--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Jlabir Carter Brolpi
fibrtrg
Hoondiirotg
CH. CHADENAT.
uai
gustins, n al --- Page 3 ---
d --- Page 4 --- --- Page 5 ---
da
a
-
PRÉCIS
DE la jufifcation de JOSEPH-PAULAUCUSTIN CANTETORT,
du Régiment du Cap, & des
Colonel
Litaires
aures Midéportés de Saint - Domingae,
RICOURAUSEMERT DÉMONTRÉE
parlesfeules Piéces jufificatives
all Comité Colonial de lal Convention dépofies
tionale.
Na
Les diverfes inculpations faites
du Régiment du Cap,.
atx militaires
mingue par ordre des déportés de Saint. - Dole Pouvoir exécutif, font Commiffaires délégués par
des foupgons qu'ils
toutes renfermées dans
prétendent avoir
parmi ces Joupgons, il en eftux dont conçus; &
ne font que les conféquences
les autres
CE
néceffaires,
SOUPÇON eft que nous étions
avec les Negres révoltés, &
d'accord
aux Loix de la Mere - Patrie, autres rébelles
& que. nous
A --- Page 6 ---
RPJCB
(2)
entreteions avec. enx des intelligences criminelles, dans le deffein de parvenir
moyen, à rétablir à Saint -
, par Leur
régime.
Domingue l'ancien
Dans les Mémoires que nous venons de
blier, il a été démontré, 1°. Que les militaires puJoupsonnés par les Commiffaires civils, loin
voir été d'accord. avec les révoltés, les avoient d'aexterminés en tout, temps , en tout lieu, & de
tout leur pouvoir; 2". qu'ils n'avoient
ceffé de faire exécuter les
jamais
les autorités
Loix, & de refpecter
révoltés
conftituées ; 3". que les efclaves
d'Amérique n'ont jamais été
en faveur de la royauté, ni de l'ancien foulevés
mais au contraire pour conquériruneliberté, régime,
prétendoient leur étre due, aux termes de la décla- qu'ils
ration des droits, & injuftement refufée
les
Décrets rendus en faveur feutement des Gens' par de
Couleur, lefquels avoient été reftreints encore
dans leurs difpolitions favorables,
poftérieur. qui augmenta leur
par-un. Décret
que les Joupsons calomnieux fureur; 4°. enfin
militaires
répandus fur les
déportés, viennent de la.fadion Léopardine > qui n'a jamais ceffé d'être en
tion avec tous les
oppofidépoficaires de
time à Sunt-Domingue,)
lautorité légia conquis les Commifaires jufqu'au moment où elle
d'eux notre
actuels, & obtenu
déportation.
A 2
par-un. Décret
que les Joupsons calomnieux fureur; 4°. enfin
militaires
répandus fur les
déportés, viennent de la.fadion Léopardine > qui n'a jamais ceffé d'être en
tion avec tous les
oppofidépoficaires de
time à Sunt-Domingue,)
lautorité légia conquis les Commifaires jufqu'au moment où elle
d'eux notre
actuels, & obtenu
déportation.
A 2 --- Page 7 ---
(3 )
Et cependant, , les principes & le bup de cette
faction font de parvenir, par la
à la dévaftation des
guerre civile,
des Décrets rendus propriétés, à l'inexécution
par les Repréfentans de la
France, à lindépendance de cette
à fon afferviffement à
Golonie, ou
désmilitaires,
PAngleterre. Les efforts
maintenant accufés,
aux fitccès des factieux, &c maintenir pours'oppofer les
priétés au milieu des difcordes & des troubles procivils, font Funique caufe de leur détention.
Nous allons laiffer parler les piéces julhificatives; elles fuffifent pour établir,
foit
befoin
fansqu'il
de.commentaire, une juftification complette & rigoureufement démontric,
a
PREMIE RE
ala
SECTIO N.
PIECES confatant que les
a
Efclaves révoltés Je Jone e
uréspaticonguirart leur
0 principes
libentd;6-qu, d'après les
qu'ils ont expofés, Grla conduite
ont tenue , il ef impoffiéte que les Militaires qu'ils
chargés de les réduireé de les Joumetre,
s
ezi le moindre rapport avec eux
ayent
, 6a plus forte
raifon, des intelligences dans le defcin de ramener à Saint-Domingse l'ancien rigime
Il fuffit, pour s'en convaincre, de
feule piéce; c'eft la lettre
lire une Juill. 1792.
originale des Chefs Piéce n,1.
A 2
ue , il ef impoffiéte que les Militaires qu'ils
chargés de les réduireé de les Joumetre,
s
ezi le moindre rapport avec eux
ayent
, 6a plus forte
raifon, des intelligences dans le defcin de ramener à Saint-Domingse l'ancien rigime
Il fuffit, pour s'en convaincre, de
feule piéce; c'eft la lettre
lire une Juill. 1792.
originale des Chefs Piéce n,1.
A 2 --- Page 8 ---
atb aM2H021 A
4) iallannot 9978 aar
1Y
efclaves révoltés, adreffée a T'Affemblée
des
nationauix & aux
genérale, aux Commiffaires
F sontAhor
citoyens de Saint Domingue:
de
a Cettelettre, en forme de projet de traité
tout
:
n'eft pas fufteptible d'analyfe ;
y
paix, extrêmement important : néanmoins, pour
eft'
le' but que- nous nous fommes propofé
rémplir
les preuves de notre conduite
de? rapprocher
& de nous borner à indicivile & militaire,
plutôt qu'à rapporter les piéces julificat
quer,
en citerons les pallages fuivans. B
tives, nous
VOS eiclavesis
122 < Ceux, que vous appelez homme doit préféclament les droits que tout noirs',- -il eft vrai's
tendre.
Nous fommes puiffe en faire la promais quelle eft la loi qui
de Phomme blanc? : 4 Nous fommes
priété"
vous; votre avarice &c notré
nés libres comme
potvoient feules notsretenirjufqusei
ignorance
F L'heureufe révolution qui
dans Pefdlavage. Mere-Patrie, nous a frayé le
a eu lieu dans'la
& nos travaux fae
chemin que notre courage arriver au temple
ront nous faire gravir pour braves François, qui
de la liberté, 2 comme ces
qui
font nos modeles.
Vous , Meffieurs, n'avezprétendez nous affujettir a Tefclavages frande maintenir la Conffitition
vous pas juré T
membres', &
Tet coile, dont votis êtes les
quelle
loi fondamentale ? Avez-vous oublié que
eft fa
a eu lieu dans'la
& nos travaux fae
chemin que notre courage arriver au temple
ront nous faire gravir pour braves François, qui
de la liberté, 2 comme ces
qui
font nos modeles.
Vous , Meffieurs, n'avezprétendez nous affujettir a Tefclavages frande maintenir la Conffitition
vous pas juré T
membres', &
Tet coile, dont votis êtes les
quelle
loi fondamentale ? Avez-vous oublié que
eft fa --- Page 9 ---
(5)
vous avez formellement juré la déclaration des
Droits de Phomme, , qui dit que les hommes.
naiffent libres & égaux ? - IT0 Qui légitime la
réfiftance à l'oppreftion? E Donc, nous fommes
dans nos droits, & vous devez, vous reconnoître parjures à vos Dicrets, T vous voulez
maintenir la fervitude pour 480 millei individus.
