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Mjare 79
PHILIB SRTFRANGOIEROURE
DE BLANCHELANDE,
Maréchal des Camps & Armées du Roi, Licutenant
aui
gouvernement général des Iles françaifes de
fous levent, & Infpecteur général des Troupes, TAmérique
Milices & Fortifications defdites Iles.
Artillerie,
A tois les Citoyens français habitants la Colonie
de Saint-Domingue.
e
je reçus la dépéche du Miniftre, quim'annonçoit
le
ième
Roi,
demande de T'Affemblée nationale, alloit
que
Diusth
des forces de terre & de mer, pour l'exécution des Décrets envoyer natio- ici
naux, & dont l'emploi feroit fair, comme le bien de la Colonie
me Station paroitroit l'exiger, je me hâtai d'écriré au Commandant de la
ares des
la lettre fuivante: :
ront cC
I
ur
Du Port-au-Prinee le 27 février 1791.
léLes lettres du-MiniAre, M. le Commandant, m'annoncent l'ardes un at
rivée prochaine des forces deftinées pour les Iles dont le Gouverjner aux
nement m'eft confié ; toutes les nouvelles affurent qu'elles feront
du de
comspofées de deux Vaiffeaux, deux Flâtes & plufieurs
eil
d'un régiment d'Infanterie & des Recrues néceffaires Frégates mettre 2
ifs
au complet les deux Régiments coloniaux & la brigade pour d'Artillerie.
V t
eS S,
. Pour connoître parfaitement quel emploi plus avantageux il étoit
poffible de faire de ces forces de terre & de mer 3 j'ai parcouru
ion E
rOueft. & le Nord de nos poffeffions dans cette ile; &, dans
l'impoffibilité d'aller viliter le Sud,jai pris, fur la fituation de cette
a
Province, les informations les plus exactes. J'ai cru qu'il importoit
X
au bien de l'Etat de vous faire parvenir en mer le réfultat de mes
obfervacions, afin que, prévenu de l'état des choles & des combison inis- ic
naifons qu'ilm'a dichées,.vous puifliez les feconder fans obftacles.
anA
atio- cinSAns
ront
oics
mité
'aller viliter le Sud,jai pris, fur la fituation de cette
a
Province, les informations les plus exactes. J'ai cru qu'il importoit
X
au bien de l'Etat de vous faire parvenir en mer le réfultat de mes
obfervacions, afin que, prévenu de l'état des choles & des combison inis- ic
naifons qu'ilm'a dichées,.vous puifliez les feconder fans obftacles.
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atio- cinSAns
ront
oics
mité --- Page 6 ---
RPJCE
E1
officiellement le IQ de
Le Décret du L odtobre m'eft ob parvena je miécois-arrêté, revenant du
ce mois au Mole Saint-Nicolas.
& le Décret à T'imprcflion,
Cap. Le I1, j'ai livré ma font Proclomarion partis d'ici pour les différentes paroilles.
& le 24, mes paquets
dansles provinces du
J'ai trouvé les efprits parfitement des difpofés, Décrets des 8 & 28 mars. 2
Nord & TOuet, à Pexécution oétobre; je ne crois pas qu'elle trouve
recemmandés par celui idu 11
me difimuler que mes
d'oftacles dans le Sud; mais je ne peux pas les divifions paflées &
efforts
la réunion des efprits, aigrispar n'ont pas eu un fuccès
conftante des opinions,
par la iveriee
complet.
d'oublier ce qui s'eft pafeici fous
La prudence ne me permer pas de M.de Pemier, &c de m'étourdir
Tadminiftration fage & modérée renaître des icènes defattreufes; fi en
fur la
de voir
ne me
lO
poffibilité
les faire naître, je à cet égard
voyant les événements quipoaroce eft préférable de donner
de les prévenir, je crois qu'il le rifque de compromettre la fureté d'ane
dans l'excès, que de courir St-I Domingue T'eft pour la France.
