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Wabr darter roun
tiruum Cihrng lntrersihy --- Page 3 ---
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U - n --- Page 5 ---
T --- Page 6 ---
A
- f --- Page 7 ---
WIMI
- RN /
P R . 1 E (
CIS
DEs derniers Troubles
Nord de
qui ont et lieu dans lapartie du
Saint-Domingue, adressé az
Marine et des
Ministre de la.
Colonies, par HENRY
ordonnateur de
PERROUD,
Saint-Domingue, le 26
quatrième de la
Germinal, PAn
Regubligoafansaise, une ctindivisible.
Voir le dernier A
Nous seuls en étre Frangajs ::, sous noS couteaux péric,
cause, et mourir de plaisir!.
Les Ennemis de la Patrie à Suint-Domingus.
Ux
grand attentat ! une de ces causes
font
nature, et qui étaient communes à
qui
frémir la.
del l'anarchie, viennent d'être Salse-Doningue, sous le règne
Depuis
la
renouvelés dans la ville du
long-temps inain scélérate d'un
Cap.
couleur préparait à
parti d'hommes de
sentans de la France, Saint-Domingue des excès contre les RopréC'est une vérité : ce criminel et odieux
répéter, pour la troisième fois,
manége vient de Se
circonstances seules différencient. avec des symptômes que les
Citoyens... Il n'en est
Il n'est plus uIl secret pour les
cette trame... Ainsi pas un de nous qui ne tienne le fil
qu'on
on ne pent plus nous
de
préparait aux Chefs de la
tromper sur le sort
le courage de tout braver
Colonie et aux Blancs qui iont eu
relever 7 avec leurs mains pour rester fidelles à leur Patrie, et
infortunée contrée,
tremblantes, les débris de cette
Hommcs
équitables 3 hiommes
ne puis donc m'adresser
sages, vrais amis de la paix
me lire, et
qu'à vous ; vous seuls aurezl la
Ije
peut-être le courage de me croire,
patience de
Tin'otpluspostilbled de vous cacher
ingrats etinsensibles dont la violence
des
cromeianleseaintunis
crimes, a formé le cocur
des passions, des
aux bienfaits de la République, meurtres,
Hommcs
équitables 3 hiommes
ne puis donc m'adresser
sages, vrais amis de la paix
me lire, et
qu'à vous ; vous seuls aurezl la
Ije
peut-être le courage de me croire,
patience de
Tin'otpluspostilbled de vous cacher
ingrats etinsensibles dont la violence
des
cromeianleseaintunis
crimes, a formé le cocur
des passions, des
aux bienfaits de la République, meurtres, --- Page 8 ---
Un jour a VLL renaître
(a)
malheurs avaient formé P'assemblage odieux que trois années de
Constitution
contre nous, contre la France,
; mais quelles Autorités furent
contre sa
comme nous, de tout ce que peut inventer
jamais victines,
la bassesse, la rage et la perfidie !
et produire l'intrigue,
L'listoire du monde entier,
encore fourni dl'exemple de Représentans de la Nation, n'a pas
trahisons anssi
doute, et vous ne le croirez
cannibales; non sans
nmis, des hommes enfin pas, que des français, des frères, des
l'épithète de Muldtre pour qui la France avait même
Avril
; MNS quela France, par son Décret proscrir
1791, 3 Aeg awiaportés à la hieuteur
dn 4
Républiçue, par son décret du 5 Thermidor politique ; Mw quela
a élevés aux Premières places civiles
de l'an troisième, ia
riale, le croira-t-elle,
et militaires. L'Autoriténatiodevaient têtre desamisdel que ces hommes, que des Français,
lenr
qui
- La proscription gravée dans Patrie, fusenrdesliarius, des Scilia.
leurs
ont fait scrinent de
canrs, la conjoration.qu'ils
clie porte, elle doit poursuivre, est déterminée contre les
de
frapper sur tout ce qui tient à la France Blancs;
principes sa Constitution.
et aux
Les Représentans de la Convention
inabordables aux habitudes du
naticnale dans la Colonic,
dont je parle, et ne connaissant despotisme des hommes de couleur
bien ils doivent sC méfer des haines que l'intérêt. général, sentent comparticulières; ; mais le parti
personnelles, des vengeances
de couleur, contre les
centre-révaletionnsine de ces hiommes
Blancs et les Africains, n'est
LeCap,dean-Rebel, le Port-Répuiblicain,
pas détruit.
villes ont fourni à la Colonie des
Snint-Marc,cta autres
de l'indelgence et dela
exemples terribles du danger,
arnées
faiblesse; la France
trois
d'inquiétades sur le sort de Saint - elle-môme,apres
donleur de voir que des hommes
Domingue aura la
d'elle, viennent tout récemment qu'elle avait cru rendre dignes
tous les complots.
de faire éclater le plus perfide de
Nons avens su l'affronter; mais les Africains
ils ont frémi; c'cst à eux à
en sont indignés;
restes de sa Colonie;
quila France doit la conservation des
c'est à nous A vous enp prérenir, Notre
amour
étades sur le sort de Saint - elle-môme,apres
donleur de voir que des hommes
Domingue aura la
d'elle, viennent tout récemment qu'elle avait cru rendre dignes
tous les complots.
de faire éclater le plus perfide de
Nons avens su l'affronter; mais les Africains
ils ont frémi; c'cst à eux à
en sont indignés;
restes de sa Colonie;
quila France doit la conservation des
c'est à nous A vous enp prérenir, Notre
amour --- Page 9 ---
FM
RAI CA
(:3-)
pourl la Patrie, notre attachement à la
que c'est le premnier, le plus sacré de Constitution, nous. disent
La Convention nationale
nos devoirs.
l'affaire du 30
trouvera de grandes instructions dans
trembler
Ventôse, dont je vais faire le
elle
tous les
récit;
doit faire
anéantir cette Républicains. Cette dernière secousse
portion de la Répablique
allait
Oui, certes, nous redoutons les excès française.
