nous primes la courageuse détermination de culbuter Tennemi, et le succès
avoit justifié notre entreprise sans améliorer
totre situation: Il nous restoit encorel les moyens
251 DE 3/794 6eSToiS 2
revenoient point; depuis 5 mois, nous vivions
'de privatious; dans l'espérance d'ètre secourus
parla France, et cet espoir avoit été trompé.
Les horreurs' de la famine'se! faisoient déjà res-
'sentir, lorsque nous primes la courageuse détermination de culbuter Tennemi, et le succès
avoit justifié notre entreprise sans améliorer
totre situation: Il nous restoit encorel les moyens
251 DE 3/794 6eSToiS 2 --- Page 206 ---
(192 )
été
et de conciliation ; ils avoient
de douceur
tentative faite par
infructueux dans la première
L
le Père Correa.
croyant le moment far
Le général Barquier, à une pacification,
vorable 2 pour parvenir des sieurs don Ramon
accéda à la demande del Orve, don Juan Santin,
Cabral, don Joseph
parl leur dévouetous les trois recommandables français, d'aller à la renment au guvernement et de lui représenter les
contre de Sanchez, , de son obstination, les
cotsiquences funestes
alloit. être livrée
malheurs inévitables auxquels d'une guerre,
leur patrie, par la continuation motifs qui Tavoient fait enaussi injuste dans les
dans ses résultats : ils
treprendre, que fatale
T'oubli du passé, un
devoient, enfin; , promettre mème plus, dans le cas ou
pardon général, , et dhumanitée et d'intérêt public
des considérations Sanchez? à déposer les armes.
auroient décidé animés du désir, de remplir des
Les députés, oenssdhenienest le 6 février,
devoirsaussis
l'on supposoit
Thabitation de Portoric,oi. divisions de
pour
réunies les différentes
que s'étoient
ASlieuesdes Santo-Domingo,
arnécinaurgenie,
considérahles
des détachemens
au lieu
ils rencontrérent de cavalerie ennemie qui,
d'infanterie et
Sempresstrent de les
de continuer leur route,
és du désir, de remplir des
Les députés, oenssdhenienest le 6 février,
devoirsaussis
l'on supposoit
Thabitation de Portoric,oi. divisions de
pour
réunies les différentes
que s'étoient
ASlieuesdes Santo-Domingo,
arnécinaurgenie,
considérahles
des détachemens
au lieu
ils rencontrérent de cavalerie ennemie qui,
d'infanterie et
Sempresstrent de les
de continuer leur route, --- Page 207 ---
( 1e 195 )
escorter jusqu'au lieui de leur destination, mais
après avoir rempli au préalable la formalité rigoureuse de leur bander les yeux,
qui annonceplutôcia foiblesse quela précaution force.
En effet, rien nefut oublié, dans le cours
ce voyage, pour donner une haute idée des. de,
forces, surl'existence desquelles nous avions les:
notions les plus précises. Les marehesyl les
tremarches, le brnit d'une cavalerie
conen mouvement autour des trois
sans cesse
les ruses enfin suggurées
la envoyés,t toutes
employées
par crainte furenti
pour suppléerà la réalitédes
etinspirer de fausses
moyens,
préventions à des hommes
qui, par le fait même de ces démonstrations
occultes, étoient disposés à douter de tout Ce
qu'on avoit l'intention de leur faire croire.
Arrivés au quartien-général, ils
duits
furentintrodanslappartemente de' don Pedre Vazquez,
commandant-généal de
des troupes, en l'absence
Sanchez, qui avoit passé de l'autre côté de
l'Ozama le lendemain du combat de Galard.Le
sendejncancedsechel,e d'autanty plus
qu'il parloit à des vainqueurs
déplacé,
point à des hommes de
, ne conyenaut
à suivre leur
paix, ils demandèrent
Juan
route, et à se rendre près de don
Sanchez.
Les députes partirent à sept: heures
dursoir,
--- Page 208 ---
1 ig4 )
l'autre côté de T'Ozama qu'a
etiniamivérent de
Ils furent conduits chear
une heure après minuit. attendant les ordres du
de Castro, en
Augustin
Ce commmandant 2 toujours
quartier-E général.
exagéra les succès des
dansl les mêmes principes,
,1 la situation afarmées espagaoles en Europe, France, et ne
freuse dans laquelle se trouvoitla l'arrivée d'un
laissa point ignorer aux du députés Cibao, comimandés
renfort de 600 hommes
brave et le plus
Frangisquel Estèves, le plus
mais
par
des chefs de ce départements démentics
intelligent
ces assertions étoient
comme toutes
elles ne peodaisirent d'autres
parles apparences,
que celui de les
des envoyés
effet sur lesprit
la crainte seule pour
confirmer dans lidée que
une semblable politique. de
voit inspirer
quelques heures repos,
Après avoir pris
leuri route,
de contintier
don
ils se proposoient vint leur annoncer que
lorsquiun courrier attendoit sur Thabitation FeJuan Sanchez les
et le trouvèrent accomreyragilss sy rendirent, et.de plusieurs autres chefs
pagné de Carabajal
étoit sérieuse, et
de son armée; sa contenance etle ton de sa conversaen apparence assuréc, étoit , l'ancien ami des trois
tion amical, và qu'il venues le trouver. Il répersonnes qui étoient de paix, qui lui furent
ponditauxi insiauations
cer que
lorsquiun courrier attendoit sur Thabitation FeJuan Sanchez les
et le trouvèrent accomreyragilss sy rendirent, et.de plusieurs autres chefs
pagné de Carabajal
étoit sérieuse, et
de son armée; sa contenance etle ton de sa conversaen apparence assuréc, étoit , l'ancien ami des trois
tion amical, và qu'il venues le trouver. Il répersonnes qui étoient de paix, qui lui furent
ponditauxi insiauations --- Page 209 ---
(: 195 )
faites, qu'il n'avoit eu en vue, en entreprenant
cette guerre, que lintérêt de son pays," et son
attachement à S. M. C. et à sa. religion, que
l'ambition n'étant pointle mobile de ses actions,
il étoit disposé à faire tous les sacrifices qui lui
bonheur
étoient 7mmembhabunesesnel
de ses compatriotes; mais quindépendatmment
del Portoric et de Cube, dont
des gouvernemens de recevoir des secours récemment, il
il venoit
avoit encore à consulter tous les commandans
d'arrondissement, avant de prendre une détermination; qu'il demandoit enfin quatre jours
les réunir, et donner une réponse catépour
qu'au reste, les Français ne devoient
goriques
des succès de Saint-Jérôme
pas tant se prévaloir
n'étoient ni
et de Galard, dont les résultats
plus de
honorables ni plus importants que la victoire
Palo-Hincado, et que, dans; tous les cas,i ses
demandoientàs se mesurer une troisieme
troupes fois avec les Français. Il ajouta quil n'avoit
été secondé par quelques officiers de Por;
point lors de l'attaque de Saint-Jérome, qui
toric,
parvenu à le débloquer, Si
seroit probablement
don Francisque Diazs quiy y commandoit 5 y.
eut fait une plus longue résistance- Il se plaignit
du colonel don André Ximenès, sur
également
même quelques doutes.
la fermeté duquel iljeta --- Page 210 ---
( 1g6 )
don André Ximenès 2, ennuyé
331 Le fait est que
avoit le droit de
d'obéir-a des hommes qu'ils la honte de leurs
commander, et de partager
sonl
lorsque dans les délibérations
opérations;
et secondaire,
intervention n'étoit que passive à bord de la flos'étoit embarqué, le4 février, hommes du rétille de Portoric, avec quelques
giment fixe de la même ile.
doute les négoix Sanchez, pour se rendre sans
de réiciations plus favorables, ne manqua pas nouvelles
les
térer à ses trois compatriotes de leur parler de ses
d'Espague et de France,et continuer! la guerre.
grandes ressources pour
réciproques
d6 Enfin, après des témoignages congé de lui, et
les envoyés prirent
1 :
- d'amitié; 8 février à Santo-Domingo:
rentrerentle
del Orve, et le 1
ol Le 12, le sieur don Joseph retournèrent
Evrard;
capitaine de Pétat-major
pour remettre
de Sanchez,
au quanier-geindial relatives à l'échange des prisondes dépêches
contre lai continuation des
niers, et réclamer
avoit été explicitetravaux; dont la suspension
ment convenue.
Abreu, officier
R Le même jour , don Joseph
de Mena, aide-de-camp
d'artillerie, et Joaquin
une réponse
de don Juan Sanchez, apportèrent faites par les trois ertdelinitive aux ouvertures
capitaine de Pétat-major
pour remettre
de Sanchez,
au quanier-geindial relatives à l'échange des prisondes dépêches
contre lai continuation des
niers, et réclamer
avoit été explicitetravaux; dont la suspension
ment convenue.
Abreu, officier
R Le même jour , don Joseph
de Mena, aide-de-camp
d'artillerie, et Joaquin
une réponse
de don Juan Sanchez, apportèrent faites par les trois ertdelinitive aux ouvertures --- Page 211 ---
107 )
voycs espagnols. Cettet réponselaconique portoit
en substance qu'il étoit décidé à tenter de nouveau le sort des armes, et disposé seulementà
FAV Prse
l'échange des prisonniers respectifs.
Il étoit évident d'après cela que don Juan
Sanchezet: son conseil n' 'étoient mis que par dés
motifs d'ambition et d'orgueil, et que la hionte
de faire un pas rétrograde, après ayoir fait ré- 33
tentir toutes les colonies voisines du bruit de ses
prétendues victoires, lui avoit dicté une résolue
tion aussi contraire à l'intérêt de son pays.
Sanchez en effet, en cédant à la proposition
quilur avoit été faite par les envoyés, d'attendre
"la décision des cours respectives, et de conclure
à cet effet une trève de six mois, conservoit au
moins pendant celaps detemps un pouvoirqu'un 8 o
seul échec pouvoit lui faire perdre; etsi, comme
il se Timaginoit follement, Ferdinand VII ré
gnoit en Eopagne'e et que la rétrocession eut
lieu, n n'étoitil pas plus honorable et plus satisfaisant potirlur de dire à son souverain, ( Je
pouvois contiuuer la guerre contre les Français,
mais c'eut été aux dépens du bonheur et del la
tranquillité de mes compatriotes; jai prétéré
de
conserver à V. M., une portion considérable
ses fideles sujets,. plutôt que de tenter de nouveau les chances incertaines d'une guerre qui --- Page 212 ---
( 198 )
n'auroit laissé dans la partie espagnole qu'un
del cendres et de cadavres. >
monceau Tels sont les motifs qui devoient prévaloir
dans le coeur de Sanchez et de ses lieutenans; d'entre
mais létat précaire d'un grand nombre liéeau
cux,dont) la fortune étoit essentiellement avoientexcitée, et
succès d'une révolution qu'ils les piaces et la
la crainte de ne pas conserver devoient qu'à Yétat de
considération quils ne
patric, leur fit
crise dans lequel ils tenoientleur diamétralement opprendre une détermination
posée àl Tintérêt général. de Sanchez se retirerent,
Les parlementaires
le capitaine Gilbert
et furent accompagnés par d'allerjusqu'a leur
Guillermin, quiavoit ordre déclarer, à don Juan
quartier a général , pour Barquier, après avoir
Sanchez que le général
d'humanité et de
satisfait aux considérations cocur etsesdevoirs,
passpuelaipnmsentocients son
hostilités, à Texpiration préalloit reprendreles d'armes, et ne, consentoità
cise de la suspension
respectifs que dans le
Téchange des prisonniers s'effectueroit dans les délais
cas ou cet échange les restrictions proposées
de la trève, et avec
par lui.
observé au capitaine GuillerSanchez ayant
léchange étoit trop
min, que le terme pour
atisfait aux considérations cocur etsesdevoirs,
passpuelaipnmsentocients son
hostilités, à Texpiration préalloit reprendreles d'armes, et ne, consentoità
cise de la suspension
respectifs que dans le
Téchange des prisonniers s'effectueroit dans les délais
cas ou cet échange les restrictions proposées
de la trève, et avec
par lui.
observé au capitaine GuillerSanchez ayant
léchange étoit trop
min, que le terme pour --- Page 213 ---
(ago)
raison de la grande distance ou se
limité, en
français, cet officier
trouvoient les prisonniers
les opérations militaires, en reprerépondit que
pas que, lors
nant leur cours n'empécheroient la
on: ne
de l'arrivée des prisonniers sur limite,
traitât de leur échange par le moyen dun parlementaire.
avoit des motifs secrets pour
Sanchez,: qui
désiroit au
retarder une pacification générale, occasion de renoufond du coeur unei seconde ouvert avec conveler les mégociationesilsdoite son ancien ami,
fiance à don Joseph del Orve,
eti sur les
suriles propositions déjà éntamées
dans le
modifications quil jugeoit convenables
éviter l'effusion de sang, on concas ouypour
à la décision des
viendroit de s'en rapporter
respectis : il alla même jusqu'ai
gouverneinehse confier les clauses substantielles de
point de lui
et de le prier de luiinJa sitspension d'armes, rédaction usité dans de. padiquer le mode de
même le: sieur
reilles circonstances, il engagca observations imdel Orve à y ajouter quelques
dela discuspartiales, , afin d'éviter les longueurs
au but
siou, et de parvenir plus promptement du sieur
désiré. 11 avoit exigé en même temps
del Orvela discrétion la plus rigoureuse
Josepli
ses ouvertures
conbimnsaion.tongieane
sur --- Page 214 ---
200 )
ment où T'arrivée des prisonniers lui
Toccasion
fourniroit
d'envoyer un parlementaire à SantoDomingo, Le but de
négociation aussi Sanchez, en ajournant une
les
importante, étoit de disposer
esprits exaltés des premiers chefs à des
de conciliation qui pussent satisfaire les vues
tions réciproques.
prétenLes articles principaux qui
Sanchez, servir de base à
devoient, selon
définitive,
une paix stable et
étoient : I. ( Que la guerre actuelle
ayante étd entreprise à la sollicitation
desi Domingois réfugiés à
particulière
Portoric; il étoit indispensable, dans le cas oiz la Frauce conserveroit la souveraincté sur la partie de l'Est de
Saint-Domingue, que le
à chaque individu
gouvemementgarantite
ler vivre dans les espagnol, qui voudroit aldomaines de S. M. C., la
jouissance de ses propridésisjutement
trées par le genéral Ferrand.
séques-
€ 22 Que dans le cas oir le
français conserveroit la souveraineté gouvernenent
partie de l'Est de Saintsur la
dividu
Domingue, aucun inne seroit recherché pour sa conduite
litique pendant la guerre,'et
pocupoient des
que ceux qui OCemplois civils et
rement
milliairesantérieu
aux événemens, continueroient à les
exercer sous le gouvernement français:
ement
trées par le genéral Ferrand.
séques-
€ 22 Que dans le cas oir le
français conserveroit la souveraineté gouvernenent
partie de l'Est de Saintsur la
dividu
Domingue, aucun inne seroit recherché pour sa conduite
litique pendant la guerre,'et
pocupoient des
que ceux qui OCemplois civils et
rement
milliairesantérieu
aux événemens, continueroient à les
exercer sous le gouvernement français: --- Page 215 ---
201 )
( 3. Que dans le cas ou le gouvernement
conservant la souveraineté sur la par"
français,
voudroit em-
- tie de PEst de Saint-Domingue,
de la
ployer les Espagnols au rétablissement
tranquillité dans la partie française, ils seroient
et entretenus à linstar des soldats fran-
: payés
enis,etaux dépens du gouvernement.
relila religion et les cérémonies
< 4. Que
et
gieuses n'éprouveroient aucun changement,
comme elles l'étoient sous
seroient pratiquées
le gotiveruement espagnol.
décret des con-
( 5. Que; conformément au
des lois et
€ suls, sur la conservation provisoire n'auroit
espagnols, le Code Napoléon
usages
Tépoque de Torganisation
son exécution qu'à
définitive de la colonie.
la
la durée de la trève,
( 6. Que; pendant
établis pour le comsurveillance des marchés, seroit confiée à des
merce des deux nations,
commissaires de police choisis de part et d'autre.
des commissaires français et es-
( 7: Que
aux frais
pagriols seroient envoyés en Europe,
français, à l'effet d'obtenir
du gouvernement
une décision défides' gouvernemens respectifs
nitive sur le sort de la partie espagnole.
de dommages
8 ( 8. Que toutes réclamations
les pertes occasionnées parles
et intérêts, pour --- Page 216 ---
202 )
événemens de la guerre, ne seroient point admises de part et d'autre.
( 9 Qu'il ne seroitloisible au gouvernement
ainsi qu'à lui, et ce, pende' Santo- Domingo,
d'armes seuledant la durée de la suspension
les
ment, de grever d'aucun impôt quelconque
restés dans l'enceinte de Santo-DoEspagnols
les circonstances
mingo, et les Français que
avoient placés sous son autorité >).
Sanchez fit une dernière observation au caGuillermin, relativement auxsoldats itapitaine dans le fort Saint-Jérôme et à ses paliens pris
piers trouvés le 24 dans son quartier-général;
il réclamoit les uns et les autres en cas d'échange- ItaGuillermin lui répondit que les
Le capitaine
déserteurs, ne
liens, étant considérés comme
et
pouvoient être traités comme prisonniers,
conséquent compris dans Téchange; que
par
ils avoient été disséminés
quant aux papiers,
de les
par les soldats, et qu'il seroit impossible
réunir.
recommencérent le 14, par le
Les hostilités artillerie sur toute la ligne ennefeu de notre
dans la même soirée,
mie. Nous détruisimes,
avoient
trois rangs de gabions que les insurgés
nos bâtimens
élevés dans la nuit, pour inquiéter
dans la rade. 6 30,
par
ils avoient été disséminés
quant aux papiers,
de les
par les soldats, et qu'il seroit impossible
réunir.
recommencérent le 14, par le
Les hostilités artillerie sur toute la ligne ennefeu de notre
dans la même soirée,
mie. Nous détruisimes,
avoient
trois rangs de gabions que les insurgés
nos bâtimens
élevés dans la nuit, pour inquiéter
dans la rade. 6 30, --- Page 217 ---
( 203 )
Dans la soirée du 12, un bâtiment de Cube,
40 milliers de sucre, étoit venu ajouchargéde
d'existence; et le 16, l'ennemi,
terànos moyens
et l'armateur de ce,bainstruit quele capitaine
timent étoient Espagnols, fit tout son possible
dans la rade. En conpour couler ce bâtiment
fut
séquence, une pièce de canon de quatre
derrière une des écores les plus élevées,
placée
de la rivière et à l'abri de nos
à l'embouchure
néanmoins,
batteries de côtes. Nous parvinmes
des bombes et des obuses, à neuparle moyen
de canon, qui cessa
traliserleffet de cette pièce
son feu dans la. journée suivante.
à l'est;
Le 17, la tour signala quatre bâtimens
en foule sur les terles habitans se portèrent
confiance de voir
rasses des maisons, dans la
qu'avoit fait naitre depuis
réaliser l'espérance
tempsla nouvelle de l'arrivée prochaine
quelque
Mais leur joie fut de
d'une division française.
frécourte durée:à dix heures du matin, une
et un brick anglais arbogate, une: corvette,
les attérèrent leur pavillon, en reconnoissant
de notre ville. Dans le même moment, un
rages bâtiment français yenant de Curaçao, ranpetit
le
le brick dégeoit la terre pour gagner port;1
mais
tacha ses banges pour lui couper la terre,
le brave capitaine Botin, dont la felouque étoit.
> --- Page 218 ---
( 204 )
à l'ancre, met
sur-le-eliamp à la voile, force'
barges à s'dloigner, et fait
les
la goëlettesous Sa
eutrer, daus le port,
protection.
Ce marinye aussi désintéresse
avoit déjà mirités dans
quintrépide,
difficiles,
plusieurs circonstances
, par lèsi preuves réitérées
de son humanité et de son
qu'il donna
me et la reconhojssance dévouement, lestiLa gazette dut5
de tous les Français.
féyrier
à
en ces termes : S21 Ya s'exprimoit 30a00 son égard
N < Si les sacrificés faits à la société
des droits
donnent
sincontestablesà la reconnoissance des
contemporains, et au souvenir de la
les habitans et la garnison de
postérité,
doivent'aux vertus
Santo-Domingo
du capitaine
civiques et au patriotisme
Jean Bottin; lés
mieux mérités, et c'est dans cette hiommages les
feuille
lexpression doit en être plus
que
tenue, et le motif consacré, spécialement con-
* (C Armateure et capitaine du corsaire
le Joseplig cet industrieux et
français
né, dans dés
loyal marin a donvesd'un
circonstances difficiles, des preudésintéresseiment trop
ne pas être nommé avec
genéreux, pour
surtout oir Tégoismele éloges, dans un temps
da plus honteuse
plus vil; et linsousciance
ont été et sont assez
ment les sentimens! directeurs
genérale:
des actions de
* (C Armateure et capitaine du corsaire
le Joseplig cet industrieux et
français
né, dans dés
loyal marin a donvesd'un
circonstances difficiles, des preudésintéresseiment trop
ne pas être nommé avec
genéreux, pour
surtout oir Tégoismele éloges, dans un temps
da plus honteuse
plus vil; et linsousciance
ont été et sont assez
ment les sentimens! directeurs
genérale:
des actions de --- Page 219 ---
(: 205-))
quelques autres Français, qui auroient pu 1
comme M: Botin, s'environner de Testime publique, et qui ont préféré lorrà Phonneur.
i ( Dans un moment où la famineavoit réduit
la classe indigente des habitans de Santo-Domingo aux plus cruelles privations, une prise
chargée de riz lui arrive. Des spéculateurs lui
offrent 50 et 60 gourdes du quintal, , mais lestimablé Botinrejetteleurs propositions : Jen'a:
buserai point, dit-il, del'état ou nous sommes,
jen'ai pointspéculé sur la misère publique. > Il
s'adresse aux administrateurs et aux personnes
état, doivent s'intéresser.au sort de
quispar tous les citoyens, 2 et leur cède sa cargaison à
25 gourdes le quintal, sous condition expresse
que le riz sera distribué à ce prix àitbus les habitans, dans! la proportion des besoins réels de
chacun, Peu' de temps après il s'embarque: sur
son corsaire, fait une prise, et malgréles danqu'elle couroit d'ètre enlevée par les croit
gers
son zèle. pour la chose publique
seurs anglais, de la place de Santo-Domingo , le
et la position
décident à lexpédier pour ce poit, sans consulter so1 intérêt personnel. Sur une autre prise,
il trouve une riche cargaison de marchandises
sèches; le capitaine capturé lui offre de les rat
cheter à in très-bon prix; mais M. Botin re- --- Page 220 ---
( - 206 )
fuse, et préfere les échanger avec désavantage
des comestibles qu'il veut envoyer à ses
pour.d
concitoyens de Santo-Domingo.
il
( C'est ainsi, quhonorant sa profession,
les profits hasardeux, doublement
en a utilisé
de lêtre, puisque la
heureux, et bien digne
publique, si souvent en opfortune etlopinion
position, Iui ont souri en même temps.
conduite du capitaine Botin, qui a si
( La
sera sans doute
bien mérité de ses compatriotes
l'éxemple qu'il a donné ne sera point
imitée; et il ne nous reste qu'à désirer que son
perdu,
d'un
juste
patriofismesite connu
gourernement
et rémunérateur J.
continua
Le 18 et le 19, la station anglaise
le blocus du port, et communiqua fréquemles insurgés; on supposa,et cette opimentavecl
dénuéede vraisemblance," qu'elle
nion n'étoit pas dans la rade de la Calette, à déétoit occupée,
d'artillerie et des troupes. Il
barquer deès pièces
nous de faire échouer
devenoit important pour
la ville,
aussi dangereux pour
des préparatifs maitres de la rive gauche de
en nous rendant
TOzama.
T'affaire de Galard, qui avoit
Sanchez, après
dans la partie de
détruit toutes ses espérances
ce fleuve
repassé
IOuest, avoit précipitamment
lette, à déétoit occupée,
d'artillerie et des troupes. Il
barquer deès pièces
nous de faire échouer
devenoit important pour
la ville,
aussi dangereux pour
des préparatifs maitres de la rive gauche de
en nous rendant
TOzama.
T'affaire de Galard, qui avoit
Sanchez, après
dans la partie de
détruit toutes ses espérances
ce fleuve
repassé
IOuest, avoit précipitamment --- Page 221 ---
(1207 )
considéroitcomine) la seule barrière insurqu'il
Dans l'idée
montable entre lui et les Français.
jamais franchir cet obstacle,
que nous n'oserions
flatteur du succès
ilsabandonnoit. au souvenir
de Palo- Hincado; et à T'espoir de voir sourire
denouveaul la fortune dans ces mèmes contrées
où elle lui avoit été si favorable, dans le cas ou
ferions des tentatives de ce côté-là. En
nous
d'ailleurs la majeure partie de Scs
concentrant la rive gauche du fleuve, il étoit
forces sur
dont l'entrée n'étoit plus accesmaitre du port,
des désassible à nos bâtimens, et se consoloit
avoit
à Saint-Jérôme et a
tres qu'il
éprouvés
l'idée chimérique de n'avoir point
Galard, par
abandonné le blocus de Santo-Domingo,
Estèves, à la tête de 500 homFrancisque des marches forcées, opéré sa
mes, avoit, par la division de lEst, forte d'envijonction avec hommes d'infanterie et 400 hommes
ron 1000
enfn à inspirer à
de cavalerie : tout concouroit
de
Sanchez cette confiance aveugle, inséparable
limpéritie et de T'orgueil qui lui avoit fasciné
dans les conférences du.7, du II et.
les yeux
du 12 février.
l'ordre de
Le 19, le colonel Aussenac reçut
passer en revue la brave armée expéditionnaire de
destinéc à traverser. le lendemain la rivière --- Page 222 ---
( 208 )
L'ennemi occupoit sur la riveopposée
'Ozama.
avantagenses, fordes positions extrèmement la nature. La gauche et
tifiées par Tart et par
arriver, étoit flan-i
la droite du chemin, pour y
dont Télévades redoutes en gabions,
diffiquéepar
rendoient les approches
tion et Taspérité
d'environ trois-quarts de
ciles ; à la distance de retranchemens coulieue, unesecondeligne servir de point de
vroit ses redoutes et devoit
ouvradans le cas ou les premiers
ralliement, forcés :il falloit enfin, pour pénéges seroient Thiabitation dite Ferreyra, dernier
trer jusqu'a
emporter deux retranboulévard de Sanchez., 1500 fantassins. de ses
chemens défendus par
hommes de cavameilleures troupes, 2 et 400
lerie.
de POzama et prise des retranchePassage
mens de Manganagua.
dans la nuit du
Les mesures furent prises lieutenant de vais19 au 20 février , par le d'intelligence et de
seau Guignot, officier plein
del la riviere, en
zèle, pour effectuer le passage ou elle peut avoir
face de Tesetipeatekrene de largeur.
environ 150 pas gcomériques Tarmée, aux
Le 20, a sept heures du matin,
oupes, 2 et 400
lerie.
de POzama et prise des retranchePassage
mens de Manganagua.
dans la nuit du
Les mesures furent prises lieutenant de vais19 au 20 février , par le d'intelligence et de
seau Guignot, officier plein
del la riviere, en
zèle, pour effectuer le passage ou elle peut avoir
face de Tesetipeatekrene de largeur.
environ 150 pas gcomériques Tarmée, aux
Le 20, a sept heures du matin, --- Page 223 ---
( - 209)
et divisée en deux
ordres du colonel Aussenac,
colonnes, fut dirigee sur tous les points ou elle
le fleuve. Le sieur Pierre
devoit traverser
traverse le fleuve
Mouilla, lieutenant de port,
et va placer sous le feu de l'enavec intrépidité devoit servir à touer les canots
nemi l'ancre qui
de transport. La colonne de droite étoit commandée
le chef de bataillon Vassimon, et -
celle de gauche, par
étoit sous les ordres du chefde
bataillon Fortier.
Les premiers pelotons, en paroissant sur le
essuyerent d'abord le feu de l'ennemi,
rivage, sembloit douter encore de l'audace de notre
qui
de
projet; mais à l'instant même, vingt pièces
dans leurs flancs la destruction
canon, portant
les retranchemens des
et la mort, foudroyèrent
Espagnols, firent succéder au bruit de leur
mousqueterie le silence de la terreur qu'elles
avoient imprimée.
Le fleuve devenu libre, offrit à la fois le spectacle le plus terrible et le plus imposant. Seize
petits canots, voguant sur la surface couronnée
d'une fumée guerrière, déposèrent bientôt sur
coloniale,
la rive gauche , l'intrépide légion
enorgueillie de ses anciens trophése et impatiente d'en acquérir de nouveaux.
Les 140 braves qui la composoient avoient à
--- Page 224 ---
(1210)
leur tête le chef debataillon Savary,le capitaine
Théard, et le lieutenant Gaujean, accontumés
mois à voir fuir devant eux les phadepuis cinq
langes espagnoles. artillerie, à linstant ou ces
Notre redoutable
fit éclater
abordèrent à la rive gauche,
troupes
la foudre de toutes parts: : sa fureur
de nouveau
T'attitude menaçante de
n'étoit comparable qu'à
et à la célérité de nos marins,
nos soldats,
de transporter le reste de nos troupes.
chargés
d'une heure, les 800 hommés qui
En moins
ont francomposoient Tarmée expéditionnaire
Tintervalle qui les séparoit de l'ennemi, 'et
chi
leurardeur augmente à liuedenfemmaplasées
des maisons, , faisant des vooux
sur les terrasses
pour le succès de nos armes..
meltent en
A huit heures, 7 les troupes se rivière avoit
marche; la crête des écores de la
été évacuéel par T'ennemi,quis setoitreplit,apres de
foible résistance, sur ses retrancheniens
une
Manganagua. colonne de droite eut ordre de parcourif
La
occupées par
-toutes les positions précidlemmment de
conque celle gauche
les insurgés 9 pendant dans le chemin royal, où
tinueroit sa marche
elles devoient se réunir toutes les deux.
après trois quarts d'heure d'une
Enfin-,
des écores de la
été évacuéel par T'ennemi,quis setoitreplit,apres de
foible résistance, sur ses retrancheniens
une
Manganagua. colonne de droite eut ordre de parcourif
La
occupées par
-toutes les positions précidlemmment de
conque celle gauche
les insurgés 9 pendant dans le chemin royal, où
tinueroit sa marche
elles devoient se réunir toutes les deux.
après trois quarts d'heure d'une
Enfin-, --- Page 225 ---
(2tt')
laquelle nous etmes à essuyer
marche pendant
successivement le feu de tous les avant- postes, 2
T'avant-garde de la colonne de gauche, composée
des chasseurs coloniaux et de la 37. demi-brigade, aperçut et attaqua , avec des cris redoules retranchemens ou
blés de vive TEmpereur,
s'étoient ralliées toutes les forces ennemies.
Cette ligne de retranchemens 7 défendue
hommes occupoit une espace de 140
par 1900
sa
et sa droite étoient
pas géométriqués ; gauche
appuyées sur un bois, et son front protégé par
deux caronnades de 12, dontle feu étoit croisé.
L'impudente 7 mais courageuse impétuosité
des chasseurs coloniaux, 2 imitée par la 5y. demide la CObrigade, qui se sépara brusquement
lonne, pour partager la gloire des premiers,
faillit devenir fatale aux uns et aux autres..
Un feu terrible de mousqueterie, et deuxdéd'artillerie nous mirent 30 hommes hors
charges de combat, et forcèrent notre avant-garde à se
replier sur le reste de la colonne, qui regagna
bientôt le terrein qu'on venoit de perdre.
Pendant que la colonne de gauche étoit ainsi
avec l'ennemi, le chef de bataillon
aux prises la tête de celle de droite, tournoit
Vassimon , à
à travers les bois la gauche des retranchemens,
la rapidité de son mouvement et l'attaque vigou- --- Page 226 ---
212 )
reuse des deux colonnes réunies déterminerent
la fuite des insurgés et la prise de leurs lignes,
le sieur Daram, capitaine des grenadiers de
oir
capitaine des
la 5. demi-brigade, et Théard,
coloniaux, pénétrèrent les premiers.
déroute, poursuivi à
L'ennemi, en pleine
aband'une lieue du champ de bataille,
plus
avec
donna tout son butin aux vainqueurs,
d'artillerie, dont deux n'avoient
quatre pièces
point encore été placées.
leur
l'aveu des ennemis mêmes,
D'après
tués et 55 blessés. La
perte a été de 15ohommes
tués
nôtre a été de cent hommes, tant
que
blessés.
Aussenac vint de suite occuper
Le colonel
sur la rive gauche du fleuve, que
les positions,
nous avions l'intention de conserver.
au général en chef, le CoDans son rapport
de l'inlonel Aussenac se loue particulièrement chefs de
telligence et du courage de ses deux
Vassimon et
colonnes, les lieutenans-colonels
ainsi que de la conduite des officiers
Fortier, de ligne et d'état-major ? la compades troupes
soutint dans cette occasion
gnie administrative
s'étoit acquise. Le
la réputation de valeur qu'elle
sieur Rouillé se fit remarquer par beaucoup
d'intrépidité et fut blessé.
, le CoDans son rapport
de l'inlonel Aussenac se loue particulièrement chefs de
telligence et du courage de ses deux
Vassimon et
colonnes, les lieutenans-colonels
ainsi que de la conduite des officiers
Fortier, de ligne et d'état-major ? la compades troupes
soutint dans cette occasion
gnie administrative
s'étoit acquise. Le
la réputation de valeur qu'elle
sieur Rouillé se fit remarquer par beaucoup
d'intrépidité et fut blessé. --- Page 227 ---
(213 )
le colonel Aussenac se
Le seul reproche que
fondé à faire dans cette journée glosoit cru
ont ririeuse, ou toutes les troupes en général chasvaliséde bravoure et d'émulation, fut aux
demiet à la trente-septième
seur's coloniaux,
coubrigade, dont Timprudent et impétueux
contrarié les dispositions
rage avoit un instant
la victoire. Le
d'ensemble qui devoient assurer
colonel saisit en mème temps cette occasion
la subordination
pour rappeler aux troupes que
fait toute la force des armées.
avoient
Aprèslaflaire du 20 février,les ordres
du corps du génie de
été donnés au directeur
les hauteurs
s'occuper sur-le-champ a fortifier
nous voulions conserver, 2
de la rive gauche que
défendre la liberté du port.
pour
à six heures du matin, une
Le lendemain,
rencontré
reconnoissance de nos troupes ayant
ennemis, à la distance d'enles avant-postes
viron un quart de lieuc der notre camp, engagea
vive fusillade. La colonne
avec eux une assez,
Vassimon,que
de droite, aux ordres du colonel
de
dans les combats
sa conduite distinguée
Saint-Jérôme de Galard, et de Manganagua
avoit fait élever à ce grade 2 ainsi que le lieutecolonel Fortier, occupant les positions les
nant
plusimmédiates, se porta de suite en avant,pour --- Page 228 ---
(214)
soutenir le feu de nos troupes.
se repliant, se fortifioit
L'enmemi, er
progressivement par les
corps distribués sur la route , et destinés à défendre les approches du
Sanchez,
quartier-général de
qui se trouvoit sur Thabitation Ferreyra, à une lieue de Santo-Domingo.
L'affaire devint générale aux anciens retranchemeris de Manganagua,
seconde fois réuni
oinl'ennemiavoitt tune
chassé
toutes ses forces : il en fut
de nouveau; mais il opposa une
reuse résistance, et opéra sa retraite
vigouavec moins
deprécipitationq quedansles affaires précédentes,
jusqu'au moment oùr Caravahal à la téte de
8oobommes detroupes fraichesrallia) les
et rétablit le combat.
fuyards
Le colonel Aussenac, jugeant par la vivacité
du feu,etl'opinidtreté des insurgés,
affaire aux 1900 hommes
qu'il avoit
550 hommes à leur
réunis, et n'ayantque
opposer, après les avoir
poursuiviàun. quart de lieue deslignes, ordonna
à sa colonue de se serrer en masse et se retirer
en bon ordre, par échelons, jusqu'aux
retranchemens, oul lefeu ayant cesséde part et
nos troupes vinrent reprendre les
d'autre,
la rive gauche, oà étoient restés positions de
400 hommes
en observation 2 sous les ordres du colonel
Fortier.
et n'ayantque
opposer, après les avoir
poursuiviàun. quart de lieue deslignes, ordonna
à sa colonue de se serrer en masse et se retirer
en bon ordre, par échelons, jusqu'aux
retranchemens, oul lefeu ayant cesséde part et
nos troupes vinrent reprendre les
d'autre,
la rive gauche, oà étoient restés positions de
400 hommes
en observation 2 sous les ordres du colonel
Fortier. --- Page 229 ---
(215-)
dans
nous avons eu la
: Cette action,
laquelle
gloire d'enlever une seconde fois les ouvrages
avanicés de l'ennemi avec des forces aussi inégales, a été très-meurtrière, et l'eut été d'avantage siles sinuosités du chemin etl'épaisseur des
bois quileberdentn'eusent neutralisé le feu dés
combattans. Nous etimes; dans cette rencontre,
quarante-cinq hommes blessés,. et quinze tués
sur le champ de bataille; et la perte del'ennemi
fut plus considérable que dans le combat du 20
février.
n
La mort du sieur Poiré, lieutenant des grenadiers de la cinquième demi-brigade, a excitéles
plus vifs regrets. Cel brave officier, après avoir
délivré un sergent-major français des mains de
quatre Espaguols, fut tué d'un coup de moust
quet, au moment ouil poursuivoit un de leurs
chefs qui avoit été blessé, et qu'il étoit sur le
pointd'atteindre.
Dans la nême journée, les mouvemens de la
division anglaise 5 et l'apparition d'une colonne
ennemie devantl le fortSaint-Jérome, donnèrent
lieu à penser que T'ennemi avoit cherché à faire
une diversion dans cette partie, pour faire avec
plus de succès une attaque combinée sur les
positions de la rive gauche de 1'Ozama; mais ce
projet fut déconcerté par la surveillance de nos --- Page 230 ---
- 216 )
patrouilles, qui nous firent connoitre le
de T'ennemi.
desseirz
chez
Néanmoins, pour prouver à Sanque nous ne comptions passur le nombre,
pour résister à ses altaques $ 150
reçurent l'ordre de
grenadiers
d'observer les
repasser la rivière, afin
mouvemens de Tennemi, et de
dégager le fort
seroitinvesti. Saint-Jérôme, dans la cas où il
Le colonel Aussenac
effet la position de l'ennemi
reconnut en
bitation du
qui occupoit T'hagénéral Ferrand et le
mais les insurgés se retirèrent à
belvedère 3
son
jugeant sans doute de linutilité de leur approche,
tive par la contenance de nos
tentabonne
grenadiers et leur
disposition à les recevoir.
Cependant le colonel
lonne étoit affoiblie
Vassimon, dont la cod'environ 200
tit la
hommes, sennécesitédeconcentrers ses forces dans]
sition la plus élevée de la rive
la poàl la hâte un rang de
gauche:il fit élever
gabions autour de son
et placer deux petites pièces de
camp,
soutenir son infauterie, Cent campagne pour
oirvriers
rent de suite à découvrirà la
s'occupèportée de fusil les
distance de deux
approches de cette nouvelle
place d'armes environnée de bois
e
la meltre à l'abri d'une
épais, afin de
de-main.
surprise et d'un coupL'ennemi chercha inutilement à faire
cesser
de
gauche:il fit élever
gabions autour de son
et placer deux petites pièces de
camp,
soutenir son infauterie, Cent campagne pour
oirvriers
rent de suite à découvrirà la
s'occupèportée de fusil les
distance de deux
approches de cette nouvelle
place d'armes environnée de bois
e
la meltre à l'abri d'une
épais, afin de
de-main.
surprise et d'un coupL'ennemi chercha inutilement à faire
cesser --- Page 231 ---
(217 )
les travailleurs ; les
nos travaux, en inquiétant
onvragafirentachevés dasving-puatreleurei
foible boulevard élevé à la hâte contre un
et ce
nous assura le fruit
ennemi peu fait àla guerre,
des victoires des 20 et 22 février.
Le colonel Vassimon, les lieutenans-colonels Daram et Cottenet 2 le brave capitaine
Theard qui reçut un coup de feu, et une infinité d'officiers de tout arme 2 ont soutenu, dans
la
et la plus chaudede
cette action, pluslongue
ont métoutes, la réputation de la valeur qu'ils
ritée depuisle commencetment de cette guerre.
Le 23 février , le général en chef fit placer
écardeuxp pièces de 16au fort SaintJéromespour
ter l'ennemi qui, tous les jours, se présentoit à
portée de canon et génoit les communications.
Cette continuité de désastres auroit dà dessiller les yeux aux habitans de la parlie de Y'Est
de Saint Domingue; mais entrainés parl'esprit
de révolté, ils préféroient l'oisiveté des camps,
aux douces habitudes du, travail, pour venir
affronter des dangers dont les éloignoieht leurs
moeurs et leur caractère naturellement pacifiques. Le général Barquier pensoit que la circonstance étoit favorable pour rapprocher les
esprits ; il avoit fait les premières démarches,
mais elles avoient été accueillies avec le ton de --- Page 232 ---
(218.)
méfiance ordinaire dans les hommes dont le
coeur, est plus inclin à la perfidie qu'à la
sité, Sanchez ne pouvoit croire
le généronement fit ainsi lesacrifice de que gouverson
au bien genéral, sans doute
ressentiment,
noit d'après des
parce, qu'ilraisonprincipes contraires.
4 Néanmoins, le 14,le sieur don Joseph del
Orve, qu'on a vu. figurer dans les conférences
des 7, I1 et 12 février, sollicita la
de se rendre, comme
permission
camp de don Juan simple particulier, au;
Je
Sanchez, qu'il avoit laissé
12 dans des dispositions pacifiques. Ilfondoit
le succès de la nouvelle démarche
faire sur les victoires des
qu'il alloit
20 et 22, dont les ré-,
sultats glorieux en affoiblissant les prétentionis
des insurgés,
un
sasacoantomanibaseee
grand ascendant sur l'esprit de Sanchez, ,d'après les notions certaines qu'il disoit avoir sur
les intentions et Ja.modération de ce chef des,
révoltés.
Le sieur don Joseph delOrve, dont le
tère conciliant et la bonne judiciaire étoient. carac-,
connus des chefs du gouvernement, partit donc
animé du désir sincère de faire cesser le fléau de
la guerre, et d'employer pour y parvenir toute
l'influence que lui donnoient sesanciennes liaisons avec le chef des révoltés. Celte mesure
'après les notions certaines qu'il disoit avoir sur
les intentions et Ja.modération de ce chef des,
révoltés.
Le sieur don Joseph delOrve, dont le
tère conciliant et la bonne judiciaire étoient. carac-,
connus des chefs du gouvernement, partit donc
animé du désir sincère de faire cesser le fléau de
la guerre, et d'employer pour y parvenir toute
l'influence que lui donnoient sesanciennes liaisons avec le chef des révoltés. Celte mesure --- Page 233 ---
- (219) )
Thumanité, et adoptée par la clédictée par
en même temps
mence des sainquears,leurdoite
la nécessité la plus impérieuse;
commandée par
notre counous étions parvenus à la vérité, par
nutre constance: à lutter depuis cinq
rage et par
les
et tous les danmois contre toutes privations
mourir O1L
gers,an point de ne pouvoir que
: mais la famine étoitàson
vivre glorieusement
ration de mais,
plus haut degré, et la modique
prolongeoit depuis un mois la malheureuse
qui
-
alloit fnir dans huit
existence de nos soldats,
entier, deux
Abandonnés de Tunivers
jours.
seul ranimille lieues de leur patrie,thomeurs
de la
moit leurs forces épuisées par les horreurs
famine, et les efforts de cette foule d'ennemis
dont ils étoient environnés.
de
Dans cette. situation affreuse, l'espérance
aidoit à
nos
T
sauver le pays nous
supporter d'efn'avoit rien
maux, et leur prolongation
fixée sur
des hommes qui, la vue
frayant pour
de toutes, les nations,
la France victorieuse
ses triomn'aspiroient qu'à la gloire de partager
les
les
que par.
phes et ne comploient
jours
del
combats quils avoient à livrer. Don Joseph
Orve, d'un extérieur simple et modeste, parde Don Juan Sanchez;
vient au quartier-général
brillant et
il le trouve environné d'un cortège --- Page 234 ---
220 )
nombreux d'officiers
T'attitude
espagnols et anglais, dont
arrogante n'étoit guère
avec les événemens
compatible
qui venoient d'avoir lieu
Cependant 2 après les complimens
Sanchez fit entrer le sieur del Orve d'usage,
appartement
dans un
séparé, afin de s'entretenir
avec lui,
seul
Don Joseph del Orve avoit à
mencé à rappeler à Sanchez les
peine comcales et confidentielles
ouvertures anidernier
du 12 février, que ce
s pour éluder toute explication ultérieure, répondit que ee qui étoit admissible il
y avoit huit jours ne l'étoit plus
n'étoit pas difficile de
aujourd'hui. Il
reconnoitre dans cette réponse laconique, Tinfluence de la
glaise, meltant tout en ceuvre
perfidie anla guerre désastreuse
pour entretenir
répandant,
qu'elle avoit suscitée, et
avec autant dimpndence que d'exagération, les prétendus succès des
en Europe, pour soutenir les
Espagnols
ces derniersi Ce fut
espérances de
del Orve
en vain que Don Joseph
tion
opposa, aux considérations d'ambiet d'orgueil qui dominoient alors dan's le
ceur de Sanchez, les principes de l'humanité
et de l'intérêt public; il lui traça inutilement
tableau affligeant des malheurs
le
nation alloit attirer
que son obstisur son pays et principale-
endus succès des
en Europe, pour soutenir les
Espagnols
ces derniersi Ce fut
espérances de
del Orve
en vain que Don Joseph
tion
opposa, aux considérations d'ambiet d'orgueil qui dominoient alors dan's le
ceur de Sanchez, les principes de l'humanité
et de l'intérêt public; il lui traça inutilement
tableau affligeant des malheurs
le
nation alloit attirer
que son obstisur son pays et principale- --- Page 235 ---
221 )
ment sur les infortunés habitans de Santo-Domingo. Il lui fit envisager les résultats aussi
fâcheux qu'inévitables d'une résolution dont
tout l'odieux retomberoit un jour sur lui seul,
en raison de sa responsabilité, et pour n'omettre
enfin aucun moyen de persuasion, il lui fit en- I
visager les choses sous le rapport de son intérét
particulier : ( Vous allez, lui. dit-il, traiter
d'égal à - égal avec un officier généralfrançais,
et vous conserverez pendant le cours de la
Trève, la même autorité que si vous étiez paisible possesseur de l'intérieur du pays. Ne
comptez-vous pour rien, au reste, la-douce
satisfaction d'arrêter T'effusion du sang de vos
compatriotes, et de leur donner un jour
l'exemple de la soumission, lorsque l'autorité
souveraine aura parlé. >>
Sanchez vivement ému par les discours de
son ancien. ami, ne put rien objecter à des ar+
gumens aussi déterminans. Il hésita un instant
sur le parti qu'il devoit prendre. Mais l'attrait
séduisant d'un pouvoir qu'il craignoit de perdre
dans la paix, l'emportant sur les considérations
généreuses du bien public, il engagea Don
Joseph del Orve à se retirer et à mettre sa confiance dans la providence. Ce dernier, en le
quittant, lui remit entre les mains le papier qui --- Page 236 ---
222 )
contenoit les articles de la suspension d'armes,
à les lireavec attention, dans un
enl T'engageant ou son coeur seroit accessible
de ces momens
et de l'intérêt géaux sentimens de Thumanité
néral : ( Nos malheureux compatriotés, ajouta
des motifs de méDon Joseph del Orve, que
bien excusables dans les Français, ont
fance
du
attendent avec Timpatience
fait incarcérer, les résultats de la démarche que je
désespoir
briser
viens de faire. Vous pouvez aujourdhui don
leturs chaines ou les prolonger >, Le sieur
Joseph del Orve ne dissimula pas à Sanchez.les
sur la loyauté de sa condoutes que jetteroit
et les danduite Tinutilité de son intervention,
la
Sanchez
gers qui en seroient conséquence.
de le
T'engagea alors à rester, lui promettant
généreusement du sacrifice; qu'il
dédommager
don Joseph del Orve présollicitoit de lui.Mais
T'honneur à la vie, et revint à Santo-Doféroit
mingo, où il étoit bien sûr de conserverlestime
des Français honnètes et raisonnables.
sentimes dès-lors la nécessité de répaNous
avions faites dans les
rer les pertes que nous
de condifférens combats, pour être en mesure
la
La ville de Santo - Domingo
tinuer guerre.
considérenfermoil dans son sein une quantité
rable de nègres domestiques 2 sur la fidélité
'honneur à la vie, et revint à Santo-Doféroit
mingo, où il étoit bien sûr de conserverlestime
des Français honnètes et raisonnables.
sentimes dès-lors la nécessité de répaNous
avions faites dans les
rer les pertes que nous
de condifférens combats, pour être en mesure
la
La ville de Santo - Domingo
tinuer guerre.
considérenfermoil dans son sein une quantité
rable de nègres domestiques 2 sur la fidélité --- Page 237 ---
(: 225 )
et la bravoure desquels nous pouvions compter.
Création d'une compagnie de nègres
affranchis.
Lc colonel Aussenac, autorisé par le géneral Barquier, organisa le 25, une compagnie
de cent hommes 2 duxquels le gouvernement
donna la liberté, en leur imposant la condition
de servir pendant huit ans sous les drapeaux de
l'empire, ils répondirent parfaitement à l'idée
qu'on s'en étoit formée, et nous etmes dans la
suite des occasions fréquentes d'admirer leur
courage et leur dévouement au pays qui les
avoit adoptés.
Les 26 et 27 furent employés aux ouvrages
de la redoute de TOzama, établie sur la rive
gauche de cette rivière.
Dansla journée du 29, deux parlementaires,
l'on espagnol et l'autre anglais 7 arrivérent à
Santo-Domingo , les motifs apparens de leur
mission étoit de peu d'importanceyet ont fait
présumer que leur but réel étoit de connoitre
la situation de la ville et la contenance dela
garnison.
103,
Le parlementaire espagnol apportoit au ges
néral un nouvelle sommation et la liste des --- Page 238 ---
(224)
prisonniers de Seibo, et T'officier anglais réclamoit T'habit d'un capitaine d'artillerie et la médaille qui lui avoit été donnée par. Selim III,
des Turcs. Ces effets avoient été trouempereur
des retranchemens de Saintvés, lors de la prise
Sancliez. L'ofJérôme, au quartier-généralde
ces deux
ficier anglais offroit une rançon pour
le colonel Aussenac, auquel ils avoient
objets;
Cornali avec
été remis, les renvoya au capitaine
la lettre suivante :
Lettre du colonel Aussenac au capitaine
anglais Cornali.
Monsieur 2
la seule occa-
( Je saisis avec empressement le 24janvier,
sion qui se soit présentée depuis tomber entre mes
époque à laquelle le hasard fit
maius Thabit et la médaille qui vous apparvous renvoyer ces objets. Quant
tiennent, pour vous avez fait offrir, je vous
à la rançon que
d'un offiprie de croire que le seul prix digne
est la
sait honorer la valeur,
cier français qui
rendant à un brave
satisfaction qu'il éprouve en
attestent
officier les décorations honorables qui
son courage et son mérite.
des sentimonsieur, T'assurance
( Agréez,
quelle le hasard fit
maius Thabit et la médaille qui vous apparvous renvoyer ces objets. Quant
tiennent, pour vous avez fait offrir, je vous
à la rançon que
d'un offiprie de croire que le seul prix digne
est la
sait honorer la valeur,
cier français qui
rendant à un brave
satisfaction qu'il éprouve en
attestent
officier les décorations honorables qui
son courage et son mérite.
des sentimonsieur, T'assurance
( Agréez, --- Page 239 ---
(225)
mens distingués avec lesquels j'ai T'honneur
d'être, etc.
K" Santo-Domingo, le 28 février 1809 )).
Le premier mars, les bâtimens anglais, sans
doute pour témoigner leur reconnoissânce à
leurs fidèles alliés, dont ils emportoient toutes
les pièces d'acajou, firent un apparat ridicule
d'attaque sur le fort Saint-Jérôme. Le vaisseau,
les deux chaloupes canonnières espagnoles, - suivies d'une goélette, d'un bateau, d'un brick
et de plusieurs petites barques armées d'obu- 2
siers, s'approchèrent du fort Suint-Jéromequils
canonnèrent pendant environ une heure et
demie sans autre résultat que celui de la mort
d'un cheval qui se trouvoit dans les bois, à un
quart de lieue du fort, dont l'artillerie désempara entièrement une chaloupe canonnière espagnole.
Les chasseurs coloniaux et la compagnie des
nègres affranchis s'étoient portés pendant cette
canonnade insignifiante sur Thabitation du
néral Ferrand pour observer les mouvemens gé- de
l'ennemi. Les Espagnols s'étant montrés sur la
hauteur, nos troupes les délogèrent et les mirent en fuite, après leur avoir tué deux hommes et pris trois, chevaux,
--- Page 240 ---
(-226)
Le 2 mars, le général envoya un parlementaire à bord des bâtimens anglais, y porter la
réponse à une lettre de V'amiral Rowley 9 commandant de la station de la Jamaique, - au sujet
de Téchange de quelques prisonniers.
Les sieurs Evrard et Gilbert Guillermin, caofficier de la
pitaines d'état-major, et Guignot
furent très-bien accueillis par le capimarine,
commandant le brick le Sparrow, 9
taine Birth,
des
lui la marche triomphante
ils apprirent par
qu'une
Madradsmaisilajoutoit
Français jusqu'a mille Anglais, sous les ordres
armée de soixante
Moore, avoit arrêté leur impétuodu général
les résultats de la bataille
sité, quoiqu'il ignordt des deux armées avoit
à laquelle la rencontre
donné lieu.
Birth
dans la canonnade
Le capitaine
qui,
le
d'aumontré plus
du jour préoédent,avoit manifesta aux officiers
dace et dintrépidité,
de la rapidité avec
français son étonnement
vers le
s'étoient portées
laquelle nos troupes
de la conduite
fort Saint-Jérôme; il se plaignit
aveclesquels il étoit impossible,
des Espagnols,
disoit-il, de concerter aucune opération.
Il avoit été convenu en effet, ainsi que nous
le temps, et que cela fut conT'avions jugédans
Birth, que le bàfirmé depuis par le capitaine
dace et dintrépidité,
de la rapidité avec
français son étonnement
vers le
s'étoient portées
laquelle nos troupes
de la conduite
fort Saint-Jérôme; il se plaignit
aveclesquels il étoit impossible,
des Espagnols,
disoit-il, de concerter aucune opération.
Il avoit été convenu en effet, ainsi que nous
le temps, et que cela fut conT'avions jugédans
Birth, que le bàfirmé depuis par le capitaine --- Page 241 ---
(227 )
timens anglais viendroient le 22 nous
occuper
par une forte canonnade au fort Saint-Jéromne,
pendant que les insurgés se porteroient en force
tant sur les retranchemens de la rive gauche
du fleuve que sur ce fort, où les Anglais, dans
le cas d'une réussite, devoient
placer une garnison de leurs troupes de vaisseaux avec des
canonniers.
Ce plan combiné sans doute dans un de ces
momens oùr le vin de Madère avoit électrisé
les têtes des Espagnols et des Anglais, n'avoit
pas paru, le lendemain matin, d'une exécution
aussi facile, au moins pour les premiers; càr
les Anglais opérèrent le mouvement
sans le concours de leurs fidèles convenu 7
allics, qui à
peine se firent apercevoir dans la matinée. Le
capitaine Birth avoit eu deux hommes blessés
à son bord par la mitraille du fort; nous
ignorâmes ce quis'étoit passé à bord des autres bdtimens : mais nous eûmes la conviction depuis,
que la constance des Anglais à croiser devant
notre port n'étoit point tout-à-fait désintéressée, carlebrick le Sparrow avoit son entrepont
rempli de superbes pièces d'acajou, --- Page 242 ---
(: 228 )
le colonel Aussenac jugeant qu'il falLe 4,
à la
loit encourager les troupes
persérérance,ct
de quelques
les prémunir contre lesinstigations cherchoient à
personnes mal intentionnées, 2 I'honneur qui
et de la
les faire dévier du sentier de
du jour, le
leur adressa, dans T'ordre
gloire,
discours suivant :
du colonel Aussenac aux soldats
Discours
français.
(C SOLDATS,
forcé Tadmiration non-seule-
( Vous avez
mais de vos enment de votre gouvernement, dans les dan-.
nemis mêmes, par votre courage
les
votre constance à supporter
gers 7 et par
longues privations de cettc guerre.
où vous
fatalité, au moment
ti Par quelle le fruit de tant de travaux, vous
allez recueillir
conseils perfides des enabaidonnez vous aux
nemis de votre gloire ?
jusqu'au senti40 ( Par quelle fatalité, perdant
el de T'honment de votre propre conservation, cher que la
doit vous être encore plus
neur qui laissez-vous abattre par des soufla vie, vous
momentanées et qu'un
frances, qui ne sont que
ettc guerre.
où vous
fatalité, au moment
ti Par quelle le fruit de tant de travaux, vous
allez recueillir
conseils perfides des enabaidonnez vous aux
nemis de votre gloire ?
jusqu'au senti40 ( Par quelle fatalité, perdant
el de T'honment de votre propre conservation, cher que la
doit vous être encore plus
neur qui laissez-vous abattre par des soufla vie, vous
momentanées et qu'un
frances, qui ne sont que --- Page 243 ---
(229 )
brave's soldat français doit se faire gloire d'endurer ?
vous des hommes'
* (( Soldats,s'il existoit parmi
les misères
assez méprisables 2 pour préférer
de
d'un vil esclavage à la résolution courageuse
tout soufftir plutôt que de foiblir, et d'abandonner le poste honorable qui leur est confié,
qu'ils sortent du rang des braves et qu'ils aillent
ennemis de leur patric?
sejoindre aux brigands
les' portes leur seront ouvertes.
timides
(C Mais qu'attendent-ils ces hommes
de leur conduite honteuse et criminelle! méles Anglais qui n'estiment que le
prisés par
ils languiront dansles
soldatbrave et discipliné,
la
affreuses prisons réservées aux lâches que
patriea rejetéshiors deson sein, ou serontégorgés
par ces mêmes Espagnols, dont ils auront recherchél'amitié.
le sort qui vous attend,
(( Tel est cependant.
les conseils de vos chefs, vous
si, méprisant
:
persistez dans wotre insubordination.
à votre malheu-
(C Montrez-vous supérieurs'
reuse position; n'oubliez jamais qu'un héros a
les regards fixés sur vous, et quil vous tiendra
compte un jour des sacrifices généreux quevous lui aurez faits. Les mauvais soldats se flattent en vain de provoquer par leurs murmures --- Page 244 ---
( 230 )
la détermination humiliante d'une honteuse
pitulation. Que ces ames de boue
caque nous ne devons attendre
apprennent
tion dela part des
aucune capitulaest préférable à l'idée Anglais, et que la mort nous
de rendre nos armes couverles delauriers à des hordes de vils révoltés.
( Continuons, soldats, à chercher au dehors
les moyens d'exisience que la fortune
fuse, et bientôt lasse de
nous redeviendra aussi
nous persécuter, elle
été
prodigueà notre égard qu'elle a
injuste et barbare.
cc: En Europe 2 nous avons triomphé de la nation espagnole, et Joseph
le trône
Napoléon est assis sur
d'Espagne, ou son droit et la valeur de
nos compatriotes l'ont placé; imitons ici leurs
courageux efforts! et que notre patience à
porter les horreurs de la faim
suppossible, votre
surpasse, s'il est
intrépidité dans les combats.
( Et vous, grenadiers, dont le nom seul
un talisman d'honneur et
est
maintenir
d'émulation, jurez de
cette subordination, sans laquelle il
n'existe point d'armée ! ne souffrez
ques lâches, , préférant la honte de se pasque quelgloire de bien se
rendre à la
les lauriers
battre, , ternissent en un instant
d'une campagne entière. >>
Cet ordre du,
jour produisit sur l'esprit des
grenadiers, dont le nom seul
un talisman d'honneur et
est
maintenir
d'émulation, jurez de
cette subordination, sans laquelle il
n'existe point d'armée ! ne souffrez
ques lâches, , préférant la honte de se pasque quelgloire de bien se
rendre à la
les lauriers
battre, , ternissent en un instant
d'une campagne entière. >>
Cet ordre du,
jour produisit sur l'esprit des --- Page 245 ---
( 251 )
qu'on devoit en attroupes toute fimpression
tendre.
des sous-offiLe lendemain 7 une députation
de la
- vingt - nenvième
ciers et soldats
quatre le colonel Aussenac;
demi-brigadeserendite chez
estiment
leur silence en abordant ce chef, qu'ils
du
aiment 2 fut le premier témoignage
et qu'ils
respect qu'ils lui portent.
Réponse des soldats.
dit enfin un vieux soldat: la con-
( Colonel,
militaires
duitei einconsidérée de quelques jeunes
doute provoqué les reproches amers que
a sans
faits dans votre ordre du jour;
vous nous avez
mais nous venons solliciter votre indulgence
et la conservation de votre estime
pour eux,
souffrirons jamais qu'on
pour nous. Nous ne
de nouvelles atteintes à la subordination;
porte
tout souffrir pour nous
et disposés au contraireà soldats français, nous
rendre dignes du nom de
même
la faim et la fatigue avec la
supporterons
même constance que par le
résignation 1 et la
réclala "moindre
passé, sans nous permettre
US
mation. ))
Le colonel congédia ses braves compagnons, --- Page 246 ---
(252 )
en leur donnant Fassurance
douté de leurs
qu'il n'avoit jamais
les
généreuses dispositions, et qu'il
engageoit à contenir les têtes
des jeunes gens
effervescentes
2 peu accoutumés aux dures
privations de la guerre.
LeG,lajoiefut universelle à
elle étoit occasionnée
Santo-Domingo;
d'un
par Tarrivée inattendue
pilote bot portant 150 barils de
pédié par le capitaine Begon,
farine, exviso de létat. tlaSentinelle.C
commandant l'ad'honneur et de
Cebraveolidersplein
zèle, par une
ment combinée, s'étoit
opération sageà
procuré cette cargaison
Saint-Barthélemi; le désir ardent
de secourir ses malheureux
qu'il avoit
infatigable
compatriotes, 2 son
activité, et cette Providence enfin
qui seconde toujours les bonnes
tout concourut. à faire arriver à bon intentions >
Aury capitaine du pilote-bot le Beau portlesieur
malgré la croisière
Narcille,
T'eatrée du
rigoureuse des Anglais à
port. Quel'on se' représente 4000
sonnes, dévorant
perles
depuis un mois les chevaux,
mulets, les ânes, les chiens et les chats, les
vieux cuirs 2 les herbes des rues. 2 et
de manioc qu'ilfalloit
quelque peu
à T'ennemi
chaquejour allerarracher
avec la baionnette, et
de
l'effet que produisit l'arrivée de Tonjugera
ces secours,
ais à
port. Quel'on se' représente 4000
sonnes, dévorant
perles
depuis un mois les chevaux,
mulets, les ânes, les chiens et les chats, les
vieux cuirs 2 les herbes des rues. 2 et
de manioc qu'ilfalloit
quelque peu
à T'ennemi
chaquejour allerarracher
avec la baionnette, et
de
l'effet que produisit l'arrivée de Tonjugera
ces secours, --- Page 247 ---
( 233 )
avecraison que messieurs Begon
On peutdires
à l'envie l'un de l'autre,
et Botin contribuèrent malleureuses, sauver
dans ces conjonctures
la ville de Santo-Domingo. Le gouvernement
reconnoitra sans doute un jour les services signalés de ces deux braves marins; maisilsjouisde la reconnoissance et de T'estimede
sent déjà
dont ils ont
leurs infortunés compatriotes, S7
adouci les maux ; et. cette douce satisfaction
récompense de leurs ceeurs
est la plus digne
généreux.
mêmes se sont plu en difféLes Anglais
aux sentirentes occasions à rendre hommage
élevés, manifestés parle capitaine Begon,
mens dans des lettres écrites par lui au général Bar:
quier, et interceptées par eux.
Cet heureux événement en. ranimant nos
nécessairement l'effet
espérances 7. produisoit
ennemis. Sanchez
contraire sur l'esprit de nos
dans son. camp
chercha dès - lors à accréditer
nous n'avions reçu que 200 barl'opinion que
la distribution de pain faite
rils vides : mais
et le rapport des Espagnols, que
aux soldats,
de Santo-Do-"
nous faisions sortir chaque jour
lui firent bientôt connoitre que, nos
mingo,
d'existence n'étoient que
nouveaux moyens --- Page 248 ---
(a5f)
trop réels, puisqu'ils
tant desiré par lui de éloignoient le moment
donner la
nous forcer à lui abanplace.
Les maraudeurs
Jeurs courses dans les continuèrent néanmoins
la
environs, et le 7 mars,
récapitulation des vivres existant en
nous offroit la consolante
magasin,
voir lutter, encore
perspective de poupendant
contre la faim et les efforts quarante jours 5
nous assiégeoit.
de l'ennemi qui
Le 8 au soir, une femme faite
dans la maraude du 6,
prisonnière
revint à Santo-Domingo; elle apportoit une lettre de Sanchez
géndral Barquier, relative
au
qu'il faisoit,
au bon traitement
niers
disoit-il, éprouver à ses prisonfrançais. Cette lettre étoit
d'une nouvelle sommation
accompagnce
tardive du colonel
et dune réponse
Kindelan, gouverneur de
Saint-Yague de Cube, à différentes lettres
général Ferrand relatives à
du
Joseph
Tavénement de
Napoléon au trône
Le ton de
d'Espagne.
jactance et d'exaltation de la correspondance du gouverneur espagnol sembloit
démentir da réputation de
dence, qu'il s'étoit
sagesse et de pruduite envers les acquise par sa bonne conmalheureux Français
dans son gouvernement.
réfugiés
Entrahié sans doute
Saint-Yague de Cube, à différentes lettres
général Ferrand relatives à
du
Joseph
Tavénement de
Napoléon au trône
Le ton de
d'Espagne.
jactance et d'exaltation de la correspondance du gouverneur espagnol sembloit
démentir da réputation de
dence, qu'il s'étoit
sagesse et de pruduite envers les acquise par sa bonne conmalheureux Français
dans son gouvernement.
réfugiés
Entrahié sans doute --- Page 249 ---
(255 1 )
exagérée de ses
le torrent de l'opinion
par
en invectives
compatriotes 7 il se répandoit
calculer
français, sans
contre le gonvernement de cette même opique la réaction prochaine résultat infaillible de:
nion devoit être bientôt le
et de T'affermisse-,
nos succès en Espagne,
le trône de
ment de Joseph Napoléon sur
Castille. (70)
€ para:
Dans la nuit du 8 au 9, Tennemi,
par le systéme
lysé dans ses moyens d'attaque, avoit imaginé I
défensif que nous avions adopté,
Des
de nous inquiéter.
un be nouveau moyen
des obusiers
chaloupes canonnières, portant
derrière la pointe qui
de 32, vinrent se placer
et
ferme, à TEst, le port de Santo-Domingo,
où l'artillerie de la place ne
de cette position,
elles commencèrent, sur
pouvoit les atteindre, obuses, dont la majeure
le minuit, à lancer des
trèséclatant en Tair, ne produisit que
partie
peu d'effet.
motif
Le 9, à la pointe du jour, nouveau
de
les habitans
d'espérance et d'allégresse pour
à hunier
Santo-Domingo. Une grande goelette
la Supérieure, couroit toutés
reconnue pour
être intimidée
voiles dehors sur la terre,sans
des canonnières et des péniches,
par la présence
le combat. L'attention et
manceuvrant pour --- Page 250 ---
(-256 )
Pintérêt des spectateurs étoient partagés entre le
desir de voir triompher le pavillon français;
et la crainte d'être privés d'une ressource aussi
précieuse. Tous étoient persuadés qu'un bâtiment, sorti le 18 novembre de Santo Domingo,
aller chercher des farines à la Guadeloupe
poura
ou Etats - Unis, ne pouvoit revenir 2 après
une absence de quatre mois, sans apporter
considérables pour ravitailler
des provisions
la place.
