--- Page 1 ---
a (L --- Page 2 --- - 3e A GAT 1) 0
Boln Carter Groton. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC.
D8..
Por G.
E PI 11-19
aA of --- Page 5 ---
Yi Opimon cle diitirabene Panisygo.
2. dettre de Brisdot a 1 Baraue
IL 1790
41. 3. eaameu du Rappuntde Panave 1Y90
as.tpporte hagardé Ue
I1 1790
5.Pons. Obsoru uttous
.
€t- -1790
6.addresse a - (assemb.mar.
slt 1790
y.Reflerior M par d.Pellervio - tt 1790
8.pis eD un ourler Colomues
u 17G0.
gPrces Sur ler Cot tomies
le 179 0 --- Page 6 ---
DIDS
(64)
La Feule Loi agraire pallible.
Propriétés des diverfes colonies
tation.
pour l'exporIfes de France G de Bourbon.
Conceffions reflées en bois debout.
IRes voifines des Ifles de France e de Bour- 33
bon.
Comparaifon des dépenfes du tranfport.
Cayenne e la Guiane.
I'infalubritén'ef pas une fuite de la chaleur. 39
Le temps de la marine eff venu.
Effzis de liberté faits à Cayenne.
Lumières acquifes fur cet érablifement.
Cenfeur.
Ordonnateur.
Etablifemens en Afrique.
Exportation confidérée comme
cer la peine de mort.
pouvantremplaSoulait fir la tranfportation des crimincls.
Errata raifonné, infufifint, mauvais; mais 57
peut-être moins gue Louvrage,
De IImprimerie de L. POTIER DE
LILLE;
rue Favart, No. 5. --- Page 7 ---
OBSERVATIONS
SU'R L A
SITUATION POLITIQUE
DE
SAINT-DO MINGUE --- Page 8 --- --- Page 9 ---
-
5.
OBSERVATIONS
SUR LA
POLITIQUE
SITUATION
DE
E.
SAINT-DONINGUI
Habitant du Quartier
Par M. DE PONs,
Ille & Côte St-Domingue.
d'Ouanaminthe,
des Colonies? Je crois qu'on
Eflimons-nous beaucoup les prodifions
f peu d'intérêt à
n'en fauroiz douter. Pourquoi donc prenons-nous des Colons ?
leur profpériaé 6 à la confervation Hift. Ph. des deux Indes.
A PARIS,
L A U,
D E QUIL
De TImprimerie
No.3rue du Fouarre,
Novembre 1790.
27.
ONs,
Ille & Côte St-Domingue.
d'Ouanaminthe,
des Colonies? Je crois qu'on
Eflimons-nous beaucoup les prodifions
f peu d'intérêt à
n'en fauroiz douter. Pourquoi donc prenons-nous des Colons ?
leur profpériaé 6 à la confervation Hift. Ph. des deux Indes.
A PARIS,
L A U,
D E QUIL
De TImprimerie
No.3rue du Fouarre,
Novembre 1790.
27. --- Page 10 ---
- 10. - -
- --- Page 11 ---
NAW T
TI
M
A MES CONCITOYENS,
les détails dans lefquels
FRANGOISII
indignes de
je vais entrer ne font pas
attention, ils vous apprendront
votre
la
aller la perfécution,
jufqu'od peuvent
calomnie & linjultice. --- Page 12 ---
a
J'étois
tranquille far mes
bonheur confiftoit à
biens; mon
attclier,
faire celui de
en donnant à ma Terre
mon
que la culture
les foins
exige.
Mon unique but étoit de
ma fortune ce
donner à
dégré de confiftance
permet au propriécaire d'en
qui
direaion à des
confier la.
Gérens fages & laborieux, que les reffources des
y ont attiré, Je
Colonics
faéion de
goltois d'avance la fatismon prochain retour dans la
Mere-Patrie es je trouvois Ia
de mes peines, le
confolation
fatigues, dans
délaffement de mes
milicu de
lefpérance de rentrer au
mes parens,
Ces projets font renverfés.
qui, dans l'ordre
L'époque
devoit être le
naturel des chofes,
terme de tous mes
a été le principe
foucis,
bien plus
d'inquiétudes d'an genre
défagréable qu'aucunesde celles
que jaie éprouvécs de ma vie. --- Page 13 ---
carrière de peines s'eft
Une nouvelle
: trouvé dans
ouverte fous mes pas. Je n'ai
qui fait le bonheur de
la régénération
enchainement
tous les François, qu'un
même
de malheurs qui compromet en
& mon bonheur :
tems & ma fortune
Que! eft mon crime !
C'eft d'avoir été nommé par mes
défendre leurs droits, >
Concitoyens pour
Confleur bonheur par une
& confacrer
licux & aux
titution appropriée aux
moeurs.
C'eft d'avoir juftifié leur confiance.
à tous les travaux de
J'ai coopéré
T'Affemblée Générale de SaineDominguc.
L'Affemblée Nationale les a jugés inconftitutionnels. Je n'entends pas en faire
feroit également tarune apologie > qui
dive & inutile. J'ai feulement intérêt,
intérêt, à expofer les
& un très-grand
principes qui ont guidé mon opinion. --- Page 14 ---
Je le dois à mes
Comnpatriotes d'Europe 5 je le dois à mes Commerrans
le dois à la
5 je
pureté de mes intentions.
Signé, DE PoNs.
r a
00 moituals
OBSERVATIONS --- Page 15 ---
LET d M TRE
D E
N S,
M. DEPO
M. B A R NAV E,
A
Nacionale , &
DEPUTE à PAffemblée
du- Comité des
Commilfuire - Rapporteur
Colonio
Paris, le 30 Novembres
MONSIE U R,
de
à moi-mème
Jg me fuis rendu compte générale de Saintà PAfemblée
la
ma conduite
de laquelle
fur les travaux
Domingue 2
OBSERVATIONS --- Page 15 ---
LET d M TRE
D E
N S,
M. DEPO
M. B A R NAV E,
A
Nacionale , &
DEPUTE à PAffemblée
du- Comité des
Commilfuire - Rapporteur
Colonio
Paris, le 30 Novembres
MONSIE U R,
de
à moi-mème
Jg me fuis rendu compte générale de Saintà PAfemblée
la
ma conduite
de laquelle
fur les travaux
Domingue 2 --- Page 16 ---
-
foibleffe de mes moyens ne m'a pas permis
d'avoirune grandeinfluence; mais enfin, j'y ai
manifefté mon opinion, & ma voix y a cté
comptée.
J'ai l'honneur de vOUS envoyer le réfultat
de mes réflexions, fous le titre d'O8fervations
furlafiruation politique de Saint-Domingue.
J'ai tâché de donner une idée du
gouvernement de cette malheureufe Colonie.
L
MIC Ce Parolt
tout fimple qu'il
Arhneeyas pour" ne Tani
eft,
furPaccueil que tousles Habitans,
doute
& fans autre intérêt
fans paffion
que celui de la
devoient faire au bienfait
culture,
d'une
qui a pour objet de fublituer la régénération
loi à Parbitraire, & la juflice à l'opprellion.
Il étoit naturel
ordre
que tous ceux à qui un
de chofes dilésent-enlevoit
rité ufirpée fur les droits
une autodu peuple,ou les
moyens d'alfouvir Fambition
par toutes les --- Page 17 ---
ij
concuffion & l'abus du pour
rellources que la
oppofafient: des
voir offrent à la cupidité,
des abus auxquels.la
obftacles à la réforme
étoit en proie,
Colonie de Saint-Domingue
des'affranefpérer
& dont elle ne devoitjamais de" la révolution
chir que par Pévènement
qui étonne PUnivers.
confiance du peuple avoit
Ceux que la
bonheur de la Colochargé de travailler au
difficultés: Ce
s'attendre à des
nie, devoient
parties du
dans les différentes
qui fe pafToit
Colonies que les
Royaume préfageoir aux
à la méferoient proportionnés
tronbles y
des bons Citoyens,
diocrité de la population
& à la difià la force de leurs oppreffeurs de, la mèreculté de recevoir des fecours
patrie.
le mal, de
Mais fi d'un côté on voyoit conflance & la
Fautre on voyoit le remède. La
avoit
Nationale qui
fermeté de PAffemblée
de confpirations
fait avorter tant de projets
a ij
oir aux
à la méferoient proportionnés
tronbles y
des bons Citoyens,
diocrité de la population
& à la difià la force de leurs oppreffeurs de, la mèreculté de recevoir des fecours
patrie.
le mal, de
Mais fi d'un côté on voyoit conflance & la
Fautre on voyoit le remède. La
avoit
Nationale qui
fermeté de PAffemblée
de confpirations
fait avorter tant de projets
a ij --- Page 18 ---
iv
& rendu nuls tant d'efforts
garantiffoient à PAffemblée impatriotiques,
n'ef.p point d'obilacles
générale gu'il
févérance
qui réfifient à la per-
& à P'énergic.
10 Elle n'avoit
pas calculé fur les cfets de
la calomnie: voilà fon crime.
Cctte Affemblée étoit compofée d'Habitans
& del Négocians 5 deux claffes qui conflituent
effentiellement
Sain-Doningue.
Les Membres du Pouvoir exécutifla
former avec peine:
virent
4 "let
Pordrequi fut donné par
Gouverneur" général à M.
Commnandant
Campan, 2
pour le Roi à Saint-Marc, de
ne point reconnoitre PAffemblée
Coloniale
en efl une preuve. Sa letire du 8
il
Jaquelle mande à M. la Luzerne Avril,par
e Affemblée n'auroit
que cette
point lieu,
fàt
malgré qu'elle
convoquée pour le 25 Mars précédent,
8iqu'acette époque une centaine de Membres
fuffent déjà réunis, étoit une annonce des
--- Page 19 ---
Y.
avoit fait & qu'il faifoit encore,:
efforts qu'il
& de ceux
fa confitution,
pour empêcher
faire
la diffoudre,
de
pour
qu'il projettoit
elle fe conf-.
contre fon veu,
au cas que,
tituât.
aTez fort pour tenter
Ilr ne fe (entoit pas
& de tyrannie..
alors cette ceuvre d'iniquité
pas
ne lui promettoit
L'union des Citoyens
Fintérêt
de fuccès ; il falloit attendre que
C'eft
opéràt une divifion funelte.
perfonnel
ce qui ne tarda pas.
générale porta une main
L'A.emblée
abus. Animée du
hardie fur le coloffe des
fentimens de
le plus pur & des
patriotifme
conftant pour fa mèrePattachement le plus
d'après (es mandats, que
patrie ; elle crut,
faire tout ce
s'étendoient jufqu'à
fes pouvoirs
nuifoit pas à la Métropole.
qui ne
d'après différentes
Elle ne balança pas 2
dont les vopétitions de fes Commettans,
été fa règle, à prefcrire
lontés ont toujours
e des
fentimens de
le plus pur & des
patriotifme
conftant pour fa mèrePattachement le plus
d'après (es mandats, que
patrie ; elle crut,
faire tout ce
s'étendoient jufqu'à
fes pouvoirs
nuifoit pas à la Métropole.
qui ne
d'après différentes
Elle ne balança pas 2
dont les vopétitions de fes Commettans,
été fa règle, à prefcrire
lontés ont toujours --- Page 20 ---
We
-
vi
aux Tribunaux une forme de
aflurât au malheureux
procéder qui
roit plus la vidime
plaideur qu'il ne fede la pallion ou de
terêt perfonnel des
PinJuges, & qui
en même tems Phomme
empéchât
chargé de difribuerlajuflice de commectre des
décret
exadions.Le
qui y eft relatif eft en date du
Mai. Il étoit provifoire & foumis
bation des bafes
à Fapprofandion du
conllimtionnelles & à la
Roi. A peine fut-il connu
l'Affemblée
par
Provinciale du Nord, que
les Juges du Cap, Avocats &
tous
qui, dans le renouvellement Procureurs,
de cette
des Membres
Affemblée, étoient parvenus à
faire nommer,
s'y
2 s'élevèrent contre cet aéte régénérateur, & fon fameux Arrêté du
quia été le fignal de la
17 Mai,
dait du
difcorde, fut le promécontentement des Gens de
il fur envoyé dans
Jullice;
toutes les Paroiffes de la
Colonie, alin que le foulèvement
femmblée
contre PAL
générale fat uniforme dans tous
les quartiers.
Li Décret du 14 Mai, quiy donnoit
lieus
fufvignufemene cachié, --- Page 21 ---
v#
d'abord ansant. de
manceuvre eut
Cette
fuccès que les
ne fut pas longue; les
teiacnt
; mais Perreur
à yapperces
promettres
pas
ne tardèrent
un
bous Citoyens
du 17 Mai cauferoit
voir que PArrêté
les dangers, on (e
générals ; on vit
incendie
tint fur fes gardes.
n'en marcha pas
L'Affemblée générale
vers le but
ferme & égal
mnoins d'un pas
lui avoient indiqué.
fes Commettans
que
des Municipalitéss
Occupée de Torganifition
de P'Afemblee
dans le Décret
tout ce
elle adopta,
Dicembre 1789,
Nationale du 14
Saint- Domingue 3
pouvoir convenir à
la furqui
du Peuple
elle donna aux Magifrats
locaux, qui
d'une infinité d'objets
veillance
quelques Commerçans
regardent la Police 3
qui décontre des diipolitions
s'élevèrent
leur font chers:
truifoient des abus qui
ce Décret étoit
encore que
On prétendit
pouf-
: quelques-utsy
un ade d'indépendance
iy
a
Saint- Domingue 3
pouvoir convenir à
la furqui
du Peuple
elle donna aux Magifrats
locaux, qui
d'une infinité d'objets
veillance
quelques Commerçans
regardent la Police 3
qui décontre des diipolitions
s'élevèrent
leur font chers:
truifoient des abus qui
ce Décret étoit
encore que
On prétendit
pouf-
: quelques-utsy
un ade d'indépendance
iy
a --- Page 22 ---
- 3
viij
foient même le délire,
falloit point de
jufqu'à dire qu'il ne
Municipalités à
comme s'il pouvoit
ScDomingue,
terre où des
y avoir un coin de la
hommes, réunis'en
doivent pas
fociété, ne
lice ; &
s'allujettir à Pordre & à la pode
comme fi le foin de : cet ordre
cette police pouvoit
&
qu'à des
être mieux confié
Magirats amovibles, choifis
Peuple?
par le
Le Gonvernenient dut
divifion, En
profiter de cette
effet, les Gens de Juflice &
grande partie des
une
Commerçans fe réunirent tà
dui; ceux de ces derniers
blée
quiétoient à PAflemgénérale fe retirerent. Les
térent feuls. Les
Habitans ref
mécontens formèrent des
corporations, & fe déclarérent les
des abus, les foutiens
défenfeurs
vexations.
des concuflions & des
Cette coalition devint
plus dangereufe & A d'autant
d'autant
qu'elle affedoit
plis fiunelle, 9
une foumifion
Décrets de PAffemblée
aveugle aux
le frivole
Naionales & fous
prétexte que PAilemblée
générale --- Page 23 ---
ix
elle s'eft livrée à
tendoit à Tadipendance. s'cft fouillée du
fortes d'excès ; elle
toutes
fang des Citoyens!
perfide,
! Un menfonge
Eh, le croira-t-on
ces attentats!
inventé par le crime, a juftifié
les
tellement accrétitée, que
L'erreur s'eft
hommes maRégénérateurs de l'Empire 2 ces liberté de
facrifient tout à la
gnanimes qui
, comme des
leurs femblables, ont accueilli
avoient
ceux qui n'en
héros du patriotiline,
que le mafque!
doute, bien étonnant à
Il paroîtra, fans
les
avant de croire, exigent que
ceux qui,
des rapports
faits foient préfiumables, que
dénués de preuves & de vraifemégalement
feul inftant à Pilblance aient pu prêter un
le plus
lufion. La fatalité (eule a pu faire que
des droits du Peuple , que
zélé défenfeur
une
Phomme qui joint aux vertus patriotiques
faine & des connoiffances rares ;
philofophie
Barnave ait pris pour vertu ce
enlin, que M.
,
des rapports
faits foient préfiumables, que
dénués de preuves & de vraifemégalement
feul inftant à Pilblance aient pu prêter un
le plus
lufion. La fatalité (eule a pu faire que
des droits du Peuple , que
zélé défenfeur
une
Phomme qui joint aux vertus patriotiques
faine & des connoiffances rares ;
philofophie
Barnave ait pris pour vertu ce
enlin, que M. --- Page 24 ---
mour propre, & ma pofition n'eft
belle pour que je
pas affez
un fentiment
commence à me livrer à
qui ne fat jamais dans
coeur.
mon
Je paffe à la néceffité de
dans la Colonic,
rétablir l'ordre
le décret
je n'ofe pas efpérer
du 12 Odobre,
que
ces ont
que les circonflandéterminé, ait
rable. Des
operé cet effet défiCitoyens attachés à leur
difpofés à verfer leur
Patrie,
tion,
fang pour la
n'auront pas và avec
régénéraleur
indifférence que
patriorifme a été jugé criminel &
vrais ennemis de la
que les
les
révolution aient enlevé
fiuffrages de T'Affemblée
Nationale.
On a beau préfenter des
ter des faits, la vérité
lettres, invenreftera
même.
toujours la
En bonne confitution, le
fe manifefle
voeu du peuple
dans des Affemblées
légalemenit
convoquées; les procès-verbaux
des déli- --- Page 25 ---
xiij
dignes de foi;
font les feules pièces
bérations
par ce moyen 9
or, il eft facile de prouver
& la
le feul légal, que la majorité,
qui eft
des Paroiffes ont aptres-grande majorité PA.emblée générale,
prouvé le départ de
que PAL
attendent avec impatience
qu'elles
les délivre de leurs tyfemblée Nationale
que
du Port-au-Prince,
rans. La députation
ne faua envoyé en France,
le Gouverneur
vérité, pas plus que Pauroit détruire cette
qui vient d'arriver
thenticité de la protellation
miffion monf
contre cette
du Port-au-Prince
tous les bons Citoyens.
trueufe, délavouée par
viennent d'arriver du
Les Commiffaires qui
difconvenic
pas non plus
Cap, ne peuvent
doivent participer
que fur 26 Paroiffes qui
Provinciale du
à la formation de PAffemblée
& voué
Nord, 19 en ont retiré leurs Députés,
fanguinaires à T'exécration.
fes opérations
lettres qui confCe ne font pas de fimples
en
ces faits; mais des procès-verbaux
tatent
Enfin, de 52 Paroilfes, dont
-bonne forme.
aires qui
difconvenic
pas non plus
Cap, ne peuvent
doivent participer
que fur 26 Paroiffes qui
Provinciale du
à la formation de PAffemblée
& voué
Nord, 19 en ont retiré leurs Députés,
fanguinaires à T'exécration.
fes opérations
lettres qui confCe ne font pas de fimples
en
ces faits; mais des procès-verbaux
tatent
Enfin, de 52 Paroilfes, dont
-bonne forme. --- Page 26 ---
xiv
Ja Colonie efl
compofée , 34 étoient
au 24 Septembre dernier
fédérées
tion faite
> & cette fédéraau nom de la
du Roi,
Nazion, de la Loi 6
porte 2 comme celle
Paris le 14Juillet
qui,a eut lien à
dernier, tous les
facrés du patriotifme,
caraéères
, & de la foumiffion la
plus parfaite aux décrets
PAfemblée
régénérateurs de
Nationale; 3 mais ce n'efl
core cela dont il s'agit, il eft
pas enla Conftitution
preffant de fixer
de
d'y rétablir le
Sain-Domingue, fur tout
calme.
La Culture & le Commerce
cellairement
doivent né-,
fouffrir de tous ces
Je vous fupplie
défordres.
tres-inflamment,
de vous livrer à cet
Monfieur,
ouvrage
doit avoir pour bafe le bien important, qui
du
de FHabitant,
Négociant & de Pouvrier.
ces objets foient
Pourvu que
à y
remplis, vous n'avez rien
ménager, car tout le refte
ran ou opreffeur.
n'eft que tyIl importe d'y établir
au-plutôt des Muni- --- Page 27 ---
XV
adminifratives &
cipalités, des Afemblées
le décret fur
organifés d'après
des Tribunaux
Yordre judiciaire.
vous prie, de vue 2
Ne perdez pas 2 je
auexifte à Saint-Domingue
Monfieur, qu'il
dans aucune partie
tant de patriotifme que
tendra àanéantir
que tout ce qui
de TEmpire;
à détruire les moyens
arbitraire,
le pouvoir
accueilli avec tran(port par
d'oppreflion, fera
mais fi, par une fuite
tous les bons Citoyens ;
tems pourdes malheurs qui depuis quelques
ne
Colonie 2 la régénération
fuivent cette
dans ces contrées,
portoit point fes bienfaits
n'y proferoit à craindre que le défefpoir
il
longeât lec AACnudMonfieur, les Colonies n'ont que
Enfin, arbitre de leur fort; elles fontd'une
vous pour
votre atteption.
importance à mériter toute
êtes
de la France régénérée,
Vous
l'efpoir
fermes appuis de la Conflitution
l'un des plus
Colonie 2 la régénération
fuivent cette
dans ces contrées,
portoit point fes bienfaits
n'y proferoit à craindre que le défefpoir
il
longeât lec AACnudMonfieur, les Colonies n'ont que
Enfin, arbitre de leur fort; elles fontd'une
vous pour
votre atteption.
importance à mériter toute
êtes
de la France régénérée,
Vous
l'efpoir
fermes appuis de la Conflitution
l'un des plus --- Page 28 ---
-
xvj
françoife, travaillez pour elles comme
travaillez pour le Royaume &
vous
fera béni!
votre nom y
Je fuis avec refpea,
Monfieur,
Votre très - humble &
très-obéiffant ferviteur,
DE PoNs.
