--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Aseb
Wabu Carter irolui
Lilinry
Bumui lninersity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
Directoire exécutif, qui en fera part au
et devra le remplacer
Corps législatif,
sur-le-champ pour le temps
Pagence devra encore subsister.
que
VI IIL
Une copie de tous les arrêtés et proclamations des
agens du Pouvoir exécutif dans les colonies sera
transmise par le Directoire au Corps législatif,
I X.
Le Directoire exécutif annullera provisoirement et
directement tous les actes 2 arrêtés et proclamations
de ses agens qui seroient contraires à la censtitution
et aux lois.
X.
Il sera tenu de rappeler immédiatement ceux de Ses
agens qui se permettroient des actes attribués exelusivement au Corps législatif etau Pouvoir judiciaire.
X I.
Il fera mettre en jugement ceux de SeS agens qui
seroient convaincus d'actes arbitraires 2 concussions
dilapidations 2 et autres délits prévus par le code des 2
délits et des peines.
A PARIS, DE 1/IMPRIMERIE NATIONALE.
Prairial, an V.
eler immédiatement ceux de Ses
agens qui se permettroient des actes attribués exelusivement au Corps législatif etau Pouvoir judiciaire.
X I.
Il fera mettre en jugement ceux de SeS agens qui
seroient convaincus d'actes arbitraires 2 concussions
dilapidations 2 et autres délits prévus par le code des 2
délits et des peines.
A PARIS, DE 1/IMPRIMERIE NATIONALE.
Prairial, an V. --- Page 5 ---
d
CORPS LEGISLATIP.
AEC VCE AR a
a
CONSEIL DES CINQ-CENTS.
P I N IO N
DE J. PH. GARRAN
Sur les dénonciations formées contre les agens du
Directoire, à Saint-Domingue.
Séance du 16 Prairial, an V.
RiPxESINTANS DUPEUPLE,
QUAND en 1792 on voulut renverfer le trône pout
fonder la République, on commença par attaquer les miniftres & les agens du gouvernement 1 avant d'attaquer le
gouvernement lui-mème, &c la conftitution qui l'avoit établi,
A
--- Page 6 ---
JC
En
voyant l'art
nom d'une commiflion véticablement G
étrange avec
cette
récemment
lcquel > au
tion la difeuflion, pour vous faire adopter, nommée,on a conduit
plus extreme, le projer
avec la
la commifion
d'un de fes
précipitavous eût fait
membres, avant
a avant même
connoitre fon
pas
de que ce projer vous eût été
vacu collecmoi de ne
diftribué, il
ont Artt la révolution
pas fonger que les
n'a
l'on n'y prend
en faveur de la
moyens qui
qui les
garde, & contre le but liberté, fans
peuvent, G
queroit emploient, cn préparer une
doute de ceux
pas de renverler la
nouvelle qui ne mannous avons fi chèrement achetée. conftitution républicaine
J'aurois voulu traiter la
que
vue donc le Corps légifatif queftion fous le feul
de
Eft-il utile, ou non, abltraction ait véritablement à
fonne, que le
faite de telle ou
at
Direéoire conferve le droit
telle
Domingue des agens
d'avoir à
un
particuliers s
SROE
temps limité, aux termes de Tarticle nommés par lui, pour
tion? Tout autre examen relatif
156 de la conftiruactuels, ou à leurs
au perfonnel des agens
fion des pouvoirs, opérations, qui eft le me paroir contraire à la diviconftitution; il me
principe fondamental de
ou du pouvoir judiciaire, paroit un exercice du pouvoir exécurif cette
difent fi Formellement, C"en" que fes difpolitions nous interobjer qu'on ait agité jufqu'i néanmoins à-p pen-près le feul
On ne vous a pas difimule préfent dans cette difcuffion.
de la loi du 5 pluviôle de l'an qu'en demandant le
des agens du
4, c'étoit fur - tout le rapport
loir obrenir, On gouvernement les
à
rappel
fi l'on
a couverts Ssint-Domingae, de
qu'on voune favoit pas que le
difamations; & comme
voir que les dénonciations donr Corps légiflatif ne peut recepar la confitution, on en a
T'examen lui eft délégué
Giraud & Raimond,
figné une contre
vous,
quine peuvent pas fe
Sonthonis,
à
paifque vous n'avez pas même le défendre dévant
votre barte.
droit de les appeler
rappel
fi l'on
a couverts Ssint-Domingae, de
qu'on voune favoit pas que le
difamations; & comme
voir que les dénonciations donr Corps légiflatif ne peut recepar la confitution, on en a
T'examen lui eft délégué
Giraud & Raimond,
figné une contre
vous,
quine peuvent pas fe
Sonthonis,
à
paifque vous n'avez pas même le défendre dévant
votre barte.
droit de les appeler --- Page 7 ---
$ I.
De chacun des trois agens du Diresloire en particulier.
Il doit être permis, fans doutc, de faire entendre fa voix
en leur faveur à cettc tribune, quand l'accufation y a été
proclamée G hautement s & quand cette accufation eft le
bur avoué de la réfolution que l'on vous propofe. J'aurois
voulu ne pas diftinguer dans cette difcuflion Sonthonax de
fes collègues, parce que leuts actes font communs. Mais
vous n'avez pas oublié qu'après lesavoir tous compris dans la
même
on a voulu féparer, en dernier lieu, la
caufe de Arers Giraud
celle de fes collegues, & qu'on a paru
même en vouloir faire autant en faveur de Raimond, immédiatement après avo'r proféré contre luiles inculpations les
plus graves, , je dirois même tes plus capitales, fi elles étoient
fondées (1). Cependant, tout Paris a connu Raimond pour
l'un des hommes les plus
qui fe foient montrés dans la
révoiution. Perfonne ne EAS occupé plus conftamment de la
grande affaire des coloniss, fur-tout relativement aux réclamations des hommes de couleur. Perfonne n'a eu fa conduite
plus expofée au grand jour. L'affemblée coloniale On fes agens
ont intercepté fa conefpondance, quia été imprimée depuis
1789, jufqu'au milieu de 1793; par-tout elle dévoile Thonnêteté de fon caractère, fes difpolitions pacifiques J fon inviolable attachement à la France, & fur-tout une humanité
dontileût été defirableque ceux dont il foutenoit les droitsne
fe fuffent jamais écartés. Depuis 1793, il a langui durant près
de deux années entre la vie & la mort, où l'avoient plongé,
fous le règne de la terreur. 3 les agens de l'affemblée coloniale,
(1) Ces inculpations ont eu lieu à l'occalion de quelques mefures
d'adminiltration relatives aux biens féqueftrés à Sa'nt - Doningue,
dont cet agent du Direétoire a rendu compte ; mefurcs qui paroiffent généralement fages, 8c qui font du moins abfolument étrangéres à la légalité de cette féquefiration déja établie avant l'arrivée
des agens du gouvernement.
A 2
'affemblée coloniale,
(1) Ces inculpations ont eu lieu à l'occalion de quelques mefures
d'adminiltration relatives aux biens féqueftrés à Sa'nt - Doningue,
dont cet agent du Direétoire a rendu compte ; mefurcs qui paroiffent généralement fages, 8c qui font du moins abfolument étrangéres à la légalité de cette féquefiration déja établie avant l'arrivée
des agens du gouvernement.
