--- Page 1 ---
%e --- Page 2 ---
-
S
a
a
e
1 4r1 1 F D
Joln Carter Srotum. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
-
HTC.-
D.22.
Cfot
danl
18 Ranng BRRP 5
tos Paaser 1o
Parr 11- dumpd. 6n Pomplet 5 --- Page 5 ---
*
Ng1. Aveerg hustmetion Wautinrees. Pisis. 1825
2.athaire dle la Kigtlant
* 3.8radr: Cowarér de Panaus. : l.
4.Opimow ole d ela darbous -
-1826
*5.dur Chudemaneré der Quueier
Colour-de dr Donuigue A Xauter1828
* 6.dur Loudepeu d anee de davitCDc ouugue -
:
Ram.1826
- Y.Faih relatih l I la traite cles
moirs
tr
*8.Paition cles hommer de
Couleur de lu duvtrig ue 14
*g.Farif geuwelde dmUwr de
Douome der GvWm Uuin
l, - 1826
au uhenwire Ren
de
*loapendiie
habirans 904 Coloucd Fraueairn 1828
1U(Re meme que le Jyo 5)
*. Ooib. Ou. Yova. - --- Page 6 ---
--- Page 7 ---
AL.
ESSIONS
CHAMBRE DES
68.
PAIRS.
826.
Stance du I9 avril 1826.
OPINION
DE M. LE MARQUIS DE
BARBE-MARBOIS,
Sun le projet de loi relatifà la répartition de
stipulée en faveur des colons de
rindemnité
Saint-Domingue.
Massroxs,
Etoit-il nécessaire de reconnoitre
de Saint-Domingue?
lindépendance
Depuis trente-cing ans nos rapports avec,
étoient presque entièrement
cette ile
pulation, enlevée à SCS
interrompus: : notre Poavoit
occupations accoutumées, les
remplacées par les périls et les chances de la
guerre. Les profits réguliers du commerce de.
colonies avoient
nos
tout-à-coup été détournés de
ports pour eprichir d'autres.
nos
alors étoicnt
pays, et même ceux
nos ennemis. Les
qui
la force à TEurope, les
charges imposées par
bloient
revenus des conquêtes, sempréférables à toutes les richesses
Après un quart de siécle cet état violent coloniales.
la source: dés tributs
avoit cessé;
petit nombre d'années étrangers étoit taric" Un très
les restes. Cest alors avoit suffi pour en disperser
que le vide fut
souvenir de
aperçu, et que le
Saint-Domingue revint à la. pensée de
la force à TEurope, les
charges imposées par
bloient
revenus des conquêtes, sempréférables à toutes les richesses
Après un quart de siécle cet état violent coloniales.
la source: dés tributs
avoit cessé;
petit nombre d'années étrangers étoit taric" Un très
les restes. Cest alors avoit suffi pour en disperser
que le vide fut
souvenir de
aperçu, et que le
Saint-Domingue revint à la. pensée de --- Page 8 ---
(2)
ceux qui cherchoient les moyens de
tes., Des ouvertures furent faites
réparer nos pernoient la colonie.
à ceux qui gouverjours
Renouvelées plusieurs fois, et tourejetées, > elles ne servirent qu'à démontrer
qu'elles seroient inutiles aussi
quitteroit pas la fausse route dans long-temps qu'on ne
engagé, En attendant, les
laquelle on s'étoit .
autres peuples,
notre absence, s'emparoient
profitant de
des débris de nos
priétés coloniales : les
procommerçants 2 et même des
personnages considérables parmi ces
toient les nouveaux
étrangers, flatcependant les
républicains, affectoient, sans
reconnoitre comme une société indépendante, affectoient de les traiter
parfaite égalité, et sembloient
sur un pied de
sévérance à douter de leur liberté s'affliger de notre perpopulation nombreuse
politique. Ainsi une
n'avoit qu'une situation
caire, et devoit entretenir des dispositions
préennemies envers nous.
apeu-près
Ilimportoit à l'ordre et au repos général de faire cesser un état de choses
noit Haiti hors de la société
qui tenotre égard. Cet état n'étoit universelle, au moins à
pendant il avoit
point la guerre, et ceplusieurs des inconvénients
entraîne. L'ile d'Haiti, vaste et fertile,
qu'elle
ment, et avec peu de travail, nourrir pourroit aisédemi d'habitants. Sa
un million et
situation, lc voisinage du
golfe, et les événements qui
grand
nent
changent l'état du contiaméricain, lui donneront et lui
de
donnent déja
Timportance. Une sage politique nous
mis de traiter
eût-elle perlong-temps les Haitiens
un peuple barbare?
noirs comme
Non, sans doute; et je ne crois
pas que sur notre globe il pàt exister une seule
ciation d'hommes exclus de la bienveillance
assorécipro-
uation, lc voisinage du
golfe, et les événements qui
grand
nent
changent l'état du contiaméricain, lui donneront et lui
de
donnent déja
Timportance. Une sage politique nous
mis de traiter
eût-elle perlong-temps les Haitiens
un peuple barbare?
noirs comme
Non, sans doute; et je ne crois
pas que sur notre globe il pàt exister une seule
ciation d'hommes exclus de la bienveillance
assorécipro- --- Page 9 ---
(3)
que, et de ce droit des gens qui unissent
sociétés humaines; quipat,
toutes les
sans que la tranquillité des disje, en être retranchée
mise. Un
autres fut bientôt
grand malaise se faisoit sentir à la nouvelle comprorépublique, et, sonyent.troublée par de faux
T'apparition de quelques voiles suffisoit
avis,
craindre une
pour lui faire,
descente ou un blocus. Aucune
s'élevoit contre. un
voix ne
rapprochement. Les
venus nous le proposer,. et je crois
noirs étoient
chez nous il étoit assez
pouvoir dire que
motifs me semblent
généralement demandé. Ces
ne laisser aucun doute
cessité qu'il y avoit de traiter d'un
sur] la nédéfinitif.
accommodement
Lindépendance de
c'est un de ces événements' SaintDomingue est reconnue; ;
qui's'y
qui, malgré
méle, sont lc fruit d'une
Tamertume
temps. On Ta même accusée
sagesse qui céde au
d'être
en soit, cette résolution
tardive. Quoi qu'il
me semble
au
mériter des
Gouvernement, et Thistoire
éloges
moment ou il faut effacer de y applaudira. Mais au
lonie,s
notre souvenir cette COsilong-temps notre orgueil.jemesnis,
sinous laisserions de même dans
demandé
tant d'hommes
l'oubli les vertus de
recommandables
à un si hautdegré de
qui lavoient élevée
sein de cette Chambre splendeur? Messieurs, c'est au.
noms àjamais
qu'il convient de redire des
honorables, si souvent
reconnoissance des colons.
