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Asab
Jabit Jarter ionn
Lihnry
Brnt Hunersitu --- Page 3 --- --- Page 4 ---
n bnrean ma dénonciotion signée des crimes de forfaiture
et des acies de détention arbitraire dont j'aceuse les citoyens Sonthonax, Baymend et Giraut, agens
culiers envorés par Je Directoire à
particu- Je
CII
Sunt-Iomingue.
propose
outrc au Conseilie projet de résolution suivant:
Le Conscil des Cing-cents, instruit de l'état malheureux de la colonic de
Considérant qu'il doit Saint-Doningno 2
employer pour la secourir lcs
moyens les plus eflicaces et les plus prompts;
Déclare qu'il J a nrgence.
Après avoir déclaré Purgence, le Conscil prend la
résolution suivanle :
AR T IC L E P R E M I E R.
La loi du 4 phviese de lan 4, par Jaquelle le Directoire a dté autorisé à enyoyer des agens
dans les colonics, cst rapportée, seuiement particuliers
regarde Suint-Domingue.
pour ce qui
I I.
Le Directoire prendra les mcsures les plus
faire notifier la présente résolution à ses promptcs
KEAr les pouvoirs cesseront du jour de la notilication agens,
qui leur en sera faitc.
IIL
Lesdits agens du Dirccloire
reviendront en France
pour y rendre compte de leur conduite.
I V.
Le Directoire instrnira lc Corps législatif des
qu'il pre endra pour maintenir la tranquiflité à mesures SaintDomingue, lonie.
et pourvoir au gouvernement de ceite CODE LINPRIMERIE NATIONALE, Prairial an V.
olution à ses promptcs
KEAr les pouvoirs cesseront du jour de la notilication agens,
qui leur en sera faitc.
IIL
Lesdits agens du Dirccloire
reviendront en France
pour y rendre compte de leur conduite.
I V.
Le Directoire instrnira lc Corps législatif des
qu'il pre endra pour maintenir la tranquiflité à mesures SaintDomingue, lonie.
et pourvoir au gouvernement de ceite CODE LINPRIMERIE NATIONALE, Prairial an V. --- Page 5 ---
CORP S LEGISLATIE
CONSEIL DES CINQ-CENTS:
OP I N I ( 0 N
PRONONCÉE
PAR PRILIPPIS-DELLEVILLER
Dans la séance du 11 prairial an 5,
SUR les troubles et les désastres de SaintDomingue.
REPRESENTANS RÉPUELICAINS,
JE suis encore ému du tableau déchirant du que Conseil, notre 9
collègue Vaublanc a mis sous les de yeux Pinfortunée conon pas seulement des maux mais passés de P'état affreux où elle
lonie de Saint-Domingue, où tous les Aéaux révoluest encore en ce moment,
A
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a
tionnaires semblent acharnés à la destruction de ses
malheureux habitans en proie à tous les maux 2. sans
qu'ils aient encore éprouvé aucune des consolations. 9
aucun des bienfaits de la révolution : il semble même
qu'à'mesure que le despotisme etla tyrannie ont disparu
du continent français 2 lcur joug infernal se soit appesanti sur cette beile contrée.
Les causes principales de ces horreurs, enterrées dans
les débats encyelopediquesqu'ont 1a distribuésala Convention, et dont on imprime encore l'analyse sans fin;
ces causes imparfaitement touchées dans l'ocuvre toute
cloquente qu'elle cstdu dernier repportaur, me semblent
à moi, comme jaré législatif, avoir été mises par Vaublanc dans un jour si lumineux 2 qu'à moins de n'avoir point d'yenx ni d'orcilles, ou de se les boucher,
tout être vivant est sorti d'ici convaincu que CCS causes
sont les lois incohérentés faites pour les colonies 2 et
les agens plus mauvais encore envoyés dans ces
contrées.
Qu'il me soit cependant. permis d'avcuer , et cet
aveu je le dois à ma conscience, que je ne confondrai jamais avec les Aéaux de Saint-Domingne Thonnête et vertueux Giraud, dont la vie civique et législative n'ont offert à la France que l'amour du travail
et la philantbropie : il fut là sans doute, comme ici,
pur au milieu de la corruption, et son nom seul est
une dcs excuses du pouvoir qui a composé la commission de Saint-Domingue ; car au moins pourra-t-il
dire qu'il y a envoyé un honnêie homme. it en-avoit
envoyé d'autres encore sans doute, ct le brave Rochambeau en est une nouvelle preuve; mais le mal
surpassant le bien, ni Giraud, ni Rochambeau, Pun
Eae, l'autre renvoyé, n'ont pu rien pour la coReste à savoir si le Corps légisiatif, éclairé aujourd'hui sur son véritable
aura la
comme
-
ctit,
forcea
RPICS
au moins pourra-t-il
dire qu'il y a envoyé un honnêie homme. it en-avoit
envoyé d'autres encore sans doute, ct le brave Rochambeau en est une nouvelle preuve; mais le mal
surpassant le bien, ni Giraud, ni Rochambeau, Pun
Eae, l'autre renvoyé, n'ont pu rien pour la coReste à savoir si le Corps légisiatif, éclairé aujourd'hui sur son véritable
aura la
comme
-
ctit,
forcea
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il est de son devoir, de sauver cette partie précicuse
et intégrante de la République
- La force! Législateurs républicains, le peuple l'a mise dans VOS mains:
une loi sage et ferme, et sut-tout des mesures d'exécution qui ne puissent être ni entravées, ni éludées,
dépendent de vous 2 et votre devoir vous les commande.
Ii vous commande encore la puniion exemplaire
des coupables 2 car ily en a de grands; et, quels qu'ils
soient, , ils ne peuvent demeurer impunis que vous ne
vous proclamiez leurs complices.
Le Directoire exécutif, dont les intentions n'ont
pu qu'être pures,, et qui cependant paroit avoir été
etrangement égaré et trompé. : ; le Directoire luimême s'empressera d'effacer les impressions funestes
qui rejailliroient sur ses membres, en secondant franchenient voS mesures législatives. La première magistrature de la France, composée d'hommes, peut errer 5
mais jamais un orgueil inepte ne pourra P'empécher de
reconnoitre ses fautes et de concourir, avec le Corps
législatif, 3
aux moyens de les réparer.
Ces moyens sont tous dans les mesures proposées
par notre collègue Vaublanc : je les appuie de tout
mon pouvoir 2 et je demande gu'ils soient soumis à
la discussion, sauf à être statué sur les amendemens
dont ils sont susceptibles.
Le Conscil prendra aussi en considération les vues
seges et fermes proposées par les représentans VillaretJoyeuse et Delahaie : mais ils ne peut plus balancer à SG
prononcer vigoureusement et promptement,
A PARIS, DE LIMPRIMERIE NATIONALE,
Prairial an 5. --- Page 8 ---
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LEGISLATIR
CORPS
NORCAEE A a a
CONSEIL DES CINQ - CENTS.
aN
0 U R S
D I SC
DE J. 2 2 C. G. DELAHAYE,
Sur Pafiire des Colonies.
Séance du 11 prairial, an V.
CITOYENS LÉGISLATEURS,
- Ce feroit trop préfumer de mes forces fi je me préfentois
tribune avec le fol' efpoir de rien ajouter à l'imprefion
à cette qu'a taite dans vos efprits le difcours lumineux de
profonde
Vaublanc : il a tracé dans un cadre étendu les
nion.collegne les hommes & les chofes fous les couleurs & les rapfaits, ileur font propresj la vérité a guidé fa plumc; l'élopotrgail
A
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