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:2756
1e
auprès des délégués de la France, & de combattre avec
eux tous les ennemis de la République. Songez que, la
France feule reconnoit la libérté; que les Anglais &cles
Efpagnols, coalifés avee les colons ariftocrates ou royaliftes, veulent vous replonger dans l'aviliffement & dans
l'efclavage, & que vous mavez promis de mourir tous
plurôt
de laiffer envahir la partie du Nord. Ayez la
gloire d là défendre à vous feuls, de la conferver à la
France; fur-tout gardez les ports; pour que les fecours
puiffent vous arriver. Je ferai auprès. de la Convention
nationale la caution de votre fidélité & de votre courage; je ferai le ferment en votre nom : mes frères, fans
doute, ne poudront pas me dé.honorer 6 mhe rendre parjure.
Vivez en paix aveC les Français réftès fdeles ; accueillez avec fraternité les Américains; c'eft un devoir pour
vous, & vous avez grand befoin de leurs fecours. Soyez
foumis à tous les ordres des commiflaires civils, parce
qu'its font les délégués de la France ; ne permettez pas
qu'is tombent entre les mains des ennemis, qui voudroient les immoler
qu'ils ont été vos; amis; fa
crifez votre vic pour PHSR défendre. Mes concitoyens,
imitez les Français quz combatttent pour. leur liberté, &
qai non falement favert mourir, mais cuffi favent vaincre. A la réception de ma letiresjuret tous d'étre vainqueurs.
Signé, BELLEY.
ANE
à
D E LI MP RIMERIE NATIONALE --- Page 3 ---
P ETITIO N
DEGEORGES
B E GG
Ci-devant chef du second bataillon dag:
régiment d'infanterie ;
E T
DE SAUVEUR-F RANÇOISLOUIS
S H E R LOCK
Ancien capitaineaudit régiment, ex-commandant
des'côtes de l'Ouest dela 5me division des ariées
des côtes de Brest et de Cherbourg réunies.
A LA
CONFENTION NATIONALE, --- Page 4 --- --- Page 5 ---
P E - T C ITION
DE GEORGES BEGG ci-devant chef du second
bataillon du gzme régiment d'infanterie ;
ET de SAUVEUR-FRANGOIS-Louis SHERLOCK
ancieu capitaine audit régiment, ex-commandant des côtes de POuest de la 5me division des
arinées des côtes de Brest etde Cherhourgréunies.
ALA CONFENTION NATIONALE,
:
RIPRÉSENTANS DU PEUPLE FRANÇAIS,
Nousavons gémi - long-tems dans les fers, vics
times de la tyrannie que vous avez renversée. La
liberté nous est rendue, mais nos malheurs ne sont
pasréparés. Seuls avec notre amour pour la patrie,
nous éprouvons la douleur de voir aux places honorables qui étaient dues à nos longs et fideles services, les auteurs des calomnies dirigées contre
nous, les artisans des maux dont nous avons été
A
ÉSENTANS DU PEUPLE FRANÇAIS,
Nousavons gémi - long-tems dans les fers, vics
times de la tyrannie que vous avez renversée. La
liberté nous est rendue, mais nos malheurs ne sont
pasréparés. Seuls avec notre amour pour la patrie,
nous éprouvons la douleur de voir aux places honorables qui étaient dues à nos longs et fideles services, les auteurs des calomnies dirigées contre
nous, les artisans des maux dont nous avons été
A --- Page 6 ---
(2)
accablés. Notre innocence est livrée à P'abandon,
notre courage à l'innction; le crime triomphe encore et insulte à notre iforlune.
Nos postes sont occupés par des hommes parjures, par de lâches déserteurs suppôts des tyrans,
et restes impurs de la faction qui a livré nos colonies aux anglais, ct déchiré e sein de la république.
Représentans du peuple, votre sagesse a déjà
cicatrisé les plaies de la patrie; mais pour achever Vos glorieux travaux, il reste à votre justice
à venger les patriotes opprimés.
Les faits que nous allons retracer, prouveront
lalégitimité de nos plaintes, et la nécessité de les:
accueillir.
Le second bataillon du gamne régiment d'infanterie ci-devant régiment irlandais de Walsh, était
en garnison au Cap français, Isie Saint-Domingue,
lors des premiers troubles de cette colonie.
Au milieu des mouvemens révolutionnaires., ce
brave bataillon resta calme, fidele à la discipline,
et toujours prêt à réprimerles factieux.
Mais ceux-ci prodiguant l'or, les festins et les liqueurs enivrantes, parvinrent enfin à souleverles
grenadiers, et à les affilier au club des jacobins
féroces qui rédigeaient des lisles de proscription.
Les grenaliers parcoururent les chambres des
soldats et les engagerent par tous les moyens de
la terreuret de la séduction, à signer ces listes fa- --- Page 7 ---
(3)'
tales ct bientôt touts les officiers du bataillon de
Walsh et la majeure partie de ceux de la garnison du Cap furent inscrits sur ces listes pour
étie égorgés.