répétés par la
Ladministrater
quartiers, de lar colonie nouveau, parcourant les divers
les
confiée à ses soins,
lonanges de ceux de ses
entendoit
fait chérir parleur
prédécesseurs qui s'étoient
rop, disoit-on,
bienfaisance et leuri justice: Dogefondateurde la
tant de
colonie, et
richesses, les a dédaignces
créatcurde
pour la gloire.
reconnoissance des colons.
répétés par la
Ladministrater
quartiers, de lar colonie nouveau, parcourant les divers
les
confiée à ses soins,
lonanges de ceux de ses
entendoit
fait chérir parleur
prédécesseurs qui s'étoient
rop, disoit-on,
bienfaisance et leuri justice: Dogefondateurde la
tant de
colonie, et
richesses, les a dédaignces
créatcurde
pour la gloire. --- Page 10 ---
(4)
Castelveyre a fondé la maison de
consacré à cette oeuvre
Providence; il a:
grande fortune
hospitalière et charitable une
acquise par la
et
et ill'a léguée à ceux qui, ainsi diligence Téconomie,
la colonie,
que lui, arrivoientdans
pauvres et sans ressources.
construire ce pont;
Larnage a fait
église fut
d'Ennery, ces fontaines. Cette
restauréeparla
a laissé ce souvenir devenu peud-senhelmetrargmn
proverbial : Justice à
faveur aux malheureux. La
tous:
Ferronnais a
important; il a fait construire
fortifiécep poste
pital.
ces bastions et eet hoBongars a maintent
dance des tribunaux.
courageusement Tindépende deux
LaLuzerne a doublé les produits
quartiers, en leur ouvrant des
velles. Il a fait rendre une
routes nouégale
aux
justice aux colons,
commerçans, aux foibles et aux
race blanche, et
puissants, à la
aussi, sans blesser les lois
à la race noire. Je ne puis omettre de
coloniales,
le comte de Peinier,
mentionner ici
qui montra tant de
un courage si calme, au milieu des
fermeté, et
premières
quiagitèrent la colonie. Combien de fois
tempêtes
tendu bénir ce ministre dont le
anssijai ende souvenirs
nom se mêle à tant
glorieux pour nos armées de terre
mer. Le maréchal de
et de
l'ordre dans les
Castries, disoit-on, a rétabli
d'une
finances coloniales. Il a pu, à l'aide
économie
et en même
éclairée,supprimer un impôt odieux,
temps augmenter les dépenses vraiment
utiles. L'Amérique lui doit Tarbre à
précieux végétaux de l'Asie.
pain, et les plus
réglements,
llasu enfin, par de sages
tempérer les rigueurs de
énerver la discipline.
Tesclavage sans
Ainsi, Messieurs, on faisoit sans intérêt le
gyrigue de ces ministres, de ces anciens
panéchefs, et de
et en même
éclairée,supprimer un impôt odieux,
temps augmenter les dépenses vraiment
utiles. L'Amérique lui doit Tarbre à
précieux végétaux de l'Asie.
pain, et les plus
réglements,
llasu enfin, par de sages
tempérer les rigueurs de
énerver la discipline.
Tesclavage sans
Ainsi, Messieurs, on faisoit sans intérêt le
gyrigue de ces ministres, de ces anciens
panéchefs, et de --- Page 11 ---
(15)
tant d'autres qui ne vivoient plus; ou qu'on ne devoit
jamais revoir, comme si,on eût voulu dire à
successeurs : Tu obtiendras la même
leurs
si tu imites ces honorables
reconnoissance
exemples.
Etmoi, dernier témoin du bien
leur survis. ! C'est
qu'ils ont fait, je
quand un
que dans cette Chambre les demisiéclejs'est 'enfants
écoulé,
noms de leurs pères prononeés
entendent les
posant toujours leur
par celui qui, se prosuivre.
exemple, put trop rarement le
Après cet hommage rendu à des vertus exercées
modestement, et comme un devoir
passe à l'examen d'une
accoutumé, je
Chambre
question traitée dans Tautre
tropsoleanellement
sommairement. dans celle-ci. pourqu'ellepuise Elle
l'être
forme adoptée
est relative à la
les intérêts
pour régler les nouveaux rapports, et
respectifs.
Jem'explique done,
ont
affranchi
touchantlesactes qui, en 1825,
tion des
Saint-Domingue, et reconnu la dominaoù l'on racesafricnines sur Haiti; sur ce même Haiti
ne, troave plus aujourdbui un seul
ceux qui en furent, pendant tant de
rejeton de
reux et paisibles
siécles, les heupossesseurs.
Onademandé si le Roi, en vertu de sa
a pu aliéner SaintDomingue
prérogative,
traité, qui ensuite. eût été
autrement que par un
Chambres.
soumis à la ratification des
Les uns, àvec une bonne foi
pecte, se croyant par excellence les
que je restorité royale,
partisans de l'auprérogative, prétendent que le Roi, en vertu de sa
etde sa seulgautorité,
les provinces du
a
peutaliéner même
établissement royaume, et, à plus forte raison, un
colonial. D'une autre part, on soutient
é, qui ensuite. eût été
autrement que par un
Chambres.
soumis à la ratification des
Les uns, àvec une bonne foi
pecte, se croyant par excellence les
que je restorité royale,
partisans de l'auprérogative, prétendent que le Roi, en vertu de sa
etde sa seulgautorité,
les provinces du
a
peutaliéner même
établissement royaume, et, à plus forte raison, un
colonial. D'une autre part, on soutient --- Page 12 ---
(6)
que nulle portion de territoire, soit de la
ropéenne, soit des'
France entle consentement des colonies, ne peut être cédée sans
lature. Egalement pouvoirs réunis; appelés la légiset de Tautre
éloigné des termes absolus de l'une
être
opinion n,je pensé que les colonies doivent
soigneusement distinguées du
stitue cssentiellement le
territoire qui conen rappelant quelques détails royaume. J'espère leprouver
nouveaux' pour cette Chambre. qui pourront n'être pas
En 1626(ily a maintenant deux
de grand-maitre chef et
siceles), la charge
surintendant
navigation et du commerce de
général de la
Louis XIII la' donne au cardinal France est créée, et
même date et' au. même
de Richelieu. A la
jour, 37 octobre
nistre, sans qu'il s'en doute
626, CC Iimières bases d'un
lui-méme, pose les preciation des
système colonial et forme une assoTAmérique. seigneurs de la compagnie des iles de
L'objet de l'association est c
( possession de la Barbade, de
de prendre
6 autres iles Antilles
Saint-Christophe et
situées, disent
( du Pérou. Elle fera
les actes,a Tenitrée
planter la
( parmi les indigènes; elle
religion chréticnne
< tous ceux qui
pourra faire la guerre à
empécheront le
< commerce, les
trafic et la liberté du
coibattre,
G taquer, vaincre, saisir ct poursuivre, aborder, atc d'armes et
prendre par toutes voies
d'hostilités. >)
On voit que le cardinal étoit si
que ces eolonies fussent la
éloigué de croire
guoit taux: seigneurs de la France même qu'il déléuom et sans aucune mention compagnie, en son propre
terrible d'y faire la
de celuidu Roi, ce droit
la souveraineti.
