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A130
Gobn Carter Srolont
Librany
Ormnt Ihrioersitg --- Page 3 --- --- Page 4 ---
[18 1
Réglement,, pour la formation
Arrôté que le préfent &
fera imprimé, publié &
des Diftrids, eft adopré; , fuivant quil fa forme & teneur.
affiché, pour être exécuté
à cette formation &à la
Et arrêté que, pour Officiers parvenir & Bas-Officier, 7 les Cinomination de leurs
Divition, dite de la place
toyens, compofant la première vendredi 19 du préfent mois,
Saffembleront
de Vallière,
à trois heures du foir; feconde Divifion, dite de SainteCeux compofant lâ le famedi 20, à huit heures du
Claire, s'affembleront
matin ;
troifième Divifion, dite de Belair
Ceux compofant la s'affembleront le même jour 20,
ou place de Tintendance,
à trois heures du foir;
Divifion, dite de la
Et enfin ceux de la quatrième le dimanche 21, à quatre
saffembleront
place Royale 7
heures du foir :
feront toutes formées,
Et après
les Compagnics s'affembleront entr'eux,
tous les TORSEE & Bas-Oficiers procéder à la nomile jour dont ils conviendront, & pour autres Officiers de l'Etatnation du Capitaine général,
major,
les
& an que
Fait & arrêté 2 0e en TAffemblée,
jour
les Membres du Comité figné,
deffus; & ont
-
Collationné, conforme au regiftre,
Secrétaire.
Signt, CROIZIER,
Imprimeur du Roi & du
Au Port-au-Prince, chez de BOURDON, Saint - Domingue. 1790.
Confeil fupérieur --- Page 5 ---
No.
EXTRAIT PARTICULIER
DES REGISTRES
DE DÉLIBÉRATIONS ET DE CORRESPONDANCE
DE LA SOCIETÉ
DES COLONS-FRANCAIS
R ÉU N IS A P. A R I S.
A PARIS,
D E L'IMPRIMERIE DE P. FR. DIDOT JEUNE.
1 79 Ofur cufle, du: ponter van
: a
rne- Rouge, rameoée delEfpagnol le 15 maidernier; --- Page 6 ---
@ --- Page 7 ---
AVERTISS 2 E MENT.
Parmne note qui termine le premier Extrait du procesverbal de la correspondance et des délibérations de la
SOCIÉTE DES COLONs-FRANGAS, les membres ont annoncé
à leurs compatriotes de Saint-Domingue, pour qui seuls
leurs travaux sont destinés, qu'ils donneroient incessamment la première suite de ces extraits: ils s'y disposcnt ;
mais lcs objets particuliers qu'ils réunissent ici exigeant
de T'accélération, ils les détachent, pour que l'envoi de
cette partie ne souftre aucun retard.
CETTE COLLECTION DISTINCTE CONTIENDRA,
1°. La Requête aEL Roi pour obtenir une assemblée COloniale.
2°. La Conrespondance respective du ministre de la marine
et de la Société.
3°. La comparaison du Réglement convent entre MM. les
Colons admis d PAssemblée nationale el la Société,
avec le Réglement envoyé par le ministre.
4°. La Lettre écrite d la Socicté par MM. les Colons admis
alAssemblée nationale, d celte occasion.
5°. La Réponse de la Société.
6°. Une letire particulière d euc écrite par la Socicté.
7". Leur Réponse.
8°. Lettre d'envoi d CULT faite de la lettre de la Socicté (It
ministre, et cette dernière lettre,
Ai 1)
furl cue. du. monter Lvani UrC
b
coui gau Moind-Rouge. ramenée de.
leis maidernier
3t
rEFpagnol
ée nationale, d celte occasion.
5°. La Réponse de la Société.
6°. Une letire particulière d euc écrite par la Socicté.
7". Leur Réponse.
8°. Lettre d'envoi d CULT faite de la lettre de la Socicté (It
ministre, et cette dernière lettre,
Ai 1)
furl cue. du. monter Lvani UrC
b
coui gau Moind-Rouge. ramenée de.
leis maidernier
3t
rEFpagnol --- Page 8 ---
A V E R T ISS E M E N T.
du ministre.
9". La Réponse MM. les Colons admis.
10°. La Replique à
11°. La Replique au ministre.
entre autres choses, que
Cette collection prouvera,
de s'être laisséc séfaite contre LA SoCIÉTÉ,
le
Tinculpation M. le comte de la Luzerne, pour perpétuer
duire par ministériel, est une CALOMNIE; elle prouvera
despotisme
les démarches de LA SOCIÉTÉ n'ont
encore que les vues et'
la Colonie, la faculté de
jamais tendu qu'à obtenir, pour liberté
renfermée
elle-même une
politique,
se préparer bornes ; des lois commerciales respective- et
dans de justes
elle, et pour. la mère patrie ;
ment avantageuses pour convenable à son bonheur partiintérieur
un régime
culier.
: --- Page 9 ---
EXTRAIT PARTICULIER
DES REGIS TRES
DE DÉLIÉRATIONS ET DE CORRESPONDANCE
DE LA SOCIÉTE
BER.COLORS-PRANCAIS
R É U NIS A PARIS
REQUÉTE PRÉSENTÉE AU ROI,
LE 29 AOUT 1789.
(SIRE, -
4 LEs circonstances actuelles qui ne peuyent
< sur les Colonies de la domination de votre
manquer d'influer
Majesté, leur
< plus utile et plus désirable que jamais, un
rendent
< tion qui, Cil réformant les abus
systême d'administraK
trop nombreux dont elles ont
long-temps gémi, protège les Colons, Cl leur fasse aimer
< core plus TEmpire sous lequel ils ont le bunheur de vivre, enur cuvfie. du: montor Lyan
au Morne-Rouge. Ta ramenée de. FE(pagool le 15 maidernier
uer
Majesté, leur
< plus utile et plus désirable que jamais, un
rendent
< tion qui, Cil réformant les abus
systême d'administraK
trop nombreux dont elles ont
long-temps gémi, protège les Colons, Cl leur fasse aimer
< core plus TEmpire sous lequel ils ont le bunheur de vivre, enur cuvfie. du: montor Lyan
au Morne-Rouge. Ta ramenée de. FE(pagool le 15 maidernier --- Page 10 ---
(6)
éloiqui convient à ces possessions
SIRE, un régime
sur la richesse publi-
( Il est,
par leur inflience
exprimer
et si
où le Colon pourra
<
gnées, précieuses : c'est celui
du
qu'il habite,
que de votre royaume
intérieure pays et sou
libre sur Talministration
avec lui, que
K< un voeul
obéit à des régles concertées
est faite sur-
( et se dire qu'il formé; cette liberté conservatrice, utiles, et qui
a
les travaux sont
< consentement des hommes dont tous
au
de la chose com-
<
tont pour jusqu'à leurs privations, les consulter profit sur leur pro-
< font tourner,
d'un grand Roi de
qui
mune. Il est digne
délier de ces analogies prétendues dissembonheur, et de se
des lieux absolument
< pre
depuis trop long-temps où la rontine a pris la place
< soumettent
elforcée de paroià un plan admitistrations arbitraire s'est
< blables,
où la volonté
< de Tobservation, légitime et bienfaisante.
réclamer de
K tre r'autorité
SIRE, viennent
g'hoColons de Saint-Domingue, les sujets d'un prince qui
c Vos
le droit qu'ont tous
d'exprimer leurs besoins 9
< votre justice titre du père de ses peuples,
les mesures les plus
< nore de
intérêts, et dindiquer)
doit
délibérer sur leurs
d'une administration qui
< de
leur assurer les bienfaits
au but quils doi-
& propres à
à leur climat, à leurs mceurs, MAJESTÉ d'ordonner à
K êtrc appropriée Ils conjurent, VOTRE
de favoriser la con-
< vent atteindre.
à Saint-Domingue.
dans Jeurs
qui la représentent de cette ile importante
< ceux de tous les Colons
des électeurs librement
< vocation respectives pour y nommer de chacune des trois parties
< paroises
réunis au chef-licu
d'après lesinstrue-
< choisis, , et qui
et du Sud, y agiteront l'intérêt général
de l'Ouest,
commettans,
< du Nord, auront reçues de Jeurs
partie, celui de chaR tions quils l'intérêt particulier de chaque
ensuite un
< de la Colonie, de chaque paroisse 2 et composeront pris parmi ces élecde députés
c que quartier, certain nombre trois parties à une Assemblée
< résultat, qu'un enfin au nom des
coloniale.
< teurs
porteront
un plan dadministration
enoi sarrêtera
de toutes
( centrale,
aussi libres, aussi dégagés sonpconeuscs
des élémens
ces inspections
< Avec aussi préservés de toutes les Assemblées des Colons,
R traves,
systême avoit environné de
de voter
dont T'ancien
Saint-Domingue
<
à'ceux de votre'ile
< il sera permis a
Assemblée
< résultat, qu'un enfin au nom des
coloniale.
< teurs
porteront
un plan dadministration
enoi sarrêtera
de toutes
( centrale,
aussi libres, aussi dégagés sonpconeuscs
des élémens
ces inspections
< Avec aussi préservés de toutes les Assemblées des Colons,
R traves,
systême avoit environné de
de voter
dont T'ancien
Saint-Domingue
<
à'ceux de votre'ile
< il sera permis a --- Page 11 ---
(7)
< sur ce qui les intéresse, et de porter à VoTRE MAJESTÉ
( pensécs d'hommes trop long-temps calomniés, et n'ont
les
< cessé d'être dignes du nom français. Hâtez
qui
jamais
( clarer qu'ils ne vous sont
moins
vous, SIRE, de dépas
chers, que
< dans lintérieur de votre royaume, ont
ceux, qui placés
< ser leurs plaintes. Donnez-leur
toujours pu vous adresP'usage d'une faculté
< des tyrans subalternes,
qui a effrayé
parce qu'ils avoient besoin
< Personne n'a des motifs aussi puissans qu'eux-mêmes dopprimer.
ce Joir leur bonheur, et les circonstances dans
pour vou-
< adressent leur voen, exigent peut-être
lesquelles ils vous
c que sur eux du soin de conserver leurs que vous ne vous reposiez
< de maintenir sOUS l'Empire d'un
propriétés, leurs vies, et
monarque chéri, des
$5 qu'une philosophie nal entendue paroît s'efforcer de possessions détruire.
< Nous sommes avec le plus profond respect,
< SIRE,
( DE VOTRE MAJESTÉ,
e Les très-soumis et très-
- fideles sujets,
: LA SOCTÉTE CORAESPOXDAXTE DE COLONS-
- FRANÇAIS ASSEMBLÉS A PARIS.
Et ont signé, 0- Gorman de Vignier, el
*Jans, Raby du Morrean, la comtesse de Lentillac pour ses quatre enelleetses deuzfils, Cauvet contesse
de Sedière, pour
0-Gorman,
* Sanadon pour M M. Couradin de Flamare Carlet, DuvalK Castillon, et M. de Cabeuil,
2 Couradin de
Ronfelier, comte du
4e Motte père cl.fils, Bauduis,
Quesne, la
Rossignol
N coute de la
Dulagon_fils > le viJonquiére, Fournier de Bellevnc
e Beileviie alné , le comte Eugene de la
5 Fournier de
* de Montdesir, H.
Feronnaye 3 Rioust, Fildié
Maurel, H. Maurel par
de
R
procurarion
M,
Martineau, Contant de Custelin, de Brémont, M. comtesse
* Marclenne, Bremont,
de
Dupuy Montbrun, comte du Quesne pour
du. niop:or LYAnT - UIt T I
b
ricourtau Morna Rouge. ramenée de, FE(pagnol le 15 maldernier,
us
ir, H.
Feronnaye 3 Rioust, Fildié
Maurel, H. Maurel par
de
R
procurarion
M,
Martineau, Contant de Custelin, de Brémont, M. comtesse
* Marclenne, Bremont,
de
Dupuy Montbrun, comte du Quesne pour
du. niop:or LYAnT - UIt T I
b
ricourtau Morna Rouge. ramenée de, FE(pagnol le 15 maldernier,
us --- Page 12 ---
(8)
Berard pour moi et pou?
et de Remoussin,
Moreau, 2 Pivert
de Robuste
< mesdames Gabriel j la comtesse de Chambellan, Ango, le Marquis Dupurs
K monfrère
Regmard de Baren-
<
de
et mCL
BEdvet
paurmonjere Vabbé le Clerc Saint-Btrein, Geslin pour moi
montbrun,
le yicomle Dutour,
et pour M. Bacon-
< tin, Champion; chevalier Decourt de la Tonnelle tant pour moi que pour
< merc , le
Belin Villeneure
de la pleuriais
c nois de la Raynais, de Choiseul, de la Garde, Drouillard de la
la marquise
frères 3
< madame moi que pour MM. Foache
le elevalier de
K tant pour Dacosta pour moi et pour mon.frère, Guillon, Desgléreauz
< Marre ,
moi el mes deuafrères, madame de Roche-
< la Belinaye pour ma mère, Borel et pour Terrien et pour
4 pour moi et pour Merseron, Laroque, Jorge 3 ma mère, le Roi
< blave, Hosten, d'Hericourt, Desgoultes et pour ses deux jeunes
K M. le comle
Bérardpis) pour lni el pour Chaband pour lui et
Rioust,
(
de la Verouillièere, de Touchelonge,
ses saeurs 3 Regnier
< frères, Fleurriau Berard de PEster et pour Barré de Saint-F'enant,
< pour son Jrère, de Maissemy, Daveroult, de la Mahotière, le
< et pour M. Chancerel > Reverdy. frères, 3 Pabbedosmond,
< Figoweuz 3
et mes sizco-héritiers, Dufay de la Tour >
< comte Prasoulipourmeic PAbbé de Paray >
de Saintde Sillac,
de Massiac,
et
x le chevalier Bigot de Bellemarre, marquis madame de Noirmont,
K Donal,
madame Bidonne,
xicomte de Léauel pour
de Marineau,
< Germain
de a0rmenant,
Moreau de Saint-Mery 2
( M. le vicomie
des Sources, Terrien des Rivières 3 pour
<
David,
, Dugas Dude Montarcher,
LLOPDRSE
de Grandmont
< Vincent
Bellance Rossignol
comtesse Félicité de Cou-
< M. Rossignol moi et mes deux enfans, le marquis de la Roche-
< vallon pour maréchale de Conflans, de Saint-Smvenrs Breteuil
c tances, Fougeu Thomas, Raymon comtesse de Pardien, De-
< foncault Bayers, le comie de Butlers,
Chabanon de la
< de Chastenaye, la Ville, le Roy de Saint-Olympe, de Baunay et MM.de
< prat, de
moi madame la comtesse Pinson, de Boynes, comtesse
< chevalerie pour Roulleau veuve de
Béhote su sceur, Butler
madame
< Yesien.frères, la Taste el pour
comtesse de Nicoldi,
4 de Bourbon, Collinet, Imbert, Deslandes, Potlenot, pour le chevalier de
< Cormier; de Sufren, Foucault,
<
< le chevalier
de Saint-Olympe, de Baunay et MM.de
< prat, de
moi madame la comtesse Pinson, de Boynes, comtesse
< chevalerie pour Roulleau veuve de
Béhote su sceur, Butler
madame
< Yesien.frères, la Taste el pour
comtesse de Nicoldi,
4 de Bourbon, Collinet, Imbert, Deslandes, Potlenot, pour le chevalier de
< Cormier; de Sufren, Foucault,
<
< le chevalier --- Page 13 ---
(9)
( de Grandmont, Rossignolde Grandmont,
K Beauharnois, Penin de
Arthaud, le marquis de
P'Epine 2 Pirlot de
et
< Pirlot sonfrère et
PHermitage pour
Okerguerly son beau-frère, la Biche de Rei-
< gnefort, la Biche de Reignefort pour M. la Biche Damcé
(e Jrère, la Biche de Reignefort pour M. Périsse des
sor
c beau - père, la Biche de Reignefort
M. Gouin Sources, SOn
< la Biche de Reignefort
madame pour
son cousin,
pour
Bourdet, de la Penelle
< de Grandmaison, le comte de Persan maréchal de
k comte de Rattimenton, Amiel, le eomte de Pardaillan, camp, le
< comtesse de Liancourt, Contant de Castelin comme curateur Bouyer, des
< mineurs de Robuste, la Coste, Marrier de
de Cas-
(e
Chanteloup,
telin, de Sacquanville, de Codrosy, Guiton pour M. du Cha-
* tel, le margitis de Gallifet président, Billard
c Duval Sanadon secretaire 3 Guiton secrétaire, vice-président,
Grandmont secrétaire rédacteur.
Rossigno! de
LETTRE de la Société au Ministre de la marine.
Paris, le 16 septembre 1789.
< MoxsEIGNEUR,
( LA société correspondante des Colons français séante à Paris,
< vous prie de vous rappeller que la nécessité des choses , exigeant
< que la Colonie de Saint-Domingue s'assemblât le plus prompteK ment possible, elle a eu T'honneur de s'adresser au roi par sa
< requête du 28 août dernier, pour supplier Sa Majesté de don-
> ner un réglement de convocation ; que le mode de convocation
< ayant souffert dans ses détails quelques diflicultés, Sa Majesté à
< bien voulu ordonner qu'il fàt discuté en présence de tous les
< ministres chez M. le garde des sceaux; de cette
que
discussion ,
< il est résulté l'accord parfait entre les Colons de Saint-Domingue
4 admis aux états-généraux , et la société des Colons français
< séante à Paris, ce qui vous sera constaté par le projet de régleK ment ci-joint, , et le double de ce projet qui vous sera remis par
<c' les Colons admis aux états-généraux.
< Nous espérons, MONSEIGNEUR, que vous voudrez bien mettre
< sous les yeux du roi, , ce projet de réglement, et obtenir de Sa Ma.
B
furlla cufie du. montor
UICne U
dur Motne Rouge. ramenée de, Efpagnol le i5 mai dernier;
, ce qui vous sera constaté par le projet de régleK ment ci-joint, , et le double de ce projet qui vous sera remis par
<c' les Colons admis aux états-généraux.
< Nous espérons, MONSEIGNEUR, que vous voudrez bien mettre
< sous les yeux du roi, , ce projet de réglement, et obtenir de Sa Ma.
B
furlla cufie du. montor
UICne U
dur Motne Rouge. ramenée de, Efpagnol le i5 mai dernier; --- Page 14 ---
(10)
préeis et les plus prompts pour une conles ordres les plus
Saint - Doe jesté
nécessaire au bien de la Colonie de
< vocation si
* mingue,
avec respect, > etc.
< Nous sommes
de vous faire
Pour vous éviter la peine , MoxsEIGNEUR,
sur le
< P.S.
nombre de signatures qui se trouvent
< rendre compte du
avons Phonneur de vous annoncer que
de réglement, nous
< projet nombre est de cent cinquante deux.
< le
du Ministre à la lettre ci-dessus.
RÉPONSE
€ Versailles, ce 19 septembre 1789.
la lettre que vous m'avez fait Phonneur
< J E reçois , Messieurs , 16 de ce mois, et le projet de réglem'écrire en date du
est abso-
< de
quiy est joint : il paroit que votre voeu
< ment provisoire
celui de MM. les députés de Saint-DominK lument le même que
me haterai, comme vous le desinationale;je
< gue? à l'Assemblée
les
du roi et de son Conseil.
< rez, de le mettre sous yeux
attachement avec
et celles du sincère
c Agréez ces assurances Messieurs, votre très-humble et trèslhonneur d'ètre,
< lequel j'ai
< obéissant serviteur,
Signé LA LUZERNE.
de la Société à la lettre ci-dessus.
RÉPONSE
K Paris, le 24 septembre 1789.
.MoxstIexEUR,
votre réponse du 19, où vous nous accusez la
< Nous avons reçu
et oùt vous nous promettez
du
de réglement,
K réception projet de le mettre sous les yeux du roi et de son
< de vous hâter
( Conseil. >
où nous sommes confirmés par le commerce
< Dans Topinion l'objet devient de plus en plus pressant 7 nous
< de Bordeanx > que
d'avoir la bonté de remplir inces-
< vous supplions avec instance
.MoxstIexEUR,
votre réponse du 19, où vous nous accusez la
< Nous avons reçu
et oùt vous nous promettez
du
de réglement,
K réception projet de le mettre sous les yeux du roi et de son
< de vous hâter
( Conseil. >
où nous sommes confirmés par le commerce
< Dans Topinion l'objet devient de plus en plus pressant 7 nous
< de Bordeanx > que
d'avoir la bonté de remplir inces-
< vous supplions avec instance --- Page 15 ---
(1)
K samment cette promesse obligeante, et de nous faire passer au
> plutôt ce réglement. >
< Nous avons lhonneur d'ètre avec respect, ctc. >>
LETTRE du Ministre à la Société.
