--- Page 1 --- --- Page 2 ---
-
Habr Carter irotunr
Litarg
Éhromnt Iniveraity --- Page 3 ---
( --- Page 4 --- --- Page 5 --- --- Page 6 --- --- Page 7 ---
PIÈCES RELATIVES
A SAINT-DOMINGUE
ET
A L'AMÉRIQUE --- Page 8 ---
Se vend, ainsi que les autres ouvrages du.
même Auteur,
à Amiens, chez ALLO, libraire.
à Bordeaux, chez madame veuvel BEROERET, libraire.
à Clermont-Ferrand, chez Tumweio-laondsbiap-ak
à 'Foulouse, chez SENAC, libraire.
à Perpiguan, chez ALZINE, libraire.
à Grenoble, chez DURAND, librairc.
à Lille, chez VANACKERE, libraire.
à Lyon, chez MAIRE, libraire.
à Marseille, chez MASVERT, libraire.
à Montpeller, chez GABON, , libraire.
à Dijon, chez CoQUET, libraire.
KERPEN, libraire.
à Rennes, chez DUCHESNE, libraire.
à Riom, chez SALLES, libraire.
FnènE ainé, libraire.
à Rouen, chez RENAULT, libraire.
à Saint-Omer, chez BACLÉ, libraire.
à Strasbourg, chez TREUTTEL et VORTz, libraire.
à Aix-la-Chapelle, chez LANUELLE fils, libraire.
à Arras, chez ToPINO, libraire.
à Leipsick. chez GRIESHAMNER, libraire.
à Breslaw, chez Th. KonN, libraire.
DELACHAUX, libraire.
à Amsterdam, chez DuFOUR, libraire.
à Genève, çhez PASCHOUD, libraire.
à Manheim, chez FONTAINE, libraire.
à Varsovie, chez GLICKSHERG , libraire.
BocCA, hibraire.
à Turin, chez 8 Pic, libraire.
à Vienne (Autriche), chez SCHALBACHER, libraire.
à Anvers, chez VANDERHEY, libraire.
à Liége, chez COLARDIN, libraire.
a Mons, chez LEROUX, libraire.
à La Haye, chez VALLÈE, imprimeur-libraire.
BossANGE et MaSsON, 14 Great-Marlà Londres, chez TREUTTEL borough. et VURTZ, libraire, 50 ShoSquare. --- Page 9 ---
PIÈCES RELATIVES
A SAINT-DOMINGUE
ET
A L'AMÉRIQUE,
MISES EN ORDRE
PAR M. DE PRADT,
ANCIEN ARCHEVÈQUE DE MALINES;
Pour faire suite à ses Ouvrages sur l'Amérique.
A PARIS,
Chez F. BÉCHET, libraire, quai des Augustins, no 5y.
El à Bruxelles,
Chéz
LE CHARLIER, libraire.
& DÉMAT, imprimeur-libraire.
1818,
CES RELATIVES
A SAINT-DOMINGUE
ET
A L'AMÉRIQUE,
MISES EN ORDRE
PAR M. DE PRADT,
ANCIEN ARCHEVÈQUE DE MALINES;
Pour faire suite à ses Ouvrages sur l'Amérique.
A PARIS,
Chez F. BÉCHET, libraire, quai des Augustins, no 5y.
El à Bruxelles,
Chéz
LE CHARLIER, libraire.
& DÉMAT, imprimeur-libraire.
1818, --- Page 10 ---
Librairela belle carte de
On trouve aussi chez le meme
M. Lapie.
méridionale, 9 dressée par
sur
T'Amérique
deux feuilles colombier, , imprimée
Cette carte, en avecle plus grand soin, et ornée
beau papier, coloriée
Moreau, SC vend 1O fr.
d'un cartouche dessiné par
- --- Page 11 ---
AVIS DE LÉDITEUR.
Tous les documents propres à jeter
du jour sur l'état actuel de PAmérique,
à connaitre
ne peuvent qu'être précieux
au milieu des changements qu'elle a
déjà subis, et à l'approche de ceux qui
s'y préparent encore. L'état de ce pay S
est fort peu connu en Europe. La distance des lieux, la partialité des rapports, Vincrédulité d'une partie.des intéressés à un changement qui les blesse,
incrédulité qu'ils cherchent à propager;
la singularité des événements, la nouveauté d'une partie des acteurs, dont
Papparition sur la scène du monde a
frappé d'étonnement, lattention fixée
I --- Page 12 ---
(ij) vers le théâtre de
prerpeschsivenents
ont contriPEurope, sont les causes qui
bien
buéà tenir comme dans un lointain
relatifs à la révoobscur, tous les objets
V'intéCependant
lution de PAmérique. s'agrandit tous
irêt de cette révolution
elle s'étend,
les jours : elle saffermit, presqwindéelle prend ane consistance et tend tous les
pendante de PEurope,
d'elle... Le
davantage à la séparer
jours
et il n'est pas loin, dans
temps arrivera,
fasse, on sera bien
lequel, quoi qu'on
de revenir à s'en occuper...
obligé
personne de se sousn'est au pouvoiede
mouved'un pareil
traire à Pinfluence
à la fois Pintérêt
ment. Cest donc servir
et celui des gouvernenents,
des peuples
des notions exactesisur
que de propager continent. Il est bon'
Pétat de ce vaste
la vér
de connaitre
pour les premiers
que la vérité
rité sur ces contrées, parce --- Page 13 ---
(ij)
bonne à connaitre; il sera
est toujours
de trouver les
profitable aux seconds
où ils
bien disposés, le jour
esprits
n'en est pas
auront à agir. L'époque
secondée
éloignée, une détermination
tel que celui qui
par un assentiment
de la
suit toujours de la connaissance
vérité, ne rencontrera que peu ou point
d'obstacles.
dans Pintérêt
Cest donc également
de tout le monde que nous publions les
pièces suivantes
entièreL'état de St. Domingue est
mentdéfiguréaux yeux de presque tous
N'entendant pour ainsi
les Français..
ou les
dire que les plaintes, les regrets,
des colons, ils s764
fâcheux pronostics
des
généralement de l'idée que
loignent
fait des
nègres puissent faire ce qu'ont
sans ceux-ciles nègres soient
blancs, que
capables de penser, d'agir, de travail-
suivantes
entièreL'état de St. Domingue est
mentdéfiguréaux yeux de presque tous
N'entendant pour ainsi
les Français..
ou les
dire que les plaintes, les regrets,
des colons, ils s764
fâcheux pronostics
des
généralement de l'idée que
loignent
fait des
nègres puissent faire ce qu'ont
sans ceux-ciles nègres soient
blancs, que
capables de penser, d'agir, de travail- --- Page 14 ---
(iv)
ler, de cultiver leur
esprit ou leurs
champs... Sans
e lons
doute les pertes des COsont immenses et bien
: lon voudrait
déplorables;
pouvoir leur faire retrouver et par-delà, tout
ce : qu'ils ont
perdu Mais et ces
dommages, et ces
regrets, et Ces suppositions
ne
fantastiques,
changeront rien à ce qui
et
ne rendront
existe,
pas plus à la France qu'aux
propriétaires dépossédés.
aura assez ride
Quand on
quelques dénominations
attribuées aux principaux fonctionnaires d'Haiti; quand on aura assez répété
que, des nègres sont par nature, impropres à rien savoir, ni à rien faire
autrement que sous la direction des
blancs, à quoi et ces
incrédulités
dérisions, et ces
auront - elles servi? La
netteté du
coup-d'aeil, et la force de
l'esprit ne consistent point à s'obstiner
à ne point voir ce qui
existe, et à re- --- Page 15 ---
(r)
mais au contraire à
jeter ce qui blesse,
discerner Pun avec toutes ses proportions, et à accepter P'autre avec tous
Or; voila oàlon en est
ses déplaisirs.
est impour St. Domingue; sa perte
il est vrai, mais elle est irrémense,
résigner de bonne grâce
parable.. S'y
et de bonne heure, s'arranger de ce qui
existe, tels sont le parti ct les ressources
indiquées par la raisom. Cest encore
bien des dommages
elle qui indique que
sacrifé
serépareraient pendant le témps
I
à l'attente de chances chimériques:
bon
Pon € sache que tout est
est
que
hommes et
changé à St. Domingue;
choses : il est bon que l'on sache que
dernières années équivalent à
les vingt
Pamélioration mcr
vingt siècles; pour:
rale et politique qui se fait remarquer
nègres. Dût cette vérité blesparmites
il est
ser beaucoup d'amours-propres, --- Page 16 ---
(vj)
bon, bien plus, il
l'on sache
estindispensable que
que Pinstruction, les arts, les
armes de PEurope, sont
parmi les
aujourd'hui
nègres, pour les
les former et les défendre
instruire,
civil,
: que T'ordre
politique, administratif et judiciaire parmi eux, ne le cède point à
ceux de P'Europe, et qu'ils ont fait et
continuent de faire sur eux-mêmes
plication de toutes les méthodes Paplioration
d'améqui sont en usage en
-Il est bon de faire connaître Europe..
la
où en sont
propriété et la culture, et d'expliquer
pourquoi pendant un temps, on n'a
point cultivé, pourquoi et éomment
a.cultivé et on cultivera dans
on
Ces distinctions
d'autres...
sont indispensables à
connaître dans des
nature..,
questions de cetté
La déclaration du
congrès de BuenosAyres est très-peu connue et mérite bien
méthodes Paplioration
d'améqui sont en usage en
-Il est bon de faire connaître Europe..
la
où en sont
propriété et la culture, et d'expliquer
pourquoi pendant un temps, on n'a
point cultivé, pourquoi et éomment
a.cultivé et on cultivera dans
on
Ces distinctions
d'autres...
sont indispensables à
connaître dans des
nature..,
questions de cetté
La déclaration du
congrès de BuenosAyres est très-peu connue et mérite bien --- Page 17 ---
(vij )
de Petre.. Un peuple entier fait connaitre les griefs qui P'ont forcé à chercher en lui-même les moyens de pour
voir à son salut; et la résolution de se
mettre pour toujours à l'abri des dangers
qui l'ont ponssé à éette détermination.
En le lisant, on se senit reporté au temps
atiquel les Etats-Unis firent connaitré la
résolution de se séparer de la métropole
et d'existér par eux-mêmés.
. La lettre à M. Monroe est Pouvrage
de M. Brackenridge; secrétaire de la'
commission que le gouvernement athé
ricain vient d'envoyer dans PAmérique
méridionale.
Dintérêt de cette pièce est fort grand
par les considérations qu'elle présente
sur l'état de PAmérique, ainsi qué par
la mnanifestation de la manière dont en
Ambrique on envisage cette grande
question. En Europe, on en juge en --- Page 18 ---
(viji)
Earopéens; en
Amérique, en Américains, et il doit y. avoir entre les
jugements la distance
deux
quise fait remarquer entre les deux
deux intérêts...
hémisphères et les
Les idées les
sur les causes de la
plus saines
révolution de PAmérique, les aperçus les plus
sur les germes
judicieux
se
développant d'indépendance qui en
l'ont fait éclore, les
cipes les plus
pringénéreux de politique de
peuple à peuple, les effets les
dents du succès de la
plas éviFEurope, comme
révolution pour
dication Ia
pour PAmérique, l'inplus claire du système
ratif des diverses
fédéparties de
pour se soutenir mutuellement PAmérique
dans leur
indépendance, tels sont les divers
ractères qui rendent cet
Carecommandable,
écritinfiniment
Justesse dans les
perçus et les jugements,
aples vues,
hardiesse dans
originalité dans l'idée et l'exe --- Page 19 ---
(ix )
tout se trouve dans cet écrit;
pression,
qu'il existe au-delà
et montre à PEurope
ne le cèdent
des mers des penseurs qui
font
point à ceux qui, en Europe, se
l'éclat et la variété de
remarquer par
leurs talents.
curieux de voir répéIle est vraiment
ter au fond des déserts de lAmérique,
se
au sein de Vantique civice qui passe
Et
que le
lisation de PEurope.
peut-être
sens et la forme de ces actes ne placent
pasla copie trop au-dessous de! l'original.
Cest la nouveauté de ce spectacle qui
déterminé à comprendre au nomnous a
du
bre de ces pièces, l'acte d'installation
çonseil d'état de la république de Venezuela', à Augustura. Que diraient
Charles-Quint et Colomb lut-même, à
Paspect d'un conseil d'état républicain
établi sur les bords de POrénoque, pour
achever de ravir à l'Espagne le sceptre
la copie trop au-dessous de! l'original.
Cest la nouveauté de ce spectacle qui
déterminé à comprendre au nomnous a
du
bre de ces pièces, l'acte d'installation
çonseil d'état de la république de Venezuela', à Augustura. Que diraient
Charles-Quint et Colomb lut-même, à
Paspect d'un conseil d'état républicain
établi sur les bords de POrénoque, pour
achever de ravir à l'Espagne le sceptre --- Page 20 ---
(x)
decettecontrée, etpour substitueruneré:
américaine à la monarchie eupublique
dans la
de
ropéenne, expulsée
personne :
PEspagne?. I1 ne manquera pas de perlesquelles un conseil d'état
sonnes pour
corresponsur les bords de TOrénoque,
dra aux mille et unenuits, et ne paraitra
objet de dérision; mais qu'elles
qu'un
et lon
attendent encore un moment,
les
verra de quel côté se trouveront
réalités, et les sujets de joie véritable.
acquiert un nouveau prix
Cette pièce
donne des
del la connaissance qu'elle de Veneu
delà révolution
trois époques
est
zuela, époques dont la connaissance
presquie tous les Eutopoens:
étrangèreà
de vue, cette pièce peut
Sous ce point
introduccomme une
être considérée
de
tion à Phistoire 'de la révolution
Venezuela. --- Page 21 ---
KCLATECISSENENTS
:
SUR LÉTAT DE St. DOMINGUE.
LA partie française de SinntDomingne,
entre la république d'Haiti,
est partagee
Président à vie, et le
dont Pétion est
est le
d'Haiti, dont Christophe
royaume
Qccupe la partie du
Roi.. La première
est fixé
sud;'le siège du gouvernement renferme
Cette ville
au Port-an-Prinee.C Le territoire de
vingt-cinq mille-àmes...
double
la république d'Haiti est presque
de celui du royaume du même
en étenduc,
nom...
est la ville
La capitale de ce royaume
les
du Cap. Elle a été fort embellie par
soins du nouveau sonverain, et son palais
retrace tout le faste del'orient.. Le môle
Saint-Nicolas, le Gibraltar des Antilles,
fait partie de ce royaume. --- Page 22 ---
(1)
Lay population des deux
partiess'éleve à
et
sous
Nlsemmaledeies
320,000 sous Christophe.
Pétion,
seulement sont blancs
Trente mille
le reste noir. Sous
ou gens de conleur,
la population
l'ancienne domination,
bommes. Mais n'était portée qu'à 540,000
l'intérêt des. diverses causes puisées dans
colons, contribnaient à faire
disparaître le nombre véritable de
nombrement. Plusieurs
ce débuéa Fangmentation
causes ont contriqui se fait
aujourd'hui. La liberté du remarquer
passage à l'état de famille, nègre, son
ments accordés aux mères
les ménagetement et la.
pendant l'aliaimoins mesurée grossesse 3 une nonrriture
sur lintérét du
sur les besoins du
maitre que
dance ct le bon marché consommatenry des
Tabonles. salaires acquis par les subvistancs,
les ouvriers qui
troupes, ct par
tous pour leur aujourd'hui travaillent
compte. Depuis
pays a été à peu-près
1802, le
de la guerre. On s'est exempt des ravages
côtés, mais on s'est observé des deux
peu combattu.
esse 3 une nonrriture
sur lintérét du
sur les besoins du
maitre que
dance ct le bon marché consommatenry des
Tabonles. salaires acquis par les subvistancs,
les ouvriers qui
troupes, ct par
tous pour leur aujourd'hui travaillent
compte. Depuis
pays a été à peu-près
1802, le
de la guerre. On s'est exempt des ravages
côtés, mais on s'est observé des deux
peu combattu. --- Page 23 ---
(15)
rien conclure contre ce dé-
: On ne peut
différenceq qu'il
nombrément, de la grande
avec le dénombrement antérieur.
présente
à Paris, dans l'année
Cclui qui a eu lieu
préoédente, en farmiteagpednpeenele le
plication; la, cette opération faite avec
plus grand soin, a constaté une population intra muros de près de 720,000
âmes, tandis que les mêmes recensements la
faits dans les années précédentes ne
habitants. Et ceportaient quà-570,000 de s'assurer de la vépendant les moyens
pas plus à une époque
rité ne manquaient
qu'à Y'autre.
lieues reste
Unespace de douze à quinze
inoccupé entre la républiqueetles royaume
d'Haiti. Cet abandon résulte d'un accord
dont le but a été de former une séparation entre les deux états, pour éviter
tous les points de contact..
Les blancs sont tolérés dans la république, exclus dans le royaume.
Dans la république, la propricté a été
occupée, acquise ou reçue par les nègres, --- Page 24 ---
(14)
qui avaient servi dans le
révolution ou dela
cours O de la
les
guerre. Les ravisseursy
acquéreurs, n'ont pas suivi de
dansla formation de leurs.
règles
rémunérations ont dà en avoir. propriétés. Ainsi Les
ont été calculées sur les
elles
vices, de manière à
grades, les sermnoins
ce que chacun eût au
sept arpents.
Les nègres étant tous déclarés
connus libres, la culture l'est
et reouvriers sont les maîtres de aussi. Les
comme en Europe:les
leurs prix,
vail suivent les lois
conventions du tras
en
généralesquiles règlent
Europe. Il est d'usage que les
s'associent entr'eux
negres
verses
pour pourvoir aux diFrance exploitations, les habitants comme on voit en
de quelques
passer dans d'autres
contrées,
stvivant les
pour y faire le travail des
saisons;
diverses époques de l'année; mojssons, la
aux.
le dixième da produit
terre paye
Il est affermé
brut, en nature.
au profit
et livré dans des lieux dugouvernement
tout l'impot
désignés. C'est là
territorial. Les douanes et
pour pourvoir aux diFrance exploitations, les habitants comme on voit en
de quelques
passer dans d'autres
contrées,
stvivant les
pour y faire le travail des
saisons;
diverses époques de l'année; mojssons, la
aux.
le dixième da produit
terre paye
Il est affermé
brut, en nature.
au profit
et livré dans des lieux dugouvernement
tout l'impot
désignés. C'est là
territorial. Les douanes et --- Page 25 ---
(15)
impots indirects établis dans presautres
YEurope, le sont aussi a Saintque. toute
s'élève à
Domingue. Le revenu L'armée public de la ré30,000,000 de France,
est composéede 24,000 hommes,
publique
La
entière
de toutes armes.
population Le service de la
est armée, et disciplinée.
mois et sont remErmeErnE
servent pendant quatre
Il y a
placés dans les mémes proportions.
des écoles militaires pour. toutes les parties
du service. Lorsqu'en 1814,.0n put se
80,000 fusils existants dans
croire menacés furent distribnés à la popules arsenaux
de 120,000,qui
Jation. One en a racheté plus
dissont répartis dans cinq départements,
tribués sur le territoire de la république,
toute la population paEn cas d'attaque, Les moules propres à
raîtrait en armes. été distribués à tous
faire les balles ont
les armes blanches de même;
les habitants,
la confection des
le plomb nécessaire pour
de
dif
balles, distribué en saumons
poids
férens
servir suivant les moyens de
pour --- Page 26 ---
(16)
le transporter, soit par les
par voitures ou les
hommes, soit
animaux. Tous les
moyens de destruction sont
une invasion avait lieu.
préparés, si
Dans l'intérieur del
vaste
T'ile, on a choisi un
emplacement qu'on a
près comme le
fortilié,a-peuréunion de
Kcenigstein en Saxe. La
plusieurs cours d'eau, en dé-.
Fendlesapproches.
les
Uneartillricimnmense
soutient: : les rochers ont été
une citadelle bâtie sur la partie escarpés, la
plus
fire
artertafes
pendant quelques temps à la subsistance de la garnison. C'est un travail immense, auquel une partie de la
a pris part pendant long-temps. population Un
nombre de bâtiments
grand
le
armés, sont dans
port. Ce sont des bâtiments du troisième rang. Les équipages sont instruits,
braves, et déterminés.
L'administration civile est
comme en Europe, la justice de repartie
Le code
même.
Napoléon a été réformé dans
quelques parties inapplicables. auxc colonies.
quelques temps à la subsistance de la garnison. C'est un travail immense, auquel une partie de la
a pris part pendant long-temps. population Un
nombre de bâtiments
grand
le
armés, sont dans
port. Ce sont des bâtiments du troisième rang. Les équipages sont instruits,
braves, et déterminés.
L'administration civile est
comme en Europe, la justice de repartie
Le code
même.
Napoléon a été réformé dans
quelques parties inapplicables. auxc colonies. --- Page 27 ---
(a7)
On-a snlstitné dans les administrations
des hommes de couleur aux blancs. Les
n'ont pas. voulu continuer d'apremiers lair d'être régis par eux et d'avouer
voir
infériorité. D'ailleurs,ils exerainsi leur
cent librement leur industrie.
Le voletlémeurtres sont presqu'inconmus
dans cette partié del'ile. Lhospitalité quia
tosjearndiungsakeaigne continned'être
exercée comme ellele fut de tonttempsàSttraDomingue. La longueintermptiondies du
vaux avait forcéà tirer les subsistances
était devenu fort rare.
dehors : T'argent culture des vivres, a fourni
Depuis que la
la
aux besoins de la colonie, et quel reprise
dela culture du café ct du sucrea présenté
numéraire a redes moyens d'échange,le
nepent manquer de devenir trèsTaru,et
abondant: ; càr les immenses exportations
faisaient lancienne richesse de Saint*
qui
vonti reprendre leur cours.
Domingue
les
avaient abanOn a cru que
nègres
donné la culture; en cela on a méconnu
la cause de cet abandon nmomentané.lléait
--- Page 28 ---
(18)
tout de calcul, et dirigé dans le
la défense de l'ile de même
sens de
des routes. Tant
les
que l'abandon
craindreune
que
habitants ont pu
invasion, iisont
leurs soins à leur défense rapportétous
: c'était
essentiel; la culture n'était
l'objet
que laccessoirc.
Demémepourles routes : on cessait de les
entretenir pour nepas faciliter à
les moyens de
T'ennemi
à la destruction transport; le pays était voué
Ils ont
par ses propres habitants.
repris le travail,avee le sentiment
de la sécurité. Ainsi ils s'étaient
aux récoltes spontanées du café. Un bornés
petit nombre de sucreries étaient
très
leur, dans les parties les
en vades mornes, considérés plus rapprochécs
défense. Depuis
comme moyens de
qu'on a cessé de craindre, les sucreries se sont étendnes
la plaine. La cultare du café a été dans
avcc vigueur. Déjà on fait du sucre reprise
plusieurs millions, ies produits du pour café
sont devenus immenses. Le
digo 2 le sucre, le
coton, l'incomme avant les
cacao, sont cultivés
troubles ; la charrue est
, considérés plus rapprochécs
défense. Depuis
comme moyens de
qu'on a cessé de craindre, les sucreries se sont étendnes
la plaine. La cultare du café a été dans
avcc vigueur. Déjà on fait du sucre reprise
plusieurs millions, ies produits du pour café
sont devenus immenses. Le
digo 2 le sucre, le
coton, l'incomme avant les
cacao, sont cultivés
troubles ; la charrue est --- Page 29 ---
(19)
employée dans les plaines et ne cède pas
efficacité à la houe. Les attelages sont
en formés avec des boeuls: : on s'est mis à en
élever dans cette partie : ils y prospèrent,
coûtent
de 4 à 500 francs
et ne
pas plus
les plus beaux par paires. L'éducation pud'écoles lancastrienblique est composée
d'écoles
d'un lyoée, et
nes 7
primaires, établi dans la ville du Portd'un séminaire
bel édifice.
an-Prince, où -il occupe un
Cette ville renferme une église propre à
cathédrale. Une école de desfaire une
sin est aussi établie au Port-an-Prince ;
les habitants d'Haiti sout fort attachés à
Une partie des
la religien catholique.
cures est occupée par des prêtres français.
Iln'y a plus de préfet apostolique comme
la révolution. On s'est adressé à
avant
La demande
Rome pour avoir un évéque.
est restée sans réponse. De même pour
le royaume a'Haiti. Le Pape attend sans
doute la décision de la question de la
souveraineté de ce pays. Jadis les iles
françaises des Antilles dépendaient du --- Page 30 ---
(20)"
diocèse de Paris. Ce retard est très
diciableà la religion :
préjusans remplacement. les.prétres meurent
Les habitants se fatiguent dè ces lenteurs : les méthodistes
sont présentés dans le
se
royaume de Christophe, et y font des progrès. Les
se font comme en France devantloficier mariages
eivil,eta après devant le prétre. La culture
a'repris dans la république
sure que la sécurité
d'Haiti; à mes'étendra, la première
augmentera. Dans quelques années St.-
Domingue travaillé par des mains libres et
intéressées au succès du travail,
Fancien St. Domingue, Il en scra dépassera de même
dalaeputaitss-guillie,
son compte, nourrie
travaillant pour
plus abondamment,
propriétaire,
ra danstoutes hntgeaipentgeatpirene ces
sustentation et
Trcoapsromedamsyende
de reproduction.
d'esclaves, denègres libres, d'hommes Beaucoup
couleur des ilcs voisines,
de.
blir dans la
viennent s'étaadopté pour république la
d'laiti. On y a
exigés pour les culture, et les procédés
sucreriesy toutes les nou-
rie
travaillant pour
plus abondamment,
propriétaire,
ra danstoutes hntgeaipentgeatpirene ces
sustentation et
Trcoapsromedamsyende
de reproduction.
d'esclaves, denègres libres, d'hommes Beaucoup
couleur des ilcs voisines,
de.
blir dans la
viennent s'étaadopté pour république la
d'laiti. On y a
exigés pour les culture, et les procédés
sucreriesy toutes les nou- --- Page 31 ---
(21
velles découveries mécaniques propres à
diminuer l'emploi des bras, et lès frais
du travail, tout en Paméliorant.
Le royaume d'Haiti a une armée de
trente-deux mille hommes. Le gouvernement est absolu. La propricté est travaillée
au compte de la couronne, quilaisse tant
pour les frais et bénéfices du travail, et
cèdele reste à des négociants, à des prix
fixés par elle pour l'achat et la vénte. Le
Roi est entouré d'une pompe orientale:
la cour estmodelée surlepinssomptuenscs
de PEurope. Le palais est magnifique, et
d'un genre tout porticnlier. Les deux,états
ne sont point en guerre, quoique divisés, ct dans le cas d'une menace de la part
delEurope, ils sont convenus de se réunir pour la défense de leur indépendance.
On parait décidé à tout sàcrifier pour la
maintenir. Ce sentiment est entré dans e
l'esprit et dans le coeur de Lous les habitants, ils y rapportent tout. Le souvenir
des perfidies et des excès auxquels ils ont'
éié livrés, vitau milieu d'eux, et tient leur
défiance toujours éveillée. Les plus terri --- Page 32 ---
22 -
bles moyens de destruction
dans le
sont organisés
royaume d'Haiti s'il était
une attaque.
exposé à
On se plaint beaucoup à Haiti des
menaces et en géneral de la conduite des
colons de la
Martinique et de la Guadeloupe, qui ne cessent d'insulter les habitants de
dre des SaintDomingue, et de répantants de annonces la
sinistres pour les habimauvais république d'Haiti. Ce sont de
voisins, incommodes pour SaintDomingue, et nuisibles à la
présentant comme
France, en la
sur lui, ce qui n'est toujours prête à fondre
l'attachement
Propre qu'à affaiblir
elle. Les lois que l'on y conserve pour
égalisent tous les
n'y a pas de
pavillons; il
distinctions, ni defaveur
aucun peuple, mais il y a un goût décidé pour
Au contraire, le"
Fisaretcns
royaume penche
gouvernement du
gleterre.
davantage vers l'Angletentatives de Disposition la
qui est due aux
qu'elle
France, et à la crainte
inspire encore.
re qu'à affaiblir
elle. Les lois que l'on y conserve pour
égalisent tous les
n'y a pas de
pavillons; il
distinctions, ni defaveur
aucun peuple, mais il y a un goût décidé pour
Au contraire, le"
Fisaretcns
royaume penche
gouvernement du
gleterre.
davantage vers l'Angletentatives de Disposition la
qui est due aux
qu'elle
France, et à la crainte
inspire encore. --- Page 33 ---
(35)
commissaires envoyés en 18r4,ont
Les
Onles a désavonés..
faith cheaucmnpdenal. tous leurs papiers
Noureau ial, lorsque
étaient tombés aux mains de Christophe,
dans toute Vile
et circulaient
envoyés
La conduite des commissaires
de la
en 1816 a été propre à rapprocher
desl habitants de Saint-DoFrance J'esprit
efforts ont échoué
mingue... Maistousleurs
toucontre un écueil quel l'on retrouvera Pétion est
jours. - Lindépendance d'un extérieur
àgé de quarantie-cing ans;
et disde manières prévenantés
agréable,
faux
ait été élevé en
tinguées. Il est
qu'il
France: maisily est venu eta fait partiede
du général Leclerc. Il se sauva
Texpédition de subir un sort pareil a celui
au moment
de Tonssaint Lonverture.
c'est un
Christophe est àgé de 64 ans, d'une
homme de la plus haute stature, et,
force de corps extraordinaire. Saint Domingue
Isuit de cet exposé que
avec les asest inattaquable : qu'il) périrait
et sa. cniture
saillants 3 que sa population, --- Page 34 ---
(24)
vont toujours en croissant : qu'il est de
lintérêt delEurope de cesserde s'en
cuper comme propriété,
Ococcuper
pour ne pluss'en
que comme civilisation.
cet état, il rendra
Que dans
età la Francc,
davantage à T'Eairope
qu'il ne faisait
avait à fournir aux frais de sôn lorsqu'elle
ment qui
établissesurpassait son produit de six
millions, et qui lui coûtait des frais immenses pendantla guerre, frais
tous en pure perte,
quiétaient
Nord ses
puisqu'elle tirait du
approvisionnements
et des Etat-Unis les
maritimes,
fiotte et des bataillons subsistances de sa
entretenir
qu'alors elle devait
aux Colonies.
En calculant ce que
coûté à la France
Saint-Domingue a
lestrois
depuis 1722, pendant
guerres de 1742, 1756, et del'Amérique, et par l'expédition du général
Leclerc, bénéfice on trouverait que tout n'a pas été
dans sa possession. --- Page 35 ---
A JAMES . MONROE,
PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS.
MoxSIEUR,
LA découverte de T'Amérique, la séparation des colonies Anglaises et la lutte
actuelle. pour T'indépendance des colonies
espagnoles, sont les trois événements importants des mille dernières années. Golomb, dans la recherche d'un passage qui
devait changer la route du commerce
oriental 2 découvrit un nouveau monde,
qui avait plus de richesses que l'orient et
qui était capable de nourrir une population presque égale à celle de tout le reste
du globe. Quoiquil ait échoué en partie,
'Amérique, la séparation des colonies Anglaises et la lutte
actuelle. pour T'indépendance des colonies
espagnoles, sont les trois événements importants des mille dernières années. Golomb, dans la recherche d'un passage qui
devait changer la route du commerce
oriental 2 découvrit un nouveau monde,
qui avait plus de richesses que l'orient et
qui était capable de nourrir une population presque égale à celle de tout le reste
du globe. Quoiquil ait échoué en partie, --- Page 36 ---
(26)
il a cependant réussia ouvrir à
des sources de richesses
TEnrope
sa situation dans
qui ont amélioré
vie. La découverte tout ce qui tient à la
de TAmérique a mis
FEurope en état d'atteindre à un
tionnement qu'elle n'aurait
perfecobtenu après plusieurs siècles. pent-être pas
pagnons de Colomb,
Les comscrupules,
s'affranchissaint de
trouvèrent dans s'approprièrent les
tout ce qu'ils
contrées
quelquefois
découvertes,
souvent par pwisiblement, la violence
mais le plus
Les habitants
et par la cruauté,
endroits nombreux delAmérique, en quelques
vilisation,
et très avancés en ciEspagnols n'étaient guères traités par les
avec plus d'égards que les bêtes
sauvages des forêts. Ils furent
sans pitié, leurs biens furent détruits
réserve,.et tous les
saisis sans
et del'humanité
principes de la justice
bileté
violés sans remords. Lihasupérieure des Earopéens dans les
arts, venue de l'usage des lettres
conserve les découveries du
qui
mnet à l'esprit humain
génie et perd'avancer vers la --- Page 37 ---
(37)
les malmit nécessairement
perfection, Américains au pouvoir de leurs.
heureux
découverte de
conquérants. La première
TAmérique etles usurpations postérieures, entre
furent comme les actes d'individus resquoique leurs sonverains
prenants,
eux laupart du
peetifs eussent pris pour
lion: Quant aux portions du pays 7 dieu qui
forment de vastes déserts, les lois de
justifier les
et de la nature, pourraiënt famille humaine,
antres membres de la
leur subsistance une part
de prendre pour
commun ; car la
suffisante de Théritage
quelques
possession de ces contrées par
tribus errantes de chasseurs, peutà peine
être considérée comme une appropriation
du sol. Tel fut a-peu-près notre cas avec
presque tout le pays que nous possédons formé le
maintenant, nous qui, ayant
des
premier gouvernement indépendant mérité
colonies > avons partieulitrenent con-,
d'Américains. Nos principales
le nom
les
du climat
quétes furent sur
aspérités la charrue
et de la terre ; la cognée et
tribus errantes de chasseurs, peutà peine
être considérée comme une appropriation
du sol. Tel fut a-peu-près notre cas avec
presque tout le pays que nous possédons formé le
maintenant, nous qui, ayant
des
premier gouvernement indépendant mérité
colonies > avons partieulitrenent con-,
d'Américains. Nos principales
le nom
les
du climat
quétes furent sur
aspérités la charrue
et de la terre ; la cognée et --- Page 38 ---
(28
furent les armes
Si les naturels auxquelles nous les dûmes.
nous en
ont souffert; il ne faut pas
à côté du blamer; le chasseur ne vit point
cultivateur ; les animaux sauvages
fuient StaNcans Jes habitations
Comme dans les
fixes de T'homme.
société, il doit étages progressifs dewa
ou
y avoir, dans les positions
voisinage relatif, une
tre ces deux états del'existence séparation enLe chassenr et lecultivateur
humaine.