Vous-Mellieursles Commiflaires nationaux,
qui êtes envoyés par la Nation & LE ROI,
rempliffez vos devoirs.. : Tous les. hommes
font également chers à Phumanité..
Vous
quiavez traverfé les mers pour combattre des
hommesqui veulentréclamer leurs droits, avezvous oubliez tous VOS travaux pour parvenir à
Nleunte-Cudgyauarsin confultétous ceux
à quinous fommes liés par une
nous demandons, 1. la liberté mémecaufe,que générale de tous
les hommes détenus dans lefclavage, 2.0 amnif
tie générale, 3.9 garantie de ces articles par le
Gouvernemente efpagnol, 4.
la Colonie & leur préfentation leuracceptation par
femblée
AU Ror &àlAf
nationalespour recevoir d'eux.leur fanction, >
131 - o
P La Haye, curé dul Dondon,qui vivoit pon C 1m
efclaves révoltés, dontil étoit le
avec les hlma
dans ce même
confeil, adreffa n..
temps aux premiers Commiffaires
délégués à
Saint-Domingue, un écrit qu'if
lifie de Lettre phitofuphique, ou l'on
quaretrouve
rp
le
A 3
&àlAf
nationalespour recevoir d'eux.leur fanction, >
131 - o
P La Haye, curé dul Dondon,qui vivoit pon C 1m
efclaves révoltés, dontil étoit le
avec les hlma
dans ce même
confeil, adreffa n..
temps aux premiers Commiffaires
délégués à
Saint-Domingue, un écrit qu'if
lifie de Lettre phitofuphique, ou l'on
quaretrouve
rp
le
A 3 --- Page 10 ---
T00e - même
Iato (6)
efprit qui regne dans celle
vient
faire connoitre. (1)
qu'on
de
38 Pendant queles elelavesrévoltés nous
ces propofitions
faifoient
abfoles,je m'occupois à leur
intercepter les vivres & les voies de
cations,
communi15Juil.a792, Dans ce même mois de
Supplément de
tion
juillet, je fis déclarapiéces.
AlAffemblée coloniale d'un bateau faifi
n°.6. foupçonné de porter des fecours aux
&
44o8t1792. Lej paragraphe de ma lettre à Don André révoltés.
ridia, lorique je lui annonçai la remife de d'Hi
bâtimens clpagnols
deux
tions, dans
pris contre le droit des naun des ports de S. M.
prouve que je ne négligeois aucune catholique, occafion
défendre
de
voltés & Saint-Domingue letrs
contre les efclaves ré28Aodt
Ma lettre complices.
: - a 63
1792.
aux commandans dAsaton de
Monte-Chrif & de Porto-Plata
,
commerce illicite
pour arrêter le
que faifoient avec les
révoltés, quelques Eipagnols fortant de Negres
férens Ports;
ces dif
SSept. 1792.
Et la réponfe
mandant
qui me fut faite par le comd'drabons font de
de mes follicitudes & de
nouvelles preuves
à la Colonie.
mon fidele attachement
étoient (1)Ceslettres: me parvinrent,parce que deux Cemmifiaires
alors partis pour.France, &que le,
au Car,
troilieme n'étuit pas
--- Page 11 ---
mois (7) de Septembre 1792, je 30 Septembh. Supple
Dans ce même
des
aux
commandans
nAt
donnai des inftruétions la ville du Cap, dans n'.7.
poftes qui avoifinoient
& de
lefquelles jai prévu tous les cas d'attaques ET
défenfes ; oit jai prefcrit prudenee & fermeté,
des requifitions
sererpsemtges
civils.
des Commiffaires
a
aux
Telles font les piéces que nous oppofons
énoncés par les Commiffaires
fmples foupsons
de concert avec les efclaves
actuels, d'avoir agi
& les porel
révoltés ; on y voit que leurs principes aucuns
entr'eux & nous
nôtres ne permettoient n'étions occupés qu'à
rapprochemens : nous Décrets nationaux, &c
maintenir lexécution des
Décrets laiffoient les Negres dans l'efclavage,
ces
reclamoient, à main armée, la liberté
tandis qu'ils
qui leur étoient
& Pégalité des droits politiques, déclaration des dxoits.
connus & promis par la
SECTIO N.
SECONDE
que les militaires du Régiment
-
PIECES confatant à foumettre les efclaves révoltis;
du Cap employés
combattus & réduits.
les ont Jans ceffa attaqués,
ici que des agtions oût jai comJe ne parlerai
mandé,
de PAcul, 3s0A.r 179P
Lifez monjournal de la campagne
a. *
A 4
des droits politiques, déclaration des dxoits.
connus & promis par la
SECTIO N.
SECONDE
que les militaires du Régiment
-
PIECES confatant à foumettre les efclaves révoltis;
du Cap employés
combattus & réduits.
les ont Jans ceffa attaqués,
ici que des agtions oût jai comJe ne parlerai
mandé,
de PAcul, 3s0A.r 179P
Lifez monjournal de la campagne
a. *
A 4 --- Page 12 ---
(8)
adreffé officicllemant au
Lieutonant-général au
Gouvernement de
1O Novemb. Mon
Ssimt-Domingses-. esotce
1791.n".10.
difcours aux Aflemblécs coloniales &cproprovinciales aul, retour de cette
Io Novemb.
campagnesi reyibaly
1791.n.11. Laréponfequi me fut faite
les Préfidens de ces
,lemimejourspar
13 Novemb. La relation de Aflembléess aV j6 lorea'l
1791.
l'attaque des Nogres campés aui
n.11rer, Grand-Boucan, célebre par l'énorme difproportiondes attaquans auxa attaqués&c les fuccès & les
fatigues exceffives de cette journée;
5Avr.1792. La relation de
n.12.
l'attaque des brigands fur. le"
Morne de Bel-Air, à_la fuite de laquelle eft un
extrait du procès-verbal de la, féance de l'Affemi
bléc provinciale du Nord,en date du 8 Avril
1792,qui prouve que j'aiporté mes plaintes de
ce qu'au lieu de 800 hommes, dont 5oo: oudent
troupes patriotiques, &. 300.d der Gouleur, qui of
m'avoient étép promis, je nc trouvaiau rendeze
vous 93 que 90 Volontaires & 6o-hommes de
Couleur; 3UD 1og MUTE fog N sb snebrqumme
20 Avril
La relation de la prife du
1792.
Jes
pofte der Jeainnetaud 1s
n.2bis par
brigands, & la reprife de ce,pofte par- 200
combattans fous mes ordres, dans la nnitdur 18
au 19 du même mois;
Dans toutes ces.
*
7 y00. d3
piéces, vous verrez, le
ment du Cap, feulerroupe de.ligne
Régis 3
de fix mois, contre une horde de brigands, pendant prés de-o'i
révoltés, d'affaffins & d'incendiainessfer portant
etaud 1s
n.2bis par
brigands, & la reprife de ce,pofte par- 200
combattans fous mes ordres, dans la nnitdur 18
au 19 du même mois;
Dans toutes ces.