Versailles, Ic 26 septembre 1789.
< J'ÉTOIS prêt, Messieurs, depuis deux ou trois jours, comme
5 je vous l'avois promis s à rapporter votre demande au Conseil
< d'état; ; mais les nombreuses et importantes affaires dont il est
K occupéen ce moment,n'ont pas permis qu'on la discutât mercredi
< dernier 5 ce n'est qu'au conseil d'hier qu'elle a pu être traitée ;
< je vous annonce avec plaisir qu'un mode de convocation s abso-
< Jument tel que vous le desiriez, 2 a été agréé par le roi. II m'a
< chargé de porter demain au Conseil > un projet de réglement
< entièrement rédigé 3 et qui doit y être définitivement arrêté, Si
K quelques-uns de vous pouvoient passer à Versailles au commen-
< cement de la semaine prochaine s je leur en ferois part avec le
< plus grand plaisir. >>
6 Recevez les assurances de l'attachement sincère avec lequel
( j'ai l'honneur d'être, Messieurs , votre tres-humble et très-
< obéissant serviteur.: >>
Signé IA LUZERNE.
RÉPONSE de la Société à la lettre ci-dessus.
4 Paris,le 26 septembre 1789.
MONSIEUR LE COMTE,
< La société des Colons français vient d'apprendre avec la plus
4 vive satisfaction par votre Jettre de ce jour, le succès dc vos soins
K pour fairc adopter au conseil du roi le mode de conyocation de
A nos assemblées coloniales, 2 tel que nous l'avions présenté. >>
6 Notre société, Monsieur le comte s infiniment reconnoissante
< des preuves que vous venez de lui donner de votre zèle, pour
4 les.intérêts de la Colonie, et pour lui procurer une assembléc geBij
ampe. furla, cufle: du. nontor LVANT rUiene U
5"
r dur 4an Moina Rouge, ramenée. de
le 15 mai dernier,
3u
Efpagnol
, 2 tel que nous l'avions présenté. >>
6 Notre société, Monsieur le comte s infiniment reconnoissante
< des preuves que vous venez de lui donner de votre zèle, pour
4 les.intérêts de la Colonie, et pour lui procurer une assembléc geBij
ampe. furla, cufle: du. nontor LVANT rUiene U
5"
r dur 4an Moina Rouge, ramenée. de
le 15 mai dernier,
3u
Efpagnol --- Page 16 ---
(1)
de former , vous supplie d'en
lui est si indispensable
< nérale qu'ill sincères remercimens, >>
< agréer ses vifs et
avec respect, etc. >>
K Nous sommes
LETTRE du Ministre à la Société.
Versailles, le 27 septembre 1789.
sur les rapports
annonce avec plaisir, 9 Messieurs, que
et de
K Je vous
demande aux conseils d'état des 25 27
6 quefai faits de votre
autoriser à Saint-Domingue la conle roi a bien voulu
:
K
ce mois,
générale comme vous le desiriez je
d'une assemblée
ordres
K vocation
le
aux administrateurs les
faire
sur champ
>>
( vais
expédier
incessamment.
, et aurai soin qu'ils partent
4 nécessaires,
r'attachement bien sincère avec lequel
< Agréez les assurances de
d'ètre , Messieurs,
< j'ai Thonneur
Votre, etc.
Signé LA LUZERNE.
LETTRE de la Société au Ministre.
: Paris, 3 octobre 1789.
ce MoxstIOxEUR,
avions eu Thonneur d'envoyer vers vous,
4 LEs députés que nous
et vous témoigner notre re-
< pour vous porter nos remercimens l'assurance de vos dispositions
nous ont renonvellé
reconnu
< connoissance, lesi intérêts de la Colonie: nous en avons lettres de
ce favorables pour
dans la prompte expédition des
< une nonvelle prenve contresigné par vous 2 scellé du sceau
le duplicata
< convocation;l
a élé, suivant votre intention 1
de la marine ,
s'en
< du département
au zèle duquel PAssemblée
< remis à M. de Saiut-Germain,
avec confiauce. >
< rapporte
Thonneur d'être 9 etc. >
K Nous avons
ts de la Colonie: nous en avons lettres de
ce favorables pour
dans la prompte expédition des
< une nonvelle prenve contresigné par vous 2 scellé du sceau
le duplicata
< convocation;l
a élé, suivant votre intention 1
de la marine ,
s'en
< du département
au zèle duquel PAssemblée
< remis à M. de Saiut-Germain,
avec confiauce. >
< rapporte
Thonneur d'être 9 etc. >
K Nous avons --- Page 17 ---
(13)
LETTRE de la Société au Ministre.
. Paris, le 15 octobre 1989.
< MoxsEIGNEUA,
> La société correspondante de Colons français après vous avoir
< renouvellé l'assurance de toute sa gratitude, pour les soins
< vous avez bien voulu vous donner pour la Colonie de Saint-Do- que
e mingue 1 vous prie d'avoir la bonté de lui faire remettre un ceree tain nombre d'exemplaires du dernier compte de M. de Marbois,
e si vousl'avez fait réimprimer. >
< Nous sommes avec respect, etc.s
LETTRE de la Société au Ministre.
I Paris, le 26 noyembre 1789.
C MOxSEIGNEUR,
< LA société correspondante de Colons Français est allarmée
e des bruits bien facheux qui se répandent. On dit
des par
K particulières de la Martinique et de la
que
lettres
( que dans la première isle, les esclaves se Guadeloupe, sont révoltés, 9 annoncent
( été tué plusieurs, et qu'il en a été pendu sept;
dans qu'il la en a
c conde les esclayes ont essayé d'incendier la ville que de la
sCPointe-à-
< Pitre. Nous désirons ardemment de savoir,
tc bruits vous sont coanus, si sur-tout vous en MOxsEIGNEUN,si êtes informé ces
e tériellement. Nous vous supplions de nous continuer
minis-
< veillance et d'éclaircir nos duutes le
votre bienplus promptement
K possible.
qu'il sera
* Nous sommes avec une respectucuse
reconnoissance, ctc. >>
RÉPONSE du Ministre à la Société.
Paris, le 27 novembre 1789.
* JEn'ai reçu, 2 Messieurs, aucune lettre des administrateurs de
R la Martinique ou de la
Guadeloupe > postérieure aux derniers
mpe. furla cE du. montor LVANT ,oiene "IUF
5"
u t Viorne Rouge. rantenée de.FE/pagnol le 15 mai dernieri
RH
* Nous sommes avec une respectucuse
reconnoissance, ctc. >>
RÉPONSE du Ministre à la Société.
Paris, le 27 novembre 1789.
* JEn'ai reçu, 2 Messieurs, aucune lettre des administrateurs de
R la Martinique ou de la
Guadeloupe > postérieure aux derniers
mpe. furla cE du. montor LVANT ,oiene "IUF
5"
u t Viorne Rouge. rantenée de.FE/pagnol le 15 mai dernieri
RH --- Page 18 ---
(14) trouble dans les Colonies;
d'aont. II n'y avoit alors aucun
de Bordeaux,
< jours
même où je vous écris, j'apprends
jours
4 iais au moment mande qu'il y a eu dans les premiers
du moins on mc
et peut-être
( ou
de Saint-Pierre, évasion,
aux environs
ont été accusés d'avoir
K de septembre d'environ 300 esclaves ; qu'ils détruire les blancs 1
( insurrection
d'incendier la ville et de
ont fait renG formé le complot des milices qui ont marché, les
comme
des troupes et
et exécutés
c que dans le devoir; que deux ont été jugés étant soupçonné
( trer
blanc a été arrêté
( chefs du complot 7 qu'un >>
fomenté le trouble.
ne
< d'avoir
je vous ai exposé que je puis
sentez d'après ce que
c Vous
ces faits. >>
ministériellement
>>
< vous assurer
nouvelle de la Guadeloupe.
u Il ne m'est parvenu aucune
inviolable avec lequel
les assurances de Pattachement
et trèsobéisc Agréez
Messieurs, votre très-humble
Thonneur d'ètre,
< j'ai
< sant serviteur,
< Signé LA LUZERNE.
de la Luzerne aux membrés
BILLET de M. le comte
séante à Paris.
de la Société des Colons-Français
à MM. les
le comte de la Luzerne a Phonneur d'envoyer de Marbois a fait
< M.
du mémoire que M.
Colonie. >>
<5 Colons , des exemplaires , à son départ de cette
à Saint-Dominguc
( imprimer
1789.
(e Le 29 décembre
LETTRE de la Société au Ministre.
e Paris, le 30 décembre 1789.
MOxSETONEUR,
d'ade Colons français, vous prie vous
< La société correspondante remercimens de la complaisance que de M. de
< gréer ses sincéres
des exemplaires du mémoire
avez eue de lui envoyer
< Marbois. >
sentimens de reconnoisance. >>
< Elle vous réitère ses
etc.
sommes avec respect
I Nous
1789.
(e Le 29 décembre
LETTRE de la Société au Ministre.
e Paris, le 30 décembre 1789.
MOxSETONEUR,
d'ade Colons français, vous prie vous
< La société correspondante remercimens de la complaisance que de M. de
< gréer ses sincéres
des exemplaires du mémoire
avez eue de lui envoyer
< Marbois. >
sentimens de reconnoisance. >>
< Elle vous réitère ses
etc.
sommes avec respect
I Nous --- Page 19 ---
(15)
RÉGLE E M E N T
R ÉGL E M E N T
CONVENU entre le Ministre, ENYOYÉ par le ministre dc la
de la marine, MM. les Colons.admis à l'Assemblée na- osionsanadaishmatrun)
à
tionale , et la Société des
Saint-Domingue.
OBSERVATIONS
Colons - Français réunis à
Paris.
PRÉANDOLE,
PREANDULE
Sa Majesté écoutant levau Le Roi nous avoit
de ses habitans de Saint-Do- long- -temps annoncé depuis
mingue 2 pour obtenir la con- intention étoit
fàt que son
vocation d'assemblées
qu'il convocomplè-j qué, dans les derniers mois de
tes eti régulieres, pour délibérer! cette année, une assembléc
librement dans toute T'étenduel nerale de la
gédel la colonie, à l'effet de pour- l'en avions instruite Colonie, et nous
voir. au maintien de l'ordre; de grand nombre d'habitans ; mais un
prévepir les troubles, d'assurer
de
à tous les habitans
Saint-Domingue, 3 qui set trouune tran- vent maintenant en France ous
quillité justement desirable, ,1 qui y résident
et de les meltrespar cei moyen, ayant présenté habituellement, à Sa
à portde de veiller cll. emémes voeu de leurs
Majestélel
sur leurs propres intérêts aj
concitoyens, 7 et
ordonné
> demandé gue cette assemblée
ct ordonne ce qui fàt composée de
() Lorsque lcs Colons desuit (1): :
représentans' voient étre mis d portée de veil.
librement élus, 9 qu'elle pat ler cur-mémes à leurs
s'occuper de tout ce qui con- intéréts, il ne pouvoit étre propres encerne les intérêts ou le bon-/ tendu qu'ils se borneroient cè
heur de celte Colonic, , el trans. transmettre leurs requétes et domettre ses requétes et doléan- léances.
ces (1); le Roi s'est prété à
leurs desirs : tous seS sujets lui
sont également chers, et iln'al
pas voulu que ceux qui sont
plus éloignés de son trône restassent privés des avantages
dont jouissent en ce moment
les provinces de son royaume.
11 nous a adressé de nouvelles
instructions 2 et c'est d'après
lesi intentions qu'il nous a fait
connoitre, en vertu des pouvoirs qu'il Hous a confiés, que
nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit: :
mpe furlla cuir du, monterr LVANI ,VIene "I CPR
urt 4au Morne Rouge. ramence de. 1E(pagpol le IS mai dernier,
VAF
és des avantages
dont jouissent en ce moment
les provinces de son royaume.
11 nous a adressé de nouvelles
instructions 2 et c'est d'après
lesi intentions qu'il nous a fait
connoitre, en vertu des pouvoirs qu'il Hous a confiés, que
nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit: :
mpe furlla cuir du, monterr LVANI ,VIene "I CPR
urt 4au Morne Rouge. ramence de. 1E(pagpol le IS mai dernier,
VAF --- Page 20 ---
(16)
R ÉGLE M E N T
N T
OBSERVATIONS
R 22 ÉGLE M E
ENVOYÉ
COXYENV.
Les dispositions de ces artisont les mêmes, à cela près
A R T. 1,
cles
que deside la promptitude
Aussitôt après la réception
roient les Colons 2 annoncée
ordonnance, les
A R T. 5.
cesi mots: Aussitôt après la
de la présente
la feront
dès par de la présente ordongénéral et intendant et l'en- La présente ordonnance, au réception
sa
enregiatrer au conseil, ,
qu'elle aura été enregistrée nance. Il est vrai que par du 27
mar- conseil supégieur 1 sera parg dépéche ministérielle
Cemateeemnmes de toutes les paroisses adressée aux marguilliersa heptembre, M. de la Luzerne
guilliers
nous les
et inaux administrateurs,
de la Colonie.
de toutes paroisses, pu dannonce
de Sa Majesté
A R T. 2.
sérée dans tous les papiers que Pintention tenue ait lieu le
ordonnance sera blics de la Colonie.
est que cette
mais est-ce
La présenteo
dans la
plus tôt possible;
sur-le-champ insérée
la même chose que si cetteinde la Colointention eût été insérée dans
feuille périodique
? sur-tout quand
nic.
le Réglement voit dans la lettre particnon lière du même jour : a I1 faudray) procéder sur- le champ,
à moins que des troubles élevés dans la Colonie , et une
fermentation dans les
grande)
esprits, ne vous coutraignisde prensent inpérisusemente les
dre sur vous de suspendre
ordres du Roi à cet égard?.
si c'étoit la pruPourquoi 2
dence quidietoitl la permission
de retarder Yexécution des ordres du Roi, ne pas faire part
aux Colons de ce motif, etse
çoncerter avec eux sur cela?
A R T. 6.
AR T. 3.
(1).
le
dimanche qui Le dimanche
Le premier
de Jadite
le
di-#
suivra la réception
(), On indiquera premier pourront
par le marguillicr, manche oir les marguillirs
ordonnasce tenu de la faire publier avoir reçu Tordonnance 2 alin quel étrel
il sera
de
ou toutes les assemblées puisseut Ccs artieles sont conformes,
au prône 2 à son trompe convoquées dans le inême jour,
RÉGLEMENT
affichée par-toutl
de tambour,
premier
de Jadite
le
di-#
suivra la réception
(), On indiquera premier pourront
par le marguillicr, manche oir les marguillirs
ordonnasce tenu de la faire publier avoir reçu Tordonnance 2 alin quel étrel
il sera
de
ou toutes les assemblées puisseut Ccs artieles sont conformes,
au prône 2 à son trompe convoquées dans le inême jour,
RÉGLEMENT
affichée par-toutl
de tambour, --- Page 21 ---
(17)
R E G L E M I N T RI ÉGI L E M E N T
E N t.
OBSERVATIONS
CONVE
ENYOYÉ.
où besoin sera 2 à la manière marguillier de chaque paroisse/ cela près de l'indication de
accoutumée, pour lui donner sera tenu de la faire lire au! toutes les assemblées
le
la plus grande publicité dans prônc, publier dans les lieux méme jour.
pour
toute l'étendue de la paroisse, voisins au son de trompe ou
afin qu'aucun de ceux qu'elle de tambour, et affichée parconcerne, n'en prétende cause tont où besoin sera, en la mad'ignorancc.
nière accoutumée 7 pour Inig
donner la plus grande publicité dans toute l'étenduc de la
paroisse,afin qu'aueundeceux
qu'elleconcerne, n'eu prétende
cause d'ignorance.
A R T. 4.
A R T. 7.
L'assemblée de chaque pa- I'assemblée de chaque
roisse sc formera à la huitaine roisse se formcra à la huitaine, pa-7
du jour oà elle aura été an- du jour où elle aura été an Ces articles sont conformes.
noncée au prône 1 publiée ct noncée au prône 2 publiée etj
affichée ; elle se tiendia au affichée ; elle se tiendra au
presbitère ou à l'église.
presbitere ou à l'église.
A R T. 5.
A R T. 8.
Lesdites assemblées se for- Lesdites assemblécs se for-f
meront en la maniere accou- meront en la manière accoutuméc, et ccux qui jusqu'ici tuméc, et ceux qui jusqu'ici Ces articles sout conformes.
ont eu le droit d'y assister,s'y ont eu ledroit d'y assister, syt
rendront.
rendront.
A R T. 6.
A R T. 9.
L'assemblée se nommera 7 L'assemblée sc nommera
parla voie du scrutin, et non par la voie du scrutin, et non Ces articles sont conformes.
autrement 2 un président et un autrement, un président et un
secrétaire, à la pluralité des secrétaire, à la pluralité des
voix.
voix.
A R T. 7.
A R T. 1O.
Esormijegansisdaksini) L'assemblée paroissiale ainsi
organisée, , fera le choix,aussi organisée fera le choix, aussi
par la voie du serutin,et non par la voie du scrutin, et non
autrement, de six electeurs:lautieinent, de six électeurs ; Ces articles sont conformes.
mpe furMa cue du nontorr LWATI yDiengne
8"
ericdu ui au Morne Rouge. rantenée de.rErpagpol lcis mai dernier;
1O.
Esormijegansisdaksini) L'assemblée paroissiale ainsi
organisée, , fera le choix,aussi organisée fera le choix, aussi
par la voie du serutin,et non par la voie du scrutin, et non
autrement, de six electeurs:lautieinent, de six électeurs ; Ces articles sont conformes.
mpe furMa cue du nontorr LWATI yDiengne
8"
ericdu ui au Morne Rouge. rantenée de.rErpagpol lcis mai dernier; --- Page 22 ---
(18)
M E N T
LE M E N T REGLE
ORSERYATIONS
R ÉG
EXVOYÉ
CONVENT U.
articles sont conformes.
chaque il sera nécessaire qgue chaque,Ces
il sera nécessaire que de la électeur réunisse plus de la
électeur réunisse plus
moitié des suffrages de l'asmoitié des suffrages de T'as- semblée.
sembléc.
A RT. II.
A R T. 8.
etre élu en Nul ne pourra être élu en
Nul ne pourra s'il n'est qualité d'éleeteur 2 s'il n'est articles sont conformes.
qualité d'électeur,
2 ayant) Ces
propriétaire- planteur, ayant vingt propridatitc-plianers un bien en culture, avec vinge
un bien en culture, avec
récensés, ou une proNegres récensés, ou une pro- Nègres foncière équivalente à
priété foncière équivalente à priété mille livres.
1OO mille livres.
A R T. 12.
A R' T. g:
Toute personne, absente ou
"Toute personne, absente droit ou non de la Colonie, ayanto droit
non de la Colonie. 2 ayant
de voter dans lesdites assemsont conformes.
de voter dans lesdites assem- blées, pourra sly faire repré- Ces articles
blées, pourra s'y faire repré- senter par un foudé de pouvoir
senter par un procureur hoc fondé, ad hoc ; et néaumoins si elle
revétu d'un pouvoir ad ; et n'a pas envoyé son pouvoir ad
néanmoins si elle n'a pas en- hoc, son fondé de procuration
voyé son pouvoir ad hoc, son ordinaire. pourra la représenfondéde; procuration ordinaire
la représenter,
ter.
pourra
A R T. 13.
A R T. 10.
porteur Tout propriétaire porteur
Tout propviétaire
de procuration n'aura qu'une
de procuration n'aura qu'une voix, outrel la sienne, quel quel
voix, outrela siènne, quel que soit] Je nombre des procurations
conformes:
soitlenombre desprocarations dont il sera porteur; et tout Ces articles sont
dont il sera porteur 3 et tout
fondé, qui n'aural
fondé, qui n'aura procureur
n'aura qu'unc
procureur w'aura qu'unel pas de propricté, le nombre
pas de proprièté,u soit le nombre voix, quel que soit
voix, quel que
des
dont il sera
dont il sera procurations
des procurations
charge.
chargé
des procurations
conformes:
soitlenombre desprocarations dont il sera porteur; et tout Ces articles sont
dont il sera porteur 3 et tout
fondé, qui n'aural
fondé, qui n'aura procureur
n'aura qu'unc
procureur w'aura qu'unel pas de propricté, le nombre
pas de proprièté,u soit le nombre voix, quel que soit
voix, quel que
des
dont il sera
dont il sera procurations
des procurations
charge.
chargé --- Page 23 ---
(19)
RÉG L E M E N T RÉGLE M E N T
COXYEN U.
OBSERVATIONS.
ENVOYÉ
A R T. II.