Le capitaine Brouard, après avoir écartépar
d'artillerie et de mousqueterie,
une décharge
les canonnières et les péniches, qui gagnèrent
le large, mouilla, à huit heures du matin, en
tête de rade, et se hala de suite dans le port.
Mais à l'espérance flatteuse à laquelle s'étoient
livrés les assiégés; succéda bientôt le mécon-:
lorsqu'ils apprirent le mautentement général,
on avoit
vais succès d'un voyage sur lequel
fondé le salut de la colonie.
Le sieur Brouard étoit sorti del Santo-Domingo le 18 novembre, avec un batimentréle meilleur marcheur des Antilles; à son.
puté
étroite-:
départ, la place de Santo-Domingo,
ment bloquée par les insurgés, n'avoit que
jours de vivres. Toute la
pour quarante-cinq étoit dans la légèreté de
confiance des habitans
général,
on avoit
vais succès d'un voyage sur lequel
fondé le salut de la colonie.
Le sieur Brouard étoit sorti del Santo-Domingo le 18 novembre, avec un batimentréle meilleur marcheur des Antilles; à son.
puté
étroite-:
départ, la place de Santo-Domingo,
ment bloquée par les insurgés, n'avoit que
jours de vivres. Toute la
pour quarante-cinq étoit dans la légèreté de
confiance des habitans --- Page 251 ---
( 257 )
la Supérieure et dans le zèle du sieur Brouard
qui la commandoit. Cet officier avoit ordre
d'aller à la. Guadeloupe, pour y faire connoitrè
notre position, et solliciter les secours les plus
prompts en farine; et dans le cas oir cette COlonie se fut trouvée dans l'impossibilité de nous
secourir, le capitaine Brouard, auquel avoit
été adjoint le capitaine d'état-major Remoussin,
devoit passer de suite aux Etats- Unis, pour se
concerter avec les consuls français, et s'expédier dans le plus bref délai, avec 400 barrils
de farine. Le capitaine Brouard rentra au bout
de quatre mois sans provisions, sans argent et
sansl le capitaine de l'état-major qui lui avoit été
adjoint. Les raisons qu'il donna de la non-réussite desa mission n'étoient appuyées d'aucunes
pièces. justificatives, et la clameur publique fut
d'autant moins indulgente, que le souvenir des
maux occasionnés par une disette detrois mois
n'avoit pas été entièrement efface par l'arrivée
des secours qu'avoit apportés la goélette la Fortunée.
Cependant le capitaine Brouard alléguoit
qu'ilavoit fait inutilement toutes les démarches
que son zèle pour la chose publique lui avoit
suggérées, mais que l'état de crise dans lequel
se trouvoit le pays à l'époque de son arrivée 2 --- Page 252 ---
238 )
avoient contrarié ses désirs et neutralisé
efforts; que la loi de
ses
jamais
l'embargo y étoit plus que
rigoureusement observée, et qu'ilauroit
infailliblement été victime de ses tentatives, s'il
eut essayé de l'enfreindre. Il
moyens de
ajoutoit à ces
justification, que les consuls français, charges plus spécialement que lui
rerl le succès del'expédition,
d'assuavoient eux-mêmes
éprouvé les dangereux effets de la fermentation
populaire, et reconnu limpossibilité de contrevenir à la loi (71).
Nous connoissions en effet les difficultés de
faire sortir des farines des
Etats-Unis,
nous connoissions en même
mais
ples nombreux de
temps des exemcapitaines qui étoient
nus à tromper la surveillance des
parveà éluder les dispositions
douanes, ou
prises par le
ment pour maintenir l'exécution de gouversure politique. C'est
cette med'après ces considérations
queles habitans ne voyoient dans la conduite
sieur Brouard que les résultats,
du
sans pour exciter contre lui
motifs insuffifavorable et
le
une prévention dépour juger irrévocablement.
On lui reprochoit avec plus de
1o des'en être rapporté
fondement ;
simple
légérement àl l'avis d'un
particulier, pour se
la
dispenser d'aller à
Guadeloupe, sa première
destination,. sous
med'après ces considérations
queles habitans ne voyoient dans la conduite
sieur Brouard que les résultats,
du
sans pour exciter contre lui
motifs insuffifavorable et
le
une prévention dépour juger irrévocablement.
On lui reprochoit avec plus de
1o des'en être rapporté
fondement ;
simple
légérement àl l'avis d'un
particulier, pour se
la
dispenser d'aller à
Guadeloupe, sa première
destination,. sous --- Page 253 ---
(1259 - )
étoit bloquée par les Anglais;
le prétexte qu'elle
de l'occasion favo20. de n'avoir point profité
de couler les chalourable quisétoit présentée
de
canonnières espagnoles et les péniches
pes
(72), dont la destruction eut
la station anglaise
été d'autant plus importante, qu'elle eût préle malheur auquel notre sécurité devoit
venu
nous exposer dans la nuit.
En effet, le même jour, à quatre heures du
dans lesud la felouque du sieur
soir, on signale
la
Botin, à la vigilance et l'activité duquel place
avoit dà les premiers secours. A sept heures
elle mouilla en rade sous la protection des batteries de l'arsenal. Les péniches anglaises, dont
tentèrent
T'audace s'étoit accrue par Timpunité,
succès d'enlever dans la nuit ce bâtiment
avec
mois, avoit constamment
qui, depuis quatre
vitesse, à toutes
échappé, par son incroyable
les poursuites des croiseurs anglais.
Une imprudente sécurité avoit fait résister
le sieur Botin aux conseils des marins qui T'enà faire entrer son bâtiment dans le
gageoient
port; il se reposoit sur sa bonne fortune, qui
l'avoit
abandonné, lorsqu'à dix heune
jamais
abordent la
res du soir, huit péniches anglaises
felouque de tous les côtés $ léquipage, surpris
et harassé de fatigue, se précipite au fond de --- Page 254 ---
240 )
cale, et les batteries de T'arsenal, prises au détardive
pourvu, ne donnent qu'une protection
malheureux Botin, dont le bâtiment est enau levé à la vue d'une ville qui avoit été depuis
mois T'objet de sa plus grande solliquatre
citude.
hardie coûte cher aux AnCette entreprise
seule
glais; la rapidité de T'exécution pouvoit
la faire réussir, mais ils avoient également à
craindre les méprises et la confusion de la nuit.
arrivant
En effet, les deux premières péniches,
deux bords opposés et se prenant pour enpar
s'attaquent et se chargent avec tant d'onemies
Anglais
pinidtreté et de fureur, que vingt-huit
furent en un instant tus ou mis hors de eombat. La perte de ce bâtiment fut d'autant plus
sensible pour les habitans, qu'elle a été supporhomme
s'étoit acquis les droits
tée par un
qui
les plus sacrés à leur reconnoissance, et qu'un
batiment d'une marche aussi supérieure alloit
nécessairement devenir, entre les mains des Anun instrument fatal à notre commerce et
glais,
nous attendions incessamaux ressources que
ment des Etats-Unis.
Le jour suivant, don Joseph Abreu, officier
d'artillerie, fut envoyé par Sanchez, avec plein
plus
sensible pour les habitans, qu'elle a été supporhomme
s'étoit acquis les droits
tée par un
qui
les plus sacrés à leur reconnoissance, et qu'un
batiment d'une marche aussi supérieure alloit
nécessairement devenir, entre les mains des Anun instrument fatal à notre commerce et
glais,
nous attendions incessamaux ressources que
ment des Etats-Unis.
Le jour suivant, don Joseph Abreu, officier
d'artillerie, fut envoyé par Sanchez, avec plein --- Page 255 ---
( 241 )
pouvoir de traiter déinitivement de l'échange
des prisoriers respectifs.
toutes les
Les réponses évasives de Sancliez,
fois quil avoit été question d'échanger riles prisonniers, avoient inspiré au général Barquier
les plus vives inquiétudes sur le sort. de nos
malheureux compatriotes. 1l avoit à coeur 1 de:
faire cesser cette cruelle incertitude et del bri-)
ser les chaines du petit nombrel de Français
au, massacre de Seybo, de los Lanos
échappés
G:
il écrivit
et de Montegrande; en conséquences
au capitaine Gilbert Guillermin en ces termes:
Cu
aJe vous - préviens, mon cher Guillermin,
quejev vous ai désigne pour procéder al Téchange
des prisonniers, d'après les instructions que
vous allez immédiatement recevoir, vous investissant de tous les pouvoirs nécessaires a cet
effet. f3 35 a
1E à
17:
( Tout à yous 2
(Signé),
J. BARQUIER )). 01
Le même jour le capitaine Guillermin s'aboucha avec le sieur don Joseph Abreu, etlel
résultat de leur conférence fut une convention
d'échange ainsi conçue :
--- Page 256 ---
(54*) )
à
respeceifes
des prisonnters.
Traité d'dchange
Gilbert Guillermin,
fail entre les sieurs
Abreu, de
d'une part, et don Joseph
Pautre- 5
enarrêté et convenu
real 1 est' dehnitivement qu'ily aura échiange
tre les parties soussignées, del la manière ciaprès
des prisoniers respectifs 4 pontost sit
ne
déterminées :
framcais
13 Article premier. ( Les prisonniers ainsi a que
de la troupe de ligne,
faisant partie officiers francais et les habitans
la milice, les
librement dans Tenceinte
qui voudront revenir
sur, la
seront transportés
de Santo-Doiningos au passage dit de Santa
rive droite de TIsabelle,
hommes, à
escorte de cinquante
bonne
Cruz,sous af
le bon ordre et la
l'effet de maintenir
de Téchange entre les
harmonie au moment 690 Do
parties contractantes.
espagnols, les Pèpul ( 1 Tous les prisonnieirs èt le capitaine don Franres' Roiz et Moralès, seront transportés sur
cisque Diaz, compris,
avec la même esla rive gauche de Msablle, les prisonet
le même objet que
corte pour
o bi
niers francais. canots sortiront en même temps
( II1: Deux
avec une quantité
des doux rives opposdes ?
de Téchange entre les
harmonie au moment 690 Do
parties contractantes.
espagnols, les Pèpul ( 1 Tous les prisonnieirs èt le capitaine don Franres' Roiz et Moralès, seront transportés sur
cisque Diaz, compris,
avec la même esla rive gauche de Msablle, les prisonet
le même objet que
corte pour
o bi
niers francais. canots sortiront en même temps
( II1: Deux
avec une quantité
des doux rives opposdes ? --- Page 257 ---
(245) )
égale de prisonniers, dont l'échange aura été
définitivement convenue, ct, successivement,
Téchange en entier des prisonniers. FeST
jusqu'a à
pectifs. ( IV. Dans le cas ou le nombre des prisonniers au pouyoir, des Espaguols excéderoit de
douze celui au pouvoir des Français, - des gend
ral Barquier consent à donner,pour Texcédant,
la famille de don Atonion Aybar, Domingue
de Soza, Joseph Joaquin Marcano et Manuel
Pereyra
éviter toutes contestations,
< Val Enfin pour
survenir
retards et difficultés qui pourroient
entre les parties, il est explicitement décidé:
e 1, Que, lessieurs Lavalette, Poupon, Morins officiers A
français, seront, échangés contre
le sieur don Francisque Diaz, le Père Ruiz,
curé de Sainte-Barbe,et le Père Moralès; et
vu limportance de ces trois personuoges.espegnols, qui sont tous les.trois d'une grande.considération, don Juan Sanchez s'oblige à faire
remettre à Santo-Domingo, dans le plus bref
le
même de léchange, six
délai,. sinon o jour
habitans d'une classe également consicléréeset
que nous laissons à la, disposition et au choix
de don Juan Sanchez, dans: la loyanté duque!
on doit avoir confiance. --- Page 258 ---
(544) )
prisonniers seront échan:
dioEe aTaustesauivest homme, jusqu'a la concurgesy-h homme par
entendu
rence
eet-eratinee
que les douze prisonniers espagnols des
cependant
compléter le nombre
qui manquent, pour
dedor Juan
français au pouvoir
de
cinqumnte-sis représentés par les familles
Sanchez, seront
de don Antonio Aybar,
don Thomas Ramirez, Joseph Joaquin Marcans,
Domingue de Soza,
Manuel Pereyra.
ur
nous, à Santol
et signé par
(. Fait, approuvé
avoir son
ce II mars - 1809, pour demain
Domingo,
de Santa - Cruz;
exécution au passage heures du matin. attre
T2 duid courant; à 1o
:
GUILLERMIN, capit.
C (Signc),
sir (
et.
adjoint,,
>.
NE
C JOSEPH ABREU
facilenient dans le prétexte apOnrapercevra
but réel desande cette nigociatichilet
de
parent chezy si on veut se reporter aux époques delOrve.
entrevues avec le sieur
et de
ses prémières désastres de Saint-Jérome
Abattu par les
le 12 février a cet
Galard, il fit entrévoir,
dont
possibilité d'un rapprochement
envoyé,la
Toceasion lors de Téchange
il devoit faire naitre
o
des prisontiers respectif8.
apercevra
but réel desande cette nigociatichilet
de
parent chezy si on veut se reporter aux époques delOrve.
entrevues avec le sieur
et de
ses prémières désastres de Saint-Jérome
Abattu par les
le 12 février a cet
Galard, il fit entrévoir,
dont
possibilité d'un rapprochement
envoyé,la
Toceasion lors de Téchange
il devoit faire naitre
o
des prisontiers respectif8. --- Page 259 ---
(1245)
depuisavec comatswibensasabansaed 1
insinuations des Anglais, qui lui
plaisance aux
la redfaisoient envisager comme tres-prochainel resserren.le
dition de la place, dont ils alloient
blocus, n'étoit plus dans ces sages dispositions
de don Joseph
le 24, lors' du second voyage
des 20
deli Orve, malgré les succès importans lui faisoient
et:22 février, que ses perfides alliés d'une
considérer comme les derniers efforts
garexténuce
fatigue et: par la faimas
nison
par-la
tonjours dirigé par
LN Le 27 février; Sanchez
envoie
ane politique adaptée aux circonstances, remettreiau
lesieur don Josepli FAbreu, pour
Barquier, l'état inominatifs des prisongénéral
ct renvoyer léchange à un temps
niers français,
ne jugeat pas alors
plus opportun; ; et quoiquil
entrer en
que. le moment fit favorable pour qu'il ne voupourparlers; on voyoit néanmoins
de
définitivement à l'occasion
loit pas renoncer.
pacifiques; et
renouer uni jour des négociations proposé, c'est
s'il Lgareisamseeaieieset les événeconserve encore: un espoir que
quil
souvent trompé.
S -
mens avoientsi donc la série d'incertitudes
En résumant
et
d'unel politique aussi tortueuse qu'erronnée féversatile, on, voit premièrement, que le 12
vrier il manifeste le désir de rendre la paix à --- Page 260 ---
( 346 )
parvenir à ce but,
son pays; qu'il doit, pour
le 24, Tinsaisir léchange des prisonniers; que
fluenice dés Anglais et l'esprit de domination disrétardent les heureux effets de sa première
position ; 2° que le 27, T'échange est A renvoyéà soit
opportun, et que le IO mars ,
un tempsplus del lintérêt public prévalar dans
quelesentiment des motifs d'intérêt personnel
son cceur 7 ou que
nouvelle démmarche,il
lui eussent suggéré une
dénitivement de
envoié lè sieur Abreu traiter
dette négo:
Téchange, dans Tidéesans doute que lieu à des
ciation éventuelle pourroit donner
cependans lesquelles il ne vouloit
ouvertures
Tinitiative:" 0036
dant pas avoir
y 1432 wanpr
au passage de
Echange de prisonniers
Santa-Crus.
J f ou
s'effectua donc le 12 mars sur les
Léchange
etl bonne foi;
rives del elisabelle, avec tranquillié
mais le silence et la réserve la plus scrupuleuse
les affaires du temps sont commanddes,
sur.
la diguité du gouvernementse ét
d'un côté par vanité excessive et déplacée
de Tautre; parlai Sanchez : la chose publique est
de don Juan
quéle devoir
ainsi sacrifiée à des considérations mais que la
justifie dans le général Barquier,
s'effectua donc le 12 mars sur les
Léchange
etl bonne foi;
rives del elisabelle, avec tranquillié
mais le silence et la réserve la plus scrupuleuse
les affaires du temps sont commanddes,
sur.
la diguité du gouvernementse ét
d'un côté par vanité excessive et déplacée
de Tautre; parlai Sanchez : la chose publique est
de don Juan
quéle devoir
ainsi sacrifiée à des considérations mais que la
justifie dans le général Barquier, --- Page 261 ---
( 247) )
condamne dans le chef orgueilleux des
raison, Tant il est. vrai que, les faux calculs
insurgés
étouffent, souvent dans son prin, it
del la politique généreuse du bien publics et
cipe,, Timpulsion, quelquefois à Thomme né
surprennent méme funestes d'accélérer la
vertueux les moyens
NO
ruine de sa patrie.
4 Y ntos coupable 98
Mais après ces exemples d'une
POT
a
le. bien de
htique sacrifiant, impitoyablement froides de lor:
Thumanité aux considérations
conil est néanmoins
gueil et del'amourspropre, à citer, des traits particuliers qui,
solant d'avoir
agréar
en faisant admirer la yertu.contrastent laissent
blement avec le sentiment pénible que
de Tambition
dans l'ame les funestes égaremens
et de,la vanité
a 3537 c
impétueux
Le Père Ruiz, dont le caractère inquiéFinfluence avoient donné quelques
et tudes dans le moment de la grande fermentaavoit été incarcéré par, mesure de sureté,
tion, UT les autres
dont le gouverne- E
avec
peronnes la fidélité.
03S
ment français avoit suspecté
chargé de
Le, capitaine Gilbert Guillermin,
lepnivenir ta
qual ctoit désigné par don JuanSan- franchez pourd être, échange caveclesprisonuies ecclésiastique,
çaisa trouva, dans cet estimable ministre de la
des sentimens bien dignes d'un --- Page 262 ---
248 )
chrnétienine ( Je vais être délivré des
religion
calomnie, s'écria-tchaines dont m'a changela
devant Dieu
il, mais je n'aurois aucun mérite endurées, si
de'toutes les tribulations quejal de ma liberté
je ne consacrois tous les momens égarés à Tobéisà rappeler mes compatriotes
lédoivent à leur gouvernemenr
sance qu'ils
gitime >,
Gilbert Guillermin lui répondit
Le capitaine
le pardon des injures étoit en effetletriomque du vrai chirdien,e et quési les perséeutions
plie
étoient injustes, il touchoit
qu'ilavoit éprouvées les Français a s'en reau moment de forcer
3 n
pentir.
Ruiz traversa la rivière dans ces
Le Père
furent
bonnes dispositions 3 mais ses démarches
infructueuses.
de l'échange des prisonniers.
Continuation ATD 18
lui répondit
Le capitaine
le pardon des injures étoit en effetletriomque du vrai chirdien,e et quési les perséeutions
plie
étoient injustes, il touchoit
qu'ilavoit éprouvées les Français a s'en reau moment de forcer
3 n
pentir.
Ruiz traversa la rivière dans ces
Le Père
furent
bonnes dispositions 3 mais ses démarches
infructueuses.
de l'échange des prisonniers.
Continuation ATD 18 s'effec2 Léchange des prisonniers n'ayant pu
le 12, fut continué et achevé
tue entièrement
la
le 13. Nous sdmes, par nos prisonniers, dans les
pénurie des vivres qui se faisoitsentir
T'ennemi;1 lel mécontentement
pays occupés par la longueur de cette guerre,
qu'y occasionnoit traitemens qurils avoient éprouet les mauvais --- Page 263 ---
( 249 )
époques ou les insurges
vés aux différentes échecs; le gouvernement
avoient essuyé des
la
enfin, par leur rapport * unanime, des
acquit conviction de la fidélité inaltérable
douce
Manuel de Peralta et don Auguscolonels don
chaines affreuses
tin Franco, qui ont préférdles
avandont ils étoient chargés, aux propositions de trahir leur.der
tageuses, mais humillantes;
voir et leurs sermens.
depuis le moment
suis officier français
- ( Je
que je tenais de S.
ou j'ai renoncé au grade Peralta aux érisM. C., répondit le colonel serment de fidésaires de Sanchez:jai prètéle devenu mon soulité à Tempereur Napoléon, traité de Bale, et rien
vérain légitime par de
faire trahirlhonau monde n'est capabledeme
neur et mes sermens >,
Franco n'est
La conduite de don Augustin
d'admiration. Arrêté et gardé
pas moins digne
sa preà vue au moment de Tinsurrection, Téiendard impémière idée est de détacher
ceinture,
chezlui, de s'en faire une
rial déposé
satellites de Sanchez que la
et de déclarer, aux
de le séparer de ce
mort seule sera capable
signe sacré de Thonneur militaire. d'attacheDes témoignages aussi glorieux et de reconment, de fidélitéaleur souverain, --- Page 264 ---
( 250 )
mon
Ferrand,sont d'aunoissance pour le général deux officiers sont
tantplus admirables, que ces tous les avanétrangers, et que la liberté et
de leur -
de la fortune devoient être le prix
tages
foiblesse (75)
dégoutant avoit offert à la
Qucl contraste
des làches
mème époque la noire ingratitude oubliant en un
habitans de la partie de l'Est; ;
les avoit
instant tous les bienfaits dont le général
pendant, cinq années d'un gouvernecomblés,
trainèrent sa - tête dans les
ment paternel; ils
et : la présentérent
rues, de Seybo et de Higoué,
inconsécutifs, aux regards
peudant trois jours
prisonniers français:
dignésdes mallieureux Guillermin ne voyant pas paLe capitaine
des prisonniers le capiroitre dans le nombre
son
Lavalettes en manifesta
taine dotat-major
Abreu, qui lui asétonnement à don Joseph
se rensura a
que sous nat peir de jours cet officier RTP 1
droit par mer Ge a Santa-Domingo. dans Fexécution
d'exactitude" y
Ce manque religieusement observée par
d'une convention francais; nécessita le retour
le" gouvcrnehient
Diaz a Santo-Donindu sieur don Francisque
Lavalette, dont
go, en garantie du capitaine ab 3
:
Téchange avoit été arrêté.
avec les
Liéchange effectué, on se.. séparas
nsura a
que sous nat peir de jours cet officier RTP 1
droit par mer Ge a Santa-Domingo. dans Fexécution
d'exactitude" y
Ce manque religieusement observée par
d'une convention francais; nécessita le retour
le" gouvcrnehient
Diaz a Santo-Donindu sieur don Francisque
Lavalette, dont
go, en garantie du capitaine ab 3
:
Téchange avoit été arrêté.
avec les
Liéchange effectué, on se.. séparas --- Page 265 ---
(a51 )
d'honnêteté et de confiance que
démonstrations
On reconnoiscomportoient les circonstances.
le désoit aisément sur la figure des Espagnols
sir de voir: cesser des hostilités aussi. contraires
au bonheur des deux nations.
Guillermin ne. leur laissa point
Le capitaine
survenus en Esignorer les grands changemens étonnans des arpagne., à la, suite des succès
funeste,
mées francaises; mais une prévention
les fausses nouvelles de Portoric
entretenue par:
la vérité
et des Anglais, leur faisoient suspecter étoient dans
ils
de ces évenemens imnportans; Ferdinand VII réguoit
la ferme persuasion que France étoit envahie par
en Espagne,et que la
réunies aux Anglais.
les armées espagnoles
e
Départ de la goëlette la Fortunée.
Cependant le gouvernement ne négligeoit
an
de
et d'adoucir notre
aucun moyen prolonger
Textracexistence; on continua avec vigueur
faire
tion de la racine de gualliga, pour: en
Tamalgame avec le' peu de farine qui nous resLe général fit partin le 15 mars
toit en magasin.
le 6 avoit jeté dans la
ce même pilote-bot, qui.
destination étoit
place 150 barils de farine:s sa
revenir
Saint Barthélemi, d'ou il devoit
pour --- Page 266 ---
( 252 )
de
avéc une seconde cargaison
dans 20 jours
comestible.
ces secours, que les dangers
En aitendant
quoique
de la mer rendoient bien incertainss confiance dans
nous eussions la plus grande armateur -
de cette
Thabileté du sieur Fleuri *
d'honneur et
goilette, et dans les sentimens
nous
d'humanité dont nous le savionsanimé, aller
continuames a sortir tous les jours pour ces foi=
les champs de l'ennemi; mais
ravager
étoient cruellennent payées par
bles ressources -
en hommes et
les pertes que nous éprouvions d'épuiser en peu
par la perspective effrayante de nous alimenter.
de temps: ce: seul moyen.
que le pilote-bot
C'est.dans ces conjonctures
il
venant des PatsUnis,ob
le Brave.Créole, dans le courant de.novembre
avoit été envoyé
entra dans le port de
par le général Barquier, éprouvé, de la part
Santo-Domingn Il avoit contraricués, relatiles memes
des Américains,
ler capitaine Brouard,
vementàsa mission, , quel
de trois mois
infructueux
et après un séjour
ou, il lui fut, imdans le port de Charleston, banil de farine, il revint
possible de charger un,
somme d'environ
à Santo Domingo avec, une billets de la banque de
snsamerilegurden en
Philadelphie
général Barquier, éprouvé, de la part
Santo-Domingn Il avoit contraricués, relatiles memes
des Américains,
ler capitaine Brouard,
vementàsa mission, , quel
de trois mois
infructueux
et après un séjour
ou, il lui fut, imdans le port de Charleston, banil de farine, il revint
possible de charger un,
somme d'environ
à Santo Domingo avec, une billets de la banque de
snsamerilegurden en
Philadelphie --- Page 267 ---
(255.) )
succès de ce voyage, et la trisLe mauvais
occasionna
assi@ges, fureut
tesse qu'il
a0
nouvelles consolantes
un
tempérés par
cer
peu
Nous edmes par lui la confirqu'il 1 apportoit. na0 victoires Fe en
de la
de nos
-
Eepagne,er
mation
-
avoit 3 été fxée par le
6 levée de Tembargo, qui in
congrès au 4dc ce mois.
fois
trompe une seconde
BOLe gouvérhémnent,
1 un instant
dans ses
ne perdit pas
espérances, 300
résister aux revers d'une fortune aussi
pour constamment Sot
contraire; 1. ; et sans préjuger sur la
d
du -
Brousrd, il donna le
conduite
capitaine
commandement de la Supereure au capitaine
Forest qui: avec autant dhabileufet de valeur,
a
de bonlieurcmman noda
"avoit infinment pluis'
Si Le capitaine rit
Forest, dont la'e grandeurdame ad
"et Tattachement 1u1
al son pays ne sont comparaP4iA et
quil lai ont acbles
courage
sTiuduet
qu'au
avant de
Saros quis Testime des Anglais memnts,n Ary
au gouvernement d'apartir, Tofffe génereuse
a
le
3 cheter et d'armer a ses frais le pilote R bot
BraveCiéole, et de le consacrer a Tapprosisionnement de la place. Mais le gendral, en't rapFN a aue cet acte I lior de dérouement, ordonne
plaudissant S
al
vODO aux frais de eléat,
que le batinielit'se sera téarié
:
le
et sa destination fut de nouveau fixée pour
:: purds tu
voyage 9
des Etats Unis. --- Page 268 ---
(254) )
des habitans et de
Preuves de dévouement
la garnison
ltur d'admirer ces élans
Onine peut s'empicher et de courage dans les
simultands d'émulation
: déjà les habidéfenseurs de Santo-Domingo animés du noble enthoutans et la garmison, avojent dévoré jusquaux
siasme de la gloire, degodians, et les racines les
animaux les plus
que de terpernicieuses à la santé : plutos lest
plus
honteuse capiulation, strophées
nir, par unel
aussi longue quhionorable.
d'une campagne chefdebatsillon Bulté va cherLeaxmarslee tête de 300 bommness il le
cher l'ennemis à la hauteurs de la rivière de
rencontre dans les devant lui pendant une lieue,
Jayne, le chasse
dans la place.
et rentre le. même jour
snalienureusément
Ces succès m'appontoleny
y1 f
Lesinsurà notre position,
se
aucun changemnenta aux Parthes et aux Scythes,
ehssentlaias
moyen
battoient en. fuyant, et épuisojeniparces les leurs. Notre arnos forces en coniservant les jours par la désermée s'affoiblisoit tous la mort de nos plus
tion des étrangers et par
braves soldats.
arrive le a3 mars; lerécit
Lec capitaine Begon
es succès m'appontoleny
y1 f
Lesinsurà notre position,
se
aucun changemnenta aux Parthes et aux Scythes,
ehssentlaias
moyen
battoient en. fuyant, et épuisojeniparces les leurs. Notre arnos forces en coniservant les jours par la désermée s'affoiblisoit tous la mort de nos plus
tion des étrangers et par
braves soldats.
arrive le a3 mars; lerécit
Lec capitaine Begon --- Page 269 ---
(359 à )
événemens t d'Europe et des trouqu'il fait des raviver lesprit public,. et donne
blesde Portoric
de la garnison:
un nouvel essor au courage de: ce brave officier que
431 Ce fut à Tintrépidité
:
damesi : l'entrée dans: - le port, dun petis
nious
de vivres, venant de Saintbâtiment charge
prise et 2 armée par les
Thomas : Ja felouque : de lamariners lorsétoit sur, le, point
la
Anglais
la Sentinelle paruti et força
que la goelette
une heure de combat:
de virer de bord après
Conpe
Deugieme combat de Galard.
ole A 3
018D JARI
d'efforts généreux étoient dignes dun
Tant sort: G lax fortune nous fuit det nouveau
meilleur à Galard, oir le colonel bafilton,àl la
favorable. hiommes, rencontra lennemi,au
tête del 450. 1500, ler mit en déroute, et le pournombre:
dune lieue du champ de bataille.
suivit à plus
dans ce combat 60 hommes
Lesinsurgés eurent le colonel perdit 4 homstant tués queblessis,
pmweslal
mes et: eut 8.blessés 2 am sonkealan
TenLel lendemain, 6 le génécaly instruit que
nemi étoit revenu, occuper! cette même position
la même
fitmarcher le coloniel Vassimoniavec oter-l'envie
colonne pour Fen débusquer et.lui troisième
desy éablir.Les circonstances de cei --- Page 270 ---
(356 )
licu devenu célebre parfobse
combat, dans un
à le conservers et par la
tination de l'ennemi troupes à les' vaincre, sont
persévérance de nos
dans le rapport du
décrits avec trop d'intérêt F
le transcrire en
Vassimon pour ne pas
colonel
entier ici (74).
Vassimon ; troisième
Rapport du coloncl
combat de Galard:
tO 41 el nt e
que T'endu 24, faisant supposer en force dans
( Laffaire le dessein de sétablir
les
nemi avoit
afin d'intercepter
les énvirons de Galard, jusqua ce momentfoibles déachemens qui,
, jai reçu.et
protégé les maraudeurs
cisavsiene cxécuté élordre
dont le plan. étoit
TEE
hommes , les insturgeés
le blocus
de resserrer étroitemment placées
évidemment
embuscades
de la place: Les tinrent premitres pas long-temps devant
aux eaimittes ne
la résistance devint plus
nos cclaireurs, mais
de Galards-ou lendans la position ses forces. Ce poste
opiniatre avoit coneehiné toutes la même intrépinemi
fut enlevé -
avéc colonne composée
avantageux
de ma
chasseurs
dité par Tavant-gaede adininistrative, des
del la compagiule
affranchis, et dela.comcoloniausyd des nègres
Les tinrent premitres pas long-temps devant
aux eaimittes ne
la résistance devint plus
nos cclaireurs, mais
de Galards-ou lendans la position ses forces. Ce poste
opiniatre avoit coneehiné toutes la même intrépinemi
fut enlevé -
avéc colonne composée
avantageux
de ma
chasseurs
dité par Tavant-gaede adininistrative, des
del la compagiule
affranchis, et dela.comcoloniausyd des nègres --- Page 271 ---
(257)
pagnie des guides. L'ennemi, en se retirant,
continua un feu assez vif," jusqu'à Thabitation
de Bondille, oû la rapidité de notré marche
détermina son entière déroute: Ce ne fut néanmoins qu'à une demi-lieue de cette position
j'ordonnai à la colonne de
:r que
s'arréter, ne reconnoissant plus les traces de Tennemi, disséminé
dans les bois:J'ordomnai à 100 hommés de la
légion coloniale de rester en observation,
suivre les mouvemens del'ennemi, dans le pour
où après s'être rallié,il eur'cherché à
cas
inquiéter
notre retraite. Lejreste de la colonne s'arrêta à
l'embrancliement des chemins de Bondille et
d'lngombe, pendant que 150 hommes alloient
s'occuper d'incendier les maisons de la première
de ces habitations qui, depuis le
ment de la guerre, avoit servi de comméncerévoltés et avoit donné soni niom à la repaire aux
ditieuse dela
junte sépartie del'Est
Cette
deSaint-Domingue.
opération faite, la colonne réunie
la route de Galard. 3 05900
reprit
( A un quart de lieue de cette dernière
position, une colonne de 200 homn:es
dont le but étoit probablement
ennemis,
derrières de la
d'attaquer les
mienne, se présente à la distance
d'environ 150 pas de nous. Sa contenance
assuP
--- Page 272 ---
(-a58 )
occasionna d'abord une méprise qui susrée
l'impatience de nos
pendit pour le moment
de
troupes ; nous crâmes tous y reconnoitre. et les
colonel Aussenac amenant un renfort,:
étonnés de notre inaction, s'imaEspaguols, également avoir affaire à une colonne
ginèrent
d'autant plus de raison, qu'ils ne
des leurs, avec
des
pouvoient apercevoir que les compagnies.
nègres et des hommes de: couleur composant
Cette incertitude necessa qu'au
T'avant-garde.
se détacha de la celonne
moment où un homme
ennemie, ayant à la main un pavillon parlemenblanc. Les réponses de cetn liomme auk
taire
je lui fis ne donnant aucun éclairquestions que
et sa mécissement sur T'objet de sa démarche,
étant évidente par le trouble qui régnoit
prise
idées et dans sa contenance; je me
dans ses
avant
décidai à me porter à cinquante pasten chef qui la
de cette colonne, et m'adressant au
commandoit, je l'assurai. qu'il .
pouvoit compter
française et s'avancer seul avec
sur la loyauté
faire connoitre des-motifs
confiance, pour: me.
extraordinaire qu'énigde cette conduitelaussi
en
matique. Qui êtes vous? me répondit-il;
vers sa troupe. Cette
faisant un pas rétrograde
sur notre
réponse ne me laissant aucun doute
méprise réciproque, je regagnai promptement
adressant au
commandoit, je l'assurai. qu'il .
pouvoit compter
française et s'avancer seul avec
sur la loyauté
faire connoitre des-motifs
confiance, pour: me.
extraordinaire qu'énigde cette conduitelaussi
en
matique. Qui êtes vous? me répondit-il;
vers sa troupe. Cette
faisant un pas rétrograde
sur notre
réponse ne me laissant aucun doute
méprise réciproque, je regagnai promptement --- Page 273 ---
de - 259 )
la tête de ma colonne, et jordonnai de faire feu
sur J'ennemi qui , après nous avoir répondu
foiblement, se dispersa dans les bois (75).,
dans la con-
( Le prétendu parlementaire,
fusion de la marche et du feu, échappa à la
surveillance de ceux qui le gardoient, et se
jeta dans le bois qui bordoit les deux côtés du
chemin.
( Tels sont les événemens de cette journée,
qui n'a couté à l'armée que 8 hommes tués et
hesurtmaatiren
tués et 60 blessés. Je dois dire à l'éloge de nos
soldats qu'il est peu d'occasions où ils aient
montré plus d'ordre, plus d'ensemble et plus
de courage,
( Je me plais à vous recommander particuRepussard chef de la
lièrement, mon général,
coloniale qui étoit sous mes ordres; le
troupe Marcellin, commandant la compagnie
capitaine
franche des grenadiers noirs, blessé légèrement
dans cette affaire; M. Goguet, commandant la
compagnie administrative; M. le capitaine des
grenadiers du 8g",et M.le capitaine, adjudantmajor du 5, Drouet, également blessé.
( Je finis mon rapport, mon général, en
vous recommandant encore plus particulièrement M, Marquis, de votre état-major ; il --- Page 274 ---
( 260 )
del montrer plus de courage
n'est pas possible
brave officier.
et même dintrépidité que ce
VASSIMON. >
( (Signé)
Sanchez
Pour arrêter le cours, de ses revers,
à garder la défensives età rappeler
se détermina
qu'il mit à la tête de la diviCyriaque Ramirez, Nous dimes à linertie de
sion du sud. (76)
faire
Tavantage d'aller
paisiblement
ses troupes,
d'Ingombe depuis
des vivres dans les champs
51 mars. Mais ces ressources
le 26 jusqu'au
et les Anglais, trompés
n'étoient que précaires, 2 faisoit, à son tour, espépar Sanchez, qui leur
et Y'accomreddition de la place,
rer la prompte
qu'il leur avoit faites,
plissement des promesses le
avec la dernière
continuoient à bloquer. port
de
Nous commencions à éprouyer
rigueur. les effets de la disette et Tinquiétude la
nouveau
des bâtimens dans lesquels
plus vive surle sort
nous avions mis toutes nos espérances.
amba 1i1
Lavalette, nouvelles
Echange du capitaine
quil donne.
:
à la vue du
Le 28, un brick anglais parut
le, capiport avec un pavillon parlementaire;
plissement des promesses le
avec la dernière
continuoient à bloquer. port
de
Nous commencions à éprouyer
rigueur. les effets de la disette et Tinquiétude la
nouveau
des bâtimens dans lesquels
plus vive surle sort
nous avions mis toutes nos espérances.
amba 1i1
Lavalette, nouvelles
Echange du capitaine
quil donne.
:
à la vue du
Le 28, un brick anglais parut
le, capiport avec un pavillon parlementaire; --- Page 275 ---
(-a6t ) -
taine Birth qui le commandoit vintlui-mème à
avoit à son bord le capiterre, et annonça qu'il
compris S dans le traité d'échange
taineLavalette 7
Cette officier fut effectivedu II de ce mois.
Francisment échangé le lendemain pour don
Diaz. Il nous apprit que Sanchez avoit
que
dans le parage
transporté son quartier-général
d'Aquador, à six lieues de Santo-Domingo.
Cette précaution n'annonçoit pas une bien
confiance dans le courage des vaingrande
de Palo-Hincado ; il' paroissoit qu'il
queurs comptoit en effet moins sur leur valeur pour
sur Timpatience de notre
nous vaincre, que
caractère national à supporter les dures privations de la guerre.
Il est vrai que.nous éprouvions depuis queltemps les horreurs de la famine, et que la
que
déconcerter les
fortune sembloit se complaireà
mesures que nous prenions pour. résister aux
coups qu'elle nous portoit.
La racine de gualliga, , plante vénéneuse 2
dont la préparation exige les plus grands soins,
et dont T'usage est dangereux , devint une
seconde fois la ressource des habitans. Un grand
nombre d'entr'eux éprouva les funestes effet
de cette nourriture malsaine, mais ces maux
ne diminuoient ni leur constance à les suppor- --- Page 276 ---
(262 )
les attaques de
ter, ni leur courage à repousser enfin à la gloire des
Tennemi : il ne manquoit qu'un théatreplus
défenseurs de Santo-Domingo
digne de leur valeureuse résistance. critique, et
Nous étions dans celte situation
deplus
la désertion des Piémontais, augmentant de notre
encore a la perplesiné
en plus,a ajoutoit
préférant une
position : ces vils mercenaires,
à des
abondance achetée au prix de Thomneur,
passoient tous les jours
privations glorieuses,
dans les camps des révoltés (77).
par le
Cette lache défection étoit encouragée service
officier Piémontais au
sieur Grassoty,
Vaffaire de Palode France, devenu, après Juan Sanchez, dont
T'homme de don
Hincado,
des gardes.
il étoit alors le capitaine
à cceur de conCe chef de rebelles ; ayant la femme étoit
tenter le sieur Grassoly, dont
par le gouencore retenue à Santo-Dotingo le zavril, le capivernement français, envoya,
dans
Campion, fait prisoanier
taine d'artillerie mois de mars, en exigeant la
une des sorties du
officier français de reparole d'honneur de cet
dans le cas our
prisonnier,
venir se constituer
dame ne scroit point
son échange pour cette
accepté par le général Barquier.
que le méCampion rapportoit
Le capitaine
oly, dont
par le gouencore retenue à Santo-Dotingo le zavril, le capivernement français, envoya,
dans
Campion, fait prisoanier
taine d'artillerie mois de mars, en exigeant la
une des sorties du
officier français de reparole d'honneur de cet
dans le cas our
prisonnier,
venir se constituer
dame ne scroit point
son échange pour cette
accepté par le général Barquier.
que le méCampion rapportoit
Le capitaine --- Page 277 ---
( 263 )
contentement étoit général, et que la licence
des soldats bravoit impunénient l'autorité
chefs. Il ajontoit que le père Ruiz avoit fait des
vain les démarches les plus
en
terminer Sanchez à
pressantes pour déde sa patrie: : son mettre un terme aux maux
coeur, endurci par l'ambition, avoit été sourd à tons les conseils de la
sagesse, et le père Ruiz s'étoit alors retiré sur
osn habitation.
Les Anglais redoublerent,à cette époque, de
surveillance autour de notré port, dans P'idée,
sans doute, que le retour de nos bâtimens n'étoit pas cloigné (78). Le gencral Barquier, de
son côté, sans commettre la foiblesse de ses
moyens contre les forces supérieures de l'eni-:
nemi, faisoit continuer par terre, avec
dence, les maraudes dans les
pruchamps' des insurges, pour assurer la subsistanice journalière
de la garnison 2 en attendant des secours
efficaces
plus
que nos bâtimens devoient nous.
apporter.
Réponse du géneral à la proposition d'e.
change du capitaine Campion.
Le.5avrl, le général, réclamant
du traité
l'exécution C
d'cehange, du I I marss-précité, par --- Page 278 ---
(2 264.)
Sanchez. s'étoit, engagé à remettre six
lequel français en sus des militaires portés
habitans
déclara au chef des
dans l'état, des prisonniers,
resteroit en
rebelles que le capitaine Campion
sauf à
de l'exécution de cet article,
garantie
ou à le renvoyer dans le cas
T'échanger ensuite,
avoir lieu. Le gée
ou son. échange ne pourroit
à Sanchezquelques
néral faisoit en mème-temps des colonels don Mapropositions sur T'échange
nuel Peraltia et don Augustin Franco 2 dévenus, du
T'objet de la sollicitude
par leur conduite,
gouvernement.
Vassimon, dont Tactivités
Le g,le colonel
ont été si- souvent -
Tintelligence et le courage
critiques,
utiles alarmée dans ces circonstances
avec audace et succès les campagnes
parcouroit
de la
Il rencontra et batsituées à T'ouest
place. et rentra à Santotit Tennemi à Arroyohonde, colonne de 1200 maDomingo, escortant une
quijeterent dans la place quatrejours
raudeurs,
de vivres pourl les habitans.
été prévenu
Le même jour Temnemi,quiaroité sortie de cette forte
par des transfuges de la favorable pour attacolonne, jugea l'occasion
de' YOzama:
de la rive gauche
quer nos positions
annonça d'abord assez
mouvement
son premier
la redoute, dont il s'approcha
de témérité;mais
1200 maDomingo, escortant une
quijeterent dans la place quatrejours
raudeurs,
de vivres pourl les habitans.
été prévenu
Le même jour Temnemi,quiaroité sortie de cette forte
par des transfuges de la favorable pour attacolonne, jugea l'occasion
de' YOzama:
de la rive gauche
quer nos positions
annonça d'abord assez
mouvement
son premier
la redoute, dont il s'approcha
de témérité;mais --- Page 279 ---
I 265 )
assez près, le reçut avec tant de résolation,quil
fut forcé de se retirer avec une perte d'environ
15 hommes.
comDans la soirée du 1o,la station anglaise,
de quatre bâtimens, cingla vers le Sud,
posée
instant
abandonet nous fit espérer un
qu'elle
noit le blocus de notre port : mais le lendemain
le brick le Sparrow fut de nouveau signalé à
même l'intention de nous
à l'Est, et annonça
resserrer davantage.
le méme
Néanmoins sa surveillance se trouva
venant du Sud,
jour en défaut: un pilote-bot,
la supériorité de sa marche, à enparvint, par
les efforts
trer dans le port à sa vue , malgré
quilavoit faitspour lui couper la terre.
Généreux dévouement des habitans et de la
garnison.
La fortune parut à cette époqué se lasser de
ét ses faveurs nous étoient d'aunous persécuter,
la place n'avoit alors
tant plus nécèssaires, que
que pour huit jours de vivres, en y comprenant
que fournissoit la
les ressources journalières
gualliga, et les herbages des environs de la ville,
servoient de nourriture aux habitans. La
qui
consternation étoit peinte sur tous les visages; --- Page 280 ---
( 266 )
mais la ferme résolution de ne jamais capituler
Sanchez, étoit dans tous les coent's. Nous
avec déterminés à tenir la campagne, avec les
étions
de ternin la
femmes et les enfans, plutôt que
d'une aussi longue résistance à ladversiti.
gloire
de comesL'arrivée du pilote-bot, chargé
nous devions encore à Tactivité et
tibles, que
rien aux meau zèle du sieur Botin, ne changea:
pour aller, dans
sures prises depuis long-temps
les champs de l'ennemi, chercher, des moyens
de subsistance.
du colonel Fortier sur les
Nouvel avantage
insurgés.
Le colonel Fortier sortit le 12, parcourut
hones et 1200 femmes environ six
avec 400
battit l'ennemi en deux renlicues de pays,
dans le plus grand
contres différentes 2 et rentra
des vivres pour
ordre à Santo-Doningo,avec mallieureuse;
deux jours. C'est à cette époque
la ville. de Santo Domingo offre un exemple;
que
d'autant plus admirable, qu'on ne,
de courage
rien qui puisse. lui
trouve dans aucune guerre
Santo n Domingo bloquée par
ètre comparé.
lémigration des ha8000 lommes,réduite par
de la guerre et
bitans cspagnols, les événemens
contres différentes 2 et rentra
des vivres pour
ordre à Santo-Doningo,avec mallieureuse;
deux jours. C'est à cette époque
la ville. de Santo Domingo offre un exemple;
que
d'autant plus admirable, qu'on ne,
de courage
rien qui puisse. lui
trouve dans aucune guerre
Santo n Domingo bloquée par
ètre comparé.
lémigration des ha8000 lommes,réduite par
de la guerre et
bitans cspagnols, les événemens --- Page 281 ---
( à 267 )
de 3000 ames, dont
la famine, à une population
soldats, se : tronve dans la cruellenécesité
IIOO
existence au-dehors, et de
de chercher son
le suc d'une
sappléer auF défaut de farine, par
vénéneuse, et modifiée par une préparaplamte
énerve le corps avant de lé
tion pénible, qui
dans cet état d'anénourrir Ce fut eependant
500 hommes ét
antissement presque total, que
femmes sortoient avec audace de la place,
huit lieues de pays dans un seul
parcouroient
dans la ville, après avoir battti
jour, et rentroient
Les femmes,
lermemi et ravagé les campagnes.
aftronrivalisant de valeur avec les hommes,
non-senlement les dangers de la guerre;
toient
britlante du climat, mais lattant avec
la chaleur
excessives que le décourage contre les fatigues foiblesse de leur sexe
faut de nourritore et la
nécessairement leur rendre insuppordevoient
a leurs malheureux
tables, elles rapportoient
d'autant
compatriotes des moyens d'existence, deleur coitqu'ils étoient le fruit
plus précieux,
dévouement
rage et de leur vertu. Le géméreux heureusement sede cette foule d'héroines fut
seulement
condé par le hasard; quelques-unes
vic oul rlaliberté, encore ne peuventperdhrentla
leur imprudence et leur
elles en aceuser que
colonnes destinées
obstination 2 s'dloigner des --- Page 282 ---
268 )
à les protéger, Rarement T'ennemi
ces excursions
parvint dans
désordre
périlleuses set difficiles à mettre le
dans nos colonnes; l'activité et la
gilance du soldat, et la bonne
vimarche,
disposition de la
prévenant toujours les malheurs
pouvoient occasionner les
que
de l'ennemi,
attaques continuelles
multueuses. etl'embarras de ces caravanes tuLes femmes concouroient donc
eficacemént à retarder la reddition de la
de
place
Santo-Domingo : elles ont des droits
criptibles à l'admiration et à la
impresde leur souverain. Mais
reconnoissance
fans du
ces élans généreux, en-i
courage et du besoin, ne
que des ressources instantanées procuroient
riture peu substantielle
et une nourles
: par-tout on apercevoit
ravages de la faim, à côté d'une
d'une résignation
patience et
héroique, Les plaintes et les
gémissemens étoient l'effet de la douleur et
du mécontentement. Les animaux
non
mondes étoient
les plus imdevenus, dans ces temps dé- a
sastreux, la pâture des cadavres ambulans,
fermés dans l'enceinte denos
renenfin
murs. Nous étions
réduits, avant l'arrivée des sieurs
et Fleury,à une petite mesure de mais Bégon
pour réparer nos forces
dés
en grains
tinuels et l'insomnie
que
combats conavoient entièrement
sées, Tirons enfin le voile
épuisur ces scènes af-
us, dans ces temps dé- a
sastreux, la pâture des cadavres ambulans,
fermés dans l'enceinte denos
renenfin
murs. Nous étions
réduits, avant l'arrivée des sieurs
et Fleury,à une petite mesure de mais Bégon
pour réparer nos forces
dés
en grains
tinuels et l'insomnie
que
combats conavoient entièrement
sées, Tirons enfin le voile
épuisur ces scènes af- --- Page 283 ---
(: 269 )
freuses qui contristent T'ame, etrévolteroient la
nature, si elles n'étoient pas toujours justifiées
la loi impérative de Yhonneur et des depar
voirs.
Les journées des 13 et 14 avril offrirent
bien intéressant pour. les
encore un spectacle
consolant
habitans de Santo-Domingo, et bien
pour les amis de T'humanité,
MVg
Second woyage de la goëlette la Fortunée
à Santo-DomingoLa goelette la Fortunée, expédiée par l'estimable M. Fleuri, fut signalée à l'Est de la
rade, vers les trois heures après: midi; pleine
de confiance dans la supériorité de sa marche,
elle s'avança, toutes voiles déhors, à une trèspetite distance du brick anglais, pour le reconnoitre; et après s'ètre assurée de son pavillon,
elle courut dans le Sud, afin de reprèndre dans
la nuit la route de notre port. abi0
Une foule immense garnissoit les terrasses,
des maisons, et manifestoit l'inquiétude. et Pes-"
pérance qu'elle éprouvoit alternativement sur
le sort de ce batiment, depuis long-temps l'ob:
jet de ses voeux.
:
stal
La méfiance est) le premier sentiment de l'in- --- Page 284 ---
270 )
térêt. Les manceuvres du brick firent conjecl'inutilité d'ane chasse,
turer, quayantreconmul
dela
de dla
de la marche
en raison
supérionité la terre dans la nuit
goelette, il devoit serrer
pendant queloi-meme couravec ses/ péniches,
roit des bordées de l'Est à lOuest.
devinée, il s'agissoit d'en
2 Cette manceuvre
furent
prévenir les funestes effets. Dix péniches
armées dans le port avec célérité,et en sortirent
à lentrée de la nuit. L/évènement justifia le
calcul des marins; onze heures du soir une
vive fusillade s'engagea entre nos péniches et
en nomcelles de Tennemiqui, ,étantinfétieuresbre, se hâtèrent de gagner la baie d'André.
Maisspour se former une idée exacte dus spec
tacle ravissant de la matinée du 14 avril;il
suffit de se représenter un ciel pur et serein,
5000 personnes de tout âge et de tout sexe, 9
échelons sur-les terrasses et dans des
placées par forts
défendent la côte ;, portant
différens
qui
sur une mer dontles
leurs regards inquiets
chances leur éloient depuis si long-temps contraires; les vents ivenant du nord; dles péniches
anglaises, soutenues par: deux canonnières esde P'Est àl'Ouest sur la goëpagnoles,reveniant attaqué la terre dans la nuit,
létte qui,.ayant de TOuest à IEst sous la protection
remontoit
des
placées par forts
défendent la côte ;, portant
différens
qui
sur une mer dontles
leurs regards inquiets
chances leur éloient depuis si long-temps contraires; les vents ivenant du nord; dles péniches
anglaises, soutenues par: deux canonnières esde P'Est àl'Ouest sur la goëpagnoles,reveniant attaqué la terre dans la nuit,
létte qui,.ayant de TOuest à IEst sous la protection
remontoit --- Page 285 ---
(37) )
-
nos E
cherchianit, à force de
de nos forts;1 piéniches
le
à
le bord de à Fortunée;
rames, , gagner
brick, à deux lieues daus le sud) spectateuir
impuissant de toutés ces mancenvres; et pour
surcroit de bonbeur, la Supérieure doublant
inopinément la poinite de Jayne, située à deux
lieues dans TOuest de la ville, et se hâtant grand
largue de venir assister à la fété." nobu
Lapparition subite du brave capitaine Forest, et le renfort que donnérent nos péniches
à la Fortunée, forcerent les canonnieres espar
etles embarcations' anglaisesa repiquer au
gnioles la'
fut ravitaillée pour LE deux mois
vent; et place
par Tactivité êt Te dévouément de M. Fleury,
et la conduite prudente da sietir Auri, son caanee
0a1
pitaine.
Le 16, un bateau chargé de comestibles, ,appartenant au o même armateur, vint ajouter aux,
ressources que nous avions reçues le T4Le 21, les Anglais, ayant toujours une seconde intentiori dans toutes C leurs démarches,
envoyèrent un parlementairea Santo-Domingo,
de venir saluer rle gosous le prétexte apparent
des honnéral Barquier, dont ils avoient reçu
nétetés en différentes occasions; mais leur but
réel étoit de répandre la nouvélle d'un combat
"entreles Français et les Anglais, qu'ils disoient --- Page 286 ---
( 272 )
à la hauteur de la Mosne, et dont
avoir eu lieu
du vaisseau
les résultats avoient été la prise
français le d'Hautpoul.
X1 Nt X1
Cette nouvelle, débitée par la politique anle découragement parmi nous,
glaise, pourjeter)
néanmoins une grande impresne produisit pas
doute avec d'autant
sion : elle fut révoquée en
qui
plus de fondement que les matelols anglais,
pas dans le secret, asn'étoient probablement
connoissance
surèrent qu'ils n'avoient aucune
Cependant des renseignemens
de cetévenement.
depuis par une voie moins suspecte,
parvenus
le bruit d'un engagement entre
en accréditant
division
des vaisseaux anglais et une petite
française, dans le canal des Saintes, réveillèrent
inquiétude sans affoiblir notre
notre première
courage.
aa
15 I
chef fit publier
Le même jour, le général en,
la proclamation suivante:
Proclamation, pna n
Habitans de la partie de l'Est de
(
Saint-Domingue, :
six mois 0A
vous. avez levé contre
( Depuis
Tétendard de la réle gouvernement français déchirez le sein de
volte; depuis six mois vous
française, dans le canal des Saintes, réveillèrent
inquiétude sans affoiblir notre
notre première
courage.
aa
15 I
chef fit publier
Le même jour, le général en,
la proclamation suivante:
Proclamation, pna n
Habitans de la partie de l'Est de
(
Saint-Domingue, :
six mois 0A
vous. avez levé contre
( Depuis
Tétendard de la réle gouvernement français déchirez le sein de
volte; depuis six mois vous --- Page 287 ---
(: 273 )
donc de votre,
votre patric. Qul'espérez-vous
entreprise? et qu'avez-vous gagné à
coupablé
et insensée ? e - . Vos
cette guerre impie,
champs sont ravagés, vos hattes dépeuplées, ct
ceux
furent vOs amis à
vous - avez. forcé
qui
parmi vous. Ja mort et la désolation. .
porter
donc ? sous
Ingrats! que vous manquoit-il
quelle autorité plus paternelle et plus bienfaisante desiriez - vous donc vivre? Je sais que
vous ayez été séduils, que vous avez été cruellement trompés; mais comment VOS yeux ne
sont-ils. pas encore dessillés? Sacrifierez-vous
à la crimihelle ambition de VOS chefs, et aux
perlfides conseils de VOS éternels ennemis, votre
de vOS
tranquillité, vos proprictés,, P'existence
femmes et. de vos enfans, et enfin tout ce qui
le bonheur de Thomme de bien sur
compose
la terre et ses espérances après sa mort? Quand
vos chefs, ont lancé la destinée de ce pays sur
des révolutions, ils n'ignola mer orageuse
roient pas à quel effrayant avenir ils vous livroient : mais dans leur délire ils ont marché
en aveugles vers unbut que, certes, ils n'atteindront jamais, car je me suis placé, moi et mes
braves soldats, entre eux et ce but.
K Insensés! vous avez tous désespéré de la
clémence du gouvernement; vous n'avez pu
.
--- Page 288 ---
274 : )
croire à mes paroles de paix, parce qu'après
et
voS seravoir trahi VOS bienfaiteurs, parjuré
dévous êtes devenus méfians : mais,
mens,
il en est encore temps; et je
trompez-vous, le dis parce que je suis, trop fort pour
vous
sur vos habitations,
vous craindre : retournez
habituels,
paisibles, reprenez vOS travaux
soyez
soumission le mal
et réparez par une prompte
la mort du
vous avez fait. Dieu ne veut pas
que
recommande Youbli des offenses;
pécheur, et
divine loi étant le guide de mes actions >
et sa
de T'emcomme chrétien et comme représentant
vous accorde une amnispereur des Français,je
seront restie générale et entière; vOS] propriétés
et traités comme
pectées; vous sereg protégés
de
e Mais, hâtez - vous
les anciens Français...
: car sous peu
profiter de mes offres généreuses .
de jours il ne sera peut-être plus en mon pou- le
voir de rien faire pour vous. Rentrez dans
vous bénirez un jour ma clémence, et
devoir :
cité dans les actions de graces
mon nom sera
veut sans
adresserez à TEternel, qui
que vous
soit sauvé, qu'il redevienne
doute que ce pays
sois Tinstrument de
encore heureux, et que je
sa bonté. ))
du soir, une frégate
Le 24avril,à quatreleures
le
l'air de chercher port,
venant du sud, ayant
rien faire pour vous. Rentrez dans
vous bénirez un jour ma clémence, et
devoir :
cité dans les actions de graces
mon nom sera
veut sans
adresserez à TEternel, qui
que vous
soit sauvé, qu'il redevienne
doute que ce pays
sois Tinstrument de
encore heureux, et que je
sa bonté. ))
du soir, une frégate
Le 24avril,à quatreleures
le
l'air de chercher port,
venant du sud, ayant --- Page 289 ---
(275 )
vira de bord à un quart de lieue au vent de
la pointe est' de la rade,a arbora le pavillon franqu'elle assura par plusieurs coups de caçais,
en travers. Cette manceuvre
non, et se mit
se
attira bientôt l'attention des habitans, qui
félicitoient déjà de toucher au terme de leurs
étoit universelle, et se manifesmaux : la joie
toit dans tous les cceurs par les démonstrations
les plus expansives et les plus touchantes.
Deux canots, expédiés par le gouvernement
avec des pilotes; se dirigerent vérs la frégate,
l'atteindre qu'à neuf heures du
et ne purent
soir.
le moment
Nous attendions avec impatience
ou la frégate mouilleroit sous la protection des
maisla nuit s'étant passée dans une vaine
forts;
attente, notre espoir se changea bientôt en soupla
ou au moins sur la ruse
çon sur perfidie,
s'amuser aux dédéplacée des Anglais, pour
bonne foi.
de notre confiance et de notre
pens
en effet le lendemain, par le
Nous apprimes
retour des officiers que nous avions envoyés,
arrivant à bord de la frégate TAurora,
qu'en
vint les recevoir, et leur annoncer
le capitaine
de S. M. Britanqu'ils étoient sur une frégate
nique, qu'ils n'étoient cependant pas prisonet
son seul motif avoit été de saniers,
que --- Page 290 ---
(1376)
voir des nouvelles de Santo-Domingo. Malgré
les manières honnètes du capitaine anglais, et
qu'il ft à ces messieurs,
la réception agréable
est fondé à lui reprocher d'avoir aussi légeon
et Tinquiétude d'une
rement excité T'espérance
ville dont les malheureux habitans donnoient,
plus de six mois, l'exemple d'un coudepuis
résignation qui devoient commanrage et d'une
de leurs ennemis
der l'estime et ladmiration
mêmes.
de Saint - Georges 2 à la même
Le jour
deux
dont un avoit
heure, la frégate et
bricks,
français renversé, 2 passèrent à la vue
le pavillon
du port: : cette bravade, aussi inconvenante que
la plaisanterie du 24, fut attribuée à la chaleur
du vin de Madère, dans les libations faites en
annuellement
honneur d'un saint qui préside
d'un
nombre de marins
à T'intempérance
grand
anglais.
le brick, , supposé
Nous avons su depuis que
français, avoit été expédié de Londres pour
côtes méridionales de Sainttous les ports des
Domingue, sans distinction de gouvernement,
et qu'il se proposoit d'entrer à Santo-Domingo,
lorsqu'il fut arrêté par les bâtimens anglais, qui
néanmoins le relaxèrent.
onneur d'un saint qui préside
d'un
nombre de marins
à T'intempérance
grand
anglais.
le brick, , supposé
Nous avons su depuis que
français, avoit été expédié de Londres pour
côtes méridionales de Sainttous les ports des
Domingue, sans distinction de gouvernement,
et qu'il se proposoit d'entrer à Santo-Domingo,
lorsqu'il fut arrêté par les bâtimens anglais, qui
néanmoins le relaxèrent. --- Page 291 ---
277 )
Trait d'audace d'un marin de Curaçao.
Le agavril,1 la scène change, et la gaieté des
troublée
du
Anglais est un peu
par Tintrépidité
capitaine d'une petite goelette venant de CuraCe petit bâtiment, sans être effrayé des
çao.
dont il étoit menacé, passe à demidangers de canon des batteries de la frégate, esportée suie tout le feu de son artilleric, et entre dans
la rade, sous la protection des forts qui avoient
Lhumiliation qu'a dd
secondé sa manceuvre.
doute
éprouverl le capitaine: anglais, lui aura sans
la honte suit de près la jactance 2
appris que
la
mitoujours incompatible avec générosité
litaire.
Evénement singulier dans les environs de
la ville.
soldats s'étant écarLe 2 de mai, quelques
habités à la maraude, rencontrèrent, sur une
tation voisine de Santo-Domingo, des familles
espagnoles se reposant avec la plus grande sécurité au milieu de leurs animaux, dont les
charges étoient à terre. La surprise fut égale de
part et d'autre, et les Français se disposoient
les
s'étayant
à s'en emparer, lorsquel Espagnols,
de la proclamation du 21 avril, déclarèrent que --- Page 292 ---
278 )
Ieur confiance dans la parole donnée par monsieur le général français les avoit déterminés
à revenir sur leurs propriétés.
de la
Ces molifs, allégués avec Tapparence
satisfirent les soldats français, qui se
sincérité, rendirent compte de ce qui s'étoit
retirèrent et
passé.
leur rapport n'inspirat pas une trèsQuoique
néanmoins le général Bargrande confiance,
d'aquier ne voulant pas avoir à se reprocher
les moyens de conciliation et de
voir négligé
avoit été jasqu'alors si inpaix, dont T'usage
lendemain les sieurs don
fructueux, fit partir le
êt don'
Ramon Cabral, don Joseph del Orve,
s'informer de la vérité des
Juan Santin, pour
de leurs
faits, profiter des bonnes dispositions
la
malheureux compatriotes, et leur inspirer
entière confiance dans la bonté et dans la
plus
français. Ces trois haloyauté du gouvernement
bitans estimables, dont le zele ne s'étoit jamais
sur les lieux qu'ils
démenti, se transportèrent
trouvèrent abandonnés. Il est présumable que
y avoit vus la veille,
les Espagnols qu'on
du général,
n'avoient invoqué la proclamation
dont
que pour échapper aux dangers présens ils
ils étoient menacés, et que le même jour
avoient continué leur voyage.
dans la
plus
français. Ces trois haloyauté du gouvernement
bitans estimables, dont le zele ne s'étoit jamais
sur les lieux qu'ils
démenti, se transportèrent
trouvèrent abandonnés. Il est présumable que
y avoit vus la veille,
les Espagnols qu'on
du général,
n'avoient invoqué la proclamation
dont
que pour échapper aux dangers présens ils
ils étoient menacés, et que le même jour
avoient continué leur voyage. --- Page 293 ---
( 279 )
de la Fortunée, devenue
Troistème voyage
le Beau-Narcisse.
avoit étéarmée en
Le 5, la Fortunée, qui
sous le nom de Beau - Narcisse, rencourse
de 250 barils de fatra avec une cargaison
salaisons ; elle nous apprit
rine, et quelques
anse de lile de
qu'elle avoit laissé dans une
brick avec 600 barils de farine 3
la Béate un
après avoir
qu'elle se proposoit d'aller reprendre
mis son chargement à terre.
la
nos avant-
: Le même jour, dans matinée,
de la rive gauche de rOzama s'engagerent
postes
l'avantage fut de notre
avec ceux de Yennemi; ;
5 hommes et nous
côté, mais nous perdimes
blessés. La
de l'ennemi fut plus
eumes IO
perte
considérable.