contre la
quel l'on pouvait
liberté, contre les
commettre
pour nous : inaccessibles à propriétés ; elles sont toujours sacrées
l'effervescence
principes, inébranlablcs dans
7 mais fiers de nos
République, nous
nos résolutions pour le bien de la
toujours n'avoir rien démasquerons Ses ennemis, et nous
Les
fait, tant qu'il restera uu traître croirons
enneinis de la Nation
parmi nous.
malheurcux qui n'avaient
française ne sont pas ces êtres
paru féroces
liberté, et que des hommes de couleur que pour conquérir leur
crimes; IOS ennemis sont dans le sein avaient vonlu convrir de
dangereux sont au milieu de
de nos villes 5 les
Convention nationale
nous : nos ennemis sont ceux plus
a comblés de
que la
d'un mnasque patriotique,
bienfaits,e et qui, à l'aide
circonstances.
rampent encore et plient an gré des
Nous ne reconnaissons pour vrai
comptant qne sur-la recounaissance patriote, que cer:x qui, ne
au-dessus de ces. sollicitations
publique, savent se mettre
libre : c'est au
qui dégredent l'homme
peuple, c'est aux
vraiment
dispensateurs des faveurs de la
pourl les lois,
MrtesnnCuoe
attend tonjours en silence ReemNemeeimirntenet ce
Cen n'est point parl'Africain
qui lui est da.
que le Gouverheur,
armé, ni parle Cultivateur paisible,
exposés aux vexations; T'Ordonnatcur, et les autres Citoyens ont étd
du devoir et de l'Immanité, nous avons Yu toutes les lois de
violées parles
Thonneur,
par une partic des Magistrats du
seconds Chefs militsires,
jouissent en paix du fruit de Peuple, tandis que leurs partisans
leurs
déprédations.
manceuvres et de leurs
Nous avons été si souvent
avons si souvent vu le
trompés par les apparences; ; nons
mensonge et la- perfidie sous
F'enveleppe de
oyens ont étd
du devoir et de l'Immanité, nous avons Yu toutes les lois de
violées parles
Thonneur,
par une partic des Magistrats du
seconds Chefs militsires,
jouissent en paix du fruit de Peuple, tandis que leurs partisans
leurs
déprédations.
manceuvres et de leurs
Nous avons été si souvent
avons si souvent vu le
trompés par les apparences; ; nons
mensonge et la- perfidie sous
F'enveleppe de --- Page 10 ---
ta
(4)
générosité et du républicanisme,
fin, est devenue un crime, la
que pour nous l'erreur, à la
fatalité sans doute; mais elle défiance une vertu... C'est une
les traitres,
est dansla nature, et c'est ainsi
que les a nbitieux laissent
que
ceitx quiles environnent deleur
toujours après eux et sur
ct la haine.
opinion, l'inquiétude, le
-
sonpçon
La Convention
bilité
nationale et l'Univers entier
que les Chefs des
verront avec sensirespecté les
Africains, ces amis des lois, ont toujours
Représentans de la
; ils
notre sang est à leur
République
savent que tout
de
liberté, et si dansla liste de cette
Pygmées qui ont empruntés le nom du
poignée
Cap, il en était un; si des haines
Pcuple de la ville du
introduire, que les
particulières avaient pu y en
mais
conpables se présentent, qu'ils les
non, Ce sont eux, ce sont les honmes de
dénoncent; ;
qu'eux qui aient
conlenr ! il n'est
appelé sur leurs têtes la
constitutionnelles.
vengeance des lois
C'est en vain que ces ennemis de la Patrie
différence des opinions,
rejeteraient sur la
sur.uneprétendue
et la perfidie de
tralison,
:
lenrsintentions n'est-il
leurxintrigtes
de leur soif du sang des
pas temps quel'énormité
n'ctt-il pas da mille
Frangais soit éteinte P Et le Ciel enfin
Ia
fois, à défaut des honmes et des
nature et l'humanité si long-temp:
lois, venger
Non,
outragie P
Frangais, Frères et Amis, vous ne fuirez
qui vous doit en partie son salut;
pas nne terre
couleur ne doit pas faire
l'ingratitude de ces hommes de
perdre, à la
de la Colonie que vcus avez sanvée Mère-Patric, nne portion
Convention
par le prix de votre
nons enyerra des Frères, des
sang. La
en enverra, gardez-vous d'en douter ! Victimes Républicains; elle vous
hommes forcenés, comme ils sont
de Ia rage de ces
révoletionnaires, leur fureur fera cux-mêines victimes des contrcEt nous
notre gloire et leur désespoir.
abndonnerions un Peuple d'africains
avons rompu les fers!.. Nons,
dont nons
que nous avons arrachés du
périr déchirés par des homncs
trop accablante ponr la Colonie préjugé!. Non, l'ide-senle est déja
Les
et pour l'Europe entière.
monstres s'inquiétaient - ils donç des lois? Eux et leurs
ux-mêines victimes des contrcEt nous
notre gloire et leur désespoir.
abndonnerions un Peuple d'africains
avons rompu les fers!.. Nons,
dont nons
que nous avons arrachés du
périr déchirés par des homncs
trop accablante ponr la Colonie préjugé!. Non, l'ide-senle est déja
Les
et pour l'Europe entière.
monstres s'inquiétaient - ils donç des lois? Eux et leurs --- Page 11 ---
R N a / - AAT
(5)
fer: et,la flammes. quils ontsi souvent. dirigs
partisans , lorsque.le
allait,
dernière fois,
d'an.bout de la,Colonie: à Tautre,,
ponr.la
l'ami de la Constitution.
épouvantér le citoyen paisible,
puisquela loil'ordonnet.
