--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Jabu Carier Brown
Bromur Lilntry
lntoecaity
N --- Page 3 --- --- Page 4 ---
62 Beiog. --- Page 5 --- --- Page 6 --- --- Page 7 ---
FAAEAEEET
deerea PRPE C
a
PIECES
a
OFFICIELLES
a
RELATIVES
Aux
Négociations du
avec le
Gouvernement Français
Gouvernement Haltien,
n
POUR TRAITER
De la formalité de la
Reconnaissanco de
u
d'Haiti,
Findépendanco
LU
L
L
L
a L
JU
PORT-AU. a
DE
PRINCE,
LIMPRINERIE DU
GOCYERNEMENT
Octobre 1824, an 21 de Tiadépendance
meer CLER
dTlaiti,
ERORBEDEE P
ORBRODOPDE
au
BBeRELEUDE --- Page 8 ---
EIDHiT --- Page 9 ---
Liberté,
Egalité,
REPUBLIQUE D'HAYTL.
JEAN-PIERRE
BOYER,
PRESIDENT D'HAITI
Tos les peuples ont eu leurs
rieuses ou funestes, selon les causes révolutions, qui les gloproduites. Les uns ont dû leur
avaient
secousses politiques : les autres en ont splendeur été
à ces
et sont tombés en décadence:
ébranlés,
rompus pour conserver intacte, ceux-ci, trop corges, l'énergie nationale,
au milieu des oraet se sont courbés
ont vendu leur liberté,
ment: ceux-là-au sous un honteux asservissecontraire, s'armant d'une noble
résolution, ont secoué le joug de
l'étranger, et --- Page 10 ---
se sont rendus
(2)
derniers qu'il a indépendans. plu à la C'est au rang de
nous placer: nous ferons divine Providence ces de
non efforts pour justifier aux yeux constamment du
tous nos
Sortie équivoques de sa volonté monde les signes
le besoin victorieuse de
de la lutte oùr suprème, l'avait
tibles, la nation reconquérir ses droits
engagée
de
haiticune, éclairée imprescripde Texpérience, fonder les
n'eut plus d'autre par les leçons
institutions bases de son
ambition que
rité à un semblables à celles gouvemement qui
sur des
Dès-lors elle peuple célebre le suffinge de avaient méhauteur de ses comprit que, pour se mettre PUnivers. à
son agriculture, dexinées, hâter elle devait faire
la
le commerce dans
sa civilisation, et fleurir
qui désirèrent d'établir ses ports, Toutes les appeler
avec notre
une réciprocité nations
et prolégées. Repablinuen La France y furent donc dchanges admises
lui plutôt réconciliée avec elle-même ne fut pas
fermaient plus les T'Europe mers, dont les flottes ne
tions. moyens de participer aux
qu'elle chercha les
venait Trop de justes pour
avantages de ces relatorts d'une remonter sur imputer le trône au de monarque qui
ment, nous agression antérieure à son ses pères, , les
sance 2 mais reçanies sous le commerce de cette gouverned'admision était nécessaire pavillon masqué. Cette puisTelle était la situation à la garantie
forme
fin d'Octobre
d'Haiti,
nationale.
muni
1814, le général Dauxion lorsque vers la
S. d'instructions' de M.
au
M.T.C.
Malouet, ministre Lavaysse,
en ce port. Ses département de la marine,
de
propositions étaient aussi débarqua ridicules
antérieure à son ses pères, , les
sance 2 mais reçanies sous le commerce de cette gouverned'admision était nécessaire pavillon masqué. Cette puisTelle était la situation à la garantie
forme
fin d'Octobre
d'Haiti,
nationale.
muni
1814, le général Dauxion lorsque vers la
S. d'instructions' de M.
au
M.T.C.
Malouet, ministre Lavaysse,
en ce port. Ses département de la marine,
de
propositions étaient aussi débarqua ridicules --- Page 11 ---
(3)
que le but de sa démarche était
furent rejetées, et la nation se tint perfide. Elles
Il est vrai que S. M. T.C. a sur ses gardes.
sion de cet agent; mais il
désavoué la misde considérer
nous était permis alors
revêtus de la siguature comme authentiques des poavoirs
rait la nier. Le général d'un ministre qui n'oseJamaique dans les premiers Dauxion retourna à la
Deux ans après, et dans le jours même de Décembre.
s'occupait de réviser l'acte fondamental tems qu'Haiti
nération 1 nous vimes
de sa régéçaise la Flore, une seconde arriver, sur la frégate franqu'émanée directement de S. députation NI. T. qui, bien
pas un meilleur succès,
C., n'obtint
n'avaient poiut changé, parce que les prétentions
la Malgré ces tentatives, bien faites
méfiance du peuple sur les projets d'un pour éveiller
qui persistait à vonloir le faire
cabinet
la servitude, le commerce
rétrograder vers
nua pas moins, dans la français n'en contises transactions avec Haiti. plus entière sécurité,
La correspondance, à
les deux missions dont il laquelle vient ont donné lieu
été publiée par mon
d'être parlé, ayant -
pas d'avantage sur prédéceseur.je cette
ne m'étendrai
ouvertures diplomatiques de première la France époque des
gouvernement de la
avec le
tenant à faire connaître République, les
me reste maintions dont on a cru pouvoir détails des négociajy, joindrai les pièces oflicielles renouer le fil avec moi:
La réunion de la partie du
y sont relatives,
que fit éclore
à la
Shd
de nouvelles
République A1. Aubert du
propositions (A. B. C.)
Petit-Thouurs fut chargé de
endrai
ouvertures diplomatiques de première la France époque des
gouvernement de la
avec le
tenant à faire connaître République, les
me reste maintions dont on a cru pouvoir détails des négociajy, joindrai les pièces oflicielles renouer le fil avec moi:
La réunion de la partie du
y sont relatives,
que fit éclore
à la
Shd
de nouvelles
République A1. Aubert du
propositions (A. B. C.)
Petit-Thouurs fut chargé de --- Page 12 ---
(4) de M. le conseiller A'état
sue porter de la Jors part de la mission de M. le viEsmangart qui,
1316, dont il faisait partie,
comte de Fontangen,on manifestant ici des principes
s'était attiré, en
hnitien. M.
libéraux , l'estime du gonvemnenent S. M. Louis XVIII
Aubert m' "annonçait qne notre Indépendance et des se
s'élait décidie d consacrer le droit de SUZERAINETE. arec
bornait d riclamer cession du territuire et des propriétés.
indemntés pou" la
fut positive, et en repouse
Ma réponce (D.E.) du protectorat, je consentis"
sant jusquia Tombre comme la seule voie qui
à faire revivre ,
Toflre d'une
TSe
mener aà mn traité deinitif, caleulée, que mon predénité Taisonnablement
Dauzion Lavaysse,
cesseur avait faite au général de Fontanges avait écartée.
M.le vicomte
malgré
et que offre de ma part resta dans T'oubli, donnée que Fon
Tassurance Cette
que M. Aubert m'avait
de ma dén'attendait plus que la connaissance
termination pour en finir. chaque événement qui
Il est a remarquer que de la République, ne tarajoutait à la prospérité suivi de Tenvoi de quelque agent,
dait pas à être avortait toujours par les rétracdont la mission français.
avaient
tations du cabinet habitans de la partie de T'Est
A peine les ferme volonté de ne plus former
manifesté leur seul et: même peuple. et M. avaient Liot
avec nous qu'un de la Constitutinn, que
réalisé le vceu
avec des notes confidentielles minisà moi,
se présenta
de Clermont-Tonnerres but de
de M. le marquis Ces notes avaient pour
tre de la marine.
démarche de convenauco:
à faire une
me porter
la mission français.
avaient
tations du cabinet habitans de la partie de T'Est
A peine les ferme volonté de ne plus former
manifesté leur seul et: même peuple. et M. avaient Liot
avec nous qu'un de la Constitutinn, que
réalisé le vceu
avec des notes confidentielles minisà moi,
se présenta
de Clermont-Tonnerres but de
de M. le marquis Ces notes avaient pour
tre de la marine.
démarche de convenauco:
à faire une
me porter --- Page 13 ---
(5j
Bon gouvernement; disait-il,
fructueusement les premiers ayant déjà fait in:
prisse à mon tour Pinitiative. pas, désirait que je
Je n'avais pas oublié que la mission du
Lavaysse, toute mitistérielle
général
M. Liot, avait été
comme celle de
je savais également à frappée d'un désaveu formel:
tifs de la non-réussite quoi m'en tenir stIr les mocette
mais qui servait de prétexte à
velle prenve proposition; de mes voulant donner une noupensant qu'il serait dispositions conciliatrices. et
tait cetté négociation, agréable à celui qui sollicitère je ne Crus pouvoir qu'eile la fat menée avec mysmains plus convenables
remettre alors en des
Boyé, qui était ici depuis qu'en celles du général
Ce général qui; à juste quelque titre, tems.
estime et ma confiance, partit dans le possède mon
moisdemai 1823, revêtn de mes pleins courant du
pour parvenir à la conclusion d'un traité pouvoirs (I')
merce, basésurla reconnaissance
de comd'Haiti. Il est surprenant que le def'indépendance
gné par M. le marquis de
négociatenr désipour s'aboucher avec lui, n'ait Clemnont-Tontere,
suflisante pour
pas eu une latitude
d'après tout ce accepter qui avait mes été propositions, puisque,
le cabinet fiançais devait être agité depuis 1814,
détermination et sur les demandes fixé et sur notre
France pouvait espérer de nous auxquelles voir
la
Quoiqu'ii en soit, cette
adhérer.
tère avait appelée de tous négociation que le miniscroira-t-on ? )par une chicane ses venx, échoua (le
mode de l'indemnité
sur la nature et le
Boyé, (G.)
proposée par le général
.
été propositions, puisque,
le cabinet fiançais devait être agité depuis 1814,
détermination et sur les demandes fixé et sur notre
France pouvait espérer de nous auxquelles voir
la
Quoiqu'ii en soit, cette
adhérer.
tère avait appelée de tous négociation que le miniscroira-t-on ? )par une chicane ses venx, échoua (le
mode de l'indemnité
sur la nature et le
Boyé, (G.)
proposée par le général
. --- Page 14 ---
(6j
des 27 ncnt et
daus ses lettres
combien il
M. Eamangart, 1823 (H. J.), me témoigna Boyé avait
26 octobre le mission dontle général
la
regrettait que
réussi. Il en attribunit
été chargé, n'eût point
et à la différence
cause aul choix de mon les agent,
que Javais
qu'il tronvait entre (D.), propositions et celles que le gCnéral
faites le 10 mai 1821
Neanmoins, ne désess affaire
Boyé Iui avait présentéex. mener à fin une
pérant pas de pouvoir coeur, il me pressnit d'envoyer sd
qu'il avait tant à
point indigirent. par
autre agent qui ne fitt
et qui fiit porun
de lu niguciation,
pusition, crll résultut progoutisus. m'ussurant des qu'alors conditeur de mes premières du Roi. qui ne coulait que les acais désile gurterneisent morderdes, telles enfin que je, d traiter sur ces
tions jusles, moi-même,, serail toljrars dispose n'aruir rien qui ne fit
ries buses, bases guil reconurisait cencilbaient toules les préienacceptable 5 qui, selon lui, il n'avait point été sans doute
tions, et auxquelles suite dans Tintervalle quis'est
maitre de donner
du 10 mai 1821, jusqu'au
écoulé depuis ma dépêche à Bruxelles avec le généjour de sa conférence août 1823.
ral Boyé, en lettres de M. Esmangart en succéda 7 noA ces deux troisième, qu'il m'adressa le
bientôt une (K.), pour m'annoncer M. Laujon, me
vembre 1823 toute sa confiance, et pour prochaicomme possédant ardent désir de coopérer mettre
transmettre son
du traité qui derait En effet M.
iement a la conclusion les incertitudex
un terme â toutes au Port-an-Priuce, quelques du
Laujon débarqua
de ma Proclamation note Cri
jours après la pallication et me présenta une
6 janvier dernier,
troisième, qu'il m'adressa le
bientôt une (K.), pour m'annoncer M. Laujon, me
vembre 1823 toute sa confiance, et pour prochaicomme possédant ardent désir de coopérer mettre
transmettre son
du traité qui derait En effet M.
iement a la conclusion les incertitudex
un terme â toutes au Port-an-Priuce, quelques du
Laujon débarqua
de ma Proclamation note Cri
jours après la pallication et me présenta une
6 janvier dernier, --- Page 15 ---
(7)
forme d'instructions (L.). Après avoir
cette note, qu'il n'avait
été rappelé dans
d'empêcher la rupture de la pas négociation en son pouvoir
les, M. Esmangart
de Bruxelje reriendrais aur dispositions ajoutait qu'il aimait d croire que
dans la dépèche
que je lui arais amoncées
remetire. A
gue de à. Aubert arait été chargé de li
T'appui cette assertion, M.
me fit aussi des instances
Lanjon
voyer un agent en France, pour m'engager à enm'affirmant
gouvernement du Roi faisait
que le
demarche la formalité de la
dépendre de cette
dépendance d'Haiti,
reconnaissance de l'in1821 (U.
d'après les bases du 10 mai
Tant de persévérance de la part de M.
gart à poursuivre T'achèvement de ce
Esman.
me détermina à répondre à sa dernière grand ceuvre,
dépêche du 4 forrier 18:4 (A.),
lettrepar lui
ma
voir
me rendant au désir deson pour
faire saJNmbAR à cet effet
gouvernement,
avec les pouvoirs nécessaires. enyoyer en France une mission
ler. mai dernier, les citoyens En conséquenee, le
et Rouanez, notaire du
Larose, sénateur,
quèrent à bord du brick gourernement. de
s'embarHhalès, pouryus de ma lettre de commerce le Julius
du 28 avril 1824
créance, en date
mêmejour
(N.), et de mes instructions da
doute sur les (0.) clauses qui ne pouvaient plus laisser aucun
de
du traité qu'ils étaient
conclure, et sur la formalité
chargés
In reconmaissance. par une ordomnance indispensable de
indlépendance absolue de toute domination rogale, de notre
toute espèce de suzeraincté, méme de tout etrangère, de
dance d'une puissance dont
quelcongue, en 272 mot, de protecturat
Je
nous jouissons depuis ringt us. findépenne tardai pas à croire devoir me feliciter
vaient plus laisser aucun
de
du traité qu'ils étaient
conclure, et sur la formalité
chargés
In reconmaissance. par une ordomnance indispensable de
indlépendance absolue de toute domination rogale, de notre
toute espèce de suzeraincté, méme de tout etrangère, de
dance d'une puissance dont
quelcongue, en 272 mot, de protecturat
Je
nous jouissons depuis ringt us. findépenne tardai pas à croire devoir me feliciter --- Page 16 ---
(8)
Larose et Ronanez,.
davoir fait
les citoyens encore arrivés à leur despainquils n' etirite pas sncressivement, par diffétination, que je reçus dixaine de lettres (L.), dans
rens bitimens, une Esmangart et Laujon me témoilesquelles MM.
du retard de la personne
gnaient lenr impatience
Mais par une
devait porter mes propositions.
le miqui inconcerable qui detourne toujours toufatnlité
quil parait
nistère français du toprochement mais par un système
jours si désireux d'opérer; ne lui permet pas 2 au mode tergiversation qui d'ndmettre les propositions déjà
ment de conclure, lui fait reproduire les prétentions
admises : ou abandonnées qui
pour se créer une occasion
qu'il avait l'insuffisance des pouvoirs de Rouanez mes agens, ded'alléguer des citoyens Larose et résultat. Ils
la mission conme les pereédentes sans
leur
meura, donc dans In nécessité de demander où
se virent
revenir dans la République,
passeport arrivés pour le 4 de ce mois, attente. Elle
ils sont conduite a répondu à mon
Leur aussi, je n'en doute pas, m'en Tapprobntion ont rendu
méritera nationale. Le compte qu'ils pièces officielles que
(Q) sera annexé aux
j'ai annoneées.
les faits: je les livre au triJe viens d'exposer Haiti sera à même de juger
bunal de Fopintion.
a justifié la confianee
si son premier magistrat lui, et le monde . de quel
qu'ellc a placée en foi. Je me bornerai à déclarer
côté fut la bonne dévieront jamais de leur gloles Haitiens ne
avec fermeté Tissue
que rieuse résolution. Ils attendront ils se trouvaient
événemens. Et si jamais
flos --- Page 17 ---
(9)
dans l'obligation de repousser encore une
agression s l'univers sera de nouveau
injuste
leur enthousiasme et de leur
témoin de
énergie à défèndre
T'indépendance nationale.
Palais National du Port-au-Prince
tobre 1824, an 21 de l'indépendance $ le 18 Ocd'Haiti,
BOYER.
Par le Président :
Le Secrétaire - Gendral,
B. INGINAC.
--- Page 17 ---
(9)
dans l'obligation de repousser encore une
agression s l'univers sera de nouveau
injuste
leur enthousiasme et de leur
témoin de
énergie à défèndre
T'indépendance nationale.
Palais National du Port-au-Prince
tobre 1824, an 21 de l'indépendance $ le 18 Ocd'Haiti,
BOYER.
Par le Président :
Le Secrétaire - Gendral,
B. INGINAC. --- Page 18 ---
CORRESPONDANCE
A.
Paris, ce 5 Février 1821:
Monsieur le Président,
cette lettre,
Vous aurez probeblement de reçu vous avant écrire le 25 décelie que i'a1 eu f'honneur
de
cembre dernier.
la nouvelle de la réunion
Depuis cette ipoque,
est parvenue
du Nord à voire gonvem-ment toute la Cola paitie Franre; elle nous donne Pespoir intérieure que
comme
lonie en (1) jouira desormais de de POuest la paix et du Sud.
les parties
le Président, j'ai
en jorissaient
Monsieur
Domingue,
Mieux que personne. que j'ai fait à Saint- envers
pu, depitis le voyage
de Votre Excellence du
apprécter les bons prociics Ils ne sont point ignorés
le commerce frangais. et ia loyauté de votre conduite à
du Roi, foi
l'on peut ajouter
pauvemement le convainere de la
que
ctoit
encore à la convos paroles. obstacles s'opposent m'a mis
Si quelques
affaire qui
pricddemment vous venez
clusion de Pimportante vous, le changement que
de
en relation avec
dans le guivernement à les apd'onérer si henreusement contribuer efficacement
Snint-Doningue doit
et
planir. peut-étre pu profiter de cette conjecture et au vôrre,
J'aurais service essentiel à mon pays vOS intentions ;
rendre un connu d'une manière positive mon zèle s'est
si j'ensse d'informations suffisantes,
muis faute
de
que les expressions
C'est sans doute involontairement, trouvent placées ici pour désigner
Colanie C) ct de Ssint-Doningur plus se de pareilles méprises.
Afusti. Nous ne releverous
doit
et
planir. peut-étre pu profiter de cette conjecture et au vôrre,
J'aurais service essentiel à mon pays vOS intentions ;
rendre un connu d'une manière positive mon zèle s'est
si j'ensse d'informations suffisantes,
muis faute
de
que les expressions
C'est sans doute involontairement, trouvent placées ici pour désigner
Colanie C) ct de Ssint-Doningur plus se de pareilles méprises.
Afusti. Nous ne releverous --- Page 19 ---
(ii)
trouvé arrété, et j'ai craint que des
prises daus un but salutaire ne fussent demarches entréiructueuses par des circonstances
rendues inhaitre; ei qu'at lieu de hâter le que je ne peux conconciliation entière, : elles n'eussent moment d'une ré
résultat de troubier la bonné
peut-être pour
tablir entre les deux
harmonie qui tend à s'és
pays:
Si, comme je dois le supposer,
dent, vOS
Monsieur le Prési:
vous
dispositions ne sont point
reconnaissez toujours de
changées, et si
pour le pays que vous gouveruez quel avantage serait
avec la Prauice,, je croirais un accomimodement
voulussiez bien m'en donner tres-atile que vous
connaître en même temps d'une l'assurance et me faire
pour que mes démarches ne fussent nianère assez précises
quelles pourraient être Vus
pas infrucrueuses,
Cette lettre vous sera remise propositions.
un homme sûr et
par M. Aubert; c'est
Président, accorder auquel vous pouvez, Mousieur
une entière
le
aura reçu votre
il
confiance. Dès qu'il
havire qui mettra réponse à la 5 voile reviendra sur le premier
ést telle que je
pour la France. Si elle
pour en informer lespère,je le
ne perdrai pas un mement
Je mi estimerai gouvernement du Roi,
le Président, d'avoir personnellement heurenx ; Monsieur
baute importance
concouru à uue afftire
et pour votre
d'une si
vous devra non-seulement la pays et pour vous. Il
rieure, mais même 3 on peut le paix intérieure et extéet votre nom se rattachera
dire, son existence $
grande époque.
glorieusement à une bien
Je saisis cette occasion,
vous offrir
Monsieur le Président,
l'assurauce de la
pour
aveç laquelle je suis,
très-hante cousideration
De Votre Excellence,
Le très-humble et très-obéissant
serviteury
ESMANGART,
si
vous devra non-seulement la pays et pour vous. Il
rieure, mais même 3 on peut le paix intérieure et extéet votre nom se rattachera
dire, son existence $
grande époque.
glorieusement à une bien
Je saisis cette occasion,
vous offrir
Monsieur le Président,
l'assurauce de la
pour
aveç laquelle je suis,
très-hante cousideration
De Votre Excellence,
Le très-humble et très-obéissant
serviteury
ESMANGART, --- Page 20 ---
(19)
B.
Au Cap, le 4 Mai 1821.
d'Haiti.
le Président de la République
4 S. E.rc.
Monseigneur 9
de sa familles
le Roi de France, les princes la France entière a
S. M.
, le commerce 1 V. Es. venait d'oble Rouvemenentis les succès que du Nord à son gouappris avec la plaisir réuuion de laparie
tenir 1 et
V. Ex.. ses bons procédés
vernement. La loyauté bien connue de la foi que Pon ajoute anx
le commerce français,
de la negociatiow
envers qu'elie a dites en T810(1),lors
tout a fait
paroles
et de Kontanges,
se
de MM. Esmangart bien doux de voir promptement de bonne
concevoir Fespoir des bases stables, les ropports que vous gou:
rétablir, sur
la France et le pays
intelligence entre
Pheureux changement
vernez.
que la nouvelle dans de l'ile fut parvenne en
Ansictôt venait d'opérer
et se
que V. Ex. Bsmangart quitta sa préfecture fit, il proFrance M. Là, par un rapport qu'il
anquel
rendit à Paris. du Conseil du gonverement furent disvoqua la réuniort Les intéréts des deux 'Tous pays les avis se réuii fut appelé. une égale impartialité en votre faveur. L'ocutès avec et le Conseil se finir prononga fut adoptée (2).
nirent, qu'il faliait en soumis au Roi et aux princes;
pinion L'avis du Conseil fut
et S. M. témoigna qu'eile
sa decision,
ils approuvéreut
n'a jamais rien dit, en 18:6, Nous
(1) Le Président d'Mlaiti, à la détenmination actuel, de son on prollensear n'ait pas ajouté tard.
qui ne fàt donc conforme sigebrenent qu'a cette et que époque Yon a rejetées plns
Fegyetlons qu'on invoque ici, les choses, il faut convenir dans
foi aux paroles Si M. Aubert n'a éprouvent amplifié un bien grand retard
472 décisions du ere
E exéculion.
dit, en 18:6, Nous
(1) Le Président d'Mlaiti, à la détenmination actuel, de son on prollensear n'ait pas ajouté tard.
qui ne fàt donc conforme sigebrenent qu'a cette et que époque Yon a rejetées plns
Fegyetlons qu'on invoque ici, les choses, il faut convenir dans
foi aux paroles Si M. Aubert n'a éprouvent amplifié un bien grand retard
472 décisions du ere
E exéculion. --- Page 21 ---
(13)
à faire tous les sacrifices qui rourraient
était dispos'e
d'Haiti, et atl rétatendre au bonheur des hubitans toutefois, qu'ils fussent
blissement de la paix; pourvu,
(3) calculées pour
établis sur des bases honorallement
les deux pays.