A 2 --- Page 8 ---
pour le punir du zèle avec lequel il avoit défendu
hommes de coul ur pupre. des allembléss nationales, Mais des
parmi tout ce qu'il a faite en foutchant une caufe fi
iln'a
pas i fe reprocher d'avoir appeld la vengeance fur jufte, aucun de
ces propriérnires réfugiés en France, dont uin trop
nombre la perfécuté, & dont fon plus ardent adverfaire grand
prend fi tardivement la défenfe, quand perfonne ne les accufe. Aufli, quandi je préfentai i la Convention nationnle
lerapport fur lequel Raimond fut fi honorablement
pas une voix ne s'éleva pour le combattre.
acquitré,
Le citoyen Giraud eft lun des membres le
ment eftimés de cette Convencion
plus généraledivers dont elle étoit
, qui, malgré les élémens
compoffe, malgré tant d'aétes
rables artachés, par la violence de qurelques grands
déplo.
afoninexpérience dans les afahespolitiques, malgré coupables, les
irréparables
la hache de la tytannie lui a fait
perres a
pourtant Kedler la République, vaincu toutes les puillances éprouver, de
Y'Earope conjurées contre elle, brifé par fes
forces
les chaînes que les décemvirs lui avoient impofées, propres & fondé
la conftitation, en vertu de laquelle nous fiegeons tous ici.Il
n'ya, m'allire-ton, qu'ane voix fur le compte dece
ceux de nos collegues qui font de fon département. citoyen, Il
pas croyable que Raimond &c lui fe
RE
ment aflociés à un coupable tel
fuffent volontairequ'on repréfente Sonthonax,
& qu'ils aient, depuis, foufcrit aveuglément aux aétes de fon
adminitration, quand ils avoient la même autorité, & qu'ils
formoient contre lui une fiterrible majoriré avec CC Leblanc
qu'on loue tant après fa nort (quoiqu'on l'eit aufli dénoncé durant fa vie, plus particulièrement, comme le complice de Sonthonax), parce qu'on prétend, fur je ne fais
quel fondement, qu'il revenoit en France pour accufer fon
collègue.
Jc ne crois pas qu'il foit de la dignité du Confeil de fe
décider par des hiftoriettes tciles que celles qu'on vous a débitées hierà cette tribune, fur les démarches d'un ami du
citoyen Giraud, Une teile anecdote prouveroit, tout au plus,
durant fa vie, plus particulièrement, comme le complice de Sonthonax), parce qu'on prétend, fur je ne fais
quel fondement, qu'il revenoit en France pour accufer fon
collègue.
Jc ne crois pas qu'il foit de la dignité du Confeil de fe
décider par des hiftoriettes tciles que celles qu'on vous a débitées hierà cette tribune, fur les démarches d'un ami du
citoyen Giraud, Une teile anecdote prouveroit, tout au plus, --- Page 9 ---
qu'on a fujeter la terreur dans Pame d'unl honnète homme;
ou de fesamis; ; car beaucoup d'entre vous ont pu voir, il X
dans le Républicain fringais, me lettre ou
a long-temps,
Girand défavonoit folemnellement tout ce que, pour féparer
fa caufe de celle de Sonthonax, ont de fes autres collègues,
on avoit des-lors infinué d'une diffention exiftante parmi
les agensdu gouvernements à Saint-Domingue, fur leuradmniniftration.
on vous trompe
On vous trompe, citoyens repréfentans,
de la mnière la plus dingereufe, quand on vous préfente
comme les auteurs des maux de Saint - Domingue les agens
du Direétoire, Oll Sonthonàx, qui les V avoit précédés, à
la fin de 1792, en qualité de commiffaire civil. Le fort
de c.tte colonie éroit décidé, noil pis feulement quand
Sunthonax y arriva, mais avant T'agparicion des premiers
commiflaires civils, Roume, Mirbeck & Sainr-Léger, qui
y avoient été envoyés un an avant lai en 2791. Dos trois
dans lefquclles la partie françaife de Pile étoit diprovinces vifée, toute celle du Nord, qui étoit la pins riche, étoit
déja en proie à la temiblcinfurredion des noits, quiyavoient
tout porté le fer & le feu. Les blancs étoient bloqués
Par dans la ville du Cap, dont les avant poftes furent fouvent la
attaqués, La province de TOueft étoit aufi dévaftée par
gucrre civile parmilis blancs, & par l'infurreétion des hommes
de coaleur. Déja lincendie du Port-an-Prince, fa capitale, 3
avoit été allumé par les brigands qui les chaflerent de cette
ville. La province da Sud, qui eft la moins confidérable des trois, fe confeiva quelgses mois de plus : mais
elle étoit peut-èrre enfuite devenue la plus malbeurenfe de
toutus, dès avant T'arrivée de Sonthonax, par la double
infurreélion des nègres, gai en bloquoient la capitale, &
maitres de
tout le
dcs hommcs de couleur, qui,
prefque la feconde de
refle, avoient incendié la ville de Jacmel,
la province. Si l'on cipéra d'abord
laloi du 43 avril termides blancs & de hommes de couleur D
neroir les querelics
s'étoient faits mutuelleraent,
le rellentiment des maux q-'iis
A 3
double
infurreélion des nègres, gai en bloquoient la capitale, &
maitres de
tout le
dcs hommcs de couleur, qui,
prefque la feconde de
refle, avoient incendié la ville de Jacmel,
la province. Si l'on cipéra d'abord
laloi du 43 avril termides blancs & de hommes de couleur D
neroir les querelics
s'étoient faits mutuelleraent,
le rellentiment des maux q-'iis
A 3 --- Page 10 ---
& l'inexécution de cette loi dans pluficurs
de
nic, rallumèrent bientôt les
parties
la colorévolution du 10 août ranima les anciennes difentions haines, comme la
eux. La guerre des nègres,
le fuccès de des blancs entre
des hemmes de coulcur
la réclamation
pas
à
adoe
s'étenduit de rlus eil plos dans la
propre & les faire ceffer,
connoiffoient, pourlappaifer,
coloute; la
blancs ne
fupplices.. A
que terreur des plus affreux
Dosppirmsantenafons civils,
Mirbeck, &
Roume,
pluficurs
Suint-Léger, 0
ily avoit, fur la place du
potences & deax roues en permanence. T'outes Cap,
petites armées des blancs, & chaque paroiffe de la
les
étoient autorifees, par un arrêté de laffemblée
colonie,
avoir une jurifitiction prévocale qui
coloniale,
plices, même celui du feu, contre les emp oyoit tous ces fupplus terrible encore de la
infurgés, & cet ufage
ladminiftration de Polverel torture 2 qui n'a cellé que fous
Aces tribunaux de fang Sonthenax & Sonthonax.
jugesdepaix &:
ellaya de fubftituerles
T'établiflement même des jurés.
xeconnu dans lesdébats, qu'ancun deces tribunaux Ileft, je crois,
guliers. fans doute dans léur formation,
, tres-irrécivil cn avoir nommé les
paifque le commifaire
mort. Sonthonax n'établitdes jages, n'a condamné perfonne à
fauver les reftes des blancs & commiflions ies debris des militaires que pour
l'incendic du Cap, qu'on vient encore de lui propriétés. après
nouveau dans fon ablence, après
reprocher ici de
mêmes débats, ou il éroit feul qu'ils'en cft jufifié dans cCS
Le ciel me préferve de jeter contre ici de neuf la accufateurs.
marin
défaveur fur un
diftingué, qui a fervi
& qui vient de recevoir 17n gloricufement la République,
de fes compatriorés ! Mais la nouveau témoignage de T'eftime
pofe la loi d'obferver
fon juftification d'un abfent m'imétre aveuglé par fes que
accufatcur en CC point pent
un témoin impartial, préventions, qu'il ne peur pas être
le
fi, comme je le crois encere, entrainé
par monvemcnt général de la Hlotte que Galbaud
iufurgée dans la rade du Cap, il combattoit alurs
avoir
commiffaires civils, malgré les ordtes du
contre les
Cambis, qui commandoit cette flotte.
contre - amiral
juftification d'un abfent m'imétre aveuglé par fes que
accufatcur en CC point pent
un témoin impartial, préventions, qu'il ne peur pas être
le
fi, comme je le crois encere, entrainé
par monvemcnt général de la Hlotte que Galbaud
iufurgée dans la rade du Cap, il combattoit alurs
avoir
commiffaires civils, malgré les ordtes du
contre les
Cambis, qui commandoit cette flotte.
contre - amiral --- Page 11 ---
Ileft vrai que Sonthonax & les autres commiflaires civils, fes collegues, ont déporté Lill grand nombie de des COlons. Cette mefure, quolquecsprellanent autorifée par
décrets de TAffemblée légilative & de la Convention nationale, eft infourenable dans les principes d'un gouvernement libre, qui nc peut pas admettre de peine de fans juge- ou fe
ment préalable. Mais qui ne fait que l'état
guerre
de
trouvoit alors Saint-Domingue, ne permet pas tosjours ordinaire ?