Convention nationale, sois leurjuge,
à des hommes qui,
Mais quelle loi désormais peut en imposer
de. sOr
à leun: Patrie ,ilen > attentant à la personne
renonçant:
l'inbumanité au'rang des, yertus ! Quoi
Représentant, osen't placer
République yous seront connus 5
qu'ileri soit,! les destracteurs.dela vais faire le récit de leur homicide
ils, le seront à la postérité; je,
devait, pour la dernière
et farouche complot; le sang des Blancs
foisyi arroser: cetten iterro-infortunée. de leurs concitoyens, doivent
1 Ceux qui se dévouent au bonheur La Convention nationale même
être préparés à tous lesévénemens. elle les a supportés avec courage,
n'a pas été à l'abri des revers;
du monde. Nous aussi,'
et c'est ainsi qu'eilé a méritéladmiration hearenx et malheureux: ; nous avons
nous avons vu; Juire des jours
calme 1 une bouche pure:
conservé un front modeste, un; -coeur
des hommes parjures
allons vOuS entretenir des faits que
- Nous
leur Patrie, allaient commettre ponr rompre
et barbares, envers lcs attachaient à elle.
tous les liens qui
des lois, ne me garantissait une
Si ma confiance, dans l'équité
reçus sont
aussi, anthentique que les outrages que j'ai
des
réparation
d'avoir été noirci par
succomberais au chagrin
sanglans, s je
l'ambition et la scélératesse des hommes de
calomnics forgées par
été traîné dans les cachots, arraché
couleur du Cap, et d'avoir
aux cris de mnes enfans,
des bras de ma femme preque mourante 3
scélérat digne des derniers supplices. 1
comme un
peut-être en apparence, est
Un récit de girconstances puériles,
rendre la
nécessaire pour terrasser les méchans 7
absolument
de'nos Alliés, me justifier à la Convention
confiance au Commerce
place dans la Colonie,
nationale, qui m'a honoré de la,scconde
et satisfaire à ma délicatesse. :
des Gi Chefs de la Colonie, da
de, la part
. Grand Dieu: ! quel aveu
de l'oubli que parles
rappeller des forfaits qui n'ont étérarrachés déchirer le roile.
homnes qui les avaient commis; mais il faut
absolument
de'nos Alliés, me justifier à la Convention
confiance au Commerce
place dans la Colonie,
nationale, qui m'a honoré de la,scconde
et satisfaire à ma délicatesse. :
des Gi Chefs de la Colonie, da
de, la part
. Grand Dieu: ! quel aveu
de l'oubli que parles
rappeller des forfaits qui n'ont étérarrachés déchirer le roile.
homnes qui les avaient commis; mais il faut --- Page 12 ---
:
(6)
Hommes de conleur ! vous avez toujours résisté
alliez; pour la dernière fois,
à la loi; vous
du
renvérser) le systême de
pays auquel vous tenez par la naissance et
l'organisation
la Révolution ; vous êtes
par les' bienfaits de
les agitations
égarés par les mêmes ennemis qui, après
éxtraordinaires où ils vous ont
tons ont Tait trahir la :France
plongés, quand ils
en livrant, àr ses
Port-a au - Prince, le Fort-Dauphin;
énnemis, le
Arcahaye, le
Saint-Marc, de Môle ,i les
Mirebalais, etc. etc. etc. vous offriront
ressource, le calme effrayant de l'ancien
pour dernière
de
despotisme, sous
l'indépendance ; vous êtes Ces instrumens
l'appas
Puissance qui veut ruiner la. France
aveugles d'une
ségime oùt vons viviez dans
pour voust remettre sous le,
rejettez lés favéurs d'une l'abjection la plus hnmiliante; vous
Nation qui vous a adopté pour ses
qni vous a donnél'existence, la liberté, des
enfans;
sur vons la colère et les aries de
richesses ; vous attirez
les Puissances de
cette mêine Nation, 1 et de tontes
I'Enrope qui ont des Colonies et sant
avec la' Républiqne ; vous courez i
qui
Alliées
laquelle il ne vous restera le
une ruine infaillible, après
terribles
que renerds de vOS erreurs et delcurs
conséquences.
Écoutez la justicc
Lcoutezila raison...
votre intérêt.
Ecoutes sur-teut
Jnsqu'an 35 de Ventôse de l'an
qriatrième, la
publique n'avait encore été troublée, dans la vitle du tranquillité
par des inquiétudes particnlières
Cap, que
faible, avait répandn à la
gn'une faction passionnée, mais
et
première époque oà le Gonyerneur
J'Ordonnateur vinrent au Cap pour y relever les
sans moulins et sans animaux, c'est-à-dire
sncreries alors
troisième. Cette scène fut
en Pluviose de l'an
Maison
scandaleuse, en ce qu'elle sortait de la
commine ; en ce qu'elle' fut attentatoire
aux premières
au respect da
Autorités; en ce qu'elle força le
renforcer sa garde de. cinquante
Gouverneur de
sans quitter ses armes; mais
hommes; à prendre ses repas
des factienx, étouffa les l'arrestation de trois ou gnatre chefs
du Gouverneur
suites de cette entreprise', et le retour
chefs des
au Port-de-Paix, rendit le calme et la liberté aux
cabales,
commine ; en ce qu'elle' fut attentatoire
aux premières
au respect da
Autorités; en ce qu'elle força le
renforcer sa garde de. cinquante
Gouverneur de
sans quitter ses armes; mais
hommes; à prendre ses repas
des factienx, étouffa les l'arrestation de trois ou gnatre chefs
du Gouverneur
suites de cette entreprise', et le retour
chefs des
au Port-de-Paix, rendit le calme et la liberté aux
cabales, --- Page 13 ---
AWNE
FIIL NC
(7)
5 le Gouverneus général
".
la Convention nationale
- Appélés par.
faire: leur résidence dans, la ville du
et F'Ordonnatenr vinrent
Desagenaux, com-,
conformément aux ordres exprès que
Cap ,
de la République la Vénus, leur signilia
mandant la corvette
malgré sa répugnance de
officiellement : alors le Gouverneur D
venir. au: Cap,
quitter le. Port:der rl Paix oit il; était adoré, pour
à
était un frein aux déprédations et un outrage.
oà sa présence
s'empressa d'obéir, répondant
l'orgueil des hommes de couleur,
ruine
le
lui faisaient prévoir le danger de sa
2 qu'il
à ceux qui
fallait mourir à son poster !
: :
savait; mais qu'il
du Chef
Malgré lesicalomnies, , les muenaces, , Finsubordination
le Gouvernement parti du Port-de-Paix
qui commandait au Cap,
arrivée au
n'eut rien de
le Vendémiaire dernier.; son
Cap
visite s selon son usage 7 fut à la
remarquable ; sa première entre les mains des Magistrats du
Municipalité pour renouveler,
à la Liberté
son serinent de fidélité à la: Répnblique ?