*
7 y00. d3
piéces, vous verrez, le
ment du Cap, feulerroupe de.ligne
Régis 3
de fix mois, contre une horde de brigands, pendant prés de-o'i
révoltés, d'affaffins & d'incendiainessfer portant --- Page 13 ---
(9)
par-tout," malgré la difproportion inouie de fes
forces; ; difperfé fur près dei 60 lieues de
& maintenant
côtes;
par-tout l'ordre public; faifant refpecter les loix &ciles propriétés;
fiance
infpirant la' consi
aux Citoyens, & montrant fans cefie
l'exemple du vrai patriotifine, du
& de
la fubordination.
courage a
n - "n
TROISIE M E SECTIO N,-
PIECES juflifant la conduite du
<
Régiment du
Cap, comme Militaires 6 comme
les trois années
Citoyenspendane
1790,
a U
de
1791 17922
Dès les premiers jours de l'année 1790, les
foldats du Régiment du Cap donnerent
6Janv.-9a. no.21.
aux Volontairesnationaux & aux Troupes de ligne, une 17
fête patriotiquey à laquelle des membres des TE
Corps populaires, F'Etat-Major de la place & le
Commandant de la province ont affifté, Elle a
été fuivie de beaucoup d'autres du même
genre.
Trois mois après, la Municipalité du Cap
députa au' Régiment, & lui offrit, comme
#L s1Avrills Mai R
couronne
les
une n.68 & 7a
civique,
témoignages de l'eftime in
& dela reconnoiffance
publique ; elle le félicita
d'avoirfu maintenir, aur milieu I destroubles civils,
l'ordre; la stireté & ia difcipline militaire; décora fes Membres du titre de Ciroyens du Nou-
Municipalité du Cap
députa au' Régiment, & lui offrit, comme
#L s1Avrills Mai R
couronne
les
une n.68 & 7a
civique,
témoignages de l'eftime in
& dela reconnoiffance
publique ; elle le félicita
d'avoirfu maintenir, aur milieu I destroubles civils,
l'ordre; la stireté & ia difcipline militaire; décora fes Membres du titre de Ciroyens du Nou- --- Page 14 ---
(to)
G veau - Mondi, & configna fon
archives,p ponr éternifer
difcours dans fes
Oa. 1750.
Au mois
leurs vertus.
no 30.
d'ORobre de cette même
T'Aflemblée
sonée,
provinciale du Nord vota des remerciemens au Régiment, pour la
a montrée dans une.
bravoure qu'il
Et
expédition.
1604.1790. Supplément IIN
dès le mois de Novembre
de picces, encore en fa faveur unn arrêté dans fivant, elle prit
n".3. fidérant quele
lequel, K conRégiment du Cap n'ajamais
de donner des Preuves du plus
ceffé
& notamment dans les diverfes pur patriotifme,
la Colonie a été en
circonftances oà
mité,
péril, elle arrête à Lunanique M. de Cambefort fera invité à reprendre, pour la sûreté publique, les deux
de canon que le Régiment avoit confervées piéces
cafernes, juiqu'à Tépoque oiz elles avoient aux
remifes à Parfenal.
été fi
22 1791. Décemb, Suppl, C Ala fin de1791, 1 les
des piéces, blée provinciale du Commiflaires de PAffemn.s.
nord vinrent
le Régiment du Cap,
complimenter
du Miniftre de la
relativement à une lettre
guerre, qui porte,
noiffance des bons fervices de 1 qu'en reconpaffera à fon
ce Régiment, il
ciement décrété diepanteen/@nipenerl le licenpour les autres Régimens
niaux. Ils lui déclarerent
coloque T'Aflembléc des
Repréfentans de cette Province les avoit
pour lui témoigner çombien elle
députés
latisfation gue la NATZON avoie de partageoit fes
la
fuecès.
glorieux
porte,
noiffance des bons fervices de 1 qu'en reconpaffera à fon
ce Régiment, il
ciement décrété diepanteen/@nipenerl le licenpour les autres Régimens
niaux. Ils lui déclarerent
coloque T'Aflembléc des
Repréfentans de cette Province les avoit
pour lui témoigner çombien elle
députés
latisfation gue la NATZON avoie de partageoit fes
la
fuecès.
glorieux --- Page 15 ---
Ti )*
Defon côté, T"Aflemblée coloniale, convaincue
du zèle & du courage dont ce Régiment a donne171.n.0. 25 Décemb.
tant de preuves pour la défenfe de la Province
du nord, lui exprime la fatisfaction & la reconnoiffance de la Colonie entiere, déclare qu'elle
n'oubliera jamais que c'eft Jurtour 2 Jon patriotifme & à fa fermeté qu'elle a dûi la confervation
de fa plus belle Province & de fa plusimportante
Cité; enfin elle offre au Régiment des cravattes
aux couleurs nationales 2 pour en décorer fes
drapeaux.
La Municipalité de la ville du Cap félicite en-. 3oJanvier
fuitel lel Régiment fur fon patrioti/me &) Jon courage; 1792.n°.21.
l'affure que la Colonie entiere pénétrée d'admiration & de' reconnoiffance, lui a décerné les
cravates aux couleurs patriotiques dont elle veut
orner elle-même fes drapeaux.
Deux mois après je futis obligé de faire un 5Mai 7
rapport officiel fur la trifte fituation de ce brave- 22Mars
& incorruptible Régiment; ; j'y prouve que du n'.34.
23 Avrilaus 5 Mai1792, deux centtrente-neufot
dats ont péri, que fix Officiers font morts des
fatigues exceffives de nos campagnes contre les
brigands & les efclaves révoltés; qu'un feptieme
a été maflacré, & que tous font malades, à lexception de deux; qu'enfinilya: 212 hommes dans
un étatfideplorable,q qu'on ne peut efpérer de falut
pour eux qu'en les faifant paffer en France,
23 Avrilaus 5 Mai1792, deux centtrente-neufot
dats ont péri, que fix Officiers font morts des
fatigues exceffives de nos campagnes contre les
brigands & les efclaves révoltés; qu'un feptieme
a été maflacré, & que tous font malades, à lexception de deux; qu'enfinilya: 212 hommes dans
un étatfideplorable,q qu'on ne peut efpérer de falut
pour eux qu'en les faifant paffer en France, --- Page 16 ---
Fai été forcé de fairel (12)
pour détruire les
imprimer ce rapport 2
dues far ces-demandes calomnies-qui s'étoient répan608.179, Ari Les factieux ine
de renvoi en France." a
Suplément de piéces. du. Cap
fe:l lafloient pas.
a.8.