être voisins;le chasseur
ne pourraient
et nos établissements s'est donc retiré,
En d'autres
ont avancé.
endroits du
ne trouva point toujours les continent, on
cupés de la seule chasse.
habitants OCrassent leslettres, ils étaient Quoiquils ignoqu'il est permis aux hommes aussi avancés
elles. Ils avaient fait des
delêtre sans
dans les arts, ilsavaient des progrès marqués
ou des villes qui le
demenres fixes
tion à celles de
disputaient cn populaculture du sol était FEuropc ou de l'Asié; leur
à un haut point de
fectionnement, et ils avaient
perappris, mal --- Page 39 ---
(29)
heurensement pour eux, à donner une vadesinétanx qui, dans l'ancien
leurfacticea étaient. regardés comme la reprémonde de la richesse 1 et employés
sentalion
de commerce. Telle était
comme moyens
du Pérou, et
la situation du Mexique,
malheudu Chili. Ces penples
d'une partie
parl les Espagnols avec
reux furentattaqués et toutes les espèces
une barbare cupidité,
furent exercées
de violences et dinjustice
T'ouvrage
contre eux. C'est, à la vérité, effrénés,
nombre d'hommes
d'un petit
du sonverain,
mais il eut Tapprobation tout fut calmé pour
qui arriva, lorsque
considérable des
avoir une portion plus
possession de
dépouilles. Le souverain prit
et
le droit de conquête 5
ces pays par
entreprises et lindustrie
lors mémequeles eurent formé des étade ses propres sujets bàti des cités, les privilèges
blissements et
dela
de
et
canmcnrm
La découyerte, la prise possession le résulde TAmérique furent
la conquéte
particulière, rien n'est
tatd'une entreprise
oir une portion plus
possession de
dépouilles. Le souverain prit
et
le droit de conquête 5
ces pays par
entreprises et lindustrie
lors mémequeles eurent formé des étade ses propres sujets bàti des cités, les privilèges
blissements et
dela
de
et
canmcnrm
La découyerte, la prise possession le résulde TAmérique furent
la conquéte
particulière, rien n'est
tatd'une entreprise --- Page 40 ---
(50)
plus vrai, mais les fruits en ont été
cnillsparkeaililtrents
rel'instant de la découverte ssouverain.Depuis
d'hui, ceux-ci n'ont eu jusqu'anjourvue, de tirer le plus
qu'une chose en
sible des colonies,
grand avantage pospérité. Les colonies sans songer à leur prosont fourni de vastes
sommes pour être répandues au-dehors
plutôt dissipées dans les
ou
extravagances des
a guerres et dans les
tion, au-delà de cours. Leur amélioracet objet, était
avec indifférence ; la misère et la regardée
des colonies.a auraient été
pénurie
prospérité, si elles
préférées à leur
tributs. Elles
avaient produit plus de
étaient de fait,
comme de simples appendices, regardées
et tres-commodes, mais ne formant très-utiles
partie de l'état.
point
La politiques
de
suivieparleidiftrentsd états
TEnrope envers les colonies,
teinte de leurs caractères
prenait la
particuliers, néccseirementintloenoée la nature de la
par la situation et
colonie elle-même, mais.
ayant toujours en vue le seul avantage de --- Page 41 ---
(51)
désla souveraineté enropéenne, 7 quelque les
fût pour
agréahle ou pénible qu'elle
colonies. Les Espagnols, par. exemple,
districts. assez abontronvèrent quelques
contraria,
dantsen métaux précienx.Là,on 1
défendit même toute occhpation qui
on
nécessairement) liée au travail
n'étitpoint
mannfactures, , le comdes mines. Là,les
et même une popumerce considérable 2 TAgriculture, furent de peu d'imporJation aussi les districts de mines ont-ils
tance ;
condamnés à la stérilité,
été généralement
plutôt par la politique du souverain que
la nature, tandis que les habitants ont
par
continent. La nature
été lesplus pauvresdu
condamnent à
n'a point de lois qui nous
degbesgins de la vie, parce que
noushabitons manquer
des contrées fécondes en mé
taux précienx.S'il Inous était permis deprofiter de ces avantages, nous prospérerions
quand même le sol serait stérile, échangeant notre or pour des choses plus nécessairés. Mais l'intérêt seul des Espagnols
étant considéré, ces districts ont été con-
par
continent. La nature
été lesplus pauvresdu
condamnent à
n'a point de lois qui nous
degbesgins de la vie, parce que
noushabitons manquer
des contrées fécondes en mé
taux précienx.S'il Inous était permis deprofiter de ces avantages, nous prospérerions
quand même le sol serait stérile, échangeant notre or pour des choses plus nécessairés. Mais l'intérêt seul des Espagnols
étant considéré, ces districts ont été con- --- Page 42 ---
(52)
damnés à demeurer pauvres et
fois, ils ont été fermés
stérilesa-lacomme des
nes où la lumière du
caverjour n'est point
aperçue. Cesrichesses sont
dehors pour satisfaire
transportées au
d'une
l'indclente oisiveté
cour, et encourager contre
tion l'active industrie des nations l'intenCe monopole vil et
voisines,
oppresseur se montre
partout; lorsque les colonies
procurer ce qui suffisaita peine pouvaient se
change de ces commodités,
pour l'épermettait la
dont la cour
fourniture à ceux de ses sujets, ou méme aux sujets des autres
tions auxquels elle vendait
natout autre progrès était
ce privilige,
conséquemment
jugé inutilé, ct
refusé, de peur
cessât d'avoir besoin de
qu'on
plupart de première
cess articles, la.
nécessité, quela
ronne étaitbien-aisede fournir.
couques endroits, T'agriculture Dansquel.
une certaine extension ; mais les put prendre
tures furent partout défendues; manufacnaturel des entreprises
l'esprit
entièrement
commerciales fut
réprimé,ancun commerce ne --- Page 43 ---
(55 )
sinon avecla mère patrie et
fut permis, ,
Telle est la ràison pour lapour son profit.
ont été occupés depuis
quelle des pays qui
tant de siècles, sont encore si a peul peuplés.
quel serait aujourOn peut conjecturer
méridionale,
d'hui Tétat de TAmérique
chaines
nos
d'après nos progrès depnisque le bétail et les
sont tombées. Les chevaux,
nombre
troupeaux sont augmentés sans
méridionale; tandis que
dans T'Amérique la race des hommes a:
comparativement,
Mais
faità peine des progrès perceptibles.
depelites portions des colonies espagnoles
ont été assez heureuses ou assez malheula manière de considérer
reuses , (d'après
des mines. Les
la chose) pour posséder
leur vie par
habitants gagnent en général
des artila culture du sol et la préparation
cles de commerce; ils sont labenreurs et
mais surteut laboureurs 3 5 car là
bergers,
été libres de mettre le
oà ils n'ont pas
mais forcés d'acprix à leurs prodnctions,
voulaient
cepter ce que des monopoleuts marchanleuf donner et de payer pourles 5
(d'après
des mines. Les
la chose) pour posséder
leur vie par
habitants gagnent en général
des artila culture du sol et la préparation
cles de commerce; ils sont labenreurs et
mais surteut laboureurs 3 5 car là
bergers,
été libres de mettre le
oà ils n'ont pas
mais forcés d'acprix à leurs prodnctions,
voulaient
cepter ce que des monopoleuts marchanleuf donner et de payer pourles 5 --- Page 44 ---
(54)
diesd'Earopetont lait
ce quelé vendeur vouexiger, toute l'industrie
delà de ce qu'il fallait
agricole, au
être anéantie. Jl n'est poursabsister, a dà
des milliers
point surprenant que
dEspagnols fussent appelés de
l'Europe dans des pays où la nature a répandu ses dons les plus beaux, eti il est nala tureldesupposer quesansquelque désastre
population. auraitaungmmenté rapidement.
LEspagne voyait faéilement qu'il-n'éait
point nécessaire d'étendre les
nemtspourlémignation:
encouragesans crainte
ellepouvaitdonc,
d'opprimer les colonies, leur
imposer dcs charges qui retardassent leurs
pas à leur
Fromamonane
devaient avantage présent. Les charges
nécessairement
les accroissements des colonies. augmenter avec
peut-étre-par la prévoyance de Onagissait la
ture des colonics et la crainte de force fuvolte;
leur résures venaient ebilemphupmodhalilege de
ces mel'avarice insatiable
poussait à saisiraux coloniestoutceq qui
pouvaient donner. La
qu'elles
jalousie si propre eau --- Page 45 ---
(55 )
avoir eu quelque
caractère. empagnol,peut dans cette sépart, dans ces restrictions,
converti
paration du reste du monde, quia
les, colonies espagnoles en. une prison garautant devigilanee que le sérail
dée avec:
oriental ; mais encore. une
d'un despote cupidité fut la passion domifois, Tégoiste
ont été exclus des re-.
nante; : les étrangers
la même
lations avec les : colonies 5 pour
leur interdisait toute espèce
raison. qu'on
yavair.
un
matatcmmnttls
pour. la; couronne,, de vendre
moyen
de
clle-même, et
privilèges ou
trafiquer les plus exorde fournir les objets-aux prix
utibitants. On nous demandera de quelle
lité seront les colonies sans ces avantages?
demanderai à mon tour si des hommes
Je
voudraientse soumettre
doués d'énergie.,
conditions ? L'hisà devenir, colons à ces
toire de toutes sles colonies, carthaginoises,
Ou romaines 2
phéniciennes 2: , grecques
jnsqu'acelles des temps modernes; prouve
smplement que la résistance à ces impositions a été constante 3 sa cause peut donc
itants. On nous demandera de quelle
lité seront les colonies sans ces avantages?
demanderai à mon tour si des hommes
Je
voudraientse soumettre
doués d'énergie.,
conditions ? L'hisà devenir, colons à ces
toire de toutes sles colonies, carthaginoises,
Ou romaines 2
phéniciennes 2: , grecques
jnsqu'acelles des temps modernes; prouve
smplement que la résistance à ces impositions a été constante 3 sa cause peut donc --- Page 46 ---
(56 )
être rapportée à l'instinct de notre
qui nous presse de nous opposér de nature, toutes
nos
: HoresaTantoritedung pouvoir
et aux exactions de Tinjustice. Aticun usurpé,
raisonnement, sinon ceux qui justifient l'esclavage, ne justifié de traiter les colonies
sur un pied différent des autres
de l'empire. Il n'est
portions
les colonies
pas surprenant que
dance de
ngisendepenetrtadgaer
tout le continent; c'est-à-dire de
tontle monde Chez nous la naissance
d'une nation fut saluée par le reste des
hommes; par une joie enthousiaste, et
maintenant nous assistons à la naissance
d'empires nouveaux. Dix-huit millions
d'hommés combattent mainténant
étre libres ; incapables d'agir ensemble, pour
concourent tous du moins dans leurs ils efforts pour secouer le jong de
Nous voyons les habitants de FEspagne.
durant des siècles ont fourni régions, des
qui
d'aiguillon pourl'industrie,
ioyens
nonseulement
delEurope et delAmérique, mais encore
de lAsic,au moment de dirigereun-mémes --- Page 47 ---
(57)
leurs hautes destinées, de donner à leurs
ressourcest un entier développement, d'établir des gouvernements, et sans doute sur.
les meilleurs et les plus sages modèles, de
former une chaîne de confédérations, unies
mille liens communs, non de famille,
par mais d'un commerce sage et utile; enfin,
de préparer la voie à la plus gloriense ré
volution qu'ait jamais vue la terre.
Les: colonies Anglaiscs commenctrent
heureux. Plusieurs
sous des auspices plus
nourri
circonstances importantes avaient
de liberté, La réformation avait
T'esprit brisé les chaines de l'esprit humain, et
résistances à Y'exercicc du
les fréquentes
la
pouvoir absolus.avaient assez produit
reconnaissance des droits les plus essentiels delhomme, et dans une forme assez
permanente, pourqu'on pût les invoquer.
De. nombreuses sauve-8 gardes de liberté
avaient été établies. Les colons, 2 emporde la liberté
tant avec eux, les semences
sol
les avaient transplantées suri un
plas
à lcs recevoir, et. où ils allaient
propre
Y'exercicc du
les fréquentes
la
pouvoir absolus.avaient assez produit
reconnaissance des droits les plus essentiels delhomme, et dans une forme assez
permanente, pourqu'on pût les invoquer.
De. nombreuses sauve-8 gardes de liberté
avaient été établies. Les colons, 2 emporde la liberté
tant avec eux, les semences
sol
les avaient transplantées suri un
plas
à lcs recevoir, et. où ils allaient
propre --- Page 48 ---
(58)
sans être étouffées par des
se développer nobles. Les colons étaient
rois et des
libres.
les plus libres parmi les hommes
L'habitude de ramener les droits à un
donné
mémorial durable et frappantsavait lesnaissance aux chartes diverses sous
les différentes colonies furent étaquelles
surmonter les preblies.. Elles penvent
de leur simiers obstacles, inséparables
auation, avec peu ou point d'assistance; à
les nations indiennes qui s'opposèrent les
Jeur formation, furent subjuguées ;
furent cultivées, et des villes comzerres'
à s'élever sur les rivages de
mencèrent En peu de temps le comPAtantique.
employa des milliers
merce des colonies,
d'Anghis,et un msrchetonaderabiceu
vrit bientôt aux' manufactures anglaises.
en éoûte presque rien à
La, sans qu'il
TAngleterre, ses entreprises et sonindusarie trouvèrent de vastes trésors. Les COqu'elles
lonies Aatendretmopdemsnined liberté en
avaient leur part de cette
sorte particulière à la grande
quelque --- Page 49 ---
(59.)
Bretagne. Bientôt cependant PAngleterre
; et les colons
méconnut ces : avantages
lieu de se plaindre de ses dispoeurent sitions à consulter toujours ses propres
intérêts du moment ; ils étaient continuellement insultés par linsolence des fas'enrichir
voris de la cour envoyés pour
à leurs dépens ; ces abus, dans dés distinc- pays
où la société n'admettait aucune de la
tion de rang 2 oû les prétentions où il n'y
naissance étaient peu connucs. 2
droits
avait point de casteappelée par des culte
héréditaires à Tadministration et au
constituaient les vrais éléments du
public,
Heureusement pour les
républicanisme.
à sentir
elles commeniçaient
colonies 2
la
Bretagne
leur force avant que grande
arbieût étendu l'exercice d'un pouvoir
une lutte longue et pénible
traire. Après
états de
contre un des plus puissants d'homies
T'ancien monde, deux millions
libres furent enfin reconnus nation indépendante. Dès lors notre population,
richesse, notre force, se sont augnotre
du
public,
Heureusement pour les
républicanisme.
à sentir
elles commeniçaient
colonies 2
la
Bretagne
leur force avant que grande
arbieût étendu l'exercice d'un pouvoir
une lutte longue et pénible
traire. Après
états de
contre un des plus puissants d'homies
T'ancien monde, deux millions
libres furent enfin reconnus nation indépendante. Dès lors notre population,
richesse, notre force, se sont augnotre --- Page 50 ---
(40)
mentées avec une rapidité sans
Nous sommes devenusdix fois exemple.
tants, même pour la nation plus imporde nous enchainer,
qui s'efforçait
quesa folie a employés malgrétous les moyens
inimitié;
pour exciter notre
chaque jour encore nous devenons plus utiles et même
à tout Tunivers.
nécessaires
Si notre indépendance fut un événcment si grand, si universellement
morable, combien doit être
mé.
révolution effectuée
puissante la
du monde
par près de la moitié
habitable, quand elle
sans obstacies
pourra
accroitre
déployer ses ressources et
sa population ! Les nations
sont pas plus créées ponrl'existence ne
taire que les hommes ; ce sont les soliports continuels et le commerce rapdifférents
avec les
pays qui civilisent
et ouvrent la carrière
Thumanité
aux industricuses
entrepriscs. Quelle nation serait
de la carte sans que toutes les
cffacée
souffrissent? Ges relations
autres en
pain, je dirai
ont donné du
plus, elles ont donné la --- Page 51 ---
(41)
vie à des milliers d'individus qui in'auraient
connu T'existence. Qu'elle est donc
jamais
toutes les nations la naisintéressante pour américains, dont le çomsance des Etats
bientôt dans une mesure
mercè ajoutera trésor où
lindustrie
incalculable au
pnise scène plus
du genre humain! Jamais devant une l'ocil de
magnifique ne se déploya
passés ont
la philosophie, Les événements
ousuffisamment pronvé que. ce grand
sous legouvrage ne Raccomplinaitijamaise Maitresse de
vernement : de rEspagne- TEurope,si
Tun des plus beaux pays.de forcée deelle était privée des colonies et
à
des avantages de ses. rese borner jouir
T'Anglelations futures avec elles,comme
terre avec les Etats-Unis, elle pourrait encorc se régénéror et devenir plus puissante
qu'elle nele serait avec
et plus respectable
de T'Amérique
tout lor ct tout T'argent indolence, La
entassés sur sa paresseuse
découyerte de l'Amérique a déjà, produit
des effets merveilleux, mais si nous comces effets avec. ce qui doit encore
parons
des avantages de ses. rese borner jouir
T'Anglelations futures avec elles,comme
terre avec les Etats-Unis, elle pourrait encorc se régénéror et devenir plus puissante
qu'elle nele serait avec
et plus respectable
de T'Amérique
tout lor ct tout T'argent indolence, La
entassés sur sa paresseuse
découyerte de l'Amérique a déjà, produit
des effets merveilleux, mais si nous comces effets avec. ce qui doit encore
parons --- Page 52 ---
(42)
arriver;, ils ne semblent que Personne la première ne
lueur d'un jour éclatant. TAmérique, sans
kontemplerdathsarder des idées les pls maavoir l'ame remplie sublimes espérances.
gnifiques et des plus
est pour ainsi
Maisjusquici la découverte
des
inconnue. La séparation
dire encore américaines a été regardée par
colonies
comme: un événeles hommes prévoyants du cours des temps, mal
mentinévitable
pour P'empé
gré toutes les précautions naturel que de supcher. Rien de plus vastes étendues de
poser, que lorsque les
auraient
pays de ce côté de TAtantique à leur étenunepopulation proportionnée tellement Pétat
due; elles surpaseraicnt serait plus que leur
colonisant quil ne
point
satellite. On'ne persusderste
simple
de rester dans Tinfériorité
aux colonies
lorsque comparativede la dépéndance, serait tombé dans la
ment Y'ancien état tout le reste del'Europe
nullité. Supposez lieues de lEspagne : reste-
"à trois mille soumission coloniale visrait-il dans une --- Page 53 ---
(45)
à-vis de cette pnissance: ? La suppositiott
scule d'une telle idée démontre son absardité. Lorsque Jacques premier unissait
la couronne d'Ecosse à celle d'Angleterre;
personnes exprimaient la crainte
quelques TAngleterre ne 1 devint une province;
que
En
le contraire arriva naturellement.
politique, comme en, astronomie, c'est une
loi de la nature, que les petits corps roulent autour des plus considérables. Dès
la colonie surpasse l'ancien état en
que
du reste très infé
habitants et n'est pas
limières et de
rieure sous le rapport des
état doit de nécesl'intelligence, eTancien
sité prendre la' place occupée auparavant
la colonie, ou une séparation est inépar
vitable.
autre raison à cette tendance
ny a une La colonie et l'ancien état
de's séparation: le
dés' nations disdeviennent avec
temps
tinctes' ; la différence de caractères et d'oc-
- née de la différence du climat
cupations, 7
des
des changements
et de la nature
pays; ;
considérables dans la langue et les ma-
ité prendre la' place occupée auparavant
la colonie, ou une séparation est inépar
vitable.
autre raison à cette tendance
ny a une La colonie et l'ancien état
de's séparation: le
dés' nations disdeviennent avec
temps
tinctes' ; la différence de caractères et d'oc-
- née de la différence du climat
cupations, 7
des
des changements
et de la nature
pays; ;
considérables dans la langue et les ma- --- Page 54 ---
(44)
nières de tous deux, dûs au défaut de
tirepmm.realsenueged des
rapports distinctions essentielles: Ajoutez à ceci,
T'arrogance offensante de TEuropéen, qui
s'imagine un être supérieur, comme arrivant immédiatement de la source originelle et plus pure de la race, qui regarde
et insulte les naturels dégéavec mépris
nérés, lesquels, à leur tour, s'indignent
de l'égoisme et de Tinsolence del'étranger.
L'expérience ne nous manque ppint à ce
sujet. Dans notre pays, avant la guerre de
la révolution, les Anglais se croyaient des
droits aux hommages de tout Américain, 7
et la déviation naturelle aux manières anglaises était considérée comme une preuve
de dégénération. Ceci explique beaucoup
sentiments d'inimitiéqui existaient déjà
les
et qui paraissent peu
avec TAngleterre,
Si
naturels à des observateurs superficiels.
circonstance de vivre dans un
la simple
d'adopter des habitudes difpaysdloignéet
en peu d'années une si
férentes, produit
l'effet sera plus grand
grande diversité 2 --- Page 55 ---
(45)
encorel Tà oùt ilya différence de race. Dans
les Etats-Unis, nous avons un grand nom- de
bre de citoyens, de différentes nations
Europes dans P'Amérique méridionale,
à la vérité, les colons étaient en grande
parlie de la métropole; mais la différence
était plus quopérée par le nombre d'Indiens civilisés qui composaient en grande
la
de plusieurs parproportion population :
ties, et qui par la suite se niclangeatent des
avec lés Espagnols d'Europe et leurs Les
cendants et firent un peuplé distinct. dit
naturelsdu pays se mélangeaient sans de
ficulté et partageaient les sentiments
tandis'que les
Espa
leurs compagnons.
gnolosqminer ponvaient former uneportion
considérable du tout, éraient traités en
inconnus, én etrangers du moins, jusqu'a
ce quils eussent été long-temps sétablisdans
la colonie,
eussent des familles, et
qu'ils identifiés et amalgamés à 2 la
se fussent Plus la colonie devint populeuse,
masse.
elle s'6en restant toujours colonie, 2 plus
tandis'que les
Espa
leurs compagnons.
gnolosqminer ponvaient former uneportion
considérable du tout, éraient traités en
inconnus, én etrangers du moins, jusqu'a
ce quils eussent été long-temps sétablisdans
la colonie,
eussent des familles, et
qu'ils identifiés et amalgamés à 2 la
se fussent Plus la colonie devint populeuse,
masse.
elle s'6en restant toujours colonie, 2 plus --- Page 56 ---
(46)
sous le rapport des sentiments,
loignaits état; plus donc les liens,à cet
de T'ancien
la
état étaient faibles, et Tobéissnice plus augmentait Lorsdifficulté de maintenir
ou la magie de
Thabitude, le charme
que
furent une fois dissipés 2
la dépendance
: le mèmepoint
T'ancien étatl tfntregardésons)
ate
étrangère,
D de vue. petestemuepssemte ramener les colonies.a
et ses efforts pour considérés comme une. invar
Vobéissances d'un autre ennemi. Voilà
sion de la part
de T'Amérique du
les indigenes
et du sud sont devenus patriotess
natif ; tandis
Cirs
défenseurs de leur, sol
atta- que
remplit le rôle de linjuste
YEspegne
-
à croire quilsagit d'ap
quant et, s'amuse
d'une provinee voiTinsurrection
paiser
il reste des, sentiments
sine, dans laquelle ainsi que dans le coeur
cachés d'affection,
filsqui désobeitas son père- L.Espagne
d'un
à réduire la Catalogne et YArran'a point
la
à une narévoltés : elle fait guerre . le
gon des nations éloignées 2 avec plus
tion ou --- Page 57 ---
(47 )
désavantage possible. Cette entregrand des
insensées, car supposons
prise est
plus
présent, chanmême qwallerénsiipourle
aussi raigerait-elle les esprits P Il.serait
les
sonnable der songer. à lai guerre contre
n'est
éloigné,
éléments. Le 1 moment
pas les COou dans la, marche. de la nature,
lonies seront indégendantes. : noTotr
s: ::
1 1001 23 onsamels 5
Il.est évident , que lési colonies espaduitendgpeslongtempe, un peuiple
gnoles
des Espagnols d'Europe et
resedifférent
naturelle > des
que. par une conséquendel
et
iugtuelless'entretehaines desjalousies Les colons ont dà sentir
ténaient entr'eux.
longtemps-qu'on lès tenait en esclavage.
naturellément demander: Ca
Ils : devaient
veut-elle
pi Combien de temps./Espagne des accessoires
to nous: considérer comme. des esclaves
to à. sa: monarchie, 7 comme
enchainés aux roues. . de son char, pour
K
à sa vanité et à sa pompe? Se-
< ajouter
nous ses colonies pour tonjours?
- < rons
à tout espoir de ré
LE renoncerons-Bons
-qu'on lès tenait en esclavage.
naturellément demander: Ca
Ils : devaient
veut-elle
pi Combien de temps./Espagne des accessoires
to nous: considérer comme. des esclaves
to à. sa: monarchie, 7 comme
enchainés aux roues. . de son char, pour
K
à sa vanité et à sa pompe? Se-
< ajouter
nous ses colonies pour tonjours?
- < rons
à tout espoir de ré
LE renoncerons-Bons --- Page 58 ---
( 48 )
honneurs pour le sol
K clamer quelques de décorér et d'emK chéri de la patrie,
ancêtres, nos
de nos
A
bellir le berceau
demeures s; la seule contrée qui
te propres
affections, le séjour de nos
( possede nos
arrétésdans toutes
(' peremarsernemones des étrangers, qui
€ nos entreprises par
(
nous 2 et
caht
n'ont aucuns liens parmi
( qui
indifférents à la prospérité et à
quisont
Restede notre contrée?
Kt Tavancement
soumis à ces
k rons nous honteusement
nous déen fait de goit, qui
< maîtres
de nos biens, et qui
4 : fendent T'usage
savons oà, les fruits
nous ne
( emportent, industrie? . La seule réponsé
< 3 de notre
eàt été courte et simple.
de Foppresseur
ce
nie.
la
( Voilà quej je
)) J'ai puissance.
peuple quia
Le monde se réjouit qu'un dix ans, soit
lui-méme
pu se défendre
lui-même i
en état de se défendre
jamais.
tendait nécesLa politique de TEspagne
la haine
sairement à créer et à augmenter
( emportent, industrie? . La seule réponsé
< 3 de notre
eàt été courte et simple.
de Foppresseur
ce
nie.
la
( Voilà quej je
)) J'ai puissance.
peuple quia
Le monde se réjouit qu'un dix ans, soit
lui-méme
pu se défendre
lui-même i
en état de se défendre
jamais.
tendait nécesLa politique de TEspagne
la haine
sairement à créer et à augmenter --- Page 59 ---
(49:)
profondlément enracinée. Son gouverneserait bientôt considéré comme une.
ment
odicuseusurpation.1 Le sujetleplasagréable
des pensées et des entretieris parmi les COchainespolons, emilenrddivonedeces quiamane:
litiques.Ils regarderaienclejoure
rait cet événement si désiré 2 avec.quelque triom-.
chose d'une dévotion religieuse. Le
phedecesvouxe est dans) la nature.llyadans
les monarchies étendues, qui ontlavantage:
d'être contigués ou peu séparées, une tendance continuelle à tomber sous leur proNous lisons aux discours de Ci-,
pré poids.
Verrès, une belle peinture
céron contre
des mille et mille impositions angquelles les.
les provinces éloiguées sont assujétics;
sessiompmaugsengarien vice-rois presque.
sans réponsabilité, par, les gouvernements,
les
subalternes, 2 envoyés pour.
et
agents n'ont point de termes; rien ne
gouverner, besoin d'un pouvoir centralisé,
suppléeau
d'autorité au milieu
d'une source originelle
Une contrée ainsi éloignée,
des provinces.
de
:
privée d'un gouvern ement, sonchoixy
--- Page 60 ---
(50)
est un monde sans soleil. La distance
métropole en bannit toute
dela:
de sentiments avec
communicationqu'unef faible. Aucun elle, ou n'en permet
toire étendu, et surtout empireavee un terrinepent doncêtred de
divisé parl'Océan,
qu'il ne se
longue durée, à amoins
chacun
partage en états séparés,
son centre de pouvoir,
ayant
rattachent la sympathic, les
auquel se
intérêts des
passions et les
peuples. De plus, outre T'éloi
gniement de la métropole;
tait pas aux Américains qui ne permetune communauté
eetemmenertangee etantorisaitles
gouverneurs et les employés
pratiquer impunément leurs importés à
établissait encore
abus, l'Océan
lieues. En
une séparation de milleplacant TAmérique àlune telle
distanederEonrope, la nature
défendu qu'elle soit
sembleavoir
tation ou accessoire dès dépendance , planropéens. Le Roi de Brésil petits Etats eusagement quand il a
s'est conduit
son gouvernement transporté sa cour et
muérique,
dans ses possessionsd'A
eta converti en provincefancien.
importés à
établissait encore
abus, l'Océan
lieues. En
une séparation de milleplacant TAmérique àlune telle
distanederEonrope, la nature
défendu qu'elle soit
sembleavoir
tation ou accessoire dès dépendance , planropéens. Le Roi de Brésil petits Etats eusagement quand il a
s'est conduit
son gouvernement transporté sa cour et
muérique,
dans ses possessionsd'A
eta converti en provincefancien. --- Page 61 ---
(5:)
siège de son empire; ses possessions d'Amérique étaient trop considérables pour
demeurer une colonie distincte; et quoila forme de son gouvernement ne soit
que
nous
voir dominer
pas celle que
préférions
en cscectreraus
vaut encore mieux quedelesavoirs retenues
dans l'état de colonies. Mais il faut qu'il se
hâte didentifier ses intérêts avec ceux de
l'Amétique, il faut qu'il cesse d'être Européen,qu'il sorte da dédale de la politique
d'Europe, ou il rendra sà position difficile.
Je serais bien aise de voir encore élargir la
brèche entre lui et PEspagne, et en même
temps-T rejetter rigonreusement l'interventioh des alliés dans les aflaires de l'Amérique:Laf famille egnleiTapsgtetisdps
demment dans ses propres intérêts; 31 elle
fat venue à Mexico.