Le6, la Supérieure, chargée de comestibles,
dans le
à IO heures du soir. Cebeau
entra
port
marcheur des Antilles,
bâtiment, le premier
croiseurs
bravoit impunémeht la vigilance des
dont toute la sollicitude étoit dirigée
anglais,
contre lui.
le
D'après le rapport du brave Forès, qui
les colonies voisines étoient en
commandoit, 2
proie à une fermentation et à une agitation
conséquence inévitable de cette: poconvulsive, --- Page 294 ---
: 280 )
litique dangereuse, qui voulant émouvoir et
électriser l'esprit de la multitude, donne naissance à des idées toujours incohérentes avec sa
tranquillité et son bonheur.
Emeute populaire à la Havane.
Le marquis de Someruelos, par une proclamation aussi indécente qu'impolitique, avoit
donné l'éveil à T'inquiétude populaire; il ne fut
plus le maître dans la suite d'en modérer les
effets : elle se manifesta d'abord contre quelques
Français, mais elle fut bientôt après dirigée
contre les riches propriétaires espagnols de la
Havane, dont les hôtels furent livrés au pillage (79).
La funeste expérience de ces désordres a du
apprendre à ces gouvernans imprudens,
s'il est facile de donner aux
que,
pcuples unei impul-.
sion désorganisatrice, il est encore plus difficile
de la retenir, lorsqu'elle leur est communiquée
par des hommes intéressés à la subversion de
l'ordre social.
Troubles à la Jamaigue.
La Jamaique, elle-même,ne fut pointexempte
de troubles intérieurs produits par les mêmes
rés au pillage (79).
La funeste expérience de ces désordres a du
apprendre à ces gouvernans imprudens,
s'il est facile de donner aux
que,
pcuples unei impul-.
sion désorganisatrice, il est encore plus difficile
de la retenir, lorsqu'elle leur est communiquée
par des hommes intéressés à la subversion de
l'ordre social.
Troubles à la Jamaigue.
La Jamaique, elle-même,ne fut pointexempte
de troubles intérieurs produits par les mêmes --- Page 295 ---
281 )
insurrectionnel se maélémens. Un mouvement dans la ville de Kingsnifesta à la même époque
et ne fut étouffé, dans son principe, que
ton,
que prit le goupar les mesures vigoureuses sanglantes quil se
vernement, et les exécutions
vit forcé de faire.
dissimuler que
En général on ne peut pas.se
dans le
les principes novateurs qui ont changé
dix-huitième siècle la face de TEurope, ,n'exerencore une action directe, une influence
cent
dans les régions les plus éloiguées de
marquée,
leur berceau.
irrésistible des nations vers
Ce mouvement
tient à des causes
une réorganisation générale,
saluqui seroient susceptibles de modifications
si l'intérêt particulier,
taires et conservatrices, inhérentes à la nature huet toutes les passions
avec
maine, n'étoient très-souvent en opposition
dans le coeur des dépole bonheurdes peuples,
sitaires del'autorité.
ne
Cependant les troubles de nos voisins
changeoient rien à leurs dispositions hostiles à
Porto-rico, Cuba etla Terre-ferme
notre égard.
dans la coalition.
étoient entrés plus que jamais
Le colonel Cockburn, gouverneur de Curaçao,
avoit fait le voyage de Maracaybo pour nous
susciter des ennemis. Nous ne tardâmes pas en --- Page 296 ---
283 )
effet à nous apercevoir de tous ces mouvemens
et de limpression qu'avoit faite notre
longue et
courageuse résistance sur des hommes d'autant
plus ardens, que leur espérance avoit. été jusqu'alors cruellement trompée, par la continuité
de nos succès et la vigilante activité de nos
marins.
Le 7 mai, le sieur don Joseph Cabrero,officier du régiment de
don
Portoric, vint, au nom de
Joseph Arata, nouveau chef militaire des
insurgés, sommer la garnison de se rendre.
Nous transcrirons ici cette sommation qui
parut aussi extraordinaire
raison de la position militaire qu'intempestive dans
en
laquelle nous
nous trouvions.
Don Joseph Arata, colonel d'infanterié, chef
du régiment de Portoric, employé aux opérations militaires de cette ile,
A Son Excellence Monsieur le général Barquier, gouverneur de la place de Santo-Domingo.
( Très-excellent Monsieur,
( La fortuneinconstante de la guerre amène
journellement des circonstances qui obligent les
militaires les plus prudens à céder à la force su-
militaire qu'intempestive dans
en
laquelle nous
nous trouvions.
Don Joseph Arata, colonel d'infanterié, chef
du régiment de Portoric, employé aux opérations militaires de cette ile,
A Son Excellence Monsieur le général Barquier, gouverneur de la place de Santo-Domingo.
( Très-excellent Monsieur,
( La fortuneinconstante de la guerre amène
journellement des circonstances qui obligent les
militaires les plus prudens à céder à la force su- --- Page 297 ---
( 283 )
ou à une situation évenpérieure des armes,
douteux que
Iln'est pas
tuelle et malheureuse. circonstances, ,un génélorsque, dans de pareilles
et une. consral déploie une valeur héroique, de soni entante fermeté qui le font triompher
la vie
avec honneur
nemi, et qui préservent
il ne mérite alors
des soldats qu'il commande,
prodes éloges universels et une récompense nécessaire
portionnée à ses travaux. Mais il est
les
de savoir connoitre et distinguer 2 parmi
difficiles oir l'on peut se renconcirconstances
celles où il est permis d'emtrer, quelles sont
sans outreployer la résistance et la fermeté, conduite
les bornes de la raison; car la
passer
franchit ces bornes, n'est plus
d'un chef qui
et devient couqu'obstination et opiniâtreté,
d'une
tend à la destruction
pable, en ce qu'elle
partie des membres de Tétat.
Excellence se trouve précisément
€ Votre
cas, et il faut
dans ce dernier et malheureux soient fermés
chez elle les yeux de la raison
que
délicat, pour qu'elle
par un zèle excessivement
forces d'une ile
puisse prétendre résister aux
auxiliaire tout le Nouveauentière, qui a pour
une nation alliée,
Monde, et pour protectrice
contre une
maitresse et souveraine des mers;
réussir
gle qui a tout à sa disposition pour faire --- Page 298 ---
( - 284)
ses entreprises militaires; contre une ile enfin
qui, indépendamment de tous ses habitans activement employés au siège de la place, lui oppose
encore un nombre de soldats de ligue suffisant
pour anéantir une pauvre et foible garnison.
( Quel contraste frappant t, très - excellent
Monsieur 2 n'existe-t-il pas entre la position
heureuse où se trouvent les Espagnols 'dans l'intérieur de cette ile, et le triste sort qu'éprouvent les Français dansla place! dans une place,
dis-je, oùr Votre Excellence se voit, avec une
garnison de 800 hommes, tant bourgeois
que
militaires, emprisonnde dans des murs, manquant de toutes subsistances, obligée de recourir aux animaux immondes
pour apaiser sa
faim, privée de tout secours par mer et par
terre,et sans autre espérance que lar mort! Quel
contraste, dis-je encore, entre cette position et
la nôtre! Que peut donc prétendre V.E.?
( Je ne puis me dispenser d'exposer à Votre
Excellence, les maux qu'elle va attirer sur la
garnison et sur les habitansde la ville; et comme
il lui est facile de faire cesser les calamités de la
guerre sans perdre de la gloire qu'elle s'est acquise jusqu'à présent, il est de mon devoir de
lui observer qu'elle ternira cette gloire, en se
refusant à mes propositions.
, entre cette position et
la nôtre! Que peut donc prétendre V.E.?
( Je ne puis me dispenser d'exposer à Votre
Excellence, les maux qu'elle va attirer sur la
garnison et sur les habitansde la ville; et comme
il lui est facile de faire cesser les calamités de la
guerre sans perdre de la gloire qu'elle s'est acquise jusqu'à présent, il est de mon devoir de
lui observer qu'elle ternira cette gloire, en se
refusant à mes propositions. --- Page 299 ---
(285) ),
cela, je rends V. E. responsable
( D'après
résistance
votre
opiniàdes suites qu'entrainera
tre à défendre un. poste sans avoir les moyens
le maintenir. Je dois aussi
nécessaires pour
fois, vous sommer
pour la première et dernière
de rendre, dans les 24 heures, la place où vous
commandez, et qui se trouve assiégée par les
cas de
forces espagnoles; vous prévenant qu'en
vous serez traité par elles avec toute la
refus,
les loix de la guerre, et
rigueur qu'admettent
dans le cas contraire où mes propositions
que
l'armée se fera un honneur
seroient acceptées,
les bons traitemens
d'user envers yous de tous
lui permettront les circonstances.
que
Dieu d'accorder à V. E. longues
( Je prie
années.
de Baionne, le 6
( Au quartier-miltaire
mai 1809.
monsieur,
( Très-excellent
JPH. ARATA.>.
( (Signé)
tableau aussi imposant des nouvelles
Un
et des menaces aussi déforces insurgentes,
parcouroit vicplacées contre une garnison qui
torieusement la campagne depuis six moiss
évidemment'la gloire des Français
établissoient --- Page 300 ---
2 286)
et l'infériorité de leurs ennemis. Ces
pouvoient-ils
derniers
dans
espérer de nous trouver foibles
une circonstance oùr le souvenir
récent de nos victoires et les
encore
secours de vivres
que nous venions de recevoir, nous
un devoir sacré de leur résister,
faisoient
lage des moyens qu'ils disoient malgré l'étaforcer à capituler.
avoir pour nous
Réponse d la sommation.
Le général Barquier répondit à don Joseph
Arata, qu'il étoit flatté des
rables d'estime
témoignages honoqu'il vouloit bien lui accorder
ainsi qu'à la garnison de
désiroit plus
SantoDoningeiqeele
que jamais de nouvelles occasions
des'en rendre digne; qu'au reste si les notions
que don Joseph Arata croyoit avoir sur la situation de la place, notions qui étoient
ment fausses, lui avoient fait
absolulité de la reddition de la
espérer la possibiville, que lui, général
Barquier, ayant des données plus
ses ressources et les bonnes
certaines sur
dispositions de ses
troupes, se faisoit un devoir de continuerà la
défendre et à la conserver.
Il étoit naturel de
penser qu'une sommation
simpérative étoit soutenue de
tifs et redoutables. Nousmoyens coércinous attendions en
lui avoient fait
absolulité de la reddition de la
espérer la possibiville, que lui, général
Barquier, ayant des données plus
ses ressources et les bonnes
certaines sur
dispositions de ses
troupes, se faisoit un devoir de continuerà la
défendre et à la conserver.
Il étoit naturel de
penser qu'une sommation
simpérative étoit soutenue de
tifs et redoutables. Nousmoyens coércinous attendions en --- Page 301 ---
I (287 )
conséquence tous les jours à voir fondre sur
la ville toutes les forces réunies du NouveauMonde, secondées par les efforts, jusqu'alors
des dominateurs des mers : mais
impuissans,
fut notre étonnement de voir ce COquel
de puissance se borner à quellosse formidable
où nos troupes
ques attaques insignifiantes
eurent de houveau T'avantage.
dévant la
Le II mai, les Anglais déployérent
de bataille de onze bâtimens de
rade une ligne
donna
Cette combinaison de moyens
guerre.
bien justifiées par les melieu à des conjectures
naces de leurs alliés. Le projet des confédérés
être évidemment de nous réduire par
paroissoit
des forces considéfamine, en nous opposant
rables de terre et de mer.
Malgré la rigueur de ces mesures, un petit
bâtiment échappa dans la nuit du 15, à la
vigilance des ennemis, et entra dans notre
port.
attachoient
Lecapitaine assura queles Anglais
la plus grande à la réduction de
Timportance
T'amiral Cochrane avoit
Santo-Domingo, et que
annoncé Texpulsion totale et prochaine des
Français des Antilles.
En effet, les Anglais devoient avoir un intérêt majeur à la possession d'une ville, dont --- Page 302 ---
288 )
les iles anglaises,
l'attitude imposante menaçoit
en attirant dans ces mers les flottes françaises,
qui, tôt ou tard, pourroient se rappeler de
leur ancienne gloire, et porter un coup. funeste
de la Jamaique et aux coloaux etablissemens
nies espagnoles : la prise. de Santo-Domingo.
détourner, l'attention de la France, actidevoit
dans toute
ver les fermens dindépendance
l'Amérique, et laisser à la politique anglaise un
champ vaste et des moyens puissans pour établir dans ces riches contrées son système exclucontrarié par l'audace de nos
sif de commerce,
corsaires.
Rowley et don Toribio MonLe vice-amiral
tès, qui avoient reconnu enfin linsuflisance
des forces employées jusqu'à présent par eux,
réduire la place, et Tincapacité militaire
pour
avoient pris, dès le commencede Sanchez,
décisifs pour
ment d'avril, des moyens plus
terminer une lutte qui blessoit leur amour-proleurs vues politiques; mais il
pre et contrarioit
adresse donJuan Sanavoit fallu évincer avec
en chef qui lui avoit
chez du commandement
dela nation,
été conféré par une junte générale
les
de don Toribio Montès;
contre
prétentions
droits des
en violant les prétendus
on pouvoit,
de TEst, exciter leur mdhabitans de la. partie
isifs pour
ment d'avril, des moyens plus
terminer une lutte qui blessoit leur amour-proleurs vues politiques; mais il
pre et contrarioit
adresse donJuan Sanavoit fallu évincer avec
en chef qui lui avoit
chez du commandement
dela nation,
été conféré par une junte générale
les
de don Toribio Montès;
contre
prétentions
droits des
en violant les prétendus
on pouvoit,
de TEst, exciter leur mdhabitans de la. partie --- Page 303 ---
( 289 )
contentement ct occasionner une guerre civile
dont les résultats auroient éte la perte du
Pour éviter des conséquences aussi funestes', pays. il
falloit introduire le changement dans le ,
gouvernement avec les ménagemens qu'exigeoit la
délicatesse de l'entreprise, et faire soutenir ces
nouvelles mesures par une force imposante qui
pàt agirau besoin : c'est pour l'exécution de ce
projet que le régiment fixe de Portoric avoit
été embarquésur. les vaisseauxanglais et déposé
à la baie d'André dans le courant d'avril; don
Joseph Arata, colonel de ce corps, avoit été
reconnu comme chef militaire, chargé des opérations de la guerre, ne laissant à Sanchez
le vain titre de gouverneur civil de la partie que de
l'Est.
Cc---rcommotion, mais elles avoient laissé dans le
coeur de Sanchez et de quelques-uns de ses
lieutenans les germes d'un ressentiment dont
ils avoient fait momentanément le sacrifice à
l'intérêt général et au danger commun.
Depuis la sommation de don Joseph
nous
Arata,
étions dans l'attente d'une attaque génd.
rale et décisive, avec d'autant plus de raison
que le blocus pouvoit encore trainer en longueur, et perpétuer les craintes qu'avoient les
--- Page 304 ---
( 3g9.)
l'arrivée prochaine d'une esassiégeans sur
que
çadre française. Des espions rapportèrent
Tennemi avoit fait un mouvement en avant,
une position avantasans doute pour prendre dominent la place 7
geuse sur les hauteurs qui
et
par
ur-bombardement
préluder le chef de bataillon Bulté, à la tête
Le 14mai,
pousse une découde 100 hommes d'infanterie,
située
Thabitation dite Del-Orve,
verte jusqu'à
de la ville, rencontre une
à une demi - lieue
de 600 révoltés, rangés en bataille,
avant-garde avoir été blessé d'un coup de
et rentre après
mousquet.
heures du matin, le colonel
Le 15, à deux
Vassimon semet en marche avec 4oohommes, dans la
dans Pintention de surprendre T'ennemi mais il
nuit, et de le chasser de cette position;
trouve le camp évacué parles révoltés qui, prédoute ce
n'avoient pas jugé
voyant sans
projet,
convenable de le contrarier.
Guillaume
Lei 16: mai, le capitaine de vaisseau
l'escadre anglaise
Pryce-Cumby ; commandant
devant notre rade, fit au général
stationnée
Barquier la sommation suivante :
ans Pintention de surprendre T'ennemi mais il
nuit, et de le chasser de cette position;
trouve le camp évacué parles révoltés qui, prédoute ce
n'avoient pas jugé
voyant sans
projet,
convenable de le contrarier.
Guillaume
Lei 16: mai, le capitaine de vaisseau
l'escadre anglaise
Pryce-Cumby ; commandant
devant notre rade, fit au général
stationnée
Barquier la sommation suivante : --- Page 305 ---
(: 291, )
Sommation par le commodore anglais.
(C Monsieur 2
eL'escadreanglaise, qui est sous mes ordres,
étant arrivée ici avec des renforts considérables destinés pour l'armée qui vous assiége, des
motifs d'humanité, ainsi que de respect pour
le courage déployé par la garnison que vous
commandez, pendant un siége de longue dude faire I'emploi de
rée, me portent (avant
de
ces renforts) à vous sommer 2 monsieur, >
rendre la ville et les fortifications aujourdhui
occupées par les troupes sous. vOS ordres, en
capitulant aux conditions sur lesquelles pourronts'accorder des officiers nommés à cet effet,
sauf.Ja ratification des commandans respectifs.
wJTaithonneurdetre, monsieur, votre etc.
(( (Signé) GME. PRYCE-CUMBY,
capitaine du vaisseau de S. M. B. le
Polyphemus, etle plus. ancien officier
parmi les commandans des vaisseaux
etl bâtimens de S.M.stationnés devant
Santo-Domingo.
ASon Excellence le général Barquier, commandant en chef des troupes françaises à
Santo-Domingo. )) --- Page 306 ---
292) )
Réponse du général Barquier.
qu'il est déterminé, ainsi
Le général répond
la
ses troupes 2 à défendre la place jusqu'à
que
cette résolution lui est
dernière extrémité; que
T'honneur. et le devoir, qu'aucommandée par
altérer dans
cunes considérations ne peuvent
le coeur des Français.
L'ordre du jour; 2 en donnant communication
à la garnison et aux habitans de cette réponse 7
leur rappeloit les titres qu'ils avoient déjà acquis à la bienveillance de S. M. I. .etladmiration
de leurs ennemis, en ces termes :
Ordre du jour à cette occasion.
Soldats et habitans s,je viens de recevoir
& commandant de Y'escadre anglaise qui croise
du
de rendre cette
devant ce port, une sommation
place aux forces de S. M. Britannique.
de votre courageuse résolution et
C Assuré
jen'ai point
organe de vOS sentimens généreux,
nous resterons à notre
hésité à répondre que
la
poste, et que nous le défendrons jusqu'à
dernière extrémité.
Soldats et habitans ? j'ai compté sur vous 2
(
démentiréz pas les paroles de votre
vous ne
qui croise
du
de rendre cette
devant ce port, une sommation
place aux forces de S. M. Britannique.
de votre courageuse résolution et
C Assuré
jen'ai point
organe de vOS sentimens généreux,
nous resterons à notre
hésité à répondre que
la
poste, et que nous le défendrons jusqu'à
dernière extrémité.
Soldats et habitans ? j'ai compté sur vous 2
(
démentiréz pas les paroles de votre
vous ne --- Page 307 ---
( 295 )
ai pour garans la bravoure et le
général, j'en
six mois vous n'avez
dévouement dont depuis
les laucessé de me donner des preuves. Non,
riers dont vOS fronts sont couronnés, ne seront
flétris par une honteuse capitulation; vous
pas
le fruit de vos longues privane perdrez pas
et vous vous
tions et de vOS glorieux travaux,
les
dignes du héros sous
montrerez toujours
auspices duquel vous combattez.
je vous adressai ma première proC Lorsquej
clamation, au commencement de cette guerre. >
je ne vous dissimulai point les dangers devotre
position : ils étoient grands; ils n'ont point
je puis vous
ébranlé votre courage ; aujourdhui
dire
vous êtes forts, mais que cette assuque dont de braves gens comme vous n'ont
rance 2
besoin pour faire leur devoir, ne ralentisse
pas
ni votre zèle ni votre courage.
1 ( Soldats et habitans, UNION et VIGILANCE,
et si l'ennemi veut encore tenter un effort, que
ce soit le dernier!
BARQUIER ))
( (Signé)
Le 18, un petit bateau, chargé de comestibles, venant du Port-au-Prince, mouilla dans
notre port; e
le capitaine nous apprit que nos
corsaires, chargés de farine, n'attendoient que --- Page 308 ---
(294)
l'occasion favorable pour entrer : il assura qu'il
don Joseph Benavides,
étoit présent, lorsque
les insurgés, vint solliciter auprès
envoyé par
lui furent refusés. ll
de Pétion, des secours qui
Pétion avoit dit après le départ du
ajouta que
qui l'entoudéputé, > à quelques personnes font battre
roient : ( Ces hommes lâches se
les Français, et viennent sans honte me
par
se débrouillent
demander des secours; qu'ils
à
j'ai bien assez de mes
entr'eux : quant moi,
affaires; et s'ils s'adressent à Christopropres
du massacre de leurs
phe, qu'ils se rappellent
dans la
compatriotes, lors de notre invasion
partie Espagnole. >
état de leur
Pétion étoit d'autant moins en
donner des troupes, qu'il devoit sous peu se
mettre en marche, avec toutes ses forces > pour
débloquer Saint-Marc, assiégé par Christophe,
Cette action devoit décider du
en personne.
sôrt des deux concurrens.
la
Nous etmes aussi, par la mème voie,
confirmation des troubles de l'ile de Cuba. Les
détails qui nous sont parvenus donnent la mesure de l'énergie et du courage des malheureux
destinée cruelle poursuit,
Français 9 qu'une
de
depuis tant d'années, 2 dans cette partie
T'Amérique.
pour
débloquer Saint-Marc, assiégé par Christophe,
Cette action devoit décider du
en personne.
sôrt des deux concurrens.
la
Nous etmes aussi, par la mème voie,
confirmation des troubles de l'ile de Cuba. Les
détails qui nous sont parvenus donnent la mesure de l'énergie et du courage des malheureux
destinée cruelle poursuit,
Français 9 qu'une
de
depuis tant d'années, 2 dans cette partie
T'Amérique. --- Page 309 ---
(295.) )
position des Français à Cuba.
Malheureuse
Tépoque de leur arrivée à SaintDepuis
Tévacuation de la colonie
Yaguede Cuba, après
existoient
les Français y.
de Saint-I Domingue,
leur activité
dans un état de crainte continuelle;
d'un
et leur industrie y excitoient la jalousie On
ami de T'oisiveté et de la médiocrité.
peuple dans les premières années à des vexase borna,
toute la sagesse et la
tions particulières, que
Kindelan
prudence de monsieur le gouverneur
des
: mais. à la nouvelle
ne purent empéchier la haine nationale éclata
troubles d'Espagne,
effrayante.
d'une manière plus générale et plus
furent menacés d'une destruction
Les Français
éviter le choc
totale. Le. gouvernement lieu pour d'un côté les pro:
auquel pouvoient donner
plus empèvocations insolentes qu'ilne pouvoit fière des
cher, 2 ct de l'autré, la contenance
hu-.
bien décidés à ne souffrir aucune
Français ordonna a tous les étrangers de sortir
miliation, dans le délai d'un mois, à peine d'être
de l'ile
de la tranquilpoursuivis comme perturbateurs satisfit la haine et la
lité publiqué. Cette mesure
liacupidité des Espagnols, et les malheureux
éprouvèrent une
bitans de Saint- Domingue --- Page 310 ---
2g6 )
seconde fois la rigueur d'une destinée si constamment malheureuse.
Le 22, les ennemis s'étant
hauteurs de Saint
présentés sur les
Carle, dans une attitude menaçante, furent attaqués et battus par le colonel
Aussenac, sorti de la place avec 350 hommes.
La perte de l'ennemi est évaluée à 25 hommes
tant tués que blessés, et la nôtre à 5 hommes
tuds et 6 blessés.
Enfin le 28, à 5heures du matin,
2 la bombe
éclate; le blocus est converti en
l'ennemi
siège réglé et
qui, depuis l'époque desa sommation,
avoit travaillé pour se mettre à même d'éffectuer ses menaces ? démasque, à 450 toises de
la redoute de l'Ozama, une batterie de
cinq
pièces d'artilleric, dont trois
obusiers; nous
vimes flotter pour la première sur les' batteries,
le pavillon anglais au-dessus de Tespagnol. La
première décharge surprend la garnison de la.
redoute au dépourva, et blesse 6 hommes, qui
n'eurent pas le temps de se placer derrière les
reiranchemens. :
Le reste de" la journée se passa sans aucun
événement malheureux, malgré le feu terrible
dirigé tant sur la route que sur la ville.
Les Anglais firent usage dans cette occasion
des boulets à la Shrapnell, nouvelle invention
les' batteries,
le pavillon anglais au-dessus de Tespagnol. La
première décharge surprend la garnison de la.
redoute au dépourva, et blesse 6 hommes, qui
n'eurent pas le temps de se placer derrière les
reiranchemens. :
Le reste de" la journée se passa sans aucun
événement malheureux, malgré le feu terrible
dirigé tant sur la route que sur la ville.
Les Anglais firent usage dans cette occasion
des boulets à la Shrapnell, nouvelle invention --- Page 311 ---
( 297 )
meurtrier, en
dont Peffet est extrêmement
de leur explosion , et de la grande quanraison
tité de balles qu'ils renferment.
tous les
Le 29, des coups de fusil tirés sur
de lieue de la ville, avoient
points, à un quart.
générale de la
fait présumer: un projet d'attaque étoit d'autant
de l'ennemi; et cette opinion
part fondée que les Anglais, depuis quatre
plus
n'avoient cessé de canonner
heures du matin,
de leurs
la ville, avec. les grandes chaloupes diversion
vaisseaux, sans doute pour faire une
favoriser le projet de leurs alliés : mais tout
et
des démonsse réduisità
cet appareil menaçant
assaillans ne se
trations insiguifiantes 2 et les
de
montrèrent qu'à une distance considérable
nos murs.
nous nous
Le50,jour de Saint-Ferdinand,
les
attendions à une salve générale de toutes
batteries ennemics ; mais leur silence fit conétoit occupéà réparer Jes domjecturer qu'on
bombes lancées de notre
mages causés par les
batterie de Sainte-Barbe.
de cet instant de calme,
a Le général profita
s'assurer si Y'ennemi n'avoit fait aucuns
pour dans les hauteurs du nord de la place :
travaux
Cottenet
lè lieutenant-colonel
en conséquence
de la ville avec 150
parcourut lés environs --- Page 312 ---
/.
( 298 )
hommes, et ne reconnut nulle partl la trace des
assuroit avoir été commencés. 1
ouvrages qu'on
Le premier juin, les péniches Anglaises recommencèrent leur feu à 2 heures du matin,
à la faveur de la clarté de la lune : mais les batles forteries de l'arsenal et de Saint-Ferdinand,
cèrent à s'éloigner.
même
le colonel Aussenac,
L Dans la
journée,
à la tête de la réserve, pousse une reconnoisdite Galinde, et rentre.
sance jusqu'alhabitation
sans avoir, rencontré l'ennemi.
Audace et témérité d'un officier de marine
anglaise.
La nuit du 2 au 5 juin, offre un nouvel exemple de l'audace qui caractérise les marins anglais : le lieutenant du vaisseau le Polyphemus,
chaloupes, armées d'obuavec quatre grandes
siers de 56 et de canons de 12, ose pénétrer
dans la rivière, à portée de pistolet. de nos
forts;il est assailli par une gréle de mitraille et
le
de boulets, et. par. une vive fusillade, qui
forcent à rétrograder; il répond néanmoins en
se retirant au feu de nos battéries, mais ilsuccombe dans cette lutte inégale, après avoir
perdu la majeure partie de ses gens parleffet de
56 et de canons de 12, ose pénétrer
dans la rivière, à portée de pistolet. de nos
forts;il est assailli par une gréle de mitraille et
le
de boulets, et. par. une vive fusillade, qui
forcent à rétrograder; il répond néanmoins en
se retirant au feu de nos battéries, mais ilsuccombe dans cette lutte inégale, après avoir
perdu la majeure partie de ses gens parleffet de --- Page 313 ---
( 299 )
la mitraille. La grande chaloupe, dans laquelle
40 hommes, reçoit un bouil se trouvoit,avec
et coule bas sur
let de 16 dans son plat-bord,
une côte de fer qui n'offre aucune asyle aléquidont un seul est parvenu à se sauver.
page,
du
nous aperçumes une
A la pointe
jour,
deux eaux, et
seconde chaloupe, coulée entre
les deux autres. On présume
rernorquée par
fut égalequ'une grande partie de son équipage del'of-.
ment victime de la téméraire entreprise
ficier anglais. Des cris douloureux s'étoienffait
toute Ia nuit, sur la côte ou
entendre pendant
retirées. # Un sentiment
les chaloupes s'étoient
des
dhumanitéavoit perté le général à envoyer
maisTexcanots aû secours de ces malheureux,
contre nous, en
périence des ruses employées
et
différentes circonstances, par nos ennemis;
l'effet de cette
T'obscuritédela nuit, suspendirent
à
premiere impulsion, et nous déterminèrent
connoitre les résultats
attendre le jour ? pour
de ce combat.
surla côtequ'un
: Nos canots ne rencontrèrent étoit le seul
seul homme, qui déclara qu'il
échappé au naufrage ou au feu de nos batteries.
Ils parvinrent à relever la grande chaloupe du
vaisseau, et à l'amener dans le port, avec son
obusier de 56 en bronze (80). --- Page 314 ---
500 )
Cetévénement malheureux renditles Anglais
plus prudens; leurs chaloupes et leurs
ne s'approchèrent plus aussi
péniches
fréquemment de
nos côtes ; mais leurs bâtimens de guerre, dans
les journées qui suivirent ce désastre, se formèrent régulièrement tous les soirs en ligne de
l'Est à l'Ouest de notrerade, afin d'intercepter
nos corsaires, dont le retour devoit être
chain.
proUne circonstance singulière aux mêmes époques, fut le silence des batteries ennemiès,
cessèrent absolument leur feu. Parmi toutes qu les
conjecturessutxquells cetteinaction donna lieu,
la plus vraisemblable est celle fondée sur les
motifs d'humanité et d'intérêt particulier, qu'on
doitsupposer exister dans le coeur des insurgés,
relativement à leurs malheureux compatriotes
et à la conservation d'une ville où ils avoient
leurs proprictés, et dont ils croyoient la reddition inévitable et prochaine.
L'idée d'ailleurs qu'ils s'étoient forméede l'ap
pareil de ces nouveaux moyens d'attaque leur
faisoit espérer, d'après les rapports journaliers
des déserteurs piémontais, que la place ne tarderoit pas à se rendre. Is attendoient donc avec
patience les résultats du blocus.
ux compatriotes
et à la conservation d'une ville où ils avoient
leurs proprictés, et dont ils croyoient la reddition inévitable et prochaine.
L'idée d'ailleurs qu'ils s'étoient forméede l'ap
pareil de ces nouveaux moyens d'attaque leur
faisoit espérer, d'après les rapports journaliers
des déserteurs piémontais, que la place ne tarderoit pas à se rendre. Is attendoient donc avec
patience les résultats du blocus. --- Page 315 ---
501 )
Mais le 7 juin, à six heures du matin,
recommence avec plus de
le bombardement
vigueur que : jamaisl'escadre anglaise, 2 augmentée de quatre bâtimens 7 annonçoit par ses manoeuvres l'intention dene laisser à noS corsaires
aucun espoir de pouvoir pénétrer.
nous'fut
La cause de ces mesures rigoureuses
expliquée par un petit bâtiment venant de
étoit parvenu ? au milieu de la
Curaçao, qui
à
à travers la
nuit la plus obscure, passer
flotte ennemie. Le capitaine donna pour certain l'arrivée d'une petite escadre espagniole à
à.Puerto-Cabello, et le remplacement de toutes
les anciennes autorités dans laTerre-Ferme espagnole, au nom de la junte centrale de
Madrid.
Le 1o,au matin, 2 les insurgés démasquèrent,
dans T'Ouest de la ville, une nouvelle batterie de
deux mortiers de 9 et de 12 pouces. Mais ce
nouveau moyen de destruction ne produisit
d'autre effet sur l'ame exaltée des assiégés, que
celui d'affermir leur résolution courageuse de
défendre
la dernière extrémité. Un
se
jusqu'à
grand nombre de Français périssoient victimes
de T'honneur, , et tous en imourantynesembleient
regretter que la gloire de ne pouvoir lutter plus - --- Page 316 ---
(502) )
contre les dangers de la guerre et
long-temps d'une famine qui étendoit de plus
les privations
en plus ses ravages.
d'unepetite
1 Lerijuinl les sieur Gélin, capitaine
espérant, à la faveurd'un pavillon pargoëlette,
continuer sa route sans
Jementaire, potvoir
mità la voile
station anglaise,
être inquiété parla
femmes et enfans à son
avec environ soixante
Santobord. Son bâtiment fut arrêté et renvoyéà
Néaumoins les Anglais,émus de comDomingo.
de tant d'infortunés, les mirent
passion à la vue
moment ou
à bord de leurs batimens, jusqu'au destination.
ils pourroient les envoyer à leur
les batteries ennemies, 2 les
Dans cette journée,
anglaises,
canonnières espaguoles et les péniches
la destruction totale de
sembloient conjurer
faiSanto-Domingo, par le feu terrible qu'elles
soient. Nos batteries répondirent vigoureusene se ralentirent
ment à toutes ces attaques, qui
du soir
l'entrée de la nuit. A cinq heures
qu'a
l'ennemi dans la redoute
une obuse, lancée par
caissons de
de POzama, mit le feu à plusieurs
munitions, et le feu auroit gagné la poudrière
d'esprit du chef de
sans l'activité et la, présence
et le coubataillon Bardin qui y commandoit,
d'une
bravèrent les dangers
rage des troupes qui
qui paroissoit inévitable. K Compaexplosion
'entrée de la nuit. A cinq heures
qu'a
l'ennemi dans la redoute
une obuse, lancée par
caissons de
de POzama, mit le feu à plusieurs
munitions, et le feu auroit gagné la poudrière
d'esprit du chef de
sans l'activité et la, présence
et le coubataillon Bardin qui y commandoit,
d'une
bravèrent les dangers
rage des troupes qui
qui paroissoit inévitable. K Compaexplosion --- Page 317 ---
( 1 503 )
s'écria un soldat, dans le moment ou le
gnons ,
le carnage à l'horreur
feu des batteries ajoutoit
de l'incendie, sauvons le reste de nos cartouches
les vendre cher à l'ennemi, et lui prouver
pour
fermes au milieu de tous les
que nous sommes
dangers. > Les Espagnols firentquelques mouvemens pour tirer parti de cette malheureuse
circonstance; mais la résolution de nos soldats
à Ies recevoir, leur fit bientôt connoitre qu'aucontraire qu'elle fnt,n'é
cune chance, quelque
detoit capable d'amollir leur courage éprouvé
puis huit mois, par des malheurs dont peu de
sièges offrent T'exemple: On s'occupa sur-lechamp des réparations nécessairés ; et le lenfurent placées à l'abri du
demain nos munitions
feu de Y'ennemi. Nous eûmes quelques hommes
tués et blessés par les éclats de bois d'une caserne, où avoient été imprudemment déposés
les caissons.
Départ du capitaine Jacques avec quatrevingts femmes ou enfans.
Lesjours quisuivirent cet évènement, et particulièrement la nuit du 12, furent remarquables par la continuité et l'activité du feu des ennemis. Une partie des habitans fut obligée d'a- --- Page 318 ---
€ 504 1e )
entièrement J'Ouest et le Nord de la
bandonner
se retirer dans l'Est, où les bombes
ville, pour
n'arrivoient pas. Cependant le gouvernement,
dont les ressources s'épuisoient journellement
d'une manière alarmante, malgré l'économie
observée dans les magasins, et la rérigoureuse duction de la ration à huit onces, ne négligeoit
occasion de se débarrasser des bouches
aucune
qui venoit de
inutiles. Le capitaine Jacques,
faire successivement plusieurs voyages heureux
bâtiment, repartit de Santo-Doavec son petit
nombre de femmes
mingo le 12 avec un grand
et à la faveur d'une brume épaisse,
et d'enfans,
la
des bâtimens
il parvint à tromper vigilance
anglais, ct à se rendre à Curaçao. Les insurgés;
dont T'armée s'étoit fortifiée par l'arrivée d'un
de Portoric, resserroient de plus en
régiment blocus dela place, etles progrès effrayans
plusle
faisoit la maladie parmi nos
et rapides que
la fatigue et la faim, nous
troupes, épuisées par
de pouvoir faire une sortie,
ôtoit tout espoir
sureté d'une ville dont la
sans compromettre la
continuelle.
population exigeoit unes surveillance
Une situation ayssi affreuse sembloit accroitre
du soldat. On le voyoit
l'ardeur et 1è courage
et les
braver avec gaité la faim, l'insomnie,
dangers de la guerre, et ne manifester d'autre
ides que
la fatigue et la faim, nous
troupes, épuisées par
de pouvoir faire une sortie,
ôtoit tout espoir
sureté d'une ville dont la
sans compromettre la
continuelle.
population exigeoit unes surveillance
Une situation ayssi affreuse sembloit accroitre
du soldat. On le voyoit
l'ardeur et 1è courage
et les
braver avec gaité la faim, l'insomnie,
dangers de la guerre, et ne manifester d'autre --- Page 319 ---
( 0 305 )
impatience, que celle de la vengeance, contre
les auteurs de tant de maux. L'espéranice des
secours que nous attendions, ,etla confiance que
nous inspiroit le brave'l Forès, à la sollicitude
de la place avoit été
duquel lapprovisionnement
confié, nous aidoient à supporter les privations
et les malheurs de notre position.
D'ailleurs l'expérience de la perfidie des Espagnols dans ces mêmes contrées, quoiqu'à des
époquesidiftérentes, rendoitimposilble toute espèce de rapprochement, quand même la loi
impérieuse de Phonneur ne nous eût pas fait
un devoir de la résistance la plus opiniâtre. Les
victimes sanglantes et malheureuses du FortDauphin, qu'un gouvernement barbare immola
à son affreuse politique, se présentoientsans cesse
et
toute idée de
à nos esprits,
repoussoient
confiance, dans un peuple toujours prèt à se
jouer des conventions les plus sacrées, et à tout
sacrifier à son intérêt particulier. Dans ces entrefaites,lebruit courut dansla villequ'un transfuge étoit venu s'assurer, au nom d'un parti
nombreux d'habitans de l'intérieur de l'ile,des
dispositions du généralà proroger l'amnistie du
mai, dans le cas our on parviendroit à rétablir 9 la tranquillité dans le pays. Mais ce bruit
n'ayant été suivi d'aucuns résultats favorables,
--- Page 320 ---
- (506 )
eut tout lieu de présumer qu'il avoit été réon
La
pandu par un motif purement politique.
continua doncavec acharnement de part
guerre et d'autre : on se canonnoit nuit et jour avec
fareur. Les Anglais formoient tous
une égale
les soirs avec leurs bâtimens une double ligue
autour de la rade, et cette mesure rigoureuse
contre le capitaine
étoit dirigée particulitremente l'audace et l'acForès dont ils appréhendoient
de
tivité. En effet, c'étoit à peu près l'époque
beson retour, et celle de nos plus pressans
du succès de sa
soins. Notre sort dépendoit
croisière, et dès circonstances heureuses qui
cessé d'accompagner toutes ses
n'avoient jamais
Auri et cheexpéditions. Les capitaines Bégon,
valier, étoient également sortis avec desinstrucrelativesà à
de la place.
tions
Tapprovisionnement
Mais leurs bâtimens d'une marche moins supédifficilement à la surrieure devoient échapper
irrités
veillance de cette multitude d'ennemis,
et de linutilité d'une croide notre obstination
lucrative.
sière aussi longue que pénible et peu
sur le succès de leurs
Nous ne comptions pas
mauvaise
opérations : mais supérieurs à notre
notre fermeté augmentoit avec nos
fortune,
du moment laismalheurs; et les inquiétudes
doux
soient encore dans les coeurs une place au
édifficilement à la surrieure devoient échapper
irrités
veillance de cette multitude d'ennemis,
et de linutilité d'une croide notre obstination
lucrative.
sière aussi longue que pénible et peu
sur le succès de leurs
Nous ne comptions pas
mauvaise
opérations : mais supérieurs à notre
notre fermeté augmentoit avec nos
fortune,
du moment laismalheurs; et les inquiétudes
doux
soient encore dans les coeurs une place au --- Page 321 ---
507 )
sentiment de l'intérêt public. Le sieur Bloquerst,
instruit de la péimprimeur du gouvernement,
nurie de la caisse, fit l'offre généreuse au généd'une somme de 5000 francs qu'il
ral Barquier
trésor
dans la même journée.
versa au
public
sans
Ces actes de grandeur d'ame, quihonorents
doute les hommes en particulier, n'apportoient
bien foible adoucissement aux maux dont
qu'un
infortunés défenseurs
étoit taccablée la masse des
de Santo-Domingo. aussi
le camp des
La maladie avoit
gagné
ennemis. Mais la perte de leurs hommes étoit
réparée au moyen des mesures
promptement
Sanchez et par Arata.
violentes employées par service de S. M. C.,
Ce dernier, 2 colonel au
supportoit avec peine la dépendance humiliante
dans laquelle le tenoit un simple pasteur queles
circonstances avoient élevé au faite de l'autorité,
la
vénoit de maintenir et confiret que junte
de la partie de P'Est de
mer capitaine-général Arata descendoit àvec peine à
Saint-Domingue.
condition
après avoir joui pendan:
une
privée,
en chef. Il
quelque temps du commandement
malade
tant de chagrin qu'il tomba
en conçut le du mois de juin. Dans le même
et mourut 4
Melindes venoit de remtemps, don Joseph de
destiné.à da viceplacer don Toribio Montès, --- Page 322 ---
508 )
du Pérou. Ces différens événemens ne
royauté rien à la face des choses. Nous fimes
changérent instruits qu'un dégout général rénéanmoins
n'étoient retegnoit parmi les insurgés, qu'ils
le despotisme de quelques chefs, 2
nus que par
L'arrivée de
et la terreur qu'ils leurinspiroient.
barils de farine, auroit à cette époque
et détersauvé la ville de Santo -Domiugo
miné la retraite des hordes vagabondes qui
maisl le sort en avoit ordonné
nous assiégeoient;
devoit irautrement; , et la cause la plus juste
révocablement céder aux coupables efforts des
assassins de leurs bienfaiteurs.
Le 15 juin la garnison du fort Saint-Jérome
fut relevée etle capitaine d'état-major Guillermin en eut le commandement. Les journées
suivirent, jusqu'au 20,se passèrent en caqui
ordinaires furent la
nonnades dont les résultats
de quelques hommes de part ct d'autre.
perte
des bombes avoit néanmoins chanLa direction
gé,et Sanchez, qui, di.lepsin@psanatiausile
ment dirigé tous ses coups sur l'arsenal, faisoit
où il supposoit avec raiajuster aux remparts,
son que nos troupes étoient placées.
Nouvelle sommation de Sanchez.
Sanchez instruit sans doute par
Le 2ojuin,
ordinaires furent la
nonnades dont les résultats
de quelques hommes de part ct d'autre.
perte
des bombes avoit néanmoins chanLa direction
gé,et Sanchez, qui, di.lepsin@psanatiausile
ment dirigé tous ses coups sur l'arsenal, faisoit
où il supposoit avec raiajuster aux remparts,
son que nos troupes étoient placées.
Nouvelle sommation de Sanchez.
Sanchez instruit sans doute par
Le 2ojuin, --- Page 323 ---
( 509 )
avoit dans la place de la
les intelligences qu'il
se hâta
situation dans laquelle elle se trouvoit,
afin de prévenir les
de faire des ouvertures, ,
médémarches des Anglais ses alliés, dont il se
fioit autant que de ses ennemis. L'officier qu'il
s'étendit beaucoup sur les avantages que
envoya
auroit à capituler avec les Espala garnison
d'admiration pour
gnols, qui étoient pénétrés
avoit faite. II s'avança
la défense glorieuse qu'elle
les maitres de
jusqu'à dire que nous serions
Danaos et
dicter les conditions ; sed timeo
Ces
furent rejedona ferentes.
propositions
détées avec fierté par le géncral Barquier qui
clara à l'envoyé de Sanchez que des considérations d'intérêt général avoient bien pu jusqu'à
relations quiavoient
ce moment-cilightinerias
réexisté entre le gouvernemnent et ses sujets
voltés, mais qu'à l'avenir toute espèce de rapentre eux devoit cesser, et que les parport
lementaires ne seroient plus reçus.
Sanchez qui avoit fait faire des menaces par
officier, en cas de refus, voulut au moins
son l'air de les effectuer. En conséquence il
avoir
de
à
fit avancer le lendemain un corps
troupes
Saint-Charles, d'oir il commença, 2 à cinq heures
fusillade assez vive sur la ville.
du matin, une
bientôt silence et fit
Mais Y'artillerie lui imposa --- Page 324 ---
: 5ro)
cesser cette ridicule attaque
vela le lendemain
qui se renouà quatre heures du
et à dix heures du soir,
matin
celui de tenir
sans autre résultat que
nos troupes en haleine et bien
disposées à recevoir les assaillans.
Le 22 juin, le brave Forès, rodant
une lionne autour de ses petits, étoit comme
venu rede pénétrer dans le
MArs
port. Mais ayant été
par une frégate, il fut obligé de
aperçu
et de
prendre chasse
repiquer au vent. Des contrariétés aussi
constantes auroient rebuté tout autre homme
que Forès; mais cet estimable marin,
sant notre position, devoit tout
connoisdoucir. Il justifia bien
ténter pour J'apar la suite l'idée
s'étoit formée de lui.
qu'on
Cecontre-temps, 2 loin de diminuer notreéner- 7
gie, sembloit ranimer dans tous les
sentiment de l'intérêt
cceurs le
d'audace
public. Un de ces traits
qui ne réussissent que parce
étonnent, caractérisa bien dans la même qu'ils
née la valeur téméraire et même
jourde nos jeunes officiers. MMessieurs imprudente
Louis Marques,
Treilhard,
Dastugues, Cankri, officiers
d'état-major, et Dekre, officier
ment. le projet hardi d'aller seuls d'artillerie, forretranchemens
les
reconnoitre les
que Espagnols avoient élevés
public. Un de ces traits
qui ne réussissent que parce
étonnent, caractérisa bien dans la même qu'ils
née la valeur téméraire et même
jourde nos jeunes officiers. MMessieurs imprudente
Louis Marques,
Treilhard,
Dastugues, Cankri, officiers
d'état-major, et Dekre, officier
ment. le projet hardi d'aller seuls d'artillerie, forretranchemens
les
reconnoitre les
que Espagnols avoient élevés --- Page 325 ---
(51).
Ferrand et de bruler
alhabitation du général
Y'ennemi. Ils
douze amorces à la barbe de
parau fort Saint-Jérome,
tent à cheval et se rendent
sesefforts pour
ou le commandant fit en vain tous
les résull'exécution d'un projet dont
empêcher
inutiles à la chose publitats étoient absolument
Mais ils partent au
que et dangereux pour eux.
2 surprengalop, arrivent aux retranchemens
ils
les Espagnols, sur lesquels
nent et étonnent
L'un d'eux
tirent leurs douze coups de pistolets. soldats le: diacommence avec les officiers et
logue suivant :
servez-vous
faites-vous ici? Pourquoi
( Que
de quelques chefs dans
dinstrumentàl Tambition
vos amis 2
contre les Français
une guerre injuste
de cet état de choses?
Quel avantage retirez-vous biens, la désolation de
La mort, la perte de vOS
funestes de
vos familles sont les conséquences
retirezconfiance. Croyez-moi,
votre aveugle
c'est le seul état qui
vous et vivons en paix,
convienne au bonheur de tous >).
répondirent les Espagnols,
< Nous ignorons,
sommes subalterles motifs de nos chefs, nous
nous
d'obér aux ordres qu'on
nes, et obligés aimerions mieux la paix que
donne; mais nous
la guerre ).
Molina, chef dés
Pendant ce petit discours, --- Page 326 ---
(512)
Ispagnols s'étoit avancé avec un officier de Sa
troupe, à cinquante pas de la redoute, ets'entretenoitavec deux officiers français,
les
tinrent
qui
rejusqu'an moment où leurs quatre camaradesseseroient retirés des retranchemens. Onse
quilta en se donnant la main, et les officiers revinrent à Santo Domingo, bien étonnés
mêmes de ce quivenoit d'arriver. Les
euxdont la stupeur étoit passée, honteux Espaguols
den'avoir
point tué ou fait prisonniers les six ofliciers,crurent réparerleur sottise, 2 en venant lelendemain
à cinq heures du matin faire uned déchargedetrois
cents coups de fusil sur le fort Saint-Jérôme,
qui leur répoudit par trois coups de canon à
mitraille.
Tous ces faits particuliers excitoient l'enthousiasme des jeunes militaires, et donnoient à
connoitre à l'ennemi ce dont étoient capables
des adversaires qui ne redoutoient que les horreurs d'une famine coritre laquelle le
peut rien. Molina fut relevé le lendemain couragene
ordre de Sanchez, et destitué de son
par
dement. A cette même épogue,
commanfemnmes et enfans embarqués à bord quatre-vingts des
lettes de Vérnet et de
goéGentil, et plus effrayés
des malheurs présens que de ceux àu venir,
évacuèrent sur Jacmel, sur cette terre encore
des adversaires qui ne redoutoient que les horreurs d'une famine coritre laquelle le
peut rien. Molina fut relevé le lendemain couragene
ordre de Sanchez, et destitué de son
par
dement. A cette même épogue,
commanfemnmes et enfans embarqués à bord quatre-vingts des
lettes de Vérnet et de
goéGentil, et plus effrayés
des malheurs présens que de ceux àu venir,
évacuèrent sur Jacmel, sur cette terre encore --- Page 327 ---
(315)
fumante du sang de ses malheureux habitans 9
oùr la destinée des Français sembloient les entraià leur perte. Mais la haine
ner irrésistiblement
étoit telle;,
des nègres contre les Espagnols
absorboit tout ressentiment du passé, et
qu'elle
au sentiment de comlaissoit encore une place
passion qu'inspire toujours Tinfortune.
Anglais; ; leur
Parlementaire envoyéparles
but; nouvelles qu'ils répandent.
Le. 25 juin les Anglais, dans l'intention de
d'ètre ravitaillés, et afin
nous ôter tout espoir
d'accélérer sans doute la reddition de la place,
inous apprit la
envoyerent un parlementaire qui
Auri, Deris et
prise des capitaines Bégon,
Brion, sur lesquels nous avions fondé quelques
Nous sumés également par lui le
espérances.
la Cote-ferme, la
changement des autoritéssà
guereavecAusidie, et l'arrivée prochaine du
général anglais Carmichaël avec 1400 hommes
de troupes. Il ne négligea rien enfin pour faire
sentir linutilité d'une plus longue résistance.
Mais. Forès couroit encore les mers ; nous connoissions la marche dela Supérieure, le zeleetle
courage de son capitaine; toutes ces nouvelles
Nous continuâmes nos
frent peu d'impression. --- Page 328 ---
I de 514)
reconnoissances dans les environs de la
sur, les positions oùr il eut été
ville,et
établir l'ennemi. Le
dangereux de laisser:
chefd'escadron Evrard
courut, avec une quarantaine
par-.
habitations Vive et
d'hommes, 2 les
nut aucune trace des d'Aubremont, et ne recontravaux del'ennemi. Nous
profitâmes de cet instant de
activer la fouille de la
tranquillité pour
devenoit de
gualliga, dont la récolte
plus en plus indispensable.
usage qu'on en faisoit, occasionnoit Legrand
ment dans tout le
un gonfleblesse dans les corps, et une si grande foitomboient
jambes, que des malheureux
en marchant dans les rues et :
roient en peu de jours, faute de
mousubstantielle (81).1 Le
nourriture plus
fin si
besoin de manger étoit enpressant, que des chasseurs affamés alloient
jusques sur les retranchemens de l'ennemi
disputer la mort de quelques
lui
Le 24juin l'ennemi
ramiers. )
attaqua le détachement
envoyé pour protéger la fouille de la
mais il fut repoussé avec
gualliga,
hommes. Dans
une perte de quelques
celte journée, le feu des batteries espagnoles fut - extrémement
beaucoup plus de mal
vif, et fit
dens. Parmi
que dans les jours précéles victimes du fléau destructeur de
la guerre, le sieur Huet, commissaire
excita l'intérêt
aux classes,
général par son sang froid et son
détachement
envoyé pour protéger la fouille de la
mais il fut repoussé avec
gualliga,
hommes. Dans
une perte de quelques
celte journée, le feu des batteries espagnoles fut - extrémement
beaucoup plus de mal
vif, et fit
dens. Parmi
que dans les jours précéles victimes du fléau destructeur de
la guerre, le sieur Huet, commissaire
excita l'intérêt
aux classes,
général par son sang froid et son --- Page 329 ---
( 515 )
d'un bras qui
courage à supporter l'amputation de l'ennemi. Il
avoit été cassé par une bombe
des suites de cet accident, emportant
mourut
ceux dont il étoit connu. Le
les regrets de tous
la. même fureur
bombardement continual avec
à laquelle il se ralentit un
jusqu'au 26, époque
peu. Dans la nuit du 27 juin, nuit de deuil pour
détruisoit
tous les bons Français 2 puisqu'elle et né nous
entièrement toutes nos espérances, d'une deslaissoit d'autre alternative que celle
truction totale, ou d'une capitulation que nous les
retardéepar les efforts
avions siconstamments
les plus honoplus généreux, ét les souffrances
entendimes en mer une vive canorables, nous
distance de la rade. Lintrénade à très-petite
sauForès, bravant tous les dangers pour
pide
les intérêts de
et défendre
ver ses compatriotes,
à la faveur d'une
son souverain, avoit échappé
de la
nuit tris-obscure,al la plus grande partie
demi - lieue à
flotte: anglaise; il n'avoit qu'une
faire
entrer dans la rade, et nous apporter
pour
attendions avec l'impades secours que nous
une
tience du besoin, lorsqu'il fut aperçu par
corvette, un brick et une goëlette ehnemies,
contre lesquels il se défend avec un courage
digne du but glorieux auquel il se propose d'at- --- Page 330 ---
516 )
teindre. Mais après un combat de trois
il est forcé de regagnerle
heures,
large pour ne pas s'exposer au danger de devenir le prisonnier des
Anglais, qui ont admirélhabileté et la bravoure
de Forès dans cette circonstance aussi difficile
que perilleuse. Ce courageux marin, fait
figurers rsur un plusgrand théâtre, fera sans doute pour
de nouveaux efforts; mais la surveillance et le
nombre de ses ennemis sont trop grands Ils seront probablement vains ou trop tardifs dans
le cas du succès.
Affreuse situation dans laguelle est réduite
la wille de Santo-Domingo.
Tant que nous edmes quelques rayons d'espérance, nous fimes tout ce qu'on pouvoit attendre du courage intrépide qu'avoit déployé la
garnison pendant le cours d'un siége de huit
mois. Mais la dernière tentative du capitaine
Forès en le couvrant de gloire, nous réduisoit
par le non succès à la situation la plus perplexe.
Quand on considère l'état d'une garnison dont
le tiers éprouvoit dans les hopitaux les funestes effets d'une campagne aussi longue que
pénible, on ne pourra se refuser au sentiment
d'admiration que doivent inspirer des hommes
'avoit déployé la
garnison pendant le cours d'un siége de huit
mois. Mais la dernière tentative du capitaine
Forès en le couvrant de gloire, nous réduisoit
par le non succès à la situation la plus perplexe.
Quand on considère l'état d'une garnison dont
le tiers éprouvoit dans les hopitaux les funestes effets d'une campagne aussi longue que
pénible, on ne pourra se refuser au sentiment
d'admiration que doivent inspirer des hommes --- Page 331 ---
( 517 )
résolus à tout sacrifier, hors T'honneur et les.
fruits de leur glorieuse défense. Les uns parloient de se retirer dans les montagnes du Madéfendre jusqu'a la dernière exniel, pour sy
trémité (82); les autres plus exaspérés propo:
soient de faire sauter la ville et de tenir campagne; d'autres enfin, mais peu nombreux,
parloient à voix basse de capitulation. Mais la
véritable prudence, dit Polybe, consiste à savoir résister et céder à propos. Le sieur Fabvre,
chef d'administration, écrivit le 27 juin au gunéral Barquier.
Lettre du commissaire Favbre au général
Barquier.
A Santo-Domingo, le 27juin 1809.
d Monsieur le général,
:
J'aieul l'honneur de vous remettre hier matin ( l'état de situation des vivres au 25 juin.
Lextrême pénurie danslaquellese trouvel le magasin des subsistances, 2 est tclle que je me crois
obligé, pourma responsabilité, de vous répéter
écrit les observations queje vous ai faites de
par vive voix sur la situation de la place : l'existant
est connu de presque tout le
en magasin --- Page 332 ---
( 318 )
le cacher seroit aussi ridicule
monde: : vouloir
qu'inutile.
à dater du 27, pour
C n reste en magasin continuant à donner
vingt jours de vivres, en
c'estle pain au soldat à raison dc douze onces,
Je vous observe que les
à-dire, à demi-ration.
devanttoujours être calculés
approvisionnemensd la place n'est effectived'après les règlemens,
ment pourvue qué pour dix jours.
croisiere sévère de la division anglaise,
(C La
de M. Pryce-Cumsous le commandement
cette
by, laisse peu d'espoir d'être ravitaillée; l'aviso
assertion est prouvée par la capture de
le brave Créole, le corsaire
la Sentinelle,
Il vous reste seulement en
le beau Narcisse.
deux bâtimens dans lesquels vous pouvez
mer
le derespérer, la Supérieure et la Franchise;
marche très-ordinaire, entrera difnier, d'une
d'une mharche
ficilement, puisque le premier
la
est reconnue, a déjà essayé
dont supériorité
de gagner le
plusieurs fois infructueusement les bâtimens
Vous êtes aussi instruit que
port.
et devant transexpédiés de Saint-Barthdlemy,
porter en ce port, trois mois d'approvisionue- le sieur
objet d'un marché passé avec
mens, ont été de même capturés parla division
Fleury,
anglaise à la vue de ce port.
'une
d'une mharche
ficilement, puisque le premier
la
est reconnue, a déjà essayé
dont supériorité
de gagner le
plusieurs fois infructueusement les bâtimens
Vous êtes aussi instruit que
port.
et devant transexpédiés de Saint-Barthdlemy,
porter en ce port, trois mois d'approvisionue- le sieur
objet d'un marché passé avec
mens, ont été de même capturés parla division
Fleury,
anglaise à la vue de ce port. --- Page 333 ---
( 519 )
Une
sortant des ports de France
(
expédition
ravitailler la
seule, en levant le blocus,
peut mais
compter sur des secours de
place;
peut-on
la métropole, dans la position difficile ou se
trouve la brave garnison de Santo-Domingo,
lorsque vous n'avez pas la certitude que sa valeureuse résistance soit connue de S. M. l'Empereur?
( La situation de VOS finances est encore pire
celle de vOs magasins. La caisse de la coque
désormais acquitter le prêt de
lonie ne peut
ce jour a été payé
votre garnison, qui jusqu'à
exactitude. Les déavec la plus scrupuleuse
les plus indispensables, telles que celles
penses de Thôpital, de l'artillerie et du génie, devront
de l'être
la même cause. Le crédit de
cesser
par
l'exercice actuel, n'étant point annoncé, vous
n'avez à votre disposition qu'une somme trèsmodique, fruit des économies sur les exercices
passés; mais cette somme est.1 insuffisante pour
subvenir aux dépenses énormes à faire pour la
subsistance et Thabillement de la garnison.
Telle est, monsieur le général, la position
(
Le tableau en
de la place que vous commandez.
est effrayant, mais jai di vous le tracer tel qu'il
est. Ce n'est pas le cas de se flatter par des conjectures, et de se faire illusion. Le mal est posi- --- Page 334 ---
(520)
tif, il faut conséquemment y remédier trèspromptement, parles moyens les plus convenables. La garnison de Santo i1 Domingo s'est
illustrée par un siège de huit mois, peridant
Jequel elle,a presque constamment lutté contre
la faim; ses privations sont attestées par l'état
d'afloiblissement où se trouve le soldat. Les habitans de Santo - Domingo, qui ont rivalisé dans
toutes les occasions avec le militaire, ont encore
plus souffert de la disette; les uns et les autres
ont acquis des droits incontestables à votre sollicitude. Il seroit affreux, après s'être défendu
avec autant de courage, de terminer par être à
la discrétion d'un ennemi.
( Je crois très- urgent, monsieur le
général, 9
pour votre responsabilité d'assembler le conseil
de guerre, dont la formation est prescrite parla
loi du 13 brumaire an 5, et de lui donner connoissance de la situation réelle de la place.
( Daignez agréer, monsieur le général, les
respectueux hommages de celui qui a l'honneur
d'être,
( Votre très-humble,
( et très-obéissant serviteur.
( (Signé)
FABVRE. n
urgent, monsieur le
général, 9
pour votre responsabilité d'assembler le conseil
de guerre, dont la formation est prescrite parla
loi du 13 brumaire an 5, et de lui donner connoissance de la situation réelle de la place.
( Daignez agréer, monsieur le général, les
respectueux hommages de celui qui a l'honneur
d'être,
( Votre très-humble,
( et très-obéissant serviteur.
( (Signé)
FABVRE. n --- Page 335 ---
521 )
Le, sieur Fabyre, chef dadministration, possédanttrès-bien la langue Anglaise, et capable;
sous tous les rapports, del bien remplir une mission délicate, fat envoyé, le 28 matin à bord
du vaisseau le Polyphemus, commandé par le
commodore sir William, Pryce-Cumby, pour
sonder les projets des Anglais, sous le prétexte.
de quelques communications insignifiantés. lly
resta jusqu'a deux heures après midi, pendant
lequel temps les Espagnols continuèrent ie avec
activité le bombardement, sans égard pour le
pavillon parlementaire qui flottoit sur la tour
des signaux.
Dans cette journée quatre officiers, au nombre desquels étoit le payeur-général Armand,
croyant pouvoir profiterde la circonstance pour
aller au fort Saint-Jérôme, rendre visite au
commandant, tombèrent dans une embuscade,
dans laquelle le sieur Cankri,lun d'eux, fut tue.
Les trois autres regagnerent heureusement le
fort Saint-Jérôme, oùr ils restèrent jusqu'au 29.
Le sieur Fabvre apprit du commodore, que
le:27 matin, le général Carmichaël, à la tête
de 1400 Anglais ,avoit débarqué au Palinque:
et que CC général devoit intervenir dans toute
espèce de négociation relative au siège de la
place (85). Mais la considération du nombre de
2X --- Page 336 ---
(3a2)
n'avoit influé en rien sur une dénos ennemis
commandée par Turtermination uniquement
de notre malheureuse position. Ce surgence
ne pouvoit donc diminuer,
croit d'assiégeans
dans aucun cas, les prétentions que nous donnoient la gloire de notre résistance, et le sentiment de notre propre honneur.
Le 30 juin, le géuéral Barquier, fit convole conseil de guerre qui prit la délibération
quer
suivante :
Délibération d'un conseil de guerre.
Aujourd'hui, 30 juin 1809, à huit heures du
soir,
Sur Tinvitation. de monsieur le général de
brigade Barquier, 2 commandant en chefl'armée,
le conseil de guerre composé de Messieurs :
Ladjudant commandant, Aussenac;
Camberlin, colonel commandant d'armes;
Vassimon, colonel commandant le 5. régiment d'infanterie de ligne;
Fortier, colonel-commandant le 5.1 régiment
de ligne; colone-commandant Y'artillerie;
Fromont, colonelcommandant l'arme du génie;
Bron,
Panisse,colonel attachéàlétat major-général;
2 commandant en chefl'armée,
le conseil de guerre composé de Messieurs :
Ladjudant commandant, Aussenac;
Camberlin, colonel commandant d'armes;
Vassimon, colonel commandant le 5. régiment d'infanterie de ligne;
Fortier, colonel-commandant le 5.1 régiment
de ligne; colone-commandant Y'artillerie;
Fromont, colonelcommandant l'arme du génie;
Bron,
Panisse,colonel attachéàlétat major-général; --- Page 337 ---
(523 )
Evrard, chef d'escadron, faisant fonctions de
chef ddat-major-g@néral; 2
Mansuis, chef de bataillon, commandant la
ligne du cap;
Cottenet, chef de bataillon, commandant
le 57e. régiment d'infanterie de ligne;
Teillac, chef de bataillon, commandant le
personnel de P'artillerie;
Brouard, capitaine de frégate, commandant
la marine;
Goguet, 2 commissaire de marine, chargé de
l'inspection aux revues;
Fabvre, commissaire de marine, chef des bureaux de l'administration: ;
Répussard, colonel commandant la légion
coloniale ;
Bernard, colonel commandant la garde nationale ;
Lamartellière, sous-commissaire de marine,
secrétaire - général du gouvernement, faisant
fonctions de secrétaire du conseil de guerre :
S'est réuni au quartier-général, ou étant,
Monsieurle général en chef a exposé au conseil qu'il l'avoit réuni pour s'environner de ses
lumières, lui faire connoitre la position de la
place, et avoir son avis sur les mesures à prendre dans les circonstances actuelles: --- Page 338 ---
( 324).
II a aussitôt présenté l'état de situation de la
garnison, ct a communiquéau conseilles divers
rapports qui lui étoient parvenus del'extérieur,
ainsi que les propositions qui lui ont été successivement faites par les assicgeans.
Sur son invitation, le commissaire Fabvre a
mis sous les yeux du conseil l'état des magasins
et la situation de la caisse de l'armde.
