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KATIAVA --- Page 3 ---
uE --- Page 4 --- --- Page 5 ---
OBSERVATIONS
s R
LES COLONIES FRANGAISES,
DANS LEURS RAPPORTS ACTUELS
AVEC LA FRANCE,
21 Novembre 1792.
Passiler grands objets quivont occuper
de la république française,
les législateurs
destiné à ses pre-.
il en cst un qui paroit
ni lel moins
mières délibérations: Il n'est
intéressant ni le inoins urgent, puisquil:
s'agit du sort des colonies, et, consequem- Cet
ment, de celui du commerce français.
sur lesquels:
objet a desr rapports principaux, inutile de porter:
il ne sera, peut-être, pas
quelques réflexions particulières. est-il avantaLe commerce des colonies
est-il nécessaire àlal France ? Tellesr;t
geux,
des preiniers points à examinl
sans doute,un
A --- Page 6 ---
20g
(2)
:
ner, dans cette matiére
nation
inportante : car, la
(
française a établi ses
pour se procurer, par leurs feprésentans recherches 3
leurs travaux, , la plus grande
et
bonheur
somme de
possible : ct, les députés du peuple
manqueroient à- sa confiance; s'ils'ne s'occupoient pas 1 essentiellement, de €c
de leurs devoirs.
premier
Iln'est personne qui ne sente la différence
qui doit exister entre des philosophes
nis, commis par une section de la
réusociété,
pour s'occuper de ScS intérêts, ct ces mêmes
philosophes isolés , sans
mission, consacrant lcurs spéculations à Thumanité entière.
Dcs principes généraux, jetés dans des
écrits, pour former l'opinion : et subir le
jugement du public 9 peuvent bien avoir des
traits, plus ou moins prononcés. Mais s'il
s'agit de leur application I , c'est là que le
véritable philosophe I l'homme profond
calcule les moyens; et par des tempéramens
analogucs aux circonstances,. prépare les
voies qui doivent mener au tiomphe des
grandes vérités. Et, loin d'ériger avec
de rapidité, un édifice , qui s'écroulcroit trop,
peut-être, avant d'étrc acljevé, Thomnme
*
forme ses plans avcc
sage
maturité, ct pose --- Page 7 ---
(3).
fondemens solides d'un monument qui,
les
et avec majesté,
s'élevant sans précipitation
brave les tems. et les orages.
Il seroit, bien différent de pouvoir paitrir
la société himaine
lc monde, ct organiscr
à volonte ,.ou d'être forcé. de commencer
quelque réforme partielle, pour, arriyer
par
à une: régénération générale.
la scule
C'est dans cette demnière mesure,
qu'il. soit permis à Thomme d'employer,
éprouve la nécessité de
que. lc législateur. fanatisme du bien même;
craindre jusqu'au
exclusifs quise préC'écarter.les systèmgs.
si, souvent, à la foiblesse de,l'essentent, humain, : de se souvenir quil ne suffit
prit
d'arranger lesrchoses pour les
pas toujours
faut encore modifier,
hommes, mais quil
les hommes pour les choses.
défaLa balance entre les favebrs ct les
veurs du, conmerce de long courS; relativement a la France, a plus d'une fois exercé
économistes ct patiotes:
nlOs politiques
disent ses adversaires 1
Le commerce,
altère
anenc. le luxe, corrompt les mccurs,
la cupidité,
Tégalité des fortunes, provoque
affoiblit la population : les états commer:
succombé scus le poids
çaus ont toujours
A 2
les hommes pour les choses.
défaLa balance entre les favebrs ct les
veurs du, conmerce de long courS; relativement a la France, a plus d'une fois exercé
économistes ct patiotes:
nlOs politiques
disent ses adversaires 1
Le commerce,
altère
anenc. le luxe, corrompt les mccurs,
la cupidité,
Tégalité des fortunes, provoque
affoiblit la population : les états commer:
succombé scus le poids
çaus ont toujours
A 2 --- Page 8 ---
(4)
-
deleur corruption; sous l'orgueil d'un
soavent
citoyen,
ingrat, ou sous lc fer d'un ambitieux étranger.
Rien n'est plus fondé que ces
il faut en
reproches,
convenir; et la vie, sans
la plus propre à
doute,
Tinnocence, au bonheur de
T'homme, seroit la vie sédentaire et agricole.
C'est au sein de sa famille, et sur le sol
qui T'a vu naître, que Thomme jouit
tranquillité, de tous' les biens de la nature avec
iln'a pas besoin d'acheter,
:
d'exil, de
par vingt années
privatioris - d'anxiétés et de dou:
leurs, unc jouissance
faetiee, que, ST souventiln'atteinty pas, ou qu'il n'atteint presque
janais, qu'àla fin d'une carrière
précipitée.