Peuple > defense de la Colonic envers et contre tous ses ennemis,
et à la
se rendit chez Villatte,
Après cette cérémonie, lc Gouvernement
de la ville
chef de brigade du premier Régiment et commandant sur les
se féliciter mutnellement
du Cap et dépendances, pour la; Convention nationale venait
nouyelles fayeurs militaires que
Décret du 5 Thermidorde l'an troisième 9 sur
d'accorder par son
l'envoi des secours pour la Colonie, et sur-tout sutlinappreciable Alors les
bonheur de la nouvelle Constitution de la République.
d'indiquer le jour solennel de publier et
Chefs s'occupèrent les Lois à la têre de l'Armée et du Peuple, et faire
proclamer
les Officiers qui avaient cté
reconnaitre aux nouveaux grades
promus.
a
rempli et exécuté la Loi, ne s'occupait
Le Gouverneur ayant
la Vénus,
remercier les
de T'expédition de la corvette
pour
que
de la France, et lenr rendre compte de ses opéra:
Représentans
; l'Ordonnateur en, sa
tions militrires, ciyiles et administratives: devoirs, non pour se
qualité de chef remplissait les mêmes
des
justifier, il n'en a pas besoin ; sa conduite repose sur faits,
çe sont eux que la Cenvention doit, interroger.
ur ayant
la Vénus,
remercier les
de T'expédition de la corvette
pour
que
de la France, et lenr rendre compte de ses opéra:
Représentans
; l'Ordonnateur en, sa
tions militrires, ciyiles et administratives: devoirs, non pour se
qualité de chef remplissait les mêmes
des
justifier, il n'en a pas besoin ; sa conduite repose sur faits,
çe sont eux que la Cenvention doit, interroger. --- Page 14 ---
(8;
Au milieu de ce travail délicat ct
de brigade noinmé
pénible , l'égarement du chef
vint troubler l'ordre Rodrigues 1 perturbateur-et insubordonné,
public et franchir les bornes de
militaire par le corps des Officiers de son
l'obéissance
plusieurs conscils militaires
Régiment i il fallut
dontil eut été difficile:
pour-détruire un levain de discorde
n'avait'
d'arrêter la fermentation, > si le Gouverneur.
pas' fait tous les sacrifices
mnême rendu les Lois muettes
personnels ; s'il n'avait pas.
tout €mbraser
pour éteindre les torches qui allaient Hommes de conleur, , le terme prescrit pour le' criine
expiré; néanmoins vous faites tous vos efforts
est
Cessez donc de dennerle funeste
pourle reproduire.
avec
exemple de la divisien 3
moi sur les effets dangereux de la discorde, gémissez
désordrcs qui en peuvent être la suite, et
redontez les
ravages de la guerre ne sont le
sachezyne lecanon etlcs
lorsque la rebellion rejette les lumières -langnge des Ligislateurs que
vous exposer combien il
de'li raison. Il faut donc
importé à la consistance
pays et à la sureté de sa liberté,
la
politique de Ce
vous êtes encore en insurrection qne Frarce counaisse que
vOS égaremens.
: elle s'était trop hâtée d'oublier
Quel sort vous attend ? Réfléclissez un
d'un
avez cacité la plapart des Officiers de la pen,
côté vous
quelqres Blancs sans aveu de sortir du garnison du Cap, et
palitéle sabre à la
sein de la Mnnicimain, en Frimaire del l'an troisidnie, pour venir
pronepserindemmenloe Général et
des prétentions exagérées,
TO-Jonnateur, pour établir
des crimes, s'ils s'étaicnt et pent-être pour commettre le dernier
rendus à vOS
de se rendre par-devant la
outrageantes somnmations
soulerer les Officiers du Municipalité; de l'aure, vous faites
premier Régiment, pour
que Rodrigues, dont j'ai
s'opposer à ce
le Général.
parlé 3 ne fût militairement puni
D'abord, pour avcir tenu, dans tous Ics
par
Cap, les propos les plus insidienx
cabarets du
contre la République, contre
(*) Voyez ma Lettre expédiée par la Vénus, en date du
Legris,
13 Pluvidie deinier.
Binet, Puech, l Lagnour, Despassier, ec autres,
, pour
que Rodrigues, dont j'ai
s'opposer à ce
le Général.
parlé 3 ne fût militairement puni
D'abord, pour avcir tenu, dans tous Ics
par
Cap, les propos les plus insidienx
cabarets du
contre la République, contre
(*) Voyez ma Lettre expédiée par la Vénus, en date du
Legris,
13 Pluvidie deinier.
Binet, Puech, l Lagnour, Despassier, ec autres, --- Page 15 ---
S
AMT CCA 12
TAUL
9:))
de sort
E contre.n moi,. et: d'ayoir, sans permission
le Gouverneur se
pendant plusieurs jours s: pour aller
Général, an rquitté sa garnison Soldat dans différens postes de l'extérieur.;
corrompre Pesprit: du
vérité prête
les exciter à la révolte : de l'antre, enfin., auguste
du
et
Ranime mes forces.. Pcins l'attentat
moi ton flambeau, : crime, des crimes ! Dictes toi-même ce
30. Ventôse,. comme: le
voir moi-même toutes les horreurs
que je yais écrire:; Ai-je pu
des opérations qui
:.
