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Phaure --- Page 2 ---
A2:1
3labir Carfer Aroinn
Lihrary
Bromtlnimersitr --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
a
PRECIS
DE..
BLANCHELANDE,
SUR SON ACCUSATION
Jes fitis accufé par la Convention
Vais être jugé par mes Pairs. Un Nationale, &
& public va décider de mon fort. débat folemnel
grande partie les. moyens qui
Jignore en
contre moi; & peut-être
feront employés
filence jufqu'au moment ot euntlai-je dû garder le
épuifé toutes leurs
mes ennemis ayant
portée d'enapprécier reffources, l'enfemble: 9 m'auroient mis à
la fource de Iaectulations j'ai fous maisje connois
dans lequel on l'a
les
Paéte
& je ne faurois rélifter eonfignées je fais iae vérité, 5
de da dire.
plus long-tems au befoin
2 Je dois
actuel, mon oepcedamtpnerenirque but.n'ef
dans le moment
moyens de défenfes nullement de fixer mes
à toutes les abfurdités encore moins de répondre
contre moi, mais feulement qui ont été débirées
idée des prétenduis délits de donner quelque
fait comparoitre au Tribunal pour lefquels On me
partement de Paris, & de mes crininel du Dé
rénonfès, dont
A --- Page 6 ---
le
(2)
déveioppement Ainfi
doit être réfervé pour le' débat.
quelques mots fur Phiftorique de mon
procès, &fur les caufes réelles des vexations
Yéprouve ; quelques réflexions
que
fir chacun des chefs d'accufation, courtes@eprécifes voilà
qu'on trouvera dans cet écrit.
tout ce
P REMIE RE PARTIE
Précis hiforique de mon procès.
Les caufes des vexations
vent fe réduire à deux, qui que venant Yéprouve, de
&
Ee
différens, agiffant à quelques égards en fens
contraire; Ont produit des accufations
quement contradictoires.
politiLa premiere de ces caufes eft à Saint-Domingue. C'eft le préjugé,fi funefte à cette ifle,
que les blancs confervent contre les gens de
couleur. Dans l'origine, je n'ai pas cru devoir
heurter trop violemment ce
le peuple de.
préjugé, parce que
Saint-Domingue en étoit fortement
imbu, & que je ne fiuis pas du nombre de ceux
qui penfent que pour régénérer les hommes, il
fauties baignerdans 1 leur proprefang ; maisjen'ai
jamais flatté les paffions coloniales à cet égard.
Pai protégé de toute la force du gouvernement
cette clafle auffi refpectable qu'avilie, dont les
faétieux de Saint-Domingue, & notamment du
Port-au-Prince, avoient juré la perte. J'ai conftamment preffé FAffemblée coloniale de
noncer fur les droits politiques des gens pro- de
couleur, en vertu du pouvoir que la France
lui en avoit alors concédé, Enfin,
les
loix de la Métropole eurent définitivement lorfque
la queftion, j'ai fait exécuter les loix avec jugé la
able qu'avilie, dont les
faétieux de Saint-Domingue, & notamment du
Port-au-Prince, avoient juré la perte. J'ai conftamment preffé FAffemblée coloniale de
noncer fur les droits politiques des gens pro- de
couleur, en vertu du pouvoir que la France
lui en avoit alors concédé, Enfin,
les
loix de la Métropole eurent définitivement lorfque
la queftion, j'ai fait exécuter les loix avec jugé la --- Page 7 ---
(3)
plus fridte rigueur ; de-la la haine d'un grand
nombre de Colons blancs, haine qui me
fuit en France, & qui méme, en prenant pour- les
livrées du patriotifme, ne fait pas cacher fon
véritable cbjet. Je donnerai au débat la
de ce
j'avance ici.
preuve
La Rcdar caufe eft en France. C'eft cette
injufte &cbarbare méfiance quiavilit,
profcrit tout homme qui a ett le malheurd'être perfécute,
promu à une grande place avant l'établiffement
de la République Françoife, & par d'autres
perfonnes que celles qui ont aujourd'hui la
veur populaire. Je devois me cioire
faautre à l'abri de cette profcription, plus qu'un
j'étois tourmenté, dénoncé, accifé par les
lons blancs, comme
ae
la caufe favorite du parti foupçonné républicain d'avoir de protégé
la caufe des gens de couleur; mais on a France, trouvé
plus fimple deme juger fur mon titre
fur
mes ations. Je repréientois le Gouvernement que
François à Saint-Demingue, lors de
a éclaté contre ce Gouvernement; ; l'orage qui
fallu davantage pour décider
iln'en a
être traduit
que
BAe
devant les Tribunaux. 6, croira
peut-être
j'exagere:ch bien! qu'on life
ques-unes s infamies dont la France eft pério- queldiquement infedtée; qu'on en ôte les licux communs, le fatras, les dégoftrantes injures, en un
mot,tout ce qui éit aujourd'hui de
8 a
remplacé dans les nouveaux écrits les ftyle, formules
autrefois ufitées 2 on verra qu'ii n'y refte abfolument contre moi que ma qualité de
neur de Saint-Domingue,
GouverJe dois dire. - cependant
les
de Paris contre moi ont EE mcins préventions fortes
que
A 2
tée; qu'on en ôte les licux communs, le fatras, les dégoftrantes injures, en un
mot,tout ce qui éit aujourd'hui de
8 a
remplacé dans les nouveaux écrits les ftyle, formules
autrefois ufitées 2 on verra qu'ii n'y refte abfolument contre moi que ma qualité de
neur de Saint-Domingue,
GouverJe dois dire. - cependant
les
de Paris contre moi ont EE mcins préventions fortes
que
A 2 --- Page 8 ---
celles de Sain-Domingue; (4)
cédé, dans plufieurs elprits, que à des les premiers ont
pofitifs, & venus depuis ma
renfeignemens
que la haine coloniale agit détention, tandis
avec beaucoup d'efficacité; fourdement, mais
dans la Capitale,
qu'il fe trouve enfin
montrés les plus acharnés parmi ceux même quis s'étoient
hommes revenus de très-bonne contre moi, quelques
fànt activement à mon fort, tandis foi, &cs'intéref
faires coloniaux
que des émif
perdre,
s'agitent en tous fens pour me
Ainfi en deux mots. A
bien prononcée dans un Saint-Domingue, grand nombre
haine
contre celui qu'ils regardent
de blancs
le proteéeur des gens de couleur. comme A ayant été
vention contre celui qui,
Paris, précaractere national, ténoit envoyé avec un vrai
de l'ancien Gouvernement. cependant fes pouvoirs
Voicimainrenant la bizarre Voilà les caufes.