fuivre les règles, fi facrées pourtant, de la juftice
Il eft encore vrai que Sonthonax & fes coliègues crurent
devoir aflimiler aux émigrés 2 par leurs proclamations, fûr - ceux lindes colons qui avoient fui dela colonie ; &, quelque mefure
civifme d'un trop grand nombre d'entre eux, cette
dans l'ordre de la juftice, que
eft encore plus infoutenable
des colonies, formée dans
la précédente. Aufli la commifion
votre précédente fellion, l'a t-elle unanimement defapprou- voula faire
vée; & quelles que foient les infinuations qu'on a
feroit
en vous difant qu'on avoit efpéré que cette qucftion ne
pas renvoyée à la feffion aékuelle > c'eft pourtant cette fans ailcienne. commiflion qui vous a rappelé les lois inconnues avoir
doute à Saint-Domingue (oi ellcs ne paroiffent pas
les colonies des lois furles émiété publiées ). quiexceptoient
dans le
fait
grations. C'eft cette commiflion qui,
rapport dit exclure
par un de fes membres, n'a pas même cril qu'on lcs
décidu bénéfice de ces lois les contre-tevolutionnines mais plus dont le
dés, qui s'étoient armés contre la République, la Convention a
crime lui a paru couvert par Pamniftie que
Aéaux
décrétée, & fur-tout excufable par les horribles
qui
ont défolé la colonie Quoiqail en foit, perfomnenfofeta leur
dire que ces arrêtés comminatoires aient jamais colons reçu de Saintexécution contre les perfonnes. Plufeurs
BeauDomingue, tels que Ruotte, 8c, fi je ne me trompe,
vois, ex-membre de l'affemblée coloniale, lun des ennemis les plus acharnés des noirs, font revenus des Erats-Unis
(*) Voyez le rapport de Lecointe-Puytareau, A4
Quoiqail en foit, perfomnenfofeta leur
dire que ces arrêtés comminatoires aient jamais colons reçu de Saintexécution contre les perfonnes. Plufeurs
BeauDomingue, tels que Ruotte, 8c, fi je ne me trompe,
vois, ex-membre de l'affemblée coloniale, lun des ennemis les plus acharnés des noirs, font revenus des Erats-Unis
(*) Voyez le rapport de Lecointe-Puytareau, A4 --- Page 12 ---
à Ssint-Domingue, aprèslincendie du
Ils ont
nient été renvoyés dans le
Cap. fur dcs bâtimens fimpleneutres. Je ne
concinent,
dis rien ici d'un autre cxemple
Vaublanc () avec des circonftances
rapporté par
Sonthonax, parce qu'on ne cite aucune propres ni a inculper
en lui-méme, ni fur les acceffoires piece,
fur le fait
C'eft trop vous
qu'on y ajoure.
blement terminé occuper, 2 citoyens, d'un point irrévocapar u décret de la Convention nationale,
qui a folemncllement acquitté Sonthonax. La Convention
pouvoir rendre ce décret, foit à caufe de la plénitude des
pouvoirs dont elle étoit revétue 1e & parce
c'étoit
qui avoit accufé Sonthonax fans l'entendre, que
elle
elle-méme fous le
foit
quand elle étoit
blée conftituante joug;,
parce que les lois de l'Affemdonnoient un droit indéfiai
aux Affemblées nationales dans les délits politiques. d'accufazion
que ce décret n'a été rendu qu'en grande
J'ajoute
caufe
conno'fance de
3 après des débats foleinels qui ont été
& dinibués; & ces débats, dans
la défaveur imptimés
toute
lefquels
étoit
pour l'accufé, qui avoit feul à lutter contre
cufiteus, n'ont pas éré audi peu lus qu'on voudroir nenfac- vous
le perfhader. Croyez- - en la paflion que trop de gens ont toujours portée dans la grande affaire des colonies, &
fe
manifefta alers d'une manière f violente par tant
qui
& de liballes aujourd'bai tombés dans Toubli, d'afliches les
trages & les menaces qu'effuyérent les mambres par de oucommiflion, que je m'honore d'avoir préfidée.
cette
Vous avez encore parmi vous platieurs de ceux
moient. Il (n eft m, fur tout, que la calomnie quila même forpourroit pas fo difpenfer de reconnoitre abfolumient étran- ne
ger aux partis qui ont malheurcufemenr divife la Contéreflant vention. Eavoyéil Paris, peu avant le 31 mai, par cet indépartement des Alpes maritimes, qui s'elt uni fi
honorablement aux defindes de la Républigne, il
pr.fque auficor la profeription des foixante-treize partagea
2 parce
()Voyez la page 21 de fon difbour.
fo difpenfer de reconnoitre abfolumient étran- ne
ger aux partis qui ont malheurcufemenr divife la Contéreflant vention. Eavoyéil Paris, peu avant le 31 mai, par cet indépartement des Alpes maritimes, qui s'elt uni fi
honorablement aux defindes de la Républigne, il
pr.fque auficor la profeription des foixante-treize partagea
2 parce
()Voyez la page 21 de fon difbour. --- Page 13 ---
contreles crimesde
quilfonfarivitc comme eux la proteflation fortdu Confeil des Cinq-Cems,
cettejournée (1.Fori parle
cqui, maigré
il vient d'y être renommé par ce département fes lumicres & les aufa modeltie connoit ion integrité, contervé la contiance des gens de
lui ont
tres qualités fuivi qui les débats avcc la même exactituce lui fais
bien. 1la
ee
Pefpè:e d'interpellarion que je
moi; ; il ignore
ne me démentira pas, quand j'alMais je fuis cettain qu'il
Yopinion tnanime dela comfurerai combien il a partagé
On ne dira pas ) fans
million & la mienne fur Sonthonax. conduits avec partialicé 2 puifdoute > que ces débats ont éré journalière 1 il ne s'eft pas
que,, malgré leur dans imprefion la Convention s ou a1l dehors, poat
trouvé une voix des nombreux arrêtés qui cnt dirigd
attaquer un feul
tous ont auili été pris à TunaTinfivaction, & qui prefque
nimité.
récriminer - 2 en
Repréfentans du penple - 2 fije être voulois dit contre ceux des
rappelanr ici tout ce qui accaié pourroit Sonthonax, on faic bien que
colons blancs qui ont
le faire dans tout ce qui m'eft
j'auris trop de mayens
affaire des colanies. Nais
les yeux fur grande
EPe
palis fous
de ces colons, un refpeét plus éclairé
jai, pour le malheur ici leurs
d'ane manière G danque ceux qui Bartent aufli la fitnation pafions de Saint-Domingue 9
gsreufe. Je cennois
exchnfivemnene occupé dans
que je m'en fnis prefque trois années. Ceft bien affez
Ea calme du cabinet, depnis la Convention nacionale à tracer
d'avoir été condamné par des troubles qui Pont déchitée
par écrit le tableau fanglant s'expole G garuiteteenta ranimer 5
ii long-temps > & qu'on Sonthonnx, Raimond & moi péritlent,
jaimerots micux que
de contribuer aufli, par des déque d'avoir à me reprocher à rallumer le fambeau d'un inclamations impetidentes, tant de
à éreindre.
cendie qu'on a en
peiue
antre membre de la commifian, eft dans
() Dabray, Mollerant,
du Confeil des Anciens,
lc même cas. Il eit auinnedhut Garran.
A 5
Opinion de J. Pa.
, Raimond & moi péritlent,
jaimerots micux que
de contribuer aufli, par des déque d'avoir à me reprocher à rallumer le fambeau d'un inclamations impetidentes, tant de
à éreindre.
cendie qu'on a en
peiue
antre membre de la commifian, eft dans
() Dabray, Mollerant,
du Confeil des Anciens,
lc même cas. Il eit auinnedhut Garran.