OBSERVATIONS --- Page 29 ---
GEWIS
OBSERVATIONS
SUR L A
POLITIQUE
SITUATION
DE
MIN GUE.
SAINT-DO
beaucoup les produaions des Colonies? Je crcis qu'orz
Efimons-nous
donc prenonsinous f peu d'intérét: à
n'en fauroit douter. Pourguoi
des Colons?
Leur profpériut & à la confervation Hift. Ph. des deux Indes.
DE SAINT-DOMINGUE.
FORME DU GOUFERNENENT
Avcuxe partie de TEmpire n'étoit autant
du
arbitraire: & de l'opfous le coup
pouvoir
preflion que Saint-Domingue.
la
bien
des obftacles que régéPour
juger
il faut néceflainération devoit y rencontrer, tableau de l'af-
.rement avoir fous les yeux le
qu'il falloit réformer.
freux gouvernement
Cette Colonie a été de tout tems regardée
du Miniftre. de la Ma*.
comme le patrimoine
A --- Page 30 ---
f2)
zine, fes volontés étoient
obfervoit dans les
les feules loirqu'on
dilpofitiors diredes Tuitenaas, & fi
d'Erat
du Roi ou du quelques
parvenoient à
Confeil
fimple lettre du Miniftre Sunt-Domingae, une
arrêter P'exécution,
fuffifoit pour en
POUVOIRS
AU GOUNERNEUX
COM M U NS
CÉNÉRAL ET A 'INTENDANT,
U. Général & un
Intendant font
S-Domingue pour trois ans
envoyés à
toujours une docilité &
; ils y apportent
pour le Miniftre, la
une foumiflion aveugles
ner'f f naturels à
morgue & le défir de domi
derfibaltemese
fupérieurs, & le befoin de éloignés de leurs
& celle de Ieurs
faire leur fortune,
créatures.
L'elpace de trois ans
amonceler beauceup
paroit court pour
du tems fe
d'or 5 mais la
trouve
briéveté
tude des moyens compenfée par la multinement
que les rênes du GouverIls préfentent à ceux qui les
embraffent toutesles
tiennent.
tration intérieure.
parties de l'adminif
tans de lIlle eft Leur autorité fur les habifans bornes ; il font
zemment, &
concurquelquefois lun fans T'autre, les
er beauceup
paroit court pour
du tems fe
d'or 5 mais la
trouve
briéveté
tude des moyens compenfée par la multinement
que les rênes du GouverIls préfentent à ceux qui les
embraffent toutesles
tiennent.
tration intérieure.
parties de l'adminif
tans de lIlle eft Leur autorité fur les habifans bornes ; il font
zemment, &
concurquelquefois lun fans T'autre, les --- Page 31 ---
(31
I"Ille. Ils font les Chefs
loix intérieures de
ils nomment à
nés des Con eils Supérieurs : tous les emtoutes les places 5 ils diftribuent de fixer les
plois ; ils ont le droit exclufif le foin & la:
impôts. En eux feuls réfident
d'accorla Colonie,
facuité d'approvifionner
de prononcer
der les concellions des terres,
&c &c.
les affranchiffemens,
différens ponvoirs
Indépendamment de ces
d'eux en a
leur (ont communs 2 chacun
qui
exerce fans le concours
de particuliers qu'il
de Pautre.
DU GÉNÉRAL
POUPOIRS PARTICULIERS
dans la Colonie qui foit auIl n'eft rien
il peut tout
deffus de Pautorité du Général; le cours de la
veut : il arrête même
ce qu'il
Sentence ou Arrêt par corps
Jullice; aucune
fans (on confentements
ne peut être exécuté
corps foit ace
il faut que tout jugement par du Générak
compagné d'un ordre pariculier de refufer.
dépend de lui d'accorder ou
qu'il
cet abus révoltant $
Ce droit, ou plutot
fa Puic
linguliérement à augmenter
contribue
fance.
follicitations & de celui
Objet continuel des
A 2 --- Page 32 ---
- - A
qui pourfuit fon paiement, & de
cherche à T'éluder; le Général
celui qui
environné de
eft fans ceffe
fupplians.
La liberté de tous les Citoyens eft
rement à fa difpofition, il n'a
enticLe Général
qu'à vouloir.
dirige feul les mouverhens des
Troupes, infpede les
les emplois, & accorde fortifications, difribue
aux Milices.
les graces relatives
Cette dernière
prérogative eft un
moyen d'augmenter le nombre de fes grand
res, & de trouver dans le fein
créatuCitoyers des
même des
gens difpofés à acheter, au
de la liberté de leurs
prix
attaché à un fervice Compatriotes, le prix
qu'ils n'ont pas fait.
POUFOIRS
PARTICULIE RS
DE TINTENE D A. ZV L
L'Intendant eft particuliérement
la manutention. des
chargé de
veille les
finances 5 lui feul furperceptions s lui feul reçoit les
comptes de tous les Receveurs de la
Jui feul les vérifie,
Colonie,
: lui feul les connoît, lui
feul en préfente les
la
réfultats, 3 lui feul aligne
deflination des fonds, lui feul enfin a droit
de difpofer des deniers de la Colonie,
8'
endant eft particuliérement
la manutention. des
chargé de
veille les
finances 5 lui feul furperceptions s lui feul reçoit les
comptes de tous les Receveurs de la
Jui feul les vérifie,
Colonie,
: lui feul les connoît, lui
feul en préfente les
la
réfultats, 3 lui feul aligne
deflination des fonds, lui feul enfin a droit
de difpofer des deniers de la Colonie,
8' --- Page 33 ---
-
(55
de fon
Une des branches particulières marchés : & de
exercice eft de paffer les
publics.
donner les entreprifes des travaux
mace droit à celui de Pexclufive
Joignez
fonds, & vous jugerez facilenutention des
offrent de moyens de malment combien ils
verfations.
la Colonie
Pour calculer les maux anxquels
il
adminifiration,
eft livrée par une pareille
doit
fe diffimule qu'elle
ne faut pas qu'on
fournir à la fortune: :
font
dont tous fes agens
1 1°.Du Miniftre,
les ferviles créatures.
n'eft
2.Du Généralà qui ce gouvernement
fouvent donné que pour lui procurer
le plus
étoit impoffible de
qu'il
e le dégré d'opulence
lui faire ttouver ailleurs.
3". A PIntendant.
Ordonnatéurs y a
4". Aux Commiffaires
employés dans
toute cette pepinitredoficiene du Roi, &cc. *
les clafles, dans les magalins
&c., &c., &c.
Jus T I C E.
de la Juftice à St.DominL'adminitration
les frâis qu'elle occague y eft révoltante 3
il fuffit, pour en
fionne font exhorbitans :
A 3 --- Page 34 ---
(6)
donner uné jufle idée,
coûte
d'annoncer
par an à la Colonie,
qu'il en
tice
en frais de juffeulement, une fomme de dix
pour une popularion de
millions
dépendante des
40,000 invidus, inhonteux,
autres fommes dont il eft
pour Phumanité,
Jer l'objer.
d'avoir à dévoiLes jugemens font toujours
jamais la loi n'a le
arbitraires ;
que
privilége de fe montrer
lorfqu'elle fe trouve
conforme à la
7 par événement, s
& fur-tout
paffion, à l'intérêt des
aux vues du
Juges 9
il réfide dans tous les Gouvernement ; car
Tribunaux un efprit de
condefcendançe & de
- niftrateurs ; &
refped pour les Admice fentiment eft d'autant
naturel, que tous les Officiers de
plus
même les Procureurs,
juflice 9
&c., n'exiftent
Notaires, Arpenteurs, $
a: & de Flutendant que par la volonté du Général
wuns
; mais comme ils
& les
ont, s les
autres, 9 leur fortune
but, ils s'accordent
pour unique
& tout le poids de toujours fur les moyens s
lhabitant.
l'oppreffion tombe fur
POLaC 2e E.
LaPolice qui, 9 cans tous les
eft deflinée à ehtretenir
pays du mondes
l'ordre parmi les Ci;
, Arpenteurs, $
a: & de Flutendant que par la volonté du Général
wuns
; mais comme ils
& les
ont, s les
autres, 9 leur fortune
but, ils s'accordent
pour unique
& tout le poids de toujours fur les moyens s
lhabitant.
l'oppreffion tombe fur
POLaC 2e E.
LaPolice qui, 9 cans tous les
eft deflinée à ehtretenir
pays du mondes
l'ordre parmi les Ci; --- Page 35 ---
(7)
à étouffer
Hoyens, à appaifer les querelles, contraire, dans
devient,au
les reffentinens,
l'exercent à St-Dominles mains de ceux qui
les procès &
de multiplier
gue, , un moyen haines.
de perpétuer les
haute & en baffe.
Elle eft divilée en
au Général, à
La haute police Commandans appartient
en fecond,
FIntendant, aux particuliers & aux Comaux Commandans
Ils ne font affuijettis à
mandans de quartier. réglement; ils puifent
aucun code, à aucun
telle ou telle
la loi dans l'intérêt que
tel autre
toujours
par tel ou
Partie leur a infpiré, foit leur décilion, elle
motifs & quelle que
à la partie
n'eft pas permis
fi le
eft inévocable.I
d'examiner
& vexée,
il
léfée, opprimée fubit eft jufte ou injufte 5
jugemenr qu'elle
par ceux qui
fuffit qu'il ait été prononcé
en avoient le droit. condamné à demander
On eft injuflement
Poffenfe.
pardon à celui dont on a reçu emprifomné. s'
On eft privé de fa. liberté, ne
:
qui pouvoit
avoir réclamé une juffice
pour
être refufée.
à prendre que d'exé4
Iln'ya d'autre parti
cuter la condamnation. à fon tour, divifée en
Labafle police eft,
de terre en police de rades.
police
A.4 --- Page 36 ---
La
(8).
mains police de terre efl
de ceux dont
précifement dans
lié à
Pintérêt eft
les
Pefprit de chicane
entieremene
néchauffies font en
les.Juges des Sépolice, Cette dernière mêie - tems Juges de.
aucun bénéfice gui
qualité ne leur
de Sénéchal
Puiffe être
donne
tion des
ne leur en donne avoué, & celle
procès; de
qu'en proporrecours à eux pour les manicre que quand on
rare qu'ils
objets de
a
parties, manquent Poceafion police, il eft
liées; que la moindre chofe dengager les
dans des procès
auroit conciC'eft un effet bien interminabless
efl la paflion d'autant naturel de Pintérêt
autre
plus dominante
qui
mine tous hémifphère; que c'eft elle dans cet
à
ceux qui paffent dans qui déters'éloiguer de la
les Colonies
dangers de la
mére-patrie, à braver les
climat deflrudeur. raverfte, & à lutter
La
contre un
mandans police desradies efl
des
exercée par les Comde
Rations, qui iont le
protéger ou de punir
droit exclufif
Marine marchande. Les tont ce qui forme la
claffes partagentce droit à Commifiaires des
ges qui fe
T'égard des
Il eft trouvent à terre.
équipadifficile
defpotifine dans' d'imaginer à quel point
combien de
cette partie efl
le
vexations les
pouffé, à
navires marchande
fl
des
exercée par les Comde
Rations, qui iont le
protéger ou de punir
droit exclufif
Marine marchande. Les tont ce qui forme la
claffes partagentce droit à Commifiaires des
ges qui fe
T'égard des
Il eft trouvent à terre.
équipadifficile
defpotifine dans' d'imaginer à quel point
combien de
cette partie efl
le
vexations les
pouffé, à
navires marchande --- Page 37 ---
(5)
; & fi le Commerce fouffre p3font expolés
perfonnels des
tiemment les défagrémens de fes navires 9
Officiers & des équipages
trouve dans fes propres opprefc'eft qu'il
qui lui eft néceflaire pour
feurs la protedion
Il confidere qu'il n'eft
aflouvir fon avidité,
du pouvoir arqu'une vidime momentanée vendant à fon tour arbibitraire ; mais que
fans être foumis
trairement fes marchandifes ni de leur quanà juftifier de leurs.qualités bénéfices qu'un motité, il trouve dans les
nopole protégé lui procure le dédommagement des injullices qu'il éprouve. dernière ana".
Ainfi,Phabitant eft toujours, en
les abuis.
lyfe, la feule viéime effedivede tous
CoM M. E RC. E.
tacite entre la Métropole & les
Le contrat
à ne confommer que
Colonics, les alfujettit
& à n'endes objets fournis par la Méropole,
leurs denrées qu'en France.
yoyer
exécute
La Colonie de Saint-I Domingue
fidèlement ce contrat, en ce qui la concerne; &
elle envoie toutes (es denrées en France,
des navires françois.
ne traite qu'avec
auffi fcrupuleux : Des
Le Commerce ef-il --- Page 38 ---
-
(1o)
negres traités par des Anglois &
apporte comme s'il les avoit s
qu'il y
même, des marchandifes
traités luifournit, prouvent l'abus étrangères du
qu'il nous
de la traite, & combien
privilège exclulif
fadures du
Pintérêt des ManuRoyaume eft facrifié à lintérêt
perfonnel des Commerçans de
La claffe des
France.
Colonies, n'eft Commerçans établie dans les
vend pour le
abfolument que PAgent qui
& qui
compte des Armateurs
reçoit les denrées quien font françois,
fon Commerce n'eft donc
l'échange;
Commiffion. Quelles
purement que de
tances,
que foient les circonf
s quels que foient les
bénéfice eft toujours certain. événemens, fon
de chofes, ne
Dans cet état
impoffible
pouvant les
que gagner, il paroit
que
maifons de
établies à
Commerce,
Colonies, Saint-Domingue & dans les autres
zards
foient jamais les vidlimes des
; il eft vrai que leurs bénéfices hafixes, leurs fortunes doivent être
étant
fidérables & moins
moins conmaifons
rapides ; cependant, ces
éprouvent les mêmés
mêmes viciffitudes
variations, les
De
que celles de France.
fréquentes
& promptes fortunes banqueroutes, de grande
équivoques
font des preuves nonpaffif de
qu'elles ne fe bornent pas au rôle
Commilionnaires,
jamais les vidlimes des
; il eft vrai que leurs bénéfices hafixes, leurs fortunes doivent être
étant
fidérables & moins
moins conmaifons
rapides ; cependant, ces
éprouvent les mêmés
mêmes viciffitudes
variations, les
De
que celles de France.
fréquentes
& promptes fortunes banqueroutes, de grande
équivoques
font des preuves nonpaffif de
qu'elles ne fe bornent pas au rôle
Commilionnaires, --- Page 39 ---
"I)
facilement réCet effet bien reconnu feroit fera du tems perdu
connoitre la caufe. Ce
dans le Comde la chercher ailleurs les que monopoles dont
que interlope, & dans
avec Phamerce
de France partage
le Commerce
en réfultent. Par exemple,
bitantles mauixqui
arrive en rade fournit
navire négrier qui
de
un
à celui qui eft chargé
fouvent Poccafion, débiter une quantité plus ou
la vente 2 de
de nègres serangenachede
moinsconfidérable angloiles, oài on les obtient
dans les colonies
le Commerce de
à moitié prix de ceux que
faite pour le
fournit. Cette venteelt
France
du Commiffionnaire.
compte particulier bien fimple & auffi peu: honUn autre moyen Commerçans des Colonies
nête, que quelques s'élever au rôle de Négociant,
emploient pour
à très-vil prix,
eft de fe rendre Adjudicataires, avariées qu'ils re-
.de marchandifes prétendues compte, au même
vendent pour leur propre
eft bonne.
prix que celles dont la qualité dupe de ces
L'habitant eft très-facilement aillent faire
monopoles. Il en eft très-peu qui
ils écrileurs saprovilionnenens eux-mémes; leurs affaires. dans la
.vent à la maifon qui fait
tels qu'on les
ville, & ils reçoivent les objets Pon veut. Il en
Jeur envoie, & au prixi que
la faculté de
scit une infinité qui n'ont,point --- Page 40 ---
-
<
fe plaindre; le (12)
filence, Il efl facile beloin du crédit leur
culture, loin de
de fe perfuader impofe
grelflion
recevoir des
que la
eft
par cette
moyens de
au contrairé efpèce de Commerce, proTous ces
qu'écrafée.
n'en
baiferignorer monopoles à
font bien
des colonies FEurope entière' propres à
aux intérêts françoifes, ils nuifent Timportance
vend
du Confmerce de également
couyremens conféquemment moins & France, fait
qui
le
d'autant plus
fes rene
Comnifonsie
dificilement, que
que ce gu'il a vendu s'en occupe
lui a été payé,
pour fon propre qu'apres
Je n'ai
compte
maifons de garde de parler ici de toutes
Commerce de
les
la franchife
dont
fnsete ameDoningse
caradérifent
Phognéteté &
confidération
mage de
particulière ne
thnopnutemmese
Il
cet aveu, la vérité m'arrache Phom
eft encore un autre feule me le didte.
lement opprefif, &
genre dabus
tres, pèle fur Phabitant qui, comme tous les éga- aupoids, dans les fauffes : c'eft dans les faux
Les
mefures,
barriques de vin de
teillesdhuile, les barrils Bordeaux, les boutoujours d'un
de beurre, ccc. font
le prix en eft cinquième au-deflous dela
cependant le
jauge,
méme, & ilie
'arrache Phom
eft encore un autre feule me le didte.
lement opprefif, &
genre dabus
tres, pèle fur Phabitant qui, comme tous les éga- aupoids, dans les fauffes : c'eft dans les faux
Les
mefures,
barriques de vin de
teillesdhuile, les barrils Bordeaux, les boutoujours d'un
de beurre, ccc. font
le prix en eft cinquième au-deflous dela
cependant le
jauge,
méme, & ilie --- Page 41 ---
N
713)
Phabitant paie vingt pour cent all.
trouve de que la valeur. effedive.
delfus
doivent pas leur exiftence au
Ces abus ne
les détruire : au con
défaut de prépofés pour de
dont les emtraire, une fourmillière maintien gens, du bon ordre
plois font deftinés au
les
fembleroit en garantir
&. de la police,
perfonne
Colonies 3 mais malheureufement
forP'ambition d'une grande
n'y paffe qu'avec
de cet objet; les
tune ; on ne s'occupe que les produdions
inquiètent fort peu; 5
moyens
chargées d'affouvir
des Colonies font toujours paffent, & quels
la cupidité de ceux qui y
ils
foient les moyens, que l'on emploie, Phabique continuellement dirigés contre
font
lui feul arrache du fol les
tant, parce que
tous ceux qui Penrichefles effedives, que
vironnent fe partagent. ef-elle le moyen le plus
Aufli, Ia culture à la fortune 5 elle en eft au
lent de parvenir
un de fe ruiner.
contraire très-fouvent la fituation de SaintTelle eft à-peu-près
dans tous fes rapports politiques;
Domingue
qui n'eft qu'une
& peut-être que ce tableau, dont cette malefquiffe bien foible des maux fera fuffifant
heureufe Colonie eft afligée ,
faire juger de P'enthoufialme aveclequel
pour
devoit y être accueillic par
la régénération --- Page 42 ---
(14)
les bons Citoyens, &
devoit être
avec quelle force elle
les moyens repouffée d'affurer parceux quine trouvent
cahos des abus.
leur fortune que dans le
Tentative du Miniftre à
Colonies, les effets de empécher 3 dans les
la rigénération.
Qu'on ne perde pas de vue
le
feul Légillateur des
que Minifire,
Colonies,
toutes fes créatures, eft
fecondé par
tuer le defpotifmne
intéreffé à y perpédefir de
s non - feulement par le
niftres, dominer, fi commun à tous les Mi
mais encore par celui de
quiagit plus puiffamment furtous l'intérêt,
& on appréciera la
les hommes;
patrioti/me qui
fermeté, le courage & le
chargé de la devoient réfider dans le corps
révolution.
Un Mémoire infidieux du Miniftre
Marine adreffé à PAffemblée
de la
le nom colledif des
Nationale, fous
Odobre 1789,
Minifres du Roi, le 27
annonçoit que les Colonies
que
weciencompoféer
d'habitans
défaut d'inflrudion
que le
s'occuper
rendoit incapables de
&
eflicacement des affaires
qui, d'ailleurs, étoient
publiques,
& diffeminés,
tellement égoiftes
que lintérér général ne fauroit
emblée
de la
le nom colledif des
Nationale, fous
Odobre 1789,
Minifres du Roi, le 27
annonçoit que les Colonies
que
weciencompoféer
d'habitans
défaut d'inflrudion
que le
s'occuper
rendoit incapables de
&
eflicacement des affaires
qui, d'ailleurs, étoient
publiques,
& diffeminés,
tellement égoiftes
que lintérér général ne fauroit --- Page 43 ---
C15)
Ce Miniftre perfide concluoit
les rapprocher.
PAflemblée Nationale
adroitement à ce que & celui des fes agens
confacràt (on defpotifme n'héfitoit pas à facrifier
dans les Colonies. Il françoifes à fa cupidité.
ces riches poffeffions
fucceffivement fait
Je dois, après avoir rendre compte des reconnoitre les maux,
mèdes qu'on y a portés. Tétabliffement de
Je pafferai fous filence du Nord & toutes
PAffemblée Provinciale
pourroient
fes opérations : les circonflances
moi,
mais elles font,felon
peucérclesjulifies
confitutionfi contraires à tous les principes d'analyfe:
nels, qu'elles ne peuvent fupporter Nationale a
PAffemblée
d'ailleurs, ce que
fouffir Pexamen
approuvé, ne doit plus
d'autre mérite
d'un chétif individu, qui n'a
que l'amour du bien.