A R T. 14Le propriétaire de plusieurs Leproprictaire de plusicurs?
habitations situées dans la mé- habitations situécs dans la mé- Ccs arlicles
me paroisse, 2 ne pourra néan- me paroisse 2 ne pourra néansont conformes.
moins y prétendre à plus d'une moins y prétendre à plus d'une
voix.
voix.
A R T. 12.
A R T. 15.
Les électeurs nommés seront Les dlecteurs nommés seronts
tenus d'accepterou de refuser; tenus d'accepter ou de refuser;
en cas d'acceptation. ils pré- en cas d'acceptation 2 ils préteront serment de bien et fidè- teront serment de bien et fide.
lement remplir leur mission ; lement
leur
Ces articlcs sont conformes,
remplir
mission a
cn cas de refus, il sera procédé en cas de refus,ils sera procédé
à une nouvelle nomination : à une nouvelle nomination 2
un extrait du procès - verbal un extrait du procès verbal
sera délivré à chaque électeur. sera délivré à chaque électeur.
A R T. 13.
A R T. 16,
Chaque assemblée se proro- Chaque assemblée se prorogera pour former les cahiers gera pour former les cahiers
d'instruction qu'elle voudra d'instruction qu'elle voudral
remcttreàs SCS clecteurs, et elle remettreases électeurs, et elle!
sera tenue de les clore dans scra tenue de les clorc dans/ Cos articles sont conformes.
quinzaine. Les électcurs se quinzaine, Les électcurs sc
transporteront, munis de) leurs transporteront, munis de leurs
cahiers 7 au chef-licu dc leur cahiers, 2 au chef-lieu de leur
sénéchaussée.
sénéchaussce.
A R T. 14.
A R T. 17.
L.es instructions auront pour Les instructions: sauront pour
objet tout ce qui concerne P'in- objet toutee qui concernePintérét public en général, celui térêt public en général, , celnil
de chaque sénéchaussée et de de chaque sénéchaussée et dei Ccs articles sont coaformes.
chaque paroisse en particulier, chaque paroisse en particulier,
sous qucique rapport que ce sous quelque rapport que cet
soit.
soit.
Cij
fur) cre. du. montoir LVAKT vlene "IUH
5"
Co d Jurgan Mornel Rouge. ramenée
le 15 mai dernier,
de.FEfpagnol
: #7 4P
public en général, , celnil
de chaque sénéchaussée et de de chaque sénéchaussée et dei Ccs articles sont coaformes.
chaque paroisse en particulier, chaque paroisse en particulier,
sous qucique rapport que ce sous quelque rapport que cet
soit.
soit.
Cij
fur) cre. du. montoir LVAKT vlene "IUH
5"
Co d Jurgan Mornel Rouge. ramenée
le 15 mai dernier,
de.FEfpagnol
: #7 4P --- Page 24 ---
20 )
M E N T
E M E N T RÉGLEI
OBSERVATIONS
R E G L
ENVOYÉ
CONVE EN U.
ART. 18.
Ces articles sont conformes,
A RT. 15.
à cela près du délai de quinréadront L.es électeurs se rendront
la réduction des
Les électeurs se leur dansla huitainedujpardeleurg zaine pour et à cela près que l'édans) lal huitaine du jourdel nomination, au chef-lien de cahiers ;6
de
nonciation de soisante-douze
nomination 1 an chef-lieu leur sénéchaussée, et ils nompar ces
leur sénéchaussée, et ils nom- meront un président et un sc- députés,est remplacée nombre est presmeront un président et un se- crétaire parla voie du scrutin; 9. mots : dont le
crétaire parl la voie du serutin; après quoi ils feront 2 dans lal crit ci-après.
après quoi ils feront la réducréduction de leurs
tion de leurs cahiers en un quinzaine, cahiers en un seul, et nomme- Nota. Cette dernière énonseul, 7 et nommeront entre eux ront entre eux, au scrutin, des ciation a été changée, de conscrut: n soirante-douze dédont le nombre est cert avec MM. les Colons adpar
députés
mis à PAssemblée nationale,
putés.
prescrit ci-après.
l'envoi au ministre.
avant
AR T. 19.
A RT. 16.
Afin de donner une égale
Afin de donner une égale repeenrationastoisy parties
représentations aux trois parties du nord, del'ouest et du sud, ,
du nord, , del l'ouest et du sud, la sénéchausséc du Cap nomarticles sont conformes,
la sénéchaussée du Cap nom- mera huit députés 3 celle dul Ces de Pomission de la
mera huit députés ; eelle du Fort-Dauphin, 7 huit; celle du à cela pres de Jacmel.
Fort- Dauphin, huit ; celle du Port-de-Paix, huit; celle du sénéchaussée
Port-de-Paix, huit ; celle du
del
huit ;celle de Rerae-Pine,haigenles huit ; celle des
Port-au-Prince, celle de Saint - Marc,
Saint - Marc > buit;
Cayes, six $ celle du PetitJacmel, huitjeelled des Cayes, Goave, six ; celle de Saintsix;celle du Perit-Goave,sixs Louis,six; celle de Jérémic,
celle de Saint - Louis, six; ; six.
celle de Jérémie, six.
A R T. 20.
A RT. 17.
Les députés nommés sc ren-#
Les députés nommés SC ren- dront au Port-an-Priace, casont conformes.
dront au Port-au Prince, cade la Colonie; là il,Cesanticles
de la Colonie ; là ils pitale
spitale
formeront une assemblée
formeront une assemblée geets'occuperont des indes in- aérale,
nérale, et s'occuperont
térêts dc la Colonie.
tévêts de la Colonie.
17.
Les députés nommés sc ren-#
Les députés nommés SC ren- dront au Port-an-Priace, casont conformes.
dront au Port-au Prince, cade la Colonie; là il,Cesanticles
de la Colonie ; là ils pitale
spitale
formeront une assemblée
formeront une assemblée geets'occuperont des indes in- aérale,
nérale, et s'occuperont
térêts dc la Colonie.
tévêts de la Colonie. --- Page 25 ---
(ar)
R ÉGLE E M E N T RÉGLE M E N T
OBSERVATIONS
CONVEN U.
ENVOYÉ
A RT. r8.
A R T. 21.
L'assemblée ouverte 2 elle L'assemblée ouverte, elle
s'occupera de Ja nomination s'occupera de la nomination
d'un président, d'un vice-pré- d'un président, d'un vice-pré- Ces articles
sident et de tel noinbre de se- sident et de tel nombre de se-/
sont conformes,
crétaires qu'elle jugera conve- crétaires qu'elle jugera convenable, au scrutin, et non au- nable, au scrutin, et non autrement.
trement.
A RT. 19.
A R T. 22.
L'assemblée vérifiera les L'assemblée vérifiera les; Ces articles sont couformes.
pouvoirs des députés, etj jugera pouvoirs des députés,etjugera)
de Jeur validité.
de leur validité.
ADDITIO N S.
A R T. I'.
II sera tenu (1) au Port-au- Cet article est une répétition
Prince une assemblée générale de partie des articles 17 du rédest représentans de la Colonie, glement convenu, et 20 du réqu'elle. aura librement élus. glement envoyé.
() Oa calculera le jour, ct on
Tindiquera.
A n T. 2.
Cette addition au réglement
convenu a été faite à l'insu de
Cetteassemblée: sera extrior- la Société, qui n'en n'a eu auEnaire, prori isoire el purement cune connoissance, 2 avant ce
ronsultatise ; elle ne pourra moment.
statuer sur aucun point, et nl est très-vrai qu'il fut enordonner aucune innovation ; tendu par elle que le Reglemais ellesera autorisée à exa- ment ne seroit que prorisoire,
miner et discuter tout ce quij jc'est-à- dire, que quand la
concerne Jes finances, la légis- EColonie seroit assemblée, elle
lation 2 la justice, le régime Epourroit, pour une assemblée
intérieur, le coimerce de la Esubuéquente, varier sur le moColonie, et ses rapports avecide: : mais que cette assemblée
la Métropole, où elle trans-Pelle-meme ne fit qu'ertraermettra, sur lesdits objets, ses'idinaire, provisoire cipurement
représentations et demanderj.enufturiee:p'desepitanis
mpe fur cufr. du. ponterr LVANT ,DIeneUr
5"
tl Moine Rouge. ; ramenée de, Efpagoolle, 15 mai deraiçr,
eriN
ier sur le moColonie, et ses rapports avecide: : mais que cette assemblée
la Métropole, où elle trans-Pelle-meme ne fit qu'ertraermettra, sur lesdits objets, ses'idinaire, provisoire cipurement
représentations et demanderj.enufturiee:p'desepitanis
mpe fur cufr. du. ponterr LVANT ,DIeneUr
5"
tl Moine Rouge. ; ramenée de, Efpagoolle, 15 mai deraiçr,
eriN --- Page 26 ---
(23)
E M E N T
R É G L E M E N T REGLE
OBSERYATIONS
ENVOYÉ
CONY E N U.
sur aucun] point et ordonner
dont elle remettra en mémegmers innovation. Cela fut
temps copie aux administra-encur d'autant moins entendu, que
teurs.
la requêle présentée al Rois
pour demander cette assemblée, porte: : e Personne n'a de
motifsaussi puissans qu'eux-
: mémes ( Jes Colons) ), pour
vouloir leur bonheur; ct les
eirconstancesdans) lesquelles
ils vous adressent leur veeu 7
exigent peut-éire que vous ne
vous reposiez que sur eux du
soin de conserver leurs propriétés, leur vie, et de mainmoM tenir, sous T'empired'unz
a marquechéri, des possessions
mal enM qu'une philosophie s'efforcer de
4 tendue paroit
soin
détruire. s Or,prendre
soi - mémc de conserver ses
propriètés, sa vie, dans certaines circonstances," n'est pas
Bannoncerqu'on: ne statuera sur
arien, qu'on n'innovera sur rien.
Il est également très - vrai
uelaseciotda'a pointe entendu
Eque ce qui concernel les finanAees, la législation, 2 la justice,
Gle régiune intérieur, le comEmerce de la Colonie et ses rapports avec la Métropole, devroit Létredéfiaitivenents arrété
brhaseuleesetcier
ilest vrai aussi qu'elle n'est
lentré en aucune explication à
M. Jecomte
cet égard,niavee
MM.
de la Luzerne, ni avec
les Colons adnisilAssenblée
nationale. --- Page 27 ---
(23)
R ÉCLEM E N T. RE ÉCLE M E N T.
CONVEN U.
ENYOY É.
OBSERVATIORS
AR T. 3.
Elle adressera directement?
aux administrateurs ses de- La Société n'a jamais pris
mandes sur.les besoins urgens/ ces objets en considération.
ou de haute police auxquels?
ils ont le droit de pourvoir.
A RT T. 4.
La durée de l'assemblée
Cet article n'avoit pas ét6
gé convenu. M. le comte de la
nérale sera de trois mois 1 à Luzerne prévint les commiscompter du jourdesa premiered saires de la Sociéié,
séance au Port- a au - Prince leurremitu
lorsqu'il
si néanmoins Jes travaux n'é- de
undaplicatacachere
toient pas finis à
ses dépéches, que le Coilde
Texpirationjseil du roi avoit fixé la duéc
ce terme, elle demanderal de l'assemblée à trois mois
aux administrateurs à prolon- sauf à demander
ger sa tenue, et ils sont auto- tion. aux administrateurs.] sa proroga- Mais
risés par Sa Majesté à y con-jil
sentir, dans le cas où ils
n'annonça pas que CC seJegroient les admninistratenrs qui
jugeroient nécessaire ou utilc. gjugeroient de Ia nécessité our
el'utilité de la. prorogation..
cusfle, du. puontor LVANT oiene AU ga
Morne Rouge. ramenée delE(pagaol le 15. mai dernieri
*
, et ils sont auto- tion. aux administrateurs.] sa proroga- Mais
risés par Sa Majesté à y con-jil
sentir, dans le cas où ils
n'annonça pas que CC seJegroient les admninistratenrs qui
jugeroient nécessaire ou utilc. gjugeroient de Ia nécessité our
el'utilité de la. prorogation..
cusfle, du. puontor LVANT oiene AU ga
Morne Rouge. ramenée delE(pagaol le 15. mai dernieri
* --- Page 28 ---
(4)
du comité colonial à la
LETTRE de MM. les membres
Société.
Paris,le 17 février 1790.
.MESSIEUNS,
avec des parecevons des lettres de Saint-Domingne, et de celle du Sud,
< Nous
de la partie du Nord,
des imprimés
< quets et transactions incessamment des exemplaires
9 Nous vous enverrons ct que nous attendons.
pour
K qu'on nous annonce, demandons un éclaircissement très-intéressant
K Nous vous
vous prions de nous T'envoyer. au
et nous
faite projet
<
la Colonie, en, de votre aveu, quelque addition le 18 septem-
< 10. Ya a-t-il dont vous nous avez envoyé copie
K de convocation
de
a
un duplicata
K bre 1789?
M. de la Luzerne vous envoyé Tavez-vous vérifié,
c 2°. Lorsque le faire passer à la Colonie,
< ce projet, pour trouvé quelque addition?
etc.
R ety avez-vous Thonneur d'être trts-hateroellenent, copie d'une
c Nous avons
vous remet, MESSIEURS, relatives
K P.S. La députation provinciale du Nord, et pièces y
< lettre de TAssemblée en a reçus.
les ordres qu'elle
e suivant
à la lettre ci-dessus.
LETTRE de la Société, en réponse
.Paris, 19 février 1790.
MESSIEURS,
nous ayez fait Thonneur
avons reçu la lettre que vous
aviez joint un
< Nous écrire le 17 de CC mois, à laquelle de vous la Luzerne, Minis-
< de nous intitulé : Dépèches de M.le comte
la
K imprimé
administrateus de Saint-Domingue,
de la marine, aux
MM. de PAssem-
> tre
d'une lettre à vous écrite par autre copie d'une
< copie certifiée du Cap, le27 décembre 1789, et
de
< blée provinciale
assemblée à MM. les administrateurs
< lettre écrite par cette
Saint-Doningue.
< L'empressement
vous la Luzerne, Minis-
< de nous intitulé : Dépèches de M.le comte
la
K imprimé
administrateus de Saint-Domingue,
de la marine, aux
MM. de PAssem-
> tre
d'une lettre à vous écrite par autre copie d'une
< copie certifiée du Cap, le27 décembre 1789, et
de
< blée provinciale
assemblée à MM. les administrateurs
< lettre écrite par cette
Saint-Doningue.
< L'empressement --- Page 29 ---
(25)
R L'empressement que nous mettons à vous
< permet pas de vous faire part de
répoadre, ne nous
(e ces jointes : nous sommes forcés de quelques réflexions sur les piènous borner
* à vous satisfaire sur les deux
en ce moment
questions que nous fait
lettrea >>
votre
K Vous nous demandez : 1°. F a-t-il ClL, de rotre
e addition faite au projct de convocation dont
aveu, quelgne
< voyé copie le 18 septembre 1789?
vous nous aves enk Nous répondons qu'il n'y a point eu de notre
K dre addition au projet de convocation dont
aveu la moine voyé copie en retour de celle
nous vous avons en-
< aviez fait remettre le 15 du même que vous-mêmes, Messieurs, nous
mois. *
< Vous nous demandez : 2°. Lorsque M. de la
< envoyé Zn duplicala de ce projet, pour le
Luzerne a'Ou1S a
< lonie, l'avez-vous
Jaire passer à la Covérific, el. J avez-vous trouvé
e tion? >
quelgue addic Nous répondons que le paquet nous a été
* que nous l'avons envoyé ainsi. Le ministre dit remis cacheté, et
< qu'il avoit fait deux additions au
à nos commissaires
réglement de
e sistant, 1°. en ce que le gouvemeur général convocation,conk de PAssembléc 3 et s'en retireroit immédiatement feroit l'ouverture
R ce que PAssemblée
auroit
après. 2°. En
genérale
une durée de
< sanf, en cas d'insufisance de ce tems la
trois mois ,
( sa
3 faculté de demander
prorogation uuz administrateurs. >>
4 Voila, Messieurs, tout ce que nous pouyons
à
K deux questions. >
répondre VOS
< Nous ajouterons pour éclaircissement
le
e notre président rendant
des
que, 9 IO octobre D
compte
travaux auxquels s'est
( la société jusqu'à cette époque 1 nous dit ( et nous le livrée
e par SoI discours consigné dans nos procks-verbaux):
voyons
4 sois moins l'esprit qui wOuLS anime,
Sije connoisMessicurs, serois
<
de n'apercevoir aucun signe d'improbation.
je
surpris
Mais, d'un
( pensez que le patriotisme de ceur des dignes Colons côté, vous
( élé honorés du choir de
qui auront
leursfrères, que leurzile, leurs
( leur eapérience, leur activité, rendront suffisant le délai lumières, de trois
< mois qui a Eléfizé : d'autre côté, vous juuges avec
K le voeu du monarque sera czactement suivi
raison, que
par tadministrateur
D
mpa. ur coufie. du. poproi LVARY blete AIH le e grau
urgau Vioine Rouge, ramenée de, FEpagnol le 15. mai dernier;
frères, que leurzile, leurs
( leur eapérience, leur activité, rendront suffisant le délai lumières, de trois
< mois qui a Eléfizé : d'autre côté, vous juuges avec
K le voeu du monarque sera czactement suivi
raison, que
par tadministrateur
D
mpa. ur coufie. du. poproi LVARY blete AIH le e grau
urgau Vioine Rouge, ramenée de, FEpagnol le 15. mai dernier; --- Page 30 ---
(26)
anquel il est transmis; que
estimable et bienveillant
SI ELLE LE CROIT
a éclairé,
Passemblée sera prorogée,
saura ELLE-
< conséquenuent Pintérêt de la Colonic, qu'elle
K NÉCESSAIRE pour
APPRÈCIER. >>
avoient connoissance de
< MÉNE
de nous 1 Messieurs 7
cette remise
K Quelques-uns nous remettez; nous attendions
6 limprimé que vous
nous, avant d'écrire au ministre.
le rend anthentique pour
nous lui aurons
4 qui
copie dela lettre que
4 Vous recevrezincemsmmente
5>
de la ColoK adressée.
lieu de croire que les administrateurs
nous
4 Nous. avons
duplicata du réglement qui
$ nie auront reçu,le 7Janvier,le être indifférent 2 mais nous yous
été remis; cc fait peut
>>
$ avoit
vous montrer notre exactitude.
59 l'annonçons pour
d'ètre, etc. 9
>> Nous avons Thonneur
vous
remercions d'avance des imprimés que
6 P.S. Nous vous
avec plaisir. >
annoncez , et que nous recevrons
6 nous
membres du comité
de la Société à MM. les
LETTRE
colonial.
.Paris,le 19 février 1790.
5 . MISSIEURS,
révient d'apprendre qu'on a
société des Colons français
elle : il a
< LA
des bruits injurienx contre
y
* pandu à Saint-Domingue au bien de cette colonie : on prés'est opposée
: leffet
( été écrit qu'elle
viennent de vous , Messieurs
ces inculpations
K tend que
contre ses membres.
K a été des menaces
caractérise les Créoles, veuillez répondre
4 Avec la franchise qui auteurs de ces inculpations ; permettez-
* si en effet vous êtes les
bien signer tous individuellement
de vous prier de vouloir
< nous
attendons de votre loyauté.
K la réponse que nous
Thonneur d'être, etc. etc.
Nous avons
le comte
Président, Rossignol de Grandmont,
c Signé,7 Billard,
de Saint-julien, Cormier, Deslandes,
Lohier Sécretaire,
K dAgoult,
, veuillez répondre
4 Avec la franchise qui auteurs de ces inculpations ; permettez-
* si en effet vous êtes les
bien signer tous individuellement
de vous prier de vouloir
< nous
attendons de votre loyauté.
K la réponse que nous
Thonneur d'être, etc. etc.
Nous avons
le comte
Président, Rossignol de Grandmont,
c Signé,7 Billard,
de Saint-julien, Cormier, Deslandes,
Lohier Sécretaire,
K dAgoult, --- Page 31 ---
(27) )
>> Pabbé le Clerc de Saint-Elnuin,Belin Villeneure,
e jot Lartigue, Caze de
Caze
Thenet, RobertMery,
2 Philibert jeune, Lohier
< la Saudraye , le vicomle du Chilleau, Dufour, Thevenin de
>> Melisey ) de Grand-Maison
de
K Fleuriau de Toucke
3 Gouin 9 Lucas de Blaire >
Longe 3 Duny, Berard, Guillauden
< plessis, Reignaud, de Court de la Tonnelle Pabbé
Du-.
