--- Page 1 ---
--- Page 2 ---
-
R
à &
-
a
4u g * - at /
RAT I F 0Jolm Carter
Sroton. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HPC.
D.2. --- Page 5 ---
wo L.edquido Slislongue des principe wwx
evcu emeus eh
Pam 1748
2-6. Rappor. Due Co UnJ ete fu 1798)
1 * Yableau cle la vitillelirnne a
d udriin Jicolan Kasalle. 1 1793)
S.pielogue culteler deux. egor
guun de br Bonungue
9-15. dur douttronas en Powerel Cn T798
16. Repowc de Diuchrat. Depizte'
de dr Donii ingue
t 1797 --- Page 6 ---
(16) )
m'inquiète peu. J'étois
du capitaine espagnol
comme je l'étois à
le maitré sur la Trégate,
ce
terre. J'avois la haute police sur tout qui
étoit à bord et refusoit de m'obéir. J'ai infligé
il m'a
à cet officier uue falloit-il punition de plus d'usage; ? Ne doutez
manqué, que
il est certain, et vous
pas de mon triomphey et.
autres.
verrez bientôt ce Dufay
quelques ont
qui, me croyant dans la défaveur,
paru
me tourner le dos, rechercher ma protection:
" T R U G U E' T.
je: l'avoue, mon
Vons me. persuadez; commence à croire
cher Sonthonak, et je
raisons ne sont
vous réussirez. Si vOS
que péremptoires. , elles sont au moins cappas
et cela suffit. Il me semble déja
tieuses 2
un aussi grand rôle que votre
vous voir jouer
et vous le laisserez
pelicececRelertete Vous
à un plus haut
loin de vous.
possédez
et les talens
degré
lui le machiavélisme arrivez dans
et. vous
favorables.
F.Raltee
des circonstances extrêmement
à
Mais au moins, 1 lorsque vous serez parvenu vous
la suprême puissance, 2 rappelez-vousque et
n'avez pas de meilleur ami que moi,
de la marine ;
tuE
je regrette le ministère notre bon amil Bourdon.
bliez pas non plus
SON T H O N AX.
sur moi;'je tiendrai parole,
Reposez-vous oublierai
l'un et l'autre.
je ne vous
jamais
Embrassons-nous.
T. R U C U E T.
De tout mon coeur. --- Page 7 ---
PRÉCIS ANALYTIQUE
DEs Pièces fournies au comité colonial
les commifaires de Saint-Domingue,
par
contre les Déportes
PAGE & BRULLEY,
de cette colonie.
VIF
No. IExtrait des Pièces dipoftes all Grefe de la
Municipalité du Cap-François.
Itr réfulte de la déclaration que fait le citoyen
LEHOUX, habitant du quartier de Maribaroux, révolté
que le gouvernement & l'ariftocratie ont conles hommes de couleur & les ateliers, arbitraire pour
ferver à Saint-Domingue leur autorité agiter :
pour cbftruer le commerce national & rérablir le
France, y faire la contre-révolution,
roi, la noblefle & le clergé. couleur les
intelligens
Que les hommes de
plus
les
font devenus leurs inftrumens immédiats, faites. 7 par
carreffes & les promeffes qu'ils & leur les ont efclaves ont été
Que! le commun. d'entr'eux
entrainés par l'exemple.
No, IL
Extrait des Pièces dépofees aul grefe de la
Municipalité du Cap-François.
habitant du quartier
Le citoyen PEYREDIEU,
A
clergé. couleur les
intelligens
Que les hommes de
plus
les
font devenus leurs inftrumens immédiats, faites. 7 par
carreffes & les promeffes qu'ils & leur les ont efclaves ont été
Que! le commun. d'entr'eux
entrainés par l'exemple.
No, IL
Extrait des Pièces dépofees aul grefe de la
Municipalité du Cap-François.
habitant du quartier
Le citoyen PEYREDIEU,
A --- Page 8 ---
L
(2)
Ravine du Limbé, déclare, que le chef des
de la
ainfi
plufieurs autres habirévoltés lui a dit,
qu'à
< quil ne
détenus
comme lui,
tans,
prifonniers avoir la liberté, mais
> s'étoit pas révolté pour le pouvoir czicutif, comme
)) bien pour remetire la nouvetle confitution >.