M. Esmangart regretta bien vireCe fut alors, que
et assez de confiance ell
ment quie V. Es. n'ait point
quelles pourraient
lui pour lui avoir fait connaitre croit pouvoir faire à la
être les propositions qu'elle des sacrifices immenses
France 3 en dedommagement
qu'elle est prête à faire. de s'avancer, de promettre
M. Esmangart V. craignit Ex. n'aurait pent-étre pas voulu
des choses que d'eloigrier l'époque de notre réconciliatenir, et par d'en là hâter le moment.
tion au lieu
instruit, aujourd'hui tout serait
S'il eut été plus
terminé. obstacle n'est pas le seul qn'il ait rencontré;
Cet
très
dont j'aurai Phonil y en avait un autre V. Ex., puissant, mais qui anjoard'hui ne
neur de parler à d'influence qu'ici.
peut plus avoir de la France sont si mollérées, si
Les prétentions
Haiti depuis la restauration
justes (4), sa conduite.avec V. Ex. est beaucoup trop éclairée
a été telle, que le desir le plus sincère de térmipour, ne pas y voir. cette lutte deji beanconp trop longue.
ner à l'amialie
on s'est livré, et on se
La contiance avec laquelle commerce d'Haiti, sur, la
livre journellement au est la preuve de la vénérasimple paroie de V. Ex., et cette confiance est aussi
tion que sa parole inspires doit nous accorder.
la mesure de celle qu'eile
Pourquoi donc le minis
(5)Nons sommes daccord sur ce des poiat. conditions qui sont à la'vétere veut-il toujours nous la imposer. Frauce, pais qui ne préseutunt gue
rité honorables pour.1 Haili?
deshonneur et danger pour à en attendre la preure.
(4)Nus sommes encore
au est la preuve de la vénérasimple paroie de V. Ex., et cette confiance est aussi
tion que sa parole inspires doit nous accorder.
la mesure de celle qu'eile
Pourquoi donc le minis
(5)Nons sommes daccord sur ce des poiat. conditions qui sont à la'vétere veut-il toujours nous la imposer. Frauce, pais qui ne préseutunt gue
rité honorables pour.1 Haili?
deshonneur et danger pour à en attendre la preure.
(4)Nus sommes encore --- Page 22 ---
(14) de V. Ex. eta arja
ta gloire qui s'attache rederable aux pas envers elle de son
rendu la République
mnettra le compléc
et de sa pacification, le fondateur de son
agrandissement
en la rendant
dire avec
ment à son ouvrage Car anjourd'lhui on pèut
existence politique:
de V. Es.
assurance que tout depend
d'un traité entre
Plus on réféchit aus soimis conséquences à votre gouvernement avan- 5
la France et le pays les résultats doivent en intérieure; être
plus on trouve que dernier: 11 consolide la paix se fera
tageux pour ce
et au commerce Les qui capitaux
donne à Tagrieulture,
incaleulable.
qu'ou
librement, un aceroissement dès qu'on saura tout lc
arriveront à Saint-Domingue fructitier sans inquietude ;
se
peut les y faire
du Sud avec PEurope de
commerce de PAmérique qui deviendra P'entrepôt s'arrête
fera par Saint-T Doningue du monde, ètc... Plus 0n
plus
ces deux parties
elles sagrandissent,
sur toutes ces idées, , plus (5).
on en sent toute P'importance qué je suis chargé faire de
La lettre de M. Esmangart, but de la prier de me du
femèttre à V. Ex., a pour des bases principales une
connaitre; ou de convenir faire avec elle. C'est
traité que Pon pourrait sans laquelle il serait imposconnaissance préalable ;
à d'aussi grandes néd'entamer des négociations
sible
d'éviter les lenteurs qu'entrainenait
distances, et
cessairement un mal-entendu: causer seul avec V. Es., les
La crainte de ne pouvoir pour lui faire connaitre
à lui écrire, S. M. le Roi de Francer
m'a engagé bienveillantes de
les sentimens
dispositions espérer que V. Ex. appréciera résultat du vif désir
J'ose
ils sout le
je crois dans
qui m'ont guidé; voir se faire un traité, que
que j'ai de
nous conmoins de partialité à notre égard: pour les
(5) Nous aurons
seront d'une igale imporiance
viendrons que ces avantages
deux pays."
crire, S. M. le Roi de Francer
m'a engagé bienveillantes de
les sentimens
dispositions espérer que V. Ex. appréciera résultat du vif désir
J'ose
ils sout le
je crois dans
qui m'ont guidé; voir se faire un traité, que
que j'ai de
nous conmoins de partialité à notre égard: pour les
(5) Nous aurons
seront d'une igale imporiance
viendrons que ces avantages
deux pays." --- Page 23 ---
(15)
dans celui du nom de V. Es.,
Pintérêt des deux pays, vif de inériter son estime.
et du désir non moins
respect,
Je suis ayec un profond
De Votre Escelience, 3
très-ol éissant serriteur,
Le très-humble et
AUBERT:
C.
Au Cap-llaitien, le 8 Mai 1821.
Président de la République
A S. Ezc. le général Boyer, d'llditi.
Monseigneur, de S. M. avait pensé que ce qu'il y atiLe Conseil
pour la France, et peut-être
rait de plus avantageux gouverne V. Ex., serait que vous
aussi pour le pays que
de la France, aux
voulussicz reconnuitre la souveraineté été soumises en 1816 par
conditions qui vous avaient de Fontanges, en y ajoutant
Messieurs Esmangart et concessions (1).
même quelques nouvelles
que cette base re peut
Ayant acquis la conviction dois faire connaitre à V. Ex. que
être admise (2), je
des habitans de la partie
S. M. désirant le bonheur domination, et nou de porter
de Tile soumise à votre la
civile, avait pensé
eux le trouble et guerre
funeste à
parmi
serait peut-étre
qu'une telle reconnaissance vous venez d'établir avec
la réunion et à la paix que
avec tant d'énergie la SOU-
(1) Si en 1816 nous avons comment repoussé pouvait-an espérer de uous la
YFRAINETE de la France, 1821, avec de nouvelles concessions de notre et
faire reconnaitre cn du Nord venait d'ajouter à la force a
lorsque la réunion
F prospérité de la République. Aubert de n'être point de l'avis du Con:
(>) Nous remercions M.
seil de Sa Majesté.
paix que
avec tant d'énergie la SOU-
(1) Si en 1816 nous avons comment repoussé pouvait-an espérer de uous la
YFRAINETE de la France, 1821, avec de nouvelles concessions de notre et
faire reconnaitre cn du Nord venait d'ajouter à la force a
lorsque la réunion
F prospérité de la République. Aubert de n'être point de l'avis du Con:
(>) Nous remercions M.
seil de Sa Majesté. --- Page 24 ---
(16) donner une preuve de
tant de succès. S. M. a réconciliation, voulu
de sa bienveilson désir sincère de la en même tems de sa sollicitude
Jance pour V. Ex. et regarde toujours conme français; la Repour un pays qu'elle
l'independance de
elle s'est dreidée à consacrer
publique d'ilaiti.
résolution, S. M. s'est attendue
Eu prenant nne telle
des di spodans V. Ex. et son gonvernement à voir reconnaitre StL
à trouver
elle s'attend
droit de protec.
sitions suzerobueté, analogues; ou à la France un exerce à l'ésimple semblable à celui que PArgleterre (3). Ce dioit
tion
inement des Iles Ioniennes
surtout
gard du gouveit
à la République,
le peut qu'être avantageux et il est utile à son independans les premiers teins ; les prétentions. : que l'on pour- la
dance, en écartant toutes d'un autre côté, il assure à
rait élever sur elle:
du commerce avec Haiti. étaFrance Ja libre jouissance
qu'aux conditions
S. M. ne désire le commerce favorisée (4); car dans
blies pour la puissance la plus aussi ceiui de la France,
lintérêt d'liaiti, qui sera qu'il nle soit pas fait de de
après le traité, al impore suite, troubler l'ordre
conditions qui puissent, par
le
la République. motifs font terir aux indemnités d'ailleurs pour
Ces dermicrs
(5); elles seront
territoire et les propriétés par Paccroissement que prencompenisées
promptement
et le commerce.
dront Pagriculture
daus la même position que ces absulue, iles? Avaient- coume
(3) Sommes-nout el'es maintenir mne Indérendanea ans ? D'ailieurs s'il entrait dans
elles et pouraient
depuis vingt
iie
il n'est
cclle duot nous jouissons sous la protection PAngleterre, d'aucune puisance.
leur intérêt de se placer d'arcepter la proteclion pas plus que sa
pas de notre garantie de la France ne nous convient
:
La AUZERAINEIE
ces conditions.
SOURERAINEN. avons toujonrs élé prèts à signer
denande,
(4) Nous
encore à wcuclertinkonnild qu'on
(5) Nous consentons aveit rejetée.
cl quc Al. de Foulanges
clle duot nous jouissons sous la protection PAngleterre, d'aucune puisance.
leur intérêt de se placer d'arcepter la proteclion pas plus que sa
pas de notre garantie de la France ne nous convient
:
La AUZERAINEIE
ces conditions.
SOURERAINEN. avons toujonrs élé prèts à signer
denande,
(4) Nous
encore à wcuclertinkonnild qu'on
(5) Nous consentons aveit rejetée.
cl quc Al. de Foulanges --- Page 25 ---
(17)
V. Si Ex. telles'sont, Monseigneur, les conditions
naitre, peut traiter et qu'elle daigne me les auxquelles faire
ou qa'elle veuille en instruire
con-.
gart, dans une réponse à sa lettre, monsieur EsmanV. Ex. que monsieur
je puis assurer
missaire chargé de bsmangart, ou tout autre. comprès d'elle pour traiter pouvoirs, se rendra promptement
La franchise avec laquelle defnitivement,
est un hommage
je viens de m'expliquer
lui
que je rends à V. Ex.;
manquer, en agissant differemment, j'aurais cru
Je suis avec un profond reepect,
De Votre Excellence,
Le très-humble et tres-obéissant serviteur,
D.
AUBERT.
Liberté,
REPUBLIQUE D'HAYTI,
Egalité,
Cap-Hailien , le 10 Mai 1821, an 18 de Fndépendance.
JEAN-PIEREE BOYER; Président
A Monsieur Esmangart,
d'Haiti,
la Manche. Comveiler-dr-Elat, Préfet de
Monsieur le Préfet,
5 M. février Aubert m'a remis votre lettre datée de
dernier; il s'est
Paris le
note du 4 de ce mois et également acquitté, par sa
il était chargé relativenent par à la celle d'huer, de ce dont
dépendance d'Haiti,
reconnaissance de PInVous avez dà, monsieur le
jour au
Préfet, pendant votre sé.
cre que le Port-au-I'rinces gouvernement de en 1816, vous bien convainterpréter Pinébranlable la République ne fesait
deut que la
volonté du peuple, en deman. qu'in.
reconnaissance de PIndependance
d'Haiti,
il était chargé relativenent par à la celle d'huer, de ce dont
dépendance d'Haiti,
reconnaissance de PInVous avez dà, monsieur le
jour au
Préfet, pendant votre sé.
cre que le Port-au-I'rinces gouvernement de en 1816, vous bien convainterpréter Pinébranlable la République ne fesait
deut que la
volonté du peuple, en deman. qu'in.
reconnaissance de PIndependance
d'Haiti, --- Page 26 ---
f18) C. fut pure et simple :
(e la part de S. M. T. et Phonneur national ne à cette per:
car la prompérite du soit pays porté la moindre atteinte directe
mettent pas qu'il soit en admettant la suzeraineté la prolection d'auIndépendance, indirecte, soit en se plaçant A sous cet égard, mon preou
du
quelconque:
atix commissaires
cune puissance s'est trop bien ouvert vous fesiez parne,
décesseur France, du nombre desquels
daus d'au:
Roi de
nécessaire d'entrer aujourd'hui
pour qu'il soit
jouit de la paix
tres explications. ou la République le commerce de
Cest au moment oû elle est fréquentee s la reconnaissance
interieure, les nations, que la question vivement agitée;
toutes
est, de nouveau, une preuve de
de son Iadépendance dopner au monde entier pour la concorde,
et c'est pour hnitienne, de mon amour l'offre d'une indemla loyauté serai disposé à faire revivre qu'avait faite mon prégue je
calculée, mission que la France
nité, ratsonnablenent de la première
dans le cas
décesseur à répoque fut écartée en 1816,
comme
envoya ici, et reconnaitrait qui
la nation haitienne. alors, le comques S.M. T.C. de fait, libre et indépenlante traite : sur le pied
elle l'est
pourra étre, en Haiti, qui sont le plus
merce français avec celui des nations entendu que % République
de l'égalité mais il sera bien
dans toutes
favorises ;
une neutralité parfaite se feraient
d'Haiti conservera, les puissances maritimes
les guerres (1). que
les seules bases sur lesentr'elles Voilà, monsieur le Préfet, de 'conclure un arrangement Pespère,
quelles il est possible de France, et qui, XVIII je et les
avec le gonvernement parce que S. M. Louis trop religieux,
seront adoptées,
sont trop éclairés,
Princes de sa famille
et
français s'était expliqué aussi de franchement Vindépendance
() Si le ministère aussi invariable, la reconnalance ou il n'en serait plus
d'une manière auroit été cousacréc depuis longtemns,
d'Haiti
questiou,
fet, de 'conclure un arrangement Pespère,
quelles il est possible de France, et qui, XVIII je et les
avec le gonvernement parce que S. M. Louis trop religieux,
seront adoptées,
sont trop éclairés,
Princes de sa famille
et
français s'était expliqué aussi de franchement Vindépendance
() Si le ministère aussi invariable, la reconnalance ou il n'en serait plus
d'une manière auroit été cousacréc depuis longtemns,
d'Haiti
questiou, --- Page 27 ---
(19)
pour ne pas saisir cette circonstance,
dant sur leur nom une gloire éternelle laquelle, et en répan:
sur eux les bénédictions du ciel;
en attirant
français les plus grands avantages. pirocurera au commerce
Jouer Quant le à zèle vous; monsieur le Prefet, je ne saurais trop
PIndépendance qui d'Haiti? dirige vos dimiarches en faveur de
dans cette iniportante votie constance, votre loyauté;
naissance à
affaire; vous mériteront la reconRecevez, lajuelle ces vertus vous donnent droit.
ces de la consideration monsieur le Prefet; les nouvelles assuran:
fai Phonneur de vous saluer. bien distinguée avec laquelle
É.
BOYER.
Lierlé;
REPUBLIQUE D'HAYTI
Egalités
Au Cap-Haitien, le 16 Mai 1821, an 13 dc Hadépendauce.
JEAN-PIERRE BOYER, Président d'Haiti,
à Monsieur le Conseiller-d'Elot
la Manche, Esmangart, Prefet de
Monsieur le Préfet;
Je vous ai fait connaître, par le retour de M.
qui est parti d'ici pour se rendre près de Auberé
ên réponse à votre dernière lettre
vous, et
sur lesquelles il me serait possible 3 lès seules bases
gociations relativement à la reconnaissance d'entamer de des népendance d'Haiti par le gouvernement
PIndéhaute consideration que votre zèle, dans français : la
tante cause, ma inspirée pour votre
cêtte imporgage à penser que vous pourrez être personne, utile
m'ende cette indépendlance, en éclairant le Conseil én faveur
T. C., le Roi lui-même et les princes de de S. M.
sur les intérêts actuels de la France et de sa famille;
Vous avez été à même, dans votre mission de ce pays.
1816,
ance d'Haiti par le gouvernement
PIndéhaute consideration que votre zèle, dans français : la
tante cause, ma inspirée pour votre
cêtte imporgage à penser que vous pourrez être personne, utile
m'ende cette indépendlance, en éclairant le Conseil én faveur
T. C., le Roi lui-même et les princes de de S. M.
sur les intérêts actuels de la France et de sa famille;
Vous avez été à même, dans votre mission de ce pays.
1816, --- Page 28 ---
(20) citoyens de la Répu:
quel est. le vcu des chimérique illusion,
de jnger
sans se bercer d'une
la moindre
blique, et si, croire à la possibulité de dont porter ils jouissent,
on pouvait à la plenitnde des droits de la marche que
atteinte de faire dévier le gonvernement car vous n'ignorez
et tracée Popinion du peuple;
eût déjà sanc:
lui a doute qu'une nation Puissante avions consenti
pas sans notre Indérendance si nous nous a fait offrir: à cet
tionné
la protection qw'eile d'être persuadé que
d accepter vous rends la justice
le Préfet, et
egard, je
monsicur des exposie
vous êtes fixé personnelenenta peu contribué, par dont M.
que vous n'avez pas ies dispositions favorables de votre part.
vrais, à ramener de m'entretenir
à la RoAubert a été chargé qui vient d'être rendue sous les
La paix intérienre de tous les Iditiens
de
publique et la réunion disirer à chacun, simntanément,
mémes lois, font d'amitié, des relations de commerce par le
voir des rapports dehors ; et, quoique independans de PEurope
s'étendre verraieut au
avec plaisir les nations ont dofendu leur
fait, ils le courage avec lequel ils montrée en s'impo:
approuver liberté et la modération qu'ils ont de n'entreprendre
sant la loi, dans leur Cdnstitntion. pas etl pour but le salut
aucune guerre qoi n'aurait On doit donc présumer
du pays.
consacrera aude Mindependaneon d'entr'elles qui, la première, aurait des droits
que celie
cette Indépendance ,
mais il'ne
thentiquement à la reconnaissance du autre penple; voie serait inuprivilegiés perdre de vue que toute sentiers tortueux on s'éfaut pas
cherchant des
mener à une rétile, et qu'en de la route qui, seule, pent definitif.
carterait conciliation sincère, à un traité de PAngleterre envers intéLe souvenir de la conduite fesaient partie
d'Amérique 7 qui
et qui foiment
les Etats-Unis territoire de ce Royaume vient se plagrante du
indejendante
une puissance
des Americains
ajourdhui
: T'émancipatien
cer ici naturellement beau titre de gloire pour George.lli,
'n'est-cile pas un
tile, et qu'en de la route qui, seule, pent definitif.
carterait conciliation sincère, à un traité de PAngleterre envers intéLe souvenir de la conduite fesaient partie
d'Amérique 7 qui
et qui foiment
les Etats-Unis territoire de ce Royaume vient se plagrante du
indejendante
une puissance
des Americains
ajourdhui
: T'émancipatien
cer ici naturellement beau titre de gloire pour George.lli,
'n'est-cile pas un --- Page 29 ---
(2ij
et les efforts qne la France fit de son côté
surer les triomphes de Washington n'ont-ils pour ss:
tré le règne die Louis XVIP
pas illus:
exémiple, les Haitiens Se demandent souvent Frappés de cet
cette dernière puissance hésité à renoncer i pourquoi
droits bour recueillir des avantages plus
de vains
Li differetice de Pepiderme serait-elle honorables?2..: le motif
cette hésitation3(1) Ii me semble que la nation de
caise est trop éclairéé pour Se laisser encore frauCe ridicule préjugé : d'ailleiirs; la Hauté diriger
jur des vertus de S. M. T.
idée que
meat de m'arréter à ce douté, C,m'empéche mnais elle non-seuleconcevoir, au contraire, l'espoir
me fait
aura plus d'obstaclé a la
que bienitôt il n'y
pendance d'Haiti:
reconnaissance de P'Indés
1 vous est réservé ; monsieur le Préfet, de
eourir à opérer ce grand cuvre: votre opinion
conbeaucoup dans la balance, et j'apprendrai sera pour
plus vif intérêt que vous n'aurez rien
avec le
achever ce que Yous avez conimencé, négligé pour
Agréez, monsienr le Prefer, les sentimens bicn diss
tingués avec lesquels j'ai Thonneur de vous saluer:
BOYER.
F.
tiberté;
REPUBLIQUE D'HAFTI,
Egalité:
Port-an-Prince; le 5 Mai 1823, an 20 de Iindépendance:
JEAN-PIERRE BOYER, Président d'Haiti,
Au général J: Boyé,
La confiance que j'ai, Général, dans VOS
principes
nonceront (1) C'est, il fant le dire, le seal motif: les
sur son rérite.
pengles éclairés proi
de vous saluer:
BOYER.
F.
tiberté;
REPUBLIQUE D'HAFTI,
Egalité:
Port-an-Prince; le 5 Mai 1823, an 20 de Iindépendance:
JEAN-PIERRE BOYER, Président d'Haiti,
Au général J: Boyé,
La confiance que j'ai, Général, dans VOS
principes
nonceront (1) C'est, il fant le dire, le seal motif: les
sur son rérite.
pengles éclairés proi --- Page 30 ---
(22) dévouement à la cause" sà
aussi bien que dans votre à vous charger de faire , en
crée d'Halui, me de porte droit, les ouvertures nécessaires
France à qui
à obtenir de S. M. Tièsdans : but de parvenir
solennelie de PindépenChrétienne, la reconnaissance haitien ; vous connaissez
dance nationale du peuple dans laquelle se trouve la Réputrop bien la situation nécessiter des détails sur ce qui regarde obtenir
bique
peuvent avoir les Haitiens pour sont en
les Mr.lerne que
Jorsqu'ils
la formalité de cette reconnaissance. depuis vingt ans 1 de FIndépenpossession absolue,
bien vous pénétrer qu'il
dance. Vous devez toujours de faire un seul pas rétroest de toute impossibilité dans laquelle les faveurs du Toutgrade de la position cette ile; vous devrez aussi faire
Puissant ont placé
possible d'avoir d'autres
aitention qu'il ne serait pas sous le rapport du comrelations avec la Frauce que
avantages à ce
merce qui procurera les plus grands
koyaume,
$ par la présente, G6Je vous donne en conséquence nécessaires pour, d'après vos insnéral, les pouvoirs les susdires onvertures, à l'effet
tructions, entamer
d'un traite de commerce
de parvenir à la conclusion base la reconnaissance de TInqui devra avoir d'Haiti. pour Il vous est particuliérenvent le re- but
dependanee commandé de faire vOs efforts pour d'un atteindre mois au plus,
dans le délai
m'iniie cette négociation entamée, alin, à cette époque, de être
après Pavoir
Cette importaute affaire devra
former du résuitat. la ratification. Je ne doute pas
secrète en attendant aisément à convainere le gouverque vous ne téussissiez de la justice qu'il y. aurait denindie de sa
nement français la reconnaissance qui est à son
part à proclaniet qu'il assurera, en le fesant,
et des avantages maritime.
aussi bien
commerce
Gééral,à votre prudence intérêts
Je m'en rapporte, zèle pour tout ce qui regarde les
qu'à votre
affaire devra
former du résuitat. la ratification. Je ne doute pas
secrète en attendant aisément à convainere le gouverque vous ne téussissiez de la justice qu'il y. aurait denindie de sa
nement français la reconnaissance qui est à son
part à proclaniet qu'il assurera, en le fesant,
et des avantages maritime.
aussi bien
commerce
Gééral,à votre prudence intérêts
Je m'en rapporte, zèle pour tout ce qui regarde les
qu'à votre --- Page 31 ---
de la
(23)
patrie; vous recotomandant
une scule occasion pour me faire de ne point perdre
la mission qui vous est confiée. connaitre Fissue de
distinguce, Recever, General, P'assurance de ma considération
BOYER,
Amsterdain, le 5 Septembre 1823.
A S. Exc. le Président de la
République d'Haiti,
Président,
de Arrivé dans la rade da Texel,
50 jours, que les vents
après une" traversée
ce n'est quele 2 juillet que j'ai contraires ont prolongée,
Convaincu, par de mures
pu atteindre Amsterdam,
mer la
refexions, que le
négociation, 9 du lieu méme de parti d'enta.
ment, était préferable, sous
mon debarquede me rendre d'abord directement plusieurs rapports, à celui
pressai d'annoncer P'objet de ma en France, je m'emdans des details, et de
mission. Avant d'entrer
mes observations sur le communiquer résaltat
à Votre Excellence
je dois mettre sous ses yeux la qu'elle a eu jusqu'ici,
elle a donné lieu. Pour conserver correspondlance à laquelle
semble, je transeris ici cette plis de liaison à Pencorps même de ma dépécle, correspondance dans le
Amsterdam, le 4 Juillet 1823.
A S. Ezc. le Marquis de
de la marine et des Cermont-Tumerre, Ministre
colonics, d Paris.
Le gouvernement haîtien
temps, de présenter quelques m'ayant chargé, dans le
russe, cette cuverture fut
propositions au ministère
çongrès de Laybach, à communiquce, S. Exc.
à Pépoque da
M. le çomte de la
Pencorps même de ma dépécle, correspondance dans le
Amsterdam, le 4 Juillet 1823.
A S. Ezc. le Marquis de
de la marine et des Cermont-Tumerre, Ministre
colonics, d Paris.
Le gouvernement haîtien
temps, de présenter quelques m'ayant chargé, dans le
russe, cette cuverture fut
propositions au ministère
çongrès de Laybach, à communiquce, S. Exc.