éetté
L/Espagne s'est bient aperçue de
disposition Ot decette tendance de Ja part
des colonies à ses séparer età se donner uiti
gouvernement. Elle savait qué létat colonial était forcé ét trop contre nature pour --- Page 62 ---
(53)
long-temps: Elle avait eu partoit
subsister
indices des dispositions qu'il
de fréquents
de méconnaftre. Les
lui était imposible
se
sesaenisheeatirm
peuples
malgré toutes les précautions
une rupture,
retarder une chose si requ'elle prit pour événement atiquel elle C0Odoutée: Un
désir de s'affranpéra ( sans. doute parle voisins, les Anglais)
chir rde ses ambitieux: son Tattente; à hâter.
servit, toutefoiscontres
émancipation
la maturité. Ce fotlheareuse éviter un mal, elle en
desl Etats-Unis. Pour
pernicieux encoéncouragea un autre plus point sans agita:
re. Ses colonies ne virent voisines; la pleine
tion, dans les colonies
de
des biens d'un gonvernemente
jouissance
du désir des'éEETRSEE
sonniers sont tourmentés semehedoemotrasmrade
chapperautantà wsedautroqutenjesuite
lalibertéqueparla del'Espagne redousent. Les précautions d'un autre côté la désallecblèrent donc; et:
Toutes
tions'acomt dansle même rapport.
pour
enpecderthatrodse
les peines prises
; la pleine
tion, dans les colonies
de
des biens d'un gonvernemente
jouissance
du désir des'éEETRSEE
sonniers sont tourmentés semehedoemotrasmrade
chapperautantà wsedautroqutenjesuite
lalibertéqueparla del'Espagne redousent. Les précautions d'un autre côté la désallecblèrent donc; et:
Toutes
tions'acomt dansle même rapport.
pour
enpecderthatrodse
les peines prises --- Page 63 ---
(55) )
libéraux dans lescolonies
tion desprincipes
Timportation
furent inutiles. On prohibe
pénèmarchandises, mais les pensées
des.
rayons dela lumiére,
trentder mémequeles
T'essor
et il est aussi inutile d'empécher le soleil
des connaissances que d'empécher dela liberté se
debriller.Lesvrais principes
plus
sont enfin répandus, ils nerentreront L'art de. Vimpridans la tombe du secret.
la liberté de la
merie produira avecle temps. liberté, le despresse, et. là ou règne cette
ont
tombe abattu.. Ces principes
potisme
et. quoique réprimés
rempli l'Europe, leur route: en silence.
ils poursnivent enfin 1
vers les climats plus
Ils l'ont prise
du, sud; et là
rapprochés de TAmériqne
invariablenousavons vu ces: principes
de Tindépenment unis à T'établissement révolution indiquart:
dance.diutrefoisune
un
quun
schangenontdemnairer
peuplus
tétablassement
elle signifte aujourthui libre. La prospérité
dun gouvernement
comme des
des Etats-Unis,
sans exemple
actif aliment au; fcu
colons, fournissait un --- Page 64 ---
(54)
triomphe sur
qui avait éé'allumé.-Loun
tous
tous leurs ennemis et lourvictoiresutt éternel.
les obstacles rendront enfin ee feu
de
Les entreprises hardies et l'intelligence
qui allaient constamment
nos concitoyens,
en dépit de tous
aux colonies espagnoles,
vigilante
laiplus
les gardes qu'établissait
ouvrir
jalousie, contribuèrent beauconpa
ans avant les révolules yeux. Vingt-cine méridionale, ily avait.
tions de FAmérique
depréparation
un euteantyns-progreite favorable. Cestdonc
ponrcetieconjionctaser
des colonies
une erreur de çroirela rupture événement
une révolte produite par un
subit etimprévu et accidentel, un orage véritablepassager facile à dissiper; c'était
naturelle de ee qui
ment la consommation
par dégrés ;
avait été long-temps préparé des circonshaté,mais non occasionné pat
tances accidentelles.
de détruire
Hn'ya rien de plus capable
Taffection que nous vondrions inspiror aux.
Américains du Sud, dans leur lutte acAtugmtitiasab-mrhest tout-
révolte produite par un
subit etimprévu et accidentel, un orage véritablepassager facile à dissiper; c'était
naturelle de ee qui
ment la consommation
par dégrés ;
avait été long-temps préparé des circonshaté,mais non occasionné pat
tances accidentelles.
de détruire
Hn'ya rien de plus capable
Taffection que nous vondrions inspiror aux.
Américains du Sud, dans leur lutte acAtugmtitiasab-mrhest tout- --- Page 65 ---
(5 55 2 )
cux-méà-fait hors d'état de se gonverner
dismessjugement que nous portons sans des
Tétatmoral
tinction , surtout, quoique
pas.
différentes colonies ne se ressemble
dont leurs ennemis se sont
C'est un moyen
avec. succès. On
servis, mallerensement
dans un
les. réprésente indistinctement,
et d'abaissément,
état d'extrême ignorance
cou-
(état: quis pour. le dire en passant,
vrirait les Espognols de hionte,)dépoursus ind'instruction et de morale; ; paresseux, 5
hébétésy et à-la-fois violents 7
constants,
de mélangeshéjaloux et cruels; composés
factions,
térogènes, disposés à se diviser en
et si on les laissait à eux-mémes, às'exter- soldats
minerlesuns les autres, commel les
Enfin aucane peine n'a été
de Cadmus.
les plus
épargnéc pour les réprésentersons' conleurs,
odieuses etles plus repionssantes
accoret il est parmi nous des hommes qui
dent qu'ils sont les êtres les pluis méprisablesdela race bumaine.
leur attribue
: Cherchons un momentqui oul les ennemis les plus
ce caractère?Ces sont --- Page 66 ---
(56 )
acharnés, ou ceux qui ne les connaissent
ou quià cause, des circonstanceslesont
pas
vu un seul AmériEESTEREEEE
sonnes qui in'ontjamais
deles condamcain duSud, ontihabitude
démer tous en masse, comme stupides, cela , si nous
Malgré
pravéretgrossiers.
éclairés qui ont
consultons les voyageurs
tous renvisité ces pays, nous les verrons naturelle
léur intelligence
dre homnagea
d'hommes instruits et
et au grand nombre rencontre. Mais est-ce
bien élévés qu'on y
Rappelons:
ces calomnies?
àr nousà répéter
nous attribnait il
nous le caractère qu'on
par toutelEuropejet
n'y a pas longtemps
un peuple
nous balâncerons à condamner
d'apnous n'avons pas eu T'occasion
que
Jusqu'à la révolution
précier avecj justesse. répétait une opinion
d'Amérique, lamode
que
la vanité enropéenne,
aris-agréablea
tdans le nonveau monThomme dégénérait cesse renouvelé par
dc, et s'il n'était sans
courrait le
Tintelligencé européenne, faculté qu'il de la raison.
danger de perdrela.
âncerons à condamner
d'apnous n'avons pas eu T'occasion
que
Jusqu'à la révolution
précier avecj justesse. répétait une opinion
d'Amérique, lamode
que
la vanité enropéenne,
aris-agréablea
tdans le nonveau monThomme dégénérait cesse renouvelé par
dc, et s'il n'était sans
courrait le
Tintelligencé européenne, faculté qu'il de la raison.
danger de perdrela. --- Page 67 ---
(57) )
cetté calomnie a-t-elle été
Depuis quand ?
t-il pas les mêmes homréfutée nevoila
Thomme
mes quilafiment? Cependant
éclairé qui savait que la vraie dignité
du
du caractère humain ne dépend point
climat ou du sol," mais dela liberté et - de
T'indépendance à du gouvernement, aussi
nécessaires quele soleil et Tairle sont aux
plaintes, prédisait ce que nous deviendrions,abagdonnés: à nous-mémes. d Pourdemandait un éloquent orateur,
(. quoi,
tranquillement la
< l'esclave regarde-t-il
( colline où Léonidas expira?La nature
n'a
changé 2 1 L mais
( deThomine
point
auquel
(( Sparte à perdule gouvérnément
G:) la liberté ne pouvait survivre. )
Lhomme est partont un être noble et
sublime, et sile: poids qui'le-courbe vers
larterre disparait, 2 si les liens esclaves dans
lesquels il est enchaîné se brisent, ils'é
lévera facilement àla hauteur naturelle de
son caractère. Nos ennemis: d'Europe ont
encore Thabitude; malgréles preuvesdon:
nées dans la paix et dans la guerre, de nous --- Page 68 ---
( 58)
représeoter dégénérés, 7 au moins incapade grand.Nous savons que ces
bles derien calomnie de l'envie etdela
epitionsontlae
lignorance et
malveillance, répétées par doncparcha.
epe@nsitnepecermend toutes nos notions sur
rité supposer que
sontfausses 2i
les Amdnminsmamitabonane
Lassertion çonstante de nos ennemis;
-
notre lutte mémorable pour l'int
durant
était notre: incapacité sup
dlépendance,
nous
nonmneme.iis
posée de
gouverner
gécomme un peuple
nous représentaient
notre distance
néralement sans culture 5 des lumièrcss
de la métropole, de ee saleil
et, par
de rien savoir,
nous empéchait
bon usageide
conséquent de faire aucun méméil nous seTindépendance, quand
; ils nous dirait possible. de laequérir
remuants et factieux, et nous préi
saient
anarchic)
cipitaientdans un étatdhorrible divisions inou nous rendaient, par nos
de chefs
testines, la proie de Tambition n'est arrivé;
militaires. Rien de tout cela
I cst dé
devait sans doute arriver.
et ne
savoir,
nous empéchait
bon usageide
conséquent de faire aucun méméil nous seTindépendance, quand
; ils nous dirait possible. de laequérir
remuants et factieux, et nous préi
saient
anarchic)
cipitaientdans un étatdhorrible divisions inou nous rendaient, par nos
de chefs
testines, la proie de Tambition n'est arrivé;
militaires. Rien de tout cela
I cst dé
devait sans doute arriver.
et ne --- Page 69 ---
(59)
plorable de voir le penchant de Tesprit
humain à former des opinions sans date
ou à former des théoet sans expérience,
nombre de faits
ries génétales j d'un petit
isolés Cest une source de milleinjustices
en science, en morale et. en
en politique, Le bigotisme: d'opinion opphilosophie.
pose la plus forte barrière aux progrèsde
l'esprit humain. Lignorant etleprésompce: :
:
tueux; croirent toujours que;
quiils
neaiste point. Un étrangér
ignorent,
on ne
me domandait un jour pourquoi
pribliait dans ice pays aucun ouvrage original?Par cettesimple raison; répliquaije,
que: vaus nel les.avez point lus. Nous
sur: les caractère des
emATe
nonçons
les
de ces
du sud; nous
déclarons privés
qualités que: nous estimons le plus. : non
que nous les connaissions, mais parce que
C'est ainsi
nous 1 ne les eonmaissons pas.
quelevaia et mipenastdepedratiee
TEnropcen est
ou 4 d'Asie prononce que
d'id'une race inférieure, dans unrétat
gnorance et : debarbarie: --- Page 70 ---
60)
nos
nous attribions'a
: Le caractère que ferait tort aux moins civi
frères du Sud, Indiens. Que les connaissances
lisés de nos
parmi eux que chez
soient aussi générales
ne
pense; ce que personne
noiw,cotijer
n'avons nous point
prétendra; cependant la révolution d'Afait de progrès depuis
se: passe de
mérique? Une telle question d'hommes liréponse: Trois générations cette époque: ep 4 et
brès ont paru depuis
Je
des amdliorations.
chacune a apporté
hommes a comdemanderai parmi quels
Brenotre résistance à la grande
mencé
ellc a été amenée.et diritagne; Sans par doute qui par la partie intelligente
gée?
-
a mis en moude la comimuniauté 7 qui en s'adressant
vement la masse: grossière, à la nature
aux passions qui appartienent seule, et én:inet non pas à Téducation ne s'étaient point
éulquant des idées qui
n'ont
d'elles s-mêmes à ceux qui
offertés
delire et de penser. Compoint Thabitude
générales et
T'état de connaissances
le
parez public de ce temps avec prés
d'esprit
ée?
-
a mis en moude la comimuniauté 7 qui en s'adressant
vement la masse: grossière, à la nature
aux passions qui appartienent seule, et én:inet non pas à Téducation ne s'étaient point
éulquant des idées qui
n'ont
d'elles s-mêmes à ceux qui
offertés
delire et de penser. Compoint Thabitude
générales et
T'état de connaissances
le
parez public de ce temps avec prés
d'esprit --- Page 71 ---
(6r))
la balance est
sent,et vous trouverez que
l'est
autant en faveur denosj sjonrs, qu'elle
actuel de notre popuen faveur de-l'état force et de notre amélâtion, de notre
avions alors
lioration. politique. Mais nous
d'hommes. bien instruits 2 surbeaucoup les différentes
une
tout
dans
professions;
nombreuse
assez de forclasse
possédait
tune, et avait assez de loisir et le moyen
d'acquérir assez de connaissances pour
comprendre leurs droits, et y attacher
une. juste valeur et apprécier l'avantage
d'une séparation avec la: grande Bretagne:
A-t:on jamais soutenu qu'on ne trouverait aucun de ces' éléments dans TAmérimétidionale?jes suis loin de prétendre
que las grande masse de sa population soit
que
Pétait la nôtre;
aussi bien disposée que
étamais que lon se souvienne que nous
blimes à-la-fois non seulement un gouvernement libre, mais le plus libre des gouvernements.qui. eussent jamais existé. De
ce que les Américains di sud. ne peuvent
établir un gouyernement à beaucoup d'é- --- Page 72 ---
(62)
libre
le nôtre, il ne s'ena
gards auissi
que. incapables de toût,
suit pas qu'ils soient
absolu. I ne se
A
excepté d'un despotisme
a de
difficile de prouver quily
rait point
entrelepeuple
forts traits de ressemblance leur permetdu midi et le nôtre,et qui
d'aspirer à un gonvernetent également
d'acquérir de la
ment libre. Les moyens
élever
fortune, par exemplé, suffirentpour des favillage ou district,
dans chaque devinrent assez à leur aise pour
milles qui linstruction et se maintenir
acquérir de
la, comme
dans un caractère respeotable; avaient des états;
chez nouss des hommes éclairés, et atils étaient nécessairement lés liens de. Ja naissance
tachés au sol par
et ne ponvaient
et les unions de familles,
aspirer aux charges publiqnes
cependant honneurs: Les prétres du pays
et aux
sans nulle exception, exétaient, presque
communéclus des dignités de léglise 7
conféréesà desétrangers.I Les prétres
ment
loin d'être contraires à la
séculiers, bien
ont été ses pilus
cause de Tindépendance,
lés liens de. Ja naissance
tachés au sol par
et ne ponvaient
et les unions de familles,
aspirer aux charges publiqnes
cependant honneurs: Les prétres du pays
et aux
sans nulle exception, exétaient, presque
communéclus des dignités de léglise 7
conféréesà desétrangers.I Les prétres
ment
loin d'être contraires à la
séculiers, bien
ont été ses pilus
cause de Tindépendance, --- Page 73 ---
(65)
actifs sontiens, et bien plus même, les
avocats des principes les plus libéraur.
Le fait est que Ges prétres, qui sont les
fils des fanilles les plus respectables, sont
chefs d'armées; officiers de partisans, et
s'occupent activement de répandre les
connaissances politiqnes parmi le peuple.
Ces hommes ont en effet long-temps médité Témancipation de leur pays, et plu:
selon toute apparenee, ont pris
sieurs; 2
mieux cacher leurs études.
Feur robe pour
J'ai su d'un grand nombre de personnes,
long-temps avant la lutte actuelle de
que
méridionale, elles avaient été
T'Amérique dessentiments libéraux du clergé
surprises
ét delavidité extraordinaire avec laquelle
il saisissait tout ce qui venait de notre
pays.
: Quelques peines incroyables que prit le
gonvernement espagnol pour repousser
toute lumière des colonies, et toute conmnissaneelibéfale; quoiquil proserivit tous
les livres qui eussent découvert aux Américains du Sud; Pimportant sécret qu'ils --- Page 74 ---
(64) il était absolument imétaient hommes,
d'enseigne,
possible le bannir toute espèce étaient même
ment; quekques branches
pour
useemertisisatente
encouragées dangereusess il y.avait des coltudes plus
pour Téducation
léges et des séminaires villes et cités, et aussi
dans les principales
élements; les;
des écoles pour les premiers
des plus
enfants de quelques personnes
nous',
fortunées étaient, de même quechez
: vaine
nsac2oentetes
envoyésau
bien
c'est une entreprise dans.un;
quement, a de vouloir forcer les pensées d'eau.
que
comme un torrent
canalparticulier,
La lecture d'un livre ne peut guères T'esprit pro-; en,
duire plus d'effet que de mettre!
à
monvement ; quand nous divinitéserait commençons caquel autre quela
La
penser, de mettre des liensà nos pensées? de lire.
pable
d'un édit qui défend
de.
simplelectared donnes esouvent lieu à une suite
un livre, dangereuses. que le livre lui-:
pensées plus
mêmc.
du Sud; comme dans
Dans TAmérique
ier,
La lecture d'un livre ne peut guères T'esprit pro-; en,
duire plus d'effet que de mettre!
à
monvement ; quand nous divinitéserait commençons caquel autre quela
La
penser, de mettre des liensà nos pensées? de lire.
pable
d'un édit qui défend
de.
simplelectared donnes esouvent lieu à une suite
un livre, dangereuses. que le livre lui-:
pensées plus
mêmc.
du Sud; comme dans
Dans TAmérique --- Page 75 ---
(65).
cellé du Nord, il était facile degagner sa
subsistance,et à cause de la faiblesse de la
les hommes étaient plus prépopulation, cieux que dans les contrécs populeuses et
misérables de PEarope. 1l yavait pen ou
de noblesse héréditairepour les hupoint
à sentir rileur infériomilier etleshabituer telle:
était, dans le
rité; la noblesse
qu'elle
(issue:des. : vieilles souches espagnoles
pays dégénérées ), était regardée comme une
pamteesorigieomals accommodécau sol et
climat. En
chacun était Parti-
-au
général, fortune, La. senledistinesan de sa propre
tion réellede rang naissait dela supériorité
de richesses, de talents OW de fonctions 5
la noblesse exotique, quiaspirait à quelquechosedlepls, ,n'était pasimicux regar-
-déequeldes étrangers, sonventmépeisables
senic eux-mèmes et: méprisés 1 en secret par
d'indigènes. Jenecrois
- toutes:l les classes
nos
pemequerleainceure. a
assurant que
efrères da Snd,pris ensemble, étaientplus
:faits pour-la liberté (la Suisse exceptée)
aulancenepartied de FEurope. Les bergers
--- Page 76 ---
(66), 1 dhomimès hardAmérique sont une race et par la nadie, robuste et conrageuse, ,sérieuse et
ture même desés occupations,
d'Euréfléchie, tandis que les Tindolencei Espagnols let
tomhaient dans
rope
qui
trie
daientlesptit male d'indépendanceé dessus de tous leurs
mettait antrefois au
voisins,
Le même
ecte
sous un autre gouvertemnesta fortifiait dans ies
esprit était cultivé et: se
que
colonies; ét il ne faut Mlusanjounihui dessein.i Les agrile. diriger vers un noble libres et tgagnaisitune
culteurs étaientplus
d'EuSemteagrtes de lEspagee
pas aupouvoir
ropeslnsuit
et lesartistés
Mriehetmmemnens grande facilité de
des villess par la.plus, plus de temps
vivreis avaient de même
deda
pourlar réflexion que les personnnes
classe dansles contrées populeusesmême
choses vonlaitquily edt une
La naturedes
parmi les indigenes
égalité plas générale espagnoles que dansil les
dans lcs colonics hepeamepealiet
payseropécas
pas aupouvoir
ropeslnsuit
et lesartistés
Mriehetmmemnens grande facilité de
des villess par la.plus, plus de temps
vivreis avaient de même
deda
pourlar réflexion que les personnnes
classe dansles contrées populeusesmême
choses vonlaitquily edt une
La naturedes
parmi les indigenes
égalité plas générale espagnoles que dansil les
dans lcs colonics hepeamepealiet
payseropécas --- Page 77 ---
67 )
alavérité, desbientconiperables maiselles
lcs sh avaient acquis elles-mémes, ou elles les
tenaient de leurs ancêtres immédiats. J'ai
su qu'mn des plus riches individus de la
Nonvelle Espagne était,ilyapen d'années,
tin conducteurde emules. Nous tomberions
dans les plus grandes erreurs, si nous établissions notre opinion de l'état moral es2
sentiel Ge
de la colonie par l'état européen
dont in a été formé. Il y a des traits particuliers,
qu'on retrouve dans chaque colonie, 8. dequelque nation qu'elle soit; etl'on
aura nin des idéès plus précises del leur caractare; par un examen attentif du nôtre,
platotqiren prenant pour guide, Pancien
état', la simple théorie, ou NC les calomnies
WV
des ennemis.
85 Ceque nous avons vu dans ce pays - 2 il
va - & € : quelques années, del'Amérique méridionale, ne justifie assurément pasl'opinion
plusieurs d'entre nous ont du
"Carackere que et de la capacité de ce peuple.
Les contrées qui produisent des Clemente,
des Gaul, ne sont point tombées dans une
Dur - --- Page 78 ---
(68 )
de SC
ou incapables
grosaière,
sage.
ignoranee donner une forme de goiverbenent hommes respi:
entendu que ces fière indépenr
Nousavons
d'une
rent des, sentiments
ctaltéque nous
dance et d'un patriotisne exclusit de la Grèce
croyons êtrelc partage hontenx en cntendant
ou de home.detais hommes se plaindre de ce que
ces mêmes
tous leurs compatriotes
nous regardions au dessous: du retedeleur
Commneligaliss
ne comnaibaions pas
espèce; dece quenous et de ce quepla
même leur. giographies
Je rougis : dela
raterahigat
sienrsdentrer insnltante,
une indiliérence
de mes compawanité et de Tamorpropred d'accorder les attri- J4
triotes, qui refusent
ces hommes
ibuts estente offert leurs vies et leurs
générenx xqui domnerialbenc ont.
au sol chéri -
iortunes pour
noirt
de la pairie.
D eux, toûs les efforts 616)
pour
ar-
.97
Heureuwemnent ennemis nesniliront pas pour en
deleurs
de Tesprit humain 2
aêter. les progris LEapogues a adopté un système
Amérique:
attri- J4
triotes, qui refusent
ces hommes
ibuts estente offert leurs vies et leurs
générenx xqui domnerialbenc ont.
au sol chéri -
iortunes pour
noirt
de la pairie.
D eux, toûs les efforts 616)
pour
ar-
.97
Heureuwemnent ennemis nesniliront pas pour en
deleurs
de Tesprit humain 2
aêter. les progris LEapogues a adopté un système
Amérique: --- Page 79 ---
(6g)
générale
calculé pour relarderla prospérité
1:9
ellea satisfaits sa cupidité par
deses colonies;
exactions; et cependant
les plas blamables du nouveau :
monde et s la
la vaste étendue
de subsistances renfacilité des moyens à un grand dégré la
daient imposible
persontyrannic dame nature simplement été un.
nelle. L'Américain a toujours tyrannihomme libre, malgréles mesures
31 t retarder la prospérivé aeénéinales nême
Tindividu ques pour était libre, par la nature
:
occupalt. Nimitons point
du pays quit
qui se prétendent le
Yégoisme des Anglais
capable de jouir
seul peuple de lUnivers
Croyons e
liberté forte et raisonnable.
d'une
:.
dc la liberté sous
au contraire, forme; qupnjouit la Suisse était libre; les
plus d'une d'Ttalie étaient libres; la Holrepabliques
C
chacune sous une
lande était libre, quoique
sud aussi
€
forme différente. LrAmenquedu des raisons de le croire,
sera libre, etilya coeentme-Nonssene
sesauralibrener
avec
un motif puissanat pour prononcer de 46 nos frères du
prodenee sur U le caractere - : --- Page 80 ---
(70)
est-elle sans droitsauprets
sud. Lhumanité
d'accorder aux pade nous? Il seraitheau
de prouver
triotes au moins une occasion
s'ils méritent ou non le glorieux privilege résulQuel tort pentil
del Tindépendance.
Certes
ter pour le monde de Vompérience2 nuisiaucun état où onlesplace ne seraplus la cause
ble aux. intérêts de Thumanité,a la triste
de la nature, qu'un retour sous
domination delEspagne, décidée plutôt :
d'abandonnerle sceptre, à régner sur"
que ruines des villes et surdes plaincs déles
sertes.
Espagnemène.
Termarmabredelandiendel si bas, était autombé
mmoiqolaijenatiai Tai déjà dit, d'une espèce toute
trefois, je Nous aurions tort de supposer.
différente.
anxcharmes de la
les Espaguols insensibles
liberté, ou. ne connaissant pasles Lhistoire prineipes f d'rslibre.
d'un gonvernement desplus nobles traitsdepapagueest] pleine
triotisme, depnisle tempadevinatejeaus
celui de Palafox. On voit en méne tomps
de la résolution du peuple,
des preuves
atiai Tai déjà dit, d'une espèce toute
trefois, je Nous aurions tort de supposer.
différente.
anxcharmes de la
les Espaguols insensibles
liberté, ou. ne connaissant pasles Lhistoire prineipes f d'rslibre.
d'un gonvernement desplus nobles traitsdepapagueest] pleine
triotisme, depnisle tempadevinatejeaus
celui de Palafox. On voit en méne tomps
de la résolution du peuple,
des preuves --- Page 81 ---
(7r)
qiandilvompoie auximesures tyranniques des Cor:
de princes despotes. Ia conduité
s'ils
tès et des Juntes provinciales pronve avec les for:
satieapulndenetenure
.La défensedu pays,
mwslepluspopalaire.l lesplus difficile S, : fut conduidanslestems
d'unemanière trèstepar ces assemblées,
même enco-
-active. La liberténest point
re éteinte parmi les peuples d Espagne.
Laconstititionout formelegonvergewents
adoptéc par eux, renfermait lespinsbeanx des Etatstraits de celles d'Angleterre et
Unis,tandisque dans le même tempsles coloniesre@itmientdes ssentinestsencoreplsis
libres. Lesamis dethamesisdantetemdiant
Tespérancequel TEspagne, sous une monarson'ancien rang
chie témpérées reprendrait Les Juntes et les Cabildos
* dansi FEnrope. existédans la Monarchie espaont toujours
gnoleseesont desassemblées popnlairesqai
mettent entre. les'mains des sujets une portion assez considérable du gouvernement,
étiquis semblables. au jugement par; Jurés,
osammremsentneik éle: pemple à --- Page 82 ---
(72)
des
chose de plus que
se croire quelque
rendait Vi
chiffres ryderitoskmaisr populaires
dans les colonies quedans
Sereea
- plus commun dirconstanee qui jointe P
ati plus
PEspagne, dégré de liberté ct d'indlépendance del'éloigrand
des colonies, cause
casPersontelle doitavoir Fait le peupledine
gnement,
te
IL n'est pas si dificile dêtre
STEESE
me absoln. voudraitnonslep persuader; la
librerulon
condition naturôlle. de
libérté est la sans cesse pour-retous
Thommes illutte nature ta destinél
nerà tetatanquatlan
qu'on ne maintient qu'en
BETEESSTE
forcée et factice tremettenegue
Shargantdehstnal
patriotés,
donc dahsla natre einpxecieralet étranwetre déliviés du despotisnie
après d'établit avecle temps des gouvérneger; dous et saintaires? Ils ne ma nquent
ment
sur iles vrais princiHiolnt de conaistances
le temps où ils
pesdeela gonveriemcnie, a ce shjet;
vivent est simsaummenteidre
BETEESSTE
forcée et factice tremettenegue
Shargantdehstnal
patriotés,
donc dahsla natre einpxecieralet étranwetre déliviés du despotisnie
après d'établit avecle temps des gouvérneger; dous et saintaires? Ils ne ma nquent
ment
sur iles vrais princiHiolnt de conaistances
le temps où ils
pesdeela gonveriemcnie, a ce shjet;
vivent est simsaummenteidre --- Page 83 ---
(93)
on trouveà) la
ptkmepimatemdede
choisir ce qui leur, convient,
n'ont qu'a
etavec nous
tetisemmminses desopinions correc:
lesaiderontàs seformer
Ils peuvent,
tes sur les matières politiques les principes libres
commen nous, adopter anglais, sans Téchaflaudu gouvernement
dage quic cacheet aadomecfelitesinnee de monarchie;
bliront sans donte point leurs familles
faute desangroyal d'origines) remonter
comme chez nous, ne fontguères universel.
leurs ancêtres au-delà du déluge
tonjours str de raisonner
n n'est pas
d'après ce qui a été. Si
sur ce qui serab de T'ancien monde n'ont
quelques parties, à établir un gonyernepoint réussi cela :
vient; de mille causes,
ment libre,
exister f dans: le nouveau
qui ne peavent
contraire,
monde; et dans cette. partie,au à.un gouverilye mille causes favorables trouve
ailnement libre. et; qu'on. ne.
assurait pas
Jeurs. Un sayant écrivain anglais de
établir
gouverque.nous ne pouvions
nonsn'avions
nement durables parce que, --- Page 84 ---
(74)
ni Lords, ni famille Royale; que nous
inévitablement dans' un état
tomberions
d'anarchie; car . sans' gouvemnement, dissit-il,Thommes ne pent pas plus vivreque
le poisson sans eau: wAdinettant comme Fran
notre vénérable
c un fait,répondit
hors d'état-d'é-
( klin, que nous soyons
la conséC tablir aucun gonvernement; ce qu'elle
en Amérique
( quence n'estpas
; les Indiens n'ont
< serait en Angleterre;
dans le sens
K point de gouvernement,
nos éta-
( propre de ce mot; piusieure-de d'autre
éloignés, n'ontpoint
( blissements
cclui auquel la ma-
€ gonvernenient que
se soumet par un consentement
( jorité
dans les
les' colons, en sénéral,
K tacite;
sous des
2 vivent
<
intérienrs,
rapports
pasle poids d'une plume
( règles quin'ont de
5 En
àt cellés TAngleterre?
( comparés
d'étonnement pour
effet; d'est un sujet
dansce
leur arrivée
pays,
les Européens,al entièrement privé de gonde lc trouver
ne le voient,
vernement ; car de ce qu'ils
ni nele sentent, ils présumient quili'endiste
sénéral,
K tacite;
sous des
2 vivent
<
intérienrs,
rapports
pasle poids d'une plume
( règles quin'ont de
5 En
àt cellés TAngleterre?
( comparés
d'étonnement pour
effet; d'est un sujet
dansce
leur arrivée
pays,
les Européens,al entièrement privé de gonde lc trouver
ne le voient,
vernement ; car de ce qu'ils
ni nele sentent, ils présumient quili'endiste --- Page 85 ---
(95)
points et ecjendant,jele demanderai, ne
se trouvent-ils) pas également protégésPUn
tdétatde chosesI provient de circonstances
particnlières auxi colonies d'Amérique- et
communes à toutes;e circonstances quiont
Tagi plus poissamnent quenotre grandesagesse, ou Ja griepinsmaredaet
de TAngleterre et purifics C en Amérique.
Certains faits parlent hautement en famériveur des intentions de-lAmérique
dionale.Dans toutes les colonies oùu l'étendard de lindéjviendance s'est levé, om a
fait un appel formel au monde civilisé,
explignerlese causes de la révolution,
Eaa déclarations pulliques sont exprimées
en des termies semblables sà notre acte'sur
Te méme sujet, et évidemment dictés par
le même esprit. Leurs pirodlamationsileas
Eer
ersinteparsionsdanse cépays.lls nepeuvent
manquer d'avoir élovél'esprit des jeunes
omindahememenlened etla génération
naissante-les chérira toute la vie. Tailentendu raiporteraundemnesd compatriotes, --- Page 86 ---
(76)
les réponses aux questions qu'il faisait souenfants des classes les
vent aux
jeunes
plus
communes, > Quiétes avonst-Unpatiote. Parce
KG - - Pourquoi êtes; vous patriote?- 'contre T'envar
K quejeditendrais mon pays
ne veux pointque
( hissemeut,] parcequeje pardesétrangers,
ie monpayss soit gouverné désire que mon pays soit
.4 etiparce que je
des journaux a
silibre, ) Létablissement
Caa
tés espagnoless les dissertations politiques
éclairées et libérales, dont ces. papiers sont
remplis,réfiutent: momrslesslomntedelen
ennemis. De justes notions sur les sujets
politiques sont,il est.vrai, bornéesàun plus
petit nombre que. celles répandues parmi lntte
de notre
nous au: commenicoment mais le désir de s'affranchir
politique :
étranger s'est tout-à-fait
d'un pouvoit
massedu
Nos
emparé dela grande
peuple,
constitutions sont traduites ct répandues
partout, ainsi que les meilleurs écrits de €
notie irévolution, Deux jeunés jurisconsnltes furent excinsivement employés. àcc
bornéesàun plus
petit nombre que. celles répandues parmi lntte
de notre
nous au: commenicoment mais le désir de s'affranchir
politique :
étranger s'est tout-à-fait
d'un pouvoit
massedu
Nos
emparé dela grande
peuple,
constitutions sont traduites ct répandues
partout, ainsi que les meilleurs écrits de €
notie irévolution, Deux jeunés jurisconsnltes furent excinsivement employés. àcc --- Page 87 ---
(77)
de Venéznela
sojet, par le gorveruement - où : ils firent
ét envoyés-a traductions. à Philadelphie, Il serait certes très
plusienis
dans cette lutté prolongée;
étrange quer
à réveiller tonitesles
dans mmclattepropres ténergie de Thomme,;il
facultés et toute a
dans la science
n'etit été fait aucun progres un: autre fait',
politigbe. Je mapportetsi en faveur des
qui ajoute aux présomptions anqueeue :
Matioteser qui-ne peut américain: Cestlat
agréille-a tout ccenr lestime constante,
fection spontariée et occasion pouir-les cimanifestée en totite
rdel nos états:
toyens ret le? gotvemement sont salués comme freres;
Les Amérieats
réçoit avec anelconon'les admire. unles suecès etla-prospetiance" "saris hornes:les sont leur entretien
tité des' Elats-Unis det:le motifqui Sontient
contiduel et dans ileurs moments les
leur Presoliuton
jilus tristès etlès Mnacouecemont a:5 toujotrs slaserait facile d'assurer bien pour disposstQail
mitié d'un peuplés de former le caracesti enlnotre poivoir --- Page 88 ---
(78)
tère de nations destinées à jouer un rolési
important dans lesaffaires du mondelDes
améliorations considérables dans le gouvernement de TEurope, ne penvent être
attendues maintenant et ne s'effectueront
de lents progrès; s'il. e ne serait
que même par d'une sage politique de. nous
pas.
il est, inexcusable de rester
en indifférents occuper, à la nature du gouvernement
valeur d'une
denos xominadtanériqueLa
beaucoup du sol voisin 2
maison dépend
notresituation edntnadramedbercespis
dl'après le caractère de ceux quinous; tour
chent;et henrousement nous ne pouvons
être entourés. Les pstrotertaventien que des
américains forment
les particuliers ardents: pour leurs succèsi
veeux: lesiplus
de la froideur, de
mais ils; se plaignent
semble. rougir
notre gonvérnement 2. qui
iu
deles reconmattresilss ne savent tpourquelle
raison dans une républiques le gouver:
OI
Eacarn
de Fintérêt le plus actif.