A 5
Opinion de J. Pa. --- Page 14 ---
1o
Une telle difcuffion ne doit plus être
fein du Corps légillatif. Il n'a
renouvelée dans le
terrible d'accufation
il plus indélinimen: ce droit
contre les perfonnes politique; la
ne l'a que dans les cas &
cè droit fubfitai-1 que confliturion lui a indiqués. Mais
avoir donnée LAlfemblée encore dans route la latitude que lui
permis de renouveler les conftituante, il ne peur plus être
été
inculpations dont
acquitté par la Convention.
Sonthonax a
Eh quoi ! Tabfolution prononcée
cufation ou de
par un fimple jury d'accune autorité jugement. - ne peut pas étre
> & Ton fe joueroit ainfi de celle révoquée par alldécrérée par les repréfentans da
qui aureit été
la fareté, T'honneur &la vie des pouple! Que deviendroient
la tranquillité publique elle-méme citoyens? que deviendroit
tions que feroient naitre les haines, les s au mileu des agitation, & toutes les pailions fi
vengeances, l'anbiles querelles politiques?
prodigieufement actives dans
riez ainfi aux tactions qu'on Quelie arme terrible vous donneautour de voUs !
cherchera toujours à former
il en feroit de même, &
acccufarion sireéte on fe
peut-érre pis encore 3 Gi fins
pables, maigré leur acquittement permettoit de proclamer ici cOunaires publics qui, après toutes les folemnel, des fonctioncullion où il s'agilloit de leur
angoitles d'une difcufle droit de u'être plus artaqués exiftence, ont bicn acquis le
fera de méme, & peut-e.re
pour les memes fairs. fl en
ici de linviolabilité attach.e pis à encore, la
fil'on peat fe fervir
pour inculper des
tepréfentarion nationale,
citoyens qui ne
Ouel recours leur refteroitil
peuvent Fas s'y défendre.
fur la calomnie ne peuvent centre un homme que les lois
citution oi les magifirats pas atteindre? Et dans une confforce de la coufiance & de la doivenr tirer leur principale
refpedtera leur autorité, comment contidération publique, qui
le courage dont ils ont befoin, conferveront-ils cux-mêmes
ponfabilicé du Dire@oire, fi, dans que le devien.dra enfin la ref.
de fes agens, il eft forcé de
choix ou la deftitution
confulter, non leurs qualités
les lois
citution oi les magifirats pas atteindre? Et dans une confforce de la coufiance & de la doivenr tirer leur principale
refpedtera leur autorité, comment contidération publique, qui
le courage dont ils ont befoin, conferveront-ils cux-mêmes
ponfabilicé du Dire@oire, fi, dans que le devien.dra enfin la ref.
de fes agens, il eft forcé de
choix ou la deftitution
confulter, non leurs qualités --- Page 15 ---
mais le plus O1l moins de favcur dont ils peu- difperfonnelles,
du corps léginatif, à chaque époque
vent jouir, auprès
férente.
S. IL
des agens du Direéloire.
De Tadminifration
Tadminiftration
Je viens à ce qui concerne proprement
Le défaut
des agens du gouvernement à Saint-Domingue. de Vaublanc, que je
de temps pour examiner le & difcours dont la diftribution ne nous
n'ai point oui prononcer, forcera néceffairement à ne traia éte faite qu'hier,. me
que je ne pourrai pas même
ter que les points principaux, le
de Marec, , qui
approfondir. Vous avez, vu par rapport dans quelle horvous avoit été diftribué colonie précademment, à l'arrivée des agens du Dirible anarchie étoit la
fans tribureétoire. Ils Tont trouvée fans argent, L'excès prefque de cette anarchie
naux, & fans adminiftration civile. réfléchit
les affemblées
fe concevra aifémenc, fi l'on reconnoître que les lois des affemcoloniales n'ont pas plus voulu
intérieur, que le gouverblées nationgles, pour leur réféchit régime la faétion pniflante qui
nement ancien; G l'on n'a
fouffert aucun des agens
dirigeoit ces aflemblées,
H3r
fans les
qu'enfin la colonie, fans
de la métropole,
déuoncer; s'étoit vue tout-à-la-fois en
communication avec la France,
poffède encore
guerre avec T'Elpagne & PAngleterre,, de quiy la colonie, en proie
plufieurs ports dans les trois provinces hommes libres, & à la terrible
à la guerre civile parmi les Des mouvemens fi épouvantables
infurrection des nègres. s'arrêtent
tout d'un coup, 8c les
& fi compliqués ne
pas
n'ont eu
du
à Saint - Domingue
pour
agens
gouvernement la feule force morale de leur caractère. Jufles appaifer que le Direétoire n'a pu leur envoyer les fecours
qu'à préfent
que les Anglais font
fur lefquels ils avoient compté, parce
non
l'affaire
miitres de ia mer, & que ce n'étoit pas
plus on avoit
d'un inftant de leur en arracher le fepare, quand
tant d'cffortsà faire fur le continent.
A6
Saint - Domingue
pour
agens
gouvernement la feule force morale de leur caractère. Jufles appaifer que le Direétoire n'a pu leur envoyer les fecours
qu'à préfent
que les Anglais font
fur lefquels ils avoient compté, parce
non
l'affaire
miitres de ia mer, & que ce n'étoit pas
plus on avoit
d'un inftant de leur en arracher le fepare, quand
tant d'cffortsà faire fur le continent.
A6 --- Page 16 ---
Toutes les pièccs cfliciclles qui ont été
rapport de Marec, tous les arrétés,
analyfées dans le
agens da gouremement qui
toutes les Jettres des
folantes au
contenoient des nouvelles fi déPorare pablic, comimenccment la culture & la de fûreré leur mifion > prouvent que
n.nveaux
dej
des perfonnes font de
du Nord progrés ef
jour é11 jour, du moins dans la
qui
la ;las confidérable des
province"
quelle ils tont leur
trois, & dans lagiandes efpérances rétidence; tout y indique de bien plus
Je fais
pour l'avenir.
officiclles, qu'on &
a voulu ôrer toute confiance à ces
au rapport même de Marec à
pièces
ché, à cette occation, & les détails dans qui l'on a reproentré, & la trenquillité froide de fon
lefquels il etoit
cep.ndant, que ce n'eit
analyfe. il me femble
des actes qui y fonr relatifs, que par l'analyfe des faits, &
saminiAration, lors fur-tour qu'clle qu'on peur juger une grande
ccux gu veulent Tapprécier. II
opère loin des yeux de
difcuflion iroide eit la feule
me femble encore qu'une
calme néceffaire
bien qui laifle les ciprits dans le
offrir quelques pour
juger. Une autre methode peut
avaurag.s i la
meme de
déclamation & aux
mcfures i'eluguence ; mais clie en ofre bien plus proliges aux
précipitées qui caufent les révelutions, Cil
Inangiene perperuent; elle ne fra jamais tne routc lûre rour la qui vériré, les
oulon a ine bien
nous des vifeullions
plrs grande habitude ( que
objets de cotte efpécc, politiques, ne
jamais in rapport for des
tailide ses fats & des pilces s'y piélonte fans tne analyfe dédes colonies deux rapports fur al'appui, ha
J'ai Vu dans l'affaire
confildu roi & à la chambre des traite des negres, faits au
eln un solame in falio de 7 à 8oc commnuncs : le prenier
grande volmes in 8:& dans un
pages; l'autre en fix
donr G cormanes fur les motières pays otles connoiliances
chriche Tinfeructien, par cela meme scritimes, mais ot l'on
il ne parofe pasqu'itto foit clevé de guly en a beaucoup,
mode G propre à répandir: de nouvelles reéclamations lumières. contre ui
Qu'oypofent lcs memb.cs de votre nouvelle commiflion
8oc commnuncs : le prenier
grande volmes in 8:& dans un
pages; l'autre en fix
donr G cormanes fur les motières pays otles connoiliances
chriche Tinfeructien, par cela meme scritimes, mais ot l'on
il ne parofe pasqu'itto foit clevé de guly en a beaucoup,
mode G propre à répandir: de nouvelles reéclamations lumières. contre ui
Qu'oypofent lcs memb.cs de votre nouvelle commiflion --- Page 17 ---
ice rapport de Marec, à ces adtes officiels? Une atrocité
commile à la. Cuadeloupe, dont un des membres de cecte
commifion garantit T'authenticités des lettres ou des déclarations de ceux qui fonr vents dénoncer en France les
agens du Directoire, & un ou deux numéros d'un journ:l
pretendu ofliciel, dont on eft forcé de convenir que le contenu eft formellement démenti pax le miniftre de la marine (1). Aucune de ces pièccs n'ont été prodaites ici. Aicune n'a été mife dans un dépor ou les membres du Confeil
paiflent aller les confulter, & l'on veut leur donner la prétérence fur des actes officiels! Je me rappelle fort bien que
fous les trois aflemblées qui nous ont précédés, une faction
puiflante, qui,n'a ceffé de tromper la France fur la fitnation
des colonies, & de pourfaivre tous ceux qu'clle y a ervoyés,
faifoit imprimer icide prétendnes pièces qui n'avoient jamais
exifté,ou fallifioit, en les pabliant, celles qui exiftoient récllement. Jc me fouviens, entr'autres, d'un arrêté du comité
de marine du mois de mars 1793, qui conitara cette tallification criminelledans Pimprefion d' une lettre de Raimond,
que les commiliaires de Paffmblée coloniale avoieut intercepiée , & qui avoir long-temps circulé avant d'être
démentic. Elbaidonc impolible que i'on trompe aujourd'hui
les membres de voure commillion parles mêmes mancuvres
qu'on employoit alors?