Lorsque m'occupant
de, ce guet apens.
de mes trois enfans, dont l'ainé est
me sont confiées, entouré Lorsqu'auprès de ma sensible femme
à peine Agé de six ans..
dans un état d'agonie, une horde
qui, depuis dix-huit mois,. est
m'arrachent des bras de ma
de Mulâtres se précipitent sur mnoi, nom du Peuple français s
famille éplorée et m'entrainent, demnander au la Municipalité pour faire
inalgré mes invocations à
crainte d'infidélité et
apposer les scellés sur mes papiers 1 fusse mené chez le Goudersurprise, à demander enfin que je
je suis saisi par le
sollicitations furent vaines:,
verneur; ; ines
osé porter la.main
bras 1
débarasse de l'andacienx quiavait
suis trainé et
7 jeme
mais cédant a la mulitnde, je
sur ma personne;
défense de communiquer, d'écrire et
jeté dans un cachot, avec
femme a succoinbée a
de, pouvoir m'informer si. mon infortunde, du
disent ces
Voili,la volonté du Penple Cap,
ce dernier,coup. manifestée par 30 ou 40 suppots de la conjuration.
bandits',
de ce désor.dre affrenx, ) je vois a
Soul, ct mon coeur' rempli de fer qui me séparent de nuon poste,
travers des doubles griiles
PIngénienr en chef, TAdjoint à
conluire. dans la même prison
Aides de Canp du
T'Adjudant major de T'Armée 1 les quatre
etl'un des Officiers desanté dela Répabiguesjapprenis
Général,
a été 1 presque à la nême heure,
que le Gouverneur général
de ceux qui avaient déjà
assailli chcz lui, par une portion
altérés de sang avaient
violé mon asile 5 japprends que ces tigres du,
de
leurs mains saciléges sur la personne Représentant
porté
qu'ils l'ont mutilé de conps de bâton,
Ja République.; ; j'apprends, cheveux blancs, déchiré la pcau sur pluqu'on lui a arraché ses
CC Chcf vertueux
sicurs parties deson corps; et qu'ayantrouvé
déjà
assailli chcz lui, par une portion
altérés de sang avaient
violé mon asile 5 japprends que ces tigres du,
de
leurs mains saciléges sur la personne Représentant
porté
qu'ils l'ont mutilé de conps de bâton,
Ja République.; ; j'apprends, cheveux blancs, déchiré la pcau sur pluqu'on lui a arraché ses
CC Chcf vertueux
sicurs parties deson corps; et qu'ayantrouvé --- Page 16 ---
(iro)
6ecupé avec1 PIngénteur en chef, sur la sureté
Hs l'avaient trainé eri chemise,
des fortifications :
jours, l'empêchant
nu-pieds, nu-tête, menaçant ses
d'invoquer la
à
en vain les bras ; et dans cet etat Municipalité laquelle il téndait
dans un autre cachot qui le'
déplorable l'avaient précipité
de
séparait de moi par deux
Représentans la France, recucillez ici"
cours.
examinez avec votre pridence
toute votre raison :
anguste les
principcs et les conséquences affrenses
violations de vos
rité nationale;
les
de cctte attcinte' à l'Antovoyez suites des
vos ennemis ont plongé la ville du agitations extraordinaires où
les incendies, ,, les
Cap ! Tout est en armes s
dévastations, les massacres
aux regards perfides de ces hommes de
allaient présenter
qu'ils en attendaient..
couleur la perspective
Le tocsin sonne de toute part au bruit de
l'alarme s'est répanduc ; Jean-Pierre
cet événement ;
du deuxième
Léveilliés, chef de
Réginent et commandant de la
brigade
ses Officiers avec
Place, rassemble
précipitation; il donne avis de cette
catastrophe à Pierre - Michel , chef de
incroyable
Régiment et commandant du
brigaile du troisième
Haut - du -
palité se réveille enfin; elle
Cap ; la Municipour déclarer
s'assemble ; ello prend un Arrêté
qu'elle ne sait ce que sont devenues les
Autorités, quoiqu'ils habitent dans.le
premières
Peuple du
mêe logement; ; tout le
Cap s'agite 9 forme un
an tour de la
rassemblement considérable
Pierre Léveilliés Municipalité en séance ; Villatte fait inettre Jeanà la Maison d'arrêt ; une heure
menaces de son Réginent et de
après, les
Pjerre - Michel lui
liberté; ; enfin, tout semble
rendent sa
La Municipalité
présager un violent orage.
tation des Chefs prend un Arrêté qui annonce que l'arresest l'ouvrage du Peuple; ; Villatte le
ct reçoit modestement le titre de Gonvernenr sanctionne,
Dnval, homine famenx dans les infirmités
général-; Léger
qualité de secrétaire an
publiques, , prend la
tranquilles dans le
Gouvernement; et ces deux hommes;
leur
crime, s'entourent des rebelles
la
indiquait de punir.
que Loi
*Si le général de brigade Villatte
avait eu le courage du Soldat
ouvrage du Peuple; ; Villatte le
ct reçoit modestement le titre de Gonvernenr sanctionne,
Dnval, homine famenx dans les infirmités
général-; Léger
qualité de secrétaire an
publiques, , prend la
tranquilles dans le
Gouvernement; et ces deux hommes;
leur
crime, s'entourent des rebelles
la
indiquait de punir.
que Loi
*Si le général de brigade Villatte
avait eu le courage du Soldat --- Page 17 ---
SANIZ A
/
RC
(1) il aurait arrêté d'un seul mot le
ou les verfus du Citoyen , de la Révolution et des Blancs,
poignard. homicidere. L'ennemi
par une nouvelle
ne' voulant qué le sang et l'anarchie pouvait, disait en 179 :
tentative, amenér. à sa proposition des lorsqu'il deux classes fasse. place *
cc 11 sera: lientot terps que. lure de Saint-1 Domingne. >., Quel
> Vautre dlans: : le: Gouvernemient
trop. en évidence s
triomphe. pour: cet aporre 1 si, sans se mettre Muis T'opinion qw'il
il. avait pu fajre, exécuter ce crime !. le
de sa dépur
venait de. forier. dans sa tournée, sons prétexte dans l'esprit de sa
tation pour France , n'avait fait fortune que leurémulation etleurs
castes; dontles principes destructeurs portent leurs pas arrogans et leurs
regards dévorans sur les propridtés,
et de la domination:
mains avides sur l'orgueil de Vinlépendance entre la
Cette lutte trop longue ct trop funeste
Municipalité, de
de F'agent national Puech et le général brigade
par l'organe.