Sherlock, l'un denous, était à la tête d'un détachement aux prises avec l'ennemi, atl Morne
du Cap,i il était attaqué totttes les nuits. As son
départ, il avoit laisséle bataillon dans le calme;à
son retour ilsut qu'il devait être assassiné, etiln'échappa plusieurs fois à la mort qjue par sa fermeté,
Les grenadiers ct sous-officiers qui excilaient le
bataillen à la révolte, et qui s'étaient chargés de
verser le sang de leurs olliciers, étaient au nombrede 22. Plusieurs de ceux qu'ils avaient proscrils,
épouvantés, et poursuivisedsguiserent en matelots
et serctirrentà la mouvelle.Angleterres; d'autres
fermes, resterent à leur poste, et continuerent pluz
service avec exac itude. Ils eurent à essuyer les traitenens les plus injurieux, les plus cruels, auxquels
ilsopposerent sans cesse leursilence et leur poitrine.
Dansles rues ils rencontraient leur elligie atlachée. à
unelanterne ou à un poteau; tous auraient été inévitablement assassinés, sil les armes qu'ils portaient
en évidence n'eti eussent imposé aux rebelles, aussi
lâches qu'ils étaient feroces.
Fatigués de Ces horreurs, nous nous rendimes
avec plusieurs de nos camarades chez les conmis.
saires civils. Nous protestânies tous de notre déA 2
leursilence et leur poitrine.
Dansles rues ils rencontraient leur elligie atlachée. à
unelanterne ou à un poteau; tous auraient été inévitablement assassinés, sil les armes qu'ils portaient
en évidence n'eti eussent imposé aux rebelles, aussi
lâches qu'ils étaient feroces.
Fatigués de Ces horreurs, nous nous rendimes
avec plusieurs de nos camarades chez les conmis.
saires civils. Nous protestânies tous de notre déA 2 --- Page 8 ---
(4)
votiement au salut de la colonie, et au réfablisses
ment du bon ordre, nous offrimes de nous sacrifier nous-mémes pour y parvenir, si les commissaires voulaient nous soutenir de leur autorité.
Mais ces commissaires d'accord avec Rochambeau alors gouverneur, en rendant justice à notre
zcle, crurentdevoir rnous éloigner de la colonie pour
enlever tout prétexte de trouble aux séditieux. Ils
nous doanercnt un congé d'un an, avec appointemens pour nous rendre ca France.
Quelrques sous-oiliciers ei soldats voulurent partager notre destinée, Hs obtinrent des cengés limités pour nous suivre. De ce nombre étoit Robert
Burke que! la reconnoissance nousobligeà désigner
à Pestime publique. Il fut suns cesse fidele à ses
devoirs et, à ses supéricurs; nommé capitaine par
le général Canclaux, il vient derecevoir le prix de
ses services, de son patriotisme et de sa loyauté.
Arrivésà Paris, nous nous présentâmes chez le
ministre de la guerre, mais quelle fut notie juste
andignation en voyant un rolesurlequel nous étions
inscrits comme ofliciers destitués; les 22 rebelles
aidés du club, avaient arraché après notre embarquement cet acte arbitraire à la faiblesse des comnmissaires civils. Nous étions sacrifiés en notre absencc, àla fureurde nos ennemis. Nous élions remplacés, à notreinscu, par des hommes de couleur,
et la liste infame était arrivée avant nous, dans
les bureaux du ministre. --- Page 9 ---
(5)
Nous étions alors quatre officiers, et un sous-officier débarqués avec le même congé, et frappés
de la même destitution, savoir, Sheriock, Jean
Clarke, Raymond Bourke, André Creag, et
Pascal Bernharl.
Nos raclamations contre une destitution aitssi
illégale qu'imprévue, furent inutiles auprès du
ministre: seulement il promit d'eerireà Saint-Domingue pour avoir des éclaircissemens, et en attendant la réponse, nous devions vivre sans emploi et sans appointemens; nous eûmes recours à
une autorité plus paissanie et plus éclairée. La
convention nationale écouta nos plainies,. et ren*
dit le trente mai mil sept cent quatre-vingl-trcizey
le décret suivant.
La convention nationale après avoir entendu le
rapport de son comité de ia guerre, décrete:
ARTICLE PR E M I E R.
Les citoyens Louis Sherlock, Jean Clarke, Raymond Bourke, André Creag et Pascal Bernhard
officiers au secondbataillon dugzme; régimentd'infanterie, en garnison au Cap français, sont conservés dans leurs places, avec l'expectative de l'avancement quils mériteront par leur rang d'ancienneté.
ARTICL E DET U X I E M E.
A compter du jour de la promulgation du pré-
port de son comité de ia guerre, décrete:
ARTICLE PR E M I E R.