Le conseil ayant délibéré,
Considérant que depuis huit mois la place
de Santo-Domingo est investie par terré 1 et
bloquée par mer, qu'elle en'a reçu ni secours ni
dépêches de la métropole;
Que la garnison, affoiblie par les désertions 7
les maladies et les pertes qu'elle a essuyces dans
les différens combatsqu'elle a livrés, éprouvant -
toutes les fatigués et toutes les privations de la
guerre, a été constamment réduite au tiers, et
à la demi-ration;
Que les malades ct les blessés, 3 auxquels il
est impossiblé de procurer les secours que réclame lcur position I 2 doivent être l'objet de la
sollicitude du gouvernernent;
Que la nombreuse population de la ville qui
a supporté, avec un dévouement et un courage
digues des plus grands dloges 2 tous les maux de
la guerre,éprouver déjà les horreurs de la famine;
a été constamment réduite au tiers, et
à la demi-ration;
Que les malades ct les blessés, 3 auxquels il
est impossiblé de procurer les secours que réclame lcur position I 2 doivent être l'objet de la
sollicitude du gouvernernent;
Que la nombreuse population de la ville qui
a supporté, avec un dévouement et un courage
digues des plus grands dloges 2 tous les maux de
la guerre,éprouver déjà les horreurs de la famine; --- Page 339 ---
(3 325 )
Que les forces que les Anglais viennent
aux ennemis des moyens
de débarquerdonnents
l'affoiblissement de la garnison ne perauxquels
l'on
résister;
met pas de se flatter que
puisse dans les
Considérant enfin quilnlesiste plus
les rationnaires, que huit jours
magasins, pour
de vivres ;
le
en chef. est
Arrête, que monsieur général
priédentrer en négociation avec les commandans des forces de terre et de mer de S. M.Briafin d'obtenir à la garnison des contannique,
d'évacuer hoditions qui puissent lui permettre
elle n'a
norablement leposte où depuishuit mois
cessé de donner des preuves de son zèle et de
dévouement au service de S. M. I. et R.
son
Fait et arrêté en conseil, à Santo-Domingo,
le jour, mois et an que dessus.
Suivent les signatures.
En conséquence de cette détermination, impérieusement commandée par les circonstances,
des officiers furent envoyés,au camp de, l'armée
entrer en pourparlers avec le
anglaise, pour
général Carmichael. On convint d'une suspenSaint-Carles fut désion d'armes; et le bourg
les conférences relatives à la capitusigné pour
convenoit de ces dispolation. Pendant qu'on --- Page 340 ---
I 526 )
sitions amicales-, les Anglais, contre les lois de
la guerre, quisuspendent en pareil cas tout mouvement militaire ou changement de
font
position 9
porter un corps de troupes considérable
entre la ville et le fort Saint-Jérome, dont la
communication. fut dès-lorsi interceptée. En vain
le général Barquier se plaiguit-il de cette infraction aux usages religieusement observés par les
troupes françaises, on répondit que ce mouvement avoit été ordonné depuis la veille, avant
les ouvertures faites par le général en chef
Barquier.
Le premier juillet le général réunit de nouveau. le conseil de guerre pour lui donner communication des résultats de ses démarches. Il
avoit été effectivement convenu entre les généraux des deuxarmées d'unesuspension d'armes,
à l'effet de traiter de la capitulation à des conditions qui ne seroient point incompatibles avec
T'honneur de la garnison. Mais cette trève ne
devoit durer que jusqu'au lendemain à midi,
époque à laquelle elle devoit cesser, si les conférences n'avoient point de résultatfivorable.Le
conseil, sur linvitation de M. le général, désigna les colonels Panisse, Vassinon, le commissaire de marine Fabvre, M. Gazan, maire
de la ville, et M. Lamartellière, secrétaire-gé-
compatibles avec
T'honneur de la garnison. Mais cette trève ne
devoit durer que jusqu'au lendemain à midi,
époque à laquelle elle devoit cesser, si les conférences n'avoient point de résultatfivorable.Le
conseil, sur linvitation de M. le général, désigna les colonels Panisse, Vassinon, le commissaire de marine Fabvre, M. Gazan, maire
de la ville, et M. Lamartellière, secrétaire-gé- --- Page 341 ---
( - 527 )
commissaires chargés de négocier
néral, comme
de-régler les articles de la capitulation:"
et:
apporterent avee G eux un
a Ces commissaires
duquel
deconventions: aux modificationis
projet
consentir provisoirement en
ils furentautorisésà Thonneur et la dignité du nom fianconciliant
ratification uhérieure et définiçais, et sauf la
tive du général en chef.
réciproques
19 Pendant que cès communications chasseurs dela
occupoieht les deux arniées, les
ville, profitant de la suspension d'armess parcouroient lès environs de-l la ville, et s'approchoient mème de très-près des positions ennemies Qà lès attiroit le passage d'une quantité prodigieusé de ramiers. Le général Carmichael "se
impridentes, et solplaignit de ces exeursions
Mais ce
licita le général Barquierà
les réprimer.
dermier, ne vonlant pas se priver d'une resdevenue précieuse dans la position afsource
étions réduits, se borna à presfreuse ou nous
d'outrecrire des limites qu'il ne fut pas. permis
passer. D'ailleurs, les Anglais nous donnoient euxde Tinexactitudeà observer la
mémesTexemple
trève, puisque le 2 leurs troupes se firent apercevoir dans les hanteurs de Saint-Charles, à
deux portées de fusilsde la ville. --- Page 342 ---
( 528: 1
mLe 2, la première conférence eut lietr; le
ommodore et autres officiers. anglais, qui s'y
étoient rendus, retournèrent à:l bord t des:vaisseaux. dans la même matinée.
Qu0
5. Les débats continuèrent avec beaucoup de
chaleur de partet d'autre, depuis le 2.jusqu'au
6, époque à laquelle les négociations furent sur
le point d'être rompues.Les commissiresfraniçais quittèrent brusquement la conférence; au
moment où les Anglaismanifestrent l'intention
d'occuper T'arsenal, aussitôt après la signature
des.articles de la capitulation: : et la discussion
.de cetarticle fut renvoyée au lendemain.r:
Cependant le général Carmichael, : qui appréhendoit les conséquences d'une rupture que
pouvoit occasionner la prétention cxagérée élevée dans la séance du 6 matin, se mit en mesure,d'en prévenir les effets, ou du moins de
les faire tourner à son avantage, dans le cas où
elle auroit lieu.
Situation affreuse dufort Saint-Jérôme.
Ce général connoissoit par des transfuges
piémontajs la situation du fort Saint-Jérôme
privé depuis neufjours de communication avec 2
la ville, n'ayant que pour deux jours de vivres,
et la moitié de la garnison malade (84). Ilor-
dans la séance du 6 matin, se mit en mesure,d'en prévenir les effets, ou du moins de
les faire tourner à son avantage, dans le cas où
elle auroit lieu.
Situation affreuse dufort Saint-Jérôme.
Ce général connoissoit par des transfuges
piémontajs la situation du fort Saint-Jérôme
privé depuis neufjours de communication avec 2
la ville, n'ayant que pour deux jours de vivres,
et la moitié de la garnison malade (84). Ilor- --- Page 343 ---
(5 529 )
Walker de se tenir prétaupredonna au major
seroit tiré de Santomier coup. de canon, qui
donner l'assaut au fort SaintDomingo,. pour
Jérôme, dont il étoit urgent de S'emparer.
Singulière méprise du major anglais
Walker.
une faussei interprétation des
Cet officier, par
ordres de son chef, ainsi quel'a déclaréle généCarmichael lui-même, au lieu de faire une
ral
disposition d'attaque 2 se mit en bataille
simple
de canon du fort, et fit sommer
à demi-portée
d'avoir à se
par un officier, le commândant
rendreà discrétion aux troupes de S. M. Britand'être passé au fil de Tépée
nique, sous peine
dansle cas ouil souffriroit un assaut.
Gilbert Guillermin c
Réponse du capitaine
la sommation du major.
Dites à votre
répondit le com-
(
général,
mandant du fort à l'officier anglais, que cinbraves soldats français et les officiers qui
quante
mourir, mais ne veules commandent,sauront
lent pas se déshonorer. Dites-lui qu'ils sont tous
disposés à le recevoir au bruit de la mousqueterie et des canons. Quant à vous, monsieur, 2
ajouta le commandant 2 vous vous exposez --- Page 344 ---
( 550 )
beaucoup en vous acquittant d'un pareil devoir,
au moment où le pavillon parlementaire flotte
de toute part : retirez-vous, et dites à votre
général que je ne lui donnerai pas le premier
l'exemple d'une violation des lois de la guerre. >
L'officier anglais se retira,ct Ie commandant
fit sur-le-champ les dispositions de défense
la .circonstance
que
exigeoit, sans permettre à ses
soldats de tirer un coup de fusil pour ne
pas
compromettre la négociation de la place, à
moins que les mouvemens de l'ennemi ne fissent craindre une attaque sérieuse. La réponse
du commandant à la sommation trompa les calculs des Anglais. Ils avoient sans doute espéré
qu'en intimidant le commandant du fort SaintJérôme, ils. parviendroient à s'en emparer, et
deviendroient, par la possession, de cette forteresse. , les maitres de dicter à la place les conditions qu'ils leur plairoient de lui imposer.
Ils ne jugèrent cependant pas à propos d'effectuer les menaces qu'ils avoient faites, et la
garnison du fort en fut quitte pour se tenir sur
le qui-vive, pendant toute la nuit, pour être
prète à tout événement.
Le lendemain la plus parfaite tranquillité et
le plus grand silence régnoient dans tous les
camps, 2 où flottoit de toute part le pavillon par-
aitres de dicter à la place les conditions qu'ils leur plairoient de lui imposer.
Ils ne jugèrent cependant pas à propos d'effectuer les menaces qu'ils avoient faites, et la
garnison du fort en fut quitte pour se tenir sur
le qui-vive, pendant toute la nuit, pour être
prète à tout événement.
Le lendemain la plus parfaite tranquillité et
le plus grand silence régnoient dans tous les
camps, 2 où flottoit de toute part le pavillon par- --- Page 345 ---
(3 331 )
lementaire: : le fort Saint-Jérome seul conservoit:
de guerre inconciliable avec les
une attitude
occuper les deux
événemens qui paroissoient
armées:
du matin le commandant, vou-,
A huitheures
et être fixé sur
lant sortir de cette incertitude,
la conduite quilavoit à tenir dans des circonstances aussi extraordinaires que délicates, écrivit au général Carmichael en ces termes:
Lettre du commandant dufort Saint-Jérôme
au gênéral anglais.
(C Monsieur le général,
de paix qui flotte de toute part,
( Le pavillon dans les deux armées une sussemble annoncer
soit la nature des
pension d'armes. Quelle que
négociations qui les occupent dans ce momentpensé qu'elles prescrivoient de part et
ci,jai. d'autre la cessation de toute espèce d'hostilité.
donc, concevoir les motifs que peut
Je ne puis
excepter le fort
avoir votre Excellence pour
Saint-Jérôme des dispositions générales qui paroissent avoir été adoptées. Dans tous les cas,
je puis assurer à votre Excellence queles résuld'une
( eussent-ils été tels qu'elle
tats
attaque,
pouvoit les désirér ) auroient été achetés trop --- Page 346 ---
I 533 )
cherypourajoutera la gloire de votreExcellence,
et la dédommager des sacrifices qu'auroit infailliblement entrainé une agression aussi insolite
que contraire aux lois de la guerre.
( J'ai l'honneur d'être, avec les sentimens
les plus distingués, de votre Excellence,
ktb-launbketris-adbduamt serviteur,
( (Signé) GILBERT GUILLERMIN..
Réponse du général.
C Monsieur,
( J'ai eu l'honneur de recevoir votre lettre ce
matin, et je m'empresse de vous dire, que la
sommation faite au fort que vous commandez,
provientd'une erreur dansl'exécution des ordres
qui avoient éti donnés au commandant major
Walker, qui commande les troupes britanniques destinées effectivement à l'assaut de votre
fort, au premier coup de canon qui se tirera de
la ville de Santo-Domiugo,
( J'ai la satisfaction de vous dire que les articles de la capitulationsont convenus, 9 et que son
excellence le général Barquier, doit vous en
donner. connoissance dans le courant de la
journée.
vous commandez,
provientd'une erreur dansl'exécution des ordres
qui avoient éti donnés au commandant major
Walker, qui commande les troupes britanniques destinées effectivement à l'assaut de votre
fort, au premier coup de canon qui se tirera de
la ville de Santo-Domiugo,
( J'ai la satisfaction de vous dire que les articles de la capitulationsont convenus, 9 et que son
excellence le général Barquier, doit vous en
donner. connoissance dans le courant de la
journée. --- Page 347 ---
( 553 )
(( Vous pouvez être persuadé, monsieur, que
les troupes anglaises ne pouvoient enfreindreles
lois de la guerre, à l'égard d'un ennemi brave
qui se trouve en son pouvoir.
( Je vous prie d'agréer, monsieur, quelques
bouteilles de vin de Madére comme une preuve
de mon estime, et je suis, monsieur,
( Votre très-humble
K et obcissant serviteur,
( (Signé) HUGH LYLE CARMICHAEL,
( Major-général des forces Britanniques employées au, siège
de Santo Domingo. >
Dans la matinée du sept, les conférences recommencerent, et les commissaires anglais
s'étant désisté de leur première prétention, les
articles de la capitulation furent arrêtés, et présentés à la ratification des généraux respectifs.
Cette ratification de la part des Français futprécédée d'unedélibération du conseil de guerre
qui portoit en substance,
( Sur la communication quia été donnée au
conscilparleginéral en chefBarquierdes articles
de la convention arrêtés entre les, commissaires --- Page 348 ---
(554)
français et anglais, le conseil ayant délibéré
a déclaré à T'unanimité,
( Que les conditions accordées par l'ennemi
n'étoient point incompatibles avec lhonneur de
la garnison, et que'sa position ne lui permettant
pas d'en espérer de plus avantageuses, les commissaires avoient bien rempli leurs devoirs et les
intentions du conseil,
(( Et que monsieur le général en chef étoit
invité,au nom de l'armée et des habitans de la
ville, à ratifier la convention précitée, dont une
copie demeure annexée au présent procèsverbal.
€ Fait en conseil, le 7 juillet 1809,
6 Signé) L'adjudant commandant Aussenac,
Les colonels Vassimon, , de la cinquième et demi-brigade,
Fortier, du quatre-vingl-neuvième
régiment,
Fromont de l'artillerie,
Brom, du génie,
Panisse, de Tdat-msjor-genéral,
Les chefs de bataillon, Evrard,
Mansuis, de la légion,
Cottenet, de la trente septième et
demi, --- Page 349 ---
(555 )
Teillac, de l'artillerie,
Brouard, capitaine de frégate,
Goguet 2 commissaire chargé de
l'inspection aux revues,
Fabvre, commissaire, chef des bureaux de Tadministration,
Bernard, colonel de la garde nationale,
Repussard, colonel de la légion COloniale,
Camberlin, colonel - commandant
d'armes,
Gazan, maire de la ville,
Lamartellière, secrdaire-genéraldu
gouvernement, faisant fonctions
de secrétaire du conseil de
guerre. >)
La convention fut cn effet ratifice le 7 juillet,
par le général en chef. Limportance de cette
pièce ne permettant pas une simple analyse,
nouslat transcrirons ici en entier.
ale,
Repussard, colonel de la légion COloniale,
Camberlin, colonel - commandant
d'armes,
Gazan, maire de la ville,
Lamartellière, secrdaire-genéraldu
gouvernement, faisant fonctions
de secrétaire du conseil de
guerre. >)
La convention fut cn effet ratifice le 7 juillet,
par le général en chef. Limportance de cette
pièce ne permettant pas une simple analyse,
nouslat transcrirons ici en entier. --- Page 350 ---
556 )
CONVENTIO N
Conclue par les commissaires soussignés,
nommes à cet effet, entre le major-géndral Hugh Lyle Carmichaël, commandant
en chefdes troupes britanniques ce SaintDomingue, le commodore William PryceCumby 3 commandant.les forces navales 3
etle général don Juan Sanchez Ramirez,
commandant en chef les troupes espagnols, d'une part,
Et le général de brigade Joseph Bar:
quier, commandant en chef les troupes
françaises, de Pautre part,
Pourlévacuation de la place de SantoDomingo, et des_forts en dépendant, par
les troupes françaises.
Anr. I. A compter de cejour, ily aura suspension d'armes entre les troupes de S. M. B. et
la garnison française; afin d'effectuer l'évacuation dela placede Santo-Domingo 2 dans lec délai
et aux conditions ci-après mentionnées; bien
entendu que jusqu'à l'entière évacuation de la
place aucun poste ne pourra être occupé que
par des troupes des. M. B., et que nul individu
de l'extérieur ne s'introduira en ville sans une
de cejour, ily aura suspension d'armes entre les troupes de S. M. B. et
la garnison française; afin d'effectuer l'évacuation dela placede Santo-Domingo 2 dans lec délai
et aux conditions ci-après mentionnées; bien
entendu que jusqu'à l'entière évacuation de la
place aucun poste ne pourra être occupé que
par des troupes des. M. B., et que nul individu
de l'extérieur ne s'introduira en ville sans une --- Page 351 ---
(3 557)
spéciale du commandant en chef des
J permission
troupes de S. M.Iet R.
Réponse.
La suspension d'armes entre
les troupes de S. M. B. et ses alliés, d'une part,
et les troupes françaises, de l'autre, aura lieu
pour parvenir. au. but proposé; mais les postes
qui doivent être remis seront occupés par les
troupes anglaises, et le régiment espagnol de
Portorico. Le commandant en chef. des troupes
deS. M. B. se rend responsable du bon ordre
des garnisons sous ses ordres.
I. Les forces françaises de toutes armes, les
troupes coloniales qui en font partie, et tous les
individus attachés à l'armée ou à Tadministration, évacueront la ville de Santo-Domingo et
les forts qui en dépendent, et seront transportés
en France aux frais du gouvernement britannique, et dans douze jours au plus tard, à
compter de celui de la ratification des présentes.
La garnison nesera point prisonnière de guerre.
Réponse. 1 En considération de la brave
défense faité par la garnison, malgré les privations inouies qu'elle a éprouvées, ellesortira de
la ville de Santo-Domingo,et des forts qui en
dépèndent, jusques sur les glacis, avec tous les
honneurs de la guerres et ce dans le délai de
quatre jours, à compter de la ratification de la
--- Page 352 ---
538 )
officiers conserveront leurs épées,
présente. Les
de
envoyés en France,avect promesse
et seront
contre la Grande-Brene pas porter les armes
trois ans, à moins
tagne et ses alliés, pendant échangés.
qu'ils ne soient régulitrement arrivés sur les
Les sous-officiers et soldats
mettront bas les armes, et_se rendront
glacis,
être transde guerre, pour
comme prisonniers être échangés.
portés en France et y
conduite à la' JamaiLa totalité sera d'abord
fournis pour les
que ou des transports seront
rendreàl leur destination. de tel sexe, condi54) III: 1 Tous lesindividus Français ou Estion ou couleur qu'ils soient, rester à Santoqui ne voudront point
pagnols,
dans le délai de dix jours 7
Domingo, seront,
anglais,
auxfrais du gouvernement
transportés, d'Amérique , ou aux iles du
aux Etats-Unis
vent ou sous le vent.
français et les EsRéponse. - Les habitans
la cause
qui auroient pris parti pour
de
pagnols
la
de sortir
auront perinission
française 7
amnistie complèté sera
Santo-Domingo ; une
six mois, à
accordée aux derniers pendant
ensorte
dater de la ratification de la présente,
leur
être recherchés pour
quils-ne pourront à la capitulation. Dans ce
conduite antérieure
vent ou sous le vent.
français et les EsRéponse. - Les habitans
la cause
qui auroient pris parti pour
de
pagnols
la
de sortir
auront perinission
française 7
amnistie complèté sera
Santo-Domingo ; une
six mois, à
accordée aux derniers pendant
ensorte
dater de la ratification de la présente,
leur
être recherchés pour
quils-ne pourront à la capitulation. Dans ce
conduite antérieure --- Page 353 ---
( 339 )
délai, les uns et les autres devront évacuer la
- place:
IV.-Les militaires et autres individus mentionnés dans les articles précédens, emporteront
leurs bagages, papierspéquipemens et proprictés
mobiliaires de tel genre ou naturequ'elles soient.
1 leur sera loisible dè vendre ce qu'ils ne jugeront pas convenable d'emporter.
Réponse. - Toutes les propriétés individuelles des personnes de toutes descriptions,
seront respectées, et s'il s'élevoit quelques difficultés pour l'exécution du présent article, elles
seront terminées par des commissaires nommés
parles parties contractantes, et lesquels auront
pouvoir de prononcer.
V. 1 Tous les sujets français désignés en
P'article IlI, ou actuellement dans la partie de
lest de Saint-Domingue, qui y demeureront
après Pévacuation, seront protégés, leurs propriétés, de quelque nature qu'elles soient? mobiliaires, , seront respectées, et ils auront un an
pour en disposer à leur gré,par eux-mèmes ou
par leurs représentans.
aux
Réponse. e Accordé, en se conformant
lois du pays.
VI.-Isera accordé un délai de douze jours
à l'administration pour régler les comptabilités, --- Page 354 ---
(540.) )
et il sera accordéau commissaire chargédelade
ministration, au payeur. et à l'inspecteur, , les
d'emporter tous les papiers qui sont remoyens
latifs à leurs services. Accordé.
VII. - A l'égard dès papiers dépendans des
greffes, de l'état civil ou des domaines, deux
commissaires, pris dans T'ordre judiciaire, seront nommés pour statuer sur ceux qui devront
être emportés ou laissés;et, dans le cas quelon
décideroit qu'ils devront rester. à Santo-Domingo, il sera alors nommé un fonctionnaire
recevoir le dépôt de ces minutes,
public, pour
Il sera mis
dont il répondra particulitrement.
la
immédiate du gouvernementa
sous protection
Accordé. Tous les malades et blessés, miliVIII. 1
s'emtaires ou habitans, qui ne pourront pas
barquer, seront confiés à lagénérosité anglaise,
soins d'un ou de deux officiers de santé
et aux
français. Ils demeureront à la charge dugouverbritannique, ou de leurs alliés, sous la
nement deleurtenir compte de cette dépense,
condition
totale pour un des ports de
lors de Tévacuation
France. Accordé.
*
ou conIX. - Les prisonniers de tout grade
dition ( et notamment M. Daumas), ,seront rendus dans huit jours au plus tard, de part ct
confiés à lagénérosité anglaise,
soins d'un ou de deux officiers de santé
et aux
français. Ils demeureront à la charge dugouverbritannique, ou de leurs alliés, sous la
nement deleurtenir compte de cette dépense,
condition
totale pour un des ports de
lors de Tévacuation
France. Accordé.
*
ou conIX. - Les prisonniers de tout grade
dition ( et notamment M. Daumas), ,seront rendus dans huit jours au plus tard, de part ct --- Page 355 ---
( 541 )
d'autre ? après la signature des présentes.
Réponse. Accordé. Sous la condition que
les prisonniers français que l'on remettra partageront le sort de la garnison, ainsi qu'il est dit
dans l'article II; et que les Francais, de leur
côté, rendront les prisonniers espagnols, qu'ils
pourroient avoir en leur pouvoir.
X. - Lestroupes et autres personnes qui seront embarquées, en exécution de la présente
convention, seront nourries, durant leurs tra-.
versées, aux frais du gouvernement anglais, ou
de leurs alliés.
Réponse. Accordé. La ration sera fournie
conformément aux règlemens anglais.
XI. Toutes difficultés ou disputes qui pourroient s'élever à Pégard de la présente convention, seront terminées à l'amiable par d des commissaires nommés de chaque côté. Accordé.
XII. - Du moment de la signature des pré
sentes, et del la suspension d'armes qui en résultera,desôtages seront donnés de part et d'autre.
Réponse. - Lesôtagesne paroissent pas nécessaires : l'honneur des parties contractantes
doit être une suffisante garantie.
XIII. Tout bâtiment de guerre ou de'commerce appartenant à la France, ouà une puissance neutre ou alliée, qui arrivera dansle port --- Page 356 ---
542 )
dans les vingt jours qui
de Santo-Domingo,
l'évacuation de cette
suivront immédiatement
place,ne sera pas considéré de bonne prise;
mais il sera libre de s'en retournér avec son
équipage et sa cargaison, muni d'un passeport ou lettre de passe du commandant anglais.
Refusé.
XIV. - Il sera accordé par le gouvernement
pour
anglais un bâtiment léger parlementaire, les
porter en France la présente convention, et
dépèches du général en chef.
Réponse. - Cet article doit être référé au
vice-amiral Rowley, commandant en chef les
bâtimens de S.M. B., composant la station de
la Jamaique.
XV.- Aussitôt après la ratification des préfort Aussenac (autrefois isappeléle fort
sentes ,le
de l'Ozama, seSaint-Jérôme), et la redoute
ront remis en la possession des troupes de S. M.
B. et de ses alliés, et les garnisons françaises en
sortiront avec les honneurs de la guerre, pour
retourner en ville se joindre au reste de la
garnison.
doit avoir lieu
Réponse. - La ratification
aussitôt que possible, et au plus tard demain à
midi, et de plus la porte du Conde, sera OCun détachement moitiéanglais et moicupée par
érôme), et la redoute
ront remis en la possession des troupes de S. M.
B. et de ses alliés, et les garnisons françaises en
sortiront avec les honneurs de la guerre, pour
retourner en ville se joindre au reste de la
garnison.
doit avoir lieu
Réponse. - La ratification
aussitôt que possible, et au plus tard demain à
midi, et de plus la porte du Conde, sera OCun détachement moitiéanglais et moicupée par --- Page 357 ---
(3 345 )
de Porto-Ricos et par un détatié du régiment de mème force. Le reste du
chement français
présent article est accordé.
LimmédiateXYL - - Des commissaires seronti
de la
ment nommés pour accélérer T'exécution Y'artillerie de la
présente convention, et recevoir
place et.des forts, les magasinsymunition, plans,
et autres articles que le gouvernement français
britannique et à ses A
laisse au gouvernement
alliés.
: un rapport, sur
Réponse. - Il sera préparé
des
l'état des forts et dela ville, des munitions,
marchandises et du trésor, appartenant au gouvernement français, ou à toute compagnic.sous
lesquels seront vérifiés et signés
sa protection,
qui seront chargés delexépar les commissaires,
cution de la présente capitulation.
Fait double à Santo-Domingo, le six juillet
mil huit cent neuf,
(Signé). M.Duer, capitaine del la marineroyale;
Christophe Myers, lientenant-colonel
du soixante - dixième régiment, Dep.
quanieramadre-ginécal Man. Caballero; Jose. Joanqn. Del Monte;, Vassimon, colonel au cinquième régiment
d'infanterie légère - i Fabvre, commis- --- Page 358 ---
( (544) )
saire de marine, chef des bureaux de
I Tadministration.
Ratifié ce jour 7 juillet,
(Signé)
J. BARQUIER,
commandant en chefles
-
troupesfratiçaises.
Ratifié ce jour 7 juillet,
y
R 1R (Signe) HU. -
LYLE
*
CARMICHAEL,
major-géneral, commandant les forces
de S. M. B. devant, la ville de SantoDomingo.
Ratifié ce jour 7 juillet,
C (Signe)
WM. PRYCE CUMBY,
0e. capitaine du vaisseau de S. IM. B. le
Polyphemus, et le plus ancien officier de l'escadre devant le port de
Santo-Domingo.
Ratifié par moi, gouverneur, intendant et
commandafit-genéral des forces espagnoles, le
7 juillet 1809,
11 11
(Signé), JUANSANCHEZ RAMIREZ,
ledrar
Pour copie conforme:
Le commissaire de marine, secrétaire-général
du gouvernement,
D
(Signé)
LA MARTELLIERE:
A trois heures après midi, un des guides du
et le plus ancien officier de l'escadre devant le port de
Santo-Domingo.
Ratifié par moi, gouverneur, intendant et
commandafit-genéral des forces espagnoles, le
7 juillet 1809,
11 11
(Signé), JUANSANCHEZ RAMIREZ,
ledrar
Pour copie conforme:
Le commissaire de marine, secrétaire-général
du gouvernement,
D
(Signé)
LA MARTELLIERE:
A trois heures après midi, un des guides du --- Page 359 ---
( 545 )
au commandant du fort
général en chefapporta
Saint-Jérôme Tordre de remettre au général
Carmichael,' qui dévoit se présenter en perle fort Saint-Jérôme, conformément à
sonne,
l'article XV de la capitulations
CarmiA quatre heures du soir, le général
et d'un lieutechael, suivi de son état-major
de
nant-colonel - à la tète de cent hommes.
de ligne, se présente, en vue du fort:
troupes les formalités d'usage, ce général est inaprès troduit dans le fort, ou la garnison française
étoit sous les armes; il fait placer ses troupes
face des Français, et après leur avoir fait
en
présenter les armes, il leur adrèsse le discours TE
suivant: :
Carmichacl
û ses
Discours du général
soldats.
(C Soldats,
S7ds
eu la gloire de vaincre la
( Vous n'avez pas
mais vous
brave garnison que vous remplacez;
allez reposer vos têtes sur les mêmes pierres,
soldats venoient se délasser de
où d'intrépides
avoir bravé les
leurs glorieux travaux, après
dangers de la guérre, les horreurs de la faim,
etles privations de touteespèce. Que ccs grands
souvenirs impriment dans vOs coeurs des senti- --- Page 360 ---
( 546 )
mens de respect et d'admiration
sis.comme je T'espère,
pour eux; et
bel exemple,
vous imitez un jour ce
vous aurez assez fait
glojre. >
pour votre
Réponse du commandant du fort.
(C Général, répondit le commandant
si quelque chose pouvoit
du fort,
dats
consoler de bravessolfrançais du sentiment pénible
tune contraire leur fait
qu'une forment,ces sontles
éprouver dans ce moleur
témoignages d'estime que vous
donnez.Recevezl les clefs de cette
et permettez-moi de vous manifester forteresse, le desir
qu'elles ne restent pas long-temps entre
mains. )
vOS
(. Je desire également, reprit le général
glais, d'avoir de nouvelles occasions
anles disputer. )
de vous
Honneurs rendus à la garnison du fort
par
f les troupes anglaises.
La garnison.s sortit du fort dans la même
rée, et reçut des troupes anglaises,
soibataille, les honneurs
rangées en
soldats.
qu'on doit à de braves
Le plus grand silence régnoit des deux
et rendoit le spectacle de cette cérémonie côtés,
mili-
Je desire également, reprit le général
glais, d'avoir de nouvelles occasions
anles disputer. )
de vous
Honneurs rendus à la garnison du fort
par
f les troupes anglaises.
La garnison.s sortit du fort dans la même
rée, et reçut des troupes anglaises,
soibataille, les honneurs
rangées en
soldats.
qu'on doit à de braves
Le plus grand silence régnoit des deux
et rendoit le spectacle de cette cérémonie côtés,
mili- --- Page 361 ---
547 )
mais ce qui devoit surtaire triste ctimposant;
des spectout exciter Tattention et l'étonnement existoit
étoit le contraste frappant qui
tateur's, entre les soldats des deux nations.
de la
Les Français, accablés par les fatigues
souffrances de la faim 2 portoient
guerre et les
de leurs travaux
sur, leurs visages les traces
qu'ils veguertiers, et de toutes les privations
la
Ils avoient le teint pale,
noient d'éprouver:
abattu, mais T'atitude
démarche lente, le corps
fier et
militaire, la tète haute, et le coup-d'ail rien
assuré; leurs armes en bon état, n'avoient du noble
de brillant, mais portoient Tempreinte
usage qu'ils en avoient fait.
arrivés de la JaLes Anglais nouvellement
de ce I teint.
maique, n'avoient encore rien perdu
unide lys et de roses qui les distingue; un
extraordhnsiredans
forme dlégant, uneprécision
admile maniement des armes, une discipline vivacité
rablc, l'éclat de leurs mousquets, la
la
de leurs manceuvres, la vigueur.
et justesse
des soldats dignes
de la santé, tout annonçoit
dont ils admide se mesurer avec des Français, activité.
roient le courage et linfatigable
une
Le même jourla redoute lOzama reçut
efut
garnison anglaise, etla poneDal.Candef gardéep parlesFraneaise et les Anglasemmonbretgal --- Page 362 ---
I I 548 )
Lajournée du8 8juilletse passa en témoignages
d'estime entre les Anglais etles Français;
les généraux Carmichaël et
etleg
French, avec leur
état-major, et les colonels des régimens se rendirent àl l'invitation du général
vinrent diner au
Barquier, et
gouvernement,
Le même jour, la légion du cap
à bord des vaisseaux Anglais. Le chef s'embarqua de bataillon Mansuis éprouva en remettant son drapeau,
une émotion qui fut vivement partagée par les
officiers Anglais chargés de le recevoir.
( Vous avez fait, monsieur, lui dit l'officier
'anglais, tout ce que l'honneur exigeoit de
votre conduite étoit digne d'une meilleure vous, fortune'; consolez - vous puisque vous avez fait
votre devoir. )
:
Grandeur d'ame du coloncl anglais Grave.
Le rojuillet, deux bâtimens
Anglais; venant
delslanuigpesapponirent la faussenouvelle des
revers de nos armées en Espagne. Le
loncla anglais Grave
jeune COprésent au récit qu'en faisoit
publiquement le
capitaine, 2 lui observa qu'il
falloitsavoir ménager la sensibilité d'un ennemi
qu'on estimoit, et concilier autant
les égards qu'on doit à de braves que possible
gens avec la
illet, deux bâtimens
Anglais; venant
delslanuigpesapponirent la faussenouvelle des
revers de nos armées en Espagne. Le
loncla anglais Grave
jeune COprésent au récit qu'en faisoit
publiquement le
capitaine, 2 lui observa qu'il
falloitsavoir ménager la sensibilité d'un ennemi
qu'on estimoit, et concilier autant
les égards qu'on doit à de braves que possible
gens avec la --- Page 363 ---
( 349 )
satisfaction qu'on éprouve lorsqu'on publie des
évènemens favorables à son pays:
dans la baie ,et
Entrée de Parmée anglaise Carmichaël à seS
discours du général
soldats.
Le II juillet avoit été fixé pour lentrée des
Anglaises dans la place, , pendant que lcs
troupes
françaises s'embarqueroient
dernières brigades
bord dés vaisseaux. Le général
pour se rendrerà
la
d'armes les
Carmichaël en recevant sur place
clefsde la ville, prononça un discours dont
seulement la substance.
nous rapporterons
( Soldats,
Dieu
à son gré du sort des
K Le
qui dispose
empirés et des armées, a remis entre vosmains
la destinée de ce pays : vous ne devez point à
votre courage la possession de cette place, puisvous n'avez eu ni le temps ni l'occasion de
que
le, déployer contre un ennemi qui ne succombe
sous le poids des calamités qu'entraine la
que
la valeur nep peutrien,
guerre, et contrelesquelles militaires de ces. braves
mais honorez les vertus
troupes;imitez: - les et vous deviendrez comme
elles, dignes de l'admiration des hommes >.
Entrevue des généraux Français et. Anglais.
se rendit ensuite au
Le général Carmichaël --- Page 364 ---
( 550) )
gouvernement, ou il fut reçu par le genéral
Barquier, qui lui parla ainsi:
c Sila fortune eut un peu secondé nos efforts,
aurions Thonneur de vous disputer encore
nous
de cette place, mais son obstinala pussession
tion à contrariernos désirs et nosintentions,te
rend aujourdhui votre prisonnier >.
voudrois être le vôtre, reprit vivement
( Je Carmichaël, et avoir comme vous
le général
garnison si digue
Thonneur de commanderune
de l'admiration de ses énnemis >).
Pendant que ces combats de générosité et
occupoient les chefs de deux
dee grandeurdsme s'estimer ; don Juan Sannations faites pour
s'acheminoit vers
chez, suivi de ses complices,
du
dans un costume
le palais gouvernement,
dans cette
bien convenable au rôle quil jouoit
formant Tarc-en-ciel,
circonstance; un chapeau
en
un
de plumes blanches, et bordé or,
garni
couvert des portraits de Ferdihabit bleu 2
un sabre
nand vil, des bottes à la Suvarow, 2
trainant a terre 2 et Tempêchant de marcher
cortége de persorines aussi
droit, un nombreux
enfin
bigarées que leurs habits, la prestance
d'un héros de théâtre, tel fut le spectacle qu'ofde donr Juan Sanchez
frit l'entrée triomphante
et des Anétonnés des Français
aux regards
,
garni
couvert des portraits de Ferdihabit bleu 2
un sabre
nand vil, des bottes à la Suvarow, 2
trainant a terre 2 et Tempêchant de marcher
cortége de persorines aussi
droit, un nombreux
enfin
bigarées que leurs habits, la prestance
d'un héros de théâtre, tel fut le spectacle qu'ofde donr Juan Sanchez
frit l'entrée triomphante
et des Anétonnés des Français
aux regards --- Page 365 ---
(551) )
glais, dont la contenance exprimoit énergiquer
le ridicule de cette mascarade, que les
ment
considéroient comme le
du
( Espagnols
pays
nationale.
nec plus ultrà de la majesté
honnête mais
L'abord des chefs réunis fut
froid, ils assistèrent à un déjeuner frugal que
leur offrit le général Barquier. de
à la
Péndant le repas, les officiers
garde
Conde, viennent prévenir lesgénéraux
portedu
les milices nationales espagnoles
respectifs que français de Bambi, au service, de
et les nègres
vouloient forcer la garde et
don Juan Sanchez;
les conpénétrer dans la place, sans égard pour
ventions qui leur en interdisoient l'entréer
Sédition de quelques troupes espagnoles ;
mesures que se propose de prendre le
Carmichaël pour lappaisers, ce
général
guil dit à CC sujet.
irrité de ces désorLe général Carmichaël,
funestes qui
dres, et craignant les conséquences
pouvoient en résulter, éleva la voix ets'exprima
en adressant la parole à don Juan
ainsi,
Sanchez :
la
dans
( J'ai garanti la paix et tranquillité
T'entière évacuation des Francette ville,jusqu'a
cherchent à troubler le
çais: : si les hordes qui --- Page 366 ---
(55a )
bon ordre persistent à vouloir entrer, je vous
déclare, monsieur, queje vais tourner contre
elles les forces de S. M. Britannique et les canons de la place; mais pour m'épargner ces
commandées par'la loyauté
mesures rigoureuses
nécessaire
et la bounefoi, je pense qu'il est
que
vous-même sur les lieux
vous vous transportiez
infaire rentrer dans l'ordre ces bandes
pour
disciplinées >.
applaudissant à la pruDon Juan Sanchez,
c'étoit aussi
dence du général, et protestant que
à la porte
se rendit sur-le-champ
ses principes,
en imposa aux séde Conde, où sa présence
ditieux, qui se retirèrent.
le
Juan Sanchez supportoit avec peine
Don
des Anglais à 2 son égard. Il ne
ton de hauteur
auxipouvoit se faire à l'idée que des troupes
recueillirle fruit des travaux de
liaires vinssent
de huit mois,
'son armée, pendant une guerre Mais le mal
sans en avoir partagé les dangers.
étoient
et les circonstances
étoit sans ressource,
l'abnégation la
tellement impérieuses, , que
plus
absolue de ses prétentions pouvoit seule prévescission qui n'eût pas été à son avannir une
et af-.
1l dissimula donc son ressentiment,
tage. dans toutes les occasions, une déférence
fecta,
volontés de ses puissans alliés. Peu
marquée aux
Mais le mal
sans en avoir partagé les dangers.
étoient
et les circonstances
étoit sans ressource,
l'abnégation la
tellement impérieuses, , que
plus
absolue de ses prétentions pouvoit seule prévescission qui n'eût pas été à son avannir une
et af-.
1l dissimula donc son ressentiment,
tage. dans toutes les occasions, une déférence
fecta,
volontés de ses puissans alliés. Peu
marquée aux --- Page 367 ---
( 553 )
à'un degré plus éminent
d'hommes possédoient
et
le chef des Espagnols la dissimulation,
que
le talent de savoir se posséder.
doux, ila
Ce chef de parti est d'un caractère
mais cette modestie et
Tair simple et modeste;
unorgueildé
conesamphiadapeemew cachent
mesuré et la finesse d'un homme d'une condition
sienne; son abord facilc, son
plus relevée quela
en safaveur:
ton miéleux et persuasifprévientente
que ne l'est ordinairement
moins superstilieux
les
il se sert des prêtres pour
un Espagnol,
deses desseins sans
faire concourir à l'exécation
à leurs conseils, et leur
se livrer aveuglément Extrèmement secret et
donner trop d'influence.
à son enréservé, il admet peu de personnes
et ne laisse pénétrer que ce qu'il
tière confiance, de faire connoitre: Il affecte
est deson intérêt
de modération et de
les principes d'humanité,
légitimer le
désintéressement, seulement pour
et accréditer une opimotif de ses entreprises
sait flatter et
nion favorable sur sa moralité:il
Sancontenir au besoin les passions des autres.
fait preuve de valeur, mais
chez n'a jamais d'ame qui lui tient lieu de couila une fermeté relever celui de ses soldats.
rage, et lui sert à
Sanchez doit plus à la nature qualéducation;
aussi a-t-il plus d'esprit que de connoissances,
--- Page 368 ---
354 )
de condnite que de talens acplus de moyens ila l'air de dédaigner les granquissambsiicux,
de tout
obtedeurs, mais il est capable
pourles à la
audacieux, il a osé sasseoir
nir. Intrigant, Ferrand dans le temps mème
table du, général
de réou il venoit de consommer, son crime,ct la
les fermens de révolte dans toute pars
pandre de l'Est: fin et délié, il a su se servir. du
tie
don Toribio Montès pour le succès
gouverneur
scandaleusement de
deses projets, ets'est joué
equ'illui avoit faite de le reconnoitre
la promese chefimmédiat de cette colonie. A5 1
pour Sanchez enfin, âgé de 45 à 45 ans, est d'une
d'une figure assez commune,
taille. moyenne,
a le travail facile, de la
actif et tempérant : il
Tassiduité au trapénétration dans Tesprity de
vail et dort fort peu.
continuoit tous les ::
Cependant Tévacuation
qui s'acsous les auspices des Anglais,
jours
de leurs engagemens avec une scruquilterent exactitude, et les attentions les plus
puleuse.
délicates envers les Français.
)1
des Anglais à Tégard
Procedés généreuz
des Français.
considère plus les Français comme
(( Je ne
Carmichael,
mes ennemis, disoit le général
ation dans Tesprity de
vail et dort fort peu.
continuoit tous les ::
Cependant Tévacuation
qui s'acsous les auspices des Anglais,
jours
de leurs engagemens avec une scruquilterent exactitude, et les attentions les plus
puleuse.
délicates envers les Français.
)1
des Anglais à Tégard
Procedés généreuz
des Français.
considère plus les Français comme
(( Je ne
Carmichael,
mes ennemis, disoit le général --- Page 369 ---
( - 355 )
ont été braves'
mais, comme des amis, Thonneur. puisquils Ses officiers 7
dans les, chamnps. de
alloient au-dede suivre son' exemple, pi
a
jaloux
re
leuF"a etre dgneau
vant de tout ce qui poivoit erthamitie 1es
ble. Ces Hamtignages destitine salif Te vaisseaux aah uto oh ils
accompagtiarent jtisque les
dont
forent traités avec 'tous eards enih sjéetana 201
E10T
nd
au mialhieuir et au courage: 02
TMVS 1O est DMe DTA 4
31 mi 23
qulils fort aur: Espagnols:
Réclamations
X Apres notre etx départ, Tarticle des I; aindermies nmop des 10
fut missurl le tapis. Les Aiiglais :0 Féclamoient 0101174 con- 291
Espagniolst le reinbencemenitd d'ume 29 somme fi
sidérable
avoil dre dépensée pendant onou un Bi
véi
XI J:. et A3Y 9111R ie déplacement
blocus de treize mois, par
TR La Ville de Sine-Desir HSI
des" troupes DoE anglaises TICA des Anglais u
en 0D garantie
rdstoit au potivoir 291
g0
C
dee cette dette; e bated de
du pafement
lé colonef ditnillere
la ville;' déposées chez 36 dincso somme esi9ur 5e de dix
Smiti, devoient' répondre ledr LIV valeur 31910Y, maall
millé gonpdes, représentant moLusiBOI dans les Nve
les usages 5 y1i 34 placea
lique, qui dapics S0
assicgces 1 et prises
les fbe Anglan, appantient
a
par
réclamations:
aux' officiers de 0J cette JI arme. J
ii Ces DE
D1
les seuls motifs de mé:
n'étoient pas
E
ondieuses
(1: 115 9u qui affoiblissoient les rapports
contentement . les deux 24 nations wupt allices.
d'amitié entre
les usages 5 y1i 34 placea
lique, qui dapics S0
assicgces 1 et prises
les fbe Anglan, appantient
a
par
réclamations:
aux' officiers de 0J cette JI arme. J
ii Ces DE
D1
les seuls motifs de mé:
n'étoient pas
E
ondieuses
(1: 115 9u qui affoiblissoient les rapports
contentement . les deux 24 nations wupt allices.
d'amitié entre --- Page 370 ---
(556 )
Adresse des Anglais pour obtenir le remboursement des sommes dues.
dans n l'intention d'accélérer la
Les Anglais,
des fonds réclamés, donnèrent l'éveil à 1
rentrée
linquidtude des Espagnols, par: des préparatifs
d'établissement, et des travaux dont le but paroissoit plutôt dirigé contre les habitans du pays
contre des ennemis extérieurs. Ils formèque même un cordon qu'il fut défendu aux
rent
Espagnols de passer, sous le prétexte spécieux.
la communication des gens du pays avec
que
donner lieu à quelques
les ouvriers pouvoit
et troubler la tranquillité et
rixes particulièeres, harmonie des deux nations. On en
la bonne
à des arrangemens dans le couvint cependant
du mois d'aodt. Don Juan Sanchez se rerant débiteur des sommes exigées, et s'obliconnut de les payer à des termes dont il fut congea
contractantes. Les Anglais,
venu entreles parties
la
de leurs
qui avoient vu périr majeure partie
soldats par les maladies, se hâtèrent alors d'abandonner une terreoui ils perdirent plus d'hommes dans un mois et sans faire la guerre, : que
tout le cours d'une camles Français pendant
effets de la famine.
pagne de huit mois, et parles
Sanchez, tranquille possesseur du paysaprès --- Page 371 ---
( 557 )
le départ des Anglais, ne songea plus qu'aux
d'affermir son autorité; elle étoit parmoyens
chefs audacieux, fiers de leurs.
tagée, ,ou pardes
services, enhardis par la licence des camps,ou
parunepopulace effrénde, qui ne connoit d'autres lois que sa volonté, d'autres règles que ses
caprices. Les rénes de Tadministration abandonnées à des mains inertes ou infidèles, laissoient apercevoir l'abime de désordres oir ce
malheureux paysalloit être bientôt plongé. Nous
terminerons ce Précis historique parunebalance
politique des avantages et des pertes des trois
nations qui ont pris une part active dans la
révolution de la partie de l'Est de Saint-Domingue.
Résumé politique.
Santo-Domingo étoit pour, les Anglais une
sentinelle vigilante - 3 une barrière redoutable
contre la propagation des principes destructeurs
des colonies, et les tentatives de ces voisins turbulens dont les succès exerçoient à cette époune influence si dangereuse à la Jamaique
même, que
qu'elle éprouva dans le courantde mars
une commotion gienatsomuemenfese
résultats que le supplice de ceux qui l'avoient
excitée. Mais peut-on se promettre dans cette
colonie une tranquillité solide et durable, lors-
- 3 une barrière redoutable
contre la propagation des principes destructeurs
des colonies, et les tentatives de ces voisins turbulens dont les succès exerçoient à cette époune influence si dangereuse à la Jamaique
même, que
qu'elle éprouva dans le courantde mars
une commotion gienatsomuemenfese
résultats que le supplice de ceux qui l'avoient
excitée. Mais peut-on se promettre dans cette
colonie une tranquillité solide et durable, lors- --- Page 372 ---
(558 )
queles élémens done révolution rn'attendent que
des moteurs plus audacieux ou plus capables de
les développer. E1 toiombanit
:
avec
: La Jamaique" ne doit-elle pas prévoir
effroi l'époque oir les negres de Saint-Domindébarrassés du seul ennemi quilsavoient
gue,"
cimenteront les liens'dune amitié, >
à craindre,
d'autant plus probables qu'un dangercommun de leur
et lei grand motif d'affermir les bases
indépendance lénre commandent impérative
ment l'abnégation de toute ambition particuleurs dissensions
lière qui pourroit perpétuer
intestines. C'est alors que les prineiperditsoree
nisateurs franchiront les limites trop circons
crites d'Haiti et se répandront, commetntorrent impètueuxy dans toutes Tuseolonies européennes dévorces.par leurs psopres.enfarismen
laissant donc subsister ce boulevard commun
à toutes les nations commercantess contre, les
progres effrayansi d'un, système qui tend La, re
plonger le nouveau monde dans Fétat de barri
barie d'ou l'avoit arraché Tindasscienseacapeise
des, Européens, les Anglais auroient conseryé
au, centre même d'une puissance anti-cologiale
une digue contre, une aussi grande; et funeste,
extension:
aS
Ilest. évident que, sous ce, premier rapport, --- Page 373 ---
(559 )
de la Jamaique s'est conduit
de gouvrerienment
etle plus opposé
dansi lesens slep plus impolitique examinons à préMais
à ses veritablesinvésts de cette expédition,
sent les dépenses énormes
la colonie
et voyons si les résultats présententà aux saanglaise des compensations équivalentes
crilices qu'elle a faits. d'être taxé d'exagéra- 1
T On peutysans crainte
mille
les
tion, évaluer à quatre cent
gourdes le mois de
frais d'un blocus quia duré depuis
1808 jusqu'a la fin de juillet 1809, et cenx
juin nécessairement occasionné le déplacement
qu'a
de la colonie; le commerce de la'
des troupes
ce laps de temps
métropole a été privé pendant
de
de la protection de ses bâtimens
guerres
nombreux: corsaires de Cube et des'
contre les
résultantes de cette'
lles-du-Vent, les pertés
inicalai
inaction peuvent être considérces comme del
culables s'sous ce second rapport L'intérieur
rassuré contre les terreurs de Tinsure
Iileàr peine
de
vu en proie ade
rection du mois mars,sest
dannovoleinguedudee courndenouveaux
le départ des troupes blanches destigers par la défense du pays, et'la mort de douze
nées à
victimes de la guerre
cents soldats ou matelots,
TAurore,
ou du climat, la perte de la frégate de com
et de quatre autres grands bâtimens
L'intérieur
rassuré contre les terreurs de Tinsure
Iileàr peine
de
vu en proie ade
rection du mois mars,sest
dannovoleinguedudee courndenouveaux
le départ des troupes blanches destigers par la défense du pays, et'la mort de douze
nées à
victimes de la guerre
cents soldats ou matelots,
TAurore,
ou du climat, la perte de la frégate de com
et de quatre autres grands bâtimens --- Page 374 ---
560 )
merce et de transport, sur les côtes de fer qui
défendent tlesaiterrages de Santo-Domingo,ont
mis le comble aux malbeurs d'une éxpédition
gue les faux calculs de T'ambition avoient
voquée:
proQuels sont donc les avantages réels que retire le gouvernement anglais de l'évacuation de
Santo-Domingo? Se trouve-t-il indemnisé suffisamment par lengagement qu'a pris Sanchez
deluirembourser les frais de la guerre 5 ou considere-tillexpuksion totale des Français de SaintDomingue comme un événement fatal à l'intérêt de la France? Si ce sont les compensations
que le gouvernement anglais avoit en vue, en
favorisant la révolte de quelques
peuplades errantes,. il faut convenir qu'il a, complètement
manqué son but : en effet la possession de SantoDomingo, éloit plus onéreuse qu'utile à la
France puisqu'elle payoit annucllement deux
millions tournois le droit de régner sur quatrevingt-mille ames, énervées par trois siècles de;
fainéantise et de superstition; puisque,
soutenir ce point inutile, elle compromettoit pour: le
Sort de ses escadres dans des mers oùr les CS-.
cadres anglaises sont toujours eni forces supérieures. La France a donc gagné, au lieu de
perdre, par les résultats de cette expédition > --- Page 375 ---
( 56r )
les
ont perdu, de fait, les avantages
et
Anglais attendre de leur supériorité maqu'ils, devoient
ritime contre les foibles escadres françaises, que
attiroit de
la. conservation de Santo-Domingo
temps à autre dans ces mers éloiguées.
n est, je crois, suffisamment démontré que
et des pertes n'est point
la balance desavantages
si
faveur des Anglais. Examinons a présent
en
leurs alliés, ont retiré de leur
les Espagnols
insurrection: les grands avantages sur lesquels
ils avoient compté.
Sous Tadministration paternelle du général
Ferrand, les Espagnols de la partie de TEst ne:
aucun impôt, vendoient les produepayojent
se
tions de leurs terres a un prix excessif, gouvernoient pour, ainsi dire entre eux, et, jouis- AX
soient au milieu de leurs familles d'une tranqui n'étoit altérée: ni par les inquica
quillité tudes de la guerre, ni par les tracasseries do.
mestiques de la paix. La fortune publiquerak
de la circulation de
mentoit périodiquement
dans le
deux millions. tournois que dépensoit
le gouveruement français : aujourd'hui 6
pays' quils ont acheté au prix de leur sang et de
illusoire; ils
leur fortune une indépendance
ont à gémir sur la perte d'un tiers de leur po- 2
pulation, sur la dévastation de' leur proprièté,
ni par les tracasseries do.
mestiques de la paix. La fortune publiquerak
de la circulation de
mentoit périodiquement
dans le
deux millions. tournois que dépensoit
le gouveruement français : aujourd'hui 6
pays' quils ont acheté au prix de leur sang et de
illusoire; ils
leur fortune une indépendance
ont à gémir sur la perte d'un tiers de leur po- 2
pulation, sur la dévastation de' leur proprièté, --- Page 376 ---
(3 562 )
sur Tanfantissement de la culture, et des hattes
qui formoient la" principale richesse de leur
pays,sur. les charges quils ont à supporter, sur
les vexations de leurs chefs, dont Tautorité'est
d'autant plus pesante que le sentiment d'une
égalité de naissance et de fortune rapproche les
conditions êt laisse subsister les prétentions an:
térieures à la guerre. Ajoutonis à cela la perspective affreuse delavenir, et les dangers d'une
invasion africaine sur leur territoire,et je de-:
manderai ce que les Espagnols ont gagné à
secouer lel joug bienfaisant de leur gouvernement légitime. Quelle sera donc la destinée dece
peuple malhcureux, si les intrigans qui le gouvernent,. conservent assez long-temps leur in-:
fluence et leur autorité, pouri suspendre l'effet
d'une reaction qui est dans tous les coeurs: Son
sort: sera le même que celui des negres de la
partie française, avec lesquels il vient de con":
tracter une alliance offensive et défensive; à:
moins que, déposant les armes qu'un funeste:
aveuglement lui a. mis àrla main, il n'implore
la clémence: de son souverain, et lui fasse par-:
venir les témoignages de son repentir et de sa
soumission (85). --- Page 377 ---
NOTES.
ligne 9:
Note 1, page 4,
T
Les, habitans dc la ci- devant partie espagnole
a unc de (M leur
ont oit constamment
la nature
gouvernement, 594
par dans 412 un état de médiocrité, que la modération
éxisté
leur sobriété et la fertilité du sol
dans 21n les AE besoins, 35 :.
jusqu'à l'époque de leur changearoient entretenue
10'90 de domination. -
Leur existence précaire s'alimen- -
ment
la circulation d'une somme de
toit annuellement par
dépensoit pério500 mille gourdes, que, atin le sonverain
chaque
diquement Wariep
et qui devenoit, pour
pays, 'rclative à la quotité, de, ses
indveider, me ressource (TLN
cnlture
hesoins ou 1 à la mesure de son industric. 13 La
tn objet secondaire, et le comn'étoit pour. enx qu'an fondée sur la nécessité de se vétir
merce une ressource
s.A
R.
des objets indispensables et étrangers 1s
et de se procurer 19 la
fa
La 1
au : pays. 317
to 5 a
-
étoit celle
: La senle activité permise et enconragée
la
relative anx cérémonies religieuses, qui occupoient
de leurs momens ; la voix des prêtres rohs
majenre partie
sévère qui ne permettoit auétoit pour cux un poei oracle
cune - réflexion.
e La superstition répandoit ainsi, depnis un temps
élémens destructeurs sur la destinée
immémorial, ses
les
religieux;
d'un peuple crédule, dominé par préjngés
décroissante; 5 les,
C la population alloit en progression -
travaux ntiles étoient méprisés, et les foibles ressourcess, 1
majenre partie
sévère qui ne permettoit auétoit pour cux un poei oracle
cune - réflexion.
e La superstition répandoit ainsi, depnis un temps
élémens destructeurs sur la destinée
immémorial, ses
les
religieux;
d'un peuple crédule, dominé par préjngés
décroissante; 5 les,
C la population alloit en progression -
travaux ntiles étoient méprisés, et les foibles ressourcess, 1 --- Page 378 ---
I 564) ) C
qu'ane nature libérale leur offroit, alloient enrichir des
célibataires visils et dangerenx, qui leur faisoient considérer l'obéissance anx lois et les devoirs de la société conme des accessoires subordonnés à l'intérêt et
ala volonté d'une classe d'hommes
qui ne souffroit
aucun partage, ancune égalité.
"Telle a ét6, pendant un laps de temps considérable,
la manière de vivre d'un peuple
soins
pastenr ; pen de beet d'ambition, peu d'impôts directs à
des ressources locales et faciles
supporter,
pour une vie extrémement sobre et réglée, le doute enfind'un état meilleur
que le leur; tout contribuoit à étouffer dans leur coeur
l'émulation dn travail et le désir d'une opulence dont
ils n'avoient aucune idée.
II étoit présumable que le changement de gouvernement feroit disparoitre des élémens, aussi contraires
au bonheur des peuples qu'à l'intérêt de l'état : mais
il devoit, pour parvenir à ce but, froisser des opinions
vénérées par des ames foibles et consacrées par l'habitnde de plusieurs siècles ; substituer an gout des cérémonies inutiles l'amour du travail, êt l'activité du
commerce à la sainte indolence entretenue par les
moines.
Néanmoins les Espagnols peu jalonx d'un bonhenr
anquel on ne pouvoit arriver que par la constance au
travail et les sacrifices pénibles qu'il
exige, 3 étoient plus
effrayés qu'enconragés par le génie actif ct
des Français. Le sentiment d'une inquiétude entreprenant mal fondée avoit pris la place de T'émulation, et le caractère
national l'avoit emporté sur les exemples multipliés de
l'industrie française, Quelques Espagnals cependant, s
plus éclairés par leur intérét, ou moins influencés par
ance au
travail et les sacrifices pénibles qu'il
exige, 3 étoient plus
effrayés qu'enconragés par le génie actif ct
des Français. Le sentiment d'une inquiétude entreprenant mal fondée avoit pris la place de T'émulation, et le caractère
national l'avoit emporté sur les exemples multipliés de
l'industrie française, Quelques Espagnals cependant, s
plus éclairés par leur intérét, ou moins influencés par --- Page 379 ---
(565 )
absurdes qui maitrisoient leurs comles considérations
d'un système
- concoururent à T'établissement
patriotes,
les coupes d'acajou, les nombreux
réformatenr; ; et déjà
espagnole, et les exceltroupeauxde la ci-devant pariie
d'un grand
devenues Vapanage
lentes terres.deSamaa,
alloient fournir des
nombre de propriétaires laborienx, de la nouvelle méressources immenses au commerce
1808.
sans la révolution du 1O août
servile
tropale,
la paresse, une condeseendance
L'indolence,
formoient donc, avant cette
à la volonté des moines,
du caractère de ces.
révolution, les principales nuances
Mais à travers ces - vices," qai provenoient
peuples.
de leurs moeurs que de lIa nature
moins de.l'escence
encore quelques
de leur gouvernement, on distinguoit
et aux çaléchappées à l'influence des préjugés
vertus
ennemie de tonte espèce de bien.
culs d'une politique
trouvoit parmi eux les soins
Le voyageur malheureux
et avoit raremnent à se
et les égards de Thospitalité, hôtes. On cite peu
de T'infidélité de ses
plaindre
portées à la sûreté des personnes,
d'exemples d'atteintes
de traverser cet immense
obligées par état ou parbesoin
les rives du fleave
pays. On voyoit des Espagnols sur
antant de
de TYoune, ponsser en nageant avec
rapide
derloyauté , un cuir léger, auquel est
courage que
la vie et la fortune d'un voyageur
attaché qnelquefois
rétribution
confiant , et se contenter d'une modique
le prix de leurs peines. On se demandera sans
pour
être les raisons de cette diffé:
doute quelles peuvent des habitans de la partie de
rence daus le caractère
dans tontes les
l'Est, avec celui des autres peuples
éspagnoles, oà le meurtre et le vol
autres possessions
nationales la voici.
sont des rices inhérens aux moeurs
;
fortune d'un voyageur
attaché qnelquefois
rétribution
confiant , et se contenter d'une modique
le prix de leurs peines. On se demandera sans
pour
être les raisons de cette diffé:
doute quelles peuvent des habitans de la partie de
rence daus le caractère
dans tontes les
l'Est, avec celui des autres peuples
éspagnoles, oà le meurtre et le vol
autres possessions
nationales la voici.
sont des rices inhérens aux moeurs
; --- Page 380 ---
566 )
Saint- Domingne fut présque aussitôt abandonné que
découvert. L'esprit de conquête et la cupidité firént
refluer dans les vastes. contrées: du continent, nourélla majeure partie des premiers halement déconvert,
les mines épuibitans de cette ile, qui abandonnèrent abondantes du
sées de Cibao, pour lesi richesses plus
Mexiqne et du Péron.
sir
des Indiens et Pémigration des fonLa dépopulation
donc la ville de Santodatenrs européens empéchèrent
auquel soit.
Domingo d'atteindre à ce degré d'opnlence
do Nouvean-Monde. Il est
parveaus les autres capitales des Indes occidentales,
présumable, i que, la, métropole
ces transmidans.son,sein, à Tépoque.de
ne conserya,
la portion la plus saine dé
grations multiplices, que
guerre et
aux chances.de.la
ses habitans, qui préféra,
de la fortune, , une vie paisible et les richesses plns
réelles qne leur offroit la culvure des terres.
Ainsi done, aux mémes épogaes. oi Saint-Domingue
sans la renonveler , les :. nonépuroit sa population', devenoient T'asile des aventuriers 5
velles dléconvertes
hommes sanguinaires et
des malfaiteurs 1 ou del, çes.
aix dernierst exeès.
guerriers que Ja soif de lor portoit
derniers
Les vices. originaires, se.p propagérent dans.ces
de la population, et les.verpays avec Yangmentation
de, Santo-Domingo se
tus primitiyes des, fondatenrs nombre d'habitans, qui.
conservèrent dans ce petit
dei icette
successivement les différentes. partiés
peupla
forcément par lesi alliances'
ile immeuse, et dégénéra
delai cohabita-:
avec les Indiens, et les métis. provenant
tion des blancs àvecice- grand nombre d'Africaines que
la douceur da code noir et,le. régime intérienrde cetle:
de, Santo-Domingo se
tus primitiyes des, fondatenrs nombre d'habitans, qui.
conservèrent dans ce petit
dei icette
successivement les différentes. partiés
peupla
forcément par lesi alliances'
ile immeuse, et dégénéra
delai cohabita-:
avec les Indiens, et les métis. provenant
tion des blancs àvecice- grand nombre d'Africaines que
la douceur da code noir et,le. régime intérienrde cetle: --- Page 381 ---
( 567 - )
rendoient périodiquement. à
partie de Saint-Domingue
la liberté.
i9
On trouve la, cause de ces mésalliances bigarrées
dans les progrès. de Yagricultare ct Tangmentation des.
richesses. L'égalité des fortunes fit disparoitre l'incga:,
lité du rang; et la soif dc l'or, mniversellement répandne
dans des pays oi la considération n'étoit relative qu'à
Pétat d'opulence dans lequel on existoit, ne reconnut,
ni les préjugés de la naissance , ni la différence des,
plns couleurs. ni les convenances de Péducation 5 aussi
auroit-en 1 de la peine à trouver dans toute la partie de
YEst, deux familles oi le mélange du,sang n'ait laissé
des traces ineffaçables, 2hL
dernière.