contrarioit leurs vues, Le,Régiment
projets ; ils voulurents'en défaire déjouoit leurs
que ce fut : c'eft alors que les
à quelque prix
naux du: Cap & lesi Gardes Volontaires natiode la même
nationales à cheval
pétition dont ville,apprenaut qu'on fait fignerune
T'objet étoit d'obtenir
ment du Régiment ils lui
fembarqueune lettret infinimient
témoignent, dans
& leur
précienfey leur
ferprife : k feroit-il poffible 'indignation
oublié (ce font leurs
qu'on ett
on
exprefions) ou feindroite
d'ignorer que votre
les armes
Régiment in'a jamais
que pour défendre lal Colonie
pris
tenir l'ordre au nom de-laLoi
& maine
qui fur toujours la
Cette conduite
faire perdre de vue nôtre, la
étoit-elle propre à
doit à votre Corps &à reconnoiffance que l'on
dats qui le
chacun des bravesSole
peutattefter compofent ? Qui mieux que nous
cctte vérité devenne.un
dans le cour.deitous
fentiment
ceux. qui veulent la
&c-qui en éprouvent le befoin,
paix
à vos côtés dans les
puifque toujours
fervi den modele?
combatss vous nous avez
Dangers, fatigues, travaux &c
ficcès, nous avons
ilmn'ef
toutléprouvé eni
pas même juiqu'à vos pertes communs
quie nous
attefter compofent ? Qui mieux que nous
cctte vérité devenne.un
dans le cour.deitous
fentiment
ceux. qui veulent la
&c-qui en éprouvent le befoin,
paix
à vos côtés dans les
puifque toujours
fervi den modele?
combatss vous nous avez
Dangers, fatigues, travaux &c
ficcès, nous avons
ilmn'ef
toutléprouvé eni
pas même juiqu'à vos pertes communs
quie nous --- Page 17 ---
0tr (13)
donnent le droit, acheté bien cher fans doute,
de rivalifer avec vous: vous avesperdu la moitiéde
vos camarades ; hélas 1 nous pleurons encore
moitié des nôtres. Mais pourquoi
la 20 cec BON gus
moment
rappeler en ce
nos douleurs ? Nos pertes font réparées,
puifque de braves défenfeurs font venus les
placer, & nous retrouvons parmi eux des remrades & des freres. Mais en. revenant fr camaingrate G ridicule
cette
pétition, 2 nous ne concevons
pas fur quel grief on peut lappuyer; nous concevons, encore moins comment les auteurs d'un
projet auffi abfurde fe font flattés d'avoir accès
auprès des autorités conflituées, & d'en être
écoutés.Non, fans doute, une parcille démarche
ne fera.ni accueillie ni mife à
fes auteurs in'en
exécution, & fi
rougifient pas, les autorités
auxquelles ils s'adrefferont leur feront fentir
toute Lignominie dont une pareille démarche
doitles couvrir, 1 Nous vous jurons fun éternel
attachement. - Nous vous jurons
tout ce: que da raifon, la juftice & d'employer la
noiffance ont. der plus fort pour conferver recon- à la
Colonie des defenfeurs tels que vous >.
Une députation desi deux Corps vint
ter au Régiment du Cap cette adreffe, appors
tenoit auffi des expreffions
qui conbataillon de l'Aine &lei
fraternelles pour ole
quatre-vingr-dousiline
Régiment. --- Page 18 ---
709,1791 Cette, adreffe fut fuivie (14)
4-33. cienne, garnifon, &
d'une autre de Tandu Cap, aux Commiffaires notamment du Régiment
ils renouvellent leurs
civils, dans laquelle
d'obéiflance aux,
fermens patriotiques &
Loix, & les affurances
amour Pour elles,
de leur
: On voit par ces piéces, quel étoit
troupes, 2 l'abfurdité dest calomnies l'efprit des
dans lécrit des Gommiffaires
répandues
incivifme, & les
achiels fur leuir
-
quelles on n'a prétendues divifions dans lefavoir
pas rougi de m'accufer de les
entretenues.
As QUATRIEME
RA
SECTIO N
PIECES
9A inuk,
taire quipronvent que ma conduite civile G
avoit mérité
mili1 laires, des Trotipes Lapprobation dés Corps popua Jousmes
Gde patriotigues, des Militaites
ordress
tous les Ciuzyens; depuisle
comméncement de la révolution jnfqu'a
oielesi derniers
Tépoque
couvrir des
Commifaires fe fonr permis ide la
plus odieux foupsons)
22 1789. Septembs n".
Dèsle mois de Septembre 1780, la
Sdit Commerce m'honora d'ine
Ghambre
d'un événement
Hettres'e au fitjet
qui eut lieu.au
vous offre, me dit-elle, le tribut peétacle. del
* Je
fance que vous doit tout bon
reconnoifcitoyen, - Nos
ielesi derniers
Tépoque
couvrir des
Commifaires fe fonr permis ide la
plus odieux foupsons)
22 1789. Septembs n".
Dèsle mois de Septembre 1780, la
Sdit Commerce m'honora d'ine
Ghambre
d'un événement
Hettres'e au fitjet
qui eut lieu.au
vous offre, me dit-elle, le tribut peétacle. del
* Je
fance que vous doit tout bon
reconnoifcitoyen, - Nos --- Page 19 ---
(a5)
enfans, nos parens, nos éleves, formoient
grande partie des fpectateurs, & il feroit infail- une
liblement arrivé quelques défordres dans
claffe de la jeuneffe qui nous intérefle le cette
f; par votre
plus,
& calmé la modéntion, vous n'aviez arrêté
chaleur qui fermentoit dans les
efprits.
Vers la fin de cette premiere as4 28
volution, le Comité
année de la ré- 25 ORobre
provincial m'envoya une 1789. n".s.
députation, l'avenir
pour m'annoncer > que je ferois à
membre né de fon Comité, comme
mérité, par mon patriotifme, la
ayant
lattachement de tous les habitans recopnoifance 6
Sixfemaines
>.
Nord me. délivra après,T'Affemblée un
provinciale du 15 Décemb,
fcellé defon,
diplôme fur parchemin 1739. n'.3.
fceau, attaché par des rubans
& blancs, qui étoient alors les couleurs bleux
tiques de la Colonie, & dans.
patriotémoigne la gratitude de la
lequel elle me
zèle & le dévouement
Province, pour le
je me fitis
dans, courageux avec lefquels
portés
toutes les
à
appaifer les troubles au milieu des occafions,
Au commencement de Tannée citoyens.
tenant au. Gouvernement
1791, le Lieu- 29Mars 2Juill.
général de
e
mingue, écrivit au Miniftre,
Saint-Do- n. 13,
citations réitérées,
d'apres mes Jollipour obtenir qu'on s'occupêt
promptement de la réorganifation du
du Cap,
Régiment
conformément: au nouveau mode adopté
toutes les
à
appaifer les troubles au milieu des occafions,
Au commencement de Tannée citoyens.
tenant au. Gouvernement
1791, le Lieu- 29Mars 2Juill.
général de
e
mingue, écrivit au Miniftre,
Saint-Do- n. 13,
citations réitérées,
d'apres mes Jollipour obtenir qu'on s'occupêt
promptement de la réorganifation du
du Cap,
Régiment
conformément: au nouveau mode adopté --- Page 20 ---
D (16).