30h
Içs cfforts de ces peuples
En comparant
tertaventien que des
américains forment
les particuliers ardents: pour leurs succèsi
veeux: lesiplus
de la froideur, de
mais ils; se plaignent
semble. rougir
notre gonvérnement 2. qui
iu
deles reconmattresilss ne savent tpourquelle
raison dans une républiques le gouver:
OI
Eacarn
de Fintérêt le plus actif.
30h
Içs cfforts de ces peuples
En comparant --- Page 89 ---
(79)
nos
pour seconerlejoug espagnolavee s
pro;
et avec ceux désautrest nations,
pres efforts, Ai à i sous ce
devue il
nous verrons. que
point Combien,
n'yap pas raison de les mépriser, 35111 A déexempley, lutté TEspagoe pour se
Funed des Maures! combien les Suissesont
combattu. dans leurs montagncs
avant de conquérir rle
inacessibles,
e
LE
de leur
privilège, d'avoir. un gouvernement
choix ! La Hollande a combattu quarante 03
:
4.A
à travers mille vicisans contre TEspagne,
concilier les ditferentes
sitndes; pour se
D1X
de
elle offrait à plusieurs
Cours Earopes 7
de Pune deles
de recevoir. un Roi
reprises mais aucune 11 € 2 ne fut assez dupe
croire 20
a dans
de notre 913
à sa sincérité.lly
ARCLITA
résistance, beancoup de choses dont tnous
A
AUI de ne
nous enorgueillit.
avons raison
pas foule de difficultés
Nous rencontrions une
de deux xmilparmi nous ; notre popnlation
lions et demi fournissaitavec la plus grande
peine de petites armées qui manquaient
tonjours de renforts. Si nous avions été
unis, si les plas forts eussent combattu, 1U3 2 --- Page 90 ---
(80) ) trésors, si tous
sil le riche eût apporté su ses
etfermneté
ueheaatrnamme la querelle eût été bientôt
dans leurs roles,
pendant
mals elle se prolongea
terminée,
detaidedune
septa ans et eitenourebcsia
accorder
Nous devrions
nation purissante
méridionale.
quelque chose à TAmérique ne nous auLes incidents de notre guerre
des ef
torisent T
point à parler avec mépris contre millé
d'un peuple combattant
Torts
qui Wappartehaiene La
désavantages, 21
MaRe
necessanrement: asinon
à notre sitnation. a déjà duré
"dans. UOR TAméique imeridionale mais son
25 ans, PE avec des succès variés 1
àt6ubt0 sept
géneral a été retardes comme
A0 Tespoir d'une réconle nôtre, par
qui mit les
T
Avanrle conetitation - -
elation. surle méme
pied que
Colonies
sur tous
HPgET:
élaient victorleutx
les patriotes elle les abusa d'ane sécurité dangepolnis -
moment ou ils vivent; aul
reuse, jusquau O Tnstrenvent qui avait
hieu de reconnaitre de, rétablir Ferdinand
donné les moyens 19
répandit toutsur le trône, ce monarque
le nôtre, par
qui mit les
T
Avanrle conetitation - -
elation. surle méme
pied que
Colonies
sur tous
HPgET:
élaient victorleutx
les patriotes elle les abusa d'ane sécurité dangepolnis -
moment ou ils vivent; aul
reuse, jusquau O Tnstrenvent qui avait
hieu de reconnaitre de, rétablir Ferdinand
donné les moyens 19
répandit toutsur le trône, ce monarque --- Page 91 ---
(8i)
a-comp toutes ses trotipes disponibles sur
les différents points du continent et emtous ses efforts à lds réduire à une
soumission ploya'
absolue. Iln'est. point surpreles patriotes aient éprouvé des
nant qué
qu'an mirevers; il n'est point surprenant
ils
lieu des scènes d'horrible carnage ,
n'aient pas eu le temps d'établir partout les
réguliers.Mais nous
des gouvernements T'avantage, même la où
voyons reprendre semblaient d'abord tout
les Espagnols
les inventions
devant ettx. Malgré
pousser des ennemis .
des patrioles; des faits-inconsont dans
testables nous prouvent qu'ils
cours de succès. Dans les : vastes
un plein de Grenade, de Venezuela et de
provinces lès royalistes ne tiennent plus
la Guyanc, faiblement la côte et les villes, tandis
que
affranchi de la dépenque tout Tintérieur; continuellement des partis
danceyenvoie
semblables à notre
d'hommes armés, qui
milice, ne peuvent rester long-temps en
corps, ou opposer une force régulière disciplinéc, mais qui détruiront l'ennemi en
--- Page 92 ---
(82)
de T'Amé
détail.Lissue dans cette portion doutenses
rique méridionale est à peine: les, treize
une contréc plus étenduesque deux millions:
anciens: Etats, habitée par vaste surface,
dec citoyens répandus sur sa quelques milne sera point subjuguée étrangéres par Aussi cesirou-i
liers de troupes sur la côtes de. la mer,:
pes périnsent-elles dans l'intérienr, tandis,
sans oser pénétrer voudraient nous 11 perque les Espaguols toute la contréc est soumise,
suader, que
quelques villes: maparcoquile possèdent circonscrit de la,
ritimes: Sijle. territoire
résister. avec;
Hollande ou de la Snisse a pu. vingt fois plus,
snccèsr, pourqnoi des. pays
pas à
considérables ne resisteraient-ils dez traverser. un
contraints
des. agresscnrs
licues? La conquétede
Océan de troismillel
de folie; FEspar
ces régions est un projet
gne est
être dé4
eeemaeeaina
reaux Jes nnesapriales auntres pour
tandis que les Colons acqujenent
trnites 5
de forces etde résolutions
chaquejourglas de haine contre leurs:
ef nn redoublement
pas à
considérables ne resisteraient-ils dez traverser. un
contraints
des. agresscnrs
licues? La conquétede
Océan de troismillel
de folie; FEspar
ces régions est un projet
gne est
être dé4
eeemaeeaina
reaux Jes nnesapriales auntres pour
tandis que les Colons acqujenent
trnites 5
de forces etde résolutions
chaquejourglas de haine contre leurs:
ef nn redoublement --- Page 93 ---
(85)
ennemis. Est-il possible qu'après les horribles. barbaries commises par les Espagnols, les colonies: deviennent-jamais sn-.
jettes? Il.n'est aucune, partie de. ces contrées, qui n'atteste la cruanté furieuse des
aggresseurss ces témnoignages resteront à
jamais présents à lai mémoire..
En un
mot rien, que leztermination totale du
peuple ne remettra ces contrées sous la
paisible possession de FEspagne; les Provinces-Unies de la Plata, ainsi quele Chili
et le Pérou, sont. déjà: perdus à jamais
pour TKspague. Depnis sept ans, les premières n'ont point 'été attaquées, elles ont
commercé librement avec toutesis les nations, et commencent à sentir déjà les,
de Tindépendance: Bien loin de
avantages
delEspagne, Buenosredouter.le pouvoir
Ayresa envoyé des secourss suffisants pour
assister ses, frères, et voisins. du Chili et terminer la durée. du pouvair espagnol dans
Colonies. Le Pérou, suivra, bientôt le
ces sort. du Chili; la jouissance de l'Espagne
une C fois anéantie. de ce côté, n'y renaûtra --- Page 94 ---
(84)
des
elle peut senlement envoyer
jamais;
Cap Horne (entreprise ( I
troupes autour.dn
ou à travers la
an-de-là de ses moyens), millions d'àmes
province del la Plata. Cing
maintenant
sont donc libres; elles penvent toutes lés nagoiter ce bien si désiré par
de diriger
tions; comme par les individus,
leur marche, de poursuivre
elles-mèmes dans le chemin qu'elles ont.
leur bonheur le ciel les guider dans son
frayé1 Puisse
de Mexico, qui nous intéEEErare
La situation
qu'aueune autre parresse pent-être plus serait difficile à assigner
tie de la terre,
La nature de sa
d'une manière précise.
séde port, sa situation
côte, son manque
de nous
parée; permettent aux Royalistes exact sur Yindérober tout renseignement artifices sont fabriqués
térieur. Mille petits monde à cet égard,
pour en imposer au
les colonies. Les
etstirtont ce quintéressel sémant desbruits
vontsanscessés
Espngnols
soumission du pays 2
ridicules de l'entière arrivent, et des medegrandesarmécs qui
précise.
séde port, sa situation
côte, son manque
de nous
parée; permettent aux Royalistes exact sur Yindérober tout renseignement artifices sont fabriqués
térieur. Mille petits monde à cet égard,
pour en imposer au
les colonies. Les
etstirtont ce quintéressel sémant desbruits
vontsanscessés
Espngnols
soumission du pays 2
ridicules de l'entière arrivent, et des medegrandesarmécs qui --- Page 95 ---
(85 )
les alliés européens. LEssures prises par
réussi à persuader
pagrie a-t-elle pourtant contrairement aux désirs du
aux colonies,
contrairement aux plus
eceur humain,
simpleslumitres dela raisonyquivaudrait
mieux pour elles demeurer ses esclaves,
ique de suivre leurs penchants et devenir
puissantes et henrenses? Les a-t-elle convaincues quel'esclavage vaut mieux quela
liberté, que la pauvreté est préférable à
T'abondance; qu'il est meilleur d'être conduit par la volonté d'un autre que d'obér
HReencreitneid meilleur que d'être assurédans ses possessions;
d'être enfermés comme des coupables
que
de toute communication avec
et d'autres privés hommes, est la plus agréable condition de la société? Si clle ya réussi, nous
pouvons croire que son autorité est rétablie.
forment évidemGes làches mensonges
ment partie du système auquel l'Espagne
est forcée, et n'obtiennent plus de confiance. Nous ne savons rien ou] presque rien --- Page 96 ---
(86 )
qui.ne sorte d'une source espade Mexico,
conséquent pas
gnole, et ne mérite par
Selon
excepté pour les revers.
d'être cru,
toute résistance au
leur propre rapport, cessé depuis un an ; et
Mexique aurait
qu'ils remportent enpourtantnouss voyons victoires.1 Il est donc
core les plus brillantes combat tn'est pas terminé,
probable quel le
coulé dansla
des torrentsde sang ont déja
ses habide la Nouvelle Espagne,
guerre
vaincredes difficultants ont eu d'aborila seulesarmes qu'ils poutés particalieres.les étaient arrachées des
vaient se procurer
ils sont encore
mains de leurs oppreseurs; et sans discipline 5
aujourdbui mal armés rende plus formiquoique chaquejour les
dables.
méridioSi les patriotes de TAmérique
de cesser leurs efforts, de
ScrAp
seurs espagnols
quel sera le réles laisser respirer en paix, ennemis diront nésultat prolabletLeus vostomberdamles discesairementquilas
civiles, et finir
sensions, dans les guerres
procurer
ils sont encore
mains de leurs oppreseurs; et sans discipline 5
aujourdbui mal armés rende plus formiquoique chaquejour les
dables.
méridioSi les patriotes de TAmérique
de cesser leurs efforts, de
ScrAp
seurs espagnols
quel sera le réles laisser respirer en paix, ennemis diront nésultat prolabletLeus vostomberdamles discesairementquilas
civiles, et finir
sensions, dans les guerres --- Page 97 ---
uns-les autrw.
11 C
par se ucuruireles amicale était sans cesse répétée
prédliction
suriles Etats-Unis, et peisgtiolasensoes
scrait-elle pas
vée pameiedspoangpaiseles méridionslet-On
encore pour TAmérique choses ridicules, que
disait , entr'autres
dans le Nord et
la différencedex contumes desguerves:
le Midi idecepays, produirait
s'écriait un de nos écrivains!pen-
( Quoi,
les habitants delaNouvelle
( sez-vous quel dela Virginie se battront,
tà Angleterre et
vendent de la morue,
- ( parce que les uns tabac? 5) Quelles causes
i et les autres du
exemple, entre
de différences' existent, Grenade, par
ou entre
Mexico et la Nouvelle
au sud de
ces deux pays et les provinces. colonies ; à l'olAtlantique, ou entre les
L'Isthmie
rient et à l'ouest des Cordilières ?
long et étroit de Darien séparera contrées toujours deles deux premières ; les vastes
les
TOrenoquejusqu'a la Plata,ct pospuis
aussi grandes
sessions du Portugal,
erte
toute TEurope, miintervienment, plus
iront, s'il est possible, une séparation --- Page 98 ---
( - 88) )
Lcs Andes qu'on ne. pent tracomplette. toute saison, et barrrières plus
verser en.
les Pyrénces, si les
difficiles à passer que n'y ouvrent point
habitans del'an.des pays
la réde passage, mettront en tout temps en état
cotédelamer pacifique
publiquedu d'arrêter les armées de la partie située vers
Les idées confuses qie nous
T'Atlantique.
avomsdelintécienr de TAmirquemesdie
conduisentaux copinionsleaplus
nale, nous Les colonies. de TEspagne qui
erronées.
Tindépencombattent aujourdhni pour
par, la nature en cin
dance, sont séparées
de diflicultés de
grandes parties, avec plus Etats-Unis et
communication qu'entreles
causesdu
le Mexiques voilà unedesgrandes
monsuccès actuel.Elless ontenefisthorsé
coordonneroude poursuivreuny plan
zatde
delIsthme
commun. Les provincesanedca communication avec
ne pouvaient avoirde;
séparées par des
le Mexique et ellésétaient
et plus
déserts immenses de Bnenos-Ayres
du Chili. Le caractère de la popuencore
éloignés offre, aussi
Jation. de ces districts
causesdu
le Mexiques voilà unedesgrandes
monsuccès actuel.Elless ontenefisthorsé
coordonneroude poursuivreuny plan
zatde
delIsthme
commun. Les provincesanedca communication avec
ne pouvaient avoirde;
séparées par des
le Mexique et ellésétaient
et plus
déserts immenses de Bnenos-Ayres
du Chili. Le caractère de la popuencore
éloignés offre, aussi
Jation. de ces districts --- Page 99 ---
(-89)
beaucoup-devarictés legrand nombre d'Indiens civilisés ou de races mélangées établit
des traitsdistinetifsa Mexico; les provinces
del'autre côté del lIsthme, ont une portion
considérable dhommes de couleur;
plus
partieavoisinesdu. Brézilsont
tandisqueles
des.despresque composées comme nous,
cendants des Européens; et sur la mer
paciliquela population est encore plushomogène. Nous avonsThabitude continuelle
de former notre opinion sur les affaires
d'Amérique, des nouvelles que nous'avons
delalutteà Grénade ouà Venezuclayquin'a
plus de rapportavéel la lutte surla Plata
pas
delInde
etàl'Onest dc-Andesguclaguerel
C'està Grenade et à
avec celledelEspagne.
Venezuela que la guerre entreles royalistes
etles patriotesa pris ce genre d'exterminaCest-là
tion dont ont citetant d'exemplés:
que lEspagne a dirigé ses plus grands efnous dit
peuple
forts 2 c'est-là qu'on
quele
est opposé et divisé en factions, qu'il combat sans accord et sansplans,souis des chefs
établi de
divers, et quiln'a point jusqu'ici --- Page 100 ---
(1go)
régulier. Onidevrait cepengoirveriements
le
a arêté
dant : considérer que tout pays avaient
des
qu'ils
au
pouvoir
patriotex,
qui 'se
réussi à établir des gorivernemente pendaint
sont maintenus avec régulatité Espagne put y
deux ans ; mais: quand
Houts
jeter toutes : ses forces disponiblesy chels lachement
villes furentprises etleurs
offassassinés. Notre pays n'amraitalpoints enssions. été
fertile pareil tableanysin delAlleghani, inous
et si
forcés de fniriande-la révolution eussent
tous les chefs de notre etlivrés àla mort?
étéavec trahison arrêtés
de la Plata;
Telle ne fut jamaisi la sitwation quelque
le Chili fut bouleversé pendant étroitement uni
temps; mais sanjourd'hui, deher-lEspagne:
avec la Plata; il peut
entre ces états
On dira que cen'est point Grenade et de Ta
dloignés du Mesijue,de sont à craindre;
Plata, que lés dissensiois
particulière
maisque danse schaquepeovince factions, dès rivalités
-on verra naître des
De
et des débats pour la pecdlominanos je l'avone,
iseraient,
telles iconséquences
versé pendant étroitement uni
temps; mais sanjourd'hui, deher-lEspagne:
avec la Plata; il peut
entre ces états
On dira que cen'est point Grenade et de Ta
dloignés du Mesijue,de sont à craindre;
Plata, que lés dissensiois
particulière
maisque danse schaquepeovince factions, dès rivalités
-on verra naître des
De
et des débats pour la pecdlominanos je l'avone,
iseraient,
telles iconséquences --- Page 101 ---
(o:)
pariontailleurs qu'on Amer
dangereuses
si la noblesse élait tlique. Dans Europes sans frein à son ambition,
bre de se.livrer
maisons finiles rivalités des différentes
civiles,
raientn Lestmredhsermapedegeme noblesé étaient renversés,
et si les rois etles
la, populace régnerait : mais 'Amérique delEan'apoint Jat noblesseni la populace
tout homme dansun pays.si peuha
rope;
quelque chose;ilin'y a
bité, compte pour point des ces malhenpoint de Lazzaroni, demandent la perreuses créatures qui
il n'yn point de
mission de se fatiguer;
mercenaires
matériaux pour des troupes
habitants
et.les
et desarmées permanentes, surface ne sont ni
répandus sur une vaste d'une frénésie poemportés par les goits les intrigants et
pulaire, ni travaillés par
lesambitieux. Sur cent guerres en Europe, des
font été élerésultat
qustrevingedisneafe
de
intrigues et des querelles particulitres
familles, et de causes sans intérêts pourles
nations; et presque toutes Jes commotions
manpopulaires furent Loccasionnées parle - --- Page 102 ---
(93)
d'Euque de pain. Les sages politiques dans
rope sont le plus sujets à se tromper tirée de
leur application de lexpérience, toutleurs seuls pays,a un état de choses s'atà-fait différent. 7 Il ne faut pourtant pas
les colonies émancipées entretendre que ordre meilleur et formeront
ront dans un
réguliers; sans une'
des gouvernemenis Letablissement de
grande fermentation.
une chose fagouvernements n'est point
milieu des circonstances les plus
cile, au
doit donc s'attendre à la
favorables ; on
fortes
à de
querelles
diversité d'opinions,
aux
et même à quelques recours partiels l'étaarmes. Un aussi grand ouvrage que
blissement d'un ferme gouvernement;
lieu sans troubles. Vingt ans
n'aura point
libres, nous étions touaprès être devenus des discussions politijours engagés dans
crut tantôt sur les
ques, et PEurope nous tantôt sur ceux de
bords du despotisme, dissensions mêmes
Y'anarchie. Mais ces
de notre force
étaient pentêtre la preuve
politique: Nous avons nos soulèvements,
à quelques recours partiels l'étaarmes. Un aussi grand ouvrage que
blissement d'un ferme gouvernement;
lieu sans troubles. Vingt ans
n'aura point
libres, nous étions touaprès être devenus des discussions politijours engagés dans
crut tantôt sur les
ques, et PEurope nous tantôt sur ceux de
bords du despotisme, dissensions mêmes
Y'anarchie. Mais ces
de notre force
étaient pentêtre la preuve
politique: Nous avons nos soulèvements, --- Page 103 ---
(95) )
notre règne de la terrenr; nos complots
contre le gonvernement : et nos déportations. Ces choses faisaient croire aux na-1
tions étrangèrés que nous étions: près de
dissondre, tandis qu'en" effét notre:
nous
degrés et
gouvernement se. consolidait par
formaient aveclui. Plusieurs
nos, moeurs.se sautrefois sujets de dispute, sont appoints
été
planis. Nosprogrès en connaissancesont délecteurs et de
inconcevables; ily y a plus
penseurs. en: politique dans les Etats-Unis
dans toute T'Europe; il n'ya point
que d'Américain, soit qu'il habite les forêts
ou les plus obscurs valles plus éloignées eourant de ce.
lons,qui ne soit au
quise: bien:
passe. dans son pays- ou ailleurs, atissi
qu'un ministre d'état. Je ne doure point
qu'il ne se soit fait de grands progrès dans
l'Amérique méridonale depuis le comméncemént de la lutte; l'esprit abandonné à
lui-méme a dû s'attacher aux opinions: et
aux sentiments si naturels au cceur hu-:
main.Sil la lumière n'apoint encore pénétré la masse de la société, cela viendra avec --- Page 104 ---
(54)
assez de monde sous
le témps, et ityaura
de la révoluLes exemples
son inflaence.
ce qu'ils
tion française leur iapprendront leur mentrera
doivént éviter, et la nôtre
suivre:
àl la fois les choses, à éviter et cellesà modérément
les Américains sont aimables partout dans leurs maréfléchis, doux eti
courageux
nières; mais à la fois patients,
serait senlement possible
et persévérants.ll militaires qui-commanque.les champions
réussissent tà
dent maintenant les armées,
limitée ;
établir une espèce de monarchie impossible
despotismie yjele juge
quantau
a'hommes'
làc Tohil ya une si grande portion le maininstrnits; raison pent-étre pour mais le
tiend del la L monarchie en Europe,
Sous quelque goucontrsirekAmérique:
leur condition s'améliorera
F
d'Amérique, Mais s'ils imitent la sage polirajidemient
en ouvrant un comtique: des Btats-Unis, toutes les nations, en remerce libre avec tous les éttangers, ils'
cévant et tolérant
et
bientôt en population
angmenteront --- Page 105 ---
(95)
seront. a linstant
toutes leurs ressouroes
les hommes
mises en action. Ils attireront de chaque paringénieux et entreprepants seradouné à leur intie du memdlestewors maintenant inhabidustrie; 5 des plainesa des villess@leveront
tées: serontP peupléess
dans
et -: des améliorations. se répandront,
:
Cestalors
toutes :s les branches de la société sera comquela :
déconverte de TAmétique placés dans le. voiplète: Les Eats-Unisa sans, doute plus de.
reeneilleront
sinages, E "Europe, en général, et plus;
fruitss mais :
ouné à leur intie du memdlestewors maintenant inhabidustrie; 5 des plainesa des villess@leveront
tées: serontP peupléess
dans
et -: des améliorations. se répandront,
:
Cestalors
toutes :s les branches de la société sera comquela :
déconverte de TAmétique placés dans le. voiplète: Les Eats-Unisa sans, doute plus de.
reeneilleront
sinages, E "Europe, en général, et plus;
fruitss mais : yt trouveront
cun 23 1a
Letemps wientraessmeekalues visitera LAmérique
dra ou double-but YEurope de jouir de son vaste
dans-le
et dei trouver T un passage le
commerces LAmérique sera alors
wers LBst; rattraction commerciale de.
centre de Alors,se vérifiera la politique:
tout le globe:
Berkeley :
prédietion de rEvéque
se dirige
Le . cours' des empires premiers actes
d vers Tocadent.leaqpatrer
:
cinquième
4 du drame uenagaptaia;lec --- Page 106 ---
(66)
du temps
a apeat-aueseakcensed
C sera le dernier. >
été
révolution n'aura
Et cette puissante
hi
vioamenée, ni par les guerres, : parla
ni
Pinjustice ; tous y trouvant
lence, par
lenr intérêt, elle sera par conséquent
Le
ras
changement
sible et en harmonie: de T'orient a trois
route dans le commerce
révoles plus étonnantes
fois occasionné
listhme déDa
lutions du monde eivilisé;
rempart qui arréta,
cien; 'ce imalheurenx
noble ardeur de
il y a - trois siècles, 2 la
ouvrira enfin un court et direct
Colomb,
la Chine.
Ce
vers lIndostan et
(:) :
passiage
unvelasin 9001 1A
extrait de T'Edinburgh Review sur la'
() Voici un
Molina: Il prouve. que l'idée
description du Chili, par du Sud n'est point visiomaire,ct
d'un passage à la mer
combien la politique de l'Esil montre en même-temps avec les intérêts importants et
pagne est des. incompatible colonies et du nionde : slo
durables
ordre du gouvernement espagnol,
< En 1805, par
fit, d'après des, le-,
<
lc departement hydrographique une carte sphérique de 'la, mer des
a vées scientifiques la côte dela Terre-Ferme; depuis Pile
4 Antilles et de
visiomaire,ct
d'un passage à la mer
combien la politique de l'Esil montre en même-temps avec les intérêts importants et
pagne est des. incompatible colonies et du nionde : slo
durables
ordre du gouvernement espagnol,
< En 1805, par
fit, d'après des, le-,
<
lc departement hydrographique une carte sphérique de 'la, mer des
a vées scientifiques la côte dela Terre-Ferme; depuis Pile
4 Antilles et de --- Page 107 ---
(97)
retardé
grand événement sera long-temps
TEurope fermaitles yeux
parlEmpague,sil
intérêts, et aidait cette monarà ses vrais
del la Trinité jusqu'à la baie de Honduras. Cette, baie carte de
fut cause d'une découverte importante. La
à
Mandinga, immense entrée de mcr, commençant
4,
à l'est de Porto-Bello,pénttre dans
a environ 'dix lieues, lieues de lOcéan pacifique: Ce
€ T'isthme, , jusqu'à cinq
une chaîne:
fermé en partic par
M bassin prodigieux, ensembles, à Tembouchure,n's
d'iles, presque jointes les vaisseaux des Espagnols, et on
été. visité.que par
s'avançait beaueoup dans les.
( ne supposait pas qu'il les anciennes cartes. Unc
( terres, , à en juger d'après à la baie, tombe dans le
( rivière, qui donne son nom
et vient très-près
< golfe. Cette rivière est navigable rivière qui tombe
d'ane branche du Chepo, grande
de déle
de Parama. - Nous manquons
a dans golphe sur l'état de ces rivières; mais d'a-
( tails satisfaisants
Alcedo, et les cireonstances"
R près ce que nousapprend
Espagnols
étant interditespartes
i de leuriudvigatton
le
exprès que Pore
( souis peine de mort; sur fondement dans.le mer du
a pourrait découvrir un passagefmcile pénétré de mer en mer,
K Sud; et les Boucaniers.ayant sommes fondés à croire
( dans cette. direction, nous extraordinaires
lon trouve ici des facilités
pour,
( que
entreprise. La baie, a dix brasses d'eaua
4 cette, grande
onze au milieu et six.dans,
< son entrée; on en comple de l'article, après savoir,
a le fond même >. Les auteurs
--- Page 108 ---
(98
chie usée dans Poeuvre détestable de faire
les colonies de deux siècles,
rétrograder
d'estermination. Cesidées
par un système
mais
paraitront des rèves à quelques-uns,
l'histoire plutôt qu'on ne l'ielles seront
magine.
dit-on, les avantages
Quels seraient,
tireraient les Etats-Unis de l'indépenque
? Je défie
dance des colonies espagnoles
denoter un seul désavantage. N'avons-nous.
de
depuis le
pas retiré beaucoup
profit,
du
commencement de notre révolution,
de Herrea, sont amedonné quelques renseignements d'après cette autorité
nés à cette conclusion : a Il paraît de neuf lieues, à travers
C incontestable, qu'un canal
faut
plat, est tout ce qu'il
pour
( un pays presque
à travers l'isthme de Panama..
completterlas navigation
-
de
entière et durable
e Dans le cas del'indépendance très-prochain, il
(évènement
'e T'Amérique méridionale de s'attendre à voir les mers du
n'est pas sans raison
d'anc nord et du midi unies dans une cinquantaines la
Et
révolution opérée dans navigation
a nées. quelle ! La distance de I'Inde et de la Chine
e etle commerce de plus de 10,000 milles > .
( serait alors abrégéc
pletterlas navigation
-
de
entière et durable
e Dans le cas del'indépendance très-prochain, il
(évènement
'e T'Amérique méridionale de s'attendre à voir les mers du
n'est pas sans raison
d'anc nord et du midi unies dans une cinquantaines la
Et
révolution opérée dans navigation
a nées. quelle ! La distance de I'Inde et de la Chine
e etle commerce de plus de 10,000 milles > .
( serait alors abrégéc --- Page 109 ---
(99) )
voisinage des provinces espagnoles, malgré
les
et les diffiles restrictions, 2
jalousics
cultés qui s'opposaient à nos relations,
et d'où cela vient-il? De notre commerce
avec elles ; du débouché que nous y troudes produits de notre
vons pourle superflu
agriculture, et de l'avantage de recevoir
leurs produits et da les vendre aux autres
nations. Ne gagnerions-nous pas en étendant ce débouché? Qu'on se rappelle que
dans le court espace de vingt ans notre
population 2 selon toute probabilité, montera à vingt millions ; que les manufacdans la
tures se multiplieront beaucoup
partie orientale de l'union ; que notre
marine aura besoin d'occupation, et que
laccroissement des demandes d'Europe,
ne sera pas au niveau des accroissements
de notre superflu, mais que nous trouverons toujours un marché prêt et avantadanslAmérique méridionaledevenue
geux libre. Notre pays est surtout bien situé
les entreprises maritimes; ; nos sept
pour
sont
cents lieues de côtes sur T'Atlantique --- Page 110 ---
(100)
semées de belles baies et
admirablement
fleud'entrées, et traversées pardegrands les
Nous avons déjà fait les progrès
ves.
dan's les affaires mariplus surprenants depuis lar paix én: Europe s
times;, mais
soutènir la concurrence
nous ne pouvons le long de T'Atlantique;
pourle commerce
etr l'Amérique du
les Indes occidentales
de notre
sud sont les champs propres
commerce, et plus ces champs s'aggran- d'ayandiront; plus nous y trouverons contreLa nouvelle Espagne, sans
tages.
belle partie du nouveau monde;
dit la plus la nature à être la plus riche
destinée par
de TAmérique, et- qui comprend
partie
six millions d'àmes, n'a qu'un
même déjà TAtantique, et peut même
seul port sur
son commerce
a peine avoir un vaisscau;
donc fait par nious, ses plus prochés
sera
Cela seul nous indemniserait de
voisins:
de transport. Les
la perte du commerce vaisseaux du nordi
propriétaires de nos
qu'ils ne l'imasonta aussi plus intéressés
de Tindépendance
ginent à Tétallissement
, et- qui comprend
partie
six millions d'àmes, n'a qu'un
même déjà TAtantique, et peut même
seul port sur
son commerce
a peine avoir un vaisscau;
donc fait par nious, ses plus prochés
sera
Cela seul nous indemniserait de
voisins:
de transport. Les
la perte du commerce vaisseaux du nordi
propriétaires de nos
qu'ils ne l'imasonta aussi plus intéressés
de Tindépendance
ginent à Tétallissement --- Page 111 ---
(1ô1 )
aux autres parties de TAmcrique
Quant
au moins
méridionale, nous' pourtions même tirer
le dispnter aux Anglais et de motre: voiconsidérables
des avantages
considérations qui
sinage. Il est: d'autres attention. Il J a SO:S
appellent notre
intérêt continental
plusieurs points un
curopéen.
i lintérét
américain, 2 opposé l'avocat de l'idée éblonisJe ne suis point
américain sur
sante- d'un grand congrès exister un accord
Tisthme, mais il pent
Le
des
d'un intérêt général.
sur
sujets
de chaque Etat
poids ' et Timportance
le
s'arigmenteront merveillensement par
d'états indépendants, même sans
voisinage Les Etats-Unis sont à présent
alliances.
isolé, et les Monarques
un seul pouvoir
ne redoutent point
le long de l'Atlantique fassent cause comque d'autres nations
nos droits sont
mune avec nous 2. quand
violés. Mais supposons ? par exemple 2
gouvernements sur
Texistence deplusieurs entièrement dégagés de tous
Ce continent,
hors de
liens avec T'Europe, et tout-à-lait --- Page 112 ---
(102)
sa dépendance, hors du
ses intérêts
tourbillon de
autre
primitifs, l'Angleterre ou tout
gouvernement anraient-ils
cas anéanti les droits des
dans ce
ils auraient attaché
neutres? Non,
trop de prix à la bonne
intelligence avec T'Amérique pour la
ter avec tant de légèreté.
traiC'est pour cette raison que nous nous
réjouimes de T'établissement d'une
raineté
souveNons antrioineiaedipendantean) Brésil.
nous livrions à l'espérance
que cette
souveraineté, 7 comme américaine, serait
notre amie. Nous avions raison de croire,
d'aprèsla réception denos agents,
ne nous trompionis
quenous
vimes durant la pas. Cependant nous
nature de ses relations dernière guerre (par la
Roi du Brésil
saveclAngleterre) le
pencher plutôt du côté
nos ennemis. Nous n'avons
de
bitude de violer les droits des point l'hamais nous n'oublions
antres,
pas aisément les
iujures : il nous sembla que l'affaire de
l'armateur Armstrong, à Fayal, n'excita
pointàlac cour du Brésilla sensation
qu'elle
enous
vimes durant la pas. Cependant nous
nature de ses relations dernière guerre (par la
Roi du Brésil
saveclAngleterre) le
pencher plutôt du côté
nos ennemis. Nous n'avons
de
bitude de violer les droits des point l'hamais nous n'oublions
antres,
pas aisément les
iujures : il nous sembla que l'affaire de
l'armateur Armstrong, à Fayal, n'excita
pointàlac cour du Brésilla sensation
qu'elle --- Page 113 ---
(105) )
Cependant je suis disaurait dû produire.
comme
posé, à l'oubli; et la nomination
d'unhomme
ministredece gouvernement,d qui était lié
qui avait adopté notre pays,
distinavec plusieurs. de nos concitoyens
qu'enfin on supposait trop répugués,
semblait un comblicain pour TEurope,
et le désir de
pliment à nos institutions, du Roi du
relations amicales. L'intérêt
Brésil est de rendre ce pays florissant,
il renoncera à ses possessions
et platôt
il fera bien. Je suis forcé
d'Europe, plus suis blessé de la manière 4
d'avouer que je
insurrection a été signadont la dernière
Jc ne serais
lée dans nos papiers publics.
repoint surpris si la cour du Brésill'eàt
concluanted'une
garokecomeunepmene inimitié envers elle de la part
profonde
que nous
de ce pays. Je ne comprends pas
plus le droit d'être mal disposés
ayons
parce que sa
pour un gouvernement, que n'en a ce
forme est monarchique d'être notre enmême gouvernement
nemi, parce que nous sommes une répu- --- Page 114 ---
(104)
blique; cnfin, si nous
timénts vis-à-vis des déployons ces senpas droit de nous autres, nous n'avons
cité.
plaindre de la réciproQuant à Tinsurrection de Fernambouc, nous avons été induits
en la confondant
en erreur,
avec la lutte des
triotes, tandis que la situation et la paétaient en effet très
cause
pense de la
dillérents; les
quoi qu'on
obtenu
forme, 2
Brésiliens ont
le grand objet
déjà
battent les
pour lequel comAméricains. - - Un
ment au dedans d'euz-mémes. gouvernede Fernambonc
L'affaire
d'une
n'était que la révolte
vions province limitrophes et nous
pas plus le droit de nous e
n'aque d'une insurrection
en méler
en France ou en
Angleterre, C'est par une telle
de choses
confusion
des
2 que nous injurions la cause
patriotes.