> il étoit avant
No. IIL
i Extrait d'une iettre écrite all patriote LARCHE- de la
VEQUE-THIBAULT procureur -Jyndic
commune du Cap françois , par le citoyen
curé, détenu chet les révoltés.
LEPORTE 2
feule chofe retient les negres: on leur
C Une
des horreurs, dont le fouvenir
>> a fait commettre ariftocrates & complices, loin
>> les cffraye. Les de la confiance 2 aux colons 2
>> de leur infpirer
les défefpérer & les aigeir
( ne travaillent qu'a
> contre les blancs >.
leur févèrement de faire, fur les
> Defendez
fafillades ufitées par certains
>> habitations, ces
ce font elles qui
> chefs que vous connoifers de monde aux rebelles (1) >,
> ont donné le plus
du général Blanchelande fut de fe
(1) La taétique
dans les
de la
cantonner dans la ville 2
premiers & jours que les
révolte. Lorfque la plaine fut incendiée, avoient faites,.
nègres fe repoloient fur les fufiliant ruines qu'ils de toutes parts les
il fe mit en challoit campagne, dans les quartiers intacts,, où ils
nègres qu'il P'incendie & la devaltation 3 CAMBEFORT,
portoient
ROUVRAY, &c. commandoient ces expéTOUZARD,
ditions.
antonner dans la ville 2
premiers & jours que les
révolte. Lorfque la plaine fut incendiée, avoient faites,.
nègres fe repoloient fur les fufiliant ruines qu'ils de toutes parts les
il fe mit en challoit campagne, dans les quartiers intacts,, où ils
nègres qu'il P'incendie & la devaltation 3 CAMBEFORT,
portoient
ROUVRAY, &c. commandoient ces expéTOUZARD,
ditions. --- Page 9 ---
(3)
No, I V.
du citoyen GROS détenu
Extrait du journal les rivoliés, dont il a été lc
prifonnier chet
fecrétaire.
trois claflesparmiles hommes.
Cecitoyendilinagues
de couleur révoltés. d'hommes malveillans & d'hommes
La première, révoité les ateliers.
féduits, qui ont d'hommes circonfpeês, qui attenLafeconde 7.
des convulfions de
doient en filence le dénouement
prendre un parti.
Saint-Domingue 7 d hommes pour
bien intentionnés, touLa troilième,
les
dont ils
jours reçonnoiffans envers
blancs.,
a la
n'oublioient. pas les bienfaits 2 mais entrainés
révolte par. la crainte. de
font 2. dit - il, les
Des hommes
qualité de
: ils ont
autcurs des défaftres
Saint-Domingue & les
en
fimulé les hommes de couleur
nègres, leur
leur parlant au nom du roi, qui imploroit
fecours pour remonter fur le trone (1): accordé
Ils leur difoient que le roi leur avoit
des droits que les biancs leur refufoient ; étoit
Que la nuit du 24 au 25. août 1792, d'entr'eux.
marquée pour le maflacre des principaux ftimulé
Le
dit-il, a pareillement
gouvernement, conferver fon autorité & rencette révolte, pour
(1) Les nègres n'ont jamais fu & que tout commander ce qui émane en
tyrans ou obéir en efclaves. Le facré, roi, & leurs moindres offide lui, leur fut toujours du
leur mot de reconnoiffance
ciers (ont des officiers rois
eft gens du, roi, Bec.
A 2 --- Page 10 ---
(+)
verfer la conftitution françoife, en provoquant le
mecontentenient du peuple françois de par la la ruine ftagna- des
tion du commerce, fuite inévitable
colonies.
Il a vu des officiers elpagnols dire porter c'étoit des à muni- eux à
tions aux révoltés, & noblefTe leur &
clergé, que ce
la rétablir le roi, 7 feroit
fans
fervice fignalé ne
pas
récompenfe.
Pièces relatives aux oficiers du régiment
du Cap françois.
No, V.
No. V I.
Extrait des minutes de la municipalité du Cap
françois.