font combinées
maniere dont ellesfe
A l'arrivée à
des pour Commiflaires produire l'aéte d'accufation,
à
nationaux civils
quelques n-Domilnguc factieux du l"'Affemblée coloniale &
du peu de connoiffance Port-au-Prince, profitant
devoient néceffairement que ces Commiffaires
me défignerent à eux avoir de' l'état du
maux de la Colonie. comme un des auteurs ERX2A
& Une dénonciation en feize articles fut rédigée
appuyée par un Mémoire énormément
minetix.
voluLes Commifaires ne dûrent
à s'appercevoir que la
pas être long-tems
autre chofequela haine dénonciation des
ne prouvoit
tous ceux qui, en France, dénonciateurs contre
caufe des hommes de
2 avoient plaidé la
couleur, & ceux, parmi
de la Colonie. comme un des auteurs ERX2A
& Une dénonciation en feize articles fut rédigée
appuyée par un Mémoire énormément
minetix.
voluLes Commifaires ne dûrent
à s'appercevoir que la
pas être long-tems
autre chofequela haine dénonciation des
ne prouvoit
tous ceux qui, en France, dénonciateurs contre
caufe des hommes de
2 avoient plaidé la
couleur, & ceux, parmi --- Page 9 ---
65)
lefquels on me faifoit Phonneur de me
qui, dans les Colonies, avoient fans compter,
tégé cette caufe,
paffion procution Envoyés de la pour Loi mettre la dernière main à l'exépolitique des hommes du de 4 Avril, qui fcoit Tétat
ver leur pofition affez couleur, ils durent trouéclater de femblables embarraffante en voyant
Colons blancs
fe difpofitions difoient dans ceux des
les clameurs atiae telles,
patriotes ; mais
refufer à décerner un mandat qu'ils ne purent fe
moi, & à me faire fubir un d'amenér contre
lesfeize chefs, de dénonciation, interrogatoire fur
terent quelques queftions fur ina auxquels ils ajouvement aux deux décrets
conduite, relatide couleur, celui du 15 favorablesaux Mai
hommes
4, Avril 1792. Ces queftions 1791, & celui di
croiremu'abufesfitrs mon
pourroient faire
favorable au parti
réfiftoit compte,ilsme croycient
à Texécution des Lat dont dans la Colonie
& c'étoit
je viens de parler;
cutoit.
précifément ce parti qui me
o perfeLe réfultat des informations
que prirent les
<
Comauntiregdepice qu'ilslurent,
je fis à leurs queftions, fut : desrépohfes
Res mis a ma
que parmi lés
tout a-lafois charge, 3 il n'en étoit axcun
afigrave G
quifit
conclure contre moi, 6 afepronvé pour en rien
me confimer en état d'urflation, quitny avoit pas lieu de
les Cependant dénonciancurs,slen pour ne pas trop violemment aigrir
& quis par parenthefe, puiflans font dansla Colonie,
jourd'hti, ou mis en état
prefque tous aucés par les Commiflaires d'arrefiation, ou dénonde Jonpsons contre moi, qu'il eux-mômes,is falloit
parlerent
éclaircir, 2 &
A 3
fepronvé pour en rien
me confimer en état d'urflation, quitny avoit pas lieu de
les Cependant dénonciancurs,slen pour ne pas trop violemment aigrir
& quis par parenthefe, puiflans font dansla Colonie,
jourd'hti, ou mis en état
prefque tous aucés par les Commiflaires d'arrefiation, ou dénonde Jonpsons contre moi, qu'il eux-mômes,is falloit
parlerent
éclaircir, 2 &
A 3 --- Page 10 ---
(6)
déciderent
me
. que je
rendrois librement en
France, ouje mettrois ina conduite fous les
de P'Afemblée nationale.
yeux
Je partis, & les Commiffaires
avec moi d'autres piéces que le procès-verbal n'envoyerent de
Tinterrogatoire qu'ils mavoient fait fubir. Mais
la haine coloniale m'avoit précédé en
& la Convention nationale avoit déjà rendu France, un
Décret d'accufation, en vertu duquel je fus arrêté à Rochefort.
J'arrivai donc prifonnier à Paris, oùt
demandai vainement à être entendu & à rendre je
mes comptes,
Je reftai long-tems aul fecret, fans que l'acte
d'accufation fût rédigé. Ille fut enfin,
ma
&cjavone
chefs, que
furprife fut grande de voir, que des trois
que contenoit cet acte, un feul avoit
été pris dans les feize de la dénonciation coloniale, tandis que les deux autres tomboient beaucoup plus fur quelques-uns des Colons
fur PAffemblée coloniale elle-même, c'eft-a-dire, blancs,
fur mes dénonciateurs, fur mes perfécuteurs les
plus acharnés, que fur moi-même.