Principe de la réyolution.
nouyelle de la diffolution des chaines
La
frères d'Europe dans l'opqui tenoient nos
à
preffion, parvint à peine Saint-Domingue, des fentous les Colons furent animés
que d'admiration & d'enthoufiafme, que
timens
devoit infpirer une révolution
naturellement
a --- Page 44 ---
(16)
aufi grande. Ils crurent fe rendre
nom de
dignesdu
partie de François, en arrachant ; de cette
& la
l'empire 2 le pouvoir arbitraire
fondes tyrannie qui y avoient jetté de fi
racines.
pro-
& le
L'effervelcence fut fi violente
patriotifme fi. décidé - 5
n'ofa contrarier les
qu'aucun parti
tion.
projets de la
On a pourtant la
régénéraefforts que le
preuve de quelques
pouvoir exécutif avoit
pour, empécher la réunion
fait
blée Coloniale;
d'une Affemrendir
& l'énergie des habitans les
nuls, on s'occupa
la formation d'une
ferieufement de
Affemblée
Le plan de convocation fut générale.
les trois parties de la Colonie. concerté entre
tout effentiel d'en
On crut furPouvoir exécutif. exclure les Membres du
r*. Parce qu'étant à la folde de la
l'aflfiduité qu'ils doivent à leurs
Colonie,
pofe à tout déplacement.
emplois s'op2°. Parce que leur intérêt
abfolument diflina &
perfonnel étant
térêt général de la indépendant de Pinne pouvoit
Colonie, leur préfence
que devenir funefle à la chofe
publiques en même-tems
nuifible à P'ordre
qu'elle devenoit
pofent
que leurs places leur imPobligation d'entretenir dans
rens quartiers où ils font
les diffédépartis,
Un
tout déplacement.
emplois s'op2°. Parce que leur intérêt
abfolument diflina &
perfonnel étant
térêt général de la indépendant de Pinne pouvoit
Colonie, leur préfence
que devenir funefle à la chofe
publiques en même-tems
nuifible à P'ordre
qu'elle devenoit
pofent
que leurs places leur imPobligation d'entretenir dans
rens quartiers où ils font
les diffédépartis,
Un --- Page 45 ---
( 17)
motif bien plus puiffant & auquei
Un autre
doit céder, c'eft que
toute autre confidération
les Colonies eft
conftitue véritablement
ce qui
habitans & des ouvriers. Il eft
la claffe des
dans des reeffet inutile de fe perdre
en
& dans des raifonuemens, , qui aucherches
d'affoiblir cette vérité,
roient pour objet
conftante &
elle en fera toujours également
d'acirréfragable; car les moyens
également
d'augmenter les produccroître la culture,
néceffairement & la
tions du fol, opéreront entières & celle de
profpérité des Colonies
la Métropole.
rencontre
Que la culture, au contraire,
Thabitant foit découragé,
des obflacles, que
certaine.
Ia ruine des Colonies eit
le ComIl feroit injufle de difconvenir que
eftune caufe feconde del'accroiflementmerce culture, & que fon intérêt fe trouve
de la
lié à celui de la Colonie.
véritablement de ces trois clafles parut donc
Le concours
la formation de
néceffaire & fuffifant pour
PAfemblée génèrale.
les Paroiffes furent convoquées 2
Toutes
nomma des Députés en proportion
chacune
On leur donna des pouvoirs
de fa population.
reçu de mes Com.
femblables à ceux que j'ai
de
Le lieu des Séances
mettans 3 (No.1.).
B --- Page 46 ---
(18)
PAffemblée fut fixé à
de la réunion
Saint-Marc, & le jour
au 25 Mars dernier,
IMPORTANCE EI DIFFICUITÉ
DES TRATAUX DE L'ASSEMBIÉE GÈNÉRALE.
Les objets qui devoient être traités dans
cette Affemblée étoient d'autant plus conféquens qu'ils étoient deflinés à affurer le
bonheur de la Colonie, & à refferrer fes
liens avec la Métropole.
Les principes confacrés par P'Affemblée
Nationale dans la déclaration des droits de
Phomme rendoient un peu difficile à concilier
la garantie des propriétés des Colons,
les relations de Ja
avec
Métropole, avec Jeur attachement pour la Mère Patrie', avec le defr
& le befoin d'être unis à la
l'admiration & le refped
France, la
avec
les travaux de PAflemblée que puiffance &
Nationale avoient
infpirés.
Sociiré PHILANTAOPIQUE
Les efforts de la Société des amis des
Noirs, dont l'enthoufiafime mal entendu trouvoit dans les principes de PAffemblé Natio-
avec
Métropole, avec Jeur attachement pour la Mère Patrie', avec le defr
& le befoin d'être unis à la
l'admiration & le refped
France, la
avec
les travaux de PAflemblée que puiffance &
Nationale avoient
infpirés.
Sociiré PHILANTAOPIQUE
Les efforts de la Société des amis des
Noirs, dont l'enthoufiafime mal entendu trouvoit dans les principes de PAffemblé Natio- --- Page 47 ---
(19)
nale les moyens de propager fa doérine y
ajoutoient encore aux dangers auxquels nous
étions expofés.
exifler fans la
Les Colonies ne peuvent
a démontré que leur
Traite ; l'expérience feroit la fuite du projet de
deftrudion totale
De faux bruits
Paffranchiffement des Noirs.
d'une liberté prochaine avoient fuffit pour
quartiers d'un carnage gémenacer plufieurs
tems les
néral. On a été pendant quelque
main, attendant d'un moment à
armes à la
des Blancs
Fautrel'explofion, dontle courage
heureufement prévenu les effets.
a
des
J'ai dit plus haut que P'enthoufiafime
amis des Noirs eft mal entendu ; je dois à cet
juftifier mon opinion, & manifefler la
égard
caufe qui la détermine.
Mon coeur n'eft pas moins fenfible qu'un
-
à la voix de Phumanitésje fuis tout auffi
autre
puiffe Pêtre des maux de mes
affedé qu'on
n'imagine pas que la nature
femblables, &je
difféait fait des hommes de deux elpèces
rentes.
fentimens mêmes me font la loi
Mais ces efficaeement lêtre qui fouffre $
de foulager
à fes maux un remède
:
au lieu d'apporter
vague.& imaginaire.
B 2 --- Page 48 ---
20 )
JUsTityCATION DE LA TRAITE,
Examinons d'abord quel bien Phumanité
retireroit de P'abolition de la Traite, en fuppofant que le facrifice de P'Etat ne mécite
aucune confidération.
Les différens états de la côte d'Afrique ;
ou pour mieux dire les hordes ou peuplades
qui les habitent, font, comme tous les peuples
qui n'ont point de convention fociale, dans
un état continuel de guerre : le vainqueur a
fur fon ennemi droit de vie & de mort. Une
politique barbare, dont la Traite a fulpendu
les effets, , exigeoit le carnage de tous' les
vaincus; ce (yfléme avoit pour caufe de diminuerles forces de l'Etat voifin. Les Nations
d'Europe, qui ont des Colonies,
ces vidimes à la mort ; le commerce échappent les emploie à des travauximporians &
le prix qu'il y attache
fupportables;
P'acheteur à avoir
porte naturellement
pour cette claffe d'hommes
tous les ménagemens poffibles ; & fi la barbarie, fi la férocité étoient telles
qu'on les
fuppofe en Europe, & qu'elles étouffaffenz
en lui jufqu'au fentiment de fon
alors les Loix du
intérêt,
pays viendroient au fecours
les emploie à des travauximporians &
le prix qu'il y attache
fupportables;
P'acheteur à avoir
porte naturellement
pour cette claffe d'hommes
tous les ménagemens poffibles ; & fi la barbarie, fi la férocité étoient telles
qu'on les
fuppofe en Europe, & qu'elles étouffaffenz
en lui jufqu'au fentiment de fon
alors les Loix du
intérêt,
pays viendroient au fecours --- Page 49 ---
(2)
le Maitre à
de FEfclave, & condamaeroient
ne jamais en avoir. des Confeils Supérieurs
voit des Arrêts
- On
de pareilles peines contre
qui prononcent de leur droit de propricté
ceux qui abufent
fur leurs Nègres.
un coup , Peffet de
Quel eft donc, encore
la Traite ?
à la mort PAfricain que
Ceft de fouflraire
& de lui affurer
la barbarie avoit condamné,
d'un travail
exiftence honnête en échange
une
à fes forces.
feroit-il
proportionné
débouché ne
Mais, me dira-t-on,ce caufe de la guerre, > contilui-même la
pas
exiflante entre ces différentes
nuellément
de la Traite ne feroitpeuplades ? L'abolition hoflilités entre les peuelle pas le terme des
pas la paix
d'Afique ? n'y opéreroit-elle
fuffent
ples Punion ? En tout cas > quels qu'en
&
feroit plus la caufe première
les effets, , on ne
& Phumanité
feconde de leurs diffentions,
ou
à une Nation libre
n'auroit plus à reprocher
des hommes à Pefclavage.
de réduire
admirables dans Pétat
Ces fentimens font
à quelques
mais ils font fujets
de nature 3
l'état de fociété.
modifications dans conflitue qu'aux dépens
€ La fociété ne fe
en me dondes droits naturels. La nature, B 3 --- Page 50 ---
(22)
pant plus de force
m'avoir donné
qu'à un atitre ; femble
lorfque je deviens un droit abfolu fur lui ; mais
je n'ai plus de droit Membre d'une Société,
loi fe trouve
dans mes forces, & ma
les articles comme celle du plus foible dans
dont
fous la foi defquels la
je fais partie , s'eft
Société 2
-
principes, toutes
conftituée. Tous mes
Je bien
mes adions doivent avoir
général de la Société
Il eft bien
pour but.
facrifice de fon permis à chacun de faire le
intérêt
an crime que de ne
perfonnel; mais c'eft
tous les
pas procurer à la Société
confillance avantages &
qui peuvent affurer fa
'confidération angmenter fa profpérité. Cette
bord la
majeure exige qu'on pofe d'aNegres queftion de favoir R la Traite des
efe utile à la France ? f on
fubordonner à celle-ci,
veut la
t-elli L'abolition de la
L'humanitd exigefacilement la
traite P on trouvera
tion : ER-il réponfe dans cette autre quefà un
permis de fouftraire des hommes
fait encourir, fapplice qu'un préjugé barbare leur a
3 6 de leur procurer tous
moyens d'exifence?
les
La politique exige donc que Ia Traite
tintie,'& Phamanité
conjamais de crime à
Pautorife; car il n'y a
un fort moins
procurer à des hommes,
rigoureux que celui qui les
acilement la
traite P on trouvera
tion : ER-il réponfe dans cette autre quefà un
permis de fouftraire des hommes
fait encourir, fapplice qu'un préjugé barbare leur a
3 6 de leur procurer tous
moyens d'exifence?
les
La politique exige donc que Ia Traite
tintie,'& Phamanité
conjamais de crime à
Pautorife; car il n'y a
un fort moins
procurer à des hommes,
rigoureux que celui qui les --- Page 51 ---
(2s)
effayeattendoit.Je fais que les enthoufiafles fimple, mais
tont de détruire ce raifonnement font la honte de
jufte, par des anecdotes qui mais ce n'eft pas
ont donné lieu 3
les
ceux qui y
les avantages ou
ainfi que fe calculent
politique.
inconvéniens d'une opération
LUMIÈRES PAR La TRAITE.
PROGRÈS DES
d'encourager la Traite fe
Une autre raifon
les Africains retrouve dans Pavantage que les Européens.
tirent de leurs relations avec
la férocité,
& encore plus
Leur ignorance, & le befoin ont produit chez
que la parelle
des moeurs brutales ;. ils
eux, y entretiennent
2 fans
vivent fans loi, (ans gouvemement abfolu fur le
le plus fort a un droit
police ;
n'y font point
plus foible; les propriétés
la vidime de
refpedées 3 la vie y cft toujours
ou de la fantaifie.
la convenance
des Européens y a depuis
La fréquentation
la férocité de ces
quelque tems diminué eft intéreffée à ce que
mocurs. La philofophie continué,
ce grand ouvrage foit
cet état de
pas que
Je ne difconviendrai tableau bien afligeant
barbarie préfente un
& fi les moyens
Phomme qui penfes
pour
B 4 --- Page 52 ---
(24)
de Jui en fubfituer tn
Phumanité font d'accord plus convenable à
Politiques &
avec les principes
contrarier-la moraux, on doit s'ablienir de
lentement dans révolution qui fe prépare ainfi
eft à la fois
ces contrégs Afticaines. Il
des obllacles impolitique & immoral de
Société
à ce qui ramene aux loix mettre de
des hordes qui ne diffèrent
la
fauves que par leur figure
des bêtes
Voilà une bien foible humaine,
y a à dire en faveur
partie de ce qu'il
maintenant
de la Traite. Paffons
befoin
aux détails qui
de Nègres dans les
concernent le
Colonies.
LES
ÉTRE COLONTES N. E PEUTE NT
CULTIYÉES QUE PAR IES NÈGRES,
J'ai befoin qu'on fe
tance des Colonies
rappelle de T'impor
une des caufes
qui font, fans contredit,
principales de Ja
que leRoyaume a acquife depuis plendevr
établies, elles en font même
qu'elles font
colonnes les plus folides.
aujourd'hui les
Tout le monde convient de
mais quelques-uns
ces vérités ;
dans les Colonies defireroient que les terres
fuffent cultivées
Blancs à la folde du
par des
propriétaire.
tance des Colonies
rappelle de T'impor
une des caufes
qui font, fans contredit,
principales de Ja
que leRoyaume a acquife depuis plendevr
établies, elles en font même
qu'elles font
colonnes les plus folides.
aujourd'hui les
Tout le monde convient de
mais quelques-uns
ces vérités ;
dans les Colonies defireroient que les terres
fuffent cultivées
Blancs à la folde du
par des
propriétaire. --- Page 53 ---
(25)
foi didé
qu'on croit de'bonne des plus
Ce projet, renferme le germe
par Thamanité,
le climat eft abfolugrands maux. D'abord, Européens 5 ceux qui
ment dellrudeur des
le doivent à un
échappent à fes atteintes fur-tout aux (oins que
exercice modéré, &
L'expérience en
les Colons leur prodiguent. claffe des ouvriers qui
offre la preuve fur la
font, avant la
paffent. Les trois cinquièmes de leur couy révolution de Tannée, vidimes
leur petit
& de leur travail, malgré que dans les
rage
d'avoir pour eux, feroit imnombre permerte des (oins quil
maladies du pays,
nombre.
Pollible de partager à un grand le cimetière de
Les Colonies feroient donc
conFrance. J'efpère que la philofophie riches
la
les plus
viendra que les produdions ne fauroient compen-
& les plus abondantes freres d'Europe.
fer la perte de nos
le climat permit
Mais en fappofant que enfuite examiner fi
il faut
Blancs
cêtte exportation, devroit faire aux
le traitement qu'on denrées, au point de
n'enchériroit pas les
qu'elle
à Ja France les avantages dEufaire perdre
dansiles marchés
trouve aduellement
rope.
habitué au pain, , à la viande le
Un Blanc,
fupporter
fraiche & au vin, ne pourroit. --- Page 54 ---
(26)
plus léger travail, fi on lui
riture différente,
donnoit une nourfarine, de vin & Or, de ce qu'il faudroit de
perfonne, monteroit viande pour une feule
pays. La folde,
au moins à IOOO liv. du
être au moins pour les vêtemens,
de 5OO liv., ce qui
devroit
pour chaque Blanc.
feroitz 1500 1
Le Negre,
pas
qui, en changeant de
changé de climat, vit
pays n'a
vivres que la Colonie
au contraire des
lui donner un
produit, il ne faut que
de la travailler morceau de terre & le
: le
tems
cuper que de fon Propriétaire ne doit s'occeintes, des enfans hôpital; de femmes en-
& des vieillards.
La prévoyance
galins des Habitans exige encore que les made manière à faire foient toujours fournis 7
tems fecs
face à la difette
ou des ouragans
que des
fouvent; mais tout
occalionnent affez
chaque
calculé, la dépenfe de
Negre, à la
du
ne va pas à plus de charge
IOO
Propriétaire,
pendant les biens
liv. par an, & cen'y donnent
que fept ou huit
communénvent
car les
pour cent fur les lieuxmémess
commifions,
pertes ordinaires
F'affurance, le fret, les
dans les
Çes produits à
remifes, réduifent
les frais
cinq & quatre pour cent. Si
d'exploitation étoient
quatorze fois
fe de
Negre, à la
du
ne va pas à plus de charge
IOO
Propriétaire,
pendant les biens
liv. par an, & cen'y donnent
que fept ou huit
communénvent
car les
pour cent fur les lieuxmémess
commifions,
pertes ordinaires
F'affurance, le fret, les
dans les
Çes produits à
remifes, réduifent
les frais
cinq & quatre pour cent. Si
d'exploitation étoient
quatorze fois --- Page 55 ---
-
a7)
demande quel devroit
plus confidérables, denrées je ?
être le prix des
dans an tel état, qu'il
(ont donc
- Les chofes
leur faire éprouver aucun
de
&
eft impofmible
détruire les Colonies
changement. s fans
de Pempire.
fans caufer Pécroulement zèle vous égares
votre
Amis de Phumanité!
loin des objets
votre oeil va chercher trop autour de vous qui
d'intérêt; vous en avez
vos foins. Parfont affez dignes de captiver pénétrez dans la
courez les rues de Paris; trouverez. par-tout
plupart des ménages , vous le
SouFindigence & défefpoir. bienla pauvreté,
prevenez par vos
lagoz ces malheureux:
de turpitudes
faits une infinité de balleffes, affreufes dans
font des taches
à
& de crimes qui
la France préfente
le fuperbe tableau que monde.
toutes les Nations du
ferez parvenus
Dès que par vos foins vous dont la capitale
détruire la caufe des vices
à
qui y exifte;
infedée, & du brigandage
eft
dans les différens
vos regards
alors, portez
n'y voie plus cette
Départemens; ; faites qu'on
chemins puicquantité de mandians, & queles Il y a beaufent être fréquentés fans danger.
en la
de terres incultes 2 provoquez- les
coup
en même - tems
diftribution 3 procurez
fourniffez les inf
de les travailler ;
moyens --- Page 56 ---
(28 )
trumens aratoires & les
foutenez Padivité des animaux néceffaires ;
s'ilfe peut, les branches Moanuhduren,e éendez,
tipliez les relations
du
mulde la
Commercesn
attres Nations : voilà les France avec les
dignes de votre attention objets vraiment
imagination de maux réels ; occupez votre
chimériques ; fervez l'état au lieu de maux
manité, & laiffez
en fervant P'hud'un régime dont la pour toujours P'examen
aux vrais
réforme feroit contraire
folument fentimens de la philantropic & abdellrudive de PEtat.
OBTETS GÉNÉRAUX
DES
DE r'dssexarte
TRAYAUX
GÉNÉRALE.
Je reviens aux
générale, Elle dût opérations de PAffemblée
qui pouvoit affurer fixer fon attention fur ce
Commertans, & rendre la tranquillité de fes
Métropole plus
fes relations avec la
- Les circonllances intimes & plus intéreffantes.
C'étoit la première étoient néuves.
de la
fois depuis la naiffance
droits. Colonie, que la Nation
reprenoit fes
Le Pouvoir arbitraire
il péfoit encore
régnoit en France;
plus dans les Colonies, les
érations de PAffemblée
qui pouvoit affurer fixer fon attention fur ce
Commertans, & rendre la tranquillité de fes
Métropole plus
fes relations avec la
- Les circonllances intimes & plus intéreffantes.
C'étoit la première étoient néuves.
de la
fois depuis la naiffance
droits. Colonie, que la Nation
reprenoit fes
Le Pouvoir arbitraire
il péfoit encore
régnoit en France;
plus dans les Colonies, les --- Page 57 ---
(29) )
communs à Pun &
maux politiques étoient la régénération y étoit
à P'autre hémifphère ; & Jes moyens de l'opéégalement néceffaire, différer que - par les exceptions
rer ne devoient
localités.
que néceffitent les font émanés tous les traUn principe d'oû de la Colonie, fut gévaux de PATemblée
tous fes Membres,
néralement adopté par doivent intéreffer
c'eft que les Colonies ne
des avantages
la Métropole, qu'en proportion confidération dût
Cette
qu'elles lui procurent. de tous les Colons, un
dans Vefprit
acquérir,
à tous les moyens qui
caradère de légalité
de la Colonie,
affurer la profpérité
pouvoient
avec la mère-patrie.
& augmenter fes rapports doute à fouhaiter, & il le
Il auroit été fans
même Loi
feroit bien plus encore, climats, qu'une à toute efconvenir à tous les
pdt
à toutes les populations
pèce de mocurs,
les hommes ne font
mais malleureufement telle Loi qui conles mêmes par-tout ; nuifible dans un
pas
(eroit
vient dans un endroit,
autre.
envifagea donc la
L'Afemblée générale
fous trois
Conflitution de Saint-Doningue fon intérêt
toujours dirigés d'après
la
rapports,
& d'après
de refter unie à la Métropole,
révolution de Pempire. --- Page 58 ---
7 30 y
1°. Comme faifant
pire françois.
particintégrante de Peme
2°. Comme
obligée de concourir
produdions à la
par fes
3". Comme
profpérité de PEtat.
de fon climat, afmuijettie ! par la diffemblance
à des befoins defesmocurs & de fa population,
de la Méttopole. particuliers & différens de eeux
DIFISION DEIA
DE
COxSTITUTION
SA1*T-DONINOUL
Ces divers rapports firent divifer
titution convenable à
la ConfEn Loix genérales; Saine-Domingue,
En Loix communes,
Et en Loix particulières.