< Simonnet de Maison-Nenve,
de Paray >
Berardfils,le baron de
e de Croisieuil, Contant de Castelin, la Roche
Beaumonts
< Bellemare, le marquis
Jaguelin, Bigot de
Dupuy. Montbrun, de la Garde 3 Gour
< raud de Belle-Vue, le vicomte de Leaumont, de
< Dufourgerais, marquis de Massiac,le comte de Guiton, Chalendrny, Penin
< de PEpine, Coulom.
LETTRE'de MM. les membres du comité colonial, en
réponse à la lettre ci-dessus.
4 Paris, le 24 février 1790.
S MESSIEURS,
e Nous ne vous cacherons pas l'étonnement que nous a causé
4 linterpellation que vous nous faites. Vous parlez de bruits inK jurieuz répandus à Saint-Domingue, d'inculpations intentées
K contre quelques - uns des membres de votre société, de menaces
e enfin, quiontété Peffet de ces inculpations 3 et vous ne
< aucun titre qui prouye la réalité de ces menaces, ni leur produisez
e tance, ni vestige de la source d'où elles partent. Est-ce donc impor- ainsi,
< MESSIEURS, que nous nous sommes conduits envers quelques
< uns de vous? Inculpés ( l'un d'eux même menacé du dangereux
< effet des On dit.. On Prétend, Il a élé écrit.) inculpés, dis-
< je, il ont trouvé dans la députation des secours empressés
< doivent leur servir d'égide impénétrable contre toute espèce qui de
>> soupçon.
< A cette première réflexion, nous en joindrons une autre; no-
< tre devoir envers nos commettans nous impose la loi
a de consigner dans nos procès-verbanx, avec la dernière rigoureuse exacti-
< tude, chaque incident relatif à la Colonie. Notre correspondance
< respective est par conséquent assujettie à cette loi. Ce qui doit
Dij
mpd fur) Aie du. Nonteir LVAKY biese Hur le gra
a gau Viorne Rouge. ramtenée de FEfpagpol lc 15 mai dernier,
, nous en joindrons une autre; no-
< tre devoir envers nos commettans nous impose la loi
a de consigner dans nos procès-verbanx, avec la dernière rigoureuse exacti-
< tude, chaque incident relatif à la Colonie. Notre correspondance
< respective est par conséquent assujettie à cette loi. Ce qui doit
Dij
mpd fur) Aie du. Nonteir LVAKY biese Hur le gra
a gau Viorne Rouge. ramtenée de FEfpagpol lc 15 mai dernier, --- Page 32 ---
(48)
à ne nous
c'est T'affectation gue vous apportez
y frapper le plus,
du comité colonial; c'est encore qu'au- déde membres
de nos
R qualifer que ne soit consigné dans les registres
cun de vos noms les invitations vingt fois récidivées que nous
libérations, malgré
des commissaires à nos séances pour
vous avons faites d'envoyer et pour vous concerter avec nous
nous aider de vos lumières, le bien de la Colonie pourroit exiger.
sur. les démarches que vient d'ètre confirmée par nos commetnotre élection
de votre part,
* Lorsque dans J'adresse qui nous parvient
eu Phon4 tans, lorsque,
, dont nous avons
à cette conformation, vous nous refusez conspoutérieuremenr
des preuves,
avec
neur de vous communiquer
le, MESSIEURS,
tamment la qualité de députés j Créoles avouons , il n'en faut pas davanqui caractérise les
le bien de la Colonie
< lafranchise nos commettans jugent que
à I'Ase tage pour que souffrir d'une désunion que leurs représentans de démar-
* ne peut que
ont cherché à prévenir par tant
nationale
< semblée fraternelles qw'anthentiques.
e ches aussi
que l'amour de la patrie a inculqués
Constans dans les principes
nous vous
<
de chacun des membres de la députation,
vos
< dans l'ame
invitation, et nous verrous avec plaisir
< renouvellons notre cunnoissance de toute notre correspondance,
prendre
K commisaires
surement puiser les éclaircissemens
seule source où yous puissiez
la
que vous désirez.
Nous avons Phonneur d'ètre, etc.
<
MM. les membres du comité
LETTRE de la Société à
colonial,
M Paris, le 1". mars 1790.
AMESSIEURS,
jusqu'à ce mocirconstances nous ont empêché
dont
< DIFTÉRENTES M. le comte la Luzerne , la lettre
2 à
de mots
K ment d'envoyer
Nous nous bornerons à ce peu
ici copie.
de
*
nous joignons
: nous nous réservons répondre
K dans cet instant très-pressant
à VOS lettres précédentes.
R amplement
ayons Phonneur d'être, etc.
* Nous
1". mars 1790.
AMESSIEURS,
jusqu'à ce mocirconstances nous ont empêché
dont
< DIFTÉRENTES M. le comte la Luzerne , la lettre
2 à
de mots
K ment d'envoyer
Nous nous bornerons à ce peu
ici copie.
de
*
nous joignons
: nous nous réservons répondre
K dans cet instant très-pressant
à VOS lettres précédentes.
R amplement
ayons Phonneur d'être, etc.
* Nous --- Page 33 ---
(29)
LETTRE de la Société au Ministre.
Paris, le I', mars 1790.
MONSTEUR LE COMTE,
Nous avons reçu 7 de MM. les Députés de
un
Saint-Domingue,
imprimé contenant deux lettrcs de vous; l'une ministériclle
l'autre particulière adressce à MM. les administrateurs, et 7
projet d'ordoanance pour assembler la Colonic,
un
Avant de nous expliquer sur cet imprimé, qu'il nous soit
Monsieur le comte, de vous rappeler les faits qui ont
permis, 9
compagné et suivi cette ordonnance. Le récit des faits précédé, acpour mettre dans tout son jour la pureté de nos intentions, est utile
prouver que notre conduite est irréprochable.
pour
Le 29 juillet 1789, Messieurs les Députés de
demanderent au Roi la suspension absolue de toute Saint-Domingue, assemblée 7
loniale 2 parce que, 2 quelle qu'en piit étre Porganisation, la Colo- cOlonie ne vouloit Cl ne devoit la tenir que de PAssembléc Nationale,
Vous leur répondites, le II août, que Sa Majesté avoit consenti
à cetle suspension.
Il paroit que, ce même jour II août, ces MM. prirent un arrêté
qu'ils vous portèrent le 19, ct vous manifestèrent le désir
le missiez promptement sous lesyeux du Roi. Vous leur que vous
par votre lettre du lendemain, que Sa Majesté étoit prêteà annonçâtes ordonner que ses ministres s'assemblassent ches M. le Garde-des-Scemz
pour eraminer ce qu'ils proposeroient en conséquence de leur arrété. Mais vous leur indiquâtes qu'il étoit indispensable que la demandefitfuite par une requête présentéc au Roi ou à son.conseil.
Ce même jour 20 août notre société se forma; ; nous conférâmes
avec MM. les Députés de Saint-Domingue; nous conyînmes de la
demande à faire à Sa Majesté; nous devions concerter une
et
uniforme la présenter séparément, mais ces MM.
requête
agirent autrement : leur requête ne nous fut point communiquée, le 29 ils la
présentèrent ; elle avoit pour objet la conyocation d'assemblécs
vinciales, par MM. les administrateurs, sur la première demande proqui en pourroit être faite par les comites, et même lautorisation
pourse réunir, en assemblée coloniale D au Port-au-Prince.
fural cuife. du, Noprer" LVARY - vlene Ur IE e Brau
dur a Moina Rouge. ramente. de FE(pagnol le 15 mai dernier,
- Swl
ée, le 29 ils la
présentèrent ; elle avoit pour objet la conyocation d'assemblécs
vinciales, par MM. les administrateurs, sur la première demande proqui en pourroit être faite par les comites, et même lautorisation
pourse réunir, en assemblée coloniale D au Port-au-Prince.
fural cuife. du, Noprer" LVARY - vlene Ur IE e Brau
dur a Moina Rouge. ramente. de FE(pagnol le 15 mai dernier,
- Swl --- Page 34 ---
(30)
particuaussi notre requête
Le lendemain 30, nous présentimes l'accueillir, et vous nous annoncâtes ,
Sa
daigna
commissaires à l'aseulière ; Majesté nous serions admis par
Monsieur le comte, que devoit avoir lieu chez M. le garde-dessemblée des ministres, qui MM. les Députés de la Colonie, l'objet
Sceaux pour examiner avec
d'ordonnance fut convenu
des requêtes. discussions, un projet
vous fut
de ce
-
Après plusieurs
et nous' : un double
projet nous écri-.
entre MM. les Députés l'antre par nous. Le 21 septembre, , vous à celui de
remis par eux, votre voeLl est absolument semblable Nationale.
vitessliparot que
à PAssembléc
MM. les Députés de Saint-Domingue Je vous amonce avec plaisir qu'un
Votre lettre du 26 porte : tel que vous le désiries a été agréé
absolument
d'avoir fait adopmode de comcocation
nous vous remerciâmes
Roi.Le même jour,
tel que nous Pavions présenté.
parle conseil un mode de convocation
voulu autoriser à Saintter au
écrivites : Le Roi a bien
comme vous
Le 28, vous nous
d'une assemblée coloniale
Domingne la convocation quelques jours après à nos commissaires du sceau
le désiries. En remettant d'ordonnance sous enveloppe, scellé conseil y
le duplicata du projet leur dites que Sa Majesté en son le
du département, vous deux dispositions: la première, coloniale que dont gouver- il se
avoit fait ajouter l'ouverturé de l'assemblée
la durée de
neur général < feroit
La deuxieme, que
imméliatement aprèsia sauf à elle, en cas d'insuffi-
< retireroit seroit fixée à trois mois,
>>
K
aux
Tassemblée
administrateurs.
à demander sa prorogation ont]
et accompagné
< sance, lesfaits, ,Monsieurl le comte, , qui précédé à obtenir de sa Majesté
Voila
Satisfaits d'avoir concouru sur J'estime et même:
nos démarches. la Colonie, nous comptions
un bienfait pour de nos compatriotes.
député supplént
sur la bienveillance la fin de novembre, M. Laborie,
Cependant à
des
du projet d'ordonnance, à
lun coopérateurs sommaires adressées
de Saint-Doningne, brochure intitulée: Réfezions
Une insurRti paroitre une la colonie de Saint-Domingne. Onylit:* s'est formée
la France el à les
résidens à Paris de l'avoir foe rection de tous propriétaires M. de la Luzerne est accusé
la députations ;
un écho, M.lemarquisde Gouy
e contre
trouve
mais
mentée.. >> Cette calompie tribune à l'Assemblée Nationale;
d'Arsy la répete dans la
intitulée: Réfezions
Une insurRti paroitre une la colonie de Saint-Domingne. Onylit:* s'est formée
la France el à les
résidens à Paris de l'avoir foe rection de tous propriétaires M. de la Luzerne est accusé
la députations ;
un écho, M.lemarquisde Gouy
e contre
trouve
mais
mentée.. >> Cette calompie tribune à l'Assemblée Nationale;
d'Arsy la répete dans la --- Page 35 ---
(3r)
forts de notre conscience, nous l'avons vu avec indifférence. Nous
en avons dédaigné les auteurs, et nous attendions avec impatiencela
nouvelle de l'arrivée à Saint-Domingue du projet de réglement COllvenu, ct de la formation d'une assemblée générale.
Mais quelle a été notre surprise, lorsque nous avons lu dans
une lettre écrite par l'assemblée provinciale de la partie du nord
aux députés de la Colonie , à l'occasion du projet de réglement et
de VOS deux lettres: < Il est évident à la lecture de ces pièces
que
< le comte de la Luzerne n'a sonlevc contre vOILS le grand nombre
< des Colons résidans en France et même quelques-uns de vOS mem-
< bres, que pour profiter de cette cruelle division et sacrifier plus ai-
€ sément les deuxpartis au maintien du despotisme ministériel. Son
K plan d'organisation d'asscmblée coloniale contredit vos vues,celles
< des Colons dissidens et sur-tout les nôtres. $
Empressés de savoir comment ces pièces pouvoient porter le caractère d'un soulèvement contre MM. les députés 9 nous les avons
exaininées avec attention, et nous sommes tombés de surprise en surprise, quand nous avonsyu que lej projet d'ordonnance contenoit des
dispositions extrêmement importantes qui nous étoient inconnucs.
Cc sont probablemeut ces additions ct changemens qui ont fait improuyer le réglement par l'assemblée provinciale du cap. Si vous
pensiez, Monsieurle comte s que vous ne deviez pas nous les fairc
connoître 2 pouviez-vous nous écrire que le projet étoit absolument tel que nous le désirions , quand celui
nous
que
désirions, 9
quand celui que nous vous avions remis, nc contenoit pas ces additions et changemens?.. Vous les connoissez,ces additions
roit superflu de les
ici. Mais
s il SCrapporter
nous ne pouvons garder le
silence sur un autre fait non moins extraordinaire : votre lettre
ministérielle à MM. les administrateurs , porte : < Je joins ici,
K Messicurs, , un projet d'ordonnance à rendre de votre part
4 la tenue d'unc assembléc générale; il a été concerté avec MM. pour
4 les députés de la Colonie à l'Assemblée nationale et les proprié4 taires Américains résidans d Paris. > Et cependant ce projet
contient des additions qui n'ont point été concertées avec les proprictaires Américains résidans à Paris , vous ne leur avicz pas
donné la plus légère connoissance de CCS additions... N'est-ce pas
là, Monsieur lc comte 2 donner quelque lueur de vraisemblance
urla cufe. du. ponrei LVART vlene Ur C gre
toine-Rouge, ramenée de FE(pagnol le 15 mai dernier;
Sw
Américains résidans d Paris. > Et cependant ce projet
contient des additions qui n'ont point été concertées avec les proprictaires Américains résidans à Paris , vous ne leur avicz pas
donné la plus légère connoissance de CCS additions... N'est-ce pas
là, Monsieur lc comte 2 donner quelque lueur de vraisemblance
urla cufe. du. ponrei LVART vlene Ur C gre
toine-Rouge, ramenée de FE(pagnol le 15 mai dernier;
Sw --- Page 36 ---
(33)
venons de parler, quelgiestraonlisire
à la calomnie dont nous tout encore, , vous Pavez en quelque
qu'eile soit ? Et ce n'est pas vous nous avez fait suspecter d'aaccréditée cette calomnie ;
d'ordonnance
sorte
à ces additions en nous remettantle projet nous ont-ils
voir coopéré
Aussi MM. les députés
nous - mèmes.
devions à eux 9 à nous
pour l'eavoyer si inous en avions connoissance: : nous
ces addidemandé deleur répondre préisement que nous ignorions vous nous aviez
mêmes,
n'avions point vérifié le paquet que de nos comtions, que nous
du département. Mais aux yeux
est
remis sous le sceau délicatesse, d'honnêteté, de confiance,
patriotes notre excès de
la vérité leur sera conldéfaveur qui ne peut cesser que quand
nous allons
une.
Têtre que par la publicité que
nue, et clle ne peut conduite.
donner à toute notre
Monsieur le comte, Jes suites fàcheuses
Nous ne prévoyons pas, additions et changemens faits au projet
produire les
l'avions présenté, étoit sadordonnance, que peuvent qui, comme nous vous
sans ces additions, D
combiné. Il n'est que trop probable que des désordres qu'on ne
gement
des troubles, et pent-être
le désespoir égail auroit prévenu frémir. S'il étoit possible que
envisager sans
demander compte
peut
la Colouie, , à quila nation pourroit-elle
rât unj jourl
des malheurs respectifs?
Nous sommes avec respect, etc,
à celle ci-dessus.
LETTRE du Ministre en réponse
( Paris, le 5 mars 1790.
Messieurs, qu'on avoit intercepté et pu-
< J'étois dejà instruit, des lettres ministérielles et particulitres, du
< blié à Saint-Domingue
javois adressé de la part
projet d'ordonnance que
Ces
ce pro-
< ainsi qu'un
général et à Tintendant. dépèches, coloniale,
< roi au gouverneur relatifs à la convocation d'une assemblée dans toutela dis-
( jet étoient n'attestera plusvolontierse quemoi, que votre conduite a
< Personne a eu lieu en France sur cet objet, la
vous-
<
cussion qui
et ( comme vous qualifiez
loyale, pure,
(< été droite,
du roi.
) irréprochable.
les ministres
< mèmes
devez la même justice à tous
* Sa
* Mais vous
intendant. dépèches, coloniale,
< roi au gouverneur relatifs à la convocation d'une assemblée dans toutela dis-
( jet étoient n'attestera plusvolontierse quemoi, que votre conduite a
< Personne a eu lieu en France sur cet objet, la
vous-
<
cussion qui
et ( comme vous qualifiez
loyale, pure,
(< été droite,
du roi.
) irréprochable.
les ministres
< mèmes
devez la même justice à tous
* Sa
* Mais vous --- Page 37 ---
(33)
<e Sa Majesté avoit résolu depuis long-temips, ct fait annoucer
< à la Colonic, qu'ily seroit tcnu en octobre 1789 uce assemblée
>> générale.
< Il est vrai que, dès le 30 juillet dernier, MM. les
de
<
députés
Saint-Domingue ont réclamé contre CC projet, et
ont néan-
<
qu'ils
moins bientôt après témoigné désirer une autre assemblée. Il
k roit au reste qu'il ne yous a été communiqué qu'une partie pa- de
e Jeurs demandes, et que vous n'ayez point connoissance dc la réK ponse que je leur ai faite par ordre de sa Majesté, ct
les
(
décisions du conscil d'état. Je vais vous en faire part d'après :
EXTR AIT T
E X' TR. AIT T
DEs DEMANDES de MM. les DE LA RÉPONSE du Ministre, du
Députés de Saint-Domingue, II août 1789, d'après les désans date, mais reçues par le cisions du conseil d'état, du 9
ministre lc 30 juillet 1789.
dudit mois.
t SUSPENSION absolue de toute asSA MAJESTÉ a consenti à la
t sembléec coloniale, parce que,. quelle suspension que vous avez demandée
qu'en puisse être Torganisation, la de toute assemblée coloniale, 1 parce
Colonie ne veut et ne doit la tenir quc, quelle qu'en puisse étre
que des décrets de l'Assemblée na- € nisation 7 la Colonie ne veut l'orga- et ne
tionale. N
doit la tenir que des décrets de l'Assemblée nationale.
t J'aip prévenu néanmoins le Roi que
depuis votre lettre écrite, vous m'aviez verbalement témoigué que vous
lui demandericz peut-étre une a ssemblée extraordinaire, provisoire, composéc d'une maniere élective 3 qui,
ne statuant et n'innovant sur rien,
lui proposeroit, ainsi qu'à l'Assemblée nationale, ce qui paroîtroit être
del l'intérét de la Colonie. J'ai ajouté
que cette requéte, si vous y insistiez, méritoit , sur- tout dans les
circonstances actuclles, d'étrc accucillie. s
E
culig, du moptol LVARY, - blenteTur le ga
Moine-Rouge. ramcoée de, lE(pagnol le. 15 mai dernier,
ovant sur rien,
lui proposeroit, ainsi qu'à l'Assemblée nationale, ce qui paroîtroit être
del l'intérét de la Colonie. J'ai ajouté
que cette requéte, si vous y insistiez, méritoit , sur- tout dans les
circonstances actuclles, d'étrc accucillie. s
E
culig, du moptol LVARY, - blenteTur le ga
Moine-Rouge. ramcoée de, lE(pagnol le. 15 mai dernier, --- Page 38 ---
(34)
demandé l'assurance pou Vousavezd innovation relative
sitive qu'aucune ou à tout autre
à T'administration
objet, ne sera faite, même provisoi- sans le
rement;à Saint-Domingue,
concours de ses. représentans."
Le Roi a décidé que donnée. cette assu- Il a
positive qu'aueune
vous étre
4 L'assuranee relative à T'administra rance devoit c'étoit à PAssembléc naionovation à tout autre objet, ne sera pensé que a admis les députés detion olt
Saint- tionale (qui
) à déterminer
e fxite, méme prosioirement,as le concours de ses Saint - Domingue devroient avoir
e Doningue, sans
innovations
>
quelles le
de cette Colonie,
- représentans.
lieu dans régime ait examiné
et quejusqu'à ce qu'elle.
ledit
ceite question si importante, étre maintenu
réginie doit rester et
ou du
tel qw'il a été de tout demière." temps,
H moins depuis la paix
Messieurs, quels ont été dès l'oest aisé d'observer,
Ils ont resté
c Il vous
de sa Majesté, et de son conseil. laissé enten-
< rigine les principes Jamais aucun des ministres n'a dit,.ou même à l'en-
< invariables. seroit porté attcinte, et postérieurement les yeux
<
dre qu'ily
de convocation ; si vous voulez jetter le
de
nationale
<
voi Tordonnance ont adressé à l'Assemblée
le :
le mémoire qu'ils
énoncé que
K sur 1789, vous y verrez tsts-furnellement toutes closes daus
< ortobre devoir à T'égard des Colonies maintenir nationale eût pris
K a cru
jusqu'à ce que l'Assemblée
jugeroit
< l'ordre accoutumé, décrété les loix et le régime qu'elle métroet
de la
K en considération
absolument dissemblables
convenir à ces contrées
* pole.
des faits.