Citoyens, CC n'eft poincfor de telor renfeignemens que P'on
peur decider, auti peécipitamment quon nous le propola,
des queltions de cette imporrance. Oa ne les trouverort pas
fnftifans pour juger la moindre contelation dans les thibunanv; le fort de ia colonic & de fes adminiftatcurs ne
peut pas dépendre des préventions de queiques hommes qui
lcs dénoncent, oul des intrigues de quclques aitres. Si en
vous parlant de cet horritle maffacro des blancs dausle Sad,
au licu d'y chercherla matiere d'une dénonciation contre les
agens du Dircétoire, ol vous cût puefenté Ianalyfe des
(1). Voyez les pages 489 du difcours de Vaublanc.
colonic & de fes adminiftatcurs ne
peut pas dépendre des préventions de queiques hommes qui
lcs dénoncent, oul des intrigues de quclques aitres. Si en
vous parlant de cet horritle maffacro des blancs dausle Sad,
au licu d'y chercherla matiere d'une dénonciation contre les
agens du Dircétoire, ol vous cût puefenté Ianalyfe des
(1). Voyez les pages 489 du difcours de Vaublanc. --- Page 18 ---
le gouvernement vous a dernicrement adreffées,
pièces que
commiflion n'a pas eu le temps
& que votre précédente fauriez fans doute la vérité fur ce
de dépouiller, Dans l'état vous aétuel des chofes, nous ne connoilfons que
fait.
avoit dit
d'après des déclarace que Marec en
auparuvant, du
dans la
tions réçues par Roume, l'agent les gouvernement commiffaires de fes
partie cipagriole, Onry voit dans que le Sud cue parce que tout,
collègues n' 'ont été envoyés
crife
annonçoit une
afiteufe; qu'un
dans cette province,
avecles blancs; que les trois
d'entr'eux çn a été la vidime, extraordinaire d'avoiréchappé
autresn'ontda qu'à un bonheur
au même fort.
jufqa'à ce que je connoiffe les détails
Je me garderaibien, d'émettre même une opinion fur la conde cct événements
J'obferverai feulement qu'il elt
duite de ces commiffaires.
l'on
fi
bien étornant que ce foient eux que crime inculpe des hommes préma- de
turément, comme pour acténuer maffacres le
fi
Je
coulcur, qui ont commis des
fr éponvantables. lun de ces comn'ai des renfeignemens particuliers que
dit-on, le titre
miffaires, fur ce Leborgne, qai prenoit,
fans
abominable de Marat des Antilles. On ne prétend pas, imfoit dansfa dernière miflion quila eu cette
doute, que ce voici ce qui eft conftaté pour la première dans
pudence.Mais
des colonies: Leborgne étoit feJesarchives de la commillion
Saine-Domingue. Roume,
crétaired Biemeninseommitangss le feul agent du DireStoire
Tur d'entre eux, aujourdhui quoiqu'il ait été dénoncé comme
que l'on n'ofe pas inculper,
mifion, parl'alfemblée Cotous les autres, dans fn première aufi dans les fers fous
Joniale, & qu'on l'ait fait mertre Roume n'a ceffé de faire
ce prétexte avant le thermidor;
decel.eborgne,
le plusgrand éloge, dt fa corcefpondance, nouveaux commifquil recommanda particalilrement Pochambeau aux
que l'on infaires civils qui le remplecèrent. enfuite Leborgne avec lui aux
voquie tont
emmena n'a cefié de lui témoigner la plus grande
iles du Vent.
Ei
confiance,jufqui fon retour en France, où ill'envoya, âje
me n'a ceffé de faire
ce prétexte avant le thermidor;
decel.eborgne,
le plusgrand éloge, dt fa corcefpondance, nouveaux commifquil recommanda particalilrement Pochambeau aux
que l'on infaires civils qui le remplecèrent. enfuite Leborgne avec lui aux
voquie tont
emmena n'a cefié de lui témoigner la plus grande
iles du Vent.
Ei
confiance,jufqui fon retour en France, où ill'envoya, âje --- Page 19 ---
ne me trompe; porter les dépêches les plus importantes au
comité de ialut public. Lesagens de l'aifemblée culopiale y
firent arréter Cet envoyé avec les dépèches à fon arrivée; 6c
comme Roume, il a refté
dans les fers, par leur
crédit. Tout cela ne faffic Artnat pas
juftitier la cOnduite de
doutepaarj
Leborgne dans fa dernière million; ; mais c'eft du
moins une réponfe aux inculpations qu'on a faites aux
du Dir. ctoire fur le choix qu'ils avvient fait de lui. agens
En revenant à laiminiftration perfonnelle des
du
gouvernem.nt à Saint - Domingue, je couviens qu'elle agens a
été très-arbitraire; mais je fouriens qu'elle ne pouvoit
manquer de I'être dans un Pays oû il n'y avoit plus, pas cn
quelque forte, ni tribunaux, ni adminiftrations civiles; où
la conftitution de 1791 n'avoit point été établie,
l'ancien gouvernement avoit été détruit; oû elle ne poavoit lorfque
point létre, depuis qu'elle avoir été détruite dans la métropole; où la guerre civile promenoit fes feux dunis toutes
les paroilles de la partie frangaife, qui avoit eté
en
etatde guerre Par un décict du mois de novembre proclamée
Ce régime arbitraire fubfiitera inévitablement dans les 1792. COlonics, tant que vou: 1 décrétcrez pas. les mefures neceffaires que legouvemnemient vous a propofées pour y mettre
la conftitution en activité, 8 dunt la précddunte commif
fion des colonies vous a préfenté une partie, Ceux
Oit
accufé les agens du gouvernement à Saint-Domingne, qui Punt
fi bien fenti eux-mèmes, qu'ils vous ont propofé de déclarer toute la colonie en état de fiège jafqu'à la
&
de la foumettre en attendant au gouvernement militaire paix,
D'autres fe font oppofés à routes les mefires qui tendoient (1).
à préparer le règne des lois à Saint-Domingue 1 &
à la divifion territoriale, nécellaire
même
pouvoirs 2). J'en appelle à la confcience pour de y tous organifer les les
de la vérité & de la jultice : a-t-il été poflible anx amis
agens
(r) Voyez l'opinion de Villaret-Joyenfe,
(2) Difcours de Douiet-Pontécoutant.
ofés à routes les mefires qui tendoient (1).