La raifon cependant en étoit bien fimple. Les
émiflaires coloniaux avoient bien eu la puiffance
de me faire arrêter & de prévenir contre moi;
mais ils ne pouvoient avoir celle de faire adopter
leurs principes en France, oppofés à ceux de
l'égalité, En conféquence, ceux qui avoient rédigé le Décret d'accufation, n'ayant d'autres
pièces fous les yeux, que le procès-verbal des
Commiffaires nationaux civils, avoient cherché,
dans les inculpations qui m'étoient faites, tout
ce qui paroiffoit annoncer quelqu'atteinte aux
Loix Françoifes; & ils avoient cru reconnoitre
adopter
leurs principes en France, oppofés à ceux de
l'égalité, En conféquence, ceux qui avoient rédigé le Décret d'accufation, n'ayant d'autres
pièces fous les yeux, que le procès-verbal des
Commiffaires nationaux civils, avoient cherché,
dans les inculpations qui m'étoient faites, tout
ce qui paroiffoit annoncer quelqu'atteinte aux
Loix Françoifes; & ils avoient cru reconnoitre --- Page 11 ---
dans les (7)
arreftations arbice caraétere
prétendues & dansce qu'on
traires qui métoientreprochées, foit
rapport au Décret
difoit de ma conduite,
par
à celui du
du 15, Mai 1791, foit par rapport
4 Avzil Ainfi
dénoncé dans la Colonie, parce
favorifer les idées
u
qu'on me foupçonnoit la de France; & je fuis aca
d'Egalité adoptées d'avoir par
atrêté les progrès de
eufé, en France, J'ai été, dans les Colonies, line des
l'égalité. victimes du parti qui s'eft oppofé à T'exécution
des Loix favorables aux gens de couleur,, fuis ce
parti me pourfuit encore fourdement, &ije
accufé, en France,avoir fomenté ce parti,
Tel'eft en raccourci, mais avec beaucoup Je vais
d'exaditude, Thiftorique de mon procès.
répondre maintenant à l'a&te d'accufation.
Riponfe a Patke d'accufation.
:
Voici dans quelle forme eft conçu cet' ade:
7 D'abord la Convention choifit parmi iles faits
fur lefquels Yai été interrogé par les Commiffaires civils, & relate trois des inculpations qui
m'ont été faites ; enfuite elle annonce qu'élle
a pris ces inculpations dars le procés-verbal forme dcs fur
Commitlaires; enfin elle m'accufe en
tenir
ces trois chefs. Je devrois peut-être m'en côntient
à réfuter la feule partie de cet aéte qui laiffer
Paccufation formelle; mais pour ne rien
&i
fans réponfe, je copierai fidellement le tout 5
pour éviter les répéritions, 9 je détacherai d'abord
toutes lès phrafes qui ne feivent que. de préambule & de liaifon, mais fur lefquelles j'ai plue
fieurs obfervations à faire; puis je rapprochérai
A 4
m'en côntient
à réfuter la feule partie de cet aéte qui laiffer
Paccufation formelle; mais pour ne rien
&i
fans réponfe, je copierai fidellement le tout 5
pour éviter les répéritions, 9 je détacherai d'abord
toutes lès phrafes qui ne feivent que. de préambule & de liaifon, mais fur lefquelles j'ai plue
fieurs obfervations à faire; puis je rapprochérai
A 4 --- Page 12 ---
fur chaque chef d'accufation (8)
mais fe trouve éloigné dans le ce qui y eft relatif,
texte,
S. Ier.
Préambule 6 phuafes de liaifon.
4 La Convention nationale
>> du 8 de ce mois, déclaré a, par fon Décret
>> à accufation contre
qu'il y avoit lieu
>> chelande, ci-devant Philibert-François Blar-
> ment général des Ifles Lieutenant au gouverne:
>> Ce fonctionnaire Françoifès fous le Vent.
5> Commifaires nationaux public a été dénonct aux
>> mêmes Iles, comme un ennemi civils, délégués aux
>> Frangoife;a fubi devant
de la Révolation
>> de cette année, un
eux,le 29 Septembre
>> fultatfournit
interrogatoire dont le ré-
> à la Convention dewwlesepesctutemnenr dénoncés
> fon Décret d'accufation. nationale, & qui ont motivé
>I 1°. Il paroît par ce
>> : faits J. Ces faits fe trouvent proces-verbal, &c. (Ici-les
>>
confignés dans- Un
>> Emewiegamdenogee taine, quoique
dont la date eft cer-
> fe font paffés, n'y Pépoque foit précife à laquelle ils
>> En conféquence, la
exprimée.
>> après avoir
nationale,
haten
entendu le
> colonial & de Légiflation rapport de fes Çomités
>> connoifance du
reunis, & avoir pris
>> par
procès-verbal d'inuarrogasoire) Jitbi
> ci-dévant Philhbun-trangeis Lieutenant Rouxel Blanchelande,
>> ral des Ifles Françoifes au fous gouvernement géné-
>> les Commiffaires nationaux le Vent, devant
>> aux mêmes Milés, le
civils, délégués
> accufe, 2 par le préfentacte, 29 Septembre ledit
1792,
Blanchelande
S
>> connoifance du
reunis, & avoir pris
>> par
procès-verbal d'inuarrogasoire) Jitbi
> ci-dévant Philhbun-trangeis Lieutenant Rouxel Blanchelande,
>> ral des Ifles Françoifes au fous gouvernement géné-
>> les Commiffaires nationaux le Vent, devant
>> aux mêmes Milés, le
civils, délégués
> accufe, 2 par le préfentacte, 29 Septembre ledit
1792,
Blanchelande
S --- Page 13 ---
9 2 devant le Tribunal
5; de
du
Paris, 2
K92
€
comme prévenu, &ec. Département >.
Cequ'on vient de lire pourra donner
débat,aplufieurs obfervations.
lieu,au
actuel, je me contente de faire Dans,le moment
mots que
foulignés.
remarquer les
A éil rla.E aux
un ennemi de la Révoluzion Commifaires civils, comme
par. - PAflemblée coloniale. Je Frangoife, Par qui?
perde pas de vue, & qu'on fe prie
ne le
que des feize, - chefs de
aufi
ERN
Aflemblée, un feul a été dénonciation de cette
tion nationale dans Tacte adopté par la Convenque lé refte de cet atte tombe facaufation, bien
tandis
ment fiur les Colons blancs & fitr plus direétecoloniale ellemême, que fur moi. TAflemblée
Un interrogatoire dont le
faits, T'ignore, je Tavoute, ce réfiultac fournit divers
voulu exprimer par cette
que le rédaéteur a
je fais bien, c'eft que les phrafe ; mais ce que
fur lès lieux, bien plus à même Commifaires civils,
denoneiations, &
& le réfultat de d'apprécier mes
les
arrivées poffédant d'ailleurs des piéces qui réponfes, ne
que depuis à la
font
gu'aucuns de ces fitits n'éroient Convention, ont
prouvis, tenir
Pour qu'il y. eût lieu
G4
E
en état
à me
LANECTE
d'arretation.