- Sett par PAMemblée conftituante : voici comme il
exprimé fur le compte de ce
K Unfeul Rigiment fidele à l'ancienne Régiment:
exemple unique dans nos Colonies, difcipline,
Domingue d'une
préferve Sainefubverfion totale, Ne convient-il
pas d'éloigner de ce Corps intact tous
de murmures?
motifs
-fer : delatl'organifation
en lui procurant fans
donc dans le fens nouvelle, de
(Ce Régiment étoit
la révolution,
fidélité à obferver la
malgré fa
Régiment du
difcipline militaire.) Le
Cap mérite des diftinaions
ticulieres, puifque fa conduite eft faite parfervir de modele dans nos
pour
sr
<. Le Colonel, M. de Colonies >,
iciau
Cambefort, s'eft trouvé
- commencement des circonftances
qui ontfailli
orageufes
E
perdre la Colonie; leur
n'a pas fait faire un faux pas à fal nouveauté
prudence & cafafermeté.aulifac * fageffe, afa
été cottronnée par les plus heureux conduirea-t-elle fuccès. Je
peux faire
ne
la :
trop d'éloges de cet Officier; ilréunie
33 confance de tous les Soldats 6 celle de tous les
Ciroyens, >>
SSepn.t7p1. Dans les premiers jours de Septembre, PAL
femblée provinciale du Nord fancionna le
2r &la demande quej je lui avois foumis, touchant projet
Porganifation d'une compagnie de
elle adhéra toujours avec
Pompiers, &
projets de shreté
confiance, à tous les
publiquequejelutai propofés:
Le
icier; ilréunie
33 confance de tous les Soldats 6 celle de tous les
Ciroyens, >>
SSepn.t7p1. Dans les premiers jours de Septembre, PAL
femblée provinciale du Nord fancionna le
2r &la demande quej je lui avois foumis, touchant projet
Porganifation d'une compagnie de
elle adhéra toujours avec
Pompiers, &
projets de shreté
confiance, à tous les
publiquequejelutai propofés:
Le --- Page 21 ---
Le
(17)
/ premier Novembre, le Miniftre
aux demandes queje lui
répondit 1", Nov.
la formation conftirutionnelle avoisfuites, pour obtenir n". 1791. 13 bis.
&met témoigna combien l'on de mon Régiment,
fervices.
étoirfatisfait de mes
A la même époque,"Affemblée
Toufard, qui commandoit alors le générale invita 7Nov.1791, n'.18.
affifter à fes féances,
Régiment, à
tion du Corps,
accompagné d'une députaOn voit
pour profiter de fes lumieres.
avec quelle bienveillance nous
vus par les Affemblées
étions
populaires,
Cependant
scommefonmsascufe, fans preuve 3eJuillet
1792.n.27.
ci-devantnobled de
SAEAE
imprimée,
Baron,jep produirstuneformule
pour des paffeports,
fauffeté de cetté ridicule
qui prouye la
plierois les preuves
ineulpation; je multin'étoit pas auffi pitoyable. 4edmuferdefesenuhame
Au mois d'Aoûit 1792, l'Affemblée
arétac que deux Commiffaires
coloniale 25Aoft
pour m'annoncer
me feroientdéputés 1792. n*.s.
merciemens,
qu'il m'avoit été voté des rel'abfence du pourlaconduite Lieutenant
que je tins pendant
néral. L'Aflemblée
au Gouverement-géblable
provinciale me fit une femDe
députation, & pour le même
Ala fin de l'été
objet.
à jours T après Tarrivée de la même année, & peu de 26 Septemb.
Propriétaires &cles
des forces nationales , les n. 1792. 8 bis,
Négociane du Cap
craignirent
B --- Page 22 ---
(i8 )
perfonnelles, celles de ma famille,
quemesaffires
momentanément quelque
& le befoin de prendre
à m'abfenter ; ils
repos, ne me déterminaffent m'écrire les chofes les plus:
eurent la bonté de
flatteufes pour m'engager à ne pas défemparer ceffé
jufqu'a la fin des troubles qui n'ont pas Tout
d'agiter cette malheureufe Colonie.
fait un devoir, me dirent-ils, de refterà
vous
Donnez-nous P'affurance de vous
votre pofte.
au nom de
confervers nous vous en conjurons Phonneur qui
ce que vous avez de plus cher ,
de
& le bonheur des Citoyens
vous dirige,
vous vous êtes
cette dépendance 2 auxquels du
me
parlent Régiment,a
voué. > Et lorfqu'ils
néceflaire, ils le
la tête duquel ils me jugeoient Régiment du
qualifient de brave 6 incorruptible
Cap.
nez-nous P'affurance de vous
votre pofte.
au nom de
confervers nous vous en conjurons Phonneur qui
ce que vous avez de plus cher ,
de
& le bonheur des Citoyens
vous dirige,
vous vous êtes
cette dépendance 2 auxquels du
me
parlent Régiment,a
voué. > Et lorfqu'ils
néceflaire, ils le
la tête duquel ils me jugeoient Régiment du
qualifient de brave 6 incorruptible
Cap. d'un mois feulement
Cette démarche précéde
donné lieu à l'arqui ont,
lesi prétendus' foiipgons Commiffaires aétuels, 9 après
rêté par: lequel les
du
m'avoir fiufpendu dans mon commandement
du Cap, m'ont déporté de Saint-DoRégiment
Paris de prifon en prifon,
mingue, & renvoyéa toutes mes adions, &
"après avoir empoifonné
de la Convenjufques a mes penfées aux yeux 2
A pur
2 2e tion nationalez Jatt
1792,11 a été dreffé
Enfin, aimoisd'oâobre
la
21 Suppiénent 08.191201
qui conftate qu'en quittant
depiéces, fan proces-verbal,
1.9. --- Page 23 ---
(19)
Colonie, j'ai laifs la caiffe de
eur
bon état ; on y a trouvé
mon Régiment en.
298 écus de 6 liv.
510 portugaifes, &
Telles font les piéces
fauvées du pillage de authentiques qu'on m'a
mingue, & d'après ma maifon à Saint - Doléfquelles
prononce f l'on peut trouver dans j'attends qu'on
un feul adte, une feule
ma conduite
aucuns des reproches démarche, qui juftifient
Commiffaires
qui m'ont été faits par les
lonie.
envoyés dans cette infortunée Co
CIXQUIEME
SECTIO N.
PIECES qui
epnfareni mes opinions
tuablifane mon obaifrance
politiques, 2 en
Loix faccadivemene
perfonnelle a toutes les
renduspundants la rivolution,
PARXGKAPYE
PREMIE R.
Praves du zele & de l'attachement
Liamunanecolorted du Régiment que Toufard;
avons misa procurer lexécation du Caps6-mois
naux rendus en faveur
des Dicrets natiodes Gens de Couleur.
L'Affemblée générale de St:
figne dans fes regiftres une
Domingue con-1814 oa.
été écrite Par Toufard,
lettre qui lui avoit 1791.
pas diffimulé le
dans laquelle il n'avoit n.16& 17.
vif intérêt qu'il prenoit
au
B 2
Toufard;
avons misa procurer lexécation du Caps6-mois
naux rendus en faveur
des Dicrets natiodes Gens de Couleur.
L'Affemblée générale de St:
figne dans fes regiftres une
Domingue con-1814 oa.