I
LACROIX, grenadier au régiment
Le citoyen déclare que les officiers du régiment 9
du Cap, 1
BLANCHELANDE près de partir
voyant France, le général leur ont fait dire par le fergent-major
pour
de demander à Taffemblée
de chaque compagnie, aufi avec leurs drapeaux.
coloniale 2S'embarquer
Pendant que le colonel CAMBEFORT PICHON, failoit un
T'infpedion du régiment, le citoyen
de leurs officiers, ieur a dit: que ceux guifuivroient &
ceux
le général feroient d'honnéies gens, que
reperoient,. feroient def gueux.
gui
le général leur ont fait dire par le fergent-major
pour
de demander à Taffemblée
de chaque compagnie, aufi avec leurs drapeaux.
coloniale 2S'embarquer
Pendant que le colonel CAMBEFORT PICHON, failoit un
T'infpedion du régiment, le citoyen
de leurs officiers, ieur a dit: que ceux guifuivroient &
ceux
le général feroient d'honnéies gens, que
reperoient,. feroient def gueux.
gui --- Page 11 ---
(5)
No, VI I.-
Extrait des minutes de la municipalité du Cap
françois.
grenadier au régiment da
Le citoyen GUERY, a ententlu les officiers du régiCap, déclare qu'il foldats,
Vinfulte faite au
ment dire aux
qu'après
BLANCHELANDE 3 ils" ne pouvoient pas
général
ceux des foldats qui voudroient
refter (1);8
les fuivre, ejz Rtcur les maitres.
N". VIIL
Extrait des minutes de la municipalité du Cap
françois.
Le citoyen CHABOT 2 grenadier chez au le régiment
du Cap 1 déciare qu'étant de entendu garde CAMBEFORT général s'
BLANCHELANDE, il a
LIÉGARD, LA
TOUZARD, POITOU, 2 PICHON, de partir avec le géMARRONIERE, comploter
néral;
LAvattzkgaclargeled fergentQue le capitaine
étoit faché de les
major de dire aux foldats qu'il
en
quitter 1 mais qu'il ne croyoit fuivre
pouvoir, BLANde
E général
honneor, fe difpenfer
CHELANDE.
(1) Le général Blanchelande, par un concours ex- de
circonftances, que je développe dans un contre mémoire lui l'indipofitif de fa conduite, il avoit avoit provoqué promis de s'embarquer,
gnation du rendre peuple ;
de fa conduite à l'aflemblée
pour nationale, venir ce qu'il compte eut le talent de ne pas faire.
A3 3 --- Page 12 ---
(6)
No. IX.
Extrait des minutes de la municipalité du Cap
françois.
Le citoyen Jean-Nicolas BONNEFOI, caporal
du
a déclaré que les ofhciers
au régiment avoient Cap, fait annoncer aux foldats 2
du régiment
de chaque compagnic, C qu'ils
par le fergent major faire commander par qui ils you-
> pouvalentje
)) droient ; >
CANBEFORT, lui a-t-on dit,
Que le colonel
des lettres de
a fait courir dans les compagnies
renvoi
No. X.
Extrait des minutes de la Municipalité du Cap
françois.
Richard DESPORTE, caporal au
Le citoyen du
déclaréquel ele citoyen LABIGNE,
régiment Cap,ad
dit aux foldats,
oihcier au régiment, a lui-méme BLANCHELANDE,
qu'apiés Tinfulte faiteau général France, e que cclui-là
ilétoit obligé de partir pour
lefiusroit.
feulferoitiun yrai militaire, qui
No, X I.
Pièces relatives au citoyen POITOU,
oficier ail régiment du Cap.
de Laffembléc coloExtrait des procès-verbauz de S. Domingue.
niale de la partic frangoife
fur les motifs
Le citoyen PoITOU, interrogé
Le régiment du Cap s'eft trouvé démuni de foldats
(I)
par le renvoi que leur chef a fait 3 fous des mille
patriotes, divers, de ceux qui manifeftoient
prinprétextes
cipes révolutionnaires.
relatives au citoyen POITOU,
oficier ail régiment du Cap.
de Laffembléc coloExtrait des procès-verbauz de S. Domingue.
niale de la partic frangoife
fur les motifs
Le citoyen PoITOU, interrogé
Le régiment du Cap s'eft trouvé démuni de foldats
(I)
par le renvoi que leur chef a fait 3 fous des mille
patriotes, divers, de ceux qui manifeftoient
prinprétextes
cipes révolutionnaires. --- Page 13 ---
-
L
(7 j
dans Tentrel'avoient porté vers lcs révoltés,
c'étoit
qui
eut avec leur chet, a répondu que
vue qu'il
l'amadouer (4).
pour
No. X I I.