Mais, cette vie agricole, : si"
désirable', la
"douce, si
répabliqie française
en jouir aujourd'hii
peut-elle
?-Et, ce commerce,
accompagné de tant'
d'inconvéniens et de
malheurs.. : la France, pent-elle
s'en Priver et le proscrire de aujourdthui,
Non
son sein P
: sans doute. S
Il est," dans léconomie
dans léconomie
sociale", commé.
difficiles à
universelle * de ces maux
déraciner, qui doivent être saisis
par une main prudente ; on de ces
inévitables 7 que' la' sagesse du
maux
législatcur --- Page 9 ---
(5)
en émousser les poindoit modifier, pour
utilité, D
tes, ou pour les tourner à quelque
s'il est possible. :
Le commerce a été accompagné jusquici
dc divers effets , plus ou' moins funestes :
mais, doit-on en accuser lc commerce luimême ? ou plutôt t, ne doit - on pas s'en
prendre uniquement aux différens gouvernemens auxqueis il a été assujetti?
essence 1
: Un gouvernement vicieux; par
la
sur tout CC qui lui
doit porter corruption
il est
est soumis : qu'est-ce encore - quand
principes ?
vicieux et corrupteur par
Si le commerce étoit fondé sur léquité,
il
base immuable de toute sage opération,
perdroit la plus grande partie de ses influen-
'ccs malfaisantes.
étoient favorisés d'un gouSi ses agens
vernement éclairé 1, d'une éducation philosophique. des mceurs qu'elle doit amener,
il n'auroit plus quc derinhuonkceriereac
Qu'est-ce 1 en cffet : que le commerce
naturelle ?
dans son acception sage.et
C'est incontestablement l'échange volon-.
taire et utile du'superflu d'une contréc, pour
ie superflu d'un autre.
Si ce comméréé cst contena dans sCs
.
étoient favorisés d'un gouSi ses agens
vernement éclairé 1, d'une éducation philosophique. des mceurs qu'elle doit amener,
il n'auroit plus quc derinhuonkceriereac
Qu'est-ce 1 en cffet : que le commerce
naturelle ?
dans son acception sage.et
C'est incontestablement l'échange volon-.
taire et utile du'superflu d'une contréc, pour
ie superflu d'un autre.
Si ce comméréé cst contena dans sCs --- Page 10 ---
(6)
justes bornes 1 vous ne verrez
peuple, tel que le français,
point un
privé des objets les
par exemple,
des
plus nécessaires , par
spéculations, des extractions outrécs.
Vous ne le verrez point hair Tindividu
s'est engraissé de sa
qui
à son
substance, en être haï
désirs tour, corrompre son cceur par des >
d'adord dinvolontaires.cre vendre
sa délicatesse, son devoir,
ensuite
pour la subsistance même son honneur 1
d'un seul jour..
Et, si un gouvernoment éclairé,
cation
une édusage, : avoient appris aux hommes a
chérir justement leur
patric - à goiter les
douceurs dc l'amitié, , lcs charmcs vrais de la
nature :
Si des préjugés barbarcs avoicnt enfin
et pour toujours cessé. de contraindre des -
hommes énergiques aux saciifices les plus
rigoureux, pour tâcher de se-soustraire à des
mépris injustes ? On trouveroit bien
d'individus qui voulussent
pcu
amis 3013
quitter parens 9
1 patric . pour aller - à travers mille
dangers, mille souffrances, dans des climats
éloignés, inconnus, 3 arracher à Taveugle
fortone, des dons qui ne représenteroient
plus 1 pour ainsi dire., qu'un métal surabondant 1 bien éloigné de remplacer la juste --- Page 11 ---
(7)
accordée à des services récls, à des
estimé
le commerce de
talens, à des vertus : et,
alors qu'uu sacrilong cours ne seroit plus
feroient à la société.
fice que ses agens
Mais, le gouvernement Y les mceurs, l'esprit d'une nation, ne se perfectionnent point
en un jour.
sentimens sublimes de la raison, de
Les
de la philosophie enfin 7 n'ont
la nature,
encore circulé dans toutes les ames.
point La classe fortunée a des passions ; la classe
infortunée a des besoins. Le commerce ali-.
le quart de la popu-.
mente immédiatement
lation française : il étend ses influences puissantes et directes sur toutes les autres parties
de la nation. C'cst lui qui fait valoir les
manufactures ; c'est lui qui fait valoir les
terres, le numéraire, toutes les propriétés.
un coup violent, seroit
Porter au commerce
: ce seroit à
injuste, inhumain 1 impolitique
attenter à toutes les fortunes : augmenter le
des malheureux;
nombre, déjà trop grand,
évidemment aussile nombre touaugmenter
des cnnémis de la révolujours trop grand
le bonheur de
tion, qui peut faire un jour
Thumanité.
fait valoir les
manufactures ; c'est lui qui fait valoir les
terres, le numéraire, toutes les propriétés.
un coup violent, seroit
Porter au commerce
: ce seroit à
injuste, inhumain 1 impolitique
attenter à toutes les fortunes : augmenter le
des malheureux;
nombre, déjà trop grand,
évidemment aussile nombre touaugmenter
des cnnémis de la révolujours trop grand
le bonheur de
tion, qui peut faire un jour
Thumanité. --- Page 12 ---
(8)
Mais : les rapports 1 sous lesquels nous
d'envisager Timportance du commerce
venons
les sculs qui demanfrançais, 2 ne sont pas
dent notre attention.
française, quin'est encore
La révolution
a besoin de s'étendre, 9
qu'a son berceau.