à préparer le règne des lois à Saint-Domingue 1 &
à la divifion territoriale, nécellaire
même
pouvoirs 2). J'en appelle à la confcience pour de y tous organifer les les
de la vérité & de la jultice : a-t-il été poflible anx amis
agens
(r) Voyez l'opinion de Villaret-Joyenfe,
(2) Difcours de Douiet-Pontécoutant. --- Page 20 ---
dans une telle fituation, de gouverner fublli- autredu Direétoire,
c'eit-i-dite, ce
ment que par des actes arbitraires, régularifce, quand on le peut,
tuer la volonté des hommes, à la règle facrée des lois? Ce
par des arrètés généraux, à P'efprit general de la confirarinn,
conforme
feroit- ce autre choie qu'on
gouvenement
encore > que
dont on vous parloit
cet efprit peut étre cifegouverement arbitraire, pulfquie d'ailleurs ierablir 2 quand
remment interpréré ? & comment
abfolwment?
Werganifarion conflitutionnelle manque fi irrégaliers font elfentielleDes modes de gonvernement voix dans votre préceden:e
ment mauvais. Iln'ya en qu'une ainfi, relativement a celui de
commillion pour le déclarer même befoin pour s'en affuSaine-Demingne. Il n'étoit pas des abtes d'adminitiration des
ret, d'entrer dans l'examen fufifoit de connoitre la fituation où
agens du Dircchoire ; il
fe trouvoit la culonie.
nombre des arrétés de ces
Sans aoute encore un grand d'une bonne adminifiraagens font contraires aux règles
du plus all meins à
tion ; d'autres même contreviennent mais c'eft aufi I3 une luite
cclles de la juflice naturelle :
axbissaire. Quoique
prefque inévitable de tout gouverntement effentiellement umes & invala raifon & la juftice foient hemmcs d'en appliquer fariables, il n'appartient éretnels pas aux aux eccerrences da gou ercilement les principes des réfolunons qui vous font didlees
nement. Tous les jours
font rejetees au Confeil des
Famour du bicn public,
& conpar
feulement comme ieregulières
Ancicns 9 non pas de la conftitmion, mais auli comme
traires aux princip:s contrairés aux règles de la liberré civile,
intrinfsquemenc
adminiftration & de la jultice natuà cclles d'une bonne
Anciens avoir l'initiarive des lois,
relle. Si le Confeil des
d'une fois P'ocealion de rejerer
vous auriez fans doute plus des moufs fembiblor, & ce n'eft
aufli fcs réfolutions par
dc dire quila pu fet trompas un paridoxe
de qoelpiesprobablement lui-mime dans la réjeaion ou ladioption difficaltés doiventper
réfolutions. Combien ces
unes de vos
ultice natuà cclles d'une bonne
Anciens avoir l'initiarive des lois,
relle. Si le Confeil des
d'une fois P'ocealion de rejerer
vous auriez fans doute plus des moufs fembiblor, & ce n'eft
aufli fcs réfolutions par
dc dire quila pu fet trompas un paridoxe
de qoelpiesprobablement lui-mime dans la réjeaion ou ladioption difficaltés doiventper
réfolutions. Combien ces
unes de vos --- Page 21 ---
elless'augmenter pour des adminiftrateurs 2 lors, fur-tout, que
des événemens imprévus fe preflenc autour d'eux' avec rapidité, comme cela ne pouvoit manquer d'arriver à SaintDomingue, après les fecouffes épouvantables que la colonie
a éproavées!'i out ce que lon peut donc exiget des agens du
Dircétoire, c'elt qu'ils aient fait de leur mieux pour maintenir l'ordre public, & pour opérer lc bien général ; qu'ils
aient fait > par excmple, tout ce qu'ils pouvoient pour affurer
le falut des blanes.
Comment, par exemple, peut-on leur reprocher 3 leur
faire uin crime même, de n'avoir pas proclamé cette amniftie
de la Convention nationale, dont on leur a deinandé la
publication, immédiatement après cet afireux maffacre des
Cayes, oit plus de trois cents blancs ont péri, comme le
dit Vaublanc(1), pard'affreus, fupplices,par dcs :ortures recherchécs J ou, fuivant tout ce que nous avons vu jufqu'à préfent, iis ont été malfacrés lans combat, de dcfein
prémédité, non par des noits, mais par des hommes de
couleur, fous les yeux de leurs chefs, & peut-être dirigés
par eux ? C'eft par une julte indignation contre ce crime
épouvantable, que les agens du Dircctoire n'ont pas voulu
le couvrir de l'ammifie. C'efk auili parce qu'ils pouvoient
douter fi une amniflie antéricure devoit s'étendre à des
faits poftérieurs, à des faits qui ne pouvoienr jamais être
dans les vuCs des légiflateurs qui Pont décrétée. Ah ! s'iis
euffent écarté ce doute fi raifonnable - > s'ils euffent publié
T'amaiftie depuis CCS horribles alfaflinats, c'eft alors qu'on
n'auroit pas manqué de les accufer de barbarie & de huine
contre les blancs; c'eft alors qu'ou n'anroit pas manqué de
répéter que, fousl l'adminifitation des agens du Dircéoire,
la race blanche n'étoit comptée pouri rien à Saint-Doming.e.
Pourquoi, au lieu de dire fi vaguement, & fans en conner aucune preuve, que CC Sonthonax accufe de ces maf3 facres lorgueil des hommes de couleur, & leur amour
-
() Page 10.
les accufer de barbarie & de huine
contre les blancs; c'eft alors qu'ou n'anroit pas manqué de
répéter que, fousl l'adminifitation des agens du Dircéoire,
la race blanche n'étoit comptée pouri rien à Saint-Doming.e.
Pourquoi, au lieu de dire fi vaguement, & fans en conner aucune preuve, que CC Sonthonax accufe de ces maf3 facres lorgueil des hommes de couleur, & leur amour
-
() Page 10. --- Page 22 ---
> de lindépendance 5 que ceux ci accufent les délégués
des vexations en arrivant,
2) des agens d'avoir commis
le vol & le
> d'avoir commencé leur adminiftration par
encore
les Jiens
retenoient
>> biigandage, d'avoir décruic & dans qui l'ordre fur les habi-
>> les nègres dans la difcipline
ne nous donne-
>> tations qu'ils cultivoient (1) >; pourquoi été adreffées au
t-on pas le dépouillement des pièces fc qui ont G amèrement
Conteil fur cet objet 1 quand onl
plaint d'autres
n'ont
de ce que quelques autres détails fur
points d'inété lus qu'en comité fecret? Doit-il donc ètre Eftce permis là
culper fans cefle, & de ne rien prouver ?
remplir
le bur que le Confeil a eu, loriqa'ila demandé au Direc- des
toire les pièces relativcs à toute cette affaire? Et parce que
accufés font abfens, eit-on difpenfé à leur égard d'obferver
les règles de la plus commune jullice ? Hélasice n'eft la point
Sonthonax qui a didé, à 150 lieues du Cap, dans partie cipaguole, les feules pièces que nous connoifions faites encore iur cette horrible cacaftrophe, les déclarations nombre d'inàlagenr du Direétoire, Roume, par le petit
fortunés qui y étoient échappés.
avec
de
On s'cft plaint encore, &, ce femble,
plus
fondement, d'un arrèté rendu par les agens du Direétoire,
le 15 prairial de l'an 4: c'elt-a-dire, prefque V'arreftation auflitôr &
ordonnent
TE
leur artivée, dans lequel ils
diront dans
condamnation à diverfes pcines, ( de ceux qui irrévocaailleurs,
la liberté n'eft pas
>> les marchés ou
que
homme peut être
3> blement rendue aux negres qu'an Mais
la
3) la propriété d'un autre homme. >
rappelez-vous du
à
fituation critique où fe trouvoient les blancs
Cap des
T'arrivée des commilfaires civils : par l'infurreétion que
hommes de couleur avoient excitée; vous ne dourerez
même
objet.