Loix GENERALES.
Les Loix générales de Pempire,
intéreffent tous les
celles qui
coin de la terre qu'ils François, dans quelque
foient
confidérées comme
placés, furent
Colonies, fans
obligatoires pour les
reftridion,
aucun examen, fans aucune
ONINOUL
Ces divers rapports firent divifer
titution convenable à
la ConfEn Loix genérales; Saine-Domingue,
En Loix communes,
Et en Loix particulières.
Loix GENERALES.
Les Loix générales de Pempire,
intéreffent tous les
celles qui
coin de la terre qu'ils François, dans quelque
foient
confidérées comme
placés, furent
Colonies, fans
obligatoires pour les
reftridion,
aucun examen, fans aucune --- Page 59 ---
(31)
CesLoix font : la forme du Gouvernement, du
la reconnoillance
lc fort de ia Couronne, Déclarations de guerre 2 les
Monarque, les
générale de
Traités de paix, T'organifation &c., &c. L'intésêt
la Police & de la Juflice,
confondu
Colonies fe trouvant à cet égard
des
de toute la Nation 5 PAffemblée
avec celui
le droit de décréter ces
Nationale a feule
Loix.
Loix COMMUNES.
font celles qui ont
Les Loix communes de la Métropole avec
rapport aux relations contrat par lequel la
les Colonies; c'eft un
& défendre les
France s'oblige de protéger
étrangères ?
Colonies contre les puiffances
defquelles elles deviendroient
de l'ambition
ne devant ni ne pouPobjet. Cette protelion Colonies doivent en
vant être gratuite, les avantages du Comdédommager l'Etat par les
dans les
merce. Delà, le régime probibitif
à
la deflinée les a condamnées
fers duquel
le degré de
& quel queToit
refter toujours;
les Colonies
liberté dont jouiffe la Nation,
C'eft
efclaves du Commerce.
feront toujours
abfolument inhérente
une pofition politique --- Page 60 ---
(32 y
à leur pofition
phyfique, elles n'en
pas échapper le moindre
laiffent
favent bien que leur
murmure ; elles
leur donne
de qualité de François ne
pas
droit fur les deniers de
l'Etat; elles confentent donc à
voir que de la France
ne receconfommation
tous les objets de
que fes Manufadures & fon
peuvent fournirs elles foufcrivent
fol
P'obligation de
encore à
n'envoyer lears denrées
France. Ce qu'elles demandent,
qu'en
peut leur refufer, c'efl
ce qu'on ne
conventions
qu'en confacrant ces
régime
fondamentales, les abus que le
prohibitif entraîne après lui
détruits.
foient
Cet article de la Conflitution
mun à la Métropole &
étant comvroit être fait
aux Colonies, il depar le concours des
ties : la
deux parroit
repréfentation des. Colonies ne fuffipas en bonne Conflitution pour la formation de ce contrat, puifqu'elles n'ont
femble que douze Députés contre
enCependont la confiance dans les douze cens.
FAffemblée
travanx de
Nationale, a
blée générale de Saint- déterminéT'Alfemlaiffer abfolument
Domingue à lui en
le foin. Elle s'eft réfervée
le droit de les confentir,
tutionnellement,
paree que, conflic'efl un dxoit
à
tous les hommes.
appartenant
Lorx
-
'elles n'ont
femble que douze Députés contre
enCependont la confiance dans les douze cens.
FAffemblée
travanx de
Nationale, a
blée générale de Saint- déterminéT'Alfemlaiffer abfolument
Domingue à lui en
le foin. Elle s'eft réfervée
le droit de les confentir,
tutionnellement,
paree que, conflic'efl un dxoit
à
tous les hommes.
appartenant
Lorx
- --- Page 61 ---
R33 )
OVRÉCIMK
Loix PARTIOBEIEASS
ANTÉRIEU R.
font celles qui n'in
Les Loix parciculières Colonies. De grands motifs
téreffent que les
à
la Colonie de Saint-Domingue
ont porté
: r.il eft bien
s'en réferver la formation
les Loix de Saint-Domingue
reconnu que
faites ailleurs que dans fon
ne peuvent être fondamentale a échappé à
fein; cette vérité cruel. M. la Luzerne 2
fon ennemi le plus préfenté à PAffemblée
dans fon mémoire. Oaobre 1789, (N.2.) difoit
Nationale, le 27
être régies
les Colonies n'ont jamais pu
&
que les mêmes Loix que le Royaume, à
par
conférer le pouvoir
qu'il a fallu toujours de faire les Loix lodeux Adminitrateurs eft une infinité de convecales, parce qual
connoitre que fur les
nances qu'on ne peut
lieux.
générale s'eft réfervée
PAflemblée
a Ce que.
du pouvoir légif
n'eft donc que la portion droit des homlatif qui rélidoit 2 contre - le
que
dans les mains de denx fatrapes,
mes,
n'intéreffe que par les richelfes
la Colonie
pendant leur triennat
gu'sls en retirent
C --- Page 62 ---
-
(34)
2". II eft contraire aux
tutionnels,
principes conflique celui qui fait la Loi
Point affujetti.
n'y foit
i
Tous les hommes ont le droit de
courir à la formation de la Loi à
conils font
laquelle
affijettis ; mais nul ne
courir à la formation de celle peut conjettit pas.
qui ne l'affiCe principe, fenl égide de la liberté individuclle, feul garant de la
la Loi, n'a
bienfaifance de -
pas permis aux Colons de SaintDomingue de douter que PAffemblée Nationale, difpenfatrice des bienfaits
régénérafeurs; n'approuvât cette difpofition
af4
fure la profpérité dé
qui
2 En éffet, il ne
Saint-Domingue.
localés
peut pas en être dés Loix
des Sedions éloignées de
come des Loix qui n'intéreffent TEmpire,
France.
que la
La Loi décrétée pour le
même
Royaume eft la
pour tous les Gantons.
des Députés de P'Affemblée L'univerfalité
intéreffée à
Nationale eft
Ies
à en
Herreassroraatemud
rapports,
confidérer tous les avantages & tous les inconvéniens. De forte
Pintérét que tous ont à ce que la Loi, que du
vice de laquelle ils feroient eux-mémes
les
Midines, ne foit que le.fruit d'une
L
longue
Royaume eft la
pour tous les Gantons.
des Députés de P'Affemblée L'univerfalité
intéreffée à
Nationale eft
Ies
à en
Herreassroraatemud
rapports,
confidérer tous les avantages & tous les inconvéniens. De forte
Pintérét que tous ont à ce que la Loi, que du
vice de laquelle ils feroient eux-mémes
les
Midines, ne foit que le.fruit d'une
L
longue --- Page 63 ---
735)
méditation, & de réflexions Jonguement &
difcutées,en affure la fngelfes
foigneufement
de Saint-Domingue
Les Loix particulières
réfident
n'aflujettillant que les habitans qui y
ont leurs fortunes, n'intéreffent
ou qui y
Nationale que les douze
dans PAfemblée
Députés des Colonies.
effentielles, , à la
3°. Une des conditions celui qui la fait,
bonté de la Loi, eft que
doiles rapports qui
connoiffe parfaitement
connoître
la conftituer. Or, nul ne peut
vent
locales que celui quief fur
les particularités
mêmes
les lieux, parce que ces
particula- la
changent & varient ; & il faut que
rités
d'après
Loi foitfaite, d'après ces changemens,
ces variations. bien conflant que les liens de Ia
Il eft
R 4". font les pouvoirs établis pour en
Société
faire exécuter les conditions.
Le bonheur de toute conflitution dépend
a
d'une aétion égale dans ces difabfolument
c'eft cette égalité feule qui
férens pouvoirs 5
en maintient Péquilibre.
exifle à SaintIl faut nécelfairement qu'il
le
un pouvoir exécutif $ car,
Domingue. des Sociétés veut que la raifon n'aille
malheur
qu'à côté de la force. Si
jamais en politique balancé par aucun autre %
ge pouvoir n'eft
C2 --- Page 64 ---
(365
Il finira partout envahir, & par fubftituer
l'oppreflion aux bienfaits de la
à laquelle la révolution adtuelle régénération
les François le droit de
donne à tous
donc être
prétendre. Il ne peut
contenu dans fes bornes
une maffe proportionnée de
que par
pouvoir
dont il ait à redouter la furveillance. légillatif,
s°. Les principes de P'Affemblée Nationale
s'oppofent à ce qu'elle décrète la Conflitu,
tion particulière de
de
Saint-Domingue. Celle
laFrance a pour bafe Ia liberté,
celle de Saint-Domingue
l'égalité;
repofe malheureufement fur la fervitude, & une diflindion
de claffes, d'oà dépend la confervation de
cette fuperbe Colonie. Tous les raifopnemens
poffibles échoueront contre cette vérité,
Ces différentes obfervations, bien
dans PAffemblée générale, la raffurèrent analyfées
la crainte qu'elle avoit de ne point fe
fur
d'accord avec les principes de
trouver
Nationale, & de prêter à la calomnie T'Affemblée le
texte d'inculper fes intentions.
préLes différens Membres de PAffemblée
nérale étoient bien éloignés de
géa
Fheureufe révolution
prévoir que
qui a porté la joie &
l'enthoufiafine dans les coeurs de tous les
François, finiroit par porter à Saint-Domingue le deuil & la défolation,
Qu'importe
es de
trouver
Nationale, & de prêter à la calomnie T'Affemblée le
texte d'inculper fes intentions.
préLes différens Membres de PAffemblée
nérale étoient bien éloignés de
géa
Fheureufe révolution
prévoir que
qui a porté la joie &
l'enthoufiafine dans les coeurs de tous les
François, finiroit par porter à Saint-Domingue le deuil & la défolation,
Qu'importe --- Page 65 ---
(37)
régime doquelque foit notre
à la France,
qu'il tende à augmenter
anefique, pourvu la Colonie? pourvu que
de
les Rrodutiona-ds affujettis aux Loix générales les
nous foyons
que nous refpedions
T'Empire ? pourvu
? pouryu que nous rerapports commerciaux? de ne traiter qu'avec la
gardions la fujétion
dédommagement de
France, comme unjulle fecours qu'elle nous
& des
les
la protedion
nous exécutions
accorde? pourvu que Nationale, en tout
Décrets de PAffemblée
aux localités ?
n'eft point contraire
ce qui
à la France que nous foyons &
Il importe
confontitions les denrées
heureux, que nous qu'elle peut nous fournir,
& les marchandifes
en échange beau-
& que nous lui envoyions café, d'indigo, de coton 2
coup de fucre, de
il lui importe que la
de cacao, &c. Enfin,
foit telle,
Conflitution de Saint- Domingue Colonie à
qu'elle unifc pour jamais concoure, cette
par fes
& qu'elle
la Métropole,
de FEtat.
richelles, à la profpérité fimples & vraies,
D'après ces réflexions,
pofa
PAemblée générale de Saint-Doningue dans fon Décret
fes bafes contitanionnlles
du 28 Mai (N'r 3-)
C3 --- Page 66 ---
- /
(38)
2 ANAIYSE DU DÉCRET
DU 8 MARS. a
Le Décret de PAfemblée
8 Mars, & les infrudions Nationale, du
gnoient, parvinrent à
qui Faccompale 31 Mai.
PAffemblée générale
Les principes fur lefquels il avoit été
parurent parfaitement
rendu
bafes conflitnutionnelles s'accorder avec les
créter,
qu'on venoit de déCes principes étoient :
1". Que les Colonies fefoiene
pire Frangois.
partie de PEme
Jamais on n'avoit penfé
le Décret du 28 Mai
diffremment, &
dilpofition qui pût le faire ne contenoit aucune
2 Qu'elles n'avoient
foupçonner.
dans la Conficution
point cté comprifes
Les
décrétée pour le Royaume.
avoient Repréfemtans donc
de Saint -
été autorifés à
Domingue
de la Confitution
jetter les bzles
convenable à la Colonie.
39. Que les Colonies étoient
des heureux fruits de la
definées à jouir
opérée dans PEmpire
rigénération qui sief
II étcit donc
Frangois.
permis à la Colonie de fe
.
dans la Conficution
point cté comprifes
Les
décrétée pour le Royaume.
avoient Repréfemtans donc
de Saint -
été autorifés à
Domingue
de la Confitution
jetter les bzles
convenable à la Colonie.
39. Que les Colonies étoient
des heureux fruits de la
definées à jouir
opérée dans PEmpire
rigénération qui sief
II étcit donc
Frangois.
permis à la Colonie de fe --- Page 67 ---
(39 )
sla furdes fers dont fes oppreffeurs
dégager depuis fi long-tems.
n'entend
chargent
Nationale
4". Que Affemblée Colonies à des Loix incompoint affujettir lès
locales ou parpatibles avec leurs conyenances
ticulières.
une interprétation
On donna à ce principe qu'à la force de
il n'eft permis
donà laquelle
c'eft que la France.
trouver du vice >
liberté de faire les Loix
noit aux Colonies la
le régime purepariculières & locales pour
rement domeflique.
BASES COXSTITUTION4
ENTOI DES
A TOUTES LES PAROISSES.
NELLES
rendre la Colonie
Au refte, pour ne pas PAffemblée. géa
vidime de la prévention que fes ceuvres; elle
nérale pouvoit avoir pour les paroilfes le
fe hâta d'envoyer à toutes comparé avec
Décret du 28 Mai, afin que, en date du 8.
celui de PAilemblée Nationale, décrétées le 28 du
Mars, & les inftrudions Général y envoyoit.en
anême mois, que le individu pût juger f
même-tems, chaque
de St-Domingue
des bales conllitutionnelles
C4
- --- Page 68 ---
(40 y
affuroient fon bonheur,
conformes aux
> & fi elles étoient
intentions
femblée Nationale,
manifellées par PAC
a
CONPOCATION des
Paroifes, à
eonfirmer ou de difoudre
Defet de
Tale.
iAfemblée géne
Une des dilpofitions des
infrudions
accompagnoient le Décret du 8
qui
que dans les Colonies où il
Mars, étoit
femblées exiflantes, elles
yavoit des Af
de décider elles-mémies auroient la faculté
étoit
fi leur continuation
avantageufe au bien
cas où elles décideroient public; & dans le
les, paroiffes devoient
pour Fallirmative, s
noncer 5 à leur tour, fur s'affembler la
pour proPAffemblée conflituée,
continuation de
d'une nouvelle.,
ou fur la formation
fit l'exécution de Quelque dangéreufe que
générale
cet article, s PAffemblée
s'empreffa de la
Plufieurs Paroiffès,
provoquer.
ment de maintenir
déjà liées par le ferleurs
pu croire Pénonciation Députés, auroient
traire, à ce
d'un fecond voeu conferment, &
putés librement &
injurieufe aux DéRepréfentans de légalement élas; mais les
Sc-Domingue ne vouloient
'exécution de Quelque dangéreufe que
générale
cet article, s PAffemblée
s'empreffa de la
Plufieurs Paroiffès,
provoquer.
ment de maintenir
déjà liées par le ferleurs
pu croire Pénonciation Députés, auroient
traire, à ce
d'un fecond voeu conferment, &
putés librement &
injurieufe aux DéRepréfentans de légalement élas; mais les
Sc-Domingue ne vouloient --- Page 69 ---
(41)
qui leur
point retenir par force une confiance ils avoient tout
avoit été librement accordée, n'avoient à craindre
fait pour la juftifier. Ils coalition du Gouverneque les effets de la
naturels de la régément avec les ennemis rendu un Décret le preration. Il fut donc
Paroiffes étoient
mier Juin, par lequel les décider fi PAGinvitées à s'affembler, pour continuée,.ous s'il en
femblée générale feroit Les différens vceux
feroit formé une autre.
générale
furent manifelftés, 2 & PAffemblée
d'après fes travaux. Quarante-trois
fut jugée
- deux confirmérent
Paroifies fur cinquante affurer que le voeu
PAflemblée, & on peut forcé
lesagens
des neuf autres avoit été
par judiciaire,
Pouvoir exécutif, du Pouvoir
du
Commerçans, &c.
de quelques
OPPOSÉS PAR LES ENNEMIS
OBSTACEES
DU BIEN PUBLIC.
confirmation déconcerta fingulièreCette
du bien, ils déiefpérerent
ment les ennemis
les menées
d'empêcher la régénération par Pabominable
& par les rufes 5 ils conçurent 2;
projet d'employer la force.
abofous flence les moyens
Je paflerai --- Page 70 ---
(42)
minables qu'ils ont employé
leur but.Je ne retracerai
pour remplir
reur & de
pas les fcènes d'horJe n'entrerai carnage qui en ont été les effets.
point dans
de
l'analyfe des ages
vigueur, , de patriotifine, de
PAffemblée
courage que
la Colonie générale a fait pour écarter de
les malheurs dont elle
nacée : je ne parlerai
étoit memité de la démarche pas de la magnaniabandonné
des Membres qui ont
tous leurs intérêts,
les dangers', bravé
affronté tous
tous les
un départ auffi
befoins auxquels
rite de
précipité les a livrés. Le métous ces facrifices eft méconnu!
démarche volontaire
Une
ade de foumifion paffe pour forcée ! Un
femblée
& de confiance en PAL
Nationale eft frappé du fceau
minieux
ignofolue d'indépendance ! Une
ab.
en fa juflice efl taxée
réfignation
fin, tous les torts tombent d'arrogance ! Enhabitans
fur ces courageux
; leurs ennemis font feuls écoutés!
Un Miniftre perfide hâte le
cette importante
jugement de
affaire, & fans
pièce foit
qu'aucune
produite, fans que le Mémoire explicatif des principes & des faits foit
PAffemblée Nationale fe croit
rédigé;
les
forcée, par
circonflances, de rendre fon Décret du 12
Odobre dernier.
Cc dernier moyen d'augmenter
lesinquiér
ans
fur ces courageux
; leurs ennemis font feuls écoutés!
Un Miniftre perfide hâte le
cette importante
jugement de
affaire, & fans
pièce foit
qu'aucune
produite, fans que le Mémoire explicatif des principes & des faits foit
PAffemblée Nationale fe croit
rédigé;
les
forcée, par
circonflances, de rendre fon Décret du 12
Odobre dernier.
Cc dernier moyen d'augmenter
lesinquiér --- Page 71 ---
-
(43 )
Colonie fur le fort de fes Re-/
tudes de la
les défordres, d'y
préfentans, 2 d'y prolonger de rendre nonperpétier le delporifme Saint-Domingue, 2
les
feulement nulles, pour
mais
influences de la regénération,
heureufes
Poppreffion 3 ce derencore d'y encourager étoit réfervé au Minifre
nier moyen, dis-je,
de la Marine.
Auffi habile à faire le mal, qu'incapable
depuis
de faire le bien, il a conflamment, de SaintParrivée de PAllemblée générale O8obre s
Domingue à Breil, jufqu'au 12
Natiotranfmis tous les jours à PATfemblée
f
nale de nouveaux fujets d'inquiétudes à Breft, que
les mouvemens des équipages il avoit lié à
un ralinement de perfidic,
par
Paffaire de Saint-Domingue. attention fur la
Je ne fixerai pas mon
les cceurs des
douleur qu'a porté dans tous
la partie
Membres de PAflemblée générale, caffation de
du Décret qui prononce la
cette Affemblec,
Sipeathejprsmtnienicesn
du caradère facré que la COIlchaque Député
lui avoit imaptimé.
fiance de fcs Commeitans
qu'un
Je n'appuierai pas fur la défolation leurs
traitement doit porter dans toutes
pareil
pas le défefpoir que
familles 3 je n'aggraverai concevoir les Colons;
doivent naturellement --- Page 72 ---
(44 yd'avoir jamais une
aux localités. Je n'ai Conflitution convenable
nion, je lai déjà
promis que mon opimanifeflée,
vaux de P'Affemblée
quant aux traIl ne me refle générale.
flexions,
qu'à jetter quelques réconflance qui pourront ne pas nuire dans la cirdélicate où Saint -
trouve.
Domingue fe
RÉFIEXIONS
GÉNÉRALES
Il n'eft guere poffible de fàvoir
les motifs qui ont déterminé quels font
Nationale à juger toutes les
PAffemblée
lAffemblée
opérations de
difcuffion générale inconllirutionnelles. .La
n'ayant pas été permife,le fort
litique de
pole
Saint-Domingue a été décidé fur
Rapport du Comité des Colonies où le
Commiffaire -
Rapporteur, a tout fait (1).