< Je reviens à l'ordre
maritimes furent instruits
des places de commerce
et
< Les députés demande de MM. les députés deSainte-Doningue. Jeurs
4 de la nouvelle
Il étoient chargés par
pas sans inquiétudes.
droits dont a joui
< ne lapprirent de veiller à la conservation des
national. Ils.
commettans
dans nos Colonies le commerce
à ce jour
lettres
j'ai pos-
< jusques
les 18 et 26 août 1789, des
que
c m'adresserent mises sous les yeux du couscil d'état.
< térieurement
MM. les députés deSainte-Doningue. Jeurs
4 de la nouvelle
Il étoient chargés par
pas sans inquiétudes.
droits dont a joui
< ne lapprirent de veiller à la conservation des
national. Ils.
commettans
dans nos Colonies le commerce
à ce jour
lettres
j'ai pos-
< jusques
les 18 et 26 août 1789, des
que
c m'adresserent mises sous les yeux du couscil d'état.
< térieurement --- Page 39 ---
(35)
< Je leur répondis et leur mandai : MM. les députés de SaintK Domingue paroissent désirer que l'assemblée coloniale soit con-
< voquéc d'après un mode purement électil', ct consentir
<
qu'elie
ne soit que consultative, qu'elle n'ait droit de statuer, d'innover
:
( sur rien, mais sculement de proposer à l'Assemblée nationale
< et au roi, ce qu'elle croiroit de lintérêt de la Colonie, soit re-
< lativement à son régime intérieur, soit relativement à SCS
< ports avec la métropole, ct de s'adresser aux administrateurs rap-
< ce qui concernera la police, la sureté de la Colonie, et ses pour be-
< soins urgens.
< J'ajoutai que les ayantages ou les inconvéniens qui ponyoient
< résulter de cette assemblée, paroissoient ne concerner en aucune
9) manière les places de commerce. Je faisois sentir qu'elles ne seK roient pas fondées, selon moi, à intervenir ct à s'opposer à une
< telle demande, si MM, les députés de Saint-Domingue la
4 toient au conseil du roi.
por4s Enfin je terminois ainsi ma lettre : >> Vous sentez combicn sont
< intimement liées la prospérité du commerce national ct celle des
4 Colonies françaises. Il seroit dans les circonstances présentes
< à désirer que jamais, que vous puissiez vous concerter avec plus les
< Colons; qu'un hcureux accord sur VOs droits respectils s'établit
< entre vous. Vous m'annoncez que tel cst votre voeu et celui de
< vOs commettans. Je ne puis trop vous exhorter à remplir leurs
$ vues conciliatrices, à combiner vOs demandes, s'il est possible
< avec celles des habitans de nos Colonies; les unes et les autres :
< cn acquerroient plus de poids. Vons devez voir que la
K sition des députés de
propoSaint-Domingue, que je vous ai franche-
< ment exposée, ne porte aucune atteinte à VOS intérêts. 11 n'est
< agréable de pouvoir calmer VOs allarmes; il mc le scroit encore
44 plus de voir le commerec de France et les Colonics, ne former
< qu'un scul yoeu, ct solliciter d'uu commun accord les
changemens qu'ils peuvent désirer dans les rapports qui existent en-
< tre eux.,
e Vous le sayez, Messieurs, plus d'une fois je vous ai tenu à
* vous-mêmes un pareil, langage, ct vous ai verbalement invités à
* vous concerter, 9 soit avec MM. les députds de
Saint-Domingue a
Eij
cuhfic. du. flontei LVARY 3 bleffe r le Era
Moina-Rouge. ramepée de! 1E(pagnol le 15 mai dernieri
AE K
les rapports qui existent en-
< tre eux.,
e Vous le sayez, Messieurs, plus d'une fois je vous ai tenu à
* vous-mêmes un pareil, langage, ct vous ai verbalement invités à
* vous concerter, 9 soit avec MM. les députds de
Saint-Domingue a
Eij
cuhfic. du. flontei LVARY 3 bleffe r le Era
Moina-Rouge. ramepée de! 1E(pagnol le 15 mai dernieri
AE K --- Page 40 ---
(36)
croyant le
du commerce de France,
4 soit avec ceux des places
le sort des Colonies infinide tous ceux quintéressoit
la tran-
( concours
nécessaire pour en assurer
et peut-être
K ment désirable,
de celui
et le bonheur.
< quillité
paru bientôt après se rapprocher vous
4 Votre voeu ayant
sa Majesté décida que
de Saint - Domingue,
ministres, qui fut
* des députés
avec eux à un comité de
1789.
rassembleriez
vous
, le premier septembre
chez M. le
très-longue
K tenu
garde-deraceaux,
tout le conseil du roi, une discussion d'élection,
< Là, devant seulement sur le mode d'organisation,
mais
de l'Assemblée
< eut lieu,
sur les pouvoirs
ne
et millement
à
< de convocation,
sa Majesté a toujours persisté la mé-
< projetée 2 objet sur lequel préjudicier aux droits de
rien autoriser qui pàt
ne fut défi-
< vouloir
nationale. Aucun point
et de TAssemblée
que vous
< tropole arrêté à ce comité. Mais vous annoncâtes
9 et
< nitivement
MM. les députés de Saint-Domingue
avec
(
vous entendriez
des demandes absolument semblablcs. et
m'adresser
votre voeu,
< finiriez par
en effet le 16 de septembre
étoit
< Vous m'envoyâtes 18 du même mois le leur, qui y.
me firent passer le
et d'autre donné
k ils
conforme. Vous y aviez de part
la convocalittéralement
de réglement provisoire, pour
K la forme d'un projet générale à Saint-Domingue.
lus Ie
k tion d'une assemblée'
au conseil d'état du 25. J'y
A Je rapportai vos demandes m'aviez transmis.J J'y rendis compte
de
que vous
par les
* projet réglement avoient été faites antérieurement
qui
* des observations maritimes de commerce.
votre réK députés des places
les articles du dispositif de
4 Le roi décida que tous
parce qu'il soubaitoit
seroient adoptés sans exception,
et
K glement
accorder à la Colonie le mode d'organization on ne
4 véritablement lui seroit le plus agréable, et assurément que
K d'élection qui
sonhaitoit à cet égard,
mieux conjecturer ce qu'elle
et de beaucoup de
* pouvoit
commune de ses députés
des
K d'après la demande Paris. Il est d'ailleurs à observer qu'aucun en,
résidans à
ne concernoit
K Colons
vous, comme par eux,
conpar
même
K articles proposés
On ne
la Colonie le mode d'organization on ne
4 véritablement lui seroit le plus agréable, et assurément que
K d'élection qui
sonhaitoit à cet égard,
mieux conjecturer ce qu'elle
et de beaucoup de
* pouvoit
commune de ses députés
des
K d'après la demande Paris. Il est d'ailleurs à observer qu'aucun en,
résidans à
ne concernoit
K Colons
vous, comme par eux,
conpar
même
K articles proposés
On ne avoit trait à ce mode.
pent
le
elfet que ce qui
provineiale du Nord mande que
l'assemblée
par le roi,
* cevoir comment
coloniale, envoyé
d'une assemblée
* plan d'organisation --- Page 41 ---
(37)
4 contredit vos vues, et celles des députés. Vous avez les
K
pieces 3
je vous demande de lés comparer. Vous trouverez dans Pordon44 nance envoyée par le roi le plan d'organisation pour Passembléc,
4 exactement, je pouvois presque dire, littéralement calqué sur
4 celui que vous m'aviez de part et d'autre littéralement proposé.
4 Ce n'est que le préambule seul que le roi a ordonné de chan4 ger. Il a d'ailleurs fait insérer quelques nouveaux articles, mais
K pour fixerla durée, et sur-tout les pouvoirs de l'assembléc,
4 exprimer ( ce qui avoit toujours été annoncé) qu'elle ne seroit pour
4 autorisée qu'à discuter tout ce qui intéressoit la Colonie, et à
4 transmettre à la métropole seS demandes sur les points
importans,
ou à requérir sur Jes objets provisoires et urgens, les adminis4 trateurs, à qui les loix coloniales ont toujours donné le droit
K dy pourvoir.
4 C'est donc sur une base parfaitement connue, et qui n'a
K
jamais varié, qu'ont été fondées ces résolutions du roi. En aucun
>> temps, ni moi, niaucun des ministres, n'avons dit, ni écrit, ou
K à vous, , Messieurs, ou aux députés de Saiut-Domingue, ou à
A ceux des places maritimes de commerce, qu'on entendit rendre
K l'assemblée coloniale indépendante de celle de la métropole; mais
. on vous a toujours assuré ue le roi étoit dans l'intention de se
< préter ( sur la manière de former et d'organiser cette nouvelle
4 assemblée ) à ee que vous annonceriez être désiré par la Colonie
K elle-même; et cet engagement (sil'on en a pu prendre uu avant
K la décision de sa Majesté ) a été fidelemeut rempli.
wJe vous invite à vous rappeller mes discours, et à relire avec
4 attention toutes les lettres antérieures on postérieures, que j'ai
4 eu Thonneur de vous écrire. Vous n'y trouverez certainement
pas
< unc expression quii indique que sa Majesté, on ses ministres aient
4 jamais eu d'autre dessein. Quant à ma dépêche ministérielle con-
* nue par linterception et la publication qui en ont cu lieu au
4 Cap, sur quel fondement ceux qui l'ont fait imprimer peuyentK ils prétendre que j'aie entendu induire les administrateurs, à qui
4 elle éloit adressée, en errenr; que c'est daus cette vue que je
< leur ai dit que le projet d'ordoanance avoit été concerté entre
( vous et MM. les députés de la Colonie, tandis que dans la lettre
s particulière écrite de ma main,quiy étoit jointe, et qui a été
culie. du. poonrei" LVARY * blene Twr ie grarrac LaE ay
dut : au Moinaflouge, ramcnée de.1E'pagpol-le 15 mai dernier
M
1 Wit:
que c'est daus cette vue que je
< leur ai dit que le projet d'ordoanance avoit été concerté entre
( vous et MM. les députés de la Colonie, tandis que dans la lettre
s particulière écrite de ma main,quiy étoit jointe, et qui a été
culie. du. poonrei" LVARY * blene Twr ie grarrac LaE ay
dut : au Moinaflouge, ramcnée de.1E'pagpol-le 15 mai dernier
M
1 Wit: --- Page 42 ---
( 38)
sa Mabien clairement que
et publiéc, * findique
ce vous aviez ded aussi surprise à votre Yoel commun, en que
une
4 jesté a accédé les autres, qu'il fit tenu au Port-an-Prince des
4 mandéles uns et uniquement composée des représentaus
coloniale
élus? S'il pent
( assemblée
et sénéchaussces librement
prèie
4 différentes paroisses
dans cette explication, je m'y
être utile que j'entre
il ne se trouve pas
4 vons
quoique je la croie superflue; car
contre vous,
4 volontiers,
doive indisposer
une syllabe qui
les liront avec
44 dans ces dépèches ceux de vos concitoyens qui
le ministre,
44 ou contre
et
K sang froid et impartialité.
résulté des malheurs publics
doute, Messieurs, il a
du genre de
K Sans
de plns grands encore
l'ouil peut en résulter
de la saisie, de
4 privés, qui existe à Saint-Doningue, du
épis4
recherches
non-seulement commerce secrè4 verture ct de la piblication, des dépéches mêmc les plus
des particuliers , mais.
du roi, aux ad46 tolaire
le ministre en vertu des ordres
4 tes adressées par
du ponvoir exécutif.
et autres agens
faut beau41 ministratents,
le bien de l'état, mais il s'en suis loin de
4 Je m'en afllige pour
moi-même. Certes je
dij'en sois aflligé pour
soit
et
<
coup que la plus intime de mes pensées surprise conti4 craindre que
même, qui paroit
Il naitra de cette intereeption
fortes
puisse
4 vulguée.
des preuves les plus
queje même
K nuer, une accumulation révélé que toutes mes intentions, , et
( désirer. Il se trouvera
vers Tavantage de ma patrie,
n'ont été dirigées que
K secrètes
bonheur de la Colonie que j'ai précédemment
44 sur-t tout vers le
qu'on a
< administrée.
même à réfuter le commentaire de mes
e Je ne m'occuperai pas
Le texte seul
en Timprimant.
en a
4 opposé à ma correspondance les inductions fausses qu'on
s'élève assez contre
forcécs qu'on
4 dépèches contre les interprétations évidemment à un arbitre
< voulu tirer, envain à donner. Je m'en rapporte
45 a cherché
y ne m'a jamais trompé, à une conscience
quidepuis cinquante trois ans
qui ramène enfin irrésistiblement
Je me repose sur le temps
J'en
à cette
*
pare. les humains à des jugemens équitables. chère, appeile et à qui,
< tous
j'ai
qui m'est
de ses
même que gouvernée,
au nom qui
4 Colonie
cher, à cette Colonie
s5 (jose le dire ) j'étois
m'en rapporte
45 a cherché
y ne m'a jamais trompé, à une conscience
quidepuis cinquante trois ans
qui ramène enfin irrésistiblement
Je me repose sur le temps
J'en
à cette
*
pare. les humains à des jugemens équitables. chère, appeile et à qui,
< tous
j'ai
qui m'est
de ses
même que gouvernée,
au nom qui
4 Colonie
cher, à cette Colonie
s5 (jose le dire ) j'étois --- Page 43 ---
(39)
K commissaires im'ferivoienrenaolt 1788. (1):Qu'elle ne se consoloit
( de ne m'avoir plus pour gouvernenr, que parce que j'étois de-
< venu son ministre. Un jour viendra où elle reconnoîtra elle-même
6 que. toutes mes vues ont constamment et invariablement tendu à
K maintenir sa tranquillité, ct à empécher que Sa prospérité (que
e j'ai vu s'accroitre rapidement ) ne fot altérée. Il lui sera facile
< de discerner que dès long-temps jai prévn quele royaume éprou6 veroit des agitations intestines; quc j'ai fait dès lors tout ce
K qui dépendoit de moi pour qu'elle en fut exempte, et partagcât
G1 un jour le bonheur de la France, sans l'acheter par un état de
K convulsions ct de troubles. Ses yeux désillés verront que ce n'est
K point dans les mesures adoptées OlT proposées par moi qu'a pris
4 sa source le torrent qui peut f'entraîner, malgré tous les cfforts
4 des hommes bien intentionnés, dans les calamités que vous crai-
< guez pour elle.
6 Vos compatriotes, Messieurs, vous rendront la même justice,
* parce qu'ils yous la doivent. Ils ne pourront s'empécher de re-
< connoitre que vous avez parcillement rempli VOs devoirs de ci-
* toyens, et concouru de tous vos efforts pour faire obtenir à la
< Colonie la conyocation d'une assemblée libre, ct composée de reK présentans librement élus, lorsque le roi ne vouloit, et ne pou-
( voit même accorder davantage. Le flambean de la vérité luira
4 et fera disparoitre par son senl éclat des so"pcons obscurs et sans
* fondement, soupçons que la méchanceté ou l'intérêt se plaisent
< trop scuvent à répandre pour ternir la répntation de (eux qui
4 ont tenu une conduite évidemient inattaquable. Ayez foi à cet
K augure. Quand même vous ne vous occuperiez pas ( comme vous
< m'annoncez en avoir le projet ) du soin de vous défendre, l'o-
< pinion pablique yous vengeroit bientôt d'absurdies prétentions.
(1) Les Colons de Saint - Domingue qui n'ant pu se consoler de PO1S roir
quitter le goure erneinent de leurila, qu'en vous yoyant sidger (7I6 conseil comme
ministre de la merine. Lettre ecrite à M. le conte de Ja Luzerne. , le 3r août
1783, par M. le marquis de Gouy d'Arcy, par M. le comte de Beynanch,
maintenant députés à PAssemblée nationale, et par sept antres commissatres:
de la Colonie de Saint-Domingne.
1r cufie. du. moptci LVARY, blene Tur Je granae rane
dur u Mornal Rouge. ramenée de.lE(pagnol le. 155 mai dernieri
rite à M. le conte de Ja Luzerne. , le 3r août
1783, par M. le marquis de Gouy d'Arcy, par M. le comte de Beynanch,
maintenant députés à PAssemblée nationale, et par sept antres commissatres:
de la Colonie de Saint-Domingne.
1r cufie. du. moptci LVARY, blene Tur Je granae rane
dur u Mornal Rouge. ramenée de.lE(pagnol le. 155 mai dernieri --- Page 44 ---
(40)
universel et flatteur que vous reaJe ne sais si à ce témoignage
je joigne d'avance mon téun jour, il convient que
estime vraie pour les
4 cueillerez
mais pénétré d'une
dans le sentier
a moignage persomnel; toujours vu marcher sans dévier
le bien
6 hommes que j'ai n'être animés que d'un zèle pur pour
c de Thomnéteté, et
d'agréer Thommage de ce sentiment.
leur
je vous prie
d'ètre, Mcs-
< de
patrie, sincère avec lequel jai Thonneur
< et de T'attachement
la Luzerne.
votre très etc., signé
< sieurs,
m'apperçois, MesEn relisant cette longue lettre, je
de forwP.S.
omis de mentionner 1111 objet purement instruits
< sieurs, que j'ai crois néanmoins vous avoir verbalement
K me,mais dont je
de l'asK dans le temps.
convenoit que la tenue
Le conseil d'état a pensé qu'il
émanée des
coloniale fût prescrite par une ordonnance du roi. Voici les moK semblée
et non par un réglement
6 administrateurs.
6 tifs de son opinion.
La dernière assemblée de 1776,
est conforme,
sans ordone 1°. Lusage y
lettres des administrateurs
4 s'est tenue sur de siniples
de sa Majesté.
le
KI nance ou réglement plus puissante encore y a déterminé colow2°. Une considération
c'est que Tassemblée
Ce
désiroit principalement.
de la Colonie
65 roi. qu'il
suivant le veu
6 niale fàt organisée, et composée désirât qu'il fût apposé quelques
Il étoit possible qu'elle
Il étoit fa-
< même.
au mode que vous avez désigné,
éma-
* légers changemens
de les insérer dans une ordonnance d'altérer sur le
6 cile aux administrateurs mais ils n'auroient eu aucun moyen
< née d'eux;
signé par le roi.
$1 moindre point un réglement arrivé. M. le comte de Peinier
4 Ce cas prévà cst précisément lui ont été faites, a pensé qu'il seroit
< sur les observations qui de siéger à Léogane qu'au Port-auaux députés
et d'une manière plus
K plus agréable
différemment,
11 a de mnême réparti
sénéchausc Prince.
à la population de chaque
néank exactement proportionnelle qu'eile devoit élire, en sorte
< sée le nombre de députés fixé de concert avec vous de 72, et
sur le nombre
de la partic
a moins, que été changé, il y en eût toujours 24 celle du Sud,
K qui n'a point de celle de l'Ouest, autant de
Telles
< du Nord, autant
<
plus
K plus agréable
différemment,
11 a de mnême réparti
sénéchausc Prince.
à la population de chaque
néank exactement proportionnelle qu'eile devoit élire, en sorte
< sée le nombre de députés fixé de concert avec vous de 72, et
sur le nombre
de la partic
a moins, que été changé, il y en eût toujours 24 celle du Sud,
K qui n'a point de celle de l'Ouest, autant de
Telles
< du Nord, autant
< --- Page 45 ---
(41)
< Telles sont les légères altérations auxquelles d'après les raisons
4 qu'on Jui a alléguées, et le désir qu'on luiat témoigne, M.le comte
R de Peinier a jugé devoir se prêter. J'ai cru vous faire
R
plaisir
en vous lcs communiquant.
Signe, LA LUZERNE.
RÉPLIQUE de la Société aux lettres de MM. les Colons
admis à l'Assembléc nationale, en date des 17 et 24
février dernicr.
Paris, le 7 mars 1790.
MESSIEURS,
Nous n'avous pu encore vous faire part de nos réflexions sur la
lettre que vous avez reçue de l'assemblée provinciale du
en
date du 10 décembre dernier, sur la lettre écrite par cette Cap, assemblée à MM. les administrateus, le même jour > ni répliquer à la
réponse que vous nous avez faite le 24 février ; ce retard a été
occasionné par les circonstances actuellcs qui ont ajouté à nos occupations. Nous profitons du premier moment.