à Pépoque da
M. le çomte de la --- Page 32 ---
(24)
le Prés
Perronnays. Par suite de cette rendis commmnication, compte de cet incisident d'Haiti, auquel je
anprès de lui. Parti,
dent, jngen à propos de dernier, m'appeler de St. Petersbourg pour les
l'an
en Europe avec
en contsrqpience, je suis de retour pour terminer les
le Port-au.-Prmnce, et les instructions nécessaires et Haiti.
pouvoirs qui existent entre la France à V. Exc. une çopie
differends Phonneur d'adresser ci-joint
J'ai
nuire
de ces pouvoirs. les obstacles qui pourraient d'elle toute
Afin de prévenir
d'cloigner
Pensuccès de cette négociation.
français
au
et de laisser at ganvernement à ses propres
intrigne, liberté de la conduire conformement
de tenir
tière
recommande
de
vues, il ni'a cté particnti@remnen et de ne former aucune espèce en Franee
ma mission seciète, hommes d'aneun parti. Connu colonies;
liaison avec des
qui s'ocempent Haiti, des ni la conde plusieurs n'ignorent personnages 11 mon voyage a dà craindre quei
et qui dont nhonore le Présidient, j'ai arrivée à Paris n'y
fiance toutes les précantions, la mon nature de P'objet que
inalgré de vifs soupçons sur
consequent. le but
excitât
et ne contrariat, par qui me déterj'ai à remplir, instiuctions. C'est cette crainte V. Exc., avant de
de mes
cêtte commonication à
et oà j'atmine à faire
oà je viens de debarquer, relativequitter Amsterdam m'informe de ses intentions, les plus propres
tendrai qu'elle moyens qui seraient jnges issue.
ment aux laffaire à une heurense les motifs de ma
à conduire
sans doute, de dégager la
V. Exc, approuvera. et sentira l'avantage
et de
détermination ,
de tout embarras d'intérêts
marche de cette négociation la traitant loin du choc
influence, en
de V. Exc.,,et
toute Si telle est, en eflet, fopinion à cette ouverture
divers. croie devoir donner suite ne rende à Paris,
qu'elle soit jugé expedient quej ici, je soit à Bruxelless
sans serai qu'il rrét à recevoir, soit ou tout autre lieu qui me
je
St. Petersbourg,
Hamboug,
détermination ,
de tout embarras d'intérêts
marche de cette négociation la traitant loin du choc
influence, en
de V. Exc.,,et
toute Si telle est, en eflet, fopinion à cette ouverture
divers. croie devoir donner suite ne rende à Paris,
qu'elle soit jugé expedient quej ici, je soit à Bruxelless
sans serai qu'il rrét à recevoir, soit ou tout autre lieu qui me
je
St. Petersbourg,
Hamboug, --- Page 33 ---
(25)
serait désigna, les prépositions gai pourront m'être fites
par les personnes chargées de pouvoirs de la part du
vernement français, comme à faire connaître celles goumes instruetions rendront admissibles. Dans le que
enfin, oùr V. Exc. penserait que ma prisence à Paris cas,
pourrair être 'utile, sans qu'ii en résultàt d'inconvé.
nient, je n'empresserais de n's rendre.
La position et le caractère du Président d'Haiti
s'accordaut pour ne lui conseiller d'autre marche
celle d'une politiqne franche et ouverte, il m'a ordon- que
né de te point cacher à V. Exc. qu'il ne tient
lui de terainer avec d'autres puissances des
qu'à
tions dont la conclusion ne pourrait
négociatiellement les intérêts du commerce qu'aiiecter essenserait désormais impossible de le fure frangais, jouir des puisqu'il mêmes
avantages que d'autres se seraient assuris, les pre--
Hiers: avantages que le Président d'Haiti a le
siacère de réserver pour la France, et qu'il n'aura désir
point à se reprocher, d'après sa présente
de lui avoir fait perdre, si le gouvernement démarche,
persiste à refuser son assentiment à ce qu'il ne français
plus empécher.
peut
II m'a été, également enjoint de déclarer que le
gouvernement haitien croit avoir donné d'assez fortcs
preuves de sa modération et.de ses vues
en admettant si long-temps dans ses ports conciliatrices, et sur
territoire des navires et des sujets français,
son
ait toujours été parfaitement instruit des
quoiqa'il
les qu'on n'a cessé de méditer contre lui. projets Un hostiéchange de dispositious amnicales, d'un côté, pareil et
malveillance de l'autre, est trop inégal et blesse de
les droits d'une juste réciprocité, pour
le trop
dent d'Haisi ne se voie pas dans la nécessité, que
Présiregret, d'y mettre enfin un terme. En
quoiqu'à
ne dois pas laisser ignorer à V. Exc. que, conséquence, si ma
jo
est sans succès, les navires frangas, sous
mission
lun qu'ils se présentent, ou de quelque quelque pavil.
masque qu'ila
malveillance de l'autre, est trop inégal et blesse de
les droits d'une juste réciprocité, pour
le trop
dent d'Haisi ne se voie pas dans la nécessité, que
Présiregret, d'y mettre enfin un terme. En
quoiqu'à
ne dois pas laisser ignorer à V. Exc. que, conséquence, si ma
jo
est sans succès, les navires frangas, sous
mission
lun qu'ils se présentent, ou de quelque quelque pavil.
masque qu'ila --- Page 34 ---
(26)
se eouvrent, ne seront plus reçus dans les ports
d'Ilaiti. Je prie V. Exc. de ne donner à ce langage aucune
defavorable. Je désavoue d'avance toute,
interprétation idée de provocation ou de menace. Le Président
d'Haiti, en me commandant de faire cette déclaration,
n'a eu d'autre intention que celle d'instruire, à temps
le
français d'une mesure
et franchement, du gonvernement dont la destinée lui cst conque les interêts
pays, plus de différer.
fice, ne lni permettent d'Hii
d'autre part, de se
Le Président
presse, lui sont faites, et
prononcer sur les propositions qui
dont il n'a suspendu l'effet que pour donner au goufrançais nne nouvelie preuve de son désir
vernement d'entretenir avec la France des liaisons que tout doit
concourir à rendre reciproquement avantageuses, a
besoin d'étre promptement lixé sur le résultat ce la
ouverture. Je dois donc désirer ardemment que.
présente V. Exc. veaille bien ne pas apporter un trop iong
délai a m'honorer d'une réponse.
J'ai Thonneur d'etre etc.
(Signé) ) J. BoyE,
Paris, le 21 Juillet 1823.
Monsieur le Général,
la lettre que vous m'avez fait Thonneur,
J'ai reçu d'amsterdam, en date du 4 juiliet. Jac,
de m'écrire
que vous mc. faites de vous rendre,
cepte la proposision vous y entretenir avec une personne
i Bruxelles investie pour de ma confiance. Veuillez en conqui serait me faire savoir à quelle époque vous y serez
séquence domner eir même temps votre adresse. La perct me
suis dans Lintention d'y envoyer sy,
eonne que je
votre lettre.
sendrapres.ue vous ausitot.qsefaurai rezu
d'amsterdam, en date du 4 juiliet. Jac,
de m'écrire
que vous mc. faites de vous rendre,
cepte la proposision vous y entretenir avec une personne
i Bruxelles investie pour de ma confiance. Veuillez en conqui serait me faire savoir à quelle époque vous y serez
séquence domner eir même temps votre adresse. La perct me
suis dans Lintention d'y envoyer sy,
eonne que je
votre lettre.
sendrapres.ue vous ausitot.qsefaurai rezu --- Page 35 ---
(27)
monsieur le Géndral, lassurance de ms
Recevez.
cousidération distinguce. :
(Signé) Cortyoxr-Toastant
Amsterdam, le 29 juillet 1823.
Monsieur le Marquis;
Ce n'est quaujonrd'hni, 20 juillet, que je reçois
V. Exc. m'a fait Phonneur de m'crire,
la lettre que du 21. V. Exc. pent, dès la réception de
en date
expédier la personne investie de sa conla présente,
à Bruxelles, i Phôtel de
fiance ; elle me trouvera
Beilevue.
J'ai Phonneur d'être, etc.
(Signé) J. BoYE.
Pauris, ce 8 Aout 1823.
Monsieur le Géneral,
Sous très-peu de jours je serai à Bruxelles. Je pars
d'ici, dimanche otl Jundi. Mon
tirai probablement but de traiter avec votts l'atfire imvoyage a dont pour vous étes chargé, J'ai pris counaissance
portante de la lettre dans laquelle vous annoncez votre arrivée. d'ariivous l'assurer, le désir
J'ai autant que vous, heureuse j'ose et prompte, etje ne doute
ver à nne couclusion entrevue n'amène ce résaltat. Je despas cendrai que anssi notre à Phôtel de Bellevine, et j'aurai, dès,
de vous voir.
* mon arrivée, Phonneur oecasion pour vous offrir, Monsieur,
Je saisis cette très-haute cousidération.
Passurance de ma
(Signé)" ESMANGART.
Les relations que je savais que M. Esmangart avait
tonjonrs.cherche à entretenir avec Votre Exceilence,
je ne doute
ver à nne couclusion entrevue n'amène ce résaltat. Je despas cendrai que anssi notre à Phôtel de Bellevine, et j'aurai, dès,
de vous voir.
* mon arrivée, Phonneur oecasion pour vous offrir, Monsieur,
Je saisis cette très-haute cousidération.
Passurance de ma
(Signé)" ESMANGART.
Les relations que je savais que M. Esmangart avait
tonjonrs.cherche à entretenir avec Votre Exceilence, --- Page 36 ---
(28)
le ministre
ficilement expliqué le choix vous que n'en aurez
in'ont fait de lui, et je pense que M. Fsmangart n'est
avait été plus surpris. vous-môme. et en est reparti
pas
le 16 août à Bruxelles, de lui témoigner Timarivé Je 22. que Je n'ai pu m'empécher voir urriver, et de lui parler
cû j'etais de le
que le ministre
patieuce méme du peu d'empressement cette affaire, en ne répondant
mettre dans
du 4. Il a donné
avait paru 21
à ma dépéche
de Paris';
que le
juillet à tous ces délais son absence tout en ordre,
pour excuse
et, pour laisser
avoir
il était à sa préfecture. qne pinsieurs jours après son
il n'a pa la quitter ministre. Nos conferences, pendant toutes les
reçu l'avis du
ont été journalières ; 'd'atteindres
Réjour à Bruxelies, au but qu'it s'agissait
de diffiquestions relatives
il n'y a plus.
et debattues.
cette
ont été agitves
de Tindependanee,
culté pour la reconnaisance, contestéc. Il n'y a seulement Quant qu'à à la
base n'est plus la forme et les conditions. daus une
s'entendre sur affecte de voir de Phumiliation un article
forme, on
formellement stipulde par vous contenreconnaissance traité. Ou desirerait que vous résulterait
spécial du
implicite qui
tassiez de la reconnaiennce traité de puissance à puissances entre
nécessairement d'un
le premier traité
Pon m'a cité, à cet égard, Sans pouvoir disconPAngletere et
et les Etats-Unis. la France et la République
traité entre
d'Indévenir qu'un fot, en eflet, une reconnaisesanec une déclaration
d'ilaiti ne j'ai persisté à en demander n'étais point autorisé à
pendanee, en alléguant que je cette stipulation me
explicite. sur ce point $ et que
entrer
transiger d'ailleurs, devoir indispenabjenent écarter des esparaisait. même du traité, pour d'arrière pensée.
dans le corps haitien tout soupçon de la reconnaisprits du demanilé, peuple enfin, si Particle la fin du traité, au
On m'a
pas être placé à
que ce
sance ne pourait
: jai répondu
hen de Pètre au komnenceuent
je cette stipulation me
explicite. sur ce point $ et que
entrer
transiger d'ailleurs, devoir indispenabjenent écarter des esparaisait. même du traité, pour d'arrière pensée.
dans le corps haitien tout soupçon de la reconnaisprits du demanilé, peuple enfin, si Particle la fin du traité, au
On m'a
pas être placé à
que ce
sance ne pourait
: jai répondu
hen de Pètre au komnenceuent --- Page 37 ---
(-29,)
Berait intervertir l'ordre des idées et des chose ;.
la reconnaissance étant la base sur
qute
fondé tout traité, il était naturel
laquelle serait
figurât en tête. Les objections, à cet que cet artiele y
pas été poussées plus loin.
égard, r'ont
En traitant la question de la réciprocité
sion du pavillou et des sujets respectifs, M. pour l'admisn'a pas manqué d'observer que les colonies Esmangart
ne pouvaient y être comprises. Il m'a trouvé françaises
sur cette restriction, 3 puisque je sais qu'elle n'est docile
contraire à VOS vues. J'ai, cependant,
point
assentiment des réserves nécessaires. accompagné mon
En parlant de la nature des rapports entré les deux
pays, après la conclusion du traité, M.
semblait vouloir me faire entendre
Esmangart
pour les entretenir, d'employer des qu'il suffirait,
eiaux, sous la denomination ordinaire agents de commerl'ai prié de s'expiquer ouvertement
Consuls. Je
réponse m'a convaincu
le
à ce sujet ; sa,
que préjugé de la
déguisé sous le nom de convenances,
couleur,
puissamment sur ces Messienrs son exerçait encore
et que Pexception que lon cherchait influence à
ridicule,
les rapports des deux Etats
introduire dans
un traité s n'etait due qu'à la indépendants crainte de et Jiés par
en regard avec un homme
se trouver
poussant, commne je le
jaune ou noir (1). En rej'ai fait sentir à M. devais, des raisonnemens fiutiles,
c'était admettre Teffet Esmangart que vouloir la cause,
l'entretien
et que, puisque Fenvoi et
merciaux, mais permanent d'agents , non seulement comséquence nécessaire encore d'un diplomatiques, étaient la conil fallait bien, s'ils voulaient traité entre deux putissances,
nement d'Haiti, qu'ils
se lier avec le gouverpart, conformement consentissent à recevoir de sa
nations, des hommes aux usages de toutes les autres
et d'entretenir Pharmonie chargés de surveiller ses intérêts,
-
entre les deux états.
(*) C'est donc là toujours la pierre d'achoppementif
et
merciaux, mais permanent d'agents , non seulement comséquence nécessaire encore d'un diplomatiques, étaient la conil fallait bien, s'ils voulaient traité entre deux putissances,
nement d'Haiti, qu'ils
se lier avec le gouverpart, conformement consentissent à recevoir de sa
nations, des hommes aux usages de toutes les autres
et d'entretenir Pharmonie chargés de surveiller ses intérêts,
-
entre les deux états.
(*) C'est donc là toujours la pierre d'achoppementif --- Page 38 ---
((301)
être riglée, noits
prélinitaiatres harnisaant
des indemCes points revenns, sur la question, Poccusion principale Tentainer-plusommes noas avious' ett deja
commel lobs00 nitis, que Tois, et qui se présente toujours que vous avez accédé
sieirs capital. M. Esmargwt prétend
avec M. Aubert
tacie, cette base. dans vOs' comintnications à sa dernière lettre de
à
Ma réponse succinet, mais précis,
du Pa-Thonare du 27 août, est le résumé
réfuter cette
Paris,
dont j'ai fait usage bien pour" convaineu que je
des argumeus Lorsqu'il fut entin
que vous
pretebtion, relacherais 'en rien sur la daternrination sur ce que
ie me
il désira que je m'exipliquasse à une inavez, prise, par des compentertions equiealentes des droits d'impor:
Tentendais, J'ofiris alors la réduction taveur de la France. Cette
deunité. tation à six potir cent, en
et il cherehia Tà
oflire lui pifnt très insuftiante, par des caleuls inesacts je que prcen attenuer Pimoportance la consitdleration que ce" que
relevai., et par
faveur, seratt probableje, senfais comme uné si grande que ce ne serait plus, et il par cita
ment accordé à d'autres; pour la France, 'à Tavénir
conséquent, Je un répliquai avantage que queile haitien que fàt à cet égari,
les Anglais.
du Iparonenent grand avantage pour
la determination resuiterait pas moios un
du binetice réel
il n'en puisque, ndipendamment dont les relala France, moitié des droits, son commerce, incertaiues et précaires
d'une tions avec Haiti ne seraient aurait plus bien:ôt acquis meextensior dont
commne aujourrhot, Après tons'les y
autres developpemens restai là dans cette
considérable. était susceptible, j'en fut repris, et voyant
la question Le lendemain le sujet
se contenter de
conf-rence. Esmangart bieu décidé à De donner pas one preuve noil
M. ollre, je lui dis que, pour counaissais de vivre
10n)
du désir que-) je vous la France et de favoriser de
équivoque bonne intellgenee avec faire un grand pas
en
frangais, j'allais vons ne me desapproule commerce lequel Y'eapérais que de toute imposiblits
plus: pour mais qu'il me serait
yeriez pas,
se contenter de
conf-rence. Esmangart bieu décidé à De donner pas one preuve noil
M. ollre, je lui dis que, pour counaissais de vivre
10n)
du désir que-) je vous la France et de favoriser de
équivoque bonne intellgenee avec faire un grand pas
en
frangais, j'allais vons ne me desapproule commerce lequel Y'eapérais que de toute imposiblits
plus: pour mais qu'il me serait
yeriez pas, --- Page 39 ---
(31.);
d'aller-an del.J'offtis alors.l'e:
de
d'n muortation, pendant
emption tous drolta
fiepre de ceite nouvelle l'espa: e de cinq années, Il parnt
la rejeter, i! S2 contenta oftre, de êt sans avoir l'air de
paren: e du doute, s'il vous seruit me demand bien r, ayec l'appir cette condition. Je repondis
facile de remdantres engrgemens
cue vous ne ratifieriez
sûr de pouvorr teuir, que et ceux que vous seriez bien
le sacrifice, une fois décidé, que : il quelque grand que fut
accompl. Nous convinmes alors serait scropuletisemtent
note des principates bases
que je dresserais une
et qu'il la soumettrait à son quej'ctais autorise à admettre,
donc la note suivaute :
gouveraement. Je lui remis
BASES DU PROJET DU TRAITE,
l'ile Le roi de France renonçant à toutes
d'Haiti (ci-devant St,
prétentions sur
taut pour lui que pour ses Domingue ), reconnuitrait,
tière indépendance de la successeurs, la pleine et enLe pavillon des deux lepublique d'Haiti,
admis dans les ports cuverts nations, des serait réciptoquement
Ne seraient pomt comprises dans deux la états.
position les colonies françaises,
precédente disvernement haitien s'engugerait à u'avoir avec lesquelles le gounication ; bien entendu, toutefois,
le aucune conmufrançais prendrait, de son côté, les que gouvernement
saires pour que les dépositaires de mesures néceslesdites colonies,
son autorité dans,
nerait, et fissent respectussent, en ce qui les conçerterritoires et le paviflon respecter de par la leurs subordonnes, les
Le Président d'Haiti
République d'Haiti,
droits d'imponation, s'engagerait à exempter de tous,
les marchandises
pendant l'espace de' cinq annees,
d'Haiti par des navires françaises. importées dans les ports
A l'expiration du terme frangais. des
les droits
cinq années d exemption.
tées dans d'importation: les
pour les marchandises
2,
ports d'Haiti par des navires impor
fraugaiss
ordonnes, les
Le Président d'Haiti
République d'Haiti,
droits d'imponation, s'engagerait à exempter de tous,
les marchandises
pendant l'espace de' cinq annees,
d'Haiti par des navires françaises. importées dans les ports
A l'expiration du terme frangais. des
les droits
cinq années d exemption.
tées dans d'importation: les
pour les marchandises
2,
ports d'Haiti par des navires impor
fraugaiss --- Page 40 ---
(92) fixés à six pour cent sur de la
nt
réduits
seraient et demenréraic de dc wuze, c'est-a-dire
valeur, au lieu
importés dans les ports
moitié (2).
du sol d *Haiti
et les marchanLes produits des navire. S haitiens. lesdits navires, 9 paieraient
de France par de France paT
sur le pied des
dises exportées
et Pa'exportation
les droits d'impontation favoristes.
nécesraires à la pronations les plus de guerre jngwis reciproquement reçus
Les batimens
seraient et traités conformé
tection du commerce. des deux nations. F peupies amis.
dans les ports pratiques entre
et commerciaux
ment aux usages réeiproque d'agens polit.nques dum traite entre deux
L'envoi
necessnaire
pourraient,
étant la comsiquerce deux parties contraetanten envoyer et enles
convenabie.
diplomatipuisancen quand elles le jugeraient de Pautre 9 des agens en leur qualité,
tretenir, Pune auprès qui jouiraienta droit des gens, etc.
ques et commercianont garanties par le
des prérogatives
snietc., etc,
bas du projet, le réstmé avee
J'ajoutai en note, atl que Javais la employes valeur de ces
vant des raisonnemnens faire ressortir
pour
M. Esmangart,
concessions :
France est entrée pour quinze On ne
la
d'tlaiti.
Nota. En francs 1822, dans le ( ommerce
que, libre
millions de
d'exageration en avançaut le commerce
pourrait être taxé et de toute meertitudes doubiera ses spécula- milde toute eptrave dès la première année, qu'à vingt-cing
fcangais; Mais en ne fixant évident sa part que les concessions de trois protious.
an, il est Haiti, à un sacrifice
lions par aquivalent, pour
hellé inposées
une assez français se
ne vesferment-ellst dont E commerce
t2) Ces voila pmnposililonn pourkant les avantages
domnité2
trouve privé
commerce
pourrait être taxé et de toute meertitudes doubiera ses spécula- milde toute eptrave dès la première année, qu'à vingt-cing
fcangais; Mais en ne fixant évident sa part que les concessions de trois protious.
an, il est Haiti, à un sacrifice
lions par aquivalent, pour
hellé inposées
une assez français se
ne vesferment-ellst dont E commerce
t2) Ces voila pmnposililonn pourkant les avantages
domnité2
trouve privé --- Page 41 ---
(83) de la France, pendant les
mnillions par an., en faveur et, pour toutes les autres à
cinq années d'exemption ; la réduction des droits et
années subséquentes, par
annuel dun million
six pour cent , à un sacrifice français à faire de ces imdemi. C'est au gourermement Tapplication quil jugera convenable.
menses avantages
afin de développer
II fut alors résolu, entre nous, qu'il ne pourrait
avec plus de détail et de précision, toutes les circonstances
le faire par la correpondance partirait de suite pour
de notre entrevue,, M. Esmangart sans délai, soit personel.
Paris, et quil m'instruirait du parti qu'adopterail son gou- le
lement, soit par écrit, lettre du 27 août va vous
vernement. Ce parti, sa
faire connaître.
Paris, le 27 Août 1823.
Monsieur le Général,
ici, du résultat de
en arrivant
Roi
. J'ai rendn compte, Le gouvernement du eté persistera faites. Ce
nos conférences. tenir aux offres qui nous avaient encore
à s'en trouvé juste alors, l'est
anjourd'hui, l'on annonqui a été
cette variation puisqu'
et personne n'a de compris fiuir.
monsieur le
çait le désir bien en mon particulier, été aussi étendus
Je regrette
n'aient pas
Général, que vos pouvoirs J étais parti d'ici dans la confiance et
que les miens (3). débats allaient avoir Ieur terme ;
qu'enfin tous nos
de voir la discussion se re- et
je n'ai pas été pen surpris avait été débattu et admis,
porier sur un point le sine qui qua nonl de tout arrangement.
qui devait être
d'Haiti revient aux principes qu'il
Si le goivernement
de notre côté, que cette brusque rupture
(3) Nous regrettons, 3
de connaitre Pétendue des pouyoire
nous ait privés de la satisfaction
du négociateur frangais,
eur terme ;
qu'enfin tous nos
de voir la discussion se re- et
je n'ai pas été pen surpris avait été débattu et admis,
porier sur un point le sine qui qua nonl de tout arrangement.
qui devait être
d'Haiti revient aux principes qu'il
Si le goivernement
de notre côté, que cette brusque rupture
(3) Nous regrettons, 3
de connaitre Pétendue des pouyoire
nous ait privés de la satisfaction
du négociateur frangais, --- Page 42 ---
(84)
comme les scules bases sur lesereconnaiscait naguéres de conclure, il trouvera le gouquelles ii etail powible Roi disposé à Pentendre.
gernement du
haute considération, monsieur
Je soIs avec une très
le Geusal,etc., etc,
( Signé) ESMANGANT:
Broxelles, 31 Août 1823.