Colonie aufli importante que
me déterminent a vous prier
Ces motifs,, M. le Commandant, la partie des Recrues deftinée à comde vous faire dépofer au Cap & la brigade d'Artillerie, & de faire les
pléter le régiment du St-Nicolas Cap tout le Régiment embarqué fur
tranfporter au Môle
deflinésà tenir garnifon à Se-Domingue;
bâtiments à vos ordres, &
Place de guerre. J'ordonne en' conil reftera à pofte fixe dans cette
néceffaires. La falubrité
féquence qu'il foit fait tous Colonic, les préparatifs & les avantages de commodité
deTair dans ce point de la éloigneront jefpère de lui les effets diffiqu'y trouvera ce Régiment,
duqnel le Soldat échappe
défaftreux d'un climat à Thomicidité de la Colonie.
cilement dans ces autres parties
d'ailleurs dans un lieu qui ne communique les
Ce Régiment, placé
Quartiers de la Colonie, fugdificilement avec les autres
nes'exerceront pas
geftions que perfides des Pereurbateurs conferrera durepos l'efprit publie qu'il aura apporeé
fur le Soldat, & ce Régiment des troubles agitaffent une des partiés
de France; s'il arrivoit que lon pouroit faire de la garnifon du.
de la Colonie, l'ufage que de divilions qui les auroient fait naitre,
Môle, étrangère aux Tujets l'ardre.
fuffiroit pour y ramener
les autres
nes'exerceront pas
geftions que perfides des Pereurbateurs conferrera durepos l'efprit publie qu'il aura apporeé
fur le Soldat, & ce Régiment des troubles agitaffent une des partiés
de France; s'il arrivoit que lon pouroit faire de la garnifon du.
de la Colonie, l'ufage que de divilions qui les auroient fait naitre,
Môle, étrangère aux Tujets l'ardre.
fuffiroit pour y ramener --- Page 7 ---
Je dois vous obferver, 9 M. le Commandant, que dans des circonftances qui concourent à relâcher tous les principes de la fubordination militaire, il feroit important de ne pas faire connoitre le
Cap à ce Régiment, deftiné pour le Mole; la comparaifon de ces
deux Villes pourroit influer d'une manière défavantageu(e fur l'exécution des projets que me faggère l'amour du bien public ; votre
prudence ajoutera à cette idée ou en attenuera la force, fuivant que
ce Régiment fe fera montré à vous, plus ou moins fubordonné,
plus ou moins amis de-l'ordre.
Après avoir dépofé ce Régiment au Môle, je vous prie de faire
tranfporter au Cap le détachement du Régiment de ce nom, que
vous trouverez au Môle.
ous A
Je vous dois quelques détails, M. le Commandant, fur ce qui
peut avoir des rapports plus direéts avec VOS Equipages.
order
aeme
Malgré la diverfité des opinions dans la ville da,Cap, il n'y, a
parti bien prédominant, &.ce parti tient pour. l'exécution des
canf nationaux fanctionnés par leRoi. Le régiment du Capa. été
conftamment foumis à l'ancienne difcipline; iny a donc lieu
des ts
à craindre dans cette ville les effets de la corruption FINE
ront ares ec
lots ; la ville du Mole'& celle de Saint-Marc font Roos le même
if lé- ur
cas; mais au Port-au-Prince & aux Cayes ily a deux partis, que
un
l'oppofition des principes, & un ancien levain de haine tiennent
des ot r
en activité conftante. Il feroit à fouhaiter que vos Équipages fuffent
aner aux t1
en lieu qui ne permit
parti quelconque altérât T'efprit qui
du de e
les anime, afin d'être Far Re pour rétablir l'ordre, s'il venoit à
être interverti Ces détails ont pour objet de vous. mettre en mefures
eil ifs
plus exaétes de prendre le parti. que votre fageffe vous indiquera.
S
vanc
BLANCHELANDE
rie
Signé
nent
jon,
J'adreffai cette lettre à mon Repréfentant au Cap, pour qu'elle
X
fût envoyée au-devant de la Station, mais mon paquer ne parvint
àM. de Vincent que le 2 mars, & la Station fut fignalée au Port1on
au-Prince le même
fix heures du matin. Le Capitaine de Port
inistit
jouri
2 ailme l'affuraàzo lieues ; il reçut de moi le duplicata. de ma dépêche
atioA ij
cinSa1S
ront
oics
mité
mon Repréfentant au Cap, pour qu'elle
X
fût envoyée au-devant de la Station, mais mon paquer ne parvint
àM. de Vincent que le 2 mars, & la Station fut fignalée au Port1on
au-Prince le même
fix heures du matin. Le Capitaine de Port
inistit
jouri
2 ailme l'affuraàzo lieues ; il reçut de moi le duplicata. de ma dépêche
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cinSa1S
ront
oics
mité --- Page 8 ---
141 mais une fatalité que je ne peux
de la Station;
de Vilau Commandant
le vaiffeau PAEE M. le Commandeur
il n'atteignit
STRA lage,
2 lieues du mouillage.
