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Az10
OBSERVATIONS
SUR lerapport & projet dedccree préfentés
relazivemènt
g. par le citoyen DORNIER;
Pad:
aux lettres de change tirées par
mingfraicandafnanists de Td république:
Ls citoyen Dornier 5 fo. 6, met en Parallets
les fecours accordés à divers départemensiela république, & ceux demandés par Saint-Domingue,
Dornier vonloit fe rappeler
Mais 6 le citoyen
donne au comque la colonie de Saint-Domingue : edtivité de trois cents
merce, de la France une
uncbalance
millions; qu'elle lui donne en fa.favenr lui. donne une
dc quatre-vinge millions 5 qu'elle alimente une
adivité de 800 navires, qu'elle
population de fix millions d'ames :
S'il vouloit fe rappeler que cette colonie pré- de
de trois cents millions
fente une hypothèque
biens nationaux ou des émigrés:
exerce fuf
S'il vouloit fe rappeler que la France
elle un ptivilège de commerce exclufif; colonie a été
S'il, vouloit fe rappeler que cette
la : viétime des ennemis de la révolutions -
A --- Page 4 ---
RPJCE
(:)
Si enfin il vouloit fe
ne demande à la France rappeler que cette colonie
alors,
qu'un prét, une avance,
peut-étre le citoyen Dornier verroit que cette
colonie a beaucoup moins confommé
des départemens de la
que plufieurs
république.
39 Le citoyen Dornier, fo, 6, repréfente l'adminifrateur des finances de la républiquea Saint-Domingue e environné d'intrigans
Mais le citoyen Dornier devroit corrupteurs, bien
une telle opinion: il devroit dire
motiver
corrupteurs. Dira-t-il
quels font ces
que T'affembléc coloniale lui
a commandé fes opérations ? Mais le citoyen Dornier devroit favoir que fi l'affemblée
avoit pu influencer Cet agent de la
coloniale
elle auroit néceffairement
république 2
fes
payé les indemnités de
membres, non en lettres de change, dont le
paiement eût été plus ou moins
moins incertain, mais bien
prolongé. 3 plus ou
Il devroit favoir
en elpèces.
que fi cette aflemblée avoit
influencer cet adminiltrateur, elle lui auroit fait pu
fournir aux citoyens Emmery, Simons & Dewinck,
600,000 livres qui leur font dues par la colonie
cependant cet adminiftrateor a refufé à l'affemblée ;
coloniale, de fournir des lettres de
le paiement de cette dette en faveur change des
pour
Emmeri, Simons & Dewinck,
citoyens
quoique les fonds
payables aux membres de l'affembléc euffent été
laiflés dans fes mains.!
auroit fait pu
fournir aux citoyens Emmery, Simons & Dewinck,
600,000 livres qui leur font dues par la colonie
cependant cet adminiftrateor a refufé à l'affemblée ;
coloniale, de fournir des lettres de
le paiement de cette dette en faveur change des
pour
Emmeri, Simons & Dewinck,
citoyens
quoique les fonds
payables aux membres de l'affembléc euffent été
laiflés dans fes mains.! --- Page 5 ---
(3)
eût été commande ou
Si cet adminiftrateur certes il s'en feroit fans
forcé' dans fes opétations,
ou Taffemdoute plaint, ,fur-tout -
dans des temps
blée coloniale, pour obvier aux dilapidations'des
par nombre d'arrêtés, la.
finances, provoquoit,
tant
reddition de fes comptes & fa deftitution 2
des commiffaires civils:
auprès des miniftres que difoit
Mazade a 2
Et fi le citoyen Dornier
que
dans fon rapport au mois de novembre dernier;
inculpation contre Yaffemblée coloporté pareille facile de démentir & Mazade &c
niale, il feroit feule ledture de la pièce qui a
Dornier par la
feroit évidemdonné lieuà cettecalomnie- laqu'elle
ment démontrée par le rapprochement des temps 1
des heux; des dates & des circonftances.
Enfin, l'adminiftratcur des finances fut toujours
P'homme de la république &E jaà Saint-Domingue l'homme de la colonie ; il fut tonjours nemmé
mais
le
exécutif il fut tonjours
en France par pouvoir
dont il failoit partie
l'agent du pouvoir exécutif,
& il devoit étre
à Saint-Domingue, : il fut toujours,
coalifé avec., les agens de ce pouvoit. Or, ce
ont dévafté Saint-Domingue ;
font ces agens qui
Paflemblée coloniale.
ce font eux qui ont opprimé
n'a
Ce n'eft donc pas Pallemblée coloniale , qui
même
fe faire payer en elpèces , qui a compu
des finances
mandé les opérations de Tadminiftrateur
de la république à Saint-Domingue.
A 2
à Saint-Domingue, : il fut toujours,
coalifé avec., les agens de ce pouvoit. Or, ce
ont dévafté Saint-Domingue ;
font ces agens qui
Paflemblée coloniale.
ce font eux qui ont opprimé
n'a
Ce n'eft donc pas Pallemblée coloniale , qui
même
fe faire payer en elpèces , qui a compu
des finances
mandé les opérations de Tadminiftrateur
de la république à Saint-Domingue.