Les citoyens Louis Sherlock, Jean Clarke, Raymond Bourke, André Creag et Pascal Bernhard
officiers au secondbataillon dugzme; régimentd'infanterie, en garnison au Cap français, sont conservés dans leurs places, avec l'expectative de l'avancement quils mériteront par leur rang d'ancienneté.
ARTICL E DET U X I E M E.
A compter du jour de la promulgation du pré- --- Page 10 ---
(6)
sent décret, il leur est ordonné de rejoindre Ieur
bataillon.
ARTICLE TROISIEM E.
Lc ministre est chargéde leur faire connaître le
lieude leur embarquement, et deleur faire payer
leurs appointemens qui lcur sont dâs depuis leur
départ du Cap frangais.
Nous nou5 rendimes aussi-tôt dans les différentes
places maritinnes qui nous furent désigndes; en attendant notre embaurquement, nous fimes le service d la suite, chacun selon son grade; quelquesuns de nous avancereut en grade, et furent faits
oliensarperisomgeaures impatientés de ne point
voirs'effectuer d'embarquement, passerent dans des
bataillons de volontaires et se rendirent aux frontieres,
Onreçut ennla nouvelle du combat et de lincendie du Cap, crrivé le 20 juin 1793; cet événement raconté de diverses manieres, selon les
passions de ceux qqui arrivaient de la colonie, fit
perdre notre embarquement de vue.
Bogg Pun de nous fat mis en arrestation comme
étant d'origine irlandaise, quoiqu'il eût servi ent
France depuis Fage de 12 ans.
Sherlock était à Paris en vertu d'ordres ministéricls, et autorisations du comité militaire.
Les vingl-deux soldats et sous-olliciers révoltés
quiavsienisoulevéle secondbataillon de notrerégi- --- Page 11 ---
(7)
ment contre ses supérieurs; ces vingt-deux
du club infermnal, et qui avaient voulu
agens
assassiner,
nous faire
qui nous avaient pendusen elligie, qui
gorgés dev vin,dehrigandages et de crimes, avaient
opéré la dissolution d'un bataillon jusqu'alors irréprochable; ces vingt-deux scélérats n'ayant
eu
le courage de prendre les armes dans la falale pas
néc du 20 juin, quitterent leurs
jourun danger réel, et
drapeauxp pour fuir
ordre
débarsnerent à Brest sans
et suns congé, sans. antcun indice qui
justifier leur désertion; de Brest ils furent
pât
à Port-Malo,
envoyés
de L'impudence la
compagns ordinaire du crime et
lâcheté, lesa accompagnair encore et les servit
à leur gré; ils présenterent une pétition à BillandVarennes et Ruamps représentansdu
sion à Port-Malo... Ils
peuple en misles seuls débris
affirmerezit qails élaient
dusecond bataillonqui iavait été
enticrement détruit CZIL Cap,
du
danslajoumnée
juin; ils ajouterent yu'ils avaient Pa briler
lewrdrapeau et la caisse du régiment, et
ne s'en élaient séparés
qu'ils
dissolution.
qu'apres son entiere
Cependant il existait à celte époque même un
fond de bataillon à
Saint.Domingae, d'environ
cent hommes et quatorze ofliciers.
Billaud et Ruamps, sans autre
peut-être
information, et
par une sorle desympathie, se sentirent
d'abord de l'affection
déclarerent
pour ces monstres, ils leur
qu'ils formeraient en France le noyau
parés
qu'ils
dissolution.
qu'apres son entiere
Cependant il existait à celte époque même un
fond de bataillon à
Saint.Domingae, d'environ
cent hommes et quatorze ofliciers.
Billaud et Ruamps, sans autre
peut-être
information, et
par une sorle desympathie, se sentirent
d'abord de l'affection
déclarerent
pour ces monstres, ils leur
qu'ils formeraient en France le noyau --- Page 12 ---
(8)
précieux du second bataillon du 92me régiment cidevant Walsh; ils leur donnerent un drapeau,
merquehonorables dela fidélité,qu'i/s outragaient
leur conduite, cette forination eut lieu le
par
28 ventose l'an deuxierne.
La premiere réqquisition de Dourdan, composée
dejeunes gens d'élite, déja faite à la discipline militaire, servit à la réorganisation. Les vingt-deux
d'olliciers de ce nouveau
se partagerentles places
corps. Ainsi parvinrent mutemploisyleshomnes
quiavaient lichement uasibondicurinupeaay
proscrits leurs affisiers, méconn la voix des
autorités civiles et militaires. Ainsiont usurpéles
places de leurs chefs, ceux qui avaient voulu les
assassiner.