vaiffeaux le Fougueux &le Borée, Ils
Le 2 à 4 heures apres-midi.les mouillèrent en Rade du Poreau-Prince.
& la frégate YUranie, feconds baraillons d'Artois & de Normandie.
portoient les deux
rendit auffitèr auprès de moi, & me dit : que
M. de Village fe
il n'eût pas été fàr de pouil eut reçu mon paquet en mer,
SSrtd fuivre mes difpofitions.
foldats de
à bord du Fougueux, & je dis aux de ne
Je me tranfportai étoient embarqués, 2 que j'écois fâché
portNormandie qui y rès de moi,
le bien du (ervice exigeoit
voir les garder au
que
même arrivés fije
Seds
les envoyafent au Môle, 2 quils y feroient le Mole étort la feule Place de
été contrarié par le hafad, que d'honneur
à leur anpas de la Colonie, ce pofe
tout étoit eppartenois difpofe pour les y
guerre cienneté, Pair y Adre trerfain, que de moi qu'ils Ry fulfene avec
recevoir, E" qu'sl ne dépendroit à pas exécuter mes ordres.
agrément : ils parurent difpofés
difcours
rendis enfuite à bord du Borée , je tins le même & me dic
Je me
qui jetta un cris d'infurrection >
avoit
au baraillon d'Artois, n'iroit point au Môle, quit (avoit qu'ily avoit raiformellement qulil
vouloit connoitre equel
au Pon-au-Prince deux partis bien , Pordre qu'il : j'employai tout ce que me &
&
rétabliroit
les
de
SeuteLr
fon ,, qu'il
j'ufai de tous moyens à des
faggérer mon expérience., fournit mon caradtère, pour ramener
prinde Termeté que me
des militaires qui s'égaroient
cipes de fubordination néceffaire , efforts furent vains; &cj'end'une manière aufli étrange, tous mes de me retenir à bord. Ce fut
tendis faire hautement la propolition
alors que je me retirai.
à mon
Vers les 10 heures du foir parurent au hommes Gouvernement. fous-officiers &
environ deux cents
grand éronnement 3
de Normandie & d'Artois, & Matelots dirent :
foldats des deux bataillons & le Borée. Les Orateurs me
des vaiffeaux le Fougueux leurs Camarades pour, compulfer ma correfQu'ils étoient envoyés
leur véritab e deftination : je
pondance avec le RiSRL S connoitre criminelle en ellomême, étoit une
leur obfervai que leur démarche
nement. fous-officiers &
environ deux cents
grand éronnement 3
de Normandie & d'Artois, & Matelots dirent :
foldats des deux bataillons & le Borée. Les Orateurs me
des vaiffeaux le Fougueux leurs Camarades pour, compulfer ma correfQu'ils étoient envoyés
leur véritab e deftination : je
pondance avec le RiSRL S connoitre criminelle en ellomême, étoit une
leur obfervai que leur démarche --- Page 9 ---
[51
injure grave envers un vieux militaire, qui n'avoit jamais conau que
les lois de l'honneur, & qui étoit incapable de les tromper 2 que
j'avois toujours été le père du Soldat & que je ne l'avois jamais
égaré ; un beau parleur me répondit : Propos d'Arifocrate ?