A 2 --- Page 6 ---
!
(+)
1 Le citoyen Dornier dit, fo 7,que la - république ne doit pas payer les traittes motivées pour dépenfes estraordinaires, & celles motivées pour préféance à l'allemblée coloniale, &
penfions accordées par elle.,
Le citoyen Dornier ne propoferoit pas de
ces lettres de change, s'il favoit
réjetter
que ces
ont été accordées à des foldats bleflés dans penfions
combats contre les révoltés
. des
; que les fecours ont été
fournisà des veuves. 2 à des enfans qui, ayant
du par le fait de la révolte, & leurs
perleurs
fe
propriétés &
parens 2 feroient trouvés dans la plus affreufe
misère, ii la colonie. nc fit venue à leur fecours.
Le citoyen Dornier ne rejetteroit pas ces lettres
de change 2 s'il favoit que le décret du 15 juin
1791 2 met au rang des dépenfes publiques celles
de l'aflemblée coloniale, du
Le
gouvernement , &c.
citoyen Dornier dira-t-il que cette affemblée coloniale éfoit inconfitutionnellez On lui
répond qu'eile étoit formée conformément au décret
du 12 octobre 1790.
Dira-t-il qu'elle n'a rien
fait d'utile P Mais, ce n'eft pas de fes.actes dont
il s'agit; s'il falloit les difcuter, il feroit facile de
démontrer au citoyen Dornier, que cette affemblée a mérité les dloges que lui ont accordés les
çommiffaires Sonthonax & Polverel,
Si,.enfin, ilfet trouve desletrecede-change, dont
lavaleur ne foit pas pofitivement énonçée, La Con-
-t-il qu'elle n'a rien
fait d'utile P Mais, ce n'eft pas de fes.actes dont
il s'agit; s'il falloit les difcuter, il feroit facile de
démontrer au citoyen Dornier, que cette affemblée a mérité les dloges que lui ont accordés les
çommiffaires Sonthonax & Polverel,
Si,.enfin, ilfet trouve desletrecede-change, dont
lavaleur ne foit pas pofitivement énonçée, La Con- --- Page 7 ---
ae
((5)
Vention ne doit pas oublier que célui qui les atirées,
eft étranger à la colonie 5 qu'il'eft indépendant
de la colonie; qu'il eft l'agent de la République 5
& qu'il ne doit compte qu'à elle,
2001 hin a
Le Citoyen Dornier dit,F.7 2 n'avoir
trouvé aucune loi qui fixàc les indeminités dues
aux membres de l'affemblée coloniale; mais ir.
én a trouvé une ? celle du 15 juin 1791, qui
leur en accordé.
Cependant, il devroit favoir que T'affemblée's
quiréclame ces indemnités, n'eft pas celle de SaintMarc; & puilqu'ila Cru devoir rappeler que cette
affemblée de Saint-Marc fàt diffoute, il devroit
avoir la'j juftice de dire qu'elle le fut pari les ins
trigues de Barnave &' de Laineth; il devroit dire
que la corporation des Pompons blancs, a laquelle
ce décret applaudir, fur toujours & n'eft encore:
que trop connue pour une affociation. contre-révolutionnaire : il: devroit dire que,fix mois après, Par
nn décret du mois de juin, l'aflemblée nationale
reconnoit qu'il n'y avoit licit à inculpation contre
cetté affemblée de Saint-Marc.
e
a Le citoyen Dornier dit," F.7, que Paffeniblée coloniale a' envoyée des: cqmmiffaires en
France, pour s'oppofer à l'éxécution 8 du: décret
dir 28 mars.
syresie
011 Lorfque lecitoyen Dornier s'eft permis cette af
fertion , ilas fans doute', voulu oublier les dares
n'y avoit licit à inculpation contre
cetté affemblée de Saint-Marc.
e
a Le citoyen Dornier dit," F.7, que Paffeniblée coloniale a' envoyée des: cqmmiffaires en
France, pour s'oppofer à l'éxécution 8 du: décret
dir 28 mars.
syresie
011 Lorfque lecitoyen Dornier s'eft permis cette af
fertion , ilas fans doute', voulu oublier les dares --- Page 8 ---
(6)
fait
coloniale des différentes
delenvoi
parfaffemblée
eommiffions. Il faut donc les rappeler.
C'eftlez oétobre 1791 , qu'eft partie la première
commiflion; la feconde s'eft embarquée, comme la
au
le
mars 1792. A ces
première, 2
Cap,
fandionnée
époques, la loi rendue le 28 mars, &
le avril 1792, n'exiftoit pas 3 il eft donc faux
commiffions fuffent charque ces deux premières
gées de s'oppoler à une loi quin'avoit point encore
d'exiftence.
A l'égard de la troifième commiflion pa rtiedu
il eft auffi faux de dire".