'remacquérir de la stabilité , ct, pour
pour hautes destinécs où elle paroit appelée.
plirles
La raison qui I'a fondéc cst puissante 1
doute, en moyen de persuasion ; mais;
sans
de la raison, la majesté de la
Téloquence
secondées
philosophie,sonts avantageusement
la majesté dune force importante et guipar
déc par la justice.
Sit itoutes, ou presque toutes les puissances
du continent curopéen, se sont liguées contre
dire aux soutiens, aux fonvous : pcut-on
françaisc? Croyez-:
dateurs de la république
tellc puissance insulaire, si long
vous que rivale de la Françe, et souvent avec
xteins
l'essor que
succès, veria tanquillemenr
lc triomphe universel qui.
vous avez pis,
inférieur où elle va
vous attend, et le rang
descendre (1) ? Croyez-vous qu'clle voudra
(1) Il ne peut s'agir ici quc des intentions ou des
ministétiels de cctte ruissance. Nous'ienprinciges
laisser, --- Page 13 ---
(9)
dans ses ports, se consumer inutilaisser,
imnmenses qu'elle a élelement, les forces
vées à si grands frais ?
doute, vous ne lecroyez pas :
Non, sans
- êtes convaincus de la nécessité d'opct vous
comme' sur terre 2 une
poser 1. sur mer 1
de leur
réaction capable de faire repentir,
tenteroient de troutémérité, tous ceux qui
saintcs et subiimes.
bler vOS opérations
au trésor de la répuMais, qui fournira
toujours
blique, qui sccondera Tcs impôts de l'état
onércux, quand les domaines
trop
si ce n'est le commerce ?
seront épuisés,
forces maritimes , si
Qui entretiendra vos
D
ce n'est encore le coinmerce?
:
anthousiasme irréfléchi n'apAh! qu'un
1 ne
pele point des réformes prematurees lienit
cherche point à briser ces nacuds qui
forla fortune publiqueaux
si puissamment
éclairée, dont la
dons justice à la nation estimable, loin de
les
tris-grande majorité est bien
jalopser de Ja
succès de la république française, nations ou plutôt qui peyphilosophie. Cc ne sont point les
nc veudroit
vent perdre à ces succès. La philosophic tous les peupar-tout que des frères : quand
grouver ples seront sages 2 ils seront tous égaux!
B
iser ces nacuds qui
forla fortune publiqueaux
si puissamment
éclairée, dont la
dons justice à la nation estimable, loin de
les
tris-grande majorité est bien
jalopser de Ja
succès de la république française, nations ou plutôt qui peyphilosophie. Cc ne sont point les
nc veudroit
vent perdre à ces succès. La philosophic tous les peupar-tout que des frères : quand
grouver ples seront sages 2 ils seront tous égaux!
B --- Page 14 ---
(10 )
destin de la république
tunes privées 4 le
française au destin du monde entier!
La France a besoin encore, et aura besoin
sans doute c, de son luxe, de
long-tems 1villes
même , de ses grandes
ses passions
enfin, oà germent : ct se prodaisentlamu:
lation a; les grands talens , les grandes lu mières,
les
effets. Le
les grandes vertus 1
grands
agricole est plus conforme à la narégime
dans sa pureté :
ture , dans sa candeur,
T'établir avec
inais il faut attendre 1 pour
T'Europe. que le monde, peutsuccès, que
éclairé, philosophe;
éure, soit devenu sage 1
. dont la terre sera
que les républiques mutuellement garantes de
couverte. soient
soient toutes intéresleur félicité; qu'eiles
qui vou*
sées à étouffer le premier monstre
altérer la bienfaisante égalité. Jusdroit
société composée d'hommes
qu'alors une disséminés sur le sol qu'ils
pacifiques ,
cultiveroient,
emlinshpecdejances
sublimes des droits de Thumanité, et
vérités
victime de ses propres
seroit inévitablement
vertus et de la scéleratesse de quelqu'ambitieux.
de long cours.est
Mais, si le commerce
la conévidemment nécessaire à la France, --- Page 15 ---
(u)
des colonies lui est également
servation
car, c'est de ces colonies 1 que
nécessaire :
partie
français tire la plus grande
lc commercef
de ses ressources.
Inutilement
quelque spéclateuringénicux
chercheroit à tourner nos espeet patiote
du
vers T'empire
rances.et nos consolations
doute,
croissant;P peu de gens peuseront, sans
française se décidoit
que, si la république
immolerles colonics : ouàles laisser périr
à
cruelles convulsions, elle voudans les plus
à des alliances amicales ct fralût sc porter
sultan de Bisance, le desternelles, avec le
des Echelles du levant.
pote
les colonies, ou perdre le
Il faut sauver de milieu : mais il faut
commerce 1 point
sauver les colonies : cette disposition nc peut
souffrir ni doute , ni retard : et les
plus
T'effectuer, fondés également sur
moyens de
les plus cerles principes les plus justes 1
aisement ct sans nuage,
tains,se préscnteront
quaad nous aurons jeté un regard impartial
situation présente des coloet attentif sur la
nous aurons cherché, avec
nies : quand
et la cause immésincérité, la cause première
diate de leurs maiheurs.