(1) M. Barnave eft Commiffaire -
Comité des Colonies; fi le patriotifme, Rapporteur du
rare, fuffifoient
fi un méritc
Colonies, fon pours connoitre ee qui convient aux
rapport feroit, comme tous fes autres
ouvrages, marqué au coin de la perfedtion; : mais malheureufement l'horifon des connoiffances
ne s'étend pas d'un hémifphère à l'autre.Les de Thomme
larités locales ne fc montrent que fur les particufaut néceflairement
lieux; il
y être pour en faifir l'cnfemblc,
uffifoient
fi un méritc
Colonies, fon pours connoitre ee qui convient aux
rapport feroit, comme tous fes autres
ouvrages, marqué au coin de la perfedtion; : mais malheureufement l'horifon des connoiffances
ne s'étend pas d'un hémifphère à l'autre.Les de Thomme
larités locales ne fc montrent que fur les particufaut néceflairement
lieux; il
y être pour en faifir l'cnfemblc, --- Page 73 ---
(45)
Sedion de l'empire eft donc
La plus belle
d'un feul; & telle eft
jugée fur Popinion
de Saint-Domingue,
lai fatalité de la pofition
de T'AfTemblée
relativement aux principes de la difcuffion
Nationale, que les dangers
par un Défait confacrer cette opinion
ont
finiftres effets qui peuvent en
cret, dont les
réfulter font incalculables.
derAffemblée
CONFÉRENCES des Commilfaires
avec le Comité des Colonies.
générale,
de Saintles Repréfentans
Tout ce que
obtenir, a été une conDomingue ont pu Comité des Colonies. Six
férence avec le
s'y rendirent
Membres, dontje fefois partie, les motifs
le IO Oatobre ; ils expliquèrent
ils
de PAffemblée - générale :
des travaux
le Décret du 28 Mai, qui
obfervèrent que
de Saintcontient les bafes confitutionnelles
fe réduifoit à la manifeflation
Domingue,
puifque par Particle 1O il
d'un fimple voeu,
de PAffemblie
étoit foumis à Pacceptation du Roi. C'eft alors
Nationale 6 à la fandtion
dans le
apprirent par M. Barnave que
qu'ils
le mot ACCEPTER
langage de la révolution, lui la faculté de ren'emportant point avec --- Page 74 ---
(46)
fufer, le Décret du 28 avoit
d'une Loi également
tous les caradères
cable ; qu'une partie inviolable & irrévola loi au
ne pouvant jamais faire
toit, cet ade en étoit un
pendance envers la mère-patric,
d'indéL'étonnement des Commniflaires
médiocre.
ne fut pas
Par cette interprétation, auffi
neuve, une difpofition, dont
étrange que
reconnoître que tois les
l'objet étoit de
la Nation, & que PAffemblée pouvoirs réfident dans
feule déléguer la
Nationale peut
pouvoirs néceffaires portion & la nature des
de Pempire, à qui pour régir telle partie
viendroient
toutes les Loix ne conpas également, a été
comme criminelle, malgré
préfentée
pour bafe un fait invraifemblable, qu'on lui donnât
quels moyens a la Colonie
En effet,
quarante mille individus,
compolée de
cinq millions d'hommes à pour forcer vingtM. Barnave obferva
faire fa volonté ?
légiflatif ne
encore que le Pouvoir
P'Affemblée pouvant exifler ailleurs que dans
Nationale 3 il ne
cune manière être exercé à pouvoit en auque les Pouvoirs de PAllemblée Sum-Daningues
réduifoient à propofer à
générale fe
nale les Loix
l'Affemblée Natiofauf
convenables à fes
au Corps légifiatif à les décréter localités $
dans
faire fa volonté ?
légiflatif ne
encore que le Pouvoir
P'Affemblée pouvant exifler ailleurs que dans
Nationale 3 il ne
cune manière être exercé à pouvoit en auque les Pouvoirs de PAllemblée Sum-Daningues
réduifoient à propofer à
générale fe
nale les Loix
l'Affemblée Natiofauf
convenables à fes
au Corps légifiatif à les décréter localités $
dans --- Page 75 ---
(47)
le preniier article du Décret
leur entier, que
F'exerdu 28 Mai réfervant à Saint-Domingue
domeflique,
cice de fon régime purement déclaration
& une
poétoit inconlitutionnel
les ComTout ce que
Sitive d'indépendance.
fut inutile.
miflaires purent dire à ce fujet
étoit formée, rien ne pitla changer.
L'opinion
de PAfemblée
Quant aux aêtes fubféquents
fur
générale, les Commiffaires répondirent
leurs têtes d'en juflifier la néceffité par les
dépofées aux Archives de PAfemblée
pièces
qu'on eût le tems de les
générale, pourvu Pordre des faits. Ils demandèrent
placer dans
au nom de Pintérêt
au nom de la Colonie,
de la France un délai de quinzaine, pour
affaire lordre & la
donner à cette grande
ils remirent
elarté dont elle étoit fufceptible;
effet, au Comité, une lettre à lAffemà cet
4). Cette lettre a fubi
blée Nationale (No,
le fort de toutes les autres 3 de quatre qui
ont été adreflées à PAfemblée Nationale,
feule a été lue; cette dernière ne le fut
une & Paffaire fut jugée le furlendemain fur
pas,
& fur,les vives
les pièces du Gouvernement,
inftantes réclamations de M.de la Luzerne,
& n'a ceflé de préfenter cette condamnaqui
néceffaire au falut de la France
tion, comme
& de la Colonie. --- Page 76 ---
-
- a
(48 )
Il efl donc bien décidé
le pouvoir exécutif
par ce Décret que
régira exclufivement
Saint-Domingue ; que cette
rifée par la nature,
Colonie, favo-
, fera écrafée par la
litique ; que le nouvel ordre de
poloin d'y fubfituer un
chofes, s
venable aux lieux, régime doux & cony rendra l'ancien
plus dur; plus
régime
étoient-ils donc vexatoire.De fi grands maux
dont les fueurs réfervés pour des. François
font la caufe la
tielle de la
plus effenprofpérité de l'Etat !
Les Membres du pouvoir
taire, du pouvoir
exécutif, milienfin, qui tiennent judiciaire, les
tous ceux s
tration ne feront
rênes de FAdminif
veillance d'aucun donc contenus par la furcorps! Les habitans
cette malheureufe contrée
de
clufivement à
feront donc eXtous ceux de
du droit de coopérer à la lEmpire, privés
chofe
diredtion de la
publique ! Des bras meurtriers feront
continuellement armés contre les
des jugemens diétés par la
Citoyens,
térêt, y feront
paflion, par Pinrendus, les Finances y feront
pillées : & tous CCS forfaits,
qu'à la Colonie,
qui ne nuifent
faveur de
refleront impunis, tant à la
Péloignement du Tribunal
gu'à celle de la fauffeté des
fuprême,
rapports !
Sil'opprié efl allez
courageux pour venir
porter
ont
continuellement armés contre les
des jugemens diétés par la
Citoyens,
térêt, y feront
paflion, par Pinrendus, les Finances y feront
pillées : & tous CCS forfaits,
qu'à la Colonie,
qui ne nuifent
faveur de
refleront impunis, tant à la
Péloignement du Tribunal
gu'à celle de la fauffeté des
fuprême,
rapports !
Sil'opprié efl allez
courageux pour venir
porter --- Page 77 ---
V
(49 )
au fein de la Mère Patrie; :
porter fes plaintes
le triomphe fera
dévancé par la calomnie,
prix de
fon tyran ; il ne recevra pour
pour
de fon courage & de fon patriofes maux,
& la honte !
tifine que Popprobre
n'avez donc à atPauvres Colons ! vous
defline
tendre de la Conflitution qu'on vous
continuels pour VOS proque des dangers adminiftration plus ruineufe
priétés, qu'une
vouliez réformer !
que celle que vous
Nationale déMais, dit-on, l'Affemblée
la Colonie demandera.
crétera tout ce que
ce moyen
Il eft facile de répondre que inconvé-
& des
préfente des inconféquences
livrent la Colonie à une infinité
niens qui
de dangers.
Nationale n'a promis, dans
L'Affemblée
fon Décret du 12 Olobre, de décréterdaprès
demande des Colonies, que lorfqu'il s'agila
des
; mais en fupporoit de Pétat
perfonnes s'étendit fur tous
fant que cette difpofition n'en feroit pas moins
les objets intérieurs,elle eft contraire à tous les
nulle, parce qu'elle
principes conflitutionnels. manifeflé cette
L'Afemblée Nationale a
conftituant ou comme
intention comihe corps
corps légillatif.
conflituant, fon devois
Sic'eftcomme corps
D --- Page 78 ---
(50)
étant d'organifer les pouvoirs, de manière
que leur aéion foit tellement libre,
n'ait d'autre limite
qu'elle
que l'invafion d'un autre
pouvoir, elle n'a pas pu, en bonne conftitution, confacrer une difpofition contraire..
Si c'eft comme corps légiflatif, elle n'a
pas pu aliéner aucune portion de la liberté
qu'elle a reçu du corps confituant, ni
à fon exercice des entraves
donner
fa marche ou des formes
qui arrêteroient
qui la prefcriroient.
Une Conflitution n'eft libre qu'autant
lespouvoirs font bien diftinas, &
chacun que
d'eux peut faire, ce qui ne nuit pas que à l'adion
de l'autre.
Or, fi le pouvoir légiflatif ne
prononcer fur les Colonies,
pouvoit
ciemandes des
2 que d'après les
Colonies mêmes, il feroit foumis à une impulfion étrangère, il
rendre que la Loi qui lui auroit ne été pourroit
Cette difpofition eft donc
didée.
droits inaliénables du
attentatoire aux
pouvoir légillatif, conféquemment inconlitutionnelle, &
non avenue.
comme
Méconnoiffons pour un moment ces grandes
wérités.
a L'AlfambléeNationale décrétera-t-elle fans
difcuffion toutes les pétitions que la Colonie
lui
adefeafDaberdrpour. difcuter, i faut
Loi qui lui auroit ne été pourroit
Cette difpofition eft donc
didée.
droits inaliénables du
attentatoire aux
pouvoir légillatif, conféquemment inconlitutionnelle, &
non avenue.
comme
Méconnoiffons pour un moment ces grandes
wérités.
a L'AlfambléeNationale décrétera-t-elle fans
difcuffion toutes les pétitions que la Colonie
lui
adefeafDaberdrpour. difcuter, i faut --- Page 79 ---
V
ts)
fur lefquels doit porter
connotre les objets
la difcufion.
Nationale avoit une pari
Si PAflemblée de tout ce qui intérefTe
faite connoillance
befoin de leur
les Colonies, elle n'auroit pas ridicule & in*
vocu; cette formalité feroit
les
Or, fielle ne connoit par
contlitutionnelle. des Colonies, elle ne peut point
convenances
difcuter s.
difcuter; & fi elle ne peut point
Décret
point décréter 5 car un
elle ne peut
la prérogative du légillan'eft pas uniquement le réfultat d'une longue
teur ; mais bien
délibération ; &;
difcuflion & d'une mure
difcuter, on ne
éncore un coup, on ne peut Pon connoîta
délibérer que fur ce que
peut
encore un grand
Cette forme préfenteroit PAffemblée de
inconvénient 3 d'un côté ,
de
n'ayant le droit que
prola Colonie,
moins attentive à examiner
pofer, feroit bien
parce
ia bonté ou le vice de la propofition, PAG
le Décret devant être rendu par ref.
que
Nationale, elle ne feroit jamais
femblée
d'une Loi hafardée ; d'un
ponfable des maux
Nationale, croyant
autre côté, PAffemblée
des Rea
marcher fûrement fur la propofition
fan's
préfentans de la Colonie, décréteroit, les
Les Colons feroient tonjours
examen.
Loix 2 fans qu'ils
vidimes des mauyaifes
DA --- Page 80 ---
(52)
puffent en attribuer les maux, ni à leurs
Repréfentans, ,niàlAffemblée Nationale, Les
premiers diroient : > Nous n'avons fait
> propofer la Loi; la. preuve qu'elle étoit que
> bonne, c'eft que l'Affemblée Nationale l'a 4
a décrétée D. Les Repréfentans de la Nation,
diroient, à leur tour : > Nous n'avons dé-
> crété que ce qui nous a été propofé )).
Cette manière d'adminiftrer les Colonies
préfente un avenir bien afiligeant
J'entends les favans
pour elles!
en couflitution répondre qu'il eft de l'effence de toute conftitution que le pouvoir légiflatif réfide dans
un feul corps, & que c'eft. de lui d'où doivent émaner toutes les Loix.
Je ne difconviens pas de la vérité de ce
principe général; mais il faut qu'ils aient la
bonté de converir, avec moi, qu'il ell de
l'effence d'un Empire d'avoir toutes fes
parties rapprochées, afin que la même Loi,
puiffe également convenir pat-tout ; mais
quand des Sedions de ce même Empire font
fituées à une telle diflance
Loix
que toutes les
ne puiffent pas également y êtrea appliquées, alors le tout doit fe borner à y faire
exécuter les Loix générales, & à laiffer à la
partie le foin de fes Loix domefliques. Cela
peut & doit fe faire fans enfreindre" le
prin-
approchées, afin que la même Loi,
puiffe également convenir pat-tout ; mais
quand des Sedions de ce même Empire font
fituées à une telle diflance
Loix
que toutes les
ne puiffent pas également y êtrea appliquées, alors le tout doit fe borner à y faire
exécuter les Loix générales, & à laiffer à la
partie le foin de fes Loix domefliques. Cela
peut & doit fe faire fans enfreindre" le
prin- --- Page 81 ---
-
53)
réfdent dans la
cipe que tous les pouvoirs
qu'on en
que la délégation
Nation , parce Nation feroit une reconobtiendroit de la
de ce
de Pexiftence
noiffance non équivoque
principe.
LA NOUFELLE
CovsTirosioxns
ANCIRTERRE
Angleterre nous fournit
La Nouvelle
d'un Etat peuvens
Texemple que des parties
fansy
par des Loix particulières,
être régies ceffer de faire partie du Tout.
pour cela,
fait les Loix générales 5 celles
Le Congrès
à tous les pays qui
qui font applicables diflance des lieux, la
conflituent Pétat. La
fufft
différence du climat, ont
pour
légère
confituant à déléguerà
déterminer le corps
légillatif nécefchaque Canton le pouvoir
Le feul
faire pour fe régir intérieurement. ait fait coninconvénient que Fexpérience défaut de précautions
noitre fe trouve dans le
fous prétexte
fuffifantes pour prévenir que, ne s'en permit
de Loix particulièeres 2 on atteinte à la Conftide celles qui porteroient
3 tution génerale.
introduits dans cette
Des abus s'étcient
D 3. --- Page 82 ---
(54)
faculté, dont une trop grande extenfion
pouvoit divifer PEtat, > & rendre nulle ;
fédération générale.
la
C On.s'efl empreffé de remédier
qui en feroient infailliblement
aux maux
plus pofitivement été flatué
réfultés. Il a
Loix
fur l'elpèce des
générales que le Congrès feul
faire,& fur celle des Loix
peut
chaque Canton a le droit particulières de rendre que
fes convenances.
felon
Cet Etat, qui a captivé notre admiration
par fon enthoufiafme pour la
les
gefforts
liberté, par
qu'il a fait pour la recouvrer
pour fecouer le joug de
2 &
déquel
l'oppreffion fous
PAngleterre le tenoit, offre à tous
iles Peuples de la terre un modèle
"gie, de modération & de fagefle.
d'énerLe"but de fa Conflitution eft
profpère, & le moyen qu'il
que l'Erat
fitrer fa profpérité eft de emploie pour af
laiffer à
Sedion le droit de travailler à fon chaque
propre
-bonheur, pourvu que le régime
qu'il fe donne concoure au bien particulier
P'Etat.
général de
Ces hommes
qu'il eft auffi difficile magnanimes ont confidéré
de faire des Loix
un pays que l'on ne connoît
pour
ridicule à un Armateur de pas, qu'il feroit
prefcrire au Capi-
rer fa profpérité eft de emploie pour af
laiffer à
Sedion le droit de travailler à fon chaque
propre
-bonheur, pourvu que le régime
qu'il fe donne concoure au bien particulier
P'Etat.
général de
Ces hommes
qu'il eft auffi difficile magnanimes ont confidéré
de faire des Loix
un pays que l'on ne connoît
pour
ridicule à un Armateur de pas, qu'il feroit
prefcrire au Capi- --- Page 83 ---
- V -
C55)
qu'il au4
taine de fon navire les mangeuvres traverfée; ; car
roit à faire dans une longue variations du tems 9
elles font foumifes aux foumifes à celles des
comme les Loix font
circonilances locales.
a cru la forme
Si la Nouvelle Angleterre à toute autre 5
de fa Confitution préférable donne déjà de Yim*
fi cette Conflitution lui politique 3 s'il eft
dans la balance Conflitution eft
portance
la meilleure
reconnu que
PEtat à fon plus haut dégré
celle qui amène
eft bien démontré que
de profpérité ; s'il
FIndaftrie, &c,
TAgriculture, 2 le Commerce, que de la jufte
leur monvement
de leurs
ne reçoivent des Loix, & fur-tout
auxi
combinaifon
enlin, on ne foule pas
convenances 5 f,
nul ne peut faire zne
pieds le principe, que
il
point
puainSesmncDor
Loi à laquelle n'eft Colonies ont lieu d'efmingue & toutes les
leur demandera
la Métropole ne
pérer que
& qu'elle ne les privera
que leurs richefles,
particulière
de fe donner la Confitution
leurs
pas
la plus propre à accroitre
qui paroitra
moyens.
DA 4 --- Page 84 ---
(565
RÉSUMÉ DE LA
NABLE A CORSTITUTION
SAINT. - DOMINGUE. CONVEJ.. répéterai donc
doit être divifée. encore que la Confiution
En Loix générales
nale peut feule décréter. que PAffemblée NatioEn Loix communes
TAffemblée Nationale ou commerciales que
voeu refpedif des
doit faire d'après le
Et en Loix
Colons & du Commerce.
confitutionnel particulières, qu'aucun
ne peut
principe
faites ailleurs
exiger qu'elles foient
Si,
que fur les lieux.
par une fatalité
lonies n'étoient
inconcevable, les Coclaration des droits condamnées, de
depuis la défans être entendues Phomme, à être jugées
les
; fi tous les Décrets
concernent n'étoient rendus
qui
de cette même fatalité
par une fuite
fans
difcullion, & fur le fimple
examen, 2 fans
des Colonies,
rapport du Comité
PAflemblée
roit convaincue de la
Nationale fe feque je viens de
vérité des principes
La Fiance n'eft développer.
Jes Colonies
pas intéreffée à conferver
des Loix
pour le plaifir de leur donner
denrées ; mais pour en tirer le plus de
pollibles, & pour y débiterles objets
fatalité
par une fuite
fans
difcullion, & fur le fimple
examen, 2 fans
des Colonies,
rapport du Comité
PAflemblée
roit convaincue de la
Nationale fe feque je viens de
vérité des principes
La Fiance n'eft développer.
Jes Colonies
pas intéreffée à conferver
des Loix
pour le plaifir de leur donner
denrées ; mais pour en tirer le plus de
pollibles, & pour y débiterles objets --- Page 85 ---
&a -
(57)
enfin, pour donner, par
de fes manifadures Commerce ;
&à fa Marines
leur moyen, à fon lc feul thermometre de
cette adivité qui eft
c'eft-là le principal
la fituation de PEtat. Or, de leur bonté que
des Loix : c'eft
c'eft
ouvrage
2 comme
l'on doit efpérer ces avantages le décourade leur vice que Pon a à craindre la rédudion du
&
gement de Fagriculture, Peffet nécellaire.
Commerce qui en eft
le
Les infrudions, 3 qui accompagnoient des difpoDécret du 8 Mars, annonçoient Nationale
fitions de la part de PA.emblée celles qui font
que
bien plus avantageufes Décret du 12 Oaobre.
confignées dans fon
- delà de
: Qu'au
Il y efl dit expreflement
des
les
rapports fandamentaux
ce qui conflitue
elle n'entend point
Colonies avec la Métropole,
code limite à la liberté des Affemblécs
pofer
loniales.
dire que les Colonies
Cela ne veut-il pas faire tout ce qui ne
avoient le droit de
commerciaux,
bleffoit point les rapports régime intéd'exercer leur
confequemment
bien naturieur? Et fi cette interprétation amis des abus 3 cet
relle paroiffoit forcée aux inftructions : où
des mêmes
autre paragraphe
coloniales
il eft dit : Que les Alemblées pouvoirs 16examineront comment les différens --- Page 86 ---
(58)
gifatif, exéemif6 adminipratif doivent
organifés dans les Colonies, laiffe-t-il
Etre
doute fur le droit
quelque
nale réconnoît
que PAffemblée NatioLoix
aux Colonies de faire leurs
intérieures ? car s'il ne devoit
réfider un pouvoir légiflatif dans les
point
il étoit inutile de recommander Colonies,
blées d'examiner
aux Affemorganifé.
comment il devoit y être
Pourquoi fes volontés font-elles
aujourd'hui? pourquoi
différentes
elle plus
notre fituation devientcritique ? Comment
mérité d'être abandonnés
avons - nous
à
ment la voix perfide &
Poppreffion? combarbare du
nement a-t-elle étouffé les
Gouverplaintes de tous les
cris, les julles
chés à la Colonic ? habitans vraiment attament s'eft entouré C'eft que ce Gouverned'intéreffé
de tout ce qu'il y avoit
aux abus, en Ofliciers
tration & de
d'adminif
la conduite juftice, en Commerçans, dont
ne fauroit fupporter le
de la
grand jour
régénération, en habitans que la
pedive de la Croix de Saint-Louis
perfrôles les plus
force aux
dettes
abjeds, ou que l'énormité des
contraint de chercher dans la
tion & Pautorité du Général
protecdabufer leurs
les moyens
faire la
créanciers. Tout cela a paru
partie la plus faine de la Colonie's
$
Commerçans, dont
ne fauroit fupporter le
de la
grand jour
régénération, en habitans que la
pedive de la Croix de Saint-Louis
perfrôles les plus
force aux
dettes
abjeds, ou que l'énormité des
contraint de chercher dans la
tion & Pautorité du Général
protecdabufer leurs
les moyens
faire la
créanciers. Tout cela a paru
partie la plus faine de la Colonie's
$ --- Page 87 ---
(59 )
des avantages que
qu'elle a fu profiter
préfenté
paice
diflance de la Métropole facilité de
Ja grande
lui donnant la
a la calomnie, en
defuppofer des fails.
créer des circonflances,
attroces
eft-ce fur des menfonges
: Auffi,
fur des infinuations perdu Geuvernement, Saint-Domingue a été
fides du Miniftre, que effedifs du bien ont
jugé, que les ennemis
queles vidimes
palfépour debons Patriotes,* comie des rédu patriotifne ont été regardés dénaturés, dont le
belles, comme des enfans avec la mére-patrie.
projet étoit de faire fciffion
REPROCHE
P'INDÉPENDANCE
SYSTÉME
COLONS.