Monsieur le Conseiller-d'Etat,
de
vous m'avez fait Phonneur
Fai reen la lettre que date du 27 de ce mois.
m'éerire de Paris. en
ce que vons entendez
1i serait difficile de araient cumprendre eléfailes. A aucune epoque,.
par les affres qui vous il n'y 3a en; jnquict, de rapports être
depuis votre mission,
Le quie pu
ofliciels entre les deux igouscnemeals, ne sanrail, eis aucun
ageuls non avunés.
delidit 011 éprilades réclamé comme base dun nrrangement d'infemps. ê're si le Président actnel d'Haiti a parlé n'ai aucun
niit. Duillenrs, vous me Pavez assnré,
diemnités, conie
et qu'on fanssement
doute qusl n'ait eté nial compris, 11 n'a po jamais être question, ancicns,
interpreld scs expresitons. directes, soit envers kcs
de sa part. dindeinités yotre
Dans ces sorles cacolons, soit envers
gomenienet n'étaieut revélues d'apenu rien
de coimmunications 7 qui conséquent, 01 ue peut
ractére et desquelles, par d'indemuités ne devait sappliquer été
arguer, le mot vagne du goue de ceiles que jai chose
era des compensations et qui ue sont, en ellet,aulre
clargé de voritable vonsofhir, indemnité.
donc pas fondé; il ne
qu'ure Le reproche de variation n'est quand les offres prélendues le
Je serait pas môme davantage, et récllement faites dans
yous anraient été officiclienvent Si ces ollies vons convcuaient,
sens qu'on leur snppose. alors? Pourquoi 1l pas si bien poursai- daus
fque ne les Recepiizrous dme concessiou qui entrait vous avcz garcNé
vre lcs avanitages ? Des anutes se sont écontérs.
donner à ce
yos vnes' Aurait-on pu, dans Thyppothrise,
le silence.
Je serait pas môme davantage, et récllement faites dans
yous anraient été officiclienvent Si ces ollies vons convcuaient,
sens qu'on leur snppose. alors? Pourquoi 1l pas si bien poursai- daus
fque ne les Recepiizrous dme concessiou qui entrait vous avcz garcNé
vre lcs avanitages ? Des anutes se sont écontérs.
donner à ce
yos vnes' Aurait-on pu, dans Thyppothrise,
le silence. --- Page 43 ---
(35)
Sitence diantre interprétation que celle. d'up
en rompant la négociation, D'aurait-il refus, et cérefns;
parties le droit incontestable den clablir pas laissé aux deuz
tont autres hases, Saus ponvair être, accnsées une nonvelle surde
Le temps, les circoustances
de variation.?
porter claqne jonr des inodifications penvent, dais vons le savez, aplcs resolutions d'ii
les projets ct
gociation, C'est Poccasion gonvernement; et, en huatière de nélegiimenent
iju'il fant suisir, Car oul ne
ce
requerir, le lendemain;
peut
qitit ai rejelé la veille.
Paccomplisencit de
- Les propositions
- sout donc lrs seules, que jai eil Thonnenr dé vous
eu ce
faire;
sent être. setneilement Fobjet qui des concerne Haiti, qui puisnenert frairçris, parce qu'elles seules considérations dà gouverconvenable a de parcilles transactions. porient Cest le caractèrc
nemhent à pescr. dans Sa sagesse, si eiles
à ce gouveravec ses véritables iuterêts:
s'allient, ou uon;
Vous regreltez, Monsienr, que
bats; nies pouvoirs vaient pas éte pour aussi terminer nos dévotres. Je érois nes instructions
étcudus que les'
nos dilferends à Pathelage récipreque suffisautes des pour applanir
je dcis vons avouer, à non tour,
deux parties ; et
ane grande latitnde dans des
que je ne saurais voir
daus une condition; toujours ponvoirs qui se renferment
inissible, comnme le sine
contestee et à jamais inadJai lien être dautant gid non de tont arrangement.
fntit dentente, que Tai lai plus certitnde peine moi-môme de CC dé:
josqu'ici, pour ainsi dire,
qu'ane mesintelligened
prendre nl1 aspect plus grave. négative, Lnigreur va nécéssairement
quer d'en être la suite, elvignèra tont cui ne peut manconmé il fut, cependaut - qne tout ait rapprochement, un
ct
cessious yni, saus avoir rien dhaniliant, tertne, des conPart et dantre, ue paraitre
anraient pu, de
donte uu jour, mais avec bien qie moins volontaires, seront sans
erites par la uécessilé à Fobstivation diavantages, presguelque côté qu'ou la suppose.
imprévoyaute, de
Je pars, Mobsieur, pour St.
de u'avoir pu faire accueillir des Pétershourg avec le regret
atiun respeclive de la France et Propositious d'ilaiti semblait que la situdeyoir'
Part et dantre, ue paraitre
anraient pu, de
donte uu jour, mais avec bien qie moins volontaires, seront sans
erites par la uécessilé à Fobstivation diavantages, presguelque côté qu'ou la suppose.
imprévoyaute, de
Je pars, Mobsieur, pour St.
de u'avoir pu faire accueillir des Pétershourg avec le regret
atiun respeclive de la France et Propositious d'ilaiti semblait que la situdeyoir' --- Page 44 ---
(36)
acceptables. Si vous croyez avoir a
leur rendre également
relative aux inlérêts des
me faire quelque communication disposé, en tout ce qui dér.
deux
je serai tonjours à son succès.
peudra T moi, à concourir
Je suis, etc.
(Signé) J. BoYE.
n'étant plus utile ici, je vais parlir pour
Ma présence
famille dont jai henreusement reçu
me réunir à ma chère
étaient bien nécossaires à
des nouvelles satislfaisantes qui avancée ayant mis fin aux
La saison trop
ma tranquillité. la Baltique, je suis obligé d'entreprenexpéditious pour
long, dispendieux et pénible.
dre, par terre, un voyage
vers la Sin de ce mois.
J'espére arriver à St. Petersbonrg dévonement à sa cause
Votre Excellence connait mon le mème jusquà mon
et à sa personne; il sera toujours
dernier moment.
J. BOYE.
H.
Paris, le 25 Août 1823.
Monsienr le Président,
vient de se
Je crois devoir vous entretenir de ce qui
entre mousieur le général Boyé et moi. de Jui Fanpasser
dernier, le gouvernement reçut
Le 10 jnillet venait d'arriver à Amsterdami et qn'il était
nonce quil
termiuer ies dillérends qui
muni de vos Haiti ponyoirs. et la ponr France. 1l proposait an minisiie
existent entre
soit à Hambourg on Bruxelles,
d'envoyer soit à Amsterdam, entrer en négociation, afin
quelqunn avec qui il pourrait de FIndépendance et d la
d'arriver à la reconnnissance commerce. II n'indiquait pas les
conclusion d'un traité de faire lc traité:(1) mais elles se
bases sur lesquelles dans pourrait la lettre se que vous n'avez. fait Phontronvaient tracées
de celle quc j'avais chargé
neur de m'écrire en réponse
bases du projet de traité proposées par
(1) Nous renvoyons aus
le général Boyé.
ation, afin
quelqunn avec qui il pourrait de FIndépendance et d la
d'arriver à la reconnnissance commerce. II n'indiquait pas les
conclusion d'un traité de faire lc traité:(1) mais elles se
bases sur lesquelles dans pourrait la lettre se que vous n'avez. fait Phontronvaient tracées
de celle quc j'avais chargé
neur de m'écrire en réponse
bases du projet de traité proposées par
(1) Nous renvoyons aus
le général Boyé. --- Page 45 ---
(37)
Ai. Aubert du Petit-Thonars de remettre à Votre Excel.
lence. Vous me disiez: Pour donner au monde enlier une
In preuve de la loyauté huitienne, et de mon amour
concorde 9 je serais disposé d Jtire reviure pour
d'une indemnite raisonmabenent calculée
Tolire
mon prédlécessetr, d l'épaque de la mission gu'acait Jite
France enzuya ici, et qui Jiet écartée enl 1816, que li
le cas ou S. J. T. C. reconnaitrail la nation
dans
libre et indépendole, eic. ete. (1)
haitienne
Le gouvernement du Roi ne dut pas donter,
Tannonce faite par M. le gévéral Bové, qu'il n'ent les d'après
voirs nécessaires pour traiter sur ces bases. Il me ponde pouvoirs en couscemnence, et je me reudis à Bruxelles clargea
dés que j'ens mis P'ordre nécessaire dans
qui m'est confive.
Fadministration
Dès ma première entrevue avec M. le
j'eus hen de craiadre
nous
général Boyé,
tendre. IL
que
ne passious pas nous enentrés
mannouga, avant même que nous ne
en matière, qu'il n'etait autorisé à traiter fussions
des questions commercinles; el qail fllait
que sur
toute demaude raisounable
renoncer à
même d'ane manière
d'indemnités, en me disant
se faissit pas sur les trop bases empressée 2 que si le traité ne
Haiti élait décidee à
posées dans ses instructions,
onverte contre la
se melire siuon en etat d'bostilité
indirectes
France, du moins à prendre des niesures
Comme pour que toute commtsuication cessàt avec elle.
denx nous n'etions pas là pour enumérer les forces des
de pays > ni pour discater teurs moyens dattarque ou
defaice, je me coutentai de lui douner
des bases que vous m'aviez vons-même connnissance
votre lettre du 10 mai 1621, comme indiquées daus
vons, les seules sur lesquelles il était étaut, , me disiezComme ces bases n'avaient rien
possille de conclure.
qu'elles couciliaient tonles les
qui ue fnt acceptable
les admettre et de traiter. Je prétentions lai
2 je lui offris de
réitérai ceite offre dans
(1) Ces offres doot ou fait dépendre ici
sance de notre Indépen.dance, sont restées nuiquement la reconnaisdepuis 1821 jusqu'en 1823,
neanoius dans l'ouili
étaut, , me disiezComme ces bases n'avaient rien
possille de conclure.
qu'elles couciliaient tonles les
qui ue fnt acceptable
les admettre et de traiter. Je prétentions lai
2 je lui offris de
réitérai ceite offre dans
(1) Ces offres doot ou fait dépendre ici
sance de notre Indépen.dance, sont restées nuiquement la reconnaisdepuis 1821 jusqu'en 1823,
neanoius dans l'ouili --- Page 46 ---
(3s)
piosienrs conférences: mais comme il persista tonjonrs de à
qu'il avait la dcfense la plus expresse
ine ler répondre d'indemuités; et comme Faveis les ordres les plus
P" positifs de ne pas traiter saus cetlc base, Pai crn ne chargé pas
devoir lai faire connaitre les propositions que j'ctais les
de fare, pni-qu'al n'avait pas de pouvoirs. pour accepter: nous nous séparàmes sans ricn conclure.
Je ne saurais, monsienr le Président, vous exprimer Goir
combien jai été contristé de voir cettc négociation
ainsi, quand, d'après les pouvoirs qui m'élaient les donués, deux
je devais espérer le résultat le plus satisfaisant de celte pour allaire, ct
pays. (2) Depnis sis ans je suis la occupé négociation arrivee à son
c'ost au moment oit je creyais les
changer;
terme, que je vois tout d'un décider coup Farrangement, prétentions se trouve
et que lout ce qui ponvait
écarté. Le gouvernement da Roi, persosnc ne peat plns que
moi, Monsienr le Président, vons en donuer Tasuranoe, de tervoyait avec une grande satisfiction daus la cette possibilité circoustance en
miner DOS débats. Sa démarche rinis il devait croire que votre
est une prenve irre muoi vocabie: de
snffisaus poar conclure
négociatenr serait
pouvoirs vous-mème, et qu'il n'ad'après les bases aunoucées par
vait chargé d'adopter.
s'est éconlé
Le chngement de position 7 le temps qui Monsienr le
depris vOS propositions, sout les motils que cette variation.
général Boyé a niis eil avant poar excnser même paru
Ces molifs sout si faliles, qu'ii ne été na facile pas de démontrer
raisonnalde de les disculer: il ent
moins aujourque ce qui était utile alors, ne Pélait pas
dhni. Si quelqu'nn est veunl à bont de persnailer ail dillicile gouver- et
nement d'Haiti qe'il devait SC montrer plns
exigeant, il'lui a rendu. j'ose le dire, nn manvais
plns service; Car ii est indispevcable pour ce pays, s'il vent
la consislance qu'il peut acquérir an jour, qail
prendre
(2) Eucore une fois, quels sont donc ces ponvoirs qui doivent
Suut conclure, ct qu'on ne fait janais coanaitre?
l à bont de persnailer ail dillicile gouver- et
nement d'Haiti qe'il devait SC montrer plns
exigeant, il'lui a rendu. j'ose le dire, nn manvais
plns service; Car ii est indispevcable pour ce pays, s'il vent
la consislance qu'il peut acquérir an jour, qail
prendre
(2) Eucore une fois, quels sont donc ces ponvoirs qui doivent
Suut conclure, ct qu'on ne fait janais coanaitre? --- Page 47 ---
(59)
relations avec la France. Je n'entreral
soit fixé dans ses
c'est une vérile urop bieu
dans aucun détail à cet égurd, le Président, comme
tous
sentie par vous, Mousieur besoin de faire prospérer R comies Haitions qui ont la culture, sans craindre les nuages
merce et dangmenter
de Pavenir.
da Roi ne veut que des conditions
Le gouvemement telles enfin que vous avez parn vousjustes, modérées,
dispose à traiter sur
nème les désirer; et il sera devoir toujours vous observer,. Nonstenr
ces bases (5): mais je crois trouvez bon de revenir a vos
le Président, que si vous et si vous trouvez convenable de
premiores propositions,
uégocistion,i1 fandrnit
clatgor quelqeun de celtei importante affaire. N le gouéral Boyé
que ce traité fat Sii pnincipale mappelaient. me disait-il,
avait ses allhires paitrenlieres quile dlai semblastaretre qu'ua
à Merensbiourg(sk.Lar senlez négocia'ion le S msernenent ne pourtait
incident, et vons
qe
pour suivre l négociaaller le chercher à St. anssi. Pétersbourg Mor sieur le Président, ru'une
tion. Yous comprenez
ne se traite pas saus réilexion.
affaire de celie imnortance
iutérêt à conchure,
La Républisque PHsiti a tHi #55C7 grand ad-hoc (5), qui compour envoyer un foude de pouvoirs u'est
au momeat oh un
preune bien sur tout que ce des pas hases durables, qu'on
arraugeniont peut se faire stlr inslirectes, qui tronbleraient
pent pailer d'hostilités manière méae bien lachense et pour toujours la
peut-être la.monie d'uue
etait à la veille de s'établir.
bonne
qui
vous, Monsieur le Président,
Mon atlachement pour de
aux habitans d'Haiti. ne
celui qne je n'ai cessé droits porter de vous parler avec cette frandonnent quelques
vous
cst dans yos
chise. Le sort Jdu pays que fixé gouvernez depnis huit jours, si
mains ; il serait probablement
avait voulu adopter
la personne chargee de Yos pouvoirs
(5) C'est ce que la suite ne nous a pas réfute appris. suffisamment cette
(4), Le rapport (G.) du général Boyé
assertion.
les lecteurs à la piece (F.) qui les mettra à
(5) Nous renvoyons si aotre
n'avait pas des powvuirs ad-hoc,
menic de juger
agent
sort Jdu pays que fixé gouvernez depnis huit jours, si
mains ; il serait probablement
avait voulu adopter
la personne chargee de Yos pouvoirs
(5) C'est ce que la suite ne nous a pas réfute appris. suffisamment cette
(4), Le rapport (G.) du général Boyé
assertion.
les lecteurs à la piece (F.) qui les mettra à
(5) Nous renvoyons si aotre
n'avait pas des powvuirs ad-hoc,
menic de juger
agent --- Page 48 ---
(40)
aviez indiquées. 1l dépend complèteJes bases que vons cetlc allaire et de fixer ainsi la desment de vous de fiuir
serai heureux, soyez en sàr,
tinée de votre pays, et obtenir je, ce résultat.
si je puis coopétar à
Je suis avec respect,
Mousieur le Président, humble et très obéissant serviteur,
Votre très
ESMANGART.
J.
Paris, le 26 Octobre 1823.
Monsicur le Président,
copie de la lettre que
J'ai Phonneur de vous envoyer à Bruxelles, et de la répouse
j'ai écrite au général Boye
qu'il n'a faite.
Votre Excelleuce le verra, que le
Je Ini disais,, du comme Roi était prét à entrer en négneiation,
gouverensent bases les offres d'indenites qui offres DOUS
ell preuant lailes pour vous mêne. Il préteud que ces
avaient élé
par
out été mal comprises.
Jfont jamais été failes, ou leitre: quelles M. le general Deyé u'en
Pai soits les yeux votre Ta copie, car il Panrait comprise
avait probablencot pas
nuais il semble croire que
conmue nous la comprenons;, aux bons offices quil veut vous
tout ce qui est antérienr et
les bases qu'il vient nous
rendre doit être oublié, discutées. que
1I paraitrait quii a
établir doivent être senles
d'Haiti, et que
fait adopter ces bases au été gouvernement dit et fait, antérienremeut à
tout cC qni peut avoir affaire, devrait êlre considéré comme
soll anrivée, daus cette
pas que si son raisounement
3,011 avenu. 1I ne s'appercoit iile serait anssi pour la France,
était vrai pour Haili, remetire en discussion toutes les
et qualors il faudrait
tous les droits, tous les
demandes; toules les prétentions, Que si Haiti revient
iptérels, dont nous ne parlions la France, plns. par la mêmc raisur cC qui avait été oflert,
lre considéré comme
soll anrivée, daus cette
pas que si son raisounement
3,011 avenu. 1I ne s'appercoit iile serait anssi pour la France,
était vrai pour Haili, remetire en discussion toutes les
et qualors il faudrait
tous les droits, tous les
demandes; toules les prétentions, Que si Haiti revient
iptérels, dont nous ne parlions la France, plns. par la mêmc raisur cC qui avait été oflert, --- Page 49 ---
(41)
et
était disposée à abandonner:
discutera ce qu'elle
nous n'arriverous
son, une telle manére de uegocier,
quavee jaunais. au ternie ().
Boyé, monsieur le Président, plus
Celte lettre du général Elle a douné lien ici à
toule votre attention.
pa-fir du Nord
marite d'une olservation. On a vul TLLI étranger daus une affaire que vos
de PEnrove ponr aller s'imniscer habalement dirigée (2):
propies lumières avaient jnsquriei air domné des espérnices
bien
ue vons
a
Je craius
quil Et si. par uue Eusse mancenvre,
ne se realiseront de pas. la route la plus directe dans laquelle
vous fait dévier
il vous emvéchera d'arriver anl port
vous, etiez embvarqué,
daquel se tronvaient des pilotes
que vous touchicn, le et désir près de vous y faire entrer (5). consurs qui avaient
à moi, monsieur le Prési-dect;
Rapportez-vous en la posilion que vous avez:; et; quand
servez avec la France
du Roi, quelque
vons voudrez traiter, le gonvernement
sera juste et
chuse qu'ntent pu vous dire ses enemis, saisira même avec joie
modéré dans ses conditions, et il
FincomPoccasion de finir des débals qui, sans d'ue Finquicter, maniére facheuse
modent, et qui tronblent votre pays important que je ne puis
Il est plus
de vos
ponr sa prospérité. celui qui pourra être chargé aul réstlvons le dire, que
sa position, indilferent vons
iuterèis, ue soit pas, E je suis assez heurenx pour
tat de la négocintion.
voloutiers le faire connaitre
eonvaincre, je me chargerai
la personuc révêtue de
tont ce que
au goovernetnent coufiance pourra venir proposer.
yotre
Je suis avec respect,
Monsieur le Président,
serviteur',
Votre très humble et très obéissant
ESMLANCART.
Nous prenons acte de cette déclaration. la confance qui avait été
( (2) Ce genéral a justifié à nos yeux
placée en Tni: cela nuus suffit. adressés dernièrenient à ces pilotes; et
(3) Nons nous sommes moins échoue,
nous n'en avons pas
au goovernetnent coufiance pourra venir proposer.
yotre
Je suis avec respect,
Monsieur le Président,
serviteur',
Votre très humble et très obéissant
ESMLANCART.
Nous prenons acte de cette déclaration. la confance qui avait été
( (2) Ce genéral a justifié à nos yeux
placée en Tni: cela nuus suffit. adressés dernièrenient à ces pilotes; et
(3) Nons nous sommes moins échoue,
nous n'en avons pas --- Page 50 ---
(42)
K.
Saint-Lo, ce 7 Novembre 1823:
Monsieur le Président,
Monsieur Laujon, qui remettra cette lettre à Votre
Excellence, est chngé du duplicata de celle que j'ai
Phonueur de vous écrire après mon entrevue avec
eu M. le general Boyé, à Bruxelles. M. Laujon vons dira,
Monsieur le President, tout ce que je ne puis vous
ecrire. Il vous pariera surtout du regret quej'ai éprouvé décider
en voyant manquer une negociation qui devait dira aussi.
la grande question de FIndependance. Il vous
fivo-.
que les dispositions du gouvernement sont conditions toutes du
rables; qu'il ctait fort moderé dans les
de
Fraité que M. le genéral Boye paraissait chargé
conclure; et que cette moderation est une preuve
de la volonté qu'il a de fiir. Je ne réréteral de pas lui
à Votre hxcellence ce que j'ai eu Phonneur toute
dire dans mes deux dernieres lettres. M. Lnjon a
il mérite la vôtre par Tattachement qu'il
ma confiance, Je fais des veUX bien sincères pour être
vous porte,
a conclure le Traite qui fait l'otjet
sppelé prochasnement mettratt un ternie à toutes les
de VOS désirs, et qui
dans
incertitudès, La chuse au surplus est entièrement
vOs mains.
Je suis avec respect,
Monsieur le Président,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
ESMANGART.
L.
Saint-Lo, le 7 Novembre 1823.
Tuisque vons vons disposez à passer encore une fois même les.
mon cher Lanjon, je venx vous mettre à
mers, avcc le President sur Pélat-de nos-allaires- avec
de causcr
ternie à toutes les
de VOS désirs, et qui
dans
incertitudès, La chuse au surplus est entièrement
vOs mains.
Je suis avec respect,
Monsieur le Président,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
ESMANGART.
L.
Saint-Lo, le 7 Novembre 1823.
Tuisque vons vons disposez à passer encore une fois même les.
mon cher Lanjon, je venx vous mettre à
mers, avcc le President sur Pélat-de nos-allaires- avec
de causcr --- Page 51 ---
(48)
de la France à Tégard d'llaiti.
dui, et sur les dispositions connaitre la tentalive d'arrangement qui
Je vous ai fait
au nom du Président. Yous avez
a été faite derniérement des leltres que je lui ai écrites pour lni
eu connaissance s'etait passé; et vous pourrez, micux que perdire ce dire onssi combien jai été désappointé quand,
sonne,
le
"
de conference avec génédès le premier été quartad'hieure à mèe de juger que cette négociation
ral Boyé, jai
serait saus résultat.
fnt instruit de Tarrivée du g6Dès que le Amsterdam, gouverdement il me donna ordre de me reunéral Boyé à
couférences devaient avoir lieu: il
dre à Biuxelles oà les les plus étendus pour finir cette
me renit les pouvoirs doutai
un instant que le traité ne fit
affaire. Je ne traité pris de conmerce avant pour base Piuconclu, et qu'on fit
Je partis de Paris plein d'esprédépendance ue signé.