Les iles du vei.t de TAmérique ont éprouvé
B 2
les
plus
T'effectuer, fondés également sur
moyens de
les plus cerles principes les plus justes 1
aisement ct sans nuage,
tains,se préscnteront
quaad nous aurons jeté un regard impartial
situation présente des coloet attentif sur la
nous aurons cherché, avec
nies : quand
et la cause immésincérité, la cause première
diate de leurs maiheurs.
Les iles du vei.t de TAmérique ont éprouvé
B 2 --- Page 16 ---
12 )
deux partis S y faisoient
des orages politiques: forces de terre et de mer,
la guerre : dcs
civils Y ont été
nationaux
des commissaires
Le vainenvoyés : un parti a succombé...
de son triomphe : la contrequeur a profité
révolution y est déclarée.
c,
de Ssint-Domingue
La partie française
et qui fait
la plus importante des colonies,
à elle seule plus de la moitié du commerce
tombée, depuis le 23 du mois
français, est
dernière, dans la situation
d'août de T'année
qui ne font
la plus affreuse. Ses désastres,
conduite
s'aggraver tous les jours , T'ont
que
dont elle n'est
enfin au bord du tombean,
séparéc, que par un instant, peut-être,
plus
indivisibie. immédiate de cette calamité a
La cause
ou du moins
été trop méconnue en France,
rareTêtre. Le tems qui manqwe
a semblé
de dissiper le
ment d'éclairer le mystère,
paroit avoir répandu enfin quelque
prestige,
article intéressant des fastes
luière sur cet
la mettra dans
du monde.Thistoire impartiale étonné sera saisi
tout son jour: : ct le lecteur
Mais, il ne s'agit
de douleur et d'indiguation.
traits.
maintenant que d'en esquisserquelquest étoit,
de St.-Domingue
La partie françsise --- Page 17 ---
(33)
des ilcs du vent, divisée
comme la plupart
s'accusoient réciproen deux partis', 7 qui
rébellion à la loi,
dincivisme, de
quement
française e
d'aversion pour la régenération nation.s
et de haine pour.la
dingratitude
étoit composé de
L'un de ces deux partis
militaires',
totalité des officiers
la presque
de' nombre d'avocats,
de finance : de justice,
(-que l'on
procureursi, agens de commerce
bien des maisons dc commerce
distingue
dontils ne sont que les manelles-mêmes, certain' nombre de sucriers,
dataires ) d'un
cnfin, de la plus grande
ou de leurs agens;
cxécutif et
partie des employés du pouvoir
de ceux qui. aspirent à les remplacer.
Cette coalition nâquit au Port-au-Prince,
le gouvernement qui y résidoit enlorsque
la
à T'assemblée génécore, déclara
guerre
par
rale, séante à St.-Marc , et commença de
d coups de canons, le comité
dissiper 7
Touest.
enfn, s'attira un grand nombre
Ce parti ,
dit-on à en avoir
d'affranchis, quine sont pas,
des regrets, etfut ainguipanisgeatéeradien d'aidc pompon blanc, à cause d'une espèce la
blanche e, dont il avoit surmonté
graitte
notamment, dans la
cocarde paniotique 1
séante à St.-Marc , et commença de
d coups de canons, le comité
dissiper 7
Touest.
enfn, s'attira un grand nombre
Ce parti ,
dit-on à en avoir
d'affranchis, quine sont pas,
des regrets, etfut ainguipanisgeatéeradien d'aidc pompon blanc, à cause d'une espèce la
blanche e, dont il avoit surmonté
graitte
notamment, dans la
cocarde paniotique 1 --- Page 18 ---
(14)
berceau et centre
ville du Port-an-Prince,
et chef-lieu de ses
de son établissement,
séances.
de la trèsL'autre division étoit composée
minorité des hautes classses - dont il
petite
d'une section des
vient d'être question,
avocats et procureurs : de la pressucriers,
habitams des villes
que totalité des autres
totalité
et des campagues. Dc la presque
soldats (4) et équipages
des sous-officiers.
enfin, de tous lcs
des vaisseaux de T'état :
établis (2).
corps populaires , légalement
Ce pari, dont une très-grande portion
On n'entend point parler du régiment du Port-
(4)
au-Prince.
n'est nullement question ici de cette assemblée
(1)I1 du nord, existante de 1789 à 1790 1 que l'on
provinciale
la seconde des trois sessions de
peût désigner comme
majorité des
cette assemblée. D'ailleurs, la grande
avoit retiré ses députée
paroisses de cette province,
une
de cette seconde session 1 lorsqu'elle envoya
France,
suite de la guerre forcommission en
par
séante
melle qu'elle avoit fait à T'assemblée générale,
nommée par la colonie, et
à St.-Marc , légalement
deux fois confirmée. --- Page 19 ---
(15)
obéissante. au premier,
étoit essentiellement la force passive ou morale,
n'avoit guère que nombre au courage, à la
Mais il joignoit STT le 2
tous lcs désastres
constance. Il a eprouve "la colonic fran-
: il" a résistéw.
imaginables mog D a été dévastée... ses
de Sr.pomingue
çaisc
9) enci sont, toujours fidèlés à la
restes infortunes 222
YV00D
nation.