été écrite Par Toufard,
lettre qui lui avoit 1791.
pas diffimulé le
dans laquelle il n'avoit n.16& 17.
vif intérêt qu'il prenoit
au
B 2 --- Page 24 ---
TAn
nogyei nu Ino
sup monides
- 20)
de Couleur, & qui prononees
fort des Citoyens
de plufieus,de
fur fa demande, Mélargiffement neite 8020
VBZ
eo0 ces Citoyens.
le Régiment pendant
commandant
SNov.1791. Toufard,
Corps
n'.19. ma campagne
de PAfcaracauetimaniomesisc
affifter à la féance
civils & militaires,
manifefte fes opinions
femblée coloniale ; il y
-
oùt il foutient que,
NUT 5
dans un difcours
remettre
politiques fauver la Colonie, il ne faut pas
a pour
à fatuer fur le fort des Citoyens
après la paix
les armer
de Couleur; qu'il faut, au contraire, des droits
fans délai, & les faire jouir pleinement des 5, 6
leur avoient accordés les Arrêtés
que
précédent. Ce difcours ine plut
& 20 feptembre
de
Ca :
& lui fit perdre une partie
pas aux fadtieux, 1
magasm 3 IA65
ia popularite.
au Gou14 yécris, en l"abfence du Lieutenant
11. Juillet
aux Commitiregelavoiser
1792.n.3:. vemementgencal.
à 1'Affemblée
sn été députés par la ville de Jérémie
du
obtenir d'elle la fufpenfion
coloniale, pour
qui accordoit les droits
Décret du 4 avril 1792, de Couleur : K Je les
politiques aux Citoyens à la Loi; jel leur rappelle
exhorte a Je foumettre
elles ef Le, Jeul
le re/ped des peuples pour
que
des Empirés , & que cief la refpance
boulevard
prolonge les dangers 6 les
qu'on leur a oppofée gui
A aNd
maux de toute la Colorie >.
coloniale
Commiffaires de PAflemblée.
15 Août
Les
1792.n,14.
1792, de Couleur : K Je les
politiques aux Citoyens à la Loi; jel leur rappelle
exhorte a Je foumettre
elles ef Le, Jeul
le re/ped des peuples pour
que
des Empirés , & que cief la refpance
boulevard
prolonge les dangers 6 les
qu'on leur a oppofée gui
A aNd
maux de toute la Colorie >.
coloniale
Commiffaires de PAflemblée.
15 Août
Les
1792.n,14. --- Page 25 ---
(21 )
font tn rapport, dans lequel ils établiffent
j'ai appaifé les troubles qui s'étoient élevés que
les Citoyens Blancs & ceux de Couleur entre &
mérité, , dans cette occafion,
2 les plus grands
témoignages de fatisfaction.
toa L'Aflemblée ordonne l'impreffion du récit
-
des événemens qui ont eu lieu dans cette cir- 1792.n".15. 17Aodt
conftance.
aur Notre-founifion,mome éventuelleaux: Décrets
edesi Affemblées conftituante & légillative, étoit 25 179t. Aod:
tellement prononcée 5 que nous follicitâmes de
FAffemblée coloniale, à l'époque de la révolte
zides Negres, F'admiflion des
de Coud leur & Negres libres dans le Citoyens
11 cela fut
Régiment du Cap ;
obtenu, & pendant plus de fix mois ils
ont vécu avec les autres militaires du Régiment,
logeant & mangeant avec eux, marchant enfemble contrelesefciaves révoltés,
7ny - des
&fe donnant
preuves réciproques d'eftime, de cordialité,
& même d'amitié : pendant tout ce
Wix s'eft
élevé
temps il ne
pas
une feule rixe particulière entre
eux.
Mais la faétion ayant malheureufement
T'Aflemblée coloniale à
porté
A0
prendre une délibération
contraire, les Citoyens de Couleur & Negres
libres, pour y obéir, fe retirerent du Régiment,
& cefferent ainfi de rendre, > comme
les mêmes fervices.
militaires.,
deraalu
B 3 --- Page 26 ---
(22) )
Une autre preuve de notre opinion favorable
aux Citoyens de Couleur, c'eft qu'après m'être
confulté, en l'abfence du, Lieutenant genéral
au Gouyernement , avec Pomeirols & les autres
Chefs de l'artillerie de Saint-Domingue sj'invitai
l'Affemblée coloniale à revenir fur fes pas, en
des hommes de Couleur
TRTE autorifant l'engagement
& Negres libres, en qualité d'artilleurs. Afin d'y
réuffirs il fur pris un arrêté conforme à ma demande, & le Kmmhtendhacoesdbues
cruté6oà 80, avant mon déparedela Colonie;ils
furent aufi-tôt répartis dans les diverles' compagnics, & l'on étoit parfaitement fatisfait de leur
conduite.
nab
S I1.3 uRatag
- ba
25u16
militaires.
Preuves de ma Joamilkor aux regles
Les
militaires qui exiftoient dans
soa. 1792.
difpofitions
n.36. la Colonie de, Saint-Domingueyau- moment de
P'arrivée de d'Eiparbès, Couvemeur-geineraide
cette Mle, m'avoient attribué, comme Colonel
le plus ancien, le commandement de la Province, & comme Major-général de Varmée, ce
qui étoit relatif au mouvement des camps; mais
dès qu'une armée & un grand Etat-Major s'y,
trouverent, je ne pouvois ni ne devois exercer
des fonétions quine m'appattenoient; plus. J'éctivis alors à d'Efparbès pour lui obferver. qic
-geineraide
cette Mle, m'avoient attribué, comme Colonel
le plus ancien, le commandement de la Province, & comme Major-général de Varmée, ce
qui étoit relatif au mouvement des camps; mais
dès qu'une armée & un grand Etat-Major s'y,
trouverent, je ne pouvois ni ne devois exercer
des fonétions quine m'appattenoient; plus. J'éctivis alors à d'Efparbès pour lui obferver. qic --- Page 27 ---
(23)
la Loi s'oppofoit formellement à ce
tinuaffe de les
que je conremplir, & qu'elle défignoit en
même-temps ceux qui devoient me remplacer.
S III
Pieces que les Commiffaires civils ont
Difcufions
appelies mes
polémiques, pour en faire LLT che
d'accufation conere moi.
Ces pieces confiftent en deux lettres
crivis aux Commiffaires civils.
que j'é- 23 Septemb,
1792. n.35.