guerre, un des plus éminents de
Ce ne fut que quelques années après
uivre, aborder, atc d'armes et
prendre par toutes voies
d'hostilités. >)
On voit que le cardinal étoit si
que ces eolonies fussent la
éloigué de croire
guoit taux: seigneurs de la France même qu'il déléuom et sans aucune mention compagnie, en son propre
terrible d'y faire la
de celuidu Roi, ce droit
la souveraineti.
guerre, un des plus éminents de
Ce ne fut que quelques années après --- Page 13 ---
(7.)
des petites Antilles, que Saint-Docette occupation
français.
mingue attira Tattention du Gouvernement colonie, à dater
On connoit T'histoire de cette superbe T'audace de Chrisdueau génie et à
de la découverte
d'un siècle et demi" la
tophe Golomb. Dans moins
des mines
guerre, ses fureurs, et surtoutexploitation avoient eti pour preabondantes et riches du Cibao,
les naturels.
l'extermination de tous
mier résultat
nombreuse population étoit
Cette destruction d'une
occidentale de l'ile devint
accomplie quand la partie entre les flibustiers, les
le théâtre d'un débat sanglant
de l'autre. Les
boucaniers d'une part, et les Espagnols
hostilités
mais fatigués de ces
premiers triomphèrent: d'ordre prévalurent; ils se
continuelles, des pensées sadonnèrent à quelques culformèrent en société,
attirèrent l'attention
tures; et leurs premiers succès falloit donner des lois à
français. Il
du Gouvernement:
la colonie.
commis
à qui Col-
.
les
Il est bien vrai que
ignorants ordonnance royale
bert demanda de préparer une
au civil;
le
tetla justice
pour en régler gouvernement qu'ils abrégèrent leur
la jugerent si. peu importante,
de Paris.
travail en la soumettant à la coutume
alors à la pensée de personne que
. Il ne. vint
considérées comme parces colonies dussent être
Peu d'observateurs,
ties intégrantes du. royaume.
de
les distinguèrent
à cette première époque, les anciens. Mais une
celles qui furent fondées par
remarquer: : ce: fut
différence se fit bientôt
grande
françaises comaussitôt que l'activité et lindustrie
en une
Saint-Domingue
mencèrent à transformer
de diverses denrées privilégiées.
vaste manufacture
ées comme parces colonies dussent être
Peu d'observateurs,
ties intégrantes du. royaume.
de
les distinguèrent
à cette première époque, les anciens. Mais une
celles qui furent fondées par
remarquer: : ce: fut
différence se fit bientôt
grande
françaises comaussitôt que l'activité et lindustrie
en une
Saint-Domingue
mencèrent à transformer
de diverses denrées privilégiées.
vaste manufacture --- Page 14 ---
Alors la
(8)
dans une métropole se proposa de retenir
toujours. Ge dépendaince qu'elle croyoit les colonies
Les
dessein n'excita point
dévoir durer
fondateurs d'une
de
étoient encore
part, et les
iniclamations:
bien
plantenrs de
qui, aujourd'lni
éloignés d'entrevoir lautre,
s'est manifestée frappe tous les
une vérité
étoit
par d'sclatmnts.e regards, et qui déja
contre la nature des
cxesuples. Cest
distance de deux,
choses que
qu'il
établisemiente trois, et de yaatte mille TEurope; à une
jours da
d'Asie et
licues de sés
domination et le damérique, en conservàt touIlyavoit pour ces
commerce exclusif.
la plupart inconnues établisemente des lois
roient pu y avoir
dans le royaume, et spécinles,
lni de la marine, dapplieation. Un seul
qui n'aupour toutes les leur transmettoit les ordres ministre, ceplissoit à leur Parties de leur
du Roi,
France
égard les
gouvernement, et remen matière de
fonctions de chancelier de
On se rappelle
justice civile et criminelle.
dant près de deux quel fut sous dautres
siécles, létat
rapports, pendtablisements, Tandis
politique de tous ces
vietorieuse se montre que sur le continent la France
prises, reprises,
tonjours inexpeghable, des iles
linalement à conquises et
ceux
reconquises,
Au Tctour de la qui Ont lai domination demeurent des
ces restitutions paix, quelques iles sont
mers,
main
sembleroient un frein
rendues, et
der rivale, si on ne trouvoit
jaloux dans une
comme un gage dè
plus doux de les
teurs des mers voient modération. Mais les regars
se.
à deur tour
dominatôt résigner à perdre ces domaines lépoque où il faut
que les années ont fait
eloigneageesta taussisentiment de lein force grandir des enfants
rend indociles. Alors que le
Tintéret
iles sont
mers,
main
sembleroient un frein
rendues, et
der rivale, si on ne trouvoit
jaloux dans une
comme un gage dè
plus doux de les
teurs des mers voient modération. Mais les regars
se.
à deur tour
dominatôt résigner à perdre ces domaines lépoque où il faut
que les années ont fait
eloigneageesta taussisentiment de lein force grandir des enfants
rend indociles. Alors que le
Tintéret --- Page 15 ---
(9.)
observation leur. enseigne
de ceux-ci, la plus simple tant de millions de créaquil est contre la raison que
de si loin, ct
humaines soient bien gouvernées
tures
des états antipodes beaucoup.
quelquelois régis. par.
ésetmoins vastcs. Orionfanenoememen
moinspeuplés des deux Amériques, de la Jamaique,
attention à Tétat
du
de Bonne-sperauct,
de la Havane, de Java, a, cap
de la Péninsule, d'Asie. pouyoir assimiler ces paysaux
Commenteroiroikon)
que des limites tracées
provinces que la contiguités siéclesde] possession entréunies
par la nature, que dontsouteeles des
parties sont connexes
en un corpsdétat
toutesles puissances
ct.compactes. Le cousentementde contrécs lointaines dans
maritimes a toujours tenu ces
accordées
d'exceptions; toutes se sont
pour
unrégime
des prohibitions, et pour
lear imposer le despotisme rigoureux de toutes les posn
consentirà un, isolement
voisines. Cette espèce
sesionsétrangéres, fussent-elles
et la colode monopole, il est vrai, étoit réciproque, T'état dominas
Lexercer à son tour sui
nie étoitrequeal imposé. Mais il est également vrai
teur qui le luiavoit
plus au profit des métroqm'anjounthut il n'existe
les colonies seules
poless et quand elles y.renoucent, faire subir, Ne négligeons pas
continuent à Je. leur
colles qui nous sont rescependant les-intérêts de
rappelonsauxquelles nous arestons;
tées, ou plutôt
si tous lesjonrs] leur utilité va
nous-au contraire que
duré long-temps; que
décroissant elie a cependant toutes sortes d'encounous avons excité les colons par à établir les conces:
ragements, à défricher, à cultiver,
leur étoient faites. Limportation
sions de terres qui
récompensée par: des primes:
des esclaves étoit même
êts de
rappelonsauxquelles nous arestons;
tées, ou plutôt
si tous lesjonrs] leur utilité va
nous-au contraire que
duré long-temps; que
décroissant elie a cependant toutes sortes d'encounous avons excité les colons par à établir les conces:
ragements, à défricher, à cultiver,
leur étoient faites. Limportation
sions de terres qui
récompensée par: des primes:
des esclaves étoit même --- Page 16 ---
Nous nous
10 I )
sont nos souviendrons donc toujours
leur sitnation compatriotes, etque, Francais que les créoles
qu'elle devient exige d'autant plus de comme nous,
moins
chaquejour plus
ménagements
lenteur, prompts à condamner ceux difficile. Nous serons
dans
préparent des
qui, avec une
nos rapports
modifications
sage
drons pas de vue les avec les colonies, et indispensables nous
connoisance nous obligations que la
ne perMais
imposent.