di soient C
les torts 2
Mais, de quel côté que
ifn'en cst pas
funeste,
dans c déchirement
dissention doit
moins certain, que coute
être oubliée même, s'il est possible,
cesser,
de la Frarce et de la colonie
queles intérêts
la réunion la
commandent impérientement.1 L'assemblée
plus prompte etila plus franche. de, la manière la
ccloniale en a donné,
la
, T'exemple et:
leçon.,
inoins équiveque
arrêtés des 19 août et 24 septenibre
par scs
ont suivi
1792. Les autics corps populaires intentions : T'ordre
'scs traces et secondé scs
point à St.-Doct la paix ne se rétablissent continuent toujours
minguc, et ses désastres
'avec fureur.
rapide de lai situation
Telie estl'esquisse françaises ,9 les plus
préscute des colonies
sera plus
esquisse
importantes : er,icette
mettre.
suffisante, sans doute, pour
que
enibre
par scs
ont suivi
1792. Les autics corps populaires intentions : T'ordre
'scs traces et secondé scs
point à St.-Doct la paix ne se rétablissent continuent toujours
minguc, et ses désastres
'avec fureur.
rapide de lai situation
Telie estl'esquisse françaises ,9 les plus
préscute des colonies
sera plus
esquisse
importantes : er,icette
mettre.
suffisante, sans doute, pour
que --- Page 20 ---
(16)
cause iimmédiate de
dans tout"son jour;lla
sanfl blarp 914p :0 I
lcurs inforunes:T
109 DE 37 finwir sloi
de tous a
Mais, il est., une cause première
-
JUs IISI
réclament
ces désastres., a1 et : contre laquelle a
a-la-fois,, la, raison Ja Relisnuc. et surDétachons bo arot le voile qui
tout la justice- 210L
Jfue
le tripourroit la couvrit. La patrie cxige
quand cllés sont
but de nos réflexions, S0D
un -
clles,
dirigees vers la chose publique, 1
quand
dictées € 332 l'amour dc Tordre ct. par
sont
par
Ii. - i1
la candeur;, lie AWE J D )1
sin LaFrance 1 dans la position, géographiet-moraler oû ellc est placée, ne pour
que
des colonies
voit trégir avahtageusement.
comme celles des Antilles. Tout se réunis:
Len s.avertir. La distance qui la
soit pour
dissemblance absolue. de
sépare d'elles;la
toutchiles localités, la différence des prinlc défaut
cipes'prospères Qu conservateurs.
constantes ou
de jumières - sur les qualités
limr
lacidencelles.de cess établissemens,
d'acquérir ces lumières, à moins
possibilité
sur les lieux;
de : tes aller chercher.soi-méme
la
Jal difficultés si clairement annoncée par
réllexion, si - fortementI prouvée par T'expérience, de se procurer des, administrateurs
digues --- Page 21 ---
(17)
de la confiance nationale 7 par léur
dignes
leurs
désintéressement. leurs connoissances,
leurs vertus. (1) La longucur et
talens ,
Il n'est point
lincertitude des messagcs...
enfin, sous lesquels la raison
des rapports
n'eât interdit à la France, le gouvernement
intérieur de ces colonies.
ajoutoit encore à cette loi.
La politique
Et, en effet 1 n'étoit-il pas évident que
ces mêmes
la France ne pouvoit gouverner
sans Alétrir la sainteté de sa révocolonies,
sans altérer ses principes, dont la
lution,
lui est si importante 5 ou sans perdre
pureté
dont la conces établissemens fructueux 2
servation lui est si nécssaire?
L'assemblée constituante avoulu louvoyer
est-il résuité ? des
entre ces éccuils : qu'en
lcs agens, . . 5 de la républi-
(1) On doit espérer que
maintenant à St.-Domingue, rempliront digneque,
rester 75
ment leur mission. Mais ils, ne peuveut y.
vil 02
yTen
toujours 5 et il n'en est pas moins constant, que
les grands sujets qui veulent ainsi se séparer de
la France,, et, courir cette carriere, sont rares et,
difficiles à trouver.
des
entre ces éccuils : qu'en
lcs agens, . . 5 de la républi-
(1) On doit espérer que
maintenant à St.-Domingue, rempliront digneque,
rester 75
ment leur mission. Mais ils, ne peuveut y.
vil 02
yTen
toujours 5 et il n'en est pas moins constant, que
les grands sujets qui veulent ainsi se séparer de
la France,, et, courir cette carriere, sont rares et,
difficiles à trouver. --- Page 22 ---
(15)
des injustices, des désastres, 1 des
erreurs,
contradictoires; des
décrets obscurs 1 gnés,
nullement t a
instructions qui n'instruisoient
la confusion
qui ne faisoient qu'augmenter
ct la discorde.
de tous les
Mais, la justice, ce premier
a
des hommes, , ce premier de tous les
droits
sage, philoun législateur
principes 1 pour
fortement encore,
sophe, parloit bien plus
la politique et la raison.
que
véritablement la France pouQuel droit
celle
avoir de maitriser Ics colonies,
voit-elle
en particulier?
de St.-Domingue
conquis la partie française da
Avoit-elle
sans doute : ct le titre qui
cette ile ? non,
des
ne
seroit fondé que sur
conquêtes,
ne
avoir la moindre valeur, aux yeux
pourroit
régénérée ?
de la nation
s'étoit-il donné à la France?