Note 22 page 4, ligne
Ce nègre , dont la colipable ambition a perdu la
colonie de Saint-Domingne , fat le premier instrument
désastreax des négropliles. Il étoit doué
du systême
conduite extraordinairel I le devoit à
d'un talent de
T'habitade de commander à cette' sollicitude active
qu'inspire une grande ambition, et la continuité des.
soins et du travail qu'exige" nécessairement nne: administration très-étendne.: Il avoit la conception des
grandes idées, sanis" avoir cette facilité d'expresssions
et cet esprit d'analyse qu'on acquiert par Péducas
tion et l'étude. Il saisissoit Pensemble d'un plan', et
avoit le discernement assez fin pour en' surveiller la
stricte exécution. On pent dire que ceux dont ilse
servoit n'étoient que des agens passifs de ses volontés,
et les rédacteurs serviles de' ses idées: Méfiant et dissimulé comme un Africair, il étoit extrêmement secret et
facilité d'expresssions
et cet esprit d'analyse qu'on acquiert par Péducas
tion et l'étude. Il saisissoit Pensemble d'un plan', et
avoit le discernement assez fin pour en' surveiller la
stricte exécution. On pent dire que ceux dont ilse
servoit n'étoient que des agens passifs de ses volontés,
et les rédacteurs serviles de' ses idées: Méfiant et dissimulé comme un Africair, il étoit extrêmement secret et --- Page 382 ---
568 ) 2
réservé, à Pégard de cenx même qui paroissoient avoir
confiance malhenr à celui, gai en eût abusé, Il s'6sa
;
sur_ses véritables desseins;
tadioit à donner le change
mais ils étoient aussitôt. exécutés que conçus. Qnelques
traits de crnauté de cet homme singulier, caractérisent,
et féroce; instruit par ses
bien son ame soupçonnense
en traversant
espions qe'il dévoit courir des dangers
tout
il fait atteler ses chevaux et disposc
un pays,
Le carosse bien fermé part, escorté
pour son départ.
destination 5 il est attaqué à
par ses guides, 2 pour sa
des assaill'endroit désigné ; mais à la grande surprise criblée
lans et même des gens de l'escorte, la voiture mauyaises.
de balles étoit vide. Toussaint convaincu des
chefs
fait exéouter tous les,
intentions de ses ennemis,
n'avoir point opposé
du payset ses propres gardes pour
une assez vigoureuse résistance.
d'un. de ses,
Toussaint surprend la correspondance
rival et son.ennemis
aides-de-camp avec Rigand,son
êtes.
il fait venir cet officier. Un_tel,-lui ditil,.vous n'ad'une grande trahison; et pour que vous
coupable
à Tingratitude, , voyez votre.
joutiez pas le mensonge donner à Ja colonie le scandale.
lettre. Je ne venx point
mais
demain made l'exécution d'an de mes amis,
que L'officier,
vous n'existiez plus.
tin après mon départ
tuer. Cet évènement
obéit, mais ne réussit pas à se
le.
les motils T/ excite l'intérêt public;
dont on ignore
s'empresse d'aller rendre
commissaire du gouvernement à Tonssaint : < s'il n'est pas
compte de cet accident Toussaint, qu'on le fasse
mort, répondit froidement mourat chargé de fers.,
porter au cachot. >> L'officier
et confessa lui-méme sa faute. Varrivée des troupes
Toussaint prévoyant ct craignant --- Page 383 ---
569, )
françaises, fait enterrer ses trésors à qoelque distance
du cap; etfit périr, pour s'assurer de son secret, tout
cenx qui en avoient connaissance. Extrémement absolu et vain, il éxigeoitla plus grande
déférence à ses volontés, et le plus grand respect pour
Doué d'an tact fn et d'une présence d'essa personne. et ne
prit rare, il étoit rigoureux. sur les convenances,
perméttoit à qui que ce fàt de les enfreindre. Lors dela prise de Santo-Domingo, les officiers ducadu
vinrent lni donner leur's
bilde on
corps municipal,
démissions. ( Messieurs, leur dit.Tonssaint, le gouvernement n'est point encore organisé ; vos conciont encore besoin de voslumières et de vOs soins;
toyens
faites ee léger sacrifice à leur bonkeur, dans peu dejours
vous serez délivrés de toute responsabilité. D Mais
insistant, Toussaint leur dit de se retirer,
ees messieurs
et leur déclare qu'à l'instant même leurs fonctions ont
cessé.
rent lni donner leur's
bilde on
corps municipal,
démissions. ( Messieurs, leur dit.Tonssaint, le gouvernement n'est point encore organisé ; vos conciont encore besoin de voslumières et de vOs soins;
toyens
faites ee léger sacrifice à leur bonkeur, dans peu dejours
vous serez délivrés de toute responsabilité. D Mais
insistant, Toussaint leur dit de se retirer,
ees messieurs
et leur déclare qu'à l'instant même leurs fonctions ont
cessé. A peine étoient-ils au bas de Pescalier, que se
qu'ils avoient nne demande à faire au nom de
rappelant
la ville, ils remontent chez Toussaint. ( Vous ignorez,
sans doute, messienrs, leur répondit-il, qué les représentations du peupie ne doivent me parvenir que, par
l'organe de ses magistrats : vous avez bientôt oublié
vous venez de rcnoncer à linstant à ce bean titre;
que
retirez-vous. )
Toussaint affectoit la plus anstère religion, et la -
faisoit concontit habilement à ses desseins. Madame
de dont. il avoit été l'esclave,, lui avoit fait éproiver.an traitement. rigonreux. Elle se présente à lui à
l'époque de sa puissance. Tonssaint lui montrant lOraison Dominicale et le paragraphe du pardon des injares,
--- Page 384 ---
7 570 )
de cette belle morale;
lui demande si elle est pénétrée c'est à elle que vous
eh bien 1 madame, lui ajonta-t-il,
devez le bon accueil que je vous fais. n'étoit pas tonjours fidèle à ses prinMais Toussaint
dominoit dans son ame
cipes religieux, et Machiavel
Moise, son neveu',
avec plus d'empire que Tévangile. Pinstrument et la victime
fut présque en même temps
avoir trop bien
politique. Il périt pour
de sa coupable
exécuté ses ordres 'sanguinaires. étoit d'aie
Toussaint, Agé de cinquante-cinq ans,
extraordinaire: ; il se transportoit avec une rapiactivité
d'une extrémité de l'ile al'autre. dité preaqueincroyable
encore moins. Peu de perIl dormoit peu.et mangeoit
cet homme médire avoir vn manger
sonnes peuvent
Il éloit anssi caché dans ses
fiant et soupçonneux. conjecturé qu'il
amourenses. On a souvent
intrigues
telle ou telle femme, mais on
avoit des relations avec
i. n'en a jamais eu la certitude. cheval; ; il avoit de la
Toussaint montoit très-bien à
de la fermeté, dans l'ane $
dignité dans la démarche,
le coup d'oeil
mais expressite,
une figure désagréable,
ambition démesurée, un
vif, une cruauté froide, une
sobriété
une activité et une
orgueil insmpportable,
au
étonnantés ; il éloit fourbe, dhasimnifoanuponscer insensible an
degré. Son avarice le rendoit
suprême
; mais il étoit scrudoux sentiment de la bienfaisance
diffiobservatéur de sa parole. qu'il engageoit lés
puleux
il cherchoit à lire dans
cilement. Rusé à T'excès,
soudans T'ame, et réussissoit
yeux ce qui se passoit
mémoire
vent a le connoitre. Il avoit une
prodigieuse Touorientale. Un jour,
et nne manière de s'exprimer colère à ceux qui l'enlant exprimer les effets de sa
étoit scrudoux sentiment de la bienfaisance
diffiobservatéur de sa parole. qu'il engageoit lés
puleux
il cherchoit à lire dans
cilement. Rusé à T'excès,
soudans T'ame, et réussissoit
yeux ce qui se passoit
mémoire
vent a le connoitre. Il avoit une
prodigieuse Touorientale. Un jour,
et nne manière de s'exprimer colère à ceux qui l'enlant exprimer les effets de sa --- Page 385 ---
571 )
leur, dit-il, en montrant le ciel,
touroient; vous voyez,
du charbon, du
nuage noir, ily a.l là dedans
ce gros
va: crever, il. en sortira
sonffre et du feu; et lorsqu'il
tont.
uu tonnerre qui pulvérisera à établir.son autorité, dons
Tonssaint, en travaillant
trompeuse de son
noit à toutes: ses actions T'apparence:
à,la. France. Ses discoàrs ne; respiroient
dévouement
de la métropole ; et tont
que fidélité au gouvernement
le désir ardent de
dans sa, conduite privée annonçait
si cela eût
Tindépendance. Il eàt bien voulu concilier,
inclination pour la France, et son
été possible, son
absolue; mais la dernière idée,
goàt pour une antorité.
à grands
fatteuse, prenoit le dessus et T'entrainoit
plus
d'une circonstance qui
pas vers sa perte. Je me rappelle n'étoit point sans inprouve. que. cet homme ambitienx
J'étois
sur le résultat de ses projets:
présent
Equiétude
Toussaint deà la conversation qne je vais rapporter.
maire de la ville, des renseignemandoit à M:. M
les. bords du fleave
mens sur un vieil édifice situé sur' administrateur des
T'Ozama. Uw.Espagnol, créé par lui
anssitôt la parole, dit que ce vieux
domaines, prenant
de Christophe. Colomb;
monument étoit l'ancien palais
de viser. à l'indépendance, e,fut
qui ayant été soupçonné
les fers' stanxi pieds et. aux,
arrêté et envoyé en Espagne
mains.
javais faite à M:,le
C En répondant à la question que
un fait
maire, reprit Toussaint, , vous avez. rapporté
étranger à cette question 7 et vous avez
absolament
M:. le maire n'avoit: pas Vintention
pent-être dit ce que
Colomb avoit éprouvé
de dire. Je savois: comme vous: que
est.la destinée
Tingratitade-del TEspagne, et que telle
bien leur: paysi; ils ontide
des hommes quijgervent
M:,le
C En répondant à la question que
un fait
maire, reprit Toussaint, , vous avez. rapporté
étranger à cette question 7 et vous avez
absolament
M:. le maire n'avoit: pas Vintention
pent-être dit ce que
Colomb avoit éprouvé
de dire. Je savois: comme vous: que
est.la destinée
Tingratitade-del TEspagne, et que telle
bien leur: paysi; ils ontide
des hommes quijgervent --- Page 386 ---
(572 )
tôt ou tard à inspirer
ennemis paissans qui parviennent
à moi, c'est
injustes contre. eux : quant
des préventions réservé, eti je m'attends à périr victime
le sort qui m'est
de la calomnie. >>
cxacte, car Pan fut
La comparaison n'étoit point évidemment consoupçonné, et l'antre
injustement du crime de rebellion contre son gonvernement
vaincu
légitime.
redouté. Pendant son
Toussaint étoit généralement
de l'arrivée dés:
séjour à Santo-Dominge, à lépoqae cruel avec toute
Français, il exécata le projet le plus seuls le faire réusl'audace et la fermeté qui ponvoient à leurs enfans,
sir. Il osa arracher à leurs habitudes, cents hommes
à leurs femmes et à ieur patrie , cinq conduire dans
qu'il fit
armés du régiment espagnol/fize,
escortés par deux cents grenadiers
la partie française,
à la
de sa garde, et les fit égorger Crois-des-Beuquets, étoit
la moindré résistance, tant
grande
sans éprouver
la terreur qu'il inspiroit.
note
en
cette
surToussaint
Eufin, nous terminerons qa'il eut avec. don Joachim
rapportant une conversation
lors dè la
Garcia, gouverneur de la partie espagnole,
prise de possession. le Président, vous avez sans
Toussaint. Monsieur
monsieurl le comte d'Herdoite connu particalitrement
mona ?
Oni, c'éloit un excellent officier.
Le Président. mieux
moi doit rendre justice au
Toussaint. Qui J'aiseryi que sous ses ordres ; il défencomte. d'Hermona ?
d'habileté les intérêts
doit avec autant de courage que à désirer que le roi d'Esde son souverain ; et il seroit.
lui.
'eût beaucoup de serviteurs comme
pagne
ieurl le comte d'Herdoite connu particalitrement
mona ?
Oni, c'éloit un excellent officier.
Le Président. mieux
moi doit rendre justice au
Toussaint. Qui J'aiseryi que sous ses ordres ; il défencomte. d'Hermona ?
d'habileté les intérêts
doit avec autant de courage que à désirer que le roi d'Esde son souverain ; et il seroit.
lui.
'eût beaucoup de serviteurs comme
pagne --- Page 387 ---
(575 )
Le Président. Je partage bien avec vonsl'opinion que
vous" avez conçue de ce brave militaire.
Toussaint. Yous vons rappelez sans donte d'an plan
avoit donné pour la conquête de la partic franqu'il
moi-même donné quelques idées sur l'exéçaise; Favois
cution de ce plan.
parfaitement.
Le Président. Oui, je mele rappelle
Toussaint. Eh bien ! monsjenr le Président, si vous
aviez mieux apprécié les talens et les bonnes intentions
du comte d'Hermona; si vous aviez suivi son planije,
serois encore au service de S. M. C., l'Espagne posséderoit toute P'ile de Saint-Domingue, et vous ne seriez dans la dure nécessité de me remettre les clefs
pas
de Santo-Domingo:
Note 5, page 15,ligne 11.
Depuis vingt ans on parle de Saint-Domingue, on
les canses des malheurs que cette colonie a
- indique
des plans de restauration; 3 et
épronvés, on propose
l'esprit de parti et
dépnis vingtans l'intérêt particulier,
des opinions font taire la vérité ou entreTexagération
dangereuses au salut de cet infortiennent des erreurs
été successivement
tuné pays. Cette grande question a
les sectateurs d'une philanthropie outrée 9
agitée par
de l'ancien système colonial, et par
par les partisans
veulent concilier
les intermédiaires. dangereux qui
toutes les opinions,
Essayons de faire entendrc la voix de Timpartialité,
du passé signale atl gonvérnement
et que l'expérience
dans Ies
les dangers d'nne influence qai a son principe
exagérées des. riches propriétaires, s dans
prétentions
. Cette grande question a
les sectateurs d'une philanthropie outrée 9
agitée par
de l'ancien système colonial, et par
par les partisans
veulent concilier
les intermédiaires. dangereux qui
toutes les opinions,
Essayons de faire entendrc la voix de Timpartialité,
du passé signale atl gonvérnement
et que l'expérience
dans Ies
les dangers d'nne influence qai a son principe
exagérées des. riches propriétaires, s dans
prétentions --- Page 388 ---
(574)
des"
libérales, et dans le caractère irrél'abns
opinions veulent allier. des élémens absolument
soln de cenx qui
incompatibles.
réaction doit
C'est tin axiome en- politique qu'nne
I
absolue, sans restrictions ; tout palliatif,
étre entière,
est
modification dans le principe remplaçant,
toute
doit nécessairement contraun élément destrncteur qui
et finir par le
rier les progrès da systame nouveau,
Kenverser totalement.
dans
Saint-Domingue a été constamment gonverné
Le torrent fongueux de
le sens inverse'de ce principe.
et s'étoit
française avoit franchi les' mers
la révolation
effrayante sur le vaste territoire"
répandu d'une manière
fanatiques, emde cette ile immense.Des philanthropes
ne conla chaleur des nouvelles opinions,
portés par
consolider leurs dogmes,
sultant qu'an zèle avengle pour
la destruction de l'ancien
proclamerent spontanément
inconvécolonial, sans prévoir les funestes
système nouvel ordre de choses, qui alloit donner
niens d'un
et à tous les forfaits.
Pessor à tous les désordres
d'antroSaint-Domingue, transformé en peuplades
n'offre; pendant le cours de quinze ans, $
pophages,
et prétendue liberté;
que le spectacle d'une dégoûtante.
mandissent
devenns libres et misérables,
les nègres
ibérateurs; et les blancs, victimes du
leurs prétendus
désunion,
fanatisme révdlationnaire, cimentent parleur
la raine de Ja'
leur incertitude et leur pen d'énergie 7
l'esclabelle colonie du monde. La transition de
plus
tont a fléchi sous I'invage à la liberté est, complète,
fausse
Auence des théories séduisantes d'ane
plilosoà présent quels moyens de' réaction ont
phie. Voyons
calmer les élans
été employés à diverses époqnes ponr
désunion,
fanatisme révdlationnaire, cimentent parleur
la raine de Ja'
leur incertitude et leur pen d'énergie 7
l'esclabelle colonie du monde. La transition de
plus
tont a fléchi sous I'invage à la liberté est, complète,
fausse
Auence des théories séduisantes d'ane
plilosoà présent quels moyens de' réaction ont
phie. Voyons
calmer les élans
été employés à diverses époqnes ponr --- Page 389 ---
( 1 3,5 , )
du
anti-colonial. Dans
convulsifs et désastreux système
à
des 1 grands propriétaires
le principe, T'opposition liberté eût pent-être: obl'extension d'une dangereuse
des résnltats décisifsy si des rués d'indépendance,
tenu
les faux calculs de l'orgueil et l'esl'esprit de faction,
d'inertie tons les
prit de vengeance, n'avoient frappé
abusée
mais
par
efforts de cette : classe intéressante,
Les
l'idée de son opulence et de sa longue prospérité.
discussions tumultueuses de cès assemblées, coloniales,
déclamations impuissantes de ses orateurs, ne firent
les
le zèle des agitateurs et accélérer les proqu'exciter
révolntionnaire; en vain clle arme
grès de l'épidémie
torrent dévastar
ses propres esclaves ponr résister 4
au
tournent contre elle, puisteur ; ces mêmes moyens
de leur force et
qh'ils donnent anx nègrés le sentiment
rien
lidée de s'en servir. L'appai des Anglais ne change
contrées
; il donne à la
à la destinée de ces
opulentes
comcolonie nne attitude militaire et menaçante, peu
de. lordre et de la culpatible avec le rétablissement
dans cette lutte interminable 2 peuture. Les négres 1
constamment le jonet
dant laquelle les colons furent
de
anglaise, s'accoutumerent à T'usoge
de la politique
s et
ponvoir, et acqnirent * par nne longue expérience,
de leur
intérêt, cette redontable
le sentiment
propre
la
formieonsistance contre laquelle la pnissance plus
échouer. L'exagération des opidable devoit un jour
la résistance
nions libérales, la guerre des Anglais,
combinée des colons et la prétention à une automal
doivent donc
rité exclusive dans la classe des nègres >
considérés. comme les causes immédiates de la perte
être
dont le but
de la colonie. Le cabinet de Saint-James,
la
riche possession d'une puis
zéel étoit d'anéantir plus
la pnissance plus
échouer. L'exagération des opidable devoit un jour
la résistance
nions libérales, la guerre des Anglais,
combinée des colons et la prétention à une automal
doivent donc
rité exclusive dans la classe des nègres >
considérés. comme les causes immédiates de la perte
être
dont le but
de la colonie. Le cabinet de Saint-James,
la
riche possession d'une puis
zéel étoit d'anéantir plus --- Page 390 ---
( 576 )
sacrifia
Texécntion de ce projet des
sance rivale,
pour
d'hommes : il abansommes immenses' et des milliers
dont
donne enfin le champ de bataille à Toussaint,
alors
de bornes. Livresse du
T'anbition ne connnt
plns
effréné
fait naître bientôt dans sun,coenr le désir
ponvoir
et le coryphée de la philanthropie
de l'indépendance,
Les
courdevint le plus despote des hommes.
nègres,
bés sous le joug d'an de leurs semblables, regrettent
et les mandataires de la métrolenr condition passée,
Tousderenus à leur tour Je jouet de l'artificienx
pole,
tard les dangers de leurs
saint, reconnoissent trop
l'ex.
innorations. Cependant la France 1 que
coupables
avoit éclairée sur ses véritables
périence de scs malhenr's
sériensement à ressaisir les droits que
intérêts 9 songea
lui avoient fait perdre. Le. dides maximes erronnées
rectoire eut reconrs aux seuls moyens que les circonsd'employer, ceux de. la doutances lui permettoient
doué
ceur et de la modération. Le général Hédouville,
caractère
et conciliant, a Thonorable et,
d'un
persuasif
mission de cicatriser Jes plaies profondes
importante
avoit si; longd'une colonie où le fanatisme politique
exercé ses fureurs. Il n'étoit pas difficile de prétemps funestes résultats d'ane circonspection com-.
voir les
absolue on étoit le direcmandée par Timpossibilité
toire de parler et d'agir en maitre. Quels suecès ponToussaint vit
voit-on attendre de ses timides mesures?
des tentatives dont le but
avec une jalonse inquiétude
:
étoit évidemment de mettre des bornes à son ambition
toute idée d'obéissance et de
son orgneil repoussoit
de la France, qu'il nc vonloit
soumission au délégué
cependant pas heurter de front.
des colons, que le sentiment de leurs
L'impolitiqne
aitre. Quels suecès ponToussaint vit
voit-on attendre de ses timides mesures?
des tentatives dont le but
avec une jalonse inquiétude
:
étoit évidemment de mettre des bornes à son ambition
toute idée d'obéissance et de
son orgneil repoussoit
de la France, qu'il nc vonloit
soumission au délégué
cependant pas heurter de front.
des colons, que le sentiment de leurs
L'impolitiqne --- Page 391 ---
(577) )
avoit snrtont contribné:
maux rendoit bien excusable,
des chefs noirs,
àéxciter les sonpçons de Toussaint et
mission ct les. vues du général L.Hédouville. La,
sur la
à Saint-Domin1enommée l'avoit précidé et annoncé
le Dieu tntélaire des. habitans, et le saugue, comme
La méfiance naturelle aux Africains,.
veur de la, colonie.
les mains des blancs un,
la crainte de voir passer. entre
contre
pouvoir qui fluttoit lenr orgueil et les rassuroit
du général
les ennenis de leur. liberté, Timpuissance:
ses prétentions par la force 7
Hédonville d'appnyer.
funestes,
tont fit naître dans le coenr des nègres ces
idées d'indépendance dont il éprouva les premiers
effets.
:
rassembla les
Toussaint, sous de. vains prétextes,
élémens de la discorde, et sans éclater onvertement 2.
la senle appréheusion de sa perfidic
il parvient, par
français..
à éloigner le représentant du gonvernenuent
fidèle à sa politique insidicuse, il paMais tonjours
d'Hédonville, déclare expliroît s'étonner du départ
citement n'avoir donné ancuns.motifs à ce général ponr
qnitter, la colonie, , et par nn rafinement de fausseté
entre les mains
et: d'hypoerisie, il remet les.pouvoirs
dn commissaire Roum, dont le caractère foible ne In:
Des résultats aussi contraires.:
inspiroit ancun ombrage.
victorieuse-.
au bnt: qu'on s'étoit proposé, prouvoient
l'inntilité des dernières mesnres et..des tempément
nne: réaction. salutaire C dans les
ramens pour opérer
choses et dans lesfidées.
airi ci ts
Comment persnader en effetà. des esclaves. armés et
gnerriers, que la liberté 'n'est point la, licence, et que
Ja loi qui a brisé leurs chaines ne les a 3 point affranchis du tribut qu'ils. doivent àla sotiété? Comment
toit proposé, prouvoient
l'inntilité des dernières mesnres et..des tempément
nne: réaction. salutaire C dans les
ramens pour opérer
choses et dans lesfidées.
airi ci ts
Comment persnader en effetà. des esclaves. armés et
gnerriers, que la liberté 'n'est point la, licence, et que
Ja loi qui a brisé leurs chaines ne les a 3 point affranchis du tribut qu'ils. doivent àla sotiété? Comment --- Page 392 ---
5,8 )
inculquer dans l'ame d'une classe d'hommes ignorante
barbare, ces idées d'ordre et de justice si souvent
et
méconnues par les nations les plus civilisées : comment:
enfin snr des transactions aussi contradictoires
compter
de la liberté? il faut trancher le
avec le sentiment
des maîtres et des esmot ; une colonie ne veut que
soumis.
claves, des maîtres "humains et des esclaves
fondamental, TEurope doit rénoncer
Sans ce principe
ou borner
riches
de la Zone Torride,
aux
prodnctions
riches contrées. Je
son ambition à trafiquer dans ces
yois déjà s'élever contre ce' système en apparence rinon-seulement les défenseurs déclarés de la
gourenx,
liberté des nègres, et les partisans de ces illusious
dontotetiabilie,edon enx,est de concilier
politiques
les
Mais s'il est vrai
tous les intérêts et tous prineipes.
indivitoute idée Ide la servitnde
quela morale repousse
aussi
duelle, la politique et l'intérêt des états exigent
le sacrifice de ce principe du droit naturel.
quelquefois
dans laquelle se trouve aujourTelle est Thypothèse
monarchie , à l'égard de ses.
d'hui la France , devenue
marine militaire et le commerce de ce vaste
colonies : la
de colons indnstrieux,
empire, un nombre prodigieux
derenus
les besoins
l'activité de ses mannfactures,
le noble déindispensables à soI immense population,
les richesses du Nouveansir de partager avec sa rivale
sort des nègres
Monde, le motif même d'adoucir le
de
depuis vingt ans sous le jong affreux
qui gémissent
telles sont les conquelques-uns de leurs semblables,
chanqui sollicitent un prompt
sidérations puissantes des colonies ct dans le moyen
gement dans" le régime
lorsque les circonstances le permettront.
de T'opérer 1
d'une
Mais reprenons le fl des événemens, et prouvons
ansir de partager avec sa rivale
sort des nègres
Monde, le motif même d'adoucir le
de
depuis vingt ans sous le jong affreux
qui gémissent
telles sont les conquelques-uns de leurs semblables,
chanqui sollicitent un prompt
sidérations puissantes des colonies ct dans le moyen
gement dans" le régime
lorsque les circonstances le permettront.
de T'opérer 1
d'une
Mais reprenons le fl des événemens, et prouvons --- Page 393 ---
(1579)
la nécessité des. moyens coercitifs;
manière péremptoire n'a été jugé dangerenxi que" par coux :
dont Vemploi;
du mal et:
qui n'avoient pas calcnlé la profondeur
d'une réaction entière , 3 absolue et sans
l'argence
avoit suscité uit'
modification. Hédonville, en partant;
dangereux à Toussaint ; dans la pefsonne
compétiteur
s'allume entre ces
de' Rigand, Une guerre sanglante
du chef des"
deux rivank; et se termine à lavantage
absolu de la colonie, ce nègre
Africains: Devenu-maitre
de Ja
ambitieux et rusé 2 conserve encore an" délégué seul
France les marques extérieures de Tantorité; parle
déférence est nécessaire à Pexémotif que cette'fausse
de son nsurcution de ses projets, et à Paffermissement
Après-avoir donné tous ses' soin's au rétablissepation.
: des différentes
ment de lagculture et à Torganisation
administrations : itsonge sérieusement e suivre son plan
d'agrandissement par-la possession de la partie de V'Est,
et: c'est encore an nom de la France, par Torgane de
cn réclame la'réomion: Le masque
son délégné 5 qn'il
de recueillir les
tombe enfin : Toussaint, impatient
artificiense, se fait reconnoitre
froits de sa politique
de
sonverain de Sainc-Domingne, sans cesser protester dimétropolitain, , et Ja
de sa" fidélité an gonrérnement
berté générale raffermie par: lesi mêmes noyens qu'on
la restreindre, met en 1801 le
svoit employés ponr
sceai à la ruine de la colonie.
C'est dans ces conjonctures qne la France >. gonvernée
nir grand homme, donne la paix à TEurope
par
NAPOLÉON , embrassant à la
étonnée. Lelvaste génie.de
fois tous les moyens. de grandeur et de puissance, qui
doivent conconrir à la prospérité de l'empire, s' occupe
dans le sein: de la. paix à raviver les véhicules de son
sceai à la ruine de la colonie.
C'est dans ces conjonctures qne la France >. gonvernée
nir grand homme, donne la paix à TEurope
par
NAPOLÉON , embrassant à la
étonnée. Lelvaste génie.de
fois tous les moyens. de grandeur et de puissance, qui
doivent conconrir à la prospérité de l'empire, s' occupe
dans le sein: de la. paix à raviver les véhicules de son --- Page 394 ---
(580 )
commerce et de sa.marine, que les efforts d'une puissance rivale et les faux systèmes d'une politique désastreuse avoient anéantis.
"Tont est habilement disposé pour assurerle succès
d'une entreprise qui doit rendre à Ia France la plus
florissante de ses colonies.
Des légions victorieuses de l'Europe traversent PO-,
céan Atlantique, et déposent bientôt sur les rivages
enflammés d'Haiti, ces étendards. que la victoire n'avoit jamais abandonnés.
Les hordes de Toussaint fnient vers les hautes mon-.
tagnes du nord de Saint-Domingue, et après quatre
mois. d'efforts impuissans'. 9 l'orgueillenx chef des Africains voit s'échapper de ses mains le joug de fer qni
depuis quinze ans pesoit sur cette malhenreuse contrée.
Mais le caractère observatenr et altier de cet homme
ambitieux ne cédoit qn'à la force des circonstances.
On ne devoit pas compler sur des sermens qui n'avoient d'autre garantie que la'bonnefoi du plus fourbe
des bommes.
Toussaint et ses collègues n'attendoient qn'nne occasion favorable pour éclater : jusqu'à ce moment que
l'influence destructive dn: climat devoit faire naitre, ils
ne pouvoient se soutenir. et se conserver que par l'abnégation apparente de. lenrs prélentions et par une
obéissance passive aux volontés da nouvean chef de lacolonie.
Ce plan de conduite fat exactement suivi, rien ne
fut'épargné pour inspirer la confiance et la sécurité à
des vainqneurs générenx. Ces hommes féroces firent
couler josqu'au sang de lenrs semblables, pour donnér
à leur dévouement le caractère dc la sincérité.
ient se soutenir. et se conserver que par l'abnégation apparente de. lenrs prélentions et par une
obéissance passive aux volontés da nouvean chef de lacolonie.
Ce plan de conduite fat exactement suivi, rien ne
fut'épargné pour inspirer la confiance et la sécurité à
des vainqneurs générenx. Ces hommes féroces firent
couler josqu'au sang de lenrs semblables, pour donnér
à leur dévouement le caractère dc la sincérité. --- Page 395 ---
581 )
Le général le Clerc, que sa conduite. ferme et couraavoit rendu maitre de la colonie, avoit trop
geuse
une aussi noire perlidie :
de loyanté. pour sonpeonner
des traîtres parmi
Son ame se. refusoit à ne voir yne
des hommes comblés de ses bienfaits, et ce ne fatqu'aavoir obtenu la conviction intime des coupables
près
qu'il se décida à le faire arrêter.
projets de Tonssaint,
Cependant Dessaline, Christophe et Clairveau,etles
autres chefs noirs, suivoient avec une mystériense activité
d'insurrection. On assure même que des blancs,
leur plan
le. moment de l'exhâtèrent par des. conseils. criminels >
une lâche défection se manifeste enlin au même
plosion; maladie étendoit ses ravages dans les villes
instant oula
et dans les camps.
La guerre et le climat moissonnèrent: avec une rapiles fatigues des
dité effrayante nos soldats épuisés par
et Ia mort da général le Clerc;
campagnes précédentes, vint mettre le comble aux.
atteint par la contagion,
calamités de la colonie. On reconnut; mais trop tard;.
les inconvéniens d'une dangefense temporisation, pi et
Fimpossibilité d'allier des principes absolument incomla liberté des Nègres et l'existence d'une
patibles; colonie. On sentit. la nécessité d'une réaction entière,
absolue, et sans modification, mais on n'étoit plus. en
mesure de l'opérer.
Le petit nombre. de soldats qui avoient échappé: 'aux
fureurs de la guerre. et dn climat, ne' combattoitent plus
qne pour leur gloire.et leur propre.salut. i
La reprise dès hostilités entre la France et PAngleles difficultés d'une longue résisterre, en multipliant
les élémens de Vinsurs.
tance, fait germer de toutes part
rection. Les Nègres. se lèvent en: masie contre àne
mesure de l'opérer.
Le petit nombre. de soldats qui avoient échappé: 'aux
fureurs de la guerre. et dn climat, ne' combattoitent plus
qne pour leur gloire.et leur propre.salut. i
La reprise dès hostilités entre la France et PAngleles difficultés d'une longue résisterre, en multipliant
les élémens de Vinsurs.
tance, fait germer de toutes part
rection. Les Nègres. se lèvent en: masie contre àne --- Page 396 ---
382 )
poignce de Français, et Saint Domingue réduite aux
dernières extrêmités, sonslccommaudement dn général.
Rochambeau 3 devient une seconde fois I'spanage de- ses
estlaves révoltés.ah
Ainuidoucetingrande et riche colonie, agitée depuis
la force attractive d'ane liberté qui nait et
vingt ans. par:
destrocteurs qu'elle renscconsolidemlgréle principes
ferme.dans son sein, voit tourner contre elle, , les niêmes
moyens qui devoient servir à sa restauration.
de la liberté dans le coeur
Les premières impressions indélébiles, la force senle, peut en
des esclaves sont
comprimer le sentiment, mais ne pent jamaisl'affoiblir:
D'après ces notions certaines 9 le gonrernementqsivene
avoir des colonies ne peut transiger sans un danger émiconservatenrs de son sintérêt.
nent: avec les-principes été.extensive, plus la réaction
Plusl'action delalibertéa
del'antorité doit être répulsive. et intolérante:
d'allier les principes du droit naturel
La prétention
des colonies est denc l'errenr la
avecle système agricole
fanesteauxintérdts. des maitres etdes exclaves,puisplus devient pour les premiers un sujet continnelide
qn'elle
et qu'elle alimente dans: le coeur
wufaccerdiagnidudee
dangereuses à la atranqillitegéacrales
desantresdesidéesd . lautoritéetla considération avec le
Len nègre qui partagel
indifférence son semblable
blanc, ne verra jemais avec
exelasivement attaché àjla glebe. IL faut qu'un gonversoit assez:forme et assez fort pour fixer irrévonenent
démarcation qui doit exister entre
cablement la ligneded
les ooitleurs ; et assezj juste et assez humain, pouradoucir
paridesloiss sages , le sortidu cultivateur; et le préserver
a' on maitre trop exigeant. aTRI
des: injustes caprices
la méces
a constâmment démontré
ani L'expériencemous:
àjla glebe. IL faut qu'un gonversoit assez:forme et assez fort pour fixer irrévonenent
démarcation qui doit exister entre
cablement la ligneded
les ooitleurs ; et assezj juste et assez humain, pouradoucir
paridesloiss sages , le sortidu cultivateur; et le préserver
a' on maitre trop exigeant. aTRI
des: injustes caprices
la méces
a constâmment démontré
ani L'expériencemous: --- Page 397 ---
( 583 )
sité d'adopter ce régime équitable, autant pour l'intérêt
de la Métropole et des habitans, que pour celui de la
classe nombreuse des cultivateurs.
Peut-on comparer en effet, le sort de ces derniers, de-.
la promulgation de leur prétendue liberté avec la
puis donceur deleur ancien esclavage 2Je veux bien croire'à N
quelques-uns de ces actes de crnantés, contre lesquels
la sensibilité de quelques écrivains philantrôpes, s'élève
avec raison; inais que sont quelques faits ksolés comparés
avec la férocité et la barbarie soutennes des Toussaint
et des Dessaline qui ont immolé des milliers de victimes à leur ambition ou à leur insatiable cupidité? La
terre des SaintDomingue ne fume-t-elle pas encore du
des malheureux Nègres égorgés par Dessalines sur
sang
le moindre prélexte de paresse. oi: d'iusnhordisation?
Toussaint faisant assassiner tons les gardes qai avoient
transporté et caché ses trésors dans les montagnes du
Cahos, s'est-il montré plus ami de sa couleur
grand multitude d'habitans estimables qui ambitionque cette
noient plutôt le' titre de pèreque celui de matre?Voyoiton enfin sous l'ancien régime des colonies, des cadavres
ambulans traîner leur effroyable existence, le long des
chemins, et ne recevoir que des refus ontrageans pont
l'humanité? Tel est cependant le sort des Nègres que
la vieillesse, oules malheurs de la guerre, ont réduitsàla
cruelle dépendance de leurs semblables. Autrefois des
hôpitaux seryoient d'azile- aux vieillards infirmes ou imaujonrd'hni ils doivent cesser de vivre, en ccspotens,
sant de travailler pour leurs nouveaux; et impitoyables
maîtres.
Ne pourroit-on: pas comparer la destinée actuelle de
ces êtres infortanésa celle d'an'-trompeau qui,las-de
, oules malheurs de la guerre, ont réduitsàla
cruelle dépendance de leurs semblables. Autrefois des
hôpitaux seryoient d'azile- aux vieillards infirmes ou imaujonrd'hni ils doivent cesser de vivre, en ccspotens,
sant de travailler pour leurs nouveaux; et impitoyables
maîtres.
Ne pourroit-on: pas comparer la destinée actuelle de
ces êtres infortanésa celle d'an'-trompeau qui,las-de --- Page 398 ---
( 584 )
d'an berger vigilant viendroit se
vivre sous la conduite
crnel enmettre sous la sauve garde du loup son pluis
nemi?
n'est
chimère (1);
La liberté sous Te tropique
qu'une
que les colonies penvent. exister
(1) Ceux qui prétendent
mon opinion comme 'schiscomme républiques s considéreront mais elle est au moins fondée sur
matique et patadoxale. ;
existe
de tous les siècles. On ne peut nier qu'il
Pexpérience, de nations incompatibles avec les principes
des caractères
de ces
d'un gourernement libre 1 et quindépendamment doit consulter,
causes morales' que la sagesse des législateurs Pinfluence 'surla léil: existe encore une cause physique dont ea doute. Je veux
gislation, des peuples ne peut être révoquée
parler de la nature du climat.
favorable en effet
des climats chands est peu
La température T'arbre de la liberlé. L'ame ardente des.
à la végétation de
moins séduite"par la modeste
habitans de la Zone Torride est
libre,
et Paustérité des, principes d'uu gouvernement
simplicité
et
le merveilleux de la théopar Téclat des trônes par
t
a!
que M
cratie.
encling à la molesse, à la superstition , a
Naturellement
ils aiment mieux obéir que
Penthousiasme et à Pexaltation >
les choses qui
raisonner : ils sont beauconp moins émus par
l'esprit,. que par. celles qui flattent les' sens.
occupent
immémorial, - n'obéit qu'à des
L'Asie, depuis un temps
En Afrique., l'exisrois fastueux ou à des califes puissans.
puisque les
tence de Carthage est. un phénomène politique, a été cons- 45
at huitièmes de cette immense partie du globe
sept
plus absolus du monde.
tamment soumise aux monarquesiles
de Cortez ct de.
En Améaque, a Pépoque des" conquetes
de la magnificeace et deila
Pisarre, il n'est question que
Pérou dont la.fondes empires du Mexique et du
,
puissance
la tradition., à Pantiquité la plus
9)
dation, remoute, 2; d'après --- Page 399 ---
( 385 )
si les nègres ne doirent point être esclaves des blancs,
ils le seront infailliblement de, quelques-uns de leurs
reculée. Des Caciques souverains cccupoient aux mêmes épctout le reste de ce vaste continent. Par-tout enfin sous
les ques
brilans du soleil, on aperçoit les traces de son
rayons
influence sur le génie et la législation des peuples. Mais on a raison de dire que les deux extrêmes se touchent:
des causes absolument contraires ont produit dans les paye
septentrionaux les mêmes effets.
infailliblement de, quelques-uns de leurs
reculée. Des Caciques souverains cccupoient aux mêmes épctout le reste de ce vaste continent. Par-tout enfin sous
les ques
brilans du soleil, on aperçoit les traces de son
rayons
influence sur le génie et la législation des peuples. Mais on a raison de dire que les deux extrêmes se touchent:
des causes absolument contraires ont produit dans les paye
septentrionaux les mêmes effets. Les peuples du Nord, avec
desi mceurs simples et guerrières, un tempérament froid, entrainés par le goût des émigrations que la stérilité de leur pays
et leur immense population rendoient indispensables, étoient
plus occupés à se procurer les besoins physiques d'une exis-,
institutions morales
tence vagabonde, 9 qu'à perfectionner les
qui auroient pu accélérer lépoque de leur civilisation. Toujours prêts à se déborder sur le territoire des nations dontils
convoitoient les terres, ils ne pouvoient, dans cet élat précaire et incertain, employer" un temps précieux à méditer
sur les différentes formes du gouvernemeut. L'autorité absolue d'un chef étoit donc la seule converable
à des hommes vigoureux et braves qui ne pensoient qu'à se
les besoins indispensables de la vie. battre et àse procurer
les Sarmates, les Germains, les
Les Scythes d'Europe 2
du Danemarck, de la Norvège , de la Suède , de PAnpeuples
gleterre, de la Gaule même 3 n'obéirent pendant une suite
interrompue de siècles, qu'à des monarques ou à des
nOn
gouvernemens théocratiques. Ce ne fnt donc que dans les climats tempérés que T'on
séricusement des idées abstraites de Ia législation et
s'occupa
de la morale. Les républiques de la Grèce ? et après elles
la république romainc, brillèrent par la sagesse de leur gouvernement , Pétendue de leur puissance, > et le géuie de leura
législatenrs. --- Page 400 ---
I 586 )
ia
et cette condition est, saus coniredit,
seunblables,
la considération
affrense de toutes. Quelle sera denc
plus
de.force et de coercition
qui doit faire rejeterles moyens absolue et sans modiopérer une réaction entière
pour
colonial. Ce ne sera sans donte
fication dans lesystème
des
tendroit à ménager les prétentions
pas celle qui
de conserver une autorité
chefs indigènes tonjoursj jaloux
du général
dont ils ont si long-temps abusé. L'exemple
Roum et sur tout les résulHédouville, du commissaire
de Saint Domingue,
tats de la dernière, expédition
compter sur
vietorieusenentqu'en ne doitplns
prouvent
fallacieux de fidélité et de soumission
les témoignages
fléchissent, qu'avec la
donnés par des hommes qui ne
réserve tacite de violer leur sermens. effectivement vrai que le meilleur des
Mais comme il est
lc mieux administré, elles
goivernemens est celui qui est
la corruption des
tombèrent dans la décadlence, aussitôt que
absurdes des
Yambition, des grands et les prétentions
les
moetrs,,
dont
peuples curent donné lieu aux commetions politiques les mains de
Pautorité souveraine entre
résultats frent passer
Philippe et de César. vérités de fait, que le gouverne11 est évident, d'après ces
les
et daus toutes les
a été dans tous temps
ment motiarchique
mniversellement répaudu.
la décadlence, aussitôt que
absurdes des
Yambition, des grands et les prétentions
les
moetrs,,
dont
peuples curent donné lieu aux commetions politiques les mains de
Pautorité souveraine entre
résultats frent passer
Philippe et de César. vérités de fait, que le gouverne11 est évident, d'après ces
les
et daus toutes les
a été dans tous temps
ment motiarchique
mniversellement répaudu. Il est couparties du globe le plus
comme le meillenr et le plus
sidéré avec raison par Pluton
Son action douce, relapaternel de tous. les gouvernenens. n'est redontable qu'ank
tivement à la masse dès citoyens,
des troubles qui
ennemis du prince et de Pétat. Exempt
réprime les
les républiques, son énergie prévientet
agitent
le garant de la sûreté et de la tranquillité
factions, et devient
publique, --- Page 401 ---
à empêché, j'ose le dire, la resCette considération
Clairvanx
tauration dela colonie en 1802. SiDessalines,
forcés de rendre les armes à la valeur?
et Christophe,
enssent fait le sacrifice de leurs
des troupes. françaises, abandonné le théâtre dè leur
ridicules prétentions, et
ambition, ce beau pays n'auroit point à gémir
coupable des calamités qu'il vient d'éprouver; et le
anjourd'hui
sort des nègres ne seroit point aussi déplorable qu'ill'est
à présent sous' le gonvernement des chefs qui sc disputent les lambeaux de cette colonie.
indiquant la cause des malA Dien ne plaise qu'en
heurs de Saint Domingue , et les moyens de force comme
les seuls capables de rétablir. la culture dans nos posses-.
sions occidentales, on ne me smppose. des idées d'une
ontréc. Ilfant de l'inflexibilité dans les principes
rigueur
et de la modération à l'égard des hommes.
Mais je le repète, il faut étre assez fort pour contraindre les individus de tons les partis et de toutes les
receveir avec sounission les nouvelles lois
couleurs , à
il fant qu'à la voix inpoorganiques de la métropole;
chacun vienne occuper la place qni
sante de Pautorité,
la constitntion de la colonie.
lui sera marquée par
nécesSi,) pour éviter Peffusion dusang qu'entraineroit
sairement la résistance obstinée des nègres, 011 devoit
acheter la sonmission des chefs qui les gonvernent par
loyanté préside à Faccomplisso.
des réeompenses; quela
du
ment de ces promesses, et que la. reconnoissance favenrs
gonvernement calcule avec sagesse la nature des
qu'elle doit accorder.
tranquillité dela colonie, le bonheur
La prospérité,la
des cnltivateurs,1 l'intérêt même del leurs chefs ambitieux,
qu'ils renoncent aux grandes
exigent impérieusement
acheter la sonmission des chefs qui les gonvernent par
loyanté préside à Faccomplisso.
des réeompenses; quela
du
ment de ces promesses, et que la. reconnoissance favenrs
gonvernement calcule avec sagesse la nature des
qu'elle doit accorder.
tranquillité dela colonie, le bonheur
La prospérité,la
des cnltivateurs,1 l'intérêt même del leurs chefs ambitieux,
qu'ils renoncent aux grandes
exigent impérieusement --- Page 402 ---
388 )
places militaires d'an pays oi leur présence ne peut éire
que dangerense.
Est-il raisonnable en effet de penser qae des hommes
enivrés par l'asage immodéré du pouvoir souverain,
accoutomés à ne suivre d'antres lois que celle de leurs
caprices et de leurs volontés, se soumettront de bonne
foianx modestes convenances d'une condition privée, et
al'observation des devoirs qui blessent à chaque instant
leur amoar-propre humilié?
Ce fut cependant cette fatale erreur qui replongea
Saint-Domingue dans l'abyme de malhenr, d'ou la valeur française et la pradente conduite du général le Clerc
l'avoient retiré.
Dessalines, Christophe Clairvaux et les autres chefs
noirs, en conservant des grades militaires et une autorité
aprèsla réduction de l'ile, conservèrent en même temps
l'espoir de ressaisir le sceptre qui venait de Ieur échapper : profonds dans l'art de la dissimulation, ils attendirent avec patience l'occasion favorable à l'exécntidn
de leur dessein. Cc fut sous leur égide que vinrent se
rallier les hordes que la terreur de nos armes avoit
comprimées, mais quise relevèrent aveclef fléau destructeur de la maladie,
En vain eut-on recours à des mesures extraordinaires
pour arrêter l'effet de ces mouvenens insurrectionnels
et simultanés, la perte de Saint-Domingue, fut toujours
le résultat de l'infraction aux principes d'ane réaction
entière et absolne, et sans modification.
Si la France tient fortement à l'idée de rétablir ses
colonies, il est évidemment démontré par la funeste expérience du passé, que ce n'est point sons l'équateur
yn'elle doit récompenserles chefs noirs qni auront con-
aires
pour arrêter l'effet de ces mouvenens insurrectionnels
et simultanés, la perte de Saint-Domingue, fut toujours
le résultat de l'infraction aux principes d'ane réaction
entière et absolne, et sans modification.
Si la France tient fortement à l'idée de rétablir ses
colonies, il est évidemment démontré par la funeste expérience du passé, que ce n'est point sons l'équateur
yn'elle doit récompenserles chefs noirs qni auront con- --- Page 403 ---
C 389 )
de l'ordre, mais dans des pays
tribué au rétablissement
à l'état; Ia
oà leur influence ne pent être dangereuse barbare
souvenir de leur
colonie doit perdre jusqu'au
domination.
considération est sans donte d'une
Cette dernière
de Saint-Dogrande importance pour la restauration
mais il faut à présent examiner cette grande
mingue;
généraux ct plus relatifs
question sous des rapports plus
s'agit de régénérer.
à la masse de la popalation qu'il
des meL'incertitude des principes, et Tirrésolntion
les ennemis les plus, dangereux et les plas.
sures sont rétablissement de la culture dans ces riches
opposés an
maritimes et compossessions. Tant que les pnissances
sur le régime
merçantes n'adopteront pas un syatemefise
elles doivent s'attendre à voir se
de leurs colonies,
les accès d'un mal politique
renouvéler fréquemment
inoculé. II faut done
qu'elles leur ont imprudemment
c'est
détraire le mal dans son principe 2 et ce principe
la liberté des nègrès. Il faut braver pour parvenir à ce
efforts d'une fausse philantropie, et Yopibut, et les
d'y
nion tranchante de ceux qui alirnmentPimpeushilié
arriver. II faut enfin vouloir une réaction entière,
absolue et sans modification.
salataire
On pent néanmoius opérer cette réaction
sans modifier le principe fondapar différens moyens
de
Dans le premier
mental dont nous venons
parler.
doit manifester sa puissance par une
cas 3 la métropole
des
supériorité de forces, 1 et sa clémence par
grande
propositions pacifiques.
de
Dans le second cas, elle doit se mettre en mesure
téméraire obstination par les voies de rivaincre une
entière,
absolue et sans modification.
salataire
On pent néanmoius opérer cette réaction
sans modifier le principe fondapar différens moyens
de
Dans le premier
mental dont nous venons
parler.
doit manifester sa puissance par une
cas 3 la métropole
des
supériorité de forces, 1 et sa clémence par
grande
propositions pacifiques.
de
Dans le second cas, elle doit se mettre en mesure
téméraire obstination par les voies de rivaincre une --- Page 404 ---
(5g0 )
guenr, et diederimpencisement les lois gn'elle vouloit
d'abord établir par la doucenr et la persuasion.
Mais que les negres de Saint-Domingue convaincus
de limpossibilité d'anc longue résistance, s'abandonnent volontairement a la discrétion du gouvernement,
ou qu'ils S soient réduits par la force des armes, , il faut
bien se pénétrer de cette vérité, qu'une colonie ne
peut
exister tant qu'elle coiiservera dans son sein 7 un nombre considérable d'hrommes guerriers dans le coeur desquels on ne parviendra jamais à éteindre la haine des
blancs, et l'amour d'une liberté incompatible avec le
système colonial..
Dans les établissemens hollandois de Surinam et de
Demérari, lors de la grande révolte des esclaves, la
réaction s'y opéra d'une manière violente, pent-être
même nécessaire poar en assurer le succès, mais révoltante pour Phumanité, Dcs milliers de victimes ciméntèrent parléur destruction le rétablissement de l'ordré
et de la trauquillité.
La France au contraire peut arriver au même but,
sans outrager la nature:, , et sans s'écarter de la marche
que lui prescriventlesnlnt de ses colonies etla dignité de
sa pnissance. La difficulté est donc dans l'exécution de
la mesure qui doit fixer la destinée de ces contrées.
Je suppose que la France soit parvenue parl'effet de
sa politique, ou les résultats de la guerre, à ce degré de
force nécessaire à l'exécution de ses projets ; ne pourroit-elle pas à Tinstanfmême, renonçant à ce système
timide des demi-mesares qai ne convient qu'à la foiblesse', manifester hautement ses intentions aux noirs,
et les proclamer de la manière suivante ?
C Depuis l'époque désastreuse oà vous reçutes d'une
de ces contrées.
Je suppose que la France soit parvenue parl'effet de
sa politique, ou les résultats de la guerre, à ce degré de
force nécessaire à l'exécution de ses projets ; ne pourroit-elle pas à Tinstanfmême, renonçant à ce système
timide des demi-mesares qai ne convient qu'à la foiblesse', manifester hautement ses intentions aux noirs,
et les proclamer de la manière suivante ?
C Depuis l'époque désastreuse oà vous reçutes d'une --- Page 405 ---
- à 59te)
de
ennémie de votre bonhent, le funeste présent
main
tous les manx qui penla liberté, vous êtes en proieà Enivrés tour à tour
vent affliger l'espèce humaine:
semblables, vo-,
du sang des blancs et de celui de vost
choses, et
ni lcs hommes ni lcs
tre rage n'a respeclé
de s'écouler , n'offrent
les vingt années qui viennent,
mort.
le tablean hidenx de la dévastation et de la
que
inséparables de votre. nonc Dans les convulsions
vous avez été constamment
velle existence politique,
vonloient as;
Tinstrument et la viclime des partis qoi
de
sur les bases chimériques
seoir leur domination
liberté. Des torrens de sang, ontété
votre prétendue
vous espéricz touversés pour Pobtenir, et lorsque
avoir. raincu
cher au terme de vos maux, ct qu'après
faisoit
la résistance de ceux qu'ane fatale erreur YOnS
vous comptiez jouir
considérer comme vos enpemis,
c'est alors que
du froit de'vos pénibles travanx :
le vide d'nu bonheur pour lequel
vous avez éprouvé
votre malhenrense
vous aviez tout sacrifié, et que
heurenx
destinée vous a forcés de regretter les temps
de votre ancien esclavage. la miscre la plas affrense,
aLe fléau des guerres civiles,
la classe intéres.
ont été pendant trop long-temps pour d'ane faneste indésante des cultivateurs, 9 les résultats
la réalité
Ils doivent anjourdhui préférer
pendance:
donce et paternelle à des illusions
d'une domination
bonheur et lenr tranquillité.
inconciliablesavee leur vrai
a lali-
( Quant à vous, soldats indigènes 7 accontumés vie micence des camps 2 et faits aux habitades d'une ennemis
litaire, vous allez désormais tourner contreles,
armes dont vous n'avez fait usage
de la France, ces
détruire, Le glorienx tique contre elle, et pour vous
ui préférer
pendance:
donce et paternelle à des illusions
d'une domination
bonheur et lenr tranquillité.
inconciliablesavee leur vrai
a lali-
( Quant à vous, soldats indigènes 7 accontumés vie micence des camps 2 et faits aux habitades d'une ennemis
litaire, vous allez désormais tourner contreles,
armes dont vous n'avez fait usage
de la France, ces
détruire, Le glorienx tique contre elle, et pour vous --- Page 406 ---
a 592 )
tre de soldats français donnera à votre valeur
rection plus conforme
nne diauxintérêts de l'Etat et à votre
bonheur particulier, Mais le puissant
vousadmet à l'honneur de combattre Monarque qui
sons des drapeaux
invincibles, exige de vouS une soumission
volonté, Votre
aveugle à sa
courage 1 inutile anjourd'hni dans un
pays on des institutions sages, des lois pacifiques, vont
succéderaux convulsions d'ani régime violent, duit chercher désormais un théàtre plus digne de
Ini; vous devez enfin abandonner cette terre ou voas n'auriez à l'a.
venir que des occasions nouvelles de
séduction ou des
souvenirs qu'il est essentiel pour votre bonkenr d'effacer (r).
() Les probabilités d'une guerré
à l'époque où la France
continentale en Amérique 2
pourra s'occuperde la restauration de
Saint-Domingue, la mettront à même d'cmployer
les quinze mille soldats nègres
utilement
qui devront de toute
être éloignés de la colonie. Ccs
nécessité
bien
troupes étant bien habillées s
payées et commandées par des officiers
meilleures dont on
blancs, sont les
puisse se servir dans les pays chauds. Les
nègres sont extrèmement fidèles, braves et
les Anglais, dans leur
disciplinés, > et
guerre contre Toussaint, avoient six
régimens dont ils ont retiré les plus grands services, Ou
roit aussi les employer utlement
pourvaisseaux ,' ou il seroit facile de les comme garnison sur nos
viendroieut
surveiller, et où ils conparfaitement, autant par leur
à
nir bous matelots
disposition deve2 que par leur courage et leur
les occasions oû il faut aborder
agilité dans
les
un vaisseau ennemi. Dans tous
cas, Cumime une colonie qui versoit autrefois
millions dans la balance du
cing cent
fasse
commerce, nérite bien qu'on
quelques sacrifices pour la rétablir, on pourroit céder
aux chefs noirs l'ile de Gorée, et
transporter les troupes
, et où ils conparfaitement, autant par leur
à
nir bous matelots
disposition deve2 que par leur courage et leur
les occasions oû il faut aborder
agilité dans
les
un vaisseau ennemi. Dans tous
cas, Cumime une colonie qui versoit autrefois
millions dans la balance du
cing cent
fasse
commerce, nérite bien qu'on
quelques sacrifices pour la rétablir, on pourroit céder
aux chefs noirs l'ile de Gorée, et
transporter les troupes --- Page 407 ---
2 305)
sons les drapeanx anglais contre
( Vous avez prouvé
vous étiez fidèles à vos servos propres frères , combien
la France, dont les
mens , que ne ferez-vous pas pour familières, et qui à
moeurs etla langue vous sont plus
enfans. ) ?
l'avenir doit vous traiter comme ses propres
tenir nn gouvernenent
Tel est le langage quepouroit franchement ses inten-.
pnissant : c'est en manifestant
qui
tions qu'il leur imprime ce caractère respectable àla
ne laisse aucune prise à la méfiance,ancun prétexte
Mais
avoir indiqué la base fondamentale
révolte.
après
examinons à
de la restanration de Saint-Domingne, accélérer et
présent les moyens de détails qui doivent
consolider celte restauration.
le réUne considération non moins importante pour
est celle de ne pas
tablissement de Saint-Domingue
les grands ressorts de Tantoritémilitaire:
tropmultiplier
nombre de généranx est onéreux
Non-seulementle; grand
nuisible àl l'ensemble"
à la colonie; mais il est sonvent
et anx snccès des opérations.
les
En centralisant le ponvoir, 7 on lui communique disindispensables à des
noyens deforce et d'éuergie
et la conduite
tances aussi éloiguées de la métropole,
échappe bien plus difficilement
des chefs particnliers
dont Yattenala surveillance d'une antorité supérieure,
de leur
fixée sur les actes
tion peut etreycoustaminent
administration.
naissent souvent
C'est du conflit des prétentions que
mais allié de
indigènes pour y former un peuple indépendant, de concilier
la France ; je ne. connois pas d'autres Phumnanité moyens et lintérêt des
la restauation de la colonie,
l'état.
échappe bien plus difficilement
des chefs particnliers
dont Yattenala surveillance d'une antorité supérieure,
de leur
fixée sur les actes
tion peut etreycoustaminent
administration.
naissent souvent
C'est du conflit des prétentions que
mais allié de
indigènes pour y former un peuple indépendant, de concilier
la France ; je ne. connois pas d'autres Phumnanité moyens et lintérêt des
la restauation de la colonie,
l'état. --- Page 408 ---
(594 )
lesgrands désordres ; et comment ne pas, en snpposer
dans nn grand nombre d'officiers
généraux, entre lesquels l'égalité dn mérite et du grade établit
presque
tonjours une dangereuse rivalité?
En diminuant donc les élémens de la discorde, on.
donne nécessairement une nonvelle
force, nne plus
grande consistance à l'autorité du chef de la colonie dont
la responsabilité doit être d'autant plos rigourense
dans ces contrées lointainés, il est
que
présque tonjours
disposé à en user immodérement. Cest ce Tice radical,
inhérent auxl localités, qu'il faut s'attacherà détruire
des lois équitables et répressives. Dans les colonies par espagnoles, Pautorité des gonverneurs n'y dure que trois
ans,ety est fortenent contenne par l'inexorable loide
la résidence. A lP'expiration du terme fixé, des commissaires du roi, recominandables parlenr sagesse , leurs
talens et leur dignité, se rendent sur Jes lieux pour y
examiner la conduite du dépositaire de l'autorité; et
y
recevoir les plaintcs de ses administrés.
Mais si l'autorité paternelle du roi ouvre avec bonté
un libre accès aux plaintes de l'opprimé, elle sévit avec
une rigneur porportionnée, contrel'intrigue et la calomnie. Tout est scrapulensement pesé dans la balance
de Pimpartialité, ct l'intégrité de ces juges sévères n'est
presque jamais en défaut. An reste, dans l'exercice de
ces fonctions importantes, ces inquisitenrs d'état mé-.
nagent avec nne délicatesse infinie le caractère et la
dignité du chef, et Jes égards qn'ils doivent à ses administrés. Cette loi de la résidence s'exécute sans débals
scandaleux, et toutes les parties paroissent noins animées par des motifs de haine ou de vengeance que par
le désir de remplir des devoirs que la jastice du souves
défaut. An reste, dans l'exercice de
ces fonctions importantes, ces inquisitenrs d'état mé-.
nagent avec nne délicatesse infinie le caractère et la
dignité du chef, et Jes égards qn'ils doivent à ses administrés. Cette loi de la résidence s'exécute sans débals
scandaleux, et toutes les parties paroissent noins animées par des motifs de haine ou de vengeance que par
le désir de remplir des devoirs que la jastice du souves --- Page 409 ---
(565 )
Cen'est même qu'en Europe et de
rain leur a prescrits.
éprouvele témoignage
la bouche du toi que son délégué
ou la honte du blâme que sa condnite
de sa satisfaction,
dont l'action n'est
Inia mérité. Cette loi de la résidence
rien d'efcontre l'abns du pouvoir, n'a donc
dirigée que
probe dont elle fait resfrayant pour ladministrateur : mnais si elle est le triomphe
sortir les talens etles vertus:
tête dn
de Phomie de bien , elle susrend suri la
prévainflexible de la justice souveraine.
ricatenr le glaive
attendre de cette jastice
Qnels effets ne doit-on pas
distributive dont le but est de maintenir un juste équides mandataires du sanverain, et
libre entre le ponvoir
c'est l'ade ses snjets :
par
les droits imprescriptibles
préviendra à
doption de ces mestires équitables qu'on
les abus du ponvoir et lcs commotions
Saint-Domingue sont le résultat. Il est dans la nature
populaires qui en
Y'oppression lors-"
de Phomme de supporter patiemment
la répresqu'il pent en calculer le tefme et en espérer
naitre
l'idée contraire prodnit le désespoir et fait
sion;
le désir ardent de seconer un
dans le coeur de Topprimél
durée.
joug d'antantplus dur, qu'il ne pent en prévoirla
dc cette prndente disposition,
Les avantages quirésultent
avec raison
sont si palpables,qu'on ne peut leur opposer
d'une
inconvéniens de Tinstabilité dans des places
les
Cette vérité a tellement été
importance aussi majenre.
ont
sentie et reconnue par toutes les pnissances qui
colonies,
la résidence des gouverneurs y est
des
que au-delà du terme fixé; en effet, si
rarement prorogée
'du pouvoir dans les colole changement trop fréquent
dans le sysnies lcs expose à nne versatilité perniciense
la
illimitée d'un gouvertème administratif, permancnce
dansles
oi il n'anroit pu se comeilierl'estime
neur
pays,
sentie et reconnue par toutes les pnissances qui
colonies,
la résidence des gouverneurs y est
des
que au-delà du terme fixé; en effet, si
rarement prorogée
'du pouvoir dans les colole changement trop fréquent
dans le sysnies lcs expose à nne versatilité perniciense
la
illimitée d'un gouvertème administratif, permancnce
dansles
oi il n'anroit pu se comeilierl'estime
neur
pays, --- Page 410 ---
596 )
etla confiance des habitans, leur donne l'idée d'nue résistance coupable, fait germer les élémens de la
et amène nécessairement des crises
discorde,
du
qu'il est de la sagesse
souverain de prévenir et d'empécher. Mais il ne
suffit pas de mettre un frein à cette tendance irrésistible
de l'auntorité supérieure vers le despotisme et l'arbitraire,
il faut aussi réprimer le penchant des grands
taires vers une indépendance à
ils
propriélaquelle sont naturellement enclins, tine constitutiou coloniale,
combinée avec les convenances
sageinent
locales, et les principes
d'un régime agricole et commerçant, déierminera d'une
manière claire et précise les obligations du chef envers
les administrés et les devoirs des
administrés envers le
délégné de la métropole, Il est donc bien essentiel
le bonheur de la colonie, /
pour
que ces rapports réciproques
soient irérocablement fixés par des règlemens sages,
dont l'observance
rigourense en garantisse les salntaires
effets. Après les vues générales de restauration relatives
an régime des colonies occidentales,et à la nature de
leur administration, il en est encore d'autres qui out
des rapports plus directs et une connexion plus immédiate avec le promptr rétablissement des grandes cultures
dans ces riches possessions. La traite des nègres et l'avance des fonds que nécessitent CCs opérations
tantes
imporderiendront nécessairement un jour l'objet de Ia
sollicitude du puissant mouarque quigouvernela France.
L'extraction des nègres de lenr pays natal, quoique
frappée du sceau de la réprobation parles partisans d'ane
philosophie larmoyante, n'en sera pas' mnoins une des
bases fondamentales de la régénération de nos colonies;
et le sort de ces êtres infortunds, éternellement en proie
à des guerres cruelles en Afrique, s'adencira sur mne
'objet de Ia
sollicitude du puissant mouarque quigouvernela France.
L'extraction des nègres de lenr pays natal, quoique
frappée du sceau de la réprobation parles partisans d'ane
philosophie larmoyante, n'en sera pas' mnoins une des
bases fondamentales de la régénération de nos colonies;
et le sort de ces êtres infortunds, éternellement en proie
à des guerres cruelles en Afrique, s'adencira sur mne --- Page 411 ---
597 )
terre étrangère par les sages règlemens d'an code noir
qni répondra victoricusement aux déclamations de
Don-Quichottes de l'espèce humaine,
ces
On pent évalner à cent millions les avances à faire
aux grands planteurs de l'archipel mexicain, et ce
tal portant hypothéque, et un intérêt de cing capicent en faveur da
pour
gouvernement sur les propriétés des
colons, à dater de la seconde année des
revenus ne
pourra être remboursé qu'en totalité ou par moitié: des
conservateurs d'hypothéques veilleront à la sûreté du
gage, qui ne pourra subir aucune altération sans leur
intervention, et Ia sanction de l'administrateur de la
colonie. La valeur da gage devra toujours être d'un tiers
en Sus de la quotité du capital avancé.
Pour bien stipnler les intérêts du souverain
de son tributaire, il sera fait dans la
et ceux
estimation des
première année une
établissemens éxistans, et dans Ia seconde un aperça des revenas à faire dans les nouvelles
plantations.
Mais après avoir exposé
loyalement mes
sur le régime des colonies, et indiqué
principes
qnelques vues
générales sur le systène administratif qui doit les
il est également de mon devoir
régir,
d'appeler l'attention da
gouvernement sur cette multitode de plans de restauration de Saint-Domingne, que le génie
a mis on doit mettre au jour.
systématique
Presque toutes les
sonnes qui ont écrit sur cette matière,
persont
ee principe faux : que la conquête de
parties de
est impossible. II, faut étre, ou ami del Saint-Doringue
ennemi des
TAngleterre, on
colonies, ou n'avoir yue des notions absolument fausses, on pourroit même dire absurdes
localités et sur les nègres,
sur les
pour sontenir nne pareilla
omingne, que le génie
a mis on doit mettre au jour.
systématique
Presque toutes les
sonnes qui ont écrit sur cette matière,
persont
ee principe faux : que la conquête de
parties de
est impossible. II, faut étre, ou ami del Saint-Doringue
ennemi des
TAngleterre, on
colonies, ou n'avoir yue des notions absolument fausses, on pourroit même dire absurdes
localités et sur les nègres,
sur les
pour sontenir nne pareilla --- Page 412 ---
598 )
assertion. La réduction des nègres n'exige qu'une camde quatre mois, lorsqu'elle sera dirigye par dés
pagne:
anront réellemientà à coeur le rétablissement
hommes qui
de'la colonie. J'ai habité quinze années Saint-Domingue,
connoissance que jai acquise du caractère des
ei-la
mis à nême de juger qu'ils sont aussi in
nègresym'a
sur
capables d'ane résistanee opiniatre 7 qu'indifférens
existence
Ils se battent pour la liberté,
lenr
politique: c'est
la liberté, et sans aimer
sans savoir ce que
que
état de choses
Ja liberté, mais senlement parce que cet
da travail, et leur procmre lés moyens de
les exempte
vivre dans la licence et la débanche. Or, un peuple qui
n'a le sentiment de son être, qui n'cst susceptible
pas
généreuse, dont tottes les idées
d'aucnne impression
matérielles de la vie, dont
se rapportent anx sensations
accouantrefois endurci anx fatignes',
le: tempérament
esclave dé Poisitumé anx privations , est amjoard'hui
besoins qu'ilis'est créés, un penple
veté et des nouveaux
maenfin dont le prétendu courage est essentiellement
raisonnablement prétendre à conserver
chinal, pent-il
les efforts de la puissance la
son indépendance contre
mille soldats complus formidable du monde ?7 "Quinze
toute la force militaire du pays ; il est probable
posent
du rétaqua.Pépoque ou la France pourra s'ocenper
ce nombre se tronverablissement de Saint-Domingne,
rédnit à moitié par les guerres civiles : ainsi donc,
soldats épuisés par les fatigues de la guerre et
quelqies des
suffiroient pour résister anx
la; débanche camps 2
emploiera à la
vingt-cinq mille braves que la métropole
soumission du pays ? Pour soatenir cettc étrange opil'influence du climat : certes, on
nion, on met en avant
du
en doute, les effets désastreux
ne pent révoquer
itié par les guerres civiles : ainsi donc,
soldats épuisés par les fatigues de la guerre et
quelqies des
suffiroient pour résister anx
la; débanche camps 2
emploiera à la
vingt-cinq mille braves que la métropole
soumission du pays ? Pour soatenir cettc étrange opil'influence du climat : certes, on
nion, on met en avant
du
en doute, les effets désastreux
ne pent révoquer --- Page 413 ---
599 )
enropéens ; mais on pent
soleil sur les temppéramens
modifier cêtte dangerensc influence en choisissant pour,
à
saison la
une
expédition Saint-Doningue,la
envoyer
plas fraiche de l'année, en dennant une noursituresaine
aux soldats, en leur retranchantI'usnge des liqueursspia
ritueuses, , en les tenant dans une, continuelle activité,
le
possible des villes, et en réunis
en les éloignant plus
nombre
sant, pour la composition des corpsale grand
de, soldats qui ont déjà faitla guerre dans les colonies :
dont l'expérience a démontré la
toutes ces. précantions.
de la
nécessité, diminueront infailliblement les dangers
contagion, et assureront le succès des opérations militaires qui devront eu peu de temps mettre. un terme
aux calamités quiassiégent cet,intéressant, pays.