Je me déterminai à leur livrer toute ma correfpondance avec le
Miniftre : ils s'occupèrent à la lire jufqu'à une heure après minuit,
& après s'être bien convaincu qu'ils étoient à mes ordres, ils confentirent à tenir garnifon au Môle ; mais ils demandèrent trois
jours pour fe rafraichir. Je les leur accordaien prenancleurs paroles,
qu'ils ne defcendroient que le furlendemain 4, , afin qu'on et le
temps de préparer leurs logemens. Ils fe retirèrent en criant vive la
Nation, vive le Général.
lepu's
tcr
la
Le lendemain 3.3 vers les neufheures du matin, parut chez moi
order. C
un Capitaine du Bataillon d'Artois 2 qui me dit que les Soldats
nême
vouloient defcendre, & qu'ils demandoient 14 cartouches chacun;
je parus furpris d'une pareille demande ; & je la refufai ; mais
comme cet officier m'obferva que l'infubordination étoit telle qu'infailliblement les cartouches feroient prife avec violence, parce que
des
les Soldats n'ignoroient qu'il y en avoit une grande quantiré à
ront ares
C
bord, & que le défordre T introduiroit, je me déterminai à dontif
ur
ner l'ordre, en le motivant verbalement pour partager avec le Réa légiment du Port-au-Prince le fervice de la Placc.
des un
Vers les deux heures parurent dans la cour du Gouvernement >
nner aux e- -
trois ou quatre cents foldats, tant du Régiment du Port-au-Prince
du de
d'Arrois & de Normandie. Ils vouloient 2 difoientils, voir le
eil
RE2ALA Je parus, &cj'elluyai l'accolade d'une centaine d'hommes,
tifs PS
tandis qued d'autres difoient: Nous ne Jommes pas venu pour P'embraffer.
vane
S
Le Gouvernement fut inondé par cette troupe jufqu'à 4 heures.
rie
J'eus alors la liberté de diner.
ment
Le refte de la journée fe pafla en débauche. La nuit fut affez
gion.
calme
le bataillon de Normandie fe trouva à terre malgré les 1 ordres quoique contraires quej'avois donnés.
K
Le lendemain 4, je parcourus à cheval la ville &c fes environs 5
1on linis- lit
le bataillon d'Artois defcendit avec armes & bagages. Je me rendis
attchez M. de Mauduit,
me dit que fon Régiment étoit J'allai gagné, chez
atio- cin-
& qu'il n'en répondoit Aa pour le maintien de l'ordre.
SARS
ront
oies
mité
'avois donnés.
K
Le lendemain 4, je parcourus à cheval la ville &c fes environs 5
1on linis- lit
le bataillon d'Artois defcendit avec armes & bagages. Je me rendis
attchez M. de Mauduit,
me dit que fon Régiment étoit J'allai gagné, chez
atio- cin-
& qu'il n'en répondoit Aa pour le maintien de l'ordre.
SARS
ront
oies
mité --- Page 10 ---
[6] 1
lui avoit été fait, jugea égafur le raport qui
M, de Coutard,, comble.
le mal
taatt
lement
hâte le
des
en
& jc fis toute le défordrc dépovillement m'expofoit
Jc montai au Gouvernement, pour cn allurer lc-fort, fi
papicrs les plus importants,
ietre arraqué.
venoicnt d'ètre forcées par Ics Soldats,
Jappris lcs portes avoient des prifons été relâchés.
& que tous' Rs criminels
étoit
heures,
on me dit que la cour du fabres, Gouvernement & M. de MauIl étoit onze
tE Port-au-Prince, armé de
fubitc,
remplic le regiment favoir; quel étoit l'objet de cetteiruption les derrières du Gouduit al fa terle jordonnai Tavançai Pet faire paller des chevaux dans enivrée de. licence. Les
& vernement. cependant Je fus bientôt environné jallai par cette leur troupe chercher pluficurs exemplaires cachais,
Soldats me demandérent le décrets qu'ily en avoit. us que je étoient leur
de celui du 12 oétobre; ils m'obfervérent. & de Normandie le leur ayant dit, ils
Fatigué obliges
leurs camarades dAreois moyens imaginables pourl les cabinet défabufer. ; M. dc MauT lescroire. Femployaitonslesn de
je pallai dans mon vie & la mienne font en
de l'inutilité fuivit, mekratflonements, & mc dit : ce Tout ef perda 3 votre
duit m'y
à vous, je vais pourvoir à ma propre Faretév.