St.-Domingue assurément : et, malgré son
non 7 jamais inaltérable à T'empire français 2
dévouement
livrer ainsi, sans restricil n'auroit pu se
abandon
tion et sans réserve : un parcil de la séducsensé l'effet du délire,
seroit
la violence ; et pourroit être
tion, ou de
toujours révoqué. --- Page 23 ---
(19) )
abusées penEn vain quelques personnes de Saintseroient que la partie française
à T'asDomingue a fourni ses représentans
nationale : Saint- Domingue leur
semblée
cst unc erreur.
répondra que cettc croyance
vrai
sur la fin de 1788,
Il est bien
que,
à St.-Dominguc,
des individus, propriétaires
zèle cerrésidens en France, firent, par
et
la chose publique, une pétitainement pour
Tadmission aux
tion au roi, pour obtenir
colod'une représentation
états généraux,
niale : il est bien vrai que cette pétition
dans Paris, et fut offerte à la signacircula
des habitans de la partie française
ture
trouvoientalors dans
de St.-Domingue quise
cette cité.
Il est bien vrai que, de la mémc source,
dans quelque partie de cette
il fut envoyé,
tendant à faire concolonie 1 un mémoire
à la nomination de députés
sentir ct procéder
états
; et que, daus quelque
aux
généraux
il se fit certain
ville de Saint-Dominguc,
ressemblement partiel et secret, qui nomma
enfin SCS délégués particuliers.
Il est très vrai encorc, que ces délégués
à Tassemblée nationale, réunie
se présentant
C 2
mc source,
dans quelque partie de cette
il fut envoyé,
tendant à faire concolonie 1 un mémoire
à la nomination de députés
sentir ct procéder
états
; et que, daus quelque
aux
généraux
il se fit certain
ville de Saint-Dominguc,
ressemblement partiel et secret, qui nomma
enfin SCS délégués particuliers.
Il est très vrai encorc, que ces délégués
à Tassemblée nationale, réunie
se présentant
C 2 --- Page 24 ---
(2o)
de
dans un moment de vive
au Jeu
Paume,
agitation 1 furent reçus par elle, comme
munis de commissions régulières.
Mais , Il il n'en est pas moins constant
totalité des habitans de Saintque la presque
Domingue n'a jamais reconnu cette députaT'assemblée générale, séante
tion; quejamais
à St.-Mare, n'a reconnu ces prétendus députés généraux 1 ct qu'elle ne les a employés,
ni traités, que comme commissaires, auprès
de la nation.
des représentans moins constant que jamais
Il n'en est pas
de
Saint-Domingue n'a eu aucune espèce
à Tasseibléé nationale législadéputation
cette colonie a contive, et qu'aucontraire
auprès des
tinué d'avoir des commissaires
de la France, commissaires qui
législateurs
reconnus par ces mêmes
ont été légalement
législateurs.
également constant qu'aucune
Il est
transformer des dé -
autorité ne peut
particuliers , en députés généraux 2
putés
de la popucontre le vocu presqu'unanime représenter:
lation, qu'ils seroient supposés bien des rescontraire offriroit
un systême
de dominer, mais ne sausources à l'ardeur
à un peuple de sages 1 qui
roit convenir --- Page 25 ---
(21) )
auroit manifesté , par les actes les plus solemnels; sa volonté imnuable de ne jamais
faire de conquêtes.
Enfin, il est bien certain que des dispositions opposéés au bonleur, à Texistence
de St-Domingue, ne pouvoient, sous aucun
prétexte, l'engager, à son insçu, ou maigré
lui.
La société n'est formée que pour Tavandes parties qui la composent: ; et il n'y
tage
aucune loi, que la loi atroce
a certainement
de la violence, qui puisse faire adhérer une
à une association dont
contréc quelconque,
lc
elle nc peut et ne doit attendre que
désespoir ct Tanéantissement les plus imminens.
La France n'a donc aucun titre légitime,
aucun titre récl, pour régir souverainement
colonies
notamment celle de
lcs
françaises,
Saint-Domingue : comment pourroit-elle en
avoir, pour opérer leur destruction 2 que
quelques personnes : ont paru désirer 1 et
que tant.d'autres ont rédoutée?
Quel est le législateur qui signeroit froideméntst sans remord, la ruine entière CL
le cainage de cent mille familles, dont les
a
aucun titre légitime,
aucun titre récl, pour régir souverainement
colonies
notamment celle de
lcs
françaises,
Saint-Domingue : comment pourroit-elle en
avoir, pour opérer leur destruction 2 que
quelques personnes : ont paru désirer 1 et
que tant.d'autres ont rédoutée?