perdu la Colonie,si Jean-Pierre Loveilliés,
Villatte," eut à jamais
depuis généraus de brigade, pour
Pierre - Michel, Jran Pierrot,
comnandant du
récompenser de leur civisme ; Bmthélony , le counmandant
Lanilé; ;! Joseph Flaville, commabdant à TAcul;
le bonheur d'être Républicain que
Gagnet, qui ne connaissait fortement élevé la voix pourréclamer
depuisdenx jours, n'avaient Toussaint Lonverture, ne s'était mis
léurs Chefsiset si: le:liéros',
venir par la force rompre
ehasouvenient, avec son arice , pour,
Le
de la mort
les fers des Représentans de la République. signal la seconde
douné
Et bientôt la ville du Gup, pour
était fois, n'était plus qu'ni tas de cendres.
de la France,. - dans le
Cet putrage fuit aux Représentans,
d'horreur et d'indipersonne. des Chefs de la Colonie, , pénétra
tous les Africains, et chacun jura à son Chef de vengex
gnation
ceux qui sontenaient et défendatent leur
pu de mourir pour bommes. de couleur qui. savaient que leur force
libertés. alors les
les mains
était la mesure de leurs droitss solcdlanénent,.emte disaient tenin
de la' . Municipalité, des prétendlis ponvoirs qu'ils. de détention
du Peuple. La Municipalité, penlant les deux jours
donnait
des Autorités, avait appris que l'armée du dehors ne lui
ex
gnation
ceux qui sontenaient et défendatent leur
pu de mourir pour bommes. de couleur qui. savaient que leur force
libertés. alors les
les mains
était la mesure de leurs droitss solcdlanénent,.emte disaient tenin
de la' . Municipalité, des prétendlis ponvoirs qu'ils. de détention
du Peuple. La Municipalité, penlant les deux jours
donnait
des Autorités, avait appris que l'armée du dehors ne lui --- Page 18 ---
(12)
qu'in temps limité pour mettre ses: Chefs ien liberté.
toujours' inquiet 7 toujours passif instrument
Le Peuple
cieux, 'du premier traître quis sait
tda premier auda:
impronver l'abus qu'on avait fait l'émonvoir, de
s'agitait et semblait
di commandant de la Place',
son nom; T'emprisonrientent
du général de brigade Villatte Jean-Pierre:I Léveilliés , par ordre
force arinée du
; fit muriurer une partie de la
Cap ; cependant les
sous le
prisonniers étaient
verrou, 3 lorsqu'à neuf heures du
toujours
de l'arrestation du Général
soir, du second jour
députa de
ct de la mienne 3 la
ses membres , dont le
Municipalité
hoime vertueux 1 était du nombre septuagénaire Daciomenil,
Général et à inoi que la
; ils vinrent annoncer an
Il n'est' qu'nn
Municipalité était nantie dé cette affaire,
laisse
temps pour les néchans. Malheur au
finir, loin de lui, le bonheur de la Révolution Peuple qui
jusqu'à présent n'en connaissent
; les scélérats
que les fureurs !.
Puisse-je, oli ! mes Concitoyens, n'avoir
instant, que pour y faire
parn parmi vous un
inon amour pour le bien publiquement ma profession de foi sur
bonheur et la
public, et y émettre mon voeu pour lo
prospérité de Saint - Domingue; les
domestiques, les liens même du sang se taisent et affections
devantle Gouverneur et moi, pour vous sacrifier disparaissent
La fonte entière des couleurs
tous nos instans.
mauté ni domination de l'une en une classe de citoyens sans priet voilà ce que la Loi veut; voilà surl'autre; voilà la parfaite égalité,
écartant de nous ces hommes
ce qui peut faire notre union en
qui, combinant froidement le résultat
desplusgrands crimes, se promettentfempize de
et qui, dans tous les cas, se déroberont
Saint-Domingue,
leurs rapines, mettre la liberté
parla fuite pour jouir de
la mort les attend chez
en danger ! mais ils se
!
nos ennemis.
trompent
Enfin,. tant que le Peuple n'est pas séduit ni
compter sur sa dignité : le Peuple souvent extrême divisé, on peut
sion de ses sentimens, n'en est
moins
dans l'expresdu Cap, tousles carrefours
pas
juste, et toute la ville
de la
retentissaient, de ce que dans les séances
S'il Municipalité, on compromnettait la loyauté du
est quelque chose
Peuple... :.
d'inconceyable en çela, c'est que la Muniy
,. tant que le Peuple n'est pas séduit ni
compter sur sa dignité : le Peuple souvent extrême divisé, on peut
sion de ses sentimens, n'en est
moins
dans l'expresdu Cap, tousles carrefours
pas
juste, et toute la ville
de la
retentissaient, de ce que dans les séances
S'il Municipalité, on compromnettait la loyauté du
est quelque chose
Peuple... :.
d'inconceyable en çela, c'est que la Muniy --- Page 19 ---
-
AWMV CA / 12
FIM
(13)
de factieux
l'ait souffert !. C'est qu'ine poignée
cipalité
l'aient osé !..
du dehors était sonnée ; il
Enfin Pheure désignée par Tarmée
emprisonnés; il
fallaitrendrel la liberté aux. Chefs, criminellement
tenir
fillaitymalgréles coupables colporteurs d'une pétition pour
Autorités dans les cachots jusqu'à l'arrivée des Comles premières
lcs rendre au véritable Penple qui les
missaires nationaux 1
national, Puech, fit prendre un
réclamait; il fallait que l'agent
tours de force furent
arrêté pour leur élargissement : tons ces
dans la matinée du 2 Germinal. A onze heures et deinie
exécutés la Municipalité en corps se transporta aux prisons',
du matin,
Gouverneur et à moi que nous étions libres,
pour annoncer' au
de
nos fonctions...
avec prière, aunom du salutpublic, reprendre d'horreurs ! mnon ame
Hélas ! ma main ne peut retracer tant
le souvenir de l'état oà je trouvai le Gouverneur,
oppressée par
sent si bien Lesr monstres!..
ne' peut exprimer ce qi'elle
Le salut pnblic!