No, XIIL 5
Touzard, lieuPièces relatives au citoyen
zenant-colonel au régiment du Cap-;
aux archives de
Extrait des pièces dépoftes
de
coloniale de la partic frangoije
Paffemblée
Saint-Domingue.
a déclaré que le citoyen
E Le citoyen RAYNAL
le commandement du
TOUZARD, en remettant commandant le régiFort Dauphin, à lofficier lui faire cette remile aLl
ment de Dillon, voulut
nom du roi Jeulemen:.
difQu'il avoit, ainfi que fous l'ancien régime,
obtenu une entrevue
- (I), Le chef des révoltés Roume, avoit
Mirbek & Saintavec les commiffaires la civils voix publique a toujours défigné
Léger. POITOU, que
fe porta vers ce
comme un des principaux dans agitateurs, la plaine. Il eft étonnant
chef qu'il alla joindre devoir amadouer le chef des réque cet officier crut
devoit avoir avec. des mavoltés dans l'entrevue qu'il quatre ou cinq cens hommes
giftrats qu'environnoisnt les défendre. Et par quelle magie
prêts à périr pour avoit-il, fur l'efprit de ce chefde
le citoyen Poirou
influence ? &c.
révolte, une auffi grande
A4 --- Page 14 ---
(8)
pofé la garnifon de manière à donner la droite à
la troupe de ligne, & la cauche aux citoyens ;
Que le nouveau commandant répondit qu'il vou- la
loit être reçu confitutionnellmett, & difpola
troupe en conféquence.
No, XI V.
Extrait des pièces dépofées aux archives de Paf- de
femblée coloniale de la partic frangoife
Sain-Domingue.
Le- citoyen FAISEAU déclare que le citoyen
TOUZARD a fait fon profit des approvifonnemens
& des vêtemens deftinés à fon armée, qu'il a laiffée
dans un tel dénuement, qu'elle a péri été prefqu'entic- la fuite.
rement par les maladies qui en ont
No. X V.
Extrait du journal du citoyen GROS, détenu chez
les révoltés 8 leur fecrétaire.
Le citoyen GROS a dit que, malgré les conven- le
tions faites entre les citoyens & les révoltés ,
lieutenant-colonel, TOUZARD, faifoit continuellement ,acontre les révoltés, des aggrelions qui
produifoient un cffet d'autant plus mauvais, écrivit que
les révoltés avoient ceffé toute hollilité; qu'il dont
TOUZARD,
à cet effet, au lieutenant-colonel à faire affafliner tous
la réponfe étoit de nature
les prifonniers.
TOUZARD avoit entretenu des
Que le citoyen
intelligences avec les révoltés.
Qu'il avoit fait fon profit des fpoliations des
contre les révoltés, des aggrelions qui
produifoient un cffet d'autant plus mauvais, écrivit que
les révoltés avoient ceffé toute hollilité; qu'il dont
TOUZARD,
à cet effet, au lieutenant-colonel à faire affafliner tous
la réponfe étoit de nature
les prifonniers.
TOUZARD avoit entretenu des
Que le citoyen
intelligences avec les révoltés.
Qu'il avoit fait fon profit des fpoliations des --- Page 15 ---
(9)
les richeffes des
habitations ; qu'il en avoit révoltés. reçu
inains d'un des chefs des
No, XV I.
PICHON.
Pièces relatives au citoyen
du citoyen GROS 2 détenu
Extrait du journal les révoliés, 8 leur fecritaire.
prifonnier chez
GROS, dit que le capitaine PICHON,
Le citoyen de la défenfe du quartier de Valière, en
chargé
forces
ies rendre impuiffantes 5
a divifé les
des pour correfpondances avec les
qu'il entretenoit
qu'il a embauchés, & fait
hommes de couleur, blancs.
déferter du Camp.des menfongers, il a eimpêché
Que. par fes Blanchelande rapports de lecourir le quartier
le péenéral
de Valière.
des révoltés n'attribuoient leurs
Que les chefs avis qu'ils en avoient reçus.
fuccès qu'aux
No. X VIL
CAMBEFORT.
Piècés relatives all citoyen
No. XVII I.
du citoyen GROS " détenu chez
Ertrait du journal & leur fcrétaire.
les révoltés, 2
GROS dit que les révoltés reconLe citoyen le colonel CAMBEFORT pour leur
noiffoient tous
chef & leur proteâeur.
les forties qu'il
Qu'ils étoient étoient perfuadés le réfultat que de la contrainte.
faifoit.contr'eux, --- Page 16 ---
(1o)
No. XIX.