justice et la redepuis trente-cinq
étranger à la France. Je ans,
forme de renonciation cherche SaincDomingue en vain
étoit
qui refusent leur
auroit pu être préférée quelle autre
tée. Seroit-ce
approbation à celle
par ceux
réunis
un consentement
qui a
liation? pour délibérer sur les
préalable des diéadop- colons
tuellement Seroient-ce de simples conditions d'une concisolennel, d'une préparés, mais dans la prédiminaires forme
évenet Haiti, sur la pacification d'égalà
d'un traité
suite soumis somme, sur les eémalentrelsfrancs
aux délibdrations clauses, pour être enassemblées
et
à chacun le législatives? Convenoit.il ratifications de nos
blicains soin d'aller traiter avec les mieux de laisser
Haiti nouveaux? Un colon se
chefs des répupour y débattre Ini-méme seroit-il transporté à
renoneiation
les conditions de
tenir du général individuelle? Pouvoit-il espérer d'en sa
ont été réglées Boyer de meilleures
obpour tous lesi
par Tautorité souveraine que celles qui
énoncé ces intérêts? Il me semble qu'il
stipulant
hattre.
propositions pour être dispensé suffitedavoir
On a
deles comrer la satisfaction Copeadancinmagine une autre manière
due aux anciens
d'assucolons, et on Ta
-il transporté à
renoneiation
les conditions de
tenir du général individuelle? Pouvoit-il espérer d'en sa
ont été réglées Boyer de meilleures
obpour tous lesi
par Tautorité souveraine que celles qui
énoncé ces intérêts? Il me semble qu'il
stipulant
hattre.
propositions pour être dispensé suffitedavoir
On a
deles comrer la satisfaction Copeadancinmagine une autre manière
due aux anciens
d'assucolons, et on Ta --- Page 17 ---
I
TT )
comme
digne de la grandeur d'une
mise en avant
plus
de la colonie par
nation pnissante: : c'est la soumission
la force des armes. Cette proposition, fréquemment
ayant trouvé plus d'approbateurs que les
reproduite,
d'attention, et
autres, exige peut-être un peu plus
une réponse particulière.
d'un climat où le SOJe n'objecterai ni les dangers
milieu du jour, devient mortel aux blancs
leil, au
arrivés, tandis que ses rayons ne font
nonvellement
chaleur bienfaisante, ni ces
sentir aux noirs qu'une
et même
nuits funestes aux Européens en plein air,
à la difficulté de
sous la tente. Je ne m'arréterai pas
de
subsister des troupes blanches de terre et
faire
de tout ce qui est nécesmer dans un pays dépourvu
fallu faire venir de
saire aux armées; et qu'il eut
France, ou tirer des Etats-Unis avec des dépenses
n'offrent point d'exemple.
dont les guerres d'Europe
la plus
On connoit le sort de cette armée d'expédition
nombreuse que nos flottes aient jamais portée auissi
loin. On sait qu'après d'éciatants succès, elle fut-victime de toutes sortes de calamités locales. La France
de misérables débris de ces légions si
revit à peine
complettes et si brillantes lorsqu'elles s'en éloignèrent.
Le seul résultat utile de cettc malheureuse entreprise
avertir de
de ceux qui
fut de nous
Timprudence
Je
cependant, mais la supl'avoient concue.
suppose
position est contraire à toute vraisemblance, je supexpédition nouvelle a été envoyée à cette
pose qu'une
et
dirai bientôt
conquête, qu'elle est accomplie,
je
état le conquérant eût trouvé la
en quel déplorable
colonie.
Hhmwsiremssiantlleagate
résultat utile de cettc malheureuse entreprise
avertir de
de ceux qui
fut de nous
Timprudence
Je
cependant, mais la supl'avoient concue.
suppose
position est contraire à toute vraisemblance, je supexpédition nouvelle a été envoyée à cette
pose qu'une
et
dirai bientôt
conquête, qu'elle est accomplie,
je
état le conquérant eût trouvé la
en quel déplorable
colonie.
Hhmwsiremssiantlleagate --- Page 18 ---
vous avez
(1a)
entendus a
dépendance a été
approuvé lacte par lequel
ment.Maise elle se fondes reconnuc, etje partage son
Tinqaine me paroit
surlarticle ridemotre assentiimportants
aucmnenent
Charte,
de fait d'une que nous
applicable aux articles
plus de trente indépendance
à
ans.
politique absolue,
M
T'exercice des droits Linsarrection ne s'est
depuis
sance
divers qui
pas arrêtée
les souveraine; les noirs se
constitent la
proptiétés privées,
sont emparés de puisLarticle 38 de leur
toutes
tion suivant e:
constitation contient la
sAucun blane,
disposismettre les
quelle que soit sa
4 de
pieds sur ce territoire, à nation, nc pourra
leur proprictaire. 9) Ils
titre de maitre ou
possession est iujuste, recounoisent cependant
pourroit antoriser de
et que la guerre même que.
ils pris que pour être mis pareilles spoliations. Ils
ne
devoient effacer
au rang des sociétés ontcomà offrir une
cette tache. Ils ont été les civilisces,
à peine un indemnité, et celle dont ils
premiers
foncière dixième,
sont convenus,
denotre ernitasjounbihnt toute la valeur
Vingeeing mille colons, dont les
vendre.
tashsiatt
chaquejourder nouveaux
richesses prenoient
toutd-coupd dans
accrolisements, sont tombés
regoivent n'ont linfortune, et les
Je ne crois
jamais pu approcher soulagetuents de
qu'ils
se sont. formées, pas que depuis que les
leurs besoins.
et malhenureuses tant de circonstances sociétés humaines
na donc
aient été réunies. extraordinaires
les nations. pu être soumis aux
Laccord à faire
Il en a fallu de
régles reçues entre
nouveau, ct celles qui ônt nouvelles été
pour un cas tout
adoptécs me semblent
n'ont linfortune, et les
Je ne crois
jamais pu approcher soulagetuents de
qu'ils
se sont. formées, pas que depuis que les
leurs besoins.
et malhenureuses tant de circonstances sociétés humaines
na donc
aient été réunies. extraordinaires
les nations. pu être soumis aux
Laccord à faire
Il en a fallu de
régles reçues entre
nouveau, ct celles qui ônt nouvelles été
pour un cas tout
adoptécs me semblent --- Page 19 ---
(13)
conformes à la raison, à une saine politique, et dignes de la sagesse royale.