ils s'indignent de voir la vertu triompher!.. l'abattement oit les
le : Gouverneur sort de
A ces mots',
ses bourreaux lui avaient fait
souffrancès des flagellations que
lève , onblie
c'est avec la plus grande peine
épronver, se
que de santé de venir donner du secours
qu'on a periis à un Officier
an milieu de la
qu'il avait reçnes, et s'élançant
aux contusions
T'entouraient, marche
Municipalité et des bons Citoyens qui
l'amour
la clémence dans le coeur,
vers la Maison commune,
un discours, d'une
de la Patric dans la bonche, annonce par
la douleur et le souvenir de ses maux,
voix presrque épuisée par
et qu'il saura mourir pour la
qn'il pairdonne aux coupables,
de continuer
et pour la Liberté! Alors, promettant
République
le rétablis-ement de l'ordre, moi ayant
ses soins paterncls pour
fiunes conduits dans nos apparfait le même serient, nons
invitâmes à la vérification
temens parla Municipalité, que nons
et le lenLes scellés furent levés sur le champ,
de nos papiers.
fat invitée à venir prendre communication
demain la Municipalité
de l'Etat et de la Caisse. Cette
des divers comptes des magasins
complèté de la pureté"
vérification der nos travanx, fut une pretive
ct la réprobations de nos persécuteurs,
de nos consciences,
fait le même serient, nons
invitâmes à la vérification
temens parla Municipalité, que nons
et le lenLes scellés furent levés sur le champ,
de nos papiers.
fat invitée à venir prendre communication
demain la Municipalité
de l'Etat et de la Caisse. Cette
des divers comptes des magasins
complèté de la pureté"
vérification der nos travanx, fut une pretive
ct la réprobations de nos persécuteurs,
de nos consciences, --- Page 20 ---
(14)
Tous les Corps, tous les Citoyens offrirent
mages publics au Gouverneur et à
une foule d'homcrainte ou la bonne foi
moi, rendus les uns par la
trouver la faveur de
trompée, les autres trop certains de
l'impunité; et enfin, ceux
tueux et couragenx qui avaient
des hommes verdes fers.
concouru à nous faire arracher
L'effervescence du dehors avait besoin de
avec succès, le Gouverneur et
calme ; pour le faire
moi allâmes au
pour nous montrer aux braves Africains à
Haut-du-Cap
salut et celni dela Colonie;
qui nous devions notre
chement
nous allâmes les assurer que l'attaqu'ils avaient montré à la Loi, leur avait
reconnaissance éternelle et qu'ils s'étaient
acquis une
bienfaits de la
rendus dlignes des
France; nous leur promimes de rester
jours parini eux, pour laisser à la ville du
le quelques
rétablir de sa secousse.
Cap temps de se
Nous étions arrivés au Haut-du-Cap à six heures du
Germinal;1 le
soir du 5
ct leurs Cliefs temeignagedinteidiqer nousdonnaient les Africains
commençait à nous faire oublier nos
lorsque dans le nilien de la nuit, Jean-Pierre
malheurs,
manda officiellement
le
Léveilliés nous
que général de
tout à coup, et sans mission,
brigade, Villatte, était
de l'Est,
parti pour le camp de la
avec l'appareil d'one Datrouille et des mulets partie
Assuré de la force armée, le Gouverneur
chargés,
ce départ inopiné,
crut devoir, d'après
porter son camp à la Petite - Anse
repousser les hostilités en Cas de trahison; il
pour
Cap avec son Etat - major
partit du Haut-duvivifier nos opérations
pour s'y rendre ; je'le suivis pour
quiauraient été les avec le commerce, et réprimer les excès
suites infaillibles de cette subversion.
Les efforts du Gouverneur à redoubler de
empêcher les moyens que nos ennemis
sollicitudes pour
nlous, 3 allaient être inutiles, si le pourraient ciployer contre
Louverture, n'était
général de brigade, 3 Toussaine
venu joindre le Gouverneur
avec un régiment et une forte
dans son camp, >
temps calaniteux, à la
cavaleric, pour veiller dans cC
Blancs dont la
sureté du Gonvernement et des citoyens
perte était jurée. En cffet, à peine étions nous
is
sollicitudes pour
nlous, 3 allaient être inutiles, si le pourraient ciployer contre
Louverture, n'était
général de brigade, 3 Toussaine
venu joindre le Gouverneur
avec un régiment et une forte
dans son camp, >
temps calaniteux, à la
cavaleric, pour veiller dans cC
Blancs dont la
sureté du Gonvernement et des citoyens
perte était jurée. En cffet, à peine étions nous --- Page 21 ---
SAWNIEE EA
(15)
und
les hommes de couleur préparait
rendus à nos travaux, que
à la Petite-Anse, les crines
émeute popalaire pour consommer, 1 séduction la plus perfile fut
qu'ils avaient dirigés au Cap. La crédlulité de quelques Africains
employée pour tromper la facile
en leur disant
de la garnison ; on les travaillait au meurtre de chaines pour les
qu'on venait de débarquer des boncauts
A cet effroi, ces
enchaîner ct les remettre dans l'esclavage!.
marchent, coules armes à la main, se soulèvent,
hommes,
forcent les portes des magasins de la République,
rent, menacent,
défoncent les barils de farine et de salaison,
onvrent les armoires,
le Gonvernenr, - moi et les Blancs,
s'emparent des postes 9 mettentl donner le signal de la mort,
plusieurs fois en joue, et allaient
aficain, indiqué
Toussaint Lonverture, ce génic
si le valenrenx
comme devant être le sauyeur
par un grand Auteur philosophe, le sabre à la main, pour réprimer
de son pays, n'était accourn , du nom de soldat.
ces farouches satellites, indignes
fut bientôt exécutée par
La dispersion de ces hommes égarés rassurer et détromper
le conrage de ce Général; il employa, raison pour et de la vérité ; il les
les armes de la
ces malheureux,
mais voulant les punir de leur insubordiramena ain repentir;
reconuut conpables; alors le
nation, il fit désarmer ceux qu'on
et le rétablissement
calnte revint, la machination fut déjouée,
de l'ordre parut s'opérer.