Lc motif de l'influence du climat allégué par les gens
qui ont la manie des.systèmes nonveaux, ne seroit pas
MBoe-mdbreap-rioneest reconnue des moyens
anti-contagieux; si l'exemple ne venoit à l'appai de
cette vérité incontestable, Toussaint à la rête de l'armée
la plus nombreuse, la mieux discipliuée, la plus aguerrie, la mnieux commandée qui ait encore existé à SaintDomingue,n'a pu résister que quatre mois au: cournge,
activité des troupes françaises. Dans
et à Vinfatigable
les
furent réduits à
ce court espace de temps, nègres
s'abandonner à la discrétion du général Leclerc, et la
colonie eûs été sauvée, si, comme nous l'avons, déjà
dit, on eût adopté de suite le principe d'uue réaction
entière, absolue et sans modification. Mais si l'activité de.nos troupes, , la fraicheur des. montagnes qu'elles
le régime sobre anquel elles furent forpareouroient,
cément assujéties 2 les avoient préservées jusqu'alors.
des ravages de l'épidémie, elles en resseniirent,bientot
colonie eûs été sauvée, si, comme nous l'avons, déjà
dit, on eût adopté de suite le principe d'uue réaction
entière, absolue et sans modification. Mais si l'activité de.nos troupes, , la fraicheur des. montagnes qu'elles
le régime sobre anquel elles furent forpareouroient,
cément assujéties 2 les avoient préservées jusqu'alors.
des ravages de l'épidémie, elles en resseniirent,bientot --- Page 414 ---
I 400 )
descendant dans les
les dangerenx effets 1 lorsqu'en
abandonner à nil funeste replaines elles purent s'y
godter les donceurs d'une vie qui leur parut
pos, ety
qu'elles venoient d'éprouver
d'antant plus attrayante,
les
mois des fatigues inouies, et
plus
pendant quatre On connoît donc les causes réelles du
dures privations.
consénon-soccès de T'expédition de 1802; il sera par
d'en
désormais les effets, soit en
quent facile
prévenir
avons dédont nions
adoptant les mesures générales
montré la nécessité, soit en prenant les sages précausous la ligne, la conservation de nos
tions qu'exige,
soldats.
Mais parmi les réveries créuses de nos visionnaires
extraordinaire de toutes et la plus
politiques, la plus
celle de la liopposée aux intérêts de la France, après
berté générale des nègres, est, sans contredit, Topinion
que la France doit abandonnner
de ceux qui prétendent
exet borner son ambition an commerce
ses, colonies,
Cette
est tellement en oppoclusif de ce pays.
opinion
le caractère
sition avec tontes les idées reçaes 3 avec
qu'elle ne mérite
connu des nègres et avec Texpérience,
des faits et
une réfutation sériense : l'exposition
pas
réflexious suffiront pour en faire sentir le
quelques
néant.
fatale à la colonie, on pourroit
Depuis 1790 2 époque
la liberté
même dire au bonheur des nègres, poisque
ont déversé sur ces êtres infortunés
et l'indépendance
de toutes les calapendant vingt ans 2 le complément
la cnlture de cette grande possession a toujonrs
mités,
décroissante. Elle perdit par.
été dans une progression
qu'elle
et par les cxisesintérieures
les guerres étrangères,
1798, un tiers de
éprourées jusqu'en
a successivement --- Page 415 ---
401) d
resculivateurs, dont le nombre s'élevoit alors à six cent
devenn alors maître absoln de la
mille am'cs. Toussaint,
colonie : sentitla nécessité de se créer des ressources
pour l'exécution de ses projets ambitienx, et on a raison
de dire que depuis 1798, époquede son grand-ponvoir,
jusqu'en 1802 , époque de sa chute, les progrès de la
culture farent extraurdinaires. Mais les travaux forcés
anxquels les nègres furent condamnés,les mauvais traitemens qu'ils épronvérent de la part des inspectears
barbares
Tonssaint avoit établis sur eux 5 la misère
que
et les maladies diminuèrent tll moins d'un cinquième la
restante. Tonssaint d'aillenrs ne parvint à
popnlation
cet état de prospérité momentanée qu'avec Ie concours
des blancs, qui, séduits par ses promesses fallacienses,
le secondérent par tous les moyens que donnent les connoissances locales et le déair de conserver sa propriété.
barbares
Tonssaint avoit établis sur eux 5 la misère
que
et les maladies diminuèrent tll moins d'un cinquième la
restante. Tonssaint d'aillenrs ne parvint à
popnlation
cet état de prospérité momentanée qu'avec Ie concours
des blancs, qui, séduits par ses promesses fallacienses,
le secondérent par tous les moyens que donnent les connoissances locales et le déair de conserver sa propriété. Les années 1802 et 1803 firent éclore de nouveaux élémens de destruction, le fer etla flamine étendirent lears"
surl les habitations et les cultivateurs. Les pertes
ravages
pendant ces deux années sont incalenlables, on pent
donc supposer avec raison qu'une popalation de six
cent mille ames en 1789, se trouva réduite en 1803 par
lest
étrangères, les criscs intéricures , les cruanguerres
lés de Dessalines et de Tonssaint, la première irroption
de ce' dernier dans la partic espagnole, la débauclie, la
les
de 1802 et de 1803, à deux
uisere et campagnes
cént mille individus de tout âge et de tout sexe. De
1803à 181r, les incursions mal dirigées, dans la partie
espagnole par Dessalines, les guerres Sanglantes de
Christophe et de Pétion , et toutes les antres causes de
destruction, dont nons' avons déjà parlé, ont dévoré
--- Page 416 ---
( 40z )
de cette
ct porté le derau moins un tiers
popnlation,
nier coup aux établissemens que ces fléaux destructeurs
aroient épargnés ; il reste donc aujourd'hwienviron cent
trente-trois mille individus nègres, tant femmes qu'enet hommes
armes. On pent
fants, vieillards, 2
portant
encore avec raison que les guerres civiles, en
supposer
années, réduiront cette misérable
continuant, quelques
à cent mille ames. Voilà donc cette puispopnlation
est si essentielle à l'insante nation dontl Vindépendance
nétérêt de la France, et avec laqnelle il faut de toute
des relations commerciales dela plus haute
cessitéétablir
laquelle il faut sacrifier un comimportance ; pour
de
merce de cinq cents millions, et des moyens prospérité incalculable pour la France! De pareilles idées
la pitié de tout homme qui connoit
n'excitent-elles pas
le
des
les localités, et qui a un peu médité sur caractère
? Mais suivons ces plans dans tous leurs rappenples
s'il existe nn côté favorable où on
ports, et voyons
la troisième fois,
puisse les envisager. Supposons, pour
et la culture au lieu de déchoir par
que la population
les guerres civiles actuelles, preunent une augmentation
continuelle, et qu'à Vépoque ou il s'agira de pronencer
des colonies, on pnisse y trouver dans
l'indépendance
les relations commerciales avecl les nègres 1 une compenau sacrifice qu'on aura fait. Qnelle
sation équivalente
dont
la
d'un pacte social avec un peuple
sera garantie
reconnue ? l'insociabilité morale est' authentiquement
Çomment compter sur des transactions commerciales
an
signal de son intérêt,
avec: un penple qui, premier
les facteurs de la compaou de son caprice, égorgera
les
gnie, et pillera ses comptoirs? ? Tels sont cependant
iufaillibles des conibinaisons de nos Las Carésultats
-
ation équivalente
dont
la
d'un pacte social avec un peuple
sera garantie
reconnue ? l'insociabilité morale est' authentiquement
Çomment compter sur des transactions commerciales
an
signal de son intérêt,
avec: un penple qui, premier
les facteurs de la compaou de son caprice, égorgera
les
gnie, et pillera ses comptoirs? ? Tels sont cependant
iufaillibles des conibinaisons de nos Las Carésultats
- --- Page 417 ---
(405) )
sas modernes , anxquels on/pent bien appliquer cette
sage maxime d'un de nos grands poètes :
Rien n'est si dangereuz qu'un, imprudent ami :
Mieux vaudroit un sage ennemi.
D'autres prétendent qu'on pent à l'exemple des EtatsUnis, engager les nègres pour un certain temps. Cette
grande conception politique qui - a peuplé T'Amérique
de PEnrope, qui a fait refluer de l'ancien
aux. dépens
les hommes laborieux et
continent dans le nouveau,
industrieux que lc fléau des guerres forçoit d'abandonner leurs foyers, ne pent, sons aucun rapport, être
colonies. Aux.I Etats-Unis la masse de la
applicable aux
est blanche, le peuple y est civilisé, et
population des lois qu'il respecte, parce qu'il en concontenu par
la
les liens qui réunissent tous
noit la force et bonté;
de
conservés, ctle droit
les citoyens y suntreligieusement
chaqueindirida y est solennellement; garanti par le grand
social; mais dans un pays oû la masse de la popupacte
ennemie déclarée de
lation est noire, et par conséquent
la conleur blanche, oi les lois n'ont qu'one action' tem*
éyentuelle et dépendante de l'énergie du gouporaire,
vernement, ou de l'audace de ces hordes capricienses
et turbulentes 9 on ne doit se fier sous aucun rapport,
ne reposent que sur la bonne foi
aux conventions qui
- -
des parties contractantes.
sont la pluEu Amérique, les honimes quis'engagent
des Allemands laborienx, francs, constans dans
part
et respeclant leslois d'un pays, oà Pinleurs habitudes,
dustrie est la première des vertus sociales, oit on ne
exister, s'habiller et gc chauller,
pent sans trayailler,
capricienses
et turbulentes 9 on ne doit se fier sous aucun rapport,
ne reposent que sur la bonne foi
aux conventions qui
- -
des parties contractantes.
sont la pluEu Amérique, les honimes quis'engagent
des Allemands laborienx, francs, constans dans
part
et respeclant leslois d'un pays, oà Pinleurs habitudes,
dustrie est la première des vertus sociales, oit on ne
exister, s'habiller et gc chauller,
pent sans trayailler, --- Page 418 ---
( 404 ),
individus sont intéressés à dénoneer lhomme
oû touslesi
à la société,
infidèle à ses sermens, et à charge
sont
au contraire, les nègres y
7. Dans les colonies,
à la tromperie, au
naturellement enclins à la paresse,
T'oisiveté y est considérée comme. la prevagabondage;
et à l'instant oi les nègres voumière des jonissances; ;
retenus
à leurs engagemens , ils ne seront
dront manquerà
ni par la crainte des lois
ni par la religion des sermens, braver la pnissance, s dans
dont ils penvent impunément facilement les moyens de pourun pays où ils trôuvent
de la
voir à leur existence et d'échapper aux ponrsuites inaccesen se retirant dans des lieux
vindicte publique,
d'après les avis officieux
sibles, d'on ils ne sortent que
des bride leurs semblables, et pour venir commettre
les habitations voisines. J'imagine que ?
gandages sur
et certaines sur la moralité
d'après ces notions précises
des
on doit considérer le projet
engagedes Africains, 2
chimérique et illusoire; on
mens commeimpraticable, avoir examiné et méditétous
est forcéde convenir, après
attende restauration avec une scrupuleuse
les projets
à lintérêt de tontes les
tion,. que le seul convenable de l'ancien régime colocoulenrs, est le rétablissement
d'un code noir, qui
nial, modifié par les sages règlemens
d'une-manière précise, équitable et invariable
établira
droits des Colons ct de leurs cultivateurs.
les
les bornes d'une note ne me permetJe regrette que
infinité de détails relatifs à
tent pas d'entrer dans une
de nos colonies; mais indépendaml'administration
cette tâche difficile eximent, de ce motif,j'ai pensé que
et le secours
exercée que la mienne,
geoit une plume plus
expérience et des talens
des personnes qu'ane longue
de ces
reconuns rendoient les dépositaires
généralement
its des Colons ct de leurs cultivateurs.
les
les bornes d'une note ne me permetJe regrette que
infinité de détails relatifs à
tent pas d'entrer dans une
de nos colonies; mais indépendaml'administration
cette tâche difficile eximent, de ce motif,j'ai pensé que
et le secours
exercée que la mienne,
geoit une plume plus
expérience et des talens
des personnes qu'ane longue
de ces
reconuns rendoient les dépositaires
généralement --- Page 419 ---
405 )
Je me suis donc borné, dans
révélations importantes.
tableau rapide des
cette circonstance; à présenter nn
de
à indiquer les erreurs
révolutions Saint-Dowingue,
à signaler les dangers
qui ont amené sa destraction,
et à
dans cette colonie,
d'un système philosophique
présenter quelques vues relatives à sa restauration.
Note 4, page 15, ligne 19Dessaline, le plus érnel des nègres de Saint-Dodevint par Tévacuation du général Rochammingue,
acteur d'un théàtre on il avoit figuré
beau le principal
bourrean' de toutes les
pendant quinze années comme
de
conleurs indistinctement. Ce monstre se proposoit
renouveler encore sur les mulâtres les scènes d'horreur
si long-temps la colonie; il
avoient ensanglanté
qui
Pétion, et assassiné au milien de sa
fut prévenu par
sur le chemin par oiti il
garde par une embuscade placée
Dessaline
devoit se rendre au Port-au-Prince. Quand
vouloit ordonner un massacre, il se servoit du prétexte
de
une prise de
d'une revue, et le monvement prendre
tabac étoit le signal de l'assassinat etdu carnage.
Noté 5,1 page 22, ligne 24.
On comptoit dans la partie de l'Est, environ 200,000
cornes dont la valeur à raison de 1o5 francs
bêtes à
fonds de
la macorne ou la paire faisoit un
21,000,000
tonrnois, , dont l'intérêt à 7 pour cent faisoit circnler
tous) les ans dans le commerce une somne de 1,470,000,
L'exportation des pièces de bois d'acajou s'élevoit,
à quarante mille. Le prix ordinaire deannée commune,
ressortoit à 84 francs
la pièce d'acajou vendne au millier --- Page 420 ---
( 406 )
l'ane dans l'antre;! la quotité du numéraire en circulation
s'angmentoit par conséquent chaque année d'une somme de
3,360,000 fr.
Leproduit des cuirs achetés et exportés
parles Américains étoit, année commune,
de
200,000.
Les tabacs ajoutoient au numéraire de
Ja colonie chaque année une somme d'environ
250,000.
Le produit annnel des sucres et des
cafés dans la partie de I'Est oû ces cultures étoient très-négligées s'élevoit à
1,800,000.
L'exportation des bois de gayac, de
campêche et autres bois de teintnre, produisoient, à peu de différence près, une
somme de
550,000.
Le commerce interlope des bêtes cavalines et des mulets avec Ia partie française, rendoit annuellement à la partie
de l'Est un capital de
270,000.
Les gommes de gayac et autres résines
175,000.
Le cacao, le raucon, et une infinité
d'autres petits objets de commerce qu'il
seroit trop minutieux de citer en raisou
de leur peu d'importance,
430,000.
Total du produit approximatif. et commercial de la partie de l'Est de SaintDomingne en l'au 1808,
8,505,000.
mulets avec Ia partie française, rendoit annuellement à la partie
de l'Est un capital de
270,000.
Les gommes de gayac et autres résines
175,000.
Le cacao, le raucon, et une infinité
d'autres petits objets de commerce qu'il
seroit trop minutieux de citer en raisou
de leur peu d'importance,
430,000.
Total du produit approximatif. et commercial de la partie de l'Est de SaintDomingne en l'au 1808,
8,505,000. --- Page 421 ---
407 )
Note 6, page 26, ligne 23.
de Samana joniroit de la tempéraLa presqu'ile
douce et de l'air le plus salubre 1 si, en
ture la plus
couronnent ses mordécouvrant les antiques forêts qui
les vapeurs méphitiques sur
nes élevées, et condensent
celles qui interceplenrs sommets 2 on commençoit par
dans
de circuler
tent la brise d'Est, et l'empéchent dans TEst et dans
les habitations nouvellement établies
le Sud.
en adop-
: L'air se tronveroit, raréfié progressivement dont la crutant cette méthode salntairc, et les eaux
à la santé des habitans,
dité cst infiniment perniciense
rouleroient
l'action du soleil, ne
étant purifiées par
dont ce
avec elles le germe des maladies aignès
point
affligé, Le bourg de Sapays est depuis si long-temps
malsaine de la pémana est situé dans la partie la plus
la brise
ninsnle; l'air n'y étant jamais renouvelé par
nécessairement lourd et pestilentiel ; mais
d'Est, y. est
fond du
sur un terrain
la ville an
purt,
en transportant d'Est arrive régulièrement et sans obsplat, oi la brise
de l'augmentacles, on s'apercevroit en peu de temps
de l'atmostation de la popalation et du changement
mais il
phère. Ce terrain est à la vérité marécagenx ;
très-facile à dessécher, en raison de la grande
seroit de ruisseaux qu'on y trouve, et auxquels on
quantité
Malgré les vices inhépourroit donner un écoulement.
croitre
rens. à la localité de la presquile, on voyoit
sensiblement les plantations oi des Français laborieux
braver les intempéries de l'air et les vapeurs
venoient
sembloit repousser leur infati.
maligues d'une terre qui
gable activité.
x ;
très-facile à dessécher, en raison de la grande
seroit de ruisseaux qu'on y trouve, et auxquels on
quantité
Malgré les vices inhépourroit donner un écoulement.
croitre
rens. à la localité de la presquile, on voyoit
sensiblement les plantations oi des Français laborieux
braver les intempéries de l'air et les vapeurs
venoient
sembloit repousser leur infati.
maligues d'une terre qui
gable activité. --- Page 422 ---
(408 )
Les avantages de la position de Samana, , la fertilité
de son sol, la beanté de ses sites, et surtout la bonté
de son port, faisoient disparoitre à leurs yenx les dangers de son climat.
Ainsi, la destinée de cette péninsule, substitnant
à une population paresseuse nné classe d'hommes
actifs et entreprenans, jetoit les bases de sa grandeur
future.
Les ilots qui ferment le port au Sud offrent
an carénage extrêmement commode pour la construction et
le radoub des vaisseaux ; et les rives de
(
IYonne, convertes de cèdres, de pins, de chênes, etc., fourniroientabondamment tous les bois nécessaires aux chantiers de la marine,
Ce beau flenve, navigable à plns de vingt lienes dans
les terres, et qui porte ses caux dans la baie de Snmana, semble formé par la nature pour charier dans
Jes arsenaux de la péninsule les cuivres de Ja mine de
Maymon, les fers dont cette partie de
et
Saint-Domingue
abonde, une infinité d'autres objets anssi utiles
nécessaires à la construction, telle
le
gue
résines et le charbon de
que gaiac, lcs
terre.
La nature enfin, dans ancune contrée du
n'offrit à l'iudustrie hamaine des
globe,
moyens plus puissans
pour s'étendre et se développer, et des jouissances
réelles, sous le rapport de la beanté des sites.
plus
La vne se promène agréablement sur une baie de
5 lieues de large et de 15 lienes de
se
profondeur, et va
reposer sur les rivages de la côte sud-onest, on l'art
doit un jour rivaliser avec la nature
plus bean
> ponr en faire le
coup-d'oeil de Panivers,
Les Anglais, qui ne voyuient pas sans nne jalouse
développer, et des jouissances
réelles, sous le rapport de la beanté des sites.
plus
La vne se promène agréablement sur une baie de
5 lieues de large et de 15 lienes de
se
profondeur, et va
reposer sur les rivages de la côte sud-onest, on l'art
doit un jour rivaliser avec la nature
plus bean
> ponr en faire le
coup-d'oeil de Panivers,
Les Anglais, qui ne voyuient pas sans nne jalouse --- Page 423 ---
409 )
inquiétude tant d'arantages entre les mains d'une naessayèrent
fois, en 1807, de détion rivale,
plusicurs
truire cette colonie dans son berceau ; mais leurs tentatives n'eurent alors ancun succès ; ils saisirent enfin
exécuter
l'occasion des guerres civiles, 9 en 1808, pour
leur projet : ils s'en emparèrent le 9 du mois de novembre et la remirent entre les mains de ce même
1 ennemi de tout travail et de toute industrie.
peuple
Mais pour faire connoître les smtagesinapprécable
de l'acquisition de Samana pour. la France, à nne époque oà cet empire , par son identité politique avec
T'Espagne, devra exercer une surveillance active 9 immédiate, sur toutes les parties da vaste continent esde la considérer sous le
pagnol, il est indispensable
donble rapport,, militaire et commercial. #
Supposons donc un instant un état de gnerre 9 que
les circonstances et la disposition des esprits rendent
présumable, dans les possessions atlantiques après la
paix générale : si PAmérique espagnole résistoit à la,
d'une régénération nécessaire à son bonperspective
leur, ne seroit-il pas intéressant ponr les deux souverains de tronver, dans.) le port et la superbe baie de
Samana, , un abri sûr et des ressonrces de tonteespèce. pour lenrs flottes, toujours prêtes à disuribuer
au besoin dans les colonies septentrionales et méridionales, les forces qne la réduction du pays exigeroit.
Samana seroit pour ainsi dire la sentinelle avancée de
l'ancien.monde sur le nouveau. Il deviendroit le point
intermédiaire des communications et des relations les
plus. intimes. et les plus essentielles entre les sujets
et leurs souverains, l'entrepôt naturel de leurs richesses
et de leurs besoins. Au lieu de ces paquebots qui par
à disuribuer
au besoin dans les colonies septentrionales et méridionales, les forces qne la réduction du pays exigeroit.
Samana seroit pour ainsi dire la sentinelle avancée de
l'ancien.monde sur le nouveau. Il deviendroit le point
intermédiaire des communications et des relations les
plus. intimes. et les plus essentielles entre les sujets
et leurs souverains, l'entrepôt naturel de leurs richesses
et de leurs besoins. Au lieu de ces paquebots qui par --- Page 424 ---
(410)
un édit de la cour d'Espagne, en l'an. 1764, sortoient tous les mois de la Corogne pour Buenos-Aires
et la Havanne, et de là se répartir dans tontes les provinces septentrionales dont ils rapportoient les riches
productions, des flottes nombreuses éviteroieut les
dangers de la navigation du vieux canal de Bahama,
où les courans, sortant avec impétuosité dn golfe du
Mexique, exposent les vaisseaux à des périls presque
certains, et arriveroient paisiblement à Samana d'oi ils
suivroient lenr destination ultérieure avec des vents
réglés et des courans favorables.
Un jour viendra sans doute où des vues plus conformes à l'intérêt des souverains et de leurs sujets, fcront sentir Tincohérence des mesures oppressives et
fiscales de l'ancien gouvernement métropolitain avec
la prospérité des peuples dans le Nouveau - Monde.
L'industrie dégagée des entraves du système absor.
bant et arbitraire des traitans, prendra tonte l'extension dont elle sera susceptible. Les bénéfices illicites
des spéculations interlopes disparoitront devant les
avantages d'un commerce autorisé et encouragé par
le souverain ; et Sanama, que les événemens malhenreux de la guerre de la succession, les priviléges abusifs accordés par la cour de Madrid à une compagnie
anglaise en 1737, l'édit de 1778, et le voisinage de
la Jamaique, avoient réduit à un état de. nullité; redeviendra une seconde fois T'entrepôt des richesses du
Pérou et du Chili, qu'elle transportoit autrefois
à Porto - Bello , oh se tenoient annuellement les
foires du Nouveau-Monde. Cette dernière ville, mieux
située que Buenos-Aires pour le débouché des produetions de cc riche pays 7 concourra de nouyeau puise)
édit de 1778, et le voisinage de
la Jamaique, avoient réduit à un état de. nullité; redeviendra une seconde fois T'entrepôt des richesses du
Pérou et du Chili, qu'elle transportoit autrefois
à Porto - Bello , oh se tenoient annuellement les
foires du Nouveau-Monde. Cette dernière ville, mieux
située que Buenos-Aires pour le débouché des produetions de cc riche pays 7 concourra de nouyeau puise) --- Page 425 ---
J (4i1 )
samment à seconder les ynes profondes d'on gonreréclairé, et pénétré de cette grande maxime 9
nement
daus
l'intérêt de l'état existe plus essentiellement
que
dans les revenus du prince.
la richesse des sujets que
rigonrense de ces principes,
C'est par Tapplication l'essor à la nouvelle ambiqu'on parviendra à donner
bientôt
des navigateurs. Onles verra
tion spéculative
de l'Océan Pacifique 1
renonçant anx longs voyages
admisuivre la route qui leur sera tracée par une sage
nistration et lenr propre intérêt. Quelle nécessité, en
d'aller affronter, pendant un an, les dangers
effet,
les détroits de
d'une mer oragense, en traversant
le
de
Magellan 01 de Le Maire, ou en donblant cap
réaliser dans quatre mois, à
Horn, lorsqu'on peut
abanles mêmes opérations de commerce
Porto-Bello, 2
ans à lavidité des condonnées depuis quatre-vingts
trebandiers ?
dans
Mais
assurer à ce vaste plan de commerce
2 pour
tous les avantages qu'il présente
les Indes Occidentales
il
monarchies dont elles dépendent,
aux deux grandes
combiner les opérations de maest indispensable d'en
siniul- -
nière que les houmes et les élémens concourent
tanément à leur brillant succès. En conséquence , les
de France on d'Espagne au mois de
vaisseaux partant directement à Porto-Bello à la fin
mai, arrireroient
favorables
de jnin avec des vents qui sont en géuéral
de Porto-Bello
et réglés dans cette saison, partiroient
de
époque à laquelle les vents
dans le courant juillet,
ordinairement
du Sud et de l'Ouest soufflent assez
entre
dans ces parages 3 et viendroient débouquer leur
Porto-rico et le cap Samana, si tontefois il ne
de faire échelle à Samana 1 dont la por
conyenoit pas
ient
favorables
de jnin avec des vents qui sont en géuéral
de Porto-Bello
et réglés dans cette saison, partiroient
de
époque à laquelle les vents
dans le courant juillet,
ordinairement
du Sud et de l'Ouest soufflent assez
entre
dans ces parages 3 et viendroient débouquer leur
Porto-rico et le cap Samana, si tontefois il ne
de faire échelle à Samana 1 dont la por
conyenoit pas --- Page 426 ---
(41a )
sition offriroit mne relâche assurée et P ut- être Incratire.
Tant d'avantages rénnis auroient di nécessairement
contribuer au bonheur de cette nation si elle eût été
'ndustrieuse et civilisée, maisilsont été perdns pour des
peuples ignorans et paressenx sur lesquels la superstition faisoit peser depuis trois siècles sa hideuse domination. L'influence monacale dont le funeste effet est
d'arrêter les progrès de tonte espèce de civilisation,
après avoir fait germer dans le coeur des Espagnols
d'Amérique, des idées absolument incohérentes avec
la prospérité de ces belles contrées,ne ponvoit cacher
la honte de sa chate que sous les ruines de ces mémes
peuples qu'elle ne pouvoit plus asservir, Ainsi donc, au
même instant on le génie d'un puissant monarque signaloit aux Espagnols l'époque d'une grande régénération, les villes de Quito, de Buenos-Aires, de Caracas
et de Mexico, stimulées par la politique désastreuse
de l'Angleterre et l'ambition effrénée d'un clergé fanatique, faisoient couler le sang de leurs
habitans, pour
consolider leur ancien esclavage ou pour leur forger des
chaînes plus pesantes et plus insupportables que celles
qui venoient d'être brisées par les convulsions métropolitaines.
Quel contraste cependant présentoient aux Espagnols
les trois cents années écoulécs dans la misère et dans
l'abjection, avec l'avenir heureux que le dix-nenvième
siècle leur préparoit ! les vastes pays que l'Espagne
possède en Amérique sont encore depuis les conquétes
de Corlez et de Pizarre, ct' malgré la richesse de leur
sol et leur immense population, dans un état de languenr et d'inertie que la fausse politiqne des anciens
aste cependant présentoient aux Espagnols
les trois cents années écoulécs dans la misère et dans
l'abjection, avec l'avenir heureux que le dix-nenvième
siècle leur préparoit ! les vastes pays que l'Espagne
possède en Amérique sont encore depuis les conquétes
de Corlez et de Pizarre, ct' malgré la richesse de leur
sol et leur immense population, dans un état de languenr et d'inertie que la fausse politiqne des anciens --- Page 427 ---
(415)
plus de trois siècles;
sonverains a entretenu pendant
et fiscales des
Sous les lois despotiques, prolibitives lindustrie, le
anciens rois d'Espagne, Tagriculture, 2 été soumis à une
commerce,1 les arts et les sciences, ont
humiliante pour le sonverain et désastrense
dépendance L'intolérance religieuse devenue un des
pour les sujets.
dans l'ame des peuples
ressorts de T'antorité, perpétuoit
humaine :
qui dégradent l'espèce
ces préjugés pnérils énorme des impôts et des concourbés sons le poids
dévorante, le plus bean
cussions d'une administration
riche pays de Funivers offroit le contraste
et le plus
révoltante dans la classe peu
afligeant d'ane opulence
dans
nombreuse des grands, el d'une misère dégoitante
L'habitude de ces calamités avoit détruit
le, peuple.
d'élévation dans l'ame des
toute espèce d'énergie et
cherchoient à
Espagnols. Si les plaintes du malheurenx
étouffées
jasqu'au trône, clles étoient bientôt
pénétrer l'influence de Tinjustice ou da' crédit de Popprespar
craanté
seur. Des commotions ont quelqueloiseignaléla mais le gouverdes tyraus et la douleur des victimes,
trompé snr les causes réelles de ces maux polinement
soutenirles abus del'antorité
tiques, étoit plus disposéà
qu'à les réprimer.
exclusive et bornée dans
Une métropole exigeante, obstacles invincibles à la prospédes
ses vues, opposoit
réservant tous les avantages
rité de ses colonies, en se
iF
ne pouyoit ni sontenir ni empéd'un: commerce qu'elle
onéreuses anx sujets qai
cher. Delà ces tranagressions les réprime : le goût du'
s'y exposent. et à Tétat qui
côté des sacrifices
commerce interlope nécessite d'un
et de
ruinenx en raison des dangers de ses opérations, Cette
l'autre des frais énormes pour en arrèter le cours.
oit
réservant tous les avantages
rité de ses colonies, en se
iF
ne pouyoit ni sontenir ni empéd'un: commerce qu'elle
onéreuses anx sujets qai
cher. Delà ces tranagressions les réprime : le goût du'
s'y exposent. et à Tétat qui
côté des sacrifices
commerce interlope nécessite d'un
et de
ruinenx en raison des dangers de ses opérations, Cette
l'autre des frais énormes pour en arrèter le cours. --- Page 428 ---
(414)
lutte scandaleuse. de l'industrie
néanmoins dcs résaltats
avec le fisc, auroit
sil l'andace des
favorables au commerce du pays,
traitans, et les avantages des
interlopes, -
spéeulations
n'apprenoient aux sujets à
rité da prince : de cette
mépriser l'antoles maux
conséquence senle défivent tous
à
qui affligent un état; elle ouvre un libre
toutes les passions dangerenses.
accès
Une suprématie tyrannique dans lés
la vengeance dans la classe du
grands, le désirde
nns à l'égard des antres dans peuple les mettent les
une sitnation inquiétante
et-dangerense; ; ct le choc de ces élémens
donne lieu à ces commotions
destracteurs
destinée des nations.
politiqnes qni changent la
principes de l'ancién L'apathie, la foiblesse et les faux
traires à la
gouvernement étoient done corprospérité des Indes occidéniales; mais lorsgu'un nouvel ordre de choses et les décrets de la
dence qui conduit tout, auront
provis
Castille une
placé sur le trône de
dynastie de rois, dont la
sera de briser les chaines de la
première sollicitude
rang qu'ellea
nationet de la replacer au
occupé avec tant de gloire dans
zième etsciziamesiecles;
les quinnécessairementlesl
Tamérique espacnoleépromvers
sheureuxeffets
rendre à hoit millions d'habitans d'suerérointion. qui doit
d'une
les véhicnles puissans
prospérité dont les germes n'atiendent
développer que la chaleur des institntions pour se
l'autorité paternelle d'on bon
libérales et
munications poavelles
gonvernement, Des comet libres s'établiront alors entre
T'Amériqae et les autres nations; et la nonvelle
préférant la gloire de régner sur des
dynastie
an droit odieux de commander
peuples heureux,
peuplades misérables, brisera despotiquement à des
les entraves de lindustric
atiendent
développer que la chaleur des institntions pour se
l'autorité paternelle d'on bon
libérales et
munications poavelles
gonvernement, Des comet libres s'établiront alors entre
T'Amériqae et les autres nations; et la nonvelle
préférant la gloire de régner sur des
dynastie
an droit odieux de commander
peuples heureux,
peuplades misérables, brisera despotiquement à des
les entraves de lindustric --- Page 429 ---
(415 )
barrières placées entre le bonheur des peuples et
et les
lés intérêts du souverain.
La puissance même de la maison Napoléon est un sûr
de ces dispositions généreuses. Un monarque qui
garant
craint rien n'enchaîne point lamour de ses peuples,
ne
dominer
c'est par des actes de bienfaisance qu'il prétend
sur les coenrs : mais la méfiance et l'inquiétude sont l'ade la tyrannie et de la foiblesse. A ce système
panage
théoeratigse.d'antant plus absolu qu'il parle et agit au
de
succédera la douce influence d'un
nom la divinité,
gouvernemeut puissant, qui en faisant respecter la relimettra des bornes à lambition de
gion et ses ministres,
ces derniers et n'aura d'autre em pire sur les conscieitces
que cclui d'un père sur ses enfans.
Telle est cependant la perspective heureuse qui
s'ouvre devant TAmérique espagnole, si les suggestions
perfides de l'ambition et de l'intrigue ne parviennent
point à détruire de si belles espérances. Si ce vaste pays
sacrifier à l'espoir chiméétoit assez malbeureux ponr
rique de rester indépendant, sous la protection d'un
gouvernement qui ne songe qu'à l'asservir 3 les avantages réels que lui assure le cbangement de dynastie; on
assurer alors que ce faneste aveuglement est déjà
peut
un effet dc cette réaction qui doit venger l'Amérique
des crnautés inouies exercées par les premiers conquérans espagnols.
Nous termincrons enfin ces développemens de la
situation politique >' militaire, et commerciale de Samana; relativement aux possessions méridionales et septentrionales de T'Espagne; dans les Indes occidentales,
un extrait tiréde Valverde, auteur espagnol qui a
par
le mieux jugé l'importance de cette position.
uglement est déjà
peut
un effet dc cette réaction qui doit venger l'Amérique
des crnautés inouies exercées par les premiers conquérans espagnols.
Nous termincrons enfin ces développemens de la
situation politique >' militaire, et commerciale de Samana; relativement aux possessions méridionales et septentrionales de T'Espagne; dans les Indes occidentales,
un extrait tiréde Valverde, auteur espagnol qui a
par
le mieux jugé l'importance de cette position. --- Page 430 ---
(416) )
EXTRAIT DE L'OUVRAGE DE VALVERDE.
Tontes les convenances que la sitnation etles ports
de Saint-Domingue présentent an commerce d'Espagne,-
la P fécondité de ceite ile en prodnctions végétales de
prix; les nonbreux pacages et terreins propices
- grand
le sol
à la multiplication et à l'entretien des animanx;
uni de ses côtes, tant méridionales que septentrionales,
et l'épanchement des eaux de ses grandes rivières 2 qui
favorisent la cultnre des plantes les plus précienses ; la
multitude et la richesse E de ses mines d'or, d'argent, de
cnivre , de fer, d'étain, etc. ; tous cesavantages, toute
cette magnificence, snr lesquels nons nous sommes
étendus précédemment, de maiière à faire concevoir
l'importance de cette ile, peuvent êtres considérés
comme couronnés et rehaussés par l'excellente baie de
Samana, sitnée dans la partic orientale. C'est poarquoi
nous nous sommes réserré, au chapitre 53. page 21,
de parler de cette baie à la fin de T'onvrage, avec l'extension que mérite un tel sujet, et nous démontretrons
la vérité de' ce que nous allons avancer par la hanteidée
qu'en olit conçne les étrangers.
En effet la baie de Samana, située et onverte à l'Est
de Saint-Domingue, est non-senlement susceptible de
fournir un abri aux escadres les plus nombrenses, en
leur offrant un mouillage sûr ; mais, par sa position
avantageuse, elle les met encore, à portée de défendre
l'ile, contre une invasion ennemic, vers quelque point
qn'on la dirige, Qu de se porter au secours de tout le
golfe du Mexique, à la favenr dés vents qui règnent
dans la zône torride, et qui donnent l'avantage aux --- Page 431 ---
( (417)
quél'on peut de ceuxétablissemens situés àl'est, parce
célérité. aux autres avec une plus grande
ci se, porter
fait distingner les Aotilles en
Telle est la raison qui a
ainsi, l'ile Saint-Doiles du vent et en iles sous le vent: de la Barbade, de
mingue est souts le vent à l'égard
de
de Sainte-Lucie,
Sainte-Croix, de Saint-Christophe,
iles ; mais
dela Martinique s et d'antres
la Dominique,
celles de Cube, de la Jamaique, et
elle est au vent de
Or, la baie de Samana se
de tout le golfe du Mexique.
en
Telle est la raison qui a
ainsi, l'ile Saint-Doiles du vent et en iles sous le vent: de la Barbade, de
mingue est souts le vent à l'égard
de
de Sainte-Lucie,
Sainte-Croix, de Saint-Christophe,
iles ; mais
dela Martinique s et d'antres
la Dominique,
celles de Cube, de la Jamaique, et
elle est au vent de
Or, la baie de Samana se
de tout le golfe du Mexique. ou au vent de Tile, est
trouvant placécàl l'est, à la téte,
nos
la situation la plus avantageuse pour que
dans
de cette station, porter des
forces maritimes puissent, dans , tout le golfe du Mexique, 9
secours à la Havane , et
de notre goudes sollicitudes
objet le plus important
vernement.. dit Wenves * 9 et celle da Cubesont
a Cette ile; nous
: de leur force dépend la
les clefs dn golfe du Mexique
celle de tous les
sareté de ce golfe 9 et par conséquent ces parages ;
établissemens que l'Eapagne possede'dans est donc de les
intérêt de cette pnissance
le plus grand
se flatter de
Elle ne pourra jamais
rendre inexpugnables. entitrenentafabridea tentatives
mmureerednbisemease
fortifiant ces deux fles. >
de ses ennemis, si ce n'est en
ce but est;
meillear moyen de remplir
Il ajoute quele
de Saint-Domints
a de fortifier la partic septentrionale
présent nél
ainsi que. la baie de Samaus, jusqa'a
gue,
l'Espagne : mais qwil n'y a7 pas apparence
gligée par
la nécessité de cette mesure, $
que, même recomnoissant de' la défense de7 ce canton, ayant
elle s'occupe jamais
tant d'aatres pointa à garder, D
Part, 11, Chap- v. --- Page 432 ---
(418 )
anroit de
Eti il en conclut : < que ce que 'Espagne
faire seroit de confier ce soin à la France, qui s
mieux à
comréunissantses moyens anx nôtres, par un, système
àl l'ile de Cabe,rendroit celle de Saint-Domingue;
mun
du golfe dn Mexique. >
le plus fort retranchement
afin de mieux
J'ai cité le témoignage de cet écrivain ,
de la baie de Safaire connoitre la hante importance
mais il n'est pas moins vrai que ses assertions
mana ;
d'analyse
qu'on ne le croiroit, susceptiblés
sont, pluis
sais a confier à Weuves
et de réfutation. Je ne
qui pu
de la
de notre guuvernement, snr
le secret
politique
d'oà il *
laquelle il fonde ses projets : j'ignore également
ne feroit pas un jour ce qu'elle
pu inférer que l'Espagné
de
n'a encore fait. Elle a 2 il est vrai, en Amérique,
pas à
mais si la partie orientale de Saintvastes pays garder; il le dit, est la clef principale de
Domingue 1 comme
c'est
ce qu'elle est obligée
tous ces pays,
positivement Car enfin toutes ses
de garder avec un plns grand soin,
seroit-il
richesses reposeat sans doute sous cette clef;
dans ce cas de la mettre ên main d'antrni?
l'Espagné
de
n'a encore fait. Elle a 2 il est vrai, en Amérique,
pas à
mais si la partie orientale de Saintvastes pays garder; il le dit, est la clef principale de
Domingue 1 comme
c'est
ce qu'elle est obligée
tous ces pays,
positivement Car enfin toutes ses
de garder avec un plns grand soin,
seroit-il
richesses reposeat sans doute sous cette clef;
dans ce cas de la mettre ên main d'antrni? Y
pradent les nations quelque pacte, quelques liens,
a-t-il entre
leur essence? Ce qui n'est
entièrement indissolubles par
douteux, c'est qae la nation Espagnole n'a point
pas
d'obligations plus importantes, ni d'intéanjourd'boi
de conserver. dans soI domaine,
rêts plus pressans. 1 que
de peupler, et de cultiver toute la côle septentrionale. dé Saint-Domingue: ; que de fomenter l'établissement
de Samana, de mettre à profitl les avantages qu'offre cette
et d'en fortifier la baie; et ceci même est
presqu'ile 9
on va
moins difficile que Wenves ne selimaginecomme
le voir. à l'est une entrée qui, dans sa
Cette baie présente --- Page 433 ---
(419 )
méridionale, estreserrée par les récifs entre lese
partie quels est le, cap Rézon; au nord, la nature a placé la
Caie des insargés ( Callo de Levantados ). L'entrée est
tellement retrécie par cette Caie, quiln'y a entre elle
et la côte qui, do cap Rézon, s'étend dans Vintérieur
del la baie , guère plus de trois-hnitièmes de liene. Une
batterie: sur, la presqa'ile et une antre, de forme quelconque sur. la Caie, une fois établies, aucun bâtiment
dans la baie, sans s'exposer à Jeurs
ne pourroitpénéirer
entre la
feux croisés; et s'il vouloit. tenter le passageCaie el les récifs, il y trouveroit un canal plus étreit et
dangereux, car,lesrécifs, susceptibles aussi d'être:
plus
moins distans
le cap Rézon de lay
fortifiés, sont.
que
Caie des insurgés. Tellés sont les facilités pour sa défense que la baie de Samana offre, à son entrée même,
indépendaminent da grand nombre d'antres qu'elle possède dans l'intérienr. pai
Un-antre genre d'utilité de Samana, qui a également
fixé; notre attention > consiste dans les admirables
eommodités qui nous inritent à y. former des chantiers,
on la nation pourroit faire construire tout autant de
vaisseaux qu'elle en auroit besoinetày établirnne fon-,
deric de, pièces d'artillerie à moindres frais qu'aillenrs
C'est à la grande rivière. de IYoune(Yana ), si souvent
cilée dans cet ourrage,et dontles caux déhonchent dans
seroient dus ; ils sont fonla baie, que ces avantages
eirconstances suivantes : 1°. Cette ri-,
dés sur'les
vière a été rendue narigable pour de grands accons Ou
bateaux plats l'espace de douze lieues et plus; et quelrivières
rendent; telles que
ques antres grandes
quis'y
le Camon, sont susceptibles de recevoir une parcille
destination. 20. Les, bords de toutes ces" risières sont
caux déhonchent dans
seroient dus ; ils sont fonla baie, que ces avantages
eirconstances suivantes : 1°. Cette ri-,
dés sur'les
vière a été rendue narigable pour de grands accons Ou
bateaux plats l'espace de douze lieues et plus; et quelrivières
rendent; telles que
ques antres grandes
quis'y
le Camon, sont susceptibles de recevoir une parcille
destination. 20. Les, bords de toutes ces" risières sont --- Page 434 ---
(420 )
de cyprès 1
de forêts vastes et touffuès d'acajons,
garais
de hacanas a , d'acomas, de pins et
de cèdres', de chènes,
utilité,
multitude d'antres arbres de la plus grande
d'ane
long de rapporter * 3 de manière qu'on
qu'il seroit trop
de frais. , tous les
trouveroit très-à portée 2 et à très-peu
que l'on vondroit, sans
matériaux de construction
centaines
craindre d'en manquer.,- pendant plasienrs
l'inprit les mesures, que
d'années, , pour pen qu'on
30, Les
térêt même des propriétaires leur snggéreroit,
d'étain, de cuivre 1 et de fer de la meilleure quamines
abondance, sont toutes situées
lité et de la plus grande
par laenvirons de la même rivière de PYoune,
dans les
constrnction, seroient
quelle 5 de même que les bois de
et
les métaux destinés à la fonte des canons,
transportés
si Pon établissoit la fonmême les picees toutes coulées,
derie dans le voisinage des mines.
réalisant l'un de ces deux projets 2 et plus encore
En
retireroient notre nation
lan et l'antre, les avantages que
Celle-ciseroit foret l'ile entière seroient incalenlables,
et
dans la partie quil'est le moins ,
tifiée et peuplée
que cette néqui en a le plus besoin. Il y a long-temps
* quoique Weuves ait cru en avoir
cessité est connne,
de trente années que don
fait la découverte. Ily a plus
d'ajouter qu'avec tous ces bois de
Je ne puis m'empècher
PYoune,
construction, on y trouve, , à a3 lieues en remontant
n'ai
en abondance, et que, parmi les arbres dont je
les brais
être comptés, le chicarron et le sapas fait mention 2 doiveat des
de navire; les yabas qui
bicua, dont le bois fournit quilles
les courbes, et les tocumas, appelés ici (en Espagoe).
donnent
nelliers, propres à Ja membrure.
Je ne puis m'empècher
PYoune,
construction, on y trouve, , à a3 lieues en remontant
n'ai
en abondance, et que, parmi les arbres dont je
les brais
être comptés, le chicarron et le sapas fait mention 2 doiveat des
de navire; les yabas qui
bicua, dont le bois fournit quilles
les courbes, et les tocumas, appelés ici (en Espagoe).
donnent
nelliers, propres à Ja membrure. --- Page 435 ---
(4ar) )
qui gonvernoit alors,
Francisque Rabio et Pegnaranda, ordres de notre cour, relatifs
commença à exécuter les
furent destinées
de la baie,h laquelle
à la population
Samana et Saranedes familles canariennes , auxquelles : il est vrai que ces deux
la-mar doivent leur origine
hameanx;
formé que de misérables
peapladexentjaunisé doit être attribué, en partie, à
mais ce pen de succès boisées qui n'ont pi étre
Phumidité de ces terres
un petit
aseainies par des abattis, impraticables pour aussi. à la
nombre de colons sans esclaves, et en partie remédier à ces
privation d'un commerce, qui auroit pu
se renLa nation espagnole, elle même,
inconvéniens.
dans tonte T'étendue du golfe dn
droit plus respectable
d'égards, devient de
Mexique . objet qui, à beaucoup
jour en joar plasimportant. venoit à être satisfaite en
Si l'ambition des Français
s'étendent depuis la
obtenant la cession des côtes qui
de 12 lienes
Grangejusqu'h Samana, avec un territoire inestimaces richesses, ces avantages
dé profondeur,
nous 3 et les nonveaux posbles seroient perdus pour
Nous serionsprivés
sesseurs sauroient en tirer bon parti.
des ports
du cours entier de l'Yoane,
de la jouissance
de Laxavon, de Saintde mer de la côte septentrionale, perdrions les montagnes
Yagne et deleurs plaines. Nous la
et son
et les mines célèbres de Cibao, Vega-Real, d'or et
surface, avee les mines si abondantés
immense
renferme ; et enfin le terrain leplus cond'argent qu'elle culture du tabac: En un mot, on nous
venable à la
Ieur élever des troupeanx,
laisseroit seulement, pour dont ils nous chasseroient
la moindre partie de l'ile,
bon, si nous - mêmes
encore quand ils le trouveroient
de Tabandoaner.
n'étions pas réduits à la nécessité
nous
-Real, d'or et
surface, avee les mines si abondantés
immense
renferme ; et enfin le terrain leplus cond'argent qu'elle culture du tabac: En un mot, on nous
venable à la
Ieur élever des troupeanx,
laisseroit seulement, pour dont ils nous chasseroient
la moindre partie de l'ile,
bon, si nous - mêmes
encore quand ils le trouveroient
de Tabandoaner.
n'étions pas réduits à la nécessité
nous --- Page 436 ---
(422)
1ls se maintiendroient dans lenrs limites, etse contente.
roient de la concession de12 lienes, jusqn'à ce qu'ila
eussent des forces suffisantes pour empiéter sur nous.
11 arriveroit enfin ce que nons avons vn dans la partie
occidentale, on le père Charlevoix calculoit C en l'année
1730, époque oi il écrivoit) qu'il leur restoit un terrain.
à cultiver pendant nn siècle, et dans cinquante ans seuJement ce terrain n'a pa les contenir: ils ont entrepris
tous les jours davantage sur nos possessions', et même
après la dernière fixation de limites on lès à vus déhorder de diverses parties, 9 toujours fideles, comme nous
l'avons déjà fait remarquer, an système par euix adopté,
de s'emparer de cette ile petit-à-petit, quand ils eurent
reconnu qu'ils ne pouvoient s'en rendre maîtres par
force.
Quoi qu'il én soit, je pense que nous devons adresserà M. Weuves, et aax antres écrivains de la même
nation, des remerciemens de vouloir bien pous ouvrir les
yenx sur nos propres intérêts, tout en indiquant ce qui
conviendroit aux leurs. Il fonde ses prétentions sur notre indolence: et sur le défaut de moyens de notre part.
Nous avons déjà prouvé la fausseté dela première asser:
tion, en démontrant que nous sommes plms robustes ;
plus laborienx et plus sobres queles Français, , et qu'antrefois nous en avons fait antant et plus qu'enx: Pour
ce. qui cst des moyens ,jel lui répoudrai seulement , qu'il
ignore comme moi 1 quels sont ceux de notre monarchie; que son gouvernement n'a fait aucunes misesdehors en espèces > ponr favoriser l'aceroissement anquel sont parvenus ses colonies en quarante ou cinquante ans ; que les nôtres enfin > pour prendre de
l'essor et s'élever, n'ont pas besoin que le Sonverain
qu'antrefois nous en avons fait antant et plus qu'enx: Pour
ce. qui cst des moyens ,jel lui répoudrai seulement , qu'il
ignore comme moi 1 quels sont ceux de notre monarchie; que son gouvernement n'a fait aucunes misesdehors en espèces > ponr favoriser l'aceroissement anquel sont parvenus ses colonies en quarante ou cinquante ans ; que les nôtres enfin > pour prendre de
l'essor et s'élever, n'ont pas besoin que le Sonverain --- Page 437 ---
(425 )
Jeur accorde de grands seconrs, pécuniaires. Dans c8vrai Tears progrès seroient plus lents que
cas, il est
qae
dans le cas contraire 5 mais aussi, avec quelie rapidité
si une fois débarrassé des
ne prospéreroient-elles) pas,
faisoit à la
charges de. la guerre actuelle, le monarque
eolonie l'avance de quelques sommes, qui bientôtremde riboursées, y laisseroient une source inépnisable
chesses !
commencer l'oeuvre de la restauraJl suffiroit s pour
l'introduction des
tion, de quelques franchises dans
aratoires dans la colonie, et
nègres et des instrnmens
dans T'exportation des. prodnits ; ee qui eneourageroit
d'Espagnols qui ne savent anjonrd'hui combeaucoup
leurs fonds
ment placer sûrement et avantageusement
venir les verser sur nn sol oà ils trouveen Eapague,a
cent, et
roient un bénéfice de douze on quinze pour
Un grand nombre de Français même
même davantage.
à
ces prochercheroient avec empressement participeri de faire à
fits. Il seroit en outre absolnment nécessaire l'exécution
ce snjet de bons règlemens, et d'en coufier
à des administratenrs qui, 7 par amour pour Jenr souverain, A - zèle ponr le bien public : et par honneur,
par
ardeur à la
nationale et
contribueroient avec
prospérité
du commerce. Les Français avouent
àl Tencouragement
donne à leur
que celui qu'ils font à Saint-Domingue
décidée,
monarchie, en Amérique, une prépondérance
bien davantage s'ils ponvoient obtequi le deviendroit
l'extension de leurs limites
nir l'objet de leur ambition,
céderions-nous uns.
jusqu'a Samana : et pourquoi leur
si importante prérogativet
nationale et
contribueroient avec
prospérité
du commerce. Les Français avouent
àl Tencouragement
donne à leur
que celui qu'ils font à Saint-Domingue
décidée,
monarchie, en Amérique, une prépondérance
bien davantage s'ils ponvoient obtequi le deviendroit
l'extension de leurs limites
nir l'objet de leur ambition,
céderions-nous uns.
jusqu'a Samana : et pourquoi leur
si importante prérogativet --- Page 438 ---
(424)
-
Note 77 page 29, ligne 15.
Cetté disposition générense concilioit l'intérét général avec, l'intérêt particulier, puisqu'en angmentant la
valeur des propriétés énervées par une suite continuelle
de désastres, et revivifiées par les immunités d'an gouvernement protecteur et bienfaisant, elle consolidoit
eelle des hypothèques qui formoient une des principales
ressources de la fortune publiqne ; mais pour se former
une idée de l'extension rapide des principes parasites
des moines, il suffit de donner un aperçu approximatif de la quotité des redevances foncières,
3 appartenantes aux ordres religienx. Les domaines de la partie de l'Est de Saint-Domingue se composoicnt de
trois branches; des tributs ou cens, des biens en propre, et des créances royales.
Les tributson cens provenoient des legs pieux, prélevés
sur le quint des biens , qui, d'après les lois espagnoles,
étoient disponibles, et'laissés parles testateurs à des couvens . des hôpitanx, 01 à des prêtres séculiers. Les uns
et les autres étoient fondés à perpétuité, et hypothéqués sur des propriétés immeubles et imaliénablea, sans
l'intervention etle consentément de Thypothécaire. La
rente de ces capitaux 8e payoit à raison de cinq pour
cent, et la seule charge imposée par les fondatears
anx légataires, on nsufruitiers des cens, étoit un certain nombre de messes désignées et déterminées
l'acte de la fondation.
par.
Les tribnts constitnés en faveur des prêtres séculiers,
sous le nom de chapellanies de sang, étoient ordinairement transmissibles aux descendans successifs d'une
)
othécaire. La
rente de ces capitaux 8e payoit à raison de cinq pour
cent, et la seule charge imposée par les fondatears
anx légataires, on nsufruitiers des cens, étoit un certain nombre de messes désignées et déterminées
l'acte de la fondation.
par.
Les tribnts constitnés en faveur des prêtres séculiers,
sous le nom de chapellanies de sang, étoient ordinairement transmissibles aux descendans successifs d'une
) --- Page 439 ---
(425)
contractoient, pour en jonir, Koméme famille, qni
bligation de se faire prétres. af
spéciale de ces divers capitaux pouLhypothèque
d'une propricté sur une autre;
voit être transportée
intéressées à la
mais avec le concours des personues
dans le but de garantir
transmutation. , et tonjoars
la conservation de Thypothèque,
Vintégrité, et d'assurer
valeur d'an tiers
dont le nouveau gage devoit avoir ane
plus fort que le capital hypothéqué.
suL'aridité des moines espagnols,et les terrenrs
sur-tont à l'article de la
perstitieuses des fondateurs, des tributs à nne vamort, avoient porté la quotité
dés biens immeuleur représentant à pen près le tiers
ci-devant espagnole; ensorte qu'il
bles de la partie
biens
ne fàt grevé
étoit rare de trouver un de ces.
qui
d'une redevance quelconque de cette nature.
des domaines étoient les imLes biens en propre
ou à des hoaneubles qui appartenoient à des couvens
laisde ces mêmes legs,
pitaux, et qui provenoient
faites par le
sés par des dévots, Ou d'acquisitions
elergé, on par les administratenrs des hopitaux.
Les créances royales se formoient de reliquats dus par
différentes
des officiers, par des fermiers royaux, pour
branches des revenus du fisc, comme balles, papiers
des combats de coqs,
timbrés s cartes à jouer, privilèges
déficit des trésoriers 2 et antres officiers publics.
dixmes,
branches des domaines impéCes trois principales
s'élevoient ensemble à un capital d'onze millions,
riaux
annuelle étoit d'environ six cent mille
dont la : rente
considérablement, an
francs, et pouyoit s'augmenter dans les biens rumoyen des amcliorations praticables
ranx en propre.
coqs,
timbrés s cartes à jouer, privilèges
déficit des trésoriers 2 et antres officiers publics.
dixmes,
branches des domaines impéCes trois principales
s'élevoient ensemble à un capital d'onze millions,
riaux
annuelle étoit d'environ six cent mille
dont la : rente
considérablement, an
francs, et pouyoit s'augmenter dans les biens rumoyen des amcliorations praticables
ranx en propre. --- Page 440 ---
426 )
Mais les divers événemens quiont siccessirement as gité
la partie Espagnole, en portant ane atteinte funeste aux
immeubles qui servoient de garantie anx deux premières
branches, ont entraîné ia perte de la majenre portion e
des rentes exigibles. Ainsi des biens qni etoient grévés
d'on capital de quarante mille francs se sout trouvés rédaits an quart de leur valeur : Phypothèque a subi la
même progression.
Cette détérioration qu'il seroit difficile de calculer exactement, réduira pent-ètre la quotité des domaines au
tiers de l'évaluation déterminée par le cadastre qui en
a été dressé par M. Jean Batsalle, administrateur d'un
grand mérite, d'après les ordres du général Ferrand.
Cette considération. 5 et la sollicitude gue commande
la situation malheurense des débiteurs; qui ont perdn
les propriétés sur lesquelles reposoient ces créances,
convaincront sans doate le gonyernement, de la nécessité d'amortir la plus grande partic, ou la totalité des
tributs constitnés sur les propriétés territoriales.
Ce sacrifice. libéral, l'établissement d'un commerce
libre à la paix, et les encouragemens aceordés à la enlture par' des lois sages, et des primes générensement
payées à l'indnstric agricole et spécnlative. rendront
bientôt à cette intéressante partic de Ssint-Domingue,
les véhicules puissans d'ane prospérité, àlaquelle elle
n'étoit point éloignée d'atteindre sans les catastrophes
qui viennent de l'accabler.
Lenfance des peuples est comme celle des hommes,
et les premiers instans de sa formation 9 exigent la prudence qui prévoit, la surveillance qui conserve, et cet
esprit public, 2 dont l'henreuse inflnence produit le désir
du bien et les moyens del le faire, C'est en alliant l'intérêt
,
les véhicules puissans d'ane prospérité, àlaquelle elle
n'étoit point éloignée d'atteindre sans les catastrophes
qui viennent de l'accabler.
Lenfance des peuples est comme celle des hommes,
et les premiers instans de sa formation 9 exigent la prudence qui prévoit, la surveillance qui conserve, et cet
esprit public, 2 dont l'henreuse inflnence produit le désir
du bien et les moyens del le faire, C'est en alliant l'intérêt --- Page 441 ---
( - 527 )
partieslier des nenples avec les principes conservatenrs
qu'on obtient des
quirconathtienties bons gonvernemens,
de
résultats utiles et durables ; cartellé est la connexité
administration, que de lear
toutes les parties d'une sage
les
combinnison, découlent les avantages plus'
exacte
solides, tandis gue leur dissolution ne produit qu'on
d'une désordécouragement funeste. signe préchrseur
Or donc, si, dans ces
ganisation totale et prochaine.
belles contrées, la nature inerte et sauragtiparlobeace
desinstitutions essentielles à son développement, ,offroit
des ressources locales aussi considérables : que
encure
d'un régime qui devra endoit-on espérer et attendre,
La partie
conragerlindaatrie; , et protéger le commerce?
présente dans tous les genres de prospérité,
espagnole incaleulables. Ses belles plaines entrecondes avantages
de bois, sont arrosées par des
pées de jolis bouquets
offrent des
ex=
rivières, dont les bords rians
paturages
cellens aux troupeanx, et un asile agréable anx pasteurs.
de la chasse et dela pêche, sans'
Les donces occupations
interrompreles travaux utiles des hâtiers, leur procurent
délassemens les plus donx et les ressources les plus
les abondantes del la vie. La culture dans ces lienx enchantés,
l'absolu nécessaire ; mais de nombrenx
n'y produit que
an berger,
trompeanx de vaches pponeatjourmellesets
tribut
doivent à scs soins et à sa puissanee:.
le
qu'elles
terminent ordinairement
Des montaganes plus fertiles
libéimmenses : c'est là qu'une nature plus
ces pares riche doit étaler nn jour" son orgueillense
rale et plus
forêts
coumnagnificence, et remplacer les antiques
qui
ronnent leurs sommets par des productions plus dignes.
au bonhenr de ses laborieux end'elles et plus relatives
enconragéo
fans. Upe population active et industrieuse,
soins et à sa puissanee:.
le
qu'elles
terminent ordinairement
Des montaganes plus fertiles
libéimmenses : c'est là qu'une nature plus
ces pares riche doit étaler nn jour" son orgueillense
rale et plus
forêts
coumnagnificence, et remplacer les antiques
qui
ronnent leurs sommets par des productions plus dignes.
au bonhenr de ses laborieux end'elles et plus relatives
enconragéo
fans. Upe population active et industrieuse, --- Page 442 ---
(428 )
par la beauté des sites et la fertilité da sol, transformera bientôt ccs déserts en plantations Alorissantes; et,
cea mêmes lienx oà régnoient depuis tant de siècles, le
cèdre altier, l'élégant palmiste, et le fastucux acajoa.
subiront alors les douces lois de la canne majestuense
on de l'humble cafier.
Telle est cependant la perspective qu'offre à la France
la possession de la partie ci- devant espagnole, si le.
gouvernement ne néglige pas des avantages aussi pré:
cieux.
Le commerce surtout doit être dans le
principe 2 l'objet de sa sollicitude : c'est par l'établissement d'un
entrepôt à Samana, qu'il enlevera aux neutres une prépondérance qu'ils ne doivent qu'à la stagnation, , ou à
l'inertie de notre commerce : et ces mêmes richesses
qui vont s'engloutir dans les comptoirs étrangers, circulant dans nos. établissemens, 7 activeront forcément
les ressorts de l'industrie et le développement de la
enlture.
Il serait facile de démontrer gue les principes d'un
commerce libre dans nos possessions occidentales, se
concilient parfaitement avec les intérêts de la métropole et celui des peuples voisins.
Lorsque les Espagnols quihabitent depuis l'Orénoque
jusqu'au cap la Vela, pourront aller faire leurs emplettes dans un port de la partie de l'Est de Saint-Domingue, ils préféreront indubitablement ces voyages
quir n'exigent que douze jours au plus pour l'aller et le
retour des bâtimens en raison dès vents traversiers, à
ceux de la Jamaique et de Saint - Thomas, qui ne
penvent être moindres d'un mois, et dont les longuenrs
font éprouver aux opérations dn commerce interlope es
jusqu'au cap la Vela, pourront aller faire leurs emplettes dans un port de la partie de l'Est de Saint-Domingue, ils préféreront indubitablement ces voyages
quir n'exigent que douze jours au plus pour l'aller et le
retour des bâtimens en raison dès vents traversiers, à
ceux de la Jamaique et de Saint - Thomas, qui ne
penvent être moindres d'un mois, et dont les longuenrs
font éprouver aux opérations dn commerce interlope es --- Page 443 ---
(429)
et même dana
dee retards infiniment préjudiciables
gerenx. Mais si le moment d'adopter ce système commercial
n'est point encore arrivé, si les circonstances nous
mettent dans la dure nécessité de retarder l'instant de
donner à cette partie intéressante les moyens de prospérité à laquelle elle a droit de prétendre, on ne pourra
au moins s'empécher de convenir que ces projets,
concordent parfaitement avec l'é.
quoique éloignés 9
nations doivent
poque où les intérêts de deux grandes
nécessairement se confondre.
Note 8, page 42, ligne 22.
Les Anglais maîtres de la mer et de tontes, les richesses du monde, étoient réduits par les conquêtes
de Napoléon. le Grand, en Europe, à
et l'influence
chercher dans un antre hémisphère un débouché pour
leurs manufactures encombrées. Ils convoitoient depnis
long-temps les possessions espagnoles avec lesquelles
ils n'avoient eu jusqu'à cette époque que des relations
de
d'importance. Ces vastes. contréess
interlopes
pen
l'énorme
de
leur immense population et
quantité
par
pouvoient seules les dé.
numéraire qu'elles produisent,
dommager de la stagnation funeste de leur commerce, 9
et suppléer à la consommation dont les crises politiques
de l'ancien continent les avoient privées. La révolation
d'Espagne en rapprochant les deux nations par un traité
d'alliance qui sembloit confondre leurs intérêts, devoit
nécessairement substituer des idées plus libérales au
système exclusif et méfiant qui régissoit les possessions
espaguoles dans le nouveau moude. L'intérêt des deux
stagnation funeste de leur commerce, 9
et suppléer à la consommation dont les crises politiques
de l'ancien continent les avoient privées. La révolation
d'Espagne en rapprochant les deux nations par un traité
d'alliance qui sembloit confondre leurs intérêts, devoit
nécessairement substituer des idées plus libérales au
système exclusif et méfiant qui régissoit les possessions
espaguoles dans le nouveau moude. L'intérêt des deux --- Page 444 ---
(450 J
nations exigeoit des communications plns intimeset des
relations dont l'avantage fàt réciproque, et nentralisàt -
les mesures de lenr ennemi comun. Ge fut donc
parvenir à ce but que les Anglais affectèrent dès pour le
principe de cette guerre, une générosité de procédés à
l'égard des Espagnols, , que les circonstances pouyoient
seules expliquer, Ils combinèrent avec eux l'axpulsion
des Français de tontes les Amériques, et disposèrent les
esprits par des idées d'indépendance, à s'affranchir du
joug curopéen - et à briser les entraves humilientes qui
asservissoient huit millions d'habitans industrienx et
opulens, , aux caprices d'une métropole despotiqne. Ces
principes se propagèrent, et auroient acquis bezucoup
de consistance, sans la fermeté des autorités qui en imposa aux esprits novatenrs et remuans. Ces dispositions
révolutionnaires firent connoître les dangers des communications étrangères, et déterminèrent plusienrs capitaines-g généraux à défendre à tous les étrangers sans
distinction, 2 l'entrée des ports de leurs
et à tenir sévèrement la main anx anciennes gonvernemens, lois rela- 2
tives au comnerce interlope.