Extrait des regifres de Tafemblée coloniale de
la partie Frangoife de Saint-Domingus.
La citoyenne Marie -Thérife-Jeanne PELLETIER, éponfe du citoyen DEBER DE RONSERAY,
chez les révoltés 2
a déclaré que 9 prifonnière dire
le roi leur avoit,
elle leur a entendu
des que droits dont les colons
depuis deux ans > accordé
ne vouloient pas les faire jouir. CAMBEFORT
Que le roi avoit chargé le colonel
8 le citoyen CADUCHS, 2 de faire exécut:r fes
ordres.
les blancs traitoient le roi comme un
)) Que
>) chien.
aycient pour ellx le roi, la noble/fe
> Qulils
> 8 le clergé > >.
blancs
Ies
Qu'ils tueroient tous les
7 excepté
femmes., les enfans & les gens du roi.
No, X X.
coloniale de la
Extrait des redifres delafemblie
partiefrengoifs de Saint-Domingue.
La dame Marie CHARBONEL, époufe du
citoyen de LILE, a dépolé qu'étant retenue chez
les révoltés S ciie les 2 entendu dire 2 que le fieur
CADUCES jcs avoit provoqués à la révolte. Qu'il
lour avoir donne Vexemple de Pincendie. Qu'il leur
dit
c'étoit le Teul moyen de forcer les blancs
a
que
de la liberté que le roi leur àvoit
à les faire jouir
accordée. le colonel CAMBEFORT leur avoit promis
Que
LILE, a dépolé qu'étant retenue chez
les révoltés S ciie les 2 entendu dire 2 que le fieur
CADUCES jcs avoit provoqués à la révolte. Qu'il
lour avoir donne Vexemple de Pincendie. Qu'il leur
dit
c'étoit le Teul moyen de forcer les blancs
a
que
de la liberté que le roi leur àvoit
à les faire jouir
accordée. le colonel CAMBEFORT leur avoit promis
Que --- Page 17 ---
(u)
contr'eux ;
quela troupe de ligne ne marcheroit
fortir
la
C
Que loriqu'ils ont vul
troupe blancs avoient ligne forcé
du Cup, ils ont dit s'ils que venoient les
au Cap, ils tuele colonel; ; & que,,
& relpecteroisnt les gens
roient les bourgeois,
du roi,
No. X X I.
du camp des Mornets.
Extrait du journal
des Mornets,
On lit dans le journal du camp que.c'eft le colonel
dépofé à T'afemblés coioniale, la révolte 5
CANBEFORT qui a provoqué du colone! CAMBEFORT,
Qu'ADONIS, cfelave
du camp du
fon maitre, général
a été fait, par
Limbé.
SA
concourent à prouver que
Toutes ces dépofitions
ont provoqué ia
Yariftocratie & le gouvernement
révolte &x l'incendie de Saint-Domingues PIGHON,POrrou >'
CAMBEFORT, TOUZARD,
en font les principaux, inftrumens. de foldats & fous-officiers
Plufieurs dépofitions dénuncent leurs olliciers
du régiment du Cap
qui ont voulu leur faire
comme des embaucheurs S
la colonie. PortoU,
PICHON,TOUZANM
déferter
LAVALIERE, LANARRONIERE
CAMBEFORT,
défignés.
& LABIGNE font fpécialement il réfulte que le
De ces différentes allé dépofitions conférer avec le chef des
citoyen POITOU eft
révolés, pour Yamadouer ;
Qu'il y, eft allé fans autorifation. elle-même, le
Cette démarche 2 criminelle en
qui Yont
devient davantage par les circonfiances
accompagnée. --- Page 18 ---
Hlen réfulte
(12) )
& embaucher
a voulu émigrer de la
foldats.
eR
colonie,
Le citoyen TOUZARD eft accufé
recevoir, au nom du roi
d'avoir voulu
dant militaire, & d'avoir, feulement, un commanles troupes de ligne &
en contoigmence, placé
Fancien régime.