Quel est le législateur qui signeroit froideméntst sans remord, la ruine entière CL
le cainage de cent mille familles, dont les
a --- Page 26 ---
-
9 22) )
n'ont été acquises 1 que sous le
ropriétés
la
de la
sceau de la nation , et
protection
rien abandonné de
loi : qui n'ont jamais
T'attacheTintégrité de lcurs droits; dont
la France, a toujours été indument pour
dont les travaux ct la prospérité
bitabic i
constamment dirigés
ont toujours été etseront
de la nation
vers la prospérité et le bonheur
dont Tinfortune - enfin, seroit
française ;
la seciété ?
sans aucune espèce dc fruit pour
Mais,ce ne scroit pas assez que la répudu droit nature! 2
blique fût convaincuc
les colonon aliéné et inaliénable, qu'ont
clles-mêmes : il est encore
nies de se régir
soit loyajuste, nécessaire que ce droitleur
reconnu : le délai
lement et auchentiquement lincertitude, un
volontaire seroit un crime ;
désastre. Il cst bien tems que les colonies
spéciade Saint-Domingue
frangaises.celle
désolement, cessent d'être tourinentées 1
ou la malveillence de
lées par limperitie -
choix et a
chefs ci-vils ou militaires 1 au
desquels elles n'ont pas eu
Tadministration de consentir ! Il est' bien
même la liberté
elles-mêmes,
tems qu'elles puissent porter salutaire ct
ct d'une main assurée, lebaume --- Page 27 ---
(a9 )
dans les blessures cruelles dont
réparateur,
elles sont couvertes.
les nations soient conIl est tems que
la république française , aussi
vaincues que
philosophe dans ses procédés
juste,aussi
les
dans ses écrits : sait distinguer
que
qu'elle doit fixer à son
bornes raisonnables
gouveinement; ; sait rendie aux différentes
de T'association humaine 1 ce qui
sections
leur est di; sait reconnoitre les services qu'on
rendus, ct ceux qu'on veut lui rendre
lui a
encore.
faut pas croire cependant que les
Il ne
colonies françaises et celle de Saint-Dominréclament, ou même
gue, en particulier 2
chiabsolue et
désirent cette indépendance
des sangsues publiques ou
mérique 1 que
de
particulières, des ennemis, peut-être,
pour servir J leurs projets malla révolution,
avec tant de chaleur,
faisans, ont produite
comme lc but improbe et anti-patriotique
des français d'outre-mer.
ire cependant que les
Il ne
colonies françaises et celle de Saint-Dominréclament, ou même
gue, en particulier 2
chiabsolue et
désirent cette indépendance
des sangsues publiques ou
mérique 1 que
de
particulières, des ennemis, peut-être,
pour servir J leurs projets malla révolution,
avec tant de chaleur,
faisans, ont produite
comme lc but improbe et anti-patriotique
des français d'outre-mer. --- Page 28 ---
:
(24)
Les colonies
françaises sont essentiellement et irrévocablement unies à la France,
par les liens les' plus chers
2 les plus
indissolubles. Elles nle désircnt
que cette"
portion d'autorité qui leur cst indispensable, quine peut être d'aucune utilité à lap
république, qui ne peut même que l'embarrasser et lui nuire.
Les colonics ne
peuvent flcurir sans :
sécurité, sans protection; ct on trouve-"
roient-clles une protéction plus précieuse,
et plus puissante que celle de la France.
La partie française de
S.-Doniingue est
prête à formerlcs' traités'les plus solemnels,
les plas sacrés, pour'assurer à la répubfil
que. tous ics avantages qu'elle peut attendre de cettc colonic. Ses habitans,
passionnés
pour le nom français et pour sa gloire, ne 1
cônnoîtront point de' sacifices quand it!
s'agira de prouver à la France, lcur fitlélité,
leur amour.
59au
Quc le commerce national ne s'allarme --- Page 29 ---
(25)
passées, ni sur celies
ni sur ses opérations
de T'avenir.. Les français de St-Domingue
c'est contre: cette isle qu'on a le plus
(-cari
lancé de. caloninies ) les français de St.-Domingue connoissent le prix de Thonneur:
les habitans, de St-Domingue ne peuvent
ignorer quel est pour eux, l'avantage du
crédit, et. conséquemment 1 la nécessité
de la confiance : que la tranquillité; quela,
SÉCURITÉ renaissent seulement sur cette terre
fertile, et l'on verra bientôt les productions
remplir l'espoir du
les plus précieuses,
cultivateur et du négociant ; ramener dans
la circulation du numéraire,
la république,
l'activité des manufactures 1 la tranquillité
du peuple, la confiance dans le papier de
Tétat, la joie et le bonheur.
Que la philosophie nationale nc s'allarme
point, touchant des principes qui lui sont
chers, ct qui doivent Têtre à tous lcs amis
de Thumanité. 00
Les français des colonies ne sont point
ir l'espoir du
les plus précieuses,
cultivateur et du négociant ; ramener dans
la circulation du numéraire,
la république,
l'activité des manufactures 1 la tranquillité
du peuple, la confiance dans le papier de
Tétat, la joie et le bonheur.