Note 9, page. 45, ligne 18.
Pétion craignoit que la frontière de son gouvernement
ne devint le ihéâtre de la gnerre entre les Français et les
Espagnols, et que le parti vainqueur ne respectât
ses limites. A peu près à la même époque Don Toribio pas
Montès dans ses instructious à Sanchez, témoignoit les
mêtes inquiétudes au sujet des nègres et mulâtres
français : il recommandoit surtont de ne les admettre
dans aucane opération militaire, prévoyant bi en le,
la frontière de son gouvernement
ne devint le ihéâtre de la gnerre entre les Français et les
Espagnols, et que le parti vainqueur ne respectât
ses limites. A peu près à la même époque Don Toribio pas
Montès dans ses instructious à Sanchez, témoignoit les
mêtes inquiétudes au sujet des nègres et mulâtres
français : il recommandoit surtont de ne les admettre
dans aucane opération militaire, prévoyant bi en le, --- Page 445 ---
(451) )
coalition dont les Espagnols auroient été
dangers d'une
Sanchez vient de
dupes. Cependant
infailliblement.les
1 qui lui ai
contracter ane alliance avec Christophe,
trois cents hommes de troupes auxiliaires.
envoyé
45, ligné 6.
Note I0, page.
antrefois ville épiscopale de
Ce misérable hamean 2 été le berceau de T'Achille
l'ile de Saint-Domingue, a
et de Guatidu vainqueur de Montézuma
Américain,
Fernand Cortès, après avoir fait ses
mozin. Le célebre
Cordoue 9
armes sous le grand Gonzalvede
il
premières
dans le Nouveau-Monde :
fnt condait par sa destinée
de greffierda Cad'abord le modeste emploi
y occupa
d'Azua ; de là il passa à Cube oi
bilde ou inunicipalité
fonctions qui alors
il fut fait jnge alcade de la capitale,
militaire. Il
n'étoient point, incompatibles avec Pétat
de l'expédition envoyée au
obtint le commandement
de Cube, dont il
Mexique par Vélasques 2 gonvernenr l'antorité. Tout le monde
refusa ensnite de reconnoitre
fameuse expédiconnoit les glorieux résultats de cette
millious
de vastes provinces, et des
tion qui assujetit
à hnit cents aventuriers
d'habitans civilisés et conragenx
Mel
andacienx.
situé pour le comLel boarg d'Azua estheurensement fond de la'
merce de terre et de mer. Placé an
superbe
l'embranchement de tons les chemins
baie d'Océa, et à
à la partie de
communiquent de la partie française
qai
devenir dans un temps de prospérité l'enl'est,i1 peut
trepôt général de Saint-Domingue.
et
conLa température du pays est très-sèche, par a
fa vorable * la cultnre: la terre brâlée par
séquent peu
heurensement fond de la'
merce de terre et de mer. Placé an
superbe
l'embranchement de tons les chemins
baie d'Océa, et à
à la partie de
communiquent de la partie française
qai
devenir dans un temps de prospérité l'enl'est,i1 peut
trepôt général de Saint-Domingue.
et
conLa température du pays est très-sèche, par a
fa vorable * la cultnre: la terre brâlée par
séquent peu --- Page 446 ---
(432) )
trois et même quatré
un soleil ardent, est commanément
des pliies si nécessaires à la végétation.
années privée
dans Y'atmosphère par un phénot Une révolation opérée
rendu les'
beancoup
a
plaics
mène incompréhensible isl'année 1808, époque de cet étrange
moins rares depuis
les faits, etlaisser
événement. L'histoire doit rapporter
voici
le soin d'en rechercher les causes,
aux physiciens
donc ce qui arriva.
extrémeDans le mois dejuin 1808, par une journée
belle, le ciel étant par et serein et les montagnes
ment
dégagées de nuavoisines du bourg d'Azua entièrement dans les caml'alarme se répand dans le bourg et
ges,
du débordement excessif et spontané
pagnes, à la vue
le
Rien neréd'un petit ruisseau qui traversoit pays. habitans et les
devenu furieux ; les
siste à ce torrent
destruction générale, se hàtrompeaux menacés d'une
élevées dn pays; ; les
tent de gagnerles parties les plus
et
par la rapidité des eanx, plumaisons sont entrainées
sont victimes
sieurs personnes surprises ati déponrva,
d'une
du torrent; enfin après cinq heurés
de la vélocité
leur lit ordisans exemple, les eaux reprennent
rage
à l'effroi qu'elles avoient causé,
naire, et font succéder
aussi
Le désir de connoître les causes d'un événement
extraordinaire qu'alarmant.
voisines
On chercha inutilement dans les montagnes
excavations assez considérables pour faire soupçondes
intérieur
ner des lacs souterrains dont l'épanchement
mais
auroit pu produire cette crue d'eau spontanée,
aucunel indication satisfaisante à cet égard.
on ne trouva
le ruisseau a roulé un volume
Depuis cette époque,
sont'
fréconsidérable, et les pluies
plus
d'eau plus
quentes qne dans les temps antérieurs.
cha inutilement dans les montagnes
excavations assez considérables pour faire soupçondes
intérieur
ner des lacs souterrains dont l'épanchement
mais
auroit pu produire cette crue d'eau spontanée,
aucunel indication satisfaisante à cet égard.
on ne trouva
le ruisseau a roulé un volume
Depuis cette époque,
sont'
fréconsidérable, et les pluies
plus
d'eau plus
quentes qne dans les temps antérieurs. --- Page 447 ---
(455 )
Note II, page 46, ligne 9.
Aussenac se (rouva dans la situation la
Le colonel
Sa cavalerie composée
plus difficile etla plus périllense. faveur des insurgés qu'en
a"Espagnuls plus disposés en
beauconp d'inlui inspiroit
faveur du gonvernemnent, même aucun doute sur le
quiétudes. II ne lui resta Francisco Peres capitaine
danger qu'il couroit, lorsque
qu'il ne
lui assura en particulier,
de ces compagnies, les services de cette cavalerie,
devoit pas compier sur
11 fallut donc
contre des Espagnols.
dans nne guerre
laisser pénétrer l'inagir de prudence et surtout ne, pas
quiétude quie cet avis devoit causer.
Note 12, Page 46, ligne 21.
étoient soumis moins par amour pour
Les Espaguols
habitnde ét par apathier Le
le gouvernement que par convaineu de cette vérité,
général Ferad,intimement les occasions de leur faire
évitoit autant que possible,1
à leur, faire
sentir son ponvoir, pour ne pas s'exposer
: anssi ils se: gonvernoient
connoitre son impnissance n'avoient d'antres rapports
pour ainsi dire entre enx et
relatifs à I'nsage
avec lenr gonvernement, que ceux
qu'elle
ne se soutenoit que parce
d'nne antorité-qui l'effet de la volonté du peuple, que des
étoit platôr
droits du souverain.
Il eût été dangerenx en effet, dans nne circonstance
on les habitans de la partie de l'Est , entrainés par
heurenx des' nègres lenrs voisins, n'avoient
Y'exemple
Pobtenir, d'afficher
qu'a vouloir Tindépendance poar
--- Page 448 ---
(454)
n'auroit pu sontenir par la force.
des prétentions qu'on
ces
('est ainsi que la tranquillité se conserva parmi vonlut
jasqn'au moment ou le général Ferrand
peuples
du moins restreindre le commerce des
empécher, ou
Son motif étoit bon 9
bestiaux avec la partie française. colonie des moyens de
puisqu'il tendoit à conserver à la
essentiels unjourà ses établissemens : mais'
restauration l'intérêt des riches particaliers, et réveilil attaquoit
de sa puissance et
loit dans l'esprit du peuple 2 lidée
de la foiblesse de ses gouvernans.
de la ferIl falloit frapper ou céder dans le principe
le
mentation ; mais le général Ferrand, en adoptant
des demi-mesures ; qui, loin
premier. parti, ne prit que
l'allamer ctà
d'étouffer le feu, ne contribnèrent qu'à
leurs
donner aux chels de parti les uccasions d'essayer
ite avec succès contre un
forces, et deles employerensn
le
qui avoit perdu à leurs yeux prestige
gonvernement
S
de sa smpériorité, Ferrand deroit donc s'tn tenir à sa preLe général
nelaissoit ancan prétexte à Vinquicmière politique qui
ressaisissant, ayec vigucar la :
tude populaire; ou en l'autorité, il devoit. donner au.
jonissance entière de
terrible
coloncl Aussenac les.moyens de frapper un coup
ce colonel fat forcé, devant
et décisif an Mal-Passe,oh
de faire mue retraite
des forces infiniment supérieares,
décida du sort de cette partie de Saint-Domingues
qui l'ascendant et la confiance qu'elle donnoit anx
par
insurgés. le
Ferrand fit-il des proclamations
En vain général
le
de la liberté ou la
raniener les esprits : goit
pour
sur des conseils dictés
liberté de tout faire,T'emportoit
ce colonel fat forcé, devant
et décisif an Mal-Passe,oh
de faire mue retraite
des forces infiniment supérieares,
décida du sort de cette partie de Saint-Domingues
qui l'ascendant et la confiance qu'elle donnoit anx
par
insurgés. le
Ferrand fit-il des proclamations
En vain général
le
de la liberté ou la
raniener les esprits : goit
pour
sur des conseils dictés
liberté de tout faire,T'emportoit --- Page 449 ---
( 435 )
le sentiment de l'intérêt public, mais qui devenoient
par
à des hommes dont le fanatisme s'étoit emparés
suspects
-
Note 15, page 46, ligne 23.
Le général Ferrand fut prévenu par divers commandans d'arrondisement, des mouvemens que se doanoient les chefs secrets de l'insurrection ; mais il caxa
ces avis d'exagération et les attribna à la pusillanimité
de ces différens chefs; il avoit enfin les yenx tellement
fascinés par sa confiance dans les Espagnols, qu'une
heure arantle combat de Palo-Hiucado il recommandoit
à ses soldats de tirer en l'air pour épargner le sang de
ces hoinmes qu'il considéroit comme victimes de l'erreur
et des intrigues de quelques factieux.
Note 14, page 51, ligue 19.
Quelques personnes ont prétendn que le colonel Cassillas avoit fait le vuyage de Neibe, plutot pour s'asy auroit à embrasser le parti
suirer des avantages qu'il
des. insurgés, que pourserir) la cause du gonvernement
français ; mais qu'ayant jugé des succès de Pentreprise
d'après les faibles ressources et fincapacité des hommes
devoient la diriger, il préféra s'attacher à la fortune
qui
d'in gonverhement pnissant contre lequel on ne peus
jamais s'armer impunément.
Note 15,page 55, ligne 10.
La dissimnlation et la perfidie des habitans du pays.
étoient telles, que ceux d'entre eux qui avoient accès
auprès du gouvernement, rendoient compte de tout ce
qui se passoit aux révoltés dans le mêne temps ci il
hommes
devoient la diriger, il préféra s'attacher à la fortune
qui
d'in gonverhement pnissant contre lequel on ne peus
jamais s'armer impunément.
Note 15,page 55, ligne 10.
La dissimnlation et la perfidie des habitans du pays.
étoient telles, que ceux d'entre eux qui avoient accès
auprès du gouvernement, rendoient compte de tout ce
qui se passoit aux révoltés dans le mêne temps ci il --- Page 450 ---
(-456 7
lesiplus fortes sur leur défaisoient les protestatious fidélité. Le colonel Aussenac ne put
vonement et leur
eux, ct Ciriaque
jamais se procurer un espion parmi
instruit de tous ses projets.
étoit exactement
Note 16, page 53, ligue 22.
Walton avoit joui J d'une certaine consiL'américain
du général Ferrand pendant les
dération et de la faveur
à Santo-Dopremières années de son établissement
du sieur
mingo : Jes fausses spéculations de commerce réduisirent à la
Walton dérangérent sa fortune et le
de manquer à ses engagemens dans son
cruelle nécessité
désespérée le sieur Walton
pays. Dans cette situation
entrevit
quiavoit fixé sa résidence à Santo-Domingo,
de
dans les chances d'une crise politique, la possibilité les
Il se lia plus étroitement avec
rétablir sa fortune.
lui étoient
Espagnols, dont le caractère et T'influence
devint un des motcurs les plus zélés du sysconnus 2 et
méme,(mais cefait tn'apas
imsianemetbesatoswrene
Tintenété, prouvé) qu'il persuada aux Espagnols que
Ferrand étoit de faire un massacre
tention du général
et que le
général des habitans de Santo-Domingo 1 tirés de
devoit être quelques coups de canons
signal
conséquence il étoit urgent de prévenir
l'arsenal; qu'en
des Français,.et
ct de devancer les cruelles dispositions les égorger euxqu'il falloit se tenir tous prêts pour devoit sc tirer à
mêmes au premier coup de r canon qui
une époque déterminée.
/ le sieur Walton de
'La difficulté étoit donc pour
Yarsenal; voici
faire tirer quelques conps de canons par
s'entendit
on prétend qwil s'y prit :il
la manieredont
l'arsenal; qu'en
des Français,.et
ct de devancer les cruelles dispositions les égorger euxqu'il falloit se tenir tous prêts pour devoit sc tirer à
mêmes au premier coup de r canon qui
une époque déterminée.
/ le sieur Walton de
'La difficulté étoit donc pour
Yarsenal; voici
faire tirer quelques conps de canons par
s'entendit
on prétend qwil s'y prit :il
la manieredont --- Page 451 ---
(459 ) -
bâtimens
en station devant la rade,
avec un des
anglais
forcer laretl'engagea à ràser la terre d'assez près pour
senal à faire feu sur lui.
Ce plan eût pent-étre rénssi;. si quelques Espagnols
Walton s'étoit confié, n'étoient venus déauxquels
qui lui
noncer le sieur Walton au général Ferfand,
publiquement son ingratitude et son crime, et
reprocha
lc fit arrêter.
Note 17, page 56, ligne 6.
Depuis long-temps il existoit une rivalité entre Joseph
d'Espinosa commandant pour les Français à la Mate,
et le colonel Don Juan Cassillas commandant à SaintJean de la Maguana. Ce dernier. 2 d'nne hravoure qui
approchait de la témérité, jouissoit d'une grande répudont il étoit même retation parmi ses compatriotes
douté. D'Espinosa avoit dela finesse et ne manqnoit pas
d'un' certain courage; mais il étoit dissimulé, froid, et
français. Cette dernière
moins attaché au gonvernement
vouloit
considération détermina le général Ferrand qui
éviterles conséquences funestes. d'une rivalité qui ponvoit tôt ou tard compromettre la tranquillité do pays, à
donner.au colouel Cassillas le commandement des denx
arrondissemens. Cette mesure qai plaça d'Espinosa sous
la dépendance de Cassillas, fut un sujet d'humiliation
le premier qui, depuis cette époque,jura la perte
pour de Cassillas et une haine implacable au gouvernement
français. L'insurrection du IO août lui fournit Poccasion
de la vengeance, et il en profita.
Note 18, page 56, ligne 15.
Ce trait de perfidic, on le brave Cassillas fut victime
illas le commandement des denx
arrondissemens. Cette mesure qai plaça d'Espinosa sous
la dépendance de Cassillas, fut un sujet d'humiliation
le premier qui, depuis cette époque,jura la perte
pour de Cassillas et une haine implacable au gouvernement
français. L'insurrection du IO août lui fournit Poccasion
de la vengeance, et il en profita.
Note 18, page 56, ligne 15.
Ce trait de perfidic, on le brave Cassillas fut victime --- Page 452 ---
458.)
desaconfiance et desal loyanté,rappelle révênementans?
extraordinaire que nalbenrenx , arrivé dans le même
endroitan brave Cacique Caonabo. Ceprince, Caraibe de
naissance, avoit passéà Saint-Domingne en aventnrier;
son espritet son courage dans un pays peuplé d'honmes
stupides, le firent craindre et estimer des naturels; il
fut élu roi de Maguana; il avoit obtenn de grands
succès contre les premiers établissemens espaguols, et
devint leur ennemi le plus cruel,
Ce prince préféroit le cnivreet la fonteàl'or, etavoit
l'idée singulière que les cloches parloient; il désiroit
beancoup en avoir une, cette fantaisie fut cause de sa
perte; Christophe Colomb qui le redoutoit, s'en servit
pourl lui tendre un piège. Oyèda, capitaine audacieux,
fut chargé de cette importante mission; il fit courirle
brait qu'il se rendoit à la cour du Cacique avec des prés
sens, pour rétablir la bonne harmonie entre les deux
nations ; et pour ne point inspirer de crainte, il partit
avec neufcavaliers seulement. Oyèda, sous des auspices
aussiadroitement ménagés, sei rend à Saint-Jean de la
Maguana, y est magniliquement reçu et traité par lc
fier Cacique, auquel il reinet ses présens. Les propositions que le fourbe Oyèda, fit à Caonabo étoient extrémement avantageuses, mois ce qui déterminale Cacique à les accepter, fut l'offre de la cloche qui étoit
l'objet de ses désirs.
Coanabo ne se lassoit pas de témoignersa reconnoissance à Oyèda, lorsque celui-ci ajonta : ( je suis chargé,
< Seignenr, de vons remettre, de la part de l'amiral,.
K un cadeau qu'iln'a encore fait à aucun prince; aumême
instant, il lui montra des fers et des menottes parfaitement travaillés, lui persuadant
c'étoit
Oias
que
la décoration
cloche qui étoit
l'objet de ses désirs.
Coanabo ne se lassoit pas de témoignersa reconnoissance à Oyèda, lorsque celui-ci ajonta : ( je suis chargé,
< Seignenr, de vons remettre, de la part de l'amiral,.
K un cadeau qu'iln'a encore fait à aucun prince; aumême
instant, il lui montra des fers et des menottes parfaitement travaillés, lui persuadant
c'étoit
Oias
que
la décoration --- Page 453 ---
(459 )
et qn'il s'offroit deles lui mettre
des rois del'Occident,
exciter. Tadmiration et la
en particulier, afin qu'il pnt
Le
à ses sujets.
surprise, en se montrant spoitanément
d'Oyèda,
Princeyconsent, se laisse garntter par les gens
le départ. Coanabo est
qaiavoient tont, préparé pour
monté sur un
étroitement lié corps à corps avec Oyèda,
rend
cheval excellent, et sa cavalcade audaciense se
la
vitesse à PIsabelle ou Christophe
avec plus grande
montra
avoit disposé des troupes. Caonabo se
supérienr dit-il à
à sa manvaise fortune : cje méprise ta perfidie, de 2 Thostu as violéles lois sacrées
< Colomb, pnisque
de celui quia osé
C pitalité, mais j'estime le courage
( en être Pinstroments.
donner des marqnes de
Le Cacique ne vonlut jamais
sonmission à l'amiral.
disoit -
( Je ne m'humilieraij jamais devant un traiure,
1 il hautement >. Caonabo fate embarqué, par Colomb,
<
etle yaisseau périt dans la traversée. Le
pour T'Europe,
Prince, et celui de son éponse,
sort de ce malleureux devenné reine de Xaragua,
qui après sa mort étoit
quele's moment de la plns grande prospérité,
pronvent
redonter les plus grandes catasest celui oi Ull doit
Aas
trophes.
ainsiqu'on le verra à la note 63, fut
Cette Princesse,
espagnol,tet
condamnéeà être' pendue, par un tribunal
exécutée publiquement.
Note 19, page.57, ligne 5.
Don Angustin Franco avoit le commandement impordu Cibao. La faveur dont il jouissoit auprès du
ant
excitélaj jalousie de Marc-Torress
général Ferrand,avoit
asest celui oi Ull doit
Aas
trophes.
ainsiqu'on le verra à la note 63, fut
Cette Princesse,
espagnol,tet
condamnéeà être' pendue, par un tribunal
exécutée publiquement.
Note 19, page.57, ligne 5.
Don Angustin Franco avoit le commandement impordu Cibao. La faveur dont il jouissoit auprès du
ant
excitélaj jalousie de Marc-Torress
général Ferrand,avoit --- Page 454 ---
(440 )
jeene nomme d'une valeur à tonte éprenve : il fut du
nombre des habitans qii vinrent solliciter le remplacement de Franeo; mais le mauvais accueil que leur fit le
général Ferrand, et les nonvelles marques de confiance
qu'il donna à Don Augustin Franco. qui fut fait adjudant-général, irritèrent tellement ses ennemis, qu'il fut
arrêté aussitôt que la révolte eut éclaté,
Note 20, page- -59,ligue 17.
Le voyage de Cassillas à Neibe, n'ayant d'abord. été
su du colonel Aussenac que par des voies indirectes
lui inspira quelque méfiancé sur Ia fidélité de ce chef
espagnol : il manifesta ses inquiétudes au général Ferrand, qu'il rassura néanmoins, après avoir reçu des
nouvelles de Cassillas lui-méme.
Note 21, page 60, ligue dernière.
La conduite des habitans de Bani et de Los Ingenios,
n'imp porte les motifs qai la dirigèrent, est digne des
plus grands éloges : ils ont été fidèles jusqu'an dernier moment, et n'ont suivi qu'à regret l'exemple
des autres parties de l'ile, Le Père Gnerero, curé de
Bani, et le commandant militaire Castillo, ont contribué à maintenir Ia tranquillité et l'obéissance des
habitans à leur gouvernement.
Note 22, page 61, ligne IO.
Les habitans de Saint-lago, instruits
- che du général
de la marFerrand, se hâtoient d'opérer leur
jonction avec don Juan Sanchez à Seibo, ils ar- --- Page 455 ---
(441)
rivèrent la veille du combat au camp de Palo : Hineado.
Note 23, page 63, ligne 13.
Ces expressions dignes d'un Trajan 9 suffiroient
des
du général
pour donner une idée
grandes qualités
Ferrand, si les instances des habitans Français et Esle retenir lorsqu'il fut question de son
pagnols pour
épronvèrent pendant
départ, et les inquiétudes qu'ils
les plus
n'étoient pas* les témoignages
son absence,
flatteurs pour un homme de bien.
Note24, page 64, ligne 1O.
Le genéral Ferrand s'exprimoit ainsi pour contenir
des avantages que leur réles habitans par l'exposé
volte ponvoit leur faire perdre : mais son intention
bien connue fut toujours de suivre les erremens de son
relativement au commerceanglais. Quoigonvernement, affrense dans, laquelle il se trouvoit
que la position
tournoit à
eit peut-être justifié cette tolérance qui
l'avantage du pays.
Note 25,page 65, ligne I.
Ce coloncl Ramirez avoit été dénoncé au général
Ferrand, comme un des moteurs les plus ardens de
l'insurréction ; mais soit par crainte, soit par hypocriil affecta des sentimens d'attachement à la persie,
futsonne du général Ferrand, avec tant d'art, qn'il
choisi par cêt infortuné général, pour faire partie de
de Seibo, en qualité de colonel des
son expédition
l'avantage du pays.
Note 25,page 65, ligne I.
Ce coloncl Ramirez avoit été dénoncé au général
Ferrand, comme un des moteurs les plus ardens de
l'insurréction ; mais soit par crainte, soit par hypocriil affecta des sentimens d'attachement à la persie,
futsonne du général Ferrand, avec tant d'art, qn'il
choisi par cêt infortuné général, pour faire partie de
de Seibo, en qualité de colonel des
son expédition --- Page 456 ---
(442 )
milices de plusienrs arrondissemens, Il trahit ses devoirs et son bienfaiteur dans cette occasion 2 et dans
la confusion de la mélée il fut rejoindre les insurgés.
NNote 26, page 65, ligne 24.
Le général Ferrand ne pouveit pas croire que des
habitans qui avoient été constamment l'objet de sa
plus tendre sollicitnde, quilni devoient l'abolition des
tributs dont leurs biens étoient grerés, pour lesquels
il avoit fait au gouvernement français des représentations afin d'obtenir l'entier amortissement de ces charges publiques, qui avoient enfin donné à leur sonverain pendant quatre ans des prenves irréfragables de
leur attachement, fussent capables de céder aussi 1égèrementanx impulsions de la malveillance, et de trahir
avec autant de perfidie, nn gouvernement qai les avoit
comblés de bienfaits. I1 faut cependant rendre justice à
un grand nombre d'entre eux quirestèrent fidèles à lenrs
devoirs, et préférèrent la haine de Sanchez et de ses
complices > à l'avantage de conserver par un crime des
propriétés dont ils firent généreusement le sacrifice. On
doit distinguer parmi ces derniers 2. le vertucux Père
Correa, dun Ramond Cabral, don Joseph del Orve,
don Joseph LAbastide, don Juan Santi, don Augustin
Franco, et le colonel Péralta qui langnit dans les cachots de Portorico,
Note 27, Page 67, ligne 2.
Le général Ferrand, dont toutes les ves éloient
dirigées vers l'intérêt public, connoissant l'état de
délabrement des propriétés territoriales, occasionné
it distinguer parmi ces derniers 2. le vertucux Père
Correa, dun Ramond Cabral, don Joseph del Orve,
don Joseph LAbastide, don Juan Santi, don Augustin
Franco, et le colonel Péralta qui langnit dans les cachots de Portorico,
Note 27, Page 67, ligne 2.
Le général Ferrand, dont toutes les ves éloient
dirigées vers l'intérêt public, connoissant l'état de
délabrement des propriétés territoriales, occasionné --- Page 457 ---
(445 )
ce malhenreux, pays ,
par les crises qu'aroit éprouvé Dessalines, se prolors de linvasion des nègres sous
dont l'inposoit de remettrc la moitié des capitaux, les
térêt énervoit les propriétés et décourageoit
propriétaires.
.
Note 28, page 68, ligue 7.
comblés des bienfaits du général
Parmi les hommes
celni a manifesté
Ferrand, Mannel Carabajal, est
qui
la plus noire. La partinlité du général pour
T'ingratitode été
an point de sacrifier, pour
cet homme 7 a
poussée
ainsi dire , la justice à des considérations partienlières
perd un procès contre un Franen sa favenr. Carabajal
croyant
gaisnommé Couzon Montas:le géaeralferrand,
du tribunal avoit été surprise 2 suspend
que la religion
nn arrêté favorable
T'exécution de la sentence et prend
C'est cependant ce même particulier qui
à Carabaja',
comme un des factieux"les
figue dans Pinsurrection même homme qui commanplus andacienx, c'cst ce
Seibo. C'est ce. scélérat
doit en second à l'affaire dn
et qui a
a laissé conper la tête à son bienfaiteur,
qui
t
révoltant.
rassasié sa vue de ce spectacle
Note 29, page 70, ligne 17.
le mérite de cette
Ce jeune homme a depuis perdu
à don Juan
démarche, en se dévouant entièrement factotum, .L'oSanchez dont il est Taide-de-camp et le
lors
pinion générale est anjonrd'hui que sa condnite, de
du l'affaire du Sejbo, n'avoit d'antre objet que
ménager les denx partis, ct de.se déclarer onvertement
pour celni qui auroit l'ayantage.
70, ligne 17.
le mérite de cette
Ce jeune homme a depuis perdu
à don Juan
démarche, en se dévouant entièrement factotum, .L'oSanchez dont il est Taide-de-camp et le
lors
pinion générale est anjonrd'hui que sa condnite, de
du l'affaire du Sejbo, n'avoit d'antre objet que
ménager les denx partis, ct de.se déclarer onvertement
pour celni qui auroit l'ayantage. --- Page 458 ---
(444)
Note 50, page 71, ligne dernière.
Le général Ferrand se voyant harcelé
brense
par une nomcavalerie, et ne voyant antour de lui que quelques officiers échappés au
ber
carnage, 2 craignit de tomau pouvoir de l'ennemi; il demanda à un de ses
officiers de la poudre pour amorcer ses pistolets il
s'informa d'un grand nombre d'officiers
,
qu'il
voit pas, et se donna Ia mort avec tant de n'spercetion, que T'explosion seule
précipitaannonça ce fatal événement.
Note 51, page 75, ligne 7.
Le capitaine Francico Dias appelle ce combat une
moustrnosité de la fortune. Il doit en parler. savamment, puisqn'il commandoit en chef. Il nous a assuré
que si les feux de pelotons avoient continné
cinq
mimutes de plus, l'armée de Sanchez se mettoit en
déroute, et ne se réunissoit plus, Il a dit aussi que
pendant le combat, Sanchéz et Carabajal se tenoient
à l'écart, en s'engageant réciproquement à ne point
compromettre une existence aussi essentielle au salut
de l'armée:
Note 52, page 75, ligne-22.
Pendant la courte durée de Padministration da général Ferrand, on avoit vu toutes les branches de
l'économie politique se perfectionner et sortir de la
stagnation humiliante dans laquelle l'apathie et l'indifférence de l'ancien gouvernement les tenoient plongées..
Les ries de Santo-Domingo, dégradées par le temps
--- Page 459 ---
(445 )
maisons
aux doavoient été réparées; les
appartenantes embellies par le
maines étoient entretenues et même intéressante et
du genie chargé de cette partie
corps
domanianx. Les biens ruraux
considérable des revenus
mêmes domaines 9
et les hattes faisant partie de ces
qui offroit au gonverprenoient un accroissement
années
de doubler en queliqués
nement la perspective immeubles : les établissemens parle produit de ces
depnis. l'aticnliers suivoient cette même progression
tribnts onéreux dont ils étoient grevés.
bolition des
incessamment
alloit enfin s'occuper
Le gonvernement
et mettre à
chemins de la partie espaguole,
des grands
d'un port militaire à Samana.
exécntion le superbe projet
considérable dans les
La culture prenoit une extension Samana. Les coupes d'aquartiers de Los Ingenios et de celle de tout le reste
cajou, d'une qualité supérieure à
cireulation une
faisoient rentrer dans la
del TAmérique >
de Timportation.
partie du numéraire que le commerce
étrangère en faisoit sortir.
Note 33, page 76, ligne 6.
Parrondissement de
On ne peut pas assurer que attaché an gouver-.
Banifàt de bonnefoi et sincèrement
lui savoir
français, mais on doit an moins
neuent
cédé à Fimpulsion des antres
gré de n'avoir point
ainsi que le quartier de;
quartiers, et d'avoir donné 2
des
dernier moment , preuves
Los Ingenios, jusqu'au
la tranquillité, et de respect pour
de son amour pour
le gonvernenent.
Note 34, page 77, ligne 14évacuations efrayantes et successives de
Après les
et sincèrement
lui savoir
français, mais on doit an moins
neuent
cédé à Fimpulsion des antres
gré de n'avoir point
ainsi que le quartier de;
quartiers, et d'avoir donné 2
des
dernier moment , preuves
Los Ingenios, jusqu'au
la tranquillité, et de respect pour
de son amour pour
le gonvernenent.
Note 34, page 77, ligne 14évacuations efrayantes et successives de
Après les --- Page 460 ---
( - 446 )
de la partie fvançaise, il y avoit
tous les quartiers
dans les
sans donte du courage à, venir se renfermer
d'une ville, dont la population bigarrée 5 devoit
murs
inspirer des inquiétudes: Une poignée
nécessairement
à la défense du
de Français se dèvouèrent cependant
les
sans être effrayés des chances auxquellés
pays, 7
Ils sontiurent d'abord le siége de
exposoit P'avenir. Dessalines, à la tête de vingt-denx mille
1805 contre
la gluire de lui opposer une vigonnègres : ils eurent
furcer à lever le siége de la
reuse résistance, et delle
place. -
efforts daus le dernier siège, sont
Leurs courageux éloges, ils sont le complément
digues des plas grands
qu'ils ont donhonorable de cette multitude de preuves
ans de leur courage, de leur zèle;
nées pendant tsept 9
leur dévouementà la France.
et de
Note 35, page 78, ligne 6.
cheralier de Malte. , et
Monsieur de Chesfontaines, domicilié depuis cinq ans à
ancien officier de marine,
faire partie
Samana, fut désigné par les Anglais, pour intérêts de ses
du conseil manicipal, et défendre les
Le caractère ferme de cet habitant, en
compatriotes. doute anx autorités factieuses qui gonimposera sans
à la France le petit
vernent le pays, et conservera
tronvoicut à lénombre de colons industrieax, qui s'y
poque de Tinsurrection.
Note 56, page 78, ligne 18.
malgré la supériorité deses forces
Cyriaque Ramirez,
colonel Anissenac dans sa
ne suivit que de loin le --- Page 461 ---
- 4 447 )
retraite : le contraste de sa conduite avec celle qu'avois
tenue le colonel Aussenac, en traversant les arrondissemens d'Azua, de Bani, de Los Ingenios, et de lIsabelle, auroit suffi pour arrêterles progrès de la révolte,
si la terreur qu'il répandoit, n'eit contenu l'indignation
publique.
Note 57, page 79, ligne 25.
Il est bien extraordinaire d'entendre parler des nsages
des nations civilisées, > par ces mêmes hommes qui deux a
jours auparavant, et hnit jours après le combat de PaloHincado, égorgeoient encore les malheurenx Français,
que les chances désastreuses de la guerre avoient livrés
à leur discrétion. C'étoit alors qu'il falloit invoquer les
usages des nations civilisées , au lieu de s'abandonner à
toute la férocité des peuples Ics plus barbares.
Note 58, page 80, ligne 6.
L'affectation des Espagnols à débiter ces nouvelles
extravagantes, auroit suffi pour les faire révoquer en
doute, si le sentiment de notre supériorité aroit' pu être
affoibli par les moyens ordinaires d'une politique qui
annonce toujours la foiblesse.
Note 59,
81,
invoquer les
usages des nations civilisées , au lieu de s'abandonner à
toute la férocité des peuples Ics plus barbares.
Note 58, page 80, ligne 6.
L'affectation des Espagnols à débiter ces nouvelles
extravagantes, auroit suffi pour les faire révoquer en
doute, si le sentiment de notre supériorité aroit' pu être
affoibli par les moyens ordinaires d'une politique qui
annonce toujours la foiblesse.
Note 59,
81, page
ligne dernière.
Les retranchemens élevés par les Espagnols, étoient
plutôt faits pourlenr cacher le danger, que pour les en
garantir : aussi lenri illusion ne duroit-elle
que jusqu'an
moment ou les François manifestoient, par leur coutenance., la résolution de les prendre; on voyoit alors --- Page 462 ---
(448-)
beaucoup moins occupés à les défendre,
les Espagnols
de les abandonner sans danger.
qu'a songer: aux moyens
les
et une fuite
bientôt tous esprits,
La terreur gagnoit ordinairement le résultat de cette aphontense étoit
coitent
menaçant de fossés , de' palissades qui
parat
de peine à faire, et pen de temps à prendre.
beaucoup
Note 40, page 86, ligne 20.
de Saint-Jérôme et de Jeyna, sitnés sur la
Les forts
formeroient une ligne de
côte 'sud de Santo-Domingo, empécher ou an moins
défense assez redontable, pour
de Santo-Doretarder T'investissement de la place
pour
mettre une garnison de trois
mingo, si on ponvoit y
alors avancer que
cents hommes. L'ennemi ne ponrroit
forces
on seroit obligé de diviser ses
progressivement,
devant chacun de ces forts, ce
pour mettre le blocns
du second dont les enimpraticable, à T'égard
quiseroit
de temps, les armées les,.
virons absorberoient, en peu
et
nombreuses, par l'air infect qu'on y respire,
plus
dans le fort par l'air salin et par la brise
qui est parifié
tous les jours : mais l'un
d'Est qai règne régulièrement
qnatrecontenir qu'une garnisonde
et l'autre ne peuvent
neutralise
hommes au plns, et cet inconvénient
vingt
de leur situation. Il est indisabsolument T'avantage
ou si on les conserve,
pensable de les abandonner,
leur intercepter les communications
lennemi pent s'établir à poriée de carion de la
sans danger 9 et
place.
Note 41, page 88, ligne 4dire avec vérité que la compagnie adminisOn peut
ai règne régulièrement
qnatrecontenir qu'une garnisonde
et l'autre ne peuvent
neutralise
hommes au plns, et cet inconvénient
vingt
de leur situation. Il est indisabsolument T'avantage
ou si on les conserve,
pensable de les abandonner,
leur intercepter les communications
lennemi pent s'établir à poriée de carion de la
sans danger 9 et
place.
Note 41, page 88, ligne 4dire avec vérité que la compagnie adminisOn peut --- Page 463 ---
(449 )
trative a été un modèle de conrage-dlémulation, et, de.
fermeté, pendant tont le cours de cette guerre. Elle a
sonvent réclamé le droit de former T'avant-garde, et.
dans la chaleur de l'action, cette jeunesse bouillante
s'est toujours fait remarquer aux premiers rangs.
Note 42, page 90, ligne 6.
On doit se rappeler de ce que nous avons dit du
courage de Sanchez dans la note 3r, ainsi que des
bonnes dispositions qu'il avoit faites, pendant le combat
de Palo-Hincado, dont la malheureuse issue, ne doit
être attribuée qu'à la terreur panique de nos troupes,
et à cette fatalité qui tenoit à des causes absolumen:
étrangères à la valeur des Espagnols et à l'habileté de
leurs chefs.
Note 43, page 91, ligne 18.
Cen'estpasla lionte, mais la crainte, qui empèchoit
Don Toribio Montès de contracter ouvertement une
alliance avec les esclaves révoltés de la partie française.
I appréhendojt avec raison leur valeur, leur audace, et
surtout leur perfidie, dont les habitans de la partie de
l'Est avoient fait quatre ans amparavant la funeste
éprenve, lors de lirraption de Dessalines.
Note 44, page 92, ligne 19.
La protection de Don Toribio Montès, étoit le pris
d'une convention faite avec Sanchez, relativement anx
superhes coupes d'acajon que les Français avoient étahlies dans da partie de T'Est, et dont les bois devoient
--- Page 464 ---
( 450 )
être: envoyésà Porto-Rico pour satisfaire la cupidite
du gouverneur.
Note 45, page 95, ligne 15.
On est indigné de la sotte vanité de Toribio Montès
et des prétendus sentimens d'humanité qu'il affecte dans
ce galimatias d'instructions qu'il adresse à Sanchez,
quand on songe qu'un vil intérêt d'argent est l'unique
mobile de sa conduite, et que son insatiable avarice a
porté le fer et la flamme dans un pays qui étoit heurenx
saus les Français : au reste les auteurs. de ces désastres
peuvent bienrse réjouir du départ des Français, mais
ne peuvent pas s'en glorifier, car la faim seule a pu- les.
vaincre.
Note 46, page 98, ligne 9.
On est tenté de rire en voyant les grands moyens de
Don Toribio Montès pour soutenir sa noble entreprise ;
on croit voir Pierre le Roux faisant le calcul de donner
pen et.de. le. faire valoir. beaucoup. Mais au moins il est
exact. à rappeler, dans tontes ses lettres les envois de
bois d'acajon.
Note 473 page 101, 2 ligne 16.
Don Toribio Montès qui avoit éprouvé Thumiliation
de voir son antorité avilie dans la personne du colonel
Ximenès son délégué, dissimnla jusqu'an moment où
les revers qn'essuyèrent les insurgés, lui fournirent le -
prétexte d'envoyer le colonel Don Joseph Arata, avec
le régiment fixe de Porto-Rico. Ce nouvean chef, chargé
:
bois d'acajon.
Note 473 page 101, 2 ligne 16.
Don Toribio Montès qui avoit éprouvé Thumiliation
de voir son antorité avilie dans la personne du colonel
Ximenès son délégué, dissimnla jusqu'an moment où
les revers qn'essuyèrent les insurgés, lui fournirent le -
prétexte d'envoyer le colonel Don Joseph Arata, avec
le régiment fixe de Porto-Rico. Ce nouvean chef, chargé
: --- Page 465 ---
(451 )
Sanchez aurôlei insides opérations militaires 9 réduisit
confirgnifiant de gonvernenr civil; mais lajunte, en
mant Sanchez dans le grade de capitainegenéral; déjona
tons les calculs de Don Toribio Montès : Don Joseph
Arata mourut de chagrin; et sa mort priva les Espagnols
d'an chef qui réunissoit à beaucoup de doucenr, beauconp d'instroction et d'expérience.
Note 48, page 103, ligne première.
La légion coloniale étoit composée d'hommes de
couleur et de nègres libres, qui, dès le principe de la
des
révolution, ont donné an gouvernement français
inaltérables de fidélité, de courage et de dévonepreuves
formé les avant-gardes des
ment. Ce corps a toujours
s'est
colonnes eta eu la plos grande part à la gloire que
acquise la garnison de Santo-Domingo, dans les nombreuses sorties qu'elle a faites pendant le siége de cette
place, Les sicurs Répnssard, Savari, Théard, D'Aux;
ont particulitrement soutenu cetle réputation de bravoure dont ils ont donné des preuves multiplices pen d
dant dix-huit ans.
Note 49, page 104, ligne 1O.
La place de' Santo-Domingo n'ayant qu'nue. simple
sontenir un siége réglé. Elle est dos
chemise, 7 ne peut
extérieur caminée de toutes parts, et n'a aucun ouvrage
pable d'en défendre'les approches à l'ennemi, qui pent
s'établir de l'autre côté de la rivière de TOzama, à
demi-portée de fasil, se rendre maître du port et enfiler
les rues principales, sans être incommodé par Vartillerie
Santo-Domingo n'ayant qu'nue. simple
sontenir un siége réglé. Elle est dos
chemise, 7 ne peut
extérieur caminée de toutes parts, et n'a aucun ouvrage
pable d'en défendre'les approches à l'ennemi, qui pent
s'établir de l'autre côté de la rivière de TOzama, à
demi-portée de fasil, se rendre maître du port et enfiler
les rues principales, sans être incommodé par Vartillerie --- Page 466 ---
(452 )
de la place, lorsqu'il aura la précaution de poser sea
gabions au revers des écores escarpées du fleuve. Si les
sommes immenses dépensées par Solano à des fortifications inutiles, eussent 4 employées à construire une
bonne forteresse sur la rive gauche, le port et la ville
seroient en cas de siége, à l'abri des insnltes del l'ennemi
qui, avec sa monsquetterie, pent faire, de cette position,
beancoup de mal aux assiégés.
Note 50, page 104, ligne 19.
Ona évaluélenombre des femmes et enfans sortis de
la place, pendant le dernier siége, à trois mille trois
cents : il en est resté environ huit cents 3 la population
de Santo-Domingo étoit d'environ huit mille ames : donc
les femmes seules formoient la moitié de la population
espagnole et françaisc.
Note 51, page 107, ligne 14.
Les principes de Don Juan Sanchez en matière de
gonvernement, sont aujonrd'hni mis en pratique par ses
propres soldats : < C'est de nous qu'il tient son autorité
cc disent-ils hautement dans les rues de Santo-Domingo,
c il ne s'èn est servi que pour nous tromper et nons
C rendre malheurenx : le premier coup de fusil qui para tira, lorsque les Français mettroat pied à terre dans
Ac la partie espagnole, sera pour Don Juan Sanchez. 3>
Note
52, Page 107, 2 ligue 24La résistance qu'éprouvèrent les ving-deux mille nègres, lors du premier siége, 9 ponvoit donner. à Sanchez
-ils hautement dans les rues de Santo-Domingo,
c il ne s'èn est servi que pour nous tromper et nons
C rendre malheurenx : le premier coup de fusil qui para tira, lorsque les Français mettroat pied à terre dans
Ac la partie espagnole, sera pour Don Juan Sanchez. 3>
Note
52, Page 107, 2 ligue 24La résistance qu'éprouvèrent les ving-deux mille nègres, lors du premier siége, 9 ponvoit donner. à Sanchez --- Page 467 ---
( 455 )
idée de celle
devoit 's'attendre à rencontrer. Il
une
qu'il
eût infailliblement échoué dans sa coupable entreprise,
inalgré la vigilance et l'efficacité des secours des Anglais
si
Fores 'eut réussi à jeter dans la
ses alliés, l'intrépide
place deux cents barils de farine.
Note 53, page 108, ligne première.
Cette prédiction se réalisa le vingt-quatre janvier à
Saint-Jérôme et sile colonel Aussenac eut profité des
c'en étoit fait de l'armée de
avantages de cette jonrnée,
Sanchez et de toutes ses criminellés espérances.
Note 54, page 108, ligne 17Les Français se, flattoient de l'espoir de parvenir au
rétablissement de l'ordre, et les Espagnols de foreer la
ville à se rendre : ces
prétentions réeiprognt,tendoient
de
Les Franimpossible toute espèce rapprochement.
enfin un moyen de concilier tous les
çais proposèrent
à la décision des deux
intérêts; c'étoit de s'en rapporter
respectifs, et de convenir, en attendant
gouvernemens
d'armes
le résultat de cette démarche; d'une suspension
de six mois. Cette proposition fut rejetée par lcs Espa- A
connoissoient la pénurie des vivres qu'éprougnols qui
Sanchez,
craignoit
voit la place; ; mais surtout par
qui
dans Vinaction, les heureux effets de l'enthoude perdre
siasme qu'il avoit excité.
Note 65, page 108, ligne 21:
Lc but réel du colonel Ximenès en demandant cctte
d'armes, étoit de trouver, dâns les commususpension
ée par lcs Espa- A
connoissoient la pénurie des vivres qu'éprougnols qui
Sanchez,
craignoit
voit la place; ; mais surtout par
qui
dans Vinaction, les heureux effets de l'enthoude perdre
siasme qu'il avoit excité.
Note 65, page 108, ligne 21:
Lc but réel du colonel Ximenès en demandant cctte
d'armes, étoit de trouver, dâns les commususpension --- Page 468 ---
(454)
nications à venir, des occasions de nous convaincre de
l'impuissance de. nos efforts et de l'inntilité d'une plus
longue résistance.
Note 56, page 108, ligne 26.
Dans la position affreuse oi se trouvoit la place, le
général Barquier ne négligeoit aucun moyen de conciliation; une trève de six mois, en calmant l'effervescence, auroit pu rapprocher les esprits et dessiller. les
yeux de cette multitude cgarée. Pent-être qu'en envisageant avec sang froid les conséquences funestes de lenr
révolte, les habitans de la partie de P'Est anroient fini
par préférer le temps heureux de la tranquillité qu'ils
venoient de perdre, an bouheur chimérique que leur
promettoit Sanchez, et qui devoit être le prix de leur
sang et de lenrs fortnnes.
Note. 57, page IIO, ligue 2.
Le général Barqnier, en consentant à la suspension
d'armes, avoit nn double motif; il attendoit le résultat
de quelqnes démarches qu'il avoit fait faire dans les
quartiers de Los Ingenios et de Bani, et ce calme momentané pouvoit en assurer le succès.
Note 58, page T15, ligne II.
L'habitation oà l'infortuné général Ferrand alloit se
délasser de ses travaux, étoit devenne le centre de
toutes les opérations militaires de Sanchez. Ces beaux
jardins,ot un administrateur sage'et bicnfaisant venoit
naguères méditer surlesmoyens de rendreles habitans de
la partie de P'Est heureux, étoient foulés aux pieds
par
ané pouvoit en assurer le succès.
Note 58, page T15, ligne II.
L'habitation oà l'infortuné général Ferrand alloit se
délasser de ses travaux, étoit devenne le centre de
toutes les opérations militaires de Sanchez. Ces beaux
jardins,ot un administrateur sage'et bicnfaisant venoit
naguères méditer surlesmoyens de rendreles habitans de
la partie de P'Est heureux, étoient foulés aux pieds
par --- Page 469 ---
( 455 )
autrefois T'objet dc sa plus tendre
ces mêmes hommes,
sollicitnde.
115, ligne 15.
Note 59, page
Follot, tailleur français à Santo-Domingo
Le sienr
s'étoil réuni aux insargés dans le
avant ces événemens,
un rôle important
ct jonait
€ principe de T'insurrection, ce fut lui qui conpa la
parmi eux. On assure que traina dans les rues de
Ferrand et la
tête au général
Seibo.
Note 60, page I17, ligne 21. Ag
étoit alors notre seule nohrritare. C'ést
La guallign
de lighame, du-manioc
nne plante sanvage de Tespèce
plns de parties
et de la patate : elle contient beanconp
contient
vivres
le snc qu'elle
acres que ces
domestiques;1 être considéré plutôt comme
est peu nntritif, et pent
six jonrs
comme substantiel : elle cxige
absorbant que
est employé à la déponiller
de préparation. Le premier second à la faire tremper
de son, enveloppe grosiére;le
Je
à
T'amollir; le troisième à la ràper , quatrième
pour
le cinquième à la passer, pour en exla fermentation,
à étendre la farine au sotraire: le sucj-et le sixième
alors s'en nourrir
leil pour la faire sécher. On pent malbenrenx dont
inconvénient. Cependant les
sans
éproavoient des
elle faisoit la nourriture principale;
qu'on atdans lc corps et dans les jambes,
gonlemens
de substance de cet aliment; le retribuoit au défant
-étoit
mède reconnu efficace contre ces gonflemens
de café amer, le matin, dans lesquelles
deux tasses
de tafia commun.
on méloit nn verre à liquenr
la faire sécher. On pent malbenrenx dont
inconvénient. Cependant les
sans
éproavoient des
elle faisoit la nourriture principale;
qu'on atdans lc corps et dans les jambes,
gonlemens
de substance de cet aliment; le retribuoit au défant
-étoit
mède reconnu efficace contre ces gonflemens
de café amer, le matin, dans lesquelles
deux tasses
de tafia commun.
on méloit nn verre à liquenr --- Page 470 ---
456 )
A Porto-rico, dans les temps de disetté, les habitans la laissent réduire en putréfaction, et en font
des gâteanx dont ils se nourrissent,
La feuille de cette plante ressemble à celle de la
fougère.; elle est anssi virace qu'elle. On emploie
vingt-quatre barils en racines pour un baril d'amidon.
Le son; qui ressemble à la sciare de bois, servoit à
faire des cassa ves qui se vendoient quarante sols pièce,
Note 6r, page 120, ligne 5.
Le IO aoit-1808, époque à laquelle l'insurrection
commença à se manifester, jusqu'au 28 juin
on évalue le nombre des
1809 2
Espagnols en élat de porter
les armes, qui sortirent de la ville, à douze cents
hommes.
Note 62, page 120, ligne dernière.
La proposition de Sanchez étoit d'autant plus
impolitique, qne la principale force de son armée consistoit en mulâtres et nègres français 5 qui ponvoient
s'offenser de-cette résolution qui lcs livroit à la discrétion des Français, Anssi Sanchez s'est-il bien gardé
de renonveler cette proposition qui est restée sans
effet.
Note 63, page 121, ligne 1O.
Les soupçons sur la mort du sieur Davian, étoient
fondés sur la ernautéqu'aroient montrée les
à
Espagnols,
l'époque on leuri insurrection éclata. Tous les malhen,
reux Français qui se trouvoient dans les campagnes, et
qui y vivoient dans la plus grande sécurité,y furent in-
ssi Sanchez s'est-il bien gardé
de renonveler cette proposition qui est restée sans
effet.
Note 63, page 121, ligne 1O.
Les soupçons sur la mort du sieur Davian, étoient
fondés sur la ernautéqu'aroient montrée les
à
Espagnols,
l'époque on leuri insurrection éclata. Tous les malhen,
reux Français qui se trouvoient dans les campagnes, et
qui y vivoient dans la plus grande sécurité,y furent in- --- Page 471 ---
(457 )
les mêmes hommes qui lent
humainement égorgés par:
d'intérêt et
donnoient tous les jours, des témoignages traits de la
d'amitié. Cet acte de férocité, rappelle-deux
i 19
barbarie, qui caractérise cette.nation.
commandeur d'Ovando , gonvert En 1503, le grand
de Ferdinand et
noit l'ile de Saint-Doningue, au nom
mais.il existoit encore à la tête des Indiens,
d'Isabelle, destructenr des Espagnols n'avoit point
que lesystème
des Gaciques on rois tribuencore totalementanéautis,
taires dela couronne.
reine nommée
Parmi.ces princes, pacifiques 5 une
de XaAnacoana. ,. régnoit sur les Indiens. du royaume
le. plus pnissant, le plus policé, , et le plus étendu
ragua,
comprenoit toute la partie occide tonte, Tlie, puisqu'il
Méridionale
dentale, et une grande portion de la partic
dont le nom indien étoit alors Haiti.
de Saint-Domingue,
etles accneillit
Cette princesseaimoit les, Espagnols,
avec toutes les démonstrations d'une
dans ses Etats,
et
sincère amitié; mais elle en fut payée d'ingratitude,
se vit obligée de prendre des mesures répressivesi,
contre la tendance dc ces étrangers. à une domination
tyranuiqne sur ses peuples.
Cet élat de choses contrariant les projets de ces
hommes ambitieux, ils semèrent adroitement des inquiétudes daus l'esprit d'Ovando, et lni représentérent
la nécessité de se précantionnér contre Jcs desseins perfides de Ia reine de Xaragua : ce gonverneur se met en
marche avec trois cents homies de pied, et soixante-dix
chevanx, aprés avoir fart répandre le bruit, qne le but
étoit de venir recevoir, lui-même, le
de son voyage
la
et de visiter
tribut qu'Anacoana devoit à. couronne,
qui avoit, dans tous les temps, maniHpe princesse
nécessité de se précantionnér contre Jcs desseins perfides de Ia reine de Xaragua : ce gonverneur se met en
marche avec trois cents homies de pied, et soixante-dix
chevanx, aprés avoir fart répandre le bruit, qne le but
étoit de venir recevoir, lui-même, le
de son voyage
la
et de visiter
tribut qu'Anacoana devoit à. couronne,
qui avoit, dans tous les temps, maniHpe princesse --- Page 472 ---
( 458)
festée une affection particulière pour la nation Espagnole,
Anacomna, apprit cette nouvelle aveci plaisir, et rassembla tons ses vassaux, ponr faire au. Gommandenr,
une réception qui Hdeektemebencitéedew puissance,
et répondit à la dignité de son hôte: trois cents Cacignes composoient le cortège, au milien duquel-la reine
s'avanga-au.devant da grand commandeur d'Ovando;
un-peuple immense couvroit le chenin. ;' fet manifestoit
par des danses et des chants la joie que lui cansoit
cet hearenx rapprochement des deux nations. Ovando et
et la reine s'abordèrent avec des marques d'une estime
et d'une amiticréciproques, et un splendide repas,ohla
reine parut beancoup plus amicale, commença la fête
qui dara plusicors jours > avec une magnificence et une
variété qui étonna les Espagnols.
Orando, qne-son ame atroce a mis au rang des plue
cruels ennemis de T'humanité, dissimaloit avec nne
adresse perfide l'horrible dessein qu'ilméditoit depnis
son départ de Santo-Domingo ; et dans Je même instant oùt il recevoit de-la princesse et desa nation les
témoignages de l'amitié la plus expansive, il songeoit
an moyen de détruire en masse , et dans le même instant, 5 an pemple pacifiqne, dont la puissance et le
bonheur luiinspiroient de l'ombrage.
Il invite la reine et toute la cour à une fête magmifique, gni devoit, disoit-il, resserrer ponr jamais
les liens qui unissoient les denx nations, Tontle peuple accourut à ce spectacle, et l'air retentissoit de
cris d'allégresse.
Tonte la cour indienne étoit- déjà rendue dans la
salle da festin, lorsque les Espagnols parurent en ordre
et le
bonheur luiinspiroient de l'ombrage.
Il invite la reine et toute la cour à une fête magmifique, gni devoit, disoit-il, resserrer ponr jamais
les liens qui unissoient les denx nations, Tontle peuple accourut à ce spectacle, et l'air retentissoit de
cris d'allégresse.
Tonte la cour indienne étoit- déjà rendue dans la
salle da festin, lorsque les Espagnols parurent en ordre --- Page 473 ---
(459 )
tontes les issues de la place
de bataille, ct occopèrent
immense d'Indiens que
oi étoit réunie une. mulitude sint:e ensnite à la.tête
Orando
la enrianintéareitanucese de snite le. palais où étoit
de sa cavalerie ctinrestit
réunie. la cour 5 et, à. Tinstant, ce. monstre.metiant
L.'
signal dont il étoit
la main sur sa croix d'Aleantara, fat
par l'inconvenn avec ses gens, le pepple
égorgé composoient
fanterie, et les trois cents Caciques qui
qu'ils
furent mis à des tortures si horribles,
la cour
de confesser que la reine étoit coupable
furent obligés
On
du crine de trabison'envers la nation. espagnole.
ensuite le fen à la maison oit tons ces infortunés
mit
à la reine Anafurent inhumainement consomés.Quant.: a
elle fat coudnite aSantn-Domingo 5 jugée par
coang,
condamnée à être pendue, et
un tribunal inique,
exécntée pabliquement.
dans' Phissans exemple
Cet événement 7 pent-être
Herrera et autres
toire des pemples; est attesté par
même futin-.
historiens eapagnols : la cour. d'Espagne
de cet horrible excès de barbarie , qui n'épardignée
ni lcs enfans, ni les vieillards.
gna ni les femmes,
semblable fit périr 5
Un acte de crnauté à pen près
des Esfort
pendant la première guerre
au
Danphin,
à lépoque de la révolution,
pagnols à Saint-Domingue, d'infortunéshabinans qui s'étoient
nnnombre prodigieux
de la
-
placés sous la sanve-garde du gouvernenr
partie
espagnole et de son armée. Ces infortunés 9 pleins
de confiance dans les assurances qu'on lear avoient
données des dispositions bienfaisantes du gouvernenr à
leur égard > se reposoient avec sécarité sur ces promesses, lorsqu'un matin, douze cents nègres français,
de l'Espagne, commandés par un tigre
alors au service
'étoient
nnnombre prodigieux
de la
-
placés sous la sanve-garde du gouvernenr
partie
espagnole et de son armée. Ces infortunés 9 pleins
de confiance dans les assurances qu'on lear avoient
données des dispositions bienfaisantes du gouvernenr à
leur égard > se reposoient avec sécarité sur ces promesses, lorsqu'un matin, douze cents nègres français,
de l'Espagne, commandés par un tigre
alors au service --- Page 474 ---
I 460 )
africain, par Jean-François Biasson
ment dans la
; 'entre inopinéplace, et y égorge hommes, enfans,
femmes et vieillards, à la vue des
troupes
rangées en bataille, et
espagnoles
repoussant les' malheurenx
l'espoir de tronver une
que
leurs
protection faisoit sauver dans
le rangs. On assure qu'un prétre atroce, , nommé
Père Fasques
hémence,
avoit, par un discours plein de véexcité les trompes nègres à cet horrible massacre, 5 avec Tapprobation tacite du
pagnol.
gouverneur esSans doute que l'époque est prochaine on une henrense régénération modifiera les nuances effroyables
dégradent le caractère national de
qui
d'ailleurs
ce peuple distingné
par sa bravoure et par son esprit. La chite
de ce fanatisme
religieux, qui a précipité dette grande
nation dans tous les écarts et dans tous les excès,
la domination
, et
paternelle de ses nouveaux
suffiront poar la
princes,
replacer au rang qu'elle est digne d'occuper parmi les premiers peuples du monde.
Note 64, page 156, ligne 20.
C'est peut - étre par un sentiment de prédilection
pour la nation française dont il n'avoit
bienfaits,
don
reçu que des
que
Juan Sanchez a parcourn pendant
trois mois la partie
espagnole, pour en soulever les
peuples contre un gouvernement qni les rendoit heurenx; c'est par amitié pour les Français.
les
laissé égorger dans les bois de
qu'il
a
Monte-Grande, huit
jours après le combat de Palo-Hincado. C'est enfin
par un effet de son attachement pour les Français
don Juan Sanchez est venu mettre le
que
sidge devant --- Page 475 ---
(46r )
Santo-Domingo 7 après avoir répandn, dans toute Ia
partie espagnole 9 les proclamations les plus injurieuscs
contre la nation française et son anguste souverain.
Certes, on ne pent pas donner à une nation qu'on
aime, des témoignages plns effiaaces de son dévouement.:
Note 65, page 136, ligne 25.
C'est à leur industrieuse activité, et à leur constance au travail, que les Français établis dans la partie espagnole devoient leurs fortunes convoitées
Sanchez, Ces titres de propriétés raloient bien ceux par
que donnent la force , la violence, le vol et l'assassinat; cependant c'est en vertu de ces derniers titres
que Sanchez s'est cru fondé à confisquer les propriétés
françaises poar enrichir ses avides complices.
Note 66,
Page 137, 3 ligne 24:
Wya en dans l'espace de huit mois douze combats, oi les Espagnols ont été constamment mis en
déronte, c'est sans doute au jeu oà qui perd gagne
que Sanchez a prétenda jouer ; et, sous ce rapport, l'avantage a été notoirement de son côté.
Note 67, page 138, ligne 4.
Ne se rebuteront pas de fuir; car si elles avoient
disputéle terrain, Ia guerre n'eut pas duré long-temps.
Elles eussent été détruites.
Note 68, page 158, ligne 13.
Toutes les vertus dont Sanchez se glorifie avec tant
éronte, c'est sans doute au jeu oà qui perd gagne
que Sanchez a prétenda jouer ; et, sous ce rapport, l'avantage a été notoirement de son côté.
Note 67, page 138, ligne 4.
Ne se rebuteront pas de fuir; car si elles avoient
disputéle terrain, Ia guerre n'eut pas duré long-temps.
Elles eussent été détruites.
Note 68, page 158, ligne 13.
Toutes les vertus dont Sanchez se glorifie avec tant --- Page 476 ---
462) )
d'ostentation dans cette circonstance 2 sont révoquécs
en doute par tous ceux quile connoissent: Mais an reste
pourroit t- il justifier sa bonne conduite passéc 2 que
le' crime de sa rébellion suffiroit pour donner à penser
qu'il n'avoit que lc masque de la vertu.
Note 69, page 158, ligne 18.
Sanchez invoquer l'impartialité Lorsqu'on sacrifie
tous ses devoirs à l'ambition de commander, lorsqu'ou
méconnoit l'autorité légitime, et que sous de vains
prétextes on se met, à sa place, lorsqu'on sacrifie à
son intérêt particulier, la tranquillité et le bonheur
de.cent mille ames, comment peut-on parler d'impartialité?
Note 70, page 235, ligne 8.
Monsieur Kindelan, élevé en France, ct qui avoit
protégé par inclination les mallenrenx Français à Cuba, contre les vexations du peuple de Sant-Jagu o
il commandoit, fut ubligé, an mois de mars 1809,
pour ne point devenir suspect aux Espaguols, de faire'
une proclamation tendante à l'expulsion de ces infor.
tunés habitans, dont la majeure partie évacua sur-les
Etats-Unis.
Note 71,page 236, ligne II.
C'est un principe consacré en matière de gouvernement, que le lévier doit être calculé en raison des
masses qu'il doit faire monvoir ; sinon il y a inertic
complète dans les ressorts du gouvernement, et.de
l'inertie à la destruction il n'ya qu'un pas.
aguols, de faire'
une proclamation tendante à l'expulsion de ces infor.
tunés habitans, dont la majeure partie évacua sur-les
Etats-Unis.
Note 71,page 236, ligne II.
C'est un principe consacré en matière de gouvernement, que le lévier doit être calculé en raison des
masses qu'il doit faire monvoir ; sinon il y a inertic
complète dans les ressorts du gouvernement, et.de
l'inertie à la destruction il n'ya qu'un pas. --- Page 477 ---
- 463 )
Ce. vice radical et destrncteur des empires, existe
aux Etats-Unis, où le pouvoir
dans toute sa plénitude
exécutif n'est qu'an manequin politique, sans attributions, sans force et. sans considération,
Parmi les élémens dangercux. qui font prévoir une
révolution inévitable et prochaine. aux Etats.Unis, On
considérer la liberté de la presse. comme le plus
peut
l'extension effrayante qu'on lui a donnée.
actif, par
Chez uu peuple mûr et fait, la liberté de la presse
n'a qu'une influence relative, on: pourroit nême diresalutairé; elle maintient Péquilibre social, elle garantit l'intégrité des principes constitutionnels; de Pétat,
elle contribue aux; progrès des sciences et desarts', ,
elle aide à l'autorité oxéeutive, et dirige souvent avec.
succès les délibérations du pouvoir législatif.
Dans un pays oit les bases du gonvernement sont
solidement affermies, où les ressorts de ce gouvernement ont une marche déterminée , oà la- constitution
dans toutes/ ses parties, la liberté de
est vigoureuse
la presse contribue donc au maintien de Pharmonie et
à la conservation des principes.
Mais chez. nn penple nouveau, oà le caractère nationalin'est point encore formé; qui, a besoin de conet morale par des instisolider sa constitntion physique
tutions qui aient, le: caractère de la modération et de
la- prndence, la liberté de la presse est linstrument
de l'intrigue eti de l'ambition ; elle alimente les haines.
personnelles, 2 cile énerve souvent l'action exécutive en
lui ôtaut cette considération politique qui fait sa force ,
et si elle. signale:c queiquefois Pennemi du bien public,
elle: dénigre et comprime souyent le talent des hommes
isolider sa constitntion physique
tutions qui aient, le: caractère de la modération et de
la- prndence, la liberté de la presse est linstrument
de l'intrigue eti de l'ambition ; elle alimente les haines.
personnelles, 2 cile énerve souvent l'action exécutive en
lui ôtaut cette considération politique qui fait sa force ,
et si elle. signale:c queiquefois Pennemi du bien public,
elle: dénigre et comprime souyent le talent des hommes --- Page 478 ---
( 464 )
toujours le peuple à des
d'état, elle porte presque
excès contraires à ses intérêts.
délibérations et les mesures d'an gouvernement
Les
'des gouvernans que des
foible sont moins T'ouvrage
incaleulable
dirigés par le nombre presque
gouvernés
la tolérance et l'esprit de parti
des publicistes que
mettent en action.
a le droit d'élire ses maAux Etats-Unis, le peuple
les mains desquels il est censé déposer
gistrats entre
; mais natureltont ce p2dehetnuraed à la
il influe sur . I
lement enclin à la mutinerie et
révolte,
da
délibérations, il censure et contrarie les mesures
les'
aux-.
et dans les convalsions politiques
gouvernement,
turbulente donne lien, il est
quelles son intervention
la liberté de la presse *
Tinstrument des factions que
des vnes de
Celle des riches par
anime et entretient.
est sans cesse en opposuprématie et de domination,
la faction démocratique que son attachesition avec
d'égalité, et sa haine contretonte
chement aux principes tehdroit à la dessaisir de ses
espècé d'innovation) qui
Cette lutte
droits, rend extrémement active.et vigilante.
de la
existe même dans le sein de T'assembléei générale l'avantermine
toujours à
nation, où elle se
presque
donc
e'
La nation est
partagée
tage du parti populaire.
les fédéralistes ou
deux classes bien distinctes 2
en
ambitionnent des honneurs et des priaristocrates, , qai
tiennent aux anciens
viléges, et les démocrates qni
les deux redonprineipes du gonvernement. Toutes
étranteroient également les dangers d'une intervention
si les
manifestent plus d'inclination
gère, et
premiers
à leurs adverTAngleterre, c'est par opposition
pour
partagée
tage du parti populaire.
les fédéralistes ou
deux classes bien distinctes 2
en
ambitionnent des honneurs et des priaristocrates, , qai
tiennent aux anciens
viléges, et les démocrates qni
les deux redonprineipes du gonvernement. Toutes
étranteroient également les dangers d'une intervention
si les
manifestent plus d'inclination
gère, et
premiers
à leurs adverTAngleterre, c'est par opposition
pour --- Page 479 ---
( 2 465 )
saires, qui regardent la France comme le
F'indépendance nationale.
palladium de
L'influence des deux grandes
péennes sur l'opinion
pnissances europublique, se borne donc,
qu'à ce moment-ci, à faire pencher la balance jusl'une ou l'autre de ces deux factions dans
pour
relatifs à leurs
les débats
prétentions réciproques.