Par la premiere, je leur rappelle les conférences que j'ai eues avec eux, fir la
fituation de la
déplorable
Colonie, 2 & fur les moyens
appaifer les troubles. Mon expérience
d'y
donné le droit d'offrir à M. le
m'avoit
Gouverneurgénéral le réfultat de mes réflexions;
; j'avois
regardé ce droit comme un devoir, & je veD
nois avec confance m'en acquitter de même
envers les Commiffaires. Il faut avoir lu cette
lettre pour connoître avec quel foin, avec
détails je les informe des feules
quels
queftions importantes qu'il s'agiffoit alors de réfoudre, &
qui étoient , l'une de favoir s'il étoit utile
d'ouvrir des négociations avec les efclaves révoltés avant de. déployer contre eux la force
militaire, & l'autre, de quelle maniere
voit employer l'armée deftince
on deà les réduire,
B 4 --- Page 28 ---
(24))
Apres leur avoir, démontré les. dangers de quel:s
que négociation; que ce fat, 861 lainéeofités
d'employer fur-le-champ les moyens de les foub
mettre, jeleur dis: K Si néanmoins yous croyezi
utile de négocier, fachez être févères , que leis
délai fe compte par heures; refufez toute autrep
d'une minute,, & dife
treve 2 ne fit-elle que
pofez les forces de maniere à pouvoir les, déns
ployer à linftant même ; autrement ce feroitu
préparer. les révoltés à une. réfiftance: qui né-t
ceffiteroit leur deftruction, fi elle ne leur foursa
niffoit pas les moyens de fe procurer une re- -
traite qui éloigneroit encore la fin de nos
:
maux, Mais ce qui eft abfolument indépenn)
dant de toute négociation 2 ceft de s'emparer
Efclaves,
d'Ouanaminthe. Cepuanticrenlevemauel
révoltésla communication àla mer, &les privera
des avantages de la proximité del Efpagnol,.qui
P-2Acnd
de nos boucheries. Je termine cette lettre en me
félicitant, comme.je.d devois l'efpérer, que.la pré)
fence des Commiflaires dans la Colonie alloito
fubfinuerafanarehic le regne de la Loi.w 9012193
Dans ma feconde lettre, j'avois jugé. nécefn:
;08. n,37. 1792. faire de leur rappeler : K Que les fcènes dont ils
avoient été les témoins depuis leur arrivée, &s
dans lefquelles on avoit cherchéàme faire-jouer,
rôle
n'étoient qu'ine fuite des: inss
un
affreux,
aires dans la Colonie alloito
fubfinuerafanarehic le regne de la Loi.w 9012193
Dans ma feconde lettre, j'avois jugé. nécefn:
;08. n,37. 1792. faire de leur rappeler : K Que les fcènes dont ils
avoient été les témoins depuis leur arrivée, &s
dans lefquelles on avoit cherchéàme faire-jouer,
rôle
n'étoient qu'ine fuite des: inss
un
affreux, --- Page 29 ---
(25)
trigues de la faéion qui manoeuvroit ainfi des4
puis plus de trois ans, Je penfois,
dit, que votre préfence les feroit 2. leur ai-je
le caraétère dont vous êtes revêtus ceffer, que
aux méchans-je vois
en impoferoit
2 avecautant
que de douleur, que rien ne peut enchaîner d'indignation leur
audace.
Je vous lavoue, Meffieurs,
en frémiflant,
j'ai vu
l'empreffement & l'ardeur des
mal-intentionités à féduire les troupes nouvellement débarquées pour les
pas
cenrer-Jen'ignore
davantage les impreffions défavorables
a cherché à leur donner à mon égard,
qu'on
liéner leur confiance, - Je l'avoue hardiment pour m'afans craindre d'être démenti,
&c
écarté &cdéjoné
jufgu'a préfent j'ai
c'eft
lesdangeréie projets des faitieus
par cette raifon, fans doute, qu'ils
contre-moi tous leurs poignards; mais leur aiguifent haine
fait mon triomphe 6 ma gloire! >>
wJe me crois en. droit, Meffieurs, de réclamer
comme une juftice toute votre févérité,
fcruter ma conduite dans les différentes 3 pour
que jai occupées depuis la révolution. places"
comme j'en fuis affuré d'avance,
Si,
toujours l'exaéitude à
vous y trouvez
mes devoirs, le refpect 6
Pobafance Ta plus palfive aux loix 6 aux autorités
confinites, TATTACHENENT LE PLUS INVIOL
LABLE ALA MERE-PATRIE, l'amour du
& les plus grands efforts pour T'opérer; alors bien
je --- Page 30 ---
(26)
fuis en - droit de réclamer également votre jursaeud
tice pour rechercher & découvrir mes calomniateurs, auxquels je pardonne d'avance >.
Tels font les écrits que les Commiflaires ont
à la Convention, comme tendans à foupeints lever les efprits, &c à jeter dans la Colonie des
de divifion parmi les citoyens & parmi
germes
les troupes.
N.
CN SIXIEME SECTIO
st 102
de ON5
P'exifonce d'une fadion a
PIECES qui prouvent
Saint-1 Domingue; ; le deffein qu'elle a formnt
d'amener une fcilfion entre la France & tacs
-lonie; de la faire pafer fous la. domination
anslicane,6 Gles moyens qil'elle employe pour y
parvenir.
t
1o0
S. Ier,
Exifence & projets de cette fattion.
Dès le mois d'Aoit 1790, époque du départ 5
Aobt1790. Supplément des85 fur levaiffeaule Leopard qu'ils enleverents
depiéces,
aux Colons de Saint-Domingue,
n".1". pécrivis
& pour les
à la paix, iTunion,
a
les porter
les faélieux leur tendoient,
ferver des piéges que
dans le
le deffein
de les entrainer
R
avec
perfide
-
défordre.
Dès le mois d'Aoit 1790, époque du départ 5
Aobt1790. Supplément des85 fur levaiffeaule Leopard qu'ils enleverents
depiéces,
aux Colons de Saint-Domingue,
n".1". pécrivis
& pour les
à la paix, iTunion,
a
les porter
les faélieux leur tendoient,
ferver des piéges que
dans le
le deffein
de les entrainer
R
avec
perfide
-
défordre. --- Page 31 ---
(27)
Le1S, on-arrêta à Limonades
voté des
&
qu'il me feroit 15 Aoit
Colons feroit remercimens, que ma lettre aux 1790. Suppl,
Municipalité, confignée dans les regiftres de la de n".2. piéces,
comme un monument
mes fentimens patriotiques
authentique de
time de TAffemblée
, & de l'adhéfion inferme.
aux principes qu'elle ren-
( Confidérant, porte cet
blée ci-devant féante
arrêté, que lAffemvertement
à Saint-Marc, s'étant ouportée à des aétes
de trahifon, n'a
d'indépondence G
duite
les pas craint de confirmer fa conpar
fédudions les
les" attentats les
plus criminelles &
défaftreux
plus révoltans; que les décrets
qu'elle s'eft permis de
ices derniers tems, &
rendre dans
ciement des
notamment celri du licenles
troupes de ligne, en faifant paffer tous
pouvoirs en fes mains, alloit
nos têtes le delpotifme le
appefantir fitr
conféquence il étoit
plus atroce; qu'en
iluin de nous cette affreufe nécefaire, pour repouffer
pofitaire de la force
calamité, que.le dé-
-les moyens
la publique fit ufage de tous
niaintien
que Nation lui a confiés
de lPautorité
pour le
de ma lettre dans fes légitime, (arrête Tinfertion
confidere enfuite
regilires). > L'Afiemblée
de
: ( que les dernieres opérations
Saint-Marc ayant annoncé
fciflion. décidée avec la
hautement une
poffible de douter de fes Mere-Patric, il n'eft plus
projets criminels, &
la publique fit ufage de tous
niaintien
que Nation lui a confiés
de lPautorité
pour le
de ma lettre dans fes légitime, (arrête Tinfertion
confidere enfuite
regilires). > L'Afiemblée
de
: ( que les dernieres opérations
Saint-Marc ayant annoncé
fciflion. décidée avec la
hautement une
poffible de douter de fes Mere-Patric, il n'eft plus
projets criminels, & --- Page 32 ---
(28)
la confiance, l'amitié ou la fédhicque ceux que. indaits à erreur, doivent voir
tion auroient
l'abyme oit les mal-inclairement aujourd'hui
laColonie y.
tentionnés cherchoient à precipiter la révolte des
3iAodt
En effet, huit jours après
écrivit au
3792. n'.24. Negres, le Préfident de PAffemblée
la Jamaique (Colonie
Gomverncurginéalde lui demander des fufils & des
Angloife) pour
de leurs lenteurs: K tous
Hfecourss il s'y plaint
fixés fur l'eau, nous
les jours, dit-il, nos yeux
& vOS
cherchons à, Thorifon vos vaifeaux fi, après
ARMÉES.