feule Par ce procèsverbal: C'eft donc fur cette
que jai été accufé,
piéce
eft Ces faits Jont confgnés dans zun
Le important qu'on ne faffe ici'a aucune proceseverbal: Il
procès- -verbal des
confufion.
aucun fait, puifque le réfultat Commiffaires ne conftate
ne Jont poine prolvés 5 il contient en eft que ces faits
queftions
m'ont
feulement les
o
qui
été faites par les CommifA 5
C'eft donc fur cette
que jai été accufé,
piéce
eft Ces faits Jont confgnés dans zun
Le important qu'on ne faffe ici'a aucune proceseverbal: Il
procès- -verbal des
confufion.
aucun fait, puifque le réfultat Commiffaires ne conftate
ne Jont poine prolvés 5 il contient en eft que ces faits
queftions
m'ont
feulement les
o
qui
été faites par les CommifA 5 --- Page 14 ---
les
qu'ils avoient
2 d'après
Soleum
aires,
dont,
ST unes,
reçues, & mes. réponfes,
quelques Or,
négatives, & toutes les autres jufificatives. réponfe juftifidénonciation n'eft point preuve, moins
de
cative du dénoncé, eft fur encore cette feule preuve piéce que
delit; c'eft cependant
été décrété d'accufation.
ia Pris ennoiflance du procès - verbal Décret d'intérroga- d'acroire: 6
Nouvelle preuve, que lors du d'autre piéce
cufation,1 la Conventions nep poffedoit
que le procts-verbal.
été prefque comAinf, fur les lieux, deux j'avois mille lieues delendroit
Rarementjuline, à
fuis accufé., fur le
oit fe font paffés les faits,je
feul vu de mon interrogatoire.
nole
STL
-
Premier Chef daccufation.
a
ce procès - verbal,
io. Iparoit. 7 d'après
& autorifé des
a ordonné
> que Blanchelande illégales & des déporations arbis arrefations
là il a attenté à la liberté
* traires ; 8e que par
la Conftitution,
bale effentiellede
> individuelle,
violé cette même Confitu-
>> Françoife ; qu'il'a abus des
qui lui étoient
> tion par un :
pouvoirs de
du Pou-
> confiés -en fa qualité reprefentant attentat eft un crime
>> voir exécutif. Or., doit cet être prévenr en cette,
> dont Blanchelande termés des articles XIX'
>>, même qualité, Ile. aux Seation du titre I".du Code
> -& XX de la
pénal.
la Convention, accufe Blan-
> En conféquence
>> chelande : attenté à la liberté individuclle en,
>> D'avoir
ient
> tion par un :
pouvoirs de
du Pou-
> confiés -en fa qualité reprefentant attentat eft un crime
>> voir exécutif. Or., doit cet être prévenr en cette,
> dont Blanchelande termés des articles XIX'
>>, même qualité, Ile. aux Seation du titre I".du Code
> -& XX de la
pénal.
la Convention, accufe Blan-
> En conféquence
>> chelande : attenté à la liberté individuclle en,
>> D'avoir --- Page 15 ---
(H)
du
en fa qualité de Répréfentant
>> ordonnant,
d'un Citoyen 22
>> Pouvoir exécutif, 2 Parrepation & en le re-
>> - hors du cas déerminé par la Loi, Jans pouvoir, &
enfuite 2 un Tribunal
>> mettant
la déportation de divers Citoyens
>> en autorifant
des Loix' Françoifes. Ar-
>> vivant fous Pempire III". Seet. du Code pénal >.
>> ticle XIX d'accufation & XX,
en contient récliement
Ce chef arreftation arbitraire d'un Citoyen, 2
trois : io. croit la partie de Pagte qui contient
fi lon en formelle; & de plufeurs. 2 fi Pon en
Paccufation
narré de ce même atte; 20. rccroit le fimple
à un Tribunal fans
mife de ces perfonnes
voir; autorifation de
chef d'accufation
RTER
Eh Mae ! ma réponfe à ce Parrefation par
eft fimple : je nie en elle-même
Je nie que
moi d'une ou de plufieurs été faite perfonnes. de ces perfonnes
Farreftation qui a
ait été arbitraire. le nie
par d'autres que arreftation moi 2
ait été injufe.Je nie
même que cette arrêtées aient été direétement
que les perfonnes moi à 2272 Trilunat. Je nie quie le
envoyées par été faifi de Paffaire, fit LEnI TriTribunal qui a
Je nie enfm les déportations.
bunal fans pouvoir.
d'abord
Certes! ce feroità ceux quim'acculént, clenom de ceuxqu'on
Asexpliquerfurlen d'avoir enombre fait arrêter; fur le Tribunal
me reproche fur
entendent par autorifer
dont il s'agit; cequ'ils & furles perfonnes prétendues
"des déportations,
enfuite à rapporter la
arbitrairement déportées 2 & qualifiés délit. Mais
preuve des faits précifés donne
je la donne
pas,
cette explication lors qu'on du débat.
nerai, moi,
rapport aux arreftations, qu'it
On verra, par Borel ; arrêté à Saint-Marc,
sagit d'un nommé
A 6
par autorifer
dont il s'agit; cequ'ils & furles perfonnes prétendues
"des déportations,
enfuite à rapporter la
arbitrairement déportées 2 & qualifiés délit. Mais
preuve des faits précifés donne
je la donne
pas,
cette explication lors qu'on du débat.