Déja ils ont été dénoncés par tln détachement
du véritable second bataillon du g2me régiment
d'infanteric, coimandé par deux officiers, et arrivé eil France, munis de bons congés, avec la
flotte américaine. Ce détachement composé de
vieux miltininesfildesaleur devoir, appellela vengencedieslois surles traires,ilaccuseles vingldeux, d'avoirmis bas les armes, lichement pris
lafuite et abandomé leur deapeau : il soulient
enfin avec autantdernison que de vérité, que d'est
à lui seul à forner le noyau pour réorganiser le
second bataillon dont il s'agit; il gémit en attendant la justice qui lui est due, et sa plus grande
douleur est de se trouver en subsistance près des
vils --- Page 13 ---
(9)
vils intrigans ctti déshonorent son nom. ( I )
Les vingt-deux n'ignoraient pas que leurs meilleurs. ofliciers, échappés à leurs coups, attendaient
en France le moment du retour dans la colonie;
mais ils n'en parlerent point dans leur pétition, ou
bien ils] les désignerent comme destitués et déportés
pour cause d'incivisme.
Un seul des officiers rdinlégrésparle décret du3o
mai inil sept cent quntre-vingl-treise, eut part aux
faveurs de ces brigands; c'est Pascal Bernhurd;
le plus perfide des liommes,et dont Pambition d6guisde sous des dehors trompeurs, l'avait Cait admettre parmi nous, pour venir dela colonie cn
Francé.
Sous l'ancien régime, il avait é1é a cassé de SoIX
grade de sergent-major; iL avoit été Nintégré
T'indulgence de ses chefs,et delàp plapart desj jeunes par
officiers, qui avaient domandé grice pour lui. De.
puis il parut reconnaissant, et les vingt-deux le
proscrivirent à Saint-Domingues cet événgarent
nous intéressa de plus en plus à son sort,cti il dut
à nos sollicitations, le grade de soue-liettenant
()Nous apprenons à instant que ROS malheureux
compagnons dont nous soutenons ia cause, lassés et. ne
pouvant plus souffrir d'être en subsistance auprès de ces
scélérats, viemnent d'ôtre attorisés par les
du peuple à passer et faire le service provisoirement représentans daus
d'autres corps, en attendant la décisigu de cette alfaire,
B
en plus à son sort,cti il dut
à nos sollicitations, le grade de soue-liettenant
()Nous apprenons à instant que ROS malheureux
compagnons dont nous soutenons ia cause, lassés et. ne
pouvant plus souffrir d'être en subsistance auprès de ces
scélérats, viemnent d'ôtre attorisés par les
du peuple à passer et faire le service provisoirement représentans daus
d'autres corps, en attendant la décisigu de cette alfaire,
B --- Page 14 ---
(10)
parbrevet proviscire du gouverneur des isles sous
le vent.
Ce fourbe avoit été sergent-major, et ensuite
adjudant t- sous-oflicier au régiment de WValsh,
nous l'avicns cru honnéte houmset patriote; il
n'etait ni Pun ni Pautre; aux sollicitations réunies
de tous lcs ofliciers du ragiment, trompés par son
hypocrisie, ilobtint comme nous un congé d'un
an pour repasser en France, il fut destitué comme
nous après notre embarsqttement, et nous le fimes
comprendre dans le décret qui nous a réintégrés
dans nos fonctions s; on va voir de quelle maniere
il a reconnu notre atlachement.
Tandis que nous étions employés dans les différens ports que le ministre nous avait désignés S.
et y faisions notre service, Eernhard se tenait
tranquille dans une des meilleures auberges de
Vannes, oùt il dépensoit au scin d'une vie molle,
les appointemens que nous lui avions fait conserver.
Les chouans désoloientles environs de cette ville,
et obligeaient la garnison etles citoyens à faire de
fréquentes sorties;dans ces ocensionslernhnrd avait
toujours une maladie ou une indisposition de commande pourêtre disponséde prendrelesarmes. (1)
Dès qu'il fut informé cque les vingt-deux étoient
arrivés à Port-Malo,ilsy rendit, et sollicita bas-
(1) Nous tenons ce fair d'un fonctionnaire public 9
hcmme digne de foi. --- Page 15 ---
(T)
sement leurs sufTrage pour être placé dans le nouveau bat tiillon.
Les Lrigands refuserent d'abord de l'admettre
parmi eux; ils feignirent de ne le pas,croire digne
d'un, rassemblement nussi impur; car ils l'avaient
proscrit à Saint-I Domingue, commcétant trop fidele
àses devoirs; mais il sut leur prouver cqu'il méritait
d'entrer dansleur association; enfin à force de bassesses'et de porficies, il se fit placer à la tête du
nouvenu bataillondont il est en ce moment le chef.
Ce malheuroux n'eut garde de parler de Begg et
des autres o.liciers et sous-ofliciers avecl lesquels
il était venu en France; : il dirigea toutes les
nominations aIL.C emplois, sans s'occuper de
ses anciens chefs.
Pour se faire des créatures 9: il écrivit à plusieurs
sous-olliciers da premier bataillon du gzme régiment, et de différens autres corps, illeur fitdonner
des places d'ofliciers, atl préjudice de ceux de
l'ancien bataillon.