Quel coup affreux, abandonnés t..
des jours d'efpoir, nous étions
Lachaife elt
de 1792,.
SFév. 1792. Au commehcement
la
n".26. renvoyéau Cap, à PAffemblée coloniale, d'avoir par
Municipalité de Jérémie, qui Taccufoit
nouvelle diftribution des terres',
21 provoqué une devant elle armé & accompagné
& d'avoir paru
ameutés pour
d'une foule d'hommes, qu'ilavoir le manda -
pour lui
fortifier fon parti, loriqu'elle
fur fa conduité
demander des éclairciflemens
coloniale fufQuatre mois après, l'Affemblée
1".Juin
étant le germe des
1792, n°.25. pendit les Clubs, comme
malgré
féditions & des prétentions des révoltes, Membres
de Baudry, Pun des
les réclamations
de PAffemblée de Saint-Marc.r
re
1 à
-
CrnA
2HEL
pour lui
fortifier fon parti, loriqu'elle
fur fa conduité
demander des éclairciflemens
coloniale fufQuatre mois après, l'Affemblée
1".Juin
étant le germe des
1792, n°.25. pendit les Clubs, comme
malgré
féditions & des prétentions des révoltes, Membres
de Baudry, Pun des
les réclamations
de PAffemblée de Saint-Marc.r
re
1 à
-
CrnA
2HEL --- Page 33 ---
(39)
Sa 1T 051 SaE
L S. II.
3106 noi
cette fadion, caufe unique
Moyens employés par malheurs de la Colonic.
des troubles 6 des
auts rtb
Lesprincipauxn moyens aedehiarompoyespet étéla
parvenir au but qu'elle s'étoit propofé,ont Toppoltion
réfiftance aux Décrets nationaux;
libres; la proferiptioa
des Efclaves aux Citoyens
nationale dans a
des dépofitaires de Tautorité
ComColonie; fa conduite vis-à-vis des premiers
mationaux-civils, & notredépotation,
miffaires
lés Commiffaires
quoique prononcée par
R
- - -
qui, n'en eft pas moins fon ouvrage.
al achuels,
qu'on va citér prouvent ce fom1 Les piéces UO0
dete :3
maire. san "ANemblée provinciale perma- 19,aslail 1790.
Dès 1790,
tne ne.28,29.
fe crut obligée de faire
nente du. Nord,
dans laquelle il et démontré ique
proclamation,
contre
31 ja été forcé de prendre des précautions
les factieux, de s'emparer
an projet, formé par
de ma perfonne.
a1oe. 1791.
a
m'avoient jugé
lyavoit déjà du temps qu'ils
de
les n*.31.
rel redoutable; ils uferent contre - moi tous
-
ils eurent recours aux écrits;
moyens; ; en 1791,
annéeil fut dénoncéà
au mois d'Ottobre de cette
FAfembléecolonialer un libelle difamatoirerédigé
dans cet efprit.
s'emparer
an projet, formé par
de ma perfonne.
a1oe. 1791.
a
m'avoient jugé
lyavoit déjà du temps qu'ils
de
les n*.31.
rel redoutable; ils uferent contre - moi tous
-
ils eurent recours aux écrits;
moyens; ; en 1791,
annéeil fut dénoncéà
au mois d'Ottobre de cette
FAfembléecolonialer un libelle difamatoirerédigé
dans cet efprit. --- Page 34 ---
1".
(3o)
1792.n°.23. Oatob. Dans les annales; dites patriotiques de SaintDomingue, libelle diffamatoire aux ordres de,
cette fadtion, l'on remarque qu'à l'arrivée des
Commiffaires aduels, le Libellifte(D)seft déchainé
avec plus de fureur encore contre tous
-
lesagens de
l'autorité, & particulierement contre moi,
$108,1792. Supplément
Et dans le moniteur général du'
depices,
31 Oétobre
n'.10. 1792, on lit une proclamation de ces, mêmes
Commiftaires, dont l'objet eft de provoquer les
délations contre les Agens du Pouvoir-exécutif
& les fondionnaires
publics, avec promeffes de
les accueillir.
Ils terminent cette affiche par un aveu bien
précieux pour nous ; c'ef que les agitations font
devenues plus menaçantes depuis notre
6 ils exhortent à y mettre
éloignement,
fn.
Cette proclamation prouvedémondbrarivenear
que les Commifaires.qui ont ordonné notre déportation, étoient dès-lors à la merci des factieux & autres fauteurs de l'anarchie. Les infurreétions coloniales, poftérieures à notre départ,
(:) Ce Libellifte c'eft Baillio. Il vient d'être embarqué
& envoyé à la Convention parle Commiffaire
comme
étant un des chefs du complot formé d'égorger.les Sonthonax,
Citoyens ci-devant dits de Couleur, dans les premiers
de Décembre dernier. On fe rappellera
jours
voit
que ce'fidieux fera
une des pieces de canon qui furent braquées fiur ma
maifon,le 19Oéobre. --- Page 35 ---
(31)
& les dangers que les Commiffaires
nellement courus, & dont ils
ont perfondétails au Miniftre,
ont tranfmis les
de la
pour les mettre fous les yeux
Convention, prouvent encore que le
cipe de tant de maux, attribué
prinaux Agens du
par cette fadtion
à
Pouvoir-exécutir, exifte toujours
Saint-Domingue; ; cependant nous
les fers &
fommes dans
éloignés de deux mille lieues de cette
malheureufe contrée!
A Paris, ce 26 Janvier, l'an premier de la
Ripublique Frangoife, CAMBEFORT, Coloneldu
Régiment du Cap,
Pour adhéfion à ce Précis,
TOUSARD, Lieutenant-Colonel. LAVALLIERE.
D'AY.
bosirmsmamtat
MANSUY. VAULOGER, D'ALLARD.
BAJOLLIERE. PICOTSAINTE-MARE STRUNZÉ,
LANDAIS. NONA. GIRARD,
Nous renouvellons, pour ce Précis, l'adhélion
par nous donnée aux Mémoires qui ont déjà été
publiés dans cette affaire. POMEIROLS, Colonel
& CommandantfAnullerie: à Saint-Domingue,
De lImprimerie de N. H. NYON,
Imprimeur
rue Mignon, 1793. --- Page 36 --- --- Page 37 --- --- Page 38 --- --- Page 39 --- --- Page 40 --- --- Page 41 --- --- Page 42 --- --- Page 43 ---
E793
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