Po:
que cet atrêté n'ait eu leur intérêt des nèeres pour étoit révoavoit déja répandu que la liberté foible étincelle pouvoit
quée. D'un moment à l'autre une
() Difcours de Vaublanc, page 30.
où fe trouvoient les blancs
Cap des
T'arrivée des commilfaires civils : par l'infurreétion que
hommes de couleur avoient excitée; vous ne dourerez
même
objet.
Po:
que cet atrêté n'ait eu leur intérêt des nèeres pour étoit révoavoit déja répandu que la liberté foible étincelle pouvoit
quée. D'un moment à l'autre une
() Difcours de Vaublanc, page 30. --- Page 23 ---
ranimer d'affreux incendies, dans un pays où les reffentimens d'un long & cruel efclavage ne peuvent pas s'appaifer
tout d'un coup. Voili le morifmanifelte dc cet arrété: qui
pourroit le trouver criminel ? Je penfe bien que. ce lyfeme
d'effrayer par de grandes menaces n'eft pas le meilleur en
politique &c en morale : mais je ne croirai pas pour cela
que ce foit celui des 11: échans, tant que je verrai conftamment quaucun de ces terribles arrétés, repruchés aux
agens du Dircétoire, n'a éré mis à cxécution dans un
pays fi arbitrai.ement gouvern', C'eft par des morifs tout
femblables qu'on peut expliquer les proclamations rendues
contre Villatte & d'antres hommes de couleur, qui avoient
caufe l'infurreétiondu Cap: de fortes préfomptions annoncent
que la cenfpiration dont ils font accufés tendoità Pentiè edeftruétion de la race blanche. Les mailacres horribles des Cayes
ne s'accordent que trop avec de fi cruels foupçons. Les agens
du Direétoire ont penfe qu'is ne pouvoient prendre des
mefures trop févères pour arrêter le chef. il avoit dirige
l'infarreétion du Cap; il s'étoit armé de nouveau en en
fortant avec fes partifans. On ne l'a point mis hors de la
loi, comme Onl n'a ceflé de le répéter. Mais les agens du
Direétoire. , à peine arrivés, ont ordonné à tous les citoyens,
par leur arrêté du 2 prairial, de lui cowrirfas, & de le faifir
mort Ol vifs comme onl l'a toujours fait contre les rebelles.
Dès que les hommes de couleur fe font rendus, ils ont été
en fûreté. Lesagens daDiredtoire les ont envoyés en Franee,
fans fonger même à les faire juger fur les lieux. Ils favoient
que la juflice eft Gn oppolition direête avec les mefures
militaires: 3 qu'on ne
être fir de l'obtenir là où les paffions confervent toute Fiete violence.
Ce font fans doute des tyrans bien inconcevables que
ceux qui, ayant les
grands pouvoirs dans les mains, à
dix-huit cents lienes ta la feule autorité qui foit au deffus
d'eux, n'en font jamais un ufage direôt contre les perfonnes.
Ce font des tyrans bien pourvus d'humanité
ceux qui
fc font contentés d'envoyer à cette autorité
la métro36"
l'obtenir là où les paffions confervent toute Fiete violence.
Ce font fans doute des tyrans bien inconcevables que
ceux qui, ayant les
grands pouvoirs dans les mains, à
dix-huit cents lienes ta la feule autorité qui foit au deffus
d'eux, n'en font jamais un ufage direôt contre les perfonnes.
Ce font des tyrans bien pourvus d'humanité
ceux qui
fc font contentés d'envoyer à cette autorité
la métro36" --- Page 24 ---
pole les hommes qu'ils'jugeoient puniffables , quoiqu'ils
n'ignoraffint pas que ces accufés trouveroient dans un parti
puiffanc tul appui qui pourroit tourner contre eux-ménies.
Malheucdg qui ne verra Pas dans cette conduite le témoignage de celui
dujuge le plus incorroptible qui foit fur la cerre 1 fe faire,
d'une bonne confeience qai n'apas de reproches
de
cela feui qu'clle ne s'en fait pas ! Tous les ennemis
EE.oLre & des autres agens duDire@hoireaSsint Domingue leurs
font pleins de vie. Il les a envoyés loin de lui porter
plaintes contre lui, quaad les lois déplorables de la guerre
Pauroient fans contredit autorifé à faire juger militairement s'être infur les lieux ces kommes de couleur, qui, après
de
furgés au Cap contre Pautorité du gouverneur, été 2 s'étoient la modénouveau réarnés en en fortant Telle n'a pas
ration des accufatears de Sonhonas,. de ces commiflaires
de l'aflemblée coloniale (1), qui ont fait périr un fi grand
nombre de leurs ennemis parlo tribunal révolutionnaire; traduit qui
ont ofé s'en vanter dans divers écrits,. & quiy l'affemblée ont
prefque tous ceux quiavoient élevé la voix contre
de
coloniale. Hier encore je parcourois les pages les fanglantes vifites qu'ils
ces regiftres où font infcrites jour par jour membres di co.
faifoient, durant le règne de la terreur à Saint-Juft, aux
à Robefmité de ffireté genérale. à Couthon,
trainer à
2 à l'accufareur Fouquisr-Tinville 3 ponr Raimond,
Resseud Brilfot & Barnave, le créolu Milfeent,
Boifrond, & d'autres hommes de couleur, le commiffaire J'aRo:hambeau.
civil Roume, & celeborgne, envoyéde ferieux qu'un autre des accuvois fousles yeux les mémoires adreffoit contre Raimond àfon cher
fareurs deSonchomax(s)
amni Fouguier-Tinvile
déporte RoJe ne dirai rien fur T'areèté particulier qui
Cet arrêté
chambeau & plafienrs oficiers de fon ctat major. déclamations
eft Pun de ceux qui ont le plus excité les
() Page & Brulley.
(2) Larcherefgse.rubend
éde ferieux qu'un autre des accuvois fousles yeux les mémoires adreffoit contre Raimond àfon cher
fareurs deSonchomax(s)
amni Fouguier-Tinvile
déporte RoJe ne dirai rien fur T'areèté particulier qui
Cet arrêté
chambeau & plafienrs oficiers de fon ctat major. déclamations
eft Pun de ceux qui ont le plus excité les
() Page & Brulley.
(2) Larcherefgse.rubend --- Page 25 ---
2:1.
contre Sonthonax, i qui l'on nc manquoir pas auffi de T'attribuer exclufivement. Rochambeau lui-meme, qui avoit
l'ami de Sonthonax, qui lai en donnoit
leng-temps
mandoit, en
que les
le nom dans Perle lettres, quilui
1793,
arifocrates du Cap le craignoient , qu'il mettoit le piedfrla
dé ceux de la Martinique 3 quc ces coquins croyoient qu'il
FE nourrifloit de chair hum.ine, Be, Rochambeau avoit contribué i répandre cette impmation-Un grand nombre d'entie
vous doit fe rappeler quelle farprife régna dans le Conieil,
quand Onl vit dans l'arrèté, que Sonthonax feulavoir protcilé
contre cette décifion, qui, dans un pays déclaré enx etat de
guerte, ne me paroit pas forrirdes limites du pouvoir des
agens du gouvernement, & que le Dircooise-a ratifiée.