AUX
indéeft fondée cette prétendue
:
Sur quoi
quelle eft fon efpece?
pendance, ou plntôt détacher de la France, de
Eft-ce de fe
la plus déEtat
La rapfodie
faire un
féparé? rien de plus ridicule.
cidée n'a jamais produit
(ont les moyens de Saint-Doningue,
Quels
lui feul , pour oppofer
pour fe foutenir par
de la
réfifance fuffifante aux incurfions ni
une
Penvahir? Elle n'a
Puiffance qui vondroit
les forces qui
ni vaiffeaux 5 toutes
troupes
défenfe clontalaMtétropole.
font aujourd'hnifa --- Page 88 ---
(60) )
C'eft fous cette égide
ment, & fans laquelle qu'elle exifle paifiblecepter les chaines
elle feroit forcée d'acviendroit lui donner que la première Puiffance
tedion néceffaire.
en échange d'une
caradères de
Ce projet a donc
prola démence. Mais
tousles
poffible qu'il ait été
ef-il même
de PAffemblée
conçu? aucun des adtes
fuppofer des vues générale efl-il propre à faire
femblée Nationale auffi extravagantes?1 l'AL
comme le feul
n'eft- elle pas reconnue
n'étoit-ce
Corps légillatif de
?
pas d'elle queles bafes Pempire
nelles devoient recevoir la
conflitution.
fandion du Roi des
force de loi? la
également demandée François n'eft-elle pas
tutionnel? tous les
comme article conftide PAffemblée
Arrêtés, tous les Décrets
conflances les générale, même dans les cirété rendus,
plus critiques, n'ont-ils pas
tituzionnelles fauftappratation des bafes
par PAffemblée
conf
fandion du Roi?
Nationale G la
Il falloit à la calomnie
parvenir à fon but.
un prétexte pour
plus conforme à fes L'indépendance lui a paru
mais la raifon &
projets. Elle l'a choifi ;
voile, & montrent limpartialité font tomber le
cité du crime,
à découvert toute l'attro-
,
plus critiques, n'ont-ils pas
tituzionnelles fauftappratation des bafes
par PAffemblée
conf
fandion du Roi?
Nationale G la
Il falloit à la calomnie
parvenir à fon but.
un prétexte pour
plus conforme à fes L'indépendance lui a paru
mais la raifon &
projets. Elle l'a choifi ;
voile, & montrent limpartialité font tomber le
cité du crime,
à découvert toute l'attro- --- Page 89 ---
(61
DU COMM ERCI É.
ÉCAREMENT
qui fe font coalifés pour acDe tous ceux
Commerce eft fans concréditercef fftême, le Car, qu'un Général, un
treditleplus coupable.
en fecond, des
Intendant, des Commandans des Majors de
Commandans particuliers >:
& de
des
du
le
c.Enoe-onweand
place,
Ecrivains
Roi,
Ja.Marine, de fimples
de juflice , qui,
plus grand nombre des font gens autant de defpotes
dans le régime aduel,
tout en ufage pour
& de fanglues, mettent rentrent pas dans leurs
quel les Citoyens. ne. de Commis, qui craidroits ; qu'une infinité être employés dans
gnent à tort de ne point
le parti des
Je nouveau régime, augmentent naturel de Pintérêt
mécontens 3 c'eft Peffet Mais que des Néqui étouffe le patriotilime. meilleur ordre de chofes
gocians, auxquels un
faffent partie
qu'être avantageux,
ne pouvoit
c'eit ce qui eft au-deffus
de cette coalition,
le fait exifte,
: cependant
de toute croyance n'a pas trouvé de plus
& la régéération le Commerce.
puiffant ennemi que
fait, & que faitesNégocians quavez-vous favez - vous pas que votre
vous encore ? ne --- Page 90 ---
( (6a)
divifion avec Phabitant efl
peut nuire le plus à
une des caufes qui
rouchés par la
Vos péculations ? Effàinjuftes pour céder calomnie, à
vous avcz été affez
Des menfonges
Fimpullion de l'erreur.
fides Pont
infames, des fuggeflions peremporté fur la
deviez aux vrais défenfeurs jullice que vous
Sans examiner leur
de vos droits !
leurs
conduite, fans écouter
raifons, vous leur avez
torts, vous leur avez
fuppofe des
le dirai-je ! votre
imputé des crimes : &
prendre eles armes égarement a été jufqu'à
&
pour foutenirleurs
pour vous baigner vous-méme
aliaflins,
de ceux à qui vous devez
dans le fang
avez pouffé la
vOs fortunes. Vous
ridicule, du blâme perfécution, jufqu'à jetter du
dans la
noble dont le
démarche la plus
ple(r).Vous êtes patriotifinepuiffe fournirl'exemparvenus à préfenter, comme
nécellaire, le Décret de
du 12 Odobre, &
PAffemblée Nationale
été verfées à
Phumiliation & la honte ont
vidimes
pleines mains fur des
de leurzèle, de leur
habitans
courage,&,n'en
(1). La Ville de Nantes,
droits fiur la, reconnoiffance far-tout, s'eft acquife des
zèle qu'un de fes
des Colons, tant par le
fratrécide du
Capiraines a mis dans l'armement
Cap contre l'Affemblée
pour l'accueil gu'elle a fait à
générale, que
qui-onr'eu occafion d'y
quelques-uns des Députés
paffer,
leurzèle, de leur
habitans
courage,&,n'en
(1). La Ville de Nantes,
droits fiur la, reconnoiffance far-tout, s'eft acquife des
zèle qu'un de fes
des Colons, tant par le
fratrécide du
Capiraines a mis dans l'armement
Cap contre l'Affemblée
pour l'accueil gu'elle a fait à
générale, que
qui-onr'eu occafion d'y
quelques-uns des Députés
paffer, --- Page 91 ---
063)
de la pureté de leurs inefconvenez pàs,
tentions.
les motifs d'une
On dhenchesitimdlense il ne peut pas
conduite auffi extraordinaire: Pamour dubien
être de louables, puifque
ont éré le
en
général de la Colonie
cri-
& Vintérêt
que vous croyez
mobile des opérations
minelles.
vous n'avez fu faire
Dans votre délire 9
générale, que
reproche à PAffemblée
d'autre
Décret ( que votre oppref
d'avoir rendu un
procurer à la Cofion a rendu inutile) pour elle avoit beloin,
dont
lonie les fabfiftances
Nationale elle-
& fur lefquelles PA.emblée la latitude némême lui avoit donné toute du 28 Mars.,
ceffaire par les infiruétions de le faire?Voyons
Elle avoit donc le droit
fi elle le devoit.
Colonie éprouvoit un
Depuis fix mois la
les vivres du pays manquoient; de
fec affreux 3
dans un tel état
la France fe trouvoit
de fournir
difette, qu'il lui étoit impoflible elle-mme à ia
des farines, fans s'expofer
de Pade beaucoup
famine. Des plaintes,
générale. On
parvinrent à TAffemblée
roifles,
d'avoir pris précipitame
n'a pas à lui reprocher s'adrella au Gouverneur
ment un parti. Elle
attention 3 le
général, , qui n'y fit pas grande --- Page 92 ---
(64)
mnal devenant plus preffant,
rale lui écrivit une feconde l'Affemblée génés
à venir au. fecours des
fois, pour linviter
Paroifles
en fouffrance. Il
qui étoient
répondit : (I Que
> lement il convenoit de
non-feu-
> difette, mais encore
l'exillence de la
qu'il favoit
) où fe trouvoit la
que celle
Métropole, ne
> pas d'en attendre des
permettoit
) voyoit pas de moyens fecours; qu'il ne
> de cette crife
pour tirer la Colonie
; mais qa'il
a volontiers ceux
accueilleroit
que PAIlemblée
> trouveroit convenables >.Il fe
générale
quelques
paffà encore
jours 3 & cependant les
fuccédoient ; enfin, fur une
plaintes fe
roiffe
pétition de la Pad'Ouanaminthe, à laquelle
celles du Fort - Dauphin, de
accédèrent
fut rendu un Décret,
Valière, &c. Il
qui n'ouvrit pas
tement les Ports à tous les
indiftinc.
vous
le foutenez, mais
étrangers, comme
à tous les Ports del la qui étendit feulement
exclufivement
Colonie la faculité
& abufivement accordée
navires étrangers
aux
au- Prince &
d'apporter au Cap, au Portaux Cayes, les objets
dans l'Arrêt du 30 Août
compris
1784,
en falaifons, bois & quelques
confiflants
que laFrance
autres articles
pent fournir.
Il fut pris des précautions
la contrebande
pour empécher
3 elles vous ont paru dérifoircs *
it feulement
exclufivement
Colonie la faculité
& abufivement accordée
navires étrangers
aux
au- Prince &
d'apporter au Cap, au Portaux Cayes, les objets
dans l'Arrêt du 30 Août
compris
1784,
en falaifons, bois & quelques
confiflants
que laFrance
autres articles
pent fournir.
Il fut pris des précautions
la contrebande
pour empécher
3 elles vous ont paru dérifoircs * --- Page 93 ---
(65)
quil convenoit à Yos projets
foires, parce
telles. Le crime de
de les préfenter comme réduit donc à avoir
PAffemblée générale fe
exigeoient, ce
fait, ce que les circonftances
de faire.
fe difpenfer
qu'elle ne pouvoit même adte, la fubliftance
Elle affuroit, par le
qui forment la
des fix cents mille individus
fans priver
population de Saint-Domingue, forment celle de
les vingt-cinq millions, qui étoient nécefdes vivres qui leur
la France, intérêt du moment en a fouffert,
faires. Votre
d'un bénévous auriez préféré, en échange
de Pexiftence de vos frères,
ficea achetéau prix
& tenir la
introduire. la famine en France,
infuffiColonie, par des approvifioinemens attroit
fans, dans un état de détreffe qui
équivalu à la famine la plus décidée.
Ceffez donc de parler au nom de la France;
parlez au nom de votre intérêt perfonnel, &
ainfi la Nation à portée de juger fail
mettez
nement du mérite de VOS plaintes.
Il n'eft pas pofible de fe diffimuler combien vous redontez une bonne police. La
deflrudion de la Municipalité du Cap, votre
foulèvemeni contre les difpofitions du Décret
de PAfemblée générale fur les Municipalités,
en date du 20 Mai, en font des preuves bieri
frappantes. La vérification des poids, des me.
E --- Page 94 ---
( 66)
fures-& des qualités des marchandifes,
poflibilité de vendre déformais
l'imdont des
des Negres,
pomades ou autres
chent les infirmités la
ingrédiens ca-
;
dificulté de faire
entreprendre des voyages à des navires
riés ; la néceffité de
avaprovifionnemens
proportionnier les apdesnaviresà la poflibilité des
longues traverfées, font autant de
que vous avez très- bien fait difpofitions de
au crédit de Pindépendance. C'étoit
porter
Ja feule manière d'en
la bonne,
empêcher leffet : cepenidant ne vous livrez. pas trop à une illufion
paflagère & trompeufe. Quelles que foient les
apparences aduelles de vos
fuccès, ne
pas que jamais Pévénement les
croyez
réfiftance à
couronne. La
Poppreffion eft un des articles
fondamentaux de la Conflirution
Ce droit eft celui de tous les
Françoife.
hommes, &
particulièrement celui des François, & les
Colons, malgré que vous en
tent leur gloire à en faire
diliez, metpartie. L'Affemblée
Nationale, elle-méme abufée en ce moment
par VOS clameurs, finira par reconnoitre
les habitans de
que
feule clafle de la Saint-Domingue Colonie
forment la
à la réforme des
gui foit intéreffée
abus que la
doit néceflairement effeétuer. régénération
la grande foumiflion
Elle verra que
que vous avez affedté
leur gloire à en faire
diliez, metpartie. L'Affemblée
Nationale, elle-méme abufée en ce moment
par VOS clameurs, finira par reconnoitre
les habitans de
que
feule clafle de la Saint-Domingue Colonie
forment la
à la réforme des
gui foit intéreffée
abus que la
doit néceflairement effeétuer. régénération
la grande foumiflion
Elle verra que
que vous avez affedté --- Page 95 ---
- - -
aat -
(67)
la-lettre de fes Décrets , & fous le
pour
vous avez fait agir le
mafque de laquelle
fer à la place de la raifon, n'a pas plusde
n'en'avoit le fanatifme à qui nous
mérite que
de la Saint-Bardevons l'affreufe journée hommes au nom
thelemi. On maffacroit des
à
d'un Dieu de paix, vous avez concouru
des frères atl nom des Décrets régéégorger
nérateurs.
la fatalité divife des
Mais faut-il donc que
des
intérêts qui font les mêmes? faut-il que
devroient fans-ceffe unir les habiliens qui
foient brifés & diffouts ?
tans aux commerçans confianee qui peut feule
faut-il que cette
des uns & des autres
opérer la profpérité faut-il enfin que des haines remfoit anéantie ?
faifoit le bonheur
placent Vattachement qui
commun? non. Il en eft encore tems, ouvrez
fur les malheurs que vous avez
les yeux
Pétat de la Colonie, fa ruine,
caufés, voyez
fi les deux
font certaines,
fa 3 deftrudion
partis ne fe concilient promptement. font
de conciliation ne
pas
Les moyens
civiques zux uns
de diftribuer des couronnes
humiliant les autres. Un jugement jufte
en
parfaitement à la pu-
& févère conviendroit
outragée des fentimens de Phabitant;
reté
convenable, il eft, j'ofe le
mais il eft plns
E 2 --- Page 96 ---
( 1e 68 )
dire, néceffaire que
crifié de part & d'autre, F'amour-propre foit facupe que des moyens
&.qu'on ne s'ocjamais l'union S
qui peuvent affurer à
de
néceffaire à la profpérité
Sain-Domingue.
a Le çultivateur demande
F'anéantiffement du
monopole, la fuppreffion des places
enfin, un gouvernement
inniles;
rien dans fes
plus doux; il n'y a
raifonnable. prétentions que de jufle & de
Le Commerce, de fon côté, fe
la Loi exiftante eft
plaint que
rentrer les ayances
infuffifante pour faire
La facilité
qu'il eft obligé de faire.
que les débiteurs trouvent à
éluder le paiement nuit infiniment à l'adivité
du Conimerce; 3 les fommes canfidérables
font dûes par la Colonie atteftent
qui
rité de cette affertion.
de la véEh bien, Phabitant
dit: "Fourniffez-moi de bonnes marchan-
) difes, que le poids & ia mefure
> vent ; que des ohjeis
s'y trou-
) falfification fait
avariés, Oul qu'une
paroitre bons, ne
> fent pas inutilement ma dette
groffic
) ce que vous me vendrez
; que tout
me
> je foufcrirai aux conditions profite, &
> goureufes
les plus ripour la futreté de votse
> ment ). Le Commerce doit donc paie
> Je m'affujettis fans
dire: :
peine aux précautions
& ia mefure
> vent ; que des ohjeis
s'y trou-
) falfification fait
avariés, Oul qu'une
paroitre bons, ne
> fent pas inutilement ma dette
groffic
) ce que vous me vendrez
; que tout
me
> je foufcrirai aux conditions profite, &
> goureufes
les plus ripour la futreté de votse
> ment ). Le Commerce doit donc paie
> Je m'affujettis fans
dire: :
peine aux précautions --- Page 97 ---
&
(69)
empêcher les
vous prendrez pour
mon
> que
& les fraudes, poarvu que donc
> monopoles certain >. Tout fe réduit
foit
> paiement
du Coml'habitant aux vexations
foi
à foullraire
Commerce à la mauvaife
merce , & le
de Phabitant.
à remplir le
C'eft à une bonne police
imobjet, & à une adminifration le fccond.
premier
à remplir
partiale de la juflice,
des partis
Voila le vrai point de raliement hardielle, que
oppofes; & j'ole dire, avec eficacement
font les feuls qu'on puiffe
ce
but dans la circonflance préfente;
avoir pour
raifon de fe plaindre
car fi le Commerce a
prefque toudes lenteurs qui proviennent le choix des débijours de fa légéreté dans fon tour, a à lui rePhabitant, à
teurs (1);
quoi qu'il
foule d'infidelités.Mais. habitent
procherune
que ceux qui
en foit, il faut toujours les
cette grande
les Colonies aient fous
yeux néceffaire dansles
vérité. Que Punion eft plus
parce qu'ily
ailleurs,
Colonies que partout
que la bonne
exifte un ennemi domeftique
provient de la contrainte par
(1) Cetre légéreté calculer fur la perfonne plutôt
corps qui les porte à
que fur les biens.
E3 3 --- Page 98 ---
(70)
intelligence de fes Maitres
dans le devoir.
peut feule contenir
faites vousRepréfenans d'une Nation
que les fruits de la
libre!
également
régénération foient
ne fouffrez partagés entre tous
!
dont
pas qu'une partie de les.François Vos frères,
Texpatriation momentanée mérite
bienveillance en faveur de la caufe votre
déterminée, & des effets
qui l'a
foient pour toujours
qu'elle prodnit,
un régime de fer!
condamnés à vivre fous
laborieux puiffent Permettez que ces hommes
mèdes efficaces eux-mémes porter des
aux maux que
retervalle des mers vous
P'immenfe indemandez-leur
empêche de counoitre!
compte des fruits de
fueurs; mais n'étouffez
leurs
découragez pas leur
pas leur énergie, ne
politiques,
induftrie par des formes
quifourniffent au
moyens de fe perpétuer ! Lniffez defpotifme mille
utiles des Colonies,
aux clafTes
à l'ouvrier & au c'ell-à-dire, à Phabitant,
vailler eux-mémes négociant, le foin de trafurer leur bonheur aux Loix qui peuven: af
vous leur avez donné intérieur. Le droit gue
fur leur Conflitution de manifefter leur vocu
traire au
eft infuflifant, & conpouvoir mouvement libre & continu du
légiflatif que vous exercez,
potifme mille
utiles des Colonies,
aux clafTes
à l'ouvrier & au c'ell-à-dire, à Phabitant,
vailler eux-mémes négociant, le foin de trafurer leur bonheur aux Loix qui peuven: af
vous leur avez donné intérieur. Le droit gue
fur leur Conflitution de manifefter leur vocu
traire au
eft infuflifant, & conpouvoir mouvement libre & continu du
légiflatif que vous exercez, --- Page 99 ---
(7)
DE CASSATION
TRISUNAL
dêtre rendu pour la
Le Décret qui vient de caffation eft une
formation du Tribunal Nationale ne veut
preuve que PAffemblée dans la marche de
être arrêtée
des Coni ne peut
la nécelîité du voeu
fes travaux, par
du 8 Mars porte
Cependant le Décret
les Colonies:
entendu comprendre
le
qu'elle n'a pas
décrétée pour
lonies dans la Conflitution premier du même
Royaume ; & par Yarticle Colonie eft autorifée à
Décret : > Chaque
vocu fur la Conflitufaire connoitre fon
)
& PAtninitration,
la Legilation,
v. Les Co-
> tion, conviennent à fa profpérité
>
qui
donc lieu d'efpérer qu'aucune les
lonies avoient
du Koyaume ne
de la Conflitution feroit que d'apres
partie
& que ce ne
befoin,
concerneroit, celle, dont elles ont
leur voeu que
feroit décrétée. obfervation de M. Barnave,
Sur la feule
décrété, en principe le
été
des Coil a néanmoins
les Tribunaux
II de ce mois, que à la Cour de calfations
lonies feront foumis
comprifes (ans l'éVoilà donc les Colonies dans une partie de
nonciation de leur voeu
Voila donc les
du Royaume!
la Conflitution
E 4 --- Page 100 ---
(72))
Principes. du Décret du 8 Mars
parce que, veritablement,
inobfervé,
dit, ils font inuéfervables. commeje l'ai déjà
Je né foutiendrai
ont déterminé
pas que les raifons
céder à
cette partie du Décret
qui
celles que les Colonies
doivent
pofer. Mais onleura avoit
ont à y.opdre; elles devoient
promis de les enten-
< Elles
l'être.
des
avoient à dire, que lun des
Colonies eft d'être
malheurs
voir en France
obligées de fe pourformes font
contre les Arrêts, dont les
qu'un
violées ; que les frais immenfes,
déplacement auffi confidérable
fionne, font toujours
Occacrement riche des
pour Phomme médioobtenir juflice, tandis moyens d'exclufion pour
P'opulent la certitude
qu'ils acquièrent à
d'envahir, & de
impunément la
retenir
pas le même
propriété de celui qui n'a
dégré de fortune.