Maisal l'occasiond dela formcheureusoment
pourledsisementde la colonie de
adoptée
on a entendu des propositions
Saint-Domingtte,
ritoire
appliquées à notre terfrançais, et d'une telle nature, qu'il est
saire d'aller au-devant des
nécesroit en tirer.
conséquences qu'on pourOn a prétendu equ'avant nos lois nouvelles,
( provinces françaises ont
des
étéabandonnées, sans
( ait fait concourir aux, traités, ni
qu'on
K. notables, ni députés des
états-généraux, ni
<n'avoit
pays cédés, et que le Roi
pas besoin de leur appui passager. Il importe à la Couronne même, que de telles assertions
demeurent pas sans réponse; et dire
ne
K tions ne doivent être agitées
eque ces ques-
< sité de le faire :
que quand ily y a nécesce n'est pas répondre. >> Reconnoissons,aue contraire, Messieurs, quiiseroit trop tardd'attendre que la nécessité fàt venue. Les
d'une paix générale, ces
temps même
temps sont les
tuns pour proclamer les.vrais
plus opportières. Une multitude
principes én ces made documents et de faits atteste que les Rois ont pris grand soin, dans tous les
temps, de donner à ces actes une force qu'ils n'auroient pu recevoir de leur seule volonté.
Ala suite de beaucoup d'engagements
s'étoit soumis à en jurer l'observation
violés, on
des
sur les châsses
saints, sur les évangiles, et sur le bois de la
croix. Les princes faisoient
vraiel
jurer avec eux les cardinaux, les grands officiers de leur
maison, et les
cipaux personnages delEtat; ils se donnoient prinquement pour gage de leur bonne foi, des otages réeipro- choi-
seule volonté.
Ala suite de beaucoup d'engagements
s'étoit soumis à en jurer l'observation
violés, on
des
sur les châsses
saints, sur les évangiles, et sur le bois de la
croix. Les princes faisoient
vraiel
jurer avec eux les cardinaux, les grands officiers de leur
maison, et les
cipaux personnages delEtat; ils se donnoient prinquement pour gage de leur bonne foi, des otages réeipro- choi- --- Page 20 ---
(34)1
sis parmi les plus puissants
fisants bourgeois des
seigneurs et les plus sufmoient de
grosses et bonnes villes. Ils
part et d'autre des
nompromesses; ceux-ci, à Jeur
conservateurs de leurs
setenireng gardecontre leurs tour, croyoient prudent de
les
scommettants,etont trouve
exprtacionsauivcautes dans les actes
saux appeloient leurs scellés
que des vas-
< seigneur contreviendroit : K Dans les cas où mon-.
( rons tenus de
auxdits articles, nous se-,
( donner aide et Tahandonner, et de le délaisser pour
assistance à l'adverse
Tous ces
partie. >
les
moyens demeurant bientôt sans
princes
efficacité,
en cas'
se
impetontdyerptorens
d'infraction, aux sentences et
soumettant,
siastiques, et à
censures eccléTescommunication, à la
papes et du collège romain.
corréction des
Ce recours étoit le comble de
qu'il fournissoit à la cour de Rome Iimprudence, puiss'immiscer dans les affaires
un prétexte pour
franchir des limites
temporelles des Etats, et
qui, pour la
ples, ne doivent jamais étre
tranquillité des pentransgressées.
C'est quand on connut bien
de toutes ces garanties,
linutilité et le danger
plus raisonnable de
qu'on eut enfin recours à la
toutes, à la plus
jesté du souverain. Plusieurs
digne de la masiécles, contiennent la
traités faits au seizième
ront ratifiés et approuvés stipulation expresse: qu'ils separ les états
provinces et gouvernements du
particuliers des
quien assureront et
royaume de France,
promettront la
vance; qu'ils seront enterinés,
perpétuelle obseren la courdu
vérifiés et enregistrés
ainsi qu'en la parlementdeParis, chambre
et autres parlements,
des comptes. On retrouve une
la masiécles, contiennent la
traités faits au seizième
ront ratifiés et approuvés stipulation expresse: qu'ils separ les états
provinces et gouvernements du
particuliers des
quien assureront et
royaume de France,
promettront la
vance; qu'ils seront enterinés,
perpétuelle obseren la courdu
vérifiés et enregistrés
ainsi qu'en la parlementdeParis, chambre
et autres parlements,
des comptes. On retrouve une --- Page 21 ---
(15.).
stipulation analogue au siècle suivant, et notamment
au traité des Pyrénées de 1659.
Mazarin
setdonlouisdellaro,)
et
Ministresdelouisxiy
Lenay-anm-beaimguems au nom deleurs
souverains:
ART. 124.
Et pour plus grande sûretédece
tousles
traitédepaix, et de
TraT-TE
Rspubidetearegurcahy courdu
et en tous autres parlements
parlementdelaris,
et chambre des
da.royaume de France,
comptes dudit Paris : comme semblas
blement sera ledit traité vérifié,
tant au grand conseil et autres publié et enregistré,
des comptes dudit
conseils, et chambre
seigneur roi catholique, aux
Bas, qu'aux autres conseils des
Payset d'Aragon.
couronnes de Castille
Vous voyez, Messieurs, que les rois
mêmes, assez attentifs,
d'Espagne euxje. crois, aux droits de leur
couronne, stipuloient que pour plus
les traités seroient
grande sureté,
conseils
publiés et enregistrés aux
et chambres des
grands
qu'aux autres conseils des comptes, tant aux Pays-Bas
A
couronnes de Castille et
d'Aragon. cette occasion, Messieurs,
des paroles que vous avez entendues hier, je rappellerai
suis réservéd'exminer. Un
2 et quej jeme
des nobles Pairs
vous avez accordé une si juste
auxquels
ratifications
attention, a dit que les
oua spprobationsavoinuten lieu en
en vertu d'un droit public spécial différent France
desautres Etats. Je crois
de celui
aussi
que ces formes n'ont pas été
étrangèrcs aux autres Etats qu'il le
me permettrois
pense. Je ne
pas cependant de combattre son as-
uis réservéd'exminer. Un
2 et quej jeme
des nobles Pairs
vous avez accordé une si juste
auxquels
ratifications
attention, a dit que les
oua spprobationsavoinuten lieu en
en vertu d'un droit public spécial différent France
desautres Etats. Je crois
de celui
aussi
que ces formes n'ont pas été
étrangèrcs aux autres Etats qu'il le
me permettrois
pense. Je ne
pas cependant de combattre son as- --- Page 22 ---
(116)
sertion, si je n'avois que la mienne
ne conteste pas néanmoins
à lui opposer. Je
On a vu, à une
un fait pénible à mappeler.