Sherlock, l'un de nous, a sur-tout à SC plaindre
de cet intrigant; ctest Sherlock, qui ft toutes les
démarches nécessaires pour solliciter le décret du
trente maiqui a conservé à Bernhard SCS appointemens et l'expectative de son avancement. Dans le
cours de cette affaire, Bernhard lui écrivit plusieurs
fois à Paris ; il savait donc bien sal demenre, il
connaissait donc bien aussi ses' droits; car
étant en
Bgg
arrestation lors de la réorganisation dui
B. 2
à SC plaindre
de cet intrigant; ctest Sherlock, qui ft toutes les
démarches nécessaires pour solliciter le décret du
trente maiqui a conservé à Bernhard SCS appointemens et l'expectative de son avancement. Dans le
cours de cette affaire, Bernhard lui écrivit plusieurs
fois à Paris ; il savait donc bien sal demenre, il
connaissait donc bien aussi ses' droits; car
étant en
Bgg
arrestation lors de la réorganisation dui
B. 2 --- Page 16 ---
(12.)
corps; Sherlock devait en être le chef, suivant
les loix militaires, et Bagg en sortant de prison,
avoit droit augradede chsfdebrigale:hé bienlBernhard n'a point fait meniion de Sherlock, il ne
Ta point informé de la réorganisation ( I); ct pour
le récompenser de ses soins, il a usurpé la place
que les loix accordaient à son bienfaiteur.
Ce n'est pas tout encore ; Bernhard sachant que
Sherlock était nommé par le comité de salut public commnandant temporaire des côtes de l'Ouest,
de P'armée des côtes de Brest, dont le chef-lieu
est à une lieue de distance du port Liberté, oû se
trouvait le nouveau bataillon ; craignant les reprochcs et les réclamations de Sherlock, ille fit
sourdement dévoncer an représentant du peuple,
comme un aristocrate incurable, comme ayant
voulu émigrer en 1791, comme entretenant des
corresp-ondancesavecles chefsdela Vendée,comme
facilitant aux émigrés et aux prétres déportés sleur
rentrée en Eonce,parles/ieuz mémes oit ilcommandait; CCS dénonciations absurdes appuyées par
(r) Paschal vient e'écrire au comité militaire qu'il
apprend avec étonnement qu'un nommé Sherlock (c'est
ainsi qu'lie désigne) réclainel le commandement de son
bataillon; il poussole délire juseeà sembler ne pas le
connaitre; iljint àsalettre uin certifivat infiaiment honorable peur Sterlock, prisgn'on n'y trouve que les signatures des infames iutrigans que nous dénonçons; ils
prétendent que Paschal Bernhard a seul le droit de les
commander, et nous sommes parfaitement de leuravis: --- Page 17 ---
(13)
plusieurs scélérats, amis dè Bernhard, membres
de la société des jacobins de Vannes, non encore
régénérée, furent écoutées, mais elles n'eurent pas
d'abordle succès qu'ils en attendaient.
Bernhard et ses complices savaient que Sherlock
avait réclamé contre la formation du nouveau bataillon, qu'il avait écrit à ce sujet à la commission des armées et au comité de salut public; qu'il
persistait à demander une nouvelle réorganisation,
à réclamer lépurement du bataillon, et la place
de chefqui lui était due. Ces circonstances redoublerent leurs fureurs.
Cependant Sherlock exerçait toujours ses fonctions, et pour arrêterle torrent des dénonciations,
il écrivit aul chef de Fetat-major-g@nécal de l'ar-.
méequi le rassurapar'l la lettrela plus amicale. Iise
tranquillisa en effet, majs le danger alloit en croissant et devait bientôt faire évanouir la sécurité que
donne une conscience sans reproche.
Le nouveau bataiilon reçut ordre de parlir du
port de la Liberté, et de se rendre à Nantes, pour
rejoindre le général Canclaux, et combattre les
rebelles de la Vendée.
A son passage à Vannes, Bernhard et ses complices renouvellerent leurs dénonciations contre
Sherlock; ils y intéresserent tous les, terroristes,
encore membres du club de cette ville;t un bureau
fut ouvert pour recevoir des renseignemens : tous
ceuxquipouvaient en douner, devaient s'y rendre,
ordre de parlir du
port de la Liberté, et de se rendre à Nantes, pour
rejoindre le général Canclaux, et combattre les
rebelles de la Vendée.