nerai, moi,
rapport aux arreftations, qu'it
On verra, par Borel ; arrêté à Saint-Marc,
sagit d'un nommé
A 6 --- Page 16 ---
& de ceux qui
(12),
EAgache,
Pacompagnoient fur le navire
i fera prouvé d'abord
pour origine la haine de que T'Aflemblée cette accufation a
pour les Gens de couleur
coloniale
prend à Borel, lun des 9 & l'intérêt qu'elle
cette claffe
plus cruels ennemis, de
Sur la queftion de favoir fi
Borel & de. fes
l'arreftation de'ce
fera prouvé
compagnons a été arbitraire, il
avec tout fon que Lagathe a été arrêtée en mer
néraux & équipage, en vertu des ordres gétout bâtiment fages, donnés auparavant d'arrêter
qui ne fe trouveroit pas muni d'expéditionslégales, & quer
armée, L'Agathe envoyée Cppenceilsgnitemer du
les ennemis des Gens de Port-au-Prince par
difoit avoir des intentions couleur, & que Fon
demment dans le cas préyu hoftiles, étoit éviSur la queftion de favoir f par c'eft ces ordres,
arrêter Borel & fes
moi qui iai fait
cette arreftation compagnons, ili fera prouvé
U mon fait, mais bien très 4 légale n'eft point
du fair de
commandant le vaifleaule Borée; de Grimouard,
inculpé auffi dans cette affaire
Grimouard,
loniale &les factieux dul
par PAffemblée COla Convention n'a pas Port-auPrince, jugé
mais que
vient d'être mis à la tête
coupable, puifqu'il
fera prouvé
-
d'une de nos flottes; ; il
heures
que je ne fulsarrivéque
après cette arreftation
vingt-quatre
Marc demandoit à grands cris 2 que tout Saintcontre celui qu'il
vengeance contre
E nemi plus acharné des regardoit comme l'endes Blancs quileuravoient Mulâtres & de tous ceux
celui qu'ils regardoient
été favorables, contre
de tous les maux de PArtibonite, comme le principal auteur
Il fera prouvé
vé
-
d'une de nos flottes; ; il
heures
que je ne fulsarrivéque
après cette arreftation
vingt-quatre
Marc demandoit à grands cris 2 que tout Saintcontre celui qu'il
vengeance contre
E nemi plus acharné des regardoit comme l'endes Blancs quileuravoient Mulâtres & de tous ceux
celui qu'ils regardoient
été favorables, contre
de tous les maux de PArtibonite, comme le principal auteur
Il fera prouvé --- Page 17 ---
que toutes les
(:3 )
Saint-Marc autorités, tous les Citoyens de
enl liberté.Je s'oppofoient à ce. que Borel fitremis
faite à cet égard repréfenteraila le Confeil requifitionq de
quimefur
féant à SENtREI Il fera
Paix & d'Union
affaire j'ai agi de concert. avec prouvé le que dans cette
tional civil, 11 fera prouvé enfin Commiflaire naprivé Borel de fa liberté qu'il avoit que je n'ai point
&
le faifant transférer du déja perdue; ;
Setrite
dans
bâtiment où il
remettre détenu, 9
les prifons du lieu,
entre les mains de la
pour le
toutes les précautions poffibles Juftice, en prenant
fonne fût refpeétée
pour que fa permarche
, n'ai point fait une détions exécutives arbitraire; car # eft dans l'ordre des foncles lieux défignés à de cet transférer effet, J'ai les détenus dans
commandée par la nécelfité; fait une démarche
fibilité phyfique de réfifter car à ily avoit impof
blique hautement manifeftée Findignation
une démarche commandée ; jai de plus Aait
j'ai fauvé la vie à Borel & à par fes Phumanité, 2 car
Enfin, fiur la queftion de favoir compagnons.
de Borel étoit jufte & méritée filarreftation %
pourrois me difpenfer de
? queftion
je
tation n'eft pas réellement traiter, de puifque Rude
prouvé que LAgathe avoit été mon fait, il fera
laradedu
prife de force dans
pagné de Port-au-Princes deux autres, aidtere ;
ce vaifleau, accomquil àvoit donné la chafle piraté à dansfas route;
IEtat, 2 & pris un bâtiment de un bâtiment de
qu'il avoit réellement des
commerce 2 &
contre - ceux qui favorifoient intentions les
hoftiles
leur,
Gens de couPar rapport au Tribunal prétendu fans
voir, auiquel l'ade d'accufation
poume reproche
laradedu
prife de force dans
pagné de Port-au-Princes deux autres, aidtere ;
ce vaifleau, accomquil àvoit donné la chafle piraté à dansfas route;
IEtat, 2 & pris un bâtiment de un bâtiment de
qu'il avoit réellement des
commerce 2 &
contre - ceux qui favorifoient intentions les
hoftiles
leur,
Gens de couPar rapport au Tribunal prétendu fans
voir, auiquel l'ade d'accufation
poume reproche --- Page 18 ---
(14)
ro
n'ai
d'avoir envoyé Borel, on léquipage verra, ST PAgathe
point direéement renvoyé mais que je Tai dénoncé à
à tél ou tel: tribunal; fiat procidi felon les loix :
la
Tribunal pour qu'il de Saint- - Marc, qui a été
20. que
non
Tatet
faifi de Paffaire, avoit été dans le fait 2
pas
deftitué de fes fonétions, mais mis en vacances
de T'Affemblée coloniale, approuvé
par un arrêté
; mais que
par moi comme Lieutenant-genéral: avoit été réintégré dans fes
depuis, ce Tribunal le Confeil de Paix & d'Union, &
fonêtions Confeil par étoit une autorité légale 2
que ce dont les membres avoient
RRER
pulaire, les
de quatorze paroiffes,
élus par
repréfentans avoit été approuvée par
& dont la formation nationaux civils, autorifés à
les Commiflaires
cet égard par la Métropole. de déportations
Par rapport à Pautorifation abfolument ce que fignifient
arbitraires , jJignore
Voici feuleces mots : auorifer des déportations.
ment ce que je fais.
CiD'abord au Port - au - Prince, déportés. plufieurs Ceft le
toyens ont été effeétivement
donnél'ordre.