époque peu
nous sommes, des princes
éloignée du temps oùt
un nombre pareil d'ames; échanger des ames eontre
valent d'un nombre
donner des ames en équidonner un solde
d'arpents de forêts ou de
ou une soulte en
vignes;
avoit pas de possibilité de livrér argent, quandiln'y
Mais les puissances
des ames, en nature.
des
attentives au bonhearetaux droits
peuples, ont suivi des maximes
Je me borne à citer
bien différentes.
Le savant
T'exemple suivant.
publiciste qui a fait T'histoire du traité
d'Aisla-Chapelle de 1748, dit que
nonçant aux droits de la couronne Marie-Thérèse refiefs situés en Silésie,
de Bobéme sur des
de Boheme leur
s'engagea à demander aux Etats
consentement.
Mably écrivoit au su des ministres de
et de
Louis XV,
LonaxVlui-meme; et cet
roles : wLes princes s'honorent auteurajoute ces pa-
( qu'ils rendent aux droits
par les hrommages
6 peuples, quand ils
originaires et primitifs des
reconnoissent
4 poser d'un pays et de ses habitants qu'on ne peut dis-
( soit de vendre une
comme s'il s'agis-
( des
métairics une manufacture et
troupeanx. 7)
De même, Messieurs, l'empire
connoissoit point les aliénations d'Allemagne re reintéressé n'avoit
auxquelles le. .collége
de soixante ans pas spéciglement acquiescé, I y a près
quejentendis à la diête de
appeler Tarcheveque de
Ratisbonne,
nement
Besançon, et la ville ancienfrages impériale de ce nom pour donnenleurs strfcomme états de TEmpire
de Bisantz, le chanceliste
germaniqae: Au nom
répondoit : vacat. Le procès- --- Page 23 ---
17)
verbal en faisoit foi, et conservoit tainsi des droits
ne peuvent se perdre sans le consentement de qui
qui y' sont intéressés. ceux
Si ces règles furent trouvées utiles et
la raison quand notre droit
conformes à
public cherchoit
se former, comment
encore à
à notre loi
pourroit-on, sans faire violence
fondamentale, croiré qu'elle a
leur autorité. pu affoiblir
2 Haiti pendant le cours des siécles n'avoit
habitants que ces Indiens, encoré
eu pour
parla douceur de leurs moeurs
plus distingués
des autres habitants du
que par leur couleur
globe. Après
cetté race, les blancs en ont eu la
T'extinction de
domination, etlont
appeléé Saint-Domingue ; ils y ont
des
noirs tirés de toutes les parties de transporté
dant cent ans, une terre si long- TAfrique, et penfécondée parle travail de
temps stérile, a été
ces esclaves. Affranchis depuis vingt-cinq ans; et, aujourd'hui seuls maitres de
l'ile, ils y fondent une république, et rendent à
terre son premier nom.
en ont eu la
T'extinction de
domination, etlont
appeléé Saint-Domingue ; ils y ont
des
noirs tirés de toutes les parties de transporté
dant cent ans, une terre si long- TAfrique, et penfécondée parle travail de
temps stérile, a été
ces esclaves. Affranchis depuis vingt-cinq ans; et, aujourd'hui seuls maitres de
l'ile, ils y fondent une république, et rendent à
terre son premier nom. Nous mettons à leur cette
tion le sceau d'un consentement
révolunécessaire. Le Gouvernement, en prenant cette
objets
résolution, a eu deux
importants en vue : l'indemnité des anciens
colons, etle rétablissement des communications
merciales. Ces intérêts ont leur siege à 1800
comnous. lieues de
On se démande si la loi qui nous est
ponctuellement exécutée?. proposée sera
Jusqu'à quel
se fier à ces chances périlleuses
point peut-on
etque T'or commence à évaluer qu'on appelle crédit,
plus
trefois? justementqw'anOn voudroit savoir quel est l'état de la
No 68. république
--- Page 24 ---
18 )
nouvelle, quelles sont les
des noirs. De grandes
dispositions et les moyens
personne peut-être n'en espérances desire ont été conçues, et
plus
Taecomplissement: : les affoiblir vivementque moi
nible: on pourra même
seroit une. tâche péportées trop loin, le silence croire que si elles ont été
rité. Ici,. Messieurs,
seroit préférable à la véT'erreur n'est pas une
différente, et quand la vérité
choseinla faire connoître est un devoir. peutavertir utilement,
Mais l'état présent de
Suinic-Domingue.je dois le déclarer, ne
que par les soins quej jai
m'est connu
puis quej jai quitté cette pris assez constamment denements, d'en observer la colonie, d'en suivre les. évéchoix, aussi impartial
décadence, et de faire un
seignements
que jai pu, entre tant de renqui m'ont manqué rarement. Si
ports contraires me sont
des rapd'accueillir les paroles
opposés, je m'empresserai
les miennes. qui auront plus d'autorité
que
Je vais dire ce que je crois être
rité, Les républicains de Haiti conforme à li véde remplir les
desirent sincèrement
ont consigné cette engagements qu'ils ont contractés. Ils
résolution dans leur loi
vrier, et leur bonne foi, d'accord
du 25 féunegarantie, s'il se
avec leur intérêt, est
ils sont venus solliciter peut, encore] plus puissante. Quand
la reconnoissance de
pendance, ils n'ignoroient
leurindéune des principales
pas que si la propriété est
ciété, la
conditions de l'existence dela SOpropriété légitime et
de son bonheur. Ils
paisible est la condition
savent qu'ils ne seront
tairesquequand ils auront
propriéstipulé. Le bienfait
payéle prix de 150,000,000
qu'ils ont obtenu est
qu'on ne peut douter de l'efficacité
si grand,
des mesures qu'ils
issance de
pendance, ils n'ignoroient
leurindéune des principales
pas que si la propriété est
ciété, la
conditions de l'existence dela SOpropriété légitime et
de son bonheur. Ils
paisible est la condition
savent qu'ils ne seront
tairesquequand ils auront
propriéstipulé. Le bienfait
payéle prix de 150,000,000
qu'ils ont obtenu est
qu'on ne peut douter de l'efficacité
si grand,
des mesures qu'ils --- Page 25 ---
- 19) )
prendront pour se libérer. Iconvienten même
de dire qu'ils ne le pourront que par des efforts temps
portionnés, et il sera juste de leur en tenir
proL'emprunt qu'ils viennent d'ouvrir, et compte. auquel le
président Boyer appelle tous les Haîtiens au nom
la patrie, sera un nouveau gage de leur fidélité aleur de
parole. Nous en connoitrons incessamment les résultats; nous saurons jusqu'a quel point ils
l'attente de leur premiermagistrat.