A son passage à Vannes, Bernhard et ses complices renouvellerent leurs dénonciations contre
Sherlock; ils y intéresserent tous les, terroristes,
encore membres du club de cette ville;t un bureau
fut ouvert pour recevoir des renseignemens : tous
ceuxquipouvaient en douner, devaient s'y rendre, --- Page 18 ---
(14)
SOuIS peine d'étr-traites çomme suspects. Il est bon
de cireici,uralore la révolution du neuf thermidors'etait fait sentirà peinedans ce département,
elg C le bareurs des sangy dominatent encore)
Le complot rousslt au gréd deses auteurs, cll
de l'infame Dernhard, Sherlock fut
gré
rété, ct
destitué, ar-.
presque con.tait d Péchufuud; les scellés
furent epposés sur SES papiers ; heureusement celte
opération fut surveillee par la probité, car l'intentiondesdélaicursé etidosaboatinnerdesy pieces faueses
aux véritailes: ealin, Sherlock n'a dà son salut
et S3 liberts qu'auz attestations honorables
giti
luifur. nns yrod guces parles a: torités civiles et
militaires de sOi
arvondissement, par tous las
compagrons de seS travauz, , par tous ceuc qui
avaient élé à portée d'upprécier son zele et son
patriotisme. Les scollés levés chez lui, ont mis
au jour une foule de preuves écrites de son attachement à remplir les Tonctions aussi délicates
que périlleuses qui lui avaient élé confiées.
Voli des faits dictés parla vérité méme
reste qualgtrsolservations
;il nous
à faire sur la formation
illégaleda bataillon dont il s'agit, sur la, violation
denos droits sIIP l'usurpation de nos places et de
celles de plusieur olliciers de Pancien bataillon,
que de liches intrigans ont su écarter des postes
gaelaleflurecdigait, ct guigémissent
ious dans Poisiveté et la misere, tandis presque des
que
déscrteurs, des traitres, des faiseurs de listes de
il nous
à faire sur la formation
illégaleda bataillon dont il s'agit, sur la, violation
denos droits sIIP l'usurpation de nos places et de
celles de plusieur olliciers de Pancien bataillon,
que de liches intrigans ont su écarter des postes
gaelaleflurecdigait, ct guigémissent
ious dans Poisiveté et la misere, tandis presque des
que
déscrteurs, des traitres, des faiseurs de listes de --- Page 19 ---
(15)
proscription, jouissent impudemment de leurs
dépouilles.
-
9 La formation du nouveau Dataillon est vicieuse
dans son principe et dans SCS effets.
Elle est vicieuse dans son principe, parce que
des déserteurs couverts de sang et d'infamie, se sont
annoncés aux représentans du peuple, comme
étant les seuls débris de l'ancien bataillon, et ont
formé le noyau du bataillon réorganisé, tandis
les restes du véritable bataillon étaient à Sainit- que
Domingue.
Elle est vicieuse. dans SCS cifets, parce que.les
places dues aux anciens officiers' du bataillon, toujours fideles à la patrie, ont été distribuées dtlx
vingt-deuz soldats el sous-officiers rebel'es.
' Nous ajouterons que cetle formation emp rte
avec elle une tâche d'opprobre el d'infamie, parce
que le plus lâche, le plus faux et Ie plus ingrat de
tousdles hommes, est le chefdu bataillon prétendu
réorganisé,
Telles sont lcs propositions que nous avons à défendre, et déja tous les faits, toutes les circonstances
de cette affaire les justifient.
Ce sont les ci-devant représentans du peuple
Billaud et Ruamps, qui ont réorganisé ce bataillon.
Leur autorité élait légitime; mais ils l'ont exercée
dans une supposition dont la fausseté est évidente,
Les faitsque nous avons retracés, sont aujourd'hui
de notoriété publique, Les vingt-deux étaient des --- Page 20 ---
(r6)
déserteurs, Bernhard était un intrigant perfide; ;
ets sur Ces faits, il ne peut exister de doute, depuis
que'les véritables restes du second bataillon sont
arrivés enFrance.
Orun acte légal considéré en'lui-méme ou dans
sa forme, est vicieux, s'il a pour base une supposition fausse, et s'ilpart 'un principe que la loi
désavoue.
Ainsi, pour purger le vice de la foimation, il
faudrait la recommencer ; ct au lieu de laisser les
déhris de Fancien bataillon en subsistances; ala
suite du nouveau, il conviendrait que les soldats et
officiers du premier formassent le noyau 7 aufour
duquel le bataillon serait réorganisé, et par cette
opération, aussi simple que juste, les intrigans s
les déscrteurs se verraient naturellemént exclus
ceux à qui leurs services réels ont conservé
TRRE
pectative des grades.
Lesprit militaire y gagnerait également, car le
sentiment qu'inspire un droitlégitimemenr acquis,
une opération légalement faite, raffermit le lien
sacré de fraternité, de zele et des subordination sans
lesquels il n'existe ni courage, ni émulation,ni discipline militaire.
Le vice de la réorgan'sation relativement à ces
ofliciers, présente une multitude d'injustices d'un
caraciere si odieux, quele gouvernement s'en rendrait coupable lui-méme,s'il les laissait subsister
après en avoir été-informé,
Les
droitlégitimemenr acquis,
une opération légalement faite, raffermit le lien
sacré de fraternité, de zele et des subordination sans
lesquels il n'existe ni courage, ni émulation,ni discipline militaire.