Commiffaire ntionalcivilquiens.
qui la
C'eft la Municipalité du Port-au-Prince à cette affaire;
exécuté: ainfi je n'ai aucune part
je n'y ai contribué en dans rien. les piéces produites
En fecond lieu 2
de
contre moi, il eft fouvent délit queftion conftaté, en
ont été
eE
foldats qui
rendus pour par leur Corps, renvertu de Jugemens
que ce foit
voyés en France ; je ne penfe pas
là ce qu'on. me reproche 2 & ce qu'on n'al, appelle ni
arbitraires. Au furphis , je
déportations
Texéution de ces jugepu, ni dif empêcher
les piéces produites
En fecond lieu 2
de
contre moi, il eft fouvent délit queftion conftaté, en
ont été
eE
foldats qui
rendus pour par leur Corps, renvertu de Jugemens
que ce foit
voyés en France ; je ne penfe pas
là ce qu'on. me reproche 2 & ce qu'on n'al, appelle ni
arbitraires. Au furphis , je
déportations
Texéution de ces jugepu, ni dif empêcher --- Page 19 ---
(15 ku la diftribution des,
mens. La police bien générale dans T'ordre de mes pouvoirss.
troupes étoit
le droit de m'immifcer dans.
mais je n'avois intérieure pas des Corps encore moins
la police
des RERASM jugés coucelui d'empécher que Quand l'autorité qui m'épables fuflent punis, réclamée pour Fexécution de
toit confiée a été Tai fait mon devoir à cet égard;
ces Jugemens, faurois, fous aucun point de
mais certes; jehe
de. ces Jugemens en euxvue, être relponfable n'ai ni rendus', ni provoqués,
mêmés eié 40 je
2 3 a SMV
ni atorifis
foldats ont été embara Enfin, plifieurs autres comme malades, 8 ne
quiés" pour France, les chaleurs du climat." Oas a
vant fupporter parmi cès foldats 2 il s'en trouprétendu
Cen'eft probablement pas
voit de tidarp portans:"
des: déportations
làn encore: ce mais qu'on comme appellera il en eft parlé dans'
arbitraires ;
crois utile de dire, d'a-:
les piéces produtites, fait , ne ije fauroit encore me regarbord, que ce encore à la police intérieure des
ders qu'iktient
embarqués nefont
régimens: : que des touslesfoldats états dreflés par les Commanété
fur & fur des certificats de médecins,
dans de corps, faurois être relponfable ; mais qu'il
dont je ne
perlonnelle que les doleft à ma connoifance malades, & que plufieurs ont redats étoient leur, retour en. France comme un retour,
gardé
la vie.
1 SVN S. I1l
U0D
AS
Deuxieme Chefa'vaccufavion:
le même procès-ver20, K Il paroit, d'après
a déclaré parrécrits
bal, que; Blanchelande
decins,
dans de corps, faurois être relponfable ; mais qu'il
dont je ne
perlonnelle que les doleft à ma connoifance malades, & que plufieurs ont redats étoient leur, retour en. France comme un retour,
gardé
la vie.
1 SVN S. I1l
U0D
AS
Deuxieme Chefa'vaccufavion:
le même procès-ver20, K Il paroit, d'après
a déclaré parrécrits
bal, que; Blanchelande --- Page 20 ---
( 16
9> qu'il ne fe préteroitjamais
95 du 15 Mai 1791, fi ce Décret afexkcurion du Dicret
> officiellement,
lui étoit
€
envoyé
> Pour quoi la Convention
accufe
- lande d'avoir
Blanche9 foncions, provoqué diredtement, les :
& par abus de fes
> à la Loi & aux Autorités Citoyens à défobéir
> claration ci-deffus énoncée légnimes, par la dé-
>> titre Jer." du Code
art, V, fcéion V,
Je n'ai jamais dit pénal ni écrit >,
terois jamais à l'exécution du que ne me préJai dit & écrit
du 15
Drk
lement,
que fi çe Décret arrivoit officiel- Mai.
de concert J'en Mupendrois la
avec les Repréfentans promulgation, de la pour, >
prendre toutes les mefures,
Colonie,
blée nationale dretirer
afin d'engager
OL modifer Jor
FAfome
Je démontrerai jufqu'à
Décret.
que cette mefure étoit
lévidence, atr déhat,
ment ici quelques faitsque indifpenfable. Voici feuleteftables,
je pofe comme inconT° Lorfque la nouvelle du Décret
1791 arriva dans la Colonie, la
du 15 Mai
extrême. Affemblées provinciales, fermentation fuf
Gardes nationales, tout ce quià Municipalités,
formoit ourepréfentoit le
Saint-Domingue
cette nouvelle ; on menaçoit peuple, la vie s'indigna de
de couleur. J'eus tout lieu de craindre des hommes
du-Cap; quiétoient aur nombre de
que ceux
ne firflent
On parloit hautement douze cents,
pendance, paflion mème
d'indéfes coupables voeux, Cependant portoit bien plus loin
foupçonnoit defavorifer
comme on me
de couleur, les blancs ipécialementles hommes
méfiance contre moi; conçurent ils
une très-grande
me-preferent par une
igna de
de couleur. J'eus tout lieu de craindre des hommes
du-Cap; quiétoient aur nombre de
que ceux
ne firflent
On parloit hautement douze cents,
pendance, paflion mème
d'indéfes coupables voeux, Cependant portoit bien plus loin
foupçonnoit defavorifer
comme on me
de couleur, les blancs ipécialementles hommes
méfiance contre moi; conçurent ils
une très-grande
me-preferent par une --- Page 21 ---
(17)
multitude d'adreffes de leur déclarer ce alvo vou- je
ferois f leDécret arrivoit officiellement; une ré
loient me contraindre à leur promettre vénir
fiftance formelle aux ordres qui pourroient de
en
de France. Je refufai d'abord fentir
aucune maniere, en leur faifant
de
CEtS
abiolument fubordonné aux déterminations
la Métropole; mais la méfiance & le danger
croiffant par ce refus, je crus qu'il étoit nationale pruident
de ne pas compromettre entendue; la puiffance je crus qu'il
par une opiniâtreté de mal réfifter à la violence du torétoit impofible
étoitutile à ceux-mêmes
rent ; je crus, enfin, qu'il
aux hommes
le Décret du 1;Mai favorifoit, les menaçoit.
g couleur, de conjurer Torage homme qui
tout
Ce que j'ai fait alors, tout l'eût fait à fage, ma place;
homme 2 ami de Phumanité
aut dé-
& donner un cours légal aux
en lui
fefpoir du peuple de Saint -
NCEEA
promettant le tems néceflaire pour faire c'étoit parvenir le feul
fes repréfentations à la France, fans altérer
moyen d'appaifer la fermentation,
les rapports de la Colonie avec la Métropole. arrivé
a". Jamais le Décret du 13 Mai n'ef
offi
ciellement dans la.Colonie. du peuple de Saint3". Les repréfentations
lAfiemblée confDomingue ont été reçues du Mai par 1791, a été remtituante ; le décret 15
de la même
placé par celui du 24 Septembre
année.