Elles avoient à expofer
attachés aux traverfées
que les dangers
les frais
de
énormes
Sain-Doningne,
rifque d'être ruiné qui en font la fuite, le
mauvaife
en fon abfence par une
de fes
geflion 2 la féparation de fa
enfans, , pour
fa vie femme;
ment où elle eft expofer
fur un éléfont autant de motifs continuellement en péril,
jufqu'ici
qui ont fait regarder
Pobligation de venir en France
pour
attachés aux traverfées
que les dangers
les frais
de
énormes
Sain-Doningne,
rifque d'être ruiné qui en font la fuite, le
mauvaife
en fon abfence par une
de fes
geflion 2 la féparation de fa
enfans, , pour
fa vie femme;
ment où elle eft expofer
fur un éléfont autant de motifs continuellement en péril,
jufqu'ici
qui ont fait regarder
Pobligation de venir en France
pour --- Page 101 ---
&
(73)
dune dernière jullice 2 comme un
Tobtention
de la grande chaîne polianneau fort lourd
les Colons gémiffoient.
tiqae dans laquelle
à reptéfenter que la
Elles avoient encore
ajoute
compétence du Tribunal de Callation, dans Panà la dureté de cette fujetion; car formes étoit
la violation des
cien régime,
& lorfqu'elles
le feul moyen de caffation, les arrêts prononcés
avoient été obfervées, définitifs & inattaquafur les lieux étoient Tribunal de caffation,
bles. Mais le nouveau
des
connoitre; & de Tinoblervation la'
devant
mauvaife application de
formes & de la
les
renLoi, il arrivera que tous
jugemens portés lorfdus à St. Domingue, y feront delhomme.
qu'ils feront tcontrairesaux paffions Têtre, à
fortuné; & qu'ils ne pourront pas qu'entraine
inconvéniens
caufe des grands
loriqu'ils auront écrafé
la diflances des lieux,
le pauvre.
d'un Tribunal de caffation
L'inflitution admirable. Ceft le contrôle
eft fans contredit
Ceft un trône
de toutes les Cours judiciaires. fur tous les
élevé à la Juftice pour planer conduite des Juges
Tribunaux. Ceft là que la
trouvera une
fera furveillée, & que la Loi
Mais
également fure & nécelfaire.
proteaion
Tribunal étant parfitement
les effets de ce --- Page 102 ---
(74)
liés aux moeurs, au climat, à
& à une infinité
la population
d'autres
cales, feront
circonflances lodu
avantageux à la conftitution
fibles Royaume, & ne pourront être
à celle des Colonies;
que nuijuger de l'application de la parce que, pour
ceffairement
Loi, il faut néelle
connoitre les objets fur
devoit porter, Ces
lefquels
cefitent donc la formation confitérations nébunal dans
d'un pareil Trijulliciables chaque Colonie - , afin que les
ne foient pas
la totalité de leur
obligés d'expofer
une
fortune pour en fauver
partie : que des
n'enlevent
déplacemens - ruineux
clamer
pas au pauvre les moyens de recontre Finjuftice (1), & que les Juges
(*) > Les frais d'ane Juftice
B gucurs & les artific: S de la compliquée, les lon-
* mens occafionnés
chicanne, les déplaceS> tains
par le reffort trop étendu de cer9 confamment Tribunaux, ne pcuvent convenir. à ces hommes
* du
occupés d'une culture avantagenfe, &
commerce de fes
Il
>> Colonies, plus
productions
faut donc aux
D tropole, une Juftice rigoureufement encore qu'à la Mé-
> pouillée de tous les prompte 2 rapprochée & déB prefion >.
moyens de defpotifme & d'opMars dernier, Inftrutions de LAllemblie Nationale, du 8
deroient elles D'après ces difpofitions, les Colonies
1i8ao.lieses, s'attendre à reffortir d'un Tribaaal fitué
>> Colonies, plus
productions
faut donc aux
D tropole, une Juftice rigoureufement encore qu'à la Mé-
> pouillée de tous les prompte 2 rapprochée & déB prefion >.
moyens de defpotifme & d'opMars dernier, Inftrutions de LAllemblie Nationale, du 8
deroient elles D'après ces difpofitions, les Colonies
1i8ao.lieses, s'attendre à reffortir d'un Tribaaal fitué --- Page 103 ---
ca -
(75)
foient comme ceux du Royaume defdes Colonies
d'un Tribunal
contenus par la préfence leur conduite.
fur
tiné à prononcer
C O N C L U S I O N.
dernier objet comme fur
Mon opinion fur ce de traiter, peut être
tous ceux que je viens la combatte, &je
erronnée, je defire qu'on le plus favorable
d'avance Paccueil
tendroient à
promets raifons convaincantes qui
conaux
erreur. Je fuis homme;
démontrer mon
mais ce que je garantis,
féquemment faillible;
comme fans inc'eft que je fuis fans paffion, à tirer, ni fortune
térêl; je n'ai ni vengeance Patriote & Colon.
à faire. Je fuis François,
celle de Saintdu Royaume,
font
La profpérité & leur union éternelle,
Domingue,
vceux.Je défire le bien,
Funiqueobjet de mes
régéde la paix & le règne que.la
le retour
à tous les Françoia.Je perfifle
nération promet
conciliatoires font
à dire que les moyens de rigueur qui peuvent
préférables à ceux
funeftes (1).
avoir les fuites les plus
la Mudiféremment à cet
() Je penfe
dans
ahamt
de Bordeaux qui,
fonadrefe
nicipalité --- Page 104 ---
(76 )
Les Bourgs & Paroiffes font
écrafés à SaintDomingue par la
Le Culivateur prépondérance des Villes.
fait la fortune. reçoit la Loi de celui dont il
La claffe des ouvriers
pas- affez
n'y eft
encouragée ; enfin, tout
porte au commerce, Il
s'y rapque tout y
faut, 5 au contraire,
fans
encourage la culture &
que Pintérêt d'aucun
Findufrie,
d'après cette jufle
foit lézé. C'eft
deftinées
combinaifon que les Loix,
pour
faites.
Saintc-Domingue, doivent être
DE PoNS.
blée Nationale, demande la
tante, & que PAffemblée vengeance la plus éclatoute illégale & toute délabrée Provinciale du Nord qui,
par fon arrêté du 8 Septembre gu'clle elt, défend,
de fc fédérer, fous
dernier aux Paroiffes,
rigueur des Ordonnances. peine d'être pourfuivis fuivant la
empéché la
Cela n'a pas, heureufement,
droits & leur fedération force ; les habitans connoiffent leurs
primer gu'autant ; ils favent qu'en ne peut les
qu'ils ne voudront
oppas réffter.
toute délabrée Provinciale du Nord qui,
par fon arrêté du 8 Septembre gu'clle elt, défend,
de fc fédérer, fous
dernier aux Paroiffes,
rigueur des Ordonnances. peine d'être pourfuivis fuivant la
empéché la
Cela n'a pas, heureufement,
droits & leur fedération force ; les habitans connoiffent leurs
primer gu'autant ; ils favent qu'en ne peut les
qu'ils ne voudront
oppas réffter. --- Page 105 ---
-
C77)
xas
PIÈCES JUSTIFICATIVES
No. I".
de Paroife
PROCiS-FERBAL de PAffemiblée
concernant la nomination
aOuanaminthe,
PAfembléc
& Suppléans pour
des Députés
Coloniale.
& le
LAx mil fept cent quatre-vingtdis, environ dix
jour du mois de Mars,
&
feptième
Nous fouffignés Citoyens
heures du matin:
d'OuanaminHabitans du bourg & quartier
fommes réunis en notre Eglife
the, nous
de Notre-Dame,
paroilfiale de PA#omption
d'y être céléà Piffue de la Meffe qui-vient Plan de convocation
brée, & en vertu d'un
concertée
Affemblée de la Colonie,
d'une
Parties du Nord, de FOueft
entre les trois
été
& affiché le
& du Sud, lequel a
publié la forme preftrente-un du mois dernier, en
crite par l'article quatre d'icelui. à la nominaNous avons d'abord procédé Secrétaire ad hoc ,
tion d'un Préfident & d'un
des voix
la voie du fcruting & la pluralité
par --- Page 106 ---
(78)
ayant étéen faveur de M. de
Ja préfidence, & de M.
Gourgues, pour
crétaire, ils ont Pun & Faitre, Defpujaux, pour Sepris place en leurs nouvelles après ferment,
Et à Pinflant
qualités,
le Secrétaire
5 M. le Préfident a remis à M.
un exemplairé du Plan de
vocation, 7 pour en être fait
conayant été faite, nous
ledure; laquelle
nation de deux
avons paffé. à Ia nomiDéputés & de deux
pour PAffemblée Coloniale,
Suppléans
lieu à
qui doit avoir
Saint-Marc, à commencer du
cinq du mois courant. M. le
vingtfervé que cette opération doit Préfident a obferutinindividuel. En
être, faite par
ayant été faits
conféquence,l lesi billets
par chacun de
femblés & ouverts
nous, puis rafnommés à cet effet, les par deux Commiffaires
en faveur de M.
fuffrages fe font réunis
proclamé &
DE PONs, lequel a été
à PAflemblée reconnu Député d'Ouanaminthe
coloniale; miflion
cepte.
qu'il acLa même opération
même ordre & dans ayant été faite dans le
la même forme
la
précédente, les
que
de M.
fuffrages ont décidé en faveur
proclamé MAINGAULT &
>, qui a été à Pinfant
reconnu Député
à l'Affemblée coloniale
d'Ouanaminthe
5 ce qu'ila a
Paflant enfuite, dans le même
accepté,
ordre, à la
coloniale; miflion
cepte.
qu'il acLa même opération
même ordre & dans ayant été faite dans le
la même forme
la
précédente, les
que
de M.
fuffrages ont décidé en faveur
proclamé MAINGAULT &
>, qui a été à Pinfant
reconnu Député
à l'Affemblée coloniale
d'Ouanaminthe
5 ce qu'ila a
Paflant enfuite, dans le même
accepté,
ordre, à la --- Page 107 ---
(70)
le forntin a
nomination de deux Suppléans, Duhamel,
faveur de M. Quefnet
décidé en
& reconnu Député-Supqui a été proclamé d'Onanaminhe à TAT
pléant de la Paroiffe
coloniale ; ce qu'il a accepté.
femblée
tiré encore féparément 2
Enfin, le fcrutin Schut, qui ia été proa été en faveur de M.
de la
Députe-Suppleéant
clamé & reconnu
à PAffemblée coloParoiffe d'Ouanaminthe
niale ; ce qu'il a accepté:
MM. de Pons, Maingault, Quef
Auxquels
donnons tous pouvoirsitie
net & Schut, nous
repréfenter la Paroiffe
définis &: illinités pour
coloniale, pour
àl'Afflemblee
d'Ouanaminthe délibérer & arrêter, felon que les
y traiter,
& le bien général Pexigeront,
circonflances
fixer & déterminer, conmême pour arrêter,
des autres Parjointement avec les Députés la Conflitution
ties, & à la majorité des voix, manière
ainfi & de la
qu'ils
de la. Colonie,
parfaitement fur Puaviferont; nous repofant
les lumières,
niformité d'intérêts, le zèle,
les Mem-
& la fermeté de touts
la prudence
Affemblée coloniale fera
bres dont ladite
compofée.
d'obferver
& jurons
Nous prométtons
tout ce qui y
comme loix conlitutionnelles --- Page 108 ---
(80 )
fera arrété, &
d'approuver la
particulière de PAfemblée
confitution
qu'elle fe déclare
coloniale, foit
provifoire,
permanente.
périodique ou
Déclarant, promettant &
der légalement & librement jurant faire réfpour la chofe
notre volonté
Députés &
publique, dans celle de nos
Suppléans ci-deffus nommés.
Jurons de plus 2 & nous
ferment folemnel
engageons par
& de maintenir les &cirrévocable, de regarder
& Suppléans,
perfonnes de nos Députés
inviolables &
rons traîtres, dors &
facrées. DéclaRoi & à la Loi,
déjà, à la Nation, au
témérité
tous ceux qui auroient la
d'attenter à leur fureté
pendant la durée des
individuelle
conférons.
pouvoirs que nous leur
Et MM. de Pons,
Duhamel & Schut,
Maingault 3 Quelnet
fait ferment de
Député & Suppléans, ont
neur &
défendre en leur ame, honconfcience, les intérêts de la Paroifle
dOmanaminthe, & de la
ceux de la Partie du Nord
Colonie en général,.
De tout quoi nous avons fait &
préfent Procès-verbal,
rédigé le
tous, fera remis à
lequel, figné de nous
formant le Comité nos braves Concitoyens
dOumnanimie.ganr être
dépofé
pléans, ont
neur &
défendre en leur ame, honconfcience, les intérêts de la Paroifle
dOmanaminthe, & de la
ceux de la Partie du Nord
Colonie en général,.
De tout quoi nous avons fait &
préfent Procès-verbal,
rédigé le
tous, fera remis à
lequel, figné de nous
formant le Comité nos braves Concitoyens
dOumnanimie.ganr être
dépofé --- Page 109 ---
ar -
(8x) Comité, & en être,
Gépofe aux archives dudit
délivré toutes
ceux qui le compofent,
nous youlpar
nécellaires, auxquelles
expéditions
comme à Poriginal,
lons que foi foit ajoutée foient lignées au moins de
pourvu qu'elles dudit Comité 9 du Commif du
deux Membres
& fcellées du fceau
faire - Rapporteur leâure 2
faite à deux reprifes
même Comité; &
& approusé
il a été reconnu
de la libre
du, préfent,
Pexpfellion vraie
ladite
comme contenant? chacun de nous tous. Fait en
volonté de
mois & an que deffus,
Eglife, lefdits jour, & avons figné,
environ onze heures;
PréGGourgues,
'Ainf figné à Poriginal; Paris, de Pons, Defdent, Yaulfanger, Sancéde, Lapeire, Baron
roches, Maingault, Duhamel, Schut, Defdu Perrier, Quefnet
d'Hurvoy, Guignons
mai, Fonbertau, Gazan, fOlique, Guiberts
Audebert, de Fondeviole, Chevalier, de Fayard,
Lemaifon, Marie, de Pont de Gautt, Viviles
Riviere, Duplan,
Defrofeaux, Bufon,
Pont, Schut cadet,
Lafalle, Olivier 2
Fagalde, Bégue, Martin,
Secrétaire.
Defpujaux,
Membres & Commipaire certiNous foufignés Comité rOumnaninthe,
Rapporteur du
a égé tranferite
fions que la préfente expiditioz E --- Page 110 ---
(82) )
mot a mot fiur Toriginal du Proces-vérbal
LAfemblée de
de
mois
Paroilfe qui a ei Zieu le
du
courant, & que toute foi doity étre lepe
zées pourguoiy avons fait appofèr le ajoupréfent Comité, Fait en Comité le huitième feeau du
mil fepe cent quatre-vingt-dix.
Mars
Etavons fignés
VAUSSANGES, GOURGUIS, PARIS.
Dassocus, Commif. Rap. ad hoc.
original du Proces-vérbal
LAfemblée de
de
mois
Paroilfe qui a ei Zieu le
du
courant, & que toute foi doity étre lepe
zées pourguoiy avons fait appofèr le ajoupréfent Comité, Fait en Comité le huitième feeau du
mil fepe cent quatre-vingt-dix.
Mars
Etavons fignés
VAUSSANGES, GOURGUIS, PARIS.
Dassocus, Commif. Rap. ad hoc. --- Page 111 ---
acs
t 83)
No. 2.
les Minifres du Roë
MÉNOIRE adrelfé par
Odobre 178g.
Nationalé, le 27
atAfonble
du Roi ont expofé à PAemLes Miniftres
Oaobre, 2 leurs doutes
blée Nationale, le 14 qu'elle a décrétés; le
articles
fur quelques
antachement à fes principess
même motif, leur
la néceflité de releur impofe de nouveau demander des éclaircourir à elle, & de lui
les Colonies:
eiffemens fur ce qui concerne & de vaftes pofPlufieurs Ifles floriffantes
à la
feffions coninentales 2 appariennent parties de PuniFrance dans les trois autres
vers.
Pétat civil
Leur climat, leurs produdions, du plus grand
& jufqu'à Pefpèce phyfique peuplent & cultivent
nombre des hommes qui abfolument diffemles rendent
nos Colonies,
blables de la Métropole. différences tiennent a
La plupart de ces léffence des chofes; rien
la nature même & à
toutes les Nations de
les changers
leurs
ne peut Pont fenti 5 toutes regardent Etats dif,
PEurope
comme des
polftfions éloignées,
F. 2 --- Page 112 ---
(84)
tinés & dépendans de la
ont été contraintes à leur donner Métropoles; toutes
que celles de la
d'autres Loix
chant à
mère-patrie, même en cherles y aflimiler 0 3 autant qu'il feroit
pollible, par Jes formes du
& par P'analogie de 1i
Gouvernement
Ces confidérations
légillation.
ont fait préfumer au
que l'Affemblée Nationale
Roi,
rément d'une portion de la s'occuperoit fépainiportante & auffi
monarchie, auffi
diffemblable de fes autres
parties : il avoit réfolu qu'il n'y feroit
ni toléré d'innovation
fait
en aucune
jufqu'à ce que PAffemblée Nationale manière,
cialement décrété le
eût fpéferont
régime & les Loix qui
jugés convenir à ces contrées.
a été la réponfe que le Miniftre
Telle
a rendue par fes ordres,
de la Marine
à
le II Août dernier,
plufieurs des demandes
tées MM. les
qu'avoient préfenDéputés de
Depuis cette
St-Domingue.
époque, PAffemblée
a rendu beaucoup de Décrets, & Nationale
ils ont été
envoyés, ou vont Têtre, dans
provinces du
toutes les
tranfmis &
Royaume : doivent-ils être
exécutés de même dans les Colon
nies, quoique PAffemblée Nationale
point exprimé, & que leurs
ne l'ait
point requis?
Députés ne l'aient
:". On croit néceffaire de faire
obferver
uis cette
St-Domingue.
époque, PAffemblée
a rendu beaucoup de Décrets, & Nationale
ils ont été
envoyés, ou vont Têtre, dans
provinces du
toutes les
tranfmis &
Royaume : doivent-ils être
exécutés de même dans les Colon
nies, quoique PAffemblée Nationale
point exprimé, & que leurs
ne l'ait
point requis?
Députés ne l'aient
:". On croit néceffaire de faire
obferver --- Page 113 ---
arm
(8;)
de
PAfTemblée Nationale s que plufieurs bonà
tendent à affurer le
ces décifions, qui
ne feroient
heur & la liberté des François, produiroient peutpas fans danger, qu'elles fubite & funefle dans des
être une révolution onzièmes des humains 2 en
pays où les dix
refteroient dénués de
cellant d'être efclaves,
de fubfif-
& de tout moyen
Détoute propriété Pexécution de divers autres
tance 3 que
l'état préfent des chofes
crets feroit, dans
parce qu'il n'exifte
abiolument impraticable,
ou corpoaux Colonies aucune Municipalité difféminés
ration : les citoyens quis'y trouvent féparées,
fur des habitations non-feulement les unes des autres, ne
mais affez éloignées
fort peu de lieux fe
pourroient même qu'en Affemblées permanentes,
réunir pour tenir des
d'une admi-
& vaquer aux détails journaliers
niftration municipale. d'autres réflexions qui
Il eft une foule dire, à la localité, 5 &
tiennent, pour ainfi
foumettre à PATqu'on pourroit également Elle eft priée de pefer
femblée Nationale.
de la plus haute
dans fa fagelle, cette queflion
qu'elles ont
importance,8. de faire'connoitre
été fes intentions. féparées de la Métropole
2°. Des contrées
encore plus
par a de grandes d.ances exigeoit F 3. --- Page 114 ---
-
(86)
que les Provinces du Royaume
pourvu aux objets d'utilité
; qu'il foit
par des réglemens
publique & urgens
connu
provifoires. Le Roi a redepuis Jong - tems qu'il ne
exercer par lui-mêue ce pouvoir. Des pouvoit
anciennes & revêtues de
Loix
toutes les formes
judiciaires, l'ont conféré aux deux adminiftrations.
Dans quelque main
placer
qu'on erut devoir le
déformais, il importe qu'il
fein de la Colonie
réfide au
même, & il feroit du
grand danger que l'exercice
plus
feul inflant entièrement
en reflât un
Entre
fufpendu,
beaucoup de raifons
être alléguées à
Tui pouvoient
fe bornera à
l'appui de cette affertion, on
qui font les expofer quelques-unes de celles
de la
plus puiffantes, & qui dérivent
difparité même des Colonies
virices du Royaume.
aux Pro-
& dont
Des fléaux
en France on fe forme à imprévus,
idée (des
peine une
gans )
tremblemens de terre, des ouraravagent trop fréquemment, & en
d'inflans, ces riches contrées
peu
plus d'une fois
5 elles ont été
même
menacées de la guerre', &
fût
attaquées par l'ennemi, avant
inflruit en Europe de leur
qu'on
paroit indifpenfable
danger. II
que des remèdes
Puiffent toujours être
prompts
apportés à des maux
de
(des
peine une
gans )
tremblemens de terre, des ouraravagent trop fréquemment, & en
d'inflans, ces riches contrées
peu
plus d'une fois
5 elles ont été
même
menacées de la guerre', &
fût
attaquées par l'ennemi, avant
inflruit en Europe de leur
qu'on
paroit indifpenfable
danger. II
que des remèdes
Puiffent toujours être
prompts
apportés à des maux
de --- Page 115 ---
as 6
(87) d'établir Pordre
urgens: : qu'il eft des moyens d'appeller les
en ces momens critiques, de fubvenir aux befoins
fecours nécellaires, la fareté des Citoyens &
ou de pourvoir à feroit funefte aux Colonies
des Elclaves. Il elle-mème, que, qui que
& à la Métropole antorifé à rendre fur le champ
ce foit, ne fût
que néceffitent de
provifoires
les réglemens
telles circontlances:
2 les appels
3". Quant à Pordre judiciaire Terrier fupprimé
du Tribunal
rendues
du jagement
dès ordonnances
en 1787, & ceux
doivent être portés
par les adminilirations,
de caufes de
Confeil du Roi. Beaucoup
au
en ce moments
ce. genre y font pendantes les Décrets de PAffemmais on penfe que
provifoirement le
blée Nationale autorifent à connoitre de ces
Confeil de fa Majefté
affaires contentieufes. --- Page 116 ---
I( 88 )
No, 3.