patriotiques comme fous
Il eft accufé d'avoir
alimens & les vétemens détourné, de
à fon profit, 2 les
fuite de les
fon armée 2 qui,
déprédations, a péri de maladie. par
Le citoyen PICHON eft accufé
embaucher le régiment du
d'avoir voulu
D'avoir
Cap;
- Valière perverti les hommes de
:
couleur de
D'avoir facilité la ruine du
en divifant les forces qui le quartier de Valière,
D'avoir informé les
protégeoient ;
ce quartier ; de leur avoir révoltés de la fituation de
s'en emparer; ; & d'avoirainfi fourni les moyens de
& les montagnes de
ruiné toutesles plaines
VEA. 1
Le citoyen
voulu entretenir, CANBEFORT eft accufé d'avoir
de
avec Marc
couleur, des intelligences Chavannes, homme
D'avoir vonlu fuir de la colonie falpestes;
D'avoir fait courir des
;
fon régiment,
billets de renvoi dans
D'avoir provoqué la révolte & lincendie;
& d'avoirainfi fourni les moyens de
& les montagnes de
ruiné toutesles plaines
VEA. 1
Le citoyen
voulu entretenir, CANBEFORT eft accufé d'avoir
de
avec Marc
couleur, des intelligences Chavannes, homme
D'avoir vonlu fuir de la colonie falpestes;
D'avoir fait courir des
;
fon régiment,
billets de renvoi dans
D'avoir provoqué la révolte & lincendie; --- Page 19 ---
(13)
D'avoir lui - même établi un de fes nègres à la
tête d'un' camp de révoltés.
de Saint-Domingue;
- Tunbonind@icandgremnes qu'ils ont fourni avec de
& le mémoire juflificatif,
depuis deux jours
telles précautions, que ce n'eft
aucunement
connois l'exiftence,
Nscectes
feci j'en culpabilité. C'eft ainfi que BLANCHELANDE
avoit difféminé ,, en France, un mémoire juftificatif, qui ne fut jamais publié à Saint-Domingue.
Le citoyen BRULLEY s'occupe, en ce moment. 2 de
répondre à chacun; ; . & il démontrera, fans peine,
qu'ils ont ajouté à leurs méfaits la calomnie la
plus atroce.
déjà plufieurs confidèrent
Citoyens ; je fçai que le bouc d'Ifraël: mais
ces hommes de fang comme
il a fui loin de nous le temps où un Efpagnol
diloit à fon ami, ex-vice-roi du Méxique 1 que
le peuple accufoit de concuffions exorbitantes :
Etes
de toutes les exadions
( Si vous
coupable
reconnu innoD dont on vous accufe, vous ferer calomnie, vous étes
cent : mais f le peuple vous
d'affeoir
inévitablement >. Citoyens,avant
p perdu
regardez bien autour de vous 2
votre jugement 2
vous temez dans vos mains
& n'oubliez pas que
le fort de Saint-Domingue.
les commiflaires
On vous dira peut-e être que
civils, jaloux de commander arbitrairement, ont
confulté leur pallion bien plus que la juftice: en
ordonnant la déportation de CAMBEFORT & de
fes complices.
commiffaires ont
On vous dira que: ces mêmes ils s'étoient fervi
depuis brifé Tinftrument dont
les
faire exécuter cet oftracifme : puifque
pour citoyens, annoncés par le commiflaire
quatre
On vous dira peut-e être que
civils, jaloux de commander arbitrairement, ont
confulté leur pallion bien plus que la juftice: en
ordonnant la déportation de CAMBEFORT & de
fes complices.
commiffaires ont
On vous dira que: ces mêmes ils s'étoient fervi
depuis brifé Tinftrument dont
les
faire exécuter cet oftracifme : puifque
pour citoyens, annoncés par le commiflaire
quatre --- Page 20 ---
(14)
étoient à la tête de la garde naSANTHONAX, ceite
ou Yon vit la jutte
tionale, dans
journée militaire contre la liberté
impuiffante da delpotifine
du peuple fuis colon. loin de croire à Virréprochabilité des
je
civils; mais leurs crreurs ne içaucommiffaires excufer les crimes des CANBEFORT, des
roient TOUZARD & de leurs complices. Je içai que
civils ont fubftitué leur volonté
les commiffaires nationale
mais je fçais que
à la volonté
(1);
font
CAMBEFORT TOUZARD & leurs complices
& j'en demande
accufés des plus grands forfaits,
juftice.
avoir téLes incendiaires de mon pays, après
volté nos affranchis & nos eciaves, qu'envelopencore, Pignerance &c la férocité de PAfrique,
pent, donneront-ils aleurs pareilsfexemple del P'impunité?