à cette
a été
4: Enfin ma conduite, Colonie, les époque, hommes de
prouvée par toute la s'en plaindre, &je fais
couleur feuls auroient pus
qu'un grand nombre m'en ontiul bon gré.
Maintenant quel rapport peutal y avoir entre
fentations
lAfiemblée confDomingue ont été reçues du Mai par 1791, a été remtituante ; le décret 15
de la même
placé par celui du 24 Septembre
année.
à cette
a été
4: Enfin ma conduite, Colonie, les époque, hommes de
prouvée par toute la s'en plaindre, &je fais
couleur feuls auroient pus
qu'un grand nombre m'en ontiul bon gré.
Maintenant quel rapport peutal y avoir entre --- Page 22 ---
a
ce que j'ai fait & T'article (18) du Code
contre moi?
pénal cité
Cet article punit les
:
provoguent
fonaionnaires publics qui
direitemene. : & loin d'avoir
guédiredement che, c'eft moi ou indireétement à aucune
ai
foma
violentes, &c
été provoqué à des mefuures
en a adopté une liatrice,
fage & conciCet article punit le fonéionnaire
provoque direétement à la
public
d'avoir
défobifance. Et a
j'ai calmé provoqué les
direêtement à la défoheifance,
leur
eiprits déterminés à la rébellion, en
repréfentations promettant le tems néceffaire pour que 1e leurs
tations
fuffent entendues. Des
béiflance, peuvent-elles être regardées comme repréfen- défoLes Affemblées fur-tout loriqu'elles ont étéaccucillies?
pas toutes
ficceffives de France n'ont-elles
blables rapporté plufieurs Décrets fur de femmoi, de repréfentations; regarder
& s'eft-on avifé jufqu'à
publics qui ont donné comme coupables les hommes
les repréfentaticns? au peuple le tems de faire
Cet article punit le fondionnaire
provoque direétement la
public
&1 le Décret du 15 Mai défobéiflance a la A
officiellement à
n'ayant point été envoyé
Loi
la Colonie, Saint-Domingue, n'a jamais été
cecant article, comme toutes les Loix
punit un fait matériel, une provocation directe pénales, à la
viguettr. dijotéfance actuelle contre une Loi. connie 6 en
Or, en fuppolant même, contre toute
évidence, de
que ma déclaration. ne fût
tout reproche, du moins ne
pas exempte
qu'une intention
contiendroit-elle
voit,je ferois telle pour chofe F'avenir, fle Dicret arri-
; intention que les év6-
comme toutes les Loix
punit un fait matériel, une provocation directe pénales, à la
viguettr. dijotéfance actuelle contre une Loi. connie 6 en
Or, en fuppolant même, contre toute
évidence, de
que ma déclaration. ne fût
tout reproche, du moins ne
pas exempte
qu'une intention
contiendroit-elle
voit,je ferois telle pour chofe F'avenir, fle Dicret arri-
; intention que les év6- --- Page 23 ---
Parrivée (19) du Décret, que des ordres
nemens, que
& qui,
fupérieurs &c précis pouvoient changer, fauroit conftituer I
dans aucun pays de la terre 2 ne
un Cet délit. article, comme toutes les Loix pénales, crimi
fuppole dans celui qu'il punit, un deffein été
nel, & tout prouve que mes vues ont
pures.
On ne pourroit en effêtme fuppofer de mauvaifes
intentions que contre les gens de couleur démon- ; oryai
déjà dit,Tai déjà prefqué prouvé, & je ardens
trerai clairement au débat, que mes plus
accufateurs ne, font aigris contre moi conftamment que parce
qu'ils meregardent comme ayant
favorifé cette claffe d'hommes. d'accueillir contre moi
Enfin s'ilétoit poffible
il faudroit donc acce fecond chef d'accufation,
du Nord,
cufer auffi &c PAffemblée provinciale nationale de Saintqui m'ap provoqué, & la Garde
Denfingue, &ctout le peuple de Saint-Domingue,
le Décret du 15 Mai avoit foulevé; & PAL
femblée que
conftituante qui a jugé néceffaire de fubfituer à ce Déeret celui du 24 Septembre.
S. IV.
Troifeme Ciefd'accufation.
3°. Il paroit enfin qu'il a approuvé un2 arrêté de
>> PAlfemblée coloniale de Saint-Domingue, du 27
>> Mai de cette année (1792), dont le préambule à Toc-
>> tendoit à allumer le feu dans la Colonie,
9> cafion de la Loi du 4Avril dernier, en ce qu'il
>> y étoit fuppofé que le Corps legfarifn'avoity pas
97 eu le droit de la décréter.
nationale accufe
5) Pour quoi la Convention
enfin qu'il a approuvé un2 arrêté de
>> PAlfemblée coloniale de Saint-Domingue, du 27
>> Mai de cette année (1792), dont le préambule à Toc-
>> tendoit à allumer le feu dans la Colonie,
9> cafion de la Loi du 4Avril dernier, en ce qu'il
>> y étoit fuppofé que le Corps legfarifn'avoity pas
97 eu le droit de la décréter.
nationale accufe
5) Pour quoi la Convention --- Page 24 ---
9 Blanchelande' d'avoir (30)
>> par abus de fes fonétions, provoqué les diredlement, &
5 béir à la Loi & aux autorités citoyens à défo-
>> l'approbation ci-deffus
légitimes, par
5> luial'Affemblée coloniale énoncée 2 donnée par
>> du Mai 1792, art. V, desaint-Dominge
9> du
fecion V, du titre Ier,
>.