remplissent
Des reniscignements divers nous donnent
connoissance de la situation delileetde
quelque
Les recensements, s'il
ses ressources,
y en a aujourd'hui, ne
sont point parvenus : mais d'après mes conjectures, nous la
partie qui-appartint à la' France, et qui avoit alors
460,000 esclaves, est maintenant un peu moins
pléc! Plus d'un quart, et même un tiers de la
peution est, comme autrefois,
populavieillards et d'infirmes.
composé d'enfants, de
La plupart de ceux
valides et nés depuis 40 ans, n'ont
qui sont
clavage. La discipline
point connu l'esChristophe
que Toussaint lOuverture et
avoient établie, s'est sticcessivement
foiblie. Elle s'est mieux conservée dans les villcs; af
y est: maintenue par la présence des
elle
teurs et des garnisons, et le commercé administracivilisation, mais elle a disparu des y entretientla
les blanes; et on conçoit
des caipagnes avec
nementaffranichis
que
esclaves soudaidre
ne pouvoient être disposés à
pour modélede leur civilisation
preneue si
cellequ'ils avoient
long-temps en haine. Des généraux, cependant,
ontintroduit le travail sur leurs
font exploiter
habitations, et ils les
par dés soldats. Toutes les
n'ont pas été par-tout
cultures
négligées, et quelques noirs,
anes; et on conçoit
des caipagnes avec
nementaffranichis
que
esclaves soudaidre
ne pouvoient être disposés à
pour modélede leur civilisation
preneue si
cellequ'ils avoient
long-temps en haine. Des généraux, cependant,
ontintroduit le travail sur leurs
font exploiter
habitations, et ils les
par dés soldats. Toutes les
n'ont pas été par-tout
cultures
négligées, et quelques noirs, --- Page 26 ---
doués d'un esprit
20 )
des
d'ordre,ets amis du
caleyéres,et se
ne sont
livrent tà
travail, cultivent
pas sans
diverses
libres, chérissent importance. Les autres exploitations qui
est bientôt
leur oisiveté.
nouveaux
etqui
contractée par ceux Lhabitude du
Peuvent vivre du travail que le climat Y repos
par jour. Ils habitent des
d'une heure ou invite,
riaux sont sous leur
cases dont tous les deux
de frais."
main, et qu'ils
maté
Enfin, ils ne
par le desir des
sontstimulés construisentip ni par
peu
probable, néammoins, jouisances que procure le lintéret, ni
dépendance
que la
luxe. Il est
qui
rappellera Thabitant reconnoissance de lin-,
licitude: gouvernent les y excitent avec au travail, et ceux
veller ces chefs ont à coeur la beaucoup de solMais république, de
et leur
prospérité de la noudifficile toutes les plaies de
à
XtELerrente
Tinertie guérir est Taversion Ssint-Domingue, la plus
chie. ny fait pas moins de mal pour le travail, ct,
que n'en fit
Ainsi la culturé,
Tanar-.
devra être créé de Tindustrie locale,
ger un certain nouveau avant qu'on presque tout
privilégiées
nombre de nayires de puisse char-,
ment
que la colonie nous
ces denrées
par mille vaisseaux.
envoyoit annuelleLaspect de l'ile entière
llammes ont dévoré
est vraiment
d'être conclu
les villes. Laccord. alligeant. Les,
cements
pourra rendre de la valeur. qui vient,
ont
q'oceupoient les
aux emplastruire échappéa lincendie; mais maisons, il
et à celles
les
qui,
nécessaires magasins que. de les lestplasaisé de recond'exception aux exploitationss rurales remplir. Les édifices
près. T.es lianes, et toutes sontruinés à peu
sortes de prodac-
'être conclu
les villes. Laccord. alligeant. Les,
cements
pourra rendre de la valeur. qui vient,
ont
q'oceupoient les
aux emplastruire échappéa lincendie; mais maisons, il
et à celles
les
qui,
nécessaires magasins que. de les lestplasaisé de recond'exception aux exploitationss rurales remplir. Les édifices
près. T.es lianes, et toutes sontruinés à peu
sortes de prodac- --- Page 27 ---
(21 )
tions sauvages, ont remplacé la canne et
ces magnifiques jardins
l'indigo dans
jourd'hui desséchés.
qn'arrosoient des canaux auroitre les travaux d'un Quelques années ont vu dispasiécle. Le prodige du
sement de la colonie seroit même
rajeunisun autre miracle, on ne
sans utilité, ,si, par
l'état d'une grande
changeoit en même temps
partie du globe. Ces
qui sont entre les tropiques, et: même
continents,
et au midi; ces
eau-delà au nord
étendues
terres, cent et deux cents fois
que toutes les Antilles, se sont
plus
tout ce qui fut autrefois le
enrichis de
iles; chaque année voit
partage exclusif de ces
nouvelles: cè ne sont
s'étendre ces exploitations
sont plus déux ou trois plus quelques fraudeurs, ce ne
offrent au rabais les
marchés rivaux qui nous en
ties du mende. C'est produits, ce sont les quatre.
à linterlope du
parnous faut
globe entier qu'il
doubles barrières. opposer nos brigades de douanes et nos
Mais il n'y a point de milliers
gardiens du régime prohibitif
de
le sucre êt les autres denrées qui puissent empêcher
vilège, de
dépouillées de leur pricolonie descendreà un prix contre lequel aucune
ancienne ne pourra
ou
ce sera à la faveur d'une lutter;
si elle résiste,
métropoles se lasseront
prime, que tôt ou tard les
Comment
de payer.
Haiti seroit-il excepté de la loi
que subissent toutes les Antilles
générale
Guba même, qui iavoit
grandes et petites?
commencé à
quarante ans, perd
prospérer, il y a
des planteurs
déja ses avantages, et les profits
ydiminuentàn mesure de
premnent sur les continents
l'extension que.
niales.
toutes les cultures colo-,
Un aperçu de la situation de Haiti
relativement à
ou tard les
Comment
de payer.
Haiti seroit-il excepté de la loi
que subissent toutes les Antilles
générale
Guba même, qui iavoit
grandes et petites?
commencé à
quarante ans, perd
prospérer, il y a
des planteurs
déja ses avantages, et les profits
ydiminuentàn mesure de
premnent sur les continents
l'extension que.
niales.
toutes les cultures colo-,
Un aperçu de la situation de Haiti
relativement à --- Page 28 ---
22) )
ses cultures, à son revenu, à son.
voyé de
commerce, a été enSaintDomingue au
Jem'abstiens de le lire, sachant cominencement de Mars.
suivre à la lecture une série de qu'ilin'est pas aisé de
Je les ai comparés
chiffres et de calculs.
tés parl le
cependant aux: aperçus présendifférence Gotrvernement; ils sei rapportent, à peu de
près, les uns aux autres.