commiffaires civils étoient chargés de faire
(I)1 Les la loi du 4 avril. Cette loi vouloit que l'afexécuter coloniale fut diffoute & remplacée par une noufemblée
d'après les difpofitions de la loi.
velle aflembléc,
civils ? ils ont comQu'ont fait les commiffaires coloniale; à laquelle
mandé la diffolution de l'aflembléc intermidiaire.
ils ont fubgitul uie commifion diterminé le nombre des perIls ont arbitrairement
cette commilfion interfonnes qui devoient compofer
mediaire. arbitrairement donné aux cizoyens de couleur
Ils ont
igale à la reprefintation des blancs,
une reprifunration avoir la mofure de leur population rfpedive.
fans
EUX-MEME, les rpréfentaris des
Ils ont' enfin cheif,
hommes de couleur.
? qu'ont
Eh bien ! Qu'ont faitles corps populaires
fait les citoyens : ILS ONT OBÉI SANS DIFFICULTÉ.,
fonnes qui devoient compofer
mediaire. arbitrairement donné aux cizoyens de couleur
Ils ont
igale à la reprefintation des blancs,
une reprifunration avoir la mofure de leur population rfpedive.
fans
EUX-MEME, les rpréfentaris des
Ils ont' enfin cheif,
hommes de couleur.
? qu'ont
Eh bien ! Qu'ont faitles corps populaires
fait les citoyens : ILS ONT OBÉI SANS DIFFICULTÉ., --- Page 21 ---
(15)
les ROL-DE-LA-GRANGE (),
Les DÉCOIGNE,
n'ont-ils
fubalternes du gouvernement,
ces
devant les commiffiires civils? n'ont-ils
pas
RECTa
une fois, révolté les hommes de coupas, encore
des alentours de Saint-Mare?
leur & les elclaves
armés pour réclamer
Ces faétieux font-ils encore
les droits de Fhomme & du citoyin?
trahirent
MIRBEK, ROJME, SAINT-LEGER, ils abhorroient la réla France & mon pays :
volution. Ils fe coaliferent avec BLANCHELANDE
& fes agens. a
des prinPOLVEREL; SANTHONAX profeflent débaraflé
cipes dilicrens, &c par bonheur ils ont
Saint-Domingue de quelques-uns de fes agitateurs:
maisils accerdent aux citoyens de couleur une proTous les hommes libres doivent
férence coupable.
marcher furle même paralitle,& toute préiilcéion fur
fera néceffairement un nouveau brandon jetté
cette terre infortunée. :
Le comité colonial a dans fes archives une
(I)
feule auroit dû, depuis longlettye de DECOIGNE, qui
à Péchafaut; & la comtemps, conduirc cet agitateur fournira, à fon tour 2 desi
mifion dc Saint - Domingue motiver le décret d'accufation
moyens fuffifans pour
contre RoL-DE-LA-GRANGE
PAG E.
De PImprimerie de L. POTIER DE LILLE, iue Favart,
no. 5. --- Page 22 ---
--- Page 23 ---
12.
DIALOGUE
DÉPUTÉS,
ENTREDEUX
COIIEGUES
ExPRESEXCI DE QUEIQUES
ET DE PLUSIEURS GITOYENS,
A Piffue de la féance du foir de P'Affembléc Nationale
Le Samedi 13 Novembré.
INTERI L O C U T E. U R S :
Député du ci-dèvant Bailliage
M. AXTHOINE,
de Saarguemines.
M. DE Govx, Député de Saint Domingue.
M. A N T H o I N: E.
J'ArThomeur de prévenir M. DE-Goux que je fuis
de
lundi 15 de ce mois, au Comité
en état. rapporter dénonciation de M. DE LA LUZERNE,
des Rapports, la
f cela lui convient.
M. D E Gou Y.
a
Monfieur! j'imagine que vous
SI cela me convient,
d'après P'aétivité avec laquelle je
n'en doutez pas,
Dès
follicite ce rapport DEPUIS SIX MOIS.
long-temps
vous ne youliez pas le faire, &
déjà je croyois que
de la DÉPUj'en ai plufieurs fois porté les plaintes
TATION au Préfident de votre Comité. E
M. A N T H-O I N E.
AH! Monficur, ce n'eft pas ma faute; mais c'eft
A --- Page 24 --- --- Page 25 ---
à - - -
E763
L6515
Y2 --- Page 26 --- --- Page 27 --- --- Page 28 ---