Aranchir LAmérique de
voila le grand but à obtenir. TEurope 2
à celle-ci, toute autre
Comparée
de faible importance. considération est
L'établissement de
gouvernements, fondés sur les principes
révolte
vions province limitrophes et nous
pas plus le droit de nous e
n'aque d'une insurrection
en méler
en France ou en
Angleterre, C'est par une telle
de choses
confusion
des
2 que nous injurions la cause
patriotes.
Aranchir LAmérique de
voila le grand but à obtenir. TEurope 2
à celle-ci, toute autre
Comparée
de faible importance. considération est
L'établissement de
gouvernements, fondés sur les principes --- Page 115 ---
(1o5 )
en tant
les plus libres et les plus libéraux,
et à
qu'ils ont rapport à notre bonheur,
celui des autres, et aux plus grands chose proest ensuite la
grès de TAmérique,
leplusà désirer.I tandepesdbswemitbene
dece continent sont deux objets que nous
considérer
devrions; autant que possible,
cépendant si des porcommeinséporables méridionale n'adoptions de T'Amérique
à nos
taient point des formes agréables
lé comble de T'arrogance
notions, ce serait refuser leur amitié, et cede notre part de
faire la
à ce
lui du ridicule de leur
guerre
sujet. Il serait aussi offensant qw'insultant. T'esde notre part de dicter à un peuple
qu'il doit adopter;
pèce de gouverniement
mélonst tropdes
CmESEE
wuaphmgrageeseauond des antres nations. Chéaffaires intérieures
mais pour cela ne
rissons nos institutions;
accusant
nous vantons pas avec excès, 7 en
des
les autres. Si les patriotes adoptent
constitutions tantsoit peu libérales, ne refusons pas de croire que nos comipatriotes --- Page 116 ---
(106)
et.les Anglais
entreprenants et intelligents, les aideront de
qui, visitent ces contrées, leurs
conseils pour établir
gouvérnesages Ils auront donc surtout affaire
ments.
les vrais
avecl les deux nations auxquelles libre sont
principes d'un gouvernement la théorie et la prales mieux connus par de croire que nous.
tique. Ilya toute raison
avec les sujets
serons en harmonie parfaite effectuer cette
dela Grande Bretague pour
que mes
noble entreprise. Je ne crains pas
avec
dignement
concitoyens ne rivalisent
les
celle-ci retirera peut-être
TAngleterre;
de TApremiers fruits de Tindépendance obtienméridionale, mais nous
mérique aecueil meilleur et plus constant.
drons un
entièrepeuvent se confier
Les patriotes
de sûreté; nous forment à nous avec plus
des voeux bien
leur bonheur
mons pour
de TAngleterre 5 celledifférents de ceux
jouir de
ci désire leur prospérité pour
élevés
leur commerce ; tandis que nous, nous le
au-dessus de ce motif personnel, haute
des motifs d'une plus
désirons pour
ridionale, mais nous
mérique aecueil meilleur et plus constant.
drons un
entièrepeuvent se confier
Les patriotes
de sûreté; nous forment à nous avec plus
des voeux bien
leur bonheur
mons pour
de TAngleterre 5 celledifférents de ceux
jouir de
ci désire leur prospérité pour
élevés
leur commerce ; tandis que nous, nous le
au-dessus de ce motif personnel, haute
des motifs d'une plus
désirons pour --- Page 117 ---
(107 )
considération, et qui seront mutuels; de
nous recevons un plaisir, nous senplus,
que d'autres ne peutons unes sympathie,
à la vue de colonies engavent connaitre,
lutte
celle qui
gées dans une même
que
Nous
fonde notre gloire et notre orgueil.
désirons qu'elles triomphent, parce qu'elles tàchent de s'affranchir de TEurope,
qu'clles font partie de l'Amérique,
parce
leur succès et leur bonheur
et parce que les nôtres. Au lieu d'être
confirmeront
donjaloux des secours que les Anglais
en
aux
réjonissons-nous
nent
patriotes,
bien l'ambiplutôt. Les patriotes voient
d'ation effrénée des Anglais, leur désir
voir des possessjons dans toutes les parties
du globe; ils savent en même-temps que
n'avons
de colonies et quenous
nous
point
notre seule ambin'en aurons jamais ; que
tion est de remplir le territoire que nous
possédons déjà, ou que nous réclamons, 7
et de jouir du commerce avec toutes les
du monde. L'accusation
autres parties
de nourrir des vues
portée contre nous, --- Page 118 ---
(108)
semblablesà celles des nations
ambitienses,
ridicule pour méeuropéennes, est trop Nos bornes ont été
riter une réfutation.
de l'Europe elconsenties par les nations comme la nales-mêmes, et nos désirs,
nous
ne
perture de notre gouvernement, En deçà, de
mettront pas de les dépasser.
d'aménous avons T'ambition
ces bornes, demeurés déserts jusqu'aus
liorer les pays
autant la grande
jourd'hui, et de servir
Notre
famille humaine que nous-mémes.
dans le Canada n'avait point pour était
gnerre
clle
but d'étendre notre territoire;
pour
netrepmeprestraietp
entreprisepour foture. C'est une question
assurer la paix
ce qui
1 anjourd'lui
si nous accepterions rien. Et qui donc
nous serait offert pour ambitienx? Mais
nous accuse de projets
poine les
ces déclarations ne tromperont méridionale et ils
patriotes de l'Amérique
se conficront à nous. edePtan-tisisdbaosle
Laprépomdésanced
et n'ofaffaires d'Amérique, sera naturelle sont
elle viendra de ce qu'ils
fensera point;
question
assurer la paix
ce qui
1 anjourd'lui
si nous accepterions rien. Et qui donc
nous serait offert pour ambitienx? Mais
nous accuse de projets
poine les
ces déclarations ne tromperont méridionale et ils
patriotes de l'Amérique
se conficront à nous. edePtan-tisisdbaosle
Laprépomdésanced
et n'ofaffaires d'Amérique, sera naturelle sont
elle viendra de ce qu'ils
fensera point; --- Page 119 ---
(1 10g)
l'état le plits ancien, de ce qu'ils ont une
pluis nombreuse, plus homopopulation
plus'"
gène, plus active, et genéralemient
éclairée, d'un plus grand désintéressement,
del'observance delaj justice, et del l'amour
seront natude. - la paix. Les Etats-Unis
monde:
rellement la tête du nouveau
bién consoAyant déjà un gouvernement dans le monde
lidé, éprouvé ett fixe, tenant
avançant avec une proun rang distingué,
de beaudigieuse mupidité, ils surpasseront LeMexicoup tous les empires américains." nous le disque; il est vrai; peut un jour maissétant de
puter sous certains points ; méditerrané, il
nécessité, un simple état
en forees il'sécoune nous égaléra point
années avant quele Brésil,
lera delongués dè la Plata, la nouvelle Gre-:
les provinces le Chili ou le Pérou, ou d'autres'
nade;
delAmétiques 1 méridionale, quifor
parties des
différents'; soient en état
ment
corps
cette vision
de nous vaincre. En traçant
dans Favenir; nous cherchons en vain ces'
causes de guerre qui désolent continuelle-: --- Page 120 ---
(10)
si on fonde des systèmes
ment TEurope; où la paix soit le grand
commel le nôtre,
,où le bonheur de
objet de tous les désirs,
et non la va-.
la société soit seul consulté,
vivrons
nous
nité de familles privilégiées, Car, si toutesles
mille ans sans querelles.
nations du monde étaient gouvernées il
les mêmes principes que nous,
par aurait désormais plus de guerre.
n'y
ont dans ce moment des
Les patriotes
toutes les cours
agents près de presque dit
ont.
On nous a
qu'ils
de YEurope.
des propositions infait à quelques-unes,
même de leur
compatibles avec l'objet
contre
Nous devrions être en garde
lutte.
forgent encore des
leurs ennemis, qui
Il est naturel
contes à leur désavantage.
les
désirent se ménager
que les patriotes
qu'ils tàchent d'obnations de TEurope, mais je crois qu'ils
tenir leur neutralités Ni Tintérêt de TEuont peu à redouter. ni l'honneur n'enrope, ni Tinclination,
Ioeuvre
à seconder - lEspagne dans
gagent d'extermination 7 poursuivi par
infernal
te.
forgent encore des
leurs ennemis, qui
Il est naturel
contes à leur désavantage.
les
désirent se ménager
que les patriotes
qu'ils tàchent d'obnations de TEurope, mais je crois qu'ils
tenir leur neutralités Ni Tintérêt de TEuont peu à redouter. ni l'honneur n'enrope, ni Tinclination,
Ioeuvre
à seconder - lEspagne dans
gagent d'extermination 7 poursuivi par
infernal --- Page 121 ---
(III) )
Ils connaissent bien
son gouvernement. de cette contrée et ils
les dispositions à craindre de nous. On poun'ont rien
d'influence
vait douter qui aurait le plus
ou de la France, ou de T'Angleterre, mais
beaucoup àt
certes on nia jamais songé.
naturel
Tinfluence espagnole. Il est donc
aient été désireux de
que les patriotes
rendre passives les nations européennes.
Je suis fondé à croire que ce désir a été
souhaitent sincèrement
exaucé 7 qu'elles
de TAmérique
avec nous Tindépendance
méridionale ) et que,quels quesoientleurs
dans le cas où nous
liens avec TEspagne,
prendrions part à la querelle, elles ne
point du rôle odieux de
se chargeraient
elles n'intervienbourreaux. Selon moi,
dront dans aucuns cas ; car assurément
même l'intérêt d'un seul,
ce quin'est pas l'intérét de tous, et il est
ne peut être
à l'émancontre leur intérêt de s'opposer
de l'Amérique. Mais s'ils ne sont
cipation disposés à consentir que nous devepoint instruments directs dans cetteaflaire,
nions --- Page 122 ---
(112) I
ils s'attendent au moins à nous voir rede ceux quilont
connaitre Tindépendance
si bien gagnée. Ilesttrès évident quenous les.
devons étre avec un juste orgueil,
premiers ù Teconnaitre lindépendance,
méridionale, ou d'une
de PAmérique
s'achève
partie au moins, soit qui'elle
dix
maintenant ,1 .ou attende encore
ans. II est probable que quelques puissances- de TEnrope .se jonent de la crédulité de TEspagne; les agents de cette.
peuvent répéter que leur cause
puissance
le grand congrès, mais
sera épousée par
ne tromperont qweuxseuls.
ces absurdités état sont les puissances de
Dans quel lui donner du secours ? Et
T'Europe pour
à le faire, resterônss'ils sont les premiers
bénévoles ? Nous ponnous spectateurs d'assistance aux patriotes,
vons préter plus
*
YEurope à PEspagne. Mais il,
que toute les états d'Europe ne. sont
est. sûr que de donner ces secours. Une,
point. en At état
dernièresorte de phrase mystérieuse-a
notre
ment été répanduc, pour effrayer
sont les puissances de
Dans quel lui donner du secours ? Et
T'Europe pour
à le faire, resterônss'ils sont les premiers
bénévoles ? Nous ponnous spectateurs d'assistance aux patriotes,
vons préter plus
*
YEurope à PEspagne. Mais il,
que toute les états d'Europe ne. sont
est. sûr que de donner ces secours. Une,
point. en At état
dernièresorte de phrase mystérieuse-a
notre
ment été répanduc, pour effrayer --- Page 123 ---
(n3)
danger non spécifié, de quelpempled'an
nom. On sait que notre
que mal sans
observée 2
conduite est soigneusement
regarde d'un ceil ennemi 9
qu'on nous
Depuis comnous jalouse.
quelBiropes
est-il usité? Il n'y
bien de temps ce langage
étions une
que nous
a pas long-temps
bizarres, une
de fragments
république
et discordante, 7 sans
masse hétérogène de tomber en pièces par
cesse au moment
faibles
suite de nos dissensions politiques, suite
comme nation, et par
et méprisables
partout.
surrdncimpan@mneantiseshen
pouvanté
dit-on, nous sommes
Maintenant,
nous sommes devenus
veillés de près ;
ainsi
dangereux à PEurope. 1 En passant
d'un extrême à un autre, il semble que
de nous , soient en tout
ceux qui parlent
de la vérité. La
temps également éloignés
suite d'opinions à notre égard
premiète
erronée ; nous avons
a été reconnue
nous ne sommes
montré à l'univers que
une misérable pièce de rapport,
point
être unis; que notre
que nous pouvons
--- Page 124 ---
(114)
les
gouvernement a assez d'énergie quand
circonstances T'exigent, que nos débats
politiques sont des preuves de force et
non de faiblesse ; maintenant donc, on
la
république, et
nous appelle
grande
devenons
lon prétend penser que nous
dangereux. Oui nous sommes redoutables;
mais c'est pour ceux qui se déclarent nos
ennemis et qui nous font du mal. On:
trouvera chez toutes les nations, dès individns sans lois et sans principes; mais
le vrai caractère du peuple et du gouvernement d'Amérique, est une observation
scrupuleuse des principes de la justicé et.
T'amour d'une paix honorable. Quelle eût
été, par exemple, la conduite d'une puissance de T'Europe dans notre situation
vis-à-vis TEspagne dans ces quinze dernières années ? Une seule aurait- elle suples agressions et les insultes de cette
porté
monarchie, Vemmroeatsentihynest
avions si abondamment tous les
nons
moyens de nous venger? Quel gouvernement curopéen se serait abstenu; comme
des principes de la justicé et.
T'amour d'une paix honorable. Quelle eût
été, par exemple, la conduite d'une puissance de T'Europe dans notre situation
vis-à-vis TEspagne dans ces quinze dernières années ? Une seule aurait- elle suples agressions et les insultes de cette
porté
monarchie, Vemmroeatsentihynest
avions si abondamment tous les
nons
moyens de nous venger? Quel gouvernement curopéen se serait abstenu; comme --- Page 125 ---
(115 )
Floridesetdelapros
aounydetemparerdel
de Taxas?Si la France ou l'Anglevince
été à. notre place, les territerre eussent
réclamons la cession, et
toires dont nous
soutiennent
auxquels les Espagnols seuls
nous n'avons aucun droit,
encore que
long-temps. La
auraient été saisis depuis
Floride eorientale aurait été séquestrée sous
le double motif des odieuses spoliations
et de la conduite de
de notre commerce,
à notre ennemi
TEspagne en permettant
Si nous
de nous faire la guerre de ce pays.
de
avions été gonvernés par T'ambition
lune de ces nations, nous aurions envoyé
dix mille hommes au Mexique, nous aurions fourni des armes aux patriotes de
malheureux pays, et nous aurions arce raché à la couronne d'Espagne son plus
diamant. Nous aurions terminé la
beau
révolution de Grenade et de Venezuela,
rendu libres le Pérou, le Chili et la
et
et
Plata. Tout cela était en notre pouvoir,
demande sans cesse si dans vingt :
je me
d'avoir été
ans nous ne regretterons pas --- Page 126 ---
(116)
scrupnleux, trop soigneux de maintrop
caractère dejustice et de motenir notre
médération, au milieu denations quiles
lune et l'autre. Bien loin de se
prisent T'Espagne nous devrait des acplaindre,
tions de gràce. Il semble cependant que
l'Europe veille maintenants tsurnous. Qu'aà craindre de TEurope ou l'Euvons-nous
occasionner cette vigirope de nous, pour
la folie
lance inquiète ? Rien n'indique
d'une invasion, et dans une guerre marinous lui ferions plus de mal Iqu'elle
time, nous en faire. L/Europe ne prenne peut notre bled, notre coton 2 notre
dra point
refuserons à notre tour de
tabac? Nous
ses draps, ses soies et son vin ;
prendre
On dit que notre
et qui alors y gagnera?
république fournit un exemple danged'une heureuse rebellion, et qu'il
reux
Si cela est vrai,
faut le faire disparaitre.
si l'Europe est au moment d'envoyer une
flotte de deux mille voiles, et trois. cent
mille : hommés pour anéantir TAmérique,
préparons-nous à cettc puissante invasion,
à notre tour de
tabac? Nous
ses draps, ses soies et son vin ;
prendre
On dit que notre
et qui alors y gagnera?
république fournit un exemple danged'une heureuse rebellion, et qu'il
reux
Si cela est vrai,
faut le faire disparaitre.
si l'Europe est au moment d'envoyer une
flotte de deux mille voiles, et trois. cent
mille : hommés pour anéantir TAmérique,
préparons-nous à cettc puissante invasion, --- Page 127 ---
(17)
. du continent et forchassons l'Espagne
une chaine de
mons avec les patriotes
confédérations ! Mais ces bruits sont trop
être avancés sérieudéraisonnables pour
sement. Il fut un temps où le judicieux
llui-méme, était d'avis quune
Talleyrand
n'importe de quelle espèce 7
guerre ,
non par la
nous réduirait en pièces 9
les
violence venue du dehors, mais par
del'intérieur. Cetempsestpassé.
explosions
enropéens
Les yeux des gouvernements bien
leurs
se sont ouverts. Ils savent
que
sont fondées.sur an
institutions politiques
état de choses très - différent de ce qui
l'exemple del'Aexiste en Amérique. Que
donnera lieu à des amélioratious
inérique
graduelles, mais non à des conyulsions.
Ils savent qu'il y a plus d'avanteges a
commercer en paix avec nous, qu'a tenter
le vain projet de nous envahir. Ceper- claires
dant, il restera, malgré les plus
certains esprits obscurcis qui chéraisons 2
de conrissent le triste et morne plaisir
templer des spectres sans formes et sans --- Page 128 ---
(18)
de ténèbres, et de
figuress enveloppés inutile de vouloir les
bronillards. Il est
les empéchent
tirer de ces craintes. , qui
nos intéde marcher dans le sentier que voiler
rêts leur montrent. 1 Fant-il nous elle étende
comme si
au nom
TEurope,
magique? La
dait sur nous une baguette
à
dun nousapprendre
dernière guerreaurait mienx. Nous ne
nous connaitre un peu Etat le long de
sommes point un petit
placé
T'Europe, mais un paisantEmpire, faudrait pour
à une telle distance, fois qu'il autant de forces
nous enyahir, deux
Nous ne
envahir l'Angleterre.
que pour
une ile facile à vaincre, nous
sommes point
continent; nous ne somhabitons un vaste écume et moitié fange,
mes point moitié
le plus effectif
mais dix millions du penple
qu'il
intelligent, pris en corps,
et leplus
attachés par passion à
y ait au monde,
politiques,
notre pays et à nos institntions leur déT'enthonsiasme pour
unis jusqu'à
bien moins de diverfense. Ily a de plus
et le
sité dans les manières, les coutumes
vaincre, nous
sommes point
continent; nous ne somhabitons un vaste écume et moitié fange,
mes point moitié
le plus effectif
mais dix millions du penple
qu'il
intelligent, pris en corps,
et leplus
attachés par passion à
y ait au monde,
politiques,
notre pays et à nos institntions leur déT'enthonsiasme pour
unis jusqu'à
bien moins de diverfense. Ily a de plus
et le
sité dans les manières, les coutumes --- Page 129 ---
(19)
de notre peuple, qu'on ne le suplangage
rencontrons fréquempose: au dehors; nous de toutes les nations,
ment des individus
ressemblance
mais ici il y a unea admirable
contrée.
dans les naturels de cette vaste
en France, on rencontre
En Angleterre, dans tous les cantons ou
des distinctions
T'Amérique,
comtés; mais si on parcourt
dans la population
on ne trouve guères ombres de diffégénérale que de faibles
locales. Nos
rences 7 nées de circonstances
tandis quelEu
ressources ssontinépuisées, des charges,
succombe sous le poids
rope
situation intérieure de la France,
'et que la
de
sont des
de l'Angleterre et
l'Espagne
nous
déplorables. Elles pourraient
plus
si nous étions
craindre Savecquelqueraison, commeles premiers
des bandits sans lois,
et tant que nos
ttETert
nous ne le sommes pas,
resteront pures
institutions républicaines n'aura rien à
TEurope
et incorruptibles,
non,quand Iméme
redouterdenotrep part,
monterait à cinquante
notre population --- Page 130 ---
( 120 )
millions, comme elle les aura dans
demi-siècle, d'après la marche
un
choses.
naturelledes
L'Angleterre est aussi intéressée
nous à aider lesp patriotes.
que
rétréci de jalousie
Qu'un sentiment
concourir
ne nous empéché pas de
avec eux à l'oeuvre de la
tion. Malgré toutes les
libéragleterre, nous
intrigues de l'Anplace dans l'estime occuperons la première
triotes
et la confiance des
et nous nedésirons
pamerce. Si les Anglais
qu'un égal comservices
leur ont rendu des
essentiels, il est juste qu'ils soient
récompensés ; les généreux Américains
désirent point sans doute leur
ne
Tout ce que nous devrions
exclusion.
patriotes, serait d'être
demander aux
Mais dans
sur le même pied,
cette affaire importante
merais, pourlhonneurde)
s.jaide voir quelque chose mes concitoyens,
d'une générosité
désintéressée, un zèle noble,
le bonheur de la race humaine élevé, pour
gloire de
et pour la
avilissant, TAmérique, et non un
Il est hors de doute
égoisme
que les pa-
out ce que nous devrions
exclusion.
patriotes, serait d'être
demander aux
Mais dans
sur le même pied,
cette affaire importante
merais, pourlhonneurde)
s.jaide voir quelque chose mes concitoyens,
d'une générosité
désintéressée, un zèle noble,
le bonheur de la race humaine élevé, pour
gloire de
et pour la
avilissant, TAmérique, et non un
Il est hors de doute
égoisme
que les pa- --- Page 131 ---
(121) )
triotes ne doivent aux Anglais la plupart
des moyens d'avoir secouéle jouge espagnol.
Ce serait pourtant faire un mauvais comde les supposer
pliment aux patriotes, que
de TAnchez eux les humbles serviteurs
gleterre. La jalousie contre T'Angleterre
on la reconnait de
nous est naturelle;
néanmoins. de la
suite; il serait temps
mettre de côté, car nous pourrons enfin
nous livrer avec streté à dessentiments
C'est
de bienveillance pourtAngleterre: des
en effet méler un sujet de la politique
États-Unis avec une question d'une imextrême pour le monde, et qui
portance devrait être considérée de la manière la
libérale; avant d'embrasser d'un
plus
élevonscoup-d'ceil un si vaste champ,
au'dessus des vapeurs et des brouilnous
obscurcissent les objets devant
lards qui
les lieux communs Ornous, 2 et quittons
dinaires de nos feuilles politiques.
Nous avons' également tort de prendre
de la
parti dans les disputes politiques
Plata et des autres républiques. Je regar- --- Page 132 ---
(12a)
derais comme un très-mauvais angure, 7
-qu'il n'y cût point de ces débats. Nous ne
dans aucun cas décider quia tort
pouvons
ou raison, faute dunepsrbigceunedsance
des faits. Mais on me demande: (C N'avonsdes faits
ne souffrent
: t nous point
qui
(. point d'explication et qui proavent que
de la Plata est un pur
(( le gouvernement
militaire? Ne savons-nous
K despotisme
des
de
( rien de la déportation
patriotes
et du traitement de
(( Buenos-. Ayres,
des choses
( Carrera ? Ne voilà-t-il pas
défendre? La conduite de
( qu'on ne peut
été celle d'un
( Puerrydon n'a-L-elle pas
) 1
à quoi nous sertl'ex-
(C tyran?
Hélas,
des
périence? Avons-nous oublié la nature
accusations dirigées du dehors et au dedans
contre notre gonverneniens2s Si Pherrydon
été nommé
M. Madisson a été
a
tyran,
est traité
appelé Caligula; si Puerrydon
d'instrument des Portugais, nos adminisont étéaccusées d'atrations républicaines
Napoléon. D'oà cela vient-il,
gir pour
volonté et d'une vue
sinon d'une mauvaise
périence? Avons-nous oublié la nature
accusations dirigées du dehors et au dedans
contre notre gonverneniens2s Si Pherrydon
été nommé
M. Madisson a été
a
tyran,
est traité
appelé Caligula; si Puerrydon
d'instrument des Portugais, nos adminisont étéaccusées d'atrations républicaines
Napoléon. D'oà cela vient-il,
gir pour
volonté et d'une vue
sinon d'une mauvaise --- Page 133 ---
(3a5)
partiale des faits? Voyons si nous pouvons
de la conduite
imaginer une explication
du Frmrostoacths
hommes ardents, zélés, enthousiastes,
sincèrement persuadés que le directeur
allait vendre leur pays: et qu'écoutant plu- T
la
ils aient
tôt la passion que pradence,
de
le déposer
formé un complot pour informé de tout
force; que le directeur,
ceci, au lieu de les mettre en jugement,
vià Tétat présent
croie plus convenable, faire arrêter et de les
des affaires, de les
loin
banmir? Rien d'improbable. Je suis
d'insinuer que ceci soit arrivé. Je veux
seulement démontrer que nous ne savons
rien à ce sujet. Sans faire de réflexions sur
les malheureux individus qui ont excité
compassion dans ce pays (et dont
notre.
j'ai eu le plaisir de connaître plusieurs,
sentiments généreux et patriotiques
aux
desquels je me plais à rendre hommage),
ces hommes aient mal
il est possible que
interprété le désir de la part de Puerrydon
d'éviter la guerre avec les Portugais, et --- Page 134 ---
(124)
qu'ils l'aient pris pour un projet de
leur pays. Je regrette
trahir
que le gonvernement beancoup l'injure
a reçue de notre
naissant de la Plata
affaire.
pays, par suite de cette
Cependant nous n'avons
tendu parler
point enciviles dans la d'insurrections et de guerres
nières
Plata; au contraire, les dernouvelles nous donnent des
des plus admirables
détails
sentiments
démonstrations des
les
publics, quisemblent unir tous
coeurs. L'affaire même de Carrera
s'expliquer. Ce patriote arriva à"Buenos- peut
Ayres avec les moyens
pédition
d'organiser une exmentméme pour délivrer son pays 2 au mooù les forces de la Plata allaient
accomplir le même objet, et quand il était
absolument nécessaire que toutes les
ties au Chili agissent de concert.
parmoment il aurait
Dans ce
mettre à un individu paru impolitique de perd'ané influence telle
que celle de Carrera, dont les vues étaient
inconnues, et sans doute mal
d'agir de son côté et
dépeintes,
pent-être de
mettre le succès d'une
comprotante.
entreprise si impor.
2 au mooù les forces de la Plata allaient
accomplir le même objet, et quand il était
absolument nécessaire que toutes les
ties au Chili agissent de concert.
parmoment il aurait
Dans ce
mettre à un individu paru impolitique de perd'ané influence telle
que celle de Carrera, dont les vues étaient
inconnues, et sans doute mal
d'agir de son côté et
dépeintes,
pent-être de
mettre le succès d'une
comprotante.
entreprise si impor. --- Page 135 ---
(125 )
Quoiquile en soit, il ne nous appartient
Miadssacaine
pas plusieurs d'entre nous l'ont fait. N'aque vons-nous pas eu des querelles de partis
condamner aussihauteparmi nous, pour
d'être
ment? On accuse encore Puerrydon
à la tête d'un despotisme militaire, ou
d'une république, comme quelques-uns
l'ont dit. Je m'en rapporte au bon sens de
chacun; dans un tel élat de choses, quel
est le despote militaire, ou de celui d quicst
à la tête d'un gouvernement civil, ou de
Thomme qui commande l'armée, qui a
ébloui le peuple par de brillants succès 2
qui est reçu dans les différentes villes où
il passe,avec des ares-de-triomphe et tous
les témoignages de l'admiration publique?
Cet homme est Saint-Martin, le libérateur du Chili! Lorsqu'à sa bonne fortune
et à ses talents, il : joint le caractère d'un
homme vertueux, est-il raisonnable de
supposer qu'on nel le regarde pas commele
premier homme de la république? Pour
moi, cequ'on.m'a rapporté de ce chef me --- Page 136 ---
(126)
porte presque à penser que l'Amérique
méridionale a aussi son Washington :
St.-Martin rendit le Chili à la'liQuand
la
de diberté et à lindépendance, place
- le
recteur suprème lui était offerte par
Cabildo, mais il la refusa d'une manière
sublime, en déclarant qu'il avait fini sa'
tàche, et qu'il allait les laisser se donner
à eux-mémes une forme de gouvernement.
Afin d'éviter les honneurs publics qu'on'
luip préparait à St.-Jago, ils'y déroba, ety
lors de son retour à Bueentra incognito,
une dénos-Ayres, mais il fut rejoint par
putation; qui le pria d'accepter au moins
la somme de vingt mille dollars, pour
payer 'ses dépenses; il refusa positivement.
A son arrivée à Buenos-Ayres, lès habitants
firent toute sorte de préparatifs pour le
recevoir de larmanière la plus distinguée;
mille citoyens l'attendirent sur la
et vingt
Les habitants du
route où il devait passer!
leur
Chili, dans ul des premiers actes de
votérent une somme d'argouvernement, à la république de la
gent pour payer
somme de vingt mille dollars, pour
payer 'ses dépenses; il refusa positivement.
A son arrivée à Buenos-Ayres, lès habitants
firent toute sorte de préparatifs pour le
recevoir de larmanière la plus distinguée;
mille citoyens l'attendirent sur la
et vingt
Les habitants du
route où il devait passer!
leur
Chili, dans ul des premiers actes de
votérent une somme d'argouvernement, à la république de la
gent pour payer --- Page 137 ---
(127) )
Plata les frais de Texpédition, et prirent
ensuite, avec le consentement de cette
Tarméeà leur service;
dernièrer république,
St-Martin alla reprendre le commandeet la manière dont il fut reçu par
ment,
reconnaissants de St.-Jago a
les citoyens
Elle resété détaillée dans nos journaux.
semblait à la réception que fit la ville de
Philadelphie à notre Washington. Les
véritables triomphes n'ont lieu que dans
là seuleles gouvernements populaires;
naturelle, et la plus
ment ane récompense
grandede cellesdela terre, attendThomme
vaillant et vertueux. Les républiques in
dépendantes de la Plata et du Chili donnent maintenant, selon toute probabilité,
parSt.-Martin, la liberté et Tindépendance
à leurs frères du Pérou.