Je voits ai donné des
rance. Enfin ii en a ete autrerent. ici. Le refus de parker des
détails que je ne répéterai pas
qne c'était, et ce
indemnttés arrêta la négociation conditions parce sine qud 120% de Pindésera tonjours unc des à Paris, sans faire connaitre an népen.dance: Je revins ies couditions bien sinples du Traité, puisgociateur d'Haili était défendu, me disait-il, deu admettre aucune
quil si elles lai portaient sur des indemnités. couflance dans le ndgoLe gonveriement avait 1l avait peu de élé iufororé de sa position
ciatcur venant d'Haiti.
de son départ précipité pour
critiqee à St. Pétersbourg, tont le
à croire que son istérêt
St. Domingue; et
portait celui de la Républiqne Favait
partieulier bien plus que à St. Domingue une négociationi
décidé à aller chercher
au résultat de laquelie il éluit elranger. etl le désir de
Si le gonvernenent du Roi n'avait pas d'iliti lni anrait
traiter, la première lettre du nfgocintenr refuscr d'entrer en néfourni un excellenit prétexte Boyé croyait pour probablement nous y
gociation. Le général
si cette négocialion n'était
contraindre en annonçant que le Président était décidé à
pas terminée daus un élait mois, mal choisi pour fire des merompre. Le moment Le
Boyé répétait aussi dars st
paces à la Frauce. général
d'iliti lni anrait
traiter, la première lettre du nfgocintenr refuscr d'entrer en néfourni un excellenit prétexte Boyé croyait pour probablement nous y
gociation. Le général
si cette négocialion n'était
contraindre en annonçant que le Président était décidé à
pas terminée daus un élait mois, mal choisi pour fire des merompre. Le moment Le
Boyé répétait aussi dars st
paces à la Frauce. général --- Page 52 ---
(44)
trans
jettre d'introdnetion. , tonles les sornettes à St. que Doningue quelques sur les
fuges mécontens ont débitées sonvent sur Jes projets hostiles
dispositions de la France, et surtont contre le Président; il
quon ne cessait, disait-il, d'avoir
ne cilait cependant aucun fait.
doit répondre assuCe qni vieut de se passer en Espagne être bien démontré anx dérément à tout cela; et il doit il Fest au monde entier,
tracteurs de la France, comme hostiles contre Haili, elle
que, si elle avait eu des projets maigré Finconvenance de ces
les aurait exécutés (). Enfin, consentit à me fire partir pour
allégations, 2 le gouvernement la prndence du Président, et il se
Braxelles. il connoissait qn'il avait montrée, après Péqruipée
ressonvint de la sagesse Destime qu'on lui porte fit attrilner au
de Samana (2),
Finconvenauce des plirases qui pounégociatenr seulement et le ministre se borna à me dire, dans
vaient choquer;
ses instructions: senlir cnl géniral Boye que si telle élait
< Vous.feres actuel de St. Lonangue, sur ce gri
( Popinion du chef
du
i131
(
cur dispositions
senreetrdesaitse
toucle d esporr de Sunter dre: car, pour S'entendres
( aurait pert
la méfiance
nbso'ument ane confiance reciprogue,cl
( ilPrut le Su"TgoN. )
de mo-
( appelle
wssnrément de répondreavec plus
Ti était difficile
vient vons salter
dération à une jnjure dont UE négocinleur cite cela
pour
Je ne vous
qne
ponr prensier coranphimnent de
quelles étaient et quelles
vous mettre à même prouver du Roi.
sont encore les ilisyostions disnit anssi au ministre, qu'il arait
NI. le général Boyé
ne tenait quiau Prisudent
ordre de ne pus cacher quiil
des niguctetions dont
de terminer avec d'autres puissaners eler essentiellenient les intela conclusion ne pourrait qu'eif
réts dit commnerce frangais.
pas que CC qui n'a pes été exécuté,
Cet argunicat ne prouve
que Texpédition de Leclere
ne 2. scra pas. Au surplus, nous rappelons d'lalie el d'Allenague qui P'avaient
n'a pas répuudu aux campagnes
conduite de M. le comte de
précedée. (2) Ceci nous dispense de qualifier la
Douzelot.
essentiellenient les intela conclusion ne pourrait qu'eif
réts dit commnerce frangais.
pas que CC qui n'a pes été exécuté,
Cet argunicat ne prouve
que Texpédition de Leclere
ne 2. scra pas. Au surplus, nous rappelons d'lalie el d'Allenague qui P'avaient
n'a pas répuudu aux campagnes
conduite de M. le comte de
précedée. (2) Ceci nous dispense de qualifier la
Douzelot. --- Page 53 ---
(45) tonché du tout. La France n'a
Ceci ne nous avait pas défendre ses droits. Les traités qud
besoin de persanue pour
d'antres puis-ances; 2 ne chanle Président pounait faire ni avec celle de la France 5 et nC
geront ui sa position,
d'Haiti pour
(5).
PoRtTE
inieut algmenter en rien la Président sécurité n'ait été trompé Stti les
Je crains d'ailleurs que de le certaines poissances; : et nous en
jrétendues dispositions antant aut moins que ceux qui vont
savoris, à cet égard,
Vous pouvez 2 ait surporter ces nonvelles à St. Domingue. de ceci, gni n'eût été d'anplus, vous abs'enir de causer si la négociation avait été suivir.
cune considération pour moi tout n'est pas rompu, et que
Jaime à croire ericore conseitle, que revie adra aux dispositione
ie Président , mietix dans la lettre de M. Aubert (4); el.
tuil m'avait aunoncées la uegociation. Sil prend ce parti,
alors je ferais reprendre comhme il vient de le faire, par la
il ferait bien d'envoyer. rendrais. *
La chose devrait etre tenne
Hollande, el je nr'y d'éviter tontes les intrignes et sottsecrete. Cest le moyen
daus toutes les nigoctavent des entraves qu'ou rencoutre
tions, quand elles sout divulgnées. le Président, pourrait écrire soit
La pers sonue qu'enverrait soit à niol directemeut, à St. Lo,
au Munistre de la marine,
Je sais bien quela négopour nous prévenir de sOn arrivre. St.
même. parce que
ciation serait plus facile à dificultés, Doningue On pourrait sur le
lk, s'il Sil: veuait quelques
dout les
champ les résondre, laudis quun negociateur, arrété:
ont tonjoars une limite, peut se trouver irait
pouvoirs
à cela
le Négocinteur qui
mnais OnI pent répoudre scrait aussi dtr de la Frauce
celti
à St. Domingue,
d'Haiti, Au surplos, E Présieqni vicudrait ici le serait
la-dessus; mais 2
deut vous dira pent-être ce qu'il pense ici au gouverdans tous les cas, on ne pourrait proposer quelqo'an serait venti
nement d'énvoyer 5 que quand les bases du Traité; et la
d'Haiti convenir et arrêter
La France couverait douc pour l'avenir des projcts hostiles
conire (3) la sécurité d'Haiti !!!
en 1821; on n'y a pas
(4) Nous avions montré ces dispositions en 182t, et vous n'avez point
eu égard: ncus les avons reprodutes
traitér
ans tous les cas, on ne pourrait proposer quelqo'an serait venti
nement d'énvoyer 5 que quand les bases du Traité; et la
d'Haiti convenir et arrêter
La France couverait douc pour l'avenir des projcts hostiles
conire (3) la sécurité d'Haiti !!!
en 1821; on n'y a pas
(4) Nous avions montré ces dispositions en 182t, et vous n'avez point
eu égard: ncus les avons reprodutes
traitér --- Page 54 ---
(46)
n'enverrait, qur'oniant quil n'y aurait plus, échan- pour
France
fixer la quolité des indemnités, ct à
ainsi dire, qu'a
ger, les trailés. dans d'autres détails, mon cher Laujon:
Je' n'entre pas
seulement de vous abstenir de. parder
"je vutis reconmmande soit de la ngociation de Bruxelles. Tons
à qui que ce
Président, à moins que celui ci ne
n'en parlerz qu'an et encore vons ne devez enl perler
l'ait reudue publique; circonspection.
qu'sved la plus grande
donner au Président VassuYous-p ponvez, an surplus, du Roi sait sipprécier toutes
rance quie le Rouvernenent qu'il a pour hi un fond d'estime qui
ses bonues qualites;
pacifiquies. Qne le
i'a pàs peu contribué a ses dispositions plas exigeant maijourethui quil
pouvernement ne sera pas
ses demandes sércut
1e Paurait été ily: a deux mais aus; qurii que, veut absolument en
simples, justes, modéréess
fuir. lui direz aussi que, malgré le peu de cunfionce
Yous
ne continuerai pas moins à diriger
quil aa montré, le je sels le plns pacifiqne; que i'y vois
celte atfire duns
et que si, aul lieu de s'adresser à
Fintérêt des deux poys;
ne pourait eutendre, it
des geus que le gouvernensent adressé à moi, peut-êtie depuis longs'étail. franchement terainé; que je ne ponvais prendre Ftemps tout serait
i'guorais ce quit disait à dantves.
nitiative ici, puisque
chose qu'on ait pu
Yous ini répéterez bien que, épeque,, quelque depuis 1a mission,
lui dire, jamais à ancune la moindre idée dhostilité; quare
le goivernement n'a St. eu Domingue ust la seule à finir ponr
jonrafhoi Pallaire de
veut qu'elle se torniue;
la France; que le gouvernement très modéré dans ses demaudes, il
et que, comme il sera le surt dn pays que lc Président
esi bien cer tain que
daus ses mnains.
gonverne, est anjenrd'ini exactement de vos nonvelles; et, si
Vons me dounervz tonroure fiavorable, et SI vos aljus choses prenseut mnc de revenir plus tôt que votre 11afauires vous permettent à le fire, parce qu'alurs Tagirni en
vire, je vous engange
vous me mapporterez.
conséquence des nonvelles que cher Laujon, qu'a vous sonlnis
il ac me reste plus, non
tain que
daus ses mnains.
gonverne, est anjenrd'ini exactement de vos nonvelles; et, si
Vons me dounervz tonroure fiavorable, et SI vos aljus choses prenseut mnc de revenir plus tôt que votre 11afauires vous permettent à le fire, parce qu'alurs Tagirni en
vire, je vous engange
vous me mapporterez.
conséquence des nonvelles que cher Laujon, qu'a vous sonlnis
il ac me reste plus, non --- Page 55 ---
(47)
bon voyage, et à vous réitérer. l'assurance de mon
ier un
attachement,
bien véritable
ESMANGART.
M.
REPUBLIQUE D'HAYTI,
Egalité:
Liberté,,
Port-au-Priuce, le 4 Férrier 1824, an 21 de Vindépendance.
JEAN-PIERRE BOYER, Président d'Haiti,
Monsieur Esmangart, Consciller-d"Eat, Profet de
A
la Manche.
Monsieur le Préfet,
la
Les lettres que vous m'avez écrites concernant relatives'
mission de gineral Boyé, et les pièces y J'y ai porté qne
yons m'avez adressées, me sont parventes. de si haute imtoute Pattention qu'exige une affaire avec la franchise
portance, et je vais vous répondre
qui me caractérise.
l'âme nicérée
Je dois vous dire d'abord, que j'avais mais qu'ils
lorsque.vos dernieis paquets me parvinrent; qu'ils ont dissipé
m'ont fait le plus grand plaisir, parce
de finestes préventions que des rapports avaient meltipliés, fait naitre
que je venais de recevoir d'Europe, Haiti avait donné Jes
ici. En effet, alors même que ia France, disait-on, aCpreuves répétées de layauté, hostiles destinés contre ce pays.
célérait des préparatifs
assurait-on, faites par des
Des commumnications positives, français, ne permettaient
meibres d'avoir du aucun gouvernement doute à cet égard. Vous concevez
pas
dans un tel état de choses, les esprits ont
combien 3
D'ailleurs, vous ne l'ignorez pas, il
dà être exaspérés. le
prenne Palarme, lorsque
est naturel que de peple sa bonne foi, on lui annonce
pour compensation
de pareilies dispositions. qu'il m'a été pénible de
Je conviendrai pourtant souverain de la France dout
peaser que l'auguste
'avoir du aucun gouvernement doute à cet égard. Vous concevez
pas
dans un tel état de choses, les esprits ont
combien 3
D'ailleurs, vous ne l'ignorez pas, il
dà être exaspérés. le
prenne Palarme, lorsque
est naturel que de peple sa bonne foi, on lui annonce
pour compensation
de pareilies dispositions. qu'il m'a été pénible de
Je conviendrai pourtant souverain de la France dout
peaser que l'auguste --- Page 56 ---
(48)
eût donné son assentiment
le règne est si glorienx, la Providence ne peut approuver,
à une résolution que
lumières de Sa Majesté
La religion et les profondes douner lieu à d'autres espéTrès Chretienne doivent
rances.
lavouerai aussi, que
C'est avec de vifs regrets, qui je a eu lieu dans vos
j'ai appris le mal-entendu Boy6. Cette circonstnnce
conferences avec le genéral
l'époque, oà elle a
a été d'antant plus facheuse celle où que l'on me transmettait les
eu lieu, coincidait à dont je viens de vous entretenir; à
graves informations devait ajouter, par induction,,
ce qui naturellement
et leur donner une plus
la nature de leur importance, credibilité.
grande apparence de le Profet, j'aime à vous le
Cependrw, monsieur dans les mêmes intentions de
répéter, je suis toujours
dans mes dé; éches des
traiter sur les bases expliquées dont vous m'avez rappelé un pa10 et 16 Mai 1821, de celles que vous m'avez a.iresiagraphe dans une
et mes devoirs sont
sées. Mcs principes sont invarables.
sacrés : je n'y manquerat m'a remis jamais. vOS paquets, a été très
M. Laujon, qui charge de vous remettre la prébien accueilli; 5 il est
sente.
le confirmez, tout étant disposé pour *
Ainsi, vous me
de PIndependance
la conclusion de la recounaissance ne doit plus retarder ce grand
d'ilniti, nul obstacle cet important objet, envoyer
ceuvre. Je vais donc, pour des pouvoirs necessaires. Dejà
Nigoeiateur chargé
le résultat de ce
un me télicite des bienfaits qui seront et vous-méme, je
je Traité en faveur des deux pays ; dans votre cceur de
n'en donte pas, vous trouverez de vos nobles et consbien grands motifs de satisfaction
tans etforts pour. y parvenir. le Préfet, une nouvelle assurance
Agréez, monsieur
de ma haute consi.sération. J'ai Phonnenr de vous saluer,
BOYER.
Dejà
Nigoeiateur chargé
le résultat de ce
un me télicite des bienfaits qui seront et vous-méme, je
je Traité en faveur des deux pays ; dans votre cceur de
n'en donte pas, vous trouverez de vos nobles et consbien grands motifs de satisfaction
tans etforts pour. y parvenir. le Préfet, une nouvelle assurance
Agréez, monsieur
de ma haute consi.sération. J'ai Phonnenr de vous saluer,
BOYER. --- Page 57 ---
(49)
N.
D'HAYTI.
Egalité,
Liberté,
REPUBLIQUE
JEAN-PIERRE BOYER, Président d'Haiti,
Sénateur, et ROUANEZ, Nolaire
Aux citoyens LAnOSE,
du Govvernement.
Citoyens,
la situation politique oû la
Après avoir considéré vis-à-vis du gonsernement
République se trouve placée de faire des ouvertures ofii--
français, j'ai jugé à propos à Teffet d'obtenir de Sa
cielles an Roi Très Chretien, en forme authentique
Majesté la reconnaissance, haîrien, et de parvenir
de PIndépendiuce du peuple d'un Traité de Commerce
ensuite à la conclusion
entre la France et Haiti. suivie d'un heureux succès,
Si cette démarche est. ceuvre de notre émnancipation, 9
f'aurai courouné le grand de la guerre, j'aurai agrandi
j'aurai fernie les portes industrie et de notre prospérité. Si
Ja sphère de notre
trompait mon attente, le monde
Pévénement
frusau contraire
d'avoir, par indifference,
ne pourrait me reprocher du Lien qui pouvait en résulter. de contré moa pays
vertus
et plein
Connaissant vOS
patriotiques, prudence, je vous
fiance en vos lumières et être en votre les Négociateurs de cette
ai choisis et désignés pour
importante affaire.
de ce port, sous le
En conséqueuce, VOUS partirez rendre à Paris et vous y
plus bref delai, pour vous de Sa Majesté Très Chrétienne,
aboucher avec les agens de concert avec eux, les bases
afia de fixer et arrêter, être fondés la reconnaissance de
sur lesquelles doivent d'Haiti, et le Traité de Commerce qui
T'Indépendance les deux nations, pour leur avantage
existera entre
respectif.
dessus, je vous donne, par la préAux effets que
tous pouvoirs nécessaites, pouryH
sente lettre de créance,
vous y
plus bref delai, pour vous de Sa Majesté Très Chrétienne,
aboucher avec les agens de concert avec eux, les bases
afia de fixer et arrêter, être fondés la reconnaissance de
sur lesquelles doivent d'Haiti, et le Traité de Commerce qui
T'Indépendance les deux nations, pour leur avantage
existera entre
respectif.
dessus, je vous donne, par la préAux effets que
tous pouvoirs nécessaites, pouryH
sente lettre de créance, --- Page 58 ---
(50)
vous vous conformiez en tout aux Instructions qui
Paccompegnent, que
et que vous n'outrepassiez l'étendue point les de
limites dans lesqnelles elles circoriscrivent solennellement,
ces mêmes pouvoirs ; vons promettant de ratifier et
ainsi ga'a tous ceux qu'il faire appartiendra, exeeuter tout ce qu'en
confirmer, d'exi cuter et susdites Instructions, vous
vertu de la présente et ies
aurez definitivement Dien qu'il arrête. vous ait en sa sainte garde.
Je prie Palais National du Port-au-Prince, le 28
Donné au
Avril 1821, an 21 de FIndependance.
BOYER.
O.
INSTRUCTIONS
Citnyens LAROSE, Sénateur, et ROUANEZ, Notaire,
Aux Gouernement, charges de mission près le Gouverdu mennent de Sa Majesté Très Chritienne, par traiter. lettres
de créance, en dute de ce jour, afin d'Huili, de
et
de la Reconnaissance de rIndépenlanee Commerce.
d'arrêler les bases dl'un Traité de
Citoyens,
Les événemens qui ont préparé et amené P'Indépendance d'Haiti sont trop présens à votre mémoire pour Il
d'en faire ici Pénumeration.
qu'il soit nécessaire
la déclaration de notre
me suffia de vons rappeler date du que ler. Janvier 1804, fitt
Independance, qui
d'actes de cruanté exerpar une multitude
ne leur
provoquée cés contre les Haitiens avec une violence qu'il
était plus possible de supporter. le Monarque qui règne aujourJe n'ignore Prance, pas que n'est pour rien dans nos mald'hui sur la
à croire que, toutes les fois
heurs ; et'je nie plais
vers notre beau pays, il
gu'il porte sa royale de pensée n'avoir pas eu dans les tempss
roupire du rogret
, fitt
Independance, qui
d'actes de cruanté exerpar une multitude
ne leur
provoquée cés contre les Haitiens avec une violence qu'il
était plus possible de supporter. le Monarque qui règne aujourJe n'ignore Prance, pas que n'est pour rien dans nos mald'hui sur la
à croire que, toutes les fois
heurs ; et'je nie plais
vers notre beau pays, il
gu'il porte sa royale de pensée n'avoir pas eu dans les tempss
roupire du rogret --- Page 59 ---
(51) le pouvoir d'arréter le cours des
comme préentement.
Acaux qui Pont désolé,
a rendu le peuple hatMais le souvenir du passé qui regarde son existence
tien ombrageux sur tout ce n'est cap.ble; je ne dis
nationale ; et rien désormais d'ébranter méme dans son espas de détruire ; mais
fruit d'une triste expe
prit cette conviction intime avoir s de garanlie pour la COnrience 3 qu'il ne peil 3 cicils et politiques, que dans une
servation de ses droiis toute donination étrangère; de
Independance absolue de
même de tout protectorat
toute espèee de suzeraineté 3 en LII mot, que duns lIn:
d'une puissance dunt quelconque, il jouit depuis vingt ans.
dépendance reconnues et admises, il sera facile d'arCes verites
de Poeuvre par lequel Sa Majesté
tiver à la conclasion la couronne d'immortalité qui
Louis XVIIL ajoutera a
titre de gloire pias
lui est dejà assuree, les un autres nouveau aux yeux de la relgion
précieux que tous
aimant mieux renoncer de luiet de Phumanité, en de Pheritage de ses ancétres, que
même à une portion la vie de ses sujets aux hasards d'une
de coinmettre lointaine et à la malignite d'un climat vengeur;
guerre
par les échanges du comen préferant participer, d'un des plus féconds terroirs
merce, à la fertilité
que d'y dominer
qui soient sous le soieil, ruines plurôt et des cendres stériles;
même, mais sur honneur des à cicatriser et non à rouvrir
en mettant d'une sou nation qui fut SI cruellement maltrailes plaies
outragée Enfin, en ayant plus
tée, si indlig-emement
chrétien adresser au Souà cceur de voir tout un peupie
unanime de voeux
verain Maitre du Monde u0 concert de Pentendre
pour la prosperite de son regue., frangais. que apparut dans
maudire le jour oà le pavillou
ses ports:
ARTICLE PREMIER.
Le premier acte que vous devrez réclamer, du Traité avant de
méme de convenir des principaux points
outragée Enfin, en ayant plus
tée, si indlig-emement
chrétien adresser au Souà cceur de voir tout un peupie
unanime de voeux
verain Maitre du Monde u0 concert de Pentendre
pour la prosperite de son regue., frangais. que apparut dans
maudire le jour oà le pavillou
ses ports:
ARTICLE PREMIER.
Le premier acte que vous devrez réclamer, du Traité avant de
méme de convenir des principaux points --- Page 60 ---
(68)
sera une ordonnance royale;
Paix et de Commerce, Très Chrétienne reconnaitra
par laquelle Sa haitien Majesté est libre et iudépendant, et qu'elle
que le peuple
et à tonjours, tant pour elle
Jenonce, dès ce moment à tontes prétentions de la
que pour ses successeurs, l'ile d'Haiti, appelée par les uns
Francede dominer sur les autres Hispaniola.
Saint-Doningue, et par
cette forme de déclaration
Je dois vous prévenir dissiper que
tous les nuages de la
est la scule qui puisse d'un peuple qui a sans cesse prés
méfiance dans Pesprit
amer de ce qui lui en
sent à la pensée, le souvenir abandonné trop légèren.ent à sa
a couté pour s'être
crédulité. le caractère connu du Monarque français
Au reste,
la moindre hésitation
ne nie permet pas de prisumer l'acte dont il sagit, et sans
de sa part à accorder
être
atteint.
lequel le but proposé ne saurait royale parfutement une fois obtenue,
ART. II. L'ordounance convenir qu'en témoiguage de la
vous serez autorisés à haitien pour l'acte de phitaniropie
satisfaction du peuple émaué de Sa Majesté Très Chretieune,
et debienveiliance
d'Haiti au gouverii sera accorde par ie gouvernement d'indemmité, une somme
1ement français, en forme
ell Haiti ou en France,
de
laquelle sera comptée égaux, d'année en année,
ei ciq termies et métailiques paiemens ayant cours de momnaie
soit en espèces
o11 à Petranger, soit en deurees
tians la Republique
par le gouvernement fiandu pays, aux agens préposes (1
çais pour cette perception vous repéter qne le sacrifice que
Je ne saurais trop faveur de la France, n'a d'aufait la Repnblique en de manifester, d'nne manière
1:e hut, d'antre fin que des Haîtiens d'avoir obtenu,
éclatante, la satisfaction Chrétienne, par un acte formel et
de Sa Majesté Très
du 10 Mai 1821 reproduites. Poar-
(1) Voila enfin nos été propositions nocepties? Le conpte iendu par nos Enquoi n'ont-elles pas d'Haiti F'apprendra,
voyés au Président
, n'a d'aufait la Repnblique en de manifester, d'nne manière
1:e hut, d'antre fin que des Haîtiens d'avoir obtenu,
éclatante, la satisfaction Chrétienne, par un acte formel et
de Sa Majesté Très
du 10 Mai 1821 reproduites. Poar-
(1) Voila enfin nos été propositions nocepties? Le conpte iendu par nos Enquoi n'ont-elles pas d'Haiti F'apprendra,
voyés au Président --- Page 61 ---
(58)
de Pétat de
1igal, T'approbation et la confirmat'on extraordinaires les
choses, daus lequel des ivénemens poss ssion depuis 1111
ont placés, ct dont ils sont leur en avoir requis une presJaps de tems qui sembie contre toute T climition.
cription sufliaante
d'Hai vourant en outre
ANT. III. Le gouvernement de France nne preuve de sa cordonner à celui antorise 3 déclarer et convenirf après que
dialité, vous
articles auront été fixés ) que les
les deux premsers
des sujets de Sa Majesté Très
batimens de commerce almis dans les ports du CO nmerce
Chrétienne seront
avec les mêmes égurds
exterieur de la Rémblique; nations en rapport avec
que ceux des antres
n-hses ou pro-lnetions
Haiti. et qie tontes es march
var les lois
de la France, doht Pentrée sera permise droits d'imporsation
locaies, ne seront assrjéries qu'ar X et mirchandises
paient OiI pureron les procdietions dan- la Ropubliqre.