Le vice de la réorgan'sation relativement à ces
ofliciers, présente une multitude d'injustices d'un
caraciere si odieux, quele gouvernement s'en rendrait coupable lui-méme,s'il les laissait subsister
après en avoir été-informé,
Les --- Page 21 ---
Les officiers ets
(17)
sous-ofliciers
en vertu de congés limités
revenus en Franca
etdu
des commissaires civils
gouverneur de la colonie, ont en
une loi
leur faveur,
positive : c'est le décret du
mil sept cent
trente maï
servé
dans leurs (quaitre-vinghineize, qui les a conplaces, avec'
Pavancement
P'ezpectative de
qu'ils mériteraient
d'anciennetd.
par leur rang,
Par Particle 2 de cette loi, il
de rejoindre leur
leur est ordomné
bataillon.
Cependant
cebataillon a
et à
étéréorganisé en
l'exception de quelques
France;
tégés par Bernhard
sous-ofliciers, pro-
(1), et qui ne sont
pris nommément dans le décret
pas comtous les officiers du
du trente mai,
places que la loileur baraillonse trouvent erclus des
patrie, its végétent dans assure : ils sont inutiles d la
tandis que vingt-teux
l'obscurité et la misere 2
cien bataillon, et ceux-là brigands, orprobres de Vancriptions et des
mêmes qui par des pross
chefs drevenir asrassinats, , avaient forcé
en France, ont
leurs
disposé de tous les
(r) La commission des armées vient de
lettre d'un des sous-oflficiersyqui
recevoir une
ont coopéré à cette formation par faiblesse Ou iguorance
désavoue
; daas cette lettre celui-ci
s'est fait, souverainement, il réclame
et proteste contre teut ce qui
l'exécution des
une nouvelle réorganisation
loix militaires et
nomme d'Alpozzo.
conforme à la justice. Il se
Nous devons à la vérité de dire
jours fidele à ses
que d'Alpozzo fut tou:
aucun excès funeste. devoirs, 2 et qu'il ne se porta jamais à
--- Page 22 ---
(18)
emplois, ontpris les plus honorables poureuz-memes,
et ont mis à leur tête un Ternhard, le plus lâche ea
le plus vil de tous les homnes.
réOr,c'est la loi à la main quie nous yenons
clamer des droits si indignement violés et envahis.
Nous avons bien servi la patrie, et des traitres
occupent nos places que la loi méme nous a garanties. Il ne peut pas y avoir ici de question litigieuse. Ce n'est pas un procès que nous soutenons,
c'est u1l droit légal et sacré que nous faisons valoir
contre l'écume du crime, contre des hommes sans
foi, sans probité et sans courage, contre des assassins, reste honteux de la tourbe infime qui a
incendiée! ensanglanté la colonie et la métropole,
Faut-ildonc des argumens enl forme pour établir
un droit aussi évident ?
Nous soutenons ici la cause de tous nOs camaune décision
et
rades infortunés; lorsque, par
g6
nérale, justice leur sera rendue, chacun d'eux se
Mais comme
Tetrouvera naturellanuentdsuplace
ils ne sont pas tous auprès de nous, nous ne paraicularisons en ce moment que ce qui nous concerne personnellement.
Begg, l'un de nous, élait lieutenant-colonel, et
commandait en chef le bataillon dans.la coloni.
Débarqué en France en vertu d'un congé, il n'y
des persicutions, et fut arbitraireéprouva que
ment mis en arrestation comme étant d'origine
étrangere, quoiqu'il sérvit enl France depuis l'âge
dsuplace
ils ne sont pas tous auprès de nous, nous ne paraicularisons en ce moment que ce qui nous concerne personnellement.
Begg, l'un de nous, élait lieutenant-colonel, et
commandait en chef le bataillon dans.la coloni.
Débarqué en France en vertu d'un congé, il n'y
des persicutions, et fut arbitraireéprouva que
ment mis en arrestation comme étant d'origine
étrangere, quoiqu'il sérvit enl France depuis l'âge --- Page 23 ---
(19)
de douze ans; il est resté quatorze mois dans Ies
cachots.
C'est pendant sa détention que le nouveau ba+
taillon a été réorganisé, et suivant les loix militaires sur l'avancement, Begg étant parle fait
vé de sa liberté, et ne
pripouvant occuper le
de
grade
commandant, ce grade devait passer de droit à
celui quipar son rang
était
d'anciennetéy
appelé
apris lui.
Sherlock était dans ce cas: ; les'officiers qui auraient eu des droits sur lui, ayant été promus à des
grades supérieurs, il s'est trouvé le.; plus ancien
oficierde service duns le grade de capitaine du
second bataillondu 92me régiment, il était en
pleine liberté, el employé à la suite de la place
de Brest. ( I ).
Begg, loin de contester ce droit inviolable,
F'ap-
(I) Le 5 prairial, Sherlork reçut la lettre
de la commission de la marine et de défense des suivante
nies.
colos
< La commissien te
prévient,citeyen, qu'elle vient de
donner ses ordres à l'ogentinaritime de
a te fasse faire le décompte de
Brest, , pour qu'il
* ter du premier octobre 1793, tesappointemens, (vieux
à comp.
style) époque à laquelle tt as cessé d'en être payé à Paris
a nier
2 jusqu'au dere
floréal, an 2.