Après vous avoir parlé du projet d'ordonnance envoyé par le
ministre ct de ses deuxletres,fasembiéc provinciale vous observe:
4 Il est évident, à la lecture de CCS pièces, que M. le comte de
6 la Luzerne n'a soulevé contre vous le grand nombre des Colons
< résidans en France,et mnême quelques-uns de VOS
<
membres,que
pour profiter de cette cruelle division ct sacrifier plus aisément
$6 les deux partis ati maintien du despotisme
ministéricl; ; son
$ d'organisation coloniale contredit vOs vues, celles des Colons plan
4 dissidens et sur-tout les nôtres. 9)
Ceux d'entre vous, Messieurs, qui ont donné lieu à ces
sions : N'a soulevé contre VOuS; celui qui a osé écrire des expres- choscs
équivalentes; celui quia osé les répéter à la tribune de l'Assemblée
nationale, nous ont calomnié : ils ont dit ce qu'ils ne pourroient
prouver. 3 parce qu'on ne prouve point CC qui n'existe pas; ; et cependant linculpation étoit assez grave pour n'être pas faite légèrement. Nous n'avons eu d'autres relations avec le ministre, que
F
curlie. Ru. popecir LVARY, - bléfte" fur Te - € granae tane. ayanu ns
Iericdurgan Morne Rouge. à ramenée delE(pagnol. le 15: mai dernier;
s: 3t
ni
wit
prouver. 3 parce qu'on ne prouve point CC qui n'existe pas; ; et cependant linculpation étoit assez grave pour n'être pas faite légèrement. Nous n'avons eu d'autres relations avec le ministre, que
F
curlie. Ru. popecir LVARY, - bléfte" fur Te - € granae tane. ayanu ns
Iericdurgan Morne Rouge. à ramenée delE(pagnol. le 15: mai dernier;
s: 3t
ni
wit --- Page 46 ---
(42)
le projet d'oront été communes avec vous pour combiné, ne
celles qui nous
nous l'avions réciproquement
donnance, qui, comme caractère de soulèvements nide despotisme
portoit assurément aucun
bientôt qu'il Tensinplarcomatentseat
ministériel; et nous prouveronsi
proposé vous-ménes.
le projet que vous aviez précédemment à celui dont nous étions
que eu des additions, des changemens inconnus : notre Jettre
i y a
comme. à vous, nous étoient
aussi la calomnie.
convenus, qui, dela Luzerne, quile prouve, prouve
à M.le comte motifs? Un jour ils seront connus. contre voIs
Quels ont été vos
le ministre eût aussi soulevé de soulèNous ignorions membres; que
n'ayant aperçu aucune trace n'est pas à nous
ques-uns de vos
à celui-ci : mais ce
nous pervement, nous ne croyons point qui sont inculpés; nous dans sa
de justifier ceux de vos membres
bien étrange
seulement de trouver Tinculpation
qui yous
mettrons
Grace à lassemblée provinciale moins
source et dans son objet. communiquer sa lettre ; nous sommes l'erreur
a ordonné de nous
n'a pas craint de porter
surpris d'être accusés, paisqu'on des Colons admis à PAssemblée
jusqu'à accuser aussi des collègnes, le ministre 9 pour perpétuer
nationale de s'ètre laissés soulever Colonie. par
ministéricl dans la
des Colons résidans
le despotisme naturel de conclure du soulèvement membres que le plan
II étoit
même de quelques-uns de vos
ce soulèen France, et
les vues de ceux qui voyoient n'en n'avons
d'organisation contredisoit pas soulever. Mais nous
lieu à
vement, et qui ne se laissoient surpris de ce qu'on a donné leswues:
pas moins été étrangement croire à cctte conradiction, dans
T'assemblée provinciale de
d'entre vous, Messieurs,
assertion, que partie été contredite dans ses
de cette incroyable
autre partie a
dans ses
avoit été soulevée, > qu'une
- ce qui a été contredit
nait cette question : Qu'est
Douge, Magallon,
vues,
MM. le comle 0-Gorman,
vues? Ce ne sont pas Cocherel, Bodkin, Filds-Gerald, Périgny, Courrejeoles, ni le
le Gardeurde Tilly,
Gérard, le marquis de d'ordonnance tel
Laborie, Duval-àonville, ont signé le projet donc eux qui
chevalier de Marmé, puisqwils arrêté. Etoit - ce
nous T'avions réciproquement
au nombre de dix-neuf;
que
Vous êtcs; Messieurs,
reste sept
avoient été soulevés?
le projet d'ordonnance,
vues
douze d'entre vous ont signé doute celui ou ceux dont les
parmi lesquels se. trouvent sans
-
de d'ordonnance tel
Laborie, Duval-àonville, ont signé le projet donc eux qui
chevalier de Marmé, puisqwils arrêté. Etoit - ce
nous T'avions réciproquement
au nombre de dix-neuf;
que
Vous êtcs; Messieurs,
reste sept
avoient été soulevés?
le projet d'ordonnance,
vues
douze d'entre vous ont signé doute celui ou ceux dont les
parmi lesquels se. trouvent sans
- --- Page 47 ---
(43)
onl élé contrarices, et qui par cette raison ont accusé le
nombre de leurs collègues d'avoir été soulevés
plus grand
nous que le nombre 19 n'étoit pas alors complet. j encore croyonsMais quel qu'il fàt, nous avions d'autant moins licu de
attendre qu'un jour nous entendrions dire que ce
nous
nance contrarioitles
projet d'ordonswerdequclques-uns de vous,
nous n'avions pas oubliéla lettre à nous écrite le Messieurs, que
M. le chevalier de Marmé, alors sccrétaire de 19 septembre, par
votre comité, et le
présidant en l'absence de M. le comte O-Gorman, Voici cette lettre:
< MESSIEUE RS,
$ JE suis chargépar nies collègues de vous accuser la
4 du projet de convocation des assemblées de la Colonie, récéption
$ nous avez fait l'honneur de nous envoyer; les, Joibles que vous
4 que vous avez observés qui étoient nécessaires n'ont changemens
45 la moindre dificulié. Ceprojet de convocation étant pas souffert
$5 tel que vous le desirez , et absolument
actuellement
$5
conforme au raeu de la
députation, nous devons espérer que rien ne s'opposera
# à sa prompte exécution. Félicitons-nous: mutuellement désormais
$5 que le patriotisme a établi entre nous. Daignez être de bien Paccord
6 vaincus qu'aucun des députés ne négligera de saisir, de concert con-
$ avec les vrais citoyens, toutes les occasions de
$5 et son dévouement à notre commune
prouver son zèle
patrie. >
Cette lettre, qui n'a pas besoin de commentaire, est en parfaite
contradiction avec celle de l'assembléc provinciale : si celte assemblée en avoit eu connoissance, nous vous laissons à
auroit pensé, en voyant dans le même
juger ce qu'elle
absolument
objet 7 d'un côté, le voeu
conforme DE LA DÉPUTATION; de l'autre, des vues
contrariées, en voyant ici un accord établi PAR LE
et là, des soulèventens pour perpéluer LE DESPOTISME PATRIOTISME;
TÉRIEL. Quant à nous, Messieurs, nous renfermons les sentimens MINISque nous inspire une telle conduite; nous nous bornerons à la faire
connoître à nos compatriotes, pour que chacun d'eux la
comme
elle mérite de Têtre; nous ne nous permettrons pas même juge de donner
lieu à aucune application particulière : ce soin ne doit pas être le
nôtre.
F 1j
cuifie, du, moptor LVARY, bleie fur Te granae raluer yan
cour aN Moins-Rouge, ramcnée de/E(pagaol. le 15 mai dernieri
elle conduite; nous nous bornerons à la faire
connoître à nos compatriotes, pour que chacun d'eux la
comme
elle mérite de Têtre; nous ne nous permettrons pas même juge de donner
lieu à aucune application particulière : ce soin ne doit pas être le
nôtre.
F 1j
cuifie, du, moptor LVARY, bleie fur Te granae raluer yan
cour aN Moins-Rouge, ramcnée de/E(pagaol. le 15 mai dernieri --- Page 48 ---
(44)
provinciale à MM.
à la lettre écrite parlassemblée
Nous passons
colo-.
les administrateurs.
de Torganisation de V'assemblée
Après leur avoir parlé ajoute : 4 II cn résulteroit d'ailleurs
niale, T'assembléc provinciale' de faire sentir Tinfluence des grands
inconvéniens
a déja
( les grands résidans à Paris. Vous savez, Messieurs,qu'ons janvier der-.
6 proprittaires dans le cahier de doléances du 27
trois
< cru la reconnoître
proscrit dans les
départeet'
a été généralément
sem-
< nier, quil
la prédileetion et préférence qu'il
de la Colonic pour
( mens
>>
& ble accorder aux propriétaires.
de la Colonie, Messieurs,
Nous n'étions point les commissaires
nationale; ce n'est
eàt des Colons admis à l'Assemblée ni avons enayant qu'il y
délibéré le 30 pctobre 1788, qui
pas nous qui avons
de. convocation constirutionelle,
voyé à Saint-Domingue un plan seul ordre de citayens, celui de prooi il est dit: IL n'y a qu'un nous qui avons écrit au Roi le 3
Ce n'est pas
les anciens usages soient
pidainaplantovs suivant : 44 Le Roi veut que
à la raison, et
novembre dans toutes les dispositions le conformes Roi yeut que nos repré
< respectés légitimes de la nation. Donc
choisis
< aux voeux soient autres que des
et
ne
mpntsnaimipleneuts
leurs pairs
4 sentans
tous les mopritiaiespleneniee 3 > Nous n'avons
ef librement, , par comme c'étoit Tusage ily a cent ans. janvier : Jes
< compatriotes,
au calier de doléances du 27 donc abpas eu la moindre part provineiale à ce sujet nous sont
conréflexions de l'assemblée
nous importe de constater
solument étrangères. Mais ce qu'il Messieurs, dont les vues ont
tradictoirement avec ceux de vous,
de votre comité, à plus
ce sont les premières vues avec l'objet dont il est
élé contrarices,
sans rapport
sieurs égards, qui ne sont pas
à M. le comte de
question. de réglement que vous présentâtes Jui le porte, art.3:
Le projet
vous le II août, suivant
de 19, paroisses, s'il
la Luzerne,snivant être admis anxdites assemblécs Tétendue de la
4 Nul ne pourra d'une habitation située dans de Nègres de
4 n'est propriétaire CLL moins par DOUZE têtes la
4 paroisse 2 exploitée
ce qui est des paroisses de campagne; liv.
droit, pour
mille
K culture payaut
dont la valeur excédera 40
maison ou magasin
( et d'une est de celles des villes. $9
4 pour ce qui
la Luzerne,snivant être admis anxdites assemblécs Tétendue de la
4 Nul ne pourra d'une habitation située dans de Nègres de
4 n'est propriétaire CLL moins par DOUZE têtes la
4 paroisse 2 exploitée
ce qui est des paroisses de campagne; liv.
droit, pour
mille
K culture payaut
dont la valeur excédera 40
maison ou magasin
( et d'une est de celles des villes. $9
4 pour ce qui --- Page 49 ---
(45)
Lc 27 août, vous nous donnâtes connoissance de; votre projet de
convocation; il y avoit sept jours que, pour la premjère fois, nous
nous étions réunis ; ily en avoit quatre seulement que nous étions
organisés. Nous examinâmes cet article, que nous desirâmes
en ceux-ci: 1°, Nul ne pourra être admis dans lesdites assemblées changer
46 et y voter s'il n'est majeur et propriétaire d'un fonds avec dix
4 Negres recensés; 2°. tous les propriétaires des bourgs et embar-
( cadaires. se rendront dans leur
où ils formeront
4 assembléc séparée de celle des habitans, paroisse,
une
K teur. >5
pour nommer un élecNous désirions deux Negres de moins que vous pour les habitans, et nous appellions touslespropridaires de maison quelle
fàt la valeur de la propriété,
que
Mais bientôt, éclairés par la discussion, nous crâmes ensemble
MM. qu'un objet de cette importance devoit êtrc réglé la Colonie ellc-même; et en conséquence, nous convinmes de par cet arti1
cle : < Les dites assemblées se formeront en la manière accoutu-
< mée, et ceux qui jusqu'ici ont eu droit d'y assister s'y rendront. >
Nous pensâmes que la disposition de cet article laissoit une
liberté à chaque assemblée paroissiale, puisque
pleine
jusqu'iciiln'y avoit
point encore eu de pareilles assemblées, et que la manière accoutumee en étoit à peine un simulacre.
Nous remarquâmes encore dans les premières wues de votre COmité art. II. < Nul ne pourra être élu représentant, s'il n'a dans la
< paroisse une habitation exploitée par vingt-cing tétes de
< ail moins, ou une autre propriété foncière de la valeur de Negres cent
( mille livres.
Nous désirâmes une diminution sur cette fixation, nous Ia
tâmes à wingt Negres recensés. Nous ne fixâines point la valeur pordes propriétés dans les villes : pour être représentant il suffisoit
d'ètre propriétaire de maison.
Mais, éclairés encore par la discussion, nous convinies ensemble, MM. qu'au lieu d'être représentant dans une assemblée de
chef-lieu, on seroit électeur dans chaque ville de sénéchaussée, et
que pour être électeur il faudrojt avoir ringt Nègres recensés, ou
une propriété fonciere équivalente à cent mille livres.
du. monterr LVARY, blene fur Te grandetane: ayant une CIC d IUC
u, Morne Rouge. ramenée de/Efpagnol le 15 mai dernier;
la discussion, nous convinies ensemble, MM. qu'au lieu d'être représentant dans une assemblée de
chef-lieu, on seroit électeur dans chaque ville de sénéchaussée, et
que pour être électeur il faudrojt avoir ringt Nègres recensés, ou
une propriété fonciere équivalente à cent mille livres.
du. monterr LVARY, blene fur Te grandetane: ayant une CIC d IUC
u, Morne Rouge. ramenée de/Efpagnol le 15 mai dernier; --- Page 50 ---
(46)
vues ces deux articles
Votre comité avoit encore pour premières être élu représentant, s'il
12 et 13. <Nul ne pourra pareillement de comptable ou appointé dans les
à toutes places
>> Et K ne
K n'a renoncé
del la Colonie.
pourront
ou dans la subdélégation
directement
4 finances, également ceux quise trouveront chargés publique,
4 être élus,
de quelque adjudication ou entreprisep
4 ou indirectement leur's cautions et certificateurs. >>
et d'élus et de
K ainsi que observâmes qu'une telle acception,
et qu'il
Nous vous
restreignoit la liberté des suffrages,
bien accueillie
nature d'engagement,
vous voulâtes
résulter des inconvénieus;
en pourroit
les articlés.
ces observations et retrancher seroit pas même à nous qu'on pourVous voyez MM. que ce ne idées de prédilection et de préférence
roit attribuer les premières sit dans notre réunion pour obtenir
les grands proprictaires,
influé dans nos opipour
elles avoient véritablement
Ja convocation
mais avant d'y rénions réciproques. votre réponse du 24 février :
Nous venons à
un certain état de choses.
de rappeler
pliquer il est nécessaire
avoit écrit, imprimé, publié
A la fin de novembre M. Laborie, davoir fomenté ce quil lui
M. de la Luseme étoit accusé tous les
résique
insurrection de
propriciaires
plaisoit d'appeler une
des
et des rivalités avoient
dans à Paris ;il avoit écrit que M. passions le marquis de Gouy Darsy s'éprovoquées.
dans la tribune de PAS-,
élé insidieusement ces inculpations jusque
toit permis de répéter
lieu de croire qu'il en étoit beaucoup,
semblée nationale. Nousavions cette opinion, et que ceux-mêmes
d'entre vous, MM. qui n'aviez pas bien séricusement.
du
qui la répandoient n'y croyoient pas demander par notre lettre
Nous nous permimes de yous
, aveu ou désaveu de
décembre, de la manière la plus précise,
aussi grave qu'injuste.
précetlc inculpation
de notre lettre sans réponse,sous et
Vous laissâtes cettc partie
des démarches collectives
vous n'étiez responsables
résidans à Sainttexte que de la dépuation qu'auz électeurs calomnier ici sous
particulières c'est-d-dire, que vous pouviez nous rendre compte à
Domingue 5 être tenus à autre chose qu'à
n'aviez pas
nos yeux sans des électeurs dont assurément yous
Saint-Domingue à
reçu ce pouvoir.
lc inculpation
de notre lettre sans réponse,sous et
Vous laissâtes cettc partie
des démarches collectives
vous n'étiez responsables
résidans à Sainttexte que de la dépuation qu'auz électeurs calomnier ici sous
particulières c'est-d-dire, que vous pouviez nous rendre compte à
Domingue 5 être tenus à autre chose qu'à
n'aviez pas
nos yeux sans des électeurs dont assurément yous
Saint-Domingue à
reçu ce pouvoir. --- Page 51 ---
(47)
A défaut d'aveu ou de désaveu de votre part nous fumes forcés
d'adresser directement nos reproches à M. de Laborie: son accusation, répond-il, porte contre le ministre seul ; il ignore SI
ELLE EST JUSTE. Il croit que le plus grand nombre des mem-
&
bres de notre société n'a DE PASSIONS que pour le bien
et ne sait rivaliser que pour lui. Mais il en connoit qui n'aiment public,
pas certains députis et qui s'il eussent élé nommés ne jugeroient
pas la députation illégale 3 il n'en faut qu'un seul pour justifier
ce qu'il a dit
Sur une demande dictée par la délicatesse, nous ne pouyons
nous refuser à insérer ici la lettre de M. le comte de Guiton à M,
Laborie 3 à lui adressée le 5 de ce mois, et déposée par M. de
Guiton à nos archives le même jour, dont la teneur suit :
e Ma santéetmes. afhiresparticulitres,) Monsieur, m'ayant éloigné
e des travaux del la société des Colons françois réunis à Phôtel deMas-
< siac, je ne connoissois pas la lettre que vous lui avez écrite le
( 22 janvier dernier, et à laquelle elle à répondu en deux mots
4 le 2 février.J'y vois aujourd'hui seulement les expression suivan-
< tes : >> Je crois que le plus grand nombre des membres de VoK tre société n'a de passionsquej pourle bien public et ne sait rivaliser
K que pour lui; mais j'en connois qui n'aiment pas certains dépuk tés etqui, s'ils eussent été nommés, ne jugeroient pas la députa4 tion illégale; ; vous êtes deux cens, il n'en faut qu'un seul pour
< justifier ce que j'ai dit.
<c Comme je suis tres-connu par mon éloignement pour certains
4 dépuités, et que j'adopte la première partie de votre phrase, je
< craindrois que vous n'eussiez voulu me désigner dans la dernière,
< et je m'empresse de vous tirer de votre erreur, si mon caractère
4 connu ne vous cn à pas préservé. Pour cela il est bon d'entrer
K dans quelques détails , et de rappeler les circonstances qui ont
k accompagné le fait que j'établis, et à l'appui duquel j'invoque
< deux de vOS collègucs.
< Lors de l'arrivée de M. de Cochercl mon ami, au mois dejuin
( dernier, il m'offrit, il m'engagea même fortement à aecepter la
K qualité de député, que la députation avoit le droit, me dit-il,
culifig du. monter LVARY, bleffe (ur Ie - grande tailte.. ayant une CICAUIIUC
Uus
r1 icdurtan Morna Rouge. rantenée delEfpagnol. le 15 mai dernier;
gucs.
< Lors de l'arrivée de M. de Cochercl mon ami, au mois dejuin
( dernier, il m'offrit, il m'engagea même fortement à aecepter la
K qualité de député, que la députation avoit le droit, me dit-il,
culifig du. monter LVARY, bleffe (ur Ie - grande tailte.. ayant une CICAUIIUC
Uus
r1 icdurtan Morna Rouge. rantenée delEfpagnol. le 15 mai dernier; --- Page 52 ---
(48)
D'arsy étoit chez lui,
de conférer : M. de Gouy
en même
4 par ses mandats, ouvert l'avis de me nommer député
< et avoit, je crois,
mais sans assurer cette coincidence
M. de Cocherel;
sa
< temps que
certifier que M. de Gonyvoulut bien joindre
< entre eux,jepuis M. de Cocherel pour me déterminer, etj j'en apà celle de
le fait. M. de
< voix
confiance à lui même, pour attester
dé-
< pelle avec
les habitans de mon quartier, m'ayant
4 Cocherel ajouta que
être un de leurs repréle
1 quoiqu'absent , pour
K signé premier
seul s'étoit opposé à ma nomination
< sentans, et que mon père de pouvoir me déterminer à remplir
seroit bien agréable
voulut
( il lui
m'avoient été destinées. M. Gouy D'arsy
( les fonctions qui
M. de Cocherel : je remerciai ces Messieurs
< bien encore appuyer, leur dis que mon opinion m'ayant toa-
( comme je le devois, et je représentation aux états - généraux
à croire qu'une
des rai-
< jours porté
favorable à la Colonie ( d'après
si
nuisible que
M.