grand danger, Jongex
ma marche. froide &c
le Gouvernement fat entouré de Soldats, & jejoignis mes chevaux,
modéréc Quoique les trompa fans doute fur ma licues réfolution, de la ville. Je laiffai ordre àan
à m'éloigner dc deux
de me tenir fur les.avis les
qui homme me fervirent de confiance qui refta au Gouvernement, dernier effort; mais je crus tres-imporje Puffe tenter un
plus fuivis, 2 pour quc)
certitude de fuccès.
tant dc ne le tentcr qu'avec.
dans la journéc, ne firent que me petfuader mille
Tous les avis qui me parvinrene opérer aucun bon cffet, au milieu de deux les
quc ma préfence ne pouvoit d'autre volonté quel la leur, & fecondés par maitrifants équiSoldats, ne connoiffant
de T'Uranic & de la Favorite,
pages du Fougueux, du Boréc, convictionacquir fon dernier degré de forcc,
la volonté de leurs chefs. Cette dc M. de Mauduit par fes propres Soldats.
par la nouvelle de T'affafinat
des Soldats
A la fiite de la nouvelle de ce crimc rendus horrible, au Greffe, Yappris en que avoient enlcvé
d'Artois & de Normandic s'étoient & l'avoient déchiré, en difant qu'il avoit
T'original du Décret du 12 octobre
que ces mêmes Soldats donnoient Yous
été Jarpris à PAlfemblée nationale.
aux Mulâtres , cn lcur difant: à un de
aux Négres
TE
dans les rues l'accolade PAffemblée nationale Pa prononcé. Lc fait cft arrivé été force par
êtes nos égaux, efclaves : jappris que mon appartement vols. avoit
mêmcs traeco qui y avoient commis des
quelques
Décret du 12 octobre
que ces mêmes Soldats donnoient Yous
été Jarpris à PAlfemblée nationale.
aux Mulâtres , cn lcur difant: à un de
aux Négres
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dans les rues l'accolade PAffemblée nationale Pa prononcé. Lc fait cft arrivé été force par
êtes nos égaux, efclaves : jappris que mon appartement vols. avoit
mêmcs traeco qui y avoient commis des
quelques --- Page 11 ---
17]
Je calculai lcs maux infinis qui pourroient réfulter pour la chofe pnblique
de la pofitition du Repréfentant du Roi, environné dc Soldats en état de
révolte, & qui auroient voulu maitrifer fcs volontés. Je me déterminai
à me rallier à la feule force publique qui pdr porter remède à des maux
aufli preffants à la feule qu'il mc fût permis dorénavant de rcconnoitre.
La Colonic mc faura fans doute quelque gré du facrifice que j'ai fait
atl bien public des mouvements d'une ame
45 ans d'expérience militaire ont afcz accoutumé au péril, pour di foit inaccellible à toute
cfpèce de pufillanimité. Je me fuis abandonné a l'infpiration de mes devoirs, c'eft elle qui m'a conduit dans des circonftances aufi étrange dans
la ville du Cap, ou jc ferai ma rélidence jufqu'à nouvel ordre.
Il n'eft aucun bon Citoyen
ne fente l'urgente néceffité de la tenue
de l'Afemblé coloniale, dans e circonftances aufli orageufes, le concours
de cette maffe de lumières avec l'aétivité du pouvoir exécutif, pourra feule
ramener l'ordre dans la Colonie, ly fixer, & garantir vos propriétés de
toute atteinte.
order
J'ai la confiance de croire qu'il n'eft aucun homme de bonne foi qui,
cême C
ayant fuivi la marche de ma conduite publique, nc la trouve parfaitement
d'accord avec la profeflion de foi que j'ai hantement faite. Il n'eft qu'un
feul événement, puiffe corriger l'amertume dans laquelle me tient la
comparaifon de E des chofes dans la Colonie le 2 de ce mois, avec
S
nos circonftances adtuelles, & cet événement dépend de votre patriotifme.
wares des
Que l'Affemblée coloniale fe forme, &
s'aftreignant aux décrets nsrront C
tionaux, elle fixe à jamais le bonheur de ir Colonie.
itif
ur
léDonaé au Cap, le I2 mars 1791.
des un
Signé BLANCHELANDE.
nner aux ti
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eil
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S
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10n inisC
anAU CAP-FRANGAIS, DE LIMPRIMERIE ROYALE, 1791.
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