Néanmoins on ne peat s'empécher de convenir
l'inclination des démocrates ponr la France est que
libérale et plus conforme anx intérêts de la plus
l'Angleterre ne pouvant être de bonne foi l'amie patrie :
peuple que la force a soustrait à sa
d'an
ce qui tend à rétablir son influence domination, tout
aux
est évidemment contraire à.Pintérét de Etats-Unis 9
cette dernière
puissance.
Parmi les partisans de
T'Angleterre, on distingue
cependant ceux qui n'invoquent son appui
changer la forme. du
que pour
veulent
gonvernemeut dans lequel ils
jouer le premier rôle, et cenx, à la vérité
plus petit nombre, qui préférant une
en
donne des honneurs et des richesses, indépendance qui
liberté
anx chimères d'une
qui blesse leur amour-propre et leur ambition
travaillent à forger de nouvelles chaînes à leur
7.
Le congrès est dans une continuelle fluctuation patrie.
choc de ces différentes factions, et les ressorts de parle
torité affoiblis par les divisions
l'anintestines, occasionnent. cette politique incertaine et cette
dans les mesures qui prouvent Ia caducité pusillanimité
précoce de ce
gouvernement. Dans plusienrs gouvernemens de l'Europe, il existe une si grande liaison et des
siintimes entre l'antorité
rapports
royale et les chambres représ
--- Page 480 ---
(466) )
la marche des -grandes mesures n'y
sentatives , que
l'agitation du peuple. Mais
est jamais embarrassée par
être
constitutionnel des Etats - Unis peut
le système
belles théories devennes dangemis au nombre de ces
qu'elles ont été cal-
'reuses dans Tapplication 1 parce
les vices pocnlées pour nn peuple peu nombreux, que et dont les
n'avoient point encore corrompu, 3
litiques
public et F'effervescente exaltation
moeurs > l'esprit
des lois quils'étoit données.
étoientleplus ferme appui environné du respect de
Le célèbre congrès, alors
impulsion générense et. nniverselle
ces hommes qu'ane
du bien pablic, n'exerçoit
réunissoit au centre commun
dans l'ad'antre autorité que celle qui a son principe
et dans la vertu de cenx quile goumour du peuple;
vernent.
à peine qu'ily eût un gouverAussi s'apercevoit-on cette action douce et impernement aux Etats-Unis :
faisoient mouvoir. a la maceptible dans les ressorts qui
de sa
convenoit donc dans les premiers temps
chine, 2
natioraison anheatepmidenkeensens
formation,en
la nation est pour ainsi dire
nal; mais anjourd'hni que nations
a de peuples
de
qu'il y
décomposée en autant
des commotions euroque le refonlement
en Europe; fait refluer dans ces contrées occidentales
péennes a
d'individus étrandn globe, une quantité prodigiense de ces individus, et
gers ; que les usages, les moeurs
aux
lenrs vices, ont été inoculés rapidemient
surtont
(1); Tidentité de sentiment
pays qui les ont adoptés
américaines ont été les premières à se res-
(1) Les dames
aussi n'ont-elles
sentir de Finfluence des moeurs étrangères,
Europe; fait refluer dans ces contrées occidentales
péennes a
d'individus étrandn globe, une quantité prodigiense de ces individus, et
gers ; que les usages, les moeurs
aux
lenrs vices, ont été inoculés rapidemient
surtont
(1); Tidentité de sentiment
pays qui les ont adoptés
américaines ont été les premières à se res-
(1) Les dames
aussi n'ont-elles
sentir de Finfluence des moeurs étrangères, --- Page 481 ---
(467 )
et d'intérêt n'existe plus; ce lien de famille qui unissoit entre eux tous les membres de l'état est
rompu;
presque rien de ce caractère sérieux qui faisoit autrefois de
P'Amérique un vaste couvent, On ne voit dans aueun
du
monde des femmes généralement aussi fraiches
pays
et d'une tournure aussi
, aussi jolies,
élégante que les
elles manquent néanmoins
Philadelpliennes ;
d'expression dans les traits du
et de ces graces qu'on admire dans les femmes des visage,
pitales de PEarope. Elles ignorent
grandes caencore l'art de la parure
malgré les efforts qu'clles font pour suivre et imiter les modes
étrangères : les voyageurs remarquent avec raison
le
de beauté des Américaines ne
que genre
tention mais
comporte pas les parures à pré-
,
bien cette toilette simple qui fait ressortir
tant d'avantages un teint de lys et de roses, des formes avee
et tous les dons de la nature. Elles sont aimables
divines
froides au milieu des plaisirs, libres dans
sans gaieté,
modestes dans leurs discours
leurs manières et
; elles connoissent à
sieurs des passions qui nous
peine pluagitent, > elles allient deux choses
incompatibles, la réserve et la coquetterie,
L'amour américain est flcgmatique et
femmes mariées
circonspect avec les
3 bruyant avec les demoiselles, et
avec les grisettes. Mais si la liberté excessive
dangereux
les jeunes Américaines offre des occasions dont jouissent
mour , il est fortement contenu
favorables à l'apar Ies préjugés civils. On voit
rarement des demoiselles s'abandonner à la fougue de leurs
passions ; elles caressent P'amour sans. 'se livrer à lui,-elles
sensibles avec prudence s libres avec discrétion
sont
Dans nos pays le désir nait de la
et retenue.
il s'émousse
la liberté.
contrainte; en Amérique
par
La chasteté des
moins une sévérité de principes
Américaines est
des
qu'un effet de Phabitude et
préjugés.
Rome a eu sa Vénus du Vatican; ; Florence la belle Vénus
de Médicisimais Philadelphie, plus
favoriséeque ces deux villes
prudence s libres avec discrétion
sont
Dans nos pays le désir nait de la
et retenue.
il s'émousse
la liberté.
contrainte; en Amérique
par
La chasteté des
moins une sévérité de principes
Américaines est
des
qu'un effet de Phabitude et
préjugés.
Rome a eu sa Vénus du Vatican; ; Florence la belle Vénus
de Médicisimais Philadelphie, plus
favoriséeque ces deux villes --- Page 482 ---
(468 )
exécntive devient nécessaire lorsque la force
et l'action
des institutions libérales est
des principes et la sagesse
Vénus de poche ; ce sont dix oùr douze jeunes Améria ses
leur petite taille a fait donner cC nom. J'en'
caines auxquelles
vraiment dignes de leur réputation.
ai vu plusieurs
favorables aux femmes ; elles
Les lois sont ici extrèmement
s'enchaîner dans
s'affranchir du joug paternel peur
peuvent
La volonté des deux amans T'emporte sur
les liens du mariage.
d'un
est le
les" droits de la nature s et la sanction
magistrat
seul acte indispensable dans ce cas.
intérieure des familles est douce : les demoiselles
La police
liberté, et s'uccupent peu des
y jouissent de la plus grande
confié à la
détails du ménage dont le soin cst exclusivement
de la langue française, les leçons de danse et
mère. L'étude
les occupations habituelles
la musique sont assez généralement dans toutes les maisons
Américaines aussi voit on
des jeunes
un inaître de danse français 9 et un
une grammaire française,
piano-forté de Londres.
les beaux
Dans les belles saisons, les élégantes parcourent
à
et
d'un magasin
trottoirs de Philadelphie 3
passent
le plaisir de ce 'qu'elles appell'autre pour se procurer marchander. On les dit fort inlent, chaper, c'est- -à-dire',
les modes françaises
téressées et fort économes. Elles préfèrent
à toutes les autres.
de forme de conques marines,
Dans Phiver, des traineaux,
douze milles de la
enlèvent ces nouvelles Thétis à dix ou,
agréables, ou des réunions
capitale, 7 dans des campagués les plaisirs, de la saison. Le dinombreuses viennent goûter
cousacré à la dévotion et à la curiosité;
manche est le jour
de leurs maisons toutes
des temples fait sortir
la fréquentation
dans
les femmes Américaines 5 on se croit ce jour-là transporté
Pile de Cythère, ou parmi les nymphes de Calypso.
sont les vestales de cette nouvelle Rome :
Les quakeresses
ou des réunions
capitale, 7 dans des campagués les plaisirs, de la saison. Le dinombreuses viennent goûter
cousacré à la dévotion et à la curiosité;
manche est le jour
de leurs maisons toutes
des temples fait sortir
la fréquentation
dans
les femmes Américaines 5 on se croit ce jour-là transporté
Pile de Cythère, ou parmi les nymphes de Calypso.
sont les vestales de cette nouvelle Rome :
Les quakeresses --- Page 483 ---
(469 )
énervée. Le mélange de la population, la diversité des
langues ct des caractères 2 ces nuances hétérogènes enfin neutralisent l'essence primitive et précicuse des
qui
et Pheureux effet de Tharmonie namoeurs anciennes,
l'état d'ane révotionale menacent donc évidemment
le fera passer sons le
lution ou d'ane décadence qui
d'nne domination étrangère. Le congrès n'est plus
jong
foible, délibérant au gré des
anjoprd'hui qu'un corps
factions civiles, ou sons V'influence des grandes pnisII n'existe point d'esprit pablic
sances européennes.
moins affecté de la
aux Etats-Unis; le peuple y est
dégradation nationale que de ce qui pourroit porter
et à son commerce.
atteinte à son intérêt partieulier
Cet enthousiasme, dont les glorieux effets affranchirent T'Amérique du joug d'une métropole orgueilleuse
et despote, a fait. place à l'indifférence et au cosmopolisme le plus déhonté.
Paustérité de leurs moeurs, la simplicité et la modestie de
leurs costumes et leurs jolis minois contrastent d'une manière enchanteresse aux yeux des étrangers , qui seroient tentés
d'éteindre le feu sacré. Les plaisirs leur sont interdits, et la
privée d'un. de ses plus précieux
société est par conséquent
diminue d'une manière senornemens : mais cette secte austère
des
du luxe, de la corruption
sible et en proportion progrès
des richesses. Les jeunes gens,
des moeurs et de Paugmentation
centrarient leur goût,
soumis à des lois somptuaires qui
les condannent à des privablessent Ieur amour-propre. ,et
Ies
tions continuelles, , ont déjà essayé de Jes transgresser 5
novateurs sont désignés par le nom de; quakers-gais * qui
dans les principes et la différence.
indique une modification
dans leurs costumes : ces disciples de Penn. sont. en général.
très-riches. et très-fins dans les affaires.
et de Paugmentation
centrarient leur goût,
soumis à des lois somptuaires qui
les condannent à des privablessent Ieur amour-propre. ,et
Ies
tions continuelles, , ont déjà essayé de Jes transgresser 5
novateurs sont désignés par le nom de; quakers-gais * qui
dans les principes et la différence.
indique une modification
dans leurs costumes : ces disciples de Penn. sont. en général.
très-riches. et très-fins dans les affaires. --- Page 484 ---
470 )
Les vertus primitives de la
grandeur et de puissance
nation, ces élémens de
tanémient, le 4 juillet qui semblèrent placer spongrandes puissances, 1776, T'Amérique an rang des
ont déjà subi Pinfluence des vices
étrangers; : T'Amérique naissante a tonte la
des vieux états. Denx canses
décrépitude
simultanément à faire
immédiates concourent
écrouler ce grand
sur des bases
édifice, posé
les sujets ;les disproportionnées à son étendue : dans
progrès dn luxe, la corroption des
l'ambition des grands, la cupidité.du
moeurs,
de Tindépendance à côté des
peuple 9 l'amonr
bassesses de
servitude, le défant d'esprit
lancienne
à la place de cette' fierté mâle pablic, l'orgueil national
ciens
qui caractérisoit les anAméricains, un caractère
cette bonne foi qui
punique au lieu de'
le
distingnoit cette nation sage : dans
gouvernement, l'apparence de la sonveraineté et l'impuissance d'ane antorité dont
plus dangereux, l'abns
l'asage seroit d'autant
que
de
aux Etats-unis jasqu'à
T'indépendance est porté
l'oxagération.
Tont annonce évidemment
mérique septentrionale
que l'existence de l'An'est
comme puissance indépendante,
qu'éphémère 9 et qu'elle doit rentrer dans un
privé, seul convenable au caractère
état
de ses habitans.
mercantile et vénal
Dans cet élat de
doivent éviter les désorganisation, les Etats - Unis
conséquences funestes
avec la puissante nation à
d'une ruptnre
laquelle elle doit son
pendance; ; et malgré les avantages
indéEtats-Unis retirent de leurs relations sédaisans que les
la
ils
commerciales avec
Grande-Bretagne, ne doivént jamais perdre de vue
que cette puissance n'attend qu'une occasion
pour faire valoir ses anciennes
favorable'
prétentions; ct que si ces
ivent éviter les désorganisation, les Etats - Unis
conséquences funestes
avec la puissante nation à
d'une ruptnre
laquelle elle doit son
pendance; ; et malgré les avantages
indéEtats-Unis retirent de leurs relations sédaisans que les
la
ils
commerciales avec
Grande-Bretagne, ne doivént jamais perdre de vue
que cette puissance n'attend qu'une occasion
pour faire valoir ses anciennes
favorable'
prétentions; ct que si ces --- Page 485 ---
( 471 )
n'ont pot tenté ,n!
insulaires ambitieux et.entreprenans
derniers temps, de rétablir leur domination,
dans ces
la France, dont la recette inaction n'est due qu'à
doutable influence en impose à ce peuple toujours
prêt à envahir.
contre toutes les probabilités poliSi donc, ce quiest
colosse fortiques, l'Angleterre parvenoit à renverser ce
midable de puissance élevé surle continent d'Europe par,
ait jamais eu ; quelle
Tennemi le plus. dangereux qu'elle
Ils subidanscettel hypothèse le sort des Etats-Unis?
sera
sourontnéceisaizement) lejong d'unv vainqueuraigriparles
et
les chaines
venir des anciens ontrages, reprendront
de
avoient brisées avec gloire 2 mais qui seront
qu'ils
aura
lés
nonveau le partage d'un peuple qui
préféré.)
richesses à T'indépendance et à la liberté.
L'inconciliabilité des intérêts de l'Amérique avec ceux
est
En bravant les
de la Grande-Bretagne
palpable,
dangers de cette union, les Américains deriendront
momentanément riches, mais infailliblement
peut.étre
contraire à l'influence libérale
esclaves. En cédant au
Etats-Unis
de la France contre un ennemi commun 7 les
une attitude digue d'eux, acquitteront la
reprendront
et raffermiront les
dette sacrée de la reconnoissance,
bases de leur indépendance.
du commerce de l'Eirope
Si l'Angleterre, privée
ses liaisons d'amitié et de comentière, interrompt
si elle les traite, dans toutes
merce avec les Américains 2
est fondé
les occasions, plutôt en sujets qu'en alliés, on
croire
le motif d'un plus grand intérêt est le
à
queà leur
car cette puismobile de sa conduite
égard;
droit
à
et dévorante ne respecte le
sance orgueilleuse
le violer an
des nations qu'avec la réserve perfide'de
, privée
ses liaisons d'amitié et de comentière, interrompt
si elle les traite, dans toutes
merce avec les Américains 2
est fondé
les occasions, plutôt en sujets qu'en alliés, on
croire
le motif d'un plus grand intérêt est le
à
queà leur
car cette puismobile de sa conduite
égard;
droit
à
et dévorante ne respecte le
sance orgueilleuse
le violer an
des nations qu'avec la réserve perfide'de --- Page 486 ---
(472)
gré de son intérêt : on doit donc lui supposer alors des
vnes hostiles et des projets d'eavahissement
circonstances
que les
peuvent faire éclore d'un moment à
l'autre.
En effet, sans le conconrs des
Ini de
Etats-Unis et cequelques autres petits états parasites, la GrandeBretagne ne pourroit soutenir long-temps les effets désastreux des mésures prises par son redoutable ennemi,
L'encombrement de ses
mannfactores, 9 la misère et
l'inaction de ses onvriers, le mécontentement de
habitans,
ses
l'augmentation de sa dette publique, , la
de son crédit national , les frais énormes
perte état
qu'an
continuel de défense exige, les résultats malheurenx
de ses expéditions continentales, l'entretien coûteux
de ses nombrenses flottes, , auroient fait écrouler
fracas cette pnissance
avec
monstruense et factice qui ne se
soutient que par le concours de moyens étrangers,
soni insatiable ambition et son insupportable
que
despotisme
penvent Jui faire perdre en un instant.
La condaite extraordinaire de
l'Angleterre avec les
Etats-Unis, I'asage violent qu'elle fait de ses forces
contre les facteurs de ses propres richesses, cachent
donc quelques projets importans que la patience des
Américains à supporter les outrages des Anglais, doit
nécessairement faire éclater,
La France, 1 au contraire, a été la cause immédiate
de l'indépendance de l'Amérique, son intérêt est de
la maintenir et de la défendre contre les
entreprises
d'an peuple qui opprime toutes les nations maritimes
et commerçantes.
Tont porte donc le gonvernement américain à re-
, cachent
donc quelques projets importans que la patience des
Américains à supporter les outrages des Anglais, doit
nécessairement faire éclater,
La France, 1 au contraire, a été la cause immédiate
de l'indépendance de l'Amérique, son intérêt est de
la maintenir et de la défendre contre les
entreprises
d'an peuple qui opprime toutes les nations maritimes
et commerçantes.
Tont porte donc le gonvernement américain à re- --- Page 487 ---
475 )
de la France; si ia soif
chercher l'alliance et Tamitié
pas sur les grandés considérations
de l'or ne l'emporte
liberté.
national et la conservation de sa
de Phonneur
sans
A L'Amérique est sans troupes, sans forteresses,
connoissance des principes militaires ;
généraux, sans
encore dans leur enfance (): 9 l'esprit pules arts y sont
Nous placerons ici, pour justifier cetle zissertion, quelques
(1)
et sur les monumens qui la
détailslsur la ville de Philadelphie,
distinguent des autres villes de PAmérique septentrionale. la
la
et Télégance constituent
Si la simplicité, régularité
belles villes du monde.
beauté, Philadelphie est une des plus
trottoirs
et tirées au cordeau; de beaux
Ses rues sont larges
les deux côtés de chaque rue et
pavés en briques, garantissent
saison, aux élégantes de
servent de promenades, dans la belle
mais extrêPhiladelphie. Des maisons en briques, peu solides ,
et
et des grandsarbies, , ornent égalemement simples propres,
en été à Pabri de la chaleur
ment ces trottoirs, où Pon marche
nombre de
excessive du soleil, L'entrée principale d'un grand
mais d'une propormaisons, est un portique en colonnades,
choque le coup-d'eeil des étrangers ; le
tion si. petite, qu'elle
très-élécintre des fenêtres et des portes est en vitrage gothique
embelli par une jolie balusgant, et Pescalier est assez souvent
des meubles et les décorations intérieures,
trade en fer;leluxe
lesalon, oulAméricain le plus
-
imteudoiveditroends, pour
affiche Papparence de la richesse. Les édifices publics se
pauvre
parcimonie. Le frontispice dela
ressentent de cette orgueilleuse
et
des. Etats-Unis étonne d'abord par la magnificence
banque
architecture corinthienne; mais les regards
l'élégance de son
bientôt, derrière ces colonindiscrets du voyageur découvrent
et choles conceptions mesquines
nes artistement-traralles,
à Plutus. Le
quantes des fondateurs d'un temple consacré
de cet édifice hermaphrodite est en briques; cet assemcorps
clioque les princiblage monstruenx de matériaux disparates,
de T'art, et nuit à la solidité de Pourrage. La distribution
pes
à Pordre et' à Pélégauce qui règnent
de Pintérieurnerépond pas
iscrets du voyageur découvrent
et choles conceptions mesquines
nes artistement-traralles,
à Plutus. Le
quantes des fondateurs d'un temple consacré
de cet édifice hermaphrodite est en briques; cet assemcorps
clioque les princiblage monstruenx de matériaux disparates,
de T'art, et nuit à la solidité de Pourrage. La distribution
pes
à Pordre et' à Pélégauce qui règnent
de Pintérieurnerépond pas --- Page 488 ---
/ 474 )
les factions la déchirent au dedans >
blic y est éteint >
extérieures de Pédifice ; c'est un maçonnage,
dans les parties
et qui
à aucun ordre d'architecture,
informe qui n'appartient
d'abord formée
contraste désagréablement avec Pidéequ'on's'est
de Tensemble.
construite, dit-on 2 sur le modèle
La banque de Pensilvanie
très-élégant. La
d'un temple d'Athènes, est d'un style dorique
colonnade est néanmoins un peu basse, en raison de Pélévation
énorme. Ce manque de proportion est d'autant
de cette masse
le défaut d'isolement ne laisse apercevoir
plus' sensible, que
faire ressortir les beautés de
aucun des détails qui pourroient
Pordonnance générale de ce beau monument.
situé dans Market-Stretest
Un temple de presbytériens;
on est faché de
orné d'un pérystil élégant de l'ordre corinthien;
de Part, condamnés à une existence
voir de jolis ouvrages
Les colonnes
le mauvais choix des matériaux:
éphémère par
sont en bois revêtu de plâtre, et le
cannelées de cet édifice,
corps du bâtiment est en briques.
ou les Américains P
L'hôpital des fous est le seul bâtiment
de
il est situé en bel air; la distribution
aient montré Fesprit:
intérieur est
est
Pescalier est beau, le régime
en commode,
de la statue en bronze du plus original
sage;la cour est ornée
des hommes, de Guillaume Penn.
dans louL'ancien palais du Congrès, n'a de mérite que
c'est un bâtiment mesquin et consvrage de PAbbé Raynal;
T'établissement d'un
truit sans goût. Une partie est destinée à
est
et ou la curiosité
muséum dont la vue est très-colteuse,
satisfaite. La vénalité dégrade un établissement de ce genre,
peu
consacré au progrès des arts, , et aux
qui doit être gratuitement
nombreuse de portraits de
observations des artistes. Une série
hommes que PAmérique a produits, en occupe
prétendus grands
avoir payé ce tribut à lamour-propre
la majeure partie. Après
collection
national, les regards se portent forcément sur une
d'oiseaux peu curieux, parce qu'ils sont mal cond'animaux et
indiens classés
servés, et sur quelques minéraux et ouvrages
salle,
ordre. Un orgue, > placé au milieu de la principale
sans
nombreuse de portraits de
observations des artistes. Une série
hommes que PAmérique a produits, en occupe
prétendus grands
avoir payé ce tribut à lamour-propre
la majeure partie. Après
collection
national, les regards se portent forcément sur une
d'oiseaux peu curieux, parce qu'ils sont mal cond'animaux et
indiens classés
servés, et sur quelques minéraux et ouvrages
salle,
ordre. Un orgue, > placé au milieu de la principale
sans --- Page 489 ---
( 475 )
la dépouillent an-dehors.
et les flottes anglaises
tems l'oreille des spectateurs, et donne àce
charme de tems en
Une des
d'une lanterne magique.
spectacle toute Papparence
des étrangers est de nousalles de. ce muséum, , ou la curiosité
du fameux
contribution., renferme le squelette
veau mise à
énormes de ce quadrupède 2 prouveht
Mamoth ; les dimensions
des animaux beaucoup
évidemment que TAmérique a produit
à des époques
les autres parties du globe
plus grands que
antérieures au déluge.
fondée
une société d'acLa bibliothèque publique est
par
des
des vues de spéculation s que par.
tionnaires, plutôt par
Sur la façade de
motifs d'utilité et d'instruction publique.
estplacée,
lentrée , on aperçoit, quand on estprérenuquelles y saisi les
la statue du célèbre Franklin. L'Artiste a parfaitement la doude ce grand homme; la figure a
traits caractéristiques
le
Pattitude qui conceur et la sérénité de la vertu 3 et corps
du
allié les convenances
vient au philosophe;ila a parfaitement Cettestatue devroit être
costume avec la dignité du personnage.
au milieu de cet élément que ce grandphyplacée en plein air;
comme un Saint
sicien a su maîtriser; ; mais elle est releguée ,
et mal assortie.
Antoine espagnol, sous une niche mesquine mille le nombre
la délicatesse de Pouvrage. On évalue à trente
dans im
des volumes. Cette quantité est plus que suffisante
le Directori etla Gazette du commerce ;
pays oû on ne lit que
Cet établissementy
le choix en est d'ailleurs assez mauvais.
des
tous ceux de Philadelphie, a son petit tronc pauvres,
comme même dire des pauvres d'esprit; car que penser d'une:
on peut
bourse avant de nourrir Pesprit?
société littéraire qui épuise la
confinés dans une salle par
Tous les auteurs en us se trouvent
où ils languissent dans la poussière
ticulière de ce monument;
et dans Poubli.
est plus récente, ne
Le Musée des arts, dont la fondation
autres
plus favorables que les
s'annonce pas sous des auspices
d'un pays. 7
institutions savantes. Les arts semblent repoussés
absorbe toutes les facultés de ses habitans.
où lamour du gain
attitude timide ànUn aigle américain en décore Tentrée: son
urs en us se trouvent
où ils languissent dans la poussière
ticulière de ce monument;
et dans Poubli.
est plus récente, ne
Le Musée des arts, dont la fondation
autres
plus favorables que les
s'annonce pas sous des auspices
d'un pays. 7
institutions savantes. Les arts semblent repoussés
absorbe toutes les facultés de ses habitans.
où lamour du gain
attitude timide ànUn aigle américain en décore Tentrée: son --- Page 490 ---
476 -
)
Le gouvernement est sans forces,
2 sans argent pour
nonce qu'il n'est pas né sur les sommets des régions transalpines. Uner rotonde wi-inonsoritereadame
quelquestableaux,
et les plâtres des figures de Ja sculpture ancienne, dont Ia
majeure partie est tronquée, On travaille à T'agrandir et à augmenter le nombre des chels-d'oeuvre que cet édifice doit contenir, mais les progrès de cet établissement, sont en raison de
l'émulation des Philadelphiens pour les connoissances utiles et
agréables. Le goût des beaux - arts n'a enrichi jusqu'à ce
moment cet' établissement que de quélques tableaux de grands
maitres et d'une infinité d'ouvrages médiocres. On paye à la
porte de ce temple d'Appollon le tribut ordinaire aux actionnaires du monument.
La ferveur des maçons élève à grands frais un temple digue
des sectaires vertueux qui doivent Phabiter. Le séjour de ces
ouvriers par excellence, devroit réunir toutes les perfections
de la belle architecture; ; mais il n'offre à l'oeil que des proportions bizarres. et la réunion confuse des beautés du style
gothique, dont le goût est devenu général à Philadelphie.
Parmi les établissemens vraiment utiles, on1 doit distinguer
la pompe à feu, qui fournit de l'eau à toute la ville et qui est
située à P'extrémité ouest de Market Street. L'édifice qui contient Ia machine hydraulique, pouvoit allier les graces à la
solidité; mais il manque de légèreté, et se trouve éerasé, vu à
une certaine distance, Cet établissement public a remplacé le
canal commencé par Robert Morris., riche négociant de Philadelphic, dont le projet étoit de joindre la Schnylkill au Delawarre , mais le délabrement de la fortune de ce bon citoyen
suspenditles travaux qui avoient déjà coûté des sommesimmenses. Près de là est une petite promenade ornée d'une jolie
fontainé, oà viennent aboutir un grand nombre d'allées d'arbres. Une naiade debout sur un rocher, a sur l'épaule un
oiseau aquatique, dont le bec rejette l'eau à vingt pieds de
haut. Des filets-d'eau moins considérables, jaillissent du rocher,
etsc versent dans un bassin bordé de gazon. Mais cette. jolic
avoient déjà coûté des sommesimmenses. Près de là est une petite promenade ornée d'une jolie
fontainé, oà viennent aboutir un grand nombre d'allées d'arbres. Une naiade debout sur un rocher, a sur l'épaule un
oiseau aquatique, dont le bec rejette l'eau à vingt pieds de
haut. Des filets-d'eau moins considérables, jaillissent du rocher,
etsc versent dans un bassin bordé de gazon. Mais cette. jolic --- Page 491 ---
(477 )
soutenir le poids d'une guerre (r). Dans cette situastatue est en bois 2 peint en blanc, parce qu'il faut que tous
les ouvrages américains aient T'empreinte de la parcimonic,
L'idée est assez ingénieuse et d'ane jolic exécution , elle pèche
seulement par les convenances dans les costumes. On regrette
l'artiste n'ait pas donné une draperie collée, au lieu, d'une
que
par son humide
robe flottante à sanaiade, constammentinondée
appellée Center-Square est au reste
oiseau. Cette promenade
elle se trouve sur la roule qui contriste et peu. fréquentée;
duit à la délicieuse maison de Hamilton i c'est là. ou P'on se
croit transporté dans les beaux jardins de PItalie 1 on peut
mêmc dire, sans être taxé d'exagération, qu'il n'existe dans
aucun pays, une vue aussi variée et des perspectives aussi
pittoresques quécelles' dont on peut jouir de la galerie du palais
Hamiltou. Une rivière charmante roule au bas' de cctte belle
campagne, et semble par mille délours, s'éloignerà regret de
ces lieux enchanteurs. Un pont dans le lointain anime le spectacle mélancolique du fleuye, par le mouvement continuel des
qui traversent le Schnykill, pour se, rendre àPhilavoyageurs,
delplie. Un paysage agréable borde Phorizon de toutes parts
et semble n'être qu'un accessoire de cette riante habitation 5
un bois de châtaigniers., où le philosophe et l'amant peuvent
aller promener leurs sombres idées; une serre chaude où le
botaniste curieux voit en même temps sous ses yeux, le cèdre
du Liban , . la sensitive de tous les climats, lesi pins du Nord
arbres
de la zône torride;cune salle" de pein:
et les
gommeux
s'instruire et
ture , oi l'artiste et Pamateur peuvent également
s'amuser; F'agrément enfin d'un bon diner sur le gazon avec
des convives jolies et aimables, tels sont les charmes d'une
promenade aux jardins d'Hamilton.
Le Théâtre de Philadelphie est petit, les'décorations sout
mauvaises, les acteurs sont sans talens, les spectateurs sans
godt, et le spectacle ennuyeux.
Les Américains.ne paient d'autre impôt que celui des
(1)
ture , oi l'artiste et Pamateur peuvent également
s'amuser; F'agrément enfin d'un bon diner sur le gazon avec
des convives jolies et aimables, tels sont les charmes d'une
promenade aux jardins d'Hamilton.
Le Théâtre de Philadelphie est petit, les'décorations sout
mauvaises, les acteurs sont sans talens, les spectateurs sans
godt, et le spectacle ennuyeux.
Les Américains.ne paient d'autre impôt que celui des
(1) --- Page 492 ---
(478) )
tion perplexe, l'alliance de la France est l'unique renède aux maux dont elle est menacée, puisque cette
derniére puissance est aujourd'hui da seule qui combatte pour la liberté des mers.
Jc demanderois à présent quel but se proposent les -
factions qui secondent les intrigues du cabinet britannique? Sont-elles fatiguées de voir figurer leur patrie
parmi les grandes nations du globe ? Des motifs d'ambition, oula perspective des honneurs auxquels peuvent
prétendre les sujets d'un gouvernement monarchique
sont-ils le mobile de lenr dévouement à l'enuemi irréconciliable de lenr pays ? mais quelle que soit leur coupable intention, qu'ils mesurent la profondeur de l'abime, et qu'ils, reculent d'effroi, si le sentiment de la
patrie n'est pas encore entièrement effacé de leurs
coeurs,
vanté l'excellence de
Les publicistes ont tellement
la constitution des Etats-Unis, qu'il y auroit de la
témérité à la censurer, 1 si les circonstances. dans lesquelles se trouve anjourd'hui PAmérique, ne justifioient
l'existence des principes destractenrs qu'elle renpas
faut donc chercher les
ferme dans son sein. Il
préservatifs d'une désorganisation inévitable, et se hâter
de substituer l'action exécutive au mécanisme politique
dont la douceur avoit été calculée pour des penples
nombrenx, n'ayant que des préjugés heureux et
pen
et
Si la nature de' la
des moeurs pures simples.
popudouanes > et cette ressource est nulle aujourd'hui, puisque
cette nation n'a plus de commerce. L'établissement d'une taxe
publique sera lépoque d'une révolution.
d'une désorganisation inévitable, et se hâter
de substituer l'action exécutive au mécanisme politique
dont la douceur avoit été calculée pour des penples
nombrenx, n'ayant que des préjugés heureux et
pen
et
Si la nature de' la
des moeurs pures simples.
popudouanes > et cette ressource est nulle aujourd'hui, puisque
cette nation n'a plus de commerce. L'établissement d'une taxe
publique sera lépoque d'une révolution. --- Page 493 ---
(419) )
lation et cet. esprit de modération qui en formoit le
caractère distinctif n'eussent jamais varié, ce gouvernement sage n'auroit jamais subi une aussi prompte et
dangereuse altération. La situation de cette heureuse
contrée, séparée, par des mers immenses, des grandes
de l'Europe, sembloit devoir la
nations conquérantes
garantir du danger d'étre conquise > si vses propres
quis'est emparé de
vices et l'esprit d'agrandissement
n'avoient réuni pendant vingt années
ses gouvernans 9
tous les élémens
d'une prospérité apparente et illusoire,
de destruction dont elle commence: à ressentir les funestes effets.
Asjoardhei,hegsestaisns prodigiense de la popuation la nature de cette population, 9 l'étendue immense 2 de son territoire, 2 lextension de son commerce,
la tendance du peuple à la révolte, tout annonce enfiu
la décadence de ces vastes états ou l'esprit pablic s'affoiblit par les distances, od des délibérations longues et
tumultueuses nentralisent presgne toujours les heureux
effets de l'élan national; oi l'organisation fédérale est
sans cesse en opposition avec le système d'unité et
d'ensemble qui doit faire la force d'un grand empire.
A Rome, lorsque l'état étoit menacé d'un péril imminent, soit par, les factions intérieures ou par les armées ennemies., un dictateur absolu réunissoit alors
toutes les attributions souveraines 2 et le penple le plus
reconnoissoit d'autres lois que la
libre da monde,ne
rolonté d'un simple citoyen. L'Amérique est aujonrd'hui dans cette hypothèse rigoureuse : les ressorts
inertes et désunis de son vieux gonvernement doivent faire place à la concentration de ces moyens de
force dont l'action salutaire doit être prompte, univer-
les armées ennemies., un dictateur absolu réunissoit alors
toutes les attributions souveraines 2 et le penple le plus
reconnoissoit d'autres lois que la
libre da monde,ne
rolonté d'un simple citoyen. L'Amérique est aujonrd'hui dans cette hypothèse rigoureuse : les ressorts
inertes et désunis de son vieux gonvernement doivent faire place à la concentration de ces moyens de
force dont l'action salutaire doit être prompte, univer- --- Page 494 ---
(480 )
selle eti déterminante. L'autorité dn chef de l'état doit
remplacer la douce influence des vertns primitives de
la nation, et faire succéder à la force morale qoi soutenoit l'état, la force d'une action exécutive qni doit
lui donner une nouvelle vigueur, une redoutable
énergie.
Si dans les circonstances difficiles oà l'Amérique se
trouve, depuis 1808. , à T'égard des denx grandes puissances maritimes de l'Europe, le congrès eût été investi d'une antorité imposante 2 auroit-il fléchi sons
lipfluence humiliante de la Grande-Bretagne, ou sacrifié la dignité nationale à des considérations particulières? Non sans doute; mais un respect mal entendu
pour les anciens principes ct les faux calculs d'un système pacifique et commercial ont toujonrs présidé à
ses, délibérations, ct dicté les mesures foibles où le
génie fiscal et mercantile de la nation a constamment.
prévalu. Les conséquences effrayantes qui naissent de
cet état de choses, font présager la chite prochaine de
cette pnissance, si les mânes des Francklins et des
Washingtou ne réveillent pas dans l'ame des Américains
les grands sonvenirs de. leur gloire, passée.
Les Etats-Unis enfin, avec une population de huit
millions d'habitans, des ressources territoriales immenses, un commerce qui embrasse tout l'univers , pouvoient un jour prétendre au sceptre de l'Amérique, et
touchent pent-étre au moment de devenir une colonie
languissante d'une pnissance européenne.
Note 72, page 259, ligne 5.
Le capitaine Brouard,qui,sans doute, avoit des rai-
venirs de. leur gloire, passée.
Les Etats-Unis enfin, avec une population de huit
millions d'habitans, des ressources territoriales immenses, un commerce qui embrasse tout l'univers , pouvoient un jour prétendre au sceptre de l'Amérique, et
touchent pent-étre au moment de devenir une colonie
languissante d'une pnissance européenne.
Note 72, page 259, ligne 5.
Le capitaine Brouard,qui,sans doute, avoit des rai- --- Page 495 ---
(48r )
Bons pour ne point profiter de la chance heureuse qui
s'étoit offerte à lui le 9 mars; contribna efficacement
le 14avril à faire entrer dans le port le bàtiment de
M: Fleuri, en prenant le commandement d'une escadre
de canots armés, qui attaqua dans la nuit les péniches
anglaises, et les força à abandonner la rade qu'elles
tenoient étroitement bloquée.
Note 73, Page 250, ligne 5.
Don Angustin Franco, commandant le régiment,
de Cibao, avoit pour ennemis Marc Torrès et Polanco.
Ces deux chefs, jalonx de la faveur dont il jouissoit
auprès da général Ferrand, ayant échoué dans diverses
tentatives qu'ils avoient faites pour le culbuter, n'attendoient qu'une occasion favorable afin de satisfaire leur
haine et leur vengeance : ils saisirent avec empressement
celle de la révolution du IO août, et le firent arrêter.
Note 74, page 256, ligne 6.
L'habitation de Galard a été 1 - depuis l'arrivée
de V'armée française 1 un théâtre de guerre et de
combats, : sans offrir aucun avantage réel par sa posi-.
tion. Elle servit de campement à l'armée des Espagnols,
sous les ordres de don Juan Baron, fit une diqui,
faveur du
Kerversau, lors de l'exversion en
général
pédition de Saint-Domingtie.
le
Dessalines y établit son quartier-général pendant
siége de Santo-Domingo ; et pendant le dernier blocus de cette ville, les Espagnois s'y sont établis, et
en ont été chassés trois fois par les Français.
--- Page 496 ---
(483) )
Note 75, , page 259, ligne 2.
Molina, nn des chefs les plus courageux parmi Ies
insurgés, 2 commandoit cette troupe : il fut déclaré incapable de servir dans Tarmée, et renvoyé dans ses
foyers, pour s'étre laissé surprendre et avoir compromis le salut de ces deux cents hommes.
Note 76, page 260, ligne 7.
Cyriaque Ramirez, rival et compétiteur de Sanchez,
avoit été habilement éloigné par ce dernier, dans les
commencemens de la guerre, Il fut rappelé à cette
époque pour. rétablir la confiance parmi les troupes.
Sa stature gigantesque, une voix terrible, et un Caractère féroce lui avoient donné un grand ascendant sur
tous les habitans de la partie de l'Onest dont il étoit
redonté: s'il en ett été aussi aimé qu'il en étoit craints
son rappel eût exposé le pays à une guerre civile iné
vitable ; mais Sanchez possédoit exclusivement alors
l'amour et la confiance de tous les habitans réunis.
Note 77, page 262, ligne II.
Il est extrêmement dangerenx de confier la défense
des colonies à des étrangers toujours disposés à sacrifier la nation qui les paie à celle qui vent les payer
davantage. Il fant, dans les possessions lointaines, des
troupes nationales, animées d'un mémc esprit, guidées par le même intérêt, sur lesquelles le goit du
changement, l'appât de la séduction ne peuvent rien.
Il y avoit entre les Piémontais et les Espagnols une
identité de moeurs 2 de langage et de caractère, qui
confier la défense
des colonies à des étrangers toujours disposés à sacrifier la nation qui les paie à celle qui vent les payer
davantage. Il fant, dans les possessions lointaines, des
troupes nationales, animées d'un mémc esprit, guidées par le même intérêt, sur lesquelles le goit du
changement, l'appât de la séduction ne peuvent rien.
Il y avoit entre les Piémontais et les Espagnols une
identité de moeurs 2 de langage et de caractère, qui --- Page 497 ---
( 483 )
sehbloit les confondre les nns avec les autres. En vain
le général Ferrand, qni prévoyoit les dangers de ces
corps mercenaires, les avoit - il amalgamés dans les
différens corps 7 pour nentraliser les effcts de leurs dangereuses dispositions, ils parvinrent toujours à se
rénnir et à s'entendre pour faire le mal ; et un trèspetit nombre resta fidèle aux drapeanx de l'empire.
Note 78, page 263, ligne : 13.
Les Anglais eurent constamment des intelligences
secrètes avec ies Espagnols de la ville, Is furent
exactement prévenus da départ et du retour de nos
batimens, sans' qu'on ait pu parvenir à connoître les
auteurs de ces trahisons.
Note 79, page 280, ligne 14.
Il existe à la Havanne trois partis bien distincts, les
indépendans, les partisans de Ferdinand VII et ceux
qui veulent suivre le sort de la métropole; ce dernier
est celui qui a le plus de
cousistanee, parce qu'il est
composé des riches propriétaires et des hommes les
plus sages ct les plus raisonnablès du pays.
A la Jamaique les nègres entrainés
par l'exemple de
la révolution des colonies voisines, formèrent le
complot, au mois de mai 180g, de renverser le
nement: Leur projet étoit sur le point de s'exécuter, gonverlorsqu'it fut dénoncé parlan d'entre eux, Les mesures
les plus vigonreuses arrêtèrent. l'effet de ces
reuses
dangefermeutations, mais laissèrent subsister les natières volcaniques dont l'embrâsement est
pent 11 être
walheoreusencnt trop prochain, --- Page 498 ---
484)
L'insolence des nègres et mulâtres libres, la licence
des esclaves, le mécontentement des Juifs qui y sont
méprisés et très-nombreux ; l'apathie du gouyernement, le peu d'union et d'ensemble des antorités, les
lois locales elles-mémes, qui concourent à augmenter
N au lien de restreindre les prétentions des différentes
classes dont l'intérêt est de révolutionner, une terreur
secrète et générale parmi les habitans, tout annonce enfin la chute de cette colonie florissante, trop près de.
Saint-Domingue pour ne pas se ressentir des secousses
violentes que cette dernière fle a éprouvées,à moins qne
la paix continentale ne vienne bientôt opposer une
digue à ce torrent destructeur qui menace de tout
entrainer.
Note 80, page 299, ligne dernière.
Les officiers anglais ont assuré depuis, que cette
entreprise audacieuse leur avoit coûté effectivement
quatre-vingts hommes, deux chaloupes et un obusier
de trente- deux. L'officier qui commandoit l'expédition
vouloit obtenir un nouveau grade, il tenta d'enlever
dans le port un corsaire qu'on lui avoit assuré y étre
mouillé.
Note 8t, page 514, ligne 15. -
Avant la découverte du remède qui neutralisoit le
effets pernicieux de la gualliga, il mournt à SantoDomingo environ trois cents personnes affligées de
gonflemens et d'une dissolution complète dans les
hnmeurs.
'officier qui commandoit l'expédition
vouloit obtenir un nouveau grade, il tenta d'enlever
dans le port un corsaire qu'on lui avoit assuré y étre
mouillé.
Note 8t, page 514, ligne 15. -
Avant la découverte du remède qui neutralisoit le
effets pernicieux de la gualliga, il mournt à SantoDomingo environ trois cents personnes affligées de
gonflemens et d'une dissolution complète dans les
hnmeurs. --- Page 499 ---
(485 )
Note 82, page 517, ligue 5.
oà la courageuse garnison de SantoLes maniels,
avoit formé le projet de se retirer , sont des
Domingo extrémement fraiches et élevées, sur la côte
montagnes
sud de l'ile de Saint-Domingue : elles sont anjourd'hui
des nègres marrons de toute la colonie, après
le refuge
total de la
avoir été, lors de Tanéantissement presque
indienne, l'asile du barve cacique Henry,
popalation
des
des siens échappés au couteau
et de quelques-uns
nomEspagnols. C'est du hant de ces montagnes, qu'on
moit alors baoraco, qu'il se précipitoit comme un torfurieux dans -les
ennemies et qu'il y répanrent
plaines
doit la terreur et P'effroi. Il se rendit si redontable au
T'empereur Charles-Quint, le
peuple conquérant, que
détermina à
plus pnissant prince de son temps,. se
lui envoyer des ambassadeurs pour arrêter les fnnestes
effets de sa vengeance et les progrès de ses entreprises
audacienses.
Les détails de cette singulière négociation méritent de trouver place dans cet ouvrage > antant par
ieurs liaisons avec Thistoire de la partie de l'Est de
ressemblance frappante de
Saint-Domingne, que parla
la vie politique dn cacique Henry 2 avec celle dn trop
célèbre Toussint-Louverture.
Charles-Quint. presque réduit, par les succès du
Henry à renoncer à la possession de Saintcacique
>
de Bario
Domingue, se décida à y envoyer François
Nuevo, officier d'an mérite et d'une pradence consommée avec une lettre pour le cacique, par laquelle il
chef indien
entre Ia farcur de son
invitoit ce
d'opter
ne, que parla
la vie politique dn cacique Henry 2 avec celle dn trop
célèbre Toussint-Louverture.
Charles-Quint. presque réduit, par les succès du
Henry à renoncer à la possession de Saintcacique
>
de Bario
Domingue, se décida à y envoyer François
Nuevo, officier d'an mérite et d'une pradence consommée avec une lettre pour le cacique, par laquelle il
chef indien
entre Ia farcur de son
invitoit ce
d'opter --- Page 500 ---
(486 )
amitié et les terribles effets de sa vengeanco. L'envoyé
arrivé à Santo-Domingo, il fut décidé an conseil général réuni pour délibérer sur les mesures à prendre, que
Bario Nuevo, accompagné d'une trentaine de soldats,
de quelques religieux et de guides pour diriger sa
inarche, chercheroit à pénétrer jusqu'à la retraite du
cacique Henry pour lui remetire la lettre de l'empcreur : une caravelle transporta l'ambassadenr et sa snite
jusqu'an pied de ces immenses montagnes. Après un
mois de recherches inutiles pour: connoitre la demeure
du cacique 1 le général espagnol parvint enfin à obtenir
quelques indices sur la résidence d'Henry : il lui écrivit
donc ponr Ini faire connoître les motifs de son arrivée,
mais cette lettre resta sans réponse 2 et il a été impossible, méme après les événemens 2 de connoitre le sort
du malhenreux indien qui l'avoit portée. Cependant le
général, résolu de tout tenter pour exécuter les ordres
de son sonverain, s'enfonce dans les défilés des montagnes dont l'aspérité présentoit des difficultés insurmontables. Il apprend enfin par des Indiens que le.
cacique Henry demeuroit an milieu d'un grand lac désigné par les Espagnols sous le nom da lac da commandenr; il falloit encore faire huit lieues dans des
précipices affreux. Mais le courage de l'ambassadeur
n'en fut point rebuté; les Espagnols remarquèrent dans
la route qu'ils tinrent qu'il n'existoit aucnne trace de
chemin, et qu'il n'y avoit pas une seule branche coupée aux arbres des forêts. Cette précantion avoit été
prise par le cacique pour rendre sa retraite impénétrable à l'ennemi: enfin Bario Nnevo, après des travaux inouïs , parvient à l'inabordable lagune. Un
grand nombre de petits esquifs louvoyoient sur le laca
; les Espagnols remarquèrent dans
la route qu'ils tinrent qu'il n'existoit aucnne trace de
chemin, et qu'il n'y avoit pas une seule branche coupée aux arbres des forêts. Cette précantion avoit été
prise par le cacique pour rendre sa retraite impénétrable à l'ennemi: enfin Bario Nnevo, après des travaux inouïs , parvient à l'inabordable lagune. Un
grand nombre de petits esquifs louvoyoient sur le laca --- Page 501 ---
(487 )
L'enroyés'informe des canotiers s'ils n'avoient pas. con
noissance d'un Indien porteur de paquets; pour leur
chef. Ils répondirent que non 9 mais que le cacique
Henry étoit instruit de l'arrivée d'un officier européen
chargé dc lui remettre une lettre de T'emperenr.
Bario Nuevo, rassuré par ces bonnes nouvelles 2
les canots, qu'il ent beaucoup de peine à
dépécha par
autrefois domestique
décider s une femme indienne,
dévouée.
de Henry, et qui lui étoit alors entièrement
Le lendemain, à la pointe du jour, on aperçut, à
de distance du rivage 9 des canots on se trouvoient
pen
du
escortépar
la femme indienne et nn parent cacique
d'Indiens armés de lances et d'épées.
une jolie troupe
les
Les deux chefs s'abordèrent seuls, et après premières civilités d'usage, Alfaro > parent du cacique
rompit le silence et dit : < Le cacique Henry se seroit'
fait un devoir de vous prévenir et de venir an-devant
l'a mis hors d'état de
de vous; mais une indisposition
il sera flatté de vous voir dans son
se transporter ici,
hamble demeure. >
Ce général reçnt Pinvitatien de la manière la plus
noble et la plus affable, et malgré les conseils de ses
il s'embarque avec quinze personnés 1 n'ayant
gens 1
et son épée.
avec lui pour toute arme qu'un esponton
aussi
1ls enrent de nouvean à parcourir des labyrinthes
qu'inextricables, étant obligés de se servir
dangereux de leurs mains que de leurs pieds : les
plus souvent
les souffrances,
gens de Bario Nuevo, déconragés par
du
qu'il étoit évidemment le jonet
lui représentèrent
cacique, et qu'il falloit renoncer à son entreprise.
aJe ne contrains personne de me suivre, répondit
le. général, qne les poltrons se retirent; quant à moi,
an à parcourir des labyrinthes
qu'inextricables, étant obligés de se servir
dangereux de leurs mains que de leurs pieds : les
plus souvent
les souffrances,
gens de Bario Nuevo, déconragés par
du
qu'il étoit évidemment le jonet
lui représentèrent
cacique, et qu'il falloit renoncer à son entreprise.
aJe ne contrains personne de me suivre, répondit
le. général, qne les poltrons se retirent; quant à moi, --- Page 502 ---
( (488 )
dassé-je rester seul 2 je suis résolu d'aller jusqu'an
les difficultés d'exécuter les ordres de
bout. J'ai prévu
est de les surmonter et d'y
mon maitre ; mon devoir
sacrifier mon existence, si cela est nécessaire. >>
L'envoyé touchoit au terme de ses travaux, lorsqu'il
de fatigue, à très-pen de distance de la
tomba, épuisé
Ce rusé cacique, en abormodeste maison d'Henry.
méconaffecta de témoigner son
dant les voyageurs,
n'avoit
tentement à son parent Alfaro, sur ce qn'il
point
éviter à T'ambassadeur les
fait ouvrir un chemin pour
excessives du voyage. Ce: dernier, dans une
fatigues
trouva néanmoins l'occaréponse pleine de politesse, 9
avoit manqué aux
sion de faire sentir an cacique qu'il
doit à l'envoyé d'un grand monarque :
égards qu'on
entendre les remais lc cacique feiguant de ne pas
la
indirects de T'ambassadeur 7 le prit par
proches le fit asseoir à côté de lni sous nn grand
main et
des convertures de coton,
arbre oà il avoit fait placer
de soixante hommes bien armés.
et une garde
le silence : dit:
Le général espagnol rompant
et le vôtre 2
el L'emperear, s mon trbs-redoutéseigneur
des souverains du monde, et quirele plus paissant
n'a
garde tous ses sujets comme ses enfans,
pu apla
vive émotion, la triste
prendre, sans épronver plus
nombre
situation ou vous êtes réduit avec un grand
dans laquelle 4 vous tenez
d'Indiens, et linquiétude
toute cette ile.
ses
( Les maux que vons avez fait aux Castillans,
fidèles sujets, ont d'abord excité sa
premiers et ses plns
et
colère; mais quand il a sn que vous étiez chrétien,
qualités dont le' ciel vous a favorisé, sa
les grandes
en un désir de
colère s'est calmée et s'est changée
situation ou vous êtes réduit avec un grand
dans laquelle 4 vous tenez
d'Indiens, et linquiétude
toute cette ile.
ses
( Les maux que vons avez fait aux Castillans,
fidèles sujets, ont d'abord excité sa
premiers et ses plns
et
colère; mais quand il a sn que vous étiez chrétien,
qualités dont le' ciel vous a favorisé, sa
les grandes
en un désir de
colère s'est calmée et s'est changée --- Page 503 ---
(489 )
voir
des sentimens plus raisonnables : il
vous
prendre
vous exhorter à la paix, et vous
m'a donc envoyé pour
accorder à cette condition son amitié, mais il m'a en
même temps donné l'ordre de vous poursuivre à toute
dans le cas où vous seriez sonrd à la voix
outrance;
de sa clémence et de sa bonté.
e Vous savez ce qu'il m'en a coûté pour vous faire
connoitre les intentions de mon maitre ; mais j'ai tont
et constance, par le désir de
souffert avec résignation
mon zèle à mon sonverain, et mon estime pour
prouver
d'ailleurs que je pouvois
votre personne, persuadé
venir' et compter sur la loyanté d'an vaillant guerrier et
d'un bon chrétien ).
attention pendant ce disHenry prétoit une grande
et reçut la lettre avec une joie respectneuse 5
cours 7
il
de
mais comme il avoit mal aux yeux, pria l'envoyé
Ini en faire lecture.
La lettre fnt lue par le général, de manière à être
entendue des troupes du cacique. Elle contenoit des
l'ordre et des témoiexhortations au rétablissement de
de bienveillance pour le cacique et ses gens.
gnages
s'engageoit à leur donner des terres oi ils
L'emperenr
pourroient vivre en liberté, Henry reprit respectueusement la lettre, et après l'avoir remise sur sa tête 2
ajonta :
C J'ai toujours aimé la paix et n'ai fait la guerre que
ce moment-ci,je me
ponr me défendre ; si, jusqu'a
suis refusé à toutes les voies d'acommodement, c'est
la crainte de la perfidie dont Jaisi souvent été vicpar
time ; mais la parole que me doune le très - auguste,
enpereur me rassure et me suffit, j'accepte avec une
ueusement la lettre, et après l'avoir remise sur sa tête 2
ajonta :
C J'ai toujours aimé la paix et n'ai fait la guerre que
ce moment-ci,je me
ponr me défendre ; si, jusqu'a
suis refusé à toutes les voies d'acommodement, c'est
la crainte de la perfidie dont Jaisi souvent été vicpar
time ; mais la parole que me doune le très - auguste,
enpereur me rassure et me suffit, j'accepte avec une --- Page 504 ---
4g0 )
hamble reconnoissance la faveur qu'il vent bien m'ac-.
corder. D
Tout le peuple applaudit à ce discours par des acclamations bruyantes et des cris affreux. Le traité fut
signé,et un festin frugal mit le scean an rapprochement des deux peuples. Cependant Henry et sa femme
ne ronlurent rien prendre, sous le prétexte qu'ils
avoient diné. Cette défiance fit de la peine au général;
mais il dissimula : il reçut d'ailleurs de grandes démonstrations d'amitié du cacique, qui promit d'allerà
Santo-Domingo ratifier le traité de paix; mais pour
prouver son empressement à condescendre au désir de'
T'empereur, il envoya en avant un de ses capitaines
affidé pour y saluer l'amiral, mais avec un ordre secret
de bien s'assurer que ces démarches ne cachoient
pas
gnelques nouvelles trahisons,
C'est ainsi que le courage, la sagesse et la constance
d'un bon officier mirent un terme à des calamités qui
devoient infailliblement détruire cette malhenreuse et
riche colonie : Henry avoua depuis an Père Barthe
lemy de Lascasas, qu'un des grands motifs qui l'avoit déterminé à la paix, avoit été le spectacle d'un
grand nombre d'enfans morts depnis les troubles 7 sans
recevoir le baptême.
On est frappé de cette similitude de circonstances et
de caractère entre le cacique Henry et Toussaint Louverture. Natifs tous les deux de la même ile, ils paryiennent à s'y rendre redontables anx deux nations les
plus formidables du monde. Le premier reçoit une
lettre de Charles-Quint 2 le plus puissant prince de
son temps, qui l'invite à la paix et à la soumission.
Lesecond en reçoit également une du plus grand nQ-
sans
recevoir le baptême.
On est frappé de cette similitude de circonstances et
de caractère entre le cacique Henry et Toussaint Louverture. Natifs tous les deux de la même ile, ils paryiennent à s'y rendre redontables anx deux nations les
plus formidables du monde. Le premier reçoit une
lettre de Charles-Quint 2 le plus puissant prince de
son temps, qui l'invite à la paix et à la soumission.
Lesecond en reçoit également une du plus grand nQ- --- Page 505 ---
495 )
ait existé. Même conduite de la, part de
narqué qui
déces deux insulaires astucieux dans ces conjonctures
même caractère de méfiance dans la manière
licates, et
leur
de recevoir les témoignages de bienveillance que
donnent les deux empereurs. Henry suspend les hostiqu'il veut s'aslités. sans quitter ses montagnes, parce
de la sincérité des
qu'on lui a faites;
surer
protestations
Tonssaint, plus ambiticux et plns fourbe qu'Henry ,
qui lui sont faites
refuse d'accéder aux propositiens
le représentant dé son souverain, et ne cède qu'à
par,
le climat et la trahison
la force , dans T'espoir que
Toussaint ont
le vengeront de ses ennemis. Henry et
tons les deux avoient une
été également religieux,
constitntion vigourense et une activité extraordinaire;
soapçonneux et dissimulés on les a vus maégalement
méfiance dans les occasions où ils'anifester la même
gissoit d'assister à des repas de cérémonie. Toussaint
prenoit les précantions les plus rigourenses pour cacher
la route qu'il devoit faire dans ses
à ses propres gardes
avoit
et Henry, retiré dans le fond des forêts,
voyages;
en ne laissant aucune
rendu sa retraite impénétrable,
trace de chemin dans l'espace immense qui le séparoit
Mais il avoit cette différence entre
de ses ennemis.
y
la conduite d'Henry et celle de Toussaint, que le cacique Indien se défendit contre un peuple qui vonloit
Passervir, et que Toussaint fit une guerre cruelle à la
avoit donné une liberté dont il ne se
nation qui luj
montra pas digne.
Note 83,page 521, dernière ligne.
Les Anglais débarquèrent le 28 juin, et n'arrivérent
immense qui le séparoit
Mais il avoit cette différence entre
de ses ennemis.
y
la conduite d'Henry et celle de Toussaint, que le cacique Indien se défendit contre un peuple qui vonloit
Passervir, et que Toussaint fit une guerre cruelle à la
avoit donné une liberté dont il ne se
nation qui luj
montra pas digne.
Note 83,page 521, dernière ligne.
Les Anglais débarquèrent le 28 juin, et n'arrivérent --- Page 506 ---
( 492 )
sous les, murs de Santo -Domingo que le lendemain
du jour ou les onvertures avoient été faites an commoWilliam
Cumby. Ainsi leur arrivée n'a
dore sir
Pryce
nullement influé sur la détermination de la garnison.
Note 84, page 328, ligne 26.
du fort Saint-Jérôme, composée de cinLa garnison
denx
hommes, n'ayant le six juillet que pour
quante de vivres, devoit sortir le 8 et faire une tronée
jours
Les mesures étoient
pour pénétrer à Santo-Domingo.
traverser la ligne ennemie au poste gardé
prises pour
les bords de la mer.
par les Anglais sur
Note 85, page 562, dernière ligne.
nouvellement arrivées de Santo-DoDes personnes
n'attendent que
mingo., assurent que les Espagnols
et
mettre bas les armes 9
Tarrivée des Français pour
débarrasser d'an gouvernement qui les a trompés,
se
la fiscalité leur fait regretter les soins pateret dont
légitime.
nels et désintéressés de leur gouvernement d'une
Une lettre de Porto-rico 2 du mois d'octobre,
digne de foi, et qni est sur les lienx, anpersonne
est dans la partie de l'Est,
nonce que la consternation la crainte d'une révolte
et qu'elle est occasionnée par
des
espagnols esclaves, et une irruption
des nègres
nègres français, --- Page 507 ---
MAXIMUM
des comestibles à Santo - DoDu pris
le dernier siège de cette
mingo, , pendant
ville.
Farine de froment, la livre, 8 francs 25 centimes, (x
gourde 4 réaux.)
Pain de trente onces, 33 fr.,(6 gourdes.)
Manioc en racines 2 le sac ou le demni baril ; 330 fr., (60 gourdes.)
la
8 fr. a5 cent.,
Cassave de manioc ordinaire 1 cassave,
(r gourde 4 réaux. )
Idem d'amidon et marc de gualliga, idem, 21 fr. 75 e.,
(4 réàux.)
la
2 fr. C., (4 réanx.)
Amidon de gualliga , livre,
Riz, idem, 8 fr. 25 c., (I gourde 4 réaux. )
Mais, idem,8 fr. 25 C. , (I gourde 4 réaux. )
Rum, la bouteilie, 27 fr. 50 c. (5 gourdes.)
Tafia, la damejane, 330 fr., (60 gourdes.)
Mauvais vin, la bouteille, II fr. (2 gourdes.)
Sucre , la livre, 16 fra5o C., (3 gonrdes.)
Café, idem, 3 fr. 44 c., (5 réaux. )
Huile, la bouteille, 33 fr. (6 gourdes.)
Viande de boeuf et de cochon, fraiche, la livre', II fr.
(2 gourdes.)
la livre, 4 fr. 13 c., (6 réaux. )
Idem, de bourrique 2
Idem, de cheval, idem, 5fr,50 C. (I gourde. )
Idem, de chien, idem, 2 fr. 55 C, (4 réaux.)
Un chat, 11 fr., (2 gourdes. )
Les rats ne se vendoient pas, mais on les mangeoit
quand on avois le bonheur d'en prendre.
, la livre', II fr.
(2 gourdes.)
la livre, 4 fr. 13 c., (6 réaux. )
Idem, de bourrique 2
Idem, de cheval, idem, 5fr,50 C. (I gourde. )
Idem, de chien, idem, 2 fr. 55 C, (4 réaux.)
Un chat, 11 fr., (2 gourdes. )
Les rats ne se vendoient pas, mais on les mangeoit
quand on avois le bonheur d'en prendre. --- Page 508 ---
494 )
Un perroquet domestique, 8 fr. 25c., (L gourde 4
réaux.)
Une poule, 44 fr. (8 gourdes.)
Un dindon 110 fr. (20 gourdes.)
Un oeuf de poule 7 I fr. 38 C. (2 réanx.)
Un cuir de boenf, 8 fr. 25 C. (1 gourde 4 réaux. )
Nota. Les cuirs eussent été vendus beancoup plus
cher, sila personne qui en avoit environ 1200, n'eit
pris et exécuté la patriotique et généreuse résolntion de ne jamais les vendre an-dessus de I2 réaux.
Un cuir de cochon, 5 fr. 50 C. (I gourde. )
Cuirs préparés et assaisonnés en façon de fromage, ou
autrement, la livre, 2 fr. 75 C., (4 réanx.).
Porc salé, détaillé par parcelles, 2 le baril, 3850 fr.,
(700 gourdes.)
Jambon, la livre, II fr. ; (2 gourdes.)
Benrre et saindoux, lalivre, 3.6 fr. 50 C., (3 gourdes.)
Graisse de chien fondue, > idem, II fr., (2 gourdes. (
Poisson, idem, 8 fr. 25 C. 2 (I gonrde 4 réaux.)
Fromage, idem, II fr., , (2 gourdes.)
Chandelle, idem > 38 fr., (6 gourdes.)
Bongie, idem, 19 fr. 25 C., (3 gourdes 4 réaux,)
Savon, la brique, 66 fr., (12 gonrdes.)
Bananes, la dre, II fr., (2 gourdes, )
Pois, la livre, 5 fr. 50 c., (I gourde.)
Quant anx herbages 1 l'industrie des Français qui,
an commencement du siége, avoient établi des jardins
dans la ville, les a toujours maintenus à un prix
modéré, proportion des autres comestibles.
Les comestibles, non-tientionnés au présent tableau s
manquoient presque absolument.
FIN.
fr., (12 gonrdes.)
Bananes, la dre, II fr., (2 gourdes, )
Pois, la livre, 5 fr. 50 c., (I gourde.)
Quant anx herbages 1 l'industrie des Français qui,
an commencement du siége, avoient établi des jardins
dans la ville, les a toujours maintenus à un prix
modéré, proportion des autres comestibles.
Les comestibles, non-tientionnés au présent tableau s
manquoient presque absolument.
FIN. --- Page 509 ---
PAN DES ENTIRONS
DE ST DOMINGUE
de
2as
avec les Positions Retranchemens
%
et
b
des Revoltos
M
oieis
Ponrarrr ilit Jourtaliestwire decellePlace,
hlen lew
des- Jourmore 1808 (11e de Jullit a8ny.
mrdele tispelululion
Aell
Dr
Bois lax OMMol (eme a Ltr nice des Dem
far
a E che
S
a
a
Indications.
lehunhennms % aei tirblier wil /
eluyiten sils
- à
Relra / ehern
vinrte
thne 1 snie
Mthihalun ihe L Ira
Pele
fime he me
umg toufarhailio
uit vilire de der
tetruncla et e
L
TTOIL
Jem, a Rron hohelle
Ainleune fe lassili (ilomb
Fort
dare
p le
de la uolede
Me
ond
Haue Mind
As
11/
Revluute l et
Retnu
dr
I
-
Petr te
hui Fror
Aw 12e
e
Tinre.
aller
A los Kaniis
ne
de
fto
Le
Lirue
rute te ith
te - / Me
fe hir Mir
timyer Anumgutses
bhom hiypundee --- Page 510 ---
(494 )
Uererdenms-desuiasee 8. fr. 25.C., (L gour --- Page 511 --- --- Page 512 --- --- Page 513 ---
E811
G958P --- Page 514 --- --- Page 515 --- --- Page 516 ---
e S
-
r
-
-
eomingptsestdned
55155651 55R5S9