>> Il n'est plus question, au surplus, de ton retour à
Saint-Domingue ; et conformément de Varrêté
dud comité de salut public du 21 di mois
ci-joins
sera désormais la commission de
dernier, co
l'organisation et du
mouvement des armées de terre qui te fera payer tés ape
--- Page 24 ---
(20) )
puielui-méme, parce quun droit ouvert ne peut
s'effacer, mais en rendant hommage à ce principe, ilestfondéd son tour à réclamér ZLTZ grade
supérieur, le grade de chef de brigade que la justice nationale lui doit pour quurante-quatre années de service; et à cet égard la loi appuie également sa réclamation, elle veut qu'un officier
suspendu et réhabilité dans ses fonctions, obtienne le grade auquel Paurait porté son ancienneté, s'ilfiit resté d son poste.
> pointemens, ei qul s'occupera des moyens de t'em-
> player le plus utilement pour le service de la rés
> publique.
Salut et fraternité.
Signé d'Albarade. *
Suit l'arrété du 2I floréal.
Le comité de salut public arrête :
r°. Que les officiers des différens corps des troupes
employées dans les colonies qui se trouvent en France par
congé ou autrement, ne seront pas renvoyés dans lesdites
colonies , leur présence y devenantinutile, attendu la réduction considérable que ces différens corps ont éprouvé:
2°, Le trattement dont ils jouissaicut, et qui leur était
payéparla commission de marine et de défense des colonies, cessera à la fia da présent mois de floréal, an 2.
3°. Quela commission de l'organisation et du mouvement des traupes de terre s'occu pera sur-le-champ des
moyens d'employer CCS officiers en Europe de la maniere
la plus utile pour le service de la république.
Sigué B. Barère, Carnot, R.Lindet Billaud-Va:
rennes 3 Couthor Bobespierre, Collot-d'Herbois J
C.d.Priour,
des colonies, cessera à la fia da présent mois de floréal, an 2.
3°. Quela commission de l'organisation et du mouvement des traupes de terre s'occu pera sur-le-champ des
moyens d'employer CCS officiers en Europe de la maniere
la plus utile pour le service de la république.
Sigué B. Barère, Carnot, R.Lindet Billaud-Va:
rennes 3 Couthor Bobespierre, Collot-d'Herbois J
C.d.Priour, --- Page 25 ---
(zr)
Or, Begg étant reconnu innocent, et n'ayant ét6
emprisonné que parce qu'il était né en Irlande,
étant Z272 Poniaeponéeatisndide cetificats de
civisme et d'honorable conduite militaire, a des
droits incontestahles au grade qu'il réclame,
Cestle vingt-huir ventose de l'an deuxieine,
le bataillon a été
que
réorganisd, et sans doute à cette
époque il devait exister un chef de bataillon avoué
par la loi.
Ce chef n'était point Begg, puiscu'il était en arrestation, et ne pouvait en remplir les fonctions.
Ce cheflégal n'était pas Bernhard
lieutenant
simple sousprovisoire, et non encore confirmé
dans ce grade.
Le cheflégal était donc le plus ancien officier
de service dansie grade de capitaine
vait alors en France. Or, Sherlock
qui se trouremplissait seul
ces deux conditions : il était chef légal du bataillon
réorganisé, suuflavancement de Begg,lorsqu'il
serait mis en liberté.
Nous ne terminerons point ce mémoire, sans
recommander à la justice nationale le brave
mond Bourke, réintégré
Raycomme nous par le
décret du trente mai mil sept cent quatre-vingttreize, ct quise trouvesans emploi.
Après tant d'infortunes et de dangers soufferts,
parce que nous avons fidelement servi la patrie,
parce que nous n'avons cessé d'être incorruptibles
dans sasfauctionsyepeisavoir
étépersécutés,prose --- Page 26 ---
(22 )
erits et conduits en.quelque sorte all pied de Pes
chafaud, comme emnemis inflexibles de l'anarchie
et da terrorismes nous devons espérer cnfin d'obteniri justice; ; nous pouvons espérer que le comité
militaire, nanti depuis long- tems de toutes les
pieces de cette malheureuse alfaire,
2 voudra bien
en faire son rapport à la convention, qui s'empressant de nous rendre. justice, épurera un batailion qui a bien mérité de-la patrie, en
sera les brigauds qui le déshonorent, et
expulnotre
rempliraà
égard le voeu de la loi, en portant chacun
de nous à la place qui lui est due.
GEORGES BEGG,
SHERLOCE
De Fimprimerie de LE N OBM 4 NT, rue du Muséum --- Page 27 --- --- Page 28 --- --- Page 29 ---
0236e
V.I
liop: 19s)
Jabir Carter Broln
Litntny
Bumn Nnitersity --- Page 30 ---