Cap, le.17 juin 1792,
qu'elle ait été envoyée pour s'opposer à Texécution.
de la loi du 28 mars, puifque, dès le 27 mai &.
avant qu'elle fût arrivée dans la colonie, T'allembléecoloniale avoit authentiquement déclaré qu'elle
s'y foumettroit; que le premier juin, aufli-tôt
après fon arrivée dans la colonie, elle a été acl'aflemblée coloniale, promulguée par
ceptée par exécutif, & exécutée dans toute la
le pouvoir
partie françaile de Saint-Domingue.
Il eft donc conftant, malgré les calomnies du
des commiffions de
citoyen Dornier, qu'aucune réclamé contre le déSaint-Domingue n'a jamais
cret du 28 mars, & cette. inculpation eft d'autant
révoltante, qu'il eft de notoriété publique que les
qui s'étoient foumis à cette
derniers commiffaires,
loi, avant leur départ de Saint-Domingue, ont
le pouvoir
partie françaile de Saint-Domingue.
Il eft donc conftant, malgré les calomnies du
des commiffions de
citoyen Dornier, qu'aucune réclamé contre le déSaint-Domingue n'a jamais
cret du 28 mars, & cette. inculpation eft d'autant
révoltante, qu'il eft de notoriété publique que les
qui s'étoient foumis à cette
derniers commiffaires,
loi, avant leur départ de Saint-Domingue, ont --- Page 9 ---
(7)
a la barre de la convention pour en réclamet
paru
infifté
l'obtenir dans les
l'exécution, & ont
dans pour les comités de madifcuflions qui ont eu lieu
rine & des colonies réunis.
Dornier termine par accufer l'affemLe' citoyen d'avoir été diffoute, pour le fait,
blée coloniale
de' fes attentats à lautorité nationale. feul décret des
Que le citoyen Dornier cite un.
affemblées nationale, a légillative & conventionelle,
cette aflemblée 2 Les commiflaires de
qui inculpe
Ini en portent le défi; il n'en
Saint-Domingue & ildemeurera conftant que,le citrouvera aucun,
calomnié P'allemtoyen Dornier à méchamment
affertion n'eftauffi cette
blée coloniales peut-être échappée à un : homme
elle qu'une nouvelle erreur,
après quatre mois d'étude, ignoroit encore
qui,
avoit
colonies, fi chacune
fi la France
plafieurs
colonialel
de ces colonies avoit une affemblée
ni
Au furplus, iln'eft ici queftion ni d'inculper,
l'affemblée coloniale. De quoi Sagit-1?
de juftifer
Par qui ont-elles
du paiement de lettres-de-change. des finances de la
été tirées ? par Tadminifirateur
éeranRépublique , confequemmenta par: un agent
ger à la colonie, & parfaitement indépendant de
la colonie De lui feul dépend l'énonciation &c
les motifs de ces traittes, lui feul en eft doncrefponfable àla République ; & s'il y a eu, de fa part,
malverfation ou impéritie, faut-il queles porteurs de
foient dupes de leur conces lettres-de-change
été tirées ? par Tadminifirateur
éeranRépublique , confequemmenta par: un agent
ger à la colonie, & parfaitement indépendant de
la colonie De lui feul dépend l'énonciation &c
les motifs de ces traittes, lui feul en eft doncrefponfable àla République ; & s'il y a eu, de fa part,
malverfation ou impéritie, faut-il queles porteurs de
foient dupes de leur conces lettres-de-change --- Page 10 ---
:3608
E493
F/331
(8)
fiance: 'dans lenr ipaiement, -parcé qu'ils ont crut
& daséroire: qu'elles feroient payces comme celles
dunedate ancérieure, tirées pour lesmémes caufes,
parle mêmeagente & fous lesimémes dénominations?
ces; 11 ercanciers, rde bonne foi,
Faudrase-idl vidlimes quel des - fautes, sil yi en ede la part
foient
derl rla Répoblique e.21 Faudrartail, Par
de l'agent allertions perfidess éluder, 0 un paiement 7
des n'eft, apres tout, que de fimples avances,
qui faites ala coloniel, Elle ene doit clessembourfer qu'en
&
au, padement de chacun des
malle; mon.fubowénis abfolument que la Répur
effets quine conccrnent
blique" & fon agent, dea ioaasam-Demtace Dornier
nCed, donearort que, le citoyen
proComvenionsnationale > de fe refafer ay
polt,a d'une pattie, des traittes, qui forment la
paiement
la République fait a la, colonie
malle du prét que. Ces engagemens font facrés; ;
de Saint-Domingue,
éeidemmentla cony manquer 5i ce, feroit. tromper
4:
confommer la ruine de la plus
tience publique
eporter une atteintetrop
eterchnredetelained &. trop. funefte au crédit national., Senlil 12
SDE
A Paris, le28 avril 1793 l'an deuxième de laRépublique X
5b se Les Commiffaires 001 de Saint-Domingue,
2 nonr
PAGE. ig
BRULL EY.
deL. POTIER DE LALuey rue Favart,
De MImprimerie n. 5: 1793- oio 257172 à:
197 1071 --- Page 11 --- --- Page 12 ---