EAt
pénal
Ma réponfe à ce chef d'accufation fera
ledture des deux piéces qu'on produit
dans la
pour la foutenir; mais
contre moi
trop étonné du peu de pour qu'on ne foit pas
l'ate
rapport des faits avec
Code d'accufation, & furtout avec l'article du
de dire pénal ici: cité par cet aéte, je me contenterai
1".Que lors de la rédaétion de l'acte d'accufation, on ne poffédoit pas les deux piéces fur
lefquelles on Tappuie;
20. Que P'Afemblée coloniale, par fon
27 Mai 1792, loin de provoquer la
afte du
la Loi du 4 Avril, déclare formellement défobeifance à
s'y foumet;
qu'elle
3°. Et pour éviter toute
arrêtés de PAflemblée
confufion, que les
cutoires, avoient befoin coloniale, de
pour être exétenant t-Général; mais
Tapprobation du Lieun'étant
que celui dont il
qu'une déclaration de fes fentimens s'agit, & une
promeffe de/ Joumifionàlal Loinationale
de la
&cémanée
ceux Légillarure, je ne l'ai pas cru du nombrè de
pour lefquels Tapprobation formelle étoit néceflaire, & que je l'ai fimplement
d'une proclamation;
accompagné
& 4".Enfin, connoît queje défie tout homme qui fait lire
tant foit peu la valeur des
de
trouver dans cette
mots,
provocation direite a proclamation la
2 je ne dis pas la
déjobiifance à la Loi, mais
la
&cémanée
ceux Légillarure, je ne l'ai pas cru du nombrè de
pour lefquels Tapprobation formelle étoit néceflaire, & que je l'ai fimplement
d'une proclamation;
accompagné
& 4".Enfin, connoît queje défie tout homme qui fait lire
tant foit peu la valeur des
de
trouver dans cette
mots,
provocation direite a proclamation la
2 je ne dis pas la
déjobiifance à la Loi, mais --- Page 25 ---
mot qui ala ne
pas à infpirer du
le plus léger
à rallier tous les citoyens
relpeét pour cette Loi, fon empire, par loubli
autour d'elle & à affurer
de toutes les divifions inteftines.
S.v: & DERNIER.
Quatrieme Chefdacufation s tiré par induttion
des deux précidens.
xIl en'réfulte encore que, tant par. Ja déclara- donnée
écrite
par lui
>> tion
que par Papprobation coloniale dont il s'agit s
>> alarriu de LAfembiic qui
fa réfiftance com95 il a adhéré à un parti
par
des Loix, &
>> binée & continuée à Pexécution manifeftés contré cette
>> par les complots qu'il armé a les citoyens les uns
>> même exécution, a
le feu de la guerre
>> contre les autres, &foufle Blanchelande, en approu-
>> civile: il paroit que
coloniale du 27 Mai
>> vant Parrité delAfemblée n'eft
le réfultat de ces com-
> dernier, qui
que
d'un crime contre
>> plots, s'eftmis en prévention de la Colonie de Saint-Dc-
> la sireté & intérieure de létat dont elle fait partie.
>> mingue
la Convention nationale ac-
>> En conféquence
>> cufe Blanchelande; les mêmes déclarations & appro-
> D'avoir , par
des complots tendant à trou9> bations, Colonie participéà de Saint-Domingue 6. PEtat
* bler la
en armant les citoyens les
> dont elle fait partie,
& contre l'exercice de
99 uns contre les autres, art. II, Seétion II, titre Ier
s Pautorité légitime,
9 du Code pénal. Chef d'accufation ne préfente
On voit que ce
ce deffein de
rien de nouveau que ces complots,
-
> D'avoir , par
des complots tendant à trou9> bations, Colonie participéà de Saint-Domingue 6. PEtat
* bler la
en armant les citoyens les
> dont elle fait partie,
& contre l'exercice de
99 uns contre les autres, art. II, Seétion II, titre Ier
s Pautorité légitime,
9 du Code pénal. Chef d'accufation ne préfente
On voit que ce
ce deffein de
rien de nouveau que ces complots, --- Page 26 ---
(22).
troubler PEtat, d'armer les citoyens les uns contre
les autres ; c'eft dans ma diclaration, dans ma
tendue approbation del l'arrêté du 27 Mai,
pred'accufation les trouve.
quelatte
Jen'ai donc plus rien de perfonnellement effentiel à ajouter. Si le principe manque, les conféquences tombent avec lui. Si ma déclaration n'a
rien de coupable, fi je n'ai point donné d'approbation formelle à l'arrêté du 27 Mai, fi la
proclamation dont je Taiaccompagné eft toute
rédigée en fens contraire de celui qu'on lui a
fuppofé, & fi en lui-même cet aûte de l'Affemblée coloniale ne contient qu'une entiere foumiffion à la Loi du 4 Avril, il eft bien évident
que je n'ai pas, Par ma déclaration, par mon
approbation, participéà des complots & menacé
la sitreté intérieure de l'Etat. Mais il eft une réflexion que l'intérêt public, bien plus que ma
propre caufe, me force de faire en finiffant,
On' ne fauroit fe diffimuler l'objet de ce quatrieme chefd'aceufation, fur-tout lorfqu'on Tait
que les trois délits qu'on m'impute fe
tous trois à des articles du Code pénal, rapportent qui
noncent des peines plus ou moins graves; mais pronon pas la peine capitale, & que l'article I,
feétion II du titre Ie, cité en dernier lieu,
nonce la mort,
proOr, de deux délits en faire un troifieme,
amener une peine plus grave, compoter
Rout crimes par indudion, dire à un citoyen :
Vous avez fait telle, telle chofe, donc vous
avez fait telleautre; vous avez volé, donc vous
avez affafliné; c'eft une méthode qui n'a jamais
été employée que par linquifition, & qui ne --- Page 27 ---
(23) )
fauroit être accueillie par les Juges d'un peuple
qui, depuis quatre ans, raffemble tant d'efforts
pour conquérir fa liberté.
Signé BLANCHELANDE:
LEPIDO R, Défenfeur:
De IImprimerie de N. H. NYON, rue Mignors
Sain-Andri-det-dis. 1793. --- Page 28 ---
3788: Tr
s,
a - H. - --- Page 29 --- --- Page 30 --- --- Page 31 ---
E773
GuYip --- Page 32 ---