4: nations les pus fivorisces de queite u ortance
: Il faudra ict fure remiqner le commerce frangus; car
sera cette CO cession sur pour res dro IS d'entiée procarera à
Ja senife diminnton
permetira à ses manula F.auce un b ti fice'riel qui
sur les marchrs
fictures de pri senter leurs produrts coneurrence, en méme
dHiti. Sals craiadre sacrifice ancune de pins de la part de la
tems qu'elle sera un
Réputiique.
d'ane concession si fivoraART. TV. En réciprocité du anvernement frangsisqe
ble, vons devrez obtenir g teles sucre. caf,
les denrees fahriqnees ell Haiti,
que de conmnerce
coton, inligo, Cic10, et antres seront objers inportés dins
du crà de la République, qu navires fiançais, snit
le royaume de Frauce. soit par d'anresni plus granls
par navires hicens, ne paieront -ont O1l serout asSudroits d'entrée que ceux auxquel- des possessions transatjétis les ménes at cles venant Trés Chrètienne, avec la faJantiqnes de Na Mij-ste
des
gai ne pour
eulté de P'entrepôt pour ceux
proluits dans le rozont ou ne devront pas être consominés
navires fiançais, snit
le royaume de Frauce. soit par d'anresni plus granls
par navires hicens, ne paieront -ont O1l serout asSudroits d'entrée que ceux auxquel- des possessions transatjétis les ménes at cles venant Trés Chrètienne, avec la faJantiqnes de Na Mij-ste
des
gai ne pour
eulté de P'entrepôt pour ceux
proluits dans le rozont ou ne devront pas être consominés --- Page 62 ---
(54)
de France, mais qui de là seront transportes
yaume dans les diverses parties de PEurope.
le
II n'échappera pas aux diplomates français haîtieni que
résultat de cette concession accordée au peuple
par Sa Majesté Tiès Chrétienne, tournera d'abord presqu'en son
entier au proft de la France, parce que de tems, une
cominerce maritime prendra, en pen l'égalité de droits,
grande extension ; et qu'ensuite, devront par être consommées
le prix de nos denrées qui la facilité du consommaen France, sera réduit pour
teur. Ilest doric à présumer que vous n'éprouverez aucune
à fixer Parrangement des deux
difliculté pour parvenir dont Pobservation ponctuelie de part
articles d'autie précédens, sera un ahment a la bonne intelligence des
et
deux peuples:
dans tons
ART. V. Vous devrez après stipuler d'autres que, états ou
les cas de guerre entre la France et
d'Haiti conpnissances maritimes, le neutralité; gouvernement et que, le cas éché
servera la plus parfaite il sera observé en Haiti ce qui
ant de ces ordinairement guerres,
chez les nations neutres.
se pratique haîtien ayant proclamé, à la face du ciel
Le peuple
satisfait de son indépendance naet de la terre, que,
d'aucune querelie extionale; il ne se mélerait bordent jamais son ile, ne peut, dans
térieure aux rives qui
et l'on demanaucun cas, manquer à son serment; ancun
derait envain qu'il piit part, sous
prétexte, car bordébats ou dissentions des autres peupies; 5
aux toute son ambition à s'occuper du perfectionnenant
et de sa police, toutes les
ment de soil agricultore consentira par la suite tie seront jamais
stipulations qu'il
concerne directemient les intéque relatives à ce qui
rêts intérieurs de l'etat.
les bâtimens de
11 conviendra aussi de spécifier Chietienne que seront admis',
guerre de Sa Majesté les Très ouverts d'Haiti, pour se
dans
ports
Dartiellement, s'approvisioutter, ou,se réparer; mais que, a
rafraichir,
sa police, toutes les
ment de soil agricultore consentira par la suite tie seront jamais
stipulations qu'il
concerne directemient les intéque relatives à ce qui
rêts intérieurs de l'etat.
les bâtimens de
11 conviendra aussi de spécifier Chietienne que seront admis',
guerre de Sa Majesté les Très ouverts d'Haiti, pour se
dans
ports
Dartiellement, s'approvisioutter, ou,se réparer; mais que, a
rafraichir, --- Page 63 ---
(55)
dans aucun cas, les escadres et flottes de guerre ne
pourront y entrer.
de la Répnblique accueilART. VI. Le gouvernement
1111 chargé d'affaires
lera avec plaisir dans la Capitale différens
ouverts 9
ou consul géneral, et, dans SES
Sa poits Majesté Très
des agens commerciau: nommés droits par de ses sujets commerChrétienne, pour veiller aux le
de la Réçant en Haiti. En retour, admis gouverrement à Paris un seul agent
publique demandera qu'il soit
français, lorsque
hiuen, pour faire au gouvernement les communications
les ciconstances se présenteront, des deux nations,
pourraient intéresser la prospérité
qui
qui doit désormais exister entr'elles,
I boine intelligence
ou la parfaite exécution de
et f'enter necomplissement convenu et arrété.
tout ce qu1 sera
constamment tenue le goue
La conduite loyale qu'a Tondation de la Républque, le
vernement, depuis ia
porté au droit des
respect : inviolable qu'il a aucun toujours doate sur sa bonne foi;
g Is, ne peuveni laisser de la part du gouvernement
etil est fondé à attendre, (hrétienne, une rgale réciprocité
de Sa Mijesté 'Très
C'est
vous demeude loyanté et de franchise.
pourquoi toutes circonstances,
rez autorises à promettre qu'en seront arrêtées et signées,
après que les conventions d'Haiti s'attachera, avec tne scrule gouvernement
tont ce
pulense delicatesse, à exécuter ponetuellement Instrucqai résultera du traité basé sur les présentes, des diflicultés
tions ; et que, si (ce qu'à Dieu ne piaise )
gurvenaient dans l'execution des clauses Oul stipulations
arrêtées, la bonne foi, la loyauté, et la plus grande
bonne volonté seront employées de la part du gouvernement d'Haiti, pour faire disparaitr e les mal-entendus, françomme il espère trouver dans le gouvernement
çais la même droiture et les mêmes sentimens.
Aussi il ne sera et ne devra point être demandé d'autres, été congaranties pour l'exécution de tout ce qui aura
Phonneur des deux peuples et l'inébranlabie
Yenu, que
arrêtées, la bonne foi, la loyauté, et la plus grande
bonne volonté seront employées de la part du gouvernement d'Haiti, pour faire disparaitr e les mal-entendus, françomme il espère trouver dans le gouvernement
çais la même droiture et les mêmes sentimens.
Aussi il ne sera et ne devra point être demandé d'autres, été congaranties pour l'exécution de tout ce qui aura
Phonneur des deux peuples et l'inébranlabie
Yenu, que --- Page 64 ---
(56)
respectifs dans les
eonstarce de lours gorvesniinens
pr cipes de justi C et d'rqut, ies I strctions qui limnitent
Telles sont, ( iturens,
mission qui vous est
vOS FOUVCIS dar's P'im; ontante auxquelies 1OuS ue derugerez
coutier : Justincuons, bien vous confermer, en Vous
point, niais vondrez d'ayrès Pespnt qui les a dictees.
Cull uisant tonjows o-ant en votre zrie ct ED votre pruSur ce, me 1ei Dien qu'nt vous au en sa sanite garde.
der.ce Je pre
National ou Pori-au-l Immce, le 28
Donne au Patans
Aviil 1824, an 21 de Findégendance. POYER.
P.
Hlavre, 31 Mars 1824.
Excellence le President dllditie
A Son
Monsienr le Président,
Excelleuce
jai
Paunoncer à Votre
de ce que nois,
Jc mempresse rade de ce port. dans la ruit un 22
de
monille eu
allieox qua a éte snivi, à cinq jours
apres un Pevenement nanfage le plos beurenx et le plns esiraundinaire eu ce
làs de
espévers mais je n'alistiens des
quil uCHs fut perniis détails, pour ne vons fire part que
antmnent de ces sais devoir plus jarticulierenent vous
Suforantious que je
Snléresser.
favoriséponr mou deborquement. ansBasterstvénrueut
cl De me suis ocenpe, après
siot DON entrce dans ce port, des moyens de me rendre sur
avoir ecrit El Sinistie, qnc reneatrvaMi, Esmwmgart ce dout
le chmmp à St. Lo, dela pour
Eacilkute.ciquine
lui patdelotre
partis
des
jelaielangeicw jatais au milien plus grands damger.Je le 24. Je fus
1ue qnitta
ct Yy, anrivai
le 25 pour cetie desrination, m'attendais à Pêtre;, il prit lecture
secu de lui cumnie js témoigoa son entière satisfiction.
de mes papicis et nien lui avais ndvessée le 29
Il avnit ieçu celle que je
ta
Yetre Escellsuce dust se roppeler ynejelar
ct dont
jelaielangeicw jatais au milien plus grands damger.Je le 24. Je fus
1ue qnitta
ct Yy, anrivai
le 25 pour cetie desrination, m'attendais à Pêtre;, il prit lecture
secu de lui cumnie js témoigoa son entière satisfiction.
de mes papicis et nien lui avais ndvessée le 29
Il avnit ieçu celle que je
ta
Yetre Escellsuce dust se roppeler ynejelar
ct dont --- Page 65 ---
(57)
prépard à toutes les
conna'sance; ensorte qu'il était 1l déjk jugean qu'it était indisnonvelles qqueje lui fisse apportais, chez lui qu'ou fort court sejour,
pensabsie que je ue de snite au Havre, pour y atleneve les
et que je retolmasse de Yotre Excellence. ety, ii suivre allait se
Pariivee de PEnvoyé donnerait de Paris, oà
ju-tructions quai nie lendemaiu. Je le qnittai le a5 au matin,
reudre lui ménie le Havre, oû jappris que le navire que
ei le 27 Tarrivai al: arrivé.
jattendais uetait pas
Pab-ence que ie venais do faire,
Duut les quatre jours
était pour Jacmel, avait mis
1 iire. dout L destination désespoir d'avoir manqne celte OCàly voile. et je fus an
arrivée u Votre Erce'leuce.
casioli. pour appiende mon
je reçois une lettre de
31 du courant,
que les disposiAnjon.tbut.
laqnell il ninforme
M. Esmangut. par
dont vous aveZ parfite coniais- lère
tions du Bouvernement, n'out pu chauger. ei qu'il cousi
sice, n'out pas et devaut avoir la plus heurcuse termiuaison. aux
les choscs comme trouvant pas en ce nomeut fivorables
Les veursne m'a se Lissé la lberte d'alier passer vingt-quatre
arrivages. o11
voir ma Funille uinsi que
hienres à Paris, eTenptoneae de snite ici pour w'y tronver a
les minisires. Je texiendeai sur lequet PEuvoyé de Yotie
Parrivée du navire le Chmles, Je partini avec lui pour
Excelleuce a di s'enbarquer. et je recevrai dans ceite
Ronpu. sussitôt son debsarquemeut,
de Paris, pour
sile les tustr uctions qui me devous serout nons envoyées tendre. Noust trouveme fire conuaiire oût nous Hous anra eté désigne, ei qui
rous M. Esmangant all lienqui deFiauce. Cest loh, comme
se
peslaois
ne a prob-ailennent douier, d'après les excellentes dispositious
joue pmis pas en
Votre Eacellence, se terniiqui nrout ete témiguées par alliire.
nera la granle et importaute
le Charles arrivàt
Sil aroit, coutre mou attente, dabsenice que que je vais fare,
daus les trois ou quatre jonrs avoir fait donner à PEnvoye de
M. Elonard Bowals, après les facilités possibles de prompt déTotre Excelleuce toutes
général de la mariue qut est
Ixrquemeut. 2 par le conmissire
à Nouen; ct res"
deja préveut à ce sujot, Paccompagneruit
tarait avec ini jusya'a mon arrivée,
ute
le Charles arrivàt
Sil aroit, coutre mou attente, dabsenice que que je vais fare,
daus les trois ou quatre jonrs avoir fait donner à PEnvoye de
M. Elonard Bowals, après les facilités possibles de prompt déTotre Excelleuce toutes
général de la mariue qut est
Ixrquemeut. 2 par le conmissire
à Nouen; ct res"
deja préveut à ce sujot, Paccompagneruit
tarait avec ini jusya'a mon arrivée, --- Page 66 ---
(53)
Sai- lien de croire que Yotre Excollence sera satisfaite la de
et la
de vouloir bien recevoir noutons ces détails,
prie
respect, avec lequel
Selle assuranco du plus profond
J'ai Fhonneur dètre,
Sou trèshumble et très obéissant serviteur,
A. DE LAUJON.
P.
Havre, le 5 Avril 1824,
A Son Ercellence le Président d'Haili.
Monsieur le Président,
Jarrive de Paris; et, comme à mon retour Phonneur au IIAvres d'aSy ai retrouvé le paquet que j'avais ett
dedresser à Votre Excrllence. êt que supposais l'ai décacheté
durant mon absence,
E
yoir être parti
mots d'une date un peu pius
pour y inclure qrelques
fraiche que la dernière.
à ce qui m'avait
Je m'en étais parfaitement rapporté Esmangart, tonchant
été annoncé ici par Monsienr sur Vétat présent des
la satisfaction du gouvernement qu'il m'avait donnee
choses avec Haiti, et la certitnde aussi parfaites qu'aque les dispositions étaieut toujours
cependant,
vant mon départ pour le Port-au-Prince: encore à la joie que l'en
je sentais qu'il manquait celle d'apprendre par mor même la
avais ressentie, d'one nouvelle aussi intéressante : et
confirmation Monsieur le President, ce qui vient d'avoir lieu
c'est. durant le court séjour que fai fait Taccueil à Paris. le plus fatJ'ai reçut des Ministres du Roi
croire beanconp,
tenr; et ils out eu la bonté de assurément, me
Car tout
plus de mirite que Monsieur je n'en ai le President, et par la
s'est fait par vous,
à la vérité, été assez heureux
senle confiance que j'ai,
Votre
vous inspirer, et qui ne sera pas trompee:
Ercellence pour
peut en étrc assurée,
court séjour que fai fait Taccueil à Paris. le plus fatJ'ai reçut des Ministres du Roi
croire beanconp,
tenr; et ils out eu la bonté de assurément, me
Car tout
plus de mirite que Monsieur je n'en ai le President, et par la
s'est fait par vous,
à la vérité, été assez heureux
senle confiance que j'ai,
Votre
vous inspirer, et qui ne sera pas trompee:
Ercellence pour
peut en étrc assurée, --- Page 67 ---
59)
de
animés par des vues d'intévés
Beancotp
gens, du
ont fait et
bien différens de ceux gouvernement, déraciner le fondefont eucore des efforts inouis et pour donner à la direction
thent d'une si belle ceuvre, tout à fait opposé à celui
de cette affaire un cours
échoué,
qui doit être suivi; mais iis ont complètenent ferme
tovjours: Le gouvernement;
et ils échoneront
qu'il, a prises 3 fait
dans les excellentes à dispositions toutes les intrigues et à toutes
fort peu d'attention
avec ses vues,
les manceuvres qui, ne s'accordant obtenir pas sonl assentisont très assurces de ne pas
ment.
avec une impatience que je ne puis
Nous attendons, P'arrivee du navire le Charles, sur levous décrire, de Votre Excellence doit se trouver.
quel Et les PEnvoyé choses iront au plus vite, vous pouvez y
compter.
J'ai Thonneur d'etre,
Monsieur le Président,
Dc Votre Escellence,
Le tres hamble et tres respectueux sorviteur
A. DE LAUJON.
P.
Hàvre, le 7 Avrii 1821.
A Son Ezcellence le Président d'Haiti.
Monsieur le Président,
Phonneur d'écrire deux lettres à Votre ExcelJai eu le navire dlezandre, qui est parti avant
lence, par
le Port-au-Prince.
hier de ce port pour du 31 mars, je Pinformais de mon
Par la premère
details sur le uaufraarrivée et lui donnais le quelques navire le Voliaire, à bord duge que j'si fart sur
le 5 fevrier dernier. Elle
quel je m'étais embarcud,
ident d'Haiti.
Monsieur le Président,
Phonneur d'écrire deux lettres à Votre ExcelJai eu le navire dlezandre, qui est parti avant
lence, par
le Port-au-Prince.
hier de ce port pour du 31 mars, je Pinformais de mon
Par la premère
details sur le uaufraarrivée et lui donnais le quelques navire le Voliaire, à bord duge que j'si fart sur
le 5 fevrier dernier. Elle
quel je m'étais embarcud, --- Page 68 ---
(60) )
edleste,
la gràre weritablément
Aura pn y recennnitre fusse sanvé d'un pareil danger et'
quin perinis que je
parti du
le fusse par un bâtiment egalement et
avait
nne je
quelques jours après nous, q"l a
Por-an-Prince, desrination; en sorte que rien n'eut
notre même
mtérér dont je me trouvais chargé.
sonffrir des grads Excellence, que je n'avais fait que
J'ai dit à Votre
géneral de la marine
poser atl Hâvre, où le: commissaire zèle à faciliter mon prompt
avait mis le plus grand j'étais parti de suite ponr Saintdeharenement. et que d'érre vivement attendo, par la
Lo, où T'étais certain
j'avais ( crites du Fort-an.
raison que les lettres que lettres que vens connaissiez
Princed la fin de Janvier,
du Grand dmédief
et queflavnis confices an capitaine
De Saint-Lo,
à leur destiwation,
au
étaient parvennes m'avait promprement renvoyé
mwsienr Esmangart
PEnvové de Votre Exceilence
Havre, pour y recevoir le Charier, et me ren.re avoc
qui était attendn par ensuite at lien Gul me serait Lo
lui d'abord à Ronen, Eemangart devait quitter Saint
indique: Monsiear
moi, et faire toute diligence
quenines heures après
pour Paris.
reçus de lei le lendemain
La première lettre que je les instructions qu'il ve.
de son arrivée, me confirma
la satisfaction da
nait de me donner, et de m'amnonça Ce qu s'était passé à St.
ponvernement.. an enjet Excellence et mo!; ce qui me
Domingue entre Votre enfn, il me narquait que, si
fit un extrème pluisir: le tems de venir à Paris pour r'y
je préroyais avoir
serais fort bien reçu, et que
passer que 48 heures, j'y des résultats avantagenx. Je
ce voyage poarrait rendre avoir à cette invitation. qui sous
ne tardai pas a me m'etait on ne peut plus agréable,
plusieuis rapporis encore rapproché de ma famille. retour de'
ne m'etant pas lertre du 5 avril, après mon
Pai,par ma
à Votre Excelience, combien dans j'aParis, fait connaitre à me féiciter de ce voyage qu'il
vais véritablement
la satisfaction
la capitales et je ne puis comparer
48 heures, j'y des résultats avantagenx. Je
ce voyage poarrait rendre avoir à cette invitation. qui sous
ne tardai pas a me m'etait on ne peut plus agréable,
plusieuis rapporis encore rapproché de ma famille. retour de'
ne m'etant pas lertre du 5 avril, après mon
Pai,par ma
à Votre Excelience, combien dans j'aParis, fait connaitre à me féiciter de ce voyage qu'il
vais véritablement
la satisfaction
la capitales et je ne puis comparer --- Page 69 ---
(6i)
toujours joui
qu'à celle dont j'ai
mon dere
mis fait éprouver, monsieur le Président. pendant franchise et
avec vous,
Tout est
nier séjour au Vort-au-Prince. affaire, n'en doutez pas un seul
loyanté dans cette
avec la ferme assurance qu'insinstrant: Je vous ai sentin-ns. parlé
Je vous ai supplié de repirent de pareils
toutes les suggestions malveillanpousser loin de vons
et de les remplacer par
tes dont votis étiez accablé, intime dans les dispositions qui
la confiance la plis
sacrées dans
vous étaient annoncèrs, et qui devenai-nt étt anaient du gouleur exécution dès Pinstant qu'elles Ce que je vous ai afhirmé
vernement de Sa Majesté. l'afire aujourd'hor en France.
à St. Domingue, je vous
près de vous
Je n'ai pas ecrit un mot lorsque de Votre J'étais Excellenee, et
qui n'ait reçu l'assentiment ici une seule parole qui ne soit sor- été
je n'ai pas, proféré bouiche. Tout est vrat dans ce qui a
tie de votre
ce qui doit étre une garantie
Cit et éciit; et c'est'la vous avez heu d'esperer. et
positive des succès que avec vous toute la satisfaction.
dont nous partagerons recevoir votre Envoye, à qui
Tout est prêt pour
42 à 43 jours de travernous préstmons aujourd'hui tout est dispose pour que la desirs pius
sée sur le Charles: dins cette affare repoude a vOs
granide celerité
; et tout dcit nous
ainsi qu'a ceux du gonvernement ne serous pas long-temps enfaire espéfer que rendre nots prés de Voue Excellence. les
sute à nous
Monsieur le President, que mis à
Venillez permettre,
et que vous m'avez
sentunens quie vous inspirez sajoutent au très profond
même de Si bien apprecier; Phouneur d'etre;
xespect avec lequel jai
De Votre Excellence,
Le très humble et très obéissant serviteur, a
A: DE LAUJON,
i qu'a ceux du gonvernement ne serous pas long-temps enfaire espéfer que rendre nots prés de Voue Excellence. les
sute à nous
Monsieur le President, que mis à
Venillez permettre,
et que vous m'avez
sentunens quie vous inspirez sajoutent au très profond
même de Si bien apprecier; Phouneur d'etre;
xespect avec lequel jai
De Votre Excellence,
Le très humble et très obéissant serviteur, a
A: DE LAUJON, --- Page 70 ---
(62)
Hâvre, le 18 avril 1824.
P.
A Son Eacellence le Président dlictl.
Monsieur le Président,
a da recevoir les diverses lettres
Votre Exceilence Phonneur de lui écrire à la date des 81 mars,
que j'ai eu
les deux navires PAleaandre et le
5 et 7 avril, par
Mercure, du Havre.
conraitre la bonne et bien
Ces lettres lui ont fait m'avait été faite à mon
satisfusante réception Esmangart, qui
ainsi que par les
arrivée par monsieur
mon court séjour à Paris:
ministres du Roi pendant
rester 48 heuresy
Je n'y avais été que pour m'en y avait été donnée, et
d'après la permission de qui revenir ici prendre mon poste,
je m'étais empressé à l'arrivée de PEnvoyé de Votre
afin de m'y trouver
avec inoi au lien qui devra
kxcellence, et le conduire monsieur Esmangart se
m'être désigné, lieu auquel changé depuis la date de
rendra lui-même. Rien n'a
morsieur Esmangart a
ma dernière lettre; seulement, du Bas-Rhin. en échange
été nommé à la Prefeetuie
qui a ett
de celle de la Manche: mais ce changement, aucune
lieu entièrement dans ses intcrêts, n'apportera lettre de
entrave à la suite de nos affhires. Sa voiture dernière
aller
Paris, all monent où il montait en la mettre pour en route
prendre sa funille à Suint-L.o, et tout etait 1oupour Strasbourg , nr'annorçut de que
et que P'ori
jours dans le même élat
perfection, Parrivée du
attendait que nies nonvelles annongassent doit se trouver à son bord.
Charles avec la personne qui
Ce navire dont nons avons, par la Nouvele-Angletere, le 93 fevrier au
avis du depart du Port-an-Prince, de traversée, et c'est
matin, a aujourd'hur 56 jours d'aussi boune marche
un tems énorme pour ul navire Je suis dans les angoisses,
et aussi bien "commandé.
d'ici à
jours il
monsieur le Président; et si,
plusieurs L'exacs
mesi inquietudes seront au comble.
ae parait pas,
avec la personne qui
Ce navire dont nons avons, par la Nouvele-Angletere, le 93 fevrier au
avis du depart du Port-an-Prince, de traversée, et c'est
matin, a aujourd'hur 56 jours d'aussi boune marche
un tems énorme pour ul navire Je suis dans les angoisses,
et aussi bien "commandé.
d'ici à
jours il
monsieur le Président; et si,
plusieurs L'exacs
mesi inquietudes seront au comble.
ae parait pas, --- Page 71 ---
(68)
mettrai à profiter de toutes les occatitude que je crire vous tiendra panfitteme.t at cotle
sions P our vous
aucun mystère dans cette
rant. Il n'y a de ma part nulrement ignore. Je la concorrespoudance qui n'est des choses comme ponvant
sidère dans Petat present Votre Exccllence; elle est a mes
être satisfasante pour de la confiance que je me
yeux un nouvean gage
età laquelle vous avez
suis efforce de vous inspirer, de bonte; or tout cela est
daigné répondre avec tant
bien vu, et bien reçu. monsieur le Président, que des
Je crains beancoup, de nous paivenir ici de Saint
nouvelles qui viennent les avait fait pancer de suite à SantoThomas, d'ou on
Prince, n'aient produit chez
Domingo et au Port-au effet. Ces nonvelles, soi-disant
vous un fort mauvais
annonçaient qu'il y ctait
venues de la Martinique, considérable à bord de laquielle se
arrive une escadre mille hommes de troupes et hurt gétrouvaient vingt forces, disait-on également, ne pounéraux; ; lesquelles
coutre St. Domingue. Rien de
vaient être destinies que
Til est arrivé à la Marplus absurde que ces nouvelles:
bâtimens de
tinique deux mitle hommes réduit et quelgues cet envoi si redontavoilà à quoi se la cramte gue Votre ExJe n'ai assurement pas foi; mais tout le monde
la
ST
cellence y, ait donné moindre sainement des choses
n'a pas le bonheur de juger
comme eile le fait.