< seroit plus
et que je répéterois encore ici,
leur alléguai
vous
< sons que je connoissiez pas, si vous ne les aviez pas déduites
( vous ne les
contre la députation le 24 septemlorsque vous protestiez
long
K même,
enfin, je ne craignois pas de devenir trop
$ bre dernier, si,
< dans UnL point de.fait).
dans l'intention obligeante
les
de ne pas persister
à des
45 Je suppliai
un caractère, de m'initier
étoient de me conférer
ne me
< oit ils
je répugnois 9 et pour lesquelles je un
< fonctions auxquelles talens nécessaires. J'ajoutai enfin, pourtenniner de ces
ec sentois pas les
que Thonnêteté réunie
l'amitié de M. Cocherel,
modestie
< débat que continuoit et rendoit embarrassant pour ma décide-
< Messieurs,
Topinion seule de mon père
le
4 et pour mes principes, que même oû la mienne propre nc me
4 roit mon refus dans le cas
religieux aux volontés
pas, et que ce sentiment
4 commanderoit
un motif" assez puissant pour espérer
K de mon père me paroissoit voudroient bien ne me plus parler d'une chose
45 que ces Messieurs
entendre.
$ à laquelle je ne pouvois le récit exact de ce qui s'est passé; j'ai
< Voilà, Messieurs, voilà Je suis entré dans ces détails moins pour
le devoirà la vérité.
* cru
ne me les serois peut-être jamais rap4 moi, que pour yous; ; je donné lieu par des expresions douteu45 pellés, si vous n'y aviez d'extension, que d'interprétations.
4 ses, et sujettes à autant
K Je
Messieurs
entendre.
$ à laquelle je ne pouvois le récit exact de ce qui s'est passé; j'ai
< Voilà, Messieurs, voilà Je suis entré dans ces détails moins pour
le devoirà la vérité.
* cru
ne me les serois peut-être jamais rap4 moi, que pour yous; ; je donné lieu par des expresions douteu45 pellés, si vous n'y aviez d'extension, que d'interprétations.
4 ses, et sujettes à autant
K Je --- Page 53 ---
(49)
< Jc ne terminerai pas cette lettre, Monsieur, sans vous
4 peler lcs anciens sentimens d'estime que votre caractère de frau- rap-
< chise etde sagesse m'avoitinspirés, et sans vous témoigner combien
< je regrette que la légèreté el l'injustice avec lesquelles vous vous
-
4 êtes permis d'inculper la société des Colons , dans le
6s
même où vos opinions sembloient le plus se rapprocher temps des
K siennes, m'ayent forcé à mettre des bornes à CCS sentimens.
6 J'ai Thonneur d'être,
( MONSIEUR,
Votre trés-humble, etc.
4 Signé, GUITON.
Nous avions lu Pertrait de vos régistres du 27 septembre dernier, où il est dit,aqu'une lettre arrivée de France (au Cap), dé-
-
< signoit M. Morcau de Saint-Mery comme chef d'une coalice lion d'Américains qui croisoient la députation, qu'à l'occasion
4 de l'écrit de M. Charton, M. de Magalon à
rappelé que cet
( écrit étoit récllement paryenu au comnité du Cap dans les
< quets de la députation, que cependant il a été vérifié el pas les états n'en font pas mention. >> D'oû nous avons conclu que
que
vous inculpiez avec tant de facilité, que vous ne réservicz pas mêmc
les renscignemens nécessaires pour rendre un jour compte de votre
conduite.
Le 4 février les inembres de l'Assemblée nationale prêtent un
serment qui les engage à maintenir la constitution. Lc lendemain
vous vous assemblez, ct après que chacun de ceux d'entre vous
qui a voix délibérative 9 a rendu compte des motifs qui Ta porté à
prêter le serment, un membre de votre comité (que vous ne nommez pas ) < prend la parole 9 et annonce gu'il avoit été tenu une
assembléc d'Américains immédiatement après la séance ; qu'il y
( auroit lieu de craindre qu'un esprit de crilique ne s'ererçal viveK ment dans cette circonstance > et que lc serment prêté par les
4 députés ne Jrie représenté d la Colonie comme susceptible de COILk séquences, funestes; et il a proposé de faire passer sur-le-champ
f dans la Colonie le procès-verbal de MM. les députés votans. >
G
cufte, du, ucnteir LVARY, biellé far le grande taille. ayant une cicarrice au- C 13 ut
1 edurtau Moine Rouge. rantence derEfpagpolless mai demnicr,
: AH
que lc serment prêté par les
4 députés ne Jrie représenté d la Colonie comme susceptible de COILk séquences, funestes; et il a proposé de faire passer sur-le-champ
f dans la Colonie le procès-verbal de MM. les députés votans. >
G
cufte, du, ucnteir LVARY, biellé far le grande taille. ayant une cicarrice au- C 13 ut
1 edurtau Moine Rouge. rantence derEfpagpolless mai demnicr,
: AH --- Page 54 ---
(50)
s'il n'annous eût été indifférent ,
L'envoi de ce procts-verbal de critique est toujours prêt à s'erercer
nonçoit pas qu'un esprit cela
que le jour du serment nous
vrivement contre vous, et yous parce avez donné une preuve de plus,
nous étions assemblés; mais vous inculpez avec la plus grande
que, saus le moindre examen, vous auroit appris que notre assemlégereté. Un mot d'information jours;et avec un peu de réllexion,
blée étoit convoquée depuis quatre n'avoit point été prévu, et qui
vous auriez pensé qu'un serment qui avoir été T'occasion d'une assemfut prêté à deur heures, ne pouvoit heures. Plusieurs d'entre vous, Mesblée générale qui s'ouvrit à sial
assemblée il n'avoit pas été
sieurs, surent ensuite que dans cette si cette certitude a emde votre serment. Nous ignorons
question
péché l'envoi de votre proces-verbal. la remise que vous nous avez faite
C'est d'après tout cela, d'après
d'après des lettres particude la lettre de l'assemblée provinciale, vous avons demandé de nous
lières venues de la Colonie, que nous
contre quelques-uns
déclarer si vous aviez écrit nominativement
de nos membrcs.
Voici ce que vous nous répondez :
réalité
aucun titre qui prouve la
6 1°. Que nous ne produisons l'effet des inculpations. # Eh! qu'impor-
<6 dcs menaces qui ont été des effets yous fut donnée? Cen'étoit
toit, Messieurs, que la preuve
c'étoit sur les causes,
sur les effets que nous yous interrogions,
votre ouvrage.
pas saviez si ces causes étoient ou n'étoient pas
Je Pai
et vous
avoir écrit, pouvoient répondre:J
Ceux de vous qui peuvent Pai
si cela n'est pas. C'étoit
fail, si cela est; ou :Je ne pasfait, qui caractérise les Créoles.
sur quoi nous interrogions la Jranchise nettement, nous eût été connue
La vérité, si vous aviez répondu
tôt qu'elle ne le sera.
un peu plus
ainsi vous yous êtes
vous avoir demandé si c'est
que
vous
2°. Après
de nous qui avoient été inculpés,
conduits envers quelques-uns dans la
des secours empressés
nous dites : ( Ils ont trouvé
impénétrable députation contre toute espèce
doivent leur servir d'égide
4 qui
4 de soupçon. >
si plusieurs d'entre nous se sont
Nous ignorons, 7 Messieurs,
du
tôt qu'elle ne le sera.
un peu plus
ainsi vous yous êtes
vous avoir demandé si c'est
que
vous
2°. Après
de nous qui avoient été inculpés,
conduits envers quelques-uns dans la
des secours empressés
nous dites : ( Ils ont trouvé
impénétrable députation contre toute espèce
doivent leur servir d'égide
4 qui
4 de soupçon. >
si plusieurs d'entre nous se sont
Nous ignorons, 7 Messieurs, --- Page 55 ---
(51)
adressés à VouS pour se couvrir de votre égide impénétrable. Quelques personnes de notre société savent sculement que M. Lucas de
Blaire vous a demandé à attester la pureté de ses principes, et
son patriotisme pour détruire la calomnie répandue contre lui à
Saint-Domingue, et que vous l'avez fait, comme nous l'avons fait
nous-mêmes : mais cela n'a rien de commun avec la question que
nous vous faisions. Là ils s'agissoit de détruire une inculpation absurde dont la source étoit inconnue; ici c'étoit cette source même
que nous cherchions : contre laquelle nous aurions opposé notre
propre égide. Nous desirions sur-tout d'être instruits sans ambignité,
et savoir plus positivement que n'a dû le savoir M. Moreau de
Saint-Méry, si c'étoit le comité lui-même, Qu un, ou plusieurs de
ses membres.
4 3°. Ce qui doit, dites-vous, frapper le plus dans notre corres-
< pondance respective, c'est l'affectation que vous apportez à ne
6 nous qualifier que de menbres du comité colonial. >
Nous sommes très-flattés, Messieurs, que vous ayez pris le soin
de faire passer à nos compatriotes notre correspondance respective,
il ne nous reste que les regrets de ne l'avoir pas plus étendue, et
de ne pas connoître Vos lettres d'envoi.
Quant à ce que vous appelez notre affectation, la Colonie connoîtra bientôt nos motifs, et elle les jugera. Nous espérons beaucoup
qu'elle remarquera notre prudence, et nos principes conservateurs
de ses droits et de SCS intérêts.
< 4°. Ce qui doit frapper le plus encore (dites-vous) ) est
R
qu'aucun de VOs noms ne soit consigné dans nos délibérations, malgré
< les invitations wingt Jois récidivées que nous vous avons faites
( d'envoyer des commissaires à nos séances, pour nous aider de VOS
< lumières, et pour concerter avec nous sur les démarches que le
( bien de la Colonie pourroit exiger.>
Nous convenons que nos compatriotes doivent être en effet fort
surpris de voir, d'une part, deux cent Créoles assemblés d Paris,
près de deuzcentà Bordeauz, tous ceux qui résident à la Rochelle;
Gij
du.uonsoi LVARY, bleflé for le grande taille. ayant une cicatnce au-uc yuus ut
ricdurt au MoineRouge. rameuée de IEfpagnol-le: !5 mai dernieri
le
( bien de la Colonie pourroit exiger.>
Nous convenons que nos compatriotes doivent être en effet fort
surpris de voir, d'une part, deux cent Créoles assemblés d Paris,
près de deuzcentà Bordeauz, tous ceux qui résident à la Rochelle;
Gij
du.uonsoi LVARY, bleflé for le grande taille. ayant une cicatnce au-uc yuus ut
ricdurt au MoineRouge. rameuée de IEfpagnol-le: !5 mai dernieri --- Page 56 ---
( 52)
opposées de
Colons former deux coalitions leur
et de l'autre, diz-nenf il faut avouer que cela ne peut
paprincipes et de conduite : viendra oû iis seront à porteedapprécier:
roître naturel. Un moment
si l'espèce de reproche que yous
voyons entre nous
en attendant,
nous faites est fondé.
formoient un comité de ce qu'ils
Lorsque plusieurs d'entre vous
ils se renfermoient dans
les commissaires de la Colonic,
nombre de Colons
appeloient rarement ils appeloient un petit
leur puissance;
étoient-ce des intrus qui n'étoient pas toujours n'en
de Jeur choix, encore
$ n'en w'imprimoient,
consultés. Cependant ils n'en n'écrivoient, moins répété, d'après eux, >
puablioient pas moins, , et vous n'en avez pas Colons de France sC sont
votre
du 20 juin 1783: < Les
ils ont
dans
précis
à eux déléguées,
: en vertu des procurations
K
assemblés
de neuf
qu'ils
comité
prosidaies-pinueune
< nonmé un
composé étendus. Si c'étoiti ticil le moment,
des
les plus
K
ont revêtu pouvoirs Colons de France se sont assemblés
quand les
5 mais
on demanderoit
de qui ils les avoient reçues;
quelles étoient ces procurations;
seroit hors du sujet.
votre adcette digression même mois de juin,vous demandâtes
Lorsque dans ce
acte très important fut renfermé
mission aux états-généraux , cet
vous regardâtes les
le secret de votre comité; c'est-à-dire , que
sous vos
dans
mèmes qui étoient
Colons qui habitoient en France , ceux
vous : et ce qui
s'ils eussent été des étrangers pour
réunion
yeux, comme
remarquable, c'est que votre
rend cet oubli beaucoup plus
des députés désignés par une
le tiers da nombre
ne formoit pas
de Saint-Domingne.
partie de nos compatriotes
si critique même,
Quand il arriva, ce moment si remarquable, de la Colonie,
admettre une députation
où l'Assembléc ne voulut
seroit réduite à sia membres
qu'à la condition que cette députation retrancher yingt-cing du nombre
senlement, qu'il fut question d'en de plusieurs d'entre vous, il
fixé 3 quand, suivant les expressions
n'étoit nullement reprérésultoit de cette réduction que la Colonie
vous ne consulvous deviez vous retirer et protester; les intérêts de
sentée, que
tranchâtes sur les droits, sur
tâtes personne, , vous
comme si vous y aviez été autorisés
surles nôtres,
seule puisnos compatriotes,
ou comme si , par votre
par le mandat le plus précis,
arbitres de notre sort.
vous aviez été les souyerains
sance,
ant les expressions
n'étoit nullement reprérésultoit de cette réduction que la Colonie
vous ne consulvous deviez vous retirer et protester; les intérêts de
sentée, que
tranchâtes sur les droits, sur
tâtes personne, , vous
comme si vous y aviez été autorisés
surles nôtres,
seule puisnos compatriotes,
ou comme si , par votre
par le mandat le plus précis,
arbitres de notre sort.
vous aviez été les souyerains
sance, --- Page 57 ---
(53)
Lorsqu'il vint cet autre moment, , quifixera l'attention de la
rité, ou les trois ordres se confondirent pour former
posté
nationale, l'ordre des choses prit une forme toute nouvelle, une Assemblée la
Colonie n'avoit pu prévoir, et qui néanmoins devoit avoir sur que elle
une grande influence : les événemens futurs excitoient les sollicitudes de VOs compatriotes; ; c'étoit encore le cas de recourir à leurs
lunières, de vOuS concerter avec enz sur les démarches que le bien
dela Colonie pouvoit eziger: le fites- vous? en eûtes-vous seulement
la pensée ? Vous prites tout sur votre compte, vous
sculs
gré de votre unique opinion.
agites
au
L'Assemblée nationale fait une déclaration des droits de
me dont les bazcs ne pouvoient avoir une entière
Thomla
application dans
Colonie, sans une subversion totale. C'étoit une nouvelle
sion de vous concerter avec voS compatriotes : mais VOS occatriotes étoient des êtres indifférens. Vous décidâtes seuls compabon parti étoit celui du silence. Nous ne blâmons
que le
ce parti; nous ne le
icinin'approuvone
rappelons que pour montrer que ce n'est
encoreici que s'appliquent les invitations vingtfois récidivées. point
Vingtfois! Voilà, Messieurs, une rudeamplification. Mais
qui nous renfermons toujours dans l'exactitude des
nous,
lons les rétablir.
faits, nous alCe qui se passoit en France devenant de plus en plus allarmant
pour les Colonies, plusieurs propriétaires se réunirent
voquer leurs compatriotes; ce que nous venons de
pour de contre conduite auroit pu les dispenser de vous comprendre rappeler dans Vo- la
convocation, mais le ressouvenir des torts
ser que des sentimens
disparut pour ne laispatriotiques, et vous fites invités. Des frères
épars, quoique sous VOs yeux, n'avoient point encore fixé votre
attention, mais ce moment vous éveilla : la réunion d'un
bre de
grand nompropriétaires formant une grande masse d'intérêts, ne vous
parut pas tout à fait indifférente. Cependant voulant ménager les
satisfactions que vous procurez, vous ne crûtes pas devoir remplir
entièrement les espérances de VOS compatriotes ; trois d'entre vous
seulement voulurent bien se rendre à l'invitation. lls étoient chargés de proposer que six de nos membres assistassent à Vos délibérations : nous ne dirons rien sur cette fixation: ; mais nous observerons que cette première invitation de votre part fut faite
d4. montoir LVARY, blefié fur Je grande taille.. ayant une cicatnce au-ucious uc
sricour Moine-Rouge. ramenée. de. 1E(pagnol less mai dernier,
compatriotes ; trois d'entre vous
seulement voulurent bien se rendre à l'invitation. lls étoient chargés de proposer que six de nos membres assistassent à Vos délibérations : nous ne dirons rien sur cette fixation: ; mais nous observerons que cette première invitation de votre part fut faite
d4. montoir LVARY, blefié fur Je grande taille.. ayant une cicatnce au-ucious uc
sricour Moine-Rouge. ramenée. de. 1E(pagnol less mai dernier, --- Page 58 ---
(54)
où la société n'étant pas forméc, n'avoit encore
dans un moment
conséquemment elle ne pouvoit
aucun membre, que
votre invitation n'aréellement
on assure que sur ce que
jours après
députer. Cependant ni refusée, vous décidâtes quatre
vous
voit été ni acceptéc, communication entre vous et nous;
qu'il n'y auroit aucune dont nous n'avons pas la certitude, sur
vérifier cet arrèté,
pouvez
du 24 août.
et déclarâtes que vous
votre proces-verbal lendemain 25 vous changeâtes d'avis, des
deLe
différentes
donneries communication à nos commissaires la Colonie : et cependant
vous airies à faire pour
de nous écrire,
mandes que
M. le marquis de Gouy Darsy
roi
le 27 vous chargeâtes la requête que vous présenticz au pour mientre autres choses, que
seroit remise le soir même au
de la Colonic,
moiudre connoissance :
la convocation nous en eussions eu la
avec nous.
nistre , sans que
vous vous concertiez
Voila, Messieurs, 2 comment
nos regrets de ce que
Deux jours après nous vous exprimâmes avions de nous voir intimement
si flatteuse que nous
nous indiquoit noe Tespérance
pour concourir au but que
de
< réunis avec VOnLs,
été déçue. >> Le a3 août M.le marquis
tre intérêt commun, eut
votre comitén'avoit pas de plus
nous témoigna > que
>
dire et
< Gouy Darsy
de se réunir à notre société. Quoique déja nous
< grand désir que choses fort souvent différentes, ct que à cette
faire soient deux
de la requête, nous crûmes
en avions l'expérience à légard répondit, < la société reçoit avec joie
assurance, et notre président
désiréc. >> Vous-mêmes,
d'une réunionq'elles a vivement
vous cherchâtes à
k lanouvelle votre lettre du 1e, septembre, vous nous apMessieurs, par assurance; mais en même temps
nos
augmenter cette
compter, puisque malgré
nous n'y pouvions gueres
nationale la quesprites que
vous aviez engagé à l'Assemblée il ne vous étoit
représentations.
et que sur le provisoire
tion des loix prolibitives,
décarter la discussion.
nous fit écarplus possible
avions quela Colonie s'assemblat,
obtenir
Le désir que nous
avec vous pour
autre idée, et nous coopérâmes
ter toute
nous n'avions
une convocation. s'étoient écoulés pendant lesquels
Près de trois mois
novembre il se répandit dans le public
point corresponda. Le 19
nationale une motion tendante
vous alliez faire à l'Assemblée
que
ix prolibitives,
décarter la discussion.
nous fit écarplus possible
avions quela Colonie s'assemblat,
obtenir
Le désir que nous
avec vous pour
autre idée, et nous coopérâmes
ter toute
nous n'avions
une convocation. s'étoient écoulés pendant lesquels
Près de trois mois
novembre il se répandit dans le public
point corresponda. Le 19
nationale une motion tendante
vous alliez faire à l'Assemblée
que --- Page 59 ---
(55)
à la formation d'un comité qui seroit chargé de préparer sans Re
lai ct de présenter en très-pen de temps un plan de constitution,
dadninistration, de jurisprudence pour les Colonies. Par des considérations qne nous avons développés ailleurs, nous préparâmes
une adresse pour nous opposer à la formation du comité, au cas
que la motion en fàt faite.
Alors M. Laborie nous attaqua publiquengnt, violemment, et
nous enyoyant: son écrit, il nous invita à une réunion. Il nousyinvita
de nouveau, en votre nom le Ter, décembre; vous renouvelâtes votre invitation lc 5 du même mois.
Voilà de bon compte, Messieurs, cing invitations, et non pas
vingt comme vous voulez le faire croire; encore en est-il une de M.