Quoique les sentiments favorables aux
dans
patriotes soient presque répandus
tous les Etats-Unis, et semblent gagner
chaque jour des forces, il est pourtant des
unel froide
hoimes quijetendenjucti@ier
indifférence, et qni parlent même des pa- --- Page 138 ---
(128)
triotes dans les mêmes termes que nos
de nous, durant notre
ennemis parlaient
de la révolution. Les patriotes sont
guerre. rebelles, insurgés, et l'on nous dit
appelés
de les mépriser. Je demansérieusement
derai depuis quand nous marquons un
peu dans le monde 2 pour mépriserainsi
Ponvons-nons donnos pauvres parents?
des
à ces hommes, sans
ner
épithètes
attirer dans le même tempsles plus sévèrés
Non, ils sont
reproches sur nous-mémes?
maintenant ce, que nous étions autrefois;
ils combattent noblement contre T'oppression et les aggresseurs, dans une cause
sanctifiée par la justice, dans une cause
plus juste que la nôtre; car si nous avions
raison denous plaindre, ils en avaient
une
Cette froide indifférence au
dix mille (1)-
(1) Je me suis abstenu d'entrer dans la question du
droit qu'auraient les colonies de se déclarer indépen- facile à
dantcs de FEspagne. Jamais cause ne fut plus
plaider. L'Espagne n'a pour elle qu'une violence illégitime. Après un sérieux examen des écrivains Anglais du
contre notre droit de nous déclarer indépendants
ous plaindre, ils en avaient
une
Cette froide indifférence au
dix mille (1)-
(1) Je me suis abstenu d'entrer dans la question du
droit qu'auraient les colonies de se déclarer indépen- facile à
dantcs de FEspagne. Jamais cause ne fut plus
plaider. L'Espagne n'a pour elle qu'une violence illégitime. Après un sérieux examen des écrivains Anglais du
contre notre droit de nous déclarer indépendants --- Page 139 ---
(129)
de.
destin de nos semblables est indigne
T'Espagne quand
nous. Nous avons plaint
trouve distinctement adgouvernement britannique , je
la condition des
mis par eux comme incontestable : que la même que
colonies relative à la métropole, n'est pas plutôt de
qu'elle parlicipe
celle dane simple province; des intérêts distincts de ceux
celle d'alliés, el.qu'elle a
cas, rejeter
de la mère-patrie; qu'elle peut, en cerlains ne peut
légalement son autorité, ce qu'une province fonfaire. 'a Comme les colonies ne sont poirt
jamais
des
éloignés, pour subir T'esclavage,
> dées dans
pays vexations et aux injustices de
> ou être soumises aux
exposées à ce
si elles se croyaient
> létat colonisant,
renoncer à leur fidélité,
) traitement, elles pourraient demander du secours à
l'indépendance et
> réclamer
>. Cc sont les propres paroles de
)) une foree étrangère des
hardis défenseurs de
lun des plus habiles ct
plus alors dans la tête de
Il n'entrait
la Grande-Bretagne.
rien ne justifiait la révolte
personne de prouver que
d'indépendance pose
d'ane colonie. Notre déclaration consentis partout,
d'abord des principes, qui farent le cas, la colonie
comme évidents d'eux-mêmes. D'après été maltraitée ou
doit avoir le droit de juger si elle a
ridicule de lui accorder seulement lappel
non;-il scrait
de redressements s'est
à Toppresseur. Quand tout espoir
les armes; et
évanoui, clle pent prendre légitimement Passisteravec droit,
toute nation, suivant Vatel, peut
soit
permis d'assister une province
quoiquil ne
point
au monde de la
révoltée; ( La colonie pout en appéler
--- Page 140 ---
(1 130 )
attaquée par la
elle a été injustement
la Russie, nous
France; nous avons plaint
maintenant la France elle-méme,
plaignons
frères
rien pournos
eti tmonsn'épronverions:
soufflent cette
du Sud! "Ceux qui nous
heureux et
apathie nous disent qu'étant
devrions garder l'indiffécontents, nous
huvis-à-vis tout le reste de la race
rence
et s'il
est sérieux,
maine! Si ce sentiment
les
cache
plutôt de linimitié pour
ne
pas
intentions >. Ce serait insulter un
> droiture de ses
les colonies
homme de bon sens que de lui prouver que raisons de se
d'Amérique n'ont point eu de nombreuses
s'est
La chose n'a jamais été niée. L'Espagne
plaindre. contentée de dire qu'elles sont ses esclaves 3
toujours.
a le droit de les opprimer ou de les
ses sujets, et qu'elle
Il était encore convenu que
tuer, selon son bon plaisir.
et serait
la mère-patrie ne pourrait se défendre
lorsque d'abandonner les colonies à elles-mèmes pour
obligée
reprendre. son autorité que
un temps, clle ne pourrait colonie. Jamais il n'y eut d'adu consentement de la
que celui des colonies espagnoles
bandon plus complet
exisdepuis au moins trois ans. Les gouvernements
de pures usurpations, car la source
tants élaient partout
était desséchéc, ct leur
d'où ils tiraient leur ponvoir
responsabilité avait entièrement cessé.
'abandonner les colonies à elles-mèmes pour
obligée
reprendre. son autorité que
un temps, clle ne pourrait colonie. Jamais il n'y eut d'adu consentement de la
que celui des colonies espagnoles
bandon plus complet
exisdepuis au moins trois ans. Les gouvernements
de pures usurpations, car la source
tants élaient partout
était desséchéc, ct leur
d'où ils tiraient leur ponvoir
responsabilité avait entièrement cessé. --- Page 141 ---
(1 131 )
patriotes, il est méprisable, il est indigne
de quiconque porte le nom d'homme.
Selon eux, une sage nation devrait étouffer
les plus beaux sentiments de la nature humainc, elle devrait ne pas avoir de charité
pour elle-méme ; un vil égoisme serait
tout: ; et la générosité, le patriotisme, la
liberté et Tindépendance, des mots vides
et ridicules. Que ces sentiments soient le
partage du misérable qui ne veut point
épargner les restes. d'une table abondante,
empècher son voisin de périr; mais
pour
d'Américains
j'aime à croire qu'il ya peu
quiaient une bassesse semblable. Il nes'ensuit pas que pour penser différemment,
nous devenions des Don Quichotte, et que
nous nous laissions entraîner dans une
sur le seul motif'des opinions reguerre, ligienses et politiques. Je ne suis point
l'avocat d'une fraternisation perturbatrice,
cela tout
mais je ne condamne pas pour
sentiment généreux dans le cceur de ceux
qui font des-vceux pour la cause des patriotes. Je voudrais que nos conquétes --- Page 142 ---
(152)
fussent celles de la raison et de la bienveil.
lance et non pas celles des armes, Rien
nous défend
ne
d'éprouver une généreuse
sympathie pourles patriotes delAmérique
méridionale; une indifférence
de notre part serait un reproche méprisante fondé
leur part contre notre caractère
de
etj Jetterait les fondements d'une haine national,
délébile.
inIlr nes'ensuit pas, je le
devions faire
répête, que nous
déclarer
cause commune avec eux, et
en conséquence à leur sujet, la
guerre à T'Espagne; ce serait nous injurier
également.
Quoique je ne craigne pas le
résultat, il est plus prudent. de laisser les
colonies se débattre avec
nous en méler; etje suis TEspagne, sans
convaincu
cune nation européenne n'interviendra qu'aufaveur de cette dernière. Notre
en
point de raison
pays n'a
d'appréhender une
mais en méme-temps, il nel la désire guerre,
la paix est notre vraie
point;
politiquejssqu'ape
pas rendrenos démarches timides et làches.
Nc soyons pas détournés de faire ce qui
colonies se débattre avec
nous en méler; etje suis TEspagne, sans
convaincu
cune nation européenne n'interviendra qu'aufaveur de cette dernière. Notre
en
point de raison
pays n'a
d'appréhender une
mais en méme-temps, il nel la désire guerre,
la paix est notre vraie
point;
politiquejssqu'ape
pas rendrenos démarches timides et làches.
Nc soyons pas détournés de faire ce qui --- Page 143 ---
(155 )
est convenable à nous et à nos intérêts,
parla crainte d'une attaque injuste et illégitime de la part de Tunivers; ; nous sommes assez forts" maintenant pour tenir une
condaitejuste et raisonnable quant à nous
des conséet aux autres, sans nouseffrayer Je le dis
quences. Que faut-il donc faire?
en un mot, etablir des relations affiles
de la Plata
cielles avec
républiques
ctdu Chili. Aucune nation n'aura un juste
droit de s'en offenser. Notre usage et celui
de toutautre pays est de considérer l'existence d'un gouvernement de fait, comme
suffisante pour les projets de communications officiclles. Nous n'avons jamais balancé à établir des relations ayec les gourévolutionnaires de France,
vernements
nonp plusque tous les pouvoirs del'Europe.
Dans la grande communauté des nations,
chacune a le droit de choisir le gouvernement ou les gonvernements avec lesquels
elle veut établir ses rapports; les autres
admises à s'en
nations ne sont pas plus
à s'irriter contre un
offenser qu'un citoyen --- Page 144 ---
(154)
autre à cause du choix de son associé. La
reconnaissance de la répablique dela Plata
n'implique pas que nous fassions la guerre
nons aidions la récontre MEspagne,onque
pebingeaaketenalu.e Ellen'estpoint
incompatibleaveels) plus stricte neutralité;
à plus forte raison n'est-elle point un acte
d'hostilité. Il n'y a pas le moindre danger
T'Espagne la considère sérieusement
que
cause de
elle se récomme une
guerre;
mais elle tient trop aux
criera sans doute,
enjeux pour songer à porter le premier
coup. Aussi long-temps qu'elle possèdera
des colonies en Amérique, s'il y a jamais
entre nous, elle commencera de
guerre
notre part.
de
que nous
C'est à cause
nous-mémes
devrions hésiter à reconnaitre l'indépendance de la république de la Plata,et non
que nous enfreindrions quelqnes
parce
Rien dans les lois des
droits de YEspagne.
nations ne le défend; et l'Espagne a de
à notre amitié. Voici
faibles prétentions
les questions à poser dans cette affaire :
nous, elle commencera de
guerre
notre part.
de
que nous
C'est à cause
nous-mémes
devrions hésiter à reconnaitre l'indépendance de la république de la Plata,et non
que nous enfreindrions quelqnes
parce
Rien dans les lois des
droits de YEspagne.
nations ne le défend; et l'Espagne a de
à notre amitié. Voici
faibles prétentions
les questions à poser dans cette affaire : --- Page 145 ---
(155)
ci-dessus mentionnées
Les républiques
conclure
ont-elles assez de caractère pour
est
traité d'amitié avec elles? Quelle
un
nombre de
l'étendue de leur territoire ,le
la nature de leur gouverleur population,
de sC défendre
ment? sont-elles capables
une
elles mêmes 21 TEspagne possedexelle répartie de leur territoire? On pourrait
d'une manière satisfaisante, avant
pondre
les liens de Lamitié.. Cette
de contracter
harmonie parfaite avec
marche sera en
coutume. Quelle
nos. principes et notre
conduite avec
était, par exemple, notre Quand il Y a à la
TEspagne elle-méme?
deux ou plufois, dans le même empire,
trai--
nous pouvons
sieurs gouvernements,
ou
ter avec tous,, ou avec quelques-uns, mais cela déne traiter avec aucun d'eux, Traiter avec tous
pend de nous-mêmes.
d'inconvéserait s'exposer à beaucoup:
traiter avec un seul aurait T'appavients;
notre intérêt
rence de la partialité; pour reconnaitre
donc, le meilleur serait de n'én monarchie
aucun. Ainsi quand toritc la --- Page 146 ---
(156 )
espagnole était divisée en trois parties, le
roi Joseph sur le trône, les Cortès
s'cfforçaient de le
qui
chasser, et les colonies
agissant pour elles-mêmes, notre gouvernement refusa de reconnaitre un de ces
partis. Lorsque les Cortès
nous
T'emportèrent,
reçûmes le ministère de Ferdinand,
et reconnûmes le gouvernement de
mais uous refusames de recevoir le fuits ministre des colonies
pour deux raisons;
d'abord, parce que le débat n'était
encore proprement à sa fin, et
pas
des motifs de
que par
prudence nous ne pouvions
songerà former une uniond qui pouvait être
sans effet; secondement, parce que les
vernements existants n'étaient
goupas assez respectables
peut-être
avec eux en harmonie pour nous mettre
à
avec le respect dà.
nous-mémes. Mais quand ces causes cessèrent, les raisons qui nous défendaient
d'établir des relations dûrent cesser
Si nous ne regardions
les
aussi,
comme déshonorants pas
patriotes
férentes
pour nous. Les difprovinces de PAmétique méridio-
pouvait être
sans effet; secondement, parce que les
vernements existants n'étaient
goupas assez respectables
peut-être
avec eux en harmonie pour nous mettre
à
avec le respect dà.
nous-mémes. Mais quand ces causes cessèrent, les raisons qui nous défendaient
d'établir des relations dûrent cesser
Si nous ne regardions
les
aussi,
comme déshonorants pas
patriotes
férentes
pour nous. Les difprovinces de PAmétique méridio- --- Page 147 ---
(157) )
n'ont
fait cause commune, et
nale
point
distance il étaitimposible qu'ellés
parleur ensemble. Le Mexique, Grenade,
agissent
Plata, le Chili, se sont tous
Venemnela,la de la manière la plus formelle,
déclarés
séparés et indépendants;
gotvernements réussissaient donc à chassi quelqnes-uns
et à établir
ser les autorités espagnoles, conformément
de fait,
des gouvernements
nous
à notre coutume et à nos principes, établir des repourrions nous hasarder à
que nous voyions
lations avec eux, pourvu et de stabilité
quily a assez de caractère,
justifier notre conduite et garantir
pour
notre. prudence.
évidemment inUne province révoltée,
capable de se maintenir, ne pent exiger
Yon traite avec elle; mais une nation
que
évidemment capable de se
indlépendante,
Cependant -
maintenir, doit être respectée.
encore le droit de recevoir et
nous avons
mission d'une province réd'entendre la
cela les lois des
voltée, sans violer pour
de
nations. Quoi de plus ordinaire que --- Page 148 ---
( 138 )
voir les sujets révoltés ou le prince
d'une nation, fuir les uns chez les déposé
et être ouvertement
aufres,
eueillis! Qui entendit et publiquement acsouverain
jamais parler d'un
qui empéchàt toutes les nations
davoirdes
sous
rapports avec ses sujets révoltés
peine de violer les lois des nations?
On ne manque pas à la plus stricte
tralité en accordant
neuasyle et
encore moins en
protection,
établissant
échangeant les égards ou
des relations oflicielles, dans
l'intérêt du commerce.. Tous les
sont-ils défendus ou seulement rapports
uns? Par exemple,
quelquespensé que le simple jamais personne n'a
colonie ou une
commerce avec une
province révoltée fut
une ollense, ou que cela deviendrait
cause légitime de capture 5 ets'il est
de
légal
commercer, ne l'est -il pas d'établir
telles règles avec les autorités
ou locales,
temporaires
qui peuvent être nécessaires
pour la régularisation de ce commerce?
Ne pouvons-nous avoir des chargés d'affaires à ce sujet? Ne pouvons-nous
rece-.
ensé que le simple jamais personne n'a
colonie ou une
commerce avec une
province révoltée fut
une ollense, ou que cela deviendrait
cause légitime de capture 5 ets'il est
de
légal
commercer, ne l'est -il pas d'établir
telles règles avec les autorités
ou locales,
temporaires
qui peuvent être nécessaires
pour la régularisation de ce commerce?
Ne pouvons-nous avoir des chargés d'affaires à ce sujet? Ne pouvons-nous
rece-. --- Page 149 ---
(2 159) )
voir les leurs à notre tour; et ne pouvonsSi nous le jugeons avantageux,
nous pas,
verbales ou écriconclure des stipnlations
agents
tes pour régler ces rapport2Queeess ministres ou comse nomment consuls,
non des
missaires, qu'ils fassent ou
stipudes traités d'amitié ou de comlations ou
merce, c'est ce qui importe pcu.
quelques-imes de ces républiYa-t-il
en sûavec lesquelles nous pnissions
ques, former des relations officielles ou forreté
traités d'amitié et de commerce?
mer des
nnies de la Plata.
Oui, a avec les provinces
librement
Depuis sept ans elles jouissent n'aeu et
de tout leur pays;aucunes attaque les ren'aura vrsisemblablement) lieu pour
si
et après ce. laps de temps,
prendre,
elle ne serait consiTEspagne le tentait,
Nous
dérée que commeinjuste aggresseur. de fait;
ne voyons que le gouvernement colonie
la maxime de TEspagne, quifut être suivie de
sera toujours colonie,peut
nous il
sa part comme elle pourra ; pour ait com:
noussuffit que dans la Plata, ily --- Page 150 ---
(140)
plette expulsion des autorités
et un gouvernement existant. espagnoles
travagants avocats de
Les plus extendront
T'Espagne, ne prédes
pas que parce qu'elle a ailleurs
colonies
révoltées, qu'elle s'efforce de
soumettre, 2 que celles qu'elle est
faible pour attaquer,
trop.
3 soient
comme unies avec le reste et regardées
les
que toutes
manière maioneatoendheatigrieles annonce d'une
formelle, qu'elle ne peut espérer
davantage de les subjuguer.
raisonnement,
D'après ce
nuerait à
tant que lEspagne contiposséder un pouce de terre en
Amérique, les colonies devraient être
sidéréés comme en état de révolte. conD'accord donc avec la plus stricte
tralité, noûs pourrons reconnaitre
neuau moins,
la Plata,
comme un état
Par ce simple
indépendant.
acte, nous nous assurons à
jamais l'amitié de tous les patriotes del TAmérique méridionale, dont les
sont à l'unisson de
sentiments
ceux de la Plata. Il
inspirera de la confiance à tous ceux
sont engagés dans la
qui
querelle; il animera
conD'accord donc avec la plus stricte
tralité, noûs pourrons reconnaitre
neuau moins,
la Plata,
comme un état
Par ce simple
indépendant.
acte, nous nous assurons à
jamais l'amitié de tous les patriotes del TAmérique méridionale, dont les
sont à l'unisson de
sentiments
ceux de la Plata. Il
inspirera de la confiance à tous ceux
sont engagés dans la
qui
querelle; il animera --- Page 151 ---
(1 141 )
d'un zèle nouveau et rendra
tout patriote
leur cause plus respeetable à leurs propres
d'inir davantage les coeurs
yeux au point
pour le mainticn de leur, indépendance.
la reconTelfutle sentimento queproduisit
naissançe de notre émancipation. Comme
la tétenaturelle del'Amérique, ilangmentera aussitôt notre importance aux yeux
du monde; TEspagne pent enfin être amenée à terminer Thorrible effusion du sang
humain et à renoncer à une entreprise
dans laquelle elle ne réussira jamais. Un
arrangement avec les gonvernements patriotes de l'Amérique méridionale, nous
permettra aussi de nous arranger pour
mettre un terme aux nombreux abus
pratiques, dans lesquels notre caractère
comme nation, est fortement compromis.
Je viens, Monsieur, 2 d'esquisser rapidement un sujet de la plus haute imporintérêts présents et futurs
tance pour'les
concitode ce pays. D'accord avec mes
je forme les voeux les plus ardents
yens, le succès de la cause des patriotes,
pour --- Page 152 ---
(14a)
mais en même temps j'estime trop le bonheur réel de mon pays, pour le risquer
au hasard par des mesures brusques et inconsidérées. Il est à peine dans notre histoire, une époque quiréclame unjugement
plus sage et plus mûr et une préyoyance
plas éclairée que celle à laquelle nous touchons. Heureusement pour nous il règue
sur ce point parmi nos concitoyens et dans
nosdiseussions politiques sunplus grand degré d'harmonie qu'à aucun autre temps
depuis l'établissement de notre constitution, et nous avons au gouvernail un sage
et vertueux homme d'état. Il fut donnéà
notre immortel Washington, de terminer
Tindépendance d'une moitié de l'Amériet je désire en tonte sincérité qu'il
que,
de reconnaitre l'indésoit votre ouvrage
pendance de l'autre. --- Page 153 ---
DECLARATION
DINDÉPENDANCE DU CONGRÈS
DES ÉTATS
QUI FORMENT LA RÉPUBLIQUE DE LA PLATA.
L/honneur est un trésorque les mortels
estiment plus que leur existence, et qu'ils
doivent défendre plus que tous les biens
grands, quelque
de ce monde, quelque
unies du
chers qu'ils soient. Les provinces
le
Rio de la Plata ont été accusées par
espagnol de rebellion et de
gouveruement auprès de tontes les autres napertidie, dénoncé comme tel le fameux
tions; on a
par le congrès
acte d'émancipation, publié
national de Tuenman, leg de. juillet 1816;
idécs d'anarchie et l'inonl leurai imputédes
grands, quelque
de ce monde, quelque
unies du
chers qu'ils soient. Les provinces
le
Rio de la Plata ont été accusées par
espagnol de rebellion et de
gouveruement auprès de tontes les autres napertidie, dénoncé comme tel le fameux
tions; on a
par le congrès
acte d'émancipation, publié
national de Tuenman, leg de. juillet 1816;
idécs d'anarchie et l'inonl leurai imputédes --- Page 154 ---
(144)
tention d'introduire dans les autres pays
des principes séditieux, lorsquelles sollcitaientlamitié de ces mêmes nations, et la
reconnaissance de cet acte mémorable
pour prendre leur rang.
le
Le congrès national regarde comme
premier de ses devoirs les plus sacrés, de
des inculpations siodieuses set de'
repousser défendre la cause du pays en publiant les
cruautés et les motifs qui ont poussé à la
déclaration de Tindépendance. Ce n'est
certainementdesa part une soumispoint
remette à un autre ponvoir de la
sion qui
d'un sort quia coûté à
terre la disposition
de
et toutes
PAmérique des torrents sang,
de sacrifices et de douleurs. C'est
espèce
importante qu'il doit à
une considération
Thonneurdesau:
son honneur outragé ctà
tres nations. abstenons dc recherches sur
Nous nous
le droit de conquête, sur les concessions
etsur les autres titres, dont les
pontificales
leur domination; il
Espagnols ontappuye des principes, qui
estinutile dei reproduire --- Page 155 ---
(145)
des
rctaeet
matiques et faire révivre
questions)
qui ont eu leurs défenseuts des deux côtés.
Nous en appelons aux faits qui forment un
contraste douloureux de notre patience
avec l'oppression et la cruauté des Espa-r
gnols. Nous montrerons l'abime affréux
etdans:
que Moapgeewmibteeepiads
lequel allaient se précipiter ces provinces
si elles n'avaient opposé le rempart de leur
Nous donnerons enfin des
émancipation.
raisons qu'aucun être raisonnable ne pourmoins
Ine se trouve des
ra rejeter,à
qu'il
hommesqui veuillent persuaderà un pays
a toute idée del
de rénoncer pour jamais
la:
bonheur et d'adopter pour systême
ruine, T'opprobre et T'esclavage. Exposons
àla face du monde ce tableau, que personconsidérer sans se pénétrer
ne ne pourra
de nos propres sentiments.
se furent em-
- Depuis quel les Espagnols
parés decesi pays, ils préférèrent lesystème
d'assurer leur domination, en extermidétrnisant, et dégradant tout. Les
nant,
IO
de rénoncer pour jamais
la:
bonheur et d'adopter pour systême
ruine, T'opprobre et T'esclavage. Exposons
àla face du monde ce tableau, que personconsidérer sans se pénétrer
ne ne pourra
de nos propres sentiments.
se furent em-
- Depuis quel les Espagnols
parés decesi pays, ils préférèrent lesystème
d'assurer leur domination, en extermidétrnisant, et dégradant tout. Les
nant,
IO --- Page 156 ---
(1461)
de cette dévastation furent aussitôt
plans continués sans. relàche pendant un
posés, de trois cents années. Ils comespace
assassiner les monarquesdu
mencèrent par ensuite de même avec les
Pérou, et firent
autresg craanaEa voulaient
rent. Les habitans du pays, qui
s'opposer à ces barbares irruptions, malgréle grand désavantage de leurs armes,
devinrent les victimes du glaive et du feu,
livrèrent leur
aux flammes
et
population
et
qui furent allumées partout sans pitié
sans distinction.
mirent alors une barrière
Les Espaguols
du pays; ils défendirent
à la population
T'entrée aux étranpar des lois rigourenses
celle
limitèrent autant que possible
gers,
et" la facilitèdes Espagnols eux-mêmes,
hommes
rent dans ces derniers temps aux
criminels, aux soldats comdamnés, à tous
enfin
leur conles êtres immoraux
qu'il
venait de chasser de leur péninsule. Ni ces
sibeaux et changés en vastes délieux jadis
des naturels; ni
serts par T'extermination --- Page 157 ---
(147 )
l'intérêt que devait rapporter à l'Espagne
la culturede campagnesa auissi fertilesqu'immenses; nil lavae des métaux les plus riches
et les plus abondants du monde; nil'attrait
de productions innombrables, les unes inconnues jusqu'alors, les autres précieuses
parleur valeur inestimable, et toutes capaA bles d'animer l'industrie eetle commerce,
à son comble et ceen portantla première
lai-ci iau plus haut degré de richesses; ni
enfin le remords delaisser plongées dans.le
malheurles contrées les plus délicieuses du
globe, ne furent capables de changer les
principes sombres et sinistres de la cour
de Madrid: On adépcuplé des centaines
de lieues, on les a rendues incultes d'une
ville à uneautre. Des peuples entiers ont
disparn, ensevelis sous les ruines dés mines, sans que ce système exterminateur
ait pu être arrêté par les cris, lamentables de tout le Péron, et par les représentations énergiques des ministres les plus
zélés.
L'art d'exploiter les minéraux traité avec
principes sombres et sinistres de la cour
de Madrid: On adépcuplé des centaines
de lieues, on les a rendues incultes d'une
ville à uneautre. Des peuples entiers ont
disparn, ensevelis sous les ruines dés mines, sans que ce système exterminateur
ait pu être arrêté par les cris, lamentables de tout le Péron, et par les représentations énergiques des ministres les plus
zélés.
L'art d'exploiter les minéraux traité avec --- Page 158 ---
(148 d )
négligence et apathie, est demeuré
nous étranger aux progrès qu'ontfaits parmi les
autres connaissances dans les sièclesd'illustration parmi les penples policés. Ainsiles
mines les plus Fiches travaillées
hâte, se sont ensevelie,
comine à la
des
par l'écroulement
collinessurleurs) : bases, ouparce
les
travaux ont été inondés et puis que
nés. D'autres
abandonproduitsrares et estimablesda
pays se trouvent encore confondus avec les
autres sansavoir jamais intéressé lezèle du
gouvernement; et si quelque sage observateur a voulu publier leurs
a été reprimandé
la
avantages, il
par cour et obligé dese
taire, pour ne pas nuire à quelques fabrications communes de IEspagne.
L'enseignement des sciences nous était
interdit; on ne nous permettait
la
grammaire latine, la plillosophie que
la théologie, Iajurisprudence
ancienne,
niqne. Il en . coûta
civileetcanoD. Joaquin del
beancoup au vice-roi
cousulat de
Pino, pouravoir permis au
chaire de Baenos-lyvefemtreind d'une
navigation; des ordres qui vin- --- Page 159 ---
( 149 )
et défenrent de la cour, , fermèrentlécole
dirent d'envoyer à Paris des jeunes gens
pourdevenir bons professeurs de chimieet
l'enseigner ensuite dansleur pays.
Le eommerce fut tonjours un monopole
de la
exclusif entre les smainsdes négociants
enpéninsule et des consignataires qu'ils
Les
élnient
voyaient en Amérique.
emplois Améripour les Espagnols; et quoique Ics
cains y fussent appelés par les lois, ils n'y
rarement, et à la conditiou
parvenaient que
la
d'assouvir par des dons immenses cupiditédelacour. Entre centsoixante vice-rois
quiont gonvernéles sAmériqueson necompAméricnins; et de six cents
te que quatre
deux capitaines généraux et gouverneurs,
de quatorze, tous les autres
al'exception
Il en était proportionétaient espagnols.
reste des em*
nellement de même pourle
ploisd'importance, et à peine rencontraitmélange d'Américains et d'Eson quelque
de bureaux.
pagnols parmi les employés
Ainsi TEspagne n'épargnait rien pour
faire prévaloir en Amérique la dégraca-
ompAméricnins; et de six cents
te que quatre
deux capitaines généraux et gouverneurs,
de quatorze, tous les autres
al'exception
Il en était proportionétaient espagnols.
reste des em*
nellement de même pourle
ploisd'importance, et à peine rencontraitmélange d'Américains et d'Eson quelque
de bureaux.
pagnols parmi les employés
Ainsi TEspagne n'épargnait rien pour
faire prévaloir en Amérique la dégraca- --- Page 160 ---
(-150 R )
tion des naturels du pays. Il ne lui
nait pas qu'ils devinssent
conve-.
qu'elle craignait
sayants, parce
et des talents qu'il ne parût des génies
capables de
térêts de leur
diriger les inpatrie et de faire axancer
rapidement la civilisation, les
les dispositions excellentes
meurs et
ricains étaient
dont les Amé
minuait
doués. La population diincessamment, afin qu'elle ne fut
point en état quelque jour
domination
d'attaquer une
nombre de bras soutenue par un trop petit
pour garder des
si
divers et si éloignés. Les
pays
saient le
Espagnols faicommerce exclusif, parce qu'ils
soupçonnaient drait fiers
que T'opulence nous renet capables d'aspirer à l'affranchissement de leurs vexations. Ils
fusaient T'aliment de
nous renous n'eussions
Tindustrie, afin que
dela misère
pas les moyens de sortir
excluaient ct de la pauvreté; et ils nous
ninsulaires des emplois, afin que les péprissent toute F'influence
pays, et formassent les inclinations du
habitudes nécessaires
et les
pour nous tenir dans --- Page 161 ---
( 151)
qui ne nouslaissat ni penune dépendance selon les vues de VEsser 2 ni agir que
pagne.
était soutenu avec inflexiCe système
chacun d'eux avait
bilité par les vice-rois;
suffisait
Tautorité d'un visir'; leur ponvoir osé leur déanéantir tout ce qui eût
pour
grandes que fussent leurs
plaires quelque fallait souffrir avec patience
vexations, il satellites et leurs flatteurs
ec que leurs
aux effets
smperstitieusement
comparaient divine. Les plaintes qui. se
de la colère
le trône, ou se perdaient
dirigeaient vers chemin des milliers de lieues
dans le long
ou étaient requ'elles avaient à traverser, de Madrid, par
léguées dans les cartons
de ces proles clients et les protecteurs
ne fut
consuls. Non senlement ce système même
jamaisadouci; mais onn'espérait pas
Nous n'avions
quele temps le modérerait.
soit indiaucune influence soit directe,
elle se réglait
recte, sur notre legislation; accordàt le
sans qu'on nous
en Espagne,
des procureurs pour asdroit d'envoyer
dans le long
ou étaient requ'elles avaient à traverser, de Madrid, par
léguées dans les cartons
de ces proles clients et les protecteurs
ne fut
consuls. Non senlement ce système même
jamaisadouci; mais onn'espérait pas
Nous n'avions
quele temps le modérerait.
soit indiaucune influence soit directe,
elle se réglait
recte, sur notre legislation; accordàt le
sans qu'on nous
en Espagne,
des procureurs pour asdroit d'envoyer --- Page 162 ---
(15a)
sister à sa formation et faire les
tations convenables à
représend'Espagne. Nous
T'exemple des villes
avantage
n'avions pas même cet
auprès de Tadministration
pouvait adoucir
qui
l'exécution. Nous beaucoup la rignenr de
était notre
savions que la patience
celui
unique ressource, et que pour
dernier qui ne se résignait pas à tout, le
supplice n'était
suflisante; on avaitinventé point une apeine
dans ce: cas des
les plus en horreur à
SeRtEmEant
Les
la nature.
injustices qui firent
armes aux provinces de
prendre les
détacher delEspagne; Hollande pour se
nefurent
des, ni si répélées; ni celles
nisigranle Portugal à secouer le qui ponssèrent
celles qui
méme joug; ni
rection de réunirent les Suisses sous la diGuillaume Tell
à l'Archidnc
pour s'opposer
eitèrent dans d'Autriches les
ni celles qui exEtats-Unis del'Amérique
septentrionale le parti de refuser les impôts que voulait introduire la grande Bretagne; ni celles qui dans beaucoup
d'autres --- Page 163 ---
(155 )
pays que la nature n'avait point séparés
deleurmétropole, ont fait secouer un joug
Pédifice du bonheur..
de fer et constituer
séparés de TEspagné
Et nous, cependant;
soumis à un clipar une mer immense 9
des hamat différent, à des nécessités et à
bitudes distinctes, et traités comme de vils
troupeaux de bétes, nous, avons donné
l'exemple singulier de la patience au miliett
de tant d'humiliation, et d'obéissance,
les plus flatteuses
lorsqu'il se. présentait
occasions de briser le joug de nos oppresseurs et de les rejeter de l'autre côlé de
l'océan.
aux Nations du monde et
Nous parlons
nous ne pouvons être assezimpndents pour
deles tromper en cequ'elles
nous proposer
ont elles-même vu et senti; l'Amérique
resta tranquille tant que dura la guerré
de la succession; et attendait l'issue de la
question pour laquelle combattaient les
maisons d'Autriche et de Bourbon, afin de
partager. le sort de T'Espagne. C'était une
oecasion favorable de se délivrer'de tant
an.
aux Nations du monde et
Nous parlons
nous ne pouvons être assezimpndents pour
deles tromper en cequ'elles
nous proposer
ont elles-même vu et senti; l'Amérique
resta tranquille tant que dura la guerré
de la succession; et attendait l'issue de la
question pour laquelle combattaient les
maisons d'Autriche et de Bourbon, afin de
partager. le sort de T'Espagne. C'était une
oecasion favorable de se délivrer'de tant --- Page 164 ---
(154)
de
vexations; mais elle n'en
et loin delà, elle prit la
profita pas;
défendre et des s'armer résolution de se
conserver
elle seule, pour se.
unie à la métropole. Sans
ticiper à ses querelles avec les
parsances de
autres puisméme intérêt TEurope, nous avons pris le
dans ses guerres, nous
souffert lés.mémes
avons
sans murmure
dommages et supporté
toutes les
les besoins
privations et tous
lité
auxquels nous exposait sa nulsur mer et le défaut de
tion dans lequel il
communicaNous
nous mettait.
dition famesattaqués en 1806; ume expéanglaise surprit et
la
tale de
occupa
Buenos - Ayres
la
capiet l'impéritie du
2 par
faiblesse
vice-roi,
sans troupes
qui, quoique
servir des
espagnoles, ne sut point se
secours nombreux, qui se
sentaient pour la défense. Au bout préquarante cinq
de
jours nous reprimes Ja capitale, fimes
prisonniers tous les
avec leur
Anglais
général, sans quele
eût la moindre
vice-roi y
près de la
part. Nous réclamâmes aucour des secours pour nous dé- --- Page 165 ---
(155 1 )
livrer d'une autre invasion, qui nous menaçait; et le secours qu'on nous envoya,
fat-un ordre royal scandaleux, par lequel
de nous défendre comme
on nous prévint
L'année suivante la
nous le pourrions. du Rio de la Piata fut OCbande orientale
nouvelle et plus
cupée par une expédition Montevideo fut assiégée
forte. La place de
des forces
il s'y réunit
ct prise d'assaut; considérables, etil se forma
anglaises plus
envahir la capitale :
un armement pour
mois
qui en effet fut assaillie quelques
de
après, mais qui réussit par les efforts
T'ennemi, et loblisa valeur a repousser brillante victoire à l'égea même par. une
et de toute la
vacnation de Montevideo
partie orientale.
une occaIl ne pouvait se présenter
sion plus propice pour nous déclarerindépendants, si l'esprit de révolte ou de,
perfidie eût été capable de nous toucher,
oul si nous eussions été susceptibles des
principes séditieux et anarchiques, qu'on
Mais
s'arrêter
nous a imputés.
pourquei
a repousser brillante victoire à l'égea même par. une
et de toute la
vacnation de Montevideo
partie orientale.
une occaIl ne pouvait se présenter
sion plus propice pour nous déclarerindépendants, si l'esprit de révolte ou de,
perfidie eût été capable de nous toucher,
oul si nous eussions été susceptibles des
principes séditieux et anarchiques, qu'on
Mais
s'arrêter
nous a imputés.
pourquei --- Page 166 ---
( 156 )
à ces prétextes P Nous avions alors
raisons plauisibles pour le faire. Nous des
devions pas vivre avec indifféreuce ne
la dégradation. Si la victoire
dans
antorise
quefois le
queldestins vainquenr a étre l'arbitre dés
2 nous ponvions fixer le nôtre,
étant Jes armes à la
ct-sans un régiment main', triomphants
résistér : et si la victoiré espagnol-ponr ni la
nous
donnent aucun
force ne
plus
droit, nous en avions un
fort, celui de ne pas souffrir
long-temps la domination de
plus
Les forces de la péninsule
PEspagne.