de brigade, Toussaint
Tant de vertus réunies dans le général éclatante'; il venait
Louverlure, nécessitaient une récompense
ct le reste desmalheureux
de sauveràl la fois et Ssint-Domingne
Européens qui y ont défendu la liberté. étonant à ses travaux; il
Le Gonverneur associe cet Homie
Lieuà la tête de tous les Corps civils et inilitaires,
le reçoit,
de Sant-Domingne.
tenant au Gouvernement
des succès aux
en promettant
Les combinaisons sanguinaires, craindre au Gouverneur que l'inohommes de couleur , faisaient
on tout an moins aliéner
béissance pourrait diviser les citoyens, défendre; il fallait prendre
armés pour le
les solilats, jusqu'alors
caractère des
faire respecter l'anguste
des 'mesures sages pour
tous les Corps civils et inilitaires,
le reçoit,
de Sant-Domingne.
tenant au Gouvernement
des succès aux
en promettant
Les combinaisons sanguinaires, craindre au Gouverneur que l'inohommes de couleur , faisaient
on tout an moins aliéner
béissance pourrait diviser les citoyens, défendre; il fallait prendre
armés pour le
les solilats, jusqu'alors
caractère des
faire respecter l'anguste
des 'mesures sages pour --- Page 22 ---
WV
(16)
Représentans de la France : il fut mis en
au Haut-ila-Cep, ou si nous
question si nous irions
puisque nous nous trouvions retournerions au Port-de-Paix,
poignard des factieux.
encore, à la Petite-Anse, sous le
Le Gourerneur et moi
que nous saurons mourir repoussons à
cette proposition, en disant
nous battant en retraite, notre poste, et que ce ne sera
de-Paix; mais
que nous prendrons la route du qu'en
A
que nous ne retournerons
Portcette nouvelle, un cri de
plus au Cap.
contre ces mnandataires
désespoir s'élève de toute part
du Cap doit être
perfides de tant de trahisons; la
les
désertée et bràlée, tous ses
ville
troupes qui y sont, veulent suivre le labitans, toutes
Capitaines américains sont
Gouvernements les
s'anéantir, si le Gouverneur consterfés, et tout paraît devoir
lai a assigné.
quitte le poste que la Convention
Au tableau de tant
bons citoyens
d'horreurs, le Gouvernenr
l'entourent, le pressent;
s'attendrit ; les
fut un instant divisée,la
ilslui disentque si l'armée
etl'amour dela liberté les confiance, l'estime, et sur-tout la raison
les traîtres et rendra à rapprocheront; et cette union éloignera
Il cn fallait mnoins l'Autorité la dignité qui lui est due.
Gouverzenr,
pour touclier le trop sensible
qui mérite le titre de
coeur du
ont donné; son ame,
père, queles bons soldats lui
s'éleva
pressée par la douleur et
pour assurer qu'il ferait tout
Tattendrissement,
La joie alors prit. la place dela pourlebonheure du peuple!..
au Cap habiter le
terrcur, etle Gouvernement revint
bon et du vrai Y logement de LArsenal, aux acclamations du
peuple., :
Que P. Pinchinat .dans
Citoyens du4 Avril dela -son mansonger écrit ; intitulé cc Aux
5 page 6, folio
partie francaise de
verso, Jeur*dise : *CeSaintDomingue,
>> tation occasionnée
n'était plus "ine fermen-
:,
par une poignée de mulâtres
T'extravagance d'appeler
qu'on avait
Que le général de
insurgés >>,
fameux du célèbre brigade, Villatte, apprenne à lire le
Defermont, sur la Colonie, dans la Rapport
Messidor, an troisième. Voici
séance du 25
Çe que dit ce Solon de la France :
verso, Jeur*dise : *CeSaintDomingue,
>> tation occasionnée
n'était plus "ine fermen-
:,
par une poignée de mulâtres
T'extravagance d'appeler
qu'on avait
Que le général de
insurgés >>,
fameux du célèbre brigade, Villatte, apprenne à lire le
Defermont, sur la Colonie, dans la Rapport
Messidor, an troisième. Voici
séance du 25
Çe que dit ce Solon de la France : --- Page 23 ---
-
AWML FTAa
P
(17) commande sous les ordres de
homme de couleur,
la
du Nord.
C Villatte,
fait partie de province
an Cap, qui
en bon étit, un camp
>> Laveaux, nombreuse, des forts
cette Ville, et
>> Une garnison
forte artillerie, défendent
vozu
une
: le seul
>> bien fortifié,
intrépide et bon militaire
est également
avec soin d'établir
>> Villatte avons i fommaur, c'est qu'ils'occupe et de
par SOIL
>> que nous discipline dans sa troupe, subordinction prouver dans lc
>> une granide est convaincu que la
militaires >>.
> ezemple qu'il
garantie des succès
de
est la principale
les Ligislateurs
>> service,
Villatte !.. Que diront
la
Ah Villatte :.
vous ne connaissiez pas
la France ? Ils ne diront pas que
Ils ne diront pas qu'ils
Constitution de la Répuby ique.. Ils diront !.
nouvelle avaient pas récompensé ?.
du néant le vaste et
ne vous
qni tiras
dans
Et toi, Etre incomprchensile,
toi qui le maintiens
Univers, toi qui l'orgmisis, 6 ptissante Providence!
mijestneux
depnis tant de siècles,
et
un si bel ordre,
vertueux, choisis par ton Penple,
sur ces hoinies
une portion nouvelle
répands Ministre qu'ils nous ont donné,
la naissance;
surle digne dont tu les donas, en leur accordant
leurs
de ce feu divin,
intelligence 3 protège
redouble, s'il se peut , leur étonnante à substitmer à ces contrées
pénibles travaux; ; fais qu'ils parviennent et qu'enfin, ne pouvant
feu le bonheur et la prospérité;
moins lionorés dans
de ,
leurs nous soient du
arriver à l'immortalité,
ne furent lcs demi- - Dicux.
futures, autant et plus que
les races
Prnvwlt
de P. Roux.
de Timprimerie
Au Cap-Fraugais, --- Page 24 ---
--- Page 25 ---
niRY T AN / Ir AAIVC Cmi --- Page 26 --- --- Page 27 ---
E796
2yuip
Sne --- Page 28 ---