Il; paroit que les Haitiens ont
de commerce fait
communiqué le traité
avec eux. Mais sans
ces articles, publiés,
nous arrêter à
prématurément
savons par l'ordonnance du
peut-être; nous
que des' stipulations
17 avril de l'an dernier,
été
favorables à notre commerce ont
à leurj ménagées avec sagesse; il convient de les mettre
juste valeur,sans exagération,
Quand le
sans diminution.
Gouvernement a porté à 15
venu net des
millions le re-.
noitre
propriétaires en 1823, il nous a fait confranchement la situation des
époque. On a tout lieu de croire produits à cette.
améliorés; mais faute
qu'ils se sont. déja.
d'éléments
en tiendrons aux
certains, nous nous
La
conséquences de ce premieraperçu:
république haîtienne n'est point
y sont extrêmement
riche; les espèces
fort altérées
rares, et celles qui ont cours sont
dans leur poids et leur aloi. Ce. trésor Caché, dont pendantquelque
à
temps. on a donné
quiconque a voulu s'en contenter; n'existe T'espoir
jamais existé. Le subside
plus, s'il a
ne. pourra
café et autres produits
s'acquitter. qu'en,
haitiens, par les envois
seront faits dans les divers
qui en
droits
ports de l'Europe. Des
d'exportation, des contributions extraordinaires
seront levés, et on peut présumer que ces
suffiront pour acquitter les intérêts d'un moyens
Mais rien
emprunt.
au-delà; car lEtat et les familles auront
jamais existé. Le subside
plus, s'il a
ne. pourra
café et autres produits
s'acquitter. qu'en,
haitiens, par les envois
seront faits dans les divers
qui en
droits
ports de l'Europe. Des
d'exportation, des contributions extraordinaires
seront levés, et on peut présumer que ces
suffiront pour acquitter les intérêts d'un moyens
Mais rien
emprunt.
au-delà; car lEtat et les familles auront --- Page 29 ---
(23)
aussi des dépenses à faire, et il faut
ne renonceront
s'attendre qu'ils
pas entièrement à
autres peuples: Nos
trafiquer avec les
pas le marché
commerçants aussi ne négligeront
leurs envois qui leur est ouvert, et pour peu
aient de
que
quoi seront
Timportance, on se demande de
composés leurs retours,
doit absorber tout ce
pnisquelesubside
qui sera libre. Ne
pas que le subside est pour le
dissimulons
pour les améliorations locales, commerce, et mêmé
redouter, si même ils
le concurrent le plus à
Mais,
peuvent exister ensemble.
Messieurs,sic delile de Haiti
porte sur ce monde quifutappelé notreattention: se
siécles et demi, qui est
nouveau il ya trois
la jeunesse,
aujourd'hui dans la
de
nous y verrons pour notre
vigueur
avantages auxquels Talfranchissement commerce des
mingue n'est pas étranger. C'étoit
de Saint-Dodispensable à la libre
un préliminaire inUne autre condition navigation du golfe du Mexique.
de reconnoitre
est encore plus nécessaire: c'est
que les colonies
ne sont pas d'une
que nous conservoris
importance
soins de notre commerce.
proportionnée aux beduire et de vendre
Le beau privilège de, procieuses, finit
exclusivement des denrées
pour elles après avoir
préet il ne peut plus revivre.
duré cent ans, >
dustric, à notre
Donnons à notre inet nos
navigation, une direction
pertes seront réparées. Ces
nouvelle,
lavantage dètre
acquisitions auront
indépendantes des
lutions, et affranchies des
guerres, des révoséparables du vieux
dépenses et des dangers inLe
régime des colonies.
changement qu'éprouve
moins important
TAmérique, n'est
a trois siécles
que celui de la découverte
pas
et demi, nous ne
faite, il y
serons pas sans doute --- Page 30 ---
(24)
les derniers à le reconnoitre, et'nous
pas sculement la grande indemnité n'y trouverons
pertes qu'a faites notre
réclamée pour les
leur de ce
commerce, mais dix fois la vaqu'il a perdu.
Tous les produits que la nature avoit renfermés
long-temps entre des espaces étroits et
si
tiennent maintenant aux divers climats limités,appar de
dans toute sa circonférence. La
la terre
toutes les barrieres. La
navigation a franchi
canne, le cafeyer, le
inconnus à T'amérique
giroflier,
couvrent
pendant tant de siceles, en
maintenant les plaines et les
et
ils y sont plus communs que dans P'Asie montagnes,
continent américain demande
même. Le
les produits de notre industrie. nos vins, nos huiles,
De plus
nous pourvoiront à ces, besoins, si nous diligents tardons que davantage;
II
Qu'onn'allégue pointquelques pastimides faits
cette; nouvelle route : d'autres y marchent
dans
rance.
avec assuD1
Nous naviguerons a moins de frais, quand nous
serons d'aucune simulation.
n'uChaque année de Tavance
que nous laissons gagner sur nious, , cause à notre industrie et à nos liaisons civiles des
bles.
pertes irrépara-
,
De plus
nous pourvoiront à ces, besoins, si nous diligents tardons que davantage;
II
Qu'onn'allégue pointquelques pastimides faits
cette; nouvelle route : d'autres y marchent
dans
rance.
avec assuD1
Nous naviguerons a moins de frais, quand nous
serons d'aucune simulation.
n'uChaque année de Tavance
que nous laissons gagner sur nious, , cause à notre industrie et à nos liaisons civiles des
bles.
pertes irrépara- --- Page 31 ---
5.
SUR
LIND EMNITÉ
DES ANCIENS COLONS
DE SAINT:DOMINGUE,
MEMOIRE
PUBLIÉ
Au nom de plusieurs anciens ColonsPropriétaires résidant 2 Nantes.
NANTES,
IMPRIMERIE DE FOREST'
QUAI DE LA FossE, NO 2.
MAI 1828. --- Page 32 --- --- Page 33 ---
a
E763
L6515
V.21
A --- Page 34 --- --- Page 35 --- --- Page 36 ---
. nos vins, nos huiles,
De plus nous pourvoiront à ces, besoins, si nous diligents tardons que davantage;
II
Qu'onn'allégue pointquelques pastimides faits cette; nouvelle route : d'autres y marchent dans rance. avec assuD1
Nous naviguerons a moins de frais, quand nous serons d'aucune simulation. n'uChaque année de Tavance que nous laissons gagner sur nious, , cause à notre industrie et à nos liaisons civiles des
bles. pertes irrépara- — Page 31 —
5.
SUR
LIND EMNITÉ
DES ANCIENS COLONS
DE SAINT:DOMINGUE,
MEMOIRE
PUBLIÉ
Au nom de plusieurs anciens ColonsPropriétaires résidant 2 Nantes.
NANTES,
IMPRIMERIE DE FOREST'
QUAI DE LA FossE, NO 2.
MAI 1828. — Page 32 — — Page 33 — a
E763
L6515
V.21
A — Page 34 — — Page 35 — — Page 36 —