Comment donc expliquer, me, direz-vous, ce cri général
qui s'eft élevé de tant de bouches contre Sonthonax dans la
métropole? Rien n'eit affurément plus facile.Pour conferver Saint.Domingue A la France, 5 Sonthonax a eu fans celle
à lutter contre les agens de Pancien régime > & contre la
faction puiffante qui voulcit ravir cette colonie à la mèrcpattie, qui fit fonler aux pieds la cocarde nationale,abjercr
le nom de la nation, & proferire cette mêne cocarde dans
l'affemblée coloniale,juifqui l'arrivée des premiers commifa
faires civils. Pour maintenir l'exécution de la loi du 4 avril,
a alluré aux hommes de ceuleur l'égalité des droits,
Ni eu à Jutter contre prefque tous lcs blaucs, queles mux
d'une double infurrection avoient trop généralement aigris
l'infurreétion du
contre cette mefure, Enfin, lorfqu'après
général Galbaud, & le terrible incendie du Cap, des circonftances impéricufes l'ont forcé de précipiter lamefure de
la liberté des nègres, il eut à lutter à-la-fois contre les
blancs, & contre prefque tous les hommes de conleur, dont
Phabitade de
le
grand nombre, également égaré Pat
la imncente > ne vouloit
plus de la liberté des nègres
que les blancs eux-mêmes. E nègres n'ont pu le défondre;
car ils n'ont en France ni correfpondans, ni journanx a
leurs ordres. Ceux d'entre eux qui fc font foumis à la
nègres, il eut à lutter à-la-fois contre les
blancs, & contre prefque tous les hommes de conleur, dont
Phabitade de
le
grand nombre, également égaré Pat
la imncente > ne vouloit
plus de la liberté des nègres
que les blancs eux-mêmes. E nègres n'ont pu le défondre;
car ils n'ont en France ni correfpondans, ni journanx a
leurs ordres. Ceux d'entre eux qui fc font foumis à la --- Page 26 ---
République, &c'eftle trèsgrand nombre, favent mieux cofbattre pour elle 3 que plaicier leur caufe & celle de leurs
défenfeurs.
Ilelt d'ailleurs certain que, dans les circonftances les
difficiles où une adminiftration fe foit trouvée, Sonthonax plus
& les autres agens du Diredoire, entrainés par le torrent
des événemens, n'ont pu manquer de commettre un
nomb:e de fautes; que plufieurs de leurs actes font grand
henfibles. Mais c'eft T'enfemble de leur adminiftration répré- & les
réfulrats généraux qu'il faut juger : c'eft fur-tour leur but
& leurs intentions qu'il faur apprécier. Or, vous avez à cet
égard un guide infaillible. Les agens du
mis l'autorité militaire, qui peut tour dans gouvernement ont
la conftitution n'y fera
ce pays - là tant
3. Touffiint
pas en activité, > dans les mains
Louveiture. Jignore jufqu'a quel point la répuration militaire de CG nègre eft fondée : fi l'on en croit
le général Laveaux, qui doit s'y connoitre, elle le mettroit
de pair avec les plus grands généraux de l'Europe. Mais
geci qu'on ait pu dire ici de l'inaptitude & de la barbarie
nègres, > que deux membres de Taffembléc
dont l'un a été au nombre des accufiteurs de Sonthonax coloniale,
difoient être uze clele intermédiaire enire Phomme Gle (1),
je ne connois perfonne qui ait couvert fac irière de
vertus publiques &
plas
fis
pour la caufe de leur privées. il Lorfqu'infurgé avec les neirs
liberté, combattoir les
ii
ceffé de lestraiteravec une
blincs, n'a
teffe même, qi mesieraenrfatmirton humanité,une génerolité, une poli-
& la
de fes ennemis, non pas feulement dans les reconnoiflance
mais aufli danl les guerres les plus ordinaires guerres civiles,
bituel alid dépiorabiement
qie leur erarhaallujetties à des regulanfauons. Depuis qu'il s'eft founis aux lois de la République, quand eile a
reconnu le droit des nègres à la liberte, perfonne n's temoigué plus de foumiflion aux lois, plus d'atrachemcnt à la
() Page & Eeauvois, dans des écrits
à Saint
& cn Francc.
publiés
Domingue
erres civiles,
bituel alid dépiorabiement
qie leur erarhaallujetties à des regulanfauons. Depuis qu'il s'eft founis aux lois de la République, quand eile a
reconnu le droit des nègres à la liberte, perfonne n's temoigué plus de foumiflion aux lois, plus d'atrachemcnt à la
() Page & Eeauvois, dans des écrits
à Saint
& cn Francc.
publiés
Domingue --- Page 27 ---
métropole, à laqnelle il a envoyéfes deux enfans pour gage de
faf fidélité,plus d'égards pour les blancs en particulier, que cet
homme qui étoit encore efclaveà Saint Domingue lors de la
révolution. Certes, ce n'eft
en de pareilles mains
des
auroient placé le
de la force pablique. 19'2 fcroit
tyrans
ACI
le premier, n'en doutez pas, à mettre en état d'arreftation
Iles agens du gouvernement 2 li le Diredoire lui en donnoit
Wordre, ou s'ils tentoient de fe fouftraire aux lois de leur pays.
Je ne doute pas non plus que ceux - ci ne fc foumiffent,
fans balancer, aux ordres du gouvernement français, malgré
tout ce qu'on a pu vous dire. Sonthonax en a déja donné
Phonorable exemple, lorfqu'il fut décrété par la Convention
nationale : quoiqu'il y ait eu ull an d'intervalle entre le
décret & fon exécution , quoiqulaucune force n'eût été envoyée
cette exécution, il n'a fait aucun effort pour s'y
Houfraire pour ; & cependantie règne de la terreur, qui fubliftoit
encore étoit bien
redourable pour ceux
comme plus particulièrement lui, des relations avec les immortels
qui avoient de la eu, Gironde, & cet infortuné Briffor de Warville,
dépurés dont, malgré tant decalomnies contre Pun des proclamateurs
les plus délintéreflés des droits de Fhomme, la poltérité honorera la mémoire J comme toute TEaropele fait déja, quand dans
celle de fes adverfaires ne pourra trouver d'afyle que
l'oubli. Sonthonax comptoit fur le retour
quelquefois
tardif,mais toujours inévitable, du règne de ia juftice. Il ne
s'eft pas trompé. La nouvelle du 9 thermidor eft arrivée au
port le jour même oû il y débarquoit.
Repréfentans du peuple, il ne doit pas être > il ne
d'aucun de nous de ranimer
Pies
pas être dans les intentions
l'écablifanciennes haines & les factions mourantes depuis
fement de la conftitution 5 mais je dois aul bien de mon
de déclarer qu'on prend les moyens les plus
pays;
cet
On veut éroufferla voix des
Theuiter
presà produire effer. & ne fuis
le feul qui m'en
fincères en lesintimidant; je
pas
fois apperçu.
> il ne
d'aucun de nous de ranimer
Pies
pas être dans les intentions
l'écablifanciennes haines & les factions mourantes depuis
fement de la conftitution 5 mais je dois aul bien de mon
de déclarer qu'on prend les moyens les plus
pays;
cet
On veut éroufferla voix des
Theuiter
presà produire effer. & ne fuis
le feul qui m'en
fincères en lesintimidant; je
pas
fois apperçu. --- Page 28 ---
Une
fatale expérience doit pourtant nous avoir appris
ce genre de fuccès finitloit par êtte funefte
à tous
PEOTAELIN
même
T'avoient d'abord obtenu.
e - . Je
à ceux
qui repréfentans ; je, viens ici porter le lanm'arrête citoyens non celui des récriminations > défendre
gage de ia vérité dans leur > abfence, & non accufer à mon tour.
des accufés
devoir impérieux m'a
Puiffent ceux de mes collègues qu'un
de
impofé la loi de combattre,ne mettre pas plus préventions de
moi dans cette difcuffion ! Je ne puis m'empécher
que
eûit été defirable pour les blancs eux - mémes que
croire qu'il
efit
le fang-froid que votre précéchacun de nous y avoit apports mis, & qu'on lui a rant reproché.
dente commiflion T'ordre y3 du
far le projet de décret préJe demande
jour
fenté par la commiflion.
NATIONALE.
A PARIS, DE LIMPRIMERIE
Prairial, an V. --- Page 29 ---
Wo
CORPS LÉGISLATIE
CONSEIL DES CINQ- CENTS.
OP I N IO N
DE VILLARET-JOYEUSE,
SUR Penvoi de commiffaires à Sain-Domingue.
Séance du 3 Meflidor, an V.
CirovENS REPRESEXTANS,
Les commiffaires qui avoient été envoyés à Saint-Domingue, 2 font rappelés ; la fageffe du Direétoire avoit, à.
cet égard, prévenu votre décifion Mais par qui, après
leur départ, la Colonie fera-t-elle gouvernée 2 Entre les
2.
A --- Page 30 --- --- Page 31 ---
E797
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