à craindre
n'étaicnt point
étaient
pour nous 2 puisque ses ports
bloqués et queles escadres britanniques dominaient sur les mers.
dant malgré ces motifs
Cepennous offrait la fortune, encourageants que
nous ne voulàmes
point nous séparer de l'Espagne,
que cette preuve distinguée de' croyant
changerait les principes de la
loyauté
ferait connaître
cour et lui
ses vrais intérêts. Nous
nous trompions
nous 6.
flattions smalheurensement,e de
et nous
vaines espérances I PEs- --- Page 167 ---
157.)
des démonstrationssi
pagne ne reçut point
généreuses comme une marque d'affection,
mais comme une obligation. juste et rigoucontinua d'être régie
reuse ; l'Amérique
avec la même tyrannie, 71 et nos sacrifices
servirent sculement à ajouter
héroiques
de plus à T'histoire des inquelques pages
justices que nous souffrions-;
trouva la
Tel est l'état dans lequel nous
Accoutumés à obéir
révolution d'Espagne.
nous
obéissance au
en aveugles,
jurâmes
eût
Roi Ferdinand de Bourbon, quoiqu'il
été couronné, en précipitant son père du
trône parun mouvement excité à Aranjuez.
Nous vimes qu'il passa ensuite en. France,
où il fut détenu avec sa famille et privé de
venait d'usurper; que la
la couronne qu'il
les
nation, envahie de toutes parts par
troupes françaises set révolutionnait, etque
parmi ces fortes secousses et les agitations
civiles, le peuple mutiné assassinait des
hommes distingués, qui gouvernaient les
provinces avec éclat ou servaientavec honneur dans les armées ; que parnit ces oscil-
a ensuite en. France,
où il fut détenu avec sa famille et privé de
venait d'usurper; que la
la couronne qu'il
les
nation, envahie de toutes parts par
troupes françaises set révolutionnait, etque
parmi ces fortes secousses et les agitations
civiles, le peuple mutiné assassinait des
hommes distingués, qui gouvernaient les
provinces avec éclat ou servaientavec honneur dans les armées ; que parnit ces oscil- --- Page 168 ---
(158 )
lations il s'élevait des
gouvernements
prenant chacun le titre de
qui,
croyaient le droit de eommander suprême, se
tresà TAmérique.
en mafUnejunte
forméei à
decetteclasse
Séville, eut la présomption
la première qui aspiràt à notre
d'être
et les vice-rois nous
obéissance,
naître et à lui être obligérent à la recondeux-mois
soumis. En moins de
une autre junte dite
de Galice exigea le même
suprême
nous donna un vice-roi hommage, et
insultante
avecla menace
mille
d'envoyer contre nous trente
hommes, s'il était nécessaire. Bientôts'érigea laJunte centrale, sansnous avoir
appelés à concourir à sa
lui obéimes
formation, et nous
ponctuellement, en
ses décrets avec un zèle
exécutant
empressé. Nous
envoyâmes des secours d'argent, des dons
volontaires, et des moyens de toute
pour prouver que notre fidéliténe espèce
aucun
courait
risquedans toutes les épreuves auxquelles on l'assujetissait.
Nous avions. été tentés par les
du
roi Josephi
agents
Napoléon, et flattés de grandes --- Page 169 ---
(159 )
d'améliorer notre sort, 2 si nous
promesses
Nous savions
embrassions son parti.
que
des Espagnols de la première distinction
s'étaient déjà déclarés pour lui; que la naet d'une direction
tion manquait d'armées,
si nécessaire dans des moments
rigoureuse détresse. Nous étions informés que les
de
à
troupes du Rio de la Plata, prisonnières
Londres, depuisla première expédition des
avaient été conduites à Cadix, oùr
Anglais, les avait traitées avec une extrême inon
s'étaient vues réduites
humanité; qu'elles
à demander l'aumône dans les rues 7 pour
mourir de faim ; et qu'on les avait
ne pas
de tout combattre
envoyées nues et privées milieude tant de
lesFrançais: Toutefoisan
désabusements, nous nous conservâmes
dans la même position jusqu'à ce que les
Français àyant occupé l'Andalousie, la
junte centrale se dispersa.
Dans ces circonstances on publia un acte
sans date et signé seulement de PArchevêde Laodicée qui avait été le président
que
centrale disporsée. Cetie,
de la dite junte
de tout combattre
envoyées nues et privées milieude tant de
lesFrançais: Toutefoisan
désabusements, nous nous conservâmes
dans la même position jusqu'à ce que les
Français àyant occupé l'Andalousie, la
junte centrale se dispersa.
Dans ces circonstances on publia un acte
sans date et signé seulement de PArchevêde Laodicée qui avait été le président
que
centrale disporsée. Cetie,
de la dite junte --- Page 170 ---
a 160 )
pièce ordonnait la formation
et désignait les trois membres d'anerégence
la composer. Nous ne
qui devaient
soumettre
pûmes nous laisser
par une nouvelle aussi subite
qu'inattendue. Nous
éprouver desinquiétudes commençâmes à
enveloppés dans les mêmes etlacrainte d'être
la métropole. Nous
désastres que
situation incertaine réfléchimes sur notre
çais s'étaient
et vacillante; les FranCadix et. de l'ile déjà de présentés aux portes de
Léon; nous nous dénous. Les Espagnols del la
EEREE
élaient passés du: côté des plus hante classe
vernement central était Français, le goumembres
dissons et ses
poursuivis et accusés de
dans lespapiers publics. Nous
trahison
l'inefficacité du décrét publié connaissions
vêque de Laodicée et sa nullité. par de l'Archepour établir la
titres
lesFrançais régence; nous ignorions si
nes'étaient pas emparés
dix, et n'avaient point terminé la deCadelEspagne, pendant que l'acte nous conquéte était
parvenu, et nous doutions qu'un
gouver-. --- Page 171 ---
( d 161 )
nément né des fragments dispersés du précédent n'éprouvat pas aussitôt tle même
sort. Attentifs aux risques que nous courions, nous résolimes de prendre à notre
charge le soin de notre sûreté jusqu'à ce
nous eussions acquis des renseigueque
certains sur l'état de l'Espogue
ments plus
etque son gouvernement eût pris quelque
consistance. Au lieu d'arriver a ce but,
nous vimes la régence tomber aussitôt; et
les changements de gouvernement se suc-' 1
céder les uns aux autres dans les temps de
la plus grande détresse.
Cependant nous établimes notre junte
de gouvernement à linstar de celles d'EsSon institution fut simplement
pagne.
du roi
1pe
visoire, et au nom
prisonnier
dinand. Le vice-roi D. Baltasar Hidalgo
des circulaires aux
de Cisueros, expédia
gouverneurs, pour qu'ils se préparassent
ala guerre civile, et armassent les provincès les unes contre les autres. Rio de la
Plata fat anssitôt bloqué par une escadre;
le gouverneur de Cordova commenca à
1I
de celles d'EsSon institution fut simplement
pagne.
du roi
1pe
visoire, et au nom
prisonnier
dinand. Le vice-roi D. Baltasar Hidalgo
des circulaires aux
de Cisueros, expédia
gouverneurs, pour qu'ils se préparassent
ala guerre civile, et armassent les provincès les unes contre les autres. Rio de la
Plata fat anssitôt bloqué par une escadre;
le gouverneur de Cordova commenca à
1I --- Page 172 ---
1 (162 )
;celuide Potosi, et le
organiser une armée;
marcher
président de Charcas en firent
sur les confins de Salta; et le
une autre
avec
président de Cuzco, en se présentant
armée sur les bords di Deune troisième
armistice de
saguadero, conclut un
quarantejours pour nous tromper; ;avant qu'il
fat expiré, il rompit la trève, attaqua nos
,et nous fit perdre dans un comtroupes,
de quinze cents hommes
bat sanglant plus
horreur les
La mémoire se rappèle avec
dans le
excès que commit alors Goymeche
Cochachamba. Plàt all ciel qu'on pût ouhlier cet Américain ingrat et sanguinaire,
ordonna de (uqai, le jour de son entrée,
Antesana, et
siller Thonorable gonvernenr demeure à
assistant du balcon de sa
qui
assassinat; criait à la troupe
cet odieux féroce de ne point lui tirer à la
d'un ton
avait besoin pour la
tête, parce qu'il en
mettre au bout d'une pique, et qui, après
commanda de traîner
l'avoir vu couper, cadavre ainsi mutilé, et auparles rues le
barbare décret qui
torisa ses soldats parle --- Page 173 ---
(1 165 )I
les rendait maitres des wies et des biens,
jours de cette
à jouir pendant plusieurs
sanglante possession.
horreur la féroLa postérité.verra avec
cité qui acharna contre nous des hommes
intéressés à la conservation de T'Amérique;
s'étonner assez de
elle ne pourra jamais
Taveuglement avec lequel ils ont prétendu
une chose qui était marquée des sipunir indélébiles de la fidélité et del'amour.
gnes
de Ferdinand de Bourbon précéLe nom
tous les décrets du goudait constamment
vernement, et commençait ses dépéches.
Le pavillon espagnol flottait sur nos.vaisseaux et servait à enflammer nos soldats.
Les provinces se voyant comme privées de
leur mère par la dispersion du gouvernement national, faute d'un autre gouverneet digne d'obéissance, et
ment légitime
toute la
étant conquise,
-
presque
métropole
s'étaient choisi un homme éclairé pour
veiller à leur sûreté, et les conserver inactesau Roi captif, 'il recouvrait sa liberte.
Cette mesure élait imitée de T'Espagne, et
servait à enflammer nos soldats.
Les provinces se voyant comme privées de
leur mère par la dispersion du gouvernement national, faute d'un autre gouverneet digne d'obéissance, et
ment légitime
toute la
étant conquise,
-
presque
métropole
s'étaient choisi un homme éclairé pour
veiller à leur sûreté, et les conserver inactesau Roi captif, 'il recouvrait sa liberte.
Cette mesure élait imitée de T'Espagne, et --- Page 174 ---
(.164 )
Akcurntonigeleftara
proroqueeparla
dela monarchie
mérique, partie infégrante celle-ci; déjà elle avait
et égale en droits à
coriseil de ces
été priseà Montevideo parle offrimes de contimnêmes Espagnols. Nous et les dons vonuer les secours d'argent de la guerre, et
lontaires pour l'entretien mille fois la pureté de nos
nous publiames la sincérité de nos vceux. La
intentions et
alors l'alliée généreuse
Grande Bretagne,
sa médiation et
de TEspagne, interposait
traitat d'une
qu'on nous
ses services pour dure et moins cruelle. Mais
inanière moins entêtés dans leurs caprices
ces hommes
la médiation et
sanguinaires, rejetérent ordres rigourenx a tous les
expéditrent des
guerre
généraux
S Elevèrent
reargraascaiemals
etles chatiments; les échafauds d'invenet Yon redoubla
de toutes parts,
douleur etla constions pour. répandrela
temnation.
essayèrent alors de nous
Les Espagnols les
pour nous
diviser par tous
moyens, mutuelle. Ils.
pousser à une extermination --- Page 175 ---
(165 )
ontsuscité contre nous des calomnies atroattribnant le dessein de détruire
ces; nous
d'abolir toute morale
notre sainte religion, des mceurs. Ils nous
et d'établir la licence
religieuse, entramant
déclarent uneguerre
l'alarmedes
de mille manières le troubleet
des dédonner
consciences, en faisaisant
par de les
crets de. censures ecclésiastiques
publier des excommuniévéquesespagnols,
confesseurs
cations et semer par quelques
trides doctrines fanatiques au
ignorants
C'est avec ces disbunal de la pénitence.
divisé les facordes religieuses qu'ils ont
ont désuni lespères
milles entreelles; qu'ils
les doux
et les enfants; quils ont rom pu
nceudaquiattachenx) Tépoux à sa compagne;
répandu les querelles ctles haines
quilsont
entre les frères les plus
lés plus implacables voulu livrer la natureà
unis, et qu'ils ont
la discorde.
le système de, tuer les
Ils ont adopté
dihommes indistinetement, pour nous
leur entrée dans les villages,
minuer à
mnalheureux viils ont enlevé jusqu'aux
doux
et les enfants; quils ont rom pu
nceudaquiattachenx) Tépoux à sa compagne;
répandu les querelles ctles haines
quilsont
entre les frères les plus
lés plus implacables voulu livrer la natureà
unis, et qu'ils ont
la discorde.
le système de, tuer les
Ils ont adopté
dihommes indistinetement, pour nous
leur entrée dans les villages,
minuer à
mnalheureux viils ont enlevé jusqu'aux --- Page 176 ---
(166)
vandiers, ils les ont traînés en groupes
sur les places et les ont fusillés un à un.
Les villes de Chuquisaca et de Cochahamba ont été maintes fois les théâtres de
horreurs. Ils ont encadré dans leurs
ces
emmenant
troupes nos soldats prisonniers,
lcs officiers chargés de fers dans des garnisons où il est impossible de conserver
une année la-santé; ils ontlaissé les autres
mourir de faim et de misère dans les cachot:, et en ont obligé un grand nombre
Ils ont fuà travailler aux travaux publics.
avec jactance, et
sillé nos parlementaires horreurs contre des
commis les dernières
chefs déjà rendus, et contre d'autres personnes de marque, malgré notre humaprisonniers;
nité extraordinaire pourleurs
ledéputé Matos
on peut citer pour preuves
du Potosi;lecapitaine général Pumacagna,
le général Angulo et son frère, le commandant Munecas et d'autres chefs de partis,
fusillés de sang froid, après avoir été prisonniers pendant pluieurs jours.
A Valle-Grande ils prirent le brutal --- Page 177 ---
N (167 )
de couper les oreilles anx citoyens
plaisir
général une coret d'envoyer au quartier
ils détruibeille pleine de ces,] présents; incendièrent
sirent ensuite la popnlation, dn Pérou,
plus de trente villages popnleux
s'être plua
Setfenecrieboammseten
après
avant d'y mettre le feu,
leurs maisons,
afin qu'ils y périssent consuimés. été cruels etimIls n'ont pas senlement.
ils ont enplacables dans leurs meurtres;, décence
toute moralité et toute
coreabjuré faisant fouetter sur les places'
publique, en
et des femmes
publiques de vieux religienx
les avoird'aattachées à un canon 7 après
scandabord dépouillés avec ue fureur à d'inlense, et avoir exposé leurs corps
infàmes regards. Ils ont établi un système
toutes ces peines, ils ont
quisitorial pour
les ont
enlevé des hommes paisibles,
être
sur d'autres rivages, pour
transportés des délits supposés et ils ont -
jugés pour
sans procès, une
conduit au, supplice,
grande multitude de citoyens.
ravagé
Ils ont poursuivi nos vaisseaux,
scandabord dépouillés avec ue fureur à d'inlense, et avoir exposé leurs corps
infàmes regards. Ils ont établi un système
toutes ces peines, ils ont
quisitorial pour
les ont
enlevé des hommes paisibles,
être
sur d'autres rivages, pour
transportés des délits supposés et ils ont -
jugés pour
sans procès, une
conduit au, supplice,
grande multitude de citoyens.
ravagé
Ils ont poursuivi nos vaisseaux, --- Page 178 ---
( 168 )
nos côtes, égorgé leurs paisibles
sans sjarodonaeramcprdrese
habitants,
par ordre du général
septuagenairess
Pezuela, ils bralèrent
l'église du Puna et massacrèrent
de couteau les vicillards,
à coups
les enfants, seule
les femmes et
population qu'ils
rent. Ils ont excité d'atroces
trouvèconspirations
narmilesEspagnols dans.nos
reçus comme citoyens
cessité villes, et nous ont mis dans la néde punir du dernier
pères de familles nonibrenses. supplice les
Ils ont forcé HOS frères et nos filsà
dre les armes contre
prenarmées des
nous; et formant des
delleurs
habitants du pays aux ordres
ofliciers, ils les ont obligés de combattre nos troupes: lls ont excité des insurrections
domestiques en
avec del Targent et toute
corrompant
les tranquilles habitants espèce de trames
des
pour nous envelopper dans campagnes 2
anarchicct
une affreuse
divisés et affaiblis. nousattaquersapris nous avoir
Ils ont
infamic mauifesteà masquchonteunemente et parune
toutes les capitulaticns --- Page 179 ---
(169)
nous leur avions souvent accordées 1
que
nous les tenions sous la pointe de
lorsque
ils firent reprendre les armes à
nos épées;
s'étaient rendus
quatre mille bommes qui
de
leur
Tristan au combat
avec
général
acGatta, et anxquels le général Belgrano de bacorda générensement sur le champ
observa avec
taille une capitulation qu'il
plus de générosité, fidèleà sa parole.
Ils ont mis au jour une nouvelle invenles eaux
tion d'horreur, en, empoisonnant vaincus à
et les aliments, lorsqu'ils furent
la Paz par le géhéral Pinelo ; et ils répondirent à la bonté avec laquelle il les traita
les avoir pris à discrétion, par la bar
après barie de faire sauter les quartiers qu'ils
avaient minés amparavant.
Abusant du droit sacré de parlementer,
ilsont eu la lnssessed'engager nosgénéraux de
à nous trahir, êt
et nos gouverneurs
leur écrire à ce sujet des lettres pabliques
Ils ont déclaré que les lois
eti impudentes. observées entre les nations
de la guerre,
s'observer avec
policées, ne devaient point
étion, par la bar
après barie de faire sauter les quartiers qu'ils
avaient minés amparavant.
Abusant du droit sacré de parlementer,
ilsont eu la lnssessed'engager nosgénéraux de
à nous trahir, êt
et nos gouverneurs
leur écrire à ce sujet des lettres pabliques
Ils ont déclaré que les lois
eti impudentes. observées entre les nations
de la guerre,
s'observer avec
policées, ne devaient point --- Page 180 ---
(J170) )
nous; etleur général Pezuela, après la bataille de Ayouma, pour se dérober à ses
engagements, eut Pimpudeur de répondre au général Belgrano qu'on ne pouvait
observeg les traités avec des insurgés.
Telle étaitlac condnitedes Espaguolsavee
Ferdinand de Bourbon fut
nons 5 quand
alors
rétabli sur le trône. Nous croyions
étaitarrivé;
que le terme denosinfortunes formé dans
il nous semblait qu'nn Roi,
T'adversité, ne serait point indifférent à la
désolation de ses peuples; et nous envoyàT'informer de notre
mes un dépnté pour
état. On ne pouvait douter qu'il ne fut ac-.
cucilli d'un prince bienveillant, et que nos
smplinpeindiveernisates reconnaissance
et cette bonté queles courtisans espagnols
avaient élevée jusqu'au ciel. Mais il était
réservé aux pays d'Amérique d'éprouver
nouvelle et inconnue,
une -ingratitude
supérieure à tous les exemples qui se trouvent dans les listoires des temps passés.
Ferdinand nous déclara rebelles dès les
premicrs moments deson retourà Madrid; --- Page 181 ---
(171 )
entendre nos plaintes, 5
il ne voulut point
et il nous
ni admettre nos supplications, grâce. Il
suprème
offrit un pairdon pour
et géconfirma les vice-rois gonverneurs
avait trouvés dans les foncnéraux qu'il
II déclara crime d'état
tions de bonrreaux.
d'un
Erhren
nous mettre à l'abri
pouvoir
pour
sous lequel nous
arbitraire et tyrannique,
avions vécu trois siècles.
aussitôt à lever de grands
ls'appliqua
contrenous.
armements pour les employer
des arIl a fait transporter dans ces pays les démées nombreuses pour consommer
Il
les incendies et les pillages.
vastations 7
fdlicitations des
a profité des premières à son retour de
pnissances de FEurope,
refuser
France, pour les engager à nous
détont aide et tout secours et à nous voir
indifférence. 1l a donné un
chirer avec
de course contre les
règlement particnlier lequel contient des
hatimentsdAériques entr'autres ordre
dispositions barbares, il'a défendu d'obde pendre Téquipage;
et les pillages.
vastations 7
fdlicitations des
a profité des premières à son retour de
pnissances de FEurope,
refuser
France, pour les engager à nous
détont aide et tout secours et à nous voir
indifférence. 1l a donné un
chirer avec
de course contre les
règlement particnlier lequel contient des
hatimentsdAériques entr'autres ordre
dispositions barbares, il'a défendu d'obde pendre Téquipage; --- Page 182 ---
(172) )
server envers nous les lois de ses ordon:
nances maritimes faites selon le droit des
gens, et nous a refusétont ce
cordons à ses vaisscaux
que nous acsaires.
pris par nos corIl a envoyé à ses généraux certains
décrets de pardon qu'ils faisaient
ponr en imposer aux gens
pnblier,
rants, et
cxéilulesetignofaciliter l'entrée de nos
mais en même temps, il leura donné villes;
tres instructions
d'ausecrettes qui les autorisent, après nous avoir
occupés, à nous
pendre, à nous briler, à nous
nous saccager, à cacher les
piller, à
assassinats
ticuliers, et tout le mal
par:
hommes
possible à faire anx
que l'on suppose
au nom de Ferdinand de Bourbon pardonmés.C'est
fait mettre sur les chemins des
qu'on a
ficiers
têtes d'ofpatriotes prisonniers;
à fait périr sous le bâton
qu'on nous
(r); qu'on a lapidé un commandant de
troupes légères; ;
(1) La gazelte de Madrid a
genre de supplice avec une sortc rapporté de
ce nouveau
jactance, --- Page 183 ---
-
(375 - )
avoir tué de sa
ct que le vil Centeno ,après
la tête
main le colonel Camargo, lui coupa
et Tenvoya en présent au général Pezuela,
Jui mandant que ceci était un miracle
en
de la vierge du Carmen.
Un tel torrent de maux et d'infamies
à
le seul parti
nous ont poussés prendre médité mûrequi nous restàt. Nous avons
notre
ment sur notre sort, et appliquant n'avons vu
attention de tous côtés, nous
deles traces des trois éléments qui
que nécessairement la former : Fopprovront
bre, la ruine et la patience. : scènes sanOn eût répété parmi nousles
de Quito
Alnracrmnatatard aurions laissé fouler
et de Santa-Fès nous
quiont été
les cendres de 80,000 personnes et dont
les victimes dela fureur ennemie,
les mânes illustres tourneraient justement
nous le cri de la vengeance, et nous
contre
de tant de généaurions attirél'exécration
à servir un
rations à venir, condamnées maltraiter,
mnaître toujours disposé à les
sa nullité sur mer., est tombé
et qui, par
acrmnatatard aurions laissé fouler
et de Santa-Fès nous
quiont été
les cendres de 80,000 personnes et dont
les victimes dela fureur ennemie,
les mânes illustres tourneraient justement
nous le cri de la vengeance, et nous
contre
de tant de généaurions attirél'exécration
à servir un
rations à venir, condamnées maltraiter,
mnaître toujours disposé à les
sa nullité sur mer., est tombé
et qui, par --- Page 184 ---
(174)
dans Timpuissanee absolue de les protéger
contre toute invasion étrangere.
Nous donc, forcés par les Espagnols et
par leur roi, nous nous sommes constitués
indépendants, et nous consacreronsà notre
défense naturelle contre les attaques de la
notre honneur, nos vies et nos
fortunes. tyrannie Nous savons juré aul roi et aujuge
suprême du monde, de ne point tabandonnerla cause de lajustice; de ne point laisser
ensevelir sous des décombres et snbmerger
dans le sang, la patrie qu'il nous a donnée;
T'obligation de la saude n'oublier jaunais
et le
ver des malheurs qui la menacent,
droit sacré qu'elle a de réclamer de nous
tous les sacrifices nécessaires pour qu'elle
soit
violée, déchirée et foulée par
ne
pas
et tyrans. Nous
des hommes usurpateurs
cette déclaration dans nos
avons gravé
de combattre
cceurs, pour ne cesser jamais
elle. Et en même-temps que nous mapour
nations du monde les raisons
nifestons aux
qui nous ont engagés à prendre ce parti,
tenons à honneur de publier notre
nous --- Page 185 ---
(175)
intention de vivre en paix avec toutes et
du moment où elle
même avec TEspagne,
voudra y consentir.
la salle du conseil de BuenosFait en
Ayres,lea 25 d'octobre 1817.
Dom Pedro Ignacio de Castro y
Barros 2
Président.
Dom José Eugenio de Elias,
Secrétaire. --- Page 186 ---
ACTE DINSTALLATION
DU CONSEIL D'ÉTAT
DE LA REPUBLIQUE DE VENEZUELA.
En la ville dc St.-Thomas d'Angustura, le IO novembre 1817,
septième année de Pindépendance.
Tous les membres du conseil détat, assemblés au palais du gouvernement, d'après le décret du 30 octobre dernier,
S. Ex. le chef supréme, Bolivard, ouvrit la session en prononçant le discours
suivant:
MESSIEURS DU CONSEIL D'ETAT,
LonsQUE le peuple de Venezuela rompit
les liens oppressifs qui l'enchainaieat à la
Thomas d'Angustura, le IO novembre 1817,
septième année de Pindépendance.
Tous les membres du conseil détat, assemblés au palais du gouvernement, d'après le décret du 30 octobre dernier,
S. Ex. le chef supréme, Bolivard, ouvrit la session en prononçant le discours
suivant:
MESSIEURS DU CONSEIL D'ETAT,
LonsQUE le peuple de Venezuela rompit
les liens oppressifs qui l'enchainaieat à la --- Page 187 ---
(177)
son premier soin fut
nation espagaole,
basée
Tétablissement d'une. constitution,
moderne, dont les prinsur la politique
des
et lécipes sont la division
pouvoirs Proscrivant
quilibre entre les autorités.
institutions de la moalors les tyranniques
le système rénarchie espagnole, il adopta
plus conforme à la justice et enpublicain
formes républicaines, il
trel les différentes libérale de toutes, la forme
choisit la plus
fédérale.
Les -aserelgmsesort détruisirent la
aux armes de-Venezuela,
et avec elle toutes ses institurépublique restait d'autres vestiges de notions ; ilne
débris distre régénération que quelques
de
des défensenrs de la patrie qui,
persés,
la nouvelle Grenade et Guiria,
retour par
indépendant
rétablirent le gouvernement
de Venezuela. Lescirconstances quiaccomcette nouvelle réaction furent
pagnèrent furent si extraordinaires 7 les moutelles, de la
si rapides et si terrivements
guerre
de donner
bles, qu'alors il fut impossible
--- Page 188 ---
(178)
de la république, toute
all gouvernement constitutionnelle que les actes
la régularité
avaient décrétée à la première
du congrès
toute la
époque; toute la force ou plutôt
militaire sufviolence d'un gouvernement
défisait à peine pour contenir le torrent
vastateur de l'anarchie, de l'insurrection,
que la dicdela guerre, et nulantrepouvoir des
si
tature, ne pouvait convenir à
temps les
malheurenx. Ce fut Topinion de tous
Venezuelans; et ils s'empressèrent de se
soumettre à ce grand mais terrible gouvernement: ; les exemples de Rome furent
alors la seule consolation et le seul guide
de nos concitoyens.
Legonvernement dela républiqueayant
des insurrections partielles soudisparu,
précaitement, ses
tinrent encore, quoique
bannières, mais non son gouvernementsil de
détruit. Dans l'ile
avait été entièrement
reprit une
la Marguerite, la république
mais toujours avec.le camarche riguliere malheurensement anractère mititaire si
neséaléatdeguerre. La troisièmepériode
nos concitoyens.
Legonvernement dela républiqueayant
des insurrections partielles soudisparu,
précaitement, ses
tinrent encore, quoique
bannières, mais non son gouvernementsil de
détruit. Dans l'ile
avait été entièrement
reprit une
la Marguerite, la république
mais toujours avec.le camarche riguliere malheurensement anractère mititaire si
neséaléatdeguerre. La troisièmepériode --- Page 189 ---
(179)
Venezuelane, n'avait pas jusqu'anjoure
un moment aussi favorable,
d'hui présenté l'arche de notre constitution
pour mettre
souffert etjepuis
à labri des tempétes.Tai
tant quej'ai
dire que j'ai vécu désespéré, sans lois,
vu ma patrie, sans constitution,s arbitrairement,
sans tribunanx, gouvernée
sans autre guide que
par ses mandataires, autre principe que la
ses drapeaux, sans
et sans autre
destruction de ses tyrans
et de
maxime que celle de lindépendance tous
la liberté. Je me suis efforcé, malgré le béde donner à ma patrie
ces obstacles,
modéré, juste
néfice d'un gonvernement tel, V.Ex. vont en
et légal. S'il n'est pas dessein a été de l'étadécider; mais mon
blir.
du 6 mai 1816, à la MarLassemublée
Venezuela
guerite décréta la républiquede et les armées
une et indivisible;les peuples combattu pour la
avaient
quijusqu'alors
de la manièrela plus
liberté ontsanctionné unanime, cet acte qui
solennelle et la plus unissait en un seul,
qu'il
en méme-temps --- Page 190 ---
(: 180)
les états de Venezuela, créait et nommait
un pouvoir exécutif sous le titre de chef
suprême de la république. Ainsi il manquait seulement linstitution du corps législatifet du pouvoir judiciaire.
Lac création du conseil
des augustes fonctions du Idétatvalecharger
tif, mais non avec toute la pouvoir latitude législacomporte la sonveraineté d'un tel que
parce qu'elleserait incompatible avecl'ex- corps,
tension et la force
imprimée au pouvoir
exécutif, non-seulement
délivrer le territoire de la pour pacifier et
république, mais
pour recréer le corps entier de la république; ouvrage qui exige des moyens proportionnés à sa grandeur, et la réunion de
toutes les forces qui peuvent résider dans
le gouvernement leplus concentré.Le conseil d'état ne remplira donc qu'en
les fonctions du
partie
corps législatif; il aura
linitiative de nos lois, règlements et institulions qu'il jugera nécessaires au salut de
la république, Il sera consulté par le
voir exécutif avant la mise en exécution pou-
la république; ouvrage qui exige des moyens proportionnés à sa grandeur, et la réunion de
toutes les forces qui peuvent résider dans
le gouvernement leplus concentré.Le conseil d'état ne remplira donc qu'en
les fonctions du
partie
corps législatif; il aura
linitiative de nos lois, règlements et institulions qu'il jugera nécessaires au salut de
la république, Il sera consulté par le
voir exécutif avant la mise en exécution pou- --- Page 191 ---
(181 )
et institutions décré
des Tois, réglements
Dans tous les
tées par le gouvernement. du conseil d'état secas difliciles, lès avis
inront reçus et auront la plus grande
fluence dans les délibérations du chef supréme.
forme le
La haute cour de justice qui
troisième ponvoir du corps souverain a
déjà été formée et son installation n'a pas
d'effet
m'a parn qu'avant il
eu
parée-qu'il de consulter lc conseil d'éétait nécessaire
tat sur une institution aussi importante, disur sa forme et sur les fonctionnaires
de remplir d'aussi éminentes dignignes.