Laborie seul. Mais en résumant, disons en quelles circonstances
ces cing iuvitations ont été faites.
La première, lorsqu'après avoir agi, sans consalter personne, 1
dans des circonstances non prévues parla Colonie,et des plus importantes pourelle, vous avez vuqu'un grand nombre de Créoles seréunissoient pour veiller à SCS intérêts; ch! dans quel moment encore
avez vous invité? dans celui d'une première assemblée tumultueuse.
La seconde, lorqu'il s'agissoit de la convocation de la Colonic;
mais quand d'un côté vous déclariez vouloir vous iéunir, de l'autre
vous montriez en agissant seuls, une intention contraire.
La troisième, et après un silence d'environ trois mois, lorsque vous
pensiez qu'une réunion nous auroit empêché de nous opposer à la
formation d'un comité qui compromettoit évidemment les droits
et les intérêts de la Colonie.
La quatrième, pour la même cause, et dans un moment où on
nous traduisoit devant nos compatriotes, comme fauteurs du despotisme ministériel.
La cinquième, enfin, lorsqu'en même temps que vous nous répétez cette inculpation grave et dénuéo de tout fondement, lors
même que vous semblez vouloir nous inspirer de grandes craintes
sur ce que vous pouviez donner à l'Assemblée nationale connoissance du réglement de conyocation.
cufie. du. puoproir LVARY, blellé for le d grande raille. ayantune cicatrce au-uci
ricdurtau Morna-Rouge. ramenée de FE(pagnol le 15. mai dernieri
'en même temps que vous nous répétez cette inculpation grave et dénuéo de tout fondement, lors
même que vous semblez vouloir nous inspirer de grandes craintes
sur ce que vous pouviez donner à l'Assemblée nationale connoissance du réglement de conyocation.
cufie. du. puoproir LVARY, blellé for le d grande raille. ayantune cicatrce au-uci
ricdurtau Morna-Rouge. ramenée de FE(pagnol le 15. mai dernieri --- Page 60 ---
(56)
de vos invitaMessieurs, le nombre, les époques été faites. Il
Tels sont,
dans lesquelles elles ont
les circonstances
oùt autions , et
dans ce détail pour prévenir l'erreur nous
a bien fallu entrer
avoient crû que mal-à-propos
2 s'ils
récidiroient été nos compatriotes, rendre à des invitations singt.Jois
avions réfusé de nous
à tant de démarches aussi
et comme vous dites encore,
wées,
Jraternelles qu'authentiques.
dit que nous ne croyons pas
Cinquitmement, nous avons déja
à l'Assemblée nala Colonie eût une véritable représentation Vous pous assuque
avons développé cette opinion.
; vous
tionale, et nous
élection vient d'être confirmée
actuellement que votre
de cette confirmarez
vous nous avez donné des preuves nous vous avons reajoutez que
que postérieurement
tion, et vous remarquez
fusé la qualité de députés.
: vous nous avez
ici, Messieurs, ily a une amplification du Cap, mais
Encore
lettre de Tassembléc provineiale
envoyé copie d'une
lOuest, ni du Sud, et ces deux parn'avons rien vu ni de
assembléc coloniale
nous
aussi la Colonie. Lorsqu'une
question
ties composent seule capable de décider cette grande dans
que nous croyons
la Colonic d'avoir des représentans
sil est avantageuz pour émi son voeu, notre profond respect
nationale aura
loi
à laquelle nous
PAssemiblée décision nous en fera une impérieuse en auriez vouspour sa
bien de ne nous pass soumettre : vous décidoit qu'il fallut
nous garderons
Messieurs, si elle
mêmes l'entière certitude,
fussiez les membres : mais en
et que vous en
à croire qu'en ne reune députations trouvez bon que nous persistions
autant que nous
attendant
nous conservons,
connoissant pas la députation, les intérêts de la Colonie ; et permettez
le pouvons, les droits et
de l'en convaincre un jour.
conservions atissi l'espérance
que nous
Phonneur d'être tris-fratemellement,
Nous avons
MESSIEURS,
Vos tres-humbles, etc,
RÉPONSE
mais en
et que vous en
à croire qu'en ne reune députations trouvez bon que nous persistions
autant que nous
attendant
nous conservons,
connoissant pas la députation, les intérêts de la Colonie ; et permettez
le pouvons, les droits et
de l'en convaincre un jour.
conservions atissi l'espérance
que nous
Phonneur d'être tris-fratemellement,
Nous avons
MESSIEURS,
Vos tres-humbles, etc,
RÉPONSE --- Page 61 ---
(57)
RÉPONSE de la Société au Ministre.
Paris, Ic I5 mars 1790.
M ONSIEUR LE COMTE,
< La Jettre que vous nousavez fait Phonneurdenous écrire le 5 de-
< ce mois, conticnt une réponse à celle que nous yous avions écrite,
6 et plus particulierement l'apologie de votre propre conduite.
< En ce qui nous concerne, , vous nous rendez, d'un côté, toute-
( la justice que nous avions droit d'attendre, en déclarant que les,
e additions et changemens du projet de convocation avoient été
X faits sans notre concours, que nous n'en avions point eu con-
< noissance. Si vous vous étiez borné à ce seul point, nous aurions
< été complètement satisfaits; mais,d'un autre côté, M. le comte,
< vous nous permettrez de vous dire que votre mémoire surchargée
< de tant d'autres détails intéressans, ne vous. retrace. pas bien po-
< sitivement les faits, lorsque vous assurez qu'il avoit toujours
< élé annoncé que l'assemblée coloniale ne seroit autorisée qu'à
< discuter tout ce qui intéressoit la Colonie, et à trausmettre à la
c métropole ses demandes sur les points importans, ou à requérir,
4 sur'les objets provisoires et urgens, les administrateurs à qui les
ei loix coloniales out toujours donné le droit d'y pourvoir.
( En distinguant, M. le comte, lorganisation et les fonctions
< de l'assemblée, nous dirons à l'égard des fonctions, qu'il avoit
K toujours été annoncé,
< 1°, Dans la requête présentée au roi par les députés de Saintk Domingue, postérieure à la lettre que vous leur écrivites le II
< aout :
< Que les assemblées provinciales prendroient, de concert avec
< le gouvernement, les précautions conyenables pour prévenir toute
4 insurrection, et maintenir l'ordre et la tranquillité publique ;. Que
< ces assemblées, avant leur clôture, remettroient à leurs comités
< intermédiaires une instruction sur les objets dont ils deyroient
A s'occuper, soit pour suiore l'erécution des points arrêlés, soit
< pour se procurer, etc.
< 20" Dans la. requête par nous adresséc à sa Majesté :
H
du. montei LVARY, bleflé fur le -grande raille. ayant une cicatrice au
rriédurgau Moine-Rouge. ramenée de FEpagpol-less mai dernier,
ôture, remettroient à leurs comités
< intermédiaires une instruction sur les objets dont ils deyroient
A s'occuper, soit pour suiore l'erécution des points arrêlés, soit
< pour se procurer, etc.
< 20" Dans la. requête par nous adresséc à sa Majesté :
H
du. montei LVARY, bleflé fur le -grande raille. ayant une cicatrice au
rriédurgau Moine-Rouge. ramenée de FEpagpol-less mai dernier, --- Page 62 ---
- 58 )
n'a des motifs aussi puissans qu'eux - mêmes
K Que personne vouloir leur bonheur, et les circonstances dans
K (les Colons )1 pour
ils vous adressent leur voeu, exigent peut-êire que
K lesquelles
sur eux du soin de conserver leurs
< vous ne vous reposies que
d'un moK propriétés, leurs vies, et de maintenir sous l'empire
chéri, des
philosophie mal entendue
* narque
possessions qu'une
ee paroit s'efforcer de détruire.
la Cod'ordonnance convenu, que
K 3°. Danslepréambule duprojet
de lordre de
e lonie s'assembleroit à l'effet de pourvoir au maintien
,
d'assurer à tous les habitans une tranquilte prévenir les troubles,
de
et de les mettre parce moyen à portée.
K lité justement désirable,
K veiller euz-mêmes à leurs propres intérêts. >>
il
K Voilà, M. le comte, ce qui avoit toujours été annoncé 5
été
entre nous des anciennes loix coloniales
W n'a jamais
question
sur les droits des administrateurs.
e Or, ce désir des Colons de pouryoireux-mémes au maintien de
de
les troubles, de veiller à leurs intérêts, danis
4 T'ordre, prévenir
se troules circonstances difficiles qui pourroient se présenter,
étroites où ils sont renfermés
K
ve-t-il rempli dans les bornes
par
les articles ajoutés au projet de réglement?
e C'est pourtant ce désir qui avoit été manifesté; c'est lui que
nous avons cru rempli, lorsque vous nous avez annoncé, M.
le comte, par votre lettre du 26 septembre, qu'un mode de convocation absolument tel que nous le désirions avoit été agréé
celle du 28
le roi avoit bien
A par le roi, et, par
septembre, que
autorisera Saint-Domingue une assemblée générale com4 voulu le désirions. Et c'est
persuader que nos vues
( me nous
pour
entre le mode de
K avoient été remplies ? que sans distinguer
avoient été
l'assemblée,
K
convocation, et les pouvoirs de
( qui
à notre
vous annoncez par votre lettre aux
K restreints
insçu, )
d'ordonêtre ostensible, 3 que leprojet
4 administrateurs, quidevoit
K nance avoit été concerté entre nous
4 Vous nous dites actuellemeut que ce projet tel que vous l'afait
des bases parfaitement connues.
(e vez envoyé a été
d'après
bases n'ont
été
M. le comte, à
ces
point
K Non pas de nous ,
qui
n'avions,
avec elle n'ont point été discutées; qui
e présentées,
qui
ints
insçu, )
d'ordonêtre ostensible, 3 que leprojet
4 administrateurs, quidevoit
K nance avoit été concerté entre nous
4 Vous nous dites actuellemeut que ce projet tel que vous l'afait
des bases parfaitement connues.
(e vez envoyé a été
d'après
bases n'ont
été
M. le comte, à
ces
point
K Non pas de nous ,
qui
n'avions,
avec elle n'ont point été discutées; qui
e présentées,
qui --- Page 63 ---
(59) )
1 en un mot, aucune connoissance des additions et changemens
< fondés sur ces bases.
* Nous yous rappellerons aussi, M. le comte, que nous désiR rions ardemment qu'il fàt bien certain, bien
arrêtéqu'un assembléccolonialeauroit lieu, etl le plus promptement
(
cela
l'article
possible; que c'est
pour
que
1er, de notre projet d'ordonnance
aussitôt après la réception de la présente ordonnance, les portoit
( et intendant laferont enregistrer Cil conseil, et l'enverront général inces-
( samment. >)
4 Dans le projet que vous avez envoyé, cet empressement n'est
< point marqué; et,au contraire, par votre lettre
à
MM. les administrateurs, vous les laissez maîtres de particulière la
( tion, en les faisant juges des circonstances, en leur donnant convoca- la
< liberté de suspendre l'exécution des ordres du roi à cet égard.
< Vous exprimez dans cette lettre, M. le comte, une
K qui nous afflige bien sensiblement. Dans toutes nos conférences pensée
K avec vous, nous avions cru aperçevoir ce véritable intérêt
( la Colonie, que vous manifestez par la lettre à
pour
K repondons; et nous voyons, par celle que vous écriviez laquelle aux nous adK ministrateurs, que nous ne devions l'assemblée coloniale
< avions obtenue qu'à la crainte qu'en refisant de les que nous
( les Colons n'en prissent le pouvoir d'euz-mémes.
convoguer
( Nous nous rappellons très - bien, M, le comte, qu'il a été
k question d'un projet de convocation 9 sur lequel MM, les adminisK trateurs devoient rendre vue ordonnance conforme; mais
vons pas d'idée que vous nous ayez fait connoître alors nous les deux n'aK motifs que vous développez actuellement.
< Le profond respect de la société des Colons
les
K
décisions de sa Majesté, ne nous permet pas de français discuter les pour addiK tions qui ont été faites au projet d'ordonnance
le roi
K avoit permis de présenter. Nous bornerons notre que ambition nous
à faire
connoitre à nos compatriotes la pureté de nos vues, et la
de nos démarches.
sagesse
K Nous regrettons seulement que des nuages se soient élevés sur
K notre conduite, et qu'il faille que,pourles dissiper, nous soyons obli-
* gés d'entrer dans une discussion à laquelle nous n'avions lieu
pas
du. jopteir LVARY, blefe fur le -grande taille. ayantune cicatnce'au-acous: de ur gaucuc,
priédurtan - Saul Moine Rouge. ramenée, de Epagool le 15. mai dernier --- Page 64 ---
(60)
avons voulu le bien de la Colonie, nous"
< de nous attendre. Nous
< l'avons fait ; nous avons cru qu'il seroit sans mélange, et nous"
dans ce but
de nos travaux.
( avons été trompés
unique
( Nous sommes avec respect, etc.
N. B. Le lemps nc permet pas d'ajouter ici la réplique de
M.le comte de la Luzerne à cetle lettre,nil la dernière réponse de
la Sociélé : Pune et l'autre se trouveront dansla première suile du
procès-verbal de ses séances et de sa correspondance.
< de nous attendre. Nous
< l'avons fait ; nous avons cru qu'il seroit sans mélange, et nous"
dans ce but
de nos travaux.
( avons été trompés
unique
( Nous sommes avec respect, etc.
N. B. Le lemps nc permet pas d'ajouter ici la réplique de
M.le comte de la Luzerne à cetle lettre,nil la dernière réponse de
la Sociélé : Pune et l'autre se trouveront dansla première suile du
procès-verbal de ses séances et de sa correspondance. --- Page 65 ---
X
Iimannpe s6mralgo. NUXÉIRO 54SUPPLÉMENT AUX AFFICHES AMÉRICAINES. FEUILLE DU CAP-ERANSOIS,
Du Mercredi 7 Juillet 1790. E
R I X D
P A N. Au Fort- Dauphin, ,ile I du courant, un. cheval entier,
Pain de 19 onces
15 fous. rouge, étampé fur la cuiffe du montoir AjL, a été arrêté
au Morne-Aubé. LAVES M ARI RONS ENTRES A LA GEOLE,
Cap: Frangois, Je 1 du courant, Philippe P Congo, ÉTAT des Negres épaves gui doivent Etre vendus A la
é ilifiblement fur le fein gauche, ayant une petire
barre du
de cette
e à côré de I'ceil gauche & me petite cicatrice fur la
Sitge
Ville le 4 faptembre. iroire, age d'environ 30 ans, de petitetaille, (e dilant
I. Jean, créole. étampé fur
du,
çoife Louvardier, m. 1, dela Grande-Rivière, s arrêté les
A. chaque cocé fein & fur
de: Agathe, Copgo, , étampée fur le côté droit du fein
épaules GAUTIER, fur l'épaule droite LC, age
UNAY, agée de 17 ans. f difant à M. Raimond, d'environ 30 ans, delat taille' 'de y. pieds 1 pouce, fe difant
cà la Plaine du Nord : George, créole étampé fur à André-Antoine, m. 1, arrêté àlE(pagnoll le 21 mai dere côté du fein, en fer à cheval, CAIGNET, & d'au- Bier, porté au no 20. etrres illifibles, rougeâtre de peau, , âgé d'environ 16 des Bruleau, Nago, de fon étampé fur fur le fein gauche NIEL, ayaat
le perite taille, fe difant à M. Caignet, arréréafAcul. matques
pays le corps & le nombril gros,
Janvier, Portugais, étampé fur chaque côré du fein âgé d'environ 25 ans, de la taille de 5 pieds 3 pouces, fe
GE, ayant une cicarrice furl le fein gauche, de petites dilant à M: Niel, arrêté a TE(pagnol le $1 mai dernier,
res de fon pays fur les tempes & fur Jes bras, & un porté Bernard, au no 21. àl laj jambe gauche, âgé d'environ 30: ans, de Ja taille viron
Sénégalais , étampé LACOMBE, agé d'enpieds. 5 pouces, fe difant à M. Sivry , arrêté au Quar3o ans, ayant une cicatrice furle creux del'eftomac
lorin : Etienne, 1 Congo, , ayant une étampe brulée (ur & Mrs des marques de fon pays fur les teripes 9 fe dilant à
e côté du fein, & des marques de foa au-deffous,
Defchez & Lacombe, arrêté à T'E(pagnol le 21 mai
de perite vérole, igéd'environ.
5 pouces, fe difant à M. Sivry , arrêté au Quar3o ans, ayant une cicatrice furle creux del'eftomac
lorin : Etienne, 1 Congo, , ayant une étampe brulée (ur & Mrs des marques de fon pays fur les teripes 9 fe dilant à
e côté du fein, & des marques de foa au-deffous,
Defchez & Lacombe, arrêté à T'E(pagnol le 21 mai
de perite vérole, igéd'environ. 16 ans, t petite taille, , dercier, po:té 21t no 22:
int 2. M. Laugier, arrêté fur le chemin du Haut du
L'Eveillé, Sinégalais, étampé LACOMBE, âgé d'ene 3, Figaro, Solo. fans érampes, ayant des marques viron:2 ans, de la taille de 5 pieds 1
ayant des marpaysfurlecorps.s une perite cicatrice fa: la poitrine, ques de fos pays far le front & fur fergecs joues, fe difant à
environ 22 ans, de la taille de 5 pieds 1 pouce, arrêré Mr Defchez & Lacombe, arrêté à "E(pagnol le 21 mai
rande- Rivière : un Negre nouveau, Congo, étampé dernier, porté au no-23. fein droit, TALVANDE fur le bras droir LD entre- Jean-Baprifte, créole, écampé fur le fein droit GARUEL
ayant des. marques de (on paysfurle corps, agé d'en- AU CAP, au-deffous F. LAMY, & d'autres étampes illi21 ans, de la taille de 5 pieds 1 pouse, arrêté aux fibles, fur le gauche une étampe emb:cuillée, plus bas AU
Bleus : Barré Poulard, écampé illifiblement fur le CAP. agé d'environ 14 ans, dela taille de 5 pieds 1 pouce,
roit, ayant une grande cicatrice fur, ie bras gauche, (e difans a M. Poitevin arrêté au Haut du Cap le 23 mai
la poitrine, & le quatrisme doigt de la main droite dernier. Cupidon, porré Sénégalais, au no 32. étampé fur le fein droit IEV,
ne, agé denvison. 48 ans de petite taille, (e difant
ayant
itaion Chirite, arr ètéau Bois de Lance : Véronique, d'aucres lettres illifibles - deux verrues fur le gros doigt de
(ans é:ampo apparenres. ayant deur perites' cica- la main droite, agé d'environ 18 ans, de. la taille de S pieds 1
fur le bras droit x une furle gauche agéede 14 ans, pouces, fe difant à M Barrette, arrêté au bord de la mer
int à Mr Pouper frères, artétée au Morne-Rouge: : le 24 mai-dernier, porté au no 39. :, Congo. érampé fur le fein droit Hs MINIAC,
environ 28 ans, de la taille de 5 pieds 1' pouce, fe ÉTATd Nigres épaves gui doivent être vendus à la
a M Befor: Azor, Congo, érampé fur le (ein droit
barre du Siége du Fort-Dauphin le 2 feptembre. -
JNAYLagé d'envi.on 14, ans, (e difant a lhabitarion
ay: Cafimir,, créole, fansétampe apparente. ayant une
I. Augufte, Congo, érampé fur le fein' droit COURTY,
tache noire au deffous de l'ail droit, âgé d'environ 10 antant qu'on a pu diflinguer, igé d'environ 30 ans, de la
edifant aM. Auge.eau, arrèrés ala Petite-Ante:
tailles de S pieds, fe difant à M.
, (e difant a lhabitarion
ay: Cafimir,, créole, fansétampe apparente. ayant une
I. Augufte, Congo, érampé fur le fein' droit COURTY,
tache noire au deffous de l'ail droit, âgé d'environ 10 antant qu'on a pu diflinguer, igé d'environ 30 ans, de la
edifant aM. Auge.eau, arrèrés ala Petite-Ante:
tailles de S pieds, fe difant à M. Courry, ramené de l'EfpaI MA U X NTRES. AUX ÉPAVES. gnol le 4 mai dernier,
Jeanne, créole de Sandto Domingo, fe difant i M, FianCap: François, le. 3 du, courant : un cheval gris, ciofy, , fans écampe apparente agée d'environ 25 ans, de
furila cufir. du. pontcir LVARY, bleilé fur le grande taille.. ayant une cicattice? au-deffous del l'oeil gauche,
rricdurtau Morne Rouge. rartente de.lEfpagpol. le 15, mai dernieri
aus. 301 --- Page 66 --- --- Page 67 ---
E789:
T653m
1-SIt€
.
a
K70L --- Page 68 ---