âme, monsieur le Président,
Je désire de toute mon
moi une occasion de
que ma premmère lettre soit Excellence pour
tout le soulagefarre connaitre à Votre
à lui anment ainsi que toute la jore que j'éprouve
noncer Parrivée de son Envoye.
J'ai Phonneur d'ètreavec le plus profond respoct,
Monsieur le Président,
De Votre Excellence,
Le très humble et très obéissant serviteur;
A, DE LAUJON,
ile le fait.
âme, monsieur le Président,
Je désire de toute mon
moi une occasion de
que ma premmère lettre soit Excellence pour
tout le soulagefarre connaitre à Votre
à lui anment ainsi que toute la jore que j'éprouve
noncer Parrivée de son Envoye.
J'ai Phonneur d'ètreavec le plus profond respoct,
Monsieur le Président,
De Votre Excellence,
Le très humble et très obéissant serviteur;
A, DE LAUJON, --- Page 72 ---
(64).
p.
Hàvre, ce 26 avril 1824:
A Son Excellence le Président d'Hdit.
Mousieur le Président,
Jacmel,
d'un navire qni est parli pour
A Pexception
alsencé que j'oi faite, aussitôt mon
durant ix ires courte
me transporter de suite à
mon arrivee darz ce port, popr, qui se soit offerte pcur
Siint-l.o. il n'est pas uue occasion
avoir Fhoneur
St. Domingue dont je n'aie piefité pour toujours Fattention
d'écrire à Yotre Excellence; el janrai afin qu'eile pri-se
de Ini rappeler ces diverses occasions, letties en retard. cespi
savoir si elle n'anrait pas quelques dans le cas ah il surait
De pourrait arriver malhens cependant, à ces que hatimens, car tontes mes
survenn quelques ici coulides anx capitailes par le comtinsaie
lettres sont
et ils en doncent un reçn. s'obligéucral de la marine, eux-inénios à Votre Exceileuce. Les
geant de les remettre
écrit. et les senls qui
navires par losqn Is jai jnsqu'iei le Mercure, et le Courrter
soient parlis, sunt Pilezandre,
de Jacmel,
depuis ce dernier départ, Parrivée du
Nous avous eu, attendo par moi. monsienr le PresiCharles, si long-tems donué le chugrin de n'y pas voir, comdent, et cqui ni'a
Votre Excellence doit euvonie passager. la peisonne éte que
par le compondant de
yer. Le capitaine , qui a le clamp préveun prés de moi anssitôt son
port de se rendre sur soulgé en me fisaut counitre ce
arrivée, m'a beznconp Votre Excetlence aynt son départ,
qui lui avait été din par
elle de me repéter, Je suis
ct Ct: qu'il était chagé le Président, par
que vous n'avez pu avoir.
convaincu. monsieur
différer de quelques jous Fehque d'escellers motifs pour ttu autre batimeut: nuis one
voi de cette peisonne iulérêt par gugne torjonrs à ne pas être
allhire d'un si hant rien ne soit absobiment changé daus
dillérée; et, quoique doivent assirer SUI1 succès, c'est Votie IIF
les dispositions qui ne suit sounise à aucun retard.
bien récl qu'elie comme nioi, jen suis certain. Eufin,e'est
Lacellunoe preuse
que d'escellers motifs pour ttu autre batimeut: nuis one
voi de cette peisonne iulérêt par gugne torjonrs à ne pas être
allhire d'un si hant rien ne soit absobiment changé daus
dillérée; et, quoique doivent assirer SUI1 succès, c'est Votie IIF
les dispositions qui ne suit sounise à aucun retard.
bien récl qu'elie comme nioi, jen suis certain. Eufin,e'est
Lacellunoe preuse --- Page 73 ---
(65)
la Virginie 2 ou - sur le Télégraphe,
enajouràhei ou sur
toutes mes espérances, car ces bàdoivent se reporter
sur la rade du
que titnens sont les seuls qui se trouvaient le Hàvre, lors du départ
Port-an-Prince en destiuation mettre pour à la voile daus les pree
du Charles, et ils duivent
de
miers jours de heure mais. environ qne le commisaire-généal avait
llya une
chez moi. pour n'annoncer ul etait
la marine a passe
venant do Port-auevince, de ce
avis que te Trlegraphe
à 50 lieues envirou
entre eu relache a Cnerbourg., avait deux pisongesi sun de bord, 5 à
port; que tronvant ce hatinent sons le eo duon spvramtaine dais le cas
el qae. se qail n'orit ans ement pas fnt file trouve ici 110 les deux
4ius de Yotre bxcrilence se
le Havre que
oir 7Envoyé
Paucre pour gaguer
Havre
paswgers. il ne levesait conséquent artiver au
demaiu et ne pourrait pr
rapescieasin
pour moi actuellement,
La juestiou birn importante est de savoir si cct buvoye est en à
monsieur le Présideut,
e! je n'ose pas nfe livrer ai,
ellet un des deux passagers., me cause Pespérance
j'eri et un
toute la sati-faution que
très Gu, très
adtr
Le Tagraphe est un navire mais jesais qu'il n'a pas été consde 1105 mmlienrs voiliers, des passagers, et je craius biea
trit
la commo.lité lu Virginis. Enfin,je ne resterai
tte ne Ini ait préfiré
que loug tems dans cette ansiété. marine connaissait le nom du
pas Conie le ministre de la lui ai de suite écrit pour lui
navire qui etnit atteunrdn, Yotre je Excollence m'avait fait dire
faire savoir tout ce que navire au sujet du retard qu'avait
capitaine de ce
et Passurauce, qu'elle
parle épronvé le départ de sou Envoyé, cette personue. Dartirait
Pavait chargé de me domner,, jours que de mars. J'ai enl Patsans faute 'daus les preniers
un rapport Eort exact
tention de faire réliger aul capitaine
de la marine
sur ce poit, que le cnmntitare-peere et qgui s'accordera parcuverra de son coté att ministre, je-lui écris.
faitement avec la Jettre que une lettre à monsieur Esmangart,
J'ai égaement adiressé retour à Paris du dernier vojage 9e4
que je croyais de
de mars. J'ai enl Patsans faute 'daus les preniers
un rapport Eort exact
tention de faire réliger aul capitaine
de la marine
sur ce poit, que le cnmntitare-peere et qgui s'accordera parcuverra de son coté att ministre, je-lui écris.
faitement avec la Jettre que une lettre à monsieur Esmangart,
J'ai égaement adiressé retour à Paris du dernier vojage 9e4
que je croyais de --- Page 74 ---
(66)
avait fait à Saint-Lo pour aller Y chercher sa famnille; ai
mais il s'est trouvé que ma lettre écrite et partie, Fen et
Ini
élait encore datée de Saint-Lo.
reçu use de qui
qu'sl n'en partait quanj mrd'hni,
par laquelie il n'annougait famille aussitôl
serait arrivé
qa'il se séparerait de sa
qu'il Sa ronte pour
avec elle a 1 aen : qu'ii Ini senl terait poursoivre le Havre. oii il avait heParis. ct qr'dse divigerait
sur
avec moi. Je le
s0in de ne voir et de passer quelquesjons probablement pas
cunçois parfi ement : car il ne pourra
ssion de
rester long- temps à Parisvant daller trendre bien hesoin posse de nous
6a nonvelle prefeciure. et DS avons
I! n'avait
enicudre pour savoir oi nous n 1S rjoindrons. Parivée du Charles,
et ne ponvait avoir ancnne nonvelle de coufince que devait
sur lequei ii était dans le plus Excellence; grande et, comme ce nase trons er Pravoyé ic Yotre de trayersee, il me marvire avait pins de soixante jours tontes les
quil
élaicut
inquietudes
quait à ce suj-t Je quelles mattends donc à le voir arriver ici denain
eit emoevil. ce qi me fait 111 hieo grand plaisir.
ou après-denuniu,
Monsieur le Presideut, Ja situnVoila bien exactement. des choses. Votr: Excellence est en tont point
tion actuelle
le suis moi-mme. Sil arrivait
aussi bien inforniée que je à cotte lettre sera renise,
que le capitaine de (Hebe. Patiention qui
de ne la hi faire
ne partit pas demain. jaurai afin d'y aj-nter tout ce qui
douuer qu'an deruier moment, celle date.
serait survemn de nonvean depuis m'a dit que Votre Excellence
Le capitaine du Churles m'écrire uu mot au snjet proavait eil asez.le bonté ponr
mais
lai pas
bablement du retard qut a enl lieu;
jene
reçu, en
dlé bien satisfait que ce fil ce capitaine qui
et janrais
eàt été lui-même porteur. Excellence a son appastement tont
Lhuveye de Votre chez M. Edouard Bonafé; mais
préparé a côté du mien,
heures au
nous ne resterons que tont au If plus serait vingt-quatre bien essentiel ,, pour
Hivre, anssito: son arrivée.
avant le de:
la grande oclorité dans cette affaire, qu'il paràt
part de M. Esmangart pour Strasbourg.
capitaine qui
et janrais
eàt été lui-même porteur. Excellence a son appastement tont
Lhuveye de Votre chez M. Edouard Bonafé; mais
préparé a côté du mien,
heures au
nous ne resterons que tont au If plus serait vingt-quatre bien essentiel ,, pour
Hivre, anssito: son arrivée.
avant le de:
la grande oclorité dans cette affaire, qu'il paràt
part de M. Esmangart pour Strasbourg. --- Page 75 ---
(67)
Du 28 Avril, d 9 heures du matin.
de la mariue me fait connaitre;
Le commisesire-geineral
terre; de Cherbourg,
à Pinstant, que Pou lui a transmis par sout à bord du Teléle nom des denx passagers et u: je, ne recounuis dais aucun
graphe ; il me les nomme; celui que je désirerais y. tronver. Il
de ces deux passagers le navire PHebé sortira du port
m'informe égalenent que
à lui envoyer la lettre pour
à 10 heures, et
doit jaie confier au capitaine de ce naVotre Excellence
sur la Virr
vire. Toutes nies espérmnces se d'autres reposent bàtimens, donc au départ
ginie: car il n'y avait pas le Hàvre dans le commendu Charles, en destination pour
est partie deux jours
cement de inars. La Virginie 3 qu
55 jours de traavant le Telègraphe, aurat aujoureflut tarder à parsitre.
versée et ne pounait par M. consérquent le conseiller-u'état Esmangart,
Jattends anjomollaui de sa deruière lettre.
d'après le contenu
la première occasion, M.
J'espère vous anuoncer par ausiétés sont arrivécs à leur
Tc President, que toutes mes
à marcher.
terme, ct que les clioses commenreut
J'ai Thonnénr d'être avec le plus profond respecta
Monsieur le Président,
De Votre Exce'lencé,
Le très hnmble et très ohéissant serviteur:
A. DE LAUJUN.
Havre, ce 28 Avril , à 4 heures du soir,
P.
Ezcellence le President d'Haili
4 Son
Monsieur le Président,
Phonneur d'annoncer à Votre Excellence que
J'ai
me tronver avec
TLK
jonis en ce moment da plaisir ici de il y a quelques heures;
sieur Esmangart qui est Tarrivée ainvé du navire le Charles, ck a
a ne conpaissait pas
et très ohéissant serviteur:
A. DE LAUJUN.
Havre, ce 28 Avril , à 4 heures du soir,
P.
Ezcellence le President d'Haili
4 Son
Monsieur le Président,
Phonneur d'annoncer à Votre Excellence que
J'ai
me tronver avec
TLK
jonis en ce moment da plaisir ici de il y a quelques heures;
sieur Esmangart qui est Tarrivée ainvé du navire le Charles, ck a
a ne conpaissait pas --- Page 76 ---
(68)
que ce batiment, sHr lequel nous compapptis avec peine amené PEnvoyé de Votre Excellence:
tions, n'àvait pas circonstance comme mnalhenreuse, d'aprés
il considère cette avait été faite. Je lui ai répété tont ce
Tannonce qui Excellence en
nr'avait fait dire par le capitaine de
que Votre
Passurance qu'elle n'avait fait donner que
ce bâtiment, et
daus les premiers jours de mars:
celte personne partirait
toutes nos espérances sur la
ce qui reportait ayant anjourd'hai 55 jours de mer 7 ne ponvait tarder
Virginie qui.
Esmangart profite de la circonstance
d'anriver. Mousieur adresser une leltre à Votre Excellence.
présente pour
J'ai Phonneur d'être avec le plus profond respect,
Monsieur le Président;
De Votre Excellence,
très obéissant serviteut i
Le très humble et
A. DE LAUJON.
fort sntisfait du prtit retard qui a eu lieu dans
P. S. Je suis CHébé. ll mettra à la vuile demain.
le départ du navire
P.
Le Hlàvre,8 Avril 1824,
4 Son Ezcellence le Président d'Haiti
Monsieur le Président,
de la Manche pour allet
En quittant le département dort le Roi a bien voulu me
dans celui du Bas-Rhin, j'ai pris ma route par le Hâvre,
confier Padministration. des nouvetles du navire le Chtrles
dans Pespérance d'avoir m'avait dit M. de Laujon, la perqul devait porter, de votre contiance. Ce navire, après
sonne chargé
traversée, était arrivé sans perune longue et pénible cela m'a fort contrarié. Le capisonne lii lettres, et
m'a confirmé ce que vous
tane, que j'ai fait venir, de Laujon; et d'apiès cela;
K'aviez charge de dure à M.
des nouvetles du navire le Chtrles
dans Pespérance d'avoir m'avait dit M. de Laujon, la perqul devait porter, de votre contiance. Ce navire, après
sonne chargé
traversée, était arrivé sans perune longue et pénible cela m'a fort contrarié. Le capisonne lii lettres, et
m'a confirmé ce que vous
tane, que j'ai fait venir, de Laujon; et d'apiès cela;
K'aviez charge de dure à M. --- Page 77 ---
(69)
le Toligraphe et ta
Hotis attendons avec impatience
Virginie.
est arrivé avant-hier à Cherbourg, ot
Le Télégraphe relâcher. 1l n'a à bord que deux
il a éte oblige de
nous sont iconnus, et nous
personnes dont les noms des lettres.
1ie savons pas eneore s'il elle a n'a pout encore parus
Quant à la Virgine,
peut-êtie est-ce celni que
On voit au large yn brick: désire bien sincère ment que la
nous attendons, et je annoncee, soit à bord. Je ne
que vous avtz
Ce navire ne
personne d'ici, daus tous les cas, que
partirai pas
soit en rade
Monsieur le President,
Je disire bien sincèrement,, s'ouvrir. Les di-positions
que cette negociation puisse et je Seral bien heureux de
sunt toutes favorable-, fin uve affaire d'un si haut interêt.
pouvoir, amener à Sa
Monsienr le Prsident, pour
Je saisis cett occasion, du respect avec lequei je suiss.
sous reitérer l'hommage
De Votre Excellence,
Le tiès humble et très ohéissant serviteurs,
ESMANGART,
Paris, ce 8 mai 1824.
A Son Ezcellerce le President d'Haiti.
Mousieur le Président,
avant-hier le Havie,doi Fai (térappeléaysiros était
Jaitmitté daus ce port du navire le Rousseau
après Peutrée
Ce mavire est
-
t
parti du Port-u Prince le 25 mars. le Charles, capitaine quatrième quis soit arrivé ail Havre depuis PEuvoyé de Votre
Douilé, sur lequel devait sembaiquer cet Envoyé ne s'est trouvé
Excellence: et nou serlenient bàtimens, mais, ni moi, ni M.
sur ancui de ces quaire d'inforntious ni nons aient fait
Esniangart, n'avous eçu
Lc
ne pencoauidture la cause de ce retard. guuvernenent
t
parti du Port-u Prince le 25 mars. le Charles, capitaine quatrième quis soit arrivé ail Havre depuis PEuvoyé de Votre
Douilé, sur lequel devait sembaiquer cet Envoyé ne s'est trouvé
Excellence: et nou serlenient bàtimens, mais, ni moi, ni M.
sur ancui de ces quaire d'inforntious ni nons aient fait
Esniangart, n'avous eçu
Lc
ne pencoauidture la cause de ce retard. guuvernenent --- Page 78 ---
(T0)
le Préident, qu'il fit possihle, d'aprés
sait pas, monsieur dont j'ai été porteur et qui sont anjoutontes les pièces mains de Votre Excellence, qweile pit
d'hni entre les
donte sur Fexéenion hranche et
concevoir le plns liger lui ont été anuoncées concerloyale des dispositions qui a vu, avec mne extrême surnant le Traité à inter venir, de celte personne n'ait pas en
d'abord que Pouvoi avis nuit été donné sur les motifs
ensnite quamenn
relard. Pignore jusqa'à ce
son
E
qui ont pn occasionner
il se décidera, et n€
mionient quel est le parti auquel Escellence combien cet élet
assez exprimer à Votre de chagriu. J'ai été comblé
g." choses me fait éprouver jai été près de vous, M.
de bonheur tout le tems que France ces mêmes sentimens
Je Président ; Tai rapporté eu et je ne les ai décrits qu'avee
dont vons m'aviez pénétré, de tous mes efforis pour en retraimperfection ail milieu
et jaflirme encore
cer la vérité; j'ai dit ce que je pensois, chaugres : cependaut les
qne mes opinions ne sont pas comme ctant celles de Votre
intentions que javais annoucées été coufirmées par elle dans sa
Excellence et cmi avaient
Esmangart. ne recelettre à monsienr le Conseiller-dPetal firmatiou des pienves qui devant aujouruhui aucune co: Pon attendait; oii est pour
vaient el être dounées et que confiance et de faire cesser
mui la possibilité de ramenerl sunt au dessus de mon poules incertitudes? ces moyens
voir.
ni la force. de rien ajouter de
Je n'ai ni le cournge,
mousienr le Président , vous
plus à cetle lettre, el ne pris, clngrin,, et le désir que j'ai
exprimer que mon profonl de PEnvoyé de Yotre Excellence.
de la prompte arrivée avec tous les sentimens que VOAIS
J'ai Phonneur d'être
mie connaissez,
Monsieur le Président,
De Votre Excellence,
Le très humble et très respectneux serviteuri
A. DE LALJON.
force. de rien ajouter de
Je n'ai ni le cournge,
mousienr le Président , vous
plus à cetle lettre, el ne pris, clngrin,, et le désir que j'ai
exprimer que mon profonl de PEnvoyé de Yotre Excellence.
de la prompte arrivée avec tous les sentimens que VOAIS
J'ai Phonneur d'être
mie connaissez,
Monsieur le Président,
De Votre Excellence,
Le très humble et très respectneux serviteuri
A. DE LALJON. --- Page 79 ---
(1)
P.
Paris, le 12 Mai 1824.
Ezcellence le Président d'Haiti.
A Son
Mousieur le Prési.lent,
écrire. le 8 dn conrant, ansJi en Phooneur de vons oit j'avais été rappelé aprés Parsitô: mon retonr à Paris,
ne Nétait trouvé ni PEnrivee du Roussent, à bord duquel ni ancune lettre qui eût été
voyé de Votre Excellences, suit à M. Esmangart, pour nous faire
ariessée soit à moi, dau retard qui devient si malheurenx,
connaitre les canses
Monsienr le Président. qu'aucun
Comment est-il possible, n'ait obtenir votre croyance,, au point de
rapport queleonque pu seul instant de la franchise et
de vous faire douter un
du Roi? M. Esmangart serait
la loyauté du gonvernemsut dans les vues de vous troiper; Votre iy
donc également entré moi-même. Or, je demande à
aurais donc participé de toul cela est concevable. Des armemens
Excelleuce si rieu
armée devingt milte homnmesarrivée
consitérablesà Brest, destinée une à agir contre votre pays, voila
à la Martiviqne, et
sans doute reçues et que Pon
les nonvelles que vons croire, avez quaud il n'y a pas in.mot
s'est plu à vous faire
e eu être convaincu, et vous
de vrai. Vons ue tarderez, choses pas n'aient pas eu la prompte
regretter ez alors que les leur donner. Oni, Mousienr le
execntlion que vous deviez Esmangart et moi, sertous aujonrPrésident. Mousieur FEnvoyé de Votre Excellance, pour
d'hui eu route avec
conclu après les bases couvevous porter uu Traité sonflert qui, ici la moiatre difficullé. Que
nues, n'aurait pas
ancune expression de nia part ne
de chagrins jen ressens! retracer. Non senlement je ne puis
suffrait poar vons les
être les suites de cette alfaire;
prévoir quelles ponrrout
tonte confiance dans les
E le gonvarnemeut vient à perdre faites; mais je tomberai moiqui lui out été
je Wanrai assipromesses mène auprès de lui dans nne disgrace les que peines tonchient de
rément pas méritéc. Voyez comme moi lorsque je suiy
au bonheur. Tout clait joie pow
près
! retracer. Non senlement je ne puis
suffrait poar vons les
être les suites de cette alfaire;
prévoir quelles ponrrout
tonte confiance dans les
E le gonvarnemeut vient à perdre faites; mais je tomberai moiqui lui out été
je Wanrai assipromesses mène auprès de lui dans nne disgrace les que peines tonchient de
rément pas méritéc. Voyez comme moi lorsque je suiy
au bonheur. Tout clait joie pow
près --- Page 80 ---
(72)
Tai laissé
à Votre Excellence, et
arrivé, je ne pas
ignorer
tont est chugrin anjonrd"hui oit je suis de savoir comment je pnis
Dans Pembarras Excelience. j'ai Phouneur de lui faire
enfiu persuader la lettre qui Votre m'a éle écrite par Monsienr Esmangart,
passer
et je
qu'elle verra conibien
jors de mon sappel,
peuse lui disons.
tout est vrai daus ce que nons dans
je n'ai
Toures mes espérances. et cell-s
lesquelles sont,
d'autres ressonrces qu- d'eniretenir Pattention le gonver-ement, d'eerire à Votre
que tou es les lettres que jai sncorssivement eu
parveunes 1 anExcellence et qui lui serout
coufiauce et de la
ront ell pour résultats de rétablir Les 5t choses serout condécider a envoyer pmo.ptement. dexterite, et Pou entrevoit si peu
duites ici avec tant de
je n'estime pas
de difficuites daus leur tornunaisou, mois, que a compter du
qu'l doive s'écouler plus de trois Excelleuce euverrait, pour
depart de la personne que Votre ensemble auprés de vons.
que nous nous retronvious teus tontes ces verites, Mousienr
Comptez, j- vous prie, sur
avec lequel
le Prési leut. ainsi que sur le profond respeet,
Rai Thunueur d'ètre,
De Votre Excellence,
Le très humble et tiès obéissant serviteur,
A. LE LAUJON.
P.
Paris, ce 4 mai 1824.
A Monsieur de Laujon., az Hàzre.
le navire le Rousseau arrivé
Voila, mon cher Lanjon,
les autres il ne noUs
du Port-an-Prince; et pas plos que le President. Votre préamêne la peisoune annoncée nécessaire; par
elle ne servirait
sence au Havre n'est plus d'avantage; et, avec tout ce qui
désormnis qu'a fire de jaser votre séjour daus ce port, elle ue
s'est dit sur Toljet
le gouveraement. Nous
sorvirait mêne qu'à comprometire
arrangement
désirons, certainement bien sincèrement 7 metire qu'ou un terae à
tol quil paraissait çonvenu, vienue
préamêne la peisoune annoncée nécessaire; par
elle ne servirait
sence au Havre n'est plus d'avantage; et, avec tout ce qui
désormnis qu'a fire de jaser votre séjour daus ce port, elle ue
s'est dit sur Toljet
le gouveraement. Nous
sorvirait mêne qu'à comprometire
arrangement
désirons, certainement bien sincèrement 7 metire qu'ou un terae à
tol quil paraissait çonvenu, vienue --- Page 81 ---
(73)
fansse avec St. Domingue: mais encore avoir
notre position le gunver nement conserve Sil positiou, sans fera
faut-il que
all devant d'un arrangement qu'it
Fair d'aller trop
têtes exaltées. Je regrette
malgre Poppnsition de quelqnes le répite, que le President ieit
bien sinceremeul, je vons
avait danvoyer quelpas pis à exécution le projet quil et le Trite: serait
gron: ia chose serait cOn clue a présent, à mol.js ne pais
en ronte pour le Port-au Prince. ponr Quant Strasbourg. J'envoie,
plus atteadre ici. Jpars demain instrnction à M. Clabanon. all
d la part du ninistre, nne
aiteurions debarque daus
Havre. Et. si PEnvoye que nous
je niy rendrai.
ce port.ilie digere sur le point copenu,et coutent. Il est litessé de
Le gousarmanbent ici u'est pas de la detiance. Qu'il
penser que le Présideut a encore de la Frauce, et il sera
1ole donc qu-lle est ia besoin position daucmn détour ponr demmancoavainen guclie D'a
lui
convenable. Conder satis lwsiter tout ce qui parsitsait contint-dles Parmemeut pent-il croire à ces amonees rien de Ce yu lui avait été
mebs, quand, depuis dis aus,
ne s'ist realisé? Ceite
annoncé comme positif eti ce genre, le
qui demefiauce devient injnrieuse pour goovernement rendre le
vient hi mêne défient; et cela te peut le miuistre que ne Pa
"liaié pius difficile. II veut en finir, le Présirent ne rende pas
encore dit her. Dieu venilie que
une temporisation
-nies elforts et mes soius iuniiles par
qui ne peut que tont co.mpromettre. tarder; nous causerons de tout
Salis adieu : reveurz saus
ecla plus a notre alse ici. Tout à vous,
ESMANGARF,
P. S. Je ne partirai pas d'ici avaut votre retour.
RAPPORT
A Son F.xcellence le Président d'Haiti.