-tés. .
haute cour de justice est la première
1I La
clleseront
nécessité de la république, par
à couvert les droits serleproprite-deins
Linnocence et les services des citoyens ne
seront plus foulés anx-pieds parl'arbitraire
d'aucun chef militaire ou civilyle chefsuprénelui-mémene) pourra leur porter atdel la haute
teinte: Le pouvoir judiciaire
eour dejustice, - jouira. de tontel Vindépen- --- Page 192 ---
( 182 )
dance gehsialisuehconcinion
de la république de
fédérale
-
Venezucla.
La formation d'un tribunal de
merce ou corps consulaire a eu
comfaveur des affaires de
lieu, en
commerce et pour la
protection de Tagriculture qui a tant besoin de mesures
création du
promptes et urgentes. La
nouveau consulat vous fera
comaître la nature de ce corps utile.
Les provinces libres de Venezucla
reçu T'organisation régulière
ont
taient les
que permetcirconstances et la position de
l'ennemi.
Dans la province de Barcelone, le
ral de brigade, Tadeo
géné.
vesti du
Monagas, a été incommandement et des fonctions
de gouverneur de cette province
serve les limites qu'elle avait
qui conantérieurement. Ila des forces suffisantes pour la défendre et la pacifier. Un gouverneur civil
est provisoirement chargé des
-
diciaires 'dans cette
fonctions juprovince qui relèvera
immédiatement de la haute cour dejustice.
Legénéral Monagas a reçu desinstructions
Barcelone, le
ral de brigade, Tadeo
géné.
vesti du
Monagas, a été incommandement et des fonctions
de gouverneur de cette province
serve les limites qu'elle avait
qui conantérieurement. Ila des forces suffisantes pour la défendre et la pacifier. Un gouverneur civil
est provisoirement chargé des
-
diciaires 'dans cette
fonctions juprovince qui relèvera
immédiatement de la haute cour dejustice.
Legénéral Monagas a reçu desinstructions --- Page 193 ---
(185 )
des biens
détaillées pour la conservation de Fordre
natiouaux, le rétablissement
eivil dansla province et son organisation.
de division Joseph François
Leg genéral
et commanBermudezsommér gouverneur
de la province de Cumana,
dant général
du double
est chargépar Ie gouvernement et de délivrer
objet de patifier la province. il doit organiser
sa capitale. A cct effet, d'infanterie et
trois ou quatre bataillons
autant pour
deux escadrons de cavalerie,
les Espagnols du territoire, que
expulser détruire les factions que la dissidence
pour
Marigno avait allumées dans
du général
II mettra. toute son atten-
: cette provinee.
de parti
tion à rétablir forde,quelespoite le commerce,
avait altéré et à protéger
conduisant
Vagricuiture et Tindustrie; se ladoucenr
vis-a-vis dmComanuisavetontel fidélité à la cause del'inque mérite leur
dépentlance.
deLinvineibleile dela Marguerite, qui
vrait à T'ombre de ses lauriers se délasser
la. paix,. a dedans lc repos. que procure --- Page 194 ---
( 184 )
wandédascesdenient
d'un gonvernementp temps, touslessoins
des
paternel. Les victoires
Margaritains ont épuisé leurs
ces, aussi a-t-on ordonné
ressourprovisionnés en armes qu'ils fussent apT'amiral Brion
et en
est
munitions;
les leur
spécialement chargé de
procurer, heurenx de
agréable devoir envers
remplir cet
rite d'être libre et
un peuple qui métection de
qui a besoin de la
ses frères.
proMarguerite est due au L'organisation brave
de la
mendi. Son commandant général Arisce moment le
en chef est en
Gomez.
général François Etienne
des Le général Paëz qui a sauvé les débris
armées de la nouvelle
serve. sous la protection des Grenade, conrépubliqueles
armes de la
Casanare. L'une provinces de Barinas et de
et l'autre ont leurs
verneurspolitiquese et civilsete elles ont gouT'organisation queles
reçu
taient. L'ordre, la circonstances permetbonne police y
subordination et une
et il ne parait règnent sur tous les points,
pas que la guerre ait agité ces
des Le général Paëz qui a sauvé les débris
armées de la nouvelle
serve. sous la protection des Grenade, conrépubliqueles
armes de la
Casanare. L'une provinces de Barinas et de
et l'autre ont leurs
verneurspolitiquese et civilsete elles ont gouT'organisation queles
reçu
taient. L'ordre, la circonstances permetbonne police y
subordination et une
et il ne parait règnent sur tous les points,
pas que la guerre ait agité ces --- Page 195 ---
(185)
belles provinces. Elles ont reconnu l'auitorité suprême et lui ont prété serment.
Leurs magistrats méritent également toute
la confiance du gonvernement.
La Guyane étant délivrée par les armes
mon premier soin a été
venezuelanes 2
comme
Tincorporation dé cette province,
intégrante de la République, et la
partic
elle a été
création d'un corps municipal;
dont les
divisée en trois départements,
limites ont été fixées d'après la connaissance de la nature des localités. Son orgamnisation civile et militaire est constatée
parles documents que je présenteà votre
considération.
Sedeno,
Le général de division 2 Manuel
est nommé gouverneur et commandant
chef de la
de Guyane; il est
en
province
chargé de sa défense, et a pour cet objet
deux escadrons de cavalerie, deux bataildeux compagnies d'arlons d'infanteric,
tillerie et la" garde nationale.
Dès la seconde époqué de la Républila nécessité d'établir un - centre d'auique, --- Page 196 ---
(186)
torité pour les relations extérieures,
recevoir les Consuls et les Envoyés étran- pour
gers, entamer et conelure toute
de négociation de
espèceprendre des
commerce, acheter et.
munitions, engagements pour les armes,.
équipement et tous les
visionnements de guerre, avait été appro- reeonnue, mais l'objet le plus important, celui
qui reclame le plus impériensement la
mination da conseil du
noc'estlebesoin de
gouvernement,
Chef
pourvoir aux fonctions de
La suprême en cas qu'il vint à périr.
République serait exposée à un bouleversement dangereux, sile conseil du
vernement n'était pas établi avant goun'entreprène la prochaine
que je
c'est pourquoi je me félicite campagne 9
Messieurs, d'avoir procuré ce: ainsiquevous,
à Ja République.
mouvelappui
Les soldats de F'armée
trop de droits à la reconnaissance libératrice, ont
vernement,
du gouLes hommes pour que je puisse les oublier.
lieu des
qui se sont précipités au mi-.
périls, qui ont abandonné tous
il du
vernement n'était pas établi avant goun'entreprène la prochaine
que je
c'est pourquoi je me félicite campagne 9
Messieurs, d'avoir procuré ce: ainsiquevous,
à Ja République.
mouvelappui
Les soldats de F'armée
trop de droits à la reconnaissance libératrice, ont
vernement,
du gouLes hommes pour que je puisse les oublier.
lieu des
qui se sont précipités au mi-.
périls, qui ont abandonné tous --- Page 197 ---
(: 1871)
leurs biens et ont souffert tous les maux,
doivent
être privés de la juste réne
pas. méritent leur désintéressecompense que
et leurs vertus. A cet
ment, leur courage
j'ai oreffet, au nom de la République, soient
donné que tous les biens nationaux
distribués entre les défenseurs de la patrie; la loi qui fixera les termes et l'espèce
des donations, est le document que j'ai
T'honneur d'offrir au conseil avec le plus
La récompense du mérite
de satisfaction.
humain.
est le plus bel acte du pouvoir
La ville d'Angustura sera provisoirement la capitale et la résidence du gouvernement de Venezuela; il y restera jusla délivrance de la capitale Caraccas.
qu'à Conseils de
et d'état,
Les
gouvernement
la haute cour dejustice et la commission
chargée de la distribution des
spéciale,
demeureront également.
biens nationauxy de Jésus, que le Congrès
La religion
deVenezuela, a décrétée exclusiveetdominante dans l'état, appelle puissamment
attention. Le dénuement spirituel
mon --- Page 198 ---
(188 )
anquel nous sommes
aluits,
mnalhenrensement ré.
d'une junte
mct
suisautorisé ccclésiastique, ce à quoi je
commechefd'imn.
tien, que rien ne peut séparer Peuplechré- de
romaine. Cette convocation
TEglise
me suis décidé
à laquelle je
clésiastiques après avoir pris l'avis d'ecde 1 joie l'âme savants et pieux, remplira
alligéc des
et de nos religieux
disciples deJésus
concitoyens.
Messieurs du conseil d'état,
table Linstallation d'un corps aussi
et tout-à-fait digne de la respecdu peuple,est unesépoquel
confiance
Jaimation. Ce mnéme
ehenreuse pour
au milieu de tantdhortibles gonvernement, qui
secousses si entre tant
tempêtes, de
cun: appui,, aura dorénavant d'écueils,n'avait auune, assemblée d'illustres
pour guide,
gistrats,. juges et adninistrateurs; amilitaires, maseulement il sera y sous la protection ; nonforce ellective, mais encore il
d'une
serasoutenn --- Page 199 ---
(189)
par la première de toutes les forces, T'opila considération dont s'ennion publique,
toure le conseil d'état, la confiance qu'il
inspirera au peuple, seront le plus ferme
bouclier du gouvernement.
Le Conseil d'état est installé.
Ensuite S. Exc. le Chefsupreme,confor
mément au titre 2 du décret de cette formation, nomme les présidents et membres
des différentes sections.
En examinant ces choix, vous concevez
facilement quelles ont été mes raisons; ils
prouvent que les citoyens qui se distinguent dans une carrière, qui y sont parvenus aux premiers emplois et les ont remplis avec. gloire dans les circonstances les
plus critiques de la République, sontaussi
les plus convenables, pour préperer dans
chacune des attributions du conseil, les
travaux, et donner la première impulsion
à sesbienlaisantes ddlbenstions.BTesprine
rai en outre le désir que quoique les fonctions du conseil d'état ne soient que consul-
citoyens qui se distinguent dans une carrière, qui y sont parvenus aux premiers emplois et les ont remplis avec. gloire dans les circonstances les
plus critiques de la République, sontaussi
les plus convenables, pour préperer dans
chacune des attributions du conseil, les
travaux, et donner la première impulsion
à sesbienlaisantes ddlbenstions.BTesprine
rai en outre le désir que quoique les fonctions du conseil d'état ne soient que consul- --- Page 200 ---
('190 )
tatives 5 parce que notre situation poliafin de laistique l'exige impériensement, toute la laser aux opérations militaires
lititude possible, que la plus complette
dans les discussions,
berté règne cependant
la
et que MM. les membres en donnent
dans l'examen de tous les décrets
preuve
l'occupation de la Guyane,
rendus depuis
délibération. Ils
que je présente à leur
d'état
vont vous être lus par le secrétaire
S. Exc. le Chef suprême a commisque
exercer les fonctions de sesionné pour
crétaire du conseil.
Cette lecture terminée, S. Exc. le Chef
suprème, sur la motion de lintendant général, décide que les membres se placent
de suite à leur section respective.
Le Conseil entrera en fonctions le 15
du mois.
termine la séance en
Le Chef suprême
enmanifestant sa satisfaction de se voir
touré des plus illustres amis de la patrie,
animés tous des mêmes sentiments et
qui
concourent
pénétrés des mêmes principes: --- Page 201 ---
(19t)
mnanimement à appuyer et soutenir Ic
gouvernement. Il demande qu'ils lui prêtent le puissant secours de leurs connaisde leurs lumières et de leur expésances,
polirience, dans les grandes opérations
tiques et militaires, qu'il est enfin temps
d'entreprendre pour ixerirrérocalblement de
des hautes destinées-de la République
Venezuela.
Pour le conseil d'état,
Le secrétaire de service,
J.-C. PEnNz. --- Page 202 ---
COUP-D'OEIL
SUR LES SIX PREMIERS MOIS A VENIR
DE L'AMÉRIQUE.
Nous avons, dans deux écrits successifs,
les événements relatifs à la révopeint
neuf
lution de l'Amérique - 2 qui depuis
mois ont eu lieu dans cette contrée. Parlons aujourd'hui de ceux qui s'y passeront
à
mois. Entre nous et nos
e d'ici quelques
adversaires, il y a un juge, mais un seul
le temps. C'est lui qui donnera à
juge,
leur véritable aunos paroles respectives
dans des aftorité. Bien malheureux qui
faires d'une telle gravité, ne cède qu'au
besoin d'écrire, de publier ses idées, ou .
cclles d'autrui! En véritéceathiendenous,
c'cst bien de livres dont il s'agit, dans
. Entre nous et nos
e d'ici quelques
adversaires, il y a un juge, mais un seul
le temps. C'est lui qui donnera à
juge,
leur véritable aunos paroles respectives
dans des aftorité. Bien malheureux qui
faires d'une telle gravité, ne cède qu'au
besoin d'écrire, de publier ses idées, ou .
cclles d'autrui! En véritéceathiendenous,
c'cst bien de livres dont il s'agit, dans --- Page 203 ---
(195)
embrasse un monde
un mouvement qui
entier.
Venons aux faits.
D'ici à quelques mois, T'Amérique du
sud sera stérile en événements, hors dans
entr'eux, Bola partie oùt se combattent
livart ctMorillo. L'Espagne etl TAmérique
appritentleursarme. Lesilence qui règne
entr'elles est ce silence terrible et plein
les combats. Il est
d'horreur qui précède
Budigne de remarque que tandis que
nos-Ayres s'apprète à conquérir le Pérou,
de son côté TEspagne s'apprète à conqué
rir Buenos - Ayres.
Cette attaque du Pérou n'aura lieui
qu'au mois de juin ; elle se fera par deux
du
points. Les indépendants partiront
Chili par mer, ct le général Belgrano s'aterre. Il doit traverser une
vancera par Andes. D'un côté il faut du
partie des
d'ane
temps. pour réunir les moyens
expédition maritime: del'autre ilfaut attendre
quela saison pomniekpsngrdcane
15. --- Page 204 ---
(194) )
tagnes les plus élevées de T'Amérique, et
peut-être du Globe.
Le résultat de cette expédition ne sera
connu que dans le cours de T'antomne.
La flote Russe est enfin arrivée a Cadix.
prépare. En quoi consisUn armement s'y
faire? qu'est-il
te-il? où va-t-il? que pent-il
l'Amérique et pour TEurope?
pour
Sa force ne dépassera pas 10,000 combattants rendus sur le terrain. Qu'est cela
VAmérique? Sur un seul point, c'est
pour
le dénuement de mille
trop. La famine,
aussi
rasobjets nécessaires à un
grand
semblement Ty attendent. Sur plnsieurs,
c'est la nuliité, bien mieux le néant.En
elfetquesonttroisoue quatre millehommes
contrebinenosAyress contrele Chili,contre
les indépéndants de la côte ferme?
Dans l'éQuand partira cet armement?
la
tat de ces navires, avec la lenteur et
c'est beaucoup s'il
panvreté espagnoles, la 2 fin d'août. Il arriest à la voile avant
à un
grand
semblement Ty attendent. Sur plnsieurs,
c'est la nuliité, bien mieux le néant.En
elfetquesonttroisoue quatre millehommes
contrebinenosAyress contrele Chili,contre
les indépéndants de la côte ferme?
Dans l'éQuand partira cet armement?
la
tat de ces navires, avec la lenteur et
c'est beaucoup s'il
panvreté espagnoles, la 2 fin d'août. Il arriest à la voile avant --- Page 205 ---
(195)
la fin d'octobre, beancoup plus
vera vers
aura à doubler le
tard pour tout ce qui
les côtes
de Horn et à se reridre sur
cap
ce ne sera donc que ver's la fin
du Pérou;
D'ici-là
delannéequ'on en entendra parler.
d'événements, 2 et en Amérique, et
que
Que de choscs à déhors de TAmérique! Etats-Unis? Quel temps
brouiller avec les
à recedonné à l'ennemi pour se préparer
on
débarqués Déjà
voir les nouveaux
des cris de
entend des hommes pousser
de triomphe, à la vue de çet armejoie et
de semblament. Mais on, en poussait Armada:
bles, lorsque partit linvincible
et
le chant du départ est joyeux,
souvent du retour est bien triste.
cclui
Buenos-Ayres est le
Tout annonce que C'est la tête de l'inbut de cet armement,
On
surrection : ses forces sont éloignées. l'indéet étouffer
espère la surprendre,
- On
pendance dans son foyer principal. deux
si c'est chose facile. Naguères
verra
anglaises plus fortes : 3 mieux
expéditions --- Page 206 ---
( 196 )
préparées que celles de VEspagne, vinrent
dans Tespace de deux ans y trouver leur
tombeau. Déjà lcs stipendinires de TESmontranttisns-Agre, comme le
pagne général de l'armée royale. Il sequartier rait plus sûr de la montrer comme sa
prison.
Si Buenos-Ayres se défend, ce sera à la
fcondeSaragoee.Sa ruine sera complette.
Qu'aura gagné TEspagne?
Sila ville est évacuée et abandonnée à
Yennemi, d'où tirera-t-il ses subsistances?
Tun des denx arrivera. Les EsCependant maitres d'une ville dont la banpagnols,
Jieue ne leur appatiendrait pas 5 ne
la, comme les
Rperc
ront y vivre. Ils scront
tngais sont a Montevidéo, 2 ne pouvant
sortir des inars devenus leur jrison. Quel
ridicule
entre deux enneest ce jen
qui,
et
Inis, montre Fun qui nc peut entrer,
Tautre qui nepeut sortir ?
t
A qpoi servira. à HEapagneloccmpation
aitres d'une ville dont la banpagnols,
Jieue ne leur appatiendrait pas 5 ne
la, comme les
Rperc
ront y vivre. Ils scront
tngais sont a Montevidéo, 2 ne pouvant
sortir des inars devenus leur jrison. Quel
ridicule
entre deux enneest ce jen
qui,
et
Inis, montre Fun qui nc peut entrer,
Tautre qui nepeut sortir ?
t
A qpoi servira. à HEapagneloccmpation --- Page 207 ---
( 197 )
de quelques points fortifiés, sans l'oceripation du pays même? Ellesera là comme
les côtes
maitresse de deux
sur
d'Afrique,
on trois villes, au milien d'une populationr
ennemie.:
Depuis trois ou. quatre, ans que Morillo
parvenu?
betaille.de son coté,a quoiest-il
Carthagene, à garder deux ou
A prendre tandisque le pays est tout entrois villes,
Combien d'hommes et de
tjer, à T'ennemi.
brillant résultat! Son
millions a coûté ce
Il faut le
exemple devait servir de leçon.
de la
tout. cela est marqué an.coin
dire, 7
TEspagne? Se maintenir
folie. Qa'espère
T'abri de T'attaque
dans quelques points,à
faible ou
d'un enueni que Yon suppose
instruit, et la, attendre leffet des mapeu
de la
de la division, de
nceuvres,
On peur, parle de division
la résipiscence.
! Se montrer deparmi les indépendants réunir. C'est l'effet navant eux sera les
se
turel de toute attaque. Les Espagnols
trompent sur deux points principaux, et, --- Page 208 ---
( Ig8 )
cherchent à tromper sur ces
comme si tromper soi ou les denxarticles, 9
vait à quelque chose! Ils
autres, serversaires faibles. Ils
croyent leurs adleurs forces. Ils
reconnaitront bientôt
croyent qu'unepartieles attend, se soumettra, viendra à eux
à ses libérateurs. Voilà
comme
ce qu'ils
ce qu'ils cherchent à
publient,
persuader : suivant
eux, ce sont quelques factieux qui
guent le grand nombre.
subjucommerce doitleurôter L'interruption du
Autre
toutes leurs forces.
erreur : c'est en ayant sous les yeux
T'exemple de lacharnement avec
combat sur la côte ferme,
lequel on
ces sentimentsà
que l'on préte
Bnenos-Ayres! En
y pense t'on? Morillo n'a
rien vérité,
sur Venezuela; ; il a été se faire pu battre gagner
les habitants de
par
Margarita, et l'on croit
qu'il n'y aura qu'à se nontrer a BuenosAyres pour s'y faire recevoir! Voilà
TEspagne, et ce qu'il suflit
pour
mairement.
d'indiquer somVoyons maintenant pour l'Europe et les États-Unis. Plusieurs des Etats
delaprenière,
FAngleterresurtont, jonis-
'on? Morillo n'a
rien vérité,
sur Venezuela; ; il a été se faire pu battre gagner
les habitants de
par
Margarita, et l'on croit
qu'il n'y aura qu'à se nontrer a BuenosAyres pour s'y faire recevoir! Voilà
TEspagne, et ce qu'il suflit
pour
mairement.
d'indiquer somVoyons maintenant pour l'Europe et les États-Unis. Plusieurs des Etats
delaprenière,
FAngleterresurtont, jonis- --- Page 209 ---
(199)
de relations commerciales fort étensent
Ellesseront perdnes,
duesaveerAmérique.)
entrera
lejour même oùl la flotte d'Espagne
dans la rivière de la Plata. On n'y comne le fait dans la
mercera pàs plus qu'on
partic occupée par Morillo, pas plusqu'on
ne le fait au Pérou. Partout oùl T'Espagne
Texclusif marche à sa suite. Bien
parait,
qu'elle reconquerra
ignorant qui pense,
le commerce
T'Amérique pour en doter
elle. Car
del'Europel! Elle le prendra pour
hors de cela, à quoi lui sertl TAmérique?
Tousles établissements étrangers déjà formés seront détruits 1 ou éloignés, prohibés à l'avenir; les créanciers des mar-*
chands actuels, ruinés. Cette perte seraim- Etatset pourles
mense ponrlAngleiere
Unis. C'est donc autant contre PEurope indéet les Etats-Unis, que contre les
pendants, même, que s'arme T'Espagne.
un soldat de CaTout vaisseau qui porte
enuemi de
un
dix en Amérique, y porte instrument
TEurope et desEtats-Unis, un
et à venir pour
de dommages présents --- Page 210 ---
200 )
TEurope et pour l'Amérique; toute puissance qui vend ou cède des vaisseaux à
TEspagne, les vend et les cède contre
TEurope, contre les États-Unis, contre
elle-même, car ils sont destinésà lui fermer à jamais les portes de l'Amérique.
Voilà celd qu'il faut savoir bien discerner
dans cette question.
Aluskenkt-derracon
qui ne se sentirait autorisé à charger cette
flotte deplus d'imprécations, que Clytem:
nestre n'en adresse à celle dont l'immobilité ne pouvait être vaincue que par
de sacrifice d'Iphigénie ! Quel esprit doué
delumières 2 et susceptible de calcul, quel
sentiments humains,
coeur renfermantdes
ne mesure pals T'étendue des maux que
recèle dans ses flancs cette flotte ennemie
du monde entier, et ne frémit pas à leur
aspiect Eh quoi, toujours du sang,
de la ruine, del'estermination, des répresailles qui font frémir la nature! Carvoilà
tout ce qui restera de cette expédition 1
de sacrifice d'Iphigénie ! Quel esprit doué
delumières 2 et susceptible de calcul, quel
sentiments humains,
coeur renfermantdes
ne mesure pals T'étendue des maux que
recèle dans ses flancs cette flotte ennemie
du monde entier, et ne frémit pas à leur
aspiect Eh quoi, toujours du sang,
de la ruine, del'estermination, des répresailles qui font frémir la nature! Carvoilà
tout ce qui restera de cette expédition 1 --- Page 211 ---
(201)
tout ce qui reste de celle de.Mocomme
rillo...
encore faire du mal à
L/Espagne peut
civilisation.
TAmérique 2 et retarder obtenir sa: le bien perMais elle ne. peut plus
cemalmémne.
sonnelanquel elle aspire par
ennemi.
Elles'en fera encore plus qu'à son
Car elle aliènerà d'elle et à jamais le cceur
elle attirera sur'elle les
de l'Amérique,
LAmérique ne
plus cruelles représailles.
d'une inpent manquer de la frapper
terdiction éternelle de commerce:: : ce sera
et celle-là'sera aussilégitime
sa vengeance,
dans lesconseils
queeruelle. Quilsetrouve des hommes éclairés et des
del'Amérique,
cceurs uleérés, et les uns ne peuventi pas
manquer que les autres, et voilà
plus y
sources
TEspagne exclue de ses anciennes:
devenues. celles-de tout le
de richesses, elle.. Si elle n'a pas calmonde hormis
s'agissait de faire souffrirles
culé lorsqu'il
ceux-ci à leur tour. ne calculeront
autres ,
davantage, lorsqu'il, ne s'agira plus
pas
souffrances.
que de ses propres --- Page 212 ---
(2 202 )
Le résultat de la nouvelle tentative de
T'Espagne sera donc:
La ruine pour elle;
Lai ruine pour T'Amérique;
La ruine pour Y'Europe et pour tout.
le monde.
Voilà les nouveaux bienfaits qu'elle
prépare. C'est a-] peu - près comme pour
dont chaque clause rensés amnisties,
Mais pendant
ferme une aggravation.
s'il s'allume quelque bonne
ce temps, ,
querelle entre les États- Unis et PEspagne
(et comment douter que le rapprochement
et la gravité des intérêts ne hâtent une
division entr'eux), àqui finiront par appartenir les vaisseaux russes qui se font
radouber à Cadix? A propos de ces vaisseaux,quel'on permette d'observer comme
une chose digne de remarque, que l'Espaavec des vaisgne va conquérir T'Amérique
seaux russes, comme e avec del'argent provenantdelavente des deux ou troisans quilui
et PEspagne
(et comment douter que le rapprochement
et la gravité des intérêts ne hâtent une
division entr'eux), àqui finiront par appartenir les vaisseaux russes qui se font
radouber à Cadix? A propos de ces vaisseaux,quel'on permette d'observer comme
une chose digne de remarque, que l'Espaavec des vaisgne va conquérir T'Amérique
seaux russes, comme e avec del'argent provenantdelavente des deux ou troisans quilui --- Page 213 ---
(205.)
restent à faire la traite des nègres. Ici,qui
joue le beau rôle, de T'Angleterre égaJement humaine et prévoyante, en payant
de ses trésors la rançon des nègres 2 de
leur était préparé, ou de
l'esclavage qui
au milieu de Thorreur ge
I'Espagne qui
abominable trafic,
nérale qu'inspire cet
les
vend avec un stoicisme imperturbable,
jours qui lui restaient encore pour aller
dépeupler les côtes de T'Afrique? Le vaisseau amiral d'une flotte acquise à pareil
commekolsmpdoffeHare
prixdevrait, Haceldama, le champ du sang.
s'appeler toutes ces discussions sur TAAu reste,
lamérique finiront par la question par
quelle il fallait commencer; et la rétabliront dans son véritable sens. Cette question est celle-ci. De quel droit TEurope
méle t'elle de LAmérique P et cette
se
renferme une autre, encore
question en
des
plus élevée, celle de Tindépendance
nations, et des parties du globe l'une à
l'égard de l'autre. La force a fait les liens,
et non le droit : la force résoudra ce qu'elle --- Page 214 ---
(204)
a créé,c'est dans l'ordre. Cette question
partira ponrlapremière fois, et avant pen,
des Etats-Unis: : elle sera répétée du bout
de P'Amérique à Y'autre bout de cette
contrée. On entendra bientôt les ÉtatsUnis, demander pouirquoi, lorsqu'iis ne
s'ingerenit point dans la réunion de la Nor-'
vège à la Suede, de la Belgique à la Hollande, de TItalie à TAutriche, de la Polognen la Russie, de tant de points offensisal'Angleterre. ponrquoi, lorsqu'ils laissent TEurope faire tous les : congrès qui
lui conviennent, il ne serait pas permis
à TAmérique de faire aussi les siens ? Que
répondraient ceux que Fon sommerait de
montrer les titres qui assujettissent une
partie du globe à une autre partie? qu'opde raisonnable 2 et: de fait pour
poser: étreaccepté: à des hiommes qui sé bornent
à dire que chacun doit faire ses affaires
chez soi, et qui bornent là leur ambition ?
inévitablement oul'on areh bien, 7 voilà
sera
rivc. Avant peu cetteg grande question
à l'attention du monde, et. la
présentée
Fon sommerait de
montrer les titres qui assujettissent une
partie du globe à une autre partie? qu'opde raisonnable 2 et: de fait pour
poser: étreaccepté: à des hiommes qui sé bornent
à dire que chacun doit faire ses affaires
chez soi, et qui bornent là leur ambition ?
inévitablement oul'on areh bien, 7 voilà
sera
rivc. Avant peu cetteg grande question
à l'attention du monde, et. la
présentée --- Page 215 ---
(305)
voix de quelques intéréssés ne convrira
celle de la nature, de Téquité, et du
pas
genre humain.
prolongée conduit
Toute oppression
inenallemomsceréslat, celui delexamen du droitprimitif, examen quitourne
à la condamnation de ceux qui
toujours
leurs droits facopposent opiniatrément sources de tous
tices aux droits primitifs,
les autres, ceux de la nature. Quelques solavis ont annoncé uné insurrection de
contre Christophe, une maladie
datesque Péthion. Anssitôt de voir des gens
de
de St.-Dominguell y
croire à la reprise
aura bien des chefs nègres où mulâtres,
changés ou enterrés auparavant que cela
onvrela porie aux blancs. A un chefnoir,
succédera un autre chef noir, il n'y aura
dedynastie de personnes, mais de coupas
les
se dévoreraient enA leur. Quand nègres
!
cultivetr'eux, autre belle ressource qui
rait?
onprendre d'antresgenudeecluret
Ce n'est donc pas aux troubles de St.-Do- --- Page 216 ---
206 )
mingue qu'il faut aspirer 2 mais à son bon
ordre, mais à sa police, mais aux produits
du commerce 7 qui sont le résultat de cet
ordre, tandis que le désordre, en ruinant
l'ile, tarira la source de tous les profits
qu'on peut encore faire avec elle. --- Page 217 ---
TABLE
DES MATIERES.
Page
I.
Avertisement de rÉditeur.
1". Eclaircissements sur l'élat de Saint-Do20.
II.
mingue.
Mouroe, président
5°. Leure à monsieur
25.
des Etas-Unis.
de la Répu4°. Déclaration d'indépendance
143.
blique de Buenos-Ayres. d'Etat de
5°. Acte d'installation du Conseil
174la République de Yonezuela. mois à
6°. Coup-d'ail sur les sixc preniers
192,
wenir de LAmérique.
de C.-F. PATRIS, rue de la Colombe,
De TImprimerie
de la Cité.
no 4, quai
monsieur
25.
des Etas-Unis.
de la Répu4°. Déclaration d'indépendance
143.
blique de Buenos-Ayres. d'Etat de
5°. Acte d'installation du Conseil
174la République de Yonezuela. mois à
6°. Coup-d'ail sur les sixc preniers
192,
wenir de LAmérique.
de C.-F. PATRIS, rue de la Colombe,
De TImprimerie
de la Cité.
no 4, quai --- Page 218 --- --- Page 219 ---
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36), M. Oilillon-Batrot,
sur le proLettre (iet par M. BENTAMIN DE COxSTANT;
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coudamué à mort, avecun in-9o. 2 fr. 50 c.
cès de WilfridRegnantt.. licn oht s'est commis l'assassinat. I vol.
figuré du politique suivi par le ministère le même s ou Réponseh sujet; par
Du l'ouvrage Système de M. de Chateanbriand, sur
I fr:
M.AzAis. in-8°, de PInconséquence ou Lettre de M. I fr. 50 C.
La AzAis Raison à M. Vengée de Féletz. in-8 8°, sociale, ou de la mesure qu'il
De la Sugesse en politique d'accorder aux principales 1 fr. 50 c.
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des Protecteurs et des Protégés, etc. 4 vol.i in-12.
Archambeau et Hoger, ou le Siège de Metz ; par mademe 16 fr.
BARTHELEMY HADOT,auteur de la Tour du Louvré, etc.,
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est considéré par rapport à Dieu, rapport à l'état de
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d'Erfuri, et de plusicurs académie de l'Europc. 2 vol. in-8°.
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On souscrit à Paris, chez Béchet, libraire éditeur, quai
Augustins, uo, 57. Prix de la souscription, franc dc port,
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de Paris, , ne] peul manquer d'étre bien grammairiens accueilli
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sinées d'après nature à Pécole vétérinaire de Milan
J. H. Jacob dessinateur de S. A. R. Le princc Eugènc Pac
Bavière, ei gravées par L. Bongou, médailliste de la in- SOciéié dl'enconragement de Paris, 1 vol. in-4°. bien 30 fra
primés, sur beau papier.Prix pour Paris.
Ceux qui souscrironl avant la mise en vente 9 ne le payeront que 25 fr.
Des compensations dans les destinées luumaines s considé- etc. par
M. Azais. Troisième édition, revue corrigée et
rablement angmentée. 3 vol. in-8°, bien imprimés, , (pour 15 fry
paraitre au 15 juin). Prix
Ceux qui souscriront i cet ouprage avant la misc en wenie, ji
ne le payerontque 12 fr. --- Page 222 ---
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