Que la philosophie nationale nc s'allarme
point, touchant des principes qui lui sont
chers, ct qui doivent Têtre à tous lcs amis
de Thumanité. 00
Les français des colonies ne sont point --- Page 30 ---
(26t
d'Europe. Ils ont la
aifferens des français
même cceur. Ils ont été
mnême sensibilité,le
mais ils feront taire la calomcalomnies :
ils
dans le code national,
nie ;
puiseront,
dans celui de la nature, tout ce qui pourra
convenances, aux localités 2
s'adopter aux
le bonheur de tous. Les mceurs, l'édupour
nécessairement de la
cation qu'ils tiendront
France, suffiroient scules, pour être leurs
C'est par une erreur extrême, qu'on
garans.
sacré
les croire ennemis de Ce principe
a pu
Thomme de sa
qui doit à jamais pénétrer
la douce fraternité sur
dignité, et répandre
la terrc. Mais, la même plante n'est
toute
à tous les climats': et
pas également propre
la culture 1 peuvent T'y
les modifications,
Le décret national qui a
rendre précieuse.
doivent s'abaisser
applani un des dégrés qui
devant la raison, cctte loi du 4 avril 1792,
le moindre obstacle de la
a-t-clic éprouvé
avoit pris soin d'annonpart de ceux qu'on
les plus ardens?
cer comme scs antagonistes --- Page 31 ---
(27)
coloniale et tous les corps repréL'assemblée
ne se sont-ils,
sentatifs de Saint-Domingue
de T'acceuilir., de la proclapas empressés T'exécution ? Les calomniamer, d'en hâter
abusés ont
teurs ont frémi : les individus
leur bandeau : les méchans, les
vu tomber
nouvelle activité à
incensés ont donné une
perfides : mais la lumière
leurs manceuvres
ont
la force les réduiront au sort qu'ils
ct
tant mérité.
française, celle, de toutcs
La révolution
cst née sous les ausles révolutions , qui
la
la plus sublime 1
pices de la philosophie
ait
la
révolution qui
plus éclajrée; ; première
dc l'esbasc et pour objet, la dignité
eu pour
bonheur du monde
pècc humaine et le
nécessairement coinme un fluide
s'étendra
tous les hommes
bienfaisant et pur, : sur
qu'elle doit rendre heuqu'elle veut,
si elle n'emploie 1 dans sa marche
rcux,
dignes d'elle,
mesurée., que des moyens
dignes du but sacré qu'clle se proposc.
qui
plus éclajrée; ; première
dc l'esbasc et pour objet, la dignité
eu pour
bonheur du monde
pècc humaine et le
nécessairement coinme un fluide
s'étendra
tous les hommes
bienfaisant et pur, : sur
qu'elle doit rendre heuqu'elle veut,
si elle n'emploie 1 dans sa marche
rcux,
dignes d'elle,
mesurée., que des moyens
dignes du but sacré qu'clle se proposc. --- Page 32 ---
(25)
Lcs institutions dictécs
fondécs
par l'ambition 1
sur des erreurs 1 peuvent avoir
besoin d'une course
rapide et de ressorts
violens ; mais, la vérite
: là raison, lc bonheur qui
viennent.propager leurs douces
conquêtes 2 ne peuvent manquer de succès,
sous la conduite de la
prudence, de la
sagesse et de la justice. La vérité
plus d'une
a tenté,
fois,. de
jetter 2 sur Ce globe
nébuleux, 3 sa lumière vivifiante. Scs cssais
ne doivent point paroître indifférens
ténébres
: les
s'épaississent souvent 1 après un
éclat passager.
f Je crois avoir
présenté 1 sous un jour
suflisant,, la cause
premiere et la cause
immédiate des malhcurs qu'ont
éprouvé lcs
colonics, et de la décadence du
français.
commerce
Je crois avoir assez démontré
que la prospérité du commerce
national ct des colonics
fiançaiscs est nécessaire à la Francc.
Je crois avoir établi cdalcasuigatiw'toit --- Page 33 ---
(2 29) )
moyen de sauver les coloniers 1 le
qu'un
la république française, la pureté
commerce,
de ses principes et sa révolution, d'ou dépend
le bonheur de T'espèce humaine : et que
étoit heureusement fondé sur des
ce moyen
vertus, la justice 1 la reconnoissance, la
sagessc.
L'assemblée constituante 1 lorsqu'clie a
touché cct objet si intéressant, a paru étonnée de ses entreprises C 2 fatiguée de ses grands
travaux.
L'ssemblée législative, prévenue par une
espèce d'arrangement national, , pouvoit être
gênéc dans SES démarches.
L'assemblée conventionnelle, la seule légitime qu'il y ait cu, peut-être, dans aucun
des grands états qui aient figuré sur la
terre, réunit tous les pouvoirs, toute l'énertoutes les lumières nécessaires à la solugic,
tion des grands problêmes qui lui sont
soumis, à la détermination des grands intérêts. qui lui sont confiés. Elle va peser 7
daus sa sagesse, ce sujet important. --- Page 34 ---
(30)
soumis à ses décrets,
Pour moi, toujours
désirant le
désirant sa gloire et ses succès,
quim'a donné
bonheur d'un paysintérexant,
doublement sa confiance , désirant , avec
lc bonheur de la France et de Thuardeur,
erré dans une matière si
manité : si j'ai
conviendrai de mon erreur, et
délicate, je
rélamerai de mes sentimens.
me
contraire, mes vues ont eu quelque
Si,u
tâcheiai de développer les moyens
justesse,je
nécessaires ou
secendaires qui me paroissent
intérêts pressans que j'ai voulu
utiles aux
servir.
DEMUN.
de P.J. DUPLAIN, imprimeur
De Timprimerie
Cour du Commerce.
dc la Mairie, --- Page 35 --- --- Page 36 --- --- Page 37 ---
E792
D3898 --- Page 38 ---