Président,
nous rendre
Nommés par Votre Excellence pour
. Dieu venilie que
une temporisation
-nies elforts et mes soius iuniiles par
qui ne peut que tont co.mpromettre. tarder; nous causerons de tout
Salis adieu : reveurz saus
ecla plus a notre alse ici. Tout à vous,
ESMANGARF,
P. S. Je ne partirai pas d'ici avaut votre retour.
RAPPORT
A Son F.xcellence le Président d'Haiti.
Président,
nous rendre
Nommés par Votre Excellence pour --- Page 82 ---
(74)
frangais, à leffet d'obtemprès du gonvernement en forme authentique, de
mr la Ereconneisemnce. du peuple haitien, et de parvenir
FIndependance
d'un Traité de commerce
ensuite à la coneinsion notre devoir et notre consentre la France et Haiti, l'obligation d'exposer à Votre
cience nous mposent de la mission qui nous a été
Excelience le résnitat
tous les details qui ne se
confiée. Nous écarterons
anx faits.
ratiachent pas essentieilement le ler. mai de la présente
Partis du Poit-an-Prince Thales, nous arrivâmes all Hâvre
anner. sir le Julins
Nos Instructions nous recomdans la nuit du 14 juin.
M le Conseillermandarent d'aviser sur le champ debarquemert. Nous écrid'ctat Esmangart de notre lendemain, à ce magistrat qui
vimes donc, dès le
de la Manche à
renait de passer de la profecture reçumes sa réj onse (No. 1)
celle du Bas-Khin. Nous
avait eu ordre de
à St. Germam, où M. Laujon
nous accompagner.
nous croyons qu'il n est
Avant d'entrer en matière, Excelience que le lieu des
pas inntile de dire à Votre été d'abord désigné à St.
confirences, après avoir
residence de
Germain, fut ensuite fixé à Stra-bourg. de Clernontlequel M. le marquis
M. Esmangart, mmistre de la marine, nous annonçait à
"Ionnerre, lettie du 20 juin ( No, 2.) être antorisé
dans sa
Mais d'après les représentarecevoir nos propositions. à M. Esmangart sur les
tions que nous adressâmes nécessairement à la conclusion
lentenrs quapporternit où nous nous trouvions de la
du Traite Péoignemeut
a Paris (N.os 3 et 4).
Capitale, nous fames appelés entrant en confcrence avec
Notre premier scin, en été de Pinviter à proposer à
M. Esmargart, avait de recounaitre PIndépeudance
son gouvernenent Ordomnance royale, comme la seule
d'Haiti par une
une entière confianee pour
forme qui pit inspirer haitien. M. Esmangart nous ayant
Pavenir all peuple cette demande aurait une réponse
donne "espoir que
3 et 4).
Capitale, nous fames appelés entrant en confcrence avec
Notre premier scin, en été de Pinviter à proposer à
M. Esmargart, avait de recounaitre PIndépeudance
son gouvernenent Ordomnance royale, comme la seule
d'Haiti par une
une entière confianee pour
forme qui pit inspirer haitien. M. Esmangart nous ayant
Pavenir all peuple cette demande aurait une réponse
donne "espoir que --- Page 83 ---
(73)
nous ingcdimas A nroa
conforme à nos désirs (N.5), les conditions du Traité
pos d'établir, sans tarder, d'ailleurs paifaite connaissance a
projeté, dont il avait
lui-mme, par Sa lettre
pensquil les avait provoquées date du 7 novembre 1825,
à Votre Excellence en à M. Laujon. Ces conditions
et dans ses mstractions la reconnaissance irrévocable
reposaient 1°. sur d'Haiti; 2. sur une indemnité
de Pindépendance faveur de la France; 3°, sur des avanpécuniaire en
pour les deux pays.
tages mutuels de commerce M. Esmangart répondit 9
A cette commmnication, HOIS pourrions le lendele 9 juillet, (No. 6) bases que ci-dessus mentionnées.
main conférer sur les jours s'erant écoules sans quc
Nranmoins, plusienrs réauser les esperances qu'on nous
nous rissions se
nous manifes âmes notre anxiété
avait fait concevoir, tout eu rejetant le retard dont
à M. Esmangart qui, ions Silr les grandes oermpations
nous HOIS piaig pendant la sessio. des Chambres,
du gonvernement SOIIS peu le mistre serait plus
nous assura que
pas de temps pour en
libre, et que l'on ne perdrait
Onir. (No. 7.)
eûmes arec M. Esmangart, qui
Dès lors, nous
par ecrit, de fre.
avait cessé toute corre-pondance rels les
précé
entretiens, dans lesq de nouvean. questions Les prinH.mnen ctablies furent agitées
cnforme
cipales clauses, telles que la Recnmnissance, lindemnite péo
de tIndependince d' Huitt,
de
authentique, les acantuges commerchuz en fireur
cuniaire et le
des nations le plus facoristes,
la France sur
pied
debais: seulement on
D'occasionnérent pomt de longs des pretentions que
trouvait l'indemnité au dssons mais cela ne devait point
l'on voulait faure valoir;
etre une difliculté
de l'aveu même de M. Esmangart,
majeure. d'accord, Ou du moins à peu près, sur tous fin.
Étant
insistons pour en venir à une
ces points, nous M. Esnangart nous parla pour la preÇ'est alors que
sur
pied
debais: seulement on
D'occasionnérent pomt de longs des pretentions que
trouvait l'indemnité au dssons mais cela ne devait point
l'on voulait faure valoir;
etre une difliculté
de l'aveu même de M. Esmangart,
majeure. d'accord, Ou du moins à peu près, sur tous fin.
Étant
insistons pour en venir à une
ces points, nous M. Esnangart nous parla pour la preÇ'est alors que --- Page 84 ---
(76)
mière fois de la Partie de PEst d'Haiti, réunie le deptis Traité
plus de deux alls à la Répubique. Selon lui, ayant
devait embrasser que la portion de territoire
ne
ci-devant à la France, et S. M. T. C. ne
apparten stipuler pourle Roi d'kspagne. Nous declarâpouvait
nous était
permis d'admettre une dismes qu'il ne
dans pas les cuvertures 9 i avaiert
tmetion non produite
et qui avaieut anené
été faites a notre gouvernement. obstacle inattendu nous laissa ennotre mission. cherchait Cet
Ofl à traîver l'affaire en lontrevoir qu'on
un moyen de la rompre.
gueur, olt à se menager Votre Excei r ce avait asCependant le terme, que
et nous voyions
signé à notre négociaton, approchait,
douicur que le minstère lle se protonçait pas.
avec
notis écrivimes, les 28 et 30 juillet, *
En conséquence
lui rappeler ses promesses, et pour
M. Esmangart pour
a éluder de conclure, OF
lui dire que Si Pon persistait
de rèt lamer 1mnous metirait dans la pénible necessité
v,nt nous
mnédiatement nos passe-port. M. Esmangart
voir le 31; et, après être convenu de nous fait ), repondre il nous
officiellemeut ( ce que poortant il n'a pas Elle eut lieu
proposa une entrevne avec le mmistre.
le soir du même jour.
onvrit la conM. le marquis de Chermont-Fonnerre charge M. le Conseillerfireuce en disant qui avait inviter à cette entrevue dans
d'état Esmangart de nous
d'Ordonnance
Tiutention de nous fare part du projet
cousucrait fIndépendance d'Haiu, comme
royale qui désiré, et daus jequel S. M. ne se rénous Parions
EXTERIEURE. Vous pouvezjuservait quela SOLVERAINETE President, lorsque nous enteug"r de noire etoniement, biesse atl vif Phonneur nas
dimes profirer ce mot qui les efforts
M. le ministional : aussi, ma'gie tous
que
cette Tés
tre de la marine iit pour nous persuader que dans celui
serve elait autant dans Piterêt d'Haiti que
de la France, et que le Roi n'exigeait cette garantie dans le
pour nous protrger contre toute attaque,
que
ctrangere voudrait nous inquiéter;
Cas oû uue puissance
r de noire etoniement, biesse atl vif Phonneur nas
dimes profirer ce mot qui les efforts
M. le ministional : aussi, ma'gie tous
que
cette Tés
tre de la marine iit pour nous persuader que dans celui
serve elait autant dans Piterêt d'Haiti que
de la France, et que le Roi n'exigeait cette garantie dans le
pour nous protrger contre toute attaque,
que
ctrangere voudrait nous inquiéter;
Cas oû uue puissance --- Page 85 ---
Hous
(77)
sous une protestâmes forme bouvelle, contre Cette clause qui
vernensent avait deja des pr tentions que reproduisait, notre
si, dans des circonstances rejetées; lui fusant observer gouquis notre
d.fficiles, nous avious que
depuis vingt undepenr'ance, ans,
et SI lous lavions
conaujourdhui
maintenue:
florissante - nous
qie la
la défendre envers pouvions, sans étre taxes E-pmbtique de
est,
que la Nation Haitienne et contre tous; declarant témérité, dailleurs
ruines, dre plutôt que de ceder sensevelirait à
sous ses propres
ministre, droit qui poriêt attente aucune à sa liberté Fuissance le moinfit,
qui n'avait rien pu gaguer sur politique. Le
toire, relativement la mine à la Partie. de l'Est de ce point, nous
M.
observation que nous notre terriIl proposa Esmangart, alors et il reçut de nous la avait même drjà faite
pour
que Pun de nous
réponse.
Comme soumettre le
à Votre
retournât en Haiti
Cas n'avait point Excellence été
ces difficultes.
nous paraissait même contraire à lesprit prévu, de et qu'il nous
exposames à monsieur le
nos insiructions,
Tounerre, que nous
Marquis de Clermont.
reudie à sa
regrettions de ne
proposition." Le
pouvoir nous
conf-rence, du
en UOI1S promettant ministre ferma alors la
de son Conseil, et qu'il nous
qu'il prendrait l'avis
gonern-ment.
commnuttiquerat la
Tel a été le résultat de
décision
3 nistre. La lettre que M. notre entretien avec le mi.
aott, nous a fait connaître Esniangart le
nous a écrite le
yernement tion
français a coloré la prétexte dont le gouvoirs (N".8). Ce prétexte, c'est rupture de la négociapour accepter ies conditions Pinsulisance de nos poia'Ontouance. Mais était-on fondé ctablies dans le
sulli-ance, après avoir' reçu,
à arguer cette projet inaccueilies? positions, et nous avoir flattés sans de objection, nas proErai-ce faire
l'espoir de les voir
franche si sourent
preuve de cette disposition
Tangement deiwtif, mnanifestee, que de
d'en venir à un ar
nous preseuter une clause
e, c'est rupture de la négociapour accepter ies conditions Pinsulisance de nos poia'Ontouance. Mais était-on fondé ctablies dans le
sulli-ance, après avoir' reçu,
à arguer cette projet inaccueilies? positions, et nous avoir flattés sans de objection, nas proErai-ce faire
l'espoir de les voir
franche si sourent
preuve de cette disposition
Tangement deiwtif, mnanifestee, que de
d'en venir à un ar
nous preseuter une clause --- Page 86 ---
(78)
et à laquelle on savait bien que nous ne
nor convente,
pouvions consentir? pris cette touinure inattendue s
Les choses ayant devenait sans objet, et nous
notre sejour en France
le 15 août dernier, sur
nous embarquâmes au Hâvre,
le Cosmopolite.
l'exposé vrai, et aussi succinct
Vona, Président, de le faire, de notre conduite
qu'il nous a éte possible
français, Si nous n'avens
et de celle du gonvernement
le résultat que
point obtenu dans cette Négnciation attendre, nous aurons
nous devions naturellement d'avoir conservé intacis les
du moins la consolation du
haitien; et.c'est avec
droits et la dignité veuons peuple remettre entre les mains
ce sentiment Excellence que nous le précieux dépôt qu'elie nous
de Votre
avait confic. Président, Phommage de notre respectueux
Agréez,
dévouement.
LAROSE, P. ROUANEZ
Port-aa-Prince, le 5 Octobre 1824, an 21 de TIndépendance.
Strasbourg, 19 Juin 1824.
No 1.
Commissaires du Gouvernement Hailien.
A Messieurs les
Messieurs,
votre arrivée en France.
J'apprends, avec me grande joie, loug-tems, et je craiguais,
Vons élicz deja annonces depuis
ne fit. trompée. Je
d'après le retard, dens que non mois espérance à Paris pour vous attendre et
suis resté près de
sur le lien qui pourrait vons corime concerter avec vous rendre et d'entaner la Négociation dont
venir,, afin de nous y Les soins que denande Fadministration
vous êtes chargés.
ne n'ont pas permis d'attendre plas
de mon départemeut
depuis dix jours seulement.
laug-tems. et je suis à Strasbourg
du plus grand
Négociation doit être enveloppéc
Notre
retard, dens que non mois espérance à Paris pour vous attendre et
suis resté près de
sur le lien qui pourrait vons corime concerter avec vous rendre et d'entaner la Négociation dont
venir,, afin de nous y Les soins que denande Fadministration
vous êtes chargés.
ne n'ont pas permis d'attendre plas
de mon départemeut
depuis dix jours seulement.
laug-tems. et je suis à Strasbourg
du plus grand
Négociation doit être enveloppéc
Notre --- Page 87 ---
(19)
d'éviter les intrignes de tous
sécret; d'est le seul moyen la croiser; et si nous voulons congenres cqui viendraient nous devons nous hâter de nous dloiguer
server ce secret, Monsicur le Président Boyer Pavait bien seuti,
de la Capitale.
à Bruxelles, la persoune chiaren envoyant l'année dernière, Ce trajet serait un peu loug; ce serait
gée de ses pouvoirs. mettre so1IS la surveillance etraugere, ce qui
d'ailleurs rous
Pour éviter cela, je suis
aurait plis d'un incouvénient. si vous arriviez, je vous
convenu avec le rendre miuistère à Strashour que, 1g Là vous serezinconbus,
inviterais à vous
seront faciics, el je ferai de mon niieux
nos communications reudre le séjour agréable. Je vous fais donc
pour vous y
Messieurs, au nom de niou gouvernemeut,
cette propusition, Ou vous aura perdus de vue, après votre
'elplus tard, quand
nous rapprocher de Paris,
debarrquement. 2 nous pourrous incouvenieus. Je vous fais donc,
sans craiudre les nêmes M. Lanjon, qui vous remettra
Messieurs, cetle proposilion. Germain, vous accompaguera jusqu'ici oà
cette lettre à St.
de vous recevoir. Jespére qu'enfina
jai grande rétablis impatieuce la bomne harmonie entre les deux
nous allous
vons Passure, très
i-rn
et pour tonjours; et je suis, je
de cette pensce. Je suis, avec une très haute considération,
Messieurs,
Votre très hunble et très obéissant serviteur,
ESMANGART,
No 2.
Paris, le 20 Juin 1824,
les Comnissaires du Gouvernement Haitich,
A Messieurs
Messieurs,
la lettre que vous avez pris la peine de
J'ai reçu votre arrivee à St. Ger:am. Je ne puis que
m'écrire a à vous rendre à Strasbourg, ainsi que
vous engager Laujon vous.la proposé, Vous y trouverez
sionsieur
. Je suis, avec une très haute considération,
Messieurs,
Votre très hunble et très obéissant serviteur,
ESMANGART,
No 2.
Paris, le 20 Juin 1824,
les Comnissaires du Gouvernement Haitich,
A Messieurs
Messieurs,
la lettre que vous avez pris la peine de
J'ai reçu votre arrivee à St. Ger:am. Je ne puis que
m'écrire a à vous rendre à Strasbourg, ainsi que
vous engager Laujon vous.la proposé, Vous y trouverez
sionsieur --- Page 88 ---
(80)
Esmangart qui est autorisé à rececoir vos pros
monsieur
positions. messieurs, l'assurance de ma parfaite conRecevez,
sideration. Le Pair de France, Ministre Seeritaire-d'Etat de
la Marine et des Colonies,
Marquis de CLEIMONT-TOXNERRE
No 3.
24 Juin 1824.
Strashourg,
du Gouvernement Hailiers
A Messieurs les Commissaires
Messieurs,
m'avez fait Phonnear de
Jai reçu la lettre que votis Je transmets au Ministre
'm'écrire en date de ce jour.. faites de nous rapprocher
'la proposition que vous me je le sens comme vous, a
de Paris. Notre dloiguement,
le Ministre
de Pinconvénient ; et je ne doute pas que de votre lettre
le
: je lui envoie la copie
"ne reconnaisse
dans le même sens.
et j'y joins des réflexions pour vous offrir Passurance
Je saisis cette consideration oecasion
avec laquelie je suis,
de la très haute
Messieurs,
Votre très humble et très ohéissant serviteury
ESMANGAKT
No 4.
Strashourg, le 26 juin . 1824.
du Gouternement Hditiens
A Messieurs les Commissaires
Messieurs,
télégraphique qui
Je reçois à l'instant une dépêche jai. faite au ministie
gg'annonce que la proposition, que. --- Page 89 ---
(81)
de Paris, ne parait avoir aucun
de notis rapprocher
en conséquence de nous
inconvénient. Je vous propose arrêterons : à Meaux, et
mettre en route. Nous nous très promptement avec le
de là nous correspondrons L'attention a été detouruce. , et personne
gouvernement. l'éveil de notre arrivée. Cela nous permettra tout me
ne recevra
d'une Nrgociation dont
d'arriver au terme heureux resuitat.
fait espérer le plus
Je suis avec une très haute considération, 2
Messieurs,
Votre très humble et très obeissant serviteur,
ESMANGART.
No 5. Au Château de Martroi, ce 7 Juillet 1824.
du Gouvernement Hilien 9
A Messieurs les Commissnires
d Meaur,
Messieurs, Pinstant votre lettre de ce jour dans la
Je reçois à demandez de proposer au ministère de
quelle vous me
la déclaration d'Iudepenfaire, par voie d'O.domnance. Je transmets cette dedance de votre gonvernement., de la marine; et, d'aprés
'mnande à monsienr le Minstre eu lieu à ce sujet,je ne
les conferences qi ont dejà n'ayons une réponse con-
"doute pas que denain nous
forme a ros désirs.
Passurance de ma tiès
Je vous réitère, Messieurs,
haute considératiou.
ESMANGART,
au ministère de
quelle vous me
la déclaration d'Iudepenfaire, par voie d'O.domnance. Je transmets cette dedance de votre gonvernement., de la marine; et, d'aprés
'mnande à monsienr le Minstre eu lieu à ce sujet,je ne
les conferences qi ont dejà n'ayons une réponse con-
"doute pas que denain nous
forme a ros désirs.
Passurance de ma tiès
Je vous réitère, Messieurs,
haute considératiou.
ESMANGART, --- Page 90 ---
(82)
No 6.
Paris, 9 Juillet 1824.
du Gouvernement Haitien ;
A Messieurs les Envoy3s
d Paris.
Messieurs 1 la lettre que vous m'avez fait PhonJe viens de recevoir hier, et dans laquelle vous me faites
neur de m'écrire bases et conditious sur lesquelles vous
connaitre les à traiter et qui sont: 1°. la reconnaisêtes anitorisés
d'Haiti; 2°. une
sance irrévocable de PIndependance faveur de la France;, 3°, les
indemnité pécuniaire en
mutuels à régler.
intérêts commerciaux et les avantages du ministre à ce sujet; et
Je vais prendre les ordres le
entrer en confédemain nous pourrons s je présume,
rence sur ces premières Messieurs, questions. Passurance de ma très
Je vons réitère,
haute considération.
ESMANGART.
No 7.
Paris, le 12 Jaillet 1824.
du Goxvernement d'Idili,
A Messieurs les Encoyes d Paris.
Messieurs, Phonneur de vous Fannoncer, j'ai
Ainsi que j'ai eu
le Ministre de la marine
trausmis à S. E. monseigneur m'avez faites. Je suis bien
les propozitions que vous
notre Négoeution :
contrarié des lenteurs qu'éprouve où la session des Chambres va,
aais dans ce moment,
est tellement occupé
avoir SOu terme, le gonivernement de donner à notre aflaire
qu'il ne lui est pas vondrait possible Ini donner. Dans quelques
toute la sulte qu'il hbie, et nous-ne perdrons pas un
joors 11 sera plus finir.
moment pour en Messieurs, Passurance de ma trèg
Je vous réitère,
haute concidératiou.
ESMANGART,
contrarié des lenteurs qu'éprouve où la session des Chambres va,
aais dans ce moment,
est tellement occupé
avoir SOu terme, le gonivernement de donner à notre aflaire
qu'il ne lui est pas vondrait possible Ini donner. Dans quelques
toute la sulte qu'il hbie, et nous-ne perdrons pas un
joors 11 sera plus finir.
moment pour en Messieurs, Passurance de ma trèg
Je vous réitère,
haute concidératiou.
ESMANGART, --- Page 91 ---
(83)
No 8.
Paris, le 3 Août 1824.
du Gosvernement de SAINT DONINGUE.
A MM. les Encoyés
Messieurs,
d'après la conférence que vous
Le gouvernement,
le Ministre de la marine. 7
avez eue avec faute monseigneur de ponvoirs suflisans (1) pour aca décidé que, conditions étabiies dans le projet #Ordon- Nécepter dont les il vous a été donné connaissance. la n'ait
nauce
se suivre. Je regrette qu'elle
gociation ne pouvait rosultat; et je saisis cette occasion
pas eu u0 meileur
de ma très haute
pour vout offrir, Scteurs,Pamurance
consideratiou.
ESMANGART.
RÉSUMÉ.
nous imposer la SOUVEEn 1814, on voulait la France: en 1816, on se
RAINETE ABSOLUE de
COXSTITOTIONNELE:
contentait d'une SOUVERAINETE demandait plus qu'une SIMPLE
en 1821, on ne 1823, lors de la négociation
SUZERAINETE : en
se bornait a réclamer, 2
du genéral Boyé, on L'INDEMNITE que nous
comme le sine qud non,
retour à
offerte
: par quel
avions
précédemment
Voilà la seccnde mission que nous fois avons envoyée, Pou rompt d'oprèsdes en aliéinstances (1) réitérées, et voila la sei onde que Nous avouerons que
guant l'insuflisance des ponvoies de nus agens. pour accepter des clauses
nos agens n'ont jamais eu celles de pouvoirs qui avaieiit été consenties par les
diametralement opposies Mais à est-ce leur faute, si le ministère français
deus gouvernemens. varié au mousent même de conclore?
a toujours --- Page 92 ---
6571)
(84)
veut-on, en 1824,nous
un esprit de domination, EXTERIEURE? Qu'estassujetir à une SOUVERAINETE souveraineté extérieure? elle
ce donc que cette
de deux espèces de
se compose, selon restreint nous, au PHOTECTONAT; et
droits : Tun
se
l'autre, qui s'éc'est celui at nous du présente: dehors, soit politiques,
tend sur les relations
la suite on ne
soit commereiales, et que valoir. par Mais de quelque
manquerait pas de faire
cette SOUVERAINETE *
côté que nous envisagions ou contraire à notre
elle nous parait injurieuse nous la rejetons,
securite: voilà pourquoi
FIN. --- Page 93 --- --- Page 94 --- --- Page 95 ---
EB
Hisa
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