BASESCONSTITU
TIONELLES
de Saint-Domingus,
S - L'Affemblée
générale confidérant
droits de la partie
que les
françoife de Saint-Domingue, pour avoir été long-temps
& oubliés, n'en font
méconnus
dans toute leur
pas moins . demeurés
intégrité 5
Confidérant que l'époque d'une
tion générale dans PEmpire
régénérafeule oùt l'on puiffe
François eft la
niere jufle &c
déterminer d'une madont les
invariable tous fes droits 3
uns font particuliers & lesa
relatifs ;
autres
Confidérant que le droit de flatuer fur fon
régime intérieur appartient
&
effentiellement
néceflairement à la partie
Saint-Domingue,
Françoife de
France, dont elle trop peu connue de la
fe intervalle
eft féparée par un im5
Confidérant que les
Repréfentans de SaintDomingue ne peuvent renoncer à ce droic
impreferiptible, Je
fans manquer à leur devoir
plus facré, qui eft de procurer à leurs
F 4
idérant que le droit de flatuer fur fon
régime intérieur appartient
&
effentiellement
néceflairement à la partie
Saint-Domingue,
Françoife de
France, dont elle trop peu connue de la
fe intervalle
eft féparée par un im5
Confidérant que les
Repréfentans de SaintDomingue ne peuvent renoncer à ce droic
impreferiptible, Je
fans manquer à leur devoir
plus facré, qui eft de procurer à leurs
F 4 --- Page 117 ---
are
99)
;
& bienfaifantes
conflitnans des Loix fages telles Loix ne peuque de
de cette
a Confidérant faites qu'au fein même
du
vent être
raifon de la différence
ifle ; d'abord en
des mocurs
climat, du genre de population, enfuite parce que ceux-
&
& des habitudes,
intérêt à la Loi peulà feulement qui ont
& la confentir.
yent la délibérer
ne
que
réTAifembléeNadonde
Confidérant
Lois concernant le
pourroit décréter les
fans renintérieur de Saint-Doningue, confacrés par
gime
qu'elle a
fa
verfer les principes & notamment par
décrets,
fes premiers
droits de Phomme.
déclaration. des
émanés de
Confidérant que les décrets de Saint-DoTAffemblée des Repréfentans foumis à d'autre
mingue ne peuvent être parce qu'à Jui
fanéion qu'à celle du Roi,
inhérente
feul appartient cette prérogative fuivant la Conf
& que nul autre,
au trône,
ne. peut en être cépofititution. Françoife 2
le droit de fanctaire que
conféquemment
;
être accordé au Gouverneur
tionner ne peut
à cette contrée, & n'y
genéral , étranger autorité précaire & fuborexerçant qu'une
donnée 52
ce
qu'en qui concemelestaps
$ Confidérant --- Page 118 ---
(ooy
ports commerciaux & les
communs entre
autres rapports
le nouveau Saint-Domingue & la France,
le
contrat doit être formé
voeu, les befoins & le
d'après
deux parties
confentement des
contradantes $
Confidérant que tout décret
être rendu
qui auroit pu
par PAffemblée
qui contrarieroit les
Nationale, &
d'être
principes qui viennent
expofés > ne fauroir lier
s
mingue, qui -n'a Point été
Saint-Dopoint confenti à ces mêmes con fulté & na
décrets 5
Confidérant, enfin, que PAffemblée Nationale, fi conflamment attachée
cipe de juflice, & qui vient
aux prinle defir d'affurer la.
de manifefter
çoifes de
profpérité des ifles FranPAmérique, n'héfitera
à
connoitre les droits de
pas
reun décret folemnel & Saint-Domingue par
authentique,
Après en avoir délibéré dans fes
des 22, 2 26, 27, &z dans celle
féances
a décrété à Punanimité
de ce jour,
fuit :
& décrete ce qui
ARTICLE
PREM I K R.
Le pouvoir
le régime
legiflatif, en ce qui concerne
intérieur de
fide dans FAffemblée Sain-Domingue, ré
de fes
Repréfentans a
un décret folemnel & Saint-Domingue par
authentique,
Après en avoir délibéré dans fes
des 22, 2 26, 27, &z dans celle
féances
a décrété à Punanimité
de ce jour,
fuit :
& décrete ce qui
ARTICLE
PREM I K R.
Le pouvoir
le régime
legiflatif, en ce qui concerne
intérieur de
fide dans FAffemblée Sain-Domingue, ré
de fes
Repréfentans a --- Page 119 ---
C91)
générale de la partie
conflitnés en Affemblée
Frangoife de Siint-Doningue.
AAT. II
legiflatif, en ce qui
"Aucun acte du corps intérieur, ne pourra
concerne. le régime
Loi définitive, s'il
être confidéré comme
de la partie
n'efl fait par les Reprefentans librement &
Françoile de Sain-Domingue, s'il n'et fandionné par
legalement élus, &
le Roi.
ART. IIL
fait par PAffemblée
Tout aêe légillatif de nécellité urgentes
générale > dans le cas
intérieur, fera
concerne le régime
dans ce
en ce qui
Loi provifoires &
confidéré comme notifié au Gouverneurcas ce décret fera les dix jours de la notiqui, dans
& tiendra la
général, fication, le fera promalguer 2
à PAT
main à fon exécution, on remettra fur le con*
fes obfervations
femblée générale
tenu audit décret.
ART. I V.
déterminera T'exécution proLurgence qui
un décret féparé,
vifoire fera décidée par
la majorité
être rendu qu'à
qui ne pourra de voix pri(es par Pappel
des deux tiers
nominal. --- Page 120 ---
(92)
AxT. V.
Si le Gouverneur
fervations, elles
général remet des oble
feront aufli-tôt
regifre de PAflemblée
infcrites fur
alors procédé à la révifion générale; ; il fera
ces obfervations.
du décret
tions
Le décret & les d'après
feront livrées à la
obfervatrois féances
difcullion, dans
données,
cdifférentes; les voix feront
tenir"
par oui ou par
ou annuller le décret non; pour mainbal de la délibération
; le procès-ver:
les Membres
fera figné par tous
tité de voix préfens, & délignera la quanqui auront été
pour, l'autre opinion ; fi les deux pour l'une ou
voix maintiennent le
tiers des
gué par le Gouverneur décret, il fera promulfur le champ.
général & exécuté
ART. VI.
La Loi devant être le réfultat
tement de tous ceux
du confenla partie
pour qui elle eft faites
Françoife de
pofera fes plans concernant Sain-Domingue promerciaux & autres
les rapports comles décrets qui feront rapports communs 5 &
par PAlemblée
rendus, à cet égard,
cutés dans la Nationale, s ne feront exépartie Françoife de Saint-Doy
fera promulfur le champ.
général & exécuté
ART. VI.
La Loi devant être le réfultat
tement de tous ceux
du confenla partie
pour qui elle eft faites
Françoife de
pofera fes plans concernant Sain-Domingue promerciaux & autres
les rapports comles décrets qui feront rapports communs 5 &
par PAlemblée
rendus, à cet égard,
cutés dans la Nationale, s ne feront exépartie Françoife de Saint-Doy --- Page 121 ---
v
(93 )
mingue 5" que loriqu'ils auront été
par PAffemblée générale de fes
confentis
Repréfentans:
ART. V I I.
Ne feront point compris dans la
rapports communs de
claffe des
la France, les objets Saine-Doningue de
avec
néceffité forcera
fubfiflances que la
crets qui feront d'introduire; mais les déPAffemblée
rendus, à cet égard,
fa révilion, générale, fi
feront auffi foumis par
le Gouverneur
à
fente des obfervations fur le général prédécrets dans le délai fixé contenu auxdits
& feront au furplus
par l'article III;
malités prefcrites obfervées toutes les forpar Particle V.
ART. VIII,
Tout ade légiflatif fait
a
nérale & exécuté
par l'affemblée géu
cas de néceffité
provifirenent, dans le
envoyé far le urgente, n'en fera pas' moins
file Roi refufe champ à la Sandion
fon confentement royale 5 &
l'exécution en fera
audirade,
ce refus fera légalement fulpendue auffi-tôt que
blée générale.
manifefléa PAfemART. IXChaque
fera de deux legillature de PAfTfemblée
ans, & le renouvellement générale
des --- Page 122 ---
- -
(94)
Membres de chaque légiflature fera
sotalité.
fait en
I
ART. X.
L'Affemblée générale décrete
les
cles ci-deffus
que
artiConflitution 2 comme faifant partie de la
de la partie Françoife de SaintDomingue, feront inceffamment
France pour être préfentés à envoyés en
de l'Affemblée Nationale & du Pacceptation
en outre envoyés à toutes les Roi; feront
Diftrids de la partie Francoife Paroiffes &
Domingue,
de SaintSeront au furplus lefdits articles
au Gouverneur-général.
notifiés
Fait & arrêté en féance, les jours, mois
an que deffis.
&
Signé d Poriginal, le Chevalier de Ladebat, d'Aillebouft de Perigny, Roche de
Montbelair, Laborde, Davezac de Callera,
Beding de Mondefir, P.Forcade, E. Guérin,
de Montaigu, Perry, de Saintard, Comte,
Delhom, C. Peychaud, Didier, Sourbieu,
de Saint-Janvier - > Lefevre,
F. Deflandeau, le Gomeriel Desbarrieres, de
Barrillon,
Benazet,
Larcheve@que-Thiband, N= Haurut, Labarte deSainte-Foy, d'Augy, J: Bouvier, Duverger, Barabineau ainé, Layaud,
de Mondefir, P.Forcade, E. Guérin,
de Montaigu, Perry, de Saintard, Comte,
Delhom, C. Peychaud, Didier, Sourbieu,
de Saint-Janvier - > Lefevre,
F. Deflandeau, le Gomeriel Desbarrieres, de
Barrillon,
Benazet,
Larcheve@que-Thiband, N= Haurut, Labarte deSainte-Foy, d'Augy, J: Bouvier, Duverger, Barabineau ainé, Layaud, --- Page 123 ---
A - 2
(95)
Chevalier de Nogérée , Rouffeau
Gautraye e Vénault de
de la
jeune, Lamothe-Vedel, Charmilly, Delmas
Durand, Pic de Père Blacé, Chappuis,
Martin de
s de Grandchamp,
Nongin, Cotelle, Caftelpers 2 Faugas 2 Delarue,
la Caye, le Chevalier Champel, de
Caradeux de
Daulnay de
Chitry, Jouette, Moequer-Montaler,
Saint-Olympe, Simonet,
2 Bafile ainé,
lard aîné, Defcure de Remouffin, DrouilChariol,
Lelpare,
Denit, 9 Lesbafeilles, Caradeux,
douin, le Chevalier de
Boutin, Baudier fils, Sauvaire fils, Montmain, Meynafia-Bournos
Gault,
3 Lelong,
Taufia-Taus
valier de la Combe Thomas, G.
Millet, Cheverger, Leray de la Clartais, 3
Daiherre, B-DuPetit, Desbordes,
le Roy, Dion,
Frédureau de
Baron, Bullet, J. Brard,
cin Cabonne, Villedrouin, Dubreuil, PourJoubert
Bouchon, Avalle,
2 Icard de Battagligny
Baude,
Dubuiffon, Defvarieux,
2 Rattier 3
'A. Chevernet, Sezille Carré, Jh Ducongé,
mette, de Pons, le
de Montarlais, Chauhamel, Saunois
Bordays 2 Quénet, DuChauffée,
s Bodin, le Fébvre
2 Gallien de
de la
Ientin de Cullion,
Préval, Néraul, VaDutrejet, Chefneau, Daubonneau, de Cornotte,
tier 1 Graffer,
Gueydon, Aimé Gau2 Pouquet, la Touraudais, --- Page 124 ---
-
(96 y
Foucandière, Theze, Marfan fils,
rancd, Paulre de Beauregard;
Camip:
Dutour, Miromont, Cottes, Vincendon
nulle, Novion, Trebucien, Glaumé, Lalerot, Faguès de Noblans, Miaills de ValBourcel,
Q. Lormier, de
Correjolles jet ne, d'Hauteval,
Flamen, L. Befnard Boillet,
Monet, Ph. Michel, Caftelas, Reynaud, de
Laborde ainé, Marraud
2 le Goul,
Defgrottes, Laroque, Turgeau, Bourgeois 3 Laraque, Moreau, B' Guilhem, de Boillandry, Dodart
aîné, des Rouaudières, Préfident, le Marquis de Cadusch, Vice-Préfident
Brulley, le Grand & Lambert, 9 Millet,
Secrétaires.
Signé, DES ROUAUDIERES, Préfident.
DE CADUSCH, Vice-Préfidenti
MILLET, ERULLEY, LK GRAND, LAMSERT
Sccrétaires.
s
N.
au, Bourgeois 3 Laraque, Moreau, B' Guilhem, de Boillandry, Dodart
aîné, des Rouaudières, Préfident, le Marquis de Cadusch, Vice-Préfident
Brulley, le Grand & Lambert, 9 Millet,
Secrétaires.
Signé, DES ROUAUDIERES, Préfident.
DE CADUSCH, Vice-Préfidenti
MILLET, ERULLEY, LK GRAND, LAMSERT
Sccrétaires.
s
N. --- Page 125 ---
(57)
No,
4.
de la
pasewsrte
partie
):
som-Dimigst, aux
Franpoije de
Natige, du 9 Nonnemales Reprfiniuns de la
uetide 279
HESIEDRS,
2 Le jour que vous
a
fur
avez fixépour
dant
eft
Soia-Doantge
il
prononcer
nous ef
prochain, &
fous les
limpoflible del
cepenpièces yeux, dans un fi
vous - mettre
fans la connoilfince court elpace, les
Décret, loin de
delquelles votre
jullice & votre remplir le but
teroit
lagelle s'en
que 2 votre
au contraire
de
dans la promettent; plus
por
T'empire la
belle partié
fepoir: Tout défolation, le deuil &
public
ce que les
le dés
ont avancé, , n'a ennemis du bien
polure, pour caufe
pour bafe que Pim:
qu'ils Ont commis, que Timpunité des
nuls pour
poir objet que de crimes
la
Samn-Donigue les
rendre
régénération,
bienfaits de
Le
vous rapport de M.
du laiffer rien à defirer Santo-D-bingin n'a dà
vaiffeau le
fur les mouvemens
julifier des crimes Léopard, que la néceffité
nous avoit
de
imputés. II en
G --- Page 126 ---
(98 - )
fera de même,
rations de P'Affemblée Meflieurs, de toutes les opéfrançoife de
générale de la partie
fortie
Sain-Dominguese
de la dignité & de la ellen'eft jamais
caradtérifer les
juflice qui doit
Repréfentans du
ques-uns de fes adtes
Peuple. Quelpeut - être
2 pris R ifolément, font
propres, à vous donner
inquiétude fur la pureté de fes
quelque
nous n'avions de
intentions. Si
clamerions
quoi les juflifier, nous revotre indulgence;
eft affez vil pour attirer fur car, quiconque
la Loi, eft
lui le glaive de
toujours aflez lâches
cher à l'écarter.
pour chere Les principes que nous
veront leur apologie dans avons adoptés trouvenances locales
le détail des con-
: nos ades
leur dans les circonflances
trouveront la
ont déterminés. C'eft donc périlleufes qui les
néral de nos
fur ce tableau gé
travaux, que vous
un Jugement digne des
pourrez affeoir
pire.
régénérateurs de l'em-
: Nos familles, nos biens,
tout réclame notre
notre exiflence,
prompt retour à SaintDomingue; 5 mais les devoirs
radère nous impofe,
que notre caplus
nous font une Loi bien
perbe impérieufe de ne pas facrifier cette fuColonie à une précipitation
Tous nos momens font
intéreffée,
employés à donner
gé
travaux, que vous
un Jugement digne des
pourrez affeoir
pire.
régénérateurs de l'em-
: Nos familles, nos biens,
tout réclame notre
notre exiflence,
prompt retour à SaintDomingue; 5 mais les devoirs
radère nous impofe,
que notre caplus
nous font une Loi bien
perbe impérieufe de ne pas facrifier cette fuColonie à une précipitation
Tous nos momens font
intéreffée,
employés à donner --- Page 127 ---
a
à la grande affaire
les
qui nous a fait traverfer
mers, cette méthode & cette clarté
peuvent amener à une décifion
qui
& malgré le
jufte & facile;
dérangement de la fanté de
ques-uns de nous, fuite ordinaire du quel
gement de climat, & dont
chanlègues vient d'être
un de nos colrons
vidime (1), nous
que fous quinze
elpéheureux
jours nous ferons affez
le
pour vous mettre à portée de faire
bonheur de
d'autant
Saint-Domingue. Ce délai eft
plus jufte que nous fommes
& qu'aucune pièce
accufés,
niquée.
ne nous a été commuOr, le droit de fe défendre
tient
elfentiellement au droit des gens, &
raifon feule fuffit
cette
D'un
pour nous le faire reclamer.
autre côté, nous fommes
& les pièces de notre
accufateurs,
pas raffemblées. Six de dénonciation ne font
hier au Comité
nous fe font préfentés
des Colonies,
les premiers
pour y donner
ceffitéd'un délai. renfeignemens & juftifier la néCe Comité n'étant
leur démarche a été inutile.
pas réuni,
Le prétéxte dont nos ennemis fe
pour hâter la décifion de
fervent
fpécieux
cette affaire eft
pour que nous nous y arrêtions trop il
:
(r) M. du Conge, Créole,
de
dc la Parriffe du Môle, cft décédé agé 34 ans, Dépuré
hier en. cette Ville.
B 2 --- Page 128 ---
-
IOO )
importe en effet de rétablir
Colonie ; mais la feule
l'ordre dans la
le faire eft de punir les mauière efficace de
téger les
coupables & de proauffi
innocens, & pour un jugement
grave, une parfaite inftruéion eft. indifpenfable. Cependant,
defliné Votre Séance Meffieurs, vous aviez
dans la Colonie le
de Lundi à ramener
allons vous offrir
calme & la paix ; nous
à la fois & le
un moyen de tranquillifer
Commerce, à
a rendu fulped la
qui la calomnie
&
religion de
nos coeurs > que des foupçons St-Domingue,
tiennent dans Pangoiffe; c'efl, outrageans
permettre que dans yotre fein, Meflieurs, de
des
au milieu
Repréfentans de la Nation, dont
plus grande gloire eft de faire
notre
prétions le ferment
partie, nous
fidèles à la Nation civique de refler à jamais
Royaume
; aux Loix genérales du
s en ce qu'elles ont de
avec la Colonie, aux Loix
commun
feront didées
particulières qui
pour
des François.
Saint-Domingue,s au Roi
Cet aée
éternelle folemnel, ce vrai fceau de P'union
de la partie françoife de
Domingue à la France fa
Sainttera la joie dans le coeur de mére-patrie, tous les
pordéfarmera lcs bras meurtriers
Colons,
exécutif, &
du Pouvoir
dénoncera des projets
que
ie, aux Loix
commun
feront didées
particulières qui
pour
des François.
Saint-Domingue,s au Roi
Cet aée
éternelle folemnel, ce vrai fceau de P'union
de la partie françoife de
Domingue à la France fa
Sainttera la joie dans le coeur de mére-patrie, tous les
pordéfarmera lcs bras meurtriers
Colons,
exécutif, &
du Pouvoir
dénoncera des projets
que --- Page 129 ---
R
d'auffi
( IOI )
odieufes
faire naître à des inculcaptions auroient pu
France & envieufes Puifances de
rivales de la
faveur nous foit
fa gloire. Que cette
la faculté
accordéc, que nous
des fentimens d'exprimer à la face de la ayons
d'avoir ; & que nous ne
Nation
de
nos ames
cefferons jamais
tous les évènemens s'élèveront au-defus
Nous fommes
ultérieurs.
avec refped,
MESSIZ URS,
Vos très-humbles &
Serviteurs
tres-obéilfans
BÉRAULT,
ArME
Préfdent.
GAULTIER,
DAURONXEAU,
Metnftem,
DeNix, GAULT &
D'AUGY,
Secréaires, --- Page 130 --- --- Page 131 --- --- Page 132 ---
DI 653 --- Page 133 ---
6.
AD
RESSE
A
LASSEMBEEE
NATIONALE,
Poun R
LABOLITION DE LA
TRAITE
Par la Société
DESNOIRS
des Amis des Noirs de
Paris
S
a
E
E
FEVRTER 1790,
A PARIS. De
Rue TImp: de L. POTIER
Favart, No, 5.
DE LILLE 3
1790, --- Page 134 ---
CR --- Page 135 ---
E763
L651s
V8 --- Page 136 --- --- Page 137 ---
MTCA --- Page 138 ---